' 2137584 La présente invention concerne un nouveau procédé de • nature chimique particulière pour la préparation de nouveaux 5,10-dioxydes de 1,2-dihydro-2-oxo-4-dialkylamino-pyrimido-[4,5-b]-quinoxalines et de leurs sels, ces composés pouvant être 5 utilisés comme médicaments, notamment comme agents antibactériens, ainsi que comme substances favorisant la croissance des animaux et' améliorant l'assimilation de leur nourriture. Il est déjà connu que l'on obtient une série de di-N-oxydes de quinoxalines,par exemple par condensation de o-phény-10 lènediamines avec des composés diacétyliques, suivie d'une oxydation avec des peracides (voir J.A. Silk,"J. Chem. Soc." (1956) 2058). Les composés que l'on peut obtenir conformément à l'invention ne peuvent pas être obtenus au moyen des procédés connus. On ne connaît pas de procédés analogues au procédé conforme 15 à l'invention. On vient de découvrir qu'on obtient des 5,10-dioxydes de 1,2-dihydro-2-oxo-4-dialkylamino-pyrimido-[4,5-b]-quinoxalines de formule générale (i) : 12 ✓ (dans laquelle R et R peuvent être identiques ou différents 20 et désignent des restes alkyle éventuellement substitués, ou 1 2 bien R et R s'associent avec l'atome d'azote d'aminé pour former un noyau pentagonal à heptagonal qui peut comporter de l'oxygène comme autre hétéroatome), ainsi que leurs sels, en faisant réagir dans une gamme de températures d'environ 20 à 25 environ 100°C, des amidines de formule générale (II) : 72 16233 2 2137584 1 2 (dans laquelle R et R ont les définitions données ci-dessus) ou leurs sels avec le phosgene ou des esters alkyliques d'acide chloroformique dans un diluant, et en faisant réagir les 16S composés obtenus éventuellement après/avoir isolés en présence 5 d'un diluant à des températures d'environ -10 à environ 50°C, avec une base, et en préparant éventuellement un sel à partir de la base libre obtenue du composé de formule I. Les 5,10-dioxydes de 1,2-dihydro-2-oxo-4-dialkylamino-pyrimido-[4,5-b]-quinoxalines de formule I et leurs sels sont 10 doués de propriétés antibactériennes prononcées ainsi- que de propriétés qui permettent de les utiliser pour accélérer la croissance et pour améliorer l'assimilation de la nourriture, chez les animaux. Il est très surprenant de constater que les amidines 15 de formule II sont transformées par réaction avec le phosgène ou avec des chloroformiates d'alkyle puis avec des bases, par une réaction aisée et en de bons' rendements, en composés de formule I, parce que compte tenu de l'état actuel de la technique, on devait s'attendre à ce que le groupement di-N-oxyde ne 20 subsiste pas après l'action d'halogénures d'acides tels que par exemple le phosgène ou des chloroformiates d'alkyle,sur les di-U-oxydes de formule II (voir "Aromatic Aminé Oxides" de E. Ochai, Elsevier Publishing Comp., New York (1967), 259). Si l'on utilise le composé de formule III et le phosgène 25 comme matières premières, on peut reproduire le processus réactionnel par le schéma suivant î 72 16233 2137584 III 111a 'NH.HCL + C0C1, 80° Cj Benz ène ^ (Base) H„C Giï_ \ / 0 K î I NH.HC1 f r + 2 HŒL 0 - C = 0 Illa Si l'on utilise le composé de formule TV et le chloroformiate de méthyle comme matières premières, on peut reproduire le processus réactionnel par le schéma suivant : 72 16233 4 2137584 1 2 Dans la formule II, les restes alkyle R et R éventuellement substitués désignent de préférence des groupes alkyle à chaîne droite ou ramifiée ayant de préférence 1 à 6, notamment 1 à 4 atomes de carbone. On mentionne à titre d'exemples 5 les restes méthyle, éthyle, n-propyle, isopropyle, n-butyle, 1 2 isobutyle et tertiobutylé. les restes alkyle R et R peuvent comporter un ou plusieurs, de préférence 1 ou 2 substituants. Comme substituants, on mentionne de préférence des groupes alkoxy ayant de préférence 1 à 4, notamment 1 ou 2 atomes de 10 carbone. A titre d'exemples, on indique les restes méthoxy, éthoxy,n~propoxy, isopropoxy, n-butoxy, isobutoxy et tertio-but oxy. ,12 Les noyaux hétérocycliques qui sont formés par R et R en commun avec l'atome d'azote d'aminé, comprennent 5, 6 ou 7 15 chaînons. Ces systèmes cycliques peuvent comporter comme autre hétéroatome un atome d'oxygène qui se trouve, dans le cas d'un noyau hexagonal, de préférence en position para par rapport à l'atome d'azote. A titre d'exemples, on mentionne les noyaux de pyrrolidine, de pipéridine et de morpholine. 