i "Perfectionnements aux systèmes liquides de référence pour l'étalonnage ou le contrôle de qualité d'analyseurs chimiques". L'invention est relative aux analyseurs chimiques, et elle concerne, plus particulièrement, des systèmes liquides de référence pour l'étalonnage ou le contrôle de qualité de tels analyseurs du type à électrodes sélectives à l'égard d'ions. La mise au point et le perfectionnement de systèmes du type à électrodes sélectives à l'égard d'ions (en abrégé: ESI) permet la mesure d'une grande variété de cations (ions chargés positivement) et d'anions (ions chargés négative- ment); et des systèmes particuliers à ESI utilisent des électrodes sélectives à l'égard d'ions sodium et potassium pour des opérations d'analyse directe d'électrolytes sur des échantillons non dilués (par exemple des échantillons de sang entier, de plasma et de sérum) aussi bien que des opéra- tions d'analyse indirecte sur des échantillons dilués (par exemple, de l'urine). Le sérum sanguin est un fluide biolo- gique complexe contenant divers composants d'une grande importance physiologique, et le dosage d'électrolytes et plus particulièrement de sodium et de potassium, constitue un aspect important de l'analyse du sang. Des comparaisons publiées de données relatives au sodium et au potassium et obtenues avec des analyseurs à électrodes sélectives à l'é- gard d'ions avec des données obtenues en utilisant des pho- tomètres à flamme révèlent un écart pratiquement nul pour le potassium mais un écart modéré (3 %) pour le sodium. Toutefois, pour des échantillons normaux, des données rela- tives à des électrolytes et exprimées sur la base de l'eau du plasma (mesure directe) donneraient des valeurs de con- centration s'écartant d'environ sept pour cent de données obtenues en ayant recours à un mode opératoire indirect. La portion plasma d'un échantillon de sang contient à la fois des composants du type électrolyte et des composants du type non électrolyte, les non électrolytes étant principalement constitués par des protéines et des lipides dissous et en suspension. La mesure directe par ESI n'est sensible qu'à la phase électrolyte et fournit des concentrations basées sur l'eau du plasma, c'est-à-dire exprimées en millimoles par litre (en abrégé: mMoles/L) d'eau de plasma, et donne une information clinique valable, plus spécialement pour des échantillons contenant des taux anormaux de protéines et/ou de lipides. De-plus, la nécessité d'opérations élé- mentaires de centrifugation et de dilution à prévoir pour la photométrie de flamme et d'autres méthodes indirectes (sur échantillons dilués) se trouve aussi éliminée. Le mode opératoire indirect (dilué) par photométrie de flamme utili- se une partie aliquote qui contient à la fois des phases électrolytes et des phases non électrolytes et fournit des concentrations basées sur le plasma total, en mMoles/L de plasma. Pour cette raison, toutes mesures comportant une opération élémentaire de dilution (y compris celles effec- tuées à l'aide d'analyseurs à ESI) présentent de par leur nature même un inconvénient consistant en ce qu'elles va- rient selon une certaine fonction des concentrations de lipi- des et de protéines. Des systèmes à ESI possèdent des caractéristiques ori- ginales qui les rendent particulièrement avantageux pour une analyse directe (non diluée), y compris une réponse sélective à un type d'ion de façon telle que, en général, une interférence provenant d'autres ions présents dans l'échantillon d'essai ne s'observe pas, et une absence de réponse à des solides dissous et en suspension tels que des cellules du sang, des protéines et des lipides. Une élec- trode sélective à l'égard d'ions (BSI) est constituée par une demi-pile électrochimique (une solution du type électro- lyte interne et une électrode de référence interne) et une membrane sensible. Le matériau constitutif de la membrane sensible dépend de l'ion particulier à mesurer; par exem- ple, une électrode au sodium peut posséder une membrane capillaire en verre du genre de celle que comportent quel- ques électrodes de mesure du pH au travers desquelles passe un fluide, et une électrode à potassium peut posséder une membrane en poly(chlorure de vinyle) contenant de la valino- mycine. Une mesure par ESI utilise typiquement une demi- pile