L'invention concerne un procédé de gazéification souterraine de charbon par réaction du charbon avec des agents de gazéification appropriés comme par exemple de l'air, de 1'oxygène, de la vapeur d'eau, du dioxyde de carbone, de l'hydrogène et/ou un mélange de ces agents, l'agent de gazéification étant amené au gisement à travers des forures, fait circuler à travers des passages disposés dans le plan de la couche de charbon et le gaz produit par réaction avec du charbon étant évacué du gisement à travers des forures d'évacuation. Lors de la gazéification souterraine des-difficultés techniques et économiques sont rencontrées spécifiquement si les gisements de charbon se trouvent à des profondeurs considérables par exemple de plus de 1000 m, parce qu'alors les fonds nécessaires au forage sont tres élevés de sorte qu'il doit être essayé d'exploiter le gisement, ayant une aire déterminée, à l'aide d'un nombre limité de forures. En outre une réaction par gazéification aussi complète que possible du charbon se trouvant dans le gisement est désirable vu le cout très élevé des forages c.à.d. une grande quantité de gaz doit etre récuperée par forure afin de récupérer les couts élevés du forage. La présente invention suppose que l'état de la technique est tel qu'il est possible de réaliser des passages à travers les gisements de charbon entre les différentes forures depuis la surface. Afin de réaliser ces passages la technique connait différents procédés,comme par exemple les procédés connus sous le nom de hydrofracking, electrolinking, l'ouverture de passages à l'aide de pressions gazeuses élevées à partir des différentes forures ainsi que des procédés mécaniques comme par exemple des forages horizontales à partir de la surface ainsi que l'utilisation de machines de forage autonomes souterraines introduites à travers les forures, l'énergie, l'eau de refroidissement ainsi que l'oxygène nécessaire à la combustion du charbon leur étant amene à travers des conduites.Un tel procédé permettant de créer des passages à gaz souterrains entre les differentes forures est par exemple décrit dans la demande de brevet d'Alle- magne Fédérale No. P 27 09 437.7. I1 doit être admis que les difficultés et le coût de réalisation de tels passages à gaz entre deux forures est directement proportionnel à.la distance entre ces forures. De même il est d'autant plus difficile d'obtenir une utilisation maximum du gisement par gazéification que lesdistancesentre les forures pour l'alimentation en agents de gazéification etpourl'éva- cuation des produits gazeux sont grandes s'il n'est pas possible d'obtenir un courant de gaz forcé entre ces forures. Il est ainsi un objet de la présente invention de décrire un procédé de gazéification souterraine tel que les coûts pour la préparation et l'exploitation du gisement sont minimisés Ceci concerne particulièrement la réalisation de passages ou canaux dans la couche de charbon entre forures d'alimentation et dTévacuation. En outre les couts pour forage nécessaires doivent aussi être maintenus à un minimum La gazéification dewiit être possible indépendemment de la disposition des couches de charbon et indpendemment de l'épaisseur des couches. La gazéification par passage de gaz devrait aussi etre réalisable pour des couches horizontales ainsi que pour des couches légèrement inclinées. D'autres objets et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre. Afin de réaliser la présente invention il est proposé de délimiter des blocs de la couche de charbon entre des forures adjacentes par des lignes imaginaires, les forures, par lesquelles les agents de gazéification sont introduits, et/ou les forures, à travers lesquelles les produits gazeux sont évacués, étant, au moins par rapport à une partie de la face du charbon à laquelle la réaction de l'agent de gazéification est obtenue, désaxéesdans le plan de la couche dans la direction de la progression de la gazéification, des forures d'alimentation et des forures adjacentes d'évacuation étant disposées dans une certaine distance l'une de l'autre dans une-direction perpendiculaire par rapport à.la progression de la gazéification de sorte qu'un courant de l'agent de gazéification est obtenu autour des blocs de charbon délimités par des lignes imaginaires et qu'une reaction avec le charbon est obtenue. Lors de la préparation d'une gazéification souterraine d' une couche de charbon respectivement d'un groupe de couches de charbon adjacents des forages sont tout d'abord réalisés le long d'une ligne d'une grille située plus ou moins au milieu (milieu de la surface) du gisement à gazéifier. Le long de cette ligne des forures d'alimentation et d'évacuation sont réalisées de façon alternative à des distances appropriées qui peuvent être de 100 m ou plus. Entre ces forures des passages à gaz sont réalisés dans le plan de la couche par des procédés appropriés. Il semble que des machines de forage autonomes commandées depuis de la surface se prêtent particulièrement à la réalisation de tels passages à gaz. Avec de telles machines de forage des passages à gaz peuvent être réalisés sur des distances de plus de 100 m. D'autres forages sont réalisés de façon appropriée et à des distances faibles sur des lignes perpendiculaires à la ligne de base des deux côtés de cette même ligne de base de sorte qu'une grille est obtenue. A gauche et à droite de la ligne de base les lignes de la grille ne comprennent que des forures d'ali mentation ou des forures d'évacuation. Des passages à gaz dans le plan de la couche sont aussi réalisés entre des forures adjacentes. I1 est préférable de maintenir des distances plus faibles entre des forures semblables (d'alimentation ou d'evacuationtuteiltre des forures différentes disposées perpendiculairement à ces lignes de grille. Les distances faibles entre des forures identiques entrainent que le cout pour la réalisation de passages entre ces I forures est relativement faible.Dépendant de l'efficacité des machines de forage autonomes décrites ci-dessus ou des autres procédées utilises pour la réalisation des passages il peut aussi être utile d'accroître la distance entre deux forures identiques c.