La présente invention concerne un élément de coffra- ge récupérable pour la zone d'ancrage d'un organe tendeur dans un élément de construction en béton, muni d'un noyau en forme de pot lié à lui pour former un évidement dans le béton dans la dite zone, qui présente un passage pour l'or- gane tendeur. Lors du montage d'organe tendeurs qui sont mis en tension après-coup par rapport au béton durci, il faut prendre des mesures pour que les corps d'ancrage soient accessibles après le durcissement du béton, afin de pou- voir mettre en place les appareils de mise en tension et monter les pièces d'ancrage. Pour protéger contre la cor- rosion les divers éléments du système d'ancrage de la même manière que les organes tendeurs eux-mêmes, il est courant de placer les corps d'ancrage à une certaine distance du bord extérieur de l'élément en béton et de ménager autour d'eux un évidement qui, le plus souvent, s'évase vers I' extérieur et qui, une fois la mise en tension terminée, est rempli de mortier de ciment. Pour former cet évidement et servir en même temps à la fixation du corps d'ancrage, on connaît un noyau qui, d'un côté, présente un filetage au moyen duquel il peut ê- tre assemblé par vissage avec le corps d'ancrage et, sur le côté opposé, se prolonge, en formant une face d'appui contre le coffrage, par un tube muni d'un filetage exté- rieur, qui traverse l'élément de coffrage en même temps que l'organe tendeur et au moyen duquel il est immobilisé relativement au coffrage à l'aide d'un écrou vissé de 1' extérieur (Demande de brevet allemand DE-OS NO 19 58 458). Ce noyau est une pièce moulée en matière plastique qui a une dureté suffisante pour la réalisation d'un filetage; après la prise du béton, on le dévisse pour le retirer du corps d'ancrage et il laisse un évidement. Les noyaux de ce type ont certes une forme conique pour qu'on puisse les retirer plus facilement du béton. Souvent, toutefois, il n'est pas très facile de les déta- cher du béton proprement, sans détériorations. La forme de l'évidement, conique comme celle du noyau, et ses parois lisses présentent l'inconvénient de mai se prêter à l'ac- crochage du mortier qui est utilisé ultérieurement pour boucher ce vide. L'invention a donc pour objet de réaliser un élé- ment de coffrage à noyau conformé de façon à faciliter le décoffrage et à laisser un évidement présentant des con- tre-dépuuilles pour l'accrochage du mortier. A cet effet, dans l'élément de coffrage selon l'in- vention, le noyau destiné à former l'évidement est fait d'un matériau élastiquement déformable, comme le caout- chouc ou un élastomère, et il est prévu.des mpoyens pour provoquer, par compression axiale du noyau, une déforma- tion transversale de celui-ci et lui.donner la configura- tion qui doit avoir pendant la mise en place et la prise du béton. D'autres formes d'exécution avantageuses de l'élé- ment de coffrage à noyau selon l'invention ressortent des sous-revendications. Il est certes connu de former des évidements dans des éléments de construction en béton en utilisant des corps creux fermés de toutes parts, en caoutchouc moulé, qu'on déforme lors du décoffrage (brevet français NI 1 423 536). On a enfin imaginé d'utiliser pour former un évidement servant à l'ancrage d'organes tendeurs un élé- ment en forme d'auge, fait d'un matériau élastiquement dé- formable, dont la face tournée vers le coffrage est fer- mée au moyen d'un couvercle (demande de brevet allemand DE-OS NO 30 14 624). Cet élément aussi ne sert de noyau de moulage que dans sa configuration initiale et il est déformé pour le décoffrage. L'avantage de l'agencement selon l'invention réside principalement dans le fait que le noyau de matériau élas- tiquement déformable subit en position de montage, c'est- à-dire pendant la mise en place et la prise du béton, un écrasement dû à l'application