2Û056Ô6 L'objet de la présente invention est un procédé pour réaliser des effets ou dessins de couleur dans des lentilles de contact souples et flexibles et dans les parties avant de protlièses oculaires en hydrogel, le dessin ou motif en couleurs étant placé 5 ou formé entre au moins deux couches d'hydrogel. transparentes, qui sont ensuite intimement assemblées par polymérisation d'un mélange de monomères qui forme un hydrogel identique ou analogue. On a dé^à proposé la fabrication d'une lentille ou prothèse oculaire en couleurs par coulée de polymérisation dans un moule 1G rotatif en procédant de la façon suivante. Dans une première phase, on fait polymériser dans le moule rotatif une partie seulement du mélange de monomères amorcé puis, après gélification de la première couche, on place sur la surface concave le dessin ou motif en couleurs et, en coulant la deuxième partie du mélange de "15 monomères, on termine la polymérisation dans le moule de nouveau mis en rotation. Comme mélange de monomères, on utilise un monomère hydrophile contenant ou non un solvant et dont la molécule présente une liaison double susceptible d'être polymérisée, contenant également moins de 2 % d'un agent de réticulation. TJnexem-20 pie typique à cettégard est offert par 1 ' éthylèneglycolmonométha-crylate ou l'éthylèneglycolmonoacrylate avec moins de 2 % d' éthy-lèneglycoidiméthacrylate ou d'éthylèneglycoldiacrylate. Sous le nom d'hydrogel dans le sens de l'invention il faut donc entendre un polymère hydrophile faiblement réticulé qui, après gonflage 25 dans l'eau est izMMEParent, élastique et flexible. De tels hydrogels peuvent présenter différentes compositions chimiques; néanmoins, on préfère ceux qui, après des expériences cliniques poursuivies au cours de plusieurs années, ont montré qu'ils n'avaient aucun inconvénient pour la santé et qu'ils étaient suffisamment 30 résistants, comme par exemple le polymère de glycolméthacrylate dont il a été question ci-dessus. On sait qu'on peut remplacer une partie de 1 ' éthylèneglycolmonométhacrylate par le diéthylène-ou le triéthylèneglycolméthacrylate ou acrylate. Comme exemple de tels hydrogels on peut mentionner un copolymère d'acrylamide avec 35 une petite quantité de méthacrylamide et moins de 2 % de - méthylène-bis-méthacrylamide. le procédé antérieur mentionné ci-dessus présente quelques inconvénients. En premier lieu, il représente une intervention dans le processus de fabrication proprement dit. Ensuite, le fait 40 de peindre ou de dessiner sur une surface concave est passable 69 10000 2 2005606 ment compliqué d'autant plus que le dessin est vu' et dessiné à l'envers par derrière de sorte qu'on ne peut constater l'effet final obtenu qu'après avoir séparé la lentille finie du moule. La présente invention consiste dans le fait qu'on inclut le 5 dessin en couleurs entre une lentille de contact pratiquement terminée ou la partie avant d'une prothèse oculaire d'une part et une couche mince et uniforme d'un hydrogel identique ou analogue d'autre part, par polymérisation d'une faible quantité d'un mélange de monomères également hydrophile. Le dessin en couleurs 10 est de préférence mis en place sur la couche de revêtement mince et uniforme lorsqufeLle se trouve encore sur la couche de base sur laquelle elle a été formée. L'avantage de cette façon de procéder est que le motif peint ou dessiné est vu par-devant, c'est-à-dire tel qu'on le verra dans la lentille ou la prothèse finie. 