La présentè invention concerne une machine pour secouer les branches des arbres fruitiers, cette machine étant destinée à être attelée sur les trois bras du dispositif de relevage d'un tracteur comportant une prise de force. Certains fruits peu fragiles, comme par exemple les pommes à cidre et les noix, ne demandent pas de précaution particulière pour leur récolte. Pour ces fruits, il est en effet courant de les faire tomber en secouant les branches des arbres qui les portent au moyen de gaules ou d'instruments allongés similaires. Or, un tel procédé est long, peu rentable et fatiguant pour celui qui l'utilise. La présente invention se propose de remédier à ces inconvénients et, pour ce faire, elle a pour objet une machine telle que sus-mentionnée qui se carac prise en ce qu'elle comprend un châssis pourvu de moyens pour son attelage sur les trois bras du dispositif de relevage, un plateau vertical susceptible autre relié à la prise de force du tracteur en vue de son entraînement en rotation, une poulie située au-dessous du plateau, et une chaîne passant sur la poulie, l'une des extrémités de cette chaîne étant accrochée a un manchon articulé sur un maneton excentré porté par le plateau tandis que son autre extrémité est reliée à un câble portant à son extrémité libre un crochet destiné à être fixé à une branche de l'arbre à secouer. Le secouement des branches des arbres fruitiers peut maintenant être réalisé rapidement et de façon très efficace. I1 suffit en effet de fixer le crochet à une branche de l'arbre à secouer, de placer le tracteur de façon à tendre légèrement le câble et de commander la prise de force. Le plateau étant alors entraîné en rotation, il communique au câble un mouvement axial alternatif soumettant les branches de l'arbre à des secousses rapides et suffisamment intenses pour permettre la chute des fruits. Selon un mode de réalisation préféré de l'invention, le châssis de la machine comprend une poutre horizontale supportant deux montants inclinés reliés par leur extrémité supérieure à deux plaques parallèles espacées l'une de l'autre par des entretoises fixées au voisinage de leur extrémité postérieure, ces plaques s'étendant perpendiculairement à l'axe longitudinal de la poutre tandis que leurs extrémités portérieures définissent avec les entretoises un logement dans lequel est retenue une chape portant la poulie Les pièces constituant le châssis sont simples et peu nombreuses, ce qui limite les opérations de montage et conduit à des couts de fabrication relativement faibles. De préférence, les moyens assurant l'attelage du châssis sur les trois bras du dispositif de relevage sont constitués d'une part par deux doigts d'accro chage parallèles à la poutre, ces doigts étant prévus au voisinage de ltextrémité libre de deux longerons parallèles fixés aux extrémités de la poutre, et d'autre part par une goupille passant dans aeux perçages réalisés dans la partie antérieure des deux plaques. On conçoit aisément qu'avec ces moyens d'attelage, la machine peut être reliée au dispositif d'attelage de tous les tracteurs actuels. Selon une caractéristique particulière de l'invention, la poutre est traversée par un arbre monté rotatif le long de son axe transversal, les extrémi- tés libres de cet arbre faisant saillie sur les faces antérieure et postérieure de la poutre et portant, la première une articulation à cardan apte à être reliée à la prise de force et la seconde le plateau. La liaison entre la prise de force du tracteur et le plateau se trouve ainsi en grande partie logée à l'intérieur de la poutre, ce qui la protège contre les éventuelles détériorations extérieures tout en limitant les risques d'accidents dont elle pourrait être la cause. Avantageusement, l'articulation à cardan est située sous une tôle de protection reliant les deux longerons auxquels elle est fixée I1 va de soi que cette tale diminue encore les risques d'accident. Selon une autre caractéristique de l'invention, la chape de la poulie est retenue dans le logement par une goupille verticale traversant les entretoises tandis que ses branches sont reliées par un axe horizontal portant la poulie ainsi que par un étrier chevauchant la partie supérieure de celle-ci. La fixation de la chape de la poulie sur le châssis