La présente invention concerne un tube hyperfr & ence perfec tonné permettant, lorsqu'il est inséré dans un circuit hyperfréquence, parcouru par une onde hyperfréquence, de laisser passer ou d'arrêter cette onde, grace à des phénomènes de décharges dans des gaz. De tels tubes, appelés tubes commutateurs, sont particulièrement utilisables dans des systèmes de commutation a plusieurs voies, et par exemple dans des duplexeurs d'émission-réception de radars où ils joueront avantageusement le rôle des tubes TR (transmission- réception) et ATR (anti-transmission-réception) classiques. Les tubes commutateurs classiques pour ondes hyperfréquences, qui peuvent se présenter sous diverses formes de réalisation, sont des tubes a décharge classiques dans lesquels une décharge est créée dans un gaz entre deux électrodes en vis- & vis. Cette décharge crée un court-circuit entre les parois d'une cavité hyperfréquence associée au tube et intégrée dans le circuit où l'onde à commuter se propage ; le court-circuit ainsi établi empêche l'onde de se propager au-delà du tube commutateur. La propagation de l'onde n'a lieu que lorsqu'il nly a pas de décharge. Les détails de réalisation et d'utilisation de tels tubes ne sont-pas donnés ici ; ils sont en effet suffisamment connus de l'homme de l'art. Ils présentent, quel que soit leur mode de réalisation, des inconvenients que les tubes de l'invention réduisent considérablement. Selon l'invention, un tube commutateur à gaz pour ondes hyperfréquences est caractérisé en ce qu'il comporte : un tronçon de guide d'onde, susceptible de transmettre une onde hyperfréquence qui lui est appliquée, et fermé à chacune de ses extrémités par une fenêtre isolante étanche, l'enceinte ainsi constitui étant remplie d'un gaz ionisable, et a l'intérieur de ladite enceinte, d'une part des parois conductrices planes, parallèles entre elles, perpendiculaires a la composante électrique de ladite onde, portées à un potentiel continu de référence, susceptibles d'émettre des électrons et formant un système de "cathodes creuses", et d'autre part une anode, électriquement isolée dudit tronçon de guide et desdites parois, et disposée dans ladite enceinte de manière à ne pas gtner la propagation de ladite onde et à créer, lorsqu'un potentiel continu positif, dit de commande, lui est appliqué, un-champ électrique continu ionisant le gaz présent entre lesdites parois, la distance entre lesdites parois étant telle que cette ionisation soit une décharge du type "cathode creuse". Si la bande de fréquences dans laquelle le tube est utilisé est telle que le tronçon de guide ait des dimensions suffisamment petites, les"cathodes creuses" pourront simplement être les deux parois du tronçon qui sont perpendiculaires au champ électrique de l'onde haute fréquence. Dans le cas contraire, des plaques conductrices minces seront fixées dans ce tronçon, parallèlement auxdites parois, chaque paire de plaques se faisant vis-à-vis réalisant une cathode creuse. D'autres objets, caractéristiques et résultats de l'invention ressortiront de la description suivante, donnée à titre d'exemple non limitatif, et illustrée par les figures annexées qui représentent - la figure 1, une vue en perspective, partiellement éclatée, d'un exemple de tube commutateur selon l'invention ;; - la figure 2, en (a), une vue schématique en coupe de l'espace situé entre les deux parois d'une cathode creuse et, en (b), un circuit électrique équivalent - la figure 3, une courbe de réactance en fonction de la fréquence du circuit de la figure 2 (b) - la figure 4, des vues schématiques en coupe d'un exemple de réalisation d'un tube selon l'invention, vu de coté en (a) et de dessus en (b) - la figure 5, des courbes illustrant différents modes de fonctionnement de tubes selon l'invention - la figure 6, un schéma de principe d'un exemple de duplexeur de radar utilisant des tubes commutateurs selon l'invention. Le principe générai qu'utilisent les tubes commutateurs selon l'invention est un principe connu en lui-mtme. I1 consiste en effet à provoquer une décharge dans un gaz au moyen de deux électrodes soumises à une différence de potentiel, et à utiliser la faible impédance présentée par cette décharge pour réaliser un court-circuit dans la ligne de