- 1 La présente invention a pour objet un procédé utilisé pour dérouler les fils de chaîne à partir d'une ensouple de chaîne dans un métier à tisser ainsi qu'un dérouleur de fils de chaîne, utilisé pour appliquer ce procédé. 5 Le déroulement de la chaîne dans un métier à tisser reste toujours un problème difficile à résoudre par les ingénieurs chargés d'établir les plans de machines textiles et par les constructeurs chargés de fabriquer ces machines. Jusqu'à présent ceux-ci ne sont jamais parvenus à ré-10 soudre ce problème d'une manière parfaite. En effet, malgré toute l'ingéniosité .déjà déployée dans ce domaine, aucun des systèmes utilisés jusqu'à présent ne peut prétendre avoir atteint la perfection. Ils présentent encore des défauts et des inconvénients plus ou moins sérieux et 15 ne résolvent le problème que d'une manière approximative. En outre, les nouvelles fibres textiles qu'on fabrique actuellement, la nécessité d'augmenter constamment la production et le rendement, la qualité toujours plus élevée exigée des tissus obligent les constructeurs de machines textiles à inven-20 ter des mécanismes ou des systèmes travaillant d'une manière moins approximative et tendant plutôt vers la perfection. C'est pourquoi on cherche toujours à améliorer les mécanismes existants ou à inventer des dispositifs ou systèmes complètement nouveaux. Le nombre de brevets déposés à ce sujet 25 en témoigne à suffisance. Le déroulement des fils de chaîne s'effectue habituellement par la rotation de 1'ensouple de chaîne ou ensouple arrière normalement placée à l'arrière du métier à tisser. Au fur et à mesure que la production de tissu augmente, le diamètre 30 de 1'ensouple de chaîne diminue, et puisque la longueur du fil fourni doit rester strictement constante, il en résulte que la vitesse de rotation de 1'ensouple doit s'élever au fur et à mesure que le diamètre de 1'ensouple de chaîne diminue. Le débit du fil dépend simultanément du duitage 35 ainsi que du raccourcissement de la chaîne, à savoir de la longueur de chaîne à ajouter à la longueur du tissu obtenu. Ce raccourcissement provient des ondulations que le fil de chaîne fait avant de former le tissu. Il dépend d'un grand nombre de paramètres, de sorte qu'il n'est pas possible de calculer le HO raccourcissement de la chaîne avec une exactitude suffisante 72 06594 2 2126449 pour le faire intervenir directement dans le mécanisme (par exemple sous la forme d'une transmission à roues dentées ou d'organes analogues). C'est donc une inconnue. On peut montrer que la vitesse de rotation de l'en-5 souple de chaîne doit être: 1) inversement proportionnelle au diamètre de celle-ci, 2) inversement proportionnelle au duitage 3) directement proportionnelle à (1 + E) où E représente le raccourcissement de la chaîne, exprimé en décimales. 10 On sait que lors du tissage, la chaîne doit être tendue. Si l'on veut éviter l'apparition de raies dans le tissu produit, il est nécessaire de maintenir aussi constante que possible la tension de la chaîne. Puisque le mouvement d'avance du tissu est régulier, la constance de tension de la chaîne ne dépend 15 que du déroulage. Lorsque la tension diminue, cela vient de ce que le débit est trop fort. Par contre, si la tension s'élève ■ '1 c'est que le débit est insuffisant. On tire habituellement parti de cette observation pour régulariser le déroulage de la chaîne en contrôlant la tension de celle-ci. Toutefois, on exige d'habi-20 tude trop de ce système de réglage. On se borne à régler d'abord d'une manière approximative le mouvement de déroulage et la régulation subséquente doit faire le reste. C'est une erreur car ceci provoque des fluctuations de tension plus grandes que nécessaires et même parfois une fluctuation de tension progres-25 sive du début à la fin de 1'ensouple. L'invention a pour objet un procédé de déroulage de fils de chaîne ainsi qu'un dérouleur de conception entièrement nouvelle qui permet d'atteindre la perfection dans le déroulage. Ce but est atteint conformément à l'invention, en appliquant 30 un procédé consistant substantiellement à: convertir le mouvement d'une pièce mobile du dispositif de traction en une grandeur électrique inversement proportionnelle au duitage; convertir continuellement le diamètre de 1'ensouple de chaîne en une grandeur électrique inversement proportionnelle à ce diamètre; 35 détecter au moins les