L'invention se rapporte à des perfectionnements touchant la fabrication de stratifiés décoratifs dont lteffet déeoratlf est obtenu au moyen d'une feuille de papier décorative imprégnée de résine thermodurcie et offrant une surface munie de reliefs ; l'invention se rapporte plus particulièrement aux stratifiés comportant une feuille-décorative supportée par une Aame constituée par une ou plusieurs feuilles fibreuses. L'Sme peut comprendre par exemple une ou plusieurs feuilles fibreuses imprégnées de résine thermodurcissable, en particulier des feuilles de papier telles qu'on en utilise communément dans les stratifiés décoratifs en matiere plastique thermodurcie, ou une ou plusieurs feuilles cellulosiques ligneuses comprenant des morceaux, des copeaux, des rognures, de la poussière, des fibres ------- ou un panneau de bois tel qu'on en utilise dans les panneaux à surface décorative. Traditionnellement, les stratifiés décoratifs en matière plastique thermodurcie sont réalisés par solidification en une structure unitaire, avec application de chaleur et de pression, dtun empilement de feuilles de papier imprégnées de résine thermodurcîssable. Habituellement, l'empilement est disposé entre des plaques métalliques de pressage, la plaque de pressage adjacente à la feuille décorative comportant une ou deux faces de pressage correspondant à la surface désirée pour le stratifié achevé. L'assemblage empile comprend usuellement un certain nombre de feuilles d'Se qui sont typiquement des feuilles de papier kraft imprégnées de résine phénol-formaldéhyde et une feuille de papier décorative qui peut entre imprimée ou de couleur unie et est imprégnée d'une résine thermodurcissable qui, après cuisson, est sensiblement transparente et incolore. Quand la feuille décorative porte un dessin imprimé (et quelquefois aussi lorsqu'on utilise une feuille décorative de couleur unie > , on a l'habitude de disposer une feuille de papier en cellulose alpha imprégnée de résine thermodurcissable ou une feuille noverlay" similaire par-dessus la feuille décorative de manière à réaliser sur celle-ci un revêtement transparent de protection. L'usage de feuilles de papier décoratives imprégnées de résine dans la fabrication de panneaux à revttement décoratif est également bien connu. De telles feuilles peuvent astre utilisées de maintes façons, la résine étant soit dans son état thermo durcissable3 soit dans son état thermodurci au moment de sa mise en contact avec le panneau. I1 est connu par exemple de fabriquer des panneaux de particules à revbtement décoratif selon des procédés en une, deux ou trois étapes ; dans un procédé en une étape, on assemble une feuille décorative imprégnée de résine thermodurcissable, éventuellement en association avec d'autres feuilles fibreuses imprégnées de résine, sur une face d'une couches de particules de bois et on solidifie alors l'assemblage en une structure unitaire par application de chaleur et de pression, la résine subissant le traitement de durcissement dans l'assemblage et prenant son état thermodurci au cours de la solidification ; dans un procédé en deux étapes, on assemble une feuille décorative imprégnée de résine thermodurcissable, seule ou éventuellement en association avec d'autres feuilles imprégnées de résine, sur une planche préalablement confectionnée, et l'ensemble est encore soumis à une application de chaleur et de pression tandis qu'il se solidifie en une structure unitaire ; dans un procédé en trois étapes, on cuit sous l'influence de chaleur et de pression une feuille décorative imprégnée de résine thermodurcissable (usuellement en tant qu'élément d'un empilement d'autres feuilles fibreuses imprégnées de résine thermodurcissable, de manière à former un stratifié) et on réunit alors la feuille ou le stratifié après cuisson à une planche préalablement conrec- tionnée au moyen d'un adhésif convenable. D'une manière analogue, il est connu de fabriquer des panneaux tels que, par exemple, des panneaux de contreplaqué, de carton dur, de morceaux ou de particules et de carton d'amiante à une ou deux faces décoratives au moyen d'une feuille de papier décorative imprégnée de résine thermodurcie. On réalise habituellement de tels panneaux à surface décorative en effectuant la solidification en une structure unitaire entre des plaques métalliques de pressage, cele des faces de la plaque de pressage adjacente à la feuille décorative ayant une surface de pressage correspondant à la surface désirée pour le stratifié achevé. Eventuellement, avant de presser l'empilement ou l'assemblage, on