La présente invention a pour objet des dispositifs pour accumuler des calories en utilisant la chaleur latente de fusion, par exemple de fusion d'un sel alcalin hydraté. Le secteur technique de l'invention est celui de la eonstruction de dispositifs de stockage de calories, notamment de dispositifs de stockage de calories utilisés en association avec des capteurs solaires ou avec des pompes à chaleur. On sait que le stockage de calories à température relativement basse, par exemple des températures de l'ordre de 15"C à 60"C est un probleme auquel il est nécessaire de trouver une solution fiable et peu onéreuse pour pouvoir utiliser de façon pratique l'énergie solaire dans des installations de chauffage en amortissant par un volant thermique les différences journalières et saisonnieres entre la puissance captéeet la puissance consommée La nécessité d'acccumuler des calories à des températures moyennes, par exemple à des températures comprises entre 600C et 6000C apparaît egalement dans les installations destinées à transformer l'énergie solaire en énergie mécanique grâce à des capteurs à focalisation qui permettent d'atteindre de telles températures. L'accumulation de calories à basse ou à moyenne température peut également présenter un grand intérêt pratique pour récupérer ou pour transporter des calories dégradées qui sont rejetées par de nombreuses installations industrielles dans lesquelles la chaleur est transformée en travail, par exemple les eaux de refroidissement des condenseurs des turbines à vapeur. Enfin, l'accumulation de calories présente également un intérêt pratique pour décaler vers des heures creuses des consommations d'énergie électrique qui ont lieu aux heures de pointe. On a déjà proposé d'accumuler des calories ou des frigories en utilisant la chaleur latente de fusion, notamment la chaleur de fusion de sels alcalins hydratés. L'utilisation de la chaleur latente présente l'avantage de permettre un stockage isotherme des calories avec une densité de stockage de l'ordre de 70 à lOOKWh/m3 et de staceompagner dtune variation de volume relativement faible. L'utilisation de sels alcalins hydratés permet d'utiliser des matériaux dont le coflt est relativement faible, ce qui permet d'envisager des stockages de grand volume.De plus, on connaît toute une gamme de composés alcalins dont les températures de fusion, à la pression atmosphérique, sont comprises dans la plage intéressante, entre 1500 et 65 C ; par exemple - Na OH, 2,5H20 température de fusion 15"C - chaleur de fusion 70KWh/m3. - Ca C12, 6H20 - température de fusion 28 à 29"C - chaleur de fusion 75Ktqh/m3. - S04 Na2,10H20 - température de fusion 320C - chaleur de fusion 90KWh/m3 - Na OH, H20 - température de fusion 6406 - chaleur de fusion 126KWh/m3. Cependant l'utilisation de sels ou de composés hydratés fondus présente des difficultés. Une premiere difficulté tient au fait que ces sels sont sujets au phénomène de surfusion lorsque toute la masse a été fondue et il faut empecher la surfusion pour récupérer de façon progressive la chaleur latente de solidification. On sait éviter la surfusion en ajoutant au sel des germes de cristallisation, par exemple des agents nucléants qui permettent une croissance épitaxique des cristaux autour de chaque germe. Par exemple dans le cas du sulfate de soude decahydraté, le borax peut être utilisé comme agent nucléant mais la solubilité du borax dans la saumure de sulfate de soude est de l'or- dre de 7% et on doit donc utiliser dans les procédés actuellement connus une proportion de borax supérieure à cette limite, ce qui greve le coût de l'acaccumulateur De plus, il faut éviter que l'agent nucléant ne sédimente car dans ce cas, la propagation de la cristallisation à partir d'une couche de nucléant est tres lente. Une autre difficulté dans le cas de certains sels ou composés hydratés réside dans le fait que la fusion de ces produits s'accompagne d'une déshydratation de ceux-ci et d'une mise en solution incomplète du sel anhydre dans liteau. En général la solubilité du sel anhydre dans l'veau est inférieure à la proportion de sel dans les cristaux hydratés, de sorte que l'on obtient un précipité de sel anhydre. Par exemple dans le cas du sulfate de soude décahydraté on obtient par fusion une saumure saturée et un précipité de sulfate de soude anhydre dont le poids est égal à environ 10% du poids de la saumure. Si on laisse sédimenter le sel anhydre, la réversibilité du changement d'état et l'isothermie de celui-ci ne sont pas assurées dans de bonnes conditions. Pour obtenir