La présente invention conceme ''industie du charbon et a notamment pour objet un procédé de chargement de charbon dans les fours à coke et une machine ou enfourneuse pour la mise en oeuvre dudit procédé. L'invention peut être utilisée avec le plus de succès pour le chargement sans fumée des fours à coke horizontaux. Le procédé le plus répandu de mise en fours horizontaux du charbon à coke consiste à en remplir lesdits fours, l'un après l'autre, dans l'ordre établi d'enfournement (succession) à travers les trous de chargement ménagés dans la voûte (I.L.Nepomniaschy. Koksovye mashiny, ikh konstruktsia i raschet, Moskva, Metallurgizdat I963, pp. 135-137). Le nombre de trous de chargement dans les fours à coke est choisi en fonction des dimensions de ceux-ci et des propriétés du charbon, et est normalement de trois à quatre, plus rarement de cinq et plus. On dispose quelques dizaines de fours à coke parallèlement l'un à l'autre, de façon à en former une batterie de fours. A partir des silos d'une tour à charbon disposée ordinairement entre deux batteries de fours, le charbon à coke est versé dans les trémies d'une enfourneuse pour être ensuite transporté vers les fours. L'enfourneuse peut se déplacer sur des rails qui, disposés au-dessus des fours à coke, s'étendent le long de toute la batterie. Le nombre de trémies qui font partie de l'enfour- neuse correspond exactement au nombre de trous de chargement ménagés dans le four à coke, les trémies elles-mêmes étant disposées dans un même plan vertical parallèle à l'axe longitudinal des fours à coke, c'est-à-dire perpendiculaire à l'axe longitudinal de la batterie de fours. Un cycle de fonctionnement de l'enfourneuse consiste à charger un four à coke. Le processus de déversement du charbon des trémies de l'enfourneuse dans le four à coke (dénommé "chargement du four") consiste en un ensemble d'opérations technologiques complexes et délicates. En raison du fait qu'il est introduit dans le four à coke dont les parois sont portées à une température supérieure à 10000 C, la destruction du charbon en cours de chargement dans le four entraîne le dégagement immédiat et intense d'une grande quantité de gaz. Ces gaz entratnent avec eux et font passer du four à l'atmosphère, ou dans les collecteurs de gaz, une grande quantité de poussière, de sorte qu'il se forme généralement dans la zone de chargement un mélange explosible de gaz et de poussière pouvant provoquer des explosions ou une inflammation du charbon. Pour prévenir ou, du moins, réduire les éjections de poussière à l'atmosphère et leur entrainement dans les collecteurs de gaz communiquant avec les chambres de carbonisation par l'intermédiaire des dispositifs d'évacuation de gaz (dénommés "colonnes montantes"), on a recours à diverses techniques. Ainsi1 par exemple, la prévention des éjections de gaz de chargement, de poussière et de charbon est obtenue principalement en procédant à une évacuation successive de la charge de charbon des trémies de l'enfourneuse. On commence généralement par l'une quelconque des trémies extrêmes de l'enfourneuse. Une fois que tout le charbon contenu dans cette trémie est descendu dans le four à coke, on passe à la seconde trémie extrême et ensuite à la trémie médiane, s'il s'agit d'une enfourneuse à trois trémies. La succession de déchargement des trémies reste la même dans les cas où l'enfourneuse comporte quatre ou cinq trémies, ou plus. La règle générale de l'enfournement consiste à ne verser le charbon de la trémie suivante que si tout le charbon à partir de la trémie qui la précède dans l'ordre de succession établi se trouve enfourné. Après titre sorti de la trémie, le charbon à coke s'entasse dans le four en formant un cône à angle de talus naturel dont le sommet se trouve au-dessous du centre du trou de chargement. En même temps, il se forme dans le four des zones dépourvues de charbon, dans lesquelles s'accumulent les poussières et par lesquelles s'échappent dans les colonnes montantes les gaz d'enfournement dégagés par le charbon. C'est ainsi qu' on prévient en partie l'éventualité de la formation d'un mélange explosible de gaz et de poussière dans la zone de chargement. Le processus de chargement se termine généralement par une opération d'aplanissement des cones de charbon à l'aide d'une barre appropriée faisant partie de la défourneuse de coke, laquelle barre est introduite dans'le four à travers une trappe de la porte dudit four qui est disposée côté machine de la batterie de fours. Le côté opposé du four à coke est dénommé "côté coke" de la batterie. Afin de prévenir la pénétration des gaz d'enfournement et des poussières dans les collecteurs de gaz, ceux-ci sont isolés des fours à coke en fermant les soupapes ménagées dans les colonnes montantes et faisant communiquer le folir avec les collecteurs de gaz et en ouvrant les obturateurs de colonnes montantes qui font communiquer le four avec l'atmosphère. Ainsi, les gaz dégagés lors de l'enfournement s'échappent à l'atmosphère par les colonnes montantes sans toutefois exclure l'éventualité d'une inflammation ou d'une explosion des gaz d'enfournement au-dessus des colonnes montantes. Afin d'accelérer l'évacuation des gaz, on a,dans la plupart des cas, recours à un effet d'éjection engendré par un jet de vapeurs ou d'eau dirigé dans la colonne montante dans le sens d'échappement des gaz (A.V.Khadjiogly i dr. "Bezdymnaia