La présente invention concerne un procédé de fabrication de cravates, ainsi que les cravates obtenues par sa mise en oeuvre. Le certificat d'utilité français nO 70.07 835 décrit une cravate dont les bords longitudinaux internes sont munis d'une fermeture à glissière. Cette cravate présente de nombreux avantages car il n'est pas nécessaire, pour la repasser, de la découdre puis de la recoudre. Un autre avantage de cette cravate est que le fabricant peut la réaliser entièrement à la machine, alors que la couture des autres cravates doit être effectuée à la main. Cependant, malgré les avantages présentes par une telle cravate à glissière, celle-ci n'a pas été réellement exploitée commerciallement étant donné que sa fabrication pose des problèmes. En effet, on constate que la fabrication de ces cravates à glissière n'est pas fiable car l'utilisation des procédés classiques nécessite la mise au rebut d'un grand nombre de cravates. Ainsi, seule une cravate sur vingt ou sur dix se révèle commercialisable après montage de la fermeture à glissière. En effet, la plus grande partie des cravates "tournez, c'est-à-dire présente un vrillage. Ce défaut est corrigé, dans les cravates classiques, au moment de la couture à la main des bords longitudinaux. La présente invention concerne un procéde de fabrication fiable et reproductible dont la mise en oeuvre permet la réalisation de cravates à glissière qui sont toutes convenables, c'est-à-dire qui ne présentent pas le phénomène précité de vrillage. Plus précisément, de longues études ont montre que la fabrication d'une cravate à glissière devait obligatoirement comporter deux caractéristiques essentielles. D'abord, la pièce de tissu préparée pour la fabrication de la cravate doit être en droit fil. Ensuite, lorsqu'un premier caté de la fermeture à glissière a été cousu sur un bord de la pièce, il faut que le second côté soit cousu alors que la fermeture à glissière est fermée. Plus précisément, l'invention concerne un procédé de fabrication de cravate munie d'une fermeture à glissière, comprenant - la préparation d'une pièce de tissu ayant, dans une direction longitudinale, une dimension bien supérieure à sa dimension transversale, la préparation étant effectuée d'une manière telle que, sur la plus grande partie de la longueur au moins, les fils de trame ou les fils de chaine sont parallèles à ladite direction longitudinale, - la couture d'un premier côté d'une fermeture à glissière sur une partie ou sur la totalite de la longueur d'un premier bord longitudinal de la pièce, - la fermeture, avant ou après la couture du premier côté, de la fermeture à glissière, puis - la couture du deuxième côté de la fermeture à glissière sur le deuxième bord longitudinal de la pièce. I1 est avantageux que la pièce soit découpée en droit fil et en une seule pièce. I1 est en outre avantageux que, avant la couture du second côté mais après la fermeture de la fermeture a glissière, le second côté de cette fermeture soit positionné localement sur le second bord longitudinal de la pièce, par exemple à l'aide d'epingles. I1 est aussi avantageux que, avant fixation du premier côté de la fermeture à glissière, les bords longitudinaux au moins de la pièce soient surfilés. Il est aussi avantageux que, avant la couture du premier côté de la fermeture à glissière, des embouts formant doublures des pointes soient cousus en partie sur les bords longitudinaux de la pièce, la couture de ces embouts sur les bords longitudinaux s'arrêtant avant l'extrémité des embouts le long de ces bords. Il est en outre avantageux que, après la couture du second côté, la fermeture à glissière soit ouverte et la cravate soit repassée. Un molleton peut alors être ajoute dans la cravate. Celle-ci, après fermeture, peut subir un repassage léger destiné à lui donner sa forme. L'invention concerne aussi les cravates réalisée.' par mise en oeuvre du procédé selon l'invention. D'autres caractéristiques et avantages de l'invel tion ressortiront mieux de la description qui va suivre, fs en référence au dessin annexé sur lequel - la figure 1 est une élévation, avec des partiez arrachées, de l'intérieur d'une cravate à glissière réalisés par mise en oeuvre du procédé de l'invention - la figure 2 représente une extrémité d'une craZ vate réalisée par mise en oeuvre du procédé de l'invention, après ouverture de la fermeture à glissière ; et - les figures 3, 4 et 5 sont des coupes transverz les d'une