Les clés à bougie sont constituées par un tube qui est muni d'un- vier de manoeuvre fixe, articulé ou amovible, et dont une extrémité est conformée de façon à pouvoir s'engager sur une partic non circulaire d'une bougie d'allumage ; il est ainsi posssible de faire pivoter la bougie en exerçant un effort sur le levier de manoeuvre. Le plus souvent 1 extrémité de la clO et la partie non circulaire de la bougie ont une section hexagonale. La plupart des bougies d'allumage comportent un joint d'- tanchéité; mais certaines sont démunies de ce joint et comportent une embase tronconique qui vient s'appliquer sur une partie complédentaire de 1a,culasse du moteur. Pour ces bougies sans joint, les opérations de pose et dépose s'avèrent plus délicates par suite des brusques fluctuations de couple surprenant l'opérateur etrinquant d'entre préjudiciables à la tenue des filets; par ailleurs, le couple de desserrage nota blement supérieur au couple de serrage en cas habituel se trouve encore plus accentué -au "déblocage". I1 en résulte qu'une bougie de ce genre, serrée avec une clé usuelle, ne peut être ensuite desserrée que très difficilement avec cette clé sans apport de moyens annexes. On ne peut remédier à cet ånconvénient en augmentant la longueur du levier de manoeuvre. En effet, l'utilisateur risquerait alors d'exercer sur la bougie un couple de serrage trop important et le couple de desserrage serait augmenté dans la meme proportion de sorte que la bougie ne pourrait toujours pas Autre desserrée avec la clé. La présente invention due à lacollaboration de Monsieur Bernard BUCHER a pour objet une clé à bougie perfectionnée de manière à permettre un desserrage facile de la bougie tout en limitant le couple de serrage. La clé selon l'invention est caractérisée en ce que son extrE- mité opposée à celle destinée à s'engager sur la bougie comporte deux crans sensiblement diamétralement opposés, propres à recevoir l1extrémité d'un levier de manoeuvre indépendant et se raccordant par une rampe au bord d ' extrémité du tube, ces crans étant orientés de manière que le levier de manoeuvre indépendant soit appliqué en butée sur eux dans le sens correspondant au desserrage. Le serrage de la bougie se fait de la manibre usuelle à l'aide du levier de manoeuvre normal. Pour desserrer la bougie, on engage entre les crans un levier de manoeuvre auxiliaire dont la longueur est supérieure à celle du levier de manoeuvre normal et qui peut Outre constitué, par exemple, par un simple tournevis, On peut ainsi exercer sur la bougie un couple de desserrage supérieur au couple de serrage. Si on essaie par erreur de serrer la bougie à l'aide du tournevis, celui-ci glisse sur les rampes et n'entratne pas la bougie. Tout risque de trop serrer la bougie est donc évité. Les crans de la clé sont de préférence en dents de loup. Le tournevis ne peut alors glisser et s'échapper des crans lorsqu' on cherche à desserrer la bougie. On a décrit ci-après, à titre d'exemples non limitatif s deux modes de réalisation de la clé selon l'invention, avec r6PE- rence au dessin annexé dans lequel La Figure 1 est une vue en perspective d'un premier mode de réalisation de la clé La Figure 2 en est une vue en plan t La Figure 3 est une vue en perspective d'un détail du second mode de réalisation. Telle qu'elle est représentée à la Figure 1, la clé selon l'invention est constituée par un tube 1 dont une extrémité la a une section hexagonale. Cette clé est traversée diamétralement par un levier 2 coudé à son extrémité libre. A son extrémité opposée lb, le tube 1 comporte deux crans 3a et 3b sensiblement opposés diamétralement qui possèdent chacun une face plane 4a ou 4k parallèles à l'axe du tube et se raccordant à l'autre face par une rampe Sa ou Sb. Dans leur sens descendant, ces rampes s'étendent dans le sens de la flèche f1 contraire à celui des