La présente invention concerne de nouvelles montresbracelets comportant de nouveaux organes complétant utilement l'affichage de l'heure. Un objet principal de l'invention est de fournir chacun de ces nouveaux organes dans des conditions extrêmement économiques et sous une forme se prêtant a la production en très grande série. Un autre objet del'inventionest d'agencer ces divers organes de façon à réaliser des ensembles légers et esthétiques. Un autre objet encore de l'invention est de construire le dispositif de stockage d'informations de façon a résister aux diverses circonstances d'accident même très sévères. Ces objets ainsi que d'autres qui apparattront à la lecture de la description sont caractérisés notamment par les points ci-après - l'invention comprend de nouveaux agencements de montres-bracelets comportant des organes rendus compatibles pour, d'une part le stockage d'informations et, d'autre part fournir à tout instant des indications concernant des éléments caractéristiques du milieu ambiant, tels que la direction du Nord magnétique. Dans un tel bracelet-montre, on prévoit un organe simplifié et miniaturisé indiquant l'altitude par rapport au niveau de la mer. Un dispositif est prévu pour provoquer l'arrêt immédiat de la montre au moment d'un choc brutal ou d'une élévation conside- rable de la température. t'invention et ses différents objets et caractéristiques apparaîtront à la lecture de la description suivante basée sur les dessins ci-joints dans lesquels La figure 1 représente un nouvel agencement d'un braceletmontre comportant, outre un dispositif horaire à affichage numérique, une boussole miniaturisee munie d'organes accessoires auxquels est joint un réceptacle pour recevoir des microfilms; La figure 2 représente une variante de l'agencement de la figure 1 dans lequel le dispositif est du type analogique; La figure 3 représente un niveau à bille simplifié destiné à permettre l'orientation convenable de la boussole miniaturisée; -Les figures 4 et 5 représentent les lignes de force du champ magnétique terrestre dans deux cas utiles pour la description du comportement de la boussole miniaturisée;; Les figures 6a, 6b et 6c représentent des détails de construction dlune boussole miniaturisée; Les figures 7a et 7b représentent des détails de construction d'un nouveau micromoteur, blindé magnétiquement pour la commande d'un dispositif horaire utilisable, par exemple dans la montre-bracelet représentée dans la figure 2; Les figures 8 et 9 représentent des étapes de construction très économique de micro-aimants pour des moteurs pas à pas, et pour des aiguilles de boussole miniaturisée; Les figures lOa et lOb représentent des dispositifs électromécaniques permettant d'arreter une montre telle que celle considérée ici, dans le cas d'un choc particulièrement violent; Les figures 11 et 12, représentent une organisation possible d'un boîtier à microfilm tel que celui représenté dans la figure 1;; Les figures 13 et 14 représentent la conformation des microfilms utilisés dans le boîtier représenté dans la figure ll; Les figures 15a, 15b et 15c représentent de face et en coupe un autre mode de construction d'un boitier à microfilm; La figure 15d représente un microfilm plié en accordéon, utilisable dans le boîtier représenté dans les figures précédentes; Les figures 16a et 16b représentent une nouvelle construction d'un micromoteur associé à une roue dentée de commande des aiguilles d'une montre; Les figures 16c, 16d, 16e et 16f représentent des détails du dispositif de commande de la roue dentée; Les figures 17aet.17b sont des diagrammes des impulsions utilisées pour commander le micromoteur représenté dans les figures 16a et 16b;; Les figures 17c et 17d montrent comment, par l'introduction dans le circuit électrique de la montre d'impédances non linéaires, une indication est donnée en cas de chute de tension de la pile d'alimentation; La figure 18 représente un ensemble de bracelet-montre comportant, outre une micro-boussole et un boîtier à micro-film, un altimètre miniaturisé et adapté pour etre combiné aux éléments mentionnés; La figure 19 représente une montre-bracelet destinée spé cialement aux personnes se déplaçant au voisinage de machines produisant du champ électromagnétique; Les figures 20a et 20b représentent des variantes du dispositif horaire selon l'invention; Les figures 21 et 22 sont des exemples de mise en oeuvre de l'invention dans des montres de dames;; Les figures 23a et 23b représentées sont des vues en coupe orthogonale d'une nouvelle construction d'un micromoteur; et La figure 23c représente un diagramme d'impulsions électriques de commande d'un tel moteur. La figure 1 représente une montre-bracelet comportant un cadran 1 dont une partie 2 est réservée à l'affichage numérique de l'heure et au moins des minutes, au moyen d'un dispositif électronique connu; une autre partie 3 du cadran 1 est occupée par une boussole adaptée et miniaturisée 4. Afin de permettre de placer l'avant-bras, portant le bracelet-montre, dans une position sensiblement horizontale, pour que la boussole 4 indique approximativement la direction NORD-SUD, on munit le cadran 1 d'un petit niveau à bille ou à bulle 5-.On peut aussi prévoir un dispositif d'éclairage 6 alimenté, par exemple,par une pile additionnelle ou p celle du mécanisme horaire mise en circuit en appuyant momentanément sur un bouton de manoeuvre 7, qui peut d'ailleurs être remplacé par une pression sur la lampe 6 agencée pour assurer le contact d'allumage de celle-ci. Dans la montre-bracelet représentée dans la figure 1, on peut prévoir sur les parties 8 et 8' du bracelet, d'une part une pile d'alimentation 9 et, d'autre part un boîtier 10 destiné à recevoir des informations enregistrées, par exemple, sous forme de microfilms ou de microfiches dont certaines peuvent être visibles, au moins en partie, à travers une ou plusieurs ouvertures du couvercle du boitier.Un mécanisme de commande manuel peut être ajo té pour modifier les informations visibles, soit en changeant la microfiche apparente,soit en modifiant la position d'une ou de plu sieurs ouvertures permettant l'examen de parties de la microfiche apparente. Ce dispositif sera décrit plus loin en détails en relation avec les figures 11, 12, 13 et 14. La figure 2 représente un modèle de montre-bracelet comE tant un boîtier 11 divisé en deux parties : l'une 12, pour indiquer l'heure, les minutes et eventuellement les secondes, qui sont affichées par des moyens analogiques classiques commandés par un micromoteur pas à pas, et l'autre partie 13 est ménagée pour recevoir une boussole 14 adaptée et miniaturisée pour indiquer la direction du NORD magnétique. La théorie approfondie de la boussole, en particulier dans le cas du fonctionnement au voisinage de pièces magnétiques, comme celle du micromoteur pas à pas d'un mouvement horaire, est très compliquée. Ici, on cherche seulement à indiquer