-1- 2104870 La présente invention concerne le traitement de la chemise de carbone usagée qu'on utilise dans les cellules âe réduction de l'aluminium, dans lesquelles on produit 1 'aluminium métallique par1 électrolyse d'un bain fondu contenant de 1 'alu-5 mime et de la cryolite. Sans ee genre de cellules, la chemise de carbone est un revêtement très épais des parois latérales et du fond de la cellule dans une coquille en acier. Cette chemise de carbone fonctionne comme cathode de la cellule et par suite du passage 10 du courant d'une ou de plusieurs anodes en carbone s'étendant dans le bain, on recueille 1'aluminium fondu sur le fond de la cellule et on le soutire de temps en temps. On peut former la chemise de carbone à partir de blocs de carbone pré-façonnés, qu'on appelle blocs "pré-cuits", joints l'un à l'autre par tin 15 mélange formé de carbon particulaire avec un liant approprié, ou bien on peut le fabriquer en totalité à partir d'un mélange de charbon convenablement comprimé sur place pour former une structure complètement monolithique. En variante, elle peut être composée de diverses combinaisons de blocs pré-cuits et d'une 20 masse de carbone monolithique. Classiquement, la chemise subit un traitement thermique approprié de façon que le mélange de carbone soit cuit sur place et que tout le carbone soit cuit en une masse dure avant que la cellule soit mise en service. Au cours du fonctionnement de la_cellule de réduction, 25 la chemise de carbone absorbe une quantité considérable de matières provenant du bain. La détérioration est une conséquence inévitable de la croissance et de la rupture de la structure carbonée et la défaillance finale ou la proche défaillance de la cellule se produit occasionnellement, ce qui se révèle par des 30 conditions telles que la fuite du métal ou de la matière du bain fondu, une distorsion importante de la structure de la cathode, ou l'intrusion du fer dans le métal produit. En particulier, la chemise de carbone s'imprègne de diverses matières et à des degrés variables en fonction de facteurs tels que l'tge de la 35 cellule, la situation d'une zone donnée de la chemise dans les parois ou le fond de la cellule et le processus et la température d'opération. Les matières qui pénètrent dans la chemise peuvent com~ 71 3ô4o0 2104870 ! prendre le métal fondu, sais comportent principalement du sodium et des composés d'aluminium comprenant ordinairement de la cryolite et autres fluorures. L'aluminium est présent pour une part considérable comme oxyde d'aluminium (alumine) et dans certaines 5 parties, comme métal. Donc, les composants du bain, qui sont principalement la cryolite (fluorure double d'aluminium et de sodium) et l'alumine, avec des quantités secondaires d'autres sels tels que des fluorures de sodium et de calcium, tendent à être absorbés sous leur état originel ou autres états combinés* 10 II convient de noter que des carbures et des nitrures, en particulier d'aluminium, se forment également au cours du processus, et se déposent ou se forment ainsi dans la ch.emise.de carbone. Une cellule fonctionne en continu ordinairement pendant au moins une année et souvent même beaucoup plus, mais on doit éventuelle-15 ment l'arrêter et on doit remplacer complètement son chemisage carboné. On a proposé divers processus pour récupérer les matières précieuses provenant des chemises usagées des cellules, principalement pour obtenir les fluorures et l'alumine qu'on 20 peut ré-utiliser dans les cellules. Se nombreux de ces procédés ont été des procédés humides selon lesquels on traite la chemise concassée par trempage, lavage ou cuisson avec des solutions ou liqueurs aqueuses appropriées. Sans de nombreux cas, on rejette le résidu carboné ou bien le processus peut comporter à une 25 étape quelconque line opération de chauffage ou de grillage qui provoque l'oxydation et ainsi le re^jet du carbone. On a également proposé de broyer la matière de chemi-sage à fine dimension granulaire puis de séparer une fraction de carbone de la fraction des produits chimiques par flotation. 