Certains veulent prétendre que la maison dite individuelle est une hérésie à l'heure des grands ensembles. Ceci provient pour une grande part de l'indigence où se trouve l'esprit créateur qui doit concevoir une maison individuelle avec le seul souci d'un prix de revient le plus bas possible. I1 en résulte ces maisons généralement préfabriquées d'un style souvent désolant. La présente invention concerne un procédé de construction de maisons, plus spécialement à l'échelle particulière, à aspect extérieur classique et habituel et réalisées en matériaux traditionnels ne nécessitant aucune préfabrication, procédé obviant aux inconvénients précités en ce qu'il permet de réaliser des maisons de style de bon goût, d'un agrément certain et d'un rapport prix-agrément particulièrement important. Le procédé conforme à l'invention ainsi que les maisons construites par application dudit procédé sont basés sur le fait essentiel qu'on réalise chaque maison autour d'un ensemble ou noyau central constitué : d'au moins trois demi-étages répartis en niveaux successifs autour d'une cheminée à feu ouvert sensi blement médiane auxdits niveaux et assurant la liaison entre ces derniers; d'un faux plafond accroché à la partie du plancher du niveau supérieur contigue à la cheminée et dans lequel est réparti un réseau de gaines du système de chauffage central ou d'air pulsé et du système d'alimentation en électricité. Par ailleurs, on réalise la redescente en verticale d'au moins une partie des dites gaines de chauffage et d'électricité vers les niveaux inférieurs au moyen de la cheminée assurant la liaison entre les différents niveaux. D'autres caractéristiques, avantages et particularités de la présente invention ressortiront de la description qui en est donnée ci-après en référence aux dessins annexés représentant, très schématiquement et simplement à titre d'exemple, une forme de réalisation possible de ladite invention. Sur ces dessins - la figure 1 est un schéma représentant en coupe verticale le principe de la conception d'un pavillon conforme à la présente invention - la figure 2 est une vue de détail, à plus grande échelle, représentant en coupe verticale la partie centrale du pavillon dans laquelle on trouve les éléments constitutifs tels qu'ils sont combinés pour mettre en oeuvre la présente invention - la figure 3 est une vue en coupe horizontale de cette partie centrale du pavillon, coupe faite suivant la ligne III-III de la figure 2 ; et - la figure 4 est une vue de détail à plus grande échelle représentant en coupe horizontale le combiné cheminée-descente de gaines de chauffage et d'électricité. On rappellera tout d'abord qu'un pavillon conforme à la présente invention présente un aspect extérieur classique et habituel et qu'il est réalisé en matériaux traditionnels ne nécessitant aucune préfabrication. D'un point de vue général, un pavillon conforme à l'invention se caractérise par la combinaison de - trois demi-étages 1, 2, 3 répartis en niveaux successifs de façon que le demi-étage de niveau 2 se trouve placé en face des deux autres demi-étages de niveau 1 et 3 - une cheminée à feu ouvert 4 sensiblement médiane aux trois niveaux et qui assure la liaison entre les trois demi-niveaux - un faux plafond 5 agencé sous la partie du demi-étage de niveau 3 qui est contiguë à la cheminée 4.Ce faux plafond permet, en combinaison avec la cheminée 4 comme cela sera décrit en détail plus loin, d'une part, une répartition en parapluie des gaines de chauffage central ou d'air pulsé et des gaines de l'alimentation en électricité, d'autre part, la redescente en verticale d'une partie desdites gaines, schématisée par la série de flèches F1, F2, 23 sur la figure I - une toiture 6 de forme appropriée pour enrober les trois demi-niveaux. Avant d'entrer plus avant dans les détails de construction de la présente invention, on constatera immédiatement que le principe de la combinaison conforme à l'invention apporte de nombreux et importants avantages parmi lesquels on peut citer les suivants - Bu point de vue prix de revient, le système conforme à l'invention permet d'inclure les différents niveaux 1, 2 et 3, ainsi que la toiture 6 qui les enrobe, dans un volume minimum, schématisé sur la figure 1 par la demi-sphère en trait interrompu 7, ceci permettant de réduire considérablement le cout de construction, tout à la fois pour - le gros oeuvre; - la couverture - les gaines de chauffage central ou d'air pulsé - les gaines de l'alimentation électrique. - Du point de vue agrément, il est à noter que l'opposition d'un demi-étage face à deux autres demi-niveaux, leur liaison par une cheminée à feu ouvert, ainsi que la