La présente invention est relative à un procédé et à un appareil de lavage de matières fibreuses, qui sont particulièrement intéressants pour séparer l'encre d'un papier. La récupération et la réutilisation des papiers de rebut, en par- ticulier des vieux papiers imprimés, sont d'une importance considérable, pour des raisons à la fois écologiques et financières. C'est ainsi qu'une telle récupération et une telle réutilisation sont intéressantes pour pré- server les ressources naturelles, et, en outre, elles peuvent créer des matières à employer dans la fabrication du papier qui sont moins cod- teuses que celles que l'on peut obtenir au départ de sources naturelles. Un procédé classique de séparation de l'encre du papier com- prend un certain nombre de phases opératoires. C'est ainsi que le papier de rebut peut d'abord être transformé en pâte, grâce à des produits chi- miques appropriés dans une solution aqueuse diluée, les matières étran- gères, telles que des morceaux de métaux et de matières plastiques, étant séparées pour créer une matière fibreuse. Celle-ci est ensuite nettoyée pour produire ce que l'on appelle couramment "matière non blanchie", ou "matière écrue". A ce stade, les particules d'encre seront en suspension. Finalement, l'encre est séparée de la matière par un procédé de lavage ou de flottation. Une technique traditionnelle de flottation comprend l'utilisation d'une matière présentant une consistance non supérieure à 1 %, bien que certains systèmes soient capables de traiter des matières ayant une consistence allant jusqu'à 2 %. Cette exigence d'un taux relative- ment faible de consistance, combiné avec la vitesse lente de séparation de l'encre par flottation, signifie que de telles techniques présentent plusieurs désavantages. Dans une technique traditionnelle de lavage, la matière est diluée avec de l'eau propre par exemple, jusqu'à une consistance d'environ 1%, et l'eau conte- nant les particules d'encre en suspension est ensuite filtrée. Toutefois, lorsque la matière de départ s'épaissit et atteint, par exemple, une consistance al- lant jusqu'à 3 à 4%, elle commence à exercer elle-même une action de filtrage en retenant les particules d'en- cre, de sorte que seule de l'eau propre s'écoule. Ce filtrage interne réduit l'efficacité du lavage. De ce fait, il devient nécessaire de rediluer et d'égoutter à nouveau la matière. Plusieurs répétitions d'une tel- le technique de lavage sont nécessaires avant que la matière atteigne le degré désiré de lustre ou de clar- té. Le résultat est qu'il faut prévoir d'importants volumes d'eau de lavage et que les capitaux à investir pour des installations devant réaliser les différentes phases opératoires susdites peuvent être élevés. Un autre problème est soulevé du fait que les fibres provenant de la matière traitée ont tendance à bloquer les tamis des filtres et appareils similaires durant le procédé de lavage, de sorte qu'à nouveau l'efficacité est réduite et qu'il peut être nécessaire de nettoyer ces tamis à des intervalles fréquents. Ce problème sera d'autant plus grave que la consistance de la matière traitée est plus élevée. Dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 1.921.080, on a décrit un appareil de lavage de ma- tières, dans lequel celles-ci sont amenées à passer le long d'un cylindre perforé grâce à un transporteur à vis, tandis que de l'eau est alimentée à travers des ouvertures de l'arbre du transporteur. Ceci crée une agitation profonde de la matière traitée. Des fibres et l'encre d'impression grasse se rassembleront toute- fois dans les perforations du cylindre et il faut pré- voir des moyens particuliers pour nettoyer ces perfora- tions. Ceci suppose l'utilisation d'un fluide supplé- mentaire. Il est improbable qu'un tel appareil puisse laver de manière efficace une matière d'une haute con- sistance. On atteindrait des avantages importants si on était capable de laver des matières de manière effica- ce à des consistances élevées, par exemple comprises entre 2 et 8%. Les volumes nécessaires d'eau de lava- ge seraient réduits, on pourrait utiliser les produits chimiques de façon plus efficace car ils ne seraient pas dilués par des volumes anormalement élevés d'eau, et on arriverait à des exigences moindres en ce qui con- cerne l'épaississement de la matière débarrassée de l'encre, avant les stades opératoires ultérieurs quel- conques, tels qu'un blanchiment. Par contre, les pro- blèmes mentionnés ci-dessus