une bonne réversibilité du changement d'état et pour que la solidification soit bien répartie dans tout le volume, il faut maintenir constamment en suspension dans la saumure l'agent nucléant et le sel anhydre en évitant que les particules solides de chacun d'eux ne dépassent des dimensions de l'ordre d'un millimetre. Pour obtenir ce résultat on a proposéde mélanger à la saumure et à l'agent nucléant une boue épaississante de morne type que les boues de forage, à base d'argiles thixotropes de telle sorte que les particules solides de sel anhydre et de nucléant sont maintenues en suspension et sont réparties dans toute la masse de la boue. Bien que les particules solides d'agent nucléant et de sel anhydre soient bien maintenues en suspension dans la phase liquide épaissie, cette solution présente quelques inconvénients. Du fait que la phase liquide est immobile, il n'y a pas d'échange de calories par convexion et il faut utiliser des surfaces d'échange thermique entre le liquide caloporteur et le milieu de stockage qui sont tres importantes, de l'ordre de 30m2 par m3 du milieu de stockage. De plus la quantité d'agent nucléant reste importante du fait que la proportion de l'agent nueléant doit être supérieure au seuil de solubilité. On a également essayé d'effectuer un stockage dynamique en agitant la phase liquide pour maintenir les cristaux de sel anhydre et d'agent nu cléant en suspens ion. Un stockage dynamique présente en effet des avantages importants du fait qu'il réduit considérablement les surfaces d'échange thermique. D'autre part, la quantité de nucléant nécessaire peut être très faible. En effet, on sait qu'il suffit d'un seul germe de cristallisation pour eviter la surfusion d'un bain en mouvement car les germes de cristallisation se multiplient exponentiellement à partir d'un seul point. Malgré les avantages que l'on peut en attendre, le stockage dynamique n'a pu se développer à ce jour. En effet, les moyens d'agitation de la phase liquide qui ont été essayés ont consisté dans la mise en circulation permanente du liquide au moyen de pompes ou dans un brassage mécanique au moyen d'agitateurs entraînés en rotation au sein du liquide. Tous ces moyens deviennent inutilisables des que la proportion de cristaux au sein de la phase liquide est supérieure à un certain seuil. D'autre part, ils consomment beaucoup d'énergie mécanique de sorte que pour des stockages de longue durée, l'énergie consommée tend à devenir supérieure à l'énergie accumulée. L'objectif de la présente invention est de procurer des dispositifs pour accumuler des calories dans un bain de stockage qui est un mélange d'une phase liquide en équilibre avec une phase solide d'une substance, par exemple d'un sel hydraté, afin d'utiliser la chaleur latente de fusion de ladite substance et qui permettent d'agiter continuellement ledit bain avec une faible dépense d'énergie Un dispositif selon l'invention comporte, de façon connue, un circuit fermé dans lequel circule un fluide caloporteur, lequel circuit comporte des surfaces d'échange thermique dont une des faces est placée au contact d'un bain de stockage, de sorte que le fluide caloporteur cede tantôt des calories au bain lorsqu'il est à une température supérieure à la température constante du bain qui est la température de fusion et emprunte tantôt des calories au bain de stockage lorsqu'il est à une température inférieure à la température de fusion. L'objectif de l'invention est atteint au moyen d'un dispositif de ce type qui comporte - un premier récipient cylindrique clos, à axe sensiblement horizontal, qui contient ledit bain de stockage et un volume de gaz, - des moyens pour entraîner ledit récipient en rotation autour de de son axe, - et des surfaces d'échange thermique, faisant partie du circuit fermé dans lequel circule le fluide caloporteur, qui sont placées au contact du bain contenu dans ledit premier récipient. De préférence, un dispositif accumulateur de calories selon l'invention comporte un deuxième récipient, qui entoure au moins en partie le premier récipient et qui fait partie dudit circuit fermé et lesdites surfaces d'échange thermique sont constituées par les parois dudit premier récipient qui sont placées au contact dudit fluide caloporteur. Dans un mode de réalisation préférentiel, dans le cas courant où le fluide caloporteur est un liquide, le récipient cylindrique tournant est immergé dans le liquide caloporteur contenu dans le deuxieme récipient. Un dispositif selon l'invention comporte, de préférence, au moins une sonde creuse en un