La présente invention concerne de manière générale les installations et les procédés pour traiter des matières carbonées par la chaleur dans le but de récupérer des produits hydrocarbonés. Plus particulièrement, l'invention concerne un procédé et une instal- lation pour éliminer l'humidité de matières carbonées avant le trai- tement thermique par pyrolyse ou d'une autre manière. La pyrolyse de matières carbonées, telles que le schiste bitumineux et la houille, est un procédé communément appliqué pour récupérer des produits hydrocarbonés de valeur, La pyrolyse consiste essentiellement en un chauffage de la matière carbonée à des tempé- ratures élevées, normalement supérieures à 4250 C environ, en atmos- phère non oxydante A ces températures, la matière carbonée est dégradée ou décomposée partiellement ou totalement, par volatilisa- tion, en différents produits hydrocarbonés, lesquels sont récupérés. Il s'est révélé avantageux, dans les systèmes de pyrolyse, de pré- chauffer d'abord la matière carbonée à environ 260-315 'C On utilise actuellement de nombreux types différents de systèmes de préchauf- fage, allant de dispositifs de préchauffage à lit fluidisé aux sys- tèmes de préchauffage à plusieurs étages o la matière carbonée est entratnée dans une série de courants de gaz ayant des températures progressivement croissantes. Les matières carbonées brutes, telles que la houille et le schiste bitumineux, contiennent généralement une certaine quantité d'humidité Cette quantité varie généralement entre 1 et 35 % en poids Bien qu'il soit possible de pyrolyser directement des matières carbonées humides, il s'est avéré souhaitable d'éliminer d'abord l'humi- dité de la matière carbonée avant de la soumettre à la pyrolyse. Un procédé et une installation de séchage adéquats doivent être capables de sécher convenablement et efficacement de grandes quantités de matière carbonée dans un minimum de temps et avec peu ou pas de décomposition par volatilisation ou dégradation de la matière carbonée La matière carbonée humide peut être séchée préala- blement par un nombre quelconque de processus bien connu de préchauf- fage Par exemple, des lits fluidisés ou des tambours tournants peuvent être utilisés à des températures modérément élevées pour produire l'élimination souhaitée d'humidité de la matière particulaire, Le 14478 séchage peut également être effectué par entraînement de la matière carbonée dans des courants gazeux à température élevée. Dans les sécheurs du-type à entraînement de la matière à sécher dans un courant de gaz, la totalité du mélange de solides, comprenant des particules de tailles relativement grandes et de tailles relativement petites, est exposée au contact avec des gaz chauds dans une colonne montante ou un dispositif analogue L'humi- dité et/ou les solvants éventuellement présents dans la matière sont transférés par évaporation à la phase gazeuse Le transfert de la chaleur des gaz chauds aux solides dépend de la vitesse d'écoulement du fluide, des propriétés thermiques du gaz et des solides, des caractéristiques de surface des solides, des différentes tempéra- tures et du temps de contact entre le gaz et les solides Dans un tel système de séchage par entraînement, les petites particules acquièrent des vitesses plus élevées, avec le résultat que le taux de transfert de chaleur est maximal pour ces particules dans n'importe quel point du sécheur. Normalement, la température des solides pulvérulents dans le courant de gaz s'élève jusqu'au point o l'humidité commence à s'évaporer Il est à noter que le mot "humidité" utilisé dans ce mémoire désigne non seulement l'humidité aqueuse mais aussi l'humi- dité sous forme de solvants -de différents types présents dans la houille ou leschiste bitumineux brut et ayant des températures de vaporisation inférieures aux températures de début de décomposition par volatilisation de la matière carbonée Le dégagement ou la vapo- risation d'humidité continue à une température relativement constante jusqu'à ce que toute l'humidité ait été éliminée d'une particule donnêe L'humidité peut être distribuée uniformément dans la masse des particules ou peut se trouver uniquement à leur surface Quoiqu'il en soit, en raison du taux ou de la vitesse