d'une force de compression axiale, qui provoque une déformation transversale dans le sens d'une augmentation locale de sa périphérie. Lorsque, le béton ayant durci, on interrompt l'application de cette force axiale pour le décoffrage, cette déformation trans- versale disparaît par suite.de l'élasticité naturelle du noyau, qui, reprenant sa forme initiale, s'éjecte pour ainsi dire de lui-même hors de l'évidement qu'il a formé dans l'élément de construction en béton. On obtient en même temps que, par suite de la dé- formation transversale du noyau, renforcée à l'endroit voulu par la présence d'un chambrage à l'intérieur de ce- lui-ci, les parois qui définissent l'évidement présentent des contre-dépouilles qui serviront à l'accrochage du mor- tier qui bouchera ultérieurement ce: dernier. De toute façon, l'invention sera bien comprise à I' aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé, représentant, à titre d'exemples non- limitatifs, plusieurs formes d'exécution de cet élément de coffrage: Fig. 1 est une vue en coupe longitudinale de la zo- ne d'ancrage d'un organe tendeur devant être lié ultérieu- rement à un noyau de moulage, l'ensemble étant représenté avant montage; Fig. 2 est une vue similaire à fig. 1, représentant l'ensemble à l'état monté, le noyau étant comprimé axiale- ment; Fig. 3 est une vue similaire à fig. 1, après durcis- sement du béton, l'ensemble étant prêt pour l'injection; Fig. 4 est une vue en coupe longitudinale de la zo- ne d'ancrage d'un organe tendeur devant être lié ultérieu- rement à une autre forme d'exécution de noyau de moulage, l'ensemble étant représenté avant montage; Fig. 5 est une vue similaire à fig. 4, représentant l'ensemble à l'état monté, le noyau étant comprimé axiale- ment; Fig. 6 est une vue similaire à fig. 4, après durcis- sement du béton; Fig. 7 est une vue en coupe longitudinale de la zo- ne d'ancrage d'un organe tendeur non lié à une autre forme d'exécution de noyau de moulage; Fig. 8 est une vue similaire à fig. 7, représentant l'ensemble à l'état monté, le noyau étant comprimé axiale- ment; Fig. 9 est une vue similaire à fig. 7, après durcis- sement du béton et l'évidement étant rempli de mortier. L'agencement représenté aux fig. 1 à 3 sert à l'an- crage d'un organe tendeur constitué par un câble torsadé 1 dans un corps d'ancrage 2 destiné à être noyé dans le bé- ton. Le câble 1 s'étend dans la partie normale à l'inté- rieur d'une gaine 3 reliée par un raccord conique 4 au corps d'ancrage 2. Ce dernier présente un passage central 26 pour le câble 1. Sur la face périphérique du raccord conique 4 saille une tubulure 5, à laquelle on peut raccor- der un tuyau souple d'évacuation d'air ou d'injection 6, lorsque, le câble 1 étant mis en tension, on veut le lier à sa gaine 3 noyée dans le béton par injection de mortier collo!dal. - Entre le corps d'ancrage 2 et l'élément de coffrage 7 muni d'un trou 8 que traverse le câble 1 (fig. 2) est interposé un noyau 9 pour le moulage d'un évidement dans la zone d'ancrage. Ce noyau de moulage 9 est fait d'un ma- tériau élastiquement déformable, comme le caoutchouc ou un élastomère, et il a la forme d'un pot. Comme le corps d' ancrage 2, il présente un passage central 10 pour le câ- ble 1. Sur le côté du noyau tourné vers le corps d'ancrage 2, le passage central 10 s'élargit en une ouverture 12 en formant un épaulement conique 11. Le noyau.2 est traversé longitudinalement par un tube fileté 14, qui, à l'une de ses extrémités, présente une partie élargie 13 dont la for- me correspond à celle de l'ouverture 12 et qui, par une face de forme correspondante à celle de l'épaulement 11, prend appui contre ce dernier. Par sa partie véritablement tubulaire 15, qui présente un filetage extérieur, le tube 14 traverse avec le câble _ le trou 8 de l'élément de cof- t408642 frage 7 et il est guidé sur