L’invention concerne un procédé et un dispositif d’analyse du comportement d’un biofilm au sein d’un milieu poreux (6) comprenant au moins les étapes suivantes : a) on injecte un fluide à une entrée (4) d’une enceinte (5) comprenant le milieu poreux (6) à un débit constant pour générer le biofilm ou pour éliminer au moins partiellement le biofilm, le fluide pouvant ressortir de l’enceinte (5) à débit constant par une première sortie (3) de l’enceinte (5) sans traverser le milieu poreux., et b) on contrôle un gradient de pression dans le milieu poreux (6) entre l’entrée (4) et une deuxième sortie (7) de l’enceinte (5) de manière à imposer un écoulement dans le milieu poreux (6) à un gradient de pression prédéterminé. Figure 2 à publier Procédé d’analyse de biofilm avec contrôle du débit et du gradient de pression dans une enceinte L’invention concerne le domaine de l’analyse des biofilms dans des milieux poreux. Plus particulièrement, elle concerne un procédé d’analyse d’un biofilm ainsi qu’un dispositif pour l’analyse d’un biofilm. Dans les milieux réels (aquifères, réservoirs de gaz ou pétroliers), des bactéries peuvent survivre et croitre, entrainant la formation de biofilm ayant des effets très divers et colonisant ainsi le milieu poreux et les abords des puits de forage. Cette croissance de biofilm peut impacter des procédés très variés comme la géothermie, la dépollution des sols, la captation d’eau potable dans les aquifères, l’extraction pétrolière et gazière, le stockage géologique des gaz (CO 2 , gaz naturel, H 2 ,…). Parmi ces applications, on peut citer l’exploration et l’exploitation de puits d’hydrocarbures, particulièrement avec récupération assistée d’hydrocarbures (ou EOR selon la terminologie anglo-saxonne pour « Enhanced Oil Recovery »). On peut aussi citer la récupération géothermique de fluides souterrains dans des roches poreuses, ou encore le stockage de gaz du type CH 4 , H 2 , CO 2 ou du gaz naturel, dans des roches poreuses, pour leur utilisation ultérieure (H 2 , CH 4 , gaz naturel) ou pour leur piégeage (CO 2 ). Dans ces trois cas de figures, on est amené à injecter ou réinjecter des fluides, gaz ou liquide, à travers des puits de forage, dans des roches poreuses, et, dès le départ de l’exploitation ou du fait même de ces injections/réinjections de fluides qu’implique leur exploitation, les roches poreuses et les puits d’injection/production, peuvent être le siège de proliférations de micro-organismes. Or l’accumulation ou l’activité des micro-organismes dans ces roches réservoirs est préjudiciable à leur exploitation. En effet, il a été observé que ces micro-organismes tendent à former des biofilms par la production de polymères extracellulaires, causant une réduction significative du volume poral disponible des matériaux poreux colonisés par ces bactéries. (On comprend dans tout le présent texte par volume poral le volume du matériau poreux qui est accessible à un fluide). On parle alors de colmatage biologique, ce qui pose de multiples problèmes : réduction du volume disponible pour le stockage de fluide, pertes de charge pouvant devenir rédhibitoires dans le cas d’injection de fluide, une partie de la porosité de la roche devenant inaccessible aux fluides, réservoir de micro-organismes qui pourront par la suite recoloniser le milieu. Ces biofilms peuvent aussi avoir des effets positifs, il a par exemple été montré qu’ils pouvaient modifier ou améliorer l’étanchéité des casings (cimentations) de puits d’injection/production en obturant les microfissures qui peuvent s’y développer. Parmi les micro-organismes généralement impliqués se trouvent notamment des bactéries sulfato-réductrices, qui utilisent le soufre des ions SO 4 , lesquels sont transformés en ions sulfites, en sulfure ou en H 2 S, ce qui favorise en outre la corrosion des circuits, matériaux et équipements utilisés pour l’injection de fluide dans ces roches poreuses. L’étude expérimentale du développement et du comportement en milieu poreux de ces microorganismes (bactéries notamment) et biofilms permet de mieux comprendre les différents mécanismes de croissance et de déplacement des microorganismes et du biofilm et d’ainsi pouvoir étudier leurs effets et lorsque c’est nécessaire, d’étudier les moyens de remédiation ou de contrôle de ces phénomènes. Par nature, les écoulements dans ces milieux réels se font principalement à pression imposée. Cette problématique de formation de tels biofilms a été observée dans des applications pétrolières, et documentée par exemple dans la publication « Action of glutaraldehyde and nitrite against sulfate-reducing bacterial biofilms », de Gardner LR, Stewart PS (J.Ind. Microbiol. Biotechnol. (2002) 29 : 354 - 360). Elle a été également documentée dans le cadre de la réinjection d’eau dans des roches poreuses visant une application géothermique, par exemple dans la publication « Biofilm Forming Bacteria during Thermal Water Reinjection », de Máté Osvald, Gergely Maróti, Bernadett Pap, and János Szanyi Geofluids (Indawi Geofluids, Volume 2017, Article ID 9231056, January 2017). Les techniques expérimentales existantes aux laboratoires pour l’étude du comportement des biofilms en milieu poreux se font généralement à pression imposée pour reproduire le processus naturel. Toutefois, ces techniques se heurtent à la contamination et la croissance de biofilms dans les zones d’injection, réduisant ainsi l’injectivité et pouvant amener à un arrêt de l’écoulement dans le milieu poreux. Par ailleurs, bien que les biofilms soient généralement bien connus de l’homme du métier compte tenu de leurs impacts sur les procédés (réduction du débit voir arrêt de l’écoulement), les connaissances sur la création du biofilm, sur sa croissance, sa dégénération et sa résilience aux traitements sont encore balbutiantes. La demande de brevet US2012273189 porte sur l’usage sur site de différentes solutions nutritives injectées dans le milieu poreux afin de prévenir la formation de biofilm. Cette technique n’est pas adaptée à l’évaluation en laboratoire du développement et du comportement d’un biofilm dans un milieu poreux. On connaît également la publication « Effect of biofilm treatment strategy on the permeability reduction of sands. Geotechnical Special Publication. Zamani A., Phradichith C., Dejong J., Nelson D., Parales R. 2020 » qui concerne la formation d’un biofilm dans un milieu poreux avec un débit imposé par une pompe ou par un écoulement gravitaire. Les publications “Investigating the influence of flow rate on biofilm growth in three dimensions using micro-imaging. Advances in Water Resources. Ostvar S., Iltis G., Davit Y., Schlüter S., Andersson L., Wood B.D., Wildenschild D. 2018.” et “Biofilms in 3D porous media: Delineating the influence of the pore network geometry, flow and mass transfer on biofilm development. Water Research. Carrel M., Morales V.L., Beltran M.A., Derlon N., Kaufmann R., Morgenroth E., Holzner M. 2018.” concernent également la croissance de biofilm à débit imposé, ce qui ne suffit pas pour contrôler la croissance et éviter l’arrêt de l’écoulement. L’objectif de l’invention consiste à concevoir un procédé et un dispositif permettant de générer ou d’éliminer totalement ou partiellement un biofilm, de manière contrôlée, en évitant tout risque de réduction d’injectivité et d’arrêt de l’écoulement lié à l’envahissement des lignes d’injections du montage expérimental, permettant ainsi de travailler à pression imposée, donc dans les conditions représentatives de l’application. L’invention ayant alors pour but d’accroître les connaissances sur la création du biofilm dans un milieu poreux, sur sa croissance, sa dégénération et sa résilience dans des conditions représentatives de l’application. Pour atteindre l’objectif, l’invention concerne un procédé d’analyse du comportement d’un biofilm au