L'invention se rapporte à un appareil de chlora- tion par électrolyse destiné à être monté au lieu d'utilisa- tion et plus particulièrement à un appareil perfectionné de production rapide, efficace et rentable d'hypochlorite de sodium à partir de saumures naturelles et synthétiques, appareil dont la mise en oeuvre et l'entretien sont simples. L'invention se rapporte plus particulièrement encore à une cellule nouvelle d'électrolyse de type ouvert qui ne comprend aucun diaphragme ni aucune membrane et qui est destinée à l'électrolyse de solutions de chlorure de sodium. Les avantages des appareils d'électrolyse se plaçant au lieu d'utilisation et destinés à la production d'hypochlorite de sodium à partir de saumures soit synthé- tiques, soit naturelles, sont évidents. Il est bien connu par exemple que les installations modernes de traitement des eaux usées et de l'eau potable exigent de grandes quantités de chlore utilisé en agent de destruction de certains micro- organismes. Le chlore, sous forme d'un gaz ou d'un liquide anhydre, représente un risque d'accident aussi bien à la mani- pulation qu'à l'emmagasinage. Même sous forme d'hypochlorite de sodium, dont l'utilisation ne représente relativement pas un grand danger, des transports très importants de solutions diluées vers le lieu auquel il doit être utilisé soulèvent des problèmes d'emmagasinage et des problèmes logistiques. Les appareils d'électrolyse de l'art antérieur ayant une grande efficacité électrique et ayant des grands rendements en sel sont en général complexes et coûteux à fabriquer et à entretenir. Tous les appareils actuels d'électrolyse utilisent des anodes qui s'usent, c'est-à- dire qui perdent leur revêtement catalytique et doivent être fré- quemment démontés complètement pour être ensuite remontés. Par ailleurs, un très grand nombre de connexions que comportent les appareils les plus perfectionnés sont des sources potentielles de fuites d'électrolyte corrosif qui peut avoir des effets destructifs et d'hydrogène qui peut se rassembler en concentrations dangereuses. La consommation d'énergie est rendue mauvaise par l'accumulation d'hydrogène gazeux dans les appareils d'électrolyse et, en conséquence, différents accessoires sont utilisés pour séparer l'hydrogène de l'électrolyte, ces accessoires contribuant à rendre le système encore plus complexe. Certains appareils disponibles d'électrolyse sont très sensibles aux incrustations qui se forment sur les électrodes et qui sont dues aux impuretés des saumures telles que l'eau de mer. Il peut être nécessaire d'effectuer fré- quemment des nettoyages à l'acide, ce qui augmente encore les frais d'entretien. Des recherches approfondies et l'expérience ont montré qu'une faible température de la saumure comprise entre 1 et 101C contribue à raccourcir la vie utile du revêtement de l'anode. Des densités élevées de courant raccourcissent aussi la vie utile des revêtements nobles utilisés. La vie utile de l'anode des appareils classiques d'électrolyse est susceptible de raccourcissements excessifs qui sont dus aux variations des conditions qui se présentent lorsqu'ils sont mis en oeuvre dans une grande plage d'utilisation et en différents emplacements géographiques. L'appareil de l'invention apporte une solution pratiquement à tous les problèmes mentionnés et offre de nombreux avantages et profits qui en découlent. L'appareil d'électrolyse se compose de-plusieurs cellules d'électrolyse montées sur un châssis à l'intérieur d'une enveloppe cylin- drique de manière à former un groupe modulaire pouvant être raccordé hydrauliquement en série avec d'autres modules semblables, l'ensemble de la structure cellulaire de tout appareil d'électrolyse pouvant être démonté facilement et rapidement pour les réparations ou pouvant être remis en place avec des pièces refaites ou nouvelles préalablement assemblées à l'extérieur de l'enveloppe avec un minimum de risque d'erreur d'assemblage. Les appareils d'électrolyse de l'invention se. caractérisent par l'amélioration des circuits de l'élec- trolyte et de la forme des plaques constituant les électrodes de manière qu'elles résistent à la formation d'incrustations provoquées par les impuretés de la saumure. Les appareils d'électrolyse selon l'invention sont perfectionnés de manière à évacuer les produits gazeux qui se forment au cours de l'électrolyse des saumures, ils comprennent des circuits nouveaux et perfectionnés de distri- bution de l'eau de dilution qui permettent d'allonger la vie utile de l'anode lors de l'électrolyse de saumures synthéti- ques et ils comportent un circuit électrique qui est simple et néanmoins garantit une circulation d'énergie sensiblement équilibrée et protégée contre les variations de résistance électrique résultant des variations de la température de l'électrolyte et de la salinité, tous ces facteurs allongeant encore la vie utile de l'anode. - L'invention va être décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemple nullement limitatif et sur lesquels: - la figure 1 est une vue en perspective par- tielle en plan avec coupe partielle d'un ensemble d'un groupe de cellules d'électrolyse d'un appareil conforme à l'inven- tion; - la figure 2 est une élévation schématique du groupe de la figure 1, les électrodes étant supprimées par souci de clarté du dessin; - la figure 3 est une vue schématique de l'ensemble du groupe de la figure 1 et représente l'enveloppe et les brides de l'appareil d'électrolyse; - la figure 4 est une coupe transversale de l'appareil selon la ligne 4-4 de la figure 3, certaines pièces étant supprimées par souci de clarté du dessin; - la figure 5 est une représentation schématique des circuits de l'hydrogène et de l'électrolyte dans des appareils d'électrolyse montés hydrauliquement en série en étant empilés verticalement et équipés d'un circuit électrique convenable; - la figure 6 est une représentation schématique d'un appareil unique d'électrolyse et montre un exemple de distribution d'eau de dilution dans les compartiments ou cellules individuels; - la figure 7 est une élévation d'une électrode conformée selon l'invention; - la figure 8 est une coupe partielle analogue à celle de la figure 4 et représente un disque à ajutages d'admission conçu pour être utilisé pour l'électrolyse de l'eau de mer; et - la figure 9 est une vue en plan du disque à ajutages d'admission de la figure 8. L'ensemble de cellules d'électrolyse de l'invention comprend un châssis et des électrodes qui se montent facilement à l'intérieur d'une enveloppe et s'en démontent facilement. L'enveloppe comprend une admission d'électrolyte ainsi que des éléments de sortie et d'élimina- tion de l'hydrogène et des entrées de conducteurs d'arrivée d'un courant continu aux électrodes pour l'électrolyse de saumures naturelles ou synthétiques introduites dans l'admission. Des couvercles pleins munis de brides et fixés aux extrémités de l'enveloppe ferment un groupe ou module individuel d'électrolyse dont plusieurs peuvent être facile- ment raccordés hydrauliquement en série. Des circuits de décharge permettent aux gaz qui sont dégagés pendant l'électrolyse de la saumure dans les appareils individuels d'être convenablement dérivés vers la sortie, soit à l'atmos- phère, soit dans un collecteur duquel ils sont dirigés vers des éléments de séparation et d'évacuation situés en aval. Un système nouveau de décomposition de l'eau qui est utilisée pour diluer la saumure concentrée des circuits à saumure artificielle protège les anodes contre la passiva- tion. Une disposition nouvelle des connecteurs électriques des rangées multiples d'appareils d'électrolyse permet au courant électrique de passer de manière équilibrée dans des circuits en parallèle de façon à prolonger davantage encore la vie utile de l'anode. Les figures 1, 2, 3 et 4 représentent un groupe de cellules d'électrolyse se composant d'un châssis comportant deux tirants 12 maintenus partiellement à distance fixe et parallèlement par des bandes de support 14 et 16 fixées à proximité des extrémités de ces tirants qui sont filetés de manière à permettre de visser les écrous 18 et 20. La bande de support 14 et les écrous 18 ne sont pas conducteurs de l'électricité et peuvent avantageusement être en chlorure de polyvinyle chloré, dénommé ci- après CPVC, tandis que la bande de support 16 et les écrous 20 sont avantageusement en titane. Bien qu'il sera mentionné par la suite que de nombreuses pièces individuelles sont en titane ou en CPVC, il doit être bien entendu que l'invention ne doit pas être considérée comme étant limitée à ces matières. Des cloisons 22 de CPVC ou des disques de cloi- sonnement