Les moules à pâtisserie traditionnels tels que moules démontables et moules à cake sont habituellement en fer blanc et, dans de rares cas, en fer noir ou constitués de combinaisons des deux. L'apparence d'un tel moule dépend uniquement du type de fer choisi, abstraction faite d'un estampage déjà réalisé du métal, qui donne une certaine configuration à la pâtisserie et influe naturellement aussi, dans une certaine mesure, sur l'effet esthétique général du moule. Dans le cas de moules récents, le fait que le fond principalement soit recouvert de plastique résistant à la chaleur, en particulier de plastique de marque Teflon, qui a pour but d'empêcher la pâtisserie d'adhérer au moule, influe aussi un peu sur cet effet général. On sait que des ustensiles de cuisson récents comportent des émaillages de couleur, dans de nombreux cas de caractère décoratif, ayant pour but d'augmenter la valeur d'usage de ces ustensiles de cuisine utilisés quotidiennement par la ménagère. La présente invention poursuit également ce but en proposant pour des moules à patisserie de préférence en fer blanc qu'au moins leur surface vue soit pourvue, au moins en partie, d'un revêtement primaire de vernis primaire d'accrochage, d'une couche intermédiaire d'encre d'imprimerie et d'une couche extérieure de vernis transparent, ces trois couches résistent à une température d'environ 200au. I1 est opportun qu'un tel triple revêtement d'au moins une partie de la surface vue d'un moule à pâtisserie, par exemple des quatre faces extérieures obliques d'un moule à cake, soit appliqué avant le façonnage du moule, c'est pourquoi chacune des trois couches doit, outre avoir la résistance nécessaire à la chaleur, être d'une matière telle qu'elle ne puisse pas être endommagée lors de ce façonnage. L'invention est réalisée de préférence sur un moule en fer blanc ordinairement livré en bobines qu'on pourvoit d'abord sur une face d'un revêtement primaire. On utilise, de préférence, pour ce revêtement, un produit à la résine époxyde qu'on cuit à environ 2000C pendant environ 20 minutes après son application.La couche appliquée ensuite sur ce revêtement, constituée d'une seule encre d'imprimerie ou d'une combinaison de plusieurs et, de préférence, conçue pour donner un effet général décoratif, est, de préférence, réalisée par impression offset. Cette couche intermédiaire peut aussi être appliquée par sérigraphie. Se sont révélées appropriées, en particulier, les encres à pigments organiques contenant de la résine synthétiqùe comme liant et soumises après application sur le revêtement primaire à un séchage d'environ 15 minutes à environ 1800C.La couche extérieure de vernis transparent appliquée pour finir sur cette couche intermédiaire d'encre d'imprimerie est constituée, de préférence, d'un produit à la résine d'urée-mé-lamine, comme les deux autres couches non toxiques, exempt de plomb et résistant aux produits alimentaires, qu'on cuit environ 15 minutes à environ 1900C après son application.Les étapes de la fabrication s'accomplissent dans le même ordre quand on utilise du fer noir comme matière de base, et dans le cas du fer blanc, on peut en plus appliquer à la fin au dos de la feuille une couche de vernis noir destiné à empêcher la pâtisserie d'adhérer et constitué, de préférence, d'un produit à la résine époxyde additionné de solvant organique et chargé d'oxyde de fer qu'on cuit environ 20 minutes à environ 1900C. On peut au reste aussi utiliser une telle couche de vernis noir comme revêtement primaire de la surface vue qu'on revêt ensuite de la couche d'encre d'imprimerie et de la couche extérieure de vernis transparent, ce qui nécessite que les encres utilisés pour la réalisation de la couche intermédiaire contiennent des pigments organiques qui se détachent sur la couleur noire de ce vernis primaire afin de fournir 11 effet décoratif visé. La fabrication du moule se termine par le découpage et la mise en forme de la bande revêtue ; dans le cas par exemple d'un moule démontable, il est possible de réaliser une combinaison avec une feuille de fond ayant reçu, dans une opération séparée, un revêtement de plastique résistant à la chaleur. Pour un tel moule, on peut aussi prévoir de pourvoir aussi la feuille de fond au moins sur une face du triple revêtement proposé par l'invention afin d'obtenir un moule qui, en dehors de son usage propre, puisse servir d'effet décoratif. Le dessin représente schématiquement un moule à cake. La coupe A-B montre la constitution en couches des parois latérales de ce moule, l'épaisseur des différentes couches n'étant pas représentée à l'échelle. Sur cette coupe, le repère 1 indique la matière de base, fer blanc ou fer noir, laquelle est pourvue extérieurement d'un triple revêtement constitué d'une couche inférieure de vernis primaire d'accrochage 2, d'une couche intermédiaire d'encre d'imprimerie 3 réalisée par impression offset ou par sérigraphie et d'une couche extérieure de vernis transparent 4. Si la matière de base 1 est du fer blanc, elle porte sur son autre face formant la paroi intérieure du moule une couche 5 de vernis noir, lequel peut aussi être utilisé pour former la couche 2. REVENDICATIONS 1. Moule à pâtisserie, de préférence en fer blanc, comportant le cas échéant au moins sur une partie un revêtement intérieuren plastique résistant à la chaleur, caractérisé en ce qu'au moins la surface vue du moule est pourvue au moins en partie d'un revêtement primaire de vernis primaire d'accrochage, d'une couche intermédiaire d'encre d'imprimerie et d'une couche extérieure de vernis transparent. 2. Moule à pâtisserie selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'au moins sa surface opposée à la surface vue revêtue est revêtue d'une couche de vernis noir. 3. Moule à pâtisserie selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que le revêtement primaire de la surface vue est constitué d'une couche de vernis noir.