La présente invention a pour objet un procédé pour la détection d'une prémagnétisation d'un circuit magnétique, notamment pour la détection d'une circulation de courant lie au circuit magnétique et le traversant. L'invention a également pour objet un dispositif pour la mise en oeuvre d'un tel procédé. Les circuits magnétiques, en général sous forme de noyaux magnétiques à grande perméabilité et notamment ferromagnétiques, sont appropriés pour la détection de champs magnétiques grâce d la magnétisation existant dans le circuit magnétique et qui est désignée ci-après sous le nom de "prémagnétisation" pour la distinguer d'une magnétisation visant à obtenir des signaux de détection exigés. Lorsqu'une telle prémagnétisation correspond à une circulation de courant liée (couplée) au circuit magnétique et le traversant, on obtient une détection de courant, notamment par exemple une détection de point zéro de courant. Un but de l'invention est de fournir un procédé et un dispositif au moyen desquels on puisse détecter de façon simple et sOre une prémagnétisation et notamment une circulation de courant correspondante. Le procédé proposé par l'invention pour résoudre ce problème et le dispositif pour sa mise en oeuvre sont caractérisés en ce que l'on produit une variation temporellement cyclique du flux magnétique au moyen d'une circulation de courant de détection liée au circuit magnétique et en ce que l'on forme un signal de détection en tant que fonction d'intervalles de temps dépendant de la prémagnétisation.La variation du flux magnétique engendrée dans le circuit magnétique en sus de la prémagnétisation ou de la circulation de courant à détecter permet de déterminer des intervalles de temps qui, directement ou sous forme d'une fonction appropriée tirée de ces intervalles, par exemple un rapport entre intervalles de temps, caractérisent l'état de prémagnétisation à considérer comme stationnaire par rapport à la variation cyclique du flux magnétique de détection ou bien un courant correspondant.De tels intervalles de temps, et les fonctions qui en dérivent, peuvent être déterminés de façon relativement simple et à peu de frais par les moyens de l'électronique analogique ou digitale, et, par comparaison avec une détection directe d'amplitude de courant ou de tension, ils se caractérisent par une absence marquée de sensibilité aux grandeurs perturbatrices et aux variations des paramètres de procédé et de commutation tels que température, tolérances des composants, et autres para mètres analogues. Selon un mode de réalisation particulièrement avantageux du procédé selon l'invention, le signal de détection est formé en tant que fonction des intervalles de temps qui, lors de la variation cyclique du flux magnétique, sont parcourus par la circulation de courant de détection ou par une grandeur qui en dépend, entre des valeurs prédéterminées.En particulier lorsqu'il s'agit de détecter des circulations de courant liées (couplées) au circuit magnétique, on obtient ainsi une sensibilité de détection élevée car,--sous l'effet d'une telle circulation de courant de prémagnétisation, la courbe caractéristique de magnétisation (flux magnétique en fonction de la circulation de courant de détection) est déplacée en direction de l'axe de courant ou d'intensité et, en parcourant la courbe caractéristique de magnétisation entre des valeurs prédéterminées du courant ou d'une grandeur fonctionnellement combinée au courant, les intervalles de temps varient fortement en meme temps que la circulation de courant de prémagnétisation. En ce sens il est avantageux à de nombreux égards de fixer d'avance des valeurs limites de courant déterminant un intervalle, mais cette façon de procéder n'est pas obligatoire.On peut aussi fondamentalement envisager de prédéterminer d'autres valeurs, par exemple aussi des valeurs relatives telles que maxima, minima ou passages au zéro du courant ou d'une tension appropriée. En particulier on peut de façon particulièrement avantageuse fixer d'avance des valeurs de courant de signes opposés pour la détermination des intervalles, spécialement des valeurs de meme grandeur. Non seulement on bénéficie ainsi de possibilités de réalisations simples dans le domaine de la technique des commutations, mais on obtient aussi la possibilité d'établir des propriétés de symétrie, généralement souhaitables, pour les intervalles de temps en tant que fonction de la circulation du courant de prémagnétisation. En utilisant pour la détermination des intervalles les passages à zéro du courant, on réalise des conditions de travail particulièrement simples. De plus, les valeurs de courant utilisées pour la détermination des intervalles peuvent etre adaptées par rapport à un état de magnétisation de référence prédonné à certains points déterminés de la courbe caractéristique de magnétisation qui, en général, n'est pas linéaire. De cette façon, la prédétermination de valeurs de courant déterminant les intervalles dans la zone des points d'inflexion de la courbe caractéristique de magnétisation (flux magnétique en fonction de la circulation de courant de détection), dans un état de magnétisation de référence prédânné permet d'obtenir une sensibilité particulièrement élevée des intervalles de temps de détection ou d'une fonction de ces intervalles de temps à l'égard d'une modification de la prémagnétisation à détecter ou du courant à détecter.Ledit état de magnétisation de référence représente ici l'état initial ou le point zéro de la détection. Dans le cas spécial de détection de point zéro du courant, l'état de magnétisation du circuit magnétique sans circulation de courant le traversant et qui lui est liée se présente donccomme particulièrement avantageux; pour plus de simplicité, il sera nommé ciaprès "magnétisation zéro" avec la "courbe caractéristique zéro correspondante. Cette dernière est donc la courbe caractéristique de magnétisation uniquement sous l'influence de la variation cyclique dans le temps de la circulation de courant de détection et, pour simplifier, on supposera dans ce qui suit, que les cycles présentent des valeurs de courant initiales et finales qui coincident.En cas de modulation de courant de détection à symétrie par rapport à zéro, les courbes caractéristiques zéro représentent donc des courbes de commutation et, dans le cas d'un circuit magnétique à saturation caractérisée et à modulation jusqu'à saturation, elles représentent des courbes limites. Pour les circuits magnétiques du dernier type mentionné, on peut de façon particulièrement avantageuse envisager de prédonner des valeurs de courant déterminant les intervalles en les choisissant dans les zones de saturation de la courbe caractéristique zéro ou d'une autre courbe caractéristique de magnétisation de référence, cette détermination s'effectuant de préférence par