approximativement la direction de la composante horizontale du champ terrestre. Une telle indication, même grossière,est très utile, par exemple pour permettre à un touriste ou à un soldat en patrouille de retrouver le bon chemin pour le retour. I1 est utile de rappeler ici certains aspects du fonctionnement des écrans ou cuirasses magnétiques" qu'il ne faut pas confondre avec les "écrans électromagnétiques", caractérisés par des plaques bonnes conductrices de l'électricité agissant seulement sur des variations rapides de flux magnétiques. Si on place une petite masse de fer doux Fe (cas d'un micromoteur entouré d'une cuirasse magnétique) dans un champ magnétique, tel que le champ terrestre dont les lignes de force sont indi quées en H, celles-ci s'infléchissent de façon à pénétrer en plus grand nombre dans la pièce en fer doux Fe, comme si celle-ci leur offrait un passage plus facile (figure 5). Si on remplace la pièce massive en fer doux par un tube également en fer doux ou en alliage Fe Ni de haute perméabilité ma gnétique, le phénomène reste le meme à l'extérieur du tube oA les lignes de force se resserrent. Ainsi, le rotor 15 de la figure 5 ne sera pas influencé par l'aimant mobile de la boussole 16. De même le rotor 15 ne perturbera pas l'équipage mobile de la boussole 6. Naturellement, l'inflexion des lignes de force du champ H est toujours à considérer et il faut écarter suffisamment la boussole du micromoteur 15 ou redire la dimension de celui-ci, ce que permet l'extrême miniaturisation du micro-moteur entraînant celle de la cuirasse tubulaire. La boussole miniaturisée selon l'invention est construite au moyen de matériaux choisis, d'une part, de façon à obtenir un couple directeur maximal provenant de laction du champ magnétique terrestre sur un équipage extrêmement petit et léger mais conservant une aimantation permanente très élevée et, d'autre part, de façon à éviter les perturbations qui pourraient être causées par le mouvement horaire lorsque celui-ci est commandé par un micromoteur ma gnéto-électrique. A cet effet, l'équipage aimanté de la boussole pourrait etreconstitué au moyen d'un leger barreau reposant soit sur un pivot demi-sphérique ou mieux flottant librement en suspension dans un liquide amorphe de densité convenable.On pourrait envisager de constituer ce barreau par une substance magnétique connue sous la marque "SILtURNAL" comprenant environ 86 % d'argent, 5 % d'aluminium et 9 % de manganèse. Cet alliage ayant une force coercitive intrinsèque considérable (6.000 oersteds), une aiguille de boussole tirée de cet alliage peut etre magnétisée suivant son épaisseur. Elle contraste avec une aiguille de boussole ordinaire en acier au cobalt qui est toujours aimantée suivant sa longueur relativement grande. Une boussole avec aiguille en SILMANAL s'orientant dans la direction EST-OUEST (au lieu de SUD-NORD) a été décrite par J.H. GOSS dans la revue "PRODUCT ENGINEER", janvier 1948. La figure 4 du dessin annexé rappelle ce dispositif mais l'alliage en question ne convient pas pour une boussole suffisamment miniaturisée pour pouvoir être incorporée dans un boîtier de montre car l'induction rémanente Br, ou densité de flux rémanent du SILMANAL est très faible (550 gauss au lieu de 9.500 gauss pour l'acier au cobalt); dans ces conditions, pour obtenir un potentiel magnétique et un couple directeur suffisants, il faudrait donner à l'aiguille aimantée transversalement, comme l'indique la figure 4, une longueur d'environ 3 centimètres. La boussole ainsi réalisée serait trop encombrante et elle serait trop perturbée par un moteur voisin. Suivant la présente invention on est parvenu à miniaturiser une boussole de déclinaison suffisamment sensible à la composante horizontale du champ magnétique terrestre en apportant plusieurs changements aux organes usuels. Ces modifications portent principalementsur le choix de la matière constituant l'aimant mobile, sur la forme et les dimensions de cet aimant, sur le guidage de l'axe de l'équipage et sur des moyens permettant d'amortir rapidement les oscillations de cet équipage et de s'assurer que la boussole observée se trouve dans un plan horizontal (axe de rota tion vertical).Les perfectionnements constituant l'un des buts visés par l'invention sont les suivants La matière constituant l'aimant mobile de la boussole est de préférence un alliage anisotrope à base de poudres comprimées de cobalt et de samarium, de composition SmCo5 à grains orientés. Cette matière est commercialisée notamment sous la marque "RECOMA" par la société dite Brown Boveri. Le champ coercitif H dépasse c 6.000 oersteds et la rémanence atteint près de 8.000 gauss (au lieu de 550 gauss pour le SILMANAL). Dans ces conditions, on peut munir la boussole perfectionnée d'un aimant minuscule (longueur NS in férieure à 2 millimètres, largeur inférieure à 1,5 millimètre, épaisseur inférieure à 1 millimètre). Un tel aimant peut être identique à celui d'un moteur pas à pas établi comme l'indiquent les figures 7a, 16a ou 23a du dessin annexé. L'emploi d'un seul modèle d'aimant pouvant être produit en grande quantité permet de réduire le coût de la boussole. On pourrait utiliser aussi des aimants miniatures moulés sous pression en alliage usinable de cobalt et de terres rares disperse dans un polymère organique (tel que le produit HERAM vendu en Angleterre par la société "Magnetic Polymers Ltd") ou des matières isotropes telles que le RECOMA l0,à base de poudres de Sm et Co agglomérées par un liant plastique. Toutefois, ces matières ont des qualités inférieures à celles du SmCo5 anisotrope qui offre une direction privilégiée de forte polarisation et permet de réaliser des aimants bipolaires minuscules conservant une aimantation extrêmement élevée (matière caractérisée par un produit (BH)max s 'élevant à plus de 15 méga gauss-oersteds). La face avant du boîtier de la montre peut comporter un petit niveau à bille ou à bulle ainsi qu'une lampe d'éclairage 16 comme il a été exposé dans le cas du dispositif illustré dans la figure 1. Un niveau à bille utilisable dans les dispositifs décrits en relation avec les figures 1 et 2, est représenté dans la figure 3 en coupe et en vue de dessus. Le niveau comprend un réceptacle 17 collé ou autrement fixé sur la plaque transparente 18 de la face avant du boîtier. Ce niveau comprend une bille 19 reposant sur une surface sphérique de grand rayon R; cette bille est susceptible de se déplacer dans toutes les directions et l'on doit l'amener à colncider avec un petit cercle - non représente - tracé sur la plaque transparente pour assurer l'horizontalité du cadran de la boussole, c'est-àdire la verticalité de l'axe de l'équipage mobile de celle-ci. Une boussole miniaturisée et adaptée pour etre utilisée dans la mise en oeuvre de la présente invention, est représentée dans les figures 6a, 6b et 6c. La figure Ga représente en coupe une micro-boussole comportant