La présente invention concerne un procédé pour la réalisation d'un sol stabilisé en vue de l'aménagement d'une aire de jeux ou de sport. L'expansion des aménagements sociaux et collectifs mis à la disposition des collectivités (clubs et associations sportives ; écoles etc....) a entraîné - un développement des techniques d'aménagement de terrains destinés à la pratique des sports notamment des terrains de football, stades, pistes etc... Ces développements se sont fait généralement dans le sens de techniques sophistiquées mettant en oeuvre des moyens et des matériaux à caractéristiques très performantes mais de prix de revient élevé. Et ce développement a souvent négligé les besoins élémentaires, notamment au niveau des communes petites et moyennes, pour lesquelles le recours à des techniques utilisées pour les équipements sportifs de haut niveau ne se justifie pas ; par contre, de nombreuses communes ne possèdent aucun terrain dévoué au sport, hors en guise de terrain de football, une prairie à peine aménagée et qui devient impratiquable en période de pluie ou de gel. L'invention vise à permettre de réaliser dans des conditions économiques un terrain comportant un sol stabilisé susceptible d'être affecté à des activités de jeux ou des activités sportives pluridisciplinaires; le terrain étant disponible toute l'année sans etre tributaire des conditions atmosphériques et permettant l'évolution des utilisateurs et l'obtention de bonnes performances. Le procédé et le terrain réalisés conformément à ce procédé, dans le cadre de la présente invention, ont une vocation polyvalente et pourront être mis en oeuvre pour la réalisation soit d'un terrain à vocation indifférenciée et susceptible d'être utilisée successivement pour la pratique de divers sports, soit également pour la réalisation de terrains spécifiques tels que les terrains de football, court de tennis etc... Dans les techniques anterieures connues , on réalise un fond de forme non plan,de façon à guider l'évacuation des eaux selon au moins une pente ce fond de forme comporte une pluralité de tranchées de drainage recueillant les eaux dans la zone que lesdites tranchets parcourent et ces tranchées reçoivent des drains aboutissant à un ou plusieurs collecteurs pour l'évacuation des eaux d'infiltration ; sur ce fond de forme est disposée une pluralité de strates constituant des couches formant généralement une couche drainante de base reposant sur le fond de forme, une couche inter médiaire et une chape superficielle. Dans ces techniques antérieures,le fond de forme, dans les zones longiformes séparant deux tranchées drainantes voisines généralement parallèles , est réalisé avec un "ados" c'est-à-dire une légère voûte ou pente de toit de façon à guider les eaux d'infiltration superficiel les vers chacun des trains qui délimitent la zone ou l'ados considéré. I1 suit que les couches qui sont superposées au fond de forme et notamment la couche primaire reposant directement sur le fond de forme, a une épaisseur qui n'est pas constante de façon à retablir une zone plane entre les deux tranchées. On est donc obligé de réaliser une couche d'épaisseur suffisante de façon à assurer une bonne stabilité du sol sur l'ensemble de la zone ou de l'ados délimité par les deux tranches. voisines. En effet, à défaut de cette couche épaisse on risquerait d'obtenir des différences d'épaisseur du simple au triple entre la zone la moins épaisse (à l'aplomb de l'arête ou du sommet de l'ados) et la couche la plus épaisse (au bord de la tranchée) ; de cette différence d'épaisseur naft des différences de comportement de la sous-couche. I1 suit que la réalisation d'un fond de forme pourvu d'une succession d'ados entre les tranchées d'évacuation ne permet pas d'obtenir des conditions satisfaisantes de réalisation, à moins de compenser cet inconvénient par une épaisseur importante de la couche drainante, appelée à compenser les différences de niveaux entre le centre et le bord de l'ados ; ces conditions rendent peu économiques la réalisation de tels terrains. L'invention