transmission où le tube est monté. Ainsi, en principe, lorsqu'un potentiel dit "de commande" est appliqué au tube, la ligne de transmission est court-circuitée ; lorsqu'aucun potentiel de commande ne lui est appliqué, le tube est "transparent" pour l'onde haute fréquence qui se propage normalement sur la ligne de transmission. Les tubes de l'invention, basés sur ce principe, utilisent d'une manière originale un effet très particulier qui est l'effet "cathode creuse", ou "hollow cathode effect" (H.C.E.) en anglais. Cet effet découvert assez récemment et encore peu utilisé, est par exemple décrit dans un article de "Annalen der physik", série 7, volume 19, brochure 5.6, 1967, pages 225 a 233 intitulé "On the hollcw cathode effect mechanism". Des études intéressantes sur les propriétés du plasma que crée la décharge entre les deux parois d'une cathode creuse peuvent encore entre trouvées dans ltouvrage du Professeur Paul E. Vandenplas intitulé "Electron waves and'resonances in bounded plasmas", publié en I968 par "Interscience publishers. Cet effet cathode creuse ne sera donc rappelé ici que-dans la mesure où un tèl rappel facilite la compréhension de l'invention. La figure 1 représente schématiquement un exemple de réalisation d'un tube conforme à l'invention. I1 comporte essentiellement un tronçon de guide rectangulaire 1 dont les dimensions transversales sont, bien entendu, fonction de la bande de fréquences dans laquelle le tube doit fonctionner. Ce tronçon de guide 1 est hermétiquement fermé à ses deux extrémités par des fenêtres isolantes étanches 2 et 3. Un gaz ionisable, néon par exemple, ou un mélange de plusieurs gaz ionisables, est introduit dans l'enceinte étanche 4 ainsi constituée, après qu'on y ait fait le vide, par un queusot non représenté par-exemple. Dans cette enceinte 4 sont disposées, d'une part des parois conductrices parallèles jouant deux à deux le roule de "cathodes creuses", et d'autre part une anode. Dans l'exemple illustré sur cette figure 1, les parois sont au nombre de quatre. Deux sont constituées par les grandes faces internes 5 et 6 du tronçon de guide 1. Les deux autres sont constituées par les deux faces d'une plaque conductrice mince 7 fixée aux petites faces du tronçon de guide 1 de manière à être parallèle aux grandes faces 5 et 6 et équidistante de ces faces. I1 est à noter que l'exemple illustré ici concerne un tube susceptible d'entre inséré dans un guide de transmission propageant une onde hyperfréquence selon le mode TEOI, mode le plus couramment utilisé. Les tubes selon l'invention peuvent hêtre adaptés a d'autres modes de propagation. Dans tous les cas, lorsque des plaques telles que 7 sont disposées dans l'enceinte 4, elles ne doivent normalement pas empocher la propagation de l'onde hyperfréquence, ce qui est évité en les plaçant, comme ici, parallèlement à la direction de propagation de l'onde. De plus, pour des raisons expliquées plus loin, l'ensemble des parois constituant les cathodes creuses doit être perpendiculaire à la composante électrique de cette onde. L'enceinte 4 renferme, en outre, une anode 8 constituée ici d'un barreau conducteur disposé dans le plan d'une petite face 9 du tronçon 1 de manière à ne pas perturber la propagation des ondes. Cette face 9 présente à cet effet un renflement cylindrique 10 prolongé par une couronne isolante il servant à maintenir l'anode 8 tout en l'isolant électriquement du guide 1. L'anode 8 se termine par une connexion 12 sur laquelle sera appliqué le potentiel de commande V , l'ensemble du tronçon 1 et des cathodes creuses étant au potentiel de référence. La plaque 7 comporte bien entendu une échancrure en demi-cercle en face de l'anode 8 de manière à ne pas être en contact avec elle. Dans l'exemple illustré ici, il y a, entre les faces 5 et 6 du guide, une seule plaque 7. I1 peut, dans certains cas, n'y en avoir aucune, seules les faces 5 et 6du guide servant de cathode creuse; il peut y en avoir plus, comme par exemple sur la figure 4 où il y en a quatre. Le nombre de telles plaques dépend des dimensions du guide d'onde, et donc de la bande de fréquence qu'il transmet. En effet, pour que l'effet cathode creuse se produise convenablement, les parois en regard ne doivent pas etre écartées de plus d'une distance