La présente invention a pour objet des vaccins convenant pour la prévention précoce de la maladie de Carré, de l'hépatite contagieuse du chien et, éventuellement, des leptospiroses. Elle concerne également un procédé de préparation de ces vaccins. On connaît déjà des vaccins contre la maladie de Carré qui contiennent des virus de la maladie de Carré, tantôt inactivés, tantôt modifiés. Toutefois, ces vaccins contre la maladie de Carré sont sans effet quand les animaux vaccinés ont encore des anticorps maternels contre la maladie de Carré, car ces anticorps neutralisent les virus de la maladie de Carré du vaccin et empêchent la formation active des anticorps contre la maladie de Carré. Rien qu'il soit possible de déterminer le temps probable après lequel les jeunes chiens ont éliminé les anticorps maternels et sont donc susceptibles d'une immunisation active, ces essais sont très coûteux parce qu'ils ne peuvent être réaiisésquedans des laboratoires d'examen spéciaux.De plus, il n'est pas toujours possible pour le-vétérinaire de prélever le sang-de la mère ou des jeunes chiens-agés de- quelques semaines. Pour remédier à ces inconvénients on a essayé de vacciner les -animaux avec des virus de la rougeole (voir hrevet autrichien N 248 791), car le virus morbilleux et celui de la maladie de Carré sont apparentés au point de vue antigénique et ils fonnent.aux animaux une certaine immunisation meAme -en présence d'anticorps maternels contre la maladie de Carré. On ne peut cepeedant pas compter sur cette immunisation parce que, lors d'une forte--attaque par le virus de la maladie de Carré infectieux, les animaux peuvent néanmoins entre atteints.En raison de l'ab- sence d'un vaccin convenant pour la prévention précoce de la maladie de narré il n'a pas été possible jusqu'à présent de préparer des vaccins combinés convenant pour une -prophylaxie précoce des jeunes chiens contre la maladie de Carré, l'hépatite contagieuse du chien (h.c.c.) et les leptQspiroses, vaccins combinés qui sont déjà-depuis quelque temps sur le marché, mais seulement utilisables pour des animaux plus âgés. Or, la Demanderesse a trouvé qu'on obtient un vaccin contre la maladie de Carré, exempt des inconvénients mentionnés ci-dessus, cj l'on utilise des virus morbilleux atténués par des passages sur cultures de tissus de primates. on adapte ces virus, après leur atténuation, par au oins 10 passages sur des cultures de tissus d'organes de canidés ou de mustélidés et on poursuit ensuite leur culture. Le vaccin contre la maladie de Carré ainsi obtenu contient, de plus, des virus de la maladie de Carré encore vivants et atténués et/ou des virus de h.c.c. inactivés et/ou des leptospires inactivées. Les virus morbilleux ne donnent aucune immunisation active contre la maladie de Carré, mais leur effet réside, probablement, dans un "blocus" concurrentiel des cellules, grâce auquel les cellules sent protégées contre l'attaque des virus infectieux ae la maladie de Carré. Ctest pcurquoi l'effet d'im- munisation des virus de la rougeole s1 affaiblit au bout de quelques mois. A e moment, toutefois, la teneur en anticorps maternels dans le sang est devenue ssez basse pour qu'une immunisation active de jeunes chiens avec un vaccin contre la maladie de Carré puisse être effectuée. Dans bien des cas, il est avantageux d'utiliser une combinaison des virus de la rougeole obtenus suivant ltinvention avec une composante formée du virus de la maladie de Carré vivant et atténué, obtenu de la manière usuelle. On peut ainsi immuniser, d'une manière active et permanente, des animaux qui ne possèdent aucune ou qu'une teneur insuffisante en anticorps maternels contre la maladie de Carré, ceci même à un très jeune âge. Une autre possibilité préférée est l'association des vaccins contre la rougeole préparés suivant l'invention, éventuellement avec un vaccin contre la maladie de Carré, avec des virus inactivés de l'hépatite contagieuse du chien. En outre, on peut