15 La couche de recouvrement mince peut être obtenue soit par polymérisation de monomères hydrophiles soit par application, d'une solution épaissie d'un polymère hydrophile et non réticulé identique ou analogue à celui dont est constituée la lentille, suivie de 1 'évaporation du solvant, sur une base solide et géométrique-20 ment régulière. Cette base est de préférence plane ou sphérique. La liaison entre la couche de recouvrement et le desin en couleurs qu'elle porte avec la lentille ou la prothèse oculaire s'effectue dans des conditions optimales lorsque les deux parties de l'hydrogel qui doivent être assemblées sont pratiquement débarraa-25 sées de leur eau, car le mélange .de monomères ne pénètre que relativement difficilement dans-l'hydrogel gonflé d'eau- La pénétra tion partielle de la matière adhésive monomère dans les parties à assembler est importante pour la solidité de l'assemblage. Il est cependant presque impossible de sécher complètement 30 un objet en hydrogel gonflé dans l'eau sans qu'il subisse à l'état libre des déformations irrégulières et indésirables. C'est pourquoi il est prévu suivant l'invention que l'objet est déformé de façon régulière par serrage sur une surface lisse, plane ou sphérique, portée à une température supérieure à la température 35 de solidification du polymère, et ©a même temps éventuellement séché au cas où le séchage n'a pas été effectué auparavant; puis l'objet est refroidi en dessous de la température de solidification et séparé de la surface lisse. Ensuite s'effectue l'assemblage avec la couche mince et régulière d'hydrogel qui est égale-40 ment plane ou sphérique. On réalise ainsi les meilleures condi 69 10000 3 2005604 tions pour obtenir tin bon assemblage, à savoir l'état de siccité et l'identité de forme des deux parties à assembler. La dessiccation de la lentille ou de la partie avant d'une prothèse oculaire permet également suivant l'invention de réali-5 ser le dessin en couleurs sur la face arrière déformée régulièrement, ou de l'appliquer sur cette face, la couche de recouvrement mince en hydrogel étant assemblée en même temps que s'effectue le collage, ^au cours d'une seule opération. Sur une base lisse et uniforme/correspon 20 Cette mesure peut néanmoins être également utilisée lorsque le dessin en! couleurs est réalisé star la couche de recouvrement mince finie adhérant encore sur sa couche de base, ou lorsqu'il est placé sur cette couche de recouvrement. On a constaté que, dans la pratique, la couche de recouvre-25 ment mince et régulière ne modifie ni les propriétés optiques ai les propriétés mécaniques de la lentille ou de la prothèse oculaire. La différence d'épaisseur et de courbure n'est que faible et9 en outre, on peut tabler par avance sur cette différence et en tenir compte. En particulier, on peut choisir à l'origine une 30 courbure un peu plus prononcée de sorte que l'effet exercé par la couche de recouvrement mince fixée par polymérisation donne à la courbure finale sa valeur optimale. La déformation effectuée à une température supérieure au point de solidification est ensuite annulée par gonflement dans 35 l'eau ou dans une solution physiologique. Le mode de réalisation suivant lequel le dessin en couleurs est mis en place sur la face arrière de la lentille ou élément analogue déformée à plat, la couche mince de recouvrement étant ensuite appliquée par polymérisation, §st particulièrement recom-40 mandé dans le cas où le dessin est réalisé au moyen d'un disposi» 69 10000 2005606 tif marqueur ou analogue ou bien est utilisé sous forme de feuil-lê mince finie. Dans ce cas, il n'y-a pas d'inconvénient que le dessin ne puisse être vu. par-devant au moment de sa mise en place. Par contre, on a ainsi l'avantage de pouvoir, dans une seule 5 opération, former la couche mince de recouvrement et l'assembler avec la lentille ou objet analogue. Si on procède autrement, on réalise la couche d'hydrogel min-ce et régulière en déposant sur une base lisse une goutte du mélange de monomères amorcé et en la recouvrant.d'une plaquette de 10 verre. Sous l'action des forces capillaires, il se forme une couche de liquide uniforme et très mince qui, en l'absence de l'oxygène de l'air, polymérise rapidement. Après que la polymérisation est terminée, et éventuellement après gonflage du polymère dans l'eau ou dans l'alcool, la plaquette de verre est enlevée et on 15 laisse sécher librement à l'air la couche mince d'hydrogel. Ensuite, on forme soit de façon artistique soit par procédé mécanique l'image ou dessin de l'iris, ou bien on la met en place sous forme d'une feuille mince