DISPOSITIF D'ARBITRATION DECENTRALISEE DE PLUSIEURS UNITES DE TRAITEMENT D'UN SYSTEME MULTIPROCESSEUR. La présente invention se rapporte à un dispositif d'arbi- tration décentralisée de plusieurs unités de traitement d'un système multiprocesseur. On connaît d'après l'article des pages 154 à 158 du numéro d'avril 1978 de la revue "Computer Design" un procédé d'arbi- tration et un dispositif d'arbitration pour un système multi- processeur comportant plusieurs unités de traitement identiques toutes reliées au même bus. Cet arbitreur connu, du type synchrone, permet d'établir une priorité tournante entre les différentes unités de traitement afin qu'aucune d'entre elles ne monopolisE le bus, et afin que le traitement réalisé par le système multiprocesseur soit le plus rapide possible. L'arbitreur connu comporte essentiellement tue mémoire morte dans laquelle sont programmées toutes les configurations possibles de demandes de réservation du bus et d'états correspondants. Ce dispositif connu nécessite un grand nombre de fils de liaison entre le dispositif arbitreur et les différentes unités de traitement, ce qui peut être gênant lorsque le nombre d'unités de traitement est élevé. De plus, la taille de la mémoire morte utilisée dans l'ar- bitreur connu est fonction du nombre d'unités de traitement coopérant avec elle. Si le nombre d'unités de traitement est peu élevé, la capacité de la mémoire morte nécessaire pour réaliser l'arbitreur est corrélativement faible, et l'arbitreur est donc peu onéreux et facile à réaliser. Par contre, si le nombre d'unités de traitement est élevé, il faut utiliser plusieurs mémoires de grande capacité, et la réalisation de l'arbitreur devient complexe et onéreuse. La présente invention a pour objet un dispositif d'arbi- tration décentralisée ne présentant pas les inconvénients du dispositif connu, dispositif qui soit facile à réaliser et peu onéreux. Le dispositif d'arbitration décentralisée conforme à la présente invention s'applique à p.n unités de traitement toutes 24940 10 reliées à un bus commun et réparties en p niveaux comprenant chacun n unités de traitement associées chacune à une unité d'ar- bitration, et chaque unité d'arbitration comporte un arbitreur élémentaire de détermination de priorité individuelle et un arbi- treur élémentaire de détermination de priorité de niveau, les entrées des arbitreurs élémentaires de priorité individuelle étant reliées, dans chaque niveau, aux conducteurs correspondants d'une liaison de demandes individuelles particulière au niveau considéré, les entrées des arbitreurs élémentaires de détermination de priorité de niveau de toutes les unités d'arbitration étant reliées aux conducteurs correspondants d'une liaison commune de demandes de priorité de niveau, les entrées des deux arbitreurs élémentaires de chaque unité d'arbitration étant également reliées à la sortie d'un dispositif de signalisation de demande de priorité de l'unité de traitement correspondante. Selon une autre caractéristique de l'invention, dans chaque unité d'arbitration, les sorties des deux arbitreurs élémentaires sont reliées à une série d'entrées d'un comparateur dont l'autre série d'entrées est reliée à la sortie d'un circuit d'identifi- cation de l'unité de traitement et de son unité d'arbitration considérées, la sortie du comparateur étant reliée, par l'inter- médiaire d'une bascule bistable,à l'entrée d'autorisation d'uti- lisation de bus de l'unité de traitement correspondante, les deux arbitreurs élémentaires fournissant, lorsqu'ils ont déterminé que l'unité de traitement correspondante peut utiliser le bus, la m&me identité que celle fournie par ledit circuit d'identification correspondant. Selon une autre caractéristique de l'invention, ledit circuit d'identification comporte un circuit de codage, de préférence à codage binaire, fournissant un code de niveau correspondant au niveau dans lequel est disposée l'unité de traitement avec laquelle coopère l'unité d'arbitration considérée, et fournissant un code de rang correspondant au rang