L'invention concerne les outils d'usinage de trous profonds par carottage, appelés aussi trépans. Ces outils comportent un corps tubulaire dont l'extrémité arrière est munie de moyens de support et d'entraînement en rotation adaptés à se monter dans des moyens conjugués portés par l'extrémité d'une broche rotative porte-outil de machine-outil, et dont l'extrémité avant porte des éléments de coupe, tandis qu'une partie intermédiaire dudit corps tubulaire est montée folle à rotation dans un boîtier muni d'un raccord d'admission d'un fluide de refroidissement en communication avec une chambre annulaire du boîtier reliée à l'extrémité avant du corps tubulaire. De tels outils présentent, par rapport aux outils de per çage classiques, l'avantage de nécessiter moins de puissance et d'effectuer les usinages dans des temps beaucoup plus courts étant donné qu'ils évitent de transformer en copeaux la totalité de la matière à enlever et qu'ils ne nécessitent pas de débourrages. Toutefois, s'il n'est pas prévu de mesures particulières, on éprouve de sérieuses difficultés lorsqu'il s'agit de percer des trous dont l'entrée et/ou la sortie se trouvent sur des surfaces obliques par rapport à l'ase de ces trous. Pour remédier à cet inconvénient, on a déjà proposé, comme décrit par exemple dans la demande de brevet allemand NO 25 53 035, de disposer, dans le corps tubulaire de l'outil, un piston muni d'un élément de soutien, formé d'une pointe destinée à s'engager dans un trou de centre préalablement usiné dans la pièce et qui est soumis à la pression du fluide de refroidissement pendant toute la durée de l'usinage de manière à maintenir l'outil constamment bien centré. Toutefois, une telle structure présente encore des inconvénients.En effet, si l'axe du trou est vertical, la carotte tombe d'elle-même et peut endommager la table de la machine, elle peut aussi endommager des éléments de coupe de l'outil; de plus, au moment où la carotte se sépare de la pièce, il peut se produire des arrachements de métal au bord du trou, surtout si la face de sortie de la pièce est oblique par rapport à l'axe du trou. Si l'axe du trou est horizontal, au moment où l'outil débouche, la carotte est éjectée brusquement par le piston repoussé par le fluide de refroidissement et risque donc encore d'endommager la table de la machine et encore davantage les éléments de coupe intérieurs de l'outil contre lesquels la carotte s'appuie en glissant pour sortir du corps tubulaire de l'outil. Le but de l'invention est de réaliser un outil de carottage qui ne présente pas les inconvénients précités des outils connus. A cet effet, suivant l'invention, l'élément de soutien est monté fou à rotation dans le piston et est muni de moyens de liaison capables d'assurer, avec la pièce, une liaison temporaire à la fois en direction radiale et en direction axiale dans les deux sens, ainsi que de moyens de commande desdits moyens de liaison. Grâce à cette structure particulière, l'outil est parfaitement guidé par le piston pendant toute la durée de son travail, de sorte que le trou exécuté est précis et bien droit; la carotte ne peut pas battre à l'intérieur de l'outil et endommager les plaquettes de coupe ou produire un balourd susceptible de fatiguer les roulements de broche de la machine; elle est constamment maintenue et ne tombe pas d'elle-même, n'importe où, à la fin de l'usinage, en risquant de produire des ruptures d'arête et d'endommager la table de la machine. Dans un mode de réalisation avantageux, les moyens de liaison temporaire entre le piston et la pièce sont constitués par une douille expansible qui est destinée à s'encastrer dans un avant-trou préalablement pratiqué dans la piNce, la partie avant, au moins, de ladite douille expansible étant conique intérieurement et montée sur l'extrémité conique correspondante d'un poin çon qui forme un prolongement d'un axe monté fou à rotation coaxialement dans le piston, ledit poinçon constituant les moyens précités de commande desdits moyens de liaison. