L'invention se rapporte à une banche de coffrage et à unstabi- lisateur pour une banche de coffrage du type de celles utilisées dans la réalisation de murs en matériau coulé, tel le béton, et éventuellement armé. Gn sait qu'une banche est constituée d'une feuille généralement métallique dont une face réalise la paroi coffrante proprement dite et dont l'autre face porte une ossature de raidissage garantissant la planéité de la feuille. A la base de ltossature, sont prévus des moyens, tels des vé rins à vis, d'appui au sol, dont le réglage permet : - de corriger la verticalité de la banche, en vue du coulage, et, - de faciliter le "décollage" de la banche, après coulage et séchage du mur. Afin de limiter le nombre de banches nécessaires au coffrage d'une face d'un Pour, tout en restant compatibles avec la charge limite des moyens de manutention des banches, les dimensions des feuilles coffrantes sont les plus grandes possible De ce fait, les banches offrent une très grande prise au vent. n plus des moyens de réglage de la verticalite de la banche, en vue et pendant la coulée, il est donc nécessaire de prévoir des moyens interdisant le renversement de la banche sous l'action du vent pendant : - tant le ferraillage du mur à couler - que le stockage de la banche. Le ferraillage s'opère alors qu'une seule des faces du mur à realiser est coffrée, et ce, afin de garder un bon accès tout en permettant d'appuyer les armatures du béton sur les banches déjà en place. Pour la sécurité du préposé au férraillage, un appui desdites banches, du côté de leur face avant est indispensable. Deux sortes de banches actuellement connues comportent un tel appui avant - l'une de ces banches est pourvue à sa base, perpendiculairement à la face coffrante, de traverses prenant appui au sol sur toute leur longueur et dépassant fortement-tant à l'avant qu'à l'arrière de la feuille coffrante. Danc ce cas, généralement, les vérins cités plus haut, qui sont rappelons-le associés à ltosss- ture de raidissage, prennent appui au sol par l1intermédiaire de ces traverses dénommées semelles ( brevet français 2.098.774). ,5Blheureusement, avec une telle banche, il est nécessaire de réserver le passage des traverses dans les amorces des murs à couler et, notamment lors du décoffrage, ces traverses génent la manutention et le stockage. - L'autre banche est pourvue, en plus de son assise arrière classique, d'une traverse rectiligne, mobile en translation, perpendiculaire à la feuille coffrante, entre une position où elle est escamottée vers l'arrière et une position où elle est sortie vers l'avant pour réaliser l'appui visé. Cette translation s'opère par coulissement de la traverse dans un fourreau métallique traversant la banche à sa partie inférieure ( brevet français 2.134. 781). Entant donné qu'en cas d'appui à l'avant, toute la force s'ap- plique perpendiculairement à l'extrémité ria traverse, celle-ci fortement doit tre7icastrée dans le fourreau qui aura donc une grande Ion- gueur. De ce fait, leslannes de béton et/ou la rouille génent rapidement le coulissement de la traverse dans ce fourreau. Par ailleurs, cette traverse mobile à translation, outre son rôle momentané de soutien avant n'a pas d'autre fonction permettant de rentabiliser son coat élevé. Du fait de ces inconvénients, ces types de banches sont peu répandus, les entrepreneurs préférant généralement retenir leurs banches par l'arrière en les amarrant à l'aide d'élingues ou en les ancrant au sol, malgré la perte de temps qui peut en résulter. Pour le stockage, les vérins d'appui et de réglage de verticalité de la banche étant alors rétractés, les banches connues, sont alors, en plus des dispositifs précités, pourvues d'au moins une béquille d'appui au sol en position inclinée vers l'arrière, par exemple de trente degrés environ par rapport à la verticale ; cette béquille est généralement associée à sa partie supérieure en partie haute ou à mi-hauteur de l'ossature, alors que sa base est reliée en bas de l'ossature pour