La présente invention a pour objet un appareil pour enregistrer automatiquement des informations sur la direction et l'intensité de la vitesse de courants meme très faibles, au sein d'un liquide, meme a de très grandes profondeurs d'immersion, pouvant atteindre plusieurs milliers de mètres. Le secteur technique de l'invention est celui de la construction de sondes et appareilsrde mesure utilisées pour étudier les courants au sein d'un liquide et notamment pour l'étude des courants sous-marins au fond des océans. Certains appareils actuellément connus pour mesurer lès courants sous-marins sont des appareils rotatifs du type des anémomètres. L'inconvénient majeur de ces appareils réside dans leur peu d'aptitude a mesurer des courants de faible vitesse, l'énergie du courant servant alors en grande partie a vaincre les frottements et l'inertie des pie ces rotatives. Les ondes acoustiques, sonores ou ultrasonores, qui se propagent bien dans l'eau, ont été également utilisées pour mesurer la vitesse des courants sous-marins. On a utilisé des dispositifs utilisant une base formée par un émetteur et un récepteur d'ultra-sons placés a une distance déterminée l'un de l'autre et on mesure le temps mis par une onde acoustique pour par courir cette distance d'où on déduit la vitesse de propagation. En comparant cette vitesse a la vitesse théorique de propagation connue, on en dédiit la valeur de la composante de la vitesse du courant dans la direction reliant 11 émetteur au récepteur. En utilisant un émetteur et au moins deux bases non alignées avec l'émetteur, on peut déterminer ainsi les composantes de la vitesse du courant suivant deux directions-et en déduire- la direction et l'intensité du vecteur vitesse du courant. Cette méthode présente plusieurs inconvénients. Elle ne permet d'obtenir qu'une valeur moyenne de la vitesse du courant entre l'émetteur et le récepteur. Dtautre part, les deux récepteurs doivent être placés a une certaine distance l'une l'autre pour que les directions allant de l'émetteur a chaque récepteur fassent entre elles un angle suffisant sinon les errears de mesure de chacune des composantes du vecteur vitesse entraînent des erreurs importantes sur la valeur du vecteur vitesse du courant. I1 en résulte que les deux composantes de la vitesse ne sont pas mesurées an meme point.Enfin, cette méthode se réfère a la valeur théorique de la vitesse de propagation des ondes acoustiques et lton sait que celle-ci varie avec la température, la salinité et la pression donc la profondeur. Pour mesurer des courante faibles, ayant des vitesses de l'ordre du centimètre par seconde, il faut mesurer en même temps tous les paramètres physiqnchimiques de l'eau ce qui rend la méthode compliquée, onéreuse et peu apte a des mesures répétées permettant de faire des études statistiques alors qu'il est intéressant d'étudier statistiquement les courants Wsous-marins pour connaître leur valeur et leur direction moyenne et dans quelle mesure ils varient autour de celles-ci. Un objectif de la présente invention est de procurer des appareils permettant de relever automatiquement des informations au sein d'un fluide, notamment au fond de la mer et sous de très fortes pressions hydrostatiques pouvant atteindre et dépasser 600 bars, et d'enregistrer ces informations iirectement sous forme de valeurs numériques sur une bande magnétique de telle façon qu'elles puissent être transférées directement dans la mémoire d'un ordinateur qui calcule, a partir de ce.lles)ci, les valeurs moyennes de la direction et de l'intensité du courant. Un autre objectif de la présente invention est un appareil pour relever et enregistrer automatiquement des informations permettant de connai- tre la valeur moyenne et la direction dun courant liquide, même si la vitesse de celui-ci est très faible,de l'ordre de 0,5 cm/seconde, ce qui impose d'éliminer tout mécanisme dont les frottements et l'inertie réduiraient la sensibilité a des valeurs incompatibles avec cet objectif. Un autre objectif de l'invention est de procurer un appareil de mesure de la vitesse d'un courant au sein d'un liquide qui soit totalement insensible aux valeurs et aux variations de tous les paramètres physicochimiques dudit liquide tels que température, composition, pression et.... Ces objectifs sont atteints au moyen d'un appareil du type comport tant un émetteur et au moins deux récepteurs d'ondes