L'invention concerne, d'une manière générale, une douille d'ancrage destinée à être incorporée dans l'épaisseur de la matière constitutive d'un panneau de construction, et plus spécialement dans les panneaux moulés ou banchés. Une telle douille sert à l'ancrage d'un organe de fixation du genre boulon ou tige filetée, organes qui servent, soit de point d'accrochage pour la manutention des panneaux, soit de point de fixation pour des éléments complémentaires aux panneaux, tels que huisseries, garde-corps, balcons, étais, etc... I1 convient, avant d'aborder les dispositions principales de l'invention, de rappeler les inconvénients rencontrés à l'occasion de la mise en oeuvre des douilles d'ancrage connues. De telles douilles sont le plus généralement constituées d'un fourreau en matière plastique, lequel est pourvu d'un boitier emprisonnant un écrou. Cet ensemble doit autre mis en place sur des parois de moules ou de banches, ou encore sur des armatures, par exemple du genre treillis métallique, avant coulée de la matière constitutive du panneau à réaliser. Une douille à incorporer de ce genre, qui donne satisfaction1 notamment sur sa résistance à l'arrachement, a été décrite dans le brevet France délivré sous le n" 2.133.005 au nom du demandeur. Toutefois, l'expérience a recélé différentes difficultés au niveau de la mise en place d'une telle douille dont l'efficacité premièrement citée peutêtrerend inopérante si, dans certains cas d'incorporation, des incidents issus des procédés de moulage surviennent.Ces incidents, qui compromettent la position correcte de la douille, sont dus notamment à des mouvements relatifs entre les parois de moulage soit en écartement en raison des contraintes engendrées par la coulée sur lesdites parois, soit au démoulage par des décalages dans des plans plus ou moins parallèle entre lesdites parois. n s'en suit des détériorations des moyens de fixation entre douille et paroi de moulage, des incorporations totales sans possibilité de repérage de la position de la douille dans la masse de coulée, pénétration de laitier dans la douille, pouvant aller jusqu'à rendre inutilisables des panneaux à l'intérieur desquel une ou plusieurs incorporations de douilles ont été "manquées". La présente invention a en conséquence pour but de fournir une douille perfectionnée du genre en question, qui garantisse une fixation solide et équilibrée de la douille, par rapport à une paroi de moulage, en'particulier l'assurance de la perpendicularité de l'axe d'une telle douille par rapport à une paroi de moulage. L'invention a également pour but de fournir une douille d'ancrage qui puisse constamment s'adapter aux variations dimensionnelles de l'espace compris entre deux parois de moulage. L'invention a encore pour but la réalisation d'une douille pouvant hêtre fixée à une paroi de moulage par ses deux extrémités, ou par l'une quelconque desdites extrémités. L'invention a aussi pour but de pourvoir une telle douille de moyens de fixation complémentaires, notamment sur treillis d'armature. L'invention concerne à cet effet une douille d'ancrage pour boulon ou tige filetée, destinée à être incorporée dans l'épaisseur de la matière constitutive d'un élément de construction et plus spécialement les panneaux moulés ou banchés, cette douille étant constituée principalement d'un écrou métallique à contour polygonal habillé d'un boitier enveloppant de contour identique, ce boitier se prolongeant de part et d'autre de ses faces frontales d'un élément tubulaire formant fourreau de guidage pour conduire une tige filetée dans l'alésage fileté dudit écrou, douille d'ancrage caractérisée en ce que chacune des extrémités de la douille est ouverte pour être libre à l'accès après incorporation dans la matière de moulage, lesdites extrémités recevant, pour la mise en place sur/ou entre des parois de moulage, des moyens d'immobilisation, au moins l'un de ces moyens étant réglable axialement par rapport à l'un des fourreaux de guidage de la douille, de manière à ce que lesdits moyens soient constamment au contact des parois de moulage malgré les variations d'écart rencontrées entre deux parois de moulage. Suivant une disposition de l'invention, le moyen d'immobilisation réglable axiale ment est constitué par un bouchon tubulaire possédant d'une part un l'un manchon coulissant télescopique