La présente invention concerne de façon générale un appareil et un procédé destinés à former et à diriger un faisceau très intense de rayons X. Plus précisément, elle concerne un appareil destiné à former et diriger de tels rayons X très intenses vers un objet intéressant, à partir de différents points préalablement choisis et distants de 11 objet. Plus précisément, l'invention concerne un tel appareil qui peut être utilisé dans un dispositif de radiographie avec balayage pour formation de tomographies par calculateur, et ne comprenant aucun élément mobile . *L'appareillage habituel d'analyse par radiographie d'intensité élevée, par exemple utilisé dans les dispositifs de balayage actuellement disponibles qui permettent la formation de tomographies par calculateur, comprennent en général une ou plusieurs sources et un ou plusieurs détecteurs de rayons X qui sont entralnés en rotation mécaniquement ensemble autour d'un axe qui est sensiblement horizontal et passe par l'appareil et l'objet intéressant.Cependant, comme l'appareil de production et de détection des rayons X qui doit tourner est relativement important et lourd, la source et le détecteur étant en général séparés par une distance de l'ordre du mètre, les forces d'accélération, centrifuges et de freinage qui doivent être utilisées pour la rotation et l'arret de l'appareil, en vue d'une remise en position précise et rapide en de nombreux points, sont obligatoirement importantes et provoquent l'application de contraintes élevées à la fois à la cathode et à l'anticathode du tube générateur de rayons X. Un procédé évident permettant l'obtention de meilleures caractéristiques de vitesse de balayage sans les restrictions imposées par les forces d'inertie, comprend l'utilisation d'un système balayage électronique qui ne comporte pas d'éléments mobiles qui peuvent ainsi présenter de telles restrictions.Cependant, les propriétés physiques d'un faisceau d'électrons convenant à la production de tels rayons Cet 11 interaction d'un tel faisceau avec les éléments de balayage posent un certain nombre de problèmes non évidents qui n'ont pas eu jusqu'à présent de solution, et qui ont empêché la mise au point d'un dispositif de balayage pour radiographie utilisable en pratique et ne comportant pas d'éléments mobiles, tout en ayant une puissance suffisante pour pouvoir être utilisé notamment pour la formation de tomographies par calCulateur.Les principaux problèmes qui se sont posés sont ceux qui sont imposés à la configuration géométrique de la source focale par les forces exercées par les charges d'espace du faisceau d'électrons utilisé pour la formation des rayons X, et par les aberrations de champ introduites dans le faisceau par les éléments déflecteurs de celui-ci. Dans le cas d'un dispositif de balayage de radiographie à haute tension et à forte intensité comprenant une anticathode annulaire et un faisceau d'électrons dévié vers l'anticathode à partir d'une trajectoire initiale correspondant à l'axe de l'anneau, l'analyse indique que le principe de la déviation simple du faisceau des distances nécessaire à la mise en oeuvre pratique provoque l'apparition d'aberrations indésirables, dues en grande partie à l'étalement du faisceau provoqué par les forces de défocaiisation des charges d'espace, -Un boîtier entourant l'espace de dérive doit alors être beaucoup trop important. En outre, les techniques classiques de focalisation aggravent encore les effets des aberrations du faisceau dus aux éléments déflecteurs nécessaires.En pratique, on utilise un champ magnétique axial simple afin que la section du faisceau puisse être réglée par compensation de la divergence due aux forces des charges d'espace. Cependant, l'utilisation de telles bobines classiques de grande longueur placées à l'extérieur de la chambre sous vide provoque la projection du faisceau d'électrons sur l'anticathode avec des composantes importantes de vitesse azimutale (circonférentielles par rapport à l'anticathode annulaire) si bien qu'une partie importante de l'intensité des rayons X est perdue pour une énergie donnée du faisceau d'électrons. M8me si les divers effets d'aberrations dus aux éléments déflecteurs et les forces de défocalisation pouvaient être neutralisés individuellement pour une position donnée de l'anticathode (c'est-à-dire pour une configuration particulière du champ de déviation), les autres emplacements azimutaux de la source focale, nécessitant des configurations différentes de champ de déviation, réagiraient avec le faisceau imparfait à l'entrée, d'une manière linéaire, avec formation d'aberrations variant dans L'espace et dans le temps, au niveau de la source focale. La difficulté de la suppression de ces déformations de la source focale est encore accrue dans le cas de la réalisation d'un dispositif de balayage de rayons X pour une installation de tomographie par calculateur dans laquelle le faisceau d'électron peut être commuté rapidement, dans de petites installations, entre des points très espacés de l'anticathode. L'invention concerne un appareil de balayage de rayons X de forte puissance, n'ayant pas d'élément mobile et ne présentant pas les inconvénients précités. Elle concerne aussi un tel appareil qui est destiné plus précisément à réduire au minimum les restrictions imposées à la configuration géométrique de la source focale par les forces dues aux charges d'espace et par les aberrations du champ. Elle concerne aussi un tel appareil qui permet la déviation d'un faisceau d'électrons de puissance élevée, sur de grandes distances, le faisceau étant dirigé sur une anticathode qui entoure l'axe d'un objet intéressant. Elle concerne aussi un appareil qui a une source focale étroite et qui permet la direction de plusieurs faisceaux de rayons X vers l'intérieur, à partir d'une série de positions azimutales prédéterminées placées autour de la périphérie d'une telle anticathode annulaire.Elle concerne aussi un procédé de formation et de direction de tels rayons X, avec un balayage non mécanique. Plus précisément, l'invention concerne un appareil destiné à former des rayons X de forte intensité et à les diriger vers un objet intéressant, à partir de plusieurs points prédéterminés distants de l'objet et espacés radialement autour d'une droite passant par l'objet. L'appareil décrit n'a pas d'élément mobile et il comprend un dispositif générateur d'un faisceau d'électrons de tension et d'intensité élevées, et un dispositif fixe formant une anticathode, entourant lesdits points et destiné à recevoir le faisceau d'électrons, à créer des rayons X correspondants et à diriger ces derniers vers l'objet intéressant. Un boAtier sous vide contient le générateur de faisceau près d'une première extrémité et le dispositif formant l'anticathode près de l'autre extrémité. L'appareil comprend en outre un dispositif destiné à diriger sélectivement le faisceau d'électrons vers des points prédéterminés, à partir de l'anticathode et un dispositif de conformation du faisceau afin qu'il ait une section de configuration prédéterminée au point d'incidence sur l'anticathode, ce dispositif de conformation étant destiné à corriger les aberrations du faisceau introduites par le dispositif de projection du faisceau.En outre, l'invention concerne un procédé de formation et de direction de rayons X d'intensité élevée, vers un objet intéressant, à partir d'une anticathode, par mise en oeuvre d'une combina son d'un dispositif de projection de faisceau et d'un dispositif de conformation qui assurent la compensation de l'effet des forces des charges d'espace agissant sur le faisceau et la correction des aberrations de champ imposées au faisceau. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront mieux de la description qui va suivre, faite en référence aux dessins annexés sur lesquels la figure i est une coupe en élévation latérale d'un premier mode de réalisation d'appareil destiné à créer et projeter des rayons X, selon l'invention la figure 1A est une coupe partielle en élévation latérale d'une variante de l'appareil de la figure 1, ayant un collecteur de faisceau monté en dehors de l'axe longitudinal la figure 2 est une perspective schématique représentant les principaux éléments de l'appareil de la figure 1, et elle indique la trajectoire du faisceau d'électrons la figure 3 est une perspective schématique représentant le trajet du faisceau de la figure 2 entre les ensembles dipolaires et l'anticathode la figure 4 est une élévation en coupe partielle de l'appareil de la figure i la figure 5 est une coupe représentant l'ensemble à enroulementsmultipolaires de l'appareil de la figure i, suivant la ligne 5-5 la figure 6 est une coupe de l'ensemble à enroulements multipolaires de l'appareil de la figure 1 suivant la ligne 6-6 la figure 7 est une coupe représentant les ensembles dipolaires de l'appareil de la figure t suivant la ligne 7-7 la figure 8 est une coupe agrandie de l'anticathode et de la structure de collimation de l'appareil de la figure 4, suivant la ligne 8-8 la figure 9 est une coupe d'une variante de l'appareil de la figure 8 la figure 10 est une coupe de l'appareil de la figure 8, suivant la ligne 10-10 les figures liA à 11E représentent les effets sur l'orientation et la configuration de la section du faisceau d'électrons, des ensembles quadrupolaires de la figure 1 les figures 12A à 12E représentent les effets sur l'orientation et la configuration de la section du faisceau d'électrons, des ensembles sextupolaires de la figure 1 la figure 13 est une coupe en élévation latérale d'un second mode de réalisation avantageux d'appareil destiné à créer et projeter des rayons X, selon l'invention la figure 14 est une perspective schématique des principaux éléments de l'appareil de la figure 13 et elle représente la trajectoire d'un faisceau d'électrons dans l'appareil la figure 15 est une élévation en coupe partielle de l'appareil de la figure 13 la figure 16 est une coupe agrandie de l'anticathode et du collecteur de faisceau de l'appareil de la figure 15, suivant la ligne 16-16 la figure 17 est une coupe de l'appareil de la figure 16 suivant la ligne 17-17 la figure 18 est une coupe d'une variante de l'appareil des figures 16 et 17 la figure 19 est une coupe d'une autre variante de l'appareil de la figure 16 la figure 20 est une coupe d'une autre variante de l'appareil de la figure 16 dans laquelle l'anticathode comprend des portées et des cavités qui alternent la figure 21 est une coupe de l'appareil de la figure suivant la ligne 21-21 ; et la figure 22 est une coupe d'une partie de l'appareil de la figure 16 et elle représente l'introduction de l'un des capteurs de faisceau. La coupe de-la figure 1 représente un mode de réalisation avantageux d'appareil destiné à créer et à projeter des rayons X selon l'invention, les principaux éléments étant représentés en perspective schématique sur la figure 2. Dans ce mode de réalisation de l'invention, les éléments fondamentaux sont un canon électronique 2 destiné à former un faisceau 3 d'électrons de tension et d'intensité élevées, une bobine 4 de focalisation électromagnétique préliminaire, un ensemble 6 à enroulements multipolaires destiné à conformer le faisceau et à corriger ses aberrations, deux ensembles dipolaires 8 et 10 à champ électromagnétique destinés à dévier le faisceau d'électrons par rapport à l'axe longitudinal, deux bobines 12 et 14 de focalisation électromagnétique du faisceau d'électrons, une anticathode 16 destinée à recevoir le faisceau d'électrons et à former des rayons X correspondant, et un boîtier ou enceinte 18 sous vide contenant les éléments précités, le canon electro- nique étant adjacent à une première extrémité et l'anticathode à l'autre extrémité. Le canon d'électrons est aligné de façon générale sur l'axe longitudinal de l'appareil Z-Z représenté comme étant pratiquement horizontal. Les ensembles dipolaires 8 et 10 de déviation de faisceau et les bobines 12 et 14 de focalisation forment de façon générale le dispositif de projeté tion du faisceau d'électrons, et la bobine 14 de focalisation préliminaire et l'ensemble 6 à enroulements multipolaires, décrits dans la suite, forment le dispositif de conformation de faisceau. Le fonctionnement général de l'appareil est le suivant. Le faisceau 3 d'électrons estformé par le canon électronique 2 fonctionnant à tension élevée, avec une grande distance focale et une faible émittance, et il passe dans l'ensemble 4 comprenant la bobine de focalisation préliminaire et l'ensemble 6 à enroulements multipolaires; Le faisceau 3 parvient alors au système de déviation ou déflecteur qui comporte les dipôles 8 et 10 qui donnent un moment radial relativement important au faisceau si bien que celui-ci est dévié de l'axe Z-Z lorsqu'il pénètre dans la grande chambre annulaire 18 sous vide représentée sur la figure 1.Lorsque le faisceau dévié 3 approche de la paroi externe de la chambre 8, il pénètre dans le champ faible de focalisation de la bobine électromagnétique 12 de grand diamètre qui reçoit un courant continu afin qu'elle forme un champ électromagnétique. les composantes radiale et axiale du champ électromagnétique de cette bobine 12 chargée électriquement interagissent avec les composantes axiale et radiale respectivement de vitesse du faisceau d'électrons et donnent à celui-ci une vitesse azimutale ou circulaire si bien que le faisceau tourne autour de l'axe Z-Z comme indiqué sur les figures 2 et 3.Ce déplacement azimutal du faisceau coopère avec les composantes axiale du champ de la bobine 12 avec formation de forces qui assurent à la fois la focalisation, étant donné le gradient de champ agissant sur des parties différentes du faisceau avec des forces différentes, et la compensation de la vitesse radiale imposée par les ensembles dipolaires 8 et 10. Un réglage convenable de l'intensité du courant continu dans la bobine 12 permet la réduction de la vitesse radiale du faisceau à une valeur très faible lors du passage dans ce