La présente invention concerne le traitement en surface d'éléments de construction en ciment dtamiante, en particulier de plaques en ciment d'amiante, et de façon préférentielle de plaques de ce type présentant une couche de recouvrement produite par saupoudrage d'un mélange de ciment fondu alumineux format liant, de pigments et de ciment d'amiante à fibres courtes, avec des solutions aqueuses de produits de précondensation de matiè- res plastiques, afin d'empêcher ou d'éviter les efflorescences calcaires.De telles efflrescences apparaissent de façon en soi connue par le fait que l'hydroxyde de calcium ou chaux présent dans les matériaux de construction de ce type parviennent à la surface à travers les pores du matériau et peuvent réagir avec le gaz carbonique de l'air en formant du carbonate de calcium jusqu'à l'épuisement de l'hydroxyde de calcium, ou bien jusqu'à ce que les pores soient bouchés par des produits de durcissement du ciment, à un degré tel que ces efflorescences ne soient plus possibles. On a déjà décrit, dans le brevet des Etats Unis d'Amérique 2 716 619 (1952) un procédé pour empêcher les efflorescences calcaires selon lequel des résines synthétiques insolubles dans l'eau sont appliquées sur des plaques en ciment d'amiante selon une épaisseur de couche de 0,1 à 0,2 mm dans un solvant approprié.A titre d'exemples de polymères insolubles dans l'eau de ce type, ce brevet mentionne, entre autres, des résines méiamine déjà complètement condensées. L'utilisation de tels polymères sous leur forme insoluble dans l'eau pour l'imprégnation des surfaces d'éléments de construction présente toutefois cet inconvénient qu'ils ne peuvent souvent être utilisés que sous la forme de systèmes en émulsion complexes, comme le montrent les exemples correspondant à des essais. En outre, ils peuvent à peine pénétrer dans les pores, ou bien la perméabilité à la vapeur d'eau des surfaces des éléments de construction peuvent souffrir fortement d'un tel traitement. On a proposé, dans le brevet des Etats Unis d'Ameriq 3.415 674 (1965), d'effectuer le traitement en surface de plaques de ciment d'amiante dont la prise a déjà eu lieu mais qui ne sont pas encore dures à coeur.Tout d'abord, on recouvre la surface de ces plaques ayant déjà subi la prise avec une résine phénolformaldéhyde, urée-formaldéhyde, résorcine-formaldéhyde ou mélamine-formaldéhyde en solution aqueuse, on durcit la résine sous pression dans une atmosphère de vapeur d'eau surchauffée, puis on applique la couche de rev & ement finale forme de résines époxydes, de résines acryliques ou analogues, i un moment auquel le ciment des plaques est déjà complètement durci à coeur. Indépendamment du processus opératoire relativement compliqué, il en résulte ici encore une forte réduction de la perméabilité à la vapeur d'eau. Les recherches qui ont abouti à l'invention ont montré que l'on peut protéger des éléments de construction à base de ciment, comme des plaques de ciment d'amiante, contre les efflorescences calcaires, d'une manière simple et économique, sans influencer la perméabilité à la vapeur d'eau d'une manière non tolérable, en appliquant sur les éléments de construction des produits de précondensation de matières plastiques solubles dans l'eau à base de résines aminotriazine non pas seulement après leur prise ou bien après leur durcissement, mais pendant ou avant la prise, et en assurant le durcissement des résines à des températures de 50-1000C pendant la prise des éléments de construction, après quoi on provoque le durcissement à coeur de ces derniers de la manière usuelle. L'invention concerne en conséquence un procédé pour le traitement en surface d'éléments de construction en ciment d'amiante, en particulier de plaques de ciment d'adiante portant une couche de recouvrement renfermant à titre de liant du ciment fondu alumineux, avec des produits de précondensation de matières plastiques solubles dans l'eau, caractérisé en ce qu'on utilise, comme produits de précondensation de matières plastiques solubles dans l'eau des produits de précondensation aminotriazi ne-formaldéhyde, et on applique ceux-ci en solution aqueuse, encore avant la fin de la prise du ciment, sur la surface de l'é- lément de construction formé, on soumet les produits de précondensation à un durcissement à des températures de 50 - 100.C, après quoi on laisse les éléments de construction durcir à coeur de la manière usuelle. On peut mentionner, comme composés particulièrement ap propriésj des produits de précondensation mélamine-formaîdéhyde qui peuvent être modifiés par une certaine teneur en guanamines, par exemple en benzo- ou acétoguanamines. Les produits de précondensation dans lesquels le rapport molaire entre le formaldéhyde et les groupes NH2 de l'aminotriazine représente (0,5 - 1,5) : 1 et de préférence (0,6 - I, : 1 ont donné particulièrement sa- tisfaction. La teneur en guanamine peut représenter alors, par exemple, de O jusqu'à un maximum de 0,25 mole et de préférence de 0,05 à 0,1 