zagruzka koksovykh pechei". Moskva, Izdatelstvo Metallurgia, I978, pp. 47-48). Toutefois,cette technique ne résout elle-aussi qu'en partie les problèmes dus aux risques toujours présentsd'eqsosion. Afin de diminuer le risque d'explosion lors de l'enfour- nement effectué dans ledit ordre de succession, les gaz d'enfournement sont évacués vers des dispositifs d'épuration des gaz (voir, par exemple, le brevet japonais-n 11987/67 > . Etant donné que le courant desdits gas traverse le flux de charbon descendant dans le four à coke, une quantité importante de charbon est entraînée dans le système et brûle avec les gaz. Ce phénomène nuit aux conditions thermiques régnant dans la chambre de carbonisation et, en même temps, provoque une obstruction de ladite chambre par des produits de combustion qui se présentent sous forme de cendres et de scories, et entraine en outre des pertes de charbon à coke sans pour autant éliminer les risques d'explosion. On connait une tentative faite pour diminuer le risque d'explosion lors de l'enfournement, en amenant le charbon dans le four à coke par l'intermédiaire de tubes au moyen d'un porteur qui peut être de la vapeur, un gaz inerte, etc. (voir les brevets U. S. A. NN 3047473, 3432398, 3374151 et le brevet français N 2084051 ). Cependant, comme l'a montré la pratique, seul un charbon séché au préalable peut être introduit dans le four par le moyen des tubes, ledit charbon étant lui-même explosible et inflammable. Ainsi, cette tentative n'a pas abouti au résultat voulu, c'est-à-dire à une diminution des risques d'explosion. Outre cela, il est insufflé dans le four à coke, avec le charbon1 une quantité importante de porteur ayant une température plus basse que celle du four à coke, ce qui, à son tour, conduit non seulement à une usure prématurée des fours à coke par suite des brusques changements de température, mais aussi à une augmentation excessive des volumes de gaz et de poussières qu'il est nécessaire d'évacuer du four. La conception des dispositifs destinés à la mise en oeuvre du procédé en question est excessivement complexe. On connaet un procédé de chargement de charbon dans les fours à coke (brevet U. S. A. NO 4071414) qui consiste à introduire le charbon à coke par les trous de chargement extrêmes, en évacuant simultanément les gaz qui s'en dégagent, à maintenir le charbon à coke introduit pendant la période de temps nécessaire pour permettre à l'enfourneuse de présenter au four suivant (dans l'ordre de succession prévu)le charbon à coke à charger dans celui-ci/à compléter la charge du four à coke mentionné en premier-jusqu'à un volume prédéterminé à travers ses trous médians tout en évacuant les gaz qui se dégagent, l'introduction de ce complément de charge jusqu'audit volume prédéterminé s'effectuant simultanément avec le chargement, à travers les trous extrêmes du four à coke suivant (dans l'ordre de succession prévu ). Les gaz dégagés par le charbon à coke lors de l'enfournement sont évacués par l'intermédiaire des colonnes montantes disposées des deux côtés (c8té machine et côté coke) de chaque four à coke. Lors du chargement des trémies extrêmes de l'enfourneuse l'une après l'autre, le sens du courant de gaz dans le four à coke est changé périodiquement. Ainsi, lorsqu'on décharge la trémie extrême, côté machine, de la batterie de fours, les gaz sont évacués, par l'intermédiaire de la colonne montante, côté coke de la batterie, et lorsqu'on décharge la trémie extrême du côté coke de la batterie, on a recours, pour évacuer les gaz, à la colonne montante du côté machine de la batterie. Le procédé de chargement en question diminue dans une certaine mesure, par rapport au procédé mentionné plus haut, l'éventualité de formation de mélanges explosibles et inflammables de gaz et de poussières de charbon dans la zone de chargement, grâce à une réduction de la quantité de poussières entraînées lors du chargement. Le chargement à deux reprises de chaque four à coke s'effectue en une période de temps plus courte que dans le cas des procédés classiques de chargement. Gracie au chargement à deux reprises, le chargement à coke se tasse en partie, ce qui contribue à améliorer le rendement du processus de chargement. Pour mettre en oeuvre le procédé en question, on utilise l'enfourneuse décrite dans le même brevet et qui comprend des trémies fixées sur un châssis muni d'un train de roulement : des trémies extrêmes qui effectuent le chargement d'un four à coke à travers les trous extrêmes, et des trémies médianes complétant la charge, à travers les trous médians, d'un autre four déjà chargé en partie à travers les trous extrêmes. Dans leurs parties supérieures, les trémies comportent des dispositifs de réception à travers lesquels les trémies reçoivent le charbon à coke venant des silos de la tour à charbon, leurs parties inférieures comportant des dispositifs de déchargement qui assurent l'enfournement du charbon à coke à travers les trous de chargement des fours.Les gaz qui se dégagent lors de l'enfournement du charbon à coke sont évacués par l'inter médiaire des colonnes montantes disposées du côté machine et du côté coke des fours. Les centres des orifices de sortie des dispositifs de déchargement des trémies extrêmes sont décalés par rapport aux centres des orifices de sortie des dispositifs de déchargement des trémies médianes d'une valeur égale à la distance séparant