L'invention est relative à un procédé pour la fabrication en continu de pellicules munies d'éléments de fermeture en matière plastique et servant à l'obtention de récipients, notamment de sacs ou sachets, ainsi qu'à des dispositifs pour la mise 5 en oeuvre de ce procédé. Grâce à la présence des éléments de fermeture, lesquels forment des nervures profilées complémentaires, les récipients obtenus à partir des pellicules en question sont susceptibles d'être ouverts et refermés. Des sacs en matière plastique susceptibles d'être ouverts 10 et refermés sont généralement obtenus à partir d'une pellicule simple munie de nervures complémentaires, c'est-à-dire qu'elles forment respectivement une partie en saillie et une partie en creux susceptibles d'être engagées l'une dans l'autre, ces nervures étant produites par extrusion en même temps que la pelli-15 cule elle-même ou font partie de bandes obtenues séparément et ensuite fixées à la pellicule, par exemple par soudure. Dans la plupart des cas, les éléments de fermeture sont constitués en la même matière plastique que la pellicule formant les parois du sac, cette matière plastique pouvant être une matière vinylique, 20 du polyéthylène, du polypropylène, etc..., ou une autre matière plastique possédant une souplesse et une flexibilité suffisantes. Des sacs ou sachets de ce genre, obtenus à partir d'une pellicule simple, sont tout à fait suffisants lorsqu'il s'agit d'un contenu qui n'a pas besoin d'une protectipn particulière 25 contre l'humidité, l'air ou les gaz. Cependant, la perméabilité de ces sacs ou sachets à l'air, aux gaz et à l'humidité les rend inutilisables pour certains produits tels que des produits pharmaceutiques ou des produits alimentaires dont la qualité pourrait être affectée par l'air, les gaz ou l'humidité. Pour emballer 30 ces derniers produits, on peut se servir de récipients tels que sacs ou sachets dont les parois sont constituées par une pellicule stratifiée ou composite composée par au moins deux couches, savoir une couche en matière plastique, telle que polyéthylène, etc..., et une couche protectrice imperméable à l'air, aux gaz 35 et à l'humidité. Au moins, l'une des couches de ces pellicules stratifiées peut être une couche cellulosique, en une matière telle que connue sous la marque "CELLOPHANE", ou peut être une couche en aluminium ou en une matière plastique étanche. En outre, ces pellicules stratifiées peuvent également contenir 40 une couche en papier ou en une autre matière destinée à les 71 46430 2 2119060 rendre plus rigides. Les procédés connus ne permettent pas une fabrication impeccable et en même temps suffisamment rapide, donnant lieu à un prix de revient acceptable, des sacs obtenus à partir des 5 pellicules stratifiées et munies d'éléments de fermeture. On a en effet constaté qu'il n'est pas possible de coucher, sur une pellicule simple et déjà munie des éléments de fermeture, une autre pellicule parce que l'application de la pression et de la chaleur nécessaires pour réunir ces deux pellicules endommage 10 les profils des éléments de fermeture, de sorte que ceux-ci deviennent inutilisables. Il est à noter que les éléments de fermeture complémentaires dont il est question ici ont des dimensions très réduites et que leur profil doit être précis pour que la fermeture, à l'aide de ces éléments, soit possible. 15 Tout défaut dans le profil ou dans les dimensions de ces éléments les rend inutilisables. On a aussi pensé à fixer les éléments de fermeture à une pellicule stratifiée ou composite en utilisant un adhésif pour coller les éléments de fermeture à cette pellicule ou en utili-20 sant des barrettes de soudure chauffées pour souder ces éléments de fermeture à la pellicule stratifiée. 11 est vrai que l'utilisation d'adhésifs évite l'application de la chaleur mais un tel procédé est à déconseiller pour des raisons économiques. L'application de barrettes de soudure contre les parois du sac consti-25 tuées par des pellicules stratifiées provoque des traces de rétrécissement ou des plis qui apparaissent lors du refroidissement en raison de la différence d'épaisseur entre les bandes profilées constituant les éléments de fermeture et la pellicule stratifiée sur laquelle ces bandes sont fixées. 