couples de valeurs dans les zones saturation opposées. Ainsi qu'il sera expliqué en détail ci-après, une détermination d'intervalle unique par des valeurs de coursant dans les zones de saturation suppose une vitesse de variation de flux magnétique qui n'est pas uniquement constante entre les points limites de saturation. Mais, indépendamment de variations dans le temps déterminées du flux magnétique, on peut envisager la prédétermination de valeurs de courant de détermination d'intervalles dans les zones de saturation en combinaison avec d'autres valeurs de courant de détermination d'intervalles, sur le parcours de la variation cyclique de la courbe caractéristique de magnétisation.D'une façon générale, le choix de valeurs de courant prédéterminées déterminant l'intervalle fait dans les zones de saturation offre l'avantage de ne nécessiter qu'une précision relativement faible en ce qui concerne les valeurs seuils de courant parce que les parties de saturation de la courbe caractéristique de magnétisation sont parcourues à une vitesse relativement grande par rapport à une seule et même vitesse de variation de flux magnétique et que, par conséquent, ils ne participent que faiblement à la détermination de la durée totale d'intervalle de temps. De plus, si l'on place les valeurs de courant déterminant les intervalles dans la zone des passages au point zéro du flux magnétique sur une courbe caractéristique de magnétisation de référence avec une certaine hystérésis, c'est-à-dire dans la zone des points coercitifs d'une courbe caractéristique de magnétisation ferromagnétique courante, on obtient des avantages particuliers, parmi lesquels on peut surtout citer une faible sensibilité à l'égard des écarts non systématiques de la vitesse de variation du flux magnétique par rapport à des valeurs de consigne fixées dans les différents intervalles de temps et/ou tronçons (parties) de courbe caractéristique. I1 faut noter par ailleurs qu'il n'est pas absolument nécessaire que la détermination des intervalles s'effectue des deux côtés par l'arrivée à des valeurs de courant ou de grandeurs cor- respondantes prédonnées. On peut fondamentalement travailler avec des limites d'intervalles de temps prédonnées en partie de façon fixe, par exemple avec une durée fixe du cycle de circulation de courant de détection en liaison avec des limites d'intervalles de temps dépendant de la magnétisation à l'intérieur de cette durée de cycle. Comme fonction de détection (signal de détection en fonction des intervalles de temps dépendant de la magnétisation), on utilisera de préférence, en raison de la simplicité de réalisation et du peu de sensibilité aux dérangements, des rapports, et notamment le rapport d'efficacité impulsionnelle du déroulement cyclique dans le temps de la circulation de courant de détection, ou une grandeur qui en dépende. En supposant une binarisation de cette variation dans le temps aux passages au point zéro, on entend dans les circonstances présentes sous l'expression de "rapport d'efficacité impulsionnelle" le rapport entre,d'une part,l'intervalle de temps correspondant à une valeur binaire ou entre la somme de plusieurs de tels intervalles à l'intérieur d'un cycle avec,d'autre part la durée totale du cycle.Si on procéde alors à une binarisation de symétrie zéro (passage d'une valeur positive à une valeur négative identique ou inversement), la composante de courant continu de la suite d'impulsions (considérée comme stationnaire), représente directement le rapport d'efficacité impulsionnelle qui peut donc etre facilement obtenu par filtrage à l'aide d'un ou de filtre(s) passe-bas. La variation dans le temps de la grandeur de détection déterminant les intervalles (circulation de courant de détection ou grandeur en dépandant), est déterminée par la variation dans le temps du flux magnétique et des propriétés du circuit de courant de détection couplé au circuit magnétique, sans tenir compte de la courbe caractéristique de magnétisation représentant la grandeur à détecter. Fait partie de ces propriétés la courbe caractéristique tension-courant de la source de courant qui alimente le circuit de courant de détection. Ceci est également valable pour le comportement dans le temps de cette source de courant, mais il suffit tout d'abord que soit remplie une seule condition, de n'importe quel genre d'ailleurs, qui provoque le parcours cyclique de la courbe caractéristique de magnétisation.Ceci peut être obtenu par une force électromotrice périodiquement variable, par exemple par commutation en fonction du courant ou de la tension entre différentes sources de courant ou entres différentes courbes caractéristiques tension-courant d'une source de courant ou analogue. Ce qui est par contre essentiel pour l'effet de détection est la production d'une variation de flux magnétique, en tout état de cause, il est pour cela nécessaire qu'une circulation de courant appropriée ait lieu dans le circuit de.courant de détection couplé au circuit magnétique, et il faut pouvoir enregistrer une grandeur dépendant de l'état de magnétisation (grandeur de détection) avec une variation dans le temps conditionnée par la variation du flux magnétique et dans laquelle on peut déterminer des intervalles de temps qui sont fonction de la magnétisation. Lorsque ce rapport de dépendance avec la magnétisation est réalisé, on peut donc choisir en principe comme grandeurs de détection aussi bien des courants que des tensions.Les conditions de base pour l'alimentation du circuit de détection sont donc également ainsi fixées, dans la mesure où, d'une part, la modification du flux magnétique doit etre obtenue grâce à cette alimentation et où, d'autre part, la grandeur de détection fonction de la magnétisation doit être obtenue à partir du circuit de détection. Si donc, par exemple, c'est le courant qui est utilisé comme grandeur de détection, il ne faut pas que la résistance intérieure de la source d'alimentation soit trop grande (tension intrinsèque). C'est l'inverse qui est valable lorsqu'on utilise comme grandeur de détection la tension aux bornes de la source d'alimentation ou d'un bobinage de détection du circuit magnétique.Par-ailleurs, il n'est pas né ces sa ire que la grandeur de détection soit prélevée directement dans le circuit de détection. I1 est également possible de découpler des grandeurs de détection appropriées telles que courant ou tension au moyen de circuits particuliers. Le parcours cyclique de la courbe caractéristique de magnétisation est avantageusement obtenu en inversant le signe de la vitesse de modification de flux magnétique, par exemple par inversion de pâles de la tension d'alimentation. Selon un mode de réalisation particulièrement simple au point de vue de la technique des commutations, il est avantageusement produit dans le circuit magnétique