La présente invention est relative à un procédé et un dispositif pour le tricotage d'une gaine localement renforcée au moyen d'un métier circulaire, ainsi qutà une chaussette susceptible d'être tricotée selon ce procédé et au moyen de ce dispositif. On a pu constater que les articles de bonneterie dont certaines zones sont soumises à des frottements répétés s'usent rapidement en ces différentes zones, au point de sty percer alors que le reste de l'article est intact. C'est notamment le cas des chaussettes, dont on peut constater une usure rapide au niveau du frottement avec le contrefort de la chaussure, clest-à-dire à l'arrière de la tige à proximité immédiate du talon. Pour éviter que cette usure provoque rapidement le trouage de la chaussette, on a envisagé de modifier le liage du fil à ce niveau. Mais une telle modification demande une reconsidération complète du métier à tricoter, puisqu'elle touche nécessairement au fonctionnement de ses organes principaux ; en particulier, il n'est pas possible de réaliser l'adaptation au moyen d'un dispositif auxiliaire standardisé adaptable à tous les types de métier La transformation est par conséquent compliquée et onéreuse. On a également envisagé le tramage drun fil de renfort à l'intérieur de la chaussette, au bas de la tige, mais le risque d'undéplacement du fil de renfort ainsi tramé rend ce procédé peu intéressant. Le but de la présente invention est de proposer un procédé de tricotage permettant l'exécution d'un renfort au-dessus du talon dans le cas des chaussettes ou plus généralement la réalisation d'une gaine tricotée localement renforcée, procédé qui assure une bonne solidarisation du renfort avez l'ensemble de la chaussette ou de la gaine et qui puisse être mis en oeuvre au moyen d'un dispositif facilement adaptable à tous les types de métiers à tricoter circulaires. Consistant à tricoter au moins un fil supplémentaire de renfort simultanément au fil principal constituant la gaine ou la tige de la chaussette, le procédé selon l'invention assure une parfaite solidarisation ds fils de renfort et de l'ensemble de l'article tricoté. Le fil de renfort étant introduit dans les moyens de formation de la maille à des instants et pendant des temps prédéterminés tels qui correspondent à 4a confection des mailles correspondantes des rangs successifs, le renfort ainsi obtenu est parfaitement localisé. En particulier, dans le cas des chaussettes, il est possible de régler la hauteur du renfort en jouant sur le nombre d'injections du fil de renfort, et sur sa largeur en agissant sur les temps d'injection. L 'instant où a lieu l'injection, quant à lui, détermine la position du renfort sur la périphérie de la gaine ou de la chaussette. Dans ce dernier cas particulier, on localise ainsi le renfort à la partie inférieure de la tige, à l'arrière de celle-ci. La mise en oeuvre d'un tel procédé n'entrainant aucune modification du cycle de tricotage, elle peut être réalisée au moyen d'un dispositif d'introduction du fil de renfort simplement rapporté au métier, dont elle ne demande aucune modification profonde La synchronisation de l'injection du fil de renfort dans les moyens de formation de la maille peut être synchronisée avec le mouvement du métier à l'aide de capteurs placés sur un quelconque organe dont le mouvement est représentatif de celui du métier, et par exemple sur un volant d'inertie régulant la marche de ce dernier. Le procédé selon l'invention, pour le tricotage d'une gaine renforcée localement, consistant à tricoter au moins un fil principal constituant la dite gaine, est caractérisé en ce que l'on tricote simultanément au fil principal au moins un fil supplémentaire de renfort, lors de la confection de la zone à renforcer. Le dispositif selon l'invention est caractérisé en ce qu'il comporte - un tube à l'intérieur duquel est susceptible de coulisser le fil de renfort, le dit tube débouchant par une extrémité à proximité immédiate des moyens de formation de la maille, - des