place une feuille ou une couche séparatrice provisoire entre celui-ci et la plaque de pressage afin de prévenir toute adhérence de la résine à la plaque durant l'opération de solidification. Jusqu'ici, dans la réalisation de stratifiés décoratifs à surface munie de reliefs, les reliefs des plaques métalliques de pressage utilisées ont été réalisés selon des techniques variées, par exemple par gravure, par électroformage ou par attaque à l'acide ; lorsqu'on désire des plaques de pressage à double face, ces techniques nécessitent usuellement que chaque c8té soit préparé en une opération séparée. Dans la fabrication traditionnelle de stratifiés décoratifs en matière plastique thermodurcie, il est connu de procéder à la solidification simultanée de plusieurs assemblages empilés de feuilles de papier imprégnées de résine dans une presse hydraulique convenable. Cela exige que la charge de la presse comprenne une pluralité de plaques de pressage en nombre et selon une disposition tels que la face décorative de chaque assemblage soit associée à la face de la plaque de pressage. En conséquence, afin que les stratifiés fabriqués offrent tous le meme aspect désiré, il est nécessaire que toutes les faces des plaques de pressage se correspondent.Pour obtenir cette correspondance et pour des raisons économiques et pratiques, on réalise traditionnellement les plaques de pressage munies de reliefs par des opérations d'attaque à l'acide dans lesquelles la plaque, portant une couche résistant à l'attaque et figurant un dessin, est immergée dans une solution acide d'attaque. De telles opérations d'attaque à l'acide présentent de nombreux inconvénients ; par exemple, les acides employés sont hautement corrosifs et leur utilisation et leur application exigent une grande habileté et leur manipulation, un grand soin ; la profondeur de gravure que l'on peut obtenir en pratique est limitée et il est extrt- mement difficile de maetriser les variations en profondeur de la gravure sur la plaque. En outre, lorsqu'on tente de préparer de telles plaques ayant des faces profondément gravées (la profondeur de gravure atteignant ou dépassant 60 microns environ), on constate que la section transversale des creux gravés varie avec la profondeur, les creux étant plus larges au fond qu'au sommet. Lorsqu'on utilise une telle plaque à gravure profonde pour presser un stratifié, la résine pénètre dans les creux et, après cuisson, verrouille la plaque à la surface du stratifié, ce qui rend leur séparation difficile et conduit souvent à des dommages ou des détériorations de la surface décorative. La Demanderesse a constaté que la plupart des inconvénients que présentent les procédés d'attaque à l'acide dans la fabrication de plaques de pressagedestinées à la réalisation de stratifiés décoratifs munis de reliefs - qu'il s'agisse de stra tifiés décoratifs en matière plastique thermodurcie ou de papaux comprenant une feuille de papier décorative imprégnée d'une résine thermodurcie - peuvent être écartés en effectuant les opérations de gravure au moyen d'une solution aqueuse de chlorure ferrique appliquée à la plaque sous la forme d'un arrosage. En conséquence, l'invention se rapporte à un procédé de réalisation de stratifiés décoratifs offrant une surface munie de reliefs, dans lequel on effectue la solidification en une structure unitaire, avec application de chaleur et de pression, d'un assemblage comprenant au moins une feuille de papier décoratite imprégnée d'une composition de résine noble thermodurcissable et une âme formée d'une ou de plusieurs feuilles fibreuse. Selon l'invention, on effectue la solidification en utilisant, en association avec la feuille de papier décorative, une plaque métallique de pressage portant un dessin en relief formé par gravure de la plaque par arrosage d'une solution aqueuse de chlorure ferrique. Le dessin en relief est réalisé sur la plaque de pressage en formant, sur une ou sur les deux faces d'une plaque métallique de pressage sensiblement plane, un revbetement figurant un dessin constitué par une couche discontinue d'une substance résistant à l'attaque de la solution aqueuse de chlorure ferrique, les discontinuités de cette couche constituant un dessin ou un motif décoratif, puis en gravant par arrosage la plaque ainsi revttue. On entend par gravure par arrosage" une gravure effectuée par application à la plaque revalue d'au moins un jet ou une pulvérisation d'une solution de chlorure ferrique, de sorte que la plaque se trouve en contact avec la solution sans y astre totalement immergée. Le