30 Le but de la présente invention consiste à créer un procédé et des dispositifs pour la mise en oeuvre de ce procédé à l'aide desquels les éléments profilés de fermeture en matière plastique peuvent être fixés à une pellicule stratifiée, de façon automatique, continue et rapide, sans déformation du profil des éléments 35 de fermeture et sans endommagement de la pellicule stratifiée qui comporte au moins une couche en matière plastique à laquelle sont fixés lesdits éléments de fermeture. Selon l'invention, la pellicule stratifiée est chauffée à une température permettant une soudure par fusion et la ou les 40 bandes de fermeture sont alors appliquées à ladite pellicule 71 46430 2119060 chauffée immédiatement après leur extrusion lorsqu'elles possèdent encore l'essentiel de la chaleur d'extrusion. De cette façon, les bandes sont soudées par fusion à la pellicule stratifiée sans endommagement de cette pellicule et sans déformation 5 du profil des éléments de fermeture. Bien entendu, les températures appliquées, suffisantes pour la réalisation de la seudure par fusion, doivent rester inférieures à celles qui pourraient endommager les parties à fixer ensemble. Le refroidissement ayant lieu après la réunion de la pelli-10 cule aux éléments de fermeture est réalisé, selon l'invention, d'une façon différentielle, c'est-à-dire que le refroidissement de la zone ou des zones où se trouvent les éléments de fermeture qui sont plus épais que la pellicule est plus intense que celui des autres zones et notamment de la surface arrière de la pelli-15 cule démunie de ces éléments de fermeture. Il peut même être intéressant de retarder le refroidissement de cette surface arrière par un réchauffage de celle-ci. On obtient ainsi un refroidissement de l'ensemble sans déformation et sans apparition de plis. Plusieurs modes avantageux d'exécution de l'invention sont 20 décrits dans ce qui suit et illustrés par les dessins dans lesquels : la fig. 1 montre, schématiquement, un premier mode de réalisation d'un dispositif conforma à l'invention ; la fig. 2 est une coupe selon la ligne II-II de la fig. 1 ; 25 la fig. 3 montre, également schématiquement, un deuxième mode de réalisation d'un dispositif conforme à l'invention ; la fig. 4 montre schématiquement, en coupe, une pellicule stratifiée munie de bandes constituant les éléments de fermeture; enfin, la fig. 5 montre la pellicule telle que représentée 30 par la fig. 4, pliée pour former un sac. Dans la fig. 1, le bâti de la machine est désigné par 1. Dans ce bâti est monté un rouleau 2 contenant une bobine de pellicule stratifiée dont la fabrication a eu lieu auparavant. Ce rouleau est relié à des moyens pour assurer le déroulement de la 35 bobine. La pellicule 3a déroulée est entraînée par des rouleaux 4 et est transportée dans une chambre 7 de chauffage dans laquelle a lieu le chauffage de la pellicule et avantageusement aussi une humidification dont le degré est réglable. La chambre 7, appelée ci-après "chambre de chauffage", a son entrée en 5 à travers la-40 quelle la pellicule 3a entraînée par les rouleaux 4 est introduite 3ÂD CrtGlNAiJ À 71 46430 4 2119060 dans cette chambre 7. L'entrée 5 est entourée par des couches protectrices 6 en feutre ou matière similaire, de sorte que la chambre de chauffage 7 peut être maintenue complètement fermée sans que la pellicule 3a soit endommagée lorsqu'elle passe à 5 travers cette ouverture d'entrée. A l'intérieur de la chambre de chauffage 7 est monté un jeu de rouleaux de transport 8a à 8d qui guident la pellicule 3a selon un chemin en zigzag afin d'assurer à la pellicule un séjour aussi long que possible dans la chambre 7. Cette chambre comporte 10 une source de chaleur 10 ainsi qu'une tuyère 9 reliée à une source de vapeur. Le degré d'humidité et la température de la vapeur qui est introduite dans la chambre de chauffage 7 par la tuyère 9 peuvent être réglés d'une façon précise. La pellicule chauffée 3a passe ensuite à travers une ouver-15 ture de sortie 11 de la chambre de chauffage 7 pour arriver dans un carter 13 à l'intérieur duquel a lieu sa réunion avec les bandes de fermeture.. Le bord de l'ouverture de sortie 11 est également protégé par des bandes en feutre 12. Dans le carter 13, la pellicule 3a arrive sur la surface 20 d'un rouleau 15 sur lequel elle change de direction d'environ 90* pour sortir du carter par