de transfert plus élevé de la chaleur aux petites particules et en raison de la plus petite masse de celles-ci, elles sont sèches complètement beaucoup plus vite que les particules plus grosses et leur température s'approche rapi- dement de celle du gaz avec lequel elles sont en contact Afin de sécher les matières carbonées dans un minimum de temps, il est sou- haitable de maintenir les températures du gaz aussi élevées que 14478 possible Les températures du courant de gaz sont par conséquent maintenues bien au-dessus de la température de décomposition par volatilisation ou température de dégradation de la matière carbonée. Il s'ensuit que, dans les sécheurs du type par entraînement, les petites particules sont généralement surchauffées et partiellement décomposées par volatilisation ou dégradées, ce qui se traduit par la perte de produit hydrocarboné. Bien que le système de séchage par entraînement convienne bien et soit particulièrement avantageux pour éliminer l'humidité de solides particulaires d'une manière convenable et rapide, il serait souhaitable de disposer d'un sécheur par entraînement perfectionné o les pertes de produit hydrocarboné par suite du surchauffage des particules relativement petites soient réduites. L'invention apporte un procédé et une installation per- fectionnés pour le séchage de matières carbonées pulvérulentes par entraînement dans un courant de gaz chaud, qui permettent de réduire l'humidité présente dans la matière carbonée brute à des niveaux bas, tout en évitant la dégradation et la décomposition par volatilisation partielle ou complète de particules relativement petites L'invention est applicable en particulier aux processus de séchage en plusieurs stades o la matière carbonée particulaire humide est entraînée dans plusieurs courants de gaz chaud en série Les courants de gaz chaud sont typiquement à des températures supérieures à la température de décomposition par volatilisation de la matière carbonée Dans chacun des courants de gaz, la matière carbonée forme un mélange de solides sous forme de petites particules relativement chaudes et sèches et de grosses particules humides relativement froides Selon l'inven- tion, les petites particules sont chauffées, dans chaque courant de gaz chaud, à une température qui reste inférieure à la température de décomposition par volatilisation de la matière carbonée Le mélange de solides est ensuite séparé du courant de gaz et d'humidité en forme de vapeur Ce mélange de solides, comprenant des particules de différentes températures, est transféré à une zone de mise en contact, avant le transfert au courant de gaz chaud suivant de la disposition en série, o les particules sont mises en contact les unes avec les autres pour permettre letransfert de chaleur des petites particules relativement chaudes aux grosses particules relativement froides. Les petites particules sont ainsi partiellement refroidies> tandis que les grosses particules sont partiellement chauffées, de sorte que toutes les particules s'approchent d'une température égalisée ou d'équilibre commune. Selon un mode de mise en oeuvre particulier de l'inven- tion, les petites particules relativement chaudes et sèches contenues dans le dispositif de mise en contact sont séparées des grosses particules relativement froides et humides Si elles sont combus- tibles, les petites particules ou fines sèches peuvent être trans- férées à un dispositif de combustion o elles peuvent être brûlées pour fournir au moins une partie de la chaleur nécessaire au fonc- tionnement du système de séchage et de préchauffage Selon d'autres caractéristiques particulières du procédé de l'invention, le dispositif de mise en contact est constitué par un tambour tournant, un lit fluidisé ou un lit fixe De plus, on peut faire passer un gaz de balayage exempt d'humidité à travers le mélange de solides contenu dans le dispositif de mise en contact pour évacuer -toute humidité dégagée sous forme de vapeur L'emploi d'un gaz de balayage sec dans le dispositif de mise en contact empêche la condensation d'humidité sur les particules en cours de refroidissement. Selon une autre caractéristique de l'invention, on utilise, pour l'entraînement de la matière carbonée par les courants