La présente invention vise les moyens mis en oeuvre pour assurer la constitution de murs-caissons à partir d'éléments préfabriqués, montés à sec, de façon générale superposée. Le domaine d'application de l'objet de l'invention concerne les murs-caissons stables par eux-memes pouvant être mis en oeuvre pour constituer des constructions de soutènement et/ou former des constructions massives destinées à réaliser par exemple des écrans anti-bruits le long de voies de circulation. Pour réaliser des murs du type ci-dessus, on a déjà proposé d'utiliser des poutrelles de section sensiblement carrée, de préférence en béton armé, qui sont imbriquées les unes avec les autres selon des réseaux ou entrelacements horizontaux superposés, de manière à délimiter des mailles successives qui sont remplies de matériaux de remblai. En général, la construction consiste à placer des poutres dans le sens transversal, selon des tracés sensiblement parallèles, puis à imbriquer, sur ces alignements des poutres transversales, des poutres longitudinales sur lesquelles sont emboîtées d'autres poutres transversales et ainsi de suite. Un tel mode de construction répond bien au problème majeur de la tenue des terres de remblai et apporte, par conséquent, une solution positive à l'un des paramètres de construction. Toutefois, les réalisations effectuées jusqu'à présent permettent de constater qu'une telle méthode fait naître des difficultés. La première réside dans le fait que les poutres longitudinales sont imbriquées par emboîtement avec les poutres transversales de la section voisine. En conséquence, chaque cellule n'est pas indépendante et il est difficile de réaliser un mur présentant des courbes concaves ou convexes de faible rayon. En outre, du fait de l'interdépendance des divers éléments, la section du mur est étudiée pour le profil engendrant les poussées ma zimales et il en résulte des sections surabondantes pour les profils voisins. Pour pallier cet inconvénient, il est nécessaire de prévoir des joints permettant le changement de section. Ces joints sont réalisés en doublant les poutrelles transversales, ce qui conduit naturellement à une dépense supplémentaire. Un autre inconvénient d'une telle technique réside dans le fait que les appuis entre poutres ne s'effectuent qu'au droit des croisements d'imbrication ou d'emboltement. De la sorte, chaque poutrelle est soumise à des efforts tranchants au droit des appuis et à des moments fléchissants entre les appuis. Pour combattre de telles contraintes, il est nécessaire de prévoir des armatures particulièrement résistantes, ce qui accroît notablement le coût de fabrication. Un autre inconvénient de telles constructions réside dans le fait qu'il y a lieu de manipuler un nombre élevé de poutres, ce qui augmente les temps morts dus aux accrochages et décrochages successifs et limite la rapidité d'érection. Pour tenter de résoudre les problèmes connus par les méthodes de construction du type ci-dessus, on a préconisé aussi des éléments préfabriqués possédant une plaque ou panneau de façade prolongé, à partir de la face arrière, par deux parois parallèles. Les bords arrière de ces parois sont généralement inclinés, au moins partiellement, et servent d'appui pour des plaqués élémentaires reconstituant une dalle arrière. Avec de tels éléments de construction, il devient possible de réaliser plus rapidement une structure verticale en superposant de tels éléments, soit en quinconce, soit en ligne directe. Dans le premier cas, des alvéoles de remblaiement sont ainsi ménagés et remblayés après l'établissement de chaque niveau complet consécutif à la pose d'une rangée horizontale d'éléments préfabriqués. Dans le second cas, les éléments délimitent des caissons verticaux qui peuvent être rem blayés éventuellement directement et totalement par le haut. De tels éléments ont apporté une solution certaine, étant donné que l'appui complet par leur bord inférieur a permis de supprimer les efforts tranchants et les moments fléchissants. Par suite, la construction de tels éléments préfabriqués a permis l'utilisation d'armatures plus légères. Cependant, de tels éléments constructifs ont aussi fait apparaître des inconvénients. Le premier est, sans aucun doute, l'encombrement important résultant de la liaison directe obtenue par moulage entre la plaque de façade et les parois parallèles. Un tel encombrement nécessite des aires de moulage et de stockage de grande surface et représente une sujétion importante au moment du transport. Un autre