Pour accélérer autant que possible le processus de gue rison des plaies d'opération il est fréquent de placer jeans ces plaies des conduits de drainage (drains) servant à aspirer les sécrétions de ces plaies. L'une des extrémités du drain est alors raccordée à un récipient d'aspiration, dans lequel règne une dépression. Les drains ne sont utilisés qu'une seule fois et sont jetés après usage. Dans un dispositif connu de drainage par aspiration, on utilise un récipient d'aspiration en matière plastique dont la paroi est réalisée sous la forme d'un sac ou soufflet que l'on peut contracter. Ce récipient d'aspiration présente en outre un ressort de compression servant à déployer le soufflet ; le récipient d'aspiration est fourni dans un emballage stérile. Pour l'utiliser, on comprime manuellement le soufflet, tandis que les moyens de raccordement de celui-ci sont ouverts, de facoiqutune partie de l'air qut il contient puisse être évacuée. On relie alors, aux moyens de raccordement du récipient d'aspiration (encore maintenu comprime), le drain préalablement introduit dans la plaie.Alors, si on libère le récipient d'aspiration, le soufflet est déployé par le ressort, ce qui a pour effet d'engendrer la dépression nécessaire à l'aspiration. Comme le récipient est en matière plastique ne présentant qutune faible tenue en température, il ne peut pas être stdrilis~ par chauffage et ne peut donc servir qu'une seule fois. On connaît aussi des récipients d'aspiration en forme de bouteille, qui sont en verre et peuvent servir plusieurs fois. Avant chaque usage, ces récipients sont d'abord stérilises dans une étude, ou bien au moyen de vapeur d'eau surchauffée dans un récipient sous pression, puis vides au moyen d'une pompe avant d' autre raccordés à un drain. Comme la mise sous vide ou dépression que a lieu après la stérilisation, il existe un risque/des germes provenant de la pompe pénètrent dans le récipient d'aspiration et que celui-ci ne soit alors plus parfaitement stérile, Par une proposition non publiée, on connait en outre un procédé dans lequel l'organe de raccordement du récipient d'as- piration est relié à un clapet anti-retour de façon que lors du chauffage effectué en vue de la stérilisation, une partie de l'air contenu dans le récipient d'aspiration soit, du fait de sa dilatation thermique, amende à sortir du récipient en passant par le clapet anti-retour, de sorte qu'une dépression s'établit dans le récipient d'aspiration au cours du refroidissement suivant. Lors de la mise en oeuvre de ce procédé non publié, on relie le rbcipient d'aspiration à un clapet anti-retour (clapet de retenue) et, en vue de la stérilisation et de la mise en dd- pression, on chauffe ce récipient dans une étuve. On obtient alors une stérilisation relativement bonne. Il s'est néanmoins avéré que le récipient d'aspiration, s'il ne contenait certes aucune bactérie après stérilisation, pouvait néanmoins, dans certains cas, conte nir encore des spores résistantes. De nombreux hopitaux sont équipés de récipients de pression dans lesquels on place les objets à stbriliser, leur stérilisation se faisant ensuite avec de la vapeur d'eau en surpression.Si un récipient d'aspiration pourvu d'un clapet anti-retour est stérilisé dans un tel récipient de pression, la pression de la vapeur d'eau dans ce dernier est supérieure à la pression de l'air à l'intérieur du récipient d'aspiration. Les essais ont montré qu'il pouvait y avoir endommagement du récipient d' aspiration, ou de son organe de fermeture, lorsque la surpression de la vapeur d'eau excédait sensiblement 1,5 atmosphère. Ce risque d' endommagement représente un certain inconvénient. La présente invention vise à fournir un procédé dans lequel on puisse donner une valeur aussi importante qu'on le désire à la pression régnant dans le récipient de pression.De plus, ce procédé doit permettre, moyennant l'Stablissement de paramètres corrects, de stériliser les récipients d'aspiration de façon qu'aucune trace de micro-organismes ne puisse plus y être observée après la stérilisation. La présente invention concerne également un dispositif d'aspiration pour le drainage des plaies en cours de traitement, ce dispositif comportant un récipient d'aspiration qui