L'invention concerne une machine perfectionnée pour le délainage des peaux, réalisée sur la demande de Monsieur AZASS par les Etablissements BERNAT-StULIERE. Les machines connues pour le délainage des peaux sont composées de plusieurs tables minces qui sont accrochées sur des channes d'entraSnement afin de pendre verticalement à partir de celles-ci ; les peaux sont disposées à cheval sur ces tables et ces dernières sont amenées à passer entre des cylindres munis de lames coupantes appropriées qui en tournant réalisent le délainage. Ces machines présentent plusieurs inconvénients qui se traduisent par l'apparition de dépits sur les peaux.En premier lieu, les cylindres de délainage étant disposés de part et d'at:Ioe de la sXne de passage des tables, la partie de la peau qui repose sur la tranche de la table subit une action moins intense que les parties qui reposent sur les faces de celle-ci ; pour tenter d'efic- tuer un délainage aussi complet que possible, les tables sont constituées par des plateaux rigides de tries faible épaisseur. Toutims il reste toujours une zone de peau où le délainage est imparfait de plus la rigidité des plateaux entraine un autre inconvénient on sait que les peaux sont plus épaisses au niveau de la tête et de la queue de la bAte et sont ridées dans ces parties : ces zones forment des saillies sur les plateaux rigides et, de ce fait, elles sont fréquemment endommagées par les cylindres qui occasionnent des déchirures ou gerçures sur celles-ci. Par ailleurs dans ces machines connues, la peau est simplement disposée à cheval sur les tables sans aucun maintien ; lorsque les cylindres opèrent sur celle-ci, la peau peut glisser et s'échapper de la table, avec le risque d'btre lacérée par les cylindres. La présente invention se propose de pallier les inconvénients des machines connues, en fournissant une machine capable de délainer les peaux de façon intégrale, sans rique de détérioration de celles-ci. A cet effet cette machine comprend un bati, deux channes continues situées en regard l'une de l'autre et guidées et entraînées pour suivre des parcours parallèles,plusieurs tables fixées entre lesdites channes et sur chacune desquelles est appelée à entre disposée une peau en position repliée à cheval sur un chant frontal de la table pour reposer sur les deux faces de celle-ci, enfin des cylindres de délainage associés à des moyens d'entraRnement en rotation et munis de lames coupantes appropriées.Selon l'invention les chines sont guidées et entrainées sur un parcours présentant une portion verticale, au passage de laquelle les tables viennent se positionner verticalement chaque table est associée à un dispositif pince-peau porté par les chastes : ce dispositif et la table correspondante sont agencés de sorte que, dans les portions rectilignes du parcours, le dispositif vienne en appui contre le chant frontal de la table, tandis que, dans les portions courbes, le dispositif et le chant frontal de la table s'écartent l'un de l'autre.De plus chaque table est pourvue en surface d'un tapis sans fin appelé à porter la peau ; ce tapis est associé à des moyens d'entraînement aptes à l'amener à tourner sur une course déterminée au niveau de la portion verticale du parcours, les cylindres de délainage étant agencés le long de cette portion verticale pour travailler sur la peau, au passage de chaque table, avant et apsés.le déplacement du tapis sans fin. Selon un mode de réalisation préféré, le dispositif pince-peau associé à chaque table comprend un rouleau porté par les channes au voisinage du chant frontal de la table et sollicité vers celui-ci par des moyens élastiques ; chaque table est fixée latéralement sur chacune des channes par deux articu lations agencées pour permettre à sont chant frontal de s'écarter du rouleau précité sur les portions courbes du parcours. Les peaux sont mises en place à cheval sur chaque table au niveau d'une portion courbe du circuit lorsque le chant frontal de la table est dégagé ; au début de la portion rectiligne verticale, le dispositif pince-peau se referme et maintient les peaux dont une partie repose sur une face verticale de la table et une autre partie repose sur 1' autre façe verticale. La machine comprend au moins deux cylindres de délainage, un cylindre au moins monté d'un côté de la zone de passage des tables et un autre au moins monté de l'autre côté. Un des cylindres réalise le délainage d'une