La présents invention concerne des mémoires adressables par faisceau et plus particulièrement, une mémoire adressable par faisceau dans laquelle une composition magnétique amorphe à anisotropie uniaxiale est utilisée comme moyen d'enregistrement. Les mémoires adrmtiLes par faisceau utilisant des films magnétiques minces isolantes sont connues dans l'art antérieur. Par exemple, des matériaux tels que des grenats de fer au gadolinium ont été utilisés. D'autre part, des métaux tels que le MnBi ont été utilisés comme moyen d'emmagasinage dans des mémoires adressables par faisceaux. Des descriptions générales de ces mémoires pourront être trouvées dans les documents suivants 1. A. H. Eschenfrlder, J. APPL. PHYS., 41, 1372 (1970) 2 J. A. Rajchman, J. APPL. PHYS., 41. 1376 (1970) 3. R.E. McDonald et ai. J. APPL.PHYS., 40, 1429 t1969) 4. O. Chen et ai, J. APPL. PENS., 39, 3916 t19683 Outre ces matériaux, le MnAlGe stoichiométrique a été suggéré en tant que matériau approprié à utiliser dans un environnement magnéto-optique. C'est un film polycristallin comme le sont généralement les films magnétiques utilisés dans les mémoires adressables par faisceau. Certains matériaux amorphes non magnétiques ont été utilisés dans des mémoires adressables par faisceau, comme on pourra le voir en se reportant au brevet des E.U.A. n0 3 530 441. Ces matériaux amorphes sont des matériaux du type wovonique" qui ne présentent pas de propriétés magnétiques. Ils subissent des modifications de structure lors au' ils sont commutés par faisceau, par opposition à la commutation qui apparait dans un film magnétique. En raison des modifications de structures [ transitions entre un état amorphe et un état cristallin) qui sont beaucoup plus destructives sur le film lui mêmes les films magnétiques peuvent être commutés beaucoup plus de fois que les films amorphes non magnétiques actuellement utilisés dans ce type d'environnement. Les films amorphes présentent un avantage consistant dans le fait qu'ils peuvent oestre placés sur n'importe quel type de substrat et ajustés pour permettre de larges gammes de composition. De plus, les exigences concernant le grain polycristallin qui existe avec du matériau d'emmagasinage cristallin adressable par faisceau, ne se retrouvent pas ici. Il est souhaitable de trouver un matériau amorphe pouvant etre utilisé dans une mémoire adressable par faisceau mais qui, cependant n'emmagasine pas les informations par une modification des propriétés du matériau. De plus, il est souhaitable de trouver un moyen d'emmagasinage magnétique dans lequel la dimension du domaine puisse être réglée et dans lequel une commr tation réversible entre divers états de magnétisation peut etre obtenue sur un grand nombre de cycles. En conséquence, un objet principal de la présente invention est de fournir une mémoire adressable par faisceau comportant un film magnétique amorphe comme moyen d'emmagasinage. Un autre objet de la présente invention est de fournir une mémoire adressable par faisceau comportant comme moyen d'emmagasinage, un matériau dont les propriétés magnétiques peuvent etre facilement modifiées sur des plages importantes. Un autre objet de la présente invention est de fournir une mémoire adressable par faisceau amélioré, utilisant un moyen d'emmagasinage magnétique dont la composition peut être facilement modifiée. Un autre objet de la présente invention est de fournir ure mémoire adressable par faisceau utilisant un moyen d'emmagasinage magnétique pouvant être placé sur n'importe quel type de substrat, y compris les substrats isolants et les substrats conducteurs. Une mémoire adressable par faisceau est équipée d'un moyen d'emmagasinags formé d'un film magnétique amorphe présentant une anisotropie uniaxiale non magnéto-cristalline. Cette anisotropie peut être dans le plan ffi film magnétique ou perpendiculaire à celui-ci. Pour l'utilisation daa5 les nirrires adressables par faisceau, une anisotropie uniaxiale perpendiulaiest sro haitée. Le moyen d'emmagasinage est formé d'un élément unique Du consiste en un système à multi-composants dans lequel au moins l'un des composants présence un spin magnétique non apparié. Ainsi, les compositions présentent un moment magnétique net et sont des matériaux magnétiquement ordonnés sur me plage importante. Ces compositions amorphes existent dans une région mîcro-oristalline où l'ordonnement atomique, s'il est présent, existe sur la plage de 25 à 100 A. De plus, des matériaux pratiquement amorphes de la présente invention existent avec une structure où est présent un ordonnancement atomique sur des distances inférieures à 25 A. Des compositions binaires et ternaires sont particulièresn* aporopriees pour la mise en oeuvre de la présente invention. Celles-ci comprennent a la fois des composés et des alliages, un exemple approprié pouvant être une composition terre rare-métal de transition. Par exemple, tes alliages de Tb-Co et de Gd-Co sont très appropriés. De plus, des allias ferZtemg rare et cobalt/terre rare dopés sont appropriés (les dopants sont D.N ou De plus, HoFe3 est très approprié en raison de sa faible température de compensation. Un autre matériau approprié pourrait etre les alliages Dy Co étant donné que ceux-ci présentent un faible 4rM à température ambiante. s Les propriétés magnétiques de ces compositions pratiquement amorphes peuvent stras modifiées pendant la fabrication en modifiant le procédé de fabrication ou la plage de composition des constituants. De plus, les propriétés magnéti- ques de ces compositions peuvent strie modifiées après fabrication et les films peuvent etre facilement dopés sans réduire les propriétés magnétiques. On trouvent associé au moyen d'emmagasinage, un moyen d'écriture comprenant généralement une source lumineuse, un dispositif de polarisation et un dispositif ds déviation lumineux permettant l'application du faisceau lumineux en n'importe quelle position du moyend'emmagasinage. Si on le désire, un faisceau lumineux unique peut être prévu à moins que l'on ne préfère un ensemble de faisceaux lumineux utilisant plusieurs sources lumineuses. En particulier. les lasers génèrent des faisceaux lumineux appropriés de faible diamètre et de résolution élevée. Les lasers à base de GaAs formés séparément ou suivant un ensemble sont particulièrement appropriés. Le moyen d'écriture comprend en outre un moyen d'obtention d'champ magnétique couplant le moyen d'emmagasinage, soit aux positions désirées, soit d'un bout à l'autre du moyen d'emmagasinage. Le moyen produisant ce champ magnétique peut consister en plusieurs petits bobinages porteurs de courant ou en un gros bobinage porteur de courant produisant un champ magnétique dans tout le moyen d'emmagasinage. De plus, de petites aiguilles de matériau magnétique permanent adjacentes au moyen d'emmagasinage, peuvent être utilisées. Ces moyens sont bien connus dans l'art antérieur. On trouve également associé au moyen d'emmagasinage, un moyen de lecture comprenant généralement un analyseur et un détecteur sensible à l'intensité de la lumière après son passage dans le moyen d'emmagasinage et l'analyseur. L'effet Kerr ou L'effet Faraday peuvent être utilisés pour la lecture des informations aux positions désirées du moyen dsmmegasinaze Ainsi un faisceau lumineux présentant une certaine polarisation verra sa polarisation affectée suivant la magnétisation du moyen d'emmagasinage au point où le faisceau lumineux frappe le moyen d'emmagasinage. Suivant la rotation de polarisation du faisceau lumineux par le moyen d'emmagasinage, c'est-à-dire suivant l'état d'information du moyen d'emmagasinage, soit il sera bloqué, soit il traversera l'analyseur,. L'intensité de la lumière reçue par le détecteur sera une indication directe de cet état d'information. Les compositions amorphes de la présente invention sont particulièrellent appropriées pour les mémoires adressables par faisceau étant donné qu'elles sont stables à la température ambiante et sur des plages de températures importantes. De plus, ces films présentent un point de Curie relativement bas et qui peut être contrôlé comme désiré. Ils sont particulièrement faciles à fabriquer sur n'importe quel substrat et présentent des coercivités pouvant être ajustées d'une manière appropriée. D'autres objets, caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront mieux de l'exposé qui suit, fait en référence aux dessins annexés à ce texte, qui représentent des modes de réalisation préférés de celleci. La figure 1 représente un système de mémoire adressable par faisceau utilisant un film magnétique amorphe comme moyen d'emmagasinage. La figure 2 représente. un système de mémoire adressable par faisceau dans lequel le matériau magnétique amorphe est disposé sur un disque mobile. La figure 3 représente un dispositif de lecture des informations emmagasinées dans le film magnétique amorphe, utilisant l'effet Kerr. La figure 1 représente un système de mémoire adressable par faisceau dans lequel un film 10 de matériau magnétique amorphe est disposé sur un substrat approprié 12. Le substrat 12 peut stre un isolant ou un matériau conducteur et peut être soit transparent, soit