La présente invention concerne un réservoir à tension superficielle du type comportant une enve- loppe, un orifice de sortie de liquide formé dans une paroi de l'enveloppe et à travers lequel du liquide contenu dans le réservoir peut être expulsé sous l'ef- fet de gaz de pressurisation, un dispositif collecteur de liquide s'étendant dans l'enveloppe, aboutissant à proximité de l'orifice de sortie et communiquant avec celui-ci à travers au moins une barrière de gaz de sortie. Un tel réservoir pressurisé est plus parti- culièrement destiné à être utilisé à bord de satelli- tes ou de plates-formes stabilisées trois-axes pour le stockage d'ergols liquides qui alimentent, en cas de besoin, des moteurs servant notamment aux opérations de contrôle d'attitude et d'orbite lors de la vie du satellite. Pour des satellites stabilisés trois-axes, il n'existe pas de direction prIvilâgiëe de l'accéléiration ambiante.Aussi, l'érgol peut se trouver en un endroit quelconque du réservoir tot-en restent en coàtact avec la paroi. Un premier problème qui se pose est alors d'éta- blir dans tous les cas une continuité liquide entre la paroi du réservoir et la sortie de celui-ci. Plusieurs solutions à ce problème ont déjà été proposées, en par- ticulier l'utilisation de dispositifs utilisant les phénomènes capillaires, dispositifs que l'on désigne ici sous le terme de dispositifs collecteurs de liquide. Un dispositif collecteur particulier connu consiste en plusieurs canaux qui sont disposes le long de la surface interne du réservoir, à faible distance de cette surface, et qui ont au moins la paroi tournée vers cette surface réalisée en un matériau poreux tel qu'une toile métallique. Les canaux amènent le liquide 2 2484961 vers la sortie et les toiles métalliques permettent le passage du liquide tout en s'opposant au passage du gaz de pressurisation grâce à leur propriété dite de bar- rière de gaz. En effet, lorsqu'une toile métallique est mouillée et tant que la différence des pressions qui s'exercent de part et d'autre de la toile n'excède pas la valeur limite (point de bulle) pour laquelle sont rompus les ménisques d'interface glaz-liquide situés en- tre les mailles de la toile, la toile s'oppose au pas- sage de bulles de gaz à l'intérieur des canaux. De telles bulles, si elles étaient expulsées hors du ré- servoir perturberaient le fonctionnement des disposi- tifs utilisant le liquide stocké dans le réservoir. Le fonctionnement des barrières de gaz ne pose pas de problème lorsque le satellite est en orbi- te. En effet, l'accélération ambiante est normalement nulle ou quasinulle et l'utilisation des moteurs lors de phases de contrôle d'attitude et d'orbite n'engen- dre que des accélérations d'amplitude relativement fai- ble et ce pendant des durées limitées. Les mailles de -la barrière de gaz peuvent alors être facilement dimen- sionnées, compte-tenu de la tension superficielle du liquide stocké, pour que le point de bulle reste large- ment supérieur à la pression différentielle qui s'exer- ce sur la barrière de gaz en raison de ces accéléra- tions limitées. Il n'en va pas de même lors de la phase de lancement du satellite et de celle du transfert sur or- bite avec stabilisation par spin. En effet, le satelli- te est alors soumis à de fortes accélérations. Du gaz peut pénétrer dans les canaux et s'y trouver emprisonné lorsque, le satellite étant en orbite, les parois po- reuses des canaux ont retrouvé leur fonction de barriè- res de gaz. Le gaz est amené-petit à petit vers la sortie et risque d'être expulsé à travers celle-ci 3 2484961 avant que le liquide stocké a i t é t é u t i l'i s é dans sa plus grande partie. Il a bien été proposé de munir l'orifice de sortie du réservoir d'une barrière de gaz, mais il peut se produire une configuration pour laquelle cette barrière e s t t o t a 1 e m e n t c o u - v e r t e par du gaz ayant pénétré dans les canaux col- lecteurs, et ce avant utilisation du liquide stocké. Un premier objet de l'invention est donc de f o u r n i r un réservoir dans lequel du gaz ayant pu pénétrer dans le dispositif collecteur avant le début de la vidange du réservoir ne r i s que p as d'être expulsé hors du réservoir tant qu'il reste une quantité substantielle de liquide dans le réservoir. D'autres problèmes relatifs aux réservoirs à tension superficielle pour satellites sont rencontrés au moment