La présente invention est relative à des feuilles décoratives à base de papiers imprégnés de résines de polyester et durcis, ainsi qu'à des procédés de fabrication de ces feuilles. On connaît déjà des feuilles stratifiées faites à base de papiers décoratifs imprimés ou non imprimés, imprégnées de résines mélamine-formaldéhyde et de papiers kraft à la soude imprégnés de résines phénol-formaldéhyde. En général, ces feuilles sont fabriquées par compression d'une couche de papier kraft à la soude imprégné dans des presses à plusieurs étages,. à des températures comprises entre 135 et 1450C et à des pressions pouvant atteindre environ 100 kg/cm2. (Cf. G. Illing, "Kunststofftechnik", 9, numéro 1, pages 17 à 22, 1970). On connaît également des feuilles stratifiées fabriquées à partir de papiers décoratifs et de papiers de remplissage imprégnés de résines de polyester insaturé, mais qui, contrairement aux feuilles stratifiées à base de résines mélamine, sont fabriquées pratiquement sans pression et en bandes de longueur illimitée. Â cet effet, on imprègne en continu des bandes de papier décoratif et un ou plusieurs papiers Kraft à la soude d'une résine de polyester insaturé qui contient les activateurs nécessaires pour la polymérisation, et éventuellement des accélérateurs ; ensuite, les couches sont interposées entre des films ou des papiers anti-adhésifs et réunies et durcies pour former une bande de feuille stratifiée par passage dans un tunnel de chauffage ou entre des cylindres chauffants (Cf. G. Illing., Op. Oit). La grande fragilité des feuilles stratifiées à base de résine mélamine-formaldéhyde ou phénol-formaldéhyde provoque très fréquemment des ruptures de ces feuilles ainsi qu'une fissuration de leur tranche au moment de la coupe, inconvénient qu'on ne trouve pas dans les feuilles stratifiées à base de polyesters insaturés. Pour résoudre ce problème, les DOS 1.629.641 et 1.629.691 décrivent des feuilles stratifiées composées de trois couches : une couche de revêtement faite d'un papier décoratif imprégné d'une résine mélamine-formaldéhyde, une couche centrale faite d'un papier non imprimé ou d'une nappe de fibres synthétiques feutrées et une sous-couche faite d'un film thermoplastique. Ce mode de réalisation vise à donner une plus grande flexibilité à la feuille. Ces feuilles sont également fabriquées par compression sous haute pression et à chaud. lies feuilles stratifiées, aussi bien celles à base de mélamine-formaldéhyde ou de phénol-formaldéhyde que celles à base de polyesters insaturés sont ensuite dépolies sur leur face arrière et fixées sous cette forme sur le support, qui est en général un panneau de bois, naturel ou reconstitué, au moyen de colles "contact" ou de colles à base de dispersions d'acétate de polyvinyle ou à base de résine urée-formaldéhyde, mélamineformaldéhyde ou phénol-formaldéhyde. Ce mode d'assemblage est appliqué en pratique depuis très longtemps avec de très bons résultats, mais il laisse encore à désirer en ce qui concerne la securité de mise en oeuvre et la rapidité des traitements consécutifs des produits revêtus.En particulier, la couche de colle doit posséder une certaine épaisseur optimale, la durée d'exposition de la colle à l'air ne soit pas être supérieure à un maximum déterminé et, après la compression, les éléments encollés doivent être stockés pendant un temps suffisant pour laisser la colle faire sa prise et laisser également l'équilibre d'humidité se rétablir. L'expérience montre que ces impératifs ne sont pas toujours respectés avec une sévérité suffisante, de sorte que l'on obtient des collages défectueux. Par ailleurs, le dépolissage de l'envers des panneaux par meulage, de même que l'encollage des surfaces et la compression impliquent une consommation considérable de temps et de moyens, de sorte qu'il est souhaitable de simplifier le procédé. Pour éviter ces inconvénients, le DOS 1.704.682 propose des stratifiés soudables à chaud, dont la bande porteuse formant la face arrière contient 100 