finie, puis on dépose une goutte du mélange de monomères et on place sur le tout la lentille de contact ou 20 prothèse analogue déformée et au moins en partie séchée qu'on serre éventuellement légèrement au moyen d'une feuille mince en caoutchouc. Après que la polymérisation est terminée, on fait gonfler l'ensemble par exemple dans l'eau ou dans une solution physiologique jusqu'à ce que la lentille ou la protkèse oculaire se 25 détache de la base lisse et que la déformation ait été annulée par relaxation. Comme dessin en couleurs tout fait, on peut par exemple utiliser une reproduction photographique en couleurs sur la couche de gélatine qui a été auparavant soigneusement séparée de la base. 30 Suivant un mode de réalisation avantageux, pour procéder à la déformation voulue, la lentille de contact ou prothèse analogue séchée seulement en partie et encore flexible est appliquée et serrée contre une surface plane ou sphérique chauffée, et on la, laisse achever de sécher dans cette position. Etant donné que 35 lteu de gonflement abaisse le point de solidification des polymères, .il faut dans ce cas utiliser des températures inférieures à 120°C. Par contre, 1'hydrogel sec doit être chauffé à une température de 120 à 150°C pour.permettre la déformation. Ce n'est qu'en dessous de cette température de solidification, et de pré-40 férence en dessous de 100°C, que la lentille en hydrogel sec peut COPY ' . / 69 10000 5 2005606 être retirée. Pour faciliter la séparation, on peut appliquer sous forme d'une pellicule extrêmement mince et invisible des agents séparateurs connus en soi comme par exemple l'huile de silicone. 5 Par rapport aux techniques antérieures suivant lesquelles également le dessin en couleurs est inclus entre deux couch.es d'hydrogel, le procédé suivant l'invention offre l'avantage de permettre l'utilisation de lentillles finies ou de parties avant de protlièses oculaires en hydrogel finies quel que soit leur mode 10 de fabrication. La couche antérieure et transparente d'hydrogel est dans le cas de l'invention sensiblement plus épaisse que dans la méthode antérieure, de sorte que la lentille de contact possède une brillance en profondeur identique à celle de l'oeil lui-même. Au cas où les lentilles de contact ou prothèse analogues 15 sont directement fabriquées à partir d'un polymère hydrophile non gonflé, le séchage est inutile et la déformation par serrage soir une surface lisse peut être effectuée en quelques secondes. Lorsqu'on utilise des pigments insolubles, la couche de recouvrement mince assure une protection parfaite de l'oeil contre 20 les effets chimiques ou mécaniques indésirables du dessin en couleurs . Si la base sur laquelle est formée en premier la couche min-. ce de recouvrement est de forme sphérique, la courbure étant airs approximativement égale à celle de la lentille de contact ou de 25 la prothèse analogue, on peut aussi appliquer sur elle la lentille de contact ou prothèse analogue encore incomplètement séchée et encore flexible, et l'y fixer par polymérisation au moyen du mélange de monomères amorcé. Une autrè possibilité consiste à déformer complètement sphériquement tout en la desséchant la lentil-30 le de contact ou la prothèse sur une base sphérique chaude, le rayon de courbure étant alors choisi tel que la lentille puisse être posée exactement sur la base avec la couche mince de recouvrement. L'assemblage au moyen du mélange de monomères entre la lentille de contact ou prothèse analogue et la couche mince de re-35 couvrement, le dessin en couleurs se trouvant entre ces deux éléments, s'effectue de façon optimale lorsque les deux éléments présentent un degré de gonflement approximativement identique, de façon à éviter toute déformation ultérieure. Le mélange de monomères utilisé pour le collage est de préférence utilisé dans un 40 état ne comportant pratiquement pas de solvant. 