de cette unité de traitement dans son niveau, ce circuit d'identification étant relié audit dispositif de signalisation de demande de priorité. Selon encore une autre caractéristique de l'invention, ledit 24940 10 dispositif de signalisation comporte une mémoire morte de trans- codage dont une entrée d'adressage est reliée à la sortie de demande d'utilisation de bus de l'unité de traitement correspon- dante, et dont les autres entrées d'adressage sont reliées audit circuit d'identification, les sorties, de préférence du type à collecteur ouvert, de cette mémoire, et dont le nombre est égal à la somme du nombre de niveaux et du nombre d'unités de traitement par niveau, étant reliées aux entrées correspondantes de l'arbi- treur élémentaire de niveau et de l'arbitreur élémentaire individuel respectivement. La présente invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée d'un mode de réalisation pris comme exemple non limitatif et illustré par le dessin annexé, sur lequel: - la figure 1 est un bloc-diagramme d'un dispositif d'arbitration décentralisée conforme à la présente invention, et; - la figure 2 est un schéma détaillé d'une unité d'arbitration du dispositif de la figure 1. On a représenté sur la figure 1 le bloc-diagramme d'un dispo- sitif d'arbitration pour un système multiprocesseur à seize unités de traitement. Toutefois, il est bien entendu que l'in- vention s'applique à un système multiprocesseur comportant un nombre quelconque d'unités de traitement. Ces seize unités de traitement sont arbitrairement réparties en p groupes ou niveaux comportant chacun n unités de traitement. Dans le cas présent p.n = 16, c'est-à-dire un carré parfait, et on choisit de préfé- rence p=n=4. Dans les cas o ce nombre p.n n'est pas un carré parfait, on choisit de préférence p le plus voisin possible de n, p pouvant être supérieur ou inférieur à n. Les p.n unités de traitement du système multiprocesseur auquel est appliqué le dispositif de l'invention sont raccordées à un bus commun de communication de données (non représenté). Toutefois, il est bien entendu que l'invention n'est pas limitée à l'application à un système multiprocesseur mais peut s'appliquer à tout système dans lequel il faut arbitrer entre plusieurs sous-ensembles utilisant une voie de communication commune et susceptibles de demander simultanément l'utilisation de cette voie. Pour ne pas surcharger le dessin, on n'a pas représenté les unités de traitement, mais uniquement les unités d'arbitration affectées à chacune de ces unités de traitement. Chacune de ces unités d'arbitration étant de très faible encombrement, comme on le verra ci-dessous, elle peut être facilement disposée sur la carte de circuit imprimé de l'unité de traitement correspondante. Les p.n unités d'arbitration schématiquement et partiellement représentées sur la figure 1, correspondant respectivement aux p.n unités de traitement, sont référencées UA 1 à UA1.4 pour celles relatives aux unités de traitement du premier niveau Pl, UA2.1 à UA2.4 pour le second niveau P2, UA3.1 à UA3.4 pour le troisième niveau P3, et UA4.1 à UA4.4 pour le quatrième niveau P4. Chaque unité d'arbitration comporte, pour la connexion extérieure, une série de quatre bornes de signalisation de demande de priorité individuelle référencées il à i4. Dans chaque niveau séparément, les bornes i de même référence sont reliées entre elles. Ainsi, par exemple, dans le niveau Pl, les quatre bornes il des unités d'arbitration UA là UA sont reliées entre elles, 1.1 i.4 les quatre bornes i2 sont reliées entre elles, etc... Chaque unité d'arbitration comporte également pour la connexion extérieure, quatre bornes de signalisation de demande de priorité de niveau référencées nI à n4. Pour l'ensemble des unités d'arbitration, les bornes n de même référence sont toutes reliées ensemble. Ainsi, par exemple, les bornes ni des seize unités d'arbitration sont toutes reliées ensemble. En outre, chaque unité d'arbitration comporte une série de bornes d'identification. De préférence, l'identité de l'unité