placés à distance régulière le long des tirants 12 maintiennent aussi ces derniers à distance et contribuent à former des compartiments cellulaires ou des cellules portant les références 1, 2, 3 et 4 sur la figure 2. Une enveloppe cylindrique et des couvercles montés aux extrémités forment les limites extérieures des cellules, de la manière décrite par la suite. Chaque cellule se compose ou est équipée de deux rangées de plaques formant des anodes et des cathodes interposées (figure 8) qui seront décrites par la suite et contribuent à former une cellule de travail ou un groupe cellulaire. Des entretoises tubulaires 24 de CPVC sont placées sur les tirants 12 et prennent appui contre les disques de cloisonnement 22 et les bandes de support 14 et 16. Des blocs 26 en titane de support des électrodes sont fixés sur chaque côté des disques de cloisonnement de CPVC 22 au moyen de vis de titane 28. Des blocs 30 et 32 de support d'électrodes sont disposés aux extrémités électri- quement positive et négative, respectivement, du châssis 10 et sont fixés sur les bandes correspondantes de support 14 et 16 au moyen de vis de titane 28. Chacun des blocs de support d'extrémité 30 et 32 est équipé de goujons 34 et 36 très conducteurs de l'électricité et fixés par ajustement serré, ces goujons étant avantageusement en cuivre et ressortant des brides des couvercles pleins de manière à se fixer sur des barres omnibus qui seront décrites par la suite. Les blocs 26 de support d'électrodes sont connectés électriquement à travers chaque disque de cloison- nement 22 au moyen d'un conducteur 40 de cuivre ou de laiton fixé à ajustement serré. L'électrolyte est empêché d'attein- dre le conducteur 40 par une garniture d'élastomère plane 42 disposée de chaque côté de chaque cloison 22. Les cloisons 22 comportent plusieurs trous 50 alignés horizontalement et destinés au passage de l'électrolyte, ainsi que des trous plus petits 52 situés au-dessus des orifices 50 et destinés au passage de mélanges d'électrolyte et de gaz dégagés par l'électrolyse de la saumure. Les écrous 18 sont non conducteurs de l'électri- cité afin d'empêcher des connexions avec l'électrolyte qui circule autour d'eux de la manière qui sera décrite par la suite, ces écrous étant disposés à l'extrémité positive ou sous haute tension de l'appareil d'électrolyse. Les écrous 20 sont conducteurs de l'électricité afin d'assurer la connexion avec le support élastique de titane ou avec la bande de support 16 qui, de son côté, est connectée électriquement au bloc d'extrémité 32 de support d'électrode à l'extrémité négative. Si des fuites de courant devaient atteindre les tirants 12, en particulier au joint le long duquel les entre- toises 24 prennent appui contre les disques de cloisonnement 22, le courant serait immédiatement mis à la masse du côté négatif ou à faible tension de l'appareil d'électrolyse afin d'éviter ainsi la décomposition électrolytique destructrice des tirants. Deux tiges de serrage 54 en titane sont fixées à ajustement serré transversalement dans chaque bloc 26 de support d'électrode et dans les blocs d'extrémité 30 et 32 de support d'électrodes afin de supporter les électrodes de la manière qui sera décrite par la suite. La figure 7 représente un groupe d'électrodes qui comprend le châssis décrit ci-dessus, des anodes 60 et des cathodes 62 qui sont interposées les unes par rapport aux autres en étant placées à distance les unes des autres, des rondelles de serrage 64, des écrous de serrage 66, des baguettes de matière plastique 70 formant des entretoises et différents organes de fixation, d'ajustement et autres. Le groupe d'électrodes se monte sous forme d'un module unitaire dans une enveloppe cylindrique 72 de CPVC qui est solidaire de brides pleines 74 à chaque extrémité afin de former un appareil ou module d'électrolyse 10a. Des joints toriques 76 et des garnitures 78 placés sur les brides 74 assurent l'étanchéité à l'intérieur de l'appareil d'électrolyse 10a lorsque ces brides sont fixées au moyen d'écrous et de vis (non représentés). Chaque cellule d'un appareil d'électrolyse 1Oa est garnie de deux rangées d'anode et de cathode portant les références n 1 et nO 2 sur la figure 8, ces rangées contri- buant à former l'une de plusieurs cellules de travail portant les références 1, 2, 3 et 4 sur les figures 2 et 6 et les références 1 à 16 sur la figure 5. Par ailleurs, l'électrolyte circule entre les cellules par les trous 50 des cloisons 22, pour faciliter l'assemblage, un espace circonférentiel ou passage 80 est ménagé entre les cloisons 22 et l'enveloppe 72, les premières ayant un diamètre légèrement inférieur au diamètre intérieur de cette dernière, la différence étant par exemple d'environ 0,4 mm. - Le groupe d'électrodes comprend des plaques anodiques 60 de type couramment appelé à dimensions stables et comprenant un substrat de titane, par exemple, portant à la surface un revêtement d'une solution solide d'au moins un oxyde métallique du groupe du platine sur les deux côtés. Le substrat conducteur est avantageusement en métal utilisé pour la fabrication des soupapes, par exemple en titane. Mais il est possible cependant aussi d'utiliser du tantale, du niobium ou du zirconium. Le substrat peut être plein ou être troué ou perforé, un substrat plein étant plus avantageux. Le revêtement peut consister en un oxyde de pla- tine, de palladium, de ruthénium, d'iridium, de rhodium ou d'osmium ou d'une combinaison de ceux-ci. La composition exacte de l'anode n'a pas une importance déterminante dans le cadre de la présente invention, étant bien entendu que des anodes ayant des dimensions stables et différentes composi- tions sont bien connues et ont été utilisées avec succès pendant de nombreuses années. Les cathodes 62 peuvent avantageusement être formées de feuilles, notamment de titane, de nickel ou de différents alliages de fer et de nickel. Lorsque les anodes sont formées de plaques, il a été observé que les cathodes formées de feuilles pleines ont des qualités supérieures à celles des feuilles perforées ou trouées dans le cadre de l'invention. Toutes les anodes 60 et cathodes 62 sont disposées ou orientées verticalement et maintenues en alter- nance à des distances fixes au-moyen de rondelles de serrage 64 interposées entre les anodes successives et de rondelles semblables 64 interposées entre des cathodes successives. Les électrodes et les rondelles de serrage sont placées sur des goujons ou tiges de serrage 54 (figure 1). L'intervalle entre les plaques est maintenu à une valeurcomprise entre environ 0,7725 et 1,55 mm. Lorsque les interstices sont inférieurs à environ 0,7725 mm, des traînées de fluide et/ou des bulles de gaz formant des ponts empêchent la circulation convenable de l'électrolyte et du gaz et le circuit d'être obturé par des particules et/ou des incrustations. Lorsque la distance séparant les plaques est excessive ou supérieure à environ 2,5 mm, par exemple, les trajets du courant électrique entre ces plaques sont allongés et il en résulte une augmentation des pertes électriques. Les plaques anodiques 60 sont fixées par serrage à l'extrémité positive ou à tension élevée de chaque compar- timent ou groupe cellulaire et les plaques cathodiques sont fixées à l'extrémité à basse tension de ces groupes (voir figure 3). Les anodes et cathodes sont placées les unes entre les autres en ménageant un interstice ou un intervalle prédé- terminé entre leurs surfaces. La superficie des anodes et cathodes placées géométriquement en face les unes des autres représente la surface efficace de travail ou les zones de génération. Les parties des surfaces qui ne sont pas en face les unes des autres et les surfaces extérieures des électrodes extérieures n'interviennent pratiquement pas dans la production, car un pourcentage très élevé du courant électrique passe dans les circuits courts, c'est-à-dire entre les surfaces opposées des anodes et des cathodes. Les plaques extérieures peuvent être soit des anodes, soit des cathodes, et il est avantageux que ce soit ces dernières, car la mauvaise utilisation d'un coté d'une anode représente un gaspillage d'un revêtement précieux. Comme mentionné précédemment, chaque comparti- ment ou groupe cellulaire comprend deux rangées distantes d'électrodes interposées les unes entre les autres et étroi- tement serrées sur les blocs opposés de support 26 au moyen des tiges de serrage 54, des rondelles 64 et des écrous 66, tous ces éléments assumant de plus la fonction de conducteurs de l'électricité envoyée dans les électrodes. L'espacement séparant les électrodes est réglé par l'épaisseur des rondelles de