sein d’un milieu poreux comprenant au moins les étapes suivantes : a) on injecte un fluide à une entrée d’une enceinte comprenant le milieu poreux à un débit constant pour générer le biofilm ou pour éliminer au moins partiellement le biofilm dans une zone à proximité de l’entrée, appelée zone d’entrée, le fluide ressortant de l’enceinte à débit constant par une première sortie de l’enceinte en amont du milieu poreux (dans le sens de circulation du fluide dans le milieu poreux), c’est-à-dire sans traverser le milieu poreux. En d’autres termes, le fluide circule à débit constant dans l’enceinte entre l’entrée et la première sortie, en balayant une surface d’entrée du milieu poreux mais sans traverser le milieu poreux. Le fluide « lèche » la surface d’entrée du milieu poreux, et b) on contrôle un gradient de pression dans le milieu poreux entre l’entrée et une deuxième sortie de l’enceinte de manière à imposer un écoulement dans le milieu poreux à un gradient de pression prédéterminé. L’invention concerne un procédé d’analyse du comportement d’un biofilm au sein d’un milieu poreux comprenant au moins les étapes suivantes : a) on injecte un fluide à une entrée d’une enceinte comprenant le milieu poreux à un débit constant pour générer le biofilm ou pour éliminer au moins partiellement le biofilm, le fluide pouvant ressortir de l’enceinte par une première sortie de l’enceinte, en amont du milieu poreux, et b) on contrôle un gradient de pression entre l’entrée et une deuxième sortie de l’enceinte de manière à imposer un écoulement à gradient de pression prédéterminé dans le milieu poreux, la deuxième sortie étant située en aval du milieu poreux. De préférence, on réalise des mesures en ligne en amont et/ou en aval de l’enceinte, de préférence on mesure la viscosité, la teneur en oxygène et/ou la densité. Avantageusement, on contrôle le gradient de pression avec une précision inférieure à 10 mbar, de préférence inférieure à 2 mbar. Selon une variante de l’invention, on contrôle la température de l’enceinte. Selon une mise en œuvre préférée de l’invention, on analyse le milieu poreux par scanner aux rayons X. Selon un premier mode de réalisation de l’invention, l’enceinte est cylindrique et on fait traverser le fluide dans le milieu poreux de manière longitudinale depuis une entrée vers une deuxième sortie longitudinales. Selon un deuxième mode de réalisation de l’invention, l’enceinte est cylindrique et on fait traverser le fluide dans le milieu poreux de manière radiale, l’une de l’entrée ou de la deuxième sortie étant axiale et l’autre étant radiale. L’invention concerne également un dispositif pour l’analyse du comportement des biofilms au sein d’un milieu poreux conçu pour mettre en œuvre le procédé tel que décrit précédemment, le dispositif comprenant une enceinte apte à recevoir le milieu poreux, au moins une entrée pour injecter un fluide dans le dispositif d’analyse, au moins une première et une deuxième sorties pour faire ressortir le fluide du dispositif d’analyse, et un moyen d’injection du fluide pour contrôler un débit d’injection constant et relié à l’enceinte par l’entrée, caractérisé en ce que le dispositif comprend un premier moyen de contrôle de la pression en amont de l’enceinte relié à l’enceinte par la première sortie, un deuxième moyen de contrôle de la pression en aval de l’enceinte relié à l’enceinte par la deuxième sortie et un moyen de commande pour contrôler l’un des deux moyens de contrôle de la pression en fonction de l’autre afin de maintenir un gradient de pression à une valeur prédéterminée, les moyens de contrôle de la pression étant de préférence des vannes de contre-pression. De préférence, le dispositif comprend une enveloppe thermostatée dans laquelle ladite enceinte est positionnée. Avantageusement, ladite enceinte est cylindrique. Selon une première mise en œuvre de l’invention, ladite entrée et ladite deuxième sortie sont positionnées chacune à une extrémité longitudinale de l’enceinte. Selon une deuxième mise en œuvre de l’invention, ladite entrée est axiale et ladite deuxième sortie est radiale ou dans lequel ladite entrée est radiale et ladite deuxième sortie est axiale. De manière préférée, ladite enceinte comprend plusieurs secteurs circonférentiels indépendants pour drainer le milieu poreux et maintenir une pression constante en périphérie. De manière avantageuse, le dispositif comprend des moyens de mesure en ligne, de préférence, les moyens de mesure en ligne comprennent des moyens de mesure de viscosité, de teneur en oxygène, de densité. Selon une mise en œuvre préférée, le dispositif et/ou ladite enceinte sont en matériau transparent aux rayons X. Liste des figures D'autres caractéristiques et avantages du dispositif et du procédé selon l'invention, apparaîtront à la lecture de la description ci-après d'exemples non limitatifs de réalisations, en se référant aux figures annexées et décrites ci-après. [Fig 1] La représente un premier mode de réalisation du procédé et du dispositif selon l’invention. [Fig 2] La représente un deuxième mode de réalisation du procédé et du dispositif selon l’invention. [Fig 3] La représente un exemple de secteurs d’une enceinte pour récupérer les effluents radiaux du procédé et du dispositif selon l’invention. [Fig 4] La représente une vanne de contre-pression servant au contrôle de la pression selon l’invention. On entend par « biofilm » un film ou une couche de biomasse généré par des microorganismes tels que des bactéries ou des champignons. En effet, les microorganismes peuvent s’assembler et former une masse compacte formant un film. Le biofilm peut altérer la perméabilité du milieu poreux (roche réservoir, ciment du casing des puits par exemples) et limiter le débit, voire empêcher totalement l’écoulement de fluide à travers ces milieux. On rappelle également que les bactéries sont des microorganismes unicellulaires et ne sont donc généralement pas organisés en tissus. Chaque bactérie se développe et se divise indépendamment de toute autre bactérie, bien que des agrégats de bactéries, contenant parfois des membres d'espèces différentes, soient fréquemment trouvés. Il existe plusieurs types de bactéries classées en genres et en espèces, qui varient selon leurs formes et leurs couleurs ou mêmes leurs conditions de croissance. Dans le cadre des exemples mettant en œuvre l’invention, la bactérie «modèle » choisie est Escherichia Coli ( E. Coli ), notamment parce qu’elle survit à la fois en présence et en absence d’oxygène. Naturellement, l’invention peut s’appliquer à l’étude de toute autre bactérie ou champignon, aérobie ou anaérobie. Elle peut notamment s’appliquer à des bactéries, généralement en mélange (consortium), prélevées directement depuis les roches poreuses souterraines d’intérêt. Les cellules d’ E. Coli sont généralement en forme de bâtonnets et mesurent environ 2 micromètres de long, avec un diamètre d’environ 0,5 micromètres. Dans des conditions optimales, les bactéries peuvent se développer et se diviser extrêmement rapidement. Le temps de division est variable selon le type de bactéries (en minutes, en heures, ou en jours). Dans la nature, de nombreux organismes vivent dans des communautés (par exemple des biofilms) qui peuvent permettre un apport accru de nutriments et une protection contre les stress environnementaux. Les organismes contenus dans les biofilms présentent souvent des propriétés très différentes d’un même organisme dans l’état individuel ou dans l’état planctonique. Les bactéries qui se sont agrégées dans des biofilms peuvent donner des informations sur la taille de la population et l'état métabolique. En laboratoire, les bactéries sont généralement cultivées dans des milieux solides ou liquides. Des milieux de croissances solides (gélose d'agar), préparés dans des boîtes de pétri sont utilisés pour isoler une