une cuvette en un matériau amagnétique, tel que de l'aluminium,20 de forme cylindrique,munie en son centre d'un évidement cylindrique 21 destiné à recevoir en son centre un pivot 22 pour l'axe de l'équipage magnétique mobile 23 également monté en 24 en relation avec une plaque 26, fermant la cuvette, transparente. Cet équipage mobile 23 porte une aiguille indicatrice mince et étroite, non aimantée 25. La cuvette 20 et la plaque 26 étant amagnétiques les lignes de force du champ magnétique terrestre agissent sans déforma- tion sur l'aimant permanent 23 et orientent celui-ci dans la direction NORD-SUD lorsque l'on assure l'horizontalité de l'ensemble en déplaçant l'avant-bras portant le bracelet-montre de façon que 1 bille 29 soit au centre du cercle tracé sur la paroi transparente 18 (voir figure 3). L'axe portant l'équipage mobile 23 sensible au champ terrestre est de preference muni de deux pivots de faible diamètre tournant dans des coussinets empierrés 27, dont l'un est représentE dans la figure 6c. Ces pivots sont identiques à ceux des petits balanciers de montres mécaniques et les frottements sont ainsi extrêmement réduits. On peut au'besoin prévois des dispositifsparechocs comme dans les montres. On évite ainsi divers inconvénients des boussoles ordinaires grâce à de tels pivots de hautequalité qui sont très peu cou teux car ils sont déjà produits en immenses séries par l'industrie horlogère. Dans le but d'amortir rapidement des oscillations genan- tes de l'équipage mobile 23, on fixe dans la cuvette 21 un tube 28 concentrique à l'axe de l'aimant permanent 23. Ce tube 28 sera constitué par une matière non ferro-magnétique de très bonne condu tibilite telle que le cuivre électrolytique; on a ainsi un excellent amortisseur par courants de Foucault. Comme il a été indiqué précédemment, le micro-aimant permanent de l'équipage mobile 23 est hyperpolarisé et est préféra- blement en alliage anisotrope de Samarium-Cobalt SmCo5 dont le critère de qualité (BH) max dépasse 15 mégagauss-oersteds, L'aiguille 25 est très légère et non ferro-magnétique. Par exemple,elle est découpée dans une feuille d'aluminium très mince. Les figures 7a et 7b représentent à grande échelle en coupe horizontale et en coupe verticale un micromoteur perfectionné convenant à l'instrument horaire représenté en figure 2. Les dimensions d'un tel micromoteur,y compris la cuirasse1 sont extrêmement réduites.Lahauteur H du moteur est inférieure ou égale à 3 millimètres; la longueur L1 est inférieure ou égale à 10 millimètres et la largeur L2 ne dépasse pas 5 millimètres. Ce micromoteur fonctionnant pas à pas comprend un minuscule aimant rotatif 29 de faible volume mais très puissant servant de rotor bipolaire complètement entouré par deux épanouissements polaires 30 et 30' appartenant à un stator muni de deux noyaux de faible section. Les axes géométriques de ces noyaux se confondent avec l'axe longitudinal y y' du moteur.Les noyaux sont entoures par les bobines 31 et 32 du moteur. A l'oppose des épanouissements polaires se trouvent des talons relativement larges 33 et 33' formant des culasses. Le stator est constitué par un empilage de tôles découpées en alliage ferromagnétique très doux et de grande perméabilité, par exemple en alliage recuit de la qualité "ANYSTER D - IMPHY " . Pour faciliter la fabrication, on utilise de préférence des tôles découpées en une seule pièce suivant la forme montrée sur le dessin. On voit que ces pièces comportent les deux noyaux de bobines, les culasses 33 et 33' et les épanouissements polaires 3Ç et 30'. Ces épanouissenents sont réunis par des languettes L et L courtes et étroites situées sur une ligne LL' passant par l'axe du rotor et formant un angle d'environ 45 degrés avec l'axe longitudinal du moteur.Ces languettes L et L' sont fortement saturées par le flux magnétique issu de l'aimant bipolaire 29,de sorte qu'elles se comportent comme des entrefers etroits separant les deux arcs polaires du stator (arcs polaires s'étendant sur presque 180 degres). Les enroulements 31 et 32 sont effectués mécaniquement et directement sur les noyaux après revêtement d'une pellicule isolante. Les plaques de base 34 et 34r du moteur (visibles sur la coupe de profil figure 7b) sont en fer pur recuit ou en alliage fernickel très doux de grande perméabilité; elles portent les paliers de l'arbre du rotor ainsi que des piliers-entretoises 35 et 36 qui maintiennent convenablement lestator par rapport au rotor. Le moteur est protégé latéralement par un écran ou cuirasse magnétique de forte épaisseur 37 recouvrant les larges culasses 33 et 33' du stator. Cette cuirasse est formée de bandes de tôle pliées en fer doux, recuit, doublées de fer-nickel qualité "MUMETAL". La cuirasse ainsi réalisée forme une enveloppe étanche s'opposant à la dispersion autour du moteur du flux magnétique engendré par le rotor 29. Elle empêche aussi l'entrée de poussières et l'ensemble (figures 7a et 7b) constitue ùn composant électromécanique très robuste, pouvant être manipulé sans grandes précautions et utilisable pour la fabrication de divers modèles de montres-bracelets. Ce micromoteur fonctionne comme les récepteurs horaires de gros volume décrits par MARIUS LAVET dans sa communication présentée le 8 novembre 1947, devant la Société Chronométrique de France. L'aimant 29 tourne par sauts de 1800 sous l'influence d'impulsions de courantsalternes produites par un générateur de fréquence élevée, divisées à une fréquence basse appropriée. On notera que les micromoteurs utilisés habituellement comportent des circuits magnétiques statoriques ouverts et sont perturbés par des champs magnétiques extérieurs; de plus, les changements de position des rotors aimantés de ces moteurs peuvent modifier fortement et perturber les indications d'une boussole voisine. Le mode de construction des figures 7a et 7b permet d'éviter ce grave inconvénient. On notera encore que lorsque l'on place le petit moteur dans le champ magnétique terrestre, les lignes de forces de ce champ s'infléchissent seulementau voisinage immédiat du moteur pour se resserrer afin de pénétrer en grand nombre dans la cuirasse,ainsi qu'il est indiqué dans la figure 5, mais cette modification est localisée tout près du moteur,lequel est extrêmement peu volumineux. Par suite, elle ne perturbe pas beaucoup les indications de la micro-boussole dont l'équipage sensible comporte un minuscule aimant NS dont les pôles três rapprochés sont situés à une distance assez grande du micromoteur pas à pas. I1 est à noter, au surplus, que les lignes de force du champ terrestre traversent sans déformation toutes les parois du boîtier en métal non magnétique de la boussole. On prend soin aussi de constituer le boîtier de la montre et tous les organes de transmission et autres pièces se trouvant autour du moteur en matériaux non ferromagnétiques. Pour éviter les oscillations du rotor 29 après chaque