serrage 64 qui sont usinées avec précision et qui peuvent convenablement être en titane et par des baguettes de matière plastique ou entretoises 70 qui ne sont pas conductrices de l'électricité et sont par exemple en polytétrafluoréthylène. Le châssis et les groupes cellulaires consti- tuent ce qu'il est coutume d'appeler une disposition bipolaire reliée électriquement et hydrauliquement en série à l'intérieur de l'enveloppe, cette disposition améliorant le rendement, apportant une grande simplicité et abaissant le prix de revient. La structure de l'enveloppe 72 est avantageu- sement formée d'éléments de CPVC assemblés par collage ou soudage et ayant par exemple un diamètre de 150 ou de 200 mm. La saumure pénètre dans l'enveloppe 72 à une extrémité ou à proximité d'une extrémité et en sort à l'extrémité opposée. Elle peut passer par des raccords classiques dans un autre ou plusieurs autres appareils d'électrolyse (figure 5) pouvant par exemple former une rangée verticale afin de garantir la circulation en série par chacun des compartiments des cellules de chaque appareil d'électrolyse raccordé hydrau- liquement. Par exemple, l'admission peut se trouver au fond d'une enveloppe et l'orifice de décharge peut se trouver au sommet d'une autre lorsque plusieurs appareils d'électrolyse sont empilés verticalement et sont montés hydrauliquement en serie. L'appareil d'électrolyse selon l'invention constitue un module à l'aide duquel il est -possible de réaliser des systèmes pouvant avoir une grande plage de capacités. Par exemple, un à quatre appareils d'électrolyse peuvent être raccordés de manière simple hydrauliquement en empilements verticaux et un ou plusieurs empilements peuvent être raccordés hydrauliquement en. parallèle. Plusieurs dis- positions en série-parallèle de connexions électriques qui seront décrites par la suite sont utilisées. Les châssis de métal et des supports classiques sont utilisés pour assembler et fixer les appareils d'électrolyse les uns aux autres. Les liaisons du sommet et du fond des enveloppes permettent aux brides pleines 74 des extrémités de ne comporter aucun raccord de plomberie de manière à faciliter l'introduction rapide et l'enlèvement des groupes d'électrodes. Il suffit d'enlever des conducteurs électriques simples pour libérer l'accès aux châssis assemblés aux couvercles. Par ailleurs, les empilements verticaux sont avantageux du point de vue de l'encombrement au sol. Il doit être bien entendu que le nombre de cellules dans l'appareil d'électrolyse et le nombre des appareils d'électrolyse par empilement qui sont représentés et/ou décrits ne sont pas destinés à limiter l'invention. Les trous 50 et 52 ménagés dans les disques de cloisonnement 22 ainsi que ces disques eux-mêmes contribuent à régler la circulation de l'électrolyte et -du gaz et facili- tent le réglage des niveaux et des vitesses de l'électrolyte. Les disques de cloisonnement 22 assument deux autres fonctions importantes, à savoir de réduire le couplage entre cellules, qui représente un phénomène parasite, à un niveau insignifiant et d'empêcher l'électrolyte de se remélanger entre les cellules, ce phénomène abaissant le rendement du processus et étant familier aux spécialistes. Dans le cas de systèmes à saumure naturelle, l'électrolyte entre par exemple dans le fond de l'appareil d'électrolyse ou le fond du module qui est situé au bas, puis remplit successivement les cellules et sort par la décharge au sommet de l'appareil en étant refoulé par la pression d'entrée. Dans les systèmes à saumure artificielle, une saumure concentrée et de l'eau de dilution sont introduites dans l'appareil d'électrolyse par des raccords indépendants qui seront décrits par la suite. Le mélange est également refoulé vers la décharge au sommet de l'appareil par la pression d'admission. Dans les deux systèmes à saumure artificielle et à saumure naturelle, un moyen avantageux pour obtenir un rendement électrique élevé consiste en un mode de fonction- nement à passage unique, c'est-à-dire en un mode opératoire dans lequel l'électrolyte n'est pas recyclé. Le recyclage tend à "contaminer" le produit amont qui a une faible force par une décharge qui a une grande force et qui contribue à provoquer des réactions contraires néfastes dans les appareils d'électrolyse, ce phénomène étant aussi familier aux spécialistes. Les multiples disques de cloisonnement 22 forment des chicanes et empêchent efficacement l'électrolyte de se remélanger entré les cellules, en contribuant ainsi à minimiser les réactions contraires néfastes. Le mode de fonctionnement à passage unique et le fait qu'il est souhaitable de convertir un pourcentage impor- tant de la saumure artificielle relativement coûteuse en le produit recherché impose que les flux d'électrolyte soient relativement lents dans les systèmes à saumure artificielle. Donc, la circulation entre cellules est lente et, en consé- quence, crée potentiellement un faible risque que des jets à haute énergie sortent des trous des cloisons 22, bien que les jets rapides produisent une turbulence avantageuse et un nettoyage de la surface des électrodes des rangées situées en aval en contribuant à éliminer-la formation d'impuretés. Ce facteur ne représente pas un inconvénient notable, car les saumures artificielles peuvent avantageusement être produites à l'aide de sels et d'eau de qualité suffisamment élevée pour minimiser fortement la formation d'incrustations et de dépôt sur les électrodes et la nécessité d'une turbu- lence et d'un nettoyage. Dans les systèmes à saumure naturelle, le prix de cette dernière est faible ou pratiquement inexistant et, comme le savent bien les spécialistes de l'électrolyse, la rentabilité impose dans ces cas des écoulements beaucoup plus importants de saumure que dans les systèmes à saumure artifi- cielle, les débits devant être approximativement de 5 à 10 fois supérieurs. Par ailleurs, l'eau de mer et les autres saumures naturelles contiennent de grandes quantités de produits chimiques étrangers qui forment des précipitations et des dépôts en plaque qui tendent à se placer sur les électrodes des cellules en empêchant leur fonctionnement efficace. Des flux importants combinés avec des rangées d'électrodes conformées suivant l'invention et décrites plus tard permettent de faire fonctionner les appareils pendant de longues périodes sans qu'ils soient encombrés par des incrus- tations et des dépôts gênants. Le courant continu d'alimentation est appliqué aux goujons conducteurs 34 et 36 de manière à créer une force électromotrice positive d'une tension nominale de 3,5 à 6 volts à l'extrémité côté anode de chaque cellule (par rapport au côté de la cathode). Chaque module d'électrolyse se composant de quatre cellules exige par exemple une tension continue appliquée de 14 à 24 volts. L'électrolyte coule successivement dans les compartiments ou cellules essentiellement par les raccords entre enveloppes, les trous 50 des cloisons 22 et, dans une mesure beaucoup moins grande, par les interstices ou passages annulaires 80 et les trous 52. Comme le montre la figure 4, il se forme une circulation ascendante verticale vigoureuse par convection entre les électrodes à l'intérieur de la cellule pendant l'électrolyse en raison, dans une certaine mesure, du chauffage (produit par la chaleur dégagée par les pertes) se produisant entre les électrodes, mais beaucoup plus fortement par suite de la formation de gaz qui est prin- cipalement de l'hydrogène. La double action de la chaleur et de la formation de gaz provoque un soulèvement vigoureux (semblable à une forte ébullition) de l'électrolyte qui est favorisé par de grandes veines circulant en sens inverse et provoquant une convection rapide de l'électrolyte qui améliore le rendement électrique, car le gaz qui n'est pas conducteur de l'électricité est rapidement évacué de la zone de production. Une caractéristique importante de l'invention réside dans le fait que le gaz est rapidement évacué de la zone de production vers une zone située immédiatement au- dessus des rangées d'électrodes. Le gaz est séparé de l'électrolyte et progressivement évacué des compartiments des cellules de la manière qui sera décrite par la suite. Le processus qui prend place à l'intérieur de l'appareil d'électrolyse est assez complexe et usuel et il est bien décrit dans la littérature. En bref, de l'hypochlorite de sodium et de la saumure non transformée forment un mélange avec des gaz qui sont principalement de l'hydrogène. La figure 6 représente une application particu- lière de l'appareil d'électrolyse selon l'invention qui est destiné àêtre utilisé avec de la saumure