La présente invention se réfere aux appareils de- levage ou de traction, ces termes devant être envisagés dans leur sens le plus large englobant aussi bien les treuils de manutention et engins analogues que les moto-réducteurs à puissance relativement réduite pour l'enroulement des stores, tentes, volets roulants, portes et sidlaires.; On sait que dans les appareils de ce type il est le plus souvent nécessaire de prévoir un freinage destiné à bloquer automatiquement le tambour ou autre organe tournant de manoeuvre lorsque l'entrainement de celui-ci cesse, en vue d'éviter tout déplacement angulaire intempestif de cet organe sous l'effet de la réaction de la charge.A cet effet on associe généralement au moteur électrique d rentrainement de 1 appareil un frein formé par un embrayage dont l'un des deux éléments usuels est solidaire de Arbre à freiner (arbre du moteur ou arbre de l'appareil) tandis que autre, retenu angulairement fixe, est commandé axialement au coulissement par des moyens élastiques de rappel qui tendent à le maintenir appliqué contre Itélément tournant précité ; il est en outre prévu une commande électromagnétique branchée sur le circuit d'alimentation du moteur afin que l'excitation de ce dernier provoque automatique ment le déplacement axial de 1 'élément coulissant de # reiiibrayage et la libération de l'élément tournant et de arbre freiné. Un tel système de freinage fonctionne techniquement de manière parfaite, mais il présente évidemment l'inconvénient qu'en cas de panne sur le circuit d'alimentation du moteur électrique, l'appareil reste bloqué et ne peut être manoeuvré. On est donc obligé d'avoir recours à des opérations de démontage en vue de faire cesser l'action du frein et de permettre l'entraînement manuel de liappareil. Il s'agit en conséquence d'un travail long et délicat qui requiert fréquemment l'intervention d'un spécialiste. Les perfectionnements qui font l'objet de la présente invention ont pour but de remédier à l'inconvénient précité et de permettre la réalisation d'un appareil du genre sus-visé qui soit susceptible d'être momentanément actionné à la main en dépit du freinage excercé par l'embrayage associé au moteur électrique. Conformément å l'invention, on fait comporter à l'appareil un dispositif de commande pour l'entrainement manuel d'un arr > re secondaire propre à venir en prise avec l'arbre freiné moyennant coulissement axial sous l'effet d'un mécanisme de came qui entre en action de façon automatique dès la mise en rotation dudit aispo sitif de commande , à cet arbre secondaire est lié dans le sens axial un plateau pourvu de doigts qui sous l'effet du déplacement dudit arbre secondaire, repoussent l'élément coulissant de l'em- Drayage ou frein qui assure le blocage angulaire de l'arbre freiné. On conçoit dans ces conditions que la seule manoeuvre du dispositif de commande manuelle, par exemple ä l'aide d'une manivelle ou autre organe amovible, assure simultanément le déblocage de l'ar- Dre freiné et l'entrainement en rotation de celui-ci, ce qui évite toute oDligation de démontage. Le dessin annexé, donné ä titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer. Fig. l est une coupe axiale schématique montrant partiellement l'agencement d'un appareil de levage ou de traction suivant l'invention. Fig. 2 est une coupe transversale suivant Il-Il (fig. l). Fig. 3 est une vue en perspective des deux éléments principaux du mécanisme de came, préalablement à leur montage dans 1' ap- pareil. Fig. 4 reproduit fig. i à la position d'entrainement manuel de l'appareil. En fig. 1 la référence 1 désigne l'arbre du moteur électrique destiné à l'entraînement normal de 11 appareil considéré, lequel sera supposé être constitué par un moto-réducteur pour la commande d'un store, volet roulant, tente ou analogue. L'extrémité opposée (non représentée) de l'arbre l de ce moteur électrique 2 est associée à une série de pignons réducteurs pour l'entraînement du tambour d'enroulement, lui-même non représenté. A la façon usuelle, sur l'arbre 1 est calée une cloche 3 formant l'élément tournant de l'embrayage ou frein de l'appareil. La paroi intérieure tronconique de cette cloche 3 coopère avec la paroi externe tronconique d'un élément ou cône 4 retenu angulairement aans le manchon O qui forme la carcasse de l'appareil, tout en étant libre ce coulisser axialement sur l'arbre 1. Le cône 4 est sollicité en direction de la cloche 3 par un ressort central 6 qui tend ainsi à exercer un freinage permanent. Il est par ailleurs prévu un électro-aimant 