réfléchissant vis-à-vis de l'énergie électro-magnetique d'entrée. Des exemples de substrats appropriés sont le verre, le spinel, le quartz, le saphir, le Al203, et des métaux tels que l'aluminium, le cuivre, etc. . Une source d'énergie 14 est prévue et consiste généralement en une source lumineuse. De préférence, la source 14 est un laser ou un ensemble de lasers délivrant une sortie monochromatique 16.La présente invention peut utiliser toute source d'énergie électromagnétique ou autre. pouvant délivrer une énergie suffisante pour chauffer le film magnétique amorphe 10 à une température voisine de sa température de compensation ou de son point de Curie T . Ainsi, un faisceau d'électrons c peut être utilisé pour chauffer localement des parties du film 10 pendant les opérations d'écriture et d'effacement. On trouve associés à la source électromagnétique 14, un dispositif de polarisation 16 et une lentille de focalisation 20. Le dispositif de polarisation 16 est d'un type bien connu dans l'art antérieur, et délivre un faisceau polarisé plan. Un modulateur lumineux 22 est prévu pour modifier l'intensité du faisceau lumineux 16. Cette caractéristique est utilisée pour la lecture des informations à partir de parties sélectionnées du film 10 comme on l'expliquera ultérieurement. Un déflecteur lumineux 24 dévie le faisceau luminux 16 de façon que celui-ci frappe des parties sélectionnées particulières du film 10. Le déflecteur lumineux 24 peut etre d'un type connu, par exemple un déflecteur électro-optique qui dévie le faisceau 16 en réponse à l'apolication d'un champ électrique au déflecteur 24. Un déflecteur acoustique pourrait également btre utilisé. Naturellement, dans le cas d'une entrée sous forme d'un faisceau d'électrons, on utilisera des moyens magnétiques ou des moyens électrostatiques pour dévier le faisceau d'électrons vers les parties sélectionnées du film 10. On trouve, associé au film 10, un bobinage porteur de courant 26 qui est utilisé pour créer un champ magnétique dans le film 10. Ce champ magnétioue est utilisé pour l'écriture d'informations dans le film 10 et sera expliqué plus en détail lors de la description des opérations d'écriture, de lecture et d'effacement. Une lentille 28 est utilisée pour focaliser légèrement le faisceau 16 qui a traversé le film 10 et le substrat transoarent 12. Un analyseur 30 permet le passage sélectif du faisceau lumineux 16 suivant l'angle de rotation de son vecteur de polarisation. Le détecteur 32 est sensible à l'intensité du faisceau lumineux qui le frappe et délivre un signal électrique d'une manière bien connue dans l'art antérieur. Par exemple, le détecteur 32 peut être une cellule photo-électrique, une photo-diode ou tout autre élément sensible à la lumière qui produit une sortie électrique. Généralement, le détecteur 32 est un photo-détecteur sensible aux hautes fréquences. La sortie électrique du détecteur 32 est amplifiée par l'amplificateur 34 et appliquée à un moyen d'utilisation 36, qui peut étire tout circuit ou dispositif sensible à l'état d'information du système de mémoire adressable par faisceau. On va traiter maintenant de la composition et des propriétés magnétiques du moyen magnétique amorphe 10. Pour plus de détails, on pourra se reporter à la demande de brevet de la demanderesse déposée sous le titre: "Dispositifs utilisant des compositions magnétiques amorphes" le .. .. 1973 sous le numéro 73 ... . Des compositions magnétiques pratiquement amorphes présentant une anisotropie uniaxiale ont été réalisées et trouvent leur utilité dans de nombreuses applications magnétiques. Ces compositions peuvent être produites soit sous forme massive, soit sous forme de film mince, ou peuvent être présentes sous la forme de particules magnétiques dans un liant de support. Etant donné que ce sont des matériaux amorphes, le choix du substrat importe peu et des facteurs tels que la correspondance de réseau, peuvent être ignorés.Ceci entraine une plus grande facilité de dépôt sur n'importe quel substrats et la production est augmentée d'une manière importante lorsque des matériaux de ce type sont utilisés. Ces milieux magnétiques peuvent être formés d'un élément unique ou d'une combinaison d'éléments dans un système à multicomposants. Au moins l'un des composants doit présenter un spin d'électron non apparié de façon que la composition ait un moment magnétique net, c'est-à-dire que ce sont des matériaux ordonnés magnétiquement (sur une plage importantel. Ces matériaux magnétiques amorphes présentent une anisotropie uniaxiale qui peut être perpendiculaire ou parallèle au plan d'un film formé de ces compositions magnétiques amorphes. L'anisotropie est issue des combinaisons des caractéristiques suivantes ou de l'une d'entre elles: A. Ordonnancement apparié B. Anisotropie de forme C. Anisotropie de contrainte. Dans la présente invention, il n'est pas important que l'anisotropie uniaxiale soit assurée d'une manière particulière. Ces trois mécanismes pour la production d'une anisotropie uniaxiale dans les films pratiquement amorphes de la présente invention, sont connus dans l'art antérieur et ne seront pas traités en détail ici. Il est suffisant de noter que l'ordonnancement apparié implique la combinaison de deux atomes dont la magnétisation est appariée pour former un dipole magnétique net. Les paires magnétiques sont alignées dans certaines directions qui génèrent l'anisotropie uniaxiale exigée pour l'utilisation dans des dispositifs magnétiques. L'anisotropie de forme est due à la géométrie des régions magnétiques. Par exemple, un groupe ordonné d'atomes dans une région d'un matériau pratiquement non ordonné présentera une magnétisation orientée suivant l'axe longitudinal du groupe d'atomes étant donnéque cet axe sera préféré pour l'alignement des moments magnétiques. Le long de l'axe court de la région définie par le groupe d'atomes, on rencontre de forts champs de démagnétisation. De plus, des variations de compositions dans le matériau amorphe produiront des séparations de phase qui donneront naissance à ce type d'anisotropie. La séparation de phase comprend à la fois la situation de régions de composit- ions différentes adjacentes les unes aux autres et la situation de régions adjacentes de même composition présentant des phases de structures différentes (c'est-à-dire qu'une région est amorphe tandis que l'autre est plus cristalline). Comme exemple de séparation de phase, un alliage magnétique amorphe de Gd-Co peut être formé de régions localisées riches en Co et d'autres régions localisées riches en Gd. Si ces deux régions sont adjacentes, cette séparation de phase produira une anisotropie uniaxiale. L'anisotropie induite par contrainte est due à des différences dans les paramètres de réseau du substrat et de régions localisées du film amorphe, ou de différences, entre les coefficients thermiques du film amorphe et de son substrat. Ce type de contrainte peut également être un facteur contri buant à l'anisotropie uniaxiale dans des films pratiquement amorphes de la présente invention. Des compositions magnétiques amorphes de la présente invention sont micro-cristallines et/ou présentent une structure pratiquement amorphe. Ces deux structures diffèrent des structures polycristallines et monocris tallines connues dans l'art antérieur pour les compositions magnétiques. Par exemple, les matériaux amorphes de la présente invention peuvent présenter un ordonnancement atomique localisé. Cependant, si cet rrdonnancemenj ato mique est présent, elle existera sur des distances comprises entre 25 et 1OOA si le matériau est microcristallin ou sur des distances inférieures à 25 A si le matériau est pratiquement amorphe. Naturellement, il est évident qu'il peut n'y avoir aucun ordonnancement atomique présent, auquel cas, on obtient un matériau amorphe pratiquement pur. D'autres matériaux amorphes de la présente invention peuvent être composés d'éléments magnétiques uniques ou de systèmes à multi-composants. Des exemples de ces derniers peuvent être des alliages et des composés binaires et ternaires. Des matériaux particulièrement appropriés pourraient être des compositions comprenant des terres rares et des métaux de transition. Ces exemples pour raient comprendre les matériaux suivants: Gd-Co, Gd-Fe, Y-Cs, et La-Co, etc. . Ces compositions peuvent etre ajustées sur une plage importante indépendamment des restrictions imposées par la stochiométrie des composés due aux diagrammes de phase des constituants.Les propriétés magnétiques des matériaux peuvent donc être adaptées sur demande suivant l'application ensi sages. Par exemple, les plages de composition peuvent être choisies de façon que les moments atomiques des terres rares et des métaux de transition s'annulent approximativement, permettant l'obtention d'un matériau à magnétisation de saturation faible particulièrement intéressant en tant que matériau à domaines à bulles magnétiques. Ces compositions magnétiques amorphes présentent un ordonnancement magnétique à plage longue et une anisotropie uniaxiale. Dans leur forme la plus simple, elles sont formées d'éléments qui, dans une forme élémentaire portent