combiner aussi les vaccins contre la rougeole avec des leptospires inactivées, par exemple Leptospira caniccla et Leptospira icterohaemorrhagiae. Ces derniers germes provoquent l'épizootie canine de Stuttgart et la maladie de Weil. Jusqu'à présent, des vaccins de ce type n'ont pas encore été utilisés pour la prophylaxie précoce.Il y a donc les possibilités de combinaison suivantes Vaccin contre la rougeole : virus morbilleux vivant, atténué Vaccin contre la maladie de Carré et la rougeole virus morbilleux vivant, atténué virus de la maladie de Carré vivant, atténué Vaccin contre la rougeole, le maladie de Carré et la h.c.c. virus morbilleux vivant,. atténué virus 7 1m maladie de Carie vivants atténué virus hçcc- inactivé Vaccin contre la rougeole et la h.c.c. virus morbilleux vivant, atténué virus h.c.c. inactivé Vaccin contre la rougeole, la h.c.c. et les leptospiroses virus morbilleux vivant, atténué virus de la maladie de Carré vivant, atténué virus h.c.c. inactivé Leptospira canicola inactivée Leptospira icterohaemorrhagiae inactivée Vaccin contre la rougeole, la h.c.c. et les leptospiroses virus morbilleux vivant, atténué virus h.c.c. inactivé Leptospira canicola inactivée Leptospira icterohaemorrhagiae inactivée. En ce qui concerne les vaccins contre la rougeole et leurs combinaisons obtenus suivant l'invention et efficaces contre la maladie de Carré on mentionnera, en particulier, les titres et quantités suivantes : Composante morbileuse : de 103,0 - 106,0, et de préférence de 4@5 5 0 10 ' - îo5,0 TClD50/ml (TCID = Tissue Culture Infectivious Dosis = dose infectante pour la culture de tissus). Composante de la maladie de Carré : de 1 103,0- 1 105,0, et, de préférence, de 103,5-104,5 TCID50/ml, Composante de h.c.c. : taux de la réaction de fixation du complément : 1 : 40+ à 1 : 160+, et,de préférence, 1 : 80+. Composante des leptospires : (Leptospira icterohaemorrhagiae et Leptospira canicola), dénombrement sur fond noir : de 106 - îo10 germes/ml, et, de préférence, de 108 - 10 germes/ml. Les vaccins contre la rougeole conformes à l'invention ainsi que leurs combinaisons avec des virus h.c.c. ou des leptospires conviennent, en premier lieu, pour la prévention précoce, mais on peut aussi immuniser de façon transitoire des chiens plus âgés avec ces vaccins contenant des virus morbilleux. Les vaccins combinés ont l'avantage d'immuniser des animaux très jeunes à la fois contre la maladie de Carré, contre la h.c.c. et contre les leptospiroses. On prépare avantageusement le vaccin anti-morbilleux en utilisant un virus morbilleux atténué et donc inoffensif pour l'homme. Cas propriétés se rencontrent, par exemple, en particulier dans la souche Edmonston (cf le brevet allemand N 1 130 558 et Haagen, Viruskranklieiten des ijlenschen 2, 12 (1965), pages 1126 à 1128), qui a été obtenue par passages sur cultures de tissus de primates. Pour l'adaptation des virus de la rougeole, on utilisera des cultures de tissus de canidés et de mustélidés, par exemple cultures de cellules rénales, orchidiennes ou utérines de chiens, de renards, de furets, -de visons, d'hermines, de belettes et de skunks, de préférence des cellules rénales de chiens. Il est avantageux d'obtenir des virus de la maladie-de Carré atténués par plusieurs passages sur cultures de tissus de cellules rénales canines suivant le procédé décrit dans le brevet allemand N 1 138 888. En plus des virus de la maladie de Carré obtenus de cette manière on mentionnera, par exemple, également la souche Cabasso et la souche Onderstepoort de Haig. Pour leur obtention, on isole le virus de la maladie de Carré, de-manière connue, à partir de furets infectés, on le transfère sur l'oeuf de poule embryonné et on le soumet à des passages alternés entre le tissu de furets et l'oeuf de poule, jusqu'à ce qutil soit adapté à l'oeuf.Pour la culture des virus h.c.c., on utilisera des tissus d'organes ou des cultures de tissus de chiens, de renards ou de porcs, de