L'invention concerne plus particulièrement un procédé, permettant de recouvrir partiellement une surface isolante d'une couche de graphite, notamment la surface intérieure d'un objet creux en verre, telle qu'une partie de l'ampoule d'un tube à rayons cathodiques. L'invention concerne en 5 outre un objet comportant une couche de graphite appliquée conforraément à en procédé, notamment un tube à rayons cathodiques, aont La. paroi intérieure est partiellement recouverte d'une couche de graphite. L'invention est particulièrement intéressante pour l'application locale d'une couche de graphite qui doit être soumise ultérieurement à un potentiel 10 clevé. D'une façon générale, la couche de ^raphite conductrice est appliquée par projection sur la paroi intérieure de la partie commue et d'une partie du col de l'ampoule d'un tube à rayons cathodiques. Le graphite déposé aux endroits non désix-és peut être enl&vê par Èjrattaee. 11. Toutefois, la suspension de graphite ne se laisse pas complètement enlever de la surface du verre du fait que les particules de graphite colloïdales sont infiltrées dans les creux de la surface du verre, de sorte que ce procédé n'est pas approprié à être utilisé dans les cas où la couche de graphite doit être soumise ultérieurement â un potentiel élevé, supérieur 20 à 5 kV par exemple. C'est pour cela que d'une façon générale, la suspension de graphite est appliquée partiellement par projection, alors que la zone voisine de la partie de la surface devant rester exempte de graphite est enduite de graphite à l'aide d'une brosse, ce qui permet d'empêchez' que le graphite ne parvienne aux endroits devant rester nus. 2? Toutefois, il s'est avéré que les parties chevauchantes de la couche de graphite appliquée par projection et de celle appliquée â l'aide de la brosse peuvent susciter des difficultés, du fait que la couche de graphite appliquée â l'aide d'une brosse se détache facilement de la coucne de graphite appliquée par projection, de sorte qu'il se forme alors 30 des particules détachées pouvant provoquer un courtcircuit dans le tube à rayons cathodiques et la contamination des électrodes. Du brevet britannique No. 715>033, il est connu de recouvrir la partie devant rester nue d'un tube en verre, par exemple, d'une couche de recouvrement par aspiration d'une solution déterminée et, après séchafee de 35 ladite couche ainsi obtenue, d'aspirer la suspension de oraPhite jusqu'à un niveau plus élevé. La couche de rocouvi-ement peut être enlevée ultérieurement, par voie chimique ou mécanique. Toutefois, il s'est avéré que dans le cas d'un enlèvement par voie chimique, par exemple à l'aide d'un solvant, le graphite présent sur 40 i't couche peut être uis en suspension dans la masse liquide et parvient sur v BAD OR|GINAL 69 20811 2 : 2011432 la paroi en verre, alors que dans le cas où; la couche de recouvrement est enlevée par.voie mécanique, la couche de graphite risque de provoquer des phénomènes d'effluves si;elle est soumise.â un-potentiel élevé.=Cela résulte apparemment du fait que lors de 1'arrachement'de la couche de recouvrement, 5 la couche de- graphite est déchirée, de sorte que celle-ci se termine abruptement et présente alors un bord vif. Dans un procédé permettant de recouvrir partiellement une surface isolante -l'une couche de graphite, selon lequel lès parties JLevant rester nues oont d'abord recouvertes d'une couche de recouvrement séchée, puis une 10 suspension de ^rsphite telle que "aquadag" est appliquée sur la surface à recouvrir,après quoi la couche de recouvrement, est enlevée, lesdits inconvénients iont entièrement évités si, conformément â l'invention, la couche de recouvrement est constituée par une substance pouvant être enlevée par chauffage à une température inférieure à 450°C5 la couche de recouvrement se ! décompose par chauffage après l'application de la couche de graphite et le - crujhite déposé sur cette dernière couche est enlevé par voie mécanique. De préférence, on choisit pour la couche de recouvrement une substance sur laquelle lu suspension de êïraphite se rétracte de façon à former de petites gouttelettes, telle quo la résine de polyméthacrylate. Après combustion de 20 la couche de recouvrement, les particules de graphite frittées provenant de ces gouttelettes peuvent simplement être essuyées ou enlevées de la surface isolante à l'aide d'une brosse, sans qu'il ne subsiste de fines particules de graphite colloïdales dans les fentes de la surface. De plus, la couche de graphite ne se termine pas abruptement mais ^5 en un mince bord. En outre, il ne se produit pas de difficultés spéciales concernant les phénomènes d'effluves dans le cas où la couche de graphite est soumise â un potentiel élevé, La description ci-après, en se référant au dessin annexé, le tout donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'inven->C tion peut être réalisée, les particularités qui resoortent tant du texte que •lu desbir. faisant, bien entendu, partie de ladite invention, La fifc*. 