un flux magnétique avec un comportement dans le temps qui comprend au moins une paire d'intervalles avec des vitesses de variation de flux magnétique de valeur au moins approximativement identiques et de signes opposés. A l'intérieur de tels intervalles de vitesse de variation de flux magnétique de même signe, on peut alors travailler notamment par périodes de temps de valeur constante pour cette vitesse de variation.Etant donné l'allure non linéaire typique de la courbe caractéristique de magnétisation des substances usuelles à haute perméabilité avec saturation, il peut être avantageux de diminuer l'influence de zones ou parties déterminées de la courbe caractéristique en les parcourant plus rapidement, c'est-à-dire avec une vitesse de-variation de flux magnétique plus grande ou, à l'inverse, d'augmenter l'influence d'autres zones ou parties de la courbe en les parcourant plus lentement, c'est-à-dire avec une vitesse de variation de flux magnétique plus réduite. A cet effet, on peut, à l'intérieur d'un cycle de la variation dans le temps de la vitesse de variation de flux magnétique, choisir au moins deux intervalles ayant une vitesse de variation de flux magnétique de valeur différente, mais de préférence constante dans le temps, et de meme signe. De façon fondamentale, on peut déterminer d'avance pour les modifications de la vitesse de variation de flux magnétique en quantité et/ou en signe un cadre temporel par exemple fixe. I1 est cependant avantageusement prévu de déclencher ces modifications en fonction du fait qu'est atteinte au moins une valeur prédonnée de la circulation de courant de détection ou d'une grandeur dépendant de ce dernier. L'autonomie de la commande de comportement dans le temps qui est ainsi obtenue totalement ou partiellement permet de compenser de façon appropriée les grandeurs perturbatrices.Le parcours cyclique de la courbe caractéristique de magnétisation peut par conséquent etre obtenu grâce à une inversion de signe de la vitesse de variation de flux magnétique qui s'effectue lorsque sont atteintes des valeurs finales de sens opposé de la circulation de courant de détection ou du flux magnétique, ces valeurs finales étant situées dans les zones de saturation de la courbe caractéristique de magnétisation pour toutes les valeurs de prémagnétisation à détecter. Lorsqu'il s'agit d'une courbe de magnétisation à hystérésis, les courbes limites sont toujours parcourues en partant des zones de saturation, de sorte que des états de magnétisation antérieures à la prémagnétisation momentanément efficace n'ont aucune influence. Pour la détermination ci-dessus mentionnée des zones de courbe caractéristique les plus rentables pour l'effet de mesure, c'est-àdire en général des parties de courbe à pente la plus forte par rapport à l'axe de circulation du flux, on utilisera avantageusement, compte tenu des avantages de la commande dans le temps autonome, une modification de la vitesse de variation de flux magnétique en fonction du passage au moins approximatif à la valeur zéro de la circulation du courant de détection. L'avantage principal de ce mode de commande est qu'il fait appel à un critère de commande simple et pouvant être reproduit avec exactitude.Par ailleurs, cette commande n'est pas capable à elle seule de faire parcourir cycliquement la courbe caractéristique de magnétisation et il faut donc la combiner avec une commande par valeurs terminales, par exemple du genre de celle qui s'effectue dans les zones de saturation des deux côtés comme il a été indiqué ci-dessus. Il en est de meme lorsque la commande de modification s'effectue aux points d'inflexion de la courbe caractéristique de magnétisation, ce qui d'ailleurs procure une sensibilité de détection particulièrement grande en ce qui concerne les déplacemts de la courbe de magnétisation en direction de l'axe de circulation du flux.Avec des courbes d'hystérésis de type simple, une approximation des points d'inflexion facile à obtenir est celle qu'offrent les points coercitifs, c'est-à-dire les passages au point zéro de la courbe de magnétisation. Dans ces deux derniers modes de réalisation, et pour la détermination des valeurs de circulation de flux ou de flux magnétique pour la commande prévue de modification ou de la vitesse de variation de flux magnétique il y a lieu de supposer réalisé un état de magnétisation déterminé, par exemple la magnétisation nulle ci-dessus mentionnée. Une généralisation de la commande de la vitesse de variation de flux magnétique en fonction de la circulation de flux aboutit à alimenter le circuit de courant de détection par un générateur de fonctions à courbe caractéristique tension-courant prédonnée qui, pour tenir compte des exigences du parcours cyclique de la courbe de magnétisation, doit présenter une allure d'hystérésis avec au moins une branche de tension positive et une branche négative. Etant donné les larges possibilités de formation de la courbe tension-courant d'une telle source d'alimentation généralisée qu'autorisent les couplages électroniques courants, on peut obtenir des conditions d'adaptation optimales aux différents problèmes de détection qui se posent et aux diverses conditions de perturbation. Avec une alimentation du type mentionné immédiatement cidessus, le parcours cyclique de la courbe caractéristique de magnétisation est obtenu de façon particulièrement avantageuse lorsque la commutation entre différentes fonctions de la vitesse de variation de flux magnétique s'effectue lorsque sont atteintes des valeurs prédonnées de circulation du courant de détection ou du flux magnétique et, de préférence, par commutation entre des fonctions qui, par elles-mêmes, n'ont pas de passage au point zéro et sont de signes opposés.Etant donné qu'une commutation de ce genre signifie une inversion du sens de marche dans la courbe caractéristique de magnétisation et,par conséquent,en général aussi un changement de sens de lavariation de flux, il est exclu qu'une commutaunidirectionnelle ou une dépendance unidirectionnelle à l'égard de l'arrivée au point d'inversion dans la courbe caractéristique de magnétisation provoque un mouvement pendulaire autour du point de commutation. Ce résultat est obtenu de façon particulièrement facile aux points terminaux de la modulation, et, de façon particulièrement avantageuse, il est évité à l'intérieur des zones fonction nelles dans le procédé décrit immédiatement ci-dessus. Dans un mode de réalisation particulièrement avantageux, une tension est introduite de façon plus ou moins approchée dans un trajet de courant lié au circuit magnétique, de préférence dans le circuit de courant de détection, pour déterminer la variation dans le temps du flux magnétique. Lorsque la résistance intérieure de la source d'alimentation est suffisamment faible par rapport à l'inductance