vise à remédier à ces inconvénients et permet de réaliser dans des conditions économiques un terrain pourvu d'un sol stabilisé pour la pratique des sports, d'un prix de revient limité, tout en assurant de parfaites conditions de performances. A cet effet, l'invention concerne un procédé pour la réalisation d'un terrain à sol stabilisé en vue de la pratique de sports, du type dans lequel on aménage un fond de forme non horizontal et en pente vers l'extérieur, des drainages sont creusés dans ce fond de forme et sont pourvus de conduites d'évacuation des eaux d'infiltration, le fond de forme étant recouvert de plusieurs couches stratifiées constituant le terrain,et le procédé est caractérisé a) en ce qu'on aménage le fond de forme selon au moins un plan en pente de direction d'écoulement perpendiculaire à la plus grande longueur du terrain, le fond de forme (parcouru par les drainages) formant au moins un plan pentu sans ados entre lesdits drainages b) lesdits drainages sont constitués de saignées de section en forme de V et de direction perpendiculaire à la pente d'écoulement dudit plan c) le fond de forme reçoit une couche d'épaisseur uniforme d'un agglomérat de roches concassées constituant la couche drainante surmontée d'une chape de revêtement superficiel de roches concassées et de granulométrie non homogène inférieure a 4 mm. L'invention concerne également un terrain réalisé selon ce procédé et caractérisé en ce qu'il comporte un fond de forme selon au moins un plan en pente, chaque plan étant traversé par un réseau de saignées d'écoule- ment pourvu d'un drain et aboutissant à un réseau de collection générale, les tranchees étant prévues avec une section transversale en forme de V d'angle voisin d'un droit et le fond de forme plan, sans ados entre les tranchées, est surmonté par une première couche drainante réalisée à partir d'un matériau concassé d'épaisseur uniforme surmonté par une chape d'un revêtement superficiel constitué de roches concassées de granulométrie non homogène et inférieure à 4 mm. L'invention permet de remédier aux inconvénients qui ont été précédemment signalés. Les tranchées en V permettent d'obtenir une évacuation plus rapide des eaux d'infiltration sans risquer une erosion locale au niveau de leur bord constituant l'angle saillant délimitant la saignée par rapport au plan que constitue le fond de forme ; on évite ainsi les risques d'érosion et d'accumulation du matériau constituant le fond de forme vers le fond de la saignée avec les risques d'obturation ; mais en outre la saignée en V, et la meilleure évacuation qu'elle assure, permettent de réaliser un fond de forme généralement plan et sans ados entre les deux saignées ; dans ces conditions, l'épaisseur de la couche de revêtement surmontant le fond de forme est uniforme et les caractéristiques de comportement de cette couche sont en principe régulières et uniformes sur toute la surface du terrain ; on évite ainsi les risques et les inconvénients qui ont été signalés lorsque, par suite de la présence d'un ados entre les saignées, on doit réaliser les couches superficielles avec des épaisseurs différentielles (pour compenser la présence de l'ados). Selon une autre caractéristique de l'invention, le terrain comporte un fond de forme constitué de deux plans en pente opposés par une arête médiane longitudinale, et chaque plan est traversé par un réseau de saignées en V, espacées d'une distance comprise entre 3 à 6 m, les saignées aboutissant aux bords transversaux du terrain où elles se déversent dans le réseau de collection. Selon une autre caractéristique du terrain réalisé conformément à l'invention, le fond de forme reçoit une couche drainante d'une épaisseur comprise entre 10 et 15 cm, et cette couche est constitue de roches concassées de granulométrie comprise entre 3 et 3 mm. Selon une autre caractéristique le terrain comporte une chape de revêtement superficielle d'une épaisseur comprise entre 6 à 8 cm et de preférence d'une épaisseur de 7 cm (après compactage) et cette couche de revêtement superficielle est