La présente invention concerne un procédé de préparation d'un extrait utile notamment en thérapeutique humaine et vétérinaire, en agronomie et dans l'industrie alimentaire, à partir de Streptomyces albus. Elle concerne égalament, en tant que produit industriel nouveau, ledit extrait de Streptomyces albus. Elle concerne aussi l'application dudit extrait en tant qu'agent antibiotique et détoxifiant en thérapeutique et en agronomie. Les souches qui conviennent selon l'invention sont des souches appartenant au groupe des actinomycétales et plus précisément à l'espace Streptomyces albus. Conviennent notamment les Streptomyces albus 88, Streptomyces albus 10-O et les souches apparentees (notamment celles qui proviennent des Streptomyces albus 88 et 10-0 par mutation et hybridation). Les souches de Streptomyces albus 88 et de Streptomyces albus 10-O ont été déposées auprès du Centraalbureau voor Schimmelcultures de Baarn, Pays-BasEet enregistrées respectivement sous les n CBS 314.76 et CBS 315.76 , le 15 juin 1976. La numérotation 88 et 10-0 est la numérotation propre de la demanderesse. Dans ce qui suit, c'est cette dernière numérotation qui, par commodité, a été utilisée. Les Streptomyces albus 88 et 10-O ont été isolés de sols d'Afrique (Maroc et Sénégal notamment). Les germes sont filamenteux et microsiphonnés (diamètre de l'hyphe : 1 micron environ). La présence d'un mycélium aérien, d-'hyphes sporogones et de channes de spores unicellulaires au bout des sporophores assure que ces deux souches sont des Streptomyces. Les spores sont ovotides ou quadrangulaires; l'observation au microscope électronique (G - 12.000) montre qu'elles sont lisses, Les caractères morphologiques et culturaux des souches Streptomyces albus 88 et 10-O ont été indiques dans les tableaux I et II ci-après.Le tableau I ci-apres concerne l'aspect des colonies après ensemencement sur plusieurs milieux décrits dens le tableau Ia ci-aprés, les cultures étant faites en double en bottes de Pétri déposées à la tempé- rature ambiante (15-200C environ), soit à la lumiere, soit à l'obscurité. Les indications du tableau Il ci-après corroborent celles du tableau I ci-après et confirment que les souches 88 et 10-O apparztiennent à l'espèce Streptomyces albus. On constate que les souches 88 et 10-O se distinguent l'une de l'autre par un aspect différent des spores : les spores de la souche 10-O sont plus quadrangulaires que celles de la souche 88. - On a également étudié le pouvoir de sporulation en fonction des milieux de culture. A cet effet, on ensemence trois fiolesade Roux contenant respectivement de la gélose de Czapek-Dox, de la gélose ordinaire, de la gélose à l'extrait de pommes de terre avec 2 ml d'une suspension de spores à 500.000 spores par ml et on laissez l'obscurité pendant 2 semaines. On lessive alors la surface avec 50 ml d'eau physiologique additionnée de triton X 100 à 0,01% et de billes de verre. On prélève 0,5 ml de cette suspension que l'on met dans un tube d'eau physiologique (9,5 ml) et on fait des dilutions jusqu'àl0~9 Les résultats sont consignés dans le tableau III ci-après. La gélose à l'extrait de pommes de terre obtenue en gélosant le milieu à l'extrait de pommes de terre cité dans le tableau la ci-après est donc nettement le milieu le plus favorable à la sporulation pour les deux souches. D'autres propriétés des souches 88 et 10-0 ont été étudiées et mentionnées dans la demande de brevet français de la demanderesse n0 déposée le meme jour que la présente demande et intitulée "Application de Streptomyces albus en agronomie et dans l'industrie alimentaire". Le procédé de préparation d'un extrait de Streptomyces albus selon l'invention est caractérisé en ce que a) on cultive une souche choisie parmi les Streptomycer albus 88, Streptomyces albus 10-0 et les souches apparentées, notamment celles obtenues par mutation et hybridation des Streptomyces albus 88 et 10-O, sur un milieu de culture renfermant au moins un nutriment choisi parmi les sources de carbone et d'azote; b) on met le milieu de culture en contact avec au moins un solvant, filtre, recueille le filtrait, et chasse le solvant pour obtenir l'extrait attendu; et c) si nécessaire, on sépare de l'extrait ainsi obtenu une fraction ayant une activité antibactérienne et une fraction ayant une activité antifongique. L'extrait selon l'invention qui a une action antibiotique et détoxifiante renferme des antibiotiques et d'autres substances métabolites, enzymes et dérivés provenant de la souche de départ. Par commodité on a utilisé ci-après le terme "d'extrait antibiotique" pour désigner le produit obtenu selon l'invention. La culture des souches peut etre réalisée sur un milieu nutritif liquide ou sur un milieu nutritif solide. Parmi les sources de carbone et les sources d'azote utilisables, on peut mentionner l'amidon, notamment l'amidon de pomme de terre, le glucose, le glycogène, le glycérol, la peptone, la peptone-protéose, la tryptone, un extrait de levure, un extrait de malt, l'albumine d'oeuf, le nitrate de sodium et leurs mélanges Le milieu nutritif préféré selon l'invention est un milieu solide, à savoir la pomme de terre découpée en tranches. La culture doit etre effectuée à un pH compris entre 6,5 et 8. Ce domaine de pH a été déterminé sur la pousse de Strêptomyces albus 88 et 10-0 en ensemençant 20 erlenmeyers renfermant chacun 100ml de milieu nutritif aqueux (milieu n 9 du tableau Ia ci-après) avec 200.000 spores/erlenmeyer. Le développement s'effectue pendant 10 jours A la température ambiante (15-200C). Le mycélium est filtré et pesé. Les résultats sont les suivants pH Poids en gramme du mycélium de 100 ml de culture 2 0 2,5 0 3 0 3,5 o 4 o 4,5 0 5 0 5,5 0 O 6,5 0,10 7 O,11 7,5 0,12 8 0,08 8,5 0 9 O 9,5 0 10 10,5 0 O 11,5 0 12 0 I1 n'est pas nécessaire d'ensemencer le milieu nutritif avec des souches standardisées puisque, dtune manière générale, on stoppe la culture au moment où la quantité de mycélium est suffisamment importante.Pour fixer l'ordre de grandeur, il faut compter environ 9 à 15 jours de culture lorsque l'on ensemence le