La présente invention, due aux travaux de Monsieur André Jean Joseph GARDET, est relative aux dispositifs de réglage automatique du niveau d'accumulation de fil sur une bobine à enroulement et dévidage simultanés. De tels dispositifs trouvent, entre autres, une application avantageuse sur les tréfileuses multiples. Une tréfileuse multiple pour fil d'acier comporte, ainsi qu'il est connu, d'une part une série de filières successives qui réduisent de plus en plus le diamètre du fil et d'autre part, entre ces filières, une série de bobines d'enroulement du fil Ces bobines ont leur axe vertical et sont pourvues à leur partie supérieure d'un bras rotatif tendeur de fil ou pantin; elles permettent d'alimenter les filières avec le minimum de risques de rupture du fil, compte tenu des vitesses de passage différentes du fil à travers les filières successives et grâce à des vitesses d'enroulement et de dévidage différentes sur les bobines. Pour éviter des ruptures de fil et assurer une bonne alimentation, il a déjà été prévu des dispositifs de réglage automatique du niveau d'accumulation de fil sur les bobines avec deux vitesses d'entraînement pour chaque bobine, une grande vitesse et une petite vitesse, avec des moyens de détection du niveau d'accumulation maximum ou minimum admissible du fil sur chaque bobine. Ces moyens de détection mettent en marche la petite ou la grande vitesse de la bobine suivant qu'elle se rempiit ou se dévide trop vite. I1 est déjà connu d'effectuer la détection d'une bobine pleine ou à niveau maximum d'accumulation de fil ou d'une bobine vide ou à niveau minimum d'accumulation de fil, à l'aide de deux organes de détection de présence d'une spire de fil enroulé. L'un de ces organes, de détection du niveau minimum,est placé près de l'extrémité inférieure de chaque bobine ou extrémité d'entrée du fil et l'autre organe, de détection du niveau maximum, est placé près de son extrémité supérieure ou extrémité de sortie du fil. Ces organes de détection sur lesquels agissent les spires de fil enroulées sont fréquemment hors d'usage, soit qu'ils soient cassés lors de ruptures du fil, soit qu'ils soient encrassés.Ces inconvénients sont atténués si ces organes sont escamotables, mais ils existent encore; de plus, des organes escamotables sont d'un entretien relativement coûteux en raison de l'abondance des poussières dans un atelier de tréfilage. Il est également connu de monter les organes de détection à l'intérieur de la bobine, sur l'axe de celle-ci, donc à l'abri des poussières et des ruptures de fil. Leur montage nécessite toutefois des prises de courant rotatives à bague et charbon et un tel montage ne peut se faire que lors de la construction de la machine. Ces organes ne sont donc pas adaptables à une machine existante et en outre, s'il en est prévu à la construction, ils ne sont accessibles, en cas d'incident, qu'en démontant la bobine et ils sont par conséquent peu fiables. C'est pourquoi la présente invention a pour objet un dispositif de réglage automatique du niveau d'accumulation de fil qui remédie à tous les inconvénients ci-dessus liés à la détection directe de la présence de spires enroulées aux extrémités de chaque bobine. A cet effet, selon l'invention, ce dispositif de réglage automatique du niveau d'accumulation de fil sur une bobine à enroulement et dévidage simultanés munie de moyens d'entraînement en rotation présentant deux organes de commande de ces moyens à deux vitesses différentes, est caractérisé en ce qu'il comprend des moyens de comptage du nombre de spires de fil enroulées ou déroulées, ces moyens de comptage présentant deux valeurs présélectionnées qui correspondent au minimum ou au maximum prévus pour le niveau de fil et qui, lorsqu'elles sont atteintes, enclenchent respectivement l'organe de commande à vitesse supérieure ou celui à vitesse inférieure. L'invention a également pour objet une machine de traitement de fil à plusieurs bobines montées en série et équipées chacune d'un dispositif du genre ci-dessus. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaitront au cours de la description qui va suivre, donnée uniquement à titre d'exemple non limitatif et en regard du dessin annexé sur lequel: la Fig. 1 est une vue en élévation, schématique et partielle, d'une tréfileuse multiple munie de dispositifs conformes à ltnven- tion; la Fig. 2 est une vue correspondante de dessus et à plus petite échelle. La tréfileuse multiple illustrée partiellement par ces figures comprend une série d'appareillages dont l'un est représenté complètement pour lapasse de tréfilage de rang n et le suivant partiellement pour la passe de rang n + 1. Cette machine est destinée à effectuer le tréfilage d'un fil d'acier A. Chaque appareillage de tréfilage comprend une filière, telle que F n ou Fn+l, une bobine,telle que 3n ou Bn+1, d'enroulement du fil sortant de cette filière, un moteur, tel que Mn- ou Mn+l, à deux vitesses ou tout autre appareil d'entraînement en rotation à deux vitesses couplé à la bobine Bn ou Bon 1 éventuellement avec interposition d'un réducteur, un bras rotatif tendeur de fil ou pantin P et des poulies de renvoi R1 et R2 qui font passer le fil A de l'appareillage de la passe n à l'appareillage de la passe suivante n + 1. Le fil sort des passes successives avec un diamètre de plus en plus faible.Chaque bobine est disposée avec son axe X-X vertical et elle est clavetée sur un arbre de sortie D. du moteur M, à l'extrémité supérieure duquel est monté fou le pantin P. Ce pantin P est horizontal et comporte au voisinage d'une extrémité une poulie R3 de passage du fil A, à l'autre extrémité un contrepoids et entre les deux un moyeu E de guidage en rotation autour de l'arbre D; il est entraîné en rotation par la bobine B par l'intermédiaire d'un accouplement à friction C comprenant un plateau menant horizontal- et solidaire de la bobine B et un plateau mené horizontal et solidaire du moyeu E, ces deux plateaux présentant des garnitures de friction. Grâce à cet accouplement C, le pantin P peut fonctionner de trois manières différentes. Dans le premier cas, lorsque l'accumulation de fil sur la bobine Bn est stabilisée, le pantin est immobile, ce qui signifie que l'accouplement C glisse; ceci a lieu lorsque la vitesse linéaire VBn+l de la bobine Bn+1 est égale à la somme de la vitesse linéaire Vgn de la bobine précédente Bn et de l'accroissement de vitesse linéaire ss VFn+l dû à l'allongement du fil dans la filière Fn+l. Ceci s'exprime par l'égalité: : Vgn + 8 VFn+l = VBn+l Dans le second cas, lorsquil y a accumulation de fil sur la bobine Bn, le pantin tourne dans le sens de la bobine Bn, avec ou sans glissement de l'accouplement C; ceci a lieu lorsque la vitesse linéaire VBn+l de la bobine Bn+l est inférieure à la somme de la vitesse Vgn et de l'accroissement Q VFn+l. Ceci s'exprime par l'inégalité: Vgn + E VFn+l > VBn+l Dans le troisième cas, lorsqu'il y a dévidage de fil de la bobine Bn, le pantin tourne en sens inverse par rapport à la bobine Bn, avec glissement de l'accouplement C; ceci a lieu lorsque'la vitesse linéaire VBn+l de la bobine Bn+lest supérieure à la somme de la vitesse Vgn et de l'accroissement A VFn+l.Ceci s'exprime par l'inégalité Vin + A Vin+ 1 to Vin+ 1 Le pantin P est par ailleurs pourvu d'une tête métallique 1 à son extrémité qui porte la poulie R de passage du fil A. Cette tête 1 coopère avec un détecteur de proximité 2 qui est disposé à l'intérieur du bâti de la machine et qui fait partie d'une commande automatique décrite ci-dessous. Cette commande automatique comporte, comme le montre la Fig. 2, pour chaque bobine, les organes 1 et 2 précités de détection du passage du pantin P, des organes PV de commande de petite vitésse et GV de commande de grande vitesse, un organe comparateur de vitesses 3 et un organe de comptage 4. La commande comporte en outre une ligne 5 de transmission d'impulsions reliant l'organe détecteur 2 à l'organe comparateur 3, une ligne 6 de transmission d'impulsions reliant cet organe 3 à l'organe de comptage 4, deux lignes 7 et 8 reliant à l'organe comparateur 3 les organes de commande GV et PV associés à la même bobine Bn, deux lignes 9 et 10 reliant à ce même organe 3 les organes de commande GV et PV associés à la bobine située immédiatement en aval Bn+l, deux lignes 11 et 12 reliant l'organe de comptage 4 aux organes de commande GV et PV de la même bobine Bn et enfin deux lignes 13 et 14 de transmission de signaux de commande des organes GV et PV au moteur M associé à la même bobine Bn. La ligne 11 correspond au signal zéro d'enroulement minimum et la ligne 12 au signal N d'enroulement maximum de la bobine. Les organes de commande de petite vitesse PV et de grande vitesse GV sont des contacteurs de couplage des enroulements des moteurs Mn. Le pantin P tourne soit dans le sens antihoraire de la flèche f1 dans b cas d'une accumulation de