mole par mole de mélamine. Etant donné que les produits de précondensation devant être utilisés suivant l'invention sont solubles dans l'eau, une application en solution aqueuse est possible. Il en résulte qu'il ne se produit aucune influence négative sur le processus de durcissement du ciment, comme cela pourrait être le cas lors de l'utilisation de solvants d'un autre type. La teneur en résine solide des solutions aqueuses est conprise alors de préférence entre 35 et 65 X. La quantité de produits de précondensation solubles dans l'eau devant être appliquée suivant l'invention doit être étudiée de telle sorte que, d'une part, on empêche efficacement les efflorescences calcaires, mais que, d'autre part, la perméabilité des éléments de construction en ciment d'amiante à la vapeur d'eau ne souffre pas. Elle dépend en conséquence de la constitution de la surface, mais elle est comprise en règle générale entre 15 et 200 g/m2 et de préférence entre 30 et 100 g/m2 sur la base de la résine solide. Le mode d'application des solutions aqueuses de produits de précondensation n'est pas défini. Cette application peut avoir lieu par exemple par immersion, projection ou -application à la brosse.Mais il est dgale- ment possible d'appliquer des produits de précondensation solides facilement solubles dans l'eau à l'état pulvérulent (produits dénommés résines en poudre) par saupoudrage, la résine en poudre se dissolvant alors sur ou dans le ciment humide. Dlune façon préférentielle, le durcissement a lieu à des températures comprises entre 60 et 900C, et il est particulièrement avantageux que, pour le durcissement des produits de précondensation suivant l'invention, les quantités de chaleur qui sont libérées de façon positive lors de la prise du ciment suffisent. Cela signifie que le procédé suivant l'intention peut être intégré sans stades opératoires additionnels par exemple au procédé Hatschek pour la fabrication de plaques de ciment d'a miante. Dans ce cas, l'application des solutions de produits de précondensation peut par exemple avoir lieu aussi bien directement après la mise en forme, sur la surface encore molle des plaques, qu'avant ou après 11 empilage des plaques partiellement durcies qui sont encore en cours de prise.Il en est de mdme lors de la fabrication d'autres éléments de construction à base de ciment d'amiante. L'emploi du vide ou de la pression n'est pas nécessaire avec ce type d'imprégnation de la surface. Si, au cours du processus de fabrication des plaques, une pression est utilisée, cela n'est pas gênant pour le procédé suivant l'invention. De toute manière, on va définir dans le temps l'imprégnation de surface suivant l'invention, dans le cadre de la fabrication des éléments de construction, de telle sorte que l'on dispose, pour le durcissement, d'une quantité maximale de chaleur libérée lors de la prise du ciment. Le temps nécessaire au durcissement du produit de précondensation est déterminé naturellement en fonction de la chaleur de prise disponible, ou bien d'un chauffage additionnel possible, qui peut etre utilisé éventuellement pour accélérer le processus de prise. Il représente d'une façon générale de 8 à 16 heures, et dans la plupart des cas de 10 à 14 heures, et il est le plus souvent plus court que le temps de prise du ciment.Ceci est le cas de toute manière lors de la fabrication de plaques de ciment d'amiante, de sorte qu'il ne résulte de l'imprégnation de surface suivant l'inven- tion aucun retard lors de l'utilisation de procédées déjà employés pour la fabrication de ces éléments de construction. On peut également ajouter aux produits de précondensation aminotriazine-formaldéhyde solubles dans l'eau des pigments inorganiques ou organiques comme de l'oxyde de fer et analogues, afin d'obtenir par le traitement de surface non seulement une inhibition des efflorescences, mais également une coloration, au cours d'un seul stade opératoire. L'addition d'une matière de charge inorganique, comme par exemple le sable de quartz ou l'acide silicique amorphe (Aérosil), des pouzzolanes, du trass, de la craie ou analogues est également possible en pratique, car on peut obtenir ainsi par réglage une viscosité appropriée pour l'application. Les exemples donnés ci-après à titre non limitatif permettront de mieux comprendre le procédé suivant l'invention. EXEMPLE 1 On a appliqué par projection sur la couche de recouvrement renfermant du ciment fondu alumineux à titre de liant d'une plaque pour toiture en : nent d'amiante humide dont la prise n'a- 2 vait pas encore eu lieu, environ 100 g/m d'une solution aqueuse d'une résine mélamine-formaldéhyde ayant une teneur de 9 % en benzoguanamine, ce qui correspond à 0,06 mole de benzoguanamine 2 par mole de mélanine (ceci correspond A 45 g/m de résine solide).Le rapport molaire formaldéhyde/mélamine de cette résine était égal à 3,4, ou bien cette résine présentait un rapport molaire entre le formaldéhyde et l'équivalent en groupes NH2 de 1,09 : 1. Ensuite, on a empile la plaque