L'invention est relative aux articulations de sièges, c'est-à-dire aux dispositifs permettant de monter un dossier de siège sur l'assise de ce siège d'une façon réglable angulairement autour d'un axe horizontal lié à ladite assise, le siège considéré faisant de préférence partie d'un véhicule et équipant de préférence une place avant de véhicule automobile de tourisme. L'invention concerrle plus Sarticulièrementparmi les articulations du genre en question, celles qui comportent - une ferrure solidaire de l'assise du siège, - une ferrure solidaire du dossier, - une couronne dentée intérieurement solidaire de l'une de ces ferrures, - un disque denté extérieurement solidaire de l'autre ferrure, disque de diamètre extérieur inférieur au diamètre intérieur de la couronne dentée et monté à l'intérieur de celle-ci de façon à être en prise avec elle, donc excentré par rapport à elle, - un organe rotatif de commande monté pivotant autour de l'axe du disque ou de la couronne et accessible de l'usager du siège assis sur ce dernier, - et des moyens d'actionnement propres à transformer les rotations dudit organe de commande en roulements sans glissement du disque dans la couronne tout en maintenant ces deux éléments en prise mutuelle. En général il est prévu deux telles articulations, à raison d'une de chaque côté du siège considéré, l'organe rotatif de commande étant alors généralement commun aux deux articulations et le transfert de la - commande angulaire de cet organe étant assuré d'un côté S l'autre du siège à l'aide d'une barre transversale rigide. Avec de telles articulations, la rotation de l'organe de commande permet de modifier très progressivement l'inclinaison du dossier du siège par rapport à l'assise. Dans les modes de réalisation connus de ces articulations, les moyens d'actionnement en question comprennent essentiellement un double tourillon solidaire de 1'organe rotatif de commande et comprenant deux portées cylindriques excentrées lune par rapport à l'autre et montées de façon à pouvoir pivoter respectivement dans deux alésages dont l'un est pratiqué dans le disque, coaxialement à celui-ci et dont l'autre est pratiqué dans la ferrure solidaire de la couronne, coaxialement à cette couronne. Ces modes de réalisation présentent certains inconvénients, en particulier celui de la "réversibilité" : on entend par là la possibilité de faire fonctionner le mécanisme à l'envers, une sollicitation angulaire du dossier pouvant finalement se traduire par une rotation de l'organe de commande. Cet inconvénient est grave en ce qu'il risque de se traduire par un "déroulage" ou basculement du dossier sous l'effet des vibrations dues à la circulation du véhicule, ou d'un coup de frein brusque, ou même simplement de l'appui du dos de l'usager sur ce dossier. Pour remédier à cet inconvénient de la réversibilité, il a déjà été proposé d'associer aux articulations du genre ci-dessus des systèmes de verrouillage indépendants, mais une telle solution est complexe et coûteuse. il a également été proposé dans le même but de réduire à sa valeur minimum l'excentricité entre la couronne et le disque. Mais il en résulte une valeur élevée pour le rapport entre les déplacements angulaires de l'organe de commande et ceux du dossier, ce qui exige pratiquement pour chaque réglage des déplacements angulaires importants de l'organe de commande, atteignant fréquemment plusieurs tours. Pour remédier à ces différents inconvénients, les articulations du genre ci-dessus conformes à l'invention sont essentiellement caractérisées - en ce que d'une part l'excentricité entre leur couronne dentée et leur disque denté est prévue de façon à réserver radialement entre ces deux pièces en prise mutuelle, ou plus pré cisiment entre les deux surfaces cylindriques reliant respectivement les sommets des dents de ces deux pièces, un espace présentant la forme générale d'un croissant s'étendant sur un arc de cercle de l'ordre de 180 , - et en ce que d'autre part leurs moyens d'actionnement comprennent une pièce en forme de croissant à faces interne et externe lisses remplissant pratiquement ledit espace, et des moyens pour