La présente invention concerne un mécanisme de commande du battant d'un métier à tisser, notamment d'un métier à ruban, mécanisme du type comprenant - au moins une tringle de commande articulée sur l'extrémité inférieure du battant - au moins un double levier de renvoi et de levage dont l'un des bras est articulé sur l'extrémité inférieure de ladite tringle et dont la partie centrale est montée pivotante sur un arbre horizontal disposé dans la partie inférieure du métier - une tige de liaison sensiblement horizontale et articulée, par une de ses extrémités, sur le deuxième bras du levier coudé - un levier de commande articulé, par son extrémité supérieure, sur l'autre extrémité de la tige de liaison et, par son extrémité inférieure, sur un axe horizontal fixe de pivotement ;; - un fléau de positidnnement articulé, entre ses deux extrémités sur un axe solidaire du levier de commande - deux excentriques constitués chacun par une came et susceptibles d'occuper au moins deux positions sélectionnées et coopérant chacun avec une des extrémités du fléau de positionnement et montés chacun sur un axe de support ;; - au moins un galet suiveur ou organe analogue coopérant avec la surface active de l'excentrique tout en étant en permanence sollicité contre ladite surface active, et relié par l'intermédiaire d'une tringle de liaison, à l'extrémité correspondante du fléau de positionnement, extrémité articulée à ladite tringle de liaison - un guide pour au moins un galet suiveur, guide dont la ou les faces de guidage s'étendent parallèlement au plan passant par l'axe de rotation d'un excentrique et par l'axe d'articulation de l'extrémité correspondante dudit fléau - au moins un arbre dtentratnement disposé de préférence horizontalement et susceptible d'agir sur au moins l'un des excentriques - un moyen d'entrainement stsceptible d'agir sur ledit arbre d' entratnement ; et des moyens d'embrayage interposés dans la liaison cinématique entre chaque excentrique et ledit moyen d'entratnement et susceptibles d'être actionnés axialement à l'aide d'un levier de posi tionnement commandé par une mécanique du type Jacquard. Un tel mécanisme est connu par le brevet français nO 71.088.30 du 12 mars 1971. I1 comprend notamment des croix de Malte qui sont interposées dans la liaison cinématique entre l'excentrique et son moyen d'entratnement et qui provoquent des accélérations et décélérations angulaires trop importantes de l'excentrique. En outre, l'usure plus ou moins rapide de ces croix de Malte conduit un positionnement imprécis des excentriques et donc du battant. Par ailleurs, dans le mécanisme connu, les croix de Malte nécessitent aussi l'emploi d'au moins deux axes ou arbres de sorte que l'ensemble est relativement encombrant. De plus, la surface active de l'excentrique connu présente une configuration difficile à réaliser. La présente invention supprime ces inconvénients et a pour objet de réaliser un mécanisme de commande qui assure un positionnement rapide et précis du battant avec des moyens réduits et simplifiés. Ce but est atteint conformément à l'invention du fait que l'axe de support de chaque excentrique constitue en même temps l'arbre de rotation susceptible d'être animé d'un mouvement de rotation pas à pas dont l'angle de rotation est à chaque fois égal à 1800, que chaque excentrique réalisé sous forme d'une came présente un pourtour de section circulaire qui constitue la surface active coopérant avec au moins un galet suiveur et que les moyens d'embrayage sont montés sur le même arbre d'entraîne mnt que la came correspondante. Grâce à l'invention, la came peut présenter une surface active cylindrique de section circulaire et éviter tout contact brusque avec le galet suiveur, et une grande partie des pièces principales du mécanisme peut être groupée sur ou près de l'arbre d'entraînement d'une came. I1 est avantageux que chaque came de pourtour à section circulaire coopère avec deux galets suiveurs reliés entre eux et diamètralement