matériau bon conducteur thermique qui pénètre dans le bain de stockage et à l'intérieur duquel est placez une source froide, maintenue à une température inférieure à la température de fusion de ladite substance solide. Cette source froide peut être constituée par exemple par une circulation de liquide ou par une tige en un métal bon conducteur dont l'ex- tremité extérieure à la sonde est maintenue à une température inférieure à celle du bain de stockage. Ces sondes sont constamment revetues d'une couche de solide et constituent des germes de cristallisation suffisants pour eviter la surfusion en association avec le mouvement du bain. Dans un autre mode de réalisation, un dispositif selon l'invention comporte au moins une enceinte, ouverte à une seule extrémité, laquelle extrémité débouche dans le bain de stockage. Chacune de ces enceintes contient un fragment d'agent nucléant et un bouchon perméable au liquide qui est situé entre ledit agent nucléant et l'ouverture de l'enceinte. Ce bouchon est par exemple un tampon en feutre, en fibres synthétiques ou en mousse cellulaire ou une membrane poreuse. L'invention a pour résultat des dispositifs perfectionnés d'accumulation de calories à basse et à moyenne température qui permettent d'utiliser la chaleur latente de fusion d'une substance en évitant les risques de surfusion et en garantissant des changement d'étant parfaitement réversibles au prix d'une dépense d'énergie relativement faible Le fait de placer le bain d'accumulation dans un recipient cylindrique tournant autour de son axe, sensiblement horizontal, permet d'obtenir une agitation permanente du bain de stockage avec une faible depense d'énergie. En effet, le cylindre peut être entraîné à faible vitesse. Une vitesse de rotation telle que la vitesse périphérique soit supérieure à la vitesse de sédimentation suffit. De plus, les masses du cylindre et du bain sont équilibrées par rapport à l'axe et le travail nécessaire pour faire tourner le cylindre est donc reduit. Un avantage desdispositifsselon l'invention réside dans le fait qu'ils ne comportent aucune pièce mobile à l'intérieur du bain. Il en résulte donc que le bain peut contenir une grande proportion de cristaux et on peut refroidir le bain jusqu a ce qu' il soit solidifié entierement et on peut même le refroidir au-delà et récupérer une partie de la chaleur sensible du solide. Un autre avantage des dispositifs selon l'invention réside dans le fait qu'ils permettent de réduire considérablement la quantité d'agent nu cléant nécessaire. Selon une première formule, il suffit de mélanger au bain fondu une quantité d'agent nucléant à peine supérieure à la solubilité de l'agent nu cléant dans le bain de sorte que l'on ait au moins un cristal de l'agent nu cléant dans le bain. Lorsque la solubilité de l'agent nucléant est élevée, comme par exemple dans le cas du borax dans une saumure de sulfate de soude, on peut facilement placer au contact du bain un ou plusieurs points froids, maintenus à une température inférieure au point de fusion et ceux-ci suffisent à éviter la surfusion.Le dispositif particulier constitué par un tube ou une enceinte de forme quelconque ayant une extrémité ouverte et contenant un fragment d'agent nucléant séparé du bain par un bouchon perméable au liquide permet d'utiliser une très faible quantité d'agent nucléant, de l'ordre de quelques grammes, et d'éviter la surfusion grâce au brassage mécanique du bain. On notera que ce dispositif peut etre utilisé pour éviter la surfusion de n'importe quel bain soumis à un brassage dynamique, quels que soient les moyens utilisés pour agiter le bain. Un autre avantage très important des dispositifs selon l'invention réside dans le fait que le brassage du bain de stockage et du liquide caloporteur entraîne des échanges de calories par convexion de telle sorte qu'il suffit de surfaces d'échange thermique beaucoup plus réduites que dans le cas d'un bain immobile. A condition de choisir un. rapport entre le diamètre du cylindre et la hauteur de celui-ci suffisamment faible, on obtient un rapport entre la surface du cylindre et le volume du bain suffisant pour que les parois du cylindre fassent fonction de surface d'echange thermique ce qui simplifie considérablement l'installation. Le mode de realisation dans lequel le bain de stockage est enfermé dans un cylindre clos qui est entouré par un deuxième récipient qui fait partie du circuit dans lequel circule un liquide caloporteur présente l'avantage que le cylindre tournant est immergé dans le liquide caloporteur et est