La présente invention, concernant le travail de substances à l'état plastiaue, est plus spécifiquement relative à la dilatation ou "gonflage" de matières de feuilles, en partir culier de matières fibreuses ou filamenteuses, de façon à procurer une diminution assez réelle de leur densité. Llinvention procure un procédé pour dilater une matière à feuilles, qui comprend le confinement de la matière entre une première surface et une deuxième surface élastique, avec contact contre ces surfaces, tandis que la deuxième surface se détend à partir d'un état d'étirement, la première et/ou la deuxième surface possédant à leur intérieur des évidements, tels que la relaxation de la détente fait que la matière voisine détend dans lesdits évidements avec un boursouflage local résultant et une diminution de densité.Le produit selon l'invention qui est obtenu de cette manière présente donc des régions d'épaisseur localement augmentée et de densité réduite le procédé selon l'invention diffère essentiellement des traitements connus tels que les procédés "Clupak" et "Comfit", ces autres procédés impliquant un traitement entre une surface dure et une surface élastique contraignante et/ou entre des surfaces coopérantes qui se déplacent concurremment à des vitesses différentes, et des procédés d'embellissement sélectif britannique n 752.191) (par exemple le procédé "BA-BDA" du brevet / dans lesquels on utilise une surface évidée, en ce sens que ces procédés connus sont des traitements -de compression pure et de rétraction, qui crêpent ou ondulent simplement la matière traitée, le crépage étant concentré ou accentué, dans le type de traitement dit NBA- BDA", B -dans les régions correspondant aux évidements; ainsi, ils produisent seulement une enflure apparente de la matière, car à cause dw retrait, il n'y a pas de véritable- dimimition de sa densité, la densité véritable étant en fait-fréquemment augnen- tée. zains le procédé selon l'invention entraîne une vraie diminution de densité, localisée dans les régions correspondant aux évidements, la matière étant dilatée et entrant dans les évidements (par exemple avec augmentation de l'espacement/ entre filaments) sous l'effet des forces de compression mécanique, et bien qu'il puisse y avoir un crépage et par suite un retrait ou une contraction entre ces régions, le résultat sera habituellement une diminution globale de la densité réelle de la feuille. tette différence essentielle est schématiquement illustrée sur les figures annexées des dessins la, 1d, qui exposent l'effet du procédé actuel et des procédés antérieurs sur une feuille 2, par exemple en papier ou en non tissé. La figure 1a montre la matière fibreuse non traitée.La figure 1d fournit le résultat obtenu de façon typique par l'application à la feuille fibreuse d'un quelconque des procédés antérieurs mentionnés, le crêpage obtenu ne fournissant pas une augmentation de l'épaisseur de la feuille et entraînant au moins un retrait global proportionné, de sorte quall ngy a pas de véritable diminution de densité résultant du traitement. les figures lb et 1c illustrent les résultats qu'on peut obtenir en traitant la matière de la feuille fibreuse conformément à la présente invention, la figure lb lorsqu'une des surfaces est évidée et la figure lc lorsque les deux surfaces sont évidées.Les portions surélevées 3 d'épaisseur accrue quton voit sur les figures lb et lc correspondent à l'emplacement des évidements mentionnés et cette augmentation d'épaisseur peut être réalisée avec un retrait global faible ou nul, de sorte que le résultat peut être une véritable enflure avec une réelle diminution de la densité de la matière traitée. Afin d'obtenir les effets nouveaux et avantageux de la; présente invention par opposition au simple crêpage et au gonflage apparient des procédés antérieurs, certaines précautions doivent être prises pour choisir les évidements. En premier lieu, les évidements, s1ils sont formés dans une surface élastique, doivent titre suffisamment stables pour rester intacts et ouverts tout au cours du traitement; aussi ne doivent-ils pas être trop fins ou présenter des parois trop inconsistantes qui causeraient leur fermeture sous la pression de pincement, lorsque la feuille qui doit être traitée est introduite comme il va être décrit ci-après; en général, des évidements convenables dans une surface élastique se dilateront et se contracteront avec elle.En outre, l'évidement, qu'il soit situé dans une surface élastique ou non, doit présenter une largeur suffisa-ment étroite dans la direction de contraethn (soit en général dans la direction de la 5chi- ne ), de façon à obtenir la dilatation réelle mentionnée. Si les évidements sont trop larges dans