l'objet de la présente-invention est un appât pour la lutte par épandage contre des mammifères exanthropes et hémisynanthropes. Dans le cadre du présent mémoire, ces dénominations désignent respectivement des animaux qui vivent loin de lthomme en évitant tout contact avec lui, et ceux qui séjournent, au moins en partie, dans des lieux habités par l'homme. On dépense à l'heure actuelle sur toute l'étendue du globe des sommes importantes pour la limitation de la densité de population de mammifères, importants sur les plans épidémiologique et économique, tant exanthropes qu1hémisynanthropes. Parmi les espèces animales intéressées, on trouve en Europe, par exemple les suivantes : Kicrotuss arvalis (Campagnol des champs), Clethrionomys glareolus (Campagnol roussâtre), Apodemus flavicollis (Mulot fauve), A. sylvaticus (Mulot sylvestre), A. microps et A. agrarius (Mulot rayé), Citellus citellus (Souslik d'Surope), Cricetus cricetus (Hamster), Mus musculus (Souris do mestique), etc. le campagnol des champs cause chaque année à ltéconomie générale des dommges se chiffrant par millions de francs. Le campagnol roussKtre, le mulot fauve et le mulot sylvestre empêchent le renouvellement naturel des populations forestières. En dehors de ces dégâts, les animaux en question constituent une menace potentielle pour la santé humaine, et pour celle des animaux domestiques et du gibier. L'activité souterraine de ces petits mammifères aboutit aussi fréquemment à des tunnels indésirables-creusés dans des digues et des barrages édifiés à grands frais. les méthodes utilisées jusqu'à présent pour la lutte contre les animaux nuisibles énumérés ci-dessus entraient des dépenses importantes de main-d'oeuvre, tout en restant insuffisamment efficaces. Il faut en excepter, pour la lutte contre le campagnol des champs, certains agents de destruction utilisés en pulvérisations, mais totalement inadaptés à la destruction des autres espèces mentionnées. Leur toxicité, leur action sur la végétation et sur le sol, leurs effets sur la santé humaine, sur le gibier et sur les animaux utiles sont encore insuffisamment connus sur le plan scientifique, et les problèmes qu'ils soulèvent font encore l'objet de discussions. Des questions de sécurité et d1hy- giène rendent leur utilisation impossible à n'importe quelle période de l'année dans les cultures infestées par le campagnol.On doit aussi tenir compte des végétaux devant, dans les années sui vantes, être cultivés sur les surfaces ainsi traitées. Tout cela a pour résultat un risque permanent de prolifération des parasites sur les surfaces cultivées, les dégâts résultants ne pouvant titre combattus directement, mais seulement ramenés à un degré tolérable, et seulement sur des superficies relativement petites. Des appâts empoisonnés constitués par des grains de céréales, ou des graines de tournesol, sont un grave danger pour les animaux légalement protégés et le gibier, donc pour la richesse en espèces sauvages qui constitue un élément du capital naturel. On ne peut pour cette raison employer ces appâts par épandage sans faire peser une menace sur la vie animale, car cette méthode pourrait avoir des conséquences tragiques pour les espèces protégées et pour le gibier.La mise en place individuelle de ces appâts empoisonnés dans les ouvertures des terriers des petits mammifères demande un travail manuel important, difficile à dégager dans l'économie agricole et forestière. la méthode conduit à des dépenses élevées, pour une efficacité relativement faible0 la forme physique et la structure des appâts ont une influence importante sur les possibilités d'utilisation de ces agents destructeurs par épandage mécanisé. Pour ce mode d'utilisation, les appats empoisonnés en grains entiers ou en gros fragments, par exemple des débris, ne conviennent absolument pas, car ils sont trop facilement consumés par les oiseaux, qui les recherchent. l'utilisation d'appâts ayant l'aspect des friandises à bon marché dites "fraises" est de meAme impossible, comme pouvant facilement être à l'origine de confusions. les hommes et surtout les enfants, ramassent très souvent, sans tenir compte des avertissements, ce qu'ils prennent pour des fruits. Ces appâts contiennent des quantités notables de substances toxiques, qui peuvent par exemple retire absorbées par les lièvres et les lapins. zi un appât constitué par des graines de tournesol présentées dans des