La présente invention a pour objet un joint pour le bouchage de récipients et son procédé de fabrication. Les récipients, notamment les bouteilles ou flacons dans lesquels sont conditionnés des produits alimentaires ou autres, sont obturés par une capsule à l'intérieur de laquelle est monté un joint. Ce joint est destiné à assurer l'étanchéité de la fermeture du récipient, afin de permettre une bonne conservation du produit conditionné sans influence de celui-ci sur le milieu extérieur et sans que celui-ci soit influencé par le milieu extérieur. I1 est déjà connu d'utiliser, dans le domaine de l'emballage alimentaire, des films de polyéthylène, notamment pour l'emballage: - de produits exigeant une protection contre l'humidité tels que bonbons et biscuits, - de produits humides tels que fruits et légumes frais, et - de denrées baignant dans un liquide. De nombreuses autres denrées sont compatibles avec le polyéthylène-telles que volailles, poissons, farine, sucre en poudre ou en sirop, sel de cuisine, cafe soluble etc*.. Néanmoins, un film de polyéthylène ne peut satisfaire à tous les besoins dans le domaine du conditionnement du fait qu'il est perméable, de telle sorte que le parfum ou l'arôme de certaines huiles essentielles par exemple ne sont pas conservés, ni le gaz carbonique dans le cas de certaines eaux minérales. I1 est connu de réaliser des joints de bouchage comportant une Bme en mousse de polyéthylène en lieu et place de liège utilisé traditionnellement. On trouve dans le commerce, pour d'autres applications, des complexes comportant une couche de mousse de polyéthylène revêtue d'un film de polyéthylène. Pour les raisons indiquées ci-dessus, ce complexe ne donne pas satisfaction dans tous les cas de bouchage Il convient donc de prévoir une barrière d'étanchéité. Les joints possèdant une barrière d'étanchéité sur une seule de leurs faces présentent l'inconvénient de nécessiter une orientation des joints préalablement à leur conditionnement ou à leur mise en place. Cette opération d'orientation est longue et très onéreuse. La présente invention vise à fournir un nouveau type de joint remédiant aux inconvénients des joints existants. A cet effet, ce joint comporte une âme réalisée en une mousse de matière synthétique revêtue sur ses deux faces d'un film de matière synthétique, chacun de ceux-ci étant revêtu d'une couche formant barrière d'étancheit6. Selon une forme préférée d'exécution, ce ce joint comporte une âme en mousse de polyéthylène, revêtue sur ses deux faces d'un film de polyéthylène, chacun de ces films étant revêtu d'une couche étanche constituée par une enduction vinylique, telle qu'un copolymère de chlorure de vinylidène. Un premier avantage de ce joint est qu'il est totalement symétrique, donc évite tout problème d'orientation lors de sa mise en place dans le fond de la capsule. En outre, le fait qu'il comporte une âme en mousse lui confère une grande fiabilité, puisque la mousse synthétique et notamment la mousse de polyéthylène possède d'excellentes propriétés de compressibilité et de reprise élastique. Les deux films de matière synthétique ont essentiellement pour but de fournir deux surfaces lisses, contrairement à la surface de la mousse de polyéthylène qui est rugueuse, susceptibles, après traitement, de recevoir une couche d'enduction. Les couches exté- rieures, qui sont avantageusement en chlorure de polyvinylidène, confèrent aux parties du Joint en contact avec ltextérieur une excellente étanchéité formant une barrière aux aromes et à ltoxygène. Les joints selon l'invention sont, de manière traditionnelle, découpés dans une bande de grande longueur. La réalisation d'un complexe comportant une âme en mousse de polyéthylène et deux films de polyéthylène, ne pose pas de problèmes particuliers, l'ensemble pouvant être obtenu par coextrusion, thermocollage ou contrecollage. La réalisation d'une enduction simultanée sur les deux faces d'une même bande pose, pour sa part, beaucoup