préférence le foie et la rate du chien comme tissus d'organes, et des reines de chiens comme culture de tissus (voir brevets allemands N s 1 076 892 et 1 149 495). On prépare avantageusement les antigènes contre les leptospiroses par surgélation d'une suspension de Leptospira canicola et de Leptospira icterohaemorrhagiae suivant le brevet belge N 634 903. L'inactivation s'effectue de manière connue au moyen du formaldéhyde les virus h.c.c. peuvent encore être inactivés au moyen de rayons ultraviolets, de la chaleur ou du ss-propiolactone. On prépare les cultures de tissus de manière connue. A titre de liquides de culture, on utilisera des solutions pour cultures de tissus commerciales, par exemple les solutions d'Earle ou de Hank avec une solution dthydrolysat de lactalbumine, la solution d'Eagle ou le Tissure Culture iliedium 199 (TlvlC 199) (milieu pour culture de tissus 199), avec ou sans addition de sérum. Pour préparer les virus morbilleux atténués conformément à l'invention, on infecte les cultures de tissus de manière bien connue, avec des virus de la rougeole atténués connus, par exemple avec des virus de la souche Edmonston. La culture s'effectue suivant des méthodes, décrites dans la littérature, pour la multiplication des virus en culture de tissus (par exemple, Dulbecco et Vogt, J.Exp. Med. 99, 167 - 182 (1954) et Youngner, Proc. Soc. Exp. Biol. Med. 85, 202-205 (1954). On cultive les virus de la rougeole par au moins 10 passages successifs sur des tissus d'organes de mustélidés ou de canidés.Un passage peut, par exemple, consister à inoculer à des cultures de tissus, par exemple, des cultures de tissus épithéliaux de rein de chien contenant, comme milieu nutritif, la solution d'Earle avec 0,5 % d'hydrolysat de lactalbumine, une suspension de virus de la rougeole contenant la souche Edmonston atténuée dans un rapport volumétrique de 1 : 50. Quatre jours plus tard, on entretient les cultures par renouvellement du milieu nutritif. Dès que les -pre- mières altérations cytologiques apparaissent, on recueille le virus de la rougeole produit dans les cellules de culture par siphonage du milieu de culture contenant le virus. En renouvellant la solution de culture, on peut répéter la récolte à des intervalles de 24 heures jusqu'à ce que les cellules produisant les virus soient épuisées (de 5 à 8 fois environ).On surgèle les virus recueillis à 30 - 800, après en avoir pris des échantillons pour faire des essais de stérilité et déterminer le titre viral. Après au moins 10 passages, on prépare le vaccin à partir de la récolte. Les passages en cultures de tissus améliorent beaucoup le pouvoir antigénique pour les chiens du virus de la rougeole atténué On peut clarifier, par exemple, la suspension de virus provenant de cultures de tissus par filtration ou centrifugation et la transformer de manière connue en vaccin antimorbilleux, par exemple en ajoutant une solution stabilisante, telle qu'unie solution de gélatine (à 2 ,0) et une solution de glucose (à 50 %) dans un rapport de 4 : 1, une solution de saccharose et de glutamate, 1-jiolico (R) ou Haemaccel (R), et éventuellement un adjuvant tel que l'hydroxyde d'aluminium, le phosphate d'aluminium ou une émulsion d'huile. Il est indiqué de sécher les vaccins antimorbilleux combinés par lyophilisation pour les rendre susceptibles d'être stockés. La culture, effectuée conformément à l'invention, en cultures de tissus de canidés ou de mustélidés, augmente beaucoup l'effet d'immunisation du virus de la rougeole contre la maladie de Carré. A partir de la suspersion de virus de la rougeole on peut préparer, sans autres mesures, un vaccin pour l'immunisation des jeunes chiens contre la maladie de Carré ou des vaccins combinés pour la prévention précoce simultanée de la maladie de Carré, de la h.c.c. et des leptospiroses. Les exemples qui suivent illustrent la présente invention, sans en limiter la portée. Exemple 1 (Préparation et examen de la composante