Les machines à clouter, par exemple du type décrit dans le brevet Italien N 726.337 du Demandeur, comportent un corps creux dans lequel est monté un cylindre dont le piston portant un petit marteau de percussion coulisse sous l'impulsion de 11 air comprimé introduit dans le cylindre par l'intermédiaire d'une soupape de distribution commandée par une détente. On sait que la puissance dsun outil de ce genre, pour une va- leur donnée de la pression pneumatique, est manifestement fonction Qe l'alésage du cylindre et de la course du piston, mais elle est cependant étroitement liée au rapport entre le volume d'air comprimé utilisé par l'outil à chacue coup et le volume de l'air comprimé présent dans la chambre d'alimentation à l'intérieur du corps, autour de l'entrée du cylindre. I1 est donc indispensable, pour obtenir un fonctionnement correct et efficace de l'outil, ae prévoir des dimensions appropriées dudit corps et par conséquent de sa cavité, en fonction ae la valeur optimale correspondant à un rapport précis dicté par l'expérience. C' est là la raison principale pour laquelle l'usager, pour pouvoir utiliser selon les exigences du travail à effectuer, des outils à clouer de puis- sances différentes, doit pouvoir disposer d'un nombre important d'outils présentant dans l'ensemble des dimensions différentes. Le but de la présente invention consiste à permettre de faire varier dans des limites déterminées, la puissance d'un outil à clouer à commande pneumatique, en supprimant la nécessite de remplacer la tota- lité du corps de l'outil. La machine à clouter suivant la présente invention est en effet caractérisée par le fait que le corps principal est divisé en deux parties, à savoir une partie supérieure (culasse ou tête) dans laquelle est agencée la soupape de distribution, et une partie inférieure dans laquelle est monté ledit cylindre, la culasse pouvant être fixée hermétiquement sur la partie inférieure et étant interchangeable afin de permettre son remplacement par des culasses de dimensions différentes pour permettre de faire varier le volume de la chambre d'alimentation. La division du corps de l'outil en deux parties suivant un plan qui traverse la chambre d'alimentation, permet d'obtenir plusieurs avantages dont les principaux sont : a) la possibilité de faire varier (par exemple en l'augmea- tant) la puissance de la machine à clouter, sans modifier le corps proprement dit (ctest-à-dire sa partie inférieure), et cela en montant simplement un cylindre différent permettant d'obtenir une course supe- i rieure et d'y fixer une culasse plus haute afin d'augmenter en consé- @ quence le volume de la chambre d'alimentation;; b) la possibilité d'exécuter beaucoup plus aisément l'usinage de ladite culasse interchangeable (sièges de soupape, surfaces de con tact glissant, etc.), ce qui permet ulatteindre un degré de finition supérieur à celui actuellement obtenu dans les corps dont la culasse fait partie intégrante (structures monobloc) de ce corps;; c) la limitation des différences dimensionnelles à l'usinag et la facilité de remplacement des pièces les plus délicates (soupapes et surfaces de glissement correspondantes) sans qu'il soit nécessaire de remplacer la totalité du corps 9 d) la facilité de réaliser des corps en matière moulée soit par gravité, soit sous pression ou en coquille, étant donné la possi- bilité d'utiliser des noyaux de grandes dimensions et faciles à extraire;; e) une plus grande facilité de vérification et de nettoyage des organes intérieurs, une fois la culasse enlevée, Pour plus de clarté, on décrira maintenant un mode particul@ de réalisation de l'invention, donné à seul titre d'exemple non lim@@@ if en se référant au dessin annexé, sur lequel La figure 1 est une vue en perspective de la machine à @louter suivant l'invention. La figure 2 est une vue éclatée en perspective des différ@ @ièces constitutives du corps de la machine. La figure 3 est une vue en coupe partielle verticale du co de la machine. La figure 4 est une vue analogue, mais après remplacement la culasse par une culasse différente. La machine à clouter représentée est d'un type connu en so et comporte un corps creux 1 prolongé par une poignée 2 également se et pourvue d'un raccord 3 pour le tuyau souple relié à la source air comprimé (non représentée) un réservoir ou magasin 