champ. Ainsi, le faisceau continue à dériver dans le champ de la bobine 12, avec des composantes de vitesse pratiquement axiale et azimutale jusqu'à ce que le faisceau pénètre dans le champ focalisateur faible de la seconde bobine 14 de focalisation de grand diamètre.Cette seconde bobine 14 est alimentée en courant continu de polarité opposée à celui de la bobine 12. En outre, l'intensité du champ électromagnétique de la bobine 12 est réglée de préférence afin que la composante axiale résultante du champ électromagnétique agissant sur le faisceau soit réduite à une valeur à peu près nulle dans le plan de l'anticathode 16, comme représenté très près de la bobine 12 sur la figure 1.La réduction à une valeur nulle de cette manière de la composante axiale du champ électromagnétique permet i'an- nulation des composantes azimutales de vitesse du faisceau des lentilles ou bobines 12 et 14 fonctionnant en sens opposés, si bien que la vitesse azimutale résultant du faisceau dtélectrons est réduite pratiquement à une valeur nulle lorsque le faisceau vient frapper la surface de l'anticathode 16. Lors du passage dans la seconde bobine 14 dans laquelle le sens de l'accélération azimutale et du champ magnétique réel sont inversés par rapport à ceux de la bobine 12, le faisceau 3 continue à subir une force résultante de focalisation étant donné le gradient de champ dans cette bobine. Ainsi, le faisceau 3 subit une force continue de focalisation, depuis le début de sa trajectoire après l'entrée dans le champ électromagnétique de la bobine 12 jusqu'à l'anticathode 16 qui se trouve près de l'extrémité de la chambre 18 sous vide.La sélection du nombre convenable de tours des deux bobines 12 et 14 et la disposition de ces ensembles blindés à bobines des emplacements optimaux permettent l'utilisation d'une alimentation unique à courant constant pour les deux ensembles 12 et 14 si bien que le fonctionnement peut être simple dans toute une plage d'énergiesdu faisceau d'électrons. Ainsi, l'action combinée de deux bobines 12 et 14 de focalisation électromagnétique à champs opposés et ayant un grand diamètre permet non seulement l'élimination -de la composante azimutale indésirable de vitesse du faisceau du plan de l'anti-cathode mais aussi le réglage de l'étalement du faisceau dû aux forces des charges d'espace.Il s'agit d'un avantage important dans un tel appareil de balayage de rayons X car l'utilisation d'une focalisation classique par bobines provoque la projection des électrons sur l'anticathode annulaire avec des composantes importantes de vitesse azimutale si bien que l'intensité des rayons X dirigés radialement vers le patient est réduite. En outre, une position azimutale très stable d'une source focale ponctuelle ou d'une source linéaire à orientation radiale, comme indiqué sur les figures 8, 9 et 10, sur l'antneathode, présente une plus grande difficulté d'obtention avec la vitesse azimutale au niveau de l'anticathode. Le canon électronique 2 a de préférence une faible émittance, comme décrit par exemple dans l'article de Jacob Haimson,Recent Advances in High Voltage Electron Beam Injectors, IEEE Transactions on Nuclear Science, NS-22, juin 1975, pages 1354-57. Le courant est transmis à ce canon électronique par une source d'énergie à haute tension convenable non représente placée à l'autre extrémité du câble 20. Comme indiqué dans l'article précité, une liaison lumineuse 22 à optique de fibre peut être avantageusement utilisée pour la commande pulsée du canon d'électrons comme décrit dans la suite. La chambre 18 sous vide qui a la forme générale d'une cloche ayant des parois interne et externe qui délimitent la chambre, comprend aussi un col cylindrique allongé 19 disposé entre les ensembles dipolaires 8 et 10 et le canon 2. La partie de la chambre sous vide qui forme la cloche est de préférence en une matière non magnétique telle qu'un acier inoxydable, et le col 19 est de préférence formé d'une matière diélectrique convenable, par exemple de verre. Le canon électronique 2 et l'espace de dérive formé entre ce canon et les ensembles dipolaires 8 et 10 comprennent des bobines compensatrices 24 et 26 de Helmholtz, et le boitier 18 en forme de cloche a un blindage magnétique 28 évitant les effets indésirables de direction de faisceau dus aux anomalies magnétiques locales et au champ magnétique terrestre parasite.Une pompe à vide convenable 30 communique avec l'intérieur de la chambre 18 et y maintient le vide voulu. L'anticathode 16 représentée plus clairement sur les coupes partielles des figures 8, 9 et 10, est placée dans la chambre sous vide, près de l'extrémité externe de la chambre horizontale 18 en forme de cloche, et elle entoure les points coplanaires à partir desquels les rayons X doivent être dirigés vers le patient ou un autre objet intéressant. L'anti cathode est de préférence un organe annulaire continu ayant une chambre interne 36 reliée à une entrée 38 et une sortie non représentée permettant le passage d'un fluide de refroidissement tel que lteau qui est destiné à retirer la chaleur dégagé par le choc du faisceau d'électrons sur l'anticathode. De préférence, lten- semble 16 formant l'anticathode est constitué essentiellement de cuivre qui facilite le transfert de chaleur au fluide de refroidissement. L'utilisation de cette anticathode fixe, continue et de surface relativement grande permet l'utilisation d'une densité moyenne d'énergie du faisceau d'électrons relativement faible sur l'anticathode, malgré l'intensité élevée du faisceau au point d'incidence, si bien que les difficultés présentées actuellement par l'augmentation de la puissance du faisceau dans les tubes classiques de rayons X à anticathode rotative sont supprimées. Un élément rapporté 20, avantageusement formé de tungstène, est incorporé à l'anticathode, sur la partie de celle-ci qui est tournée vers le faisceau électronique 3, indiquée en pointillés en direction horizontale sur les figures 8 et 9, et cet élémentrapporté est destiné à former les rayons X voulus 41 (suivant le faisceau en trait interrompu descendant sur les figures 8, 9 et 10). La figure 8 représente une partie de l'ensemble formant l'anticathode représentée sur les figures 1 et 2, l'angle formé par le faisceau incident 3 et l'élément rapporté 40 étant réglés afin que les rayons X soient dirigés vers l'axe Z-Z avec une faible composante longitudinale, vers l'extérieur de la cavité 42 délimitée par la paroi interne 44 du boitier 18 sous vide. Des éléments de collimation sous forme d'ouvertures 46 disposées dans un anneau placé radialement vers l'intérieur de l'anticathode 16, sont alignés sur le faisceau de rayons X qui provient de l'élément rapporté 40. Une fenêtre convenable 50 qui transmet les rayons X recouvre l'extrémité radialement interne de chaque élément 46 de collimation et assure l'étanchéité à ce niveau afin que l'intégrité de la chambre 18 sous vide soit assurée. la figure 10 qui est une coupe suivant la ligne 10-10 de la figure 8, représente l'image projetée 52 du faisceau d'électrons, sur l'élément rapporté incliné 40, l'image ayant une configuration elliptique très allongée, si bien que le faisceau de rayons X projeté peut avoir une section circulaire ou légèrement ovale, lorsqu'il quitte l'élément rapporté 40 et est dirigé vers les détecteurs 48 placés en face. La figure 9 représente une variante de la structure de l'anticathode décrite précédemment, cette anticathode 16 étant inclinée afin que le faisceau de rayons X soit dirigé radialement vers 1' intérieur en direction perpendiculaire à l'axe longitudinal Z-Z dans l'appareil de la figure 1. Evidemment, plusieurs éléments séparés d'anticathode entourant les mêmes points coplanaires d'incidence du faisceau d'électrons, espacés radialement autour de l'axe Z-Z, peuvent remplacer lganticathode annulaire continue 16, avec les mêmes propriétés de fonctionnement. La figure 2 est une perspective en plan, en coupe partielle, des principaux éléments actifs de l'appareil selon 1 'in- vention. Le faisceau pointillé 5 partant d'une extrémité du canon électronique 2 vers ltanticathode 16 représente le faisceau électronique dirigé dans l'appareil vers l'un des points prédé terminés formés autour de l'anticathode et à partir duquel des rayons X doivent être formés. Par raison de clarté, on nta pas représenté la chambre 18 et son col 19, les contours étant simplement indiqués en trait interrompu. Cette position de faisceau est exactement la même que celle de la perspective de la figure 3 et que celle qui est représentée par le trait interrompu gras de la figure 4.Ces illustrations représentent l'appareil utilisé pour la projection et la conformation du faisceau d'électrons et pour la correction des aberrations dues aux divers éléments actifs, avec compensation de l'effet des charges d'espace. Les principaux éléments utilisés pour la déviation du faisceau sont les deux ensemble dipolaires 8 et 10, à champ électromagnétique. Bien qu'on puisse utiliser à cet effet des dipôles - -électriques ou magnétiques, le mode de réalisation avantageux représenté met en oeuvre des dipôles magnétiques, comprenant des ensembles à bobines recevant un courant électrique. Ces ensembles dipolaires 8 et 10 sont disposés afin que les poles soient orientés orthogonalement l'un à l'autre et à la direction du faisceau d'électrons si bien que le réglage indépendant de l'intensité de chaque champ dipolaire permet la déviation du faisceau dans toute direction voulue à partir de l'axe Z-Z.Dans ce mode de réalisation, le premier ensemble dipolaire 8 a autour de l'axe Z-Z une orientation telle qu'il a un pôle qui se trouve dans un plan horizontal, ce plan constituant le plan 11 de référence des dipôles sur la figure 3. Bien qu'un dipôle magnétique puisse être facilement formé par disposition de deux bobines enroulées uniformément à des points diamétralement opposés du faisceau, l'étude du faisceau après sa déviation par un tel champ dipolaire indique des déformations très nette de la section du faisceau, dues à la présence de modes d'ordre supérieur ou d'inhomogénéitésdans le champ. L'importance de ces distorsions du faisceau dépend de divers facteurs dont le plus important est la configuration géométrique des divers enroulements des bobines, l'angle de déviation et la distance de dérive à partir du plan de sortie du dipôle vers le plan d'application du faisceau (l'anticathode). Les deux principales aberrations de champ qui peuvent être prévues après l'interaction avec un champ dipolaire intense sont celles qui sont dues aux champs quadrupolaires et sextupolaires d'ordre élevé. Des analyses théoriques, notamment celles de l'article de W.R. Smythe, Static and Dynamic Electricity, (New York McGraw-Hill, 1950), p. 279, portant sur la formation de répartitions de champ3homogènesavec des aimants à plusieurs modes formés autour d'un cylindre et ayant des enroulements qui sont sensiblement parallèles à l'axe du cylindre, indiquent que des feuilles de courant électrique de faible épaisseur radiale doivent se former sur la surface cylindrique suivant la fonction Ir = Io cos r,d dans laquelle Id représente la densité de courant en surface, n le nombre de pôles et a la position angulaire d'une partie quelconque de la bobine à partir d'un antipôle. Dans un mode de réalisation avantageux, le dipôle qui dirige le faisceau comprend deux ensembles dipolaires 8 et 10 assurant une répartition du courant suivant une fonction cosinus du type indiqué et ayant des pôles qui sont orthogonaux l'un à l'autre ainsi qu'à l'axe Z-Z du faisceau. Dans cette disposition, le faisceau d'électrons peut être dévié rapidement à tout emplacement azimutal de llanti- cathode 16 par application de courant d'excitation, décrit dans la suite, aux deux ensembles 8 et 10 avec le rapport positif ou négatif convenable. Il faut noter que, pour un courant et une énergie donnée du faisceau, l'emplacement des bobines 12 et 14 de grand diamètre et le courant transmis à ces bobines restent constants. Il faut aussi noter que l'alimentation de chaque ensemble dipolaire avec des courants excitateurs ayant des amplitudes variant sinusoldalement au cours du temps et ayant des phases en quadrature permet la déviation du faisceau électronique d'une manière qui provoque la rotation de ce faisceau autour de l'anticathode avec une fréquence angulaire co = 2 C f dans laquelle f est la périodicité des courants d'excitation des déflecteurs dipolaires. La description qui précède indique que les ensembles dipolaires 8 et 10 sont formés chacun par deux bobines dipolaires électromagnétiques 8a, 8b et 10a, lOb. Ces bobines sont formées autour de la surface de rotation qui comprend le col évasé de la chambre 18 au niveau duquel la chambre est reliée au col cylindrique 19. Les enroulements de chacune de ces bobines sont à peu près parallèles au trajet du faisceau le long de l'axe Z-Z et sont formés avec la fonction indiquée précédemment si bien que la densité de courant en surface dans chaque partie de chaque bobine dipolaire est proportionnelle au cosinus de l'angle, mesuré autour de l'axe longitudinal Z-Z, formé entre une telle partie de bobine et un antipôle de la bobine.Ces bobines forment alors les ensembles dipolaires 8 et 10 qui sont les éléments principaux de déviation (fonctionnant en combinaison avec les bobines 12 et 14) qui dirigent le faisceau 3 en divers point de l'anticathode 16. Même lorsqu'un soin extrême est apporté à la conception et à la fabrication des ensembles dipolaires 8 et 10 donnant des répartitions particulières du courant, des aberrations résiduelles de beaucoup trop grande amplitude pour pouvoir être acceptables peuvent encore être présentes étant donné les effets des cnamps marginaux et les imperfections, par exemple les répartitions asymétriques des charges, dans le faisceau qui pénètre dans les ensembles dipolaires. Un ensemble 6 à enroulements multi- polaires est utilisé avec la bobine de focalisation préliminaire 4 sous forme d'un