du r e m p 1 i s s a g e du réservoir. En ef- fet, ce remplissage e s t e f f e c t u 6 généralement alors que le réservoir est monté dans le satellite. Il importe de remplir le réservoir s a n s 1 a i s s e r de poches de gaz au moins dans le dispositif collec- teur et à proximité de la sortie et ceci d o i t ê t r e r 6 a 1 i s é sans bouger le réservoir, en toute sé- curité et sans. nécessiter d'opérations longues et compliquées. Aussi, l'invention a encore pour objet de f o-u r n i r un réservoir qui satisfasse ces con- ditions. - Ces objets sont atteints par un réservoir du type défini en tête de la description et comportant en outre, conformément a l'invention: - un dispositif tubulaire situé dans l'enveloppe, ayant une première partie renflée-formant chambre disposée a proximité de l'orifice et o aboutit le dispositif collecteur, et une deuxième par- 4 2484961 tie de plus petite section transversale, formant con- duit qui s'ouvre à une première extrémité dans une zone de fond de la chambre opposée à celle située du côté de l'orifice de sortie et qui a une deuxième extrémité si- tuée à un niveau du réservoir plus éloigné de l'orifice de sortie que sa première extrémité, et - des cloisons formant barrières de gaz pour séparer le dispositif collecteur de la chambre à leur raccordement et pour séparer la deuxième extrémité du conduit du volume interne du réservoir, ladite barrière de gaz de sortie étant disposée entre la chambre et l'orifice de sortie. Les cloisons séparant le dispositif collec- teur de la chambre du dispositif tubulaire empêchent le gaz ayant pu pénétrer accidentellement dans le dis- positif collecteur de parvenir dans la chambre, initia- lement pleine de liquide, avant que la vidange du ré- servoir commence. Au fur et à mesure que du liquide est soutiré du réservoir au cours de la mission du satelli- te, ce gaz peut pénétrer dans la chambre o il reste emprisonné grâce à la présence de la barrière de gaz de sortie et tant que celle-ci est mouillée. L'expulsion de gaz hors du réservoir est donc retardée au maximum. De préférence, le dispositif collecteur est formé de plusieurs canaux qui s'étendent le long et à distance relativement faible de la surface interne de l'enveloppe et dont au moins la paroi faisant face à cette surface interne est poreuse et le volume libre de la chambre du dispositif tubulaire est au moins égal au volume qu'occuperait en fin de vidange du réservoir une quantité de gaz dont le volume aurait été égal à celui des canaux avant le début de la vidange. Ainsi, le fonctionnement du réservoir n'est pas affecté même dans le cas limite pour lequel tous les canaux seraient pleins de gaz au début de la mission du satellite. Le conduit tubulaire qui s'ouvre au fond de la chambre constitue un conduit de purge permettant de remplir le réservoir par son orifice de sortie et d'as- surer ainsi qu'après remplissage, la chambre sera pleine de liquide. - La seconde extrémité du conduit de purge peut aboutir à l'intérieur du réservoir en étant obturée par une cloison formant barrière de gaz. Lorsque le dispo- sitif collecteur est du type à canaux, le conduit du dispositif tubulaire est avantageusement raccordé a un des canaux qui constitue alors un prolongement du con- duit de purge, le dispositif tubulaire conservant alors des dimensions minimales. Un avantage particulier du réservoir conforme à l'invention réside dans le fait que la "masse morte" du réservoir est réduite au minimum. La masse morte comprend une premiere composante qui est constituée par la masse du réservoir vide et une deuxième composante qui est constituée par la masse de liquide restant dans le réservoir au moment-ot les premieres bulles de gaz de pressurisation sont expulsêes hors du réservoiro La première composante n'est pas affectée de façon tris sensible par la présence du dispositif tubulaire. La seconde composante est réduite du fait que le gaz est retenu dans la-chambre tant que du liquide y est amené en quantité suffisante pour mouiller la barrière de gaz de sortie. Cette seconde composante peut encore être minimisée en disposant dans la chambre un dispositif collecteur supplémentaire qui communique, d'une part, directement avec l'orifice de sortie, et, d'autre part, avec le volume libre de la chambre à travers la barrif- re de gaz de sortie. D'autres particularités et avantages du ré- servoir