La présente invention concerne des perfectionnements aux tables de coffrage constituées d'un panneau horizontal, au moins au moment du coffrage, reposant sur des pieds ou une charpente de support réglables en hauteur avec des roulettes facilitant le déplacement. Les tables coffrantes sont bien connues et il en existe différents modèles. A l'occasion de la demande de brevet 13,21902 du 24 JUIT.TR.T 1913, la demanderesse a décrit des tables de coffrage en revendiquant un perfectionnement sous la forme d'un coffrage de retombée. Les tables existantes procèdent toutes, plus ou moins, demêmes principes, c'est-à-dire, qu'elles présentent un plateau ou panneau coffrant horizontal, renforcé par des traverses reposant sur des poutres à treillis, elles memes supportées par des pieds (4, 6 ou plus presentant des dispositifs de réglage en hauteur suivant une course appréciable.Quelquefois, ces pieds sont relevables pour permettre d'échapper aux retombées ou aux allèges déjà exécutées lorsque l'on veut sortir la table de l'immeub.leO Ces tables présentent différents inconvénients que l'on peut résumer ci-après en cinq points - 1. Lorsque la table doit coffrer des parties de dalles situées entre des poteaux, puis sortir entre les trumeaux de fa gades il faut les équiper de bandes additionnelles ou rallonges rabattables ou démontables, puisque le plateau coffrant restant horizontal lors du décoffrage, ne peut de ce fait, dtre plus large que le passage libre entre poteaux et entre trumeaux de façades ; - 2.Si pour des raisons de phases de manutention ou de réemploi, il est nécessaire de faire pivoter d'un quart de tour ou d'un demi tour, la table dans son plan horizontal, la cho se n'est possible qu en sortant ladite table du bâtiment à i'aide de l'engin de manutention et en la réintroduisant ensuite une fois pivotée, ce qui prend du temps et immobilise l'appareil de manutention, la grue en général - 3. Les bandes addftionnelles rabattables ou démontables multiplient le nombre des joints, donc les risques de perte de laitance et de désafleurement entre panneaux plats ou moins n- dépendants - 4.Le centre de gravité des tables est situé relativement haut puisque la partie lourde est essentiellement constituée par la face coffrante ; elles sont donc relativement instables et leurs manutention est relativement délicate et dangereuse à tel point qu'il est nécessaire d'exécuter cette opération à l'aide d'élingues à plusieurs brins ou bien d'utiliser d'autres dispositifs améliorant la stabilité en cours de manutention à la grue ; - 5. Le plateau coffrant rigide et fixe permet difficilement de donner une contreflèche, souvent nécessaire pour compenser le fluage du béton après la prise. La présente invention prévoit des perfectionnements destinés à remédier à ces divers inconvénients. Suivant l'invention, on prévoit que le plateau horizontal soit divisé en deux parties articulées suivant une arête pour pouvoir se rabattre et constituer un dièdre, les deux demi-plateaux étant soutenus, à tout moment, y compris au moment du coffrage, par la charpente de support au niveau de l'arête et par des jambes escamotables commandés par un mécanisme incorporé à la charpente de support ou châssis qui a une section verticale générale en 'A" et qui supporte, au sommet, une faitière sur laquelle s'articulent les deux demi-pla teaux sous l'arete du dièdre, ladite charpente ou châssis reposant sur le sol par des pieds réglables en hauteur suivant une course suffisamment importante, au moins égale à la saillie des allèges, retombées ou autres obstacles. Suivant une forme préférée de réalisation, la charpente de support qui a une section générale en "A" est fixe mais ledit châssis présente deux séries de jambes mobiles articulées, à leurs parties supérieures, sur les demi-plateaux, vers les bords libres de ceux-ci et coulissant à leurs parties inférieures, sur les barres horizontales des ''A'l du châssis, un mécanisme approprié de commande contrôlant le coulissement horizontal des jambes mobiles, les jambes fixes du châssis en forme de "A" présentant, à leurs bases, en plus des pieds réglables en hauteur3 des roulettes susceptibles de reposer sur le sol quand les pieds sont complètement relevés. Le réglage des pieds en hauteur s'effectue généralement par des vérins qui peuvent être doubles et présenter un réglage rapide et grossier auquel s'ajoute un réglage fin.Le plus commode, pour réaliser le réglage rapide, est d'utiliser un appareil de levage auxiliaire tel qu'un ou plusieurs crics. Le coulissement horizontal de la partie