i 2010018 On sait améliorer les qualités d'utilisation de briques réfractaires en les doublant et (ou) en les armant de tôle. Ces briques sont extraordinairement aptes au transport et sont de pose rapide et nette du fait de leur précision dimensionnelle. Mais 5 surtout, les briques se soudent en cours de service, ce qui est intéressant là en particulier où l'on cherche à établir une muraille aussi monolithique que possible» Dans le cas de briques liaisonnées à froid, on peut bénéficier sans précautions particulières des avantages ci-dessus, car 10 le matériau constitutif des briques et la tôle sont, après association, en contact étroit qui crée les conditions voulues pour qu'en cours de service il y'ait formation de blocs par soudage et pour que par oxydation de la tôle, l'oxyde de fer qui en résulte puisse se combiner avec le matériau réfractaire pour former tin 15 ferrite de magnésium hautement réfractaire. D'un autre côté, on peut sans difficulté faire que ces briques liaisonnées à froid soient formées en briques alvéolaires qui ont comme on le sait uhe résistance relativement forte à l'éclatement» Par contre, les briques doublées ou armées après cuisson 20 laissent toujours subsister entre briques et tôles du fait des surfaces inégales des briques de petits espaces intermédiaires creux qui provoquent en service une rapide destruction des tôles par oxydation et excluent la formation de ferrite de magnésium par suite de l'absence d'un contact intime entre briques et tôles. 25 On ne peut alors bénéficier à plein des propriétés intéressantes des briques cuites doublées de tôle. Enfin, la fabrication de briques cuites alvéolaires cause de télles difficultés que cette sorte de briques n'est pas encore sortie sur le marché. 30 la présente invention a pour objet, en ce qui concerne des briques cuites doublées après coup de tôles, d'améliorer la liaison entre le matériau constitutif des briques et la tôle. A cette fin suivant l'invention, entre chaque doublage et (ou) armature-et le matériau constitutif de la brique est interposée une couche d'une 35 masse réfractaire d'une épaisseur pouvant aller jusqu'à 10 mm. On peut, de cette façon, fabriquer des briques cuites plaquées et (ou) armées de tôles ayant la même précision dimensionnelle que les briques liaisonnées à froid car la couche élastique disposée 69 17878 2 2010018 entre le matériau constitutif dur des briques et la tôle fait pont sur les inégalités et autres irrégularités et, en outre, crée un contact tellement étroit entre les deux matériaux qu'on réalise après mise en service le soudage voulu entre éléments de la mu-5 raille et par là, la formation de ferrite de magnésium. Un autre mérite de l'invention tient à la possibilité de concevoir les briques cuites en briques alvéolaires, en disposant une couche de masse réfractaire, le cas échéant avec insertion d'armature, entre les différents éléments de la brique, lesquels 10 en cas de besoin peuvent, être en matériaux réfractaires différents. Ces briques alvéolaires peuvent d'ailleurs être dépourvues de doublage. En ce qui concerne la détermination de l'épaisseur de la couche de masse réfractaire disposée entre briques et tôles, il y 15 a lieu de considérer que les briques cuites sont censées rester de même nature, ce qui veut dire que l'on ne recherche pas les effets que présentent par exemple les briques de composition mixte connues par le brevet français 1 233 990. Il est bien plus dans l'esprit de l'invention de bénéficier 20 à plein des propriétés des briques cuites et de les exploiter au maximum par un doublage et (ou) une armature fonctionnels. Il en résulte que le choix de l'épaisseur de la couche de masse réfractaire dépend dans une large mesure de l'importance des tolérances des briques cuites les unes par rapport aux autres et des dimensions 25 des inégalités des surfaces" des briques,, La consistance de la couche de masse réfractaire à mettre en oeuvre comme le propose l'invention peut aller d'tme consistance plastique à une consistance sèche suivant le procédé appliqué pour mettre en place la couche de masse réfractaire qui peut par exemple 30 être rapportée soit sur la brique soit" sur la tôle, qui peut être par exemple collée ou introduite entre les deux éléments par exemple par pulvérisation. Souvent