ment dans,desdits fourreaux de guidage de la douille, ce manchon étant sollicité par un ressort de compression logé dans ledit fourreau de manière à agir sur le bouchon pour le maintenir constamment en appui sur sa paroi de moulage correspondante, ce bouchon possédant d'autre part une coupelle d'appui circulaire, à paroi mince, de préférence tronconique, de manière telle que la rive de la grande base de ce tronc de cône soit au contact de la paroi de moulage et constitue, après coulée, un repère de position de la douille enrobée. Suivant une autre disposition, l'un des moyens d'immobilisation de la douille sur une paroi de moulage est constitue d'un bouchon possédant d'une part un manchon de montage introduit à l'une des extrémités ouvertes d'un fourreau de la douille, d'autre part, un flasque d'appui en forme de coupelle, cette coupelle étant elle-même formée de languettes rayonnantes dont les extrémités libres viennent au contact de la paroi de moulage, cette coupelle comportant en son centre une cheville cylindro-conique pour pénétrer par coincement dans un orifice correspondant ménagé sur la paroi de moulage, ladite cheville comprenant à sa base une section élargie formant butée de limitation d'enfoncement. Suivant un mode d'exécution, les moyens d'immobilisation sur une paroi de moulage, sont disposés à l'extrémité du fourreau le plus court de la douille, ces moyens étant constitués de deux pieds d'appui prenant naissance radialement à l'extrémité dudit fourreau, en des points diamétralement opposés et se prolongeant ensuite dans une direction plus au moins parallèle à l'axe du fourreau, au-delà de ladite extrémité du fourreau, l'un des pieds étant prolongé d'une cheville de fixation cylindro-eonique pour pénétrer par coincement dans un orifice correspondant, ménagé dans la paroi de moulage, auquel cas, l'extrémité du fourreau considéré est obturée par un bouchon. D'autres caractéristiques de l'invention apparaftront à la lecture de la description qui suit, dans les modes d'exécution donnés ici à titre d'exemple et représentés sur les dessins joints, dans lesquels : La Figure 1 est une vue en perspective montrant les éléments principaux constitutifs d'une douille selon un premier mode de réalisation. Le Figure 2 est une vue en coupe axiale de la douille, montrant un autre mode de réalisation. Dans les modes d'exécution représentés aux figures 1 et 2, la douille d'ancrage est désignée par la référence générale 10. Cette douille est constituée principalement d'un écrou métallique il, à contour polygonal, préférablement carré. Cet écrou est habillé d'un boitier enveloppant 12, de contour identique. Le boitier 12 est prolongé de part et d'autre de ses faces frontales 12a, 12b, d'un élément tubulaire formant fourreau de guidage, pour conduire une tige filetée dans l'alésage fileté de l'écrou 11. Les fourreaux de guidage sont respectivement désignés par les références 13, 14. Suivant un mode d'exécution préféré, ces fourreaux sont de longueurs différentes, le fourreau le plusbng 14, étant plus spécialement destiné à recevoir, à son extrémité, un bouchon télescopique dont les caractéristiques et le rele seront décrits plus loin. Les fourreaux 13 et 14, sont ouverts à chacune de leurs extrémités, de manière telle que l'une ou l'autre de ces extrémités, soit libre à l'accès lorsque l'ensemble de la douille a été incorporé dans la matière de moulage. L'extrémité du fourreau 14 se termine par un filetage 15, et cette extrémité reçoit en tant que moyen d'immobilisation réglable axialement, un bouchon tubulaire 16, qui a une fonction de fixation de la douille, de stabilisation, de compensation et enfin, d'indicateur de présence. Le bouchon îe comprend dune part un manchon cylindrique 17, coulissant télescopiquement dans le fourreau de guidage 14,, Ce manchon 17 est fermé par un fond 18, le manchon 17 est sollicité par un ressort de compression 19, logé dans le fourreau 14 de la douille, de manière à agir sur le bouchon 16 pour le maintenir constamment en appui sur sa paroi de moulage correspondante.Le bouchon 16 possède d'autre part, une coupelle d'appui circulaire 20, à paroi mince, de préférence tronconique, de sorte que, comme il est montré Figure 2, la rive de la grande base de ce tronc de canez soit au contact de la paroi de moulage 21. Dans le dessin de la Figure 