souche bactérienne au sein de cultures en mélange. En complément, des milieux de croissance liquides sont aussi utilisés lorsque la mesure de la croissance ou de grands volumes de cellules sont nécessaires. La croissance dans les milieux liquides agités se présente sous forme de suspensions cellulaires souvent uniformes, ce qui facilite la division et le transfert de gaz (notamment d’oxygène) dans le milieu réactionnel des cultures. L'utilisation de milieux sélectifs (milieux contenant des nutriments spécifiques ajoutés ou déficients, ou contenant des antibiotiques) peut aider à identifier et/ou isoler des organismes spécifiques. La plupart des techniques de laboratoire pour étudier la croissance des bactéries utilisent des niveaux élevés de nutriments pour produire de grandes quantités de cellules à moindre coût et rapidement. Cependant, dans les environnements naturels, les éléments nutritifs sont limités, ce qui signifie que les bactéries ne peuvent pas se reproduire indéfiniment. Cette limitation en éléments nutritifs a conduit à l’évolution de différentes stratégies de croissance. La croissance bactérienne suit en effet quatre phases, l’entrée pour la première fois dans un environnement riche en nutriments d’une population de bactéries va permettre sa croissance : - La première phase I est la phase de latence, une période de croissance lente pendant laquelle les cellules s’adaptent à l’environnement riche en nutriments et à une croissance rapide. La phase de latence est associée à des taux de biosynthèse élevés car les protéines nécessaires à la croissance rapide sont produites. - La deuxième phase de croissance II est appelée phase exponentielle, marquée par une croissance exponentielle rapide. Au cours de cette phase, chaque bactérie génère deux bactéries filles, par scission binaire, à chaque génération. Un des paramètres physiques liés à cette croissance est le taux de croissance des cellules au cours de ladite phase, et le temps nécessaire pour que les cellules doublent, appelé temps de génération. Au cours de la phase exponentielle, les nutriments sont métabolisés à la vitesse maximale jusqu'à ce que l'un des nutriments soit épuisé et commence à limiter la croissance. - La troisième phase de croissance III est la phase stationnaire qui est causée par une carence en nutriments. Les cellules réduisent leur activité métabolique (le nombre de cellules qui apparaissent est égal au nombre de cellules qui disparaissent). - La phase finale IV est la phase de mortalité par épuisement des nutriments. Il a été observé que la perméabilité hydraulique d'un matériau poreux peut être réduite jusqu'à trois ou quatre ordres de grandeur en raison de la formation de biofilm au sein de la porosité disponible du matériau. Ainsi, au cours de la phase I de croissance, on a observé que les microorganismes se présentent soit de façon isolée à l’interface « parois des pores – phase liquide », soit en petites colonies. Puis, dans la deuxième phase II, on observe une diminution rapide de la perméabilité, le liquide salin dans les pores est partiellement remplacé par : - La présence des corps biologiques : exopolysaccharides (EPS), biofilm ou agrégats de bactéries. - La formation de bulles de gaz provoquées par la saturation excessive de la solution aqueuse en produits gazeux générés par l'activité biologique des micro-organismes, tels que le CO 2 , le CH 4 et l’H 2 S. - La précipitation d'insolubles sous forme de sels, tels que le fer sulfurique formé par des micro-organismes utilisant un anion sulfate comme accepteur d'électrons - Une combinaison d’au moins deux des composés précédents. Dans une première hypothèse, appelée «modèle à pores fermés», les pores deviennent complètement bouchés par les biofilms poreux et perméables, et la valeur minimale de la perméabilité du matériau poreux correspond à la perméabilité intrinsèque du biofilm. Dans une deuxième hypothèse, appelée «modèle à pores ouverts», la contrainte de cisaillement exercée par le fluide sur le biofilm provoque le détachement continu des fragments de biofilm et, par conséquent, les pores ne sont jamais complètement bouchés; ici la valeur minimale de la perméabilité du matériau poreux est déterminée par l'équilibre entre croissance et détachement. Au cours de la dernière phase IV, on observe le rétablissement partiel (à cause de la présence de biofilms qui sont constitués de polymères très visqueux souvent difficiles à balayer en totalité), ou complet de la perméabilité (si un facteur limitant vient arrêter la croissance cellulaire). L’invention concerne un procédé d’analyse du comportement d’un biofilm au sein d’un milieu poreux comprenant au moins les étapes suivantes : a) on injecte un fluide à une entrée d’une enceinte comprenant le milieu poreux à un débit constant pour générer le biofilm ou pour éliminer au moins partiellement le biofilm, le fluide sortant de l’enceinte par une première sortie en léchant (en balayant) une surface d’entrée du milieu poreux (en d’autres termes, le fluide ne traverse pas le milieu poreux mais circule sur la surface d’entrée à débit constant). On entend par surface d’entrée, une surface du milieu poreux qui est en connection fluidique avec l’entrée de l’enceinte, si bien que le fluide arrivant de l’entrée est en communication avec la surface d’entrée du milieu poreux. Avantageusement, la surface d’entrée est en regard de l’entrée de l’enceinte. Le biofilm est de préférence généré ou éliminé au niveau d’une zone à proximité de l’entrée, dite zone d’entrée, plus précisément dans l’enceinte dans l’espace situé entre l’entrée, la première sortie et la surface d’entrée du milieu poreux. Le fluide injecté peut être une solution aqueuse nutritive des microorganismes (pour favoriser la croissance des microorganismes et ainsi le biofilm dans le milieu poreux). Alternativement, le fluide injecté peut être une solution non aqueuse. Le fluide injecté peut éventuellement aussi comprendre des microorganismes pour générer le biofilm : cette configuration peut être représentative d’une situation réelle avec un fluide « contaminé » par des microorganismes qui peuvent générer involontairement un biofilm dans le milieu poreux. Le fluide injecté peut également être une solution biocide prévue pour détruire les microorganismes à l’origine du biofilm. Ainsi, on peut tester l’efficacité de solutions pour détruire partiellement ou totalement le biofilm. On peut également étudier le comportement du biofilm face à ces différentes solutions. Par débit « constant », on entend un débit avec moins de 1% de variation au cours du temps. L’utilisation d’un débit constant permet de faciliter la génération du gradient de pression constant. En effet, avec un débit variable, il faudrait alors ajuster en permanence les pressions ou subir les changements de débits. Le débit constant peut notamment être obtenu grâce à une pompe. Et b) on contrôle un gradient de pression dans le milieu poreux, entre l’entrée et une deuxième sortie de l’enceinte contenant le milieu poreux de manière à imposer un écoulement à gradient de pression prédéterminé dans ce milieu poreux. La deuxième sortie est située en aval du milieu poreux. Ainsi, le fluide circule de l’entrée à la deuxième sortie en traversant le milieu poreux. En d’autres termes, on conserve un gradient de pression à une valeur prédéterminée dans le milieu poreux entre l’entrée et la deuxième sortie du fluide dans l’enceinte, dans le sens de circulation du fluide (entre l’amont et l’aval du milieu poreux). Le maintien d’un gradient de pression permet d’étudier les phénomènes dans des conditions représentatives des applications. L’écoulement à un débit imposé suffisant dans la zone d’entrée, en amont du milieu poreux (ne traversant pas le milieu poreux), c’est-à-dire entre l’entrée de l’enceinte et la première sortie de l’enceinte, en