L’invention concerne un navire (3) pour le transport d’un fluide froid, le navire (3) comprenant : une structure porteuse comprenant une coque s’étendant selon une direction longitudinale et au moins un cofferdam transversal (9) subdivisant la coque en plusieurs segments, le ou chaque cofferdam transversal (9) comportant une paire de cloisons transversales (7, 8) délimitant un espace interne du cofferdam transversal (9) et une paroi supérieure fermant ledit espace interne, au moins une cuve étanche et thermiquement isolante (4) disposée dans un segment de la coque adjacent audit cofferdam transversal (9), une installation de gestion de gaz pour gérer une atmosphère gazeuse dans l’espace interne du cofferdam transversal (9). Figure pour l’abrégé : Fig. 2 Navire pour le transport d’un fluide froid L’invention se rapporte au domaine des navires de transport d’un fluide froid. En particulier, l’invention se rapporte au domaine des navires comportant des cuves étanches et thermiquement isolantes pour le transport d’un gaz liquéfié, notamment du GNL. Arrière-plan technologique Le gaz naturel liquéfié est stocké dans des cuves étanches et thermiquement isolantes, dans un état d’équilibre diphasique liquide/vapeur, à des températures cryogéniques, notamment le Gaz Naturel Liquéfié (GNL) est à environ -162°C à pression atmosphérique. La cuve peut être réalisée selon différentes techniques, notamment sous la forme d’une cuve intégrée à membrane ou d’une cuve autoporteuse. Les barrières d’isolation thermique des cuves de stockage de gaz naturel liquéfié et les compartiments adjacents sont le siège d’un flux thermique tendant à réchauffer le contenu des cuves, ce qui se traduit par une évaporation du gaz naturel liquéfié. Le gaz issu de l’évaporation naturelle est généralement utilisé pour alimenter un organe consommateur de gaz, afin de le valoriser. Ainsi, sur un navire méthanier, le gaz évaporé est utilisé pour alimenter le groupe motopropulseur permettant de propulser le navire. Toutefois, si une telle pratique permet de valoriser le gaz issu de l’évaporation naturelle dans les cuves, elle ne permet pas de diminuer sa quantité. En outre, il est fréquent que le GNL contenu dans les cuves soit destiné à être transporté et non à être consommé par le navire. Ainsi, le taux d’évaporation, appelé couramment « Boil-Off Rate » (BOR) du liquide contenu dans la cuve est une problématique importante entrainant notamment une perte d’une partie de la cargaison. On connait plusieurs solutions permettant de diminuer le BOR ou de recycler le gaz évaporé dans une cuve contenant du GNL, notamment : des dispositifs de re-liquéfaction via un échangeur de chaleur permettant de condenser le gaz issu de l’évaporation naturelle ; augmenter l’épaisseur de l’isolation dans la cuve ; ou utiliser des matériaux davantage performants thermiquement. Cependant, ces solutions arrivent à saturation et ne permettent plus d’obtenir un rapport performances / coût favorable. De plus, modifier une cuve destinée à recevoir du GNL est compliqué et couteux. Résumé Une idée à la base de l’invention est de fournir un navire dont la température puisse être abaissée dans l’espace interne d’un cofferdam transversal afin de réduire les flux thermiques entre cet espace interne et une cuve adjacente et donc le taux d’évaporation dans la cuves contenant du liquide froid. Un objectif est par exemple de diminuer le BOR 5 % ou 6 %. Une idée à la base de l’invention est de réduire les flux thermiques entre des espaces creux du navire adjacent aux cuves de stockage de GNL et l’environnement extérieur, notamment les eaux de ballast et l’air atmosphérique, par exemple réduire les flux thermiques transitant par la périphérie des cofferdams. Une autre idée à la base de l’invention est de gérer l’atmosphère gazeuse dans les cofferdams d’un navire. Une autre idée à la base de l’invention est de diminuer la température dans les cofferdams