donnée et qu'il en est de même de la résistance effective du reste du trajet de courant, cela équivaut à un rapport de dépendance peu marqué entre vitesse de variation de flux magnétique et le courant ou circulation de flux.Les variations de courant qui se produisent représentent donc une mesure particulièrement sensible pour la prémagnétisation à détecter, et ceci est encore plus marqué avec une vitesse de variation de flux magnétique ou une tension constante au moins par intervalles de temps, ce qui est d'ailleurs particulièrement simple à réaliser au point de vue technique des commutations. D'autres earactéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui suit, faite à titre d'exemple, et en référence au dessin annexé, dans lequel - la figure 1 représente leschéma de principe d'un dispositif de détection de courant nul au moyen de la prémagnétisation d'un circuit magnétique; - la figure 2a est le diagramme tension-courant d'une source d'alimentation pour engendrer une circulation de courant de détection à comportement cyclique dans le temps; - la figure 2b représente le tracé rectiligne simplifié de la courbe caractéristique de magnétisation (flux magnétique par rapport à la circulation de courant de détection correspondant au courant de détection); ; - la figure 2c est le diagramme en fonction du temps du courant de détection correspondant à la courbe caractéristique d'alimentation (diagramme tension-courant de la source d'alimentation) suivant la figure 2a,et à la courbe caractéristique de magnétisation suivant la figure 2b; - la figure 3 est le schéma d'un autre mode de réalisation d'un dispositif destiné à la détection de courant zéro; - la figure 4a est une courbe caractéristique d'alimentation spéciale pour un dispositif selon la figure 3; - la figure 4b est une courbe caractéristique rectiligne sim plifiée avec hystérésis pour la détection de courant zéro; - la figure 4c est une première représentation en fonction du temps du courant de détection pour une tension à symétrie homopolaire de la source d'alimentation;; - la figure 4d est une deuxième représentation en fonction du temps du courant de détection pour une tension à dissymétrie homopolaire de la source d'alimentation; - la figure 5a montre une autre courbe caractéristique d'alimentation à tracé en gradins de la courbe de tension; - la figure 5b montre une courbe caractéristique de magnétisation correspondant à la figure 4b pour la détermination de la variation dans le temps du courant de détection; - la figure 5c représente la variation dans le temps du courant de détection, résultant des figures 5a et 5b; - la figure 6 est un diagramme de l'efficacité impulsionnelle considérée comme signal de détection dépendant des intervalles de temps, en fonction d'une intensité à détecter par déplacement du zéro. Le dispositif représenté sur la figure 1 comprend un circuit magnétique 1 se présentant sous forme d'un noyau annulaire auquel est liée(couplée) une circulation de courant le traversant dont on veut surveiller par exemple, les écarts par rapport à la valeur zéro ou les dépassements de valeurs limites, par exemple une circulation de courant résultant de plusieurs conducteurs 2, 3. Au circuit magnétique 1 est de plus raccordé un bobinage 4 d'un circuit de courant de détection 5, qui est constitué par exemple de plusieurs spires , ledit circuit étant alimenté par une source 7 par l'intermédiaire d'un commutateur de polarité 6.En manoeuvrant de façon appropriée le commutateur 6 au moyen d'un dispositif de commande 8 on donne naissance dans le circuit de courant de détection 5 à une circulation de courant de détection variant cycliquement dans le temps qui est proportionnelle au courant i dans le circuit de courant de détection. Dans le cas le plus simple d'une source 7 de tension continue, la tension u au bobinage 4 peut être considérée comme ayant une valeur constante et un signe variable, à condition que la chute de tension à la résistance intérieure de la source soit suffisamment faible par rapport à la chute de tension au bobinage 4.Si, de plus, l'inductance du bobinage étant suffisante par rapport à sa résistance ohmique;la chute de tension à cette dernière est négligeable, la tension de source (tension aux bornes) engendre directement une vitesse de variation de flux magnétique proportionnelle dans le circuit magnétique. Dans le cas présent, qui est le cas le plus simple, l'allure cyclique dans le temps de cette variation de flux magnétique est obtenue par inversion de polarité. Pour le déclenchement automatique de cette inversion, on peut envisager différents critères dont quelques uns seront étudiés en détail ultérieurement. Par l'intermédiaire d'un transformateur de courant 9 à signal de sortie Si proportionnel au courant i, (signal de courant), un circuit de signal de détection 10 çomportant deux interrupteurs à valeur limite 11 et 12 montés en parallèle du côté entrée est raccordé au circuit 5. Comme montré par les diagrammes schématiques de ces interrupteurs à valeur limite pour le signal de sortie Sa, Sb, fonction du signal de courant Si, il s'agit d'éléments à signal de sortie binaire à symétrie homopolaire; de plus, pour l'interrupteur 11, il existe une seule valeur limite de commutation Si = 0 tandis que, pour l'interrupteur 12, il existe deux valeurs limites Si= Sil et Si = Si4 symétriques par rapport au zéro.La sortie de l'interrupteur 11 est raccordée à un détecteur d'intervalle de temps 13 se présentant sous forme de passe-bas dont le signal de sortie S' (représenté sur le schéma bloc en fonction de la fré a quence f) est une fonction dtintervalles de temps qui se forment en fonction de la prémagnétisation du circuit magnétique 1 et par conséquent de la circulation de courant de prémagnétisation résultant des conducteurs 2, 3, dans le comportement temporel cyclique du courant de détection i. I1 suffit que la circulation de courant de détection soit suffisamment différente par la durée de son cycle de variation dans le temps de la circulation du courant de prémagnétisation et/ ou du courant à détecter. La prémagnétisation et/ou le courant à détecter peuvent donc parfaitement être variables dans le temps à condition seulement que la variation à l'intérieur d'un intervalle de cycle soit suffisamment faible par rapport au pas de variation du courant de détection. Par ailleurs, pour une durée d'intervalle de cycle constante, la variation cyclique dans le temps du courant de détection et/ou la variation de flux magnétique se transforme en une variation dans le temps périodique, et ceci avec des conditions appropriées pour la durée de période de ladite variation dans le temps.D'une façon générale, et pour des raisons de simplicité, on utilise un comportement temporel périodique de la variation de flux magnétique, cependant, par exemple