fluctuations de tension de la chaîne et les convertir en une grandeur électrique proportionnelle à celles-ci; au moyen de ces trois grandeurs électriques, régler la vitesse de rotation du moteur électrique précité de telle manière que cette vitesse reste toujours inversement propor-40 tionnelle au duitage et au diamètre de 1'ensouple de chaîne 72 06594 3 2126449 et qu'en outre cette vitesse soit modifiée dans le même sens que les variations précitées de tension de la chaîne, pendant la marche normale du métier. Ainsi, la vitesse de rotation de 1'ensouple de chaîne 5 s'adapte automatiquement, tant au diamètre de celle-ci qu'au duitage réalisé et au raccourcissement de la chaîne. La tension peut ainsi être maintenue dans des limites extrêmement étroites qui, jusqu'à présent, n'ont pas encore été atteintes. Elle reste donc pratiquement constante. 10 Dans un dispositif utilisé pour appliquer ce nouveau procédé, lorsque le raccourcissement de la chaîne est nul, le déroulage s'effectue de telle manière que le système de réglage au moyen de la tension reste théoriquement inactif. La charge de travail imposée au système de réglage est donc réduite au mini-15 mum. Ce système influence seulement le déroulage en fonction du raccourcissement de.la chaîne et des petites fluctuations accidentelles de la tension qui sont par exemple dues aux irrégularités de l'ourdissage. Ce dérouleur peut en outre fonctionner en marche arriè-20 re aussi bien qu'en fonctionnement normal. Il maintient également constante la tension de la chaîne pendant les arrêts du métier à tisser. Il suffit pour cela que la partie électrique soit alimentée. Si, après un arrêt de la machine pendant la nuit ou en fin de semaine par exemple, 25 on met en marche le moteur du métier à tisser, le dérouleur rétablira la tension de la chaîne et la ramènera à sa juste valeur car pendant ce long arrêt les modifications dans les conditions atmosphériques environnantes (température, humidité) ont influencé la chaîne et modifié sa tension. Le métier à tisser 30 peut ainsi démarrer avec une tension de chaîne exactement égale à celle qui existait lorsque le métier avait été arrêté. Ceci permet d'éviter l'apparition de raies dans le tissu. Tous les dispositifs de déroulage connus jusqu'à présent ne corrigent cette fluctuation de la tension de la chaîne qu'après un fonc-35 tionnement plus ou moins long (suivant leur sensibilité) et sont 'la cause d'un défaut visible sur de nombreux tissus. Le dérouleur selon 1'invention,s'adapte à des débits fortement variables, ce qui permet de tisser une large gamme de tissus. 40 II permet de régler la tension de la chaîne d'une 72 06594 it i ■ , ..ta. i-»-. 2126449 manière simple et dans une très large mesure. Le déroulage est ininterrompu. Il n'est donc pas discontinu, comme c'est le cas dans la plupart des systèmes connus. 5 Le dérouleur s'adapte à tous les métiers à tisser mais cette adaptation est bien plus facile sur les métiers à tisser où l'avance du tissu est également continue et donc non intermittente. La partie mécanique de ce dérouleur a été réduite à 10 sa plus simple expression. L'ensouple de chaîne est commandée par un moteur électrique à vitesse variable grâce à un réducteur de vitesse à roues dentées contenant au moins un couple vis sans fin - roue à vis sans fin, pour assurer l'irréversibilité du système. 15 La partie principale de ce dérouleur est naturelle ment celle qui règle la vitesse du moteur électrique. Ce réglage est réalisé électroniquement et peut s'effectuer de différentes manières, en appliquant un seul et même principe. En d'autres termes, le principe à la base de ce dérouleur peut conduire 20 à différentes exécutions suivant les moyens employés. Le principe à la base de ce dérouleur consiste à recueillir en des points convenablement choisis trois eortes d'informations, relatives respectivement au duitage réalisé, au diamètre de 1'ensouple de chaîne et à la tension de la 25 chaîne; à travailler ces informations et à les coordonner de telle manière que par leurs effets conjugués, la vitesse de rotation du moteur et, par voie de conséquence, celle de 1'ensouple de chaîne, soit à tout moment inversement proportionnelle au duitage réalisé, inversement proportionnelle au diamètre de 30 1'ensouple de chaîne et en outre influencée dans le bon sens par les fluctuations de la tension de la chaîne. Les moyens employés pour arriver à ce résultat peuvent différer suivant le genre de moteur électrique employé, le genre de capteurs d'informations employé, la méthode choisie pour 35 travailler les informations. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre de plusieurs exemples de réalisation et en se référant aux dessins annexés, dans lesquels: 40 la figure 1 montre le schéma de principe du système 72 06594 5 2126449 mécanique utilisé dans ce dévideur ainsi que l'emplacement des différents capteurs d'informations sur le métier à tisser; la figure 2 le schéma-bloc détaillé d'une forme d'application de l'invention où il n'est pas prévu de marche 5 arrière; la figure 3 un schéma-bloc semblable à celui de la figure 2, la marche arrière étant toutefois possible; la figure 4, une particularité de l'alimentation du moteur dans le cas où il est prévu une marche "arrière. 10 Si l'on se réfère à la figure 1, on voit que la chaîne 1 se dévide de l'ensouple de chaîne ^2 et passe d'abord sur une barre fixe 3^ puis sur un rouleau 4^ avant d'arriver aux lames 5_ qui forment la foule.Le tissu S se forme au point T. e"t es"t régulièrement tiré vers l'avant par le rouleau 8^. Ce dernier rouleau 15 d'appel est commandé à partir de l'arbre inférieur 9^ du métier à tisser, cet arbre portant une roue dentée hélicoïdale 10 en prise avec une autre roue dentée hélicoïdale, fixée sur un axe 12^. Le mouvement de rotation "de cet axe 12 est transmis par les roues dentées 13, 14, 15 et 16 à un axe 17 sur lequel est fixée une 20 vis sans fin 18, qui attaque une roue 19, laquelle attaque à son tour une roue dentée ^2. en Prise avec une roue 21, fixée sur l'axe du rouleau jî. Les roues dentées 13.j-.14j 3J5j déterminent le nombre de "duites" par unité de longueur du tissu, c'est-à-dire la densité de trame et c'est pourquoi on les appelle habituelle-25 ment roues de duitage. Il suffit de changer une ou plusieurs de ces roues pour modifier la densité de trame. Sur l'axe ]L7, est encore fixée une roue dentée 22^ et, tout près de la denture de celle-ci, se trouve un capteur magnétique 2^. Chaque dent passant devant ce capteur agit sur ce der-30 nier. Le mouvement de rotation régulier et ininterrompu de la roue 2_2 va donc induire dans ce capteur un courant alternatif dont la fréquence est une fonction du duitage réalisé; plus exactement, elle est inversement proportionnelle à ce duitage. Il est clair que le capteur magnétique 2Z_ peut être 35 remplacé par exemple par un capteur optique qui réagit sous l'effet de rayons, émis par une source lumineuse, ces rayons se réfléchissant sur les dents ou passant entre celles-ci . La roue dentée 22_ pourrait, dans ce cas,être remplacée par un disque pourvu de trous ou de fentes ou portant alternativement des par-40 ties réfléchissantes et des parties non réfléchissantes. 72 06594 6 2126449 L'ensemble roue-capteur pourrait également être remplacé' par un petit alternateur. En général, on peut utiliser ici tout dispositif capable de convertir un mouvement de rotation en une grandeur 5 électrique inversement proportionnelle au duitage. Ce dispositif doit être placé entre lesdites roues de duitage, ou dispositif équivalent, et ledit rouleau d'appel 8^ et, de préférence, sur l'arbre dont la vitesse de rotation est la plus élevée. Ainsi toute modification apportée aux roues de 10 duitage engendre automatiquement, dans cet exemple de réalisation, une modification de la fréquence du courant induit. Lorsqu'on arrête le métier, il n'y a plus de courant induit et en conséquence la fréquence est nulle. Un tâteur d'ensouple, composé par exemple d'un levier 15 2M tournant autour d'un axe Z5 et portant à son extrémité libre un galet (ou sabot)2_6» maintenu constamment en contact avec les fils de chaîne sur l'ensouple grâce à l'action d'un ressort, commande par l'intermédiaire d'un multiplicateur à roues dentées 28 et 29 un capteur J30 qui, dans le cas présent, n'est autre 20 qu'un potentiomètre à caractéristique linéaire dont la résistance est proportionnelle au diamètre de l'ensouple. Le courant qui traverse le potentiomètre sous tension constante est alors inversement proportionnel au diamètre de l'ensouple. Il est clair qu'on pourrait employer ici tout système capable de maintenir 25 en permanence une grandeur électrique inversement proportionnelle au diamètre de l'ensouple. Le tâteur de l'ensouple peut, au lieu d'être du type pivotant ou tournant autour d'un axe, être aussi du type à déplacement radial rectiligne, la transmission du mouvement s'effectuant dans ce cas par crémaillère et pignon. 