La présente invention concerne des perfectionnements apportés aux caméras cinématographiques à visée reflex. Les caméras cinématographiques de ce genre comportent,en arrière de ltobjectif, un obturateur à miroir animé dtun mouvement de rotation continu ou alternat-if.Cet obturateur est constitué par un secteur annulaire s'étendant sur un arc de 1800,constituant également un miroir pour renvoyer la lumière sortant de l'objectif vers le viseur de la caméra.Au cours d'un tour complet de ltobturateur,le secteur annulaire formant miroir se trouve inter- posé, pendant un demi-tour, devant le fenetre de prise de vues et pondant. ce demi-tour la griffe d'entraînement fait descendre le film d'un pas correspondant à une image. Simultanément la lumière est renvoyée vers le viseur. Pendant l'autre demi-tour, le secteur annulaire formant miroir n'est plus interposé devant 1; fenetre de prise de vues et le film cinématographique se trouve alors etre exposé à travers cette fenêtre. L'obturateur à miroir -effectue donc un tour complet par image et si la cadence de prise de vues. est par exemple de 25 images par seconde l'exposition du film a lieu pendant l/S0ième de seconde. En pratique, lorsque l'on utilise une cadence de 25 images par seconde, une exposition durant 1/50sème de seconde est suffisamment longue pour que, lorsque les sujets filmés bougent, il y ait un certain flou dans les mouvements. De ce fait, lors de la projection, on obtient une succession de photogrammes où les sujets mouvants sont flous, ce qui donne un bon raccordement entre ces photogrammes flous. S'il y a beaucoup de lumière on utilise une petite ouverture du diaphragme, ce qui se traduit par une faible quantité de lumière introduite dans la caméra et dans le viseur. 1-1 s'agit là d'un cas défavorable car, comme il y a beaucoup de lumière extérieure, la pupille de l'oeil de l'opérateur se ferme et elle ne récupère que très peu de la lumière renvoyée par le viseur. En fait l'opérateur ne voit pratiquement rien dans le viseur. Pour conserver une ouverture de diaphragme correcte (f/5,6 correspondant au cas où l'objectif fonctionne le mieux et où la profondeur de champ n'est pas très grande), on a déjà envisagé de placer un filtre gris dans l'objectif mais le résultat a été identique pour le viseur, c'est-à-dire qu'on a toujours eu une atténuation de la lumière. La présente invention vise a remédier à cet inconvénient en procurant un dispositif de conception particulièrement simple permettant d'atténuer à volonté le flux lumineux dirigé vers le film cinématographique exposé à travers le fenêtre de prise de vues de la caméra, sans toutefois modifier le flux lumineux réfléchi par le miroir obturateur en direction du viseur. A cet effet cette caméra cinématographique à visée reflex comportant un objectif, un obturateur disposé en arrière de cet objectif, animé d'un mouvement de rotation continu ou alternatif et constitué par un secteur annulaire de 1800 formant miroir pour renvoyer pendant un demi-tour la lumière sortant de l'objectif vers le viseur de la caméra, et pour laisser passer, pendant 1 ' autre demi-tour, cette lumière vers une fenêtre de prise vues disposée en arrière de l'obturateur mobile, est caractérisée en ce qu'elle comporte en outre un obturateur auxiliaire à pales radiales distantes les unes des autres et des moyens pour interposer ou non les pales radiales de cet obturateur auxiliaire sur un secteur de 1800 opposé à celui du miroir obturateur et par conséquent sur le trajet du flux lumineux en direction de la fenêtre de prise de vues.Suivant une caractéristique complémentaire de l'invention des moyens sont prévus pour faire varier la largeur des pales de l'obturateur auxiliaire et corrélativement celle des intervalles entre ces pales. La caméra suivant l'invention offre l'avantage que chaque image formée sur le film cinématographique est en fait constituée d'une succession de photogrammes superposés qui reconstituent une image finale résultante floue, donnant un bon raccordement des images successives lors de la projection. La prévision de l'obturateur auxiliaire permet ainsi de diminuer à volonté la quantité de lumière tombant sur le film cinématographique exposé, sans modifier le flux lumineux réfléchi par le miroir tournant en direction du viseur. L'opérateur peut donc utiliser un diaphragme relativement ouvert, lui permettant une vision plus claire de la scène filmée, tout en atténuant le flux lumineux tombant sur le film cinématographique, en fonction de la sensibilité de ce dernier. On décrira ci-après, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'éxécution de la présente invention en-référence au dessin annexé sur lequel La figure 1 est une vue en perspective éclatée d'une caméra cinématographique suivant l'invention comportant, outre l'obturateur principal à miroir, un obturateur auxiliaire constitué de deux obturateurs élémentaires à pales radiales. La figure 2 est une vue en élévation de l'un des obturateurs élémentaires constituant l'obturateur auxiliaire. La figure 3 est une