lorsque la vitesse de variation de la prémagnétisation oscille dans de larges limites, on peut également utiliser des comportements temporels cycliques à durée de cycle variable. Dans ce qui suit, on suppose la prémagnétisation constante pendant la durée du cycle. En conséquence, en cas de variation cyclique du flux magnétique de détection, on parcourra une courbe caractéristique de magnétisation (flux magnétique en tant que fonction de la circulation de courant de détection et/ou du courant de détection) qui, au moins en ce qui concerne sa position, dépend de la prémagnétisation à détecter et par conséquent de la circulation de courant à détecter.Dans ce qui suit on prendra comme prémagnétisation de référence la magnétisation de valeur zéro déjà définie ci-dessus. Dans l'exemple représenté sur la figure 1 le caractère cyclique de la variation du flux magnétique de détection est obtenu en réalisant l'inversion de polarité de la tension u lorsque sont atteintes les valeurs limites prédonnées de signal de courant Sil et Si4. A cet effet, la sortie de l'interrupteur de valeur limite 12 est raccordée à une entrée du dispositif de commande 8 réagissant au changement de polarité de Sb par des opérations de commutation de sens contraire correspondantes. La source 7 et le commutateur 6 forment ensemble, en tant que générateurs de fonctions, une source d'alimentation de détection à courbe caractéristique tension-intensité avec hystérésis comme le montre la figure 2a en traits continus. Cette courbe caractéristique comprend les branches stables en soi u = +U et u = -U, aux extrémités desquelles s'effectue 1 inversion dans le sens matérialisé par des flèches, et ceci pour les valeurs de courant i et Q et auxquelles sont associées les valeurs de signal de couAant Si41 et Si4 selon la figure 1. Entre ces valeurs limites de courant on parcourt la courbe caractéristique de magnétisation 6 fonction de i, rectiligne simplifiée et sans hystérésis, figure 2b.La caractéristique zéro est tracée en trait plein et la courbe de magnétisation décalée en raison de la prémagnétisation à détecter est tracée en tirets. Pour le courant de détection i en fonction du temps t on obtient ainsi des tracés de courbe tels que ceux représentes sur la figure 2c, en trait plein pour la courbe caractéristique zéro et en tirets pour la prémagnétisation à détecter. On a de plus représenté à la figure 2c la variation dans le temps du signal de sortie Sa du commutateur à valeur limite 11, c'est à-dire un signal binaire symétrique par rapport à zéro dont la durée de période est T et dont les passages à zéro coincident avec ceux du courant de détection i. Une comparaison entre les courbes de variation dans le temps en trait plein et en tirets pour la magnétisation zéro et pour la prémagnétisation à détecter montre immédiatement une modification bien nette de l'efficacité impulsionnelle déterminée par les intervalles de temps entre les passages au zéro, et dont on peut tirer une modification correspondante de la composante de courant continu de Sa sous forme du signal S'a filtré par un filtre passe-bas.Ce signal est donc bien le signal de détection voulu en tant que fonction d'intervalles de temps dépendant de la prémagnétisation. La figure 2a montre encore la possibilité de travailler avec d'autres fonctions que les fonctions de tension d'alimentation à courant constant. La partie de courbe uXen trait mixte est valable pour une résistance intérieure de source d'alimentation relativement élevée, tandis que la partie de courbe. u également en trait mixte est valable pour une source d'alimentation à courbe caractéristique tension-courant non linéaire.Pour la première de ces courbes, on a une variation dans le temps non constante également pour la tension d'alimentation de sorte qu'on peut éventuellement aussi en tirer un signal de détection alors qu'un abaissement de la tension d'alimentation suivant ut dans une partie correspondante de la caractéristique zéro peut entraîner un effet plus marqué des déplacements de courbe caractéristique en fonction de la prémagnétisation. I1 faut encore noter qu'une source d'alimentation ayant une courbe caractéristique tension-courant avec une forme générale d'hystérésis comme le montre la figure 2a peut également en principe être réalisée au moyen d'un oscillateur, par exemple un oscillateur de relaxation ou une bascule astable, éventuellement en incluant des éléments non linéaires appropriés pour agir sur les tronçons de courbe caractéristique élémentaires. Le dispositif représenté sur la figure 3 ne se distingue pas de celui qui est représenté à la figure 1 en ce qui concerne les éléments 1, 2, 3, 4, 5, 6, 8 et 12; mais, à la place de la source de tension simple, il est prévu une source 14 dont la valeur de la tension aux bornes peut être commandée par une entrée de commande 14a et, à la place du commutateur à valeur limite 11 sans hystérésis, il est prévu un commutateur à valeur limite, 15, à valeurs limites de commutation à hystérésis Si2 et Si3, comme montré sur le diagramme de la valeur de Sa en fonction de Si représenté sur le schéma en bloc diagramme. Ces variantes de réalisation, ainsi que d'autres qui seront expliquées ci-après, permettent d'optimiser de façon particulière les procédés de détection.La source de tension qui peut être commandée, coopérant avec un commutateur de commande de fonction du courant et avec le commutateur de polarité 6 déjàdecrit pour la figure 1 ainsi qu'avec son dispo sitif de commande 8 joue ici le rôle de source d'alimentation à courbe tension-courant programmable et à commutation automatique, notamment en fonction du courant, entre un tronçon de caractéristique à tension positive et un tronçon de caractéristique à tension négative.Pour donner aux tronçons de caractéristique la pente et la courbure voulues, on peut utiliser en plus une résistance intérieure correspondante de la source de tension et/ou des éléments de commutation non linéaires, tandis que, dans l'exemple en question, on suppose que la courbe caractéristique présente un tracé en gradins dont chaque tronçon correspond à une valeur de tension qui, par elle-même, dépend du courant, mais qui peut varier suivant un programme donné. I1 va de soi qu'un tel générateur de fonctions pris comme source d'alimentation peut être éventuellement réalisé sous forme d'oscillateur approprié ou analogue. En outre, le dispositif de commande en fonction du courant représente la partie de détectiondu dispositif dans lequel peuvent être formés, à partir de l'allure dans le temps du courant de détection, différents signaux de détection fonction des intervalles de temps. En partant des éléments de dispositif coïncidant avec ceux de la figure 1 et du commutateur à valeur limite 15 mentionné cidessus, il est prévu dans la réalisation selon la figure 3 un