La présente invention porte sur une serrure tubulaire comportant deux rotors alignés dans la direction longitudinale et séparés par un intervalle qui sont pourvus chacun d'une fente à l'arrière, un taquet d'arrêt tournant étant placé dans ledit intervalle et un dispositif d'accouplement formé de deux languettes réunies par une articulation tournante pouvant se déplacer dans la fente d'un des rotors et dans une fente du taquet d'arrêt. Les personnes étrangères peuvent ouvrir les serrures de ce type en perçant le passage de clé d'un rotor et la languette du dispositif d'accouplement entrant dans la fente située à l'arrière du rotor, ce qui permet ensuite d'actionner le taquet d'arrêt dégagé avec un outil introduit dans le trou perce. L'invention a pour but d'empêcher une telle effraction de la serrure. Elle atteint ce but avec une serrure du type indiqué au début grâce au fait qu'au moins une languette du dispositif d'accouplement est en acier trempé et/ou possède frontalement une mise en métal dur. Cela rend difficile de façon simple le perçage complet du rotor et l'accès au taquet d'arrêt de la serrure. La mise est de préférence une bille métallique de dureté supérieure à celle de la matière de la languette qui se trouve autour. Ainsi, même un foret spécial est dévié latéralement et il est impossible de percer complètement le rotor et la languette de l'élément d'accouplement. I1 convient que la matière de -la mise ait une dureté Rockwell d'au moins 40, et de préférence de 55 à 62. Un tel métal dur peut être en acier au chrome à 2 % de C et 12 % de Cr. L'invention est décrite plus en détail ci-après à l'aide du dessin. La figure 1 est une coupe longitudinale d'une serrure à deux barillets conforme à l'invention et la figure 2 est une coupe suivant la ligne II-II de la figure 1. La serrure représentée sur le dessin possède deux corps de cylindre 1, la renfermant chacun un rotor 2, 2a. Ces deux corps 1, la sont réunis par une pièce de raccord 6. Les goupilles d'arrêt situées dans le rotor 2, 2a sont désignées par 3, 3a et celles situées dans le corps de cylindre 1, la par 4, 4a. Les goupilles 4, 4a sont pressées contre le rotor 2, 2a par des ressorts 5, 5a. Chaque rotor possède un passage de clé 14, 14a destiné au passage de la clé 13 et, à l'arrière, une fente traversante 15, 15a perpendiculaire au passage de clé 14, 14a. Entre les deux rotors 2, 2a est placé un dispositif d'accouplement 9. Ce dispositif se compose de deux languettes 10, lOa qui s'engagent et peuvent se déplacer dans les fentes 15, 15a situées à l'arrière des rotors. Ces languettes 10, 1Oa sont réunies par une articulation tournante 15. Entre les deux rotors 2, 2a est en outre placé un taquet d'arrêt 7, pourvu d'un appendice 8, qui peut tourner sur leurs extrémités. Ce taquet 7 possède une paroi médiane 16 présentant une fente traversante 17 (figure 2) dans laquelle peut entrer une des languettes 10, 10a du dispositif d'accouplement 9. Chacune de ces languettes possède frontalement une mise 12, 12a se présentant sous la forme d'une bille en métal dur. Les languettes 10, îOa peuvent être elles aussi en métal dur. Pour ouvrir la serrure de l'extérieur, on introduit la clé 13 dans la fente 14 du rotor 2, et l'extrémité de la clé 13 pousse dans le sens de la flèche A la languette 10 située dans la fente 15 dans la fente 17 du taquet d'arrêt 7 et la languette 10a dans la fente 15a du rotor 2a. Quand on tourne la clé 13, la languette 10 et ainsi le taquet d'arrêt 7 sont entraînés avec le rotor 2, et l'appendice 8 s'engageant dans les évidements de la pièce de fermeture du pène (non représentée) déplace le pène et ainsi ouvre ou bloque la serrure. Au contraire, quand on manoeuvre la serrure de l'intérieur, la clé 13 introduite dans la fente 14a du rotor 2a déplace le dispositif d'accouplement 9 dans le sens de la flèche B, et la languette 10a rentre dans la fente 17 du taquet d'arrêt 7. Quand on tourne la clé 13, le rotor 2a tourne avec elle et entraîne la languette îOa et actionne ainsi le taquet d'arrêt 7. Si maintenant une personne étrangère essaie de créer un accès au taquet d'arrêt 7 en perçant le rotor 2 ou 2a, la pointe du foret bute contre la mise en métal dur 12 de la languette 10 ou 10a, ce qui empêche le perçage de la dernière partie du rotor 2 ou 2a et de la languette 10 ou 10a du dispositif d'accouplement 9. L'invention empêche ainsi de façon simple l'accès de l'extérieur au taquet d'arrêt 7. REVEND ICAT IONS 1. Serrure tubulaire comportant deux rotors alignés dans la direction longitudinale et séparés par un intervalle qui sont pourvus chacun d'une fente à l'arrière, un taquet d'arrêt tournant étant placé dans ledit intervalle et un dispositif d'accouplement formé de deux languettes réunies par une articulation tournante pouvant se déplacer dans la fente d'un des rotors et dans une fente du taquet d'arrêt, caractérisée en ce qu'au moins une languette (10, lova) du dispositif d'accouplement (9) est en acier trempé et /ou possède frontalement une mise en métal dur (12, 12a). 2. Serrure selon la revendication 1, caractérisée en ce que la dureté de la mise en métal dur est supérieure à celle de la matière de la languette (10, lova) du dispositif d'accouplement (9) qui se trouve autour. 3. Serrure selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisée en ce que la mise en métal dur a une dureté Rockwell d'au moins 40, et de préférence de 55 à 62. 4. Serrure selon une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la mise est une bille de métal dur (12, 12a).