un moment magnétique. Des exemples pourraient être la série 4f (prélèvements de terre rare) et la série 5f (actinides). Sont également compris, les métaux de transition du groupe fer série 3dol. On trouve également des éléments qui présentent un moment magnétique dans un état particulier, comme par exemple, des éléments tels que Mn, Cr, V et Pd. Pour toute composition amorphe formée d'un élément unique, tout élément non magnétique peut être ajouté à la composition en quantités relativement faibles sans modifier les propriétés magnétiques. C'est-à-dire que la dilution avec des éléments non magnétiques (tels que 0, C, P et N) peut être réalisée sans affecter les propriétés magnétiqu. Il peut donc être avantageux d'ajouter de faibles quantités (généralement deux pour cent en poids atomique) de ces éléments non magnétiques afin de réaliser plus facilement le film amorphe. Naturellement, si de grandes quantités sont ajoutées, les propriétés magnétiques sont affectées. Par exemple, des quantités excédant approprixamivement 50 pour cent en poils atomique détruiront l'ordonnancement magnétique à plage longue. Des compositions binaires comprenant au moins l'un des éléments indiqués précédemment peuvent également être utilisées pour les matériaux magnétiques amorphes de la présente invention. Les compositions binaires sont généralement plus faciles à utiliser étant donné qu'elles retiennent leur structure amorphe sur des plages de températures plus importantes que les matériaux magnétiques amorphes à élément uniaxe. Comme dans le cas du matériau amorphe à élément unique, de petites quantités d'éléments non magnétiques peuvent etre ajoutées à la composition. Une autre modification qui peut être faite aux compositions amorphes binaires, consiste à ajouter une concentration majeure (2-50 pour cent en poids atomique) d'éléments non magnétiques afin de modifier les propriétés magnétiques. Par exemple, du cuivre peut être ajouté pour diminuer le moment magnétique. Des combinaisons ternaires des éléments 3d, 4f et Sf indiqués précédemment peuvent également étire réalisées pour obtenir des compositions amorphes à anisotropie magnétique uniaxiale. Comme dans le cas des éléments binaires, des concentrations majeures d'éléments non magnétiques peuvent entre ajoutées pour modifier les propriétés magnétiques de ces compositions ternaires. De faibles quantités de matériaux non magnétiques peuvent également être ajoutées afin de former plus facilement des films amorphes, sans affecter les propriétés magnétiques. Il est évident que la quantité de matériaux non magnétiques ajoutée n'est pas suffisante pour provoquer la perte de l'ordonné nancemebt magnétique à plage longue présente dans le film amorphe. Les matériaux mag.tiques amorphes de la présente invention présentent un ordonnancement magnétique à plage longues et sont soit ferromagnétiques, ferrimagnétiques ou antiferromagnétiques. C'est naturellement cet ordonnancement magnétique à plage longue qui provoque l'anisotropie uniaxiale présente dans ces matériaux, qui elle-même les rend à son tour très utile. Les propriétés magnétiques de ces compositions peuvent etre modifiées pendant ou après la fabrication pour répondre à des exigences d'applications particulières. On a déterminé que les propriétés magnétiques dépendent grandement de la plage de composition des constituants et également des conditions de dépit utilisées pour réaliser la composition. Cependant, la dépendance des propriétés magnétiques par rapport aux paramètres de dépot est moindre que la dépendance par rapport aux plages de composition des constituants. Des procédés tels que le recuit et l'implantation ionique peuvent etre utilisés après la fabrication de ces compositions amorphes pour modifier les propriétés magnétiques. De plus, ces matériaux magnétiques peuvent être dopés avec des impuretés et les propriétés magnétiques de structure des films n'en seront pas affectées.Le mouvement des domaines magnétiques dans les films ne sera donc pas affecté comme cela est le cas dans les films magnétiques cristallins classiques. Des exemples de compositions magnétiques amorphes particulièrement appropriés pour une grande variété d'applications seront présentés dans cette description et des tableaux des matériaus et leurs propriétés y seront également présentés. Suivant les interactions d'échange présentes dans ces matériaux, il peut etre possible de réaliser des isolants, des conducteurs et des semiconducteurs qui sont pratiquement amorphes. Dans les métaux et les semiconducteurs, l'interection d'échange peut être soit directe, en raison du chevauchement des électrons atomiques, soit indirecte,en raison des électrons de conduction. Ces mécanismes d'échange ne sont pas très sensibles à l'ordonnancement atomique à plage longue du système et sont des mécanismes qui rendent les matériaux amorphes appropriés pour des applications magnétiques. Cependant, le mécanisme d'échange dans des isolants est généralement super-échangeur, ce qui est critique suivant l'angle et la distance de liaison. Etant donné que l'ordonnancement atomique à plage longue est absent dans les matériaux amorphes, ces exigences de superéchange ne peuvent pas être satisfaites et l'ordonnancement magnétique à plage longue n'est pas observé. La section suivante concernera l'ajustement des propriétés maenétiques. Suivant l'application particulière de ces compositions magnétiques amorphes, leurs propriétés magnétiques peuvent être ajustées pour permettre l'obtention de performances optimum. L'ajustement des propriétés magnétiques dans ces matériaux amorphes est facilement réalisé en utilisant des techniques particulières pendant la fabrication des matériaux amorphes et des procédés utilisés après la préparation des compositions amorphes. Par opposition aux matériaux magnétiques cristallins de l'art antérieur, les propriétés magnétiques des films amorphes sont généralement plus faciles à obtenir que les propriétés correspondantes des matériaux cristallins. Une raison en est que les variations de composition permises dans un matériau amorphe sont beaucoup plus importantes que les variations permises dans un matériau cristallin, étant donné que les compositions amorphes sont gouvernées par la métastabilité plutôt que par l'équilibre thermodynamique. Diverses propriétés magnétiques seront maintenant traitées séparément afin d'illustrer la souples se des matériaux amorphes. La section suivante traitera de la magnétisation de saturation Ms. La magnétisation TVIS est facilement modifiée dans un matériau magnétique amorphe par l'addition d'un atome magnétique qui s'accouPle à un atome magnéti- que normal dans le matériau amorphe ou à un atome dans le matériau amorphe qui est magnétique dans certains états (par exemple, Mn, Cr, ... etc.). Pour abaisser la magnétisation Ms, le matériau ajouté à la composition amorphe s'accouple antiferromagnétiquement à l'atome magnétique dans le matériau amorphe. Par exemple, Pour abaisser la magnétisation de l'alliage amorphe de Gd/Co, le rapport Gd/Co est ajusté de façon que leurs moments magnétiques s'annule approximativement. Pour augmenter la magnétisation du matériau amorphe, des atomes magnétiques sont ajoutés à la composition et s'accouplent ferrorragnétiquement à l'atome magnétique dans la composition amorphe. Par exemple, l'addition de Nd à une composition amorphe de Gd-Co augmentera la magnétisation de la composition. Comme autre exemple, l'addition de Co à une composition amorphe de Y-Co augmentera la magnétisation. Ces additions sont effectuées pendant le procédé de fabrication et sont réalisées de la manière suivante: un mélange des éléments constituants est fondu et coulé sous la forme d'un disque qui est utilisé comme une cible pour la pulvérisation. La composition peut être ajustée pendant la fabrication de la cible ou bien la composition du film peut etre modifiée pendant la procédure de pulvérisation en ajustant la tension de polarisation di substrat afin de repulvériser de préférence une fraction de l'un des constituants ou de plusieurs d'entre eux. Une autre façon de procéder consiste à prévoir une deuxième cible de l'élément additif dans le système de pulvérisation de façon que l'un des éléments additifs soit introduit dans le film déposé. Lorsque des films minces sont fabriqués Par évaporation sous vide, la concentration de l'additif peut etre modifiée au niveau de la source d'évaporation ou bien une source supplémentaire de l'élément additif peut etre prévue. La région de la composition proche du minimum de maçnétisation est particulièrement appropriée pour des matériaux à faibles moments magnéticues et à points de Curie élevés. En raison de la faible magnétisation des comoo-ù sitions, (approximativement 7930 de cobalt sont obtenus à la suite d'une annulation des moments de Gd et Co plutt que des effets de dilution) le point de Curie. qui est grandement déterminé par des inter-actions Co-Co, n'est pas affecté. En conséquence, la magnétisation du matériau à température ambiante peut être modifiée tout en maintenant la tempéra ture de Curie à l'intérieur de plages spécifiées. Une autre méthode de