La présente invention a pour objet un cadretableau pour bloc de fenêtre ou de porte, destiné à servir de dormant pour une partie ouvrante, et comprenant deux montants et deux traverses. Il est connu de réaliser un cadre métallique servant de dormant pour bloc fenêtre, par quatre profils métal liques identiques ou différents tronçonnés àune longueur oonven#b1, ces quatre profils étant soudés ensemble à leurs extrémités convenablement découpées. On constitue ainsi des cadres préfabriqués d'un seul bloc, qui sont transportés ensuite sur les chantiers où ils doivent être montés. Cependant, de tels cadres sont nécessairement volumineux et encombrants, ce qui limite leurspossibilitésde transport et rend donc celui-ci relativement onéreux, dans le cas où les chantiers auxquels doivent être acheminés Ces cadres sont particulièrement éloignés des lieux de fabrication des cadres. Ainsi, un nombre relativement faible de cadresmonoblocsde ce genre pouvant être acheminé dans un camion, on comprend que le transport de ces cadres jusqu'à des chantiers très éloignés grève sensiblement leur prix de revient, en plus des problèmes d'encombrement posés par leur stockage. En outre, s'il est certain que la réalisation de cadres soudés monobloc simplifie considérablement leur montage sur les chantiers, on doit en revanche reconnaître que leur assemblage par soudure, compte tenu de leurs dimensions élevées, peut poser des problèmes techniques plus ou moins délicats, et rendre malgré tout la préfabrication de ces cadres relativement onéreuse. Pour ces différentes raisons, l'invention se propose de réaliser un cadre-tableau dormant constitué de deux montants et de deux traverses agencés de façon à pouvoir être assemblés seulement sur les lieux d'utilisation et de montage dans les ouvertures des bâtiments qu'ils doivent équiper. D'autre part, ces éléments constitutifs du cadre doivent pouvoir être assemblés aisément, de façon à ne pas nécessiter une main d'oeuvre importante et qualifiée, à ce stade de la construction. A cet effet, conformément à l'invention, les montants et les traverses sont constitués de profils distincts, usinés et découpés à leurs extrémités, de façon à pouvoir s'emboîter ensemble et être assemblés en équerre sur les lieux d'utilisation,en assurant l'étanchéité de cet assemblage. Le fait de n'assembler les montants et les traverses qu'au moment du montage du cadre dans l'ouverture de maçonnerie prévue pour le recevoir permet de transporter à la fois une quantité considérablement plus élevée de cadres, que lorsque ceux-ci sont déjà préassemblés. En effet, les profilés constituant les montants et les traverses peuvent être empilés les uns sur les autres en occupant un volume très réduit par rapport à celui occupé par rapport à des cadres préassemblés, de telle sorte que, par exemple sur un camion, il est possible de transporter dix ou vingt fois plus de cadres dans ces conditions que de cadres monobloc préassemblés. Suivant un mode de réalisation de l'invention, les deux traverses comportent à leurs extrémités des parties découpées et rabattues transversalement de façon à pouvoir venir se positionner derrière des parties correspondantes des montants, auxquels ces parties formant des rabats peuvent ensuite être fixées, par exemple au moyen de boulons, ce qui solidarise les montants et les traverses. Suivant une autre particularité de l'invention, chaque montant est formé de deux ailes latérales en cornière reliées le long de leurs bords intérieurs par une partie intermédiaire de longueur sensiblement inférieure à celle des ailes, et dont les extrémités sont destinées à recevoir sur leur coté externe, les rabats des traverses lors de l'assemblage du cadre sur les lieux d'utilisation, le montant ainsi réalisé étant constitué d'une tôle découpée d'une seule pièce. L'invention prévoit également que la traverse supérieure est constituée de deux cornières latérales reliées par une partie plane de longueur inférieure à celle des ailes, et dont les extrémités sont pliées pour former les rabats transversaux précités. On comprend que dans ces conditions les branches horizontales des deux cornières de la traverse supérieure peuvent prendre appui sur les extrémités des cornières verticales des montants, tandis que les branches verticales des cornières de la traverse supérieure viennent se placer sur les faces externes des cornières des montants, et que les rabats transversaux, dirigés verticalement, viennent glisser contre les bords transversaux des parties de liaison entre les cornières des montants. Les traverses sont alors convenablement emboîtées dans les extrémités des montants, et il ne reste plus après cette opération simple, qu'à fixer définitivement les traverses aux montants, par exemple au moyen de boulons ou vis traversant les rabats et les parties en regard des montants. Le montage du cadre est donc une opération simple, ne nécessitant pas de personnel qualifié et par conséquent peu onéreuse. D'autres particularités et avantages de l'invention apparaîtront au cours de la description qui va suivre. Aux dessins annexés, donné à titre d'exemple non limitatif, on a représenté un mode de réalisation du cadre dormant selon l'invention. - La figure 1 est une vue en perspective d'un cadre - tableau dormant conforme