le câble. Dans la zone de sa partie élargie fl, le tube 14 présente un taraudage 16, au moyen duquel il peut être vis- sé sur un filetage extérieur 17 du corps d'ancrage 2. Pour que le mouvement de rotation correspondant puisse être exé- cuté, le tube 14 est muni à son extrémité extérieure d'un six-pans 18. Le noyau 2 présente en outre un chambrage 19 de son passage central 10, qui présente une ouverture 20 en direc- tion du coffrage 7. Dans la forme d'exécution représentée, le chambrage 19 a un diamètre d'une grandeur telle que la paroi 21 a un aspect bombé vers l'extérieur; ceci facilite la déformation transversale du noyau lors de son écrase- ment axial. A l'état monté, l'ensemble constitué par le corps d'ancrage 2, le tube fileté 14 et le noyau de moulage 9 est appliqué contre l'élément de coffrage 7 de la manière représentée à la figure 2 et maintenu en place au moyen dl un écrou de serrage 22 vissé sur la tige filetée 14. En appliquant un couple de rotation de grandeur correspondan- te, on provoque un écrasement du noyeu qui réduit sa lon- gueur axiale de AlI et l'élargit dans le sens transversal. Après la prise du béton, on dévisse l'écrou 22 et on re- tire l'élément de coffrage 7, de sorte que le noyau 7, par suite de son élasticité propre, tend à reprendre sa confi- guration initiale; il se détache du béton de lui-même dans une certaine mesure et peut ainsi être retiré de l'évide- ment que sa présence a formé dans le béton. La figure 3 montre l'agencement après la mise en tension du câble 1. L'effort de tension est transmis au corps d'ancrage par l'intermédiaire d'une clavette annu- laire 24. L'évidement 23 laissé par le noyau 9 sert tout d'abord à la mise en place d'une tulipe d'injection 25, au moyen de laquelle un mortier colloïdal est injecté dans le vide restant entre le câble 1 et la gaine 3. L' évidement 2 est ensuite bouché avec du béton coulé sur place. 24e8642 Les figures 4, 5 et 6 montrent un ancrage avec une autre forme d'exécution du noyau servant à produire un é- videment dans lequel pourra être monté ultérieurement un corps d'ancrage pour un câble. Le noyau 30 représenté à la figure 4 a également la forme d'un pot. Il présente aussi un passage central 31, que traverse longitudinalement un tube 32, dont la-partie extérieure 33 présente un filetage sur sa face périphéri- que, sur lequel se visse un écrou de serrage 34 (fig. 5). Le tube 32 présente à son extrémité intérieure un prolonge- ment 5, de plus petit diamètre, qui dépasse du noyau 30 et peut être enfilé dans la gaine 3 pour raccorder le tube à celle-ci. L'étanchéité de ce raccordement est assurée par un ruban étanche 36. Dans le fond 37 du noyau 30 est noyé un élément d'ancrage en forme de disque 38, par exem- ple. par surmoulage, élément qui est rendu solidaire du tube 32, par exemple par soudage. Cette solidarisation peut aussi être effectuée aprèscoup par un vissage ou une liaison de type à baïonnette. Le noyau 30 présente lui aussi un chambrage 39 muni d'une ouverture 40 en direction du coffrage 7. Ce chambra- ge 39 provoqua lors d'un écrasement axial du noyau, un bombement local 41 de la face externe de la paroi périphé- rique de ce dernier, bombement qui forme une contre-dé- pouille 42 dans la paroi de l'évidement. La figure 6 montre l'agencement qui vient d'être décrit en référence aux figures 4 et 5 après que l'élément de coffrage a été retiré. Du fait que la face externe 43 du fond Dû du noyau 30 est exactement perpendiculaire à 1' axe du câble 1, on obtient ainsi une face d'appui 44 pour le corps d'ancrage 2, qui peut alors être monté après-coup dans l'évidement 45. Au moyen d'une tulipe d'injection 25 placée sur le corps d'ancrage 2, on peut injecter du mor- tier dans le vide laissé entre le câble 1 et la gaine 3. A cet effet, il est prévu entre les diverses parties de la clavette annulaire 