La présente inrention concerne une machine de travail automotrice, notamment une machine agricole, à carrosserie interchangeable, constituée par un chassis roulant muni d'une prise de mouvement dirigée vers arrière, par une carrosserie mon tée sur le chassis, fixée de façon amovible, présentant-sur chaque côté, dans sa partie avant et sa partie arrière1 une béquille d'appui et alignée en position de travail au moyen d'organes de raccordement détachables, avec un arbre moteur oriente vers 1' avant, par exemple une carrosserie de chariot chargeur ou d'e'- pandeur de fumier, et par un arbre articulé qui relie au moyen d'une liaison par adhérence la prise de mouvement du chassis roulant à l'arbre moteur de la carrosserie.Un chariot chargeur de ce type est décrit dans la demande de brevet allemand DE-OS 2 106 442. La diversité des travaux auxquels sont destinées ces machines agricoles entrai ne un changement fréquent de la carrosserie. Lors d'un changement de carrosserie dans les machines a gricoles connues du type précité, il est nécessaire d'enlever, en un endroit peu accessible, un ou plusieurs arbres articulés placés au milieu du véhicule, et de-les remonter une fois la carrosserie changée. Dans la pratique, ce sont lâ des opérations fastidieuses en raison du temps qu'elles nécessitent et aussi de la nécessité de manipuler des arbres articulés le plus souvent très salissants, en des endroits difficilement accessibles. L'invention a, donc pour objet de réaliser une machine de travail automotrice, notamment une machine agricole, à carrosserie interchangeable, dans laquelle, lors du changement de carrosserie, le mouvement de la carrosserie qui la sépare du chassis provoque simultanément et automatiquement la séparation entre la prise de mouvement et l'arbre articulé et le chassis peut sortir en roulant de la carrosserie déposée, et, lors de la mise en place d'une autre carrosserie ou lors de la remise en place de la même carrosserie sur le chassis, I'entrée de ce dernier dans la carrosserie et le mouvement qui amène ensuite cette der nière sur lui provoquent automatiquement et simultanément l'accouplement de l'arbre articulé avec la prise de mouvement. A cet effet, dans la machine selon l'invention, des moyens de guidage de la carrosserie dans le sens longitudinal et dans le sens vertical lors de sa pose sont associés aux organes de raccordement et il est PréVu comme arbre articulé un arbre baladeur, dont l'articulation avant, qui présente un moyeu d'accouplement muni de préférence d'une denture extérieure, est mon tée dans la carrosserie de façon à pouvoir pivoter élastiquement autour d'un axe horizontal coupant à angles droits l'axe de la prise de mouvement, à pouvoir pivoter librement autour d'un axe horizontal coupant à angles droits l'axe de la prise de mouvement et à pouvoir effectuer un déplacement limité dans un plan à peu près vertical. Ce mode de montage de la carrosseriie, conjointement à la construction selon l'invention de l'articulation avant de lt arbre articulé baladeur, permet un changement simple et rapide de carrosserie grâce au désaccouplement et à l'accouplement automatiques entre l'arbre articulé et la prise de mouvement. Le désaccouplement qui se produit simultanément et automatiquement lorsque la carrosserie se sépare du chassis et l'accouplement également automatique lors de la mise en place de la carrosserie sont, selon l'invention, rendus possibles par le fait que lors du désaccouplement, le moyeu d'accouplement et le manchon d'accouplement, qui est avantageusement fixé de façon amovible sur la prise de mouvement et présente une denture intérieure1 sont maintenus dans l'alignement l'un de l'autre et que le moyeu peut être déplacé automatiquement vers le manchon.A cet effet, selon une autre caractéristique de l'invention, il est prévu de monter le moyeu d'accouplement