L'invention concerne un appareil de fabrication d'un tube multicouche qui comporte un réservoir destiné à une solution de formation d'un tube et dont le fond pré- sente une ouverture destinée à recevoir une filière amovible. Le réservoir est porté par un corps et un mandrin à centrage automatique, suspendu librementpeut être déplacé verticale- ment dans l'orifice de la filière utilisée. En variante, le mandrin peut être fixe dans la direction verticale. L'invention concerne également un procédé de fa- brication d'un tube multicouche consistant à faire passer verticalement une tige suspendue librement dans l'orifice d'une filière placée au fond d'un réservoir contenant une solution de formation d'un tube. L'opération est de préfé- rence répétée dans des orifices de dimension croissante. Finalement, les couches solidifiées résultantes, constituées de la matière de formation du tube, sont retirées de la tige. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels: la figure 1 est une vue schématique en perspec- tive, avec coupe partielle, d'une forme de réalisation de l'appareil de fabrication du tube multicouche selon l'in- vention; la figure 2 est une coupe axiale de la filière et d'une partie du réservoir de l'appareil montré sur la figure 1; la figure 3 est une cuupe axiale, dans un plan vertical, d'une variante de l'ensemble à réservoir, filière et mandrin, ce dernier étant verticalement fixe par rapport à la filière; la figure 4 est une vue en perspective schémati- que d'une autre forme de réalisation de l'appareil dans lequel une rotation est réalisée entre le mandrin et la filière; et la figure 5 est une coupe transversale d'une fi-. lière et d'un mandrin utilisés dans l'appareil de la figure 4. Il est souvent souhaité de réaliser du tube fle- xible ou des articles tubulaires comportant un certain nom- bre de couches ou de zones superposées, adhérant étroite- ment les unes aux autres. Il est particulièrement souhaita- ble de réaliser des articles pouvant être utilisés dans des prothèses pour le corps humain et des zones comparables. Il est habituellement souhaitable qu'un tel tube soit relati- vement léger, de nature flexible et tout à fait imperméable au moins à certains composants des fluides avec lesquels il est normalement en contact. Il est souvent souhaité, égale- ment, de disposer d'un tel tube présentant une surface ex- térieure tout à fait compatible, et en particulier une sur- face intérieure tout à fait lisse et compatible, notamment lorsque ce tube est utilisé à la place d'un vaisseau sanguin veineux ou artériel. Dans la forme de réalisation décrite, l'appareil comprend, disposée dans tout milieu convenable (les struc- tures normales de support et autres éléments courants étant omis pour plus de clarté), une plate-forme 6 formant un sup- port de base et présentant une ouverture centrale 7 à pro- ximité de laquelle est montée une poulie 8. Un cylindre 9 de commande, dans lequel un piston Il peut exécuter un mou- vement alternatif, est fixé à l'embase ou plate-forme 6, dans l'alignement de la poulie. Le cylindre 9 et le piston 11 sont commandés par un fluide de travail arrivant par un conduit 12 qui porte une valve 13 de régulation. Le piston 11 est relié à un câble 14 qui passe sur la poulie 8 et dans l'ouverture 7 et qui comprend un tronçon 16 pendant libre- ment par gravité. Un élément 17 d'accrochage est fixé à l'extrémité inférieure du câble 16 et est relié à un mandrin 18 pendant librement. Ce mandrin est avantageusement constitué d'une tige ou d'un élément en forme de tige, présentant souvent une extrémité inférieure relativement amincie et effilée 19, mais ayant généralement une configuration en cylindre cir- culaire sur la plus grande partie de sa longueur. Un ensemble 22 à filière est également fixé à la plate-forme 6, de préférence au moyen de trois éléments souples et équidistants 21 de suspension, ces éléments étant équidistants sur la plate-forme et sur l'ensemble 22 à filière. L'ensemble 22 à filière comprend avantageusement un anneau ou une embase annulaire 23 qui présente un trou central 24 dans lequel un réservoir 26 est introduit de manière amovible. Le réservoir est normalement maintenu en position sur des goupilles 27 ou un épaulement de forme correspondante de l'embase 23. Le réservoir 26 est disposé de manière amovible autour de l'axe de l'ensemble 22 à filière. Il présente une surface intérieure conique 28 ouverte à sa partie supérieure et se resserrant vers le bas. Le