à l'invention, les traverses et les montants étant assemblés. - La figure 2 est une vue en perspective de dessous de la traverse supérieure du cadre de la figure 1. - La figure 3 est une vue en perspective de la traverse inférieure du cadre de la figure 1. - La figure 4 est une vue en élévation latérale de la traverse inférieure de la figure 3. - La figure 5 est une vue en perspective d'un des montants du cadre de la figure 1. - La figure 6 est une vue en coupe verticale d'une ouverture de fenêtre équipée d'un cadre dormant selon la figure 1 et d'une partie ouvrante montée sur ce cadre. - La figure 7 est une vue en coupe horizontale de l'ouverture et du cadre de la figure 6. le cadre-tableau visé par l'invention est destiné à servir de dormant pour des blocs de fenêtre ou de porte. Il est constitué de deux montants et de deux traverses formés de profils de matières diverses: telles que plastique ou métal (acier ou aluminium). Ce cadre comporte ainsi une traverse supérieure 1 (figure 1), deux montants latéraux 2, et une traverse inférieure 3, ces éléments étant constitués de profils distincts, usinés et découpés à leurs extrémités de façon à pouvoir s'emboîter ensemble et être assemblés ensuite en équerre sur les lieux d'utilisation. les deux traverses 1, 3, comportent à leurs extrémités des parties découpées 4, 5 respectivement, rabattues transversalement de façon à pouvoir venir se positionner verticalement derrière des parties correspondantes 6 des montants 2, auxquels ces parties formant des rabats 4, 5 peuvent ensuite être fixées. Pour ce faire, on peut utiliser un moyen approprié quelconque, par exemple des vis 7 (figures 6 et 7), ce qui solidarise ensemble les montants 2 et les traverses 1,3. Chaque montant 2, (figures i et 5) est formé de deux ailes latérales 8 en cornière reliées le long de leurs bords intérieurs 9 par la partie intermédiaire 6, dont la longueur est sensiblement inférieure à celle des ailes 8, comme on le voit à la figure 5. La forme générale du cadre peut être variable. Ainsi les ailes latérales 8 peuvent être inégales. Celles-ci ont leurs parties terminales qui dépassent des deux cotés de la partie intermédiaire 6, dont les extrémités sont destinées à recevoir les rabats supérieurs 4 et inférieurs 5 des traverses 1, 3 lors de l'assemblage du cadre. Les parties 6 des montants sont planes, à l'exception d'un décrochement 11 de section rectangulaire, formant une saillie du côté intérieur du cadre, et s'étendant sur toute la hauteur de ladite partie 6. Ces décrochements il peuvent être de forme différente (en forme de simple pince par exemple), et sont destinés à servir de butées d'appui à la partie ouvrante désignée par la référence générale 12 (figures 6 et 7) destinée à être montée sur le cadre dormant. La traverse supérieure 1 (figure 2) est constituée de deux cornières latérales 13, qui peuvent être inégales comme les ailes 8, reliées par une partie intermédiaire plane 14 de longueur inférieure à celle des cornières 13, et dont les extrémités sont pliées et découpées pour former les rabats transversaux 4. La partie 14 présente un décrochement longitudinal 15 s'étendant sur toute sa longueur entre les deux rabats 4, et au voisinage de la cornière intérieure 13. Ce décrochement 15, analogue aux décrochements 11 des montants, a pour fonction de compléter ceux-ci comme butées d'appui de la partie ouvrante de la fenêtre (figure 6). La traverse haute 1 est formée d'une tôle d'une seule pièce, convenablement découpée et pliée pour obtenir les cornières 13, les rabats verticaux 4 et le décrochement longitudinal 15. La traverse inférieure 3, représentée plus particulièrement aux figures 3 et 4, comporte deux cornières 16, 17, dont les ailes horizontales 16a, 17a sont dirigées l'une vers l'autre, la cornière intérieure 16 ayant une hauteur supérieure à celle de la cornière extérieure 17 et étant reliée à celle-ci par une partie plane inclinée 18. Cette partie est donc inclinée vers l'extérieur du cadre, ce qui permet l'écoulement vers l'extérieur des eaux de pluie. La cornière intérieure 16 est complémentairement pourvue d'une languette supérieure 19 découpée et rabattue horizontalement sur une extension verticale 21 de la partie inclinée 18. Ainsi, la traverse basse 3 est constituée de deux parties : d'une part une tôle convenablement découpée et pliée pour présenter la cornière externe 17, la partie intermédiaire inclinée 18, l'extension intérieure verticale 21 et les deux rabats verticaux 5 dirigés vers le haut d'autre part une seconde partie formée par la cornière 16, solidarisée avec la première partie par exemple par soudage le long de l'extension verticale 21. La languette rabattue horizontalement 19 a pour fonction d'empêcher les eaux de pluie et de ruissellement de s'infiltrer entre l'extension verticale 21 et l'aile verticale 16b de la cornière 16,et garantit donc une étanchéité suffisante. La hauteur H1 des parties terminales supérieures des ailes 8 qui dépassent de part et d'autre de la partie centrale 6, est égale à la hauteur des ailes verticales 13a des cornières 13 de la traverse 1, afin de permettre un emboitement convenable des extrémités supérieures des montants 2 dans les extrémités des cornières 13. Complémentairement, les parties terminales inférieures des cornières