4 contenant clous ou pointes métalliques qui sont expulsés à tour de r6le à trav la plaquette-guide 5. A l'intérieur du corps creux I est monté un et lindre 6 dans lequel coulisse hermétiquement un piston 7 dont est daire une tige, marteau ou pereuteur 8 assurant l'expulsion des clons ou pointes.L'extrémité supérieure du cylindre 6 est fermée ou ouverte par l'actionnement d'un obturateur annulaire 9 commandé par une soupag de distribution 10 du type différentiel connu en soi. Le corps 1 est fermé à sa partie supérieure par un couvercle hermétique 11. La puissance de cet outil dépend principalement, comme on l'a vu plus haut, du diamètre ou alésage du cylindre 6, et de la course du piston 7, c'est-à-dire de la cylindrée de l'outil, en plus de la pres sion de l'air utilisé; cependant, comme on l'a vu également, cette puis sance est aussi étroitemeift liée au volume de la chambre 12 comprise entre un joint hermétique 13 disposé entre cylindre 6 et le corps creux 1, et B bague hermétique inférieure a a soupape de distribution 10, chambre dans laquelle se trouve l'air comprimé, prêt à alimenter le cylindre dès que l'on ouvre l'obturateur 9. Dans les meilleurs machines à clouter actuellement connues, le corps est constitué par une pièce d'un seul tenant dont les dimen sions sont calculées de façon que le rapport entre la cylindrée et le volume de la chambre 12 défini ci-dessus possède la valeur optimale pré citée. I1 s'ensuit que, pour passer d'un outil ayant une puissance x à un outil de puissance supérieure y , il faut non seulement utiliser un cylinare différent, mais aussi un corps différent dont les dimensions permettent de remplir les conditions sus-indiquées. Dans la machine à clouter représentée et conforme à l'inven tion, le corps a été divisé en deux parties principales, à savoir une partie inférieure représentée par la presque totalité de ce corps 1, et qui contient le cylindre 6, et une partie supérieure ou culasse 1' qui contient la soupape de distribution 10, les deux parties en question étant solidarisées entre elles à l'aide de vis. Le plan de cette division passe naturellement à travers la chambre 12. Dans ces conditions, si l'on veut faire varier la puissance de l'outil, il n'est pas nécessaire de changer le corps principal 1, attendu qu'il suffit de monter dans le même corps un cylindre 6 par exemple de plus grande longueur (afin d'augmenter la course) et de remplacer la culasse 1' (figure 3) par une nouvelle culasse lff (fi gure 4) plus haute que la précédente, afin que le volume de la chambre 12 augmente proportionnellement à la nouvelle cylindrée. Un autre avantage procuré par la présente invention réside dans la possibilité d'usiner avec plus de facilité et davantage de pré cision les sièges de coulissement de la soupape différentielle 10 qui sont formés dans la surface annulaire interne de la culasse 1', et aussi dans la possibilité de remplacer plus facilement et avec une économie importante la seule culasse 1' en cas de détérioration des siègeszEe cou lissement précités, qui représentent la partie la plus délicate pour ce qui concerne le fonctionnement correct de l'outil. REVExmrniIChTIONS 1.- Une machine à clouter à air comprimé, comprenant essentiellement un corps principal creux dans lequel est monté un cylindre dans lequel coulisse un piston portant un petit marteau de percussion, sous l'eff et de l'air comprimé introduit dans le cylindre grâce à une soupape de distribution commandée par une détente, caractérisée par le fait que ledit corps principal est divisé en deux parties à savoir une partie supérieure, dite culasse, dans laquelle est montée la soupape de distribution, et une partie inférieure constituant la presque totalité du corps, dans laquelle est monté ledit cylinre, ladite culasse étant fixée hermétiquement sur la partie inférieure et étant susceptible d'être aisément remplacée par d'autres culasses de dimensions différentes afin de faire varier à volonté le volume de la chambre d'alimentation en air comprimé à l'intérieur de l'extrémité d'entrée du cylindre. 2.- Machine à clouter suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que le plan de division entre la culasse et le corps sous-jacent est sensiblement transversal par rapport au prolongement de l'axe du cylindre et traverse la chambre d'alimentation précitée.