i 2027948 Alors que de nombreux perfectionnements ont été introduits dans la fabrication de filaments synthétiques continus, il s'est révélé pratiquement impossible de produire des filaments synthétiques dont l'uniformité de la dimension serait 5 préservée sur toute la longueur des filaments. Ce manque d'uniformité existe aussi "bien dans les filaments de verre que dans d'autres filaments synthétiques. Bien que des perfectionnements apportés à la fabrication de filaments continus de ver re aient permis de réduire des écarts trop importants par rap-10 port aux dimensions prescrites ou désirées, les améliorations générales des opérations de fabrication ont fait ressortir la présence de variations indésirables d'un caractère cyclique, habituellement sur des tronçons filamentaires plus courts, variations qui apparaissent lors des changements cycliques des 15 vitesses au cours de la reprise des filaments sous forme d'un faisceau filamentaire sur un bobinoir, ces défauts d'unifor-, mité des filaments apparaissent principalement par suite des changements de vitesse qui ont lieu à mesure que le faisceau ou toron filamentaire est repris sous forme d'un paquet bobiné 20 Ces défauts d'uniformité indésirables et récurrents, que l'on constate dans les filaments de la technique antérieure, risquent de cumuler ou de s'aligner périodiquement dans les parties adjacentes d'un tissu et il en résulte des contrastes visuels indésirables ou des défauts d'armure dans la structure 25 du tissu ultérieurement confectionné. En présence de tels contrastes visibles, et indésirables, le tissu devient tellement inélégant du point de vue visuel que sa vente par le détaillant devient impossible. Ces variations cycliques des filaments sont toujours res 30 tées un problème que les spécialistes n'ont pas réussi à résoudre. En effet, plus les procédés utilisés'se rapprochent d'un résultat idéal concernant l'uniformité de dimensions- des filaments, plus les défauts de caractère cyclique qui affectent des petits tronçons de filaments deviennent marqués dans 35 les tissus ultérieurement confectionnés, ce qui revient à dire que la disparition progressive du défaut majeur se traduit par une aggravation de ce second défaut mineur. En conséquence, les principaux buts de l'invention sont - de -réaliser un fil textile multifilamentaire d'un type ^0 perfectionné, avec lequel on peut confectionner un tissu d'un 7000629 2 2027948 aspect plus uniforme, dépourvu de contrastes visibles ; - de réaliser-un fil textile multifilamentaire ou un faisceau de filaments composé de filaments de verre continus, dans lesquels les perturbations dimensionnelles apparaissent 5 avec une fréquence et avec une amplitude telles, par rapport aux variations cycliques des dimensions des filaments, que le tissu obtenu dissimule pratiquement les contrastes provoqués par les variations cycliques précitées qui, dans d'autres conditions, apparaîtraient de façon visible dans le tissu confec-10 tionné avec lesdits fils ; et - de réaliser un produit textile de verre comportant un faisceau de filaments continus dont chaque filament présente des variations prédéterminées de diamètre dans le sens de sa longueur, de nature à ne pas laisser apparaître de contrastes 15 visibles dans les tissus confectionnés avec ces faisceaux. D'une façon très générale, pour réaliser les buts indiqués, on introduit de façon forcée et réglable des perturbations ou variations dimensionnelles avec une fréquence suffisante le long des filaments continus de manière que lorsque 20 les filaments seront combinés en un faisceau et qu'ensuite un tissu sera préparé avec ces faisceaux, ce tissu ne présente pas de contraste visible ou de défauts d'armure qui étaient l'une des principales source d'ennuis avec tous les tissus confectionnés à partir de filaments synthétiques. Ces pertur-25 bâtions ou variations dimensionnelles des filaments s'ajoutent aux variations étrangères indésirables qui sont introduites dans les filaments par la nature même de l'appareil de reprise utilisé. Dans un sens, les variations dimensionnelles étrangères et indésirables de caractère cyclique qui apparaissent 30 dans les filaments connus peuvent être surmontées par un "bruit" dimensionnel imposé aux filaments. Dans ce cas, le "bruit" doit être d'une valeur seulement suffisante (par exemple d'une amplitude et d'une fréquence suffisantes) pour produire des perturbations dimensionnelles similaires et réglées 35 capables de surmonter les variations cycliques étrangères ou de se combiner avec ces dernières pour en réduire le contraste réel le long des filaments. Ces perturbations dimensionnelles réglées dissimulent les contrastes qui seraient par "ailleurs visibles dans le tissu confectionné aveo les filaments 40 dont les variations dimensionnelles n'auraient pas été ainsi 7000629 3 2027948 contrôlées. Suivant un autre aspect de l'invention, on peut changer les caractéristiques dimensionnelles des variations cycliques subies par les filaments de manière à obtenir, un fil avec le-5 quel on pourra confectionner un tissu exempt de contrastes ou de défauts d'armure visibles. Parmi ces changements, on citera les différences de la fréquence et de la forme des variations récurrentes le long des filaments. D'autres buts et avantages de l'invention ressortiront 10 de la description qui va en être faite ci-après en se référant aux dessins annexés sur lesquels : La figure 1 est une vue quelque peu simplifiée, en élévation de facer d'an appareil permettant de former des faisceaux de filaments de verre continus selon les concepts de 15 l'invention. La figure 2 est une vue de côté de l'appareil représenté sur la figure 1. La figure 3 est une vue en perspective et à plus grande échelle du dispositif représenté sur les figures 1 et 2 pour 20 introduire des perturbations de nature à modifier les dimensions de la section transversale des filaments de verre selon les enseignements de l'invention. La figure 4 est une vue en perspective du dispositif représenté sur les figures 1 à 3 pour introduire des perturba-25 tions de nature à modifier les dimensions des sections transversales des filaments de verre, selon l'invention, ce dispositif étant installé en un point qui précède immédiatement celui.de la jonction des filaments en un faisceau. La figure 5 est une vue à plus grande échelle d'une par-30 tie d'an filament dont la section transversale varie dans le sens de sa longueur selon les