La présente invention a pour objet un procédé pour refroidir un fluide ou pour condenser une vapeur, ces corps étant enfermés dans une enceinte ou circulant dans une tuyauterie. L'invention vise aussi un dispositif permettant notamment la mise en oeuvre dudit procédé. Dans ce qui suit, et en vue d'abréger le langage, on parlera seulement de refroidissement, étant entendu que ce terme dési giflera aussi bien une condensation å température constante. Le refroidissement d'un fluide s'effectue en général dans un échangeur de chaleur en utilisant un fluide auxiliaire plus froid que le fluide à refroidir. Une solution simple consiste à utiliser l'air ambiant comme fluide auxiliaire, si la température désirée est compatible avec les conditions ambiantes. A cette restriction s'ajoute l'inconvénient que l'air est un fluide mauvais convecteur, ce qui impose des surfaces d'échange importantes et onéreuses. Une amélioration peut consister utiliser de l'eau comme fluide auxiliaire, ce qui est facile quand on dispose d'un flux d'eau indéfiniment renouvelé ; c'est ainsi que sont refroidis les condenseurs de centrales thermiques installées au bord d'un fleuve. Outre que l'eau est bien meilleure convectrice que l'air, sa température est en général nettement inférieure à celle de l'air ambiant mais l'utilisation de l'eau est devenue prohibitive dans les pays industBialisés ou le taux d'échauffement des fleuves a dEjb atteint des valeurs inadmissibles aux point de vue biologique. Si l'on ne dispose que d'une quantité limitée d'eau, on fait circuler cette eau en circuit fermé. Après son échauffement dans l'échangeur, op la fait passer dans une tour de ruissellement où un courant d'air obtenu par tirage naturel ou par ventilation forcée en évapore une partie, provoquant le refroidissement de la partie non évaporée, un appoint continu d'eau compensant l'évapora- tion Une variante constructive avantageuse consiste à placer 'échangeur C la baqe même de la tour, de manière qu'il reçoive directement la pluie du ruissellement. On a encore araire ici b un refroidissement par liteau, la température de cette eau étant légèrement supérieure à la température dite température humide té i' air de -entila-tlon, encore appelée température limite de refroidissement adiabatique. nette température est toujours inférieure à la température classique dite sèche de l'air, et ce d'autant plus que l'air est plus sec ; elle ne lui est égale que lorsque l'air est saturé d'humidité. L'utilisation de l'eau comme intermédiaire entre l'air ambiant et l'échangeur permet donc d'abaisser notablement la température du fluide refroidissant, mais il subsiste toujours l'écart de température entre l'eau et la paroi de l'échangeur, cet écart étant la condition meme de l'échange thermique. La présente invention a pour but d'annuler sensiblement cet écart at aie porter ainsi la paroi d'échange à une température nettement plus ruasse que dans les procédés connus rappelés ci-dessus. Selon l'invention, le procédé pour refroidir un fluide ou condenser une vapeur, ces corps étant enfermés dans une enceinte ou circulant dans une tuyauterie est caractérisé en ce qu'on provoque l'évaporation au moins partielle d'un liquide auxiliaire sur la surface externe de ladite enceinte ou de ladite tuyauterie, cette surface étant constamment maintenue humide. Ainsi la chaleur perdue par la paroi externe du tube ou de l'en- ceinte correspond, au moins pour une large part, à la chaleur latente de vaporisation du liquide auxiliaire, et cette chaleur est transmise directement, sans intervention d'un fluide caloporteur et sans l'effet d'isolement de la couche limite impliqué par tout phénomène de convection. Suivant une mise en oeuvre avantageuse du procédé, l'évaporation précitée est accélérée par ventilation, obtenue par tirage naturel ou forcé. Outre l'avantage d'un taux horaire d'évaporation plus élevé, l'air de ventilation emporte pour sa part par convection une importante quantité de chaleur supplémentaire. L'invention a encore pour objet un système de refroidissement permettant notamment la mise en oeuvre du procédé précité. Suivant l'invention, le système de refroidissement d'un fluide ou de condensation d'une -vaeflr, ce fluide circulant dans une batterie de tubes formant échangeur de chaleur, ledit échangeur