La présente invention concerne un générateur de fonction périodique complexe à partir des composantes de son spectre fréquentiel. Dans le domaine des générateurs de fonctions, on connaît des synthétiseurs de fréquence dans lesquels un dispositif programmé élabore la fonction amplitude-temps à une cadence qui dépend de la fréquence d'un martre oscillateur. Ces appareils délivrent généralement des formes d'ondes bien définies, telles que sinusodes, fonctions triangle ou carré, sur lesquelles il n'est pas possible d'intervenir. Or, il existe de nombreux domaines d'application dans lesquels on a précisément besoin d'engendrer un signal complexe quelconque et sur lequel on puisse intervenir, par exemple un signal de test permettant d'exciter un processus physique non linéaire et non stationnaire. C'est le cas par exemple lorsqu'on veut tester des canaux de transmission, des servo-mecanismes ou si l'on veut assurer des traitements physico-chimiques. I1 est évident qu'il faut alors disposer d'une tres grande souplesse dans la répartition des composantes fréquentielles et d'une excellente stabilité de fonctionnement. La présente invention vise à réaliser un générateur de fonctions qui présente les qualités précitées. Suivant l'invention, le générateur produit une fonction périodique complexe à partir de ses composantes, chacune de ces composantes étant définie par son amplitude, sa fréquence, sa phase à l'origine et sa forme, et il est caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour élaborer des signaux représentant les amplitudes des diverses composantes, des moyens pour élaborer des signaux représentant les arguments d'une fonction périodique élémentaire pour les diverses composantes, une mémoire dans laquelle est rangée une table définissant la forme de chaque composante et des moyens pour consulter périodiquement cette table, des moyens pour élaborer un signal de sortie représentant la somme des valeurs de la fonction périodique élémentaire correspondant aux diverses composantes pondérée par les valeurs des amplitudes correspondant aux mêmes composantes, et des moyens pour répéter périodiquement les opérations précitées. La suite temporelle des valeurs successives de sortie constitue une fonction continue périodique complexe. On peut ainsi obtenir un signal de sortie avec une grande gamme de possibilités en jouant non seulement sur les fréquences et les amplitudes des composantes, mais également sur leur forme en changeant simplement les valeurs inscrites dans la table. Suivant une réalisation avantageuse de l'invention, le générateur comprend une horloge-pilote unique pour l'élaboration de toutes les composantes fréquentielles, ce qui confère une stabilité remarquable à la fonction obtenue en sortie. De préférence, le générateur comprend des moyens pour élaborer les fréquences par décrémentation régulière d'une fréquence de base prédéterminée, de sorte qu'il suffit d'afficher la valeur de cette fréquence et la valeur du décrément. Suivant une réalisation particulière de l'invention, le générateur comprend des moyens pour élaborer les fréquences des composantes en deux groupes distincts, les fréquences dans chaque groupe étant obtenues par décrémentatlon régulière de fréquenceSde base respectives. Ces groupes peuvent être disjoints, ce qui permet la génération de deux signaux complexes dans des bandes de fréquences différentes en conservant entre eux d'excellentes conditions de phase et de fréquence, sans altérer les performances en rapidité du générateur. On évite en effet les calculs relatifs aux raies d'amplitude nulle séparant les deux groupes. Cette disposition est particulièrement intéressante dans la transmission d'un message sur deux canaux aléatoirement et indépendamment perturbés. Les groupes peuvent également autre imbriqués, ce qui permet de superposer partiellement ou totalement dans une même bande de fréquence deux messages qui ne sont différenciés à la réception que si l'on connait a priori la position relative des deux groupes. Suivant une réalisation particulière de l'invention, le générateur comprend autant de mémoire qu'il y a de groupes de fréquences, chaque mémoire comprenant autant de positions qu'il y a de composantes dans chaque groupe, et chaque position servant à ranger la valeur de l'amplitude de la composante