moyens pour insuffler un gaz sous pression à l'intérieur du dit tube, vers la dite extrémité, afin de véhiculer le fil de renfort vers les moyens de formation de la maille via le dit tube et l'injecter dans ceux-ci, - des moyens pour retenir le fil hors des périodes d'injection et le libérer en vue de la dite injection, - des moyens pour couper le fil en fin d'injection, - des moyens pour synchroniser la libération du fil, sa retenue et son sectionnement avec le mouvement du métier à tricoter. L'invention sera mieux comprise si l'on se réfère à la des cription ci-dessous, relative à un mode de mise en oeuvre non limitatif du procédé, ainsi qu'aux dessins annexes, qui font par tie intégrante de cette description. La figure 1 montre une vue schématique en perspective d'un métier à tricoter circulaire. La figure 2 montre une vue schématique d'une chaussette. La figure 3 montre une vue de dessus d'un dispositif selon l'invention. Les figures 4 et 5 montrent une vue latérale d'un tel dispositif, respectivement en notion dtinaection du fil et hors des périodes d'injection. La figure 6 montre des moyens pour couper le til en tin d'inection, en vue suivant la direction générale du fil. La figure 7 illustre schématiquement les moyens de synchronisation entre le dispositif selon l'invention et le métier à tricoter. La figure 1 illustre schématiquement un métier à tricoter circulaire de type connu, susceptible de recevoir le dispositif mettant en oeuvre le procédé selon l'invention. Cette figure montre, respectivement en 1 et 2, un cylindre supérieur et un cylindre inférieur identiques, d'axe commun 3, rainures le long de génératrices de façon à permettre le guidage, parallèlement à l'axe 3, d'aiguilles telles que 4 montéesà coulissement dans les rainures telles que 5. Les aiguilles telles que 4 sont repliées sur elles-mêmes, à proximité de chacune de leurs extrémités, de façon à présenter à ce niveau la forme de crochets, respectivement 6 et 7, le crochet supérieur 6 étant tourné vers le bas et le crochet inférieur 7 vers le haut. Suivant que l'aiguille telle que 4 se trouve sur le cylindre supérieur 1 ou sur le cylindre inférieur 2, ce qui est fonction du type de mailles à réaliser, le crochet inférieur 7 ou le crochet supérieur 6 est susceptible, par coulissement de l'aiguille dans la rainure, soit de former saillie à l'intérieur de l'espac e 8 séparant les deux cylindres 1 et 2, et de happer alors le fil à tricoter 9 qui est injecté à ce niveau par un guide-fil 10 disposé au niveau de la périphérie des cylindres, soit de s ' escamoter dans la rainure 5 en emprisonnant ce fil, en vue de la formation ultérieure d'une maille. Ce mouvement de coulissement des aiguilles telles que 4 est commandé par des organes non représentés ici, dont le fonctionnement et lui-même commandé par des cames telles que 11 portées par un tambour 12 entrainé en rotation autour de son axe 13 par un moteur 14, auquel ce tambour 12 est relié par une chaîne 15. Le moteur 14 entraîne également les deux cylindres 1 et 2 en rotation autour de leur axe commun 3, de façon que les rainures telles que 4 défilent successivement devant le guide fil 10 afin de permettre l'alimentation en fil 9 de l'aiguille que contient cnacune d'entre elle; De tels métiers à tricoter, ou des métiers analogues, sont utilisés pour la confection d'articles de bonneterie en forme de gaine tubulaire, et par exemple pour la confection ds chaussettes du type illustré à la figure 2. Pour confectionner une telle chaussette, on procède à la confection d1un ourlet 16, puis on tricote un 1 i a g e côte , en 17, au cours duquel on introduit un fil de latex dans les moyens de formation de la maille, c'est-à-dire dans les aiguilles, au moyen d'un guide-fil analogue au guide-fil 10 (non représenté à la figu re 1) non on procède ensuite à un changement de serre pour tricoter la tige 18 de la chaussette suivant le liage désiré ; on procède alors au tricotage de la poche constituant le talon 19 , réalisée en