7 dispose annulairement autour de l'arbre 1 et du ressort 6 de façon à coopérer avec la portée arrière circulaire 4a au cône 4.Cet électro-aimant 7 est branché en dérivation sur le circuit d'alimentation du moteur 2, de telle sorte qu'il attire le cône 4 et libère la cloche 3 avec arbre 1 dès que ledit moteur est mis sous tension, ce cône revenant floquer la cloche sous 11 effet du ressort 6 dès que l'alimentation au moteur est coupée. Le fond de la cloche 3 est solitaire c'un prolongement axial 3a aligné par rapport à l'arbre 1. L'extrémité libre de ce prolongement 3a est creusée d'une empreinte 3D profilée de manière à former un accouplement en tournevis avec l'extrémite correspondante d T un arbre secondaire u. Sur ce dernier est engagé un plateau ou disque moDile 9 qui est retenu angulairement dans le mancnon ou carcasse o , un ressort 10, prenant appui contre le roulement il qui supporte le prolongement 3a, tend a repousser axialet#nt le disque 9 contre un Bossage annulaire 8a de l'arbre secondaire b. On notera que le disque 9 est pourvu de trois doigts 9a orientes parallèlement au prolongement 3a de façon à se terminer à une faible distance de la portée arrière débordante 4a du cône d'embrayage 4 comme montré en fig. 2, les doigts 9a sont guidés dans des lumières pratiquées longitudinalement dans le manchon 5, ces lumières, référencées 5a, assurant simultanément la retenue angulaire de dents radiales solitaires du cône 4 et du disque 9. L'extrémité de l'arbre secondaire 8 opposée à celle qui coopère avec l'accouplement å tournevis 3b pénètre à l'intérieur du carter 12 d'un dispositif de commande manuelle, lequel carter est convenablement fixé à la carcasse 5 sus-visée. na partie inférieure du carter 12 porte un arbre vertical 13 qui dépasse au dessous de celui-ci pour porter deux goujons opposés 13a destinés à la fixation amovible d'une manivelle de manoeuvre. L'arbre 13 est relie par deux pignons coniques 14 et un train de deux pignons droits 15 à un arbre horizontal 16 orienté axialement dans le prolongement de l r arbre seconaire 8 et de l'arbre principal 1. Les extrémités en vis-à-vis des deux arbres 8 et 16 sont introduites dans l'alésage axial d'une douille 17, calée sur l'arbre secondaire 5 à l'aide d'une goupille 18. La douille 17 est associée a une bague 19 pour former le mécanisme de came représenté en fig. 3. Comme montre# cette douille 17 comporte, en avant d'une queue cylindrique 17a percée en 17b pour le passage de la goupille 18, deux méplats latéraux 17c prévus à l'opposé l'un de l'autre et eux-mêmes prends par deux rampes 17d à profil en forme de V å l'extrémité avant de la douille 17 se termine par deux ailettes 17e qui forment butée pour un ressort de rappel 20 (fig. 1), lequel prend appui contre la bague 19 pour tendre å repousser ladite douille 17 et l'arbre seconcaire- ti en direction ce l'arbre 16.La Dague 19, percée d'une ouverture iìa (fig. 3) table au profil allongé des deux méplats 17c de la couille 17, est engagée axialement sur cette dernière et elle est maintenue lato-ra- lement entre une portée semi-annulaire 12a au carter 12 (fi. 1) et un patin axe freinage 21 associé à une vis-poussoir de réglage 22 vissée dans le carter 12 A l'intérieur ces rampes 17d de la douille 17, est engage une goupille 23 solidaire transversalement de l::arDre 16, lesdites rampes étant appliquées contre cette goupille 23 par l'action au ressort 20 g on conçoit dans ces conditions que la douille 17 est élas- tiquement maintenue å la position angulaire pour laquelle la goupille 23 se trouve au point le plus bas ou fond de chacune des ceux rampes précitées, comme illustré en fig. 1. Le fonctionnement normal du moto-réàucteur ci-dessus aécrit est identique à celui des appareils classiques, en ce sens que sous l'effet au ressort 6 l'embrayage conique 3-4 assure le blocage automatique de l'arbre 1 dès que le moteur s'arrête. 