les axes longitudinaux du four que l'on charge et de celui dont on complète la charge.Cela permet de réduire sensiblement la durée du cycle de chargement grâce à la simultanéité des opérations prévues dans le procédé,tsans déplacements supplémentaires de l'enfourneuse. En outre, comme il a été déjà mentionné, l'échappement du gaz et des poussières à travers les colonnes montantes des fours à coke diminue, car en cas de chargement du four à deux reprises, celui-ci est isolé du collecteur de gaz et mis en communication avec l'atmosphère pendant une plus courte période de temps. Lors du chargement, la partie supérieure de la chambre de carbonisation admet moins d'air qui, mélangé avec le gaz de cokerie, devient explosible. Cependant la technique mentionnée d'évacuation du gaz par les colonnes montantes communiquant avec l'atmosphère n'exclut pas l'accès de l'air dans le four à coke, ce qui a pour résultat la formation de mélanges inflammables et explosibles dans la zone de chargement. En outre, on constate que dans certaines entreprises appliquant le procédé mentionné,la teneur du gaz de cokerie en oxydes nitriques dépasse les normes admissibles. De ce fait, l'utilisation du gaz de cokerie ainsi obtenu est limitée. Par exemple, quand il est utilisé pour la production d'engrais azotiques, le gaz à forte teneur en oxydes nitriques peut provoquer des explosions. L'invention vise par conséquent un procédé de chargement de charbon dans les fours à coke et une enfourneuse pour la mise en oeuvre dudit procédé, qui assureraient un rendement important du processus de chargement sans fumée des fours à coke et qui, grâce à leur conception facile à réaliser, permettraient de rendre non explôsible le gaz de cokerie et d'améliorer les qualités dudit gaz en diluant le gaz dégagé par le charbon et en réduisant la teneur en oxydes nitriques du gaz de cokerie évacué. Ce problème est résolu du fait que dans le procédé de chargement de charbon dans les fours à coke, du type consistant à introduire du charbon dans les fours à coke à travers les trous de chargement extrêmes en évacuant simultanément les gaz qui s'en dégagent, à maintenir la charge de charbon ainsi introduite pendant la période de temps nécessaire pour permettre à l'enfourneuse de présenter au four suivant (dans l'ordre de succession prévu)le charbon à charger dans celui-ci, et, ensuite, à compléter la charge de charbon du-four à coke, mentionné en premier, jusqu'à un volume prédéterminé à travers ses trous médians tout en évacuant les gaz dégagés, l'introduction de ce complément de charge jusqu'audit volume prédéterminé s'effectuant simultanément avec le chargement, à travers les trous extrêmes, du four à coke suivant (dans l'ordre de succession prévu), selon l'invention l'évacuation du gaz, lors du chargement du charbon à coke à travers les trous extrêmes, s'effectue à travers les trous médians du même four, tandis que ltintroduNion dudit complément de charbon s'effectue simultanément, à travers les trous médians, avec l'évacuation des gaz à travers les trous médians du four dont on complète la charge et avec lamentée dans ledit four d'un gaz inerte vis-à-vis du gaz de cokerie à raison de 15 à 20 O/o de la quantité totale de gaz de cokerie évacue. Le procédé de chargement des fours à coke que l'on vient de décrire permet de diminuer, lors de l'opération de chargement, les risques d'explosion, grâce à l'évacuation des gaz de cokerie de la zone de chargement avec l'amenée simultanée de la quantité de gaz inerte vis-à-vis des gaz de cokerie nécessaire pour diluer lesdits gaz jusqu'à des concentrations ne présentant pas de risques d'explosion. Le procédé permet ainsi de diminuer la teneur du gaz de cokerie en oxydes nitriques, ce qui permet d'utiliser ledit gaz pour la production d'engrais azotiques. Les gaz chargés de poussières qui circulent dans le système d'aspiration sont séparés des voies d'évacuation de gaz de la batterie de fours à coke et ne les obstruent pas par leurs particules de charbon. Ainsi on arrive à augmenter le rendement du processus de chargement sans fumée et à réduire le risque d'explosion lors dudit processus. Le procédé peut trouver des applications pour le chargement de charbon arrosé aussi bien que de charbon préséché. Il est rationnel de faire brûler le gaz de cokerie évacué pour utiliser ensuite ses produits de combustion en tant que gaz inerte vis-à-vis dudit gaz de cokerie. Cette variante de réalisation du procédé assure un rendement économique élevé grâce à l'utilisation de produits de combustion du gaz de cokerie en tant que gaz inerte. Le problème exposé plus haut est également résolu grâce à une enfourneuse du type comprenant un châssis avec un train de roulement, des trémies pour la réception du charbon à coke, égalesen nombre aux trous de chargement du four, fixées sur ledit châssis et comportant dans leur partie supérieure des dispositifs de réception du charbon à coke, et dans leur partie inférieure, des dispositifs de déchargement du charbon à coke, les centres des orifices de sortie des dispositifs de déchargement des trémies extrêmes, chargeant le fouriétant décalés, dans le sens de mouvement de l'enfourneuse, par rapport aux centres des orifices de sortie des dispositifs de chargement des trémies médianes complétant la charge d'un autre four, d'une valeur égale à la distance entre les axes longitudinaux des fours que