de la machine étant assurée au moyen de la goupille verticale, on conçoit aisément que son exécution est particulièrement facile et rapide. En outre, cette fixation corrige automatiquement l'alignement de la poulie vers la branche à secouer. On notera par ailleurs que l'étrier empeche la chaîne de se séparer accidentellement de la poulie et qu'ainsi le fonctionnement de la machine est beaucoup plus sur. Selon encore une autre caractéristique de l'invention, le crochet est pourvu d'une douille sur sa branche reliée à l'extrémité libre du câble. Ainsi, pour fixer le crochet alune branche normalement inaccessible du sol, il suffit d'introduire l'une des extrémités d'une perche ou de tout autre objet rectiligne dans la douille du crochet et de se servir de cette perche ou de cet objet pour amener le crochet à l'endroit désiré. Un mode d'exécution de la présente invention sera décrit ci-apres en référence aux dessins annexes dans lesquels - la figure 7 est une vue schématiuqe montrant la machine conforme à l'invention attelée a un tracteur, cette machine étant en cours d'utilisation - la figure 2 est une vue en perspective de la machine visible sur la figure 1, la chaîne et le câble n'étant pas représentés - la figure 3 est une vue en coupe de côté et à échelle agrandie de la machine représentée sur la figure 2 ; et - la figure 4 est une vue en perspective montrant le crochet. La machine conforme à l'invention est destinée à secouer les branches des arbres fruitiers afin de faire tomber les fruits qui se trouvent sur ceux-ci. Comme on peut le voir sur la figure 1, cette machine est conçue pour etre portée et actionnée par un tracteur 1 comportant un dispositif de relevage cLassique 2 à trois bras et une prise de force 3. Elle comprend essentiellement un châssis 4 pourvu de moyens pour son attelage sur les trois bras du dispositif de relevage 2, un plateau vertical 5 relié à la prise de force 3 en vue de son entraînement en rotation, une poulie 6 située au dessus du plateau et une chalne 7 passant sur la poulie, l'une des extrémités de cette chaîne étant accrochée à un manchon 8 articulé sur un maneton 9 (visible sur les figures 2 et 3) fixé de façon excentrée sur le plateau tandis que son autre extrémité est reliee- a un câble 10 portant à son extrémité libre un crochet 11 fixé à l'une des branches de l'arbre 12 que l'on désire secouer. Pour utiliser la machine conforme à l'invention, il suffit de placer le tracteur de façon à tendre légèrement la chaîne 7 et le câble 10, et de commander la rotation de la prise de force 3. Sous la commande de celle-ci, le plateau 5 tourne autour de son axe et soumet le câble 10 à un mouvement axial alternatif sous l'action duquel les branches de l'arbre reçoivent des secousses régulières et répétées provoquant la chute des fruits. A titre indicatif, on notera iei que la vitesse de rotation du plateau est d'environ 300 tours par minute et que le câble à une longueur d'environ 7 mètres. En se référant maintenant à la figure 2, on voit quelle châssis de la machine comprend une poutre horizontale 13 supportant deux montants identiques 14, inclinés l'un vers l'autre et reliés par leur extrémité supérieure à deux plaques parallèles 15 espacées par deux entretoises 16 fixées au voisinage de leur extrémité postérieure. Les plaques 15 sont perpendiculaires à l'axe longitudinal de la poutre et sont situées de part et d'autre et à égale distance de l'axe transversal de celle-ci. Dans l'exemple représenté, ltextrémité postérieure des plaques 15 définissent avec les entretoises 16 un logement recevant la base d'une chape 17 dont les branches sont reliées par un axe horizontal 18 portant la poulie 6 et par un étrier 19 s'avançant au dessus de celle-ci et destiné à empecher la chaîne 7 de sauter accidentellement. La chape 17 est retenue entre les deux plaques 15 par une goupille verticale 20 traversant sa base et les deux entretoises 16. Sa fixation sur le chas- sis de la machine peut donc être effectuée très rapidement. En outre, ce mode de fixation assure l'alignement de la poulie vers la branche à secouer. Comme on le voit particulièrement bien sur la figure 3, la poutre 13 est traversée suivant son axe transversal, par un arbre 21 monté rotatif sur deux roulements 22. Cet arbre