la direction de la machine, le résultat sera un simple crêpage par compression, comme dans les procédés antérieurs.En général, la dimension maximale de l'évidement dans la direction de la machine, pour le but de l'invention, sera dru même ordre de candeur que l'épaisseur de la feuille ou nappe traitée, par exemple jusqu'à 2, 3 ou 5 fois l'épaisseur de la feuille, mais cette dimension pourra être facilement déterminée par un sigle essai pour toutes feuille et surface élastique donnes Le procédé selon l'invention est de préférence mis en oeuvre de manière continue.La deuxième surface élastique peut être pas exemple celle d'une courroie sans fin, ladite première surface étant celle d'un tambour coopérant; la courroie arrive de manière continue au tambour correspondant, sa dite surface élastique étant à ltétat étiré (par exemple en ayant passé, avec sa surface élastique vers l'extérieur, en partie autour d'un tambour, tournant ou non, et immédiatement précédent) et s'enroulant en partie autour du tambour coopérant, avec ladite surface élastique dirigée radialement vers l'intérieur et en contact avec ladite première surface du tambour coopérant, de sorte que la surface élastique initialement étirée se détend ou se contracte dans son trajet de déplacement arqué en contact avec le tambour coopérant; la matière à feuilles qui doit être traitée arrive, entre la courroie et le tambour coopérant, en un point de pincement où la surface de courroie étirée rencontre le tambour co@pérant, avance de manière continue entre la courroie et le tambour sous leur action, tout en étant dilatée par la relaxation de la surface de courroie élastique étirée et est évacuée à l'endroit où la courroie et le tambour se séparent.Le tambour mentionné, précédant immédiatement ledit tambour coopérant, peut également procurer le pincement de pression à l'en- droit où la courroie rencontre le tambour coopérant, ladite surface élastique de la courroie étant partiellement étirée par le passage de la courroie autour dudit tambour immédiatement précédent, puis aussi par suite de la pression appliquée à la courroie au pincement entre les deux tambours. Une disposition de ce genre, conforme à l'invention, est représentée sur les figures 2 et 3, les évidements étant prévus dans ce cas - -------------------- seulement dans la surface élastique de la courroie. ao=e on voit sur les figures 2 et 3, une courroie de caoutchouc épaisse et sans fin 4, possédantdes évidements dirigés transversalement (figure 3) passe en partie autour d'un rouleau supérieur 8, par un pincement sous contrainte, qui est formé entre ce rouleau 8 et un cylindre de séchage 10 bien poli, puis partiellement autour de la circonférence de ce cylindre de séchage 10.Comme on le voit sur la figure 2, la surface 12 de la courroie 4, qui est pourvue des évidements transversaux 6 et qui vient en contact avec le cylindre 10, est d'abord partiellement étirée comme indiqué en 3, en passant autour du rouleau supérieur 8, puis est encore étirée comme indiqué en C, sous la charge sous pression du pincement, puis se relaxe dans un état non étiré en D en passant autour de la circonférence du cylindre 10.Dans ce cas, la courroie 4 est entraînée suivant un trajet sans fin par ----- le cylindre 10. Une feuille fibreuse ou filamenteuse 14, pas exemple en papier humide, alimente de manière continue l'intervalle entre la courroie 4 et le cylindre 10 à l'endroit du pincement et est entraînée dans le mouvement de la courroie en circulation et du cylindre pour être évacuée en 16, soit à l'endroit où la courroie et le cylindre se séparent.Dès que la courroie de caoutchouc se détend à partir de son état d'étirement en quittant la portion à pincement C, les portions de la feuille en contact avec la surface de courroie entre les évidements 6 sont comprimées comme dans les traitements à contraction et compression classiques, mais les parties voisines des évidements 6 sont déformées et se boursouflent dans ces évidements de manière à produire un produit dilaté qui peut présenter une diminution réelle de densité globale (en conparaison de celle de la feuille obtenue par un simple séchage de la feuille 14 ou en la soumettant à des traitements de contraction et de compression classiques). Diverses modifications peuvent entre apportées au mode de réalisation décrit ci-dessus. Par exemple, des évidements peuvent être prévus dans la surface du cylindre 10 au lieu ou en plus de ceux représentés dans la courroie 4; si de la courroie ou du cylindre l'un des'deux seulement présente des évidements dans sa surface, on peut obtenir alors un produit du type général représenté sur la figure lb, tandis qu'on peut obtenir un produit du type représenté