L'objet de la présente invention est d'apporter une solution originale aux problèmes posés par la conception et la fabrication des sommiers de lits. Le confort d'un lit est étroitement lié à la faculté qu'a la surface de repos de se déformer en fonction des pressions exercées par le corps. Ces pressions sont variables en tous points de la surface de repos car elles dépendent de la forme du corps, de la taille des individus et de leur poids, de la façon dont ce corps est installé etc... Il est donc souhaitable que la flexibilite de la surface de repos soit modulée en fonction des charges qu'elle subit. Dans le couple habituellement utilisé : so ier, matelas, ce dernier concourt en partie a assurer la flexibilité variable citée plus haut. Le sommier a également un rôle important voire essentiel. La flexibilité de sa surface doit étre également variable en fonction des charges transmises par le matelas. Les s d ers actuellement proposés, en particulier les sammiers a lattes, ne répondent pas aux criteres ci-dessus. En effet, ils sont généraement constitués de lattes de bois lamellés, de section rectangulaire a bords généraleient arrondis. Le profil longitudinal est droit ou courbe. Ces lattes sont le plus souvent associées a des supports élastiques portés par les longerons du sommier. L'élasticité de telles lattes est constante, car elles travaillent a la flexion comme des poutres sur deux appuis simples. Dans le sens longitudinal les lattes peuvent s'incliner mais cette inclinaison est constante le long de la latté car~ elleci pivote autour des deux points d'appuis d'extremité. D'autre part, ces laRtes peuvent se casser sous l'effet d'un effort localisé important car seule leur résistance a la flexion est sollicitée. Ceci présente un danger réel en particulier dans le cas de lits superposés. La présente invention apporte une amelioration importante dans les domaines du confort et de la sécurité. Elle consiste en un sommier constitue d'un cadre a profil particulier supportant des lattes de bois dont les caractéristiques seront exposées plus loin. L'invention est illustrée de façon non limitative par les figures 1 a 8. La figure i est une section en perspective du cadre et d'une latte montrant leurs profils transversaux et leur assemblage. La figure 2 représente schématiquement une vue en élévation du cadre et d'une latte montrant le profil longitudinal de la latte au repos. Les figures 3-4-5-6 montrent, en coupe, l'assemblage latte-cadre lorsque des efforts croissants sont appliqués a la latte. La figure 7 montre le profil longitudinal de la latte sous forte charge. La figure 8 montre l'inclinaison longitudinale des lattes supportant le matelas. Le cadre du sommier est constitué de deuxlongerons réunis à leurs extrémités par des entretoises. Les longerons sont constitués par des profilés, par exemple, metalliques de préférence en forme de S illustrés par les figures 2 à 7. Ce profilé est ouvert vers l'extérieur. Les ailes horizontales a et b sont de longueurs sensiblement egales,l'aile c étant plus courte. Les épaisseur , largeur, et hauteur sont8lles que le profilé presente une résistance à la flexion suffisante dans le sens longitudinal. L'espace entre les ailes horizontales b et c sert de logement aux extrémités des lattes constituant la surface d'appui du sommier. Dans la partie c, sont aménagées, par exemple par matriçage, des alvéoles e dont la forme est définie en fonction du profil transversal des lattes. On dispose autant de lattes que d'alvéoles, par exemple 13 pour un sommier de 1,90 mètre. Les lattes sont constituées de préférence en bois lamellé collé. La partie inférieure F est de préférence sensiblement plane. La partie supérieure G de préférence sensiblement plane également, parte - en relief des stries longitudinales h. Ces deux parties sont reliées par deux bourrelets J sensiblement plus épais que la partie centrale de la latte. Le profil longitudinal des lattes est tel qu'en l'absence de charges, les deux extrémités sont 'situées dans un meme plan. Les lattes presentent en outre une contreflèche m (par exemple 25 mm pour une latte de 0,90 m). Les lattes sont garnies à leurs extrémités de capuchon en matière souple K. Un jeu n est ménagé entre l'extérieur du capuchon et l'intérieur de l'alvéole e, par exemple 0,2 mm. Sous l'effet des charges appliquées, l'ensemble latte-cadre se comporte de la façon suivante Sous charge nulle, la latte présente une contrefleche m, ses extrémités sont dans un même plan, un jeu existe entre le capuchon et le cadre. Si une charge est appliquée la latte commence à se comporter comme une poutre placée sur deux appuis simples. Elle fléchit librement ; la contreflèche m diminue. A ce stade la latte présente une grande souplesse. Si la charge s'accroit, la flexion augmente et les extrémités de la latte pivotent autour du point d'appui P (figure 3). Le jeu n diminue jusqu'à s'annuler (figure 4). Si la charge s'accroit encore le capuchon souple s'écrase et supporte une partie de l'effort transmis à la latte. La souplesse de