69 10000 6 2005606 Comme il a été dit ci-dessus, la couche mince de recouvrement peut également être faite de glycolméthacrylate ou glycola-crylate hydrophile soluble, appliqué sous forme de solution visqueuse, par exemple dans l'alcool. De tels polymères solublespeu-5 vent être également obtenus par polymérisation en présence degLy-coldiméthacrylates ou de glycolàiacrylates, au cas où on dispose d'un bon solvant qui, compte tenu du polymère formé, présente un paramètre d'interaction inférieur à 0,5 (voir par exemple le brevet français n° 1.523«779) • La solution se liquéfie bientôt en 10 une couche mince uni forme qui sèche rapidement par évaporation du solvant. Au moment du collage avec la lentille ou prothèse analogue, le polymère jusqu'alors soluble dans l'alcool est, après coup, réticulé et de ce fait devient totalement insoluble sansiiréir. perdre de ses précieuses qualités optiques, physiques et méeani— 15 ques. A ce processus participé probablement aussi, outre le trans fert de chaîne» la copolymérisation sur les groupes latéraux non saturés. Ces groupes latéraux proviennent du diester-(qui, en présence d'un bon solvant, n'a pas été utilisé pour la réticulation. L'épaisseur de la couche mince de recouvrement ainsi que 20 celle du polymérisat de liaison est en pratique négligeable, en particulier compte tenu de sa régularité. Le séchage au moins partiel de l'objet en hydrogel avant le traitement suivant l'invention peut être effectué de diverses façons, par exemple, on peut plonger l'objet en question dans une 25 solution saturée et chaude de sel de cuisine ou dans de 1* glycérine chaude pratiquement sans eau. On peut également procéder à un séchage rapide dans de la vapeur d'eau surchauffée. Il est facile et avantageux de dessiner ou de peindre sur le polymère sec car les encres et couleurs ne se liquéfient pas. Sur 30 la surface plane on peut également recourir à la trichromie, soit sur la face arrière de la lentille mise à plat, soit sur la couche mince de recouvrement, soit encore en partie sur la première et en partie sur la deuxième car il n'est pas nécessaire que les différents tirages en couleurs soient tous imprimés sur l'une de 35 ces surfaces. On peut, comme il a été dit plus haut, épaissir le mélange de monomères au moyen du polymère hydrophile réticulé, mais on peut également ajouter au mélange de monomères un hydrogel réticulé à grains fins comme charge pour obtenir la couche mince de 40 recouvrement.. 69 10000 y 2005606 Le procédé suivant l'invention permet la fabrication aussi bien des lentilles de contact cornéennes que des lentilles scierai es. On peut également agir sur la courbure de la lentille finie 5 en ajoutant un solvant physiologiquemerit inoffensif, tel que le diacétate de glycérine, au mélange de monomères pour la couche mince de recouvrement ou pour le collage. Lorsqu'il y a environ 40 % de solvant, les dimensions du polymère ne sont pas modifiées par le lavage à l'eau. Gela signifie que 40 % du solvant possè-10 dent le même volume que l'eau dans le gonflement pour 1'équilibra Si la quantité de solvant est inférieure à 40 %, le polymère gonfle lorsque, au moment du lavage, le solvant est remplacé par la quantité d'équilibre d'eau. Si par contre, la quantité de solvant est supérieure à 40 %, le polymère se rétrécit au moment du lava-15 ge dans l'eau car l'eau est pour le polymère un agent de gonflement plus mauvais que le solvant organique tel que le diacétate de glycérine. Il en résulte qu'en faisant gonfler ou rétrécir la couche mince de recouvrement, on peut faire varier en conséquence la courbure de la lentille ou de la prothèse analogue. 