enseignements de l'invention. La figure 6 est une vue quelque peu simplifiée, en élévation de face, d'an appareil modifié permettant de former des faisceaux de filaments de verre continus selon les concepts 35 de l'invention. La figure 7 est une vue de côté de l'appareil modifié selon la figure 6. La figure 8 est une vue en élévation et légèrement à plus grande échelle du mécanisme de va-et-vient représenté sur les 40 figures 6 et 7, les traits discontinus servant à montrer un 7000629 4 2027948 autre emplacement de la course de va-et-vient ; et La figure 9 est une vue éclatée à plus grande échelle de plusieurs filaments dont les dimensions varient dans le sens de la longueur selon les concepts de l'invention, ces filaments 5 étant représentés par rapport au paquet de reprise des filaments . Bien que l'invention soit d'une utilité particulière pour les produits textiles de verre, on peut également l'appliquer à d'autres matières synthétiques, par exemple à des filaments 10 de nylon, de polyester, etc..» Ainsi, la description qui va être faite ci-après à propos de filaments de verre ne constitue que l'une des applications possibles de l'invention, dont la portée n'est nullement limitée à cette seule application. Les figures 1 et 2 montrent un procédé de fabrication 15 d'un faisceau de filaments de verre continus qui est recueilli sous forme d'un paquet bobiné sur un dispositif de reprise. On a représenté un réservoir 10 qui contient une certaine quantité de verre fondu. Ce réservoir 10 peut être raccordé à un avant-creuset qui le réapprovisionne en verre fondu à partir 20 d'un four ou bien il peut être raccordé à une source de distribution de verre, par exemple de billes de verre, qu'on réduit à un état ramolli par la chaleur dans un dispositif de fusion ou autre appareil associé au réservoir 10. Aux extrémités du réservoir 10 sont montées des bornes électriques 12 25 qui "sont connectées à une source de courant éle'ètrique en vue de fournir de la chaleur au verre contenu dans le réservoir 10 par une technique convenable de chauffage par résistance, ce qui permet de maintenir le verre fondu à une température fi-brogène et à une viscosité convenables. De plus, le réservoir 30 10 comprend une section inférieure 14 dans laquelle sont pratiqués une série d'orifices ou de passages qui débitent des filets 16 de verre fondu à partir de ce réservoir 10. On voit que les ouvertures dans le fond 14 comprennent une série de tétons perforés ou d'éléments tubulaires dirigés vers le bas 35 18 et c'est à travers ces derniers que le verre fondu s'écoule sous forme de filets 16. Les filets fondus 16 sont amincis en filaments individuels continus 20 et ces filaments sont combinés en un faisceau 22 à l'.aide d'un sabot collecteur 24 installé au-dessous 40 du réservoir- 10» 7000629 5 2027948 Bien que les filaments 20 puissent n'être protégés que par application d'eau, il est souhaitable dans la plupart des cas de les enrober d'un apprêt ou d'une autre matière d'enrobage usuelle. Un ajutage 26 peut être installé à pro-5 ximité du fond 14 pour pulvériser de l'eau sur les filaments nouvellement formés 20, de préférence avant que ces derniers soient combinés en un faisceau 22» Un applicateur 28 monté dans un boîtier 30 est en général installé de la façon indiquée sur les figures 1 et 2 et 10 son but est d'appliquer un apprêt ou une autre matière d'enrobage aux filaments 20. L'applicateur 28 peut être d'un modèle approprié quelconque bien connu dans la technique et par exemple il peut être sous forme d'une courroie sans fin qui se déplace continuellement à travers un bain d'apprêt ou d'en-15 robage liquide maintenu dans le boîtier 30. Alors que les filaments 20 passent sur la surface de l'applicateur 28, une partie du liquide est transférée de l'applicateur à ces filaments. Le faisceau 22 est repris sous forme d'un paquet bobiné 20 32 sur un bobinoir 40. Un mécanisme 42 est chargé d'imprimer un mouvement de va-et-vient au faisceau 22 en cours de progression pour le faire circuler le long de la dimension longitudinale du paquet 32 à mesure que ce faisceau 22 est bobiné sur-le dispositif de reprise, qui peut être, par exemple, 25 un tube 44 monté télescopiquement sur une broche ou mandrin 45. Le mandrin 45 est tourillonné en rotation sur le bobinoir 40 et ce dernier entraîne de façon appropriée en rotation le mandrin 45. Le mécanisme 42 à mouvement de va-et-vient comprend des 30 organes qui assurent un mouvement alternatif du faisceau 22 en position adjacente au paquet 32, ce mouvement étant d'un caractère composite c'est-à-dire qu'il comporte une composante de mouvement alternatif rapide et une composante de mouvement alternatif lent. 35 Comme on peut le voir sur les figures 1 et -2, le mé canisme 42 imprime au faisceau 22 un mouvement de va-et-vient à l'aide d'un dispositif "à fil spiralé" 46 monté sur un arbre 47 qui est entraîné en rotation par un moteur monté à l'intérieur du bobinoir 40. Le dispositif 46 comprend deux éléments 40 de came complémentaires, de forme sensiblement spiralée, 48 7000629 6 2027948 et 49 qui peuvent être fabriqués en des matériaux appropriés quelconques capables de résister à l'usure par frottement avec le faisceau filamentaire,de verre 22, lesdits éléments pouvant être par exemple construits en tiges de laiton. 5 Alors que le dispositif 46 tourne sur l'arbre rotatif 47, les éléments de came 48 et 49 viennent, en alternance, en contact avec le faisceau 22 en cours d'avancement pour l'animer d'un mouvement de va-et-vient rapide dans le sens longitudinal du paquet 32. Le dispositif 46 tourne normalement à 10 une vitesse suffisante pour imprimer au faisceau en mouvement 22 un mouvement alternatif compris entre 200 et 2000 (ou même plus) courses par minute. Etant donné que la course du mouvement alternatif plus lent est supérieure à la longueur du dispositif 46, le mou-15 vement d'accumulation réalisé par le bobinoir 40 permet d'obtenir un paquet 32 de forme bosselée ou à extrémités tronco-niques. Comme on peut le voir sur la figure 2, le diamètre du paquet 32 augmente à partir de ses extrémités et jusqu'à sa partie centrale, le paquet 32 ayant par conséquent son dia-20 mètre maximum sensiblement en son milieu. Le mouvement de va-et-vient plus lent se fait à une vitesse comprise entre environ 8 et 14 tours/minute. A mesure que le faisceau 22 est enroulé sur le paquet tournant 32, sa vitesse varie. En effet, quand le faisceau 22 25 s'enroule en remontant les surfaces inclinées ou tronconiques du paquet 32, la vitesse linéaire du faisceau augmente. Au contraire, quand le faisceau 22 s'enroule en descendant les surfaces inclinées du paquet 32, la vitesse linéaire du faisceau diminue. 