La présente invention concerne un procédé de fabrication de pièces en verre et a trait, plus particulièrement, à la fabrication par coulage de pièces en verre comportant des traversées métalliques destinées à conduire des courants électriques d'un coté à l'autre de la paroi en verre, ces traversées devant être scellées dans le verre de manière étanche à l'ultra-vide. Plus précisément, l'invention a pour objet un procédé de fabrication industrielle de pièces en verre, de dimensions relativement précises, permettant de réaliser des pièces entrant dans la construction de tubes à vide tel qutun pied portant} par exemple, la cathode d'un tube à rayons X. La technique de fabrication des tubes électroniques et des tubes à rayons X comporte un certain travail du matériau de l'enveloppe généralement constituée de verre. Pour les tubes électroniques de grande puissance et plus particulièrement pour les tubes à rayons X, des problèmes résultent de la nécessité de faire supporter par le verre des pièces de dimensions et de poids non négligeables et pouvant présenter des porte-à-faux importants. I1 est de plus nécessaire d'assurer avec une grande précision le positionnement de ces pièces. La fabrication de ces tubes exige donc des précautions particulières dans le travail du verre. La technique habituelle consiste à réaliser l'enveloppe du tube à partir de trois pièces fabriquées séparément. Ces trois pièces consistent en un corps central en verre de forme appropriée appelé ballon et obtenu par soufflage dans un moule. Sur ce ballon on rapporte d'un c8té le pied anode, soit en verre soit en métal, qui supporte l'anode, qu'elle soit fixe ou tournante, et de l'autre c3té le pied cathode en verre avec ses passages ou traversées métalliques permettant de tenir la cathode et d'amener le courant d'alimentation des filaments. L'assemblage des pièces de verre se fait par soudure au chalumeau. Pendant la soudure il est nécessaire de souffler dans le tube pour éviter les déformations du verre. Dans le cas d'un pied anode en verre, on souffle par le côté anode du ballon pour souder d'abord le pied cathode puis le queusot à la jonction du pied cathode et du ballon. Ce queusot permet ensuite de souffler pendant la soudure du pied anode. Daas le cas d'un pied anode métallique, on soude, à ltarc entouré d'un jet d'argon, le pied anode (soudure métal), puis l'on soude sur le ballon un premier queusot, qui permet ensuite de souffler pendant la soudure de la cathode, et un deuxième queusot à la jonction du pied cathode et du ballon.On obture ensuite-le pre- mier queusot sur le ballon en soufflant par le deuxième queusot disposé à la jonction cathode entre le pied et le ballon. Par la suite, pendant le pompage, le queusot restant sert à fixer le tube sur la pompe et au pompage des gaz. Du fait que le queusot est dans l'art antérieur, situé de manière excentrée par rapport à l'axe du tube, il en résulte un porte-à-faux notable enw tratnant des difficultés de soudure et généralement une tenue mécat nique défectueuse du queusot pendant le pompage, qui peut se casser sous effet des vibrations. Pour illustrer le procédé conforme à l'invention, çelui-ci sera décrit dans le cadre de la fabrication d'un pied cathode pour un tube radiogène à anode tournante. Dans l'art antérieur on connatt diffa, rentes méthodes de fabrication de pieds cathodes, telles que le pied "soufflé" qui est entièrement réalisé à la main, fl présente les inconvénients autre fragile mécaniquement et d'une fabrication artisanale. Ire pied "pincé" qui est réalisé en partie à la main et en partie à la machine, a pour inconvénients autre d'une hauteur importante pour être solide et d'une fabrication peu industrielle (voir Figures 1 et 2). le pied "pressé" réalisé entièrement à la machine demande une grande habileté manuelle de ltopérateur et ne permet de faire que des pièces planes et très fragiles. Le pied "fritté" qui est réalisé au moule dans un four en partant de la poudre de verre, permet une fabrication industrielle mais présente toujours des bulles aux jonctions des grains de verre ce qui risque dentratner des fuites. Aucun de oes