modification de la magnétisation d'un alliage amorphe consiste à ajouter de petites quantités de N2 lorsque l'alliage amorphe est pulvérisé. Par exemple, lors de la pulvérisation de Gd Co5 dans l'argon, l'addition de faibles quantités de N2 (approximativement un pour cent de N2 en volume dans le gaz d'argon) provoque une diminution marquée, en dimensions, des domaines en bandes du matériau. Ceci indique une augmentation de 47rMs. C'est-à-dire que le couplage anti-ferromagnétique du Gd et Co est affecté de façon que la magnétisation soit augmentée sans destruction de l'anisotropie uniaxiale du matériau amorphe. L'azote se lie au Gd affaiblissant ainsi le couplage antiferromagnétique entre le Gd et le Co.Le moment du sous-réseau de Co est effectivement moins annulé par celui du sous-réseau de Gd, ainsi la magnétisation augmente. La section suivante traitera de la coercitivité HC La coercitivité dans les matériaux magnétiques est un facteur majeur déterminant facilité avec laquelle les domaines magnétiques se déplacent dans le matériau. Les ajustements des ceercitivités impliquent généralement des ajustements du grain du matériau magnétique, étant donné que la coercitivité dépend du grain. Généralement, la coercitivité est à un maximum pour une certaine valeur du grain et diminue pour des grains inférieurs et supérieurs à celui assurant la coercitivité la plus élevée. Par exemple, la coercitivité est élevée dans les matériaux magnétiques dans lesquels le grain est d'une taille avoisinant la largeur des parois de domaines. Le grain peut Qtre influencé par l'addition de dopants, tel que du N2 et du 2- Ces additifs modifient l1ordonnancement dans le film amorphe si bien qu'il est différent de ou le même que la largeur des parois de domaines IBJ. Si ô est supérieur à l'ordonnancement, H est faible tandis que si c 6 est approximativement égal à l'ordonnancement, H est au maximum. c L'implantation ionique se fait, en général, à une profondeur sélectionnée étant donné qu'il n'est pas souhaitable de chauffer sans nécessité des matériaux amorphes. Le réchauffage au-delà de certaines températures de matériaux amorphes provoque leur modification et leur passage à un état cristallin, qui peut ne pas autre un état réversible. Le recuit pour cristalliser le film amorphe afin d'obtenir des grains de taille désirée peut également être utilisé. D'autres méthodes permettant d'influencer la coercitivité consistent en un traitement de surface tel que le décapage par pulvérisation et le décapage ionique permettant de dépolir la structure dy la surface. Ceci influencera le mouvement des domaines dans le matériau magnétique amorphe. La section suivante traitera de la température de Curie T c Ces matériaux magnétiques amorphes sont facilement alliés pour modifier la température de Curie sans affecter la structure des matériaux. De plus, il n'y a pas de limitation imposée par un diagramme de phase comme cela serait le cas pour un matériau cristallin. Des alliages à composition variable (approximativement 50 pour cent en poids atomique) peuvent être utilisés aussi longtemps que l'atisotropie uniaxiale du matériau n'est pas affectée. Généralement, la température de Curie varie linéairement suivant la quantité d'atomes magnétiques présents. La température de Curie dans ces matériaux amorphes est plus facile à commander que dans des matériaux magnétiques cristallins. Les conditions d'alliage sont utilisées pour modifier la température de Curie du matériau magnétique amorphe. Par exemple, pour un alliage amorphe de Gd-Co, l'addition d'atomes magnétiques à moment plus faible tel que Ni, Cr, Mn ou d'atomes non magnétiques tels que Cu, AI, Ag, Pd, Ga, In, etc., abaissera la température de Curie tandis que l'addition d'un élément tel que Fe augmentera la température de Curie. L'intensité de l'interaction magnétique (couplage) dans le matériau est modifiée par les éléments ajoutés. La section suivante traitera de la rotation Faraday iF. L'augmentation de l'angle de rotation de Faraday ou de rotation de Kerr d'un faisceau lumineux incident sur le matériau magnétique amorphe est obtenue en employant un matériau amorphe à moment magnétique élevé. Des dopants de terre rare tels que Tb, Dy, Ho, peuvent être ajoutés au mattérial amorphe ou un supplément d'un des composants de l'alliage peut être ajouté au matériau. Par exemple, dans le cas de l'alliage amorphe Gd-Co, l'augmentation de la quantité de Co a""mentera l'angle de rotation de Faraday. Egalement, des additions de Fe au matériau, augmenteront aussi l'angle de rotation de Faraday Pour obtenir un angle de rotation de Faraday élevé, il est souhaitable que la magnétisation 4noms ait une valeur aussi élevés que possible (par exemple, 6000 à 10 000 gauss). La section suivants traitera de l'énergie des parois de domaines @W L'énergie des parois de domaines @W est fonction du paramètre @ du w matériau amorphe. L'énergie des parois de domaines est également directement proportionnelle à , où A est la constante d'échange du matériau et K u est la constante d'anisotropie perpendiculaire uniaxiale du matériau. L'énergie des parois de domaines peut également etre modifiée en variant la constante d'échange A ou l'anisotropie K . La constante d'échange A représente u l'intensité du couplage magnétique dans le matériau, elle est proportionnelle à la température de Curie T . En conséquence, la constante A changera d'un matériau à un autre. Des modifications de l'anisotropie seront traitées dans la section ci-dessous. La section suivante traitera de l'anisotropie K u L'anisotropie du matériau peut être modifiée en variant le procédé utilisé pour réaliser la composition amorphe. Par exemple, la cadence de dépôt est un facteur déterminant comme l'est l'épaisseur du filrr déposé. En général, K est fonction de la composition du matériau et des conditions u de croissance. Ces facteurs seront traités plus en détails dans la section concernant les techniques de fabrication. La section suivante traitera de la dimension des domaines et de la largeur des parois de domaines d. La largeur des parois de domaines est égale à où A est la constante d'échange du matériau et K son anisotropie. Comme indiqué précédemment, u l'anisotropie K dépend de l'épaisseur du film amorphe et de la cadence u de dépit. Donc, la largeur des parois de domaines 6 peut etre modifiée en modifiant l'anisotropie K . Celle-ci à son tour est fonction de la composi u tion du film amorphe, de la gamme de ses constituants et du procédé de dépôt utilisé pour réaliser le matériau amorphe. Dans la section concernant les techniques de fabrication, on donnera des courbes représentant la variation de l'anisotropie K en fonction de l'épaisseur du film et de la cadence u de déport. La dimension du domaine est fonction de la longueur caractéristique t et de l'épaisseur du film. Généralement, la dimension des domaines est choisie de façon à obtenir des performances optimum du dispositif. Dans les systèmes à bulles magnétiques, la longueur caractéristique Q est donnée par l'équation suivante: Q = a / 4nM 2 w s En conséquence. la longueur caractéristique, et donc la dimension des domai nes, peut être modifiée en variant la magnétisation Ms, l'anisotropie K s et la constante d'échange A. La constante d'échange est une quantité représentant l'intensité du couplage magnétique dans un matériau donné. Elle est proportionnelle à la température de Curie et sera plus importante pour des matériaux à températures de Curie T plus importantes. Comme indiqué précédemment, l'anisotropie c K est fonction de la composition du matériau et des conditions de croissance u utilisées pour obtenir le matériau. La magnétisation M résulte des spins s magnétiques et de leur alignement (soit parallèle, soit anti-parallèle). Cette quantité dépend de la température et peut être modifiée en variant la composition du film amorphe et les paramètres de croissance utilisés pour réaliser le film amorphe. Donc, la dimension des domaines peut etre facilement modifiée d'une manière importante. La section suivante concernera le fonctionnement du système de la ligure 1. L'information est 6crise dans le film d'emmagasinage 10 en utilisant soit l'écriture au point de Curie, soit l'écriture au point de compensation. La lecture est obtenue en utilisant soit l'effet de Kerr, soit l'effet Faraday. L'effacement de positions particulières ou lteffacement en bloc de la feuille complète 10 est facilement réalisé. La section suivante concrnera l'opération d'écriture. Les étapes nécessaires pour produire des informations dans les réions sélectionnées de la feuille magnétique amorphe 10 sont les mêmes quel que soit le type d'écriture utilisé, c'est-à-dire l'écriture au point de Curie ou l'écriture au point de compensation. Pour l'écriture au oint de compensation à la température ambiante, il est souhaitable que la temoe-rature de compensation soit comprise entre 60 et 10000. Cette température permet de maintenir à un niveau faible la puissance du laser. Des matériaux ayant de bonnes valeurs de 4nM à température ambiante courraient être les alliages amorphes s Gd-Co, Tb-Co, et Dy-Co.La concentration des composants