jersey,avant de confectionner la semelle 20, généralement réalisée également en jersey, la partie 21 correspondant au coup de pied étant tricotée comme la tige 18; on confectionne ensuite la pointe 22 en jersey, de façon analogue au tricotage du talon. Selon 1 invention, la chaussette comporte en outre un renfort 23 tricoté avec elle et localisé en bas de la tige et à l'arrière de celle-ci. Selon l'invention, ce renfort est obtenu en tricotant simulta nément, lors de la confection de la zone à renforcer, le fil principal 9 constituant article proprement dit et au moins un fil supplémentaire de renfort 24. Le renfort devant être localisé à l'arrière de la tige de la chaussette alors que cette tige se présente sous la forme d'une gaine que l'on tricote envasant tourner les cylindres 1 et 2 continuellement dans un même sens 25 autour de leur axe commun 3, on réalise le renfort en provoquant l'introduction du fil 24 dans les moyens de formation de la maille à des instants et pendant des temps prédéterminés tels qu'ils correspondent à la confection des mailles correspondantes des rangs successifs, et en tricotant simultanément le fil principal 9 et ce fil de renfort 24. Cette inroduction est réalisée au moyen d'un dispositif 26 tel que celui qui va être décrit à présent en référence aux figures 3 à 7, un tel dispositif introduisant le fil dans les moyens de formation de la maille, c'est-à-dire dans les aiguilles, dans l'espace 8 et à proximité immédiate du guide-fil 10 amenant le fil principal 9. Comme le montrent les figures 3 à 5, le fil de renfort 24 est guidé vers les moyens de formation de la maille par un tube 27 à l'intérieur duquel il est susceptible de coulisser librement et dont une extrémité 28 débouche à proximité immédiate des moyens de formation de la maille, c'est-à-dire du crochet tel que 6 de l'aiguille telle que 4 qui forme saillie à l'intérieur de l'espace 8. Le fil 24 est véhiculé à l'intérieur du tube 27 par un gaz que lton insuffle sous pression à l'intérieur de ce dernier, de sa deuxième extrémité 29 vers son extrémité 28. Ce gaz peut être par exemple de l'air que l'on injecte dans le tube 27 au moyen d'un tube 30 relié, par l'intermédiaire d'une électro-vanne 31, à un compresseur d'air symbolisé aux figures par une flèche 32. Le dispositif comporte en outre des moyens pour retenir le fil hors des périodes dtinjection et pour le libérer en-vue de l'injection vers les moyens de formation de la maille, où il est tricoté simultanément au fil principal 9, et des moyens pour couper le fil en fin d'injection, lorsque la longueur délivrée est égale à la longueur nécessaire au tricotage d'un rang de renfort. Selon le mode de réalisation préféré illustré aux figures 3 à 6, ces fonctions sont assurées par un couteau 33 qui assure à la fois la coupe du fil 24 et son pincement après la coupe. A cet effet, le couteau 33 comporte une lame mgbile 34 et une lame fixe 35, placés de part et d'autre du fil 24 et sur le trajet obligé de celui-ci à l'intérieur du tube 27, qui présente à cet effet un passage 78. Dans l'exemple illustré, la lame mobile 34 est montée à coulissement entre la lame fixe 35, qui est située en avald'ellepar rapport au sens de déplacement 36 du fil 24, et une lèvre fixe 37 placée vers l'amont. Le coulissement, qui a lieu suivant une direction perpendiculaire auxtranchanbb respectivement 38 et 39, des deux lames 34 et 35, s'effectue entre d'une part une position d'ouverture totale du couteau, illustrée à la figure 4 et dans laquelle la lame mobile 34 est totalement dégagée de la lame fixe 35 et de la lèvre 37 afin de permettre le passage du fil 24, et d'autre part une position de fermeture où la lame mobile 34 est engagée entre la lame fixe 35 et la lèvre 37, contre laquelle elle pince le fil 24 vers l'amont, le mouvement conjugué des deux tranchants 3S et 39 des lames ayant provoqué le sectionnement du fil 24 lors du mouvement de fermeture. Le mouvement de la lame 34 entre la lame 35 et la lèvre 37 est commandé, comme