30 Ces modifications de la vitesse linéaire du faisceau se traduisent par des variations cycliques indésirables et d'origine étrangère de la dimension du faisceau le long des filaments 20. L'appareil selon les figures 1 et 2 provoque des variations cycliques des dimensions qui sont constituées de 35 zones ayant des sections transversales variables le long des filaments 20, ces variations étant de nature à créer des contrastes visibles dans le tissu qui sera ultérieurement confectionné avec le faisceau 20. Entre le sabot collecteur 24 et le paquet 32 est inter-40 posé un agencement 50 ayant pour but d'introduire des pertur- 7000629 7 2027948 bâtions gui modifient la dimension ou diamètre de la section transversale des filaments 20. Gomme représenté, l'agencement 50 comprend un générateur de signaux 52, un mécanisme d'entraînement 53 et un bras 54* ^e frras 54 est un organe longi-5 tudinal incurvé à son extrémité libre suivant un profil légèrement hélicoïdal afin de capter le faisceau 22 gui passe dans l'espace délimité par l'extrémité libre courbe et imprimer à ce faisceau un mouvement latéral. Le signal provenant du générateur 52 actionne le mécanisme d'entraînement 53 et celui- C- . 10-v- ci déplace le bras 54. Ainsi, l'agencement 50 soumet le faisceau 22 à un mouvement latéral, par exemple un mouvement de vibration, afin d'introduire des perturbations dimensionnelles le long des dimensions longitudinales des filaments 20. On peut voir que l'agencement 50 provoque une légère déviation 15 du trajet suivi par le faisceau 22. Bien que le contact de ce genre entre le faisceau 22 et l'agencement 50 procure de bons résultats, il n*est pas toujours indispensable. La figure 3 représente plus clairement l'agencement ou appareil 50 chargé d'introduire des perturbations pour modi-20 fier les dimensions des sections transversales des filaments 20 (faisceau 22). Le faisceau 22 parcourt lîespaee défini par l'extrémité courbe du bras 54 qui se déplace sur le mécanisme d'entraînement 53. Bien que les traits discontinus sur la figure 3 indiquent un mouvement axial de va-et-vient du bras 54 25 pour déplacer latéralement le faisceau 22, le mécanisme 53 pourrait également animer le bras drun autre genre de mouvement, par exemple un mouvement circulaire. Le générateur de signaux 52 règle l'amplitude et la fréquence du mouvement du bras 54 par l'entremise du mécanisme 30 d'entraînement 53. Ce mouvement du bras 54 peut être d'un type fortuit ou peut au contraire suivre un programme prédéterminé. On aboutit à des bons résultats si l'on déplace le bras 54 à une vitesse comprise entre 1 et 150 cycles par seconde. 35 Quand le bras 54 se déplace, il entraîne dans ce mouve ment le faisceau 22. Un tel mouvement latéral ou excursion du faisceau 22 modifie sa vitesse et ce changement de vitesse se répercute sur la vitesse d'amincissement des filaments 20 provenant des filets de verre fondu 16. Etant donné que la 40 vitesse d'amincissement se répercute sur la dimension de la 7000629 8 2027948 section transversale des filaments, une modification de la vitesse du faisceau introduit des perturbations dimensionnelles; c'est-à-dire elle change les dimensions de la section transversale des filaments 20 en des points successifs des longueurs 5 de ces filaments. Etant donné que le bras 54 entraîne le faisceau 22 suivant un sens latéral par rapport au trajet dudit faisceau, la vitesse linéaire du faisceau au-dessus du bras 54 augmente, ce qui a pour effet d'amincir les filaments 20 provenant des filets 16, ces filaments ayant par conséquent 10 des dimensions réduites de section transversale. Au contraire, lorsque le bras 54 se déplace pour permettre au faisceau de rejoindre son trajet initial, la vitesse linéaire du faisceau au-dessus du bras 54 diminue pour amincir les filaments 20 à , une section transversale plus grande. Ainsi, la course du bras 15 54 introduit des perturbations ou variations dimensionnelles réglées tout au long des filaments 20, le nombre de ces perturbations étant suffisant pour réduire le contraste des variations dimensionnelles indésirables le long des filaments et le long d'une mèche ou d'un produit textile linéaire formé de 20 tels filaments. De plus, les perturbations dimensionnelles introduites. de façon réglée tout au long du faisceau (par exemple d'un fil) formé de filaments 20 permettent de dissimuler les contrastes qui seraient visibles, à défaut d'une telle précaution, dans les étoffes ultérieurement confectionnées dont 25 les fils n'auraient pas été soumis à des perturbations réglées du type indiqué. Les perturbations dimensionnelles introduites dans les filaments 20 du faisceau 22 s'ajoutent aux variations dimensionnelles cycliques des filaments 20. Ces perturbations sup-30 plémentaires doivent présenter une amplitude et une fréquence appropriées pour dissimuler pratiquement les contrastes dus aux variations dimensionnelles cycliques, contrastes qui seraient par ailleurs visibles dans le tissu ultérieurement confectionné avec le faisceau 22. Normalement, les perturbations 35 dimensionnelles couvrent, dans leur partie la plus importante, une surface de section transversale égale à la surface de section transversale des variations cycliques dans les zones les plus grandes de la section transversale. La portée de la course du bras 54 "peut être suffisante pour provoquer des fluctuations dimensionnelles dans les fila 7000629 9 2027948 ments 20 dont l'amplitude est supérieure, égale ou inférieure à celle des variations dimensionnelles cycliques. En fonctionnement de l'appareil représenté sur les figures 1 et 2, on obtient un faisceau 22 de filaments de verre 5 20 dans lequel chaque filament aura subi, d'une part, des variations cycliques indésirables de sa dimension le long du filament de nature à provoquer des contrastes dans l'étoffe confectionnée avec ce faisceau et, d'autre part, des variations dimensionnelles réglables le long des filaments dont la fré-10 quence et l'amplitude sont suffisantes pour dissimuler pratiquement les contrastes nuisibles dans le tissu. Alors que le faisceau 22 progresse vers le paquet 32] le générateur de signaux 52 actionne le mécanisme d'entraînement 5-3 suivant un mode prédéterminé pour déplacer le bras 54 et celui-ci anime 15 le faisceau 22 d'un mouvement latéral de va-et-vient. le mouvement latéral subi par le faisceau 22 du fait de l'actionne-ment de l'appareil 50 introduit des perturbations dimensionnel les réglables dans les filaments 20. Ces variations dimensionnelles réglées.le long des filaments se combinent dans un 20 produit textile linéaire pour dissimuler les contrastes dus aux variations dimensionnelles indésirables et qui seraient toujours visibles dans le produit textile si l'on n'avait pas pris la précaution d'introduire lesdites perturbations réglées . 