en rotation, de préférence au moyen d'un palier â roulement, dans une bague ru- nie de deux tétons ayant un axe horizontal commun, qui sont guidés dans des trous oblongs orientés verticalement d'un support oscillant monté à pivotement dans une console fixée à la carrosserie, de préférence au moins un ressort, notamment un ressort de traction, agissant sur le support oscillant par une de ses extrémités et étant accroché à la console par son autre extrômi- té. Il est prévu en outre avantageusement que les tétons guidés dans les trous oblongs présentent des éléments de friction sollicités par des ressorts, de préférence des rondelles de friction, dont la force de frottement soutient au moins le poids de l1ar bre articulé sur le support oscillant. Une autre forme d'exécution consiste en ce que l'arbre articulé baladeur est un arbre synchronisé, d'un type connu en soi, dont le corps extérieur d'articulation avant est assemblé par vissage avec le moyeu d'accouplement et dont le corps exté- rieur d'articulation arrière est assemblé par vissage avec un moyeu à bride monté de façon amovible sur l'arbre moteur, les dits corps étant reliés l'un à l'autre par un soufflet. Selon une autre caractéristique de l'invention, il est avantageux, pour faciliter l'entre du chassis dans la carrosserie, de prévoir sur chaque côté du chassis un organe coulissant et une fourche d'arrêt et, de chaque côte de la carrosserie, un ergot qui est fixé sur une tôle de guidage et vient staccro-- cher dans la fourche respective, une béquille étant prévue en avant et une autre en arrière de l'ergot. Il est avantageux en outre que les deux organes coulissants soient fixés à l'extrômi- té arrière du chassis, sur les faces extérieures des -longerons, et qu'ils soient conformés en console, avec une plaque de glissement horizontale. On obtient une forme d'exécution avantageuse de l'invention lorsque les deux fourches d'arrêt sont fixées sur les trompettes du pont arrière,- à peu près-à égale distance de l'axe longitudinal de la machine et lorsque l'ouverture de chaque fourche est inclinée vers le haut et vers l'arrière, ses branches, qui forment entre elles un angle aigu et dont la supérieure est plus longue que l'inférieure,-étant raccordes, au fond de l'ou vertureJà à une face d'appui cylindrique pour l'ergot associé. Dans une variante de'réalisation, chaque tôle de guidage est conformée en double tôle, avec deux tôles disposées côte à côte, parallèles entre elles et distantes l'une de l'autre, reliées l'une à l'autre par l'ergot, la largeur intérieure de chaque double tôle de guidage étant supérieure à l'épaisseur de la fourche d'arrêt associée et la distance entre les faces intérieures respectives des deux doubles tôles étant supérieure à la distance entre les faces extérieures respectives des organes coulissants. Grâce à cette conformation des éléments de raccordement, on obtient lors de l'entrée du chassis dans la carrosserie un alignement précis de cette dernière et de ce fait, des organes respectifs de transmission du mouvement. Ceci résulte, d'une part, du glissement des faces extérieures-des organes coulissants sur les faces intérieures des doubles tôles~de guidage et, d'au- tre part, par encliquetage des ergots dans les fourches d'arrêt. Pour la coopération entre les ergots et les -fourches, il est indifférent que ces dernières soient fixées sur le chassis et les ergots sur la carrosserie, comme décrit plus haut, ou que ce soit l'inverse. La séparation nécessaire de la carrosserie au moyen des béquilles avant s'effectue1 selon une caractéristique de 1' invention, grâce au fait que les ergots sont disposés derrière le plan vertical transversal contenant le centre de gravité da la carrosserie vide et qtie, de préférence, la distance entre le plan des axes des béquilles avant et le plan du centre de gravité est inférieure à la