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre et à l'examen des dessins annexés qui montrent, à titre d'exemple, nullement limitatif, un mode de réalisation d'un outil d'usinage par carottage suivant l'invention. Sur ces dessins: Fig.1 est une vue en élévation de l'ensemble de l'outil en cours de travail; Fig.2 est, à plus grande échelle, une coupe longitudinale de la partie principale de l'outil de la Fig.1, avec des arrachements; Fig.3 est une vue en bout de l'extrémité inférieure de l'outil; Fig.4 est une coupe transversale faite suivant la ligne lV-IV de la Fig.2; Fig.5 à 10 illustrent les phases successives de l'exécution d'un trou avec l'outil des Fig.1 à 4; Fig.11 est une vue en coupe longitudinale d'une première variante du système à douille expansible de retenue de la carotte, Fig.12 est une coupe faite suivant la ligne Ili-Ili de la Fig.11, Fig.13 représente une deuxième variante de ce système, et Fig.14 est une coupe faite suivant la ligne IIV-XIV de la Fig.13. L'outil d'usinage par carottage, ou trépan, 1, représenté sur la Fig.1 est destiné au perçage de trous relativement profonds 2 dans une pièce 3 qui, dans l'exemple, est un couvercle bombé de cuve de réacteur atomique, de sorte que ces trous 2, qui servent au passage des barres de combustible, ont leurs axes verticaux et que, par conséquent, la surface 4 d'entrée des trous et la surface 5 de sortie sont obliques par rapport à l'axe des trous, ce qui rend l'opération d'usinage délicate au moment où l'outil commence à s'engager dans la pièce et lorsqu'il en sort, car, s'il n'est pas prévu de mesures particulières, l'outil a tendance à dévier à ces moments là. L'outil que l'on va décrire est précisément muni de moyens qui permettent de surmonter ces difficultés. Il comporte, d'une façon classique, un corps tubulaire 11 (voir aussi Fig.2) dont l'extrémité arrière est munie de moyens de support et d'entrainement en rotation, en l'occurrence un c8ne normalisé SA60, ou analogue, 12, adaptés à se monter dans des moyens conjugués, c'està-dire un cône femelle correspondant porté par l'extrémité d'une broche rotative porte-outil de machine-outil, qui, dans cet exem- ple serait une broche verticale, mais le présent outil pourrait tout aussi bien être monté dans une machine à broche horizontale. L'extrémité avant du corps tubulaire Il porte-des éléments de coupe 15, 16, qui, pour des raisons de simplification du dessin, ont été représentés dans le même plan sur la Fig.2, mais sont, en réalité, diamétralement opposés comme on peut le voir sur la Fig.3. Une partie intermédiaire du corps tubulaire 11, au voisinage immédiat de son extrémité arrière est montée folle à rotation dans un boîtier 17 muni d'un raccord 18 d'admission d'un fluide de refroidissement en communlcatlon i une chambre annulaire 19 dudit boîtier reliée à l'extrémité avant du corps tubulaire par des conduits longitudinaux 21 (voir aussi Fig.4). Le boîtier 17 porte un deuxième raccord 24 d'admission d'un fluide moteur sous pression, sur lequel on reviendra plus loin et qui est en communication avec la partie intérieure de l'ex trémité arrière du corps tubulaire 11 par une gorge annulaire 25 dudit bottier et un trou radial 26 du corps 11. Le corps tubulaire 11 est composé de plusieurs pièces, à savoir: une pièce principale tubulaire 31, une bride annulaire 32, le cône 12 et une tête tubulaire 33. La bride annulaire 32est centrée sur l'extrémité arrière du corps tubulaire Il par un épaulement et rendue définitivement solidaire de celle-ci par deux cordons de soudure 37, 38. Le cône 12 est centré dans l'alésage de la bride annulaire 32 par une embase cylindrique 41, munie d'une collerette 42 serrée contre la face frontale arrière de la bride annulaire 32 au moyen de vis 42. L'embase 41 présente une gorge annulaire 44 dans laquelle est logé un joint d'étanchéité 45. La tête tubulaire 33 est fixée sur l'extrémité avant de la pièce principale tubulaire 31 au moyen de vis 51 et elle est centrée sur celle-ci par un épaulement cylindrique 52; son diamètre intérieur D2 est légèrement plus petit que le diamètre D3 de l'alésage de la pièce principale tubulaire 31, de manière à former un épaulement annulaire intérieur 54 sur lequel on reviendra plus loin, mais son diamètre extérieur est égal au diamètre extérieur D4 de la pièce principale tubulaire 31. C'est au voisinage de la face frontale avant 56 de la tête annulaire 33 que sont fixés les éléments de coupe 15 et 16.L'élément 15 est constitué par une plaquette de coupe dont une pointe est située sur un diamètre D5 très légèrement plus grand (par exemple de l'ordre de 1 mm) que le diamètre extérieur D4 de ladite tête et qu'on appeU9ra, dans ce qui suit, "plaquette extérieure". D'une manière analogue, l'élément 16 est constitué par une plaquette de coupe dont une pointe est située sur un diamètre D6 très légèrement plus petit (par