25 La figure 4 représente l'appareil 50 qui introduit les perturbations dimensionnelles dans les filaments 20 au-dessus et à proximité immédiate du sabot collecteur 24. Les filaments 20 passent dans l'espace défini par la partie courbe du bras 54 pendant que ces filaments sont encore légèrement séparés. 30 Le même que dans l'installation où l'appareil 50 est situé au-dessous du sabot 24, le mouvement du bras 54 introduit des perturbations dans l'amincissement des filaments 20 provenant des filets de verre fondu 16 ; cependant dans ce cas, le bras 54 déplace les filaments encore séparés 20 et non pas le fais-35 ceau 22. Etant donné que les filaments individuels 20 parcourent des distances latérales différentes, les variations dimensionnelles que subissent les filaments individuels par l'ac tion de l'appareil 50 ne sont pas égales. De plus, le bras 24 peut être agencé pour ne déplacer qu'une partie des filaments 40 20, c'est-à-dire que certains de ces filaments ne seront pas 7000629 10 2027948 perturbés par l'appareil 50 et seront donc exempts des variations dimensionnelles délibérément introduites dans le sens de leur longueur. La figure 5 représente à plus grande échelle un petit 5 tronçon d'un filament de verre 20. Si l'amincissement de ce filament 20 se fait sans recours à l'appareil 50 d'introduction de perturbation, la variation de la section transversale du filament est sous forme d'une diminution à partir de la zo-^ ne plus épaisse 20a vers une zone plus mince 20b, cette dimi-10 nution étant indiquée par le trait interrompu. Après cela, la section transversale du filament augmente de nouveau pour aboutir à une partie plus épaisse 20£. la distance entre 20a et 20ç_ est habituellement d'environ 1,8 à 2,7 mètres et le plus souvent d'environ 2,3 mètres. Quand l'appareil 50 fonctionne, 15 il introduit des perturbations dimensionnelles, par exemple du type que l'on peut voir en 20d, s'étendant latéralement entre les parties 20a et 20c et ayant sensiblement la même hauteur ou amplitude que lesdites parties. Comme on peut le voir, la perturbation dimensionnelle 20d est beaucoup plus courte que 20 la distance entre 20a et 20c. Alors que la perturbation 20d est représentée à mi-chemin entre les parties 20a et 20(ï, cet emplacement peut être variable et il en est de même de l'amplitude du changement. Les figures 6 et 7 montrent un autre procédé de forma-25 tion d'un faisceau de filaments de verre continus qui est recueilli sous forme d'un paquet bobiné sur un dispositif de reprise. Un réservoir 110 peut être raccordé à un avant-creuset qui distribue du verre.fondu provenant d'un four, ou bien il peut être raccordé à une source de distribution de verre, par 30 exemple de billes de verre, de nature à réduire le produit à un état fondu dans une enceinte de fusion ou dans une autre installation associée au réservoir 110. Aux extrémités du réservoir 110, des bornes électriques 112 sont connectées à une source de courant électrique pour fournir de la chaleur au 35 verre contenu dans le réservoir 10 par une technique usuelle de chauffage par résistance en vue de maintenir le verre fondu à une température fibrogène et une viscosité appropriées. De plus, le réservoir 110 présente une section inférieure 114 dans laquelle sont pratiqués une série d'orifices ou de pas-40 sages qui débitent des filets 116 de verre en fusion à partir 7000629 ii 2027948 de ce réservoir 110. On voit que les ouvertures dans le fond 114 comprennent une série de tétons perforés ou d'éléments tubulaires dirigés vers le bas 118 à travers lesquels le verre fondu s'écoule sous forme de filets 116. 5 Les filets fondus 116 sont amincis en filaments indivi duels continus 120 qui sont combinés en un faisceau 122 à l'aide d'un sabot collecteur 124 installé au-dessous du réservoir 110. Un ajutage 126 installé à proximité du fond 114 pulvéri-10 se de l'eau sur les filaments nouvellement formés 120, de préférence avant que ces derniers soient combinés en un faisceau 122. Un applicateur 128 monté dans un boîtier -130 applique un apprêt ou une autre matière d'enrobage aux filaments 120. Alors 15 que les filaments 120 passent sur la surface de l'applicateur 128, une partie du liquide est transférée de l'applicateur à ces filaments. Le faisceau 122 est repris sous forme d'un paquet bobiné 132 sur un bobinoir 140. Un mécanisme 142 est chargé d'im-20 primer un mouvement de va-et-vient au faisceau 122 en cours de progression, pour le faire circuler le long de la dimension longitudinale dupaquet 132 à mesure que ce faisceau 122 est bobiné sur le dispositif de reprise, qui peut être, par exemple, un tube 144 monté télescopiquement sur une broche ou man-25 drin 145. Le mandrin 145 est tourillonné en rotation sur le bobinoir 140. Un moteur 148 installé dans le bobinoir 140 fait tourner de façon appropriée le mandrin 145 par l'entremise d'une courroie 149 du "type anti-glissement. Le mécanisme 142 à mouvement de va-et-vient comprend des 30 organes qui assurent un mouvement alternatif du faisceau 122 en position adjacente au paquet 132, ce mouvement étant d'un caractère composite, c'est-à-dire qu'il comporte une composante de mouvement alternatif rapide et une composante de mouvement alternatif lent. 35 Comme on peut le voir sur les figures 6 et 7, le méca nisme 142 imprime au faisceau 122 un mouvement de va-et-vient à l'aide d'un dispositif "à fil spiralé" 150 monté sur un arbre 152 qui est entraîné par un moteur 153 à l'intérieur du bobinoir 140. Le dispositif 150 comprend deux éléments de came 40 complémentaires, de forme sensiblement spiralée, 154 et 156 7000629 12 2027948 qui peuvent être fabriqués en des matériaux appropriés quelconques capables de résister à l'usure par frottement avec le faisceau filamentaire de^ï^?, lesdits éléments pouvant être par exemple construits en tiges de laiton. 