nutriment avec une suspension de 5 x 105 à 106 spores/ml pour avoir un développement intéressant. Enfin, la culture sera réalisée à une température inférieure à 7O0C, température à laquelle les souches sont détruites. On opérera de préférence à une température inférieure à 400C. Pour l'extraction du milieu de culture, on peut mettre en contact ledit-milieu de culture avec un grand nombre de solvants. Toutefois, on a pu observer que - certains solvants favorisent l'extraction de la fraction antibactérienne au détriment de la fraction antifongique; - certains solvants conviennent mieux au but de l'invention selon le mode de culture des souches. Compte tenu des rendements en antibiotique (fractions antibactérienne et antifongique),du mode de culture des souches et des facilités d'élimination des solvants, on préconise - pour une culture des souches en milieu liquide, d'extraire le filtrat de culture avec au moins un solvant choisi parmi l'acétate d'éthyle, le chloroforme et les mélanges éther-acétone, notamment les mélanges éther-acétone (1:1) et (1:2) v/v; - pour une extraction à partir du mycélium recueilli par filtration d'un milieu liquide de culture, d'utiliser au moins un solvant choisi parmi l'acétone, l'acétate d'éthyle, le méthanol et les mélanges acétone-eau, notamment le mélange acétone-eau (4: :1) v/v, le solvant préféré étant l'acétone; - pour une extraction à partir d'un milieu solide de culture, d'utiliser au moins un solvant choisi parmi l'ensemble constitué par l'acétone, le méthanol, l'acétate d'éthyle et leurs mélanges, le diméthyl formamide et la pyridine qui solubilisent chacun les fractions antibactérienne et antifongique n'étant pas intéressants car ils impliquent des températures élevées d'évaporation, le solvant préféré étant l'acétone. Le produit obtenu par culture de Streptomyce albus.88 et 10-O,ou d'une souche apparentée, mise en contact avec un solvant puis Bvaporation,est un agent antibiotique dont l'action très légèrement variable d'une souche à l'autre se manifeste vis-à-vis de deux variétés de germes, à savoir les bactéries et les champignons a) les bactéries comprenant les gram + : Micrococcus (conglomeratus, denitrificans, roseus caseolyticus), Gaffkya tétragena, Staphylococcus (aureus hemolyticus), Bacillus (subtilis, anthracis, megatherium, cereus, thuringiensis), Clostridium (caproicum, histolyticum, perfringens, sporogenes); et aussi les gram - :Flavobacterium aurantiacum, Escherichia coli, Klebsiella pneumoniae, Salmonella, Shigella, Enterobacter aerogenes; et b) les champignons : avant tout, les Aspergillus (glaucus, effusus, ochraceus, terreus, oryzae, flavus, parasiticus, aurantiacus), Candida tropicalis, Saccharomyces carlsbergensis. Du produit antibiotique ont été isolées deux fractions a) une fraction à effet antibactérien, soluble dans l'eau, l'éthanol et le méthanol, filtrable sur bougie L3, présentant dans le spectre ultraviolet un pic à 325-330 nm etun Rf de 0,9 en chromatographie sur plaque de cellulose, révélable en autobiogramme sur Staphylococcus aureus sous forme de taches blanches sur un fond coloré par le chlorure te triphe- nyltétrazolium; et b) une fraction à effet antifongique, insoluble dans lleau, non filtrable sur bougie, précipitable à 4-50C en 24 heures et relativement thermolabile (perte de 96% de activité en 5 mn d 50 C). Pour la séparation de ces deux fractions, on préconise de laisser au repos le produit antibiotique au réfrigérateur à une température inférieure ou égale à 50C, et de préférence égale à 4 C, pendant 24 heures. Il se forme un précipité et on centrifuge pendant 10 à 15 mn à 8.000-10.000 tr/mn. Le culot de centrifugation constitue la fraction antifongique et le surnageant la fraction antibactérienne.Ces deux fractions ont des solubilités différentes dans les solvants usuels, comme indiqué ci-après Solvant Fraction antibactérienne Fraction antifongiq eau très soluble peu soluble éther peu soluble insoluble CHCl3 soluble peu soluble CCl4 soluble peu soluble acétone très soluble très soluble Solvant Fraction antibactérienne Fraction antifongique CH3OH soluble soluble CH3CO2C2H5 très soluble soluble diméthylformamide soluble soluble pyridine soluble soluble C2fl5OR soluble insoluble On 8 -observé par ailleurs que le produit antibiotique et ses fractions antibactérienne et antifongique étaient utiles en théra- peutique humaine et vétérinaire, en agronomie et dans l'industrie alimentaire (notamment par le traitement et la protection des substances alimentaires, telles que graines de céréales, arachides, pommes de terre). En effet, on a trouvé de façon surprenante que le produit extrait de Streptomyces albus 88 et 10-0 et des souches apparentées exerce un effet inhibiteur intense vis- -vis des mycètes et notamment des Aspergillus (Aspergillus flavus, A. glaucus, A. ochraceus), à l'exception de l'Aspergillus niger qui est résistant, et de leur secrétion de toxines (notamment d'aflatoxines). Comme on le verra plus loin, les sécrétions d'aflatoxine des Aspergillus potentialisent l'effet antifongique des produits selon l'invention qui agissent alors comme agents détoxifiants. L'application la plus intéressante est le traitement et la protection des maladies provoquées par les mycètes tant en thérapeutique qu'au niveau du sol, des plantes et des produits végétaux utilisés en alimentation,notamment les graines, les plants et les pousses. On préconise des compositions thérapeutiques humaines et vétérinaires, caractérisées en ce qu'elles renferment, en association avec un excipient physiologiquement acceptable, au moins un produit selon l'invention. On préconise également en agronomie et pour la protection des produits alimentaires des compositions renfermant au moins un produit selon l'invention, ces compositions peuvent etre pulvérisées sur les plantes et les produits alimentaires et administrées au niveau du sol, par exemple en association avec des engrais. Bien entendu, ces diverses compositions peuvent contenir des adjuvants, notamment des agents tensio-actifs, des stablligateurs et/oudes activateurs. Par ailleurs, on