20 On préfère particulièrement utiliser des composés de 1 2 formule II dans laquelle R et R peuvent être semblables ou différents et désignent des groupes méthyle bu éthyle ou bien 1 2 dans laquelle R et R forment en commun avec l'atome d'azote d'aminé un noyau de pyrrolidine ou de morpholine ou un groupe 25 hexaméthylène-imino. Comme sels des amidines II, on considère de préférence des sels d'acides minéraux tels que les halogénhydrates, par exemple les chlorhydrates , les bromhydrates et les iodhydrates, de préférence les chlorhydrates et lès bromhydrates, notamment 30 les chlorhydrates. Les groupes alkyle des ehloroformiates alkyliques utilisés comprennent de préférence 1 à 6, notamment 1 à 4 atomes de carbone. A titre d'exemples, on mentionne les ehloroformiates de méthyle, d'éthyle, de n-propyle, d'isopropyle, de n-butyle, 35 d'isobutyle, de tertiobutyle, de n-pentyle, d'isopentyle, de n-hexyle et d ' isohexyle Les amidines de formule II que l'on peut utiliser confor 72 16233 5 2137584 mément à 11 invention sont préparées d'une façon connue par réaction de di-N~oxyde de 2-amino-3-cyanb-quinoxaline avec des aminés secondaires en présence d'un solvant organique inerte à une température d'environ 30 à environ 100°C (voir brevet britannique N° 1 170 387). On mentionne à titre d'exemples les composés suivants î R1 R1 9 ^ ~ ^ R ^ R CH3 i-C^ f — ^ch3 -: C„HK / o / 5 T — N . —H* ^ C5H? ^ CH2-OC2H5 n-C„H0 ✓ 4 9 —ïr -a CHoCHo-0-i-C„H„ -O -o /"A les chloroformiates d'alkyle utilisables conformément à l'invention sont des composés connus. 72 16233 6 2137584 Comme diluants, on considère dans la réaction des amidines de formule XI avec le phosgène ou les chloroformiates d'alkyle, tous les solvants .organiques inertes, de préférence des solvants organiques non polaires, par exemple des hydro-5 carbures aliphatiques et aromatiques tels que l'éther de pétrole, le benzène, le toluène, le chlorobènzène ou le dichlorobenzène. La réaction des amidines de formule II avec des chloro-formiates d'alkyle ou le phosgène est conduite a des températures comprises entre environ 20 et environ 100°C, de préférence 10 entre 60 et 80°C. La réaction des amidines de formule II avec le phosgène ou avec des chloroformiates d'alkyle peut être conduite à la pression normale, mais aussi sous pression élevée. Généralement, on opère à là pression normale. 15 Dans la conduite de la réaction des amidines de formule II avec le phosgène ou les chloroformiates d'alkyle, on utilise par mole d'amidine de formule II de préférence au moins environ 1 mole de phosgène ou de chloroformiate d'alkyle. On utilise de préférence environ 1 à environ 10 moles de phosgène ou 20 respectivement environ 1 à 2 moles de chloroformiate d'alkyle. Le procédé conforme à l'invention est de préférence mis en oeuvre de la façon suivante : on met lfamidine de formule II ou son sel, de préférence un halogéhhydrate, notamment son chlorhydrate, en suspension dans l'un des diluants mentionnés 25 ci-dessus, et on fait arriver à environ 60-80°C du phosgène dans la suspension, ou bien on ajoute le chloroformiate d'alkyle. On obtient ainsi un nouveau produit intermédiaire pouvant être isolé, de formule générale (V) : HC1 72 16233 2137584 1 2 (âans laquelle R et R ont les définitions données ci-dessus), qui se transforment en composés de formule I sous l'action de bases organiques ou minérales. Le produit intermédiaire de formule V est isolé par des 5 procédés classiques, par exemple par filtration à la trompe, puis amené à réagir avec une base, ou bien on le fait réagir avec une base sans l'isoler-. Comme bases organiques, on peut considérer toutes les aminés primaires, secondaires et tertiaires telles que des ami-10 nés aliphatiques, cycloaliphatiques, aromatiques