L'invention concerne un procédé de traitement de boue de clarification par déshydratation ainsi qu'un appareil pour la mise en oeuvre de ce procédé. Dans les installations de clarification connues, une fois que la boue obtenue a été digérée dans une zone de digestion, par# exemple une tour de digestion, ou bien on l'évacue sans déshydratation préalable au moyen d'un véhicule spécial de transport, ou bien on la déshydrate et éventuellement on la sèche ensuite. Les deux méthodes sont relativement coûteuses. Les-véhicules-nécessaires au transport de la boue non déshydratée sont des véhicules spéciaux qui ne peuvent pas servir à d'autres usages. En outre, étant donné la haute teneur en eau de la boue, la quantité à transporter est grande. Enfin, il est généralement difficile aussi de trouver des acheteurs pour une boue de clarification non déshydratée., C'est pourquoi on applique plus fréquemment la méthode de déshydratation de la boue. Ioutefois, la déshydratation naturelle sur des aires de séohsge de boue nécessite une place relativement grande dont on ne dispose pas toujours. Il est vrai qu'il existe aussi des installations mécaniques de déshydratation mais elles exigent des investissements élevés. En outre, il faut générale ment tout de mdme une zone de digestion de boue qui augmente également le coût du traitement. L'invention a pour but de fournir un procédé de traitement de bôue de clarification par déshydratation qui soit moins coûteux que les procédés connus et qui puisse servir aussi lorsqu'on dispose de peu de place pour une installa tion de traitement. Selon l'invention, cé problème est résolu par le fait que lton déshydrate la boue jusqu'à une teneur résiduelle en eau d'environ 70 en ajoutant une matière hygroscopique, notamment de la vermiculite. En effet, une boue ayant une teneur résiduelle en eau d'environ 70% ou en dessous peut être évacuée au moyen de véhicules transporteurs ordinaires, donc de véhicules à plateau ouvert. Par suite, le transport entratne peu de frais et tout acheteur pourra l'effectuer lui-m8me s'il possède un véhicule de transport comme c'est généralement le cas. Il est vrai que la consommation de vermiculite, qui est évacuée-à l'état de mélange avec la boue mais ne gene pas l'utilisation de celle ci, entratne certains frais. Mais ceux-ci sont insignifiants étant donné qu'une installation pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention prend très peu de place et ne nécessite que peu d'investissements.Un autre avantage réside dans le fait que l'on peut utiliser non seulement de la boue digérée mais encore de la boue non digérée, de sorte que l'encom- brement et la dépense représentés par une zone de digestion sont supprimés. Enfin, un avantage notable est qu'on n'obtient pas d'eau boueuse devant être renvoyée aux installations de clarification. L'eau boueuse, il elle se présente en grandes quantités, peut emptcher le fonctionnement de l'installation de clarification. Pour économiser de lavermiculite, on peut attendre, pour ajouter celle-ci, que la boue se soit déposée et que l'eau séparée ait été éliminée. A cet effet, on peut aussi utiliser de la boue dont on a déjà éliminé de l'eau pré valablement en ajoutant un agent chimique de précipi+?tien. Pour la pratique du procédé selon l'invention, il faut simplement un récipient capable de contenir une quantité déterminée de boue, par exemple un ou plusieurs mètres cubes. Toutefois, étant donné la nécessité de mélanger la vermiculite à la boue, il faut utiliser un récipient muni d'un dispositif mélangeur. Afin qu'après avoir déshydraté la boue au moyen de la vermiculite on puisse commodément retirer du récipient le mélange de boue et de vermiculite et le charger sur un véhicule transporteur, le récipient peut présenter dans le bas une ouverture d'évacuation pouvant etre fermée et avoir, au moins dans sa région inférieure, une aire le section qui diminue vers le fond. On peut alors sans difficulté vider le récipient par cette ouverture d'évacuation. Si le récipient se trouve sur une rampe ou un agencement similaire, le mélange de boue et de vermiculite peut être amené directement de l'ouverrure d'évacuation sur le véhicule transporteur. L'invention est expliquée ci-ais à propos d'un exemple d#exécution d'appareil à la mise en oeuvre du procédé, représenté par le dessin. - La figure uninue est une coupe longitudinale schématique de l'exemple d'exécution. Sur un socle I en forme de rampe se trouve un récipient 2 s'élargissant vers le haut, à section circulaire présentant une capacité d'environ 2 m3. Dans l'exemple, le récipient est formé de Gble d'acier portant intérieurement une couche protectrice contre la corrosion. Bien entendu, pour la fabrication du récipient, on peut aussi utiliser d'autres matériaux, par exemple du béton. A son extrémité inférieure, le récipient 2 est muni d'un tuyau d'évacuation 3 qui dépasse le bord du socle I afin que l'on puisse placer un véhicule transporteur sous l'ouverture d'évacuation. Un volet 4 permet de fermer et d'ouvrir le tuyau d'évacuation 3. Sur le bord supérieur du récipient 2 est posé un dispositif mélangeur qui est constitué par une poutre 5, un moteur d'entraînement 6 et une vis agitatrice 7 pénétrant à l'intérieur du récipient 2. Bien entendu, on peut aussi utiliser des dispositifs mélangeurs de structure différente. Après avoir introduit la boue qui peut venir directement de l'installation de clarification mais qui peut aussi être épaissie ou partiellement déshydratée par addition d'agents chimiques de précipitation, on peut tout d'abord laisser la boue se déposer et aspirer ou vidanger l'eau séparée. Ensuite, on ajoute de la vermiculite el quantité ul del > end de la quantité de boue et de la teneur en eau de celle-ci, la proportion de vermiculite devant entre suffisante pour que la teneur résiduelle en eau de la boue s'abaisse à environ 70. La vermiculite est mélangée à la boue au moyen de la vis agitatrice 7. Etant donné que la vermiculite s'imbibe très rapidement d'eau, le mélange de boue et de vermiculite peut entre retiré du récipient 2 par le tuyau d'évacuation 3 au bout d'un temps relativement court. REVENI?ICÀTI0N# 10) - Procédé de traitement de boue de elarification par déshydratation, caractérisé par le fait que l'on déshydrate la boue jusqu'à une teneur résiduelle en eau d'environ 70% en ajoutant une matière hygroscopique, notamment de la vermiculite. 20) - Procédé selon la revendication I, caraetérisé par le fait que l'on ajoute seulement la vermiculite après que la boue se soit déposée et que l'eau séparée ait été éliminée. 30) - Procédé selon la revendication I ou 2, caractérisé par lestait que l'on utilise une boue que l'on a déjà déshydratée préalablement en ajoutant un agent chimique de précipitation. 40) - Appareil pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication I, caractérisé par-un récipient muni d'un dispositif mélangeur. 50) - Appareil selon la revendication 4, ca ractérisé par le fait que le récipient présente dans le-bas une ouverture d'évacuation pouvant être fermée et qu'il a, au moins dans sa région inférieure, une aire de section qui diminue vers le fond.