balayant la surface d’entrée du milieu poreux, permet d’éviter la création de biofilm dans la zone d’injection en générant des efforts de cisaillement permettant d’empêcher l’installation d’un biofilm ou de le rompre le cas échéant, et ce, tout en maintenant un débit et donc un gradient de cisaillement suffisamment bas dans le milieu poreux pour y permettre la création du biofilm. L’invention permet de faire varier le gradient de pression pour étudier l’effet du gradient de cisaillement dans le milieu poreux sur le biofilm. Le procédé de l’invention est adapté pour être mis en place dans un laboratoire et a notamment pour objectif de participer à la compréhension des phénomènes à l’origine de la création d’un biofilm dans un milieu poreux, à sa croissance dans ce milieu poreux, à sa dégénération et à sa résilience. Ces compréhensions serviront ultérieurement à contrôler la création ou la croissance de biofilms dans des milieux poreux réels naturels (par exemple des réservoirs rocheux, des sables) ou artificiels (par exemple, la cimentation de puits d’injection/production) ou à permettre plus facilement leur destruction dans ces mêmes milieux. Les milieux poreux utilisés peuvent être consolidés ou inconsolidés. On entend par « milieu poreux consolidés » un milieu poreux formé par un solide constitué de pores. On entend par « milieu poreux inconsolidé » un milieu poreux formé par un assemblage de grains solides non reliés entre eux ce qui rend un écoulement des grains solides possibles. Le sable est un exemple de milieu poreux inconsolidé. La pression en sortie de l’enceinte est de préférence inférieure ou égale à 20 bar pour faciliter les expérimentations. De plus, la température peut être avantageusement comprise entre 13° et 100°C pour permettre des conditions de vie favorables aux microorganismes et à leur développement. Avantageusement, le fluide peut comprendre de la saumure. Par définition, la saumure est une solution d’eau salée faite généralement avec du chlorure de sodium (NaCl), mais on peut utiliser d’autres types de sel. La concentration en sel peut être faible ou saturée, suivant le type d’étude à réaliser. Dans le cadre de l’invention, l’exemple de saumure utilisée est constitué de NaCl dans de l’eau, à la concentration de 10 g/l afin de se rapprocher des conditions réelles. Selon une configuration de l’invention, le fluide peut comprendre un milieu de culture (aussi appelé « solution nutritive ») composé d’un mélange de substrats nutritifs (acides aminés, peptides, bases nucléiques, sucres, etc.), d’un système tampon pour éviter les variations importantes du pH, de sels minéraux et de vitamines. Le milieu dit « Luria Broth » est un milieu très riche en substrats (carbone, protéines, azote, extrait de levure). Sa composition après dissolution dans l’eau est la suivante : Tryptone 10 g/l, extrait de levure 5g/l, NaCl 10 g/l, le pH de la phase liquide est ajusté à environ 7. Le milieu dit « Fouad » modifié par l’Institut Pasteur est un milieu adapté à l’enrichissement en entérobactéries comme Escherichia Coli , sa composition dans l’eau est indiquée dans le tableau 1 ci-dessous : Composés du Milieu FOUAD modifié Formule Chimique Concentration chlorure de sodium NaCl 5 g/l dihydrogénophosphate de potassium K 2 HPO 4 5 g/l Mono hydrogénophosphate de potassium KH2PO4 5 g/l phosphate d’ammonium (NH 4 ) 3 PO 4 2 g/l phosphate de magnésium MgSO4.7H2O 0,2 g/l sulfate de manganèse MnSO4.4H 2 O 0,0 2g/l Perchlorure de Fer FeCl3 0,005 g/l Extrait de levure 3,5 mg/l (0,0035g/l) Ce milieu est contraint en azote, pour mieux représenter des conditions réelles. Le milieu de culture FOUAD non contraint en azote peut contenir jusqu’à 0,5 g/l d’extrait de levure (soit environ 100 fois plus que dans le milieu préconisé ici). Le couple K 2 HPO 4 /KH 2 PO 4 joue un rôle de tampon afin de réguler le pH autour de la valeur du pH choisi, ici autour de 6,8. Selon une mise en œuvre de l’invention, le fluide peut contenir un ou plusieurs biocides tels que : - Le THPS: Tetrakis (Hydroxymethyl) Phosphonium Sulfate est un microbicide utilisé pour le traitement de l'eau, pouvant inhiber la croissance microbienne de la plupart des micro-organismes aérobies, des microorganismes formant un biofilm dans les processus de récupération assistée du pétrole, des systèmes de production et d'injection d'eau dans les puits souterrains. On a montré que dès 60 ppm (mg/l) et en conditions planctoniques, le THPS a une action très efficace sur la croissance microbienne des bactéries sulfato-réductrices et méthanogènes. Le THPS se caractérise par son faible point de solidité et sa bonne stabilité, il peut se dissoudre facilement dans l’eau et se conserve longtemps. - Le DBNPA : 2,2-dibromo-3-nitrilopropionamide : à 200 ppm (parties par millions), le DBNPA a un effet bactéricide sur toutes les bactéries en culture libre, le temps de réaction pour ce type de biocide est assez court (10 minutes). - Le Glutaraldéhyde (ou Pentane-1,5-dial) est utilisé dans plusieurs domaines d’application, c’est un produit très stable (pour un pH compris entre 4 et 7). En milieu de culture libre, il inhibe de façon instantanée toutes les bactéries présentes pour une concentration à 1000 ppm. Les biocides peuvent, selon le type et la concentration utilisée, avoir un effet bactériostatique (inhibition partielle ou totale de la multiplication) ou bactéricide (mort des bactéries). Afin d’avoir une meilleure approche du choix de biocide ainsi que de la concentration et de la quantité minimale à mettre en œuvre pour prévenir et stopper les mécanismes d'encrassement lors de la croissance de biofilm dans des matériaux poreux, on peut procéder selon l’invention à une étude de la croissance bactérienne en milieu poreux puis de son évolution sous l’effet d’un biocide. Dans une configuration avantageuse de l’invention, on peut réaliser des mesures en ligne en amont (avant l’entrée du fluide dans l’enceinte) et/ou en aval (après la première et/ou la deuxième sorties du fluide de l’enceinte ) de l’enceinte. Ces mesures en ligne permettent d’accéder à différentes informations du fluide avant son passage dans l’enceinte ou après son passage, notamment sa composition. On peut par exemple avantageusement mesurer la viscosité, la teneur en oxygène, en dioxyde de carbone (CO 2 ), en hydrogène et/ou en sulfure d’hydrogène (H 2 S) du fluide, le pH, la conductimétrie, la teneur en glucose et/ou la densité. Toutes ces mesures permettent de suivre l’activité bactérienne et ses modifications. La différence de viscosité ou de densité entre l’entrée et la sortie de l’enceinte permettent d’identifier la présence de biofilm, et/ou d’EPS dans le fluide, ainsi que l’évolution de la composition des fluides injectés lors de leur passage dans le milieu poreux et ainsi d’évaluer la quantité de biofilm qui peut être présente dans le milieu poreux. La teneur en oxygène permet d’évaluer la croissance et la présence des microorganismes, notamment des microorganismes aérobies, dans le milieu poreux. En effet, si la teneur en oxygène entre l’entrée du fluide et sa sortie a diminué, on peut s’attendre à ce que les microorganismes aérobies aient consommé l’oxygène pour se reproduire. Ainsi, ce peut être le signe d’une croissance de biofilm. Il en va de même du suivi du dioxyde de carbone (CO 2 ), de l’hydrogène et/ou du sulfure d’hydrogène (H 2 S) du fluide, du pH, de la conductimétrie, et de la teneur en glucose qui permettent de suivre le métabolisme des bactéries et du biofilm. Selon un variante de l’invention, on peut travailler en conditions d’injection à débit constant dans le milieu poreux, ne contrôlant ainsi plus seulement l’envahissement des zones d’injections de fluides, ce qui peut permettre d’étudier certains cas particuliers d’envahissement des puits injecteurs par des biofilms. Selon une mise en