acoustiques non alignés avec l'émetteur et des moyens pour mesurer et enregistrer les temps mis par chaque impulsion acoustique pour parcourer la distance séparant l'imetteur de chacun des deux récepteurs,tous trois plongés dans un liquide. Un appareil selon l'invention est caractérisé en ce que l'émetteur est placé dans un pendule dont le centre de gravité est disposé au point de mesure. I1 comporte deux récepteurs placés sensiblement dans le plan horizontal dudit centre de gravité et a 'ne distance de telui-ci sensiblement égale à la longueur du pendule. Ils sont disposés, de préférence, à l'extrémité de deux rayons sensiblement perpendiculaires entre eux. Un appareil selon l'invention comporte,de préférence, un troisième récepteur placé au point de suspension du pendule. Ce troisième récepteur mesure la durée mise par l'impulsion acoustique pour parcourir la distance constante qui le sépare de l'émetteur. Cette durée permet de connaitre la vitesse de propagation de l'impulsion acoustique et sert donc de référence. Un pendule selon l'invention est constitué par un transducteur piézoélectrique entièrement enrobé dans une masse de résine syRthétique suspendue à un fil et ayant une densité telle que la densité volumétrique moyenne du pendule est très légèrement supérieure a la densité du liquide. Cette masse de résine a, de préférence, une forme de révolution autour d'un axe vertical de telle sorte qu t elle présente une surface apparente identique sous tous les angles et que la déviation angulaire du pendule reste la mme pour des courants de meme valeur absolue de la vitesse, quelle que soit la direction de celle-ci. De préférence, la masse de résine est sphérique ou ovoïde de telle sorte qu'elle présente une très bonne résistance a l'écrasement même sous des pressions très élevées. Le fait de réaliser un pendule ayant une densité moyenne très lé- gèrement supérieure à la densité du liquide présente l'avantage de réduire à une valeur très faible le poids apparent du pendule de telle sorte que pour une poussée horizontale du courant déterminée, donc pour une valeur absolue de la vitesse du courant donnée, la déviation angulaire du pendule sera d'autant plus grande d'où une très bonne sensibilité du pendule permet tant de mesurer des courants très faibles. Le résultat de l'invention est un nouvel appareil permettant d'enregistrer automatiquement dans un liquide et notanoeient au fond de la mer ou a proximité de celui-ci des informations permettant de déterminer la direction et la vitesse du courant. Un des avantages de cet appareil réside dans sa très grande sensi bilité permettant de mesurer avec précision des courants très faibles, de l'Mordre de 0,5 cm/seconde. Un autre avantage réside dans la possibilité de l'utiliser sous de très fortes pressions hydrostatiques ce qui permet de relever des informations a très grandes profondeurs de l'ordre de 6.000 mètres. Cette propriété est très intéressante car l'on sait que de nombreuses études sont en cours pour rechercher au fond de la mer des zones calmes ,qui sont en général très profondes,pour y rejeter des déchets sans risquer que ceux-ci ne soient entraînés par les courants. Un autre avantage d'un appareil selon l'invention réside dans la possibilité qu'il offre,en l'accouplant avec des circuits électroniques décrits ci-après, de relever automatiquement de nombreuses informations successives en un mème point et d'enregistrer celles-ci sur un magnétophone sous forme de valeurs numériques,en code binaire, de telle sorte que ces informations peuvent etre facilement transférées dans la mémoire d'im ordinateur pour y être traitées suivant un programme, afin d'en déduire les valeurs moyennes de la direction et de la vitesse du courant, cette moyenne étant calculée a partir de nombreuses mesures, par exemple 100 mesures successives s'échelonnant sur une minute, ce qui permet d'obtenir une moyenne significative et d'étudier les évolutions du courant en un même point en relevant par exemple une série de 100 mesures toutes les 10 minutes. La description suivante se réfère aux dessins annexés qui représentent un exemple de réalisation de l'invention sans caractère limitatif. La figure 1 est une vue en perspective d'ensemble d'un appareil selon 1' invention. La figure 2 est un schéma synoptique des composants électroniques de l'appareil de la figure 1. La figure 3 est un schéma