La présente invention a pour objet un séparateur pour eaux usées chargées de matières surnageantes ou écumes et/ou de matières décantables, et notamment un séparateur de graisse. Les eaux usées qui sont amenées a des sépararateurs de ce genre contiennent en général des matières polluantes d'origine organique. En général, ces matières polluantes entrent rapidement en décomposition ou digestion anaérobie, ce qui provoque le dégagement de gaz méphitiques. Etant donné qu'on ne peut envisager de vidanger le séparateur à des intervalles de temps suffisamment courts pour que cette digestion ne puisse se produire, on est obligé d'obturer le séparateur de façon étanche aux odeurs. Dans les séparateurs connus, toute la couverture su périeure du corps de séparateur se présente sous la forme d'un couvercle fixé de façon amovible, éventuellement en plusieurs parties, qui obture l'ouverture de contrôle et de vidange prescrite. Le couvercle repose sur une fausse bride avec laquelle il est vissé par l'intermédiaire d'un joint d'etancheite. En particulier lorsque le corps de séparateur est de grandes dimensions, on est obligé de prévoir un grand nombre de vis, de-sorte que les opérations d'ouverture et de fermeture du couvercle demandent beaucoup de temps. Malgré ce mode de fermeture compliqué et coûteux, il arrive fréquemment que le couvercle n'est pas étanche et laisse passer les odeurs.Ceci est dû au fait que le joint d'étanchéité est détérioré, ou bien que l'on a "oublie" des vis, mais aussi à des déformations de la bride et du couvercle. Pour éviter ces inconvénients, l'invention se propose donc de créer une fermeture étanche aux odeurs de l'ouverture de contrôle et de vidange des séparateurs qui, sans dépense importante, permette de réaliser une obturation parfaitement étanche, même pendant une durée relativement longue. Ce résultat est obtenu par l'invention grâce au fait que l'ouverture de contrôle et de vidange est prévue dans une plaque de couverture reliée de façon indétachable et étanche aux odeurs avec le séparateur, que l'ouverture de contrôle et de vidange est entourée par une rigole contenant un liquide de barrage, dans laquelle le couvercle s'enfonce d'au moins 50 mm par un collet faisant saillie vers le bas, et que la contenance de la rigole utilisable par le liquide de barrage est plusieurs fois supérieure au volume occupé par le collet. L'ouverture de contrôle et de vidange peut ainsi être réduite désormais à la dimension réellement nécessaire. On peut donc diminuer la grandeur du couvercle qui est plus facile à manipuler, ce qui rend inutile de le fractionner en plusieurs parties. La façon particulière d'assurer l'étanchéité, dont le principe est déjà connu lorsqu'il s'agit de fermetures de bouches ou regards, augmente la sé curité tout en facilitant et simplifiant au maximum le servide. Il n'est plus nécessaire de recourir à un vissage du couvercle ; ce n'est qu'à titre de mesure de sécurité contre toute ouverture non autorisée du couvercle qu'on peut munit ce dernier de fermetures à tourniquet ou analogues. Le volume de la rigole est suffisamment grand pour que le liquide de barrage ne s'évapore pas, même après une longue période de sécheresse. Par ailleurs, en montant comme on le fait d'habitude le séparateur dans des locaux humides, on fait le nécessaire pour que le liquide de barrage soit recomplété automatiquement. Lorsque le séparateur est monté dans des emplacements où ce n'est pas le cas, il est prévu, suivant un mode de réalisation favorable de l'invention, de remplir la rigole avec un liquide qui s'évapore plus diffici lement que l'eau. En raison de la nécessité d'avoir une hauteur de chu te suffisante, ou du risque de gel, on est souvent obligé de disposer les séparateurs à une profondeur relativement grande. Quand tel est le cas, on sait remonter l'ouverture de contrôle et de vidange au niveau du sol à l'aide de gaines supérieures de rallonge. Selon un développement de l'invention, cette gaine supérieure de rallonge est munie en bas d'un collet plongeant dans la rigole et, en haut, d'une rigole analogue à celle qui se trouve dans la couverture. Dans ce cas, la rigole supérieure est remplie avec le liquide de barrage normal tandis que la rigole inférieure est remplie avec une masse pâteuse qui ne s'évapore que difficilement ou ne s'évapore pas du tout, ou même, de préférence, qui prend corps par durcissement. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d'exemple, en référence au dessin annexé dans lequel la figure 1 représente en coupe longitudinale verticale un séparateur de matières# légères comportant un couvercle selon l'invention la figure 2 représente à plus grande échelle le détail A de la figure 1 la figure 3 est une vue partielle et à plus grande échelle d'une variante du mode de réalisation de l'invention représenté à la figure 1. Le corps de séparateur 1, qui, de façon connue en soi, possède une arrivée 2, une cloison de chicane 3 associée à cette arrivée, une cloison plongeuse su pare-écume 4 et une sortie 5, est recouvert en haut par une plaque Ç mise en place de façon fixe, et en particulier soudée, qui contient l'ouverture de contrôle et de vidange 7. Cette ouverture 7 est entourée par une rigole 8 dans laquelle le couvercle 9 prend appui par son collet 10 faisant saillie vers le bas. Comme le montre bien la figure 2, le volume de la rigole 8 remplie d'un liquide de barrage 11 est plusieurs fois supérieur à-la partie occupée par le collet 10, ce résultat étant obtenu en surdimensionnant en largeur le profil de la rigole. Ce grand volume de liquide empêche la rigole de s'assécher entre les opérations de vidange, ce qui enlèverait toute efficacité à l'étanchéité aux odeurs. Pour des raisons d'hygiène, il est nécessaire de renouveler le liquide de barrage à intervalle des temps régulier Pour évacuer le liquide qu'elle contient, la rigole 8 possède un orifice de fond 12 qui peut être obturé. Cette obturation est réalisée au moyen d'un tuyau souple 14 qui est raccordé à la tubulure 13 à l'une de ses extrémités et dont l'autre extrémité est normalement maintenue par un étrier 15 à hauteur du niveau du liquide. Pour vidanger la rigole, on décroche l'étrier 15 et on tend le tuyau souple de sorte que le liquide peut s'écouler dans le séparateur ou dans un récipient de recueil disposé à cet effet. On peut également évacuer de la même façon de l'eau de rinçage uti lisée pour rincer la rigole.L'extrémité du tuyau souple accrochée maintient la surface du liquide dans la rigole au niveau pré-donné même lorsqu'on introduit du liquide après coup ou lorsqu'il se produit une arrivée incontrôlée de liquide. La figure 3 est une vue partielle d'un séparateur enterré. Dans ce cas, 11 ouverture de contrôle et de vidange du séparateur est remontée au niveau du sol au moyen d'une gaine supérieure de rallonge ou de plusieurs gaines de rallonge 17 superposées. La gaine supérieure de rallonge 17 comporte en bas un pied formé par un fer en cornière dont l'aile verticale forme le collet 10' qui plonge dans la rigole 8. L'aile horizontale 18 a pour rôle de soutenir l'élément de gaine sur la couverture 6. En haut, l'élément de gaine 17 possède également une rigole 8' dont les dimensions sont sensiblement les mêmes que celles de la rigole inférieure 8 ; dans cette rigole 8' plonge par son collet 10 le couvercle 9, de façon à assurer l'étanchéité aux odeurs. Dans le cas où le couvercle 9 qui se trouve au même niveau qu'une surface de circulation de trafic est appelé à subir des efforts très importants, la gaine supérieure de rallonge 17 peut etre munie en haut d'une collerette annulaire extérieure 18 qui a pour rôle de transmettre l'essentiel de ces efforts à la couche inférieure de fondation entourant la gaine, et de soulager la couverture 6 de toute surcharge. Tout en restant dans le cadre de l'invention, on peut imaginer de nombreuses variantes du dispositif proposé. C'est ainsi que, par exemple, la rigole 8' peut être rajoutée à l'extérieur sur la gaine supérieure de rallonge 17. Ceci pourrait éventuellement permettre de se passer de collerette annulaire 18. L'obturation pour l'ouverture de fond 12 de la rigole 8 peut être réalisée à l'aide d'une vanne à main, par exemplE d'un robinet à boisseau sphérique. Le couvercle peut être muni non seulement des éléments de prise nécessaires pour le soulever, qu'indique schématiquement la figure 1, mais aussi de nervures de renforcement disposées sur sa face inférieure. REVENDICATIONS 1. Séparateur pour eaux usées chargées de matières surnageantes ou écumes et/ou de matières décantables, notamment séparateur de graisse, qui comporte en haut une ouverture de contrôle et de vidange pouvant être fermée par un couvercle de façon étanche aux odeurs, caractérisé en ce que l'ouverture de contrôle et de vidange est ménagée dans une plaque de couverture liée de façon inséparable et étanche aux odeurs du séparateur, en ce que l'ouverture de contrôle et de vidange est entourée par une rigole contenant un liquide de barrage, dans laquelle le couvercle s'enfonce d'au moins 50 mm par un collet faisant saillie vers le bas, et en ce que le volume de la rigole utilisable pour contenir le liquide de barrage est plusieurs fois supérieur au volume de la partie occupée par le collet. 2. Séparateur selon la revendication 1, comportant une gaine supérieure de rallonge de façon à pouvoir atteindre une profondeur d'enfouissement le mettant à l'abri du gel, caractérisé en ce que la gaine supérieure de rallonge est munie en bas d'un collet plongeant dans la rigole et, en haut, d'une rigole analogue à celle qui se trouve dans la plaque de couverture. 3. Séparateur selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les deux rigoles sont munies au fond d'une ouverture pouvant être obturée et destinée à évacuer le liquide de barrage qu'elles contiennent. 4. Séparateur selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'il est prévu un tuyau souple raccordé à l'ouverture de fond de rigole, pouvant être relevé jusqu'à hauteur du niveau du liquide de barrage et pouvant être bloqué dans cette position. 5. Séparateur selon une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le liquide de barrage est un liquide qui s'évapore plus difficilement que l'eau.