circuit logique 18 qui combine par antivalence logique (ou exclusive)les signaux de sortie binaires des deux commutateurs à valeur limite et qui fournit à une sortie 19 un signal de détection correspondant en fonction des intervalles de temps. En outre, on peut prélever directement aux sorties 16 et 17 d'autres signaux de détection, éventuellement binaires, d'un autre type. La zone de modulation du courant i est partagée en deux parties par les valeurs limites de commutation Si3 et Si4 lorsqu'on la parcourt dans le sens des courants croissants et par les valeurs limites de commutation Si2 et Sil lorsqu'on la parcourt dans le sens des courants décroissants, une combinaison de signaux de sortie binaire, c'est-à-dire un nombre binaire à deux chiffres, des commutateurs à valeur limite 12 et 15 étant associée à chaque partie. Les sorties de ces commutateurs sont connectées à un circuit logique 22 qui, pour chacune des deux combinaisons susdites de signaux de sortie, comprend un groupe de circuits "ET" montés en parallèle côté entrée 22a, 22b, 22c, 22d. Sur la figure 3 on n'a représenté qu'un circuit "ET" de chaque groupe.Lorsque se forme une combinaison de signaux de sortie, c'est-à-dire lorsque le courant i qui augmente ou diminue se trouve dans une partie déterminée de la zone de modulation, un groupe des circuits "ET" associé 22a à 22d est préparé à émettre un signal de sortie affirmatif qui dépend chaque fois encore d'une autre entrée 22al, 22bl, 22cl, 22dol. Lorsque chaque groupe d'éléments "ET" 22a, 22b, 22c, 22d comprend ainsi par exemple trois éléments, il existe d'autres entrées 22a2, 22a3; 22b2, 22b3; 22c2, etc...Toutes les entrées 22a1, 22bu, 22cl, 22dl sont reliées ensemble à une sortie d'un codeur 21, les autres entrées 22a2, 22b2, etc, ainsi que 22a3, 22b3, etc, l'étant respectivement à une autre sortie associée de ce codeur qui est lui-meme mis en marche par le signal de courant Si par l'intermédiaire d'un convertisseur analogique-numérique 20. Dans l'ensemble, pour chaque combinaison de signaux de sortie Sa, Sb des commutateurs à valeur limite 12, 15, un groupe d'éléments "ET" 22a, 22b, etc est ainsi préparé et est commandé par la sortie multiple du codeur 21 à l'aide d'un signal de courant binaire codé dont le nombre de chiffres correspond au nombre de sorties du codeur et au nombre d'éléments dans les groupes 22a, 22b, etc. A chacun des groupes en question est de plus associée une mémoire de lecture, par exemple programmable, 23a et/ou 23b et/ou 23c et/ou 23d avec multiplicité d'entrées correspondantes de l'étage de lecture associé à commande par adressage (non représenté). Les sorties de ces étages de lecture à mémoire sont reliées par un nombre correspondant d'éléments "OU" 24 à un convertisseur numérique-analogique 25 qui, de son côté, commande par l'intermédiaire de l'entrée 14a la source de tension 14. De cette façon on règle automatiquement pour chaque valeur du courant de détection une valeur choisie à volonté de la tension d'alimentation et/ou de la force électromotrice dans le circuit de détec tiop, et ceci d'après une répartition prédonnée (et en outre séparément pour les courants croissants et décroissants) de la zone de modulation de courant en parties pour chacune desquelles il y a association univoque entre tension et courant, et avec réenclenchement automatique, en fonction-du courant, entre les parties de fonction ainsi qu'entre la tension positive et négative aux valeurs terminales de courant.Il est donc possible d'avoir un générateur général de fonctions tension-courant pour le parcours cyclique de la courbe caractéristique de magnétisation, la liberté de choix de programme de fonctions à l'intérieur des parties de courant n'étant limitée que par le nombre de chiffres ou nombre d'étages du système binaire quantifiant. I1 est possible d'obtenir des réalisations plus simples et plus pratiques à l'aide d'oscillateurs appropriés de type en soi connu, éventuellement ici aussi en liaison avec une résistance intérieure prédonnée de la source et/ ou d'éléments non linéaires pour agir sur la courbe caractéristique. Dans ce qui suit, on va décrire le mode de fonctionnement fondamental, en supposant des courbes caractéristiques tensioncourant relativement simples pour l'établissement desquelles les possibilités du dispositif selon la figure 3 ne sont utilisées que partiellement, ainsi qu'avec des courbes de magnétisation simplifiées, mais avec saturation et hystérésis. En ce qui concerne le mode de travail selon les figures 4a et 4b , on suppose tout d'abord une courbe caractéristique tensioncourant simple avec des branches de tension constante +U et -U en fonction du courant et avec commutation entre ces branches pour i = il et i = i4 dans les zones de saturation de la courbe zéro en trait continu de la figure 4b. La seule différence est que l'on détermine ici, au moyen du commutateur de valeur limite 15 de la figure 3 des valeurs limites de courant i2 et i3 , aux points de passage à zéro (points coercitifs) de la courbe zéro selon la figure 4b.Ces valeurs limites sont prises en considération pour déterminer des intervalles de temps dépendant de la prémagnétisation, en utilisant la variation dans le temps du courant de détection représentée sur la figure 4b , et ceci sous la forme du signal de sortie binaire Sa du commutateur à valeur limite 15 avec ses passages à zéro en i3 dans la branche ascendante et en i2 dans la branche descendante de la courbe caractéristique de magnétisation, c'est-à-dire pour nne tension d'alimentation positive et/ ou négative u. On a porté en tirets sur la figure 4b une courbe caractéristique de magnétisation décalée par la prémagnétisation à détecter, et sur la figure 4c la variation dans le temps correspondant de i et de Sa. La variation de l'efficacité impulsionnelle de Sa dans les périodes partielles T1 et T2 ici égales sous l'effet de la prémagnétisation à détecter est mise en lumière ici de façon très nette.En cas de tension d'alimentation dissymétrique, montrée sur la figure 4a par la plus grande tension négative -U1-, le rapport entre les durées de période partielles varie comme le montre la figure 4d (T'2 plus court que T2), mais on voit bien qu'il n'en est pas de même pour l'efficacité impulsionnelle dans les périodes partielles et par-conséquent non plus pour l'effica- cité impulsionnelle totale de Sa, c'est-à-dire pour le point zéro du signal de détection. Cette indépendance du point zéro à l'égard de la tension est un avantage particulièrement intéressant. Dans le mode de travail représenté sur les figures 5a à-5c, il s'effectue une diminution de la valeur de la tension d'alimentation aux valeurs limites de courant i2 et i3 respectivement pour les valeurs décroissantes et croissantes de courant. Il en résulte un caractére de non-linéarité supplémentaire dans la