La présente invention concerne la mesure de la vitesse; de produits conducteurs de l'électricité en mouvement, ces produits pouvant - & re métalliques, ferreux ou non ferreux, chauds ou froids, à l'état solide ou à l'état liquide, et en mouvement de translation ou de rotation. Au cours des opérations d'élaboration et de traitement des métaux ou des alliages métalliques, le métallurgiste peut avoir besoin de eonnaStre avec précision la vitesse de défilement de ces produits : ainsi par exemple pendant le laminage, le déroulement et l'enroulement de fils le sondage ultrasonore de pièces métalliques, certains traitements thermiques certains traitements électrolytiques, etc... I1 existe un certain nombre de méchcdes de mesres basées sur l'emplei d'un capteur électromagnétique à induction. Avant d'exposer ces méthodes, on va rappeler schématiquement le principe du capteur à induction à champ glissant.Ce capteur est directement issu du moteur asynchrone qui est bien connu de l'homme de art et dent par conséquent on ne rappelle- ra pas le principe de fonctionnement. En découpant un moteur asynchrone suivant un plan passant par son axe et en développant de part et d'autre de ce plan le stator et le rotor, on obtient, à partir d'un moteur rotatif, un moteur linéaire. On désigne alors la pièce correspondant au stator et qui contient les bobinages émettant un champ magnétique par le terme plus général d'inducteur, ou encore de primaire, et la pièce correspondant au rotor par le terme d'induit ou de secondaire, cet induit étant le siège de courants de Foucault provoqués par le champ magnétique.Le champ magnétique tournant émis par le stator du moteur asynchrone devient alors un champ "glissant". Si lton remplace l'induit par un produit en mouvement, l'inducteur peut être utilisé comme capteur électromagnétique de vitesse. Cet inducteur est linéaire on peut l'utiliser pour mesurer la vitesse de produits linéaires en translation. Si par contre le produit est de révolution et effectue une rotation autour de son axe, on utilisera un inducteur annulaire. De mEme que pour un moteur asynchrone, on définit pour un moteur linéaire le glissement g d'après la différence entre la vitesse V du champ magnétique glissant de l'inducteur et la vitesse V de déplacement de l'induit Pour l'ensemble formé par un inducteur électromagnétique et un produit en dé- filement, V est la vitesse de translation ou de rotation du produit. I1 existe plusieurs methodes pour appliquer cet inducteur à la mesure de la vitesse de défilement de produits métalliques conducteurs électrlques : elles ont en commun la recherche du synchronisme, celuisej pvant Stre détecté par la mesure de différentes grandeurs électriques Ponse élecbreotrice, amis sance par exemple. L'un de ces procédas consiste à placer entre l'inducteur et le produit une spire calibrée dans laquelle le balayage du champ magnétique provoque une force électromotrice. La courbe de variation de cette f.eD. en fonction du glissement présente la forme d'une parabole avec un maximum. on fait varier la vitesse du champ glissant jusqutà ce que la f.e.m. induite dans la spire soit maximale ; à ce moment le synchronisme est atteint. Selon un autre procédé on place près du produit métallique deux inducteurs identiques et alimentés à des fréquences voisines f +#f et f - # f. On recher- che le synchronisme en faisant varier les fréquences d'alimentation des inducteurs tout en maintenant constant l'intervalle 2 8 f, donc également la dif référence des glissements. Lorsqu'on arrive au synchronisme, le glissement est nul et les deux f,e.m. égales. Selon une autre méthode, on place de part et d'autre d'un inducteur linéaire produisant un champ glissant, des bobines dans lesquelles sont induites des f.e.m., le produit défilant entre l'une des faces du stator et les bobines correspondantes.Si la vitesse du produit est différente de celle du champ glissant, des courants de Foucault y apparaissent et créent une perturbation qui modifie la f.eem. dans les bobines correspon danses, Au synchronisme par contre, il n'y a pas d'interaction entre le produit et les bobines et la différence des fOe.m. est nulle. Une quatrième méthode consiste à déterminer en permanence l'énergie active et l'énergie réactive de l'inducteur. Si en