La présente invention se rapporte à un tuyau flexible destiné au transport des fluides sous pression portés à une température élevée. On connait déjà les tuyaux flexibles constitués par une paroi en matière plastique renforcée par une ou plusieurs tresses texti les établies en partant de fibres naturelles ou synthétiques. Ces réalisations sont intéressantes de par leur résistance à 1 t action de la pression du fluide à l'intérieur du tuyau. Toutefois, lorsque cette pression est associée à une forte température, la plasticité des matières utilisées staccroit, leur résistance mécanique diminue d'autant plus que le service demandé est fréquent et prolongé. Des phénomènes de fluage dans le temps se produisent et conduisent à la mise hors service rapide de tels tuyaux. L'exemple le plus représentatif de cet état de fait correspond aux tuyauteries souples des circuits de freinage des véhicules au tomobiles. L'une des extremités de ces tuyauteries raccordées aux appareils de freinage peut atteindre des températures de valeurs instantanées élevés, surtout à la suite de l'application d'un freinage énergique et prolongé, nécessaire dans le cas d'une décli vité longue et importante. Une des caractéristiques du tuyau faisant l'objet de la pré sente invention est de remédier aux inconvénients indiqués ci-dessus en évacuant rapidement par conductibilité les calories présentes au point de raccordement. Une seconde caractérstique de l'invention est de dissiper par rayonnement et convection les calories émises par le fluide trans porté, et ce tout le long du tuyau. Une troisième caractéristique de l'invention est de présenter au contact avec le fluide chaud sous pression, une matière dont la résistance à la traction est notablement plus importante que celle des matières utilisées jusqu'ici, et dont cette résistance varie peu dans la gamme des températures couramment atteinte dans les circuits de freinage sur automobiles. 5 Tles figures I, 2, 3 de la planche annexée permettent de com prendre la présente invention. La figure I est une vue en coupe partielle d'une tuyauterie habituellement utilisée, non conforme à l'invention. La figure 2 est une vue en coupe partielle d'une tuyauterie réalisée conformément à une première réalisation de l'invention. La figure 3 est une vue en coupe partielle d'une tuyauterie conforme à une seconde réalisation de l'invention. On voit figure I la coupe d'un tuyau comprenant une paroi interne I et externe 2 en matière souple, généralement en caoutchouc. Pour renforcer la tenue de ce tuyau sous l'action des pressions internes 3 tendant à augmenter son diamètre et à provoquer le dépassement de l'allongement correspondant à la limite élastique de la matière, une tresse textile 4 constituée de fibres naturelles ou synthétiques est placée entre les parois I et 2. Ce genre de tuyau résiste bien aux pressions 3 mais évacue mal les calories véhiculées par le fluide chaud 5 le traversant. Il en résulte des échauffements locaux, surtout aux extrêmités, qui augmentent la plasticité de la matière, réduisent sa résistance mécanique et rendent le tuyau rapidement hors d'usage. La figure 2 représente une première réalisation de la présente invention. Le tube plastique 6 est recouvert à l'extérieur d'une tresse métallique 7 sur laquelle viendront se fixer les éléments mécaniques de raccordement du tuyau particulièrement les organes de freinage dans le cas des freins d'automobile. Le fluide 8 transmet ses calories au tube 6. Du fait que ce tube est recouvert d'une façon continue sur toute sa longueur par la tresse métallique 7, celle-ci se charge par conductibilité au travers de la paroi 6 des calories délivrées par le fluide 8. La tresse métallique 7 étant constituée par un grand nombre de fils fins présente une surface de radiation importante qui permet l'élimination des calories par rayonnement et convection Il en résulte un faible échauffement local en tous les points de cette tuyauterie. Cet échauffement est d'ailleurs sans action sensible sur la paroi 6, celle-ci étant conditionnée en une matière choisie pour sa bonne tenue aux températures élevées rencontrées dans les exemples cités, par exemple on pourra utiliser un polyamide 6, Il I2 ou une autre matière plastique présentant des propriétés mécaniques et thermiques analogues. La tresse métallique 7 devant posséder une bonne conductibilité calorique doit également posséder une bonne résistance à l'o- xydation, ou à une agression quelconque du