de gaz chaud, des colonnes montantes conçues pour produire un temps de séjour maximal pour les grosses particules Ceci est important sur- tout lorsque de grosses différences de température peuvent exister entre les petites et les grosses particules Le résultat souhaité peut être obtenu par l'augmentation du diamètre des parties infé- rieures des colonnes montantes. Dans son ensemble, une installation multiétagée pour le séchage par entraînement selon l'invention constitue un moyen adéquat, efficace et relativement rapide pour sécher des matières carbonées en réduisant autant que possible la quantité de produit hydrocarboné perdu par dégradation ou décomposition par volatilisation de petites particules de la matière (lorsqu'il est question ici de "petites" ou "grosses", il s'agit bien entendu de particules du mélange qui sont plus petites ou plus grosses que d'autres). 14478 D'autres caractéristiques et avantages de l'invention res- sortiront plus clairement de la description qui va suivrede la fi- gure unique du dessin annexe, qui est une représentation schématique d'une installation de séchage à trois étages, selon un mode de mise en oeuvre préféré du procédé de l'invention. L'installation représentée constitue un sécheur rapide par entraînement à trois étages Elle comporte une première colonne mon- tante de séchage 10, une seconde colonne montante de séchage 12 et une troisième colonne montante de séchage final ou de peaufinage 14. Bien qu'il soit possible d'utiliser plus de trois ou moins de trois colonnes ou étages pour sécher des matières carbonées, suivant leur teneur en humidité et les conditions de fonctionnement de l'instal- lation, l'installation à trois étages décrite ci-après s'est révélée particulièrement utile pour éliminer les quantités normales d'humidité que présentent généralement les matières carbonées brutes. La matière carbonée brute humid; de la houille ou du schiste bitumineux par exemple, est introduite à partir d'une trémie 16 et par un transporteur à vis 18 et un conduit 20 dans l'extrémité inférieure de la colonne montante 10 Un premier courant de gaz chaud est intro- duit dans cette colonne à partir d'un conduit de gaz 22 Le courant de gaz chaud entraîne la matière carbonée particulaire et cède une partie de sa chaleur à la matière, de manière qu'il se forme un mélange de solides entraînés qui est constitué de petites particules relative- ment chaudes et sèches et de grosses particules relativement froides et humides A la sortie de la colonne 10, ce mélange est séparé du courant de gaz et d'humidité vaporisée par un dispositif séparateur, par un cyclone 24 par exemple Ensuite, le mélange de solides est envoyé à travers un conduit de transfert 26 A un premier dispositif de mise en contact 28 Dans celui-ci, les petites particules rela- tivement chaudes et sèches et les grosses particules relativement froides et humides sont intimement mises en contact les unes avec les autres, ce qui permet aux petites particules de céder de la chaleur aux grosses particules, entraînant un refroidissement partiel des premières et un chauffage partiel des secondes Le mélange ainsi égalisé en température est transféré à travers un conduit de sortie 30 du pre- mier dispositif de mise en contact 28 à une seconde trémie 32 A 251 4478 partir de là, la matière partiellement séchée est transférée par un transporteur à vis 34 à l'extrémité inférieure de la seconde colonne montante 12. Un second courant de gaz chaud est introduit dans l'extré- mité inférieure de la colonne 12 à partir dtun conduit de gaz Et Ce courant entraîne la matière particulaire partiellement séchée et un nouveau transfert de chaleur se produit, dépendant en partie de la taille des particules Là encore, les petites particules deviennent plus chaudes et sèchent plus vite que les grosses particules, lesquelles sont portées à une température plus basse 3 t qui conservent l'humi- dité davantage Ce second mélange de particules solides de température variable est séparé du second courant de gaz et d'humidité vaporisée par un cyclone 37 Le mélange séparé est transféré à travers un con- duit de transfert 38 à un second dispositif de mise en contact 40. Ici, les particules de tailles différentes sont