La présente invention a trait à un procédé de préparation d'inducteurs d'interféron, ainsi qu'arc inducteurs d'interféron obtenus par la mise en oeuvre du procédé. Depuis la découverte de l'interféron, des travaux récents ont montré que l'interféron est induit par des acides ribonu cléiques bicaténaires, et on a déjà obtenu des substances contenant des acides ribonucléiques bicaténaires inducteurs d'interféron, en effectuant, pendant le cycle de multiplication virale, une extraction de l'acide ribonucléique total de cellules infectées par le virus Mengo. Les extraits obtenus ont été utilisés pour induire l'interféron chez la souris. La présente invention se propose de fournir un nouveau procédé de préparation d'inducteurs d'interféron qui soit de mise en oeuvre économique pour permettre la production industrielle de l'inducteur. L'invention a pour objet un procédé de préparation d'inducteurs d'interféron, caractérisé par le fait que l'on ensemence, d'une manière en elle-m8me déjà connue, un support formé d'un tissu cellulaire ou d'une culture de cellules, à l'aide d'un virus à acide ribonucléique, que l'on attend la fin du cycle intracellulaire de multiplication virale, que l'on sépare ensuite par exemple par un moyen mécanique tel qu'une centrifugation, les cellules et/ou les gros débris cellulaires contenant notamment des membranes cellulaires d'avec le milieu liquide de culture, et que l'on extrait desdites cellules et/ou gros débris, les acides ribonucléiques bicaténaires, lesdits acides étant inactivés afin de supprimer leur pouvoir infectieux. Selon l'invention, il s1 est en effet avéré que les acides ribonucléiques bicaténaires, qui sont formés lors du processus de réplication de l'acide monocaténaire parental du virion, subsistent sans dégradation après la fin du processus de multiplication virale qui amène la destruction de la cellule. I1 s'est en outre avéré selon l'invention, que cet acide ribonucléique bicaténaire, après lyse cellulaire, se retrouve dans sa quasi-totalité associé aux gros débris cellulaires qui sédimentent généralement environ entre 2000 et 4000 g. Dans un premier mode de mise en oeuvre de ltinvention, applicable au cas où la majorité des cellules ne sont pas désagrégées après leur destruction par le cycle viral, notamment dans le cas où le support est un tissu cellulaire, la séparation desdites cellules d'avec le milieu liquide de culture s'effectue par une centrifugation effectuée dans des conditions permettant de recueillir lesdites cellules pour les séparer du milieu liquide de culture et des éléments d'origine cellulaire solubles dans ledit milieu qui ont pu s'échapper du tissu cellulaire. Dans un second mode de mise en oeuvre de l'invention, applicable au cas où la majorité des cellules est lysée, c'està-dire désagrégée, à la fin du cycle de multiplication virale, ce qui est le plus souvent le cas lorsque le support est une culture de cellules, la centrifugation s'effectue de façon à séparer les gros débris cellulaires, contenant notamment une importante proportion de membranes, d'avec le milieu liquide de culture et les éléments d'origine cellulaire relativement solubles qui se sont répandus dans ledit milieu lors de la désagrégation des cellules. Dans ce cas, la centrifugation s'effectue de préférence entre 2000 et 4000 g. Selon un mode de mise en oeuvre préféré de l'invention, on attaque les cellules ou gros débris cellulaires après élimination du milieu de culture, à l'aide d'une solution, par exemple aqueuse, d'un agent attaquant les membranes cellulaires et les protéines. Cet agent peut etre un détergent et/ou un enzyme protéolytique ou une autre substance susceptible d'attaquer les membranes cellulaires. Parmi les enzymes protéolytiques appropriés, figurent notamment les suivants : pronase, trypsine, pepsine, papalne, collagénase, chymotrypsine.Parmi les détergents figurent notamment les suivants : dodécylsulfate de sodium ( S.D.S.), Lensex TA non ionique (vendu par SCRELIi), désoxycholate de sodium (D0C). De cette façon, on facilite l'ex- traction ultérieure des acides nucléiques à l'aide de l'agent d'extraction. D'une façon générale, la fin du cycle de multiplication virale provoque la lyse de la cellule attaquée. Cependant, dans