réservoir loge une filière 29 qui prolonge sa pa- roi intérieure 28 et qui est conçue pour être fixée à l'intérieur dudit réservoir. Le fond de la filière pré- sente un trou central 31 d'un diamètre précis et particu- lier. Ce diamètre est supérieur d'une valeur prédéterminée au diamètre du mandrin 18 afin que ledit mandrin ou la tige puisse passer librement dans le trou 31, suivant une direction axiale verticale. L'agencement est tel que l'ensemble à filière est lui-même suspendu librement et n'est soumis à aucune con- trainte latérale importante, cet ensemble pouvant donc se centrer automatiquement et librement sur tout axe sensi- blement vertical approprié. De même, le mandrin est sus- pendu librement, sans retenue latérale importante et il peut de la même manière conserver un axe sensiblement vertical. L'agencement est tel que l'axe du trou 31 et l'axe du mandrin sont de préférence toujours pratiquement coîncidants.Pendant la formation du tube, l'espace compris entre le mandrin 18 et la filière 29 se présente constam- ment, du fait des suspensions libres, sous la forme d'un anneau véritable ayant des diamètres intérieur et exté- rieur prédéterminés. L'épaisseur de la paroi du tube obtenu est donc uniforme. 2L G9990 1 Pour la mise en oeuvre de cet appareil, le man- drin est d'abord disposé sensiblement comme montré sur la figure 1, son extrémité inférieure, parfois effilée, faisant à peine saillie par le trou 31 et avançant au- dessous du fond de la filière 29. Une masse de solution de formation de tube est introduite dans le réservoir cy- lindrique ou conique 36 et dans l'espace annulaire entou- rant le mandrin 18. Cette matière varie de temps à autre, suivant la nature du tube à produire, et est suffisamment connue de l'homme de l'art pour ne pas avoir à être dé- crite en détail. Cependant, la matière de formation du tube se présente initialement sensiblement sous la forme d'un liquide s'écoulant librement, mais pouvant durcir et se so- lidifier, par exemple dans l'air, avec le temps, sous l'ef- fet de la chaleur, par extraction dans un fluide ou par réaction chimique. Dans la disposition initiale décrite, c'est-à-dire la tige traversant le réservoir et étant entourée d'une solution appropriée de formation de tube, la valve 13 est manoeuvrée de manière que l'actionneur ou cylindre 9 re- pousse son piston il et déplace ainsi les brins 14 et 16 du câble afin que le mandrin 18 soit abaissé progressivement à travers le réservoir et en particulier à travers le trou 31 de la filière. Lorsque le mandrin descend, il se revêt de la solution contenue dans le réservoir et avance de plus en plus dans l'air ambiant pour être finalement à peu près totalement revêtu. On laisse ensuite sécher à un degré approprié le mandrin revêtu. Le réservoir vide est enlevé et remplacé par un autre réservoir dans lequel est fixCi une filière qui présente un trou 31 légèrement plus grand; le man- drin portant la matière de formation de tube séchée est de nouveau placé dans la position montrée sur la figure 1 et le réservoir est de nouveau suffisamment rempli, à ce moment,avec toute matière de formation de tube souhaitée pour la réalisation de la deuxième couche. Le mandrin por- tant une première couche est ensuite de nouveau abaissé dans le trou, plus grand, de la filière et il reçoit une deuxième couche de solution de formation de tube s'appli- quant sur la première couche. On permet également à cette deuxième couche de sécher à un degré convenable. Cette opé- ration est répétée un certain nombre de fois suivant le nombre de couches souhaitées pour le produit fini. Lorsque suffisamment de couches ont été déposées sur le mandrin et ont séché pour prendre une forme sensi- blement solide et flexible, le tube résultant est retiré de la tige ou mandrin. Ce dernier peut donc être utilisé de nouveau pour répéter l'opération venant de s'achever. Le tube retiré du mandrin s'avère être tout à fait lisse et continu, en particulier à sa surface intérieure. Les diverses couches forment différentes zones jointes de fa- çon homogène les unes aux autres. Suivant la façon dont elles ont été traitées, elles sont de nature tout à fait pleines, ou bien elles renferment un certain nombre de petits vides les rendant moins massives et lourdes. Le tube ainsi pro- duit peut être utilisé de façon efficace dans la chirurgie cardiaque et comme tronçons de vaisseaux sanguins. Si les couches du tube ou certaines de ces couches doi-vent présenter des vides ou