plus de problèmes, non pas au niveau de l'enduction proprement dite, mais au niveau de la polymérisation et du séchage devant être réalisé postérieurement à celle-ci. En effet, le séchage est réalisé de manière connue en faisant passer la bande venant de recevoir l'enduction dans un tunnel sensiblement horizontal. Du fait de son manque de tenue mécanique et de la longueur du tunnel qui est de l'ordre de 4 à 5 mètres, la bande repose par sa face non enduite sur des rouleaux montés dans le fond du tunnel à intervalles réguliers. I1 est évident que si l'on réalise une enduction sur les deux faces de la bande, l'enduction située du côté en contact avec les rouleaux subira une dégradation du fait de ceux-ci. En outre, pour des raisons d'ordre pratique, une installation dans laquelle la bande ne serait absolument pas en contact avec le tunnel, ce qui est concevable si celui-ci est vertical, est difficilement envisageable. La présente invention concerne également un procédé de fabrication permettant une réalisation simple du complexe selon l'invention. Ce procédé consiste à revêtir une bande formant l'âme en mousse de deux films de matière synthétique par coextrusion ou contrecollage, puis à réaliser un traitement de surface des deux faces du complexe afin de faciliter l'accrochage d'une émulsion, à faire passer la bande dans un système d'enduction, puis à vriller la bande et à la faire passer sous cette forme dans un dispositif de chauffage fixant l'enduction, et dans un tunnel de séchage sensiblement horizontal, équipé à sa partie inférieure de moyens d'appui de la bande dans les zones où celle-ci est sensiblement verticale, ctest-à-dire où un de ses bords est tourné vers le bas, de telle sorte que l'appui se fasse par celuici, et enfin a refroidir la bande avant de la faire passer entre des rouleaux d'entrainement à a friction vers une bobineuse. Du fait du vrillage de la bande, les positions relatives de la bande et du tunnel seront toujours les mêmes, c'est-à-dire que la bande aura toujours la même orientation, au fur et à mesure de son défilement, en un point déterminé du tunnel. Il suffit donc de vriller au départ la bande de manière à ce qu'un bord de celle-ci se trouve en partie basse au niveau des galets. L'appui étant réalisé uniquement sur les bords, et non pas sur les faces enduites, il ne se produit aucune dégradation de celles-ci sur toute la longueur du tunnel. A titre d'exemple, pour une bande de 120 mm de largeur et de 2 mm d'épaisseur, le pas de la vrille réalisée dans le tunnel de séchage est de l'ordre de 1 mètre. Dans ces conditions pour un tunnel de l'ordre de 4 à 5 mètres par exemple, il conviendra de prévoir trois ou quatre points d'appui. De toute façon, l'invention sera bien comprise à I'aida de la description qui suit en référence au dessin schématique annexé representant, à titre d'exemples non limitatifs, une forme d'exécution de ce joint ainsi qu'une forme d'exécution du dispositif pour l'obtention de celui-ci. Figure 1 est une vue en coupe très schématique d'un joint Figure 2 est une vue de l'installation pour l'obtention d'une bande dans laquelle est découpé le joint de figure 1. Le joint, représenté à la figure i, comporte une âme 2 en mousse de polyéthylène revêtue sur ses deux faces de deux films de polyéthylène, respectivement 3 et 4. Chaque film de polyéthylène est revêtu d'une couche d'enduction vinylique, respectivement 5 et 6. L'âme 2, en mousse de polyéthylène, constitue l'élément mécanique de compression et de reprise élastique. Les films de polyéthylène 3 et 4 visent à fournir tme surface lisse permettant l'accrochage des couches d'étanchéité respectivement 5 et 6 qui sont en contact avec le produit à conditionner. D'un point de vue pratique, il est tout d'abord procédé à la réalisation d'un complexe comportant I'te 2 revêtu sur ses deux faces des deux films 3 et 4. Ce complexe est réalisé par coextrusion, contrecollage ou similaire. Ce complexe, sous forme de