enveloppes de cellophane transparente, ni les "fraises mentionnées plus haut, ne possèdent une efficacité suffisante. Des graines éventuellement devenues libres sont une grave menace pour les animaux protégés et pour le gibier. les grains de blé, à partir desquels on a préparé toute une série d'appâts divers, n'ont pas, et de loin, le pouvoir attractif de 11 avoine germée, essentiellement en raison de ce que l'on utilise souvent pour la préparation des apparats, des produits en mauvais état, par exemple moisis, dégermés ou incapables de germer. Les appâts constitués par ces grains ne sont pas consommés par les petits mammifères. Même dans le cas d'une distribution méthodique dans les terriers, ces appâts sont ramenés par les petits rongeurs à la surface du sol, où par suite ils sont souvent avalés par les oiseaux utiles ou le gibier, qui sont ainsi détruits en grand nombre. Les huiles minérales, la vaseline, etc. au moyen desquelles on fait adhérer aux grains de céréales ou aux graines de tournesol les substances toxiques insolubles dans l'eau, se comportent comme certains colorants avertisseurs utilisés comme marques de reconnaissance entre grains toxiques et non toxiques ou consommables, en ce qu'ils ont un effet fortement répulsif, et réduisent donc le pouvoir attractif de ces appâts. Les appåts contenant des poisons relativement lents, à toxicité tardive comme les préparations anti-coagulantes contenant une substance active (par exemple le Warfarin, le Chlorphacinon, etc.), et qui, par consommation répétée, s'accumulent dans le corps des animaux à sang chaud comme les mammifères et les oiseaux, ne conviennent que pour la destruction des rongeurs commensaux de l'homme. Ils ne sont pas applicables à la dératisation d'un terrain car l'application, qui doit Qtre répétée plusieurs fois, de ces préparations et appâts, renchérit notablement le coût du procédé, par ailleurs peu efficace.Des toxiques dont l'activité est pratiquement limitée à une seule espèce animale (le surmulot par exemple pour la scilliroside ou les appâts contenant ce glucoside) n'ont sur les mammifères exanthropes et hémisynanthropes qu'un effet très faible, si bien qu'ils ne peuvent absolument pas autre utilisés sur un terrain. les substances toxiques utilisées pour la préparation d'ap pâts devant etre utilisés par épandage mécaniques sur des surfaces importantes, ne doivent pas présenter un caractère répulsif, même pour une teneur élevée en substance active. Le caractère foudroyant de la préparation doit autre aussi élevé que possible, afin qu'elle soit efficace à faible dose. La mort des animaux ayant absorbé la dose létale doit survenir dans un délai aussi bref que possible, et sans agonie prolongée.Il est interessant pour la protection de la nature et de la chasse que le toxique perde son activité et se décompose rapidement dans les cadavres des animaux empoisonnés. Gn réduit ainsi le danger d'une destruc tion importante des divers animaux carnassiers, oiseaux de proie ou nocturnes, corvidés, faisans, perdrix, oiseaux marins, etc. On ne peut donc utiliser pour la dératisation des appâts contenant des sels de thallium, d'arsenic, de mercure ou d'autres métaux lourds, pas plus que la strychnine. La présente invention supprime les inconvénients ci-dessus énumérés des agents de dératisation actuellement employés, gracie à un appat contenant comme composant essentiel un support de farine et de matière grasse, et caractérisé en ce qu'il contient de 2 à l% en poids d'amidon de mais ou de pomme de terre, et/ou de gélatine, de 4 à 20% de phosphure de zinc, de Gerrasytam ou d'un autre phosphate organique, et de 2 à 10% d'un colorant qui est de préférence le bleu d'outremer, ou un nverre" de cobalt bleu finement broyé, cet appât étant mis sous forme d'un produit granulé en éléments individuels ayant comme dimensions de 3 à 5 mm sur 4 à ?mm, ayant l'aspect de débris ou de solides de forme irrégulière, par exemple de cylindres ne présentant pas une forme végétale identifiable. La composition et la forme de l'appât sont basées sur la connaissance des moeurs des petits animaux cités précédemment, et sur les méthodes et moyens de régulation de leur densité de population. Il a été démontré que des petits mammifères comme les rongeurs, les insectivores et les léporidés utilisent exclusivement pour la recherche de leur nourriture leurs organes olfactifs, qui présentent une structure compliquée