dans chacun des sous-réseaux magnétiques de ces alliages peut être ajustée de façon que leurs magnétisations soient approximativement égales à la température ambiante. C'est-à-dire que les concentrations relatives de Gd et de Co dans un alliage de ces matériaux peuvent etre ajustées de façon que la magnétisation associée au sous-réseau de Co soit approximativement égale en grandeur à celle associée au sous-réseau de Gd. La coercitivité H est proportionnelle à 2K /M . Etant c u5 donné que M passe à zéro à la température de compensation et que K est s u fixe, la coercitivité H augmente rapidement à la température de compensation. c Afin d'assurer qu'il reste une certaine coercitivité, à la température de fonctionnement ide préférence la température ambiante), la température de fonctionnement doit être relativement proche du point de compensation. La coercitivité est importante dans les mémoires adressables par faisceau étant donné que les données écrites demeurent dans la mémoire même en présence de champs magnétiques ambiants si la coercitivité du moyen est suffisante, comme cela est bien connu. Pour les écritures au point de Curie et au point de compensation l'oné- ration d'écriture est la suitante: 1. le film d'emmagasinage 10 est initialement dans un état démagnétisé comportant approximativement des domaines magnétiques à magnéti sations opposées, en nombres égaux, et perpendiculaires au plan du film. Le film d'emmagasinage 10 est alors soumis à un champ de polarisatinn magnétique de saturation perpeddiculaire au plan du film afin d'orienter la magnétisation de tous les domaines dans une même direction. Ceci est obtenu facilement en appliquant un courant au travers du bobinage 26. 2. Après cette première étape, un faible champ de polarisation magnéti que perpendiculaire au plan du film 10 mais orienté en sens contrai re du champ magnétique de saturation, est appliqué sur tout le film. Ce faible champ magnétique est à nouveau appliqué par l'envoi d'un courant dans le bobinage 26. Si on le désire, le film peut être balayé r 3r un aimant permanent pour assurer un champ de polarisant~ ion de saturation important. 3. Le faisceau laser 16 est alors dirigé en une position sélectionnée du film 10 où il provoque le réchauffement localisé du film à une température au-dessus de la température de compensation (écriture au point de compensation) ou à une température voisine de la tempéra ture de Curie T ( écriture au point de Curie). Le faible champ c magnétique est toujours présent dans le film magnétique 10. Lorsque l'impulsion laser est retirée, la partie du film 10 sur laquelle le faisceau laser a été appliqué, se refroidie en présence du faible champ magnétique et sa magnétisation est orientée dans cette direction. Dans certains cas, le faible champ magnétique n'est pas nécessaire si, lorsque la région localisée du film se refroidit, des lignes de force magnétique suffisantes existent dans le film 10 pour obtenir la magnétisation inverse. L'écriture au point de Curie et l'écriture au point de compensation sont utilisées toutes deux pour placer des régions localisées du film 10 dans un état de magnétiation inverse. L'avantage de l'écriture au point de compensation réside dans le fait que la coercitivité du film a automatiquement une valeur correcte proche du point de compensation si bien que le film n'a pas besoin d'être initialement ajusté en fonction de ce paramètre. Ces deux types d'écriture sont bien connus dans l'art antérieur. La section suivante traitera de l'opération de lecture. L'information contenue en des points enregistrés (tels que 383 du film 10 est lue en utilisant soit l'effet magnéto-optique de Kerr, soit l'effet Faraday Dans ce but, le même faisceau lumineux 16 que celui utilisé pour l'écriture, peut être utilisé. Cependant, l'intensité du faisceau lumineux est réduite à approximativement 1/unième de son intensité o cas d'utilisation pour l'écriture, de façon qu'aucune augmentation de température apDrá- ciable n'apparaisse lorsque le moyen d'emmagasinage 10 est exposé au faisceau incident. Pendant l'opération d'écriture, le modulateur 22 permettait au faisceau 16 d'arriver au point du film 38 sans réflexion. Cela permettait un réchauffement rapide du film à une température proche du point de Curie ou du point de compensation. Cependant, pendant l'opération de lecture, le modula teur 22 réduit l'1rrtensité du faisceau 16 lisant le point 36, si bien que son intensité est approximativement égale au dixième de son intensité en cas d'utilisation pour l'écriture. Lorsque le faisceau de lecture 16 est incident sur un point enregistré 38, le plan de polarisation du faisceau lumineux transmis est tourné en fonction de l'orientation du vecteur magnétique du point enregistré. Dans toute cette description de l'invention on suppose que l'analyseur 30 ne traverse pas le faisceau lumineux lorsque la direction de polarisation du faisceau tourne dans une direction correspondant à un alignement de vecteur magnétique anti-parallèle et bloquera le faisceau lumineux lorsque sa polarisation tourne dans une direction correspondant à un alignement de vecteur magnétique parallèle. La grandeur du signal généré par le détecteur 32 indique la direction de la maglnotisation du point enregistré 38 qui est en cours de lecture. La section suivante traitement de l'effacement. L'effacement peut être réalisé soit localement, soit sur le moyen d'emmgasinage 10 complet. L'effacement local est obtenu lorsque des parties séparées 38 du film 10 reçoivent de nouvelles informations écrites dans ces parties. De plus, l'effacement localisé est obtenu lorsque le faisceau laser 16 frappe un point localisé qui se refroidit alors en présence d'un faible champ magnétique dans la direction du champ magnétique de saturation appliqué initialement. Ainsi, le fonctionnement est similaire à une opération d'écriture àltexception du fait que le faible champ magnétique assure le retour (ou le maintien ] du point localisé dans sa direction de magnétisation originale. L'effacement de bloc est assuré en appliquant un champ de polarisation magnétique important dans la direction de saturation originale. Le faisceau laser 16 n'est pas nécessaire pour l'effacement de bloc. La figure 2 représente la réalisation d'une mémoire addressable par faisceau dans laquelle le film d'emmagasinage 10 est situé sur un substrat en forme de disque 12. Pour faciliter l'explication, les mêmes références s'appliqueront aux memça parties chaque fois que cela sera possible. Un ensemble laser 14 ou un laser séparé est utilisé pour fournir un faisceau lumineux 16 pour l'écriture et la lecture d'informations dans des parties sélectionnées 38 du film magnétique amorphe 10. Comme on l'a vu dans la figure 1, un polariseur 18 produit un faisceau lumineux polarisé plan tandis qu'un analyseur 30 est utilisé pendant l'opération de lecture soit pour lais laisser passer, soit pour bloquer la lumière des positions sélectionnées. Le détecteur 32 est sensible à la lumière qui le frappe et est utilisé pour délivrer un signal électrique correspondant à l'information de la partie sélectionnée 38. ON trouve associé à l'ensemble laser 14, un circuit de commande d'intensité 40 qui est utilisé pour moduler l'intensité du faisceau laser 16 dans l'opération d'écriture ou celle de lecture. La commande d'intensité 40 peut être, par exemple, un circuit qui réduit le courant de polarisation aux lasers de l'ensemble laser, ou un modulateur qui est situé à l'intérieur du logement laser lui-même. Le moyen d'entrainement de disque 42 entrain en rotation le disque comprenant le film 10 et le substrat 12, par exemple dans la direction de la flèche 44. Ainsi, des parties sélectionnées du film 10 sont adressées en utilisant un laser fixe ou un ensemble de lasers pour fournir le faisceau d'entrée 16.Comme cela était le cas précédemment, la source 14 peut être une autre source d'énergie électromagnétique, tel qu'un faisceau électronique. Quelle que soit la source d'écriture, une source lumineuse sera généralement utilisée pour la lecture. Le fonctionnement de la réalisation de la figure 2 est identique à celui de la figure 1 et ne sera pas décrit plus an détail ici. La figure 3 représente une réalisation pour l'écriture d'informations dans le film d'emmagasinage 10 et pour la lecture d'information à partir de parties sélectionnées de ce film en utilisant l'effet Kerr plutôt que l'effet Faraday qui a été illustré dans les réalisations des figures 1 et 2. Dans cette rsalisation, une source 14 d'énergie électromagnétique, généralement un ensemble laser, génère un faisceau 16 qui traverse un élément de polarisation plan 18 avant de frapper le moyen d'emmagasinage 10. Le substrat 12 réfléchit le faisceau 16 au travers d'un analyseur 30 avant de frappeur le détecteur 32. Comme cela était le cas dans la figure 2, un circuit de commande d'intensité 40 est prévu pour modifier l'amplitude du faisceau 16. Le fonctionnement du dispositif de la figure 3 est le même que celui des figures 1 et 2. La seule différence réside dans le fait que le faisceau 16 est réfléchi à partir du substrat 12 après avoir traversé le film 10 