30 Le rouleau sur lequel passe la chaîne 1 est fixe dans le cas représenté à la figure 1. Une fluctuation de tension de la chaîne se traduit par une variation de la pression exercée par les paliers 31 du rouleau sur leur pied de fixation 32^. Un capteur à pression 3J[, tel qu'un quartz piézo-électrique ou une 35 piézo-céramique par exemple placéeentre les paliers et le pied de fixation, réagira à ces variations et fournira un paramètre (tension et/ou courant) qui à tout moment sera proportionnel à la tension de la chaîne. Le rouleau H pourrait également être mobile comme c'est 10 le cas dans tous les dérouleurs mécaniques. Le capteur de près- 72 06594 7 2126449 sion devrait alors être remplacé par un capteur de déplacement. En général, on peut utiliser tout système capable de modifier une grandeur électrique proportionnelle à la tension de la chaîne et/ou à ses variations. 5 Puisque la chaîne est sujette à des variations cycli ques de tension à imputer surtout au croisement et à l'ouverture de la foule, il suffit d'intégrer par des moyens connus le para-• mètre variable livré par le capteur et on obtient ainsi la valeur moyenne, exempte de fluctuations cycliques. Cette valeur 10 moyenne concorde avec la valeur moyenne de la tension de la chaîne. Le mouvement de rotation de l'ensouple 2 s'obtient en faisant tourner un moteur électrique 3_4 équipé d'un réducteur, composé de roues dentées 3_5 (fixées à l'extrémité de l'arbre du 15 moteur), 3J3, ^7, _38 et de la vis sans fin ^9 en prise avec la roue HO, fixée sur l'arbre de l'ensouple. Dans cet exemple de réalisation, le moteur électrique 3H est un moteur à courant continu à champ constant. Sa vitesse sous charge constante, est alors uniquement fonction de l'éner-20 gie qui lui est fournie. On sait qu'une méthode moderne de commande de moteurs de ce genre consiste à les alimenter au moyen d'impulsions de courant à la manière d'un interrupteur constamment ouvert et fermé, l'interrupteur étant dans le cas présent un dispositif élec-25 tronique bien connu. L'énergie fournie au moteur dépend alors simultanément de la forme des impulsions, de leur amplitude, de leur fréquence et de leur durée par rapport à leur période (inverse de la fréquence). On comprend que si l'on modifie un ou plusieurs de ces paramètres,il est facile de modifier simultané-30 ment la vitesse du moteur. Dans cet exemple de réalisation les impulsions qui arrivent au moteur sont de forme rectangulaire. Leur fréquence est inversement proportionnelle au duitage et leur durée inversement proportionnelle au diamètre de l'ensouple de chaîne. Ces impul-35 sions sont obtenues par des circuits électroniques, commandés par les capteurs 2_3 et 30. La disposition de l'ensemble est telle qu'en l'absence de raccourcissement de la chaîne, la longueur de chaîne débitée par l'ensouple de chaîne est exactement égale à la longueur du H0 tissu obtenu. En par>eil cas le déroulage est mathématiquement 72 06594 8 2126449 exact, mais puisque pratiquement le raccourcissement de la chaîne n'est jamais nul, le débit devra, dans la réalité, être légèrement plus faible, et la tension de la chaîne quelque peu augmentée . 5 A ce moment le capteur ^3 entre en action et fournit au moteur un petit courant continu complémentaire qui, ajouté aux impulsions, augmente de la quantité désirée la vitesse du moteur. Pour que cette augmentation de vitesse soit proportionnelle à la vitesse instantanée du moteur ou, en d'autres termes, 10 pour que cette augmentation relative de vitesse reste constante pour un même raccourcissement de la chaîne, le courant complémentaire est réglé de manière à être proportionnel à la valeur moyenne des impulsions. L'augmentation relative de vitesse s'adapte automatique-15 ment à la valeur (inconnue) du raccourcissement de la chaîne et est naturellement influencée également par les variations accidentelles de tension de la chaîne. La solution proposée peut mathématiquement être exprimée comme suit: 20 Soient: = le diamètre du rouleau d'appel J3 en cm. Dg = celui de l'ensouple _2 de chaîne en cm. P = duitage (duites par cm) E = le raccourcissement de la chaîne exprimé en décimales. R-^ = rapport total de transmission entre le rouleau J3 et la roue dentée 22. Rj = rapport total de transmission entre le moteur de commande 34 et l'ensouple 2_. (ces deux rapports sont pris dans le sens, plus grand que 1). 