de retenue d'encre et de blocage des tamis de filtrage seraient d'autant plus sérieux. On a proposé dans la demande de brevet britanni- que publiée/2.009.274, d'utiliser un tamis de filtre comportant un dispositif d'agitation, un mouvement ro- tatif relatif étant créé entre le tamis de filtre et l'élément d'agitation, l'agencement étant tel que les fibres s'enroulent en amas. Suivant l'un de ses aspects, l'invention prévoit un procédé de lavage d'une matière fibreuse présentant une consistance de l'ordre de 2 à 8%, dans lequel on fait passer cette matière depuis une extrémité d'entrée vers une extrémité de sortie le long d'une pièce for- mant tamis filtrant, essentiellement horizontale et s'étendant longitudinalement, d'allure courbe de maniè- re à présenter une concavité orientée vers le haut en coupe transversale, un liquide de lavage est introduit- dans cette matière dans l'espace créé par la pièce for- mant tamis, et ce au moins dans une zone qui est écar- tée, en direction longitudinale, par rapport à l'extré- mité d'entrée, cette introduction de liquide se faisant grâce à un dispositif d'alimentation de liquide, s'éten- dant longitudinalement et monté de manière fixe pour se situer radialement vers le bas par rapport à l'axe de courbure de la pièce formant tamis, en étant immer- gé dans la matière traitée, et-la pièce formant tamis est amenée à se déplacer autour de l'axe de courbure susdit de manière que la matière soit soumise à une ac- tion de culbutement tandis qu'elle passe le long de cette pièce formant tamis. Suivant un autre aspect, l'invention concerne un appareil de traitement de matières fibreuses par un liquide, cet appareil comprenant une pièce formant ta- mis filtrant, s'étendant longitudinalement, dont au moins une partie est disposée essentiellement horizon- talement et est d'allure courbe de manière à présenter une concavité orientée vers le haut en coupe transver- sale, des moyens pour provoquer le déplacement de cet- te pièce formant tamis autour de l'axe de courbure susdit, des moyens pour alimenter une matière fibreuse à une extrémité de la pièce formant tamis en vue de son déplacement le long de celle-ci, des moyens pour enle- ver la matière depuis l'autre extrémité de la pièce for- mant tamis, et un élément d'alimentation de liquide, s'étendant longitudinalement et monté de manière fixe pour se situer radialement vers le bas par rapport à l'axe de courbure, cet élément d'alimentation de liqui- de comportant des moyens pour admettre un liquide de traitement dans l'espace créé par la pièce formant ta- mis, et ce au moins dans une zone qui est écartée, en direction longitudinale, par rapport à l'extrémité d'entrée précitée. La pièce formant tamis filtrant peut, par exem- ple, être constituée par une partie de la surface inter- ne d'un tamis cylindrique rotatif, essentiellement ho- rizontal. Lors de l'utilisation, le liquide de lava- ge est introduit dans la matière, le liquide effluent traverse le tamis cylindrique, et la matière remplis- sant partiellement ce tamis cylindrique est soumise à l'action de culbutement par les forces de frottement créées entre le tamis cylindrique rotatif et la matiè- re traitée, la force de la pesanteur agissant sur cet- te matière au fur et à mesure qu'elle se déplace le long du passage en direction de la sortie. On a constaté qu'en soumettant la matière à une action de culbutement ou de basculement à l'intérieur d'un tamis cylindrique rotatif, par exemple partiellement rempli d'une matière à traiter, on peut arriver à une séparation efficace des particules d'encre, tout en évi- tant dans une grande mesure un blocage du tamis filtrant. Dans un procédé traditionnel, il y aura une dispersion relativement uniforme des fibres. Celles-ci peuvent alors se déposer facilement sur le tamis filtrant en créant des blocages et en outre il peut y avoir une per- te de fibres à travers le tamis. Suivant l'invention, tandis qu'une nappe solide de matière ne s'établit pas au point d'empocher une circulation à travers le passa- ge, les fibres ne sont pas dispersées au point qu'un blocage du tamis et qu'une perte de fibres constituent des problèmes importants. Dans la demande de brevet britannique publiée sous le n0 2.009.274, il est par exemple nécessaire d'utiliser des éléments d'agitation pour créer un mouvement de la matière traitée dans le tamis. Le liquide de lavage sera mélangé avec la matière durant le déplacement de celle-ci. Suivant la