exemple également de l'ordre de 1 mm) que le diamètre D2 de l'alésage de la tête annulaire 33 et qu'on appellera, dans ce qui suit, 'plaquette intérieure Dans la face frontale arrière de la tête annulaire 33 est pratiquée une gorge annulaire 58 en communication avec l'alésage de ladite tête par des trous radiaux obliques tels que 59. Dans cette gorge annulaire de la tête débouchent les extrémités avant des conduits longitudinaux 21 du corps tubulaire et les extrémités arrière de conduits longitudinaux correspondants 62, pratiqués dans la tête annulaire 33 et par lesquels le fluide de refroidissement est amené sous pression dans la zone de coupe des outils. L'évacuation des copeaux se fait par des goujures 63 mena- gées dans la surface cylindrique extérieure du corps tubulaire Il de l'outil et garnies de linguets segmentés 64 fixés au corps par des vis 65. Dans la surface cylindrique extérieure de la pièce principale tubulaire 31 du corps de l'outil, sont partiellement encastrées des ételles en carbure de tungstène 67, maintenues en place par des vis 68 et dont la surface extérieure cylindrique présente un diamètre dont la valeur est très légèrement inférieure au diamètre D5 du trou exécuté par la plaquette extérieure 15. Le boîtier 17 est composé de deux demi-boitiers cylindriques juxtaposés 17Â, 173, centrés sur la partie arrière légère- ment élargie de la pièce principale tubulaire 31 de l'outil au moyen de deux roulements à billes d'extrémités 71, 72 et d'un roulement à billes central 73.Le roulement 72 est en butée axis- le contre la face frontale avant de la bride annulaire 32 et le roulement 71 contre une rondelle de protection 75 retenue par un jonc élastique 76 logé dans une gorge annulaire 77 pratiquée dans la surface cylindrique extérieure de ladite partie élargie de la pièce principale tubulaire du corps de l'outil. Contre le bottier 17 et le corps tubulaire 31, sont interposés des joints d'étanchéité 81, 82, 83, 84 et des bagues 85, 86, 87, 88 qui portent d'autres joints d'étanchéité 91, 92, 93, 94, respectivement. Dans l'épaisseur du bottier 17, sont ménagés des conduits 96 en com- munication avec un raccord extérieur 97 monté sur ledit bottier pour la récupération des fuites de fluides entre le boîtier et le corps.Une vis de purge 98, munie d'un joint 99, est montée dans la bride annulaire 32. Dans la pièce principale tubulaire 31 du corps de l'outil, qui forme un cylindre de vérin, peut coulisser librement, d'une manière étanche, un piston tubulaire 101, muni de joints d'étanchéité 102, 103, ainsi que d'un segment râcleur 104 et à l'intérieur duquel un axe 105 peut tourner librement par l'intermédiaire de roulements à galets radiaux et axiaux combinés 106, 107, 108, 109, qui sont positionnés, d'une part, dans le piston par des épaulements intérieurs 112, 113 de ce dernier, et d'autre part, sur l'axe 105 par un épaulement 114 de celui-ci et par un écrou 115 vissé sur l'extrémité arrière de l'axe. L'ex extrémité arrière du piston 101 est fermée par un couvercle vissé 117 muni d'un joint d'étanchéité 118.L'extrémité avant de l'axe 105 se prolonge par un poinçon 119 qui présente une partie cylindrique 121 terminée par une partie conique 122 sur lesquelles sont engagées des surfaces conjuguées 126 et 127 d'une douille 123 de centrage et de support de l'extrémité arrière de la carotte qui sera découpée dans la pièce 3. La surface extérieure de la douille 123 est cylindrique; sa partie avant 125 est légèrement renflée et striée. Cette douille présente des fentes longitudinales 129 qui la rendent expansible et lui permettent de se dilater lors de l'enfoncement de l'extrémité conique 122 du poinçon dans ladite douille.Sur une partie filetée 133 du poinçon 119, située immédiatement en arrière de sa partie cylindrique 121, est montée une bague moletée de déblocage 134 présentant des trous borgnes radiaux 135 dans lesquels on peut engager une clé à ergot pour faire tourner la bague en la faisant avancer sur le poinçon 119 et qu'elle repousse axialement la douille expansible 123 vers l'avant afin de débloquer cette dernière du c8ne 122 du poinçon, dans des conditions qui seront exposées plus loin en détail. Une vis 136, montée dans le poin çon 119 traverse une lumière allongée 137 pratiquée dans la douille expansible 123 pour empêcher cette dernière de tomber lors de l'enlèvement de la carotte. La partie avant du piston 101 présente un diamètre D1 qui est légèrement plus