définit une unité d'activité ( pour les produits de l'invention comme étant la quantité d'antibiotique qui donne une auréole de 15 mm de diamètre sur une culture d'Aspergillus flavus sur milieu de Czapek-Dox ou sur une culture de Staphylococcus aureus, sur milieu de Mueller-Hinton. Pour déterminer l'activité d'un milieu, on fait des dilutions successives et imprègne des pastilles de 9 min de diamètre, avec 0,05 ml de chaque dilution pour mettre en évidence la plus petite dilution qui contient encore une unité d'antibiotique. D'autres avantages et caractéristiques selon l'invention seront mieux compris a la lecture qui va suivre d'exemples de préparation nullement limitatifs mais donnés à titre d'illustration. EXEMPLE 1 On cultive chaque souche de Streptomyces albus 88 et 10-0 sur un milieu nutritif aqueux liquide. On filtre sur papier et met en contact 20 ml de filtrat avec 50 ml de solvant sous agitation pendant 15 mn. On évapore ensuite le solvant à la température ambiante (15-200C) sous vide. Le volume final est amené 1 m1. L'activité des concentrats ainsi obtenus a été appréciée en imprégnant une pastille de cellulose de 9 mm de diamètre avec l'extrait. On dépose la pastille sous une cloche à vide, pendant quelques minutes, pour éliminer le solvant; on porte la pastille sur de la gélose de Czapek coulée en boite de Pétri et ensemencée par quelques gouttes d'une suspension de spores d'Aspergillus flavus. On mesure le diamètre de l'auréole obtenue Cen min). On estime ensuite l'activité "résiduelle" du milieu de culture qui vient de subir une extraction par le solvant. Des témoins ont été faits avec des pastilles imprégnées par les différents solvants.et séchées sous vide. Ils n'avaient aucune activité antifongique vis à vis de l'Aspergillus flavus. On constate que I'activité du concentrat dépend du solvant utilisé lors de l'extraction du milieu de culture. L'acétate d'éthyle, le chloroforme et les mélanges éther-acétone (1:1) v/v et (1:2) v/v donnent de bons résultats. CC14 extrait partiellement le produit antibiotique attendu. L'ether, l'hexane, l'acétate de butyle et le dichloroéthane ne permettent pas d'extraire le produit antibiotique. EXEMPLE 2 Pour améliorer le rendement de la technique décrite a l'exemple 1, on réalise une extraction à contre-courant du milieu de culture avec notamment deux ballons (1 et 2) et deux ampoules a décanter. 100 ml du filtrat de culture sont répartis en deux portions de 50 ml dans les ballons 1 et 2 et mis en contact avec 50 ml d'acétate d'éthyle. Les deux ballons sont agités pendant 15 mn; on transvase le contenu de chaque ballon dans une ampoule à décanter. On sort l'acétate provenant du ballon 2 et on passe l'acétate provenant du ballon 1 en 2. On remet 50 ml d'acétate d'éthyle frais en 1. On agite à nouveau les deux ballons.- On sort l'acétate provenant du ballon 2, on le réunit avec celui précédemment sorti. On passe l'acétate provenant du ballon 1 en 2 et on agite à nouveau. On sort l'acétate du 2 et on l'ajoute aux deux couches déjà reunies. La meme série d'opérations a été faite avec du 'chloroforme et avec un mélange acétone-éther (2:1) v/v. Le tableau IV ciaprès en donne les rEsultats(où le terme résidu concerne ici les produits nonextraits). EXEMPLE 3 Comme il est plus aisé d'extraire le produit antibiotique et notamment la fraction antifongique du mycélium d'une culture plutôt que du milieu liquide aqueux de culture lui-même, on a décrit ci-après une méthode d'extraction à partir du mycdlium. Après avoir filtré 500 ml d'un milieu de culture liquide aqueux, on broie le mycélium obtenu en présence de 200 ml de solvant qui fut tour à tour de l'acétone, de l'acétate d'éthyle, du méthanol et le mélange acétone-eau (4:1) v/v. Le broyat est filtré et le solvant est évaporé. Les contrôles d'activité réalisés avec les extraits ainsi obtenus ont toujours été positifs, les différents solvants donnant des résultats comparables. EXEMPLE 4 a) On broie une culture (100 g de tranches de pommes de terre) en présence de 200 ml de méthanol. Après concentration (évaporation sous vide), on imprègne une pastille de cellulose et on mesure le diamètre (en mm) de la tache d'inhibition obtenue. Les résultats ont été consignés dans le tableau V ci-après. b) Extraction par 500 ml d'acétone d'une culture faite sur 100 g de pommes de terre en tranches ensemencées par Streptomyces albus 88 > évaporation sous vide du solvant et concentration du residu aqueux par lyophilisation. Le volume final est 2 ml. Le diamètre des taches d'inhibition ont été indiquées ci-apres : Test sur Aspergillus aureus 50 min Test sur Aspergillus flavus 40 min L'acétone et le méthanol se montrent aussi favorables l'un que l'autre d l'extraction Cependant, pour des raisons pratiques (évaporation du solvant à température peu élevée) on préfère plutôt utiliser l'acétone que le méthanol. Dans ce qui suit, par "extrait brut", on entend le produit obtenu par extraction du milieu de culture avec due l'acétone puis évaporation de l'acétone sous vide. EXEMPLE 5 On procédé comme indiqué a exemple 4b en remplaçant le nutriment solide constitué par des tranches de pommes de terre par un nutriment constitué par de la gélose a l'extrait de pomme de terre. On mesure la quantité d'antibiotique contenue dans les extraits bruts (volume : 50 ml) apres 3, 6 et 9 jours de culture. Les résultats relatifs à la souche 10-O ont été consignés dans le tableau VI ci-après. EXEMPLE 6 Dans cet exemple, on 8 étudié l'influence de certains facteurs sur la quantité d'antibiotique formé. a) Influence de la source carbone. Dans un milieu nutritif de base gélose de Czapek-Dox sans saccharose), on a ajouté une dose de 30 g/l de diverses sources de carbone. Les nutriments ainsi obtenus ont été répartis dans des fioles à raison de 100 ml de nutriment par fiole. Les nutriments stérilisés ont été ensemencés avec 1 ml de suspension de spores (106 spores/ml) de Streptomyces albus 10-0. La culture dure 10 jours et on soumet à une extraction le contenu de chaque fiole par 100 ml d'acétone. Après évaporation du solvant, on a mesuré l'activité