dispositif souple permettant la compensation de ces effets résiduels indésirables ainsi que d'un dispositif de réglage indépendant de la configuration et de l'orientation de la section de la source focale à toute position azimutale sur l'anticathode 16.Cet ensemble 6 qui peut etre placé de part et d'autre de labobine 4 mais qui est représenté entre cette bobine 4 et les ensemble dipolaires 8 et 10, comprend deux ensembles électromagnétiques quadrupolaires 52 et 54 et deux ensembles électromagnétiques sextupolaires 56 et 58, formés autour du col 19 de la chambre sous vide comme indiqué sur les figures 1 et 2 et sur les coupes des figures 5 et 6. Les deux ensembles quadrupolaires 52 et 54 sont de préférence formés chacun par quatre bobines électromagnétiques 52a, 52b, 52c, 52d et 54a, 54b, 54c, 54d, formées autour d'une surface de rotation de préférence le col 19 de la chambre, autour du trajet du faisceau. Chacune de ces bobines a des enroulements qui sont à peu près parallèles au trajet du faisceau et, comme représenté sur les figures 5 et 6, ils sous-tendent des arcs adjacents successifs ayant à peu près les mêmes valeurs, et ainsi un angle d'environ 900 autour du col 19 de la chambre. Chaque enroulement 52a à 52d et 54a à 54d est formé d'une manière bien connue des hommes du métier de manière que la densité de courant en surface de chaque partie de chaque bobine soit proportionnelle au cosinus de 11 angle formé par cette partie de bobine et un antipôle de la bobine. Comme indiqué sur les figures 5 et 6, le premier ensemble quadrupolaire 52 a, autour de l'axe longitudinal de l'appareil, une orientation telle qu'un premier pôle de cet ensemble quadrupolaire 52 se trouve dans le plan sensiblement horizontal considéré antérieurement comme plan de référence des dipôles 11.Le second ensemble quadrupolaire 54 qui est aussi représenté sur les figures 5 et 6, est concentrique au premier ensemble quadrupolaire 52 et il est décalé angulairement de 450 autour de l'axe longitudinal Z-Z, par rapport au premier ensemble quadrupolaire 52. la fonction cosinus voulue pour la densité de courant en surface lorsque le courant est appliqué aux bobines quadrupolaires est obtenue par un enroulement sur gabarit des bobines d'une manière bien connue des hommes du métier afin que chaque bobine ait très peu de couches d'enroulement près du centre de la bobine, avec des nombres croissants et ainsi des épaisseurs croissantes d'enroulements vers l'extérieur à partir du centre comme indiqué sur la coupe de la figure 6, si bien que la fonction cosinus voulue peut être obtenue. Les ensembles 56 et 58 à bobines électromagnétiques sextupolairesdestinéesà corriger les aberrations sont aussi représentés sur les figures 5 et 6 et comprennent chacun avantageusement six bobines électromagnétiques formées autour d'une surface de rotation, de préférence sur le col 19 de la chambre sous vide et de préférence disposées concentriquement sur les ensembles quadrupolaires. Chacune des six bobines 56a à 56f et 58a à 58f a des enroulements qui sont à peu près parallèles au faisceau et au trajet 3 de celui-ci le long de l'axe horizontal, et ils sous-tendent des arcs successifs adjacents qui ont tous à peu près la même valeur, c'est-à-dire à peu près 600 autour du col du boltier de la chambre.Chacun des enroulements 56a à 56f et 58a à 58f est aussi enroulé avec la configuration générale décrite pour les bobines quadrupolaires si bien que la densité de courant de surface dans la bobine est proportionnelle, dans chaque partie, au cosinus de l'angle formé par cette partie et un antipôle de la bobine sextupolaire. Comme indiqué plus clairement sur la figure 6, le premier ensemble sextupolaire 56 est orienté autour de l'axe longitudinal de l'appareil de manière qu'un premier pôle de ce premier ensemble sextupolaire se trouve de façon générale dans le plan horizontal qui constitue le plan de référence Il des dipôles Le second ensemble sextupolaire 58 est de préférence concentrique au premier ensemble 56 et il est décalé angulairement de 500 autour de l'axe longitudinal par rapport au premier ensemble sextupolaire. On se réfère maintenant au tableau qui suit et aux figures 11 A à lIE et 12A à 12E pour la description du rôle de l'ensemble à enroulements multipolaires 6 comprenant les divers ensembles quedrupolaires et sextupolaires, les figures 11A à 11E et 12A à 12E représentant les effets de diverses combinaisons des champs quadrupolaires et sextupolaires sur la section du faisceau électronique projeté 3, compte non tenu des influences des ensembles dipolaires 8 et 10 et des bobines 12 et 14, pour le moment, pour des raisons de simplification de la description. Ces figures représentent les effets sur les configurations du faisceau et sur l'orientation-du faisceau, des champs électroma gnétiques indiqués, produits par les ensemble quadrupolaires 52 et 54 et sextupolaires 56 et 58 lorsque les phases et les amplitudes spécifiées des champs électromagnétiques sont obtenues dans chacun des ensembles par application d'un courant électrique prédéterminé aux ensembles comme décrit plus en détail dans la suite. Amplitude et phase du champ Orientation et configuratlon de la section du faisceau électronique Quadrupole 52 Quadrupole 54 Zéro Zéro fig. 11A + Max, ( r/2) Zéro fig. iiB Zéro Zéro (t) + Max, (or/2) fig. 11C - Max, (3#/2) Zéro,(#) fig. 11D Zéro,(2sr) - Max, (3#/2) fig. 11E TABLEAU (suite) Amplitude et phase du champ Orientation et configuration de la section du faisceau électronique Sextupôle 56 Sextupôle 58 Zéro Zéro ç fig. 12A + Max, (au/2) Zéro fig. 12B Zéro (ir) + Max, ( r/2) fig. 12C - Max, (3fil/2) Zéro fig. 12D Zéro (2n3 - Max, (3il/2) fig. 12E Le tableau qui précède et les figures 11A à liE et 12A à 12E indiquent que, lorsque le second quadrupôle 54 n'est pas alimenté (champ d'amplitude nulle), lorsque l'intensité du champ du premier duaqrupôle 52 augmente à partir d'une valeur nulle jusqu'à une valeur maximale positive donnée, un faisceau de section initialement circulaire se transforme en faisceau de section générale elliptique dont le grand axe fait un angle 0 = 450 avec une référence horizontale, avantageusement le plan horizontal constituant le plan 11 de référence des dipôles comme indiqué sur la figure 113. Le rapport du grand axe au petit axe de l'ellipse de la section est une fonction de la puissance de l'ensemble quadrupolaire, de l'énergie et du diamètre du faisceau à l'entrée des ensembles quadrupolaires, déterminé par la bobine 4 de focalisation préliminaire, et de l'action ultérieure des forces d'étalement de faisceau dues aux charges d'espace. L'inversion du champ du premier ensemble quadrupolaire 52 par passage à zéro puis à une valeur maximale négative, provoque le retour de la section du faisceau à une forme circulaire puis à une forme elliptique dont le grand axe fait alors un angle de 1350 avec la référence, à savoir le plan il de référence des dipôles comme indiqué sur la figure 11D. Ainsi, l'orientation spatiale de la source focale subit une variation de w/2 lors d'une variation de ir dans le sens du champ quadrupolaire.Les champs électromagnétiques du second ensemble quadrupolaire 54 donnent à la source focale du faisceau des caractéristiques analogues, mais avec un dessin décalé de 450 en azimut par rapport au dessin donné par le premier quadrupôle 52, étant donné le décalage angulaire de 450 des enroulements des deux ensembles quadrupolaires. D'une manière analogue à ce qu'on a décrit en référence aux ensembles quadrupolaires, lorsque l'ensemble sextupolaire 58 n'est pas alimenté, l'augmentation du champ de l'ensemble sextupolaire 56 à partir d'une valeur nulle jusqu'à une valeur positive maximale donnée tend à transformer une section circulaire initiale du faisceau (figure 12A) en une section qui correspond à peu près à un triangle équilatéral dont l'orientation est telle qu'une droite passant par le centre et un sommet du triangle fait un angle d'environ 300 avec la référence, à savoir le plan 11 de référence des dipôles comme représenté sur la figure 12B.Lorsque les champs sextupolaires sont inversés, par passage d'une valeur positive maximale à une valeur négative maximale, l'orientation spatiale de la section du faisceau mise sous forme triangulaire change de 600 comme indiqué par la différence d'orientation entre les figures 12B et 12D. Les dessins des sections de faisceau obtenus par variation des champs des bobines individuelles sextupolaires 56 et 58 sont en général identiques mais décalés en azimut de 300 les uns par rapport aux autres comme indiqué par la différence entre les figures 12B et 12C.Ainsi, lorsque les bobines sextupolaires 56 et 58 sont alimentées sélectivement, diverses perturbations triangulaires voulues peuvent être apportées à la configuration de la section du faisceau électronique si bien que les aberrations sextupolaires introduites dans le faisceau par d'autres sources peuvent être pratiquement annulées ou compensées. La description qui précède, faite en référence aux figures liA à liE, indique que le maintien du courant transmis au premier ensemble quadrupolaire 52 à une valeur proportionnelle de façon générale au sinus du double de l'angle O d'orientation de l'ellipse et le maintien du courant transmis au second quadruple 54 à une valeur proportionnelle de façon générale au cosinus du double de cet angle permettent la rotation autour de son centre de la section sensiblement elliptique. Les figures indiquent aussi que deux cycles complets de changement de champ sont nécessaires à l'obtention d'une rotation de 3600 de la source focale elliptique.De manière analogue, la variation des courants transmis aux ensembles sextupolaires 56 et 58 de manière que le courant transmis au premier ensemble sextupolaire 56 soit proportionnel de façon générale au sinus du triple de l'angle Q et que le courant appliqué au second ensemble sextupolaire 58 soit de façon générale proportionnel au cosinus du triple de l'angle e , provoque la rotation de la section triangulaire du faisceau autour de son centre, trois cycles complets de changement de champ étant nécessaires à une rotation de 3600 de l'orientation spatiale de la source focale.Ainsi, les courants transmis aux diverses bobines de l'ensemble 6 à enroulements multipolaires varient de la manière suivante, IQ52 et k54 représentant le courant passant dans les ensembles quadrupolaires 52 et 54 et 1S56 et 1858 représentant les courants transmis qui circulent dans les ensembles sextupolaires 56 et 58 IQ52 = sin 2 O I = IIQO cos 2 e Ifs56 ISO sin 3 e Ils58 = I' cos 3 e et et Iso représentent des courants de référence, les quantités 1,QO et I'So tenant compte des petites différences qui sont nécessaires dans les valeurs des courants maximaux pour les ensembles quadrupolaires appariés et les ensembles sextupolaires appariés respectivement, essentiellement à cause des diamètres croissants successivement des enroulements multipolaires placés les uns sur les autres. La description qui précède indique que l'ensemble 6 à enroulements multipolaires, combiné à la bobine 4 de focalisation préliminaire et lorsqu'il est alimenté, donne des ellipticités différentes pour la section du faisceau, allant d'une ellipticité nulle (section circulaire) à une ellipticité élevée (ellipse très allongée), les sections pouvant tourner de 3600 autour de leur propre centre et pouvant prendre tout angle donné grâce au réglage convenable de l'amplitude et de la polarité des deux champs des ensembles quadrupolaires. De manière analogue, des perturbations triangulaires de la section du faisceau peuvent être introduites délibérément et orientées avec tout angle voulu autour du centre de la section du faisceau, par réglage de l'amplitude et de la polarité des champs des deux ensembles sextupolaires. Ainsi, ces perturbations peuvent être superposées à la source focale d'une manière telle que les aberrations sextupolaires qui peuvent être introduites par l'action des ensembles dipolaires 8 et 10 de déviation et les autres éléments de focalisation et de direction de faisceau du système, soient annulées. Ces ensembles quadrupolaires et sextupolaires constituent les principaux éléments de conformation du faisceau et de correction des aberrations. Les éléments de conformation du faisceau et les éléments de direction ou de projection de faisceau, décrits précédemment, rendent possible la sélection d'une configuration géométrique pour la source focale, c'est-à-dire d'une configuration et d'une orientation du faisceau, lorsqu'il parvient sur l'anticathode 16, qui est souhaitable pour la mise en oeuvre d'opérations de radiographie avec une résolution élevée, du type nécessaire dans la tomographie par calculateur. Par exemple, une source focale sous forme d'une ellipse très allongée, se rapprochant beaucoup d'une source linéaire et ayant un axe principal qui est dans un plan radial par rapport à l'axe longitudinal Z-Z pour toutes les positions azimutales autour de l'anticathode 16 de grand diamètre ,peut être obtenue.Avec cette configuration linéaire radiale et pour une sélection convenable de l'angle d'incidence du faisceau sur l'anticathode, la source focale peut avoir une section projetée qui semble provenir pratiquement d'une petite source circulaire ou légèrement elliptique, dans la direction des rayons Y. En général, cette configuration et cette orientation permettent une collimation très nette du faisceau de rayons X et la réduction au minimum des contributions de pénombre et d'absorption en oblique à la dose intégrée totale de rayons X transmise au patient ou à un autre objet intéressant. La description qui précède de l'appareil et de son mode de fonctionnement permet la description de la projection du faisceau vers les divers points prédéterminés de 1'antzzathode, permettant la formation de-rayons X donnant le balayage voulu. Dans cette description, on suppose que le faisceau électronique de référence doit être dévié par les ensembles dipolaires