La présente invention concerne les ustensiles destinés à être chauffés par le dessous pour la cuisson d'aliments disposés au-dessus. Elle a pour objet un perfectionnement à certains de ces ustensiles dont le dessous est en creux et présente éventuellement de très larges alvéoles. L'épaisseur de certains ustensiles de cuisson contraint en effet à alléger au maximum la structure de la matière utilisée, faute de quoi leur poids, trop important, gênerait considérablement llutilisateur. C'est le cas notamment des crêpières du type de celles à dessus bombé que l'on trempe dans la pâte avant de la mettre sur le feu. Le dessus étant bombé et le dessous nécessairement plat, la crêpière doit avoir une épaisseur minima importante de plus, le fait de tremper la crêpière oblige à prévoir un rebord important entre le dessus et le dessous, si bien que l'épaisseur maxima de la crêpière au niveau du sommet du bombage avoisinne généralement trois à cinq centimètres.Une réalisation en aluminium massif, métal de densité pourtant faible, ne pèserait ainsi pas moins de un kilogramme, ce qui dépasse de beaucoup ce qu'un utilisateur de force moyenne peut accepter, surtout lorsqu'il s'agit de faire sauter une crêpe par le simple mouvement du poignet. C'est pourquoi le profil des crêpières est creux et ouvert côté dessous. Quelques nervures sont généralement prévues afin, d'une part, de rigidifier la structure allégée, d'autre part, de former la base d'appui de la crêpière. Pour une bonne utilisation sur une plaque chauffante, ces nervures doivent être agencées pour piéger la chaleur montant de la plaque, si bien que celles-ci, ou une partie de celles-ci, entourent la partie centrale de la crêpière de façon à ménager un vaste espace central creux. L'air chaud contenu dans cet espace vient chauffer toute la crêpière sans pouvoir s'échapper (le contact des nervures avec la plaque est supposé sensiblement étanche). Les crêpières de ce type apparues sur le marché présentent ainsi généralement une ligne polygonale de nervures, éventuellement ramifiée, ménageant de larges alvéoles, au-dessous de la crêpière, dont l'une d'elles s'étend dans la partie centrale de la crêpière, ctest-à-dire dans la partie la plus creuse de cette dernière puisque le sommet du bombage se trouve précisément au centre de la crêpière. Cette disposition présente l'inconvénient majeur de ne pouvoir être utilisée dans le cas d'un chauffage au moyen d'une plaque électrique munie d'un contacteur thermostatique central. Ce contacteur se trouve en effet dans le vide lorsque la crêpière est posée sur une telle plaque, de telle sorte que le chauffage de cette dernière ne peut se produire correctement. Pour remédier à cet inconvénient, on a proposé de placer sur la plaque chauffante une plaque intermédiaire, reliée à l'ustensile de cuisson (crêpière) ou totalement désolidarisée et indépendante de ce dernier, sur le contacteur central. L'utilisation de cette plaque est mal commode, complique la structure de la crêpière et grève le prix de revient de cette dernière. La solution qui consiste à resserrer le réseau d'alvéoles, comme dans certains grils, de telle façon que les nervures les délimitant appuient automatiquement sur le contacteur, n'est pas non plus satisfaisante car la densité de la crêpière augmente dans des limites inacceptables pour une bonne maniabilité. L'emploi de matériaux plus légers que l'aluminium s'avère, par ailleurs, fort onéreux. La présente invention vise à pallier tous ces inconvénients. Elle propose ainsi à cet effet de disposer, vers le centre de l'ustenstile de cuisson, côté dessous, un élément rigide affleurant le plan de contact de cet ustensile avec une plaque chauffante classique. Cet élément viendra de la sorte appuyer sur le contacteur central de la plaque de façon à enclencher le thermostat de chauffage. Suivant une autre caractéristique de l'invention, l'élément rigide central est formé par une ou plusieurs nervures formant la base d'appui de l'ustensile. II est nécessaire, dans ce cas, de disposer les nervures de telle sorte que certaines d'entre elles viennent couper la zone du dessous dans laquelle se situera le contacteur de la plaque après mise en place de l'ustensile sur cette dernière. La nervure entourant cette zone pour piéger la chaleur ménagera ainsi un espace divisé en deux ou plusieurs sous-espaces piégeant chacun une zone d'air brûlant. Suivant une caractéristique préférentielle, cet élément central couvre une zone de quelques centimètres carrés, entre un et cinq par exemple, de façon à ne pas grèver le poids de l'ustensile. De