Dans les appareils hydrauliques où les fluides se trouvent à de fortes pressions, il est difficile de concevoir des soupapes de sûreté permettant un débit élevé dans un espace restreint, soupapes qui demeurent fermées sous de faibles contraintes et qui s'ouvrent facilement pour mettre hors service le filtre une fois que celui-ci s'est colmaté. De nombreux types de soupapes de sûreté sont actuellement en service :-ce sont, par exemple, les soupapes à boule et les rondelles Belleville mais ces soupapes exigent un volume énorme pour assurer un débit normal; de plus, elles s'adaptent difficilement à un filtre. Selon la présente in cntlcr?, une soupape de sûreté spécialement convenable pour se trouver avec Ln filtre tubulaire comprend : 1) deux parties de soupapes coaxiales à surface réglées dont au moins une se déplace alternativenent entre les positions d'ouverture et de fermeture le long d'un axe longitudinal et 2) un joint roulant entre ces deux parties, ce qui facilite les mouvements alternatifs avec de faibles frottements. La disposition coaxiale des deux parties permet de placer la soupape de sûreté dans le courant du liquide provenant de la partie centrale d'un filtre tubulaire, de manière à utiliser efficacement cette section libre; elle permet aussi le mouvement alternatif d'une des parties. On peut ainsi ouvrir ou fermer une conduite de dérivation du filtre.La partie de la soupape ayant un mouvement alternatif possède une surface soumise à l'action de la pression et c'est la différence de pressions dans l'appareil qui fait mouvoir la soupape, pour une valeur prédéterminée de cette différence de sorte que la soupape peut ouvrir un passage de sûreté de dérivation du filtre. La soupape de sûreté de l'invention comprend, en combinaison, un siège de soupape; deux parties de soupape coaxiales dont les surfaces sont substantiellement réglées, une de ces parties peut se déplacer alternativement dans les deux sens à l'intérieur ou à l'extérieur de l'autre en s'approchant ou en s'éloignant du siège de la soupape entre les positions d'ouverture et de fermeture; les parties de la soupape sont espacées au moins sur une partie de leurs surfaces réglées, un dispositif d'étanchéité, en forme d'anneau rond, se trouve entre les deux parties de la soupape et peut rouler sur les surfaces réglées pendant le mouvement alternatif de la partie de la soupape; des moyens de contrainte poussant la partie mobile de la soupape dans une direction; une surface soumise à la pression, fixée sur la partie mobile et poussant celle-ci dans une direction opposée; la force des moyens de contrainte est ajustée pour résister au mouvement de la partie mobile sous l'action de la pression appliquée sur la surface soumise à la pression jusqu'à un minimum prédéterminé, la partie mobile se déplaçant dans l'autre direction quand la pression du fluide appliquée sur la surface soumise à la pression dépasse ce minimum. Le dispositif d'étanchéité en forme d'anneau rond roulant entre les parties de la soupape évite les fuites à travers la soupape. Par le roulement, on obtient un joint à faible frottement, ce qui facilite le mouvement d'une partie de la soupape sous de faibles différences de pression; Le dispositif d'étanchéité peut servir de surface soumise à la pression; à cause du frottement du joint d'éeanchéité, celui-ci force le mouvement-de la soupape sous une différence de pressions supérieure à un minimum prédéterminé et contre la force d'opposition des moyens de contrainte. Un anneau d'étanché té en contact avec une partie de la soupape peut servir de surface de pression même s'il roule sur celle-ci étant donné que le roulement tend à forcer la partie mobile dans la meme direction que l'anneau d'étanchéité. Des réalisations préférées de la soupape de sûreté coaxiale se trouvent dans les dessins joints à cette description. - la figure 1 est une vue longitudinale à travers le filtre comprenant un vase, un filtre tubulaire à l'intérieur de ce vase et une soupape de sûreté selon l'invention, raccordée au filtre et se trouvant en position de fermeture; - la figure 2 est une coupe transversale le long de la ligne 2-2 de la figure 1 et vue dans la direction des flèches; - la figure 3 est une vue longitudinale à travers le filtre de la figure 1 montrant la soupape de sûreté en position d'ouverture pour dérivation du filtre. Les parties intérieure et extérieure de la soupape sont coaxiales et sont disposées de manière que la partie intérieure