à.d. avoir une distance entre ces forures allant de 20 m, qui estla distance minimum pour la réalisation de passage gaz, J à à une distance de 100 m ou plus. L'exploitation du gisement de charbon est commencée par les forures le long de la ligne de base au milieu du gisement. D'autres forures sont réalisées des deux côtés de chaque forure sur la ligne de base (environ 3 à 4 des deux côtes). Ensuite les passages à gaz entre les forures adjacentes (alimentation et evacuation) de la ligne de base sont réalisés. La gazéification souterraine est alors commencée en enflammant le charbon à l'embouchure de la forure d'alimentation par des procedes connus et l'agent de gazéification désiré tel l'air, de l'oxygène, de l'hydrogène, de l'acide carbonique ou des mélanges de ceux-ci ou de la vapeur d'eau sont introduits à travers la forure d'ali mentation dans le -gisement et les produits gazeux sont elimines par-les forures d'évacuation adjacentes sur la ligne de base. Des passages ou canaux sont ainsi réalisés à l'intérieur du gisement. Ces passages ou canaux deviennent de plus en plus larges de sorte qu'après un temps relativeteni Court le diamètre de ces passages est tel que les agents de gazéi4c tioa introduits par les forures d'alimentation n'entrent plus suffisamment en contact avec le charbon avant d'être évacués par les forures d'évacuation, Entretemps des passages à gaz dans le plan de la couche entre les premières forures d'alimentation et les forures d'ali mentation adjacentes à gauche et à droite sont réalisés. Maintenant l'alimentation en agents de gazéification est réalisée toute ou en partie à travers les forures d'alimentation adjacentes de sorte que l'agent de gazéification parcourt un chemin plus long long à travers des passages étroits vers les forures d'évacuation de la ligne de base. Si les dimensions de ces passages deviennent aussi trop importantes l'évacuation des gaz se fait par les forures d'évacuation pratiquées à gauche et à droite des forures d'évacuation de la ligne de base. Naturellement, avant de pouvoir évacuer les produits gazeux à travers ces forures I d'évacuation il faut réaliser des passages à gaz entre les forures d'alimentation et d'évacuation se trouvant à gauche et à droite de la ligne de base.A partir de ce moment l'agent de gazéification circule autour des blocs de charbon se trouvant ent les forures d'alimentation et d'évacuation à gauche et à droite de la ligne de base de sorte que la réaction de l'agent de gazéi fication et du charbon se fait principalement le long de ces blocs de charbon. Les passages à gaz sont maintenus étroits par l'ébou- lement du toit suite à la disparition du charbon de sorte que les passages à gaz sont délimités d'un côté par le bloc de charbon et de l'autre côté par le toit éboulé. Si le chemin parcouru par les gaz entre deux forures d'aliment tation et d'évacuation adjacentes devient très court du à la con sommation et à la gazéification du charbon délimitant le passage, à la limite le gaz parcourt une ligne directe entre des forures adb jacentes,les forures d'alimentation et d'évacuation adjacentes sui vantes se trouvant sur les lignes de la grille sont mises en ser-1 vice de sorte que les mêmes conditions de gazéification sont de nouveau obtenues,c.à.d.le gaz atteint la face du bloc de charbon, le passage étant délimité par cette face du charbon stletAt éboule. En prenant la ligne de base de la grille comme ligne de départ, la gazéification, décrite ci-dessus, progresse des deux côtés, éventuellement aussi d'un seul côté, dans le gisement. Comme les agents de gazéification doivent forcément passer le long des blocs de charbon formés par la disposition des forures et la mise en service de ces mêmes forures une exploitation presque complète du charbon du gisement peut être obtenue. Un avantage important de l'exploitation inventive d'un gisement respectivement d'une couche de charbon réside dans le fait qu'un éboulement régulier du toit peut être réalisé dans les espaces dans lesquels le charbon a été gazéifié. Comme la gazéification a lieu principalement le long des passages délimités d'un côté par le charbon à gazéifier et de l'autre-côté par le toit éboulé, un éboulement continu du toit est obtenu sans formation d'espaces vides relativement larges en fonction de la gazéification du charbon pendant le procédé. Entre les deux faces d'exploitation, étant à une distance relativement élevée par rapport aux lignes de base décrites ci-dessus, le toit peut s'ébouler sous la pression de la roche de sorte que les espaces vides sont fermés. La gazéification dans les fissures etientes dans le bloc de charbon créés par la chaleur dégagée ne peut pas être évitée. Ainsi il se peut que des résidus du bloc de charbon, couverts par des cendres et une partie du toit éboulé, restent dans le gisement Afin d'uùiiser de tels restes de charbon couverts par des cendres et de les rendre accessibles à l'effet de l'agent de gazéification un procédé à pressions alternées peut être utilisé de sorte que lors de la formation de la pression une quantité d'agents de gazéification plus grande, par rapport à la quantité de gaz évacuée par les forures d'évacuation est introduite dans le gisement. Ainsi une augmentation de la pression à 60 bar peut être réalisée. Après avoir atteint cette pression une quantité plus élevée de gaz, par rapport à la quantité d'agents de gazéification introduits, est évacuée par les forures d'évacuation de sorte que la pression gazeuse tombe à environ 30 bar.Ce cycle peut être répété plusieurs fois i.e. augmentation de la pression, diminution de la pression etc. Cette mesure permet d'amener l'agent de gazéification, pendant la phase de la formation de la pression, aux parties du charbon couvertes des cendres ou par le toit éboulé. Ainsi, même les restes de charbon, qui normalement ne peuvent pas être gazéifiés, sont récupérés Les différents niveaux de pression peuvent être maintenus pendant 3 à 24 heures. Le même effet peut aussi être obtenu par un procédé dérivé du procédé décrit ci-dessus. Lors de ce procédé on engendre des pulsations (augmentation et diminution de la pression en-déans de quelques minutes) autour d'une pression de gazéification relativement élevée, par exemple de 40 bar, la différence entre les pressions maximum et minimum n'étant que de quelques bar, par exemple 2 bar. Le procédé de l'invention se prête surtout aux conditions spécifiques d'une gazéification hydrogénante souterraine. Comme dû à la cinétique chimique de la réaction du carbone avec l'hydrogène les parties de la couche de charbon en réaction ne s'échauffent qu'à des températures relativement faibles, il est nécessaire que l'hydrogène reste le plus longtemps possible et le long