Les chaussures de ski que l'on trouve actuellement dans le commerce et qu'on utilise couramment comportent une tige dont le bord n'arrive pas sensiblement au-dessus de la cheville ou de la malléole. Une chaussure de ce genre, de pointure française 43, est représentée à la fig. 1 des dessins annexés. La référence 1 y désigne la chaussure dans son ensemble, la référence 4 la semelle, la référence 5 le bord de la tige, la référence 6 la zone (schématisée par un cercle de tirets) correspondant à la cheville du pied, ou malléole, la référence 7 la hauteur du bord de la tige au-dessus de la semelle. Dans une chaussure de ski de pointure 43, la hauteur 7 est au maximum de 20 cm.La référence 10 désigne enfin les lanières servant à enserrer le pied dans la chaussure laquelle, de son côté, est reliée de façon rigide au ski, comme l'exige la technique moderne de ce sport. Â l'endroit correspondant à la malléole, la chaussure présente une certaine flexibilité relativement à ses points d'attache rigide avec le ski. On peut voir à la fig. 1 que la distance entre le bord 5 de la tige et le contour supérieur de la cheville du pied, ou malléole,6 est, au maximum, égale du diamètre de ladite malléole. Cette distance limitée entre le bord 5 de la tige et le contour supérieur de la cheville du pied 6 est à l'origine d'une grande partie des fractures du tibia et du péroné qui se produisent immédiatement au-dessus dudit bord 5 quand le skieur tombe à de grandes vitesses. C'est dans cette zone, en effet, que se concentre la totalité de l'effort que le corps du skieur exerce pour faire fléchir, dans la zone de la cheville du pied, ou malléole, la chaussure par rapport au ski. Dans le but d'éliminer,au moins en grande partie, un tel danger de fracture, la présente invention, suivant une de ses caractéristiques essentielles, propose des chaussures de ski dans lesquelles la di-stance entre le bord 5 de la tige et le contour supérieur de la cheville du pied, ou malléole, est au moins supérieure au double du diamètre de la cheville du pied. De cette manière, toute la jambe agit à la façon d'un levier et aide larti- culation de la chaussure autour de la malléole, évitant ainsi une concentration de l'effort dans la zone correspondant au bord de la tige et, de ce fait, des fractures du tibia ou dupéroné. On obtient un tel minimum de cette distance en prévoyant, entre le bord 5 de la tige et la semelle 4 de la chaussure, une hauteur variant de 56% à 65% par rapport au numéro de la chaussure, exprimé en pointure française. Par conséquent, pour une chaussure de pointure française 43, cette hauteur pourra varier entre 0,56 x 43 = 24 cm et 0,65 x 43 = 28 cm. Aux figs. 2 et 3 des dessins annexés sont représentés deux types de chaussures conformes à l'invention. La fig. 2 représente une chaussure pour des skieurs ordinaires. Cette chaussure, désignée dans son ensemble en 2, présente une hauteur du bord 5 de la tige, au-dessus du bord supérieur de la cheville du pied 6, qui est égale à un peu plus du double du diamètre de la cheville du pied, de sorte que pour une chaussure de pointure française 43, la hauteur 8 du bord 5 de la tige au-dessus- de la semelle estde 24 cm, égale à 0,56 x 43. La fig. 3 représente une chaussure de pointure française 43,- mais destinée à des compétitions de championnats de ski. Dans ce dernier type le chaussure, laquelle est désignée dans son ensemble en 3, ia hauteur du bord 5 de la tige au-dessus du bord supérieur de la cheville du pied 6 correspond à plusieurs fois le diamètre de cette dernière, la hauteur 9 dudit bord 5 au-dessus de la semelle 4, atteignant également, par exemple, 28 cm, égale à 0,65 x 43. La fig. 4 est un diagramme dans lequel l'ordonnée 10 est graduée en centimètres indiquant la hauteur du bord 5 de la tige au-dessus de la semelle 4 de la chaussure ; l'abscisse 11 est graduée en nombres correspondant aux pointures françaises de chaussures ; la ligne 12 représente les variations, au coefficient 0,56 (chaussure courante de ski), de la hauteur du bord 5 de la tige au-dessus de la semelle 4 de la chaussure, en fonction du numéro de la pointure française ; la ligne 13 représente les variations, au coefficient 0,65 (chaussure de championnat), de la hauteur dudit bord 5 au-dessus de la semelle 4 de la chaussure, en fonction du numéro de la pointure française. REVENDICATIONS 1) Chaussure de ski, caractérisée par le fait que la distance entre le bord supérieur de la tige et le contour supérieur de la cheville du pied, ou malléole, du pied chaussant ladite chaussure, est au moins supérieure au double diamètre d'un cercle entourant ladite cheville du pied. 2) Chaussure de ski suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que la hauteur du bord de la tige au-dessus de la semelle de la chaussure est variable, entre environ 56% et environ 65%, par rapportau numéro de la chaussure, exprimé en pointure française.