2, la coupelle est montrée à l'état tronconique, mais en fait, à la fermeture des parois de moulage 21, 22, l'espace entre ces parois est réduit de manière telle que la coupelle 20 se trouve très aplatie, et que l'embouchure de l'extrémité 15 du fourreau 14, se trouve à proximité immédiate de la paroi de moulage 21. Dans certains cas, an fait comporter avantageusement au bouchon 16, au centre de la coupelle 20, une cheville de fixation 22a par exemple cylindro-conique, apte à pénétrer par coincement dans un orifice correspondant, ménagé dans la paroi de moulage 21. De cette manière, on obtient une fixation simple de la douille par rapport à une paroi de moulage, mais de plus, la perpendicularité axiale de la douille par rapport à la paroi de moulage, est garantie. On notera encore que le montage télescopique du bouchon 16, permet la récupération des jeux entre les parois de moulage 21 et 22, et qu'ainsi, lors du moulage, le laitier ne peut pénétrer à l'intérieur du fourreau 14. Dans le mode d'exécution représenté Figure 1, le manchon 1,3 de la douille comporte une extrémité tubulaire libre, qui reçoit, en tant que moyen d'immo- bilisation sur une paroi de moulage, un bouchon désigné par la référence 23. Ce bouchon possède d'une part un manchon de montage 24, introduit à l'extrémité ouverte 13a, du fourreau 13, et ce bouchon 23 comporte un fond 25. A l'opposé du manchon 24, et du fond 25, le bouchon présente un flasque d'appui en forme de coupelle, cette coupelle étant constituée de languettes rayonnantes 26, dont les extrémités libres 27, viennent au contact de la paroi de moulage. La coupelle porte en son centre une cheville cylindro-conique 28, pour pénétrer par coincement dans un orifice correspondant, ménagé sur la paroi de moulage.La cheville comprend à sa base une butée 29, de limitation d'enfoncement. Ce bouchon de fixation a l'avantage de présenter une très grande stabilité, et son enrobage par la matière de coulage se fait sans difficulté grâce à la disposition en ailettes de ses appuis Dans le mode d'exécution représenté Figure 2, la fixation de Ia douille sur la paroi de moulage 22, se fait par 1' intermédiaire du fourreau 13 qui comporte deux pieds d'appui 29, 30, prenant naissance radialement à l'extrémité du fourreau 13, en des points diamétralement opposés. Les pieds 29, 30, se prolongent ensuite dans une direction qui fait de préférence un angle faible avec l'axe du fourreau, et ces pied s'étendent au-delà de l'extrémité libre du fourreau.Le pied 29 est prolongé d'une cheville de fixation cylindro-conique 29a, pour pénétrer par coincement dans un orifice correspondant, ménagé dans la paroi de moulage 22. Dans ce mode d'exécution, l'extrémité ouverte 13a du manchon 13, est obturée par un bouchon 31. On notera que le pied 29, constitue un pivot autour duquel peut être orienté l'ensemble de la douille alors que le pied 30 est libre de ses mouvements contre la paroi de moulage 22. Dans l'un et l'autre des modes d'exécution des figures 1 et 2, il est prévu sur le corps de la douille, des moyens d'ancrage ou de fixation complémentaires par exemple sur treillis métallique. Ces moyens sont constitués, par des anses 32, disposés d'une part entre le boitier 12 de la douille et chaque fourreau, au niveau des arêtes 12a du boitier ; ces anses délimitent une ouverture 33, pour le passage de moyens d'ancrage complémentaires, tels que des fers d'armature, ou encore servent de passage à des fils de liaison pour attacher la douille sur une telle armature. n est avantageux de faire comporter au fourreau 14, le plus long, égalemen deux anses 34, disposées sur deux génératrices du fourreau, diamétralement opposées On- notera que le déport des pieds d'appui 29 et 30, permet une fixation sans trou traversant, ce qui permet la mise en place des douilles, dans certains cas oil les trous traversant sont interdits. La douille suivant l'invention est avantageusement réalisée par moulage, en matière plastique, par un procédé de surmoulage de l'écrou, ce grace à quoi, on est certain d'obtenirune parfaite concentricité, entre l'alésage fileté de l'écrou, et l'alésage des fourreaux de guidage de la tige filetée ou du boulon, introduit dans une telle douille. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples d'éxécution ci-dessus décrits et représentés, pour lesquels on pourra prévoir d'autres variantes, sans pour cela sortir du cadre des revendications annexées. REVENDICATIONS 1) Douille d'anerage pour boulon ou tige filetée, destinée à être incorporée dans l'épaisseur de la matière constitutive d'un élément de construction, et plus spécialement les panneaux moulés ou banchés, cette douille étant constituée principalement d'un écrou métallique à contour polygonal, habillé d'un boitier envelop- pant de contour identique, ce boitier se prolongeant de part et d'autre de ses faces frontales d'un élément tubulaire formant fourreau de guidage pour conduire une tige filetée dans l'alésage fileté dudit écrou, douille d'ancrage caractérisée en ce que chacune des extrémités de la douille est ouverte pour être libre à l'accès après incorporation dans la matière de moulage, lesdites extrémités recevant, pour la mise en place sur/ou entredes parois de moulage, des moyens d'immobilisation,au moins l'un de ces moyens étant réglable axialement par rapport à l'un des fourreaux de guidage de la douille, de manière à ce que lesdits moyens soient constamment au contact des parois de moulage, malgré les variations d'écart rencontrées entre deux parois de moulage. 2) Douille d'ancrage selon la revendication 1, caractérisXe en ce que le moyen d'immobilisation réglable axialement, est constitue par un bouchon tubulaire possédant, d'une part un manchon coulissant télescopiquement dans lesdits' fourreaux de guidage de la douille; ce manchon étant sollicité par un ressort de compression logé dans ledit fourreau, de manière à agir sur le bouchon pour le maintenir constamment en appui sur sa paroi de moulage correspondante, ce bouchon possédant d'autre part, une coupelle d'appui circulaire, à paroi mince, de préférence tronconique, de manière telle que la rive de la grande base de ce tronc de cône, soit au contact de la paroi de moulage et constitue, après coulée, un repère de position de la douille enrobée. 3) Douille d'ancrage selon les revendications 1 et 2, caractérisée en ce que le bouchon télescopique peut comporter, au centre de la coupelle d'appui, une cheville de fixation cylindro-conique, apte à pénétrer par coincement dans un orifice correspondant, ménagé dans une paroi de moulage. 4) Douille d'ancrage selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'un des moyens d'immobilisation de la douille sur une paroi de moulage, est constitué d'un bouchon possédant, d'une part un manchon de montage introduit à l'une des extrémités ouvertes d'un fourreau de la douille, d'autre part un flasque d'appui en forme de coupelle, cette coupelle étant elle-même formée de languettes rayonnantes dont les extrémités libres viennent au contact de la paroi de moulage, cette coupelle comportant en son centre une cheville cylindro-conique pour pénétrer par coincement dans un orifice correspondant ménagé sur la paroi de moulage de ladite cheville, comprenant à sa base une section élargie formant butée de limitation d'enfoncement. 5) Douille d'ancrage selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que les fourreaux de guidage sont d'inégales longueurs, le fourreau le plus long recevant le bouchon réglable axialement. 6) Douille d'ancrage selon l'une quelconque des revendications 1, 2 et 5, caractérisée en ce que les moyens d'immobilisation sur une paroi de moulage sont disposés à ltextrémité du fourreau le plus court de la douille, ces moyens étant constitués de deux pieds d'appui prenant naissance radialement à l'extrémité dudit fourreau, en des points diamétralement opposés, et se prolongeant ensuite dans une direction plus ou moins parallèle å l'axe du fourreau, au-delà de ladite extrémité du fourreau, l'un des pieds étant prolongé d'une cheville de fixation cylindro-conique pour pénétrer par coincement dans un orifice correspondant, ménagé dans la paroi de moulage, auquel cas, l'extrémité du fourreau considérée est obturée par un bouchon. 7) Douille d'ancrage selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce qu'il est prévu1 sur le corps de la douille, d'une part entre le boitie et chaque fourreau, au niveau des arêtes du boitier, des anses pour le passage de moyens d'ancrage complémentaires, d'autre part, sur le fourreau le plus long, sur deux génératrices diamétralement opposées, également deux anses pour le passage de moyens d'ancrage complémentaires.