au lieu d'être transmis au travers du substrat 12 avant de frapper le détecteur 32. Ce type de lecture utilise l'effet Kerr et délivre des informations d'une manière entièrement analogue à celle dans laquelle le faisceau lumineux 16 traverse le substrat 12. La section suivante concernera la fabrication de matériaux magnétiques amorphes. Ces matériaux peuvent stre fabriqués soit sous forme massives, soit sous forme de films minces. En général, toute technique de dépôt de filr connue peut etre utilisée y compris la pulvérisation et l'évaporation. Pour former un film massif de matériau magnétique amorphe, on peut utiliser le refroidissement par orojection. Dans cette méthode, un liquide chaud formé des composants du film tombe sur une surface froide où les cons tituants se solidifient pour former un film massif amorphe. Cette méthode permet un refroidissement rapide à partir de la phase liouide. L'anisotropie uniaxiale peut être induite dans des films massifs en les soumettant au bombardement par des particules atomiques accélérées dansu un champ magnétique appliqué ou par recuit de ces films dans un champ magné- tique à une température inférieure à leur température de cristallisation, Une autre méthode de réalisation de films massifs consiste en une évaporation continue desdits films, à l'aide des techniques décrites ci-dessous. La fabrication de films amorphes minces selon la présente invention peut utiliser le dépôt à partir d'une vapeur le durcissement rapide à partir d'une phase liquide ou l'implantation ionique pour l'ajustement de l'anisotropie. En général, ces films amorphes dépendent de la vitesse de déport des atomes sur le substrat, de la température du substrat et de l'angle d'incidence des atomes se déposant sur le substrat. Si les atomes entrant ne sont pas capables de se localiser dans certains sites d'équilibre, la tendance à la formation de films amorphes sera augmentée. Pour plus de détails, on pourra se référer à l'ouvrage de S. Mader, intitulé "The Use of Thin Films in Physical Investigations", édité par J.C. Anderson (Academic, New-York, 19663 page 433.De plus, le brevet n0 1 459 038 déposé en france par la demandresse le 1 septembre 1965 traite de la fabrication des films minces amorphes. Afin de favoriser l'ordonnancement apparié comme moyen d'obtention de l'anisotropie uniaxiale dans ces films, il apparaît important que les atomes se déposant ne frappent pas le substrat perpendiculairement. C'est à-cire que les atomes entrant doivent présenter une certaine composante de vitesse parallèle à la surface du substrat pour obtenir l'anisotropie uniaxiale maximum dans le film. Cet anale "oblique" détermine la mobilité 'atomes parallè12 au substrat, ce qui favorise l'ordonnancement apparié, étant donné que les atomes entrant peuvent se déplacer et choisir un site 2torique qui abaisse l'énergie bu système par les champs de dénntisation du matériau. La séparation de phase est favorisée, ce qui conduira à une anisotropie de forme an raison du fait que des groupes d'atomes similaires se grouperont ensemble en un site où l'énergie du système est abaissée. Ceci à son tour conduira à des groupages decomposition qui, comme expliqué précé demment, améneront ''anisotropie dans le film. Un autre facteur dans l'obtention d'une anisotropie uniaxiale est la vitesse de dépit des atomes entrant. Si la vitesse de dépôt est trop élevée, les atomes entrant ne peuvent pas se déplacer d'une manière importante sur la surface du substrat, ce qui limite la mobilité parallèle au substrat. On pourra utilisent se référer à la demande de brevet de la demanderesse citée plus haut pour plus de détails. Si la polarisation de substrat utilisée dans le système de pulvérisation augmente, généralement l'anisotropie augmente. Ceci est dû au fait que la polarisation provoque le détachement des atomes entrant de la surface du film se déposant par repulvérisation. En conséquence, les atomes ont une meilleure mobilité parallèle à la surface du substrat, ce qui leur permet d'atteindre des sites préférés conduisant à un groupage de composition ou à un ordonnancement apparié. Pour le dépit des matériaux magnétiques amorphes, la température du substrat est maintenue relativement faible. Ces films peuvent être déposés à température ambiante ou en-dessous de celle-ci et sont généralement déposés à une température inférieure à celle qui provoquerait la cristallisation des matériaux. Par exemple, pour des matériaux amorphes Gd-Co, une limite supérieure pour la température du substrat est d'approximativement 3O00C, correspondant à la température de cristallisation. Des filme magnétiques amorphes peuvent être réalisés dans une plage importante de températures du substrat suivant la vitesse de dépôt. Générale- ment. indépendamment de la vitesse de déport utilise, la température du substrat doit être inférieure à celle à laquelle se produit la cristallisation afin de réaliser des matériaux magnétiques amorphes selon la présente invention. L'anisotropie introduite par contrainte peut également etre utilisée pour réaliser les matériaux magnétiques amorphes de la présente invention. Ce type d'anisotropie peut être utilisé avec les autres méthodes tordonnance- ment, etc.) pour obtenir l'anisotropie, ou peut être utilisé par lui-même. Pour l'anisotropie induite par contrainte, le substrat est choisi pour se coupler à la magnétostriction du film déposé de façon que l'anisotropie soit obtenue dans le film amorphe. D'une manière plus détaillée. si le film est déposé à une température autre que la température ambiante et si le film et le substrat ont des coefficients de dilattion thermique différents le film subira une contrainte nette à la température ambiante. Comme indiqué précédemment, de nombreux substrats peuvent être utilisés. Etant donné que les contraintes concernant les correspondances cristallograr phiques n'existent pas dans la production de films amorphes, le choix des substrats est illimité. Ces substrats peuvent être n 'importe quels matériau connus comprenant les métaux et les isolants, ainsi que les semiconducteurs. Des substrats non rigides tels que des supports plastiques, peuvent également être utilisés. Dans les tableaux suivants, de nombreux substrats seront indiqués. Des films à anisotropie plan peuvent être changés en films à anisotropie perpendiculaire par recuit de film. Par exemple, le recuit de films Gd Co à une température comprise entre 300 et 4000C transformera une anisotropie plan en une anisotropie perpendiculaire. Naturellement, lorsque l'épaisseur du film augmente, la propabilité d'anisotropie perpendiculaire augmente également. Par exemple, des films Gd-Co d'une épaisseur au moins égale à 2000A présentent généralement une anisotropie perpendiculaire. Des compositions magnétiques amorphes à anisotropie uniaxiale ont été préparées en utilisant la pulvérisation cathodique ou à haute fréquence et l'évaporation par faisceau électronique. En général, des films à caractéristiques amorphes ont été réalisés par les techniques de diffraction, par faisceau électronique rentre autres. Des anisotropies magnétiques ont été produites, ces anisotr-ies magnétiques étant parallèles au plan du film et perpendiculaires au plan du film. La section suivante concernera les films évaporés par faisceau électronique. Dans cette méthode de préparation des films, une cible polycristalline est d'abord préparée en utilisant les techniques classiques. Par exemple, de petites pièces des constituants à utiliser dans la cible sont fondues dans une amosphère de gaz inerte, par exemple de l'argon. La fusion est réalisée dans un creuset de cuivre refroidi par eau, déposé dans un four à arc du type classique. La température est élevée à la température de fusion des composants pour former un lingot. Généralement, c'est une cible polycris tallions. En laboratoire, des échantillons ont été préparés à partir de cibles de Gd-Cos fondues par arc. Après cela, la cible est placée dans un évaporateur à vide ultra-élevé > -9 présentant une pression approximativement égale à 10 Torr. Le lingot est placé dans un creuset de cuivre refroidi par eau et est réchauffé par un faisceau électronique délivré par un canon à électrons disposé dans l'évaporateur. Des tensions d'accélération approximativement égales à 10 KV sont utilisées avec des courants de faisceau d'une intensité approximative de 100 milliampères. Les substrats utilisés pour déposer ces films sont choisis d'une manière arbitraire et des substrats de verre, de quartz fondu et poli, de sel et de saphir ont été utilisés avec succès. Les substrats sont refroidis avec de l'azote liquide et présentent une température approximativement égale à 1000K pendant l'évaporation La cadence de déport est de l'ordre de 30A par seconde. Dans un exemple, on réalisa des films d'une épaisseur de 400 à 4000A. Ces films étaient des alliages Gd-Co qui se sont montrés amorphes par diffraction d'un faisceau électronique. Les atomes des matériaux de déposition frappaient le substrat cuivant un angle oblique (tout angle dont la valeur est autre que 900 par rapport au plan du substrat) afin d'assurer l'anisotropie uniaxiale traitée