électrochimique de référence (par exemple, une électro- de C l'argent/chlorure d'argent en contact avec-une solution concentrée de chlorure de potassium) avec une connexion électrique entre l'électrode de référence et 1'ESI, connexi- on constituée par une solution dans un pont de sel qui peut aussi être une solution concentrée de chlorure de potassium. Dans de tels systèmes, il existe une tension électrique peti- te mais significative [dénommée potention de jonction liqui- de (Ej)], apparaissant à la limite entre l'échantillon et les solutions des ponts de sel et qui résulte-du fait que des ions des deux solutions diffusent à des vitesses diffé- rentes au travers de la couche-limite. Le potentiel de jonction liquide peut varier légèrement selon la composition de l'échantillon ou de la solution d'essai, et ceci peut conduire à une erreur. Des systèmes d'analyse d'électrolytes conçus pour une potentiométrie dans des échantillons non dilués (sang entier, plasma et sérum) et pour une potentiométrie indi- recte dans des échantillons dilués (urine) utilisent un jeu de solutions d'étalonnage pour étalonner les électrodes à sodium et à potassium: une première solution d'étalonnage qui possède une double fonction: étalonnage du point milieu pour le mode potentiométrique direct et étalonnage de pente pour le mode potentiométrique indirect; une deu- xième solution d'étalonnage qui possède aussi une double fonction: étalonnage de pente pour le mode potentiométri- que direct et-étalonnage du point milieu pour le mode poten- tiométrique (et possédant de préférence des concentrations d'ions sodium et potassium analogues à celles de l'échantil- lon dilué d'urine); et un diluant d'urine qui possède de préférence une capacité tampon suffisante à l'égard du pH pour empêcher le pH de l'urine diluée de tomber au-dessous d'un pH de 5 et qui stabilise la force ionique de l'urine diluée de façon à minimiser des erreurs dues à des varia- tions dans la composition ionique de l'urine d'un échantil- lon à un autre; et un jeu de solutions de contrôle de linéarité pour une vérification de routine de l'instrument analytique Il convient que les valeurs du titre en sodium et en potassium pour la solution d'étalonnage du point milieu et pour les-solutions-témoins soient les mêmes que les valeurs des titres pour des mesures par photométrie de flamme car, historiquement, la photométrie de flamme a été la méthode normalisée (ou étalon) pour les dosages de sodium et de potassium. Toutefois, des fluides d'étalonnage pour photométrie de flamme, qui sont typiquement constitués par de simples mélanges de chlorure de sodium et de chlorure de potassium, ne fournissent pas un étalonnage précis pour des mesures directes avec des ESI. Ces-erreurs sont dues à des - effets de matrice d'échantillon, et principalement aux fac- teurs que sont le coefficient d'activité et le potentiel de jonction liquide. On peut corriger ces erreurs avec un système de compensation adéquat. Le potentiel de l'électrode de mesure sélective à l'é- gard d'ions (EESI) est lié par une fonction logarithmique à l'activité de l'ion à mesurer selon l'équation de Nernst. Ainsi, pour le cation monovalent M+: EESI = BESI + 2,3O3F-log aM% (1) o h.SI = le potentiel normal (une constante) com- prenant des termes dus à l'électrode de référence interne, etc. R = constante universelle des gaz, T = température en degrés Kelvin, F = constante de Faraday, aM+ = activité de l'ion M qu'il s'agit de mesurer. l'électrode La quantité 2,303RT est définie comme étant la pente (B) de/ et est égale au nombre de volts dont le potentiel d'électro- de varierait si l'activité de MX était décuplée. Le symbole aM.