lier angulairement cette pièce à l'organe de commande. Dans des modes de réalisation préférés, on a recours en outre à l'une et/ou à autre des dispositions suivantes - les angles de convergence de chaque corne du croissant, en tous les points de cette corne, sont au plus égaux > 7 degrés, - la pièce en forme de croissant se présente sous la forme d'une plaquette à faces parallèles ayant la même épaisseur que la couronne et que le disque, - les moyens pour lier la pièce en forme de croissant à l'organe de commande comportent un pion faisant saillie axialement sur ladite pièce, dans la zone centrale de celui-ci, et une ossature solidaire de l'organe de commande et comprenant un oeillet excentré coiffant ledit pion, - dans une articulation selon l'alinéa précédent, l'ossature est une rondelle et l'oeillet est constitué par un trou percé axialement dans une région excentrée de cette rondelle, - la pièce en forme de croissant se présente sous la forme d'une nervure en saillie sur une autre pièce, en forme notamment de rondelle, - la couronne dentée est solidaire de la ferrure d'assise, le disque denté est solidaire de la ferrure de dossier, et la pièce en forme de croissant se trouve en la position haute de sa course angulaire autour de l'axe de l'organe de commande pour l'inclinaison moyenne normale du dossier, - la couronne dentée est solidaire de la ferrure du dossier, le disque denté est solidaire de la ferrure d'assise, et la pièce en forme de croissant se trouve en la position basse de sa course angulaire autour de l'axe de l'organe de commande pour l'inclinaison moyenne normale du dossier, - dans une articulation selon l'alinéa qui précède le précédent, la ferrure de dossier comprend deux parties dont l'une,en forme de came circulaire encochée, est solidaire du disque denté avec lequel elle forme de préférence un seul bloc et dont l'autre, évidée par un alésage entourant jointivement ladite came, porte un verrou coulissant propre à coagir avec l'encoche de la came de façon à accoupler ou désaccoupler angu lairement entre elles les deux dites parties, - les nombres des dents de la couronne et du disque sont tels que les extrémités des cornes de la pièce en forme de crois sant soient, en la majorité de leurs points, disposes soit entre deux dents appartenant respectivement au disque et à la couronne, soit entre deux encoches séparant chacune deux dents du disque ou de la couronne, - le nombre des dents du disque est inférieur de trois unités ou davantage à celui des dents de la couronne, - pour un diamètre intérieur de la couronne dentée de l'ordre de 50 mm, les nombres de dents du disque et de la couronne sont de l'ordre de la vingtaine, - dans une articulation selon l'alinéa précédent,le disque denté comporte 21 dents et la couronne dentée, 24 dents. L'invention comprend, mises à part ces dispositions principales, certaines autres dispositions qui s'utilisent de préférence en même temps et dont il sera plus explicitement question ci-après. Dans ce qui suit l'on va décrire trois modes de réalisation préférés del'invention en se référant aux dessins ci-annexés d'une manière bien entendu non limitative. Les figures 1 et 2, de ces dessins, montrent respectivement en coupe axiale selon I-I, fig. 2 et en coupe transversale, selon II-II, fig. 1, une articulation de dossier de siège établie selon l'invention. La fig. 3 montre à plus grande échelle quelques éléments constitutifs de cette articulation. La fig. 4 montre en coupe axiale une autre articulation également établie selon l'invention. Et les fig. 5 et 6 montrent, respectivement en vue latérale selon V, fig. 6, et en coupe axiale selon VI-VI, fig. 5, encore une autre articulation établie selon l'invention. L'articulation des fig. 1 à 3 comprend - une ferrure 1 solidaire de l'ossature 2 de l'assise du siège, ferrure se présentant sous la forme d'un flasque métallique plat, - une ferrure 3 solidaire del'ossature 4 du dossier du siège et se présentant également sous la forme d'un flasque métallique plat, - une couronne 5 dentée intérieurement d'axe horizontal X solidaire de la ferrure 1 et constituée ici par un evi- dement de