synoptique des circuits électroniques de la figure 2. La figure 4 est un diagramme des signaux en fonction du temps. La figure 1 représente un appareil selon l'invention posé sur le fond de la mer 1. Cet appareil est composé dtune cage a claire voie 2 formée de tiges verticales 3a, 3b, 3c, 3d reliant entre elles un disque de base 4 et un disque 5. Au centre du disque 5 est suspendue, par t-n fil souple 6, une sphère 7 en résine semi-rigide, par exemple en polyuréthane, dans laquelle est noyé un transducteur électro-acoustique 8, auquel des aonducteurs électriques 9 amenent des impulsions électriques. Le fil 6 peut être un fil conducteur servant a conduire les signaux électriques. Le transducteur 8 est constitué, par exemple, par un cylindre a axe vertical d'un matériau piézoélectrique placé entre deux électrodes terminales et il émet des signaux acoustiques sur toute sa périphérie chaque fois que les électrodes reçoivent des signaux électriques. La résine est choisie telle qu'elle transmette bien les ondes acoustiques et sa densité est telle que la densité moyenne de la sphère 7, y compris la masse du transducteur 8, soit légèrement supérieure a la densité de l'eau de mer a la profondeur de la mesure de telle sorte que le poids apparent de la sphere 7 est très faible. Un anneau 10 est fixé aux tiges 3a, 3b, 3c, 3d, dans le plan horizontal passant par le centre de la sphère 7. Sur cet anneau sont fixés deux transducteurs électro-acoustiques lla et llb placés aux extrémités de eux:rayons perpendiculaires entre eux; Ces deux transducteurs déterminent un axe x x' passant par le centre de la sphère et parallèle a la direction joignant les transducteurs lia et lib. Afin de simplifier les calculs ulterieurs, la longueur -du fil 6 est égale au rayon du cercle 10. Bien entendu, cette condition est simplement préférentielle, de même que la position des deux transducteurs 1 la et llb qui pourraient ne pas etre placés a l'extrémité de rayons perpendiculaires entre eux et qui peuvent occuper toute autre position a condition de ne pas être alignés avec le centre du cerne 10. Le cercle 10 pourrait être remplacé par tout autre moyen de support équivalent et même supprimé en fixant les transducteurs lia et llb sur les tiges 3.Les transducteurs lia et 11b sont constitués par des pastilles d'un matériau piézoélectrique placées entre deux électrodes et enrobées par une pellicule de résine destinée a les protéger du contact avec l'eau de mer. Les électrodes sont connectés sur des conducteurs 12 et 13. Les transducteurs lia et llb servent de récepteurs des signaux acoustiques provenant de l'émetteur 8 qu'ils transforment en signaux électriques. L'appareil comporte un trersieme transducteur 14, du même type que les transducteurs lia et llb, placé au point de suspension du fil 6, audessous de la plaque 5 qui capte également les signaux acoustiques provenant de ltemetteur 8. A la plaque inférieure 4 un lest 16 est accroché par l'intermé- diaire d'une tige 15 munie d'un joint de cardan 15a. L'appareil est largué de la surface et le lest l'entrafne au fond et le lui maintient. La liaison par un cardan permet à la cage de rester verticale quel que soit le relief du fond et ltinclinaison du lest 16. La tige 15 est accorchee au lest par un dispositif 17 de largpge,pyrotechnique ou autre,dont la misa feu est cormnandée-lautomatiquement a la fin d'une séquence de mesure afin de libérer la cage du lest. La cage 2 porte, a la partie supérieure, un boîtier 18 étanche et résistant la pression hsdrostatique dans lequel sont place une source d'énergie électrique, pile ou batterie d'accumulateurs, les composants et circuits électroniques décrits ci-après et un appareil d'enregistrement par exemple un magnétophone. Les conducteurs éIdctriques 9, 12, 13 pénètrent dans le boîtier 18 par un connecteur étanche 19. Dans le boîtier se trouve un compas 20 dont l'aiguille est bloquée automatiquement par un signal de commande émis au début d'une séquence de mesures; -après que l'appareil s'est posé sur le fond de la mer La cage et le boîtier sont solidaires d'un ou plusieurs flotteurs 21a, 21b dont la force ascensionnelle est inférieure au poids du lest 16 mais suffisante pour ramener la cage et le boîtier a la surface après détachement du lest. Ces flotteurs sont constitués, par exemple, par des bouées sphériques creuses. L'armature porte des dispositifs de localisation