'arbre secon aaire 8 est maintenu en position avancée par les ressorts 10 et 20, si bien qu'il est désaccouplé du prolongement 3a et de l'arDre 1. Lorsqu'on désire manoeuvre manuellement l'appareil alors qu'on ne dispose pas de courant électrique pour alimenter le moteur 2 (cas d'une panne de courant par exemple) , on engage une manivelle amovible 24 (fig. 4) sur l'arbre vertical 13 du dispositif de commande manuelle renfermé par le carter 12, et 1 Ton manoeuvre en rotation cette manivelle. La rotation de l'arbre 16 provoque, par l'interméaiaire ce la goupille 23 et des rampes 17d, ltentrainessent de la douille 17 et de la Dague 21 ; comme celle-ci est freinée par le patin 21, l'effort résistant ainsi exercé sur la douille 17 détermine, par action ce la goupille 23 le long des rampes 17d, le deplacement axial de ladite couille et de l'arbre secondaire 8, en direction de la gauche en fig. 4. Ce coulissement axial de l'arbre secondaire 8 à l'encontre du ressort 20 a pour effet que le bossage 8a vient porter contre le disque 9 qui est alors repoussé vers la gauche à l'encontre du ressort 10, si bien que les doigts 9a sont ainsi amenas au contact de la portée 4a du cône 4 qui est en consequence lui-même déplacé axialement à l'encontre du ressort 6.La clocne 3 et l'arbre 1 sont donc libérés, de telle sorte que la rotation de l'arbre secondaire 8 ä l'aide de la manivelle 24 assure, par suite de l'accouplement coulissant 3b, llentrainement de l'arbre 1 et de ltensemble de l'ap pareil. Dès que l'opérateur cesse de manoeuvrer la manivelle 24, la douille 17 se déplace sous l'action du ressort 20 et ramène l'arbre secondaire 8 à sa position initiale pour laquelle il n'est pas relié à l'arbre principal 1. En même temps le ressort 10 repousse le disque ~9 avec les aoigts ou poussoirs Sa, si bien que le cône d'embrayage 4 revient lui-même bloquer la cloche 3 sous l'effet du ressort central 6. L'ensemble de l'appareil est ainsi prêt à nouveau à fonctionner normalement. L'invention permet donc bien la manoeuvre manuelle de l'appa- reil en cas de panne de courant d'alimentation, cette manoeuvre ne necessitant aucune opération délicate puisqu'elle ne requiert en fait que la mise en place et l'actionnement de la manivelle 24. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu t à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. On comprend en particulier que 1'embrayage ou frein 3-4 peut être du type à disques et que le mécanisme interposé entre l'arbre de manoeuvre 13 et l'arbre 16 est susceptible de comporter un nombre quelconque de pignons multiplicateurs ou démultiplicateurs, en fonction de la nature de l'appareil envisagé. R t#' V E i'j D I C A T I 0 N S 1. Appareil de levage ou de traction à freinage automatique, du genre dans lequel le tambour ou autre organe tournant de manoeuvre, entraîné par un moteur électrique, est équipé d'un frein automatique formé par un embrayage comprenant un premier élément solidaire de l'arbre freiné et un second élément maintenu angulairement fixe et associé à des moyens élastiques de rappol qui tendent à l'appliquer contre le premier élément, et å des moyens de commande électro-magnétiques branchés sur le circuit d'alimentation du moteur précité, caractérisé en ce qu'il comporte en outre d'une part un dispositif de commande pour l'entraînement rotatif manuel dtun ar Dre secondaire propre, moyennant coulissement axial sous l'effet d'un mécanisme de came, à venir en prise avec l'arbre freiné, et d'autre part un plateau lié axialement audit arbre secondaire et agencé de manière à repousser le second élément de l'embrayage lors du déplacement axial consécutif à la mise en rotation de l'arbre secondaire. 2. Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le plateau est pourvu d'une série de doigts longitudinaux convenablement guidés axialement pour venir prendre appui contre une portée appropriée du second élément de l'embrayage ou frein. 3. Appareil suivant la revendication 2, caractérisé en ce que le plateau, maintenu angulairement fixe, est commandé axialement dans un sens par un bossage de l'arbre secondaire et dans l'autre par un ressort de rappel approprié. 4. Appareil suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le dispositif de commande manuelle comprend une série de pignons interposés entre un arbre d'entrée susceptible de recevoir un organe d'actionnement amovible, et un arbre de sortie orienté axialement par rapport à l'arbre secondaire. 5. Appareil suivant la revendication 4, caractérisé en ce que le mecanisme de came pour le déplacement axial de l'arbre secondaire comprend d'une part une douille solidaire axialement et angulairement de l'arbre secondaire, ladite douille présentant des rampes propres à coopérer avec une goupille portée par l'arbre de sortie du dispositif de commande manuelle, et d'autre part une bague qui entoure ladite douille de manière à être entraînée par celle-ci tout en la laissant libre de se déplacer axialement, laquelle bague est freinée en rotation de façon à ce que le couple résistant ainsi déterminé sur ladite douille provoque le coulissement de celle-ci par action de la goupille sur les rampes précitées.