cette ferrure, - un disque 6 denté extérieurement d'axe horizontal Y différent de X, disque solidaire de la ferrure 3 en étant par exemple rapporté sur cette dernière par une soudure par points 7, ce disque ayant un diamètre extérieur inférieur au diamètre intérieur de la couronne et ayant ses dents engrenées dans celles de ladite couronne, - une poignée de manoeuvre 8 solidaire d'un tourillon 9 monté pivotant dans un alésage 10 évidé dans le disque 6 coaxialement à ce disque, - et un mécanisme, sur lequel on reviendra ci-aprés, permettant de transformer les rotations de la poignée 8 en roulements sans glissement du disque denté 6 dans la couronne 5. L'excentricité e entre le disque et la couronne, et par suite la différence entre les diamètres des dentures en prise, est telle qu'un espace en forme de croissant s'étendant sur un arc légèrement supérieur à 180' soit réservé entre les deux surfaces cylindriques reliant respectivement les sommets des deux dentures. Une pièce Il présentant la forme générale d'un croissant symétrique-et désignée dans la suite sous l'appellation croissant"- est logée dans ledit espace, qu'elle remplit pratiquement en totalité, sauf b ses deux extrémités trop étroites : ce croissant s'étend pratiquement sur un arc légèrement inférieur à 180'. Les deux faces courbes du croissant 11 c'est-à-dire sa face concave et sa face convexe, sont lisses de façon à pouvoir glisser le long des sommets des dents contigues à ces faces. Comme bientsible sur les fig.2 et 3,le croissant 1î est très fin : si l'on considère sa section par un plan perpendiculaire aux axes X et Y, et une droite D (fig. 3) quelconque de ce plan passant par l'un desdits axes et coupant les deux cercles qui limitent ladite section en deux points A et B, l'angle a formé entre les tangentes aux dits cercles en ces points A et B est de préférence toujours inférieur à 7 degrés, pour une raison qui sera rappelée plus loin. il en résulte que, si l'on désigne par R le rayon de l'un des deux cercles considérés, l'excentricité e est de préférence inférieure à 0,122R : comme par ailleurs il faut éviter que le croissant soit trop fin, on choisit avantageusement pour cette excentricité une valeur de l'ordre de 0,12R. Ledit croissant Il est délimité latéralement par deux faces planes, étant avantageusement fabriqué par découpe dans une plaque métallique ayant la même épaisseur que la cquronne 5 et que le disque 6. Le nombre des dents du disque est ici inférieur au nombre des dents de la couronne de trois unités : bien que cette différence de trois unités soit préférée, elle pourrait être supérieure. Pour éviter que les cornes ou pointes du croissant il soient déformées lors de leur serrage entre les dentures qui l'encadrent (serrage sur lequel on reviendra plus loin), on s'arrange pour que ces cornes soient encadrées en presque tous leurs points par deux dents en regard appartenant respectivement aux deux dentures du disque et de la couronne ou par deux encoches (intervalles entre deux dents) en regard et non pas d'un côté par une dent et de l'autre par une encoche vu que la pression éventuellement exercée par ladite dent sur la corne considérée risquerait de se traduire par un léger enfoncement local de cette corne dans ladite encoche. Pour un diamètre moyen des dentures de l'ordre de 50 mm, il est avantageux de donner à chacune de ces dentures une vingtaine de dents : dans le mode de réalisation illustré, le disque 6 comprend 21 dents et la couronne 5 en comprend 24. Outre le croissant 11 qui vient d'être décrit, le mécanisme de commande propre à transformer les rotations de la poignée 8 en roulements sans glissement du disque 6 dans la couronne 5 comprend une rondelle 12 solidarisée avec ladite poignée par vissage axial- dans le pivot 9 d'une vis 13 traversant le fond 14 de cette poignée. Cette rondelle 12 est percée d'un petit trou excentré 15 coiffant un pion 16 prévu en saillie axiale sur l'une des faces plates du croissant 11, au centre de cette face. La rondelle 12 pourrait être remplacée par toute autre pièce rigide permettant de transmettre au croissant 11 les déplacements angulaires de la