inconvénient de cette seconde solution réside dans le fait que les plaques arrière constitutives de la dalle n'assument pas toujours une bonne fonction de collecte et de drainage des masses de terre retenues par un tel mur-caisson. Un inconvénient supplémentaire de cette seconde technique tient au fait que la paroi de façade obtenue est totalement aveugle et dépourvue de caractéristiques esthétiques. En particulier, contrairement au cas de la première réalisation, il n'est pâs possible d'implanter ou d'ériger un tel mur-caisson en lui conferant certaines caractéristiques esthétiques de façade et, notamment, le maintien d'une présence naturelle ou implantée de végétaux. Pour tenter de combattre les problèmes de drainage et d'écoulement en provenance des masses de terre soutenues, il a été préconisé d'incorporer à chacune des parois transversales parallèles une buse d'évacuation. Si une telle solution permet, effectivement, d'assurer une certaine reprise et collecte des eaux arrière, en revanche, la présence en façade des bouches de sortie révélant un écoulement permanent ou temporaire, ne contribuent pas à améliorer l'aspect esthétique. On a également proposé une troisième solution faisant intervenir la suppression des buses d'écoulement et la constitution d'une dalle arrière particulièrement drainante et collectrice. L'absence de buse à l'intérieur des parois parallèles permettait de réaliser des dernières sous la forme de plaques indépendantes pouvant être rendues solidaires du panneau de façade par une liaison d'armatures laissées en attente au moyen de béton coulé sur chantierZpUar une liaison mécanique (barrette métallique ou autre). L'élément de construction pouvait ainsi être préfabriqué en trois parties plus facilement fabricables et manipulables. Ces dispositions ne sont cependant pas concluantes pour deux raisons au moins. La première est que la dalle arrière de collecte et de drainage, réalisée à partir d'éléments poreux rapportés sur une plaque support, peut subir de graves dommages lors des opérations de transport et de remblaiement. Une autre raison tient au fait qu'il s'est avéré difficile de pouvoir réassocier les parois latérales séparées avec la plaque de façade par coulage sur le chantier en raison des difficultés d'alignement et d'aplomb rencontrées sur chaque chantier. Ces différentes raisons n'ont pas conduit, pour le moment, à un développement important dtune telle technique. La présente invention vise à remédier aux inconvénients cidessus en proposant une nouvelle solution technique de réalisation d'éléments de construction préfabriqués pour l'érection d'un murcaisson. L'objet de l'invention est de proposer de nouveaux éléments de construction pouvant être fabriqués, transportés, manipulés et manutentionnés facilement et à un côût relativement faible. Un autre objet de l'invention est de fournir des éléments de construction préfabriqués qui peuvent être associés mutuellement pour former un mur offrant une capacité de soutènement élevée, tout en ayant un pourcentage d'acier moins élevé que dans les solutions précédentes. Un autre objet encore de l'invention est de fournir de nouveaux éléments de construction préfabriqués offrant une capacité de drainage et de collecte particulièrement élevée, sans évacuation au droit de la façade du mur érigé. Un objet supplémentaire de l'invention est de proposer des éléments de construction préfabriqués qui permettent l'érection d'un mur-caisson possédant une façade totalement aveugle ou partiellement ouverte et susceptible de recevoir une implantation naturelle de vé gétaux décoratifs. Un objet supplémentaire de l'invention est de rendre possible la fabrication d'un mur-caisson susceptible d'être implanté en bordure de voies de circulation, notamment automobile, pour lesquelles il peut constituer, représenter ou assumer partiellement une fonction de structure de sécurité en plus de celle de soutènement. Un objet supplémentaire de l'invention est d'offrir des élé- ments de construction préfabriqués qui permettent la réalisation plus commode de murs courbes, soit convexes, soit concaves, chaque élément étant indépendant. D'autres avantages de l'invention ressortent de la lecture de la description qui suit. Pour atteindre les différents buts ci-dessus, ltensemble d'éléments préfabriqués pour l'érection d'un mur-caisson, du type comprenant des éléments transversaux montés parallèlement entre eux, en appui vertical et imbriqués avec des éléments longitudinaux de direction générale horizontale