24 des canaux 24', qui s'étendent longi- tudinalement et permettent l'entrée du mortier à travers les moyens d'ancrage. Les figures 7, 8 et 9 montrent une troisième forme d'exécution de système d'ancrage pour un organe tendeur non lié au béton qui l'entoure. Le noyau 50 a en principe la même configuration que dans la forme d'exécution qui vient d'être décrite en référence aux figures 4 à 6. Le tube fileté 51 ne s'étend que jusqu'à l'élément d'ancrage 52, tandis que le noyau présente au-delà de cet élément un prolongement axial lit dans lequel le passage central 54 pour le câble 1 s'élar- git. Dans cette zone élargie 54', le câble 1 est enfilé avec une enveloppe 55, qui le protège contre la corrosion. La longueur du prolongement 53 et de la zone élargie 54' doit être suffisante pour compenser le retrait éventuelle- ment subi par l'enveloppe ú du câble 1, par exemple un tuyau flexible de polyéthylène. Après la mise en tension du câble 1 et son ancrage au moyen d'une clavette annulaire 24, on bouche avec un mortier de remplissage 56 l'évidement laissé dans le béton par le noyau 50. Ce mortier s'accroche parfaitement à la paroi de l'évidement, grâce à la contre-dépouille laissée par le noyau. L'extrémité du câble est protégée par un chapeau 58 garni de produit anti-corrosion, qui est vissé sur le corps d'ancrage 2. -REVENDICATIONS - 1.- Elément de coffrage récupéranle pour la zone d'ancrage d'un organe tendeur dans un élément de construc- tion en béton, muni d'un noyau en forme de pot lié à lui pour former un évidement dans le béton dans la dite zone, noyau qui présente un passage pour l'organe tendeur, carac- térisé en ce que le noyau (9, 30, 50) est fait d'un maté- riau élastiquement déformable, comme le caoutchouc ou un élastomère, et en ce qu'il est prévu des moyens pour pro- voquer, par compression axiale du moyeu (9, 30, 50), une déformation transversale de celui-ci, lui donnant la con- figuration qu'il doit avoir pendant la mise en place et la prise du béton. 2.- Elément de coffrage selon la revendication 1, caractérisé en ce que pour produire la force qui provoque la compression axiale, un tube fileté (14, 329 51) est dis- posé axialement dans le noyau (9, 30, 50), avec le fond du- quel il est lié, mais dont il traverse la partie restante de manière à permettre sa compression axiale, ainsi que 1' élément de coffrage proprement dit (7), tube qui peut être serré sur l'élément de coffrage en appliquant le noyau con- tre celui-ci. 3.- Elément de coffrage selon la revendication 2, caractérisé en ce que le tube fileté -(14, 32, 51) présente un filetage extérieur sur lequel peut être vissé un écrou de serrage (22,34). 4.- Elément de coffrage selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le noyau (9, , 50) présente une cavité (19, 39) qui ouvre en direction de l'extrémité de l'organe tendeur (1). 5.- Elément de coffrage selon la revendication 4, caractérisé en ce que la cavité a la forme d'un chambrage d'un passage central (10). 6.- Elément de coffrage selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le tube fileté (14) présente à une extrémité un élargissement radial (13), qui, par une face d'appui, repose contre une face corres- 24e8642 pondante (11) sur le fond du noyau en forme de pot (9). 7.- El6ment de coffrage selon l'une quelconque des revendications 1 ià 5, caract6risé en ce qu'il est prévu dans le fond (37) du noyau en forme de pot (30, 50) un é- lément d'ancrage (38, 52), qui peut être lié au tube file- t6 (32, 51). 8.- Elément de coffrage selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'élément d'ancrage (38) est noyé dans le fond (37) du noyau, par exemple par surmoulage. 9.- Elément de coffrage selon la revendication 7 ou la revendication 8, caractérisé en ce que le tube file- t6 (32, 51) est li6 & l'élément d'ancrage (38, 52) par soudage.