préférence, également, cet élément peut être creux et présenter lui-même de petites alvéoles pour l'alléger. Suivant une autre caractéristique de l'invention, cet élément central peut être avantageusement disposé dans un ustensile de cuisson comportant un nombre très réduit d'alvéoles côté dessous, par exemple inférieur à cinq, ce qui permet à cet ustensile d'allier la légèreté (beaucoup de creux) à la facilité d'emploi sur une plaque chauffante électrique et à la qualité de chauffage (bonne répartition de la chaleur grâce à des alvéoles en nombre limité qui offrent un large espace de contact avec l'air brûlant). Selon une autre caractéristique de l'invention, I'élément central est formé par un croisillon de nervures. Cette forme de réalisation est intéressante lorsque l'ustensile de cuisson comporte des nervures convergentes vers la partie centrale, ce qui facilite le moulage de ce croisillon situé dans le prolongement pur et simple des nervures convergentes. Selon une autre caractéristique de l'invention, llélément central est isolé au milieu d'une- large alvéole centrale, formée par une nervure en courbe fermée, et comprend un embout cylindrique central. Cette forme de réalisation convient bien pour le cas où la nervure entourant la partie centrale ne comprend pas de ramifications intérieures. La génératrice du cylindre peut être quelconque. Toutefois, une génératrice circulaire, ou en forme d'vanneau pour accroître la surface de contact avec la plaque sans gréver le poids de l'ustensile, offre une simplicité de fabrication évidente. De préférence et selon une autre caractéristique de l'invention, cet élément central est moulé simultanément avec l'ustensile de cuisson, dans un moule à injection. II peut ainsi servir de canal d'injection central aidant à la bonne répartition de la matière dans le moule. Dans le cas du moulage, il est à noter que les génératrices dudit embout cylindrique ne seront qu'approximativement parallèles, mais plutôt légèrement convergentes pour permettre le démoulage. L'expression sensiblement cylindrique apparait donc préférable à cylindrique. D'une façon avantageuse dans le cas où l'ustensile de cuisson est bombé sur le dessus, I'élément central est solidarisé au sommet du bombage, ce qui permet de le soutenir en appui et supprimer parallèlement éventuellement quelques nervures devenues inutiles, d'où un allègement substantiel et une configuration de nervures simplifiée améliorant les qua!ités de chauffage de la crêpière (contact direct avec la plaque chauffante défavorable). La présente invention ayant été exposée sous sa forme générale, elle sera maintenant mieux comprise à la lecture de la description qui suit, en regard des dessins annexés, lesquels, description et dessins,- ne sont donnés qu'a' titre d'exemples non limitatifs. Sur ces dessins La figure 1 représente en perspective une crêpière selon l'invention, vue de dessous. La figure 2 est une coupe suivant A-A de la crêpière représentée à la figure 1 en position sur une plaque électrique chauffante. Les figures 3 à 8 schématisent le dessous de différentes formes de réalisation d'une crêpière selon l'invention. La figure 9 montre en perspective respectivement le dessus et le dessous d'une forme de réalisation de gril selon l'invention. La crêpière vue de dessous de la figure 1 apparaît formée d'une partie 1 destinée à être chauffée et d'un manche 2 permettant de manier la partie 1. Le manche 2 est solidarisé à la partie 1 par l'intermédiaire d'une patte d'accrochage 3 emmanchée à force dans le manche 2. La partie 1 comporte un dessus bombé 7 sur lequel la pâte à crêpes est étalée et un dessous symbolisé par le trait continu 38. De longues alvéoles annulaires 41, 39 et 40, ouvertes sur le dessous, sont ménagées dans l'épaisseur de la partie 1. Les alvéoles sont délimitées et séparées les unes des autres par des nervures circulaires 4r 5 et 8. L'épaisseur des nervures 4 et 5 sert de base d'appui de la crêpière sur la source de chaleur (cf figure 2 où l'on voit nettement que l'épaisseur de ces nervures affleure le plan de contact de la crêpière avec la plaque chauffante 36 : ce plan est également symbolisé par le trait continu 38). La nervure 8 délimite en fait la périphérie de la crêpière et définit le rebord de cette dernière. Sa dimension parallèle à l'axe de la crêpière représente l'épaisseur extérieure de la crêpière (épaisseur du rebord). Cette dimension doit être importante (entre 1 et 2 cm) car la crêpière est destinée à être trempée dans la pâte côté dessus (partie bombée 7) et le rebord 8 sert à empêcher que la pâte ne vienne déborder sur