La présente invention concerne de façon générale des réacteurs à lit fluidisé et plus précisément un procédé et un appareil de traitement sans pollution des déchets liquides à teneur élevée en eau,par mise en oeuvre de déchets solides, 5 liquides et/ou gaz-eux qui forment le combustible. Les communes ainsi que de nombreuses installations industrielles dans le monde produisent des déchets liquides sous de nombreuses formes, allant des boues d'eaux usées aux boues des traitements industriels.-Le traitement final de 10 ces déchets liquides pose un problème important au point de vue de l'écologie, et les communes environnantes et les installations peuvent subir une charge importante. Par exemple, les déchets liquides/on^e^e traités de façon indépendante, si bien que les prix sont élevés pour une commune ou une 15 installation industrielle donnée. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique n° 3 589 313 décrit un système de traitement des ordures solides destiné à consommer des déchets solides, et comprenant la mise en oeuvre de réacteurs à lit fluidisé. Le brevet redélivré des Etats-Unis d'Amérique n° 26 514 décrit 20 un procédé et un appareil de traitement des boues déshydratées d'eaux usées contenant une matière organique combustible, des réacteurs à lit fluidisé pouvant être mis en oeuvre pour la combustion. Le brevet français n° 70.28936 décrit un procédé et un appareil de traitement des déchets solides et 25 de purification des eaux, selon lesquels un ensemble de gazéification assure la pyrolyse des déchets solides et produit un gaz combustible chaud et du charbon actif. Ce dernier est retiré de l'ensemble et mélangé à l'eau polluée qu'il purifie, et après utilisation, le charbon contaminé est brûlé en par-30 tie de manière qu'il chauffe l'étage de pyrolyse, une autre partie étant activée à nouveau pour être utilisée à nouveau pour la purification. L'invention concerne un procédé et un appareil de traitement simultané des déchets liquides et solides, de manière 35 économique et rentable et sans poser de problèmes de pollution. , j 73 15039 2 2182105 De Manière générale, l'Invention décrit un appareil et un procédé de traiterr.ent de déchets mettant en oeuvre un "boîtier de combustion contenant un lit ûçfrarticules inertes ou réactives au point ds vue chimique, ayant une aptitude 5 élevée à la conservation de la chaleur, à l'irradiation de la chaleur et dans certains cas à me réaction chimique, llair de combustion étant introduit à la partie inférieure du lit et maintenant la matière granulaire sous forme fluidisée. Les ingrédients de la combustion, par exemple les déchets so-10 lides déchiquetés, les enveloppes de riz, la sciure de bois, les déchets du pétrole, etc., sont introduits dans le dispositif de combustion et les déchets liquides, par exemple les eaux usées, les boues industrielles, les déchets de traitement alimentaire , etc., sont introduits dans le disposi-15 tif ' de combustion dont les conditions sont réglées dans le lit de manière que les déchets solides et liquides soient brûlés et consommés sans problème de pollution. Selon l'invention, les qualités des déchets solides et liquides peuvent être combinées de façon originale dans 20 l'appareil de combustion à lit fluide de manière que les deux types de matières soient traités simultanément de façon économique et rentable. Selon l'invention, l'utilisation d'ingrédients de combustion de déchets tels que des déchets liquides combus-25 tibles dont la teneur en eau peut atteindre 100 fo, peuvent être traités sans pollution dans un tel appareil. Selon l'invention, le débit d'alimentation des déchets liquides ou des boues d'eaux usées est réglé de manière que la température du lit soit maintenue à la valeur vou-30 lue. Les propriétés de refroidissement des déchets liquides maintiennent la température du lit à la valeur voulue, sans création de polluants indésirables. Selon l'invention, les déchets solides sont introduits dans l'étage de combustion avec un débit maintenant l'équili-35 bre voulu entre l'oxygène et les matières combustibles dans la zone de combustion, de manière que les gaz de combustion 73 15039 3 2182105 produits à la suite du traitement des déchets solides et liquides soient compris entre des limites acceptables de manière qu'ils ne polluent pas l'atmosphère. Le procédé et l'appareil de l'invention mettent en 5 oeuvre un séparateur secondaire qui peut être placé dans la chambre de combustion au-dessus du lit prinairs et qui est destiné à empêcher 1'élutriation des particules primaires du lit et en conséquence à permettre une augmentation du débit d'air de fluidisaticn et l'augmentation résultante de la ca-10 pacité du système. Le séparateur secondaire réduit aussi la pulsation du lit principal, la formation de grosses bulles, de jets de particules ou les à-coups, etc. Il constitue vin coupe-flamme pour la combustion dans le lit primaire et améliore le mélange et le temps de séjour des combustibles 15 dans le lit primaire. Il forme aussi un filtre ou un collecteur de particules, ainsi qu'un générateur de turbulence améliorant le mélange de 1' air et du combustible. Lors de la combustion de divers déchets solides et liquides, des nodules fondus de diverses matières, par exemple d'aluminium, se for-20 ment et sont brisés par choc sur le séparateur secondaire, en formant des petites gouttelettes qui sont facilement oxydées ou vaporisées à un point tel que la formation d'un laitier, d'un clinker ou de cendre est réduite ou éliminée. La combinaison du séparateur secondaire et des séparateurs 25 de particules assure le nettoyage des gaz évacués à un point tel que la charge en particules est par exemple inférieure à 23 mg/m^, c'est-à-dire bien moins que les normes actuellement imposées ou proposées pour la pollution atmosphérique. Le procédé et l'appareil de l'invention permettent 30 aussi l'addition d'une matière réduisant la pollution atmosphérique dans le lit de particules inertes à la demande. Comme les déchets solides comprennent habituellement les produits chimiques qui sont des polluants, cette introduction automatique d'une matière de suppressior/ie la pollution: favo-35 rise le fonctionnement du système de combustion dans le cas de variations de la nature et de la teneur des déchets solides et liquides transmis à l'étape de combustion. 73 15039 4 2182105 L5 invention concerne aussi un système fermé de rassemblement et de conservation des résidus, fermant une sons débarrassée de poussières et d'odeurs destinée à la totalité des résidus produits par le traitement et la combustion des 5 déchets solides et liquides. De cette manière, les cendres volantes sont retirées par des collecteurs de particules, la matière épuisée du lit fluidisé étant aussi retirée du lit, avec les matières lourdes non combustibles qui peuvent être retirées par^dispositif de classement pneumatique, suivant 10 un étage de déchiquetage utilisé pour divers types particuliers de déchets solides. L'invention concerne aussi un procédé et un. appareil mettant en oeuvre des turbo-compresseurs dans le circuit des gaz évacués. L'utilisation de turbo-compresseurs pour l'ex-"15 traction de l'énergie des gaz évacués est un procédé efficace et rentable de fourniture d'une partie ou de la totalité de l'air de combustion et de refroidissement nécessaire au système, si bien que l'introduction d'air de combustion et de refroidissement peut être réduite ou éliminée, avec réduc-20 tion concomitante du prix de l'énergie nécessaire. Le pré-chauffage de l'air assuré par le turbo-compresseur accroît aussi le rendement du système. Selon l'invention, le procédé et l'appareil permettent aussi l'utilisation de l'énergie thermique des gaz chauds 25 évacués pour le chauffage ou le conditionnement de l'air, pour la production de vapeurs d'eau, pour le séchage de diverses matières et dans d1 autres cas. Selon une autre caractéristique de l'invention, on utilise de l'eau ou d'autres fluides pour régler la tempéra-30 ture de combustion. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront mieux de la description qui va suivre, faite en référence aux dessins annexés sur lesquels : la figure 1 représente un mode de réalisation d'un 35 système de traitement des déchets solides et liquides selon l'invention ; 73 15039 5 2182105 les figures 2 et 2A sont des coupes de détails montrait le raccord de segments séparés ; les figures 3, 3A et A, 4A représentent en plan et en élévation latérale deux inodes de réalisation de plaques dis-5 tributrices ; la figure 5 est une ceupe suivant la ligne 5-5 de la figure 1 ; la figure 6 est une coupe suivant la ligne 6-6 de la figure 5 ; 10 la figure ^représente ira séparateur associé au dispo sitif de combustion de l'invention ; la figure 8 est un diagramme synoptique illustrant les diverses commandes de l'appareil de l'invention ; la figure 9 représente la commande du convoyeur et 15 du déchiqueteur ainsi que celle du dispositif d'alimentation en déchets solides ; la figure 10 représente le dispositif de commande du préchauffage, d'alimentation des matières liquides, d'alimentation des additifs et de retrait des matières du lit ; 20 - la figure 11 représente un autre mode de réalisation du système de l'invention ; la figure 12 montre schématiquement le fonctionnement des turbo-compresseurs j les figures 13 et 14 représentent d'une part un dis-25 positif de récupération de matières et d'avitre part un dispositif de séchage de déchets solides qui peuvent être éventuellement ajoutés au système de l'invention ; la figure 15 représente une variante mettant en oeuvre un éjecteur pneumatique ; et 30 les figures 16 et 17 représentent deux sous-ensembles qui constituent des variantes pour l'alimentation des déchets solides. Bien que l'invention conviennent bien au traitement sans pollution de diverses matières liquides, par mise en 35 oeuvre de la chaleur créée par combustion simultanée d'une ou plusieurs matières solides de déchets, formant un combuç- 73 15039 6 2182105 tible, un mode de réalisation de l'invention convient particulièrement bien au traitement des ordures municipales solides qui sont utilisées comme combustible et au traitement des boues d'eaux usées à teneur élevée en eau, provenant d'u-5 ne population donnée. En conséquence, on décrit l'invention en référence à un tel système. On se réfère d'abord à la figure 1 qui représente le système de combustion qui comprend trois ensembles, l'ensemble 10 d'introduction de déchets solides qui rassemble, déchi 10 quette et sépare les déchets solides, l'ensemble 60 d'intro duction d'eaux usées ou de boues, et l'ensemble 30 de combustion dans lequel les déchets solides sont utilisés comme combustible pour le traitement des boues. Dans l'ensemble 10, les déchets solides 11 sont reçus 15 par exemple en provenance de camions collecteurs 12 d'ordures ou de déchets qui introduisent les déchets sous forme comprimée ou non dans un puits 13 de dimension suffisante pour qu'il constitue une zone de stockage, si bien que le système peut travailler de façon continue en recevant les déchets 20 solides uniquement pendant une période déterminée de la journée. A partir du puits 13, les déchets 11 passent d'abord dans un convoyeur 14 puis dans un convoyeur 15 d'alimentation d'une déchiqueteuse, à la partie supérieure d'une d.échiqueteuse 16, par exemple un broyeur déchiqueteur à ro-25 tor du type vertical entraîné par une courroie, les déchets sont réduits progressivement et éjectés dans une glissière 17 d'évacuation parvenant à un dispositif 18 de classement pneumatique. l'effluent de la déchiqueteuse est un mélange homogène 30 doit la dimension particulaire, suivant le réglage de la déchiqueteuse et le débit d'alimentation, est comprise entre une très faible dimension et 2,5 x 5 cm et plus, l'acier et les autres métaux ductiles sont sous forme de petites billes avec quelques pièces de monnaie, le bois a une dimension comprise 35 entre celle d'un cure-dents et celle d'un crayon. La matière relativement souple, par exemple les matières plastiques e"t 73 15039 2182105 r( autres qui sont molles, telles que le caoutchouc, sont sous forme de particules plus grosses. ; Les particules non combustibles et très denses provenant de la déchiqueteuse 16 sont retirées du courant traité 5 par le dispositif 13. Cette opération est essentiellement introduite pour la protectinn des dispositifs ultérieurs d'alimentation, car la matière retirée a un faible pouvoir calorifique et son volume ou son poids varie peu lors d'une combustion. De plus, le classement par air permet la séparation du 10 métal, du verre, et des autres matières récupérables qui sont recyclées convenablement et révztilisées le cas échéant. Dans le dispositif 18, un grand ventilateur 19 aspire les déchets suivant un trajet sinueux et incliné 21, et dans un tube 22, vers un accumulateur de déchets solides qui ré-15 duit la vitesse et qui est sous forme d'un séparateur à inertie 23 comprenant un cyclone qui retire l'essentiel de l'air utilisé au cours du classement pneumatique et le renvoie à l'entrée du dispositif 18. La dimensioi)Ôes particules lourdes qui tombent dans le dispositif 18 peut être réglée par modi-20 fication de la vitesse de l'air passant dans le système. Le sous-ensemble décrit forme un circuit totalement fermé si bien que les odeurs, les poussières et les problèmes éventuels de pollution sont totalement maîtrisés. Dans le mode de réalisation particulier décrit en dé-25 tail dans la suite, le débit d'air nécessaire à l'injection des déchets solides dans le lit fluidisé de combustion est ■z d'environ 14 m /mn. En conséquence, le volume de l'air provenant du dispositif 18 et dirigé vers le dispositif de combustion doit être réduit. Cette réduction est assurée par le sé-30 parateur 23 qui constitue aussi un réservoir qui régularise le débit de déchets solides avant son entrée dans le dispositif de combustion. Les déchets solides du séparateur 23 passent par une tuyauterie 24 vers un ventilateur 25 d'alimentation du lit fluidisé du dispositif de combustion, par l'in-35 termédiaire d'une tuyauterie 26. Le ventilateur 25 constitue un dispositif d'alimentation en déchets solides et d'extraction 73 15039 2182105 8 d'air placé à la sertie du cyclone et élimine les bouchages éventuels en favorisant la mise sous pression par le ventilateur 19, à la valeur voulue pour l'injection dans le lit fluidisé. D'autres systèmes d'alimentation décrits en réfé-5 rence aux figures 16 et 17 conviennent aussi. Un grand volume d'air propre passe hors du séparateur 23 et dans la tuyauterie 27, puis dans le boîtier collecteur de matière de déchets du dispositif 18. Les matières non combustibles lourdes rejetées par le -10 dispositif 18 passent par un convoyeur 28 vers une ou plusieurs trémies 29 de stockage de résidus, et elles sont conservées dans une trémie séparée ou combinée, avec les cendres volantes retirées des gaz de combustion et la matière du lit fluidisé retirée de l'étage de combustion comme décrit en dé-15 tail dans la suite. La matière de la trémie 29 peut être jetée périodiquement dans une décharge ou peut subir un traitement de récupération d'une partie ou de la totalité des matières du résidu. Le boîtier 31 de l'ensemble 30 de combustion est for-20 mé par association de segments préfabriqués et montés 32, 33 et 34 et d'un dôme 35. Chaque segment est totalement préfabriqué et comprend l'isolation, la partie réfractaire, les appareils, etc., avant l'expédition à l'emplacement de montage, si 'bien que la main-d'oeuvre expérimentée est très peu 25 nécessaire à l'emplacement du montage. Bien que le boîtier et les segments puissent avoir toute dimension, deux dimensions préférées correspondent à des diamètres externes de 2,9 et 2,45 mètres, la hauteur maximale de chaque segment étant de 2,45 mètres. Les segments de 2,45 mètres de diamè-30 tre et 2,45 mètres de hauteur peuvent être expédiés par route, par rails, par air ou par eau, sans restriction particulière. Les dimensions plus grandes peuvent nécessiter des autorisations spéciales pour la. circulation sur les routes. la figure 2 représente la construction préférée d'un 35 raccord de segments 32-35. Chaque segment tel que 32 et 33 comprend une enveloppe métallique, 32", 3*3', comportant unè 73 15039 9 2182105 isolation 36 entourant des briques réfractaircs 37, et des enveloppes 32! et 33' soni^accordées par un joint boulonne 36. Les joints 38 sont formés par deux brides 41 soudées 5 en 42 à 1'une des enveloppes et à plusieurs plaques 43 triangulaires disposées à la circonférence de l'enveloppe. Une garniture 44 est serrée entre les brides 41 par.des boulons 45 passant dans des trous. A l'emplacement de la construc-. tion, les segments sont montés les uns sur les autres et 10 boulonnés ail niveau deg/joints 38. Une variante de joint est représentée sur la figure 2A et comprend une soudure périphérique 47 placée entre les brides 41. Des ergots 48 de positionnement assurent l'alignement initial des différents segments avant la formation de 15 la soudure 46. Des patins 49 de fixation sont placés sur 3.es enveloppes 32' et 33' et permettent la mise en place d'un dispositif de montage permettant la découpe du joint 46 en cas de réparation/^de remplacement des segments, nécessitant un démontage. 