La présente invention concerne L'extraction de matières d'un milieu fluide, plus particulièrement, l'utilisation de polyuréthanes pour réaliser cette extraction. On sait que l'on peut utiliser des mousses de polyuréthanes comme filtre afin de séparer d'un milieu liquide des matières solides non dissoutes. On sait depuis de nombreuses années que l'on peut extraire des matières d'un milieu liquide# en utilisant des solvants liquides mais il est surprenant que, comme l'a trouvé la Demanderesse, des mousses de polyuréthanes permettent l'extraction de matières d'un milieu fluide, par exemple des matières solides ou liquides d'une solutionvaqueuse en l'absence de matière en suspension ou des substances volatiles d'un courant d'air qui porte ces substances. On peut effectuer ces extractions en utilisant un appareil relativement simple et la désorption peut souvent être effectuée sans difficulté en utilisant un solvant convenable, de sorte que l'extraction à l'aide de mousses de polyuréthanes peut souvent constituer une technique utile. Ainsi, la présente invention a pour objet un procédé d'extraction de molécules polarisables ou d'anions polarisables d'une substance d'une solution de cette substance dans un milieu aqueux ou d'un milieu gazeux qui contient la substance sous forme de vapeur, procédé caractérisé par le fait que l'on met le milieu en contact avec une mousse de polyuréthane poreuse, ce qui a pour effet de faire passer les molécules ou les anions du milieu sur la mousse. Pour l'extraction, en particulier l'extraction à une petite échelle, d'une substance d'une solution aqueuse, la mousse sera avantageusement une mousse flexible qui pourra être aisément manipulée afin d'assurer l'expulsion des bulles d'air et ainsi d'obtenir le meilleur contact possible entre la mousse et la solution. Le procédé d'extraction selon I1 invention est particulièrement intéressant pour l'extraction de substances de leurs solutions aqueuses, en particulier de leurs solutions aqueuses diluées. Comme exemples de molécules qui sont absorbées par la mousse de polyuréthane à partir d'une solution aqueuse, on peut citer des composés métalloidiques comme les halogènes, des composés organiques halogénés comme le chloroforme, le tétrachiorure de carbone et les halogéno-benzènes, des composés aromatiques comme le benzène, le styrène et le phénol et des composés métalliques tels que les chélates métalliques, par exemple les diphényl-carbazones et les dithitonates, qui existent en solution à l'état de molécules.Les composés non métalliques peuvent en général être extraits d'une solution aqueuse pratiquement neutre tandis que les composés métalliques peuvent être extraits d'une solution acide, neutre ou alcaline selon la nature du métal. Les anions qui sont absorbés à partir d'une solution aqueuse par de la mousse de polyuréthane sont en général des anions complexes monovalents dans lesquels un métal est lié à un métalloïde tel qu'un halogène, par exemple les ions ferrichlorure, chloramate et les ions qui comprennent de l'antimoine pentavalent, du rhénium trivalent ou du thallium trivalent. Ces anions sont extraits en général de solutions acides. On peut en général extraire les anions et les molécules de la mousse de polyuréthane en traitant la mousse avec un solvant convenable. Certains composés métalliques peuvent parfois être extraits d'une solution par de la mousse de polyuréthane uniquement à une valeur déterminée du pH ou à l'intérieur d'un certain domaine de pH et, à l'intérieur d'une catégorie déterminée de composés métalliques, par exemple les dithizonates métalliques, les composés des différents métaux peuvent être extraits de la solution à différents pH, Il apparaît ainsi que l'on peut utiliser l'extraction selon la présente invention pour des analyses ou des procédés industriels afin d'extraire une substance ou une catégorie de substances déterminées d'une solution, tout en laissant les autres substances en solution. La présente invention peut être utilisée pour extraire des composés métalliques de solutions très diludes telles que des solutións rdsiduaires industriellesxou de l'eau de mer et cette technique peut gare intéressante quand le métal est un métal rare ou un métal précieux. -On considère