morbilleuse) On inocule 2 ml de la souche Edmonston ayant un titre de 104,0 TCID50/ml, à une culture de tissus de rein de chien placée, selon le procédé Dulbecco et Vogt, dans un flacon quadrangulaire ayant une capacité de 20 ml et on fait incuber la culture pendant 12 jours à 370. Au 4ème et au 8ème jours on remplace la solution nutritive par une solution fraîche. Au 12ème jour on transfère la solution nutritive contenant le virus de la rougeole par inoculation à une autre culture de tissus de rein de chien. Au bout de 3 passages on observe dans la culture, à partir du 10ème jour après l'infection environ, des effets cytopathiques sous forme d'une destruction des cellules et formation de cellules géantes.Ces effets cytopathiques se produisent à des intervalles plus courts dans des passages ultérieurs, de sorte qu'ils sont visibles dès une semaine après l'infection. Après 10 passages de ce type, on vaccine 8 chiens, par voie sous-cutanée, avec chacun 2 ml de virus récolté. Trois semaines plus tard, on infecte chacun des chiens avec 1 ml de la souche de Snyder-Hill (10 000 dlm/ml). Tous les animaux traités résistent bien à l'infection d'épreuve, tandis que deux chiens témoins non traités succombent. En plus de ltessai sur le chien, on évalue le titre viral du produit récolté dans des tubes de culture contenant des cultures de cellules de rein de chien. On détermine le titre viral, par l'épreuve d'hémo-adsorption. Il est de 104,5 ,5 TCID50/ml. Exemple 2 (vaccin d'épreuve contre la rougeole) On divise, en 3 groupes de chacun deux sujets, 6 chiens âgés de 8 semaines et exempts d'anticorps maternels. On vaccine deux chiens avec le vaccin antimorbilleux préparé suivant la présente invention, et deux chiens avec un vaccin commercial connu. Deux autres chiens sont utilisés comme animaux témoins non-traités. Trois semaines après la vaccination, on infecte les 6 chiens avec le virus pathogène de la maladie de Catir, couche r- U:r-Hill. Les animaux témoins conGractent la maladie de Carré et y succombent (voir tableau 1). Les chiens qui ont été vaccinés avec le vaccin commercial connu tombent malades en montrant des symptômes typiques de la maladie de Carré, avec perte considérable de poids. Les chiens vaccinés avec le vaccin conforme à l'invention se portent bien et se développent normalement. Exemple 3 (vaccin d'épreuve contre la rougeole) Dans cet exemple, on examine l'efficacité du vaccin contre la rougeole préparé conformément à l'invention sur de jeunes chiens, ayant ou non des anticorps maternels. On utilise pour cet essai 5 jeunes chiens âgés de 8 semaines et exempts d'anti orps maternels. On vaccine 4 chiens avec le vaccin contre la rougeole, dont deux reçoivent, 24 heures avant la vaccination, chacun 1 ml/kg du poids corporel de sérum contenant le virus de la maladie de Carré, sérum que l'on peut déceler ensuite sérologiquement chez les chiens. Le Sème animal reste comme témoin non-traité. Au bout de deux semaines l'anticorps acquis passivement contre la maladie de Carré est éliminé. Au bout de 4 semaines on infecte tous les animaux avec le virus pathogène-de la maladie de Carré (1 ml = 100 dlm, en sous-cutanée). Tous les animaux immunisés se portent bien, tandis que l'animal témoin contracte la maladie de Carré. Exemple 4 (vaccin contre la rougeole et l'hépatite) On effectue l'essai d'immunisation suivant avec 8 jeunes chiens : On administre, par voie sous-cutanée, le vaccin combiné contre la rougeole et L'hépatite conforme à l'invention à 4 jeunes chiens dont 2 possèdent des anticorps maternels contre la maladie de Carré et h.c.c. et 2 sont exempts d'anticorps maternels, à l'âge de 3 semaines. Quatre jeunes chiens du même âge, dont deux possèdent des anticorps maternels et 2 n'en ont pas restent comme témoins pour la maladie de Carré et lthépatite. Quatre semaines après la vaccination, on soumet les chiens vaccinés et 2 chiens servant de témoins pour la maladie de Carré à une infection d'épreuve