présente un organe de fermeture. Selon l'invention, le dispositif d'aspiration est carac trissé par un système de clapets pouvant Autre relié au récipient d'aspiration et présentant un premier clapet anti-retour s'ouvrant vers l'extérieur et un deuxième clapet anti-retour qui s'ouvre vers l'intérieur et qui est réalisé de façon à permettre le maintien d' une dépression dans le récipient d'aspiration. L'invention a également pour objet un procédé de pré- paration du dispositif d'aspiration, procédé dans lequel on produit une dépression dans le récipient d'aspiration et l'on stérilise ce récipient. Selon l'invention, ce procédé est caractérisé par le fait qu'avant la stérilisation on relie le récipient d'aspiratien au système de clapets présentant un premier et un deuxième clapets anti-retour, par le fait que, pour la stérilisation, on le le récipient d'aspiration dans un récipient de pression puis, une première phase, on amène à ce dernier un gaz chaud dont on porte la pression à une valeur qui, par rapport à celle de la pression régnant dans le récipient d'aspiratîon, correspond au moins à un excédent tel que le gaz s'engage dans le récipient d'aspiration en franchissant le deuxième clapet anti-retour, et par le fait que, dans une deuxième phase, on fait decrottre la pression dans le récipient de pression jusqutau voisinage de la pression atmosphérique, ou en dessous de celle-ci, de façon qutau moins une partie du gaz précédemment entré dans le récipient d'aspiration en sorte par le premier clapet anti-retour. Les caractéristiques et avantages de l'invention apparaitront à la lecture des exemples non limitatifs suivants, décrits avec référence aux dessins annexés dans lesquels X Fig. I représente un récipient d'aspiration avec un organe de raccordement et un système de clapets ; Fig. 2 représente, à une échelle agrandie, un système de clapets g Fig. 3 représente un récipient de pression ; Big. 4 montre une variante d'un bouchon de fermeture; et Fig. 5 représente une variante d'un système de clapets. ~Sur la figure I, on a représenté un récipient d'aspiration avec des moyens de raccordement d'uh drain pour le traitement d'une plaie. Pour accroître la clarté du dessin, les différents éléments sont reprêsentés séparés les uns des autres, dans la condition de démontage. Le récipient d'aspiration est constitué par une boubal- le 1 en verre ou en une autre matière rigide et résistant à la pression. Le col ou goulot la de cette bouteille est pourvu d'un filet. Un bouchon 2 en matibre plastique permet de fermer de façon étanche le récipient d'aspiration. Ce bouchon 2 présente un tuyau de raccordement 2a cemeuniquant avec l'intérieur du récipient d'aspiration grace à une ouverture, non représentée, qui traverse ce bouchon. Le bouchon est en outre muni de deux trous borgnes dont l'un, désigné par la référence 2b, est visible dans la partie représente en coupe sur la figure 1. La profondeur adoptée pour ces deux trous borgnes est telle qutil y ait, entre leurs fonds et la surface terminale supérieure 2c du bouchon, une mince membrane élastique 2d. Chacune des deux membranes 2d est liée à un appendice ou corne 2e saillant à l'extérieur, vers le haut. Toutefois, ces appendices 2e ne se trouvent pas au centre des membranes, mais sont quelque peu décalés vers le sommet de la surface terminale 2c du bouchon. Après avoir été introduit dans le goulot la de la bouteille, le bouchon 2 peut titre fixé au moyen d'un écrou-chapeau 4 en matière plastique, de façon que son rebord 2f soit appliqué contre le bout du goulot la de la bouteille et complète ainsi l'obtura- tion de cette dernière. Un système de clapets, 5, est enfiché dans l'extrémité libre du tuyau de-raccordement 2a, lequel passe dans 1' orifice de l'écrou-chapeau 4 au-delà duquel il saille. Ce système est représenté séparément à plus grande échelle sur la figure 2. il présente un corps 6 formé de deux manchons 7 et 8 à symétrie axiale, qui sont assemblés avec étanchéité, chacun d'eux étant pourvu d'un trou ou perçage coaxial, respectivement 7a, 8a, qui le traverse longitudinalement.Ces deux trous longitudinaux constituent ensemble le passage ia, 8a du système de clapets. Le manchon 7a présente en son extrémité libre un embout ou