L'invention concerne une ferrure encastrable à tige de manoeuvre pour porte, fenêtre et analogue, comprenant un profilé de recouvrement derriére lequel coulisse longitudinalement une tige de manoeuvre, étant fixés temporairement en position de manière démontable, dans une position de base prédéterminée, au moyen d'un organe d'immobilisation de sécurité, lequel traverse la tige de manoeuvre et qui est cisaillé lors de la première manoeuvre de la ferrure, la ferrure comprenant en outre une pièce de guidage de vis, notamment en zinc coulé sous pression, qui est fixée au profilé de recouvrement et passe à travers un perçage oblong de la tige de manoeuvre. Avec une ferrure de ce genre, décrite dans le brevet DE-OS 23 13 690, on obtient une plus grande facilité de montage, par un mode déterminé de fixation de la tige de manoeuvre sur le profilé de recouvrement, et on évite le risque d'erreur au montage, notamment dans le cas où d'autres unités de ferrures doivent être accouplées à la même tige de manoeuvre qui peuvent être également fixées en position, ou encore si la tige de manoeuvre et le profilé de recouvrement doivent être raccourcis en commun pour une adaptation de leur longueur à la grandeur du battant, Comme moyen d'immobilisation pour la fixation temporaire en position,- on utilise ici une broche en matière synthétique qui, après réglage de la position de base désirée, est enfichée à force dans des perçages prévus alignés entre eux dans le profilé de revêtement et dans la tige de manoeuvre.Après montage de la ferrure sur la fenêtre, la fixation en position est supprimée,- sans dépense supplémentaire, par un simple actionnement de la tige de manoeuvre au moyen d'une poignée de commande. En raison du déplacement de coulissement de la tige, la broche de matière synthétique est cisaillée dans le joint entre tige et profilé de recouvrement. Ce mode de fixation en position au moyen d'une broche en matière synthétique nécessite une dépense relativement importante. En effet, il est nécessaire de réaliser au moins un perçage dans le profilé de recouvrement et dans la tige de manoeuvre, et les broches en matière synthétique doivent être fabriquées séparément. Notamment l'enfichage à la presse de la broche en matière synthétique est coûteux car les broches doivent être ancrées avec un siège sans jeu afin qu'elles ne sortent pas, au cours du transport et des manipulations, de la ferrure non montée. Etant donné qu'il s'agit, avec les ferrures à tige de manoeuvre, d'articles de fabrication en série, il est nécessaire de prévoir un dispositif de presse supplémentaire. Le début d'insertion de la broche de matière synthétique dans le premier perçage peut poser des problèmes, et, en outre, les deux perçages doivent être alignés entre eux avec précision. En vue d'assurer, dans des ferrures à tige de manoeuvre, un guidage sûr pour les vis de fixation du profilé de recouvrement, il est habituel de river sur le profilé de recouvrement des pièces de guidage de vis, qui, à l'état monté de la ferrure, s'appuient sur le fond de la gorge de réception de ferrure, et qui s'opposent à ce que, dans le cas d'une charge importante dans le plan longitudinal du profilé de recouvrement, les vis de fixation puissent se placer en position oblique. L'invention a pour but de permettre, dans la réalisation d'une telle ferrure à tige de manoeuvre, une fixation en position à l'aide de moyens d'immobilisation cisaillables ne nécessitant aucun matériau supplémentaire, ni opérations de travail supplémentaires pour leur mise en place. Dans ce but, la ferrure de l'invention est caractérisée en ce que le moyen de fixation est formé par au moins un appendice venu de moulage sur une pièce de guidage de vis et qui est disposé dans un élargissement du perçage oblong. La pièce de guidage de vis qui est de toute façon prévue, fixée au profilé de recouvrement et passant-à travers un perçage oblong de la tige de manoeuvre, assure ainsi une autre fonction, à savoir celle