+ est défini comme étant-l'activité de l'ion de l'échantillon et il peut être considéré comme étant la "concentration effective" de l'ion dans la solution d'épreu- ve. Pour des échantillons cliniques, celle-ci est toujours inférieure à la concentration millimolaire (mMol/L), oh am = TM+ CM+ (2) avec C^+ = concentration du cation à mesurer, et YM+ = coefficient d'activité du cation à mesurer. Une substitution pour aM+ de l'équation 2 dans l'équa- tion 1 donne, pour des ions monovalents (par exemple: Na+, K+): o EESI= EESI + (pente) log (CM+. y+) (3) o Emesurée = EESI + (pente) log (CM+. yM+ ) -REF -E (4) o EREF = le potentiel de l'électrode de référence, et Ej = le potentiel de Jonction liquide. Cette équation peut être écrite pour aussi bien la solution échantillon (S) que pour les solutions d'étalonnage (C): E(S) '0 + Pne)log mes = ESI + (Pente) log M+(S). YM+(S) - EREF -EJ (S) (équation 5A) E(C) OESI + (Pente) log CM+(C). YM+(C) EREF Em (C) mes = EESI +E C (équation 5B) La différence dans le potentiel mesuré, AEmes, entre l'échantillon et la solution d'atalonnage (c'est-à-dire Equations 5A - 5B) constitue une mesure de la concentration de M+ dans l'échantillon. EBSI et EREF restent inchangés de l'échantillon à la solution d'étalonnage et, par consé- quent, s'annulent. Par conséquent: D+(S). X S SEm(S) - (C) = (Pente) log [ j - E (S)-(C) mes -c (c). (c) - M (équation5) o AE = le potentiel de jonction liquide résiduel qui est égal à la différence entre le potentiel de jonction liquide pour l'échantillon et le potentiel de jonction liquide pour la solution d'étalonnage. En prenant l'antilog et en résolvant pour la concentration de M+ dans l'échantillon, il vient: (QEmes (S)-(C ( y+ (o) CM+ (S) = CM+(C).explo (Pente)( (Pente) y\ M+ (S)' xp (jEi (S) - (C) texP0 (Pente) (6) Ceci est l'expression exacte établissant la relation entre la concentration de l'ion de l'échantillon et la différence de potentiel de pile observée entre l'échantillon et la solution d'étalonnage. Similairement, l'expression utilisée pour calculer la pente vraie d'une électrode sélective à l'égard d'un ion peut être écrite sous la forme suivante: Aente = Emes (2)-(1) + _Ej (2)-(1) Pente =mes.1 (7) CM+(2) YM+(2) log + log CM+(1) M+(1) o les termes sont tels que définis ci-dessus et oh les nombres (1) et (2) désignent respectivement les solutions d'étalonnage pour le point milieu et pour la pente. Quand on utilise des analyseurs à ESI pour une poten- tiométrie indirecte sur des échantillons hautement dilués, la force ionique et la composition aussi bien pour les échantillons que pour les solutions d'étalonnage sont fixées d'une manière prédominante par le diluant. Il en résulte que les coefficients d'activité et les potentiels de jonc- tion pour tous les échantillons et pour toutes les solu- tions d'étalonnage sont essentiellement identiques, et que les équations (6) et (7) se simplifient en prenant les for- mes suivantes: C + 3= c+'(c) x exp1 [E(mes) (s)-c) (8) (ob) - IPente et AE(mes) (2)-(1) Pente = X(2 (9) (obs) logCM+(2) oM+(1) En pratique, quand on effectue une potentiométrie di- recte sur des échantillons non dilués, il est convenable et commode d'utiliser ces équations simplifiées. La raison en est que les valeurs des coefficients d'activité et des po- tentiels de jonction ne sont généralement pas connus et ne peuvent pas être déterminées facilement pour une analyse de routine. Toutefois, l'utilisation de ces équations simpli- fiées conduit à des erreurs sur la valeur du titre des ions en question conformément à l'expression suivante: + -+ erreur % dans les 0M (obs) CM+ (réelle)- x100 (10) données présentées CM+ (réelle) o CM+ (obs) est la concentration observée dans l'échantil- lon telle qu'elle a été déterminée à l'aide des équations simplifiées (8) et (9), et 0M+ (réelle) est la concentration réelle telle que déterminée à l'aide des équations exactes (6) et (7). En substituant les équations (6) à (9) dans l'équation (10), l'erreur % peut être écrite sous la forme suivante: _AE()) ( tE(s)-(C) Erreur % explo pnt (réelle x exp10 îpente (obs)e A B (| J(S)-(C) YM+ (S) x exPî0Vpente j YM4 (C) 1Jx 100 (il) C- - D - o Pente (réelle) correspond à celle obtenue par l'équation (7) et Pente (obs) correspond à la pente observée calculée avec l'équation (7). Dans l'équation (11), les termes A et B expriment l'erreur introduite dans la valeur relative à l'échantillon par suite de l'utilisation de l'équation simplifiée (6) plutôt que de l'équation exacte (7). Cette erreur résulte d'une mauvaise appariation du coefficient d'activité et du potentiel de jonction entre les solutions d'étalonnage pour le point milieu et pour la pente. Si les solutions d'éta- lonnage sont bien appariées (ou adaptées l'une à l'autre), Pente (obs) =Pente (réelle) et les termes A * B s'annulent. De plus, l'équation (11) montre que des erreurs de pente n'ont pas d'effet sur des valeurs de titre pour des échan- tillons