fil,soit dans le sens horaire de la flèche f2 dans le cas d'un dévidage de fA.La tête métallique 1 presente une surface extrême sphérique dont la trajectoire est centrée sur l'axe X-X de la bobine.Quant au détecteur 2,il n'a aucun cnntact avec cette tête 1, étant bien protégé à l'intérieur d'un carter 2a placé en dehors de la zone de travail, donc à l'abri des chocs. I1 est de n'importe quel type connu permettant de détecter une rotation; il peut notamment être de type magnétique, pneumatique ou à cellule photo-électrique. Ce détecteur 2 produit une impulsion de comptage à chaque passage de la tête 1 du pantin P. L'organe comparateur 3 est un codeur algébrique qui remplit une fonction de comparaison ou d'analyse différentielle des vitesses de rotation des moteurs Mn et Mn+l de la bobine considérée Bn et de la bobine située en aval Bn+1. Plus précisément, cet organe compare des impulsions correspondant aux états de marche ou d'arrêt des organes de commande GV et PV des deux bobines successives. Ce même organe 3 commande le sens du comptage des tours d'enroulement ou de dévidage effectués par le pantin P. I1 comprend des circuits électriques qui s'ouvrent ou se ferment suivant les positions relatives d'ouverture et de fermeture des organes de commande GV et PV de la bobine Bn et de la bobine Bn+i. L'organe de comptage 4 sert à compter les impulsions de passage produites par le détecteur 2 et par conséquent les tours d'enroulement ou de dévidage effectués par le pantin P. On utilise dans le présent mode de réalisation des compteurs de type électromécanique et différentiel de sorte qu'on ne dispose que d'un signal de passage par zéro, raison pour laquelle chaque organe 4 comprend deux compteurs Kl et K2 par bobine. L'un,Kl,est utilisé pour compter les tours positivement et il se trouve à zéro lorsque la bobine est pleine,et l'autre, K2 est utilisé pour compter négativement ou décompter les tours et il se trouve a zéro lorsque le niveau des spires de fil enroulé de la bobine est minimum. Le compteur K1 est présélectionné, pour un niveau minimal d'accumulation sur bobine, à une valeur correspondant au nombre de spires maximum N et, lors d'une accumulation de spires sur la bobine, il décompte les tours en affichant des chiffres décroissants; lorsqu'il est arrivé à zéro, c'est-à-dire lorsque la bobine porte N spires, il donne sur la ligne 12 une impulsion qui commande l'or sanve PV de commutation en vitesse inférieure du moteur.Par contre, toujours lors d'une accumulation de spires sur la bobine, le compteur K2 compte les tours en affichant des chiffres croissants tandis que, lors d'un dévidage, il décompte les tours et, en arrivant à zéro, c'est-à-dire lorsque la bobine porte le nombre minimal de spires, il donne sur la ligne 11 une impulsion qui commande l'organe GV de commutation en vitesse supérieure du moteur. A chaque tour du pantin P, les deux compteurs K1 et K2 reçoivent une impulsion. Pour un enroulement d'une spire sur la bobine et donc pour un tour de celle-ci, K1 décompte une unité en retranchant les tours successifs au nombre initial N choisi par l'utilisateur. Pour un meme enroulement d'une spire,K2 compte une unité en ajoutant les tours successifs au nombre initial zéro. De meme, à chaque dévidage d'une spire de la bobine, K1 compte une unité et K en décompte une. Le comparateur donne aux impulsions correspondant aux nombres de tours du pantin et émises par l'organe détecteur 2 le signe indiqué dans la cinquième colonne du tableau de fonctionnement suivant, suivant que les bobines Bn et Bn+1 sont en petite ou en grande vitesse: TABLEAU DE FONCTIONNEMENT : Vitesse : Vitesse : Sens de Enroule- : Signe al-1vitesse de : de : de : rotation ment E ou :gébrique :Bn au bout: rotation: rotation : de P dévidage :affecté de N tours: : de B n : de gn+l :D sur Bn :par le :comptés : : : : :compara- avec le : :teur 3 signe pré-: : :cédent : : GV : GV : fl : E : + : PV PV : pt : fl : E : + : Arrêt PV : GV : 2 : D : - : GV : GV : PV v f : E : + : PV Un signe + affecté à une impulsion signifie qu'une unité sera décomptée par le compteur K1 et comptée par le compteur K2 et inversement dans le cas d'un signe Le fonctionnement de la tréfileuse et de ses dispositifs de réglage ainsi décrits est le suivant: : En début de fabrication, le tréfileur enroule sur chaque bobine le nombre minimal de spires nécessaire à la transmission des efforts de traction sur le fil à partir de chaque