La présente invention concerne de façon générale les chaussures et en particulier les chaussures de ski ayant une enveloppe- externe formée d'une mousse semi-rigideS ayant des couches superficielles ou peaux interne et externe relativement denses La totalité pratiquement des chaussures de ski actuellement fabriquées n1 est plus formée ae cuir, mais comporte des enveloppes externes de matière plastique semi-rigide, pouvant aussi comprendre un rembourrage interne de caoutchouc spongieux, de mousse expansée déchiquetée ou d'une autre ma tière dispose afin que le pied de la personne portant la chaussure se loge confortablement dans l'enveloppe, avec des déplacements possibles relativement faibles.Ces chaussures ont des caractssristiques et une durabilité bien supérieures a celles des chaussures de cuir et, en outre, elles présentent des avantages économiques notables lors de la fabrication. De plus, l'un des principaux avantages est la réduction du poids par rapport aux chaussures antérieures, On a constamment cherché la réduction du poids total de la chaussure avec conservation descaractéristiques de résistance mécanique qui-sont necessaires une chaussure de ski convenable. En outre, étant donne les coûts croissants des matières utilisées dans ce type de chaussures, des économies qui peuvent etre obtenues par réduction de la quantité de matigre utilisée permettent une reduction importante du poids de la chaussure et de son coût. L'invention concerne une chaussure Iégr assurant l'isolation nécessaire et donnant une bonne résistance mécanique par unite de poids Elle- concerne aussi une chaussure confortable et légère. Elle concerne aussi une chaussure de faible poids, ayant une résistance mécanique élevée par unité de poids. Elle concerne aussi une chaussure de ski ayant une enveloppe dont la structure interne est formee d'une mousse et qui a des peaux interne et externe imperméables relativement denses. Elle concerne aussi une chaussure de ski ayant une enveloppe externe formée alune mousse polymère semi-rigide, perméable à l'air mais imperméable à l'humidité. Elle concerne aussi une chaussure de ski ayant une enveloppe externe formée d'une mousse polymère semi-rigide ayant des peaux interne et externe perméables. Plus précisément, l'invention concerne une chaussure ayant une enveloppe externe formée d'une mousse polymère semirigide. La section de ltenveloppe indique que celle-ci comporte une peau externe imperméable et une peau interne imperméable et dense, avec une structure de mousse cellulaire disposée entre les peaux interne et externe. Les peaux externe et interne et la mousse intermédiaire peuvent être formées de la meme matière et peuvent être en une seule pièce. Bien qu'il soit avantageux que la densité de cellules de la mousse soit uniforme, elle peut varier aux différents emplacements de la chaussure,le cas échéant. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris a la lecture de la description qui va suivre d'exemples de réalisation et en se référant aux dessins annexés sur lesquels - la -figure 1 est une perspective d'une chaussure, de la tige de cheville, de la languette et d'un bourrelet de protection contre la neige - la figure 2 est une coupe suivant la ligne 2-2 de la figure 1 ; i - la figure 3 est une coupe suivant la ligne 3-3 de la figure 1 - la figure 4 est une coupe de la partie de chaussure représentée sur la figure 2, suivant la ligne 4-4 - la figure 5 est une coupe partielle d'une partie de chaussure représentant les différentes densités de mousse cellulaire à différents emplacements de la chaussure ; - la figure 6 est un graphique indiquant les propriétés physiques avantageuses des chaussures de ski réalisées selon l'invention ; èt - les figures 7 à 9 représentent d'autres modes de réalisation de mousses polymères semi-rigides pouvant être utilisées dans le cadre de l'invention. La figure 1 représente une-chaussure de ski 10 ayant une empeigne 11 et une semelle 13 ainsi qu'un systeme de fermeture. Celui-ci comprend des boucles 15 et des crochets 17. Les diverses chaussures ont des nombres de boucles différents, mais on a représenté un type relativement classique comprenant trois boucles sur l'empeigne. Du côté du talon de I'empegne 11, on a représenté un bouton 23 moule avec l'empeigne Un bouton analogue est placé de l'autre coté de la chaussure, et ces boutons sont réalisés afin que la tige 25 de cheville puisse être fixée a l'empeigne 