se déplace alternativement dans l'autre. La partie extérieure est fixe et peut constituer l'enveloppe tubulaire de la soupape de sûreté. La partie extérieure de la soupape ou l'enveloppe 'tubulaire a une surface d'appui le long de laquelle la partie mobile se déplace dans les deux sens entre les positions d'ouverture ou de fermeture. Cette surface d'appui peut être une paroi intérieure le long de laquelle la partie de la soupape peut se déplacer. On peut aussi insérer entre les deux parties de la soupape une garniture ou un manchon servant de surface d'appui. Une telle surface, si elle est poreuse est autolubrifiante étant donné que le fluide qui traverse l'appareil remplit les pores de la garniture ou du manchon. Pour faciliter la fabrication, les parties tubulaires de la soupape et la surface d'appui sont cylindriques. Cependant, on peut avoir d'autres sections telles que carrées, triangulaires ou polygonales. Des sections non circulaires empêchent la rotation de la partie mobile, ce qui est désirable dans certains cas. La partie mobile de la soupape a un profil extérieurs s'appliquant sur la surface d'appui à l'intérieur ou à l'extérieur de l'autre partie pour permettre le mouvement alternatif entre les positions limites. La longueur de ce mouvement n'a pas d'importance pourvu qu'il dépasse le minimum nécessaire pour avoir la chute de pression désirée. Généralement, mais ce n'est pas obligatoire, la partie la plus centrale de la soupape est tubulaire et a un passage central poor le débit normal du fluide. Sous cette forme, la soupape de sûreté s'applique particulièrement pour s'adapter sur un filtre. Toutes les parties de soupape peuvent être placées dans la partie centrale de filtre tubulaire ou cylindrique. Cette disposition perme de gagner de la place. Le passage central peut être partiellement ou complètement obturé selon les nécessités. La partie mobile de la soupape doit avoir une surface qui subit la pression du fluide et enregistre les différences de pressions dans les parties de l'appareil. La partie mobile est reliée à la surface subissant la pression de manière à etre poussée vers la position d'ouverture. La surface subissant la pression peut faire un angle de 30 à 1200 environ avec l'axe du mouvement alternatif, de sorte que la pression appliquée sur cette surface tend à 'déplacer la partie mobile dans l'une ou l'autre direction. Quand les parties de la soupape sont des surfaces réglées, la surface de pression peut être utilement formée par un rebord s'étendant sur la totalité ou une fraction du tube. Il est possible de prévoir un ou plusieurs aubes ou bourrelets le long de la périphérie de la partie de la soupape. Un anneau d'étanchéité en frottement étanche avec une partie de la soupape peut servir de surface de pression étant donné que le roulement tend à pousser la partie mobile de la soupape dans le même sens que l'anneau d'étanchéité. La surface extérieure de la partie de la soupape peut être telle qu'elle s'appuie presque parfaitement sur la surface d'appui ou l'enve- loppe tubulaire. Le vide doit être suffisamment petit pour qu'il se forme un joint presque étanche de manière à réduire les fuites au minimum après la soupape de sûreté. Cependant, au long d'au moins une partie de la longueur des parois des surfaces réglées, les deux parties de la soupape sont séparées parallèlement et forment un espace annulaire dans lequel on place un anneau d'étanchéité. Cet anneau n'est pas fixé à l'une ou l'autre des parties de la soupape mais est libre de rouler le long de la surface des deux parties et est en contact de frottement étanche avec chacune d'elles. L'anneau d'étanchéité doit avoir une section circulaire et être élastique. Par suite du contact de frottement l'anneau peut prendre une section elliptique, il roule quand même facilement à cause de son élasticité. L'anneau d'étanchéité peut donc rouler dans cet espace. Comme la partie de la soupape a un mouvement alternatif, il y a une diminution du frottement et, par conséquent, de la différence de pressions nécessaire pour le mouvement de la partie de la soupape. L'anneau d'étanchéité peut être la surface soumise à la pression pour imprimer un mouvement alternatif à une partie de la soupape; même s'il peut rouler le long de cette partie, il transmet une force suffisarte pour pousser la partie de la soupape dans un sens ou dans l'autre. On prévoit des moyens de contrainte tendant à déplacer la partie mobile dans un sens opposé à celui