30 z = nombre de dents de la roue dentée 22. f = nombre de périodes par chasse dans le capteur 23. N = nombre de tours du moteur _34 par chasse. t = durée d'impulsion.. Un tour du rouleau J3 correspond àî 35 n,DA cm t:*-ssu n.D^d + E) cm chaîne et n.D^.P duites en conséquence: 25 72 06594 9 2126449 N x n.DA.P X II.= ,D. (1 + E) R„ A E A et N = d'autre part: = R2 .(1 + E) (1) n.D£.P R-i « Z R, . Z f n \ f = D d'où P 5 „ n * n.DA E h t où k est une constante indépendante du circuit électronique. Si P et DE sont remplacés par leur valeur dans l'équation (1), on obtient: ^A*^2 ^A'^2 N = „ p .f.t(l + E) ou, en admettant que -,1 t p = q("constante) JC • ù • Kl • N = q.f.t(l + E) (4) ou N = q.f.t. + E.q.f.t (5) L'équation (1) montre que la vitesse du moteur est inversement proportionnelle tant au duitage P qu'au diamètre DE de l'ensouple de chaîne et directement proportionnelle à (1 * E). L'équation (2) détermine la liaison entre le duitage P et la fréquence du courant alternatif induit dans le capteur 23 tandis que l'équation (3) exprime la liaison entre le diamètre de l'ensouple D^, et la durée d'impulsion.. L'équation (4) montre que la vitesse du moteur est simultanément proportionnelle à f, t et (1 + E). Dans l'équation (5) le premier terme du deuxième membre exprime la vitesse engendrée par les impulsions tandis que le deuxième terme exprime l'accroissement de vitesse dû à la composante continue de la tension. Ce dernier terme montre que l'accroissement de vitesse est proportionnel non seulement au raccourcissement E de la chaîne mais également encore à f et à t, comme on l'a déjà expliqué plus haut. Les variations accidentelles de tension de la chaîne n'influencent que ce dernier terme. Référence est faite ci-après aux schémas-blocs des figures 2 et 3 qui ne diffèrent l'un de l'autre que par le fait que dans le second schéma on a adjoint un système de marche arrière qui n'existe pas dans le premier. 72 10 2126449 Dans le capteur 2_3 est induit un courant alternatif (ou un courant se présentant sous la forme d'impulsions) à fréquence inversement proportionnelle au duitage. L'amplitude de ce courant change également suivant le duitage et la forme de ses - 5 ondes dépend de la nature du capteur utilisé et de la roue 22. Pour permettre un contrôle très exact et très précis, il faut éliminer les variables inutiles et perturbatrices. Pour ces raisons, le courant du capteur 23_ est appliqué à l'entrée d'un interrupteur monostable à bascule 41. 10 Comme connu,ce dispositif électronique peut se trouver dans deux états dont l'un est stable et l'autre instable. Une impulsion appropriée se présentant à l'entrée de l'interrupteur à bascule.fait basculer celui-ci dans l'état instable. Cet interrupteur revient automatiquement à son état stable, après un cer-15 tain temps qui dépend de la valeur de divers de ses éléments constitutifs. Dans la forme d'exécution envisagée, ce temps est prévu de telle manière qu'il soit légèrement plus court que la période de la fréquence maximale. Cette légère différence est nécessaire pour interrompre le courant des thyristors (voir plus 20 loin). L'interrupteur à bascule 41 est relié à un amplificateur de puissance _42, alimenté par le dispositif d'alimentation 43 et dont la sortie est reliée à un bloc de commande à thyristors 44 et à l'anode d'au moins un thyristor 4£. Le capteur 30 25 est également relié au bloc 44. Ainsi, dans le capteur 2j3 chaque période de courant fait basculer l'interrupteur monostable 41 dans son état instable. Cet interrupteur revient à son état stable avant l'action de la période suivante et fait apparaître à sa sortie des impulsions de 30 forme rectangulaire, d'amplitude constante, de durée constante et d'une fréquence égale à celle des impulsions d'entrée. Les impulsions rectangulaires obtenues sont maintenant amplifiées afin de leur donner la puissance nécessaire. Elles sont ensuite envoyées dans le moteur par l'intermédiaire d'un 35 thyristor (ou d'un groupe de thyristors couplés en parallèle). La puissance est fournie par un bloc d'alimentation bien connu en soi. On sait que le thyristor est une diode commandée qui devient conductrice ou, en d'autres termes, une diode qui laisse 40 passer un courant seulement lorsqu'une impulsion appropriée est 72 06594 11 2126449 envoyée vers son électrode de commande. Dans le thyristor, le courant s'interrompt automatiquement lorsque la tension tombe ' au-dessous d'une certaine valeur qui dépend du type de thyristor. 