La présente invention, due à la collaboration de Monsieur CEEVRET se rapporte à un dispositif de rattrapage de jeu entre une crémaillère et un pignon d'attaque et en particulier aux mécanismes de direction à crémaillère pour véhicules automo- biles. La structure m & e de la crémaillère et les phénomènes de dilatation obligent le constructeur à respecter un jeu minimum pour éviter le blocage de la direction. On connatt des dispositifs dans lesquels le pignon et la barre de crémaillère sont maintenus en contact avec un jeu très faible au moyen d'un ressort hélicoïdal prenant appui sur un bouchon vissé dans le bottier de crémaillère. Les vibrations du véhicule obligent à bloquer en rotation le bouchon dont la tête en forme d'écrou est maintenue en position au moyen d'une patte de fixation vissée dans le bottier. TJne lumière pratiquée dans ladite patte permet un réglage très limité de la rotation du bouchon et ainsi de la pression exercée sur le poussoir, afin de rattraper le jeu lorsqu'il devient excessif.Le montage d'un tel dispositif est peu commode à cause du nombre de pièces à assembler et du fait qutil soit nécessaire de pratiquer dans le bottier de crémaillère un taraudage supplémentaire pour la fixation de la patte. n'autre part, lorsque la lumière arrive en fin de course, il faut démonter la patte de fixation au moyen d'un outil pour faire effectuer au bouchon au moyen d'un deuxième outil une fraction de tour laissant à la patte une nouvelle marge de réglage. Une autre solution consiste à placer une ou plusieurs rondelles calibrées entre le ressort et un capuchon fixé au bottier par des vis. Là encore, il est nécessaire de tarauder le bottier et de plus ce dispositif n'est pas réglable de façon continue puisque la seule possibilité est de le déposer pour remplacer les rondelles par d'autres d'épaisseur mieux appropriée. On comprend ainsi la difficulté de contrôler le réglage et de rattraper le jeu entre la crémaillère et le pignon.Le dispositif précédent présente en outre une étanchéité médiocre de l'intérieur du bottier vers l'extérieur et inversement, du fait de la nature du contact (métal-métal) entre le capuchon et le boftier ; d'autant plus que l'interposition d'un joint d'étanchéité n'est pas envisageable car il risquerait par son écrasement de perturber le réglage du jeu. Le but de la présente invention est donc de réaliser un poussoir réglable pour rattraper le jeu entre une crémaillère et un pignon d'attaque, qui évite les inconvénients mentionnés cidessus et qui soit à la fois bon marché, simple de conception et pratique de montage et de réglage A cet effet, l'invention a pour objet un poussoir réglable comprenant un berceau poussé contre une paroi convexe de la crémaillère au moyen d'un organe élastique prenant appui sur un bouchon vissé dans le bottier de crémaillère, caractérisé en ce que le bouchon est constitué d'une bague filetée présentant intérieurement un alésage conique convergent en un point de l'axe du poussoir, extérieur au bottier de cremaillère et d'un tronc de cbne pressé dans ledit alésage par l'organe élastique. Selon une caractéristique avantageuse l'organe élastique est un ressort bloqué en rotation par son extrémité supérieure s'appuyant sur au moins une nervure longitudinale pratiquée à l'in- térieur du poussoir et par son extrémité inférieure formant un cliquet coopérant avec au moins une dent radiale pratiquée sur la grande base du tronc de cône. Selon une autre caractéristique, la face supérieure de la bague présente un congé pour le logeront d'un joint d'étanchéité comprimé entre la bague et le bottier de crémaillère. D'autres avantages et particularités de l'invention ressortiront de la description qui suit, d'un mode de réalisation donné à titre d'exemple, en référence au dessin annexé sur lequel: - la figure 1 représente en coupe longitudinale le poussoir de erémaillère réglable selon l'invention - la figure 2 représente une coupe transversale du poussoir selon la ligne AA de la figure 1 - la figure 