effet la vitesse du champ glissant est inférieure à celle du produit, on fournit au capteur une puissance réactive proportionnelle au carré du glissement. On peut donc recueillir aux bornes de cet inducteur une puissance active V étant la différence de potentiel, I l'intensité du courant et cos ? le facteur de puissance qui est proportionnel au glissement et à la vitesse du champ glissant. Au synchronisme la puissance active est nulle. Ces diverses méthodes ont l'inconvénient de manquer de précision, surtout la première : en effet, la recherche du maximum de la force électromotrice développée dans la spire ne peut se faire avec toute la précision souhaitable. la présente invention vise à permettre une mesure rapide et précise de la vitesse d'un produit conducteur de l'électricité au moyen d'un balayage dudit produit par un champ magnétique. A cet effet l'invention a pour obiet et un procédé pour mesurer la vitesse de produits conducteurs de l'électricité en mouvement, au moyen d'un inducteur électromagnétique produisant un champ magnétique glissant qui balaie le produit, procédé consistant à faire varier la vitesse de balayage du champ magnétique glissant jusqu'à ce qu'on détecte l'annulation des efforts, annulation à laquelle correspond le synchronisme ou, si piton préfère, légalité de la vi tesse du champ glissant et de la vitesse du produit en mouvement. La présente invention a également pour objet, afin de mettre en oeuvre le procédé, un inducteur électromagnétique créant un champ glissant caractérisé en ce qu'il comprend des moyens de détection d'efforts. Ces moyens de détection peuvent être notamment constitués par des jauges d'extensométrie placées aux extrémités de l'inducteur. Dans un mode particulier de mise en oeuvre de l'invention, ces jauges sont avantageusement choisies en matériau semiconducteur. D'autre part, selon une caractéristique possible de l'invention, et plus spécialement lorsqu'il s'agit de mesurer la vitesse de produits à haute température, les fils conducteurs formant le bobinage de 11 inducteur sont recouverts d'une pellicule d'oxyde isolant et imprégné d'un matériau thermorésistant, ce dernier pouvant être par exemple la silice.Selon deux autres aspects possibles de l'invention, l'inducteur électromagnétique créant un champ glissant est pourvu, également lorsque le produit en défilement est à haute température, soit d'un système de refroidissement, soit plus avantageusement d'une plaque d'isolation thermique. L'invention vise également un dispositif pour mettre en oeuvre ce procédé, comprenant un inducteur électromagnétique, des moyens pour détecter les efforts mécaniques qui s'exercent sur cet inducteur et pour répérer leur annulation, et des moyens d'asservissement de la fréquence d'alimentation dudit inducteur à l'annulation des efforts mécaniques. Selon un mode préféré de mise en oeuvre de l'invention, les moyens de détection des efforts mécaniques sont des jauges d'extensometrie constituant les résistances variables d'un pont de Wheatstone : lorsque les contraintes sur le capteur électromagnétique s 'an- nulent, le pont de Wheatstone est à l'équilibre.Egalement selon un mode de mise en oeuvre particulier de l'invention, les moyens d'asservissement de ladite fréquence d'alimentation sont réalisés par un circuit qui comprend - des moyens d'amplifications connectés d'une part au Dont de Wheastone et d'autre part connectés en série à des moyens de conversion des signaux émis par les moyens d'amplification pour amener lesdits signaux 8 deux niveaux logiques selon leur valeur initiale par rapport à un niveau de référence, à une unité logique comportant trois portes délivrant resuectivement des signaux convmandant le rééquilibrage du Dont et la lecture de la fréquence d'alimentation de l'inducteur, à un moteur électrique pas à pas recevant les instructions de l'unité logique et agissant sur des moyens permettant de modifier la fréquence délivrée par un générateur à fréquence variable lui même connecté à un amplificateur de puissance dont la sortie est raccordée à l'inducteur. - une horloge délivrant des impulsions au circuit logique, - un organe d'affinage disposé entre l'unité logique et la sortie des moyens délivrant une fréquence variable. Afin d'illustrer et de bien faire comprendre