que la fåcilit~ de déformation des molécules et ;des anions polarisables leur permet d'être absorbés sur lafmoousse, mais l'invention n'est pas limitée à l'absorption de molécules ou d'anions dans leur état déformé. Comme cela a déjà été indiqué, on peut effectuer l'extraction à l'aide de mousse de polyuréthane en utilisant un appareil simple. Ainsi, pour une extraction à petite échelle d'une solution aqueuse, on place la solution de la substance à extraire dans un récipient tel qu'un ballon ou un tube et on introduit dans la solution un petit cube de mousse qui est alternativement comprimé et détendu Jusqutà ce qu'il n'y ait plus de bulles d'air qui s'échappent, de façon à obtenir le meilleur contact possible entre la solution et la mousse. On peut également agiter la mousse avec la solution ou, en particulier dans le cas d'extractions à grande. échelle, on peut disposer la mousse de façon à ce que l'on puisse faire passer la solution à travers la mousse, de façon répétée si cela est nécessaire. On peut également utiliser des mousses de-polyuréthanes pour extraire des substances d'un mélange gazeux. Ainsi on peut extraire des hydrocarbures aromatiques, des halogènes ou des composés halogénés tels que le chlorure-d'hy- drogène et des hydrocarbures chlorés, de l'air qui contient ces substances à l'état de vapeur à une faible concentration. Pour l'extraction de la phase gazeuse, on peut faire passer le mélange gazeux à travers un récipient d'absorption, par exemple un tube, garni de morceaux de mousse de polyuréthane. La mousse de polyuréthane utilisée peut être un polyuréthane de polyester ou de polyéther obtenu par des procédés connus, par exemple par réaction d'un polyesterpolyol ou d'un polyéther-polyol avec un di-isocyanate. On utilise avantageusement et commodément des mousses ayant une structure réticulaire (structure rétiforme), c'est-à-dire des mousses à cellules ouvertes, quand un écoulement facile de la solution à travers la mousse est nécessaire. Dans certains cas, on peut utiliser des mousses comportant des additifs chimiques de chélation. Elles sont obtenues en incorporant l'additif dans le mélange réactionnel qui forme la mousse. Ainsi des mousses de polyuréthane qui contiennent chacune 1 ffi en poids de l'un des composés chimiques suivants : diméthylglyoxime, 4-méthyl-2-thio-uraeile, phénylthio-urée, sulfadiazine ou sulfadiazole permettent d'extraire du mercure divalent d'une solution aqueuse. De la mousse de polyuréthane contenant 1 % en poids de phényl-th io-urée permet également d'extraire de l'argent (monovalent) d'une solution aqueuse (de préférence neutre). Les exemples suivants illustrent l'invention. Les exemples 1 à 18 concernent l'extraction de diverses substances d'une solution aqueuse et les exemples 19 à 22 l'extraction à partir d'une phase gazeuse. Dans les exemples 1 à 14 on a utilisé le mode opératoire suivant. L'appareillage comprend un tube de centrifugeuse de 4C ml, une baguette de verre et un entonnoir en polypropylène. On place un cube de mousse de polyurtthane flexible, d'environ 1 cm de côté, qui a été pesé, dans le tube avec 5 à 20 ml de la solution. La mousse est alternativement comprimée et détendue environ 10 fois à l'aide de la baguette de verre pour en éliminer les bulles d'air puis on la retire et on l'exprime à sec en la poussant à travers le tube de l'entonnoir avec la baguette de verre. On effectue des spectrométries d'absorption dans le domaine visible et dans le domaine ultraviolet en utilisant respectivement les spectrophotomètres Unicam SP 600 et SP 500. On vérifie la position des pics d'absorption avec un spectrophotomètre enregistreur Unicam SP 800. On mesure la radioactivité d'échantillons radio-actifs à l'aide d'un compteur à scintillation pour rayons ss et à l'aide d'un spectromètre gamma à canal unique. L'extraction est faite à l'aide de mousses de polyuréthanes flexibles de différentes densités.Dans tous les exemples on a utilisé les cinq mousses suivantes obtenues à partir de polyéthersupolyols : Echantillon N Masse volumique apparente Contexture g.cm#3 AOP 22 0,025 Ferme et élastique AOP 27 0,015 Molle et élastique AOP 35 0,021 Mollo et déformable AOP 38 0,33 Ferme et élastique AOP 39 O, 032 2isferne et élastique