L'invention concerne les machines circulaires de bonneterie destinées à la fabrication de bas, chaussettes et produits tubulaires similaires et elle concerne particulièrement un dispositif servant à actionner des organes tels quguide-fil, loquets etc... dans ces machines. Dans les machines connues de ce genre qui sont munies d'une seule alimentation, la majorité des organes se trouve localisée dans une seule partie et il était relativement facile d'actionner ces or- ganes à l'aide de tiges, de butées et de leviers, directement sous la dépendance d'un tambour de commande placé en dessous7 tandis que dans les machines modernes à plusieurs alimentations où les unités d'alimentation (au nombre- de 2, 4, 6, 8 et mame 12) sont disposées en cercle autour du cylindre, le problème de l'actionnement des organes cause des difficultés et des complications notables lorsqu'il s'agit d'atteindre les organes à actionner au moyen de transmis crions mécaniques en partant du tambour normal de commande. Il faut noter que sur beaucoup de machines, certains de ces organes, comme par exemple les guide-fil, sont montés sur un support que l'on peut soulever pour rendre le cylindre d'aiguilles plus accessible à l'inspection. Par suite, la transmission du tambour de commande aux organes respectifs doit être telle, qu'elle permette la commande de soulèvement du support des guide-il. Pour obtenir cela, on a adopté récemment de petits tambours, à raison d'un pour chaque groupe de guide-fil relatifs à une seule alimentation, ces tambours étant solidaires du support des guide- fil et étant mis en mouvement selon un cycle préétabli par le tambour principal de commande, par l'intermédiaire de transmissions à cibles métalliques pouvant coulisser dans des gaines. Des difficultés analogues surgissent aussi pour l'actionnement des loquets ou des chariots coulissants qui servent à élever et à abaisser les aiguilles, les sous-aiguilles etc... Ces chariots, tout en étant supportés par des plaques fixes, se trouvent disposés radialement tout autour du cylindre et par suite, leur actionnement devient difficile puisqu'on doit partir de moyens de commande non radiaux. L'invention a principalement pour but d'éliminer les inconvé- nients ci-dessus, de simplifier et de rationaliser notablement l'actionnement des organes dans les machines circulaires de bonne terie en évitant les complications de construction des 5OlutiOn adoptées antérieurement. A cet effet, l'invention a pour objet un dispositif d'action- nement d'organes mobiles dans des machines circulaires de bonneterie, particulièrement pour - la fabrication de bas et objets similaires, caractérisé en ce qu'il utilise un fluide comprimé, particu- lièrement l'air comprimé, avec une centrale de distribution du fluide comprimé aux différents dispositifs utilisateurs, la centrale comportant un collecteur unique de fluide comprimé càmmuniquant avec de multiples soupapes unitaires, commandées mécaniquement par le tambour de commande de la machine et qui, lorsqu'elles sont acu tonnées, mettent en communication le fluide comprimé avec le dis- positif utilisateur individuel tandis que lorsqu'elles ne sont pas actionnées, elles relient le dispositif utilisateur à l'évacuation. Les moyens de liaison au tuyau dtalimentation en fluide comprimé peuvent etre constitués par un petit piston qui peut se dé- placer dans un trou cylindrique et qui agit directement ou indirec- tement sur l'organe à actionner, ou bien ils peuvent être constitués par un soufflet métallique flexible ou similaire. Le fluide comprimé à utiliser dans le dispositif selon l'in- vention sera de préférence l'air comprimé, compte tenu du iait que de nombreuses machines circulaires sont déjà munies d'une instaIl2- tion pneumatique pour d'autres fonctions, par exemple pour mettre sous tension le tissu a mailles, pour éliminer les filaments cou péa etc... La lubrification des organes en mouvement dans les machines circulaires devient aussi d'une importance primordiale pour garan- tir la durée des organes, spécialement dans les machines à plusieurs alimentations et à grande vitesse de rotation. Normalement, la lu brification se fait goutte à goutte ou par arrosage mécanique. Selon l'invention, on a trouvé par contre qu'il est possible d'obtenir une lubrification particulièrement efficace en utilisant aussi l'air comprimé pour pulvériser l'huile lubrifiante et envoyer des jets de mélange pulvérisé huile-air sur les organes en mouvement. On décrira l'invention ci-aprbs plus en détail, à titre d'emen- ple non limitatif, en se référant aux dessins annexés sur lequels: la figure 1 montre schématiquement en coupe une moitié de la partie supérieure du cylindre d'aiguilles d'une machine circulaire à bas, avec certains organes qui doivent être