opposées l'un à l'autre par rapport à l'axe de rotation de ladite came et que les axes de rotation de ladite came et desdits deux galets suiveurs soient situés sensiblement dans le même plan au moins approximativement parallèle à une des faces de guidage du guide pour le galet suiveur. Les deux galets suiveurs associés à la même came peuvent être montés sur un cha riot commun qui peut être guidé suivant un plan au moins approximativement parallèle au plan passant par les axes de rotation de la came et des deux galets suiveurs et par l'axe d'articulation de l'extrémité correspondante du fléau de positionnement.En outre, ce chariot est guidé avantageusement à l'aide d'une glissière. I1 peut aussi être prolongé du côté opposé au fléau de positionnement par une tige de guidage dont l'extrémité libre est guidée de façon à exécuter ùn déplacement suivant le plan passant par les axes de rotation de la came et des galets suiveurs correspondants ainsi qu'un faible mouvement de rotation de part et d'autre dudit plan. Selon une particularité de l'invention, la came peut être montée mobile en rotation et axialement immobile sur l'arbre de rotation tandis que les moyens d'embrayage sont solidaires en rotation dudit arbre mais axialement mobile par rapport à ce dernier et sont susceptibles d'être reliés -à ladite came et ledit arbre est entraîné par l'intermédiaire de plusieurs roues dentées dont l'une est calée sur lui. Mais on peut également prévoir que la came soit clavetée sur l'arbre de rotation, que l'arbre de-rotation soit entraîné par l'intermédiaire de plusieurs roues dentées dont l'une est montée de façon immobile en déplacement axial mais mobile en rotation par rapport audit arbre et que les moyens d'embrayage soient montés sur ledit arbre de façon à lui être solidaires en rotation, à pouvoir se déplacer axialement et à pouvoir être rendu solidaires de ladite roue dentée montée sur ledit arbre. De préférence les moyens d'embrayage sont associés â des moyens de blocage permettant de verrouiller lesdits moyens d'embrayage dans au moins une position angulaire sélectionnée. L'arbre de rotation comprend un tronçon d'arbre cannelé et les moyens d'embrayage comprennent un cylindre creux dont la paroi interne présente des cannelures et rainures s'emboîtant dans celles du tronçon cannelé et dont. la paroi extérieure présente une gorge annulaire concentrique et perpendiculaire à l'axe desdits arbre et cylindre, plusieurs'tétons ou crabots solidaires de la face frontale du cylindre, face voisine de la roue dentée de l'arbre de rotation, dans la face frontale de ladite roue dentée, face voisine du cylindre, plusieurs évidements de logements en alignement avec lesdits tétons ou crabots et agencés de façon à pouvoir recevoir ces derniers et une rotule logée dans ladite gorge et solidaire du levier de positionnement commandé par la mécanique du type Jacquard. Avantageusement, les moyens de blocage comprennent deux rainures de blocage qui sont prévues sur le pourtour du cylindre des moyens d'embrayage, sont disposées diamétralement opposées l'une à l'autre et s'étendent parallèlement à l'axe dudit cylindre, ainsi qu'un doigt de blocage solidaire du levier de positionnement et susceptible de s'engager dans l'une des rainures lorsque le cylindre est en position de débrayage. L'objet de l'invention sera encore mieux compris à l'aide de la description suivante d'un mode de réalisation non limitatif se référant au dessin annexé sur lequel : La figure 1 est une vue latérale en élévation des parties principales d'un métier à tisser muni d'un mécanisme de commande des mouvements verticaux du battant, La figure 2 est une vue en plan d'une coupe du mécanisme de commande du battant selon la ligne brisée II-II de la figure 1, La figure 3 est une vue en élévation d'une coupe verticale du mécanisme de commande du battant selon la ligne 111-I Il de la figure 2. La figure 4 est une vue en élévation d'une coupe verticale d'une partie du mécanisme de commande