La présente invention est relative à un matériau enduit notassent destiné à la confection d'étiquettes thermo-collantes, ainsi qu'à un procédé de fabrication d'un tel matériau. On sait que les étiquettes thermo-collantes sont actuellement fabriquées à partir d'un papier épais, généralement de 100 à 150 g, enduit d'une cire connue sous le nom de "hot melt. Dans le cas fréquent où lton utilise de telles étiquettes pour le marquage ou la décoration de la périphérie d'un récipient thermo-formé tel quTun pot de yaourt, on procède à la pose de l'étiquette simultanément au thermo-foruge du récipient en la disposant dans ltempreinte creuse du moule de thermo-formage préalablement à cette opération, dans la position qu T elle devra occuper par rapport au récipient terminé. Généralement, ce récipient présente une forme cylindrique, et lTétiquette, telle quelle est disposée à l'intérieur du moule, présente une forme identique, étant confectionnée à partir d'un ruban dont la longueur correspond au développement de cette partie cylindrique augmenté de la longueur d'un rabat de recouvrement autorisant un collage de l'étiquette sur elle-meme en évitant ainsi toute discontinulté en elle autour du récipient. Le thermo-collage de l'étiquette ainsi conçue et ainsi posi- tionnée steffectue de lui-même lors du thermo-formage du récipient lorsque la matière destinée à former celui-ci, chauffée en vue de son formage, vient au contact du "hot melt et provoque sa fusion. Lorsque l'on refroidit ensuite le récipient ainsi formé, le "hot melt fait prise et assure la fixation de ltétiquette. Malheureusement, une telle façon de procéder ne donne pas toute satisfaction, en raison du fait que le pouvoir collant du "hot melt est étroitement lié à sa température, et que son point de fusion est bas, de l'ordre de 600 C, ce qui est nettement inférieur aux températures de thermo-formage usuelles. Ainsi, on constate que, à la sortie du moule, le rabat de recouvrement de l'étiquette se décolle fréquemment du fait que la température est encore trop élevée et que le "hot melt" n'a pas encore fait prise sur le papier. De plus, dans le cas fréquent où l'on utilise le récipient pour conditionner des produits chauds, comme par exemple les laits gélifiés que lton introduit dans les récipients à une température de l'ordre de 800 C, on constate une fusion du "hot melt qui provoque un décollement plus ou moins partiel de ltétiquette, qui gondole et devient inesthétique. Le but de la présente invention est de remédier à ces inconvénients en proposant de nouveaux moyens thermo-collants dont le point de fusion soit compatible à la fois avec la température de thermo-formage des matières plastiques usuelles, telles que le polystyrène et le PVC, et avec la température à laquelle on conditionne le produit dans les emballages ainsi thermo-formés. Les moyens thermo-collants proposés doivent en outre présenter une fort pouvoir collant, aussi peu variable que possible à des températures inférieures à la température de thermo-formage, afin notamment d'é- viter un décollement intempestif des étiquettes lorsque l'on sort le récipient encore chaud de son moule. Comportant une double enduction, réalisée au moyen d'un matériau à faible pouvoir collant et à point de fusion élevé et d'un matériau à point de fusion inférieur mais à fort pouvoir collant, les moyens thermo-collants selon l'invention peuvent présenter, par un choix judicieux de ces deux matériaux, une gamme de points de fusion supérieurs à des températures comprises entre 80- C et 120 C, c'est-à-dire aux températures habituelles de thermo-formage et aux températures auxquelles le produit est susceptible d'être introduit dans les récipients thermo-formés. L'enduction de la feuille de parement du matériau selon l'invention étant réalisée successivement au moyen de la substance à pouvoir collant faible et de la substance à fort pouvoir collant, sans mélange des deux, ltensemble possède un fort pouvoir collant, puisque c'est le matériau à fort pouvoir collant qui se trouve au contact du support auquel on veut fixer l'étiquette. Ainsi, on n'a plus à craindre ni décollement du rabat lors du démoulage des récipients thermo-formés, ni décollement des étiquettes lors du