pour délimiter des caissons remplis de matière de remblaiement, est caractérisé en ce qu'il comporte - des parois transversales pleines destinées à être montées sur chant de façon superposée en rangées verticales sensiblement parallèles en étant cha cune placée par son chant en appui sur le chant de la paroi immédiatement inférieure, lesdites plaques possédant deux chants parallèles, un bord avant perpendiculaire auxdits chants et un bord arrière incliné du chant inférieur en direction du chant supérieur et vers le bord avant, - des poutres longitudinales destinées à être montées à plat en étant imbriquées entre deux paires paral lèles de parois superposées et etant situéesen re trait des bords avant de ces dernières, - et des plaques arrière destinées à être montées en appui sur les bords arrière inclinés des parois et possédant chacune dans la face arrière, pour une fonction de collecte et de drainage, des rai nures perpendiculaires aux bords longitudinaux des plaques. Diverses autres caractéristiques ressortent de la description ci-dessous en référence aux dessins annexés qui montrent, à titre d'exemples non limitarifs, des formes de réalisation de l'objet de l'invention. La fig. 1 est une coupe transversale d'un mur-caisson conforme à l'invention. La fig. 2 est une vue de face partielle prise selon la ligne II-II de la fig. 1. La fig. 3 est une perspective partielle mettant en évidence certains détails de l'objet de l'invention. La fig. 4 est une perspective partielle en vue éclatée de certains des éléments constitutifs de l'objet de l'invention. La fig. 5 est une coupe transversale montrant certaines dispositions caractéristiques de l'objet de l'invention. La fig. 6 est une perspective partielle mettant en évidence d'autres éléments constitutifs de l'objet de l'invention. La fig. 7 est une élévation latérale partielle montrant la réalisation particuliere de certains des éléments illustrés par la fig. 6. Les fig.: 8 et 9 sont des perspectives partielles montrant plus en détail des développements de l'objet de l'invention. Les fig. I à 3 montrent, selon des vues différentes, un murcaisson partiel réalisé à partir d'ensembles d'éléments de construction préfabriqués selon l'invention. Ces éléments préfabriqués sont principalement à base de trois, désignés par les références 1, 2 et 3. Les éléments I sont constitués, comme cela apparaît particulièrement à la fig. 4, par des parois 4 planes de forte épaisseur, possédant deux chants 5 et 6, dits respectivement supérieur et inférieur. Chaque paroi possède aussi un bord de façade 7 perpendiculaire aux chants 5 et 6 et un bord arriere 8 qui est incliné, depuis le chant inférieur 6 en direction du chant 5, enétant dirigé en outre vers le bord 7 de façade ou avant. Les chants 5 et 6 présentent, dans la partie situé sensiblement en retrait du bord 7, deux évidements 9 et 10 dont la longueur correspond sensiblement à la largeur des élé- ments 2. Les chants 5 et 6 présentent également, un peu en retrait du bord arrière 8, deux crans li et 12 dont la fonction apparaît dans ce qui suit. Les parois 4 comportent avantageusement, dans les deux faces latérales, deux alvéoles 13 à fond fermé qui sont reliés aux faces correspondantes par des bords inclines 14. Les alvéoles 13 s'étendent de préférence sur la partie comprise entre l'alignement des évidements 9 et 10 et le bord arrière 8. Ces alvéoles 13 permettent de faire passer, de façon certaine, le plan de cisaillement dans le matériau de remplissage et d'utiliser la cohésion éventuelle de ce matériau. Chaque élément 1 est en outre réalisé pour que le bord incliné 8 soit raccordé aux chants 5 et 6 par deux pans inclinés 15 et 16. Les parois 4 sont réalisées selon des dimensions variables en longueur. En règle générale, à partir d'une longueur de base donnée, le chant supérieur de l'élément de base présente une longueur égale au chant inférieur de la paroi 4 devant être immédiatement superposé Le rapport des longueurs est donné par l'angle d'inclinaison du bord arrière 8, par rapport à la verticale, lequel est, de préférence, compris entre 25 et 30 degrés sexagésimaux. Les éléments constitutifs 2 sont réalisés sous-la forme de poutres planes 17, de section droite transversale rectangulaire. Chaque poutre 17 possède, à partir de ses bords transversaux extrêmes et dans ses deux faces, deux encoches 18 et 19 ménagées à environ un quart de la longueur totale par rapport au bord extreme correspondant Les encoches 18 et 19 possèdent une largeur qui est sensiblement égale