le choix de la couche de masse réfractaire, sur le point de savoir si elle doit être plutôt sèche ou plutôt plastique, peut dépendre aussi de la mesure dans laquelle des joints de 35 dilatation sont à ménager dans la, muraille. Il serait dès lors concevable de prendre une masse réfractaire qui une fois les briques mises en service disparaisse de façon à permettre sans déformation la dilatation du maté:ria±i constitutif des briques 0 69 17878 3 2010018 Pour permettre un meilleur accrochage des couches de recouvrement des briques, on s'arrange avantageusement pour que les surfaces des briques soient pourvues de renforcements ou d'évide-ments à remplir par la couche de masse réfractaire et en forme de 5 rainures, gorges, sillons, etc... dans lesquels s'engagent des crampons, crochets, etc... venus des tôles de doublage et (ou) d'armature. Des structures de ce type permetteht d'assurer un liaisonnement particulièrement solide entre briques, couche de masse réfractaire et tôles. S'il s'agit alors de briques à suspendre, il 10 est utile de faire s'engager dans des renfoncements remplis de la couche de masse réfractaire les éléments servant à suspendre les briques. On se propose dans ce qui suit de décrire des exemples d'exécution de briques suivant l'invention, à l'aide de dessins 15 annexés dans lesquels î la Figure 1 est une vue en perspective d'une brique nue et d'une tôle de doublage qui lui est associée j la Figure 2 est une vue en coupe d'une brique recouverte de masse réfractaire et de tôle de doublage, entre les plateaux 20 représentés schématiquement d'une presse, avant pressage, et, la Figure 3 est une vue analogue à celle de la figure 2, entre les plateaux d'une presse, des différents éléments d'une brique alvéolaire. Aux Figures 1 et 2, on a désigné par/1 un corps de brique 25 pourvu de gorges 2 auquel sont associées des tôles de doublage 3 lesquelles, à la hauteur des gorges 2, présentent des crampons 4 venus de poinçonnage. Sur les faces de la brique 1 destinées à être recouvertes de tôles sont rapportées des couches 5 de masse réfractaire contre lesquelles sont appliquées les tôles 3 au moyen 30 de plateaux presseurs 6. On commande alors les plateaux presseurs 6 de façon à obtenir pour la brique intéressée une largeur uniforme, le matériau constitutif de la masse réfractaire en excès s' exprime latéralement lors du pressage, ladite masse réfractaire peut être préfabriquée sous forme de bandes ou de rubans plastiques de forte 35 viscosité, l'idéal est de disposer d'une masse réfractaire qui durcit sous la pression. Un procédé de production de briques alvéolaires, schématisé à la Figure 3, présente une grande analogie avec celui de 69 17878 4 2010018 l'exemple déjà décrit. Qa a désigné à nouveau par 1 un corps de brique, par 2 les gorges des briques, par 3 les tôles de doublage avec crampons repoussés 4, par 5 les couches de masse réfractaire et par 6 les plateaux presseurs» On a en plus ici une tôle inter-5 médiaire 7 qui réunit deux corps de brique par l'intermédiaire d'un joint, cette tôle interne 7 jouant donc ici le rôle d'une sorte d'armature 0 I 69 17878 5 010018 53"7EI 1 - Brique réfractaire cuite de nature basique ou neutre avec doublages et (ou) armatures^ caractérisée par le fait qu'entre chaque doublage et (ou) armature et le matériau constitutif de la 5 brique est interposée une couche d'une masse réfractaire d'une épaisseur pouvant aller jusqu'à 10 mm„ 2 — Brique alvéolaire revêtue d'une couche de masse réfractaire conforme à la revendication 1, caractérisée par le fait qu'une couche de masse réfractaire, le cas échéant avec insertion d'arma- 10 ture, est disposée entre éléments adjacents de la brique alvéolaire» 3 - Brique conforme aux revendications 1 et 2, caractérisée par le fait que la couche de masse réfractaire remplit des renfoncements o u évidements en forme de rainures, gorges, sillons, etc, dans les surfaces de briques, et dans lesquels s'engagent des cram- 15 pons, crochets, etc, venus des tôles de doublage ou d'armature. 4 - Brique conforme à l'une au moins des revendications précédentes, caractérisée par le fait qu'elle présente un renfoncement rempli par la couche de iiasse réfractaire et dans lequel s'engage au moins un crochet permettant de suspendre la brique0 BAD ORIGINAL