artificielle au moyen d'un module unique fonctionnant à la pression atmosphé- rique. Comme décrit plus haut, la circulation dans l'appareil d'électrolyse 10a est très lente dans les systèmes à saumure artificielle. Les trous de passage 50 et 52 sont suffisamment grands pour que les pertes de charge à travers les disques de cloisonnement 22 soient imperceptibles. Le canal 96 d'évacua- tion du gaz et le raccord 90 de décharge du produit étant tous deux à la pression atmosphérique, le collecteur de trop- plein 94 règle le niveau dans l'ensemble de l'appareil d'électrolyse en le mettant approximativement à celui de lacanalisation de décharge 90. Dans d'autres variantes de réalisation de l'appareil d'électrolyse et des empilements de tels appareils, les enveloppes sont par exemple sous des pressions de fonctionnement supérieures à celle de l'atmosphère par suite du frottement du fluide dans les appareils et des charges statiques et dynamiques ou des contrepressions à la décharge. D'autres moyens de réglage de la pression statique à l'intérieur de l'appareil d'électrolyse et d'évacuation du gaz des zones dans lesquelles il s'accumule sont utilisés et seront décrits par la suite. Le gaz produit entre les électrodes a un effet direct sur la résistance électrique dans l'intervalle entre électrodes des zones de production et un effet prononcé sur le rendement énergétique d'ensemble et, en conséquence, sur le coût de fonctionnement. En général, plus la cote verticale des anodes est faible, plus le trajet suivi par la circula- tion des gaz à la sortie de la zone de production est court et meilleure est l'efficacité de l'évacuation du gaz. Toute- fois, une grande étroitesse des électrodes implique que celles-ci ont une faible surface et élèvent le prix de l'appareil d'électrolyse. Il faut trouver un compromis entre le prix de revient et l'efficacité de l'évacuation du gaz pour la cote verticale de l'anode. De même, une longueur excessive des électrodes a pour conséquence des quantités élevées de courant aux extrémités de fixation de ces électrodes avec pour conséquence des pertes élevées par résistance électrique qui sont néfastes et/ou des électrodes excessivement massives. Il a été observé que des anodes ayant par exemple les dimensions suivantes: 07725 x 100 x 200 mm ont des proportions favorables par rapport aux facteurs mentionnés ci-dessus. Par ailleurs, en ce qui concerne la longueur du trajet suivi par l'électrolyte, des courants de convection à grande vitesse sont créés par les larges circuits de retour p (figure 4) et favorisent davantage encore l'évacuation rapide du gaz de la zone de production. Pour favoriser encore une convection efficace, il faut que les anodes soient immergées afin d'exploiter convenablement l'effet de cheminée. Il faut maintenir une interface importante entre la zone gazeuse et l'électrolyte sous forme d'une surface d'électrolyte afin de favoriser la séparation des bulles de gaz et d'éviter qu'elles soient recyclées en retour vers le fond et qu'elles remontent ensuite dans les rangées d'électrodes. Sauf pour la disposition de la figure 6 destinée à une saumure artificielle, cette surface est établie dans les appareils d'électrolyse par deux mécanismes: (a) la quantité considérable de gaz se dégageant au sommet de chaque compartiment formant une cellule est emprisonnée par l'enveloppe 72, les brides 74 et les disques de cloisonnement 22 en faisant descendre le niveau de l'électro- lyte; et (b) lorsque le niveau de l'électrolyte atteint celui des trous 52 de passage des gaz, une partie suffisante de ces trous n'est pas recouverte par l'électrolyte pour permettre au gaz de passer dans le compartiment aval suivant et empêcher le niveau de l'électrolyte de continuer à baisser. Ce réglage de niveau a lieu dans tous les compar- timents, à l'exception des compartiments au sommet desquels se trouvent les orifices de décharge. Les trous 52 de passage du gaz sont relativement petits, c'est-à-dire ont par exemple un diamètre de 1,6 à 6, a5 mm, cette cote étant suffisante pour laisser passer tout le gaz dégagé dans un compartiment donné plus la quantité supplémentaire de gaz arrivant de la cellule située en amont plus une quantité minime d'électrolyte, par exemple 0 à 5 %. Le gaz est refoulé par la pression du fluide d'un compartiment dans le suivant jusqu'au moment o il atteint un compartiment comportant un canal d'évacuation (ou de décharge) du module que constitue l'appareil d'électrolyse, compartiment dans lequel le niveau n'est pas réglé ni abaissé. Le gaz est entraîné par l'électrolyte et par le gaz du compartiment dans lequel il est évacué (ou déchargé), puis il sort par l'orifice d'évacuation pour être dirigé sur un dispositif extérieur de séparation ou, lorsqu'un autre module est monté en aval, il pénètre dans le premier compartiment du module suivant, compartiment dans lequel se produit à nouveau la séparation. Dans un montage à modules multiples (figure ), le gaz se propage longitudinalement d'un compartiment au suivant jusqu'au moment auquel il atteint un orifice de ventilation H monté au sommet, par exemple dans un avant- dernier compartiment. Un étranglement 82, par exemple 1,6 à 3,2 mm, a des dimensions suffisantes pour laisser échapper le gaz et une quantité très faible d'électrolyte, par exemple 0 à 2 %, de la rangée d'appareils d'électrolyse en soulageant les cellules et modules situés en aval et en leur évitant d'avoir à séparer et à traiter le gaz réentraîné. Dans les empilements de cellules à multiples points de ventilation, les multiples canalisations d'évacua- tion du gaz sont raccordées par exemple à un collecteur commun situé à proximité de la décharge du dernier module d'électrolyse ou module situé au sommet. Le collecteur est raccordé à la canalisation de décharge des produits et renvoie les gaz dans le mélange des produits qui consiste en hypo- chlorite de sodium, en saumure non décomposée et en gaz résiduel. Le mélange est ensuite dirigé sur un dispositif extérieur dans lequel la séparation est effectuée virtuellement en principe à 100 %. La figure 5 représente un alignement formé de quatre modules d'électrolyse et illustre avec la figure 4 les principes décrits ci- dessus. Les canalisations 104-reliant le raccord H et le collecteur 106 consistent en conduits formés par exemple de tubes de matière plastique qui dirigent le mélange de gaz et d&électrolyte vers le collecteur 106 et la décharge 108 de l'alignement de modules d'électrolyse. Les étranglements 82 restreignent le débit afin d'empêcher une circulation excessive en dérivation d'électrolyte non décomposé. Dans le cas de - l'appareil d'électrolyse de la figure 6 qui est constitué d'un module unique et qui fonctionne à la pression atmosphérique, l'hydrogène se sépare de l'électrolyte à la surface de ce dernier dans les quatre compartiments constituant les cellules et se dirige vers l'orifice de ventilation 96 de chaque extrémité de l'appareil d'électrolyse, puis il est évacué à l'atmosphère. Les zones dans lesquelles se trouvent d'une part le gaz et d'autre part l'électrolyte sont indiquées en 98 et 100, respectivement. Les gaz se dégagent par exemple dans les compartiments situés en amont à l'intérieur d'un appareil unique d'électrolyse de type fermé (qui n'est pas à la pression atmosphérique), puis ils passent par les trous 52 se trouvant au sommet des cloisons pour parvenir dans le compartiment de décharge dans lequel ils se mélangent avec les fluides de ce dernier et sortent par l'orifice de passage de l'électrolyte. Lorsque les gaz parviennent au sommet du compartiment dans lequel s'effectue la décharge, à proximité de l'orifice de décharge, une très faible quantité de gaz est réentrainée dans l'électrolyte en entravant le processus de production dans cette cellule. La quantité de gaz dégagé doit être calculée par les lois correspondantes de l'électrochimie. Le débit de l'électrolyte est par exemple réglé à une valeur fixe. Les pertes de charge par les étranglements et passages de l'électrolyte et par les trous et passages de circulation du gaz sont sensiblement égales, car les circuits sont disposés en parallèle. Les spécialistes du calcul de la circulation des fluides peuvent ainsi dimensionner facilement les étran- glements et passages pour garantir les distributions décrites ci-dessus. Comme mentionné précédemment, les souillures de l'eau de mer provoquent la formation de dépôts sur les surfaces intérieures des cellules et si ces dépôts ne sont pas enlevés, ils entravent l'électrolyse. Ces dépôts qui sont en majeure partie des hydroxydes et des carbonates de calcium et de magnésium