étant traversé par un flux continu d'un fluide gazeux balayant la surface externe des tubes, est caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour humidifier constamment ladite surface externe par un liquide auxiliaire, des moyens pour assurer la circulation du fluide gazeux, et des moyens pour régler la marche de l'appareil en fonction du flux de chaleur å évacuer. Suivant une réalisation avantageuse de l'invention, les moyens d'humidification comprennent des pulvérisateurs de liquide auxiliaire dirigés vers les tubes de l'échangeur. Suivant une réalisation avantageuse de l'invention, les tubes précités sont munis d'ailettes transversales ondulées de manière à former des conduits sinueux dans le sens du déplacement du liquide pulvérisé. ainsi, ces ailettes Jouent un double r81e d'augmentation de la surface externe d'échange et de séparation des gouttelettes entratnées par la ventilation. D'autres particularités ressortiront encore de la description détaillée qui va suivre. bux dessins annexés, donnés à titre d' exemples non limitatifs: la figure 1 est une coupe schématique en élévation d'une première réalisation, suivant I-I de la figure 2. la figure 2 est une coupe suivant II-II de la figure 1. la figure 5 est une coupe schématique en élévation d'une seconde réalisation. la figure 4 est une coupe suivant IV-IV de la figure 3. la figure 5 est une coupe en plan partielle suivant V-V de la figure 4. Ia figure 6 est une coupe schématique en élévation d'une troisième réalisation, avec demi-coupe. la figure 7 est une représentation agrandie de la partie de la figure 6 comprise dans le cercle B. la figure 8 est une coupe suivant VIII-VIII de la figure 7. les figures 9 et 10 sont des diagrammes comparatifs représentant les résultats obtenus sur un prototype dans certaines conditions de fonctionnement. Les figures 11 et 12 sont des diagrammes analogues orrespondant à d'autres conditions de fonctionnement. On va maintenant décrire, en référence aux figures 1 et 2, une première réalisation d'un système de refroidissement conforme à l'invention qui comprend une enceinte 1 dont la partie inférieure présente des ouvertures échelonnées 2 pourvues de volets réglables 5. L'enceinte 1 est surmontée d'une cheminée 3 en relation avec l'atmosphère. Un ventilateur 4 est monté dans la cheminée 3 de manière à permettre une circulation continue d'air suivant les flèches A. Dans l'enceinte 1 sont disposés un échangeur 6 surmonté par une batterie de pulvérisateurs d'eau 7 au-dessus de laquelle est monté un séparateur de gouttelettes 8. L'échangeur 6 est constitué par un ensemble de tubes 9 montés en parallèle et recourbés en épingle. Les tubes 9 traversent une série de plaques 11 sensiblement équidistantes, dont une partie seulement est dessinée sur la figure 1. Lesdites plaques 11 forment ailettes transversales jointives autour des tubes 9. La batterie 7 comporte un certain nombre de pulvérisateurs 12 répartis dans toute la section de l'enceinte 1 et dirigeant leur jet vers l'échangeur 6. Le séparateur 8 est constitué de plaques de tôles ondulées telles que 13 ménageant entre elles des conduits verticaux sinueux. La partie inférieure de l'enceinte 1 est étanche à l'eau, de manière à former un réservoir 14. Ce réservoir comporte une tuyauterie d'arrivée d'eau 15 pourvue d'un robinet 16 actionné par un flotteur 17. Le réservoir 14 comporte un déversoir à trop-plein 18. Une pompe 19 a son aspiration reliée au réservoir 14 et son refoulement relié à la batterie de pulvérisateur 7, par la conduite 10. En fonctionnement, l'enceinte 1 est parcourue par un courant ascendant d'air atmosphérique lis en mouvement par le ventilateur 4. Les volets inclinables 5 permettent de régler h volonté le débit d'air. les tubes 9 de l'échangeur 6 sont parcourus par le fluide chaud à refroidir suivant les flèches EL et ffi Les gouttelettes d'eau projetées par les pulvérisateurs 12 viennent humecter les tubes 9 et les ailettes 11 et s'y trouvent partiellement vaporisées sous l'influence notent du courant d'air de ventilation. L'eau non évaporée est recueillie dans le réservoir 14 d'où elle est reprise par la pompe 19 pour entre recyclée vers la batterie 7. L'appoint d'eau nécessaire pour remplacer l'eau évaporée évacuée par la cheminée 3 s'effectue par la tuyauterie 15, le