précédemment. On trouve des domaines perpendiculaires dans ce film. Dans un autre dépôt de film, la température du substrat était de 2730K. Les mêmes substrats furent utilisés ainsi que des substrats de E3aTiD3 et de mica clivé. La composition de la cible (GdCo5) était la même que celle utilisée pour les films de 400 et 4000A du paragraphe précédent. Seule la température du substrat fut modifiée dans ce dépôt. Dans ce cas, le film présentait des crystallites situées dans une matrice généralement amorphe, ce qui indique que la température du substrat est critique dans un procédé de fabrication par déposition à faisceau électronique. Pour réaliser des films pratiquement amorphes, la température du substrat a été abaissée en dessous de 2730K. Dans un autre dépôt par faisceau électronique, la cible était en GdCo2 et le substrat était refroidi par azote liquide. Le film produit était amorphe et présentait une magnétisation uniaxiale dans le plan du film. Il apparut que la magnétisation M de cette composition était trop élevée, si bien s que le rapport HA/47rMs n'était pas adéquat pour le support de domaines à magnétisation perpendiculaire. La section suivante traitera des films pulvérisés. De nombreux films amorphes ont été produits par pulvérisation DC et cathodique ou à haute fréquence pour diverses valeurs des paramètres de pulvérisation. Ces films présentaient une anisotropie magnétique perpendiculaire et une anisotropie magnétique parallèle et étaient uniaxiaux. De nombreuses valeurs de magnétisation ainsi que d'autres paramètres magnétiques furent obtenue selon les principes indiqués précédemment dans la présente description. Les tableaux suivants décriront les conditions de pulvérisation et les données des films pour divers échantillons de films magnétiques amorphes réalisés selon la présente invention. Pour les films produits à partir d'une cible GdCo5, des tableaux supplémentaires seront présentés et décriront le procédé de pulvérisation réel plus en détail afin de mieux illustré la méthode de réalisation de ces films amorphes. Etant donné que des étapes de pré-pulvérisation et de nettoyage par pulvérisation sont généralement effectuées avant le déport réel par pulvérisation, des détails concernant le procédé de pulvéristtion pour la cible de GdCo5 illustreront les principes impliqués dans la pulvérisation des films à partir d'autres corroositions de cibles. Dans ces tableaux, lorsqu'il s'agit de la pulvérisation à haute fréquence, la puissance est exprimée en watt et la densité de puissance en watt car pouces carrés (1 pouce carré est égal à 6,452cl2) est indiquée, tandis que pour la pulvérisation cathodique le courant est exprimé en milliampères et la densité de courant en milliampère par pouces carrés. De plus, des échantillons pulvérisés selon la technique cathodique ont été revêtus de métal sur l'arrière du substrat pour assurer le contact électrique pendant la pulvérisation. De plus, tous les substrats étaient renforcés par du gallium et soudés à un bloc de métal refroidi par eau ou Par de l'azote liquide. L'interface gallium/liquide entre le substrat et le bloc de métal assurait une distribution thermique uniforme. Dans ces procédés de pulvérisation, l'espacement anode-cathode variait approximativement normalement entre un pouce (25,4Dmm) et un pouce un quart (31,7Smm)1 mais pouvait être modifié par rapport à ces valeurs, selon les appréciations de l'homme de l'art. Le rapport atomique Co-Gd fut déterminé par l'une des méthodes suivantes: disnersion en retour de particules alpha, analyse par microsonde à faisceau électronique ou analyse fluorescente à rayons X. Dans les tableaux donnant les détails du procédé de pulvérisation, et concernant d es films produits à partir de la cible de Gd-Co5, des étapes de pré-pulvérisation et de nettoyage par pulvérisation sont utilisées avant la déposition par pulvérisation réelle. L'étape de pré-puDérisation est un nettoyage par dégazage du système dans lequel la cible est nettoyée. La pulvérisation se produit à partir de la cible et des atomes de la cible sont déposés dans le dispositif de pulvérisation. Cependant, les substrats sont recouverts par un obturateur pendant ce nettoyage et les atomes de cible ne se déposent pas sur le substrat. Pendant l'étape de nettoyage par pulvérisation, la surface du substrat est nettoyée par pulvérisation entre un obturateur et le substrat, l'obtu- rateur étant disposé à l'avant de la cible et bloque celle-ci. L'obturateur est au potentiel de la masse tandis qu'une tension négative aporoximativement égale à 120 volts est appliquée au substrat. Cet agencement assure le nettoyage de la surface supérieure du substrat en vue du dévot ultérieur. Pendant le dépôt par pulvérisation réel, les obturateurs sont retirés et la pulvérisation se produit entre la cible et le substrat. Pendant le procédé de pulvérisation, l'effet des champs magnétiques à composants perpendiculaires aux plans du substrat et dy la cible, fut testé.On a constata que le champ magnétique modifie la cadence de dépôt en rendant le plasma plus dense, mais n'affects pas substantiellement les propriétés magnétiques des films déposés. Ces films déposés peuvent être ajustés pour fournir de bons films pour des utilisations dans des mémoires adresables par faisceau. Par exemple, des films Gd-Co présentant 78% de Co présentaient un cycle d'hystérésis barré, avec Hc = 170 Oe (mesure à température ambiante) et une bonne rotation de Faraday. DONNEES DE PULVERISATION Cible Film Puissance Tension Tension Pression Pression Diamètre Temp. Temp. Densité HF (w) ou anode- polarisa- Initiale de fonc- cathode néces- subs- puissance HF2 I (ma) ou cathode tion x10-8 tionne- (en pou- saire trat (watts/pouce) courant (Torr) ment ( ) ces) et au dé- ( C) ou densité CC continu mm pôt (ma/pouce) (min.) GdCo5 Gd-Co 47 200 0 0 7,8 25 3 (78,2) 25 20 28 Gd-Co 52 200 0 0 8,0 21 3 " 24 20 28 Gd-Co 54 200 0 35 8,0 22 3 " 30 20 28 Gd-Co 56 200 0 100 14 24 3 " 45 20 28 Gd-Co 62 45 2000 50 10 81 3 " 25 20 8 Gd-Co 63 110 2000 50 5,6 68 4(10#,8) 35 20 8 Gd-Co 87 89 2000 50 11 87 4 " 37 20 5 Gd-Co 69 60 2000 50 5,6 72 4 " 170 20 5 Gd-CO 70 42 2000 25 14 66 4 " 30 20 3 Gd-Co 71 55 2000 75 30 54 4 " 20 20 5 Gd-Co 73 90 2000 100 11 64 4 " 20 20 7 Gd-Co 74 115 2000 150 8,7 71 4 " 15 20 9 Gd-Co 76 350 0 0 6,8 25 4 " 25 20 28 GdCo2 Gd-Co 81 200 0 100 13 22 4 " 30 20 18 Gd-Co 95 200 0 100 5,6 20 4 " 80 20 18 Gd-Co 96 200 0 85 3,2 18 4 " 140 20 18 GdFs4 Gd-Fs 1 200 0 0 7,1 18 4 " 30 20 18 Gd-Fs 2 200 0 0 6,8 17 4 " 30 20 18 Gd-Fs 4 45 2000 60 6,3 79 4 " 42 20 4 DONNEES FILMS Film Rapport 4#Ms(Os) Epaisseur Résistance Largeur Vitesse de Anisotropie atomique (A) en ohms par bande -champ déposition Co/Gd unité de zéro ( ) (R/sec) pression Gd-Co 47 6,53 4800 5263 3,51 normale au plan, un peu parallèle au plan Gd-Co 52 5,52 5471 5,88 dans le plan Gd-Co 54 5,84 9000 5,00 Gd-Co 58 10,04 8000 3500 1,30 dans le plan Gd-Co 82 4,54 7984 - 0,75 5,31 normale au plan 1% de N2 Gd-Co 63 3,68 3500 16580 4 7,90 normale au plan Gd-Co 67 4,17 15530 2,5 7,00 " " " Gd-Co 88 428 70000 5 6,90 " " " Gd-Co 70 4,74 8195 8.9300 0,80 4,55 " " " Gd-Co 71 4,95 7653 1.5500 6,54 dans le plan Gd-Co 73 5,67 12000 1.2000 1,8 10,00 normale au plan Gd-Co 74 6,53 4600 8400 1.6000 1,5 9,33 normale au plan/ dans le plan Gd-Co 76 5,18 3800 12380 0.9760 8,25 dans le plan DONNEES FIMS (suite I/I.) Gd-Co 91 3,34 5546 1,0 3,08 Gd-CO 92 1,78 8110 10,0 1,70 Gd-Co 93 3,0 28400 2,2 3,35 Gd-Fe 1 10880 1,0 8,03 Gd-Fe 2 5140 0,83 2,86 Gd-Fe 4 12058 1,7 4,78 CONDITIONS DE PULVERISATION DETAILLEES (Cible de Gd-CO5) Pré-pulvé- Nettoyage Pulvéri risation par pulvé- sation risation Gd-Co 47 Watts incidents (HF) 100 350 200 (substrats de Al2O3, SiO2) Watts réfléchis 2 2 2 Tension cathode -- -- - Tension polarisation 0 120 75 Pression initiale chambre (x10-8 Torr) 7,8 -- 7,8 Pression initiale pile (x10-8 Torr) 5 -- - Pression chambre ( ) Argon 25 22 25 Diamètre cathode (pouces et mm) 3(76,2) 3(76,2) 3(76,2) Durée ((minutes) 30 10 25 Température ( C) 20 20 20 CONDITIONS DE PULVERISATION DETAILLEES (suite I/VI.) Gd-Co 52 Watts incidents (HF) 100 350 200 (substrats SiO2) Watts réfléchis 2 2 2 Tension cathode -- -- - Tension polarisation 0 120 0 Pression initiale chambre (x10-8 Torr) 8 -- 8 Pression initiale pile (x10-8 Torr) 5 -- - Pression chambre ( ) Argon 23 21 21 Diamètre cathode (pouces et mm) 3(76,2) 3(76,2) 3(76,2) Durée (minutes) 60 10 24 Température ( C) 20 20 20 Gd-Co 54 Watts incidents (HF) 100 350 200 (substrats SiO2) Watts réfléchis 2 2 0 Tension cathode -- -- - Tension polarisation 0 120 35 Pression initiale chambre (x10-8 Torr) -- -- - Pression initiale pile (x10-8 Torr) -- -- - Pression chambre ( ) Argon 23 22 22 Diamètre cathode (pouces et mm) 3(76,2) 3(76,2) 3(76,2) Durée (minutes) 60 4 30 Température ( C) 20 20 20 CONDITIONS DE PULVERISATION DETAILLEES (suite II/VI.) Gd-Co 56 Watts incidents (HF) 100 350 200 (substrats de SiO2) Watts réfléchis 2 2 2 Tension de cathode -- -- - Tension de polarisation 0 120 100 Pression initiale chambre (x10-8 Torr) 14 -- - Pression initiale pile (x10-8 Torr) -- -- - Pression chambre ( ) Argon 23 24 24 Diamètre