doivent être relativement po- reuses, un sel soluble ou autre additif peut être incorporé dans la matière initiale de formation du tube, le sel ajouté étant évidemment insoluble dans le mélange de la matière même constituant le tube. L'additif est dissous ultérieurement en laissant de petits vides. Il est également possible d'utiliser des variantes pour modifier la densité, la cou- leur, la composition, la charge, les propriétés hydrophobes et l'énergie superficielle afin que l'on obtienne un tube composite ayant une large plage de propriétés souhaitables Il est parfois souhaité de traiter le mandrin 18 pour produire initialement un fini encore plus fin sur la surface intérieure du tube résultant. Dans ce cas, le man- drin ou la tige peut d'abord être revêtu d'une mince couche d'élastomère siliconé vulcanisable afin de donner à ce mandrin un fini analogue à du verre formant, par la suite, L zQ9QE une surface analogue à celle du verre sur la couche inté- rieure, en contact avec le sang, du tube. Par ailleurs, si des surfaces rugueuses doivent être réalisées, la tige ou le mandrin peut être initialement revêtu de grains de sel (NaCl) qui peuvent ensuite être retirés de l'intérieur du tube en laissant des pores correspondants donnant une cer- taine rugosité. Bien que la liberté latérale à la fois du mandrin et de l'ensemble à filière, ainsi que l'écoulement de la solution de formation du tube maintiennent le mandrin concentriquement par rapport au trou 31 de la filière, il est apparu possible de produire le même effet enn'utilisant que l'un de ces deux éléments, par exemple le maintien laté- ral de l'ensemble à filière. De plus, il est apparu que le mandrin pouvait être maintenu fixe dans la direction verti- cale et que l'ensemble à filière pouvait être élevé autour du mandrin. L'appareil et le procédé décrits ci-dessus sont destinés à une opération étape par étape. Si l'on souhaite procéder de façon plus continue, la tige ou le mandrin peut être maintenu sous la forme d'un pendule axialement fixe suspendu librement. Etant donné qu'il est suspendu libre- ment, il se centre automatiquement dans l'ouverture du ré- servoir, comme dans la forme de réalisation décrite précé- demment, tandis que le liquide s'écoule de ce réservoir. Suivant la matière choisie pour la formation du tube, le liquide sortant du réservoir entraîne un solvant qui s'éva- pore relativement rapidement pour provoquer une prise rapide de la matière sortant du réservoir sous la forme d'un tube. Après durcissement de ce tube, ce dernier peut lui-même être utilisé comme mandrin pour l'application de la couche suivante. En variante, il peut être appliqué sur un autre mandrin pour des opérations ultérieures. Ensuite, on peut former une cou- che extérieure de matière pour tube sur la première couche par une étape ultérieure et comparable d'application de cou- ches effectuée dans une filière présentant un trou 31 de plus grand diamètre. La forme de réalisation montrée sur la figure 3 convient justement à une telle opération continue. Dans ce cas, la filière 29 est maintenue dans un réservoir 36 au moyen d'une vis 37 de blocage, sensiblement de la même ma- nière que la filière 29 est maintenue dans le réservoir 26 de la figure 1. Cependant, le réservoir 36 comporte un cou- vercle 38 étanche à la pression, dans lequel est fixé un rac- cord 39 permettant un branchement sur une source de matière de formation de tube. Le raccord 39 traverse le couvercle 38 et son autre extrémité est reliée à un tube 41 de rem- plissage. Un mandrin 42 est suspendu au couvercle 38 au moyen d'un câble souple 43. Le mandrin 42 est de préférence creux et son extrémité supérieure est reliée à un tube souple 44 qui, lui-même, est relié à un raccord 46 de fluide de calibrage fixé dans le couvercle 38. L'extrémité opposée du raccord de fluide de calibrage peut être reliée à une source d'air com- primé ou de tout autre fluide utilisé comme décrit ci-après. Le fluide de calibrage peut avoir d'autres fonctions telles que le durcissement ou la coagulation du tube formé. Dans le fonctionnement de l'appareil montré sur la figure 3, le mandrin 42 est positionné à l'intérieur de la filière 29, comme montré sur la figure, et de la matière de formation de tube est introduite dans le réservoir 36 par le raccord 39 et le tube 41 de remplissage afin d'at- teindre un niveau tel qu'indiqué en 47. La matière de for- mation de tube étant sous pression,elle est refoulée en passant dans l'ouverture annulaire