L'invention vise la réalisation d'une machine automatique destinée à remplacer les procèdés utilisés~pour la mise en forme par compression des noix de jambons secs et des jambons secs désossés. On connatt dans l'état actuel de la technique, le moule individuel, qui est composé essentiellement dun récipient en métal moulé, le plus souvent en aluminium alimentaire, le fond dudit récipient est galbé de façon adéquate, les parois sont sensiblement parallèles à l'axe vertical mais en légère dépouille, de façon à faciliter autant que possible l'introduction et l'extraction du produit par la face supérieure, qui est le seul accès vers l'intérieur du moule. Le produit étant disposé manuellement, au mieux dans le récipient, celui-ci est ensuite fermé au moyen d'une paroi mobile, galbée selon le relief à obtenir, mais avec un jeu important par rapport aux parois, ce jeu étant nécessité par le principe mbme de fabrication des moules. L'opération de pressage consiste alors à exercer une pesée permanente sur la paroi mobile, ce qui est ebtenu, soit au moyen d'un étrier à crémaillère et de ressorts (ou de coussins élastiques) dans ce cas une presse mécanique ou hydraulique est nécessaire pour charger les ressorts, soit selon un brevet connu, au moyen d'une vessie gonflable disposée en sandwich entre la paroi mobile et un couvercle arrenté par deux broches.Quelque soit le dispositif préféré pour obtenir la charge nécessaire sur la paroi mobile, un premier inconvénient est le fait que la pression sur le produit n'est pas constante pendant la durée du maintien en moule, en raison du tassement progressif de la viande qui, dans un cas soulage les ressorts ou dans l'autre cas permet l'expansion de la vessie et en conséquence la pression moyenne obtenue étant par trop faible, un résultat correct n'est obtenu qu'en prolongeant l'opération durant 6 a 12 heures. Une telle immobilisation, dans le cas d'une production à l'échelle industrielle a pour conséquence d'obliger le fabricant à stocker un grand nombre de moules. Un deuxième inconvénient du moule individuel est d'imposer une succession de manipulatinns coûteuses. En effet pour le cas du procèdé à ressorts etcrémail- lères, il est nécessaire en fin de pressage d'agir à l'aide de la presse sur les ressorts pour libérer les crémaillères. Pour le cas des vessies cet inconvénient n'existe pas, par cnntre il est fréquemment nécessaire, en particulier pour les moules à noix de jambons,de prévoir une dépose de la vessie après un premier pressage, afin de disposer un jeu de cales intermédiaires pour com pense + n tassement important du produit.Un troisième inconvénient apparatt lors du démoulage des jambons1 ceux-ci présentant à l'endroit du jeu entre couvercle et moule, un bourrelet consécutif à un début d'extrusion ce qui nuit à la présentation de l'article. De nombreux essais sur un protdype de la présente invention ont prouvé qu'il est possible de réduire le temps de pressage à deux heures environ; sous condition de maintenir une pression constante et plus élevée qu'il n'est possible avec les moules cités. De plus une succession de pressages soutenus et de relSche- ments améliorent notablement le résultat. On connaît bien dans la technique du conditionnement, des machines conçues pour reconstituer ou compacter des aliments en continu, mais ces dispositifs de par leur conception, ne peuvent convenir au cas particulier des jambons secs et des noix, qui seraient soumis avec ces machines à une pression passagère et relativement faible, et reprendraient-dès l'éjection leur forme primi tire. On connatt enfin une machine pour la reconstitution des viandes protègée par la demande de brevet d'invention sous le numéro d'enregistrement 7406948, cette invention, bien destinée au cas du pressage prolongé des noix de jambons et jambons désossés, perd snn intérêt en tant que machine de production lorsqu'on sait qu'elle ne comporte qu'un seul moule et ne peut traiter qu'une noix ou jambon par opération, soit par 2 heures dans les meilleures conditions. De plus, les 2 parois mobiles de pressage se déplaçant sur 2 axes perpendiculaires ont une course limitée à leur propre rencontre, ce qui limite son emploi au pressage de produits de volume final identique. La machine objet de l'invention vise d'une part la suppression de tous les inconvénients rencontrés avec les procèdés existants cités précèdemment et d'autre part, une production à l'échelle industrielle aux prix d'une manutention minimum, soit limitée au positionnement des produits dans les moules. Dans une forme particulièe d'exécution de l'invention décrite ici, le moulage obtenu est celui qui convient au cas des noix de jambons, nais il doit être entendu que l'utilisation des principes de ladite machine pour la mise en forme des jambons secs ou même d'autres produits similaires nécessiant un pressage prolongé et énergique reste dans le cadre de l'invention. Les dessins annexés représentent une forme dtéxécution de la machine suivant l'invention. Dans un but de rationalisation de la construction, comme on le comprendra bien à l'aide de la figure 1, la machine est compo sée d'ensembles modulaires comportants chacun trois unités de pressage, chaque module étant en quelque sorte une machine complète élémentaire, susceptible d'être actionnée par un générateur hydraulique asservi à un circuit électrique approprié. Essentiellement suivant la figure 1 les trois alvéoles d'un module sont délimitées par quatre flans 1, 2, 3, 4 en acier inoxydable de qualité alimentaire, formant des parois longitudinales rigides des dites alvéoles. Ces parois sont assemblées entre elles de la façon suivante 1) A l'arrière par une plaque d'acier 5 servant de support aux trois cylindres 6 actionnant les plateaux frontaux 7 ceux-ci ayant pour double fonction de calibrer le produit avant pressage, et d'éjecter celui-ci en fin d'opération. 