poignée 8 autour de l'axe Y, pièce telle q'une fourchette ou qu'une patte excentrée solidarisée angulairement avec la poignée et coopérant avec au moins un trou ou une butée du croissant. Selon une autre variante qui peut se révéler avantageuse, le croissant Il constitue lui-même une nervure ou un bord relevé d'une pièce telle qu'une rondelle solidarisée avec la poignée 8. Ce croissant Il doit être réalisé en un matériau très résistant aux déformations et à l'usure par frottement il peut être obtenu par exemple par moulage d'un matériau fritté ou par emboutissage d'une plaque. On voit encore sur la figure 1 - une collerette 17 faisant partie du pivot 9 et propre à glisser contre la face, du disque 6, située du côté opposé à la rondelle 12, - une échancrure 18 en méplat pratiquée dans une extrémité du pivot 9 pour recevoir et guider avec butée angulaire et axiale la rondelle 12, ou plus précisément une plage annulaire 19 de cette rondelle légèrement écartée du disque 6 en direction axiale, - et une bague élastique 20 interposée entre ladite plage 19 et le disque 6 de façon à empêcher ou au moins freiner les déplacements involontaires de la rondelle 12 et donc du croissant 11 sous l'effet des vibrations. La poignée â est ainsi montée folle à frottement doux dans l'alésage 10 du disque 6 avec serrage élastique axial de ce disque entre la collerette 17 et la rondelle 12. On voit également sur la figure 1 une barre transversale 21 terminée par un embout 22 à section carrée qui est propre à coagir avec un logement 23 à section carrée évidé axialement dans le pivot 9 : cette barre sert à transmettre les commandes angulaires de la poignée 8 à un autre mécanisme identique à celui décrit ci-dessus et disposé de l'autre côté du siège. Le fonctionnement de l'articulation ainsi décrite est le suivant. En faisant tourner la poignée 8, dans l'un ou l'autre sens, l'usager du siège fait glisser le croissant 11 entre les deux dentures qui ltencadrent jointivement, ce qui modifie progressivement la position angulaire de la ferrure 3 par rapport à la ferrure 1 et donc l'inclinaison du dossier. I1 est à noter, et c'est là un avantage essentiel de l'invention, que le mécanisme ainsi décrit est irréversible en ce sens qu'une sollicitation angulaire du dossier se traduit par une compression ou un "pincement" de l'une des deux cornes du croissant 11 entre les deux portions de dentures qui encadrent cette corne, ce qui coince ledit croissant et bloque le mécanisme. La très faible valeur, signalée ci-dessus, des divers angles de "convergence" de chaque corne du croissant en tous les points de cette corne empêche en effet que les efforts de compression exercés sur ladite corne puissent se traduire par un effet de chasse" de cette corne. I1 est à noter également que le type de commande envisagé pour les déplacements du croissant 11 se traduit par un rapport relativement faible entre les iplacements angulaires de la poignée 8 et ceux correspondants du dossier : c'est ainsi que, dans l'exemple illustré sur les figures 1 à 3, un tour complet de la poignée 8 permet de modifier l'inclinaison du dossier d'un angle compris entre 45 et 50". La variante qui a été schématisée sur la figure 4 met en oeuvre l'essentiel des dspositions qui ont été décrites ci-dessus à propos de l'articulation des figures 1 à 3 : les éléments similaires aux précédents portent sur cette figure 4 les mêmes références que précédemment. La principale différence entre cette variante et la précédente réside en ce que la couronne dentée 5, au lieu d'être solidaire de la ferrure 1 de l'assise, est ici solidaire de la ferrure 3 du dossier et en ce que c'est l'inverse pour le disque denté 6, lequel est maintenant solidaire de la ferrure de l'assise 1, sur laquelle il est encore soudé par points 7. On remarque également que, dans la première réalisation décrite, le croissant 11 se trouve, pour l'inclinaison moyenne normale du dossier, dans la position haute de sa course angulaire autour de l'axe Y, comme illustré sur les fig. 1 et 2. Au contraire, pour l'inclinaison moyenne normale du dossier, le croissant 11 se trouve en la position basse de