peuvent se former en quantités considérables, en particulier sur les surfaces et les bords des cathodes. Lorsque les électrodes utilisées sont des plaques rectangu- laires usuelles, il a pu être observé que les surfaces en regard des électrodes demeurent bien exemptes d'incrusta- tions, c'est-à-dire que des pellicules n'atteignant que 100 à 250 lim d'épaisseur se forment progressivement pendant des périodes de 6 mois ou davantage lorsque l'eau de mer utilisée est de qualité moyenne, c'est-àdire qu'elle provient d'un canal alimenté par les marées et situé dans une région à concentration urbaine modérée comprenant tout à la fois des industries et des commerces. L'eau de mer avait 85 % de la force maximale, la dilution provenant des écoulements locaux. Les incrustations se formant dans les zones d'électrolyse n'ont pas entravé notablement le fonctionnement. Les surfaces extérieures des cathodes, c'est-à-dire celles ne se trouvant pas en face de celles des anodes, se sont recouvertes de revêtements plus épais et plus durs d'environ 0,75 à 1,5 mm d'épaisseur pendant la même période, mais à une vitesse décroissante pour finir par atteindre un état stable. Les revêtements se trouvaient en des emplacements auxquels ils n'entravaient pas l'écoulement de l'électrolyte ni la circulation de l'énergie et donc n'abaissaient pas le rendement de manière mesurable. Toutefois, des amoncelle- ments volumineux de précipités mous tendaient à apparaître sur les bords supérieur et inférieur des électrodes disposées en rangées verticales en formant des ponts entre les bords des électrodes voisines. Par ailleurs, dans les régions situées entre les anodes et en face desquelles ne se trouve aucune cathode, c'est-à-dire à l'extrémité de fixation au pôle positif des rangées d'anodes, des ponts solides se for- maient en quelques heures et demeuraient même en présence d'une circulation d'électrolyte atteignant des vitesses de 3 m à la seconde ou davantage à la sortie des trous 50. Ce phénomène de formation de ponts de matière solide ou d'agglo- mération de précipités entre les anodes apparaissait de la même manière entre les parties des cathodes en face des- quelles ne se trouvaient pas les anodes, c'est-à-dire à leur extrémité de fixation, bien que ces agglomérations se soient formées dans une moindre mesure. De plus, le point situé à proximité à 1,5 mm de l'extrémité non fixée des anodes se trouvait colmaté par des ponts. Chacun des quatre côtés de toutes les rangées d'électrodes formées de plaques rectangulaires classiques se trouvait pratiquement obturé dans une forte mesure par des agglomérations d'impuretés solides formées de précipités de la solution. Les obstructions et pontages entravaient la circulation de l'électrolyte entre les plaques en abaissant le rendement de l'électrolyte. Chaque anode 60 comprend une encoche sensiblement rectangulaire 112 et chaque cathode 62 comprend une encoche identique 114 (figure 7) afin d'éliminer pratiquement ce phénomène néfaste. Chaque encoche est centrée entre les points de fixation des électrodes et correspond approximativement à 50 % de la hauteur de la plaque disposée verticalement. Le reste de la surface d'extrémité de chaque plaque est utilisé pour la conduction du courant et pour supporter ces plaques en porte-à-faux. La profondeur de l'encoche 112 des anodes est telle que le bord vertical se trouve dans le prolongement ou à l'alignement du bord libre ou non fixé de la cathode 62 et, à l'inverse, la profondeur de l'encoche 114 des cathodes est telle que son bord vertical est à l'alignement de l'extrémité non fixée de l'anode 60. Les encoches ont par exemple des dimensions égales à 25 x 50 mm lorsque les électrodes ont les dimensions suivantes: 0,7725 x 100 x 200 mm. Les encoches ont pour effet que les surfaces à découvert situées dans la région des jets immergés sortant des trous 50 des cloisons sont suppri- mées et forment une rangée de bords d'électrodes qui sont à l'alignement. Il a été découvert que les multiples trous 50 pouvaient être dimensionnés et placés à distances régulières de manière à imposer à l'électrolyte des vitesses auxquelles il arrive contre les bords amont, alignés verticalement, des électrodes qui provoquent un nettoyage des incrustations et des agglomérations se trouvant sur son passage et de manière à produire un flux et une turbulence suffisants dans les interstices séparant les électrodes de façon à détruire les agglomérations et les incrustations sur les trois autres bords des rangées d'électrodes. Il est facile de fixer les vitesses de sortie en réglant le débit de circulation de l'électrolyte dans l'appa- reil au moyen d'organes extérieurs classiques et en dimen- sionnant convenablement les trous 50. Il a été trouvé que des vitesses de 1,5 à 6 m à la seconde et en particulier de 3 m à la seconde conviennent bien. Le diamètre des trous 50 est compris en particulier entre 6,35 et 9, 5 mm et les débits de la circulation de la saumure sont compris en particulier entre 11,5 et 45 litres à la minute dans les rangées d'enve- loppes de quatre cellules d'électrolyse de 15 ou 20 cm de diamètre. Les flux verticaux de convection créés par l'élévation de la température due aux pertes de conversion électrolytique et au pouvoir ascensionnel du gaz contribuent à provoquer la turbulence et la circulation globale résul- tante. Cette circulation globale résultante est le produit de l'existence d'une part de la circulation horizontale par les trous 50 et d'autre part de la circulation verticale de convection. Le flux du produit maintient efficacement les ouvertures du bord des électrodes exemptes d'agglomérations, à environ 90 %, cette valeur devant être comparée à celle d'environ 25 % ou moins des électrodes classiques au cours de longues périodes de fonctionnement. Les gaz sont évacués de la zone de production à grande vitesse. Certains précipités tendent à se déposer sur le fond de l'enveloppe des appareils d'électrolyse. Une encoche 124 en forme de croissant réalisée au bas des cloisons 22 (figures 1 et 4) crée un jet de rinçage qui entraîne ces précipités de manière qu'ils soient -amenés à l'orifice de décharge. Aucun disque de cloisonnement 22 ne se trouvant au-devant du premier compartiment ou de la première cellule amont portant la référence 1, c'est-à-dire aucun trou 50 n'étant capable de créer des jets à grande vitesse devant être dirigés sur les bords des électrodes, un disque à ajutages 120, monté à l'admission et supporté par le tirant inférieur 12 de manière à être en contact de glissement avec la partie inférieure de la surface de l'enveloppe 72, crée des jets à grande vitesse, en particulier de 1,5 à 6 m à la seconde, qui sont dirigés sur le bord inférieur des électrodes lorsque l'électrolyte est refoulé dans ce disque 120 situé à l'entrée. Les figures 8 et 9 représentent ce disque 120 qui est indiqué sur la figure 2 qui illustre un groupe d'électrolyse. Le disque 120 s'utilise uniquement pour l'électrolyse de l'eau de mer et il est monté dans la cellule portant la référence 1 ou dans la cellule ou le compartiment comportant l'admission de saumure lorsqu'un unique appareil d'électrolyse est utilisé ou dans chaque cellule d'entrée de chaque module d'électrolyse d'un empilement formé de plusieurs appareils d'électrolyse. Pour l'électrolyse de la saumure artificielle, les disques d'entrée sont supprimés. Le disque 120 comprend une cavité cylindrique d'admission 130 et un corps symétrique comportant plusieurs canaux 132, 134 et 136 placés à distance les uns des autres, dirigés vers le bord inférieur des rangées d'électrodes et dont les axes inscrivent des angles croissant progressivement à partir d'un axe vertical vers la circonférence du disque. L'électrolyte entre dans la cavité 130, il est refoulé par les canaux 132, 134 et 136 et il se jette sur le bord inférieur des rangées n0 1 et n0 2 en créant les vitesses élevées et la turbulence voulue à l'intérieur de la cellule en empêchant ainsi les agglomérations de précipités qui sont néfastes. * Le revêtement en métal noble des anodes représen- tant la partie de loin la plus coûteuse d'un appareil de production d'hypochlorite de sodium, toute mesure raisonnable qui contribue à allonger la vie utile de ce revê- tement est justifiée. Le procédé d'alimentation en saumure conforme à l'invention et qui va être décrit garantit des températures modérées pour les appareils à saumure artificielle en l'absence d'appareils extérieurs de chauffage, d'échangeurs de chaleur ou analogues destinés à l'eau froide d'alimentation de manière à allonger la vie utile des anodes. La figure 6 représente un raccord 205 d'admission