20 A la base de l'ensemble 30, le segment 32 formant boî tier à air permet l'introduction d'air de fluidisation préchauffé à température moyenne (comprise par exemple entre 40 et 540°C). Une plaque distributrice d'air 51 est placée à la par-25 tie supérieure du boîtier 32 et supporte la matière 61 dans le segment 33• La plaque 51 comprend un groupe de plaques poreuses en métal ou en céramique 52 (figures 3 et 4) maintenues en place par les segments métalliques 53 portés par un châssis métallique 54. La plaque 51 peut être réalisée de 30 diverses autres manières, par exemple par un certain nombre de buses ou de tuyères 55 en métal ou en céramique poreuse (figures 3A et 4A) placées dans -une plaque réfractaire 56 de support. La plaque 51 supporte la matière 61 du lit fluidisé 35 lorsqu'elle n'est pas fluidisée et répartit uniformément l'air à la partie inférieure du lit au cours de la fluidisationl 73 15039 10 2182105 Au cours du préchauffage, décrit en détail dans la suite, l'air chaud, passe en sens inverse dans la matière 61 et traverse la plaque 51• les plaques 52 ou les tuyères 55 supportent convenablement la matière du lit lors du préchauffage et * 5 empêchent qu'elle ne passe dans le 'boîtier 32. L'air de fluidisation passe dans le lit dans des conditions soigneusement réglées. En particulier, il faut que la vitesse de l'air dans le lit, donc la perte de charge, soit supérieure à la valeur qui est nécessaire au support du poids 10 du lit et inférieure à la valeur nécessaire à l'entraînement des particuD.es. De plus, le lit peut être formé de particules ayant une plage fixée de dimensions, de configurations et de poids sjjécifiques. Lorsque toutes ces conditions sont satisfaites, le lit fixe s'est dilaté et est fluidisé. Si on 15 pouvait observer le mouvement d'une particule, on verrait qu'elle subit un mouvement turbulent continu et se déplace dans le lit tout à fait au hasard. Dans l'ensemble, le lit fluidisé ressemble à un réservoir d'eau bouillante dans le sens où la turbulence est considérable et où les bulles écla-20 tent fortement à la surface. C'est cette caractéristique dynamique qui donne au lit fluidisé ses avantages uniques. Les matières inertes ou chimiquement réactives du lit utilisé sont choisies de manière qu'elles supportent les températures de combustion sans fusion ou formation de laitier. 25 Les matières choisies peuvent être très diverses dans le cas où. elles sont inertes, et il peut s'agir d'un sable de silice peu coûteux recueilli sur une plage ou d'une matière céramique plus élaborée (habituellement de l'alumine ou du carbure de silicium), et parmi les matières réactives au point de vue 30 chimique on peut citer le calcaire broyé, la dolomie et d'autres matières. La matière du lit est préchauffée à une température déterminée et fluidisée comme décrit en détail dans la. suite. Lorsqu'elle est à l'état fluidisé et qu'elle atteint cette température,les matières combustibles sont- injec-35 tées dans le lit. Parmi les facteurs importants et nombreux qui agissent 73 15039 11 2182105 sur le procédé de combustion dans les conditions de température du lit fluidisé, on peut citer les suivantes, la capacité calorifique du lit doit être telle que, du fait du contact intime entre le lit et les matières combustibles qui 5 pénètrent, legfôatières combustibles sont rapidement portées à la température d'inflammation, la vitesse de pyrolyse de chaque particule combustible étant accrue. La matière du lit retient les matières combustibles et les mélange si bien que la combustion est rapide et complète, dans le cas de di-10 mensions très diverses de particules solides. La surface carbonisée de la matière solide qui brûle est constamment retirée par la matière du lit,et de la matière non brûlée est exposée au lit chaud si bien que la formation de charbon et l'oxydation sont accrues. Les gaz du lit sont constamment 15 mélangés à la matière du lit si bien que le débit de gaz dirigé vers la surface solide qui brûle et en provenant est accru, la vitesse de la réaction de combustion et la progression de celle-ci étant accrues. La capacité calorifique de la matière du lit qui est importante et le mélange continu 20 et poussé des matières combustibles avec la matière du lit assurent que la température du lit est très uniforme et que les points chauds sont totalement éliminés, alors qu'ils sont courants dans les dispositifs classiques de combustion et dans les incinérateurs connus, de tels points chauds pouvant 25 créer des polluants atmosphériques indésirables, par exemple des oxydes d'azote. De plus, au cours de la combustion, la matière du lit absorbe la chaleur des gaz de combustion et stabilise la température. La chaleur absorbée est réglée par l'introduction des déchets liquides de manière que la tem-30 pérature convenable soit maintenue dans la zone de combustion et dans le boîtier. Quatre types de gaz nuisibles sont particulièrement importants au point de vue de la pollution atmosphérique. Il s'agit des oxydes d'azote, de soufre, des halogénures d'hy-35 drogène et de l'oxyde de carbone associé aux hydrocarbures non brûlés. La vitesse de formation et la concentration à l'é 73 15039 12 2182105 quilibre de l'oxyde et de l'azote sont fortement influencées par la température, et la faible température uniforme du système de combustion de l'invention (705 à 870CC) limite la formation des oxydes d'azote. La chaux (CaO) et le calcaire 5 favorisent la réduction de l'émission de l'anhydride sulfureux SO^. La chaux est présente dans les déchets solides et le calcaire injecté dans la chambre de combustion comme décrit est calciné et forme de la chaux par chauffage. SO2 est oxydé dans SO^ à la surface de la chaux et réagit en donnant 10 du sulfate de calcium CaSO^ qui reste avec les cendres. Sien que les matières plastiques utilisées soient essentiellement du polyéthylène et du polystyrène qui ne produisent pas des produits corrosifs de combustion, le chlorure de polyvinyle constitue environ 1 6 ^ de la totalité des matières plasti-15 ques vendues pour des usages domestiques. Lorsqu'il brûle, le chlorure de polyvinyle produit de l'acide chlorhydrique. L'émission d'halcgénure d'hydrogène (essentiellement HCl) posera sans doute un problème important dans le cas des incinérateurs futurs destinés à la combustion des déchets soli-20 des, probablement plus importants que l'émission de SO^. Bien qu'un travail expérimental limité existe sur la suppression de HCl, les considérations chimiques indiquent que la réaction du calcaire ou une autre réaction antérieurement décrite pour la suppression de SO2 peut être aussi efficace pour 25 la suppression de HCl. Le milieu bien mélangé et riche en oxygène du réacteur à lit fluidisé forme des conditions très favorables à une combustion complète et rend minimale la formation d'oxyde de carbone et des hydrocarbures non brûlés. Yers la partie supérieure du segment 33, un sépara-30 teur secondaire 62 comprend deux plaques perforées de retenue inférieure 63 et supérieure 64 qui délimitent un espace comprenant un obstacle^en forme de labyrinthe, formé par exemple de sphères d'alumine de 1,9 cm de diamètre ou de parties de plaques distantes formant un trajet sinueux. Les plaques 35 63 et 64 sont montées dans le boîtier 31 dans un plan horizontal où' elles sont légèrement inclinées, une glissière 66 73 15039 13 2182105 de retour ou. un déversoir étant placé en un ou plusieurs points autour de la périphérie du lit (figure 5). La glissière 66 débouche uniquement au niveau de la plaque 64, pénètre dans le lit.62, la plaque 63 et le lit 61 jusqu'à une courte 5 distance de la plaque 51. la section du déversoir 66, sa profondeur de pénétration dans le lit 61, la configuration de l'orifice inférieur, l'angle des plaques 63 et 64, l'épaisseur, la configuration et la dimension des orifices des plaques 63 et 64, la confi-10 guration d§l'obstacle 65 en labyrinthe et la hauteur relative de l'ensemble 62 foi-Eiant séparateur et du lit 61 sont des paramètres choisis en fonction de l'application particulière, de manière qu'un lit secondaire peu épais 62 de matière 61' de fluidisation se maintienne. Ce lit peu profond et l'ob-15 stacle 65 du lit 62 dont les vides sont remplis de petites particules lors de la fluidisa?ion du lit inférieur, assure la formation d'un courant très uniforme de gaz dans le lit supérieur, si bien que la formation de bulles est très peu propable, ainsi que 1'élutriation associée à partir de la 20 face supérieure du lit. Les plaques 63 et 64 sont supportées par des poutres creuses 67 en acier inoxydable soudées sur des tubes rectangulaires courbes 68 en acier inoxydable entre les plaques, à la périphérie. Ces tubes sont fixés à l'enveloppe 33' du. seg-25 ment 33 et sont serrés dans des saillies 69 dépassant de l'enveloppe 33' d'un côté ou des deux, si bien que l'air provenant du ventilateur du dispositif de combustion peut passer. L'ensemble supporté du lit 62 est maintenu froid et en conséquence il est robuste lors de l'opération de combustion, 30 grâce à 11 écoulement d'une partie de l'air de combustion dans les parties creuses du système de support. Les perforations 70 des plaques 63 et 64 sont distantes, de manière que les sphères inertes et réfractaires 65 de 19 mm ne puissent pas tomber et ne puissent pas être 35 entraînées. Ces orifices permettent cependant 1'élutriation du sable provenant du lit 61, qui assure un lavage des sur 73 15039 14 2182105 faces qui restent propres sans accumulation de cendre ou de matière étrangère. Il faut noter que l'utilisation d'un lit secondaire réduit très fortement la vitesse d1élutriation du lit primaire, les particu3.es subissant l1 élutriation au 5 cours de l'utilisation du lit secondaire étant -uniquement de très faibles dimensions. Sur le côté du segment 34 sont disposés un ou plusieurs modules 71 collecteurs de particules des gaz évacués dans lesquels sont montés plusieurs collecteurs 72 de par-10 ticnles tels que des séparateurs par inertie, les parties inférieures de ceux-cj étant reliées à uné chambre 73 de retrait de cendre volante, de manière que la matière passe par une tuyauterie 74 vers un dispositif 75 d'extraction pneumatique, puis vers la trémie 29. Chaque séparateur 72 comprend une 15 cheminée 76 d'évacuation des gaz propres à l'atmosphère ou vers d'autres dispositifs, par exemple vers des turbo-compresseurs, des chaudières à vapeur, etc., lorsque l'utilisation de l'énergie des gaz évacués est souhaitée. L'air de combustion passe d'une réserve 81 par une tuyauterie 82, une vanne 20 83 et une saillie 84 dans le module 71 et refroidit les parties chaudes du module en assurant le préchauffage de l'air de combustion avant qu'il soit utilisé pour la fluidisation. L'air préchauffé sort par le canal 85 et passe dans la tuyauterie 86 vers le segment 32. 