La présente invention concerne le matériel d'enseignement du type "fantôme pour dentisterie". Les dispositifs connus de ce genre, ne sont pas suffisamment élaborés pour recréer des conditions proches de celles rencontrées lors de l'exer cice sur le vivant. La plupart de ces dispositifs se composent d'une barre dont l'une des extrémités comprend une rotule qui est fixée sur une table et permet d'orienter la dite barre. A l'autre extrémité sont fixés un articulateur simple comprenant deux modèles ainsi qu'une calotte crânienne. Certains types sont munis d'un masque en caoutchouc percé d'un trou pour la bouche et d'un récupérateur d'eau de la turbine. Le travail sur de tels fantômes est trop simplifié et ne reflète nullement la réalité. Le fantôme selon l'invention permet d'éviter ces inconvénients. L'articulateur permet un mouvement d'ouverture, de fermeture, de protrusion, de latéralité, de Benett. Un double système de piston-cylindre animé par des butées conjointement au mouvement d'ouverture permet de faire varier la position du condyle mandibulaire qui décrit une trajectoire inclinée vers l'avant et le bas. L'emploi de trois ressorts permet un retour automatique à la position initiale à partir de n'importe quelle position. La cavité buccale a un certain degré d'humidité et une température que l'on crée au moyen d'un petit four électrique dans lequel on insufflera de l'air froid. La température et le degré d'humidité sont réglables par rhéostat. Le fantôme est doté d'un circuit fermé d'eau actionné par une pompe électrique. Cette eau sera diffusée dans la cavité buccale faisant ainsi office de salive. Elle sera ensuite récupérée par le cou puis filtrée et recyclée. La tête du fantôme sera unie à un socle par un tuyau flexible demisouple, pouvant s'orienter dans tous les sens de l'espace, mais ne pouvant pas s'écraser. La tête est soutenue par une tétière réglable et disposera donc d'une mobilité semblable à celle d'un patient. Deux feuilles de caoutchouc assemblées l'une à l'autre en certains points seulement seront fixées sur la partie antéro-inférieure du crâne. Lors de l'ouverture et de la fermeture de la mandibule, l'une des deux feuilles suivra ce mouvement alors que l'autre restera fixe. L'entrebaillement des deux feuilles simulera l'ouverture et la fermeture de la bouche, en assurant l'étanchéité permettant de faire circuler de l'eau, d'obtenir de l'humidité, une certaine température et un degré d'obscurité. Les onze dessins annexés expliquent différents points nouveaux de l'invention. Flg. 1 Vue latérale de l'articulateur Fig. 2 Vue frontale de l'articulateur Fig. 3 Vue supérieure de l'articulateur Fig. 4 Vue en perspective de l'appareil stomatognatique complet Fig. 5 Schéma explicatif du principe de fonctionnement de l'haleine et de la salive Fig. 6 Vue latérale du système d'arrivée de la vapeur d'eau en bouche Fig. 7 Système de diffusion de l'eau au niveau de la bouche. Coupe horizon tale du crâne Fig. 8 Vue latérale bouche fermée Fig. 9 Vue de face bouche fermée Fig. 10 Vue latérale bouche ouverte Fig. 11 Vue de face bouche ouverte Tel qu'il est représenté sur les figures 1, 2, 3, 4, l'articulateur comprend un axe transversal 1 autour duquel la plaque métallique 4 peut effectuer un mouvement de rotation pure bloqué en translation.Deux axes 2 perpendiculaires aux premiers permettent à la plaque 4 d'effectuer un mouvement de translation pure avec arrêt en translation après zne course de 15 mm. Ce dispositif est muni d'un ressort 3 de rappel afin de retrouver la position initiale des que toute force cesse de s'exercer sur la plaque 4. Les deux axes 2 coulissent dans des cylindres 5 qui guideront ce mouvement. Deux axes verticaux 6 perpendiculaires à l'axe 1 situés dans le meme plan antéro-postérieur que la plaque 4 et les axes 2 et autour desquels les cylindres 5 peuvent effectuer un mouvement de rotation pure bloqué en translation par rapport à l'axe 1. Aux deux axes de translation 2 seront unis deux axes verticaux 7 pouvant effectuer un mouvement de rotation pure bloqué en translation par rapport à ces deux premiers axes 2. Sur les axes verticaux 7 on soudera la plaque métallique 4 sur laquelle on fixera le maxillaire inférieur 11 en résine garni de dent et recouvert de silicone. Une barre métallique 8 sera soudée perpendiculairement à l'axe 1 et en son milieu. Son extrémité anterieure supportera le maxillaire supérieur 12 alors que