antibiotique exprimee en unités tL . Les résultats ont été consignés dans le tableau VII ci-après. I1 résulte que le glycogene constitue une bonne source carbonée. b) Influence de la source d'azote. On procède comme indiqué au point a) ci-dessus en opérant sur un nutriment ne comportant pas de source azotée (100 ml de gélose de Czapek-Dox sans nitrate) en ajoutant à ce nutriment de base 3 g/l de chacune des sources azotées à étudier. Les résultats relatifs à la souche 10-0 ont été consignés dans le tableau VIII ci-apres. On constate que les meilleures sources d'azote selon ces essais sont la tryptone et l'extrait de levure de malt. c) Influence simultanée de la source d'azote et de carbone On a réalisé trois nouveaux milieux synthétiques à partir d'un milieu de base (gélose de Czapek-Dox, sans saccharose ni nitrate) avec du glycogène et de l'extrait de malt, du nitrate de sodium ou de la tryptone. En procédant comme indiqué ci-dessus avec la souche 10-0, on a pu constater que les extraits bruts résultant avaient une bonne activité antibiotique. Les résultats correspondants sont donnés dans le tableau IX ci-après. d) Culture sur tranches de pommes de terre. On procède comme indiqué au point a), mais en remplaçant le nutriment synthétique par un nutriment constitué par des tranches de pommes de terre. On observe que l'activité de l'extrait brut de la souche 10-0 est nettement supérieure à celle des extraits bruts obtenus a partir des milieux synthétiques - activité sur S. aureus : 7750 d/mg (moyenne de quatre cultures : 4000, 7000, 10000 et 10000 u/mg); - activité sur A. flavus : 2500 /ng (moyenne de quatre cultures : 1600, 1400, 5000 et 2000 u/mg). I1 résulte de ce qui précède qu'il est plutôt préférable de réaliser la culture sur un milieu naturel. Lexemple-suivant. concerne la méthode de préparation préférée selon l'invention. EXEMPLE 7 Des tranches de pommes de terre de 7 à 8 min d'épais- seur séchées entre deux feuilles de papier filtre sont mises à raison de 100 g par fiole dans des fioles de Roux stériles. Les fioles contenant les tranches de pommes de terre sont stérilisées trois fois à 24 heures d'intervalle à 1200C. On ensemence chaque fiole avec 1 ml d'une suspension de S. albus 88 ou de S. albus 10-o contenant environ 500.000 spores par ml. On met les fioles à l'obscurité à la température ambiante (15-20 C) et on laisse pousser pendant au moins 10 jours (pour avoir du mycélium abondant). La culture est alors broyée rapidement en présence de 250 ml d'acétone. Elle se désagrège rapidement et on filtre 15 à 30 mn après le broyage sur sulfate de sodium dans un filtre en papier plissé. On évapore l'acétone sous pression réduite dans un évaporateur rotatif, à température aussi faible que possible (de préférence inférieure a 40 C) tout en travaillant dans la pénombre. On recueille extrait brut (que l'on peut encore concentrer, si cela est nécessaire, sous pression réduite). On élimine dudit extrait brut les lipides par extraction avec 20 ml d'éther diéthy lique. On obtient ainsi un produit final ayant une excellente activité antibactérienne et une excellente activité antifongique, notamment vis-d-vis de nombreuses souches d'Aspergillus. Si on conserve ledit produit final 24 heures à 40C, il apparaît un précipité. On centrifuge pendant 15 mn å 8000 tr/mn et recueille séparément le culot de centrifugation et le liquide surnageant. Le culot est constitué par la fraction antifongique titrable sur Aspergillus flavus, le surnageant est constitué par la fraction antibactérienne titrable sur Staphylococcus aureus. La fraction antibactérienne présente dans le spectre ultraviolet un pic d'absorption intense à 325-330 nm. Elle présente également par chromatographie sur couche mince [plaque de cellulose; solvant n-butanol (84 ml)-eau(16 ml)-acide paratoluènesulfonique (2g); révélateur lampe Camag à 3500 ] un Rf de 0,9. On a résumé ci-apres les essais qui ont été réalisés avec les produits selon l'invention, Essai 1 Les spectres d'activité antibiotique de extrait brut de S. albus 88, S. Albus 10-0 et de leurs fractions ont éte consignés dans les tableaux X et XI ci-après où l'inhibition provoquée par les produits de l'invention est exprimee par le diamètre en mm de la tache d'inhibition. De plus, dans ces tableaux, par "filtrat" et "précipité", on entend, respectivement, le "surnageant" et le "culot1,- obtenus à partir de l'extrait brut par centrifugation après repos de 24 heures à 4 C. Essai 2 Toxicité vis-à-vis des daphnies. La toxicité a été étudiée sur les daphnies qui sont de petits crustacés d'eau douce selon la technique décrite par Jacquet et al ., Bull. Acad. Vet. (1967), 40, 169. Les daphnies sont placées dans des petites salières de verre à l'intérieur de boîtes de Pétri (où on place un coton imbibé d'eau pour maintenir l'humidité de la boîte) On met 1 ml d'extrait brut de S. albus 88 et 10-0 et cinq daphnies par saliere, le cas échéant, on dilue ce ml d'extrait bruit, les salières témoins ne recevant que les daphnies et l'eau. On compte le nombre de survivants après 1, 5, 7, 24 et 48 heures. Les résultats sont consignés dans le tableau XII ci-après. Essai 3 Action sur les plantules. Pour la mise en évidence des effets biologiques de l'aflatoxine, on-a étudié le comportement de graines de cresson (Nasturnium officinale) et de nigelle (Nigella satina). On observe que les extraits bruts non dilués de S. albus.88 et 10-0 inhibent la croissance des plantules. Le tableau XIII ci-après concerne les résultats relatifs aux graines de nigelle qui ont été mises dans des salières en présence d'eau pour les temoins et d'extrait total pour les tests, après 10 jours on mesure la longueur des tigelles (t) en mm et des radicelles (r) en mm. Essai 4 Action sur les souris. Trois lots de cinq souris mules CBS de 30 g reçoivent une injection intrapéritonéale de 1 ml de produit selon l'invention - le lot I reçoit l'extrait brut titrant 20 tL/ml d'antibactérien et 40 (t/ml d'antifongique, - le lot II reçoit le surnageant de l'extrait brut précédent (obtenu par repos à 4 C pendant 24 heures puis centrifugation), ce