correspondant à la solution d'étalonnage du point milieu, c'est-à-dire quand LE(mes) (2) - (1) = 0. Le terme C de l'erreur dans l'équation (11) résulte de la mauvaise appariation dans le potentiel de jonction liquide entre l'échantillon et la solution d'étalonnage. Par exemple, l'utilisation d'une simple solution 140/4 mM de NaCl/KCl donnerait un potentiel de jonction résiduel, dans le cas de sang normal, de 0,42 mV et ceci serait la cause d'un bas titre d'environ 1,6 %. Le terme D de l'er- reur résulte de différences dans les coefficients d'activité entre l'ion en question dans l'échantillon et dans la solu- tion d'étalonnage. Par exemple, le coefficient d'activité pour l'ion sodium dans du sang normal est de 0,740 tandis que le coefficient dans une solution d'étalonnage 140/4 NaCl/KCl est égal à-0,751. Cette mauvaise appariation de- TNa+ provoquerait un abaissement de 1,5 % du titre en sodi- um. Par conséquent, l'erreur totale sur le sodium résul- tant de l'utilisation d'une solution d'étalonnage 140/4 NaCl/KCl serait égale à environ -3,1 %. - Des liquides de référence pour analyseurs à ESI (par exemple, des solutions d'étalonnage et des solutions-té- moins) perfectionnés conformément à l'invention contiennent des sels de compensation qui ajustent les valeurs du coef- ficient d'activité et du potentiel de jonction afin de dimi- nuer l'erreur sur la valeur du titre de l'ion en question, et cela d'au moins 50 % par rapport à la valeur obtenue avec un liquide non compensé. Le facteur coefficient d'activité est yM+ (S) (12) YM±(C) et le facteur potentiel de jonction est: I-Aj (S) - (C) exp: 0 P pente C (13) Un étalonnage précis pour le titrage de fluides biologiques s'obtient en utilisant des solutions d'étalonnage compensées préférées dans lesquelles les termes C et D d'erreur dans l'équation (11) possèdent un produit essentiellement égal à l'unité. En outre, le même concept de compensation est utilisable pour préparer des fluides-témoins qui simulent des échantillons biologiques sur tout l'intervalle physio- logique et qui sont utilisables pour éprouver un analyseur en vue d'obtenir son meilleur fonctionnement. En pratique, on réalise une compensation avec des sels qui ajustent le potentiel de jonction, ajustent le coefficient d'activité, ou bien qui ajustent les deux facteurs simultanément. Selon le cas particulier, ces effets peuvent être additifs ou soustractifs. Dans des liquides de référence pour analy- seurs de sodium-potassium, on peut obtenir une compensation, par exemple, en remplaçant l'anion chlorure par d'autres anions ou bien en ajoutant des sels additionnels à une simple solution de NaCl/KCl. Des tendances vers une correction d'erreurs sur un système à ESI sodium (se rapportant à du sang normal) avec remplacement de l'anion chlorure par d'autres anions pour constituer le sel de compensation sont indiquées sur la fig. 1. Avec une composition cationique et une force ionique fixes (taux de sodium et potassium maintenus à 140/4 et d'autres anions monovalents remplaçant l'ion chlorure), plus la conductance équivalente de l'anion de remplacement est basse, plus le glissement de l'erreur d'échantillon tel qu'indiqué sur la fig. 1 est positif. Ce glissement est dû à des variations du coefficient d'activité et du potentiel de jonction liquide. L'utilisation d'anions divalents a tendance à accroître l'allure de variation du facteur de correction par suite de l'accroissement de force ionique augmentant à son tour la variation du coefficient d'activité. L'effet d'une addition de sels inertes (autrement dit, ceux qui ne contiennent pas l'ion à mesurer) comme sels de compensation pour manipuler le coefficient d'activité et/ou le potentiel de jonction pour une électrode à sodium est indiqué sur la fig. 2. Sur un intervalle de concentrations limité, quelques sels tels que le sulfate de magnésium et l'acétate de magnésium ont tendance à affecter le coeffi- cient d'activité plus que le potentiel de jonction et, en général, des sels polyvalents exercent un effet plus pronon- cé que des sels monovalents. Des sels du type chlorure d'ammonium quaternaire altèrent à la fois le coefficient d'activité et le potentiel de jonction. Comme l'indique la fig. 2, les pentes des lignes d'erreur pour du chlorure de tripropylammonium (TPACl) et