La présente invention concerne un vérin amovible de mise à niveau pour machines et batiments, notamment, destiné à stadapter momentanément, au moment de ltopération de mise à niveau, sur une partie au voisinage du sol de ltorgane à mouvoir verticalement, prévu à cet effet en prenant appui sur le dessus de la fondation protégée, éventuellement, par une plaque de protection en matériau dur et résistant pour mouvoir verticalement Itorgane préalablement à son calage définitif. De tels vérins sont utiles, en particulier, lorsque des machines ou des batiments sont fondés sur des terrains peu résisstants, des terrains alluvionaires ou remblais. On sait que les installations industrielles modernes de grande importance sont souvent construites sur de vastes terrains quelquefois marécageux et en tout cas remblayés. Les machines de ces installations industrielles sont lourdes mais doivent être calées avec une grande précision. Clest le cas des laminoirs, notamment. Les batiments qui abritent ces machines doivent avoir une mise à niveau correcte car ils supportent souvent une partie des machines et, la plupart du temps, un pont roulant. Les machines et poteaux de batiments reposent le plus souvent sur une fondation constituée par un massif de béton. La machine ou le poteau est posé sur ce massif puis mis à niveau par des cales que 11 on dispose convenablement après avoir soulevé légèrement la machine ou le poteau. Après calage, on pratique un Joint de ciment ou de béton entre le socle de la machine et le massif de béton. A 11 endroit où la cale est placée et, en tout cas, à ltendroit où la machine repose sur le massif en béton, il est souvent nécessaire de renforcer et de protéger le de sus de ces massifs en béton par une plaque de protection en acier qui répartit l'effort localisé sur une plus grande surface de béton. Comme après un certain temps d'usage, les massifs de béton tendent à s'abaisser plus ou moins, il est nécessaire de remettre à niveau 11 ensemble des installations industrilles, ctest-à-dire machines et batiments. Un nouveau calage s'impose et, pour cela, il faut utiliser des vérins et on prévoit dans les organes, à savoir, par exemple, les poteaux, les machines ou les pieds de charpente, des niches dans le génie civil dont la force peut etre de tordre de 100 tonnes. On prévoit, de plus, en alternative, des systèmes à coins qui présentent l'inconvénient d'avoir un déplacement en hauteur limité. Le système de niches est onéreux et difficile à dissimuler. La présente invention prévoit de remédier à ces inconvénients en présentant un dispositif peu encombrant et peu onéreux qui permet des mises en oeuvre rapides. Le vérin de l'invention est caractérisé par la combinaison a) d'un boitier cylindrique, au moins intérieurement, à axe vertical, fileté intérieurement et fixé rigidement à demeure sur ltorgane à mouvoir, ledit boitier pouvant être obturé à sa partie supérieure par un opercule de protection maintenu par une fixation amovible ; b) d'une douille fileté intérieurement et extérieurement dans le même sens, mais à des pas différents pour recevoir, au centre, une vis centrale nettement plus haute que ladite douille et qui se visse dans le filetage intérieur de la douille, ladite douille faisant saillie constamment au-dessus du boitier en présentant, à sa partie supérieure, un moyen de préhension permettant dXy exercer un couple pour le faire tourner en engageant plus ou moins son filetage extérieur dans le filetage intérieur du boîtier, ladite douille étant prévue pour que sa partie basse ne descende pas sous le boîtier c) une vis centrale assez longue pour prendre appui sur la plaque de protection de fondation et émergée constamment au-dessus de la douille en présentant, à sa partie supérieure, un moyen de préhension pernettant dty exercer un couple pour la faire tourner. I1 est commode de prévoir à l'origine que le boitier cylindrique soit soudé sur l'organe à mouvoir. De préférence, la partie supérieure du boîtier présente un épaulement sur lequel s'appuie opercule maintenu par une bague ouverte élastique qui s'engage dans une rainure annulaire creusée dans le boitier. Les moyens de préhension permettant exercer un couple sur la douille ou sur la vis pour les faire tourner sont des prismes réguliers à nombre pair de côtés permettant dty fixer une clé, un six pans ou un quatre pans, par exemple. Dans le cas présent, la douille comporte de préférence six pans, tandis que la vis en comporte quatre. Les différents organes du vérin sont