d'arbitration est fournie par un circuit de codage qui est avan- tageusement extérieur à la carte de circuit imprimé supportant l'unité d'arbitration et, le cas échéant l'unité de traitement correspondante, ce qui permet de standardiser ces cartes, seuls les supports ou connecteurs de ces cartes étant individualisés, ainsi qu'il apparaîtra plus clairement ci-dessous. Etant donné qu'il y a dans le dispositif d'arbitration, quatre niveaux et que chaque niveau comporte quatre unités d'arbitration, il suffit, pour un codage qui est de préférence en code binaire, de deux éléments binaires pour coder les différents niveaux, et de deux éléments 24940 10 binaires pour coder chaque unité d'arbitration à l'intérieur de son niveau. Par conséquent, chaque unité d'arbitration comporte deux bornes d'identification par codage individuel (codage à l'intérieur d'un niveau), respectivement référencées cil, ci2, et deux bornes d'identification par codage de niveau, respectivement référencées cnl, cn2. Il est bien entendu que si le système multiprocesseur com- portait un nombre différent d'unités de traitement, et si le nombre de niveaux et/ou d'unités par niveau était différent, le nombre de bornes de codage serait, le cas échéant,modifié en conséquence. Dans l'exemple de réalisation représenté sur la figure 1, on a codé les niveaux Pl à P4 "00", "01", "10" et "Il" respecti- vement, les bornes cnl et cn2 étant respectivement affectées aux éléments binaires de poids O et 1. A l'intérieur de chaque niveau, les unités d'arbitration sont codées "00", "01", "10" et "l1" dans l'ordre de leurs références, c'est-à-dire, par exemple pour le niveau Pl, de UA là UA respectivement. Pour simplifier le dessin, on n'a pas représenté sur la figure 1 les différents circuits de codage, mais simplement les valeurs des niveaux logiques "0" et "I" correspondant au codage des entrées ci et cn des unités d'arbitration des niveaux Pl, P2 et P4, seuls repré- sentés. Ces circuits de codage sont des circuits fournissant les niveaux logiques "1" et "0" aux bornes de codage correspondantes. Etant donné que'leur réalisation est évidente pour l'homme de l'art, ils ne seront pas décrits plus en détail. On a représenté sur la figure 2 le schéma détaillé du mode de réalisation préféré d'une unité d'arbitration UA n conforme à l'invention, toutes les unités d'arbitration du dispositif d'arbitration de la figure I étant alors réalisées identiquement à celle de la figure 2. L'unité d'arbitration UA par exemple UA34 représentée sur la figure 2 est réalisée en circuits intégrés disposés sur une carte 1 de circuit imprimé qui est avantageusement la carte supportant les éléments de l'unité de traitement correspondante. L'unité d'arbitration UA n comporte un arbitreur élémentaire 24940 10 individuel 2 et un arbitreur élémentaire de niveau 3. Les arbitreurs élémentaires 2 et 3 sont réalisés de façon connue en soi d'après le susdit article de "Computer Design", et comprennent chacun un re- gistre à bascules bistables de type D référencé 4, 5 respectivement, et une mémoire morte référencée 6, 7 respectivement. Le registre 4 de l'arbitreur élémentaire 2 comporte sept cellules dont six servent à l'arbitrage proprement dit, la septième cellule servant simplement à transférer, de la façon expliquée ci-dessous, l'autorisation d'utilisation de bus, fournie par l'unité d'arbitration, à l'unité de traitement correspondante, en synchronisme avec un front actif du signal d'horloge envoyé aux arbitreurs élémentaires. Cependant, il n'est pas absolument nécessaire d'utiliser une cellule du registre 4 pour transférer cette autorisation, et on pourrait tout aussi bien utiliser une bascule bistable séparée recevant le même signal d'horloge que les registres 4 et 5. Une entrée du registre 4, correspondant à ladite septième cellule est reliée à la sortie d'un comparateur 8. Quatre autres entrées du registre 4 sont reliées d'une part à une première série Si de sorties d'une mémoire morte 9 de transcodage du type à sorties à collecteur ouvert, et d'autre part aux