types de pied ne permet la position centrée du queusot de pompage. Le procédé suivant l'invention permet principalement d'éviter les inconvénients des pieds de type classique ci-dessus. Il permet en effet d'obtenir en une seule opération facile et industrielle des pieds cathodes, possédant un queusot central et de géométrie appropriée aux différents types de tubes à rayons X. De plus, ce procédé permet d'obtenir des dimensions précises (+ 0,05 mm) ce qui facilite une soudure à la machine du Pied cathode sur le ballon et ,donue - ~ /une bonne tenue mécanique, une bonne résistance aux chocs thermiques et une très bonne étanchéité. Le queusot central permet de tenir mécaniquement, donc avec facilité et précision, le pied cathode pendant la soudure et de souffler par celui-ci, ce qui évite, dans le cas d'un tube à anode métallique, la fixation d'un queusot sur le ballon. le procédé de fabrication de pièces en verre de dimensions précises, avec ou sans passages conducteurs incorporés de façon étanche au vide, objet de la présente invention, consiste essentiellement : W réaliser un moule comportant une partie mtle et une partie femelle en graphite à grain fin, l'intérieur dudit moule présentant la forme et les dimensions de ladite pièce qui doit essentiellement entre au moins légèrement en pente descendante permettant la pénétration du verre chauffé à l'état visqueux dans tout son volume et un creuset également en graphite superposé à la partie supérieure du moule et eontenant la charge de verre à fondre ; à farter au noir de fumée d'un chalumeau à gaz d'hydrocarbures les surfaces dudit moule et dudit creuset destinées à entrer en contact avec le verre en écoulement ; à assembler les deux parties du moule et le creuset ainsi fartés ; à déposer la charge de verre dans le creuset ; à introduire l'ensemble ainsi composé dans un four électrique à atmosphère d'azote pour éviter la brdlure du moule et du creuset par une présence d'oxygène ; à chauffer ledit four à la température de travail du verre dans un intervalle de temps prédéterminé afin que le verre atteigne cette température avant de couler ; à maintenir cette température constante pendant un intervalle de temps nécessaire à la charge entière de couler par gravitation du creuset dans le moule, cet intervalle de temps étant fonction, d'une part, de la quantité de verre contenue dans la charge et, d'autre part, de la pente du moule et du creuset ; à refroidir graduellement, à l'intérieur du four, l'ensemble constitué par le moule, le creuset et le verre coulé à l'intérieur du moule, en respectant la courbe de recuit du verre, ctest-à-dire sans créer de tensions mécaniques dans le verre par des gradients température trop importants ; à extraire du four l'ensemble lorsqu'il atteint la température d'environ 100 degrés centigrades, et à sortir la pièce de verre solide ainsi réalisée, en désassemblant les deux parties du moule. Un autre objet de la présente invention est constitué par une pièce de verre comportant des parties essentiellement coniques, cylindriques ou plus généralement en pente descendante, réalisée au moyen du procédé suivant l'invention. L'invention a encore pour objet un pied de cathode pour tube à vide, tel qu'un tube radiogène, comportant des parties essentiellement coniques ainsi qu'un queusot central essentiellement cylindrique et des passages conducteurs métalliques incorporés dans le verre permettant, d'une part, l'amenée de l'énergie électrique à cette électrode et, d'autre part, la fixation précise de celle-ci sur ces passages. L'invention sera mieux comprise et d'autres de ses caractéristiques et avantages apparaitront de la description qui suit et des dessins annexés s'y rapportant, sur lesquels les Figures 1 et 2 représentent respectivement une coupe en élévation et une vue en plan d'un pied cathode obtenu par pincement du verre autour des passages métalliques selon l'art antérieur la Figure 3 représente une coupe en élévation d'un pied cathode obtenu par soufflage selon l'art antérieur la Figure 4 illustre en élévation un tube radiogène de ltart antérieur avec le queusot de soufflage et de pompage