réalisés en matériaux résistants, acier ou fonte à graphite sphéroidal, per exemple. Un particularité essentielle de l'invention réside dans le fait que le filetage du boitier a un pas plus grand que celui de la vis mais les deux pas diffèrent peu ltun de llautre, de manière que lorsqu'on immobilise la vis, la rotation de la douille provoque un falble déplacement longitudinal relatif de la vis par rapport au boitier. Suivant un cas particulier de réalisation, la vis a un filetage au pas de quatre, tandis que le boitier à un filetage au pas de cinq. La description ci-après donne un exemple non limitatif du vérin obJet de llinvention, qui est illustré par les dessins Joints, dans lesquels La figure 1 est une coupe verticale axiale de l'en- semble du vérin. La figure 2 est une coupe du boitier seul muni de l'opercule, tel qutil est fixé sur une base de poteau reposant sur des cales. La figure 3 est une vue éclatée de l'ensemble du vérin. Le vérin se compose essentiellement d2un boitier 1 fixé sur l'organe à mouvoir verticalement 2, d'une douille 3 et dtune vis 4. Le boitier 1 est cylindrique, et il est soudé à l'organe 2. Le boitier i est à axe vertical, il est fileté intérieurement en 5 et il peut être obturé à sa partie supé rieure, par un opercule 6 de protection qui est fixé au boî- tier i de manière amovible. Pour cela, la partie supérieure du boitier 1 présente un épaulement 7 sur lequel s'appuie ltopercule 6. Celui-ci est maintenu par une bague ouverte 8 élastique qui stengage dans une rainure annulaire 9 creusée dans le boitier 1. La douille 3 est filetée intérieurement et extérieurement en 10, dans le me.me sens. Le filetage intérieur est au pas de quatre, tandis que le filetage 10 extérieur est au pas de cinq. La douille 3 fait saillie constamment au-dessus du boitier 1 et présente, à sa partie supérieure, un six pans 11 permettant exercer un couple pour la faire tourner, en engageant plus ou moins son filetage extérieur 10 dans le filetage intérieur 5 du boitier 1. La partie filetée 10 est prévue pour que la partie basse de la douille 3 ne descende pas sous le niveau inférieur du boitier 1. La vis 4 est assez longue pour prendre appui sur la plaque de protection 12 de la fondation et pour, cependant, émerger constamment au-dessus de la douille 3, en présentant, à sa partie supérieure, un quatre pans 13 permettant d'exercer un couple pour la faire tourner ou pour ltimmobiliser lors quton fait tourner la douille 3. La vis 4 est en acier relativement dur, tandis que la douille 3 et le boitier 1 sont en fonte à graphite sphé roidale, ou en acier0 Cette constitution permet de fixer le boitier 1 à ltorgane 2 par soudure, ou boulons, d'avoir des matériaux à Bons coefficient de frottement pour le fonctionnement du vérin à vis et d'obtenir des prix de revient de fabrication par moulage relativement bas. A l'origine, on prévoit l'organe 2 qui est le socle de la machine ou la base du poteau, avec des boitiers i soudés et Judicieusement répartis sur le pourtour du socle ou de la base. Le boitier 1 est muni de son opercule 6 fixé par la bague 8 calée dans la rainure 9. Liopercule permet de protéger le filetage 5. Souvent, l'organe 2 repose déjà sur des cales 14 et un Joint en mastic ou au ciment rend étanche ltespace compris entre l'organe 2 et la plaque de protection 12. Si on veut remettre à niveau le socle ou le poteau, on enlève la bague 8 pour retirer opercule 6 > celui-ci étant pourvu, à cet effet, dtun petit trou 15 permettant son extraction. On peut alors visser dans le filetage 5 le filetage t0 de la douille 3 qui est munie de la vis 4. On visse l'ensemble pour que la vis 4 vienne reposer sur le dessus de la plaque quel2 et pour qutun nombre de filets suffisant soit en prise aussi bien entre la douille 3 et le boitier 1 qu'entre la douille 3 et la vis 4. Il faut alors disposer de deux clés, ltune peut immobiliser la vis centrale 4 à l'aide du six pans 13 et une autre pour faire tourner la douille 3 grace au six pans 11.Pour ce dernier, il sera recommandé d'utiliser le dispositif connu sous le nom de tourne-à-gauche. En faisant tourner la douille li à droite, on ltenfonce dans le boitier 1. Si, simul tanémenty on immobilise la vis 4, celle-ci se dégage de la douille 3. On comprend que si le filetage du boitier 1 a un pas plus grand que le filetage de la vis 4, celle-ci tendra à se rapprocher de la surface de la plaque 12, ctest-à-dire à soulever l'organe 2 par rapport à ladite plaque 12. Inversement, si on tourne la douille dans l'autre