L'invention a pour objet un câble électrique de télécommunication, comportant de manière connue un élément porteur central, formé d'une corde de fils d'acier, autour duquel est disposé un tube de feuillard de cuivre ou d'aluminium constituant le conducteur proprement dit du câble Dans des câbles connus de ce type, la corde porteuse est constituée d'un certain nombre de fils d'acier parallèles, de sorte qu' une telle corde n'est pas antigiratoire. Il en résulte que les fils de la corde ont tendance à s'écarter les uns des autres lors des manipulations nécessitées par les étapes ultérieures de la fabrication du câble, aini3que lors de sa pose, et à former ainsi des coques out'cages d'oiseaun. Pour remédier à cet inconvénient, il a été proposé de faire passer la corde porteuse dans une filière de rétreinte, disposée en amont de la filière de rétreinte du tube de cuivre, et ceci au cours d'une même opération de défilement. Le câble selon l'invention, qui permet d'éviter cette sujétion, est caractérisé par le fait que sa corde porteuse centrale est antigiratoire. Il est ainsi possible de recevoir cette corde directement d'une câblerie, de la stocher sans aucun ineonvénient, et de la faire passer directement dans la machine d'application de la bande conductrice. Une telle corde antigiratoire est constituée, de manière connue en soi, au moyen d'un fil central autour duquel sont enroulées plusieurs couches de fils à pas alternés. La détermination des différents éléments d'une telle corde, tels que le nombre et le diamètre des fils, le matériau qui les constitue, le nombre de couches, les pas d'enroulement des différentes couches... est effectuée de façon à obtenir une corde capacité maimale, dont les fils ont le foisonnement le plus grand possible et des allongements identiques, ce qui confère à la corde une grande indéformabilité et une bonne régularité dimensionnelle, la charge de rupture étant par ailleurs la plus grande possible. La figure 1 ci-annexée est une vue en coupe transversale, à titre d'exemple non limitatif, d'une forme possible de réalisation d'un conducteur électrique à corde porteuse selon ltinvention. Sur cette figure 1, désigne le fil central de la corde, 2 un fil de la première couche, 3 un fil de la deuxième couche enroulée avec un pas opposé à celui de la première couche, 4 un fil de la troisième et dernière couche, enroulée avec un pas opposé à celui de la deuxième couche ; des fils métalliques de bourrage 5 sont disposés entre les fils de la première et de la deuxième couches. Enfin 6 désigne le ruban conducteur qui est disposé autour de l'ensemble de la corde porteuse. Il est à remarquer, que, contrairement à certaines dispositions connues, le ruban de cuivre est appliqué directement sur la périphérie de la corde, sans interposition d'une couche intermédiaire de résine époxy ou autre. L-'absence de cette couche intermédiaire permet au ruban de cuivre, lors de la rétreinte de celui-ci, de pénétrer légèrement dans les interstices entre les fils de la couche périphérique de la corde, ce qui confère une excellente compacité à l'ensemble du câble. L'invention a également pour objet un procédé et une machine pour la réalisation du câble électrique selon l'invention. Ce procédé est caractérisé essentiellement par le fait que l'on exerce sur la corde porteuse, avant qu'elle soit recouverte du tube de cuivre, une tension de retenue vers l'amont. En l'absence de cette retenue, il risquerait, lors du passage du conducteur dans la filière de rétreinte du tube de cuivre, de se former dans la couche périphérique de la corde, un mou pouvant provoquer l'apparition de cages d'oiseau. CE mou est résorbé par ladite tension de retenue, qui tend la couche en question. L'invention a également pour objet une machine pour l'applica- tion de ce procédé, dont la caractéristique essentielle est de comporter un cabestan double, tenseur régulateur, dans lequel passe la corde d'acier. Ce cabestan est constitué par un certain nombre de poulies à gorge disposées folles côte à côte sur un premier arbre, et un certain nombre de poulies à gorge fixées sur un second arbre parallèle au premier et associé à un frein électromagnétique réglable, la corde passant alternativement sur les poulies de chaque type. Les poulies folles ont pour rôle de reprendre les allongements éventuels des fils de la couche extérieure de la corde, en évitant une accumulation de ces allongements, qui risquerait de former une coque. La figure 2 ci-annexée est une vue d'ensemble de la machine de fabrication de la corde, et la figure 3 représente le cabestan double. Sur la figure 2, 7 désigne un touret avec dérouleur de la corde 8, 9 un dispositif de redressement de cette corde, 10 un chemin de câble, et Il le cabestan double qui sera décrit plus loin plus en détails. Par ailleurs 12 désigne un touret dévideur de la bande de cuivre 13 destinée à être formée en tube pour constituer le conducteur proprement dit du câble. A la sortie de ce touret, ladite bande passe successivement dans des dispositifs 14 de raboutage, 15 de martelage, et 16 de dégraissage. La corde et la bande de cuivre passent ensuite chacune dans des galets redresseurs 17, puis simultanément dans des galets 18 de formage du tube autour de la corde Les bords du tube sont ensuite soudés dans des galets 19. Le conducteur 20 ainsi constifié passe dans des galets de rétreinte 21, puis dans une filière de rétreinte 22, et ensuite dans un bande dégraissage 23 ; il est tiré par une cheville 24 et, après être passé sous un pantin 25, s'enroule sur un touret récepteur 26. Les vues a) et b) de la figure 3 sont des vues de profil et de face da cabestan double 11. Ce cabestan comporte, sur un meme bâti, un ensemble de poulies à gorge 27 montées folles sur un arbre 28, et un ensemble de poulies à gorge 29 fixées côte à côte sur un arbre 30, parallèle à l'arbre 28, et associé à un frein électromagnétique 31. Comme il a été expliqué, la corde passe alternativement sur les poulies 27 et sur les poulies 29. REVENDICATIONS 1/- Conducteur intérieur-de câble coaxial de télécommunication, constitué par un tube de métal bon conducteur appliqué sur une corde porteuse centrale en fils d'acier, caractérisé par le fait que ladite corde est antigratoire. 2/- Conducteur selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le tube de métal bon conducteur est appliqué directement sur la corde centrale, sans couche intermédiaire de résine. 3/- Procédé pour la réalisation du conducteur selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on fait subir une tension de retenue à la corde, avant l'application du tube de métal. 4/- Machine pour la réalisation du conducteur selon la revendicatio 1, caractérisée par le fait qu'elle eomporte un cabestan double tenseur-régulateur dans lequel passe la corde avant l'application du tube de métal. 5/- Machine selon la revendication 4, caractérisée par le fait quelle est constitué par un premier jeu de poulies à gorge montées folles sur un premier arbre, et par un second jeu de poulies à gorge fixées sur un second arbre parallèle au premier et associé à un frein électromagnétique, la corde passant alternativement sur les poulies de ces deux types.