La présente invention concerne une crémone à mouvement rotatif d'un type perfectionné, notamment muni d'un carter la protégeant des intempéries et lui permettant de fonctionner quelles que soient les conditions atmosphériques, en particulier par temps de gel. Cette crémone est également munie de pênes démontables et d'une poignée. Ces deux derniers éléments présentent la particularité de ne pas faire saillie en dehors du gabarit de la porte sur laquelle est montée la crémone selon l'invention lorsque ladite porte est ouverte. On connaît certains types de crémones montées notamment sur des portes de véhicules routiers ou sur des portes de wagons de chemin de fer et comportant une tringle guidée par endroits dans des paliers fixés sur ces portes. Ces paliers et la tringle avec laquelle ils coopèrent ne sont en général pas protégés et sont de ce fait exposés aux intempéries et notamment aux projections de boue ou au gel, en particulier dans le cas de véhicules ou de wagons frigorifiques. Le fonctionnements de telles crémones peut par conséquent s'en trouver perturbé, ce qui peut provoquer une certaine perte de temps pour les utilisateurs de véhicules dont les portes sont équipées de telles crémones. D'autre part, il a été constaté que les pênes sont les pièces qui, dans une crémone, travaillent le plus, et par conséquent s'usent rapidement. Cette usure peut dans certains cas provoquer la rupture de l'un ou l'autre des pênes et nécessite alors le remplacement de la totalité de la crémone ce qui, une fois encore, constitue une perte de temps pour l'utilisateur de véhicules équipés de telles crémones. Enfin, lors de l'ouverture des portes de véhicules équipées de crémones de type classique, il peut arriver que l'opérateur ne rabatte pas la poignée de ces crémones le long de la porte. Cette poignée se trouve alors en saillie par rapport au gabarit extérieur de la porte et peut causer certains dégâts, notamment lorsque l'on rabat la porte arrière d'un véhicule routier le long de l'un de ses flancs latéraux. La présente invention a pour objet de remédier à tous ces inconvénients en proposant une crémone à mouvement rotatif dont la tringle pivote à l'intérieur d'un fourreau abritant sensiblement sur la totalité de sa longueur de manière à permettre le fonctionnement de la crémone quelles que soient les conditions atmosphériques, ce fourreau permettant, par ailleurs, la fixation de la crémone sur la porte d'un véhicule. Cette dernière est munie de pênes-qui s'étendent perpendiculairement par rapport à sa tringle, au-delà de la zone recouverte par le fourreau, et qui sont fixés de manière démontable aux extrémités de ladite tringle par exemple au moyen d'une goupille de sorte qu'ils peuvent être remplacés aisément et rapidement lorsqu'ils sont usés. Enfin, la-cremone- selon l'invention comporte une poignée montée libre en rotation sur une douille fixée à la tringle de cette crémone. Cette poignée une fois déverrouillée, se rabat automatiquement de manière à être orientée parallèlement à ladite tringle le long de son fourreau afin d'éviter d'être en saillie par rapport au gabarit de la porte. Un exemple de réalisation nullement limitatif de la présente invention sera donné à titre d'exemple en référence au dessin annexé sur lequel la fig. 1 représente une vue en perspective de la crémone selon l'invention à l'état monté; la fig. 2 représente une. vue éclatée de la crémone selon l'invention; la fig. 3 représente en coupe l'assemblage du carter et de l'embase formant le fourreau de la crémone selon l'invention; la fig. 4 représente l'arrière d'un véhicule routier dont les portes sont munies de crémones selon l'invention. Telle qu'elle est représentée à la fig. 1, la crémone selon l'invention comporte un fourreau réalisé en deux parties 1 et 2. A l'intérieur de ce fourreau pivote une tringle 3 munie à ses deu-x extrémités d'une douille portepêne 4 percée perpendiculairement à l'axe de la tringle 3, grâce a quoi chaque pêne 5 peut être engagé dans chacune. des douilles 4. Une goupille 6 verrouille chacun des pênes 5 à l'intérieur de sa douille 4. Ces pênes 5 sont cylindriques et présentent à leur extrémité libre 7 une forme tronco nique . La tringle 3 de la crémone selon l'invention est de plus munie d'une douille porte-poignée 8 sur laquelle est montée la poignée 9 permettant l'ouverture de la crémone selon l'invention. Cette poignée 9 est reliée à la douille porte-poignée 8 par une articulation cylindrique 10. Selon une caractéristique importante de la présente invention, on notera que la longueur de la poignée 9 est inférieure ou égale à la distance existant entre l'axe de son articulation 10 et l'extrémité la plus