3 est une vue de dessus du tronc de c8ne à crans d'arrêt. Le poussoir 1 représenté sur la fiacre 1 se loge c' > ns le bottier de crémaillère 2 en alliage d'aluminium et est destiné à pousser la barre de crémaillère 3 contre le oignon d'attaque h en rattrapant le jeu existant entre ces deux éléments et pouvant s'amplifier au cours rie l'usure de la cémaillère. Le poussoir 1 proprement dit, connu en soi, est un corps creux de révolution et présente à sa partie supérieure un berceau 6 percé en son centre d'un orifice 7 de graissage, épousant la partie convexe corres tonnante ce la crémaillère 3. Le berceau est poussé contre la crémaillère par un ressort 8 hélicoïdal comprimé entre le dessous du berceau 6 et un bouchon S filetée forme de bague, venant se visser d-ns le tarau- dage inférieur du boftier 2 de crémaillère. Le faible intervalle 5 existant entre la face supérieure de la bague 9 et la base annulaire du poussoir 1 constitue le jeu de fonctionnement du poussoir qu'il s'agit de régler ou de rattraper. Conformément à l'invention, la bague 9 filetée est percée en son centre d'un alésage 10 conique sur la majeure partie de son épaisseur, alésage occupé par rme pièce tronconique 11 de même conicité, mais d'épaisseur inférieure à celle de la bague. La convergence des cônes est dirigée vers un point de l'axe de symétrie t2 du poussoir, extérieur au bottier de crémaillère, de telle sorte que le tronc de cône il soit pressé dans son logement 10 par le ressort 8 comprimé entre la face supérieure du tronc de cône 11 ou grande base et le dessous du berceau 6 du poussoir. Le diamètre extérieur du ressort 8 est légèrement inférieur au plus grand diamètre de l'alésage conique 10 de la bague pour que celui-ci exerce son action exclusivement sur le tronc de cône 11. La décomposition de la force de poussée sur la paroi conique de l'alésage puis sur les filets de la bague contribue à freiner cette dernière, empêchant ainsi son desserage indésirable, pendant le fonctionnement du véhicule, sous l'action des vibrations par exemple. Le blocage complet de la bague 9 dans une position correspondant à un jeu 5 prédéterminé est assuré par la coopération entre l'extrémité inférieure de ressort formant un crochet 13 et au moins une dent de scie t4 radiale pratiquée sur la grande base du tronc de cône. Dans le cas où il y en a plusieurs (figure 3), les dents de scie 14 peuvent occuper seulement une surface annulaire sur la grande base, de façon à correspondre à la largeur du crochet t3 réalisé par l'extrémité amincie et recourbée du rond à ressort. Le tronc de c8ne Il peut autre fabriqué en un matériau quelconque, mais de préférence en acier fritté de manière à pouvoir former les dents directement par compression avec une précision suffisante, sans usinage supplémentaire. La figure 2 montre que des nervures radiales 15 longi tudinales sont réparties sur la surface intérieure du poussoir pour d'une part centrer le ressort 8 hélicoldal en réduisant autant que possible les surfaces en contact entre le ressort et le poussoir et d'autre part bloquer le ressort en rotation à sa partie supérieure par l'extrémité du ressort formant une projection 16 radiale venant s'appuyer sur une nervure 15. A cet effet, une seule nervure suffirait, bien que la réalisation de la figure 2 en représente huit régulièrement réparties. Comme on peut le voir sur la figure 1, les dents de scie 1 possèdent un front raide à gauche et une pente plus douce à droite sur laquelle s'appuie le dessous du crochet 13. Compte tenu du fait que le sens d'enroulement de l'hélice du ressort 8 est à gauche et que la bague 9 possède un pas normalement à droite, lorsqu'on visse la bague pour diminuer le jeu de fonctionnement 5 précédent, celle-ci entraine le tronc de c8ne 71 en rotation grâce à la pression exercée par le ressort 8. Le mouvement de rotation soulève le crochet 13 du ressort qui forme alors un cliquet avec les dents de scie 74. Ainsi, le ressort qui ne peut pas travailler en torsion a un double rôle : il