avec le virus de la maladie de Carré. Comme on peut le voir dans le tableau 2, les chiens vaccinés se portent bien, tandis que les 2 chiens témoins contractent la maladie de Carré et l'un y succombe. Au bout de 2 semaines supplémentaires, on infecte les chiens vaccinés et les 2 utilisés comme témoins pour l'hépatite avec un virus h.c.c. pathogène. Les chiens vaccinés restent en bonne santé, tandis que les 2 témoins contractent l'hépatite et y succombent. Chez les animaux qui ont succombé à la maladie de Carre ou àI'hépatite, on décèle le virus par la réaction de fixation du complément. Le vaccin préparé suivant l'invention s'est montré bien supporté. Exemple 5 (vaccins contre la rougeole et l'hépatite, -ou contre la rougeole et la maladie de Carré, ou contre la rougeole, la maladie de Carré et l'hépatite) On répartit 15 jeunes chiens, dont 7 sont %gués de 8 semaines et 8 de 9 semaines, en trois groupes de chacun 4 chiens (groupes I, II et III) et un groupe témoin composé de 3 chiens (groupe IV). On administre à 2 chiens de chaque groupe d'épreuve du sérum canin contenant des anticorps contre la maladie de Carré et l'hépatite pour établir des conditions analogues à celles créées par la transmission par le colostrum. On vaccine le groupe I avecile vaccin contre la rougeole et l'hépatite, qui contient un virus morbilleux vivant et un virus h.c.c. inactivé (vaccin n04), on vaccine le groupe II avec le vaccin contre la rougeole et la maladie de Carré, qui contient un virus morbilleux vivant et un virus de la maladie de Carré vivant (vaccin n05) et on vaccine le groupe III avec le vaccin contre la rougeole, la maladie de Carré et l'hépatite, qui contient un virus morbilleux vivant, un virus de la maladie de Carré vivant et un virus h.c.c. inactivé (vaccin ne6). Les vaccins sont bien tolérés. Quatre semaines après la vaccination, on infecte tous les animaux avec le virus de la maladie de Carré, souche Snyder-Hill (1 ml = 100 dlm, en souscutanée) et au bout d'encore 3 semaines avec le virus pathogène h.c.c. Après l'infection d'épreuve avec le virus de la maladie de Carré, tous les animaux se- portent bien. Les deux animaux du groupe témoin, qui n'ont pas d'anticorps, succombent à la maladie de Carré. Le troisième animal auquel on a administré du sérum mais qui n'avait pas d'anticorps décelables contre la maladie de Carré au moment de l'infection d'épreuve, contracte la maladie- de Carré mais n'y succombe pas. A la suite de l'infection d'épreuve avec le virus h.c.c. pathogène, les animaux témoins et les chiens qui ont été vaccinés avec un vaccin n'ayant pas de composante h.c.c. contractent l'hépatite. Deux des 4 animaux succombent à lthépatite. Par contre, les deux groupes de chiens vaccinés avec un vaccin contenant le virus h.c.c. se portent bien après l'infection épreuve avec le virus h.c.c. pathogène (voir tableau 3). Un examen sérologique démontre que seuls les chiens qui ont été vaccinés avec des vaccins contenant une comp-osante du virus de la maladie de Carré vivant produisent des anticorps contre la maladie de Carré. Il en va de même pour lthépatite canine, contre laquelle le vaccin doit contenir une composante h.c.c. inactivée. Exemple 6 (vaccin contre la rougeole, l'hépatite et les leptos piroses) On vaccine 4 jeunes chiens âgés de 3 semaines avec le vaccin contre la rougeole, l'hépatite et les leptospiroses, puis, à liage de 12 semaines avec un vaccin contre la maladie de Carré, lthépatite et les leptospiroses. On prend du sang de la mère et des jeunes chiens et on effectue sur les sérums la réaction d'agglutination-lyse (cf. littérature : GSELL, "Les leptospiroses", Editions médicales Hans Huber, Berne 1952, page 271) ; on obtient les valeurs moyennes suivantes L.canicola L. icterohae morraghiae Mère, ante partem - 1 : 160 jeunes chiens âgés de 3 semaines Jeunes chiens âgés de 14 semaines 1 : 200 1 : 200 Des examens, il ressort que le vaccin préparé suivant l'invention peut immuniser les