constituée de roches concassées d'une granulométrie non homogène de 0 à 2 mm, ladite chape comportant, sur la moitié superficielle de son épaisseur, l'introduction de filler hydraulique tel que platre ou chaux dispersés dans la nasse de la roche concassée dans une proportion de 2 a 6 % ce filler hydraulique contenant jusqu'à 4G % d'un matériau fillerisant colorié, tel que de la brique pilée Seion une autre caractéristique du terrain réalisé selon l'invention, le fond de forme reçoit avant la mise en place de la couche drainante, une nappe géotextile visant à assurer la séparation physique de la couche drainante par rapport au fond de forme et à éviter la contamination de la couche drainante par ce dernier. Selon encore une autre caractéristique le terrain ainsi réalisé comporte à sa périphérie une bordure délimitant le pourtour du terrain par rapport à la zone périphérique extérieure Et selon une rAalisation 7articuliere, la oure est constituée d'un alignement de blocs en matière moulée dont la base enterrée comporte une échancrure et les blocs sont pourvus de lumières ou ouvertures par lesquelles une face latérale communique avec l'autre face latérale, ces échancrures et ouvertures permettant le passage des eaux d'infiltration d'un côté dudit bloc vers l'autre côté en vue de faciliter l'évacuation des eaux vers le réseau d'évacuation ;A cet effet, la bordure est associée à une saignée longitudinale parallèle et courant à l'aplomb d'une face de ladite bordure, cette saignée étant remplie de matériau drainant tel qu'une roche concassée et la base de cette saignée communique avec le réseau d'évacuation. Selon une autre caractéristique de l'invention le terrain comporte à sa périphérie une main courante formant barrière de délimitation et cette main courante est constituée d'une succession de tubes montés sur des montants ou poteaux dont la base est enterrée, le raccordement entre deux tubes adjacents et un poteau intermédiaire étant assuré par un raccord tubulaire connu en soi et en forme de T. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront encore de la description qui suit et qui est donnée en rapport avec une forme de réalisation particulière présentée à titre d'exemple non limitatif et en se référant aux dessins annexés. La figure 1 représente une vue en plan d'un court de tennis. La figure 2 représente une vue en coupe transversale du court de tennis de la figure 1. La figure 3 représente une vue en plan d'un terrain de football selon l'invention. La figure 4 représente une vue en coupe transversale du terrain de football de la figure 3. La figure 5 représente une vue en coupe transversale d'une partie du terrain de football de la figure 4 et de la figure 3, à proximité d'un bord longitudinal dudit terrain. La figure 6 représente une vue en élévation d'une section de la main courante susceptible d'être mise en place à la périphérie du terrain de football des figures 3, 4 et 5. La figure 7 représente une vue en coupe transversale d'une piste réalisée conformément à l'invention et située à la périphérie d'un terrain ou aire de jeu elle-même réalisée conformément à la technique de l'invention. La figure 8 représente une vue en élévation frontale des bordurettes mises en place dans la zone délimitant respectivement le terrain de jeu et la piste de la figure 7. Selon la figure 1, on voit que le court de tennis 1 selon l'invention est réalisé à partir d'un fond de forme 2 lui-même comportant deux plans en pente respectivement 3 et 4 adossés dos à dos selon l'arête médiane 5. La pente transversale de chacun des plans 3 et 4 est limitée aux normes réglementaires par exemple 0,5 cm par mètre suivant les flèches 6 et 6'. Facultivement, le fond de forme peut être prévu avec une légère pente selon l'arête médiane 5, en pente vers le collecteur 11 de l'ordre de 0 à 1 cm par mètre. Sur le fond de forme ainsi réalisé on pratique des saignées longitudinales qui coupent les plans respectivement 3 et 4 dans une direction orthogonale à la pente représentée par les flèches 6 , 6'. Ces fentes, dont on