La présente invention a pour objet un instrument d'écriture, son procédé de fabrication et un dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé. On sait que les crayons ou stylos à feutre, ou instruments d'é- criture analogues, comportent une pointe d'écriture en matériau fibreux, laquelle est imprégnée par l'encre contenue dans un réservoir ou filtre qui se trouve en contact avec ladite pointe et forme une pièce distincte de cette dernière. L'instrument d'écriture selon l'invention comporte, au contraire, un réservoir et une pointe d'écriture formée d'une seule pièce, c'est-à-dire que le réservoir ou filtre remplit également, par l'une de ses extrémités, l'office d'une plume ou pointe d'écriture. Un tel instrument d'écrSureest, notamment, caractérisé en ce qu'il comporte, monté à l'intérieur d'un étui, par exemple en matière plastique, un petit cylindre de matériau fibreux imprégné d'encre; la partie terminale de ce cylindre étant plus dure que la partie restante et comportant une extrémité pointue qui émerge dudit étui et sert de plume ou pointe d'écriture. De manière avantageuse, la dite partie durcie est constituée sur une longueur correspondant à environ 30 ,' de la longueur totale de l'ensemble unique filtrepointe d'écriture ou filtre écrivant. Selon un premier mode de réalisation, la partie durcie est imprégnée d'une résine plastique séchée. Selon un autre mode de réalisation, la partie durcie a un diamètre réduit par rapport à la partie formant le réservoir d'encre et, dans cette partie de diamètre réduit, les fibres composant l'été ment unique filtre-pointe d'écriture sont soudées entr'elles et sont séparées par des interstices substantiellement égaux, tandis que dans la partie constituant le réservoir, les fibres sont simplement disposées les unes à côté des autres. Comme indiqué ci-dessus, l'invention a également pour objet un procédé et un dispositif pour la fabrication de l'instrument d'écriture. Le procédé selon l'invention consiste en ce qu'on prend un petit cylindre de matériau fibreux, on durcit et on appointe une partie terminale dudit cylindre, on remplit d'encre le petit cylindre appointé et on monte ce dernier dans un étui convenable. Selon un premier mode de réalisation, le durcissement est obtenu en imprégnant par une résine plastique la partie terminale du cylindre et en faisant sécher cette partie imprégnée. L'appointage est ensuite obtenu par meulage. Selon un autre mode de réalisation, le durcissement et l'appointage de la partie terminale du filtre écrivant sont obtenus en soumettant ladite partie à des actions de chauffage et compression dans un moule. De préférence, la température de chauffage est comprise entre 100 et 2500C, et la force totale de compression est de l'ordre de 200 kgs. De manière plus spécialement indiquée, le chauffage est obtenu par des moyens électriques, par exemple des résistances, placés dans ledit moule. Le dispositif selon l'invention consiste en un moule formé par deux blocs su demi-moules en regard, substantiellement en forme de parallélépipède, comportant chacun une couche isolante et une couche conductrice de la chaleur, unies selon un plan parallèle aux surfaces en regard desdits blocs. Des moyens électriques de chauffage, comportant de préférence au moins une résistance, sont placés entre ladite couche isolante et ladite couche conductrice. Lesdits demi-moules sont disposés de façon que les surfaces en regard soient deux faces desdites couches conductrices, et dans chacune desdites faces est réalisée une rainure longitudinale formée substantiellement par deux demi-cylindres de diamètre différent, coaxiaux et joints par une base. Une telle rainure, en correspondance de l'autre base du cylindre de diamètre mineur, a une largeur et une profondeur qui se réduisent progressivement de façon à former une partie sensiblement conique destinée à donner naissance à la pointe d'écriture. Pour une meilleure clarté, on se réfère aux dessins annexés dans lesquels La figure 1 montre, en perspective, l'instrument d'écriture selon l'invention. La figure 2 montre, en perspective, l'ensemble unique filtrepointe d'écriture ou filtre écrivant selon un premier mode de réalisation. La figure 3 montre, en perspective, l'ensemble unique filtrepointe d'écriture, selon un autre