La présente invention concerne les filets de sécurité destinés à être tendus à l'extérieur d'un immeuble en cours de construction à un niveau donné de cet immeuble. En vue de la protection des personnels contre les chutes de hauteur lors de la construction d'un immeuble, on a coutume de disposer à un niveau déterminé de cet immeuble, une série de filets de sécurité disposés côté à côte et aptes chacun à amortir la chute d'une personne opérant à un niveau supérieur. Chaque filet est tendu sur une carcasse qui est susceptible d'être installée par pincement sur le nez de la dalle de béton constituant le niveau considéré. L'installation et le déplacement d'un niveau à un autre de chaque filet nécessitent l'utilisation d'une grue ou Doyen de levage analogue susceptible de prendre en charge la carrasse de l t extérieur de l'immeuble-pour l'amener à un niveau supérieur.Une tulle -manutention par l'extérieur des carcasses supports des filets de sécurité présente un risque non négligeable pour le personnel chargé de les mettre en place. La présente invention vise essentiellement un filet de sécurité d'une structure telle qu'il puisse être mis en place de l'intérieur même de l'immeuble en construction. Plus précisément, l'invention vise un filet de sécurité caractérisé en ce que le filet, de forme quadrilatérale est tendu sur une carcasse support fixée en porte-à-faux sur un bâti qui comprend deux pieds parallèles destinés à s'appuyer normalement sur le plancher du niveau considéré de l'immeuble et un montant oblique destiné à venir se coincer sur le plafond de ce niveau sous l'action du poids de la carcassesupport. Compte tenu de la possibilité de blocage du bâti entre plancher et plafond à un endroit quelconque, on comprend que la mise en place de ce bâti et de la carcasse-support qui lui est fixée peut être faite de l'intérieur de l'immeuble et ne nécessite aucun moyen dé-ievage tel qu'urne grue. Selon une disposition intéressante de Itinvention, le filet est tendu sur la cazasse-support par l'intermédiaire d'une armature souple telle qu'un filin en nylon. Une telle disposition permet d'éviter la présence sur le pourtour du filet d'une armature rigide susceptible de provoquer des lésions sérieuses en cas de chute à la limite du filet. L'armature souple présente également l'avantage de simplifier le démontage partiel éventuel de la carcasse-support, en-vue par exemple, de sa mise en place. Selon une réalisation préférée, la carcasse-support se compose de quatre mâts reliés entre eux de manière à former une sorte de pyramide inversée dont la base est constituée par le filet. On limite ainsi au minimum les pièces métalliques au voisinage du bord du fRet. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre et qui se réfère aux dessins ciannexés donnés uniquement à titre d'exemple et dans lesquels La figure 1 est une vue de c8té schématique d'un filet de sécurité avec son support selon la présente invention, et la figure 2 est une vue de face du filet de sécurité de la figure 1. Sur les figures, la référence 10 désigne l'un des filets de sécurité qu'il s'agit de tendre à l'extérieur d'un immeuble en construction (non représenté3 à un niveau donné de cet immeuble de manière à assurer la protection des personnes oeuvrant sur cet immeuble à un niveau supérieur à celui des filets. Le filet 10 qui affecte, de manière classique, une forme quadrilatérale telle qu'un carré, est tendu sur une carcasse-support 12 convenablement fixée en porte-à-faux sur un bâti de fixation 14 disposé en coincement comme décrit ciaprès, entre le plancher 16 et le plafond 18 du niveau considéré de l'immeuble. La carcasse-support 12 se compose pour l'essentiel de deux mâts intérieurs 20 et de deux mâts extérieurs 22 qui sont reliés entre eux deux à deux de manière à former une sorte de pyramide inversée dont la base est constituée par le filet 10 tendu entre les extrémités supérieures des mâts 20 et 22. Les mâts intérieurs 20 sont de forme tubulaire et sont rendus solidaires du bâti 14 par tout moyen approprié, éventuellement démontable, de manière à s'étendre sensiblement verticalement. Dans la réalisation représentée, chacun des mâts- intérieurs 20 est fixé à son extrémité inférieure par soudage à une traverse 24 solidaire du bâti 14 et à son extrémité supérieure à un bras d'écartement 26 convenablement fixé à la partie supérieure du bâti de fixation 14. L'assemblage de la traverse inférieure 24 et des bras d'écartement 26 au bâti-support 14 peut être avantageusement renforcé par des contrefiches 28, pour la traverse 24, et par des embases de forme appropriée 30 pour le bras 26.Les extrémités supérieures des mâts 20 peuvent être reliées entre elles par une traverse d'écartement (non représentée) apte à renforcer la structure pyramidale constitué par le bâti 14 et les