vue en élévation de l'autre obturateut élémentaire de l'obturateur auxiliaire. La figure 4 est une vue en élévation de l'ensemble constitué par l'obturateur principal à miroir et l'obturateur auxiliaire, ce dernier étant totalement caché derrière l'obturateur principal. La figure 5 est une vue en élévation de l'ensemble cons titué par l'obturateur principal à miroir et l'obturateur auxiliaire, ce dernier étant représenté en position sortie, les deux obturateurs élémentaires étant superposés. La figure 6 est une vue ail elévatiou semblaDle à celle de la figure 5, les deux obturateurs élémentaires étant légèrement décalés angulairement l'un par rapport à l'autre. Les figures 7 et 8 illustrent une variante de réalisation. Sur la figure 1 sont représentés certains des éléments constitutifs principaux d'une caméra cinématographique suivant l'invention. Cette caméra comprend notamment un objectif 1 en arrière duquel est disposé un obturateur rotatif 2 dont l'axe de rotation x x' est incliné à 450 par rapport à l'axe de l'objectif 1 . Cet obturateur 2 est constitué par un miroir en forme de secteur annulaire de 1800, en vue de renvoyer, pendant chaque demitour, la lumière sortant de l'objectif 1 en direction d'un viseur situé dans la partie supérieure de la caméra et non représenté sur la figure 1. En arrière de l'obturateur 2 se trouve une plaque verticale 3 percée d'une fenêtre de prise de vues 4. En arrière de cette plaque 3 défile verticalement un film cinématographique 5 qui est ainsi exposé, image par image, à travers la fenêtre de prise de vues 4. Le mouvement intermittent du film 5 est provoqué par un mécanisme bien connu en lui-même et qui comporte une griffe 6 animée d'un mouvement alternatif. Suivant l'invention la caméra cinématographique comprend, outre l'obturatear principal 2 formant miroir, un obturateur auxiliaire 7 qui est disposé en arrière de l'obturateur principal 2. En fait cet obturateur auxiliaire 7 est constitué de deux obturateurs élémentaires 8 et 9 formés chacun d'un secteur annulaire d'environ 1800 et présentant à leurs périphéries des pales radiales respectives 10 et 11. Les deux obturateurs auxiliaires élémentaires 8 et 9 sont montés de manière à pouvoir être soit rigoureusement superposés soit décalés angulairement l'un par rapport à l'autre. La figure 4 montre ltobturateur auxiliaire 7, constitué des deux obturateurs élémentaires 8 et 9 rigoureusement superposés, entièrement caché derrière l'obturateur principal 2. Dans ces conditions, à chaque tour de l'ensemble des obturateurs, la totalité du flux lumineux sortant de l'objectif 1 est envoyé vers la fenêtre de prise de vues 4 pendant un demi-tour, et ensuite, pendant le demi-tour suivant, vers le viseur de la caméra reflex en étant réfléchi par le miroir constituant l'obturateur principal 2. Si l'on veut faire intervenir le dispositif de filtrage mécanique que constitue l'obturateur auxiliaire 7, on fait apparaitre cet obturateur dans le secteur opposé à l'obturateur principal formant miroir 2. L'ensemble des obturateurs se présente alors de la manière illustrée sur la figure 5. On voit sur cette figure que les deux obturateurs élémentaires 8 et 9 constituant ensemble l'obturateur auxiliaire 7 se trouvent placés dans une position opposée de 180 par rapport à celle de la figure 4, c'est-àdire par rapport à l'obturateur principal 2. Si la largeur des pales des deux obturateurs élémentaires 8 et 9 alors superposés est égale à celle des intervalles entre les pales, le flux lumineux global qui, à chaque demitour, tombe sur la fenêtre de prise de vues 4 est alors réduit de 50%, ce qui correspond à la perte d'un diaphragme. Si l'on veut réduire encore davantage le flux lumineux tombant sur la fenêtre de prise de vues 4, il suffit alors de décaler angulairement l'un des obturateurs élémentaires 8, 9 par rapport à l'autre, de manière à augmenter progressivement la largeur combinée des pales et corrélativement à réduire les intervalles entre les pales, comme on peut le voir sur la figure 6. On peut ainsi faire varier progressivement le taux d'atténuation du flux lumineux de 50% jusqu'à 100% lorsque la largeur des intervalles entre les pales est réduit à zéro. Pour assurer l'équilibrage des deux obturateurs élémentaires 8, 9 en rotation, on prévoit, à l'opposé des secteurs ou sont présentes les pales respectives 10 et 11, des masselottes 12, 13 d'équilibrage. On peut envisager divers moyens pour faire passer l'obturateur auxiliaire 7 de la position de la figure 4 dans laquelle il est caché à celle de la figure 5 où il est sorti. On peut, par exemple, utiliser une vis moletée 14 passant à travers un trou 10 percé dans l'anneau 15 supportant le miroir obturateur 2 et dont la tige cannelée 14a est en prise avec deux secteurs dentés coaxiaux 16 et 17 prévus respectivement sur les obturateurs élémentaires 8 et 9 et entre lesquels cette tige passe. Le secteur denté 16 de l'obturateur élémentaire 8 est prévu à l'extérieur d'une couronne 18, tandis que le secteur denté 17 est prévu à l'intérieur d'une couronne 