voit le détail à l'encadré de la figure 2, sont en forme de V d'angle voisin ou légèrement inférieur à un angle droit. Ces saignées ou tranchées de drainage 7, 8, 9 et 10 aboutissent à un collecteur 11 situé à une extrémité du terrain et apte à évacuer les eaux par une ou l'autre ou les deux de ses extrémités 12, 12'. De façon connue chaque tranchée ou saignée en V 7,8, 9 ou 10 comporte dans son fond un drain 13 formé par exemple d'un tube annelé et perforé. On voit que chacun des plans en pente respectivement 3 et 4,constituant ensemble le fond de forme en toit",est lui-même rigoureusement plan et ne comporte aucun effet de voûte ou aucun ados entre deux saignées voisines. Dans ces conditions, le revêtement superficiel peut être prévu uniforme sur toute la surface du court à l'exception bien entendu des zones qui sont à l'aplomb des tranchées 7, 8 , 9 ou 10. Dans ces conditions, les couches de revêtement superficiel peuvent être d'égale épaisseur partout et cette épaisseur peut être prévue moindre que dans les techniques antérieures ou les zones séparant deux drains étant prévues avec des ados, la différence d'épaisseur d'un point à un autre de chaque zone nécessitait des surépaisseurs de façon à assurer la stabilité de l'ensemble et un minimum d'homogénéité dans le comportement des agrégats sous les contraintes dues aux conditions d'utilisation. Selon l'invention, le revêtement superpose au fond de forme comporte une première couche ou couche drainante et cette couche est constituée de roches concassées de granulométrie comprise entre 3 et 8 mm,depréférence 4 à 6 mm. Cette couche drainante 14 est prévue avec une épaisseur comprise entre 10 et 15 cm. Le matériau choisi permet d'obtenir une grande souplesse d'utilisation, les petits graviers concassés et aux formes angulaires s'imbriquant ainsi en assurant une stabilité suffisante pour la réalisation des travaux et pour le blocage de la chape superficielle 15. Les graviers de petite granulométrie constituant la couche drainante 14 ont en effet une densité plus faible que les agglomérats de granulométrie plus élevée ils présentent donc un vide plus important et un pouvoir de réserve par conséquent plus puissant permettant d'absorber une quantité importante d'eau en formant tampon lorsque le réseau d'évacuation peut se trouver engorgé par suite de précipitations importantes. A l'inverse, ils sont également moins colmatables par les éléments de la chape, les vides étant de plus petite dimension, ce qui permet à la couche drainante 14 de jouer le rôle de filtre en évitant le passage (et les risques de colmatage qui en résulteraient) d'éléments de faible granulométrie venant de la chape 15 vers le réseau d'évacuation. Le choix des matériaux ainsi utilisés permet, contrairement aux systèmes antérieurement connus,de réaliser une couche drainante unitaire sans avoir à recourir à deux strates superposées comme il est de pratique courante dans les techniques antérieurement connues. Le revêtement est constitué par une chape superficielle 15 formant le sol stabilisé et qui lui-meme est composé d'une roche dure (et qui sera avantageusement choisie parmi les roches de couleur rouge) la roche étant concassée à une granulométrie non homogène et de O à 2 mm , la dispersion étant etudiée de façon à obtenir une prise de l'ensemble et des conditions de stabilité suffisante en évitant toutefois l'addition de matériaux interstitiels tels que l'argile. Et on peut incorporer en surface, dans la moitié supérieure de l'épaisseur de la chape de revêtement, un filler hyjraulique constitué par exemple de platre ou de chaux ; ce liant étant dispersé à raison de 5% en pourcentage pondéral dans la couche supérieure de la chape. On évite ainsi l'utilisation, habituelle dans l'art antérieur, d'argile servant de liant interstitiel de l'agglomérat superficiel ; l'argile présentent l'inconvénient de former une couche de blocage particulièrement dure et voire agressive en période de sécheresse à la belle saison,et risquant au contraire de se diluer totalement et de former une zone