dessin résistant à l'attaque , ou masque, peut être réalisé sur une face ou sur les deux faces de pressage de la plaque par tout procédé convenable à l'aide de toute substance appropriée résistant à l'attaque. De tels procédés sont ben connus et sont notamment décrits par la Demanderesse dans le brevet français nO 1.489.710, les additions nb 9G.806, n" 95.830 > n" 95.954 et la demande de quatrième certificat d'addition nO 70/26 120.D'autres substances appropriées résistant à l'attaque sont également bien connues et sont disponibles dans le commerce ; il est préférable d'unie liser des substances connues telles que des vernis photosensibles ou photorésists, en particulier ceux qui durcissent sous éclairage ultraviolet et qui, à l'état durci, résistent à l'attaque de solutions aqueuses de chlorure ferrique ; avantageusement, la plaque de pressage renferme du fer, de préférence sous la forme de l'un des alliages de fer habituellement employés dans la fabrication de plaques de pressage laminées traditionneles tels que, par exemple, de acier doux ou l'une des diverses variétés d'acier inoxydable. Eventuellement, la plaque gravée peut recevoir un placage de chrome avant utilisation.Les dimensions de la plaque de pressage sont de préférence cellesqlton utilise normalement dans la fabrication de stratifiés de matière plastique thermodurcie, telles que par exemple 305 x127 cm, d'épaisseur de la plaque étant telle qu'elle ne subisse pas de déformations sensibles du fait des pressions et des opérations auxquelles elle doit astre soumise dans son utilisation. La gravure par arrosage de la plaque de pressage rev^- tue d'un masque résistant peut être effectuée sur tout appareil approprié dans des conditions opératoires convenables définies par des essais préalables. Ces derniers doivent permettre de déterminer, pour le métal particulier que renferme la plaque de pressage, la concentration convenable de la solution de chlorure ferrique, la température de la solution et la durée d'arrosage nécessaire pour la gravure désirée. On a constaté que ni la concentration de la solution de chlorure ferrique, ni la température à laquelle est effectuée la gravure se sont critiques. Cependant, il est préférable d'utiliser des solutions de chlorure ferrique dont la concentration est comprise entre 30 et 60 environ et, en particulier, voisine de 40%, à une température comprise entre 1500 et 500C environ, en particulier, voisine de 350cl Par exemple, la Demanderesse a constaté que, pour des plaques de pressage en acier inoxydable, en utilisant une solution aqueuse à 40g de chlorure ferrique à une température de 350G, on obtient une profondeur de gravure d'environ 30 microns au bout de 5 mn et une profondeur d'environ 120 microns au bout de 15 mn environ. La Demanderesse a constaté également que la gravure par arrosage avec une solution de chlorure ferrique conduit à des plaques de pressage offrant-un dessin en relief de profondeur plus uniforme que celles qui sont réalisées dans un bain attaque à l'acide, et qu en outre, puisque les substances de masque commercialement disponibles sont généralement plus résistantes aux solutions de chlorure ferrique qu'aux acides il est possible de graver pendant un temps plus long et à des profondeurs plus grandes qu'on n'a pu le faire d'une manière économique jusqu'ici. D'autre part, on peut réaliser une plaque de pressage comportant des différences voulues de profondeur de gravure sur - - sa surface en attaquant par arrosage la plaque avec une solution de chlorure ferrique. On obtient un effet de profondeur variable par un choix convenable de la largeur des zones résistantes du masque en conjonction avec la durée de gravure, car la solution de chlorure ferrique attaque les zones de métal non maaquéesselon des directions respectivement perpendiculaire et parallèle à la surface de la plaque.L'attaque "parallèle" tend à oouper pardessous une couche adjacente au masque et peut conduire éventuel avant la fin de l'attaque, lement,# à une séparation complète du revttement de masque qui se sépare des zones de la surface revêtues sur une largeur très étroite de substance résistante, ce qui conduit à l'exposition d'une partie initialement protégée de la plaque. Si lton prolonge l'exposition à la solution de chlorure ferrique, les portions de métal nouvellement exposées sont attaquées et, en outre, des portions initialement masquées deviennent exposées lorsqu'elles sont complètement coupées par-dessous sous la largeur voisine la plus étroite du masque. Donc, par un choix convenable de la