La présente invention concerne un dispositif d'assemblage par surmoulage des éléments fixes des galvanomètres magnétoélectriques à suspension ou à pivots, à aimant noyau ou à aimant extérieur. L'assemblage des éléments du circuit magnétique des galvanomètres magnétoélectriques, c'est-à-dire l'aimant, les masses polaires, la culasse, le noyau, est généralement réalisé par vissage, sertissage, collage, ou soudage. Ces opérations présentent les inconvénients suivants 10) Vissage ou sertissage : usinage et réalisation de pièces complé dentaires pour positionner et maintenir les éléments entre eux. Solution techniquement satisfaisante, mais conteuse. 20) Collage ou soudage : usinage et pièces complémentaires moins nombreux, mais la fixation nécessite aussi des éléments fixes ou mobiles d'assemblage. De plus, le film de colle ou la pellicule de soudure provoque la formation de surépaisseur augmentant les joints magnétiques. La solution est techniquement moins satisfai sante que le 10), mais meilleur marché. Dans la présente invention, ces assemblages sont réalisés par surmoulage d'une matière plastique, de préférence du type polycarbonate à charge de vérre. Cette matière se caractérise par sa haute stabilité, la précision des moulages qu'elle permet d'obtenir, et sa facilité de mise en oeuvre. La technique nouvelle, proposée pour cet assemblage, a fait l'objet de recherches et de réalisations sur les trois types courants de galvanomètres magnétoélectriques a) galvanomètres à suspension et à aimant noyau b) galvanomètres à pivots et à aimant noyau c) galvanomètres à aimant extérieur, avec crapaudines extérieures ou intérieures. Les figures annexées à la description, et référencées I - 2 et 3, illustrent chacun des cas. a) Cas d'un galvanomètre à suspension et à aimant noyau (Figure 1) Le noyau comporte un aimant (1), de forme parallélépipédique de préférence, et muni de masses polaires (2), rapportées ou faisant partie intégrante de l'aimant (profilé). Deux pièces (3 et 4) sont surmoulées sur l'aimant noyau, l'accrochage étant facilité par les arêtes (5) des masses polaires; le tout constitue alors une sorte d'assemblage en queue d'aronde. Ces mêmes pièces (3 et 4) compor tent une rainure longitudinale avec des tétons (6), dont l'objet sera précisé ci-après. Le cadre mobile (7) est équipé de ses rubans de suspension (8 et 9); au montage, ces rubans pénètrent dans les trous (10 et 11) des pièces en U (12 et 13), également en polycarbonate à charge de verre. Le cadre est mis en place sur le noyau, et les pièces (12 et 13) emboftées sur celui-ci. Les bras sont guidés dans les rainures, et du fait de leur élasticité, les trous tels que (14) s'enclen chent dans les tétons (6), assurant un positionnement automatique et parfait des ponts par rapport au noyau. Les rubans sont fixés sur des pièces (non figurées), qui s'embottent dans les trous (10 et 11). Ces pièces peuvent d'ailleurs etre munies d'un dispositif élastique antichoc. Après cette première étape du montage, l'ensemble cadre et noyau est introduit, à l'aide d'un montage de centrage, dans un bâti (15) qui comporte une culasse surmoulée (16) (tube en métal magnétique étiré ou fritté). Le surmoulage est réalisé en m8me matériau (polycarbonate à charge de verre par exemple). Le bati (15) est muni sur sa collerette supérieure de deux tétons de centrage (17), qui s'engagent dans les trous (18) de la pièce en U supérieure (12). Après écrasement, ils verrouillent l'ensemble en position. Aucun réglage n'est nécessaire pour obtenir la concentri cité indispensable noyau-culasse. Cette solution élimine totalement les pièces de liaison. Elle est économique et procure une fixation précise, sans ajustement, des éléments. Bien entendu, le bâti (15) peut être muni, sur sa collerette supérieure, d'ailes perforées pour la fixation de l'ensemble du galvanomètre sur le Ohtss8iss d'un appareil. Cas d'un galvanomètre à pivots et à aimant noyau Le dispositif précédent peut outre utilisé en remplaçant les attaches de rubans de suspension supérieure et inférieure par des crapaudines vissées dans les trous (10 et 11), mais un système simplifié est de préférence utilisé, suivant la description ci-après (Figure 2). Le noyau comporte un aimant (1) et des masses polaires (2), une piece (3) et un bâti (19) en forme de potence double sont surmoulés sur ce noyau (mime matière que dans le cas précédent) les masses polaires (2) sont ainsi maintenues en place, suivant le mdme principe. Le bâti (19) se prolonge par deux bras (20 et 21), portant, l'un le pont supérieur avec sa crapaudine (22), et l'autre le pont inférieur avec sa crapaudine (23 > Le cadre (7) est muni de pivots extérieurs (24 et 25), il est mis en place sur le noyau et entre crapaudines à l'aide d'un montage. Une fois le jeu convenablement réglé, l'ensemble est glissé, à l'aide dcun autre montage, dans un bâti cylindrique (15), équipé comme dans le cas précédent d'une culasse surmoulée (16) (tube en métal magnétique étiré ou fritté). Des tétons (17) s'engagent dans les trous (18), après écrasement ils verrouillent et centrent automatiquement l'ensemble en position. c) Cas d'un galvanomètre avec aimant extérieur (Figure 3) La