La présente invention concerne un dispositif de freinage mécanique pour remorques de véhicules, avec un groupe de freinage principal, ou de marche, un groupe de freinage auxiliaire, au moins un limiteur de force de freinage et au joins deux freins de roue dont chacun comporte deux secteurs dont la disposition est du type "servo-duo". Dans un dispositif de freinage connu de ce type, il faut pour chacun des groupes de freinage un dispositif de transiis- sion de la force de freinage qui la relie aux freins et, pour chaque frein, deux dispositifs de serrage indépendants l'un de l'autre, les dispositifs de serrage du groupe de freinage de marche contenant un limiteur de force de freinage qui n'agit que sur les secteurs primaires en marche avant,tandis que les dispositifs de serrage du groupe de freinage auxiliaire agissent sur les deux secteurs des freins. Par rapport aux anciens dispositifs de freinage pour remorques, les dispositifs du type précité présentent l'avantage considérable que l'effet de freinage qui se produit en marche arrière n'est qu'une fraction (de 10 à 15 % environ) de celui provoqué en marche avant, de sorte qu'il dst possible de reculer une remorque attelée à un tracteur sans actionner un frein dit "de marche arrière" Ilsprésentent toutefois l'inconvénient que les dispositifs de transmission indépendants l'un de l'autre et les dispositifs de serrage des deux groupes de freinage compliquent non seulement le transport, mais exigent en outre une dépense considérable de matière et de travail. L'invention a donc pour obJet de réaliser un dispositif de freinage du type précité lequel, tout en conservant la caractéristique avantageuse de ce dispositif, c'est à dire la possibilité de reculer une remorque attelée à un tracteur sans actionner un frein spécial de marche arrière ou autre appareil similaire, ne comporte pour chaque frein qu'un seul dispositif de transmission de l'effort de freinage et qu'un seul dispositif de serrage des freins. Â cet effet, le groupe de freinage auxiliaire est accouplé au dispositif de transmission du groupe principal et un organe prenant appui sur une portée fixe du support de frein, et four nissant une force antagoniste ou seuil de force, que ne peut surmonter le groupe de freinage principal, par alite de la présente du limiteur de force de freinage, est interposé entre les secteurs primaires en marche arrière et les organes de serrage agissant.sur eux uniquement lors de l'actionnement du groupe auxiliaire, Organes qui s'appuient sur les secteurs primaires en marche avant. Dans une forme d'exécution préférée, les secteurs primaires en marche arrière peuvent être sollicités, contre l'action des organes fournissant une force antagoniste, par les forces de réaction correspondant aux forces exercées par les organes de serrage sur les secteurs primaires en marche avant. On tien ainsi une construction particulièrement simple et d'une grande sécurité de fonctionnement. Comme organes producteurs de force antagoniste, on peut utiliser des organes élastiques soumis à une tension préalable, par exemple, des empilages de rondelles tronconiques élastiques. Suivant une autre caractéristique de l'invention, les forces de précontraintes des éléments élastiques sont inférisures aux forces antagonistes nécessaires pour agir sur les secteurs primaires en marche arrière. On peut ainsi, sans dépense supplémentaire, employer les éléments élastiques pour améliorer l'allure de la courbe de freinage en supprimant les crêtes du couple de freinage. Une solution particulièrement simple et sure de ce problème consiste en ce que les secteurs primaires en marche arrière ne peuvent être sollicités par les forces de serrage que lorsqu' un Jeu prédéterminé entre les pièces qui les actionnent a disparu, avec augmentation simultanée de la force de réaction des éléments élastiques. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé, représentant, à titre d'exemples non limitatifs, plusieurs formes d'exécution de ce dispositif Figure 1 représente un dispositif de freinage avec un groupe de freinage principal contenant un limiteur de force de freinage, un groupe de freinage auxiliaire et deux câbles aboutissant aux freins des roues Figure 2 est une vue d'un dispositif de freinage dans lequel le limiteursde force de freinage est monté derrière le levier de démultiplication du groupe de freinage principal Figure 3 est une vue d'un dispositif de freinage dans lequel le groupe de freinage principal ne comporte pas de limiteur de force de freinage Figure 4 est une vue en coupe diamétrale d'un frein avec un organe de serrage conformé en levier écarteur et un organe producteur de force antagoniste monté directement sur la châine cinématique de 1 'organe de serrage Figure 5 est une vue en coupe suivant V - V de figure 4 Figure 6 est une vue en coupe diamétrale d'un frein avec un organe de serrage en forme de levier Figure 7 est une vue en coupe d'un frein avec un organe de serrage conformé en levier écarteur et un système de ressorts et de leviers pour obtenir une caractéristique régressive ; Figure 8 est une graphique avec ure caractéristique linéaire, une dégressive et une régressive des éléments élastiques ; Figure 9 est un graphique analogue à celui de figure 8, mais correspondant à l'emploi d'un dispositif de serrage avec Jeu entre les organes agissant sur les secteurs jouant le roule de secteurs primaires en marche arrière Figure 10 est une vue en coupe d'un dispositif de serrage muni d'un ressort supplémentaire, non précontraint, pour le frein de figure 4 Figure Il est une vue en coupe d'un dispositif de serrage analogue pour le frein de figure 6 Figure 12 est une vue d'un dispositif de serrage analogue pour le frein de figure 7. Le dispositif de freinage représenté à la figure 1 comporte un groupe de freinage de service 4, appelé ci-après groupe principal, uz dispositif 15 de transmission de l'effort de freinage et deux freins 18 montés sur les roues Le groupe principal 4 présente à son extrémité avant une tête d'attelage 1, représentée ici comme une partie drun attelage à rotule, qui est solidaire d'une barre d'attelage 2 déplaçable dans le sens longitudinal. Lors du freinage du véhicule tracteur, la poussée exercée sur la t8te d'attelage 1 est transmise par la barre d'attelage 2 à un levier de démultiplication JI qui, par l'intermédiaire d'un palonnier 14 et de deux câbles 15, la transmet aux deux freins 18 Dans la partie de chaine cinématique représentée par la barre d'attelage 2 est monté un limiteur de force de freinage 6, qui contient par exemple un ressort précontraint 2 La précontrainte du ressort 2 est calculée avantageusement de façon que 11 effet de freinage prescrit pour la remorque soit atteint avant que la précontrainte soit dépassée.Si les forces longitudinales qui 'exercent sur la barre d'attelage sont supérieures à celles correspondant à la décélération prescrites ou à celle désirée, le ressort 2 est comprimé Jusqu'à ce que la tige d'attelage ait complètement annulé le jeu d'attelage s, c'est à dire Jusqu'à ce que la face arrière 3 de la tête d'attelage 1 vienne 'appli- quer contre la face de butée 5. On est ainsi assuré que seule une force maximale bien déterminée et avantageusement réglable peut agir sur le levier de démultiplication 13. Mais la force maximale qu'il est possible de transmettre aux freins par les câbles 15, lorsque les dits freins sont actionnés par la tête d'attelage 1 et la barre d'attelage 2, c'est à dire par le groupe principal, est elle aussi limitée.Par contre, la force applicable aux freins 18 n'est pas limitée lorsqu'elle est transmise par un groupe de freinage auxiliaire, par exemple, par un levier de frein à main 9, ou par un câble de rupture d'attelage 12, lorsque la remorque se détache du véhicule tracteur, par l'inter- médiaire du levier 11, de l'élément télescopique 10 et d8tevier de démultiplication 12. Le groupe principal comporte aussi un amortisseur 8 du type connu, par exemple, un amortisseur télescopique hydraulique, qui ne Joue toutefois aucun r8le essentiel dans le dispositif selon l'invention ; lorsqu'on n'attache pas une importance capitale aux caractéristiques de roulement et de freinage de la remorque, cet amortisseur peut d'ailleurs être supprimé. Dans le dispositif représenté à la figure 2, il est prévu des leviers de démultiplication différents ji et 13' pour le groupe principal et le groupe auxiliaire et ces deux leviers agissent sur les freins (non représentés) par l'intermédiaire d'une tige de transmission commune 16. Dans cette forme d'exécution, le limiteur de force de freinage 6 est interposé entre le levier de démultiplication 13 et la tige de transmission 