de passages de gaz les plus longs possible en contact avec le charbon à une température élevée appropriée. Le procédé de gazéification souterraine de l'invention permet d'étendre contrairement aux procédés connus le contact direct de l'hydrogène avec le charbon à quelques centaines de mètres tout en maintenant des vitesses relatives de circulation de l'hydrogène élevées dans des passages à gaz relativement étroits. Ainsi des quantités d'hydrogène élevées peuvent être faits réagir à la surface active du bloc de charbon qui est échauffe localement dû à la réaction ce qui permet d'avoir des températures de réaction élevées malgré les pertes de chaleur à la roche avoisinante non évitables. Lors d'un procédé la direction de la circulation peut être renversée de sorte qu'une grande partie de la chaleur contenue dans les forures d'évacuation et dans les produits gazeux contenus dans celles-ci peut être réintroduite dans le procédé de gazéification. Les gaz qui sont évacués transmettent la chaleur, sous refroidissement, en grande partie au gisement cependant qu'une réaction avec le charbon est évitée dû au fait qu'une grande partie de l'hydrogène a été utilisée auparavant. Finalement les parois de la forure d'évacuation sont chauffées, la température de paroi la plus élevee se trouvant à l'embouchure de la forure d'évacuation dans le gisement. Après le renversement de la direction de circulation de l'hydrogène est introduit à travers la forure qui auparavant faisant fonction de forure d'évacuation. L'hydrogène ainsi utilisé est, après le renversement du courant froid ou tiède. L'hydrogène est chauffé en contact avec les parois de la forure et dans les passages à gaz dans le gisement jusqu'à ce qu'il ait atteint la température requise pour la réaction avec le charbon de sorte que du méthane est produit sous dégagementde chaleur. Ce renversement du courant gazeux a, en dehors de la récupération de la chaleur, le grand avantage qu'une surchauffe des tuyaux utilisés dans les forures d'évacuation peut être évitée. Il est aussi possible d'utiliser une gazéification oxydante, d'après le procédé de la présente invention, si la température de surface du bloc de charbon en contact avec l'agent de gazéifi- cation tombe en-dessous de la température necessaire à la réac- tion avec l'hydrogène. Par la gazéification oxydante la temperatw du bloc de charbon peut être augmentée. Ainsi, pendant le temps nécessaire à porter la température du bloc de charbon à la tempéra ture require pour la réaction avec l'hydrogène un agent de gazéification contenant de l'oxygène, normalement de l'air ou un autre agent gazeux chauffé à une température élevé, tel que azote, gaz de fumée, est introduit dans le gisement au lieu de l'hydrogène. Le procédé de l'invention peut aussi être conduit de façon que dans un rythme prédéterminé il y ait un temps de chauffage, i.e. gazéification oxydante, et une période de gazéification par hydrogénation. Généralement un procédé alternant une phase de gazéification oxydante et de gazéification par hydrogénation se prête aussi à à la génération de gaz riche. Afin d'avoir un contrôle améliore et plus égal de la gazéification souterraine de l'invention la fonction de forure d'alimentation respectivement d'évacuation peut être alternée de sorte que, par exemple, des forures se trouvant sur une même ligne font fonction tantôt de forures d'alimentation tantôt de forures d'évacuation. Ceci permet d'éviter que les blocs de charbon décrits ci-dessus ne deviennent asymmétriques ce qui accroitrait le risque de formation de restes de charbon ne pouvant plus être atteints par le courant des gaz. De même, des. blocs asymmétriques entraînent, pendant les différentes phase de l'exploitation du gisement,la formation de gazéification ayant des compositions différentes Il est cependant un objet de la gazéification souterraine d'obtenir des compositions de mélanges gazeux égales. Afin de garantir une exploitation optimum du gisement différentes procédures peuvent être utilisées à l'arrière du front de gazéification dans les parties déjà exploitées de la façon décrite ci-dessus. Ainsi des agents de gazéification diffé rents de ceux utilisés dans la zone de gazéification principale peuvent être introduits à travers les forures à 1' arrière du front de gazéification actif.Tandis que la zone de gazéification princi pale est alimentée avec un mélange oxygène/vapeur d'eau ou avec de l'hydrogène, de l'air ou de l'air préchauffé peut être utilisé dans ces zones de gazéification secondaires. Par l'introduction d'air dans ces zones secondaires du gaz pauvre de faible valeur peut être obtenu à partir des restes de charbon encore présents | dans la partie du gisement déjà traité.Ce gaz pauvre peut être évacué et utilisé à la surface comme gaz de chauffage. Par l'uti lisation du procédé de pressions alternées une gazéification optimum du charbon dans les zones secondaires peut être obtenu. Lors d'une gazéification par hydrogénation une large t bande de charbon en réaction à des températures relativement faibles est obtenue contrairement à ce qui se passe lors d'une gazéification oxydante. Afin de garantir que la température d'enflammation du charbon est obtenue il peut être utile d'utiliser de l'hydrogène préchauffé à une température appropriée. De cette t façon il est possible d'éviter que des blocs de charbon non gazéifiés restent dans le gisement du au fait que la température est tombée à un niveau trop faible à cause du transfert de chaleur à la roche adjacente. J De ce qui précède il peut être conclu qu'un grand avantage du procédé de l'invention pour la gazéification complète règlable d'un gisement de charbon réside dans le fait qu'en ce qui con cerne la majeure partie de la gazéification des passages a gaz ne doivent plus être prévus que pour les forures d'ali mentation respeçtivement les forures d'évacuation se trouvant sur une même ligne cependant que la formation de passages à à gaz entre les forures d'alimentation et d'évacuation sur des distances beaucoup plus grandes n'est nécessaire ;qu'au commencement de l'exploitation du gisement.Pour ; la création de ces passages des procédés plus coûteux, comme par exemple le forage horizontal à partir de là surface ou l'utilisa tion de machines de forage autonomes à travers les gisements peuvent être prévus sans pour autant diminuer l'économie générale de la gazéification par le procédé de l'invention. Cette procédure unique