milieu ambiant. On choisira pour confectionner ces tressss métalliques des métaux tréfilables bons conducteurs de la chaleur et peu sensibles à l'agression du milieu ambiant, comme par exemple l'acier inoxydable, le bronze, le nickel et leurs dérivés etc... La figure 3 représente une seconde réalisation de l'invention La tresse métallique 7 n'enserre plus directement la paroi en matière plastique 6, mais un ruban intermédiaire 9 est iderposé entre cette tresse et cette paroi. Ce ruban est pénétré par les fils de la tresse métallique, il en comble les vides, ce qui confère une fixité et une stabilité dimensionnelle à cette tresse en présence de frottements, de vibrations et d'agressions mécaniques diverses éventuels et assure ainsi un accroissement de la fiabilité du produit. Le ruban 9 doit être choisi en une matière souple telle que caoutchouc polyacrylique ou polychloroprène ou toute autre matière résistant à la chaleur de qualité par exemple autovulcanisante pour obtenir après mise en place une liaison parfaitement continue. La présente invention couvre tous tuyaux analogues à ceux décrits c'est à dire possédant une ou plusieurs parois internes superposées établies en des matières souples résistant aux élévations de température et dimensionnées pour résister à la pression des fluides qui les traversent. Possédant également éventuellement un ou plusieurs rubans intermédiaires, croisés ou non, établis en une matière souple et de préférence autovulcanisante. Enfin possédant une ou plusieurs tresses métalliques pratiquement chimiquement inertes au milieu ambiant ces tresses étant destinées à la protection contre les agressivités mécaniques extérieures et à l'évacuation oes calories. La forme des parois d tuyau, leur section, le pas des enrubannages et des tressages peuvent outre quelconques en restant dans le cadre de la présente invention. La présente invention protège également l'application des tuyaux décrits à tous usages sur automobileS avions et véhicules en général, également sur tous appareils mécaniques ou électri ques et particulièrement sur les machines outils, appareils de levage etc... REVENDICATIONS I - Tuyau flexible destiné au transport des fluides sous pression portés à une température élevée. 2 - Tuyau selon la revendication I, caractérisé par le fait qu'il a la possibilité d'évacuer rapidement par conductibilité les calories délivrées par le fluide, oa présentes aux extrémités. 3 - Tuyau selon la reveaication I, caractérisé par le fait qu'il peut dissiper par rayonnement et convection sur toute sa longueur les calories émises par le fluide transporté. 4 - Tuyau selon la revendication I caractérisé par le fait qu'il présente au contact du fluide chaud et sous pression une matière dont la résistance à la traction est élevée et varie peu avec les températures relevées dans son utilisation. 5 - Tuyau selon la revendication I constitué d'un tube plastique recouvert d'une tresse métallique sur laquelle se raccordent les éléments mécaniques d'extrémité. 6 - Tresse métallique selon revendioetion 5 dont la surface de radiation importante des fils la constituant permet l'élimina- tion par convection et rayonnement des calories. 7 - Tube plastique selon revendication 5 choisi pour sa bonne tenue aux températures élevées. 8 - Tube plastique selon revendication 5 Réalisé en polyami de 6, II, I2 ou autre matière possédant des propriétés mécaniques et thermiques analogues. 9 - Tresse métallique selon revendication 5 devant assurer une bonne conductibilité calorique et une bonne résistance chimique au milieu ambiant. IO - Tresse métallique selon revendication 5 constituée de fils gracier inoxydable, de bronze, de nickel ou dérivés. Il - Tuyau selon revendication 5, mais sur lequel se trouve entre le tube plastique et la tresse métallique un ruban dans lequel pénètrent les fils de la tresse métallique. I2 - Ruban selon revendication Il conférant une fixité et une stabilité dimentionnelle à la tresse métallique, en présence des frottements, vibrations et agressions mécaniques diverses, ce qui augmente la fiabilité du produit. I3 - Ruban selon revendication Il établi en caoutchouc polyacrylique ou polychloroprène autovulcanisant. I4 - Tuyau selon revendication I pouvant avoir plusieurs parois superposées, plusieurs rubans intermédiaires, croisés ou non, plusieurs tresses métalliques. I5 - Tuyau selon revendication I dont la forme et dont les pas des enroulements et tresses peuvent être quelconques.