variation dans le temps de Sa et de i comme le montre la figure 5c, ceci ayant visiblement pour résultat de renforcer la variation de l'efficacité impulsionnelle de Sa dans la deuxième période partielle et par conséquent aussi au total de l'efficacité impulsionnelle d'ensemble pour un décalage de la courbe caractéristique de magnétisation identique à celui de la figure 4b. Ceci correspond à une augmentation de la sensibilité de détection. Par ailleurs, la durée des périodes partielles varie en fonction de la variation de prémagnétisation comme le montre la figure 5c, respectivement de A Tl et de itT2, et en sens inverse, de sorte que le rapport entre les périodes partielles facilement déterminables entre les pointes de courant de polarité opposée peut être utilisé comme signal de détection. Ceci se produit tout naturellement à la sortie 16 du commutateur à valeur limite 12 sous la forme du signal Sb. On peut de plus avoir recours aux efficacités impulsionnelles dans les différentes périodes partielles élémentaires lorsque, -contrairement aux figures 4c et 5c-,- le signal de détection binaire est inversé non seulement pour les valeurs d'intensité intermédiaires i2 et i3 mais également pour les valeurs d'intensité terminales il et i4. Dans ce cas, il y a lieu éventuellement d'intercaler un étage redresseur pour obtenir le signal de détection. Celui-ci apparaît par exemple à la sortie 19 du circuit logique 18 dans le mode de réalisation représenté sur la figure 3. Comme le montre la figure 5c, les variations de sens contraire des durées de périodes partielles pour un décalage de la courbe de magnétisation n'ont pas totalement la même valeur, de sorte qu'il subsiste une variation de la durée de période totale, c'est-à-dire de la fréquence du parcours cyclique de la courbe caractéristique de magnétisation. Ce phénomène est à rapporter à la pente terminale des branches de saturation de la courbe de magnétisation par rapport aux branches médianes de la courbe et, par conséquent, il n'a dans les faits qu'une répercussion minime avec les matériaux magnétiques dont on dispose dans la pratique. Ce procédé de détection selon l'invention se distingue fondamentalement par une très faible sensibilité à la température du point zéro et également par une faible répercussion de la température sur la sensibilité de détection dans la zone située de part et d'autre du point zéro. A ce propos, la figure 6 montre des résultats de mesure de l'efficacité impulsionnelle n de Sa dans un procédé conforme aux figures Sa -à 5c, en fonction d'une circulation de courant de prémagnétisationetraversant le circuit magnétique, pour un domaine de température compris entre -400C et +1000C. On peut voir que les deux influences mentionnées ci-dessus s'exerçant dans la zone de point zéro sont très faibles. Par contre, le fait que, dans les zones marginales A et B, pratiquement inintéressantes, la dépendance de la température est très forte, montre bien que le manque de sensibilité obtenu n'est pas dO au matériau magnétique mais au dispositif et au procédé de détection. REVENDICATIONS 1. Procédé de détection d'une prémagnétisation d'un circuit magnétique, notamment pour la détection d'une circulation de courant de déplacement liée (couplée) au circuit magnétique et le traversant, caractérisé en ce qu'au moyen d'une circulation de courant de détection liée (couplée) au circuit magnétique, on produit une variation temporellement cyclique du flux magnétique et on forme un signal de détection en tant que fonction d'intervalles de temps dépendant de la prémagnétisation. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le signal de détection est formé en tant que fonction d'intervalles de temps qui, lors de la variation cyclique du flux magnétique, sont parcourus par la circulation de courant de détection ou par une grandeur qui en dépend, entre des valeurs prédéterminées. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le signal de détection est formé en tant que fonction d'intervalles de temps entre les moments où la circulation de courant de détection, ou bien une grandeur qui en dépend, atteignent des valeurs prédonnées de signes opposés. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que, pour former le signal de détection, on fixe d'avance pour la circulation de courant de détection, ou pour une grandeur qui en dépend, des valeurs de montant au moins approximativement égal et de signes opposés. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le signal de détection est formé en tant que fonction d'intervalles de temps qui, au moins d'un côté, sont déterminés par l'arrivée au moins approximative à la valeur zéro de la circulation de courant de détection ou d'une grandeur qui en dépend. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le signal de détection est formé en tant que fonction d'intervalles de temps qui, au moins d'un côté, sont déterminés par l'arrivée à une valeur prédonnée de la circulation de courant de détection ou d'une grandeur qui en dépend, et en ce que cette valeur prédonnée correspond au moins approximativement à un point d'inflexion de la courbe de variation du flux magnétique par rapport à la circulation de courant de détection pour une prémagnétisation donnée. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que, en utilisant un circuit magnétique à saturation intrinséque, le signal de détection est formé en tant que fonction d'intervalles de temps qui, au moins d'un côté, sont déterminés par l'arrivée à une valeur prédonnée de la circulation de courant de détection ou d'une grandeur qui en dépend, et en ce que cette valeur pré donnée de la circulation de courant de détection est située pour toutes les valeurs de prémagnétisation à détecter dans une zone de saturation de la courbe de variation du flux magnétique en fonction de la circulation de courant de détection. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que, en utilisant un circuit magnétique à courbe caractéristique de magnétisation à hystérésis, on forme le signal de détection en tant que fonction d'intervalles de temps qui, au moins d'un côté, sont déterminés par l'arrivée à une valeur prédonnée de la circulation de courant de détection ou d'une grandeur qui en dépend, et en ce que cette valeur prédonnée de la cir- culation de courant de détection correspond au moins approximativement à un passage au zéro de la courbe représentant la variation du flux magnétique en fonction de la circulation de courant de détection pour une prémagnétisation donnée. 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le signal de détection est formé en tant que fonction d'un rapport entre des intervalles de temps qui, au moins d'un côté, sont déterminés par l'arrivée à une valeur prédonnée de la circulation de courant de détection. 10. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que le signal de détection est formé en tant que fonction de l'efficacité impulsionnelle de la variation cyclique dans le temps de la circulation de courant de détection ou d'une grandeur qui en dépend. 11. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'on engendre dans le circuit magnétique des vitesses de variation de flux magnétique de signe variable. 12. Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce que l'on engendre dans le circuit magnétique un flux magnétique dont la variation dans le temps comprend au moins une paire d'intervalles avec des vitesses de variation de flux magnétique de valeur au moins approximativement égale et de signes opposés. 13. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on engendre dans le circuit magnétique une vitesse de variation de flux magnétique constante par périodes de temps. 14. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que, à l'intérieur d'un cycle de variation dans le temps de la vitesse de variation de flux magnétique, il est déterminé au moins deux intervalles dans lesquels la vitesse de variation de flux magnétique est constante mais différente, avec le même signe. 15. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'en fonction de l'arrivéeàau moins une valeur prédonnée de la circulation de courant de détection ou d'une grandeur qui en dépend, on effectue une modification de la vitesse de variation du flux magnétique. 16. Procédé selon la revendication 15, caractérisé en ce qu'un changement de signe de la vitesse de variation de flux magnétique s'effectue en fonction de l'arrivée à des valeurs terminales de signe opposé de la circulation de courant de détection ou du flux magnétique, et en ce que, pour toutes les valeurs de prémagnétisation-à détecter, ces valeurs terminales se trouvent dans les zones de saturation de la courbe caractéristique de magnétisation. 17. Procédé selon la revendication 16, caractérisé en ce qu'une modification de la vitesse de variation de flux magnétique intervient lorsque la circulation de courant de détection atteint au moins approximativement la valeur zéro. 18. Procédé selon la revendication 16, caractérisé en ce que, pour un circuit magnétique à saturation intrinsèque, une modification de la vitesse de variation de flux magnétique intervient lorsque la circulation de courant de détection atteint une valeur qui, pour une prémagnétisation donnée, correspond au moins approximativement à un point d'inflexion de la courbe caractéristique de magnétisation. 19. Procédé selon la revendication 16, caractérisé en ce que, pour un circuit magnétique à courbe caractéristique de magnétisation à hystérésis, une modification de la vitesse de variation de flux magnétique intervient lorsque la circulation de courant de détection atteint une valeur qui, pour une prémagnétisation prédonnée, correspond au moins 7.approximativement à un passage au point zéro de la courbe caractéristique de magnétisation. 20. Procédé selon l'une quelconque des revendications précé dentes, caractérisé en ce qu'on engendre dans le circuit magnétique une vitesse de variation de flux magnétique qui dépend, suivant une fonction prédonnée, de la circulation de courant de détection qui règne. 21. Procédé selon la revendication 20, caractérisé en ce que la commutation d'une fonction de la vitesse de variation de flux magnétique à une fonction différente s'effectue lorsque la circulation de courant de détection ou le flux magnétique atteignent une valeur prédonnée. 22. Procédé selon la revendication 20, caractérisé en ce qu'on effectue une commutation cyclique entre au moins deux fonctions différentes de la vitesse de variation de flux magnétique par rapport à la circulation de courant de détection, ces fonctions étant de sens opposé, sans passage à zéro. 23. Procédé selon la revendication 19, caractérisé en ce que la courbe caractéristique de flux magnétique en tant que fonction de la circulation de courant de détection est parcourue en partant d'une première valeur limite de la circulation de courant de détection située dans une zone de saturation avec une vitesse de variation de flux magnétique au moins approximativement constante, jusqu'à une première valeur d'inversion de la circulation de courant de détection avec passage à une valeur plus faible de la vitesse de variation de flux magnétique, puis jusqu'à une valeur limite de la circulation de courant de détection située dans la zone de saturation opposée, avec passage à une vitesse de variation de flux magnétique de signe opposé puis, en passant par une deuxième valeur d'inversion de la circulation de courant de détection avec passage à une valeur plus élevée de la vitesse de variation de flux magnétique, le retour s'effectuant jusqu'à la première valeur limite de la circulation de courant de détection. 24. Procédé selon l'une quelconque des revendications prédédentes, caractérisé en ce que la variation dans le temps du flux magnétique s'effectue en appliquant une tension à un trajet de courant lié (couplé) au circuit magnétique. 25. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il est prévu au moins un circuit de courant de détection (5) lié (couplé) au circuitmagnétique (1) ainsi qu'une source d'alimentation à variation cyclique dans le temps du courant et/ou de la tension, et au moins un commutateur à valeur limite (11) raccordé au circuit de courant de détection,lequel commutateur est suivi d'un détecteur d'intervalles de temps (13). 26. Dispositif selon la revendication 25, caractérisé en ce qu'il est prévu un commutateur à valeur limite (11) qui répond à au moins une valeur limite de courant dans le circuit de courant de détection. 27. Dispositif selon la revendication 26, caractérisé en ce qu'il est prévu un commutateur à valeur limite (15) qui répond à au moins deux valeurs limites symétriques par rapport au zéro dans le circuit de courant de détection. 28. Dispositif selon la revendication 25, caractérisé en ce que le circuit de courant de détection comporte une source de courant dont la résistance intérieure est faible par rapport à la résistance extérieure dudit circuit. 29. Dispositif selon la revendication 25, caractérisé en ce qu'à la suite du commutateur à valeur limite est disposé un détecteur de rapports entre intervalles de temps. 30. Dispositif selon la revendication 25, caractérisé en ce qu'il est prévu un commutateur à valeur limite à signal de sortie binaire symétrique par rapport au zéro. 31. Dispositif selon la revendication 25, caractérisé en ce que le détecteur d'intervalles de temps comporte un élément passebas. 32. Dispositif selon la revendication 25, caractérisé en ce qu'il est prévu dans le circuit de courant de détection une source de courant dont la courbe caractéristique de tension comporte une boucle d'hystérésis parcourue cycliquement.