mode de réalisation, Les figures 4 et 5 sont des vues en coupe, respectivement selon les lignes A-A et B-B de la figure 3. La figure 6 montre un moule pour la fabrication de l'ensemble unique rssservoir-pointe d'écriture ou filtre écrivant suivant la figure 3. Comme on le voit à la figure 1, l'instrument d'écriture selon l'invention comprend un étui 1 allongé ouvert à ses extrémités, réalisé par exemple en matière plastique, et ayant sensiblement la forme d'un cylindre la surmonté par un tronc de cône lb, dont la grande base coïncide ou est raccordée avec une base du cylindre la. L'extrémité ouverte de la partie la est pourvue d'un bouchon de fermeture 2, et de la petite base du tronc de cône lb émerge la pointe d'écriture.~. Comme on le voit aux figures 2 et 3, la pointe d'écriture 3 est formée d'une seule pièce avec le réservoir d'encre ou filtre 4. Cette pièce unique filtre-pointe d'écriture, indiquée dans son ensemble par la référence 5 est constituée par un petit cylindre de matériau fibreux, dont une partie terminale 6 est durcie et comporte une extrémité pointue sensiblement conique formant la pointe d'écriture 3. Cette partie durcie est constituée sur une longueur correspondant à environ 30 ,' de l'ensemble réservoirpointe d'écriture ou filtre écrivant. Selon la réalisation de la figure 2, la partie conique 3 et la partie G du filtre écrivant sont imprégnées d'une résine plastique séchée. Selon la réalisation de la figure 3, la partie 6 a un diamètre réduit par rapport au réservoir d'encre 4, la réduction de diamètre étant obtenue en soumettant le cylindre à des actions de chauffage et de compression. Avantageusement, la température de chauffage est comprise entre 100 et 2500C, et la force totale de compression est de l'ordre de 200 kgs. Par l'effet desdits chauffage et compression, les fibres 7 du cylindre, qui, avant ces opérations et dans la partie servant de réservoir sont simplement les unes à côté des autres (figure 4), se soudent mutuellement (figure 5) et sont séparées par des interstices sensiblement égaux qui permettent une capillarité substantiellement constante de la partie 6 du filtre écrivant, de sorte que cette partie peut être utilisée comme plume ou pointe d'écriture. Le degré de compression et de chauffage auquel doit être soumise la partie 6 est déterminé en fonction de l'usage auquel est destiné l'instrument d'écriture ; c'est ainsi que, par exemple, une compression et un chauffage élevés permettent d'obtenir les pointes fines qui sont recherchées pour l'écriture, tandis qu'une compression et un chauffage moins intenses permettront d'obtenir les pointes moins fines convenant plus particulièrement au dessin. Les fibres utilisées dans la fabrication des filtres écrivants selon l'invention sont avantageusement des fibres de matière plastique, telles que, par exemple, des fibres d'acétate de polyester. Les dimensions longitudinales du filtre écrivant sont déterminées pour que son extrémité opposée à la pointe 3 s'appuie contre le bouchon 2, de façon que ledit filtre écrivant demeure immobile dans l'étui 1 pendant l'emploi de l'instrument d'écriture. On a représenté, à la figure 6, un moule utilisable pour obtenir l'ensemble réservoir-pointe d'écriture ou filtre écrivant 5 de la figure 3. Ce moule comporte avantageusement deux blocs ou demimoules 8, substantiellement en forme de parallélépipède, composés chacun d'une partie thermo-isolante 9 et d'une partie 10 conductrice de la chaleur, jointes selon un plan parallèle à deux faces opposées de chaque bloc. Les deux demi-moules 8 sont disposés de façon que les bases libres des parties conductrices 10 soient en regard et dans chacun d'eux, entre les parties 9 et 10, est placée au moins une résistance électrique 11. Sur les surfaces en regard des blocs, est ménagée une cavité longitudinale 12 formée sensiblement par deux demi-cylindres 13 et 14 coaxiaux et joints par une base ; le cylindre 14 ayant un diamètre inférieur. L'axe des deux cylindres est parallèle aux surfaces en regard des demi-moules. Les cavités 12, en correspondance de l'autre base du demi-cylindre 14, ont une largeur et profondeur se réduisant progressivement de façon à réaliser une partie 15 sensiblement conique qui donnera naissance à la pointe 3 du filtre écrivant. Sur r le dessin, on