distance entre ce dernier et le plan des béquilles arriere. On obtient une forme d'exécution avantageuse des béquilles arrière lorsque celles-ci, comme déjà décrit dans le bre vet britannique 1 303 585, comportent un tube extérieur solidaire du bâti de la carrosserie, dans lequel coulisse un tube intérieur maintenu en position rétractée ou déployée par un verrouillage a broche. Lors du changement de carrosserie, il est nécessaire de soulever celle-ci au-dessus du chassis. Pour cela, 1 'invention prévoit, comme décrit dans le brevet français i 577 274, des béquilles avant réglables en hauteur qui peuvent être enfilées sur le bâti de la carrosserie au moyen d'un raccord de section carrée, la distance entre les faces intérieures respectives des béquilles enfilées étant supérieure â la distance entre les faces extérieures des roues arrière et la distance entre la face infe- rieure du raccord carré horizontal et le sol étant supérieure à la hauteur des roues arrière. Le soulèvement de la carrosserie au-dessus du chassis peut s'effectuer de façon particulièrement simple et sans effort excessif au moyen d'un système élévateur actionné par une énergie motrice. A cet effet, selon une caractéristique de l'invention, les béquilles avant sont constituées chacune par un table muni d1 une semelles son extrémitétinférieure et, à son extrémité supérieure, d tu32 raccord horizontal de section carre solidaire du tube et apte à être enfilé sur le bâti de la carrosserie, la distance entre la face inférieure du raccord et celle de la semelle étant supérieure à la hauteur des roues arrière, et un ou deux bras élévateurs, -actinnôs par une énergie motrice, sont montés pivotants dans le bâti du chassis, bras sur chacun desquels repose un galet monté dans le bâti de la carrosserie. De toute façon, l'invention sera hien comprise à l'aide dû la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé, représentant, à titre d'exemples non-limitatifs, deux formes d'exécution de cette machine: Fig. 1 est une vue de côté d'une machine agricole selon l'invention, avec une carrosserie de chariot chargeur désaccouplée et déposée; Fig. 2 est une vue similaire avec la carrosserie placée sur le chassis; Fig. 3 est une vue en coupe du chassis suivant III-III de fig. 1, avec une vue avant partielle de la carrosserie; Fig. 4 est une vue de côté partielle de la machine, la carrosserie étant soulevée à l'aide de béquilles avant réglables en hauteur; Fig. 5 est une vue en-coupe verticale de l'arbre articulé en position accouplés;; Fig. 6 est une vue en coupe suivant VI-VI de fig. 5; Fig. 7 est une vue de côté partielle d'une variante de réalisation de la machine selon l'invention, la carrosserie étant soulevéiau moyen d'un système actionné par une énergie mo trics La machine agricole automotrice représentée aux fig. t à 6 comporte un chassis roulant 1 et une carrosserie 2fixée de façon amovible sur le cadre 14 du chassis, par exemple une carrosserie de chariot chargeur. Le chassis 1 comporte deux roues avant directrices 52, deux roues arrière -23, de préférence des roues motrices jumelées, ainsi qu'une prise de mouvement 9, montée au milieu du véhicule et orientée vers l'arrière (fig. i, 2). Sur chacune des trompettes 17 du pont arrière (fig. 3) est fixée une fourche d'arrêt 4, d'une épaisseur a2, dont l'ou- verture est inclinée vers le haut et vers l'arrière. Les deux fourches se trouvent à égale distance du plan longitudinal médian de la machine. Les branches 18, + de chaque fourche 4 forment entre elles un angle aigu u (fig. 4), la branche supérieure 18 é- tant plus longue que la branche inférieure 19 et les deux branches se raccordant1 au fond de ltouverture, à une face d'appui cylindrique 20. Sur la face extérieure de chaque longeron 15 (fig. -3) du cadre 14 du chassis est placé, à l'extrémité arrière, un organe de coulissement 