intimement mises en contact les unes avec les autres pour permettre un transfert de chaleur produisant le refroidissement partiel des petites particules et l'élévation de la température des grosses particules Après que les particules ont atteint une température d'équilibre, elles sont envoyées au troisième et dernier étage de l'installation de séchage. Plus précisément, le mélange de particules solides est transféré à travers un conduit de sortie 42 du dispositif de mise en contact 40 à une troisième trémie 44 De là, le mélange, dont l'humidité a été élininée enmajeure partie, est introduit par un transporteur à vis 46 dans l'extrémité inférieure de la troisième colonne montante 14 ou colonne de peaufinage ou de parachèvement du séchage Un troisième courant de gaz chaud est introduit dans cette extrémité de colonne à partir d'un conduit de gaz 48 L'humidité est pratiquement éliminée en totalité pendant que la matière est entraînée vers le haut dans ce troisième courant de gaz chaud Un cyclone 50 sépare le mélange de solides du courant de gaz et d'humidité vaporisée. Les solides sont évacués du cyclone à la suite de la troisième colonne 14 à travers un conduit de sortie 52 en vue du traitement consécutif de préchauffage et de pyrolyse Si la matière carbonée évacuée à travers le conduit de sortie 52 contient encore de l'humidité, on peut prévoir des étages supplémentaires à colonne montante si cela 14478 est désiré Cependant, pour la plupart des applications, trois colonnes, comme dans l'installation représentée, suffiront pour sécher la majo- rité des matières carbonées, en variant, selon les besoins, les condi- tions et les paramètres de traitement que sont les températures des gaz, les débits et les temps de séjour, de manière à assurer l'éli- mination complète de l'humidité dans les trois étages. L'invention est particulièrement utile pour sécher de la houille et du schiste bitumineux Bien que la taille des particules et leur granulométrie dans un échantillon particulier ne soient pas critiques, il est préférable que la matière brute humide introduite dans une installation selon l'invention soit réduite par broyage à une taille de particule nominale de 12,7 mm ou moins Des particules de cette gamme dimensionnelle sont préférées parce qu'elles peuvent être entraînées convenablement dans les courants de gaz ayant les vitesses normalement utilisées dans les systèmes à colonne montante. Bien que la granulométrie de la matière séchée selon l'invention ne soit pas critique, il y a lieu d'en tenir compte pour déterminer les temps de séjour, les températures et d'autres paramètres. La température des courants de gaz chaud n'est pas parti- culièrement critique Cependant, il importe que la température et le débit des courants soient maintenus de manière que la majorité des petites particules du mélange de solides n'atteigne pas une température supérieure aux températures de dégradation de la houille ou du schiste bitumineux D'un autre côté, il est souhaitable que les courants de gaz possèdent une température aussi élevée que possible afin de ré- duire autant que faire se peut la durée du processus de séchage Pour de nombreuses applications, les températures d'entrée de gaz préférées seront comprises entre 260 et 7600 C et, mieux encore, entre environ 425 et environ 7000 C A ces températures, le débit de gaz et le temps de séjour des particules dans les colonnes montantes sont régulés de manière que les petites particules ne risquent pas d'être surchauffées. Des vitesses de gaz typiques sont comprises entre 20 et 30 m/s La vitesse de gaz est choisie de manière que les plus grosses particules solides soient convenablement entraînées Cette vitesse peut être variée dans des tronçons de colonne adéquats dans le but d'optimiser la durée de séjour de certaines particules en combinaison avec les caractéristiques du chauffage Les vitesses de particules sont 14478 comprises entre environ 3 m/s et environ 37 mis et leur durée de séjour dans les colonnes montantes peut varier entre 10 ms et 10 s. Les dispositifs de mise en contact 28 et 40 peuvent être formés par tout dispositif conçu pour mélanger intimement les parti- cules solides On peut utiliser, par exemple, des tambours tournants o les