à l'épaisseur des parois 4. De préférence, les bords transversaux des encoches 18 et 19 sont inclinés en dépouille, comme d'ailleurs les bords des évidements 9 et 10. La profondeur des encoches 18 et 19 est choisie, compte tenu de la profondeur des évidements 9 et 10 de manière que la somme des profondeurs d'une encoche et d'un évidement se faisant face soit égale ou de préférence supérieure à la demi-épaisseur des poutres 17. Selon une disposition de l'invention, la largeur L de chaque poutre 17 est choisie en relation avec la hauteur H prise entre les fonds des évidements 9 et 10 des parois 4, de manière que le matériau de remplissage forme un talus d'inclinaison inférieure à son angle de frottement interne. Pour constituer un mur M (fig. 1) , à partir des éléments décrits ci-dessus, on prépare une semelle S, dite de propreté. On dispose ensuite sur une telle semelle une première paire de deux parois 41' qui sont placées, en appui par les chants inférieurs 6 parallèlement l'une à l'autre dans le meme sens. Une poutre 171 est ensuite emboîtée par les encoches 18 dans les évidements 9. Les deux éléments 41 sont ainsi maintenus relativement selon deux plans verticaux parallèles orientés transversalement à la façade du mur à ériger. Une seconde paire de parois 42 est ensuite montée sur la pre mière paire 4I, chaque paroi 42 étant emboîtée par l'évidement 10 dans l'encoche 19 correspondante de la poutre 171. Les parois 42 sont choisies pour que la longueur du chant inférieur 6 corresponde à celle du chant supérieur 5 des parois 41. Ainsi, les bords arrière 8 sont alignés. Le montage des parois 42 s'effectue en mettant préalablement en place deux éclisses 20 dans les crans 11 des parois 41. La fig. 4 montre que chaque éclisse 20 représente un segment de profilé en H. Les parties inférieures des ailes emboîtent ainsi le chant supérieur des parois 41 alors que l'amie 21 est disposée dans le cran 11. Les parties superieures des ailes des éclisses 20 représentent alors une chape d'immobilisation des chants inférieurs des parois 42. Les éclisses 20 ne servent qu'au maintien en position des parois 4 lors du montage et du remplissage ultérieur. La mise en place des plaques 42 a pour effet d'imbriquer totalement la poutre 17 qui est ainsi immobilisée dans les trois plans et représente une sorte de clé de verrouillage pour les parois 41 et Dans cette position, les parois 42 sont en appui, par la totalité de la longueur utile des chants 6, sur les chants 5 des parois 41. il en résulte une absence d'efforts tranchants et de moments fléchissants normalement imposés aux éléments qui peuvent ainsi être réalisés en mettant en oeuvre une armature métallique de moindre résistance. il s'ensuit un gain important sur le poids et le cout de fabrication. On procède ensuite à la mise en place d'une seconde poutre 172 dans les évidements supérieurs 9 des parois 42; de manière à relier ces dernières comme dit précédemment. On procède ainsi de suite jusqu'à la partie supérieure du mur devant etre réalisé, en l'occurrence selon la fig. 3, par la superposition de six paires de parois 4. Le groupe G d'éléments constitutifs ainsi assemblés délimite une sorte de caisson vertical 22 dont la façade est en fait définie par la superposition étagée des poutres 17 alors que les deux faces latérales sont délimitees par les parois pleines superposées 41 à Un Un tel caisson 22 peut être rempli de matières de remplissage déversées de toute manière convenable et compactées après mise en place de chaque paire de parois 4 et des éléments complémentaires 17, 20, 25. La fig. 5 permet de constater que les poutres 17 délimitent, H par le rapport L s une paroi de façade virtuelle s'opposant à l'ebou- lement.naturel des matières de remblaiement. En effet, si l'angle P ', est l'angle de frottement interne du matériau de remplissage, ss le fruit de façade, f l'angle dont la tangente a pour valeur le rapport H ce Ce rapport est choisi de telle façon que S - ss . De la sorte, la succession des poutres 17 se conduit comme une paroi fermée retenant les matières de remplissage qui peuvent toutefois recevoir en façade et entre les poutres 17 des végétaux implantés.La façade de la section de mur M ainsi construite peut présenter un aspect esthétique plus naturel qu'une paroi aveugle en béton ordinairement obtenue avec les éléments de construction préfabriqués du type de la seconde solution évoquée ci-dessus. Ainsi, les poutres 17 ne contribuent pas directement au support de la charge des matériaux et ne