avec d'autres plaques dont la prise n'avait pas encore eu lieu, pour améliorer la ré sistance, entre des tôles de presse, et on a comprimé dans une 2 presse hydraulique sous une pression d'environ 250 kg/cm , pour augmenter la résistance ou solidité des plaques. Ensuite, on a laissé la pile reposer pendant 8 heures, la prise du ciment des plaques se produisant simultanément au durcissement de la résine, avec un échauffement progressif à 80'C environ, puis avec un refroidissement progressif.La plaque traitée avec la résine mé lamine a ensuite kté stockée sous abri pendant 30 jours pour obtenir la résistance finale nominale, et on n'a détecté aucune efflorescence calcaire. On a ensuite stocké la plaque pendant trois autres mois à l'extérieur dans des conditions climatologiques correspondant à l'hiver. Egalement, après ce laps de temps, la couche de recouvrement pigmentée ne présentait pas d'efflorescences calcaires, alors que le calcaire pouvait chaque-fois être enlevé à partir des surfaces non traitées de la plaque en 2 une quantité de l'ordre de quelques grammes par m2. EXEMPLE 2 On a appliqué uniformément à la brosse une solution aqueuse d'une résine mélamine - formaldéhyde (teneur en résine solide : 55 %, rapport molaire formaldéhyde/élamine = 2 ou rapport molaire formaldéhyde / groupes NH2 0,67 : 1) sur une plaque ondulée en ciment d'amiante, comme décrit dans l'exemple 1. La 2 quantité de résine appliquée représentait environ 55 g/m de solution de résines correspondant environ à 30 g de résine solide 2 par i2. Le durcissement de la résine a été effectué comme dans l'exemple 1, mais toutefois à des températures maximales de 900C. Les plaques ne présentaient, après stockage pendant 30 jours, aucune efflorescence calcaire. EXEMPLE 3 On a appliqué par projection sur la couche de recouvre ment renfermant du ciment fondu alumineux à titre de liant d'une plaque pour toiture en ciment d'amiante humide, dont la prise 2 n'avait pas encore eu lieu, environ 100 g/m d'une solution de résine mélamine-formaldShyde ayant une teneur de 0,1 mole en acétoguanamine, correspondant à 47 g/m2 de résine solide (rapport formaldéhyde/mélamine 1 3,3 ou rapport molaire formaldéhyde/ équivalent en groupes NH2 s 1,03 : t). Le durcissement de la résine a été assuré comme décrit dans 1'exemple 1. Après stockage pendant 30 jours, les plaques ne présentaient pas d'efflorescences calcaires. Des modifications peuvent être apportées aux modes de mise en oeuvre décrits, dans le domaine des équivalences techniques, sans s'écarter de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Procédé pour le traitement en surface d'éléments de construction en ciment d'amiante, en particulier de plaques en ciment d'amiante comprenant une couche de recouvrement renfermant du ciment fondu alumineux i titre de liant, avec des produits de précondensation de matières plastiques solubles dans l'eau, caractérisé en ce qu'on utilise, à titre de produits de précondensation de matières plastiques solubles dans l'eau des produits de précondensation aminotriazine-formaldéhyde, et on applique ceux-ci en solution aqueuse sur la surface de l'élément de construction formé encore avant la fin de la prise du ciment, on soumet les produits de précondensation à un durcissement à des températures de 50 - lOO6Cs après quoi on laisse les éléments de construction durcir à coeur de la. manière usuelle. 2.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la température de durcissement est de 60 - 900 C. 3.- Procédé suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le temps de durcissement des produits de précondensation est de 8 à 16 heures. 4.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la quantité de produit de précondensation appliquée représente de 15 à 200 g/m de résine solide. 5.- Procédé suivant la revendication 4, caractérisé en ce que la quantité de produit de précondensation appliquée représente de 30 à 100 g/m2 de résine solide. 6.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le rapport molaire entre le formaldéhyde et les groupes NH, des constituants azotés représente (0fi6 - 1,2) : 1. 7.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 & 6, caractérisé en ce qu'on utilisa la chaleur de prise du ciment pour durcir les produits de précondensation de matières plastiques. 8.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'on ajoute aux produits de précondensation de matières plastiques des matières de charge comme par exemple de la craie, de la farine de quartz, de l'acide silicique amorphe, de la pouzzolane, du trass et (ou) des pigments, par exemple des oxydes de fer. 9.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que la solution de produits de précondensation de matières plastiques est forme in situ en pulvérisant ou saupoudrant les produits de précondensation solubles dans l'eau sous forme de poudre sur la surface à un moment de la fabrication des éléments de construction à liant formé par du ciment auquel cette surface est encore humide.