nécessaire au commencement de l'exploitation permet de réaliser un seul forage d'un diamètre plus large de 5Q cm ou plus par lequel la machine autonome peut être introduite dans le gisement et par lequel les conduites pour l'énergie, l'eau de refroidissement, l'air ou l'oxygène ainsi que les câbles pour la commande électrique des différents organismes de la machine autonome peuvent être introduites sans pour autant diminuer l'économie générale du système. il est prévu que des machines autonomes appropriées passent d'une forure à l'autre dans le gisement formant ainsi tous les passages à gaz nécessaires à partir d'un seul forage à diamètre large.D'après ce qui a eté déjà décrit dans la demande de brevet de l'Allemagne Fédérale P 27 09 437.7 la machine autonome compliquée et coûteuse peut être, après avoir rempli sa tâche, reconduite vers le forage à diamètre large pour être ainsi récupérée. Selon un autre aspect de la présente invention il est possible de réaliser au moins un forage secondaire ayant un diamètre plus faible que les forures sus-mentionnées sur la respectivement les ligne(s) de jonction entre forures d'alimentation et forure(s) d'évacuation adjacente(s). Tandis que les forures d'alimentation respectivement d'evacuation ont des diamètres de l'ordre de 30 cm les forures secondaires n'ont des diamètres que de l'ordre de 10 à 30 cm. Ces forures nécessaires sont censées faciliter la réalisation des passages entre les forures. Les distances entre les forures secondaires respectivement entre les forures secondaires et les forures d'alimentation respectivement d'évacuation sont choisies, 30 à 80 m, de façon que, sous utilisation des procédés et dispositifs connus, des passages satisfaisants peuvent être réalisés. Sous ces conditions les distances entre les forures d'alimentation respectivement d'évacuation peuvent être beaucoup plus grandes, c.à.d. de 100 m et plus. Les forures secondaires permettent de réaliser des passages relativement longs entre les forures d'alimentation et d'évacuation améliorant ainsi le procédé et le rendant encore plus économique. Ceci est du au fait que les forures nécessaires réalisées seulement pour la préparation des passages à gaz peuvent être obtenues de façon beaucoup plus économique que les forures d'alimentation respectivement d'évacuation. Mais ceci est aussi dû au fait que les forures secondaires peuvent être condamnées après la réalisation des passages de sorte que ces forures ne doivent pas résister aux intempéries etc.Les forures d'alimentation respectivement d'évacuation ne peuvent être réalisées qu'à un coût beaucoup plus élevé parce qu'elles ont un diamètre plus grand et surtout parce qu'elles sont utilisées pendant plus longtemps de sorte qu'elles doivent être plus resistantes. Le fait que les forures d'évacuation respectivement d'alimentation se trouvent à des distances plus élevées est aussi intéressant en ce qui concerne la surface du gisement exploité. Ainsi un système de conduites moins dense est nécessaire afin de relier les forures d'alimentation et les forures d'évacuation avec d'autres inotallations,comme par exemple des conduites collectrices etc. Ainsi, les surfaces extérieures du gisement exploité sont moins couvertes de sorte qu'une utilisation pour l'agriculture est possible quoiqu'une gazéification ait lieu à l'intérieur Lors de la gazéification de couches horizontales ou peu inclinées il pourrait y avoir des difficultés dues à la couverture des parties inférieures de la couche de charbon par des cendres du charbon déjà gazéifié. Pour cette raison le procédé le plus important pour la gazéification de couches de charbon inclinées respectivement en dressant, le procédé à passage gazeux, (cf. Gas und Wasserfach, 91, année 195G, cahier 1, page 18) ne se prête pratiquement pas à la gazéification de couches horizontales ou peu inclinées. D'autre part ce procédé à passage gazeux à de grands avantages parce qu'il est possible de le réaliser avec des forures se trouvant à des distances élevées. Ainsi il devrait être intéressant de trouver des dispositifs permettant d'appliquer le procédé à passage gazeux aussi à l'inclinaison critique de la couche de charbon par rapport à l'horizontale qui est apparemment l'inclinaison à laquelle les cendres de gazéification ne se détachent plus de la surface du charbon après 3a réaction avec l'agent de gazéification et ne tombent plus dans le vide duquel le charbon a déjà été gazéifié ou du moins ne glissent plus dans cet espace sur la sous couche du charbon non encore gazéifié.Les résidus de gazéification restent sur le bloc de charbon et couvrent celui-ci de sorte que l'agent de gazéifica tion ne l'atteint plus. Afin d'éviter ces difficultés la presente invention propose que lors de la gazéification des couches respectivement des blocs de charbon des épaisseurs de l'ordre d'environ 2 m ne soient pas dépassées et qu'en présence de veines plus épaisses la gazéification se fasse par couches L'épaisseur de la couche optimum qui peut être traitée par le procédé de l'invention dé pend des caractéristiques du charbon, par exemple, contenu en cendres, réactivité ainsi que de la réalisation du.procdé, par exemple pression, type de l'agent de gazéification etc.La couche gazéifiée peut aussi être inférieure à 2m de sorte que lors de la gazéification par couches des veines d'une épaisseur de 2 m ou moins peuvent être traitées. I1 est généralement admis que des couches plus épaisses peuvent être traitées si par rapport à d'autres charbons la réactivité du charbon est élevé et si le charbon a un contenu en cendres plus faible. Une autre mesure, qui se prête aussi pour d'autres procédés, consiste à réaliser la gazéification sous pression élevée, par exemple 10 à 60 bar. De telles mesures sont surtout intéressantes en présence de charbons difficilement gazeifiablesw Cette mesure permet d'obtenir un contact suffisant entre l'agent de gazéification circulant dans les passages et la surface du charbon même si celle-ci est couverte par des couches de cendres. La réalisation de ce procédé à des pressions alternantes, par exemple entre 30 et 60 bar, peut être très avantageuse. L'utilisa tion d'une vitesse de circulation des gaz élevée est aussi avan tageuse puisque celle-ci provoque une suspension des cendres couvrant la surface du charbon. Une vitesse de circulation élevée peut être obtenue à l'aide de forures ayant des diamètres élevés par lesquelles les gaz sont