soumis aux poussées hydrostatiques de celui-ci, ce qui réduit considérablement le poids apparent du cylindre contenant le bain de stockage. Les efforts sur les paliers de rotation du cylindre ou sur les galets qui supportent celui-ci ainsi que sur les parois du cylindre sont réduits ce qui permet de diminuer l'épaisseur de ces parois pour favoriser les échanges thermiques. Le mode de.réalisation dans lequel le cylindre contenant le bain en fusion est entraîné en rotation par des moyens qui sont situés au-dessus de la surface du liquide caloporteur,supprime tout joint d'étanchéité tournant. La description suivante se réfère aux dessins annexés qui représen- tent sans aucun caractère limitatif des exemples de réalisation de dispositifs d'accumulation selon l'invention. - La figure I est une vue en élévation et partiellement en coupe d'un dispositif d'accumulation selon l'invention. - La figure 2 est une coupe transversale selon II II de la figure 1. - La figure 3 est une vue en élévation et partiellement en coupe d'un deuxième mode de réalisation d'un dispositif accumulateur selon l'invention. La figure I représente schématiquement une partie d'installation de chauffage qui comporte un circuit 1 dans lequel circule un liquide caloporteur, par exemple de l'eau. Le circuit 1 comporte une batterie de capteurs solaires 2a, 2b, 2n connectés en parallèle entre un collecteur froid la et un collecteur chaud lb. Ce circuit I comporte une pompe de circulation 3. I1 comporte un récipient 4, rempli de liquide caloporteur 5. La pompe 3 aspire le liquide 5 contenu dans le récipient 4 et le collecteur lb retourne au récipient 4, de telle sorte que le liquide 5 est recyclé continuellement à travers les capteurs 2 lorsque la pompe 3 est en service. L'installation complète comporte un deuxième circuit, non représenté, qui part du récipient 4 et aboutit à celui-ci et qui comporte des radiateurs de chauffage central dans lesquels circule le liquide 5 ou bien des échangeurs à ailette dans le cas d'une installation de chauffage par air pulsé. Ces deux circuits peuvent comporter des parties communes. Le récipient 4 est enveloppé d'un revêtement isolant thermique 6. Dans le cas d'une installation enterrée, le récipient 4 est placé dans un cuvelage étanche 7, par exemple un cuvelage en béton. Le dessus du récipient 4 est fermé de façon étanche par un couvercle demontable 8 afin de permettre la mise en place du récipient 9. Le récipient 4 contient un dispositif d'accumulation d'énergie selon l'invention. Celui-ci comporte un recipient cylindrique 9 ayant un axe x xl horizontal ou sensiblement horizontal. Ce récipient contient un bain de stockage 10, qui est représenté par des traits horizontaux et des croix et qui est un mélange en équilibre d'une phase liquide et d'une phase solide d'une méme substance. Tant que le bain contient les deux phases en équilibre, sa température reste constamment égale a la température de fusion. le récipient 9 est clos et il contient une réserve de gaz 11 suffisante pour absorber les différences de volume entre l'état solide et l'état fondu. Le cylindre 9 est monté sur des galets 12 et 13 qui sont montés sur un axe porté par des paliers 14 de sorte qu'ils peuvent tourner autour de leur axe. Les galets sont disposés par paires telles que la paire 13a, 13b, représentée sur la figure 2. Le nombre de paires de galets est au moins égal à deux mais peut être supérieur. Le récipient cylindrique 9 est entraîné en rotation autour de son axe x xl par un moteur 15,place au-dessus du récipient 4,qui entraîne, par l'intermédiaire d'un réducteur 15a une poulie 16, laquelle entraîne, par l'intermédiaire d'une courroie ou d'une chaîne 17, une deuxième poulie 18 so lidaire du tambour 9 et coaxiale avec celui-ci. Bien entendu, ce moyen d'entraînement en rotation du cylindre 9 peut être remplacé par tout autre moyen équivalent. Par exemple le cylindre 9 pourrait être équipé d'une couronne dentée périphérique et dans ce cas le moteur 15 entraîne un pignon denté qui engrène avec la couronne dentée pour entraîner le cylindre 9. On voit dans cet exemple que le récipient 4 de fluide calopor teur ne comporte aucun joint d'étanchéité tournant. De plus, le cylindre 9 est immergé entièrement dans le bain 5 de telle sorte que son poids apparent est très réduit. Les parois latérales et les deux flasques d'extrémité du cylindre 9 font fonction de surfaces d'échange thermique dans l'un ou l'autre sens selon la température du liquide 5.La température du liquide 5 se maintient sensiblement constante et égale