5 Les longueurs des éléments spiralés 154 et 156, indi quées par 1, sont normalement comprises entre 12,7 et 22,8 cm. Comme on le voit plus clairement sur la figure 8, chaque élément du mécanisme à va-et-vient 150 s'étend sur un peu plus de 180° et comprend une-branche courte , une branche lon-10 gue et une partie centrale courbe réunissant ces branches. Ainsi, la branche courte de chaque élément se termine habituellement à l'intérieur (dans le sens axial) de la grande extrémité droite associée de l'autre élément de came complémentaire et est également recouverte par la grande branche. Lors 15 de la rotation du dispositif de va-et-vient 150 sur l'arbre tournant 152, les éléments de came 154 et 156 viennent en contact, en alternance, avec le faisceau 122 en mouvement de ma--nière à le soumettre à un mouvement alternatif dans le sens de la longueur du paquet 132. Normalement, le mécanisme de va-et-20 vient 150 tourne à une vitesse suffisante pour animer le faisceau 122 d'un mouvement de va-et-vient rapide dont la valeur se situe entre 200 et 2000 courses par minute ou plus. Le bobinoir assure un mouvement alternatif lent du mécanisme à va-et-vient 150 dans le sens de la longueur du pa-25 quet 132 pour introduire ainsi la composante lente du mouvement alternatif dans le faisceau en mouvement, et pour cela on déplace axialement l'arbre 152. Ce mouvement est schématiquement indiqué .par les traits interrompus sur la figure 8. Comme on peut le voir sur les figures 6 et 7, l'installation comporte 30 un moteur 153 monté à l'intérieur du bobinoir 140 sur un support 161, une monture fixe 163 et un mécanisme d'entraînement. Le support 161 vient en contact de coulissement avec une glissière 164 ménagée dans la monture fixe 163 en vue d'un mouvement alternatif que lui imprime le mécanisme d'entraînement le 35 long de l'axe, de rotation de l'arbre 152 . Comme on peut le voir sur les figures 6 et 7, le mécanisme d'entraînement comprend des engrenages convenables commandés par le moteur 153, à. savoir une vis sans fin 166 sur l'arbre moteur 167 et une roue dentée verticale 168 qui vient en prise avec la vis sans fin 40 166, l'appareil déplaçant le support 161 afin d'animer d'un 7000629 13 2027948 mouvement de va-et-vient l'arbre 152. Une console 169 placée sur le support 161 supporte en rotation la roue 168. Une bielle 170 est articulée de façon excentrée par une extrémité sur la roue dentée verticale 168 et est articulée par son autre 5 extrémité à la monture fixe 163, ce qui a pour effet d'établir un mécanisme de manivelle qui effectue le mouvement de va-et-vient de l'arbre 152 par l'entremise du support coulissant associé 161. Alors que le moteur 153 fait tourner son arbre 167, la 10 vis sans fin 166 fait tourner la roue dentée 168. La bielle excentrée 170 se déplace avec la roue dentée rotative 168 et anime le support 161 d'un mouvement alternatif dans la coulisse 164 de la monture fixe 163 afin de soumet.tre l'arbre 152 à un mouvement axial de va-et-vient. Normalement, l'arbre 152 15 se déplace lentement à raison de 8 à 14 courses par minute. Dans l'appareil représenté sur les figures 6 et 7, la course axiale "1" de l'arbre 152 est inférieure à la longueur "L" des cames spiralées 154 et I56 du mécanisme à va-et-vient 150. On préfère que la longueur de la course "1" soit compri-20 se entre la moitié et le quart de la longueur ML" des cames 154 et 156. Alors que le faisceau 122 est bobiné sur le tube 144, le mécanisme de va-et-vient 142 déplace le faisceau 122 en un mouvement d'aller et retour le long du mandrin rotatif 145 25 pour former ainsi sur le tube 144 le paquet bobiné 132 dont les extrémités 176 et 178 sont effilées et dont la partie centrale 180 est pratiquement cylindrique. On obtient un paquet de cette forme grâce à la course alternative lente du dispositif 150 d'une distance inférieure à la longueur "L" des cames 30 spiralées. Comme on peut le voir sur la figure 8, la course "1" du mouvement alternatif lent est environ la moitié de la longueur "L" des cames 154 et 156 du mécanisme de va-et-vient 150. La forme du paq.uet 132 est un facteur important, car 35 c'est cette forme qui détermine ou modifie la vitesse linéaire du faisceau et cette vitesse se répercute sur le diamètre des filaments 120. Si le faisceau progresse plus rapidement, les filets de verre fondu s'amincissent en filaments dont les sections transversales sont plus petites. Alors que le faisceau 40 122 s'enroule sur le paquet 132, les dimensions variables du 7000629 14 2027948 paquet 132 provoquent des changements de la vitesse du faisceau 122 et, de cette façon, chaque filament présente des diamètres variés le long de son étendue longitudinale. La vitesse du faisceau augmente lorsque ce faisceau 122 remonte les 5 surfaces inclinées des extrémités tronconiques 176 et 178, cette vitesse demeure sensiblement constante pendant que le faisceau 122 parcourt la partie centrale 180 du paquet et enfin cette vitesse diminue lorsque le faisceau 122 redescend les surfaces inclinées des extrémités 176 et 178. 10 Les figures 9b à 9f représentent des sections ou des zones longitudinales des filaments 120 produits à l'aide de l'appareil selon les figures 6 et 7 et repris sur le paquet 132 (qui est indiqué schématiquement sur la figure 9a). Aussi bien sur le paquet représenté que dans les zones des filaments, 15 on a utilisé les mêmes références pour désigner des emplacements du paquet où ont lieu des variations des diamètres des filaments. La figure 9ÎL montre des variations des diamètres dans un filament qui a été préparé à l'aide du mécanisme à va-et-vient 20 150 se déplaçant à partir d'une extrémité ou du point d'inversion du sens de marche d'une course lente de va-et-vient. Ce tronçon de filament comprend deux parties. Les filaments 120 sont amincis à partir des filets fondus initiaux 116, à une vitesse de plus en plus grande lorsque le faisceau est bobiné 25 sur le paquet 132 tout en remontant la surface"inclinée de l'extrémité tronconique 176, c'est-à-dire entre les points 176a au point 176e_, de sorte qu'on obtient une première portion du filament dont le diamètre décroît à partir d'une extrémité jusqu'à un diamètre plus petit à distance de cette extrémité. 30 Le diamètre du filament reste sensiblement constant et égal aux plus petit diamètre lorsque le faisceau est repris sur le paquet 132 à une vitesse pratiquement uniforme sur toute la partie centrale 180, c'est-à-dire entre les points 176e_ et 178e. Après cela, le mécanisme de va-et-vient 150 fait repas-35 ser le faisceau 122 le long du paquet. 