progression rapide, on peut ajouter aux plaques de base 34 et 34', près des paliers de l'arbre, deux tubes cu et cu' en cuivre pur. Ces tubes,situés près des faces latérales de l'aimant tournant, causent un freinage utile provenant des courants de Foucault qui se développent dans les masses conductrices. La figure 8 représente un nouveau mode de construction en série des aimants permanents tels que ceux désignés par 29 en figure re 7a et par 23 en figure 6a. L'invention préconise, à cet effet, d'utiliser deux matrices 38 et 39 présentant des surfaces ondulées ainsi qu'il est visible sur la figure 8. Entre ces surfaces ondulées, on met une poudre constituée par un mélange convenable de samarium Sm et de cobalt Co. Les mâchoires des matrices 38 et 39 étant faites en acier très dur, une presse puissante peut comprimer très fortement le mélange de poudres. On procède ensuite à un frittage en atmosphère contrôlez et à un traitement complexe connu. Les plaques ainsi réalisées sont polarisées à saturation dans le sens transversal par un flux magnétique homogène très intense. On obtient ainsi une forte aimantation rémanente, dont la caractéristique (BH) max est extrêmement élevée. Les plaques ainsi préparées sont sciées et tronçonnées à l'aide d'un outillage identique ou analogue à celui des machines servant à l'usinage des pierres d'horlogerie. On obtient ainsi de petits aimants permanents de très haute qualité et relativement peu coûteux tels que celui représenté dans la figure 9 dont le diamètre est de préférence inférieur à 2 millimètres et l'épaisseur inférieure à 1 millimètre. La figure lOa montre un dispositif électromécanique permettant d'arrêter la marche d'une montre électrique lorsque celle-ci reçoit un choc particulièrement violent. Une bille 40 en métal non ferromagnétique est emprisonnée avec un petit jeu latéral entre les extrémités de lames flexibles telles que 41; chaque lame, constituée par un métal conducteur non magnétique, appuie avec une force déterminée sur un contact électrique 42; de l'autre côté de chaque lame se trouve un autre contact électrique 43 qui intervient seulement lorsque la lame considérée 41 fléchit sous l'influence d'une forte poussée de la bille 40. On peut facilement combiner plusieurs circuits électriques à relais de façon qu'un choc très violent subi par la montre permette d'interrompre le circuit de la pile ou de court-circuiter en permanence ladite pile. La figure lOb montre une variante du dispositif de la figure lOa. La masse 40' sensible aux chocs est fixée sur I'extré- mité d'une petite came flexible et conductrice 41' qui appuie fortement sur un contact électrique 42'.Un choc violent fait fléchir la lame 41' et l'amène en contact électrique avec 43' ce qui a pour effet d'interrompre l'alimentation du mouvement de la montre. I1 convient de prévoir l'emploi de plusieurs dispositifs,-tel celu de la figure lOb,diversement orientés pour obtenir le résultat attendu quelle que soit la direction du choc. Ce dispositif permettrait aussi d'arrêter les aiguilles de la montre en cas de forte élévation de la température. Pour cela, la lame 41 serait constituée par un bilame se courbant sous l'influence d'un échauffement. On connaît d'ailleurs divers dispositif miniatures de ce genre déjà utilisés pour les protections des machines électriques exposées à des échauffements dangereux (bilames avec interrupteurs magnétiques réalisés notamment par la maison IMPHY). Pour certaines montres, les interrupteurs automatiqueE sont, en général, superflus car une forte élévation prolongée de la température détruit lapile et les composants électroniques. Les figures 11 et 12 montrent en plan et en coupe un disp Le dispositif doit être très plat, seulement quelques mil limètres d'épaisseur totale,si bien que la représentation de la f gure ll est très exagérée pour la facilité du dessin. Ainsi qu'on vient de le voir, le boîtier 44 est traversE par un axe de section carrée 47 sur lequel sont empilées des mici fiches 48, 49, 50, 51.... en formez disques munis au centre d't ouverture de forme carrée 52 pour le passage de l'axe 47 grâce à une échancrure 53 (voir figure 13) permettant le passage à force de l'axe 47. Le boîtier 44 est muni d'un couvercle 54 mobile autour d'une charnière 55 de façon à donner accès auxdites microfiches. La figure 14 représente une microfiche rectangulaire pourvue d'une ouverture centrale de forme carrée 52 pour le passage de l'axe 47 de la figure 11. Un onglet 56 est prévu à la partie supérieure droite de la microfiche. On conçoit immédiatement que les applications d'un tel dispositif pouvant renfermer un très grand nombre d'informations sont très étendues. Elles vont notamment des informations personnelles du porteur de la montre-bracelet (par exemple état de santé, facteur rhésus, personnes à prévenir en cas d'accident, dernières volontés du porteur de la montre-bracelet, etc...) jusqu'd des masses d'informations par exemple professionnelles ou secrètes. Les figures l5a, 15b et 15c représentent à grande échelle, en élévation et coupe, une petite cassette 58 très plate, pouvant etre facilement fixée sur un bracelet au moyen de deux vis ou de deux rivets 59 et 60. Cette cassette renferme un microfilm 61 mince replié plusieurs fois comme l'indique la figure 15d et occupant peu de place en épaisseur. La cassette est établie de façon à pouvoir résister à l'humidité, aux chocs mécaniques et aux fortes élé- vations de la température ambiante. On voit que la cassette considérée est constituée par une boîte emboutie (de préférence rectangulaire à coins arrondis) en deux pièces 62 et 63 emmanchées l'une dans l'autre sans jeu. On emboutit une feuille d'acier inoxydable non ferromagnétique, par exemple en acier au nickel-chrome dont le point de fusion est très élevé. Le couvercle de la boîte est enfoncé à frottement assez dur, de façon que la cassette soit bien étanche et protège parfaitement le film intérieur. Le film permettra d'enregistrer en caractères très fins au moins tous les renseignements utiles pour identifier le porteur de la montre en cas d'accident ou de catastrophe. Les caractères du film pourront etre lus au moyen d'une forte loupe; ils pourront aussi être amplifiés photographiquement. Le couvercle peut porter des inscriptions gravées ou frappées de préférence en creux et constituer aussi une plaquette d'identité sommaire de lecture facile. Les figures 16a, 16b, 16c, 16d, IGe et 17f représentent à très grande échelle une variante de construction du micromoteur pas à pas décrit plus haut en se référant aux figures 7a et 7b. Ce moteur est aussi protége par une cuirasse magnétique de forte épaisseur 37. I1 comporte un stator feuilleté en deux pièces et un minuscule rotor 29 animé périodiquement d'un petit mouvement alternatif très brusque. Les rotations ont lieu à un intervalle de temps T/2 égal à 1 seconde ou à un multiple de la seconde. L'aimant 29 est de