introduits dans le gisement respective ment les forures vers lesquelles les gaz de réaction circulent à travers les passages. Des diamètres de forures de l'ordre ron 0,5 à 2 m peuvent être. considérés ici. I1 est aussi possible de réaliser un nombre de forures au même endroit, pour ainsi dire des faisceaux de forures.Des quantités de gaz élevées devraient être introduites dans les différentes forures, les quantités de gaz n'étant limitées que par les pertes de pression tolérables. Sous les conditions sus-mentionnées une gazéification hydrogénant sous pression élevée est avantageuse parce que celle-ci permet d'utiliser les caractéristiques de diffusion de l'hydrogène à j travers les couches de cendres couvrant le charbon. Grâce à ladélimitation de l'épaisseur de la couche à gazéi fier le procédé à passage de gaz sus-mentionné peut aussi être u tilisé pour des couches de charbon horizontales ou peu inclinées, puisque l'épaisseur des résidus couvrant le charbon est limitée ou ces résidus sont complètement éliminés. Si des couches trop importantes sont présentes, surtout si un charbon peu réactif à quantité élevée en cendres doit être traité, la couche n'est gazéifiée qu'à une épaisseur d'environ 2 m. Le charbon se trouvant à une profondeur plus importante est laissée sous une couche de cendres, une gazéification partielle dépendant de l'épaisseur de la couche étant cependant obtenue. En présence d'une couche de charbon de 4 m ayant les caractéristiques décrites ci-dessus une couche d'au moins 2 m de charbon peut res ter après la gazéification cependant ce charbon peut déjà être converti en coke. La gazéification du charbon avec l'agent de gazéification cree par la consommation du charbon un espace libre qui est comblé par le toit qui s'éboule sous la pression.Le toit éboule tombe ainsi sur la surface des cendres couvrant le reste de la couche de charbon.La couche de cendres est fortement comprimée et ainsi solidifiée.Une J forme de nouvelle couche de charbon est ainsi formée,la cendre for amant maintenant une partie du toit. Ainsi la gazéification souter- raine peut être reprise à cet endroit pour la deuxième partie de la couche originale éventuellement après modification appropriée. t La deuxième gazéification peut être entamée après la première i gazéification, par exemple après la gazéification complète de l la couche supérieure du charbon dans tout le gisement. I1 est cependant aussi possible de réaliser les deux gazéifications dans des espaces de temps relativement courts. Si les gazéifica tions sont réalisées dans des espaces de temps relativement courts les deux zones de gazéification devraient se trouver à une certaine distance, par exemple quelques centaines de mètres, t afin de garantir une étanchéité suffisante évitant le mélange des agents de gazéification et/ou des produits de réaction de ces deux zones. Il doit être veille aussi à ce que cette distance ne soit pas trop grande, surtout pas plus que nécessaire afin d'utiliser la chaleur de la première gazéification encore pré- sente dans la roche pour ainsi améliorer l'économie de la deuxième gazéification. Naturellement, si les mêmes forures utilises pour la première gazéification sont aussi utilisées pour la deuxième gazéification cette deuxième gazéification est particulièrement économique. La première et la deuxième gazéification peuvent être très différentes vu le fait que lors de la première gazéification celle-ci peut se réaliser avec un charbon ayant une réactivité relativement élevée tandis que la deuxième gazéification est réalise en présence de coke. Il sera ainsi utile dtutiliser des agents de gazéification et des procédés de gazéification nécessitant une réactivité élevée du charbon lors de la première gazéification, par exemple gazéification à l'aide d'hydrogène. Lors de la deuxième gazéification ou bien de la gazéification de la partie inférieure de la couche de charbon, constituée principalement de coke,des agents de gazéification oxydants tel l'oxygène ou des mélanges de gaz comprenant de l'oxygène peuvent être utilises. En présence de couches de charbon encore plus importantes plus de deux couches peuvent être gazéifiées l'une après l'autre dépendant de la réactivité et du contenu en cendres. Généralement les cendres déposees sur la couche de charbon non encore gazéifiée sont comprimées par le toit éboule sous les pressions de la roche de sorte que les conditions-de base pour les gazéifications subséquentes sont aussi donnes pour diffé- rentes couches de gazéification en faisant abstraction de la réactivité plus faible du charbon partiellement converti en coke des couches subséquentes.La gazéification d'une couche de houille se trouvant à une profondeur élevée, environ 1200 m, la couche ayant une épaisseur d'environ 1,5 m en moyenne, peut être réalisée par exemple de la façon suivante: Dans 3es Lìmitesdu gisement dans lequel la gazéification doit être réalisée des forages d'environ 2 m de diamètre sont réalisés dans la couche à gazéifier à des distances de 500 m l'une de l'autre. Des passages à gaz sont réalisés entre ces forures comme décrit ci-dessus. I1 suffit que ces passages aient un diametre faible de l'ordre de 20 cm.Ces passages sont élargis par gazéification oxydante, éventuellement à l'aide de plusieurs renversements de circulation usqu'à ce que ces passages aient un diamètre egal en moyenne à celui des forures sus-mentionnees, ce diamètre pouvant être déterminé par la mesure de la perte de pression dans le gisement. La ligne de raccord entre deux forures dans le gisement est appelée dans ce qui suit ligne de base. D'autres forages sont réalisés à des distances de plus de 100 m, de préférence d'environ 300 m, sur des lignes verticales par rapport à la ligne de base. Ces forages ont de préférence le même diametre que les forages originaux, par exemple environ 2m. Des passages à gaz sont réalisés par des procédés connus entre des forages adjacents et le forage de base, ces passages ayant le même diamètre que les forages sus-mentionnés. Ce n'est qu'après ces préparations que la phase de gazéification proprement dite peut commencer. Après une enflammation du charbon à l'embouchure de la forure, dans le cas d'une gazeification par hydrogénation, c.