conforme à l'invention ressortiront à la lec- ture de la description faite ci-après, a titre indica- tif, mais non limitatif, en référence aux dessins joints sur lesquels: la figure 1 est une vue schématique en coupe méridienne d'un mode de réalisation d'un réservoir conforme à l'invention, et, - la figure 2 est une vue de détail en coupe méridienne et à échelle agrandie d'une partie du réser- voir illustré par la figure 1. Le réservoir illustré par les figures 1 et 2, est par exemple destiné au stockage d'ergols dans un satellite. Il est réalisé entièrement en éléments métalliques. Ce réservoir comporte une enveloppe sphé- rique 10 soudée sur un support annulaire 11 ser- vant à la figure du réservoir. Dans la paroi du réservoir sont formes un orifice de sortie de liquide 12, et un orifice 13 qui est situé au sommet du réser- voir lorsque ce dernier est monté au sol. L'orifice 13 constitue l'orifice de purge au remplissage et l'orifi- ce d'introduction de gaz de pressurisation pour la vidange. L'orifice de sortie 12 est disposé à proximi- té de l'embase Il et est raccordé par des tubulures (non représentées) à un ou plusieurs moteurs. Un dispositif collecteur de liquide formé de canaux 15 est disposé à l'intérieur de l'enveloppe 10. Les canaux sont interconnectés au moyen d'un bottier circulaire 16 à une première extrémité 15a située au voisinage de la zone de l'enveloppe opposée à celle mu- nie de l'orifice 12. A partir de leur extrémité 15a, les canaux 15 s'étendent le long de plans méridiens jusqu'à leur extrémité 15b au voisinage de l'orifice de sortie 12. Les canaux 15 sont disposes le long de la paroi interne de l'enveloppe 10 en étant faiblement espacés de celle-ci. Dans l'exemple illustré, les ca- naux sont tous identiques, répartis angulairement de façon régulière et ont une section transversale droite de forme rectangulaire. La paroi 15c des canaux 15 fai- sant face à la surface interne de l'enveloppe 10 est poreuse, par exemple formée par une toile métallique ou une tôle perforée. Les autres parois des canaux sont pleines. A leurs extrémités 15b, les canaux 15 abou- tissent à une chambre cylindrique 20 d'un dispositif tubulaire comportant en outre un conduit 30 raccordé à la chambre 20. Comme on peut le voir plus clairement sur la figure 2, la chambre 20 est de forme cylindrique de mê- me axe que l'orifice de sortie. La chambre 20 a une pa- roi d'extrémité 21 située à proximité immédiate de la zone de la surface interne de l'enveloppe entourant l'orifice 12. Une ouverture centrale 22 est formée dans la paroi 21 et est raccordée directement à l'ori- fice 12. Le fond de la chambre 20 est fermé par une pa- roi d'extrémité 24 opposée à la paroi 21. Les canaux 15 sont raccordés à la chambre 20 par des ouvertures formées dans la paroi latérale de cette chambre- à.proximité de la paroi d'extrémité 21. Le volume interne libre 26 de la chambre 20 est séparé de l'intérieur des canaux 15 par des barrières de gaz 23 constituées par des toiles métalliques ou tôles perforées. Le conduit 30 aboutit à une extrémité 30a dans la chambre 20 à travers une ouverture 25 formée dans la paroi de fond 24 ou, comme dans l'exemple il- lustré, à proximité immédiate de celle-ci. A l'autre extrémité 30b, le conduit 30 est raccordé à une ouver- ture formée dans une paroi d'un des canaux 15, cette ouverture étant munie d'une barrière de gaz 31 analo- gue aux barrières 23. L'extrémité 30b se trouve à un niveau du réservoir plus élevé que l'extrémité 3Oa dans la position de remplissage illustrée par la figure 1. Un tube axial 27 est disposé à l'intérieur de la chambre 20 et s'ouvre à ses extrémités dans des compartiments circulaires 28, 29 situés a proximité des parois 21 et 24 de la chambre 20 et s'étendant en re- gard de la plus grande partie de la surface interne de ces parois. Le compartiment 28 communique directement avec l'ouverture 22. La communication entre les compar- timents 28, 29 et le volume interne 26 de la chambre 20 se fait à travers les parois 28a, 29a en regard des compartiments 28, 29, ces parois étant poreuses et constituant la barrière de gaz de sortie du réservoir. Dans l'exemple illustré, les parois 28a et 29a sont des toiles métalliques radiales reliant les extrémités du tube 27 à la périphérie des compartiments 28, 29. L'introduction de gaz de pressurisation dans l'enveloppe est effectuée