de saumure concentrée (NaCl) dans le premier compartiment de l'alignement des appareils d'électrolyse montés en série. Le débit total d'eau de dilution est en particulier environ 10 fois plus important que celui de la saumure concentrée afin d'abaisser la salinité finale approximativement à 2,8 %. Le flux de dilution est subdivisé en deux courants ou davantage, en particulier en quatre courants identiques, et il est introduit dans l'alignement de cellules d'électrolyse à des distances sensiblement égales sur la longueur de cet alignement. En conséquence, des niveaux progressifs de salinité sont réalisés le long de l'alignement des cellules, par exemple de 8,5; 5,0; 3,6 et 2,8 % et de plus les vitesses moyennes de circulation de l'électrolyte dans les cellules amont sont relativement faibles et augmen- tent au fur et à mesure de l'addition d'eau de dilution. Donc, le temps pendant lequel la saumure demeure dans l'appareil est plus long au début, mais diminue avec chaque addition d'eau de dilution. Un allongement du temps pendant lequel la saumure demeure dans l'appareil a pour conséquence une augmentation du chauffage (due aux pertes électriques) et une augmentation de formation du produit dans les comparti- ments amont par rapport aux systèmes simples dans lesquels le flux de l'eau de dilution n'est pas subdivisé. Le tableau suivant donne des exemples de données d'un système, dans lequel le flux d'eau de dilution est subdivisé en quatre courants, et d'un système classique (dans lequel la saumure concentrée et l'eau de dilution sont mélangées avant leur entrée dans l'appareil d'électrolyse): Etage du Etage du Etage du Etage du 1er 2ème 3ème 4ème quart quart quart quart Avec subdivisions Elévation de la tem- pérature, OC il 0,5 1 2,8 Concentration du chlore, g/l 8,7 9,1 8,9 9,0 Appareils classiques (Sans subdivisions) Elévation de la tem- pérature, OC 3,3 3,9 3,4 4,4 Concentration du chlore, g/l 2,5 4,8 7,0 9,0 Les indications ci-dessus sont des approxima- tions données pour l'extrémité de chaque étage (extrémité du quart de l'alignement de cellules). L'élévation de tempéra- ture est l'élévation totale à partir de celle du début de l'étage à celle de la fin de celui-ci. La concentration en chlore est celle de l'extrémité de l'étage. De plus, la tension est très différente dans les deux genres d'appareils en raison de la salinité et de la température. Les tensions nécessaires diminuent avec l'élé- vation de la salinité et/ou de la température. Par exemple, la tension nécessaire pour le mode de réalisation à subdivi- sion en quatre courants destinés aux quatre cellules est approximativement d'un volt inférieur à celle d'un circuit ne comportant aucune subdivision, c'est-à-dire qu'elle est de 14,1 volts dans le premier cas et de 15,1 volts dans le second cas. Les effets nets produits dans les deux genres d'appareils peuvent être résumés de la manière suivante: a. La salinité moyenne supérieure dans le système à subdivision du flux d'eau de dilution abaisse les tensions globales nécessaires et favorise le processus de transforma- tion électrolytique en raison de la densité moyenne supé- -rieure des ions chlore; b. La température moyenne supérieure du système à subdivision du flux peut contribuer au processus électro- chimique ou l'empêcher selon la température de la saumure à l'admission, l'eau de dilution et l'élévation totale de température. En pratique, la transformation électrochimique dans les systèmes à subdivision de ce flux tend à être plus efficace en raison de la température moyenne supérieure de l'électrolyte avec pour conséquence un abaissement des ten- sions nécessaires; c. La concentration moyenne supérieure en hypochlorite amoindrit considérablement l'efficacité en raison de l'accentuation des réactions contraires. Ce phénomène représente un inconvénient du système à subdivision du flux d'admission de l'eau de dilution. Il a été observé que les rendements combinés globaux électrique et en production de sel des deux modes opératoires sont approximativement égaux. Dans certaines conditions, le système à subdivision du flux d'admission d'eau de dilution donne des résultats légèrement meilleurs tandis que l'autre système a donné de meilleurs résultats dans d'autres conditions. Cependant, dans le système à sub- division du flux d'admission d'eau de dilution, l'élévation initiale des températures est plus grande que dans la première cellule et donc les anodes des cellules situées en amont sont exposées à des températures supérieures qui sont plus favorables que celles des systèmes classiques. Par exemple, dans l'alignement à quatre cellules et à subdivision du flux d'eau de dilution en quatre courants, en admettant que la température d'eau d'alimentation soit de 1,10C, la température du mélange se trouvant dans la première cellule est de 12,20C, tandis que celle des systèmes classiques est de 4,40C. Les revêtements coûteux de l'anode sont ainsi mieux protégés contre la passivation due au dégagement excessif d'oxygène par suite de leur exposition à l'électrolyte froid, ce phénomène étant bien connu des spécialistes de l'électro- chimie. Les débits de l'eau de dilution des courants résultant de la subdivision du flux ne doivent pas nécessai- rement être précis et peuvent différer par exemple de + 10 % les uns des autres, ces débits étant réglés par de simples étranglements 206 réalisés dans les canalisations 207 d'ali- mentation en eau de dilution qui forment des circuits parallèles pour ces courants. Il doit être bien entendu que la subdivision représentée de l'eau de dilution n'est pas nécessairement limitée à quatre courants, à des débits identiques de ces courants, à des espacements identiques des arrivées de l'eau de dilution ni à des appareils d'électrolyse à quatre cellules. Les résultats avantageux que donnent les tempéra- tures s'obtiennent avec différentes combinaisons des variables indiquées ci-dessus, les conditions résultantes n'étant modifiées que très légèrement. Il est souhaitable que les alignements de cellules montées hydrauliquement en série soient longs pour garantir un rendement maximum du processus, car les mélanges produits par reflux (dans les circulations de type sans obstruction) et les pertes de rendement qui en résultent et que connaissent bien les spécialistes sont en principe forte- ment réduits. Plus le nombre de cellules et de cloisons dis- posées dans ces dernières est grand, plus la circulation résultante est proche d'un type de circulation à obstructions. Il a été trouvé qu'il est souhaitable de monter seize cellules ou davantage hydrauliquement en série pour exploiter pleinement le principe du mode opératoire à circu- lation unique et à obstructions. Il n'est pas avantageux de monter les connexions électriques des cellules et des modules formés d'alignements de cellules ayant de telles longueurs simplement en série en raison des tensions élevées qui en résultent. Une tension continue appliquée totale pouvant se monter à environ 50 volts peut être considérée comme garan- tissant toute sécurité pour les êtres humains pouvant entrer en contact avec des fils non isolés des appareils d'électro- lyse de type industriel. Lorsque les courants qui apparais- sent sont élevés, comme dans l'appareil de l'invention, et qu'ils atteignent notamment 500 à 10 000 ampères, il est souhaitable de monter des barres omnibus non isolées, car celles-ci sont capables de dissiper la chaleur. Donc, huit cellules montées électriquement en série représentent en pratique un maximum, car il peut être souhaitable d'appliquer une tension pouvant atteindre 6 volts à chaque cellule. Lorsque seize cellules sont raccordées hydrauliquement en série (figure 5) , il est souhaitable d'effectuer un montage électrique en série-parallèle. Dans les montages classiques, les 50 % des cellules de l'alignement situées en aval sont connectés en série et les 50 % des cellules de cet alignement qui sont situées en amont sont connectés en série. Ces ali- gnements de cellules sont ensuite connectés en parallèle à la source extérieure d'énergie. Dans le système de la figure 5, sur laquelle les tensions appliquées sont indiquées à titre d'exemple uniquement, la connexion des huit cellules amont électriquement en série et des huit cellules aval aussi électriquement en série ainsi que le montage en parallèle des deux groupes résultants de connexions en série correspon- draient à une solution classique, mais auraient pour effet un déséquilibre du flux du courant électrique dans le système, ce déséquilibre tendant à dégrader les anodes par suite de la densité excessive du courant. Dans un système classique