surnageant titrant 20 (/mi, et - le lot III reçoit le culot de l'extrait précédent (spres séparation du surnageant), ce culot étant mis en suspension et titrant 40 M/ml. Les résultats sont les suivants On constate sur le ler lot - 1 mort après 12 heures. L'aspect est cependant normal à l'autopsie. - 3 morts après 48 heures. On décele des hémorragies internes dans le poumon et le thorax. - 1 mort après 10 jours. On décèle des hémorragies. - L survivant, autopsié après 3 mois, présente un aspect anormal. L'aspect interne est normal, mais il y a adhérence de la peau sur le péritoine à l'endroit de la piqûre. Sur le 2e lot : pas de mortalité après 15 jours. Sur le 3e lot : pas de mortalité après 15 jours. Essai 5 Culture de S. albus 88 et 10-0 en présence de filtrats d'autres souches. On fait une culture sur milieu de Czapek-Dox de chacune des moisissures suivantes Aspergillus ochraceus Aspergillus flavus Aspergillus glaucus Les deux premières ont abondamment pousse*, la 3e plus légèrement, ce qui peut s'expliquer par la carence en sucre du milieu employé, cette dernière étant osmophile. Au 8e jour, on filtre la culture sur filtre Millipore et dépose des quantités croissantes de ces~filtrats dans quatre séries de cinq boites de Pétri (0,1 - 0,2 - 0,5 - I - 2 - 5 mi > . Dans deux serines, on coule de la gélose Czapek et, dens deux autres séries on coule de la gélose asparagine. Une série chaque gélose est ensemencée avec le S. albus 88, liautre avec le S. albus 10-0. Les boîtes sont mises à l'obscurité, à température ambiante, pendant une semaine, puis l'activité antifongique est testée en prélevant un morceau de gélose de 10 mm de diamètre, de culture parS. albus qui est déposé sur une boite contenant de la gélose de Czapek ensemencée avec un Aspergillus. Les résultats sont rassemblés dans le tableau XIV ci-après où les diamètres dtinhibition des cultures sur filtrats d'Aspergillus sont confrontés avec les diamétres d'inhibition des mêmes souches d'Aspergillus par les souches 88 et 10-0. te tableau XIV ci-après montre que les filtrats d'Aspergillus ont un effet synergique vis-à-vis de l'inhibition. Essai 6 Expérimentation sur arachide. On stériliste des erlenmeyers de 300 ml contenant 10 g d'arachides grossièrement broyees et 10 ml d'eau. Chaque erlenmeyer reçoit 0,3 ml de suspension de spores d'Aspergillus flavus à 5 x 106 spores par ml, soit 1.500.000 spores par erlenmeyer. On prépare des cultures de S. albus 88 et 10-O en bouteilles de Roux, sur milieu de Czapek-Dox gélosé. Chaque bouteille a été lavée avec 50 ml d'eau stérile. La souche 88 a été utilisée à raison de 1 ml de suspension ramenée à 1.560.000 spores par ml. La souche 10-0 a été diluée au 1/100 pour obtenir 1.350.000 spores par ml. On détermine ensuite les quantités d'aflatoxine contenue. Les résultats sont donnés dens le tableau XV ci-après et montrent qu'il y a une diminution très nette du taux d'afîatoxine dans les erlenmeyer ensemencés avec les souches 88 et 10-0. Essai 7 Expérimentation sur arachide. Les arachides sont réparties en douze fioles d'erlenmeyer à raison de 10 g par fiole. Elles sont stérilisées à 1200C trois fois pendant 20 mn. On fait une suspension très riche en spores de Streptomyces albus 88 et de Streptomyces albus 10-0. On les numere et on dilue pour avoir 100 millions de spores dans 2 ml d'eau stérile. On distribue alors les spores dans les fioles contenant les arachides comme suit dans quatre fioles, 2 ml de suspension de 88 dans quatre fioles, 2 ml de suspension de 10-O dans quatre fioles, 2 ml d'eau stérile, On laisse 48 heures à l'obscurité. On ensemence alors avec les trois souches différentes d'Aspergillus flavus de façon que chaque souche soit ensemencée sur un erlenmeyer témoin, sur un erlenmeyer préensemencé par S. albus 88 et sur un erlenmeyer préensemencé par S. albus 10-O On laisse pousser pendant deux semaines en ayant soin d'apporter de l'eau stérile (2 ml) deux fois par semaine dans chaque fiole. On constate que les arachides se couvrent de moisissures dans toutes les fioles. On extrait l'aflatoxine par le chloroforme, on dégraisse et on titre finalement par dilutions successives sur des petites plaques à chromatographie suivant la technique préconisée par Boutibonnes, Jacquet et Teherani. La plus petite quantité d'aflatoxine décelée par fluorescence dans les conditions expérimentales (longueur d'onde 3650 A à 20 cm est 0,00065/u par kg). Les résultats sont donnés dans le tableau XVI ci-après. La figure 1 représente les spectres ultraviolets de la fraction antibactérienne : la courbe 1 concerne le spectre de la fraction antibactérienne obtenue à partir de l'extrait brut (acétone) comme indiqué l'exemple 7; la courbe 2 représente le spectre de la fraction antibac tdriOnte obtenu à partir de extrait brut (méthanol) comme- indiqué à l'exemple 7 en remplaçant l'acétone par le méthanol. Les courbes 1 et 2 montrent un pic caractéristique à 330 nm environ. Il résulte des résultats des essais donnés ci-dessus que l'extrait selon lwinvention, qui enferme,en association avec au moins un antibiotique, des enzymes et métabolites provenant des souches, est utile pour le traitement des sols, des plantes, notamment des graines, des plants et des pousses.Les végétaux peuvent ainsi être traités soit au moment de la culture (semis, transplantation, etc.) soit au moment du stockage (silo, etc.) TABLEAU I Aspect des deux souches 88 et 10-O sur différents milieux Souche 88 Souche 10-O Milieu Lumière Obscurité Lumière Obscurité n 1 Petites colonies, Même aspect, pousse Mêmes caractères que la souche 88 Czapek-Dox centre bombé, odeur plus abondante, Odeur de moisi Odeur de moisi n 2 Mauvaise pousse, Pousse rare Pousse très rare Pousse très rare Emerson grandes colonies blanches en forme de trèfle n 3 Petites colonies Pousse plus abon- Petites colonies Petites colonies iso Ovalbumine isolées, apparition dante qu'à la isolées lées de filaments lumière n 4 Milieu à l'extrait Pas de pousse Pas de pousse Pas de pousse Pas de pousse de haricots n 5 Colonies grisâtres Colonies grisâtres Colonies grisâtre