afin de diminuer le BOR dans les cuves stockant le GNL. Une autre idée à la base de l’invention est d’obtenir une température d’équilibre dans les cofferdams, par exemple -15 degrés Celsius (°C) ou -25 °C, tout en préservant son intégrité. La diminution de la température dans les espaces creux du navire et notamment les cofferdams entraîne des risques d’apparitions de givre dans l’espace interne du cofferdam, notamment sur les parois ou dans l’isolation. Ce risque est notamment dû à l’humidité présente dans l’atmosphère ambiante. Cette création de givre présente des risques de détérioration des performances thermiques de l’isolation et des risques de corrosion des parois du cofferdam. L’invention propose ainsi d’intégrer une installation de gestion de gaz pour gérer une atmosphère gazeuse dans un espace creux du navire tel que les cofferdams pour résoudre les problèmes techniques présentés. Définitions : Le terme « fluide » inclut les liquides et les gaz. Le terme « froid » ou « cryogénique » est défini comme étant une basse température, par exemple des températures négatives (en °C) telle que – 50 °C ou – 162 °C. Le terme « cofferdam » est défini comme étant un espace creux de séparation dans un navire adjacent à au moins une cuve, il peut également être nommé « batardeau » ou « maille sèche ». Le terme « vanne » désigne une vanne ou une soupape. Selon un mode de réalisation, l’invention fournit un navire pour le transport d’un fluide froid, le navire comprenant : une structure porteuse comprenant une coque s’étendant selon une direction longitudinale et au moins un cofferdam transversal subdivisant la coque en plusieurs segments, le ou chaque cofferdam transversal comportant une paire de cloisons transversales délimitant un espace interne du cofferdam transversal et une paroi supérieure fermant ledit espace interne, au moins une cuve étanche et thermiquement isolante disposée dans un segment de la coque adjacent audit cofferdam transversal, une installation de gestion de gaz pour gérer une atmosphère gazeuse dans l’espace interne du cofferdam transversal, dans lequel l’installation de gestion de gaz comprend : un conduit d’alimentation d’air sec comprenant une première extrémité située à l’extérieur du cofferdam transversal et raccordée à un générateur d’air sec fournissant de l’air sec, et une deuxième extrémité débouchant dans l’espace interne du cofferdam transversal, une vanne d’admission montée sur le conduit d’alimentation d’air sec, un conduit d’évacuation de gaz comprenant une première extrémité débouchant dans l’espace interne du cofferdam transversal et une deuxième extrémité débouchant à l’extérieur du navire, une vanne d’évacuation montée sur le conduit d’évacuation de gaz, la vanne d’évacuation étant configurée pour s’ouvrir lorsqu’une pression relative dans l’espace interne devient supérieure à une première valeur seuil, un capteur de pression configuré pour détecter une pression relative dans l’espace interne du cofferdam transversal, un régulateur de pression connecté au capteur de pression et à la vanne d’admission, le régulateur de pression étant configuré pour : ouvrir la vanne d’admission lorsque la pression relative dans l’espace interne devient inférieure à une deuxième valeur seuil, la deuxième valeur seuil étant une valeur positive inférieure à la première valeur seuil. Grâce à ces caractéristiques, la pression de l’atmosphère gazeuse dans l’espace interne du cofferdam transversal est régulée de manière à rester supérieure à la pression ambiante, de sorte qu’une entrée spontanée d’air ambiant et d’humidité est empêchée. Ces caractéristiques permettent notamment de prévenir la détérioration due à la corrosion des différents éléments situées dans l’espace interne du cofferdam transversal. En outre, l’installation de gestion de gaz permet de maintenir la pression relative dans une plage positive comprise entre la deuxième valeur seuil et