L'invention, due à la collaboration de Monsieur Aimé BARON, est relative à un interrupteur à autosoufflage comprenant une paire de contacts séparables alignés, dont un contact mobile prolongé par une tige de commande coulissante, un ensemble piston cylindre de compression dtun gaz de soufflage d'un arc tiré lors de la séparation desdits contacts, ledit ensemble étant disposé coaxialement à ladite tige de contact mobile et ledit cylindre étant relié à ladite tige pour se déplacer avec cette dernière. La demande de brevet allemand publiée NO 2.245.423 décrit un interrupteur du genre mentionné, dans lequel le piston et le cylindre sont commandés chacun par un ensemble bielle manivelle, les manivelles étant fixées avec des angles de calage différents sur un même arbre de commande pour engendrer une inversion du déplacement du piston par un passage au point mort. Cette commande est encombrante et implique un déplacement symétrique du piston dans les deux sens. La présente invention a pour but de remédier à cet incon- vénient et de permettre la réalisation d'un dispositif de commande logeable dans un emplacement mort de l'enceinte de 15interrupteur. L'interrupteur selon l'invention est caractérisé par le fait qu'il comporte de plus une channe cinématique de liaison de la tige de commande du contact mobile et dudit piston pour imposer à ce dernier un déplacement alternatif initialement opposé au déplacement de la tige, puis de même sens pendant lemouvanentde séparation des contacts, ladite channe cinématique étant logée dans la quasi-totalité dans l'espace coiffé par ledit cylindre en positison de séparation des contacts. La commande du piston est dérivée directement de la tige de commande et elle peut être adjointe à un interrupteur standard pour ltobtention dtun accroissement des performances. La channe cinématique, notamment à leviers articulés, autorise un large choix de diagrammes de déplacement, appropriés à l'effet de soufflage recherché. Selon un développement de l'invention, la channe cinématique de commande du piston est logée axialement de l'interrupteur, celle du contact mobile et du cylindre associé étant déca- lée latéralement. La channe cinématique peut également être dédoublée et disposée symétriquement par rapport à l'axe de l'interrupteur le long duquel s'étend la tige de commande, Selon un autre développement de l'invention, la channe cinématique comprend un système pignon crémaillère, le pignon portant un maneton de manivelle qui coopère avec une biellette articulée sur le piston. Une denture régulière fournit un déplacement symétrique du piston, tandis qu'unie denture à pas irrégulier permet une adaptation du déplacement à l'effet de soufflage optimal. D'autres avantages et caractéristiques ressortiront plus clairement de l'exposé qui va suivre d'un mode de mise en oeuvre de l'invention, donné à titre d'exemple non limitatif et représenté aux dessins annexés, dans lesquels la figure 1 est une vue schématique en élévation et en coupe d'un interrupteur selon l'inventlon; la figure 2 est une vue partielle, à échelle agrandie de la figure 1, montrant la channe cinématique de commande du piston; la figure 3, analogue à la figure 2, illustre une variante de réalisation. Sur les figures, un interrupteur à autosoufflage du type décrit dans le brevet français NO 2.064.649,comporte une paire de contacts tubulaires 10, 12 respectivement fixe et mobile, logés dans une enceinte cylindrique 14 remplie d'hexafluorure de soufre. Le contact mobile 12 se prolonge par une tige de commande 16, traversant l'un 18 des fonds 18, 20 de l'enceinte 14 et reliée à un mécanisme de commande (non représenté). La tige de commande 16 porte un cylindre de soufflage 22 à fond perforé 24 débouchant à l'intérieur d'une buse de soufflage 26, solidaire du cylindre 22 et entourant, en position de fermeture des contacts 10, 12, les extrémités aboutées de ces derniers. Le cylindre 22 coopère avec un piston de soufflage 28, de manière à pistonner le gaz de soufflage contenu dans le cylindre 22 lors du mouvement d'écartement des contacts 10, 12, à travers la buse 26 vers la zone d'arc. De tels interrupteurs sont bien connus et il est inutile de les dé crire plus en détail. Selon la présente invention, le piston 28 est monté à coulissement sur la tige de commande 16 et est relié à cette dernière par un système de leviers articulés, formant une chaîne cinématique 30 de transformation du mouvement continu de la tige 16 en un mouvement alternatif du piston 28. Pendant la première phase du mouvement de séparation des contacts 10, 12 le piston 28 se déplace en direction du cylindre 22 et après inversion du sens de déplacement il revient au cours de la deuxième phase à sa position d'origine. En se référant plus particulièrement à la figure 2, on voit qu'une biellette 32, articulée par une de ses extrémités à un oeillet 34 du piston 28 et par son autre extrémité 35 à un bras d'un premier levier coudé 36, s'étend dans la direction générale de la tige de commande 16. Le levier coudé 36 est monté à rotation sur un pivot fixe 38, porté par une console 40 solidaire du fond 18. Un deuxième levier coudé 42 est monté à rotation par une de ses extrémités sur un pivot fixe 44, porté par une console 46 et une biellette 48, articulée par une de ses extrémités 50 sur le