25 Le gaz chargé de particules quittant la chambre de com bustion pénètre dans les séparateurs 72 à la partie supérieure en passant par des ailettes qui projettent les particules vers la paroi externe sous l'action de la force centrifuge, si bien que les particules décélèrent et tombent au fond des 30 collecteurs et dans la chambre 73. Le gaz propre restant dans les séparateurs remonte dans les cheminées 76 et est évacué à 1'atmosphère. En réalité, lorsqu'un séparateur secondaire est utilisé, les séparateurs 72 par inertie forment des collecteurs 35 secondaires de particules. Le lit secondaire 62 forme un filtre granulaire et retire les particules fines et grossière^ 73 15039 15 2182105 qui pénétreraient dans les collecteurs 72 dans J.e cas contraire . Les cendres volantes retirées par les séparateurs 72 passent par la tuyauterie 74 par un dispositif 75 d'extrac-5 tion pneumatique. L'air provenant de la canalisation 82 et du ventilateur 81, par une tuyauterie 91 de dérivation et une tuyauterie dérivée 92, comportant des vannes 90 et 93, provoque le fonctionnement du disposotif 75 et le refroidissement et le transport pneumatique des cendres volantes vers 10 la trémie 29. Le mélange d'air et de cendres pénètre dans la trémie 29 par un ou plusieurs séparateurs 87 par inertie si bien que la majorité des cendres est séparée de l'air. L'air nettoyé et évacué du séparateur 87 peut encore contenir certaines particules. Pour éviter toute pollution par 15 émission dans l'atmosphère, les gaz évacués sGnt recyclés dans les segments 34 de 1'ensemble 30, par une tuyauterie 88 et un raccord 89. Non seulement l'air de combustion destiné au boîtier mais aussi l'air de refroidissement destiné aux divers sous-20 ensembles et à d'autres sous-ensemb3.es à fonctionnement pneumatique, sont transmis par le ventilateur 81, par exemple du type centrifuge. À côté de la canalisation 91 , une autre canalisation 94 de dérivation provenant de la tuyauterie 82 dirige l'air de refroidissement vers la structure de support 25 du lit 62 puis, par la tuyauterie 95, vers la tuyauterie 86 et un boîtier 32. Les installations de traitement d'eaux usées et d'ef-fluents liquides industriels ou des communes (ou d'autres déchets liquides) sont représentées par l'ensemble 101. Les 30 boues ou les déchets liquides passent de cet emplacement au dispositif de combustion par des pompes et des conduits appropriés. Le dispositif de l'invention permet la réception et la consommation de boues d'eaux usées ayant une teneur en epu très élevée (pouvant atteindre 100 fi> d'eau le cas échéant) 35 sans mise en oeuvre d'une phase de déshydratation, comme cela est nécessaire dans d'autres dispositifs de traitement des 73 15039 16 2182105 boues d'eaux usées. Si le systèno "de 1 'invention est -utilisé avec une installation de traitement des eaux usées qui utilise "des digesteurs, les digesteurs peuvent être arrêtés et l'un des réservoirs des digesteurs peut être utilisé comme 5 réservoir 102 de stockage et/ou d'épaississement. De cette manière, toutes les "boues et le liquide surnageant (qui est normalement renvoyé à l'entrée de. l'installation de traitement) pénètrent dans le dispositif de combustion et brûlent sans poser de problème de pollution, l'arrêt des digesteurs 10 réduit le prix du fonctionnement et l'entretien, mais élimine aussi les concentrations élevées des composés, solubles de l'azote et du phosphore (présents en partie dans le liquide surnageant) que les digesteurs renvoient à l'entrée de l'installation, lors du fonctionnement normal, puis dans le courant 15 évacué. On sait que l'enrichissement- des eaux réceptrices en nitrates et en phosphates est l'une des causes principales de la pollution des eaux, l'invention élimine les problèmes posés par le séchage, la décharge publique et les. autres traitements des boues digérées qui doivent être retirées des di-20 gesteurs. En pl\îs des déchets liquides et des boues d'eaux usées produites par les installations de traitement de liquide, d'autres déchets durs à manipuler peuvent être directement traités dans le système de combustion de l'invention. Il s'a-25 git en particulier des déchets de criblage, par exemple des ordures, des branches et des chiffons, etc., de matières solides minérales normalement retirées par sédimentation, dans la chambre à sable, tel que le sable, le gravier, les raclures, le café broyé, les cendres, la suie, etc., ainsi que 30 l'écume recueillie dans les bassins de sédimentation ou des réservoirs séparés d'écrémage, ayant habituellement une concentration élevée en déchets graisseux et fibreux. Comme le lit fluide est insensible au pouvoir calorifique élevé ou faible de la matière, les déchets liquides 35 tels que les huiles, les graisses et les matières écrémées de déchets peuvent être introduits avec les boues liquides ou 73 15039 r. 2182105 d'eaux usées et injectés dans le lit. Ces matières sent alors totalement traitées sans problème de pollution et sans modification du fonctionnement du système de l'invention. Les boues 'provenant des réservoirs 102 passent par une 5 ou plusieurs tuyauteries 103 vers une ou plusieurs pompes 104 par l'intermédiaire d'une ou plusieurs tuyauteries 105 et une ou plusieurs vannes 106 vers la chambre de combustion où elles sont injectées sous forme d'une pulvérisation à la partie supérieure du lit 61 ou au-dessus et au-dessous du lit 10 62 à un ou plusieurs emplacements. Les déchets liquides permettent le réglage de la température de la matière du lit ainsi que de la température de l'air (après combustion) au-dessus du lit et assurent la combustion optimale et les conditions optimales de traitement sans pollution. Les déchets so-15 lides qui peuvent brûler avec une quantité stoechiométrique d'air atteignent des températures de 1650 à 1930°C bien trop élevées pour la réduction des émissions de NO^.. De plus, l'injection de fluide, et l'action du lit secondaire, favorisent le réglage de la formation de cendres volantes col-20 lantes, de laitier et de clinker , qui existent souvent dans les incinérateurs dans lesquels la température est mal réglée, si bien qu'il se forme des points chauds. L'alimentation des boues est commandée de manière que la température voulue soit maintenue dans les zones de combustion, comme décrit en dé-25 tail dans la suite. Un dispositif 111 de retrait à lit analogue au dispositif de retrait de cendres volantes permet le retrait continu de petites quantités de matière du lit lors du fonctionnement du dispositif de combustion. Lorsqu'il est fluidisé, 30 le lit est en déplacement continu et en conséquence toutes les particules du lit sont mélangées de façon homogène, à des vitesses superficielles correspondant au fonctionnement du lit. La matière du lit peut donc être retirée en vin point du lit sans modification du mélange de la matière retirée. 35 La matière du lit peut être retirée si bien que le calcaire, la chaux ou un autre produit chimique du lit qui a été ajouté 73 15039 18 2182105 et qui a réagi avec les matières sulfuriques et les halogé-nures d'hydrogène dans le lit, après épuisement ou empoisonnement, peuvent être retirés, de la matière neuve du lit pouvant être introduite et assurant le nettoyage continu des 5 gaz corrosifs. De plus, de petites quantités de particules combustibles sont injectées inévitablement dans le lit avec les déchets combustibles et restent jusqu'à oxydation et combustion complètes ou jusqu'à retrait avec la matière épuisée. De plus, de petits granulés de cendres agglomérées ont 10 tendance à s'accumuler dans le lit, et ces particules sont aussi retirées avec la matière du lit. Dans le système 111 de retrait, une tuyauterie 112 de purge permet le retrait par gravité de la matière du lit par l'intermédiaire d'un distributeur 113 à plongeur, dé-15 bouchant dans un dispositif 114 d'extraction pneumatique, la matière étant alors entraînée par la vanne 115 et la tuyauterie 116 vers la trémie 29 par l'air retiré dans la canalisation 91 et provenant du ventilateur 81 après circulation dans une vanne 117 placée en amont de la tuyauterie de pur-20 ge. La profondeur du lit primaire est réglée par le système de retrait de la matière du lit comme décrit en détail dans la suite. Un système d'alimentation 121 de matière du lit assure l'introduction automatique à la demande de calcaire neuf 25 ou d'un autre produit chimique réactif ajouté au lit fluidisé lors du fonctionnement. Comme décrit précédemment, les additifs réagissent avec les gaz ou matières polluants,corrosifs ou autres, présents dans le lit,et réduisent ou empêchent l'évacuation à l'atmosphère des fumées nocives. Ce système est 30 placé en face de la tuyauterie 26 en aval du ventilateur 25-Le calcaire 122 ou un autre additif est conservé dans une trémie 123 et passe dans un distributeur 124 empêchant le passage d'air et une tuyauterie 125 d'alimentation vers la tuyauterie 26 d'alimentation. Un autre dispositif d'introduc-35 tion d'additifs ou des combinaisons de divers dispositifs conviennent aussi le cas échéant, notamment un système séparé 73 15039 19 2182105 d1alimentation, différent des systèmes d1 alimentatio» des matières solides ou liquides, ou l'injection sous forme d'une poudre ou d'une suspension liquide avec le courant de déchets liquides. 