présente invention, le déplace- ment de la matière peut être provoqué sans l'utilisa- tion d'éléments quelconques distincts d'agitation. La matière se déplace essentiellement en couches à travers lesquelles circule le liquide de lavage, ce qui crée ainsi un déplacement de liquide contenant des particu- les d'encre. La consommation de liquide de lavage est plus faible et la consommation d'énergie est plus bas- se également. On peut éviter une obstruction du tamis et l'appareil peut aisément être mis en fonctionnement après un arrêt. Pour créer le déplacement désiré de la matière, la vitesse périphérique du tamis cylindrique devrait être de l'ordre d'environ 0,5 \D à 1,5 \/ m/s, de préférence d'environ 1,0 \fI'm/s, D représentant le dia- mètre du tamis en mètres. Le tamis cylindrique devrait être rempli de la matière à traiter au moins jusqu'à 10% de son volume, de préférence au moins à environ 20-40% de celui-ci. Il y a lieu d'éviter une proportion de remplissage de plus de 60% car cela nuirait à l'efficacité de l'appa- reil. Le liquide de lavage devrait de préférence être introduit au centre de la matière en cours de cul- butement ou de basculement ou au voisinage de ce cen- tre, c'est-à-dire de manière que la matière soit amenée à tourner autour de l'élément d'alimentation de liquide, grace auquel le liquide de lavage est distribué. Suivant une forme de réalisation préférée,l'élé- ment d'alimentation de liquide comporte une série d'ou- vertures suivant sa longueur et est disposé dans la moi- tié inférieure du tamis cylindrique, à une distance correspondant à 5-30% du diamètre de ce tamis par rap- port àCl'axe de célui-ci, La forme d'un tel élément d'alimentation de liquide devrait être telle qu'elle ne donne qu'une faible résistance à l'écoulement. L'introduction du liquide de lavage, au moins dans une zone éloignée de l'entrée de la matière à trai- ter, peut avoir pour résultat qu'un liquide propre cir- cule dans un sens général à contre-courant par rapport à la matière. Le liquide de lavage est de préférence introduit tout le long du passage prévu pour la matiè- re à traiter, de sorte que celle-ci reçoit constamment le contact du liquide, par exemple le contact d'une eau de lavage. Ceci peut réduire le manque d'uniformité dans la consistance de la matière traitée. Il peut être avantageux d'établir-un gradient de consistance dans le passage. C'est ainsi qu'une matiè- re non blanchie ou écrue peut être introduite à une consistance d'environ 3 à 5%, la matière lavée étant enlevée, par exemple, à une consistance de 5,5 à 6,2%. Ceci peut être réalisé en extrayant une quantité de liquide effluent, qui est supérieure à l'addition du liquide de lavage. Suivant une forme de réalisation préférée de l'invention, on prévoit une sortie d'effluent de maniè- re à permettre l'enlèvement du liquide effluent depuis un endroit voisin de l'admission de la matière à trai- ter. L'appareil peut alors comporter un dispositif de recyclage grâce auquel une certaine quantité du liquide effluent peut être retirée depuis un endroit se situant intermédiairement à la longueur du passage, ce liquide étant réintroduit dans celui-ci sous forme de liquide relativement propre pour le lavage de la matière à trai- ter, dans une zone comprise entre l'entrée de la matiè- re et la zone précédente o ce liquide recyclé a été prélevé. Le liquide effluent destiné au recyclage peut être enlevé, de façon convenable, depuis les environs de la mi-longueur du passage. La concentration des par- ticules d'encre en suspension dans le liquide effluent est beaucoup plus élevée dans la zone voisine de l'en- trée de la matière que dans la zone voisine de la sor- tie de celle-ci. De ce fait, le liquide effluent pré- levé depuis les environs de la mi-longueur du passage est relativement propre et peut être employé pour la- ver la matière tandis que celle-ci traverse la premiè- re moitié du passage. Un avantage d'un tel agencement est qu'il permet de réduire d'environ la moitié la quan- tité de liquide de lavage que l'on utilise dans le fonc- tionnement de l'appareil. Le retour d'un liquide ef- fluent relativement propre depuis une section arrière du passage vers une section avant de celui-ci peut être réalisé en plusieurs stades si on le désire. Au lieu d'une forme de cylindre, le tamis peut être constitué par un élément en forme de courroie flexi- ble continue, une telle courroie étant guidée de façon appropriée sur des galets ou moyens