16 et agit en traction, mais là aussi, son action est liée au seul groupe principal et non au groupe auxiliaire. Quant au levier 13' il pivote, aussi lorsqu'on actionne le groupe principal, mais le levier de manoeuvre 9 resX en position, grâce à l'interposition de l'élément télescopique 10. A quelques différences près, la forme d'exécution représentée à la figure 3 correspond à celle décrite en référence à la figure 1. L'élément télescopique 10 y est remplacé par une coulisse 17, il n'y a ni levier ni câble de rupture d'attelage, seulement un câble de transmission 15. On a renoncé à représenter le dispositif compensateur constitué, à la figure 1, par un palonnier, car la répartition et l'équilibrage des forces de freinage exercées sur les freins des roues peuvent s'effectuer par le dispositif de transmission non représenté. Ces variantes sont également applicables à la forme d'exécution représentée à la figure 1 et ne sont pas indispensables à l'invention. L'important dans la forme d'exécution illustrée par la figure 3 est l'absence du limiteur de force de freinage.Dans le cadre de l'invention, ce dispositif de freinage n'est donc prévu que pour les freins dans lesquels les éléments élastiques précontraints sont conformés et dimensionnés de telle façon qu'ils joint aussi le r3le d'un limiteur, ainsi qu'il sera expliqué plus loin en référence à la figure 6. Les figures 4 et 5 représentent un frein avec son support 19 et son tambour 20. Le montage des deux docteurs Z2, 23 est du type "duo-servo", ctest à dire auto-serreur dans les deux sens. Les extrémités inférieures des secteurs (figure 4) prennent appui l'une sur l'autre par l'intermédiaire d'un organe à coulissement QE de telle façon que, dans le sens de marche avant V, le secteur 22 transmet une force de serrage au secteur 23, tandis que dans le sens de marche arrière, c'est le secteur 23 qui transmet une force de serrage au secteur 22. L'organe à coulissement peut avoir n'importe quelle forme connue ou appropriée.Dans la forme d'exécution représentée à la figure 4, il est prévu sur l'organe Q des moyens de réduction de l'effort de freinage qui n'agissent que lorsque le secteur 22 transmet ledit effort au secteur i5, c'est à dire en marche avant V, et non dans le sens contraire. En combinaison avec la différence dans l'action des ressorts de rappel 57, et 38, dont celui 22 exerce sur le secteur 22 une force supérieure à celle exercée par le ressort 38 sur le secteur 23} il en résulte tout d'abord une position bien définie des deux secteurs au repos.Dans le sens V, le poussoir j4 repousse le doigt presseur 35 contre la force du ressort 3Ç, qui prend appui contre le fond de la douille de l' organe à coulissement 33 par l'intermédiaire d'une bague de butée.Tandis quten marche avant la force du ressort 36 s'exerce sur le support de frein 19 par l'intermédiaire de la douille précitée, en marche arrière, le ressort L6 n'agit plus que pour introduire une élasticité dans la chaine cinématique, de sorte qu'en marche avant, la force exercée sur le secteur 23 estégale à la force transmise par le-secteur 22 diminuée de la force du ressort 36, tandis qu'en marche arrière, la force transmise par le secteur ja s'exerce intégralement sur le secteur 22.Il en résulte pour le freinage en marche avant, qui est le plus souvent utilisé, un effet de freinage particulièrement exempt d'oscillations et une usure uniforme des secteurs, tandis qu'en marche arrière, on obtient un rendement de freinage particulièrement élevé, ce qui est avantageux pour le fonctionnement du dispositif selon l'invention, car il suffit alors d'un effort relativement minime pour actionner le groupe de freinage auxiliaire, même en marche arrière. Dans le sens de marche avant V, le secteur 22 Joue le ràle d'un secteur primaire. Il est appliqué contre le tambour 20 par l'effort exerce par un cale jî ou une tige 16 au point d'accrochage 27 d'un levier écarteur 25. L'extrémité du secteur 22 éloignée du levier 25 exerce alors, par l'intermédiaire de l' organe 33, une poussée sur le secteur 23 qui, en marche avant, joue le rôle d'un secteur secondaire et dont l'extrémité éloignée de l'organe )) vient s'appuyer, par l'intermédiaire d'un doigt j2 contre une équerre 21 solidaire du support fixe 19. Le levier 25 est aonte piwoaat Éj & -S ans e trier 24.Ce dernier est monté