rapporté de façon excentrée sur la jonction du pied cathode au ballon ;; la Figure 5 représente une vue en plan du pied cathode obtenu par le procédé conforme à l'invention la Figure 6 représente une coupe selon ML de la Figure 5 la Figure 7 une coupe axiale en élévation d'un ensemble moulecreuset suivant l'invention adapté à la réalisation d'un pied cathode selon les Figures 5 et 6 la Figure 8 est une vue en plan de la partie m6le du moule et la Figure 9 est une vue du dessous de la partie femelle du moule. Sur les Figures 1 et 2 on a représenté en 1 un tronçon cylindrique d'un manchon de verre faisant partie du pied cathode du type "pIncé", Il comprend en outre un élargissement ou évasement 2 dans sa partie inférieure et trois passages métalliques 4, 5 et 6 scellés dans le verre par le pincement de la partie supérieure du manchon 1. La partie pincée 3, qui est ici de section rectangulaire, est réali- sée en chauffant à la flamme la partie supérieure du manchon cylindrique jusqu'd la température de ramollissement du verre et en enserrant ensuite entre deux maehoires d'une pince la partie ramollie. les trois passages 5, 4 et G sont destinés respectivement à la fixation et à l'alimentation de la cathode en très haute tension et en courant de chauffage du filament. La Figure 3 montre un pied cathode du type soufflé" comprenant un manchon cylindrique 1, un évasement 2, une partie plate 7 pressée, un passage de fixation 8 de la cathode et un passage 4 pour le chauffage du filament. Ces passages sont posés avant le pressage du pied dans des trous réalisés à cet effet dans le moule. Le pied de la Figure 3 comporte en outre un queusot 9 qui comprend une partie axiale et un coude 10, ce dernier lui permettant de déboucher dans l'enveloppe du tube au niveau du manchon 1. Un tel agencement du pied présente 11 inconvénient autre très peu rigide et de casser très souvent au niveau de la jonction du coude 10 avec le manchon t, lorsque le tube assemblé est soutenu sur un dispositif de pompage à vide par son queusot 9. La Figure 4 illustre partiellement en coupe un tube radiogène assemblé comportant un pied cathode Il "pincé" (voir Figure 1). le tube représenté comprend en outre un ballon 12 en verre, un pied anode 13 portant un rotor 14 ainsi qu'une anode 15 rotative en forme de disque. Le pied cathode 11 porte un chapeau de protection 16, une plaque 17 permettant de localiser le filament (non visible) en regard de la piste focale sur l'anode 15 et un capuchon 18 pour protéger le filament. Un queusot 9 est rapporté à la jonction du pied cathode Il avec le ballon 12, ce qui résulte, surtout pour les tubes à anqdes de grand diamètre, en des porte-à-9aux importants entraînant des cassures fréquentes du queusot lors du pompage ou de la manipulation du tube. les Figures 5 et 6 sont respectivement une vue en plan une coupe partielle en élévation d'un pied cathode "coulé" conformément au procédé suivant l'invention. Il comprend trois passages métalliques 4, 5, 6 disposés symétriquement par rapport à son axe, pour l'alimentation de la cathode ainsi qu'un passage central 8 pour supporter cette dernière. les passages 4, 5, 6 sont scellés dans des lon- gueurs prédéterminées de verre 20, 21, 22 réunies ensemble pour former un pont à trois branches 23 à la Jonction desquelles est scellé le passage central 8 situé dans l'axe du pied. Au-dessous du pont 23 et coaxiaiement avec le pied se trouve le queusot 9. les portions verticales de scellement 20 à 22 des passages 4 à 6 sont solidaires d'une portion circulaire plane 24 qui termine par une jupe conique 25.L'épaisseur de toutes parties peut & re rigoureu serment contrôlée à + 0,1 mm près gråce au coulage par gravitation dans un moule en graphite conformément à l'invention, ce qui n'est pas le cas pour les pieds de l'art antérieur "pincés", "soufflés" ou "frittés". le queusot coaxial 9 peut également avoir une épaisseur voulue do façon à permettre la fixation du tube assemblé sur une pompe à vide sans risque de cassure. La Figure 7 représente une coupe axiale éclatée en élévation d'un ensemble moule-creuset permettant la réalisation d'un pied cathode