pour du chlorure de tétramé- thylammonium (TIMACl) sont plus faibles que la pente de la courbe correspondant au chlorure de méthylammonium (MACU). Les systèmes comportant des ESI à potassium manifestent des tendances similaires, mais non identiques. Il est donc évident qu'il existe une multitude de formules de compositi- on pour des liquides de référence compensés perfectionnés. Le Tableau 1 donne des valeurs de concentrations, de coefficients d'activité et de potentiels de jonction (calcu- lées en utilisant les équations de Debye-HUckel et de Henderson) d'ions dans un échantillon typique de sang d'a- dulte (à 250C) sur la base de l'eau du plasma avec un pont de sel au KC1 3M et une jonction statique ouverte. Tableau I Tableau 1 Coefficient Ion Concentration (mMol/L) d'activité J _ -L Na' 150,0 0,740 K+ 4,3 0,709 Ca++ 2,7 0,344 Mg++ 1,6 0,395 HCO3- 29,0 0,740 H2PO4 0,5 0,740 HPO4-- 0,8 0,285 Cl 111,0 0,709 A- (protéine) 21,5 env. 0,617 Force ionique (mMol/L): 168, 0 Le potentiel de Jonction liquide est égal à 1,27 mV Dans un mode de réalisation particulier, un système de solutions d'étalonnage, de diluant et de solutions- témoins pour un analyseur à ESI avec des électrodes à sodium et à potassium comprend une première solution d'étalonnage possédant la composition suivante: Tableau 2 Comoosant Formule NaCl NaOAc (anhydre) KCl Mg(OAc)2-4H2o CH20 Dénomination chlorure de sodium acétate de sodium chlorure de potassium acétate de magnésium formaldéhyde Concentration (mMol/L) ,0 ,0 4,00 4,0 _1_ 1 1 Une première solution d'étalonnage modifiée (et présentement préférée) possède la composition suivante: Tableau 3 Composant r U.L ULJ. NaCl NaOAc (anhydre) KC1 Mg(OAc)2 4H20 CH20 Dénomination chlorure de sodium acétate de sodium chlorure de potassium acétate de magnésium formaldéhyde Concentration (mMol/L) 63,0 77,0 4,00 4,0 Une deuxième solution d'étalonnage possède la compo- sition suivante: Tableau 4 Composant Formule NaCl KC1 Mg(OAc)2 '4H20 MgSO4 (anhydre) CH20 Dénomination chlorure de sodium chlorure de potassium acétate de magnésium (tétrahydrate) sulfate de magnésium formaldéhyde Un diluant d'urine possède la composition Tableau 5 Composant Formule Mg(OAc)2'4H20 MgSO4 (anhydre) CH20 Dénomination acétate de magnésium (tétrahydrate) sulfate de magnésium formaldéhyde suivante: Concentration (M( Mol/L) ,0 ,0 Une première solution-témoin pour le contrôle de linéa- rité (120/2) possède la composition suivante: Tableau 6 Concentration (mMol/L) ,0 ,0 2,00 Con entration (mMol/L ? ,00 7,00 13,0 Formule NaCl NaOAc KC1 CH20 I - Dm-- Une deuxième solution-témoin pour le contrôle de linéa- rité (140/5) possède la composition suivante: Tableau 7 Formule Concentration (m/Mol/l) NaCl 63,0 NaOAc 77,0 KCl - 5,00 Mg(OAc)2 '4H20 4,00 0H20 53 Et une troisibme solution-témoin pour le contrôle de linéarité (160/8) possède la composition suivante: Tableau 8 Formule Concentration (mMol/T) NaCl 63,0 NaOAc 97,0 K1l 8,00 CH20 53 La première solution d'étalonnage (Tableau 2) possède une teneur en sodium de 140 mM; une concentration de potas- sium de 4 mM; et une force ionique de 156 mM. Une solu- tion d'étalonnage (140/4) non compensée (Ej = 0,85 Na = 0,751, YK = 0,722 et pente = 58) possède une erreur calcu- lée coefficient d'activité-potentiel de jonction de - 3,1 % pour le sodium et de - 3,4 % pour le potassium, cependant que la solution d'étalonnage composée (Tableau 2) (EJ'= 1,28, YNa = 0,746, K = 0,716 et pente - 58) possède une erreur de - 0,8 % pour le sodium et de - 0,9 % pour le potassium. Aveç cette formule de composition, la déviation moyenne entre/données d'ESI (réduites à une base sur le plasma total) et des données de photométrie de flammes pour dix échantillons de sang normal provenant de donneurs ambu- latoires est de 0,1 0,3 mMol/L (plasma total) pour le sodium et de 0,11 0,06 mMol/L (plasma total) pour le potassium. Une première solution d'étalonnage modifiée (Tableau 3) possède aussi une teneur en sodium de 140 mM; une concen- tration de potassium de 4 mM; et une force ionique de 156 mM. La solution d'étalonnage (140/4) compensée modifiée (Tableau 3) (Ej = 1,42, YNa = 0, 746, YK = 0,716, et pente = 58) possède une erreur de - 0,2 % pour le sodium et de - 0,4 % pour le potassium. Avec cette formule de composition, la déviation moyenne entre des