sans serrage et déplaçable sur le support de frein 19 et il est en outre monté sans serrage sur la tête d'une vis de tension )2 La tige de cette vis 32 se visse à l'intérieur du doigt 29 et permet ainsi de donner une tension initiale à un élément élastique constitué ici par un empilage 30 de rondelles tronco- niques élastiques monté entre une rondelle d'appui 31 et 1' équerre 21.IL est essentiel que la tension intiale et la carac- téristique de l'empilage 30 soient telles que la force maximale exercée par le groupe de freinage principal décrit en référence à la figure 1 ou à la figure 2 sur le câble ji ou la tige de transmission 16, force limitée par le limiteur 6, ne puisse déplacer le doigt 29, qui sert ici d'organe d'actionnement du secteur 22, ou ne puisse le déplacer contre la tension initiale de l'empilage 30 de façon à appliquer le secteur23 contre le tambour 20. On évite ainsi que lors de l'actionnement du groupe de freinage principal en marche arrière le secteur 25 travaille en secteur primaire, parce que la force de réaction résultant de l'effort appliqué par le levier écarteur 25 sur le secteur 22 pour le presser contre le tambour prend appui contre le support de frein 19 par l'intermédiaire de l'étrier 24 de la rondelle d'appui 31, de l'empilage 30 et dgi'aquerre 21. En conséquence, lorsqu'on actionne le groupe de freinage principal en marche arrière, le secteur 22 est pratiquement le seul à agir et, son effet de freinage est très réduit. Cet effet est si réduit que la remorque peut entre reculée par le véhicule tracteur lorsque la course à vide ou course de tamponnage s (figures 1 i 3) est parcourue et que les faces 3 et 5 du dispositif 4 sont en butée. Suivant la conformation des freins, l'effet de freinage en marche arrière n'est alors plAs que de 5 à 15 % environ de celui en marche avant. Etant donné que dans la forme d'exécution décrite en référence aux figures 1 et 2 le limiteur d'effort de freinage 6 n'agit que lorsqu'on actionne le groupe principal et non lors de l'actionnement du groupe auxiliaire, dans ce dernier cas, la tension irtiale de l'empilage 30 peut être surmontée de façon à comprimer davantage ledit empilage et à permettre au doigt 29 d'appliquer le secteur 23 contre le tambour 20, en marche arrière.Dans ce sens de marche, le secteur 23 devient alors secteur primaire et le secteur 22 Joue le rôle de secteur secondaire Dans ce cas, effort d'appui du secteur "secondaire', 22 peut être absorbé par une butée 28 solidaire du support de frein JIA Mais cette butée 28 peut aussi être supprimée lorsque l'étrier 24 et levier 25 sont dimensionnés de telle façon qu'ils peuvent aussi absorber cet effort d'appui du secteur 22. L' effort d'appui du secteur 22 en marche arrière est donc supporté par le support de frein 19, par l'intermédiaire du levier j2, de l'étrier 24, de la rondelle d'appui 31, de l'empilage 30 et de l'équerre, lorsqu'on actionne le groupe auxiliaire et qu' il n'y a pas de butée 28. Dans cette forme d'exécution, aucun dispositif de réglage n'a été représenté. On peut utiliser toutes les possibilités de réglage connues, y compris le réglage automatique, Dans cette forme d'exécution, le dispositif de réglage peut être prévu, par exemple, sur le doigt 29 ou sur l'organe à coulissement 33 (figure 4), en particulier lorsque ce dernier ne comporte pas de réducteur d'effort de freinage et est constitué par un pous soir, simple ou divisé. Dans la forme d'exécution représentée à la figure 6, il est prévu un support en U 39, qui porte le doigt d'appui (10 pour le secteur 23 et celui 41 pour le secteur a2. Le doigt 40 transmet le couple de freinage, comme celui 29 à la figure 4, lorsqu'on actionne le groupe principal en marche avant V et en marche arrière R et, lorsqu'on actionne le groupe auxiliaire, en marche avant seulement. Comme la butée 28 à la figure 4, le doigt 41 ne transmet le couple de freinage que lorsqu'on actionne le groupe auxiliaire en marche arrière R. Dans cette forme d'exécution, l'organe d'actionnement du frein est unlevier 47, articulé sur le secteur 22, comme celui utilisé pour l'actionnement mécanique des freins à tambour hydraulique.Le câble ou la tige de transmission 15 ou 16, est accroché à l'autre extrémité du levier 47. Ce levier agit sur une tige-poussoir 48 et celle-ci transmet la poussée à un élément intermédiaire 