L'invention concerne les lames de sûreté pour tondeuses à gazon, et notamment une lame comportant un corps ho morène constitué de déchets de caoutchouc et de fibres de matiare plastique et monté autour d'une barre métallique centrale qui est cependant absente des tronçons extrêmes du corps, ces derniers présentant des arêtes de coupe. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique n" 3 911 653 décrit une lame tournante de strette pour tondeuses à gazon, d'un type auquel l'invention se rapporte. Cette lame comprend un tronçon central et des tronçons extrêmes. Le tronçon central comprend deux barres métalliques et un corps d'une matière de liaison analogue à du caoutchouc, ainsi que des couches d'étof- fe lies autour des barres métalliques et s'étendant aux tron çons extrêmes. Chacun de ces derniers est réalisé de manière à comporter une arête de coupe. Bien que la lame décrite dans le brevet précité ait donné des résultats très supérieurs à ceux obtenus avec les dispositifs antérieurs connus à ce moment, il apparat possible d'apporter deux perfectionnements à cette lame. Ainsi, le corps en matière analogue à du caoutchouc et en étoffe n'a pas une durée de vie en service aussi longue que celle qu'il semble possible d'atteindre, et on pense également que les arêtes de coupe, constituées uniquement en matière analogue au caoutchouc, n'ont pas les meilleurs effets de coupe possibles. Elles sont également sujettes à des détériorations au bout de longues périodes d'utilisation. L'invention concerne donc une lame tournante de sû- reté pour tondeuse à gazon comprenant un corps en matière analogue à du caoutchouc, d'une longue durée de vie en service et présentant des arêtes de coupe efficaces. Le corps de la lame est homogène et constitué de déchets de caoutchouc finement broyes et hachés, ainsi que de fibres de matière plastique coupées. La lame selon l'invention comprend un tronçon central et deux tronçons extrêmes. Le corps est moulé et vulcanisé autour d'une barre métallique rigide, les tronçons extrêmes étant situés au-delà des extrémités de cette barre et constitués uniquement par le corps homogène. Chaque tronçon extrême comporte une arête de coupe située sur un premier côté, et un volet situé sur l'autre côté.Le tronçon central est réalisé da manière & pouvoir être fixé sur l'arbre vertical de commande d'une tondeuse rotative. L'invention concerne également un procédé de fabrication d'une lame de sûreté pour tondeuse, répondant aux critères indiqués ci-dessus. L'invention concerne donc une lame de tondeuse à gazon comprenant un tronçon central et des tronçons extrêmes situés de part et d'autre de ce tronçon central. Ce dernier comporte une barre métallique, rigide et unique, disposée longitudinalement et espacée de ses bords latéraux. Une masse ou un corps homogène constitué de déchets de caoutchouc finement hachés et de fibres de matière plastique, est moulée et vulcanisée autour de la barre métallique et audelà de celle-ci afin que les tronçons extrêmes ne soient constitués que par ce corps homogène.Chaque tronçon extrême comporte une arête de coupe située sur un coté et un volet ou déflecteur ascensionnel sur l'autre coté. Chaque tronçon extrême est également marqué par des repères utilisés pour couper certaines parties de ces tronçons afin d'adapter la lame à une tondeuse particulière. Le tronçon central est conçu pour que la lame puisse être montée et calée sur l'extrémité de l'arbre vertical de commande d'une tondeuse à gazon rotative. L'invention concerne également un procédé de fabrication de la lame de sûreté pour tondeuse à gazon décrite cidessus. Ce procédé consiste à couper et broyer du caoutchouc de récupération ou des déchets de caoutchouc en fines particules, puis à nettoyer ce caoutchouc. Un solvant hydrocarboné est ensuite ajouté au caoutchouc pulvérisé. A ce stade du procédé, des fibres coupées, constituées d'une matière plastique du type copolymère, sont ajoutées et l'ensemble est agité pour que les composants soient mélangés totalement les uns avec les autres. L'opération suivante consiste à ajouter un agent de vulcanisation, par exemple du soufre et de l'oxyde de magnésium, et du noir de carbone. Un plastifiant est ensuite ajouté. Bien que de l'huile de ricin et de la glycérine donnent satisfaction, on considère que le plastifiant préféré est de l'huile pour moteurs usagée. A ce stade du procédé, un accélérateur de réaction tel que