mâts S. Chacun des mâts extérieurs 22 se compose de deux parties télescopiques 32 et 34 et d'un système de réglage 36 tel qu'une goupille permettant de fixer les deux parties 32 et 34 dans une position relative déterminéede manière à conférer à chaque mât 22 la longueur voulue. L'extrémité supérieure de chacune des parties inférieures 3 2. des mâts extérieurs 22 est reliée d'une part à la partie inférieure 32 de l'autre mât 22 par une traverse d'écartement 38 et d'autre part au mât intérieur 20 correspondant par un bras de tension 40. Pour des raisons qui apparaftront ciaprès, ce bras de tension 40 est articulé en 42 et 44, de manière éventuellement démontable respectivement à l'extrémité supérieure de la partie inférieure 32 du mât 22 considéré et à l'extrémité supérieure du mât 20 qui lui correspond. Le bras de tension 40 est avantageusement constitué de deux parties télescopiques réunies entre elles par un mécanisme de réglage 46 permettant de conférer au bras de tension 40 toute longueur désirée. Ce mécanisme 46 peut simplement être constitué comme le système de réglage 36 d'une goupille susceptible de traverser deux trous ménagés respectivement dans les deux parties télescopiques du bras 40. Pour des raisons qui apparattront également ci-après les extrémités inférieures des parties inférieures des mâts extérieurs 22 sont articulés de manière amovible en 48 par tout moyen approprié au bâti de fixation 14 et plus précisément à la traverse 24 fixée à ce dernier. Chaque articulation 48 peut être simplement constituée d'un axe enfilé d'une part dans une portée cylindrique ménagée à l'extrémité de la partie 32 et d'autre part dans deux ouvertures cylindriques coaxiales ménagéés dans une chape 50 fixée par soudage par exemple aux extrémités de la traverse 24. Les extrémités supérieures des mâts 20 et 22 sont pourvues d'oeillets 51 destinés à la fixation sur ces mâts de l'armature 52 du filet 10. Selon l'invention, cette armature 52 est souple et avantageusement constituée par un filin réalisé par exemple en nylon. La disposition d'une telle armature souple pour tendre le filet 10 sur les extrémités des mâts 20 et 22 permet d'éviter une lésion grave pour une personne tombée dans le filet mais à proximité des bords de ce dernier. Le bâti de fixation 14 se compose pour l'essentiel de deux redus parallèles 54 destinés à reposer normalement sur le plancher 16 et un montant oblique 56 convenablement fixé aizpieds 54 et s'étendant en direction oblique par rapport à eux de manière à venir en appui par son extrémité supérieure sur le plafond 18. Les pieds parallèles 54 sont fixés aux deux extrémités d'une traverse 58 dont la partie centrale est solidaire d'un fût 60 prolongeant le montant oblique 56. Le fût 60 est de préférence de longueur réglable en étant constitué de deux parties télescopiques fixées l'une à la traverse 58 et l'autre au montant 56. Chaque pied 54 comporte de préférence une roulette 62 montée à rotation dans une chape fixée sur le pied 54 considéré, du côté opposé à la traverse 24. Le fût 60 peut avantageusement comporter des supports en équerre 64 destinés à recevoir une barrière de sécurité amovible représentée schématiquement en 66. La partie supérieure du montant oblique 56 vient en appui sur le plafond 18 par l'intermédiaire de deux patins 68 convenablement fixés aux deux extrémités d'un balancier 70 articulé en son milieu sur l'extrémité supérieure du montant 56. La présence du balancier 70 permet de compenser les irrégularités de surface susceptibles d'apparaitre aussi bien sur le plafond 18 que sur le plancher 16. La coopération des deux pieds 54 et du balancier 70 assure un bon maintien en position entre plancher et plafond du bâti de fixation 14 sous l'action notamment du poids de la carcasse 12 montée en porte-à-faux sur ce bâti comme décrit plus haut. Le maintien en position du bâti 14 peut être néanmoins consolidé par un bras stabilisateur amovible 72 convenablement fixé au montant oblique 56 de manière à prendre appui par son extrémité supérieure 74 sur le plafond 18 de l'autre côté du plan vetical défini par les deux pieds 54 par rapport à 1'ex- trémité supérieure du montant oblique 56 sur lequel est articulé le balancier 70. Dans une disposition préférée, le bras stabilisateur 72 est rendu solidaire d'un manchon 76 monté à coulissement sur le montant oblique 56 et un dispositif de réglage amovible 78 est prévu entre le manchon 76 et une butée 80 prévue sur le montant 56. Ce dispositif peut être constitué d'un excentrique démontable ou de tout autre dispositif de réglage amovible connu permettant de fixer la position du manchon 76 sur le montant oblique 56. La mise en oeuvre du filet de sécurité décrit plus haut est la suivante Lorsqu'il s'agit de transporter le filet de sécurité à un niveau supérieur ou