l'on charge et dont on complète la charge, ladite enfourneuse étant caractérisée, selon l'invention, en ce qu'elle comprend un moyen d'évacuation des gaz de la partie supérieure de la chambre de carbonisation du four à travers ses trous médians ledit moyen étant disposé dans la même rangée qu + es trémies extrêmes, tandis que chaque trémie médiane est reliée mécaniquement à un dispositif de refoulement et audit moyen d'évacuation desgaz de la partie supérieure de la chambre de carbonisation à travers ses trous médians. Une telle conception de l'enfourneuse destinée à mettre en oeuvre le procédé selon l'invention est la plus simple et permet de réaliser le processus de chargement du charbon à coke sans risques d'inflammation et d'explosion tout en assurant son rendement élevé grâce à l'évacuation des gaz de cokerie de la zone de chargement et à l'amenée d'un gaz inerte vis-à-vis du gaz de cokerie dans la zone d'introduction du complément de charge de charbon à coke. Il est rationnel que ledit moyen d'évacuation de gaz de la partie supérieure de la chambre de carbonisation à travers ses trous médians comprenne un dispositif de ventilation et d'épuration de gaz et communique, par l'intermédiaire d'un chalumeau à gaz, avec le dispositif de refoulement précité. Cela permet d'augmenter le rendement grâce à l'utilisation des produits de combustion du gaz de cokerie évacué de la zone de chargement en tant que gaz inerte. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre de plusieurs exemples de réalisation non limitatifs illustrés par les dessins annexés dans lesquels - la figure 1 représente schématiquement la disposition réciproque du four à coke et de l'enfourneuse à trois trémies lors du chargement selon l'invention du four à coke à travers le trou extrême disposé du côté machine de la batterie de fours à coke, l t évacuation des gaz d'enfournement étant effectuée à travers le trou médian - la figure 2 est une vue de dessus du four à coke et de l'enfourneuse représentés sur la figure 1 - la figure 3 représente la disposition réciproque du four à coke et de l'enfourneuse lors du chargement du four à coke à travers le trou extrême disposé du côté coke de la batterie, l'évacuation des gaz d'enfournement étant effectuée à travers le trou médian - la figure 4 représente la disposition réciproque du four à coke et de l'enfourneuse lors de l'introduction d'un complément de chargedansle four à coke à travers le trou médian, des opérations d'évacuation des gaz par ledit trou, et d'aplanissement du charbon - la figure 5 représente un schéma technologique de l'évacuation des gaz de la partie supérieure du four à coke à travers ses trous médians par l'intermédiaire d'un moyen spécial comprenant un dispositif de ventilation et d'épuration des gaz, selon l'invention - la figure 6 représente schématiquement une vue générale de l'enfourneuse selon l'invention, vue de face, et la position de ladite enfourneuse sur les fours à coke lors du chars ment du charbon - la figue 7 est une vue génrale latérale de l'enfourneuse et représente sa position sous la tour à charbon lors de la prise de charbon - la figure 8 représente une vue générale de dessus de l'enfourneuse selon l'invention, de son moyen d'évacuation des gaz situé sur l'air de service de l'enfourneuse - la figure 9 est une vue latérale du dispositif de chargement de la trémie de l'enfourneuse et de la vanne du silo de la tour à charbon - la figure 10 est une vue de dessus du dispositif, objet de la figure 9 - la figure Il représente sclzématiquement un dispositif de chargement de la trémie de l'enfourneuse (vue de face) - la figure 12 est une vue latérale du dispositif de la figure 11 ; - la figure 13 représente une vue de face d'un dispositif télescopique pour les gaz introduits, en position de travail, dans le trou du four à coke - la figure 14 est une vue latérale du dispositif représenté sur la figure 13. Exemple de mise en oeuvre du procédé (en régime de pleine charge de ltenfourneuse). Afin de charger de charbon une batterie 1 de fours à coke (figures 1 et 2), une enfourneuse de charbon 2 est installée au-dessus d'elle de manière que les centres des orifices de sortie des dispositifs de déchargement 3, 4, 5 des trémies 6, 7, 8, respectivement, de l'enfourneuse 2 colncident avec les centres des trous de chargement 9 et 10 du four 1' que l'on charge du trou de chargement 11 complète du four 1" dont onbcharge. L'exemple considéré illustre une partie du processus en régime de pleine charge de l'enfourneuse. Naturellement, les portes 12 et 13 des fours à coke ainsi que les couvercles des trous de chargement 9, 10 et Il sont fermés. On charge le charbon dans le four à coke suivant dans l'ordre de succession prévu à travers le trou de chargement 9 disposé du côté machine de la batterie, lequel côté est désigné par la flèche M, et à partir de la trémie extrême 6 de l'enfourneuse. A cette fin, on enlève le couvercle du trou de chargement 9 et on fait descendre sur celui-ci le dispositif de déchargement (voir plus bas) de l'enfourneuse, après quoi on ouvre la vanne( voir plus bas) de la trémie 6. Le charbon, sous l'effet de la pesanteur,descend alors de la trémie dans le four à coke et s'accumule dans celui-ci sous forme d'un cône A.Simultanément, à travers le trou médian 14 du même four, on évacue les gaz de déchargement par une conduite 15 vers un dispositif de