30 Une semblable opération apparaît relativement coûteuse quant à l'équipement et aux matériaux. Se plus, tout s'obtient, y compris en particulier le carbone, en condition humide de sorte qu'il est nécessaire d'avoir un séchage ultérieur au moins. On sait également que le chemisage carboné usagé, qui 35 peut avoir une teneur en produits chimiques d'électrolyse de 20 à 50 % (tous les pourcentages présentement indiqués sont donnés en poids), peut se désagréger partiellement au cours d'une période d'exposition à l'air atmosphérique, produisant une masse 71 30400 -3- 2104870 de fine poudre grise et de grumeaux de carbone. Dans l'eau, des modifications similaires se produisent plus rapidement, mais les matières sont alors humides et un traitement ultérieur est malcommode* On pense que cette désagrégation est due, pour une part 5 considérable, à des réactions chimiques entre l'eau ou l'air humide et certains des produits chimiques présents dans le carbone* Ces réactions sont principalement représentées par les équations ou les types d'équations suivants t H4C3 + 12^0 - 3CH4 + 4A1(0H)3 (1) 10 Algl^ + JHgO - 2NHj + 2À1(0H)3 (2) À1205 + 3H20 - 2A1(0H)5 (3) Un autre procédé de traitement de chemisage de cellule implique le grillage du chemisage broyé avec un foyer à flamme directe qui comprend une fourniture d'eau ou de vapeur d'eau en 15 mtme temps que le combustible. Dans une semblable opération, le charbon est essentiellement détruit complètement tandis que la présence de l'eau transforme le carbure et le nitrure en hydrocarbure (méthane) et en ammoniaque. Le résultat en est un produit solide de composés chimiques comme les fluorures et l'alumine. 20 Aux températures élevées prescrites, de l'ordre de 620°0, le ctaAon se trouve pratiquement éliminé par la réaction, soit par combustion, soit par combinaison avec l'eau. Donc, le procédé de grillage décrit ne fournit aucun moyen de préserver les valeurs de carbone, en dépit du fait qu'elles soient potentiellement pré-25 cieuses. Comme il va de soi, le carbone pour le chemisage de cellule, qu'il soit constitué par du coke métallurgique ou du carbone obtenu par calcination de charbon d'anthracite ou par quelqu'autre procédé, doit être de qualité relativement bonne, 30 et en conséquence, n'est nullement bon marché et peut fort bien nécessiter la récupération* Conformément à la présente invention, il est fourni un procédé de traitement d'une chemise usagée en carbone provenant d'une cellule de réduction de l'aluminium, cette chemise conte-33 nant des produits chimiques absorbés en cours de fonctionnement de la cellule, selon lequel procédé on traite des fragments de chemise dans une région confinée avec de la vapeur sèche, à température insuffisante pour avoir une réaction importante du car 71 3ô400 2104870 bone dans la région, pendant une durée suffisante pour exercer une influence de désagrégation de la chemise usagée et transformer cette chemise en une forme pratiquement sèche capable d'un traitement par classification des dimensions particulaires four-5 nissant une fraction fine contenant une proportion élevée en matières chimiques et une fraction plus grossière contenant une portion plus élevée de carbone que dans la chemise de carbone usagée. La vapeur est de préférence à température comprise environ entre 120 et 205°C et sous pression comprise environ entre p 10 1 et 16 kg/cm . Le traitement nécessite normalement d'être conduit pendant une durée de M- à 10 heures si la dimension maximale par-ticulaire des fragments de chemise usagée doit être de l'ordre de 10 cm. Le produit de ce procédé, tel que retiré d'un hydrata-15 teur sous pression ou analogue dans lequel s'effectue le traitement à la vapeur a subi une certaine désagrégation comme effet d'une ou de plusieurs réactions, ordinairement à la suite de la totalité des réactions (1), (2) et (3). On trouve que la fraction fine contient (habituellement avec un peu de carbone) des 20 