provoqué par la différence de pressions agissant sur la surface soumise à la pression. Les moyens de contrainte s'opposent à ce mouvement de la partie de la soupape jusqutà un minimum prédéterminé. Pour des différences de pression supérieures, la force appliquée sur la surface soumise à la pression dépasse celle des moyens de contrainte et force le mouvement de la soupape. Dans un sens, la soupape est déplacée en position de fermeture; dans l'autre, la soupape est déplacée en position d'ouverture. Ainsi, la soupape peut s'ouvrir ou se fermer sous des différences de pressions prédéterminées. Les moyens de contrainte peuvent avoir n'importe quelle forme. Un ressort de compression ou d'extension peut être facilement placé dans la partie centrale d'une soupape tubulaire sans diminuer sensiblement la section de passage pour la circulation du fluide. On peut aussi se servir de dispo sitifs magnétiques arrangés pour stattirer ou se repousser entre eux, un élément étant fixé sur la partie mobile de la soupape, l'autre se trouvant sur la partie fixe, de manière à attirer ou à repousser la soupape de son siège. Dans tous les cas, les moyens de contrainte tendent à imprimer un mouvement dans le sens opposé à celui produit par la différence de pressions. On peut aussi utiliser une combinaison de moyens mécaniques (ressorts) et magnétiques. La soupape de sûreté de l'invention convient particulièrement pouretre adaptée à un filtre quand, comme il est dit plus haut, la soupape de sûreté est placée dans la partie interne d'un filtre tubulaire. Si le filtre se trouve dans une enveloppe,celle-ci peut être reliée à l'enveloppe tubulaire de la soupape. Par exemple, un des couvercles du filtre peut avoir une ouverture centrale qui s'adapte facilement avec la paroi extérieure d'une soupape tubulaire en plaquant des joints étanches entre ces parties. D'autres dispositions sont possibles. Par exemple, la soupape de sûreté peut être montée et retenue à l'intérieur de la partie centrale du filtre et être enlevée de l'enveloppe en même temps que le filtre. La soupape de sûreté de l'invention peut etre faite en toute matière convenable comme les métaux et les plastiques. L'acier inoxydable est particulièrement résistance et convenable pour de nombreux usages tels que filtres. A cause de sa résistance à la corrosion par les fluides, on le préfère pour les différentes parties et l'enveloppe de la soupape. On peut utiliser d'autres métaux. On peut aussi fabriquer des soupapes de sûreté an matière plastique comme le tétrafluoroéthylène, le Nylon, les polycarbonates, les résines phénolformaldéhyde, urée-formaîdéhyde ou mélamineformaldéhyde. Il est également bon de fabriquer des soupapes en acier inoxydable avec interposition d'un plastique tel que, par exemple, le polytétrafluoroéthylène et le Nylon. Un avantage particulier des soupapes de l'invention est la possibilité de les fabriquer avec les feuilles métalliques et cela aussi bien pour l'enveloppe, les manchons et les parties de la soupape. Cela simplifie beaucoup la fabrication et réduit le prix de revient quand on les compare aux types de soupapes qui doivent être moulées, extrudées et usinées. Les réalisations spécifiques de l'invention sont représentées dans les dessins. Le filtre des figures 1 à 3 comprend une enveloppe 1 ayant une ouverture d'entrée 2 et une ouverture de sortie 3 communiquant par la chambre 4. La chambre 4 est généralement cylindrique, l'ouverture d'entrée faisant un angle de 900 avec l'ouverture de sortie. La paroi 6 de ltenveloppe 1 comporte un socket (douille) 5 portant un filetage 7. Ce dernier s'engage avec le filetage 8 se trouvant à la partie extérieure de la paroi du vase du filtre 9. Un anneau rond 10 se trouvant dans une rainure 11 de la paroi 6 de l'enve- loppe 1 assure l'étanchéité du joint. A la partie inférieure de la cuve 9 se trouve une ouverture 13 servant à la vidange et fermée par l'écrou 18. Un joint rond 15 se trouvant dans la rainure 16 assure l'étanchéité entre l'écrou 18 et l'ouverture 13. L'écrou a une tête hexagonale, ce qui facilite le placement et l'enlèvement. Le filtre 26 est placé au centre de la chambre 25 dans la cuve 9. Le filtre se compose de feuilles ondulées 27 (avantageusement en acier inoxydable) avec des mailles convenables (par exemple tamis 300 ASTM). Le filtre s'appuie sur le noyau 30 en acier inoxydable ayant des ouvertures 32 pour le passage du fluide filtré. Le filtre est limité par les couvercles 28 et 29. Les