sont soumises qu'aux efforts résultant du remplissage intérieur. Du fait, de la disposition des appuis, ces effotts sont réduits et ces poutres ne nécessitent qu'une armature métallique de resistance notablement inférieure à celle des poutres de la technique connue et d'en réduire à la fois la masse et le cout. La construction du mur M se poursuit en érigeant un second groupe Ca (fig. 2), adjacent au groupe G. Les memes éléments constitutifs sont utilisés pour ériger ce deuxième groupe1 de manière que les poutres 17 a soient placées sensiblement dans l'alignement des poutres 171 à 17 du premier groupe G. Le groupe Ga délimite alors n lui aussi un caisson 22a et contribue, avec le groupe G, à délimiter un caisson intermédiaire 221 qui est défini par les faces en regard des parois 4 et par les segments de poutres 17 s'étendant au-delà desdites parois Compte tenu de la mesure de cette extension, telle que définie ci-dessus, le caisson intermédiaire présente une largeur sensiblement égale à celle des caissons principaux 22-22a. La constitution d'un mur M à partir de groupes G -G juxtaposés permet de réaliser une construction courbe de façon convexe ou concave, sans problème d'alignement ou d'incidence entre les éléments constitutifs d'un groupe à un autre. A cet égard, il peut être prévu de con férer aux bords transversaux des poutres 17 deux segments 23 et 24 inclinés de façon opposée pour que l'arrête commune qu'ils définissent représente le point de contact des poutres appartenant à deux groupes contigus, quelle que soit l'orientation relative d'un groupe par rapport à un autre. La constitution définitive d'un mur M fait intervenir égale ment la mise en place des éléments constitutifs 3. Ces éléments sont constitués par des jeux de plaques 25 pour chaque groupe érigé (fig. 3, 6 et 7). Chaque plaque 25 présente une longueur au plus égale à la poutre 17 et une largeur égale à la hauteur prise au niveau des bords arrière inclinés 8 des parois 4. Chaque plaque 25 comprend une face d'appui plane 26 et deux bords longitudinaux 27 et 28 perpendiculaires à la face 26. La face avant 29 de la plaque 25 est pourvue de rainures transversales 30 laissant subsister deux talons extrêmes 31. Les rainures 30 débouchent dans deux feuillures d'in tercommunication 32 ménagées à partir de la face extérieure 29 le long des bords longitudinaux de la plaque 25, entre les talons extrimes 31. Les plaques 25 sont poses en superposition les unes par rapport aux autres et en appui sur les bords arrière inclinés 8 des parois 4 superposées. Les plaques 25 ferment ainsi le caisson 22 et représentent une dalle D arrière d'appui pour les matériaux ou des terres à retenir. La superposition sur chant des plaques 25 aboutit à la constitution d'une dalle D dont la face arrière présente des canaux de direction inclinée formés par l'alignement des rainures 31 qui sont toujours en relation par la présence des feuillures 32 même en cas de -décalage relatif. Selon une caractéristique de l'invention, les plaques 25 nécessaires pour un groupe G sont réalisées sous la forme de plusieurs jeux J de plaques identiques. Chaque plaque 25 est de section droite transversale en forme de trapèze rectangle dont les bases sont définies par les bords 27 et 28. Les plaques d'un jeu J sont identiques entre elles. Au contraire, les plaques 25 d'un jeu J superposé à un autre possèdent en section une grande base qui est égale à la petite base des plaques du jeu J inférieur. Toutes les plaques possèdent donc une forme prismatique conférée par l'inclinaison relative de la face arrière 29. Sur la base des calculs de résistance à la poussée, il est par exemple nécessaire de placer deux des plaques 25 du jeu J1 à la base de chaque groupe. Dans un tel cas, la première plaque 25 est orientée pour avoir la petite base en bas. La seconde plaque 25 du jeu J1 est placée en position inverse de manière à prendre appui par sa grande base sur la grande base de la première plaque. Ensuite, la première plaque du jeu J2 est montée pour prendre appui par sa grande base sur la petite base de la seconde plaque du jeu J1. Les deux autres plaques du jeu J2 sont ensuite montées en étant successivement inversées. Des opérations de montage analogues se déroulent pour ce qui concerne les différents jeux J3 à J . Les différentes plaques 25 forment alors une dalle D fermant les caissons principaux 22 mais aussi les caissons intermédiaires. La dalle D possède de la sorte une face arrière sans décrochement ou arete abrupte et peut etre