correspondante. Dans une réalisation simplifiée de l'invention, les positions de ces mémoires sont binaires, les valeurs des amplitu- des pouvant entre seulement O ou 1. Suivant une réalisation perfectionnée de l'invention, le générateur comprend en outre une mémoire pour ranger les phases à l'origine des diverses composantes. D'autres particularités et avantages de l'invention ressortiront encore de la description détaillée qui va suivre. Aux dessins annexés, donnés i titre d'exemples non limitatifs s - la figure 1 est un diagramme destin à préciser le fonctionnement du dispositif dans la réalisation particulière décrite, - la figure 2 est un schéma-bloc d'une première réali- sation de l'invention, - la figure 3 ëst un diagra-me destiné à expliquer le fonctionnement de la table des sinus, - la figure 4 est un schéma-bloc d'une seconde réalisation de l'invention, - la figure 5 est un schéma-bloc partiel d'une troisième réalisation de l'invention, - la figure 6 est un schéma-bloc simplifié d'une quatrième réalisation de l'invention, - la figure 7 est un schéma d'une application de l'in- vention à un système de transmission sub-aquatique. Avant de décrire en détail la structure du générateur conforme à l'invention, il est utile d'apporter quelques précisions sur la fonction qu'il remplit et de définir certaines notations. Le générateur de font ion permet l'émission simul par d'une suite de si par exempte tanée d'une suite de signaux/monochromatiques régulièrement espa- cés sur l'axe des fréquences. Cette suite est scindable en deux groupes égaux dont les positions relatives sont réglables. La durie d'émission peut Entre indéterminée ou dépendre d'une porte temporelle, interne ou externe. La position d'une suite de signaux élémentaires, ou groupe de raies, est repérée sur l'axe des fréquences par la valeur f0 de la raie la plus haute (figure 1). Par construction, cette valeur f0 et sa stabilité sont directement liées à la fréquence d'une horloge pilote ; il en est de même des autres parcmètres fréquentiels qui se trouvent, par là même, rapportés à fo. Lorsque le signal de sertie est formé par la superposition de deux groupes de raies, disjoints (figure 1, diagramme "b") ou imbriqués (figure 1, diagramme "c") la position de l'un d'eux est définie par la fréquence f0 ; la position de l'autre l'est par la fréquence fo' , de sa raie la plus élevée. La position o relative de f' par rapport à f résulte de la fixation dû rapport o o f'o,/fo. La figure 1 illustre les deux modes de fonctionnement "groupes disjoints" et "groupes jointifs". Sur le diagramme "a", les deux groupes sont accolés pour former une suite unique de si gnaux élémentaires régulièrement espacés sur l'axe des fréquences; la position du groupe dépend de la seule valeur f . Sur le diagrus- o me "b", les groupes sont disjoints et repérés par leurs fréquences de base fO et e Sur le diagramme "o", le rapport fO/fO est tel que les raies sent partiellement imbriquées. La disJonction (ou l'imbrication) des deux groupes ne dépend pas seulement du rapport f'o,/fo, mais aussi du nombre R de raies dans chaque groupe et de la distance fréquentielle # f entre deux raies consécutives. Les valeursdeRetdu décrément #f fixent l'étendue spectrale relative de chacun des groupes et sont des paramètres introduits arbitrairement. La valeur f f affichée est, à l'instat de fO, rapportée. à f0 ; donc, toutes choses égales par ailleurs, une modification de la fréquence du pilote entraîne une déformation par homo- thétie de l'allure spectrale du signal de sortie. Le paramètre R fixe le nombre de signaux élémentaires qu'il est possible d'émettre dans chaque groupe. Le nombre de raies permises est donc égal à 2R, chacune de ces raies pouvant Stre pondérée en amplitude. La pondération peut affecter deux formes ; dans la première, l'amplitude Ai d'une raie de fréquence fi peut prendre un certain nombre de valeurs discrètes comprises entre O et N ; dans la seconde, la pondération est du type tout ou rien, l'amplitude Ai ne pouvant prendre que les valeurs 0 et Dans cette dernière disposition, le signal de sortie apparatt comme un vecteur d'information où le message à transmettre est codé sous forme binaire selon la répartition de présence et d'absence des raies. Ces définitions étant posées en comprend que, d'une façon