largeur des zones du masque et de la durée d'attaque, la plaque de pressage peut comporter des zones offrant une profondeur de gravure supérieure ou inférieure à celle d'autres zones de la plaque. Ce mode d'obtention d'une plaque de pressage à profondeurs de gravure variées est avantageux du fait que, par un choix approprié du dessin du masque et desoenditions de gravure, il procure des circonstances favorables pour réaliser des stratifiés qui peuvent offrir l'aspect du bois naturel ou des surfaces en relief ou à liges de niveau, précédemment obtenues en utilisant des feuilles spécialement préparées formant des lignes de niveau entre l'assemblage de stratifié et la plaque de pressage plane, ou encore qui offrent des textures superficielles qu T on ne pouvait obtenir jusqu'ici d'une manière économique. L'arrosage de la solution de chlorure ferrique peut etre effect-ué de toute manière convenable et peut comprendre des projections de gouttelettes ou de jets flns de liquide. Il est cependant préférable d'appliquer la solution à la plaque de pressage au moyen d'une pluralité d'ajutages d'arrosage dont chacun forme un réseau arrosage convenable de gouttelettes liquides. I1 est avantageux de disposer les ajutages d'arrosage de manière que les gouttelettes frappent l'une des faces ou les deux faces de la plaque de pressage sous des angles variés la Demanderesse a constaté que cette technique assure une application uniforme du produit d'attaque sur la plaque ; il est d'ailleurs probable que cette disposition des ajutages d'arrosage est la cause de la réduction marquée de la tendance des plaques de pressage ainsi gravées a' offrir des creux de gravure qui rendent difficile la séparation de la plaque et du stratifié après solidification. Tandisqze les plaques de pressage mises en oeuvre dans le procédé selon l'invention peuvent titre réalisées avec un dessins en relief sur les deux faces (le dessin de l'une des faces pouvant titre identique ou non à celui de l'autre face), on peut aussi préparer des plaques avec un dessin en relief sur une face, tandis que l'autre face reste sensiblement plane. Comme on fabrique habituellement des stratifiés en pressant une pluralité d'assemblages de feuilles de papier imprégnées de résine disposés face contre face, il est usuel d'utiliser des plaques de pressage possédant une seule face munie de dessins en relief en tant que plaques externes plaoées de chaque c8té dtune pluralité d'assemblages, les plaques de pressage qui possèdent un dessin en relief sur leurs deux faces etant disposées entre les assemblages. On peut éventuellement former sur les plaques des surfaces résistant durablement à la corrosion après formation du ou des dessins en relief, et cela par placage de chrome, ce placage étant réalisé par toute technique connue convenant à ce genre d'opération. La ou les feuilles de papier décoratives mises en oeuvre dans le procédé selon ltinvention peuvent titre constituées par toutes feuilles connues utilisables comme couches décoratives dans la fabrication de stratifiés en matière plastique thermodurcie ou de panneaux comprenant une feuille de papier décorative imprégnée d'une résine thermoduroie. te papier peut titre imprimé ou être de couleur unie et il convient que son grammage soit compris entre 80 g/m et 250 g/m, de préférence entre 150 g/m2 et 210 g/m2. L'imprégnation de la feuille de papier avec une résine noble thermodurcissable peut titre effectuée de toute manière connue convenable. Il est préférable d'exécuter cette imprégnation au moyen d'un vernis de résine comprenant une solution ou une dispersion de la résine dans un solvant volatil et d'appliquer ce vernis à une nappe de papier décorative. Après imprégnation, la nappe traitée est séchée Jusqu'à la teneur désirée en produit volatil puis découpée en feuilles de taille voulue pour entre placées dans lsassemblage. L'expression "composition de résine noble thermodurcissable" désigne les compositions de résine thermodurcissable qui ne subissent pas d'appréciable altération de couleur durant ltopération de solidification à chaud et sous pression de lassem- blage.