directement le long du plan horizontal de référence Il des dipôles indiqués précédemment, le faisceau étant dévié directement dans le plan de la figure t et parallèlement à la surface du plan de la figure 2. Ce faisceau de référence est indiqué par la représentation en trait plein sur la figure 3 et en trait interrompu gras sur la figure 4.Comme indiqué sur les figures 2 à 4, la composante azimutale de vitesse du faisceau, introduite par les champs des bobines 12 et 14 de focalisation de grand diamètre, déplace le faisceau angulairement autour de l'axe longitudinale Z-Z d'un angle P mesuré à partir du plan de référence des dipôles, le faisceau venant ainsi frapper l'anticathode 16 au point Pr Comme les champs produits par les bobines 12 et 14, pour une énergie donnée du faisceau d'électrons, restent constants et exercent une force constante de déplacement sur le faisceau, le point d'incidence d'un faisceau, dans les conditions données, est toujours décalé angulairement du même angle q par rapport au plan de déviation initiale sous la commande des ensembles dipolaires.En outre, par raison de simplification de la description, on a représenté l'appareil dans ce mode de réalisation avantageux de manière que le premier ensemble dipolaire 8, le premier ensemble quadrupolaire 52 et le premier ensemble sextupolaire 56 aient tous un pôle qui se trouve dans le plan horizontal il de référence des dipôles, le second dipôle 10, le second quadripôle 54 et le second sextupôle 58 ayant chacun un antipôle dans ce plan. Dans le cas de la référence, le faisceau est dévié initialement en direction horizontale par les ensembles dipolaires vers une position fixe de référence azimutale et radiale P r sur l'anticathode annulaire 16, à la suite du réglage convenable des bobines 12 et 14 de focalisation.Cette disposition permet la formation sur l'anticathode annulaire d'une source focale qui est essentiellement une ligne qui se trouve dans un plan radial et qui ne constitue donc pas une source ponctuelle. Pour cette disposition, il est souhaitable que, à la sortie des ensembles dipolaires 8 et 10, le faisceau soit légèrement convergent dans le plan de déviation et légèrement divergent dans un plan orthogonal. Cette caractéristique est obtenue par réglage du courant transmis à la bobine 4 de focalisation préliminaire afin que le faisceau ait- un diamètre relativement grand et soit légèrement convergent à l'entrée de l'ensemble multipolaire 6, 'e second ensemble quadrupolaire 54 étant réglé afin qu'il donne la relation voulue de convergence et de divergence. Ce réglage est obtenu par application du courant convenable par la commande représentée par le rectangle disposé en bas à droite sur la figure 2, aux diverses bobines, d'une manière bien connue des hommes du métier.Pour cette configuration, la distance focale de la bobine 4 est rendue égale à la distance comprise entre cette bobine 4 et le canon électronique 2, et la distance focale de ltensemble quadrupolaire 54 est rendue analogue à la distance entre les ensembles dipolaires et l'anticathode 16. Le dispositif de focalisation a aussi une configuration telle que, après déviation par les ensembles dipolaires, un croisement a lieu dans le plan radial, dans la région comprise entre les deux bobines 12 et 14 de grand diamètre. Pour une énergie et un courant donnés du faisceau, les axes principaux de la source focale elliptique voulue, au niveau de l'anticathode annulaire, pavent entre réglés par réglage du diamètre du faisceau à 11 entrée des ensemble dipolaires et par réglage de l'intensité du champ du quadruple 54.Cependant, suivant la juxtaposition des champs des ensembles dipolaires et du quadruple 54, et bien que le centre de la source focale soit convenablement disposé sur l'anti cathode, le grand axe de la configuration sensiblement elliptique du faisceau ne peut pas être orienté en direction radiale voulue au niveau de l'anticathode.Le réglage du champ du premier quadruple 52 permet alors la rotation de la source focale autour de son propre centre, comme indiqué précédemment, et sa disposition afin que le grand axe -soit aligné avec précision dans un plan disposé radialement par rapport à l'axe longitudinal Z-Z. Les ensembles sextupolaires 56 et 58 peuvent alors être réglés, par réglage des courants qu'ils leurs sont transmis, afin que toute déformation de la source focale qui peut être présente à la suite d'aberrations sextupolaires soit annulée, par réglage simple du courant transmis à ces ensembles sextupolaires. Comme les bobines 4, 12 et 14 ont une symétrie circulaire autour de l'axe longitudinal Z-Z, la configuration de la source focale peut être conservée pour toutes les autres positions azimutales autour de l'anticathode par simple maintien des relations suivantes entre les champs dipolaire, quadrupolaire et sextupolaire. Ces relations sont déterminées pour les éléments multipolaires magnétiques décrits précédemment, les courants des bobines dipolaire, quadrupolaire et sextupolaire étant appelés ID8, ID10, IQ52, IQ54, 1556 et 1558 respectivement.Les courants de référence, comme indiqué précédemment, sont appelés : I'Do, IQ0,I'Q0, 1so et 1,so' le signe ' représentant les petits réglages nécessaires, dus à la disposition des seconds ensembles dipolaire, quadrupolaire et sextupolaire au-dessus des premiers. Les relations sont alors ID8 = IDO sin # ID10 = I' DO cos (#+#) IQ52 = sin (2#+#) IQ54 = I'QO ces (2# + ) IS56 = ISo sin (3+ ) 1558 I SO ces (3#+# ) Dans les équations qui précèdent, # est une constante qui permet de tenir compte du défaut d'orthogonalité du dipôle, et 8 et sont des constantes qui permettent la rotation du faisceau sous l'action des champs axiaux parasites et les petits défauts d'alignement des divers ensembles multipolaires. Comme les bobines 12 et 14 de grand diamètre font tourner le faisceau d'un angle azimutal constant p, lorsque les ensembles dipolaires dévient le faisceau horizontalement, celui-ci ne vient pas frapper ltanticathode dans un plan hori zonal mais dans un plan 60 (figure 3) qui a tourné de l'angle e par rapport à l'horizontale donc par rapport au plan il de référence des dipôles. Ainsi, le centre du faisceau d'électrons qui est initialement dévié horizontalement dans le plan Il frappe l'anticathode 16 au point Pr de référence azimutale qui se trouve à l'intersection de l'anticathode 16 avec le plan 60 qui a tourné.Lorsque la position azimutale du faisceau sur l'anticathode, à tout point voulu, est mesuré par rapport à ce plan 60 qui a tourné, l'angle # des équations qui précèdent peut être considéré comme l'angle voulu pour la position du faisceau sur l'anticathode, dans un système de coordonnées qui a tourné de l'single # par rapport à l'horizontale. L'angle t des équations qui précèdent est évidemment aussi l'angle formé par le plan de déviation 62 du faisceau à la sortie de l'ensemble dipolaire et le plan horizontal t1 comme indiqué sur les figures 3 et 4.Ainsi, l'angle q de la position de l'anticathode est déterminé comme l'angle formé autour de l'axe longitudinal Z-Z entre le point rr de référence sur l'anticathode 16 et toute position voulue P vers laquelle on veut projeter le faisceau 3 d'électrons qui doit former des rayons X à partir de point, vers l'objet intéressant qui se trouve le long de l'axe Z-Z. Les équations qui précèdent indiquent que le courant qui doit être transmis au premier ensemble dipolaire 8 est en général proportionnel au sinus de l'angle voulu pour la position sur l'anticathode, et le courant appliqué au second ensemble dipolaire 10 est en général proportionnel au cosinus de l'angle voulu pour la position sur l'antiCathode En outre, les courants transmis aux ensembles quadrupolaires 52 et 54 sont proportionnels de façon générale au sinus et au cosinus respectivement du double de l'angle de la position sur l'anti cathode alors que le courant appliqué aux ensembles sextupolaires 56 et 58 est proportionnel au sinus et au cosinus respectivement du triple de l'angle de- la position sur l'anti cathode. La modification convenable de ces fonctions sinusoidales permet la modification de l'angle de la position sur l'anticathode, au cours du temps, de toute manière prédéterminée, de manière que les rayons X soient dirigés vers l'objet intéressant à partir de points différents sur l'anticathode, suivant une séquence prédéterminée. Le cas échéant, l'angle de la position sur l'anticathode peut varier par augmentation de pas angulaires successifs entre les emplacements adjacents successifs sur l'anticathode afin que le balayage rotatif soit sensiblement continu.Dans une variante, le cas échéant, la variation de l'angle de la position sur l'anticathode peut être assurée de toute autre manière, par exemple par utilisation de pas angulaires élémentaires successifs dépassant légèrement 1800 entre les points successifs sur l'anticathode 16, si bien que l'application du courant convenable provoque la projection des rayons X sur L'objet le long de l'axe, à partir de positions séquentielles de l'anticatllode qui sont telles qu'elles se trouvent presque juste en face de la position immédiatement précédente, par rapport à l'axe longitudinal, le balayage de l'objet étant ainsi réalisé dans un sens et dans l'autre avec rotation autour de l'anticathode.Le réglage conve nable de l'angle de la position sur l'anticathode permet l'obten- tion de tout autre dessin de balayage, à partir de positions azimutales espacées uniformément ou non sur l'anticathode, notamment par utilisation de secteurs qui se recouvrent ayant des longueurs variables et le cas échéant par utilisation d'un déclenchement- physiologique du faisceau en vue de la mise en route du balayage. On peut noter sur la figure 1 que le faisceau d'électrons est représenté comme étant dévié verticalement vers le haut et verticalement vers le bas par les ensembles dipolaires, les prolongements du faisceau 3 hors du plan de l'anticathode représentant, en élévation latérale, le décalage des faisceaux en azimut de l'angle p . A titre purement illustratif, on a représenté les faisceaux prolongés 3' tels qu'ils apparaîtraient s'ils n'étaient pas "enroulés", ctest-à-dire non décalés en azimut autour de l'axe Z-Z, dans cette représentation de la projection des faisceaux sur l'anticathode 16. Lorsque le balayage doit etre de type classique avec une rotation en azimut, le passage d'un point à un autre autour de l'anticathode annulaire 16 avec une vitesse angulaire constante w est obtenu par excitation des ensembles dipolaires 8 et 10 par des courants ayant des amplitudes variant sinusoidale- ment au cours du temps, obtenus par réglage de l'angle tf de la position sur l'anticathode à une valeur égale à wt, t, t repré- sentant le temps.L'utilisation d'un générateur -harmonique à cohérence de phase, à faible distorsion et stabilise en courant pour l'excitation de l'ensemble à enroulementsmultipolaires 6 permet le maintien constant de l'orientation radiale relative de la source focale lorsque le faisceau d'électron tourne autour de l'anticathode annulaire 16 refroidie par une circulation d'eau. L'appareil de radiographie selon l'invention peut aussi avoir un faisceau pulsé transmis à l'anticathode 16, dans l'un ou l'autre des deux modes fondamentaux de fonctionnement. Dans un mode de réalisation, le canon électronique est commuté par tout ou rien, suivant une succession d'impulsions préalablement programmées alors que les éléments de projection du faisceau sont excités afin qu'ils dévient le faisceau en azimut autour de l'anticathode annulaire.Dans une seconde disposition plus avantageuse, le canon électronique peut être excité afin qu'il émette de façon continue un faisceau d'électrons pendant toute la durée du balayage, les éléments qui dirigeit le faisceau assurant un balavage azimutal par déviations successives du faisceau vers l'anti-cathode et hors de celle-ci, avec une progression azimutale préalablement programmée. Dans le premier cas, le canon 2 qui forme le faisceau d'électrons et qui est utilisé est de préférence analogue à celui qui est décrit dans l'article précité Recent Advances in High Voltage Electron Beam Injectors. Un tel canon a une électrode polarisée d'extraction qui n'assure aucune interception et qui reçoit des impulsions positives de tension d'un petit générateur d'impulsions à filament logé dans le bottier des bornes du canon.Ce générateur d'impulsions comprend des alimentations du filament et de polarisation et deux tubes triodes planaires de commutation qui sont déclenchés par une liaison lumineuse 22 à optique de fibres provenant d'un circuit logique au potentiel de la masse, destiné à provoquer la formation d'impulsions rapides avec le faisceau et à déclencher des détecteurs de rayons X, dans une large plage de fréquences de répétition des impulsions et de largeur des impulsions. Cette disposition, bien qu'elle permette la transmission d'impulsions électroniquesde manière classique, présente l'inconvénient que, lors du maintien de la stabilité nécessaire de énergie des électrons pendant l'impulsion, ou bien une série extremement grande de condensateurs de stockage ou bien un circuit de régulation électronique de tension de forte puissance est nécessaire.Ces dispositifs augmentent notablement le prix, la complexité et l'espace nécessaire à l'appareil de rayons X. Dans le second mode de fonctionnement, certains de ces critères qui sont des inconvénients sont évités. Dans ce second mode de fonctionnement, plusieurs secondes avant l'exécution d'un balayage voulu de 1' objet intéressant, l'appareil est "armé" par mise sous tension d'un faisceau d'électrons transmis de façon continue, dirigé vers un collecteur 32 qui est blindé. Le collecteur 32 représenté sur les figures t et 2 est placé le long de l'axe longitudinal Z-Z juste au-delà des ensembles dipolaires 8 et 10 et il est tourné vers le canon électronique 2. Comme une énergie considérable est transmise au collecteur 32 qui l'absorbe, un fluide convenable de