L'invention concerne des perfectionnements apportés au; écarteurs hydrauliques. On entend ici par écarteurs les appareils pourvus de machoires susceptibles d'être introduites dans un espace, fente ou entaille en VUE de séparer ou éloigner deux solides adjacents. De tels appareils sont souvent utilisés comme matériel secours pour aider par exemple à écarter ou séparer des tôles comme dans le ca de la désincarcération des personnes bloquées dans un véhicule accidenté. De te] écarteurs font également usage de cric entre deux solides pour les éloigner l'un de l'autre. fl existe plusieurs types d'écarteurs connus du genre à deux lames pivotant autour d'un axe commun, comme des lames de ciseaux, croi en X et pouvant être rapprochées ou éloignées sous l'action d'un vérin de comma Lorsque de telles lames sont actionnées en écartement, partie active d'appui se trouve être le dos des lames, au voisinage de leur pointe On comprend que pour écarter de telles lames l'une de l'autre il faut les construire extrêmement solides pour résister aux contraintes auxquelles elles sont soumises surtout au début du travail d'éloignement lorsque lames sont pratiquement alignées de part et d'autre d'un plan commun. Pour sati à ces exigences de solidité on a jusqu'a présent augmenté les échantillonnages ce conduit à la réalisation d'appareils lourds et encombrants. Afin de réduire les couples de torsion qui s'exercent au de l'axe de pivotement, dans les écarteurs à deux lames, on a développé un écar à trois lames c'est à dire à deux lames parallèles maintenues écartées pour le passage entre elles deux d'une troisième lame. Généralement, les deux lames p vièles sont axées sur un corps de vérin tandis que la lame simple est axée sur la mobile du vérin. Dans ce mode de construction, les lames de l'écarteur, notam à l'état fermé, sont essentiellement perpendiculaires à l'axe de poussée du véril sorte que le corps de vérin qui est saisi à la main se trouve le plus souvent dans plan sensiblement parallèle au plan de travail, c'est à dire à une distance qui n' pas la longeur des lames de l'écarteur. Cette proximité de la saisie au plan de t peut être une cause d'insécurité pour les utilisateurs. Par ailleurs, avec de tels écarteurs connus, à deux ou trois lames, la capacité d'écartement est proportionnelle aux bras de leviers des branches d'écartement ce qui conduit à des matériels lourds et encombrants, par suite difficilement maniables. La présente invention a en conséquence pour but principal de remédier aux difficultés rencontrées a l'occasion de la mise en oeuvre des écarteurs connus mais elle a pour but également une conception plus rationnelle, plus performante tout en étant moins encombrante et plus légère.La présente invention répond à ce besoin et concerne à cet effet un écarteur hydraulique du genre comprenant une paire de leviers écarteurs et un vérin de commande pour actionner ces leviers, appareil caractérisé en ce que d'une part, les leviers écarteurs sont constitués par deux triangles quelconques égaux disposés dans un même plan, de manière telle qu'a l'étant "fermé", vices trianges forment un polygone en forme de lance lorsque leur base sont parallèles et pratiquement jointives, deux des sommets de base étant axés en haut de la tige du vérin de commande, les deux sommets opposés constituants la pointe de cette lance, d'autre part les deux leviers triangulaires sont reliés au corps stationnaire du vérin par l'intermédiaire de bielles d'ancrage ayant un point de fixa tion pivotant sur le corps de vérin et un point de fixation pivotant sur chaque levier au niveau du sommet situé à la rend entre des petits côtés du triangle. On comprend que par cette disposition, la pointe de l'écarteur se trouve dans le prolongement de l'axe de déplacement de la tige du vérin, c'est à dire que le corps de vérin qui est saisi se trouve éloigné du plan de travail, les leviers écarteurs en forme de triangle présentent une grande résistance au flambage ce qui permet des échantillonnages plus réduits sans réduire la force de l'écarteur, enfin, sous la poussée du vérin, les grandes bases des triangles passent de l'état "fermé" c'est à dire jointives à l'état "ouvert" sous un angle inférieur à 1800 ce qui, en raison du mode de pivotement des leviers autour des bie îles d'ancrage donne une très grande capacité d'ouverture dans un espace rela tivement réduit. Suivant une disposition de l'invention, les bielles d'ancrage des leviers écarteurs ont leur point de fixation et de pivotement à l'axe du corps de vérin éloigné dudit axe d'une distance sensiblement inférieure à la hauteur des triangles formés par lesdits leviers. Selon cette disposition, à l'état "fer-.