du zinc et de l'acide stéarique est ajouté. Bien qu'il ne soit pas absolument essentiel, un agent de stabilisation tel que de l'éthylènethiourée est ajouté.Le 'lana est ensuite placé dans un moule, avec une barre métallique roide de dimension et de forme convenables, puis il est chau-oe' sous pression à l'intérieur de ce moule, afin que la masse homcoene soit vulcanisée autour de la barre pour s'y fixer, et qu'elle forme les tron çons extrêmes présentant les aretes de cour a et les déflecteurs. L'invention sera décrite rus t détail en regard du dessin annexé à titre d'exemple nullement limitatif et sur lequel - la figure 1 est une vue en perspective de la lame tournante de sûreté pour tondeuse à gaoon selon l'invention - la figure 2 est une vue an plan de la lame selon l'invention dont le tronçon central est représenté avec arrachement partiel afin de faire apparalAtre la barre métallique - la figure 3 est une vue oatailée en bout d'une extrémité de la lame selon l'invention - la figure 4 est une coupe sui:ant la ligne 4-4 de la figure 1 ; et - la figure 5 est une vue taillée en plan d'un tronçon extrême de la lame selon l'invention. Les figures, sur lesquelles les mêmes références numériques désignent les mêmes éléments, rerrésentent la lame tournante pour tondeuse à gazon selon 'invention. Cette lame, représentée globàlement en 10, comprend un tronçon central 11 et des tronçons extrêmes 12. Le tronçon central Il comprend une barre métallique rigide 13, avantageusement réalisée en acier, par exemple. Cette barre 13 est de forme rectangulaire allongée et présente des bords latéraux 14, des bords extrêmes 15, une face supérieure 16 et une face inférieure 17. Comme montré sur la figure 2, les bords latéraux 4 sont situés en retrait des bords latéraux de la lame et, comme montré sur la figure 4, la face supérieure 16 est espacée de la surface supérieure de la lame, et la face inférieure 17 est espacée de la surface inférieure de la-lame. Comme montré plus clairement sur la figure 2, les tronçons extrêmes 12 épassent les extrémités 15 de la barre 13. Chaque tronçon extrtme 1 présente une face supérieure 18 et une face inférieure lc (figure 3). Une arête 20 de coupe est formée par l'intersect on d'une surface inclinée 21 et de la face inférieure 19.Un déflecteur ascens-onnel 22 s'élève d'un certain angle des surfaces 18 et 19, sur le côté du tronçon extrême 12 opposé à celui comportant l'arSte de coupe 20. La lame 10 comprend un corps ou une masse homogène constitué de déchets de caoutchouc coupés et finement broyés, mélangés ensuite totalement avec des fibres coupées en matjè- re plastique du type copolymère, par exemple en "Nylon". Les fibres de matière plastique coupées constituent de 30 à 60 S du corps. Ce corps homogène entoure totalement la barre 13 dans le tronçon central 11 et constitue les tronçons extrêmes 12. Les fibres de matière plastique donnent des propriétés abrasives aux ar8tes de coupe 20 afin'en accroître l'efficacité, et le corps homogène, constitué de ces matières, donne à la lame une longue durée de vie en service. Comme montré sur les figures 1, 2 et 5, chaque tron çon extrême 12 présente des repères constitués de traits trans-versaux auxquels correspondent des valeurs numériques indiquant la longueur particulière qu'il est nécessaire de donner à la lame pour une tondeuse spécifique. La lame est fabriquée en longueurs maximales normalisées et elle peut être coupée suivant l'un de ces traits transversaux afin d'être adaptée à une tondeuse de dimension particulière. Comme montré sur la figure 1, les faces supérieure et inférieure de la masse à base de caoutchouc présentent chacune un évidement circulaire épaulé 23 fermé par une membrane 24 qui recouvre un trou circulaire 25 réalisé dans la barre 13. Chacune des faces supérieure et inférieure du corps en caoutchouc présente également deux évidements 26 en forme de trou de serrure dont les fonds se présentent sous la forme de voiles situés entre les surfaces supérieure et inférieure de ls barre 13. Ces évidements 26 sont alignés avec des ouvertures correspondantes 27, en forme de trou de serrure, réalisées dans la barre 13. Les évidements épaulés 23, le trou 25 et les évidements 26 permettent le montage et la fixation de la lame 10 sur l'arbre vertical de commande d'une tondeuse à gazon rotative. Le procédé de fabrication de la lame de sûreté ---r-te ci-dessus sera à présent décrit. Selon ce