les cas où la cellule n'est pas désagrégée à la fin de la multiplication virale notamment dans le cas d'un tissu, on provoque la lyse cellulaire et l'on peut alors avoir recours à des procédés physico-mécaniques aboutissant à l'éclatement des cellules, comme le broyage, les congélations et décongélations répétées, le choc hypotonique, l'ultrasonication, et/ou à des procédés chimiques ou biochimiques tels qu'utilisation de détergents, d'enzymes protéolytiques (trypsine, pronase), tampons spéciaux. Cette désagrégation peut être suivie de l'attaque à l'aide d'un agent attaquant les membranes cellulaires, comme vu précédemment, ou bien elle peut elle-mbme, suivant les procédés utilisés, provoquer l'attaque des membranes cellulaires, pour aboutir à un matériau susceptible d'être facilement soumis à l'extraction. Conformément à l'invention, la séparation des débris cellulaires d'avec la matière résiduelle contenant notamment les éléments cytoplasmiques et nucléiques solubles, s'effectue de préférence par centrifugation, cette centrifugation permettant notamment de recueillir le culot, les cellules entières non lysées restantes et les gros débris cellulaires contenant en particulier des fragments de membrane avec des macromolécules qui leur sont rattachées. L'extraction des acides ribonucléiques bicaténaires à partir des cellules ou débris cellulaires préalablement attaqués comme vu ci-dessus, s'effectue, selon une forme de réalisation avantageuse de l'invention, à l'aide d'une déprotéinisation desdits débris ou cellules, au moyen d'un agent de déprotéinisation en présence d'eau, la phase aqueuse obtenue étant ensuite précipitée à l'aide d'un agent précipitant, de façon à précipiter les acides nucléiques, le précipité étant ensuite traité pour en éliminer les acides désoxyribonucléiques et, de préférence, également les acides ribonucléiques monocaténaires. L'agent de déprotéinisation peut avantageusement être du phénol ou des mélanges phénol/ chloroforme. L'agent précipitant est de préférence de l'alcool, par exemple de l'éthanol, additionné éventuellement d'un sel tel que l'acétate de sodium ou de potassium, ou le chlorure de sodium. Le traitement du précipité redissous, pour ltélimination des acides désoxyribonucléiques, peut être un traitement enzymatique et/ou chromatographique. Il est avantageusement possible, après avoir ainsi éliminé les acides désoxyribonucléiques, d'éliminer encore les acides ribonucléiques monocaténaires par un traitement enzymatique approprié, et/ou par un procédé de chromatographie. Tout autre procédé d'extraction connu peut naturellement également être utilisé dans le cadre de l'invention pour extraire les acides ribonucléiques bicaténaires à partir des débris cellulaires originaires des membranes et des protéines cellulaires situées au voisinage de ces membranes et formant ltergatoplasme. Les préparations d'acides ribonucléiques bicaténaires obtenues qui peuvent être concentrées par précipitation alcoolique, sont inactivées afin de supprimer totalement leur pouvoir infectieux. L'inactivation s'effectue de préférence à l'aide de rayons ultra-violets, par exemple à 2.537 A, à 4 C. La dose moyenne d'inactivation est de préférence au moins égale à 50000 Ergs/mm2 (dosimètre de LATÀRGET). 2 L'inactivation peut également s'effectuer par des agents chimiques, par exemple formol ou béta-propiolactone. Le procédé selon l'invention peut être mis en oeuvre pour tous les virus à acides ribonucléiques, chaque virus étant cultivé, de façon connue, sur l'un des supports cellulaires qui lui sont propres. Le procédé selon l'invention est particulièrement intéressant pour l'extraction d'inducteurs d'interféron obtenue à l'aide du virus de la fièvre aphteuse. Les virus Mengo et les virus de la poliomyélite peuvent également avantageusement être utilisés dans le cadre du procédé selon l'invention. Suivant un mode de mise en oeuvre particulièrement avantageux de l'invention pour l'extraction de l'acide ribonucléique bicaténaire à partir d'une culture de virus de la fièvre aphteuse, on ensemence, selon la méthode FXENKEL ou des méthodes voisines, des lambeaux d'épithélium lingual bovin avec le virus de la fièvre aphteuse. A la fin du cycle viral, après