l'extrémité postérieure sera percée d'un trou et permettra la fixation de tout ce système sur le crâne proprement dit. Les axes 7 seront distants dans le sens antéro-postérieur des axes 6 d'une distance de 12 mm, et les quatre axes étant strictement parallèles entre eux, ils forment dans l'espace un parallélépipède rectangle qui peut être déformé sous l'action d'une force latérale en parallélogramme non rectangle. Le passage d'une figure à l'autre fait effectuer à la mandibule 11 un mouvement de deplacement latéral par rapport au maxillaire supérieur 12 similaire au mouvement de Benett. Pour que la mandibule 11 retrouve avec le maxillaire supérieur 12 une occlusion correcte et non déviée de sa trajectoire dans le sens sagittal il convient de rendre ce parallèlogramme moins déformable et donc de conférer à l'ensemble une certaine tonicité comparable à celle du système fibro-musculaire. Ceci a été obtenu en unissant les deux axes 6 l'un à l'autre au moyen de cordes à piano 10 interchangeables de rigidité variable. Sur la barre 8 on soudera en arrière de l'axe 1 une barre 9 transversale oblique d'arrière en avant de haut en bas dont les deux extrémités se termineront au voisinage immédiat de la plaque 4. Un espace de deux millimètres sépare la plaque 4 des extrémités de la barre 9. Cet espace de 2 millimètres permet un mouvement d'ouverture et de fermeture en rotation pure autour de l'axe 1 jusqu'à un maximum correspondant à la position d'inocclusion physiologique. A ce stade les extrémites de la barre 9 sont en contact avec la plaque 4. Si le mouvement d'ouverture continue la plaque 4 ne pourra plus reculer et les deux extrémités de l'axe 9 se transformeront en axe de rotation autour duquel la plaque 4 tournera. On observera conjointement à ce mouvement une sortie des pistons de leur cylindre 5 selon l'axe 2 et une compression des ressorts 3. Durant ce mouvement il y a eu changement d'axe ; alors qu'au départ la plaque 4 tourne autour de l'axe 1, à la fin cette plaque tourne autour des 2 extrémités de la barre 9. La barre 8 ainsi que la plaque 9 sont usinées en acier. Les ressorts 10 et 3 sont en acier trempé. Toutes les autres pièces sont tournes en bronze. La figure 5 schématise le principe d'alimentation en vapeur d'eau. Un petit four cylindrique 13 comportant dans la partie inférieure une résistance électrique de 100 Watts et dans partie supérieure un réservoir d'eau a été conçu. Au point le plus déclive du réservoir sont percés deux orifices, l'un de purge 14, l'autre pour une jauge de niveau. La partie toute supérieure qui présente la forme d'un cône comprend un orifice d'alimentation en eau froide 16, un orifice pour de l'air frais pulsé 15 et un orifice d'évacuation de la vapeur d'eau. Un tuyau armé 17 conduit cette vapeur d'eau à travers le cou jusqu'au niveau du plancher de la bouche. La figure 6 montre un dispositif en deux parties, dont l'une des parties 18 est solidaire de la mandibule 11 et l'autre 19 solidaire du cou qui permet le passage de l'haleine dans la cavité buccale par accouplement des deux parties lorsque la bouche est ouverte au maximum. Lorsque la bouche est fermée, la vapeur d'eau s'échap pera au niveau de la calotte crânienne et précipitera sous forme de gouttelettes d'eau dans le cou 27 pour entre ensuite recycle. La partie 18 comprend trois ouvertures, une ouverture 20 à travers le plancher de la bouche, un conduit 21 pour l'arrivée de la vapeur et un conduit 22 au point le plus déclive pour l'évacuation de l'eau accumulée en bouche. La figure 5 met également en évidence le principe de la fabrication de la "salive" en circuit fermé. Une pompe 23 de 12 volts pulse de l'eau dans une conduite qui se dé 24 double dans le crâne selon la figure 7 et dont chaque partie longe les secteurs latéraux du maxillaire supérieur pour se jetter l'une dans l'autre sur la ligne médiane. Au voisinage du maxillaire supérieur cette conduite est perforée d'un grand nombre de petits trous au niveau desquels l'eau pourra diffuser et suinter en bouche. La tette du fantôme 25 est unie au socle 26 au moyen du cou souple 27. Le cou est inamovible du socle alors qu'on peut le séparer de la tête au moyen d'un double disque clavetable. Outre le fait qu'il permet de masquer les conduites d'arrivée d'eau et de vapeur d'eau, son étanchéité permet de recueillir directement 11 eau à recycler sans avoir besoin de faire appel à des conduites