préférence, constitué par une ma tière de la plus haute qualité coercitive connue comme le SmCo5 anisotrope offrant une induction rémanente maximale dans la direction SN. Cet aimant actionne pas à pas le premier mobile 100 du rouage des aiguilles par une ancre motrice 101 (mécanisme connu en lui-même). Les détails de construction apparaissent sur le dessin. L'ancre et la roue 100 sont très légères, la roue comporte de préférence 30 dents profondes de la forme représentée. Elle peut être découpée dans une feuille métallique mince en métal non magnétique mais elle pourrait être obtenue aussi par moulage d'une matière plastique. L'ancre, de la forme représentée, est découpée aussi dans un métal mince avec des parties terminales pliées à 900 comme l'indique la figure 16c. Ces parties forment des palettes très minces qui agissent alternativement sur la denture comme le montrent les figures 16d et 16e. La course de l'une des branches de l'ancre solidaire de l'aimant 29 est limitée par deux butées latérales 102, 103, un peu flexibles. Dans ces conditions, l'ancre ne peut frapper le fond des encoches profondes separant les dents de la roue 100.Les menées ont lieu alternativement sur les dos fortement inclinés des dents de la roue 100 comme le montre la figure 16d, ensuite l'ex trémité de la palette s'interpose entre deux dents comme l'indique la figure 16e. Cette transmission convient spécialement aux montres-bracelets portées par des sportifs qui font souvent des gestes extrêmement brusques. Les formes données aux arcs polaires des deux épanouissements du stator séparés par des entrefers assez grands ont été déterminées pour que les positions extrêmes du rotor (positions figures 16a et 16b) soient des positions d équilibre stable, tandis que la position intermédiaire selon laquelle NS est horizontale est une position d'équilibre instable. Les couples rappelant l'aimant 29 dans ses deux positions extrêmes sont juste suffisants pour immobiliser l'ancre 101 contre ses butées dans les positions de repos (figures 16a puis 16b). Ces couples proviennent des formes données aux épanouissements polaires du stator et d'un faible magnétisme rémanent subsistant dans les stators feuilletés après chaque impulsion électrique.L'expérience a montré que tous ces détails de construction que l'on vient de décrire ont une très grande importance dans le fonctionnement car ils permettent de réduire la valeur des courants nécessaires et ils facilitent les démarrages successifs de l'aimant 29 sous l'influence d'impulsions alternées de courants très brefs et de faible intensité. On remarquera que le rouage se trouve parfaitement verrouillé mécaniquement entre les impulsions motrices; il ne peut donc tourner intempestivement en cas de brusque accélération angulaire subie par la montre-bracelet. Le moteur de la figure 16a est très plat; il ne comporte qu'uneseule bobine d'excitation relativement longue parcourue par des impulsions de courant très courtes de directions alternées. Les formes et les proportions données aux arcs polaires et aux entrefers (visibles sur le dessin) ont permis de réduire à l'extreme la puissance électrique moyenne demandée à la pile. La roue 100 tourne seulement de un soixantième (1/60) de tour par impulsion électrique. Les organes moteurs sont enfermés complètement dans une enveloppe 37 de MUMETAL (ou en fer pur très doux doublé de MUMETAL) dont la perméabilité magnétique est très élevée. Les dimensions d'encombrement dumoteursont : longueur L1 Les palettes de l'ancre 101 et les dents de la roue 100 sont revêtues d'une pellicule autolubrifiante de longue conservation (matiere connue), ce qui permet d'éviter l'emploi d'une huile de graissage qu'il faudrait renouveler fréquemment. La figure 16a doit être considérée comme un croquis schématique car, pour faciliter la comprehension du dessin, on a exagéré la distance entre l'axe du rotor et l'axe de la roue réceptrice de 30 dents. Les axes peuvent être rapprochés afin de diminuer les longueurs des bras de l'ancre. D'autre part, pour assurer avec plus de sécurité le fonctionnement pendant les brèves impulsions, on peut ajouter une lame très flexible formant un sautoir mécanique à deux dents 104 appuyant légèrement sur la denture comme l'indique la figure 16f. La roue de 30 dents est ainsi retenue dans ses positions successives de repos après chaque rotation brusque de 1/60ème de tour. Deux modes de fonctionnement du micromoteur de la figure 16a sont envisagés de préférence 10) Les impulsions de courant se succedent à un intervalle de temps T/2 = 1 seconde; 20) L'intervalle entre les impulsions est porté à 1 minute. Dans le premier cas, la roue 100 est solidaire de l'aiguille trotteuse de la montre (vitesse moyenne 1 tour/ minute) et les autres engrenages commandant la grande et la petite aiguille ne diffèrent pas de ceux des montres mécaniques et des montres à quartz ordinaires. En effet, la roue 100, solidaire de l'aiguille trotteuse, tourne de 1/60ème de tour en 1 seconde (cadran divisé en 60 secondes). La vitesse moyenne est donc de 1 tour en une minute. Dans le deuxième cas, la roue 100 est solidaire de la grande aiguille des minutes qui tourne de 1 tour en 1 heure. L'ensemble se comporte comme dans le cas des grandes horloges publiques munies de deux aiguilles actionnées par un compteur chronométrique usuel. Le rouage se réduit aux petits engrenages de minuterie des montres mécaniques (rapport 1/12). Ces engrenages prennent une place minime et sont produits à un prix minime. Un entraînement à friction (bien connu) permet d'assurer la remise à l'heure par un bouton placé sur le côté ou sous le boîtier de la montre. Lorsqu'on utilise des impulsions de commande espacées de 1 minute, la vitesse de l'arbre le plus rapide (arbre du moteur) est seulement d'environ un douzième de tour (2a) en une minute. Les organes mécaniques restent quasi-immobiles et l'usure est pratiquement nulle. Les démontages et les réparations coûteuses sont évitées ce qui permet aux fabricants et aux commerçants horlogers d'augmenter la durée de garantie des montres considérées. Le micromoteur de la figure 16a se prête à une fabrication automatique à un coût extraordinairement réduit. En effet, les principales pièces du stator et de l'enveloppe sont obtenues par découpage et pliage; les entrefers sont importants et l'assemblage ne présente pas de difficulté. La petite bobine amovible est constituée par un fil émaillé peu fragile (diamètre de l'ordre de 0,03 millimètre). Elle est relativement peu coûteuse et le fil électrique peut être enroulé sur des machines à bobiner ordinaires assurant une très grande production dans des temps extrêmement réduits. Les diagrammes des figures 17a et 17b concernent un dispositif d'alimentation électronique convenant au micromoteur de la figure 16a lorsqu'il est prévu pour afficher l'heure dans une montre à quartz piézoélectrique . Ce dispositif permet aussi