ét' des leviers les bielles d'ancrage sont dans une position faiblement inclinée sur l'axe du vérin de sorte que au début de la course d'écartement où les efforts sont les plus grands l'ancrage des bielles travaille à la traction dans une position favorable à la transmission des efforts. Suivant une autre disposition, chaque pointe des leviers d'écartement est renforcée d'un mors amovible endorme générale de trapèze avec un côté en forme d'équerre pour s'appuyer contre le dos de la pointe des leviers écarteurs, ces mors s'appuyant par ailleurs par leur surface interne trapézoSdale sur les faces latérales opposées des pointes des leviers, de sorte que, à l'état fermé des leviers une partie de la surface en trapèze d'un mors vienne à recouvre ment sur la partie correspondante de l'autre mors. Grace à cette disposition, la partie travaillante des mors se trouve à un angle pratiquement double de l'angle formé par la pointe des leviers sans pour autant que l'angle formé par les deux mors à l'état de recouvrement soil plus grand que l'angle formé par les deux pointes des leviers. D'autres caractéristiques et avantages apparaitront encol à la lecture de la description détaillée qui suit d'un mode d'exécution de l'inventif donné ici å titre d'exemple est représenté sur les dessins joints dans lesquels la figure lest une vue en plan d'un écarteur avec en traits discontinus la position d'extrême ouverture des leviers d'écartement La figure 2 est une vue en perspective montrant å plus grande échelle les mors de pointe des leviers d'écartement et leur mode d'entrecroisement par superposition partielle. Dans le mode d'exécution de la figure 1, on a désigné da son ensemble écarteur hydraulique par la référence 10. Cet écarteur comprend façon en soit connue un vérin hydraulique 11, par exemple à double effet, lequel constitue le moyen d'actionnement des leviers écarteurs 12-13. il est prévu sur 1 corps de vérin 11 des éléments de prise 14-15, diamétralement opposés sur deux génératrices du corps de vérin. Les éléments de prise peuvent se présenter sous forme de poignées amovibles aptes à être saisies par l'utilisateur. Les leviers écarteurs sont constitués par deux triangles quelconques égaux disposés dans un même plan pour former, à l'état "fermé" un polygone en forme de lance lorsque leurs bases respectivement 16-17 sont parallèles et pratiquement jointives. Deux des sommets de base de ces triangles respectivement 18-19 sont reliés par un axe de pivotement 20 au bout de la tige Ila du vérin de commande 11. Les deux sommets opposés 21-22 constituent la pointe de cette lance. Les deux leviers triangulaires 12-13 sont reliés aux éléments de prise 14-15 du corps de vérin par l'intermédiaire de bielles d'ancrage respectivement 23-24. Chaque bielle possède un point de fixation pivotant 25 sur l'élément dé prise du corps de vérin et un point de fixation pivotant 26 sur chaque levier 12-13 au niveau du sommet situé à la rencontre des petits côtés du levier triangulaire. Les bielles d'ancrage 23-24 des leviers écarteurs ont leur point de fixation pivotant 25 éloigné de l'axe du corps de vérin d'une distance d2 sensiblement inférieure à la hauteur h des tria ngles formés par les leviers écarteurs. Ainsi qu'il est représenté au dessin, en traits continus, lorsque les leviers sont à l'état "fermé" les bielles d'ancrage 23-24 sont dans une position faiblement inclinées sur l'axe 27 du vérin. Bien entendu, les distances d2 et h peuvent varier en fonction des caractéristiques physiques de l'écarteur. Suivant une disposition particulière chaque pointe 21-22 des leviers d'écartement est renforcée d'un mors amovible respectivement 28-29 ; on se reportera plus spécialement à la figure 2 dans laquelle on a montré à grande échelle