boueuse en cas d'intempéries. La chape superficielle est avantageusement réalisée à raison de 150 litres par mètre carre en formant ainsi après concassage une chape d'épaisseur de l'ordre de 7 cm L'invention , par la disposition des saignées de drainage courant longitudinalement et transversalement à la direction de la pente, permet d'obtenir une évacuation très rapide des eaux de ruissellement, on voit en effet très rapidement que les eaux s'écoulant le long des flèches 6 et 6' vers les bords longitudinaux du terrain, vont rencontrer très rapidement une saigne longitudinale dans laquelle elles vont se disperser et par laquelle elles vont être évacuées. Les figures 3, 4 et 5 montrent un autre exemple de mise en oeuvre de l'invention appliqué a un terrain de football comportant les mêmes caractéristiques Le fond de forme du terrain est aménagé selon un toit et il comporte donc les deux plans en pente respectivement 20 et 21, parcourus par le réseau des saignées de drainage à profil en forme de V respectivement 22, 22', 23, 23'. Ces saignées a section en forme de V aboutissent à un collecteur terminal 24 situé transversalement a l'extrémité du terrain. Comme décrit précédemment,sur le fond de forme en toit et qui comporte deux plans en pente adossés à une ligne médiane 25, sont disposées successivement la couche drainante 26 et la chape superficielle 27 qui sont prévues avec une composition et des caractéristiques telles que décrites précédemment. On peut en outre avantageusement prévoir en bordure du terrain une délimitation sous forme d'un alignement d'éléments de bordure 28 (figure 5) 28'(encadré figure 2) et qui délimite proprement le terrain lui-même par rapport à la zone périphérique extérieure. La bordure permet d'obtenir une stabilité des couches constituant le sol stabilisé, notamment de la couche superficielle 27 en évitant, dans la zone frontière, un passage, sous l'effet des piétinements ou du ruissellement,des matériaux de la chape superficielle vers l'extérieur. En outre, la présence de la bordure, délimite rigoureusement la surface du terrain aménage et assure une esthétique avantageuse de l'ensemble. La figure 6 montre une autre caractéristique de l'invention qui est avantageusement mise en oeuvre dans la réalisation d'un terrain de jeux tel que terrain de football; on met en place à la périphérie du terrain une main courante formant barríbre et avantageusement cette main courante est constituée d'un alignement de tubes creux 30, 31, 32 montés sur des poteaux supports 33, 34 fichés et scellés dans le sol, par exemple au niveau de la mise en place des bordures 28 et le maintien des tubes horizontaux 30, 31, 32 sur leur pilier support 33 , 34 est obtenu en utilisant des raccords en T de type connu en soi ; par exemple de raccords 35 qui surmontant le pilier 33, reçoivent dans leurs branches latérales , les extrémités des tubes 30 et 31 ; lorsque la longueur du tube nécessite un appui supplémentaire entre ses deux extrémités, on utilisera alors le support sous forme de raccord 36 qui est monté par son âme 37 sur le pilier 34, tandis que les branches transversale horizontales 38 du raccord 36 sont traversée par le tube 32. On obtient ainsi un dispositif qui est particulierement rapide à mettre en place et qui peut être livré sur place à partir d'éléments préfabriqués donc montés facilement sans main-d'oeuvre spécialisée. Surtout lorsqu'd l'occasion (fréquente) d'une déformation imprimée à un poteau 33 ou 34 par suite d'un choc, dans l'exercice du jeu, il sera facile de redresser le pilier. On peut en effet à cette fin démonter aisément les raccords dans la zone déformée et redresser le pilier isolé de la main courante formée des tubes 30, 31 ; on (vite ainsi l'inconvénient, en redressant un pilier déformé, de projeter en réalité la déformation sur les parties voisines qui sont reportées dans le sens opposé. L'invention est également applicable a la réalisation de pistes d'athlétisme comme on le voit à la figure 7; la piste désignée par la référence 40 est conformée, comme décrit