O0360 La présente invention se rapporte au soudage à l'arc et plus particulièrement au soudage à l'arc à courant continu pulsé. Plus précisémment, la présente invention se rapporte à un procédé de soudage à l'arc à courant continu pulsé dans lequel des impulsions spéciales de courant continu positif sont utilisées pour souder ensemble des pièces à travailler, en parti- culier des pièces en aluminium, sans utiliser de décapant. Il existe de nombreuses situations dans lesquelles il est désirable de souder à l'arc deux pièces de métal. Par exem- ple, les échangeurs de chaleur pour les climatiseurs peuvent être composés de tronçons de tube d'aluminium à paroi mince qui sont joints entre eux pour former un circuit continu per- mettant la circulation du fluide frigorigène. Les tronçons de tube doivent être joints de façon qu'il n'y ait pas de fuite. Un procédé utilisable pour obtenir ce résultat est le soudage à l'arc. L'humidité, la graisse, les pellicules d'huile et au- tres matières étrangères sur la surface du métal peuvent provo- quer la formation de soudures à l'arc de mauvaise qualité. Les métaux qui forment des pellicules d'oxyde difficiles à réduire sur leurs surfaces, tels que l'aluminium, le magnésium, le cui- vre au béryllium, posent un problème particulièrement difficile en ce qui concerne l'obtention d'une soudure de bonne qualité. Il est porté atteinte à la qualité de la soudure du fait que les matières étrangères et les oxydes peuvent être piégés dans la soudure et provoquer une porosité qui peut porter atteinte à la résistance et à la ductilité de la soudure. D'une manière générale, on obtient une soudure ayant une plus longue durée de vie, une plus grande résistance mécanique et une plus faible porosité si ces contaminants superficiels sont éliminés avant le soudage. Le dégraissage, pour l'élimination des matières étrangères autres que les oxydes, peut être effectué avec des solvants du commer- ce par essuyage, pulvérisation, immersion, dégraissage à la vapeur chimique ou nettoyage à la vapeur d'eau du métal, suivi d'un rinçage à l'eau chaude. On ne peut typiquement éliminer les oxydes difficiles à réduire qu'en utilisant certaines solutions chimiques qui sont difficiles à manipuler. Certains métaux tels que l'aluminium, le magnésium et le cuivre au béryl- lium reforment instantanément des films d'oxydes lorsqu'ils sont exposés à l'air. Ainsi, ces métaux sont particulièrement difficiles à souder à l'arc, étant donné que, même si les oxydes formés sur ces métaux sont enlevés avant le soudage, les métaux doivent être maintenus dans une atmosphère dans laquelle les oxydes ne se reforment pas ou d'autres mesures doivent être pri- ses pour empêcher les oxydes de se reformer pour que l'on puisse obtenir régulièrement des soudures de bonne qualité. Un procédé pour éliminer les oxydes formés sur des métaux tels que l'aluminium, le magnésium et le cuivre au béryllium consiste à utiliser un décapant pour détruire les oxydes formés sur les surfaces des métaux pendant le processus de soudage à l'arc. Typiquement, on applique un décapant à base de chlorure ou de fluorure non métallique au joint à souder pendant que le métal est soudé. Le décapant est corrosif et n'est pas toujours compatible avec le milieu. Après qu'une soudure ait été effectuée, il est nécessaire de procéder à un rinçage pour nettoyer la région soudée. Ceci est une opération longue et coûteuse et ne fournit pas une assurance complète que tous les produits contaminants ont été éliminés. Un exemple d'un procédé de soudage à l'arc à courant continu dans lequel un décapant est utilisé est décrit dans le brevet des EtatsUnis d'Amérique n0 3 552 412, aux noms de Bell et autres. Ce brevet se rapporte à un procédé de soudage de l'aluminium dans lequel le produit "Solar 202", un décapant de soudage de l'aluminium, est utilisé pour décomposer les oxydes d'aluminium. On connaît des procédés de soudage à l'arc sans déca- pant de métaux, tels que l'aluminium, le magnésium et le cuivre au béryllium qui forment sur leurs surfaces des pellicules d'oxyde difficiles à réduire. Par exemple, des techniques de soudage à l'arc à courant