3, muni d'une plaque de glissement 16 de préférence horizontale; la distance entre les bords extérieurs des plaques 16 est cl. La carrosserie 2 de chariot chargeur est constituée par un cadre 22, un arbre articulé 11 pour l'entrainement des moyens élévateurs et transporteurs 53 et une caisse 54 pour recevoir les produits chargés. Sur chaque côté longitudinal du cadre 22 est fixée de façon rigide une tôle de guidage double 6; les deux tôles doubles 6 sont parallèles entre elles et séparées 1' une de l'autre par une distance c2, qui est supérieure à la distance cl entre les plaques 16. La distance ai qui sépare les faces internes de chaque double tôle 6 est supérieure a l'épaisseur a2 de la fourche 4 associée et les deux tôles de chaque double tôle sont traversées par une cheville d'arrêt 5, qui les maintient assemblées et écartées et dont l'axe est horizontal. La carrosserie 2 est fixée de façon amovible sur le chassis 1, les doubles tôles 6 venant coiffer les fourches 4 et les chevilles 5 venant en appui contre la face cylindrique 20 du fond de l'ouverture des fourches. Les fermetures 58 montées a l'avant des longerons 15 empêchent la carrosserie 2 de décoller du chassis. Pour ltentraînement des moyens élévateurs et transporteurs de la carrosserie 2, la prise de mouvement 9 est accouplée à l'arbre articulé li au moyen d'une liaison par adhérence. Comme le montre la fig. 5, la prise de mouvement 9 porte un manchon d'accouplement 10, maintenu axialement par une cheville 59. Ce manchon présente une~denture intéri.!a-e 1re a'-c laq > ,elle s:tngrène la denture extérieure d'un moyeu d'accouplement 12 fixé à l'aide de vis 60 sur le corps d'articulation extérieur 35 de l'arbre articulé baladeur 11. Cet arbre, conformé de préférence en arbre synchronisé, est constitué par une articulation avant 13 et une articulation arrière 61, dont les corps d'articulation intérieurs respectifs 62, 63 sont1 avëc l'arbre de liaison 64, qui les relie l'un à l'autre, déplaçables axialement par rapport aux corps d'articulation extérieurs 35, 36. Les extrémités intérieures respectives des corps d'articulation extérieurs 35, 36 sont reliées l'une à l'autre par un soufflet 39, qui protège l'arbre contre les saletés.Sur le corps d'articulation extérieur 36 de l'articulation arrière 61 est fixés à l'aide de vis 65, un moyeu à bride 38, qui entraîne en rotation l'arbre d'entrée 37 du mécanisme d'engrenages 66, qui transmet le mouvement aux moyens élé vateurs et transporteurs de la carrosserie de chariot chargeur. Sur le moyeu 12 est montée en rotation uné bague 28 par l'intermédiaire d'un palier à roulement-27. Comme le montre la fig. 6, la bague 28 présente un bossage 67 sur chaque côté. Les deux bossages 67 sont diamétralement opposés et servent à la fixation de deux tétons 29, dont l'axe horizontal commun est désigné par y. Les tétons 29 sont engagés dans des trous oblongsverticaux 30 qui définissent un plan z et sont formes sur un support en U oscillant 31, ouvert vers le haut. Contre chacune des faces intérieure et extérieure de chaque bras du support en U 31 est montée sur le téton associé 29 une rondelle de friction 34, qui est maintenue pressée contre le bras respectif du support et contre le bossage à l'aide d'un élément élastique 33, de préférence en empilagé de rondelles élastiques tronconiques et par un écrou 68.L'articulation avant 13, qui, grâce au guidage des tétons 29 dans les trous oblongs 30,peut effectuer un déplacement vertical limité, peut, par le frottement résultant des rondelles 34, prendre appui sur le support en U li et être ainsi maintenue dans n'importe quelle position. Le support 31 est monté dans une console 32 soudée au milieu d'une- traverse 70 du cadre 22 de la carrosserie 2 et peut pivoter autour d'un axe horizontal x, qui croise l'axe de la prise de mouvement 9. A cet effet, sur chaque flanc