La présente invention est relative à une machine et à un procédé pour fabriquer des enroulements, de fermetures à glissière. L'invention concerne plus particulièrement un perfectionnement à l'objet du breVet des Etats-Unis d'Amérique n° 3 137 036. 5 Ce brevet décrit une machine et un procédé pour former un enroulement à partir d'un fil rectiligne en matière plastique. Le procédé et la machine décrits dans ce brevet font appel au bobinage de l'enroulement sur un petit mandrin relativement raide et au déplacement des différentes spires au moyen d'une paire d'élé-10 ments dentés coopérants qui oscillent. Dans ce procédé, les dents étaient convenablement espacées de façon à déterminer le pas des spires d'hélice ou d'enroulement et, au fur et à mesure que les éléments dentés oscillaient, les spires de l'enroulement étaient déplacées des dents d'un des éléments dentés à celles de l'autre. 15 Un des éléments dentés est déplacé le long de l'autre pour faire progresser pas à pas l'enroulement le long des dents successives du second élément denté. La machine et le procédé décrits dans le brevet ci-dessus mentionné représentaient un progrès remarquable dans le domaine 20 de la fabrication des fermetures à glissière et on a trouvé qu'ils étaient extrêmement efficaces dans la fabrication en série d'enroulements convenant à des fermetures à glissière. Bien que la machine et le procédé objets du brevet des Etats-Unis d'Amérique n° 3 137 036 aient représenté un progrès important par rapport aux 25 machines et procédés connus antérieurs, le produit qui en résultait laissait un peu à désirer quand il était employé dans la fabrication de fermetures à glissière dites "invisibles". Dans de telles fermetures, étant donné que les rubans des enroulements respectifs qui s'imbriquent présentent un repli, il existe des contraintes 30 inhabituelles tendant à déplacer l'enroulement par rapport au ruban et à provoquer une traction des enroulements par les points de couture et le relâchement de la fixation de ces enroulements par les points de couture. ■ C'est un but de l'invention de fournir un procédé et une 35 machine pour fabriquer des enroulements de fermetures à glissière qui soient particulièrement bien adaptés aux fermetures à glissière "invisibles". L'invention vise également l'enroulement de fermeture à glissière ainsi fabriqué. Le procédé selon l'invention pour fabriquer des enroulements 71 30815 2 2103523 de fermetures à glissière dans lequel on enroule un fil autour d'un mandrin suivant une hélice, on saisit les différentes spires de l'hélice ainsi formée entre les dents successives de deux éléments dentés en vis-à-vis dont les dents sont espacées pour 5 définir le pas de l'enroulement, et dans lequel on fait avancer l'hélice en transférant ses spires suivant une succession, alternativement, d'un élément denté à l'autre tout en déplaçant un des éléments dentés par rapport à l'autre d'une distance égale au pas de l'enroulement, est caractérisé en ce que, pendant que 10 l'hélice est maintenue des deux côtés par les éléments dentés, les arêtes des fonds d'encoches d'un des éléments dentés appuient fortement contre une partie de l'hélice de façon à former des parties rentrantes dans un tronçon latéral de cette hélice. La machine selon l'invention, pour fabriquer des enroulements 15 de fermetures à glissière, comprend deux éléments dentés mobiles en vis-à-vis dont les dents sont espacées pour définir le pas d'espacement des spires de l'hélice devant être formée, un mandrin de guidage longeant les éléments dentés, un moyen d'enrou-lage destiné à enrouler un fil autour du mandrin afin de former 20 une hélice, un moyen pour supporter et positionner l'hélice des deux côtés des éléments dentés, et des moyens d'entraînement des éléments dentés qui comprennent un moyen destiné à déplacer un des éléments dentés le long de l'autre et le long du mandrin et un moyen pour déplacer les éléments dentés perpendiculairement 25 au mandrin de manière à transférer périodiquement les spires de l'hélice d'un élément denté à l'autre et à faire avancer l'hélice le long du mandrin. Elle est caractérisée en ce que la relation entre la longueur des dents et la distance de poussée du moyen de déplacement des éléments dentés perpendiculairement au mandrin 30 est telle que les arêtes des fonds des encoches d'un des éléments dentés au moins peuvent venir s'appuyer fortement, latéralement, contre l'hélice en formation et y former une partie rentrante. On décrira ci-après un exemple de réalisation de l'invention en se référant au dessin