bec 7b à profil conique convergent, constituant un moyen de raccordement qui permet, comme déjà indiqué, d'enfoncer le système de clapets 5 dans le tuyau de raccordement 2a et d'~tablir ainsi une liaison amovible ~entre le système 5 et le récipient d'aspiration 1. Une rondelle ou disque 9 est rapportée, par collage ou par tout autre procédé adéquat, à l'extrémité libre du manchon 8.Le trou 7a du manchon 7 présente, dans la zone de l'embout 7b, une portion cylindrique 7c à laquelle se raccorde, du côté en regard du manchon 8, une gorge 7d à laquelle succède une portion de trou cylindrique 7e dont le diamètre est légèrement supérieur à celui de la portion 7c. Un filet intérieur 7f, constituant la portion terminale du trou 7a, succède à la'portion 7e. La largeur de passage dans la portion 7f est légèrement supérieure à celle de la portion de trou 7e. En son extrémité tournée vers le bas de la figure 2, le manchon 8 présente un filet extérieur 8b correspondant au filet intérieur 7f dans lequel il est vissé. Le trou Sa du manchon 8 pré- sente en son extrémité inférieure une portion cylindrique 8c dont le diamètre est de mdme valeur que celui de la portion de trou 7e. A la portion de trou 8c succède une portion étroite 8d qui est ellemême suivie d'une portion encore plus étroite Se. Un premier organe obturateur 10 est agencé dans le passage 7a, 8a, du corps de valve 6, ou plus exactement dans les por tions de trou 7e et 8c. Cet organe obturateur présente une portion cylindrique 10a et, en son extrémité inférieure, une partie convergente conique 10b. Le diamètre de portion cylindrique 10a de l'organe obturateur est légèrement inférieur au diamètre des portions de trou 7e et 8c, de sorte qu'un intervalle subsiste entre 1' organe obturateur 10 et les surfaces intérieures des portions de trou 7e, 8c. L'organe obturateur 10 est donc guidé à coulissement, avec jeu, dans le corps 6. Un anneau ou bague 11 en élastomère fluoré est disposé dans la gorge 7d.Un premier ressort de compression 12, saillant dans la portion de trou 8c, est agencé dans portion de trou 8d. Ce ressort exerce sur le premier organe obturateur 10 une force dirigée vers l'embout 7b et presse donc le premier organe obturateur tO contre la bague en élastomère 11, laquelle constitue un premier siège de clapet. L'organe obturateur 10 et ce siège 11 forment ensemble un premier clapet anti-retour 10, 11. Le premier organe obturateur 10 est pourvu d'une première ouverture longitudinale qui le traverse, à savoir un trou étagé 10c. Ce dernier présente une portion cylindrique 10d. L'organe obturateur 10 est pourvu, en son extrémité se trouvant vers le bas (sur la figure 2)* d'une saillie 10e qui est formée par refoulement et qui saille dans la portion de trou 10d. Un rétrécissement 10f en forme de calotte sphérique se raccorde à ltextrémité supérieure de la portion de trou 10d, et une portion de trou cylindrique 10g succède à ce rétrécissement 10f.Un deuxième organe obturateur 13 est guidé à coulissement dans portion de trou 10d. Ce deuxième organe 13 est avantageusement fait en un élastomère fluoré tel que, par exemple, l'élastomère connu sous la marque commerciale Vison. En son extrémité supérieure, ltorgane obturateur 13 est pourvu d' une portion en forme de calotte sphérique 13a, dont le rayon de cour- bure correspond à celui du rétrécissement 10f. De plus, un deuxième ressort de compression 14 est disposé dans la portion de trou. Une première extrémité de ce ressort s'applique contre le relief 10e, et l'autre extrémité attaque le deuxième organe obturateur 13. Le deuxième ressort da compression, 14, exerce donc sur le deuxième organe obturateur, 13, une force dirigée vers le rétrécissement 10f. Ce dernier constitue un deuxième siège de clapet et constitue, avec le deuxième organe obturateur 13, un deuxième clapet antiretour 10f, 13. il découle de la description précédente que les deux ressorts 12 et 14 exercent sur les deux organes obturateurs 10 et 13 des forces dirigées dans des sens opposés. il en résulte que les deux clapets anti-retour présentent des sens de passage opposés. Le premier clapet anti-retour 10, 11 est conçu et réalisé de façon à s'ouvrir pour une différence de pression aussi faible que possible. il