bornes il à i4 respectivement. Deux autres entrées du registre 4 sont reliées aux deux sorties de la mémoire morte 6. La sortie de ladite septième cellule du registre 4 est reliée à une borne 10 qui est elle-même reliée, de façon non représentée, à l'entrée d'autorisation d'utilisation de bus de l'unité de traitement correspondante. Les six autres sorties du registre 4 sont respectivement reliées aux six entrées d'adressage de la mémoire 6. Le registre 5 de l'arbitreur élémentaire 3 comporte six cellules. Ses quatre premières entrées sont reliées d'une part à une seconde série Sn de sorties de la mémoire 9, et d'autre part aux bornes ni à n4. Les deux autres entrées du registre 5 sont reliées aux deux sorties de la mémoire morte 7. Les entrées de signaux d'horloge des registres 4 et 5 sont reliées ensemble à une borne Il qui est elle-même reliée à un générateur de signaux d'horloge approprié (non représenté). La mémoire morte 9 comporte cinq entrées d'adressage dont quatre sont reliées aux bornes cil, ci2, cnl, cn2 respectivement. La cinquième entrée d'adressage de la mémoire 9 est reliée à une borne 12, qui est elle-même reliée, de façon non représentée, à la sortie de demande d'utilisation de bus de l'unité de traitement correspondante. L'entrée v de validation du comparateur 8 est reliée à la borne 12. Le comparateur 8 comporte deux séries A, B de quatre entrées chacune. Deux des quatre entrées de la série A sont reliées aux deux sorties de la mémoire 6, et les deux autres entrées de la série A sont reliées aux deux sorties de la mémoire 7. Les quatre entrées de la série B sont reliées aux bornes cil, ci2, cnl et cn2 respectivement. Dans un but de standardisation des cartes supportant les unités d'arbitration, afin d'assurer leur parfaite interchan- geabilité, les bornes cil, ci2, cnl et cn2 sont réalisées en fait sous forme de broches d'un connecteur 13 solidaire de la carte 1. De même, les bornes il à i4 et nI à n4 sont réalisées sous forme de broches d'un connecteur 14 solidaire de la carte 1. Pour siu- plifier encore la réalisation, on peut réunir les connecteurs 13 et 14 en un connecteur unique ou même les réunir au connecteur de l'unité de traitement si celle-ci est disposée sur la carte 1. Nous allons maintenant expliquer le fonctionnement du dis- positif décrit ci-dessus, en détaillant la programmation des mémoires mortes utilisées. La mémoire morte 9 est une mémoire de transcodage. Elle est programmée de façon que chacune des quatre sorties de la série Si et de la série Sn soit activée lorsque le code binaire corres- pondant est appliqué sur les bornes cil, ci2 et cnl, cn2 respec- tivement. Ainsi, les codes -"00", "01", "10" et "11" appliqués sur cil et ci2 activent les sorties de la série Si reliées aux bornes il à i4 respectivement. De même, les codes "00", "01", "10" et "Il" appliqués sur cnl et cn2 activent les sorties de la série Sn reliées aux bornes nI à n4 respectivement. De cette façon, chaque arbitreur élémentaire tel que l'arbitreur 2 connaît le rang de l'unité de traitement correspondante au sein de son niveau, et chaque arbitreur élémentaire tel que 3 connaît le niveau dans lequel est disposée cette unité de traitement. Par conséquent, l'unité d'arbitration connaît l'identité de l'unité de traitement correspondante au sein du système multiprocesseur. Les mémoires 6 et 7 de chaque unité d'arbitration sont pro- grammées de façon analogue à celle indiquée dans le susdit article de "Computer Design". Toutefois, à la différence du procédé connu, et comme expliqué plus en détail ci-dessous, conformément à la présente invention, l'attribution des priorités est effectuée d'abord selon un cycle principal au cours duquel la priorité est distribuée suivant un ordre déterminé, de préférence une seule fois au cours d'un cycle, à chacun des niveaux en faisant la demande, et ensuite selon des cycles secondaires pour chacun des niveaux, la priorité étant distribuée selon un ordre déterminé, pour chaque niveau, de préférence une seule fois au cours d'un cycle, à chacune