séparation du milieu liquide de culture, le support tissulaire est rincé et broyé, le broyant étant additionné d'un tampon standard contenant un détergent et/ou un enzyme protéolytique pour attaquer les membranes cellulaires et les protéines. Après centrifugation, on recueille le surnageant, lequel contient les ARN bicaténaires et auquel on ajoute ensuite du phénol additionné d'eau et de chloroforme.La phase aqueuse obtenue de préférence par centrifugation est ensuite précipitée à l'éthanol et traitée à la désoxyribonucléase, puis à la ribonucléase, ce qui permet d'éliminer une grande partie des acides ribonucléiques monocaténaires et désoxyribonucléiques. La séparation définitive des acides ribonucléiques bicaténaires s' effectue ensuite par chromatographie en colonne sur cellulose. Dans un mode de mise en oeuvre de 11 invention pour l'extraction d'inducteurs d'interféron à l'aide de virus de la poliomyélite, on effectue une culture du virus pendant 44 à 48 heures, à la suite de quoi les cellules détruites sont centrifugées, le culot est prélevé et soumis à l'action d'un détergent, après quoi a lieu l'extraction des acides ribonucléiques. L'invention a également pour objet des inducteurs d'interféron obtenus par la mise en oeuvre du procédé précité. D'autres avantages et caractéristiques apparaitront si l'on se réfère à la description suivante,faite à titre non limitatif, et décrivant quelques exemples particuliers de procédés de préparation selon l'invention SF.LE i Le tissu de départ est constitué par de l'épithélium lingual bovin infecté par du virus de la fièvre aphteuse de chacun des trois types 0, A, C, selon la méthode de FRENKEI, la culture du virus ayant une durée de tordre de 14 à 18 heures. L'épithélium lingual en lambeaux est ensuite rincé au tampon phosphate et haché (hachoir BAUKNECET, type AL). La désagrégation des cellules s'effectue ensuite de la manière suivante: le broyat pesé est additionné, dans la proportion de 2 litres par kg de tissu, de tampon standard (NaCl 0,1 M; tris HCl 0,01 M; pE 7,4; A 0,001 M). A ce tampon, on ajoute - 0,01 M EDTA - 0,5 % Lensex TA 01 (SCHELL) - 0,5 mg/ml de pronase (Pronase P, B grade, Calbiochem) - 0,005 M béta-mercapto-éthanol. Ce mélange est placé au bain-marie à 37 OC, maintenu sous agitation magnétique douce pendant une heure, puis centrifugé trois minutes à 700g. Le surnageant est recueilli. Un volume de surnageant est additionné de bentonite (1g/1itre), et aussitôt on lui adjoint un volume de phénol à 80 % dans l'eau à 0,001 M EDTA et contenant 0,1 % d'hydroxyquinoléine. Après agitation pendant cinq minutes, on ajoute 10 % de chloroforme. On effectue ensuite une nouvelle agitation de cinq minutes suivie d'une centrifugation de trente minutes à 3500 g. Si nécessaire, une deuxième extraction au phénol semblable peut être pratiquée sur la phase aqueuse. La phase aqueuse limpide obtenue, additionnée de 1 ffi d'acétate de sodium, est précipitée dans 2,5 volumes d'éthanol à -200C. Après une nuit à -200C, le précipité est centrifugé vingt minutes à 7500 g et rincé trois fois avec un mélange éthanol/eau (proportion 2/1) à -10 C, puis dissous dans un tampon approprié. Le précipité dissous: est ensuite ajusté à une teneur inférieure ou égale à 1.500 ug/ml en acides nucléiques mesurés par absorption en UV, en considérant que E2/ o nm= 250 (absorption d'une radiation monochromatique de 260 nanomètres d'une solution aqueuse de ARN à 1 est de 250). La solution ainsi obtenue contient les acides désoxyribonucléiques (ADN) et ribonucléiques (ARN). Afin d'éliminer l'ADN, on effectue ensuite un traitement enzymatique de la façon suivante a) la solution d'acides nucléiques précédente est aminée à une concentration inférieure ou égale à 800 mg/l en acides nucléiques, à l'aide de tampon Tris-Mg (tris 0,14 M HCl q.s.p.; pH 7,3; MG Cl2 0,01 M). On ajoute 20 mg/l de désoxyribonucléase (DNase 2 fois cristallisée NBC), et on laisse la solution trente minutes à 370C. b)la solution reposée est ensuite ajustée à 0,2 M en Cl Na, et additionnée de 20 mg/l de ribonucléase (RNase cinq fois cristallisée NBC). Après trente minutes à 370C, le liquide est traité à nouveau avec le mélange bentonite-phénol-chloroforme, comme précédemment. L'ARN