- Parmi les compositions de résine convenables connues se trouvent, par exemple, la mélamine-formaldéhyde, l'uréeformaldéhyde, la mélamine-urée-formaldéhyde et les compositions de résine polyester non saturée. On peut éventuellement utiliser un catalyseur, en particulier un catalyseur latent, en conjonc- tison avec la composition de résine. On peut disposer, en cas de besoin, une feuille en cellulose alpha imprégnée d'une résine noble thermodurcissable ou une feuille "overlay"- similaire sur la' feuille décorative. La quantité de résine d'imprégnation dans la feuille décorative et dans la feuille "overlay" (si on utilise une telle reuille) et la teneur en produit volatil de la ou des feuilles imprégnées correspondent de préférence aux valeurs connues adoptées dans la fabrication de stratifiés décoratifs selon les procédés traditionnels. Quand l'amie doit comprendre une ou plusieursfeuilles de papier imprégnées de résine thermodurcissable, la Demanderesse utilise les feuilles de papier imprégnées qui sont connues dans la fabrication de stratifiés en matière plastique thermodurcie. Plus partièulièrement, elle utilise des feuilles connues de papier kraft imprégnées d'une composition de résine phénolformaldéhyde thermodurcissable. Si 1' & e doit comprendre une substance cellulosique ligneuse, il est préférable d'utiliser des panneaux préformés faits de cette substance et offrant une Surface lisse et unie, ce qui met avantageusement en valeur la surface en relief des produits fabriqués par le procédé selon l'invention. Dans une demande récente de brevet français nO 73/530, la Demanderesse décrit des stratifiés décoratifs comprenant une feuille de papier décorative imprégnée d'une première résine noble thermodurcie, la feuille étant supportée par une tme (qui peut comprendre une ou plusieurs feuilles de papier imprégnées de résine phénol-formaldéhyde thermodurcie) et, sur la face de la feuille décorative qui est du ctté opposé à l' & e, un revttement comprenant une seconde résine noble thermodurcie et du sulfate de baryum finement divisé.Les stratifiés conformes à cette demande de brevet peuvent entre réalisés selon la présente invention en utilisant comme assemblage des feuilles imprégnées de résine thermodurcissable: - une ame comprenant une ou plusieurs feuilles imprégnées de résine phénol-formaldéhyde thermodurcissable - et une couche superficielle comprenant une feuille de papier décorative imprégnée d'une première résine noble thermodurcissable et revêtue d'une composition comprenant une seconde résine noble thermodurcissable et du sulfate de baryum finement divisé. On peut réaliser des stratifiés décoratifs conformément au procédé selon l'invention par solidification d'autres assemblages comprenant des feuilles imprégnées de la résine thermodurcissable essentielle. La description qui va suivre, en référence aux exemples donnés à titre non limitatif, permettra de bien comprendre comment l'invention peut entre mise en pratique. EXEMPLE 1 On forme sur une plaque de pressage un dessin en relief de profondeur égale à 30 microns environ, de la manière suivante: On réalise sur les deux faces d'une plaque plane d'acier inoxydable, dégraissée, un revêtement uniforme appliqué par projection d'un photorésist sensible à l'ultraviolet ("K;M.E.R. fourni par Kodak-Pathé S.A.). On procède à la cuisson de ce rev8tement dans les conditions recommandées par le fabricant, puis on le sensibilise et on insole successivement chacune des faces de la plaque sous un rayonnement ultraviolet, à travers un film photographique portant le dessin des reliefs désirés, pendant une durée de 30 mn. Le masque est alors obtenu en traitant la plaque rev8tue et insolée par un solvant organique ; ce dernier dissout les zones de la couche photosensible qui n'ont pas été exposées à l'action durcissante de la lumière ultPaviLettew ce qui laisse sur la plaque une couche discontinue de substance résistant à l'attaque d'une solution de chlorure ferrique. On dispose alors la plaque horizontalement dans un récipient clos approprié, conçu de manière à permettre une extraction continuelle du produit d'attaque parle fond du récipient. L'appareil est tel que le recyclage du produit d'attaque est possible. Fixés à un btti dans le récipient se trouvent un certain nombre d'ajustages d'arrosage disposés de telle manière que lorsque la plaque est fixée horizontalement dans le récipient, elle reçoit un arrosage uniforme de gouttelettes qui la frappent sous des angles variés. La solution d'attaque utilisée est une solution aqueuse à 40% de chlorure ferrique chauffée à 350 C, cette solution étant expulsée à travers les ajutages d'arrosage avec un débit tel que les deux faces de la plaque restent sensiblement recouvertes de solution pendant une durée de 5 mn. A la fin de celle-ci, on retire la plaque du récipient et on la rince soigneusement. L'élimination du masque fournit une plaque de pressage offrant sur chacune de ses faces un dessin en relief dont la profondeur est égale à 30 microns