11. Cette tige comporte aussi le nombre voulu de boucles et de crochets. Une languette 27 descend dans la chaussure et peut être entourée par un bourrelet 29 de protection contre la neige. Ces objets sont de type classiqueadans une chaussure de ski. Les figures 2 à 5 représentent la construction de la chaussure-selon l'invention. Chacune des coupes est réalisée dans l'enveloppe externe. Comme indiqué sur la figure 2, l'en- veloppe externe comprend un peau externe 33 et une peau interne 35. Ces peaux sont formées in situ lors du moulage de la matière polymère semi-rigide afin que les peaux aient des épaisseurs variables et puissent être perméables ou imperméables. La partie interne de la section est cellulaire. Cette structure cellulaire est formée de la même matièrepolymère semi-rigide que les peaux interne et externe 35 et 33. Lorsqu'une chaussure est moulée selon l'invention, chaque partie de la chaussure formée a une section en une seule pièce. Ainsi, la mousse 24 et les peaux 33 et 35 sont en une seule pièce. La figure 3 est une coupe de la tige correspondant à la cheville et elle indique que la structure de l'enveloppe comprend aussi des peaux.interne et externe 33 et 35 et une structure cellulaire 24 de mousse. La figure 4 est une coupe suivant la ligne 4-4 de la figure 2 et elle représente la partie 31 de logement des orteils dans laquelle les couches interne et externe 33 et 35 formant les peaux comportent encore une structure de-mousse cellulaire 24 entre elles. Des matières cellulaires capables de former des structures cellulaires sont indispensables dans le cadre de l'invention Ces matières sont connues des hommes du métier et on les prepare en général avec des agents porogènes,des agents de nucléation et d'autres additifs qui peuvent être nécessaires à la création des structures voulues. Etant donné que les résines doivent former des structures pratiquement cellulaires, les matières thermoplastiques sont en général préférables. Cependant, des résines thermodurcissables peuvent aussi être utilisées selon l'invention.Par exemple, les pro priétés souhaitables pour la résine peuvent être, à titre purement illustratif-et non limitatif, de bonnes propriétés dlécou- lement, une rigidité modérée, une bonne résistance à l'abrasion, une résistance élevée àladéchirure et de bonnes propriétés de démoulage, notamment. Des matières polymères avantageuses dans le cadre de l'invention sont les résines monomères, comprenant un copolymère d r éthylene et d'un acide monocarboxylique insaturé, disponible sous la marque "Surlyn" auprès de E.I. duPont-de Nemours and Company, Wilmington, Delaware. Dans un mode de réalisation, 88 t environ en poids d'un copolymère d'éthylène et d'acide méthacrYlique sous forme de granulés sont mélangés à sec avec 4 % en poids environ de bicarbonate de sodium constituant un agent porogène et 8 % en poids environ de sulfate de baryum constituant un agent de nucléation. Le cas échéant, un pigment destiné a donner une couleur est ajouté en quantité qui est en général inférieure à 3 % du poids du mélange. Une petite quantité d'une huile minérale peut aussi être utilisée afin qu'elle empêche la ségrégation des matières après leur mélange qui est ainsi pratiquement uniforme. Après la fin de l'opération de mélange, la matière sèche est transmise à la trémie d'injection de mousse assurant le traitement selon l'invention. La mousse est alors injectée sous pression dans le moule afIn qu'elle forme la structure voulue. Des résines monomères utiles dans ce mode de réalisation avantageux de l'invention sont vendues par E.I. duPont de Nemours and Company sous deux formes principales, des résines ionomères à base anodique et à base de zinc. Dans ces conditions, la chaîne ionomère comprend un ion sodium ou un ion zinc. Bien que les spécialistes puissent noter que de nombreuses matières thermoplastiques puissent être utilisées selon l'invention, il est avantageux que l'enveloppe externe de la chaussure selon l'invention soit formée à l'aide d'un mélange de résines ionomères à base de zinc et de sodium. Dans un mode de réalisation avantageux, le mélange comprend 80 parties de résine ionomère de sodium et 20 parties de résine ionomère de zinc. Les résines les plus avantageuses pour ce mélange sont d'une part une résine ionomère à base de sodium vendue sous la désignation "Surlyn" nO 8198 et une résine ionomère à base de zinc vendue sous la marque "Surlyn" nO 