formée entre le mandrin 42 et la filière 29 de façon à former un tube 48 autour de l'extrémité inférieure du mandrin 42. Au fur et à mesure que la matière pour tube est refoulée en passant dans l'espace annulaire, le tube 48 est entraîné vers le bas sur le mandrin 42 et, à cet effet, le mandrin est de pré- férence effilé sur la partie de sa longueur s'étendant au- dessous de la filière 29. Cet effilement facilite le mouve- ment du tube pendant la prise. De plus, le mandrin étant creux et relié à une source de fluide de calibrage par l'intermédiaire du raccord 46, il permet à ce fluide de 4c 99 9 0 calibrage de s'écouler et de sortir par un orifice 49. Ainsi, le fluide de calibrage sort à l'intérieur du tube fini 48 et, si l'extrémité de ce dernier est maintenue fermée, la pression de ce fluide de calibrage facilite encore plus l'enlèvement du tube du mandrin. En variante, l'intérieur du réservoir peut être mis indépendamment. sous pression, par exemple au moyen d'une source d'azote. L'azote sous pression refoule non seulement à force la matière de formation du tube entre la filière et le man- drin, mais pénètre également dans un orifice ménagé dans la partie supérieure du mandrin afin d'assumer la fonc- tion de fluide de calibrage. Dans tous les cas, à sa sortie de la filière, le tube est soumis à un milieu pro- voquant son durcissement ou sa coagulation. Il est possible de réaliser des tubes multicou- chescomme décrit précédemment, au moyen de filières plus grandes et en répétant l'opération avec le tube formé pré- cédemment. En fait, plusieurs filières et réservoirs peu- vent être disposés en tandem le long ou au delà du mandrin 41, le tube devant simplement avoir pris suffisamment après être sorti d'une filière et avant d'entrer dans le réser- voir suivant. Lors d'opérations effectuées en tandem, il n'est pas nécessaire de placer la matière supplémentaire de formation de tube sous pression, mais on peut plutôt utiliser un réservoir analogue à celui montré sur la fi- gure 1. Après que la paroi du tube a été formée afin d'être suffisamment épaisse et résistante pour conserver sa forme, le tube précédemment formé peut être lui-même utilisé comme mandrin. Dans une forme de réalisation telle que celle dé- crite ci-dessus, il apparaît clairement qu'il est possible de fabriquer de manière simple des structures multicouches dans lesquelles toutes les couches sont concentriques entre elles. Les propriétés des diverses couches peuvent elles-mê- mes être modifiées sensiblement par l'utilisation de diffé- rentes matières ou même par l'utilisation d'une seule ma- tière modifiée afin que sa masse, sa surface ou d'autres propriétés varient. De cette manière, on peut préparer une structure globale composite présentant la combinaison de propriétés souhaitées, qu'il est difficile d'obtenir par d'autres procédés de fabrication tels que l'immersion et l'extrusion de matières thermoplastiques. Ainsi, le tube fini peut présenter des surfaces intérieure et extérieure très différentes l'une de l'autre et de la masse de matière comprise entre elles. L'aptitude globale à la distension ou la souplesse du tube peut de la même manière être modifiée sur une large plage par varia- tion des épaisseurs relatives des couches. De plus, l'appa- reil permet l'utilisation de structures de renfort à l'in- térieur des parois du tube. En interrompant l'opération de revêtement, un enveloppement hélicoïdal de fibres ou tout autre type de renfort peut être appliqué au mandrin sur la dernière couche déposée. Après application du renfort, l'opération de revêtement peut se poursuivre jusqu'à ce que toutes les couches soient appliquées. Le tube obtenu renferme alors, dans sa paroi, un renfort qui peut être uti- lisé pour accroître la résistance à l'éclatement de ce tube ou sa résistance au vrillage. De plus, le renfort peut être appliqué sous la forme d'hélices de polymère sur la surface du mandrin préalablement revêtu. Les figures 4 et 5 représentent un appareil des- tiné à une telle forme de réalisation. Dans ce cas, l'appa- reil comporte un bâti 51 auquel sont fixées des plates-formes rigides 52, 53 et 54. La plate-forme supérieure 52 porte un moteur 56 qui est relié à un tambour 57 portant un câble 58 qui des- cend en passant dans une ouverture 59 de la plate-forme 52. Le câble 58 porte un barreau 61 de section rectangulaire qui passe dans une ouverture 62 de la plate-forme 53. A son ex- trémité inférieure, le barreau 61 porte un mandrin 63 qui