précise, la fonction du générateur sera de calculer, à des instants t successifs, une fonction s'il s'agit de groupes Jointifs, ou une fonction t s'il s'agit de groupes disjoints. La fonction "sinus" n'est donnée ici qu'à titre d'exemple, toute autre fonction périodique étant concevable. On comprendra mieux la description qui va suivre si l'on précise encore que les instants successifs t sont espacés régulièrement d' intervalles #t égaux d'indice k, de sorte que, pour s'en tenir au cas des groupes Jointifs, on aura avec # i,k =2 T'f0 k#t k # t - 2 i k t (1) en considérant, dans un exemple simplifié, que tous les ? i sont nuls. pour chaque composante On posera encore que la table des sinus sera consultée,/ N fois par période du signal de base de fréquence f de sorte qu'on o aura s N = 1/# t.fo. o Conservant les notations.qui viennent d'être définies, le générateur conforme à l'invention comprend, en référence à la figure 2, une entrée manuelle 1, agencée pour l'affichage d'une valeur arbitraire de f/f . Cette entrée comprend, dans l'exemple décrit, une roue codeuse en code BCD et elle est suivie d'un trandcodeur BCD/binaire 2 pour attaquer une entrée d'un additionneur 3 dont la sortie est reliée à son autre entrée, et dont l'entrée de commande est reliée à une horloge pilote 4, de fréquence F, par l'intermédiaire d'un diviseur 5 délivrant en sortie des impulsions de fréquence Fk = 1/# t.Le diviseur 5 est réglable, pour ajuster la fréquence Fk, sous la dépendanced'une entrée manuelle 6 agencée pour l'affichage de la valeur N, suivant une loi qui sera précisée plus loin. La sortie de l'additionneur 3 est également reliée à une entrée 7a d'un additionneur-accumulateur 7, cette entrée étant agencée de façon connue pour provoquer un changement de signe. On comprend que l'additionneur 3, initialement chargé à la valeur zéro, voit son contenu devenir égal àfif/f0 sur la première impulsion émise par le diviseur 5, puis, plus géntrale- ment, à # k#f/fo suivant les valeurs successives de l'indice o temporel k correspondant aux impulsions successives émises par le diviseur 5. De la sorte, l'additionneur-accumulateur 7 se trouve chargé par son entrée 7a de la valeur -kAf/f0 à chaque cycle temporel d'indice k donné. L'entrée de commande 7c de l'additionneur-accumulateur 7 est reliée à une horloge 8 qui émet des impulsions de fréquence Fc dont le numéro d'ordre correspond à l'indice fréquentiel i mentionné plus haut. Un dispositif connu est prévu pour inhiber l'horloge 8 quand i = 2R. L'autre entrée de donnée 7b de l'additionneur-accumula- teur 7 est reliée, par le jeu d'un commutateur 9, soit à sa propre sortie, soit à la sortie d'un compteur 11 relié au diviseur 5. Un dispositif connu non représenté commande le commutateur 9 de manière qu'il occupe la première position précitée gnand i est supérieur à nun" (et au plus égal à 2R), et la seconde position quand i est égal à un. On comprend qu'à la première impulsion émise par l'hor- loge 8, le contenu de l'additionneur-accumulateur 7 devient k(1-#f/fo), puisque le compteur 11 lui ajoute k. Ensuite, par le jeu du commutateur 9, l'additionneur-accumulateur 7 fonctionne en accumulateur, et, à l'impulsion de rang i de l'horloge 8, son contenu est k(1-i Si maintenant l'on se réfère à l'équation (1), et si l'on convient de mesurer les arguments t dans un système dont l'u nité vaut 2#/N, ce qui revient à affecter la pqndération 21T'/N à la position binaire de poids faible de l'accumulateur-addition- neur 7, alors l'équation (1) s'écrit s (2) t k,i = k (1-i f/f ) Pour toute valeur de i, la quantité présente en sortie de ladditsonneur-accumulateur 7 représente donc l'arguent w k,i Cette sortie est reliée à une table des sinus 12, constituée d'une mémoire morte programmée, par l'intermédiaire d'un multiplexeur de décalage 13 et d'un circuit d'inversion logique 14 fournissant le complément restreint, les deux étages 13 et 14 étant montés en série. La capacité effective de la table 12 (par exemple N mots), peut entre quadruplée en utilisant les propriétés de la fonction sinus, comme illustré par la figure 3. En effet, la capacité de l'additionneur-accumulateur 7 étant limitée à 2#, pour des raisons de périodicité, son contenu est codé sur quatre positions binaires-, dont les deux de poids fort définissent le quadrant. Si