L'invention concerne un matériau pour pansements ou emplâtres adhésifs comportant une couche recouvrant la blessure ne collant pas avec les blessures. On sait quepour les pansements qui ne doivent pas coller avec la blessureon utilise des étoffes tissées ou tricotées en coton qui, munies de divers additifs, présentent un certain pouvoir collant réduit. Dans le brevet autrichienn0 271 733, on décrit un pansement comportant une couche de polymère perforée se décollant de la blessure qui n'est pas absorbante vis-à-vis des humeurs de la blessure, et consiste en une pellicule thermoplastique ou une nappe comprimée de fibres thermoplastiques fondues ensemble. Comme polymèresthermoplas- tiques appropriés, outre le polypropylène, on citera le'Nylon!'et le polyéthylène. On a également déjà proposé des pansements revêtus d'aluminium, l'aluminium étant utilisé sous forme de feuilles trans- percées ou déposé par métallisation sous vide. Un tel pansement métal- lisé dans le vide avec un revêtement métallique mince est connu d'après le brevet autrichien n0 290 019. La préparation de pansements métallisés sous vide suppose la présence d'une installation appropriée de vide poussé, d'autres pansements non adhésifs ont une structure de couches com- pliquée et sont donc également coûteux dans leur production. En outre, les matériaux pour pansements connus ne présentent pas encore à un degré totalement satisfaisant les propriétés désirées, à savoir un pouvoir d'absorption élevé pour les sécrétions de la blessure avec une tendance minimale à coller sur la croûte de la blessure. L'invention a pour objet d'éviter les inconvénients décrits et de mettre au point un matériau pour pansements ayant d'excellentes propriétés accélérant la guérison de la blessure, dans la préparation duquel on puisse utiliser dans la fabrication textile les installations habituelles. L'invention part du fait que le polytétrafluoroéthylène (PTFE) a déjà trouvé accès dans de nombreux domaines d'utilisation en raison de sa mouillabilité extrêmement mauvaise et de ses propriétés anti-adhésives. L'innocuité physiologique de ce matériau s'est d'autre part révélée; ainsi, on utilise déjà des pièces en PTFE comme prothèses d'os ou pour des articulations. L'invention consiste donc en ce que, dans un matériau pour pansements du type mentionné au début, la couche de recouvrement de la blessure consiste essentiellement en polytétrafluDroéthylène (PTFE). La couche de recouvrement de la blessure est avanta- geusement recouverte par une couche de matériau absorbant. On con- sidère,par exemple,comme matériau absorbant les revêtements fibreux ou nappes hautement absorbants en coton,'rayonne", cellulose et dérivés de cellulose. Dans les emplâtres adhésifs, selon un mode de mise en oeuvre de l'invention, la couche recouvrant la blessure ou la couche en matériau absorbant est fixée à un support flexible auto-adhésif, - éventuellement perforé. Le support auto-adhésif n'est ainsi recouvert qu'en partie par le revêtement de la blessure, les parties du support pré- sentes sur le revêtement sont recouvertes jusqu'à l'utilisation du pansement par un matériau plan facilement séparable. Le support peut être construit en fils ou fibres ou consister en une feuille chirurgicale de matière plastique avantageusement perforée ou micro- poreuse, dont une face est munie d'une couche d'adhésif. La couche de recouvrement de la blessure consiste avantageusement en filaments de PTFE tissés, tricotés ou maillés. La blessure peut bien sécher sous une telle couche sans coller avec celle-ci; si la sécrétion de la blessure est par- ticulièrement forte, il est avantageux d'utiliser un matériau pour pansement ayant une couche supplémentaire de matériau absorbant. On peut facilement préparer des filaments de PTFE de manière connue par filage de viscose,dans laquelle sont suspendues des particules de PTFE. Après le filage, on décompose thermiquement la matrice de cellulose, ce qui fritte entre elles les particules de PTFE. Les filaments ainsi obtenus, colorés en brun foncé par des résidus contenant du carbone, sont étirables et peuvent encore être blanchis. Un autre procédé pour la préparation de filaments de PTFE est connu d'après le brevet autrichien n0 340 561. Selon un autre mode d'exécution avantageux, la couche de recouvrement de la blessure est constituée par des fils ou fila- ments tissés, tricotés ou mailles ensemble avec des filaments de PTFE, la face de la couche tournée vers la blessure étant essentiel- lement constituée de filaments de PTFE. Pour la préparation d'un tel pansement, on transforme en couche de contact un filament de PTFE par tissage, tricotage ou maillage de telle sorte que celui-ci se retrouve principalement sur la surface d'un côté. Ce côté constitue alors la couche de contact pour la blessure. Le tissu ou tricot mixte a dans ce cas même un certain pouvoir absorbant. Dans un autre mode de mise en oeuvre préféré, la couche de recouvrement de la blessure consiste en un produit tissé, tricoté ou maillé, de préférence en filaments ou fils de coton, recouvert de PTFE. A cet effet, on fait passer un tissu, un article tricoté ou un tissu à maille, par exemple en coton, dans un bain de trempage contenant une dispersion aqueuse de PTFE, ensuite on l'essore et on sèche. Les particules de PTFE sont immobilisées sur le matériau textile. On peut ensuite faire encore passer le matériau traité, éventuellement à température élevée, sur un cylindre presseur, ce qui élève encore davantage l'adhérence du PTFE sur le tissu ou le tricot. Si l'on a utilisé une dispersion de PTFE.qui contient aussi des émulsifiants, ceux-ci doivent être