prédéterminée, relativement faible d'ailleurs, et allant selon la pression du gaz notamment, d'environ 5 à 20 mm. L'effet cathode creuse, utilisé dans les tubes selon l'invention, va maintenant entre brièvement rappelé à l'aide de la figure 2 notamment. Quelques propriétés des décharges à cathode creuse, particulièrement exploitées dans ces tubes, vont également te expliquées à l'aide des figures 2 et 3. La figure 2 (a) représente très schématiquement, en coupe, deux parois conductrices parallèles, 21 et 22, constituant une cathode creuse, et une anode 23, l'ensemble étant supposé baigner dans un gaz ionisable sous une pression déterminée. Lorsqu'un potentiel de commande Vc, positif par rapport au potentiel des plaques 21 et 22, est appliqué à l'anode 23, une décharge se produit et le gaz s'ionise. L'effet"cathode creuse", qui se produit pour de faibles pressions, de 0,1 à 5 mm de mercure par exemple, ne se produit que lorsque la distance D entre les deux parois cathodiques 21 et 22 est assez petite, de l'ordre de quelques millimètres. En effet, tant que cette distance D est trop grande, la décharge se constitue non seulement de deux lueurs négatives devant chaque paroi négative, mais.encore d'une lueur positive entre ces deux lueurs négatives. Lorsque la distance D diminue suffisamr ment, la lueur positive disparaît et les deux lueurs négatives finissent par se rejoindre.La décharge est alors constituée d'une unique lueur négative formant une nappe de plasma brillant 24 qui s'étend jusqu'à l'anode. C'est ce que l'on appelle l'effet "cathode creuse Le plasma reste séparé des cathodes par des gaines obscures 25 et 26 d'épaisseur g que les électrons arrachés aux cathodes ne font que traverser et qui sont par conséquent à peu près vides d'électrons par rapport au plasma 24 où la densité électronique est assez élevée. En fait, certains électrons font plusieurs allers et retours entre les deux parois cathodiques avant de faire des collisions qui, statistiquement, les dirigent peu à peu vers l'anode. Avant la première collision, ces électrons peuvent, dans certains cas, participer à un mouvement d'ensemble organisé qui conduit a une autooscillation hyperfréquence. Des oscillations forcées peuvent également etre engendrées par l'application, entre les parois cathodiques d'un champ hyperfréquence, de composante électrique E (figure 2). L'espace situé entre les parois cathodiques se conduit alors, visà-vis du champ appliqué et du courant de décharge, comme le circuit équivalent représenté en (b) de la figure 2. Un: tel tube présentant l'effet de décharge à cathode creuse peut titre utilisé à l'antirésonance du plasma, c'est-a-dire pour l'antirésonance du circuit parallèle Rp, Lp, Cp Dans ce circuit, l'inductance Lp symbolise l'inerte des électrons en mouvement dans le plasma tandis que Cp est caractéristique du champ électrique de ce plasma. Le tube présente alors une réactance infinie pour l'antirésonance du plasma à la pulsation G)p. C'est ce qu'indique la courbe de réactance X = f (G) de la figure 3, qui est la courbe de réactance du circuit équivalent de la figure 2 (b). Mais ce circuit présente également une résonance série pour une pulsation tory L)p définie par l'inductance Lp, la résistance Rp et les capacités Cg que créent les deux gaines. Pour cette résonance de l'ensemble gaines-plasma, la réactance est nulle et l'impédance entre les deux parois cathodiques, très faible, peut être assimilée à un court-circuit, et ce d'autant plus que les collisions dans le plasma sont plus rares. Des calculs montrent que cette résonance est obtenue à une fréquence définie par 2 uJrZ = n e m 60 D avec n = densité volumique des électrons dans le plasma ; e = charge des électrons ; m = masse des électrons ; # = permittivité du vide o g et D, voir figure 2. I1 est intéressant de noter que cette fréquence, fonction de n, peut donc être accordée électroniquement, en modifiant le courant de la décharge. Ces propriétés, étudiées par la Demanderesse dans ses laboratoires, et conduisant à la courbe de la figure 3, ne sont vraies que tant que la pression de gaz dans le tube est faible, de 1J ordre de quelques dixièmes de mm de mercure. Lorsque cette pression augmente et'qu'elle va par exemple jusqu'à quelques torrs, la