une ouverture dans la partie supérieure de celui-ci. A l'intérieur de ce carter, à l'endroit où la pellicule s'appuie contre la surface du rouleau 15, des bandes de fermeture 3b sont appliquées contre la pellicule 2a 25 pour être fixées à la surface de celle-ci. Les bandes de fermeture 3b sont extrudées d'une façon continue par la filière 18 du dispositif d'extrusion 17 et entrent dans le carter 13 à travers une ouverture ménagée dans la partie inférieure de ce carter. La filière 18 se trouve au voisinage immédiat de ce 30 carter, de sorte que les bandes 3b, au moment où elles entrent en contact avec la pellicule 3a, possèdent encore pratiquement la totalité de leur température d'extrusion. Un jet d'air chaud est projeté à l'aide d'une tuyère 16, qui se trouve à l'intérieur du carter 13, sur l'endroit où les bandes de fermeture 3b entrent 35 en contact avec la pellicule 3a qui se trouve alors sur le rouleau 15 appelé ci-après "rouleau de réunion". Ce jet d'air, d'une part, presse les bandes de fermeture sur la pellicule et, d'autre part, constitue une source supplémentaire de chaleur pour les bandes de fermeture qui sont ainsi soudées par fusion sur la 40 pellicule 3a chauffée. •totaa mal 71 46430 5 2119060 La pellicule 3a, avec les bandes de fermeture 3b, après avoir quitté le carter 13, est introduite dans un boîtier 19 à l'intérieur duquel a lieu à la fois un chauffage et un refroidissement. En effet, la pellicule est maintenue chaude par 5 de l'air qui est soufflé contre sa surface inférieure, c'est-à-dire sa surface démunie d'éléments de fermeture, cet air chaud provenant de la chambre de chauffage 7 et entrant dans le boîtier 19 par une ouverture 20. Ce réchauffage empêche cette surface de la pellicule d'être refroidie trop rapidement. D'autre 10 part, seulement les zones immédiatement voisines des bandes de fermeture et ces bandes elles-mêmes, dont le refroidissement est difficile en raison de leur épaisseur relativement grande, sont refroidies dans ce boîtier par de l'air froid afin de leur donner la même température que celle du reste de la pellicule. 15 Ce refroidissement est obtenu à l'aide d'un appareil 21 qui souffle de l'air froid,à travers des tuyères 27, sur les bandes de fermeture et sur la zone immédiatement voisine de celles-ci. La bande 3, constituée par l'ensemble de la pellicule 3a et de ses éléments de fermeture 3b, après avoir quitté le boî-20 tier 19, est entraînée par un premier jeu de rouleaux 22 et, ensuite, par un second jeu de rouleaux 25. Entre ces deux jeux de rouleaux, la bande 3 est soumise à l'effet d'un appareil de refroidissement 23 qui agit seulement sur la surface inférieure de la bande, c'est-à-dire sur la surface de celle-ci qui a été 25 réchauffée dans le boîtier 19 afin d'égaliser complètement la température de toutes les parties de la bande. De plus, entre le dispositif de refroidissement 23 et les rouleaux d'entraînement 25 est disposée une série de rouleaux 24 servant à régler la tension de la bande. 30 Le fonctionnement du dispositif qui vient d'être décrit est exposé ci-après d'une façon plus détaillée. La pellicule stratifiée 3a, après avoir été déroulée de sa bobine, est chauffée et humidifiée dans la chambre 7-dans laquelle la température peut être réglée et est ensuite réunie 35 aux bandes de fermeture. Si la pellicule et les bandes de fermeture ont la bonne température pour une soudure par fusion, leur réunion se fait automatiquement par leur mise en contact. En ce qui concerne la température des bandes de fermeture, elle correspond généralement automatiquement à celle nécessaire pour 40 la soudure par fusion étant donné que ces bandes entrent en 71 46430 6 2119060 contact avec la pellicule pratiquement immédiatement après avoir quitté la filière d'extrusion. En ce qui concerne la pellicule stratifiée qui a été fabriquée auparavant, il faut lui donne.r la température appropriée 5 permettant sa réunion par-fusion aux bandes de fermeture. Lorsqu'une pellicule stratifiée, constituée par exemple par une couche cellulosique connue sous la marque "CELLOPHANE" et par une couche en polyéthylène, est fortement chauffée, un certain nombre de bulles apparaissent sur la pellicule en polyéthylène é-10 tant donné qu'une mince couche d'air est généralement enfermée lorsque le polyéthylène est