et une grande perfection physiologique. Pour la recherche de cette nourriture, c'est 1' organe du goût qui semble jouer le r81e principal. les oiseaux par contre recherchent leur nourriture exclusivement par la vue, les organes tactiles pouvant éventuellement dans la consommation jouer un rle limité. Le goft et l'odorat restent très secondaires chez les oiseaux.A partir de la connaissance de ces différences physiologiques, qui se reflètent dans l'écologie et 1' éthologie des classes respectives, mammifères et oiseaux, on a tiré les règles de base déterminant la composition de l'appât de haute efficacité convenant à la destruction des petits mammifères cités, et appliqué par épandage, par exemple au moyen d'avions ou d'hélicoptères, et avec lequel aucune conséquence tragique n'est à craindre pour le gibier ou les animaux protégés. L'efficacité de cet app t résulte de son pouvoir attractif sur les espèces animales citées. Chaque individu animal doit re chercher activement l'appât, en surmontant pour cela les obstaclefs les plus divers0 Il doit préférer l'nappât à la plupart des éléments de sa nourriture habituelle. Il doit aussi consommer l' appât sur le territoire où il trouve en abondance une nourriture facilement accessible, et le consommer en une quantité contenant une dose mortelle du poison.Chez les animaux de taille plus forte, dont on ne recherche évidemment pas-la destruction, le poison utilisé conduit, pour une consommation répétée de quantités sublétales, à l'apparition d'un réflexe de défense. le poison est détruit par l'action de ferments animaux et bactériens, d'une part dans l'estomac des animaux, et d'autre part dans l'appât répandu, et cela avec formation de produits peu ou pas toxiques. le poison restant dans les appâts se détruit dans les vapeurs et les gaz, et se dissipe dans l'atmosphère, de sorte que le terrain traité par épandage est biologiquement purifié. le poison ne laisse sur le terrain traité aucun résidu nocif. I'appat se présente sous forme d'un produit granulé, en éléments ayant comme dimensions de 3 à 5mm sur 4 à 7mm, ayant 1' aspect de débris grossiers de forme irrégulière, sans structure végétale macroscopique reconnaissable, par exemple en forme de surfaces brisées. Les granules peuvent avoir la forme de cylindres, de tablettes ou de comprimés, de dimensions plus ou moins grandes. Parmi toutes nos céréales, c'est l'avoine germée qui présente pendant toute l'année le plus grand pouvoir attractif pour les campagnols et les mulots, les sousliks et les souris. D'autres produits dérivés comme l'avoine mondée et les grains brisés sont également utilisables. L'avoine et ses dérivés peuvent donc être considérés comme des produits de départ universels, facilement disponibles et relativement peu coflteux pour la préparation d'un appât attractif. les graines de tournesol ne sont réellement attractives que si elles sont parfaitement saines. Par rapport à l'avoine germée, elles sont d'un prix plus élevé, et plus difficiles à se procurer en quantités suffisantes. Pour ces raisons, il est préférable, pour relever le pouvoir attractif, d'utiliser par exemple l'huile de tournesol de qualité alimentaire. 'l'emploi de graisse animales ou de farines animales saines permet d'augmenter le pouvoir attractif pour certaines autres espèces animales, par exemple les musaraignes des espèces Sorex, aeomysl, Crocidura. Le produit toxique utilisé dans la préparation de cet appat, soit le phosphure de zinc de qualité technique courante, et éventuellement un toxique aigu à tension de vapeur élevée comme un phosphate organique, permet l'application de l'appât par les procédés mécanisés d'épandage. Ces poisons n'ont sur les petits rongeurs aucun effet répulsif, même pour une teneur élevée en substance active. le produit se désactive dans le corps du rongeur empoisonné, de même que dans les résidus d'appâts non consommés. On évite ainsi le risque de destruction massive des différents carnassiers, oiseaux de proie, oiseaux nocturnes, corvidés, ainsi que des faisans, perdrix, poules, oiseaux marins, etc. L'appât suivant l'invention a pour base les constatations suivantes a) La dose mortelle de phosphure de zinc (LD50) est de 40mg par kg du poids du sujet pour les petits mammifères (et pour 1' homme), et de 9mg par kg pour les oiseaux. On emploie en pratique le phosphure de zinc technique, contenant de 50 à 70% de produit actif. Un kg de