La présente invention est relative à un dispositif de signalisation à lampe, ou voyant, muni d'un dispositif d'acquittement. Ce dispositif peut être utilisé conjointement avec un appareil électrique de contrôle ou de protection, tel qu'un relais, pour indiquer que l'appareil fonctionne ou a fonctionné. On connait, par le brevet français nO 1 508 205 au nom de la Compagnie Générale d'Electricité, un dispositif de signalisation dans lequel un aimant mobile, sous l'action d'un signal de commande, pivote de 1800 et présente devant une fenêtre une portion colorée en rouge. Un tel dispositif est sensible aux vibrations ambiantes et peut fonctionner de manière intempestive. Un but de l'invention est de réaliser un voyant à mémoire, de fonctionnement sûr, par son insensibilité aux vibrations ambiantes et aux champs électriques et magnétiques environnants. L'invention a pour objet un voyant à mémoire caractérisé par le fait qu'il comprend une diode électroluminescente connectée à une source de courant continu à travers un interrupteur à lames souples, ledit interrupteur à lames souples étant entouré par un bobinage de commande susceptible d'être parcouru par une impulsion de commande provoquant la fermeture dudit interrupteur à lames souples, l'ensemble constitué par l'interrupteur à lames souples et le bobinage étant entouré par un circuit magnétique comprenant une enveloppe cylindrique métallique en matériau perméable magnétiquement, fermée à une première extrémité par un flasque métallique et fermée à une seconde extrémité par un premier aimant cylindrique fixe aimanté longitudinalement et un second aimant cylindrique mobile en rotation, aimanté radialement, les axes des deux aimants étant disposés à angle droit, la force d'aimantation du second aimant étant supérieure à celle du premier, ledit second aimant étant solidaire d'un bouton de manoeuvre. L'invention va être précisée par la description détaillé d'un mode préféré de réalisation, en référence au dessin annexé dans lequel - la figure 1 est une vue en coupe transversale selon la ligne 2-2 de la figure 2 d'un voyant à mémoire. - la figure 2 est une vue en coupe selon la ligne 1-1 de la figure 1. - la figure 3 est un schéma électrique pour la mise en oeuvre du voyant. Le voyant à mémoire représenté dans les figures 1 et 2 comprend un interrupteur à lames souple (en abrégé I.L.S.) référencé 1, commandé par un bobinage 2 qui l'entoure. Le corps 3 du bobinage est en matière plastique telle que le polyamide 6-6 (connu sous la marque déposée nylon). L'interrupteur à lames souples est disposé dans le circuit électrique de la figure 3. Ce circuit comprend l'interrupteur à lames souples 1, en série avec une diode électroluminescente 4. L'ensemble I.L.S. 1 et diode 4 est protégé par une diode Zener 5. Le circuit est connecté à travers une résistance 6 (par exemple de 1200 ohms) à une source de courant continu 7, de 12 volts par exemple. Le bobinage 2, disposé autour de 1'I.L.S. est alimenté en série avec une résistance ballast 8 par une tension U, à travers le contact 9 d'un relais. En cas de défaut dans une installation, le contact 9 se ferme, créant une impulsion dans le bobinage 2. L'induction correspondante ferme l'interrupteur à lames souples. La diode électroluminescente 4 est alors alimentée, ce qui signale ie défaut. La mémoire du défaut demeure, car même après disparition de l'impulsion dans le bobinage 2, l'I.L.S. reste au collage, grâce au circuit magnétique dans lequel l'I.L.S. est placé et qui va être décrit maintenant. Le même circuit magnétique est agencé de manière à permettre l'acquittement du voyant par ouverture de l'I.L.S. et cela au moyen d'une manoeuvre simple et sure. L'ensemble I.L.S. 1 - bobinage 2 est disposé dans un circuit magnétique comprenant une enveloppe cylindrique 10 en métal à bonne perméabilité magnétique. Le terme cylindrique doit être pris ici et dans les revendications au sens le plus large ; ce terme recouvre également le terme prismatique. Dans l'exemple représenté, l'enveloppe est un parallélépipède de base carrée et de grand axe parallèle à celui du bobinage. Une extrémité de l'enveloppe est fermée par un flasque 11 du même métal que l'enveloppe. Un fil de connexion 12 de l'I.L.S. passe par un orifice 13 du flasque. Le circuit magnétique est fermé, à l'autre extrémité de l'enveloppe, par les éléments ci-après a/ un aimant 14, de préférence en matériau connu sous la marque déposée FERRIFLEX 3 ; cet aimant est cylindrique et aimanté longitudinalement. Il comprend un évidement coaxial fileté dans lequel est vissée une vis 15 en matériau perméable pour le réglage de l'inducteur au niveau de l'I.L.S. L'axe de l'aimant 14 est perpendiculaire à l'axe de la bobine 2 l'aimant est fixe et disposé dans un logement approprié faisant partie du corps de bobine en matière plastique 3 ; l'extrémité de l'aimant opposée à celle où se trouve la vis 14 vient au contact du second fil de connexion 15 de l'I.L.S, On notera que le matériau utilisé pour l'aimant est un bon isolant électrique ; il n'y a donc aucun risque de court-circuit dus aux contacts entre l'aimant, le bottier et les fils de connexion de l'I.L.S. b/ un aimant 16, cylindrique, d'axe parallèle à celui de la bobine 12, aimanté radialement ; l'aimant est mobile en rotation autour de son axe pour cela il est disposé dans un logement approprié 17 faisant partie du corps de bobine en matière plastique 3. Il est isolé par un manchon 18 en matière plastique, prolongé par une partie 19 sur laquelle est fixé un bouton moleté, dit bouton d'acquittement, 20. Un ressort de rappel 21 permet de ramener le bouton en position initiale après manoeuvre. Un ergot non représenté permet de limiter à 180 degrés la course en rotation du bouton moleté. La force d'aimantation de l'aimant 16 est supérieure