quantités utiles de substances chimiques du genre contenu à l'origine dans la chemise (sauf en ce qui concerne le nitrure et le carbure, maintenant éliminés), par exemple une matière des classes des fluorures, oxydes et hydroxydes d'aluminium, de sodium et de calcium. La fraction plus grossière du produit contient du 25 carbone; il peut y avoir aussi jusqu'à 20 à 30 % de fluorures et autres produits chimiques, mais elle est néanmoins utilisable dans la plupart des cas pour l'incorporation de nouveaux matériaux de chemisage. La fraction fine est appropriée à des électrolytes de 30 la cellule de réduction, particulièrement en raison de sa teneur en fluorure et aussi en oxyde ou hydroxyde d'aluminium, c'est-à-dire l'alumine et des hydrates d'alumine. Elle contient ordinairement un peu de carbone en fonction du type ou de l'âge de la chemise de la cellule qui a été traitée (c'est-à-dire en quan-35 tité décroissante à mesure de l'avancée en âge de la cellule), mais la teneur en carbone de cette fraction de produit est nettement moindre et la teneur en produits chimiques nettement supérieure à celles d'une chemise non traitée, et le traitement ulté- 71 30400 -s- 2104870 rieur (tel que le grillage) pour l'élimination du carbone est grandement facilité. Soit après un semblable traitement ultérieur soit directement lorsque la teneur en charbon ne doit pas être de préférence.nettement supérieure à 20 % environ, ce produit du 5 traitement sec peut être utilisé dans les bains de la cellule. On peut voir que le procédé est efficace et relativement rapide tout en fournissant des produits qui sont pratiquement secs qui n'ont besoin que d'être séparés par classification par dimensions. Le carbone est complètement stabilisé par 10 élimination des carbures et des nitrures et, dans une mesure considérable, on le récupère comme carbone utile pour un nouveau travail de chemisage. De même les produits chimiques se trouvent sous une forme appropriée à une manipulation plus aisée et un traitement ultérieur, en fait sous une forme prête à l'addition 15 directe à une cellule de réduction, spécialement du fait que les teneurs en nitrure et en carbure, que l'on considère comme néfastes dans une opération de la cellule, ont été éliminés. On décrira maintenant la présente invention en référence aux exemples particuliers de sa mise en pratique. 20 Après une défaillance d'une cellule de réduction et après avoir éliminé le corps d'électrolyte de cryolite et d'alumine et 1'aluminium métallique résiduel, on brise la chemise usagée de carbone dans la coquille d'acier et on peut la soumettre à une opération de concassage, pour l'amener à une dimen-25 sion particulaire par exemple inférieure à 2 cm de façon à fournir un produit comportant principalement des particules inférieures à 3 insu Bien que l'on puisse calibrer la matière concassée par exemple pour éliminer des particules inférieures à 1,5 mm» ou de préférence pour éliminer des fractions encore 30 plus fines, c'est-à-dire inférieures à 0,297 mm, on a obtenu des résultats efficaces en utilisant un produit non calibré provenant de l'opération ordinaire de concassage. De façon similaire, comme on a trouvé quçle maximum suggéré de 2 cm de diamètre pour les particules était utile, des morceaux aussi gros que 10 cm 35 ou parfois même des fragments encore plus gros peuvent être utilisés bien que des délais d'hydratation plus longs soient alors nécessaires, comme on peut aisément le déterminer par essai. L'appareil à pression utilisé lors de l'étape d'hydra- 71 3Ô4ÛÔ tation doit être adapté pour tenir la matière de chemisage concassée en exposition appropriée à la. vapeur fournie sous pression. Dans une série d'essais, l'hydratateur est constitué par un récipient cylindrique de 90 cm de diamètre et de 2,25 m de 5 hauteur présentant un râtelier déplaçable en acier monté dans le récipient et destiné à supporter plusieurs cuvettes espacées verticalement, par exemple 13 de ces cuvettes, chacune contenant jusqu'à 45 kg de chemisage