ventilation et d'épuration de gaz faisant partie de moyens d'évacuation des gaz de la partie supérieure de la chambre de carbonisation à travers les trous médians (décrits plus bas). Tout le charbon étant sorti de la trémie 6, on ferme la vanne de cette dernière, on lève le dispositif de déchargement et on remet le couvercle sur le trou 9 de chargement. Les colonnes montantes 16 et 17 du four à coke, disposées respectivement du c8té coke (flèche K) et du c8té machine, sont obturées. Ensuite on procède au chargement de ce four à travers le trou extrême de chargement 11 disposé du côté coke de la batterie (figurî, 2, 3). Les opérations telles que l'enlèvement du couvercle, la pose sur le four du dispositif de déchargement etl'ouver.ture de la vanne de la trémie 8 s'effectuent dans l'ordre de succession décrit ci-dessus. Le charbon à coke descend dans le four et s'y dépose sous forme d'un cône désigné en B. Les gaz qui se dégagent du charbon à coke sont évacués à travers le trou 14 de chargement du four en question. Simultanément avec le chargement dudit four par le charbon à coke venant des trémies 6 et 8 par les trous extrêmes 9 et 10, on complète la charge du four précédent (dans l'ordre de succession prévu) désigné en 1", en utilisant à cette fin la trémie médiane 7 et le trou de chargement Il (figures2 et 4). On effectue au préalable une suite d'opérations qui consiste à enlever le couvercle obturant le trou de chargement, à poser sur celui-ci le dispositif de déchargement de la trémie et à ouvrir la vanne de cette dernière. Le charbon à coke qui sort de la trémie se dépose dans le four sous forme d'un cône C disposé entre les cônes A et B formés lors du chargement du four. Les gaz d'enfournement sont évacués, dans ce cas, à travers le dispositif de déchargement 4 par l'intermédiaire de la conduite 18.En même temps, à l'aide d'un dispositif de refoulement, on introduit dans la chemise à gaz du dispositif de déchargement 4 un gaz inerte à l'égard du gaz de cokerie (n'importe quel gaz qui ne réagit pas avec le gaz de cokerie, par exemple le gaz de fumée, l'azote ou, de préférence, les produits de combustion du gaz de cokerie) à raison de 15 à 20 % du volume de gaz de cokerie évacué du dispositif de ventilation et d'épuration de gaz (décrit plus bas). Le processus d'introduction du complément de charge du four à coke se termine par une opération d'aplanissement du charbon à coke enfourné dans ledit four.A cette fin, on introduit dans le four 1", à travers une trappe 20 de la porte 12, la barre d'aplanissement 21 d'une défourneuse (noyb peritae ), laquelle barre détruit, en avançant, les sommets des cônes A, B et C de façon qu'entre la voûte du four et la chargede charbon se forme un canal où peuvent circuler librement les gaz. Pour terminer le processus de chargement, on ferme les trous de chargement médians Il et 14 des fours 1' et 1" en ouvrant simultanément les soupapes des colonnes montantes 16 et 17 pour que les gaz qui se dégagent du charbon à coke puissent s'échapper vers des collecteurs de gaz 22 et 23. Comme déjà mentionné ci-dessus, les gaz qui se dégagent lors du chargement du four 1i suivant (dans l'ordre de succession prévu et lors de l'introduction du complément de charge dans le four 1" sont évacués vers le dispositif de ventilation et d'épuration de gaz de l'enfourneuse, dans lequel lesdits gaz sont épurés des poussières, brûlés et, rendus inoffensifs, sont rejetés à l'atmosphère (figure 5). A cette effet on introduit dans le trou 14 du four à coke 1' que l'on charge un tube télescopique comprenant une partie immobile 24 et une partie mobile 25. Cette dernière est raccordée à un treuil de levage 26 muni d'une commande 27. La partie immobile 24 du tube télescopique est raccordée à la conduite 15. Les gaz d'enfournement sont évacués du dispositif de chargement 4 de la trémie 7 par l'intermédiaire de la conduite 18. Les deux conduits 15 et 18 communiquent avec un laveur 28. Après avoir été lavés dans le laveur 28, les gaz sont envoyés dans un séparateur ("scrubber") 29 muni d'un collecteur de boues 30 possédant un robinet 31 destiné à évacuer les boues. Les boues sont déchargées de temps en temps dans un récipient disposé sous la tour à charbon (non représenté). Le courant de gaz d'enfournement est engendré dans le système par des ventilateurs 32 et 33 branchés en série. La tubulure d'échappement 34 du ventilateur 33 est raccordée à un chalumeau à gaz 35 ayant un allumeur 36. Afin d'entretenir le jet de flamme du chalumeau à gaz 35, celui-ci est branché sur une source de combustible (bouteille à gaz, par exemple) placée, pour plus de sécurité, dans un réservoir d'eau 38. L'air nécessaire à la combustion arrive dans le chalumeau à partir du ventilateur 39. Afin d'intensifier le processus de déposition des particules de charbon présentes dans les gaz d'enfournement le dispositif de ventilation et d'épuration de gaz comporte installation de pompage 40 qui aspire de l'eau industrielle dans un réservoir 41 installé sur l'enfourneuse. Le réservoir 41 reçoit périodiquement un complément d'eau lorsque l'enfourneuse reçoit du charbon sous la tour à charbon Pendant le chargement du four à coke, le dispositif de ventilation et d'épuration étant en marche, l'eau est envoyée sous pression par l'installation de pompage 41 dans les injecteurs atomiseurs, buses de pulvérisation ou analogues 42, 43 et 44 