à 300 g/m2 d'un thermoplaste soudable à chaud, qui est de préférence un acétate de polyvinyle. Ces feuilles sont également fabriquées par compression sous haute pression et à chaud et elles peuvent être appliquées sur les matériaux supports à revêtir par compression à chaud, sous une pression relativement tasse, en un temps relativement court. Il est également connu que, pour protéger les chants des panneaux de bois revêtus, on utilise avantageusement des bandes de chant découpées dans des feuilles stratifiées. Alors que les feuilles stratifiées à base de résine mélamine ne peuvent donner que des bandes de chant d'environ 3 m de longueur, les feuilles stratifiées à base de polyester peuvent être de longueur pratiquement illimitée, ce qui est beaucoup plus avantageux pour le transformateur.Ces bandes de chant de longueur illimitée peuvent être fabriquées avec une face arrière dépolie aussi bien qu'avec une face arrière lisse, les bandes dépolies etant appliquées sur les chants à protéger au moyen d'adhésifs ou colles de la même façon qu'on utilise les feuilles pour le revêtement des grandes surfaces, tandis que les bandes à face arrière lisse sont utilisées pour le collage dans des machines de collage automatique des chants qui utilisent des colles fondant à chaud, ce qui est préférable pour des raisons d'économie / Cf. W. Eazenberger, Hobz als Roh-und Werkstoff" volume 27, pages 441 à 464 (1969) 7. Toutefois, le collage des chants à l'aide de colle fondant à chaud reste encore problématique, bien que cette technique de travail, qui est avantageuse tant du point de vue économique que du point de vue technique, soit convenablement maftrisée actuellement. La cause de cette difficulté réside dans la nature thermoplastique des colles fondant à chaud, qui n'admet qu'une plage de température limitée à l'intérieur de laquelle le collage est solide, c'est-à-dire que les degrés de résistance à la chaleur et notamment au froid que l'on peut obtenir avec ce type de revêtement des chants n'est absolument pas suffisante. En effet, dans un milieufroid, les bandes de chant se décollent fréquemment sous la moindre contrainte mécanique. On peut certes modifier le degré de résistance à la chaleur et au froid des encollages des chants en modifiant la composition de la colle fondant à chaud, mais en général, lorsqu'on améliore la résistance au froid, on diminue la résistance à la chaleur et inversement. On a également cherché à assurer une meilleure résistance des encollages, notamment au froid, en déposant des promoteurs d'adhésivité sur la face arrière des bandes de chant et on a-effectivement obtenu des résultats intéressants mais qui demandent encore à être améliorés. La Demanderesse a constaté que lton peut donner une résistance à la chaleur et au froid considérablement améliorée aux collages à la colle fondant à chaud des bandes de chant découpées dans des feuilles stratifiées déco- ratives à base de papiers imprégnés de résine de polyester insaturé et durcis lorsque la face arrière de la feuille est faite d'une matière thermoplastique qui subit au moins un gonflement en présence d'un ou plusieurs des constituants de la résine de polyester insaturé utilisée pour l'imprégnation du papier. Dans une forme avantageuse de réalisation de l'inventison, la face arrière de la feuille stratifiée est constituée par un film de matière thermoplastique. On peut utiliser comme matière thermoplastique pour la constitution de la face arrière des feuilles stratifiées suivant l'invention pratiquement tous les thermoplastes connus qui se ramollissent et peuvent subir une déformation plastique à des températures inférieures à 2000C et, de préférence, inférieures à 1500C, mais qui présentent cependant un point de ramollissement Vicat supérieur à 500C et, de préférence, supérieur à 700C. On peut citer par exemple le chlorure de polyvinyle et les copolymères de chlorure de vinyle et d'autres monomères comme, par exemple, l'acétate de vinyle le polystyrène et les copolymères de