bandes, est ensuite amené, comme montré à la partie gauche de la figure 2 à un système 7 de traitement de surface qui peut être un système électrique de type Corona, ou un système à flammes visant à oxyder simultanément les deux faces en vue de faciliter l'accrochage d'une émulsion. A la sortie du dispositif 7, la bande 8 passe dans un bac 9 d'enduction 10 de chlorure de polyvinylidène. Dès que la bande est enduite, elle est vrillée avec un pas de 1 mètre environ pour une bande de 120 millimètres de large et de 2 millimètres d'épaisseur. Dès après enduction, la bande passe dans un dispositif de chauffage 12 à infra-rouge destiné à saisir l'enduction, puis dans un tunnel 13 de polymérisation dans lequel circule de l'air chaud amené par des tuyères 14. La température de l'air est fonction de la nature du complexe à réaliser, ainsi que de la vitesse de défilement de celui-ci l'essentiel étant de ne pas réaliser de déformation de la bande. A la sortie du tunnel 13, la bande passe entre des tuyères 15 diffusant un air froid avant que celle-ci passe entre deux cylindres entratneurs 16 a friction, la dirigeant vers une bobineuse. Comme il ressort de la figure 2, à l'intérieur du tunnel 13, sont prévus des galets 17 sur lesquels la bande repose par son bord inférieur. Du fait de cet appui, les deux faces peuvent être enduites simultanément, sans que cela nuise à la qualité de l'enduction, ce qui est très important pour la réalisation de joints de bouchage. Comme il ressort de ce qui précède, l'invention apporte une grande amélioration à la technique existante en fournissant un joint possèdant d'excellentes propretés mécaniques et une très bonne fiabilité, ne nécessitant aucune orientation préalablement à sa mise en place et obtenu à l'aide d'un dispositif simple. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas à la seule forme d'exécution de ce joint ni à son seul procédé de fabrication décrits ci-dessus à titre d'exemples ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation. - REVENDICATIONS 1. - Joint pour le bouchage de récipients, caractérisé en ce qu'il comporte une âme réalisée en une mousse de matière synthétique revêtue sur ses deux faces d'un film de matière synthétique, chacun de ceux-ci étant revêtu d'une couche formant barrière d'étanchéité. 2. - Joint selon la revendication 1, caractérisé en ce qutil comporte une âme en mousse de polyéthylène, revêtue sur ses deux faces d'un film de polyéthylène, chacun de ces films étant revêtu d'une couche étanche constituée par une enduction vinylique. 3. - Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que la couche étanche est constituée par une enduction de chlorure de polyvinylidène. 4. - Procédé de fabrication d'un joint selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qutil consiste à revêtir une bande formant l'âme en mousse de deux films de matière synthétique par cqextrusion ou contrecollage, puis à réaliser un traitement de surface des deux faces du complexe afin de faciliter l'accrochage d'une émulsion, à faire passer la bande dans un système d'enduction, puis à vriller la bande et à la faire passer sous cette forme dans un dispositif de chauffage fixant l'enduction, et dans un tunnel de séchage sensiblement horizontal équipé, à sa partie inférieure, de moyens d'appui de la bande dans les zones où celle-ci-est sensiblement verticale, ctest-à-dire où un de ses bords est tourné vers le bas, de telle sorte que l'appui se fasse par celui-ci, et enfin à refroidir la bande avant de la faire passer entre des rouleaux d'entrainement à friction vers une bobineuse. 5. - Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que les moyens d'appui de la bande dans le tunnel sont constitués par des galets. 6. - Procédé selon l'une quelconque des revendications 4 et 5, caractérisé en ce que, pour une bande de 120 millimètres de largeur et de 2 millimètres d'épaisseur, le pas de la vrille réalisée dans le tunnel de séchage est de l'ordre de 1 mètre.