partie de la peau et le tapis est ensuite entrainé sur une course appropriée de sorte que la peau soit décalée vers l'autre face : une partie de la peau délainée par le premier cylindre prend la place de ces qui se trouvait sous le dispositif pince-peau et cette dernière qui se trouve démasquée peut être délainée par le second cylindre. Ainsi la peau parfaitement maintenue pendant le travail des cylindres est entièrement délainée par ceux-ci au cours du travail, les cylindres agissent tangentiellement sur des parties de peaux reposant contre les faces verticales de la table ce qui permet un travail de qualité sans risque de détérioration. De plus l'épaisseur de la table n'est plus limitée et celle-ci est avantageusement formée par une ossature portant d'une part, deux rouleaux entre lesquels est indu le tapis sans fin, d'autre part, sur chaque face, une série de lames minces et plates s'étendant entre ces rouleaux et contre lesquelles le tapis prend appui. Ces lames bénéficient d'une bonne élasticité dans le sens orthogonal à la table ; cette élasticité est maximum au voisinage du centre de la table où se trouvent situées la queue de la peau et la tête de celle-ci, l'une sur une face, l'autre sur l'autre.Ainsi par le jeu de l'élasticité de la table, ces parties sont correctement délainées sans gerçure ni déchirure malgré leur épaisseur plus importante et la présence de rides. D'sutures caractéristiques, buts et avantages de l'invention se dégageront de la description qui suit, en regard des dessins annexés, lesquels ne sont donnés qu'à titre d'exemple non limitatif ; sur ces dessins qui font partie intégrante de la description : - la figure 1 est une vue en élévation de profil d'une machine conforme à l'invention, - la figure 2 est une vue partielle de face montrant une table et son dispositif pince-peau, cependant que la figure 3 est une coupe de détail de la machine par un plan AA, - les figures 4 et 5 sont des vues de détail d'une table, respectivement en coupe transversale et en vue de face. La machine représentée à titre d'exemple aux figures comprend un bati 1 sur lequel sont articulees quatre paires de roues dentées 2, 3, 4 et 5 ; les deux roues de chaque paire sont articulés latéralement en regard lune de l'autre et sont solidarisées en rotation par des arbres tels que 6 portés par des paliers classiques. Bes quatre roues dentées disposées sur un co- té guident une chaine continue 7, cependant que les quatre roues situées de l'autre côté guident une autre chaîne qui suit un parcours parallèle. Une paire de roues 2 est située à l'avant en partie basse de la machine, en vue de permettre de mettre en place les peaux comme on le verra plus loin. Les deux autres paires 3 et 4 sont situées à l'arrière de la premiere comme le montre la. figure 1, avec un décalage vertical de la paire 3 par rapport à la paire 4 pour confectionner sur le parcours une portion verticale, le long de laquelle est appelé à s'effectuer le travail de délainage. Enfin la. dernière paire 5 de roues est située à l'arrière de la machine pour renvoyer les chaines vers la première roue et permettre de retirer les peaux. Une roue de cette dernière paire est associée à un moto-variation 8 et à des moyens de transmission 9 (figure 3) qui permettent d'entrainer les channes dans le sens de la flêche F dessinée à la figure 1. Entre les deux channes 7 sont disposées des tables telles que 10 réparties sur le parcours ; en l'exemple de la figure 1 la. machine est équipée de quatre tables, mais ce nombre peut évidemment être différent. Chaque table 10 dont on décrira la. structure en détail plus loin est articulée sur chacune des channes 7 par deux articulations telles que Il et 12 (figure 1 et figure 2) qui l'assujettissent aux channes mais permettent à ses extrémités de quitter la. trajectoire suivie par les channes, dans les portions courbes du parcours.Ainsi comme le montre la figure 1, dans les portions rectilignes et notassent dans la portion verticale où s'effectue le travail, la table demeure dans le plan des channes tandis que, dans les portions courbes, ses extrémités et notamment son chant frontal 10a (chant de la table situé à l'avant par rapport au sens de déplacement) s'écartent radialement ie la surface cylindrique sur laquelle sont situées les chaises. Par ailleurs chaque table est associée à un dispositif pince-peau comprenant un rouleau caoutchouté 13, assujetti