couché sur la Cellophane. Cette couche d'air reste entre les deux couches et se dilate lorsqu'elle est chauffée. Evidemment, ce phénomène dépend d'un certain nombre de facteurs tels que la pression environnante, l'épaisseur 15 de la pellicule en polyéthylène, la température et la durée de l'action de la chaleur. A la pression atmosphérique et à une température de 100', il a lieu en trois à quatre secondes. C'est pourquoi, la pellicule à laquelle doivent être fixées les bandes de fermeture doit être chauffée à une température infé-20 rieure à celle qui ramollit le polyéthylène . Il est nécessaire de chauffer la pellicule à une température aussi élevée que possible sans l'endommager. Une température trop basse empêcherait la soudure par fusion. De plus, il est avantageux d'humidifier la surface de la pellicule en même temps qu'on chauffe 25 la pellicule afin d'empêcher l'apparition de plis sur la pellicule lors du chauffage ou lors du refroidissement. Etant donné que certaines pellicules stratifiées, par exemple les pellicules en Cellophane-polyéthylène, perdent de l'humidité lorsqu'elles sont chauffées, la surface de la pelli-30 cule a tendance à s'incurver en raison des différences de contractilité du polyéthylène et de la Cellophane. D'autre part, il ne faut pas trop humidifier par de la vapeur à 100° la pellicule stratifiée lors de son chauffage étant donné qu'alors elle aurait tendance à s'incurver du côté de la couche de Cellophane, 35 le degré de contractilité de la Cellophane étant plus grand que celui du polyéthylène. C'est pourquoi, dans le cas des pellicules hygroscopiques, il est nécessaire de déterminer le bon degré d'humidification lors du chauffage de la pellicule, c'est-à-dire qu'il est nécessaire de régler la température et l'humidité de 40 la pellicule à leur degré correct et de maintenir ce degré en 71 46430 7 2119060 réqlant aulomatiquement les quantités de vapeur et de chaleur qui sont introduites dans la chambre de chauffage 7. En ce qui concerne la réunion de la pellicule stratifiée chauffée aux bandes de fermeture dans le carter 13, il est à o noter ce qui suit : une bande de fermeture, relativement lourde ou épaisse, conserve assez bien sa chaleur après avoir quitté la filière d'extrusion mais une bande de fermeture, relativement légère, peut perdre très vite la température oui est nécessaire pour sa soudure par fusion à la pellicule stratifiée. C'est 10 pourquoi, il est alors nécessaire d'éviter un tel abaissement de la température. De plus, lorsque les bandes de fermeture sont réunies à la pellicule, il faut non seulement les appliquer l'une contre l'autre, mais appliquer les bandes de fermeture contre 1s pellicule avec une certaine pression sans endommager leur profil. 15 Ces conditions sont remplies en soufflant de l'air chaud à l'aide de la tuyère 16 sur l'endroit où la bande de fermeture et la pellicule sont réunies. En effet, la tuyère 16, qui est située au-dessus du rouleau de réunion 15, non seulement apporte la chaleur nécessaire pour assurer la soudxire par fusion mais exer-20 ce une pression sur les bandes de fermeture sans endommager leur forme. L'air chaud de la tuyère 16 a l'effet de maintenir une température déterminée dans la zone voisine de l'endroit où les bandes de fermeture rejoignent la pellicule ainsi que, d'une façon générale, à l'intérieur du carter de réunion 13, de sorte 25 que la température des bandes de fermeture ne peut pas descendre au-dessous de la température voulue. La pellicule stratifiée, avec les bandes de fermeture soudées sur la pellicule, après avoir quitté le carter 13, est soumise à un refroidissement. Si les bandes de fermeture et la pel-30 licule sont refroidies avec la même intensité, des marques dues au rétrécissement et des plis apparaissent dans la zone près de l'endroit où les bandes de fermeture et la pellicule sont réunies car le degré de rétrécissement de la pellicule est différent du degré de rétrécissement des bandes de fermeture. C'est pourquoi, 35 il est nécessaire d'égaliser les deux degrés de rétrécissement pendant le refroidissement de la pellicule comportant les éléments de fermeture. Dans le boîtier de chauffage et de refroidissement 19, l'une des surfaces de la pellicule est chauffée, tandis que de l'air froid est soufflé à partir du dispositif de 40 refroidissement 21 sur l'autre surface de la pellicule où se BAD ORIGINAL 71 46430 8 2119060 trouvent disposés les éléments de fermeture, ce refroidissement étant limité à la zone où se trouvent ces éléments de fermeture. Etant donné que la pellicule est avancée d'une façon continue, des relâchements pourraient apparaître à certains Doints. 