flotteur 17, en coopération avec le robinet 16, maintenant un niveau sensiblement constant dans le réservoir 14. Le déversoir à trop-plein t8 joue un rible de sécurité. le type de réalisation qui vient d'être décrit peut Entre utilisé avec des installations de faible puissance, de l'ordre de 100.000 à 600.000 kilocalories par heure, pour des installations frigorifiques par exemple. Un avantage important du refroidisseur selon l'invention consiste dans le fait que le flux de chaleur évacué par unité de surface d'échange est beaucoup plus important qu'en l'absence d'humidification, ce qui permet de réduire dans de fortes proportions lesdites surfaces d'échange et de réaliser une importante économie d'investisement. On peut tenter d'expliquer cet effet surprenant en faisant appel à la théorie de l'évaporation, sans d'ailleurs que la portée de l'invention soit liée en aucune manière à l'exactitude de cette Justification théorique. On sait quevla densité de flux thermique (qh) traversant la surface d'un liquide balayée par un courant gazeux est donnée approximativement par la formule de Xerkel (1) qh = a (i - ig) cp où a est le coefficient de convection gaz-surface Cp est la chaleur spécifique du gaz humide i est l'enthalpie spécifique du gaz humide au voisinage de la surface ig est l'enthalpiespécifique du gaz humide à l'infini. On sait qu'au voisinage de la surface du liquide l"air est saturé d'humidité, et que sa température est égale à celle de la pellicule liquide. Si maintenant on considère le même phénomène sur une surface sèche, la densité de flux thermique qs est, par définition (2) q5 = a (t - tg) où t est la température de la surface tg est la température sèche du gaz à l'infini. Pour faciliter la comparaison des densités de flux dans les deux cas, il est commode d'exprimer qh en fonction de l'écart des températures au lieu de l'écart des enthalpies, définissant ainsi un coefficient de convection fictif ah (3) qh = ah (t - tg) Le gain obtenu sur la densité de flux est donc mesuré par le rapport ah i - ig a Cp (t - tg) résultat que l'on obtient en combinant les formules (1) et (2). il faut en effet noter que le coefficient de convection gazsurface qui intervient dans les formuels (1) et (2) a très sensiblement la meme valeur dans les deux cas, car il ne dépend pratiquement pas de l'humidité de la surface. D'après des tables de valeurs numériques figurant dans des ouvrages courants, on a pu dresser le tableau suivant, dans le cas où le gaz de ventilation est de l'air, et où le fluide auxiliaire évaporé est de l'eau ; on a envisagé deux états possibles de l'air de ventilation, caradérisds chacun par sa température tg et son humidité relatif f. toa tg= = 15 C t = 320C g g f = 70 f = 32 55 4,70 23,5 40 5,20 13,4 45 5,90 11,8 50 6,80 11,9 55 7,91 12,7 60 9,35 14,2 65 11,25 16,4 On constate d'abord sur ce tableau que le gain sur le 'coefficient de transfert externe est considérable. On constate aussi que ce gain varie fortement en fonction de l'humidité de l'air de ventilation, ce qui prouve l'effet prépondérant de l'évaporation dans le transfert de chaleur. Bien entendu, le gain sur le coefficient de transfert global est moins bon, puisque ce dernier coefficient fait intervenir le coefficient de convection interne du tube et la conductance du métal. Néanmoins, on sait que, dans un échange thermique tel que décrit, la résistance thermique externe est toujours, de loin, prépondérante. L'invention apporte donc sur ce point un progrès très important, permettant de réduire considérablement les surfaces d'échange. Dans les réalisations qui vont dtre décrites ci-après, on retrouve le mdme avantage, consistant dans une augmentation importante de la densité de flux de chaleur, par rapport aux systèmes connus, et l'on peut en donner la même justification théorique. Pour des installations relativeent puissantes, telles que des unités de concentration de jus, ou des condenseurs de machines à vapeur, on utilise un type de réalisation tel que représenté av figures 3, 4 et 5 où l'on a conservé les repères des figures 1 et 2 pour les éléments sensiblement identiques ou jouant un rôle similaire aux éléments correspondants des figures 1 et 2. L'enceinte 1 est ici en forme de T renversé et comprend deux gaines latérales horizontales 31 se raccordant