1 montre l'application d'une couche de recouvrement. La fié;. 2 illustre l'application de la couche de graphite. La fi^;, 3 montre l'ensemble scellé constitué par la partie coni tue 35 et le col de l'ampoule d'un tube â rayons cathodiques avant l'enlèvement de la couche de recouvrement, La fit;. 4 représente en section, à plus ^ranae échelle, l'extrémité ae la couche de ^raphite après la combustion de-la couche de recouvrement, mais avant l'enlèvement des particules de graphite détachées. Sur la fig. 1, le chiffre de référence (1) désjgiuela partie bad original 69 20811 3 2011432 conique en verre d'un tube servant à reproduire des images de télévision, partie conique qui est scellée au col (2). Le col est fermé à l'aide d'un bouchon perforé (5) et communique, par l'intermédiaire d'un tuyau souple (6) avec un récipient (3) contenant une solution de résine de polymétha— 5 crylate dans du vernis à base de nitrocellulose, d'une viscosité de 4»5 centipoise. En élevant le récipient (3), la solution de résine (4) parvient dans le col (2). Par contre, si l'on descend ledit récipient (3), la solution de résine excédentaire reflue du col (2) de sorte qu'il subsiste, uur la paroi, une mince couche de recouvrement (7)« Après quelques minutes, 10 cette couche étant séchée, après quoi la partie conique avec le col dans un tour (9) est fixée, par exemple horizontalement, et de "1'aquadag" (10) est projeté dans la partie conique à l'aide d'un pulvérisateur (9)» De ce fait, la surface intérieure est recouverte d'une couche de graphite (11) jusqu'au bord de la couche de recouvrement (7)» La suspension de graphite parvenant 15 à la couche de recouvrement (7) se rétracte de façon â former des gouttelettes séparées (12) (voir la fig. 3). La partie conique (1) avec le col (2) est chauffée dans un four jusqu'à une température de 445°^, de façon que la couche de graphite (11) soit fixée par frittage sur le verre et que la couche de recouvrement (7) 20 soit conGumée, sans qu'il ne subsiste de cendres. Les gouttelettes (12) constituent alors des particules de graphite séparées frittées (13) sur la paroi intérieure du col (2) (voir la fig. 4)» particules qui peuvent être essuyées ou enlevées à l'aide d'une brosse. Etant donné qu'après le chauffage le graphite des particules (13) ne se trouve plus â l'état colloïdal 25 finement divisé, il ne subsiste pas de particules de graphite sur le verre. Comme il a également été indiqué sur la fig. 4> o*1 a constaté que la couche de graphite (11) ne se termine pas abruptement, mais par un mince bord, sans qu'on en connaisse actuellement la cause. En tout cas, ce bord ne présente aucun phénomène d'effluves lorsqu'il est soumis à un potentiel de 25 kV par 30 exemple. En revanche, ces phénomènes se présentent si la couche dé recouvrement (7) est enlevée par voie mécanique, de la façon décrite dans leait brevet britannique No. 715*033 et dans le brevet français No. 1.195*136. Suivant ce brevet français No. 1.195*136, l'enlèvement mécanique de la couche de recouvrement est nécessaire pour obtenir que ae fines 35 particules soient Enlevées des petits creux présents dans la surface de verre. Bien qu'on h'i'-it décrit qu'une seule forme de réalisation du procédé conforme à 1'invention, il est évident que ledit procédé peut également être utilisé pour recouvrir partiellement de graphite d'autres objets et • des surfaces isolantes, sans sortir du cadre de l'invention. BAD origihaC 69 20811 4 2011432 ■ REV^ICATICmS} 1 . Procédé permettant de recouvrir partiellement une surface isolan te d'une couche de graphite, selon lequel les parties devant rester nues sont recouvertes d'une couche de x-ecouvrement, puis après séchage de celle— 5 ci, une suspension de graphite, telle que l'aquadag, est appliquée sur la jarface à recouvrir de graphite et la couche de recouvrement est enlevée, ce procédé étant caractérisé en ce que la couche de recouvreraent est constituée par une substance pouvant être enlevée par chauffage â une température inférieure à 450°C5 et après application de la couche de graphite, 10 ladite couche de recouvrement se décompose par chauffage tandis que le graphite déposé sur cette couche est enlevé par voie mécanique. 2, Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la couche de recouvrement est constituée par une substance sur laquelle la suspension de graphite se rétracte de façon à former des gouttelettes séparées. 15 3. Procédé selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la couche de recouvrement est constituée par une solution de résine de polyméthacrylate. 4. Tube à rayons cathodiques, réalisé par la mise en oeuvre du pro cédé selon les revendications 1 à 3> caractérisé en ce que la couche de 20 graphite se trouvant sur la face intérieure de la partie conique s'étend sans transition jusqu'au bord situé au niveau du col. BAD ORIGINAL