à.d. après chauffage de l'em- bouchure de la forure à la température de réaction, de l'hydrogène est introduit dans le gisement à une pression d'environ 60 bar par l'une des forures sur les lignes verticales par rapport à la ligne de base. Cet hydrogène circule à travers le passage prévu vers la forure sur la ligne de base, de la première forure sur la ligne de base à travers le passage prévu à la deuxième forure de la ligne de base et de cette deuxième forure et ensuite à la forure adjacente se trouvant sur l'autre ligne verticale par rapport à la ligne de base.L'hydrogène introduit dans le gisement est fait réagir au méthane en parcourant ce long chemin. Le méthane est évacué à travers la dernière forure mentionnée et amenée à la surface. Ce méthane est encore en mélange avec de quantités appréciables d'hydrogène. L'hydrogène est ensuite séparé du méthane par des procédes connus et reintroduit dans le procédé de gazéification. L'hydrogène nécessaire à la gazeification est préparé à partir du methane par des procédés connus. Comme il est préférable d'avoir une gazéification régulière du bloc de charbon entre la forure d'alimentation et la forure d'évacuation la direction de circulation des gaz est renversée, par exemple après 4 heures, de sorte que l'hydrogène est introduit à travers la forure d'évacuation qui devient la forure d'alimentation et évacué travers la forure d'alimentation qui devient ainsi la forure d'évacuation. Par la suite la direction de la circulation des gaz est périodiquement renversé, par exemple, toutes les 4 heures. Par suite des mesures décrites ci-dessus le bloc de charbon est entièrement gazeifié et le passage des gaz est lentement transféré à l'intérieur du gisement sous rétrécissement du chemin parcouru par le gaz entre la forure d'alimentation et la forure d'évacuation. Si le passage à gaz est à sa plus petite extension, en ce qui concerne le chemin parcouru par le gaz, deux nouvelles forures se trouvant sur les lignes verticales par rapport à la ligne de base mentionnée ci-dessus et à des distances à peu près égales des forures décrites dans ce qui précède sont mises en service. Après le forage nécessaire des passages sont de nouveau réalisés de ces forures aux forures déjà en service. Si le passage à gaz entre deux forures en service est à sa plus courte longueur llintroduction de l'agent de gazZifica- tion et l'évacuation des produits de gazéification est transférée aux nouvelles forures sur les lignes verticales décrites cidessus. En continuant ces mesures les passages à gaz traversent à la fin toute la couche du gisement entraînant ainsi une gazéifi-. cation pratiquement complète de la couche ayant une épaisseur d'environ 1,5 m. I1 est un objet de la présente invention-de réaliser une ! conversion du charbon aussi complète que possible. Ceci présuppose1 que des quantités appréciables d'agents de gazéification soient introduites dans le gisement et des quantités élevées correspond dantes de gaz produits ne soient évacuées. Les quantités de gaz concernées ne poseraient aucun problème si des forages-ayant un diamètre élevé pourraient être réalisés depuis la surface au gisement, cependant, le forage de telles forures -pose des problemes surtout si les gisements se trouvent à des profondeurs d'environ 1000 m ou plus. Normalement les installations de forage pour de telles profondeurs ne sont disponibles que pour des forures de 30 cm de diamètre. De plus, le forage à diamètre élevé est très coûteux. Une autre solution au problème posé par les quantités énormes de gaz serait de prévoir des pressions élevées et des vitesses de circulation élevées à l'intérieur des forures, mais ces mesures nécessitent également des depenses techniques et pécuniaires considérables. La présente invention prévoit ainsi que deux ou plusieurs forures d'alimentation et/ou deux ou plusieurs forures d1évacua- tion généralement parallèles soient réalisées l'une à côté de l'autre (faisceau de forures) de sorte que les courants de gaz troduits dans le gisement à travers ces forures sont réunis à l'in térieur du gisement.De façon correspondante le courant des gaz pro duits est partagé en plusieurs courants individuels à 11 intérieur des forures d'évacuation.De tels faisceaux de forures peuvent être réalisés de façon économique parce que les travaux de prépara tion jusqu'au commencement du forage proprement dit peuvent être réalisés simultanément dû au fait que les forures sont très près l'une de l'autre. I1 est même possible de réaliser les différents forages d'un faisceau de forures à partir du même plateau de forage avec la même installation de forage sans que le déplacement de l'installation de forage à un autre lieu ne soit nécessaire. Selon un autre aspect de la présente invention les diffé rentes forures d'un faisceau de forures peuvent aboutir dans différentes couches d'un faisceau de couches de charbon. En effet, les gisements importants, surtout les gisements importants se trouvant à des profondeurs élevées sont composés d'un nombre appré cible de couches de charbon adjacentes de sorte que des faisceaux de couches sont formés. Si des quantités élevées d'agents de gazéi fication sont disponibles plusieurs couches de tels faisceaux de couches peuvent être gazéifiées simultanément, l'agent de gazeification étant amené simultanément aux couches individuelles ou au moins à différentes couches du faisceau de couches. D'autres avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre et en se référant au Idessin qui représente une coupe schematique à travers une couche de charbon dans le plan de la couche. Le charbon se trouvant encore dans la couche 1 est représenté par des hachures. La partie gazéifiée de la couche est caractérisée par le numéro 2. Les forures 3.1 à 3.6 et 3.7 à à 3.12 se trouvent sur les lignes d'une grille à angle droit. Elles constituent les forures d'alimentation. Les forures d'évacu ation 4.1 à 4.6 et 4.7 à 4.12 se trouvent également sur des lignes de la grille étant parallèles aux lignes de la grille sus-mentionnées. Des passages à gaz 5.1 à 5.4 sont prévus entre les forures 3.4 et 3.5 ainsi qu'entre les forures 4.4 et 4.5, 3.10 et 3.11 entre les forures 4.10 et 4.11. Ces passages à gaz peuvent être réalisés par des mesures mécaniques, chimiques ou électriques. Dans la partie déjà gazéifiée 2 de la couche de charbon des restes de charbon 6.1 à 6.8 ont été représentés 'par des hachures. La gazéification de la couche de charbon représentée dans les dessins est déjà fortement avancée. La ligne de base comprenant des forures dlalimentation et d'évacuation adjacentes ainsi que les passages à gaz préparés sur cette ligne n'ont pas été représentés dans le dessin. Cette ligne se trouve au bord inférieur du dessin. Dans l'état de la gazéification telle que représenté l'agent de gazéification est introduit à travers les forures d'alimentation 3.2 à 3.4 et 3.8 à 3.10. Cet agent de gazéification peut être de l'hydrogène, si on veut préparer du méthane, une pression d'environ 40 bar pouvant être maintenue dans le gisement.Les gaz produits par réaction du charbon avec l'hydrogène introduit dans le gisement, c.