le dessous 38. On comprend dans ces conditions que l'épaisseur générale de la crêpière doit être importante (I'épaisseur maximum se situe au sommet de la partie bombée 7) et que, par conséquent, il est nécessaire de prévoir de très larges alvéoles pour alléger l'ensemble. On peut noter que, suivant l'épaisseur du rebord 8, I'arête inférieure de ce dernier peut se situer au-dessus ou au dessous du plan de contact 38, I'essentiel étant que ce rebord 8 ne vienne pas buter contre la plaque chauffante 36 lorsque la crêpière est posée sur cette dernière (diamètre extérieur largement supérieur à celui de la plaque chauffante). Les alvéoles doivent être moulées simultanément avec la partie 1 et la patte d'ancrage 3 ; elles sont ouvertes côté dessous et les nervures séparatrices ont un profil en coupe légèrement tronconique (cf figure 2) pour permettre le démoulage. Dans le cas d'aluminium, le moulage sera de préférence un moulage par injection (les points d'injection n'ont pas été représentés) ; le dessous de la crêpière étant creux, il est nécessaire, pour pouvoir l'utiliser sur une plaque chauffante (électrique par exemple), de piéger la chaleur dans les alvéoles. La transmission de la chaleur par contact se fait mal, car les zones de contact sont réduites dans une large zone autour du centre (sommet de la partie bombée) de la crêpière.C'est pourquoi les nervures 4 et 5 sont continues et fermées et entourent le centre de la crêpière en isolant des pièges annulaires de chaleur 40et 39. Conformément à l'invention, un élément rigide central 6 affleure le plan de contact 38. Cet élément 6 est centré dans l'alvéole annulaire 40 et permet d'actionner le contacteur thermostatique central 37 de la plaque chauffante électrique 36. Sans cet élément en effet, il est clair que le contacteur 37 ne serait pas actionné dans le vide délimité par l'alvéole 40. Sur la figure 2, cet élément rigide central 16 est relié directement au sommet du dessus bombé 7 de la crêpière et apparaît approximativement cylindrique (embout cylindrique). Dans la réalité, il est légèrement tronconique pour permettre son démoulage. Etant par ailleurs situé en position centrale, cet élément 6 peut servir de canal d'injection, dans le cas d'un moulage en aluminium injecté par exemple, facilitant la répartition uniforme de la matière dans l'ensemble du moule. Les figures 3 à 8 montrent d'autres formes de réalisation de crêpières selon l'invention. Les figures 3 et 4 illustrent deux possibilités de nervurage différentes au-dessous de la crêpière mettant en oeuvre l'invention. Sur ces figures, l'élément rigide 11, 4 est approximativement centré au milieu d'une large alvéole délimitée respectivement par des nervures en triangle 10 (figure 3) et en cercle 13 (figure 4). Des nervures de rigidité supplémentaires 9, 12 reliant la nervure fermée centrale 10, 13 à la périphérie de la crêpière, ont été prévues. La figure 3 montre en particulier un élément rigide central 11 creux sous la forme d'un embout cylindrique allésé intérieurement. La figure 5 montre comment l'élément rigide central 17 peut être formé par un croisillon de nervure 16. Dans la forme de réalisation figurée, les nervures 16 du croisillon sont situées intérieurement à l'alvéole centrale délimitée par la nervure circulaire 15 et divise cette alvéole en quatre sous alvéoles. La figure 6 détaille une conformation différente de l'élément rigide central centré dans l'alvéole cylindrique délimitée par la nervure circulaire 18. Cet élément a en effet été élargi pour faciliter le contact avec le contacteur 37 sans avoir à centrer exactement la crêpière sur la plaque chauffante 36. Afin de l'alléger, cet élément a lui-même été alvéolé ; il apparaît en effet délimité par une nervure circulaire 19 ménageant un espace annulaire intérieur lui-même divisé en quatre sous-espaces par les deux nervures croisées 20. D'un point de vue pratique, la surface d'affleurement de l'élément rigide central avec le plan de contact de la crêpière peut être avantageusement compris entre 0,5 et 5 cm2 (dans le cas d'un croisillon de nervures, cette surface est celle du cercle de diamètre maximum que l'on peut centrer dans le croisillon, alors que dans le cas de la figure 6, il s'agit de celle du cercle 19). La figure 7 illustre une variante de la forme de réalisation de la figure 3 dans laquelle l'élément central 11 a été remplacé par le croisillon 24 de nervures 23 en prolongement des nervures de rigidité 9 (nouvellement référencée sur la figure 7 en 21) convergeant vers le centre de la crêpière. La figure 8 montre comment la présence de