voit également que l'autre base du cylindre 13 se trouve dans le plan de l'une des parois latérales du bloc perpendiculaires à l'axe de la cavité 12. I1 est évident que les réalisations décrites ont été données uniquement à titre d'exemples non limitatifs, et que des variantes et modifications sont possibles sans sortir du domaine de l'invention. Par exemple, l'étui 1 peut avoir une section polygonale au lieu d'une section circulaire, et la pointe écrivante 3 pourra être de forme ogivale adieu de la forme conique, etc.... REVENDICATIONS 1. - Instrument d'écriture, caractérisé en ce qu'il comporte, montée à l'intérieur d'un étui convenable, une pièce unique constituant à la fois la plume ou pointe d'écriture et le réservoir d'encre alimentant ladite plume ou pointe, cette pièce unique étant formée par un petit cylindre de matériau fibreux imprégné d'encre et ayant une partie terminale durcie qui émerge de l'étui et forme la pointe écrivante ; ladite partie durcie étant de pré férence prévue sur une longueur correspondant à environ 30 % de l'ensemble pointe d'éeriture-réservoir. 2. - Instrument d'écriture selon la revendication 1, caractérisé en ce que le cylindre de matériau fibreux est formé par des fibres plastiques, par exemple des fibres d'acétate de polyester. 3. Instrument d'écriture selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que la partie durcie est imprégnée d'une résine plastique séchée. 4. Instrument d'écriture selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la partie durcie a un diamètre plus petit que la partie formant le réservoir d'encre, les fibres étant soudées les unes aux autres dans ladite partie durcie de diamètre plus petit, tandis que dans la partie constituant le réservoir d'encre elles sont disposées les unes à eRté des autres. 5. Procédé pour la fabrication d'un instrument d'écriture et, notamment d'un instrument d'écriture selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'on prend un petit cylindre d'un matériau fibreux, on durcit une partie terminale dudit cylindre, on appointe cette partie durcie, on remplit d'encre le cylindre ainsi traité et on monte ce dernier dans un étui convenable. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que le durcissement de la partie terminale du cylindre est obtenu par imprégnation de cette partie avec une résine plastique et par sè chage de la partie imprégnée jusqu'à durcissement complet, l'appointage de la partie durcie étant ensuite obtenu par meulage. 7. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que le durcissement et l'appointage du petit cylindre sont réalisés par compression et chauffage dans un moule, ledit chauffage étant obtenu par des moyens électriques. 8. - Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que ledit cylindre est chauffé à une température comprise entre 100 et 2500C, et est soumis à une force totale de compression de l'ordre de 200 kgs.. 9. - Dispositif pour la fabrication d'un instrument d'écriture et, notamment, d'un instrument d'écriture selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'il est constitué par un moule comportant deux blocs ou demi-mônles en regard ayant substantiellement la forme d'un parallélépipède, chacun de ces demi-moules étant composé d'une partie isolante de la chaleur et dune partie conductrice de la chaleur jointes suivant un plan parallèle aux surfaces en regard des deux demi-moules, entre ladite partie isolante et ladite partie conductrice de chaque demi-moule étant placés des moyens électriques de chauffage comportant au moins une résistance. 10. - Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que lesdits blocs sont disposés de façon que les surfaces en regard soient les bases des parties conductrices, et en ce que dans les surfaces en regard de chaque bloc est réalisée une cavité longitudinale composée substantiellement par deux demi-cylindresde diamètre différent, coaxiaux et joints par une base, dont les axes sont parallèles auxdites surfaces en regard, ladite cavité ayant une largeur et une profondeur se réduisant progressivement en correspondance de l'autre base du cylindre de plus petit diamètre de manière à former une partie sensiblement conique ou ogivale destinée à donner naissance à la pointe écrivante de l'instrument d'écriture.