alternatif semblables aux procédés décrits dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n' 3 894 210 aux nom de Smith et autres et dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3 818 177 aux noms de Needham et autres peuvent être utilisées pour souder de tels métaux sans utiliser de décapant. Cependant, ces techniques de soudage à l'arc à courant alternatif sont destinées principalement au soudage de pièces de métal relativement épaisses qui ne nécessitent pas une comman- de précise du flux d'énergie appliqué au métal pendant le pro- cessus de soudage à l'arc. Ces techniques ne sont pas idéales pour souder certaines matières, telles que les tubes d'aluminium à mince paroi utilisés pour fabriquer des échangeurs de chaleur pour des climatiseurs. Il est préférable, lorsqu'on soude des tubes d'alumi- nium à paroi mince et autres matières de ce type, d'utiliser un procédé de soudage à l'arc à courant continu de telle sorte que le flux d'énergie fourni aux pièces à travailler puisse être commandé avec précision. En outre, le soudage à l'arc à courant continu présente d'autres avantages, tels que celui de prolonger la durée de vie des électrodes utilisées dans le processus de soudage. Bien que le soudage à l'arc à courant continu présente ces avantages ainsi que d'autres pour souder certaines matières, telles que du tube d'aluminium à paroi mince, le soudage à l'arc à courant continu n'a pas jusqu'à présent fourni la capacité d'éliminer les oxydes qui peut être obtenue lorsqu'on utilise certaines techniques de soudage à l'arc à courant alternatif. Par conséquent, il serait désirable de réaliser un procédé de soudage à l'arc sans décapant présentant l'avantage d'une comman- de précise du courant et d'autres avantages inhérents au soudage à l'arc à courant continu et ayant les capacités d'éliminer les oxydes que possèdent certaines techniques de soudage à courant alternatif. Conformément à la présente invention, les caractéris- tiques avantageuses ci-dessus sont réalisées en fournissant un courant continu positif pulsé à un intervalle d'arc o des pièces à travailler, telles que des pièces en aluminium, sont soudées entre elles.La grandeur ou ir:.lituce du courant continu est m-difiée de r:anër cvclicue entre un niveau de courant d'entretien et une valeur de courant de -ointe. Le courant d'entretien est suffisant pour maintenir le flux de courant à travers l'intervalle d'arc mais il ne fournit pas un flux d'énergie suffisant aux pièces pour les chauffer à leur température de fusion. Le courant de pointe fournit un flux d'énergie suffisant aux pièces pour les chauffer à leur température de fusion. En outre, le courant de pointe est choisi de telle sorte que l'accroissement à partir du niveau du courant d'entretien jusqu'à la valeur du courant de pointe se produit en un court intervalle de temps de telle sorte que l'accroissement est capable d'éliminer les oxydes qui peuvent être présents sur les surfaces des pièces. Un gaz inerte, fourni à l'intervalle d'arc pendant le processus de soudage, empêche que des oxydes se reforment après que les oxydes d'origineaientété détruits par ce brusque accroissement de la grandeur du courant. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront à la lecture de la description détaillée qui va suivre et en regard des dessins annexés, sur lesquels: - la figure 1 est une représentation schématique d'une machine de soudage à l'arc appropriée pour appliquer un courant continu positif pulsé à un intervalle d'arc. Les impulsions de courant continu peuvent être commandées de façon à présenter des caractéristiques spéciales déterminées selon les principes de la présente invention de telle sorte qu'il est possible d'effectuer un soudage sans décapant de matières qui forment sur leurs surfaces des oxydes difficiles à réduire, tels que l'aluminium, et de sorte qu'on peut obtenir des soudures de bonne qualité. La figure 2 est un graphique qui représente la grandeur du flux de courant à travers l'intervalle d'arc par rapport au temps lorsqu' on fait fonctionner la machine de soudage repré- sentée sur la figure 1 pour fournir des impulsions de courant