celle-ci diminue car elle se comporte progressivement comme une poutre encastré. Lorsque la contrainte imposée au capuchon dépasse une valeur donnée, l'effort se transmet au profilé qui se déforme à son tour en torsion (figure6) ajoutant encore à la rigidité de la latte. Il est à noter que le choix d'un profilé "ouvert" autorise une résistance suffisante à la flexion longitudinale du cadre et apporte la souplesse nécessaire dans le mouvement de torsion. Si l'effort sur une latte est très important la torsion communiquée au cadre au droit de cette latte se répercute au droit des lattes voisines. Celles-ci absorbent alors une partie de l'effort de torsion du cadre. A ce stade, les frottements entre latte et cadre sont tels que la latte est ancrée solidement au cadre. Elle se comporte alors non comme une poutre encastrée, mais comme une structure attachée à ses deux extrémités. Comme une chaînette, elle ne travaille plus à la flexion mais à l'extension ce qui la rend pratiquement incassable. Les lattes offrent en outre une autre possibilité de déformation : elles peuvent s'incliner par rapport à l'axe longitudinal du sommier. La section transversale de faible épaisseur dans la partie centrale confère à la latte un faible moment d'inertie de torsion. Elle peut donc se vriller, des que le jeu n est résorbé, et suivre les ondulations imprimées au matelas par la forme du corps. Les avantages de ce genre de sommier tels qu'ils ressortent de la description ci-dessus sont les suivants. La flexibilité de la surface d'assise du matelas est progressive. Elle est importante aux faibles charges et faible aux fortes charges. Elle s'adapte automatiquement aux poids des différents individus et également aux réactions différentes des parties d'un corps. En cela elle apporte une amélioration considérable aux surfaces de repos qui sont Bsoit uniformément trop dures, soit uniformément trop souples. Les lattes sont pratiquement incassables car travaillent à l'extension sous fortes charges. La sécurité est considérablement accrue surtout en cas de lits superposés. Les lattes présentent une flexibilité transversale de torsion beaucoup plus importante que les lattes rectangulaires classiques, et en épousant mieux les ondulations du matelas, augmentent encore le confort. Les bourrelets latéraux et les rainures en relief s'opposent efficacement au glissement du matelas et augmentent la stabilité de celui-ci. Les capuchons de matiere souple dont sont garnies les extrémités des lattes empêchent la formation de bruits désagréables. Les alvéoles incorporées aux longerons, dont le but est de limiter le déplacement longitudinal des lattes, sont plus économiques que les fixations rapportées utilisées habituellement. La conception du sommier, objet de la présente invention est telle que sa fabrication est simple et donc d'un prix de revient modéré. L'invention n'est pas limitée à la description faite ci-dessus. Elle s'applique également à toutes surfaces souples telles que celles utilisées dans les fauteuils, divans, canapés, etc.. Le cadre support de lattes peut être de forme rectangulaire classique. Il peut également être d'une autre forme. Il peut en outre comporter des parties mobiles permettant de relever la tête ou les pieds. RZVEWDICATIONS 1 - latte de sommier ou surface de repos caractérisée en ce que son profil longitudinal est tel qu'au repos les extrémités de la latte soient dans un meme plan, la partie médiane présentant une contreflêche. 2 - latte de sommier ou surface de repos suivant revendication 1 caractérisée en ce que son profil transversal présente dans sa partie centrale une épaisseur plus faibles que les parties extrêmes. 3 - latte de sommier ou surface de repos suivant revendicatiors 1 ou 2 caractérisée en ce que son profil transversal présente une partie centrale plate jointe deux bourrelets d'épaisseur plus importante. 4 - latte de sommier ou surface de repos suivant revendications 1, 2 ou 3 caractérisée en ce que la partie supportant le matelas est garnies de stries longitudinales en relief. 5 - cadre de sommier ou surface de repos caractérisé en ce que son profil transversal a une forme en S comportant deux ames verticales reliées trois ailes horizontales, 1' aile supérieure étant plus étroite que les deux autres. 6 - cadre de sommier suivant revendication 5 caractérisé en ce que l'aile supérieure colporte des alvéoles obtenues par déformation de sa surface. 7 - sommier ou surface de repos caractérisé en ce qu'il est réalisé par assemblage de lattes suivant revendications i à 4 et d'un cadre suivant revendication 5, les lattes étant engagées entre les deux ailes supérieures du cadre. 8 - sommier ou surface de repos caractérisé en ce qu'il est rtalise par assemblage de lattes suivant revendications 1 à 4 et d'un cadre suivant revendication 6, les lattes étant engagées dans les alvéoles ménagées à la partie supérieure du cadre. 9 - sommier ou surface de repos suivant revendication 7 ou 8 caractérisé en ce que les lattes sont garnies leurs extrémités de capuchon de matière souple.