de l'immobilisation en position des éléments de la ferrure. L'appendice est ainsi formé en un seul bloc de matériau avec la pièce de guidage de vis, c'est-àdire, dans le cas d'une pièce moulée, venu en une seule pièce avec elle. Cet appendice s'avance dans un élargissement du perçage oblong de la tige de manoeuvre, de telle sorte que la fixation temporaire en position est obtenue par coopération entre l'appendice et cet élargissement. Etant donné que l'appendice est venu de coulée lors de la fabrication de la pièce de guidage de vis et que l'élar- gissement est réalisé en meAme temps que le perçage oblong, par l'outil d'estampage nécessaire, ce moyen de fixation ne nécessite aucun matériau supplémentaire, ni pièce supplémentaire telle qu'une broche de matière synthétique, ni opérations de travail supplémentaires, notamment pour le montage du moyen de fixation. En outre, un avantage réside en ce que l'appendice servant d'organe de fixation temporaire n'a plus à être enfiché par pression dans l'élargissement du perçage, car il est obligatoirement constitué comme un élément imperdable solidaire de la pièce de guidage de vis. I1 est avantageux de prévoir que la longueur de l'élargissement, vue en direction longitudinale du perçage oblongsss'élève, à un multiple de l'épaisseur de l'appendice. Etant donné que l'élargissement est plus grand, en direction du déplacement de la tige de manoeuvre, que l'épaisseur de l'appendice de fixation temporaire, ce dernier ne soulève aucune difficulté lors de l'assemblage du profilé de recouvrement avec la tige de manoeuvre. Dans le cas où il est prévu un dispositif de positionnement précis, par exemple un engrenage, sur la tige de manoeuvre, le jeu entre l'appendice et la paroi de limitation de l'élargissement du perçage oblong, en direction du déplacement de la tige, est prévu assez grand pour que soit possible un déplacement d'au moins une moitié d'intervalle entre dents de la denture, en vue d'assurer à chaque instant un accouplement précis avec une ferrure à monter sur le battant.Bien entendu, le jeu pourrait correspondre également à un multiple du pas de la denture de l'engrenage, afin que soit assurée, en conservant la fixation en position temporaire, une possibilité d'adaptation de la tige de manoeuvre à l'unité de ferrure à raccorder. Afin que, lors du cisaillage de l'appendice de fixation, soit obtenue une charge uniforme de la tige de manoeuvre, il est prévu, conformément à l'invention, de disposer l'appendice sur chacun des côtés de la pièce de guidage de vis, c'est-à-dire que les appendices sont engagés dans des élargissements disposés sur les cotés opposés du perçage oblong. Afin d'assurer que l'appendice sera cisaillé en une position précise de la tige de manoeuvre actionnée pour la première fois, au moyen de la poignée de commande, et que la force nécessaire à cette manoeuvre ne soit pas trop importante, l'appendice est pourvu avantageusement d'au moins un découpage arrière. D'autres caractéristiques et avantages résulteront de la description ci-après, relative à un exemple de réalisation représenté schématiquement dans les figures 1 et 2 du dessin annexé. Le profilé de recouvrement 1 et la tige de manoeuvre 2 disposée pour pouvoir coulisser longitudinalement derrière lui sont reliés entre eux de manière inséparable au moyen d'une pièce de guidage de vis 3 par coulée sous pression. Pour cela, la pièce de guidage de vis 3 est pourvue, à une extrémité, d'un appendice ou nez 4 qui traverse un perçage 5 du profilé de recouvrement et qui est rivé sur lui, tandis que, à l'autre extrémité, une patte 6 est engagée derrière la face arrière 7 de la tige de manoeuvre 2. La collerette 8 de la pièce de guidage de vis 3 passe à travers un perçage oblong 9 de la tige de manoeuvre 2 et sert de guidage pour la tige de manoeuvre, notamment lors de son coulissement longitudinal par rapport au profilé de recouvrement 1. En vue d'obtenir une fixation en position libérable dans une position