permettant le repérage de l'appareil en surface, par exemple, un émetteur de signaux radio muni d'une antenne 22, des phares a éclats placés sous des dômes 23, des marqueurs fumigènes 24 etc... La force ascensionnelle des flotteurs maintient la cage 3 parfaitement verticale ce qui est important pour la précision des mesures. On peut évidemment utiliser une tige 15 plus ou moins longue ce qui permet de relever aes mesures plus ou moins près du fond. Le fonctionnement de l'appareil est le suivant. Lorsque le pendule 7 est placé en un point où existe un courant de vitesse V faisant un angle O avec l'axe z z', le pendule se déplace pour occuper la position en pointillés. Dans cette position, il fait un angle a avec l'axe vertical z z'. La valeur de cet angle permet de déterminer l'intensité du vecteur vitesse. D'autre part le pendule occupe une nouvelle position située dans une direction faisant un angle O avec x x'. Après récupération de l'appareil, on relève sur le coupas 20, l'angle 0' de l'axe Nord Sud avec l'axe x xt. Connaissant e et e' on connaît donc la direction du vecteur vitesse par rapport a l'axe Nord Sud. Le transducteur 8 émet périodiquement des impulsions acoustiques. On recueille celles-ci sur les trois récepteurs. lia, îlb et 14 et on mesure les temps respectifs tl, t2 et t3 qui se sont écoulés depuis l'émission de 1 'impulsion. Soit V la vitesse des ondes acoustiques dans le liquide et L la longueur du pendule, c'est-à-dire la distance constante séparant l'émet- teur 8 du treâsième récepteur 14. On a L = V.t3. Soit L1 et L2 les distances séparant le pendule des récepteurs lia et ilb L1 = Vtl et L2 = t2. Donc Les tent donc de connaître les distances séparant la position occupée par le pendule des deux récepteurs lia et îlb en éliminant touterinfluence des variations de vitesse. On démontre aisément que connaissant ces deux longueurs, on connaît un premier lieu géopetrique,sur lequel se situe le penduletqui est le cercle intersection des deux sphères centrées sur les récepteurs lia et llb, et ayant pour rayons respectifs les longueurs ti etLL2. D'autre part, le pendule est astreint à rester sur une sphère centrée au point de suspension du pendule et ayant un rayon L. Ces trois conditions déterminent deux positions possibles du pandule, dont l'une seulement est voisine du plan horizontal du cercle 10. On conserve uniquement cette position, l'autre correspondant à des vitesses de courant beaucoup trol fottes. On vqit donc que les deux paramètres suffisent a déterminer la position du pendule après son déplacement et donc à établir les formules donnant la mesure des angles a et O a partir de ces informa tions. La figure 2 représente un oscillateur de relaxation 25 qui envoie, dans un transformateur de couplage 27 et a travers un contact relais 26, des impulsions électriques très brèves ayant une durée de 1 'ordre de 2 s a une fréquence de 100 impulsions par minute. Le secondaire de ce transformateur est relié aux électrodes du transducteur piézoélectrique 8 placé dans le pendule. Les impulsions électriques sont envoyées en parallèle sur l'une des entrées de trois multivibrateurs bistables Ml, M2,*M3. La partie droite de la figure représente les trois transducteurs récepteurs lia, 1 lb et 14. chacun de ces récepteurs est connecte sur des étages amplificateurs respectivement Ai, A2 et A3 dont les sorties sont connectées sur la deuxième entrée de chacun des bistables NI, M2 et N3. Les bornes 281, 282 et 283 représentent les bornes de sortie des trois bis tables. La partie gauche de la figure représente un compteur d'impulsions 29, forme de deux étages 29a et 29b dont ltentrée est connectée à la sortie de l'oscillateur 25 et qui compte les impulsions émises par celui-ci. Le repère 30 représente un multivibrateur wonostable connecté sur la sortie du compteur d'impulsions 29. Lorsque l'étage 22 a enre gistré 100 impulsions, il fait basculer le monostable 30 et le signal émis par celui-ci est envoyé sur la gâchette dlun thyristor 31 monté en série avec un relais 32 dont un des contacts ouvre le circuit d' alimenta- tion de ltoscillateur 25 et interrompt le fonctionnement de celui-ci. Une impulsion de remise à zéro du compteur 29 est envoyée toutes les 10 minutes sur la borne Ro, le relais 32 n'est plus excité et un norr veau cycle de 100 impulsions recomnPnce. Chacun des trois multivibrateurs bistables N1, N2 et N3 