décrit ci-dessus avec référence aux Figures 5 et 6. Les Figures 8 et 9 représentent respectivement une vue en plan de la partie maie et une vue du dessous de la partie femelle du moule. Sur les Figures 7 à 9 on a désigné par 30 la partie inférieure ou maie o et par 40 la partie supérieure ou femelle du moule en graphite suivant l'invention La partie mSle du moule comprend : une surface annulaire plane 31 munie de rainures radiales d'évacuation du gaz 32, une surface conique montante 33 terminée par un plateau central 34 essentiellement plat, des trous cylindriques 35 symétriques par rapport à son axe et de profondeur prédéterminée débouchant sur le plateau central 34 et permettant 11 insertion des passages métalliques 4 à 6 (Figure 6) à sceller dans la masse de verre et un trou central légèrement conique vers le bas 36 pour former la surface extérieure du queusot axial 9 (Figure 6).Au fond du trou conique central 36 on a pratiqué un trou cylindrique 37 de diamètre inférieur à celui du trou conique 36, permettant l'insertion d'un noyau cylindrique 38 en graphite pour former la surface intérieure du queusot tubulaire 9 (Figure 6). Les rebords 39 entourant la surface annulaire plane 31 permettent de positionner la partie femelle du moule 40 avec précision sur la partie maie 30. La partie femelle 40 comporte à cet effet une échancrure circulaire 41 sur son bord inférieur et elle repose par sa face inférieure plane 42 sur la surface annulaire 31 de la partie mâle 30.La partie femelle 40 comporte en outre une surface évidée conique 43 avec la mOme conicité que la surface 33 et qui est de ce fait paral lèle et située à une distance correspondant à l'épaisseur de la jupe 25 du pied des Figures 5 et 6 par rapport à cette surface 33. La partie femelle 40 du moule comporte encore une surface centrale plane 44 terminant la surface conique 43, cette surface 44 est parallèle à la surface plane 34 de la partie maie 30. Dans la partie supérieure de la partie femelle 40 on a pratiqué un évidement cylindrique 50, coaxial avec le moule et présentant un fond conique descendant 5t, qui constitue le creuset destiné à contenir la charge de verre en forme de bagues, de baguettes ou de verre pilé. Le creuset 50 communique avec l'espace entre les surfaces conique 33 et 43 et planes 34 et 44 par l'intermédiaire d'un trou central 45 permettant le scellement du passage central de fixation 8 (Figure 6) dans le verre, et de trois rainures verticales 46 s 'élargissant légèrement vers le bas pour permettre le démoulage aisé de la pièce coulée.Ces trois rainures 46 permettent le scellement des trois passages 4 à 6 traversant la paroi de verre sur une longueur importante ; à cet effet la partie femelle 40, est assemblée avec la partie maie 30 de façon que les rainures 46 soient en regard des trous 35 contenant ces passages. le trou central cylindrique 45 comporte dans sa partie infé rieure un élargissement cylindrique 47 permettant l'insertion de la partie supérieure du noyau 38. Pour positionner avec précision le passage de fixation central 8, d'une part, la partie supérieure du noyau comporte un trou 48 de petite profondeur et, d'autre part, un chapeau 49 en graphite est enfilé sur ce passage 8, la partie inférieure 52 du chapeau 49 s' insérant dans le trou central 45 et son bord 53 reposant sur le fond 51 du creuset 50, L'ensemble moule,creuset,noyau et chapeau est réalisé par usinage de pièces de graphite à grain fin (du type CWA). n est possible, d'autre part, de réaliser des pièces de verre de forme quelconque pourvu que pratiquement la plupart des surfaces soient à pente descendante et que les parties coulées à l'intérieur de la partie maio d moule stdlargisssent vers le haut pendant que les parties formées à l'intérieur de la partie femelle s' élargissent vers le bas afin de permettre un démoulage aisé des pièces coulées. les parties de pièces de verre formées par les surfaces en regard des deux parties maie et femelle du moule peuvent entre d'épaisseurs variables. Le procédé de fabrication des pièces de verre objet de l'invention consiste donc d'abord à concevoir un moule en graphite dont