à.d. du méthane en mélange avec de l'hydrogène en excès et enrichi par des produits de dégazage du charbon, peuvent être évacués à travers les forures 4.2 à 4.4 et 4.8 à 4.10. Les forures d'alimentation et les forures d'évacuation sont disposées de façon à ce que les gaz circulant des forures d'alimentation aux forures d'évacua tion sont en contact avec les blocs de charbon 7.1 - 7.4, les faces du charbon en contact avec les agents de gazéification faisant mouvement vers l'arrière dans l'intérieur du gisement. La direction générale de la progression de la gazéification est caractérisée par le numéro 8 sur le dessin. Si nécessaire les quantités d'agents de gazéification introduits à travers les forures 3.2, 3.3 ainsi que 3.4, 3.8 et 3.10 et les quantités de gaz éliminées à travers les forures 4.2, 4.3, 4.4 et 4.8, 4.9 et 4.10 peuvent être différentes de sorte qu'une réaction aussi complète que possible de l'agent de gazéification avec le charbon est obtenue. Les passages à gaz aux alentours du front de charbon 7.1 à 7.4 sont maintenus relativement étroits par le fait que le toit s'éboule sous la pression de la roche après la gazeifica- tion du charbon de sorte que des espaces vides relativement larges ne peuvent pas être formés.Afin de permettre que le charbon couvert par des cendres et/ou le toit éboulé soit gazeifié la pression des gaz à l'intérieur du gisement est alternée comme décrit ci-dessus par un réglage des quantités de gaz introduits et évacuées. Afin de gazéifier encore des blocs de charbon relativement importants dans la partie déjà gazéifiée 2 du gisement un agent de gazéification est introduit encore dans ces parties à travers les forures adjacentes. L'agent de gazéification utilise pour ceci peut, par exemple, être de l'air préchauffé. Les gaz ainsi obtenus, normalement du gaz pauvre de faible valeur, sont évacués à travers les forures se trouvant dans cette partie. Pour unetelle gazéification subséquente la forure 3.1 peut par exemple être utilisée comme forure d'alimentation et la forure 4.1 comme forure d'évacuation. Il doit encore être précisé ici qu'il n'est pas nécessaire telles lignes de la grille soient perpendiculaires l'une à l'autre. Ainsi, par exemple, les lignes de la grille sur laquelle se trouvent les différentes forures peuvent former des angles aigus. Il a été décrit ci-dessus que les forures dewaient se trouver sur une même ligne mais naturellement des forures légèrement déplacées l'une par rapport à autre sont aussi acceptables. Quelles que soient les positions des forures et les angles que forment les lignes de la grille, il faut que des blocs de charbons,dont les faces sont en contact avec l'agent de gazéifica-- tion soient formés à l'intérieur des gisements. De plus il doit être possible de maintenir de tels blocs à l'intérieur du gisement à un coût minimal pendant la progression de la gazeifica- tion. Bien entendu diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art dans les dispositifs et procédés qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs sans sortir du cadre de l'invention. Revendications: 1. Procédé de gazéification souterraine de charbon par réac tion du charbon avec un agent de gazéification, par exemple de l'air, de l'oxygène, de l'hydrogène, du dioxyde de carbone, de la vapeur d'eau ou des mélanges de ces agents, l'agent de gazéification étant introduit dans le gisement à travers des forures et circulé à travers le charbon par des passages à gaz se trouvant dans le plan de la couche de carbon, les gaz produits par réaction du charbon avec l'agent de gazeification étant éliminés à travers des forures d'évacuation, caractérisé en ce que des lignes imaginaires entre des forures adjacentes delimitenssl des blocs de charbon dans le-gisement les forures par lesquelles l'agent de gazéification est introduit et/ou les forures par lesquelles des gaz produits sont evacués étant, par rapport à au moins une partie du front de charbon auquel la réaction avec l'agent de gazéification a lieu, désaxées dans le plan de la couche dans la direction de la progression génerale de la gazéifi cation, les forures d'alimentation et les forures d'évacuation correspondantes se trouvant à quelques distance l'une de l'autre dans une direction perpendiculaire à la progression générale de gazéification de sorte que l'agent de gazéification circulant de la forure d'alimentation à la forure d'évacuation est en con tact avec une partie du bloc de charbon. 2. Procédé d'après la revendication 1, caractérisé en ce que les passages à gaz entre les forures d'alimentation et les forures d'évacuation sont délimités par le front de charbon au quel la réaction a lieu et le toit éboulé du gisement de la partie du gisement déjà gazéifié. 3. Procédé d'après l'une quelconque des revendications 1 ou 2, í caracterise en ce que les forures se trouvent auscoinsd'une grille imaginaire généralement rectangulaire ou carrée, des forures I d'alimentation et des forures d'évacuation alternant le long de premières lignes de la grille à l'intérieur de celle-ci, des forures d'alimentation respectivement des forures d'évacuation se trouvant exclusivement, de façon alternative, sur les pre mières lignes. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que des forures d'alimentation ét forures d'évacuation se trouvent alternativement sur des lignes secon daires perpendiculaires aux premières lignes. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les forures d'alimentation et les forures d'évacuation sont mises en service progressivement dans la direc tion et en fonction de la progression de la gazéification. 6. Procedé selon l'une quelconque des revendications I à 5, caractérisé en ce que plusieurs forures se trouvant sur une première ligne sont utilisées simultanément pour l'alimentation et/ou 1 'évacuation. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendication 1 à 6, caractérisé en ce que l'alimentation en gaz des différentes forures est maintenue différente par des mesures de régulation dans les conduites d'alimentation respectivement les conduites d' évacuation. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la fonction des forures d'alimentation respectivement les forures d'évacuation est alternée de sorte que des forures sur les premières lignes font fonction de forures d'alimentation dans un premier temps et de forures dlévacuation dans un deuxième temps. 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que différents agents de gazéification sont introduits dans le gisement à travers différentes forures se trouvant l'une derrière l'autre sur une première ligne et en ce que différents gaz de production sont évacués à travers les forures d'évacuation correspondantes. 10. Procédé selon la revendication 9, caractériséen ce que par la mise en service des forures un mélange oxygène/hydrogène ou de l'hydrogène respectivement leurs produits de réaction avec le charbon sont introduits respectivement évacués à travers ces forures cependant qu'à travers les forures se trouvant dans une partie déjà gazéifiée du gisement dans lequel se trouvent encore des restes de charbon de l'oxygène est introduit comme agent de gazéification tandis qu'à travers les forures d'évacuation dans cette partie du gisement du gaz pauvre ainsi produit est évacue. 11. Procédé selon llune quelconque des revendications 3 ou 4, caractérisé en ce que les distances entre les premières lignes sont au moins le double des distances entre les forures se trouvant sur ces lignes. 12. Procédé d'après l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que sur la respectivement les ligne(s) imaginaire(s) entre forure(s) d'alimentation et forure(s) d'évacuation correspondante(s) au moins une forure secondaire est prévue pour permettre la réalisation des passages à gaz à l'intérieur du gisement. 13. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que les forures secondaires ont un diamètre plus petit que les forures d'alimentation respectivement d'évacuation. 14. Procédé d'après l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé en ce que le procédé est utilisé pour des couches de charbon de 2 m et moins. 15. Procédé d'après l'une quelconque des revendications 1 à 14, caractérisé en ce que pour des couches ayant une épaisseur audessus de 2 m la gazéification est faite par parties de couches. 16. Procédé selon la revendication 15, caractérisé en ce que pour la gazéification de parties de couches adjacentes les mêmes forures, utilisées pour la première gazéification, sont utilisées. 17. Procédé d'après l'une quelconque des revendications 15 et 16, caractérisé en ce que la couche ou partie de couche subséquente est gazéifiée immédiatement après la gazéification de la première couche ou première partie de couche et en ce que les passages entre les forures sont prévues à des distances de la première couche ou partie de couche gazéifiéetelles qu'un mélange des gaz dans lespassagesde la première couche avec les gaz dans les passages de la deuxième couche n'est pas possible. 18. Procédé d'après l'une quelconque des revendications 1 à 17, caractérisé en ce que la couche ou partie de couche subséquente n'est gazéifiée qu' après la gazéification complète du gisement prévu pour celle-ci. 19. Procédé d'après l'une quelconque des revendications 15 à 18, caractérisé en ce que dans différentes couches ou parties de couches des procédés de gazéification différents sont réalisés, éventuellement sous utilisation d'agents de gazéification différents et/ou de pressions différentes. 20. Procédé d'après l'une quelconque des revendications 1 à 19, caractérisé en ce que la gazéification est réalisée en presence d'une vitesse de circulation élevée et sous utilisation de forures ayant des diamètres élevés par exemple de l'ordre de 0,5 à 2 m. 21 Procédé d'après l'une-quelconque des revendications 1 à 20, caractérisé en ce que deux ou plusieurs forures d'alimentation etXou deux ou plusieurs forures d'évacuation sont réalisées de façon parallèle l'une près de l'autre afin d'avoir des faisceaux de forures. 22. Procédé d'après la revendication 21, caractérisé en ce que les courants de gaz introduits à travers plusieurs forures sont réunis à l'intérieur du gisement et en ce que le courant de gaz produit est partagé en différents courants individuels dans les forures d'évacuation dtun faisceau de forures. 23. Procédé d'après la revendication 1, caractérisé en ce que les différentes forures d'un faisceau de forure ont leurs embouchures dans des couches différentes d'un faisceau de couches de charbon d'un gisement. 24. Procédé d'après l'une quelconque des revendications 1 à 23, caractérisé en ce que les différentes forures d'un faisceau de forures sont réalisées l'une après l'autre à partir de la même plate-forme de forage et avec la même installation de forage sans déplacement de l'installation de forage. 25. Procédé d'après l'une quelconque des revendications 21 à 24, caractérisé en ce qu'au moins deux ou plusieurs forages d'un faisceau de forures sont réalisés simultanément l'une à côté de l'autre à partir de la même plate-forme de forage respectivement de la même installation de forage sous l'utilisation d'une installation multiple. 26. Procédé d'après l'une quelconque des revendications 1 à 25, caractérisé en ce que la gazéification est réalisée à une pression élevée de l'ordre de 10 à 60 bar. 27.Procédé d'après l'une quelconque des revendications 1 à 26, caractérisé en ce que la gazéification est réalisée sous alternance de pression telle qu'une alternance périodique de la pression entre 30 et 60 bar. 28. Procédé d'après l'une quelconque des revendications 1 à 27, 'caractérisé en ce que la pression à l'intérieur du gisement est alternée pour des périodes très courtes, par exemple des minutes, autour d'une pression déterminée. 29. Procédé d'après l'une quelconque des revendications 1 à 28, caractérisé en ce que l'agent de gazéification utilisa est de l'hydrogène. 30. Procédé d'après l'une quelconque des revendications 1 à 28, caractérisé en ce que la gazéification par hydrogénation par l'introduction d'hydrogène dans le gisement est interrompue par l'introduction d'un agent de gazéification comprenant de l'oxy- gène, de préférence de l'air, dans le gisement. 31. Procédé d'après l'une quelconque des revendications 1 à 30, caractérisé en ce que de l'air et de la vapeur d'eau sont introduits de façon alternative dans le gisement.