œuvre de l’invention, on peut contrôler la température de l’enceinte, la température des milieux d’applications étant souvent constante car contrôlée par le gradient géothermique. De plus ce paramètre est susceptible d’intervenir dans la croissance ou la dégénération du biofilm. Ainsi, il est intéressant de pouvoir évaluer son effet. De préférence, on peut analyser le milieu poreux par scanner aux rayons X. Cette mesure par scanner permet de visualiser la création, la croissance ou la dégénération du biofilm dans le milieu poreux en temps réel. Elle participe ainsi à mieux comprendre les phénomènes liés au biofilm. Selon un premier mode de réalisation de l’invention, l’enceinte peut être cylindrique (et le milieu poreux peut être cylindrique aussi) et on peut faire traverser le fluide dans le milieu poreux de manière longitudinale depuis une entrée vers une deuxième sortie longitudinales, de préférence sur l’axe de l’enceinte. Ce premier mode de réalisation est simple et rapide à mettre en œuvre et permet d’étudier les phénomènes liés au biofilm. Selon un deuxième mode de réalisation de l’invention, l’enceinte peut être cylindrique (et le milieu poreux peut être cylindrique ou annulaire doté d’un trou axial) et on peut faire traverser le fluide dans le milieu poreux de manière radiale, l’une de l’entrée ou de la deuxième sortie étant axiale et l’autre étant radiale. Cette configuration d’un écoulement radial est proche de l’écoulement réel dans un milieu rocheux, pour l’injection ou l’extraction de gaz tel que le CO 2 dans un réservoir pétrolier par exemple. En outre, l’invention concerne également un dispositif d’analyse du comportement des biofilms au sein d’un milieu poreux (consolidé ou inconsolidé) conçu pour mettre en œuvre le procédé tel que décrit précédemment. Le dispositif comprend une enceinte apte à recevoir le milieu poreux, au moins une entrée pour injecter un fluide dans le dispositif d’analyse, au moins deux sorties pour faire ressortir le fluide du dispositif d’analyse. La première sortie est positionnée en amont du milieu poreux, c’est-à-dire que la première sortie est configurée de manière à ce que le fluide circule de l’entrée vers la première sortie sans traverser le milieu poreux, seulement en balayant une surface d’entrée du milieu poreux. La deuxième sortie est positionnée en aval du milieu poreux. En d’autres termes, la deuxième sortie est configurée de manière à ce que le fluide circule de l’entrée vers la deuxième sortie en traversant le milieu poreux. Ainsi, le fluide peut traverser le milieu poreux depuis l’entrée de l’enceinte vers la deuxième sortie de l’enceinte, mais aussi passer sur la surface d’entrée du milieu poreux et ressortir de l’enceinte par la première sortie sans traverser le milieu poreux (en restant en amont du milieu poreux). De plus, le dispositif comprend un moyen d’injection du fluide pour contrôler un débit d’injection constant. Le moyen d’injection du fluide peut être une pompe configurée pour assurer un débit d’injection constant (variation de débit inférieure à 1% de la consigne). Le moyen d’injection du fluide est relié à l’entrée de l’enceinte. De plus, le dispositif comprend un premier moyen de contrôle de la pression en amont du milieu poreux, dans le sens de circulation du fluide, un deuxième moyen de contrôle de la pression en aval du milieu poreux, dans le sens de circulation du fluide. Le premier moyen de contrôle de la pression est relié à la première sortie de l’enceinte et le deuxième moyen de contrôle de la pression est relié à la deuxième sortie de l’enceinte. De plus, le dispositif comprend également un moyen de commande pour contrôler l’un des deux moyens de contrôle de la pression en fonction de l’autre afin de maintenir un gradient de pression à une valeur prédéterminée le long du milieu poreux. Les moyens de contrôle de la pression ont pour rôle de prédéfinir une pression en entrée du milieu poreux (en amont du milieu poreux dans le sens de circulation du fluide dans l’enceinte) et en sortie du milieu poreux (en aval du milieu poreux dans le sens de circulation du fluide dans l’enceinte) et ainsi, un gradient de pression aux bornes du milieu poreux. En réglant la pression d’au moins l’un des moyens de contrôle par rapport à la pression de l’autre des moyens de contrôle de la pression, on peut définir un gradient de pression au sein du milieu poreux pour contrôler la croissance ou la dégénération du biofilm. Les moyens de contrôle de la pression sont de préférence des vannes de contre-pression. La illustre, de manière schématique et non limitative, un exemple de vanne de contre-pression 40 servant de moyen de contrôle de la pression selon l’invention. La comprend un schéma a) où la vanne de contre-pression 40 est représentée ouverte et un schéma b) où la vanne de contre-pression 40 est représentée fermée. La vanne de contre-pression 40 comprend une entrée 41 de fluide à une pression P et une sortie 43 de fluide à une pression Q. La vanne de contre-pression 40 comprend une pièce mobile 46, comme un piston mobile selon une translation dans la vanne de contre-pression, la translation étant matérialisée sur le schéma a) de la par la double flèche. La pièce mobile 46 comprend un boisseau 42. Lorsque la vanne de contre-pression 40 est fermée comme représentée sur le schéma b), la pièce mobile est en appui sur le siège 45 qui est fixe. Le siège 45 comprend un creux 44, le creux 44 étant apte à recevoir le boisseau 42 de la pièce mobile 46 de manière à assurer une liaison étanche en position fermée. A l’arrière de la pièce mobile 46, un fluide tel qu’un gaz est mis en place dans la chambre 47. La pression Pg du fluide de la chambre 47 permet d’assurer le contrôle de la pression. En effet, lorsque la pression Pg du fluide de la chambre 47 est supérieure au fluide de contre-pression Q en sortie 43 de la vanne de contre-pression 40, la pièce mobile 46 appuie sur son siège et la vanne de contre-pression 40 est fermée et étanche. Au contraire, lorsque la pression Q en sortie 43 de la vanne de contre-pression 40 est supérieure à la pression Pg du fluide de la chambre 47, la vanne de contre-pression 40 s’ouvre, la pièce mobile 46 étant translatée vers le haut. Ainsi, la pression P et la pression Q sont sensiblement à la pression Pg. En réglant la valeur de la pression Pg à une valeur prédéterminée, on peut alors contrôler la pression constante à la valeur de consigne, et ce de manière précise. Pour régler la valeur de pression, on peut utiliser un élément élastique comme un ressort ou bien on peut faire varier le volume de la chambre 47 pour augmenter ou réduire la pression Pg de la chambre 47. Avantageusement, le dispositif peut comprendre une enveloppe thermostatée dans laquelle ladite enceinte est positionnée. Ainsi, on peut contrôler la température de l’enceinte et donc du milieu poreux ce qui permet de se positionner dans les conditions de température de l’application visée et/ou d’évaluer l’impact de la température sur la génération ou la dégénération de biofilm dans le milieu poreux. De préférence, l’enceinte est cylindrique ce qui permet d’avoir une répartition du fluide homogène dans l’enceinte. Avantageusement, le milieu poreux est cylindrique ou annulaire, et coaxial de l’enceinte ce qui permet d’avoir une répartition du fluide homogène dans le milieu poreux. De plus, la forme cylindrique ou annulaire est facile à réaliser. La forme annulaire est adaptée à une traversée radiale du fluide dans le milieu poreux. La forme cylindrique du milieu poreux est plutôt adaptée à une traversée longitudinale du milieu poreux. Selon un premier mode de réalisation de l’invention, l’entrée et la deuxième sortie peuvent être positionnées chacune à une extrémité longitudinale de l’enceinte et donc du milieu poreux. De ce fait, le système est conçu de manière à ce que