au contraire de le démonter en vue d'une utilisation sur un autre immeuble, on procède préalablement au déplacement vers le bas-le long du montant 56, du bras stabilisateur. Ce déplacement peut être obtenu par le démontage ou le désengagement du dispositif 78 vis à vis de la butée 80 de sorte que la manchon 76 puisse coulisser vers le bas le long du montant oblique 56 jusqu'à ce que la base du bras 72 vienne en appui sur la butée 80. On procède ensuite au démontage des deux articulations 48 reliant les parties inférieures 32 des mâts extérieurs 22 à la traverse 24. L'ensemble triangulaire constitué par les deux mâts extérieurs 22 et la traverse d'écartement 38 vient alors sensiblement en position verticale le long de l'immeuble compte tenu d'une part des articulations 42 et 44 du bras de tension et d'autre part de la souplesse de l'armature 52 prévue entre les extrémités des mâts extérieurs 22 et intérieurs 20. L'opérateur raccourcit alors à l'aide des systèmes de réglage 36 la longueur des mâts 22 au minimum, soit sensiblement à la longueur des mâts 20. Après descente de la barrière éventuelle 66, l'opéra- teur toujours situé derrière le bâti 14, tire vers lui,ce bâti pour le débloquer du plafond 18 en faisant pivoter le montant oblique 56 autour des deux pieds 54. L'ensemble constitué par le bgti 14 et les mâts intérieurs 20 pivote alors vers l'intérieur delta construction jusqu'à ce que les roulettes 62 viennent en contact avec le plancher 16. L'opérateur peut alors procéder au retrait parmulage vers l'intérieur de l'imTneuble de ltensemble du filet et de son support, les mâts extérieurs 22 suivant le mouvement en glissant sur le plancher 16 compte tenu de l'ariculation des bras de tension 40. Le montage du filet de sécurité est réalisé en opé- -rant en ordre inverse de celui'décrit ci-dessus. On observera que les opérations de montage et de démontage s'effectuent de l'intérieur de la construction ce qui offre une bonne protection pour le personnel. Par ailleurs, elles ne nécessitent aucune assistance mécanique extérieure ce qui les simplifie. Il est bien entendu que l'invention n'est pas limitée aux seuls modes de réalisation décrits ci-dessus et que de nombreuses modifications peuvent être apportées sans sortir du cadre de la présente demande. REVENDIC=TIONS 1. Filet de sécurité destiné à être tendu à l'exté- rieur d'un immeuble en construction, à un niveau donné de cet immeuble, caractérisé en ce qu'il comporte un filet de forme quadrilatérale tendu sur une carcasse-support fixée en porteà-faux sur un bâti qui comprend deux pieds parallèles destinés à s'appuyer normalement sur le plancher du niveau considéré de l'immeuble et un montant oblique destiné à venir se coincer sur le plafond de ce niveau sous l'action du poids de la carcasse-support. 2. Filet de sécurité selon la revendication 1, caractérisé en ce que le filet est tendu sur la carcasse-support par l'intermédiaire d'une armature souple telle qu'un filin en nylon. 3. Filet de sécurité selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la carcasse-support se compose de deux mâts intérieurs et de des mâts extérieurs qui sont reliés entre eux deux à deux de manière à former une sorte de pyramide inversée dont la base est constituée par le filet. 4. Filet de sécurité selon la revendication 3, caractérisé en ce que les mâts intérieurs de la carcasse sont solidaires du bâti tandis que les mâts extérieurs sont articulés chacun d'une part à ce bâti par leur extrémité inférieure et d'autre part à un bras de tension lui-même articulé sur le mât intérieur correspondant. 5. Filet de sécurité selon la revendication 4, caractérisé en ce que ia longueur de chaque bras de tension est réglable. 6. Filet de sécurité selon l'une des revendications 4 et 5, caractérisé en ce que chacune des articulations prévues entre le bâti et les mâts extérieurs est démontable. 7. Filet de sécurité selon l'une des revendications 3 à 6, caractérisé en ce que la longueur des mâts extérieurs est réglable. a. Filet de sécurité selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que le montant oblique vient en coincement sur le plafond par l'intermédiaire de deux patins fixés aux extrémités d'un balancier monté à pivotement sur l'extrémité supérieure du montant oblique. 9. Filet de sécurité selon l'une des revendications là 8, caractérisé en ce que le montant oblique est relié aux deux pieds du bâti par un fût sensiblement vertical de longueur réglable. 10. Filet de sécurité selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que l'extrémité supérieure du montant oblique est pourvue d'un bras stabilisateur qui est fixé de manière amovible au montant oblique pour prendre appui sur le plafond de l'autre côté du plan vertical des deux pieds par rapport à l'extrémité supérieure du montant oblique.