et aralipha-tiquesyprimaires, secondaires et tertiaires, par exemple la méthylamine, la diméthylamine, la triéthylamine, la pipéridine et la pyridine. Comme bases minérales, on peut utiliser des hydroxydes de métaux alcalins et alcalino-terreux, des carbonates 15 de métaux alcalins et alcalino-terreux et des carbonates acides de métaux alcalins et alcalino-terreux, par exemple ïTaOH, KOH, Ca(0H)2, îfa2C05, NaHCO^, E^O^, EHCO^. Lorsque le produit intermédiaire de formule V est isolé avant la réaction avec une base, on le dissout en vue de la 20 réaction de préférence dans l'eau et/ou dans un solvant organique polaire, de préférence un alcanol inférieur tel que, par exemple, le méthanol, l'éthanol, le n-propanol et l'iso-propanol et/ou le n-butanol, l'isobutanol et le tertiobutanol et on ajoute environ 1 mole de base. La réaction est alors 25 conduite entre environ -10 et environ 50°C, de préférence entre environ 20 et environ 30°C. Les composés de formule I précipitent et peuvent être séparés à la trompe. Lorsqu'on fait réagir le produit intermédiaire de formule Y avec une base sans l'isoler, il est recommandable d'éliminer 30 par exemple par chauffage ou à l'aide d'un courant d'air l'excès de phosgène qui se trouve encore éventuellement dans le mélange réactionnel (réaction de composés de formule II avec le phosgène). 'Le mélange est ensuite additionné d'eau (de préférence à peu près la même quantité d'eau que de solvant organique) et on 35 ajoute environ 1 mole de base par mole de composé utilisé de formule;il. La réaction du produit intermédiaire de formule V avec 72 16233 2137584 la base est conduite entre environ -10 et environ 50°C, de préférence entre environ 20 et environ 30°G. Le produit réactionnel "de formule générale I est isolé d'après les procédés classiques, par exemple par filtration à la trompe. 5 Les composés de formule I peuvent être transformés en sels de façon classique. Comme sels décomposés de formule I, on mentionne de préférence ceux qui sont formés avec des acides acceptables du point de vue physiologique. Des exemples de ces acides comprennent les acides halogénhydriques tels que, par 10 exemple, l'acide chlorhydrique et l'acide bromhydrique, notamment l'acide chlorhydrique, l'acide phosphorique, des acides carboxyliques et hydroxycarboxyliques monoacides et diacides, par exemple l'acide acétique, l'acide maléique, l'acide suc.ci-nique, l'acide fumarique, l'acide tartrique, l'acide citrique, 15 l'acide salicylique, l'acide sorbique, l'acide lactique et l'acide 1,5-naphtalène-disulfonique. Les nouvelles substances actives (bases libres et sels) sont douées de propriétés chimiothérapiques,notamment antibactériennes prononcées. Leur activité s'étend aux bactéries 20 Gram-positives et Gram-négatives, et on peut mentionner par exemple les familles, les genres et les espèces suivants de bactéries ï Enterobacteriaceae, par exemple Ëscherichiae, notamment Escherichia coli, Proteae, par exemple Proteus vulgaris, Proteus mirabilis, Proteus morganii, Proteus rettgeri, Klebsiella, 25 par exemple Klebsiella pneumoniae, Salmonelleae, Pseudomonodaceae, par exemple Pseudomonas aeruginosa, des cocci, notamment des staphylocoques, par exemple Staphylococcus aureus, des streptocoques, par exemple Streptococcus pyogenes, des entérocoques, par exemple Enterococcus faecalis, des mycoplasmes, par exemple 30 Mycoplasma pneumoniae, Mycoplasma hominis. L'activité convenable des nouveaux composés permet de les utiliser en médecine humaine et en médecine vétérinaire. Pour la médecine humaine, on mentionne, comme indications particulières, les infections générales et les infections des 35 canaux urinaires déférents dus à des bactéries Gram-positives et Gram-négatives ainsi qu'à des mycoplasmes, et pour la médecine vétérinaire, des infections générales qui sont occasionnées 72 16233 9 2137584 par des bactéries Gram-négatives et Gram-positives ainsi que par des mycoplasmes. On indique en particulier les infections des voies respiratoires chez les oiseaux, notamment les poussins, et la mammite de la