s'ouvre avantageusement pour une différence de pression inférieure à 0,2 atmosphère. Le deuxième clapet anti-retour 10f, 13 est conçu et ra- lisé de façon à ne s1 ouvrir quten présence d'un différence de pression qui est supérieure d'au moins 0,1 atmosphère à la difference de pression pour laquelle le premier clapet antiretour s' ouvre. Si le premier clapet anti-retour 10, 11 s'ouvre par exemple en présence d'une différence de pression de 0,15 atmosphère, le deuxième clapet anti-retour 10f, 13 doit alors rester fermé jusqu'à une différence de pression d'au moins 0,25 atmosphère, et de préférence jusqutà une différence de pression d'au moins une atmosphère. il convient de remarquer ici que, bien entendu, la pression dans la portion de trou 7c doit, pour l'ouverture du premier clapet antiretour 10, 11, être plus grande que dans la portion 8c. Par contre, pour ltouverture du deuxième clapet anti-retour 10f, 13, la pression dans la portion de trou 8c doit être supérieure à celle régnant dans la portion de trou 7c. L'utilisation du récipient d'aspiration 1 et du système de valve 5 est expliquée ci-après. On commence par laver et désinfecter le récipient d'aspiration 1, le bouchon de fermeture 2 et l'écrou-chapeau 4. Ensuite, on introduit le bouchon 2 dans l'ouverture du goulot la et l'on visse l'écrou-chapeau 4. Si le récipient d'aspiration n'est pas utilisé immédiatement pour le traitement d'une plaie, il neut alors être emballé proprement et sans poussière, puis être conservé jusqu'au moment de l'utiliser. 5 Lorsqu'il s'agit de traiter une plaie, le système de clapets, ou plus exactement l'embout 7c de ce système 5, est introduit manuellement dans l'embouchure du tuyau de raccordement 2a. Ensuite, le récipient d'aspiration 1, ainsi assemblé au système 5 et d'ailleurs fermédefaçon étanche, est amené dans le récipient de pression 15 représenté schématiquement sur la figure 3. Ce récipient peut être réalisé à peu près comme un autoclave. il comporte un ses fond 15a et/dimensions sont avantageusement telles que l'on puisse y placer simultanément plusieurs récipients d'aspiration 1. Lors qu'il est fermé, le récipient 15 est étanche vis-à-vis de ltex- térieur. Par ailleurs, une valve de mise à l'atmosphère 16 permet de le relier à l'extérieur, tandis qu'une conduite 17 le relie à un générateur de vapeur d'eau 18, et une conduite 19 à une pompe aspirante 20. De plus, il peut aussi être pourvu d'un dispositif chauffant 21 représenté schématiquement. Lorsqu'au moins un récipient d'aspiration 1 se trouve dans le récipient de pression 15, et que celui-ci est fermé, on commence avantageusement par établir un vide partiel-dans le récipient 15, de façon que la pression absolue dans celui-ci tombe, par exemple, à 0,2 atmosphères. Alors, le premier clapet 10, 11 stou- vre, de sorte qutune dépression s'établit également dans le récipient d' aspiration. Lors de l'aspiration d'air, une partie des micro-organismes est également aspirée hors du récipient dtaspiration. Dans la phase de manipulation suivante, appelée "première phase", le générateur de vapeur d'eau 18 est mis en fonctionnement et de la vapeur d'eau est amenée au récipient de pression 15. De plus, ce dernier est avantageusement chauffé au moyen du dispositif 21. Pendant la première phase, la pression de la vapeur d'eau est rendue supérieure à la pression ambiante et au moins suffisamment supérieure à la pression régnant à l'intérieur du récipient d'aspiration 1 pour que le deuxième clapet anti-retour tOf, 13 s'ouvre et que de la vapeur d'eau stengouffre dans le récipient d'aspiration. il est avantageux que, pendant la première phase, la pression de la vapeur d'eau soit supérieure d'au moins une atmosphère, et au maximum de quatre atmosphères, à la pression extérieure.La température de la vapeur est alors de l'ordre de 120 à 150oC. il s'est avéré particulièrement avantageux que la surpression de la vapeur dans le récipient de pression 15 soit de 2 à 3 atmosphères. De la vapeur d'eau pénètre alors dans le récipient d' aspiration 1 jusqu'a ce que la différence de pression entre le récipient de pression et le récipient d'aspiration soit descendue en dessous du seuil pour lequel le deuxième clapet anti-retour 10f, 13 se referme. Cette