Colonies grisâtres un Milieu à l'aspa- un peu plus foncées peu plus abondantes ragine que la souche 88 qu'à la lumière n 6 Milieu à la tyro- Jolies colonies Jolies colonies Pousse peu abondante Quelques colonies isosine aves mycélium plus nombreuses lées TABLEAU I (suite) Souche 88 Souche 10-O Milieu Lumière Obscurité Lumière Obscurité n 7 Très belles colonies Même aspect Colonies divisées Colonies divisées en Gélose peptonée divisées en 4 parties en 4 parties 4 parties n 8 Gélose à l'extrait Pousse très abon- Pousse très abon- Colonies sèches Colonies sèches abonde leuvre dante dante abondantes dantes n 9 Peties colonies iso- Pousse plus abon- Petites colonies Petites colonies pul Milieu à la pomme lées dante qu'à la pulvérulentes vérulentes lumière TABLEAU Ia Milieu Ingrédients en g/l n Nom Source de glucides Source d'azote Sels minéraux 1 Czapek-Dox Saccahrose:30 NO3Na:2 K2HPO4:1 2 Emerson Glucose:10 Peptone:4 ClNa:5 Extrait de boeuf:4 3 Gélose - ovalbumina Glucose:10 Albumine d'oeuf:0,15 K2HPO4:0,5 MgSO4, 7H2O:0,2 Fe2(SO4)3:trace 4 Bouillon de haricots saccharose:20 Extrait de haricots:20 5 Glucose - asparagine- Glucose:10 Asapragine:0,5 K2HPO4: :0,5 agar 6 Glucose - tyrosine- Glucose:10 Tyrosine:1 K2HPO4:0,5 agar (NH4)2SO4:0,5 7 Glucose - peptone - Glucose:40 Peptone:10 agar 8 Extrait de levure Glucose:5 Autolysat de levure:2,5 9 extrait de pommes de Glucose::5 terre Extarit de pommes de terre TABLEAU II Caractères des cultures des souches 88 et 10-O sur des milieux préconisés par Waksman et Lechevalier pour l'étude des actinomycètes Souche 88 Souche 10-O Origine Sol du Maroc (jardin de Casablanca) Sol du Sénégal (dune du lac de Retha) Morphologie Sporophores flexeux ondulés, non spiralés Sporophores flexeux ondulés, non spiralés Cultures Pas de production de mélanine. Pas de Pas de production de mélanine. Pas de libéliberation de pigment, si ce n'est, ration de pigment sauf, quelquefois, un parfois, un pigment brun très pâle ou jaune pigment brun clair, gris pâle ou jaune Gélose nutritive Le mycélium est blanc, crémeux, sec et pul- Mycelium blanc crème. Bouts blancs. Pousse ordinaire vérulent. Colonies bombées au centre. Le épaisse. Même aspect à 20 et 37 C revers est jaune, orangé. Même aspect à 20 et 30 C. Gélose de Czapek Mycelium blanc sale, non envahissant. Mycélium blanc-gris, peu extensif. Bords Bords festonnés. Revers pâle blancs. Gélose de Czapek Pousse très sèche et très légère, presque Pousse peu extensive. Bords festonnés. en atmosphère de transparente. Revers blancs Revers blancs. gaz carbonique Pommes de terre A 20 C pousse très dense et épaisse, A 20 C culture très dense d'aspect blanc en tranches d'aspect blanc rosé. crayeux, sec. A 30 C mêemes caractères, moins rose. A 30 C mêmes caractères, couleur plus grise Milieu de Yalcin A 20 C et 30 C, production d'hydro- A 20 C et 30 C production d'hydrogène gène sulfuré. sulfuré. Aérobie strict, ne pousse qu'en surface Aérobie strict ne pousse qu'en surface. TABLEAU II (suite) Souche 88 Souche 10-O Gélose amidon Amylolyse Amylolyse Saccharose Absence d'hydrolyse Absence d'hydrolyse Glucose Pas d'acidification Pas d'acidification Maltose Pas d'acidification Pas d'acidification Lactose Pas d'acidification Pas d'acidification Odeur Caractéristique de moisi Odeur caractéristique de moisi TABLEAU III Nombre de spores formés par boîte de Roux par les S. albus 88 et 10-O (en milions) Souche Czapek-Dox Gélose à l'éxtrait de Gélose ordinaire pomme de terre 88 440 000 6 200 000 10 10-0 54 000 800 000 4 000 TABLEAU IV Résultats obtenus par extraction à contre-courant Filtrat d=30 mm Extrait acétate d'éthyle d=15 mm résidu 16 mm Extrait chloroformique d=14 mm résidu 0 Extrait éther-acétone d=30 mm résidu 0 (1:2) v/v TABLEAU V Activité antibiotique d'extraite préparés à partir de culture sur tranches de pommes de terre Test sur Staphylococcus Test sur A. flavus aureus var. Oxford S. albus 10-0 Extrait non concentré 20 mm 12 mm Extrait concentré 30 mm 25 mm S. albus 88 Extrait non concentré 15 mm 12 mm Extrait concentré 10 fois 20 mm 15 mm Extrait concentré 60 fois 30 mm 25 mm TABLEAU VI Souche 10-0 Action antibactérienne sur Staphylococcus Action antifongique sur A. flavus aureus en unités par ml pour 100 g U par ml par bouteille (contenu d'une bouteille) Culture de 3 jours 20 1 000 40 2 000 Culture de 6 jours 100 5 000 200 10 000 Culture de 9 jours 1000 50 000 20 1 000 1000 50 000 20 1 000 TABLEAU VII Influence de la nature de la source carbonée sur la libération d'antibiotique Unités d'antibiotique pour 1 ml d'éxtrait brut ou pour 100 g de milieu d'origine Sur Staphylococcus aureus Sur A. flavus /ml pour 100 ml de /l /100 ml milieu de départ Amidon de blé moins de 10 10 500 Amidon de maïs moins de 10 moins de 500 0 0 Amidon de pommes de terre moins de 20 1000 10 500 Amidon de riz moins de 20 1000 10 500 Glucose moins de 10 moins de 500 0 0 Lévulose pas de pousse 0 0 Maltose pas de pousse 0 0 Glycogène 200 10000 40 1000 Glycèrol 20 1000 0 0 TABLEAU VIII Influence de la source d'azote sur la libération d'antibiotique Action antibiotique sur S. aureus en unités Action antifongique sur A. flavus en unités pour 1 ml pour 100 ml pour 1 ml pour 100 ml Peptone 10 1 250 0 0 Peptone-protéose 20 2 500 6 750 Tryptone 20 2 500 24 3 000 Extrait de levure 30 3 750 6 750 Extrait de malt 25 3 125 12 1 500 Albumine de l'oeuf 8 1 000 3 375 Lait 0 0 0 0 Chlorure d'ammonium 16 2 000 0 0 Nitrate de sodium 4 500 8 1 000 TABLEAU IX Action antibiotique exprimée en unités Sur S. aureus Sur A. flavus pour 1 ml pour 100 ml pour 1 ml pour 100 ml 100 ml de milieu de base + 3 g de glycogène 8 1 000 4 500 + 0,3 d'extrait de malt 100 ml de milieu de base + 3 g de glycogène 8 100 5 750 + 0,3 de nitrate de sodium 100 ml de milieu de base + 3 g de glycogène 4 500 8 1 000 + 0,3 de tryptone TABLEAU X Spectre d'activité antibiotique Diamètre par mm avec pastilles de 9 nia Extrait brut Piltrat Précipité 1. Micrococcus caseolyticus O O O conglomeratus 30 30 O denitrificans traces traces O roseus 30 40 o flavus 20 traces O 2. Staphylococcus aureus 20 25 O (or Heinridi) aureus (or. Richou) 20 25 0 hemolyticus 22 22 O aureus 40 25 aureus Oxford 30 28 O aureus 53 156 40 26 3. Gaffkya tetragenes 20 30 4. Sarcina lutea O 5. Neisseria catarrhalis O O Neisseria flava go O 6. Corne hofmanü 25 22 cuticommunis | 23 | 23 pyogenes 20 18 7. Flavo bacterium aurantiaticum B. polymixa O O 0 Streptococcus faecalis G.D.5432 20 25 O pyogènes 15 18 O 8. Bacillus anthracis 22 20 0 cereus 26 26 0 megatherium . 