associée à une nappe filtrante 34, telle qu'en fibres synthétiques non tissées, permeable à l'eau. La caractéristique constructive ci-des su permet dc moduler les plaques 25 en fonction de la charge à supporter et de leur con férer une résistance mécanique en rapport avec la poussée locale à supporter. Ainsi que cela a été mentionné précédemment, les bords inclinés 8 de chacune des parois 4 sont raccordés aux chants correspondants par des plans inclinés 15 et 16. Ces derniers permettent d'assurer un appui parfait des plaques 25 sur les bords inclinés 8 des differentes plaques, meme dans le cas où un décalage relatif dans l'alignement des parois transversales superposées intervient par suite d'un défaut d'alignement ou de la présence locale de matériaux entre les chants 5 et 6 d'au moins deux parois 4. Les fig. 1 à 3 et 8 montrent qu'il peut etre prévu de réaliser les poutres 17 de manière à leur faire comporter, à partir de l'un des bords longitudinaux, par exemple, un prolongement incliné 35. Un tel prolongement s'étend extérieurement à l'alignement des bords avant 7 verticalement alignés et représente, en quelque sorte, un bac permettant l'implantation en façade de végétaux ou l'ensemensement de plantes diverses. Dans un tel cas, le prolorxgement 35 présente dans l'alignement avec les encoches 18 et 19 une ouverture 35a pour le passage de la partie antérieure des parois 4 superposées. Les fig. 1 à 3 et 9 montrent également qu'il peut etre prévu de prolonger certaines au moins des poutres, à partir de l'un des bords longitudinaux par une conformation 36 en segment de parement orthogonal. Un tel segment est destiné à être placé en avant des bords avant 7 des différentes parois 4 superposées, de manière à fermer localement, dans la zone correspondante, la face antérieure de la construction érigée A cet effet, des ouvertures 36a sont prévues dans l'alignement des encoches 18 et 19.Il devient ainsi possible, le cas chant, de fermer totalement la façade d'un mur ou encore, de ne la fermer que localement et, par exemple, à la partie inférieure pour délimiter une surface de protection analogue aux rails de securités implantés en bordure des voies de circulation routière à grand trafic. Les segments de parois 36 peuvent posséder une hauteur telle qu'ils deviennent jointifs pour deux poutres superposées ou qu'ils laissent au contraire subsister un intervalle conférant alors à l'alignement superposé des segments de parement 36 un aspect persienné. La fig. 7 montre que, de préférence, le pas des rainures 31 estsupérieur à leur largeur pour laisser subsister une bonne surface d'appui de la nappe filtrante 34 et éviter l'obstruction, même par tielle, des rainures par pénétration de la nappe sous la poussée des terres à retenir. La combinaison des différentes formes pouvant être retenues pour les poutres 17 permet de conférer à la façade,/qocale de chaque groupe sohglobale du mur érigé, une fonction de parement esthétique, de parois anti-bruits ou de façades de culture des végétaux par palier. Les fig. 1 et 6 montrent que la première plaque arrière 25 du jeu inférieur J est, de préférence, en relation avec un collecteur 37 chargé d'évacuer les eaux drainées et collectées par la dalle D. REVENDICATIONS 1 - Ensemble d'éléments préfabriqués pour l'érection d'un murcaisson à poutres du type comprenant des éléments transversaux montés parallèlement entre eux en appui vertical et imbriqués avec des élé- ments longitudinaux de direction générale horizontale pour délimiter des caissons remplis de matières de remblaiement, caractérisé en ce qu'il comprend - des parois transversales (1) pleines destinées à être montées sur chant de façon superposée en rangées verticales sensiblement parallèles en étant chacune placées par son chant en appui sur le chant de la paroi immédiatement inférieure, lesdites plaques possédant deux chants parallèles (5-6), un bord avant (7) perpendiculaire auxdits chants et un bord arrière (8) incliné du chant inférieur en direction du chant supérieur et vers le bord avant, - des poutres longitudinales (2) destinées à être montées à plat en étant imbriquées entre deux pai res parallèles de parois superposées et étant si tuées enretrait des bords avant de ces dernières, - et des plaques arrière (3) destinées à être montées en appui sur les bords arrière inclinés des parois et possédant chacune dans la face arrière, pour une fonction de collecte et de drainage, des rai nures (30) perpendiculaires aux bords longitudinaux des plaques. 