remplissage de ces récipients en produits chauds. Enfin, la double enduction à laquelle on a recours pour fabriquer le matériau selon l'invention permet de communiquer à celui-ci une certaine raideur contribuant à rigidifier les récipients sur lesquels il est collé, ce qui contribue par exemple à éviter leur écrasement lorsqu'on les empile. Le matériau enduit selon l'invention, notamment destiné à la confection d'étiquettes thermo-collantes, comportant une feuille de parement et des moyens de thermo-collage de la dite feuille à un support, est caractérisé en ce que les dits moyens comportent une première couche d'acétate de polyvinyle, solidaire dTune première face de la dite feuille, et une deuxième couche d'un co-polymère vinylique/oléfines ou acrylique/olfllnes, solidaire de la dite première couche. Le procédé selon l'invention est caractérisé quant à lui en ce que lTon enduit la première face de la feuille de parement d'une première couche d'acétate de polyvinyle, en ce que lton provoque le séchage de la dite première couche et en ce que l'on enduit a dite première couche d'une deuxième couche d'un co-polymère vinylique/oléfines ou acrylique/oléfines. L'invention sera mieux comprise si l'on se réfère à la description ci-dessous, relative à un mode de mise en oeuvre non liai- tatif, ainsi qu'au dessin annexé, qui fait partie intégrante de cette description. La figure unique montre une vue en coupe d'un matériau selon l'invention. Plus particulièrement destiné à la confection d'étiquettes thermo-collantes, le matériau enduit selon l'invention est réalisé à partir d'une feuille de parement 1, généralement mais non exclusivement souple, susceptible de recevoir des inscriptions par exemple imprimées par tout moyen connu. I1 peut s'agir par exemple d'une feuille de papier, d'une feuille composite papier-aluminium, ou papier-enduction plastique, ou de tout autre support. Sur sa face interne 2, qui correspond en général au papier dans dans le cas dtun matériau composite, cette feuille 1 est porteuse de moyens thermo-collants constitués par une première couche 3 d'acétate de polyvinyle et par une deuxième couche 4 d'un co-polymère vinylique/oléfines ou acrylique/oléfines, contenant éventuellement des céroides et des groupes carboxyliques de poids motécu- laire moyen et élevé. L'acétate de polyvinyle formant la couche 3 peut être un homopolymère ou un copolymère, plastifié ou non, de poids mol écu- laire élevé à très élevé, auquel on incorpore ou non un colloïde protecteur tel qu'un alcool polyvinyle ou cellulosique. I1 peut être déposé sur ia face 2 de la feuille 1 sous forme de dispersion par exemple aqueuse, de solution dans un solvant,d'émulsion en présente d1un émulsifiant non ionique, etc ... La couche thermo-collante 4 peut quant à elle être déposée en fusion, solution, émulsion ou dispersion. I1 peut s'agir par exemple d'un copolymère d'éthylène et d'acétate de vinyle (EVA) comportant de 18 à 40 % d'acétate de vinyle, combiné avec des céroides dans une proportion de O à 60 %, lesquels ont pour effet d'abaisser le point de fusion de acétate de vinyle de 800 C environ à 600 C environ. I1 peut s'agir également d'un copolymère éthylène-acide acrylique (EAA), ou éthylène-acide acrylique-ester acrylique (EEA), ou éthylène-chlorure de vinyle (EVC). On peut encore utiliser d'autres polymères à base d'autres oléfines, comme le polypropylène, le butadiène, le butylène, etc ... Pour fabriquer ce matériau, on commence par enduire la face 2 de la feuille à l'aide de l'acétate de polyvinyle, puis on laisse sécher cette première enduction qui forme la première couche 3, en contact direct avec la feuille 1; on pratique alors seulement l'en- duction de co-polymère vinylique/oléfines ou acrylique/oléfines, qui forme la deuxième couche 4 superposée à la première sans mélange. Ainsi, lorsque l'on applique sur un objet une étiquette réalisée au moyen du matériau selon l'invention, cTest la couche 4 de co-polymère, qui possède le pouvoir collant le plus fort, qui entre au contact de ltobjet, assurant ainsi le collage de ltétiquette. En effet, le pouvoir collant de l'acétate de polyvinyle est beaucoup plus faible, et insuffisant pour assurer le collage de l'étiquette. Le point de fusion de