1855. La composition et la fabrication des mélanges des résines "Surlyn" à base de zinc et de sodium sont aussi décrites dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3 819 768 qui concerne la technologie de fabrication des balles de golf. La description qui précède concerne le mode de réalisation de l'invention qui est le plus avantageux et dans lequel la matière polymère comprend des ionomères. Des matières plastiques très diverses peuvent être utilisées selon l'invention à la place de ces matieres "Surlyn". Des polymères qui conviennent et qui peuvent être utilisés dam le cadre de l'invention sont notamment des homopolymères et des copolymères, tels que (1) des résines vinyliques formées par polymérisation de chlorure de vinyle ou par copolymérisation de chlorure de vinyle avec des composés polymérisables insaturés, par exemple des esters vinyliques, (2) des polyoléfines telles que le polyéthylène, le polypropylène et le polybutylène, le poly Isoprène et analogue, notamment des copolymères de polyoléfines, (3) des polyuréthannes, par exemple préparés à partir de polyols et de polyisocyanates organiques, (4) des.polyamides, tels que le polyhexaméthylèneadipamide, (5) des polyesters tels que des téréphtalates de polybutylène, (6) des polycarbonates, (7) des polyacétals, (8) du polystyrène, du polystyrène à résistance élevée aux chocs et des copolymères acrylonitrile-butadienestyrène, (9) des résines acryliques telles que les polymères de méthacrylate de méthyle, d'acrylonitrile et des copolymères de ces monomères avec du styrène, etc., (10) des caoutchoucs thermoplastiques, par exemple d'uréthanne, des copolymères d'éthylène et de propylène et de transpolyisoprène, des copo- lymères séquencés de styrène et de cispolybutadiène, etc., (11) des esters de cellulose, notamment le nitrate, l'acétate, le propionate, le butyrate, etc., (12) des polysulfones, et (13) des résines d'oxyde de polyphénylène et un mélange avec du polystyrène à résistance élevée aux chocs, connu sous la marque "Noryl". Cette liste n t est pas limitative ou exhaustive mais simplement illustrative et elle indique la diversité des matières polymères qui peuvent etre utilisées dans le cadre de l'invention. Les diverses parties d'une chaussure de ski réalisée selon l'invention ont une peau interne et une peau externe séparées par une mousse cellulaire. Cette structure donne une chaussure de ski finale ayant des avantages très importants. La réduction de poids de la chaussure dans son ensemble est importante par rapport aux chaussures formées d'une meme matière et ayant une densité constante dans la matière solide. Ainsi, une chaussure de "Surlyn" réalisée comme décrit pré cEdèmment a un poids de 560 à 570 g. Une enveloppe comparable pleine de "Surlyn" aurait un poids d'environ 670 à 680 g. Une enveloppe pleine d'uréthanne couramment utilisée pèse environ 860 à 870 g. Cette réduction de poids correspond évidemment à des économies de matière et en conséquence à des économies importantes sur le coût de fabrication des chaussures. En outre, compte tenu de la construction interne cellulaire, l'isolation est nettement accrue si bien que la chaleur du corps est retenue et le froid peut difficilement pénétrer vers le pied humain. Cette structureparticulière donne aussi une tres bonne résistance mécanique par unité de poids. L' me de mousse, ayant deux peaux externes, est semi-rigide, sa rigidité étant avantageuse car la chaussure peut être dessinée afin qu'elle contienne et supporte convenablement le pied, dans les zones convenables. Dans le cas d'une mousse de "Surlyn, l'élasticité n'est pas la même lorsque la charge est appliquée à faible vi tesse ou à vitesse élevée. En conséquence, elle donne une impression de confort lors de la marche, mais lorsqu'une pression soudaine importante est appliquée sur une pente de ski, elle présente une résistance accrue à la flexion. Normalement, il est préférable que la chaussure ait une structure cellulaire uniforme dans toutes ses parties. Cette construction est représentée sur les figures 2, 3 et 4. Cependant, il peut être souhaitable parfois que la structure cellulaire varie dans les différentes parties de la chaussure. La figure 5 représente une telle chaussure 41 dans laquelle le talon 43 a une structure cellulaire d'une densité alors que la semelle 45 et la partie 47 des orteils ont des densités cellulaires différentes. Ainsi, le dessin et la fabrication