du battant suivant la ligne IV-IV de la figure 2, et La figure 5 est une vue latérale en élévation d'une coupe verticale suivant la ligne V-V de la figure 2. Comme on peut le voir sur la figure 1, le métier comprend un bâti 1 sur lequel est monté un moteur 2 agissant par l'intermédiaire d'un variateur de vitesses 3 et d'une transmission a courroies 4 sur un volant 5 dont l'axe de rotation 6 est logé dans le bâti 1. Sur ce volant 5 est montée, de façon excentrique et réglable radialement, l'extrémité arriere 7a d'une bielle de commande 7 dont l'extrémité frontale 7b est articulée sur une équerre 8. Cette équerre 8 est supportée par deux leviers de suspension ou de support 9,10 dont les extrémités inférieures sont articulées sur le bati 1 et dont les extrémités supérieures sont articulées sur l'équerre 8 au même niveau horizontal. Les quatre points d'articulation 11, 12, 13, 14 des leviers 9,10 définissent un parallélogramme déformable.Sur la face frontale de l'équerre 8 est articulé en 26 et 27 un sommier 15 qui s'étend le long de toute la face frontale du métier et est articulé de l'autre côté latéral du métier et le cas échéant aussi au centre dudit métier sur une autre équerre identique. D'ailleurs, sur cet autre côté latéral et éventuellement dans la partie centrale du métier sont également prévus une bielle de commande 7 et un volant 5 entraîné par le variateur de vitesses 3. Le sommier 15 sert de support au battant 16 qui s'étend sur toute la largeur de la partie frontale du métier et est monté mobile verticalement dans des guides 15a dudit sommier 15. Le battant 16 est muni d'une ou de plusieurs séries de navettes superposées 17,18. Pour plus de simplicité, on n'a pas représenté sur la figure 1 le mécanisme d'entraînement des navettes 17,18 par rapport au battant 16 et on a représenté seulement schématiquement le mécanisme de commande 19 et la transmission 2Q pour le battant 16, le mécanisme de commande 19, objet de l'invention ainsi que la transmission devant être décrits en détail ci-après. Les deux foules 21 et 22, les lisses 23, le casse-fil 24 et l'ensouple 25 sont indiqués d'une façon schématique puisque, comme le sommier 15 et son mécanisme d'entrainement 2 à 14, ils ne font pas partie de l'invention. La transmission 20 comprend une tringle de commande 30 articulée à ses deux extrémités, d'une part, à la partie inférieure du battant 16 et, d'autre part, à une extrémité d'un double levier de renvoi et de levage 31 et plus précisément au bras horizontal 31a de ce levier 31 qui est claveté sur un arbre de levage 32 s'étendant à la partie frontale inférieure du métier sur toute la largeur de ce dernier. Bien entendu, l'arbre de levage 32 peut comportet une pluralité de bras horizontaux analogues au bras 31a, ces bras étant répartis le long de l'arbre de levage 32 et reliés-chatun--au battant 16 par l'intermédiaire de tringles 30 qui, comme les bras 31a, sont parallèles et en alignement suivant l'axe de arbre 32.Le deuxième bras 31b du levier de renvoi et de levage 31 est disposé au moins à peu près verticalement et est articulé, à son extrémité supérieure, à une tige de liaison sensiblement horizontale 33. Cette tige 33 pénètre avec son extrémité arrière à l'intérieur du carter 34 du mécanisme de commande 19 pour les mouvements alternatifs verticaux du battant 16, en passant par une ouverture 35 ménagée dans la face frontale dudit carter 34. Sur la figure 1, le battant 16 comprend deux groupes 17, 18 de trois séries superposées de navettes. Le nombre des séries de navettes est, dans le cas de l'exemple de réalisation représenté, égal à trois de sorte que le battant 16 doit pouvoir occuper trois positions différentes pour chacune desquelles une série de navettes des trois séries d'un groupe 17 ou 18 se trouve au niveau de la foule correspondante 21 ou 22. Dans le cas de la figure 1, le battant 16 occupe sa position médiane pour laquelle chaque série médiane de navettes 17a, 18a se trouve au niveau de la foule correspondante 21 ou 22. On comprend aisément que, lorsque la tige de liaison 33 fait basculer le double levier 31 dans le sens des aiguilles d'une montre, le battant 16 est amené dans sa position extrême inférieure dans laquelle la série supérieure de navettes se trouve au niveau de la foule correspondante 17 ou 18. Lorsque le levier 31 est pivoté dans le sens contraire à celui des aiguilles d'une montre, le battant est soulevé dans la position extrême supérieure dans laquelle la série inférieure de navettes se trouve au niveau de la foule correspondante 21 ou 22. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux battants comportant trois séries superposées de navettes, elle est également valable dans le cas de battants à deux séries superposées de navettes ou à plus de trois séries. Le mécanisme de commande 19 du battant 16 est logé dans un boitier ou. carter de préférence- fermé 34 dont le fond porte la référence 34a, les parois verticales latérales la référence 34b, 34c, 34d et dont la paroi de recouvrement ou couvercle est désignée par la préférence 34e. L'extrémité arrière de la tige de liaison 33 est articu lée sur l'extrémité supérieure d'un levier de commande 36 dont l'ex- trémité inférieure est articulée sur un axe 37 logé dans des paliers 38 solitaires du fond 34a du carter 34. Pour des raisons de symétrie, le levier de commande 36 est constitué par deux flasques latéraux 3Sa, 36b, parallèles et reliés entre eux à leurs extrémités par des axes d'articulation 37, 39 dont l'axe 37 sert, comme précédemment indiqué, à matérialiser le point de pivotement de ce levier 36 tandis que l'axe supérieur 39 sert en même temps à l'articulation de la tige de liaison 33 sur le levier de commande 36.De préférence, au centre du levier de commande 36 est articulé un fléau de positionnement 40 par l'intermédiaire d'un axe 41 solidaire du levier de commande 36. Ce fléau 40 présente de part et d'autre de l'axe 41 deux bras de longueur égale, la longueur totale de ce fléau 40 étant inférieure à la distance entre les deux axes 37, 39 du levier de commande. Avantageusement, le fléau est disposé entre les deux flasques latéraux 36a, 36b du levier de commande 36. Avec chacune des extrémités du fléau 40 coopère un excentrique sous forme de came de commande 42,43 par exemple montée fixe en rotation et en déplacement axial sur un arbre de rotation qui fait en même temps office d'axe de support 44,45pour d'autres éléments dont il sera question plus loin. Ces arbres ou axes 44, 45 sont parallèles, superposés dans un plan vertical et logés par leurs extrémités dans des paliers appropriés 46, 47 des parois lon gitudinales 34b, 34c du carter 34. Chacune de ces cames 42,43 clavetée sur l'un des arbres 44,45 est associée à un galet suiveur susceptible d'agir en permanence sur l'extrémité correspondante du fléau 40. Au moins un galet suiveur 48,49 est appliqué constamment contre la surface active de la came correspondante 42,43 par exemple par des ressorts non représentés. Dans le cas présent, chaque came 42,43 comprend une surface active 50,51 qui est constituée par le pourtour cylindrique à section transversale circulaire de ladite came 42,43 qui est montée sur l'arbre correspondant 44,45 de façon excentrique. La distance entre l'axe de l'arbre de rotation 44,45 et l'axe de la-came 42,43, distance qui peut être réglable et constitue l'excentricité de ladite came, détermine en même temps le débattement maximal du fléau 40 et ainsi la course verticale maximale du battant 16.Chaque arbre de rotation 44, 45 est animé d'un mouvement rotatif pas à pas soit toujours dans le même sens, soit de préférence alternativement dans un sens et dans l'autre, d'une course angulaire égale a un angle de 1800. Autrement dit, l'arbre de rotation 44ou 45 et la came correspondante 42 ou 43 peuvent occuper l'une des deux positions sélectionnées. On dispose-le galet suiveur 48 ou 49 par rapport à la surface active de la came correspondante de sorte que son axe 48a