L'invention concerne une tête d'effacement utilisée pour démagnétiser, à l'aide d'un courant alternatif, un porteur d'enregistrement magnétisable, cette tête comportant d'une part au moins deux parties de noyau ferromagnétique en oxydes frittés qui, à l'endroit de la face de tête le long de laquelle défile le porteur d'enregistrement, enferment un entrefer d'effacement, et d'autre part un enroulement électrique élaboré sur au moins une des parties de noyau. Le but dans lequel on utilise des têtes d'effacement est d'une part la magnétisation du matériau d'un porteur d'enregistrement jusqu a la saturation de ce matériau afin de faire disparaitre des modulations élaborées antérieurement sur le porteur, et d'autre part la démagnétisation subséquente du matériau de porteur sous l'influence d'un champ alternatif dont l'intensité décroit jusqutà zéro. Couramment, les têtes d'effacement sont réalisées sous forme de circuits ferro magnétiques en oxydes frittés (ferrites), formés par deux parties-en forme de C. ( voir par exemple l'article de Winckel dans la publication "Technik der Magnetspeicher", page 51 et 52, parue en 1960.) A l'endroit où le porteur d'enregistrement est amené à défiler, le long de la tête le circuit magnétique est interrompu par l'entrefer dit d'effacement.Généralement, une feuille en matériau non magnétisable est élaborée entre les parties de noyau à l'endroit en question. A l'endroit situé en regard, il est courant d'appliquer une partie de noyau directement contre l'autre, c'est-à-dire sans intermédiaire d'une feuille. Lorsque les têtes d'effacement du genre décrit ci-dessus sont utilisées dans les enregistreurs de programmes radiophoniques, on a constaté que la réception est perturbée dans une mesure indésirable ( en particulier dans la gamme des ondes moyennes). Des expériences qui ont été effectuées par la Demanderesse ont démontré que ces perturbations sont dues au manque de planéité des surfaces de ferrite à l'endroit où les par ties de noyau en ferrite sont appliquées directement l'une contre l'autre. Par ce manque de planéité, le contact entre les parties de noyau n'est pas réel sur toute l'étendue, mais n'a lieu que dans une pluralité de points. lorsque le circuit magnétique subit la charge d'un flux, les endroits où a lieu ce contact ponctuel sont portés rapidement à saturation. Par suite des phénomènes de non linéarité qui dans ce cas se produisent, il y a un rayonnement d'harmonique de rang supérieur à la fréquence d'effacement, ces harmoniques étant capables de dégrader la qualité de la réception. le but de l'invention est de fournir une teA te d'effacement dans laquelle le rayonnement d'harmoniques gênants de rang supérieur est évité. Dans ce but, la tête d'effacement conforme à l'invention est remarquable en ce qu'une couche de séparation en matériau non magnétisable est élaborée entre les parties de noyau en un endroit situé dans le prolongement de l'entrefer d'effacement, l'épaisseur de ladite couche étant égale à une fraction de la distance entre les parties de noyau à l'endroit de l'entrefer d'effacement. Par l'élaboration d'une telle couche de séparation entre les faces de contact appartenant aux parties de noyau et situées en regard de l'entrefer d'effacement, on évite les con; tacts ponctuels précités ainsi que le rayonnement d'harmoniques gênants de rang supérieur qui en est la conséquence. A ce sujet, il importe de remarquer que dans la technique, on a toujours admis la possibilité de donner à des surfaces en ferrite un degré élevé de planéité par meulage et par polissage, cependant que l'on a admis en particulier que la réluctance en un endroit où deux surfaces de ferrite polies sont en contact est beaucoup plus petite qu'en un endroit où deux surfaces d'un matériau magnétique métallique sont en contact ( Voir par exemple l'article de Snoek dans la publication "New developments in ferromagnetic materials", page 69, parue en 1947).La cause des perturbations qui, lors de la réception, se produisent dans des enregistreurs de programmes radiophoniques, n'a donc jamais été cherchée dans un rayonnement d'harmoniques de rang supérieur, causé par un manque de planéité locale des faces en contact à l'arrière de l'entrefer. De préférence, l'entrefer d'effacement est rempli d'un matériau en forme de feuille alors que la couche de séparation est formée par une colle ou une laque. l'élaboration d'une telle couche sur au moins une des parties de noyau peut avoir lieu d'une manière simple, par exemple par immersion dans un bain. En procédant de la sorte, on peut établir la faible épaisseur requise pour la couche de séparation par rapport à la dimension de l'entrefer d'effacement. lorsque la matière rem- plissant l'entrefer d'effacement a une épaisseur courante comprise entre 100 microns et 5CO microns, l'épaisseur de la couche de sepa- ration est comprise entre 0 micron et 20 microns. Comme déjà