Oette invention concerne un procédé pour la protection d'une pièce métallique contre la corrosion, et permettant notamment d'évi- ter la rouille d'encastrement. Pour éviter la détérioration de pièces, métalliques de cons- truct-ion par la corrosion, on a déjà proposé d'établir une connexion entre les pièces métalliques en contact avec un liquide élec- triquement conducteur et un deuxième métal présentant une électro- négativité plus grande, c'est-à-dire de l'intercaler sous la forme dune cathode dans une channe galvanique. Etant donné que l'effica- cité du procédé dit de protection cathodique contre la corrosion est déterminée notamment par la conductivité électrique de ltelec- trolyte, une protection efficace ne peut entre obtenue qu'en présence d'un électrolyte d'une conductivité suffisante.Dans le procédé connu, on ne peut éviter une corrosion électrochimique, notam me-ut lorsque les pièces métalliques à protéger e soit pas mouillées e:n-permanence par des solutions aqueuses d'électrolytes. Or ces pellicules temporaires d'électrolytes, formées par exemple par des eaux de condensation ou de projection, entraînent des détériorations importantes par corrosion et donnent notamment lieu à la formation de rouille d encastrement Pour éviter celle-ei, on a notamment proposé d'enduire les surfaces d'encastrement avec des huiles de graissage de faible viscosité, ou avec des produits de lubrification à sec, ou encore,de les mettre à l'abri de l'air. Le but de l'invention est de protéger contre la corrosion les pièces métalliques qui ne sont pas mouillées en permanence par un électrolyte ou qui ne sont pas mouillées complètement par celuici, et d'empêcher de cette manière la formation de rouille d'encas- trement. A cet effets suivant la présente invention, on dépose au moins sur une-partie de la surface de la pièce métallique un revêtement rendu solidaire de cette pièce par frottement et engendrant un potentiel positif de contact. On peut utiliser ce revêtement par exemple sous la forme de nappes, de rubans ou de pellicules, formés par tous les maté riaux pouvant être portés par frottement à un potentiel positif et suffisamment flexibles, par exemple des fibres verre, des fibres de silicates ou d'autres fibres céramiques. I1 est particuliè rement avantageux d'utiliser des nappes en fibres de verre et des nappes de ce type noyées dans une masse résineuse.Grâce à cette masse résineuse, avantageusement formée par des résines synthétiques thermoplastiques telles que le polyéthylène, le chlorure de polyvinyle, ou notamment le polytétrafluoréthylène, la matière fibreuse relativement cassante est mécaniquement protégée, tandis que les forces de friction sont simultanément réduites. L'effet de l'invention est manifestement fondé sur une séparation de charge engendrée par friction, et par l'établissement d'une tension de contact entre le revêtement présentant une charge superficielle positive et le- métal à protéger présentant une charnu superficielle négative. te potentiel engendré,de l'ordre de quelque kilovolts, est suffisant pour éviter les réactions entre le métal et les anions présents dans l'eau de suintement ou de- projection, c'est-à-dire pour empêcher la détérioration de ce métal et la for- mation de rouille d'encastrement.Etant donné qu'à l'opposé des pro- cédés connus jusqu'ici pour la protection cathodique contre la corrosion, l'effet de protection obtenu selon l'invention n'est p*O contrarié par l'état de l'électrolyte, le procédé selon l'inventifl est particulièrement avantageux lorsqu'on prévoit la formation de quantités variables d'eaux de suintement ou de projection ne conte- nant généralement qu'une faible quantité d'ions. le mouvement relatif, nécessaire à la séparation de char- ges entre la pièce métallique à protéger en contact avec le revt- ment, apparaît dans un grand nombre de constructions et d'éléments de machines, étant donné qu'un potentiel suffisant pour l'effet de protection et déjà engendré par le roulement ou le glissement, ou par de faibles mouvements d'oscillation sous pression. On obtient des résultats avantageux par l'application du procédé selon l'invention, par exemple sur des véhicules de tous genres, dans les moteurs fixes, les turbines, etc., de même que dans les ressorts et les appuis de ponts. Pour plus de clarté, on décrira ci-après un exemple de mise en oeuvre de l'invention Sur la surface intérieure des boîtes destinées- à recevoir les coussinets de roues de locomotives, on applique des nappes de fibres de verre d'une épaisseur d'environ 0,15 mm. noyées dans une masse de polytétrafluoréthylène. On recouvre de cette manière une proportion d'environ 80% de la surface totale. Dans ces boites, on place ensuite de la nianière usuelle des roulements à rouleaux, et on fa-it fonctionner ce dispositif, ainsi protégé selon l'invention, pendant 18 mois dans une locomotive électrique. On constate après cette période-de service que la surface intérieure de la boîte ainsi que la surface extérieure des roulements à rouleaux ne portent aucune trace de rouille et présentent un aspect brillant, tandis que l'effet de protection s'étend complémentairement sur les parties initialement non masauées de la surface. Les coussinets non protégés, traités avec des huiles de graissage et des produits de lubrification à sec tel que le bisulfure de molybdène et le polytétrafluoréthylène, et maintenus en service dans les me- mes conditions, présentent par contre des taches rougeStres de rouille d'encastrement. - REVEDIDICATIOITS 1.- Procédé pour la protection d'une pièce métallique contre la corrosion, et notamment destiné à empêcher la formation dekouille d'encastrement, caractérisé en ce qu'on dépcse -au moins sur une partie de la surface de la pièce métallique un revêtement rendu solidaire de cette pièce par frottement, et engendrant un potentiel positif de contact. 2.- Pr-océdé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on utilise le revêtement sous la forme de nappes de fibres de verre. 3.- Procédé selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'on utilise le revêtement sous la forme de nappes de fibres de verre incorporées à une masse de résine. 4.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on utilise la masse de résine sous la forme de polytétrafluoréthylène.