de la console 32, de préférence à une certaine distance audessous du téton 29 correspondant, est vissé un axe 69, dont un prolongement cylindrique 71 est engagé dans une douille 72 formée à la presse sur le flanc du support 31. Les axes géométriques des axes de pivotement 69 définissent l'axe horizontal x précité. Un ressort de traction 73 est accroché par une de ses extrémités au support oscillant 31 et, par son autre extrémité, a la console 32. La force élastique exercée par le ressort 22 provoque, par l'intermédiaire du support 31, un déplacement de l'articulation avant et du moyeu 12, qui s'y trouve fixés en direc tion de la prise de mouvement.Grâce au montage qui vient.d'être décrit de l'arbre articulé 11 dans la carrosserie 2, son articulation avant li peut pivoter, d'une part, élastiquemet autour de l'axe x, d'autre part, librement autour de l'axe y et enfin,-ef- fectuer un déplacement limité dans le plan à peu.près vertical z défini par les trous oblongs. Le désaccouplement et la dépose de la carrosserie 2 fi xée au chassis 1 et représentée à la fig. i s'effectuent de la manière suivante: les béquilles arrière 8, constituées chacune par un tube extérieur 24 solidaire du cadre 22 et par un tube in térieur 25, coulissant dans le tube 24 et muni d'une semelle 74 soudée à son extrémité inférieure, sont déployées jusqu'à proxims té du sol et immobilisées axialement à l'aide d'une broche de verrouillage 26 enfilée dans les trous en regard 75 prévus respectivement sur l'un et l'autre tube. Dans des traverses 76 du cadre 22, conformées en tubes de section carrée ouverts aux extrémités, sont engagés, sur i' un et l'autre côté de la carrosserie, aes raccords de section carrée 21 fixés horizontalement a ltextrémité supérieure du tube extérieur 77 des béquilles avant 7 réglables en hauteur.Après ouverture des fermetures 58 disposées à l'avant et qui maintiennent assemblés la carrosserie et le chassis, les tubes intérieurs 78 des béquilles avant 7, à l'extrémité inférieure desquels est soudée une semelle 83 sont déployés, par exemple en tournant unemanivelle 79 d'un mécanisme à vis sans fin, de sorte que la carrosserie se soulève au-dessus du chassis jusqu'a ee que les chevilles d'arrêt 5 sortent des fourches 4.L'ensemble est agencé de façon que, comme le montre la fig. 3, la distance b i entre les faces intérieures respectives des béquilles 7 en position de montage soit supérieure à la distance b2 entre les faces extérieures respectives des rouesarrière 23 et que la distance entre la face inférieure de chaque raccord 21 et le soi, c1est-a- dire h1 soit supérieure à la hauteur h2 des roues arrière 23. En même temps que le soulèvement de la carrosserie 2, 'l'articulation avant 13 de l'arbre articulé il et le moyeu 12 engagé au début dans la denture intérieure du manchon 10 fixé sur la prise de mouvement 9 sont, d'une part, déplacés en direction de cette dernière par le support 31 pivotant autour de l'axe 10 et sollicité par le ressort 73, d'autre part, accompagnant la position inclinée de la carrosserie, pivotent autour de 11 axe y et enfin, sont déplacés verticalement vers le bas dans les trous oblongs 30 du support oscillant 31 jusqu'n ce que le moyeu 12 sorte du manchon 10 et maintenus dans cette position par le frottement des rondelles 34.La carrosserie 2 est ainsi déposée sur ses béquilles 7 et 8, l'arbre articulé il est séparé de la prise de mouvement et le chassis 1 peut sortir en roulant entre les béquilles avant {. La mise en place sur le chassis d'une autre carross.erse 2 ou de la même et l'accouplement des arbres a"effectuent dans tordre inverse. Le chassis est amené en reculant entre les béquilles avant 7 sous la carrosserie 2, les organes de coulissement 3fixés sur les deux côtés du cadre 14 glissant alors sur les faces intérieures des tôles de guidage 6 du cadre de la carrosserie et