LXobjet de ltinvention est un procédé pour améliorer dans sa masse un matériau tel que le béton ou un sol, tant au point de vue de -ses caractéristiques mécaniques que de son étanchéité. On sait que si un ouvrage en béton n'a pas été réalisé avec les précautions nécessaires concernant le dosage en ciment, la granulométrie des agrégats, la teneur en eau, la vibration, la propreté de la zone de coulée et sa siccité, il présentera des défauts plus ou moins localisés et notamment des venues d'eau (en cas de sous pression) qui par mise en solution des sels de chaux et entraînement des particules les plus fines, s'organiseront de plus en plus jusqu'à mettre en danger la longévité de l'ouvrage et à le rendre inutilisable par suite de la présence de l'eau. On a tenté d'améliorer par injection de ciment, de silicates ou de divers autres produits, de tels ouvrages ; mais l'injection de matière s'avère le plus souvent impossible, d'une part parce que le béton opère comme un filtre vis à vis des substances solides, empêchant leur pénétration ou leur diffusion, d'autre part, parce que la montée en pression destinée à faciliter le cheminement de l'injection provoque des mises en pression locales de l'ouvrage avec possibilité de rupture. Ainsi on est limité le plus souvent à quelques bars comme pression d'injection ce qui est très insuffisant dans le domaine de l'injection citée. On a pensé également à injecter le terrain sous ou derrière l'ouvrage, mais ceci ne peut, au mieux, que combler des poches éventuelles avec les mêmes dangers pour l'ouvrage proprement dit à cause des pressions nécessairement utilisées, de plusieurs dizaines de bars. Le procédé d'amélioration d'un matériau aggloméré, objet de l'invention permet, par des moyens simples, d'augmenter considérablement sa cohésion. I1 est caractérisé par le fait que l'on fait pénétrer par capillarité dans la masse du matériau des résines se solidifiant dans un système tri-dimensionnel fortement intégré à la structure dudit matériau. La résine se solidifiant, est de préférence du type haut polymère, époxy, polyuréthane, additionnée ou non d'un produit de durcissement tel qu'amines, amides, isocyanates etc en phase solvante ou non. Cette résine est modifiée afin de lui c onférer une capillarité tres largement supérieure à celle de l'eau dont la tension superficielle est de l'ordre de 7, 5 milligrammes par millimètre. Elle peut être colorée afin d'en contrôler le chemine ment ou additionnée de traceurs radioactifs. Elle peut également etre susceptible de gonflement par expansion provoquée par un dégagement gazeux lors de la polymérisation de façon à mieux remplir les vides du matériau injecté. Par des forages pratiqués dans 1' ouvrage en béton ou dans le sol, on fait pénétrer la résine choisie, par capillarité. Pour faciliter cette pénétration on injecte cette résine à la pompe, ou par gravité, en maitenant une pression de 11 ordre de 1 bar destinée à faire franchir à cette résine les passages de fort diamètre où les phénomènes capillaires ne se manifestent pas. La forte capillarité de la résine provoque le déplacement de eau rencontrée. Ce cheminement, en fonction de la résine et de la structure du matériau, peut dépasser dix mètres; il peut etre limité par la polymérisation de la résine, réglable dans le temps, par le choix du ou des catalyseurs de durcissement. Selon le procédé on pourrait aussi employer des matières plastiques non polymérisables tel que polyestyrène ou le métacrylate avec un solvant volatil et donnant à cette matière plastique dissoute les caractéristiques capillaires demandées. Compte tenu de la supériorité de la capillarité de la résine sur celle de l'eau, le cheminement par capillatité de la résine steffectue plus complétement que celui de eau. Le refus dlabsorption de la résine correspond donct à fortiori, au refus de 1T eau. Ce refus d'absorption de la résine permet de contrôler llinjection, donc la saturation de la porosité du matériau béton ou sol, ainsi que 1' amélioration des caractérisfiques dudit matériau. I1 est toujours possible de pratiquer ultérieurement une nouvelle injection si la saturation en résine lors de la première injection tapas été suffisamment poussée. Ceci autorise également tous les traitements partiels ainsi que le contrôle local des résultats obtenus. La quantité de résine injectée, rapportée au volume du matériau traité, donne également une indication des vides présentés par le matériau qui ont pu etre saturés et partant de la qualité ou des défauts dudit matériau R E V E N D I C A T I O N S 1~ Procédé d'amélioration d'un matériau aggloméré caractérisé par le fait que lton fait pénétrer par capillarité dans la masse dudit matériau des résine nes se solidifiant dans un système tri-dimentionnel fortement intégrée à la structure dudit matériau, 2- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les résines se solidifiant sont polymérisables. 3- Procédé selon la revendication-I, caractérisé par le -fait que ledit matériau est du béton. 4- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ledit matériau est un terrain.