l'invention, on se référera dans la suite de l'expose' aux planches de dessins annexes sur lesquelles - La figure 1 représente, pour une fréquence d'alimentation donnée de l'inducteur électromagnétique, la variation de la poussée sur l'inducteur en fonction du glissement. - La figure 2 montre une partie de noyau inducteur et une dent devant y hêtre encastrée. - La figure 3 montre un noyau inducteur linéaire muni de dents. - La figure 4 montre un exemple d'inducteur électromagnétique conforme à l'invention. - La figure 5 représente un exemple particulier de schéma électrique d'un dispositif de mise en oeuvre de l'invention. - La figure 6 montre la composition détaillée de l'ensemble de mise en forme des signaux et de l'unité logique. Comme on le comprend, le procédé objet de la présente invention consiste à mesurer la vitesse d'un produit conducteur de l'électricité en recherchant le synchronisme entre la vitesse de balayage d'un champ magnétique glissant émis par un inducteur électromagnétique et la vitesse dudit produit, par la détection de l'annulation des efforts que subit ledit inducteur par suite de la différence desdites vitesses. Avant de décrire le type de dispositif pouvant Autre utilisé pour mettre en oeuvre ce procédé, on va maintenant exposer d'une façon plus détaillée les considérations qui ont conduit le demandeur à mettre au point cette nouvelle méthode de mesure Considérons un moteur linéaire à induction : ainsi qu'on l'a vu plus haut il comprend principalement un inducteur et un induit.Le champ glissant émis par 1' inducteur est bien entendu de mye nature que le champ tournant émis par le stator d'un moteur asynchrone. Il est sinusoïdal à la fois dans le temps et dans l'espace et sa vitesse de glissement est déterminée en partie par les données de construction de la machine. Elle est égale au double du produit du pas polaire 15 par la fréquence d'alimentation f f du moteur V 2 lof s Les lignes de force de ce champ glissant donnent naissance dans l'induit du moteur linéaire à des courants perpendiculaires auxdites lignes de force, de sorte qu'il se crée des forces de Laplace qui ont tendance à mettre 1'induit en mouvement et à diminuer la vitesse relative du champ glissant par rapport au mouvement dudit induit.Si l'induit parvient à la vitesse du champ glissant, il y a synchronisme et la poussée électromagnétique.s'annule. Si l'induit se déplace et que l'inducteur est mobile, ce dernier aura tendance à se mettre en mouvement pour atteindre un état d'équilibre. Toutefois, si l'induit se déplace et que ltinducteur ne peut se déplacer, ce dernier va subir par réaction des forces électromagnétiques, des contraintes mécaniques que l'on peut déceler. Lorsque la vitesse relative de I'inducteur et de l'induit est nulle, il n'y a plus d'interaction entre inducteur et induit" On notera cependant que si l'induit est constitué par un produit conducteur de l'électricité tel qu'un métal soumis à un laminage, l'action du champ crée par l'inducteur sur la vitesse du produit sera sans effet appréciable sur cette dernière. Les études théoriques effectuées par le demandeur ont montré que les intensités des forces de Laplace, des courants et de la puissance induits dans le produit dont on cherche à mesurer la vitesse, et qui Joue le rSle de l'induit du moteur linéaire sont proportionnelles à la vitesse relative entre le champ glissant et le produit en défilement, ou plus exactement proportionnelles au glissement. La figure 1 montre la variation de la poussée P sur l'inducteur en fonction du glissement g pour une fréquence d'alimentation fixée, On voit que l'effort P est proportionnel au glissement puis passe par us maximum pour g = i, ctest-à-dire quand le produit est au repos. Enfin, selon le signe du glissement, la poussée est positive ou négative, elle s'exerce dans un sens ou dans le sens contraire. Ce résultat peut être mis à profit pour mesurer la vitesse du produit en effet, si le produit se déplace à la vitesse V, et si l'inducteur est libre de se déplacer, c est sur lui que vont s'exercer les efforts électromagnétiques, en vertu de la réversibilité. Ces effcrts vont être proportionnels au glissement et leur direction sera fonction du signe du glissement. Au synchronisme, lorsque la vitesse de champ glissant est