20 Les lignes.fines des vaisseaux sanguins dans la sclérotique ou celles de l'iris peuvent être obtenues de façon avantageuse par la méthode dite de la "pointe sèche". La surface intéressée de la couche de recouvrement ou de la lentille mise à plat est gravée directement ou est au préalable munie d'un pigment opaque 25 qui est de préférence épaissi au moyen d'une solution d8ua polymère hydrophile soluble. Après séchage de la couche pigmentées les lignes sont dessinées avec la pointe et les rainures gravées sont remplies d'un pigment plus sombre ou d'une autre couleur sous forme pulvérulente. L'excès du pigment en poudre est esauyés 30 De cette façon, les fins vaisseaux sanguins de l'oeil ressortent plastiquement dans le blanc de l'oeil. Lorsqu'il s'agit de prothèses oculaires, la couche mince peut être pigmentée directement de sorte que par exemple la pupille peut être imitée par -un cercle. Pour une lentille de con-35 tact, il est nécessaire que le cercle médian correspondant à la pupille soit transparent. Comme agent de réticulation on peut utiliser n'importe quelle combinaison suffisamment soluble qui possède dans sa molécule au moins deux liaisons doubles polymérisables. Outre les diesteis 40 glycoliques déjà mentionnés de l'acide méthacrylique ou de l'acide 69 10000 8 2005606 acrylique et les N,I^-méthylène-bis-méthacrylamides, on peut citer par exemple la divinylsulfone, la triacryloylperhydrotriazin^ la divinylcétone, etc. H.'X HIMPITR T 5 On utilise une lentille de contact sclérale présentant les paramètres suivants; surface avant : sphérique; diamètre : 10,2min; rayon de courbure s 6,4 mm. La partie sclérale extérieure est également sphérique: rayon de courbure : 9»0 mm; diamètre total avec la partie sclérale : 16S4 am. La surface arrière concave est 10 approximativement parabolique; son rayon de courbure central est de 6,2 mm. L'épaisseur au centre est égale à 1,75 mm et la profondeur sagittale est de 4,25 La lentille est tout" d'abord préalablement séchée à 110°G puis, par serrage de la face concave sur une plaque de verre poli chauffée à 140°G, elle est aplatie. 15 Après refroidissement, la déformation est fixée, et on peut alors appliquer le dessin en couleurs. Dans un premier temps9 on grave au moyen d'une aiguille poin tue les fins vaisseaux sanguins dans la partie sclérale et les fines lignes radiales dans l'iris et ces sillons sont remplis, 20 les premiers d'un pigment pulvérulent rouge et les seconds d'un pigment pulvérulent bleu foncé. L'excédent de pigment est essuyé et la surface sclérale est alors enduite de couleur blanche tandis que la partie médiane est enduite de couleur bleue. Les couleurs utilisées sont des pigments qui ont été dispersés dans une 25 solution aqueuse de glycolméthacrylate polymère non réticulé. Tenant compte du fait que la lentille sèche s'agrandit d'environ 17 % par gonflement dans l'eau, il faut diminuer de façon correspondante des dimensions du dessin en couleurs. Une goutte (environ 0,2 ml) d'éthylèneglycolmonométhacrylate contenant 0,2 % d'é-30 thylèneglycoldiméthacry1ate et 0,3 % ôe di-isopropylepercarbonate est déposée sur une lamelle de verre propre et la lentille de contact déformée à plat est posée par-dessus. Le mélange de monomères se répartit entre la lentille et la plaque de verre, en couche d'environ 0,1 mm d'épaisseur. L'excédent qui apparaît sur 35 les bords est enlevé. Le tout est alors posé sur une plaque horizontale portée à une température de 60°G et on fait polymériser sous atmosphère d'anhydride carbonique. Au boxât de 10 minutes, la polymérisation est terminée et on fait gonfler la lentille avec la plaque de verre dans de 1'eau chaude à 60°. Au bout de 8 heu-res, la lentille est détachée du ver-re et peat en être facilement 69 10000 9 2005606 séparée. Après un nouveau délai de trois heures, la lentille a achevé de gonfler jusqu'à son état d'équilibre. Elle ne se différencie que peu de la lentille initiale non colorée en ce qui concerne l'épaisseur et la courbure. néanmoins, comme la courbure de 5 la lentille initiale avait été volontairement exagérée, la courbure plus faible de la face arrière concave est favorable. Lalen-tille peut être utilisée pour tout oeil aveugle dont la prunelle ne présente pas de déformations trop importantes. Pour les albinos, les parties correspondant à la sclérotique ainsi qu'à l'iris 10 sont rendues opaques ou non translucides par pigmentation de sorte que seule la partie correspondant à la pupille reste transparente. Dans ce cas, on peut également pigmenter en noir la couche de recouvrement arrière, à l'exception