procédé, des a-nets de caoutchouc, constitués principalement de carcasses a flneumatiques de véhicules, sont coupés, broyés ou écrasés e manière a former une pulvérisation finement divisee. Les par ~ -lles de caoutchouc sont ensuite mélangées avec une solution aterente qui en élimine les résidus indésirables. Deux par = ~s ; n détergent synthétique commercial sont généralement ngées avec 100 parties d'eau, dans un tambour malaxeur auquel sont ajoutées 50 parties de déchets de caoutchouc pulvérises.Le mélange est malaxé à la vitesse de 8 à 15 tours par minute, pendant environ une heure, et la solution aqueuse est él minée. Un solvant hydrocarboné classique est ensuite intraduit dans le tambour pour nettoyer le caoutchouc à raison de tarties de solvant pour 1 partie de caoutchouc. Le mélange es- agité comme indiqué ci-dessus, pendant 30 à 35 minutes, tu-s le solvant est éliminé. A ce moment, des fibres de matière plastique coupées, du type copolymère, par exemple des fibres de "Nylon" ! sont ajoutées dans une proportion telle qu'elles constituent de 30 à 60 % du corps fini. Le caoutchouc restant et les fibres de matière plastique sont ensuite agités pendant 30 minutes supplémentaires.Le solvant a pour effet d'ouvrir les pores des particules de caoutchouc et, par conséquent, d'accro;- tre la surface en réaction de la masse de caoutchouc et l'apti tu de ce dernier à réagir avec des additifs chimiques. De plus, le solvant décompose une grande partie des fibres à l'in térieur de la masse à base de caoutchouc, ce qui rend ce dernier plus apte aux opérations consécutives de moulage. La masse à base de caoutchouc est ensuite mélangée ave un agent de vulcanisation tel que du soufre ou de l'oxyde de magnésium, et avec du noir de carbone, ce dernier accroissant la résistance définitive du produit fini en favorisant une ré ticulatlon moléculaire. On ajoute environ 10 à 25 % de noir de carbone à la masse à base de caoutchouc. Un plastifiant est également ajouté au mélange afin te mollir le caoutchouc et de favoriser ainsi son moulage. -ien que de l'huile de ricin, de la glycérine et d'autres subs tarses analogues puissent être utilisées d'une manière classique, d'autres agents à base de pétrole peuvent également être employés. Une caractéristique particulière de l'invention réside dans l'utilisation de l'huile pour moteurs usagée, à raison de 3 à 10 G de la masse à base de caoutchouc, comme ;lastifiant. Au moins un agent d'accélération est également ajouté au mélange. Cet agent a pour effet d'accroître l'échauf- fement résultant de la réaction chimique pendant le moulage et, par conséquent, ia progression de la réaction globale et de la revulcanisation. En général, on peut ajouter plusieurs agents d'accélération agissant chacun dans une plage séparée de températures.Ainsi, le procédé de revulcanisation est accéléré pendant que la masse est chauffée à l'intérieur du moule et pen dant qu'elle atteint une température stable de vulcanisation. On ajoute de l'acide stéarique, à raison de 1 à 5 % en poids de la masse à base de caoutchouc, pour accélérer la réaction aux basses températures. De l'oxyde de zinc, ajouté à raison de 2 à 5 0 en poids de la masse à base de caoutchouc, accélère la réaction lorsque cette masse atteint une plage de températures plus élevée. I1 est également possible d'ajouter comme agent d'accélération du diphényle à raison de 1 à 2 ,0 en poids de la masse à base de caoutchouc. Un agent de stabilisation peut également & re ajouté au mélange. De l'éthylènethiourée, à raison de 1 à 3 % en poids de la masse à base de caoutchouc,est utilisé à des fins de stabilisation. L'addition de l'agent de stabilisation étant relativement facultative, l'opération finale du procédé de l'invention consiste à placer une barre 13 dans un moule, puis à verser le mélange dans ce dernier alors qu'il est chauffé sous pression. Cette dernière opération peut etre effectuée après l'apport de l'agent de stabilisation ou, dans le cas où cet apport n'a pas lieu, après l'addition du plastifiant et de lccé- lérateur. ORGANIGRAMME COUPE ET WETTOYA GE DES DECHE!S DS b CAOUTCHOUC 1 I ADDITION DE | FIBRES DE MITIEZ Lut jazz t HK PLASTIQUE ,corrPsrcs DDITIOaT D'BGEJT DE VULOANISATION I 7 ADDITION E t I ADDITION D' i aPIASTIFTNT - &verbar; ACEF.TRRATEUR 0 I s CEAUFFAGE SOUS PRESSION DANS 21 L'organigramme ci-dessus illustre les principales étapes du procédé selon l'invention. I1 