empêchant ainsi un décalage latéral éventuel du chassis par rapport a la carrosserie.Les fourches i pénètrent â 1' intérieur des doubles tôles 6 et le chassis 1 est reculé jusqu'a ce que la branche supérieure 18 de chaque fourche 4 vienne en contact avec la cheville d'arret associée 5 Dans ceste position, les chevilles 5 et les fourches 4, d'une part, le moyeu 12 et le manchon 10, d'autre parts sont prêts pour l'accouplement (fig. 4). lorsqu'on abaisse la carrosserie 2 en rétractant les béquilles avant 7, les chevilles d'arrêt 5 pivotent entre les branches 18, 19 des fourches 4 autour d'un axe défini par les points d'appui des béquilles arrière 8 sur le sol et vîennent en contact avec les faces d'appui cylindriques 20 des fourches. En même temps que la carrosserie 2 s'abaisse, le moyeu 12 se rapproche du man- chon 10 et leurs dentures respectives s'engrènent l'une dans 1' autre.En continuant à descendre, la carrosserie 2 provoque dans l'arbre articulé Il les réactions suivantes: l'articulation avant 13, d'une part, fait pivoter le support 31 vers L'arrière autour de l'axe x et, d'autre part1 en pivotant autour de l'axe y s'adap- te à l'inclinaison de la carrosserie 2 et, enfin, se déplace verticalement vers le haut dans les trous oblongs 20 du support oscillant 31. Si, lors de la descente de la carrosserie l'engrène- ment des dentures-respectives du moyeu 12 et du manchon 10 est rendu impossible parce que les dents se trouvent en regard, l'arbre articulé il se "rétracte" encore de la profondeur de l'engrè- nement. Après mise en marche de la prise de mouvement, le support oscillant 31, sous l'effet du ressort 73, ramène le moyeu 12 dans le manchon- 10. Il suffit de manoeuvrer les fermetures 58 et 1' accouplement est terminé. La fig. 7 montre une partie d'une machine selon l'in- vention dans laquelle la carrosserie de chariot chargeur 2 est soulevée au-dessus du chassis 1à l'aide d'un système de levage actionné par une énergie motrice. Ce système comporte deux bras de levage 40 articulés sur les faces intérieures des longerons 15 du cadre 14 du chassis. Ces bras sont solidaires d'un as es 42 et pivotent dans des chapes 44 fixées par vissage sur une traverse 43 du cadre 14. Chaque bras de levage 40 est associé â un vérin hydraulique 45, dont l'extrémité 46 du cylindre est articulée sur la chap e 44 et dont l'extrômitô libre de la tige de piston 47 est articulée sur le bras.Les axes d'articulation sont désignés par la référence 80. Chaque bras de levage 40 agit sur un galet 41, qui tourne sur un axe 82 solidaire du cadre 22 de la carrosserie. Lors du changement de carrosserie, les béquilles arrière étant déployées, celle-ci est soulevée au-dessus du thassis par les bras 40. Dans chacune des traverses 76 du cadre 22 est emboîté un raccord horizontal 51 de section carrée, fixé a 11 extrémité supérieure d'une béquille 48, constituée par un tube 49 muni d'une semElle 50.Le désaccouplement des organes 10, 12 s' effectue de la manière décrite plus haut. Après que les bras de levage 40 ont été abaissés, le chassis 1 peut sortir en roulant de dessous la carrosserie 2. Dans ce cas, l'ensemble est agencé de façon que la distance h3 entre la face inférieure du raccord 51 et la face inférieure de la semelle 50 soit supérieure à la hauteur h,,des roues arrière. La mise en place et l'accouplement de la carrosserie 2 s'effectuent dans tordre inverse, la carrosserie étant légèrement soulevée pour enlever les béquilles avant 48. Comme il va de soi et comme il ressort de ce qui précède, l'invention ne se limite pas aux formes d'exécution qui viennent d'être décrites à titre d'exemples seulement; elle en embrasse aussi toutes les variantes de réalisation. C'est ainsi qu'on peut, en principe, placer les chevilles d'arrêt sur le cadre du chassis et les fourches sur celui de la carrosserie. On peut voir à la fig. 1 