précédemment, à partir d'un fond de forme plan et en pente 41 sur lequel sont rapportées la couche drainante 42 et la chape superficielle ou chape de revêtement stabilisée 43 telle que décrite précédemment et correspondant aux couches 14 et 15 de la figure 2, les couches drainantes et la chape de revêtement ayant les épaisseurs, caractéristiques et spécifications indiquées précédemment. La piste peut être délimitée d'un coté (côté extérieur) par une succession de bordures 44 correspondant à la bordure 28 ou 28' décrite précédemment. Et du côté intérieur, la délimitation entre la piste 40 et le terrain, à la périphérie duquel la piste est mise en place, est réalisée par une bordurette spéciale qui constitue un des points de l'invention. A cet effet, la bordurette est représentée en détail selon la vue en élevation frontale de la figure 8. Elle est constituée de blocs de matière moulée, par exemple de blocs de béton éventuellement armé et de forme générale de parallélépipede allongé. Le bloc 45 comporte à sa base (enterrée) une échancrure 46 séparant les deux pieds latéraux 47, 47' susceptibles d'être noyés dans les dés de béton 48, 48'. Avantageusement, le parallélépipède que constitue le bloc 45 formant un élément de la bordurette, en alignement avec les autres éléments, comporte une succession de lumières ou ouvertures 49, 49' , 50 , 50'. On voit que selon ces caractéristiques la bordurette intermédiaire 45 entre la piste 40 et le terrain central ne constitue pas une frontière qui provoquerait l'accumulation d'un côté ou de l'autre des eaux en cas de précipitation importante. En effet, ainsi qu'on le voit clairement sur la figure 7, par l'échancrure inférieure 46, la couche drainante 42 de la piste 40 se trouve en communication avec le massif drainant recevant le collecteur longitudinal 52, par l'intermédiaire de la saignée situe entre la bordure et le terrain limitro-ohe à ladite piste 40. Cette saignée 51 permet donc d'évacuer les eaux qui se trouveraient accumulées dans la couche drainante 42 de la piste en évitant ainsi une stagnation des eaux sur cette dernière. Et par suite , les ouvertures 49, 49' permettent le passage des eaux de ruissellement depuis la surface de la piste 40 vers ladite saignée dont on a souligné les propriétés et l'importante capacité d'absorption. On évite ainsi de voir l'eau s'accumuler sur la piste lorsque la couche drainante 42 se trouve engorgée en cas de précipitations importantes. REVENDICATIONS 1.- Procédé pour la réalisation d'un terrain à sol stabi lisé en vue de la pratique de sport, du type dans lequel on aménage un fond de forme (20,21) non horizontal et en pente vers l'extérieur, des drainages (22,22', 23 et 23') sont creusées dans ce fond de forme (20,21) et sont pourvues de conduites d'évacuation des eaux d'infiltration, le fond de forme étant recouvert de plusieurs couches stratifiées et constituant le terrain, et le procédé est caractérisé a) en ce qu'on aménage le fond de forme (3,4,20,21)selon au nains un plan en pente (6,6') de direction d'écoulement perpendiculaire à la plus grande longueur du terrain, le fond de forme (parcourupar les drainages (7,8,9,10,22,22',23,23') formant au moins un plan pentu sans ados entre lesdits drainages. b) en ce que lesdits drainages sont constitués de saignées (7,8,9,10,22,22',23,23') de section en forme de V et suivantune direction perpendiculaire à la pente (6,6') d'écoulement dudit plan et parallèle à la plus grande largeur du terrain c) et en ce que le fond de forme (3,4,20,21) reçoit une couche (14,26) d'épaisseur uniforme d'un agglomérat de roches concassées constituant la couche drainante surmontée d'une chape (15,27) de revêtement superficiel de roches concassées et de granulométrie non homogene inférieure à 4 mm. 2.- Procédé selon la revendication 1 , caractérisé en outre en ce que les tranchées 7,8,9,10, 22, 22', 23,23' sont prévues avec un profil en section en forme de V sensiblement voisin d'un angle droit. 3.