5 On comprend que le courant s'interrompra dans le thyristor à la fin de chaque impulsion et qu'il suffit de rendre le thyristor conducteur à un moment variable compris entre le début et la fin de l'impulsion pour faire passer seulement une fraction plus ou moins grande de cette impulsion, à savoir de 10 plus ou moins longue durée pour modifier l'énergie fournie et en conséquence la vitesse du moteur. Un bloc de commande fournit à cette fin les impulsions nécessaires pour rendre le thyristor conducteur. Ces impulsions sont produites d'une manière bien connue, en partant d'un cir-15 cuit à constante de temps variable. Cette constante de temps est commandée par le capteur 3() c'est-à-dire en réalité par le diamètre de l'ensouple de chaîne. Lorsque l'ensouple de chaîne 2 est pleine, le thyristor 4_5 est rendu conducteur, relativement tard, de sorte que 20 seule une petite partie de l'impulsion de puissance arrive dans le moteur 3M- qui tourne donc lentement. Au fur et à mesure que le diamètre de l'ensouple de chaîne 2 diminue, le thyristor 4J5 devient conducteur de plus en plus tôt. L'énergie fournie augmente et le moteur _34 tourne à une vitesse accélérée. 25 La vitesse de rotation du moteur 34^ se modifie simul tanément tant en fonction du nombre d'impulsions que reçoit le moteur (duitage), qu'en fonction de la durée de ces impulsions (diamètre de l'ensouple). Le bloc de commande 4_4 du thyristor (ou des thyristors 30 US) est réglé de telle manière que, si la relation entre le diamètre de l'ensouple 2 pleine et celui de l'ensouple vide est égale à 6, la fraction de l'impulsion que le moteur 34_ reçoit en début d'ensouple est seulement un sixième de la fraction de l'impulsion qu'il reçoit en fin d'ensouple. 35 D'autre part, l'amplification de puissance 42^ est réglée de telle manière que le débit de l'ensouple 2^ est mathématiquement exact dans le cas où il n'y a pas de raccourcissement de la chaîne. Lorsque le métier est pourvu d'un système de marche 40 arrière, mécanique ou électromagnétique, un commutateur 4jî permet 72 06594 12 2126449 de changer le sens de circulation du courant dans l'induit du moteur de sorte que le sens de rotation du moteur s'inverse. Quatre thyristors 45a, H5b, 45c et 45d disposés selon le schéma de la figure 1, sont alors nécessaires. Dans la position 5 représentée par cette figure, seuls les thyristors 4_5 et 45c peuvent être rendus conducteurs et le courant vient alors dans le moteur, du bas vers le haut (le sens du courant ici utilisé est le sens conventionnel = du positif au négatif). Si maintenant la position de l'interrupteur 4_6 est modi-10 fiée, les impulsions qui rendent conducteur, arrivent seulement aux thyristors 45a et 45d, le courant traversant alors le moteur du haut vers le bas. Comme représenté à la figure 4, le commutateur peut être un simple interrupteur à double direction, à savoir un intérim rupteur placé dans le trajet des impulsions qui rendent conducteur. Cet interrupteur peut être manoeuvré par exemple au moyen du levier du dispositif de marche arrière s'il s'agit d'un interrupteur mécanique ou au moyen d'un petit relais s'il s'agit d'un interrupteur électromagnétique. Cet interrupteur peut même être de nature 20 purement électronique. D'autre part, la tension de la chaîne et les fluctuations de cette tension engendrent dans le capteur 33^ un courant et/ou une tension ayant des fluctuations semblables, que. l'on applique à un circuit intégrateur _47 qui en établit la valeur moyenne et 25 élimine ainsi toutes les fluctuations cycliques. Cette valeur moyenne est alors comparée, en 4jB,à une valeur fixe de référence 4_9. Comparer signifie ici établir une différence. Puisque le débit de l'ensouple de chaîne est mathématiquement exact si le raccourcissement de la chaîne est nul, la dif-30 férence dans ce cas serait également nulle. En réalité, cette différence oscillerait autour de la valeur zéro en fonction des modifications accidentelles de tension. Puisqu'en pratique le raccourcissement de la chaîne n'est jamais nul et puisque le débit de l'ensouple de chaîne doit néces-35 sairement s'adapter à cette