d'alerter le porteur de la montre lorsque la pile est près d'être épuisée. Le récepteur (tel que celui représenté sur la figure 7 ou la figure 16) est alimenté comme connu par un maître oscillateur à quartz auto-entretenu associé à un circuit intégré divisant la fréquence pilote et fournissant une tension intermittente de période T comme indiqué sur le diagramme de la figure 17a. Un circuit connu de différentiation, de mise en forme et d'amplification des signaux de sortie fournit à l'enroulement du récepteur des courants +i et -i sous forme d'impulsions d'une durée inférieure, de préférence,à 10 millisecondes (figure 17b). A cet effet, ces brefs courants sont obtenus au moyen d'un circuit différentiateur donnant des impulsions de crêtes proportionnelles à la derivée dt. dt- Lorsque la pile est en bon état, le diviseur de la fréquence-étalon du quartz fournit des créneaux dont la durée T/2 est la moitié de la période T, comme l'indique le diagramme de la figure 17a. Les impulsions successives du courant obtenu se succèdent aussi à l'intervalle T/2. Par exemple, on adoptera la valeur T/2 = 1 seconde et l'aiguille trotteuse de la montre progressera régulièrement par sauts angulaires de 1/60ème de tour. Pour pouvoir alerter le porteur de la montre en cas de chute de tension de la pile,on introduira, dans les circuits électroniques (bascules) de la montre, des composants à impédances non linéaires, par exemple des diodes ou des transistors dont les jonctions sont fortement influencées par la tension de la pile. Ces composants seront choisis pour obtenir, en cas de réduction de la tension de commande le mode de fonctionnement correspondant aux diagrammes des figures 17c et 17d. Dès que la tension U de la pile devient insuffisante pour assurer la parfaite sécurité du fonctionnement,le diagramme de la figure 17a est modifié comme l'indique la figure 17c; les créneaux successifs ont une durée différente de T/2. (I1 n'est pas nécessaire de décrire ici les montages qui peuvent convenir car leurs particularités sont à la portez des hommes de métier spécialistes en électronique; on pourra s'inspirer notamment de la Note J. COULON et F. FAVRE publiée aux compte-rendus de l'Académie des Sciences de Paris, t. 261 (19.7.1965). En raisonde la modification de la forme des signaux intermittents U, les impulsions +i et -i reçues par le récepteur (figure 7a ou figure 16a) sont inégalement espacées dans le temps, la période T qui dépend du quartz étant toutefois sensiblement con servée c'est-à-dire T ~ 2 secondes). L'aiguille progresse par pe T tits sauts angulaires successifs espacés de 2 + A T; puis de T LS T. Cette cadence irrégulière et anormale previent le porteur 2 de la montre del'affaiblisement progressif de tension, qui rend nécessaire le remplacement dans un court délai de la source d'énergie. L'usager dispose cependant de plusieurs semaines pour opérer ce changement avant l'arrêt des aiguilles. Les organes perfectionnés décrits précédemment peuvent être utilisés séparément dans des montres à quartz ou autres ou dans des boussoles portatives. Ces organes peuvent aussi être combinés de diverses façons pour constituer de nouveaux produits industriels offrant des ensembles d'avantages susceptibles d'etre appréciés par diverses catégories d'utilisateurs. La figure 18 représente un exemple de montre-bracelet de forme rectangulaire convenant spécialement aux alpinistes, aux spéologues, aux soldats et même à toutes les personnes qui font de longues excursions dans des régions montagneuses et désertiques. La montre considérée affiche l'heure au moyen d'aiguilles ordinaires 64 et d'un cadran 65 situé à la partie supérieure du boîtier. La partie inférieure, côté gauche, contient une petite boussole 66 réalisée de préférence comme l'indiquent les figures 6a et 6b précédemment décrites. A côté du cadran de boussole se trouve un cadran d'al timètre miniaturisé 67 muni d'un index se déplaçant devant une graduation semi-circulaire dont les chiffres peuvent indiquer les altitudes (en milliers de mètres) par rapport au niveau de la mer 0.Cet altimètre est réalisable, par exemple, au moyen d'une petite capsule de baromètre VIDI logée dans une cavité intérieure communiquant avec l'atmosphère. On peut ajouter un niveau 68 (voir figure 3) et une lampe d'éclairage 69, mise en service en appuyant sur un bouton, ainsi qu'une cassette 70 d'identification du porteur (figure 15) fixée sur le bracelet. On remarquera que le porteur de la montre de la figure 18 dispose immédiatement de plusieurs indications groupées sur une surface restreinte et qui se complètent : il peut facilement vérifier sa position et reconnaître l'altitude du lieu où il se trouve. En cas d'accident grave, les sauveteurs disposent des informations inscrites sur le couvercle de la cassette 70 et, au besoin, sur les microfiches contenues dans cette cassette. Pour remplir ces multiples fonctions, il faut que le mouvement horaire contienne seulement une petite masse ferromagnétique éloignée le plus possible de la boussole. Le micromoteur du genre de la figure 7a ou 16a sera donc disposé sous la partie supérieure du cadran horaire. Le niveau 68, le bracelet, l'altimètre 67 seront établis avec des matieres non ferromagnétiques, afin qu'elles n'infléchissent pas les lignes de force du champ magnétique terrestre agissant sur l'équipage de la boussole. La figure 19 représente une montre-bracelet spécialement destinée aux électriciens qui se déplacent souvent auprès de machines électromagnétiques qu'ils viennent examiner ou réparer. On sait que les montres mécaniques et les montres électriques à balancier spiral sont détériorées par l'aimantation persistante de certains de leurs organes.Cet inconvénient grave est supprimé avec la montre perfectionnée de la figure 19 qui contient les organes suivants a) un indicateur horaire 80 du type à quartz et à circuits intégrés, affichant l'heure sous forme numérique (affichage par diodes électroluminescentes ou par cristaux liquides), l'indication de l'heure pouvant être complétée par d'autres informations, telles que intervalles de temps, dates, mise en mémoire d'époques, avertisseurs sonores ou tactiles. b) un petit appareil 81 analogue à une boussole (figures 6a-6b) mais dont l'équipage sensible (qui comporte un micro-aimant) est surtout destiné à repérer la direction des lignes de force dispersées autour de la machine electrique à étudier. Le mouvement horaire est realisable avec un quartz piézoélectrique et des circuits ne contenant pas de pièces ferromagnétiques pouvant perturber l'instrument de mesure 81. Pour cet instrument on utilise de préférence un équipage sensible peu amorti de façon que la fréquence et l'importance des oscillations renseignent sur l'intensité du champ magnétique à apprécier. Naturellement les boîtiers et le bracelet doivent être constitués exclusivement par des matières non magnétiques. Si l'on emploie