positif ayant des caractéristiques spéciales déterminées confor- mément aux principes de la présente invention. On a également représenté sur le graphique la courbe de la tension appliquée aux bornes de l'intervalle d'arc par rapport au temps lorsque l'amorceur d'arc électrique de la machine de soudage à l'arc de la figure 1 est en fonctionnement. Sur la figure 1 à laquelle on se référera maintenant, on a représenté une machine de soudage à l'arc sous gaz protec- teur utilisée pour souder entre elles des pièces 1. Les pièces 1 représentées sur la figure 1 sont des tronçons de tube d'alu- minium à paroi mince qui peuvent être utilisés pour la fabrica- tion d'échangeurs de chaleur pour des climatiseurs. Cependant, les pièces 1 peuvent être d'un type quelconque approprié pour le soudage à l'arc et, notamment, des pièces en des matières, telles que de l'acier inoxydable, qui ne présentent pas de pro- blèmes d'oxydation de surface. Le flux de courant à travers l'intervalle d'arc 2 entre l'électrode 3 et les pièces 1 est déterminé par le fonc- tionnement de l'alimentation en courant 4. L'alimentation en courant 4 peut être l'une quelconque d'un certain nombre d'ali- mentations en courant qui sont disponibles dans le commerce. Aux fins de la présente invention, l'alimentation en courant 4 est choisie pour produire un flux de courant continu positif pulsé à travers l'intervalle d'arc 2. En outre, l'alimentation en courant 4 est choisie apte à fournir un flux de courant de pointe à travers l'intervalle d'arc 2 qui ait une grandeur suffisante pour que le procédé de soudage à l'arc selon les principes de la présente invention puisse être mis en oeuvre. Par exemple, lorsqu'on soude ensemble certains tronçons de tube d'aluminium utilisés pour fabriquer des échangeurs de chaleur pour des climatiseurs, l'alimentation en courant 4 doit être capable de produire des impulsions de courant ayant des valeurs de pointe d'au moins 100A et, de préférence, supérieures à 200A. Lorsqu'on soude d'autres matières, d'autres valeurs de pointe peuvent être requises. On peut obtenir ces valeurs de pointe en modifiant des alimentations en courant continu pulsé classiques, d'une manière connue des spécialistes de la techni- que, pour réaliser une alimentation en courant ayant la tension de sortie nécessaire pour fournir, aux bornes de l'intervalle d'arc 2, des impulsions de courant ayant les valeurs de pointe requises. Les caractéristiques des impulsions de courant continu appliquées à l'intervalle d'arc 2 par l'alimentation en courant 4 sont commandées par un régulateur de courant 5 en réponse à des signaux de commande émis par un impulseur 6. Ceci constitue un type de commande classique pour une alimentation en courant 4 de machine de soudage à l'arc, comme il est bien connu dans le domaine du soudage à l'arc. Le régulateur de courant 5 et l'im- pulseur 6 sont capables de commander l'alimentation en courant 4 de manière qu'elle produise des impulsions de courant ayant les caractéristiques requises pour mettre en oeuvre le procédé de soudage à l'arc selon les principes de la présente invention. On a également représenté sur la figure 1 un amorceur d'arc 8 à haute fréquence et haute tension, une alimentation en gaz 7 et un porteélectrode 10. Ce sont des éléments classiques d'une machine de soudage à l'arc sous gaz protecteur type. L'alimentation en gaz 7 fournit continuellement du gaz inerte pendant le processus de soudage à l'arc à l'intervalle d'arc 2 par despassage 9 formés dans le porte-électrode 10. Le gaz inerte est initialement ionisé par le fonctionnement de l'amor- ceur d'arc 8 pour fournir des charges électriques pour l'amor- çage du flux de courant à travers l'intervalle d'arc 2, de l'électrode 3 aux pièces 1. Après amorçage du flux de courant, l'amorceur d'arc 8 s'arrête de fonctionner. Ensuite, le gaz inerte est ionisé par le fonctionnement de l'alimentation en courant 4 pour entretenir le flux de courant à travers l'inter- valle d'arc 2 pendant toute la durée du processus de soudage à l'arc. La fourniture continue de gaz inerte empêche que des impuretés puissent atteindre la soudure et empêche la formation