L'invention concerne une talonnière pour fixation de ski de sécurité comportant une plaque de base destinée à se fixer sur la face supérieure du ski et sur laquelle est main- tenu un carter portant un dispositif de retenue de semelle avec pédale de fermeture, influencé par un ressort d'ouver- ture, ainsi qu'un levier de blocage monté avec un axe para- llèle à celui du dispositif de retenue de semelle, sollicité par un ressort de déclenchement et qui, lorsque la talonnière est en position de service (lorsque la chaussure de ski est en place), accroche une partie prévue sur le dispositif de retenue de semelle, une poignée étant prévue pour l'ouver- ture volontaire de la talonnière. Des talonnières de ce genre sont connues en différentes exécutions. Elles ont toutes un inconvénient commun, à savoir que lorsque la chaussure de ski se libère par la mâchoire antérieure, le dispositif de retenue de semelle ne prend pas automatiquement sa position ouverte. Il s'ensuit qu'après des déclenchements par chute en rotation, qui se produisent notablement plus souvent que les déclenchements par chute frontale, il faut, pour chausser à nouveau la fixation, faire passer la talonnière à sa position ouverte par une manipula- tion spéciale. En outre, on connaît déjà, par le DE-OS 2 535 579, une talonnière conçue de telle sorte qu'elle ne présente pas l'inconvénient ci-dessus, c'est-à-dire qui s'ouvre automa- tiquement chaque fois que la chaussure s'est libérée de la fixation de ski de sécurité. Toutefois la solution concrète proposée à cet effet est si défectueuse que c'est sans doute pour cette raison que cette talonnière ne s'est pas implantée dans la pratique. Dans cette exécution, le carter comprend une partie spéciale de retenue destinée au dispositif de retenue de semelle et pouvant également pivoter autour d'un axe trans- versal horizontal. Le levier de blocage sert en même temps de poignée pour l'ouverture automatique. Etant donné les grandes influences de frottement, on ne peut pas obtenir des valeurs de déclenchement constantes. En outre, il n'existe aucune possibilité de fermer encore la fixation lorsqu'il existe une couche de neige sous la semelle. L'invention a pour but, en partant de structures qui ont donné de bons résultats dans la pratique, de perfectionner et d'aménager celles-ci de façon telle que le dispositif de retenue de semelle prenne automatiquement sa position ouverte lorsque la chaussure se libère de la fixation de ski de sécu- rité. En partant d'une talonnière de l'espèce définie plus haut, on y parvient selon l'invention grâce au fait que la partie du dispositif de retenue de semelle à laquelle s'accro- che le levier de blocage est mobile relativement à ce dispo- sitif, qu'elle est bloquée dans la position de service par un verrouillage et qu'un déclencheur destiné à coopérer avec le verrouillage est prévu et est soumis à l'influence du res- sort de déclenchement. D'autres développements de l'invention sont expliqués en détail dans la description ci-après, portant sur un exem- ple d'exécution représenté par les dessins sur lesquels: la figure 1 montre en coupe longitudinale médiane la talonnière en position de service, c'est-à-dire lorsque la chaussure de ski est en place; la figure 2 est une vue correspondant à la figure 1, mais dans l'état momentané d'ouverture automatique lors de la libération de la chaussure par la mâchoire antérieure non re- présentée et la figure 3 montre la talonnière selon les figures 1 et 2 dans sa position ouverte. La talonnière représentée par les dessins est destinée à se fixer de façon usuelle, par une plaque de base 1, sur la face supérieure d'un ski non représenté. Sur la plaque de base est monté, de manière à pouvoir coulisser longitudinale- ment, un chariot en forme de carter 2. Le chariot est soumis à l'action d'un ressort de poussée 3 qui le maintient dans sa position limite antérieure quand la talonnière est en posi- tion ouverte (figure 3). Cette position limite résulte du fait que la paroi transversale postérieure 4 du chariot s'ap- plique