pièce de tissu et d'une fermeture à glissière au cours de la mise en oeuvre du procedé de fabrication selon l'invention. Les figures 1 et 2 représentent des cravates à glissière réalisées par mise en oeuvre du procédé selon l'invention. La cravate 10 se termine à une extrémité par une pointe large 12 et à l'autre extrémité par une pointe étroil 14. Elle comporte une pièce 15 de tissu ayant deux bords longitudinaux 16 et 18. Cette pièce est représentée à titre illustratif avec un dessin 20 sous forme de carreaux. Cependant, il faut noter que ce dessin ne correspond nullemenl à la direction des fils de chaine ou de trame, comme indique dans la suite. La pointe large 12 est doublée par un embout 22, et la pointe étroite 14 est doublée par un embout 24. On no1 sur les figures 1 et 2 que ces embouts ne remontent que sur une petite distance à partir de leur pointe afin qu'ils cachent l'intérieur de la cravate lorsque la fermeture à glis sière est fermée. Chaque embout est cousu sur la pièce principale 15 le long des bords inclinés 26 et 28 de la pointe correspondante et aussi le long d'une petite partie des bords lon gitudinaux 16 et 18. Lorsque la cravate est terminée, elle contient m molleton 30 dont les extrémités sont glissées entre les embouts et la pièce 15, de manière connue. La cravate représentée comporte une fermeture 32 à glissière qui a deux parties 34 et 36. On note sur la figure 3 que chacune des deux parties 34, 36 comporte, de manière connue, un ruban 38, 42 de tissu à un bord duguel est fixee, par exemple par couture, une chaine d'accrochage 40, 44, représentée sur la figure 3 sous forme d'une petite spire de matière plastique ou plastifiée. On saint que ce type de fermeture à glissière peut avoir une très faible épaisseur, avantageuse dans le cadre de l'invention. I1 peut s'agir par exemple d'une fermeture à glissière dont les spires ont une largeur inférieure à 2 mm. I1 s'agit notamment du modèle P40 fabriqué par Prestil. La fermeture 32 représentée sur la figure 1 comporte deux curseurs 46 munis chacun d'un anneau 48 de saisie. Ainsi, dans le mode de réalisation représenté sur la figure 1, chaque curseur peut être déplacé sur toute la longueur de la fermeture 32. Cependant, chaque-curseur est toujours en coopération avec les deux chaines d'éléments d'accrochage, par exemple les deux spires, si bien que la cravate ne peut pas être ouverte sur toute sa longueur. Cependant, la fermeture à glissière 32 peut aussi être d'un type connu, ne comportant qu'un seul curseur. Une patte de fixation termine la chaîne d'accrochage à une extrémité et, lorsque le curseur est ramené contre la patte, les deux chaînes d'éléments d'accrochage peuvent être séparées. Dans ce dernier cas, la cravate peut être entièrement ouverte, comne représenté par exemple sur la figure 2. On a représenté schématiquement sur la figure 2 l'orientation des fils de trame et de chaîne des différents tissus utilisés. On note ainsi que la pièce 15 est coupée en droit fil. I1 s'agit là d'une caractéristique essentielle selon l'invention. L'embout 22 est aussi découpé en droit fil bien que cette caractéristique ne soit pas indispensable. Cependant, elle facilite beaucoup la fabrication. Enfin, le molleton 30 peut avoir une orientation quelconque. Sur la figure 2, on l'a représenté coupe en biais. On note que, lorsque la cravate est fermée comme représenté sur la plus grande partie de la figure 1, aucune couture n'apparaît. Lorsque la cravate est ouverte comme indiqué sur la figure 2, on n'aperçoit qu'une couture 50 qui maintient le ruban 34 de la fermetière à glissière sur la pièce 15 de tissu. On note aussi que, sur la figure 2, l'axe 52 indique l'endroit du pliage de la cravate. On considère maintenant plus en détail le procédé complet de fabrication de cravate selon l'invention. La première opération est la préparation de la pièce 15 de tissu destinée à former le corps de la cravate. La préparation la plus commode est une découpe de la pièce 15 en droit fil. I1 n'est cependant pas exclu que plusieurs morceaux soient assemblés en droit fil. Cette dernière possibilité peut être utile pour la fabrication de cravates avec des chutes de tissu. Lorsque la pièce 15 a été découpée à la forme voulue, ses bords sont avantageusement surfilés de manière qu'ils ne s'effilochent pas. Le surfilage présente aussi l'avantage de donner un certain effet d'armature qui facilite la manipulation ultérieure. Comme