de pellicules superficielles, telles que des oxydes, sur la pièce pendant le processus de soudage à l'arc. Cependant, il n'est pas nécessairede fournir du gaz inerte pendant le processus de soudage si d'autres mesures sont prises pour empêcher la formation d'oxydes et pour empêcher que des impuretés puissent parvenir jusqu'à la soudure, par exemple en réalisant un vide au niveau de l'intervalle d'arc 2. Le porte-électrode 10 peut avoir l'une quelconque de plusieurs constructions. Par exemple, le porte-électrode 10 peut être du type à tête mobile dans lequel les pièces 1 et le porte- électrode 10 sont déplacés en rotation les unes par rapport à l'autre pour effectuer le soudage à des emplacements choisis des pièces 1. Le porte-électrode 10 peut être commandé de façon à effectuer une soudure continue sur les pièces 1 ou une série de points de soudure. Sur la figure 2 à laquelle on se référera maintenant, la courbe désignée par la référence A représente schématiquement la grandeur du flux de courant continu pulsé à travers l'inter- valle d'arc 2 par rapport au temps lorsque la machine à souder à l'arc représentée sur la figure 1 est utilisée conformément aux principes de la présente invention. On obtient le flux de courant à travers l'intervalle d'arc 2, tel que représenté sur la figure 2, en faisant fournir par l'alimentation en courant 4 une tension pulsée périodique à travers l'intervalle d'arc 2. On fait varier la tension appliquée de manière cyclique de telle sorte que le flux de courant varie cycliquement entre un bas niveau d'entretien Im et une haute valeur de pointe Ip. Le bas niveau d'entretien maintient un flux de courant d'entretien à travers l'intervalle d'arc 2. Le flux d'énergie associé à ce flux de courant d'entretien est insuffisant pour chauffer les pièces 1 à une température supérieure à leur température de fusion. La haute valeur de pointe Ip fournit un flux d'énergie capable de faire fondre les pièces 1. La forme des impulsions de courant détermine la fonction du flux d'énergie fourni aux pièces 1. En réglant correctement la forme des impulsions de courant, on peut obtenir un soudage optimal étant donné que la fonction du flux d'énergie est un facteur primordial pour dé- terminer la qualité de la soudure. Les caractéristiques générales de la courbe A du courant continu pulsé représentée sur la figure 2 sont des ca- ractéristiques typiques de fonctionnement d'une machine de sou- dage à l'arc à courant continu pulsé quelconque. Cependant, con- formément aux principes de la présente invention, le rapport du courant de pointe Ip au courant d'entretien Im, au front avant de chaque impulsion de courant est choisi de façon à présenter des caractéristiques spéciales. Essentiellement, ce rapport est choisi aussi grand que possible. On facilite l'obtention de ce résultat en utilisant un courant d'entretien Im qui est réglé à la valeur minimale nécessaire pour maintenir un flux de cou- rant à travers l'intervalle d'arc 2. Pour une machine de soudage à l'arc à courant continu pulsé quelconque, le courant de pointe Ip doit être supérieur à la valeur nécessaire pour fournir aux pièces A un flux d'énergie qui soit capable de faire fondre les pièces 1. Cependant, conformément aux principes de la pré- sente invention, le courant de pointe Ip est accru au maximum pour donner le plus grand rapport possible du courant de pointe Ip au courant d'entretien Im qui entre dans les capacités par- ticulières de l'alimentation en courant 4 de la machine de sou- dage à l'arc. La limite supérieure de la grandeur du flux de courant à travers l'intervalle d'arc 2 est la température de vaporisation des pièces 1. La limite inférieure du flux de cou- rant à travers l'intervalle d'arc 2 est le flux de courant minimal juste nécessaire pour maintenir un flux de courant d'entretien à travers l'intervalle d'arc après que l'amorceur d'arc 5 s'est arrêté de fonctionner après avoir amorcé le flux initial de cou- rant à travers l'intervalle d'arc 2. On doit noter que, lorsqu'on essaie de régler les ma- chines de soudage à l'arc classiques pour fournir un flux de courant minimal, à travers l'intervalle d'arc 