contre un collet d'une tige filetée de réglage 5. Par sa partie filetée, la tige filetée de réglage est vissée dans un trou fileté d'un élément de retenue 6 solidaire de la pla- que de base 1. Le ressort de poussée agit, avec interposition d'un élé- ment de pression 8, sur un axe transversal 9 maintenu dans les parois latérales du chariot 2. Sur cet axe transversal est monté un levier de blocage 10 soumis à l'influence d'un ressort de déclenchement il qui s'appuie, avec interposition d'un écrou 12 et d'une vis de réglage 13, contre la paroi transversale postérieure 4 du chariot 2. Parallèlement à l'axe transversal 9 est fixé, dans les parois latérales du chariot 2, un axe de pivotement 14 sur lequel est monté un dispositif de retenue de semelle désigné par la référence générale 15. Ce dispositif de retenue de semelle est soumis à l'influence d'un ressort d'ouverture, usuel et donc non représenté, qui le maintient dans la posi- tion ouverte de la figure 3 quand la chaussure de ski n'est pas en place. Le dispositif de retenue de semelle 15 comprend une partie de retenue 16 et une béquille 17. Selon l'invention, la partie du dispositif de retenue de semelle à laquelle s'accroche le levier de blocage est mobi- le relativement à ce dispositif et il est bloqué dans la posi- tion de service par un verrouillage. Dans le cas présent, la coopération avec le levier de blocage 10 est assurée par un galet d'arrêt 18 monté sur un levier 19 monté à son tour au- tour d'un axe transversal horizontal 20 du dispositif de re- tenue de semelle 15. Pour le blocage du levier 19, aussi bien dans la position de service de la talonnière (figure 1) que dans la position ouverte (figure 3) est prévu un levier de verrouillage 21 monté sur l'axe de pivotement 14. Le levier de verrouillage présente un bec 23 par lequel il accroche l'axe 22 du galet d'arrêt 18 et bloque normalement celui-ci relativement au dispositif de retenue de semelle 15. Le levier de verrouillage 14 est prolongé au delà de l'axe de pivotement 14 et forme par ce prolongement un bras d'actionnement. Le bras d'actionnement porte à son extrémité libre une butée 24 qui limite le mouvement de pivotement du levier de verrouil- lage dans le sens des aiguilles d'une montre relativement aux dessins en venant s'appliquer contre une contre-butée 25 for- mée par une parti de la paroi latérale du chariot 2. Sur 1' axe de pivotement 14 est encore monté un levier d'ouverture 26, qui par un élément transversal 27, recouvre le bras d'ac- tionnement du levier de verrouillage 21. Ce levier d'ouver- ture est sollicité par le ressort d'ouverture non représen- té et déjà mentionné du dispositif de retenue de semelle 15 de telle sorte qu'il occupe normalement la position repré- sentée par les dessins, dans laquelle il n'agit pas sur le levier de verrouillage 21. La talonnière fonctionne comme suit: pour chausser la fixation, on procède de façon connue et on fait passer la talonnière de la position de la figure 3 à celle de la figure 1. La comparaison des deux figures permet de voir que d'une part le chariot 2 s'est déplacé vers la droite du dessin contre la force -du ressort de poussée 3 et que d'autre part le galet d'arrêt 18 est accroché par le levier-de blocage 10. Si maintenant une force dirigée vers le haut s'applique à la partie de retenue 16 du dispositif de retenue de semelle et si cette force est supérieure à la force antagoniste du ressort de déclenchement 11, il s'effectue de façon usuel- le, par pivotement du levier de blocage 10 en arrière, une ouverture de sécurité de la talonnière qui reprend alors sa position représentée par la figure 3. Pour ouvrir volontairement la talonnière, on pousse vers le bas le levier d'ouverture 26, ce qui fait pivoter le le- vier de verrouillage de sorte que l'axe 22 du galet d'arrêtl8 se dégage du bec 23. Par suite de la précharge du ressort de déclenchement 11, le levier de blocage 10 peut encore pivo- ter un peu jusqu'à ce qu'il vienne s'appliquer contre une butée non représentée. Par suite de ce pivotement, le galet d'arrêt 