refroidissement, par exemple de l'eau, circule dans une cavité interne, par exemple une série de tubes, placés dans le collecteur de faisceau qui absorbe et retire la chaleur dégagée par le faisceau d'électrons qui parvient. Dans le cas du mode de réalisation représenté sur les figures 1 et 2, le canon électronique 2 peut entre alimenté afin qu'il forme un faisceau d'électrons quelques secondes avant qu'un balayage de routine dois;e ëtre exécuté, les ensembles dipolaires 8 et 10 n'étant pas alimentés.Ainsi, lorsque les rayons X ne doivent pas être formés, le faisceau n'est jamais dévié de l'axe longitudinal Z-Z mais il est dirigé directement dans l'ensemble multipolaire 6 et les dipoles 8 et 10 vers le collecteur 32 qui absorbe 11 énergie et la transmet au système de refroidissement. Cette disposition permet la stabilisation de la charge de l'alimentation à haute tension du canon 2 avant le balayage de routine, la charge restant constante pendant le balayage lorsque les ensembles dipolaires sont alimentés.Les critères qui doivent être satisfaits pour que le système donne un balayage radiographique de résolution élevée indiquent l'importance de cette caractéristique car la qualité des résultats dépend beaucoup du maintien d'un potentiel constant appliqué au canon électronique pendant le balayage. Pour un système à haute tension, une stabilité idéale en tension d'environ 0,02 % est normalement très difficilement obtenue et maintenue lorsque la charge est pulsée et consomme un courant élevé, comme dans le cas d'un tube radiographique à canon à grille de forte puissance Dans le cas d'utilisation du collecteur de faisceau, des condensateurs importants ou un système de régulation de tension ne sont plus nécessaires puisque l'alimentation à haute tension transmet constamment un faisceau d'électrons continu stable qui peut être absorbé dans le collecteur 32 pendant plusieurs secondes, jusqu'à ce que les courants parasites de commutation et les effets de régulation de tension aient diminué et jusqu a ce que le niveau d'équilibre stable de la haute tension ait été atteint Lorsque cette stabilité a été obtenue, le balayage azimutal peut être exécuté rapidement par commande pulsée des ensembles dipolaires 8 et 10 et de 11 ensemble multipolaire 6, l'émission du canon électronique restant constante jusqu'à la fin du balayage, moment où le canon électronique 2 est arrêté. Dans ce type de fonction nement, l'appareil à haute tension en courant continu est notablement simplifié et le critère fondamental d'uniformité de tension est réduit afin que le taux d'ondulation ait la faible valeur nécessaire qui peut être facilement obtenue avec des composants classiques de filtrage incorporés à l'alimentation. La figure lA représente une variante de collecteur de faisceau dans laquelle un raccord en Y est formé dans le col 19 de la chambre sous vide. A 11 extrémité de la branche 64 qui dépasse du col 19, un collecteur 66 de faisceau est monté et a une structure analogue à celle du collecteur 32 de la figure 1, le fonctionnement étant analogue.Un appareil de déviation de faisceau qui peut être commandé sélectivement est incorporé et il permet la déviation du faisceau a'électroYs vers le collecteur 66 ou le passage continu suivant l'axe Z-Z pour la formation ultérieure de rayons X sur l1anticathode. Cet appareil de déviation de faisceau qui est comrnandé sélectivement et peut dévier le faisceau vers le collecteur 66 peut avantageusement comprendre un ensemble électromagnétique dipolaire 68 de polarisation continue monté sur le col 19 ou près de celui-ci et recevant un courant continu destiné à appliquer une force continue de polarisation qui tend à dévier le faisceau produit par le canon 2 en dehors de l'axe longitudinal et vers le collecteur 66.Des plaques ou électrodes 70 de déviation électrostatique du faisceau qui peuvent être alimentées ou non sélectivement peuvent être disposées dans le col 19 et de part et d'autre du faisceau électronique émis par le canon 2, de façon avantageuse. Lors de l'utilisation d'une telle disposition, les éléments de conformation et de projection du faisceau comprenant les ensembles dipolaires 8 et 10 peuvent être le cas échant alimentés de façon continue, l'ensemble dipolaire 68 appliquant une force électromagnétique qui provoque la déviation du faisceau d'électrons qui s'éloigné ainsi de l'axe longitudinal et pénètre dans le collecteur 66 chaque fois que le canon 2 est excité mais que les rayons X ne doivent pas être formés.Ensuite, lorsque la production des rayons X doit être déclenchée et lorsqu'un balayage de routine doit commencer, les plaques 70 de déviation peuvent être excitées, de préférence à un potentiel négatif convenable, de manière que le faisceau d'électrons soit rapidement ramené sur l'axe longitudinal Z-Z si bien que le faisceau peut parcourir le col 19 suivant l'axe, en vue de la conformation et de la projection dans la direction voulue sous l'action des divers autres éléments électromagnétiques. Une structure équivalente et analogue de façon générale peut permettre la suppression des éléments de polarisation continue 68, par utilisation d'une excitation sélective convenable des plaques déflectrices 70 qui assurent soit la déviation du faisceau vers le collecteur 66 soit son passage le long de l'axe longitudinal.Cette disposition d'un collecteur décentré présente la caractéristique avantageuse d'éloigner le collecteur de la position indiquée sur la figure t dans laquelle il est adjacent à un patient (représenté en trait mixte) qui subit un examen dans l'appareil. Les figures 13 et 14 représentent un second mode de réalisation avantageux d'appareil selon l'invention. Cet appareil constitue un perfectionnement par rapport au premier et il comprend un système de déviation secondaire à haute fréquence destiné à permettre un balayage très rapide des rayons X avec une complexité notablement réduite donc à un coût réduit.Contrairement à l'appareil des figures 1 et 2 dans lequel, juste avant l'exécution du balayage radiographique, le faisceau d'électrons est placé en position d'attente vers un collecteur qui se trouve sur l'axe ou qui est décalé, ce mode de réalisation des figures 13 et 14 met en oeuvre ltensemble double formé par les dipôles déflecteurs 8 et 10 pour la rotation et le maintien en attente du faisceau d'électrons dans un collecteur annulaire blindé 80 qui est refroidi par de l'eau et qui est concentrique et adjacent à l'anticathode annulaire refroidie par de l'eau. La segmentation du collecteur annulaire et/ou la disposition de sondes convenables destinées à détecter le faisceau permettent le contrôle précis des paramètres essentiels du faisceau électronique rotatif d'attente afin que la préparation soit confirmée avant l'exécution de l'analyse radiographique. Lors de l'exécution d un balayage de rayons X avec cet appareil, un champ secondaire de déviation à haute fréquence, ayant une variation convenable d'amplltude au cours du temps, se superpose rapidement à la trajectoire du faisceau rotatif d'attente afin que ce faisceau soit dévié radialement entre l'antn cathode et le collecteur. Dans la description de l'appareil de ce second mode de réalisation, on se réfère plus précisément aux figures 13 et 14 qui représentent une coupe transversale de l'appareil et une perspective schématique en coupe des éléments fondamentaux de l'appareil. Comme la plupart des éléments de ce second mode de réalisation sont pratiquement les mêmes que ceux du premier mode de réalisation décrit en référence aux figures I et 2, les composants qui se correspondent dans les deux modes de réalisation portent les mêmes références. Plus précisément, on note que pratiquement les mêmes composants de formation et de projection de faisceau et la même structure de collimation et d'anticathode ainsi que divers boîtiers ou enceintes analogues sont utilisés dans ce mode de réalisation. Cependant, diverses additions et modifications de la structure sont aussi effectuées, comme indiqué dans la suite. Une modification importante porte sur le remplacement du grand collecteur de faisceau refroidi par eau placé sur l'axe de l'appareil par un blindage relativement petit 78. Le collecteur refroidi par eau, dans ce mode de réalisation, repéré par la référence 80, est sous forme d'une structure annulaire continue et segmentée le cas échéant, concentrique et adjacente à l'anticathode annulaire 16. Ce collecteur 80, comme l'anticathode 16, est monté dans l'enceinte sous vide et comporte un canal de circulation d'eau de refroidissement. Un élément rapporté 82, avantageusement formé de tungstène ou d'une matière analogue, est placé dans le collecteur de faisceau comme indiqué clairement sur la figure 16 afin qu'il reçoive le faisceau 3 d'électrons lorsque celui-ci est dans sa position d'attente.Comme indiqué sur les figures 13 et 16, le collecteur annulaire 80 a une section en U et est formé d'une matière telle que le cuivre. Les figures 16 et 17 indiquent aussi clairement que l'ensemble formant l'anticathode 16 est pratiquement le meme que celui du premier mode de réalisation, si bien que le faisceau d'électrons qui parviens provoque la formation et la projection de rayons X vers l'objet intéressant, et à travers celui-ci, vers les détecteurs 48 de rayons X. Le cas échéant, les rayons X transmis vers l'objet intéressant peuvent être collimatés sous forme de petits pinceaux, comme indiqué dans le premier mode de réalisation.Cependant, dans de nombreuses applications, il est -souhaitable que les rayons X parviennent sur l'objet intéressant sous forme d'un faisceau qui est collimaté en direction longitudinale par rapport à l'axe de l'appareil, mais avec un certain étalement sous forme d'un mince éventail, transversalement à l'axe comme indiqué sur les figures 14 et 15. Une fenêtre et une structure de collimation du type représenté sur les figures 16 et t7 peuvent être utilisées pour la formation d'un tel faisceau en éventail qui vient frapper simultanément plusieurs détecteurs. Dans cette structure, la fenêtre est encore formée par un mince organe métallique 84 placé à la base radialement interne d'un canal formé dans lten- veloppe sous vide et délimité par des parois latérales opposées 86 et 88 très rapprochées. Le petit espace qui sépare les parois latérales 86 et 88 permet la collimation du faisceau en direction longitudinale par rapport à l'axe et sa projection vers les détecteurs 48. De minces nervures radiales 90 destinées à donner la résistance mécanique nécessaire à l'enveloppe sous vide, sont disposées entre les parois 86 et 88.Elles sont très minces si bien qu'elles interfèrent d'une façon aussi faible que possible avec le faisceau en éventail transmis par l'anti cathode et elles permettent le passage du faisceau à travers elles. Evidemment, un faisceau en éventail ou un mince pinceau peut être utilisé avec l'un quelconque des modes de réalisation d'appareil, la structure collimatrice devant simplement être convenable. Comme indiqué précédemment, le faisceau d'électrons semis par le canon 2 est formé et dirigé par un ensemble destiné à projeter un faisceau afin qu'il suive un trajet sensiblement circulaire en direction azimutale autour de l'axe longitudinal, et autour de parties du collecteur 80 qui sont ainsi frappées lors du fonctionnement d'attente. Dans ces conditions, le faisceau est de préférence dirigé afin qu'il parcoure un trajet circulaire et vienne frapper ltélément-rapporté 82 de tungstène du collecteur. Dans ce mode de réalisation, une sonde 92 de déclenchement de faisceau et plusieurs sonde- 94 de contrôle de position et de confi guration du faisceau représentées sur les figures 15 et 22 dépassent du collecteur 80. Quatre sondes 94 de contrôle sont de préférence régulièrement espacées autour du collecteur 80, à des intervalles de 900. Ces sondes 94-représentées sur la figure 22 comprennent une tige 96 de cuivre qui-comporte un trou sur la plus grande partie de sa longueur et qui dépasse par la paroi d'extrémité du collecteur 80, un isolateur céramique 97 assurant l'isolement électrique de la sonde par rapport au collecteur et formant le joint hermétique nécessaire 98.A l'extrémité interne de la tige 96, la sonde 94 a une configuration correspondant à l'orientation et à la dimension voulues pour la source focale, avantageusement obtenue par montage d'une pièce 99 d'extrémité ayant la configuration et la dimension convenables. Ainsi, lorsque le faisceau est maintenu fixe et est dirigé directement sur la pièce 99 d'extrémité de l'une des sondes 94, la configuration et la position du faisceau peuvent etre détectées et réglées afin que les caractéristiques soient optimales, par obtention simplement d'un signal maximal de sortie de la sonde. Cette opération de réglage peut être effectuée soit dans des conditions statiques lorsque le faisceau est fixe soit dans des conditions dynamiques, le faisceau se déplaçant en azimut autour du collecteur 80.De l'eau de refroidissement d'une réserve convenable non représentée peut circuler dans le trou de la sonde afin qu'elle retire la quantité de chaleur dégagée par le choc du faisceau d'électrons à l'extrémité de la sonde. La sonde 92 de déclenchement peut être sensiblement analogue aux sondes 94, bien qu'un refroidissement par lteau ne soit pas nécessaire en général. Le signal nécessaire de sortie est obtenu par connexion électrique de la tige 96 de cuivre de chaque sonde 92, 94 à la masse par l'intermédiaire d'une résistance et à la commande représentée sur la figure 14 par le rectangle non référencé placé en bas et à droite. La disposition des capteurs 92 et 94 permet la transmission d'un signal électrique proportionnel à l'énergie du faisceau parvenant sur le capteur, à l'ensemble de commande chaque fois que le faisceau vient frapper l'un des capteurs. Ainsi, les éléments de projection de faisceau peuvent-etre réglés afin que ce dernier soit centré lorsqu'il vient -frapper directement chacun des capteurs 