levier coudé 42 et par l'autre extrémité 52 sur la tige de commande 16, transforme le mouvement coulissant de la tige 16 en un mouvement de rotation du levier coudé 42.Les leviers coudés 36, 42 sont reliés par une biellette 54, articulée sur des tourillons 56, 58 fixés en des points intermédiaires respectivement des leviers coudés 36 et 42. L'ensemble est agencé de telle manière qu'au cours d'un déplacement vers la gauche sur les figures 1 et 2 de la tige de commande 16, pour une ouverture des contacts 10, 12, le levier coudé 42 pivote dans le sens des aiguilles d'une montre et en tratne par la biellette 54 le levier coudé 36 dans le même sens de rotation jusqu'au passage d'un point mort, correspondant à l'alignement de l'articulation 50 et des tourillons 56, 58. Pendant cette première phase du mouvement d'ouverture de l'interrup- teur le piston 28 se déplace vers la droite à la rencontre du cylindre 22 accrotssant l'effet de soufflage. Après passage du point mort le sens de rotation du levier coudé 36 s'inverse et la biellette 32 tire le piston 28 vers la gauche en sa position d'origine qu'il atteint en fin d'ouverture. Le fond 24 du cylindre 22 s'applique contre le piston 28 et la jupe du cylindre 22 coiffe en sa quasi-totalité le système de leviers formant la chaîne cinématique 30. I1 est avantageux de prévoir deux systèmes de leviers 30 disposés symétriquement de part et d'autre de la tige 16 en vue d'éviter tout effet de coincement, mais il est clair qu'un système unique peut être disposé axialement, la tige de commande étant dans ce cas de préférence déportée ou dédoublée pour libérer 1 t espace nécessaire. La figure 3 illustre une variante de réalisation de la commande du piston 28 faisant appel à un entraînement par cré maillères 60, 62 ménagées symétriquement sur la tige 16 et engrenant avec deux pignons 64, 66 portant des manetons 68, 70, reliés par des biellettes 72, 74 au piston 28. Le fonctionnement de ce dispositif est évident, le sens de déplacement du piston 28 s'inversant au passage du point mort du système bielle manivelle formé par les manetons 68, 70 et les biellettes 72, 74. Le mécanisme à crémaillères est logé dans l'espace mort coiffé, en position d'ouverture des contacts, par le cylindre 22. La vitesse de déplacement du piston peut être modulée par l'emploi d'une denture de pas irrégulier de la crémaillère et des pignons associés. D'autres systèmes de leviers articulés sont concevables et il est clair que l'invention n'est pas limitée au type d'interrupteur représenté sur les figures annexées. REVENDICATIONS 1. Interrupteur à autosoufflage comprenant une paire de contacts séparables alignés, dont un contact mobile prolongé par une tige de commande coulissante, un ensemble piston cylindre de compression d'un gaz-de soufflage d'un arc tiré lors de la séparation desdits contacts, ledit ensemble étant disposé coaxialement à ladite tige de contact mobile et ledit cylindre étant relié à ladite tige pour se déplacer avec cette dernière, caractérisé par le fait qu'il comporte de plus une chaîne cinématique de liaison de la tige de commande du contact mobile et dudit piston pour imposer à ce dernier un déplacement alternatif inltLalement opposé au déplacement de la tige, puis de même sens pendant le mouvementde séparation des contacts, ladite chaîne cinématique étant logée dans la quasi-totalité dans l'espace coiffé par ledit cylindre en position de séparation des contacts. 2. Interrupteur selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la chaîne cinématique comporte un ensemble bielle manivelle dont le sens de rotation s'inverse au cours de la course d'ouverture de la tige de commande, de manière à inverser le sens de déplacement du piston. 3. Interrupteur selon la revendication 2, caractérisé par le fait que ladite manivelle est constituée par un bras d'un levier coudé dont l'autre bras est relié par une biellette articulée à la tige de commande. 4. Interrupteur selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'il comporte une première biellette articulée audit piston, et une deuxième biellette articulée sur ladite tige de commande, lesdites biellettes s'étendant sensiblement dans la direction de ladite tige et étant ehacune articulée par leur extrémité opposée à un levier coudé, ces derniers étant reliés entre eux par une troisième biellette. 5. Interrupteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que ladite chaîne cinématique comporte deux liaisons mécaniques disposées symétriquement de part et d'autre de ladite tige de commande, qui s'détend suivant l'axe de l'interrupteur. 6. Interrupteur selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la chaîne cinématique comporte un ensemble pignon, crémaillère de transformation de mouvement, ledit pignon étant agencé en manivelle de commande dudit piston par l'intermédiaire d'une bielle. 7. Interrupteur selon la revendication 6, caractérisé par le fait que la denture de ltensemble pignon, crémaillère est à pas irrégulier. 8. Interrupteur selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que ladite chaîne cinématique est agencée pour imposer au piston un mouvement alternatif, la position finale du piston, qui correspond à une ouverture des contacts, coïncidant avec la position initiale correspondant à la fermeture des contacts.