L'invention, due à Klaus BILLE-KNUDSEN et Tage STENBERG BASSE, est relative à un dispositif de commande actionné par une différence de pression, ou manoactionneur différentiel, comportant un organe actionneur qui est soumis à la force exercée par un boîtier tubulaire ondulé, siège d'une première pression, laquelle forcé s'exerce en sens contraire de celle exercée par un boîtier tubulaire ondulé siège d'une seconde pression et de celle d'un ressort destiné à déterminer la différence de pression qui actionne le dispositif de commande; l'invention porte également sur un procédé pour fabriquer un tel dispositif de commande. Dans un dispositif de commande connu de ce genre, l'organe actionneur est constitué essentiellement par une tige sur les deux extrémités de laquelle agissent les boîtiers tubulaires on dulés, disposés coaxialement. I1 faut alors veiller soigneusement à ce que les deux boîtiers tubulaires ondulés présentent la même section, car autrement, il se produirait des imprécisions inadmissibles, tout au moins dans certaines plages de fonctionnement. L'invention a pour but de fournir un dispositif de commande du genre décrit au préambule, dans lequel il est inutile d'appairer préalablement les boîtiers tubulaires ondulés. Ce problème est résolu conformément à l'invention par le fait que l'organe actionneur est constitué par un levier à deux bras, pivotant autour d'une articulation et qui agit sur l'un des boitiers tubulaires ondulés par une surface d'appui prévue sur l'un des bras et agit sur l'autre boîtier tubulaire ondulé par une surface d'appui prévue sur l'autre bras et que des moyens sont prévus pour faire varier le rapport des longueurs actives des bras du levier et pour immobiliser les pièces composantes du dispositif après ce réglage. Un tel mode de construction permet, en faisant varier le rapport des bras de levier, d'effectuer un réglage qui compense les différences de surfaces actives de pression des boîtiers tubulaires ondulés par des différences correspondantes des longueurs des bras de levier. De la manière la plus simple, le réglage s'effectue de telle façon que, le levier étant soustrait à l'action du ressort, on applique la même pression aux deux boîtiers tubulaires ondulés, qu'on fait varier le rapport des longueurs des bras du levier jus qu'à ce que celui-ci se trouve en équilibre et que l'on immobilise, dans cette position, les pièces composantes du dispositif. D'une manière avantageuse, la pression appliquée correspond à peu près à la valeur moyenne de la plage de pression admissible. Dans ces conditions, les imprécisions ou tolérances auxquelles on peut encore s'attendre sont les plus faibles. Si par exemple, le dispositif doit fonctionner avec des pressions comprises entre 2 et 12 bars, le réglage doit être effectué à une pression de 7 bars. Au point de vue de la construction du dispositif, il est recommandé qu'au moins l'un des boîtiers tubulaires ondulés soit fixé à un support qui soit réglable par rapport au bâti portant l'articulation du levier. Le déplacement de ce support permet de faire varier le rapport des bras de levier. Selon un mode de construction qui s'est révélé a antageux, les surfaces d'appui des deux bras du levier sont à peu près parallèles et les deux boîtiers tubulaires ondulés sont fixés à un support commun qui peut être déplacé, à peu près parallèlement aux deux surfaces d'appui et à peu près suivant la direction des bras du levier, par rapport au bâti. Un tel réglage permet de faire varier en sens contraire les longueurs des deux bras du levier. Selon une autre possibilité, l'un des boîtiers tubulaires ondulés est fixé excentriquement sur un support circulaire qui est monté dans un logement circulaire solidaire du bâti. En faisant tourner ce support, on fait varier la longueur d'un des bras du levier. I1 est assez souvent avantageux que l'un des éléments d'articulation du levier soit fixé à un support réglable par rapport à un bâti portant les boîtiers tubulaires ondulés. Les moyens d'immobilisation prévus peuvent comporter des moyens de fixation agissant entre le support et le bâti. I1 est encore avantageux que ces moyens d'immobilisation comportent des moyens de fixation agissant entre les fonds des boîtiers tubulaires ondulés et les surfaces d'appui des bras du levier. Le rapport des bras de levier est ainsi fixé d'une manière sûre. D'une manière particulièrement