styrène et d'autres monomères tels que, par exemple, l'ester acrylique, l'acrylonitrile et/ou le butadiène les copolymères de certaines oléfines telles que, par exemple, l'éthylène, et d'autres monomères tels que par l'exemple l'acétate de vinyle les polyacrylates tels que, par exemple, les polyméthylméthacrylates. Les thermoplastes peuvent être utilisés aussi bien sans coloration ni pigment qu'à l'état coloré ou pigmenté. L'aptitude des divers thermoplastes à être utilisés pour la feuille stratifiée suivant l'invention peut être déterminée facilement par quelques essais préalables. En général, on préfère les thermoplastes dont l'allongement à la rupture est faible et n'est pas notablement supérieur à l'allongement de rupture de la feuille stratifiée, c'est-à-dire dont l'allongement de rupture est au maximum cinq-fois, de préférence deux fois plus grand que l'allongement de rupture d'une feuille stratifiée qui ne comporte pas la face arrière suivant l'invention.Dans le cas des thermoplastes possédant un plus grand allongement de rupture, il est à recommander de maintenir à une valeur aussi faible que possible ltépais- seul de la couche déposée sur la face arrière de la feuille stratifiée suivant l'invention. En général, il s'est révélé particulièrement avantageux d'utiliser une épaisseur de couche comprise entre 10 et 300 , et de préférence entre 30 et 150 11. Pour les raisons qui ont été indiquées plus haut, lorsque l'allongement de rupture du thermoplaste augmente, l'épaisseur de la couche doit se rapprocher de la limite inférieure des intervalles cités. Les thermoplastes utilisés de préférence sont les copolymères d'éthylène et d'acétate de vinyle présentant une teneur en acétate de vinyle de 5 à 25 % en poids, de préférence de 10 à 20 > en poids (en raison du grand allongement de rupture de ces thermoplastes, la couche doit être très mince) ainsi que le polystyrène et plus spécialement les copolymères de styrène et d'acry lonitrile (SÂN-). Les feuilles stratifiées suivant l'invention réunissenttoute une série de propriétés avantageuses. Dans le cas du revêtement de chants à Laide de colle fondant à chaud èt au moyen d'une machine automatique à coller les chants, on obtient des collages de bandes de chant possédant une résistance au froid considérablement améliorée. Grâce à cette caractéristique, le revêtement des chants au moyen de bandes découpées dans des feuilles stratifiées suivant l'invention peut également s'effectuer à l'aide des colles fondant à chaud à très haute résistance à la chaleur qui, avec les bandes de chant déjà connues à base de résine de polyester insaturé, donneraient des collages d'une résistance au froid absolument insuffisante.L'utilisation des feuilles stratifiées suivant l'invention en tant que bandes de chant permet au total d'élargir considérablement l'intervalle de température dans lequel les revêtements de chants sont solides, notamment lorsqu'on utilise des bandes dont la face arrière est faite de l'un des thermoplastes préférés, et notamment d'un copolymère de styrène et d'acrylonitrile. Cette observation est également valable pour les bandes de chant faites dans des feuilles tratifiées enpolyester dont la face arrière est munie d'un promoteur d'adhésivité. Comparativement à ce type de bandes de chant, qui sont certes nettement supérieures aux types sans promoteur d'adhésivité, mais nettement inférieures aux feuilles stratifiées suivant l'invention, l'invention apporte encore l'avantage de supprimer la phase supplémentaire d'application du promoteur d'adhésivité. Les feuilles stratifiées suivant l'invention peuvent également être utilisées avantageusement pour le revêtement des grandes surfaces, du fait qu'on peut les fixer sur la matière à revêtir, qui est en général un panneau de bois ou matière analogue, notamment un panneau de particules, par simple compression à chaud, c'est-à-dire sans colle ni adhésif. a effet, la face arrière thermoplastique de'la feuille stratifiée suivant l'invention sert en