5 Le débit d'alimentation du système qui introduit la matière du lit est commandé par un système de contrôle des gaz évacués, comme décrit en détail dans la suite. Un système 131 de préchauffage de lit est destiné à porter la matière du lit à une température suffisamment éle-10 vée pour que les déchets solides s'enflamment lorsqu'ils pénètrent dans le lit. La température minimale pour cette inflammation automatique est de l'ordre de 540°C. Le système de préchauffage 131 comprend un brûleur 132 fonctionnant avec un combustible liquide ou un carburant diesel ou du 15 gaz naturel, ou à l'aide d'un brûleiïr d'un autre type, placé dans le dôme du dispositif 30 au-dessus du séparateur 62. Le combustible parvient au brûleur 132 à partir d'un réservoir 133 par "une canalisation 134 et d'une pompe 135 associée à me vanne 136, et l'air de combustion du brûleur passe par 20 une vanne 137 et une canalisation 138, en provenance de la tuyauterie 83 et du ventilateur 81. Le préchauffage de la matière du lit est commandé par excitation de dispositifs magnétiques 139 de commande qui maintiennent les volets 139' des cheminées 76 d'évacuation 25 des collecteurs par inertie en position fermée. La vanne 141 du conduit 142, provenant du boîtier 32, est ouverte, la vanne 143 de la tuyauterie 86 est partiellement fermée et la vanne de dérivation d'air de combustion 144 de la canalisation 145 est o'averte. Le ventilateur 81 est mis en route et, 30 après une purge convenable du dispositif de combustion, un système 131 est allumé. L'air présent au-dessus du lit principal est porté à une température de l'ordre de 815°C et maintenu à cette température-par réglage de l'air de combustion du brûleur. L'air à 815°C est soufflé dans le lit prin-35 cipal, dans le sens inverse du fonctionnement normal, du fait de 1'augmentation de pression créée par la fermeture 73 15039 2182105 des cheminées 76 et du fait du chauffage de l'air par le système - le lit principal est chauffé à la partie supérieure, la chaleur progressant vers le bas, et l'air de préchauffage est évacué à l'atmosphère par l'intermédiaire du boî-5 t.ier 32, du conduit 142, de la vanne 141 et de la cheminée 140. l'air prévenant du ventilateur 81 refroidit le module 71, la structure de support du lit 62, les tuyauteries d'alimen-tation dç&échets solides et liquides, etc., lors du cycle de préchauffâge. L'air de refroidissement passe aussi de la 10 tuyauterie 86 à la vanne partiellement ouverte 143 et au boîtier 32 et se mélange à l'air de préchauffage si bien que la température des gaz évacués est faible lors du passage dans le conduit 142, la vanne 141 et la cheminée 140. Lorsque la partie du lit voisine de la plaque 51 atteint la température 15 approximative de 430°C, détectée par le capteur 146 placé à la partie inférieure du lit, le système de préchauffage est arrêté automatiquement et le dispositif de combustion est prêt à être fluidisé et à recevoir les déchets solides. Du fait du gradient de température dû à l'écoulement en sens 20 inverse de l'air, à 815°C dans la chambre de combustion, une température de l'ordre de 430°0 au niveau de la plaque 51 indique une température moyenne dans le lit de l'ordre de 650°C. Après fluidisation, la température moyenne du lit se stabilise rapidement à 650°C environ, qui est plus que suf-25 fisante pour 1'auto-inflammation des déchets solides. Une fois que la matière solide de déchets a été introduite dans le lit et tant que se poursuit son alimentation, le système de déclenchement de préchauffage n'est plus utilisé et il est arrêté pendant toute la combustion des déchets solides et li-30 quides. Lors du fonctionnement du système de combustion, un sous-ensemble de commande, comprenant des instruments, comprend six groupes de commande et les systèmes associés, schs-matiqucment représentés sur la figure 8. Il s'agit de la com-35 mande î 51 de préchauffage, de la commande 152 de transporteur et de déchiqueteur, de la commande 153 du système d'avance de 73 15039 21 2182105 déchets solides, de la commande 154 de 3.'alimentation en déchets liquides, de la commande 155 de 1'alimentation en additif, et de la commande 156 de retrait de la matière du lit. Sur la figure 8, la référence A désigne la température 5 de la plaque distributrice 51, la référence B la température de la partie supérieure, la référence C la capacité du convoyeur d'alimentation du déchiqueteur, la référence B l'intensité du moteur du déchiqueteur, la référence E la teneur en oxygène du dispositif de combustion, la référence F la tem-10 pérature du lit, la référence G l'analyse des gaz évacués, et la référence H la perte de charge dans le lit. La figure 9 représente la commande 152 et la commande 153 et la figure 10 le^'ecmmandes 151 , 152, 155 et 156. Sur la figure 10, la commande 151 comprend le commu-15 tateur 161 qui commande le ventilateur 81, le commutateur 162 qui ferme les vannes 90, 93, 115, 113, 117, 26' et 106, qui commande les verrous magnétiques 139, qui ouvre les vannes 144 et 143, qui ouvre la vanne 141, qui ouvre la vanne 137, qui commande un cycle minuté de purge du dispositif de com-20 bustion, un commutateur 163 qui fait fonctionner la pompe 135, un commutateur 164 qui fait fonctionner le dispositif d'allumage du brûleur 132, et qui ouvre la vanne 136. Ces commutateurs peuvent être commandés par un circui1?ëlectronique logique comprenant un dispositif logique de coupure ayant le cas 25 échéant une commande manuelle associée^ Lorsque la température du lit près de la plaque 51 atteint environ 430°C (température détectée par le capteur 101) les commutateurs 163, 164 et la vanne 137 sont mis hors circuit si bien que le combustible et l'air ne parviennent plus 30 au système de préchauffage. Les vannes 90 et 93 sont ouvertes, les verrous 139 sont relâchés et la vanne 141 est fermée . Pour commander la fluidisation avant le début d'introduction des déchets solides, le fonctionnement du ventila-35 teur 81 est vérifié, la vanne 144 est fermée et la vanne 143 est placée en ouverture totale. , j 73 15039 2182105 22 Le système 152 représenté sur la figure 9 comprend ur. commutateur 171 du convoyeur 14, un ccn-nmtateur 172 .du convoyeur 15, un commutateur 173 du dispositif 16 de déchique-tage, un commutateur 174 du ventilateur 19, un capteur 175 5 de charge à cellule photoélectrique placé sur le système du convoyeur d'alimentation du dispositif de déchiquetage, et un ampèrémètre 176 monté dans le circuit du moteur du dispositif de déchiquetage. Lorsque le capteur 175 détecte la hauteur de la charge sur le convoyeur d'avance, la cellule 175 10 détecte une surcharge et arrête l'avance du convoyeur du puits jusqu'à ce que le convoyeur de la déchiqueteuse ait entraîné la charge. L'ampèremètre 176 règle la quantité de déchets solides entraînés dans la déchiqueteuse par arrêt du convoyeur d'alimentation lorsqu'une surcharge prédéterminée du 15 moteur est détectée. Le ventilateur de classement pneumatique et les parties restantes du dispositif d'alimentation en déchets solides sont arrêtées automatiquement par une minuterie à retard dans le cas de l'arrêt intempestif de la déchiqueteuse ou du convoyeur de déchets solides. 