4q coulissant dans une douille 52, Boudée sur une face d'une totale 46, ellemême soudée au support en U 39, et au support de frein 19. L' élément intermédiaire 49 porte une rondelle d'appui 50 et traverse un empilage 51 précontraint de rondelles tronconiques élastiques, qui prend appui contre la ttle 46 et contre la rondelle 50.La tension initiale de l'empilage 51 est maintenue par un circlip 53 monté dans une gorge de l'élément intermédiaire 49 et qui prend appui contre une face en bout de la douille 52. Â son extrémité tournée vers le secteur j2, l'élément intermédiaire 49 est muni d'une fente 54, dans laquelle est engagé une tigepoussoir secondaire 55, qui transmet la poussée au secteur 2)o Entre la tige-poussoir 55 et l'élément intermédiaire 49, il peut être prévu dans la fente 54 un Jeu a d'une grandeur prédéterminée Grâce à la présence de ce jeu a, l'empilage 51 doit être comprimé d'une valeur prédéterminée au-delà de sa tension initiale pour que l'effort de freinage s'exerce sur le secteur 22. Lorsque le Jeu a est réglé sur 0, le mode de fonctionnement du frein représenté à la figure 6 correspond à celui du frein décrit en référence aux figures 4 et 5, avec la seule différence qte lestorces d'appui sont absorbées par d'autres éléments que ceux qui exercent la poussée de serrage sur les secteurs. Grâce au Jeu a et un réglage approprié de la tension initiale de l'empilage 51 et de sa caractéristique, on peut obtenir des effets supplémentaires avantageux. D'une part, il est possible de régler la tension initiale à une valeur inférieure à la force limite admissible pour solli citer le secteur j2, limite qui est déterminée par le limiteur 6 (figures 1 et 2). De ce fait, la force de réaction élastique de l'empilage 51 qui s'exerce sur le levier 47 est utilisée comme appui élastique pour la tige-poussoir primaire 48, ce qui a pour effet de supprimer les crêtes indésirables lors des cou ples de freinage élevés, et cet effet est particulièrement inté ressant dans le freinage des remorques pour supprimer les oscil lations. Une autre possibilité supplémentaire d'utiliser le Jeu a consiste à choisir la tension initiale de l'empilage 51 de façon que, lorsque le dispositif de freinage fonctionne correctement, la décélération prescrite de la remorque soit au moins atteinte. Le Jeu a est réglé sur une valeur telle que, même lors d'un bon réglage des freins, il n'est pas parcouru avant que la cour se à vide s (ligure 3) du dispositif 4 soit complètement utilisée et que la face 3 de la tête d'attelage 1 vienne buter contre la face 5 du dispositif 4. Si ces conditions sont remplies, on peut alors supprimer le limiteur 6 incorporé au groupe de freinage principal, comme on peut le voir à la figure 3. Il est toutefois indispensable pour le bon fonctionnement du frein auxiliaire en marche arrière que la réserve de course du groupe de freinage auxiliaire soit assez grande pour "absorber" en outre la course à vide que représente ce Jeu a. Lorsque les secteurs 22 et j2, l'élément intermédiaire 49 et le levier 47 ont une conformation appropriée, on peut supprimer alors les tiges-poussoirs 48 et 55 ; il faut alors, entre autres, faire pivoter de 900 la fente 54. Comme organes de réglage, il est prévu sur les doigts 40 et 41 des vis j4 et 42 de forme connue. Le cas échéant, on put renoncer à la vis 42 correspondant au secteur 22, car l'usure de la garniture de ce secteur peut être compensée par un étrier de tension non représenté ou un dispositif analogue monté dans le dispositif de transmission de la force de freinage. Les empilages de rondelles élastiques tronconiques uti lisés comme éléments élastiques précontraints sont particulièrement avantageux, car ils permettent sous la forme la plus simple qui soit une réalisation pratique d'une caractéristique dégres sive de ressort. Il en résulte au-delà du seuil que représente l'empilage et qu'il faut franchir pour que l'effort de freinage s'exerce sur le secteur 23, une augmentation encore plus faible de l'effort que doit exercer le groupe auxiliaire, en plus de celui qui doit être appliqué en marche arrière sur le secteur 23 en agissant sur le levier à main 9 des figures 1 à 3. Plus cette augmentation de force est minime et plus la dégressivité de l'empilage est marquée, plus l'effort à appliquer au levier 9 est réduit. L'importance de