la première valeur seuil malgré les variations de température dans l’espace interne et les variations de la pression ambiante. Grâce à la première valeur seuil, il est possible de limiter la pression qui sera exercée sur la paire de cloisons transversales et la paroi supérieure du cofferdam transversal. Selon des modes de réalisation, un tel navire peut comporter une ou plusieurs des caractéristiques suivantes. Selon un mode de réalisation, le régulateur de pression est configuré en outre pour : fermer la vanne d’admission lorsque la pression dans l’espace interne devient supérieure à une troisième valeur seuil comprise entre la deuxième valeur seuil et la première valeur seuil. Grâce à ces caractéristiques d’hystérèse, le fonctionnement de la vanne d’admission est optimisé et permet également d'éviter de trop nombreuses ouverture ou fermeture de la vanne d’admission qui pourrait entrainer une usure précoce du matériel. Selon un mode de réalisation, une différence entre la troisième valeur seuil et la deuxième valeur seuil est inférieure à 2 kPa (kilopascal) (20 mbarg). Selon un mode de réalisation, une différence entre la troisième valeur seuil et la deuxième valeur seuil est comprise entre à 0,5 kPa et 1,5 kPa, par exemple une différence de 1 kPa. Selon un mode de réalisation, le régulateur de pression est connecté en outre à la vanne d’évacuation, le régulateur de pression est configuré en outre pour : ouvrir la vanne d’évacuation lorsque la pression dans l’espace interne devient supérieure à la première valeur seuil. Grâce à ces caractéristiques, la programmation et la gestion des paramètres d’ouverture et de fermeture de la vanne d’admission et de la vanne d’évacuation de l’installation de gestion de gaz sont facilitées et peuvent être gérées de manière centralisée. Selon un mode de réalisation, le régulateur de pression est configuré en outre pour : fermer la vanne d’évacuation lorsque la pression dans l’espace interne devient inférieure à une quatrième valeur seuil comprise entre la première valeur seuil et la deuxième valeur seuil. Grâce à ces caractéristiques d’hystérèse, le fonctionnement de la vanne d’évacuation est optimisé et permet également d'éviter de trop nombreuses ouverture ou fermeture de la vanne d’évacuation qui pourrait entrainer une usure précoce du matériel. Selon un mode de réalisation, une différence entre la quatrième valeur seuil et la première valeur seuil est inférieure à 2 kPa (20 mbarg). Selon un mode de réalisation, une différence entre la quatrième valeur seuil et la première valeur seuil est comprise entre à 0,5 kPa et 1,5 kPa, par exemple une différence de 1 kPa. Selon un autre mode de réalisation, la vanne d’évacuation est une vanne d’évacuation à ouverture et fermeture mécanique configurée pour : s’ouvrir lorsqu’une pression relative dans l’espace interne devient supérieure à la première valeur seuil. Selon un mode de réalisation, la vanne d’évacuation est configurée pour : se fermer lorsque la pression dans l’espace interne du cofferdam transversal devient inférieure à une quatrième valeur seuil comprise entre la première valeur seuil et la deuxième valeur seuil. Selon un mode de réalisation la vanne d’évacuation est choisie parmi, une vanne à boisseau, une vanne à pointeau, une vanne papillon, une vanne guillotine, une vanne à clapet, une vanne à clapet anti-retour, une vanne à piston, une vanne à membrane, une vanne de décharge de pression de vide à grande vitesse, une vanne de sûreté, une vanne de sûreté à ressort ou clapet. Selon un mode de réalisation, la deuxième valeur seuil est comprise entre 1kPa (10 mbarg) et 10 kPa (100 mbarg), préférentiellement entre 2kPa (20 mbarg) et 5 kPa (50 mbarg). Selon un mode de réalisation, la deuxième valeur seuil est 2kPa ou 5 kPa. Selon un mode de réalisation, la première valeur seuil est comprise entre 12 kPa (120 mbarg) et 18 kPa (180 mbarg), préférentiellement entre 13 kPa (130 