132 entre les points 178e. et 176e., et on obtient ainsi des variations du diamètre ou des perturbations dimensionnelles qui sont sensiblement les mêmes que lors du premier passage dans cette zone mais cette fois-ci en ordre inverse, de sorte que l'on obtient la 40 seconde partie de cette zone qui est essentiellement une 7000629 15 2027948 image symétrique de la première. Ainsi, dans cette zone, on constate que les extrémités diminuent depuis un plus grand diamètre à un diamètre plus petit et que la partie centrale est sensiblement cylindrique et couvre toute l'étendue entre 5 les extrémités de petit diamètre. Etant donné que l'emplacement du dispositif de va-et-vient 150 change également par rapport au paquet 132 pendant la course de retour, la grande extrémité de la seconde partie tronconique de la zone risque donc d'être légèrement de plus petit diamètre que la grande 10 extrémité de la première zone terminale inclinée. On peut mê-. me considérer que la partie centrale ou cylindrique de cette zone du filament est constituée de deux parties cylindriques immédiatement adjacentes et en liaison mutuelle à mi-longueur de la zone et que les parties terminales effilées de cette 15 zone sont séparées ou espacées aux extrémités de ladite zone. La figure 9c_ représente les variations du diamètre dans une autïe zone bipartite qu'on obtient à l'aide du mécanisme de va-et-vient 150 qui se déplace à partir d'un" "emplacement situé au milieu de la course du mouvement alternatif lent. 20 Au cours de la première partie, alors que le faisceau 122 remonte l'extrémité tronconique 176 du paquet 132, c'est-à-dire entre les points 176b et 176£, les filaments 120 s'amincissent à partir des filets de verre fondu 116 à une vitesse de plus en plus grande de sorte que les diamètres des fila-25 ments sont réduits, comme c'était déjà le cas des filaments de la zone 9b ; cependant, la longueur de la partie tronconique est plus faible et son extrémité de base ou grande extrémité est d'un diamètre plus petit que celui de la partie terminale tronconique sur la figure 9b. Ces différences se produisent en 30 raison de l'emplacement du point de départ 176b qui assure une plus grande vitesse du faisceau pour atténuer les filaments et, d'autre part, la distance entre 176b et 176e. est plus courte qu'entre 176a et 176e. Le petit diamètre du filament reste sensiblement constant lorsque le faisceau 122 est bobiné sur 35 la partie centrale du paquet 132 ( entre 176e_ et 178e.). Alors que le dispositif de va-et-vient 150 déplace le faisceau 122 à partir du point 178e. en descendant la surface inclinée 178 jusqu'au point 178d, la vitesse du faisceau diminue et on obtient des filaments 120 ayant une partie centrale inclinée de 40 diamètre croissant. Le mécanisme 150 change le sens du mouve 7000629 16 2027948 ment du faisceau 122 qui repasse ainsi sur le paquet entre les points 178d et 176b pour former la seconde partie de cette zone qui constitue, pratiquement une image symétrique de la première partie. Les parties centrales effilées se touchent par 5 leurs bases ou grandes extrémités à mi-longueur de cette zone. Ces extrémités sont petites quand on les compare aux grandes extrémités de la partie terminale effilée de la zone. Les parties cylindriques ont des longueurs égales et ont une longueur combinée qui est la même que la longueur de la partie cylin-10 drique totale de la zone représentée sur la figure 9b« De plus, du fait que le dispositif 150 change également sa position par rapport au paquet 132 au cours du trajet de retour, la grande extrémité de la seconde partie terminale effilée de la zone peut être d'un diamètre un peu plus petit que celui de 15 la grande extrémité de la première partie effilée. La figure 9d indique les variations du diamètre dans une autre zone bipartite produit es à l'aide du mécanisme de va-et-vient 150 qui se déplace à partir d'un point situé à mi-chemin de la course lente de va-et-vient pour déplacer le faisceau 122 20 à partir de l'emplacement 176c sur l'extrémité conique 176 jusqu'au point 178£ sur l'extrémité tronconique 178 du paquet 132. La zone conserve des extrémités effilées ; cependant, les parties centrales effilées ont un diamètre et une longueur plus importants, ces dimensions étant à peu près les mêmes que 25 celles des extrémités effilées. Les parties cylindriques dont les longueurs sont égales sont un peu plus séparées. La figure 9e indique une autre position intermédiaire du dispositif de va-et-vient 150 entre les points 176d et 178b, où l'atténuation du filament ne produit que des extrémités légèrement tronconi-30 ques et une partie centrale inclinée et plus grande de sorte qu'on obtient des nouvelles augmentations de la séparation entre les parties cylindriques de même longueur. Les parties cylindriques aussi bien sur la figure 9d que sur la figure 9e ont une longueur combinée égale à la longueur de la partie cy-35 lindrique totale de la zone de la figure 9b. La figure 9f montre les variations du diamètre dans la zone produite quand le mécanisme 150 se déplace à partir de l'autre extrémité de la course lente de va-et-vient. Le mouvement qui produit cette zone bipartite débute lorsque le 40 faisceau 122 circule sur le paquet 132 entre les points 176e. 7000629 17 2027948 et 178e et ensuite redescend le long de la surface inclinée de l'extrémité conique 178 jusqu'à 178a, pour revenir ensuite à 176e.. Les extrémités de la zone sont cylindriques et ont une longueur égale aux parties cylindriques des autres zones et 5 un diamètre qui augmente jusqu'à une valeur maximum à mi-longueur de la zone. A partir de ce point situé à mi-longueur, le diamètre du filament diminue jusqu'à une seconde partie cylindrique dont la longueur est égale à eëlle de la partie cylindrique de la première partie. Les parties centrales inclinées 10 ont des longueurs égales. La longueur combinée des parties cylindriques est égale à la longueur totale de la partie cylindrique représentée sur la figure 9£.» Alors que chaque zone comprend une partie, de filament ayant une section transversale pratiquement uniforme et une 15 partie de filament d'un diamètre variable s'étendant le long • de cette zone, la longueur de la partie de section droite sensiblement uniforme et la longueur de la partie