petit, par exemple de 1 mm environ, que le diamètre D2 de l'alésage de la tête 33 et elle se termine par une partie conique 141 de manière à former, par rapport à ladite tête, le piston d'un amortisseur pneumatique progressif de fin de course du piston 101 avant que l'épaulement annulaire 142, formé par la différence de diamètre de ses deux parties, ne vienne en butée contre l'extrémité arrière de la tête 33. Un patin 144 (Fig.2) en carbure de tungstène est fixé légèrement en retrait, dans l'extrémité avant de l'alésage de la tète annulaire 33 au voisinage de la plaquette intérieure de coupe 16, immédiatement en arrière de celle-ci et sur un diamètre très légèrement supérieur au diamètre "1)6", de manière à éviter que la carotte, au moment du débouché et au moment où l'on extrait de l'outil (Fig.10), ne risque de venir endommager ladite plaquette. Pour exécuter un trou 2 dans la pièce 3 (Fig.1), on peut procéder de la manière suivante On commence par exécuter un avant-trou de centrage 151 (Fig.5) dans la pièce 3, dans l'axe du trou à forer, par exemple au moyen d'une fraise en bout à deux tailles ou d'un foret à plaquettes fixées mécaniquement. Le fluide sous pression, par exemple de l'huile, est admis par le raccord 24 (Fig.1 et 2) et repousse, par conséquent, le piston 101 vers le bas jusqu'à ce que son épaulement annulaire 142 vienne en contact avec la face frontale arrière 52 de la tête annulaire 33 pour que la douille expansible 123 soit entièrement dégagée en dehors de ladite têtue. On amène l'outil 1 dans l'axe de l'avant-trou (Fig.5), puis on le fait descendre, en avance rapide, jusqu'à ce que l'extrémité avant de la douille expansible 123 se trouve à environ 5 mm du fond de l'avant-trou 151. On fait descendre l'outil en vitesse lente pour que la douille expansible 123 vienne en butée au fond de l'avant-trou 15 (Fig.6). À partir de ce moment, on poursuit encore le mouvement de descente de l'outil sur une course d'environ 5 mm pour que la partie conique 122 (Fig.2) de l'extrémité avant du poinçon 119 force dans la douille expansible 123 et l'oblige à se dilater; les stries de la partie 125 de la douille s'incrustent donc dans la paroi de l'alésage cylindrique de l'avant-trou 151, de sorte que ladite douille et le poinçon 119 deviennent parfaitement solidaires de la pièce, tandis que le piston 101, monté fou à rotation sur son axe, n'en est solidaire qu'en direction axiale. Durant cette opération, la pression hydraulique sur le piston doit être maintenue à environ 10 bars. Par le raccord 18 (Fig.1 et 2), on admet le liquide d'arrosage ou l'air destinés, d'une part, à refroidir les arêtes de coupe et les ételles et, d'autre part, à chasser les copeaux par les goujures 63 (Fig.3 et 4). On met l'outil en rotation avec une avance de travail appropriée. On coupe l'alimentation hydraulique du vérin 31,101 et on laisse tomber la pression à l'intérieur de celui-ci à environ 5 bars au moyen d'un clapet de fuite taré. L'outil commence à tailler la pièce sur le point haut seulement du trou à exécuter, mais il ne peut pas dévier latéralement vers le point bas, puisqu'il est parfaitement guidé par le piston 101 déjà centré par rapport à la pièce, ainsi qu'il a été expliqué plus haut.Au fur et à mesure que l'outil progresse dans la pièce (Fig.?), la carotte 153 se forme et son extrémité arrière se trouve toujours supportée et parfaitement centrée par le piston 101 qui recule à l'intérieur de l'outil. Au bout de quelques dizaines de mm de course de travail, les ételles 67 (Fig.3 et 7) entrent, à leur tour, dans la partie d'alésage D5 déjà réalisée et viennent assurer le guidage de la tête 33 jusqu' à et après l'instant de débouchage (Fig.8). Ces conditions favorables sont effectives pendant toute la durée de l'usinage. Au moment où l'outil débouche de la surface inférieure oblique 5 de la pièce (Fig.8), la carotte 153 reste suspendue au piston 101. On fait ressortir l'outil de l'alésage D5 ainsi réalisé et on le déplace latéralement vers l'emplacement désiré d'évacuation de la carotte (Fig.9). La pompe hydraulique est remise en marche et la pression (5 bars) rétablie vers le vérin 31, 101 dont le piston 101 redescend en faisant sortir la carotte 153 du tube. En fin de course, ce mouvement est amorti par le laminage pneumatique constitué par l'extrémité avant amincie avec entrée conique 141 du piston 101 et par l'alésage cylindrique de la tête tubulaire 33. En faisant tourner la bague 