mbarg) et 15 kPa (150 mbarg). Selon un mode de réalisation, la première valeur seuil est 14 kPa (140 mbarg). Selon un mode de réalisation, l’installation de gestion de gaz comprend en outre une vanne de prélèvement de gaz, la vanne de prélèvement de gaz étant montée sur le conduit d’évacuation de gaz, en amont de la vanne d’évacuation afin de permettre un prélèvement d’un volume de gaz venant de l’espace interne du cofferdam transversal. Grâce à ces caractéristiques, il est possible de prélever un volume de gaz dans l’espace interne du cofferdam transversal facilement, c’est-à-dire sans entrer dans l’espace interne du cofferdam transversal ou sans devoir prélever un échantillon de gaz au niveau de la deuxième extrémité du conduit d’évacuation qui n’est pas toujours facilement accessible. En outre cela permet de réaliser un prélèvement de gaz sans intervenir sur la vanne d’évacuation et donc sans perturber son fonctionnement. Selon un mode de réalisation, la paire de cloisons transversales est fabriquée dans une nuance d’acier choisie parmi le grade D, le grade E, le grade DH et/ou le grade EH. Une nuance d’acier de grade D et/ou de grade E est préférée. Selon un mode de réalisation, la paire de cloisons transversale présente une épaisseur supérieure ou égale à 10 mm, par exemple une épaisseur comprise entre 10 mm et 50 mm, préférentiellement une épaisseur comprise entre 15 mm et 20 mm. Selon un mode de réalisation, les parois longitudinales du cofferdam sont fabriquées dans une nuance d’acier choisie parmi le grade D, le grade E, le grade DH et/ou le grade EH. Une nuance d’acier de grade D et/ou de grade E est préférée. Selon un mode de réalisation, les parois longitudinales du cofferdam présentent une épaisseur supérieure ou égale à 10 mm, par exemple une épaisseur comprise entre 10 mm et 50 mm, préférentiellement une épaisseur comprise entre 15 mm et 20 mm. Les caractéristiques spécifiques des nuances d’aciers indiquées sont détaillées dans la norme International Gas Code. Grâce à ces caractéristiques, il est possible d’atteindre des températures inférieures à -15 °C et/ou -25 °C dans l’espace interne du cofferdam transversal sans détériorer la paire de cloisons transversales. Selon un mode de réalisation, le cofferdam transversal comprend un isolant thermique située dans l’espace interne du cofferdam transversal, l’isolant thermique étant de préférence fixé sur des parois longitudinales du cofferdam transversal incluant la paroi supérieure et une portion de la coque interne. Grâce à ces caractéristiques, l’installation de gestion de gaz permet le maintien de l’isolant thermique à l’état sec. Ainsi, l’isolant thermique n’est pas détérioré par l’humidité ni gorgé d’eau. Les propriétés thermiques de l’isolant thermique sont donc conservées de manière optimale. Selon un mode de réalisation, lorsque le cofferdam transversal est adjacent à une unique cuve, l’isolant thermique recouvre en outre la cloison de la paire de cloisons qui est la plus éloignée de ladite cuve. Selon un mode de réalisation, l’isolant thermique est une laine de verre thermiquement isolante recouverte sur une face externe par une feuille métallique ou une mousse thermiquement isolante. De manière préféré, l’isolant thermique est la laine de verre thermiquement isolante recouverte sur une face externe par une feuille métallique, par exemple une couche d’aluminium. Selon un mode de réalisation, la mousse thermiquement isolante est une mousse polyuréthane (PUF). Selon un mode de réalisation, la densité de la laine de verre thermiquement isolante est comprise entre 20 kg/m 3 et 60 kg/m 3 , préférentiellement la densité est de 22 kg/m 3 . Selon un mode de réalisation, la densité de la mousse thermiquement isolante est comprise entre 20 kg/m 3 et 80 kg/m 3 , préférentiellement la densité est de 50 kg/m 3 . Grâce à ces caractéristiques, les déperditions thermiques sont diminuées et donc la gestion de