remarqué ci-dessus, une texte d'effacement est habituellement formée par deux parties de noyau ell forme de C qui enferment un entrefer d'effacement. Cet entrefer est rempli par exemple d'une feuille en matière synthésiq7ue, mans pour obtenir un meilleur effet d'effacement, l'entrefer peut être rempli d'une feuille en mumétal qui est flanquée par deux feuilles non magnétisables, par exemple en papier. ( tête dite "triplex".) Une autre façon pour obtenir un meIlleur effet d'effacement est de former la tête d'effacement à l'aide de deux parties de noyau qui, en enfermant deux entrefers d'effacement, sont placées de part et d'autre d'une partie de noyau en forme de I. ( tête à deux entrefers). Or, on a constaté que si la mesure, préconisée par l'invention, est mise à profit dans une tête réalisée de la sorte, le niveau du rayonnement d'harmoniques de rang élevé de la fréquence d'effacement est encore plus bas que dans le cas où ladite mesure est mise à profit dans une tête d'effacement formée par deux parties de noyau en forme de C. Par conséquent, une tête d'effacement préférée réalisée conformément à l'invention et comportant deux parties de noyau en forme de C qui, en enfermant deux entrefers d'effacement, sont placées de part et d'autre d'une partie de noyau en forme de I, est remarquable en ce qu'une couche de séparation en matériau non magnétisable est élaborée entre les parties de noyau en forme de C et la partie de noyau en forme de I en des endroits situés dans le prolongement des entrefers d'effacement, l'épaisseur de ladite couche étant égale à une fraction de la distance entre les parties de noyau à l'endroit desdits entrefers. la description suivante, en regard du dessin annexé, le tout donné à titre d'exemple, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure unique de ce dessin est une vue en perspective d'une tête d'effacement conforme à l'invention. Sur cette figure unique, le circuit magnétique de la tete d'effacement porte la référence 1 et est formé par deux parties de noyau en ferrite 2 et 3, en forme de C, ces parties enfermant à la face supérieure l'entrefer d'effacement 4 qui est rempli d'une mince plaquette 5 en matériau non magnétisable, par exemple un polycarbonate dont l'épaisseur est égale à 20G microns. Le long de l'entrefer d'effacement 4, on fait défiler le-porteur d'enregistrement 6 si ce dernier doit être démagnétisé. Pour engendrer le champ magnétique d'effacement, on dirige à travers la bobine d'excitation 7 un courant alternatif dont la fréquence est de l'ordre de par exemple 100 000 Hz. Pour éviter le rayonnement d'harmoniques gênants de rang supérieur qui est la conséquence des contacts ponctuels entre les surfaces 8 et 9, on a élaboré entre celles-ci une couche de colle ou de laque 10, I'épaisseur de cette couche étant environ 3 microns. REVENDICATIONS : 1. Tête d'effacement utilisée pour démagnétiser, à l'aide d'un courant alternatif, un porteur d'enregistrement magné- tisable, cette tete comportant d'une part au moins deux parties de noyau ferromagnétique en oxydes frittes qui, à ltendroit de la face de tête le long de laquelle défile le porteur d'enregistrement, enferment un entrefer d'effacement, et d'autre part un enroulement électrique élaboré sur au moins une des parties de noyau caractérisée en ce qu'une couche de séparation en matériau non magnétisable est élaborée entre les parties de noyau en un endroit situé dans le prolongement de l'entrefer d'effacement, ltépaisseur de ladite couche étant égale à une fraction de la distance entre les parties de noyau à l'endroit de l'entrefer d'effacement. 2. Tête d'effacement selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'entrefer d'effacement est rempli d'un matériau en forme de feuille alors que la couche de séparation en matériau non magnétisable non conducteur de ltélectricité est formée par une colle ou une laque. 3. Tête d'effacement selon la revendication 2, caractérisée en ce que l'élaboration de la couche de séparation, sur au moins une des parties de noyau résulte d'une immersion dans un bain. 4. Tête d'effacement selon la revendication 2 ou 3, l'entrefer étant rempli d'un matériau dont ltépaisseur est comprise entre 100 microns et 500 microns, caractérisée en ce que ltépais- seur de la couche de séparation est comprise entre O micron et 20 microns. 5. Tête d'effacement selon la revendication 1, cette tête comportant deux parties de noyau en forme de C qui, en enfermant deux entrefers, sont placées de part et d'autre d'une partie de noyau en forme de I, caractérisée en ce qu'une couche de sépa- ration en matériau non magnétisable est élaborée entre les parties de noyau en forme de C et la partie de noyau en forme de I en des endroits situés dans le prolongement des entrefers d'effacement, ltépaisseur de ladite couche étant égale à une fraction de la distance entre les parties de noyau à l'endroit desdits entrefers.