inférieure des jambes mobiles peut être contrôlé, soit par des vis irréversibles, couplées et reliées à un mode d'entrainement-commun, soit par un va-et-vient de câbles commandé par un treuil et une poulie de renvoi. Dans ce dernier des cas il est utile de prévoir un dispositif de sécurité bloquant les jambes mobiles lorsque les deux demi-plateaux sont horizontaux. D'autres particularités et les avantages de l'invention apparaitront au cours de la description ci-après qui en donne quelques exemples non limitatifs de réalisation pra tique et qui est illustrée par les dessins joints dans lesquels la figure 1 est une vue en perspective schématique de l'ensemble de la table de coffrage en position déployée, c'est-à-dire les deux demi-plateaux étant horizontaux, la figure 2 est une vue similaire à celle de la figure l avec les deux demi-plateaux repliés, la figure 3 est une vue de détails schématique de la partie inférieure des jambes mobiles coulissantes, la figure 4 est une vue de profil de l'ensemble du coffrage avec en traits pleins, sa position déployée, et, en traits mixtes, sa position repliée, la figure 5 est une vue détaillée de la partie inférieure de la charpente de support ou chassies, la figure 6 est une coupe suivant AA de la figure 5, la figure 7 est une vue de détails de l'articulation de l'arête des deux demi-plateaux sur la faitière, la figure 8 est une vue de détails du dispositif de verrouillage d'une partie inférieure de jambes mobiles, la figure 9 est une vue de détails du pied d'appui de la charpente de support de châssis, sur le sol avec la roulette, le pied étant relevé, la figure 10 est une coupe transversale partielle des barres horizontales d'un "A" du châssis avec une partie inférieure de jambes mobiles munies d'une roulette la figure il est une vue similaire à celle de la figure 10 mais avec un dispositif à patins, par lequel la partie inférieure de la jambe coulisse sur la barre du A du châssis, la figure 12 est une vue en élévation partielle du dispositif d'appui par roulettes de la partie inférieure d'une jambe mobile sur une barre horizontale d'un "A" de chassies. La table de l'invention est composée de deux demi-plateaux 1 et 2, articulés suivant une arete 3 de manière à pouvoir constituer un plateau horizontal (fig. i) ou à être rabattu (fig. 2) pour constituer un dièdre dont l'arête 3 reste sensiblement au meme niveau. L'autre partie constitutive du coffrage est une charpente de support 4 ou chassis qui se compose d'une partie indéformable constituée de deux éléments triangulés, à forme générale en nA't ( et 6, reliés par deux longerons 7 et 8, une faîtière 9, constituée d'un fer I , 10, surmonte d'une barre 11, l'assemblage étant rendu indéformable par deux moises 12 et 13.Les deux éléments 5 et 6 reposent sur le sol par quatre pieds règlables en hauteur 14, 15, 16, 174 qui sont en réalité, composés de tubes rentrant verticalement de façon télescopique dans des douilles telles que 18 et 19 et qui sont fixés dans celles-ci par des broches--passant dans des trous tels que 20, 21, dans les pieds 14, 15, et 22 23 dans les douilles 18, 19. La partie inférieure des pieds 14, 15, 16, 17, comprend des vérins 24, 25, 26, 27 à vis pour le règlage fin en hauteur de la table. La charpente de support 4 comprend encore des jambes escamotables 28, 29, 30, 31, commandées par un mécanisme de commande 32 qui sera décrit en détail ci-après, et qui sont articulées, à leur partie supérieure, en 33, 34, 35, 36, sur les demi-plateaux 1, 2, vers les bords libres de ceux-ci, et qui s'appuient, à leur partie inférieure, sur les barres horizontales 37, 38 des éléments triangulés en "Al', 5, 6.Sous les barres 37, 38, sont disposées des roulettes pivotantes 39, 40, 41, 42 qui sont en contact avec le sol seulement lorsque les pieds règlàbles 14, 15, 16, 17 sont relevés (fig. 2, 9, ) , par contre, elles sont décollées du sol lorsque les pieds 14, 15, 16, 17, sont abaissés (fig, 1, 4, 5, & 8 En réalité, les barres horizontales 37, 38 sont dédoublées chacune en deux barres 371, 372, et 381, 382 (fig. 2, 6, 10, 21). Les barres 371, 372, 381, 382 sont généralement des fers I. Les jambes escamotables 28 et 29 relatives à l'élément triangulé 5 tout comme les jambes escamotables 30 et 31 relatives à l'élément triangulé en "A" 6 sont décalées légérement l'une par rapport à l'autre pour passer de part et d'autre de cet élément triangulé 5 ou 6 en glissant, à leur partie in inférieure, chacune sur une barre horizontale 371, 372, 380 ou 382 différente0 Ainsi la jambe 28 s'appuie sur la barre 372, tandis