20 20 O subtilis | 32 17 0 thuringiensis 35 20 O 9. Clostridium perfringens 30 25 O caproicum 24 26 O histolyticum 25 25 O sporogenes 30 30 O 10. Brucella abortis 20 20 TABLEAU X (suite) Diametre par nia avec pastilles de 9 min Extrait brut | Filtrat | Précipité 11. Référence Antibiotype a) E. coli K 12 A2 A S CT Su 20 14 E. coli K 14 T7 A 1 T @ 18 16 E.coli K 1 A1 AKCT Su | 22 18 E. coli sérotype 018B21 E1 F14 | 22 | 16 E.coii 0124317 C1 F2 22 18 E.coli 22 16 b) Bethesda 16 16 Aerobacter aerogenes -20 14 O Enterobacteriaceae cloacae O - O O E. Haffniae 23 22 E. Cloacae K 15 A2 A A O O E. Haffniae J2 F181 23 15 b') Klebsiella pneumoniae 15 15 c) Aerobacter K12 K1 A1 K 20 16 d) Shigella ppradysenteriae 22 15 Shigella sonnei 22 28 Pseudomonas aeruginosa 0 0 e)Seratia marcesceus O 0 f) Proteus L O O Proteus morganü | 0 | 0 Proteus vulgaris O 12 Proteus mirabilis O O g) Providencia O O Providencia A 223 O O h) 8. typhi O O -Para A O O O Para B 20 22 O Para C 16 11 O TABLEAU XI Action sur moisissures et levures (diamètre en mm) Filtrat Précipité mis en souches 8 et suspension dans 10-0 l'eau Extrait brut Souche 10-0 Souche 88 Aspergillus amstelodamus 0 0 0 5 6 A. aurantiaticus 12 10 0 A. candidus 20 12 0 A. cervinus 12 traces 0 20 25 A. clavatus 12 0 0 15 A. cremeus 0 0 0 0 0 A. chevalieri 991 30 23 0 A. columnaris 12 traces 0 20 25 A. effusus 14 10 0 18 18 A. fischeri 20 traces 0 16 traces A. flavus 14 12 0 22 15 A. flavipes 14 12 0 15 20 A. fumigatus 20 0 A. fumigatus 516 15 12 0 16 15 A. glaucus 14 10 0 A. janus 16 12 0 A. mangini 20 10 0 A. niger 10 0 0 0 0 A. nidulanus 17 25 0 A. ochraceus 15 15 0 36 traces A. orysae 20 12 0 A. parasiticus 15 10 0 18 20 restrictus 15 traces 0 14 14 ruber 115 25 30 0 sulphureus 1063 10 15 0 16 TABLEAU XI (suite) Filtrat Précipité mis en souches 88 et suspension dans 10-0 l'eau Extrait brut Souche 10-0 Souche 88 terreus 13 10 0 15 20 ustus 20 traces 0 30 18 versicolor 32 10 0 15 13 wentü 671 0 0 0 18 zonatus 25 14 0 13 18 Autres moisissures Penicillium caseicolum 14 24 0 0 0 P. roqueforti 17 0 0 0 P. comune 13 0 16 P. expansum 0 0 0 0 0 P. glaucum 0 0 0 0 0 P. Brevi-compactum 0 0 0 0 0 P. digitatum 30 0 0 0 P. italicum 15 0 0 0 P. notatum 0 0 11 P. viridicatum 12 TABLEAU XII Valeurs moyennes des essais sur daphnies Temps de contact 1 h 5 h 7 h 24 h 48 h Témoin 5 5 5 5 1,5 Extrait brut Souche 88 diluée au 1/1000 4,5 4,5 4,5 3 1 Souche 88 diluée au 1/10 000 5 5 5 4 1 Extrait brut Souche 10-0 diluée au 1/1000 4,5 4,5 3 2 1 Souche 10-0 diluée au 1/10 000 5 5 4,5 3 2 Nombre de survivants TABLEAU XLII Témoin 1 t moyenne = 38,6 (de 32 à 44) (10 graines) r moyenne =31,2 (de 24 à 37) Témoin 2 t moyenne = 37,4 (de 27 à 45) (10 graines) r moyenne = 32,3 (de 24 à 41) Extrait brut de 10-0 t moyenne=4,5 (de 3 à 6) sur 6 graines r moyenne = 4 > 3 (de 3 à 5) Extrait 10-0 dilue au 1/10 t moyenne = 37 (de 29 42) sur 10 graines r moyenne = 33,3 (de 27 à 44) Extrait brut de 88 t moyenne = 4 (de 3 6) sur 10 graines r moyenne = 6,4 (de 4 à 9) Extrait brut de 88 t moyenne = 37,5 (de 29 à 44) dilué au 1/10 r moyenne = 33,3 (de 24 à 40) sur 10 graines TABLEAU XIV Culture de S. albus 88 Culture de S. albus 100 Addition de filtrat de A. glaucus Addition de filtrat de A. glaucus Agrandissement de l'aureole d'inhibition sur les Faible augmentation du diamètre de l'aureole d'inhi3 moisissures: de 28,5 (valeur moyenne des diamètres bition sur les 3 moisissures: de 26,9 (valeur moyenne des témoins à 34,3 (valeur pour l'addition de 5 ml de des témoins à 27,8 (valeur pour l'addition de 5 ml filtrat) de filtrat) Addition de filtrat de A. ochraceus Addition de filtrat de A. ochraceus Agrandissement de l'aureole d'inhibition sur les Agrandissement de l'aureole d'inhibition sur les moisismoisissures de 28 mm (valeur moyenne des témoins) à sures de 23,8 mm (valeur moyenne des témoins) à 33,8 mm 34 mm (valeur moyenne pour l'adittion de 5 ml de (valeur moyenne pour l'addition de 5 ml de filtrat) filtrat) Addition de filtrat de A. flavus Addition de filtrat de A. flavus Agrandissement de l'aureole d'inhibition sur les Agrandissement de l'aureole d'inhibition sur les moisismoisissures de 24,6 mm (valeur moyenne des témoins) sures de 29,3 mm (valeur moyenne des témoins) à 33 mm à 36,6 mm (valeur moyenne pour addition de 5 ml de (valeur moyenne pour l'addition de 5 ml de filtrat) filtrat) TABLEAU XV A, flavus adjuvant Aflatoxine en mg/kg 1 500 000 spores 10 ml d'eau 5,2 1 500 000 spores 9 ml d'eau + I 1 ml 0,5 spores 88 (pour deux essais) 1 500 000 spores 9 ml d'eau+1 ml 2,6 spores 10-0 et 5,2 TABLEAU XVI Libération d'aflatoxine par A. flavus en présence de S. albus Production d'aflatoxine en mg/kg A. flavus 4 S 200 A. flavus 4 + S. albus 88 1 300 A. flavus 4 + S. albus 10-0 2 600 A. flavus 19 2 600 A. flavus 19 + S. albus 88 520 A. flaws 19 + S. albus 10-0 1 040 A. flavus 20 26 000 A. flavus 20 + S. albus 88 1 040 A. flavus 20 + S. albus 10-0 5 200 R E V E N D I C A T I O N S -1. Procédé de préparation d'un extrait de Streptomyces albus, utile notamment en thérapeutique humaine et vétérinaire, en agronomie et dans l'industrie alimentaire, caractérisé en ce que a) on cultive une souche choisie parmi les Streptomyces albus CBS 314.76 et CBS 315.76 de la collection du "Centraalbureau voor Schimmelcultures de Baarn (Pays-Bas) et les souches apparentées, notamment celles obtenues par mutation et hybridation desdits Streptomyces albus, sur un milieu nutritif renfermant au moins un nu triment choisi parmi les sources de carbone et les sources d'azote; b) on met le milieu de culture en contact avec au moins un solvant filtre, recueille le filtrat et chasse le solvant pour obtenir l'extrait attendu; et c) si nécessaire, on sépare de l'extrait ainsi obtenu une fraction ayant une activité antibactérienne et une fraction ayant une activité antifongique. 2, Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la culture de la souche est effectuée sur un milieu nutritif liquide aqueux, puis filtrée, et en ce que le filtrat ainsi obtenu est mis en contact' avec au moins un solvant choisi parmi l'acétate d'éthyle, le chloroforme et les mélanges éther-acétone, notamment les mélanges éther-acétone (1 : 1) v/v et (1 : 2) v/v. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la culture de la souche est effectuée sur un milieu nutritif liquide aqueux puis filtrée et en ce que le mycélium ainsi obtenu est broyé et mis en contact avec au moins un solvant choisi parmi l'acétone, l'acétate d'éthyle, le méthanol et les mélanges acetone-eau, notamment le mélange acetone-eau (4 : 1) v/v. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la culture de la souche est effectuée sur un milieu solide. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la culture de la souche est effectuée sur un milieu nutritif solide, et en ce que l'on met en contact le milieu de culture broyé, après développpement de la souche avec un solvant choisi parmi l'acétone, le méthanol, l'acé- tate d'éthyle et leurs mélanges. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 4 et 5, caractérisé en ce que le milieu nutritif solide est constitué par des tranches de pommes de terre. 7. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en cé que le nutriment est choisi parmi l'ensemble constitué par l'amidon (notamment l'amidon de ponmes de terre)3 le glucose, le glycogene, le glycérol, la peptone, la peptone-protéose, la tryptone, un extrait de levure, un extrait de smalt, l'albumine d'oeuf, le nitrate de sodium, un extrait de pommes de terre, la pomme de terre en tranches et leurs mélanges. 8. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la séparation des fractions antibactérienne et antifongique comprend - un traitement à une température inférieure ou égale à 50C pendant 24 heures environ et - la récupération de l'insoluble ainsi formé qui contient la fraction antifongique et la récupération du filtrat qui contient la fraction antibactérienne. 9. Produit industriel nouveau caractérisé en ce qu1il- est obtenu selon le procédé de l'une quelconque des revendications 1 à 8. 10. Produit industriel nouveau caractérisé en ce qu'il s'agit d'un agent antibiotique actif vis-à-vis des bactéries et des mycètes et comprenant .- a) une fraction antibactérienne ayant un pic d'absorption intense å 325-330 nm dans le spectre W et un Rf de 0,9 par chromatographie sur couche mince de cellulose (solvant : n-butanol (86 ml) - eau (14 ml) acide paratoluènesulfonique (2 g), révélation : lumière W à 3500 AI, et b) une fraction antifongique insoluble dans l'éther, peu Soluble dans lteau, le chloroforme et le tétrachlorure de carbone, soluble dans l'acétone,l'acétate d'éthyle, le dimèthylformamide et la pyridine. 11. Produit industriel nouveau selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'il est préparé selon le procédé de l'une quelconque des revendications 1 å 7 et en ce qu'il comprend a)une fraction antibactérienne ayant un pic d'absorption intense à 325-330 nm dans le spectre W, et un Rf de 0,9 par chromatographie sur couche mince de cellulose Solvant : n-butanol (86 mi) - eau (14 ml) acide paratoluènesulfonique (2 g), révélation : lumibre-UY à 3500 A], et b) une fraction antifongique insoluble dans éther, peu soluble dans l'eau, le chloroforme et le tétrachlorure de carbone, et soluble dans l'acétone, l'acétate d'éthyle, le diméthylformamide et la pyridine. 12. Produit industriel nouveau caractérisé en ce qu'il a une activité antibactérienne et présente un pic d'absorption intense à 325-330 nm,dans le spectre W et un Rf de 0,9 par chromatographie sur couche mince de cellulose [solvant: n-butanol (86 ml) - eau (14 ml) acide paratolènesulfonique (2 g); révélation: lumière UV à 3500 ]. 13. Produit industriel nouveau selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'il est préparé selon le procédé de la revendication 8 et présente une activité entibactérienne, un pic d'absorption intense 325-330 nm dans le spectre W et Un Rf de 0,9 par chromatographie sur couche mince de cellulose [solvant: n-butanol (86 ml) - eau (14 ml) acide paratolènesulfonique (2 g); révélation: lumière UV à 3500 ]. 14. Produit industriel nouveau caractérisé en ce qu'il a une activité antifongique et est peu soluble dans l'éther, peu soluble dans l'eau, le chloroforme et le tétrachlorure de carbone, soluble dans l'acétone, l'acétate d'éthyle, le diméthylformamide et la pyridine. 15. Produit industriel nouveau selon la revendication 9 caractérisé en ce qu'il est préparé selon le procédé de la revendication 8, présente une activité antifongique et est insoluble dans l'éther, peu soluble dans l'eau, le chloroforme et le tétrachlorure de carbone, et soluble dans l'acétone, l'acétate d'éthyle, le diméthylformamide èt la pyridine. 16. Application du produit industriel nouveau selon l'une quelconque des revendications 9 à 15 caractérisée en ce que ledit produit est utilisé comme agent antibiotique et détoxifiant en thérapeutique humaine et vétérinaire, en agronomie et dans l'industrie alimentaire. 17. Application selon la revendication 14 caractérisée en ce que le produit est utilisé pour le traitement et la prévention des sols, des cultures et des produits alimentaires vis-à-vis des moisissures et de leurs toxines. 18. Application selon la revendication 16, caractérisée en ce que le produit est utilisé pour le traitement et la prévention des graines et des plants vis-a-vis des moisissures et de leurs toxines. 19. Application selon la revendication 18, caractérisée en ce que le produit est utilisé pour le traitement et la prévention des pxsses, des graines et des plants, notamment les arachides et les pommes de terre, vis-à-vis des Aspergillus notamment les Aspergillus flavus, glaucus, ochraceus et oryzae, et leurs toxines, notamment I'aflatoxine.