de diamètre variable dans chaque zone sont dans un rapport prédéterminé sensiblement constant. La longueur des parties de filaments cy-20 lindriques ou uniforme dans chaque zone sont sensiblement égales dans -toutes les zones ; les deux segments cylindriques de longueur sensiblement égales changent progressivement de position dans les zones successives, à partir d'une position d'a-boutement à mi-longueur de l'une des zones jusqu'à une posi-25 tion relativement espacée aux extrémités de la zone et ils sont séparés par des parties de filament d'un diamètre variable pour revenir finalement à la position d'aboutement. On a obtenu de bons résultats lorsque les longueurs des zones filamentaires représentées sur les figures 9b à 9f sont comprises entre 3,2 et 4»8 mètres. Les vitesses du mandrin 145 et du dispositif de va-et-^ vient 150 peuvent être modulées conjointement comme on le décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique N° 1.109.602, de sorte qu'on obtient sensiblement les mêmes vitesses des faisceaux pendant toute la formation du paquet 132. Une telle vitesse modulée permet de conserver sensiblement les mêmes dimensions des sections transversales des filaments dans tout le paquet 132, car s'il n'en était pas ainsi, la dimension du 35 paquet 132 en cours d'augmentation aurait progressivement accéléré la vitesse du faisceau et il en aurait résulté une certaine réduction de la dimension totale de la section transversale des filaments 122 dans le paquet. Il va de soi que la présente invention n'a été décrite et représentée qu'à titre explicatif mais nullement limitatif, et qu'elle est susceptible de diverses variantes sans sortir ,_ de son cadre. 7000629 18 2027948 REVENDICATIONS 1°) - Filament continu, qui présente des variations dimensionnelles indésirables d'origine étrangère et des variations dimensionnelles similaires introduites de façon régla-5 ble le long du filament, lesdites variations dimensionnelles introduites de façon réglable étant présentes en nombre suffisant pour réduire le contraste effectif des variations dimensionnelles indésirables le long du filament. 2°) - Produit textile linéaire, qui comprend un faisceau 10 de filaments continus dont au moins certains filaments présentent des variations indésirables et dont au moins la majorité présente des perturbations dimensionnelles introduites de façon réglable le long des filaments pour dissimuler le.s contrastes dimen-sionnels le long de 1"' étendue longitudinale du produit~ 15 3°) - Produit textile linéaire, qui comprend un faisceau de filaments continus présentant des variations indésirables d'origine étrangère dans les filaments ainsi que des variations dimensionnelles introduites de façon réglable tout au- long des filaments pour dissimuler les contrastes qui seraient autrement 20 visibles dans le tissu confectionné à partir de ce produit textile en l'absence des variations dimensionnelles réglées. 4°) - Produit textile linéaire selon la revendication 3j caractérisé en ce qu'une partie seulement des filaments présente les autres variations dimensionnelles. 25 5°) - Tissu, qui comprend une matière linéaire multifi- lamentaire continue, les filaments présentant des variations dimensionnelles indésirables d'origine étrangère et des variations dimensionnelles similaires introduites de façon régla- . ble tout au long de la dimension longitudinale des filaments, 30 les variations dimensionnelles introduites de façon réglable servant à dissimuler les contrastes qui seraient autrement visibles dans le tissu en l'absence de telles variations dimensionnelles réglées. 6°) - Procédé de production d'un filament de verre conti-35 nu, caractérisé en ce qu!il"consiste â établir une série des filets de verre fondu ; à amincir les filets pour former des filaments continus ; à combinet ces filaments en un faisceau ; et à introduire des perturbations pour modifier les dimensions des sections transversales des filaments de verre, ces pertur-40 bâtions apparaissant avec une fréquence et une amplitude 7000629 19 2027948 suffisantes pour empêcher pratiquement des contrastes -visibles dans le tissu qui sera confectionné avec ledit faisceau. 7°) - Procédé de production d'un filament de verre continu, caractérisé en ce qu'il consiste h établir une série des 5 filets de verre fondu ; à amincir les filets à une vitesse variable d'amincissement pour former des filaments de verre continus présentant sur leur longueur des variations dimensionnelles cycliques ; à combiner les filaments en un faisceau en mouvement } à introduire des perturbations pour modifier les 10 dimensions des sections transversales des filaments de verre à mesure de leur amincissement, les perturbations apparaissant avec une fréquence et avec une amplitude suffisantes pour dissimuler pratiquement les contrastes dus aux variations dimensionnelles cycliques qui seraient autrement visibles dans le 15 tissu confectionné avec ce faisceau ; et à recueillir le faisceau. 8°) - Procédé selon la revendication 7S caractérisé en ce qu'on introduit les perturbations par un mouvement latéral du faisceau en cours d'avancement. 20 9°) - Procédé selon la revendication 7» caractérisé en ce qu'on introduit les perturbations en déplaçant latéralement les filaments immédiatement avant de les combiner en un faisceau. 10°) - Procédé selon la revendication 9} caractérisé en 25 ce qu'on ne déplace qu'une partie des.filaments pour modifier' . la surface de . leur .section transversale par de telles perturbations. 11°) - Procédé de production d'un filament de verre continu, caractérisé en ce -qu'il consiste à établir une série des 30 filets de verre fondu ; à amincir les filets à une vitesse variable d'amincissement pour former des filaments de verre continus présentant sur leur longueur des variations dimensionnelles cycliques ; à combiner les filaments en un faisceau en mouvement ; à introduire des perturbations pour modifier le 35 diamètre des filaments de verre, les perturbations apparaissant avec une fréquence et avec une amplitude suffisantes pour provoquer des variations de diamètre au moins aussi importantes que les variations dimensionnelles cycliques, pour dissimuler pratiquement les contrastes dus aux variations dimensionnelles 40 eyeliques qui seraient autrement visibles dans le tissu confec 7000629 20 2027948 tionné avec ce faisceau ; et à recueillir le faisceau. 