environ. La plaque de pressage reçoit alors un placage de chrome dur selon une technique connue. Deux stratifiés en matière plastique thermodurcie, offrant un effet décoratif par dessin en relief, sont alors réalisés à partir de cette plaque de pressage, de la manière suivante: On constitue un empilement comprenant dans l'ordre . a) une plaque de pressage plane ; b) une feuille séparatrice ; c) sept feuilles d' & e en papier kraft imprégnées de résine phénol-formaldéhyde thermodurcissable ; d) une feuille de papier décorative couleur unie imprégnée d'une résine mélamine-formaldéhyde thermodurcissable ; e) une feuille séparatrice ; f) une plaque de pressage comportant un dessin en relief sur ses deux faces, préparée comme il a été décrit cidessus ; g) une feuille séparatrice h) une feuille décorative comme en d) s i) sept feuilles d' & e comme en c) j) une feuille séparatriçe k) une plaque de pressage plane. On effectue la solidification de cet empilement dans une presse hydraulique à une température de 1300C et à une pression de 85 kg/cm2 pendant 20 mn, puis on lerefroidit à 600C dans la presse avant de l'en retirer. Les stratifiés se séparent aisément de la plaque de pressage et tous deux offrent une surface uniformdment pourvue de reliefs. EXEMPLE 2 On prépare une plaque de pressage dont les deux faces sont destinées à reproduire l'aspect du bois sur les faces de stratifiés solidifiés en contact avec celles-ci, de la manière suivante On réalise une diapositive photographique de la surface d'une feuille de bois par un procédé décrit dans le brevet français no 1.489.710, la feuille des bois utilisée étant choisie pour son grain bien marqué. A laide de cette diapositive, on forme un masque correspondant au grain du bois sur les deux faces d'une plaque de pressage en acier inoxydable, comme décrit dans l'exemple 1. On effectue une gravure par arrosage comme dans l'exemple 1, que l'on poursuit jusqu a ce qu'au moins une partie des zones revêtues de photorésist soit coupée par-dessous et quitte la plaque, mettant ainsi à nue des zones de la surface de la plaque qui avaient été recouvertes de photorésist insolé. On poursuit l'attaque de telle sorte que a) les zones initialement gravées continuent à subir l'attaque, b) les zones nouvellement mises àxne soient soumises à l'attaque et c) que d'autres zones revêtues de photorésist soient coupées par-dessous et mises à nue. Quand la profondeur de gravure des zones initialement gravées atteint 70 microns,.an arrête l'attaque par arrosage, on rince la plaque et on élimine le reste de photorésist. On constate alors que les zones où le photorésist a une largeur inférieure à 100 microns sont coupées par-dessous et éliminées lors de la gravure et que les zones de la plaque initialement revêtues de photorésist avec une largeur atteignant 100 microns sont gravées à une profondeur qui est à peu prè en rapport inverse de leur largeur. La plaque de pressage ainsi réalisée présente un dessin en relief dont la profondeur varie d'une manière qui rappelle les variations de profondeur observées sur une surface de bois naturel. Cette plaque de pressage est alors utilisée pour réaliser des stratifiés en matière plastique thermodurcie offrant l'aspect du bois, de la manière suivante On constitue un empilement comprenant dans l'ordre a) une plaque de pressage plane ; b) une feuille séparatrice polymère ; c) cinq feuilles de papier kraft imprégnées de résine phénol-formaldéhyde thermodurcissable ; d) une feuille de papier imprimé selon le grain du bois et imprégnée d'une résine mélamine-formaldéhyde thermodurcissable; e) une feuille de papier overîay" en cellulose alpha également imprégnée d'une résine mélamine-formaldéhyde thèrmodurcissable ; f) une feuille séparatrice polymère ; g) une plaque de pressage à dessin en relief figurant le grain du bois sur les deux faces, préparée comme décrit cidessus ; ; h) une feuille séparatrice polymère ; i) une feuille de papier "overlay" en cellulose alpha imprégnée d'une rés ne mélamine-formaldéhyde thermodurcissable ; J) une feuille de papier imprimé selon le grain du bois et imprégnée d'une résine mélamine-formaldéhyde-thermodurcissable; k) cinq feuilles de papier kraft imprégnées de résine phénol-formaldéhyde thermodurcissable ; 1) une feuille séparatrice polymère ; m) une plaque de pressage plane. On effectue la solidification et le refroidissement de cet empilement comme décrit dans l'exemple 1 ; les stratifiés se séparent aisément de la plaque de pressage et chacun offre un aspect imitant parfaitement l'aspect du bois