particules sont retournées et mélangées en continu Des systèmes à lit fluidisé ou à lit fixe peuvent convenir aussi Avec un tambour tournant ou un lit fixe, il est préférable de faire passer un gaz de balayage sec au travers du mélange de solides particulaires Par exemple, comme représenté, on peut introduire un gaz de balayage sec par un conduit d'entrée 54 dans le dispositif de mise en contact 28 - o il entraîne toute humidité vaporisée qui s'y trouve, empêchant sa condensation sur les particules qui se refroidissent partiellement - et faire sortir le gaz de balayage chargé d'humidité du dispositif 28 par un conduit 56 Le même système de balayage peut être utilisé pour le dispositif de mise en contact 40, s'il est constitué d'un tambour tournant ou d'un lit fixe Un balayage n'est pas nécessaire si le dispositif de mise en contact est un lit fluidisé parce que le gaz de fluidisation utilisé pour maintenir le mélange de solides à l'état fluidisé sert en même temps de gaz de balayage La vitesse d'écoulement du gaz dans le dispositif de mise en contact devrait être comprise entre O et 10 m/s et le temps de séjour de la matière dans ce dispositif peut varier entre 10 et 120 min. Selon une caractéristique particulière de l'invention, des moyens sont prévus pour éliminer du flux de matière, dans le disposi- tif de mise en contact, les petites particules qui sont pratiquement sèches L'élimination de ces petites particules (à savoir les fines en particulier), qui n'ont pas besoin d'être séchées davantage, se traduit par la diminution de la quantité de chaleur nécessaire aux étages suivants N'importe quel séparateur adéquat, un cyclone par exemple, peut être utilisé pour éliminer les petites particules sèches Il est possible en plus de classer les particules selon leur teneur en humidité pour assurer que la majorité des petites parti- cules enlevées soit effectivement sèche ou pratiquement sèche, Dans l'exemple représenté, les petites particules sèches, après séparation, sont enlevées du dispositif de mise en contact 28 14478 ou 40 à travers un conduit 58 ou 60 Bien que les fines ainsi éva- cuées puissent être envoyées au système de préchauffage pour être préchauffées à une température plus élevée, ou à un autre dispositif de traitement, il est particulièrement préféré de faire briler les fines, dans la mesure o cela est nécessaire, dans des dispositifs de combustion 62 et 64 afin de produire ainsi au moins une partie de la chaleur nécessaire aux courants de gaz chaud Les dispositifs de combustion 62 et 64 sont alimentés en air comburant à travers des conduits 66 et 68 Les fines sont de préférence brûlées dans les dispositifs de combustion 62 et 64, à des températures de l'ordre de 16500 C Comme, dans certains cas, des courants de gaz à des tem- pératures aussi élevées peuvent ne pas être souhaitables dans le système de séchage, les gaz chauds issus des trois colonnes montantes sont renvoyés aux dispositifs de combustion Ces gaz recyclés, ayant une température nettement plus basse que les gaz de combustion, per- mettent de diluer et d'abaisser la température des courants de gaz dans la mesure nécessaire La température dans les différentes colonnes peut donc être régulée simplement par la variation du débit des fines br Qlées et la variation du débit des gaz recyclés Par exemple, le gaz évacué & une température de 150 à 4250 C par le conduit 70 de la seconde colonne montante 12 peut être renvoyé par un ventilateur 72 installé dans ce conduit aux dispositifs de combustion 62 et 64 et, en plus, être introduit directement dans la troisième colonne 14. En outre, les gaz chauds issus de la première colonne 10 peuvent être renvoyés au dispositif de combustion 64 par le conduit 74 Enfin, les gaz chauds évacués de la troisième colonne 14 par le conduit 76 peuvent également être renvoyés aux dispositifs de combustion 62 et 64. Ce recyclage des gaz chauds non seulement maintient la chaleur dans l'installation de séchage, il réduit en plus la teneur en oxygène des courants de gaz à des niveaux bas, de l'ordre de 3 % en volume D'aussi faibles teneurs en oxygène contribuent à empêcher l'oxydation rapide de la matière séchée dans les colonnes Ainsi, des matières haute- ment pyrophoriques peuvent être séchées en sécurité et éventuellement être passivées De surcrolt, comme indiqué dans ce qui précède, le recyclage des gaz chauds permet de régler la température des courants de gaz dans les colonnes montantes. 