a course angulaire dans la variante de la fig. 4,comme illustré sur cette figure. Cette mesure présente l'avantage suivant : les charges du dossier sont transmises à l'assise, dans le premier cas (fig. 1 et 2), par la base du disque 6 à la base de la couronne 5 qui supporte ce disque et, dans le deuxième cas (fig. 4) par-le sommet de la couronne 5 au sommet du disque 6, qui supporte cette couronne et, dans chacun de ces deux cas, vu la position choisie pour le croissant, cette transmission de charges est effectuée directement de la denture portée à la denture portante sans aucun écrasement du croissant entre ces dentures. La manoeuvre de ce dernier s'en trouve facilitée. On peut observer en outre que les positions préférées indiquées pour le croissant présentent l'autre avantage suivant : dans tous les cas un déplacement angulaire de la poignée à partir de sa position correspondant à l'inclinaison moyenne de dossier indiquée se traduit par une légère élévation du dossier et non par son abaissement, ce qui évite de comprimer les volumes de mousse compris respectivement par le bas du dossier et par la partie arrière de l'assise, volumes qui sont normalement en contact mutuel pour l'inclinaison moyenne du dossier. Une autre différence entre les deux réalisations comparées est la suivante : alors que, dans la première, le flasque 1 de l'assise est emprisonné axialement entre le flasque 3 du dossier et la rondelle 12, c'est le flasque 3 qui, dans la deuxième réalisation, est emprisonné axialement entre le flasque 1 et la rondelle 12. Le maintien de cette imbrication est complété à l'aide de pattes 24, 25 rapportées chacune sur l'un des deux flasques et coiffant chacune un bord de l'autre flasque. il est à noter que, dans la variante de la fig. 4, les manoeuvres de la poignée 8 se traduisent par des déplacements de la ferrure 3 du dossier par rapport à l'axe Y de cette poignée alors qu'au contraire ledit axe Y demeure fixe par rapport à ladite ferrure dans la réalisation des figures 1 et 2 : cette fixité relative fait en général préférer ladite réalisation des fig. 1 et 2, car l'axe Y de l'ensemble constitué par la poignée 8, le pivot 9 et la barre 21 traverse le garnissage latéral du dossier et il y a donc intérêt à ce que les traversées de ce garnissage par ledit ensemble soient aussi étroites que possible. L'articulation des fig. 5 et 6 est du type de celle illustrée sur les fig. 1 et 2. Ici encore les éléments identiques à ceux déjà décrits portent les mêmes références que précédemment. Cette articulation des fig. 5 et 6 se distingue de la première par le point suivant : il est possible de desaccoupler angulairement ses deux ferrures 1 et 3 pour permettre un déplacement angulaire rapide du dossier, en vue notamment de passer de la position "siège" à la position "couchette" ou inversement. La réalisation des figures 1 et 2 peut en effet être très facilement modifiée pour rendre de tels désaccouplements possibles. A cet effet on constitue la ferrure 3 du dossier en deux morceaux susceptibles d'être facilement accouplés et désaccouplés angulairement l'un par rapport à l'autre, savoir - une came ou galette cylindrique 26 de contour circulaire évidée par une encoche radiale 27 et solidaire du disque denté 6, avec lequel elle forme de préférence un seul bloc, - et un flasque, désigné ici par la référence 28, constituant le restant de ladite ferrure 3, flasque évidé par un alésage cylindrique 29 qui entoure jointivement la came 26. En outre un verrou coulissant 30 est monté dans une saignée radiale 31 dudit flasque 28. Ce verrou 30 est sollicité constamment vers sa position enfoncée dans l'encoche 27 de la came par un ressort 32. Ce ressort 32 est par exemple constitué par un fil élastique recourbé selon un oméga majuscule à extrémités relevées et rabattues, le centre de'cet oméga prenant appui sur un pion 33 lié au verrou 30 et ses extrémités sur deux taquets 34 solidaires du flasque 28. Le verrou 30 peut être extrait de l'encoche 27 par traction sur un cible 35 attelé à l'ride d'une cosse 36 sur le pion 33. Dans le cas général où le désaccouplement envisagé est surtout recherché