données d'ESI (réduites à une base sur le plasma total) et des données de photométrie de flammes pour seize échantillons de sérum normal provenant de donneurs hospitalisés est. de 0, 5 1,4 mMol/L (plasma total) pour le sodium et de 0,0 0,1 mMol/L (plasma total) pour le potassium. On utilise la deuxième solution d'étalonnage (Tableau 4) comme solution d'étalonnage pour le point milieu en vue d'analyse d'urine, et ses taux de sodium et de potassium correspondent à ceux d'un échantillon d'urine diluée moyenne sur la base d'un rapport de dilution de une partie d' rine pour six parties de diluant, des taux de sodium typiquesrDe mMol/L et des taux de potassium typiques étant de 45 mMol/L. Le constituant acétate de magnésium à 50 mIol/L ajuste la force ionique de la deuxième solution d'étalonna- ge dans le voisinage de celle de la première solution d'é- talonnage et agit comme un agent de force ionique et un agent tampon établissant le pH, et des erreurs sur échan- tillons dues à des erreurs sur les coefficients d'activité et sur les potentiels de jonction résiduels sont minimisées en utilisant le même sel à la fois dans la deuxième solu- tion d'étalonnage et dans le diluant. Les deux composants de compensation que sont l'acétate de magnésium et le sulfa- te de magnésium tendent à diminuer la pente observée pour le potassium et à accroître la pente observée pour le sodi- um, la pente de l'électrode à potassium étant plus sensible à ces concentrations de composants que la pente de l'élec- trode à sodium pour ce système d'étalonnage. Le diluant d'urine (Tableau 5) possède une composition fondamentale analogue à celle de la deuxième solution d'é- talonnage (Tableau 4) et une capacité de tampon à l'égard du pH suffisante pour maintenir le pH de l'échantillon d'urine diluée au-dessus de pH 5 (pour éviter une interférence des ions hydrogène à l'électrode de verre au sodium); et une force ionique suffisamment élevée pour minimiser l'influence de l'échantillon d'urine sur la force ionique finale et sur le fond de l'échantillon dilué. Par conséquent, les compo- sitions en ce qui concerne l'acétate de magnésium et le sulfate de magnésium ont été choisies à un rapport de 7/6 fois les concentrations dans la deuxième solution d'étalon- nage, de façon telle que la force ionique finale de l'é- chantillon dilué se trouve déterminée principalement par le diluant, et que l'échantillon dilué ressemble étroitement à la deuxième solution d'étalonnage (Tableau 4). En utilisant les compositions constituant la deuxième solution d'étalonnage et le diluant, on compare des valeurs de dosages effectués à l'aide d'ESI et par photométrie de flamme sur 36 échantillons d'urine avec une excellente cor- rélation sur toute l'étendue des intervalles physiologiques aussi bien pour le sodium que pour le potassium. Les deux types d'appareillage (analyseurs à ESI et photomètres de flamme pour des dosages de sodium/potassium) ont approximatiquement le même intervalle opérationnel de concentrations de sodium et de potassium, l'intervalle pour le sodium (physiologiquement parlant) s'étendant de 115 à mM et l'intervalle pour le potassium s'étendant de 1,5 à 9 mM. De tels instruments analytiques sont soumis à des épreuves de routine en utilisant des témoins bien caractéri- sés à proximité et assez loin du point milieu. Les trois -solutions-témoins de linéarité (Tableaux 6 à 8) sont compa- tibles aussi bien avec les analyseurs à ESI etavec les photomètres de flamme. De préférence, ces solutions-témoins sont colorées à des fins d'identifications et de diagnostics faciles. Des solutions-témoins pour des contrôles de linéa- rité de NaCl et KC1 purs dosées sur un analyseur à ESI * étalonné pour un dosage précis d'échantillons de sang don- nent des nombres qui sont trop élevés d'environ 3-4 %, par suite d'une mauvaise adaptation entre potentiels de jonction liquide et coefficients d'activité. Des calculs de réduc- tion d'erreurs dans les solutions-témoins pour contrôle de linéarité compensées (Tableaux 6 à 8) ont donné les résul- tats résumés dans le Tableau 9 ci-après. Tableau 9 Erreur % - sur le sodium Non compensée compensée 3,3 3,0 2,7 1,0 -0,1 -0,2 Erreur % sur le potassium Non compensée compensée 3,5 1,2 3,1 -0,1 2,9 0,0 On a calculé ces erreurs à partir des termes d'erreur C et