à quelques degrés près a la température de fusion du bain 10. Le cylindre 9 tourne très lentement, par exemple à une vitesse inférieure à un tour/minute. il suffit que la vitesse tangentielle du cylindre soit du même ordre que la vitesse de sédimentation des cristaux pour maintenir ceux-ci en suspension dans le bain. En variante, le cylindre 9 peut être entraîné alternativement dans les deux sens de rotation. Les figures 1 et 2 représentent une sonde creuse 19, en forme de doigt de gant, qui traverse le cuvelage 7 et le récipient fixe 4 et qui pénètre dans le cylindre 9. La sonde 19 est coaxiale avec le cylindre et elle est fixe. L'extrémité avant de la sonde qui est plongée dans le bain IO est fermée. Une garniture d'étanchéité 20 est disposée autour de la sonde au passage de celle-ci à travers la paroi d'extrémité du cylindre. La sonde 19 est en un métal bon conducteur thermique et elle contient une source froide 21 qui maintient l'extrémité de la sonde qui est plongée dans le bain 10 à une température inférieure à la température de fusion du bain. Ce dispositif 21 est cons titué par exemple par une canalisation de circulation permanente d'un liquide plus froid que le bain 10 ou par une tige en un métal bon conducteur thermique dont l'extrémité extérieure à la sonde 19 est plongée dans un milieu froid. La sonde 19 constitue un point froid et sa surface externe est couverte en permanence de cristaux de la substance 10 qui contituent des germes de cristallisation. Les figures I et 2 représentent un deuxième dispositif 22 permettant d'éviter la surfusion. Celui-ci est composé d'une enceinte 23 qui est par exemple un tube ouvert à l'extrémité avant 23a qui débouche à l'intérieur du bain 10. L'autre extrémité de l'enceinte 23 est fermée. L'enceinte 23 contient un ou plusieurs fragments 24 d'un agent nucléant, par exemple du borax dans le cas où le bain 10 est un bain de sulfate de soude décahydraté. Un bouchon 25, perméable au bain 10, est situé entre l'ouverture 23a et les fragments 24. Ce bouchon est par exemple un tampon en feutre ou en fibres synthétiques ou en une mousse cellulaire à cellules ouvertes, telle que de la mousse de polyuréthane. Le bouchon 25 peut être également une membrane poreuse par exemple une membrane en verre ou en céramique frittée. Dans tous les cas, il est légè- rement perméable au bain 10, de telle sorte qu'il contrôle les vitesses d'é- change d'ions et qu'il crée une barrière de concentration. Le bouchon 25 évite la dissolution de l'agent nucléant dans la masse du bain 10. La solution se trouvant à l'intérieur de l'enceinte 23 à l'arrière du bouchon 25 est saturée en agent nucléant. A l'avant du bouchon 25, il y a toujours quelques cristaux d'agent nucléant et ceux-ci suffisent, grâce au brassage, à éviter la surfusion. Grâce à ce procédé quelques grammes d'agent nucléant sont suffisants pour eviter la surfusion d'un bain ayant un volume de plusieurs dizaines de m3. Ce dispositif peut être utilisé pour éviter la surfusion avec une quantité très faible d'agent nucléant dans tous les cas où le bain fondu est agité. Un exemple d'application est le cas des accumulateurs de calories comportant un bain de nitrate de calcium haxahydraté dont un agent nucléant est le nitrate de cadmium qui présente l'inconvénient d'être très soluble dans le nitrate de calcium fondu et d'entre tres coûteux. Avec un dispositif tel que l'enceinte 23 contenant quelques grammes de nitrate de cadmium, il est possible d'éviter à faible prix la surfusion d'un volume de nitrate de calcium de plusieurs mètres cubes et la surfusion n' est plus un obstacle à la réversibilité de l'accumulateur. Dans le cas où la température de fusion de l'agent nucléant risque d'être dépassée, il est possible de prévoir dans le fond de ltenceinte 23 un deuxième agent nucléant,ayant une température de fusion plus élavée,qui est séparée de l'agent nucléant 24 par un deuxième bouchon perméable. Ce deuxième agent permet d'eviter la surfusion accidentelle de l'agent nucléant 24. La figure 3 est une vue en élévation d'un deuxième mode de réalisation d'un dispositif selon l'invention. Les parties homologues sont représentées sur les figures I et 3 par les mêmes repères. Le dispositif de la figure 3 diffère de celui de la figure 1 par les moyens d'entraînement en rotation du cylindre 9. Dans le cas de la figure 3, le cylindre 9 est supporté par trois paires de galets ou rouleaux 26, 27, 28. Dans chaque paire, l'un des galets, non visible sur la figure 1, est libre et l'autre est motorisé. Ainsi les trois galets 26, 