peut être maintenu en place dans le barreau au moyen d'une goupille 64. Quatre butées 66 de limitation de rotation sont fixées sur la plate-forme 53 au moyen de vis 67 passant dans des trous oblongs 68 ménagés dans ces butées 66. - 4 r'9 La plate-forme 54 porte un ensemble 71 à filière qui est monté de manière à pouvoir tourner sur la plate- forme 54 par tout moyen convenable, par exemple en étant logé dans une ouverture circulaire de la plate-forme 54 dont le fond présente une surface d'appui empêchant la filière de passer à travers cette ouverture. La plate-forme 54 porte également un moteur 72 et un réducteur à engrenage 73 relié à ce moteur par une extrémité et à une roue dentée74 par son autre extrémité. La roue dentée 74 est en prise avec une denture correspondante 76 portée par l'ensemble 72 à filière afin que le moteur 72, lorsqu'il est mis en marche, fasse tourner l'ensemble 71-à filière autour de son axe. Comme montré sur la figure 5 qui représente en coupe l'en- semble à filière, la filière proprement dite peut présenter des encoches 77 de manière que l'espace compris entre cette filière et le mandrin 63 ne soit pas simplement annulaire, mais qu'il comprenne également des nervures s'étendant vers l'extérieur. Les butées 66 de la plate-forme 53 sont suffisam- ment rapprochées du barreau 61 pour empêcher ce dernier de tourner, mais pour lui permettre de se déplacer verticale- ment à travers la plate-forme. De plus, un certain mouvement de faible amplitude est toléré dans la direction horizontale afin que le mandrin 63 puisse s'aligner automatiquement et concentriquement dans l'ensemble 71 à filière. Ainsi, le mandrin peut se centrer de lui-même sans cependant pouvoir tourner. En utilisant la filière à encoches telle que décrite cidessus, il est possible d'appliquer sur la surface d'un mandrin préalablement revêtu, une hélice ou spirale de ren- forcement en polymère, réalisée d'une seule pièce et pou- vant être utilisée à la place de fibres de renforcement en- roulées séparément en spirales ou en hélices. On peut voir que dans le fonctionnement de l'ap- pareil montré sur la figure 4, le moteur 56 commande la vitesse linéaire du mandrin à travers la - fi- lière 71, tandis que le moteur 72 commande la vitesse de rotation de la filière. Il convient cependant de noter que 24,99901 le moteur 56 peut aussi bien être supprimé et que l'appa- reil de la figure 4 peut être utilisé sensiblement de la même manière que l'appareil de la figure 3, le mandrin 63 étant maintenu verticalement en position fixe et parcouru par le fluide de calibrage au moyen duquel le tube formé en continu peut être enlevé plus facilement du mandrin. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées à l'appareil décrit et représenté sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Appareil de fabrication d'un tube, caractérisé en ce qu'il comporte un support (6), un réservoir (26) destiné à contenir une solution de formation de tube et monté sur le support, le fond de ce réservoir présentant une ouverture (31) dans laquelle est montée une filière (29), l'appareil comportant également un mandrin (18) et des éléments (14, 16) au moyen desquels le mandrin est re- lié au support, à peu près en alignement avec l'axe verti- cal de la filière, cette dernière et le mandrin pouvant se déplacer latéralement et librement l'un par rapport à l'au- tre. 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que la filière et le mandrin peuvent se déplacer la- téralement et librement par rapport au support. 3. Appareil selon la revendication 1, caractéri- sé en ce qu'un élément (37) empêche tout mouvement latéral de la filière par rapport au support et en ce que le man- drin (42) peut se déplacer latéralement et librement par rapport au support. 4. Appareil selon sé en ce qu'il comporte des ment latéral du mandrin par la filière peut se déplacer rapport au support. 5. Appareil selon sé en ce qu'il comporte des produire un mouvement axial 6. Appareil selon la revendication 1, caractéri- éléments empêchant tout mouve- rapport au support et en ce que latéralement et librement par la revendication 1, caractéri- éléments (9, 11) destinés à entre la filière et le mandrin. la revendication 1, caractéri- sé en ce qu'il comporte un élément (43) destiné à retenir le mandrin dans une position axiale fixe par rapport à la filière, l'extrémité inférieure du mandrin descendant au- dessous du fond de la filière. 