même temps de couche de colle. Pour cette application, on donne avantageusement à la face arrière thermoplastique une plus forte épaisseur, les épaisseurs comprises entre 10 et 300tu , de préférence entre 30 et 150R stétant révélées particulièrement avantageuses.Une pression de moins de 10 kg/cm2 est absolument suffisante pour assurer une trèsAbonne liaison avec le panneau porteur lorsque la température de compression est assez élevée pour déterminer un écoulement suffisant du thermoplaste de la face arrière. Les durées de compression dépendent, d'une part,de la température de compression et, d'autre part, de l'épaisseur des feuilles stratifiées, c'est-à-dire que, dans le cas où les feuilles stratifiées sont plus épaisses, la durée de compression doit être plus longue, ceci en raison du fait que la transmission de la chaleur à la face arrière de la feuille stratifiée demande plus longtemps. Ea général, une pression comprise entre 2 et 5 kg/cm2 et une durée de compression de 1 à 5 minutes sont entièrement suffisantes. Quelques essais préalables permettent de déterminer facilement les conditions optimales de la compression (pression, température et temps) et de les adapter à chaque cas. La feuille stratifiée suivant l'invention apporte également une autre-possiblité avantageuse pour le revêtement des grandes surfaces grâce à sa grande flexibilité et à la possibilité de la fabriquer en bandes de longueur illimitée par un procédé pratiquement sans pression. Pour le revêtement des pièces de grande surface, on réchauffe le thermoplaste de la face arrière, par exemple par projection d'air chaud, jusqu'à ce qu'il soit ramolli, après quoi on applique la feuille stratifiée suivant l'invention sur la matière à revêtir, par exemple en la pressant au moyen de rouleaux. Ce mode de pose permet de revetir les pièces par un procédé en passage continu. Il est évident que la température de l'air chaud utilisé pour réchauffer le thermoplaste de la face arrière de la feuille stratifiée, et la pression des rouleaux d'application doivent être calculées en fonction des paramètres des machines dont on dispose, ainsi que de la vitesse de défilement à laquelle l'installation doit travailler. Toutefois, ces paramètres peuvent être facilement déterminé par quelques essais préalables. Les pièces résultant de ces deux procédés de revêtement peuvent être travaillées après un temps de refroidissement relativement court sans risquer de décoller la feuille stratifiée de son support. La fabrication des feuilles stratifiées suivant l'invention s'effectue sans difficulté par application des procédés continus, pratiquement sans pression, déjà décrits plus haut et que l'on applique dans la technique antérieure pour la fabrication des feuilles stratifiées à base de papiers imprégnés de résine de polyester insaturé et durcis ensuite. Lorsque le thermoplaste est utilisé sous la forme d'un film, on a uniquement à veiller à ce que le film ou le papier anti-adhésif utilisé puisse se détacher du film de thermoplaste après le durcissement à chaud et il s'est révélé avantageux de refroidir le stratifié après le durcissement mais avant le démoulage. Quelques essais préliminaires permettent de déterminer facilement la qualité du film ou papier anti-adhésif qui est appropriée pour cette application. Lorsque le thermoplaste est utilisé sous la forme d'une poudre, il convient de veiller à ce que la poudre soit répartie régulièrement et en une couche aussi continue que possible sur la face du stratifié qui constituera ultérieurement sa face arrière. Lors du durcissement thermique, la poudre de matière plastique s'agglomère et se fixe au stratifié pour former sur ce dernier un film thermoplastique pratiquement continu. Il va de soi que, pour ce mode de fabrication de la feuille stratifiée suivant l'invention, on ne peut utiliser que des poudres thermoplastiques qui se ramollissent aux températures utilisées pour le durcissement du stratifié, dans une mesure suffisante pour donner naissance à une