décharge est plus ou moins absorbante pour toutes les fréquences. Ainsi, un tube commutateur, tel par exemple celui de la figure 1, se conduit comme un tronçon de ligne conducteur, laissant passer l'onde hyperfréquence qui lui est appliquée, si aucune tension de commande V n'est appliquée sur son anode. Par contre lorsque la tension de commande V lui est appliquée, c il se conduit soit comme un court-circuit s'il est rempli de gaz ionisable sous faible pression et s'il est convenablement dimensionné pour que la fréquence de l'onde qui lui est appliquée soit celle de la résonance to a de l'ensemble gaine plasma, soit comme un atténua- teur pour des ondes de fréquence quelconque s'il est rempli sous plus forte pression. La première de ces deux hypothises réalise donc un court-circuit sélectif (W R) dont les temps de commutation sont très brefs puisque la pression est faible.La seconde réalise une atténuation non sélective ; cette atténuation peut être suffisamment forte pour que le tube soit considéré comme ne transmettant pratiquement pas l'onde hyperfréquence qui lui est appliquée. Par contre, les temps de recombinaison sont un peu plus longs que dans la pre mière hypothèse puisque la pression de gaz est plus forte et qu'il s'agit principalement de recombinaison aux parois. La figure 4 représente en coupe, vu de c8té (a) et de dessus (b), un exemple de réalisation d'un tube commutateur selon l'invention, utilisable en bande S par exemple, c'est-à-dire pour des fréquences allant de 2600 Hz à 3950 MEz. L'ensemble du tube est réalisé de la meme manière que celui de la figure 1 (les memes références indiquant d'ailleurs les memes éléments). La seule différence est que la plaque 7 a été remplacée par quatre plaques 71, 72, 73, et 74, de manière que la distance entre les différentes parois cathodiques soit toujours suffisamment faible pour que se produise l'effet cathode creuse. En 40 est schématisé le queusot de pompage et de remplissage. L'utilisation de tubes commutateurs selon l'invention est très intéressante dans de nombreux circuits de commutation a cause de leurs divers avantages. Parmi ceux-ci, il en est un qui n'a pas encore été mentionné et qui peut, dans certains circuits de commutation, présenter un grand intérêt. Considérons en effet les tubes commutateurs remplis sous faible pression de gaz, c'est- & dire ceux qui, comme il a déjà été dit, se conduisent, lorsqu'une tension de commande V leur est appliquée, c comme un court-circuit sélectif (6je) dont les temps de commutation sont très brefs. I1 est à noter que si le temps d'ionisation d'un tel tube, c'est-a-dire le temps nécessaire pour que le tube, au départ transparent pour une onde qu'il reçoit, devienne un courtcircuit et ne laisse plus passer l'onde, est réellement très court, le temps de désionisation, c' est-à-dire permettant le passage inverse, est nécessairement plus long, une recombinaison étant toujours plus longue qu'une ionisation. Mais, le court-circuit d'un tel tube est établi à la résonance et cette résonance est, comme déjà vu, fonction du courant dé décharge dans le tube. I1 est donc possible, pour faire passer un tube de l'état bloquant (court-circuit) à l'état passant (tube transparent à l'onde), de remplacer la désionisation, relativement lente, par une ionisation supplémentaire, rapide I1 suffit pour cela d'augmenter la tension de commande, augmentant corrélativement le courant de décharge, au lieu de l'annuler. Les courbes de la figure 5 expliquent l'utilisation intéressante de cette propriété des tubes de l'invention. La partie (a) représente en fonction du temps, les courbes de courant de décharge Id et de réactance X du tube, pour une commande (courant de commande Ic) utilisant de manière classique une ionisation et une désionisation ; la partie (b) représente les mimes courbes pour une commande utilisant comme il vient d'entre dit, une ionisation, pour passer de l'état passant à tétant bloqué, aussi bien que pour le passage inverse. Dans la partie (a), un passage (1) du courant de commande de O à iî (correspondant à l'application d'une tension de comnande V c dans la terminologie précédemment-utilisée) provoque une ionisation dans le tube qui devient résonnant et dont la réactance X devient nulle ; cette