par l'orifice 13. A cette fin, une tubulure (non représentée) reliée à une source de gaz sous pression peut être raccordée à l'orifice 13 après remplissage du réservoir. Le gaz de pressurisa- tion peut être introduit définitivement à l'intérieur du réservoir lorsque celui-ci est au sol, ou bien être introduit en permanence à partir d'une réserve située à l'extérieur de l'enveloppe. Le fonctionnement du réservoir décrit ci- dessus est le suivant. Le réservoir étant monté dans le satellite et se trouvant dans la position illustrée par la figure 1, le liquide est introduit à travers l'orifice de sortie 12 tandis que l'orifice de purge 13 est ouvert. Le li- quide pénètre dans la chambre 20, et de là, dans les canaux 15 et le conduit de purge 30. L'air est chassé progressivement et ce mode de remplissage permet d'è- viter que des poches d'air restent emprisonnées dans la chambre 20., les canaux 15 et le conduit 30 du fait de la présence des barrières de gaz. Une fois que la quantité voulue de liquide a été introduite, le réservoir est pressurisé. Pendant les phases du lancement allant jus- qu'à la stabilisation en orbite, les accélérations ap- pliquées au satellite sont susceptibles de provoquer la pénétration de gaz de pressurisation dans les ca- naux 15. Toutefois, ce gaz ne peut pénétrer dans le dispositif tubulaireplein de liquide et protégé par les barrières de gaz. Lorsque le satellite est stabi- lisé en orbite, les parois 15c des canaux 15 retrouvent leur fonction de barrières de gaz. De ce fait, le gaz ayant éventuellement pénétré dans les canaux y reste prisonnier. Au cours de la mission du satellite, le li- quide est extrait du réservoir à chaque fois que cela est nécessaire. La quantité de liquide contenu dans le réservoir diminue de même que la pression du gaz de pressurisation. Si du gaz prisonnier dans les canaux 15 vient à recouvrir entièrement les barrières de gaz 23 séparant les canaux 15 de la chambre 20, ce gaz peut pénétrer dans la chambre, Ainsi, le gaz prisonnier peut s'accumuler petit A petit dans le volume interne 26 de la chambre 20 et y reste tant qu'il subsiste dans la chambre suffisamment de liquide pour mouiller la bar- rière de gaz de sortie. Le cas le plus défavorable que l'on puisse rencontrer est celui dans lequel les ca- naux 15 sont pleins de gaz au moment o la vidange du réservoir commence, à la pression maximale du gaz de pressurisation. Pour ne pas affecter le fonctionnement du réservoir jusqu'à la fin de la vidange, on confère alors au volume libre de la chambre 20 une valeur su- périeure à celle du volume qu'occuperait ce gaz en fin de vidange, c'està-dire lorsque la pression du gaz de pressurisation atteint sa valeur minimale. En apesanteur, le liquide contenu dans le ré- servoir peut se trouver en n'importe quel endroit à l'intérieur de l'enveloppe 10 tout en restant au con- tact de celle-ci. La continuité liquide entre la paroi interne de l'enveloppe et la chambre20 est assurée par les canaux. Au fur et à mesure que diminue la quantité de liquide contenue dans le réservoir à l'extérieur des canaux et du dispositif tubulaire, il se forme des fi- lets capillaires de plus en plus étroits entre les ca- naux et la paroi interne de l'enveloppe jusqu'à être réduits à l'espace entre les parois poreuses 15c et la surface intérieure de l'enveloppe. Ensuite, les parois c ne sont* plus mouillées et perdent leur propriété de barrières de gaz. S'il reste encore du liquide con- tre la paroi interne de l'enveloppe, ce liquide ne pourra pas être utilisé et fait partie de la "masse morte" du réservoir. La quantité de liquide éventuelle- ment restant peut être minimisteen choisissant un nom- bre assez grand de canaux. Il ne faut toutefois pas que l'augmentation du nombre des canaux se traduise par un accroissement de la masse propre du réservoir d'une quantité supérieure à l'économie escomptée sur la masse morte de liquide. En outre, plus le volume des canaux est grand et plus on est amené à augmenter les dimen- sions de la chambre 20 pour les raisons indiquées au paragraphe précédent. Dans l'exemple illustré, le nom- bre de canaux est égal à 8. Lorsque le gaz a pénétré dans les canaux vers la fin de la vidange, ceuxci se vident au cours de la ou des phases d'utilisation de liquide qui suivent. il 2484961 La dernière partie de la vidange du réservoir consiste dans la ou les