134 (Fig.2), on extrait le cône 122 de la douille expansible 123 pour faire tomber la carotte 153 (Fig.10). On fait remonter la bague 134 (Fig.2) sur la partie filetée 133 du poinçon et l'outil est prêt pour le perçage d'un autre trou. Lorsqu'on exécute des trous de grandes dimensions, les carottes peuvent atteindre des poids relativement importants et il convient, par conséquent, que la fixation de la carotte au poin çon par l'intermédiaire de la douille expansible soit réalisée d'une manière particulièrement fiable. A cet effet, on peut utiliser le système représenté à titre de variante sur les fig.11 et 12, où l'on retrouve la douille expansible 123 qui ne diffère du mode de réalisation de la fig.2 que par le fait que sa partie supérieure présente un filetage extérieur 161 engagé dans l'alésage taraudé conjugué 162 d'une bague 163 fixée, par des vis 164, contre deux demi-bagues 165, 166 engagées, à la fois, dans une gorge annulaire 168 du poinçon 119 et dans un embrèvement 169 de la bague 163.En deux régions diamétralement opposées de la bague 163, sont fixés respectivement, au moyen de vis représentées simplement par leurs axes 171, deux patins d'embrayage 172, par exemple en bronze, agencés pour venir frotter contre un cordon annulaire 173 en saillie dans l'alésage de la tête annulaire 33. Ainsi, dès que la douille expansible 123 est engagée dans l1svant-trou 151 de la pièce 3 (Fig.6) et, par conséquent, ne tourne plus, la bague filetée 163 se visse sur elle sous l'actiai des patins d'embrayage 172 entraînés en rotation par frottement par la tête 33 de l'outil, de sorte que l'extrémité conique 122 du poinçon s'enfonce plus profondément dans l'alésage conique correspondant 127 de la douille qui se dilate davantage et se trouve donc énergiquement bloquée dans l'avant-trou de la pièce, sans risque de déblocage inopiné. Pour la débloquer, en vue du déchargement de la carotte, il suffira de faire tourner l'outil à l'envers en empêchant la carotte de tourner. Sur les Fig.13 et 14, on a représenté un autre système de déblocage de la douille expansible 123, constitué essentiellement par une clé à main amovible désignée, dans son ensemble, par 181 et comportant un manche 182 terminé par une partie en forme de chape 183 dont les deux joues, désignées par 184, ont une forme qui rappelle celle d'une ellipse. Sur le poinçon 119, immédiate ment en arrière de l'emplacement de la douille expansible 123, sont taillés deux méplats parallèles 186 dont l'écartement est sensiblement égal à la distance qui sépare les faces internes des joues 184 de la clé 181.Le poinçon 119 présente un épaulement 188 tourné vers la douille expansible et présentant, au voisinage des deux méplats 186, deux creusures courbes 189 aptes à recevoir, respectivement, une extrémité des ellipses des joues de la chape 183 lorsqu'on enfile la clé sur le poinçon, tandis que l'autre extrémité des ellipses porte contre une rondelle 191 enfilée sur le poinçon 119 contre la face frontale arrière de la douille expansible 123. La longueur des ellipses et la distance entre les fonds des creusures 189 et la face arrière de la rondelle 191 sont telles que, lorsque la clé 181 est en place pour le déblocage de la douille, dans la position représentée sur le dessin, c'est-à-dire que les extrémités des ellipses portent respectivement dans le fond des creusures et contre la rondelle, le grand axe des ellipses fait un angle aigu "A" avec l'axe géométrique du poinçon 119, de sorte que, par le mouvement de levier obtenu en exerçant un effort sur le manche 182 de la clé dans le sens de la flèche Uf", la douille expansible 123 est repoussée axialement fortement vers l'extérieur et facilement débloquée. De plus, étant donné qu'on enlève la clé pour effectuer un usinage, on est certain que le blocage de la douille ne peut pas être genre par un organe de déblocage qu'on aurait, par inadvertance, laissé en position de déblocage. R13VENDICATIONS 1.