les formes intérieures déterminant les formes de pièces, permettent un désassemblage aisé. Ensuite il est essentiel de farter au noir de fumée, à l'aide d'un chalumeau à gaz de ville, naturel (propane, butane) ou à acéthylène, les surfaces devant entrer en contact avec le verre de la partie mâle, du noyau (entier-), de la partie femelle, du creuset (au moins le fond conique). La partie maie 30 étant posée sur un plan horizontal, on enfile les passages métalliques 4 à 6 dans les trous 35.Puis on pose le noyau 38 dans le trou 37 de la partie maie, et la partie femelle 40, avec son creuset 50, sur la partie mtle,de façon que les passages 4 à 6 se trouvent situés à distances égales des parois latérales des rainures verticales 46. On insère ensuite le passage central 8 au milieu du trou 45, pour que son extrémité inférieure tombe dans le trou -48 du noyau 38 et que la partie inférieure 52 du chapeau 49, préalablement enfilée sur ce passage 8, s'insère dans le trou 45. Les passages métalliques 4, 5, 6 et 8 sont, par exemple, en molybdène avec une surface oxydée de façon classique afin de permettre une liaison intime entre le verre et cette surface. Ensuite, il y a lieu de préparer la charge de verre pcs6 avec une précision à + 0,5 grammes environ, car une charge trop importante emp8cherait le démoulage de la pièce, et une charge trop faible raccourcirait inadment la longueur du scellement des passages pouvant entraîner des défauts de rigidité mécanique et, dans des cas extrêmes, de 11 étanchéité du tube. Il est donc important de prévoir une hauteur de moule supérieure d environ 5 millimètre s à la hauteur de la pièce à fabriquer. Il est à remarquer, par ailleurs, qu il est avantageux d'cnfi- ler sur les passages métalliques 4, 5, 6 et 8 de minces tubes de verre après les avoir insérés dans les trous 35. La charge de verre étant disposée dans le creuset 50, sous forme de bague par exemple, les moules assemblés sont insérés dans un but à atmosphère contr8lée (non représenté), qui peut dtre constitué par un four à cornue dans lequel on dispose un certain nombre de moules c8te-à-cEte Après la pose des moules dans le four, oeluici est purgé à l'azote (pendant 10 minutes environ avec un débit de 10 litres par minutes), après la fermeture de la porte,pour évacuer ltoxygène qui brdlerait les moules en graphite et amènerait une oxydation trop importante des passages en molybdène. Il est à remarquer qutun tel four peut être chauffé soit par effet de Joule (résistif) ou par induction, les moules étant en graphite conducteur. On monte le four à la température de travail du verre (ce qui pour le verre utilisé avec des passages en molybdène, du type SOVIRES S 750.01 (nô), par exemple, est à 990 degrés centigrades) de manière rapide, c'est-à-dire en 30 minutes environ de manière que le verre ait atteint sa température de travail (ramollissement) avant de couler dans le moule. Loraque la montée en température de l'ensemble n'est pas assez rapide, une partie du verre commence à couler tandis que l'autre partie reste dans le creuset en enfermant des bulles de gaz entre le verre et les parois du creuset, ce qui peut donner naissance à des surfaces défectueuses dans la pièce coulée. Ensuite il est nécessaire de maintenir le four à la température de travail du verre jusqu'd ce que la charge entière soit transférée par gravitation du creuset 50 au moule. Cet intervalle de temps se situe aux environs d'une demi-heure à une heure et demie en fonction de la taille et de la pente minimale de la pièce. 