2, on peut ren- contrer une région à résistance négative. Cette région à résis- tance négative est caractérisée par un fort accroissement du flux de courant lorsqu'il y a une diminution de la tension appli- quée aux bornes de l'intervalle d'arc 2. La tension appliquée doit être nettement accrue pour maintenir le flux de courant à travers l'intervalle d'arc 2 à un bas niveau. Ce phénomène est similaire aux processus de claquage, tels que la décharge de Townsend (décharge corona) bien connue. Le niveau de courant auquel ce phénomène se produit dépend de divers facteurs dont, notamment, la distance de séparation entre les pièces 1 et l'électrode 3 au niveau de l'intervalle d'arc 2, la composition du gaz inerte et la quantité de gaz inerte fournie à l'intervalle d'arc 2, le type de matière qui est soudé et autres facteurs similaires. On ne rencontre pas ce phénomène dans la machine de soudage à arc classique étant donné que ces machines fonctionnent norma- lement à des niveaux de courant bien supérieurs au flux de cou- rant minimal auquel ce phénomène peut se produire. En outre, on ne rencontre ce phénomène, lors du soudage à l'arc conformé- ment aux principes de la présente invention, que lorsqu'on essaie de fournir un flux de courant d'entretien minimal à travers l'intervalle d'arc 2. On peut effectuer le soudage à l'arc con- formément aux principes de la présente invention en choisissant un flux de courant d'entretien qui est légèrement supérieur au flux de courant pour lequel la région de résistance négative est rencontrée. S'il est désirable d'avoir un flux de courant d'en- tretien qui se trouve dans la région de résistance négative, la tension appliquée à l'intervalle d'arc 2 doit être convenablement ajustée pour compenser ce phénomène. L'objectif principal recherché en accroissant le rap- port du courant de pointe Ip au courant d'entretien Im au front avant de chaque impulsion de courant est de produire un effet de choc thermique. L'emploi de cet effet permet de souder à l'arc à courant continu sans utiliser de décapant des matières, telles que l'aluminium, le magnésium et le cuivre au béryllium qui forment sur leurs surfaces des oxydes difficiles à réduire. Un type voisin d'effet de choc thermique est bien connu dans le domaine du brasage sous vide dans lequel on utilise ce phénomène en tant que partie d'un processus en plusieurs étapes utilisé pour joindre entre elles des pièces par brasage. Cet effet résulte du chauffage rapide de pièces revêtues d'oxydes superfi- ciels dont le coefficient de dilatation thermique est nettement inférieur au coefficient de dilatation thermique de la matière pure sous-jacente. Le chauffage rapide provoque un taux de dilatation inégal qui brise et fracture les oxydes présents sur les surfaces des pièces. Pendant le processus de soudage à l'arc à courant con- tinu pulsé, les oxydes fracturés sont repoussés hors de la région de soudure du fait de la fusion et de la liaison des matières pures au-dessous des couches d'oxydes. D'autres phénomènes phy- siques peuvent être également responsables de l'élimination des oxydes lors du soudage à l'arc selon les principes de l'inven- tion mais on pense que l'effet de choc thermique est le phénomè- ne principal grâce auquel les oxydes sont détruits. Quels que soient les phénomènes physiques qui sont à l'origine de l'élimina- tion des oxydes, la caractéristique qui consiste à accroître au maximum le rapport du courant de pointe Ip au courant d'entre- tien Im au front avant de chaque impulsion de courant est un élément essentiel du soudage à l'arc selon les principes de la présente invention. Cette caractéristique particulière est plus facilement expliquée si l'on admet que l'effet de choc thermique est le mécanisme principal grâce auquel les oxydes sont éliminés. La valeur exacte du rapport du courant de pointe Ip au courant d'entretien Im au front avant de chaque impulsion de courant qui est nécessaire pour produire un effet de choc ther- mique dépend du type de matière qui est soudé, de l'épaisseur de la matière et d'autres facteurs similaires. Pour les tubes d'aluminium à paroi mince, tels que les tubes