faculté de laisser la première partie en charpentes apparentes créent un ensemble de proportions, de liaisons et de rapport de formes très agréables et très chaleureuses autour de la cheminée. De ce même point de vue agrément, on peut encore citer les avantages suivants - Possibilité de réaliser au niveau supérieur 3 une cloison inclinée 8 formant décor en pièce basse. - Possibilité, grâce à la différence de hauteur plus faible entre les niveaux opposés 2 et 3 qu'entre les niveaux 3 et 1 de réaliser, d'une part, un escalier 9 reliant les niveaux 2 et 3 et dont la base trouve facilement place à l'intérieur de l'en- ceinte de niveau 2, d'autre part, une descente de quelques marches 10 entre les niveaux 2 et 1. - Possibilité d'utiliser l'excédent de terre des fouilles pour réaliser un remblai Il constituant une terrasse à hauteur du niveau intermédiaire 2. - Possibilité de construire sans difficulté particulière le pavillon sur un terrain en pente schématisé par la ligne en trait interrompu 12. - Possibilité d'utiliser intégralement le volume disponible de la construction, notamment au niveau supérieur 3, en créant des placards intégrés, dont un est schématisé en 13, entre lesquels peuvent avantageusement être aménagées des terrasses telle que celle schématisée en 14. En d'autres termes, la présente invention permet de réaliser un rapport prix-agrément très important qu'il est impcssible d'obtenir avec les constructions actuelles à échelle particulière ou a fortiori à grande diffusion. On va maintenant décrire en détail la combinaison de base de la construction conforme à l'invention, en se référant plus particulièrement aux figures 2, 3 et 4. Comme on l'a vu précédemment, la construction conforme à l'invention est basée sur la constitution d'un ensemble ou noyau central qui est représenté à plus grande échelle, respectivement en coupe verticale et en coupe horizontale, sur les figures 2 et 3. Sur la figure 2, on retrouve les éléments constitutifs essentiels du noyau central, à savoir : le niveau de base 1, le demi-niveau intermédiaire 2, le demi-niveau supérieur 3 et son faux plafond 5, ainsi que les escaliers 9 et 10 et la cheminée 4 de liaison inter-niveaux. Du point de vue aménagement on peut concevoir, par exemple - que le niveau de base comporte la salle de séjour en la cuisine en 1B, le chai en 1C et le garage en - que le niveau intermédiaire comporte un salon en 2A et le vestibule en 2B sur lequel débouchent l'escalier 9 permettant d'accéder au niveau supérieur 3 et l'escalier 10 permettant d'accéder à la salle de séjour 14 - que le niveau supérieur 3 comporte un couloir 15 desservant les chambres et la salle de bains. Pour avoir la hauteur sous plafond réglementaire dans les pièces du niveau de base sans augmenter pour cela la hauteur totale de la construction, ce qui augmenterait considérablement le prix de revient global, on peut avantageusement limiter la superficie du faux plafond 5 à la partie vraiment centrale, comme cela apparat sur la figure 3, que l'on peut aménager en une agréable petite entrée commandant l'ensemble des pièces du niveau de base. Un autre avantage de cet agencement est que le faux plafond 5 étant contigu au chai 1C on peut aménager dans ce dernier aussi bien le générateur de chaleur 16, chauffage central ou air pulsé, que le système d'entrée de l'alimentation électrique schématisé en 17 et de faire entrer, à l'intérieur du faux plafond 5, la gaine de chauffage 19 ainsi que la gaine italimenta- tion électrique 20. Grâce au faux plafond 5, il est possible de répartir ces gaines en autant de branches qu'il y a de points de chauffage et d'éclairage à desservir dans chacune des pièces des trois niveaux. Cette répartition est schématisée sur les figures 1 et 2 par les flèches F1 pour le niveau de base, F2 pour le deminiveau intermédiaire et F3 pour le niveau supérieur. rouir la descente des gaines du faux plafond 5 au deminiveau 2, d'une part, et au niveau de base 1, d'autre part, on utilise respectivement la cheminée 4 et le mur 21 de cloisonnement 21 entre les pièces 1A et 1B. D'une façon plus particulière, la cheminée 4 est aménagée de façon que son conduit de fumée 22 (voir également figure 4) soit aménagé à l'intérieur d'une enceinte extérieure 23 comportant une chambre annexe 24 dans laquelle peut être aménagée, à l'abri de la chaleur lorsque le foyer de la cheminée 4 est alluxé, la descente des gaines de chauffage 191 et de l'alimentation électrique 201. En l'occurence, l'enceinte 23 se raccorde à la cloison 25 séparant la pièce 2A du vestibule B de façon la cloison 25 séparant la pièce 2A du vestibule 2 de façon que des orifices 26 et 27 puissent eAtre