l'appât utilisé contient 16 000 granules. Chaque granule pèse donc en moyenne 0,06g, et contient, pour une teneur de 10% en phosphure de zinc, 0,006g de ce produit pur, et de 0,003 à 0,005g du produit brut. Autrement dit, un granule de 1' appat empoisonné pourrait tuer par exemple 3 rongeurs de 20g.cha- cun, ou 2 rongeurs de 30g.Une diminution de la teneur en poison de l'appât réduit l'efficacité de celui-ci de plus de 40%. Une augmentation de cette teneur est superflue, l'efficacité n'en étant pas notablement améliorée. b) La teneur en phosphure de zinc dans les appâts non consommés baisse progressivement à l'air libre, sous l'effet de 1' oxygène et de l'humidité en présence de l'anhydride carbonique atmosphérique, et cela dans un délai de 4 à 6 jours. La décomposition du toxique est accélérée par la moisissure et le rancissement de l'appât, celui-ci perdant donc en même temps son pouvoir attractif pour les mammifères. c) Un faisan d'un kg devrait, pour atteindre la dose mortelle, absorber de 4 à 6 granules de l'nappât ; un lièvre de 3kg devrait consommer de 32 à 42 granules. d) Dans le cas d'une consommation répétée de doses non mortelles, le phosphure de zinc déclenche dans l'organisme un réflexe de répulsion persistant, qui a pour effet qu'un animal donné refuse par la suite la consommation de nouvelles doses de l'appât contenant ce poison. Cette propriété du phosphure de zinc, à l' origine de son emploi comme agent de dératisation, est donc essentielle pour la formulation de l'appat. les petits mammifères ont en effet une vie relativement courte, moins de 6 mois en moyenne. Il est pratiquement exclu, dans les conditions normales que ces animaux rencontrent deux fois le poison dans leur vie, sur un territoire traité par l'appât suivant l'invention.Au contraire, des animaux à vie plus longue et de plus grande taille, comme les lièvres, les cervidés, ne consomment pas de quantités importantes des granules de l'appat, qui sont éparpillés dans la végétation, ou dissimulés dans les couches de feuilles tombées. De plus, le réflexe de répulsion dont il a été parlé plus haut, reste imprimé dans- leur organisme. Le phosphure de zinc se détruit rapidement dans le milieu acide de l'estomac. Les cadavres des petits mammifères ne sont donc pas une menace pour l'existence des multiples espèces d'insectes nécrophages, et des divers animaux, éventuellement carnassiers, qui souvent existent en grand nombre et consomment certaines espèces définies et les cadavres des petits mammifères. Cet agent de dératisation présente d'autres propriétés avantageuses, dues à la couleur de l'appat, qui est un signe avertisseur. Les oiseaux ne distinguent que très mal, ou meme pas du tout la couleur bleue. Un colorant bleu insoluble dans l'eau permet de vérifier rapidement si, et en quelle quantité, l'appât a été consommé par une espèce donnée des oiseaux et mammifères cités. Il est bien entendu possible d'utiliser comme signe d'autres colorants, par exemple noirs, bruns ou gris, et conférant à 1' appat la coloration du sol, de la végétation, des feuilles tombées, etc. La grosseur des granules et de leurs fragments joue un rtle important pour un appât destiné à un épandage libre. les petits mammifères sauvages, quand ils se trouvent en présence de l'appât, ont dans la plupart des cas l'estomac à demi ou complètement rempli. La dose mortelle du toxique doit donc être incluse dans le volume le plus faible possible de l'appât qui puisse astre absorbée par l'animal, ou pour y "goûter", ou pour apaiser sa faim1 donc autant que possible dans un seul des granules empoisonnés. la forme et la structure doivent être choisies de façon que les granules du produit appétissant ne ressemblent à aucun des éléments habituels de la nourriture des faisans ou perdrix, ni des animaux végétariens à protéger. Cette condition est au mieux remplie quand les granules du produit ont l'aspect de corps irréguliers, grossièrement cylindriques, à structure superficielle brute, sans éléments végétaux visuellement identifiables. Ils peuvent dans leuRtforme ressembler à des excréments d'oiseaux. les dimensions préférées sont de 3 à 5mm sur 4 à 7mmO La grosseur des granules de l'appât a aussi une importance toute particulière pour une diminution notable du risque d'empoisonnement mortel des mammifères dé taille plus forte, comme le lièvre, le lapin, le chevreuil, etc. Si les granules empoisonnés sont