à la cheminée 3. Ces gaines s'ouvrent à l'atmosphère par des ouvertures 2 munies de volets réglables 5. Dans chaque gaine 31 est montée une batterie de pulvérisation 7 dont les pulvérisateurs sont dirigés vers un échangeur 6 à ailettes occupant l'intérieur de la gaine 31. Chaque échangeur 6 comprend deux rangées de tubes 9 réunissant un collecteur d'entrée 32 à un collecteur de sortie 33. Des plaques 11 formant des ailettes jointives comme dans la réalisation précédente sont montées sur les tubes 9 ; mais ici ces plaques sont ondulées (figure 5) de manière à former des conduits horizontaux sinueux0 Sous chaque échangeur 6 est disposé un égouttoir 14 relié à l'aspiration d'une pompe 19 dont le refoulement est relié à la batterie de pulvérisateurs 7. Le flotteur 17, le robinet 16 et l'arrivée d'eau 15 sont analogues aux éléments correspondants de la figure 1,ainsi que le déversoir à tropplein 18. Le fonctionnement est comparable à celui de la réalisation précédente, à la seule différence que la séparation des gouttelettes d'eau ne s'effectue pas au moyen d'un organe spécifique, mais que cette fonction est assurée par les ailettes ondulées. Un autre avantage de cette disposition particulière est que le trajet sinueux suivi par l'air entre les ailettes augmente la turbulence et améliore par la le coefficient de convection. Les réalisations du genre représenté aux figures 3 et 4 sont principalement destinées aux puissances moyennes , eu égard principalement aux caractéristiques offertes par les ventilateurs de type courant0 Pour les installations très puissantes, par exemple les condenseurs de centrale thermique, les grandes surfaces d'échange nécessaires conduisent à utiliser des réalisations du type de celle représentée aux figures 6, 7 et 8. Un ensemble réfrlgérant 41 comprend, suivant des disposi tions connues, une cheminée 3 en forme d'kyperboloide de révolution reposant sur une base sensiblement cylindrique 48sur toute la périphérie de laquelle sont pratiquées des entrées d'air ataosphéri- que 2. La base 48 est tapissée intérieurement d'éléments d'échangeurs 6 situés en regard des entrées d'air 2. L'ensemble 41 comprend encore une conduite circulaire 42 reliée d'une part à une tuyauterie d'amenée de la vapeur à condenser (non repréeen tée) et d'autre part à des tuyauteries secondaires 43 elles-iSmes reliées par des tubulures telles que 44 aux éléments d'échangeur 6.Sous chaque élément 6 est disposé un égouttoir 14 relié à l'orifice d'aspiration d'une pompe 19 dont l'orifice de refoule ment est relié à une batterie 7 de pulvérisateurs 12. Des tugau- teries d'amenée d'eau 15 sont reliées aux égouttoirs 14 par des robinets 16 contrariés par des flotteurs 17 non représentés6 les égouttoirs 14 comportent encore des déversoirs à trop-plein non représentés reliés à des tubulures collectrices 45 schématisées en traits mixtes, Les échangeurs. 6 sont reliés, à leur partie inférieure) à des tuyauteries collectrices 46 schématisées en traits tiretés. Au niveau de chaque rangée horizontale d'échangeur, une passerelle de surveillancè 47 court sur toute la périphérie de ensemble 41. Le fonctionnement de la réalisation ainsi décrite est analogue à celui des réalisations précédentes. L'air, mis en mouvement par tirage naturel, suit le trajet matérialisé par les flèches À. La vapeur à condenser, répartie dans la tuyauterie circulaire 42, est distribuée dans les éléments d'échangeur 6 par les tuyauteries 43 et 44, les tuyauteries 46 collectant les condensats. Le fractionnement en hauteur des échangeurs présente deux avantages importants. D'une part, l'évaporation à la surface des tubes et des ailettes étant incomplète, une pellicule d'eau ruisselante se forme sur les tubes et les ailettes, et l'épaisseur de cette pellicule augmente du haut vers le bas. En l'absence de fractionnement, il n'y aurait qu'un seul égouttoir 14, au niveau du sol, et l'épaisseur de la pellicule d'eau atteindrait une valeur incompatible avec un bon échange thermique. D'autre part, le fractionnement permet une économie évidente sur la puissance motrice absorbée par les pompes 19 recyclant l'eau pulvérisée. Dans toutes les réalisatons décrites, des moyens de réglage sont prévus pour adapter à chaque instant la puissance de réfrigération au flux de chaleur à extraire. Dans les deux