bobine, il règle les compteurs K de chaque bobine à zéro et affiche le nombre maximal N de tours d'enroulement sur chaque compteur K1, puis il met successivement en route les différentes passes de tréfilage, d'abord à petite vitesse, puis à grande vitesse, en actionnant les organes de commande PV, puis GV, jusqu'à ce que les différentes passes successives de tréfilage s'effectuent simultanément, en marche normale. Les dispositifs de réglage permettent alors de compter le nombre de spires enroulées ou dévidées de chaque bobine et a'action- ner l'organe de commande de vitesse approprié PV ou GV dès que le nombre de spires enroulées ou dévidées choisi à l'avance est atteint. Plus précisément, ils permettent de détecter le passage du pantin rotatif à chaque tour d'enroulement ou de dévidage, de compter algébriquement le nombre de tours de ce pantin suivant son sens de rotation et d'actionner l'organe de commande de la vitesse appropriée dès que le nombre de tours choisi à l'avance est atteint. Etant donné que le changement de vitesse de la bobine M implique l'utilisation d'organes de commande de vitesse différents GV et PV pour le moteur d'entraînement, il est inutile de détecter le sens de rotation du pantin P. On utilise en effet le fait que le pantin tourne toujours dans le même sens que la bobine lorsque celle-ci tourne à grande vitesse, c'est-à-dire quand les spires de fil s'accumulent sur la bobine et que par contre il tourne toujours en sens inverse lorsque la bobine tourne à petite vitesse, c'està-dire lorsque des spires de fil sont dévidées de la bobine sous l'effet de traction de la bobine suivante Bn+l sur laquelle elles s'enroulent. Chaque tour du pantin P dans le sens de rotation de la bobine représente une spire de plus sur cette bobine et chaque tour en sens inverse représente une spire de moins.Le dispositif de réglage sert alors à compter les tours du pantin en plus ou en moins. Ce dispositif fonctionne de la manière suivante,-étant entendu que dans ce qui suit on ne considère que deux bobines successives, l'une de rang n, l'autre de rang n+I , mais que le fonctionnement est le même pour toutes les bobines dont les vitesses sont comparées deux par deux: Dans le cas d'une marche idéale, il y a enroulement et dévidage synchrones de deux bobines successives qui tournent toutes les deux,par exemple en grande vitesse GV; le pantin P de la bobine amont Bn oscille autour d'une position à peu près fixe, étant donné qu'à chaque spire enroulée sur cette bobine Bn correspond une autre spire qui en est simultanément déroulée pour s'enrouler sur la bobine aval Bn+1. Le compteur K1 de la bobine Bn ne reçoit aucune impulsion et il en est de même pour le-compteur K2.Cette marche idéale ne peut que rarement être obtenue, étant donné les variations de vitesses linéaires dues d'une part au calcul et d'autre part à l'usure des filières. Dans le cas d'une accumulation de fil sur la bobine Bn, le pantin P de cette bobine tend à tourner avec elle dans le sens fl le fil A s'enroulant sur la bobine. A chaque tour- d'enroulement, la tête 1 actionne le détecteur de proximité 2 qui envoie par la ligne 5 une impulsion à travers les organes 3 et 4. Etant donné que c'est l'organe de commande GV qui se trouve alors enclenché sur le moteur Mn, l'organe comparateur 3 donne le signe + à cette impulsion avant qu'elle n'entre dans l'organe de comptage. Le compteur K compte alors positivement chaque tour alors que le compteur K1 les compte négativement. Au bout de N passages de la tête 1 devant le détecteur 2 dans le sens de rotation positif fl, ce qui correspond à l'enroulement maximal de N spires de fil sur la bobine, le compteur K1 marque O et le compteur K2 marque N.Par la ligne 12, le compteur K1 envoie un signal d'actionnement à l'organe de commande de petite vitesse PV. Le moteur Mn de la bobine Bn passe en n+1 vitesse lors qu Le moteur Mnglde 1, bobine Bn passe en petite vitesse alors que le moteur M de la bobine Bn+1 reste à sa vitesse. Dans le cas d'un dévidage de fil de la bobine Bn, qui est la conséquence inévitable d'une accumulation et d'un changement de vitesse du type précédent, le pantin P glisse sur la bobine et tourne en sens inverse de celle-ci en raison de la traction du fil n+1 par la bobine Bon 1 A chaque passage de la tête 1 devant le détecteur 2 dans le sens de rotation f2 une impulsion est envoyée aux organes 3 et 4. L'organe de comparaison 3 détermine le signe à