L'invention concerne un dispositif de suspension et de montage pour radiateurs de chauffage le long d'une paroi verticale. Plus particulièrement, le dispositif selon l'invention s'applique aux cloisons légères du type connu "placoplatre", en briques creuses de quelques centimètres d'épaisseur ou tout autre matériau. On connaît de nombreux dispositifs permettant de suspendre des radiateurs de chauffage le long d'une paroi. Ainsi il existe des éléments venant s'adapter à la partie supérieure d'un radiateur pour coopérer avec une console fixée la paroi tandis que des éléments inférieurs maintiennent un écartement adéquat entre ladite paroi et le radiateur(cf.la demande de brevet français 79 09 170 au nom du demandeur). Toutefois, le poids propre des radiateurs ainsi qu'une surcharge éventuelle momentanée induisent dans la paroi des efforts d'arrachement substantiels qui peuvent suffire au décrochement du dispositif de montage lorsque la paroi n'est pas assez résistante. La présente invention propose un dispositif de suspension peu encombrant permettant de répartir les efforts d'arrachement à la cloison, ce qui. diminue les contraintes locales, ledit dispositif pouvant s'adapter de préférence à la partie supérieure de tous les types de radiateurs sur le marché. A cet effet, le dispositif selon l'invention se caractérise en ce qu'il comporte une pièce support prévue pour coopérer de façon réglable avec des moyens de fixation multiple à la paroi et pourvue d'au moins une saillie transversale et des moyens d'accrochage du radiateur placés sur la saillie. Selon un mode préférentiel de réalisation, les moyens d'accrochage du radiateur sont constitués d'une pièce d'accrochage montée mobile sur la saillie, des moyens de blocage étant prévus pour verrouiller ladite pièce par rapport à la saillie. Bien entendu, le montage d'un radiateur le long d'une paroi nécessite la mise en place d'au moins deux dispositifs selon l'invention en coopération avec des éléments d'écartement de type connu disposés à sa partie inférieure. On comprend qu'il est possible de régler, de façon précise, le positionnement d'une pièce support sur un niveau horizontal de la paroi tandis que, dans le cas du mode de réalisation préférentiel, la mobilité transversale de la pièce d'accrochage autorise le choix d'un écartement déterminé du radiateur par rapport à ladite paroi. Selon une autre caractéristique du mode de réalisation préférentiel, la pièce support est constituée d'une plaque munie de lumières allongées prévues pour coopérer avec des moyens de fixation tels que des chevilles, la saillie étant réalisée par un retour d'équerre perpendiculaire à ladite plaque. De préférence, un excentrique coopère avec une cheville et la saillie pour définir la position de la plaque par rapport à la paroi. Selon une autre caractéristique, la pièce d'accrochage est constituée d'une plaque pourvue d'un épaulement s'appuyant sur le rebord supérieur de la saillie. Selon une autre caractéristique, les moyens de blocage sont constitués d'un boulon traversant la saillie et une lumière allongée de la pièce d'accrochage, ledit boulon coopérant avec un écrou pour serrer ladite pièce contre la saillie. Selon une autre caractéristique, la pièce d'accrochage présente, à sa partie supérieure, des évidements aptes à recevoir une pièce solidaire du radiateur. D'autrescaractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description ci-dessous étayée par les dessins l'accompagnant, sur lesquels - la figure 1 représente une vue de face du mode de réalisation préférentiel et - la figure 2 une vue de gauche correspondant à la figure 1. On se référera désormais aux figures 1 et 2 en combinaison. La pièce support est essentiellement constituée d'une plaque métallique 100 qui présente deux lumières allongées verticales gauche 102 et droite 104 et une lumière inférieure allongée 106 également verticale. La plaque 100 est munie d'un retour d'équerre transversal 110 présentant un rebord inférieur horizontal 112 et un rebord supérieur horizontal 114. En outre, ce retour d'équerre comporte un alésage 113 dont le rôle sera explicité ci-après. On remarque, coopérant avec la lumière 106, un excentrique 300 constitué d'une tête de vis 302 prolongée d'une bague annulaire 304 rendue solidaire d'une came excentrée 306, l'ensemble étant percé pour définir un alésage 307.La bague annulaire 304, aux dimensions extérieures de la lumière 106 sert de guide à l'excentrique 300 qui peut être déplacé entre deux positions extrêmes correspondant aux positions de butées de la bague 304 dans la lumière. Les moyens d'accrochage 200 sont constitués d'une pièce réalisée à partir d'une plaque conformée comportant un épaulement 202 prévu pour venir en appui de glissement sur le rebord supérieur 114. La partie supérieure de la pièce d'accrochage 200 présente des évidements 204 de forme anguleuse susceptibles de coopérer avec une pièce solidaire d'un radiateur. Bien entendu, la forme de ces évidements peut