proche de la tringle 3 munie de sa douille porte-pêne 4. Si l'on se reporte à présent aux fig. 2 et 3, on constate que le fourreau qui- est réalisé en deux parties 1 et 2, comporte un carter 11 situé entre l'une des douilles portepene 4 et la douille porte-poignée 8, et d'un carter 12 situé au-dessus du précédent, entre la douille porte-poignée 8 et l'autre douille porte-pêne 4. Ces deux carters 11 et 12 présentent la forme d'un U et sont munis de deux ailes 13 s'étendent vers l'extérieur de part et d'autre des branches verticales des carters Il et 12. Ces carters comportent de plus deux épaulements intérieurs 14 à l'endroit où leurs branches verticales rejoignent la partie supérieure circulaire de chacun d'eux. Ces épaulements 14 s'étendent sur toute la longueur des carters 11 et 12. Ces carters 11 et 12 coopèrent avec une embase 15 réalisée d'une seule pièce et présentant sensiblement la forme d'un Y muni d'une semelle 16, destinée à coopérer avec les ailes 13 des carters Il et 12 en vue de la fixation de la crémone selon l'invention sur la porte d'un véhicule au moyen de vis 17. Les branches 18 de l'embase 15 sont destinées à coopérer avec les épaulements 14 des carters 11 et 12 de manière telle, qu'une fois ces carters et cette embase assemblés, ils forment les fourreaux 1 et 2 dont le profil intérieur présente la forme d'un support de palier parfaitement cylindrique 19, tel qu'on le voit particulièrement bien sur la fig. 3. Ces supports de paliers 19 permettent la mise en place de bagues auto-lubrifiantes dans lesquelles pivote la tringle 3 de la crémone selon l'invention. Dans l'exemple illustré par les dessins annexés, ces bagues sont respectivement réalisées en deux parties 20 et 21 qui sont maintenues en contact mutuel en étant comprimées entre les branches 18 de l'embase 15 et la partie supérieure interne des carters 11 et 12. Ces bagues sont, de plus, pourvues d'un épaulement 22 permettant de réaliser leur liaison en translation par rapport à la tringle 3, du fait qu'elles sont maint'enues entre les extrémités des carters 11 et 12, de lçsmbåse 1= et celles des porte-pênes 4 et de la douille porte-poignée 8. La crémone selon l'invention coopère avec deux gâches 23 et 24 respectivement situées à ses deux extrémités et visibles sur la fig. 1. Ces gâches 23 et 24 qui sont creuses et présentent une section rectangulaire sont munies d'une entaille délimitant un logement 25 dont la largeur correspond sensiblement au diamètre des douilles porte-pêne 4 qui peuvent y être immobilisées latéralement. La gâche inférieure 23 est de plus pourvue, sur l'un de ses côtés, d'une partie évasée 26 coopérant avec un chanfrein 27 prévu aux extrémités des douilles porte-pêne 4.Lors de la fermeture d'une porte 28 équipée d'une crémone selon l'invention, et au cas où la carrosserie 29 du véhicule équipé d'une crémone selon l'invention se serait légèrement déformée, notamment dans le cas de véhicules frigorifiques transportant par exemple de la viande accrochée au plafond de cette carrosserie, le chanfrein 27 du porte-pêne inférieur 4 glisse sur la partie évasée 26 de la gâche 23 afin de faciliter l'engagement des douilles porte-pêne 4 dans leurs logements 25 ce qui a pour effet d'assurer un blocage en tous sens de la crémone et par conséquent de la porte 28 en position fermée, le porte-pêne inférieur 4 reposant à fond d'emboitage sur la gâche inférieure 23. Le dispositif objet de la présente invention fonctionne de la manière suivante. Pour ouvrir la porte arrière d'un véhicule tel que représenté à la fig. 4, et après avoir délogé la poignée 9 de son support 30 en la faisant tourner dans le sens de la flèche 31, on fait tourner la tringle 3 en faisant pivoter la poignée 9 dans un plan perpendiculaire au plan de la fig. 4, c'est-à-dire dans le sens de la flèche 32 représentée sur la fig. 1. Cette rotation, qui a lieu sur environ 1000 a pour effet d'appuyer l'extrémité tronconique 7 des pênes 5 sur le fond des gâches 23 et 24 dégageant ainsi les porte-pêne 4 de leur logement 25 et décolant par ia même le joints dont pourrait être munie la porte 28 du vésicule muni d'une telle crémone.En effet, compte tenu de la longueur des pênes 5 ainsi que de la longueur de la poignée 9, on dispose d'un bras de levier relativement important permettant aisément de décoller la porte équipée du dispositif selon l'invention. Cette porte, une fois ouverte, on constate.que les penes 5 se sont engagés en-dessous et au-dessus du bord 33 des portes 28. Ces pênes 5 ayant une longueur inférieure à l'épaisseur des portes 28, ils ne font pas saillie par rapport à leur gabarit extérieur. D'autre part, dès que la poignée 9 est abandonnée à elle-même, elle