Les cinq mousses de pobtrethane ont toutes été obtenues par réaction, dans un mélange formant la mousse, d'un mélange de 2.4- et de 2.6-di-isocyanates de tolylène (dans un rapport pondéral approximatif 80/20) avec un polyol polymère qui est pratiquement un polyoxyalkylène-triol de masse moléculaire 3500 environ, en utilisant des catalyseurs habituels. Chimiquement, les mousses sont assez stables et inertes. Elles se dégradent entre 180 et 2200 et se colorent lentement en brun sous l'action de la lumière ultraviolette. Elles sont dissoutes par de l'acide sulfurique concentré, détruites par de l'acide nitrique concentré et elles réduisent le permanganate de potassium en solution alcaline. Elles sont pour la plupart inattaquées, mis à part un gonflement réversible, par l'eau, l'acide chlorhydrique jusqu'à la concentration 6M l'acide sulfurique jusqu'à 4M, l'acide nitrique jusqu'à 2M, l'acide-acétique glacial, l'ammoniaque 2M, l'hydroxyde de sodium 2M et les solvants suivants éther de pétrole, benzène, tétrachîcrure de carbone, chloroforme, éther diéthylique, éther di-isopropylique, acétone, méthyl-isobutyl-cétone, acétate d'éthyle, acétate dtiso-amyle et alcools. Les diverses solutions utilisées dans les exemples pour l'extraction avec les mousses de polyuréthane sont les suivantes Iode - 1 g d'iode solide agité avec 500 ml d'eau pendant 10 mn. Thiosulfate de sodium - 0,0011vu. Amidon - 2 g d'amidon délayé dans de l'eau et versé dans 200 ml d'eau bouillante; on y incorpore ensuite, en agitant, 5 g d'iodure de potassium. Acide bromhydrique à 60 % en poids par volume. Sulfate ferrique et d'ammonium - 0,51 g amené à 100 ml avec de l'acide chlorhydrique 6M. Thiocyanate de potassium à 30 % en poids par volume. Acétate mercurique - 0,636 g amené à 1 litre avec de liteau. Nitrate d'uranyle - 1 g d'U308 dissous dans 5 ml d'acide nitrique concentré et on complète à 100 ml avec de l'eau. Nitrate d'aluminium - solution saturée. Chlorure de rhénium trivalent - 0,14 g de Re3Cl9 amené à 100 ml avec de l'eau. La solution est instable si on n'ajoute pas d'acide. DithiZone-- 0,1 %en poids par volume dåns de l'acétone. Auriehlorure d'ammonium - 0,091 091g amené à 100 ml avec de l'eau. Chlorforme - réactif pur pour analyse : une solution aqueuse saturée en contient 7,1 g/i. Benzène - réactif pur pour analyse : une solution aqueuse saturée en contient 1,75 g/l. Acétone - réactif pur pour analyse, on prépare une solution en contenant 5 g/l. Phénol - 0,11 g de phénol dissous dans 1 l d'eau. Styrène - 0,22 g de styrène dissous dans 1 l d'eau. EXEMPLE i Extraction d'iode. La solution d'iode contient t70 mg/l d'iode (titrage au thiosulfate de sodium avec une solution d'amidon comme indicateur). On agite des parties aliquotes de 10 mi de la solution d'iode avec un cube de 0,3 g de chacune des mousses. L'iode colore la mousse en brun et on ne peut pas le retirer en comprimant la mousse mais on peut l'extraire avec de l'acétone ou du tétrachlorure de carbone. On détermine le pourcentage d'iode restant dans la solution après extraction en ajoutant 0,5 mi d'une solution d'amidon et en comparant la densité optique à 620 nm avec celle de dilutions appropriées de la solution d'origine. EXEMPLE 2 Extraction de brome d'acide bromhydrique commercial. On enlève plus de 95 % du brome contenu dans un acide bromhydrique commercial en agitant 10 mi de l'acide avec Q4 g de mousse. Après l'avoir enlevé de l'acide et séché, l'échantillon de mousse présente un accroissement de poids de 1 %. On dose le brome par comparaison de la densité optique à 400 nm avant et après ltextraction. On peut récupérer le brome en utilisant du tétrachlorure de carbone ou en faisant passer de la vapeur à travers la mousse. EXEMPLE 3 Extraction de mercure divalent. On agite des parties aliquotes de 10 mi d'acétate mercurique marqué au--mercure 203 dans de l'acide chlorhydrique 2M avec des cube de mousse. On soumet ensuite la mousse et la-solution#restante à un spectromètre gamma à un seul canal centré sur le pic-du mercure 203 à Q28 MeV. On peut extraire le mercure de la mousse en agitant celle-ci avec un alcali dilué. EXEMPLE 4 Dans une extraction semblable à celle de l'exemple 3, la diphénylcarbazone de mercure qui est pourpre est extraite