annexé, dans lequel : 35 la figure 1 est une vue en élévation frontale d'une machine à fabriquer des enroulements de fermetures à glissière sur laquelle on a représenté les peignes destinés à manipuler l'enroulement dans leur position moyenne ; - la figure 2 est une vue en coupe suivant la ligne 2-2 de la 71 30815 3 2103523 figure 1, à plus grande échelle, et représente le mécanisme environnant d'entraînement des peignes ; la figure 3 est une vue semblable à celle de la figure 2 mais représente les peignes à la limite supérieure de leur course ; 5 la figure 4 est une vue semblable à celle de la figure 2 mais représente les peignes à la limite inférieure de leur course ; la figure 5 est une vue en élévation frontale partielle de la machine dans la position illustrée sur la figure 3 ; la figure 6 est une vue en élévation frontale partielle re-10 présentant les peignes dans la position illustrée sur la figure 4; la figure 7 est une vue en élévation frontale partielle représentant le peigne inférieur au milieu d'un de ses déplacements, latéraux ; la figure 8 est une vue en perspective du produit fabriqué 15 selon l'invention ; et la figure 9 est une vue semblable à celle de la figure 4 et représente une variante d'arête de fond d'encoche de peigne. Une machine selon l'invention est désignée dans son ensemble par la référence 10 sur la figure 1. Elle comprend un arbre d'ali-20 mentation 12 pourvu d'un mandrin d'enroulage 14 prolongeant extérieurement cet arbre, suivant l'axe de ce dernier. Deux peignes ou éléments dentés 16 et 18 sont montés à proximité du mandrin 14 à l'aide de moyens semblables aux moyens décrits en détail dans le brevet précité et sont entraînés de. la manière décrite en dé-25 tail dans ce brevet. Conformément à ce brevet, le fil thermoplastique rectiligne est amené à travers l'arbre 12 et enroulé autour du mandrin 14 immobile. Lorsque chaque spire est formée, la première dent 18a du peigne saisit cette spire et déplace l'enroulement formé le 30 long du mandrin d'une distance égale au pas de cet enroulement ou à la largeur de dent. En même temps,, le peigne 18 s'écarte latéralement à droite du peigne supérieur 16, vers l'avant. Les peignes 16 et 18 sont ensuite abaissés, (figure 6), et placent la première spire dans la première dent du peigne supérieur. Au bas de la 35 course, le peigne 18 se déplace latéralement vers l'arrière (vers la gauche) par rapport au peigne 16 de telle manière que, lorsqu'il s'élèvera ensuite, la spire suivante sera en prise avec la dent l8a. Les deux spires sont disposées respectivement dans les deux premiers espaces compris entre des dents et le peigne 18. Les 71 30815 4 2103523 peignes descendent ensuite ensemble si bien que les spires sont repoussées contre le peigne supérieur, puis le peigne 18 se déplace latéralement de telle sorte que la dent 18a saisit la spire suivante en montant, et ainsi de suite. 5 La coupe de la figure 2 représente les peignes 16 et 18 mon tés sur des plaques d'entraînement respectives 20 et 22. Les plaques d'entraînement sont montées convenablement sur un châssis de support 24 afin de produire le mouvement souhaité. L'arbre d'entraînement D, qui tourne autour de son axe, a un arbre d'en-10 traînement excentré D1 qui déplace le peigne 18 suivant un trajet orbital par l'intermédiaire de la plaque-d:'entraînement 22. Le peigne 16 décrit une orbite plus petite parce que le trou de la plaque 20 qui reçoit l'arbre D est allongé horizontalement, comme décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique-n° 3 137 036 pré-15 cité. Ainsi qu'il est représenté, les faces 26 et 28 en regard du châssis 24, comportent des rainures 30 et 32 pour supporter l'enroulement oblong. Comme montré, l'enroulement entoure son mandrin 14 et les rainures 30 et 32 du châssis 24 supportent l'enroulement 20 de part et d'autre des éléments dentés 16 et 18. La figure 2 représente les deux éléments dentés dans la position médiane dans laquelle les extrémités libres des dents sont adjacentes au mandrin 14. La figure 3 représente les deux éléments dentés 16 et 18 dans leur position supérieure et on remarquera que 25 le fond 34 d'une encoche du peigne inférieur 18 est venu s'appuyer contre la partie centrale d'une spire de l'enroulement C qu'elle a enfoncée. Lors de la course descendante suivante illustrée par la figure 4, le fond 36 d'une encoche du peigne supérieur 16 vient s'appuyer contre le brin supérieur de la spire C de l'enroulement 30 qu'elle enfonce de même. Un poinçon P peut former une tête sur la spire de l'enroulement, ainsi qu'il est représenté seulement à titre d'exemple sur la figure 4. Ainsi qu'il est représenté, il est préférable que les surfaces opératoires des fonds d'encoche 34 et 36 aient une arête à 35 leur bord le plus voisin du mandrin afin de former, dans les parties adjacentes de l'enroulement, des parties rentrantes assez "aiguës". Selon une variante illustrée sur la figure 9, l'arête effilée peut être plus éloignée du mandrin afin de produire la partie rentrante, près de l'autre côté de l'enroulement. 