extrémités du filtre et du noyau sont rendues étanches avec le mastic 31. Le couvercle 29 empêhe le passage du fluide vers la partie centrale à cet endroit. Le couvercle 28 a une ouverture centrale 36 et est garni d'un rebord 37 entourant l'ouverture et d'une rainure interne 38 dans laquelle on place un joint rond 39. Ce joint crée une étanchéité avec le manchon 40. Cette manière de placer et de fixer le filtre 26 dans l'enveloppe l'constitue une particularité de l'invention. Le manchon 40, en acier inoxydable, est une tôle cintrée en forme de cylindre s'adaptant sur le couvercle du filtre 28. Il a un rebord extérieur 42 qui est fixé au moyen de l'anneau à cames 43 et du plateau à cames 44 à la partie 45 de l'enveloppe 1. La partie droite du manchon 40 s'étend sur une longueur suffisante pour que le filtre ne puisse s'enlever quand il est placé dans la cuve 9. Dtun autre côté, le filtre ne peut pas se déplacer dans l'autre direction vers la partie 45 de l'enveloppe à cause de l'arrêtdu filtre 46 qui est un rebord sur le manchon extérieur 47 fixé par pression sur le manchon 40. Comme on le voit le mieux sur la figure 2, le plateau à cames 44 a trois ergots 48, 49 et 50 qui s'appliquent dans les verrous 51, 52 et 53 fixés à la partie 45 de l'enveloppe. On fait tourner le plateau de manière à faire entrer les ergots dans les verroux et le fixer dans l'enveloppe. Comme on le voit dans les figures 1 et 3, la partie 45 de l'enveloppa a une ouverture 55 par laquelle le fluide arrive à l'orifice de sortie 3. Dans la chambre 4 se trouvent les cloisons 56 et 57. Le plateau à cames 44 et l'anneau à cames 43 sont attachés à ltenveloppe par la face interne 58 de la rainure 56 de la cloison 57. La partie 59 au-delà de l'anneau 43 présente au moins une ouverture latérale 60 - de préférence, il faut trois ouvertures semblables - communiquant avec la chambre 4 de 1 ' enveloppe. Comme on le voit le mieux dans la figure 3, le manchon 40 à son extrémité près du filtre préser.te un rebord 61 tourné vers l'intérieur et formant une ouverture centrale 62. Le rebord 61 sert de support à un ressort de compression 63 en acier recuit qui sert de moyen de contrainte. Dans le manchon 40, peut se déplacer dans les deux sens la soupape de sûreté 64 dont le diamètre extérieur est tel qu'il s'adapte facilement mais en glissant avec le manchon 40. Le mouvement de la soupape est contrarié par le ressort 63. La partie cylindrique 67 de la soupape 64 a un diamètre plus petit que l'ouverture 56. Avec le rebord 68 on arrive à une partie 69 de plus grand diamètre. L'extrémité du ressort 63 repose sur le rebord 68. Le rebord 68 est une surface exposée à différentes pressions. Du coté intérieur il est exposé à la pression du fluide filtré par le filtre 26 arrivant par les passages 35 et 72 dans la soupape. Du côté extérieur, il est exposé à la pression du fluide non filtré se trouvant dans la cham bre 4. Un débit normal du fluide des chambres 4 et 25 au travers du filtre vers le passage 35 entraîne une chute de pression. I1 y a donc sur face externe du rebord 68 une différence de pression qui tend à pousser la soupape 64 hors de son siège 65. Mais ce mouvement est contrarié par le ressort 63 jusqu'à ce que la différence de pressions atteigne un minimum prédéterminé. Quand ce point est atteint, la pression sur la face externe du rebord 68 dépasse la force du ressort 63 et la soupape 64 quitte son siège 65 ouvrant une communication entre les chambres 4 et 25 et le passage 55 via les ouvertures 60. La partie cylinrErique 67 de diamètre réduit de la soupape 64 permet un passage central 73 du fluide ayant un diamètre plus petit que la partie cylindrique 74. La différence est plus petite que celle nécessaire pour le placement de l'anneau rond 71. En tenant compte du diamètre intérieur du ressort 63, on peut dire que le courant de fluide vers la sortie 3 par le passage 83 se fait avec une section sensiblement constante de sorte qu'il n'y a que de très faibles chutes de pression même pour des débits rapides. La partie cylindrique 67 de diamètre réduit de la soupape délimite un espace 70 entre la soupape 64 et la partie cylindrique du manchon 40. Dans cet espace, on met l'anneau rond 71. Cet anneau se trouve en contact légèrement comprimé avec les parois cylindriques de la soupape 64 et du manchon 40 et constitue un joint étanche entre ces deux surfaces. L'anneau rond 71 peut rouler librement sur la surface du manchon 40 quand la soupape se déplace