de la partie médiane. EXEMPLE II 15 Une lentille de contact en hydrogel suivant l'exemple I est plongée dans une solution chaude et saturée de sel de cuisine pour être débarrassée en très grande partie de son eau . Le sel est ensuite essuyé de la surface. La lentille a rétréci mais est encore flexible et tenace. Elle est appliquée sur unë couche de 20 verre sphérique d'un diamètre sensiblement égal, chauffée modérément et elle est maintenue dans sa position au moyen d'une feuille mince en caoutchouc tendue. Après séchage on retire la lentille et on applique sur elle ou sur une surface sphérique légèrement plus petite la couche de recouvrement mince obtenue de la 25 façon suivante. De 1 * éthylèneglycolmonométhacrylate contenant 0,4 % du dies-ter est .épaissi jusqu'à viscosité élevée avec le polymère pulvérulent soluble et non réticulé d'éthylèneglycolmétliacrylate obtenu suivant le brevet français mentionné plus haut avec 1,4 % d'u-30 nités de diméthacrylate, l'amorçage étant en même temps réalisé avec 0,5 % de di-isopropylepercarbonate. La solution visqueuse est appliquée sur la base sphérique et la polymérisation est effectuée à 60°0 sous atmosphère d'anhydride carbonique pur. La polymérisation' est terminée en quelques minutes. 35 Sur 1*hydrogel ainsi obtenu on réalise un dessin de l'iris en utilisant des couleurs composées de pigments insolubles à l'eau, dispersés dans une solution aqueuse et alcoolique du poly-aère de glycolméthacrylate non réticulé dont il a été question plus haut. Ensuite, sur la surface concave de la lentille de con-40 tact au préalable séchée comme il a été indiqué précédemment, on 69 10000 10 2005606 dépose une goutte d'éthylèneglycolmonométhacrylate contenant0,4 % du diméthacrylate et 0,5 % de diisopropylepercarbonate, puis la lentille est placée sur la couche de recouvrement portant le dessin en couleurs et reposant sur la base sphérique, et elle est 5 maintenue dans sa position en tendant par-dessus une feuille de caoutchouc mince. Après que la polymérisation est terminée, la lentille avec la base sphérique est plongée dans l'eau chaude jusqu'à ce que, étant à l'état gonflé, elle se sépare de la base. TTXTMPLE III 10 Une lentille de contact cornéenne de 8,2 mm de diamètre et 0,56 mm d'épaisseur centrale, est fabriquée par coulée de polymérisation dans un moule rotatif, suivant le brevet anglais if990207, en utilisant un mélange de monomères constitué de 79 »0 % d'éthy-lèneglycolmonométhacrylate, 0,4 % d1 éthylèneglycoldlméthacrylate, 15 19,2 % d'eau, 0,6 % de peroxybisulfate d'"ammonium et 0,8 % de cii-méthylaminoéthylacétate; cette lentille est séchée une première fois à l'air puis, encore à l'état flexible, maintenue appliquée contre une plaque de verre poli chauffée à une température de 125°0. Au bout de quelques minutes la lentille de contact est en-20 tièrement sèche et, après refroidissement, elle peut être retirée à 11 état aplati. Entre-temps, sur une autre plaque de verre, on a réalisé une couche mince d'bydrogel en utilisant le mélange de monomères de l'exemple II. Une fois la polymérisation terminée, on place sur 25 la couche d'hydrogel une reproduction en couleurs de l'iris sur un positif en couleurs, la couche de gélatine ayant été soigneusement séparée de la base. La pupille est collée au moyen d'une goutte du même mélange de monomères sur la lentille déformée à plat. Une fois la polymérisation terminée, on fait gonfler dans 30 l'eau chaude; la lentille avec la base en verre,, puis on la sépare de la base après avoir découpé la couche de recouvrement mince rabattue par-dessus. La lentille est ensuite conservée dans une solution physiologique stérile. Toutes les' indications concernant des parties et proportions 35 dans les exemples ci-dessus sont données en poids. Le procédé décrit dans les exemples ci-dessus peut être modi fié dans différents domaines. C'est ainsi que, par exemple, il n'est pas toujours nécessaire, pour coller entre elles les différentes parties, de les serrer au moyen d'une feuille élastique 40 tendue. Si la forme est suffisamment précise et le mélange de monomères suffisamment fluide, le poids propre de la lentille ou de la prothèse oculaire suffit à assurer une liaison parfaite. 