cathode (pouces et mm) 3(76,2) 3(76,2) 3(76,2) Durée (minutes) 60 10 45 Température ( C) 20 20 20 Gd-Co 62 Courant continu (ma) 30 -- 45 (substrats de SiO2 Watts réfléchis -- -- -1% de N2 ajouté Tension de cathode 2000 -- 2000 Tension de polarisation 0 -- 50 Pression initiale chambre (x10-8 Torr) 10 -- 10 Pression initiale pile (x10-8 Torr) -- -- - Pression chambre ( ) Argon 81 -- 81 Diamètre cathode (pouces et mm) 3(76,2) -- 3(76,2) Durée (minutes) 5 -- 25 Température ( C) 20 -- 20 CONDITIONS DETAILLEES DE PULVERISATION (suite III/VI.) Gd-Co 63 Courant continu (ma) 50 -- 110 à la (substrats cathode de Al2O3, SiO2) 108 à l'anode Watts réfléchis -- -- - Tension de cathode 2000 -- 2000 Tension de polarisation 0 -- 50 Pression initiale chambre (x10-8 Torr) 5,6 -- 5,6 Pression initiale pile (x10-8 Torr) -- -- - Pression chambre ( ) Argon 70 -- 68 Diamètre cathode (pouces et mm) 4(101,6) -- 4(101,6) Durée (minutes) 35 -- 35 Température ( C) 20 -- 20 Gd-Co 67 Courant continu (ma) 55 -- 69 à la (substrats cathode de Al2O3, SiO2) 73 à l'anode Watts réfléchis -- -- - Tension de cathode 2000 -- 2000 Tension de polarisation 0 -- 50 Pression initiale chambre (x10-8 Torr) 11 -- 11 Pression initiale pile (x10-8 Torr) -- -- - Pression chambre ( ) Argon 91 -- 67 Diamètre cathode (pouces et mm) 4(101,6) -- 4(101,6) Durée (minutes) 60 -- 37 Température ( C) 20 -- 20 CONDITIONS DE PULVERISATION DETAILLEES (suite IV/VII) Gd-Co 69 Courant continu (ma) 60 -- 60 à la (substrats cathode de Al2O3, SiO2) 67 à l'anode Watts réfléchis -- -- - Tension de cathode 2000 -- 2000 Tension de polarisation 0 -- 50 Pression initiale chambre (x10-8 Torr) 5,6 -- 5,6* Pression initiale pile (x10-8 Torr) -- -- - Pression chambre ( ) Argon 110 -- 72 Diamètre cathode (pouces et mm) 4(101,6) -- 4(101,6) Durée (minutes) 60 -- 170 Température ( C) 20 -- 20 Gd-Co 70 Courant continu (ma) 60 -- 42 à la (substrats cathode de Al2O3, SiO2) 35 à l'anode Watts réfléchis -- -- - Tension de cathode 2000 -- 2000 Tension de polarisation 0 -- 25 Pression initiale chambre (x10-8 Torr) 14 -- 14 Pression initiale pile (x10-8 Torr) -- -- - Pression chambre ( ) Argon 110 -- 66 Diamètre cathode (pouces et mm) 4(101,6) -- 4(101,6) Durée (minutes) 30 -- 30 Température ( C) 20 -- 20 CONDITIONS DE PULVERISATION DETAILLEES (suite V/VII) Gd-Co 71 Courant continu (ma) 60 -- 65 (substrats de Al2O3, SiO2, Watts réfléchis -- -- -saphir) Tension de cathode 2000 -- 2000 Tension de polarisation 0 -- 75 Pression initiale chambre (x10-8 Torr) 30 -- - Pression initiale pile (x10-8 Torr) 20 -- - Pression chambre ( ) Argon 120 -- 54 Diamètre cathode (pouces et mm) 4(101,6) -- 4(101,6) Durée (minutes) 30 -- 20 Température ( C) 20 -- 20 Gd-Co 73 Courant continu (ma) 60 -- 90 à la (substrats cathode de quartz, 106 à Al2O3) l'anode Watts réfléchis -- -- - Tension de cathode 2000 -- 2000 Tension de polarisation 0 -- 100 Pression initiale chambre (x10-8 Torr) 11 -- 11 Pression initiale pile (x10-8 Torr) -- -- - Pression chambre ( ) Argon 110 -- 64 Diamètre cathode (pouces et mm) 4(101,6) -- 4(101,6) Durée (minutes) 70 -- 20 Température ( C) 20 -- 20 CONDITIONS DE PULVERISATION DETAILLEES (suite VI/VII) Gd-Co 74 Courant continu (ma) 60 -- 115 à la (substrats cathode de SiO3) 155 à l'anode Watts réfléchis -- -- - Tension de cathode 2000 -- 2000 Tension de polarisation 0 -- 150 Pression initiale chambre (x10-8 Torr) 8,7 -- 8,7 Pression initiale pile (x10-8 Torr) -- -- - Pression chambre ( ) Argon 110 -- 71 Diamètre cathode (pouces et mm) 4(101,6) -- 4(101,6) Durée (minutes) 60 -- 15 Température ( C) 20 -- 20 Gd-Co 76 Watts réfléchis 100 350 350 (substrats de quartz, Watts réfléchis 2 2 2 Al2O3) Tension de cathode -- -- - Tension de polarisation 0 120 0 Pression initiale chambre (x10-8 Torr) 6,8 -- 6,8 Pression initiale pile (x10-8 Torr) -- -- - Pression chambre ( ) Argon 24 24 25 Diamètre cathode (pouces et mm) 4(101,6) -- 4(101,6) Durée (minutes) 30 10 25 Température ( C) 20 20 20 On a décrit un nouveau système de mémoire adressable par faisceau et présentant des avantages significatifs. Un film magnétique amorphe à anisotropie uniaxiale est utilisé, ce qui n'avait pas été fait jusqu'à maintenant. Ce film peut être utilisé dans tout environnement adressable par faisceau et ses propriétés peuvent être adaptées sur des plages importantes afin d'assurer le niveau de performance désiré. Bien que l'on ait décrit dans ce qui précède et représenté sur les dessins les caractéristiques essentielles de l'invention applinuées à un mode de réalisation préféré de celle-ci, il est évident que 1 homme de l'art peut y apporter toutes modifications de forme ou de détail qu'il juge utiles, sans pour autant sortir du cadre de ladite invention. REVENDICATIONS 1.- Système magnétique d'emmagasinage d'informations, caractérisé en ce qu'il comprend: un milieu magnétique possèdant une structure amorphe, lequel milieu est pourvu d'une anisotropie uniaxiale non magnéto-cristalline, des moyens pour écrire une information par modification de l'état magnétique du milieu amorphe, ces moyens comprenant un générateur de faisceau pour diriger une énergie électromagnétique sur ce milieu amorphe et des moyens générant un champ magnétique dans ledit milieu amorphe, et des moyens de lecture pour détecter l'état magnétique de ce milieu amor phe. 2.- Système magnétique selon la revendication précédente, caractérisé en ce que le milieu magnétique amorphe possède une structure microcristalline avec un ordonnancement atomique de 100 angstroms ou plus. 3.- Système magnétique selon la revendication 1, caractérisé en ce que le milieu magnétique amorphe est essentiellement amorphe avec un ordonnancement atomique de 25 angstroms ou plus. 4.- Système magnétique selon la revendication 1, caractérisé en ce que le milieu magnétique amorphe est formé d'un seul élément présentant un moment magnétique dans au moins un de ses états magnétiques. 5.- Système magnétique selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'élément fait partie des éléments 3d, 4f et 5f dans le tableau de classification périodique des éléments 6.- Système magnétique selon la revendication la caractérisé en ce que le milieu magnétique est formé d'un système à plusieurs composants, dans lequel au moins un des composants présente un spin d'électron non apparié donnant ainsi au milieu magnétique un moment magnétique net. 7.- Système magnétique selon la revendication 6, caractérisé en ce que le système à plusieurs composants est un alliage à 2 composants. 8.- Système magnétique selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'alliage est formé d'une terre rare et d'un élément métallique de transition. 9.- Système magnétique selon la revendication o, caractérisé an ce qu l'alliage à 2 composants est formé d'au moins un élément appartenant essentiellement au groupe constitué par 0, N, C et P. 10.- Système magnétique selon la revendication 8. caractérisé en ce oj l'alliage à 2 composants est formé de Gd-Co. 11.- Système magnétique selon la revendication 8, caractérisé en De que l'alliage à 2 composants est formé du Gd-Fe. 12.- Système magnétique selon la revendication 8, caractérisé an ce que l'alliage à 2 composants appartient au groupe formé de Gd-Co. Tb-Cc, Hc-Fs et Dy-Co. 13.- Système magnétique selon la revendication 1, caractérisé an ce nue le ~éné- rateur de faisceau délivre un faisceau d'énergie suffisante pour réchauffer le milieu magnétique amorphe à une température voisine de la température du point de compensation magnétique. 14.- Système magnétique selon la revendication 1, caractérisé en ce que le générateur de faisceau délivre un faisceau d'énergie suffisante pour réchauffer le milieu magnétique amorphe à une température voisine de la température du point de Curie. 15.- Système magnétique selon la revendication 1, caractérisé en ce que le générateur de faisceau comprend une source de lumière associée à un polarisaur, en ce que les moyens de lecture comprennent un analyseur de lumière qui laisse passer la lumière selon l'angle de polarisation du faisceau donné par le milieu magnétique amorphe audit faisceau, et en ce qu un détecteur délivre un signal en fonction de l'intensité de la lumière reçus après passage à travers l'analyseur. la.- Système magnétique selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'anisotropie est essentiellement perpendiculaire au plan de la surface du milieu magnétique amorphe. 17.- Système magnétique selon la revendication 1, caractérisé an ce que les moyens d'écriture permettent de modifier l'état magnétique de zones cetermi- nées du milieu magnétique amorphe, et en ce que les moyens de lecture détectant l'état magnétique de ces zones. 18.- Système magnétique selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que des moyens sont prévus pour mettre en mouvement relatif le milieu magnétique amorphe par rapport au faisceau. 19.- Système magnétique selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le milieu magnétique amorphe est déposé sur un substrat conducteur. 20.- Système magnétique selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le milieu magnétique amorphe est déposé sur un substrat isolant.