7. Appareil selon la revendication 6, caractéri- sé en ce que le mandrin (42) est creux et présente un ori- fice (49) traversant sa paroi en un point situé au-dessous i / r990 il de la filière, des éléments (44, 46) permettant d'introdui- re un fluide de calibrage à l'intérieur du mandrin afin que ce fluide sorte par ledit orifice. 8. Appareil selon la revendication 1, caractéri- sé en ce qu'il comporte des moyens (72, 73, 74,76) desti- nés à produire une rotation relative entre la filière (71) et le mandrin (63), autour de leur axe vertical commun. 9. Appareil selon la revendication 8, caractéri- sé en ce que la filière (71) présente une encoche (77) 'mé- nagée dans le bord de son ouverture. 10. Procédé de fabrication d'un tube multicouche, caractérisé en ce qu'il consiste à faire passer une tige (18) successivement dans plusieurs ouvertures de sortie d'un réservoir (26) qui contient une matière liquide desti- née à être appliquée sur ladite tige, lesdites ouvertures de sortie ayant des aires en section droite de plus en - plus grandes, le procédé consistant en outre à, permet- tre à la matière liquide de se solidifier sur la tige et à séparer ladite tige et la matière solidifiée. 11. Procédé de fabrication d'un tube multicouche, caractérisé en ce qu'il consiste à faire passer une tige (18) successivement dans des ouvertures de sortie de plus en plus grandes d'un réservoir (26) contenant une matière liquide pouvant former un revêtement sur ladite tige et pouvant sécher pour prendre une forme sensiblement solide, puis à faire sécher chaque couche de matière appliquée sur ladite tige, et ensuite à séparer les couches séchées de matière de revêtement de ladite tige. 12. Procédé de fabrication d'un tube multicouche, caractérisé en ce qu'il consiste à suspendre un réservoir (26) dont le fond présente une ouverture (31) et qui con- tient une matière liquide de revêtement, à suspendre une tige (18) passant à travers ladite matière et dans ladite ouverture, à déplacer cette tige par rapport au réservoir et dans ladite ouverture pendant que la matière se dépose sur la tige, à exposer ladite matière ainsi déposée sur la tige à un milieu de séchage jusqu'à ce que la matière ainsi exposée soit sensiblement sèche, à agrandir ladite ouverture, à déplacer de nouveau la tige, portant la ma- tière déposée et séchée, à travers le réservoir et dans ladite ouverture agrandie tandis qu'une quantité supplé- mentaire de matière se dépose sur la matière précédemment déposée et séchée, à exposer de nouveau la matière ainsi déposée à un milieu de séchage jusqu'à ce que ladite quantité supplémentaire de matière soit sensiblement sèche, puis à enlever la totalité de la matière déposée et séchée de ladite tige. 13. Procédé de fabrication d'un tube, caracté- risé en ce qu'il consiste à placer un mandrin allongé (18) verticalement à l'intérieur d'un réservoir (26) et à travers ce réservoir dont le fond. présente une ouverture (31), et à former une ouverture annulaire entre le mandrin et le réservoir, à maintenir le mandrin et le réservoir de manière qu'ils puissent se déplacer latéralement et librement l'un par rapport à l'autre, à placer une matière de formation de tube à l'intérieur du réservoir et à per- mettre à cette matière de passer dans ladite ouverture an- nulaire pour former le tube. 14. Procédé selon la revendication 13, caractéri- sé en ce qu'il consiste également à produire un mouvement axial relatif entre le mandrin et le réservoir pendant que la matière peut passer dans ladite ouverture annulaire. 15. Procédé selon la revendication 13, caractéri- sé en ce qu'il consiste en outre à empêcher le mandrin de se déplacer axialement par rapport au réservoir et à appli- quer une pression à la matière de formation de tube afin de la refouler à force dans ladite ouverture annulaire. 16. Procédé selon la revendication 15, caracté- risé en ce qu'il consiste en outre à appliquer un fluide de calibrage à l'intérieur du tube afin de faciliter l'en- lèvement de ce dernier du mandrin. 17. Procédé selon la revendication 15, caractéii- sé en ce qu'il consiste également à appliquer un fluide de calibrage et de solidification à l'intérieur du tube afin de faciliter l'enlèvement de ce dernier dudit mandrin et sa solidification. 18. Procédé selon la revendication 13, caracté- risé en ce qu'il consiste également à produire une rota- tion relative entre le mandrin et le réservoir, autour de leur axe commun, pendant que la matière de formation de tube peut passer dans ladite ouverture annulaire.