par exemple le quadrant ainsi défini est le deuxième, on prend le complément restreint de l'argument arrondi x k ik,i pour définir l'adresse d'accès à la table. Dans le troisième quadrant, on change simplement le signe du sinus obtenu en sortie. Dans le quatrième quadrant, on effectue les deux opérations. Sur la figure 3, on a encadré les adresses d'accus obtenues en fonction des arguments calculés non encadrés. Le générateur comprend donc un étage 15 de test sur les poids forts relié à l'additionneur-accumulateur 7 et attaquant le circuit d'inversion logique 14 et un changeur de signe 16 placé en sortie de la table 12. Le rôle du multiplexeur 13, placé combine le diviseur 5 sous la dépendance de l'entrée manuelle 6 fixant la valeur de N, sera expliqué plus loin. Le changeur de signe 16 est relié en sortie à un accumulateur 17 dans lequel s'effectue la somme Cet accumulateur est commandé par une mémoire de code 18 qui contient un mot dont les positions binaires correspondent aux amplitudes Ai qui ne peuvent ainsi, dans l'exemple décrit, prendre que les valeurs "zéro" ou "un". La mémoire 18 est reliée à l'hor- loge 8 pour tester la valeur de la position de rang i et valider ou non l'opération d'accumulation de rang i. La sortie de l'accumulateur 17 est reliée à un registre tampon 19 lui-même relié à un convertisseur numérique-analogique 21 par l'intermédiaire d'un étage de cadrage 22. Enfin, un filtre passe-bas 23 est disposé en amont de la sortie du générateur. Le registre 19 est relié au diviseur 5 pour en recevoir des impulsions de synchronisation. En fonctionnement, après que l'utilisateur ait affi ché la distance fréquentielle relative Lez f/fO et la fréquence d'échantillonnage N sur les entrées manuelles respectives 1 et 6, le diviseur 5 définit un cycle temporel composé de périodes successives de fréquence Fk au cours de chacune desquelles se déroule un cycle fréquentiel défini par l'horloge 8 qui émet des impulsions d'indice i. Quand i = 2R, l'horloge 8 est inhibée et la période d'indice k est terminée, le contenu de l'accumulateur 17 étant Si le temps de calcul du cycle fréquentiel est infé- rieur à la période4 t, le système observe un temps mort qui se prolonge jusqutå l'arrivée d'une impulsion de synchronisation du diviseur 5.Le contenu de l'accumulateur 17 est alors transféré dans le registre 19, puis converti en une tension électrique dans le convertisseur 21 après avoir subi un recadrage convenable dans étage 22. Enfin, le filtre 23 élimine les composantes de fréquence élevée inhérentes à la structure échantillonnée. Dès lors, le contenu de l'additionneur 3 est augmenté de A f/fO et celui du compteur 11 d'une unité, alors que l'additionneur-accumulateur 7, qui fonctionne suivant le cycle fréquen tiel, est remis à séro. Un nouveau cycle fréquentiel peut commencer. La valeur X demeure dans le registre 19 jusqu a son remplacement par la valeur i+1 c'est-à-dire pendant l'interval le de temps épatant k t de (k+1)t. On est maintenant en mesure d'expliquer le fonction nement du multiplexeur de cadrage 13 sous la dépendance de l'entrée manuelle 6 définissant la fréquence d'échantillonnage. Si lton se réfère à la pondération adoptée plus haut de affectée à la position binaire de plus faible poids des arguments k,i' on voit immédiatement que toute modification de N en train une modification corrélative indesirable de t k,i' qui donnerait une valeur fausse du sinus. A condition d'imposer à N des valeurs choisies dans la suite des puissances de deux, on pourra corriger ce fait en opérant un décalage sur l'argument # k is arrondi, tout décalage dans un nombre binaire correspondant à une multiplication par une puissance de deux.Le multi plexeur t3 est relié en conséquence à entrée manuelle 6. De meme on a posé plus haut queA t = 1/N f0. On voit immédiatement que si l'on multiplie N par un nombre quelconque en maintenant constante la durée t de chaque période temporelle, la fréquence de chaque raie en sortie va se trouver divisée par ce nombre. Il est donc nécessaire de modifier aussi A t en conséquence des variations de N, d'où la nécessité de placer le diviseur 5 sous la dépendance de entrée manuelle 6. On va maintenant décrire, en référence à la figure 4, une seconde réalisation de l'invention, applicable au cas de deux groupes de raies non