d'aluminium utili- sés pour fabriquer des échangeurs de chaleur pour des climati- seurs, on a trouvé qu'un rapport du courant de pointe Ip au courant d'entretien Im (Ip/Im) d'au moins 7,5 a pour résultat la formation de soudures de bonne qualité lorsque le tube a une épaisseur d'environ 0,762 à 1,524 mm et qu'on utilise un faible courant d'entretien d'environ 15A. De même, on a trouvé qu'en accroissant le rapport du courant de pointe au courant d'entre- tien à une valeur supérieure à 7,5, on améliore encore la quali- té des soudures. Ces rapports de courant sont utilisés, de pré- férence, avec des impulsions de courant continu positif ayant une fréquence comprise entre 1 et 50 Hz et un facteur d'utilisa- tion de 10 à 20 %. il Il est préférable d'utiliser une série périodique d'impulsions de courant lors du soudage à l'arc selon les prin- cipes de la présente invention mais ce type de fonctionnement n'est pas indispensable pour obtenir les avantages de la pré- sente invention. Il suffit que les impulsions aient le rapport requis du courant de pointe Ip au courant d'entretien Im au front avant de chaque impulsion de courant pour produire l'effet de choc thermique. En outre, les impulsions doivent avoir un courant de pointe Ip d'une durée suffisante pour faire fondre les pièces 1 au niveau du joint soudé. On doit noter que si le courant est maintenu à la valeur de courant de pointe Ip pendant une trop longue période de temps, le flux d'énergie fourni aux pièces 1 sur les pièces peut avoir des effets nuisibles, tels que la perforation de par- ties des pièces ou le fléchissement des pièces 1 au niveau du joint soudé. Ceci peut avoir pour résultat que la soudure qui est effectuée peut être de mauvaise qualité. Ainsi, il est important de commander correctement le flux d'énergie fournie aux pièces 1. De préférence, on commande ce flux d'énergie en choisissant une durée de l'impulsion de courant de pointe Ip qui a pour résultat que la soudure qui est faite sur les pièces particulières 1 qui sont en train d'être soudées est de bonne qualité. On procède par tâtonnement pour choisir cette durée optimale de l'impulsion de courant de pointe Ip. Si l'on utili- se une série périodique d'impulsions de courant, la durée opti- male de l'impulsion de courant de pointe Ip se traduit alors par un facteur d'utilisation optimal des impulsions de courant. Ce facteur d'utilisation optimal fournit le flux d'énergie appro- prié pour effectuer une série de soudures de bonne qualité sur les pièces. Typiquement, la durée optimale de l'impulsion de cou- rant de pointe Ip est la durée d'impulsion qui fournit la quan- tité d'énergie juste nécessaire pour faire fondre et joindre entre elles les pièces au niveau du joint soudé. Ceci est dû au fait que les pièces 1 se refroidissent pendant la période de temps qui s'écoule entre les passages de flux de courant de pointe Ip à travers l'intervalle d'arc 2. Les soudures sont achevées pendant ces périodes de temps de refroidissement et la qualité de la soudure dépend du fait qu'un temps de refroidis- sement suffisant est disponible pour permettre aux pièces 1 de se refroidir approximativement à la température qu'elles ont lorsque seul le courant d'entretien Im s'écoule à travers l'in- tervalle d'arc 2. Ceci empêche que les conséquences nuisibles résultant d'un trop grand flux d'énergie, telles que ci-dessus mentionnées, puissent se produire. En outre, il est nécessaire qu'il y ait un temps de refroidissement suffisant entre les im- pulsions pour qu'après la production d'une impulsion, les pièces 1 puissent se refroidir à une température telle qu'un effet de choc thermique puisse se produire lorsque le courant s'accroit jusqu'au courant de pointe Ip au front avant de l'impulsion de courant suivante. On peut réduire la durée requise du temps de refroidissement nécessaire pour assurer que chaque impulsion de courant produit un effet de choc thermique en utilisant le cou- rant d'entretien Im le plus faible possible. Cependant, il peut être souhaitable d'utiliser un courant d'entretien Im qui soit supérieur à ce minimum absolu pour éviter une région de résis- tance négative. En