- Outil d'usinage de trous par carottage, dit trépan, comportant un corps tubulaire dont l'extrémité arrière est munie de moyens de support et d'entraînement en rotation, adaptés à se monter dans des moyens conjugués portés par l'extrémité d'une broche rotative porte-outil de machine-outil, et dont l'extrémi- té avant porte des éléments de coupe, tandis qu'une partie intermédiaire dudit corps tubulaire est montée folle à rotation dans un boîtier muni d'un raccord d'admission d'un fluide de refroidissement en communication avec une chambre annulaire dudit boîtier reliée à l'extrémité avant du corps tubulaire, et qu'un piston, monté à coulissement dans le corps tubulaire de l'outil est sollicité par des moyens élastiques vers un épaulement de butée appartenant à l'extrémité avant du corps tubulaire et porte un élément de soutien conçu pour s'engager dans un avant-trou de centrage pratiqué dans la pièce, outil caractérisé en ce que l'élément de soutien (105) est monté fou à rotation dans le piston (101) et est muni de moyens de liaison (123) capables d'assurer avec la pièce (3) une liaison temporaire à la fois en direction radiale et en direction axiale dans les deux sens, ainsi que de moyens (119) de commande desdits moyens de liaison. 2.- Outil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens élastiques précités sont constitués par un fluide sous pression admis dans un raccord de fluide moteur (24) en communication avec une chambre annulaire correspondante (25) du boîtier (17), reliée elle-même, par un conduit (26), à la partie intérieure arrière du corps tubulaire (11) formant cylindre de vérin dans lequel le piston (101) est monté à coulissement d'une manière étanche. 3.- Outil suivant l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que les moyens de liaison temporaire entre le piston (101) et la pièce (3) sont constitués par une douille expansible (123) qui est destinée à s'encastrer dans un avanttrou (151) préalablement pratiqué dans la pièce, la partie avant, au moins, de ladite douille expansible étant conique intérieurement (en 127) et montée sur l'extrémité conique correspondante (122) d'un poinçon (119) qui forme un prolongement d'un axe (105) monté fou à rotation coaxialement dans le piston (101), ledit poinçon constituant les moyens précités de commande desdits moyens de liaison. 4.- Outil suivant la revendication 3, caractérisé en ce qu'il comporte un organe (134, ou 163, ou 181) de déblocage de la douille expansible (123), qui est mobile sur le poinçon (119) et qui présente une surface apte à prendre appui sur ledit poin çon en direction axiale et une autre surface apte à prendre appui, en direction axiale, contre la face frontale arrière de la douille expansible (123), la distance entre les deux surfaces précitées étant variable en fonction de la position relative dudit organe de déblocage par rapport au poinçon. 5.- Outil suivant la revendication 4, caractérisé en ce que l'organe de déblocage est constitué par une bague filetée (134) montée sur une partie filetée (133) du poinçon (119) située immédiatement en arrière de la douille expansible (123). 6.- Outil suivant la revendication 4, caractérisé en ce que l'organe de déblocage est constitué par une bague (163) dont une partie filetée intérieurement est engagée sur une partie conjuguée (161) de la partie arrière de la douille expansible (123), et dont une autre partie (165) est liée au poinçon (119) en direction axiale mais peut tourner librement sur lui, de sorte que ledit organe de déblocage sert, en même temps, d'organe de blocage. 7.- Outil suivant la revendication 6, caractérisé en ce que la bague de blocage et de déblocage (163) porte des patins de friction (172) adaptés à porter contre un cordon annulaire (173) en saillie dans l'alésage de la tête annulaire (33). 8.- Outil suivant la revendication 4, caractérisé en ce que l'organe de déblocage de la douille expansible (123) est constitué par une clé à main amovible (181) en forme de chape (183) dont les deux joues (184) sont capables d'enserrer le poin çon (119) et de prendre appui sur lui en direction axiale, tout en portant obliquement contre la face frontale arrière de la douille expansible (123). 9.- Outil suivant la revendication 8, caractérisé en ce que les deux joues (184) de la chape (183) ont une forme qui rappelle celle d'une ellipse dont les deux extrémités portent, respectivement, contre un épaulement (188) du poinçon (119) et contre la face frontale arrière de la douille expansible (123), le grand axe de l'ellipse faisant un angle aigu "A" avec l'axe du poinçon. 10.- Outil suivant l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que le piston (101) présente, vers l'avant, un prolongement aminci (D1), de préférence terminé par une partie tronconique (141), et pouvant s'engager avec un faible jeu dans l'extrémité avant (1)2) du corps tubulaire (11) de manière à former un amortisseur pneumatique de fin de course avant.