l'effort à appliquer sur le levier à main augmente avec le poids de la remorque à freiner0 La figure 7 représente une forme d'exécution dans laquelle, grâce à une conformation particulière des eléments élastiques précontraints, l'effort d'actionnement du groupe auxiliaire est aussi réduit que possible. Dette forme d'exécution est une variante de celle décrite en référence aux figures 4 et 5 ; en outre, l'élément à coulissement 33 est remplacé par un organe simple, en une seule pièce, qui peut toutefois être divisé pour permettre le montage d'un dispositif de rattrapage de l'usure sans modifier le mode de fonctionnement, ce qui permet alors de supprimer la vis 42 montée sur le doigt 56. Le levier 57 est monté pivotant sur un axe 58 solidaire du support de frein 19. Ce levier présente un prolongement 59 dans lequel est monté un doigt j6 (éventuellement muni d'une vis de rattrapage 43) et qlJ.-t sert d' appui pour l'étrier 24.Mais ce dernier peut aussi entre solidaire du levier 57 et de son prolongement 59. Â l'extrémité du levier opposée au prolongement 59 est articulé sur un axe 62 un organe télescopique élastique 64 dont l'extrémité opposée à l'axe 63 est articulée sur un axe 65 65 L'organe télescopique 64 comporte un empilage 66 de rondelles tronconiques élastiques, dont la tension initiale est maintenue par une butée 60 solidaire du support de frein 19, contre laquel- le s appuie le lever 57 sous l'action de la force de réaction élastique de l'empilage 66. La butée 60 peut aussi servir d9 appui à l'étrier 24.Une fois que la tension initiale de l'em pilage, qui doit être réglée en fonction du seuil que doit fran chir le doigt 56 pour exercer une poussée sur le secteur, a éte surmontée, le levier 57, et avec lui l'étrier 24 et le doigt 56, pivotent sur l'axe 58 dans le sens contraire de celui des aiguilles d'une montre. Par un choix approprié des ressorts, ainsi que de la position relative des axes 58, 63, 65, et du doigt 56, on obtient une caractéristique régressive de la force élastique mesurée au doigt 55 en fonction de la course de ce doigt. Après avoir atteint un maximum, cette force diminue à mesure que la course du doigt augmente.S'il n'y a pas de Jeu a, comme à la figure 7, le maximum de cette force peut être égal au seuil que le doigt doit franchir pour agir sur le secteur. Si on crée un Jeu a en laissant un écart entre le doigt 56 et l1ex- trémité du secteur j2, il faut alors prévoir une butée (non représentée) pour le secteur j2, butée analogue à celle 28 pour le secteur 22. Il en va d'ailleurs de meme pour la forme d'exécution représentée aux figures 4 et 5. Dans celle représentée à la figure 7, en marche avant et aussi en marche arrière lorsqu'on actionne le groupe de freinage principal, la force d'appui du secteur 23 s'applique au support de frein 19, par l'intermédiaire du doigt 56, du prolongement 59 du levier et de la butée 60.Les ressorts de rappel 37 et 38 peuvent être remplacés par un ressort unique qui s'étend d'un secteur à l'autre. la figure 8 représente la relation force-course de l'été ment élastique précontraint pour divers types de ressorts, dans le cas où le Jeu a est égal à 0. La force et la course sont mesurés au doigt 29 (figure 4), ou 56 (rtgwre 7) ou à l'élément intermédiaire 49 (figure 6);PK est le seuil de force que ne doit pas franchir le groupe de freinage principal et a est la course correspondants. S'il n'y a pas de Jeu, a, la course et la force de précontrainte de l'élément élastique précontraint ne doivent être inférieures à la course a que de la valeur du Jeu de freinage du secteur 23. Le trait continu correspond à une caractéristique linéaire de ressort ordinaire ; la force maximale correspond à la force finale PEl pour une course donnée fH. Le trait discontinu représente une caractéristique dégressive, comme celle obtenue avec des rondelles élastiques tronaniques de dimensions déterminées, avec une force finale PE2 plus faible que dans le cas précédent.Le trait mixte correspond à une caractéristique régressive, comme celle obtenue avec le mécanisme représenté à la figure 7, avec une force finale P encore plus faible. Pour que cette élasticité puisse intervenir aussi lors de l'actionnement du groupe principal, la course de précontrainte doit être inférieure à a de la valeur du Jeu a nécessaire. La figure 9 correspond dans sn