pour permettre un basculement du dossier vers l'arrière à partir de sa position réglée angulairement de "siège", et en vue de faciliter et de rendre stre la réintroduction du verrou 30 dans l'encoche 27 à la fin de sa course déverrouillée de retour, on écrête celui, 37, des deux becs de ladite encoche, qui se trouve du c8té de ladite course. Le fonctionnement de ce mécanisme est le suivant Pour désaccoupler angulairement l'une par rapport à l'autre les deux ferrures 1 et 3, il suffit de tirer sur le cible 35, à l'encontre de l'effort de rappel du ressort 32, de façon à dégager le verrou 30 de l'encoche 27, puis de déplacer le dossier d'un petit angle vers l'arrière jusqu'à ce que le verrou soit placé sur le bec écrêté 37. Le basculement subséquent du dossier est alors possible indépendamment de toute intervention sur la poignée 8. Lors du retour du dossier vers l'avant, le verrou 30 vient coiffer le bec écrêté 37 puis buter latéralement à la fin de sa course contre l'autre bec de l'encoche, ce qui le maintient radialement en regard de cette encoche un temps suffisant pour que la détente du ressort 32 l'introduise à nouveau dans celle-ci. Il est a noter que la position angulaire ainsi rendue au dossier après l'étape de désaccouplement est exactement celle qui était réglée auparavant. On voit encore sur les figures 5 et 5 - une plaquette 38 rapportée sur le flasque '28 à l'aide de rivets 39 dans le but de maintenir axialement le verrou 30 dans la saignée 31 dudit flasque, ladite plaquette étant évidée par une lumière 40 traversée par le pion 30, - et une patte 41 fixée, également par les rivets 39, sur la face du flasque 28 opposée à celle où se trouve la plaquette 38, patte recouvrant un bord de l'autre flasque 1. Ce sont des languettes rabattues à partir de ladite plaquette 38 qui constituent les taquets 34 ci-dessus. Pour éviter que la cosse 36 s'échappe du pion 30, on a prévu à 1'extrémité libre de ce dernier un épanouissement 42 de section transversale au moins égale à celle de l'ouver- ture de la cosse, épanouissement raccordé au reste du pion par une zone rétrécie 43 formant le siège de la cosse. En suite de quoi, et quel que soit le mode de réalisation adopté, on dispose d'une articulation de siège de véhicule dont la constitution, le fonctionnement et les avantages (notamment l'irréversibilité et le faible rapport de démultiplication! résultent suffisamment de ce qui précède. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de sesmodes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes, notamment celles où l'accouplement entre les deux morceaux 26 et 28 constitutifs de la ferrure 3 selon le mode de réalisation des fig. 5 et 6 serait assuré autrement que par coopération d'un verrou coulissant dans l'un des deux morceaux avec une encoche évidée radialement dans l'autre morceau. REVENDICATIONS 1. Articulation de siège pour monter le dossier du siège sur l'assise dudit siège d'une façon réglable angulairement autour d'un axe horizontal, comportant : une ferrure solidaire de l'assise du siège ; une ferrure solidaire du dossier une couronne dentée intérieurement solidaire de l'une de ces ferrures ; un disque denté extérieurement solidaire de l'autre ferrure, disque de diamètre extérieur inférieur au diamètre intérieur de la couronne dentée et monté à l'intérieur de celle-ci de façon à être en prise avec elle, donc excentré par rapport à elle ; un organe rotatif de commande monté pivotant autour de l'axe du disque ou de la couronne et accessible de l'usager du siège assis sur ce dernier ; et des moyens d'actionnement propres à transformer les rotations dudit organe de commande en roulements sans glissement du disque dans la couronne tout en maintenant ces deux éléments en prise mutuelle, caractérisée en ce que d'une part l'excentricité entre la couronne dentée (5) et le disque denté (6) est prévue de façon à réserver radialement entre ces deux pièces en prise mutuelle, ou plus précisément entre les deux surfaces cylindriques reliant respectivement les sommets des dents de ces deux pièces, un espace présentant la forme générale d'un croissant s'étendant sur un arc de cercle de l'ordre de 180' et en ce que d'autre part les moyens d'actionnement comprennent une pièce (11) en forme de croissant à faces interne et externe lisses remplissant pratiquement ledit espace et des moyens pour lier angulairement cette pièce à l'organe de commande (8). 