vers la cuve du filtre, il en résulte que le frottement entre la soupape et le manchon est réduit et que la pression de tbéra- tion de la soupape de su raté a une valeur très constante. De plus, les parois cylindriques de la soupape 64 et du manchon permettent d'utiliser pour leur fabrication des toles métalliques que l'on cintre en forme de tubes. Il apparat clairement qu'avec l'anneau 71 formant un joint étanche entre la soupape 64 et le manchon 40, la surface supérieure de l'anneau rond 71 est exposée à la pression amont du fluide non filtré des chambres 4 et 25. Pour assurer le mouvement du manchon 69 avec une résistance minimale au frottement, il est à souhaiter de ménager un certain jeu entre le manchon fixe 40 et le manchon mobile 69. Dans ces conditions, l'anneau rond 71 roulera quand les forces hydrauliques engendrées dépasseront la force des moyens de contrainte et un courant de dérivation se produira avec un frottement minimal. La pression amont est transmise au rebord 68 par l'anneau rond; il en résulte que l'effet est le morne que si le rebord 68 est directement soumis à la pression amont. La partie supérieure de la soupape de sûreté 64 repose sur le siège de soupape 65, fermant normalement le débit du fluide par l'ouverture latérale 60. La soupape de sûreté est maintenue dans cette position par le ressort 63 tandis que la fluide filtré coule au travers du filtre, la perte de charge à son passage reste normale. Quand le filtre se colmate, le débit de fluide à la sortie diminue et la différence de pression de part et d'autre du filtre augmente. La pression de libération de la soupape de sûreté 64 peut etre atteinte; la différence de pressions appliquées sur l'anneau rond 71 dépasse la force du ressort de contrainte b3 et la soupape 64 se sépare de son siège 65. Il en résulte que l'ouverture 60 est ouverte au fluide de sorte que le fluide de la chambre 25 communique avec l'ouverture de sortie 3 via le passage 55. Le filtre 26 est ainsi dérivé. L'enveloppe du filtre comporte une ouverture 80 dans laquelle on place un indicateur de différences de pressions 81. Celui-ci, de type conventionnel, est par exemple l'indicateur de pression magnétique tel que décrit dans un des brevets des Etats-Unis d'Amérique 2 943 572 du 28 juin 1960 et 3 077 854 du 19 février 1963, tous deux au nom de Pall. A l'intérieur débouche un tuyau capillaire 82 communiquant avec la chambre 83 et avec l'orifice de sortie 3, donc du cOté aval par rapport au filtre 26. Un autre tuyau capillaire 84 met en communication l'autre face de l'indicateur 85 avec la chambre 4 qui est en amont du filtre 26. Avec cet indicateur de pression, on peut mesurer la perte de pression entre l'amont et l'aval.Eventuellement, l'indicateur est réglé pour donner un signal au moment - ou un peu avant- où la différence de pressions est suffisante pour libérer la soupape de sûreté 64. Le signal est optique, électrique ou les deux à volonté. Le filtre et la soupape de sûreté fonctionnent de la manière suivante. Normalement, le fluide pénètre dans l'enveloppa 1 par l'ouverture d'entrée 2; il passe dans la chambre 4 puis dans la chambre 25 à l'intérieur de la cuve de filtre 9 à l'extérieur du filtre 26. Le fluide traverse l'élément filtrant 27 où les impuretés et les solides en suspension se séparent. Le fluide filtré traverse les perforations 32 et passe dans la partie centrale 35; par l'ouverture 62, il passe dans le manchon 40 et dans las passages intérieurs 72 et 73 de la soupape de sûreté 64. Enfin, par l'ouverture 55, il passe dans la chambre 83 et l'ouverture de sortie 3 pour quitter l'enveloppe 1. Au fur et à mesure, le filtre 27 se charge graduellement des impuretés et le débit du fluide diminue. Quand le filtre ne permet plus le passage normal du fluide, la différence de pressions à l'entrée et à la sortie augmente. Il en résulte que la différence de pressions sur l'anneau rond 71 augmente également. Un peut avant que la pression de libération de la soupape soit atteinte, l'indicateur 81 se déclenche pour donner un signal. On peut alors changer le filtre. Si on ne le fait pas, la différence de pressions continue à augmenter. La différence des pressions agissant sur l'anneau tond 71 peut ainsi dépasser la force du ressort 63 et pousser la soupape 64 hors de son siège 65. Le fluide passe alors par le ou les trous 60 en dérivation du filtre 26. il en est ainsi jusqu'à ce que le filtre soit remplacé. Quand le filtre doit être remplacé, il faut