12°) - Procédé de production d'un filament de verre continu, caractérisé en ce qu'il consiste à établir une série des filets de verre fondu ; à amincir les filets à une vitesse va-5 riable d'amincissement pour former des filaments de verre continus présentant sur leur longueur des variations dimensionnelles cycliques ; à combiner les filaments en un faisceau ; à introduire au hasard des perturbations pour modifier le diamètre des filaments de verre pour dissimuler ainsi les 10 contrastes qui seraient autrement visibles dans le' tissu formé avec ce faisceau ; et à recueillir le faisceau sous forme d'un paquet bobiné. 13°) - Appareil de fabrication d'un filament de verre continu, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour éta-15 blir une série de filets de verre fondu ; des moyens pour amincir les filets en des filaments continus j des moyens pour combiner les filaments en un faisceau ; des moyens pour introduire des perturbations des dimensions des sections transversales des filaments de verre, ces perturbations apparaissant avec 20 une fréquence et avec une amplitude suffisantes pour empêcher pratiquement des contrastes visibles dans le tissu qui sera confectionné avec le faisceau ; et des moyens pour recueillir le faisceau. 14°) _ Appareil de fabrication d'un filament de verre 25 continu, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour établir une série de filets de verre fondu ; des moyens pour amincir les.filets à une vitesse variable d'amincissement pour former des filaments de verre continus présentant des variations dimensionnelles cycliques dans le sens de leur longueur ; des 30 moyens pour combiner les filaments en un faisceau en mouvement ; des moyens pour introduire des perturbations dans les dimensions des sections transversales des filaments de verre à mesure de leur amincissement, ces perturbations apparaissant avec une fréquence et avec une amplitude suffisantes pour dis-35 simuler pratiquement les contrastes dus aux variations dimensionnelles cycliques qui seraient autrement visibles dans le tissu confectionné avec le faisceau ? et des moyens de reprise dudit faisceau. 15°) - Appareil selon la revendication 14, caractérisé 40 en ce que les moyens d'introduction des perturbations déplacent 7000629 21 2027948 latéralement le faisceau en mouvement. 16°) - Appareil selon la revendication 14,- caractérisé en ce que les moyens d'introduction des perturbations déplacent latéralement les filaments en un point qui précède immédiatement 5 celui de la combinaison des filaments en un faisceau. 17°) - Appareil selon la revendication 16, caractérisé en ce que les moyens d'introduction des perturbations ne déplacent qu'une partie des filaments afin de modifier la surface de la section transversale de ladite partie par les perturbations. 10 18°) - Appareil de fabrication d'un filament de verre continu, caractérisé en ce qu' il comprend des moyens pour établir une série de filets de verre fondu ; des moyens pour amincir les filets à une vitesse variable d'amincissement pour former des filaments de verre continus présentant des variations di-15 mensionnelles cycliques dans le sens de leur longueur ; des moyens pour combiner les filaments en un faisceau ; des moyens pour introduire des perturbations pour modifier les diamètres des filaments de verre, ces perturbations se produisant à une fréquence et avec une amplitude suffisantes pour provoquer des variations 20 de diamètre au moins égales aux variations dimensionnelles cycliques afin de dissimuler pratiquement les contrastes dus aux variations dimensionnelles cycliques et qui seraient autrement visibles dans le tissu confectionné avec le faisceau ; et des moyens de reprise du faisceau. 25 19°) - Appareil de fabrication d'un filament de verre continu, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour établir une série de filets de verre fondu ; des moyens pour amincir les filets avec une vitesse d'amincissement cycli-quement variable pour former des filaments de verre conti-30 nus présentant des variations dimensionnelles cycliques dans les sens de leur longueur; des moyenspour combiner les filaments en un faisceau ; des moyens . pour introduire au hasard des pertubations. . pour modifier les diamètres des filaments et dissimuler les contrastes qui seraient autre-35 ment visibles dans le tissu confectionné avec ce faisceau ; et des moyens pour reprendre le faisceau sous forme d'un paquet 7000629 22 2027948 bobiné. 20°) - Produit textile linéaire, qui comprend un faisceau de filaments continus, chaque filament présentant dans le sens de sa longueur un motif récurrent comprenant une série de zo-5 nés contiguës, chaque zone comprenant une portion de filament ayant une section transversale sensiblement uniforme et une portion de filament de dimension variable dans le sens longitudinal de la zone, le rapport entre la longueur de la portion de section transversale sensiblement uniforme et la longueur 10 de la portion à dimension variable dans chaque zone étant sensiblement fixe et constant. 21°) - Produit textile linéaire, qui comprend un faisceau de filaments continus, chaque filament présentant dans le sens de sa longueur un motif récurrent comprenant une série 15 de zones contiguës, les zones comprenant une portion de filament sensiblement cylindrique et une portion de filament de dimension variable, le rapport entre la longueur de la portion cylindrique et la longueur de la portion de dimension variable étant sensiblement fixe et constant. 20 22°) - Produit linéaire textile selon la revendication 21, caractérisé en ce que la portion cylindrique comprend deux segments cylindriques ayant des longueurs sensiblement égales et ayant des emplacements différents dans les zones, à partir d'une position où les segments sont en position immédiatement 25 adjacente à mi-longueur de l'une des zones jusqu'à une position où les segments sont espacés aux extrémités de l'une des zones. 23°) - Produit linéaire textile selon la revendication 22, caractérisé en ce que les segments cylindriques se sépa-30 rent progressivement en zones successives à partir d'une position pratiquement contiguë dans l'une des zones jusqu'à une position espacée aux extrémités de l'une des zones et ensuite ces segments reviennent à la position d'aboutement. 24°) - Produit linéaire textile selon la revendication 35 23j caractérisé en ce que le diamètre des portions cylindriques diminue progressivement le long de la dimension longitudinale du produit.