pellicule thermoplastique.Toutefois, àn préfére utiliser les matières thermoplastiques sous la forme de films en raison de leur plus grande facilité d'emploi. Dans les deux modes de fabrication (thermoplaste en film ou en poudre), il convient de veiller à ce que le temps qui est nécessaire poule durcissement du stratifié soit suffisant pour faire gonfler la matière thermoplastique par l'action des constituants de la résine de polyester insaturé, afin que le thermoplaste soit bien lié à la partie restante du stratifié. Le temps nécessaire pour obtenir un gonflement suffisant peut être déterminé facilement par quelques essais préalables. On a constaté qu'un temps de gonflement d'environ 0,5 à 3 minutes et de préférence d'environ 1 à 2 minutes, est entièrement suffisant et qu'il n'est donc pas nécessaire de modifier considérablement les procédés et machines déjà connus et utilisés pour la fabrication des feuilles stratifiées à base de polyester pour les adapter aux feuilles suivant l'invention. Pour améliorer encore la liaison entre la matière thermoplastique et la partie restante du stratifié, on peut éventuellement se servir des moyens déjà connus, c'est-à-dire que l'on peut enduire le film thermoplastique d'une résine de polyester insaturé spéciale (voir, par exemple P.Schmidt, '1Chemie-lng-Techn." 43, 914 (1971), page 915) ou de monomères réticulants qui sont compatibles aussi bien avec le termoplaste qu'avec la résine de polyester insaturé (voir DOS 1.959.635), ou encore d'un isocyanate (voir DOS 1.959.635) ou encore dissoudre tout d'abord la surface du film au moyen d'un solvant puis au moyen de styrène avant d'appliquer ensuite la résine polyester insaturé (voir DOS 1.629.566). Toutefois, on a constaté que, lorsqu'on utilise les matières thermoplastiques préférées cites plus haut, il n'est pas nécessaire d'adopter ces moyens d'amélioration de la liaison. L'invention permet de fabriquer par un procédé pratiquement sans pression des feuilles stratifiées décoratives soudables à chaud et de longueurillimitée qui se révèlent contre toute attente aussi bien appropriées pour le revêtement de grandes surfaces que pour le revêtement des chants, sous la forme de bandes de chant par collage à la colle fondant à chaud, sans que ceci n'entrasse la plus petite détérioration des propriétés avantageuses et appréciées des feuilles stratifiées fabriquées à base de résine de polyester insaturé. Les exemples suivants seront utiles pour mieux faire comprendre l'invention. Les quantités et pourcentages indiqués doivent s'entendre en parties en poids. EXEMPLES 1 à 30 On imprègne une feuille d'un papier décoratif blanc d'un poids de 160 g/m2 d'un mélange comprenant 100 parties d'une résine de polyester insaturé d'un type habituel du commerce. 15 parties de styrène et 2 parties de peroctoate de butyle tertiaire. On pose le papier imprégné sur une feuille de papier anti-adhésif de plus grand format et on recouvre le tout d'une feuille de thermoplaste et d'un autre papier anti-adhésif. On fait passer le paquet ainsi constitué dans la fente dtune paire de rouleaux pour éliminer les bulles d'air, la hauteur de la fente étant égale à la somme des épaisseurs des feuilles ou pellicules. Après cet ébullage, on procéde au durcissement du paquet ainsi obtenu dans une étuve à circulation d'air chaud pendant 5 minutes à une température de 1050C, en le plaçant entre deux plaques d'aluminium de 5 mm d'épaisseur qui ont été préalablement chauffées. Après le refroidissement, on détache les papier antiadhésifs du stratifié et on mesure l'adhérence de la pellicule sur le papier imprégné et durci en essayant de la séparer de ce papier. Le tableau 1 donné ci-après rassemble les résultats des exemples 1 à 30 et indique la résine de polyester du commerce qui a été mise en oeuvre, la pellicule utilisée et le résultat de l'essai d'adhérence. Pour les expériences, on a utilisé les films suivants PS : Film de polystyrène à pigment blanc KR 2561 weiss 00744 KG 21 de la Badische Anili