l’atmosphère gazeux dans l’espace interne du cofferdam transversal est facilité. Selon un mode de réalisation, l’épaisseur de la laine de verre thermiquement isolante est comprise entre 100 mm et 400 mm, préférentiellement entre 200 mm et 350 mm, par exemple 200 mm. Selon un mode de réalisation, l’épaisseur de la mousse thermiquement isolante est comprise entre 100 mm et 400 mm, préférentiellement entre 200 mm et 350 mm, par exemple 200 mm. Grâce à ces caractéristiques, il est possible d’atteindre des températures inférieures à -15 °C et/ou -25 °C dans l’espace interne du cofferdam transversal. Selon un mode de réalisation, le conduit d’alimentation en air sec traverse la paroi supérieure. Selon un mode de réalisation, la deuxième extrémité du conduit d’alimentation d’air sec débouche à proximité d’une paroi de fond du cofferdam transversal. Selon un mode de réalisation, le conduit d’évacuation de gaz traverse la paroi supérieure. Selon un mode de réalisation, la première extrémité du conduit d’évacuation de gaz est située à proximité de la paroi supérieure. Grâce à ces caractéristiques, l’air sec envoyé dans l’espace interne du cofferdam transversal permet d’évacuer plus efficacement le gaz situé dans l’espace interne du cofferdam transversal via le conduit d’évacuation. Selon un mode de réalisation, le conduit d’alimentation en air sec et le conduit d’évacuation de gaz sont fabriqués en acier ou autre matériau choisi parmi l’acier : inoxydable, de grade D, de grade E, de grade DH et/ou de garde EH. Selon un mode de réalisation, un taux d’humidité dans l’espace interne du cofferdam transversal est maintenu inférieur à 25 %, par exemple inférieure à 15% et préférentiellement inférieure à 5 %. Selon un mode de réalisation, le taux d’humidité dans l’espace interne du cofferdam transversal est proche de 0 %. Grâce à ces caractéristiques, la création de givre sur l’isolation thermique ou sur les parois du cofferdam est limitée. En conséquence, les risques de détérioration des performances thermiques de l’isolation ou les risques de corrosion des parois du cofferdam sont fortement diminués. Selon un mode de réalisation, l’air sec a une température de point de rosée inférieure à -15 °C, préférentiellement une température inférieure à -20 °C, par exemple une température comprise entre -20° C et -40° C ou -25 °C et -30 °C. Selon un mode de réalisation, le capteur de pression est un capteur de pression piézorésistif mesurant la pression manométrique (PG). Selon un mode de réalisation, le capteur est fabriqué à base d’acier résistant à la corrosion et résistant à des températures négatives, par exemple fabriqué à partir d’acier SUS316L. Selon un mode de réalisation, le capteur de pression comporte un diaphragme. Selon un mode de réalisation, le régulateur de pression est électronique. Selon un mode de réalisation, la vanne d’admission et/ou la vanne d’évacuation sont des électrovannes. Selon un mode de réalisation, plusieurs vannes d’admission sont montées en série ou en dérivation sur le conduit d’alimentation d’air sec. Ces vannes d’admission peuvent être différentes. Selon un mode de réalisation, plusieurs vannes d’évacuation sont montées en série ou en dérivation sur le conduit d’évacuation de gaz. Ces vannes d’évacuation peuvent être différentes. Grâce à ces caractéristiques, l’installation de gestion de gaz du navire est davantage adaptable au navire auquel elle est intégrée. En outre, ces caractéristiques permettent d’accroître la sécurité et de facilité la surveillance et la maintenance de l’installation de gestion de gaz du navire. Selon un mode de réalisation, le générateur d’air sec est un appareil qui assèche de l’air atmosphérique par chauffage. Selon un mode de réalisation, le générateur d’air sec fournit de l’air sec dans l’espace intérieur du cofferdam transversal avec un débit compris entre 10000 m 3 /h et 20000 m 3 /h, par exemple 15000 m 3 /h pour remplir le