des unités de traitement du même niveau qui en fait la demande. Le cycle principal est effectué simultanément par tous les arbitreurs élémentaires 3, tandis que les différents cycles secondaires sont effectués chacun par tous les arbitreurs 2 du niveau correspondant. Dans le cas présent, il y a quatre cycles secondaires qui sont effectués indépendamment les uns des autres. La détermination des états présent et futur de chacun des arbitreurs élémentaires se fait de la façon la plus simple: on n'envisage que deux états, à savoir mattre du bus ou non. On pourrait envisager d'autres états tels que "au repos", "en réserve'" (maître du bus au cours du cycle subséquent) ou "en attente" (maître du bus après celui qui est actuellement "en réserve"), mais cela compliquerait d'autant la programmation des mémoires, et le gain de temps ainsi réalisé dans la détermination de l'ordre des priorités ne serait pas toujours suffisamment mis à profit. Les sorties (prises dans l'ordre, à savoir de haut en bas dans le cas représenté sur le dessin) des mémoires 6 et 7 sont codées suivant le même code que celui utilisé pour coder les bornes cil, ci2 et cnl, cn2 respectivement. Ainsi, par exemple dans le cas de l'unité d'arbitration UA3.4, le code appliqué sur les bornes cil, ci2 est "Il" (n=4) et celui appliqué sur les 24940 10 bornes cnl, cn2 est "10" (p=3). Par conséquent, lorsque l'arbitreur élémentaire 3 de l'unité UA3.4 détermine sur un premier front actif du signal d'horloge appliqué sur la borne 11, que la priorité revient au niveau 3, le signal binaire présent sur les sorties de la mémoire 7 de l'unité UA3.4 en particulier est "10" (ce signal est d'ailleurs présent sur les sorties des mémoires 7 de toutes les unités d'arbitration). Lorsque l'arbitreur élémentaire 2 de l'unité UA3.4 détermine sur ledit premier front actif du signal d'horloge, que, dans le niveau 3, la priorité revient à cette quatrième unité UA3.4, le signal binaire présent sur les sorties de la mémoire 6 de cette unité en particulier (ainsi que sur les sorties des mémoires 6 des autres unités du niveau 3) est "10". Lorsque les deux signaux binaires précités sont simultanément présents aux sorties des mémoires 7 et 6 respectivement, la con- figuration du signal sur les quatre entrées de la série A du compa- rateur 8 est identique à la configuration du signal sur les quatre entrées de la série B du comparateur 8 qui sont reliées aux bornes cil, ci2, cnl et cn2 et reçoivent donc le code correspondant à l'unité d'arbitration UA 4. Si à ce moment, l'unité de traitement correspondante UT3.4 réclame l'utilisation du bus et émet sur la borne 12 un signal de demande d'utilisation de bus, par exemple un signal logique "1", ce signal est appliqué d'une part à l'entrée de la mémoire 9 qui le transmet aux bornes i4 et n3 pour en informer toutes les autres unités d'arbitration et modifier en conséquence l'adressage de leurs mémoires respectives sur un front actif consécutif du signal d'horloge, et d'autre part à l'entrée de validation v du comparateur 8. Le comparateur 8, chargé de comparer les signaux présents sur les entrées A et B, émet alors un signal d'égalité, par exemple un niveau logique "1". Lorsqu'un second front actif du signal d'horloge est appliqué sur la borne 11, ladite septième cellule du registre 4 fait apparaître sur la borne 10 un signal d'autorisation d'utilisation de bus, et simultanément ce second front actif entraîne la modification de l'adressage des mémoires des unités d'arbitration. En effet, l'unité UT3.4 vient d'obtenir la priorité et, par hypothèse, ne peut plus l'obtenir si d'autres unités réclament l'utilisation 24940 1 0 du bus, pendant le cycle complet en cours, après avoir effectué une opération élémentaire (par exemple écriture d'un mot transmis par le bus dans sa mémoire ou lecture d'un mot mémorisé à une adresse déterminée de sa mémoire et envoyé sur le bus pendant l'intervalle de temps séparant deux fronts actifs consécutifs du signal d'hor- loge). Par conséquent, en particulier dans l'unité UA3.4 ledit