jointifs, c'est-à-dire disjoints ou imbriqués (figure 1, diagramme "b" ou On adopte alors les notations suivantes en désignant par i et A les indices fréquentiels respectifs des deux groupes. Dans un but de simplifications on a remplacé, sur la figure 4, 1'ensemble des étages 12 à 16 par un rectangle en trait tirete 24, ces étages étant identiques dans les deux réalisations. Pour la même raison, on a remplacé par un rectangle 25 l'ensemble des étages de sortie 21 et 22. Le générateur comprend encore une entrée manuelle 1 pour afficher la valeur f/fO reliée à un additionneur 3 par l'intermédiaire d'un transcodeur non représenté, une horloge pilote 4 attaquant un diviseur 5 produisant en sortie des impulsions de fréquence Fk, et une entrée manuelle 6 pour afficher la fréquence d'échantillonnage N. Comme dans la réalisation pré cédente, ltentrée ' 6est reliée au diviseur 5 et au multiplexeur 13 (inclus dans le rectangle symbolique 24) par une liaison non figurée assurant la même fonction. Le générateur comprend également un additionneuraccumulateur 7 dont une entrée 7a est reliée à la sortie de l'additionneur 3 par l'intermédiaire d'un changeur de signe non représenté, et un compteur 11 pour compter les impulsions k émises par le diviseur 5. Une horloge 8 émet des impulsions de fréquen ce F appliquées à l'entrée de commande 7c de l'additionneur c accumulateur 7. Mais le générateur comprend en outre ici une entrée manuelle 26 pour afficher la distance fréquentielle f'/f des raies de base respectives des groupes. Cette entrée est reliée en sortie, par l'intermédiaire d'un transcodeur BCD/binaire non représenté, à une entrée de donne d'un additionneur 27 analogue à l'additionneur 3, dont l'autre entrée est reliée à sa propre sortie et dont l'entrée de commande est reliée, comme ocelle de l'additionneur 3,au diviseur 5. Un commutateur 28 à trois positions, commandé au moyen d'un dispositif connu non représenté à partir des impulsions de l'horloge 8, relie, suivant le rang de ces impulsions, l'autre entrée 7b de l'additionneur-accumulateur 7, soit à la propre sortie de cet étage, soit à la sortie de l'accumulateur 27, soit à la sortie du compteur 11 d'une manière qui sera précisée plus loin. En sortie des étages de pondération , groupés en 24, le générateur comprend encore un accumulateur 17 placé sous la commande d'une mémoire de code 29 dédoublée en deux mémoires 29a et 29b contehant chacune un mot de code dont les positions binaires respectives correspondent aux valeurs "zéro" ou "un" des amplitudes des deux groupes de raies. Un commutateur 31 met en oeuvre la mémoire 29a ou la mémoire 29b sur une commande de l'horloge 8. En sortie de l'accumulateur 17 est disposé un registre tampon 19 suivi des étages de sortie groupés en 25. Le fonctionnement est partiellement analogue à celui de la réalisation précédenèe en ce sens que, pour une valeur don s'efnée de l'indice temporel k, l'obtention des arguments v k,i fectue de la même manière, le commutateur 28 reliant d'abord l'entrée 7b au compteur 11 pour i ni, puis à la sortie de I'additionneur-accumulateur 7 pour i supérieur à "un" et inférieur ou égal à R. Pour ces mimes valeurs de i, le commutateur 31 relie la mémoire 29a des Ai à 11 accumulateur 17, de sorte que l'on obtient ainsi dans cet accumulateur la somme X1,k précitée, l'hor- loge 8 étant inhibée quand i atteint la valeur R, pour arr8ter le calcul. Par ailleurs, de même que la valeur k # f/fO s' élabore dans l'additionneur 3 pour chaque période temporelle d'indice k, la valeur k fO/f s'élabore par sommations successives dans l'ad- ditionneur 27. A la reprise du calcul (après i=R), l'addi*ionneur- accumulateur 7 est remis à zéro. A la première impulsion suivante de l'horloge 8, soit pour j=1 (ces impulsions étant désormais repérées par l'indice j pour plus de clarté), le commutateur 28 relie la sortie de l'additionneur 27 à l'entrée 7b pour charger la valeur k f'o/fo dans l'additionneur-accumulateur 7. Pour les valeurs suivantes de 2 (au plus égales à R), l'entrée 7b est reliée à la propre sortie de l'additionneuraccumulateur 7, de sorte que cet étage contient, pour une valeur quelconque de j, la quantité k (f'o/fo-j#f/fo). Si l'on tient compte du fait que, par définition, la fréquence f j d'une raie est égale à f'o-j# f, et si l'on tient compte