L'invention concerne un procédé pour l'introduction d'un matériau dégazeur dans le boîtier d'un composant électrique. Des composants de ce type, en particulier des relais ou autres composants avec contact mécanique, sont généralement protégés de l'envjronnement par encapsulage. Cependant, même des bottiers encapsulés contiennent encore souvent des résidus de gaz nocifs et des vapeurs à l'intérieur, par exemple des émanations de matières isolantes organiques, qui souillent les surfaces de contact. Pour augmenter la durée de vie et la fiabilité des contacts et autres composants encapsulés, il est d'usage d'introduire dans le bottier un dégazeur sous forme de corps solide, par exemple de tablettes. L'inconvénient de cette façon de procéder, réside en ce que ces tablettes comportent une surface relativement petite, l'efficacité du dégazeur étant en outre entravée par l'adhésif nécessaire ou par des fixations mécaniques. il est également connu d'introduire des dégazeurs comme charge dans la matière plastique du bottier (DE - 2 646 680). La proportion de dégazeur ne peut toutefois être élevée à volonté, afin de ne pas modifier de façon indésirable les propriétés mécaniques du bottier. Il est cependant souhaitable de disposer d'une concentration élevée de dégazeur sur la surface intérieure du bottier. L'invention a pour but de proposer un procédé permettant d'introduire un dégazeur à grande surface et de manière simple dans le bottier d'un composant électrique. Le procédé de l'invention est caractérisé en ce que, par mélange du dégazeur dans une solution saturée de polyearbonate, on obtient un liquide dégazeur d'une viscosité quelconque, que ce liquide dégazeur est étalé sur la surface de bottier puis séché. Avec le procédé selon l'invention, on obtient un enduit ou une pâte, qui peut être déposé sur la face intérieure de capsules ou de pièces de bottier. Il est également possible de prévoir dans le bottier des cavités, dans lesquelles on puisse injecter un liquide ou une pâte de dégazement. On peut utiliser à cet effet des procédés d'introduction connus. Selon la viscosité désirée, on mélange de O à 100 parties en poids de dégazeur dans la solution de polycarbonate. Par le séchage, le solvant s'évapore ; il reste un corps solide de la pâte ou une couche superficielle solide de dégazeur, qui peut maintenant déployer son action dégazante. Il est opportun à cet effet de chauffer le bottier pour le séchage, ce qui active simultanément le dégazeur. La solution de polycarbonate peut contenir un solvant organique approprié comme par exemple le chlorure de méthylène, le chlorure d'éthylène ou le trichloréthane. Comme dégazeur on peut également prendre des agents connus, comme le charbon actif, les zéolithes et autres, avec une composition déterminée selon le type de gaz à recueillir. REVENDICATIONS 1.- Procédé pour l'introduction d'un matériau dégazeur dans le bottier d'un composant électrique, caractérisé en ce que, par mélange du dégazeur dans une solution saturée de polycarbonate, on obtient un liquide dégazeur d'une viscosité quelconque, que ce liquide dégazeur est étalé sur la surface de boîtier puis séché. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que par chauffage du bottier, le liquide dégazeur est séché et le dégazeur solide restant est activé. 3.- Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que la solution de polycarbonate contient un solvant organique, comme le chlorure de méthylène, le chlorure d'éthylène et le trichloréthane. 4.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le liquide dégazeur est appliqué comme enduit liquide sur la surface intérieure d'un bottier. 5.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le liquide dégazeur est injecté sous forme de pâte épaisse dans les cavités du bottier.