à celle de l'aimant 14. L'I.L.S. étant au collage, est maintenu dans cette position grâce à l'induction créée dans le circuit magnétique par les aimants 14 et 16 le ressort 21 et l'ergot sont en effet agencées pour mantenir les aimants "en opposition" (NSSN) dans le circuit magnétique. Les lignes de force qui partent des aimants se divisent en deux branches qui traversent l'enveloppe cylindrique et se referment par les conducteurs 12 et 15 et les lames de l'I.L.S.. Pour ouvrir l'I.L.S., on imprime au bouton moleté une rotation de 180 degrés qui est communiquée à l'aimant mobile. Celui-ci étant plus fort que l'aimant fixe, l'induction change de sens dans le circuit magnétique, puisque les aimants sont alors "en série" (NSNS), ce qui provoque l'ouverture de l'I.L.S. et par voie de conséquence, l'extinction de la diode. Le simple fait de relacher le bouton le ramène en position initiale grâce au ressort de rappel. Le voyant est alors prêt à un nouveau fonctionnement. Le réglage de l'induction au niveau de l'I.L.S. se fait par un enfoncement plus ou moins important de la vis de réglage 15. On notera qu'il est avantageux de régler l'induction créée par les aimants au niveau de l'I.L.S. à une valeur exactement comprise entre la valeur d'induction qui ouvre l'I.L.S. et la valeur de l'induction qui le ferme. Un tel réglage est obtenu, soit par manoeuvre de la vis 15, soit par déplacement coaxial de l'I.L.S. par rapport à l'aimant 14, soit par ces deux moyens. Un écrou 22 permet de fixer le voyant sur la face avant d'un appareil tel qu'un relais. L'ensemble I.L.S.-bobinage est disposé avantageusement de manière excentrée dans l'enveloppe, ce qui permet de loger, également dans l'enveloppe, comme on le voit dans la figure 2, la diode électroluminescente 4, dont la partie éclairanteapparait sur la face avant du voyant, ainsi que la diode Zener 5 et la résistance 6 avec les divers conducteurs de connexion. L'appareil est d'une remarquable fiabilité en raison de son insensibilité aux chocs et aux champs parasites (grâce au blindage constitué par l'enveloppe). Deux ou plusieurs appareils peuvent être placés côte à côte sans s'influencer mutuellement. L'appareil ne nécessite pour son fonctionnement qu'une puissance faible, de l'ordre de quelques dizaines de milliwatts. Un bobinage supplémentaire 23 (figures 1 et 3) permet de donner à l'appareil une possibilité d'acquittement à distance. REVENDICATIONS 1/ Voyant à mémoire caractérisé par le fait qu'il comprend une diode électroluminescente connectée à une source de courant continu à travers un interrupteur à lames souples, ledit interrupteur à lames souples étant entouré par un bobinage de commande susceptible d'être parcouru par une impulsion de commande provoquant la fermeture dudit interrupteur à lames souples, l'ensemble constitué par l'interrupteur à lames souples et le bobinage étant entouré par un circuit magnétique comprenant une enveloppe cylindrique métallique en matériau perméable magnétiquement, fermée à une première extrémité par un flasque métallique et fermée à une seconde extrémité par un premier aimant cylindrique fixe aimanté longitudinalement et un second aimant cylindrique mobile en rotation, aimanté radialement, les axes des deux aimants étant disposés à angle droit, la force d'aimantation du second aimant étant supérieure à celle du premier, ledit second aimant étant solidaire d'un bouton de manoeuvre. 2/ Voyant selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le premier aimant possède un évidement fileté dans lequel est vissée une vis en matériau magnétiquement perméable. 3/ Voyant selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le premier aimant est en contact avec l'un des fils de connexion de l'interrupteur à lames souples. 4/ Voyant selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que l'ensemble interrupteur à lames souples-bobinage est excentré dans l'enve- loppe, celle-ci enfermant la diode électroluminescente. 5/ Voyant selon la revendication 4, caractérisé par le fait que l'enveloppe renferme également une diode Zener de protection connectée en parallèle sur l'ensemble constitué par l'interrupteur à lames souples et la diode électroluminescente. 6/ Voyant selon la revendication 4 caractérisé par le fait que l'enveloppe renferme également une résistance en série avec l'ensemble constitué par la diode électroltainescente, l'interrupteur à lames souples et la diode Zener. 7/ Voyant selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que les aimants sont disposés dans des logements pratiqués dans une pièce en matière plastique servant également de support au bobinage. 8/ Voyant selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait que le second aimant est isolé par un manchon en matière plastique prolongé par une tige servant de support au bouton de manoeuvre. 9/ Voyant selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé par le fait que le bouton de manoeuvre est solidaire d'un ressort qui maintient les aimants en opposition. 10/ Voyant selon la revendication 9, caractérisé par le fait qu'un ergot limite à 180 degrés la course en rotation du bouton de manoeuvre. 11/ Voyant selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisé par le fait qu'il comprend un second bobinage coaxial au susdit bobinage. 12/ Voyant selon l'une des revendications 1 à 11, caractérisé par le fait que l'induction au niveau de l'interrupteur à lames souples est réglée à une valeur comprise exactement entre celle qui ouvre l'interrupteur à lames souples et celle qui le ferme. 13/ Procédé de réglage de la valeur de l'induction au niveau de l'interrupteur à lames souples d'un voyant selon la revendication 12, caractérisé par le fait qu'il est effectué par déplacement axial de l'interrupteur à lames souples par rapport aux aimants.