similaires pour que cet élément présente une partie concave. Pour assurer l'avancement désiré de la matière depuis l'entrée de celleci jusqu'à sa sortie, le tamis peut être légèrement incliné ou peut comporter des ner- vures hélicoïdales sur sa surface interne. Deux formes de réalisation de l'invention seront décrites ci-après, à titre d'exemples et avec référen- ces aux dessins annexés. sur lesquels: - la Figure 1 est une vue schématique en coupe longitudinale et verticale d'un appareil suivant l'in- ventionf - la Figure 2 est une vue en coupe prise suivant les lignes I-I de la Figure 1l - la Figure 3 est une vue en élévation prise sui- vant les lignes II-Il de la Figure 1, - la Figure 4 est une vue en coupe transversale prise à travers une seconde forme de réalisation d'un appareil suivant l'invention, - la Figure 5 est une vue en coupe longitudinale et verticale, prise suivant les lignes V-V de la Figu- re 4. Sur les dessins, l'appareil désigné d'une maniè- re générale par le numéro de référence 1 comprend une cuve 2 dans laquelle un tambour 3 formant tamis cylin- drique est disposé de manière à tourner autour de son axe d'allure générale horizontale, ce tambour 3 compre- nant un treillis tissé cylindrique 4 et des plateaux d'extrémité 5 et 6. Le treillis est supporté de l'ex- térieur par une structure perforée ou d'autres moyens appropriés (non représentés). Un dispositif d'introduc- tion de liquide de lavage, désigné d'une manière géné- rale par le numéro de référence 7, est prévu à l'inté- rieur du tambour formant tamis 3. Ce dispositif 7 comprend un élément plat 8, qui est creux et s'étend longitudinalement, cet élément présentant un certain nombre d'ouvertures 9 suivant sa longueur. L'élément 8 est localisé en dessous de l'axe de symétrie du tamis, c'està-dire en dessous du centre de courbure de celui-ci, et de ce fait dans la moitié inférieure du tamis cylindrique, à une certaine distav- ce par rapport au treillis. La forme de l'élément 8 est arrondie de manière à présenter une faible résistan- ce à l'écoulement. Les plateaux d'extrémité du tambour 3 comportent des flasques cylindriques 10 et 11 grâce auxquels ce tambour est supporté sur des galets 12 et 13. Le tambour est mis en rotation grâce à un disposi- tif de commande approprié (non représenté). Le treillis cylindrique 4 crée un passage 14 le long duquel la matière peut se déplacer dans le sens de la flèche A depuis une entrée 15 prévue à une extrémi- té du tambour 3 jusqu'à une sortie 16 prévue à l'autre extrémité de ce tambour. L'axe du tambour est légère- ment incliné, par exemple d'environ 10, pour assurer l'avancement de la matière. L'élément creux 8 est subdivisé en une première et en une seconde section 17 et 18 par une cloison 1a Un conduit d'admission 20 fournit de l'eau propre fraî- che (ou un autre liquide de lavage approprié), ce con- duit étant relié à la première section 17. Depuis cel- le-ci, le liquide traverse les ouvertures 9 vers le passage 14. La cuve est subdivisée en un premier et en un second compartiment 21 et 22 par une cloison 23. Chaque compartiment de la cuve comporte une ouverture de sortie 24 et 25. Le liquide sortant de la section 17 peut traver- ser le treillis 3 pour arriver aux compartiments 21 et 22 depuis lesquels de liquide peut être évacué par des ouvertures de sortie 24 et 25. Le liquide effluent, relativement propre, provenant du compartiment 21 est envoyé par un conduit 26 grâce à une pompe 27 vers un conduit d'admission de liquide recyclé 44t. Ce conduit est relié à la seconde section 18. Depuis celle-ci, le liquide recyclé peut traverser les ouvertures 9 pour aboutir dans le passage 14. Le plateau d'extrémité 6, prévu à l'extrémité de sortie de l'appareil, comporte une ouverture 28,des aubes hélicoïdales 29 et des surfaces d'allure cylindri- que 30, qui aident à l'extraction de la matière hors 1l du tambour. Lors de l'utilisation de l'appareil 1, on alimen- te de l'eau propre en circulation constante par le con- duit d'admission 20 et une matière non blanchie est ali- mentée par l'admission 15 de manière à remplir partiel- lement le tambour formant tamis 3, et ce, dans la for- me de réalisation envisagée, jusqu'à un niveau se si- tuant en dessous de l'axe de rotation du tambour,lors- que celui-ci ne tourne pas. Le tambour est mis en rotation de manière conti- nue à une vitesse relativement lente. La matière non blanchie ou écrue qui pénètre par l'admission 15 est d'une consistance