premières réalisations, il est prévu de faire varier le débit d'air de ventilation en réglant convenablement l'inclinaison des volets 5 en combinaison avec un ajustement dela vitesse du ventilateur on fait ainsi varier à la fois le coefficient de convection et le taux d'évaporation, ce qui modifie l'échange thermique. Dans la troisième réalisation, il est prévu de mettre hors service un certain nombre de pulvérisateurs 12, à la partie supérieure des échangeurs 6 ; les tubes et les ailettes en regard de ces pulvérisateurs restent secs et l'échange s'y produit sans effet d'évaporation. L'invention procure encore d'autres avantages économiques notables. Ainsi, lorsque les condensats ne présentent aucune valeur commerciale, comme dans le cas des installations de concentration de jus par exemple, on peut les utiliser comme fluide auxiliaire d'évaporation, ce qui procure une importante économie d'eau. D'autre part, le débit d'eau pulvérisée est cinq à dix fois moindre que le débit d'eau recyclée dans une tour de ruissellement classique, ce qui apporte une importante économie en énergie de pompage et en investissements. Une autre économie importante, toujours en comparaison avec les tours précitées, résulte du réglage par alimentation sélective des pulvérisateurs en saison froide. Les effets techniques de l'invention sont précisés par les exemples numériques ci-après, donnés à titre purement illustratif. Des essais ont été réalisés sur un prototype conforme aux figures 3, 4 et 5. Les échangeurs 6 étaient constitués de deux rangées de tubes d'étain de 14 x 16 mm munis d'ailettes de cuivre à raison d'environ 300 ailettes par mètre de tube. Utilisé dans les conditions classiques pour condenser une vapeur à 400C, un tel échangeur permet le passage d'un flux de chaleur de 30.000 kilocalories par mètre carré de surface interne de tube et par heure, en utilisant de l'air à 150C à la vitesse massique de 3 kg/m2s. Ce flux se situe dans les valeurs couramment obtenues avec les condenseurs tubulaires classiques refroidis par l'eau. On a conduit deux séries d'essais correspondant à des airs de ventilation différents. Les résultats obtenus ont été consignés sur les diagrammes des figures 9, 10, 11 et 12. Sur les figures 9 et 10, l'air de ventilation était à 150C avec une humidité relative de 70 %. Sur les figures il et 12, l'air de ventilation était de 320C avec une humidité relative de 32 %. Dans chaque cas, on a comparé les résultats obtenus avec humidification suivant le procédé objet de l'invention (figures 9 et 11) et en fonctionnement classique à sec (figures 10 et 12). Sur chaque diagramme, on a porté en abscisses la vitesse massique de l'air G (en kg/m2s) et en ordonnées la densité de flux thermique Q (en kilocalories par mètre carré de surface frontale et par heure). On entend par surface frontale la section de passage de l'air en dehors de l'échangeur, à son voisinage immédiat. Les différentes courbes tracées correspondent à diverses températures de condensation à l'intérieur des tubes. Ces températures sont, sur les quatre figures tl = 300C t4 = 450C t2 = 350C t5 = 500C t3 = 400C On constate que dans le premier cas (figures 9 et 10), malgré un air de ventilation assez humide correspondant à des conditions atmosphériques défavorables, la densité de flux thermique est sensiblement doublée lorsqu'on utilise le procédé objet de l'invention. Dans le second cas (figures 11 et 12), où l'air est relativement sec, la densité de flux thermique est multipliée par quatre. Or, le second cas correspond aux conditions estivales de l'air de ventilation, donc aux conditions les plus défavorables au refroidissement désiré. C'est donc en fonction de ce second cas que devra être dimensionné l'appareil. On en conclut que, toutes choses égales d'ailleurs, la surface d'échange, en application du procédé conforme à l'invention, devra être quatre fois moindre qu'avec les procédés connus, ce qui conduit à des investissements environ quatre fois moindres. Bien entendu, la présente invention ne se limite pas aux réalisations décrites et de nombreuses variantes constructives peuvent être apportées. Ainsi, par exemple, l'air de ventilation pourrait être mis en mouvement par tout autre moyen connu, les gaines d'air et les cheminées pourraient être de forme différente, les