14478 L'exemple suivant est un exemple témoin d'un processus de séchage par entraînement, qui est perfectionné par le procédé selon l'invention. On produit l'entraînement d'un mélange de particules ayant la granulométrie selon le tableau 1 ci-après dans une colonne montante composée de six tronçons, ayant chacun une hauteur d'environ 3,6 m et un diamètre d'environ 2,13 m, qui sont superposés et raccordés en série La température du gaz d'entraînement est d'environ 4250 C et sa vitesse est de 21 m/s La pression d'entrée du gaz est de 112 k Pa (pression absolue). A son introduction dans la colonne montante, le mélange de solides présente une température d'environ 210 C et sa teneur moyenne en humidité est de 9, voir tableau II ci-après Les teneurs en humidité et les températures des différentes fractions de solides à l'extrémité de sortie de chacun des six tronçons de 3,6 m de la colonne montante sont indiquées dans le tableau III ci-après Les teneurs en H 20 sont indiquées en % en poids et les températures sont indiquées en OC On voit sur ce tableau que les plus petites parti- cules perdent rapidement toute leur humidité et sont portées à des températures relativement élevées, ce qui provoque la volatilisation de produits de valeur Selon l'invention, un ou plusieurs accumula- teurs ou dispositifs de mise en contact sont prévus entre deux ou davantage d'étages ou entre la colonne montante du présent exemple et des colonnes prévues à sa suite, afin de produire une redistri- bution ou égalisation de l'humidité et de la chaleur entre les parti- cules des différentes tailles, de manière à réduire les effets nuisibles du chauffage inégal illustré, par le tableau III ci-après. il T.A B LEA U I particules (cm) Fraction O, 1729 0, 1130 0,1470 0,% 1180 0,1200 0,1560 0,0860 0,0480 0,0400 T A B LEAU I I particules (cm) 0,185 03,103 0,073 0,051 0,037 0,018 0,009 0,0045 0 > 0016 Taille des 0,185 0,103 0,073 0,051 0,037 0 > 018 0,009 0,0045 0,0016 Taille des H 120 0 > 09 0,09 Q, 09 o, 09 0,09 0, 09 0,09 0, 09 0, 09 Tenip. 21. T A BL EAU I 1 II Taille des particules (cm) 0, 103 * 0,073 0 à,051 0,037 0,018- o, oe 9 0,0045 0,0016 Taille des particules (cm) 0,1 103 0,073 0,051 0,037 0,18 0,00 09 0,0045 0,0016 sortie 1 er tronçon Temp H 2 O 66,3 74,5 74,5 74,5 Sortie 4 e Temp. 0,09 0,9 0, 08 0,03 0,0 0. O 0.0 tronçon 0,07 0,06 0,05 0,02 0,0 0,0 o 00 Sortie 2 e Tem Up, Sortie Se Temp. 76,7 76,7 76,7 76,7 tronçon Hi O 0,08 0,07 0 o)06 0,0 0,0 0.,0 O O o tronçon H 20 0,06 0,05 0 $ 04 0,01 00 o 0,0 0 Q O 0,0 Sortie 3 e tronçon Temp R O O ,6 0,07 ,6 0,07 ,6 0,06 030 225 0,0 266 0,0 Sortie 6 e tronçon, Temp H 2 O 77 0,05 77 0, 04 77 0,03 86 0,0 184 0,0 228 0,0 226 0 0 218 0,0 ba- u&-1 oe- 14478 REVEND ICAT IONS 1 Procédé pour le séchage en plusieurs étages de matière carbonée particulaire humide, selon lequel la matière carbonée est entraînée dans plusieurs courants de gaz chaud en série, ayant des températures supérieures à la température de décomposition par vola- tilisation de la matière carbonée, laquelle forme, dans ces courants de gaz, un mélange de solides constitué de petites particules rela- tivement chaudes et sèches et de plus grosses particules relativement froides et humides, caractérisé en ce que, dans chacun des courants de gaz chaud ( 10, 12, 14), on produit le chauffage des petites parti- cules à une température inférieure à la température de décomposition par volatilisation de la matière carbonée, on sépare ( 24, 37, 50) le mélange de solides du courant de gaz et d'humidité vaporisée, on transfère le mélange de solides à une zone de mise en contact ( 28, 40), avant de les transférer au courant de gaz chaud suivant de la dis- position en série, et on met les petites particules relativement chaudes en contact avec les particules plus grosses et moins chaudes, afin de permettre le transfert de chaleur des petites particules aux particules plus grosses, ce qui refroidit partiellement les premières et élève les secondes à une température d'équilibre ou température d'égalisation commune, de manière à empêcher le surchauffage et la décomposition par volatilisation des petites particules lorsque le mélange de solides est envoyé au courant de gaz chaud suivant ( 12, 14) de la disposition en série. 