L'invention est relative à l'aménagement, au point de vue sécurité, du personnel des recettes desservies par un appareil de levage et elle a pour objet un dispositif de sécurité destiné à prévenir la chute dans le vide du personnel desservant la recette quand la plateforme est en service et a abandonné la recette. Le problème a été déjà résolu techniquement de différentes manières qui toutes reviennent plus ou moins à barrer la voie de quiconque tend à s'approcher de trop près du bord de la recette au point de chargement ou de déchargement, mais qui presque toutes négligent le problème de sécurité qui se pose du fait que par omission, négligence ou paresse, le personnel omet de refermer le barrage. La solution presque idéale est celle de l'ascenseur pour personnel, dans laquelle la porte est verrouillée tant que la cabine n'est pas à l'étage et qui se reverrouille automatiquement par refermeture automatique de la porte par action de la pesanteur. Mais on se rend compte que cette solution n'est pas applicable quand, au lieu de servir au transport du personnel, il s'agit du transport en chariots, en berlines ou sur plateformes sur roues. Il se pose en effet, le problème de maintenir la porte ouverte st l'empêcher de se refermer sous l'action de la pesanteur pendant toute la durée du passage du véhicule. La solution de ce problème qui n'est pas une impossibilité en l'état actuel de la technique de l'automatisme, amènerait à des installations coûteuses, plus ou moins fiables et en tous cas, trop fragilespar rapport à, la brutalité du trafic. Le demandeur a maintenant inventé un matériel de sécurité d'une résistance à toute épreuve aux chocs du trafic, interdisant toute négligence à la refermeture du barrage et surtout d'une très grande simplicité, permettant de l'utiliser même dans le cas plus sommaire des chantiers de construction qui présentent plusieurs niveaux de travail. L'invention de plus présente l'avantage de permettre de donner une légère déclivité à la recette, comme cela se pratique dans la recette des puits miniers. Selon l'invention, on dispose au bord de la recette, un sas pouvant recevoir le véhicule et fermé sur deux faces opposées par deux portes solidarisées par un enclenchement tel que l'une ne peut être ouverte sans provoquer la fermeture automati que de l'autre et réciproquement. De préférence, le mouvement de chaque porte s'effectue verticalement dans son propre plan. On donnera, ci=après, quelques exemples de mise en oeuvre de l'idée inventive, sans que le demandeur entende limiter la portée générique de l'invention par ou aux particularités spécifiques des exemples choisis seulement pour l'illustration. Dans les dessins joints - Figure 1 est une vue perspective de l'ensemble du sas. Pour la clarté de dessin, la porte arrière n'est représentée que par la barre de commande. - Figure 2 représente en élévation, vu par l'arrière, le sas avec la même position pour ses portes, mais la porte arrière est représentée entièrement dans sa position avec ses éléments repliés. - Figure 3 montre la boîte à pignons, vue par en-dessus, couvercle enlevé. Sur la figure 1, on voit que le sas se compose de quatre piédroits rigides 1 à 4, les piédroits 1 et 2 étant disposés immédiatement au bord de l'arête 5-5 d'une plateforme 6 pouvant servir d'emplacement de stockage. Les produits à stocker, non représentés peuvent être sur palettes empilées sur un chariot monté sur roues, non représenté. lies piliers seront en général fixés au sol de la plateforme 6 par boulons, tirefonda ou scellement, ce pourquoi sont prévus des plaques telles que 7, contrefortées par des équerres telles que 8. Notons qu'il peut être avantageux de déplacer assez souvent le sas le long de l'arête 5-5 pour mieux et plus rapidement répartir les empilements des palettes stockées. Dans ce sas, et pour rendre le sas amovible, il faudra prévoir par exemple des targettes dont les corps seront solidarisés avec les piliers et dont les pènes pourront s'engager verticalement dans les gaches, pratiquées ou logées dans le sol de la plateforme. Il sera alors possible de monter des roulettes aux extrémi- tés des piliers pour faciliter le déplacement. Un avantage de cette solution est aussi d'éviter un déplacement intempestif du sas au moment de l'amenée des chariots dans le sas. Une -autre solution est de fixer à demeure les piliers du sas sur une plaque rigide. L'ensemble peut alors être déplacé par un chariot transpalette ou tout autre moyen similaire. Les 4 piliers sont solidarisés rigidement deux à deux par les longerons 9 et 10 et les entretoises 11 et 12. Piliers, longerons et entretoises seront de préférence des fers cornières. Les portes, ou plutôt, barrières avant et arriere sont constituées par des barres 13 et 14, chacune supportant une garniture d'une manière articulée. La garniture de la barre 14 n'est pas représentée en figure 1, mais elle est représentée en figure 2, la barre 14 étant toujours alors verticale et la garniture étant en position repliée. La garniture de la barre 13 sera décrite comme