égale à celle du produit, les efforts s'annulent. On pourrait envisager de déterminer la vitesse du produit en mesurant la valeur absolue de la poussée qui s'sxerce sur l'inâucteur pour un glissement donné.Toutefois la poussée qui exerce sur l'inducteur dépend non seulement du glissement et de la fréquence d'alimentation, mais aussi de la nature du métal, de sa temperature, ce l'entrefer, de la position relative de la bande métallique et du capteur, etc... Pour chzaeun de ces paramètres, on aura donc une famille de courbes passant > 0' tes par zéro et de pentes dif- férentes. On conçoit denc que la déterminacion de aleurs absolues de poussées ne puisse eonvenablement résoudre le problème. Par coeitre, l'annulation de la poussée ne dépend que du gllssement , c'est-à-dire de la fréquence d'alimente tion de l'inducteur.En mesurant la vitesse du produit t par détection de plan nulation de la poussée, on s'affranchit par conséqnent de tous les paramètres précédents et, seule, la fréquence d'allmentaxion denstitue alos une mssure de la vitesse à mesurer Le dispositif objet de l'invention compranercut detour électrumgnétl que créant un champ glissant. Pour constituer ces indueteur en peut utiliser par exemple un inducteur à encoches autour duquel on bobine les diverses phases. Cependant on peut utiliser avantageusement, afin de diminuer le poids de l'inducteur, un noyau feuilleté 1, par exemple parallélépipédique (figure 2)s autour duquel on encastre des dents 2.On obtient ainsi l'ossature d'un inducteur linéaire constitué d'un noyau feuilleté 3 et de dents 4, comme on le voit sur la figure 3. Afin d'éviter la pose de flasques de maintien et de vis de fixation, toujours pour gagner du-poids, on effectue préférentiellement la fixation des dents par collage à chaud. On installe ensuite un bobinage qui peut être soit biphasé, soit triphasé. Les fils conducteurs, par exemple en cuivre, sont oxydés superficiellement pour assurer 11 isolement électrique par rapport à l'inducteur, en se substituant avantageusement aux isolants habituels de la classe H. En effet un isolant de classe H ne pouvant fonctionner à plus de 180.C, ne permet pas d'uti- liser l'inducteur pour des produits à des températures plus élevées. Cependant, la microstructure d'une telle pellicule d'oxyde souple est généralement poreuse : il en résulte que ladite pellicule ne peut protéger efficacement le conducteur à haute température comme par exemple au cours d'un laminage à chaud. Il est donc nécessaire d'imprégner la couche d'oxyde d'un matériau thermorésistant qui en bouche les pores. A cet effet un revêtement de silice, notamment, convient particulièrement bien et assure à l'enroulemnt conducteur une résistance thermique élevée. On monte l'inducteur ainsi constitué dans une enveloppe ouverte du cêté du produit et dans un mode de mise en oeuvre préféré de l'invention on le bloque par l'intermédiaire d'un bras de fixation de façon à empocher toute oscillation libre qui pourrait être interprétée par les organes de contrôle comme une variation de la vitesse du produit. Lorsque l'on veut mesurer la vitesse d'un produit à haute température, une modalité de mise en oeuvre de l'invention consiste à munir 11 inducteur d'un système de refroidissement de type classique ou de préférence d'une plaque d'isolation thermique qu'on fixe à l'enveloppe et qu'on insère entre le produit et l'inducteur. Cette deuxième solution présente en effet l'avantage drune grande simplicité technologique par rapport à un système de refroidissement. La détection des efforts auxquels est soumis l'inducteur peut se faire notamment grSce à des~jauges d1extensométrie qu'on colle sur des pièces flxées aux extrémités de l1inducteur, lesdites pièces subissant des déformations élastiques lorsque I1 inducteur est soumis à des contraintes. Dans un mode de mise en oeuvre particulièrement avantageux de ltinvention, on choisit des Jaú- ges en semi-eonducteur, de façon à améliorer leur sensibilité aux efforts. Deux Jauges dteKtensométrie, soit une à chaque extrémité, pourront former deux branches dXun pont de mesure, par exemple un pont de Wheatstone. Les efforts qui s'exercent sur les jauges d'extensométrie déséquilibrent le pont de Wheatstone en fonction de la valeur absolue desdits efforts. D'autre part