concassé éparpillés dans la cuvette, le récipient présente une vanne de sécurité, une jauge de pres-10 sion (manomètre) et un thermomètre de types classiques et une vanne d'évacuation avec une cheminée ou une conduite de sortie, pour éviter l'accumulation de gaz combustibles et-aussi pour permettre d'étudier la vapeur ou les gaz qui s'échappent. Avec une localisation appropriée de l'hydratateur, on 15 introduit de la vapeur vive sous pression appropriée qui, en gé-néral est comprise entre 1 et 2,8 kg/cm (au manomètre), ce sur quoi on trouve qu'avec le chemisage concassé de dimension par-ticulaire inférieure à 2 cm environ une réaction pratiquement totale est achevée en 4 à 10 heures environ. Il se dégage de 20 l'ammoniaque et des hydrocarbures respectivement à partir des nitrures et des carbures, au cours du processus de décomposition. Celle-ci variera en quantité, en fonction de l'âge du chemisage et de sa disposition dans la cellule de réduction. Bien qu'on puisse juger de l'achèvement de la réaction par 25 d'autres essais, ou par l'expérience avec des types de cas qui se représentent, une indication appropriée est ordinairement fournie par la disparition des odeurs d'ammoniaque et de certaines sortes d'hydrocarbures provenant des gaz de sortie et, en fait par la fin du dégagement gazeux. Il apparaît que, dans 30 des limites raisonnables une durée excessive du traitement n'est sans aucun effet défavorable important, mais il est fortement avantageux d'atteindre à l'efficacité avec la durée et avec l'utilisation de la vapeur, en évitant un traitement indûment prolongé. 35 Dans le présent procédé, on conserve ordinairement la température inférieure à un niveau quelconque susceptible de provoquer une destruction importante du carbone. En général, on doit donc conserver la température inférieure à 205°C environ. 71 30400 -7- 2104870 p 1* vapeur sous pression de 1 à 2,8 kg/cm est habituellement à température de l'ordre de 120 à 175°(3 ou peut être même supérieure. On pense en général présentement qu'il est désirable O que la pression de la vapeur soit comprise entre 1 à 16 kg/cm 5 environ et la température entre 120 et 205°C environ. la vapeur doit être sèche, distincte en cela d'un mélange de vapeur et de gouttelettes d'eau qui laisserait les fragments de chemisage traité sous line condition appréciablement humide. La référence à la vapeur sèche est faite dans un sens 10 générique, c'est-à-dire qu'il n'exclut pas la vapeur surchauffée ou une vapeur qui est autrement portée à une température supérieure à celle qui correspond à ce qu'on appelle la vapeur saturée sèche à la pression choisie. On fournit de préférence la vapeur comme, "vive" et sous pression, mais la raison principale 15 de la pression supérieure à celle de l'atmosphère est d'assurer la siocité. Deux exemples représentatifs des essais selon la présente invention vont suivre, utilisant dans chaque cas une quantité d'environ 350 kg de matière de chemisage en carbone. Pour 20 l'exemple 1, la matière est une chemise pré-cuite relativement jeune provenant d'une cellule qui a été en service pendant 721 jours. Pour l'exemple 2, la matière est une chemise monolithique très âgée, dont l'âge est de 2015 jours, mais néanmoins appropriée au traitement. Cette matière provient de la paroi 25 d'une cellule présentant une chemise pré-cuite dans les autres régions. Dans chaque exemple, on concasse la matière de chemisage à dimension qui est inférieure à 12,5 mm, et on soumet au traitement à la vapeur dans un hydratateur à pression comme il 30 est décrit ci-dessus, en utilisant de la vapeur vive sous 2 ^ " 1 kg/cm de pression environ. La durée de l'hydratation est d'environ 9 heures dans chaque cas et on observe alors que le dégagement du gaz a apparemment cessé et qu'il n'y a pas d'odeur d'ammoniac ou d'un type quelconque d'hydrocarbure dans la vapeur 35 qui s'échappe du récipient. Les deux échantillons de matière de chemisage, avant l'hydratation à la vapeur, présentent les caractéristiques de composition en pourcentages suivantes (en poids) i 71 30400 2104870 Exemple 1 Exemple 2 Nitrures 0,3 1 Carbures 1,5 6 Autres produits chimiques 39,0 59 5 , Carbone 59 »0 34- Dans chaque cas, par retrait du récipient, on trouve que la matière de chemisage traitée est désagrégée considérablement et on la classifie ensuite par tamisage en une fraction fine de moins de 1,5 mm et en fraction restante plus grossière. 