le fluide traverse le milieu poreux longitudinalement, ce qui est simple à réaliser. Selon un deuxième mode de réalisation, l’entrée peut être axiale et la deuxième sortie peut être radiale ou bien l’entrée peut être radiale et la deuxième sortie peut être radiale. Dans cette configuration, le milieu poreux peut comprendre un trou axial formant une zone d’entrée pour introduire le fluide au centre du milieu poreux ou lui permettre sa deuxième sortie du milieu poreux. Pour cela, le milieu poreux peut être avantageusement de forme annulaire. Dans ce mode de réalisation, la traversée du fluide dans le milieu poreux se fait radialement, et qui est donc plus proche de la réalité d’injection dans des puits pétroliers, des aquifères et autres réservoirs souterrains. De préférence, l’enceinte peut comprendre plusieurs secteurs circonférentiels indépendants juxtaposés sur la périphérie externe circonférentielle du milieu poreux. Ces secteurs circonférentiels ont pour but de drainer le milieu poreux et de maintenir une pression constante en périphérie, cette pression périphérique peut être représentative de la pression existante dans un réservoir souterrain. La illustre, de manière schématique et non limitative, un exemple de secteurs circonférentiels de l’enceinte pour une injection radiale. La périphérie externe du milieu poreux est juxtaposée à une paroi cylindrique 20 ici composée de quatre secteurs 21, 22, 23 et 24 d’environ 90° chacun. Ces secteurs 21, 22, 23 et 24 peuvent avoir des propriétés de drainage différentes ou identiques. Ainsi, on peut drainer l’échantillon de différentes manières sur chacun des secteurs 21 à 24 et on peut maintenir une pression en périphérie différente sur chaque secteur 21 à 24. L’exemple de la représente quatre secteurs, mais il est bien évident que la paroi 20 pourrait comprendre un nombre différent de secteur et que ces secteurs pourraient ou non être équitablement répartis autour du milieu poreux. Les secteurs 21 à 24 peuvent avantageusement être connectables ou séparables pour orienter les flux. Avantageusement, le dispositif peut comprendre des moyens de mesure en ligne sur une première conduite reliant le moyen d’injection de fluide à l’entrée de l’enceinte et/ou sur une deuxième conduite reliant la deuxième sortie de l’enceinte au deuxième moyen de contrôle de la pression et/ou sur une troisième conduite reliant le premier moyen de contrôle de la pression à une première sortie de l’enceinte. Les moyens de mesure en ligne permettent de mesurer des paramètres de fluide en amont et/ou en aval de l’enceinte (amont et aval s’entendant dans le sens de circulation du fluide) de manière à ajuster ses paramètres et ainsi à contrôle le biofilm. Notamment, on peut comparer les données des mesures en ligne en amont et en aval pour évaluer le taux d’envahissement de biofilm dans le milieu poreux. De préférence, les moyens de mesure en ligne peuvent comprendre des moyens de mesure de viscosité, de teneur en oxygène, en hydrogène, en dioxyde de carbone, en sulfure d’hydrogène et/ou en glucose, de pH, de conductimétrie, de pression, de température et/ou de densité qui permettent de connaître certains caractéristiques du biofilm. A ce titre, les moyens de mesure en ligne peuvent comprendre un pH-mètre, un conductimètre, un viscosimètre, des capteurs de pression et/ou de température et des analyseurs pour connaître au moins partiellement la composition. Le conductimètre permet d’avoir accès au volume poral d’un milieu poreux par tracé de l’évolution temporelle des concentrations d’ions dans le milieu (mesure de la conductivité électrique). L’unité SI de mesure de la conductivité est le Siemens par mètre (S/m), la conductivité peut aussi s’exprimer en milliSiemens par centimètre (mS/cm). De plus, à partir de la collecte des fluides produits, on peut déterminer les caractéristiques rhéologiques du fluide d’injection en utilisant un viscosimètre avec par exemple différents types de couples rotor-stator de géométrie «Couette». Ce viscosimètre est composé de deux cylindres concentriques : le cylindre intérieur est fixe (stator) tandis que le cylindre extérieur est mobile (rotor). L’entrefer, situé entre les deux cylindres, reçoit le fluide (porté à la température d’expérimentation). La viscosité du fluide est obtenue par mesure de la contrainte nécessaire au cylindre intérieur pour s’opposer au mouvement de rotation du fluide. Afin de caractériser la croissance bactérienne et son activité, les moyens de mesure en ligne peuvent comprendre des appareils analytiques utilisés pour l’analyse des solutions réactionnelles: - une sonde enzymatique de mesure de glucose GM10, pour la détermination des vitesses d’assimilation du glucose par E. Coli durant notre étude, cet appareil permet de contrôler la concentration en glucose (substrat bactérien) des solutions nutritives avant injection et au cours de la croissance des micro-organismes - un spectrophotomètre « Shimadzu » permet de déterminer la concentration cellulaire des bactéries en solution, et ainsi d’accéder à la quantité de micro-organismes s en solution par mesure de la densité optique à 600 nanomètres. Avantageusement, le dispositif peut également comprendre des moyens informatiques aptes à piloter les moyens de mesure et/ou à collecter et traiter les résultats de mesure en ligne. Selon une configuration avantageuse de l’invention, le dispositif et/ou ladite enceinte sont en matériau transparent aux rayons X, ce qui permet de pouvoir réaliser une mesure par rayons X du milieu poreux afin d’identifier les zones où le biofilm se forme et la quantité de biofilm à l’intérieur du milieu poreux. De préférence, le matériau transparent aux rayons X est en verre, un polymère ou un métal qui laisse facilement passer les rayons X. De manière encore préférée, lorsque l’enceinte comprend des secteurs circonférentiels indépendants, ces secteurs peuvent être en verre fritté. Ainsi, ils peuvent laisser passer les rayons X et permettre l’évacuation du fluide, le verre fritté étant perméable. Le verre fritté s'obtient en agglomérant des perles fines de verre de même grosseur avec un liant comme le glycérol, comprimant la pastille et détruisant le liant sous l'action de la chaleur La illustre, de manière schématique et non limitative, un premier mode de réalisation de l’invention. Le dispositif de la comprend une enceinte 5 ici cylindrique d’axe A. A l’intérieur de l’enceinte 5, se trouve un milieu poreux 6 comme un échantillon de roche, de polymère ou du sable. L’entrée 4 de l’enceinte est reliée par une première conduite à un moyen d’injection de fluide à un débit constant (ici une pompe 1). Sur cette première conduite, se trouve des moyens de mesure en ligne 2 comme une mesure de viscosité, de densité, de la teneur en oxygène par exemples. La pompe 1 permet l’injection d’un fluide, de l’eau ou un gaz par exemple, dans l’enceinte 5 et le milieu poreux 6. Le fluide peut contenir des bactéries aptes à générer un biofilm dans le milieu poreux, une solution nutritive adaptée à la croissance des bactéries et donc du biofilm, ou au contraire une solution biocide pour détruire au moins partiellement les bactéries et donc le biofilm. Dans ce mode de réalisation, le fluide traverse l’enceinte 5 et le milieu poreux 6 longitudinalement (parallèlement à l’axe A de l’enceinte 5 et du milieu poreux 6), comme matérialisée par la flèche F1, et ce, à débit fixé si la première sortie 3 est fermée au moyen d’une vanne, ou à pression fixée, si la première sortie 3 est ouverte, la pression amont étant contrôlée par la vanne de contre-pression 12. L’enceinte comprend une deuxième sortie 7 pour évacuer le fluide qui a traversé l’enceinte 5 et le milieu poreux 6 longitudinalement. Cette deuxième sortie 7 est reliée par une deuxième conduite à un moyen de contrôle de la pression (en aval de