11 faut veil- ler à ne pas dépasser le temps nécessaire à la coulée, car un tel dépassement peut entratnir un noircissement du verre par réduction des oxydes de celui-ci et par diffusion du fart dans le verre. Lorsque toute la charge de verre a coulé par gravitation dans le moule, il est nécessaire de refroidir l'ensemble à l'intérieur du four uniformément et très graduellement jusqu'd la température de recuit afin de ne pas créer des tensions mécaniques internes dans la pièce de verre qui sue solidife, tensions qui résulteraient de gradients de température trop importants entre différentes parties voisines de la pièce. Un tel refroidissement respectant la courbe de recuit du verre est constitué par une descente essentiellement linéaire depuis environ 1000 jusqu'à 100 degrés centigrades entre une heure et demie et deux heures suivant l'importance de la pièce. En utilisant le procédé suivant l'invention, contrairement aux autres procédés de l'art antérieur mentionnés précédemment, il ntest donc pas nécessaire de recuire au four la pièce obtenue au moyen de celui-ci, car elle est exempte de tensions internes. De plus,les passages métalliques ne sont que très peu oxyde's, ce qui évite un décapage prolongé qui réduit les diamètres de ceux-ci. Il en résulte une meilleure rigidité mécanique des passages et les pièces qui seront supportées par ceux-ci auront une meilleure tenue. La présente invention peut entre avantageusement utilisée pour fabriquer des pieds cathodes pour tubes à vide et toute autre pièce en verre avec ou sans traversées métalliques. - REVENDICATIONS t - Procédé de fabrication de pièces en verre de dimensions précises, avec ou sans passages conducteurs incorporés à ladite pièce de façon étanche au vide, caractérisé par le fait qu1il consiste successivement - à réaliser un moule comportant une partie inférieure ou mâle et supérieure ou femelle en un graphite réfractaire à grain fin, irin térieur dudit moule résultant de l'assemblage des deux parties constituantes présentant essentiellement la forme et les dimensions de ladite pièce qui doit essentiellement se composer de parties en pente au moins légèrement descendante pour permettre la pénétra tion du verre chauffé à 1' étant visqueux dans s tout le volume du moule;; - à réaliser un creuset, également en graphite, comportant un fond à pente descendante et une ouverture dans ce fond pour communiquer avec ledit moule à la partie supérieure duquel il est superposé, ledit creuset étant destiné à contenir la charge de verre à fondre - à farter au noir de fumée d'un chalumeau à gaz d'hydrocarbures toutes les surfaces desdits moule et creuset devant entrer en contact avec le verre en écoulement - à assembler les deux parties du moule et le creuset ainsi fartés - à déposer la charge de verre préalablement pesée avec précision dans ledit creuset - à introduire l'ensemble creuset, moule et charge de verre ainsi obtenu dans un four à atmosphère contrôlée - à purger le four à l'azote pour éviter la brdlure du moule et du creuset en graphite par de l'oxyde ainsi que l'oxydation exagérée desdits passages conducteurs - à monter le four contenant essentiellement une atmosphère d'azote rapidement à la température de travail du verre dans un premier intervalle de temps déterminé de manière que tout le verre atteigne cette température avant de couler - à maintenir cette température du four constante uniquement pendant un second intervalle de temps nécessaire à la charge entière pour couler par gravitation du creuset dans le moule, ledit second intervalle étant, d'une part fonction de la quantité de verre contenue dans la charge et, d'autre part, des pentes du moule et du fond du creuset - à refroidir graduellement et de manière contrôlée l'ensemble constitué par le moule, le creuset et le verre coulé, à l'intérieur du four pendant un troisième intervalle de temps qui tient compte de la courbe de recuit du verre, c'est--à-dire sans créer des tensions mécaniques dans le verre par des gradients de température trop im portants - à extraire le moule aveo son creuset du four lorsqu'il a atteint une température d'environ 100 degrés centigrades et à sortir la pièce de verre ainsi réalisée en désassemblant les deux parties du moule. 2 - Procédé suivant la revendication t, pour la fabrication de pièces en verre contenant des passages conducteurs métalliques scellés dans le verre, caractérisé par le fait que l'on pratique dans la partie intérieure du moule, lors de la réalisation de celuici, des ouvertures pour tenir lesdits passages essentiellement verticalement et dans la partie supérieure du moule des espaces entourant lesdits passages pour permettre au verre coule de les entourer sur des longueurs prédéterminées suffisantes pour la rigidité mécanique et l'étanchéité au vide du scellement des passages dans le verre. 