outre, l'emploi d'un courant d'entretien Im légèrement supérieur peut faciliter, par ailleurs, le fonctionne- ment de la machine de soudage à l'arc, rendant ainsi plus avan- tageux de régler la durée des impulsions que le courant d'en- tretien Im pour obtenir le refroidissement désiré. On a représenté sur la figure 2 la tension de l'amor- ceur d'arc par rapport au temps lors de la mise en route du pro- cédé de soudage à l'arc. Cette courbe de tension a été désignée par la référence B. Sur la figure 2, la tension de pointe Vs de l'amorceur d'arc doit être suffisante pour ioniser le gaz inerte fourni dans l'intervalle d'arc 2 et elle doit être suffi- sante pour déclencher le flux de courant à travers l'intervalle d'arc 2. Pour le tube d'aluminium à paroi mince utilisé pour la fabrication d'échangeurs de chaleur pour des climatiseurs men- tionné ci-dessus, une tension de pointe typique Vs de l'amor- ceur d'arc est d'environ 25 kV. On arrête l'amorce d'arc 5 après un temps Tl au cours duquel l'ionisation et l'amorçage du flux de courant se produisent. Le procédé de soudage à l'arc selon les principes de la présente invention sera mieux compris si on le compare aux pro- cédés classiques de soudage à l'arc à courant continu pulsé. Dans ces procédés classiques, on fait varier cycliquement le flux de courant à travers l'intervalle d'arc 2 entre une forte valeur et une faible valeur de façon à faire varier cycliquement les pièces 1 entre une températureinférieure à leur température de fusion et une température supérieure à leur température de fusion pour effectuer une soudure. Les valeurs fortes et faibles du courant sont normalement maintenues proches du niveau de courant néces- saire pour faire tout juste fondre les pièces 1. Ce mode de fonc- tionnement doit être opposé au procédé de soudage à l'arc selon les principes de la présente invention selon lequel le rapport du courant de pointe Ip au courant d'entretien Im est, de pré- férence, accru au maximum au front avant de chaque impulsion de courant. Les procédés classiques de soudage à l'arc à courant continu pulsé enseignent le maintien de ce rapport à une valeur relativement basse. Un outre, on doit noter qu'avec les techniques de sou- dage à l'arc à courant continu pulsé classiques, on commande typiquement le flux d'énergie fourni aux pièces 1 en réglant le courant de pointe Im. Si une trop forte ou une trop faible éner- gie s'écoule jusqu'aux pièces 1, on diminue ou, respectivement, accroît le courant de pointe Ip. La présente invention enseigne le maintien du rapport du courant de pointe Ip au courant d'en- tretien Im au front avant de chaque impulsion de courant à une valeur constante. Ceci est nécessaire pour assurer qu'un chauffage rapide se produit pour assurer l'effet de choc thermique. Ainsi, lors du soudage à l'arc selon les principes de la présente in- vention, il n'est pas désirable de commander le flux d'énergie fourni aux pièces 1 en réglant le courant de pointe Ip. En outre, tandis que la période de temps au cours de laquelle le courant s'accroit du niveau d'entretien Im jusqu'à la valeur de pointe Ip, est relativement sans importance lorsqu'on utilise les techniques de soudage à l'arc à courant continu pul- sé classiques, cette période de temps présente une importance critique lorsqu'on utilise le procédé de soudage à l'arc selon les principes de la présente invention. Pour obtenir convenable- ment le choc thermique et la fracturation des oxydes, cet accrois- sement se produit, de préférence, essentiellement instantané- ment étant donné que, conformément aux principes de la présente invention, on estime que c'est le chauffage rapide qui est prin- cipalement responsable de l'élimination des oxydes présents sur les surfaces des pièces 1. Enfin, on doit noter que, bien que le procédé de sou- dage à l'arc selon les principes de la présente invention soit particulièrement approprié pour le soudage de matières, telles que l'aluminium, qui forment sur leurs surfaces des oxydes diffi- ciles à réduire, on peut souder de nombreuses autres matières en utilisant ce procédé. Par exemple, on peut souder entre elles, en utilisant ce