pratiqués à la hauteur voulue pour permettre l'alimentation de radiateurs 28 et 29 disposés, par exemple, de part et d'autre de la cloison 25, comme cela est représenté sur la figure 3.Par ailleurs, l'enceinte 23 comporte, sur la face opposée et à la hauteur voulue, un autre orifice 30 par lequel les gaines 19i et 2 1 passent de l'intérieur du faux plafond 5 à l'intérieur de la chambre 24. Pour la descente des gaines 192 et 202 on peut avantageusement, comme cela est représenté sur la figure 3, aménager dans le prolongement du mur de cloisonnement 21 une enceinte 31 par laquelle s'opère la descente desdites gaines pour l'alimentation de radiateurs tels que 32, 33 et 34. Enfin, l'alimentation des radiateurs prévus dans les chambres du niveau supérieur 3, tel que le radiateur 35, ne pose aucun problème particulier puisqu'elle peut eAtre piquée directement à travers le plancher sur la distribution en parapluie aménagée à l'intérieur du faux-plafond. il est bien entendu que les dimensions et l'orientation des différents radiateurs disposés comme on l'a vu à la périphérie de la zone centrale formant entrée, sont déterminées de façon à obtenir une circulation d'air réchauffé convenant aux volumes respectifs des pièces à chauffer. il va d'ailleurs de soi que la présente invention n'a été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra apporter des équivalences dans ses éléments constitutifs sans pour autant sortir du cadre de ladite invention, lequel est défini des les revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Procédé de construction de maisons, plus spécialement à l'échelle particulière, à aspect extérieur classique et habituel et réalisées en matériaux traditionnels ne nécessitant aucune préfabrication, caractérisé par le fait qu(il consiste à réaliser ces maisons autour d'un ensemble ou noyau central constitué d'au moins trois demi-étages répartis en niveaux successifs autour d'une cheminée à feu ouvert sensiblement médiane auxdits niveaux et assurant la liaison entre ces derniers, à munir la partie du plancher du niveau supérieur contiguë à la cheminée d'un faux-plafond; à répartir en parapluie les gaines du système de chauffage central ou d'air pulsé ainsi que les gaines du système d'alimentation en électricité à l'intérieur dudit faux-plafond; à réaliser la redescente en verticale d'une partie desdites gaines de chauffage et d'électricité vers les niveaux inférieurs au moyen de la cheminée assurant la liaison entre les niveaux; et à enrober ces niveaux au moyen d'une toiture de forme appropriée à la réalisation d'un volume logeable maximum dans un volume externe minimum. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on construit un demi-étage face à deux autres et qu'on laisse le premier en charpentes apparentes. 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que l'on clôt le demi-étage supérieur au moyen d'une cloison inclinée formant décor en pièce basse. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que l'on dispose le générateur de chauffage central ou d'air pulsé ainsi que le système d'entrée de l'alimentation électrique dans une pièce appropriée contiguë au noyau central dont elle est séparée par une cloison au travers de laquelle on peut introduire de façon invisible les gaines de chauffage et d'électricité à l'intérieur du faux-plafond. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que l'on aménage le noyau central en entrée commandant les différentes pièces du niveau inférieur et du niveau moyen et que l'on utilise éventuellement les parties des cloisons entre pièces contiguës au faux-plafond pour assurer la redescente en verticale d'une partie des gaines de chauffage et d'électricité. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait qu'on utilise l'excédent de terre des fouilles pour réaliser un remblai constituant une terrasse à hauteur du niveau intermédiaire. 7. Maison, plus spécialement à échelle particulière, construite par application du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée par le fait qu'elle comporte un ensemble ou noyau central constitué : d'au moins trois demiétages répartis en niveaux successifs autour d'une cheminée à feu ouvert sensiblement médiane auxdits niveaux et assurant la liaison entre ces derniers; d'un faux-plafond accroché à la partie du plancher du niveau supérieur contiguë à la cheminée; d'un réseau de gaines de chauffage et d'électricité réparties à l'intérieur du faux-plafond; d'enceintes de redescente en verticale desdites gaines vers les niveaux inférieurs camouflées dans la cheminée et éventuellement dans les parties des cloisons des pièces qui sont contiguës au faux-plafond.