10 la teneur en produits chimiques de la fraction fine dans chaque exemple comporte des quantités utiles de fluorures et d'alumine ou d'hydrate d'alumine, les analyses "en pourcentages étant les suivantes (le complément étant essentiellement 0 et H comme oxydes et hydroxyde). 15 Exemple 1 Exemple 2 Carbone élémentaire 4-3,1 18,3 Al 9,8 16,9 Na 12,9 15,4 Ca 1,4 4,4 20 F 13,7 18,3 On trouve que la matière de ces fractions fines peut être chargée dans une cellule de réduction (avantageusement après avoir brûlé le carbone dans la fraction de l'exemple 1), en petites quantités utiles, comme par exemple pour la recharge 25 d'appoint de ces valeurs dans le bain fondu. La fraction plus grossière, c'est-à-dire celle qui est supérieure à 1,5 mm de l'exemple 1, contient approximativement 53 % de carbone, le complément étant essentiellement des fluorures, de l'alumine et de l'hydrate d'alumine.Cette fraction 30 plus grossière est appropriée à l'utilisation dans la fabrication d'un nouveau chemisage de cellule, soit en mélange avec un nouveau lot d'anthracite calcinée électriquement, soit par elle-même. Dans une semblable utilisation de carbone récupéré, la fraction plus grossière peut encore être broyée s'il est néces-35 saire jusqu'à une dimension particulaire appropriée (par exemple avec 25 % au moins d'une finesse supérieure à 0,84 mm pour fabriquer un mélange de chemisage avec le liant habituel. La fraction grossière de l'exemple 2 est relativement pauvre en carbone 71 30400 2104870 •t ainsi elle aurait une utilité potentielle supérieure pour les valeurs en produits chimiques que pour certaines applications très limitées dans les mélanges de chemisage de cellule. On Verra maintenant qu'en général, la matière de che-5 misage usagé de cellule est essentiellement constitué par (a) du carbone, (h) une matière indésirable composée de carbure et de nitrure d'aluminium, et (c) de produits chimiques composés de fluorure et d'oxyde d'aluminium, de sodium et de calcium, avec quelques hydroxydes si le chemisage retiré a été exposé à l'hy-10 dratation par l'atmosphère pendant certain temps. D'autres produits chimiques comme l'aluminium métallique peuvent se trouver présents en petites quantités, mais les substances des classes précédentes représentent les matières principales présentes dans le chemisage usagé. Les réactions auxquelles sont 15 soumis le carbure et le nitrure d'aluminium par traitement à la vapeur fournissent d'autres quantités d'hydroxyde d'aluminium (alumine hydratée) ou peut être même l'oxyde, ce qui augmente la classe définie (c). On a trouvé que le processus s'appliquait au chemisage 20 usagé à la fois du type monolithique et du type pré-cuit, mais il est d'un avantage spécial pour les chemisages du type précuit. Gomme les blocs pré-cuits sont fabriqués à l'origine avec une quantité moindre de liant que le mélange monolithique, ils contiennent en fait une quantité supérieure de carbone, et comme 25 ils sont ordinairement façonnés à température sensiblement supérieure à celle appliquée pour cuire le mélange monolithique dans la coquille de la cellule, ils sont plus denses et moins susceptibles d'être attaqués chimiquement. En conséquence, le produit carboné réutilisable provenant du présent traitement à la va-30 peur est généralement d'une qualité supérieure lorsque le chemisage défaillant consiste en un bloc pré—cuit.Le procédé est néanmoins utile, bien que moins satisfaisant, avec des chemisages extrêmement âgés. On préfère donc utiliser le processus avec du carbone provenant de chemises monolithiques qui n'ont pas été 35 utilisées pendant plus de 1200 jours environ, ou avec du carbone provenant de chemises pré-cuites qui n'ont pas été en usage pendant plus de 2400 jours environ, ou de préférence pas plus de 1800 jours environ. 