animaux aussi contre les leptospiroses. Exemple 7 (vaccin contre la rougeole, l'hépatite et les lepto spiroses) On vaccine 4 de 6 jeunes chiens âgés de 6 semaines avec le vaccin conforme à l'invention contre la rougeole, lthé- patite et les leptospiroses. Une deuxième vaccination visant à compléter l'immunisation contre la maladie de Carré, l'hépatite et les leptospiroses s'effectue avec un vaccin contre la maladie de Carré, l'hépatite et les leptospiroses préparés suivant les procédés connus, à l'taxe de 12 semaines. Comme le montre le tableau 4, tous les animaux sont exempts d'anticorps maternels contre h.c.c. et les leptospiroses avant la vaccination.Après la vaccination avec le vaccin préparé suivant ltinvention il se développe une immunité constatable contre h.c.c. et une sensibilisation de la formation des anticorps contre les -leptospiroses. La deuxieme vaccination renforce, comme le montre le tableau 4, le taux d'anticorps anti-h.c.c. et complète le taux d'anticorps anti-leptospiroses. T a b l e a u 1 Comparaison entre l'immunisation avec le vaccin commercial contre la maladie de Carré et la rougeole et celle du vaccin d'épreuve conforme à l'invention contre la rouge@le (10e passage en cellules de rein de chien). Jeunes vaccinés évolution examen sérologi- infection d'épreuve avec Poids chiens avec clinique que portant sur 1 ml (100 d.l.m.) souche 17 d.p.i. 6 semai- jusqu'à 3 ANV avant et après Snyder-Hill, 3 semaines nes N semaines p.v. vaccination p.v. par voie sous-cutanée 4933 1 dose = 2.ml s.s.p. négatif contractent la maladie de 3,7 kg de vaccin Carré, avec fièvre, contre la rou- catarrhe, anorexie 4934 geole commer- s.s.p. négatif 2,9 kg cial 4935 1 dose = 1 ml s.s.p. négatif s.s.p. 7,0 kg du vaccin d' épreuve contre 4936 la rougeole de négatif s.s.p. 6,8 kg l'invention 4937 témoin s.s.p. négatif contracte la maladie de Carré, avec fièvro, catarrhe, anorexie, succombo au 12 e jour p.i. 4938 témoin s.s.p. négatif contracte la maladie de Carré, avoc fièvre@ catarrhe, anorexie, succombe au 15e jour p.i. s.s.p. = sans symptômes particuliers p.v. = après la vaccination ANV = anticorps neutralisant le virus d.l.m. = dose létale mimima d.p.i. = délai en jours après l'infection T a b l e a u 2 Immunisation de chiens avec le vaccin contre la roug@le et l'hépatite conforme à l'invention. Chiens anticorps ma- vaccinés évolution DNV de la DNV de Infection d'épreuve avec N ternels contre avec clinique maladie de h.c.c./ml 1 ml = 1 ml la maladie de jusqu'à Carré/ml 4 semaines 100 d.l.m. de virus patho Carré et h.c.c. 4 semaines 4 semaines p.v. de souche gène de h.c.c. présents p.v. p.v. Snyder-Hill 5036 non vacoin con- s.s.p. 0 100.000 s.s.p. s.s.p. tre la rou5037 cui geole et s.s.p. 0 750.000 s.s.p. s.s.p. l'hépatite 5044 non de l'inven- s.s.p. 0 100.000 s.s.p. s.s.p. tion (âgés 5045 cui 3 semaines) s.s.p. 0 100.000 s.s.p. s.s.p. 5042 non témoins pour s.s.p. 0 0 contracte la la maladie de maladie de Carré Carré et succombe + 5050 oui s.s.p. 0 0 malade 5038 non témoins pour s.s.p. - 0 contracte l'h.c.c. l'h.c.c. et succombe ++ 5039 oui s.s.p. - 0 contracte l'h.c.c. et succombe ++ DNV/ml = doses neutralisant le virus/ml s.s.p. = sans symptômes particuliers + = virus de la maladie de Carré décelé par la réaction de fixation du complément ++ = virus h.c.c. décelé par la réaction de fixation du complément T a b l e a u 3 Immunisation de chiens avec des vaccins contre la rougeole. Vaccin n 4 = virus de la rougeole vivant # + virus de h.c.c. inactivé Vaccin n 5 = virus de la rougeole vivant + virus de la maladie de Carré vivant Vaccin n 6 = virus de la rougeole vivant + virus de la maladie de Carré + virus de h.c.c. inactivé Groupe de anticorps vaccinés anticorps de la anticorps de infection d'épreuve infection chiens N maternels avec maladie de Carré, h.c.c. avec 1 ml = 100 dlm. d'épreuve 4 semaines 4 semaines de la souche Snyder- avec le vip.v. DNV/ml p.v. DNV/ml Hill par v. sous-cutanée rus de h.c.c. 