que la jambe 29 s'appuie sur la barre 371.L'appui des jambes 28, 29, 30, 31, sur les barres horizontales 371, 372, 381, 382, s'effectue indifféremment par un dispositif à galets 43, (fige 10, 12, 5,) ou un dispositif à coulisseau ou patin 44, (fig. 8, 11). I1 faut, de plus, prévoir, dans le cas du galet 43, tout comme dans le cas du patin ou coulisseau 44, des griffes 45 (fiv.5, 8, 10) ou 46 (fig. 1l) respectivement. De plus, comme il a été indiqué ci-dessus, il existe un mécanisme de commande 32 pour réaliser le mouvement synchrone et symétrique des parties inférieures des jambes mobiles escamotables 28 et 29, d'une part, 30, 31, d'autre part. Pour celà, on prévoit un va-et-vient avec-câbies 47, 48, commandés par des treuils 49, 50 et qui sont renvoyés par des poulies de renvoi 5l, 52. Un brin du câble 47 est attaché à l'une des jambes 28 tandis que l'autre brin, de retour, est attaché à l'autre jambe 29. On comprend facilement que les deux parties inférieures des jambes 28 et 29 se déplacent toujours en sens contraire l'un de l'autre.Le câble 47 reste toujours tendu Xen fonction de l'oblicité des jambes 28 et 29 qui subissent l'effort de pesanteur des demi-plateaux respectivement 2 et 1, effort qui se décompose partiellement horizontalement le long des barres horizontales 371 et 372 et qui a tendance à pousser les parties inférieures des jambes 28 et 29 dans le sens de rabattement des demi-plateaux 1 et 2.Le meme dispo sitif qui vient d'être décrit en ce qui concerne les jambes escamotables 28 et 29 existe en ce qui concerne les jambes 30 et 31 ; le fonctionnement des jambes 30 et 31 et du cable ainsi que de la poulie et du treuil y relatif sont similaires. I1 en résulte que si l'on relâche les treuils 49 et 50, c'est-à-dire si on relâche les câbles 47 et 48, les demi-plateaux X et 2 se rabattent ; tandis que si l'on agit sur les treuils 49 et 50 de manière à tirer sur les cables 47 et 48, on fait glisser les parties inferieures des jambes escamotables 28 et 29 ainsi que 30 et 31, de manière à relever les demi-plateaux 1 et 2. Lorsque les demi-plateaux 1 et 2 sont relevés, il est recommandé de prévoir un dispositif de sécurité empêchant le rabattement de ces demi-plateaux 1 et 2, en cas de rupture du cable 47, par exemple. Cette sécurité est constituée par un basculeur 56 (fiv.8) articulé en 57 dans la barre 371, et qui comporte un redan 58, dans lequel peut s'engager un ergot 59 de la jambe 28. Le basculeur 56 est toujours rappelé, pour que le redan 58 se relève, par un contrepoids 60. Lorsque la jambe 29.se rapproche du basculeur 56, l'ergot 59 appuie sur lui pour le faire basculer jusqu'au moment où ledit ergot se place dans le redan 58. La jambe 28 est alors immobilisée. Pour la débloquer, il faut, simultanément, appuyer sur le basculeur 56, et agir sur le treuil 49. Le dispositif qui vient d'être décrit pour commander le mouvement des jambes escamotables 28, 29, 30, 31, n'est pas exclusif. En effet, on peut imaginer tout autre disposi tif produisant le meme effet, sans sortir du cadre de l'i ven- tison. Ces dispositifs n'ont pas été illustrés dans les dessins mais on pourrait employer des vérins pneumatiques ou hydrauliques.Un dispositif particulièrem.ent intéressant consiste à utiliser deux vis, chacune d'elles correspondant à une des barres 371 , 372, ou 381, 382. Chaque couple de vis est synchronisé par une transmission par chaine ou par engrenage. I1 suffit alors de prévoir un écrou correspondant à la partie inférieure de chaque jambe 28, 29, 30, 31, pour assurer un mouvement synchrone et symétrique de ces jambes, de la mdme façon que précédemm.ent. Evidemment, l'une des vis au moins de chaque couple est actionnée par une commande manuelle ou encore une commande mécanique entrainée par un moteur pneumatique ou électrique. L'articulation des deux demi-plateaux 1 et 2 à l'endroit de l'arête 3 se fait au moyen de crochets 53, 54 qui s'adaptent sur la barre 11. Cette articulation est suffisamment précise pour que les deux bords des demi-plateaux 1 et 2 soient absolument jointifs et évite les affleurements de béton et les fuites de laitances Le règlage de la table se fait de façon précise par les vérins à vis 24, 25, 26, 21. Toutefois, le règlage des pieds 14, 15, 16, 17 en se servant des broches dans les trous 20, 21, 22, 23, doit s'effectuer avec un moyen de levage particulier qui est, dans le cas présent, un cric 55 qui est aussi haut que la table, qui prend appui sur le sol, et sur le fer I, au voisinage de la faitière 9 immédiatement sous les demiplateaux 1 et 2. Ce cric 