94, le faisceau décrivant ainsi le trajet prédéterminé voulu, par exemple un trajet circulaire ayant un rayon égal de façon générale à la distance radiale séparant les capteurs 94 de l'axe longitudinal.Le passage du faisceau en face du capteur 92 de -déclenchement permet la transmission d'un signal d'horloge qui indique le moment et la fréquence du passage du faisceau si bien que la position du faisceau à un moment quelconque par rapport à ce capteur 92 peut être facilement déterminée. Comme indiqué précédemment, l'excitation du canon 2 et des éléments 4, 6, 8, 10, 24 et 26 de projection de faisceau permet la direction du faisceau suivant un trajet circulaire, sur des parties du collecteur 80. Lorsque ce faisceau doit former des rayons X, il est dévié du collecteur 80 à l'anttathode 16. Un champ de déviation secondaire à haute fréquence ayant une variation d'amplitude convenable au cours du temps est superposé rapidement à la trajectoire du faisceau rotatif en attente afin que ce faisceau soit dévié radialement entre le collecteur 80 et l'anticathode 16, chaque incidenoesur l'anti cathode 16 provoquant la formation de rayons X à partir de l'emplacement correspondant, si bien que l'effet obtenu est celui d'un certain nombre d'anticathodes très rapprochées, disposées sur l'anticathode annulaire 16 à surface lisse. Bien qu'on puisse facilement utiliser des champs magnétiques pour l'obtention de la déviation à haute fréquence par réaction entre le collecteur 80 et l'anticathode 16, dans ce mode de réalisation particulièrement avantageux, un système de déviation électrostatique est incorporé à la chambre sous vide et est placé à l'intérieur de celle-ci afin qu'il interagisse avec le faisceau après le passage de celui-ci dans l'ensemble dipolaire double 8, 10. Le déflecteur comprend avantageusement deux organes 100 et 102 en tronc de cône disposés concentriquement autour de l'axe longitudinal de l'appareil. Ces organes 100 et 102 sont formés d'une matière convenable, par exemple le cuivre ou l'acier inoxydable, et sont formés par repoussage à la configuration voulue.Dans le mode de réalisation des figures 13 et 14, l'organe déflecteur interne 100 à haute fréquence est maintenu au potentiel de la masse alors que 1' organe externe 102 est relié à une alimentation adjacente blindée 103 à haute tension et fonctionne sous les ordres de l'unité de commande. Ce système de déviation avec son alimentation convenable à haute tension (non représentée) est destiné à permettre l'utilisation de faisceau de grand diamètre dans Appareil et à appliquer un champ électrique transversal polarisé en courant continu et variant périodiquement, ayant une amplitude et une fréquence réglables.Ce champ électrique transversal, combiné à l'action des bobines 12 et 14 de focalisation de grande dimension, assure une déviation radiale X du faisceau dans le plan de l'anticathode comme indiqué sur la figure 15. Dans ce mode de réalisation avantageux, l'emplacement et la configuration des plaques déflectrices peuvent être choisis afin que des amplitudes de déviation radiale suffisante X puissent être obtenues facilement avec des intensités de champ électrique de crête à crête inférieures à 1 kV/cm pour des énergies de faisceau d'électrons pouvant atteindre 250 kV. L'alimentation à haute tension de déviation et l'impédance du système de déviation sont choisies de manière bien connue des hommes du métier afin- que des conditions de champ électrique permanent puissent être établies et/ou interrompues en une fraction de cycle à la fréquence de déviation. La figure 17 représente le déplacement du faisceau entre le collecteur 80 et l'anticathode 16 lorsque le faisceau subit simultanément une rotation et une déviation radiale. Sur cette figure, un champ variant sinusoidalement est superposé au faisceau par les organes 100 et 102 et l'alimentation associée. Lors du fonctionnement successif de la source comme indiqué et pour un diamètre donné de l'anticathode, le nombre n de sources de rayons X formées autour de l'anticathode et la distance P séparant les sources successives dépendent uniquement du rapport des fréquences du champ de déviation secondaire (appliqué par les organes 100 et 102) et de l'ensemble dipolaire double 8, 10. Par exemple, 150 sources de rayons X régulièrement espacées sont obtenues avec une fréquence de rotation du faisceau de 60 Hz et une fréquence de déviation de réaction de 9000 Hz. Ainsi, les 150 champs de rayons X produits successivement apparaissent pendant un tour du faisceau, en 16,7 millisecondes. lorsque le faisceau tourne à 30 Hz avec- une fréquence de-réaction de 9000 Hz, on obtient 300 sources de rayons X régulièrement- espacées pendant une durée de balayage de 33,3 millisecondes.- De manière analogue, lorsque la rotation du faisceau est de 60 Hz mais lorsque la fréquence de réaction augmente jusqu a 18 000 Hz, 300 sources de rayons X réparties uniformément peuvent être obtenues pour une rotation du faisceau pendant une période de 16,7 millisecondes. le coefficient d'utilisation des rayons X associé à chaque tour du faisceau est déterminé par la charge totale intégrée interceptée par l'anticathode qui est elle-même fonction de la répartition des charges radiales et des dimensions de la source focale, de la fréquence et de l'amplitude du champ de déviation de réaction et du nombre de sources autour de l'anticathode. Le champ de déviation à haute fréquence est commandé par un signal de déclenchement créé par le faisceau électronique au cours de sa rotation dans la condition d'attente afin que le repérage précis du dessin des sources autour de la périphérie de l'anticathode soit assuré. L'opération est obtenue par utilisation du capteur 92 de déclenchement de faisceau qui intercepte une partie du faisceau et crée des signaux très netsà chaque tour du faisceau d'attente. Ces signaux sont arrêtés tant que les capteurs 94 de position du faisceau n'ont pas indiqué que le niveau d'énergie et la disposition du faisceau dans le collecteur sont convenables, et que le faisceau en attente est prêt, et tant que tous les verrouillages de protection n'ont pas été convenablement débloqués.Ces verrouillages peuvent comprendre notamment des signaux renvoyés à la commande afin qu'ils assurent une protection des dipôles en cas de courant insuffisant, avec interruption rapide de l'émission du faisceau lorsque le courant transmis aux dipôles suffit pas à la déviation nécessaire. Ensuite, après réception d'un ordre d'exécution du balayage de rayons X, l'un des signaux nets du capteur 92 est choisi pour le déclenchement du champ à haute fréquence de déviation à haute tension transmis par un circuit pilote de faible niveau incorporé à l'ensemble de commande et d'alimentation à haute tension.L'arrangement annulaire des sources d'anticathode peut alors être accordé en azimut sur une position donnée de référence de l'anticathode (assurant la disposition spatiale repérée par rapport au patient et/ou aux détecteurs), par mise en oeuvre d'un retard réglable -pour le niveau de pilotage. Ainsi, pour un réglage- donné du retard et lors de l'utilisation d'un circuit de pilotage à verrouillage de phase maintenant une fréquence de déviation de réaction à un multiple exact n de la fréquence de l'ensemble dipolaire double 8, 10, l'arrangement des sources de rayons X peut être verrouillé spatialement en azimut par rapport à un repère prédéterminé.Comme l'énergie transmise aux organes déflecteurs 100 et 102 peut être déclenchée et arrêtée rapidement, le balayage peut commencer et s'interrompre en divers points autour de l'anticathode le balayage entourant toute fraction ou tout ensemble de fractions de rotation du faisceau autour de l'antncathode annulaire. De manière analogue, le faisceau peut être dirigé sur l'anticathode à diverses positions azimutales pendant plusieurs tours complets du faisceau autour de l'anticathode annulaire. Toutes ces caractéristiques de déviation de faisceau ainsi que le déclenchement et l'arrêt du détecteur 48 sont assurés par la commande convenable. Juste après la fin du balayage voulu, le faisceau rotatif peut revenir sur le collecteur annulaire lorsqu'un balayage supplémentaire doit être réalisé immédiatement ou le courant du faisceau peut être arrêté par arrêt de l'alimentation du canon électronique 2. Bien que le mode de réalisation des figures 13 à 17 représente la mise en oeuvre d'une simple forme d'onde sinusoïdale pour la commande de l'alimentation à haute tension des organes 100 et 10%, le circuit logique de commande de balayage peut évidemment mettre en oeuvre des formes d'ondes d'autres types voulus. Par exemple, la figure 18 représente l'utilisation de demi-cycles alternés d'une. onde sinusoidale, donnant le même coefficient d'utilisation de rayons X sur l'anticathode avec un collecteur annulaire 80' de largeur nettement réduite. Evidemment, toute autre forme d'onde ayant tout espacement voulu peut aussi être utilisée dans l'appareil de l'invention. Bien qu'on ait représenté le collecteur annulaire 80 sur les figures 13 et 18 à une certaine distance de l'axe longitudinal qui est supérieure à la distance de l'anticathode, il apparait que l'invention permet aussi la disposition-opposée dans laquelle l'anticathode 116ss est plus loin de l'axe que le collecteur 80", comme indiqué sur la figure-19-. L'avantage de la disposition des figures 16 à 18 est dû au plus petit diamètre de l anticathode qui permet l'obtention d'une plus grande intensité des rayons X au niveau de l'objet intéressant.Cependant, lorsque d'autres considérations telles que la configuration géométrique des détecteurs, indiquent que des anticathodes de plus grand diamètre sont souhaitables, le collecteur peut être placé près du bord interne de l'antijDathode comme indiqué sur la figure 19, le faisceau étant alors dévié radialement vers l'extérieur afin qu'il intercepte l'anticathode. On peut aussi obtenir un arrangement différent de balayage par utilisation d'une structure d'anticathode Ru type représenté sur les figures 20 et 21. Dans cet arrangement, le collecteur est à nouveau placé près de la périphérie externe de l'anticathode comme dans le cas des figures 16 et 18. Cependant, l'anticathode elle-même'n'a plus une surface lisse et pratiquement continue du coté du faisceau d'électrons. Au contraire l'anticathode annulaire 104 présente au faisceau incident des portées 106 et des cavités adjacentes 108 qui alternent en azimut. Les portées 106 qui sont avantageusement formées d'éléments rapportés de tungstène, sont destinées à former des rayons X voulus et à les projeter vers l'objet intéressant, comme dans les modes de réalisation précédents. Cependant, les cavités 108 sont suffisamment profondes pour qu'elles permettent un blindage suffisant des radiations et l'arrêt de toute émission externe de rayons X si bien qu'elles constituent elles-mêmes des petits collecteurs de faisceau. Les portées 106 ont avantageusement des dimensions légèrement supérieures à celles de la section ovale ou à peu près elliptique du faisceau. Dans ce mode de réalisation, le balayage par plusieurs sources est assuré par déviation du faisceau électronique du collecteur 80 sur la cible 104 à l'aide d'un champ secondaire de déviation continu d'amplitude constante, si bien que le faisceau tourne suivant un dessin de forme générale circulaire, en azimut, autour de l'anticathode annulaire 104. En outre, ce mode de réalisation permet la formation de rayons X uniquement à partir d'un nombre de positions prédéterminées autour de l'anticathode circulaire et permet l'utilisation de nervures plus larges et plus robustes d'armature -11-0 dans -la région de la fenêtre, sans interférence trop importanteavec- les faisceaux de rayons X.Lorsque les faisceaux voulus doivent avoir une configuration en éventail, ces nervures 110--peuvent avoir avantageusement une section en coin comme indiqué sur la figure 21. Comme seules les portées 106 forment et projettent- vers l'objet intéressant les rayons X voulus, cette variante permet la formation d'un nombre de sources de rayons X, pendant une rotation complète du faisceau, égal au nombre de portées 106 autour de l'anticathode. La répartition successive et aléatoire des sources de rayons X pendant une séquence de balayage est obtenue comme dans les autres modes de réalisation, par déclenchement et arrêt rapide du champ de déviation secondaire continu, sous la commande d'un circuit de pilotage de faible niveau. La structure annulaire perforée d'anticathode permet l'utilisation d'un coefficient d'utilisation des rayons X et d'une résolution maximaux. En outre, bien que cette disposition manque de souplesse dans un certain sens, elle présente l'avantage d'une grande simplicité dé fonctionnement et de donner une largeur de source focale très proche de la largeur réelle du faisceau d'électrons, puisque le dessin des trous d'anticathode assure la détermination préalable de l'arrangement des sources de rayons X. La description qui précède montre que ce second mode de réalisation d'appareil selon l'invention dans lequel le collecteur de faisceau a une structure annulaire placée près de l'anticathode, présente un certain nombre d'avantages. Plus précisément, les radiations parasites produites par le faisceau en attente proviennent d'une source qui est bien plus éloignée du patient que dans le mode de réalisation de la figure 1 si bien que la protection est plus commode. En outre, le blindage du collecteur de faisceau peut être porté par le châssis principal de l'appareil et non en porte-à-faux par l'enveloppe interne de la chambre sous vide. Ainsi, seul un petit blindage 78 contre les radiations est nécessaire sur l'axe sous forme d'un dispositif supplémentaire de sécurité.Le refroidissement du collecteur du faisceau d'attente est très simplifié puisque la densité du faisceau par unité de surface du collecteur est réduite étant donné la rotation azimutale du faisceau autour du collecteur. Dans cette structure