20 Comme représenté sur la figure 9, la commande 153 com prend un commutateur 181 associé au convoyeur 28, un commutateur 183 associé au ventilateur 25 et un dispositif 184 d'analyse de la teneur en oxygène qui détermine la quantité de l'oxygène disponible pour la combustion. Le système commande 25 la quantité de déchets solides introduits dans le dispositif de combustion par détection de la teneur en oxygène dans le dispositif de combustion. Si la quantité d'air en excès (teneur en oxygène) tombe au-dessous d'une valeur prédéterminée (environ 1 5 d'excès d'air) le convoyeur 15 est ralenti ou 30 arrêté. Si la teneur en oxygène augmente au-dessus de 1 5 d'air en excès, le convoyeur 15 a une vitesse qui augmente jusqu'à la charge limite de la déchiqueteuse 16. La commande 1 5'4 comprend une vanne 106 d'arrêt et un commutâteur par tout ou rien ainsi qu'une commande 186 à vi-35 tesse variable des pompes 104, avec un circuit logique associé à la commande 186 et relié au^/capteurs de température, le BÂD ORIGINAL 73 15039 23 2182105 capteur 146 placé dans le lit, le capteur 147 place dans le lit secondaire et le capteur 148 adjacent à la sortie des gaz évacués. La commande 154 règle la température dans le dispositif de combustion par réglage de la quantité de déchets li-5 quides introduits dans le lit, Les températures détectées dans diverses parties du lit permettent la modulation du débit de déchets liquides, par variation de la vitesse des pompes à boues. La commande 155 comprend un"commutateur 188 commandé 10 par un dispositif 189 d'analyse des gaz évacués, commandant une vanne 124 qui laisse passer la matière provenant de la trémie 123. Ces éléments commandent le débit d'alimentation du calcaire (ou d'autres additifs) dans le lit par détection de la quantité de gaz corrosifs ou nocifs présents dans 15 le courant évacué du dispositif de combustion. Le dispositif 189 contrôle de façon constante la teneur en matières corro-sives et nocives des gaz évacués. La commande 156 comprend un circuit logique 191 de commande de la vanne 117 du débit d'air de retrait de matière 20 du lit, de la vanne 113 et de la vanne 115. Un capteur 192 de différence de pression dans le lit mesure de façon continue la hauteur du lit et commande l'ouverture des vannes 117, 113 et 115 dans cet ordre lorsque le niveau du lit augmente, et ferme les vannes 115, 113 et 117 dans cet ordre^lorsqu'il 25 détecte l'équilibre ou un niveau trop faible du lit. On va maintenant décrire un autre mode de réalisation préféré de l'invention, c'est-à-dire une des nombreuses variantes de dimension et de type industriels, représentées schématiquement sur la figure 11. Par raison de simplicité, 30 et pour simplifier la discvission les éléments dont le rôle est le même que dans le mode de réalisation déjà décrit, mais non pas la dimension ou la capacité, sont désignés par les mêmes références que sur la figure 1. Comme le montre la figure 11, le système est analogue à celui de la figure 1 et 35 ne décrit donc que les nouvelles caractéristiques. L'ensemble 30 a un diamètre externe de 1,5 mètre et 73 15039 24 2182105 comprend une enveloppe 31 d1 épaisseur égale à 6,4 mm, une "*6 isolaticïf/en laine minérale de 6?,5 mm d'épaisseur, un revêtement réfractaire 37 en briques "A.P. Green Empire DP" de 15 cm d'épaisseur, le diamètre interne étant égal à S1 cm, ? 5 la section du lit étant d'environ 0,65 m", le dispositif de combustion a une hauteur de 5,25 mètres, moins la hauteur d'un brûleur 132' de préchauffage de type "Eclipse n° 126LCF-0". Un ventilateur "Hoffman n° 38405A", formant le ventilateur rz 81, a une capacité de 76,5 m /mn avec une pression de refou-10 lement de 0,41 bar, le gaz suffisant à la fluidisation du lit de manière qu'il ait une vitesse superficielle dépassant 4,5 m/s. la capacité n déchets solides et liquides du système varie avec les matières consommées. Par comparaison avec le système déjà décrit cependant, on considère qu'il peut con- • 15 sommer 182 kg/h de déchets solides (20 tfo d'humidité, pouvoir calorifique de 10 500 J/kg) et 530 l/h .de déchets liquides. avec une vitesse superficielle de 2,3 m/s, et 546 kg/h de déchets solides et 1510 l/h de déchets liquides pour une vitesse superficielle de 6,1 m/s. 20 Ce système est plus précisément destiné à une utili sation industrielle, mais non uniquement, ne nécessitant pas un déchiquetage des déchets solides pour leur transport pneumatique et leur introduction dans le dispositif de combustion, les déchets liquides étant un des nombreux liquides qui peuvent 25 être introduits dans le réservoir 225 de stockage et de mélange. Une palette 226 de mélange maintient la suspension dans les liquides, lorsque cela est nécessaire en vue d'une alimentation uniforme. Deux pompes 104 pompent le liquide par les dispositifs de commutation 227 et les tuyauteries 30 105 vers la ou les buses du dispositif 31 de combustion, le refroidissement par air des tuyauteries et des buses dans le dispositif de combustion est assuré lors du cycle de préchauffage (et à tout autre moment les buses ne font pas circuler de liquide au cours de 3.'opération de combustion) en prove-35 nance du ventilateur 81 par la tuyauterie 41, la tuyauterie 231, les vannes automatiques ou manuelles 232, les clapets 233 bad original 73 15039 25 2182105 de nor> retour et la buse 236. Les déchets solides, par exemple les enveloppes de riz, la sciure, les copeaux de 'bois, les déchets des industries alimentaires, le caoutchoxic, les matières plastiques, 5 etc., sont transportés par un dispositif quelconque vers vin système 223 de réception de déchets solides. A partir de celui-ci, les déchets solides passent par un convoyeur pneumatique ou autre vers un déchiqueteur 222 qui "brise les morceaux ou agglomérats qui peuvent s'être formés au cours du 10 stockage. Ensuite, la matière passe vers le ventilateur 221 c premier étage des déchets solides qui transporte ceux-ci pneumatiquement à une pression de l'ordre de 0,14 "bar dans le conduit 27', vers un accumulateur de déchets solides-réducteur de vitesse, formé par un séparateur 23 à inertie à cy-15 clone qui retire une partie de l'air utilisé pour le transport pneumatique et le renvoie vers l'enceinte 236 du capot au-dessus du dispositif 222, et constitue une réserve qui régularise le débit de déchets solides avant son entrée dans le dispositif de combustion. Les déchets solides passent au ven-20 tilateur 25 où la pression d'alimentation est portée à 0,28 bar environ de manière que le transport pneumatique soit assuré par la vanne 26', la tuyauterie 26 et soit injecté dans la matière 61. L'air de refroidissement passe par la vanne 234 et la tuyauterie 235 et refroidit la charge 26 lors du 25 cycle de préchauffage, l'air de refroidissement n'étant pas utilisé à un autre moment. Dans un autre mode de réalisation préféré, comme décrit précédemment, un dispositif éventuel peut introduire de l'eau de manière que l'appareil puisse être utilisé pour le trai-30 tement des déchets solides uniquement sans pollution. Un système 228 d'alimentation en eau (figure 11) peut être utilisé avec le système d'alimentation en déchets liquides utilisé ou non. Lorsque les deux systèmes sont utilisés, l'eau pénètre par la vanne 229 d'arrêt, le clapet 230 de non retour, un ou 35 plusieurs dispositifs de commutation 227 et une ou plusieurs tuyauteries 105. Ensuite, l'eau suit le même,trajet et elle 73 15039 26 2182105 est réglée comme décrit précédemment en référence à la commande d'alimentation de déchets liquides. Il peut arriver que le pouvoir calorifique des déchets solides soit trop faible pour que le système soit autonome, 5 ou pour une raison quelconque, l'alimentation en déchets solides peut être interrompue. Dans ces deux cas, un système 245 d'alimentation en combustible auxiliaire (figure 11) peut permettre le fonctionnement continu de l'appareil le cas échéant. 10 le système 245 comprend des injecteurs 239 de combus tible recevant un combustible liquide (ou gazeux le cas échéant) provenant d'une réserve 133 par une pompe 135, une canalisation 246, une vanne 237 d'arrêt et des vannes 238 de réglage. L'air refroidit le boîtier des injecteurs et favori-15 se l'atomisation du combustible liquide et la purge des canalisations lors de l'arrêt de l'alimentation en combustible. L'air passe par la tuyauterie 240, une vanne 241 d'arrêt, des clapets 242 de non retour, des vannes 243 d'air de refroidissement et des vannes 244 d'atomisation et de purge. 20 La figure 12 représente schématiquement le fonctionne ment des turbocompresseurs dans le système de .l'invention, ces turbocompresseurs améliorant dans certaines conditions le fonctionnement des divers modes de réalisation de l'invention. Sur la figure 12, la section 201 à turbine à turbo-25 compresseur 200 (qui comprend une section 201 à turbine et une section 202 de compression) est reliée à une cheminée 76 d'évacuation du séparateur par inertie 72 ou d'un autre dispositif collecteur de particules. Les gaz évacués de l'ensemble 30 passent dans des collecteurs 72, sont nettoyés de leurs 30 particules et sont entraînés par la tuyauterie 76 vers la section 201. L'énergie des gaz évaoués entraîne la roue de la turbine et les gaz épuisés passent à l'atmosphère par la tuyauterie 205". La section 201 entraine la section 202 qui reçoit de l'air ambiant par l'intermédiaire du filtre 206 et 35 du conduit 210. L'air comprimé et préchauffé quitte la section de compression et passe par le canal de refroidissement 73 15039 27 2182105 du module collecteur de particules, par la vanne 207 et le conduit 208, puis vers le 'boîtier 32 avant de constituer l'air ,do combustion et de fluidisation transmis au dispositif 30. Une commande 204 et une vanne 205 règlent le débit du turbo-5 compresseur 200, par dérivation des gaz évacués autour de la section 201. Les turbocompresseurs ne travaillent pas jusqu'à ce que le dispositif de combustion fonctionne, et d'autres dispositifs doivent être utilisés pour le préchauffage et la fluidi-10 sation initiale du dispositif de combustion. A cet effet, un ventilateur du type du ventilateur 81 mais de dimension plus faible peut fournir l'air nécessaire au cycle de préchauffage, ainsi qu'une quantité suffisante d'air pour que commence la