5 Cela est évité par le réglage de la vitesse des rouleaux 24 servant à l'égalisation de la tension, des rouleaux 22 et 25 constituant le premier et le second jeu des rouleaux d'entraînement, des rouleaux 4 qui retirent la pellicule de sa bobine et de tous les dispositifs assurant le déroulement de la pellicule. 10 De cette façon, et selon l'invention, il est possible de réunir les bandes de fermeture à la pellicule stratifiée d'une façon continue et automatique ainsi qu'avec une grande vitesse de travail. Il en résulte la possibilité de fabriquer, avec un prix de revient réduit et en grande quantité,des sacs suscepti-15 bles d'être refermés après leur ouverture et dont les parois sont constituées par une pellicule stratifiée dans laquelle est incorporée une-couche qui protège le contenu de ces sacs contre l'air, l'humidité ou des gaz. Un autre mode de réalisation d'un dispositif selon l'inven-20 tion est représenté par la fig. 3. Dans cette figure, le bâti de la machine est désigné par 101 et sa base par B. Sur la base B est fixé un dispositif 102 pour dérouler une bobine 104 de pellicule stratifiée. Ce dispositif de déroulement comporte un arbre principal 103 qui 25 peut être mis en rotation de 180° par un moteur électrique 105. L'arbre 103 comporte un bras qui n'est pas représenté dans la fig. 3 et qui supporte, à ses deux extrémités, des cadres 103a et 103b susceptibles de tourner et servant à embobiner la pellicule stratifiée qui a été fabriquée auparavant. Au-dessus du 30 dispositif servant à dérouler la bobine formée par la pellicule, il est disposé un rouleau 106 de réglage de tension et qui donne à la pellicule F, une fois que celle-ci est déroulée de la bobine 104, la tension nécessaire. La pellicule F, après avoir passé au-dessus du rouleau 106, est entraînée par les rou-35 leaux de transport 107 qui sont montés dans le bâti 101 de la machine. La pellicule parvient ensuite à la chambre de chauffage. Dans cette chambre est monté un rouleau de chauffage 111, lequel est mis en rotation, par l'intermédiaire d'un arbre de transmission 109 et d'une chaîne 110, par un moteur 108. Le 40 rouleau rotatif de chauffage 111 comporte un système de chauffage, smmmm x 71 46430 9 2119060 lequel donne à ce rouleau la température appropriée. De cette façon, la pellicule F, après avoir été délivrée par les rouleaux de transport 107 au rouleau de chauffage 111, est chauffée à la température désirée par son contact avec ledit rouleau 111. En-5 suite, la pellicule F parvient à un rouleau de réunion 113 où elle est réunit avec les bandes de fermeture C. Le rouleau de réunion 113 est également muni d'une source de chaleur, ce qui permet de réchauffer la pellicule par ledit rouleau de réunion 113 et de lui donner la température désirée au cas où elle n'au-10 rait pas été chauffée complètement par son contact avec le rouleau de chauffage ou au cas où elle aurait perdu une partie de sa chaleur lors de son trajet entre le rouleau de chauffage 111 et le rouleau de réunion 113. En réduisant localement l'épaisseur de la pellicule strati-15 fiée ou en produisant, dans cette pellicule, une perforation, on peut créer une ligne d'arrachement de résistance affaiblie. A cet effet, on peut se servir d'un couteau 112 disposé entre le rouleau de chauffage 111 et le rouleau de réunion 113. Un dispositif d'extrusion 116 est disposé au-dessous du 20 rouleau de réunion 113. Ce dispositif d*extrusion peut être déplacé de façon à se rapprocher ou à s*éloigner de la surface du rouleau 113. Ce dispositif d'extrusion, qui se trouve au voisinage immédiat du rouleau 113, sert à 1*extrusion des bandes de fermeture C, lesquelles sont à réunir, sur le rouleau de réu-25 nion 113, à la pellicule F lorsque celle-ci passe au-dessus de ce même rouleau 113. De cette façon, la pellicule F, en passant sur le rouleau 113,est soudée par fusion aux bandes de fermeture. La pellicule F, avec ses éléments de fermeture, peut être enroulée dans un