m8me technique de surmoulage est applicable. L'aimant (19) et ses masses polaires (20) ne forment qu'une seule pièce après surmou lage (ce surmoulage est représenté en surépaisseur sur la figure). L'avantage de cette technique est bien mis en évidence. Il n'y a en effet aucune surépaisseur entre les faces en contact de l'aimant et des masses polaires. De ce fait, le joint magnétique est parfai tement assuré entre ces deux pièces. Le noyau (21), en matériau magnétique, est surmoulé dans un bâti (22) en forme de potence double, par un assemblage en queue d'aronde par exemple. Le bâti (22) comporte un pont supérieur (23) et un pont inférieur (24), des crapaudines (25 et 26) assurent le pivo tage des pointes solidaires du cadre mobile (27), suivant un procédé connu. Dans lepont (23), des trous (28) s'engagent dans des tétons (29) du bloc surmoulé, et assurent le centrage automa tique du bâti par rapport à l'aimant, et ceci sans aucun réglage ou ajustage mécanique. Un montage est évidemment utilisé pour faciliter l'introduction de l'ensemble du bati (22) et du cadre mobile (27) dans l'entrefer des masses polaires (20). Les tétons (29) sont écrasés pour assurer l'assemblage définitif. Bien entendu, ce même dispositif peut titre utilisé pour des galva nomètres à aimant extérieur et à pivots intérieurs. Dans ce cas, les crapaudines sont logées dans le noyau (21), les pivots montés à l'intérieur du cadre mobile (27); le support (22) ne comporte plus de pattes pour visser les crapaudines, mais le pont (23) demeure en partie, pour assurer par les trous (28), le centrage et la fixation sur les tétons (29). Les pivots peuvent être remplacés par des suspensions tendues, fixées d'une part sur le cadre, et d'autre part sur des pièces élastiques remplaçant les crapaudines. REVENDICATIONS 1) Dispositif d'assemblage des éléments diun galvanomètre magnéto électrique à suspension ou à pivots par surmoulage, caractérisé par le fait que cet assemblage par surmoulage est réalisé à l'aide d'une matière plastique à haute stabilité (de préférence du type polycarbonate à charge de verre). Ce mode de réalisation supprime tout réglage pour obtenir la concentricité indispensable des pièces, et assure leur indéforma bilité dans le temps. 2) Réalisation selon le dispositif de la revendication 1), dans le cas d'un galvanomètre à suspension tendue et à aimant noyau, caractérisée par le fait que l'aimant est surmoulé avec ses masses polaires en une pièce cylindrique comportant deux glis sières diamétrales, munies de tétons de référence. Ceux-ci peuvent s'engager avec précision dans les trous de deux bras appartenant à un pont supérieur et un pont inférieur en forme de U. Sur chacun des ponts, est prévu un système d'attache des suspensions du cadre mobile. L'ensemble est glissé dans un bâti cylindrique qui comporte une culasse (tube en métal magnétique étiré ou fritté), également surmoulée. Ce bati comporte sur une collerette, des tétons qui assurent le centrage automatique de l'ensemble noyau-cadre suspensions par rapport à la culasse. Le verrouillage se fait par simple écrasement des tétons. 3) Réalisation selon le dispositif de la revendication 1), dans le cas d'un galvanomètre à pivots et à aimant noyau Ltaimant noyau est surmoulé avec ses masses polaires et un bâti en forme de potence double, dont les bras à 90 degrés constituent les ponts, équipés des crapaudines dans lesquelles tournent les pivots solidaires du cadre mobile. Le pont supérieur comporte deux trous qui s'engagent dans des tétons du bâti cylindrique, la fixation de l'ensemble est assurée par leur écrasement. La culasse, également surmoulée, est réalisée sous forme d'un tube en métal magnétique étiré ou fritté. 4) Réalisation selon le dispositif de la revendication 1), dans le cas d'un galvanomètre à aimant extérieur et à crapaudines exté rieures. L'aimant et ses masses polaires sont surmoulés, pour assurer un assemblage sans joint, et par conséquent sans fuites magnétiques. Le noyau est surmoulé sur un bâti en forme de potence double, dont les bras à 90 degrés constituent les ponts supérieur et inférieur, équipés des crapaudines, dans lesquelles tournent les pivots extérieurs du cadre mobile. Le pont supérieur comporte deux trous qui viennent s'engager dans des tétons prévus sur le surmoulage de l'aimant et des masses polaires, et assurent la concentricité et la fixation rapide par simple écrasement. 5) Réalisation selon le dispositif de la revendication 4), dans le cas d'un galvanomètre à aimant extérieur et à crapaudines inté rieures. Celles-ci sont prévues dans le noyau, et le cadre mobile comporte alors des pivots intérieurs. Le bâti en forme de potence, surmoulé sur le noyau, ne comporte plus de prolongement pour fixer les crapaudines, mais le pont supérieur est conservé avec les deux trous de centrage s'engageant dans les tétons de positionnement, prévus dans le surmoulage aimant-culasse. 6) Réalisation selon le dispositif de la revendication 4), caracté risée par le fait que les pivots sont remplacés par des suspensions tendues, fixées d'une part sur le cadre, et d'autre part sur des pièces élastiques remplaçant les crapaudines, le montage restant inchangé.