perfectionnée, des dispositifs simples 94 de contrôle de faisceau peuvent être utilisés pour la vérification automatique des paramètres les plus Important s du faisceau d'attente, notamment l'influence des ensembles dipolaires doubles, ai bien que le faisceau est prêt à tous égards avant 1' exécution du balayage des rayons X. De manière analogue, comme indiqué précédemment, le faisceau rotatif en attente transmet son propre signal d'horloge, grace au capteur 92. Les impulsions de déclenchement créées par ce capteur peuvent être transmises afin qu'elles assurent un verrouillage spatiale ou en phase du dessin des sources de rayons X à une position azimutale fixe par rapport à un repère donné de référence. L'utilisation du système à déviation secondaire à haute fréquence ou à bobine de réaction évite la commande pulsée rapide des ensembles dipolaires magnétiques doubles 8 et 10, par des signaux à haute tension destinés à dévier le faisceau sur tout le trajet le long de l'ase longitudinal, vers l'anticathode. Au contraire, la déviation vers le collecteur annulaire de faisceau est établie et stabilisée à un niveau pratiquement constant si bien que la position du faisceau peut être stabilisée avant l'exécution du balayage.Cette disposition permet en outre la variation à une vitesse relativement lente des champs dipolaires doubles, par exemple-à la fréquence du réseau de 50 ou 60 Hz, et évite ainsi les pertes par courants de Foucault dues à un fonc tionnement pulsé rapide des dipôles, des enveloppes sous vide métalliques simples pouvant être utilisées à la place d'enveloppes sous vide plus complexes et conteuses formées de céramique ou de verre. Cette disposition permet la déviation du faisceau d'électrons rotatif d'attente du collecteur 80 vers l'anticathode 16, sous la commande d'un champ de déviation secondaire de fréquence élevée et d'intensité relativement faible qui peut être un champ magnétique ou, comme décrit, électrostatique. Comme ce champ de déviation secondaire ou de réaction à haute fréquence peut être appliqué très rapidement, le faisceau électronique peut être dévié successivement ou de façon aléatoire sur l'anticathode au cours de la rotation du faisceau. Cette disposition facilite aussi l'utilisation du déclenchement physiologique du faisceau par l'objet intéressant.L'utilisation des organes coniques de déviation électrostatique placés à l'intérieur permet aussi 1? obtention du champ de déviation secondaire nécessaire à l'aide d'une alimentation unique d'amplitude réglée et de faible puissance. Ainsi, on note que ce second mode de réalisation avantageux de l'invention présente tous les avantages du mode de réalisation des figures 1 et 2 et des avantages supplémentaires. Pour obtenir encore d'autres avantages, et pour améliorer le rendement du fonctionnement, on peut faire fonctionner le canon électronique 2 par impulsions sous la commande d'un générateur d'impulsions déclenché par la liaison lumineuse à optique de fibres, 22, comme il est décrit dans l'article Recent Advances in High Voltage Electron Beam Injectors, mentionné précédemment. En faisant fonctionner le canon électronique par impulsions, avec une fréquence de répétition d'impulsions appropriée, comme par exemple 9 000 Hz, on peut diriger le faisceau vers un collecteur annulaire, comme le collecteur 80, 80' ou 80", concentrique et adjacent aux anticathodes annulaires 16, 16 et 16" continues et relativement lisses. On peut régler et stabiliser de la manière désirée les caractéristiques du faisceau, lorsque ce faisceau pulsé tourne autour du collecteur.Une fois que le faisceau pulsé a été stabilisé, on peut le diriger du collecteur vers l'anticathode, en appliquant un champ de déviation secondaire d'amplitude constante (champ à courant continu) de la manière décrite précédemment en relation avec les figures 20 et 21, ou bien, lorsqu'on utilise un champ de déviation secondaire de polarité opposée, en supprimant ce champ de façon que le faisceau tourne en décrivant une trajectoire azimutale de forme générale circulaire autour de l'anticathode annulaire. En faisant fonctionner par impulsions le canon électronique, et donc le faisceau d'électrons, à la fréquence désirée, comme par exemple 9 0Q0 Hz, on peut engendrer des rayons X et les diriger vers l'objet intéressant à partir de points choisis préalablement autour de l'anticathode, à la cadence d'impulsions du faisceau pulsé, et en correspondance avec les points que le faisceau atteint sur l'anticathode. Le procédé de fonctionnement avec un faisceau pulsé qui est décrit ci-dessus permet d'obtenir la souplesse d'utilisation du mode de réalisation des figures 14 à 19, avec la simplicité du champ de déviation secondaire continu du mode de réalisation des figures 20 et 21. Ce mode de réalisation améliore encore le rendement dans la mesure ou, au cours du balayage des rayons X, aucune partie du faisceau n'est gaspillée par absorption dans un collecteur, adjacent ou distant de l'anticathode. Le fonctionnement de ce mode de réalisation demande donc moins de courant, et donc moins d'énergie, et fait apparatre notablement moins de radiations inutiles, nécessitant des blindages d'absorption pour protéger les opérateurs et les patients.En outre, un simple réglage de la fréquence de répétition des impulsions du canon électronique permet de régler facilement le rapport cyclique du faisceau d'électrons sur l'anticathode, et donc du faisceau de rayons X sur l'objet intéressant. Ce fonctionnement direct par impulsions du canon électronique facilite les recherches expérimentales et les essais prolongés, du fait qu'on peut laisser constante la vitesse de variation du champ de déviation secondaire, en réduisant notablement la fréquence de répétition des impulsions, si bien que le faisceau d'électrons n'atteint que des parties choisies préalablement et largement espacées autour du collecteur ou de l'anticathode.En conservant une courte durée d'impulsion et en réduisant notablement la fréquence de répétition des impulsions, on peut ainsi contrôler l'appareil avec le faisceau à sa puissance de crête, sans que la puissance moyenne dépasse une valeur relativement faible. La description qui précède indique que l'invention concerne un appareil de balayage électronique de rayons X destiné à la formation et au balayage non mécanique de rayons X d'intensité élevée sur un objet intéressant, à partir de plusieurs points différents autour de l'objet. Bien qu'on ait décrit l'appareil et le procédé de l'invention en référence à deux modes de réalisation particuliers,il est bien entendu que l'invention n'a été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra apporter toute équivalence technique dans ses éléments constitutifs sans pour autant sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1. Appareil destiné à produire et à diriger vers un objet intéressant un faisceau très intense de rayons X, à partir de différents points choisis préalablement et distants de cet objet, ces points étant répartis radialement autour d'une ligne qui traverse l'objet considéré, cet appareil ne comportant aucun élément mobile et possèdant un élément (2) qui produit un faisceau d'électrons (3) à haute tension et intensité élevée, et une chambre sous vide (18) qui contient, au voisinage de l'une de ses extrémités, l'élément (2) qui produit le faisceau d'électrons, caractérisé en ce qu'il comprend: une anticathode fixe (16, 16', 16", ou 16"') qui englobe les points destinés à recevoir le faisceau d'électrons (3), et qui produit des rayons X à partir de ces points, et les dirige vers l'objet intéressant, cette anticathode étant placée dans la chambre sous vide (18), à l'extrémité opposée à celle ou se trouve l'élément qui produit le faisceau d'électrons ; un élément (8, 10) qui dirige sélectivement le faisceau d'électrons (3) vers les points choisis préalablement sur l'anticathode ; et un élément de mise en forme de faisceau (4, 6) qui donne au faisceau d'électrons (3) une section transversale prédéterminée à son point d'incidence sur l'anticathode, et qui corrige les aberrations du faisceau qui sont introduites par l'élément qui dirige le faisceau, grâce à quoi on peut diriger vers l'objet intéressant, à partir de l'anticathode, des rayons X très intenses, la combinaison de l'élément qui dirige le faisceau et de l'élément de mise en forme de faisceau compensant l'effet des forces de charge d'espace qui agissent sur le faisceau, et corrigeant les aberrations de champ communiquées au faisceau. 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'élément (2) qui produit le faisceau d'électrons, et l'élément (8, 10, 12, 14) qui dirige le faisceau sont de façon générale alignés selon un axe longitudinal, et le faisceau d'électrons (3) est produit de façon générale le long de cet axe, pour autre dévié vers l'anticathode. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'élément qui dirige le faisceau comprend deux ensembles dipolaires (8, 10) qui engendrent un champ éléctromagnétique et qui possèdent des pôles orientés de façon orthogonale l'un par rapport à l'autre, et par rapport à la direction du faisceau d'électrons (3), afin de dévier ce faisceau vers l'extérieur, à partir de l'axe, ces ensembles dipolaires possèdant des pôles qui se trouvent dans des plans s'étendant radialement vers l'extérieur à partir de-l'axe longitudinal, avec des orientations prédéterminées, l'un de ces plans constituant un plan de référence desdipôl(1i) qui est orienté selon un angle prédéterminé autour de l'axe, par rapport à un plan de référence azimutale (60) qui s'étend radialement vers l'extérieur à partir de l'axe, en passant par un point de l'anticathode qui constitue ce qu'on appelle le point de référence azimutale 4. Appareil selon la revendication 3, caractérisé en ce que chaque ensemble dipolaire (8, 10) comprend une paire de bovines dipolaires électromagnétiques (8a, 8b, iota, lOb) qui sont traversées par un courant électrique de façon à engendrer le champ électromagnétique de déviation de faisceau d'électrons, ces bobines étant formées autour d'une surface de rotation qui entoure le chemin du faisceau d'électrons, et possèdant des enroulements approximativement parallèles au chemin du faisceau d'électrons, et conçus de telle façon que la densité superficielle de courant dans chaque partie de chaque bobine soit proportionnelle au cosinus de l'angle (e), autour de l'axe longitudinal, entre la partie de bobine considérée et un anti-pôle de la bobine dipolaire. 5. Appareil selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'élément (8, 10) qui dirige le faisceau comprend en outre des moyens (12, 14) qui réduisent l'étalement du faisceau d'électrons dû aux forces de charge d'espace. 6. Appareil selon la revendication 5, caractérisé en ce que les moyens qui réduisent l'étalement du faisceau d'é- lectrons comprennent des éléments électromagnétiques de focalisation, constitués au moins par une bobine (12, 14) traversée par un courant, ces éléments de focalisation entourant une partie du chemin de faisceau d'électrons, en étant placés axiale ment entre les ensembles dipolaires (8, 10) et l'anticathode, pour établir un champ électromagnétique dans la région que traverse le faisceau d'électrons. 7. Appareil selon la revendication 6, caractérisé en ce que le champ électromagnétique créé par les éléments de focalisation a une intensité et une répartition prédéterminées de façon à annuler pratiquement dans le plan de l'anticathode toute composante radiale de la vitesse du faisceau d'électrons (3) qui le traverse. 8. Appareil selon la revendication 6, caractérisé en ce que les éléments électromagnétiques de focalisation comprennent deux bobines (12, 14), placées à une certaine distance l'une de l'autre le long de l'axe longitudinal; la première bobine (12) est plus proche, axialement, des ensembles dipolaires (8, 10) et la seconde bobine (14) est plus proche, axialement, de l'antlcathode ; et la première bobine (12) est traversée par un courant de polarité prédéterminée qui possède une première intensité prédéterminée, et la seconde bobine (14) est traversée par un courant de polarité opposée qui possède une seconde intensité prédéterminée, si bien que les composantes axiales résultantes des champs de ces bobines sont réduites à zéro au voisinage de l'anticathode, grâce à quoi les composantes de vitesse azimutale du faisceau d'électrons qui sont créées par chacune des deux bobines traversées par un courant s'annulent pratiquement mutuellement, et la vitesse azimutale résultante du faisceau d'électrons est pratiquement réduite à zéro lorsque le faisceau frappe l'anticathode. 9. Appareil selon la revendication 3, caractérisé en ce que ;'élément de mise en forme de faisceau comprend des moyens (52, 54) qui donnent au faisceau d'électrons une section transversale de forme générale elliptique à son point d'incidence sur l'anticathode, le grand axe de cette figure de forme générale elliptique se trouvant dans un plan qui s'étend radialement vers l'extérieur à partir de l'axe longitudinal. 10. Appareil selon la revendication 9, caractérisé en ce que l'élément de mise en forme de faisceau comprend au moins un ensemble quadrupolaire électromagnétique (52, 54) formé autour du chemin du faisceau d'électrons, entre l'élément (2) qui produit le faisceau d'électrons et les ensembles dipolaires (8, 10), pour créer un champ électromagnétique de mise en forme du faisceau d'électrons. 11. Appareil selon la revendication 10, caractérisé en ce que l'ensemble quadrupolaire comprend quatre bobines électromagnétiques (52a, 52b, 52c, 52d, ou 54a, 54b, 54c, 54d) qui sont traversées courant électrique pour créer le champ électromagnétique dé mise en forme de faisceau d'électrons les bobines sont formées autour d'une surface de rotation qui entoure le chemin du faisceau d'électrons ; chaque bobine possède des enroulements qui s'étendent de façon approximativement parallèle au chemin du faisceau d'électrons, et soustendent successivement des arcs adjacents d'environ 900, autour de la surface de rotation ; et les enroulements des bobines sont conçus de façon que la densité superficielle de courant de chaque partie de chaque bobine soit proportionnelle au cosinus de l'angle entre la partie de bobine considérée et un anti-pôle de l'ensemble quadrupolaire. 