très petits, les espèces citées de gros mammifères n'en trouvent pas facilement les quantités correspondant à la dose mortelle. La grosseur des granules a également une nette influence sur la distance moyenne entre deux granules sur le terrain. Si un kg de l'appât considéré contient environ 16 000 particules, et que la densité générale soit d'un kg par hectare, il y a 1,6 granule au mètre carré en moyenna et 8 granules au m2 pour une densité de 5kg à l'hectare.Pour les animaux de taille relativement forte, comme le campagnol des champs, dont les organes olfactifs n' ont qu'une acuité médiocre, on doit utiliser pour un épandage sur des surfaces importantes des doses relativement fortes, pour que la distance entre deux particules voisines sur une surface donnée soit la plus faible possible. les animaux appartenant à ces espèces ne s 1écartant eli effet que très peu de leurs parcours habituels et des entrées de leurs terriers. Au contraire, pour les espèces de très petite taille comme le campagnol roussâtre, les divers mulots, la souris domestique, le souslîk, etc. dont l'odorat est très sensible, on peut employer des doses notablement plus faibles, soit au maximum 3kg par hectare.. L'appât suivant l'invention permet des actions préventives, en évitant totalement la naissance de dommages à craindré en économie rurale et forestière, ou se produisant sous forme d'actions érosives sur des digues ou des barrages, des ouvrages routiers ou ferroviaires, ce qui constitue une révolution des méthodes effectivement applicables de lutte contre les animaux nuisibles. Pour la préparation de l'appas suivant l'invention, on mélange le liant avec de la farine, le colorant, de l'huile comestible, éventuellement à température élevée. Après addition du composant toxique, on homogénéise par des malaxages répétés, et on extrude le produit sous forme de granules de forme et de dimensions convenables. les granules sont d'ordinaire séchés à une température inférieure à 500C, de façon à amener la teneur en eau de l'appât à moins de 10%. le produit est ensuite emballé hermétiquement, par mise dans des sacs d'Igélite ou de lsylon qui sont placés dans des récipients solides. On va maintenant donner quelques exemples de compositions d'appâts suivant l'invention, sans limiter par là la portée des revendications. EXEMPLE 1. Composition de l'appât désigné par Z1 Farine d'avoine 75% Amidon de pomme de terre 4% Huile de tournesol 2% Suif 4% Bleu d'outremer (colorant) 5% Phosphure de zinc technique 10% EXEMPLE 2 Farine d'avoine 40% Farine de blé 35% Amidon de pomme de terre 4% Ruile de tournesol 2% Suif 4% Bleu d'outremer (colorant) 5% Phosphure de zinc technique 10% EXEMPLE 3 Farine d'avoine 70% Farine de poisson 5% Huile de tournesol 2% Gélatine 4% Suif 4% Bleu d'outremer (colorant) 5% Phosphure de zinc technique 10% EXEMPLE 4 Farine de noix de coco 9% Farine d'avoine 70% Farine de poisson t 5% Huile de tournesol 2% Graisse 4% Amidon 4% Verre de cobalt bleu finement pulvérisé 5% Phosphate organique "Terrasytam" 1% EXEMPLE %: Composition de l'appât désigné par Z2 Farine d'avoine 75% Amidon de pomme de terre 4% Huile de tournesol 2% Suif 4% Bleu d'outremer (colorant) 5* Farine de blé 5% Phosphure de zinc technique 5% EXEMPLE 6 Farine d'avoine 40% Farine de blé 30% Farine de poisson 9 Amidon de mais 4% Huile de tournesol 2% Suif 4% Bleu d'outremer (colorant) 5% Phosphure de zinc technique 10% les appâts des formules Z1 et Z2 conviennent pour la destruction de petits mammifères exanthropes et hémisynanthropes, principalement de rongeurs comme le campagnol des champs, le campagnol roussâtre, le mulot fauve, le mulot sylvestre, le mulot rayé, le souslik, le hamster, ainsi que d'insectivores, en particulier Sorex araneus et Sorex minutus. Ils peuvent être utilisés dans tout territoire habité, ou fréquenté plus ou moins régulièrement, par les animaux des espèces citées, c'est-à-dire par exemple aux endroits où ces animaux abondent, quand leur multiplication est exagérée, ou en cas d' augmentation de leur densité de population. ll peuvent aussi astre utilisés dans les secteurs à l'état sauvage, là où d'autres agents et d'autres méthodes seraient une menace pour des espèces légalement protégées. Cet appât enpoisonné peut aussi être utilisé sur des sols dont le labour est envisagé, ainsi que sur des friches, des surfaces fauchées ou dont la végétation est encore en développement, dans