va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées à la lame décrite et représentée sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. - Lame tournante de sureté pour tondeuse à gazon, cette lame, qui comprend un tronçon central et des tronçons extrames, étant caractérisée en ce que le tronçon central comporte une barre métallique allongée et rigide, un corps homogène constitué de caoutchouc finement broyé et divisé, mélangé avec des libres de matière plastique coupées, du type copolymère, dans une proportion comprise entre 30 et 60 ct du corps, ce dernier étant moulé et vulcanisé autour de la barre métallique, chaque tronçon extrême étant réalisé au-delà d'une extrémité de la barre et comportant une arete de coupe, le tronçon central comprenant des moyens permettant le montage et la fixation de la lame sur l'arbre de commande d'une tondeuse à gazon rotative. 2. - Lame selon la revendication 1, caractérisée en ce que les fibres de matière plastique coupées sont en "Nylon". 3. - Lame selon la revendication 1, caractérisée en ce que chaque tronçon extrême comporte un déflecteur ascensionnel situé sur le côté de ce tronçon opposé à celui comportant l'arête de coupe. 4. - Lame selon la revendication 1, caractérisée en ce que chaque tronçon extreme porte des repères indiquant des parties à éliminer de ce tronçon extrême pour donner à la lame une longueur souhaitée. 5. - Lame selon la revendication 1, caractérisée ce que les moyens permettant le montage de cette lame sur l'arbre de commande d'une tondeuse à gazon comprennent une ouverture circulaire réalisée au centre de la barre, et deux ouvertures en forme de trou de serrure, situées de part et d'autre de ladite ouverture circulaire, le corps présentant, dans le tron çon central et sur chaque face de la barre, un évidement épaulé fermé par une membrane située dans ladite ouverture circulaire, le corps présentant également des évidements en forme de trou de serrure, situées sur les faces opposées de la barre et fermés par des voiles situés dans les ouvertures en forme de trou de serrure présentées par la barre. 6. - Procédé de fabrication d'une lame tournante de sûreté pour tondeuse à gazon, cette lame comprenant un tronçon central dans lequel une barre métallique rigide est enrobée, et des tronçons extrêmes, le procédé étant caractérisé en ce qu'il consiste à couper et broyer des rebuts et des déchets de caoutchouc afin de former des particules finement divisées, 4 nettoyer le caoutchouc, à ajouter un solvant au caoutchouc finement divisé et, en même temps, à ajouter au caoutchouc des fibres coupées en matière plastique du type copolymère, dans une proportion telle que cette matière plastique constitue de 30 à 40 % du mélange à base de caoutchouc, le procédé consistant également à malaxer le caoutchouc finement divisé, les fibres de matière plastique et le solvant, à ajouter un agent de vulcanisation au mélange à base de caoutchouc, à ajouter un agent plastifiant et un agent d'accélération de réaction à ce mélan- ge, à malaxer les matières introduites dans le mélange, à verser le mélange dans un moule, autour d'une barre métallique précédemment placée dans ce dernier, et à chauffer sous pression le mélange, de manière qu'il forme un corps vulcanisé autour de la barre et qu'il forme lesdits tronçons extrêmes constitués uniquement dudit mélange à base de caoutchouc. 7. - Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'il consiste également à ajouter un agent de stabilisation au mélange avant que ce dernier soit versé dans le moule. 8. - Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que le solvant est un hydrocarbure. 9. - Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que les fibres coupées en matière plastique sont en "Nylon". 10. - Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que la vulcanisation est réalisée avec un agent comprenant du soufre, de l'oxyde de magnésium et du noir de carbone. 11. - Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'agent plastifiant est de l'huile pour moteurs usffigee constituant de 3 à 10 4/4 en poids, du mélange total. 12. - Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'agent d'accélération de la réaction comprend du zinc utilisé à raison de 2 à 5 4/0 du corps et de l'acide stéarique utilisé à raison de 1 à 5 h du corps. 13. - Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'agent de stabilisation est de l'éthylènethiourée utilisée à raison de 1 à 3 60.