former une fermette triangulée indéformable. Evidemment, cette béquille supplémentaire vient encore grever le prix de revient de la banche. Un résultat que l'invention obtient est un stabilisateur de banche réalisant successivement - la stabilisation vers l'avant lors du férraillage - l'appui et le réglage de la verticalité lors de la coulée ; - la stabilisation en position inclinée vers l'arrière, lors du stockage. A cet effet, elle a pour objet, un stabllisateur caractérisé en ce que les moyens de stabilisation consistent en un stabilisateur formé de plusieurs compas, comprenant deuxbhanches qui sont d'une part articulées entre elles par- l'une. de leurs extrémités autour d'un pivot d'axe parallèle au bord inférieur de la feuille coffrante et, d'autre part, reliées entre elles vers-leur autre extrémité par un secteur en quart de cercle fixé à l'une des branches dite branche mobile et associé à l'autre branche par une broche dite goupille, traversant à la fois l'une des perforations dudit secteur, et cette branche portant la goupille et qui, étant solidaire de la banche, est dénommée branche fixe. Elle concerne également les banches équipées de tels atabiliffla- teurs. D'invention sera bien comprise à l'aide de la description ciaprès faite, à titre d'exemple non limitatif, en regard du dessin ci-annexé qui représente schématiquement - Figure 1 : la banche vue de profil en position de férraillage - Figure 2 : le bas de la banche en vue de profil en position de réglage de verticalité au coulage ; - Figure 3 : le bas de la banche en vue de profil en position de stockage. La banche 1 représentée au dessin comprend une tôle 2 dont la face avant 3 réalise la paroi coffrante et dont la face arrière 4 porte une ossature 5, telle des profilés 6,7 de raidissage. Pour le coffrage, de manière connue, cette banche i prend appui au sol 8 contre une amorce 8 a du mur à couler, de Laquelle amorce, font généralement saillie les extrémités supérieures des armures 9 du mur de l'étage inférieur afin de permettre, lors du ferraillage (figure 1), d'accrocher celles-ci aux armures 10 du mur à couler présentement. Après mise en place de ces armures 10 , on amène la banche il coffrant l'autre face du mur (figure 23 et les banches alors en vis à vis sont associées à 11 écartement voulu par des entretoises 12. En partie haute, 11 ossature peut porter des moyens 3 de jonc- tion à une éventuelle table de coulée de la dalle de plafond (non représentée) ou par exemple les consoles de soutien 14 d'une passerelle de service. Une telle banche est en elle-même connue et de ce fait, l'in- Invention porte seulement sur le stabilisateur et les modifications de cette banche ci-après décrits ainsi que sur les banches qui les comportent. Selon une caractéristique essentielle de l'invention, le stabilisateur est constitué par plusieurs compas 15, comprenant deux branches 16,1T, qui sont, d'une part, articulées entre elles par itune de leurs extrémités autour d'un pivot 18 d'axe parallèle au bord inférieur de la banche et, d'autre part, reliées entre elles vers leur autre extrémité gar un secteur li en quart de cercle fixé a l'une (17)des branches et associé à l'autre branche 16 par une broche ou goupille 20 traversant à la fois cette autre branche et l'une des perforations 21,22,23 et 24 dudit secteur en sue de bloquer les branches dans un angle prédéterminé selon l'utilisation du stabilisateur. La branche 16 portant la goupille 20 de zen verrouillage est assoà a l'ossature 5 ou confondue avec celle-ci. Dans la feuille coffrante 2 est percé un orifice 25 de passage du secteur 19. Ledit orifice 25 a une section- légèrement supé- rieure à celle du secteur 19 qu'elle ceinture, afin que celui-ci puisse passer avec un large jeu même après une longue utilisation et l'éventuelle attaque par la rouille. 