la géométrie particulière de ces mors. Chaque mors présente une surface latérale 30 en forme générale de trapèze avec un cOté 31 en forme d'équerre qui s'appuie contre le dos respectivement 12a-13b de la pointe 21-22 des leviers écarteurs. Les mors s'appuient par leur surface interne trapézoïdale 30a-30b sur les face latérales 12c-12d des pointes de leviers. On comprend que par cette disposition, une partie de la surface en trapèze d'un mors vient à recouvrement sur la partie correspondante de l'autre mors.On obtient ainsi, pour chaque mors, une partie travaillante qui a un angle pratiquement double de l'angle formé par la pointe des leviers, mais l'angle formé par les deux mors à l'état de recouvrement peut être égal ou plus faible que l'angle formé par les deux pointes des leviers. Avantageusement, les mors possèdent une surface externe 28a-29a formée de dents anti-dérapantes. Ainsi qu'iI est montré au dessin, sous l'action de la t lia du vérin, les leviers triangulaires sont mis progressivement en position d'écartement par poussée et pivotement d'une part autour des axes 20, d'autre autour des axes 26 des bielles 24. On remarque que dans cette cinématique, lo de la poussée de la tige du vérin, les bielles 24 s'éloignent légèrement de l'axez vérin en pivotant autour des axes pivots 25. La course c de la tige du vérin est volontairement limitée de manière à ce que dans la position de fin de course le 16-17 des leviers triangulaires fassent entre elles un angle inférieur à 180 . Au moins l'un des leviers écarteurs 12-13 est équipé voisinage de l'un des mors d'écartement d'un patin pivotant 32 autour de l'axe fixation des mors, de sorte que ce patin peut occuper deux positions, l'une de confondue avec le dos d'un levier, l'autre en saillie par rapport à ce dos pour constituer une surface d'appui lorsque l'écarteur est utilisé comme cric. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à l'exempl REVENDICATIONS 1) Ecarteur hydraulique du genre comprenant une paire de leviers écarteurs (12-13) et un vérin de commande (11) pour actionner ces leviers, appareil caractérisé en ce que d'une part, les leviers écarteurs sont constitués par deux triangles quelconques égaux disposés dans un même plan, de manière telle, qu'à l'état "fermé" ces triangles forment un polygone en forme de lance lorsque leioe bases (16-17) sont parallèles et pratiquement jointives, deux des sommets de base (18-19) étant axés en bout de la tige (lia) du vérin de commande, les deux sommets opposés (21-22) constituants la pointe de cette lance, d'autre part, les deux leviers triangulaires sont reliés au corps stationnaire du vérin par l'intermédiaire de bielles d'ancrage (23-24) ayant un point de fixation pivotant (25) sur le corps du vérin et un point de fixation pivotant (26) sur chaque levier au niveau du sommet situé à la rencontre des petits côtés du triangle 2) Ecarteur hydraulique selon la revendication 1 caractérisé en ce que les bielles d'ancrage (23-24) des leviers écarteurs ont leur point de fixation et de pivotement (25) à l'axe (27) du corps de vérin éloigné dudit axe d'une distance d2 sensiblement inférieure à la hauteur h des triangles formés par lesdits leviers 3) Ecarteur hydraulique selon les revendications 1 et 2 caractérisé en ce que chaque pointe (21-22) des leviers d'écartement est renforcée d'un mors amovible (28-29) en forme générale de trapèze avec un côté (31) en forme d'équerre pour s'appuyer contre le dos de la pointe des leviers écarteurs, ces mors s'appuyant par ailleurs par leur surface interne trapézoYdale (30a-30b) sur les faces latérales opposées des pointes des leviers, de sorte que, à l'état fermé des leviers une partie de la surface en trapèze d'un mors vienne à recouvrement sur la partie correspondante de l'autre mors 4) Ecarteur hydraulique selon l'une quelconque des. revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'au moins l'un des leviers écarteurs est équipé au voisinage de l'un des mors d'écartement d'un patin pivotant (32) qui peut occuper notamment deux positions l'une de retrait confondue avec le dos d'un levier, l'autre en saillie par rapport à ce dos de manière à constituer une surface d'appui lorsque l'écarteur est utilisé comme cric.