sur la figure lo si les évidements sont prévus dans les deux surfaces.Dans un autre mode de réalisation, la feuille qui doit être traitée est sollicitée, non pas entre une surface rigide et une surface élastique contraignante, mais entre deux surfaces élastiques contraignantes; par exemple dans une variante du mode de réalisation de la figure 2, une deuxième courroie élastique pourrait passer dans le pincement et autour du cylindre 10, entre la courroie 4 et le cylindre 10, avec un contact direct, la feuille à traiter passant entre les deux courroies; ici encore, des évidements peuvent être prévus sur l'une des surfaces élastiques ou sur les deux surfaces élastiques en contact avec la feuille. La courroie ou chaque courroie employée n'a pas besoin d'erre totalement en matière élastomère ou élastique; la courroie peut comporter par exemple une couche support pratiquement inextensible; lorsque la courroie est pourvue d'évidements ou de dépressions, ceux-ci peuvent être ménagés dans une couche de parement élastique relia tivement mince, supportée par une courroie lisse plus épaisse, ces deux éléments étant attachés l'un à l'autre par exemple par vulcanisation ou simplement par friction. Dans certain cas, le rouleau 8 représenté sur la figure 2 peut être remplacé par un corps lisse et non tournant s'étendant sur la longueur axiale du pincement, la courroie 4 glissant simplement sur ce corps lisse. Dans un autre type de réalisation, au lieu de la courroie 4 de la figure 2, on emploie un rouleau ou tambour à surface élastiquement extensible pour former un pincement avec un autre tambour ou rouleau possédant une surface relativement non élastique, ce dernier tournant à plus grande vitesse que le premier. il s'ensuit que la surface élastique déformée à l'en- droit du pincement s'étire d'abord puis fléchit à partir de l'état étiré.La feuille de matière à traiter passe dans et au travers du pincement et, grâce aux évidements formés comme auparavant dans l'un ou l'autre des deux éléments, surface élastique et surface coopérante et relativement non élastique, ou dans ces deux eléments, on peut obtenir un effet de dilatation semblable à celui qu'on peut réaliser avec la disposition à courroie et tambour de la figure 2. 3ien que, comme il a été dit ci-dessus, la courroie 4 du mode de réalisation de la figure 2 soit entr !née par - - - - - le cylindre 10, ce dernier pourrait être en fait entrané lui-meme indépendamment à une autre vitesse que la courroie pour accentuer l'étirement de la surfaee de la courroie dans la région Cet la relaxation ou contraction à l'endroit où la courroie et le cylindre sont en contact au dela de cette région de pincernente Aussi bien dans le mode de réalisation à courroie et tambour avec une surface de tambour non élastique que dans le mode de réalisation à deux rouleaux ou tambours dont l'un seulement présente une surface élastique, le tambour possédant la surface non élastique peut être chauffé à l'intérieur et ceci peut aider à l'opération de dilatation. Ainsi, lorsque la matière en feuille qui est traitée contient de l'eau ou une autre matière volatilisable, la volatilisation dans les évidements résultant de la chaleur appliquée peut aider à la dilatation de la matière fibreuse ou filamenteuse dans les évidements et améliorer par suite le degré d'enflure réelle obtenu (par exemple l'accrotssement de ltespacement entre 'fibres ou entre filaments) Plusieurs paramètres influent sur le résultat précis obtenu par le procedé selon l'invention.Des paramètres importants sont : les dimensions et la disposition de dépressions ou évidements, dont la longueur dans la direction de lacontration est particulièrement importante; la nature de la matière traitée; la présence dans celle-ci d'une matière volatilisable telle que de liteau au cas où l'on applique de la chaleur; et l'étendue et la rapidité de la relaxation ou contraction de la surface élastique étirée chaque surface élastique étirée au cours de la phase de gonflage ou dilatation. Les figures 4a à 4g représentent des formes et dispositions utiles pour les évidements qui peuvent être réalisés dans la surface ou dans chacune des surfaces produisant le gonflage. Dans les figures 4a à 4g, la face lisse de la surface est désignée par le repère 20 et les évidements ou dépressions par le repère 22. Corme on le voit, les évidements peuvent s'étendre sur toute la largeur de la surface considerée, soit tout droit (figure 4a), soit obliquement (figure 4b), soit suivant des dessins plus élaborés (figures 4c et 4d); ils peuvent prendre la forme de fossettes discrètes (figure 4e) ou bien s'allonger exactement dans la direction de larmachine (figure 4f). La figure 4g montre un dessin~ plus complexe, dans lequel les évidements forment des mailles ou un réseau régulier. Les évidements peuvent être répartis régulièrement sur la surface de travail ou sur chaque surface de travail pour produire un boursouflage ré gulièrenent répété sur la totalité de la feuille traitée, ou bien un boursouflage localisé, pour procurer des effets spéciaux, peut être obtenu en employant des évidements disposés suivant tout dessin choisi, lorsque les deux surfaces de travail sont envidées, celles se trouvant sur l'une des surfaces peuvent avoir la même configuration, dimension ou disposition que celles se trouvant sur l'autre surface ou bien être différentes et des e-fets utiles peuvent être cbtenus lorsaue les évidements sur les deux surfaces diffèrent, au moins sous l'un de ces aspects. lorsqu'une des surfaces de travail est pourvue d' évideefts suivant le dessin représenté sur la figure 4g, le produit résultant sera alors une feuille à faible densité présentant une surface surélevée gaufrée et, si l'épaisseur de la matière traitée est appropriée vis-à-vis de la largeur des rainures, le produit sera un matériau crêpé de deux façons qui peut manifester un étirement dans deux directions.Un effet semblable pourrait être - obtenu par exemple dans des diodes de réali a- tion dans lesquels les deux surfaces de travail sont évidées, pourvu que les jeux respectifs d'évidements et par suite des régions localement dilatées sur les deux faces du produit coopèrent de façon appropriée, par exemple des propriétés d'étirement dans deux directions peuvent être obtenues si une surface de travail possède des évidements tels qu'indiqués sur la figure 4a et l'autre des évidements tels qu'indiqués sur la figure 4f, ou bien si les deux surfaces de travail possèdent des évidements du type représenté sur la figure 4b, un jeu étant à angle droit vis-à-vis de l'autre; on peut obtenir un résultat semblable si une surface de travail possède des évidements tels qu'indiqués sur la figure 4c ou 4d. Le procédé selon l'invention peut s'appliquer à toute une gamme de feuilles de matière fibreuse ou filamenteuse, incluant par exemple du papier, des placages à base de papier, du carton, des tissus textiles, y compris du non tissé, etc. Le papier à traiter selon l'invention peut contenir par exemple 25 à 45 % en poids d'humidité, l'humidité ayant été ajoutée au papier préformé ou étant inhérentement présente lorsque le papier vient directement de la machine de fabrication du papier. Ceci s'applique à des produits semblables tels que du carton et autres etc. La présence de l'eau facilite la déformation et la dilatation du papier ou du carton, selon l'invention, le produit résultant étant fixé, à Irétat dilaté par séchage, qui est effectué utilement au moins en partie simultanément avec l'opération de gonflage - par exemple en appliquant de la chaleur par l'une des surfaces de travail, soit en employant le cylindre de séchage 10 dans le mode de réalisation de la figure 2.Le papier traité conformément à l'invention peut avoir un faible poids et une bonne solidité et une bonne résistance à 11 impact, tout en possédant une teneur en matière première plus faible que des papiers comparables obtenus par des traitements classiques. Le papier ou le carton à traiter selon l'invention peut incorpo- rer des additifs pour modifier ou améliorer les propriétés des produit s traités; ainsi l'incorporation d 'un adhésif ou d'une résine durcissable peut aider à amener le produit, plus fermement et de façon plus permanente, dans son état initialement dilaté; et l'inclusion de pulpe de bois synthétique (par exemple de la pulpe de bois synthétique Elontedison) dans le produit dilaté étant alors durci par traitement thermioue fournit un produit possédant une combinaison avantageuse de faible densité, de robustesse, de résistance à la compression et d'étanchéité. Le papier ou carton peut être constitué en fait totalement par ure telle pulpe de bois synthétique durcissable. Le papier ou carton traité selon l'invention peut être du genre formé à haute consistance. Si la présence d'humidité est généralement avantageuse pour le traitement du papier et du carton selon l'invention, certains papiers peuvent être néanmoins traités dans un état sec à l'air. Te procédé selon l'invention peut être appliqué pour augmenter l'efficacité de séchage d'une-machine à papier ou carton, la dilatation ou "gonflage" du papier ou carton humide étant effectués entre la partie presse et la partie sécheur de la machine. l'enlèvement de liteau par séchage à la chaleur est extrêmement coûteux et, bien que l'expulsion de l'eau par compression soit bien meilleur marché, la quantité d'eau enlevée qu'on peut obtenir par