différence de pression de fermeture peut être par exemple de l?ordre de 1,2 à 1,5 atmosphères. Dans la phase suivante, dite "deuxième phase, on interrompt l'admission de vapeur d'eau, et, au moyen de la pompe aspirante 20, on fait descendre la pression dans le récipient 15 en dessous de la pression ambiante. La pression absolue dans le réci pient de pression 15 peut alors descendre, par exemple, à 0,2 atmosphères environ. Alors, on maintient à une température supérieure à la température ambiante le récipient d'aspiration 1 et le récipient de pression 15 ou, si ce dernier comporte plusieurs parois, au moins sa paroi intérieure. Il est recommandé qu'au cours de la deuxième phase le récipient dtaspiration soit maintenu à une température au moins égale à la température d'ébullition de l'eau sous la pression-ambiante.Cette température accrue peut être maintenue au moyen du dispositif chauffant 21. Dans le cas où le récipient de pression présente une grande capacité calorifique et une bonne isolation thermique, le dispositif chauffant 21 n'est alors pas indispensable. Au cours de la deuxième phase, le premier clapet antiretour, 10, Il s 'ouvre, de sorte qu'une partie de la vapeur d'eau précédemment entrée dans le récipient d'aspiration 1 en ressort. En outre, de l'air sort également du récipient d'aspiration, en plus de la vapeur d'eau. Ce phénomène dure jusqutà ce que la différence entre les pressions régnant dans le récipient d'aspiration 1 et le récipient de pression tombe en dessous du seuil pour lequel le premier clapet anti-retour 10, 11 se referme. La première et la deuxième phases peuvent être répétées tour à tour- plusieurs fois, si nécessaire, de façon à tuer à coup str tous les micro-organismes présents dans la récipient d'aspiration 1, le tuyau de raccordement 2a et le système 5 des clapets, de façon à obtenir une stérilisation parfaite. Lorsque la vapeur d' eau sort du récipient d'aspiration, ainsi que l'air qui, inévitablement, sty trouve encore, les micro-organismes tués sont alors entraînés hors du récipient d'aspiration. Des investigations ont montré qu'en réglant correctement les paramètres du procédé, on parvenait non seulement à la destruction complète des bactéries, mais encore à l'absence de spores de micro-organismes résistantes, dans le récipient d'aspiration. On obtient par conséquent une stérilisation complète.A la fin d'une deuxième phase, on relie le récipient de pression 15 à 11 atmosphère, par la vanne 16, et lton refroidit le récipient d'aspiration jusqu'à la température ambiante. La vapeur d'eau se trouvant encore dans le récipient d'aspiration se condense alors en partie. Comme la pression à volume constant est à peu près proportionnelle à la température ambiante, et comme celle-ci décrott d'environ 20 à 30% lors du refroidissement, il en résulte que la pression partielleltair se trouvant encore dans le récipient d'aspiration décrott elle aussi. La pression dans le récipient d'aspiration décrit donc davantage lors du refroidissement. Bien entendu, le premier clapet anti-retour 10, 11 est alors fermé dans ce cas.Comme décrit, le deuxième clapet antiretour 10f, 13 est réalisé de façon à ne s'ouvrir que si la différence de pression excède un certain minimum de, par exemple, 1,2 à 1,5 atmosphère environ. La pression absolue dans le récipient d' aspiration 1 peut donc, lors du refroidissement, devenir inférieure de 0,8 à 0,9 atmosphère de la pression ambiante. En outre,il y a lieu de noter que la dépression dans le récipient d'aspiration peut, bien entendu, être au maximum égale à la différence pour laquelle la différence de pression à laquelle le deuxième clapet anti-retour s'ouvre est supérieure à la différence de pression à laquelle le premier clapet antiretour s'ouvre. Le système de clapets 5 est alors laissé dans le tuyau de raccordement 2a jusqutà l'utilisation du récipient d'aspiration 1. Comme, dans cette condition, le premier et le deuxième clapets sont fermés, la dépression subsiste dans le récipient d'aspiration 1. Lors de l'utilisation, le tuyau de drainage (drain) peut être introduit dans la plaie à soigner, après quoi, avec une pince, on obture par pincement le tuyau de raccordement 2a du récipient d'aspiration, et, avec la