du laiton, on devra choisir un alliage ne renfermant aucune trace de fer. La figure 20a représente une variante de création de la montre de la figure 18. La figure 20b illustre une autre variante composée de deux parties a) un mouvement horaire 71 à affichage analogique, du type à maître oscillateur isochrone à quartz associé à un diviseur électronique de fréquence et à un microrécepteur pas à pas construit de préférence avec la structure magnéto-électrique décrite plus haut en se référant aux figures 7a-7b ou aux figures l6a-l6b, les aiguilles des minutes et des heures étant actionnées par une transmission mécanique très simplifiée.Dans le cadran 77, on peut prévoir un affichage de la seconde par des chiffres ou des points luminescents intermittents, ce qui s'obtient aisément par un prélèvement de signaux sur des étages du diviseur électronique de fréquence (moyen connu en soi); b) une boussole, ou, de préf érence,un indicateur 72 de la direction du champ magnétique ambiant associé à un niveau à bille 73. Les deux boîtiers parallèles ont une forme rectangulaire étroite; ils sont montés sur deux bracelets 74, 75 en matière non magnétique. Le micromoteur établi suivant l'inventionestsitué sous le chiffre 3 du cadran horaire et, dans ces conditions,l'équipage sensible de la boussole miniature 72 n'est que très faiblement influencé par la présence des pièces ferromagnétiques peu volumineuses qui infléchissent faiblement les lignes de force du champ à apprécier. Pour opérer une mesure très précise d'un champ magnétique, on peut éloigner très faiblement les bracelets 74 et 75 (flèche f) afin de supprimer complètement la perturbation causée par le micro-moteur: On remarquera que les deux parties du modèle industriel, figure 20b,peuvent être utilisées et vendues séparément. Les deux sous-ensembles sont réalisés avec des pièces communes,notamment avec des boîtiers, des bracelets et des aimants identiques, ce qui permet d'abaisser considérablement le coût de la fabrication industrielle. Les figures 21 et 22 représentent des exemples de petites montres de dames réalisables avec les organes décrits plus haut. Dans le modèle de la figure 21 on fixe sur un bracelet commun trois boîtiers 74, 90 et 91 de faible diamètre (diam. La figure 22 représente une variante d'exécution d'une petite montre de dame. Cette montre, très plate, comporte seulement deux boîtiers de forme ovale 76 et 77 insérés entre deux bracelets jumeaux. Le boîtier 77 contient la pile amovible; son couvercle est décoré. I1 est bien évident que la présente invention permet aux artistes stylistes de concevoir des présentations extrêmement variées de montres originales remplissant plusieurs fonctions utiles (modèles s'apparentant aux "articles de Paris"). I1 va de soi qu'on peut apporter divers changements aux organes décrits sans sortir du cadre de l'invention. En particulier, la structure et le mécanisme de la figure 16 pourraient être modifiés en vue de l'utilisation d'un minuscule rotor cylindrique A' (en matière hypercoercitive d'un diamètre Les figures 23a et 23b montrent sur croquis à très grande échelle (environ 10/1) des changements de forme et de dimensions qui constituent des perfectionnements d'une grande importance pratique. Le stator feuilleté 110 (de préférence en "Anhyster D Imphy") est analogue à celui du moteur figure 16a,mais les épanouissements polaires qui entourent le minuscule rotor 111 sont réunis par des languettes courtes et très étroites, ce qui permet d'obtenir par une seule opération de découpage des pièces de tôle comportant à la fois deux épanouissements avec arcs polaires légèrement excentres et deux noyaux du circuit magnétique statorique de grande perméabilité. L'un des noyaux est entouré par la bobine qui reçoit les impulsions de courants alternés, période T = 120 secondes, actionnant le rotor. Une longue culasse feuilletée 112 complète le circuit magnétique en réunissant les extrémités des noyaux statoriques.Le moteur est complètement entouré par une cuirasse magnétique 37 de for-te épaisseur prenant appui sur la culasse 112 et sur le noyau inférieur non bobiné du stator. L'ensemble fonctionne comme le compteur chronométrique de gros volume décrit par le demandeur dans les Annales françaises de chronometrie, 1948 (figures 4 à 6, pages 237, 2381. Les changements de construction permettent de grouper toutes les pièces ferromagnétiques de la montre dans un espace extrêmement restreint (L1 .On peut ainsi rapprocher la boussole, comme il a été indiqué en relation avec les figures 18 et 20, les lignes de force du champ magnétique terrestre n'étant pas trop infléchies vers le micromoteur. La signalisation de l'usure dela pile pourrait être obtenue au moyen du dispositif décrit plus haut en se référant aux diagrammes des fig res 17c et 17d. Comme il ressort de ce qui précède, les descriptions ci-dessus ne sont pas limitatives et l'invention embrasse de nombreuses variantes et adjonctions ainsi que les applications des élé- ments perfectionnés décrits; elle vise, à titre de produits industriels nouveaux, les ensembles décrits et revendiqués ainsi que leurs nouveaux éléments composants. Elle concerne aussi l'application de caractéristiques de l'invention à des montres pour adolescents, pour des sportifs, des touristes, etc...ainsi que des appareils de publicité. Elle englobeles pièces de rechange, notamment des microfilms, ou microfiches de format normalisé et correspondant aux dimensions des boîtiers à microfilms ou fiches décrits. Certains des perfectionnements décrits plus haut s'appliquent évidemment à divers types d'appareils horaires portatifs, notamment : aux montres de gousset, aux montres de véhicules (automobiles, autocars, avions...) aux pendulettes dites "montres de voyage". REVENDICATIONS 1 - Montre-bracelet du type alimenté par pile comportant un mouvement horaire, un oscillateur-étalon de haute fréquence combiné avec un diviseur électronique de fréquence, un circuit de mise en forme des courants de commande et un dispositif affichage de l'heure, caractérisée en ce que le boîtier de la montre et son bracelet contiennent un dispositif de stockage d'informations et au moins un organe fournissant certaines caractéristiques du milieu ambiant,plus particulierement la direction approximative du champ magnétique terrestre au moyen d'une boussole dont l'équipage sensible et le cadran sont miniaturisés. 