La présente invention se rapporte à des moteurs linéaires à inducteur bobiné dont le pas polaire est différent de celui de son bobinage. Dans les moteurs linéaires connus le pas polaire de l'inducteur au niveau de sa face active est identique à celui du bobinage dtinducteur. La vitesse de synchronisme Vs du moteur est proportionnelle à la fréquence f du courant et au pas polaire p. On a Vs = 2 p f Lorsqu'on veut obtenir de faibles vitesses de synchronisme pour une fréquence déterminée, il faut réduire le pas polaire. Il peut donc arriver, qutà une certaine limite inférieure du pas, les dimensions des encoches de l t inducteur ne permettent plus de loger ses bobinages. La présente invention a pour objet un inducteur dont le pas des éléments magnétiques dans le plan de sa face active est différent de celui du bobinage, permettant ainsi d'obtenir des vitesses de synchronisme soit inférieures à la vitesse de synchronisme d'un moteur linéaire classique, en réduisant ce pas polaire par rapport au pas du bobinage, soit des vitesses de synchronisme supérieures en augmentant le pas polaire par rapport à celui du bobinage, et ceci sans modifier le bobinage de l'inducteur. Un tel moteur est essentiellement caractérisé par le fait que le corps de l'inducteur présente deux parties dont la première contient dans son armature, à une distance déterminée de la face active, des encoches avec des bobinages disposées sensiblement radialement, avec leurs fonds sensiblement sur un arc de cercle, les bobinages ayant un pas voulu, tandis que la deuxième partie, limitée par la face active, contient des ele- ments magnétiques continuant les intervalles magnétiques entre bobinages et aboutissant à la face active en y formant un pas voulu, l'angle d'inclinaison de ces éléments par rapport à un plan médian longitudinal de l'inducteur variant selon la grandeur du pas polaire magnétique à réaliser. Selon une forme de réalisation préférentielle de l'invention, ladite deuxième partie de l'inducteur est amovible et forme un noyau semi-cylindrique logé dans une cavité correspondante de la première partie de l'armature limitant les encoches des bobinages, la face plane du noyau correspondant à la face active de l'inducteur. Ce noyau est constitué par une alternance d'éléments magnétiaues et diélectriques ou amagnéti- ques à faible conductivité, les éléments magnétiaues s'apDuyant sur les intervalles magnétiques entre les bobinages de la première partie et étant parallèles entre eux et Derp-ndiculaires à la face active pour y former un pas minimum correspondant à la vitesse de synchronisme minimum. L'invention sera mieux comprise par la description ci-après de deux modes de réalisation de l'invention de moteur linéaire donnés à titre d'exemple en référence au dessin annexé, dans lequel - la figure 1 représente schématiquement un moteur linéaire avec un inducteur selon l'invention - la figure 2 représente une réalisation préférentielle d'un inducteur ayant une partie interchangeable. En se référant à la figure 1, on voit un moteur linéaire comprenant un induit mobile 1 et un inducteur fixe 2. L'armature magnétique 3 de l'inducteur présente, disposées sensiblement radialement par rapport à un centre 0, une série d'encoches 4, dont les fonds sont disposés sensiblement sur un arc de cercle et qui contiennent les bobinages d'excitation 5 de l'inducteur avant un pas "a". La partie 5a des encoches débouchant vers la face active 6 n'est plus radiale mais sensiblement parallèle au Dlan médian longitudinal de l'inducteur passant par le centre 0. On obtient ainsi sur la face active un pas "p",inférieur au pas "a" des bobines, entre les éléments magnétioues 3a de l'armature qui séparent les encoches et continuent les intervalles 3b entre bobinages. Dans le mode de réalisation préférentiel de la figure 2, l'inducteur est en deux parties distinctes, l'une étant l'armature fixe 7 et l'autre un noyau interchangeable 8. L'armature fixe présente dans sa partie centrale du côté de la face active un évidement de préférence semi-cylindrique 9 dans lequel débouchent des encoches radiales 10 des bobines 5 dont les fonds sont disposés sensiblement sur un arc de cercle; le pas des bobines est égal à a Le noyau & est de préférence un corps semi-cylindri que composé alternativement d'éléments diélectriques ou amagnetiques à faible conductivité 11 e-t magnétiques 12, parallèles entre eux et perpendiculaires à la face plane 13 du noyau. Ce noyau est logé dans l'évidement 9 de façon que sa face plane 13 se trouve dans le plan de la face active 6 de l'inducteur ; il est fixé à l'armature fixe par tout moyen de fixation connu permettant éventuellement un démontage facile. La base des éléments Il correspond à la partie ouverte des encoches 10, tandis que la base des éléments 12 est en appui sur la partie d'armature 14 entre les encoches. Le pas "p" des éléments magnétiques à la face active est inférieur au pas "a" des bobines et correspond à la vitesse de synchronisme minimum voulue du moteur. REVENDICAZIONS 1. Moteur linéaire à inducteur bobiné dont le pas polaire est différent de celui de son bobinage, caractérisé par le fait que le corps de l'inducteur présente deux parties dont la première contient dans son armature 3, à une certaine distance de la face active 6 de l'inducteur 2, des encoches 4 avec des bobinages 5 disposées sensiblement radialement avec leurs fonds sensiblement sur un arc' de cercle, les bobinages ayant un pas voulu "a", tandis que la deuxième partie, limite par la face active contient des éléments magnétiques 3a continuant les intervalles magnétiques 3b entre bobinages et aboutissant à la face active en y formant un pas "p" voulu, l'angle d'inclinaison de ces éléments par rapport à un plan médian longitudinal de l'inducteur 2 variant selon la grandeur du pas polaire magnétique à réaliser. 2. Moteur selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les deux parties de l'inducteur forment un ensemble inséparable. 3. Moteur selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ladite deuxième partie de l'inducteur est amovible et forme un noyau de préférence semi-cylindrique 8 logé dans une cavité correspondante 9 de la première partie fixe 7 de l'armature limitant les encoches 10 des bobinages 5, la face plane 13 du noyau correspondant à la face active 6 de l'inducteur. 4. Moteur selon la revendication 3, caractérisé par le fait que le noyau 8 est constitué par une-alternance d'éléments magnétiques 12 et diélectriques ou amagnétiques à faible conductivité 11, les éléments magnétiques s'appuyant sur les intervalles magnétiques entre les bobinages 5 de la première partie 7 de l'armature et étant parallèles entre eux et perpendiculaires à la face active pour y former un pas "p" minimum correspondant à la vitesse de synchronisme minimum voulue.