ou 49a et les axes de la came et de l'arbre de rotation correspondant 42 et 44 ou 43 et 45 se trouvent dans un mdme-plan de préfé- rence horizontal. Les extrémités du fléau 40 comprennent chacune un axe 54, 55 sur lequel est articulée l'extrémité de la tringle de liaison correspondante 52,53 qui relie ledit fléau à au moins galet suiveur 48 ou 49 d'une des cames correspondantes. Les cames 42,43 peuvent être montées folles sur leur arbre de support et de rotation correspondant 44,45 par exemple à l'aide de roulements à billes appropriés, ou bien elles peuvent être clavetées sur ledit arbre 44 ou 45 qui, alors, est monté mobile en rotation dans des paliers 46,47. I1 est à remarquer que la longueur des bras du fléau 40 est suffisamment grande pour que le trajet des axes d'articulation 54, 55 soit assimilable à un plan qui coincide au moins approximativement avec celui défini par les axes de l'arbre 44 ou 45, de la came 42 ou 43 et du galet suiveur 48 ou 49. Sur l'arbre de rotation 44 ou45 sont montés des moyens d'embrayage 56 ou 57 qui sont susceptibles d'établir une liaison en rotation entre la came correspondante 42 ou 43 et un moyen d'entraînement qui imprime à ladite came, notamment par l'intermédiaire de ces moyens d'embrayage 56 ou 57, un mouvement rotatif pas à pas de même sens ou alternativement dans un sens et dans l'autre, la course angulaire de ce mouvement étant égale à un angle de 1800 et le point de départ et celui d'arrêt de ce mouvement étant situés dans le plan radial horizontal de la came 42 ou 43 et de l'arbre 44 ou 45. Le moyen de rotation comprend un engrenage à plusieurs roues dentées 58,59 et 60 dont l'une (60) est disposée sur un arbre de support 61 et agit simultanément sur les deux autres 58, 59 de façon à leur imprimer des mouvements rotatifs pas à pas d'une course individuelle égale à un demi-tour.Le mouvement de la grande roue dentée 60 est par exemple dérivé du mouvement général de rotation continue du volant 5. Mais, étant donné que la transformation de ce mouvement de rotation continue en un mouvement de rotation pas à pas ne fait pas partie de l'invention,ellene sera donc pas décrite ici. L'arbre 61 de la grande roue dentée 60 est monté mobile en rotation dans des paliers 62,63 du carter 34 à mi-hauteur entre les arbres de rotation 44 et 45 et à l'arrière de ceux-ci par rapport au fléau 40. Chacune des deux autres roues dentées 58,59 est montée, sur l'un des deux arbres de rotation 44 et 45, de façon à être mobile en rotation par l'intermédiaire d'un coussinet ou palier 64 mais immobile en déplacement axial par rapport à celui-ci. On pourrait aussi prévoir le cas ou chacune de ces deux roues den tées 58,59 est clavetée sur l'arbre de rotation 44 ou 45, mais, dans ce cas, la came correspondante 42 ou 43 est montée mobile en rotation par rapport à l'arbre 44 ou 45 sur lequel elle est montée immobile en déplacement axial. Suivant le cas, les moyens d'embrayage 56 ou 57 coopèrent soit avec la came ou la roue dentée de l'arbre de rotation, c t est- & dire d'une façon générale, avec l'élément rotatif temporairement mobile en rotation par rapport audit arbre, afin de transmettre ou non le mouvement rotatif de la roue dentée 58 ou 59 à la came 42 ou 43 en fonction de la position des moyens d'embrayages correspondants 56 ou 57.Dans le cas représenté sur le dessin, les moyens d'embrayage 56 ou 57 coopèrent avec la roue dentée 58 ou 59, la came 42 ou 43 étant solidaire en rotation de l'arbre 44 ou 45. Avantageusement deux galets suiveurs 48 ou 49 sont associés à une came 42 ou 43 et sont disposés diamétralement opposés par rapport à l'axe de celle-ci et de plus de telle sorte que l'axe de l'arbre de rotation correspondant 44 ou 45 et l'axe d'articulation 54 ou 55 entre le fléau 40 et la tringle de liaison 52 ou 53 se trouvent au moins approximativement dans un même plan qui est, de préférence horizontal. Le ou les galets suiveurs 48 ou 49 sont guidés parallèlement au plan passant par les axes de la came 