und Soda-Fabrik AG, épaisseur 100u, poids : 126 g/m2. SÂN : Film de LU368 ri non pigmenté de la Badische Anilin-und Soda-Fabrik AG, épaisseur : 45 u; poids : 38 g/m2. ASA : Film de LU - S 776 S weiss 260 à pigment blanc de la Badische Anilin- und Soda-Fabrik AG épaisseur : 95 ; poids : 108 g/m2. ABS : Film de TERLURAN# 877 T w 00260 à pigment blanc de la Badische Anilin-und Soda-Fabrik AG épaisseur : 100 : poids : 128 g/m2. PVCA : Film de VINNOJ&commat;H 10/60 non pigmenté (copolymé risat de chlorure de vinyle et d'acétate de vi nyle comportant une teneur en acétate de vinyle de 9 %), fabriqué par Wacker-Chemie GmbH ; épaisseur : 150 ; poids : 230 g/m2. EVA : i?ilm de ULTRATHENE# UE 630 non pigmenté (copo lymérisat d'éthylène et d'acétate de vinyle possédant une teneur en acétate de vinyle de 17 %) fabriqué par U.S.J. Europe N.V. épaisseur 100 ?E1; poids : 83 g/m2. Tableau 1 Exemple Résine de polyester Film adhérence du n0 insaturé film sur le stratifié 1 PALATAL# P6 6 PS Satisfaisante 2 " SAN Très bonne 3 " Très bonne 4 n ABS Bonne 5 " PVCA Satisfaisante 6 " EVA Très bonne 7 PALATAL# P6 : 200 = 7:3 PS Bonne 8 " SAN Très bonne 9 " ASA Très bonne 10- .. ABS Très bonne Il .. PVCA Très bonne 12 Il EVA Très bonne 13 PALATAL# P5 PS Très bonne 14 n SAN Très bonne 15 .. ASA Très bonne 16 " ABS Bonne 17 n PVCA Satisfaisante 18 " EVA Très bonne 19 PALATAL# P12 PS Bonne 20 n SAN Très bonne 21 n ASA Très bonne 22 " ÂBS Bonne 23 " PVCA Suffisante 24 " EVA Bonne 25 CELIPAL# BL 1114 PS Bonne 26 n SAX erès bonne 27 n ARA Très bonne 28 " . ABS Bonne 29 n PVCÂ Suffisante 30 " EVA Bonne EXEMPLES 31 à 55 On applique des stratifiés possédant la construction décrite par les exemples 7 à 12 dans une presse de laboratoire, sur des panneaux de copeaux de bois, dans diverses conditions. Le tableau 2 ci-après indique les stratifiés, les conditions de compression et l'adhérence de la feuille stratifiée pressée sur la matière support. Tableau 2 Exemple Stratifié Température Pression Temps de Adhérence de la n de de de pressage feuille de stra 1'exemple pressage press Se mm tifié sur le n0 C kg/cm panneau de par ticules 31 7 120 3 3 Très bonne 32 , 120 3 1 Bonne 33 n 140 3 1 Très bonne 34 n 155 3 0,25 Très bonne 35 8 100 3 3 Satisfaisante 36 Ir 120 3 3 Très bonne 37 " 120 3 1 Très bonne 38 n 140 10 1 Très bonne 39 tl 140 3 1 Très bonne 40 9 140 3 3 Bonne 41 n 160 3 3 Très bonne 42 " 160 3 1 Bonne 43 10 120 3 3 Satisfaisante 44 " 130 3 3 Bonne 45 n 150 3 3 Bonne 46 n 160 3 3 Bonne 47 11 160 3 3 Satisfaisante 48 " 170 5 3 Bonne 49 ., 170 10 3 Très bonne 50 n 185 3 1 Très bonne 51 12 100 3 1 Satisfaisante 52 " 100 3 3 Bonne 53 " 120 3 1 Bonne 54 n 120 3 3 Très bonne 55 n 140 3 1 Très bonne Exemples 56 à 61 et essais comparatifs 1 à 6 ~~~~ ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ ~~~~~~~~~~~~~ On fabrique par le procédé indiqué aux exemples 1 à 30 des feuilles stratifiées comprenant un film de thermoplaste forment la face arrière et deux couches de papier imprégné. Le papier est un papier décoratif gris possédant un poids de 150 g/m2, et on l'imprègne d'un mélange comprend t 50 parties de pATaGA t P 6 50 parties de PALBTAE 200 15 parties de styrène et 2 parties de peroctoate de butyle tertiaire. On découpe les feuilles stratifiées durcies en bandes de 22 mm de largeur et on les colle à l'aide d'une machine automatique de collage des chants, et au moyen d'une colle fondant à chaud du commerce sur les chants de panneaux de particules de 19 mm d'épaisseur. On soumet ensuite les éprouvettes fabriquées de cette façon aux essais 5.2.a (résistance à la chaleur) et 5.2d. (résistance au froid) dcrits dans l'article de X. Hinterwaldner paru dans "Adhäsion" 1971, fascicule 2, pages 45 à 48. Les résultats de ces essais sont indiqués au tableau 3 ci-dessous. Ce tableau indique les films de thermoplastes utilisés pour la face arrière de la feuille stratifiée (pour l'explication des abréviations, voir exemples 1 à 30), les colles fondant à chaud mises en oeuvre, ainsi que les