71 30815 5 2103523 Comme représenté sur la figure 1, la partie opératoire de fond d'encoche, ou la partie de fond d'encoche qui produit les parties rentrantes et qui est définie par les parties ayant les dents courtes et les encoches larges, ne commence pas à l'extrémité de l'élément denté ou peigne, mais au contraire, des dents plus longues se trouant dans la zone de contact initiale de l'enroulement avec les éléments dentés. Ceci assure l'installation de l'enroulement dans une position convenable sur le mandrin avant que la formation de parties rentrantes ne commence. On remarquera que chaque spire de l'enroulement est frappée successivement, dans la zone de sa partie rentrante, par les fonds d'encoches compris entre les dents successives prises deux à deux, après la première paire de dents. Ceci empêche la tendance à disparaître des angles rentrants de l'enroulement au fur et à mesure que ce dernier progresse le long du mandrin. La figure 8 illustre l'aspect du produit obtenu ; on remarquera qu'une vue d'extrémité ou de profil du produit est pratiquement donnée par la figure 4. 71 30815 6 2103523 REVENDICATIONS 1.- Procédé pour fabriquer des enroulements de fermetures à glissière, dans lequel on enroule un fil autour d'un mandrin suivant une hélice, on saisit les différentes spires de l'hélice ainsi 5 formée entre les dents successives de deux éléments dentés en vis-à-vis dont les dents sont espacées pour définir le pas de l'enroulement en hélice, et dans lequel on fait avancer l'hélice en transférant ses spires, suivant une succession, alternativement, d'un élément denté à l'autre par déplacement d'un des éléments 10 dentés par rapport à l'autre d'une distance égale au pas de l'enroulement, caractérisé en ce que, pendant que l'hélice est maintenue des deux cotés par les éléments dentés, les arêtes des fonds d'encoches d'un des éléments dentés appuient fortement contre une partie de l'hélice de façon à former une partie rentrante dans un 15 tronçon latéral de cette hélice. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu' une partie centrale de l'hélice subit, suivant des côtés opposés, une pression exercée par les deux éléments dentés de façon à former un enroulement présentant des parties rentrantes des deux côtés. 20 Machine pour fabriquer des enroulements de fermetures à glissière comprenant deux éléments dentés mobiles en regard dont les dents sont espacées pour définir le pas des spires de l'hélice devant être formée, un mandrin de guidage le long des éléments dentés, un moyen d'enroulage d'un fil autour du mandrin pour for-25 mer une hélice, un moyen de support et de positionnement de l'hélice des deux côtés des éléments dentés, et des moyens d'entraînement des éléments dentés qui comprennent un moyen destiné à déplacer un des éléments dentés le long de l'autre et le long du mandrin ainsi qu'un moyen pour déplacer les éléments dentés per-30 pendiculairement au mandrin de manière à transférer périodiquement les spires de l'hélice d'un élément denté à l'autre et à faire avancer l'hélice le long du mandrin, caractérisée en ce que la relation entre la longueur des dents et la distance de poussée du moyen pour déplacer les éléments dentés perpendiculairement au 35 mandrin est telle que l'arête de fond d'encoche d'au moins un élément denté peut venir s'appuyer fortement, latéralement, contre l'hélice en cours de formation, pour y former une partie rentrante. 4.- Machine selon la revendication 3S caractérisée en ce que les deux éléments dentés peuvent coopérer avec l'hélice. 71 30815 7 2103523 5-- Machine selon la reyendication 3 ou 4, caractérisée en ce que l'arête de fond d'encoche ou les arêtes de fonds d'encoches ont des profils qui déterminent la forme des parties rentrantes. 6.- Machine selon l'une des revendications 3 à 53 caractérisée en ce que les dents des éléments dentés, au voisinage de l'extrémité du mandrin, sont plus profondes que les autres dents de sorte que l'arête de fond d'encoche ainsi délimitée ne puisse pas entrer en contact avec l'hélice en cours de formation.