L'invention concerne un jeu éducatif, plus spécialement à l'usage des enfants. I1 existe de nombreux jeux de ce genre constitués par des éléments à trois dimensions, dont l'une nettement moindre que les deux autres (ctest-à- dire de relativement faible épaisseur), représentant notamment soit des lettres de l'alphabet/ soit les chiffres arabes de O à 9, et qui servent à enseigner aux enfants, dans les exemples mentionnés, la connaissance des signes, la formation des syllabes et des mots, ou celle des nombres, la construction des phrases très simples, les opérations arithmétriques élémentaires, etc. L'utilité de ces jeux ne se discute évidemment pas, mais la bonne compréhention de leur objet est parfois difficile pour de jeunes esprits à peine éveillés et l'attention nécessaire se trouve alors en défaut. II existe par ailleurs de nombreux jeux dits de construction, composés essentiellement d'éléments, ou de groupe d'éléments , eux aussi à trois dimensions, qui s'assemblent entre eux par emboîtage, encastrement, enfilage, etc, de façon à réaliser des ensembles à trois dimensions aux formes, aux ressemblances ou aux utilités les plus variables. Les enfants sont, en général, assez avides de ce mode de divertissement qui, tout en les distrayant, leur procure une certaine habileté manuelle, développe leurs facultés d'imagination créative, leur donne le goût de la construction et de la reproduction, etc. I1 était tentant de profiter des avantages apportés par les seconds de ces jeux pour compenser ce que pouvait avoir d'un peu ingrat, les jeux de pur enseignement. Mais jusqu'à maintenant, aucune réalisation sérieuse dans ce sens n'a été préconisée. La présente invention concerne un jeu éducatif qui, pour de jeunes enfants, sait, suivant la formule, allier l'utile à l'agréable, c'est-à-dire combiner, chez l'enfant, le plaisir d'un jeu de construction avec l'acquisition de connaissances inhérentesà un jeu pédagogique. L'invention est caractérisée par le fait que les éléments du jeu éducatif sont constitués essentiellement de barreaux parallélépipèdes rectangles, perpendiculaires entre eux pour la quasi-totalité, de section carrée uniforme, et de longueur égale à un multiple entier du côté de cette section, les éventuels déports et intervalles entre barreaux étant eux aussi égaux à un multiple entier (pouvant être égal à l'unité) de ce coté. Si bien que, de cette façon, les divers éléments peuvent être assemblés entre eux par encastrement d'une multitude de façons, à la manière d'un jeu de construction. On va décrire, ci-après, à titre d'indication, des modes de réalisation préférés de l'invention, en se référant au dessin ci-annexé qui montrent: En Fig. 1, en plan, sur une première ligne, les éléments d'un jeu éducatif constitués par les dix chiffres arabes, le chiffre 6, à la fin, étant représenté aussi en perspective, en Fig. la, En Fig. 2, toujours en plan, sur les trois lignes suivantes, de semblables éléments constitués par les vingt- six lettres majuscules de l'alphabet latin, la lettre C, à la fin, étant représentée aussi en perspective,en Fig. 2a, En Fig. 3, toujours en plan, des éléments auxiliaires du jeu en question, En Fig. 4 et 5, enfin, en perspective, des assemblages de certains des éléments ci-dessus. Les éléments sont établis à partir de toute matière appropriée, telle que bois, métal, léger de préférence, matière plastique. Ils sont constitués par des barreaux parallélipipédiques rectangles, par exemple 1, 2, 3, 4 et 5 comme indiqué à titre d'exemple pour le chiffre 6 en Fig. la. Tous ces barreaux ont même section carrée, de par exemple 1,5 cm de côté a, et leur longueur est un multiple entier de ce côté. Suivant les chiffres, comme il est montré clairement sur les dessins de la Fig. 1, ce multiple peut cire égal à 1, à 2, à 3, à 4, à 5. Il est bien évident qu'il pourrait être choisi plus grand encore. Les barreaux sont perpendiculaires ou parallèles entre eux (sauf exception pour la "tete" du chiffre 1) et laissent entre eux un déport (c'est-à-dire une distance d'alignement des extrémités de barreaux, par exemple distance d indiquée pour le chiffre 2) ou un intervalle 1 entre barreaux parallèles (cf. Fig. la) qui soit, là encore, égal au côté a ou à un multiple entier de ce dernier. Ainsi, par exemple, pour le chiffre 6 illustré en perspective, on observe une "gorge" de longueur 2a et un "orifice" carré de côté a. Si la suite de signes représente les lettres de l'alphabet à caractères latins, comme indiqué Fig. 2, on retrouve les mêmes dispositions que décrit plus haut pour la subite de chiffres : barreaux en parallélipipèdes rectangles 6, 7, 8, 9 et 10 (cf. Fig. 2a pour la lettre C). tous de section carrée uni forme (côté a = 1, 5 cm2*perpendiculaires (ou parallèles) entre eux (excep tion pour la barre oblique Z) réservant des déports d (cf. par exemple lettre E) ou des intervalles i (cf. par exemple lettre C en Fig. 2a) égaux à une ou plusieurs fois le cté a. Lors de l'établissement des barreaux des éléments, on veille à ce que le côté a de leur section soit très légèrement inférieure (d'une fraction de mm) aux dimensions des déports et des orifices, cela pour disposer d'un "jeu" fonctionnel permettant l'engagement de ces éléments les uns dans les autres, comme on va l'exposer maintenant. Ayant à sa portée les divers éléments du jeu, l'enfant pourra tout d'abord se familiariser avec ces signes, apprendre à les connaître, les combiner, pour faire des syllabes, des mots, des nombres, etc. Cela, c'est la fonction pédagogique du jeu qui est en soi bien connue. Mais l'enfant pourra aussi les assembler de mille façons, en les encastrant de manière amovible les uns dans les autres. Par exemple, Fig. 4, on a représenté la lettre O engagée verticalement à moitié dans l'orifice central de la lettre C, placée horizontalement, en formant deux plans perpendiculaires. Cette construction simple distraye l'enfant, rend moins fastidieux son effort de compréhension, et en meme temps lui donne le goût de la réalisation, de l'imagination, le sens des choses de l'espace, et lui fait acquérir (ou améliorer) de l'habileté manuelle La mise en oeuvre du jeu est donc doublement bénéfique. On peut ne pas limiter les éléments à la représentation d'une suite logique de signes comme montré en Fig. 1 et 2. On peut, en effet, adjoindre aux éléments de base, quelques éléments auxiliaires qui permettent d'agrémenter plus encore l'aptitude à la construction. C'est ainsi, par exemple, comme indiqué en Fig. 3, qu'on peut avoir des éléments auxiliaires affectant un contour extérieur géométriquement symétrique, tels qu'un polygone régulier (triangle équilatéral, carré, représenté en perspective, pentagone) un cercle ou une ellipse (ces deux formes étant représentées superposées sur l'illustration correspondante de la Fig. 3). Les éléments auxiliaires sont alors composés avantageusement de portions de barreaux parallélipipèdes rectangles délimités de manière telle qu'ils puissent être adaptés et insérés librement dans des assemblages. La Fig. 5 montre un cas d'assemblage de la lettre T avec deux cercles 11 et 12 engagé par leur orifice central de section carrée sur les extrémités de la barre horizontale de ce T, et avec un carré 13 "emmanché", par son orifice central de même section, sur l'extrémité de la barre verticale dudit T. 1l est bien évident quXil y a une infinité d'assemblages possibles, c'està-dire que les possibilités de conception et de réalisation sont sans limites, en sorte que l'esprit du jeune enfant n'est jamdis lassé et que la fonction pédagogique du jeu est toujours soutenue. Dans ce qui précède, on a parlé de chiffres arabes et de caractères latins. Il est certain que bien d'autres suites de ce genre peuvent êtrescon- sidérées, en particulier les chiffres humains, les alphabets grecs et russes. I1 peut enfin être intéressant, dans certains cas, d'accrottre encore l'attrait des enfants pour le jeu à double fin, en prenant des éléments colorés, uniformément ou non (par exemple les voyelles colorées différemment des consonnes). On peut aussi prévoir des barreaux à surface non entièrement planes, mais par exemple nervurées, guillochées, gravées, des barreaux de natures différentes (par exemple les uns en métal, les autres en matière plastique).. RJ VENDICATIONS 1 - Jeu éducatif comportant essentiellement un ensemble d Xélérnents in dividuels a trois dimensions, l'une sensiblement moindre que les deux autres, représentant une suite logique de signes et propres à être assemblés les uns avec les autres, caractérisé par le fait que ces éléments sont constitués essentiellement de barreaux parallélipipédiques rectangulaires, perpendicu laires ou parallèles entre eux pour la quasi-totalité, de section carrée uni forme, et de longueurs égales à un multiple entier du côté de cette section, les éventuels déports et intervalles entre barreaux étant eux aussi égaux à un multiple entier (pouvant être égal à l'unité) de ce côté, en sorte que les di vers éléments peuvent, de manière amovible, être assemblés entre eux par encastrement d'une multitude de façons, à la manière d'un jeu de construction 2 - Jeu éducatif, selon revendication 1, caractérisé en ce que la suite logique de signes est un alphabet. 3 - Jeu éducatif selon revendication 2, caractérisé en ce que l'alphabet est celui de caractères latins. 4 - Jeu éducatif selon revendication l, caractérisé en ce que la suite lo gique des signes est composée des chiffres arabes de 0 à 9. 5 - Jeu selon revendication 1, caractérisé en ce qu'en dehors de la suite logique de signes, 11 ensemble comporte aussi des éléments composés de por tions de barreaux parallélipipèdiques rectangulaires affectant un contour ex térieur géométriquement symétrique tel qu'un polygone régulier, un cercle, une ellipse, et présentant en leur centre de symétrie, un évidement carré de côté égal à celui des barreaux constituants. 6 - Jeu selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les éléments sont colorés. 7 - Jeu selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les éléments ont une surface seulement partiellement plane (par exemple ner vurée, guillochée). 8 - Jeu selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que les parties mâles des éléments sont de dimensions très légèrement inférieures à leurs parties femelles.