le montre la figure 6, par un électro-aimant 40 agissant en contrepartie d'un ressort 41. A cet effet, le noyau 42 de l'électro-aimant 40 est prolongé par une tige 43 dont l'extrémité libre est articulée sur une première extrémité 45 d'un levier 44 dont la deuxième extrémité 46 est articulée sur la lame mobile 34; le levier 44 est en outre articulé en 47, entre ses deux extrémités 45 et 46, de façon à pouvoir pivoter à ce niveau autour d'un axe fixe perpendiculaire à la fois à la direction du coulissement de la lame mobile 34 et à la direction de déplacement du noyau 42 de l'électro-aimant 40, ces deux directions étant co-planaires. Le ressort 41, quant à lui, agit à la compression entre l'extrémité 45 du levier 44 et un point fixe 48 situé dans le prolongement du noyau 42 et de la tige 43, à l'opposé de ceux-ci par rapport à l'extrémité 45 du levier 44. On choisira de préférence la disposition illustrée à la figure 6, dans laquelle la position de fermeture du couteau 33, schématisée en pointillé en ce qui concerne le levier 44, correspond à une phase de non excitation de l'electro-aimant 40 et de détente du ressort 41 et où l'excitation de l'électro-aimant 40 entraîne l'ouverture du couteau 33, le ressort 41 étant alors comprimé en effet, l'injection du fil de renfort 24 dans les moyens de formation de la maille représente une durée faible par rapport à la durée de fonctionnement du métier, et le couteau 33 est le plus souvent en position fermée : adopter la solution inverse de la solution décrite provoquerait un échauffement de ltélectro-aimant, celui-ci étant alors presque continuellement sous tension. Le couteau 33 qui vientd être décrit est de préférence situé à proximité immédiate des moyens de formation de la maille, c'està-dire en pratique à proximité immédiate de l'extrémité 28 du tube 27, afin d'éviter au maximum que, du fait que la coupe du fil n'est pas mstantanée, la longueur de fil 24 comprise entre le couteau et les moyens de formation de la maille soit suffisante pour emmagasiner, par allongement élastique entre le début et la fin de la coupe, une énergie qui se traduise par un jet brutal et désordonné du fil coupé vers les aiguilles. Néanmoins, afin de permettre l'adaptation du dispositif 26 sur tous les types de métiers à tricoter circulaires malgré l'encombrement du couteau 33, celui-ci ntest pas disposé dans l'exemple illustré à proximité immédiate de l'extrémité 28 du tube 27, et l'on a représenté aux figures 4 et 5 des moyens 49 permettant d'emmagasiner , pendant l'interruption de l'injection et lorsque l'extrémité du fil 24 est pincée entre la lame mobile 34 et la lèvre 37, une longueur de fil 24 égale à la distance séparant le couteau 33 des moyens de formation de la maille, ctest-à-dire de la position qutoc- cupent successivement, face à l'extrémité 28 du tube 27, les crochets en saillie tels que 6 des aiguilles telles que 4. Ces moyens d'emmagasinage comportent trois anneaux de guidage 50 à 52, que traversez successivement le fil 24 > es deux anneaux extrêmes 50 et 52 étant fixes. L'anneau intermédiaire 51, quant à lui, est mobile et des moyens sont prévus soit pour le mettre dans l'alignement des deux autres anneaux 50 et 52 lors de l'injection du fil 24, c'est-à-dire lorsque le couteau 33 est ouvert, soit pour le sortir de cet alignement en formant ainsi une boucle 53 de fil 24, lorsque le couteau 33 est fermé et le fil 24 pincé entre la lame mobile 34 et la lèvre 37. Dans l'exemple illustré, l'oeillet intermédiaire 51 est monté à une extrémité 54 d'un levier 55 articulé autour d'un point fixe 56 situé entre ses deux extrémités 54 et 57, le pivotement de ce levier autour du point 56 étant commandé par le noyau 58 d'un électro-aimant 59, qui agit sur l'extrémité 57. Comme le montrent les figures 4 et 5, la non excitation de l'électro-aimant 59 correspond au non alignement des oeillets 50 à 52 (figure 5), un ressort 60 étant disposé de façon à agir à la compression lors de l'excitation de ltélectro-aimant