vache. telles quelles ou aussi en association avec des supports inertes, non toxiques, acceptables du point de vue pharmaceutique, solides, semi-solides ou liquides. Comme formes dAdministration en combinaison avec divers supports inertes non toxiques, on 10 peut considérer des comprimés, des dragées, des capsules, des pilules , des granulés, des suppositoires, des solutions, suspensions et émulsions aqueuses, des émulsions, suspensions et solutions non aqueuses, des sirops, des pâtes, des pommades, des crèmes, des lotions, des poudres, etc. le terme "support" 15 désigne des diluants, des charges et des adjuvants de formula-tiongêolides, semi-solides et liquides. le ou les composés doués d'activité thérapeutique doivent être présents de préférence à une concentration d'environ 0,1 à 99,5, de préférence d'environ 0,5 à 90 ^ en poids du mélange 20 total. Comme supports solides, semi-solides et liquides, on indique à titre d'exemples les supports suivants î Eau, solvants organiques non toxiques tels que paraffines (par exemple fractions de pétrole), huiles végétales (par exemple 25 huile d'arachide et de sésame), alcools (par exemple éthanol, glycérine), glycols (par exemple propylène-glycol, polyéthylène-glycol) ; poudres minérales naturelles (par exemple, kaolins, argiles, talc, craie), , poudres minérales synthétiques (par exemple silice et silicates fortement dispersés), sucres (par 30 exemple sucre brut, lactose et sucre de raisin), émulsifiants, par exemple émulsifiants non ionogènes et anionogènes (par exemple esters polyoxyéthyléniques d'acide gras, éthers polyoxy— éthyléniquesjd'alcools gras, alkylsulfonates et arylsulfonates, dispersifs (par exemple lignine, liqueurs résiduaires sulfitiques, 35 méthylcellulose, amidon et polyvinylpyrrolidone et lubrifiants (par exemple stéarate de magnésium, talc, acide stéarique et laurylsulfate de sodium). 5 les substances de l'invention peuvent être utilisées 72 16233 10 2137584 Ces substances peuvent être utilisées individuellement ou aussi en combinaison au moment de la formulation. Dans le cas de l'administration par voie orale, les comprimés, les dragées, les capsules, les granulés, les solutions, 5 etc., peuvent, naturellement, contenir, en plus des supports mentionnés,, des additifs tels que le citrate de sodium et le phosphate dicalcique, des édulcorants,des colorants, et/ou des substances améliorant le goût. l'invention concerne aussi des préparations pharmaceu-10 tiques qui sont constituées par un ou plusieurs"dés composés de formule I et/ou de leurs sels ou par au moins l'un des composés de formule I et/ou leurs sels, la substance active étant présente sous la forme d'unités posologiquès. Ceci signifie que la préparation se présente sous la 15 forme de parties individuelles dont chacune contient une unité posologique ou 2, 3 ou 4 de ces unités, ou ! la moitié, le tiers ou le quart d'une unité posologique. lorsque cela peut être désirable, pour l'administration, les préparations peuvent être constituées aussi par d'autres multiples ou fractions 20 d'une unité posologique ou contenir d'autres multiples ou fractions d'une telle unité. les nouveaux composés peuvent être présents dans les formulations erjnélange avec d'autres substances actives connues. les nouvelles substances actives peuvent être utilisées 25 de façon classique. l'application est effectuée de préférence par voie orale ou par voie parentérale. Généralement, il est apparu'avantageux d'administrer, dans le cas d'infections générales aiguës, des quantités -30 d'environ 5 à environ 200 mg par kg de poids corporel par 24. heures pour obtenir des résultats efficaces. Toutefois, le cas échéant, il peut être nécessaire de s'écarter des doses indiquées, à savoir en fonction de l'espèce et du poids corporel du récepteur, du type et de la gravité de la maladie, du mode 35 de formulation et d'administration du médicament, ainsi que de l'instant ou de l'intervalle de temps où l'administration 72 16233 11 2137584 est effectuée. C'est ainsi que dans quelques cas, on peut obtenir des résultats suffisants avec