l’enceinte) 9, qui est une vanne de contre-pression. La vanne de contre-pression 9 comprend également une sortie 10 pour évacuer le fluide et faire baisser la pression lorsque celle-ci est trop élevée. Sur la deuxième conduite, se trouvent également un ou plusieurs moyens de mesure en ligne 8 (pression, température, viscosité, taux de gaz dans le fluide, présence ou non de bactéries ou de parties de biofilm). Le fluide arrivant de la pompe 1 peut circuler dans l’enceinte de l’entrée 4 à la première sortie 3 en passant par une zone d’entrée 15. La zone d’entrée 15 est délimitée par la paroi de l’enceinte, par l’entrée 4 et la première sortie 3 ainsi que par la surface d’entrée 16 du milieu poreux, la surface d’entrée 16 étant en regard de l’entrée 4 et de la première sortie 3. Dans le cas où la première sortie 3 est ouverte, la pression en amont de l’enceinte est contrôlée par le moyen de contrôle de la pression 12, qui est une vanne de contre-pression. Une sortie 13 de la vanne de contre-pression permet d’assurer une pression constante en entrée du milieu poreux et de l’enceinte et d’évacuer du fluide pour faire baisser la pression lorsque nécessaire. Pour permettre l’évacuation du fluide, la vanne de contre-pression 12 est reliée à une première sortie 3 de l’enceinte par une troisième deuxième conduite. Cela permet de contrôler la croissance du biofilm ou sa destruction dans la zone d’entrée 15 en appliquant un débit suffisant pour générer des efforts de cisaillement aptes à rompre le biofilm et/ou empêcher sa formation dans cette zone, tout en maintenant une pression fixe en amont de l’enceinte et du milieu poreux, notamment dans la zone d’entrée 15. Le fluide sortant par la première sortie 3 ne traverse pas le milieu poreux, il se contente de passer le long de sa surface d’entrée 16 : il balaye la surface d’entrée 16. Sur la troisième conduite, un ou plusieurs moyens de mesure en ligne 11 peuvent être mis en place afin de réaliser différentes mesures (pression, température, viscosité, taux de CO 2 , d’oxygène ou d’hydrogène contenus dans le fluide etc…) Ainsi, la différence entre les mesures effectuées par le ou les moyens de mesure en ligne en amont 2 et 11 et les mesures effectuées par le moyen de mesure en ligne en aval 8 permettent de déterminer l’évolution du biofilm et/ou des microorganismes (par exemple bactéries) dans le milieu poreux. De plus, le dispositif comprend un moyen de commande 14 qui est en liaison avec les deux moyens de contrôle de la pression 12 et 9. Le moyen de commande 14 peut recevoir la pression d’un des deux moyens de contrôle de la pression 12 ou 9 et commander la pression de consigne de l’autre moyen de contrôle de la pression 12 ou 9 en fonction de la pression mesurée sur le premier. Ainsi, il est possible de contrôler le gradient de pression dans le milieu poreux 6 entre l’amont et l’aval du milieu poreux, dans le sens de l’écoulement du fluide, ce qui permet d’étudier la croissance du biofilm ou sa destruction lors d’écoulement à gradient de pression constant dans le milieu poreux. Le moyen de commande 14 peut être un contrôleur ou un calculateur. Ce système permet aussi, dans le cas où la première sortie 3 est fermée d’étudier ces phénomènes sans empêcher la formation de biofilm dans la zone d’injection, et ce, pour des régimes d’écoulements dans le milieu poreux à débit fixé (imposé) comme à pression fixée (imposée), l’intégralité des fluides injectés sortant alors par la deuxième sortie 7. La illustre, de manière schématique et non limitative, un deuxième mode de réalisation de l’invention. Le dispositif de la comprend une enceinte 5 ici cylindrique d’axe A. A l’intérieur de l’enceinte 5, se trouve un milieu poreux 6 comme un échantillon de roche, de polymère ou du sable. Le milieu poreux 6 est annulaire et dispose d’un trou axial (central) permettant l’entrée du fluide dans le milieu poreux 6. L’entrée 4 de l’enceinte est reliée par une première conduite à un moyen d’injection de fluide à un débit constant (ici une pompe 1). Sur cette première conduite, se trouve des moyens de mesure en ligne 2 comme une mesure de viscosité, de densité, de la teneur en oxygène par exemples. Le dispositif comprend une première sortie 3. L’enceinte comprend une deuxième sortie 7 (qui est positionnée sur la périphérie circonférentielle de l’enceinte 5 pour permettre la traversée radiale du fluide) pour évacuer le fluide qui a traversé l’enceinte 5 et le milieu poreux 6 radialement. Cette deuxième sortie 7 est reliée par une deuxième conduite à un moyen de contrôle de la pression (en aval de l’enceinte, dans le sens de la direction du fluide) 9, qui est une vanne de contre-pression. La vanne de contre-pression 9 comprend également une sortie 10 pour évacuer le fluide et faire baisser la pression lorsque celle-ci est trop élevée. Sur la deuxième conduite, se trouvent également un ou plusieurs moyens de mesure en ligne 8 (pression, température, viscosité, taux de gaz dans le fluide, présence ou non de bactéries ou de parties de biofilm). La pompe 1 permet l’injection d’un fluide, de l’eau ou un gaz par exemple, dans l’enceinte 5 et le milieu poreux 6. Le fluide peut contenir des bactéries ou microorganismes aptes à générer un biofilm dans le milieu poreux 6, une solution nutritive adaptée à la croissance des bactéries ou autres microorganismes et donc du biofilm, ou au contraire une solution biocide pour détruire au moins partiellement les microorganismes et donc le biofilm. Dans ce mode de réalisation, le fluide traverse l’enceinte 5 et le milieu poreux 6 radialement, comme matérialisée par la flèche F2. Pour se faire, le milieu poreux 6 est annulaire et comprend un trou axial central formant une zone d’entrée pour l’injection du fluide dans le milieu poreux 6 (alternativement, il pourrait servir à l’évacuation du fluide du milieu poreux). La pression en amont de l’enceinte est contrôlée par le moyen de contrôle de la pression 12, qui est une vanne de contre-pression. Une sortie 13 de la vanne de contre-pression permet d’assurer une pression constante et d’évacuer du fluide pour faire baisser la pression lorsque nécessaire. La vanne de contre-pression est reliée à une première sortie 3 de l’enceinte par une troisième conduite. Comme représenté, la deuxième sortie 3 et l’entrée 4 sont positionnées au niveau du trou axial du milieu poreux 6, à chaque extrémité longitudinale du milieu poreux. Le trou axial forme une zone d’entrée 15, le fluide pouvant circuler de l’entrée 4 à la première sortie 3 dans la zone d’entrée 15 (le trou axial) en balayant la surface d’entrée 16 du milieu poreux sans traverser le milieu poreux 6, la surface d’entrée 16 étant ici cylindrique. Ce système permet, lorsque la première sortie 3 est ouverte, de faire passer du fluide à un débit constant dans le puit d’injection formé par la zone d’entrée 15, sans qu’il n’entre dans le milieu poreux 6 à ce débit constant. Sur la troisième conduite, un ou plusieurs moyens de mesure en ligne 11 peuvent être mis en place afin de réaliser différentes mesures (pression, température, viscosité, taux de CO 2 , d’oxygène ou d’hydrogène contenus dans le fluide etc…) Ainsi, la différence entre les mesures effectuées par le ou les moyens de mesure en ligne en amont 2 et 11 et les mesures effectuées par le moyen de mesure en ligne en aval 8 permettent de déterminer l’évolution du biofilm et/ou des microorganismes (par exemple bactéries) dans le milieu poreux. De plus, le dispositif comprend un moyen de commande 14 qui est en liaison avec les deux moyens de contrôle de la pression 12 et 9. Le moyen de commande 14 peut recevoir la pression d’un des deux moyens de contrôle de la pression 12 ou 9 et commander la pression de consigne de l’autre moyen de contrôle de la pression 12 ou 9 en fonction de la pression mesurée sur le premier. Ainsi, il est