fluidisation. Une fois que le système est préchauffé et que 15 la fluidisation a commencé, le système 200 peut être utilisé et soutient l'action du ventilateur 81 et lorsque la combustion augmente, il fournit de plus en plus d'air jusqu'à la fluidisation maximale possible. Le ventilateur 81 est isolé du système lors du fonctionnement normal par une vanne d'isc-• | 20 lement 83. Les turbocompresseurs peuvent avoir une capacité encore plus grande de manière qu'ils puissent transmettre tout l'air nécessaire dans le système, notamment l'air de refroidissement de la tuyauterie 91 . Dans un autre mode de disposi-25 tif, on peut aussi utiliser de l'air en excès pour l'introduction des déchets solides et liquides et pour le fonctionnement d'autres systèmes pneumatiques. La chaleur des gaz d'échappement quittant le turbocompresseur est suffisamment importante pour qu'elle puisse 30 être utilisée à la production de vapeurs d'eau, à la mise en oeuvre de cycles de séchage, etc. A titre d'illustration, les turbocompresseurs tels que "TRW TK08" ce Ailîesearcli Industriel Division, Garrett Corp., conviennent. L'une des nombreuses configurations possibles 55 comprend un ou plusieurs turbocompresseurs TH08 reliés à une ou plusieurs cheminées d'un dispositif de combustion de 1 ;J5 mètre de diamètre externe, du dernier type décrit. Un turbo- 73 15039 28 2182105 compressera1 TH08 associé à quatre cheminées fournit tout l'air de combustion et de refroidissement nécessaire au fonctionnement du système dans son mode de réalisation préféré, pour des débits d'air de fluidisation (vitesse superficielle) 5 pouvant atteindre 2,45 m/s. Deux turbocompresseurs sont plus que suffisants pour l'alimentation du système à la vitesse superficielle maximale. La figure 13 représente schématiquement un système de récupération de matière qui peut être ajouté au système de 10 l'invention et qui peut recevoir la matière évacuée par le dispositif de classement pneumatique et qui peut la séparer, en matière utilisable et en matière à recycler. Un système de récupération de matière peut comprendre certains des constituants suivants ou la totalité. Le dispositif 18 sépare la 15 matière non combustible des déchets solides déchiquetés. Le transportetir 28 entraîne les déchets vers un séparateur magnétique 211 où la matière magnétique,( par exemple à base de fer) est extraite et placée dans un dispositif 212 de stockage. La matière non magnétique passe sur des tamis vibrants 20 213 où le verre, les petits morceaux de roche, etc., sont séparés en fonction de leur dimension et placés dans les dis positifs 214, 215 et 216. La matière restante est alors en- -traînée vers des dispositifs de flottation ou des séparateurs 217 et 218 de matières lourdes où les matières minérales ou 25 combustibles légères sont séparées et renvoyées au puits 13 par le dispositif de transport 219. Les autres matières provenant des séparateurs de matières lourdes, par exemple l'aluminium, le cuivre, le zinc, etc., sont placées dans les dis positifs 219 et 220 de stockage. 20 La figure 14 représente schématiquement un dispositif éventuel de séchage de déchets solides qui peut être ajouté au système de l'invention et permet le ■ séchage des, matières solides anormalement humides avant leur introduction dans le boîtier de combustion. Dans le système de séchage, les gaz 35 chauds évacués par les cheminées 76 passent par une vanne de commande 299 dans le conduit 300, vers des vannes 301 et 302. 73 15039 29 2182105 Une partie des gaz chauds passe dans le conduit 303, en provenance de la vanne 301, à la partie supérieure du déchiqueteur 16, et se mélange.avec les déchets solides 11 en les séchant lorsqu'ils pénètrent dans le dispositif de déchique-5 tage. Un détecteur 310 de température module la vanne 301 de manière que la température à la partie supérieure du dispositif 16 soit maintenue à la valeur assurant un séchage convenable des déchets 11, sans que 1a. température atteigne une valeur nuisible au fonctionnement du dispositif de déchique-10 tage. les gaz évacués passent aussi du conduit 300 au dispositif 18 par l'intermédiaire de la vanne 302 et du conduit 304. les gaz chauds qui sèchent la matière de rejet du dispositif 18 se mélangent avec la matière combustible légère passant dans le dispositif 18. Un détecteur 311 de température 15 module la vanne 302 de manière que la température convenable soit maintenue dans le dispositif 18 et que le séchage des déchets solides soit favorisé, la température ne dépassant pas les valeurs nuisibles au ventilateur du dispositif 18 et aux autres appareils placés en aval, les déchets solides chauds 20 et séchés passent avec l'air chaud chargé de vapeur d'eau dans la tuyauterie 22, vers le séparateur 23. Une grand partie des gaz chargés de vapeur d'eau est retirée du courant de déchets solides par le séparateur 23, et passe par la tuyauterie 27 vers les vannes 305 et 306. la 25 plus grande partie des gaz chauds chargés en vapeur d'eau passe par la vanne 306 et le conduit 307 vers le ventilateur 308 où la pression est élevée, avant injection dans l'ensemble 30 par le conduit 309. les gaz chauds chargés de vapeur d'eau pénètrent dans l'ensemble 30 au-dessus du lit 36 si 30 bien que la vapeur d'eau et les gaz nuisibles et odorants contenus dans les gaz de séchage sont brûlés sans modification du fonctionnement du lit primaire. Un^artie des gaz chargés de vapeur d'eau peut être, renvoyée dans la chambre du dispositif 18 par la vanne 305. 35 La figure 15 représente schématiquement une variante de ventilateur 308, qui peut être associé à un dispositif 312 73 15039 30 2182105 d'extraction pneumatique. Dans ce mode de réalisation, l'air provenant de la réserve 81 passe par la tuyauterie 313 vers la vanne 314» Cette dernière commande .la quantité d'air sous pression élevée provenant de la réserve 81, vers le disposi-5 tif 312. Les gaz chauds chargés de vapeur d'eau extraits du séparateur 23 passent par la vanne 306 et le conduit 307 puis dans le dispositif d'extraction, avant de parvenir à l'ensemble 30 par le conduit 309. Dans les modes de réalisation dans lesquels le disposi-10 tif 16 de déchiquetage et le dispositif 18 de classement pneumatique ne sont pas nécessaires pour le traitement convenable des déchets 11, ainsi que le séchage analogue au cycle décrit en référence à la figure 14 peuvent être utilisés avec le système de la figure 11, les gaz étant déviés des cheminées 15 76 par le conduit 300 et la vanne 301 (figure 14) dans le courant d'alimentation en déchets solides, en amont du dispositif 222 de la figure 11. On dispositif détecteur de température placé en aval du dispositif 222 module la vanne 301 de manière que la température dans la partie restante du systè-20 me d'alimentation en déchets solides convienne au séchage de ceux-ci, mais soit commandée à une valeur suffisamment faible pour qu§ies appareils du reste du système ne soient pas détériorés. Le fonctionnement du reste du système de séchage est analogue à celui décrit en référence à la figure 14. 25 Les figures 16 et 17 représentent deux variantes d'en sembles qui peuvent être utilisés pour l'alimentation des déchets solides. La figure 16 représente un distributeur 402 empêchant le passage de l'air, et remplaçani/Le ventilateur 19, le séparateur 23 et le ventilateur 25 utilisés dans le 30 système de la figure 11. Dars le dispositif de la figure 16, les déchets solides passent du dispositif 222 à la vanne 402 où ils sont transportés pneumatiquement dans l'ensemble 30 par le conduit 404 et la tuyauterie 26. L'air nécessaire au transport pneumatique et à la pression d'injection dans l'en-35 semble 30 provient de la réserve 51 et est extrait du boîtier 32 par le conduit 400 sous la commande de la vanne 401. 73 15039 31 2182105 la figure 1 7 représente une autre variante du dispositif d'alimentation en déchets solides, compatible avec le système de la figure 1. Cet ensemble est utilisé lorsqu'un dispositif de déchiquetage et de classement pneumatique est 5 nécessaire pour le traitement des déchets solides. Le système de la figure 17 remplace le ventilateur 25 et met en oeuvre le ventilateur 19 et le séparateur. 23. Un mécanisme 405 d'alimentation à vis est placé en aval du séparateur 23 et fait avancer les déchets solides dans lé distributeur 402 empê-10 chant le passage de l'air. Les déchets solides sont injectés pneumatiquement dans l'ensemble 30 comme décrit en référence au système de la figure 16. Il est bien entendu que l'invention n'a été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et qu'on 15 pourra apporter toute équivalence technique dans ses éléments constitutifs sans pour autant"sortir du cadre de l'invention, qui est défini dans les revendications annexées. 73 15039 32 2182105 RE7EM)ICATI0HS 1 . Appareil comportant un réacteur à lit fluidisé, dans lequel un lit de matières granulaires est fluidisé de manière qu'il réagisse avec une autre matière introduite, lc-5 dit appareil étant caractérisé en cc qu'il comprend un "boîtier, un premier lit de matières granulaires, un dispositif de support du lit de matières granulaires dans le "boîtier, un dispositif destiné à l'introduction d'une matière de fluidisation à la partie inférieure du lit de manière que la ma-10 tière granulaire soit maintenue à l'état fluidisé, et un obstacle en labyrinthe placé dans le boîtier au-dessus du premier lit. 