principe à la figure 8, mais on a supposé que l'élément élastique précontraint est uti lisé en outre comme limiteur de l'effort de freinage. P3 est ici la force qui ne doit pas être dépassée pour obtenir l'effet de freinage prescrit. Le Jeu a indispensable est égal à la différence entre la course fK et la valeur de f3 pour chaque courbe. On peut voir que pour les caractéristiques dégressive. et régressive , le Jeu a admissible est plus grand, de sorte que l'effet de limiteur de freinage de l'élément élastique précontraint est obtenu plus simplement et de façon plus sûre lorsque ledit élément n'a pas-une caractéristique linéaire.D'autre part, si la valeur du Jeu a est fixe et indépendante de la caractéristique, les caractéristiques dégressive et-régressive permettent sans intervention du limiteur d'effort, une décélération plus grande que la caractéristique linéaire. Dans la forme d'exécution représentée à la figure 10, on a interposé entre la rondelle d'appui 51 (figure 4) et l'étrier 24 un élément élastique non précontraint, sous la forme de deux rondelles élastiques trononiques 7 montées sans serrage Il en résulte un actionnement souple même pour les couples dé freinage les plus faibles, avec les mêmes avantages que ceux décrits en référence à la figure 6 et qui résultent de la présence du Jeu a pour les couples élevés. Ces rondelles supplémentaires 67 présentent un avantage supplémentaire lorsqu'après un freinage en marche avant V on inverse le sens de rotation des roues pour entreprendre une marche arrière.Cela s'explique par le fait que, dans ce cas, la force exercée au point 27 par la tige ou le câble de transmission est maintenue, voire augmentée Jusqu' à la limite imposée par le limiteur d'effort, tandis que le couple de freinage et la force périphérique sur-le tambour diminuent Jusqu'à 5 à 15 % environ de leur valeur lorsqu'on passe de marche avant V en marche arrière R, ainsi qu'il a été décrit plus haut en référence aux figures 4 et 5. Mais comme les déformations élastiques du tambour, des garnitures et des secteurs sont proportionnelles à la force périphérique produite, ces déformations sont subitement considérablement moins grandes lorsque le sens de rotation des roues est inversé, Il en résulte, lorsque tous les éléments sont rigides, des coincements indésirables qui peuvent empêcher d'obtenir un passage sans ennui d'une marche avant freinée à une marche arrière pratiquement non freinée. Dans la forme d'exécution représentée à la figure 10, les courses d'élasticité libérées sont absorbees par les rondelles supplémen taires -26. La figure Il représente l'application de la même idée au dispositif représenté à la figure 6. Ici, la tige-poussoir, primaire 48 n'agit pas directement sur l'élément intermédmire 49 qui dans ce cas est creux, mais par l'intermédiaire d'un piston 68, sur un élément élastique non précontraint, qui peut être constitué par un empilage 69 de rondelles élastiques trononmiques. La figure 12 représente l'application de cette même idée à un dispositif comme celui représenté à la figure 7. Ici, les rondelles élastiques 70 sont interposées sans tension initiale entre le proMnngement 59 du levier 22 et l'étrier 24. Dans ce cas, la liaison entre le levier 57 et l'étrier 24 doit être conformée de façon que l'étrier, tout en pivotant avec le levier 22, puisse aussi Be déplacer axialement en direction du doigt 56. Le mode de fonctionnement et les avantages obtenus sont identiques à ceux des formes d'exécution représentées aux figures 10 et 11. Pour les éléments élastiques précontraints ou non (lorsque ces derniers sont montés en supplément), on peut utiliser toutes les formes de ressorts, métalliques ou non. Les formes d'exécution représentées montrent des freins à deux secteurs, avec appui glissant de ces derniers. Il va de soi que l'invention est également applicable à tous ils types de freins de type autoserreur dans bs deux sens (montage duo-servo), par exemple, aux freins à secteurs pivotants ou à bielles, aux freins comportant plus de deux secteurs et aussi, dans son principe, aux freins extérieurs mandes montés en "duo-servo". On peut aussi utiliser toute forme appropriée d1 organe de commande, par exemple, des cames ou des rampes. Pour l'organe 22, on peut aussi utiliser toute forme appropriée, par exemple, pour la liaison entre la