2 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on utilise trois courants de gaz chaud en série ( 10, 12, 14) pour sécher la matière carbonée. 3 Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'on sépare en plus des petites particules sèches des particules plus grosses contenant encore de l'humidité dans la zone de mise en contact ( 28, 40), de sorte que les petites particules séparées ne sont pas chauffées davantage par entraînement dans le courant de gaz suivant ( 12, 14) de la disposition en série. 4 Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'on brûle( 62, 64) les petites particules séparées pour produire ainsi une partie au moins de la chaleur nécessaire au chauffage d'un ou de plusieurs courants de gaz ( 22, 36, 48) destinés à former lesdits courants de gaz chauds. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on produit le chauffage des petites particules à une température comprise entre environ 121 et environ 177 GC. 6 Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que la température des courants de gaz chaud est comprise entre 260 et 7600 C. 7 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on produit la mise en contact des petites particules relative- ment chaudes avec les particules plus grosses et moins chaudes dans un tambour tournant. 8 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on produit la mise en contact des petites particules rela- tivement chaudes avec les particules plus grosses et moins chaudes dans un lit fluidisé. 9 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on produit la mise en contact des petites particules relati- vement chaudes avec les particules plus grosses et moins chaudes dans un lit fixe. Procédé selon la revendication 7 ou 9, caractérisé en ce que l'on fait passer un gaz de balayage sec à travers la zone de mise en contact ( 28, 40) pour entraîner l'humidité qui s'y trouve et empêcher sa condensation sur les petites particules se refroidissant partiellement dans ladite zone. 11 Installation de séchage à plusieurs étages pour éli- miner l'humidité de matière carbonée particulaire humide par entrat- nement de la matière carbonée dans plusieurs courants de gaz chaud en série, o se forme un mélange de solides constitué de petites par- ticules relativement chaudes et sèches et de plus grosses particules relativement froides et humides, pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisée en ce qu'elle comprend un dispositif de mise en contact ( 28, 40) entre chaque courant de gaz chaud ( 10 respectivement 12) et le courant de gaz suivant ( 12 respectivement 14) de la disposition en série, pour mettre les petites particules relativement chaudes en contact avec les particules plus grosses et moins chaudes, afin de permettre le transfert de chaleur des petites aux plus grosses particules et empêcher ainsi le surchauffage et la décomposition par volatilisation des petites particules. 12 Installation selon la revendication 11, caractérisée en ce que le dispositif de mise en contact ( 28, 40) est un tambour tournant. 13 Installation selon la revendication 11, caractérisée en ceque le dispositif de mise en contact ( 28 40) est un lit fluidisé. 14 Installation selon la revendication 11, caractérisée en ce que le dispositif de mise en contact ( 28, 40) est un lit fixe. Installation selon la revendication 11 caractérisée en ce qu'elle comprend en plus des moyens pour séparer de petites particules sèches des particules plus grosses dans le dispositif de mise en contact ( 28, 40). 16 Installation selon la revendication 15, caractérisée en ce qu'elle comprend en plus un dispositif de combustion ( 62, 64) pour brûler les petites particules sèches séparées en vue de la pro- duction d'une partie de la chaleur nécessaire auccourants de gaz chaud. 17 Installation selon l'une quelconque des revendications 11 à 15, caractérisée en ce qu'elle comprend en plus des moyens ( 54, 56) pour faire passer du gaz de balayage sec à travers le dispositif de mise en contact ( 28, 40).