l'invention consiste en un nouveau procédé de fabrication des bateaux pneumatiques faits par assemblage de feuilles en une matière thermoplastique et constitue essentiellement d'un boudin extérieur gonflable et d'un fond, ledit boudin gonflable étant lui-même divisé en deux compartiments longitudinaux indépendants l'un de l'autre de façon que le compartiment situé vers l'intérieur du bateau qui sera appelé ci-dessous boudin de sécurité forme une réserve de flottabilité de sécurité ; l'invention porte aussi sur les bateaux pneumatiques qui sont obtenus par le procédé de l'invention et sur ceux qui sont conformes à ces derniers. L'art antérieur et l'invention seront décrits en se référant aux figures annelées, les figures 1 et 2 étant relatives à l'art antérieur et les figures 3 à 7 à un exemple de réalisation de l'invention donné à titre non limitatif ; elles représentent schématiquement - la figure 1, une coupe traasversale d'un bateau antérieur à l'inventionO - la figure 2, le bateau de la figure 1 dégonflé. - la figure 3, une coupe transversale d'un bateau réalisé avec le procédé de l'invention. - la figure 4, le bateau de la figure 5 dégonflé. - les figures 5 et 6, une des parties arrondies du boudin de sécurité en cours de fabrication. - la figure 7, une vue en plan du boudin de sécurité en cours de fabrication. Dans toutes ces figures, très schématiques, les soudures ont été accusées pour une meilleure lecture des dessins. Comme on le voit figure 1, les bateaux pneumatiques faits par assemblage de feuilles en une matière thermoplastique, sont formés d'un boudin de flottaison extérieur 1, gonflable, lié à un fond 2 qui peut être aussi gonflable. Le boudin 1 est, au moyen d'une cloison, séparé en deux compartiments de façon que du coté intérieur soit délimitée une enceinte étanche 3 qui est également gonflée et dont les dimensions sont telles que, si le boudin t vient à se dégonfler, elle assure à elle seule une flottabilité suffisante au bateau ; c'est cette enceinte 3 qui forme le boudin de sécurité. Jusqu'à présent, la façon la plus avantageuse de réaliser un tel bateau consiste à fixer une feuille B sur une feuille A au moyen des soudures 4 et 5 de façon à réaliser une ceinture (feuille A) munie du boudin de sécurité et ensuite d'assembler les parties de la feuille A, qui dépassent de la feuille B, d'une part, au moyen de la soudure 6, à une feuille C qui forme le fond du bateau et une partie du boudin extérieur, ét autre part, au moyen de la soudure 7, à une feuille D qui forme la partie supérieure du boudin extérieur ; les feuilles C et D sont ensuite soudées en 8 de façon à former le boudin extérieur et à donner sa forme au bateau. Cette façon de faire présente, pourtant, de nombreux inconvénients dpnt les principaux proviennent du fait que le boudin de sécurité ne peut pas entre mis à plat, cela provenant à la fois de l'inégalité de. largeur des parties qui le constituent (feuille B et partie de la feuille A comprise entre les deux soudures 4 et 5) et des raidissements des zones de soudage 4 et 5. L'accrotssement d'encombrement qui en résulte gene et complique les opérations de confection et, en particulier, interdit une mise en place exacte et rapide des électrodes lors de la réalisation des soudures 6, 7, 8 ; il fait aussi que l'emballage de ces bateaux et, ensuite, leur transport par les usagers ne sont pas aussi simples que cela serait souhaitable. Enfin, dans les bateaux de ce type, l'assemblage des feuilles A et B se fait souvent au moyen d'électrodes droites ce qui impose de courber ensuite le boudin, qui se trouve rectiligne par confection, pour lui donner les formes arrondies voulues correspondant aux extrémités du bateau (voir figure 7). Cela provoque, lorsque le bateau est gonflé, l'apparition, dans les parties situées vers l'intérieur du bateau, de plis qui sont d'autant plus accusés que le rayon de courbure est plus faible. L'invention a pour objet un bateau et un procédé de fabrication de ce bateau tels que les inconvénients ci-dessus soient tous éliminés, les principaux avantages de l'invention résidant dans le fait que le bateau peut être entièrement confectionné à plat, c'est-à-dire en assemblant, par soudage, des feuilles de matière thermoplastique superposées et appliquées l'une contre l'autre et dans celui que le bateau dégonflé est plat ce qui permet un emballage et un transport faciles.En particulier, alors que dans les bateaux existant actuellement les soudures nécessaires à la réalisation du boudin de sécurité sont placées de part et d'autre du plan diamétral horizontal, elles sont, dans les bateaux de l'invention, situées dans ce plan et ctest cette caractéristique qui permet d'assembler les différentes feuilles thermoplastiques alors quelles sont toutes à plat et ensuite, au bateau dégonflé, de se mettre parfaitement à plat (voir figure 4). Par ailleurs selon l'invention, le boudin de sécurité peut entre réalisé différemment dans les zones médianes, qui sont rectilignes, et aux extrémités, qui sont arrondies, de façon que dans ces dernières il ne forme pas de plis quand il est gonflé, Le bateau de l'invention, représenté en coupe trans- versale à la figure 3, est comme les bateaux existant actuellement, réalisé par assemblage de feuilles en une matière thermoplastique et, il est constitué essentiellement d'un boudin gonflable de flottaison la, comportant un boudin de sécurité 3a, et d'un fond 2a. La confection du bateau commence par la préparation du boudin de sécurité 3a. Les parties médianes