éliminés par lavage dans une étape supplémentaire de traitement. Selon encore un autre mode de mise en oeuvre, la couche de recouvrement de la blessure consiste en filaments ou fils revêtus de PTFE, tissés, tricotés ou maillés, de préférence ceux en coton. Les filaments ou fils sont revêtus ou imprégnés par le PTFE de la même manière que décrit précédemment pour les articles tissés, tricotés ou à maille. On préfère en particulier un matériau pour pansements dont la couche de revêtement de la blessure est constituée de fila- ments ou fils textiles tissés, tricotés ou maillés conjointement avec des filaments ou fils revêtus de PTFE, la face de la couche tournée vers la blessure étant constituée essentiellement de fila- ments ou fils revêtus de PTFE. Enfin, selon un mode de mise en oeuvre de l'invention, la couche de recouvrement de la blessure consiste en une feuille de PTFE percée ou perforée. On produit habituellement des feuilles de PTFE par extrusion à l'état de pâte ou en écaillant des blocs frittés de PTFE cylindriques. La feuille de PTFE est liée éventuellementpar exemple par coutureavec une feuille de matériau absorbant et/ou avec un support du type défini plus-haut. La feuille peut encore être per- forée avant ou après son application sur les autres constituants du matériau pour pansements selon l'invention, pour permettre le libre accès de l'air à la blessure. L'invention est illustrée plus en détail ci-après en référence aux dessins annexés, dans lesquels la figure 1 est un développement possible du matériau pour pansements selon l'invention représenté comme un emplâtre adhésif; et la figure 2 illustre à un fort grossissement une coupe d'une bande de tricot ou de tissu à mailles Rachel qui est constituée de deux fils ou filaments différents. Un support flexible 1 est muni sur une face, selon la figure 1, d'une couche adhésive 2 qui est recouverte en partie par une couche de matériau absorbant 3. Sur la couche 3 est prévue une couche 4 de recouvrement de la blessure, qui,dans le mode de mise en oeuvre représenté, est immobilisée le long de ses côtés sur le support au moyen de la couche adhésive 2. La figure 1 montre comme couche 4 de revêtement de la blessurepar exemple,une feuille de PTFE, munie de perforations 5. Les portions du support flexible 1, débordant sur le coussinet combiné consistant en la couche 4 de recouvrement de la blessure recouverte par le matériau absorbant 3, sont recouvertes jusqu'à l'utilisation de l'emplâtre par deux bandes 6 d'un matériau plan séparable qui se recouvrent au départ dans la région du coussinet de la blessure. L'une des deux bandes 6 est repré- sentée à la figure 1 partiellement séparée, de sorte que la couche adhésive 2 située au-dessous est visible. On voit particulièrement bien dans la figure 2 comment, dans un tricot mélangé, une face du revêtement de la blessureformé 2480 125 en bande de tricot,est essentiellement constituée par des filaments ou fils d'une sorte, à savoir consistant en filaments ou fils 7 en PTFE ou recouverts de PTFE, tandis que l'autre face est constituée essentiellement par des filaments ou fils 8 ayant des propriétés d'absorption des sécrétions. Un avantage du type de tricot représenté réside aussi en ce qu'une bande de tricot ainsi produite consiste pour une partie relativement plus importante en matériau absorbant, mais qui ne peut pas venir en contact direct avec la blessure. Dans tous les modes de mise en oeuvre possibles du matériau pour pansements selon l'invention, on peut incorporer des substances accélérant la guérison, et des antiseptiques ou bactéri- cides dans la couche de recouvrement de la blessure, dans la couche de matériau absorbant ou dans les deux. Il est entendu que l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation préférés décrits ci-dessus à titre d'illustra- tion et que l'homme de l'art peut y apporter diverses modifications et divers changements sans toutefois s'écarter du cadre et de l'es- prit de l'invention. R E V E N D I C A T I 0 N S 1. Matériau pour pansements ou emplâtres adhésifs compor- tant une couche de revêtement de la blessure ne collant pas avec les blessures, caractérisé en ce que la couche de recouvrement de la blessure (4, 7) consiste essentiellement en polytétrafluoroéthylène (PTFE). 2. Matériau pour pansements selon la revendication 1, caractérisé en ce que la couche de recouvrement de la blessure est recouverte d'une couche de matériau absorbant (3). 3. Matériau pour pansements selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la couche (4) de recouvrement de la blessure ou la couche (3) en matériau absorbant est immobilisée sur un support (1) flexible auto-adhésif, éventuellement percé. 4. Matériau pour pansements selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la couche de recouvrement de la blessure consiste en filaments de PTFE tissés, tricotés ou maillés. 5. Matériau pour pansements selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la couche de recouvrement de la blessure consiste en filaments ou fils textiles (8) tissés, tricotés ou maillés ensemble avec des filaments de PTFE (7), la face de la couche-tournée vers la blessure étant essentiellement consti- tuée par des filaments de PTFE. 6. Matériau pour pansements selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la couche de recouvrement de la blessure consiste en un produit tissé, tricoté ou maillé, de préférence en filaments ou fils de coton, recouvert de PTFE. 7. Matériau pour pansements selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la couche de recouvrement de la blessure consiste en une couche de PTFE (4) percée ou perforée.