relativement élevée, c'est-à-dire com- prise entre 2 et 8%. Au fur et à mesure que la matiè- re s'avance dans le tambour, elle est continuellement en contact avec l'eau de lavage. Cette eau prélève les particules d'encre sous forme d'une suspension et tra- verse le treillis 4 pour être évacuée, à titre d'efflu- ent, par la sortie 25 prévue à l'extrémité inférieure de l'appareil. L'effluent du compartiment 21 prévu du * côté de l'extrémité de sortie de l'appareil est rela- tivement propre et est de ce fait recyclé grâce à la pompe 27 pour une nouvelle utilisation de lavage de matière non blanchie du côté de l'extrémité d'entrée de l'appareil. Au fur et à mesure que cette matière non blanchie s'avance dans l'appareil, elle devient progressivement plus propre. La matière nettoyée est déchargée à l'extrémité de sortie de l'appareil par la sortie 16, cette décharge étant donc aidée par l'action des aubes hélicoïdales 29. On atteindra un régime constant dans lequel de la matière non blanchie-et de l'eau propre sont ali- mentées de manière continue au système, tandis que de la matière nettoyée et de l'eau effluente sont continuel- lement enlevées. La pompe 27 fonctionnera également de façon continue. Au fur et à mesure que le tambour tourne, les fi- bres comprises dans la matière se trouvant près de l'in- térieur du treillis 3 se déplaceront dans le sens de la flèche B (Figure 2), du fait des forces de frotte- ment existant entre le treillis et cette matière. Cel- le-ci suivra le mouvement du treillis jusqu'à ce que l'effet de la pesanteur amène cette manière à circuler depuis le treillis dans le sens de la flèche C. La ma- tière culbute sans être mélangée dans le tambour tout autour de l'élément creux 8 par lequel le liquide de lavage est introduit dans cette matière. Le liquide contenant les particules d'encre est déplacé vers l'extérieur vers le treillis et à travers celui-ci. De cette manière, on obtient une séparation ef- ficace de l'encre tandis que l'on évite un blocage du treillis 3. L'appareil est de ce fait capable d'assu- rer de façon continue la séparation de l'encre d'une matière non blanchie ou écrue. Suivant la qualité requise pour la matière, les divers paramètres, tels que les débits, la vitesse du tambour, etc, peuvent être modifiés. D'une façon gé- nérale, la durée de séjour dans l'appareil sera d'au- tant plus longue que l'on désire obtenir une matière plus lustrée ou plus propre. On peut utiliser des dé- bitmètres ou autres appareils appropriés pour surveil- ler le fonctionnement de l'appareil. On a constaté qu'n appareil réalisé suivant la forme de réalisation qui vient d'être décrite peut fa- cilement traiter deux tonnes de fibres ou plus par m2 de-treillis par jour. De la sorte, un treillis de 5 m2 aura un débit approprié sans que l'appareil soit anor- malement grand. 2465831; Si on considère la forme de réalisation illus- trée par les Figures 4 et 5, l'appareil comprend dans ce cas une cuve 31 de section semi-circulaire, compor- tant une sortie d'effluent 32. Une courroie continue en treillis 33, formant filtre, est guidée sur des ga- lets 34, 35, 36 et 37. Entre les galets 34 et 35, la courroie n'est pas supportée et forme une partie de tamis filtrant 38, à concavité orientée vers le haut et de section transversale essentiellement semi-circu- laire, dont l'axe de courbure est désigné *par 39.Le tamis est entraîné à rotation par rapport à l'axe 39 grâce aux galets, le galet 35 étant par exemple comman- dé par un arbre 40. Lorsque le tamis est ainsi mis en mouvement, la matière remplissant la partie inférieure de la section courbe, en dessous de l'axe de symétrie 39, culbute comme dans la forme de réalisation précéden- te. A l'intérieur de la matière ainsi culbutée, est prévu un élément d'alimentation de liquide 41, sembla- ble à l'élément 8 de la forme de réalisation précéden- te. Les extrémités de la partie formant tamis 38 sont rendues étanches contre les plateaux d'extrémité 42 et 43 de la cuve, grâce à des flasques ou autresmoyens(non représentés). Sous d'autres rapports, le fonctionnement de cet appareil suivant les Figures 4 et 5 est sembla- ble à celui de la forme de réalisation précédente.Bien que l'on ait décrites'appareil suivant l'invention en considérant une séparation d'encre, il doit être enten- du qu'un tel appareil n'est pas limité à cette applica- tion particulière. On peut l'utiliser pour d'autres besoins de lavage et on peut également l'employer en