29ur éviter les fuites du béton liquide par l'interstice entre l'orifice et le secteur, l'extrémité libre du secteur porte une plaque d'embout 26 sensiblement de I1 épaisseur de la feuille et qui vient fermer ledit orifice, lorsque le stabilisateur est en position de coulée. Le vérin 27 de réglage de la verticalité de la banche est porté par la branche mobile 17 du compas. Avec un tel stabilisateur, par exemple composé de trois compas, on procède comme suit pour les différentes phases d'utilisation de la banche. Lors du ferraillage (figure 1) deux compas (côté A et repères indice a ) ont leur branche mobile 17 a rabattue vers l'arrière Jusqu'à mise en place de la broche 20 dans l'orifice 21 a du secteur, alors que le troisième compas ( côté B et repères indice b) a sa branche mobile 17 b rabattue contre l'autre branche 16, Jusqu'à mise en place de la goupille 20 correspondante dans ltori- fice 24 b du secteur ; la plaque d'embout 26 b de ce troisième compas repose alors sur le sol au devant de la feuille coffrante. Par action sur le vérin 27 a, on peut alors également assurer l'appui au sol à l'arrière de la feuille coffrante. Le préposé au ferraillage peut alors travailler en toute sécurité. Lorsque le ferraillage est terminé, le troisième compas de la banche 1 pett être rabattu vers l'arrière avec les deux premiers, le secteur coulissant dans une maille dudit ferraillage. La banche Il coffrant l'autre face du mur peut alors 8tre amenée en vis à vis à la banche i et les entretoises 12 posées. Pour le réglage de la verticalité des banches, on agit sur les verins 27. Pour la stabilisation au vent, lors du stockage, la disposition de ferraillage peut être adoptée. Toutefois, pour permettre le rangement des banches, les unes devant les autres avec un fable rntervalle entre elles, on adopte plutôt la disposition ci-après. L.es branches mobiles 17 des compas étant toutes en appui au sol, la banche esttavec la branche 16 qui en est solidaire )incli- née vers l'arrière, par exemple de quinze ou trente degrés et maintenue dans cette position par mise en place des goupilles 20 dans l'un des orifices intermédiaires 22,23 du secteur 19. 33w'NDICATI0NS i. Ranche de coffrage du type de celles utilises dans la réalisation de murs en matériau coulé, tel le béton, et éventuellement armé, cette banche comprenant une feuille généralement métallique dont une face réalise la paroi coffrante proprement dite et dont l'autre face porte une ossature de raidissage, laquelle banche est pourvue de moyens, tels desverins et à vis, d'appui au sol à l'arrière de la feuille coffrante, notamment en vue d'en régler puis maintenir la verticalité avant et pendant la coulée et de moyens de stabilisation de la banche tant lors du ferraillage que lors du stockage, cette banche étant c a r a c t é r is é e en ce que les moyens de stabilisation consistent en un stabilisateur formé de plusieurs compas, comprenant deux branches qui sont d'une part, articulées entre elles par l'une de leurs extrémités autour d 'un pivot d'axe parallèle au bord inférieur de la feuille coffrante et, d'autre part, reliées entre elles vers leur autre extrémité par un secteur en quart de cercle fixé à l'une des branches, dite branche mobile et associé à l'autre branche, par une broche, dite goupille, traversant à la fois l'une des perforations dudit secteur, et cette branche portant la goupille et qui, étant solidaire de la banche, est dénommée branche fixe. 2. Banche selon la revendication 1, caractérisée en ce que la branche fixe du compas est formée par l'ossature. 3. 3anche selon la revendication 1, caractérisée en ce que la branche fixe du compas est fixée à lt-essature. 4. Banche selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée en ce que la feuille coffrante est percée d'un orifice de section supérieure au secteur qui le traverse, lequel secteur porte à son extrémité libre une plaque d'embout de section correspondante à cet orifice qu'elle obture lorsque la branche mobile est rabattue vers l'arrière. 5. Banche selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que les moyens d'appui au sol à llarrière de la feuille coffrante sont portés par la branche mobile des compas.