aisément par les mousses d'une solution aqueuse. EXEMPLE 5 Extraction de fer trivalent. On agite des parties aliquotes de 10 mi de solution de sulfate ferrique et d'ammonium dans de l'acide chlorhydrique 6M avec des morceaux de 0,3 g des mousses. On dilue chacune des solutions restantes, à 50 mi environ, on leur ajoute 10 mi de thiocyanate de potassium et on amène à 100 mi. On dose le fer trivalent en mesurant la densité optique du complexe avec le thiocyanate à 425 nm. Les mousses ne réduisent pas le fer ferrique en fer ferreux dans ces conditions, comme le montre un essai avec du ferricyanure de potassium. On peut extraire le fer ferrique de la mousse en agitant celle-ci avec de l'eau ou avec de l'ammoniaque diluée. On a remarqué que le thiocyanate ferrique était fortement absorbé par la mousse. EXEMPLE 6 Extraction d'or trivalent. On agite des parties aliquotes de 5 mi d'une solution d'aurichlorure d'ammonium avec des morceaux de mousse de 0,3 g en utilisant diverses concentrations en acide chlorhydrique et/ou en cyanure de potassium. On dose l'or trivalent dans la solution restante en mesurant la densité optique à 290 nm ou bien en marquant d'abord avec 198AU et en mesurant la radio-activité avec un spectromètre gamma. L'or peut être en partie extrait de la mousse en agitant celle-ci avec de l'acétate d'éthyle mais on l'enlève de la meilleure façon en détruisant la mousse avec de l'acide nitrique concentré. EXEMPLE 7 Extraction d'antimoine pentavaient. On agite des parties aliquotes de 5 mi de pyroantimoniate de potassium à 0,1 % en poids par volume avec des morceaux de mousses de 0,25 g à diverses concentrations en acide chlorhydrique. On rend les solutions restantes 2M en acide chlorhydrique et on les traite avec de l'hydrogène sulfuré pour déterminer la quantité d'antimoine qui a été extraite par la mousse. EXEMPLE 8 Extraction de dithizonates de métaux. On agite des parties aliquotes de 10 ml d'eau contenant des dithizonates colorés provenant d'une trace de cadmium, de cuivre, de plomb ou de zinc et de 0,25 ml de solution de dithizone, avec des morceaux de mousses de 0,25 g, à divers pH. L'examen visuel montre que les dithizonates colorés peuvent être absorbés par la mousse, par exemple le dithizonate de cadmium d'une solution d'hydroxyde de sodium à 5 %, le dithizonate de cuivre d'acide chlorhydrique 0,1 M, le dithizonate de plomb de l'eau à pH 7 et celui de zinc de l'acétate d'ammonium à pH 8,5. EXEMPLE 9 Extraction de rhénium trivalent. On agite des parties aliquotes de 5 mi d'une solution de chlorure de rhénium (III) avec des morceaux des mousses de 0,5 g à diverses concentrations en acide chlorhydriques. On mesure la densité optique des solutions restantes à 520560 nm pour déterminer la concentration en rhénium. EXEMPLE 10 Extraction d'uranium hexavalent. On agite des parties aliquotes de 10 ml d'une solution, qui contiennent chacune 0,038 g d'uranium (VI) et 5,5 mi de nitrate d'aluminium saturé, avec des morceaux de 0,7 g des mousses. On mesure la teneur en uranium des mousses et des solutions restantes par comptage du rayonnement gamma. On peut récupérer l'uranium (VI) en agitant la mousse avec de l'eau. EXEMPLE Il Extraction du benzène. On agite des parties aliquotes de 10 mi d'eau saturée de benzène avec des morceaux de 0,3 g des mousses lavées et on dose le benzène restant en mesurant la densité optique des solutions à 254 nm. EXEMPLE 12 Extraction du chloroforme. On agite des parties aliquotes de 10 mi d'eau saturée de chloroforme avec des morceaux de 0,3 g des mousses lavées. On traite la solution restante avec 10 ml dthydroxyde de sodium à 20 % et 5 mi de pyridine, on agite et on laisse reposer pendant 5 minutes. On mesure la densité optique de la couche de pyridine rose à 560 nm, en utilisant des cellules de 1 mn EXEMPLE 13 Extraction du phénol. On agite des parties aliquotes de 10 mi de solution de phénol avec des morceaux de 0,5 g des mousses lavées. On mesure la densité optique de la solution restante à 270 nm pour déterminer la concentration en phénol. EXEMPLE 14 Extraction du styrène. On agite des parties aliquotes de 10 mi de la solution de styrène avec 0,5 g de mousse AOP 39 lavée. On mesure la densité optique de la solution restante à 262 nm pour