latéralement sur les chaînes au voisinage du chant frontal de la. table considérée. Ce rouleau est assujetti par l'entremise de support latéraux tels que 14 (figure 2) qui sont fixés sur un maillon et qui comportent un ressort 15 sollicitant le rouleau vers la table. Ainsi le rouleau 13 s'applique élastiquement contre le chant frontal de la table dans les portions rectilignes, tandis qu'il s'en écarte dans les portions courbes puisque le rouleau se déplace sur la surface cylindrique contenant les chaines : les peaux sont mises en place à cheval sur chaque table au niveau des roues 2 lorsque le chant frontal de la table est dégagée. Au début de la portion verticale, le touleau vient s'appliquer contre la peau qui se trouve ainsi pincée et maintenue entre celui-ci et la table. En l'exemple quatre cylindres de délainage sont montés le long de cette portion verticale, deux d'un côté (cylindres 16 et 17) et deux de l'autre (cylindres 18 et 19) chaque cylindre entras en rotation par des moyens classiques non représentés et pourvu de lames coupantes a.ppropriées,en particulier de lames hélicoSdales,et est monté sur un support oscillant tel que 20 articulé autour d'un axe fixe 21. Ce support est soumis à l'action de moyens élastiques par exemple un ressort 22, de sorte que le cylindre de délainage soit sollicité vers la zone de passage des tables jusqu'à une position de butée extrême un dispositif de manoeuvre 23 avec vis et volant de manoeuvre permet d'ajuster le tarage du ressort pour régler correctement le travail du cylindre correspondant. En outre, en l'exemple, deux brosses tournantes 23 et 24 montées sur des moyens élastiques sont également prévues sur la portion verticale du parcours en aval des cylindres de délainage ; ces brosses assurent la finition de la peau. Par ailleurs chaque table est pourvue. drun tapis sans fin 25 tendu entre deux rouleaux 26 et 27. La figure 4 représente une table en coupe transversale avec une peau 28 à cheval sur celle-ci, cependant que la figure 5 montre une telle table vue de face, dans laquelle le tapis sans fin a été retiré. Cette table comprend une ossature essentiellement composée de deux membrures latérales telles que 29 sur lesquelles sont articulés les rouleaux et de quatre traverses telles que 30 fixées sur les membrures 29 au voisinage des rouleaux. Les traverses sont réunies sur chaque face de la table par une série de lames minces et plates telles que 31 sur lesquelles s'appuient les brins rectilignes du tapis sans fin. Une couche de mousse souple 32 peut être interposée entre les deux séries de lames pour accroi- tre la tenue de l'ensemble sans nuire à sa souplesse. Lorsque la peau est disposée à cheval sur la table, les tête et queue 28 et 28b viennent se situer au niveau de la partie centrale des lames, qui présente une souplesse appropriée pour éliminer tout risque de détérioration au cours du travail de délainage. De plus le rouleau 26 (qui délimite le chant frontal de la table) porte latéralement des pignons 33 et 34 qui sont solidaires en rotation avec ce rouleau ; le pignon 33 est appelé à coopérer avec une crémaillère 35 (figure 1), assujettie sur le bati au niveau de la. portion verticale. Cette crémaillère est ajustée en position appropriée pour venir en prise avec le pignon 33 au passage de chaque table en vue de faire tourner ce pignon, le rouleau 26 et donc le tapis sans fin, d'une cour lé- gercement supérieure au demi-périmetre du rouleau. Pendant cette rotation le pignon 34 du rouleau 26 entraine un pignon 36 dont est équipé le rouleau pince-peau 13. Après délainage partiel par le cylindre 16 la peau est ainsi déplacée sur la table et décalée de sorte que toute la. partie de peau pincée entre le chant frontal de la. table et le dispositif pince-peau vient se disposer sur une face de la table pour être.délainée par le cylindre 18. A cet effet ce cylindre est disposé légèrement en aval du cylindre 16 pour commencer son travail avec un temps de retard. Notons que la partie de peau qui après rotation vient se disposer entre. le chant frontal de la. table et le dispositif pince-peau a été délainée par le cylindre 16 au début du travail de celui-ci. Ainsi-la machine conforme à l'invention fournit à sa sortie des peaux parfaitement délainées, d'un haut degré de qualité, sans gerçure ni autre défaut classique que conditionnent les machines classiques. Pendant le délainage, la peau est en appui contre