L'invention se rapporte à l'examen du fond de l'oeil en utilisant un système optique combiné à un dispositif d'éclairage périphérique destiné à éviter les artefacts. Le Demandeur à déjà décrit des systèmes optiques relativement complexes destinés à un tel examen. En particulier, dans sa demande de brevet déposée le même jour pour : "Système optique à grand champ permettant l'examen de l'intérieur d'une cavité et son application à l'ophtalmologie" il a décrit un objectif à éclairage "périphérique" (c'est à dire obtenu au moyen de fibres optiques disposées autour de l'objectif de manière à éclairer uniformément la périphérie de la pupille). L'emploi d'un tel objectif, relativement coûteux, n'est pas justifié lorsque l'on peut se contenter d'un champ d'observation plus limité. l'invention en propose un dispositif particulièrement simple, dont le champ d'observation est cependant plus grand que celui de la plupart des appareils du commerce. Suivant l'invention, ce dispositif est essentiellement composé d'un verre de contact muni de perforations cylindriques dans lesquelles sont introduites les terminaisons des fibres optiques, qui affleurent ainsi au niveau de la surface interne dudit verre, lesdites perforations tant uniformément distribuées autour de l'axe optique du verre de contact et inclinées sur ledit axe d'un angle compris entre 20 et 300 et, de préférence, entre 22 et 280. l'invention sera mieux comprise à l'aide de la description ci-après. Au dessin annexé La figure 1 est une vue agrandie d'un verre de contact conforme à l'invention, dont Les figures 2 et 5 représentent des variantes d'éxécution. h la figure I, on a représenté en coupe axiale, un verre de contact 1 muni de six ou huit perforations cylindriques dont deux seulement (2 et n) sont visibles au dessin. Ces perforations sont uniformément distribuées autour de l'axe X'X commun au verre de contact et à l'oeil du patient (figure en pointillés). De préférence, leur axe fait un angle sensiblement égal à 25"~par rapport à l'axe X'X. L'angle précis est choisi, dans chaque cas, entre 20 et 500 ou mieux, 22 et 280, en fonction du type de fibres optiques utilisées. Celles-ci, non représentées, sont introduites dans les perforations de façon que leurs extrémités transmettrice affleurent au niveau de la surface interne du verre en contact avec la cornée C. Elles sont rassemblées, de manière non figurées, en un faisceau qui aboutit, à l'autre extrémité des fibres, à une source de lumière. Bien entendu, le faisceau est formé et disposé de manière à laisser complètement dégagé le cône d'observation d'angle au sommet légèrement inférieur à 2 , représenté en pointillés à la figure 1. On a représenté en Pe et Ps respectivement, la pupille d'entrée et la pupille de sortie de l'oeil, en R'e le point où l'axe X'X coupe la rétine d'un oeil emmétrope, en R'h le point correspondant pour un oeil hyperope. Pour un oeil myope, le point correspondant serait situé à gauche de R'e. La fibre optique introduite en 5 émet des ondes lumineuses sous un angle solide d'environ 700. On a représenté par une ligne en pointillés munie de double flèches les rayons émis par le centre de l'extrémité émettrice, par une ligne en pointillés munie de flèches simples, l'un des rayons extrêmes émis par le bord inférieur de cette-extrémité émettrice (il coupe le fond de l'oeil en A) et par une ligne en pointillés munie d'une triple flèche l'autre rayon extrême émis par ledit bord inférieur. Il est clair que la totalité de la surface définie par la révolution de l'arc A R'e B (ou A R'n B ou A R'm B n'étant le symétrique de A par rapport à l'axe X'X) sera uniformément éclairée par les cônes délimités par les deux rayons provenant du bord inférieur des fibres optiques et ce, même dans le cas le plus défavorable de la myopie (puisque le rayon portant les doubles flèches aboutit en R'm). La région centrale de la rétine recevra un léger éclairage supplémentaire provenant des rayons tels que celui portant les triples flèches. Ce léger recouvrement des faisceaux obtenu par une inclinaison convenable des fibres optiques comme indiqué ci-dessus assure qu'aucune troisième d'ombre n'existe dans cette région centrale. L'arc A' R'm B définit un cône de 1400 d'ouverture environ. En aval du verre de contact l'image est reprise par un système optique classique, par exemple une simple loupeophtalmosco- pie, ou si l'on veut faire de la rétinographie un appareil photographique simple avec un objectif de courte focale du type xacr- photographique (angle de champ voisin de 500). On peut aussi mettre une caméra de télévision, ce qui permet de suivre visuellement les mouvements des globules rouges dans les vaisseaux, et de projeter l'image sur un écran pour l'enseignement de l'ophtalmolo- gie. il est évident que le champ d'observation dépendra du système optique aval. Ce champ pourra toutefois être relativement grand, du fait de l'étendue de la région rétinienne éclairée et du fait que, par exemple la loupe ophtalmoscopique peut être placée très près du verre de contact (15 mm par exempte) et avoir une grande ouverture Il est évident que l'image sera exemple d'artefacts mais moins parfaite que celle obtenue avec l'objectif à grand champ décrit dans la demande de brevet français susvisée. En pratique, la forme du verre de contact pourra être adaptée aux cas observés. Par exemple, dans le cas d'aphaquie, on utilisera un verre convergent, de façon à ramener le foyer de l'ensemble oeil + verre au voisinage de la rétine. Dans le cas de forte myopie, on utilisera de préférence un verre du type schématisé à la figure 2, comportant une face avant plane. Celle-ci supprime la puissance de la cornée, ce qui a pour effet de provoquer un grandissement de l'image utile dans ce cas. Dans certains cas d'astigmatisme irrégulier et très fort, on utilisera un verre asphérique, par exemple hyperbolique, tel que celui schématisé à la figure 3, pour obtenir une amélioration de l'image. Il va de soi que ces formes ne sont pas limitatives. Les ori fices des fibres optiques n'ont pas été représentés aux figures 2 et 3, pour simplifier le dessin. R E V E N D I C A T I O N S 1- Système ophtalmologique combiné à un ensemble de fibres optiques apte à assurer un éclairage périphérique de l'oeil, caractérisé par un verre de contact muni de perforations cylindriques dans lesquelles sont introduites les terminaisons des fibres optiques, qui affleurent ainsi au niveau de la surface interne dudit verre, lesdites perforations étant uniformément distribuées autour de l'axe optique du verre de contact et inclinées sur ledit axe d'un angle compris entre 20 et 300 et, de préférence, entre 22 et 280. 2- Système optique conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que ledit verre de contact comporte une face antérieure plane. 3- Système optique conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que ledit verre de contact comporte une face antérieure asphérique.