19,ces deux couronnes étant coaxiales. Ainsi la rotation de la vis 14 provoque une rotation,dans des sens inverses,des deux obturateurs élémentaires 8 et 9 jusqu'à ce qu'ils viennent se superposer. On peut rendre la vis 14 accessible par l'avant de la caméra en prévoyant un trou dans la face avant du bottier. On peut prévoir divers moyens pour faire varier le décalage angulaire des deux obturateurs élémentaires 8, 9 l'un par rapport à l'autre, lorsqu'ils sont en position sortie. On peut utiliser à cet effet des engrenages, des excentriques etc.... Suivant une variante de réalisation les deux obturateurs 8 et 9 peuvent être maintenus solidaires en permanence de l'obturateur prin cipal 2 au moyen d'une clavette commandée par un électro-aimant. En envoyant une impulsion de courant dans cet électro-aimant, on provoque le déclenchement de la clavette, ce qui libère les deux obturateurs élémentaires 8, 9. On peut, en faisant alors tourner la caméra très lentement, freiner ces deux obturateurs et les faire ainsi pivoter de 1800 par rapport à l'obturateur principal 2 pour les amener dans la position sortie de la figure 4. On peut naturellement envisager d'autres variantes d'exécution sans sortir du cadre de l'invention. Notamment on pourrait éventuellement réaliser l'obturateur auxiliaire, comme il est représenté sur les figures 7 et 8, au moyen de plusieurs pales 21 montées mobiles sur l'anneau 15 supportant le miroir obturateur 2 , ces pales 21 de l'obturateur auxiliaire étant normalement escamotées sur cet anneau de manière à ne pas interférer sur le trajet du flux lumineux entre l'objectif 1 et la fenêtre de prise de vues 4 . Un tel dispositif pourrait comporter par ailleurs des moyens permettant de faire sortir ces pales 21 radialement dans le secteur annulaire de 1800 normalement vide et prolongeant le miroir obturateur afin d'atténuer le flux lumineux global, comme il a été indiqué précédemment. Les positions sortiesdes pales 21 sont indiquées en trait mixte sur la figure 8. Ces pales 21 peuvent être montées à pivotement autour d'axes 22 (figures 7 et 8) ou encore à coulissement. REVENDICATIONS 10 - Caméra cinématographique à visée réflexe comportant un objectif, un obturateur disposé en arrière de cet objectif, animé d'un mouvement de rotation continu ou alternatif et constitué par un secteur annulaire de 1800 formant miroir pour renvoyer pendant un demi-tour la lumière sortant de l'objectif vers le viseur de la caméra et pour laisser passer, pendant l'autre demi-tour, cette lumière vers une fenêtre de prise de vues disposée en arrière de l'obturateur mobile, caractérisée en ce qu'elle comporte en outre un obturateur auxiliaire (7) à pales radiales (10, 11) distantes les unes des autres et des moyens pour interposer ou non les pales radiales de cet obturateur auxiliaire (7) sur un secteur de 1800 opposé à celui du miroir obturateur et par conséquent sur le trajet du flux lumineux en direction de la fenêtre de prise de vues 4. 20 - Caméra cinématographique suivant la revendication 1 caractérisée en ce que des moyens sont prévus pour faire varier la largeur des pales de l'obturateur auxiliaire (7) et corrélativement celle des intervalles entre ces pales. 30 - Caméra cinématographique suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2 caractérisée en ce que l'obturateur auxiliaire (7) est constitué de deux obturateurs élémentaires(8, 9)formés chacun d'un secteur annulaire d'environ 1800 et présentant à leurs périphéries des pales radiales (10, 11),ces deux obturateurs auxiliaires élémentaires (8,9) étant montés de manière à pouvoir être soit rigoureusement superposés soit décalés angulairement l'un par rapport à l'autre, et des moyens sont prévus pour faire tourner les deux obturateurs auxiliaires élémentaires (8, 9) par rapport au miroir (2) constituant l'obturateur principal. 40 - Caméra cinématographique suivant la revendication 3 caractérisée en ce que les moyens prévus pour faire tourner les deux obturateurs élémentaires auxiliaires (8, 9) par rapport au miroir obturateur principal (2) comprennent une vis moletée (14) dont la tige cannelée (14a) passe à travers un trou percé dans l'anneau (15) formant le support du miroir obturateur (2) et est en prise avec deux secteurs dentés (16, 17) ménagés respectivement sur des couronnes coaxiales (18, 19) des deux obturateurs élémentaires (8, 9), de manière qu'une rotation de la vis moletée (14) provoque une rotation des deux obturateurs élémentaires(8, 9) en sens inverse, autour de l'axe de l'obturateur principal. 50 - Caméra cinématographique suivant la revendication 4 caractérisée en ce que les obturateurs auxiliaires élémentaires (8, 9) portent des masselottes d'équilibrage respectives (12, 13). 60 - Caméra cinématographique suivant la revendication 1, caractérisée en ce que l'obturateur auxiliaire est composé de pales (21) normalement escamotées sur le support (15) de l'obturateur principal et pouvant être placées sélectivement, en position sortie, sur le secteur de 1800 opposé à celui de l'obturateur principal (2).