procédé, des pièces en acier inoxydables, en par- ticulier des pièces en acier inoxydable à mince paroi afin d'ob- tenir une soudure de haute qualité. Par conséquent, bien qu'on ait décrit la présente invention en se référant à des modes de réalisation particuliers, il est bien entendu que l'on peut ima- giner d'autres modes de réalisation et apporter aux modes de réalisation décrits diverses modifications sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Un procédé de soudage à l'arc de pièces (1), du type consistant à positionner une électrode (3) et les pièces l'une par rapport aux autres de façon à former un intervalle d'arc (2) et à appliquer une tension pour créer un flux de cou- rant à travers l'intervalle d'arc en transférant ainsi de l'é- nergie aux pièces, ce procédé étant caractérisé en ce qu'il consiste à produire un flux de courant d'entretien à travers l'intervalle d'arc (2), ce courant d'entretien fournissant un flux d'énergie qui est insuffisant pour accroître la température des pièces (1) à la température de fusion desdites pièces (1); à accroître l'amplitude du courant qui s'écoule à travers l'inter- valle d'arc (2) jusqu'à une valeur de pointe qui peut fournir suffisamment d'énergie pour faire fondre les pièces et qui a une amplitude suffisante pour que soit fourni un flux d'énergie qui est capable d'éliminer les oxydes qui se trouvent sur les sur- faces des pièces (1) pendant l'intervalle de temps au cours duquel se produit l'accroissement du flux de courant; à main- tenir le flux de courant à travers l'intervalle d'arc (2) appro- ximativement à la valeur accrue pendant une période de temps suffisante pour fournir suffisamment d'énergie pour chauffer les pièces (1) à leur température de fusion; à diminuer l'amplitu- de du courant qui s'écoule à travers l'intervalle d'arc (2) approximativement à la valeur du courant d'entretien pour per- mettre à la température des pièces (1) de diminuer à une valeur inférieure à leur température de fusion de sorte que les pièces (1) sont soudées entre elles; à faire varier de manière cycli- que le flux de courant à travers l'intervalle d'arc (2) en répé- tant les étapes d'accroissement de maintien et d'abaissement du flux de courant pour faire varier l'amplitude du courant qui s'écoule à travers l'intervalle d'arc (2) entre la valeur de courant d'entretien et la valeur de courant de pointe pour for- mer une série d'impulsions de courant qui sont appliquées aux pièces (1); et à changer la position relative de l'électrode (3) et des pièces (1) pour diriger chaque impulsion de courant sur une partie choisie des pièces. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte les étapes qui consistent: à fournir cons- tamment un gaz inerte à l'intervalle d'arc (2) après avoir posi- tionné l'électrode (3) et les pièces (1) l'une par rapport aux autres pour former un intervalle d'arc (2); puis à appliquer aux bornes de l'intervalle d'arc (2) une tension suffisante pour ioniser le gaz inerte et pour amorcer le flux de courant à tra- vers l'intervalle d'arc avant d'appliquer les flux de courant d'entretien à travers l'intervalle d'arc (2). 3. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les pièces (1) sont en aluminium. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que le rapport de l'amplitude du courant de pointe au courant d'entretien est d'au moins 7,5. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que les impulsions de courant varient périodiquement avec une fréquence comprise entre 1 et 50 Hz et avec un facteur d'utili- sation compris entre 10 et 20 %. 6. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'on modifie la position relative de l'élec- trode (3) et des pièces (1) pour diriger les impulsions de courant sur des parties qui se chevauchent des pièces (1) afin de former une soudure continuesur les pièces (1). 7.Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, ca- ractérisé en ce que l'on modifie la position relative de l'élec- trode (3) et des pièces (1) pour diriger les impulsions de courant sur des parties distinctes des pièces (1) afin de former une série de soudures ponctuelles sur les pièces (1).