la double enduction est naturellement fonction de ceux de ses deux composants et de leurs proportions relatives, le point de fusion du co-polymère constituant la couche 4 étant par exemple de tordre de 700 C et celui de l'acétate de polyvinyle étant beaucoup plus élevé (de l'ordre de 100 à 1200 C). On a obtenu de bons résultats, dans le cas d'étiquettes destinées à être appliquées sur des pots thermo-formés en polystyrène ou en PVC, en appliquant l'acétate de polyvinyle à raison de 5 à 15gpar mètre carré de matériau, puis le co-polymère à raison de 3 à 7 g par mètre carré. Ces chiffres, donnés à titre purement indicatif, ont permis de communiquer à l'ensemble un point de fusion compris entre 800 et 1200 C. La proportion de 5 g de co-polymère par mètre carré de matériau semblant être un optimum correspondant à un-pouvoir collant suffisant pour assurer la fixation de l'étiquette jusqu'à des températures élevées mais suffisamment faible pour éviter un collage entre les spires du matériau lorsqu'il est enroulé pour stockage, et permettant en outre un séchage facile de 1 enduction, c T est plutôt sur la proportion d'acétate de polyvinyle que l'on joue pour faire varier le point de fusion de l'ensemble des deux enductions. Ainsi, coMme il a été dit plus haut, on peut communiquer à l'ensemble des moyens thermo-collants du matériau selon l'invention une gamme de points de fusion compatibles à la fois avec la tempé- rature de thermo-formage du récipient auquel sont destinées les étiquettes réalisées à l'aide de ce matériau, et avec la température à laquelle les produits à conditionner dans ce récipient y sont introduits. REVENDICATIONS 1) Matériau enduit notamment destiné à la confection d'étiquettes thermo-collantes, comportant une feuille de parement et des moyens de thermo-collage de la dite feuille à un support, caractérisé en ce que les dits moyens comportent - une première couche d'acétate de polyvinyle, solidaire d'une première face de la dite feuille, - une deuxième couche d'un go-polymère vinylique/Oléfines ou acrylique/oléfines, solidaire de la dite première couche. 2) Matériau enduit notamment destiné à la confection dléti- quettes thermo-collantes, comportant une feuille de parement et des moyens de thermo-collage de la dite feuille à un support, caractérisé en ce que la deuxième couche est choisie parmi les co-polymères d'éthylène, de polypropylène, de butadiène, butylène, etc et d'acétate de vinyle, d'acide acrylique, d'acide acrylique et d'ester acrylique, de chlorure de vinyle, etc ... 3) Matériau enduit selon la revendication 2, caractérisé en ce que la deuxième couche est formée d'un co-polymère d'éth3aène et d'acétate de vinyle, combiné à un céroide dans une proportion de O à 60 % de céroide. 4) Matériau enduit selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la première couche comporte 5 à 15 g d'acétate de polyvinyle par mètre carré de feuille de parement. 5) Matériau enduit selon 1 'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la deuxième couche comporte de 3 à 7 g de co-polymère par mètre carré de feuille de parement. 6) Matériau enduit selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la face interne de la feuille de parement est une feuille de papier. 7) Matériau enduit selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la feuille de parement est une feuille de papier ou une composite papier-aluminium ou papierenduction plastique. 8) Procédé de fabrication d'un matériau selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'on enduit la face interne de la feuille de parement d'une première couche d'acétate de polyvinyle, en ce que l'on provoque le séchage de la dite première couche et en ce que l'on enduit la dite première couche d'une deuxième couche d'un co-polymère vinylique/oléfines ou acrylique/oléfines. 9) Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que l'acétate de polyvinyle est appliqué sur la face interne de la feuille en dispersion,ou ou en solution dans un solvant, ou en émul- sion. 10) Procédé selon l'une quelconque des revendications 8 et 9, caractérisé en ce que le dit co-polymère est appliqué sur la en première couche sèche dispersion, ou en solution dans un solvant, ou en émulsion, ou en fusion.