disposés dans le séparateur 29 et le laveur 28, respectivement.L'excès d'eau passe du réservoir 29 dans le réservoir 41 par une conduite 45, les boues étant éliminées desdits réservoirs par l'intermédiaire de conduites 46 et 47. Les gaz d'enfournement débarrassés des poussières et brûlés dans le chalumeau 35, et qui, de ce fait, sont inoffensifs (non toxiques), sont évacués à l'atmosphère par l'intermédiaire d'une conduite 48. Une partie des produits de combustion, qui constitue de 15 à 20 % du volume total des gaz d'enfournement évacués, est prélevée par un dispositif de refoulement tel qu'un ventilateur supplémentaire 49 et refoulée dans une chambre à gaz du dispositif de déchargement 4 par une conduite 19.Les gaz d'enfournement sortant du four à coke sont mélangés dans ladite chambre à gaz avec les produits de combustion amenés par la conduite 19, jusqu'à une concentration excluant la formation de mélanges explosibles. Il se crée en même temps un excès de pression qui prévient la pénétration de l'air atmosphérique dans le dispositif de déchargement 4 et dans sa chambre à gaz. Ceci élimine tout risque d'explosion et d'inflammation, assure un rendement accru du chargement sans fumée, et écarte en même temps le risque de pénétration des oxydes nitriques, des poussières et du charbon dans les collecteurs de gaz des fours à coke qui fournissent directement le gaz de cokerie. Etant donné que l'évacuation des gaz d'enfournement par le trou médian 11 s'effectueldans le cas du four 1" dont on complète la charge, à travers le dispositif de déchargement 4 de la trémie 7 (figures1, 4, 5), et dans le cas du four 1' que l'on charge, par le trou moyen 14 et à travers un dispositif spécial (voir plus bas), les chambres à gaz des dispositifs de déchargement 3 et 5 des trémies extrêmes 6 et 8 sont bouchées, c'est-à-dire que les orifices de raccordement des conduites 18 et 19 sont obturés par des bouchons. Comme indiqué plus haut, l'exemple considéré concerne le processus de chargement en régime de pleine charge de l'enfourneuse. On entend par cela le processus de chargement de tous les fours à coke sauf les deux premiers et les deux derniers fours de la batterie. Du fait que les dispositifs de déchargement des trémies extrêmes et celui de la trémie médiane sont décalés entre eux d'une distance égale à celle séparant les axes longitudinaux du four que l'on charge et de celui dont on complète la charge, l'enfourneuse effectue des déplacements supplémentaires pour compléter la charge des derniers fours de la batterie. Le chargement des fours extrêmes est prévu, respectivement, pour le redut et pour la fin du cycle de chargement de la batterie de fours à coke. L'exemple qui vient d'être décrit concerne également le chargement des fours à coke comprenant quatre ou cinq trous de chargement. Dans ce cas, l'introduction du complément de charge dans les fours à coke à travers leurs trous de chargement médians s'effectue de la même manière que pour les fours à trois trous de chargement, les trémies médianes étant considérées, en l'occurrence, comme une trémie unique.Suivant une règle généralement adoptée, la capacité totale des trémies extrêmes de l'enfourneuse constitue 75 à 80 % de la capacité totale de toutes les trémies, celle des trémies médianes n'en constituant que 20 à 25 . Cette règle résulte directement de la nature physique du processus de chargement : en quittant successivement les trémies extrêmes, le charbon à coke arrivant dans le four à travers ses trous extrêmes s'y dépose sous forme de cônes à angle de talus naturel (voir les figures 1 et 4) et de manière que les sommets desdits cônes ne dépassent pas les trous de chargement et que des zones de libre passage permettant la circulation des gaz d'enfournement.Les dimensions des fours et la disposition, dans ceux-ci, des trous de chargement étant choisies rationnellement et compte tenu des propriétés physique du charbon à coke, le volume de charbon à charger à travers les trous extrêmes du four constitue ordinairement, de 75 à 80 56 du volume total de la charge à enfourner. Comme il ressort des exemples décrits ci-dessus, le procédé selon l'invention peut être mis en oeuvre à l'aide d'une enfourneuse 2 (figures1, 6, 7, 8) comprenant des trémies 6, 7, 8 pour le charbon à coke. Le nombre de ces trémies correspond à celui des trous de chargement 9, 10, Il d'un four à coke et peut être de 3, 4, 5 ou plus,en fonction du type de four. L'invention va maintenant être illustrée par un exemple de réalisation d'une enfourneuse à trois trémies de chargement. L'enfourneuse comprend un châssis 50 (figures6 et i) réalisé sous forme d'un chariot à portique porté par un train de roulement 51, 52 et mobile sur des rails 53 posés sur la batterie de fours à coke. Chaque trémie possède un dispositif de réception (figures 1, 9, 10) installé sur la partie supérieure de ladite trémie. Le dispositif de réception est un doseur 54 de forme annulaire fixé au centre de la partie de réception de la trémie. Le bord annulaire inférieur du doseur 54farmele c8ne remblai de charbon dans la trémie et règle son volume. Chaque trémie de l'enfourneuse comporte un mécanisme d'ouverture de la vanne 55 du silo 56 de la tour à charbon (figures7 et 9).Ledit mécanisme est fixé sur une plate-forme 57 et comporte un levier 58 agissant sur la vanne 55 par l'intermédiaire d'un bras occillant 58 et d'une tige 