situation, la différence devra prendre une certaine valeur (moyenne) qui sera l'origine du courant continu complémentaire fourni au moteur. Comme déjà indiqué ci-dessus/ (voir équation 5) ce courant complémentaire (et plus généralement sa valeur moyenne) doit être 40 proportionnel, non seulement au raccourcissement de la chaîne mais 72 06594 13 2126449 aussi à la valeur moyenne des impulsions, cela pour que l'accroissement relatif de vitesse du moteur reste constant pour un même raccourcissement de la chaîne. A cette fin, une toute petite partie des impulsions et 5 alimentant le moteur, est envoyée à la sortie du ou des thyristors H5, dans un circuit intégrateur 50 qui en établit la valeur moyenne. Si le métier est pourvu d'un système de marche arrière, la sortie du circuit intégrateur j>0 est reliée à vin pont de redresseurs 51, de telle manière que leur valeur moyenne soit toujours dans le 10 même sens, quelle*que soit la direction des impulsions. Cette valeur moyenne est alors envoyée vers un amplifica- -teur de puissance 52_, à réglage de sensibilité 5^3, qui est alimenté par un bloc d'alimentation 5H_, connu en soi et qui, d'autre part, reçoit la différence entre la valeur moyenne de la tension 15 et la valeur de référence. L'amplification de la différence est donc modulée par la valeur moyenne des impulsions et l'amplificateur _52 donne, à sa sortie, un courant proportionnel à ces deux 1 paramètres. Ce courant est appliqué aux bornes de raccordement du moteur j3jH et se superpose aux impulsions pour modifier ainsi la 20 vitesse du moteur. Lorsqu'on ne prend en considération que le raccourcissement de la chaîne, celui-ci engendre toujours un accroissement de vitesse, tout comme une élévation de tension. La valeur moyenne de la tension est donc légèrement plus élevée que la valeur de réfé-25 rence. Conventionnellement, on dit ici que la différence est positive . Une diminution accidentelle de la tension peut, si cette diminution est suffisamment importante, inverser le sens de cette différence qui devient alors négative. C'est pour ces raisons que 30 l'amplificateur S2_ a été disposé de telle manière qu'en pareil cas le sens du courant qu'il fournit puisse également s'inverser. Ce courant se soustrait alors de ces impulsions et ralentit le moteur. Il est facile de comprendre que, suivant la grandeur de l'amplification, le moteur 3_H réagira plus ou moins rapidement aux 35 fluctuations de la tension de la chaîne. Ainsi le réglage 53^ de d'amplification permet de modifier la sensibilité du dérouleur de chaîne. Il suffit de rendre également réglable la valeur de référence 49^ pour régler en même temps la tension de la chaîne. H0 Lorsque le métier s'arrête, la. roué 22. s'arrête également 72 06594 w 2126449 et en conséquence la production des impulsions est interrompue. Puisqu*aucune impulsion n'est présente, le moteur 3H_ s'arrête également. La valeur moyenne des impulsions inexistantes est nécessairement nulle et le dernier amplificateur j[2 serait bloqué 5 si, au moment de l'arrêt du métier, cette valeur moyenne n'était pas remplacée par une valeur fixe quelconque (qui par exemple peut être la valeur de référence), qui permet à cet amplificateur de réagir aux fluctuations de la tension de chaîne, en l'absence d'impulsions et de fournir au moteur un courant qui permet à ce 10 dernier de corriger les fluctuations de tension et de les annuler. Cette valeur fixe de remplacement peut être envoyée à l'amplificateur 5J2 en manoeuvrant un petit interrupteur 5_5 qui, si le métier s'arrête, se ferme par l'action d'un levier d'accouplement dans le cas d'une commande mécanique ou par l'action d'un pe-15 tit relais dans le cas d'un système de commande électromagnétique. Cet interrupteur 5J5 peut également être de nature purement électronique. Pour éviter que le moteur j34 ne continue encore un moment à fonctionner par suite de son inertie et pour arrêter le moteur 20 instantanément lorsque le métier s'arrête, il est préférable d'associer au moteur un système de freinage à action instantanée. A cette fin, divers dispositifs peuvent être pris • en considération, comme par exemple un frein électromagnétique, qui agit sur l'arbre du moteur et est alimenté par un circuit électronique connu en soi 25 qui, en cas d'arrêt du métier envoie dans la bobine du frein une impulsion de courant unique dont l'amplitude et la durée sont suffisantes pour arrêter le moteur d'une manière pratiquement instantanée . Bien entendu diverses modifications peuvent être apportées 30 par l'homme de l'art aux dispositifs ou et procédé qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemple non limitatifs sans sortir du cadre de l'invention. — i 1 .au. 72 06594 _16_ 2126449 REVENDICATIONS. 