ionisation se fait en un temps bref t. Le passage (2) du courant de commande de I1 à O provoque une désionisation, plus lente (durée T), et le retour du tube a une réactance X1 non nulle. Si un tube ainsi commandé est placé dans une voie à commuter, le temps T que dure la commutation (2), et donc le temps nécessaire pour que ladite voie ne soit plus fermée, peut être très gênant. S'il s'agit par exemple d'envoyer par cette voie une énergie à émettre à une pantenne, le début de l'émission ne se fera pas convenablement, la voie restant fermée un temps T assez long après la commutation (2). La première commutation (1) de la partie (b) de la figure 5 est exactement la meme que celle de la partie (a). Par contre, la deuxième commutation (2) est réalisée, non plus par une désionisation, mais par une ionisation supplémentaire. Pour cela, le courant de commande est augmenté de I1 9 I2 ; le courant de décharge passe alors de Idl. à 1d2 > Idl, et le tube, désaccordé, ne se comporte plus comme un court-circuit, mais reprend sa réactance X1. Cette commutation (2) se fait en un temps court t. La désionisation, nécessaire pour que le tube puisse subir de nouvelles commutations, se fera par exemple en(3), par un retour à zéro du courant de commande Ic. Cette désionisation se fera en un temps T assez long, mais comme elle n'aura aucun effet sur la réactance du tube, et comme elle se fera à un temps choisi, où il n'est pas aussi important de recevoir le signal, ceci est sans importance. Les tubes commutateurs selon l'invention sont utilisables dans tout système de commutation ; ils sont particulièrement intéressants à utiliser dans les duplexeurs d'ensembles d'émission-réception, tels que les duplexeurs de radar, où ils peuvent avantageusement remplacer les tubes TR et ATR classiques. La figure 6 donne très schématiquement un exemple de montage d'un tel duplexeur. Un générateur hyperfréquence 51 commandé par un modulateur 52 fournit sa puissance à un tronçon de guide d'onde 53. Celui-ci est suivi d'un tube selon l'invention schématiquement représenté par le bloc 54, et plus particulièrement d'un tube sous faible pression, présentant un court-circuit sélectif autour de la fréquence du générateur 51, lorsque le potentiel de commande V lui est appliqué. c Une remarque importante doit etre faite à propos de ces tubes commutateurs sous faible pression. Lorsque la puissance de l'onde hyperfréquence qui leur est appliquée est très élevée, ce qui est le cas pour l'onde émise par un radar, le champ électrique E de cette onde engendre des oscillations des électrons, entre les parois des cathodes creuses, d'une amplitude voisine de la distance entre ces parois et la décharge y est profondément modifiée. Elle est en particulier désaccordée et le court-circuit se fait mal. Le champ devient alors plus élevé et l'amplitude des oscillations des électrons augmente.Lorsque la puissance est telle que les électrons arrivent à être captés par les parois, la décharge ne se fait plus et le tube redevient "transparent" pour l'onde hyperfréquence ; il faut pour cela une puissance de quelques mégawatts. Ainsi le tube 54, auquel le potentiel de commande V , délivré par une alimentation continue 55, est constamment appliqué, se conduit comme un court-circuit sauf pour les très fortes puissances telles que celle délivrée par le générateur 51 qu'il laisse passer. Le circuit hyperfréquence se poursuit aprèsle tube 54 et comporte une dérivation en T schématiquement représentée en 56. Une des branches de cette dérivation est réunie à l'antenne d'émissionréception 57 par un tronçon de guide 58. L'autre branche est reliée au récepteur 59 à travers un tube 60 selon l'invention. Ce tube 60 est un tube se comportant, quelle que soit la fréquence, comme un atténuateur de faible pédance ; il s'agit d'un tube selon l:invention sous une pression de gaz ionisable assez élevée de l'ordre de quelques torrs. Dans le tube 60, la décharge est commandée par l'application du potentiel de commande V , délivré par l'alimentation 55, sur commande du modulateur 52. Pour cela1 un organe 61 joue par exemple le role d'une porte électronique "ET", et ne transmet le potentiel V au tube 60 que lorsqu'il reçoit un signal de commande S du c modulateur 52. Un tel signal S est