le montage en pont permet de détecter le signe de ces efforts ainsi que le passage à l'équilibre, c'est-à-dire au synchronisme entre la vitesse du champ et celle du produit, cas où les contraintes s'annulent. A ce moment le pont de Wheatstone est en équilibre. Enfin ce pont de mesure est connecté à un circuit d'asservissement de de la fréquence d'alimentation de l'inducteur, ce circuit étant réglé de manière à augmenter ou à diminuer automatiquement la fréquence d'alimentation pour atteindre la fréquence de synchronisme, selon que la vitesse du champ glissant est inférieure ou au contraire supérieure à celle du produit en défilement. Lorsque le synchronisme est atteint on affiche la fréquence d'alimentation d'où l'on déduit la vitesse du produit. On va maintenant en décrire un exemple de mise en oeuvre nullement limitatif, en se référant aux dessins annexés 4, 5 et 6. Sur la figure 4 on voit un inducteur 5 constitué d'un noyau feuilleté parallélépipèdique sur lequel on a encastré des dents 6. Un bobinage triphasé est composé de bobines 7 intercalées entre les dents 6. Lesdites bobines 7 sont connectées par des fils 8 par l'intermédiaire d'une boite à bornes 9 qui relie l'ensemble par des connexions 10, à une alimentation à fréquence variable dont il sera question plus loin.A chaque extrémité du noyau inducteur 5 est fixée une pièce 11 réalisée en un matériau élastique adapté aux efforts à mesurer comme par exemple l'acier pour des efforts importants ou bien encore en caoutchouc lorsqu'il stagit d'efforts faibles. Sur cette pièce on a collé une jauge de contraintes. Une enveloppe extérieure 12 entoure l'inducteur 5 et un bras de fixation 13 permet de bloquer l'ensemble contre un support. Enfin une plaque 14 assure l'isolation thermique si le produit en mouvement est à haute température. Ladite plaque isolante 14 est par exemple en asbestholite, matériau qui assure la protection thermique jusqu'à 10000C environ, et peut avoir une épaisseur maximale de 10 à 15 mm. Dans l'exemple qu'on vient de décrire l'inducteur est linéaire, pour les produits en translation. Pour les produits en rotation, il serait de conception identique mais annulaire, sans que l'on sorte pour autant du cadre de l'in invention. Sur la figure 5 on voit un exemple de dispositif conforme à l'invention. Un produit 15 dont on veut mesurer la vitesse défile devant un inducteur électromagnétique 16 créant un champ glissant. Ledit inducteur 16 est équipé à ses extrémités de jauges d'extensométrie 16a reliées à un pont de Wheatstone 17 ; les déformations qui s'exercent sur les jauges d'extensométrie placées aux --extrémités de l'inducteur déséquilibrent ce pont de Wheatstone 17 en-fonction de la valeur absolue desdits efforts. Ledit pont 17 est relié à un dispositif d'asservissement composé de la manière suivante : un amplificateur différentiel 18 commande deux amnlificateurs dont les gains sont égaux en valeur absolue et en opposition de signe à la sortie 19a et 19b (fig. 6) et dont les signaux de sortie subissent une mise en forme.Dans ce but chaque sortie des amplificateurs est connectée à un pont de diodes 20a et 20b (fig. 6) Dour éliminer les tensions négatives. Le signal positif obtenu est alors préparé en vue d'une exPloitation logique par des ensembles de conversion de type connu représentés en 21a et 21b. En dessous d'un certain seuil que l'on détermine en considérant la précision de mesure désirée, la tension symbolise le niveaux logique zéro et au dessus elle représente le niveau logique 1.On comprend que ce montage permet de disposer de deux variables logiques A et B qui prendront la valeur O quand le pont sera équilibré et respectivement la valeur 1 pour A lorsque le déséquilibre du pont sera négatif ce qui correspond à une fréquence d'alimentation inférieure à celle du synchronisme et 1 pour B lorsque le déséquilibre du pont sera positif correspondant à une fréquence supérieure à celle du synchronisme. Comme il a été dit plus haut, on dispose donc de deux variables logiques A et B qui selon les valeurs qu'elles prennent (1 ou 0) traduisent le déséquilibre positif ou négatif du pont. De plus, comme on l'a également mentionné, on ne veut autoriser l1affi- chage de la fréquence d'alimentation de l'inducteur que lorsque le pont est à l'équilibre