l'élément central 26 peut permettre d'alléguer encore la crêpière. Cet élément 26 peut en effet servir de point d'appui central relié directement au sommet de la partie bombée (côté endroit) si bien que la structure peut être allégée à ce niveau et la nervure circulaire intermédiaire 27 (analogue à la nervure 5 de la figure 1) peut être supprimée pour laisser la seule nervure 25 (analogue à la nervure 4 de la figure 1) piégeant la chaleur dans un vaste espace cylindrique. Le volume de matière injectée peut ainsi être réduit. L'invention ne se limite naturellement pas aux formes de réalisation qui viennent d'être décrites. La nervure fermée délimitant le piège de chaleur central peut en particulier avoir une forme quelconque (par exemple polygonale), de même que les autres nervures. Le nombre d'alvéoles délimitées par ces nervures n'est pas limitatif ; il a cependant intérêt à être réduit au minimum, par exemple inférieur à 5, pour offrir plus de légèreté et un plus vaste piège de chaleur propice à une bonne répartition de cette dernière dans la crêpière. Les formes de réalisation décrites peuvent en particulier être combinées entre elles sans sortir du cadre de l'invention. Enfin, cette dernière ne se limite pas aux crêpières mais s'applique à tous ustensiles de cuisson dont le dessous comprend de larges alvéoles piégeant la chaleur dans une zone centrale étendue, quelle que soit la forme de ces alvéoles. A titre d'exemple, les figures 9 et 10 représentent ainsi un gril conforme à l'invention. Sa forme extérieure est rectangulaire. Le dessus est bordé d'un rebord épais 28. La partie striée 29 (stries en relief 42) recevant les aliments à griller a été prévue bombée de telle sorte que le jus de cuisson s'écoule vers la périphérie du gril, dans la rigole 31 ménagée entre cette partie bombée 29 et le rebord 28. Le bec 30 sert à verser le jus recueilli. Pour compenser la partie bombée 29 et afin de ne pas alourdir le gril, I'envers de ce dernier a été creusé (creux 35), nervuré en 32 et 33 de façon analogue à la crêpière de la figure 1 en 4 et 5, et muni d'un élément rigide central 34 affleurant le plan de contact du gril sur une plaque chauffante. Pour ce gril, on se reportera donc à la description ci-dessus relative à- la crêpière pour plus de détails sur ces nervures et cet élément central L'invention ayant maintenant été exposée et son intérêt justifié su- des exemples détaillés, la demanderesse s'en réserve toute l'exclusivité pendant la durée du brevet sans limitation autre que celle des termes des revendications ci-après. REVENDICATIONS 1. Ustensile de cuisson comportant - un dessus destiné à recevoir les aliments à cuire, - un dessous destiné à etre posé sur une plaque chauffante, ledit ustensile étant caractérisé en ce qu'il comprend - d'une part et d'une manière connue en elle-même, un ensemble de larges alvéolés ouvertes côté dessous et séparées par des nervures dont les épaisseurs côté dessous sont situées dans le plan de contact dudit ustensile avec ladite plaque chauffante et constituent les surfaces de contact dudit ustensile avec ladite plaque, - d'autre part, un élément rigide central affleurant ledit plan de contact. 2. Ustensile selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit élément rigide central comprend un embout sensiblement cylindrique. 3. Ustensile selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit élément rigide central est formé par une ou plusieurs desdites nervures. 4. Ustensile selon l'une quelques des revendications précédentes, caractérisé en ce que ledit élément rigide central comprend un croisillon de dites nervures. 5. Ustensile selon la revendication 2, caractérisé en ce que ledit embout cylindrique est creux. 6. Ustensile selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'ensemble desdites nervures comprend une nervure fermée, par exemple circulaire ou polygonale, entourant ledit élément rigide central. 7. Ustensile selon l'une quelconque des revendications précédentes, dont ledit dessus est bombé, caractérisé en ce que ledit élément rigide central est solidarisé audit dessus vers le sommet du bombage dudit dessus. 8. Ustensile selon llune quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il est moulé en aluminium injecté. 9. Ustensile selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que ledit élément rigide central affleure ledit plan de contact sur une surface de quelques centimètres carrés, de préférence entre 0,5 et 5 cm2. 10. Ustensile selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le nombre de dites larges alvéoles est compris entre 1 et 5.