naturel. EXEMPLE 3 On forme un dessin en relief sur une face d'une plaque de pressage adaptée à la fabrication d'un stratifié décoratif comprenant une Aame de particules agglomérées, en revotant complètement une face d'une plaque d'acier inoxydable avec un vernis résistant à 1a fois aux solvants utilisés dans la fabri cation d'un masque photorésist et à une solution aqueuse de chlorure ferrique. t'autre face reçoit alors un revttement photorésist, puis elle est insolée et gravée à'aide d'une solution aqueuse de chlorure ferrique comme décrit dans l'exemple 2 pour donner une plaque de pressage à une seule face en relief ayant l'aspect et le grain du bois. On effectue alors sur cette plaque un placage de chrome dur. On imprègne une feuille de papier décorative, portant une impression de haute qualité du grain du bois, d'un vernis de résine mélamine-formaldéhyde classique à catalyseur latent, puis on sèche ladite feuille. La feuille traitée est alors placée sur un panneau de particules de haute qualité à surface unie, sa face imprégnée étant tournée vers l'extérieur, et on place sur celle-ci la plaque de pressage à une seule face en relief selon l'aspect du grain du bois, cette surface en relief étant en contact avec la feuille de papier traitée. On effectue alors la solidification de l'assemblage en une structure unitaire dans une presse hydraulique à plateaux chauffés à une température de 1509C et à ane pression de 15 kg/cm2 te stratifie décoratif ainsi réalisé manifeste un aspect similaire à la surface du bois naturel, en raison de la combinaison de l'impression de haute qualité et des reliefs reproduisant le grain du bois. - REVENDICATIONS 1.- Procédé de réalisation de stratifiés décoratifs offrant une surface munie de reliefs, dans lequel on effectue la solidification en une structure unitaire, avec application de chaleur et de pression, d'un assemblage comprenant au moins une feuille de papier décorative imprégnée d'une composition de résine noble thermodurcissable et une tme formée d'une ou de plusieurs feuilles fibreuses, caractérisé par le fait qu'oneffectue la solidification en utilisant, en association avec la feuille de papier décorative, une plaque métallique de pressage portant un dessin en relief formé par gravure de la plaque par arrosage d'une solution aqueuse de chlorure ferrique. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que lime comprend une ou plusieurs feuilles fibreuses imprégnées de résine thermodurcissable. 3.- Procédé selon la revendication 2, caractérisé par le fait que lime comprend une ou plusieurs feuilles de papier kraft imprégnées de résine phénol-f ormaldéhyde thermodurcissable. 4.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que lime comprend une feuille de substance cellulosique ligneuse. 5.- Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fait que la feuille de substance cellulosique ligneuse est un panneau de particules, du carton dur ou du contreplaqué. 6.- Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que l'assemblage comprend en outre une feuille de papier en cellulose alpha imprégnée d'une résine noble thermodurcissable et placée sur celle des faces de la feuille décorative qui est du côté opposé à e avant la solidification. 7.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5J caractérisé par le fait qu'on réalise un revAtement comprenant une composition de résine noble thermodurcissable et de sulfate de baryum finement divisé sur celle des faces de la feuille décorative qui est opposée à e avant la solidification. 8.- Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la composition de résine noble thermodurcissable est une-rdsine mélamine-formaldéhyde, uréeformaldéhyde, mélamine-urée-formaldébyde ou polyester non saturé. 9.- Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'on place une plaque de pressage, portant un dessin en relief sur chacune de ses faces, entre deux assemblages disposés face cantre face avant la solidi fixation 10.- Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le-fait que la plaque de pressage utilisée colporte une profondeur de gravure sur une portion de sa surface qui est différente de la profondeur de gravure d'une autre portion. 11.- Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la plaque de pressage utilisée renferme du fer. 12. - Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la surface de la plaque de pressage utilisée est plaquée de chrome. 13. - Stratifié décoratif offrant une surface munie de reliefs, réalisé conformément à l'une quelconque des revendicatioas précédentes.