- Terrain réalisé selon le procédé de la revendication 1, et, caractérisé en ce qu'il comporte un fond de forme selon un au moins et de préférence deux plans (3 et 4, 20 et 21) en pente, chaque plan (3,4,20,21) étant traversé par un réseau de saignées d'écoulement pourvu (7,8,9, 10 ou 22,22',23,23') d'un drain 13 et aboutissant a un réseau de collection générale (11,12,12'), les tranchées étant prévues avec une section transversale en forme de V d'angle voisin d'un droit et le fond de forme plan sans ados entre les tranchées, est surmonté par une première couche (14 ou 26) drainante réalisée à partir d'un matériau concassé d'épaisseur uniforme surmonté par une chape (15,27) d'un revêtement superficiel constitué de roches concassées de granulométrie non homogène et inférieure à 4 mm. 4.- Terrain selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'il comporte un fond de forme constitué de deux plans en pente (3 et 4 , 20 et 21) opposés par une arête médiane (5) longitudinale, et chaque plan est traversé par un réseau de saignées en V (7,8,9,10 et 22,22',23,23') espacées d'une distance comprise entre 3 à 6 m, les saignées étant disposées perpendiculairement à la direction (6,6') de la pente et parallèlement à ladite arête médiane (5) et tranversaux du terrain où elles se déversent dans le réseau de collection (11,12, 12'). 5.- Terrain selon l'une des revendications 3 ou 4, caractérisé en ce que le fond de forme reçoit une couche drainante (14 ou 26) d'une épaisseur comprise entre 10 et 15 cm et cette couche est constituee de roches concassées de granulométrie comprise entre 3 et 8 mm. 6.- Terrain selon l'une des revendications 3, 4 ou 5, caractérisé en ce qu'il comporte une chape (15,27) de revêtement superficielle d'une épaisseur comprise entre 6 à 8 cm et de préférence d'une épaisseur de 7 cm (après compactage) et cette couche de revêtement superficielle est constituée de roches concassées d'une granulométrie non homogène de 0 à 2 mm, ladite chape comportant, sur la moitié superficielle de son épaisseur, l'introduction de filler hydraulique tel que du platre, ou de la chaux, dispersés dans la masse de la roche concassée, dans une proportion de 2 à 6 % contenant jusqu'à 40 % d'un matériau fillerisant coloré tel que la brique pilée. 7.- Terrain selon l'une des revendications 3 à 6 ci-dessus, caractérisé en ce que le fond de forme comporte sous la couche drainante (14 ou 26) une nappe géotextile visant à assurer la séparation physique de la couche drainante (14 ou 26) par rapport au fond de forme (3,4, 20 ou 21) et à éviter la contamination de la couche drainante par ce dernier. 8.- Procédé pour la réalisation d'un terrain à sol stabilisé en vue de pratique des sports conformément à la revendication 1 ci-dessus, caractérisé en ce que l'on met en place sur au moins un bord une bordure de délimitation par rapport à la zone périphérique, et à cet effet, on dispose une saignée suivant la délimitation du terrain, cette saignée 61) comportant dans son fond un drain( 52) communiquant avec le réseau d'évacuation et étant remplie d'un matériau drainant, tel qu'une roche concassée, et on met en place un alignement de bloc(45,45')en matière moulée dont la base enterrée comporte une échancrure (46), les blocs étant pourvus de lumières ou ouvertures 09,49',50,50') pour la communication des eaux d'infiltration entre les deux cOtés du bloc en permettant ainsi l'evacuation des eaux situées des deux côtés de la bordure vers ladite saignée (51). 9.- Terrain réalisé selon le procédé de la revendication 8, et caractérisé en ce qu'il comporte une saignée (51) courante à l'aplomb de la délimitation du terrain par rapport a la zone périphérique, cette saignée (51) comportant un drain 52 communiquant avec le réseau d'évacuation et étant rempli d'un matériau drainant telle qu'une roche concassée, le terrain comportant une bordure constituée d'un alignement de blocs (45,45') en matière moulée dont la base enterrée comporte une échancrure g6) et les blocs étant pourvus de lumières ou ouvertures de communication et de passage des eaux d'infiltration situées des deux côtés de ladite bordure vers ladite saignée.