que les chevilles d'arret 5 sont placées derrière le plan transversal s contenant le centre de gravité de la carrosserie vide et, de préférence, la distance 1 entre le plan contenant les axes des béquilles avant 7 et le plan s est inférieure à celle entre ce dernier et le plan contenant les axes des béquilles arrière, distance désignée par la référence 12 Il va de soi que l'encliquetage des fourches et des chevilles peut e- tre remplacé par des moyens équivalents pour la fixation amovible de la carrosserie sur le chassis; il en est de même pour la construction des moyens de guidage, qui peut être remplacée par une construction équivalente sans sortir des limites de l'invention. - ENDICATIONS 1.- Machine de travail automotrice, notamment machine agricole, à carrosserie interchangeable, constituée par un chassis roulant muni d'une prise de mouvement orientée vers l'arrière, par une carrosserie montée sur le chassis, fixée de façon amovible, présentant sur chaque côté, dans sa partie avant ainsi que dans sa partie arrière, une béquille d'appui et alignée en position de travail au moyen d'organes de raccordement détacha- bles, avec un arbre moteur orienté vers l'avant, par exemple une carrosserie de chariot chargeur ou d'épandeur de fumier, et par un arbre articulé qui relie au moyen d'une liaison par adhérence la prise de mouvement du chassis roulant å l'arbre moteur de la carrosserie, caractérisée en ce que des moyens aptes à guider la carrosserie dans le sens longitudinal et dans le sens vertical lors de sa pose et de sa dépose sont associés aux organes de raccordement et en ce qu'il est prévu comme arbre articulé un arbre baladeur, dont l'articulation avant, qui présente un moyeu d'accouplement muni de préférence d'une denture extérieure, est montée dans la carrosserie de façon à pouvoir pivoter élastiquement autour d'un axe horizontal coupant à angles droits l'axe de la prise de mouvement, à pouvoir pivoter librement autour d' un axe horizontal coupant à angles droits l'axe de la prise de mouvement et à pouvoir effectuer un déplacement limité dans un plan approximativement vertical. 2.- Machine, selon la revendication 1, caractérisée ce que le moyeu d'accouplement est monté en rotation, de préférence au moyen d'un palier à roulement, dans une bague munie de deux tétons ayant un axe horizontal commun, qui sont guidés dans des trous oblongs orientés verticalement d'un support oscillant monté à pivotement dans une console fixés à la carrosserie, au moins ressort, notamment un ressort de traction, agissant sur le support oscillant par unie de ses extrémités et prenant appui sur la console par son autre extrémité. 3.- Machine selon la revendication 2, caractérisée en ce que les tétons guidés dans les-trous oblongs sont munis d'éléments de friction, de préférence des rondelles de friction, dont la force de frottement soutient au.moins le poids de l'arbre articulé sur le support oscillant. 4.- Machine selon l'une quelconque des revendications 1 a 3, caractérisée en ce qu'un manchon d'accouplement, de préfé rence muni d'une denture intérieure, est fixé de façon amovible sur la prise de mouvement. 5.- Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractériséeen ce que l'arbre articulé baladeur est un arbre synchronisé connu en soi, dont le corps extérieur d 'articu- lation avant est assemblé par vissage avec le moyeu d'accouple- ment et dont le corps extérieur d'articulation arrière est assemblé par vissage avec un moyeu à bride monté de façon amovible sur l'arbre moteur, les dits corps étant reliés l'un à l'autre par un soufflet. 6.- Machine selon l'une quelconque des revendications 1 a 5, caractérisée en ce qu'il est prévu comme moyens de guidage sur chaque côté du chassis un organe de coulissement et une fourche d'arrêt et, de chaque côté de la carrosserie un ergot ou autre pièce similaire, qui est fixé sur une tôle de guidage et vient s'accrocher dans la fourche respective, une béquille étant prévue en avant et une autre en arrière de chaque ergot. 