de base prédéterminée, de la tige de manoeuvre par rapport au profilé de recouvrement, par exemple dans une position médiane, la pièce de guidage de vis 3 est pourvue de deux appendices diamétralement opposés 10, qui sont venus de coulée en une seule pièce avec la collerette 8 de la pièce. Ces appendices 10 sont pourvus, du caté arrière, de découpages respectifs 11, de telle sorte qu'ils présentent une section transversale la plus réduite à leur transition vers la collerette 8. Ces appendices 10 sont engagés dans des élargissements 12 du perçage oblong 9 (figure 2). La longueur -tde l'élargissement 12 correspond alors à l'épaisseur J4 de de l'appendice 10, y compris une division de denture de la crémaillère 13 de la tige de manoeuvre 2, qui sert à l'accouplement d'une unité de ferrure à raccorder, non représentée. La tige de manoeuvre 2 et le profilé de recouvrement 1 sont alors fixés en position, de manière détachable, avec un jeu qui permet, lors de l'accouplement d'une ferrure, de réaliser l'engagement d'une dent 14 de la crémail 1père 13 dans un intervalle de dent de la denture opposée de ferrure. Après montage de la ferrure à tige de manoeuvre, par exemple dans la feuillure du battant, et après un accouplement éventuel avec d'autres unités de ferrure à raccorder, la tige de manoeuvre 2 est actionnée au moyen d'une poignée qui provoque le coulissement longitudinal de la tige par rapport au profilé de recouvrement 1. Dans cette manoeuvre1 les appendices 10 viennent buter contre une paroi 15 de limitation de l'élargissement 12. Par une augmentation de la force appliquée sur la poignée de commande par l'utilisateur, les appendices 10 de la pièce de guidage de vis 3 sont cisaillés, directement à l'endroit de la collerette 8 qui constitue un point faible en raison des découpages 11 de la face arrière. La fixation temporaire en position est ainsi supprimée et la ferrure à tige de manoeuvre se trouve libérée pour son utilisation normale. Grace à cette formation en une seule pièce d'un appendice 10 sur une pièce de construction, de toute manière nécessaire, traversant la tige de manoeuvre et fixée au profilé de recouvrement 1, à savoir la pièce de guidage de vis 3, cet appendice 10 faisant saillie dans un élargissement 12 du perçage oblong 9 du profilé de recouvrement 2, se trouve réalisé un organe de-sécurité pour une fixation en position temporaire et libérable, qui ne nécessite aucune dépense supplémentaire de matériau, ni de dépense de montage. REVENDICATIONS 10) Ferrure incastrable à tige de manoeuvre pour porte, fenêtre et analogue, comprenant un profilé de recouvrement (1) derrière lequel coulisse longitudinalement une tige de manoeuvre (2), étant fixés temporairement en position de manière démontable, dans une position de base prédéterminée, au moyen d'un organe d'immobilisation de sécurité (4), lequel traverse la tige de manoeuvre (2) et qui est cisaillé lors de la première manoeuvre de la ferrure, la ferrure comprenant en outre une pièce de guidage de vis (3), notamment en zinc coulé sous pression, qui est fixée au profilé de recouvrement (1) et passe à travers un perçage oblong (9) de la tige de manoeuvre (2), ferrure caractérisée en ce que l'organe de fixation de sécurité (4) est constitué par au moins un appendice (10) venu de moulage sur une pièce de guidage de vis (3) et qui est disposé dans un élargissement (12) du perçage oblong (9) de la tige de manoeuvre. 20) Ferrure suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la longueur (t) de l'élargissement (12) s'élève, vue en direction longitudinale du perçage oblong (9), à un multiple de l'épaisseur ) de l'appendice(10). 30) Ferrure suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que l'appendice (10) est disposé de chaque côté de la pièce de guidage de vis (3). 40) Ferrure suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que l'appendice (10) est pourvu d'au moins un découpage arrière (11) créant un point faible de rupture par cisaillage.