délivré par le modulateur un c peu avant chaque impulsion d'émission. Le fonctionnement du duplexeur est alors le suivant. Lorsque le radar émet et que des impulsions haute puissance sont délivrées par le générateur 51, elles traversent le tube 54, grace à leur forte puissance, et se propagent jusqu'à l'antenne 57. Quant au récepteur 59, il est protégé de ces impulsions puisqu'un signal S , délivré par le modulateur 52, a rendu le tube 60 atténuateur avant l'arrivée de ces impulsions. I1 est a noter que pour assurer une meilleure protection du récepteur 59, il est possible de disposer plusieurs tubes atténuateurs 60. I1 est également possible de compléter la protection du récepteur 59 en ajoutant, entre le dérivateur 56 et le tube 60, un tube TR classique, non représenté. Dans ce cas, le tube TR joue le meme rdle que dans les. duplexeurs classiques, mais le récepteur est protégé par le tube 60, avant mtme le claquage du tube TR. A la fin des, impulsions, ou éventuellement un peu avant si le temps de dés ionisation du tube 60 est un peu long, le signal S est coupé, le tube 60 se désionise et la voie c réception est ouverte. Ainsi, lorsque l'écho est reçu par l'antenne 57, la voie émission est fermée par le tube 54 qui se conduit comme un court-circuit pour-le signal reçu qui est un signal de faiblé puissance, tandis que le tube 60 n'est plus ionisé et laisse passer le signal reçu vers le récepteur 59. Notons encore que, étant donné la structure en guides d'onde du duplexeur de la figure 6,, le court-circuit présenté par le tube 54 à l'onde reçue doit se traduire par un court-circuit entre les parois du tronçon de guide 62 réunissant le tube 54 et le dérivateur 56, à l'entrée de ce dérivateur. Ce tronçon de guide 62 doit donc avoir une longueur multiple de la demi-longueur d'onde moyenne de la bande de fréquencEs utilisées. Le fait que les propriétés de la décharge des tubes de 1' inven- tion soient sélectives permet d'écarter du récepteur 59 tous les signaux situés loin de la fréquence du radar. I1 suffit par exemple pour cela de disposer dans le tronçon de guide 58, entre le dérivateur 56 et l'antenne 57 une seconde dérivation en T, 63, dont la branche perpendiculaire au guide 58 comporte -un tube résonnant selon l'invention 64, accordé, comme le tube 54, sur la fréquence moyenne du radar, suivi d'un tronçon de guide 65 fermé en 66 par un courtcircuit. La longueur du tronçon 65 est telle que la distance entre le court-circuit 65 et la face du guide 58 interrompue par la dérivation 63 soit égale à A m/4. Le tube 64 est ionisé en permanence et présente aux ondes qu'il reçoit une réactance telle que celle de la figure 3. Ainsi, les signaux parasites reçus par l'antenne, en dehors de sa fréquence de résonance; le traversent : le court-circuit 66 ramène alors un circuit ouvert dans la paroi du guide 58, au niveau de la dérivation 63 ; les signaux parasites sont réfléchis vers l'antenne. Par contre le tube 64 se présente comme un court-circuit pour les signaux radar sur la fréquence desquels il est accordé ; ces signaux sont normallement transmis par le guide 58. La fréquence de résonance de tels tubes pouvant être, comme il a été signalé, accordée électroniquement en modifiant le courant de la décharge, leur emploi est particulièrement simple. Ainsi les tubes commutateurs selon l'invention sont intéressants à utiliser dans les systèmes duplexeurs de radar. Ils présentent encore d'autres propriétés et avantages que ceux déjà mentionnés, qui peuvent les rendre utiles aussi bien pour de tels duplexeurs que dans d'autres applications. Un des avantages des tubes selon l'invention est par exemple, que, étant donné la structure des cathodes en plaques parallèles guidant la propagation, il est possible d'assurer aux ondes un long trajet dans le plasma, ce qui améliore les qualités du court-circuit ou de l'atténuateur, tout en limitant les dimensions transversales de la décharge, ce qui réduit les temps d'ionisation et de désionisation. Un exemple de longueur des parois en regard constituant les cathodes creuses est # m/2 a # m. REVENDICATIONS 1. Tube commutateur à gaz pour ondes hyperfréquences caractérisé en ce qu'il comporte : un tronçon de guide d'onde (1), susceptible de transmettre une onde hyperfréquence