42 ou 43, l'arbre 44 ou 45 et le ou les galets suiveurs 48 ou 49 par exemple par l'intermédiaire de galets de guidage 65 U66montés par exemple co-axialement aux galets suiveurs 48 ou 49 et se déplaçant le long d'une glissière 67 ou 68 parallèle au plan ci-dessus défini et comprenant deux surfaces de guidage entre lesquelles est placé un galet de guidage. Sur le dessin, on n'a représenté, pour plus de clarté, qu'une paire de galets de guidage 65 ou 66 et une glissière 67 ou 68 pour le galet suiveur 48 ou 49 situé du côté du fléau 40, mais une disposition analogue peut également etre prévue pour le galet suiveur éloigné dudit fléau 40. Les deux galets suiveurs 48 ou 49 associés à une même came 42 ou 43 sont avantageusement montés sur un chariot 69 ou 70 guidé et mobile parallèlement au plan passant par les axes de la came 42 ou 43, de l'arbre de rotation 44 ou 45 et des galets suiveurs 48 ou 49. Ce chariot 69 ou 70 présente, au niveau de chaque galet suiveur 48 ou 49, la forme d'un demi-anneau ovale allongé 69a ou 70a coiffant la came correspondante 42 ou 43 et dans la zone de l'arbre d'entraînement 44 ou 45 et entre les deux galets suiveurs 48 ou 49 une partie à double coude 69b ou 70b pour pouvoir se déplacer par rapport audit arbre, les deux demi-anneaux et la ou les parties à double coude associées à une même came étant solidaires entre eux et réalisés de préférence d'une seule pièce. Le chariot porte les axes des galets suiveurs 48 ou 49 et les coiffe par son demi-anneau correspondant.L'extrémité frontale du chariot 69 ou 70 se termine par exemple par une fourche 69c ou 7Oc à laquelle est articulée l'extrémité arrière de la tringle de liaison 52 ou 53. Le chariot 69 ou 70 porte aussi les galets de guidage 65 ou 66. Au lieu de guider le chariot 69 ou 70 dans la zone de son galet suiveur arrière 48 ou 49, c'est-à-dire de son galet suiveur le plus éloigné du fléau 40, on neut prolonger l'extrémité arrière dudit chariot par une tige de guidage 71 ou 72 qui s'étend essentiellement dans le plan défini par les axes des galets suiveurs 48 ou 49, de la came 42 ou 43 et de l'arbre 44 ou 45 et dont l'extrémité libre arrière 71a, 72a est munie d'une fourche coiffant un axe fixe 73 ou 74 situé dans ledit plan et parallèle auxdits axes. Ainsi l'extrémité libre 71a, 72a de la tige de guidage peut effeetuer un mouvement alternatif rectiligne suivant le plan ci-dessus défini et, en même temps pivoter faiblement autour de l'axe fixe 7 ou 74, de part et d'autre dudit plan.Ceci présente un intérêt particulier lorsque l'extrémité frontale 69c ou 70c du chariot 69 ou 70 est articulée directement sur le fléau 40 et non pas par l'intermédiaire d'une tringle de liaison 52 ou 53 car, dans ce cas, le chariot doit pouvoir avoir suffisamment de liberté pour pouvoir tenir compte du changement en hauteur de la position de l'articulation 54 ou 55 du fléau 40 lorsque celui-ci pivote d'une position de commande à une autre. Dans ce cas, on peut aussi supprimer la glissière 67 ou 68 , c'est-à-dire le guidage du chariot au niveau du galet suiveur frontal. L'arbre de rotation 43 ou 44 comprend un tronçon 44a ou 45a qui présente des cannelures et des nervures axiales et qui est coiffé par un cylindre creux 75 ou 76 faisant partie des moyens d'embrayage 56 ou 57 et comportant, sur sa paroi interne coaxiale, des nervures et cannelures s'emboitant dans celles du tronçon d'arbre 44a ou 45a. Sur la face latérale tournée vers la roue dentée folle 58 ou 59, le cylindre d'embrayage 75 ou 76 comprend plusieurs tétons ou crabots 77 ou 78 qui s'étendent parallèlement à l'axe de l'arbre de rotation 44 ou45 et sont en alignement avec et peuvent s'engager dans des évidements de logement 79 pratiqués dans la face latérale voisine de la roue dentée folle correspondante 58 ou 59.Le cylindre d'embrayage 75 ou 76 comprend également, sur sa face périphérique, une gorge annulaire 80, 81 concentrique et perpendiculaire à l'axe de l'arbre de rotation 44 ou 45 dans laquelle est