27 et 28, visibles sur la figure 3, sont montés sur un méme arbre 24 qui est porté par des paliers 30. L'arbre 29 traverse la paroi du récipient 4 à travers une garniture d'étanchéité 31. L'arbre 30 est entraîné en rotation par un groupe motoréducteur composé d'un moteur 32 et d'un réducteur 33. Cet entraînement par des galets permet de démultiplier la vitesse de rotation du cylindre et de réduire les dimensions du réducteur 33. On a représenté en pointillés une deuxième variante pour l'entraî- nement en rotation du cylindre 9 dans laquelle le cylindre est supporté par des paires de galets tournant librement sur leur axe et le cylindre 9 est prolongé par un arbre d'entraînement coaxial 34 sur lequel est montéeune poulie d'entraînement 35 qui est elle-me entraînée par un groupe moto-réducteur non représenté. Une garniture d'étanchéité 36 est placée autour du passage de l'arbre d'entraînement 34 à travers la paroi du récipient 4. Ces deux derniers modes d'entraînement en rotation du cylindre 9 nécessitent des garnitures d'étanchéité contrairement aux modes d'entraînement par le haut selon la figure 1. Dans le cas de la figure 3, le dispositif 22 est flottant dans le bain de stockage. Bien entendu sans sortir du cadre de I'invention, les divers élé- ments constitutifs des dispositifs d'accumulation qui viennent d'etre décrits à titre d'exemple pourront être remplacés par des éléments équivalents. REVENDICATIONS I - Dispositif pour accumuler des calories en utilisant la chaleur latente de fusion d'une substance, notamment d'un sel hydraté, lequel dispositif com porte un circuit fermé, dans lequel circule un fluide caloporteur, lequel circuit comporte des surfaces d'échange thermique dont une des faces est placée au contact d'un bain de stockage qui est un mélange d'une phase li quide en équilibre avec une phase solide de ladite substance, de sorte que tantôt ledit fluide cède des calories audit bain et tantôt il lui en em prunte, selon que la température du fluide est supérieure ou inferieure à la température dudit bain qui reste constante, caractérisé en ce qu'il com porte - un premier récipient cylindrique clos, à axe sensiblement horizontal, qui contient ledit bain de stockage et un volume de gaz, - des moyens pour entraîner ledit récipient en rotation autour de son axe, - et des surfaces d'échange thermique, faisant partie du circuit fermé dans lequel circule le fluide caloporteur, qui sont placées au contact du bain contenu dans ledit premier récipient. 2 - Dispositif selon la revendication I, caractérisé en ce qu'il comporte un deuxième récipient, qui entoure au moins en partie le premier récipient et qui fait partie dudit circuit fermé et lesdites surfaces d'échange thermique sont constituées par les parois dudit premier récipient qui sont placées au contact dudit fluide caloporteur. 3 - Dispositif selon la revendication 2 dans lequel ledit fluide caloporteur est un liquide, caractérisé en ce que ledit récipient cylindrique tournant est immergé dans ledit liquide contenu dans le deuxieme récipient. 4 - Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que ledit premier récipient cylindrique est entraîné en rotation par des moyens qui sont situés au-dessus de la surface du liquide dans ledit deuxième récipient. 5 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications I à 4, caractérisé en ce que ledit premier récipient comporte au moins une sonde creuse en un matériau bon conducteur thermique qui pénètre dans ledit bain et à l'in térieur duquel est placée une source froide, qui est maintenue à une tem pérature inférieure à la température de fusion de ladite substance solide. 6 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications I à 5, caractérisé an ce qu'il comporte au moins une enceinte, par exemple un tube ouvert à une seule extrémité, laquelle extrémité débouche dans ledit bain de stocka ge2 lesquelles enceintes contiennent chacune des fragments d'agent nucléant et un bouchon perméable au liquide, qui est situé entre ledit agent nu cléant et l'ouverture de l'enceinte. 7 - Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que ledit bouchon est un tampon en feutre, en fibres synthétiques ou en mousse cellulaire ou une membrane poreuse. 8 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications I à 7, caractérisé en ce que ledit récipient cylindrique est supporté par des paires de ga lets tournants. 9 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 a 8, caractérise en ce que le deuxième récipient est revêtu d'une couche d'isolation ther mique.