indiqué sur les figures 3 à 5, il est encore plus avantageux que le bord du premier côté de la fermeture et le bord de la pièce 15 soient surfilés ensemble, c'est-à-dire qu'ils soient fixés par une couture 54 au point de surjet, selon la nature du tissu employé. I1 est aussi avantageux que les embouts 22 et 24 soient aussi surfilés à-ce moment. Ensuite, les embouts 22 et 24 sont cousus le long des bords 26, 28, et d'une partie des bords 16, 18. Les embouts ne sont cousus que jusqu'au point A représ-ente sur la figure 2, c'est-à-dire en deçà de l'emplacement prévu de l'extrémité adjacente de la fermeture à glissière. Cette couture est évidemment réalisée à l'envers, c'est-à-dire dans la position retournée par rapport à celle de la figure 2. La fermeture à glissière est déjà avantageusement sous forme fermée. Son premier côté 34 est alors cousu sur le bord 16 de la pièce 15. Le bord du premier côté de la fermeture peut déjà être fixé au bord de la pièce 15, comme indiqué précédemment, par la couture 54 au point de surjet. La couture est représentée par la référence 50 sur les figures 2 a 5. La couture est arrêtée avant l'ex trémité de la fermeture à glissière, par exemple un peu avant le point B représenté sur la figure 2, alors que le côté 34 se prolonge plus loin, au-delà du point B et par exemple jusqu'à proximité du point A. On a alors la disposition représentée sur la figure 3. Sur celle-ci, le bord 16 a été cousu sur le côté 34, à plat, par simple piquage à la machine. Le côté 36 a été accroché au côté 34 si bien qu'on note l'engrènement des deux spires 40 et 44 de la fermeture. A ce moment, on prépare la couture du second côté 36 de la fermeture. Le bord 16 est replié comme indiqué sur la figure 4 afin que la pièce d'étoffe soit déportée vers la partie 34 et que le bord 18 soit disposé à plat sur le ruban 42 du côté 36. Le bord du second côté 36 est aligne sur le bord de la pièce 15. Le positionnement ou l'étalonnage est réalisé par exemple à l'aide de deux épingles, piquées l'une à une première extrémité du côté 36 et l'autre à l'autre extrémité. La couture 52 est alors exécutée, comme indique sur la figure 4, au cours d'un simple piquage à la machine. Cette couture 52 est exécutée sur la même longueur que la couture 50, c'est-à-dire que les extrémités du côté 36 ne sont pas non plus piquées. La fermeture à glissière est alors ouverte. Comme cette opération peut ne pas être très commode étant donné que les curseurs se trouvent à l'intérieur, c'està-dire entre les spires et la pièce 15, l'ensemble peut être retourné. Après ouverture de la fermeture à glissière, les extrémités des embouts et des côtés de la fermeture à glissière sont cousues. I1 faut se rappeler que, à cet effet, la cravate est à l'envers, c'est-à-dire en position retournée par rapport à celle qui est représentée sur la fi gure 2. Dans cette position retournée, les extrémités de la fermeture à glissière, au-delà du point B, s'écartent vers l'extérieur. Une seule couture assure à la fois la couture de ltembout 22 entre le point A et l'extrémité de l'embout et la couture de la partie 34 entre la pièce 15 et l'embout 22. On ne décrit pas plus en détail cette couture car elle correspond à la fixation classique des extrémités d'une fermeture à glissière. A ce moment, la cravate péut être retournée afin qu'elle soit à l'endroit comme indiqué sur la figure 2, puis repassée alors qu'elle est à plat. Les embouts 22, 24 n'em- pêchent pas le repassage jusqu'à la pointe, car, lorsque la cravate est ouverte, ils peuvent s'écarter largement de la pièce 15. Les plis 16 et 18 sont aplatis par repassage de ma nière que les chaînes d'accrochage dépassent du bord, comme indiqué sur les figures 1 et 2. Après le repassage, le molleton 30, d'une seule pièce, découpé par ailleurs, est mis en place de manière classique. Ensuite, les côtés de la pièce 15 sont repliés afin que la fermeture à glissière puisse être fermee. Après fermeture de celle-ci, un léger coup de fer donne sa forme définitive à la cravate. Lorsque la cravate doit être repassée ou dégraissée, il suffit qu'elle soit ouverte. Dans le cas de la cravate décrite, comprenant deux curseurs 46, l'ensemble de la cravate ne peut pas être mis à plat car les curseurs empêche cette ouverture totale. Dans ce cas, les deux curseurs sont repoussés à une première extrémité de la fermeture à glissiè et la plus grande partie de la cravate peut alors être repas sée. Ensuite, les