sens, on abaissera ltorgane 2 pour le rapprocher de la plaque 12. Ce dispositif permet un réglage très précis en agissant directement sur ltorgane 2. Lorsque ltorgane 2 est mis à niveau correcte, on glisse des cales 14 de hauteur convenable que l'on bloque de façon appropriée. I1 reste ensuite à retirer lten emble de la douille et de la vis 4 et à replacer 11 opercule 6 que lton fixe avec la bague 8. Un nouveau Joint peut être réalisé et le boitier 1, protégé intérieurement de la sorte, peut attendre une prochaine mise à niveau. Evidemment, ltensemble de la douille 3 et de la vis 4 peut être réutilisé pour une opération similaire sur d'autres organes nécessitant une mise à niveau. Par consèquent, il n'est besoin pour toute une installation industrielle, que dtun nombre limité de boitiers 1 et de vis 4. REVENDICATIONS 10) Vérin amovible de mise à niveau pour machines et batiments, notamment, destiné à s'adapter momentanément, au moment de ltopération de mise à niveau, sur une partie au voisinage du sol de 11 organe à mouvoir verticalement, prévu à cet effet, en prenant appui sur le dessus de la fondation, protégé éventuellement par une plaque de protection en matériau dur et résistant, pour mouvoir verticalement 11 or- gane préalablement à son calage définitif, c a r a c t é r i s é par la combinaison a) dtun boitier cylindrique, au moins intérieurement, à axe vertical, fileté intérieurement et fixé rigidement à demeure sur l'organe à mouvoir, ledit boitier pouvant être obturé à sa partie supérieure par un opercule de protection maintenu par une fixation amovible b) dlune douille filetée intérieurement et extérieurement dans le même sens, mais h des pas différents, pour recevoir, au centre, une vis centrale nettement plus haute que ladite douille et qui se visse dans le filetage intérieur de la douille, ladite douille faisant saillie constamment au-dessus du boîtier en présentant, à sa partie supérieure, un moyen de préhension permettant d'y exercer un couple pour la faire tourner en engageant plus ou moins son filetage extérieure dans le filetage intérieur du boîtier, ladite douille étant prévue pour que sa partie basse ne descende pas sous le boîtier; c) dtune vis centrale assez longue pour prendre appui sur la plaque de protection de fondation et émergée constamment au-dessus de la douille en présentant, à sa partie supérieure, un moyen de préhension permettant d'exercer un couple pour la faire tourner ; le filetage du boitier et de la vis étant réalisés à des pas dif régents. 20) Vérin amovible de mise à niveau, tel que défini dans la revendication 1, c a r a c t é r i s é par le fait que le boîtier est soudé sur l2organe à mouvoir. 30) Vérin amovible de mise à niveau, tel que défini dans la revendication 1, c a r a c t é r i s é par le fait que la partie supérieure du boitier présente un épaulement sur lequel s'appui 1 t opercule maintenu par une bague ouverte élastique qui ssengage dans une rainure annulaire creusée dans le boitier. 40) Vérin, tel que défini dans la revendication 1, c a r a c t é r i s é par le fait que les moyens de prehension permettant d'exercer un couple sur la douille ou sur la vis pour les faire tourneur, sont des prismes réguliers a nombre paire de côtés permettant d'y fixer une 50) Vérin, tel que défini dans la revendication 4, c a r a c t é r i s é par le fait que la partie supérieure de la douille comporte un six pans. 60) Vérin, tel que défini dans la revendication 4, c a r a c t é r i s é par le fait que la partie supérieure de la vis comporte un quatre pans. 70) Vérin, tel que défini dans la revendication 1, c a r a c t é r i s é par le fait que les différents organes sont réalisés en matériaux resistants soudables et à bas coefficient de frottement. 80) Vérin, tel que défini dans la revendication 7 > c a r a c t é r i s é par le fait que le boitier et la douille sont réalisés en fonte à graphite sphéroïdal. 90) Vérin, tel que défini dans l1une quelconque des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, prise isolément, c a r a c t é r i s é par le fait que le filetage du boitier a un pas plus grand que celui de la vis mais que les deux pas diffèrent peu ltun de l'autre de manière que lorsquton immobilise la vis, la rotation de la douille provoque un faible déplacement longitudinal relatif de la vis par rapport au boîtier. 100) Vérin, tel que défini dans la revendication 9, c a r a c t é r i s é par le fait que la vis a un filetage au pas de quatre tandis que le boitier a un filetage au pas de cinq.