c'est-à-dire lorsque la vitesse de balayage du champ glissant est égale à la vitesse de déplacement du produit. Pour concilier ces exigences, on doit réaliser un ensemble de signaux logiques destinés à commander les opérations suivantes - augmentation de la fréquence d'alimentation de l'inducteur, - diminution de la fréquence d'alimentation de l'inducteur, - affichage de la fréquence d'alimentation à l'équilibre. Le déclanchement de l'une ou l'autre de ces opérations est commandé par une horloge à impulsion 22 dont les signaux H peuvent prendre deux valeurs 1 et O suivant que l'horloge envoie ou n'envoie pas Disposant de ces trois signaux logiques A, B, H on peut réaliser la table de vérité suivante Cammandes A B H Horloge ns I + A f ne 2 - f ne 3 lecture quels que soient A et B O O O O O O I O O I I O I I O O O I I O I O I I I O O O On remarque sur ce tableau qu'il n'y a possibilité d'obtenir une des trois opérations mantionnées plus haut à savloir augmentation en dimimution de la fréquence et lecture que lorsque l'horloge délivre une impulsion. Par ailleurs on voit que le dernier cas de la table est physiquement impossible, à moins de défectuosités dans le circuit puisque A et B ne peuvent a la fois prendre le niveau 1. On note également que l l'affichage du la fréquence n'est possible que lorsque A et B prannent ensemble la valeur s, ce qui traduit l'équilibre du pont. Pour réaliser dans la pratique cet ensemble de sigsaux logiques, les signaux mis en forme représentant A et B sont introduits dans un circuit logique représenté-en 23 (fig. 6). Ce circuit comprend notamment trois portes 23a, 23b, 23e comportant respectivement trois entrées et une sortie de manière à obtenir trois signaux correspondant aux trois opérations possibles déjà décrites. Ces signaux logiques sont représentés par les sfabolas suivants ABH correspondant à la commande d'augmentation de la fréquence, ABH correspondant à la commande de diminution de ra fréquences correspondant à la commande de lesture de la fréquence. Par et B on représente le complément de la valeur des signaux A et B. En conséquence, A et B ne peavent aveir pour valeurs que O es 1 puisque les signaux A et B introduits dans l'unité logique ne peuven avoir eux-mêmes que ces valeurs. En se reportant au schéma de la fig. -t, On voit que la porte 23a ne délivre le signal 23a' en vue d'augmenter la fréquence que larsque A et H sont égaux à l et B égal à C. Pour toute autre cembinalson, la porte 23a ne délivre aucun signal. De même la porte 23b ne dêlidre l'ordre 23b' de diminuer la fréquence que lorsque B et H sont égaux à 1 eb A à 0. L'ordre de lecture de la fréquence, qui ne peut être effectué que pour l'équilibre du pont, se traduit par le signat 23t' de @ parte 23c qui ne peut être délivré que pour H égal à 1 et A et B égaux a Les signaux agissant sur la fréquence commanîant, an moteur pas à pas 24 qui est mécaniquement couplé à une capacité iable @@de linietr 25 et agit ainsi sur un oscillateur 26 dont il fait varier la fréquence de manière à ramener le pont à l'équilibre qui traduit le synchronisme entre la vitesse de balayage du champ magnétique glissant créé par l'inducteur 16 et la vitesse de déplacement du produit 150 Un amplificateur de puissance 27 disposé après l'oscillateur 26 est raccordé à itinducteur 16.Enfin, un organe d'affichage 28 disposé en parallèle entre l'unité logique 23 et l'oscillateur 26 affiche la fréquence d'alimentation de l'inducteur 16 lorsque le synchronisme entre la vitesse de balayage du champ glissant et la vitesse de déplacement du produit. Le principe d'autorégulation de l'appareillage permet que les variations de la fréquence de l'oscillateur 26 n'affectent pas la mesure. Ceci exclut par conséquent tout effet de dérive de l'appareIllage. Enfin, aucun étalonnage n' est nécessaire, puisque lton peut calculer la vitesse du champ connaissant la fréquence d'alimentation et le pas polaire de d'inducteur. Seules sont nécessaires pour le fonctionnement de la boucle de régulation la connaissance des caractéristiques mécaniques et électriques des jauges de contraintes, du pas de correction du moteur, le réglage de la fréquence de l'horloge, et la détermination de la plage de fréquences de ltoscil- lateur de commande c'est-à-dire son champ d'utilisation. Enfin, ce dispositif permet de mesurer des forces très faibles, de l'ordre du gramme ou moins La présente invention est applicable dans tous les cas où lton veut mesurer la vitesse de produits chauds ou froids, liquides ou solides, en trans- lation ou en rotation, pourvu qu'ils soient conducteurs de l'électricité. Elle peut s'appliquer notamment & la mesure de la vitesse de défilement de bandes métalliques en cours de laminage, de plaques soumises à des sondages ultrasonores, de fils subissant des traitements thermiques. REVENDICATIONS 1. - Procédé pour mesurer la vitesse d'un produit en mouvement conducteur de l'électricité au moyen d'un champ magnétique glissant balayant le produit émis par un inducteur électromagnétique , procédé caractérisé en ce que l'on détecte les efforts auxquels est soumis l'inducteur, on annule ces efforts en faisant varier la vitesse du champ glissant émis par l'inducteur de façon à la rendre égale à celle du produit en défilement, et on mesure la vitesse de balayage du champ glissant lorsque l'annulation des efforts exercés sur l'inducteur est obtenue. 2. - Dispositif pour mettre en oeuvre le procédé selon la revendication 1, comprenant un inducteur électromagnétique créant un champ glissant formé d'un noyau inducteur et de bobinages conducteurs isolés dudit noyau, destiné à être placé près du produit en mouvement lors d'une mesure de la vitesse, inducteur caractérisé en ce qu'il est muni de moyens de détection d'efforts. 3. - Dispositif selon la revendication 2 comprenant un inducteur électromagnétique créant un champ glissant caractérisé en ce que les moyens de détection d'efforts sont des jauges d'extensométrie. 4. - Dispositif selon l'une des revendications 2 ou 3 comprenant un inducteur électromagnétique créant un champ glissant caractérisé en ce que les fils de ses bobinages sont recouverts d'une pellicule d'oxyde isolant imprégné par un matériau thermorésistant. 5. - Dispositif selon la revendication 4 comprenant un inducteur électromagnétique créant un champ glissant caractérisé en ce que le matériau thermorésistant est de la silice. 6. - Dispositif selon l'une des revendications 2 à 5 comprenant un inducteur électromagnétique créant un champ glissant caractérisé en ce qu'il comprend une paroi d'isolation thermique. 7. - Dispositif selon l'une des revendications 2 à 6 comprenant un inducteur électromagnétique créant un champ glissant caractérisé en ce qu'il comprend un système de refroidissement. 8. - Dispositif pour mettre en oeuvre le procédé selon la revendication 1, comprenant un inducteur électromagnétique créant un champ glissant selon l'une des revendications 2 à 7, dispositif caractérisé en ce qu'il comprend des moyens de mesure desdits efforts subis par ledit inducteur électromagnétique, et des moyens pour asservir la fréquence d'alimentation dudit inducteur électromagnétique à l'annulation desdits efforts. 9. - Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce que lesdits moyens de mesure des efforts sont constitués par un pont de Wheatstone qui est en équilibre lorsque l'annulation desdits efforts est atteinte. 10. - Dispositif selon l'une des revendications 8 ou 9 , caractérisé en ce que les moyens d'asservissement de la fréquence d'alimentation dudit inducteur comprennent - des moyens d'amplification connectés d'une part au pont de Wneastcne et d'autre part connectés en série à des moyens de conversion des signaux émis par les moyens d'amplification pour amener lesdits signaux à deux niveaux logiques selon leur valeur initiale par rapport à un niveau de référence, à une unité logique comportant trois portes délivrant respectivement des signaux com- mandant le rééquilibrage du pont dans un sens ou dans l'autre et la lecture de la fréquence d'alimentation de de l'inducteur suivant la grandeur et le sens du déséquilibre, à un moteur électrique pas à pas recevant les instructions de l'unité logique et agissant sur des moyens permettant de modifier la fréquence délivrée par un générateur à fréquence variable raccordé lui-mEme à l'in- ducteur. - un organe d'affichage disposé entre l'unité logique et la sortie des moyens délivrant une fréquence variable, - une horloge délivrant des impulsions au circuit logique pour commander la cadence des opérations logiques.