fermer le débit du fluide. On ouvre la trou 13 en enlevant l'écrou 14, ce qui permet ltécou- lement du fluide contenu dans la cuve 9. On sépare la cuve de filtre au moyen des filets 7 et 8. Etant donné que le filtre est attaché au manchon 40 par l'intermédiaire du dujoint de 11 anneau rond, il peut se séparer facilement par glissement. On peut ainsi placer un nouveau filtre et ensuite visser la cuve de filtre. Si on veut éviter l'entrez de l'air dans l'appareil, on remplira la cuve de filtre avant sa remise en place. Dans une autre réalisation de l'invention, la soupape de sûreté 64 et le manchon 40 peuvent être fixés sur L'enveloppe du filtre 45. La plaque à cames est éliminée. On la remplace par des connexions vissées ou des boulons. Ceux-ci sont fixés dans une rainure faite à un endroit convenable de l'enveloppe 45. Les autres parties de l'appareil sont les mines que celles représentées dans les figures 1 et 3. REVENDICATIONS 1. Soupape de sûreté, caractérisée en ce qu'elle comporte un siège de soupape, deux éléments tubulaires coaxiaux de soupape à parois sensiblement cylindriques, l'un de ces éléments étant mobile à l'intérieur ou à l'extérieur de l'autre pour s'éloigner ou se rapprocher du siège entre des positions de fermeture et d'ouverturef ces deux éléments étant séparés au moins sur une partie de leurs surfaces cylindriques en ménageant un intervalle dans lequel est place un joint torique ou anneau d'étanchéité sur celles-ci, ce joint pouvant rouler sur les surfaces cylindriques durant le mouvement alternatif de l'élément mobile, un dispositif rappelant cet élément mobile dans une direction et une surface soumise à des pressions d'un fluide et liée à l'élément mobile tendant à déplacer celui-ci en direction opposée, l'effort de rappel étant réglé de manière à s'opposer au dépla- cament de l'élément sous la pression différentielle du fluide jusqu'à un minimum déterminé. 2. Soupape de sûreté selon la revendication 1, dans laquelle ledit élément mobile est déplacé à l'intérieur de l'autre entre les positions de fermeture et d'ouverture. 3. Soupape de sûreté selon la revendication 1, dans laquelle le dispositif de rappel est un ressort hélicotdal. 4. Soupape de sûreté selon la revendication 1, dans laquelle les éléments ont un passage central d'écoulement du fluide. 5. Soupape de sûreté selon la revendication 1, dans laquelle ledit élément mobile comprend des parties de diamètres relativement grands et relativement petits reliées par un rebord formant ladite surface soumise aux pressions du fluide. 6. Soupape de sûreté selon la revendication 5, dans laquelle la partie d'élément mobile ayant un diamètre réduit délimite avec l'autre élément un intervalle dans lequel est placé le joint torique ou anneau d'étanchéité. 7. Soupape de sûreté selon la revendication 1, dans laquelle le dispositif de rappel exerce son effort sur l'élément mobile vers son siège, et ladite surface soumise aux pressions du fluide liée à l'élément mobile tend à l'écarter du siège lorsque la pression différentielle dépasse le minimum prédéterminé. 8. Filtre caractérisé en ce qu'il comporte un élément de filtre à feuille filtrante disposée pour délimiter un espace fermé autour d'un passage interne, aux extrémités duquel des couvercles sont attachés à la feuille filtrante, l'un des couvercles au moins ayant une ouverture dégageant lécou- lement du fluide dans le passage, et une soupape de sûreté selon la revendication 1 étant intercalée au moins partiellement dans le passage interne du filtre 9. Filtre selon la revendication 8, dans lequel la feuille filtrante est supportée sur un noyau intérieur à passage interne, la soupape de sûreté étant intercalée au moins partiellement dans ce passage. 10. Filtre selon la revendication 8, dans lequel la soupape de sûreté est insérée par une ouverture de l'un de#s couvercles, le périmètre interne du couvercle entourant étroitement la soupape. 11. Filtre selon la revendication 10, dans lequel ltelément peut titre glissé dans, ou en dehors de, la soupape de sûreté. 12. Filtre selon la revendication 8, comprenant une enveloppe ou carter dans laquelle sont disposés l'élément et la soupape de sûreté, celle-ci étant liée à l'enveloppe et le filtre étant lié à la soupape. 13. Filtre selon la revendication 8, dans lequel la surface de la soupape exposée aux pressions est soumise à la pression en amont du fluide pour libérer la soupape quand la différence des pressions atteint un minimum déterminé.