55 évite des basculements intempestifs. Pour décoffrer avec la table de l'invention, on commence par rabattre les demi-panneaux 1 et 2 comme il a été décrit ci-dessus. Puis on remonte les vérins de pied 24, 25, 26, 27, ainsi que les pieds 14} 15, 16, 17, de manière que la table repose sur les roulettes 39, 40, 44, 42. La table peut etre alors déplacée à l'intérieur de la construction ; elle peut pivoter ; elle peut passer dans les ouvertures plus étroites, entre les trumeaux, sous les retombées, au-dessus des allèges, etc... Si nécessaire, On peut la transporter à l'aide de la grue de chantier en l'accrochant en un seul point par sa poutre centrale, c'est à dire par le fer I 10, ou la faitière 9, sans risquer de la voir déséquilibrée. De plus, dans cet état, elle est beaucoup moins encombrante. REVENDICATIONS. 1 / Perfectionnements aux tables de coffrage constituées d'un plateau horizontal au moins au moment du coffrage, reposant sur des pieds ou une charpente de support réglable en hauteur, avec des roulettes facilitant le déplacement, c a r a c t é r i s é s par le fait que le plateau horizontal est divisé en deux parties articulées suivant une arpète 3 pour pouvoir se rabattre et constituer un dièdre, les deux demi-plateaux étant soutenus, à tout moment, y compris au moment du coffrage, par la charpente de support au niveau de l'arête et par des jambes escamotables commandés par un mécanisme incorporé à la charpente de support ou chassis qui a une section verticale générale en "A" et qui supporte, au sommet, une faîtière, sur laquelle s'articulent les deux demi-plateaux sous l'arête du dièdre, ladite charpente ou châssis reposant sur le sol par des pieds réglables en hauteur suivant une courses suffisamment importante, au moins égale à la saillie des allèges, retombées ou autres obstacles. 2 / Tables de coffrage telles que définies dans la revendication 1, c a r a c t é r i s é e s par le fait que la partie de la charpente de support ou châssis, qui a une section générale en "A", est fixe mais que ledit châssis présente deux séries de jambes mobiles articulées, à leurs parties supérieures, sur les demi-plateaux, vers les bords libres de ceux-ci et coulissant, à leurs parties inférieures, sur les barres horizontales des "A" du chassis, un mécanisme approprié de commande contrôlant le coulissement horizontal des jambes mobiles, les jambes fixes du chasses en forme de "A" présentant, à leurs bases, en plus des pieds réglables en hauteur, des roulettes susceptibles de se reposer sur le sol quand les pieds sont complètement relevés. 30/ TAbles de coffrage, telles que définies dans la revendication 2, c a r a c t é r i s é e s par le fait que le réglage des pieds en hauteur s'effectue par des vérins. 4 / Tables de coffrages, telles que définies dans la revendication 3, c a r a c t é r i s é e s par le fait que le vérin de réglage des pieds sont doubles et présentent un réglage rapide et grossier auquel s'ajoute un réglage fin, le réglage rapide et grossier étant réalisé à l'aide d-'un appareil de levage auxiliaire 5 / Tables de coffrage, telles que définies dans l'une ou l'autre des revendications 1, 2, 3, ou 4, prise isolément, c a r a c t é r i s é es par le fait que le coulissement horizontal de la partie inférieure des Jambes mobiles est contr- lé par des vis irréversibles reliées à un mode d'entraînement. 6 / Tables de coffrage, telles que définies dans la revendication 5, c a r a c t é r i s é es par le fait que les vis irréversibles sont couplées. 70/Tables de coffrage, telles que définies dans l'une ou l'autre des revendications 1, 2, 3, ou 4, prise iso lément, c a r a c. t é r i s é e s par le fait que le coulissement horizontal de la partie inférieure des jambes mobiles et contrôlé par un va et vient de câbles commandé par treuils et poulies de renvoi un dispositif de sécurité bloquant les jambes mobiles lorsque les deux demi-plateaux sont horizontaux. 8 / Tables de coffrage, telles que définies dans l'une ou autre des revendications 5, 6, ou 7 prise isolément, c a r a c t é r i s é e s par le fait que la partie inférieure des jambes mobiles présente des patins coulissant sur une glissière qui guide lesdits patins, ce guidage étant assuré par une grffiff e du patin entourant la glissière. 9 / Tables de coffrage, telles que définies dans l'une ou l'autre des revendications 5, 6, OU 7, prise isolément, c a r a c t é r i s é e s par le fait que la partie inférieure des jambes mobilesprésente des roulettes se déplaçant sur un rail, une griffe empêchant la roulette d'échapper du rail.