possible de contrôler le gradient de pression entre l’amont et l’aval du milieu poreux, l’amont et l’aval s’entendant dans le sens de circulation du fluide, ce qui permet, dans le cas où la première sortie 3 est ouverte, d’appliquer un écoulement à pression fixée (imposée) dans le milieu poreux quand bien même la pompe 1 délivre un débit constant dans le puit d’injection de la zone d’entrée 15. Cela permet ainsi d’étudier la croissance du biofilm, sa destruction et sa résilience dans un régime d’injection à pression fixée représentatif des conditions réelles des applications et d’éviter l’envahissement du puit d’injection par le biofilm en maintenant, grâce à l’injection à débit fixée dans ce puit, un gradient de cisaillement suffisant pour empêcher le développement du biofilm ou en entrainant sa rupture. Ce système permet aussi, dans le cas où la première sortie 3 est fermée d’étudier ces phénomènes sans empêcher la formation de biofilm dans le puit injecteur, et ce, pour des régimes d’écoulements dans le milieu poreux à débit fixé (imposé) comme à pression fixée (imposée), l’intégralité des fluides injectés sortant alors par la deuxième sortie 7. Le moyen de commande 14 peut être un contrôleur ou un calculateur. Exemples Un exemple d’un dispositif et d’un procédé selon l’invention sont explicités ci-après. L’exemple concerne l’analyse du développement d’un biofilm de bactéries Escherichia Coli suivi au scanner à rayons X. Le dispositif comprend une enceinte, elle-même contenant un échantillon de roche qui constitue le milieu poreux. L’enceinte est configurée pour un écoulement radial avec une entrée de fluide axiale et une deuxième sortie de fluide radiale. En d’autres termes, elle correspond au schéma de la , sortie 3 ouverte. L’échantillon de sol est annulaire, de diamètre extérieur de 20 cm, de diamètre intérieur de 0,5 cm de manière à constituer un puits central et d’une hauteur de 10 cm. L’échantillon est un échantillon de roche Bentheimer, car il présente une bonne homogénéité et est bien représentatif de la porosité des roches souterraines d’intérêt. Sa porosité est comprise entre 21 et 27%, et sa perméabilité varie entre 0,52 et 3,02 Darcy. La taille de ses pores peut être mesurée par la technique connue de la porosimétrie à intrusion de mercure. Ici, la distribution poreuse va de 0,4 à 80 micromètres, avec un pic à 25 micromètres. On vérifie que la taille des bactéries E. Coli est bien largement inférieure (2 micromètres) à cette porosité moyenne, ce qui autorise l’injection et le balayage de l’échantillon avec une solution de bactéries E. Coli. Sur la périphérie circonférentielle de l’échantillon de sol, se trouvent quatre secteurs conformes à la pour la collecte du fluide sortant radialement de l’échantillon de sol. Le fluide injecté (une saumure) dans le milieu poreux contient des bactéries d’Escherichia Coli. Le fluide et les bactéries associées sont injectés dans le milieu poreux à un débit constant de 10 cm 3 /h. Après l’injection de bactéries, le fluide est injecté avec une solution nutritive correspondant au milieu de Fouad modifié décrit précédemment, à un débit constant de 100 cm 3 /h dans le milieu poreux. L’apparition de biofilm est étudiée par CT-Scanner et par les mesures au cours du temps du débit sortant par les secteurs externes et des autres paramètres (pH, conductimétrie, densité, teneur en glucose et en oxygène). Pendant l’injection du fluide, on peut contrôler le gradient de pression entre l’amont et l’aval du milieu poreux, dans le sens de circulation du fluide, à une valeur de 5 mbar. Ce gradient de pression peut être varié pour étudier diverses conditions de gradient de cisaillement. Procédé d’analyse du comportement d’un biofilm au sein d’un milieu poreux (6) comprenant au moins les étapes suivantes : a) on injecte un fluide à une entrée (4) d’une enceinte (5) comprenant le milieu poreux (6) à un débit constant pour générer le biofilm ou pour éliminer au moins partiellement le biofilm, le fluide pouvant ressortir de l’enceinte (5) par une première sortie (3) de l’enceinte (5), en amont du milieu poreux (6), et b) on contrôle un gradient de pression entre l’entrée (4) et une deuxième sortie (7) de l’enceinte (5) de manière à imposer un écoulement à gradient de pression prédéterminé dans le milieu poreux (6), la deuxième sortie (7) étant située en aval du milieu poreux (6). Procédé selon la revendication 1 dans lequel on réalise des mesures en ligne en amont et/ou en aval de l’enceinte, de préférence on mesure la viscosité, la teneur en oxygène et/ou la densité. Procédé selon l’une des revendications précédentes dans lequel on contrôle le gradient de pression avec une précision inférieure à 10 mbar, de préférence inférieure à 2 mbar. Procédé selon l’une des revendications précédentes, dans lequel on contrôle la température de l’enceinte (5). Procédé selon l’une des revendications précédentes, dans lequel on analyse le milieu poreux (6) par scanner aux rayons X. Procédé selon l’une des revendications précédentes, dans lequel l’enceinte (5)est cylindrique et on fait traverser le fluide dans le milieu poreux (6) de manière longitudinale depuis une entrée (4) vers une deuxième sortie (7) longitudinales. Procédé selon l’une des revendications 1 à 5, dans lequel dans lequel l’enceinte (5) est cylindrique et on fait traverser le fluide dans le milieu poreux (6) de manière radiale, l’une de l’entrée (4) ou de la deuxième sortie (7) étant axiale et l’autre étant radiale. Dispositif pour l’analyse du comportement des biofilms au sein d’un milieu poreux (6) conçu pour mettre en œuvre le procédé selon l’une des revendications précédentes comprenant une enceinte (5) apte à recevoir le milieu poreux (6), au moins une entrée (4) pour injecter un fluide dans le dispositif d’analyse, au moins une première et une deuxième sorties (3, 7) pour faire ressortir le fluide du dispositif d’analyse, et un moyen d’injection du fluide (1) pour contrôler un débit d’injection constant relié à l’enceinte par ladite entrée (4), caractérisé en ce que le dispositif comprend un premier moyen de contrôle de la pression (12) en amont de l’enceinte relié à l’enceinte par la première sortie (3), un deuxième moyen de contrôle de la pression en aval (9) de l’enceinte relié à l’enceinte par la deuxième sortie (7) et un moyen de commande (14) pour contrôler l’un des deux moyens de contrôle de la pression (9, 12) en fonction de l’autre (9, 12) afin de maintenir un gradient de pression à une valeur prédéterminée, les moyens de contrôle de la pression (9, 12) étant de préférence des vannes de contre-pression. Dispositif selon la revendication 8, comprenant une enveloppe thermostatée dans laquelle ladite enceinte (5) est positionnée. Dispositif selon l’une des revendications 8 ou 9, dans lequel ladite enceinte (5) est cylindrique. Dispositif selon la revendication 10, dans lequel ladite entrée (4) et ladite deuxième sortie (7) sont positionnées chacune à une extrémité longitudinale de l’enceinte (5). Dispositif selon la revendication 10 dans lequel ladite entrée (4) est axiale et ladite deuxième sortie (7) est radiale ou dans lequel ladite entrée (4) est radiale et ladite deuxième sortie (7) est axiale. Dispositif selon la revendication 10 à 12 pour lequel ladite enceinte (5) comprend plusieurs secteurs circonférentiels indépendants (21, 22, 23, 24) pour drainer le milieu poreux (6) et maintenir une pression constante en périphérie. Dispositif selon l’une des revendications 8 à 13 pour lequel le dispositif comprend des moyens de mesure en ligne (2, 11, 8), de préférence, les moyens de mesure en ligne (2, 11, 8) comprennent des moyens de mesure de viscosité, de teneur en oxygène, de densité. Dispositif selon l’une des revendications 8 à 14 pour lequel le dispositif et/ou ladite enceinte (5) sont en matériau transparent aux rayons X.