les faces verticales de la table : cette disposition est essentielle pour l'obtention d'un bon. résultat. Par exemple Si la table était inclinée, la peau pendrait d'un c8té de celle-ci et aurait tendance è s'enrouler sur. les cylindres de délainage qui ne travailleraient pas tangentiellement de la même façon que dans l'invention : les expériences ont montré que des défauts sont alors occasionnés par les cylindres. Notons que la portion verticale le long de laquelle s'effectue le travail de délainage est disposée en retrait par rapport aux emplacements où s'effectuent la mise en place des peaux (à l'avant au niveau des roues 2) ou leur retrait (à l'arrière au niveau des roues 5), de sorte que les opérations peuvent travailler dans des conditions normales sans être génés par les chutes de laine. Celle-ci peut être récupérée dans des moyens de réception, par exemple une trémie 37, située au dessous de la portion verticale où se fait le travail ; un tapis mobile peut acheminer cette laine vers un lieu de chargement ou de stockage. Bien entendu la présente invention n1 est pas limitée aux termes de la. description précédente mais en comprend toutes les variantes. REVENDICATIONS 1/ - Machine pour le délainage des peaux, comprenant un bati, deux chaines continues situées en regard l'une de l'autre et guidées et entrainées pour suivre des parcours parallèles fermés présentant une portion de travail rectiligne et verticale, des cylindres de délainage agencés le long de cette portion verticale et associés à des moyens d'entraînement en rotation, et plusieurs tables fixées entre les chaines et sur chacune desquelles est appelée à être disposée une peau en position repliée à cheval sur un chant frontal de la table pour reposer sur les deux faces de celle-ci, chaque table étant pourvue en surface dwun tapis sans fin appelé à porter la peau et associé à des moyens d'entraînement aptes à ltamener à tourner sur une course déterminée au niveau de la portion verticale du parcours, ladite machine étant caractérisée en ce que chaque table est assujettie latéralement sur les deux chaines continues de sorte que, dans les portions rectilignes et en particulier dans la portion verticale de travail, chacune desdites tables demeure dans le plan des chaines et que, dans les portions courbes, le chant frontal sus-évoqué de la table s'écarte radialement de la surface cylindrique sur laquelle se déplacent lesdites chaines dans ces portions courbes, chaque table étant associée à un dispositif pince-peau comprenant un rouleau pincepeau, porté par les chaines au voisinage du chant frontal de la table considérée et agencé de façon & venir en appui contre ledit chant frontal dans les portions rectilignes du parcours et à s'écarter de ce chant dans les portions courbes, chaque rouleau pince-peau étant apte à tourner autour de son axe. 2/ - Machine selon la revendication 1, caractériséeen ce quebchaque table est fixée latéralement sur chacune des chaines par deux articulations agencées pour permettre à son chant frontal de s'écarter radialement du rouleau pincepeau sur les portions courbes du parcours, chaque rouleau pincepeau étant assujetti latéralement sur les chaines par l'entremise de supports latéraux fixés sur un maillon de chaque chaine et comportant des moyens élastiques agencés pour solliciter ledit rouleau vers le chant frontal de la table correspondante. 3/ - Machine selon l'une des revendications 1 ou 2 dans laquelle le tapis sans fin de chaque table est tendu entre deux rouleaux dont l'un moteur est solidaire en rotation avec un pignon agencé pour être mû sur la portion verticale du parcours par les moyens d'entraînement sus-évoqués, ladite machine étant caractérisée en ce que le rouleau moteur de chaque table et le rouleau pince-peau comportent des pignons se trouvant en prise lorsque ce rouleau pince-peau est appliqué contre le chant frontal de la table, de sorte que ledit rouleau pincepeau soit entrainé en même temps que le rouleau moteur. 4/ - Machine selon la revendication 3, caractérisée en ce que chaque table comprend une série de lames minces et plates s'étendant sur chaque face entre les rouleaux de ladite table, le tapis sans fin tendu entre ces rouleaux prenant appui contre ces lames. 5/ - Machine selon l'une des revendications 1, 2, 3 ou 4, caractériséeen ce que des moyens de réception de la lame sont disposés au dessous de la portion verticale du parcours.