avantageuse, les moyens de fixation sont constitués par une liaison à l'aide d'un adhésif. Cette solution est valable en particulier pour les liaisons entre les boîtiers tubulaires ondulés et les surfaces d'appui du levier, car en ces emplacements ne sont transmises que des forces de pression. On peut aussi utiliser des liaisons à vis, comportant des vis et des trous allongés, dirigés dans le sens du mouvement de réglage. Du fait que les boîtiers tubulaires ondulés sont réalisés en un matériau relativement mince, il peut être avantageux que sur le fond de chacun des boîtiers tubulaires ondulés soit placé un capuchon relativement rigide qui s'applique sur les surfaces d'appui du levier. On augmente la précision du réglage en utilisant pour l'articulation du levier un palier à lame de couteau. Un tel palier presente un frottement si faible que, pour le réglage, la position d'équilibre du levier peut être déterminée avec beaucoup de précision. L'invention est expliquée plus en détail ci-après à l'aide de deux de ses modes de réalisation, pris à titre illustratif mais nullement limitatif, en se référant au dessin annexé , dans lequel - la figure 1 est une coupe longitudinale d'un dispositif de commande conforme à l'invention et - la figure 2 est une coupe fragmentaire d'une variante de ce dispositif. Dans le mode de réalisation représenté sur la figure 1, un levier à deux bras 2 est articulé à l'intérieur d'un bâti 1 en forme de boite. Cette articulation est constituée par une lame de couteau. fixée au bâti 1 par l'intermédiaire d'un support 4 et parut palier correspondant 5 formé sur le levier 2. Le levier 2 comporte deux bras 6 et-7 présentant chacun une surface d'appui 8 et 9. Un prolongement 10 du bras 7 agit sur un micro-interrupteur M. Sur le bras de levier 6 agit un boîtier tubulaire ondulé 11 et sur le bras de levier 7 agit un boîtier tubulaire ondulé 12. D'autre part, à une extrémité relevée en équerre 13 du levier 2 est accroché un ressort 14 dont la tension peut être réglée à l'aide d'une vis S. Le boîtier tubulaire ondulé 11 est relié à une tubulure de raccordement 15 et le boîtier tubulaire ondulé 12 est relié à une tubulure de raccordement 16. Ces éléments sont montés sur-un support commun 17. Ce support 17 est réalisé sous la forme d'une plaque et est lié, à l'aide d'une couche d'adhésif 19, à la surface d'un élément 18 du bâti 1. Les fonds des deux boîtiers tubulaires ondulés 11 et 12- sont recouverts par des capuchons 20 et 21 qui sont collés aux surfaces d'appui 8 et 9 du levier 2 à'aide de couches d'adhésif 22 et 23. Au cours du fonctionnement du dispositif de commande, une première pression P1 est appliquée par la tubulure 15 et une seconde pression P2 est appliquée par la tubulure 16. Lorsque la différence de pression P2 P P1 descend en-dessous d'une valeur prédéterminée, réglée à l'aide du ressort 14, le micro-interrupteur M est actionné. Lors de la fabrication de ce dispositif, on procède à son réglage. A cet effet, avant d'accrocher le ressort 14 à l'ex trémité relevée 13 du levier 2, le support 17 est simplement posé sur l'élément 18 du bâti. On applique alors une même pression aux deux tubulures de raccordement 15 et 16. On déplace ensuite le support 17 le long du bâti 1 suivant la direction longitudinale du levier 2 jusqu'à ce que ce dernier se trouve en équilibre. On laisse alors durcir l'adhésif, préalablement déposé entre le support 17 et l'élément 18 du bâti 1, d'une part, et entre les capuchons 20 et 21 et les surfaces d'appui 8 et 9 du levier 2, d'autre part, ce qui immobilise ces diverses pièces dans la position de réglage. Une fois accroché le ressort 14, le dispositif est terminé et prêt à être utilisé. Dans la variante représentée sur la figure 2, le boîtier, tubulaire ondulé 11 est fixé excentriquement à un support circu laire 24 qui repose dans un logement circulaire 25 d'un support 26 solidaire du bâti. Lorsqu'on fait tourner le support circulaire 24 à l'intérieur du logement 25, le capuchon 20 se déplace par rapport au bras de levier 6. On peut ainsi régler également le rapport de bras de levier désiré et la position de réglage correcte peut être définitivement fixée à l'aide d'une couche de liaison, ici une couche de brasure 27. On peut aussi disposer les deux boîtiers tubulaires ondulés Il et 12 solidairement du bâti et déplacer, par rapport au bâti, le support 4 de la lame de couteau 3. On peut utiliser encore d'autres modes de liaison pour la fixation définitive de la position de réglage, par exemple une vis qui traverse un trou allongé de la plaquette support 17 et s'engage dans un filetage du bâti 1. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spé- cialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Dispositif de commande, actionné par une différence de pression, ou manoactionneur différentiel, comportant un organe actionneur qui est soumis à la force exercée par un boîtier tubulaire ondulé siège d'une première pression, laauelle force s'exerce en sens contraire de celle exercée par un boîtier tubulaire ondulé siège d'une seconde pression et de celle d'un ressort destiné à déterminer la différence de pression qui actionne le dispositif de commande, lequel dispositif est caractérisé en ce-que l'organe actionneur est constitué par un levier (2) à deux bras (6, 7), pivotant autour d'une articulation (3, 5) et qui agit sur l'un des boîtiers tubulaires ondulés (11) par une surface d'appui (8) prévue sur l'un des bras (6) et agit sur l'autre boîtier tubulaire ondulé (12) par une surface d'appui (9) prévue sur l'autre bras (7) et que des moyens (17, 24 ; 19, 22, 23) sont prévus pour faire varier le rapport des longueurs actives des bras du levier et pour immobiliser les pièces composantes du dispositif après ce réglage. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'au moins l'un des boîtiers tubulaires ondulés (11, 12) est fixé à un support (17, 24) qui est réglable par rapport au bâti (1) portant l'articulation (3, 5) du levier (2). 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que les surfaces d'appui (8, 9) des deux bras (6, 7) du levier (2) sont à peu près parallèles et les deux boîtiers tubulaires ondulés (11, 12) sont fixés à un support commun (17) qui peut être déplacé, à peu près parallèlement aux deux surfaces d'appui et à peu près suivant la direction des bras du levier, par rapport au bâti (1). 4. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'un des boîtiers tubulaires ondulés (11) est fixé excentriquement sur un support circulaire (24) qui est monté dans un logement circulaire (25) solidaire du bâti (1). 5. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'un des éléments (3) d'articulation du levier (2i est fixé à un support (4) réglable par rapport à un bâti (1) portant les boîtiers tubulaires ondulés (11, 12). 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les moyens d'immobilisation prévus comportent des moyens de fixation (19, 27) agissant entre le sup port (17, 24) et le bâti (1). 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que les moyens d'immobilisation comportent des moyens de fixation (22, 23)agissant entre les fonds des boitiers tubulaires ondulés (11, 12) et les surfaces d'appui (8; 9) des bras (6, 73 du levier (2). 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 6 ou 7, caractérisé en ce que les moyens de fixation sont constitués par une liaison à l'aide d'un adhésif (19, 22, 23). 9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 6 ou 7, caractérisé en ce que les moyens de fixation sont constitués par une brasure (27). 10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 6 ou 7, caractérisé en ce que les moyens de fixation sont constitués par des liaisons à vis, comportant des vis et des trous allongés, dirigés dans le sens du mouvement de réglage. 11. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que sur le fond de chacun des bol- tiers tubulaires ondulés (11, 12) est place" un capuchon (20, 21) relativement rigide qui s'applique sur les surfaces d'appui (8, 9) du levier (2) 12. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes-, caractérisé en ce que l'articulation (3, 5) du levier (2) est constitué par un palier à lame de couteau. 13. Procédé.pour fabriquer un dispositif de commande se lon. l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le levier étant soustrait à l'action du ressort, on applique la même pression aux deux boîtiers tubulaires ondulés, qu'on fait varier le rapport des longueurs des bras du levier jusqu'à ce que celui-ci se trouve en équilibre et que l'on immobilise, dans cette position, les pièces composantes du dispositif. 14. Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce-que la pression appliquée correspond à peu près à la valeur moyenne de la plage de pression admissible.