et ramenant le noyau de celui-ci dans une position correspondant au non alignement des trois oeillets hors des périodes d'excitation. Le dispositif 49 qui vient d'être décrit est naturellement placé en amont du couteau 33. En ament de ce dispositif 49 est disposé en outre un dispositif 61 permettant de régler la tension du fil 24, qui doit être telle que la pression de l'air dans le tube 27 ne puisse la vaincre et que, par conséquent, seule soit délivrée aw moyes de formation de la maille la longueur nécessaire pour permettre la prise du fil 24 par ceùx-cî, c'est-à-dire une longueur égale à la distance séparant le couteau 33 des crochets tels que 6 de l'aiguille telle que 4. Ainsi, on évite tout bourrage, dû à un excès de fil, au début de chaque rangée de renfort. Le dispositif 61 est ici constitué par deux patins 62 et 63, disposés de part et d'autre du fil 24, le premier de ces patins étant fixe et le deuxième étant soumis à une pression vers le pre mies, qui est appliquéepar un ressort 64. Cette pression est de préférence réglable par tarage du ressort 64. La synchronisation des différents éléments du dispositif selon l'invention 26 qui vient d'être décrit est assurée par des moyens qui vont à présent être décrits en référence à la figure 7. Cette figure montre en 65 un exemple de dispositif permettant d'intégrer le cycle de fonctionnement du dispositif selon l'invention 26 au cycle de fonctionnement du métier afin de localiser le renfort 23 en hauteur dans la gaine tricotée, et par exemple le localiser au bas de la tige 18 d'une chaussette. Ce dispositif 65 comporte, rapporté sur un organe du métier dont le mouvement est représentatif du cycle de fonctionnement de celui-ci, et par exemple sur la chaîne à maillons 15, deux butées 66 et 67 susceptibles de venir actionner successivement un contacteur 68 lors du mouvement de l'organe tel que la chaîne 15. Par 1' intermédiaire de ce contacteur 68, la butée 66 provoque la fermeture, sur une source électrique 70, du circuit 69 d'alimentation électrique des différents organes du dispositif 26; la butée 67, qui suit la butée 66 d'un nombre de maillons de la chaîne 15 en rapport avec la hauteur du renfort à réaliser, provoque quant à elle l'ouverture du circuit 69. Un tour complet de la chaîne 15 correspond par exemple à la fabrication d'une chaussette. La position du renfort 23 dans le sens de la largeur, ainsi que sa largeur, sont quant à elles déterminées, lorsque le circuit 69 est alimenté, par le jeu d'organes entraînés en rotation autour d'un axe, d'un mouvement soliiire du mouvement des cylindres 1 et 2 du métier; dans 1 exemple illustré, ces organes sont portés par un volant d'inertie 71 entraîné par le moteur 14 simultanément au deux cylindres 1 et 2 (voir également la figure 1). Ces organes sont ici constitués par une surépaisseur périphérique 72 du volant 71 et par un téton 73 formant saillie par rapport à celui-ci. Lorsque le volant 71 tourne, les deux cylindres 1 et 2 du métier tourna-lt alors à la même vitesse, la surépaisseur 72 est sus ceptible d'actionner un contacteur 74 du circuit électrique 69 qui, si ce dernier est alimenté via le contacteur 68, provoque l'alimen tation de 1 électro-aimant 40, ce qui provoque ltouverture du cou- teau 33. Lorsqu'il est sous tension, 1 électro-aimant 40 agit sur un contacteur 76 du circuit 69, qui alimente alors la bobine de l'élec- tro-aimant 49 et provoque ainsi la descente de l'oeillet 51 dans l'alignement des deux oeillets 9 et 10 (voir également les figures 4 et 5). Pendant ce temps, le volant 71 continue sa rotation, qui s'effectue toujours cgns le même sens 75 puisque les cylindres 1 et 2 du métier tournent également dans le même sens lors de la confection de la gaine ou de la tige de la chaussette, et le téton 73 passe devant une sonde de proximité 77 qui actionne ltélectro-vanne 31, ce qui provoque l'injection du gaz sous pression à l'intérieur du tube 27, vers les moyens de formation de la maille, et le transfert