des terrains à broussailles ou boisés, autour des lotissements ou des plans d'eau, sans avoir à tenir compte des semis, donc des cultures prévues pour les années suivantes, ni des ensemencements sur les surfaces traitées. La possibilité de mécaniser l'épandage de l'appât à une grande importance. Cet épandage peut être manuel, ou utiliser des machines épandeuses tirées par des tracteurs. On peut aussi utiliser des avions ou des hélicoptères. L'expérience acquise dans des essais à échelle pilote a montré que, pour une. forte pullulation du campagnol des champs, avec plus de 20 000 sujets par hectare, les quantités nécessaires de l'appat ne dépassent pas 5kg à l'hectare. Les doses utiles sont, dans la plupart des cas, comprises entre 1 et 2kg à l'hectare. Pour des surfaces boisées fortement infestées, la dose nécessaire ne dépasse jamais 1,5kg à l t hectare. On trouvera dans les tableaux 1 et 2 annexés un résumé des résultats obtenus avec les appâts désignés par Z1 et Z2 dans des essais pratiques d'épandage, comparativement avec dtautres agents destructeurs couramment employés -jusqu'à maintenant. Ces appâts Z1 et Z2, comparés à d'autres agents destructeurs, sont plus efficaces et moins coûteux. Il n'ont pas d'effets résiduels ni de conséquences tragiques pour le gibier, ni les autres espèces protégées légalement. Ils permettent l'emploi des procédés techniques modernes, et par suite une amélioration de la productivité du travail humain. Ils ne nécessitent aucune précaution spéciale de sécurité, contrairement à certains hydrocarbures chlorés, et enfin leur utilisation n'est pas limitée dans le temps. Il ressort par exemple du tableau 1 que 11 efficacité contre lée d'un-rodenticide suivant l'invention est, pour la composition 3l de 81,9%, soit 66,9% de plus que pour le produit de type M, ce qui correspond à une efficacité environ 5 fois supérieure. TABLEAU 1 - Efficacité comparée, dans la lutte contre le campagnol des champs (Microtus arvalis) par épandage d'un appât, d'un produit de type M et des produits Z1 et Z2 suivant l'invention. (Méthode par capture des animaux dans des pièges) Parcelles N DATES 1 2 3 4 1. Etude des parcelles Nombre de pièges posés 15.9.71 100 100 100 Parcelle avant traitement témoin du sol Dénsite de population 16.9.71 58 60 54 17.9.71 55 56 45 X-Densité moyenne des captures 56,5 58,0 49,5 APPAT Type du raticide M Z1 Z2 Dose en kg/hectare 20.9.71 5 5 5,5 2. Etude des parcelles Nobre de pièges posés 25.9.71 100 100 100 100 après traitement du sol Densité de population 26.9.71 52 12 28 56 27.9.71 44 9 25 52 X-Densité moyenne des captures 48 10,5 26,5 54 Pourcentage d'efficacité de l'appât 15,0 81,9 46,5 - TABLEAU 2 - Efficacité comparée, dans la lutte contre le campagnol des champs (Microtus arvalis) par épandage d'un appât, d'un produit de type M et des produits Z1 et Z2 suivant l'invention. (Méthode basée sur l'áppat (fragments de carottes) consommé) Parcelles N DATES 1 2 3 4 Pourcenatges de disparition des fragments de carottes, avant traitement du terrain 16.9.71 100 100 100 Type de l'appât M Z1 Z2 APPAT Dose en kg/hectare 20.9.71 5,0 5,0 5,5 Pourcentages de disparition 26.9.71 63 7 26 99 27.9.71 68 4 22 81 X- % moyens de diparition des fragments de carottes 65,5 5,5 24,0 90 Pourcentage d'efficacité de l'appât 34 94,5 76,0 L'appât de type M est l'un des plus couramment employés dans la lutte contre les campagnols Z1 - correspond à la composition indiquée dans l'exemple 1 Z2 - correspond à la composition indiquée dans l'exemple 5 REWSvDICATION Appât pour la lutte par épandage contre des mammifères exanthropes et hémisynanthropes, contenant comme composants principaux : un support de farine et de matières grasses d'origine végétale et/ou animale, et un poison puissant à tension de vapeur élevée, cet appât étant caractérisé en ce qu'il contient : de 2 à 10% en poids d'amidon de mais ou de pomme de terre, et/ou de gélatine, de 4 à 20% de phosphure de zinc, de Terra-syntam ou d un phosphate organique, et de 2 à 10% d'un colorant qui est de préférence le bleu d'outremer ou un verre de cobalt bleu finement pulvérisé, l'appât étant mis sous la forme d'un produit granulé en éléments individuels ayant comme dimensions de 3 à 5mm sur 4 à 7mm, et l'aspect de débris ou de fragments de surfaces de forme géométrique irrégulière formés par exemple avec des cylindres sans structure végétale macroscopique visiblement identifiable.