est précipité, lavé, repris en tampon phosphaté PBS sans Ca ni Mg. On obtient ainsi un mélange d'acides nucléiques contenant aussi bien des fragments d'ADN et d'ARN monocaténaires que 1'ARN bicaténaire. Cet extrait total peut ensuite être traité pour ne conserver que l'ARN bicaténaire. On effectue pour cela une séparation des ARN bicaténaires par chromatographie sur une colonne de cellulose WfIATMAN CF11 préparée en tampon - 0,1 M Cl Na - 0,001 M EDTA - 0,001 M Tris HCl PH 7,4 contenant 15 % d'éthanol. On fait passer sur la colonne les acides nucléiques obtenus soit avant, soit après le traitement enzymatique selon a) et b) ci-dessus, après qu'ils aient été mis en solution dans le tampon à 15 % d'éthanol. L'AXE et ARN monocaténaires sont élués par le tampon à 15 % d'alcool. LIARN bicaténaire est élué par le tampon sans alcool. Les fractions correspondant à 1'ARN bicaténaire sont recueillies, et on peut les concentrer par précipitation alcoolique. Selon un mode de mise en oeuvre avantageux de l'invention, l'infectiosité des préparations d'acides nucléiques ainsi obtenues est totalement éliminée par irradiation ultra-violet à 2.537 A, à 4"C. La dose moyenne d'inactivation est d'au moins 50000 Ergs/mm2 (domètre de Latarget). La dose d'irradiation W nécessaire à la surface considérée est calculée en tenant compte de l'absorption en UV, fonction de la teneur en acides nucléiques. D'après la procédé selon l'exemple 1 ci-dessus, un kilo d'épithélium fournit en moyenne 150 mg d'acides nucléiques (riches en ADN) comportant environ 2 mg d'ARN bicaténaire. EXEZILE 2 le matériau de depart est constitué par des résidus de support formés de cellules en culture en monocouche ou en suspension infectées par les virus de la fièvre aphteuse des différents types 0, A, C, jusqu'à lyse cellulaire. Les débris cellulaires obtenus après élimination du milieu de culture liquide sont mis en suspension dans un tampon isotonique contenant éventuellement un détergent. Le traitement ultérieur s' effectue ensuite de la même manière que le traitement appliqué à l'extrait tissulaire selon l'exemple 1. les ARN bicaténaires obtenus aussi bien dans l'exemple 1 que dans l'exemple 2 ont un poids molaire de 4,4 x 106 et une constante de sédimentation de 16 à 20 unités SVEDBERG. EXi: On effectue un ensemencement de virus dela poliomyélite sur 300 flacons d'un support cellulaire convenable,par exemple des cellules primaires de reins de singe Patas, en milieu de Parker. Après une durée de 44 à 48 heures, les cellules sont détruites et décollées du support par l'action cytopathogène du virus. On effectue alors une centrifugation pour recueillir le culot de débris cellulaires des flacons. La suspension virale (150 à 160 litres) est éliminée du bol de la centrifugeuse, tandis que les débris cellulaires sédimentent dans l'appareil. Le culot est prélevé par grattage, et l'on obtient environ 350 millilitres de culot. Une nouvelle centrifugation peut être alors encore effectuée après lavage. On obtient alors un volume de 50 millilitres contenant les débris cellulaires. Ce volume est mis en solution dans 250 ml d'une solution tamponnée de pH 5,5 contenant du dodécylsulfate de sodium dont la concentration finale est de l'ordre de 0,5 %, et de la bentonite à la concentration finale de 0,5 mg/ml. Après cette attaque des débris cellulaires, on effectue l'extraction des acides ribonucléiques par l'action combinée du phénol et du chloroforme en ajoutant à la suspension précédente un volume sensiblement égal de phénol puis, après agitation à 600C, un volume inférieur de chloroforme. Après centrifugation et rejet de la phase phénolique inférieure, on effectue la précipitation des acides nucléiques totaux de la phase aqueuse par l'éthanol en ajoutant, à 300 ml de la phase aqueuse, 600 ml d'éthanol, le contact se faisant pendant une vingtaine d'heures à basse température. Le précipité est ensuite repris dans 100 ml de tampon convenable, à la suite de quoi on ajoute une désoxyribonucléase à la concentration de 40 pg/ml pendant une durée de 30 minutes à 370C. Cet enzyme est ensuite éliminé par extraction phénolique suivie d'une nouvelle précipitation alcoolique. On obtient de cette façon les acides ribonucléiques totaux