aiguilles d'une montre, donc correspondant au desserrage. Le serrage d'une bougie se fait de la manière usuelle en exerçant sur le levier 2 un effort F qui engendre un couple de serrage Cs de valeur F.1 dirigé dans le sens de la flèche f2 opposé à celui de la flèche fl, 1 étant la longueur du bras de levier. Pour desserrer la bougie. on engage entre les crans 3a et 3k un levier 6 (tournevie par exemple) dont la longueur L est supérieure à 1. Ce tournevis vient en butée contre les faces 4a et 4k des crans. En exerçant sur ce tournevis, un même effort F dirigé dans le sens de la flèche fI, mais bénéficiant d'un bras de levier supérieur, on engendre un couple de desserrage F.L qui est ainsi supérieur au couple de serrage et permet de desserrer B bougie. Le tournevis 6 ne permet pas de serrer la bougie, car il glisse alors sur les rampes 5a et 5b. A la Figure 2, on a supposé, pour siaplifier, que les efforts F s'exerçaient aux extrémités du levier et du tournevis. I1 est évident que, dans la réalité cela n'est pas exact et qu'il faut tenir compte de la largeur de la main de l'utilisateur . Mais pour que le couple de desserrage soit supérieur au couple de serrage il suffit d'engager entre les crans un tournevis qui puisse dépasser du tube 1 d'une longueur supérieure à la longueur de la partie en saillie du levier.2. La longueur du levier 2 est déterminée de manière que l'utilisateur moyen ne puisse exercer sur la bougie un couple de serrage CS supérieur à la valeur optimale. Le fait qu'il est coudé facilite sa prise et empoche l'utilisateur d'enfiler sur lui un objet tubulaire qui l'allongerait et permettrait d'exercer sur la bougie un couple de serrage trop élevé; en effet, dans ce cas, l'utilisateur ne pourrait desserrer la bougie mSme à l'aide d'un tournevis 6. Le coude pourrait autre remplacé par une boucle. La position angulaire des crans 3a et 3k par rapport au levier de manoeuvre 2 peut store quelconque. C'est ainsi, par exemple, qu'à la Figure 1 ces crans sont disposés de manière que le tournevis 6 soit pratiquement parallèle au levier 2, alors qu'à la Figure 2 ils sont placés de façon que le tournevis et le levier soient perpendiculaires l'un à l'autre. Si l'effort exercé sur le tournevis n'est pas dirige dans un plan perpendiculaire à 1' axe du tube, il peut arriver que le tournevis 6 glisse contre les faces 4a et 4b des crans et é chappe à ces crans. Cet inconvénient est supprimé dans le mode de réalisation de la Figure 3 dans lequel les crans 7a et 7b sont en dent de loup, en comportant un évidement 8a ou 8b permettant d'y loger au moins partiellement l'extrémité du tournevis 6, ce qui empêche cette extrémité de se déplacer. Ces évidements se raccordent au bord d'extrémité du tube par les rampes 9a et 9b. Il va de soi que la présente invention ne doit pas entre considérée comme limitée aux modes de réalisation décrits et représentés mais en couvre au contraire, toutes les variantes. R e v e n d i c a t i o n s 1. - Clé à bougie constituée par un tube qui est muni d'un levier de manoeuvre fixe, articulé ou amovible, et dont une extrémité est conformée de façon à pouvoir s'engager sur une partie non circulaire d'une bougie d'allumage caractérisée en ce que son extrémité opposée à celle destinée à s'engager sur la bougie com -porte deux crans sensiblement diamétralement opposés, propres à recevoir l'extrémité d'un levier de manoeuvre indépendant et se raccordant par une rampe au bord d'extremitE du tube, ces crans étant orientés de manière que le levier de manoeuvre indépendant soit appliqué en butée sur eux dans le sens correspondant au desserrage. 2. - Clé selon la revendication 1, caractérisée en ce que les crans sonten forme de dents de loup. 3. - Clé selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que l'extrémité du levier de manoeuvre est coudée ou présente une boucle.