cofferdam transversal d’air sec. Selon un mode de réalisation, le générateur d’air sec fournit de l’air sec dans l’espace intérieur du cofferdam transversal avec un débit compris entre 50 et 500 m 3 /h afin de gérer l’atmosphère gazeuse dans l’espace interne du cofferdam transversal. Selon un mode de réalisation, le générateur d’air sec utilisé est un générateur d’air sec déjà installé sur le navire. Cela permet de diminuer les coûts en évitant de prévoir un générateur d’air sec spécifique à l’installation de gestion de gaz pour gérer l’atmosphère gazeuse dans l’espace interne du cofferdam transversal. Selon un autre mode de réalisation, l’installation de gestion gaz pour gérer une atmosphère gazeuse dans l’espace interne du cofferdam transversal comprend : un conduit d’alimentation d’air sec comprenant une première extrémité située à l’extérieur du cofferdam transversal et raccordée à un premier générateur d’air sec fournissant de l’air sec, et une deuxième extrémité débouchant dans l’espace interne du cofferdam transversal, une première vanne d’admission étant montée sur le conduit d’alimentation d’air sec, le générateur d’air sec étant configuré pour délivrer un débit d’air sec supérieur à 10000 m 3 /h, par exemple entre 10000 m 3 /h et 20000 m 3 /h, dans l’espace interne du cofferdam ; un deuxième générateur d’air sec raccordé au conduit d’alimentation d’air sec en dérivation du premier générateur d’air sec, une deuxième vanne d’admission étant montée entre le deuxième générateur d’air sec et le conduit d’alimentation d’air sec, le deuxième générateur d’air sec étant configuré pour délivrer un débit d’air sec inférieur à 1000 m 3 /h, par exemple entre 50 et 500 m 3 /h, dans l’espace interne du cofferdam. Avantageusement, le premier générateur d’air sec, le conduit d’alimentation d’air sec et la première vanne d’admission sont des composants habituellement présents dans un navire méthanier. Ce mode de réalisation est particulièrement avantageux en ce qu’il limite les composants supplémentaires à installer sur le navire. Selon un mode de réalisation, le générateur d’air sec est connecté audit régulateur de pression est le régulateur de pression est configuré en outre pour : activer l’émission d’air sec par le générateur d’air sec dans le conduit d’alimentation lorsque la pression relative dans l’espace interne devient inférieure à la deuxième valeur seuil, ou autrement dit quand la vanne d’admission est ouverte. Selon un mode de réalisation, l’invention fournit aussi un système de transfert pour un produit liquide froid, le système comportant le navire précité, des canalisations isolées agencées de manière à relier la cuve installée dans la coque du navire à une installation de stockage flottante ou terrestre et une pompe pour entrainer un flux de produit liquide froid à travers les canalisations isolées depuis ou vers l’installation de stockage flottante ou terrestre vers ou depuis la cuve du navire. Selon un mode de réalisation, l’invention fournit aussi un procédé de chargement ou déchargement d’un tel navire, dans lequel on achemine un produit liquide froid à travers des canalisations isolées depuis ou vers une installation de stockage flottante ou terrestre vers ou depuis la cuve du navire. Grâce à ces caractéristiques, le BOR peut être diminué de 2 % à 6 %, préférentiellement de 5 à 6 %. Certains aspects de l’invention partent de l’idée d’assécher l’espace interne du cofferdam transversal afin de permettre une diminution de la température dans l’espace interne du cofferdam transversal sans détériorer le navire. Une telle installation de gestion de gaz d’un navire peut être intégré via une tuyauterie et des vannes déjà existantes dans le navire, par exemple déjà existante dans un méthanier. En outre, des vannes supplémentaires de gestion ou de sécurité peuvent être intégrées au navire. Brève description des figures L’invention sera mieux comprise, et d'autres