main, on enlève du tuyau de raccordement 2a le système de clapets 5. La rondelle 9 facilite la saisie du système 5. On peut alors introduire 11 extrémité libre du drain dans le tuyau de raccordement, et enlever la pince de ce dernier.La dépression existant dans le récipient d'aspiration 1 provoque alors l'aspiration des sécrétions dans le récipient d'aspiration. Si une dépression règne dans le récipient d'aspiration, les membranes 2d sont tirées vers l'intérieur. Cela a pour effet que les deux cornes 2e sont inclinées et divergent. L'inclinaison des deux cornes 2e constitue donc une mesure de la pression régnant dans le récipient daspiration, La position des deux cornes permet au personnel soignant de voir sans difficulté si la dépression nécessaire à l'aspiration existe bien encore dans le récipient dsaspiratioh. Lorsque le processus d'aspiration est terminé, on sépare le drain du tuyau de raccordement 2a. Le récipient d'aspiration peut alors être ouvert, vidé, nettoyé et préparé pour le réemploi. Le système de clapets décrit, 5, permet donc, lors de la stérilisation, l'admission de vapeur d'eau dans le récipient d'as- piration, puis 11 échappement de vapeur d'eau, de sorte que les restes des micro-organismes sont complètement vacués du récipient 'aspiration. Le système de clapets 5 présente en outre cet avantage que la différence de pression entre le volume intérieur du reci- oient d'aspiration 1 et le volume intérieur du récipient de pression 15 n'excède jamais une valeur donnée à l'avance, à savoir celle de la différence de pression pour laquelle le deuxième clapet s'ouvre.Cela permet d'effectuer la stérilisation à des pres sions d'une valeur quelconque,sans que le récipient d'aspiration 1, ou le bouchon de fermeture 2 puissent être endommagés. La figure 4 représente une variante du bouchon de ferenture repéré par la référence 22. Le bouchon 22 présente deux organes de raccordement, à savoir un tuyau court 22a et un tuyau de raccordement long 22b. Avec ce bouchon, le système de clapets peut être engagé dans le tuyau de raccordement 22a, tandis que le tuyau de raccordement 22b sert au branchement du drain. Avec cette forme de réalisation, le système de clapets 5 peut aussi rester dans le branchement 22a pendant l'utilisation (drainage d'une plaie). Bien entendu, le tuyau de raccordement 22b doit être fermé au moyen d' une pince avant la stérilisation, et rester ensuite fermé jusqu'au raccordement du drain. La figure 5 représente une variante d'un système de clapets désigné dans son ensemble par la référence 35. Ce système de clapets présente un corps 36 constitué par deux manchons à symétrie axiale, 37 et 38, qui sont vissés l'un dans l'autre et entre lesquels est serrée une plaquette 39 légèrement ovale. Les deux manchons 37, 38 sont pourvus chacun d'un trou de passage coaxial 37a, 38a. Le manchon 37 présente en son extrémité libre un embout 37b permettant d'introduire le système de clapets 35 dans le tuyau de raccordement 2a. Un organe obturateur cylindrique 40 est guidé à coulissement dans les deux trous de pass-age alignés 37a, 38a. En son extrémité cotd embout, l'organe obturateur 40 s'applique contre une bague en élastomère 41 reposant sur un épaulement du trou 37a. Un ressort de compression 42 attaque l'autre extrémité de l'organe obturateur 40. L'organe obturateur 40 et la bague 41 constituent ensemble le premier clapet anti-retour 40, 41. L'organe obturateur 40 est pourvu d'un trou de passage coaxial étagé 40a, présentant une portion cylindrique 40b, un évasement conique 40c et un filet intérieur 40d. Dans le trou de passage 41 est fixé un doigt 43 présentant une portion cylindrique 43a, une portion conique 43b et un filet extérieur 43c. La portion cylindrique 43a est plus mince que la portion cylindrique 40b du trou de passage 40a. Le doigt 43 est pourvu d'un passage 43d. Celui-ci présente un trou borgne coaxial s'étendant de la face terminale voisine du filst extérieur 43c jusqu'à l'intérieur de la portion cy L'embouchure lindrique#.43e du passage 43d est formée par un trou radial débouchant dans la surface extérieure de la section cylindrique 43a.Sur le doigt 43, ou plus exactement sur les portions cylindriques et coniques de celui-ci, on a enfilé une