compression a dû être restreinte jusou'ici afin d'éviter une surcompression qui fournirait un produit tron dense.Avec la présente invention, il devient possible de comprimer jusqu'à la limite, et ensufte Ce gonfler (dilater) la feuille dense résultante par les procédés écrits ci-dessus, de maniere à obterir un produit satisfaisant, qui sèche rapidement; la machine à papier ou carton pourra alors fonctionner plus vite et plus efficacement. avec ou sans augmentation de la compres- sion, l'application du procédé actuel de gonflage au produit comprimé produira une feuille plus ouverte et par suite séchée plus facilement et plus économiquement. Une matière semblable à laquelle le procédé de gonflage ou de dilatation de la présente invention peut entre utilement appliqué est la pate à bobine (pulpe ou pâte à feuilles) par exemple de la pâte à feuilles, qui doit être séchée à I'aide d'un sécheur aérien (par exemple un sécheur Blakt)* Le procédé pourrait être employé par exemple pour produire une pate à bobine gonflée, ayant une section transversale telle que celle représentée sur la figure lb ou tc, la pâte ou pulpe résultante présentant une augmentation de volume réelle due à la formation d'arêtes 3 à faible densité. ='augmentation de la région de surface et de la situation exposée de la patte ainsi obtenue augmente l'efficacité et la vitesse de son séchage; et la structure plus ouverte de la feuille gonflée, due à 7'espacement accru entre fibres, accroft la facilité avec laquelle elle peut etre désintégrée ultérieurement pour la fabrication de papier, de carton, etc, cette désintégration impliquant un raccourcissement moindre de la longueur des fibres, de sorte qu'un produit final à meilleure qualité peut être obtenu. La feuille gonflée et séchée peut être recomprimés pour le transport. Dans la mise en ceuvre d'un procédé selon l'invention, de la pâte à feuilles d rune épaisseur de I mm a été facilement augmentée de 100 % en volume en employant un appareil équivalents à ceux et un traitement/qui sont décrits avec référence à la figure 2, la courroie élastique possédant des évidements transversaux de 2 mm de largeur dans la direction de la machine et la surface du cylindre étant lisse La figure 5 montre un produit laminé utilisable qui peut être obtenu en utilisant du papier ou une matière sem- blable gonflée ou dilatée par le procédé de la présente invention. Sur la figure 5, le repère 50 désigne une feuille de papier ou de carton, qui a été gonflée selon l'invention en utilisant une surface élastique évidée du type indiqué sur la figure 4e, et 52 est une couche de papier ou carton adhérant à la feuille 50, avec laquelle il est en contact par les sommets des monticules ou proéminences formés sur celle-ci. Un article du type représenté sur la figure 5 présente les caractéristiques du carton ondulé et de plus il a l'avantage supplémentaire considérable de pouvoir autre ramené às épaisseurs beaucoup plus faibles que ce n'est possible avec du carton ondulé.D'autres produits utilisables peuvent astre obtenus en laminant ensemble, face dilatée contre face dilatée, divers papiers ou carton gonflés obtenus en utilisant ces mêmes surfaces évidées ou d'autres surfaces évi- dées différentes, choisies par exemple parmi celles représentées sur les figures 4a à Ag. Par exemple, un placage à base de papier dilaté au double de son épaisseur originale en utilisant une surface évidée du type représenté sur la figure 4g, peut titre laminé, ardues contre arêtes, avec un placage semblable pour four- nir un produit ayant une résistance très élevée qQi convient par ticulièrement bien pour l'emballage.Le procédé de dilatation selon l'invention peut être appliqué également à toute une de toiles tissées ou tricotées ou à du non tissé, etc, pour four- nir des produits dilatée ayant des propriétés améliorées. Un avantage particulier de 1' invention dans le cas de toiles tissées ou tricotées est l'augmentation de l'espacement entre fibres ou entre filaments qui est réalisée; ceci peut éviter la nécessité d'une texturisation ou ondulation préliminaire des fila, fibres ou filaments utilisés pour fabriquer la toile. La toile peut 8tre faite à partir de fils droits, non texturés, puis texturée dans son ensemble, ceci constituant une simplification et une amélioration importantes. Dans le cas de tous ces articles, il est préfé- rable, lorsque c'est possible, de les rendre plus facilement façonnables avant le traitement de gonflage et/ou de fixer le produit dans son état dilaté - de même que dans le cas de papier et de matières semblables qui sont de préférence fournis humides et sont séchés pendant et/ou après le gonflage. Ainsi, dans le cas de tissus synthétiques, ceux-ci