7.- Machine selon la revendication 6, caractérisée en ce que les deux organes de coulissement sont fixés à l'extrémité arrière du chassis, sur les faces extérieures de ses longerons, et ils sont conformés de préférence en console, avec une plaque de glissement horizontale. 8.-- Machine selon la revendication 6 ou la revendication 7, caracteriséé en ce que les deux fourches d'arrêt sont fixées sur les trompettes du pont arrière, à peu près à égale distance de'l'axe longitudinal de la machine et en ce que ltouvertu- re de chaque fourche est inclinée vers le haut et vers l'arrière, ses branches, qui forment entre elles un angle aigu et dont la supérieure est plus longane que l'inférieure, étant raccordées, au fond de ltouverture, a une face d'appui cylindrique pour 1 ergot associé. qt- Machine selon l'une quelconque des revendications 6 à 8, caractérisée en ce que chaque tôle de guidage est double et constituée par deux tôles disposées côte à côte, parallèles entre elles et à une certaine distance de l'autre et en ce que l'ergot est une cheville entretoise qui les relie l'une a l'autre, la largeur intérieure de chaque double tôle de guidage étant supérieure à l'épaisseur de la fourche associée et la distance entre les faces intérieures respectives des deux doubles tôles é- tant supérieure à la distance entre les faces extérieures respec tives des organes de coulissement. 10.- Machine selon l'une quelconque des revendications 6 a 9, caractérisée en ce que les ergots sont disposés en arrière du plan vertical transversal contenant le centre de gravité de la carrosserie vide et en ce que, de préférence, la distance entre le plan défini par les axes des béquilles avant et le plan contenant le centre de gravité est inférieure à celle séparant ce dernier du plan défini par les axes des béquilles arrière. 11.- Machine selon l'une quelconque des revendications Ó a 10, caractérisée en ce que les béquilles arrière comportent de façon connue en soi un tube extérieur solidaire du cadre de la carrosserie, dans lequel coulisse un tube intérieur maintenu en position rétractée ou déployée par un verrouillage à broche. 12.- }chine selon l'une quelconque des revendications 6 à 11, caractérisée en ce que de façon connue en soi les béquilles avant, réglables en hauteur, peuvent être enfilées sur le cadre de la carrosserie au moyen d'un raccord horizontal de section carrée, la distance entre les faces intérieures respectives des béquilles enfilées étant supérieure à la distance entre les faces extérieures des roues arrière et la distance entre la face inférieure du raccord horizontal de section carrée et le sol étant supérieure à la hauteur des roues arrière 13.- Machine selon l'une quelconque des revendications 6 à 11, caractérisée en ce que de façon connue en soi, les béquilles avant sont constituées chacune par un tube-muni d'une semelle à son extrémité inférieure et, à son extrémité supérieure, d'un raccord horizontal de section carrée, solidaire du tube et apte à être enfilé sur la cadre de la carrosserie, la distance entre la face inférieure du raccord et celle de la semelle étant supérieure à la hauteur des roues arrière, et en ce qu'au moins un bras élévateur actionné par une énergie motrice est monté pivotant sur le cadre du chassis roulant, bras sur lequel prend appui un galet monté en rotation sur le cadre de la carrosserie. 14.- Machine selon la revendication 13, caractrisée ce que les bras élévateurs sont fixés sur un arbre monté en rotation dans des chapes fixees par vissage sur une traverse du chassis, un vérin hydraulique étant articulé par le fond de son cylindre sur la chape et par l'extrémité de sa tige de piston sur le bras (ou chaque bras).