également de la pondération de 2fr /N affectée à l'unité de l'accumulateur des arguments F , on voit que la quantité précitée est bien égale à l'argument t ; k. Tous les éléments de la somme fréquentielle du second groupe sont donc ajoutés, dans l'accumulateur 17, à X1 k. Puis, quand j=R, le calcul est arrêté et la somme X1 k+X2 , k est chargée dans le registre 19 pour être sortie comme dans la réalisation précédente. Après quoi, le calcul reprend sur l'indice k+1 après remise à zéro des accumulateurs. On va maintenant décrire, en référence à la figure 5, une variante de réalisation de l'invention. Sur cette figure, on a représenté symboliquement par un rectangle 32 lteneemble des étages de calcul des arguments, qui peut entre conforme à l'une des réalisations précédemment décrites, et par un rectangle 33 l'ensemble des organes de sortie, y compris le registre tampon 19. Dans cette réalisation, la mémoire de code 18 ou 29 est remplacée par une mémoire d'amplitude 34 qui contient les valeurs des amplitudes A i et B.g ces valeurs pouvant astre quelcon J ques et plus seulement égales à "un" ou "zéro". Un multiplieur 35 placé en amont de l'accumulateur 17 reçoit d'une part les valeurs des sinus élaborés par les étages déjà décrits et d'autre part, les valeurs des amplitudes, les produits successifs étant sommés dans l'accumulateur 17. Le fonctionnement d'ensamble est le mSme que dans les autres réalisations. On va maintenant décrire, on référence à la figure 6, une quatrième réalisation de l'invention. Sur cette figure, on a représenté de façon simplifiée un générateur conforme à celui de la figure 2, mais il apparattra que ce générateur pourrait être conforme à celui de la figure 4. Dans cette réalisation, l'appareil comprend une mémoire 36 où sont rangées les phases à l'origine t o,i des diverses composantes, ces phases étant supposées non toutes nulles. Cette mémoire reçoit les impulsions de pointage de l'horloge 8 et est reliée en sortie à un additionneur 37 qui reçoit d'autre part les arguments Y k,i élaborés par l'additionneur-accumulateur 7. La sortie de l'additionneur 37 est reliée à l'entrée du multiplexeur de décalage 13, de sorte que le décalage affecte globalement l'argument calculé et la phase k l'origine. En aval du changeur de signe 16 est branché undéul- tiplexeur 38 comportant autant de canaux qu'il y a de composantes fréquentielles, chaque canal étant relié à un registre tampon 39 suivi d'un convertisseur numérique-analogique 41. Par raison de simplification, on n'a pas représenté l'étage prenant en compte les valeurs des amplitudes, bien que cet étage existe dans la réalité. On obtient ainsi, sur la sortie des divers avertisseurs 41, une tension représentative des valeurs des diverses composas tes. On peut bien entendu ajouter à un tel dispositif les étages déjà décrits donnant en sortie la somme des composantes. Les deux derniers dispositifs décrits peuvent être combinés conjointement ou séparément avec les réalisations décrites en référence aux figures 2 et 4. On va maintenant décrire, en référence à la figure 7, une application du générateur conforme à l'invention à un système de télétransmission sub-aquatique, pouvant par exemple autre utilisé entre une station terrestre et un véhicule sous-marin. On ne peut en général utiliser les ondes radio-électriques pour une telle liaison, et l'on est contraint d'utiliser comme support de transmission l'onde sonore, dont la portée est d'autant plus grande que sa fréquence est basse. Le débit d'information est faible, mais peut être augmenté par une émission en parallèle des éléments du message ou du caractère transmis, ce qui impose de créer un signal comportant une succession de fréquences porteuses voisines les unes des autres et de très grande stabilité relative. Le système de télétransmission envisagé ici comprend une station d'émission 42 et une station de réception 43 séparées l'une de l'autre par un milieu aquatique 44. La station d'émission comprend une console 45 sur laquelle on frappe le message reliée, par l'intermédiaire d'un transcodeur convenable 46,à un générateur 47 conforme à l'invention. Ce générateur est relié en sortie à un amplificateur 48 attaquant un transducteur électro-acoustique 49 placé dans le milieu aquatique 44. La station de réception 43 comprend un