peuvent entre ramollis par la chaleur avant le traitement de gonflage ou simultanément avec celui-ci (par exemple au moyen d'un cylindre chauffé, comme il est indiqué sur la figure 2), puis refroidis pour fixer la matière synthétique dans son état dilaté.La matière, par exemple du coton ou autre tissu ou matière imprégnée ---------- de résine durcissable, peut entre fixée dans l'état dilaté en durcissant la résine après le gonflage. Du non tissé peut être gonflé ou dilaté selon l'invention pour donner des produits à faible densité et/ou fort étirage, qui oeuvent présenter un étirage de~deux façons si l'on emploie des configurations d'évidement appropriées. Des matières non tissées à l'état non adhérent peuvent être gonflées selon l'invention, l' adhérence étant ralisée (par exemple par chauf- @fage) pendant et/ou après la dilatation.Un produit non tissé collé -rjut autre rendu initialement sous facilement déformable en affaiblissant l'adhérence par un solvant, la matière déformable étant ensuite gonflée selon l'invention et la dilatation étant fixée par une évaporation ultérieure et/ou simultanée du solvant. Du non tissé peut être converti par le procédé de l'invention en Drotuits analogues à des tapis, ayant une section transversale semblable a celle représentée sur la figure lb. Un produit de ce dernier type peut entre collé, face dilatée contre face dilatée, avec une matière obtenue de façon semblable, ou bien il peut être collé contre un tissu classique tissé, tricoté ou non-tlssé, de la façon indiquée sur la figure 5. Des matières en feuille gonflées, produites par le procédé selon l'invention peuvent entre, si d@siré, soumises ultérieurement à un traitement de compactage classique, par exemple par un procédé "Clupak", "Comfit","Micrex" ou "BA-BDA". Le procédé selon l'invention présente un certain nombre d'avantages vis-à-vis de ceux connus, comme il a été souligné ci-dessus. Il permet de fabriquer avec gonflage du papier, du carton, ses textiles, etc, satisfaisants avec une économie considérable (par exemple 50 D ou plus) sur la teneur en matières premières, en comparaison des procédés classiques. Il peut éliminer la nécessité de texturiser les fils dans la production des textiles gonflés; il uent augmenter le volume et la flexibilité et les propriétés d'étirage du papier et des non-tissés, etc, et peut procurer des propriétés d'étirement dans deux directions pour ces matériaux et en une seule opération; et il peut accroRtre de manière marquée l'efficacité du séchage du papier, des placages à base de papier et de la pâte à feuilles. Les évidements de la surface élastique sont de préférence moulés in situ lorsquson fabrique la courroie ou le tambour, ou bien sont gravés au moyen d'un rayon laser, REVENDICATIONS 1. Procédé pour le gonflage d'une matière à feuilles qui comprend le confinement de la matière, avec contact entre une première surface et une seconde surface élastique, tandis que la seconde surface se distend à partir d'un état étiré, l'une au moins des deur surfaces possédant des évidements dans celle-ci tels que la relaxation de la détente amène la matière voisine & s'étendre dans lesdits évidements, avec un boursouflage local résultant et une réduction de la densité. 2. Procédé costinn selon revendication 1, dans lequel la seconde surface est celle d'une courroie sans fin entraînée et la première surface, celle d'un tambour tournant coopérant, autour duquel, sur une partie de sa périphérie, ladite courroie circule. 3. Procédé selon revendication 1, dans lequel lesdits évidements se trouvent dans ladite deuxième surface élastique. 4. Procédé selon revendication 1, dans lequel lesdits évidements se trouvent dans ladite première surface. 5. Procédé selon revendication 1, dans lequel ladite première surface se détend aussi à partir d'un état étiré. 6. Procédé selon revendication 1, dans lequel ladite deuxième surface est celle d'un rouleau et ladite première surface est relativement non élastique et entrainée concurremment, mais à plus grande vitesse que ladite seconde surface. 7. Procédé selon revendication 1, dans lequel ladite matière est traitée avant ou au cours du gonflage pour augmenter sa déformabilité. 8. Procédé selon revendication 1, dans lequel ladite matière est traitée pendant ou après gonflage pour fixer la dilatation obtenue. 9. Procédé selon revendication 1, dans lequel ladite matière est sélectionnée à partir de produits et tissus en papier, placages à base de papier, carton, pâte à feuilles et textiles tissés ou tricotés et non-tissés. 10. matière en feuille fibreuse ou filamenteuse gonflée, comportent au moins une région localisée d'épaisseur accrue, surface contre surface, et de densité réduite.