poste d'enroulement 123 après avoir passé sur plu-30 sieurs rouleaux de guidage G qui sont montés dans le bâti de la machine. Pendant que la pellicule F passe sur les rouleaux de guidage G, la partie de cette pellicule sur laquelle sont fixés les éléments de fermeture ainsi que ces éléments eux-mêmes sont énergiquement refroidis par de l'air froid qui est soufflé sur 35 cette partie par des dispositifs de refroidissement 117 et 118, lesquels sont situés à proximité du rouleau de réunion 113. Cet air froid est amené aux dispositifs de refroidissement 117 et 118 à travers le conduit 120 qui reçoit cet air d'un dispositif de conditionnement d'air 119 qui se trouve dans le bâti 101 de 40 la machine. 71 4643Û 10 21 19060 La fig. 3 montre également un bouton de réglage 115 qui règle la tension d'un ressort 124 qui agit sur un rouleau de pression 114. De plus, la machine représentée par la fig. 3 comporte encore un rouleau de guidage 121 qui détermine le trajet de la 5 pellicule F munie de ses éléments de fermeture avant que cette pellicule arrive à des rouleaux de transport 122. Les grandes lignes du fonctionnement et les avantages principaux de la machine représentée par la fig. 3 sont essentiellement les mêmes que ceux déjà indiqués plus en détail à l'occasion 10 de la description de la machine représentée par les fig. 1 et 2. Cependant, il y a lieu de faire mention de certaines particularités de la machine représentée par la fig. 3. Il est en effet important pour cette machine que le chauffage de la pellicule soit obtenu par le contact de celle-ci avec le rouleau de chauf-15 fage 111 et que le rouleau de réunion 113 comporte sa propre source de chaleur, de sorte que ce rouleau soit susceptible d'assurer un chauffage secondaire de la pellicule, lequel compense un déficit éventuel du chauffage de la pellicule par son contact avec le rouleau de chauffage 111. En effet, la quantité 20 de chaleur nécessaire pour donner à la pellicule la température de soudure par fusion dépend de la nature de la pellicule stratifiée et de son épaisseur. Certaines pellicules perdent la chaleur plus facilement que d'autres ou sont moins bonnes conductrices de chaleur que d'autres. Ces différences ne doivent 25 pas avoir une influence sur la vitesse avec laquelle la pellicule passe à travers la machine. Pour toutes ces raisons, il est très avantageux de faire passer la pellicule successivement sur le rouleau de chauffage 111 où a lieu un premier chauffage et sur le rouleau de réunion 113 muni de moyens de chauffage pour 30 assurer un chauffage secondaire. Une autre caractéristique importante de la machine représentée par la fig. 3 consiste dans la possibilité de faire varier la position du dispositif d'extrusion 116 par rapport à l'endroit où les bandes de fermeture C sont appliquées contre la 35 pellicule F. C'est pourquoi, le dispositif d'extrusion peut être déplacé vers le haut ou vers le bas, ou vers l'arrière ou vers l'avant, de sorte que la distance entre la filière d'extrusion et le rouleau de réunion est réglable. Ce mouvement du dispositif d'extrusion est indiqué dans la fig. 3 par la flèche 40 116a. 71 4643Û 11 21 19060 Afin de pouvoir choisir l'endroit où les éléments de fermeture sont fixés à la pellicule, la filière du dispositif d'extrusion est en outre déplaçable dans une direction parallèle à l'axe du rouleau de réunion 113 vers la droite ou vers la gauche 5 ainsi que cela est indiqué par la flèche 116b. Enfin, la filière du dispositif d'extrusion peut aussi être déplacée dans une direction perpendiculaire à l'axe des rouleaux 113 et 114, c'est-à-dire dans la direction de la flèche 116c* De préférence, seule la filière du dispositif d'extrusion est déplaçable dans les-10 dites directions. Ces divers mouvements de la filière d'extrusion permettent d'adapter le fonctionnement du dispositif aux dimensions des éléments de fermeture. Ces dimensions sont variables en fonction de la résistance qu'ils doivent offrir, notamment à leur sépa-15 ration. Cette résistance, de son côté, dépend de la résistance mécanique de la pellicule à laquelle ces éléments de fermeture sont fixés. En effet, les dimensions des éléments de fermeture doivent être adaptées à la résistance mécanique de la pellicule. Par exemple, il serait contre-indiqué de fabriquer un sac à 20 