2 - Ensemble selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend en plus des éclisses (20) d'alignement des parties arrière des parois transversales. 3 - Ensemble selon la revendication 1, caractérisé en ce que - les parois (4) comportent dans leurs chants et en retrait du bord avant deux évidements (9-10) alignés d'imbrication d'une poutre (17), - chaque poutre (17) présente, en retrait des bords transversaux et dans ses deux faces, deux encoches (18-19) d'imbrication avec les évidements, - les évidements et les encoches possèdent des pro fondeurs choisies pour réaliser un blocage relatif entre des parois superposées et des poutres im briquées et pour établir un appui sur toute la longueur restante des chants (6-5) se faisant face des parois superposées. 4 - Ensemble selon la revendication 3, caractérisé en ce que les encoches (18-19) des poutres (17) sont ménagées chacune à environ un quart de la longueur totale par rapport au bord transversal correspondant. 5 - Ensemble selon la revendication 3, caractérisé en ce que les parois transversales (4) possèdent des chants (5-6) présentant. à proximité du bord arrière (8) incliné, un cran (12) d'imbrication d'une éclisse (20) et en ce que -chaque éclisse est constituée par un segment de profilé en H. 6 - Ensemble selon la revendication 3, caractérisé en ce que le rapport entre la hauteur prise entre le fond d'évidement d'une paroi et la largeur d'une poutre définit, en coordonnées cartésiennes, un angle y inférieur à la somme de l'angle t ' de frottement interne du materiau et de l'angle A déterminant le fruit de la façade aval du mur. 7 - Ensemble selon la revendication 3 ou 5, caractérisé en ce que chaque paroi (4) possède un bord arrière (8) incliné relié aux chants supérieur et inférieur (5-6) par deux pans inclinés (15-16). 8 - Ensemble selon la revendication 3, 5 ou 7, caractérisé en ce que les parois transversales possèdent deux faces latérales évi dées dans leur partie comprise entre l'aplomb des évidements et le bord arrière incliné et délimitent chacune un alvéole (13) à fond fermé raccordé à la face correspondante par un bord périphêri'que incliné (14). 9 - Ensemble selon la revendication 3 ou 4, caractérisé en ce que les poutres (17) possèdent, pour certaines, un prolongement (35) bordant un bord longitudinal en constituant un bac de plantation de végétaux destiné à s'étendre en saillie par rapport aux bords avant des parois. 10 - Ensemble selon la revendication 3 ou 4, caractérisé en ce que certaines des poutres (17) possèdent un prolongement (36) bordant un bord longitudinal et forment un segment de parement destiné à s'étendre parallèlement aux bords avant des parois. 11 - Ensemble selon la revendication 1, caractérisé en ce que les plaques arrière (25) possèdent, sur leur face arriere, des rainures (30) communiquant avec deux feuillures (32) ménagées, dans la face arrière (29), le long des bords longitudinaux entre deux talons extrêmes (31) que laissent subsister les rainures. 12 - Ensemble selon la revendication 1 ou 11,caractérisé en ce que les plaques arrière (25) possèdent, en section droite transversale, une forme en trapèze rectangle dont les bases sont formées par les deux bords longitudinaux (27-28). 13 - Groupe d'ensembles selon l'une des revendications 1 à 12, caractérisé en ce qu'il comprend - n paires de parois transversales (4) possédant pour chaque paire un chant supérieur de longueur égale au chant inférieur de la paroi immédiatement superposée, - n - 1 poutres (17) d'égale longueur, imbriquées entre les paires de parois transversales, - un nombre m de jeux (J) superposés de plaques ar rière (25) de mêmes caractéristiques pour celles d'un même jeu et possédant dans chaque jeu un bord longitudinal formant petite base de même largeur que le bord longitudinal formant grande base du jeu superposé, lesdits éléments délimitant, une fois associés, un caisson vertical (22) de profondeur transversale décroissante destiné à être rempli de matériaux de remplissage et fermé sur sa face arrière par des jeux de plaques formant une dalle continue (D) dont la face arrière présente des canaux délimités par les rainures (30). 14 - Mur constitué à partir de n groupes selon la revendication 13, caractérisé en ce qu'il comprend - n groupes placés cote à côte de manière que les poutres soient horizontalement alignées et sensiblement en contact bord à bord, - une nappe (34) de fibres perméable à l'eau recouvrant les dalles arriere des groupes, - et un collecteur inférieur (37) des eaux de drainage