3 - Procédé suivant l1une quelcoique des revandications précé dentes, caractérisé par le fait que ledit premier intervalle de temps se situe entre 25 et 45 minutes, par le fait que ledit second intervalle de temps se situe entre 45 minutes et 2 heures, et par le fait que ledit troisième intervalle de temps se situe entre 1 heure 15 minutes et 1 heure 50 minutes. 4 - Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, comportant un four électrique à atmosphère contrôlée chauffé par résistance ou par induction, au moins un moule pour mouler le verre à l'étant visqueux et un creuset pour contenir la charge de verre, caractérisé par le fait que ledit moule est réalisé en graphite à grain fin et comporte une partie inférieure ou mâle (3o) dont la face supérieure est essentiellement en pente descendante et détermine la forme de la face inférieure de la pièce de verre coulée, les espaces contenus à l'intérieur de la partie mâle (30) pour former les parties saillantes de la pièce en verre stélargissant vers le haut ; et une partie supérieure ou femelle (40) superposée à ladite partie mâle i30) et s'em- boitant avec cette dernière, la face inférieure de ladite partie femelle (40) étant essentiellement en pente descendante et déterminant la forme de la face supérieure de la pièce en verre coulée, les espaces contenus à l'intérieur de la partie femelle (40) pour former des parties saillantes de la pièce en verre stélargissant vers le bas, la partie femelle (40) communicant par une ouverture avec ledit creuset ; et par le fait que ledit creuset (50) comporte un fond (51) en pente descendante et une ouverture pour communiquer avec ladite partie femelle (40) à laquelle il est superposé, permettant ainsi le démoulage aisé de la pièoe coulée. 5 - Dispositif suivant la revendication 4, caractérisé par le fait que ladite partie femelle (40) et ledit creuset (so) sont réalisés en un morceau unique de graphite. 6 - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 4 et 5, destiné à fabriquer des pieds de support pour électrodes de tubes électroniques, ledit pied comportant des passages métalliques incorporés permettant, d'une part, la fixation desdites électrodes et, d'autre part, leur alimentation en énergie électrique, caractérisé par le fait que ladite partie maie (30) comporte des trous allongés (35) pour tenir fermement lesdits passages (4, 5, 6) et que ladite partie femelle (40) comporte en regard de ces trous (35) des espaces allongés (46) entourant lesdits passages (4, 5, 6, 8) sur des longueurs prédéterminées afin que la longueur du scellement verre métal soit suffisante pour la rigidité mécanique et 1' étan- chéité, lesdits espaces (46) St élargissant vers le bas. 7 - Dispositif suivant la revendication 6, caractérisé par le fait que ladite partie maie (30) comporte en outre un trou tronconique central (36) s'élargissant vers le haut et dont le centre est rempli par un noyau (38) également en graphite, formant ainsi un espace tubulaire destiné d former; le queusot de pompage du tube. 8 - Pied de verre pour supporter une ou plusieurs électrodes d'un tube électronique, comportant des passages (4, 5, 6, 8) conducteurs métalliques scellés dans le verre réalisé par la mise en oeuvre du procédé suivant ltune quelconque des revendications 2 et 3 en utilisant des dispositifs suivant l'une quelconque des revendications 4 à 7, caractérisé par le fait qu'il comporte un corps au moins légèrement conique (25) et des parties saillantes (20, 21, 23) en verre dans lesquelles lesdits passages (4, 5, 6, 8) sont scellés de façon étanche et rigide sur des longueurs prédéterminées. 9 - Pied de support suivant la revendication 8, caractérisé par le fait qutil comporte, en outre, un queusot central (9) de pompage ayant une surface extérieure tronconique, parallèle auxdits passages (4 à 6) et réalisé simultanément avec les autres éléments en verre. 10 - Pièces de verre caractérisées par le fait quelles ont été obtenues au moins partiellement selon un procédé décrit par l'une quelconque des revendications j à 3.