Au Codex de 1965, rien ne figure sur les préparations galéniques des gels huileux et au Dorvault, il n'est fait mention que de différentes gelées dont les propriétés sont bien différentes de celles des gels huileux. D'une fanon générale, les gels huileux peuvent se classer dans une forme galénique bien différente de celle des gelées et les précieux services ou'ils sont appelés à rendre en thérapeutique sont dus aiix suspensions stables de produits actifs dans des huiles dont la viscosité est accrues d'une part, grâce à la présence des stéarates d'alumine qui ont la propriété d'augmen- ter le viscosité des huiles végetales et, d'autre part, surtout à celle du phénomène de la TREMPE, dont on donne plus loin les diverses phases de sa préparation appliquée pour le première fois dans l'industrie pharmaceutique. Cette application en pharmacie, dont on souligne les effets qui sont aus à la modification de l'état moléculaire des huiles et à l'augmentation de leur viscosité, sans en modifier leur composition chimique, facilitant ainsi la suspension stable des principes actifs incorporés dans le Gel huileux trempé ainsi obtenu. Choix des composants L'huile qui a été choisie est l'huile rie noyaux de rosacées, rejetant systématiquement les huiles d'amandes douces qui contiennent très souvent en proportion variables de l'acide cyanhydrique. Il a été choisi l'HUILE DE NOYAUX d'ABRICOTS, répondant aux normes suivantes (et de préférence la marque Graves -T.D.M) aspect : liquide jaune pâle limidité parfaite à 1500 indice d'acidité exprimé en acide oléique : 2,2 mg au KOH 1% indice de saponification : 192 à 195 indice d'iode : 91 à congélation à -12 : négative viscosité à 18 C : 12,3 Engler solubilité : benzine : totale chloroforme : totale éther : totale ter de pétrole : totale sulfure de carbone : totale. Le STEARATE 'ALUMINIUN a la propriété bien connue d'augmenter la viscosité des huiles appartenant spécialement au règne végétal. le stéarate d'aluminium ;r-pol aux normes suivantes (de préférence la marque Mallickrot U.S.A.) aspect : poudre très fine passée au tamis 300 densité 1009 couleur : blanche odeur : néant solubilité : insoluble dans l'eau humidité : voisine de l'état anhydre par passage pendant 48 herses à l'étuve à 800C point de fusion : 1800C arsenic : néant plomb : néant dosage d'aluminium : 15 à 17 % Préparation du gel huileux Il est indispensable de se servir d'un appareil spécial turbo-moteur muni d'un double agitateur et de résistance de tube plongeant dans l'huile, le tout entouré d'une cuve.à double paroi pouvant en fin d'opération recevoir un mélange réfrigéré entre OOC et 1000 à volonté. On commence par introduire l'huile dans la cuve et l'on chauffe jusqu'à l'obtention d'une température d'environ 100 à 1050C. A ce moment, on ajoute,par petites portions, un mélange d'huile de noyaux et de monostéarate d'aluminium très finement pulvérisé et anhydre, correspondant à environ 2 à 3 % de la quantité d'huile mise dans le turbo-moteur. On chauffe avec l'agitateur en marche, très doucement, jusqu'à l'obtention d'un mélange atteignant environ 132 à 13600 et l'on s'astreint à surveiller, grâce aux résistances employées, à ne pas dépasser cette température pendant quelques minutes. A ce moment, on coupe le courant et l'on fait arriver, dans la cuve à double fond dudit appareil, un courant d'eau vérifié à la température variant entre 0 et 100C. Cette dernière opération est maintenue jusqu'à ce que le gel ait atteint la température de 200C (c'est ce qui est appelé le phénomène de la trempe). On cesse alors l'arrivée de l'eau et l'on répartit le gel ainsi obtenu dans des récipients de contenance variable. Si l'on veut diminuer la fragilité du gel, on peut, par précaution, chauffer à nouveau le gel à une température de 800G et le laisser refroidir lentement. Le gel huileux ainsi obtenu, grâce au phénomène de la trempe.employé dans l'industrie métallurgique, a acquis une viscosité accrue et un changement de structure moléculaire, évitant LA CASSE le plus souvent constatée et lui conférant ainsi des qualités exceptionnelles de stabilité. À titre de confirmation des modifications de la viscosité des gels trempés, il est reproduit itanalyse suivante opérée, d'une part, sur de l'huile de noyaux, d'autre part sur les deux gels obtenus,l'un "J" contenant simplement 2 % de monostéarate d'aluminium, l'autre "B" contenant également 2 % de monostéarate d'aluminium, mais ayant subi le phénomène de la trempe. Huile de noyaux Gel "J" @ Gel "Bn Viscosité obtenue à 1800 12,3 Engler 20,62 Engler 53,92 Engler Comme on le voit car les chiffres obtenus ci-dessus, le gel huileux au stéarate d'aluminium possède une viscosité supérieure à celle de l'huile de noyaux, mais incomparable à celle obtenue lorsque l'on fait subir au gel huileux au stéarate d'aluminium le phénomène de la TREMPE. REVENDICATIONS 1 - Nouveau procédé de fabrication de gel huileux trempé, caractérisé en ce que a) à une huile essentiellement VEGETALE aux normes définies ayant une viscosité à 180C de 1?,3 Engler, on aJoute b) un MONOSTEhRATE d'ALUMINIUM aux caractéristiques bien déter minées, mais également très finement pulvérisé (tamis 300) ayant une densité de 1009, le gel huileux étant obtenu dans un premier temps par l'action du monostéarate d'aluminium sur l'huile végétale à une température de 132 à 136 C, avec agitation dans un turbo-moteur. c) puis dans un deuxième temps par un refroidissement rapide obtenu Jusqu'à 200C afin de réaliser le phénomène de la trempe, ce qui lui confère une viscosité accrue. 2 - Nouveau procédé de fabrication de gel huileux trempé, suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'huile végétale est de l'huile de noyaux d'abricots Jaune pile, de limpi- dité parfaite à 15 C, ayant un indice d'acidité exprimé en acide oléique de 2,2 mg au KOH 1 %, un indice de saponification de 192 à 195, un indice 'iode de 91 à 109, la congélation à -12 étant négative, la viscosité à 1800 étant de 12,3 Engler. 3 - Nouveau procédé de fabrication de gel huileux trempé, suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le stéarate d'aluminium est une poudre très fine passée au tamis 300, ayant une densité de 1009, de couleur blanche, sans odeur, insoluble dans l'eau, pratiquement anhydre du fait du passage pendant 48 heures a l'étuve à 800C, ayant un point de fusion de 1800C, exempt d'arsenic et de plomb, le dosage d'aluminium étant de 15 à 17 %.