supplementaires. L'extrême mobilité de ce tube en plastique armé d'un fil métallique en spirale ainsi que 1 'impossibilité de le comprimer, permet des mouvements de la tête proche de la réalité sans avoir a bloquer cette tête dans une position donnée. La tête repose sur une tétière 28 réglable en inclinaison. La figure 8 montre une vue de profil bouche fermée, de profil bouche ouverte figure 10, de face bouche fermée figure 9, de face bouche ouverte figure 11. Ce masque en caoutchouc est amovible du reste du crâne au moyen de boutons pressions. Une fois en place il épouse parfaitement toutes les structures mécaniques sous jacentes et ceci quelle que soit la position d'ouverture et de fermeture de la bouche. La périphérie du masque s'adapte sur le crâne par l'intermédiaire d'une double lèvre, l'une coiffant la face externe du crâne, l'autre recouvrant la face interne et assurant ainsi 1 'étanchéité. Ce masque est formé d'une partie supérieure 29 et d'une partie inférieure 30, les deux parties étant collées ensemble à la périphérie. L'extrémité inférieur de la partie 29 sera concave et par la superposition de la partie 30 cela formera l'orifice de la cavité buccale. La dimension de cet orifice sera donc proportionnellement liée au degre d'ouverture des maxillaires. Les dispositifs objets de l'invention permettent aux étudiants de s'entrainer avant d'affronter le sujet vivant. La présence de salive et d'haleine permettent d'acquérir d'emblée des mouvements qui deviendront automatiques ultérieurement. La mobilité relative de la tête permet de prendre des points d'appuis en conséquence et de se familiariser avec une certaine mobilité du patient. L'articulateur permet des travaux pratiques d'occlusodontie et des démonstrations pédagogiques. REVENDICATIONS 1. Fantôme pour l'enseignement de la dentisterie caractérisé par le fait qu'il comporte - un articulateur reproduisant les mouvements physiologiques - un système permettant de simuler la salive - un système permettant de simuler lthaleine - un masque en caoutchouc reproduisant le mouvement dynami que des joues et des lèvres - un cou mobile dans toutes les directions 2. Fantôme pour l'enseignement de la dentisterie selon la revendication 1 caractérisé en ce que l'articulateur est doté d'un double système de pis ton cylindre 5 et d'une butée 9 permettant le changement d'axe. 3. Fantôme pour l'enseignement de la dentisterie selon la revendication 2 caractérisé en ce que le double système de piston cylindre 5 comporte des ressorts de rappel 3. 4. Fantôme pour ltenseignement de la dentisterie selon la revendication 2 caractérisé par un système de quatre axes 7 et 6 formant entre eux un parallélogramme déformable sous l'action d'une force latérale. 5. Fantôme pour l'enseignement de la dentisterie selon la revendication 2 caractérisé en ce que le système des quatre axes comprend un ressort de torsion 10 de rappel. 6. Fantôme pour l'enseignement de la dentisterie selon la revendication 1 caractérisé en ce sens que le système permettant de simuler la salive fonctionne strictement en circuit fermé avec un filtre. 7. Fantôme pour 11 enseignement de la dentisterie selon la revendication Q caractérisé par le fait que le circuit est ma par une pompe électrique 23 rhéostatée. 8. Fantôme pour l'enseignement de la dentisterie selon la revendication 1 caractérisé en ce que le système permettant de simuler l'haleine comporte un four électrique 13 rhéostaté. 9. Fantôme pour l'enseignement de la dentisterie selon la revendication 8 caractérisé par le fait que de l'air froid 16 est insufflé dans ce four 13. 10. Fantôme pour l'enseignement de la dentisterie selon la revendication 8 caractérisé par le fait que le passage de la vapeur d'eau du cou dans la bouche se fait par un raccord en deux parties dont une des parties est solidaire du cou 19, et l'autre 18, du maxillaire inférieur 11. 11. Fantôme pour l'enseignement de la dentisterie selon la revendication 1 caractérisé en ce que le masque en caoutchouc reproduisant le mouvement dynamique des joues et des lèvres est formé de deux feuilles de caoutchouc 29 et 30 découpées en certains endroits et dont la superposition permet de recréer les différentes ouvertures de l'orifice buccal. 12. Fantôme pour l'enseignement de la dentisterie selon la revendication 1 caractérisé en ce que le cou mobile 27 est formé d'un tube en plastique semi-rigide d'un gros diamètre armé d'un fil métallique.