déterminer la concentration en styrène. Résultats. Les résultats qui ont été obtenus dans les exemples cidessus sont donnés dans le tableau I suivant où est indiqué le coefficient de partage pour la plupart des exemples. Le coefficient de partage P est calculé à partir du pourcentage de soluté extrait par la mousse, E, par la relation dans laquelle N est la masse de la solution et mf la masse de mousse. Cependant comme on le remarque fréquemment dans l'extrac- tion avec des solvants liquides, les coefficients de partage ne sont pas constants et varient avec les masses relatives des deux phases. Dans le cas de l'extraction de l'iode et du fer trivalent, le coefficient de partage peut varier d'un facteur 5 environ à la suite d'une augmentation ou d'une diminution de la masse de mousse utilisée. Ceci peut etre interprété par la saturation des centres d'absorption sur de-petites parties de mousse. On a essayé de déterminer-le pouvoir d'absorption des mousses pour l'iode et le fer (III) en agitant à plusieurs reprises de petites parties de mousse avec un excès de réactif jusqu a ce qu'elles soient saturées et en les analysant. Les pouvoirs J'absorption sont donnés dans le tableau Il. TABLEAU I Coefficients de partage pour l'extraction à partir de solution aqueuses avec cinq mousses de polyutéthane. Exemple Extraction A partir AOP AOP AOP AOP AOP N0 de de 22 27 35 38 39 1 I2 Eau 2000 880 720 1800 1600 3 Hg (II) HCl 95 97 30 96 125 0,25M 7 Sb (V) HCl 6M - - - - 100 5 Fe (III) HCl 6M 710 550 350 480 570 9 Re (III) HCl 6M - - - - 340 6 Au (III) HCl 450 740 480 350 480 0,25M 10 U (VI) AI (N05)3 en solution 78 102 26 101 96 11 Benzène Eau 120 130 60 100 140 12 Chloroforme Eau 410 420 260 320 350 13 Phénol Eau 100 75 46 380 410 14 Styrène Eau - - - - 2000 TABLEAU Il Pouvoirs d'absorption des mousses pour l'iode et le fer (III) absorbés à partir de solutions. Mousse mg I2/g mousse mM I2/g mousse ng Fe/g mousse mM Fe/g mousse AOP 22 49,9 0,197 19,3 0,345 AOP 27 52,6 0,208 21,7 0,389 AOP 35 48,4 0,191 13,3 0,237 AOP 38 48,9 0,194 22,1 0,396 AOP 39 44,8 0,176 26,4 0,472 Exemples 15 à 18 Dans ces exemples, on utilise différentes mousses flexibles obtenues à partir de polyéther-polyols, pour absorber du thallium (III), du molybdène (VI) et de l'or (III) à partir de solutions aqueuses. Ces mousses ont des masses spécifiques apparentes respectivement de 0,022, 0,016, 0,017, 0,018, 0,030 et 0,029. Des composés du thallium (III) met du iiioiybdène (VI) sont aisément extraits par les mousses de polyuréthane de solutions dans de l'acide chlorhydrique 6M. Le degré d'absorption de ces composés est mesuré par des méthodes radioactives. On agite pendant trois heures un poids connu de mousse avec un poids connu de solution et on compare la radioactivité de parties égales de solution avant et après l'absorption. Etant donné que l'on connais la concentration initiale de la solution, on peut aisément calculer la concentration finale et la quantité absolue absorbée. On dose le thalium en mesurant le rayonnement de freinage à O - 0,15 MeV de 204tel d'activité spécifique connue. On dose le molybdène en comptant les rayons gamma de 0,74 MeV émis par l'élément 99Mo d'activité spécifique connue, après l'avoir laissé pendant deux jours pour que se forme L'élément de filiation 99toc. Les composés de l'or (III) sont aussi extraits par les mousses de polyuréthane à savoir des solutions dans de l'acide bromhydrique O,2M ou de l'acide iodhydrique 0,2E, On détermine l'absorption de ces composés par une méthode radioactive, en comptant les rayons gamma de 0,41 MeV émis par l'élément 198Au d'activité spécifique connue. Les résultats dans les exemples 15 à 18 sont donnés dans le tableau III. TABLEAU III Exemple Substance Solvant Coefficient de Pouvoir d'ab partage sorption des mousses ~1 (moles-kg. 15 Thallium RCl 6M 170-3.700 0,29-0,46 (III) 16 Molzbdène HCL 6M 27-41 0,10-0,42 (VI) 17 Or (III) HBr 0,2M 140-570 0,71-1,07 18 Or (III) RI 0,2M 250-590 0,76-1,68 En plus des résultats concernant les pouvoirs d'absorption qui sont donnés dans le tableau II, on à réalisé une étude plus approfondiê de l'absorption d'iode et de chlorure ferrique de solutions aqueuses par les mousses de polyuréthane qui ont été utilisées dans les exemples 