D dans l'équation (11) avec le symbole (S) se rappor- tant à la solution-témoin pour le contrôle de linéarité et avec le symbole (C) se rapportant à un échantillon de sang avec les mêmes taux de sodium et de potassium que le témoin et des taux normaux d'autres constituants et avec des-va- leurs de coefficient d'activité et de potentiel de Jonction calculées sur la même base que dans le Tableau 1 comme suit: Tableau 10 120/2 (C) S) /5 (C) (S) M /8 (C) (S) (S) Dans ces Cl-/OAc Sang de référence Non compensée Compensée Sang de référence Non compensée Compensée Sang de référence Non compensée Compensée Eji 1,52 0,97 1,53 1,35 0,85 1,41 1,20 0,73 1,45 solutionstémoins particulières, est altéré de manière à produire Na - YK 0,755 0,727 0,763 0,736 0,763 0,736 0,744 0,714 0,751 0,722 0,745 0,715 0,735 0,702 0,741 0,709 0,741 0,709 le-rapport les résultats de dosages équivalents aussi bien sur des analyseurs à ESI convenablement étalonnés pour du sang que sur des photomè- tres à flamme. On a utilisé diverses combinaisons de colorants bleus, rouges et jaunes afin d'obtenir les couleurs suivantes: /4 (Tableau 3) bleu /7 (Tableau 4) rouge /2 (Tableau 6) pourpre /5 (Tableau 7) vert /2 /5 /8 (Tabl. 6) (Tabl. 7) (Tabl. 8) /8 (Tableau 8) orangé Les solutions 140/4, 10/7, 140/5 et 120/2 contiennent chacu- ne une proportion de colorant ajouté égale à environ 100 parties par million (100 mg/L). On obtient la même intensi- té pour la solution 160/8 avec 200 mg/L des colorants. On analyse les colorants afin d'en déterminer la teneur en sodium et afin d'ajuster convenablement la concentration de NaCl dans la formule de composition (Tableau 11 ci-après): Tableau 11 Teneur des colorants en Na+ Colorant Augmentation de Na+ (en mM) pour 100 mg de colorant Rouge "Pyla-Cert n 33" Bleu "W.J. N 5601 n 1" Jaune "W.J. N 8005 no 5" 0,50 0,25 0,45 Des formules de composition pour des solutions-témoins d'étalonnage et pour des solutions-témoins de contrôle de linéarité colorées sont résumées dans le Tableau 12: Tableau 12 NaCl NaOAc KOCl Mg(OAc)2 4H20 MgSO4 anhydre cH20 Rouge NO 33 Bleu NO 1 Jaune NO 5 Pour étalonnage /4 10/7 62,75 9,60 77,00 -- 4,00 7,00 4,00 50,00 -- 13,00 53 53 -- 100 mg/L mg/L -- Pour contrôle de linéarité /2 54,61 ,00 2,00 __ mg/L mg/L /5 62,58 77,00 , 00 4,00 -- 60 /8 62,02 97,00 8,00 -- 40 mg/L mg/L - __ mg/L 160 mg/I Les sels dans ces solutions de référence sont des réactifs stables, communément disponibles et qui n'interfè- rent pas avec la réponse de l'une ou l'autre électrode. le formaldéhyde servant d'antiseptique empêche toute croissan- ce appréciable de bactéries ou de moisissures dans les réac- tifs sans nécessiter une stérilisation et il n'endommage ou ne perturbe le fonctionnement ni d'une électrode sélecti- ve à l'égard du sodium, ni d'une électrode sélective à l'égard du potassium. Des liquides de référence préparés selon ces formules de composition diminuent les effets d'erreur sur le coeffi- cient d'activité et sur le potentiel de jonction liquide et ils fournissent, sur des échantillons de sangs normaux, des valeurs de titrage (calcukes sur la base du plasma total) Visont les mêmes que celles déterminées à l'aide de photo- mètres de flamme et d'autres analyseurs utilisant des mé- thodes indirectes (sur des échantillons dilués). Bien que les systèmes liquides de référence en question soient particulièrement avantageux dans des systèmes d'ana- lyse(de fluides biologiques) des types ESI, il ne faut pas perdre de vue qu'il est posible de mettre au point d'autres systèmes liquides de référence conformes à l'invention pour d'autres ions et en vue d'autres applications telles que la surveillance continue et la commande (ou le réglage) directe d'une opération. Par conséquent, bien que des modes de réalisation particuliers de l'invention aient été décrits ci-dessus, tout spécialiste, après avoir pris connaissance de la description ci-dessus, pourra facilement imaginer et utiliser diverses autres variantes et modifications sans s'écarter pour autant de l'esprit ni de la portée de ladite invention. REVENDICATIONS 1. Liquide de référence compensé utilisable avec un analyseur chimique possédant une électrode sélective à l'é- gard d'ions et comprenant un premier composant qui fournit des ions d'un premier élément à mesurer présent à une concentration prédé- terminée, lequel liquide est caractérisé en ce qu'il y est prévu un composant de compensation d'erreur pour ajuster (a) le coefficient d'activité (équation 12), et/ou (b) le potentiel de jonction (équation 13) ledit composant de compensation d'erreur étant présent à une concentration suffisante pour diminuer l'er- reur, dans ledit liquide de référence compensé, au moins de cinquante pour cent de l'erreur constatée dans un liquide de référence correspondant dépourvu dudit composant de compensation d'erreur. 