18, avec son axe 22, contourne le bec 23 et contourne ensuite le levier de blocage 10 sous l'influence du ressort d'ouverture non représenté, par suite de l'entraînement par le dispositif de retenue de semelle 15, jusqu'à ce que ce dispositif occupe sa position de la figure 3. Avant que cette position ne soit atteinte, le levier de verrouillage 21 a déjà atteint sa position finale, sa butée 24 heurtant la contre -butée 25, de sorte que dans la dernière partie du mouvement du dispositif de retenue de semelle 15, l'arrêt de l'axe 22 derrière le bec 23 s'effectue automatiquement. Bien entendu, pour ouvrir la talonnière, il faut que la béquille 17 du dispositif de retenue de semelle 15 soit soulagée du poids du skieur. S'il se produit une libération de la chaussure de ski par la mâchoire antérieure non représentée, le dispositif de retenue de semelle 15 commence par se déplacer vers le bas, sous l'influence du ressort de déclenchement 11, jusqu'à la position représentée par la figure 2. Avant que la position représentée ne soit atteinte, un déclencheur est déjà entré en contact avec le levier de verrouillage 21 et a fait pivo- ter celui-ci, relativement à l'axe 22, à la position de libé- ration représentée. Dans le mode d'exécution représenté, un élément de pression 28 forme le déclencheur qui est articulé par un tourillon 29 au levier de blocage et transmet à celui- ci la force du ressort de déclenchement 11. La suite du pro- cessus d'ouverture correspond à l'ouverture volontaire. Le levier de blocage 10 continue tout d'abord de pivoter un peu jusqu'à ce que sa butée mentionnée vienne s'appliquer. Alors l'axe 22 a aussi contourné le bec 23 et l'ouverture complète s'effectue sous l'influence du ressort d'ouverture agissant sur le dispositif de retenue de semelle 15 de sorte qu'à la fin, la position de la figure 3 est atteinte. Les talonnières représentées et décrites comportent une poignée pour l'ouverture volontaire. Ainsi, on peut les com- biner aux michoires antérieures usuelles pour former une fixa- tion de ski de sécurité. Toutefois, les talonnières selon 1' invention conviennent particulièrement bien aussi à la combi- naison avec des mâchoires antérieures qui offrent de leur cô- té une possibilité d'ouverture volontaire mais qui, une fois libérées de la chaussure, retournent à leur position initia- le. Dans ce cas, la fixation de ski de sécurité est toujours prête à être chaussée, grâce à la talonnière selon l'invention. Bien entendu, dans une fixation ainsi combinée, on peut se passer de la poignée d'ouverture volontaire de la talonnière. REVEND ICATIONS 1-Talonnière pour fixation de ski de sécurité comportant une plaque de base destinée à se fixer sur la surface supé- rieure du ski et sur laquelle est maintenu un carter portant un dispositif de retenue de semelle avec pédale de fermeture, influencé par un ressort d'ouverture, ainsi qu'un levier de blocage monté avec un axe parallèle à celui du dispositif de retenue de semelle, sollicité par un ressort de déclenchement et qui, lorsque la talonnière est en position de service (lors- que la chaussure de ski est en place), accrocheune partie pré- vue sur le dispositif de retenue de semelle, une poignée étant prévue pour l'ouverture volontaire de la talonnière, talon- nière caractérisée par le fait que la partie (18,19) du dis- positif de retenue de semelle (15) à laquelle s'accroche le levier de blocage (10) est mobile relativement à ce disposi- tif, qu'elle est bloquée dans la position de service par un verrouillage (21,22,23) et qu'un déclencheur (28) destiné à coopérer avec le verrouillage est prévu et est soumis à l'in- fluence du ressort de déclenchement (11). 2-.Talonnière selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le déclencheur (28) est prévu sur le levier de blocage (10) ou fait corps avec celui-ci. 3- Talonnière selon l'une des revendications 1 et 2, ca- ractérisée par le fait que la partie du dispositif de retenue de semelle (15) à laquelle s'accroche le levier de blocage (10) est conçue sous forme de levier (19).