partir d'une pellicule ayant une résistance mécanique réduite mais comportant des éléments de fermeture relativement lourds. Dans un tel cas, la grande force nécessaire pour séparer ces éléments de fermeture en vue de l'ouverture du sac pourrait déformer et endommager les parois du sac constitué par la 25 pellicule. En ce qui concerne le refroidissement,en aval des rouleaux 113 et 114, de la pellicule munie de ses éléments de fermeture, ce refroidissement est réalisé, comme il a déjà été indiqué ci-dessus, de façon telle que surtout les zones où les éléments 30 de fermeture sont fixés sur la pellicule ainsi que les éléments de fermeture eux-mêmes sont soumis au refroidissement par des jets d'air, lesquels sont produits dans la machine selon la fig. 3 par les dispositifs 117 et 118 susmentionnés. On obtient ainsi une pellicule munie de ses éléments de fermeture qui est exempte 35 de plis ou de marques produites par le rétrécissement. La fig. 4 montre en coupe une pellicule stratifiée 130 munie d'éléments de fermeture 131 et 134 et qui ont été fixés sur la pellicule stratifiée à l'aide du procédé selon l'invention. Pour obtenir un sac à partir de cette pellicule, il suffit de 40 la plier en son centre et de réunir, par soudure, les bords BAD ORIGINAL 71 46430 12 21 19060 inférieurs 136. On voit par la fig. 5 que les éléments de fermeture se trouvent à l'intérieur l'un en face de l'autre pour pouvoir être mis en prise. 5 Selon les fig. 4 et 5, on a encore soudé sur la pellicule stratifiée 130, entre les éléments de fermeture 131 et 134, deux bandes de renforcement 132, 133 comportant des nervures longitudinales 132^, 1322 et 133^, 133£. Les intervalles entre ces nervures longitudinales constituent des lignes d'affaiblis-10 sement permettant d'enlever le sommet fermé du sac en l'arrachant le long de ces lignes d'affaiblissement. Dans la fig. 4, on a encore représenté les deux couches 130a et 130b qui constituent la pellicule stratifiée 130. La couche 130a peut être en matière plastique permettant la fixation 15 sur elle, par soudure, des éléments 131, 132, 133 et 134, tandis que la couche 130b peut être en une matière cellulosique,telle que celle connue sous la marque "CELLOPHANE", ou elle peut être constituée par une feuille de papier, par une feuille d'aluminium, etc... 20 Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, ayant été plus particulièrement envisagés, elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes, no-25 tamment celle où le procédé et les dispositifs selon l'invention servent à fixer, sur une pellicule stratifiée, des bandes en matière plastique qui ne sont pas des bandes de fermeture. BAD OR/G/NAL 7\ 46430 13 2119060 REVENDICATIONS 1.- Procédé pour la fabrication en continu d'une pellicule munie d'éléments de fermeture en matière plastique, lesquels forment des nervures profilées complémentaires et sont obtenus 5 par extrusion, cette pellicule servant à la fabrication de récipients, notamment de sacs ou sachets, susceptibles d'être ouverts et refermés, caractérisé par le fait qu'une pellicule stratifiée, obtenue par la réunion d'au moins deux couches dont l'une au moins est en matière plastique et démunie de ces élé-10 ments de fermeture, est chauffée à une température correspondant au moins approximativement à celle de la soudure par fusion et que les éléments de fermeture sont appliqués, contre une couche en matière plastique de la pellicule chauffée, immédiatement a-près leur extrusion lorsqu'ils contiennent encore au moins une 15 partie essentielle de leur chaleur d'extrusion, de sorte que la réunion de la pellicule auxdits éléments est obtenue par fusion superficielle. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'au moment de l'application des éléments extrudés de 20 fermeture à la pellicule stratifiée au moins les zones de cette pellicule auxquelles sont appliqués cas éléments sont soumises à un chauffage supplémentaire. 3.- Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que la pellicule stratifiée démunie d'élé- 25 ments de fermeture est chauffée et humidifiée. 4.- Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'après la réunion de la pellicule stratifiée aux éléments de fermeture cet ensemble est exposé à un refroidissement qui se limite essentiellement 30 aux éléments de fermeture et à leur zone d'application. 