2) A leur partie supérieure, par une plaque 8 servant de support aux trois cylindres 9 actionnant les plateaux 10 ceux-ci ayant pour fonction de presser le produit. 3) A leur base par une plaque 11 servant à la fois d'assise aux plateaux fixes 12 et de support au mécanisme de fermeture et de vérouillage de la porte 13, le dit mécanisme étant actionné par un cylindre unique visible en 14. Une des caractéristiques principales de l'invention réside dans le fait que l'on peut par simple assemblage vissé de plusieurs modules identiques, ou de profondeur différentes, réaliser une machine à la demande, et ne nécessitant qu'un seul générateur hydraulique quelque soit le nombre d'unités de pressage. Pour ne pas surcharger le croquis de la figure 1, ne sont pas représentées les tuyauteries hydrauliques qui mettent en communication les faces respectives des pistons de verins d'une même fonc tion, ce qui dans l'invention est très important, car par cette technique chaque plateau exerce une pression constante et identique sur le produit quelque soit sa position finale dans l'alvéole. La conception modulaire de la machine étant ainsi bien comprise grâce à la figure 1 et à sa description, on en suivra aisément le cycle de fonctionnement automatique par les figures 2 à 8 qui représentent la vue en coupe d'une des unités de pressage dans les différentes phases de l'opération. La figure 2 montre la machine au repos, sur son chassis dont la poutre verticale 15 est utilisée comme moyen de fixation des consoles 16 recevant un égouttoir 17 destiné à collecter. les grals- es exsudées par les produits pressés, la poutre horizontale 18 stabilisant la machine reçoit sur sa partie arrière la centrale hydraulique schématisée en 19. Sur cette vue on remarque la position de recul extrême des plateaux de calibrage 7 et des plateaux de pressage 10, la porte 13 ouverte par l'intermédiaire d'un jeu de bwéllettes se trouve exactement dans le plan du plateau fixe 14 cette position de tous les organes mobiles détermine la phase fin de cycle ou début de cycle. C'est pendant cette phase que sera introduit le produit à presser représenté en 20. Les alvéoles étant garnies et la pompe hydraulique #trXite en rotation, la machine est prête à exécuter son cycle automatique, pour ce faire, l'opérateur actionne un commutateur, marche cycle, provoquant ainsi l'excitation d'une première électrovalve qui alimente en huile le ou les cylindres 14.Sur la figure 3, deuxième phase du cycle, on constate que le cylindre 14 dans la première fraction de sa course a mis la porte en rotationjusqu'à une position verticale de telle manière qu'elle réalise la ferme- ture de la face libre des 3 alvéoles, la porte étant de la sorte parfaitement appliquée, et le cylindre disposant d'une fraction de course supplémentaire à-l'éxécution de ce mouvement, continue son évolution selon la figure 4 actionnant ainsi par l'intermé du aire des biellettes 21 la broche de vézouillage 22 qui vient s'engager dans le logement du verrou 23.Dans ce verrou a été amenagé un évidement recevant une touche de commande 24 qui chassée par la broche en fin de vé:ouillage actionne par son déplacement un microcontact 25. Le microcontact a pour fonction de commander la séquence suivante, et il s'entend que pour un nombre donné de module composant la machine, un nombre égal de microcontacts connectés en série déclancheront la séquence suivante, et seulement lorsque tous les verrouillages seront assurés. La continuité du circuit électrique à travers les microcontacts 25 déclenche l'opération dite de calibrage selon la figure 5 par l'appel de l'électrovalve de commande des verins 6 qui portent les plateaux 7, dont le déplacement limité de façon précise conditionnera la longueur du produit fini. Cette limitation de la course disponible du plateau est obtenue par un dispositif composé d'un étrier 26 solidaire de la tige du verin 6, et supportant deux broches cylindriques à crans d'arrêt, visibles en 27, lesdits crans d'arr8t limitent la course en avant du verin en prenant appui sur deux coulisses 28, vues en coupe, dans lesquelles sont pratiquées des lumières conçues de telle sorte que dans la présente phase les broches soient immobilisées au niveau du cran d'arr8t, ce qui est le cas de la figure 5.A noter que la disposition en ligne de toutes les unités de pressage présente ici l'avantage de ne nécessiter que deux coulis ses comportant autant de lumières qu'il y a d'unités, de préfèrence les deux coulisses seront reliées par un jeu de btéllettes et positionnées par le moyen d'un seul micro-verin, non représenté. Lorsque tous les cylindres 6 de la machine ayant évolué se trouvent bridés toujours selon la figure 5, il se produit une montée en pression du circuit hydraulique et selon une disposition