températures auxquelles les éprouvettes résistent dans les essais de résistance à la chaleur et au froid. Le tableau indique en outre les résultats d'essais correspondants exécutés avec de différents types de bandes de chant qu'on trouver actuellement dans le commerce et qui sont à base de résines de polyesters insaturés,.dont l'une est additionnée d'un promoteur d'adhésivité, tandis que l'autre est livrée sans promoteur d'adhésivité. Tableau 3 Exemple Film Colle fondant Résistance Résistance n0 à chaud à au la chaleur froid C OC 56 SiN RAKOLL# K 486 120 - 40 57 " ARDAL# 7130 80 - 40 58 " KLEIBERIT5 143 60 - 40 59 EVA ARD S 110 - 35 60 " ARDAL# 7130 80 - 25 61 n KLEIBERIT# 143 60 - 25 Essai Bande de comparatif chant à n0 base de polyester 1 sans promo- RAKOLL# K 486 110 + 10 teur d'adhé sivité. 2 n ARDAL# 71730 80 + 10 3 " KLEIBERIT# 143 60 + 10 4 avec pro moteur d' adhésivité RAKOLL# K 486 120 - 5 5 n ARDAL# 7130 75 t O 6 " KLEIBERIT# 143 60 # 0 REVENDICATIONS 1. Feuille stratifiée décorative à base de papiers im prégnés de résines de polyester insaturé et durcis ensuite, cette feuille étant caractérisée par le fait que sa face arrière est composée d'une matière thermoplastique qui subit au moins un gonflement en présence de l'un ou plusieurs des constituants de la résine de polyester insaturé utilisée pour l'imprégnation des papiers. 2. Feuille stratifiée suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que la face arrière de la feuille stratifiée est formée par un film de ladite matière thermoplastique. 3. Feuille stratifiée suivant les revendications 1 et 2, caractérisée par le fait que ladite matière thermoplastique se ramollit et devient capable de déformation plastique à des températures inférieures à 2000C, de préférence à 1500C, mais possède un point de ramollissement Vicat supérieur à 500 C, de préférence supérieur à 700cl 4. Feuille stratifiée suivant les revendications 1 à 3, caractérisée par le faitIadite matière thermoplastique est un copolymère d'éthylène et d'acétate de vinyle possédant une teneur en acétate de vinyle de 5 à 25 % en poids, un polystyrène ou, de préférence, un copolymère de styrène et d'acrylonitrile. 5. Feuille stratifiée suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée par le fait que la matière plastique thermoplastique qui forme la face arrière de la feuille stratifiée présente une épaisseur de 10 à 30011, de préférence de 30 à 150u 6. Procédé de fabrication de feuilles stratifiées décoratives à base de papiers imprégnés de résines de polyester insaturé et ultérieurement durcis, ce procédé étant caractérisé par le fait qu'on imprègne et assemble éventuellement un ou plusieurs papiersimprégnés d'une résine de polyester insaturé qui contient les activateurs et éventuellement les accélérateurs nécessaires pour. la polymérisation, qu'on met la surface de la feuille stratifiée qui constituera ultérieurement la face arrière de la feuille stratifiée, et alors que la résine de polyester insaturé n'est pas encore durcie, en contact avec une matière thermoplastique qui subit au moins un gonflement en présence. de l'un ou plusieurs. des constituants de la résinede phyestr insaturé, et qu'on pro cède ensuite au durcissement de l'ensemble du stratifié d'une façon connue. 7. Procédé suivant la revendication 6, caractérisé par le fait que, avant que la résine de polyester insaturé ne soit durcie, on met les papiers imprégnés de résine de polyester insaturé en contact entre eux et avec une face d'unfilm de ladite matière thermoplastique et qu'on procède ensuite au durcissement d'une façon connue en soi en maintenant les papiers en contact avec le film. 8. Procédé suivant la revendication 6, caractérisé par le fait que, avant que la résine de polyester insaturé ne soit durcie, on enduit la face de la feuille stratifiée qui constituera ultérieurement sa face arrière d'une poudre de ladite matière thermoplastique et qu'on procède ensuite au durcissement de l'ensemble du stratifié d'une façon connue en soi.