enveloppe 44 ayant l'élasticité d'un caoutchouc. Cette enveloppe s'applique sous contrainte initiale contre le doigt 43 et est pincée par la portion conique 43b. Le doigt 43 et l'enveloppe 44 qui s'y applique au moins dans la zone de l'embouchure 43e, forment ensemble le deuxième clapet antiretour 43, 44. Le premier clapet anti-retour 40, 41, s'ouvrant vers lt extérieur, est, là encore, conçu et réalisé de façon à ouvrir en présence d'une différence de pression aussi faible que possible, et à obturer encore lorsque la différence de pression disparaît. Le deuxième clapet anti-retour 43, 44 est conçu et réalisé de façon à s'ouvrir pour une différence de pression de l'ordre > ,2 atmoqphère. Le système de clapets 5 pourrait aussi être réalisé selon d'autres variantes. Par exemple, il pourrait présenter un embout servant de moyen de raccordement et deux clapets anti-retour agencés dans le même corps mais pourvus de passages séparés et travaillant indépendamment l'un de l'autre. Bien entendu, L'embout serait alors relié au caté entrée du clapet anti-retour correspondant au premier clapet anti-retour 10, il et au ctté sortie du clapet anti-retour correspondant au deuxième clapet anti-retour 10f, 13. De plus, le système de clapets-pourrait être constitué par deux clapets anti-retour entièrement séparés. Chacun des deux clapets anti-retour présenterait alors un embout de raccordement. Bien entendu, le bouchon de fermeture devrait alors présenter deux organes de raccordement, à peu près comme représenté sur la figure 4. il va de soi que les deux clapets devraient alors être reliés au récipient d'aspiration de façon b offrir des sens de passage opposés. Dans cette variante, les moyens de raccordement du système de clapets seraient formés par les deux embouts. En outre, à la place du bouchon de fermeture 2, on pourrait prévoir un autre organe tel que par exemple un couvercle file té. il va de soi qu'au lieu de vapeur d'eau on pourrait utiliser un autre gaz pour la stérilisation, Enfin, il convient en outre d'indiquer qu'il n'est pas absolument nécessaire de créer une dépression dans le récipient de pression 15, pendant la "deuxième phase". Si la température du récipient d'aspiration 1 est maintenue, pendant la deuxième phase, à une valeur supérieure à celle de la température ambiante, par exemple 100 C, il est alors suffisant en soi que la pression dans le récipient de pression soit descendue à une valeur voisine de la pression ambiante. Si le récipient d'aspiration 1 présente une température supérieure à la température ambiant, la pression partielle de l'air dans le récipient d'aspiration 1 est supérieure à la pression ambiante.Par suite, au cours de la deuxième phase, de l'air sort, en plus de la vapeur d'eau, du récipient d'aspiration. Ce phénomène persiste jusqu'd ce que la différence entre les pressions dans le récipient d'aspiration 1 et le récipient de pression tombe en dessous de la valeur pour laquelle le premier clapet anti retour 10, lise referme. Lorsqu'à la fin de la procédure de préparation le récipient d'aspiration 1 est refroidi alors que les clapets sont fermés, l'air dans ce récipient d'aspiration se comporte à peu près comme un gaz parfait. Au cours du refroidissement, la pression partielle de l'air décrott donc proportionnellement à la température absolue. En outre, la vapeur d'eau se trouvant dans le récipient d'aspiration se condense en grande partie. Par suite, si la température absolue décrott d'environ 20 à 30%, la pression dans le récipient d'aspiration peut descendre de 0,2 à 0,3 atmosphère en dessous de la pression ambiante. REVENDICATIONS 1. Dispositif d'aspiration pour le drainage par aspiration lors du traitement de plaies, ce dispositif comportant un récipient d'as piration qui présente des moyens de fermeture, caractérisé par un système de clapets pouvant être relié au récipient d'aspira tion et présentant un premier clapet anti-retour s'ouvrant vers l'extérieur et un deuxième clapet anti-retour qui s'ouvre vers l'intérieur et qui est réalisé de façon à permettre le maintien d'une dépres#ion dans le récipient d'aspiration. d Dispositi aspiration 2. Dispositif/suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les deux clapets anti-retour sont réalisés de façon que le deuxième clapet anti-retour s'ouvre pour une différence de pression plus importante que celle pour laquelle s'ouvre le premier clapet anti-retour. 3. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que le deuxième clapet anti-retour s'ou vre pour une différence de pression supérieure d'au moins 0,1 atmosphère à celle pour laquelle s'ouvre le premier clapet an ti-re tour. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisd par le fait que le premier clapet anti-retour est réalise de façon à s'ouvrir pour une différence de pression in férieure à 0,2 atmosphère, et par le fait que le deuxième cla pet anti-retour est réalisé de façon à titre fermé jusqu'à une différence de pression d'au moins une atmosphère. 5. Dispositif dtaspiration selon l'une quelconque des revendica tions 1 à 4, caractérisé par le fait que le récipient dtaspi- ration présente un organe de fermeture amovible pourvu dtåu moins un organe de raccordement, et par le fait qutau moins 1' un des clapets anti-retour peut être relié à l'organe de raccor dement avec possibilité de supprimer cette liaison. 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, ca ractérisé par le fait que les deux clapets anti-retour présen tent un embout commun quixpeut être relié, par embrochage, au tuyau de raccordement du bouchon de fermeture. 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, ca ractérisé par le fait que le système de clapets présente un corps pourvu d'un passage qui est muni d'un premier siège de cla pet et dans lequel un organe obturateur est guidé à coulisse ment, et par le fait que l'organe obturateur présente une ouver ture longitudInale dans laquelle est disposé le deuxième clapet anti-retour. 8. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé par le fait que le deuxième clapet anti-retour présente, disposé dans ltou- verture longitudinale, un doigt avec un passage débouchant dans la surface extérieure de ce doigt, et présente une enveloppe élastique enveloppant le doigt au moins dans la région de ltem- bouchure dudit passage et s'appliquant contre le doigt avec une contrainte initiale. 9. Procédé de préparation du dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel on produit dans le récipient d'aspiration une dépression et on stérilise ce réci pient, caractérisé par le fait qu'avant la stérilisation, on relie le récipient dtaspiration au système de clapets présen tant un premier et un deuxième clapets anti-retour, et que, pour la stérilisation, on place le récipient d'aspiration dans un récipient de pression puis, dans une première phase, on amène à ce dernier un gaz chaud dont on sorte la pression à une valeur qui, par rapport à celle de la pression à l'intérieur du réci pient d'aspiration, correspond au moins à un excédent tel que le gaz s'engage dans ledit récipient d'aspiration en passant par le deuxième clapet anti-retour, et par le fait que, dans une deuxième phase, on fait décrottre la pression dans le récipient de pression jusqu'au voisinage de la pression atmosphérique, ou en dessous de celle-ci, de façon qu'au moins une partie du gaz rcdemment entr dans le récLoLent d'aspIration en sorte par le premier clapet anti-retour. 10.Procédé selon la revendication 9, caractérisé par le fait que le gaz utilisé est de la vapeur d'eauO 11.Procédé selon l'une quelconque des revendications 9 ou 10, caractérisé par le fait que l'on utilise cour la première phase du gaz à une température de 120 ~a 150 C. 12.Procédé selon l'une quelconque des revendications 9 à 11, carac térisé par le fait que penchant la pre!nière phase, la pression du gaz est portée à une valeur excédant dtau moins une atmos phère la pression ambiante. 13.Procédé selon l'une quelconque des revendications 9 à 12, ca ractérisé par le fait que, pendant la première phase, la pres sion du gaz est portée à une valeur excédant de deux à trois atmosphères la pression ambiante. 14. Procédé selon l'une quelconque des revendications 9 à 13, caractérisé en ce que l'on répète tour à tour, plusieurs fois, la première et la deuxième phase. 15. Procédé selon l'une quelconque des revendications 9 à 14, carac térisé en ce qu'avant la première phase on engendre une dépres sion dans le récipient d'aspiration.