dont la purification est effectuée suivant la méthode de BISHOP JM et KOCH G., par chromatographie sur cellulose. L'échantillon à purifier est déposé en tête d'une colonne de cellulose équilibrée avec du tampon à concentration variable d'éthanol. Parmi les trois pics obtenus, le premier correspond aux acides ribonucléiques solubles et aux reliquats d'ADN ayant échappé à l'action de la désoxyribonucléase. Le deuxième pic correspond aux acides ribonucléiques ribosonaux et monocaténaires. Enfin, le troisième pic contient les formes bicaténaires de réplication.Les formes bicaténaires obtenues présentent un poids moléculaire de 4 x 106 et une constante de sédimentation de 18 unités SVEDBERG, EXEMPLE 4 On ensemence des cellules L 929 entretenues par passages successifs dans du milieu de Eagle additionné de sérum, une souche de virus Mengo, les cellules étant cultivées en boite de Roux. Après la fin du cycle de multiplication virale, par exemple au bout de neuf heures d'incubation à 370C, les débris cellulaires sont recueillis par centrifugation à 3000 g Le culot est resuspendu dans un tampon approprié contenant un détergent SDS et les acides nucléiques extraits par le phénol comme précéderment. Les acides nucléiques sont pre'cipît4s par deux volumes d'alcool à 40 en présence de 1 0A d'acétate de sodium. Après 18 heures les acides nucléiques sont séparés par centrifugatior à 12000 g et le culot dissous est purifié par chromatographie sur cellulose. R E V E N D I C A T I G N S 1. Procédé de préparation d'inducteurs dtinterféron, caractéri sé par ie fait que l'on ensemence, d'une manière en elle-meme déjà connue, un support formé d'un tissu cellulaire ou d'une culture de cellules à l'aide d'un virus à acide ribonucléique, que l'on attend la fin du cycle intra-cellulaire de multiplication virale, que l'on sépare les cellules et/ou gros débris cellulaires contenant r.otam- ment des membranes cellulaires d'avec le milieu liquide de culture, et que l'on extrait desdites cellules et/ou gros débris les acides ribonucléiques bicaténaires, lesdits acides étant inactivés afin de supprimer leur pouvoir infectieux. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la séparation s'effectue par centrifugation. 3. Procédé selon la revendication 2 notamment dans le cas où les cellules sont lysées à la fin du cycle viral, caractérisé par le fait que l'on sépare les gros débris cellulaires qui sédimentent entre 2000 et 4000 g. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que l'on effectue un ensemencement à l'aide d'un virus choisi dans le groupe formé par les virus de la fièvre aphteuse, de la poliomyélite, et les virus Mengo. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait qu'auprès séparation et avant extraction on attaque les cellules détruites à l'aide d'une solution d'un agent 5attaquant les membranes cellulaires et les protéines. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé par le fait que l'agent attaquant les membranes cellulaires et les protéines est choisi dans le groupe formé par les détergents et les enzymes protéolytiques. 7. Procedé selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 4, 5, 6, dans lequel les cellules mortes ne sont pas lysées par l'ac tion cytopathogène du virus, caractérisé par le fait que l'on ef fectue, après la culture, une lyse desdites cellules à l'aide d'un procédé choisi dans le groupe formé par le broyage, les congéla tions et décongélations, le choc hypotonique, l'ultrasonication, l'action de détergents, l'action d'enzymes protéolytiques et l'action de tampons spéciaux. o. Procédé selon l'une quelconque des revendications 6 et 7 > caractérisé par le fait qu'on utilise comme enzyme pro téolytique un enzyme choisi dans le groupe formé par la pronase, la papaïne, la trypsine, la pepsine, la collagénase et la chymotrypsine. 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications 6 et 7, caractbrisé par le fait que l'on utilise comme détergent, un détergent choisi dans le groupe formé par le dodécylsulfate de sodium, le Lensex TA non ionique, le EP 40 et le désoxgchola- te de sodium. 10. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé par le fait que l'extraction est effectuée par un agent de déprotéinisation choisi dans le groupe formé par le phénol et les mélanges phénol/chlroroforme. 