tige-poussoir et le secteur, avec ou sans guidage. REVENDICATIONS 1. - Dispositif de freinage mécanique pour remorques de véhicules, comportant un groupe de freinage principal, un groupe de freinage auxiliaire, au moins un limiteur d'effort de freinage et au moins deux freins dont chacun comporte deux secteurs dont le montage est du type dit "servo-duo", caractérisé en ce que le groupe auxiliaire est couplé au dispositif de transmission du groupe principal et en ce qu'un dispositif fournissant une force antagoniste au seuil, que ne peut surmonter le groupe de freinage principal par suite de la présence du limiteur d'effort de freinage, est interposés entre les secteurs primaires en marche arrière et les organes de serrage agissant sur eux uniquement lors de l'actionnement du groupe auxiliaire, organes qui prennent appui sur les secteurs primaires en marche avant. 2. - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les secteurs primaires en marche arrière peuvent être sollicités, contre l'action des organes fournissant la force antagoniste, par les forces de réaction correspondant aux forces exercées par les organes de serrage sur les secteurs primaires en marche avant. 3. - Dispositif selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que lor'gane fournissant la force antagoniste est constitué pal es éléments plastiques soumis à une tension initiale (precons e. 4. - Dispositif selon l'ensemble des revendications -1 à 3, caractérisé en ce que los forces de précontrainte des élément élastiques sont inférieures aux forces antagonistes nécessaires pour agir sur les secteurs primaires en marche arrière. 5. - Dispositif selon l'ensemble des revendications 1 à 4 earactérisé en ce qu'un limiteur effort de freinage est monte dans le groupe de freinage principal, en amont du dispositif de transmission de l'effort de freinage commun aux deux groupes 6. - Dispositif selon l'ensemble des revendications 1 à ), caractérisé en ce que les secteurs primaires en marche arrière ne peuvent être sollicités par l'effort de serrage qu'après une course à vide représentée par un Jeu entre les organes qui les actionnent, avec augmentation simultanée de la force de réaction des éléments élastiques. 7. - Dispositif selon l'une quelconque des revendication 1 à 6, caractérisé en ce qu'un limiteur d'effort de freinage est monté sur chaque frein. 8. - Dispositif selon l'ensemble des revendications 1, 6 et 7, caractérisé en ce que le Jeu entre les organes qui appliquent l'effort de freinage aux secteurs primaires en marche arrière est tel qu'il n'est supprimé que lorsque la course à vide prévue dans le groupe de freinage principal a été parcourue complètement. 9. - Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les organes qui appliquent l'effort de serrage sur les secteurs primaires en marche arrière sont conformés de façon à transmettre la force d'appui de ces secteurs pendant le freinage en marche avant. 10. - Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'au-delà la la tension initiale, les éléments élastiques ont une caractéristique dégressive ou régressive. 11. - Dispositif selon la revendication 10, caractérisé par l'utilisation de rondelles élastiques tronconiques ayant une caractéristique dégressive. 12. - Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce que les éléments élastiques précontraints sont constitués chacun par un système de leviers comportant un élément élastique, système dont la caractéristique, mesurée sur le doigt qui exerce l'effort de freinage sur les secteurs primaires en marche arrière, est régressive au-delà de la valeur de seuil. 13. - Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le coefficient d'efficacité du frein, en marche arrière, lorsque le secteur primaire dans ce sens est sollicité, est supérieur à ce qu'il est en marche avant, lorsque l'autre secteur est sollicité. 14. - Dispositif selon les revendications 1 et 13, caractérisé en ce qu'il est prévu sur les organes de transmission de l'effort de freinage montés aux extrémités des secteurs opposées aux dispositifs de tension des moyens réducteurs d'effort qui n' agissent que lors du freinage en marche avant. 15. - Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que des ressorts non précontraints sont interposés entre les éléments de tension et les éléments élastiques précontraints.