des quantités inférieures à la quantité minimale mentionnée ci-dessus,tandis que dans d'autres 5 cas, la limite supérieure mentionnée doit être dépassée. Pour l'application en médecine humaine et en médecine vétérinaire, on prévoit le même intervalle posologique. les nouveaux composés peuvent aussi être utilisés pour favoriser la croissance des animaux et améliorer l'assimilation 10 de leur nourriture, notamment dans le cas de l'élevage de jeunes animaux et d'animaux à l'engrais, par exemple des veaux, des porcelets ou des poussins. les composés peuvent être administrés dans la nourriture, au moyen de préparations spéciales ajoutées à la nourriture, 15 de préparations contenant des vitamines et/ou des sels minéraux, mais aussi dans l'eau de boisson. l'administration des nouveaux composés en association avec la nourriture ou avec des préparations ajoutées à la nourriture et/ou avec l'eau de boisson, permet de prévenir 20 ou de traiter des infections dues tant à des bactéries Gram-négatives qu'à des bactéries Gram-positives et des mycoplasmes et peut contribuer, en outre, à une accélération de la croissance des animaux et à une amélioration de l'assimilation de la nourriture. A titre d'exemples de maladies apparaissant fréquemment 25 chez les animaux, qui occasionnent des dégâts économiques importants et qui peuvent être prévenues ou traitées par administration des nouveaux composés dans la nourriture ou dans l'eau de boisson, on mentionne, outre les infections, générales, l'infection des sacs aériens des poussins et la mammite de 30 la vache. les nouveaux composés sont mélangés à la nourriture ou à l'eau de boisson, de préférence à une concentration d'environ 1 à environ 100 ppm. l'adjonction des nouvelles substances actives à la 35 nourriture et/ou à l'eau de boisson, de même que la préparation de compositions contenant certaines concentrations de substances nutritives et des vitamines et/ou des substances minérales, en ' f- ■ . 72 16233 2 2137584 utilisant les nouvelles substances actives, s'effectue d'après les procédés classiques. L'activité antibactérienne prononcée des composés de formule I que l'on peut obtenir conformément à l'invention, 5 ressort des essais suivants effectués in vitro (tableau II). Les concentrations irihibitrices minimales ont été dé- 5 terminées dans l'essai de dilution en série. On utilise 10 bactéries de chaque espèce de germes par millilitre de milieu nutritif. On utilise comme milieu nutritif ion milieu complet. 10 La température d'incubation est de l'ordre de 37°G et la durée d'incubation est de 18 ou 24 heures. La dose par administration orale unique des composés des exemples 1, 5 et 6 chez la souris blanche infectée par inoculation intrapéritonéale de Staphylococcus 15 aureus 133, est d'environ 150 mg de substance active par kilogramme, de poids corporel. TABIEAÏÏ II Concentration irihibitrioe tainimale en p.g/ml de milieu nutritif Composé de l'exemple N° Strepto-coccus pyoge-nes ¥ Staphylo-coccus aureus Plensungen Escherlchia coli N 14 A 261 Pseudomo-nas aeru-ginosa Bonn 3ST 1 Proteus vulgaris Klebsiella K 10 8085 Aeromonas lique'fa- ciens 1 0,6 2, 5 1,25 2,5 100 100 1,25 10 5 1 2 1,25 1, 25 5 10 100 2,5 10 2,5 1 5 10 15 100 100 - 100 100 100 10 6 10 5 10 - - 100 15 15 1 Clostridium tetani botu-linum Alkali genes faecalis Pasteu- rella multocida Bordetel-la bron-chisep-tica Mycoplasma Gallisep- bovirhine granu-ticum I© S 6 larum 1 100 0,1 1 1 10 10 10 0,1 2 0,1 100 0,1 10 1 10 0,1 5 100 10 100 10 100 100 100 10 6 100 0,1 1 1 10 10 10 0,1 72 16233 14 2137584 Le procédé conforme à l'invention est illustré par les exemples suivants : Exemple 1 On met en suspension 24,7 g (0,1 mole) d'amidiiie de formule 12 5 II (R et R désignant des groupes méthyle) dans 125 ml de benzène et on ajoute du gaz chlorhydrique jusqu'à saturation. Ensuite, en opérant à 80 °C, on fait passer du phosgène pendant deux heures dans la suspension. Le produit intermédiaire jaune î 2 obtenu, de formule Y, dans laquelle R et R désignent des 10 groupes méthyle, est filtré à la trompe,mis en suspension dans 150 ml d'éthanol et additionné de 10 g de triéthylamine. On obtient ainsi une solution de couleur violet-rouge, de laquelle se séparent au bout d'un certain temps des cristaux rouges de 5,10-dioxyde de 1,2-dihydro-2-oxo-4-diméthylamino-15 pyrimido-[4,5-b]-quinoxaline. Rendement : 26 g (95 ?