qui lui est appliquée et fermé à chacune de ses extrémités par une fenêtre isolante étanche (2,3), 11 enceinte (4) ainsi constituée étant remplie d'un gaz ionisable, et à l'intérieur de ladite enceinte (4), d'une part des parois conductrices planes, parallèles entre elles1 perpendiculaires à la composante électrique de ladite onde, portées à un potentiel continu de référence, susceptibles d'émettre des électrons et jouant le roule de "cathodes creuses", et d'autre part une anode (8), électriquement isolée dudit tronçon de guide (1) et desdites parois, et disposée dans ladite enceinte (4) de manière à ne pas gêner la propagation de ladite onde et à créer, lorsqu'un potentiel continu positif (Vc), dit de commande, lui est appliqué, un champ electrique continu ionisant le gaz présent entre lesdites parois, la distance (D) entre lesdites parois étant telle que cette ionisation soit une décharge du type "cathode creuse. 2. Tube commutateur à gaz selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdites parois jouant le rle de "cathode creuse" sont les parois internes (5,6) des deux faces dudit tronçon de guide (1) qui sont perpendiculaires à la composante électrique (E) de ladite onde. 3. Tube commutateur à gaz selon la revendication 2, caractérisé en ce que ladite anode (8) est un barreau conducteur disposé dans un renflement (10) d'une des faces dudit tronçon de guide (1) paral ldlesà ladite composante électrique (E), ledit barreau étant lui meme parallèle à cette composante (E). 4. Tube commutateur à gaz selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'une ou plusieurs plaques minces cond;ctrices (7 ; 71, 72, 73, 74) sont fixées dans ledit tronçon de guide (1), chacune de leur face constituant une desdites parois jouant le rible de "cathode creuses1,1 l'ensemble desdites parois étant à la meme distance les unes des autres. 5. Tube commutateur à gaz selon la revendication 1, caractérisé en ce que le gaz ionisable remplissant ladite enceinte (4) est à une faible pression, de l'ordre de quelques dixièmes de millimètres de mercure, ie tube présentant alors, lorsque ledit potentiel de commande V c lui est appliqué, une résonance pour une fréquence déterminée. 6. Tube commutateur à gaz selon la revendication 1, caractérisé en ce que le gazionisable remplissant ladite enceinte (4) est a une pression moyennement élevée, de l'ordre de quelques millimètres de mercure, le tube étant alors atténuateur, quelle que soit la fréquence de l'onde qui lui est appliquée, lorsque ledit potentiel de commande V lui est appliqué. c 7. Système duplexeur pour un ensemble émetteur-récepteur de radar comportant sur une première voie d'émission, un générateur de la puissance a émettre commandé par un modulateur et une antenne d'émission-réception, et sur une deuxième voie de réception, connectée sur la première, un organe récepteur, caractérisé en ce que la puissance délivrée par ledit générateur (51) est appliquée à ladite antenne (57) par l'intermédiaire d'un tube commutateur à gaz selon la revendication 5, auquel le potentiel de commande V est en perma c nence appliqué et dont la fréquence de résonance est la fréquence moyenne de la bande de fréquences émises par le radar, tandis que ledit organe récepteur (59) est connecté à ladite première voie par l'intermédiaire d'au moins un tube commutateur à gaz selon la reven dication 6, auquel le potentiel de commande V est appliqué, sur c commande dudit modulateur (52), un peu avant chaque émission de puissance par ledit générateur (51), ledit potentiel V étant c supprimé à la fin de ladite émission. 8. Système duplexeur selon la revendication 7, caractérisé en ce que ladite première voie comporte, connectée entre la connexion de ladite deuxième voie et ladite antenne (57), une troisième voie constituée d'un tube commutateur (64) selon la revendication 5, auquel le po tentiel de commande V est en permanence appliqué et accordé sur la c fréquence moyenne de la bande defréquences émises par le radar, suivi d'un tronçon de ligne (65) fermé par un court-circuit (66), la distance entre ledit court-circuit et la connexion de ladite troisième voie à ladite première voie étant égale à un multiple impair du quart de la longueur d'onde moyenne des ondes émises par le radar.