liaison avec un traitement chimique de matières fibreu- ses. REVENDICATIONS 1. Procédé de lavage de matières fibreuses pré- sentant une consistance de l'ordre de 2 à 8%, caracté- risé en ce que la matière passe depuis une extrémité d'entrée jusqu'à une extrémité de sortie le long d'une pièce formant tamis filtrant d'allure horizontale,s'éten- dant longitudinalement, présentant une forme courbe de manière à avoir une concavité orientée vers le haut en coupe transversale, un liquide de lavage est intro- duit dans la matière dans l'espace créé par cette piè- ce formant tamis, et ce au moins dans une zone qui est éloignée, en direction longitudinale, par rapport à l'entrée susdite, cette introduction de liquide se fai- sant grâce à un élément d'alimentation s'étendant lon- gitudinalement et monté de manière fixe pour -se situer radialement vers le bas par rapport à l'axe de courbu- re de la pièce formant tamis,en étant immergé dans la matière traitée, et la pièce formant tamis est amenée à se déplacer autour de l'axe de courbure susdit de ma- nière que cette matière soit soumise à une action de culbutement tandis qu'elle se déplace le long de cette pièce formant tamis. 2. Procédé suivant la revendication 1, caracté- risé en ce que la pièce formant tamis filtrant est cons- tituée par un tamis cylindrique creux. 3. Procédé suivant la revendication 2, caracté- risé en ce que le tamis cylindrique est rempli de la matière à traiter jusqu'à 10% de son volume au moins, par exemple jusqu'à 60% de son volume, de préférence jusqu'à 20 à 40% de ce volume. 4. Procédé suivant l'une quelconque des revendi- cations 1 à 3, caractérisé en ce que le liquide de la- vage est introduit dans la matière à traiter en une sé- rie de points se situant tout au long de la pièce for- mant ta mant tamis. 5. Procédé suivant l'une quelconque des revendi- cations précédentes, caractérisé en ce que le liquide de lavage est introduit le long de la ligne centrale longitudinale de la matière en cours de culbutement ou au voisinage de cette ligne. 6. Procédé suivant l'une quelconque des revendi- cations 2 à 5, caractérisé en ce que la vitesse périphé- rique du tamis cylindrique est de l'ordre de 0,5 ffW à 1,5\ t m/s, o D désigne le diamètre du tamis en mè- tres. 7. Appareil de traitement d'une matière fibreu- se par un liquide; caractérisé en ce qu'il comprend,;une pièce formant tamis filtrant (4, 33) s'étendant longi- tudinalement et dont au moins une partie est disposée essentiellement horizontalement et est d'allure courbe de manière à présenter une concavité orientée vers le haut en coupe transversale un dispositif pour provoquer le déplacement de cette pièce formant tamis autour de son axe de courbure et un dispositif (15) pour l'alimenta- tion de la matière fibreuse à une extrémité de la piè- ce formant tamis (4, 33) en vue du déplacement de cet- te matière le long de cette pièce; un dispositif (16) pour l'enlèvement de la matière fibreuse par l'autre extrémité de la pièce formant tamis (4, 33), et un élé- ment d'alimentation de liquide (8, 41) s'étendant longi- tudinalement et monté de manière fixe pour se présenter radialement vers le bas par rapport à l'axe de courbu- re susdit, cet élément d'alimentation de liquide compor- tant des moyens pour l'admission du liquide de traite- ment dans l'espace créé par la pièce formant tamis, et ce au moins dans une zone qui est écartée, en direction longitudinale, de l'extrémité d'entrée susdite. 8. Appareil suivnt la revendication 7, caracté- risé en ce que la pièce formant tamis filtrant est constituée par un tamis filtrant cylindrique (4). 9. Appareil suivant la revendication 7, caracté- risé en ce que le tamis filtrant est constitué par une courroie filtrante sans fin (33) guidée sur une série de galets (34, 35, 36, 37). 10. Appareil suivant la revendication 8, carac- térisé en ce que le dispositif d'alimentation de liqui- de (8) est disposé à une distance correspondant à 5- 30% du diamètre de ce tamis cylindrique par rapport à l'axe de symétrie de celui-ci. 11. Appareil suivant l'une quelconque des re- vendications 7 à 10, caractérisé en ce que le disposi- tif d'alimentation de liquide (8, 41) -comporte une sé- rie d'ouvertures suivant sa longueur. 12. Appareil suivant l'une quelconque des revendi- cations 7 à 11, caractérisé en ce que le dispositif d'ali- mentation de liquide (8, 41) présente une section transversale aplatie, lui donnant une faible résistan- ce à l'écoulement.