2 - Montre-bracelet électronique comportant un micromoteur magnétoélectrique fonctionnant pas à pas au moyen d'un rotor constitué par un aimant bipolaire NS de haute coercitivité et très court (longueur NS inférieure à deux millimètres) tournant d'un mouvement saccadé unidirectionnel ou alternatif, caractérisée en ce que le stator est excité par un enroulement de longueur totale supérieure à deux millimètres placé autour d'un noyau très perméable de section inférieure à un millimètre-carré, ledit stator étant en touré de tous côté par une épaisse enveloppe en un matériau choisi dans le groupe comprenant le fer doux et des alliages de grande perméabilité pour les faibles champs magnétiques, les dimensions extérieuresde l'enveloppe étant inférieures à dix millimètres de longueur cinq millimètres de largeur, trois millimètres de hauteur,ladite enveloppe protégeant le rotor contre l'entrée des poussieres et 11inf1ue ce des champs magnétiques extérieurs et constituant aussi un écran magnétique très efficace s'opposant à la dispersion, dans toutes les directions autour du moteur, du flux engendré par l'aimant rotorique 3 - Montre-bracelet selon la revendication 1, caractérisée en ce que le boîtier de la montre contient au moins un dispositif électronique d'affichage de l'heure par chiffres luminescents situés pres d'une boussole d'un diamètre inférieur à deux centimètre dont l'organe sensible est un minuscule aimant bipolaire NS en allia ge cobalt-terre rare dont la longueur NS et la largeur sont inférieu res à deux millimètres et l'épaisseur inférieure à un millimètre, le cadran de montre comportant aussi un dispositif indiquant l'horizontalité de la boussole et le bracelet portant un petit boîtier plat étanche et très robuste destiné à recevoir des inscriptions visibles et à contenir des microfiches donnant diverses informa tions sur le porteur de la montre, notamment son identité et des instructions en cas d'accident 4 - Montre-bracelet électronique selon les revendications 1 et 2, caractérisée en ce que le boîtier de la montre contient un micromoteur pas à pas enfermé dans une cuirasse magnétique étanche actionnant un affichage de l'heure par des aiguilles tournant devant un cadran gradué placé à côte d'une boussole miniature dont l'organe sensible est un aimant bipolaire minuscule en SmCo5 anisotrope de longueur NS inférieure à deux millimètres, le micromoteur cuirassé étant placé Sous la partie du cadran horaire la plus éloignée de l'aimant de la boussole et la montre étant munie aussi d'un niveau indicateur permettant d'assurer l'horizontalité de la boussole pour déterminer la direction approximative du Nord géographique. 5 - Montre-bracelet, caractérisée en ce qu'elle est munie d'une boussole miniature dont l'equipage sensible comporte une aiguille indicatrice étroite, très légère et non magnétique fixée contre un minuscule aimant en matière de très haute coerciLivite et d'induction rémanente B dépassant six mille gauss, la longueur r NS et les autres dimensions de cet aimant étant inférieuresà deux millimètres,l'aiguille et l'aimant étant portés par un petit arbre pivoté à ses deux extrémités, les pivots de très faible diamètre tournant dans des paliers empierrés identiques à ceux des balanciers des petites montres usuelles, le boîtier de la boussole étant constitué par une matière non magnétique et comportant un tube en cuivre électrolytique placé à faible distance des pâles de l'aimant mobile et agissant comme un frein à courants de Foucault chargé d'amortir rapidement les oscillations de l'équipage de la boussole. 6 -Montre-bracelet selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte undis ositif d'immobilisation rapide de l'organe affichant l'heure en cas de choc très violent ou de brusque et forte élévation de la température ambiante. 7 - Montre-bracelet selon la revendication 2, caractérisée par les particularités de construction suivantes : le stator dumicromoteur pas à pas est composé de deux élé- ments en alliage ferromagnétique très doux obtenus par le découpage de tôles; le premier élément comporte deux branches parallèles de longueurs inégales et de faible largeur réunies par deux épanouissements polaires s'étendant sur 180 degrés, les extrémités des arcs polaires étant réunies par des languettes courtes et très étroites; le deuxième élément du stator forme une longue culasse réunissant transversalement les extrémités des branches du premier élément, la courte branche du premier élément formant le noyau d'une bobine préfabriquée; le stator est entouré de tous cotés par une cuirasse èn tôle épaisse de haute perméabilité magnétique dont deux côtés s'appliquent contre la culasse et la longue branche du stator, les deux autres côtés se trouvant assez éloignés des épanouissements polaires; le rotor présente la forme d'un cylindre minuscule (diamètre inférieur à deux millimètres); il est aimanté à saturation parallèlement à un diamètre et tourne par saccades d'un demi-tour à sens unique entre les arcs polaires du stator, ces arcs étant très légèrement excentrés près des cornes polaires de façon que, en l'absence de courant électrique, la ligne des poles nord-sud de l'aimant fasse un angle d'environ 45 degrés avec l'axe longitudinal du noyau de la bobine. 8 - Montre-bracelet alimentée par une petite pi2e, établie selon l'une quelconque des revendications 2 et 7, caractérisée en ce que le micromoteur pas à pas affiche l'heure par trois aiguilles, dont une aiguille trotteuse progressant par sauts angulaires de 1/60ème de tour au moyen d'impulsions brèves de courants alternés une fois par seconde lorsque la pile est en bon état, ces impulsions étant obtenues par un diviseur de fréquence fournissant à l'aide d'une chaîne de bascule électronique des signaux rectangulaires symétriques dont la période est de deux secondes, ces signaux étant transformés en impulsions de courants alternés à l'ai- de d'un circuit différentiatew puis amplifiés. 9 - Montre-bracelet électronique selon l'une quelconque des revendications 2, 7 et 8, caractérisée en ce que les circuits électroniques renferment des éléments non linéaires sensibles à la tension U de la pile et que ces composants sont choisis de façon que lorsque la pile s'affaiblit, le diviseur de fréquence fournisse des signaux rectangulaires dissymétriques afin que les intervalles de temps entre deux impulsions successives de courants alternés diffèrent de la seconde, l'irrégularité de la cadence des progressions successives de l'aiguille trotteuse avertissant le porteur de la montre de la nécessité du remplacement de la pile affaiblie. 10 - Montre-bracelet électronique comportant un micro moteur à rotor bipolaire NS en alliage SmCo5 anisotrope et une petite boussole, caractérisée en ce que l'aimant du micromoteur est identique à celui de la boussole et présente la forme d'un minuscule cylindre dont le diamètre NS et la largeur sontinfé- rieurs à deux millimètres et l'épaisseur inférieure à un millimètre, ces deux aimants étant obtenus par la technique connue des poudres comprimées sous fort pression en atmosphère contrôlée et sous un champ magnétiquehomogene très élevé, les opérations de fabrication consistant àobtenir d'abord de grandes plaques minces à surfaces ondulées, aimantées respectivement nord et sud, ensuite à scier les plaques en bandes étroites puis à les tronçonner et les percer avec l'outillage servant à la fabrication des pièces d'horlogerie.