donner à cette impulsion en vue de son comptage en comparant l'état d'ouverture ou de fermeture des organes de commande GVV et PV des bobines Bn et Bn+1 , état donné pour la première par la ligne 7 ou 8 et pour la seconde par la ligne 9 ou 10.Etant donné que c'est l'or n+1 gane GV qui est enclenché pour la bobine Bn+l et organe PV pour la bobine Bn, l'organe 3 attribue le signe - à chaque impulsion donnée par le détectéur 2. Le compteur K2 ayant marqué N à la fin de l'accumulation des spires sur la bobine Bn, il retranche un 2 tour à chaque passage de la tête 1 dans le sens f . Quant au comp- teur K1, qui initialement, c'est-à-dire à la fin de la période de remplissage de la bobine Bn, marque 0, il ajoute un tour à chaque passage du pantin P. Au bout de N tours de dévidage, le compteur K marque O et le compteur K marque N.Le compteur K arrivant à zéro, il envoie un signal d'actionnement à l'organe de commande GV par la ligne 11 et le moteur de la bobine Bn passe à la vitesse supérieure tandis que celui de la bobine Bn+1 reste à sa vitesse. La bobine Bn qui a atteint son enroulement minimal repart alors en grande vitesse, ce qui permet au fil de s'accumuler à nouveau plus ou moins vite sur elle. On est alors ramené au cas précédent. Au cours du fonctionnement, il peut arriver que deux bobines Bn et Bon 1 soient en petite vitesse. I1 y a dans ces conditions enroulement de fil sur les deux bobines. Si la bobine Bn atteint son niveau maximum, compte tenu du fait qu'elle se trouve déjà en petite vitesse, le dispositif électronique commande l'arrêt de la bobine Bn. Le dispositif électronique commande également l'arrêt de la bobine Bn par un organe de commande ST (stop) relié à l'organe de comptage 4 par une ligne lla et au moteur Mn par une ligne 13a. Dans ce cas,peu fréquent, la remise en marche de la bobine Bn s'effectuera manuellement. Toutefois, une remise en marche automatique pourrait très bien être envisagée si cela était nécessaire. Ainsi, la commande de vitesse de chaque bobine est asservie d'une part au sens de rotation du pantin P et d'autre part à la comparaison ou analyse différentielle des vitesses de la bobine considérée et de la bobine située immédiatement en aval. Les avantages du dispositif de réglage décrit sont, entre autres, les suivants : l'ensemble du dispositif à l'exception du détecteur est logé en armoire à l'abri des poussières et des chocs et de manière aisément accessible ; la commande est robuste et fiable ; le détecteur 2 lui-même est bien à l'abri sous carter et en dehors des zones de rupture possible du fil. Ce dispositif est adaptable à toutes les tréfileuses multiples existantes puisqu'il est entièrement monté à l'extérieur de la tréfileuse et ne nécessite aucun montage ou démontage des moteurs, bobines, pantins et poulies qui existent. En variante, ce dispositif peut être pneumatique au lieu d'être électromécanique. On emploie alors à la place des organes 3 et 4 des organes appropriés connus des spécialistes et les lignes de transmission restent les mêmes que celles indiquées ci-dessus, ainsi que le fonctionnement. La commande électromécanique décrite peut également être remplacée par une commande électronique. Dans ce cas, l'organe de comparaison est également constitué par un codeur algébrique et il analyse les mêmes grandeurs de référence (position relative d'ouverture ou de fermeture des organes de commande GV et PV), mais à l'aide de circuits binaires ou logiques statiques. Quant aux deux compteurs K et K, ils sont remplacés par un compteurdécompteur électronique unique avec comparateur. En outre, un commutateur de présélection du nombre maximal de spires d'enrqulement N est utilisé. I1 affiche le nombre maximal N et positionne le compteur-décompteur ainsi que le comparateur à ce nombre N. En période d'accumulation le compteur-décompteur décompte le nombre de spires ajoutées; en arrivant à zéro (bobine pleine), il commande l'organe PV de façon à faire passer en vitesse inférieure la bobine considérée. En période de dévidage, le compteur-décompteur compte le nombre de spires enlevées; lorsque ce nombre devient égal à celui N présélectionné dans le comparateur, ce dernier commande l'organe GV de commutation en vitesse supérieure de la bobine considérée. I1 faut enfin noter que ce dispositif peut s'appliquer à toute bobine à enroulement et dévidage simultanés dont la vitesse peut prendre indépendamment et sur commande automatique deux états, soit une vitesse V1 et l'arrêt, soit une vitesse V1 et une vitesse V2, quel que soit le moyen utilisé pour obtenir ces deux états. I1 peut également s'appliquer à toute machine multiple comprenant plusieurs bobines de ce type. - - REVENDICATIONS - 1.