71 30400 -io- 2104870 Dans ces circonstances en général, le charbon récupéré dans la fraction grossière contient en moyenne, au moins 40 % de carbone, ordinairement au moins 50 % et Jusqu'à 90 %• la teneur complémentaire de cette fraction grossière peut être- cons-5 tituée par les fluorures retenus, jusqu'à 20 %, et autres produits chimiques (essentiellement des oxydes et hydroxydes, en majeure partie d'aluminium), jusqu'à 30 %. les quantités relatives de carbone et de produits chimiques dépendent de l'âge et de la nature du chemisage à traiter, et l'on trouve les propor-10 tions supérieures de carbone dans des matières provenant de cellules récentes et/ou de cellules à chemise pré-cuite. Bien que ordinairement la classification.par dimension à la suite du traitement à la vapeur se fasse sans autre broyage, sauf lorsqu'il se produit pour concasser les petits grumeaux au 15 cours de la manipulation nécessaire, la possibilité d'un concassage ou d'un broyage ultérieur à ce moment (avant tamisage pour séparer la fraction chimique fine) n'est pas exclue, particulièrement si le concassage originel du chemisage de carbone défaillant a abandonné des morceaux sensiblement plus gros que ce qui 20 est indiqué ci-dessus, introduits dans 1'hydratateur. Il apparaît que la durée du traitement à la vapeur sera habituellement plus longue pour de gros fragments de sorte que l'efficacité est favorisée par l'importance préférée du pré-broyage. Le carbone récupéré, de préférence par un autre bro-25 yage jusqu'à la finesse appropriée, est utilisable de la même façon que du carbone nouveau pour fabriquer des mélanges pour chemisages de cellule ou de corps pour préparer ces chemisages. La matière de carbone récupérée s'est avérée être utile comme substitut de l'anthracite calcinée électriquement, l'anthracite 30 calcinée en four et le coke métallurgique pour des mélanges formés avec un liant classique (par exemple 16 % du mélange) comme le brai de goudron de houille. Les mélanges dans lesquels le carbone nouveau constitue 50 % ou plus du carbone total sont éminemment appropriés, mais des mélanges avec 100 % de matière 35 récupérée, particulièrement lorsqu'elle provient d'un chemisage pré-cuit ne dépassant pas un âge moyen, ont été satisfaisants. En général, le carbone récupéré avec une teneur relativement élevée en matière non-carbonée est utilisé au mieux avec une 71 30400 -11- 2104870 quantité au «oins égal* de carbone nouveau, mais une teneur importante en fluorures et en alumine n'est pas désavantageuse en ee sens que le corps du chemisage contient alors déjà ces produits chimiques et en conséquence, en service, le coxps de 5 chemisage soutire une quantité moindre de ces matières de l'é-leetrolyte fondu. Comme illustration de la similarité physique de la matière récupérée par rapport à l'anthracite récemment calcinée éleetriquement, le tableau suivant indique les caractéristiques 10 de dimension particulaire (pourcentages en poids) d'échantillons de chacune d'elles, préparées de la môme façon pour constituer des aggrégats pour mélanges de chemisage de cellule : gABTEAÏÏ I Dimension partieu-laire (mm) Anthracite calcinée électriquement Carbone de chemisage de cellule hydraté % Eetenu Cumulatif % % Eetenu Cumulatif % 0,80 0,297 0,149 0,074 14,9 46,7 23,5 9,6 14,9 61.6 85,1 94.7 19,6 40,8 14,5 11,5 19,6 60,4 74,9 86,4 inf. 0,074 5,3 100,0 13,6 100,0 D'autres exemples de ces aggrégats avec analyses de dimension particulaire en plus amples détails, sont les suivants: 71 30400 -12- 2104870 TABLEAU II Dimension particu Anthracite calcinée électriquement Carbone de chemisage de cellule hydrate laire (mm) % Eetenu Cumulatif % % Eetenu Cumulatif % 6,73 3,36 1,68 0,84 0,42 0,297 0,210 0,149 0,105 0,074 10.1 9.8 2,0 4.9 13,8 10.6 11.7 10.2 6.4 6.5 10.1 19,9 21,9 26.8 40,6 51.2 62.9 73,1 79,5 86,0 9,4 10,1 2,3 7,3 13,4 8,9 9.3 8.4 5,7 9,4 9,4-19,5 21,8 29,1 42,5 51,4 60.7 69.1 74.8 84.2 inf.