tombe automatiquement du fait de son articulation cylindrique 10 et de son propre poids dans une position parallèle à la tringle 3 en venant se superposer étroitement au carter 10. Pour procéder à la fermeture de la porte 28 équipée d'une crémone selon l'invention, on introduit en biais les penes 5 dans les gâches 23 et 24 par leurs logements 25. Ces pênes 5, grâce à leurs extrémités tronconiques 7, glissent sur le fond desdites gâches en entraînant les porte-pênes 4 dans leurs logements respectifs 25. I1 suffit alors de faire pivoter la poignée 9 et de la loger dans son support 30 pour finir d'engager à fond d'emboîtage les porte-pênes 4 dans leur logement 25. Il est bien évident que l'on pourra apporter à la crémone à mouvement rotatif divers perfectionnements, modifications ou additions sans pour autant modifier ltéconomie général d la présente invention, qui, de par sa simplicité de conception, permet sa fabrication en petite, moyenne et très grande série, quelles que soient ses dimensions. REVENDICATIONS 1. Crémone â mouvement rotatif comportant deux pênes respectivement fixés aux deux extrémités de sa tringle ainsi qu'une poignée articulée sur cette dernière, ladite crémone étant caractérisée par le fait qu'elle pivote à l'intérieur d'un fourreau l'abritant sensiblement sur la totalité de sa longueur, de façon à permettre son ronctionnement quelles que soient les conditions atmosphériques, ce fourreau permettant la fixation de la crémone, notamment sur la porte d'un véhicule. 2. Crémone selon la revendication 1, caractérisée par le fait que les pênes précités qui s'étendent perpendiculairement par rapport à la tringle de la crémone au-delà de la zone recouverte par le fourreau, sont respectivement fixés de manière démontable aux extrémités de ladite tringle. 3. Crémone-selon la revendication 1 ou 2, caractérisée par le fait que les extrémités de la tringle sont respectivement munies d'une douille porte-pêne percée perpendiculairement à l'axe de la tringle, grâce à quoi chaque pêne peut être engagé dans chacune des douilles précitées, une goupille maintenant ces pênes en place. 4. Crémone selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que les pênes sont cylindriques. 5. Crémone selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que l'extrémité libre du pene est tronconique. 6. Crémone suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que la poignée est montée libre en rotation sur une douille fixée à la tringle de la crémone de façon qu'en position déverrouillée elle se rabatte automatiquement de manière à être orientée parallèlement à ladite tringle le long de son fourreau. 7. Crémone selon la revendication 6, caractérisée par le fait que la longueur de la poignée est inférieure ou égale à la distance existant entre son axe d'articulation et l'extrémité la plus proche de la tringle munie de sa douille porte-pênes. 8. Crémone selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée par le fait que les pênes ont une longueur inférieure ou égale à l'épaisseur de la porte sur laquelle la crémone est montée, évitant d'être en saillie par rapport à cette porte lorsqu'elle est ouverte. 9. Crémone selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisée par le fait que le fourreau se compose de deux éléments, à savoir une embase présentant sensiblement la forme d'un Y et munie dune semelle et un carter présentant sensiblement la forme d'un U muni d'ailes latérales s 'étendant vers l'extérieur en vue de la fixation dudit carter sur la semelle de l'embase. 10. Crémone selon la revendication 9, caractérisée par le fait que le carter comporte des épaulements intérieurs s'détendant sur toute sa longueur permettant son centrage sur les branches de 1'embase en forme de Y. 11. Crémone selon l'une quelconque des revendications 9 ou 10, caractérisée par le fait qu'une fois assemblés, le carter et l'embase délimitent un support de palier parfaitement cylindrique permettant la mise en place de bagues dans lesquelles pivote la tringle de la crémone. 12. Crémone selon la revendication 10, caractérisée par le fait que les bagues sont épaulées et qu'elles sont maintenues en place entre les extrémités des douilles portepênes ou de la douille porte-poignée et les extrémités du fourreau. 13. Crémone selon lune quelconque des revendications 1 à 5, dont les pênes coopèrent respectivement avec une gâche dans laquelle chacun d'eux s'engage, cette crémone étant caractérisée par le fait que ces g ches comportent une partie évasée sur laquelle glissent respectivement chacune des douilles porte-pênes munies à leur extrémité d'un chanfrein lors de la fermeture de la porte équipée d'une telle crémone.