second front actif du signal d'horloge fait transférer par les registres 4 et 5, aux entrées des mémoires 6 et 7 respectivement, une configuration d'adressage telle que la configuration des signaux de sorties de ces mémoires, configuration appliquée à la série d'entrées A du compatateur 8, est différente de la configu- ration du code de l'unité UA34 en question, configuration appli- quée à la série d'entrées B de ce comparateur. Il y a donc un "O" à la sortie du comparateur 8 de cette unité, et lorsqu'un troi- sième front actif est appliqué sur la borne 11, un "O" apparaît sur la borne 10 et empêche l'unité UT3.4 d'entamer une autre opération élémentaire si elle réclame encore l'utilisation du bus. En outre, ledit second front actif modifie l'adressage des mémoires des autres unités d'arbitration, et dans l'une d'entre celles qui réclament la priorité, à savoir celle qui suit, dans l'ordre du cycle complet, l'unité venant d'avoir eu la priorité, il y a égalité entre les configurations appliquées sur les entrées A etB du comparateur 8, et c'est cette dernière unité qui reçoit la priorité audit troisième front actif du signal d'horloge, et permet à son unité de traitement d'utiliser le bus pour effectuer une opération élémentaire. Bien entendu, si pendant un laps de temps une seule unité de traitement réclame l'utilisation du bus, la priorité lui est attribuée tant qu'elle émet un "1" sur la borne 12 et tant qu'aucune autre unité de traitement ne réclame l'utilisation du bus. On remarquera qu'un cycle complet d'attribution de priorités, c'est-à-dire un cycle au cours duquel toutes les unités de trai- tement ayant réclamé l'utilisation du bus reçoivent la priorité une seule fois, comporte au maximum (dans le cas o les seize unités de traitement réclament toutes l'utilisation du bus) quatre cycles principaux au cours de chacun desquels chaque niveau reçoit 2 4940 10 la priorité une fois. Un cycle secondaire de chaque niveau est donc accompli au bout de quatre cycles principaux. Bien entendu, si dans un ou plusieurs niveaux aucune demande d'utilisation du bus n'est émise, les cycles principaux sont réduits en conséquence, et si dans un niveau donné certaines unités ne réclament pas l'utilisation du bus, le cycle secondaire correspondant est réduit en conséquence. A la lecture des explications ci-dessus, et connaissant l'article précité de "Computeur Design", l'homme de l'art peut pro- grammer très facilement les mémoires telles que les mémoires 6 et 7. Dans le cas du mode de réalisation préféré de la figure 2, toutes les unités d'arbitration UA I à UA sont identiques à l'unité UA3.4 et toutes leurs mémoires sont programmées exactement comme les mémoires 6 et 7 respectivement. Seules les connexions extérieures aux cartes de circuit imprimé comportant les composants des circuits individuels sont réalisées de façon spécifique à chaque unité de traitement. Par conséquent, les cartes de circuit imprimé comportant les unités d'arbitration et, le cas échéant, les unités de traitement correspondantes, sont toutes interchangeables, ce qui facilite la maintenance du système multiprocesseur conforme à l'invention. La répartition des unités de traitement en plusieurs niveaux ou même sous-niveaux permet d'avoir des circuits individuels d'ar- bitration relativement simples et faciles à réaliser, même lorsque le nombre d'unités de traitement du système multiprocesseur est très élevé. Les mémoires mortes telles que les mémoires 6 et 7 sont très faciles à programmer du fait de leur relativement faible capacité: dans le cas, qui peut être considéré comme très complexe, d'un système multiprocesseur à seize unités de traitement, les mémoires 6 et 7 sont identiques et sont du type à 64 x 2 éléments binaires ou d'un type très courant de capacité supérieure, par exemple 256 x 4. Dans le cadre de l'invention, il est également possible de modifier à tout moment l'ordre des priorités par exemple en rem- plaçant l'une ou plusieurs des mémoires mortes des circuits indi- viduels d'arbitration par d'autres mémoires