émet des signaux rectangulaires successifs dont la durée est égale au temps ti, t2 et t3 mis par les impulsions acoustiques pour aller de l'émetteur 8 à chacun des trois récepteurs lia, ilb et 14b. La figure 3 représente le scheea des circuits électroniques permettant de convertir la durée des signaux en grandeurs digitales et d'enregistrer ces valeurs. La partie gauche de la figure représente les trois bornes 281, 282 et 283 connectées chacune sur une des deux entrées d'une porte "ET" 331,332, 333 dont la deuxième entrée est connectée sur un oscillateur 34 à grande fréquence, par exemple une fréquence de I 3Z de telle sorte qutil est possible de mesurer les temps de trajet de l'onde acoustique avec une très grande précision de tordre de 10-6 seconde. Le nombre d'impulsions traversant chaque porte pendant la durée de chaque signal émis par les bistables M1, M2 et M3 est divisé par 100 au moyen de diviseurs d'impulsions montés deux par deux en cascade et désignés respectivement par les repères 35a, 35b; 36a, 36b; 37a, 37b. La sortie de chacun de ces diviseurs eflt connectée sur 1 t entrée d'un compteur d'impulsions à deux étages ayant chacun quatre lignes de sortie des signaux codés en binaire. Ces compteurs d'impulsions sont représentés respectivement par les repères 38a, 38b; 39a, 39b; 40a, 40b. L'association des diviseurs par cent et des compteurs d'impulsions permet d'obtenir à la fin d'un cycle de 100 impulsions, la moyenne arithmé- tique des temps tl, t2 et t3 calculée sur 100 mesures donc avec une très bonne représentativité permettant d'éliminer ltinfluence de toute mesure aberrante. Les.lignes de sortie de chacun des compteurs binaires sont connectés aux entrées d' un registre à décalage représentés paroles repères 42, 42 et 43. Ces trois registres sont montés en cascade, la sortie du registre 41 étant connectée sur une entrée série du registre 42 et la sortie de celui-ci sur une entrée série du registre 43, par l'intermédiaire des condue- teurs 44 et 45. Ces registres à décalage servent à transférer les informations contenues dans les trois compteurs, c'est-à-dire les valeurs moyennes de tl, t2 et t3, sur la bande magnétique d'un magnétophone 44 qui enregistre celles-ci sous forme de signaux digitaux successifs à la fin de chaque cycle de 100 impulsions. Un oscillateur 45 ayant par exemple une fréquence de 3ils, suivi d'un multivibrateur 46 de mise en forme de signaux, sert dthorloge eomman- dant en parallèle le balayage des trois registres à décalage. Le fonctionnement sera expliqué en se référant à la figure 4 qui est un diagramme des impulsions en fonction du temps. Pour la clarté de la figure, l'échelle des temps n'est pas la même pour toutes les lignes. La première ligne représente les impulsions commandant chaque cycle de 100 mesures, lesquelles sont émises toutes les 10 minutes sur les bornes Ro de remise à zéro de tous les coapteurs ét diseurs d'impulsions par une base de temps 48. Comme on l'a vu, la remise à zéro du compteur 29 désexcite le relais 32 et commande la mise en route de l'oscillateur de relaxation 25 lequel émet 100 impulsions en une minute,représentées sur la deuxième ligne de la figure 4. La troisième ligne représente l'impulsion émise sur la borne A, à la fin de chaque cycle de 100 mesures. La quatrième ligne représente les signaux émis en permanence par l'oscillateur 45. La cinquième ligne représente un signal émis par un multivibrateur monostable 47, connecté sur la borne A, en synchronisme avec le signal de fin de cycle de la troisième ligne. La sortie du multivibrateur 47 est connectée en parallele sur les trois registres à décalage et ce signal commande le transfert dans le registre des informations contenues sur les lignes de sortie des compteurs 38, 39 et 40. La sixième ligne de la figure 4 représente un signal ayant une durée d'environ 200 ms produit par un multivibrateur monostable 49 connecté sur la borne A. La sortie du multivibrateur 49 est connectée en parallèle sur les trois registres à décalage 41, 42 et 43 et le signal émis par le multivibrateur 49 a pour fonction d'inhiber pendant 200 ms les impulsions provenant de l'horloge 45 et d'interdire pendant ce temps le transfert des informations des registres vers le magnétophone 44 afin de permettre au moteur d'entraînement de prendre sa vitesse normale. La septiimè ligne de la figure 4 représente le signal d'une durée de 300 