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend un. dispositif d'introduction de déchets so- 15 lides dans le boîtier. 3. Appareil selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif d'introduction de déchets liquides dans le boîtier, 4- Appareil selon la revendication 3, caractérisé en 20 ce qu'il comprend un dispositif destiné à déterminer la température dans le boîtier, et un dispositif commandé par le dispositif précédent et destiné à l'introduction des déchets liquides à un débit tel que la température dans le boîtier est maintenue à la valeur voulue. 25 5. Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif destiné à déterminer le contenu des gaz évacués du boîtier, et un dispositif commandé par le dispositif précédent et destiné à introduire les déchets solides à un débit tel que l'équilibre voulu oxygène-30 matières combustibles est maintenu, dans le boîtier. 6. Appareil selon l'une des revendications 2 et 3, caractérisé en -ce qu'il comprend un dispositif destiné à déterminer la température dans le boîtier, un dispositif commandé par le dispositif précédent et destiné à l'introduction 35 des déchets liquides à un débit tel que la température est maintenue dans le boîtier à la valeur voulue, un dispositif 73 15039 2182105 de détermination du contenu, des gaz évacués du boîtier, et ur dispositif commandé par le dispositif de détermination du contenu et destiné à l'introduction de la matière de déchets à un débit tel que 1'équilibre oxygène-matières combustibles 5 est maintenu à la-valeur voulue dans le boîtier. 7. Appareil selon l'une quelconque des revendications 2, 4, 5 et 6, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif d'alimentation pneumatique des déchets solides dans le boîtier, comprenant au moins deux étages de ventilateurs trans- 10 mettant l'air au débit et à la pression voulus, et un accumulateur de déchets-réducteur de vitesse placé entre les ventilateurs et régularisant le débit des déchets tout en renvoyant l'excès d'air au ventilateur du premier étage. 8. Appareil selon l'une quelconque des revendications 15 2,4, 5 et 6, caractérisé en ce qu'il comprend vin appareil d'alimentation étanche à l'air et destiné à l'introduction des déchets solides dans le boîtier. 9. Appareil selon l'une quelconque des revendications 2 et 4 à 6, caractérisé en ce qu'il comprend un séparateur à 20 cyclone séparant les constituants des déchets solides, un dispositif d'alimentation étanche à l'air et un dispositif de transport des déchets solides .du séparateur à cyclone par le dispositif d'alimentation étanche à l'air et de ce dernier au-boîtier. 25 10. Appareil selon l'une quelconque des revendications 2 et 4 à 9, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif destiné à déchiqueter les déchets solides. 11. Appareil selon l'une quelconque des revendications 2 et 4 à 10, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif 30 destiné à séparer les matières non combustibles et lourdes des matières solides. 12. Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif, de séparation des matières lourdes non combustibles des déchets solides, par classement 35 pneumatique au niveau du ventilateur du premier étage. 13. Appareil selon l'une quelconque des revendications 73 1503S 34 2182105 2 et 4 à 12, caractérisé en ce qu'il comprend vin dispositif destiné à briser les mottes solides des déchets solides. 14. Appareil selon l'une quelconque des revendications 2 et 4 à 13» caractérisé en ce qu'il comprend un dispo- 5 sitif de séchage des déchets solides à l'aide des gaz évacués, avant injection des déchets dans le boîtier, et un dispositif destiné à diriger les gaz chauds chargés de vapeur d'eau du dispositif de séchage dans le boîtier. 15. Appareil selon l'une quelconque des revendications 10 précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend vin dispositif destiné à l'introduction d'une matière réduisant la pollution dans le boîtier. 16. Appareil selon la revendication 15, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif destiné à déterminer la 15 quantité des divers constituants des gaz évacués et un dispositif destiné à commander le dispositif d'addition de matière de suppression de pollution de manière que les teneurs en divers constituants soient maintenues à des valeurs acceptables. 20 17. Appareil selon l'une quelconque des revendica tions précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend vin dispositif de séparation des particules des produits gazeux évacués . 18. Appareil selon la revendication 17, caractérisé 25 en ce que le dispositif de séparation des particules comprend au moins des séparateurs par inertie formant un premier étage et un dispositif destiné à loger et à refroidir les séparateurs . 19• Appareil selon la revendication 11, caractérisé 30 en ce qu'il comprend au moins des séparateurs par inertie formant un premier étage et destinés à séparer les particules des produits gazeux évacués et un dispositif destiné à retirer et à conserver dans un. boîtier collecteur fermé des particules séparées par les séparateurs par inertie et par le dispositif 35 de séparation. 20. Appareil selon l'une quelconque des revendications 73 15039 35 2182105 précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend un turbocompresseur recevant les gaz évacués par le boîtier et qui l'entraînent, et fournissant de l'air nécessaire au fonctionnement de l'appareil. 5 21. Appareil selon la revendication 20, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif destiné à transmettre un gaz nécessaire au fonctionnement de l'appareil et d'autres appareils. 22. Appareil selon la revendication 11, caractérisé 10 en'ce qu'il comprend un dispositif destiné à séparer la matière qui peut être recyclée des matières solides séparées. 23. Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le boîtier comprend plusieurs segments raccordés à l'emplacement du montage. 15 24. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 6 et 10 à 23, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif d'alimentation à vis des déchets solides dans le boîtier. 25- Appareil selon l'une quelconque des revendica- 20 tions précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend vin dispositif de préchauffage circulant en sens inverse au sens normal et assurant le préchauffage du boîtier de combustion. 26. Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le dispositif de 25 support de la matière granulaire comprend plusieurs plaques en matière poreuse, entourées par un ensemble en une autre matière qui supporte les plaques. 27. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 25, caractérisé en ce que le dispositif de support 30 de la matière granulaire comprend plusieurs buses dont une partie au moins est en matière poreuse, et un dispositif de support des buses. 28. Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend ùn dispo- ^5 situ destiné à renvoyer vers le premier lit les particules de la matière du premier lit qui sont entraînées dans l'obstacle formé par un labyrinthe. 73 15039 36 2382105 29. Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif de refroidissement interne de l'obstacle en labyrinthe . 5 30. Appareil selon l'une quelconque des revendica tions 1 à 29, caractérisé - en ce que l'obstacle en labyrinthe comprend au moins deux parties de plaques distantes formant un trajet sinueux. 31. Appareil selon l'une quelconque des revendica- 10 tiens précédentes, caractérisé en ce que l'obstacle en labyrinthe comprend au moins deux paires de plaques .perforées / distantes et, entre elles, un grand nombre de particules de dimension supérieure à celle des particules du premier lit. 32. Appareil selon l'une des revendications 30 et 31, 15 caractérisé en ce que les plaques perforées ou les parties de plaques ont des orifices supérieurs à la dimension particu-laire de la matière granulaire du premier lit. 33. Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend un dispo- 20 sitif destiné à déterminer la hauteur du lit et à la maintenir à la valeur voulue. 34. Appareil selon l'une quelconqiie des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il, comprend un dispositif de retrait automatique et de conservation dans une en- 25 ceinte fermée de parties du lit. 35. Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le boîtier comprend plusieurs segments qui sont soudés de niveau les uns aux autres. 36. Appareil selon l'une quelconque des revendica- 30 tions précédentes, caractérisé en ce que le boîtier comprend plusieurs segments boulonnés les uns aux autres. 37. Procédé de réaction de matières par introduction dans un lit fluidisé, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'il comprend la fluidisation d'un lit de matières granulai- 35 res, introduction simultanée d'une autre matière dans le lit, et la circulation du produit évacué après fluidisation suivant un trajet en labyrinthe.