verticales 8 faisant saillie au-delà du bord inférieur des parties centrales 6, ont des hauteurs égales aux hauteurs des ailes verticales 16b et 17b des cornières 16, 17, afin de permettre un emboîtement correct des extrémités inférieures des montants 2 dans les extrémités correspondantes de la traverse inférieure 3. l'assemblage des différentes parties constitutives du cadre s'effectue aisément :pour cela on emboîte d'abord les parties inférieures des montants 2 dans les extrémités de la traverse 3, de façon que les rabats 5 viennent s'encastrer entre les ailes 8 contre le bord inférieur des parties 6. Puis on pose la traverse supérieure 1 sur les montants 2, de façon que les rabats transversaux 4 viennent se placer de façon analogue entre les ailes 8 et contre le bord supérieur de la partie 6. Des trous 10 de passage des vis 7 étant ménagés dans les parties 6 et les rabats 4, 5, il ne reste plus qu'à placer les vis 7 dans les parties 6 et les rabats 4, 5 pour compléter l'assemblage des éléments du cadre. Après quoi, les traverses 1, 3 sont solidement fixées aux montants 2.Deux vis 7 étant ainsi prévus à chaque extrémité d'un montant 2, la fixation des traverses aux montants est assurée par huitvis(ou huit boulons). Le cadre étant ainsi placé dans l'ouverture délimitée par la maçonnerie 10 (figures 6 et 7) il ne reste plus qu'à poser la partie ouvrante 12. Le bord inférieur de l'ouverture formée dans la maçonnerie présente une pente correspondant à la pente de la partie 18 de la traverse inférieure, les ailes horizontales 16a, 1 7a servant à stabiliser transversalement la traverse basse 3 par rapport à la maçonnerie 10, comme on le voit sur la figure 6. En effet, la traverse basse repose par sa partie 18 sur la maçonnerie. De même, à la partie supérieure du cadre, les ailes horizontales des cornières 13 sont au contact de la maçonnerie 10 par rapport à laquelle elles stabilisent laté raclement la traverse 1. La partie ouvrante 12 montée sur le cadre selon l'invention est connue en soi et ne sera donc pas décrite en détail. On indiquera seulement qu'elle comporte un ouvrant 22 par exemple en aluminium,en bois,ou en plastique dans lequel est placé un verre 23, la base de cette partie ouvrante étant retenue, du coté extérieur, par une butée centrale 24 (figure 6). Un joint d'étanchéité 25 complète le dispositif. les traverses et les montants du cadre selon l'invention offrent des possibilités accrues de transport par rapport aux cadres monoblocs, puisqu'ils peuvent être empilés en grand nombre les uns sur les autres. De plus, il n'est plus nécessaire de procéder à des soudures délicates sur des pièces de ces dimensions, ce qui réduit leur prix de revient. Enfin, leur assemblage sur les chantiers d'utilisation est simple et rapide. L'invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit et peut comporter des variantes d'exécution. les vis 7 peuvent ainsi remplacées par tout autre mode d'assemblage convenable. le cadre-tableau ainsi décrit peut recevoir différents types de fermetures, tels que volets, jalousies, volets roulants. Des systèmes de fixation appropriés sont alors ajoutés au cadre (tels que gonds etc...). REVENDICATIONS 1 - Cadre-tableau pour bloc de fenêtre ou de porte, destiné à servir de dormant pour une partie ouvrante, comprenant deux montants et deux traverses, caractérisé en ce que les montants et les traverses sont constitués de profils distincts, usinés et découpés à leurs extrémités de façon à pouvoir s'embolter ensemble et être assemblés en équerre sur le lieu d'utilisation, cet assemblage étant étan che et ne comportant aucune discontinuité. 2 - Cadre selon la revendication 1 ,caractérisé en ce que les deux traverses comportent à leurs extrémités des parties découpées et rabattues transversalement de façon à pouvoir venir se positionner derrière des parties correspondantes des montants, auxquelles les parties formant des rabats peuvent ensuite être fixées, par exemple au moyen de boulons, ce qui solidarise les montants et les traverses. 3 - Cadre selon la revendication 2, caractérisé en ce que chaque montant est formé de deux ailes latérales en cornières reliées le long de leurs bords intérieurs par une partie intermédiaire de longueur sensiblement inférieure à celle des ailes, et dont les extrémités sont destinées à recevoir sur leur coté externe, les rabats des traverses lors de l'assemblage du cadre sur le lieu d'utilisation, le montant ainsi réalisé étant constitué d'une tôle découpée d'une seule pièce. 4 - Cadre selon l'une des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que la traverse supérieure est constituée de deux cornières latérales reliées par une partie plane de longueur inférieure à celle des ailes, et dont les extrémités sont pliées pour former les rabats transversaux précités. 5 - Cadre selon l'une des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que la traverse inférieure comporte deux cornières dont les ailes horizontales sont dirigées l'une vers l'autre, la cornière intérieure ayant une hauteur supérieure à celle de la cornière extérieure et étant reliée à celle-ci par une partie inclinée, et la cornière intérieure est pourvue d'une languette supérieure découpée et rabattue horizontalement sur une extension verticale de la partie inclinée.