12. Appareil selon la revendication 10, caractérisé en ce que l'élément de mise en forme comprend deux ensembles quadrupolaires électromagnétiques (52, 54) ; le premier ensem ble quadrupolaire est orienté autour de l'axe longitudinal de façon qu'un pôle de ce premier ensemble quadrupolaire (52) se trouve -de façon générale dans le plan de référence des dipôles; et le second ensemble quadrupolaire (54) est concentrique au premier, et est décalé de 450 par rapport au premier ensemble quadrupolaire, autour de l'axe longitudinal. 13. Appareil selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'élément de mise en forme de faisceau comprend des moyens (56, 58) de correction des aberrations de sextupôle que d'autres éléments de direction et de mise en forme de faisceau de l'appareil introduisent dans le faisceau d'électrons. 14. Appareil selon la revendication 13, caractérisé en ce que les moyens de correction d'aherration de sextupôle comprennent au moins un ensemble sextupolaire électromagnétique (56, 58) formé autour du chemin du faisceau d'électrons, entre l'élément (2) qui produit le faisceau d'électrons et les en sembles dipolaires (8, 10) afin de créer un champ électromagnétique qui définit la section transversale du faisceau d'électrons, et introduit dans cette section transversale des perturbations triangulaires choisies à l'avance, afin d'annuler pratiquement toutes les aberrations de sextupôle présentes dans le faisceau d'électrons. 15. Appareil selon la revendication 2, çaractérisé en ce qu'il comporte un collecteur (32, 66, 80, 80', ou 80"), blindé par rapport aux rayons X, qui est destiné à recevoir le faisceau d'électrons lorsque ce dernier n'est pas dirigé vers l'anticathode. 16. Appareil selon la revendication 15, caractérisé en ce que l'élément (8, 10) qui dirige le faisceau écarte sélectivement le faisceau du collecteur (32, 66, 80, 80' ou 80")pour le diriger vers l'anticathode (16, 16', 16" ou 16"'), ce qui permet de produire un faisceau d'électrons et de l'appliquer au collecteur, puis, après une durée désirée, convenant à la stabilisation de la tension du faisceau d'électrons, de diriger le faisceau d'électrons vers n'importe quelle partie choisie de l'anticathode, pour produire des rayons X présentant un niveau stable, pendant une durée prédéterminée, jusqu'à ce qu'on ramène le faisceau vers le collecteur; 17.Appareil selon la revendication 15, caractérisé en ce que la chambre sous vide possède un axe longitudinal prédéterminé, et l'élément qui produit le faisceau d'électrons fait apparaître ce faisceau dans une direction qui coincide de façon générale avec cet axe longitudinal; le collecteur (80, 80' ou 80'-') blindé par rapport aux rayons X est placé de façon générale au voisinage de l'anticathode (16, 16', 16" ou 16"'), pour recevoir le faisceau d'électrons (3) chaque fois que ce faisceau n'est pas dirigé vers l'anticathode. 18. Appareil selon la revendication 17, caractérisé en ce que l'anticathode comprend une pièce annulaire (16"') qui présente plusieurs portées -(106) et des cavités (108) adjacentes réparties autour de la surface qui reçoit le faisceau d'électrons et qui produit des rayons X à partir de ce faisceau, seules les portées étant positionnées de façon à pro duire des rayons X à partir du faisceau d'électrons, et à les diriger vers l'objet intéressant, grâce à quoi les rayons X peuvent n'être produits et dirigés vers l'objet intéressant qu'à partir des positions entourant l'anticathode qui correspondent aux portées de la pièce annulaire. 19. Appareil selon la revendication 17, caractérisé en ce que le collecteur (80, 80' ou 80") se présente sous la forme d'une structure annulaire qui est de façon générale concentrique à l'anticathode (16, 16', 16" ou 16"'). 20. Appareil selon la revendication 19, caractérisé en ce que l'élément qui dirige le faisceau d'électrons comprend des moyens (8, 10) qui dirigent ce faisceau selon un chemin de forme générale circulaire entourant l'axe longitudinal, de façon que le faisceau atteigne des parties du collecteur. 21. Appareil selon la revendication 20, caractérisé en ce que l'élément qui dirige -le faisceau comprend en outre des organes déflecteurs à haute fréquence (100, 102, 103) qui dirigent sélectivement le faisceau d'électrons soit vers des parties du collecteur, soit vers des parties de l'anticathode. 22. Appareil selon la revendication 21, caractérisé en ce que les organes déflecteurs à haute fréquence comprennent des plaques électrostatiques (100, 102) pouvant être excitées de façon sélective, ce qui permet de dévier le faisceau d'électrons en fonction de la polarité et du niveau de la charge électrostatique qui est appliquée aux plaques électrostatiques. 23. Appareil selon la revendication 21, caractérisé en ce qu'il comporte un capteur de position de faisceau (94) qui détecte l'alignement du faisceau d'électrons par rapport à un chemin désiré prédéterminé qui conduit le faisceau vers des parties prédéterminées du collecteur, ce qui permet d'aligner le faisceau de la manière désirée avec le collecteur, avant de diriger ce faisceau vers l'anticathode. 24. Appareil selon la revendication 20, caractérisé en ce que l'élément qui dirige le faisceau d'électrons comprend des moyens (8, 10, 100, 102, 103) qui dirigent le fais ceau selon un chemin qui entourel'axe longitudinal, de façon que le faisceau atteigne sélectivement le collecteur ou l'anticathode, ce qui permet d'obtenir des rayons X à partir de points prédéterminés, chaque fois que le faisceau atteint l'anticathode. 25. Appareil selon la revendication 24, caractérisé en ce que l'élément qui dirige le faisceau comprend en outre des moyens qui amènent le faisceau sur un nombre prédéterminé de parties génératrices de rayons X, réparties d'une façon générale uniforme sur l'anticathode de forme annulaire, ce qui permet de diriger les rayons X vers l'objet intéressant, à partir de ces parties prédéterminées, uniformément réparties autour de l'anticathode annulaire. 26. Appareil selon la revendication 24, caractérisé en ce que l'élément qui dirige le faisceau comprend en outre des moyens (100, 102, 103) qui modifient sélectivement le diamètre du chemin circulaire azumutal autour de l'axe longitudinal, ce qui permet de diriger sélectivement le faisceau d'électrons selon un chemin qui atteint le collecteur, ou selon un chemin qui atteint l'anticathode. 27. Appareil selon la revendication 26, caractérisé en ce que l'élément qui produit le faisceau comprend un élément (2) qui engendre le faisceau d'électrons sous la forme de plusieurs impulsions de durée prédéterminée, apparaissant à intervalles prédéterminés, grâce à quoi l'apparition d'impulsions pendant que le faisceau d'électrons est dirigé selon un chemin qui atteint l'anticathode fait apparaître des impulsions de rayons X à partir des positions de l'anticathode qu'atteint le faisceau d'électrons. 28. Procédé destiné à produire et à diriger des rayons X très intenses vers un objet intéressant, à partir d'une anticathode annulairefixe (16, 16', 16" ou 16"') , située à une certaine distance radiale d'une ligne qui passe par l'objet, caractérisé en ce que : on produit un faisceau d'électrons (3) de forte puissance, dirigé vers l'objet intéressant, le long d'un axe longitudinal (z-z) qui est de façon générale parallèle à la ligne qui passe par l'objet : on dirige sélectivement ce faisceau, à l'aide d'éléments électro magnétiques (8, 10) actionnés sélectivement et ne comportant pas d'éléments mécaniques mobiles, vers des points choisis préalablement de l'anticathode annulaire fixe, pour produire à partir de ces points des rayons X dirigés vers l'objet ; et on corrige certaines aberrations du faisceau qui sont créées par les éléments qui dirigent le faisceau. 29. Procédé selon la revendication 28, caractérisé en ce qu'on dirige le faisceau en appliquant au faisceau d'électrons (3) une composante de vitesse radiale dirigée vers l'extérieur, à l'aide d'un élément de direction de faisceau électromagnétique (8, 10), pour dévier le faisceau vers l'ex- térieur à partir de l'axe longitudinal, afin de le diriger vers l'anticathode annulaire (16, 16', 16" ou 16"'). 30. Procédé selon la revendication 29, caractérisé en ce mulon dirige le faisceau en focalisant également ce faisceau vers l'anticathode, en y appliquant une force électromagnétique de focalisation, afin de compenser les effets d'étalement du faisceau dus aux charges d'espace dans ce faisceau. 31. Procédé selon la revendication 30, caractérisé en ce que les opérations de direction et de focalisation du faisceau s'effectuent en neutralisant en outre pratiquement la composante de vitesse radiale du faisceau vers l'extérieur à une distance radiale prédéterminée au-delà de l'axe longitudinal. 32. Procédé selon la revendication 31, caractérisé en ce qu on applique la force de focalisation en excitant électriquement au moins une bobine circonférencielle (12, 14), qui se trouve radialement à l'extérieur du faisceau d'électrons dévié. 33. Procédé selon la revendication 31, caractérisé en ce qu'on neutralise pratiquement toute composante de vitesse azimutale du faisceau, dirigée circonférenciellement par rapport à l'axe longitudinal, avant que le faisceau n'atteigne l'anticathode, grâce à quoi le faisceau d'électrons frappe l'anticathode annulaire avec une vitesse azimutalepratiquement nulle. 34. Procédé selon la revendication 28, caractérisé en ce qu'on corrige les aberrations du faisceau en faisant passer le faisceau d'électrons dans des champs électromagnétiques quadrupolaires et sextupolaires réglables, grâce à quoi l'interaction des champs quadrupolaires et sextupolaires permet de corriger les aberrations d'ordre supérieur introduites dans le faisceau par sa déviation et sa direction vers l'anticathode, sous l'action des éléments de direction de faisceau. 35. Procédé selon la revendication 28, caractérisé en ce que le faisceau d'électrons atteint un collecteur (32, 66, 80, 80' ou 80") qui est blindé par rapport aux rayons X, lorsque ce faisceau d'électrons est produit alors qu'on ne désire pas produire de rayons X à partir de l'anticathode, ce qui permet de produire et de stabiliser le faisceau d'électrons, l'énergie de ce faisceau étant absorbée et dissipée dans le collecteur. 36. Procédé selon la revendication 28, dans lequel le collecteur (80, 80' ou 80") est adjacent et concentrique à l'anticathode, caractérisé en ce qu'on-dirige le faisceau de façon qu'il décrive une trajectoire de forme générale circulaire autour de l'axe, en atteignant certaines parties du collecteur ; et on dévie sélectivement le faisceau pour qu'il atteigne soit des parties du collecteur, soit des parties de l'anticathode qui correspondent aux points choisis préalablement, grâce à quoi l'arrivée sélective du faisceau sur ces parties de l'anticathode fait apparaître des rayons X à partir de ces points choisis préalablement, et dirige ces rayons X vers l'objet intéressant-. 37. Procédé selon la revendication 36, caractérisé en ce qu'on commence à produire le faisceau d'électrons, avant qu'il soit nécessaire de diriger des rayons X vers l'objet intéressant, et on dirige le faisceau de façon qu'il n'atteigne que le collecteur, jusqu'à ce qutil faille diriger des rayons X vers l'objet intéressant, ce qui laisse un temps suffisant pour la stabilisation des paramètres de fonctionnement du faisceau pendant que ce faisceau atteint le collecteur, avant de commencer à produire des rayons X. 38. Procédé selon la revendication 37, caractérisé en ce qu'on dévie le faisceau entre le collecteur et l'anticathode en lui appliquant une force de déviation de faisceau prédéterminée. 39. Procédé selon la revendication 38, caractérisé en ce que la force de déviation de faisceau est due à un champ électrostatique qu'on modifie de façon sélective pour dévier sélectivement le faisceau entre le collecteur et l'anticathode. 40. Procédé selon la revendication 39, caractérisé en ce que la déviation communique au faisceau d'électrons une trajectoire circulaire de diamètre prédéterminé autour de l'axe longitudinal, dans des conditions telles que le faisceau atteint des parties génératrices de rayons X réparties sur l'anticathode, ce qui permet de produire des rayons X et de les diriger vers l'objet intéressant, à partir de ces parties réparties sur l'anticathode. 41. Procédé selon la revendication 40, caractérisé en ce qu'on produit le faisceau d'électrons sous la forme d'impulsions de durée prédéterminée apparaissant à intervalles prédéterminés, grâce à quoi l'-arrivée de chaque impulsion du faisceau d'électrons sur l'anticathode produit une impulsion de rayons X à partir de la partie de l'anticathode vers laquelle est dirige le faisceau. 42. Procédé selon la revendication 39, dans lequel l'anticathode annulaire (16"') comprend plusieurs parties t1-06) placées à une certaine distance les unes des autres qui produisent des rayons X et les dirigent vers l'objet intéressant lorsqu'elles reçoivent le faisceau d'électrons, ces parties étant séparées par des parties (108) qui ne produisent pas et ne dirigent pas de rayons X vers l'objet intéressant lorsqu'elles reçoivent le faisceau d'électrons, caractérisé en ce qu'on produit les rayons X en déviant le faisceau pour lui faire décrire une trajectoire circulaire qui rencontre pratiquement continuellement l'anticathode annulaire pendant la durée au cours de laquelle on désire produire des rayons X, grâce à quoi l'arrivée du faisceau d'électrons sur les parties de l'anticathode qui produisent des rayons X fait apparaître des rayons X dirigés vers l'objet intéressant, à partir de ces parties de l'anticathode.