fait saillie sur les faces postérieure et antérieure de la poutre au niveau desquelles il porte respectivement le plateau 5 et une articulation à cardan 23 apte à être reliée à la prese de force 3. On notera ici qu'un limiteur élastique peut avantageusement être interposé entre l'articulation 23 et la prise de force afin d'atténuer les à-coups et de protéger les pignons de la boîte de vitesse du tracteur. Deux longerons 24 fixés aux extrémités de la poutre 1? et se prslsneant en avant de la face antérieure de celle-ci, portent chacun un doigt d'accrochage 25 au voisinage de leur extrémité libre. Ces doigts 25, qui s'étendent parallèlement à la poutre, font saillie sur les faces extérieures des longerons. Ils servent à atteler le châssis de la machine sur les deux bras inférieurs du dispositif de relevage 2 du tracteur, l'attelage du châssis sur le bras supérieur de ce dispositif se faisant au moyen d'une goupille non représentée passant dans deux perçages 26 réalisés dans la partie antérieure des plaques 15. Pour éviter les accidents qui pourraient être occasionnés par l'articulation à cardan 23, on remarquera par ailleurs la présence d'une tôle de protection 27 reliant les deux longerons 24 sur lesquels elle est fixée. En se référant enfin à la figure 4, on remarquera que le crochet 11 est pourvu d'une douille 28 sur sa partie rectiligne. Pour l'accrocher à une branche élevée, il suffit donc d'introduire une perche dans sa douille et d'utiliser cette perche pour l'amener à la hauteur désirée. REVENDICATIONS 1.Machine pour secouer les branches des arbres fruitiers, destinée à être attelée sur les trois bras du dispositif de relevage d'un tracteur comportant une prise de force, caractérisée en ce qu'elle comprend un châssis pourvu de moyens pour son attelage sur les trois bras du dispositif de relevage, un plateau vertical susceptible d'etre relié à la prise de force du tracteur en vue de son entraînement en rotation, une poulie située au dessus du plateau, et une chaîne passant sur la poulie, l'une des extrémités de cette chaîne étant accrochée à un manchon articulé sur un maneton excentré porté par le plateau tandis que son autre extrémité est reliée à un câble portant à son extrémité libre un crochet destiné à être fixé à une branche de l'arbre à secouer. 2. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que son châssis comprend une poutre horizontale supportant deux montants inclinés reliés par leur extrémité supérieure à deux plaques parallèles espacées l'une de l'autre par des entretoises fixées au voisinage de leur extrémité postérieure, ces plaques s'étendant perpendiculairement à l'axe longitudinal de la poutre tandis que leurs extrémités postérieures définissent avec les entretoises un logement dans lequel est retenue une chape portant la poulie. 3. Machine selon la revendication 2, caractérisée en ce que les moyens assurant l'attelage du châssis sur les trois bras du dispositif de relevage sont constitués d'une part par deux doigts d'accrochage parallèles à la poutre, ces doigts étant prévus au voisinage de l'extrémité libre de deux longerons parallèles fixés aux extrémités de ia poutre, et d'autre part par une goupille passant dans deux perçages réalisés dans la partie antérieure- des deux plaques. 4. Machine selon la revendication 2 ou 3, caractérisée en ce que la poutre est traversée par un arbre monté rotatif le long de son axe transversal, les extrémités libres de cet arbre faisant saillie sur les faces antérieure et postérieure de la poutre et portant, la première une articulation à cardan apte à être reliée à la prise de force et la seconde le plateau. 5. Machine selon la revendication 4, caractérisée en ce que l'articulation à cardan est située sousune tôle de protection reliant les deux longerons auxquels elle est fixée. 6. Machine selon la revendication 2, caractérisée en ce que la chape de la poulie est retenue dans le logement par une goupille verticale traversant les entretoises tandis que ses branches sont reliées par un axe horizontal portant la poulie ainsi que par un étrier chevauchant la partie supérieure de celle-ci. 7. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que le crochet est pourvu d'une douille sur sa branche reliée à l'extrémité libre du câble.