programmées différem- ment. Ces autres mémoires peuvent être -commutées par tout dispositif approprié commandé manuellement ou par le système multiprocesseur luimême. Il est également possible d'utiliser des mémoires vives au lieu de mémoires mortes, le contenu de ces mémoires vives étant modifié par des moyens appropriés connus. D'autre part, les niveaux peuvent être subdivisés en sous- niveaux, l'arbitreur élémentaire 3 devenant l'arbitreur de sous- niveaux, et un arbitreur élémentaire supplémentaire étant disposé dans chaque unité d'arbitration, le branchement de cet arbitreur supplémentaire étant similaire à celui de l'arbitreur 3, les sorties de cet arbitreur supplémentaire étant reliées à une troi- sième série d'entrées du comparateur prévu en conséquence. REVENDICATIONS 1. Dispositif d'arbitration décentralisée de plusieurs unités de traitement d'un système multiprocesseur comprenant p.n unités de traitement toutes reliées à un bus commun et réparties en p niveaux comprenant chacun n unités de traitement associées chacune à une unité d'arbitration, caractérisé par le fait que chaque unité d'arbitration (UA) comporte un arbitreur élémentaire de déter- p.n mination de priorité individuelle (2) et un arbitreur élémentaire de détermination de priorité de niveau (3), les entrées des arbi- treurs élémentaires de priorité individuelle étant reliées, dans chaque niveau (Pl à P4), aux conducteurs correspondants (il à i4)- d'une liaison de demandes individuelles particulière au niveau considéré, les entrées des arbitreurs élémentaires de détermi- nation de priorité de niveau de toutes les unités d'arbitration étant reliées aux conducteurs correspondants (nl à n4) d'une liaison commune de demandes de priorité de niveau, les entrées des deux arbitreurs élémentaires de chaque unité d'arbitration étant également reliées à la sortie d'un dispositif (9) de signalisation de demande de priorité de l'unité de traitement correspondante. 2. Dispositif d'arbitration décentralisée selon la revendi- cation 1, caractérisé par le fait que dans chaque unité d'arbi- tration les sorties des deux arbitreurs élémentaires sont reliées à une série d'entrées d'un comparateur (8) dont l'autre série d'entrées est reliée à la sortie d'un circuit d'identification (13) de l'unité de traitement et de son unité d'arbitration considérées, la sortie du comparateur étant reliée, par l'inter- médiaire d'une bascule bistable à l'entrée (10) d'autorisation d'utilisation de bus de l'unité de traitement correspondante, les deux arbitreurs élémentaires fournissant, lorsqu'ils ont déter- miné que l'unité de traitement correspondante peut utiliser le bus, la même identité que celle fournie par ledit circuit d'identification correspondant. 3. Dispositif d'arbitration décentralisée selon l'une quel- conque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que ledit circuit d'identification comporte un circuit de codage, de préférence à codage binaire, fournissant un code de niveau (cnl, cn2) correspondant au niveau dans lequel est disposée l'unité de traitement avec laquelle coopère l'unité d'arbitration considérée, et fournissant un code de rang (cil, ci2) corres- pondant au rang de cette unité de traitement dans son niveau, ce circuit d'identification étant relié audit dispositif de signali- sation de demande de priorité. 4. Dispositif d'arbitration décentralisée selon la revendi- cation 3, caractérisé par le fait que ledit dispositif de signa- lisation comporte une mémoire morte de transcodage (9) dont une entrée d'adressage est reliée à la sortie (12) de demande d'utili- sation de bus de l'unité de traitement correspondante, et dont les autres entrées d'adressage sont reliées audit circuit d'identi- fication, les sorties, de préférence du type à collecteur ouvert, de cette mémoire, et dont le nombre est égal à la somme du nombre de niveaux et du nombre d'unités de traitement par niveau, étant reliées aux entrées correspondantes de l'arbitreur élémentaire de niveau et de l'arbitreur élémentaire individuel, respectivement.