vers ceux-ci du fil de renfort 24, libéré par le couteau 33. Le temps d'ouverture de l'électro-vanne 31 ne dépend que de la dimension du téton 31 suivant un arc de cercle centré sur l'axe du volant 71. Il est à noter que le couteau est ouvert avec une légère avance par rapport au déclenchement du jet de gaz sous pression, avance qui ne dépasse pas quelques millièmes de secondes. Dans l'exemple préféré illustré, où le sectionnement du fil 24 au moyen du couteau 33 s'accompagne d'unpncement de ce fil vers l'amont du couteau, l'électro-aimant 49 est de préférence mis hors tension avec un léger retard par rapport à 1 électro-aimant 40, afin de pincer le fil 24 avant de constituer la réserve de fil 24 au moyen de l'oeillet 51; cette réserve s'effectue alors en consommant du fil 24 vers l'amont des moyens d'emmagasinage 49. I1 est également possible de procéder sans pincement au moyen du couteau 33, et de constituer alors la réserve en extrayant une partie du fil 24 engagé dans le tube 27. Dans l'exemple illustré, lorsque le volant 71 poursuit sa rotation dans le sens 75, le doigt du contacteur 27 quitte la surépaisseur 72, dont la longueur détermine la largeur du renfort, et, l'é- lectro-aimant 40 n1 étant plus alors sous tension, le fil de renfort 24 est coupé et pincé par le couteau 33 sous l1action du ressort 41. Puis, le contacteur 76 ouvrant alors le circuit de llélectro-aimant 49, l'oeillet 51 sort de l'alignement sous l'action du ressort 60 et la réserve de fil 24 est reconstituée. Il est à noter que la position du renfort par rapport au talon dépend du positionnement de la surépaisseur 72 sur la poulie. Le réglage du téton 73 n'est réalisé qu'après celui de cette surépaisseur 72. Quant à la hauteur du renfort, comme il a été dit plus haut, elle se détermine en faisant varier la position des deux butées 66 et 67 sur la chaîne 15, ainsi que la distance les séparant sur cette chaîne. Naturellement, le dispositif qui vient d'être décrit, comme d'ailleurs le procédé selon l'invention, est sujet à de nombreuses variantes qui ne sortent pas de l'esprit de cette dernière. En particulier, pour la réalisation de certains liages utilisant des fils de plusieurs couleurs, on peut équiper un même métier de plus d'un dispositif selon l'invention, comme il est possible de prévoir plusieurs alimentations en fil principal. On peut de plus prévoir certaines dispositions accessoires, tendant par exemple à augmenter la précision avec laquelle on envoie le fil de renfort 24 vers les moyens de formation de la maille par exemple, on peut prévoir d'injecter tangentiellement auKcylin- dres tels que 1 et 2, au niveau des moyens de formation de la maille, un jet de gaz sous pression qui positionne le fil correctement sur les aiguilles. Comme il a été dit plus haut, le procédé selon l'invention peut être mis en oeuvre sur tous les types de machines, la seule liaison entre un dispositif tel que 26 et le métier proprement dit étant constituéepar les butées 66 et 67, par la surépaisseur 72 et par le téton 73, faciles à positionner sur tous les types de machines. REVENDICATIONS 1) Procédé de tricotage d'une gaine renforcée localement, consistant à tricoter au moins un fil principal constituant la dite gaine, caractérisé en ce que l'on tricote simultanément au fil principal au moins un fil supplémentaire de renfort, lors de la confection de la zone à renforcer. 2) Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que l'on provoque l'introduction du fil de renfort dans les moyens de formation de la maille à des instants et pendant des temps prédéterminés tels qu'ils correspondent à la confection des mailles correspondantes des rangs successifs, et en ce que 1 'on tricote simultanément le fil principal et le dit fil de renfort. 3) Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, consistant à tricoter une chaussette, caractérisé en ce que l'on tricote le fil supplémentaire simultanement à la confection d'une zone située au bas de la tige et à l'arrière de celle-ci. 4) Dispositif pour le tricotage d'une gaine localement renforcée au moyen d'un métier circulaire, par tricotage simultané d'un fil principal constituant la gaine et d'un fil de renfort introduit dans les moyens de formation de la maille à des instants et pendant des temps prédéterminés tels qu'ils correspondent à la confection des mailles correspondantes de rangs successifs, caractérisé en ce qu'il comporte - un tube à l'intérieur duquel est susceptible de coulisser le dit fil de renfort, le dit tube débouchant par une extrémité à proxi mité immédiate des moyens de formation de la maille, - des moyens pour insuffler un gaz sous pression à l'intérieur du dit tube, vers la dite extrémité, afin de véhiculer le fil de renfort vers les moyens de formation de la maille via le dit tube et de l'injecter dans ces derniers, - des moyens pour retenir le fil de renfort hors des périodes d'in jection et pour le libérer en vue de la dite injection, - des moyens pour couper le fil de renfort en fin d'injection, - des moyens pour synchroniser la libération du fil de renfort, sa retenue et son sectionnement avec le mouvement du métier à trico ter. 5) Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que les moyens pour synchroniser la libération du fil de renfort, sa retenue et son sectionnement avec les mouvements du métier à tricoter comportent au soins un organe entraîné en rotation autour d'un axe solidairement avec le mouvement du métier et un contacteur placé sur le passage obligé du dit organe en rotation. 6) Dispositif selon l'une quelconque des revendications 4 et 5, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens pour provoquer l'insufflation du gaz après la libération du fil de renfort. 7) Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que les moyens pour provoquer l'insufflation du gaz après la libération du fil de renfort comportent au moins un organe entraîné en rotation autour d'un axe solidairement avec le mouvement du métier et un détecteur de proximité placé sur le passage obligé du dit organe en rotation. 8) Dispositif selon l'une quelconque des revendications 4 à 7, caractérisé en ce que les moyens pour couper le fil comportent une lame mobile et une lame fixe, placées de part et d'autre du fil sur son trajet obligé, et des moyens pour animer la dite lame mobile d'un mouvement de glissement par rapport å la dite lame fixe, contre celle-ci, le dit mouvement étant commandé par les moyens de synchronisation. 9) Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce que la lame mobile est montée à coulissement entre la lame fixe, située en aval de la dite lame mobile par rapport au sens de déplacement du fil de renfort, et une lèvre fixe, située en amont de la dite lame mobile par rapport au sens de déplacement du fil de renfort, de façon que le glissement de la lame mobile contre la lame fixe en vue du sectionnement du fil de renfort provoque le pincement de celui-ci, vers l'amont, entre la lame mobile et la lèvre fixe. 10) Dispositif selon l'une quelconque des revendications 4 à 9, caractérisé en ce que les moyens pour couper le fil sont disposés au niveau du tube, à proximité immédiate des moyens de formation de la maille. 11) Dispositif selon l'une quelconque des revendications 4 à 10, caractérisé en ce qu'il comporte, en amont des moyens pour couper le fil, des moyens pour emmagasiner pendant l'interruption de l'injection une longueur de fil de renfort égale à la distance séparant les moyens de coupe des moyens de formation de la maille. 12) Dispositif selon la revendication 11, caractérisé en ce que les moyens pour emmagasiner le fil comportent trois oeillets que traverse successivement le fil et des moyens pour mettre l'oeil- let intermédiaire dans l'alignement des deux autres, qui sont fixes, et pour le dégager du dit alignement et formérainsi une boucle dans le fil. 13) Chaussette tricotée, caractérisée en ce qu'elle comporte, en bas de la tige et en arrière de celle-ci, un renfort localisé tricoté.