2 chiens oui vaccin n 4 non 550.000 I par voie s.s.p. s.s.p. 2 chiens non sous-cutanée non 425.000 2 chiens oui vaccin n 5 318.000 non contractent II par voie s.s.p. l'hépatite et 2 chiens non sous-cutanée 3.787.000 non 2 y succombent 2 chiens oui vaccin n 6 281.000 412.000 III par voie s.s.p. s.s.p. 2 chiens non sous-cutanée 19.104.000 269.000 1 chien oui non non contracte la mala IV témoins die de Carré 2 chiens non non non succombent DNV/ml = doses neutralisant le virus/ml s.s.p. = sans symptômes particuliers # = virus de la rougeole conforme à l'invention p.v. = après la vaccination T a b l e a u 4 Immunisation de chiens avec un vaccin contre la rougeole, l'hépatite et les leptospiroses conforme à l'invention. Jeunes anticorps maternels à l'âge vaccinés anticorps à l'âge de vaccinés anticorps à l'âge de 15 semaines chiens de 6 semaines contre avec 12 semaines contre avec contre N l'h.c.c. les Leptospiroses h.c.c. Leptospirose à l'h.c.c. les Leptospiroses à DNV/ml L.c. L.i. DNV/ml L.c. L.i. 6258 non non vaccin 370.000 1 : 10 1 : 40 vaccin 750.000 1 : 160 1 : 160 contre contre 6259 non non la rou- 750.000 0 1 : 20 la mala- 1.600.000 1 : 160 1 : 160 geole, die de 6260 non non l'hépa- 750.000 1 : 20 1 : 20 Carré, 3.500.000 1 : 80 1 : 160 tite et l'hépa6261 non non les lep- 160.000 1 : 20 1 : 10 tite et 1.000.000 1 : 160 1 : 160 tospiro- les lepses con- tospiro Témoins forme à ses suil'inven- vant 6264 non non tion non non l'état non non de la 6265 non non non non techni- non non que L.c. = Leptospira canicola L.i. = Leptospira icterohaemorrhagiae REVENDICATIONS 1.- Procédé de préparation d'un vaccin contre la maladie de Carré, avec emploi de virus morbilleux atténués par passage en culture de tissus de primates, caractérisé en ce qu'on adapte les virus de la rougeole, après l'atténuation, par au moins 10 passages de culture dans des tissus d'organes de canidés ou de mustélidés et on continue la culture, puis on recueille le virus et on le transforme de manière connue en vaccin. 2.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le vaccin a un titre de virus morbilleux allant d'environ 10 à 106 TCID50/ml, de préférence de 104,5 à 105 TCID50/ml. 3.- Procédé suivant les revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'on ajoute aux virus morbilleux, des virus de la maladie de Carré atténués et/ou des virus de l'hépatite contagieuse du chien (h.c.c.) inactivés et/ou des leptospires inactivées (Leptospira canicola et Leptospira icterohaemorrhagiae). 4.- Procédé suivant-la revendication 3, caractérisé en ce que le vaccin a un titre en virus de la maladie de Carré allant d'environ 103 à 105 TCID50/ml, de préférence de à 104,5 ICID50/ml. 5.- Pro-cédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce que le vaccin a un taux de fixation du complément pour le virus h.c.c. de 1 : 40+ à 1 : 100 +, de préférence égal à 1 : 80+. 6.- Procéda suivant la revendication 3, caractérisé en ce que la teneur du vaccin en Leptospira canicola et Leptospira icterohaemorrhagiae va de 10@ à 1010 de-préférence de îo8 a' germes par ml. 7.- Vaccin contre la maladie de Carré qui comprend des virus de la rougeole atténués par passage en cultures de tissus de primates, puis adaptés par au moins 10 passages de culture dans des tissus d'organes de canidés ou de mustélidés. et qui a un titre viral d'environ 103 à 106 TCID50/ml, en mélange avec des adjuvants et véhicules usuels en pharmacie. 8.- Vaccin combiné contre la maladie de Carré, caractérisé en ce qu'il contint, en plus d'une composante de virus de la rougeole suivant la revendication 7, également des virus de la maladie de Carré atténués, ayant un titre viral d'environ à 10 TCID50/ml, et/ou des virus h.c.c. inactivés, ayant un taux de fixation du complément de 1 : 40+ à 1 : 100+, et/ou des virus inactivés de Leptospira canicola et Leptospira icterohaemorrhagiae dans une proportion de 106 à 1010 de chacun des germes par ml, par rapport à la proportion totale.