ms fourni par un multivibrateur monostable 50 connecté sur la borne A. Ce signal commande la mise en route et l'arrêt du magnétophone qui fonctionnerdonc uniquement pendant 300 ms toutes les dix minutes, le temps d'enregistrement proprement dit étant limité à 72 mi à raison de 3 ms pour chacune des informations contenues sur l'une des 24 lignes 'due sortie des trois compteurs binais 38, 39 et 40. L'appareil relève automatiquement 100 mesures toutes les 10 minutes jusqu a épuisement de la bande du magnétophone qui commande la mise à feu du dispositif 17 de libération du lest. Rien entendu, sans sortir du cadre de l'invention, diverses modifications équivalentes pourront être apportées par l'homme des'art aux exemples d'appareils et de circuits qui viennent d'être décrits à titre d'exemple. REVENDICATIONS 1 - Appareil pour mesurer la direction et l'intensité de la vitesse des cou- rants en un point déterminé d'un liquide composé d'un émetteur et d'au moins deux récepteurs d'impulsions acoustiques non alignés avec l'émetteur, et de moyens pour mesurer et enregistrer les temps mis par chaque impul sion acoustique pour parcourir la distance séparant l'émetteur de chacun desSdeux récepteurs plongés dans ledit liquide, caractérisé en ce que le dit émetteur est placé dansl^un pendule dont le centre de gravité est dis posé audit point de mesure. 2 - Appareil selon la revendication 1-, caractérisé en ce qu'il comporte deux récepteurs places sensiblement dans le plan horizontal dudit centre de gravité, à une distance de celui-ci sensiblement egale à la longueur du pendule. 3 - Appareil selon la revendication 2, caractbrisé en ce que les rayons re liant le centre de gravité du pendule aux deux récepteurs sont sensible ment perpendiculaires entre eux. 4 - Appareil selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisé en ce qu'il comporte un troisième récepteur placé au point de suspension dudit pendule. 5 - Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que ledit pendule est constitue par un transducteur piézoélectrique entièrement enroué dans une amasse de rénine synthétique suspendue a un fil, ayant une densité telle que la densité volumétrique moyenne du pen duVe est très légèrement supérieure à la densité du liquide, et une forme de révolution autour d'un axe vertical. 6 - Appareil selon la revendication 5, caractérisé en ce que ladite masse de résille est sphérique ou ovoïde. 7 - Appareil de mesure selon l'une L'quelconque des revendications I à 6, caractérisé en ce?iqu'il est composé d'une cage à claire-voie au centre duquel est suspendu ledit pendule, laquelle cage supporte au moins deux récepteurs d'ondes acoustiques placés sur un anneau disposé dans le même plan horizontal que ledit pendule et comporte un lest attaché à sa partie inférieure par l'intermédiaire d'une tige comportanun joint de cardan et un dispositif de fixation détachable et au moins un flotteur ayant une force as cenciennel le suffisante pour ramener la cage en surface après séparation du lest. 8 - Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce que ladite cage porte un compas et des moyens pour commander automatiquement le blocage dudit compas après mise en place du lest sur le fond de la mer. 9 - Appareil selon l'une quelconque des revendications 7 et 9, caractérisé en ce que ladite cage est solidaire d'un boiter étanche et résistant à la pression contenant les circuits électroniques nécessaires à l'émis- sion et à la réception des signaux acoustiques, à la mesure numérique des temps de trajet de ces signaux entre l'émetteur et les précepteurs et un magnétophone pour enregistrer lesdits temps de trajet sous forme de signaux binaires. 10 Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que ledit boîtier contient un oscillateur de relaxation connecté en parallele sur ltemetteur et sur l'une des entrées de trois multivibrateurs bistables, la deuxième entrée de chacun desdits bis tables étant connectée sur l'undes trans ducteurs électroacoustiques servant de récepteurs et la sortie de chacun desdits bis tables étant connectée sur un convertisseur analogique à digital. 11- Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce que les sorties de chacun des trois convertisseurs sont connectées chacune sur un regis tre à décalage et les trois registres à décalage sont connectés en casca de sur ledit magnétophone placé dans le boîtier étanche.