5.- Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fait que le refroidissement des éléments de fermeture et de leur zone d'application est obtenu par des jets d'air froid. 6.- Procédé selon l'une des revendications 4 ou 5, carac-35 térisé par le fait que le refroidissement des éléments de fermeture et de leur zone d'application est accompagné par le chauffage de la surface de la pellicule stratifiée qui est opposée à celle où se trouvent fixés les éléments de fermeture. 7.- Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon 1' 40 une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait ?1 46430 14 2119060 que ce dispositif comporte des moyens de chauffage (7, 10 ou 111) pour la pellicule stratifiée, des moyens d*extrusion (17, 18 ou 116) pour les éléments de fermeture en matière plastique ainsi qu'un organe de support sur lequel s'appuie la pellicule 5 stratifiée lorsque les éléments de fermeture fraîchement extru-dés sont appliqués contre cette pellicule. 8.- Dispositif selon la revendication 7, caractérisé par le fait que l'organe de support est constitué par un rouleau (15, 113) . 10 9.- Dispositif selon l'une des revendications 7 ou 8, caractérisé par le fait que l'organe de support, notamment le rouleau (15, 113), est chauffé. 10.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 7 à 9, caractérisé par le fait que les moyens de chauffage 15 pour la pellicule stratifiée non encore munie des éléments de fermeture se trouvent à 1'intérieur d'une chambre (7) pourvue d'au moins un élémént de chauffage (10) et d'au moins une tuyère (9) par laquelle de la vapeur est injectée dans cette chambre. 11.- Dispositif selon la revendication 7, caractérisé par 20 des moyens (16) dirigeant un jet d'air chaud sur les éléments de fermeture à 1'endroit où ceux-cî entrent en contact avec la pellicule stratifiée pour assurer l'application de ces éléments contre ladite pellicule et éventuellement leur réchauffage. 12.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 25 7 à 11, caractérisé par le fait qu'en aval de l'endroit où les éléments de fermeture sont appliqués contre la pellicule stratifiée sont disposés des moyens (21, 27 ou 117, 118) qui soufflent de l'air froid sur les éléments de fermeture. 13.- Dispositif selon la revendication 12, caractérisé par 30 des moyens disposés en aval de l'endroit où les éléments de fermeture sont appliqués contre la pellicule stratifiée et servant à chauffer la surface de cette pellicule qui est opposée à celle sur laquelle sont fixés les éléments de fermeture. 14.- Dispositif selon l'une des revendications 12 et 13, 35 caractérisé par le fait qu'en aval dès moyens dirigeant de l'air froid sur les éléments de fermeture sont disposés des moyens servant à refroidir la surface de la pellicule stratifiée opposée à celle où les éléments de fermeture sont fixés sur cette pellicule. 40 15.- Dispositif selon la revendication 7, caractérisé par 71 46430 15 21 19060 le fait que les moyens de chauffage pour la pellicule stratifiée sont constitués par un rouleau chauffé (111). 16.- Dispositif selon la revendication 7, caractérisé par le fait que la distance des moyens d'extrusion (116) des éléments 5 de fermeture d'avec l'organe (113) sur leauel s'appuie la pellicule stratifiée,lorsque les éléments de fermeture sont appliqués contre elle, est réglable. 17.- Dispositif selon la revendication 16, caractérisé par le fait que la position des moyens d'extrusion (116) est réglable 10 dans les trois dimensions de l'espace. 18.- Dispositif selon la revendication 7, caractérisé par le fait qu'un rouleau (114) est disposé en face de l'organe, sur lequel s'appuie la pellicule stratifiée, pour appliquer les éléments de fermeture fraîchement extrudés contre cette pellicule. 15 19.- Dispositif selon la revendication 18, caractérisé par le fait que la pression exercée par le rouleau (114) est réglable par la variation de la compression d'un ressort (124). 20.- Dispositif selon la revendication 7, caractérisé par le fait que des moyens produisant dans la pellicule stratifiée 20 une ligne d'affaiblissement permettant le déchirement de cette pellicule sont disposés entre les moyens de chauffage (111) de cette pellicule et l'endroit où les éléments de fermeture sont appliqués contre elle.