15 à 18. Ces mousses sont saturées de chlorure ferrique pour une absorption de 25 à 40 m3 par gramme de mousse et elles absorbent environ 200 mg d'iode par gramme de mousse, sans signe d'une diminution du pouvoir d'absorption.On a trouvé également que l'absorption du chlorure ferrique était augmentée nettement par un chauffage a' 5000, tandis que l'absorption d'iode est notablement diminuée par le mamie traitement. Les exemples suivants 19 à 22 concernent l'utilisation d'un échantillon de mousse de polyuréthane AOP 39 pour l'extraction de diverses substances d'un courant d'air. Le mode opératoire utilisé est le suivant L'appareil se compose d'un tube d'absorption en Pyrex d'environ 25 cm de longueur et de 5cm de diamètre, fermé à chaque extrémité par un robinet. On peut remplir ce tube d'environ 20 g de mousse en morceaux et on peut l'enlever pour le peser. On peut faire passer un volume connu d'air dans le tube au moyen d'un aspirateur étalonné de 25 litres. Cet air peut entraîner dans le tube des matières volatiles qui sont prises dans un flacon de Dreschel pesé. Exemple 19 Extraction d'iode. 0,35 g d'iode volatilisé dans un flacon de Dreschel dans 25 litres d'air et quantitativement absorbé par 21 g de mousse. Quand on chauffe 1 g.de mousse à 7000 avec un excès d'iode solide dans un récipient fermé, la mousse fixe 0,98 g d'iode, c'est-à-dire son propre poids. Il semble que cet iode soit absorbé plutôt qu'adsorbé car il pénètre dans les fibrilles de la mousse, et plus de 90% peuvent être récupérés en faisant passer de la vapeur à travers la mousse. Exemple 20 Extraction de brome. 1 g de mousse fixe 1,75 g de brome d'une phase gazeuse à la température ambiante mais elle finit par s'affaisser en donnant un liquide brun. Exemple 21 Extraction de chlorure d'hydrogène. 1 g de mousse fixe 0,25 g de chlorure d'hydrogène sec d'une phase gazeuse à la température ambiante. Le produit fume en atmosphère humide et la moitié seulement de la matière absorbée peut être titrée avec de l'hydroxyde de sodium 0,oit. Exemple 22 Extraction de benzène, de chloroforme et de trichloréthylène. La figure annexée représente les courbes d'absorption de benzène et de chloroforme gazeux sur 20 g de mousse à la température ambiante. La saturation de la mousse a lieu après absorption d'environ 10% de benzène, 50% de chloroforme ou 30% de trichloréthylène, en poids. On peut récupérer ces solvants en chauffant la mousse à environ 700C dans un courant d'air, qui traverse ensuite un condenseur de Liebig et un piège. Comme exemple d'utilisation d'une mousse de polyuréthane pour l'extraction à partir d'un milieu gazeux, la mousse peut être utilisée pour éliminer des traces de solvants halogénés de produits de réacteur, par exemple des traces de chloroforme d'iodureshunique après recristallisation dans ce solvant. REVENDICATIONS 1.- Procédé d'extraction d'une substance d'un milieu, caractérisé en ce que l'on extrait des molécules ou des anions polarisables de la substance d'une solution de cette substance dans un milieu aqueux ou d'un milieu gazeux contenant la substance sous forme de vapeur, en mettant le milieu en contact avec une mousse de polyuréthane poreuse, ce qui a pour effet de fixer les molécules ou les anions sur la mousse. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la substance comprend des molécules polarisables formées d'éléments non métalliques et que l'on met en contact avec la mousse une solution de cette substance dans un milieu aqueux sensiblement neutre. 3. - Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la substance comprend des anions polarisables et que l'on met en contact avec la mousse une solution de cette substance dans un milieu aqueux acide. 4.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que l'on comprime et on détend alternativement la mousse afin d'assurer le meilleur contact possible entre la mousse et la solution. 5.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que la mousse de polyuréthane contient des additifs de chélation chimiques. 6.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on fait passer le milieu gazeux contenant la substance sous forme de vapeur à travers un récipient d'absorption garni de morceaux de la mousse de polyuréthane.