préférée cette pointe de pression est exploitée au moyen d'un manostat pour appeler l'électrovalve de-commande des verins verticaux 9 porteurs des plateaux 10 selon la figure 6, on remarquera que le déplacement de ces plateaux dans l'alvéole n'est limité que par le volume des produits à traiter.La phase de pressage ainsi obtenue ne sera interrompue que par l'intervention de l'opérateur, mais selon l'invention un dispositif chronomètrique accessoire tel qu'un combinateur cyclique actionné automatiquement dès le début du pressage, permet d'obtenir une succession de compressions et de relâchements du produit par inversions de l'électrovalve de commande des verins 9, réduisant ainsi notablement le temps total nécessaire pour l'opération complète. Lorsque le pressage est jugé suffisant, l'opérateur actionne un commutateur fin de cycle, dont la fonction est d'inverser les électrovalves, il en résulte comme représenté figure 7 simultanément le recul des deux plateaux mobiles, le déverrouillage de la porte et sa rotation limitée de telle façon que lorsque le vérin de commande a terminé sa course, la face interne de ladite porte se trouve sensiblement sur le même plan que le plateau fixe inférieur constituant ainsi une tablette susceptible de recevoir le produit éjecté comme le montre la figure 8.Cette éjection, qui est la dernière phase du cycle de la machine est obtenue par les moyens suivants - le verin 6 dit de calibrage se trouvant en position tige ren trée, l'opérateur actionne un commutateur d'éjection ce qui provoque d'une part, commandé par le micro-verin, le déplacement des coulisses 28 dans lesquelles sont pratiquées des lumières appropriées, qui dans la position obtenue ont une section agrandie de façon à laisser libre le passage des broches 27, et d'autre part, l'admission d'huile au cylindre 6 qui n'étant plus bridé par les broches 27, fait évoluer le plateau 7 jusqu'à une position telle que le produit soit extrait de l'alvéole et repose sur la tablette formée par la porte en position ouverte, un circuit électrique approprié commande automatiquement le retour du cylindre 6 et la machine se retrouve en conditions de départ cycle selon la figure 2. La machine objet de l'invention ci-dessus décrite peut titre utilisée à l'échelle industrielle chaque fois qu'il est nécessaire de compacter un produit par un pressage prolongé et lui donner ainsi une forme bien définie en adaptant la forme des parois au résultat désiré. REVENDICATIONS 1) Machine destinée au pressage prolongé en production industrielle des noix de jambons sèches, des jambons désossés secs et autres produits similaires, caractérisée par le fait que - Elle est composée d'éléments standard qui peuvent être accouplés à la demande, selon les besoins de la production. - Tous les mouvements sont automatiques et exécutés par des verins hydrauliques asservis à une même central. - Chaque unité de pressage est composée de 3 parois fixes et 3 parois mobiles Ces parois fixes constituent le bâti support des vérins. Une première paroi mobile donne par rotation l'accès à l'in térieur du moule. Une deuxième paroi mobile coulissant entre les parois fixes a pour but d'une part, de calibrer le produit et d'autre part, de 1' éjecteur automatiquement. Une troisième paroi mobile coulissant entre les paroix fixes et les deux premières parois constitue la face de pressage du moule. 2) Machine selon la revendication 1 caracirisée en ce que les vérins de chaque unité de pressage sont respectivement en communication et reliés à une m8me source d'énergie hydraulique permanente de manière à appliquer sur chaque produit une pression égale, constante et de durée non limitée. 3) Machine selon la revendication 1 caractérisée en ce que les parois mobiles faisant office de fermeture des moules sont actionnées et verrouillées par le moyen d'un vérin hydraulique qui exécute les deux fonctions successivement gracie à un dispositif de bféllettes. 4) Machine selon la revendication 1 caractérisée en ce que les parois mobiles dites de calibrage sont guidées et actionnées par les tiges de vérins hydrauliques dont les déplacements jusqu'à une position indexée, délimite une dimension du produit à presser. 5) Machine selon la revendication 1 caractérisée en ce que les parois mobiles dites de pressage sont guidées et actionnées par les tiges de verins hydrauliques dont les déplacements ne sont limités que par les volumes des produits à presser. 6) Machine selon les revendiations 1 et 3 caractérisée en ce que les parois mobiles faisant office de fermeture des moules s'ou vrent par rotation autour d'un axe situé à la base des moules jus qu'à la position horizontale, de façon à constituer une recette pour les produits avant et après l'opération de pressage. 7) Machine selon les revendications 1,2 et 5 caractérisée en ce qu'elle possède des moyens pour opèrer par une succession de pressages et de relachements alternés. 8) Machine selon la revendication 7 caractérisée en ce que ces movens sont une électrovalve de mise à vide asservie à un combinateur c cyli g tique. 9' Machine selon les revendications 1 et 4 caractérisée en ce que le dispositif d'indexation des plateaux de calibrage peut être escamoté hydrauliquement et automatiquement de façon à autoriser leur évolution à travers les moules pour en éjecter les produits pressés.