dans lequel le flux d'alimentation en eau de dilution n'est pas subdivisé, le courant tend à être excessif dans les cellules situées en aval par suite de la supériorité des températures de l'électrolyte avec pour conséquence un abaissement de la résistance électrique. Dans un système à subdivision du circuit d'alimentation en eau de dilution tel que décrit plus haut, la salinité supérieure dans les cellules amont abaisse la résistance électrique et crée un excès de courant devant y être shunté. Un courant plus élevé dans une "branche" de l'alignement de cellules provoque une diminution du courant passant dans les autres branches en accentuant le déséquilibre entre celles-ci avec pour conséquence une usure irrégulière des anodes et une perte d'argent. La disposition représentée schématiquement sur la figure 5 confère une vie utile plus satisfaisante aux anodes dans une large plage de conditions de fonctionnement, cette disposition équilibrant les différences des résis- tances électriques dues aux variations de température et/ou de salinité de l'électrolyte au cours de sa progression dans les compartiments. Donc, conformément à l'invention, lorsque les cellules ou modules sont disposés symétriquement en rangées dont le nombre est divisible par quatre, ces cellules ou modules sont regroupés du point de vue de la circulation de l'énergie de manière que 25 % des cellules situées le plusen amont soient connectés électriquement en série avec 25 % des cellules situées le plus en aval. Les autres 50 % (le courant intermédiaire) des cellules sont connectés de la même manière en série de façon que deux groupes montés en série (l'aligne- ment amont et aval et l'alignement intermédiaire) aient des résistances électriques sensiblement équilibrées et donc de façon que les flux de courant soient aussi pratiquement équilibrés lorsqu'ils proviennent de la même source d'énergie. Il doit être bien compris que la disposition décrite ci-dessus est aussi applicable à des alignements de cellules qui 'en comprennent plus de seize ainsi qu'à des cellules ayant des géométries dissemblables et dont les nombres de celles qui sont montées en parallèle peuvent ne pas être symétriques. Donc, l'appareil de l'invention décrit et repré- senté est capable d'effectuer l'électrolyse des saumures naturelles et artificielles pour la production d'hypo- chlorite de sodium. Cet appareil utilise un mode de circula- tion d'électrolyte à cellules multiples et à passage unique qui est différent du mode à recyclage. Cet appareil se démonte et se remonte facilement pour l'entretien, c'est-à- dire pour les inspections, le nettoyage ou le remplacement de pièces. Des groupes d'électrodes montées dans un châssis et pouvant atteindre 20 cm de diamètre et 90 cm de longueur peuvent être soulevés et manipulés commodément par une personne pour être introduits dans une enveloppe afin de réaliser un appareil ou un module d'électrolyse. Le châssis se caractérise par sa simplicité, sa bipolarité et sa cons- truction modulaire. La conformation générale de l'appareil d'électrolyse est telle que l'élimination de l'hydrogène est rapide, ce qui contribue au rendement électrique élevé de l'appareil. La forme des électrodes et les flux réglés de l'électrolyte contribuent à l'élimination pratiquement totale des incrustations et des agglomérations de précipités. En plus de ces facteurs mentionnés qui permettent de faire une économie de main-d'oeuvre et d'énergie, le mode de dis- tribution nouveau et perfectionné de l'eau de dilution et le montage des conducteurs électriques garantissent une diminution de l'usure des anodes qui sont sensibles et coûteuses. REVENDICATIONS 1. Appareil d'électrolyse de saumures arti- ficielles et naturelles pour la production d'hypochlorite, caractérisé en ce qu'il comprend une enveloppe allongée (72) non conductrice de l'électricité, dont l'axe de symétrie longitudinal est disposé horizontalement et qui est ouverte aux deux extrémités, cette enveloppe étant avantageusement cylindrique et peovant consister en un tuyau de matière plastique comportant des brides de matière plastique, des couvercles amovibles (74) étant fixés à chacune des extrémités ouvertes de ladite enveloppe, chacun de ces couvercles comportant un passage faisant communiquer l'intérieur de l'enveloppe avec l'extérieur, des garnitures d'étanchéité (78) étant interposées entre les couvercles et les extrémités ouvertes de l'enveloppe, une première canali- sation (205) traversant la paroi de cette enveloppe à proximité de l'une de ses extrémités et un second canal (90) traversant la paroi de cette enveloppe à proximité de son autre extrémité, un groupe autonome d'électrodes bipolaires (60, 62) d'au moins deux cellules étant placé à l'intérieur de ladite enveloppe de manière que l'axe de symétrie longitu- dinal de ce groupe coïncide pratiquement avec celui de l'enveloppe, lesdites cellules comprenant des rangées d'électrodes en plaques interposées les unes entre les autres et consistant en anodes (60) et en cathodes (62) supportées par un châssis se composant d'au moins une cloison (22) non conductrice de l'électricité, disposée perpendiculairement à l'axe de symétrie longitudinal de l'enveloppe et placée entre les extrémités dudit groupe d'électrodes, cette cloison ou ces cloisons formant des chicanes dans lesdites cellules et réalisant des compartiments dans ces dernières, d'un goujon conducteur (36) logé à chaque extrémité du châssis dans le passage ménagé dans chacun desdits couvercles de manière à former une broche de connexion positive en saillie et une broche de connexion négative en saillie, et de joints d'étanchéité (76) interposés entre lesdits goujons conducteurs et lesdits couvercles (74). 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdites cloisons (22) sont équipées de chaque côté de blocs (26) de support d'électrodes qui sont conducteurs de l'électricité, des organes (40) de connexion électrique desdits blocs de support d'électrodes traversant chacune desdites cloisons (22), un bloc (30, 32) de support d'électrodes étant monté à chaque extrémité et fixé à chacun desdits goujons conducteurs (36), chacune de deux bandes de support (14, 16), dont l'une au moins n'est pas conductrice de l'électricité, étant fixée sur chacun desdits blocs de support d'extrémité (30, 32), au moins deux tirants (12) disposés longitudinalement à distance l'un de l'autre étant fixés à ces bandes de support et traversant lesdites cloisons, des entretoises (24) non conductrices de l'électricité étant placées autour de ces tirants entre lesdites cloisons et entre chacune desdites bandes d'extrémité et la cloison voisine, ces tirants et ces entretoises mettant lesdites cloisons pratiquement à la même distance les unes des autres et mettant chacune desdites bandes d'extrémité à la même distance de la cloison voisine, des organes combinés de serrage et de connexion électrique (54, 64, 66) étant montés sur chacun desdits blocs de support d'électrodes et des blocs d'extrémité de support des électro- des de manière à fixer et à connecter les anodes et les cathodes en rangées dans lesquelles elles sont interposées les unes par rapport aux autres auxdits blocs de support (26, , 32). 3. Appareil selon la revendication 2, caracté- risé en ce que chacune desdites cellules multiples est sensi- blement isolée électriquement et hydrauliquement par lesdites cloisons (22) non conductrices de l'électricité, ces cloisons laissant subsister autour d'elles un interstice continu (80) d'une largeur d'environ 0,4 mm avec la surface de ladite enveloppe (72), lesdites cloisons comportant des trous (50) de circulation de fluide destinés à régler le flux de l'électrolyte qui passe à travers elles. 4. Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que ledit bloc (30) de support d'électrodes situé à une extrémité et connecté audit goujon de connexion positif (34) qui est en saillie à l'extérieur de l'enveloppe et lesdits blocs (26) de support d'électrodes situés sur le côté desdites cloisons tourné vers ledit goujon négatif de connexion supportent et connectent électriquement les anodes (60) et ledit bloc (32) de support d'électrodes situé à l'autre extrémité et connecté audit goujon négatif de connexion (36) qui est en saillie sur ladite enveloppe et lesdits blocs (26) de support d'électrodes situés sur le côté desdites cloisons qui est tourné vers le goujon de connexion positif supportent et connectent électriquement les cathodes (62), lesdites anodes et cathodes formées de plaques étant disposées en face les unes des autres en étant interposées les unes entre les autres de manière à former au moins un alignement d'électrodes dans chaque cellule. 