égouttoirs pourraient être équipés de tout régulateur de niveau autre qu'un flotteur, les échangeurs pourraient hêtre constitués de plus de deux nappes de tubes alignés ou quinconcés. De même, les moyens de réglage indiqués dans les réalisations décrites pourraient être permutés d'une réalisation à l'autre, ou combinés différemment. REVENDICATIONS 1. Procédé pour refroidir un fluide ou condenser une vapeur, ces corps étant enfermés dans une enceinte ou circulant dans une tuyau terie,où l'on provoque l'évaporation au moins partielle d'un liquide auxiliaire sur la surface externe de ladite enceinte ou de ladite tuyauterie, cette surface étant constamment maintenue humide, où la fraction non évaporée du liquide auxiliaire est recueillie par gravité et réutilisée pour l'humidification de l'enceinte à refroidir, où l'évaporation du liquide auxiliaire est accélérée par ventilation, assurée par tirage naturel ou forcé, caractérisé en ce que le fluide refroidi ou condensé est utilisé au moins partiellement comme liquide auxiliaire d'évaporation. 2. Système de refroidissement d'un fluide ou de condensation d'une vapeur, ce fluide circulant dans une batterie de tubes fornant échangeur de chaleur, ledit échangeur étant traversé par un flux continu d'un fluide gazeux balayant la surface externe des tubes, comprenant des moyens pour humidifier constamment ladite surface externe par un liquide auxiliaire, des moyens pour assurer une circulation naturelle ou forcée du fluide gazeux, et des moyens pour régler la marche de l'appareil en fonction du flux de chaleur à évacuer, les moyens d'humidification comprenant au moins une batterie de pulvérisateurs de liquide auxiliaire dirigeant leur jet vers les tubes précités, et chaque batterie de pulvérisateurs étant alimentée par une pompe aspirant dans un égouttoir disposé sous les tubes précités, ledit système comprenant encore des moyens pour empêcher les entrat- -nements indésirables de liquide auxiliaire par le courant gazeux, où les tubes précités sont munis d'ailettes transversales,caractérisé en ce que les ailettes précitées sont ondulées et sensiblement jointives pour ménager entre elles des conduits horizontaux sinueux. 3. Système de refroidissement d'un fluide ou de condensation d'une vapeur, ce fluide circulant dans une batterie de tubes formant échangeur de chaleur, ledit échangeur étant traversé par un flux continu d'un fluide gazeux balayant la surface externe des tubes, comprenant des moyens pour humidifier constamment ladite surface externe par un liquide auxiliaire, des moyens pour assurer une circulation naturelle ou forcée du fluide gazeuX, et des moyens pour régler la marche de l'appareil en fonction du flux de chaleur à évacuer, les moyens d'humidification comprenant au moins une batterie de pulvérisateurs de liquide auxiliaire dirigeant leur jet vers les tubes précités, et chaque batterie de pulvérisateurs étant alimentée par une pompe aspirant dans un égouttoir disposé sous les tubes précités, ledit système comprenant encore des moyens pour empêcher les entrainements indésirables de liquide auxiliaire par le courant gazeux, où le courant gazeux s'effectue horizontalement, les tubes précités formant au moins une nappe verticale et la batterie de pul vérisateurs étant située en amont des tubes précités par rapport au courant gazeux, caractérisé en ce que les nappes verticales précitées sont fractionnées en au moins deux groupes de tubes situés l'un audessus de l'autre, chaque groupe étant humidifié par une batterie de pulvérisateurs distincte, et chaque batterie étant alimentée par une pompe distincte aspirant dans un égouttoir situé sous chaque groupe. 4. Système de refroidissement conforme à la revendication 3, où les tubes précités sont munis d'ailettes transversales, caractérisé en ce que les ailettes précitées sont ondulées et sensiblement join ives pour ménager entre elles des conduits horizontaux sinueux. 5. Système de refroidissement conforme à l'une des revendications 2 à 4, où le courant gazeux est produit par un ventilateur, comprenant des moyens de réglage en fonction de la charge thermique, caractérisé en ce que ces moyens comprennent des organes commandant l'alimentation sélective des pulvérisateurs en liquide auxiliaire et des organes réglant la vitesse du ventilateur.