buts, détails, caractéristiques et avantages de celle-ci apparaîtront plus clairement au cours de la description suivante de plusieurs modes de réalisation particuliers de l’invention, donnés uniquement à titre illustratif et non limitatif, en référence aux dessins annexés. La est un diagramme représentant des variations typiques de la température dans un cofferdam d’un navire de transport de gaz naturel liquéfié en service en fonction du temps. La ne fait pas partie de l’invention mais est utile à la compréhension. La est une vue en coupe selon un axe longitudinal d’un navire de transport de gaz naturel liquéfié selon un mode de réalisation. La est une vue en perspective et en coupe d’un cofferdam transversal pouvant être utilisé dans le navire de la selon un mode de réalisation. La est une vue en coupe d’un cofferdam transversal pouvant être utilisé dans le navire de la selon mode de réalisation comprenant un isolant thermique. La est un schéma représentant un cofferdam transversal muni d’une installation de gestion de gaz pour gérer une atmosphère gazeuse dans l’espace interne du cofferdam transversal, pouvant être utilisé dans le navire de la selon un mode de réalisation. La est un schéma représentant un cofferdam transversal muni d’une installation de gestion de gaz pour gérer une atmosphère gazeuse dans l’espace interne du cofferdam transversal, pouvant être utilisé dans le navire de la selon un autre mode de réalisation. La est une représentation schématique écorchée d’un navire méthanier selon un mode de réalisation comprenant une cuve et un terminal de chargement/déchargement de cette cuve. Navire (3, 70) pour le transport d’un fluide froid, le navire (3, 70) comprenant : une structure porteuse comprenant une coque (110) s’étendant selon une direction longitudinale et au moins un cofferdam transversal (9, 19, 29) subdivisant la coque en plusieurs segments, le ou chaque cofferdam transversal (9, 19, 29) comportant une paire de cloisons transversales (7, 8, 17, 107, 109) délimitant un espace interne (13, 23) du cofferdam transversal (9, 19, 29) et une paroi supérieure (37) fermant ledit espace interne (13, 23), au moins une cuve étanche et thermiquement isolante (4, 71) disposée dans un segment de la coque (110) adjacent audit cofferdam transversal (9, 19, 29), une installation de gestion de gaz pour gérer une atmosphère gazeuse dans l’espace interne (13, 23) du cofferdam transversal (9, 19, 29), dans lequel l’installation de gestion de gaz comprend : un conduit d’alimentation d’air sec (30) comprenant une première extrémité située à l’extérieur du cofferdam transversal (9, 19, 29) et raccordée à un générateur d’air sec (31) fournissant de l’air sec, et une deuxième extrémité débouchant dans l’espace interne (13, 23) du cofferdam transversal (9, 19, 29), une vanne d’admission (32) montée sur le conduit d’alimentation d’air sec (30), un conduit d’évacuation de gaz (33) comprenant une première extrémité débouchant dans l’espace interne (13, 23) du cofferdam transversal (9, 19, 29) et une deuxième extrémité débouchant à l’extérieur du navire (3, 70), une vanne d’évacuation (34, 134) montée sur le conduit d’évacuation de gaz (33), la vanne d’évacuation (34, 134) étant configurée pour s’ouvrir lorsqu’une pression relative dans l’espace interne (13, 23) devient supérieure à une première valeur seuil, un capteur de pression (35) configuré pour détecter une pression relative dans l’espace interne (13, 23) du cofferdam transversal, un régulateur de pression (36, 136) connecté au capteur de pression (35) et à la vanne d’admission (32), le régulateur de pression (36, 136) étant configuré pour : ouvrir la vanne d’admission (32) lorsque la pression relative dans l’espace interne (13, 23) devient inférieure à une deuxième valeur seuil, la deuxième valeur seuil étant une valeur positive inférieure à la première valeur seuil. Navire selon la revendication 1, dans lequel le