logée une rotule 82a ou 83a solidaire de l'extrémité d'un levier de positionnement à deux bras'82 ou 83 dont l'autre extrémité est reliée à l'organe mobile d'un électro-aimant 84 ou 85 dont l'ex- citation est commandée par la mécanique du type jacquard ou analogue. Les moyens d'embrayage 57, 58 sont associés à des moyens de blocage 86 qui comprennent, pour chaque cylindre d'embrayage 75 et 76, d'une part des rainures 87a et 87b et prévues sur le pourtour du cylindre correspondant 75 ou76 de façon diamètralement opposées l'une à l'autre et s'étendant parallèlement à l'axe de l'arbre de rotation 44 ou 45 et dudit cylindre et, d'autre part, un doigt de blocage 88 solidaire du levier de positionnement 82 ou 83 et susceptible de s'engager dans l'une des rainures 87a et 87b lorsque le cylindre 75 ou 76 est en position de débrayage (voir figures 2 et 5). Bien entendu, le mode de réalisation précédemment décrit peut subir un certain nombre de modifications sans que l'on sorte du cadre de l'invention, cadre définilrar les revendications annexées. REVENDICATIONS 1. Mécanisme de commande du battant d'un métier à tisser, notamment d'un métier à ruban, mécanisme comprenant - au moins une tringle de commande articulée sur l'extrémité inférieure du battant - au moins un double levier de renvoi et de levage dont l'un des bras est articulé sur l'extrémité inférieure de ladite tringle et dont- la partie centrale est montée pivotante sur un arbre horizontal disposé dans la partie inférieure du métier - une tige de liaison sensiblement horizontale et articulée, par une de ses extrémités, sur le deuxième bras du levier coudé - un levier de commande articulé, par son extrémité supérieure, sur l'autre extrémité de la tige de liaison et, par son extrémité inférieure, sur un axe horizontal fixe de pivotement ;; - un fléau de positionnement articulé, entre ses deux extrémités sur un axe solidaire du levier de commande - deux excentriques constitués chacun par une came et susceptibles d'occuper au moins deux positions sélectionnées et coopérant chacun avec une des extrémités du fléau de positionnement et montés chacun sur un axe de support - au moins un galet suiveur coopérant avec la surface active de l'excentrique tout en étant en permanence sollicité contre-ladite surface active, et relié par l'intermédiaire d'une tringle de liaison à l'extrémité correspondante du fléau de positionnement, extrémité articulée à ladite tringle - un guide pour au moins un galet suiveur, guide dont la ou les faces de guidage s'étendent parallèlement au plan passant-par l'axe de rotation d'un excentrique et l'axe de l'articulation de l'extrémité correspondante dudit fléau - au moins un arbre d'entraînement disposé horizontalement et susceptible d'agir sur au moins l'un des excentriques, et - des moyens d'embrayage interposés dans la liaison cinématique entre chaque excentrique et l'arbre d'entraînement et susceptibles d'être actionnés axialement à l'aide d'un levier de positionnement commandé par une mécanique du type Jacquard : caractérisé en ce que: - l'axe de support de chaque excentrique constitue en même temps un arbre de rotation susceptible d'être animé d'un mouvement de rotation pas à pas dont l'angle de rotation est à chaque fois égal à 1800, - que chaque excentrique réalisé sous forme d'une came présente un pourtour de section circulaire qui constitue la surface active coopérant avec au moins un galet suiveur - et que les moyens d'embrayage pour chaque came sont montés sur le même arbre d'entraînement que la came correspondante. 2. Mécanisme de commande du battant d'un métier à tisser, selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque came de pourtour à section circulaire coopère avec deux galets suiveurs reliés entre eux et diamétralement opposés l'un à l'autre par rapport à l'axe de rotation de ladite came et que les axes de rotation de ladite came et desdits deux galets suiveurs sont situés sensiblement dans le même plan au moins approximativement parallèle à une des faces de guidage du guide pour le galet suiveur. 