permettent une grande souplesse. Comme indiqué précédemment, la section de l'enveloppe externe de la chaussure peut varier afin que le produit résultant possède des propriétés physiques et mécaniques diffe- rentes. Plus précisément, une enveloppe externe peut avoir diverses peaux, variant entre une peau imperméable et dense et une membrane perméable. Ces différents modes de réalisation de mousses polymères semi-rigides utiles selon l'invention sont représentés sur les figures 7, 8 et 9. Sur la figure 7, la section 40 représente une âme 42 de mousse et deux peaux imperméables et denses opposées 44 et 46. Ces dernières sont formées de matière polymère pra tiquement non expansée, bien que les hommes du métier sachent que ces peaux 44 et 46 peuvent avoir des traces de cellules minuscules. Les peaux 44 et 46 sont essentiellement imperméables à l'humidité et à l'air. Une telle structure du type repéré par la référence 40 est utilisée dans une chaussure de ski lorsqu'il est souhaitable que IThumidité et l'air ne puissent pas s'infiltrer. La figure 8 représente un autre mode de réalisation de mousse utile selon l'invention. Sur cette figure, la partie polymère 48 a une structure cellulaire pratiquement uniforme 50, entourée par une membrane 52 et une peau 54. Comme celleci est plus résistante que la membrane 52, elle est habituellement placée à l'extérieur. La figure 9 représente un autre mode de réalisation de structure polymère 56 utile selon l'invention et qui comprend une partie centrale cellulaire 58 et deux peaux cellulaires opposées 60 et 62. Les propriétés de perméabilité des peaux 60 et 62 dépendent de la densité des cellules qu'elles contiennent. Comme l'indiquent les figures 7 et 9, les diverses peaux 44, 46, 60 et 62 peuvent varier afin qu'elles donnent les propriétés souhaitables à la chaussure finale formée. Ces peaux peuvent être modifiées de diverses manières. Ainsi, la peau peut être modifiée par variation de la température du moule au début des opérations de moulage par injection et par variation de la vitesse de refroidissement du moule, et les hommes du métier connaissent d'autres paramètres tels que la température de la matière fondue, la durée d'injection, la vitesse d'injection, la pression d'injection, la nature de la buse, la pression et le temps d1introduction,-d'évacuation et de maintien, la masse injectée, la quantité d'agent poro gène-et d'agent de nucléation, ainsi que la composition polymère, le traitement de surface du moule et le lubrifiant du moule, constituant d'autres variables permettant le réglage des caracteristiques de'la structure cellulaire de la mousse ainsi que l'intégrité des peaux. On sait bien que, suivant l'agent porogène de nature chimique qui est utilisé, la structure de la mousse obtenue peut être unicellulaire ou à cellules à connexions internes. Dans le cas d'une structure unicellulaire, mis à part la permeabilité de la matière utilisée, celle-ci ne permet pratiquement aucune respiration. Dans le cas des cellules reliées intérieurement, la mousse permet une respiration quelle que soit la perméabilité de la matière polymère utilisée puisque toutes les cellules sont reliées et permettent donc la transmission d'un gaz. Cependant, il faut noter que, même après moulage par injection, il existe des procédés bien connus de transformation d'une structure unicellulaire afin qu'elle permette la respiration, -soit par perforation électrique ou mécanique, soit par d'autres procédés bien connus des spécialistes. On peut donc conclure que l'utilisation d'un~agent porogène tel que du bicarbonate ou un composé à base d'azote permet la formation de l'une quelconque des trois structures représentées sur les figures 1 à 5, sous forme plus ou moins perméable ou imperméable, à volonté. Dans le procédé décrit précédemment pour la formation de l'enveloppe externe de la chaussure selon l'invention, divers ingrédients peuvent être moulés de manière analogue dans les enveloppes, pour des raisons de résistance mécanique ou d'esthétique, ou pour l'amélioration de la fixation des enveloppes à des liserés ou doublures. En outre, les spécialistes des procédés de formation de mousses in situ peuvent noter que des agents porogènes très divers peuvent être utilisés pour la formation de la mousse polymère. Des exemples d'agents porogènes qui conviennent -sont l'azo-bis-formamide, l'azo-bis-isobutyronitrile, le diazo aminobenzène, le N, N-diméthyl-N ,N-dinitrozotéréphtalamide, la N ,N-dinitrozopentaméthylenetétramine, l'hydrazidè de benzènesulfonyle, l'hydrazide de benzène-1,3-disulfonyle, l'hydrazide de diphénylsulfone-3,3-disulfonyle, l'hydrazide de 4,4' -oxy- bis-benzinesulfonyle, le semicarbazide de p-toluènesulfonyle, un azodicarboxylate de baryum, le nitrile de butylamine, des nitrourées, le p-sulfonehydrazide de phénylméthyluréthanne, et le bicarbonate de sodium. Ces agents porogènes jouent habituellement leur rôle par décomposition thermique qui forme un gaz in situ, le gaz étant absorbé par la matière fondue et, lorsque la pression n'est plus appliquée à celle-ci, la matière se dilate et forme la mousse. En outre, on sait dans l'industrie que l'injection d'un gaz tel que l'azote, l'air, le trichloromonoflurométhane, l'anhydride carbonique, etc. danslamatière fondue dans la chambre d'accumulateur, permet l'absorption du gaz, et, après disparition de la pression, l'expansion de la matère fondue sous forme d'une mousse. Dans un mode de réalisation avantageux de l'invention, l'agent porogène forme de l'azote et peut se décomposer thermiquement. Le pourcentage d'agent porogène utilisé selon l'inventionvarie evidemment avec les propriétés physiques et chimiques de l'agent utilisé. Dans un mode de réalisation avantageux, on utilise 0,1 à 0,5 % d'agent porogène "Ficel" EPA, par rapport au poids de la matière thermoplastique ionomère. Cet agent porogène est essentiellement formé d'azodicarbonamide. I1 est disponible auprès de Sobin Chemical, Inc. Sobin Park, Boston, Massachusetts 02201. Les différents éléments selon l'invention peuvent etre formés en réalité par moulage par injection de l'ensemble de la matière en moins d'une seconde dans un moule froid à 210C, avec retrait presqu'immédiat du cylindre et de la buse du moule afin que la peau et la mousse se forment convenablement. Un cycle de 60 à 90 s peut être facilement obtenu lors de lrutilisa- tion d'une forme double afin que la pièce puisse être retirée de la forme alors qu'une autre pièce est en cours de formation ou moulage. Un soin extreme, notamment lors de l'utilisation des résines "Surlyn", est nécessaire au maintien de l'humidité de la résine à une valeur aussi faible que possible, de préférence inférieure à 0,5 %.Cette caractéristique est obtenue par des techniques convenables de séchage connues des hommes de métier. Ainsi, toute humidité de la surface du moule due aux conditions hygrométriques a un effet nuisible sur l'aspect de la pièce moulée. Une enveloppe de chaussure de ski formée de mousse de résine "Surlyn", de cette manière, a un poids inférieur d'environ 30 % à celui d'une enveloppe pleine comparable de polymère d'uréthanne, actuellement à la mode, et d'environ 20 z à celui d'une enveloppe de chaussure de résine "Surlyn" pleine, c'est-à-dire ne formant pas de mousse. Les chaussures de ski sont normalement utilisées à très basse température. Une chaussure de ski donnant satisfaction doit pouvoir être convenablement utilisée sur une large plage de températures qui varie en général entre environ -35 et +380C. En conséquence, les caractéristiques physiques à basse température de la chaussure, y compris l'enveloppe externe, sont extrêmement importantes. La figure 6 est un graphique représentant la variation de la résistance à la traction, représentée à gauche en ordonnées, et du module de flexion, représenté à droite en ordonnées, en fonction de la température indiquée en abscisses. Cette figure indique que les chaussures de ski ayant l'enveloppe externe selon l'invention possèdent d'excellentes propriétés physiques à basse température, par rapport à celles de l'enveloppe classique dense et pleine.On peut considérer en référence à la figure 6 que plus la courbe représentative est plate et plus les propriétés physiques sont avantageuses. Les courbes A et A1 représentent les résultats obtenus avec l'enveloppe externe selon l'invention. Ces courbes sont relativement plates par rapport aux courbes B et B'. Cette faible variation des courbes A et A' est represatative de façon générale du fait que les propriétés physiques à basse température de l'enveloppe externe ne varient pas notablement, dans les plages prévues normalement pour l'utilisation des chaussures de sk-i. Les courbes relativement inclinées B et B r indiquent que les chaussures de ski connues présentent des variations rapides de propriétés physiques dans la plage de températures