59. Le bras 58, à son tour, est mis en-action par la tige 60 et la manivelle 61 d'une commande, celle-ci comportant un réducteur 62 et un moteur électrique 63. C'est l'opérateur de l'enfourneuse qui met en marche cette commande, celle-ci est mise hors d'action automatiquement une fois que la trémie a reçu un volume prédéterminé de charbon à coke. Dès que le charbon à coke atteint le niveau de chargement. prédéterminé, il agit sur le levier 64 d'un interrupteur de fin de course 65 qui engendre un signal d'arrêt du moteur électrique 63. Le charbon à coke se déversant du silo 56 de la tour à charbon agit constamment sur un avertisseur de descente du charbon, réalisé sous forme d'un levier 66 à deux bras muni d'un anneau 67, et par conséquent sur un interrupteur de fin de course 68. En cas d'interruption de la descente du charbon par suite de son accrochage dans le silo 56 de la tour, l'avertisseur fournit un signal de mise en jeu de moyens provoquant la chute du charbon dans le silo de la tour (non représentés). Chacune des trémies 6, 7 et 8 comporte dans sa partie inférieure (figures11 et 12) un dispositif de déchargement 3, 4 et 5, respectivement, lequel dispositif comprend une enveloppe 69 fixée par une bride 70 à la partie inférieure de la trémie 6 (7 et 8). A l'intérieur' de l'enveloppe est placé un entonnoir 71 ayant un orifice de sortie de section annulaire pouvant être obturé par une vanne 72. La vanne 72 est fixée sur un axe 73 de manière à pouvoir tourner sous l'action de leviers 74, 75, 76 et 77 actionnés par une tige de commande 78. Les parois latérales de l'enveloppe ont des brides 79 pour le raccordement des conduites 18 et 19 (figures 5, 6).Les brides des trémies extrêmes 6 et 8 (figure 6) de l'enfourneuse sont férmées par des bouchons, la position ouverte n'étant prévue que pour les brides de la trémie médiane 7. A la partie inférieure de l'enveloppe 69 est relié un dispositif télescopique de guidage mettant en communication la trémie avec le four à coke lors de l'opération de chargement et comportant un tubulure immobile 80 à tronçons conique et cylindrique et deux tubulures mobiles 81 et 82. La tubulure 82 est reliée à l'aide de suspensions 83 à la tubulure 81, qui est elle-même reliée à des leviers 84 et 86. Le levier 86 est articulé sur un axe 87 et relié cinématiquement au tirant de commande 78 par l'intermédiaire d'une tige 88 et d'un levier 89. Les espaces annulaires entre les tubulures sont recouverts par des joints réalisés sous forme d'anneaux mobiles 90 et 91. La chambre à gaz du dispositif de déchargement est une cavité formée par les parois intérieures de l'enveloppe 69, le tronçon conique de la tubulure 80 et les parois extérieures de l'entonnoir 71 et de la vanne 72. Pour que les gaz d'enfournement puissent être évacués du four à coke en cours de chargement à travers son trou médian 14 situé sur le même axe que les trémies extrêmes 6 et 8, l'enfourneuse comporte des moyens spéciaux comprenant un tube télescopique, une conduite 15et un dispositif de ventilation et d'épuration de gaz. Le tube télescopique comprend un tronçon immobile 24 et un tronçon immobile 25 (figures5, 13 et 14). Le tronçon immobile 24 du tube télescopique communique avec la conduite 15 d'évacuation des gaz d'enfournement vers le dispositif de ventilation et d'épuration de gaz (figure 5) et est fixé rigidement sur l'aire de travail 92 de l'enfourneuse. Le tronçon mobile 25 du tube télescopique est suspendu à des chaînes 93 par sa bride 94, les bouts opposés des chaînes étant fixés à un treuil 26.La bride 94 porte des galets de guidage 95 à l'aide desquels le tronçon mobile 25 du tube télescopique est maintenu, lors du mouvement, dans les guides 96 qui sont fixés à l'aire de travail 92. L'espace annulaire qui se forme entre les parois du tronçon mobile 25 du tube et le trou de chargement 14 du four à coke est fermé par une plaque annulaire 97 qui est fixée à l'aide des chaînes 98 au tronçon mobile 25. L'enfourneuse fonctionne de la manière suivante. Le cycle de chargement commence par l'installation de l'enfourneuse 2 au-dessous de la rangée choisie de vannes 55 de la tour à charbon (figure 7). On arrête l'enfourneuse de façon que les centres des orifices des dispositifs de réception 54 (figures9 et 10) coïncident avec les centres des vannes des silos 56 de la tour à charbon. Ensuite on met en jeu la commande 63, laquelle fait tourner le levier 58 qui ouvre la vanne 55 du silo 56 de la tour à charbon. Le charbon à coke descend, sous lteffet & pesanteur, dans les trémies 6, 7, 8 de l'enfourneuse. Le volume de charbon à coke à admettre dans chaque trémie est réglé à l'aide du doseur 54. En cas d'accrochage du charbon à coke dans le silo 56 de-la tour à charbon, l'avertisseur de descente du charbon, par le moyen de l'interrupteur 68, met en jeu les moyens (non représentés) provoquant la chute du charbon à coke. Une fois les trémies 6, 7 et 8 remplies comme prévu, on ferme la vanne 55 du silo 56 de la tour à charbon en tournant le levier 58 dans le sens opposé. Le remplissage des trémies ainsi que la mise en jeu et hors jeu des commandes peuvent être contrôlés par l'opérateur de l'enfourneuse ou bien à l'aide de moyens connus en soi. Ensuite l'enfourneuse se déplace le long de la batterie de fours vers le four dont le gateau de coke vient de sortir, et s'arrête au-dessus dudit four de façon que les centres des