3. Mécanisme de commande du battant d'un métier à tisser, selon ltune des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les deux galets suiveurs associés à la même came sont montés sur un chariot commun. 4. Mécanisme de commande du battant d'un métier à tisser selon la revendication 3, caractérisé en ce que le chariot commun est guidé suivant un plan au moins approximativement paral lèle au plan passant par les axes de rotation de la came et des deux galets suiveurs et par l'axe d'articulation de l'extrémité correspondante du fléau de positionnement. 5. Mécanisme de commande du battant d'un métier à tisser, selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le chariot est guidé à l'aide d'une glissière. 6. Mécanisme de commande du battant d'un métier à tisser, selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le chariot commun est prolongé du côté opposé au fléau de positionnement par une tige de guidage dont l'extrémité libre est guidée de façon à executer un déplacement suivant le plan passant par les axes de rotation de la came et des galets suiveurs correspondants ainsi qu'un faible mouvement de rotation de part et d'autre dudit plan. 7. Mécanisme de commande du battant d'un métier à tisser, selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la came est montée mobile en rotation et axialement immobile sur l'arbre de rotation tandis que les moyens d'embrayage sont solidaires en rotation dudit arbre mais axialement mobile par rapport à ce dernier et sont susceptibles d'être reliés à ladite came et que ledit arbre est entraîné par l'intermédiaire de plusieurs roues dentées dont l'une est calée sur lui. 8. Mécanisme de commande du battant d'un métier à tisser, selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la came est clavetée sur l'arbre de rotation, que l'arbre de rotation est entrainé par 1" intermédiaire de plusieurs roues dentées dont l'une est montée de façon immobile en déplacement axial mais mobile en rotation par rapport audit arbre et que les moyens d'embrayage sont montés sur ledit arbre de façon à lui être solidaires en rotation, à pouvoir se déplacer axialement et à pouvoir être rendu solidaires de ladite roue dentée montée sur ledit arbre. 9. Mécanisme de commande du battant d'un métier à tisser selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que les moyens d'embrayage sont associés à des moyens de blocage permettant de verrouiller lesdits moyens d'embrayage dans au moins une position angulaire sélectionnée. 10. Mécanisme de commande du battant d'un métier à tisser, selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que l'arbre de rotation comprend un tronçon d'arbre cannelé et que les moyens d'embrayage comprennent un cylindre creux dont la paroi interne présente des cannelures et rainures s'emboîtant dans celles du tronçon cannelé et dont la paroi extérieure présente une gorge annulaire concentrique et perpendiculaire à l'axe desdits arbre et cylindre, plusieurs tétons ou crabots solidaires de la face frontale du cylindre, face voisine de la roue dentée de l'arbre de rotation, dans la face frontale de ladite roue dentée, face voisine du cylindre, plusieurs évidements de logements en alignement avec lesdits te tons ou crabots et agences de façon à pouvoir recevoir ces derniers et une rotule logée dans ladite gorge et solidaire du levier de positionnement commandé par la mécanique Jacquard. 11. Mécanisme de commande du battant d'un métier à tisser, selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que les moyens de blocage comprennent deux rainures qui sont prévues sur le pourtour du cylindre des moyens d'embrayage, sont disposées diamètralement opposées l'une à l'autre et s'étendent parallèle ment à l'axe dudit cylindre, ainsi qu'un doigt de blocage solidaire du levier de positionnement et susceptible de s'engager dans l'une des rainures lorsque le cylindre est en position de débrayage.