pousse le poussoir 1 contre la crémaillère 3 et simultanément dans la direction opposée pousse le tronc de cône 11 dans son logement pour le solidariser à la bague 9 et en même temps la freiner contre le boîtier de crémaillère 2.Bien entendu, le pas de l'hélice du ressort, le pas de vis de la bague et l'orientation des dents de scie peuvent entre inversés sans changer le fonction nèment du dispositif. Avec cette structure originale, la bague ne peut se dévisser d'elle-meme sous l'influence des vibrations, les dents de scie réalisant alors avec le crochet du ressort, autant de crans d'arr & . Le dévissage de la bague 9 est cependant possible en débrayant le système de blocage en rotation. Pour cela, il suffit à l'opérateur de pousser dans le sens de la flèche F sur le fond d'un évidement 17 pratiqué à cet effet sur la petite base du tronc de cône. Cette opération dégage le tronc de cbne de son logement et libère la bague 9 de toute contrainte. Au cours d'une opération de réglage il suffira de serrer complètement la bague 9 contre la base du poussoir 1 puis de la desserrer en débrayant le tronc de cône 11 pour régler le jeu 5 à une valeur prédéterminée.Il faut remarquer ici qu'une seule dent de scie sur le tronc Ce cette pourrait suffire à faire fonctionner le dispositif selon l'invention. Dans ce cas, il suffirait de débrayer le tronc de cône également pour visser la bague et rattraper le Jeu, de manière que le crochet reste en appui slr l'unigue dent, On supprimerait alors l'effet de cliquet, sauf pour un réglage correspondant à un tour complet du tronc Ce cône. Ce dispositif est donc simple et pratique d'utilisattion. Le dessous de la bague présente un évidement 18 annulaire, au besoin alvéolé, pour pouvoir la saisir facilement et la faire tourner manuellement ou bien à l'aide d'un outil approprié. On réalisera la bague 9 de préférence en alliage de zinc coulé pour obtenir le filetage directement sans usinage avec une précision su fisante. L'intérieur du poussoir 1 est destiné à être rempli Ce graisse ; aussi est-il nécessaire de prévoir l'étanchéité du boîtier de l'intérieur vers l'extérieur et inversement. A cet effet et selon une autre caractéristique Ce l'invention, un jnint toique 19 est interposé entre la bague 9 et le boîtier 2 lans un congé décolleté sur la face supérioure @e la bague, le manière que le diambtre du joint ne dépasse pas celui de la bague. La profon@eur du congé et l'épaisseur du joint sont tels que sa compression au cours du vissage de la bague ne modifie pas le réglage du jeu et assure une bonne étanchéité au dispositif pour toute la gamme de réglage. On remarouera encore, et c'est là un autre avantage de l'invention, qu'aucun joint n'est prévu entre le rone e cône 11 et la bague 9, le coince ent de ces deux pièces de faible conicité assurant une étanchéité suffisante. REVENDICATIONS 1 - Poussoir réglable pour rattraper le jeu entre une crémaillère (3) et un pignon d'attaque (4), comprenant un berceau (6) poussé contre une paroi convexe de la crémaillère au moyen d'un organe élastique (8) prenant appui sur un bouchon vissé dans le boîtier (2) de crémaillère1 Caractérisé en ce que le bouchon est constitué d'une bague (9) filetée présentant intérieurement un alésage (10) conique convergent en un point de l'axe (12) du poussoir, extérieur au boîtier (2) de crémaillere et d'un tronc dans ledit alésage par l'organe élastique (8). 2 - Poussoir selon la revendication 1, caractérisé en ce que -ltorgane élastique (S) est un ressort bloqué en rotation par son extrémité supérieure (16) s'appuyant sur au moins une nervure (15) pratiquée à l'intérieur du poussoir (1) et r2r son extrémité inférieure formant un cliquet (13) coopérant avec au moins une dent (14) radiale pratiquée sur la grande base du trone de cône (11). 3 - Poussoir selon la revendication 1, caractérise en ce que la face supérieure de la bague (9) présente un conga pour le logement d'un joint d'étanchéité (1 ) comprimé entre la bague et le boîtier (2) de crémaillère.