11. Procédé selon la revendication 10, notamment pour la préparation d'un inducteur à l'aide de virus de la fièvre aphteuse, caractérisé par le fait que pour effectuer la déprotéinisation, on ajoute à la matière additionnée de bentonite, une solution aqueuse de phénol contenant un faible pourcentage d'hydroxyquinoléine, et qu'après une courte agitation, on ajoute du chloroforme. 12. Procédé selon l'une quelconque des revendications 10 et 11, caractérisé par le fait qu'après le traitement au phénol, on effectue une précipitation à l'aide d'un alcool, notamment de 1'méthanol. 13. Procédé selon la revendication 12, caractérisé par le fait que l'on élimine les acides désoxyribonucléiques du précipité obtenu, par traitement avec une désoxyribonucléase appropriée. 14. Procédé selon l'une quelconque des revendications 12 et 13, caractérisé par le fait que pour éliminer les acides ribonucléiques monocaténaires, on effectue un traitement avec une ribonucléase appropriée. 15. Procédé selon l'une quelconque des revendications 13 et 14, caractérisé par le fait qu'après ce traitement enzymatique, on effectue une nouvelle extraction à base de phénol, suivie d'une précipitation alcoolique. 16. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 15, caractérisé par le fait que la phase d'extraction comporte une ou plusieurs chromatographies pour éliminer les acides ribonucléiques monocaténaires et/ou les acides désoxyribonucléiques. 17. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 16, caractérisé par le fait que l'inactivation s'effectue par irradiation aux rayons ultra-violets. 18. Procédé selon la revendication 16, caractérisé par le fait que la dose d'irradiation est d'au moins 50 000 Ergs/mm2. 19. Procédé selon la revendication 4 en combinaison avec l'une quelconque des revendications 5 à 18, caractérisé par le fait que l'on ensemence, d'une manière en elle-mêne déjà connue, un support formé d'un tissu cellulaire ou d'une culture de cellules, à l'aide de virus de la fièvre aphteuse, et que l'on réalise ainsi une culture de virus, que l'on désagrège, si elles ne le sont pas déjà, les cellules dudit support, que l'on attaque lesdites cellules désagrégées à l'aide d'une solution aqueuse d'un agent attaquant les membranes cellulaires et les protéines, que l'on centrifuge ensuite pour éliminer les débris cellulaires afin de garder l'extrait cellulaire surnageant, que l'on effectue ensuite une déprotéinisation dudit extrait au moyen d'un agent de déprotéinisation en présence d'eau, que l'on traite alors la phase aqueuse obtenue à l'aide d'un agent précipitant, et que l'on traite enfin le précipité obtenu pour en éliminer les acides désoxyribonucléiques et/ou ribonucléiques monocaténaires. 20. Procédé selon la revendication 4 en combinaison avec l'une quelconque des revendications 5 à 18, caractérisé par le fait que l'on ensemence d'une manière connue un support cellulaire avec du virus de la poliomyélite, que l'on attend pendant 44 à 48 heures pour recueillir les cellules désagrégées, que l'on sépare les débris des résidus cellulaires par centrifugation, que l'on attaque lesdits débris à l'aide d'une solution aqueuse d'un agent attaquant les membranes cellulaires et les protéines, que l'on effectue ensuite une déprotéinisation au moyen d'un agent de déprotéinisation en présence d'eau, que l'on effectue ensuite une précipitation de la phase aqueuse obtenue en présence d'eau et que l'on traite le précipité pour en éliminer les acides désoxyribonucléiques et/ou ribonucléiques monocaténaires. 21. Inducteur d'interféron, caractérisé par le fait qu'il est obtenu par le procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 19. 22. Inducteur d'interféron selon la revendication 21 obtenu à l'aide de virus de la fièvre aphteuse, caractérisé par le fait qu'il possède un poids moléculaire de 4,4 x 106 et une constante de sédimentation comprise entre 16 et 20 unités Svedberg. 23. Inducteur d'interféron selon la revendication 21 obtenu à l'aide de virus de la poliomyélite, caractérisé par le fait qu'il possède un poids moléculaire de 4 x 106 et une constante de sédimentation environ 18 unités Svedberg.