2. Articulation de siège selon la revendication 1, caractérisée en ce que les angles (A) de convergence de chaque corne du croissant (11), en tous les points de cette corne, sont au plus égaux à 7 degrés. 3. Articulation de siège selon la revendication 2, caractérisée en ce que, si R est le rayon de l'une des deux surfaces cylindriques délimitant le croissant, l'excentricité a une valeur e de l'ordre de 0,12 R. 4. Articulation de siège selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la pièce en forme de croissant (11) se présente sous la forme d'une plaquette à faces parallèles ayant la même épaisseur que la couronne et que le disque. 5. Articulation de siège selon la revendication 4, caractérisée en ce que les moyens pour lier la pièce en forme de croissant (11) à l'organe de commande (8) comportent un pion (16) faisant saillie axialement sur ladite pièce, dans la zone centrale de celle-ci, et une ossature solidaire de l'organe de commande et comprenant un oeillet excentré coiffant ledit pion. 6. Articulation de siège selon la revendication 5, caractérisée en ce que l'ossature est une rondelle (1;) et en ce que l'oeillet est constitué par un trou (15) percé axialement dans une région excentrée de cette rondelle. 7. Articulation de singe selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la pièce en forme de croissant (11) se présente sous la forme d'une nervure en saillie sur une autre pièce, en forme notamment de rondelle. 8. Articulation de siège selon l'une quelconque des précédentes revendications, caractérisée en ce que la couronne dentée (5) est solidaire de la ferrure d'assise (1), le disque denté (6) est solidaire de la ferrure de dossier (3) et en ce que la pièce en forme de croissant (11) se trouve en la position haute de sa course angulaire autour de l'axe de l'organe de commande pour l'inclinaison moyenne normale du dossier. 9. Articulation de siège selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que la couronne dentée (5) est solidaire de la ferrure du dossier (3), en oe que le disque denté (6) est solidaire de la ferrure d'assise (1), et en ce que la pièce en forme de croissant (11) se trouve en la position basse de sa course angulaire autour de l'axe de l'organe de commande pour l'inclinaison moyenne normale du dossier. 10. Articulation de siège selon la revendication 8, caractérisée en ce que la ferrure de dossier comprend deux parties dont l'une (26), en forme de came circulaire encochée, est solidaire du disque denté (6), avec lequel elle forme de préférence un seul bloc et dont l'autre (28), évidée par un alésage entourant jointivement ladite came, porte un verrou coulissant (30) propre à coagir avec l'encoche (27) de la came de façon à accoupler ou désaccoupler angulairement entre elles les deux dites parties. 11. Articulation de siège selon l'une quelconque des précédentes revendications, caractérisée en ce que les nombres des dents de la couronne (5) et du disque (6) sont tels que les extrmits des cornes de la pièce en forme de croissant (11) soient, en la majorité de leurs points, disposées soit entre deux dents appartenant respectivement au disque et à la couronne, soit entre deux encoches séparant chacune deux dents du disque ou de la couronne. 12. Articulation de siège selon l'une quelconque des précédentes revendications, caractérisée en ce que le nombre des dents du disque est inférieur de trois unités ou davantage à celui des dents de la couronne. 13. Articulation de siège selon l'une quelconque des précédentes revendications, caractérisée en ce que pour un diamètre intérieur de la couronne dentée de l'ordre de 50 mm, les nombres de dents du disque et de la couronne sont de l'ordre de la vingtaine. 14. Articulation de siège selon les revendications 12 et 13, caractérisée en ce que le disque denté comporte 21 dents et la couronne dentée, 24 dents.