1.- Procédé pour dérouler des fils de chaîne d'une ensouple dans un métier à dispositif de traction et dans lequel l'ensouple est entraînée par un moteur électrique, caractérisé 5 en ce qu'il consiste substantiellement à convertir le mouvement d'une pièce mobile du dispositif de traction en une grandeur électrique inversement proportionnelle au duitage; à convertir continuellement le diamètre de l'ensouple en une grandeur électrique inversement proportionnelle à ce diamètre ; à détecter 10 au moins les variations de tension de la chaîne et à les convertir en une grandeur électrique proportionnelle à celles-ci, à commander au moyen de ces trois grandeurs électriques la vitesse de rotation du moteur électrique précité, de telle façon que cette vitesse reste d'une manière continue inversement propor-15 tionnelle au duitage et au diamètre del'ensouple et que cette vitesse soit en outre modifiée dans le même sens que les varia- i tions de tension précitées de la chaîne, pendant la marche normale du métier. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en 20 ce que la grandeur électrique dans laquelle sont converties les variations de tension de la chaîne est maintenue proportionnelle à la vitesse instantanée du moteur. 3.- Dérouleur pour dérouler les fils de chaîne à partir d'une ensouple dans un métier à dispositif de tractionjet dans 25 lequel l'ensouple est entraînée par un moteur électrique, caractérisé substantiellement par la combinaison de moyens permettant de convertir le mouvement d'une pièce mobile du dispositif de traction en une grandeur électrique inversement proportionnelle en duitage; de moyens pour convertir continuellement le dia-30 mètre de l'ensouple en une grandeur électrique, inversement proportionnelle à ce diamètre; de moyens pour détecter au moins les variations de tension de la chaîne et de les transfomer en une grandeur électrique proportionnelle à ces variations- de tension, et de moyens pour régler, en utilisant les trois gran-35 deurs électriques précitées, la vitesse de rotation dudit moteur électrique de telle manière que cette vitesse reste d'une manière continue inversement proportionnelle en duitage et au diamètre de l'ensouple de chaîne et qu'en outre cette vitesse se modifie dans le même sens que les fluctuations précitées de tension 40 de la chaîne pendant la marche normale du métier. 72 06594 -16- 2126449 4.- Dérouleur, selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'il comprend encore des moyens pour maintenir proportionnelle à la vitesse instantanée du moteur, la grandeur électrique dans laquelle les variations de tension de la chaîne 5 sont converties. 5.- Dérouleur selon la revendication 3, pour métier dans lequel l'arbre de l'ensouple est oommandé par un moteur électrique à vitesse variable, caractérisé ence qu'il est équipé de trois capteurs séparés, respectivement influencés par 10 le duitage, le diamètre de l'ensouple de chaîne et la tension et/ou les fluctuations de tension de la chaîne, les signaux de sortie de ces capteurs déterminant simultanément la vitesse de rotation du moteur. 6.- Dérouleur selon la revendication 5* caractérisé 15 en ce que le capteur influencé par le duitage se compose d'un capteur magnétique, disposé près de la denture d'une roue dentée prévue à cette fin, cette roue étant fixée sur l'arbre d'une des roues usuelles du métier à tisser, permettant de déterminer le duitage. 20 7.- Dérouleur selon la revendication 4, caractérisé en ce que le capteur influencé par le diamètre de l'ensouple se compose d'un potentiomètre commandé par le déplacement d'un tâteur d'ensouple. 8.- Dérouleur selon la revendication 4, caractérisé en 25 ce que le capteur influencé par la tension de la chaîne et/ou par les fluctuations de cette tension, se compose d'un capteur à pression disposé sous le pied de fixation des paliers d'un rouleau de guidage sur lequel la chaîne se déplace. 9.- Dérouleur selon la revendication 3, caractérisé en 30 ce Que le moteur précité est un moteur à courant continu à champ constant.