à 0,074 14,0 100,0 15,8 100,0 Des aggrégats de ces types, préparés à l'aide de matière de carbone récupéré ont été essayés avec succès par incorporation dans divers mélanges, dans des cellules. On n'a noté aucun effet défavorable au cours de ces essais après une durée prolongée importante d'opération en continu. 71 30400 -13- 2104870 - BmEKDICAIIONS - 1 - Procédé de traitement de chemises usagées provenant d'une cellule de réduction de l'aluminium, cette chemise contenant des matières chimiques absorbées au cours du fonctionnement 5 de la cellule, caractérisé en ce qu'on traite des fragments de la chemise dans une région confinée avec de la vapeur sèche, à température insuffisante pour une réaction importante du carbone dans la région, pendant une durée suffisante pour exercer une influence de désagrégation sur la chemise usagée et transformer 10 cette chemise en une forme pratiquement sèche susceptible d'un traitement de classification par dimension particulaire, pour fournir une fraction fine contenant une proportion supérieure en produits chimiques et uns fraction plus grossière contenant une proportion supérieure de carbone que dans la chemise de car-15 bone usagée. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le traitement à la vapeur s'effectue à température comprise entre environ 120 et 205°C, 3 - Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, 20 caractérisé en ce que le traitement à la vapeur s'effectue sous p une pression comprise entre environ 1 et 16 kg/cm . 4 - Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'on conduit le traitement à la vapeur pendant une durée comprise entre 4 et 10 heures. 25 5 - Procédé selon l'une des revendications 1 à 4, ca ractérisé en ce que la dimension particulaire maximale des fragments de chemise usagée est d'environ 10 cm. 6 - Procédé selon l'une des revendications 1 à 5» caractérisé en ce que la chemise usagée contient au moins 50 % en-30 viron de carbone et que la fraction fine est appropriée à l'utilisation comme adjuvant chimique au bain fondu d'une cellule de réduction, et que la fraction plus grossière est appropriée à l'incorporation dans une nouvelle chemise de carbone d'une cellule de réduction. 35 7 - Procédé selon l'une des revendications 1 à 6, ca ractérisé en ce que le produit du traitement à la vapeur est réparti par dimension particulaire pour séparer les fractions fine et grossière. 71 30400 2104870 8 - Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'on sépare la matière fine comme matière de dimension particulaire inférieure à 1,5 mm environ. 9 - Procédé selon l'une des revendications 7 et 8, 5 caractérisé en ce qu'il comprend la préparation d'un mélange de carbone comportant un liant, utilisable pour constituer au moins en partie une chemise nouvelle de cellule de réduction, en incorporant cette matière de la fraction grossière dans le mélange. 10 - Procédé selon l'une des revendications 1 à 9, ca-10 ractérisé en ce que la chemise usagée contient de l'oxyde d'aluminium et que le traitement à la vapeur est efficace pour hydrater au moins une partie de l'oxyde d'aluminium. 11 - Procédé selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que la chemise usagée contient des matières in- 15 désirables consistant en carbure et en nitrure, le traitement à la vapeur étant efficace pour éliminer pratiquement ces matières indésirables. 12 - Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce que le traitement à la vapeur est efficace pour la réaction 20 de la vapeur avec cette matière de carbure et de nitrure, pour relâcher des produits gazeux du type hydr oc arbitres et ammoniac, ce traitement à la vapeur étant arrêté lorsque le dégagement des produits gazeux a pratiquement cessé. 13 - Procédé selon l'une des revendications 1 à 12, ca-25 ractérisé en ce que la chemise est constituée de façon prédominante de blocs pré-cuits.