de ce boudin, qui sont rectilignes, sont préparées simplement en repliant sur elles-mêmes deux feuilles E, qui ont été préalablement découpées à la largeur voulue, de façon que,Keurs lisières 9 superposées se trouvent vers l'extérieur du bateau.Pour préparer chaque extrémité, qui a la forme d'un demi-cercle, on découpe deux feuilles Fa et Fb chacune en demi-anneau (voir figure 5) ;- ensuite, en utilisant l'élasticité de ces feuilles en une matière thermoplastique, on les étire selon le diamètre correspondant à chaque demi-anneau jusqu'à rendre rectilignes les bords internes 10a et lOb desdits demi-anneaux (voir figure 6); par la suite, on rapproche les bords lOs et lOb l'un de l'autre jusiutà ce que l'une et lsau4;re feuilles Fa et Fb se chevau chent légèrement par leurs bords 10 et on les soude l'une à l'autre en 11 dans cette zone de chevauchement alors que cette dernière est maintenue rectiligne.Par la suite, en pliant selon la ligne de soudure 11, on superpose les feuilles Fa et Fb qui, la tension d'étirement étant supprimée, reprennent leur forme initiale de demi-anneau. On obtient ainsi un demi-anneau double fait de deux feuilles superposées et soudées selon le petit demi-cercle ; on remarquera que la soudure 11 est du type à chevauchement et non du type "en bec, ce qui lui donne la solidité maximum et fait que, ne présentant pas, de partie proéminente, elle peut sans difficulté être placée vers l'inté- rieur du bateau (un exemple de soudure du type Sen becU est donné par la soudure 14). les demi-anneaux ainsi réalisés sont liés par soudage aux parties rectilignes résultant du pliage des feuilles E, la zone de soudure 11 étant alors placée vers l'intérieur du bateau ; le boudin ainsi préparé, encore ouvert sur son périmètre extérieur, est représenté à la figure 7. Alors que ce boudin est à plat, on lui fixe les feuilles G et H au moyen des soudures 12 et 13 (dans ltexemple de réalisation, la feuille G correspond à la partie supérieure du boudin de flottaison et la feuille H au fond du bateau et à la partie inférieure du boudin de'flottaison) ; le boudin de sécurité est ensuite fermé selon son périmètre extérieur par la soudure 14 et, enfin le boudin extérieur est fermé par la soudure 15, les soudures 14 et 15 étant réalisées dans les extrémités arrondies du bateau au moyen d'électrodes de formes correspondantes. Dans la confection d'un tel bateau les feuilles de matière plastique qui le constituent sont soudées les unes aux autres alors qu'elles sont appliquées l'une contre l'autre par toute leur surface ; cela permet de réaliser facilement et rapidement des soudures qui, de plus, sont effectuées exactement à l'emplacement voulu. Ii en résulte, outré un gain de temps, une diminution du taux de déchets, ctest-à-dire du nombre de bateaux manqués. Enfin, la comparaison de la figure 4 et de la figure 2 montre clairement que l'invention simplifie considérablement l'emballage et le transport des bateaux pneumatiques. REVENDICATIONS 1 / Bateau pneumatique fait par assemblage de feuilles en une matière thermoplastique dont le bouin de flottaison est divisé par une cloison en deux compartiments indépendants l'un de l'autre, le compartiment situé vers l'intérieur du bateau constituant un boudin de sécurité caractérisé en ce que les soudures effectuées pour réaliser le boudin de sécurité sont, lorsque le bateau est gonflé, sensiblement situées dans le plan hori zntal médian dudit boudin. 20/ Bateau pneumatique selon la revendication 10 caractérisé par le fait que, dans ses parties rectilignes, le boudin est formé par une seule feuille pliée sur elle-même et soudée par ses bords, la soudure étant placée vers l'extérieur du bateau et que, dans les parties courbes, il est formé par soudage de deux feuilles appliquées l'une sur l'autre et soudées selon leurs bords. 30/ Procédé de fabrication d'un bateau pneumatique selon l'une des revendications précédentes consistant à réaliser d'abord le boudin de sécurité, à lui souder une feuille qui forme le fond et la partie inférieure du boudin de flottaison, à lui souder une autre feuille qui forme la partie supérieure du boudin de flottaison, à souder ces deux feuilles ensemble de façon à fermer le boudin de flottaison et à donner sa forme au bateau caractérisé par le fait que l'on prépare les parties rectilignes du boudin de sécurité en repliant une feuille sur elle mQme de façon que ses bords soient placés vers l'extérieur du bateau, que l'on prépare les parties courbes dudit boudin en soudant deux feuilles superposées de forme correspondantes par leurs bords situés vers l'intérieur du bateau, que l'on assemble les parties rectilignes aux parties courbes, qu'on soude au boudin ainsi préparé mais encore ouvert sur son périmètre extérieur la feuille correspondant au fond du bateau et à la partie inférieure du boudin de flottaison, qu'on lui soude la feuille correspondant à la partie supérieure du boudin, qu'on ferme le boudin de sécurité au moyen d'une soudure et qu'on ferme le boudin de flottaison au moyen d'une soudure. 40/ 3cédé selon la revendication 30 caractérisé par le fait que pour préparer chaque partie courbe du boudin de sécurité on découpe deux feuilles en forme de demi-anneaux, que l'on étire ces demi-anneaux selon leur diamètre jusqu'à ce que le petit cercle soit rectiligne, que l'on rapproche ces feuilles, alors étirées, jusqu'à faire chevaucher légèrement leurs bords rectilignes, qu'on les soude l'une à l'autre et qu'on les replie l'une sur l'autre selon la ligne de soudure