°)j point de fusion : 227°0 (décomposition) ; Analyse î C i<> H $ N i° Calculé pour C^H^U^-O^ 20 (273) î 52,7 4,0 25,3 Trouvé î 52,4 4,5 25,0 Exemple 2 .0 15 10 15 72 16233 2137584 14,3 g (0,05 mole) On agite à 80°C pendant 8 heures, 1 2 d'amidine de formule II dans laquelle R et R forment en association avec l'atome d'azote d'amine un. noyau de piperidine, dans 150 ml de chlorobenzène en présence de 6,5 g de chloroformiate de méthyle. Ensuite, on filtre à la trompe et on dissout le produit intermédiaire obtenu dans de la lessive de soude diluée. Par acidification à l'acide acétique, on obtient 9 g (58 io de la théorie) de 5,10-dioxyde de 1,2-dihydro-2-oxo-4-pipéridino-pyrimido-[4,5-b]-quinoxaline, sous la forme de cristaux rouges qui fondent à 264°C en se décomposant, après ébullition dans ltalcool. Analyse : C $ H fo N $ Calculé pour C.CH.c Nc0~ 15 15 5 3 (313) : 57,5 4,8 22,3 Trouvé : 57,5 5,2 22,1 En procédant comme indiqué dans les exemples 1 et 2, on obtient lés composés suivants : Exemple 20 N° N R R Couleur Température Rendement, fa de de décompo- la théorie sition (°C) ,C~H, 4 5 6 n: ^ ^ Brun-Rouge 188-89 'c2h5 -a o o Brun-Rouge ■; qq Brun-Rouge 193-93 Rouge 184-85 83 68 71 79 72 16233 2137584 16 REVENDICATIONS 1. Procédé de préparation de 5,10-di-N-oxydes de 1,2-dihy-dro-2-oxo-4-dialkylamino-pyrimido-[4,5-b ]-quinoxalines de formule générale : 12 5 (dans laquelle R et R peuvent être identiques ou différents et désignent des restes alkyle éventuellement substitués, 12 ou bien R et R peuvent former en association avec 1'atome d*azote d'amine un noyau pentagonal à heptagonal qui peut contenir de l'oxygène comme autre hétéro-atome) et de leurs 10 sels, procédé caractérisé par le fait qu'on fait réagir des amidines de formule générale î 12 - (dans laquelle R et R ont les définitions données ci-dessus) ou leurs sels avec le phosgène ou des^.chloroformiates d'alkyle de temperatures dans un diluant, dans la gamme/d'environ 20 à environ 100°C, 15 et on fait réagir les composés obtenus, éventuellement après les avoir isolés, en présence d'un diluant à des températures d'environ -10 à environ 50°C avec une base, et on prépare éventuellement un sel à partir de la base libre obtenue, 2. Nouveaux 5,10-di-F-oxydes de 1,2-dihydro-2-oxo-4-dialkyl-20 amino-pyrimido-[4,5-b]-quinoxalines, caractérisés par le fait qu'ils répondent à la formule générale : 72 16233 12 (dans laquelle R et R peuvent être identiques ou différents et représentent des restes alkyle éventuellement substitués, 1 2 ou bien R et R forment en association avec l'atome d'azote d'amine un noyau pentagonal à heptagonal qui peut porter de 5 l'oxygène comme autre hétéroatome), ces composés existant également sous la forme de leurs sels. 3. Médicaments, caractérisés par le fait qu'ils contiennent au moins un 5,1O-di-H-oxyde de 1,2-dihydro-2-oxo~4-dialkyl-ami-no - pyrimido-[4,5-b]-quinoxaline et/ou l'un de ses sels, 10 suivant la revendication 2. 4. Médicament doué d'activité antibactérienne suivant la revendication 3, caractérisé par le fait qu'il contient en outre des supports inertes non toxiques acceptables du point de vue pharmaceutique. 15 5. Application des 5,tO-di-N-oxydes de 1,2-dihydro- 2-oxo-4-dialkylamino-pyrimido-[4,5-b]-quinoxalines et de leurs sels suivant la revendication 2 pour favoriser la croissance des animatix et améliorer l'assimilation de leur nourriture. 6. Préparations contenant des substances nutritives, des 20 concentrés nutritifs, des vitamines et/ou des sels minéraux, qui conviennent pour l'administration par voie orale à des animaux, caractérisées par le fait qurëlles contiennent au moins un 5,1O-di-N-oxyde de 1,2-dihydro-2-oxo~4-dialkylamino-pyrimido-[4,5-b]quinoxaline et/ou llun de ses sels, suivant la reven-25 dication 2. 17 2137584