hydrophone 51 placé dans le milieu 44 et prévu pour coopérer avec le transducteur 49. Le signal émis par l'hydrophone 51 en sortie est reçu par un amplificateur 52 qui attaque un analyseur fréquentiel 53 dont les signaux de sortie, après décodage convenable dans un décodeur 54, sont appliqués à un dispositif de sortie 55 qui peut être une imprimante ou un écran cathodique. En fonctionnement, un utilisateur frappe sur le clavier de la console 45 un message en clair, et ce message est codé sous la forme numérique convenable dans le transducteur 46 pour être appliqué au générateur 47 qui le transforme en un signal unique complexe résultant de la composition d'un certain nombre de composantes fréquentielles. Ce signal est amplifié et transmis sous forme d'ondes sonores dans le. milieu aquatique 44 pour être recueilli par l'hydrophone 51. Convenablement amplifié, le signal de sortie de lthydrophone 51 est analysé suivant ses diverses composantes fréquentielles par l'analyseur 53. Puis ces composantes sont décodées et reproduites sur le dispositif de sortie 55. Le générateur conforme à l'invention permet donc une émission qui, au départ, est effectuée en parallèle et, grtce à la composition fréquentielle, est transmise par ondes sonores, d'où une importante augmentation du Obit d'informations. De PlUs, l'utili8ation de fréquences porteuses voisines les unes des autres et de très grande stabilité relative améliore de façon évidente les conditions de la transmission. L'invention n'est évidemment pas limitée aux exemples décrits et pourrait faire l'objet de nombreuses variantes constructives à la portée de l'homme de l'art, notamment dans des agencements particuliers des circuits. De même, les applications ne se limitent pas à celles décrites, et le générateur est à même de résoudre de nombreux problèmes, tels que, par exemple, la création de signaux de test pour exciter un processus physique non linéaire et non stationnaire, tel qu'un canal de transmission, un servo-mécanisme ou un traitement physico-chimique. L'analyse de la réponse, compte tenu de la connaissance parfaite du signal d'excitation, permet une caractérisation très approfondie du comportement du processus simultanément en temps et en fréquence. REVENDICATIONS 1. Générateur de fonction périodique complexe à partir de ses composantes, chacune de ces composantes étant définie par son amplitude, sa fréquence, sa phase à l'origine et sa forme, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour élaborer des signaux représentant les amplitudes des diverses composantes, des moyens pour élaborer des signaux représentant les arguments d'une fonction périodique élémentaire pour les diverses composantes, une mémoire dans laquelle est rangée une table définissant la forme de chaque composante, et des moyens pour consulter pé riodiquement cette table, des moyens pour élaborer un signal-de sortie représentant la somme des valeurs de la fonction périodique élémentaire correspondant aux diverses composantes pondérée par les valeurs des amplitudes correspondant aux mêmes composantes et des moyens de cadencement pour répéter périodiquement les opérations précitées. 2. Générateur conforme à la revendication 1, carac térisé en ce qu'il comprend une horloge-pilote unique pour l'éla- boration de toutes les composantes fréquentielles. 3. Générateur conforme à la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour élaborer les fréquences des composantes par déorémentation régulière d'une fréquence de base prédéterminée. 4. Générateur conforme à la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour élaborer les fréquences des composantes en deux groupes distincts, ces fréquences étant obtenues par décrémentation régulière de fréquences de base prédéterminées respectives. 5. Générateur conforme à la revendication 4, caractérisé en ce que les deux groupes de fréquences sont disjoints. 6. Générateur conforme à la revendication 4, caractérisé en ce que les deux groupes de fréquences sont imbriqués. 7. Générateur conforme à l'une des revendications 3 à 6, caractérisé en ce qu'tel comprend autant de mémoires qu'il y a de groupes de fréquences, chaque mémoire comprenant autant de positions qu'il y a de composantes dans chaque groupe, et chaque position servant à ranger la valeur de l'amplitude de la composante