être adaptée de manière différente pour satisfaire aux imperatifs de conformation de chaque radiateur ou des éléments qui lui sont solidaires. Enfin, la pièce d'accrochage présente une lumière horizontale 206 dont la distance à l'épaulement 202 correspond à celle qui sépare le bord supérieur 114 de l'alésage 113. De ce fait, l'alésage 113 et la lumière 206 sont en regard lorsque la pièce d'accrochage est en position d'appui sur la saillie 110. Des moyens de serrage 400 permettent de verrouiller la pièce 200 par rapport à la plaque 100. Ceux-ci comprennent essentiellement un boulon 402 à tige filetée 404 qui coopère avec un écrou 406. Le boulon vient se monter dans l'alésage 113 en passant à travers la lumière 206 et autorise un serrage des deux pièces l'une contre l'autre en position correcte d'écartement transversal de la paroi. Bien entendu, la plage de déplacement de la pièce d'accrochage par rapport à la pièce support est directement liée à la longueur de la lumière 206. L'utilisation de ce dispositif pour le montage de rdiateurs est le suivant. On met tout d'abord en place une cheville correspondant à la lumière inférieure de la plaque et passant à travers l'alésage 307, la came 306 étant dans la position minimum représentée à la figure 1. Ensuite, on dispose deux autres chevilles respectivement à la partie supérieure des lumières 102 et 104 de telle façon que la plaque 100 soit verticale le-long de la cloison. On règle alors la position de la plaque support en tenant compte par exemple d'un autre dispositif analogue prévu pour le même radiateur en manoeuvrant l'excentrique 300 à partir d'une clé agissant sur l'écrou 302. On voit que la came agit en repoussant vers le haut le rebord inférieur 112 de la saillie et permet ainsi un glissement de la plaque par rapport aux chevilles ancrées dans la paroi mais non encore bloquées. Lorsque la plaque est en position correcte, on peut alors serrer les trois chevilles afin d'obtenir une fixation solide de la plaque 100 contre la cloison. On met ensuite la pièce d'accrochage 200 au contact du rebord supérieur 114 de la saillie par son épaulement 202 et l'on introduit le boulon 402 dans la lumière 206 et l'alésage 113. La pièce d'accrochage se trouve alors maintenue sur la saillie sur laquelle elle peut coulisser pour un bon réglage transversal du radiateur. Le serrage de l'écrou 406 achève le montage du dispositif et le radiateur peut alors venir se positionner dans les évidements 204 au moyens de toute pièce adaptée à cet effet (tige latérale, étrier, etc...). Selon une autre variante, il est possible de disposer le radiateur directement en coopération avec des évidements de la saillie qui constituent alors des moyens d'accrochage sans possibilité de réglage transversal. La présente invention s'applique tout particulièrement aux cloisons légères mais peut également être utilisée avec tous types de murs (béton) dans la mesure où il est possible d'y mettre en place des moyens de fixation susceptibles de coopérer efficacement avec les lumières de la pièce support. REVENDICATIONS 1. - Dispositif de suspension de radiateurs de chauffage le long d'une paroi, caractérisé par le fait qu'il comporte - une pièce support prévue pour coopérer de façon réglable avec des moyens de fixation multiples à la paroi et pourvue d'au moins une saillie transversale et - des moyens d'accrochage du radiateur placés sur la saillie. 2. - Dispositif de suspension de radiateurs selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les moyens d'accrochage du radiateur sont constitués d'une pièce d'accrochage montée mobile sur la saillie, des moyens de blocage étant prévues pour verrouiller ladite pièce par rapport à la saillie. 3. - Dispositif de suspension de radiateurs selon la revendication 2, caractérisé par le fait que la pièce support est constituée d'une plaque munie de lumières allongées prévues pour coopère avec les moyens de fixation, la saillie étant réalisée par un retour d'équerre perpendiculaire à ladite plaque. 4. - Dispositif de suspension de radiateurs selon la revendication 3, caractérisé par le fait que les moyens de fixation sont constitués de chevilles et d'un excentrique qui coopère avec la saillie pour définir la position de la plaque par rapport à la paroi. 5. - Dispositif de suspension de radiateur selon la revendication 4, caractérisé par le fait que la pièce d'accrochage est constituée d'une plaque pourvue d'un épaulement s'appuyant sur le rebord supérieur de la saillie. 6. - Dispositif de suspension de radiateurs selon la revendication 5, caractérisé par le fait que les moyens de blocage sont constitués d'un boulon traversant la saillie et une lumière de la pièce d'accrochage coopérant avec un écrou pour serrer ladite pièce contre la saillie. 7. - Dispositif de suspension de radiateurs selon la revendication 6, caractérisé par le fait que la pièce d'accrochage présente à sa partie supérieure des évidements aptes à recevoir une pièce solidaire du radiateur.