deux curseurs sont déplacés à l'autre ex trémité et l'autre partie de la cravate est repassée. Après remise en place du molleton préalablement retiré, il suffit que la cravate soit refermée. Dans le cas d'une fermeture à un seul curseur, il est avantageux que la patte de fixation permette la séparati des deux spires si bien que, lorsque le curseur vient en po sition d'ouverture totale dans laquelle il est au contact de la patte de fixation, les deux parties de la fermeture à glissière peuvent être séparées. Dans ce cas, la cravate peut être entièrement mise à plat. Après enlèvement du molleton, un simple repassage redonne son meilleur aspect à la cravate. I1 suffit que le molleton soit remis en place et que la cravate soit refermée. Le procédé qu'on vient de décrire comporte des opérations qui ne sont qu'éventuelles. Ainsi, le surfilage des bords n'est pas indispensable, bien qu'il soit avantageux puisqu'il empêche l'effilochage des bords du tissu, de manière classique. I1 faut cependant noter que les caractéristiques essentielles de l'invention sont d'une part la préparation de la pièce 15 de manière qu'elle soit en droit fil, au moins dans sa plus grande partie, et le piquage du second côté de la fermeture à glissière alors que celle-ci est fermée, d'autre part. I1 est bien entendu que l'invention n'a été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra apporter toute équivalence technique dans ses éléments constitutifs sans pour autant sortir de son cadre. Ainsi, bien qu'on ait indiqué que les embouts étaient cousus en partie avant couture de la fermeture à glissière et en partie après, ils peuvent être mis en place uniquement après cette couture. REVE > DICATIONS 1. Procédé de fabrication de cravate munie d'une fermeture à glissière, caractérisé en ce qu'il comprend - la préparation d'une pièce de tissu ayant, dans une direction longitudinale, une dimension bien supérieure à sa dimension transversale, d'une manière telle que, sur la plus grande partie de la longueur de la pièce au moins, les fils de trame ou les fils de chaîne de cette pièce soient parallèles à ladite direction longitudinale, - la couture d'un premier côté de la fermeture à glissière sur une partie ou la totalité de la longueur d'un premier bord longitudinal de la pièce, , - la fermeture, avant ou après la couture du premier côté, de la fermeture à glissière, puis - la couture du second côté de la fermeture à glissière sur le second bord longitudinal de la pièce, pendant que la fermeture à glissière est fermée. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la préparation de la pièce de tissu comprend la découpe en une seule pièce en droit fil. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que, avant la couture du second côté de la fermeture à glissière, le second bord est positionné locale- ment par rapport au second côté de la fermeture à glissière, par exemple par disposition d'épingles. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que, après la préparation de la pièce de tissu mais avant la couture du premier côté de la fermeture à glissière, les bords longitudinaux au moins de la pièce sont surfiles. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que, avant la couture du premier côté de la fermeture à glissière, des embouts formant doublure des pointes sont cousus, ces embouts étant disposés sur une partie des bords longitudinaux de la pièce mais n'étant pas alors cousus sur toute cette partie, la fin de la couture des embouts sur les bords longitudinaux de la pièce étant effectuée après la couture des deux côtés de la fermeture à glissière. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que, après couture du second côté de la fermeture à glissière, celle-ci est ouverte et la pièce de tissu est repassée. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'il comprend la disposition d'un molleton contre la pièce de tissu. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que, lorsque la cravate est terminée et lorsque la fermeture à glissière est fermée, il comprend un repassage léger destiné à donner sa forme à la cravate. 9. Cravate munie d'une fermeture à glissière, caractérisée en ce qu'elle est fabriquée par mise en oeuvre d'un procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8. 10. Cravate selon la revendication 9, caractérisée en ce que sa fermeture à glissière est du type dont les deux chaînes d'accrochage sont totalement séparables.