actionnés par le dis positif selon l'invention et plus précisément un guide-fil, un cha- riot de levage dtaiguilles et un pulvérisateur d thuile , et les figures 2 et 9 montrent le distributeur du fluide comprimé, la première en coupe suivant la ligne II-II de la figure 9 et la seconde en plan. La figure 1 montre la partie supérieure du cylindre en coupe longitudinale axiale ; cette partie supérieure comporte une couronne intérieure de platines 2, et un ensemble de couvercle poSant un disque de crochets 9 et une embouchure aspire-fils 4. Dans les fentes périphériques du cylindre I sont disposées des aiguilles 5 retenues en place par des ressorts 59. les figures 2 et 3 montrent en outre un tambour normal de commande 6 portant sur sa périphérie des ergots tels que 7, fixés par des vis 8, La rotation du tambour 6 autour de son axe est commandée de façon connue par des griffes non représentées. Bu-dessus du tambour 6 est disposé un support fixe Il sur lequel est fixé, par des vis 19 et avec l'interposition d'une garniture 20, un collecteur 18 qui présente un conduit 21 d'alimentation de toutes les soupapes prévues dans le support 11. L'air comprimé provenant d'une source non représentée arrive au collecteur 18 par l'intermédiaire d'un tuyau 16 fixé par un raccord fileté conique 17 au collecteur lui-meme. Sur la figure 2, on a représenté en coupe une soupape 14 dispose dans le support Il et la figure 9 montre que les soupapes alignées, toutes alimentées par le conduit 21 du collecteur 18, sont en nombre égal aux organes à actionner ou groupes d'organes qui doivent être actionnés simultanément. Puisque toutes ces soupapes sont construites de façon identique et ont le même fonctionnement, on ne décrira ci-après en détail qu'une seule de celles-ci, plus précisément celle qui est représentée par la figure 2. Le support 11 porte un pivot 10 sur lequel sont montés des leviers 9 en nombre égal aux soupapes 14. Chaque levier 9 coopère par une extrémité en pointe 60 avec les ergots 7 disposés sur un anneau correspondant de la circonférence du tambour 6 , un ressort 12 agissant entre l'autre extrémité 61 du levier 9 et une plaquette 13 salidaire du support 11, amène la pointe 60 à se rapprocher du tambour de commande.Le levier 9 agit sur un prolongement 62 de la soupape 14 qui peut se déplacer entre une position soulevée (indiquée sur la figure 2) dans laquelle il ferme le trou d'un bouchon 22 à travers lequel l'air comprimé arrive du conduit 21 du collecteur et une position abaissée dans laquelle il ouvre ce trou du bouchon 22 et s'appuie sur un anneau de caoutchouc 15, fermant le passage vers un trou d'évacuation 26. Dans la première position de la soupape 14, un conduit 23 prévu dans le support Il est relié au trou d'évacuation 26 et dans la deuxième position, le conduit 23 est relié au conduit 21 du collecteur 18.Quand l'extrémité en pointe 60 du levier 9 n'est pas en contact avec un ergot 7-du tam, bour 6, le ressort 12 provoque le soulèvement de la soupape 14, maintenant celle-ci dans sa première position. Par contre, quand la pointe 60 du levier 9 est soulevée par un ergot 7, le levier libère la soupape 14 qui, sous la pression du fluide comprimé, s'abaisse à la deuxième position. Avec le conduit 23 communique un tuyau 14 fixé au support 11 par un raccord fileté conique 25. Les différents tubes 24, 40 et 51 qui partent du support 11 sont reliés aux moyens pneumatiques d'ac- tionnement des divers organes à commander, dont trois sont indiqués à titre d'exemple sur la figure 1. L'un de ces organes indiqués est un guide-fil 31 qui a son point d'appui en 32 sur un support 29 fixd au moyen d'une vis 39 au couvercle 38 de la machine. Dans le support 29 est prévu un trou cylindrique auquel est relié d'un côté,par un raccord fileté conique 28, le tuyau 24 d'arrivée d'air comprimé de la soupape 14. Dans le cylindre peut coulisser un petit piston 30 muni d'une garniture d'étanchéité pneumatique 27 et qui sort du cylindre par le eôt opposé au raccord 28 pour agir directement sur le guide-fil 31. Sous la poussée du piston 30t quand l'air comprimé arrive du tuyau 24, le guide-iI 31 s'abaisse contre l'action d'un ressort 63 et le fil 33, qui arrive d'une bobine non représentée, est amena à une position où il peut être saisi par les aiguilles 5. L'ensemble d1une vis 34 et d'un écrou 35 constitue une fin de course réglable pour le guide-fil 31 et permet de régler la position active du gui de-fil relativement aux aiguilles et au plan d'appui 36 fixé par l'intermédiaire d'une vis 37 au couvercle 38. En deuxième exemple d'organe à actionner est un chariot à came 45 qui peut coulisser dans un support 42 fixé au moyen de vis 50 à une plaque fixe 49. Ce chariot 45 est destiné à agir sur les aiguilles 5 pour en provoquer le soulèvement