phases d'extraction du liquide contenu dans le volume 26 de la chambhe 20. Les compar- timents 28 et 29, aveclleurs parois poreuses 28a et 29a se comportent comme des collecteurs de liquide &tablis- sant la continuité liquide entre les parois opposées de la chambre 20 et le passage de sortie 22. La vidange est considérée comme terminée lorsque du gaz franchit la barrière de gaz de sortie 28a-29a. La masse morte de liquide contenue dans la chambre 20 peut être minimisée en disposant dans cette chambre un dispositif collec- teur pouvant aussi atteindre le liquide dans des zones de la paroi latérale de la chambre. Dans le réservoir décrit ci-dessus, le con- duit de purge 30 aboutit dans un canal 15. En variante, le tube 30 pourra se terminer à son extrémité 30b, à l'intérieur de l'enveloppe, par une cloison formant barrière de gaz. Il est également envisageable de rac- corder l'extrémité 30b du conduit de purge au boitier 16. Bien entendu, d'autres modifications ou ad jonctions pourront être apportées au mode de réalisa- tion décrit plus haut d'un réservoir conforme à l'in- vention, sans pour cela sortir du cadre de protection défini par les revendications annexées. REVENDICATIONS 1. Réservoir à tension superficielle comportant une enveloppe, un orifice de sortie de liquide formé dans une paroi de l'enveloppe et à travers lequel du liquide contenu dans le réservoir peut être expulsé sous l'effet de gaz de pressurisation, un dispositif collecteur de liquide s'étendant dans l'enveloppe, a- boutissant à proximité de l'orifice de sortie et com- muniquant avec celui-ci à travers au moins une barriè- re de gaz de sortie, réservoir caractérisé en ce qu'il comporte en outre - un dispositif tubulaire-situé dans l'enve- loppe, ayant une première partie renflée (20) formant chambre, disposée à proximité de l'orifice de sortie (12) et o aboutit le dispositif collecteur (15), et une deuxième partie (30) de plus petite section transversa- le, formant conduit qui s'ouvre à une première extrémi- té (30a) dans une zone de fond de la chambre (20) oppo- sée à celle située du côté de l'orifice de sortie et qui a une deuxième extrémité (30b) située au-dessus de sa première extrémité (30a) quand leréservoir est en position de remplissage, et - des cloisons (23, 31) formant barrières de gaz pour séparer le dispositif collecteur (15) de la chambre (20) à leur raccordement et pour séparer la deu- xième extrémité du conduit (30) du volume interne du ré- servoir, ladite barrière de gaz de sortie (28a, 29a) é- tant disposée entre la chambre (20) et-l'orifice de sortie (12). 2. Réservoir selon la revendication 1, dans le- quel le dispositif collecteur est formé de plusieurs ca- naux (15) qui s'étendent le long et à distance relative- ment faible de la surface interne de l'enveloppe et dont au moins la paroi (15c) faisant face à cette surfa- ce interne est poreuse, caractérisé en ce que le volume libre de la chambre (20) du dispositif tubulaire est au moins égal au volume qu'occuperait en fin de vidange du réservoir une quantité de gaz dont le volume aurait été égal à celui des canaux (15) avant le début de la vidange. 3. Réservoir selon la revendication 2, caracté- risé en ce que le conduit (30) du dispositif tubulaire est connecté à un des canaux (15) à sa deuxième extré- mité (30b). 4. Réservoir selon la revendication 3, caracté- risé en ce qu'une barrière de gaz (31) est disposée au raccordement entre ledit conduit (30) et le canal (15) auquel il est connecté. 5. Réservoir selon l'une quelconque des revendi- cations 1 à 4, caractérisé en ce que la chambre (20) présente une forme cylindrique d'axe confondu avec ce- lui de l'orifice de sortie (21) - 6. Réservoir selon l'une quelconque des revendi- cations 1 à 5, caractérise en ce que la chambre (20) du dispositif tubulaire renferme un dispositif collecteur de liquide supplémentaire qui communique, d'une part, directement avec l'orifice de sortie (12) et, d'autre part, avec le volume libre de la chambre à travers la- dite barrière de gaz de sortie (28a, 28b). 7. Réservoir selon la revendication 6, caracté- risé en ce que la chambre est cylindrique et renferme un tube axial (27) aligné avec l'orifice de sortie (12) et s'ouvrant à ses extrémités dans deux compartiments (28, 29) situés a proximité des parois d'extrémité de la chambre et dont la paroi est au moins en partie poreuse.