- Dispositif de réglage automatique du niveau d'accumulation de fil sur une bobine à enroulement et devidage simultanés munie de moyens d'entraînement en rotation présentant deux organes de commande de ces moyens à deux vitesses différentes, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens (4-K1-K2) de comptage du nombre de spires de fil enroulées ou déroulées, ces moyens de comptage présentant deux valeurs présélectionnées qui correspondent au minimum et au maximum prévus pour le niveau de fil et qui, lorsqu'elles sont atteintes, enclenchent respectivement l'organe (GV) de commande à vitesse supérieure ou celui (PV) à vitesse inférieure. 2.- Dispositif suivant la revendication 1 pour une bobine dont est solidaire, par l'intermédiaire d'un accouplement à friction, un bras radial tendeur du fil extrait de cette bobine, caractérisé en ce qu'il comprend un organe (2) de lecture du nombre de spires de fil enroulées ou déroulées qui est constitué par un détecteur du nombre de tours du bras de guidage (P), relié à l'entrée des moyens de comptage (4). 3.- Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2 pour une bobine munie de moyens d'extraction de fil présentant deux organes de commande de ces moyens à deux vitesses dif férentes, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens de comparaison (3) dont la sortie est reliée aux moyens de comptage (4) et qui présente une première entrée reliée à un organe (2) de lecture du nombre de spires de fil enroulées ou déroulées, et quatre autres entres destinées à être reliées respectivement aux deux organes (PV, GV) de commande des moyens d'entraînement de la bobine (Bn) et aux deux organes (PV, GV) de commande des moyens d'extraction (Bn+l) de cette bobine (Bn). 4.- Dispositif suivant la revendication 3, caractérisé en ce que les moyens de comparaison (3) sont des moyens donnant aux impulsions provenant de l'organe de lecture (2) un signe négatif uniquement lorsque les impulsions sont présentes sur les deux en trées reliées à l'organe (PV) de commande en petite vitesse des moyens d'entraînement (Mn) de la bobine (Bn) et à l'organe (GV) de commande en grande vitesse des moyens (bon 1) d'extraction de cette bobine et un signe positif dans tous les autres cas. 5.- Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 3 et 4 pour une bobine à la suite de laquelle est montée en série une seconde bobine munie de moyens d'entraînement en rotation présentant deux organes de commande de ces moyens à deux vitesses différentes, cette seconde bobine constituant des moyens d'extraction du fil de la première, caractérisé en ce que les deux dernières entrées des moyens de comparaison (3) sont reliées aux deux organes de commande (PV, GV) des moyens d'entraînement (Mn+1) de la seconde bobine (Bn+i). 6.- Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce quelles moyens de comptage (4), qui reçoivent des impulsions correspondant au nombre de spires enroulées ou déroulées, comprennent deux compteurs (K1, K2),dont l'un compte les impulsions entre une valeur nulle et une valeur présélectionnée correspondant au nombre maximal de spires prévu tandis que l'autre les décompte entre les deux mimes valéurs et qui sont reliés respectivement aux deux organes (PV, GV) de commande des moyens d'entrainement (Mn) de façon à envoyer des impulsions de mise en service à ces organes lorsque ces compteurs atteignent la valeur nulle. 7.- Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce les moyens de comptage (4), qui reçoivent des impulsions correspondant au nombre de spires enroulées ou déroulées, comprennent un compteur-décompteur qui compte et décompte ces impulsions entre une valeur nulle et une valeur présélectionnée correspondant au nombre maximal de spires prévu et qui est relié aux deux organes (PV, GV) de commande des moyens d'entraînement (Mn) de la bobine (Bn) de façon à envoyer des impulsions de mise en service à ces organes lorsque ce compteur-décompteur atteint respectivement la valeur nulle et la valeur présélectionnée. 8.- Tréfileusemultiple caractérisée en ce que chacune de ses bobines (Bn, gn+l) est équipée d'un dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7.