La présente invention a pour objet des touches perfectionnées pour appareils à touches ou à claviers. Nombreux sont, dans l'art antérieur, les appareillages dans lesquels les opérateurs ont à leur disposition des commandes affectant la forme des touches. Sur les claviers et dans ce qui suit, on designera par ce nom des ensembles de plusieurs touches ; ces dernières sont généralement à enfoncement ou à basculement. L'évolution des techniques vers des dispositifs de plus en plus sensibles, la nécessite d'une grande rapidité-d'emploi contraignent l'opérateur à une grande attention pour éviter que l'effleurement erroné d'une touche ne se traduise par un ordre intempestif, ce que la sensibilité grandissante des dispositifs rend de plus en plus fréquent. On constate ce phénomène aussi bien sur les machines à écrire que sur les calculateurs, les consoles ou appareils de commande en général et notamment en matiere téléphonique. La présente invention a pour but d'éviter à l'opérateur des erreurs de touche en évitant des mouvements de doigts involontaires. Dans ce qui suit, on se limitera aux claviers et aux doigts, mais il est évident que ceci est également valable pour les pédaliers et pour les pieds ou combinaisons analogues. I7 a été proposé dans l'art antérieur des touches dont la face utile est concave pour que l'extrémité du doigt ne risque -pas de glisser latéralement. En fait, il peut être important que toutes les touches ne soient pas identiques pour plusieurs raisons : notamment il est intéressant de les reconnaftre au simple toucher, non seulement pour l'usage par un aveugle mais par toute personne sans qu'il soit besoin qu'elle suive ses doigts du regard. I1 est connu, par exemple sur les calculatrices, de placer au centre de la concavité de la touche une saillie de forme particulière qui permet un repérage tactile immédiat. I1 est également important de tenir compte de la façon dont l'opérateur attaque la touche : tangentiellement, orthogonalement, obTiquement etc... En fait, les claviers de l'art antérieur, surtout lorsqu'ils sont à touches à face supérieure concave, obligent l'opérateur à agir orthogonalement, ce qui peut amener une fatigue rapide et gênante. Une forme permettant autant que possible plusieurs types d'attaque est donc souhaitable. La présente invention a donc pour objet des touches présentant des butées latérales du seul côté ou un risque d'erreur est possible. Pour mieux faire comprendre les caractéristiques techniques et les avantages de la présente invention, on va en decrire deux exemples de réalisation étant bien entendu que ceux-ci ne sont pas limitatifs quant à leurs modes de mise en oeuvre et aux applications qu'on peut en faire. On se reportera aux figures schématiques suivantes qui représentent en perspective cavalière des claviers à touches conformes à la présente invention selon deux modes de réalisation faisant respectivement l'objet des figures 1 et 2. A la figure 1 est représenté un clavier à deux rangées de touches. Ces rangées sont suffisamment distantes l'une de l'autre pour que le doigt ne risque guere d'effleurer ou de glisser sur une touche de la rangée autre que celle que l'on veut actionner. Chaque rangée 1 et 2 comprend trois touches. Les touches de droite 11 et 21 présentent en plan, comme les autres touches, une forme generale rectangulaire mais elles presentent en plus vers la gauche un rebord en saillie 111, 211 qui évite que le doigt de l'opérateur ne glisse vers les touches centrales 12 et 22. Si l'opérateur attaque ces touches de droite tangentiellement en venant de l'extérieur, le doigt s'arrête sur la touche. S'il attaque orthogonalement, le doigt viendra naturellement sur le méplat 112, 212 de la touche ou s'il est légèrement décalé à gauche, la pente des saillies le ramènera au centre. Il en est de même symétriquement pour les touches de gauche 13 et 23. Par contre, les touches centrales 12 et 22 présentent un méplat 122, 222 séparant deux saillies ou rebords latéraux 121, 221 à gauche, 123, 223 à droite. Ainsi, l'opérateur peut-il reconnaître au toucher s'il s'agit d'une touche gauche., centrale ou droite ; il peut attaquer toutes les touches orthogonalement ou tangentiellement d'avant en arrière et des touches extrêmes tangentiellement par le côté. On a représente des touches rectangulaires en plan, mais il est evident qu'elles peuvent affecter d'autres formes circulaires, elleptiques, polygonales ou autres sans sortir du cadre de la présente invention. La méplat des touches peut ne pas être rigoureusement parallèle à la surface d'ensemble du clavier. Il peut être penché pour tenir compte de la position de l'opérateur et en diminuer la fatigue. Il peut être légèrement concave pour eviter des glissements d'avant en arrière comme cela est classique. Il peut presenter des signes distinctifs, notamment tactiles, par exemple de type Braille ou analogue. A la figure 2, on a représente un clavier à 9 touches carrées réparties en trois rangées, cette fois adjacentes, de trois touches. Ici les risques de glissement interviennent aussi bien latéralement que d'avant en arrière ou d'arrière en avant d'ou les rebords en saillie latéraux, avant et/ou arrière. On trouve donc ces rebords sur le ou les côtés de chaque touche adjacente aux touches voisines. On remarquera immédiatement que le doigt reconnaît chacune des neuf touches à sa forme. Il en existe trois types à 2, 3 ou 4 rebords selon le nombre de touches adjacentes, mais il n'en existe pas deux disposees de la même façon par rapport à un opérateur. Les saillies peuvent affecter toutes formes adequates à la figure 1 ; elles sont arrondies la figure 2 plus parallélépipédiques, cela depend certes de l'esthétique mais egalement de la dimensi-on des touches car, entre deux saillies, doit pouvoir s'inscrire un doigt ; on a donc intérêt à tenir compte du profil des doigts. Par ailleurs, dans les disposi-tifs à clavier ou le nombre de touches est suffisamment faible pour que l'opérateur utilise chaque doigt pour actionner la ou les mêmes touches, on peut tenir compte des profils differents, notamment des quatre doigts et du pouce. On remarquera que sur besicalculatrices et sur les machines à écrire on réserve souvent au pouce une ou plusieurs touches plus grandes que les autres. On conçoit aisément, par exemple, à la figure 2, que les trois touches du bas soient remplacees par une seule touche large ; elle ne présentera dans ce cas qu'unie seule saillie longitudinale au fond. On remarquera également que les saillies, aussi bien à la figure 1 qu'à la figure 2, se limitent aux seules parties de la périphérie des touches adjacentes aux touches voisines, ce qui en dégage les-angles d'attache de l'opérateur. Revendication. Clavier ou pédalier à au moins deux touches ou pédales caractérisé par le fait que chaque touche présente un rebord en saillie sur les seules parties de sa périphérie adjacentes aux autres touches.