d'utilisation des chaussures de ski.Des propriétés physiques qui varient rapidement sont particulièrement gênantes car le confort des chaussures et en conséquence leur sécurité changent beaucoup avec la température d'utilisation des chaussures. I1 faut noter sur les figures 7, 8 et 9 que les peaux 44, 46, 54, 62 peuvent avoir une épaisseur variable L'épaisseur des peaux peut varier de diverses manières, par exemple par modification de la températuedu moule. Les épaisseurs relatives des peaux peuvent aussi être modifiées en différents points de la structure de la chaussure. L'opération peut être réalisée par chauffage ou refroidissement selectif de parties données du moule. La densité de l'âme et l'épaisseur des peaux des parties de chaussure selon l'invention peuvent aussi être modifiées par les techniques d'injection. Ces techniques en question sont bien connues des hommes du métier et mettent en oeuvre des paramètres tels que le temps d'avance du pIston, la vitesse d'injection, la quantité de matièeinjectée, la dimension des canaux de coulée, I'évacuation du moule1 la pression d'injection, la pression de maintien, etc. L'invention concerne aussi l'addition aux matières thermoplastiques utilisées pour la formation des chaussures de de ski selon l'invention, de matières compatibles qui ne perturbent pas les caractéristiques essentielles et nouvelles de la composition selon l'invention. Parmi ces matières, on peut citer les agents colorants tels que les colorants et les pig mentis, les charges et des additifs analogues D'autres adjuvants tels que des anti-oxydants, des agents antistatiques et des agents stabilisants peuvent aussi être incorporés. La limite supérieure pour la quantité de ces adjuvants est habituellement d'environ 5 % par rapport au poids produit. Les ingrédients présents dans la chaussure de ski selon l'invention excluent la présence d'autres matières dont les quantités sont telles qu'elles peuvent perturber les propriétés et les caractéristiques des compositions selon l'invention, ces matières pouvant cependant être présentes en quantités qui n'ont pas d'effets nuisibles sur les propriétés et caractéristiques précitées. Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Enveloppe externe pour chaussure, ladite enveloppe étant caractériséeen ce qu'elle est formée par une matière polymère et comprend une peau externe, une peau interne et une âme intermédiaire de mousse, les deux peaux et l'ame de mousse étant en une seule pièce. 2. Enveloppe selon la revendication 1, caractérisée en ce que la matière polymère est choisie dans le groupe qui comprend les résines de polyuréthanne, les résines de polyalpha-oléfines et les résines ioniques de polyéthylène, vendues sous la marque "Surlyn". 3. Enveloppe selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que l1une au moins des peaux interne et externe est perméable. 4. Enveloppe selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que les deux peaux interne et externe sont imperméables. 5. Enveloppe selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que la structure cellulaire de l'âme de mousse est pratiquement uniforme dans toute l'enveloppe. 6. Enveloppe selon l'une des revendications i et 2, caractérisée en ce que la structure cellulaire de l'rame de mousse a une densité qui varie dans l'enveloppe. 7. Chaussure, caractérisée en ce qu'elle est formée à partir d'un mélange d'un polyéthylène ionique à base de sodium, vendu sous la marque "Surlyn" 8198 et d'mpolyéthylène ionique à base de zinc vendu sous la marque "Surlyn" 1855, ayant une enveloppe externe comprenant une peau externe, une peau interne et une âme intermédiaire de mousse, les deux peaux et l'amie de mousse etant en une seule pièce. 8. Chaussure selon la revendication 7, caractérisée en ce que le mélange contient 80 % de polyéthylène ionique à base de sodium et 20 % de polyéthylène ionique à base de zinc. 9. Chaussure selon la revendication 7, caractérisée en ce que l'une au moins des peaux interne et externe est perméable. 10. Chaussure selon la revendication 7, caractérisée en ce que les peaux interne et externe sont imperméables. il. Chaussure selon la revendication 7, caractérisée en ce que la structure cellulaire de l'âme de mousse est pratiquement uniforme dans toute la chaussure. 12. Chaussure selon la revendication 7, caractérisée en ce que la structure cellulaire de l'âme de mousse a une densité qui varie dans la chaussure.