régulateur de pression (36, 136) est configuré en outre pour : fermer la vanne d’admission (32) lorsque la pression dans l’espace interne (13, 23) devient supérieure à une troisième valeur seuil comprise entre la deuxième valeur seuil et la première valeur seuil. Navire selon la revendication 2, dans lequel une différence entre la troisième valeur seuil et la deuxième valeur seuil est inférieure à 2kPa (20 mbarg). Navire selon l’une des revendications 1 à 3, dans lequel le régulateur de pression (136) est connecté en outre à la vanne d’évacuation (34, 134), le régulateur de pression (136) est configuré en outre pour : ouvrir la vanne d’évacuation (34, 134) lorsque la pression dans l’espace interne (13, 23) devient supérieure à la première valeur seuil. Navire selon la revendication 4, dans lequel le régulateur de pression (36) est configuré en outre pour : fermer la vanne d’évacuation (34) lorsque la pression dans l’espace interne (13, 23) devient inférieure à une quatrième valeur seuil comprise entre la première valeur seuil et la deuxième valeur seuil. Navire selon la revendication 5, dans lequel une différence entre la quatrième valeur seuil et la première valeur seuil est inférieure à 2 kPa (20 mbarg). Navire selon l’une des revendications 1 à 3, dans lequel la vanne d’évacuation (34, 134) est une vanne d’évacuation (34, 134) à ouverture et fermeture mécanique configurée pour : s’ouvrir lorsqu’une pression relative dans l’espace interne (13, 23) devient supérieure à la première valeur seuil. Navire selon l’une des revendications 1 à 7, dans lequel la deuxième valeur seuil est comprise entre 1kPa (10 mbarg) et 10 kPa (100 mbarg), préférentiellement entre 2kPa (20 mbarg) et 5 kPa (50 mbarg). Navire selon l’une des revendications 1 à 8, dans lequel la première valeur seuil est comprise entre 12 kPa (120 mbarg) et 18 kPa (180 mbarg), préférentiellement entre 13 kPa (130 mbarg) et 15 kPa (150 mbarg). Navire selon l’une des revendications 1 à 9, dans lequel l’installation de gestion de gaz comprend en outre une vanne de prélèvement de gaz (18), la vanne de prélèvement de gaz (18) étant montée sur le conduit d’évacuation de gaz (33), en amont de la vanne d’évacuation (34, 134) afin de permettre un prélèvement d’un volume de gaz venant de l’espace interne (13, 23) du cofferdam transversal. Navire selon l’une des revendications 1 à 10, dans lequel la paire de cloisons transversales (7, 8, 17, 107, 109) est fabriquée dans une nuance d’acier choisie parmi le grade D, le grade E, le grade DH et le grade EH. Navire selon l’une des revendications 1 à 11, dans lequel le cofferdam transversal (9, 19, 29) comprend un isolant thermique (40) située dans l’espace interne (13, 23) du cofferdam transversal, l’isolant thermique (40) étant de préférence, fixé sur des parois longitudinales du cofferdam transversal (9, 19, 29) incluant la paroi supérieure (37) et une portion de la coque interne (15). Navire selon la revendication 12, dans lequel l’isolant thermique (40) est une laine de verre thermiquement isolante recouverte sur une face externe par une feuille métallique. Système de transfert pour un produit liquide froid, le système comportant le navire (3, 70) selon l’une des revendications 1 à 13, des canalisations isolées (73, 79, 76, 81) agencées de manière à relier la cuve (4, 71) installée dans la coque (110) du navire à une installation de stockage flottante ou terrestre (77) et une pompe pour entrainer un flux de produit liquide froid à travers les canalisations isolées depuis ou vers l’installation de stockage flottante ou terrestre vers ou depuis la cuve du navire. Procédé de chargement ou déchargement du navire (3, 70) selon l’une des revendications 1 à 14, dans lequel on achemine un produit liquide froid à travers des canalisations isolées (73, 79, 76, 81) depuis ou vers une installation de stockage flottante ou terrestre (77) vers ou depuis la cuve (4, 71) du navire (3, 70).