69 10000 n 2005606 REVENDICATIONS 1.- Procédé pour réaliser des effets ou des dessins en couleurs dans des lentilles de contact et protlièses oculaires souples faites en hydrogel faiblement réticulé, le dessin étant mis 5 en place entre au moins deux couches d'hydrogel qui sont assemblées ensuite de façon définitive par polymérisation d'un mélange de monomères, caractérisé en ce qu'une lentille de contact ou la partie correspondante de la prothèse oculaire, pratiquement finie et au moins partiellement sèche, est fixée par polymérisation 10 contre une couche de recouvrement mince et uniforme en hydrogel, le dessin en couleurs se trouvant placé entre les deux éléments en question. 2.- Procédé suivant revendication 1 caractérisé en ce ques dans un premier temps, la lentille ou prothèse analogue est,tout 15 en séchant, déformée de façon régulière par serrage sur une surface lisse, plane ou sphérique, à une température supérieure à celle du point de solidification, puis par refroidissement;_e:& ce qu'ensuite, après application de l'effet ou du dessin en coulsi^s soit sur la couche de recouvrement soit sur la face arrière de la 20 lentille, et après collage de la lentille avec la couche mince de recouvrement au moyen d'un mélange de monomères, on fait gonfler la lentille ou la prothèse et on la sépare de la base; - en ce qu'enfin on conserve la lentille ou la prothèse de façon connue en soi dans une solution physiologique. 25 3.- Procédé suivant revendications 1 et 2 caractérisé en ce que la couche mince de recouvrement est obtenue par polymérisation réticulante sur une plaque de base lisse d'un monomère hydro phile mono-oléfinique tel que le glycolmonométhacrylate en présence de moins de 2 % d'un agent réticulant. 30 4.- Procédé suivant revendications 1 à 3 caractérisé en ce que le mélange de monomères est épaissi par addition d'un polymère hydrophile non réticulé et soluble. 5.- Procédé suivant revendications 1 à 3 caractérisé en ce que le mélange de monomères est chargé par addition d'un hydrogel 35 réticulé pulvérulent du même genre que lui. 6.- Procédé suivant revendications 1 à 5 caractérisé en ce que la couche mince de recouvrement est obtenue en appliquant sur 69 10000 12 2005606 une plaque de base lisse une solution d'un glycolméthacrylate ou glycolacrylate polymère non réticulé qui possède des groupes latéraux polymérisables puis en faisant évaporer le solvant, le polymère étant ensuite rendu insoluble au moyen du mélange de mono-5 mères polymérisant au moment du collage des deux parties. 7«- Procédé suivant revendications 1 à 6 .caractérisé en ce que le séchage au moins partiel de la lentille ou de la prothèse s'effectue en la plongeant dans un liquide chaud déshydratant tel que solution de sel de cuisine saturée ou glycérine. 10 8.- Procédé suivant revendication 1 caractérisé en ce que l'effet ou le dessin en couleurs est réalisé sur la face arrière régulièrement déformée et en partie séchée de la lentille ou de la prothèse, la lentille étant ensuite fixée par polymérisation au moyen d'une petite quantité d'un mélange de monomères bydxophL-15 le contenant un agent réticulant sur une couche de base lisse, d'où elle est détachée après gonflement. 9„- Procédé suivant revendications 1 à 8 caractérisé en ce que les détails fins du dessin sont exécutés par la méthode dite de la "pointe sèche". 20 10.- Procédé suivant revendications 1 à 9 caractérisé en ce que le dessin en couleurs est réalisé à l'aide de pigments insolubles à l'eau, ces pigments étant dispersés dans une solution d'un polymère hydrophile non réticulé. 11.- Procédé suivant revendications 1 à 10 caractérisé en ce 25 que, au moment de sa déformation et/ou du collage sur la couche mince de recouvrement ou sur la couche de base, la lentille ou prothèse oculaire est maintenue en place au moyen d'une feuille élastique mince.