suit : les traverses 15 et 16 sont articulées en 17 et 18 sur la barre 13. Elles sont articulées en 19 et 20 sur une entretoise 21 et en 22 et 23 sur une entretoise 24. Les entretoises ne sont pas solidarisées avec les piliers 1 et 2. Par conséquent, quand la barre 13 deviendra verticale, sa garniture aura tendance à se replier sous l'action de la pesanteur pour prendre finalement la position représentée en figure 2. Elle reprendra la forme représentée figure 1, pour la garniture de la barre 13 quand La barre 14 reviendra elle-même à l'horizontale. Les barres 13 et 14, qui se déplacent dans deux plans parallèles entre eux, ont leurs mouvements respectifs solidarisés par la barre rotative 25, qui leur est perpendiculaire et avec laquelle les barres 13-et 14 sont respectivement solidarisées en mouvement par leurs extrémités, de manière à ce qu'elles soient perpendiculaires entre elles. Elles peuvent donc alternativement établir ou supprimer un barrage pour chaque passage correspondant, l'un étant obligatoirement fermé quand l'autre est ouvert. La solidarisation des barres 14 et 25 est directe, par tout mode rigide d'assemblage, tandis que la solidarisation des barres 13 et 25 est réalisée par l'intermédiaire de la boîte à pignons 26 représentée en figure 3. Cette boîte sera fixée au pilier 1 par tous moyens convenables, Elle comporte au moins deux pignons 27 et 28 assemblés coniquement, dont les arbres 13' et 25 seront solidarisés en mouvement avec les arbres 13 et 25 respectivement et ce, par tous moyens usuels convenables . Il sera bon de prévoir un troisième pignon 29 avec son arbre 29' pour la raison suivante : alors que dans le présent exemple, les deux portes gui sont soumises au barrage alternatif se font face, on peut désirer au contraire désirer soumettre à ce barrage alternatif deux voies perpendiculaires entre elles. Dans ce cas, la barre 14 remplacera la barre 25 en figure 1 et les deux pignons actifs deviendront 13' et 29'. En réalité, pour des raisons mécaniques, il y aura intérêt à compléter la boite à pignons par un quatrième pignon (non représenté) qui sera là uniquement pour encaisser les réactions des pignons 28 et 29. L'appareil ainsi décrit est robuste d'une manière suffisante pour le trafic normal de stockage de produits ou palettes qui arrivent sur chariot repris par un chariot élévateur ou tout autre appareil de levage. Pour certaines autres utilisations, telles par exemple pour l'ùtilisation sur chantiers dans l'industrie du bâtiment, dans lesquels les éléments de construction, pendant la construction, sont montés aux étages au moyen en général de grues. Dans ce cas, la charge suspendue à un câble qui peut #être assez long, peuvent prendre un mouvement d'oscillation et risquer ainsi de venir heurter, avec une assez grande inertie, les piliers 1 et 2 de la figure 1. il sera donc nécessaire de prévoir une protection tout au moins pour les piliers 1 et 2 de la figure 1, ce qui peut se faire en interposant entre le bord 5-5 de la plateforme et chacun des piliers i et 2 un pilier indépendant non représenté constitué de préférence par un fer cornière, ce qui obligera peut-être à reculer quelque peu les piliers 1 et 2 par rapport au bord 5-5 de la plate forme. R E V E N D I C A T I O N S 1.- Dispositif de sécurité pour le personnel desservant la ou les recettes d'un appareil de levage de charges, caractérisé en ce que l'on dispose à la recette un dispositif de barrage qui est automatiquement fermé quand la plateforme de l'appareil de levage n'est pas présente à la recette. 2.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif de barrage est constitué par un sas capable de recevoir le dispositif de transport utilisé à la recette et présentant au moins deux barrages se faisant face ou éventuellement formant entre eux un angle droit. 3.- Dispositif selon la revendication I, caractérisé en ce que les deux barrages sont solidarisés entre eux d'une manière telle que l'un soit fermé quand l'autre est ouvert, et réciproquement. 4.- Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que chaque barrage est constitué principalement par une barre, les deux barres étant solidarisées entre elles par un dispositif assurant la transmission du mouvement de l'une à l'autre. 5. - Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'une garniture est articulée sur au moins l'une des barres, de manière à ce que les éléments articulés qui forment la garniture puisse s'effacer en se repliant sur la barre qui la porte quand cette barre est en mouvement pour prendre la position verticale. 6.- Dispositif selon l'une des revendications 2 à 5, caractérisé en ce que des dispositifs de protection contre les chocs dus aux oscillations éventuelles de la charge sont disposés pour se trouver interposés entre le sas et la plateforme de l'appareil de levage, quand celle-ci est présente à la recette. 7.- Dispositif selon l'une des revendications 2 à 6, caractérisé en ce que l'ensemble du dispositif est monté et fixé sur une plaque rigide de manière à pouvoir être déplacé comme un tout