5. Appareil selon la revendication 4, caracté- risé en ce que les plaques constituant lesdites anodes (60) et lesdites cathodes (62) ont une forme rectangulaire, c'est- à-dire que leur axe de symétrie longitudinal est plus long que leur axe de symétrie transversal, leur axe de symétrie longitudinal étant parallèle à celui de l'appareil d'électro- lyse et à celui de ladite enveloppe (72), les surfaces principales des anodes et des cathodes étant orientées verti- calement. 6. Appareil selon l'une des revendications 4 et , caractérisé en ce que lesdites cloisons comportent des trous (52) de circulation de gaz et d'électrolyte qui sont disposés en hauteur immédiatement au-dessus desdits aligne- ments d'électrodes des cellules situés immédiatement en amont desdites cloisons, ces trous ayant des dimensions suffisantes pour laisser passer la totalité du gaz dégagé dans le compar- timent de la cellule situé immédiatement en amont de la cloison comportant ces trous plus le complément de gaz entrant dans cette cellule et provenant des compartiments des cellules situés en amont plus une quantité minime d'électrolyte qui soit entré dans la canalisation d'admission (205) de l'enveloppe, soit provient. du compartiment précédent, lesdites cloisons comprenant de préférence aussi au moins un trou (50) de circulation de l'électrolyte qui se trouve au-dessous du sommet des alignements d'électrodes situées dans ladite cellule afin de faire passer le courant principal de l'électrolyte entrant par la canalisation d'admission de l'enveloppe. 7. Appareil selon la revendication 6, caracté- risé en ce qu'au moins l'un des trous de circulation de l'électrolyte qui laisse passer le flux principal se trouve à la partie basse de ladite cloison. 8. Appareil selon la revendication 2, caracté- risé en ce que des canalisations (96) de dégagement des gaz sont montées à la partie supérieure de ladite enveloppe afin d'évacuer vers l'extérieur le gaz produit par le processus d'électrolyse, chacune desdites canalisations comportant de préférence un étranglement (82) dont les dimensions sont suffisantes pour laisser passer la totalité du flux du gaz qui y pénètre plus un flux très faible d'électrolyte. 9. Appareil selon la revendication 2, caracté- risé en ce qu'au moins deux appareils d'électrolyse sont supportés de manière à former un alignement vertical dans lequel ces appareils sont placés et alignés immédiatement l'un au-dessus de l'autre de manière que la cellule située le plus en amont se trouve au fond et que la cellule située le plus en aval se trouve au sommet, lesdits appareils d'électrolyse comportant des raccords intérieurs de circulation du fluide et des raccords extérieurs disposés de manière, et destinés, à faire circuler le fluide en série par chacune desdites cellules, des conducteurs électriques extérieurs étant fixés à ces appareils d'électrolyse afin de connecter électrique- ment les groupes d'électrodes situés dans chacun des appareils auxdits goujons conducteurs (34, 36). 10. Appareil selon la revendication 9, caracté- risé en ce que huit cellules sont disposées avec des dimensions identiques dans quatre appareils d'électrolyse et ont des géométries sensiblement identiques, les 25 % des cellules situées le plus en amont étant connectés en série avec les 25 % des cellules situées le plus en aval de manière à former un groupe amont-aval de cellules en série, les autres cellules desdits appareils d'électrolyse étant connectées de leur côté électriquement en série et une unique source de tension étant appliquée à chacun de ces montages en série, plus de huit cellules ayant des dimensions identiques et disposées symétriquement pouvant aussi être montées dans quatre appareils d'électrolyse ou également dans plus de quatre appareils d'électrolyse. 11. Cellule d'électrolyse de saumures naturelles selon la revendication 6, caractérisée en ce que chacune desdites anodes et cathodes en plaques (60, 62) orientées verticalement comprend deux bords verticaux et deux bords horizontaux, lesdits blocs de support (26) et organes combinés de serrage et de connexion électrique (54, 64, 66) fixant et connectant électriquement les anodes et les cathodes le long de leur bord correspondant par lequel elles sont supportées, ce bord supporté étant l'un des bords verticaux, de sorte qu'un bord vertical de chaque électrode n'est pas supporté, les bords verticaux non supportés et les bords verticaux supportés des électrodes immédiatement surjacentes et sous-jacentes étant décalés latéralement de manière à laisser subsister un interstice entre les bords non supportés et les blocs de support, une encoche (112) étant réalisée dans lesdits bords supportés verticaux d'au moins lesdites anodes (60), cette encoche ayant une profondeur telle que son fond est à l'alignement du bord vertical non supporté des plaques immédiatement surjacentes et sous- jacentes, au moins un trou d'admission (50) de la cloison (22) située en amont du compartiment formant ladite cellule projetant un jet d'électrolyte dirigé sur chacune desdites encoches et contre les bords desdites anodes et desdites cathodes qui sont à l'alignement du fond des encoches, les cathodes (62) comportant de préférence une encoche (114) semblable à celle des anodes, ces encoches (112, 114) pouvant avantageusement être rectangulaires et avoir une dimension verticale correspondant approximativement à 50 % de la longueur du bord vertical sur lequel se trouve l'encoche. 12. Appareil selon la revendication 11, caracté- risé en ce que de multiples orifices de décharge d'électrolyte et de gaz sont ménagés à proximité du sommet de ladite cellule conformée en compartiment. 13. Appareil selon la revendication 11, caracté- risé en ce que lesdites anodes (60) et cathodes (62) inter- posées les unes entre les autres sont montées de manière que leurs bords inférieurs soient à l'alignement et un disque (120) à ajutages d'admission est monté dans ledit châssis de manière à intercepter le flux d'entrée provenant de l'une des canalisations de raccord à ladite enveloppe, ce disque dirigeant le flux entrant d'électrolyte vers ce bord inférieur des électrodes. 14. Appareil d'électrolyse selon la revendica- tion 1 et destiné à l'électrolyse de saumure artificielle, caractérisé en ce que lesdites cellules formant des compartiments sont raccordées hydrauliquement en série et font partie de préférence d'au moins deux appareils d'électrolyse supportés de manière à former un alignement vertical, l'une des canalisations de raccord à ladite enveloppe et, dans le cas d'un alignement de plusieurs appareils, l'une des canalisations de l'enveloppe amont établissant la communication avec la cellule située le plus en amont afin d'y introduire de la saumure concentrée, ladite enveloppe ou ladite enveloppe amont comportant un autre passage débouchant dans ladite cellule située le plus en amont de manière à établir une communication destinée à l'introduction d'une première fraction d'eau de dilution, d'autres passages traversant ladite enveloppe ou lesdites enveloppes et débouchant dans d'autres cellules situées plus en aval de manière à établir une communication destinée à l'introduction des autres fractions de l'eau de dilution, l'autre canalisation de raccord de ladite enveloppe ou de l'enveloppe située en aval, dans le cas de plusieurs appareils montés en série, constituant un trajet de décharge (90) desdits écoulements de saumure concentrée et d'eau de dilution. 15. Appareil selon la revendication 14, caracté- risé en ce que ladite saumure concentrée se compose approxi- mativement de 26,4 % en poids de chlorure de sodium et le débit total d'eau de dilution est approximativement 10 fois supérieur à celui de la saumure concentrée, cette saumure concentrée et la première fraction de l'eau de dilution étant de préférence mélangées avant leur introduction dans ledit compartiment amont. 16. Appareil selon la revendication 14, caracté- risé en ce que lesdites fractions d'eau de dilution sont approximativement égales et sont introduites séparément, de sorte que le nombre des cellules raccordées hydrauliquement en série est égal à celui des compartiments dans lesquels l'eau de dilution est introduite, le compartiment dans lequel la dernière fraction d'eau de dilution est introduite étant celui qui comporte ledit raccord de décharge. 17. Appareil selon la revendication 15, caracté- risé en ce que les canalisations d'admission d'eau de dilution comportent des étranglements (206) qui sont destinés à égaliser les flux et à régler les flux d'eau de dilution à des débits prédéterminés.