et sa course radiale est limitée et réglable au moyen d'une vis 46 munie d'ùn écrou 47, vissée dans une saillie du chariot 45 et conçue pour buter contre le support 42. Dans le support 42 est prévu un cylindre relié par l'intermédiaire d'un tuyau.40 saune deuxième soupape du support 11. Le tuyau 40 est fixé au support 42 par un raccord conique 41 et dans le cylindre peut coulisser un piston 43 avec garniture 44. Ce piston agit directement sur le chariot 45 pour le déplacer contre l'action d'un ressort 48. Enfin, la figure montre encore un pulvérisateur à huile pouvant 8tre actionné par une troisième soupape du support 11. Une cuvette 55 contenant de lthuile lubrifiante présente un couvercle 53 auquel est fixé, par un raccord conique 52, un tuyau 51 venant du support 11. Un deuxième tuyau 57, également fixé au couvercle 53 par un raccord conique 58, amène au point à lubrifier -le mélange pulvérisé d 'huile et d'air. Dans le couvercle 55 est prévue une chambre de Venturi 54 de laquelle part un petit tube calibre 56 qui pénètre dans la cuvette 55. Lorsque 1 air comprimé entre par le tuyau 51 dans la chambre 54, l'huile est aspirée de la cuvette et le mélange pulvérise qui se forme sort par le tuyau 57.La cuvette 55 est convenablement supportée par la plaque fixe 49. Le fonctionnement du dispositif d'actionnement selon ltinven- tion apparat clairement d'après cette description. Quand la pointe 60 du levier 9 associé à une soupape déterminée 14 n1 est pas soulevée par un ergot 7 du tambour de -commande 6, l'afflux d'air comprimé est intercepté, le tuyau respectif de re follement de I1 air est relié à l'évacuation ét l'organe à actionner est en position de repos (position indiquée par-la figure 1).Par contre, quand la pointe 60 d'un levier est soulevée par un ergot 7, la soupape correspondante 14 s'ouvre, fermant simultanément l'éva- cuation et l'air comprimé arrive au cylindre pneumatique, déplaçant le piston qui amène l'organe correspondant à la position de travail Dans le cas du pulvérisateur, lorsque la soupape s'ouvre, la lubrification est mise en action. il est évident que le moment où un certain organe est actionné dépend de la position des ergots respectifs sur le tambour de commande et que la durée d'actionnement dépend de la longueur des ergots. En disposant convenablement les ergots, il est donc possible de varier le programme de travail selon les nécessités du cycle de travail. Le dispositif d'actionnement selon l'invention présente de nets avantages de simplicité, un faible encembrement et il élimine les mécanismes compliqués des dispositifs connus. Evidemment, la réalisation de l'invention n'est pas limitée à la forme décrite et représentée à titre d'exemple. Par exemple, au lieu d'air comprimé, il est possible d'utiliser un autre fluide comprimé. Les cylindres avec les pistons d'actionnement peuvent être remplacés par d'autres moyens, par exemple du type à soufflet métallique flexible. En outre, l'application du dispositif n'est pas limitée aux organes pris comme exemples et peut s'étendre aux autres organes mobiles de la machine. RVENDICÂIONS 1. - Dispositif d'actionnement d'organes dans des machines circulaires de bonneterie, particulièrement pour la fabrication de bas, chaussettes et objets similaires, caractérisé en ce qu'il comprend une source de fluide comprimé, par exemple d'air compri met, une centrale de distribution de ce fluide comprimé et, pour chaque organe ou groupe d'organes à actionner simultanément, une soupape pouvant entre commandée par le tambour de commande de la machine et conçue pour mettre en communication, alternativement avec le collecteur de fluide comprimé et avec une évacuation, un tuyau auquel sont reliés des moyens propres à agir sur l'organe à actionner pour l'amener d'une position à une autre. 2. - Dispositif selon la revendication 1, caractirise en ce que les moyens reliés au tuyau d'amenée du fluide comprimé comprennent un petit piston pouvant coulisser dans un cylindre et agissant directeent ou indirectement sur l'organe i actionner. 3. - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens reliés au tuyau d'alimentation sont du type à soufflet métallique flexible, capable d'agir sur l'organe à ac tonner. 4. - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les soupapes sont groupées dans un support commun et sont alignées. 5. - Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que es soupapes sont commandées par des leviers coopérant avec des ergots disposés à la périphérie du tambour de commende. 6. - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'au moins une soupape commande l'afflux d'air comprimé à un pulvérisateur d'huile duquel part un petit tube conçu pour amener le mélange pulvérisé d'huile et d'air aux points à lubrifier.