2. Liquide de référence selon la revendication 1, caractérisé en outre en ce que ledit composant de compensa- tion d'erreur est un sel soluble dans l'eau. 3. Liquide de référence selon la revendication 2, caractérisé en ce que ledit sel soluble dans l'eau est un sel inerte ajouté. 4. -Liquide de référence selon la revendication 2, caractérisé en ce que ledit sel soluble dans l'eau est un sel de compensation du type autre anion. 5. Liquide de référence selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en outre en ce que le produit dudit coefficient d'activité et dudit potentiel de jonction est sensiblement égal à l'unité. 6. Système liquide de référence pour un analyseur chimique comportant plusieurs électrodes sélectives à l'é- gard d'ions pour une potentiométrie directe d'échantillons non diluéset comprenant plusieurs liquides de référence qui sont chacun tels que revendiqués dans l'une quelconque des revendications 1 à 5, chacun desdits liquides de référence comprenant des sels à une concentration prédéterminée d'un premier élément et d'un deuxième élément à mesurer, caractérisé en outre en ce qu'un premier desdits liquides de référence est une première solution d'étalonnage qui comprend des sels desdits premier et deuxième élémentsà une concentration prédéterminée pour fournir un étalonnage de point milieu pour des échantillons non dilués e:t un étalonnage de pente pour des échantillons dilués, et un deuxième desdits liquides de référence est une deuxième solution d'étalonnage qui contient des sels desdits premier et deuxième éléments à une concentration différente de la concentration desdits sels dans ladite première solu- tion d'étalonnage, ladite deuxième solution d'étalonnage fournissant un étalonnage du-point milieu pour des échan- tillons dilués et un étalonnage de pente pour des échantil- lons non dilués. 7. Liquide de référence selon la revendication 6, caractérisé en outre en ce qu'il est prévu un diluant com- prenant un composant de compensation d'erreur de ladite deuxième solution d'étalonnage présent à unre concentration suffisante pour maintenir un échantillon dilué à un pH supérieur à 5, et possédant une force ionique égale à au moins 150 mMol/L. 8. Système liquide de référence pour un analyseur chimique comportant plusieurs électrodes sélectives à l'é- gard d'ions pour une potentiométrie directe d'échantillons non dilués et comprenant plusieurs luquides de référence, qui sont chacun tels que revendiqués dans l'une quelconque des revendications 1 à 5, chacun desdits liquides de réfé- rence comprenant des sels à une concentration prédéterminée d'un premier élément et d'un deuxième élément à mesurer, caractérisé en outre en ce qu'un premier desdits liquides de référence est une solution d'étalonnage de point milieu, un deuxième desdits liquides de référence est une solution d'étalonnage déportée par rapport à ladite solution d'étalonnage de point milieu, et un troisième desdits liqui- des de référence est une solution d'étalonnage déportée dans l'autre direction par rapport à ladite solution d'éta- lonnage de point milieu. 9. Système liquide de référence selon l'une quelconque des revendications 6 à 8, caractérisé en outre en ce que chacun desdits liquides de référence contient-une substance colorante pour colorer d'une manière distinctive ledit liquide de référence, les concentrations d'ions dudit pre- mier élément dans chacun desdits liquides de référence étant ajustées de manière à compenser les ions dudit premier éléments contenus dans ladite substance colorante incorporée à ce liquide de référence. 10. Liquide de référence selon l'une quelconque des revendications 6 à 9, caractérisé en outre en ce que ledit premier élément est du sodium et ledit deuxième élément est du potassium.