orifices de sortie des dispositifs de déchar gement 3 et 5 (figure 1) des trémies extrêmes 6 et 8 coincident avec les centres des trous de chargement extrêmes 9 et 10 du four à charger 1', et que le centre du dispositif de déchargement 4 de la trémie médiane 7 colncide avec le centre du troumeBan11 du four 1" dont la charge est à compléter. Alors, le tronçon mobile 25 du tube télescopique (figure 13) se situe au-dessus du centre du trou de chargement 14 du four à charger. Avant l'opéra- tion d'enfournement, on enlève les couvercles des trous de chargement 9, 10, 11 et 14. On fait descendre les tubulures télescopiques 82 et 81 des dispositifs de déchargement des trémies 6, 7, 8 sur les trous de chargement 9, 10 et Il ouverts (figures 1 et 12), et on introduit dans le trou de chargement =14 ouvert le tronçon mobile 25 du tube télescopique du moyen d'évacuation des gaz de la partie supérieure de la chambre de carbonisation. La descente du charbon à coke à partir des trémies 6, 7 et 8 ainsi que l'évacuation et le refoulement des gaz s'effectuentdemanière décrite dans l'exemple de mise en oeuvre du procédé. Avant de procéder à ces opérations, on met en marche les ventilateurs 32, 33, 39 et 49 du dispositif de ventilation et d'épuration des gaz. L'opération d'enfournement étant terminée comme décrit plus haut, on ferme les vannes 72 des dispositifs de déchargement des trémies 6, 7 et 8 (figure 12), on fait monter les tubulures télescopiques 82 et 81 des dispositifs de déchargement et le tronçon mobile 25 du tube télescopique (figure 13), et on réplace les couvercles dans les trous de chargement 9, 10, 11 et 141 après quoi l'enfourneuse revient au-dessous de la tour pour l'admission dans ses trémies d'une nouvelle portion de charbon à coke. Le cycle de fonctionnement de l'enfourneuse se termine quand celle-ci vient se placer au desspus d'une rangée moisie de vannes de la tour à charbon. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalent techniques des moyens décrits, ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre de la protection comme revéndiquée. REVENDICATIONS 1. Procédé de chargement de charbon dans les fours à coke, du type consistant à effectuer le chargement du charbon dans le four à coke à travers ses trous de chargement extrêmes avec évacuation simultanée des gaz qui s'en dégagent, à maintenir la charge de charbon ainsi introduite pendant la période de temps nécessaire pour que l'enfourneuse présente au four suivant (dans l'ordre de succession prévu) le charbon à charger dans celui-ci, et ensuite à compléter jusqu'à un volume prédéterminé la charge de charbon du four à coke mentionné en premier, à travers les trous médians de ce dernier, tout en évacuant les gaz dégagés, le chargement du four à coke jusqu'audit volume prédéterminé s'effectuant simultanément avec le chargement, à travers ses trous extrêmes, dudit four à coke suivant (dans l'ordre de succession prévu), ledit procédé étant caractérisé en ce que l'évacuation des gaz, lors du chargement du charbon à travers les trous extrêmes, s'effectue à travers les trous médians du même four, tandis que le chargement de charbon à travers les trous médians s'effectue simultanément avec l'évacuation des gaz par les trous médians du four recevant le complément de charge et avec l'amenée dans ce four d'un gaz inerte vis-à-vis du gaz de cokerie, à raison de 15 à 20 56 de la quantité totale de gaz de cokerie évacué. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé-en ce qu'on fait brûler le gaz de cokerie évacué pour utiliser ensuite ses produits de combustion en tant que gaz inerte vis-à-vis dudit gaz de cokerie. 3. Enfourneuse pour le chargement de charbon à coke dans les fours à coke conformément au procédé faisant l'obit de l'une des revendications 1 et 2 du type comprenant un châssis avec un train de roulement, des trémies pour la réception du charbon à coke, en nombre égal à celui de trous de chargement du four, fixées sur ledit châssis et comportant dans leur partie supérieure des dispositifs de réception et, dans leur partie inférieure, des dispositifs de déchargement du charbon à coke, les centres des orifices de sortie des dispositifs de déchargement des trémies extrêmes servant à charger le four étant décalés dans le sens de mouvement de l'enfourneuse, par rapport aux centres des orifices de sortie des dispositifs de déchargement des trémies médianes servant à compléter la charge d'un autre four, d'une distance égale à celle qui sépare les axes longitudinaux du four que l'on veut charger et du four dont on veut compléter la charge, ladite enfourneuse étant caractérisée en ce qu'elle comprend un moyen d'évacuation des gaz de la partie supérieure le la chambre de carbonisation du four à travers ses trous médians, ledit moyen étant disposé dans la même rangée que les trémies extrêmes, tandis que chaque trémie médiane est reliée mécaniquement à un dispositif de refoulement et audit moyen d'évacuation des gaz de la partie supérieure de la chambre de carbonisation du four à travers ses trous médians. 4. Enfourneuse selon la revendication 3, caractérisé en ce que ledit moyen d'évacuation de gaz de la partie supérieure de la chambre de carbonisation du four à travers ses trous médians comprend un dispositif de ventilation et d'épuration de gaz et communique par l'intermédiaire d'un chalumeau à gaz avec ledit dispositif de refoulement.