Comme on le sait bien, on nourrit généralement les ruminants avec des nourritures comme des céréales, du sorgho, de l'orge, de l'avoine, du blé, du millet, du fourrage ensilé, du foin, l'herbe des pâturages, le mais ou la luzerne, etc. au cours du processus de digestion dans la panse ou rumen, les produits finals majeurs de la dégradation microbienne, dans la panse, des aliments ingérés sont les acides acétique, propionique et butyrique, que l'on peut désigner comme étant des acides gras volatils (A.G.V.). D1 autres acides à longue chaîne sont présents dans la panse, mais en de moindres quantités, et on les considère comme ayant soins d'importance. Une recherche, qui s'est étendue sur plusieurs décennies, a établi que les acides gras volatils servent de source Itieure d'énergie pour l'amimal hôte. Pour une étude du métabolisme dans la panse ou le rumen, on peut se référer à "Metabolism in the Rumen", de E.F. Annison et D. Lewis, 1959, John Wiley and Sons, ou bien "The Energy Metabo- lism of Ruminats", de K.L. Blaxter, Hutchinson Sci. and Tech., Londres. Les études, qui ont conduit aux conclusions que les acides gras volatils sont utilisés par les ruminants comme des sources d'énergie et des éléments de la synthèse des produits métaboliques, ont entraîné diverses approches expérimentales, notamment l'utilise sation de marqueurs radio-actifs (par exemple par E.F. Annison, "Metabolism and Physiological Significance of Lipids", 1963, Academic Prees, p. 289 [Métabolisme et importance physiologique des lipides]) ; l'utilisation d'infusions diacides gras volatils dans la panse (par exemple par J.F. Donielli, et al. J. Exp. Biol. 22 ; 75, 1945 ; D.G. Armstrong et. al., Brit. J. Nutrition 11 247, 392 et 413, 1957 ; J.A.F. Rook et al., Brit. J. Nutrition li ; 399, 1963) ;,ou bien la consommation orale d'acides gras vola tils comme composants de rations purifiées soir par exemple H.W. Essig, E.E. Batfield et B. Connor Johnson, J. Nutrition 69 135, 1959 ; H.W. Essig, V.S. Garrigus et B. Connor Johnson, J. Anilai Soi. 21 ; 37, 1962] ; ou l'utilisation comme suppléments à des quantités restreintes de rations de référence (voir par exemple Orskov et al., Brit. J. Nutrition 20 ; 307, 509 et 519, 1966). Ces expériences n'avaient pas pour but d'étudier la possibilité d'inclure des acides gras volatils, ou leurs dérivés, dans des rations commerciales, ni d'utiliser les effets globaux de cette inclusion dans la production animale. En 1965, J.M. Elliot, D.E. Rogue, G.S. Meyers, Jr. et J.K. Loosli, J. Nutrition 87 ; 233, ont fait état des études de croissance à l'aide d'agneaux pour lesquels le régime fondamental de luzerne comprenait 10 % de propionate de sodium ou bien 10 % d'acétate de sodium. In a été conclu que ces additions d'un constituant simple ont abouti à un dépôt accru de graisse et une meil- leure efficacité de l'utilisation de l'énergie des aliments.Mais il a été indiqué à la page 236, colonne 2, ligne 5 de cette réfé- rence que "The feed required per unit of gain in live weight was similar for the basal, acetate and propionate rations' [La nourriture nécessaire par unité de gain de poids vif est similaire pour les rations fondamentales ou les rations comportant de l'acé- tate et du propionate],ce qui indique qu'il nty a pas d'amélioration du rapport entre le gain de poids et la nourriture consommée. Par inclusion de 1,1 Go en poids de propionate de sodium seulement comme tampon dans la ration de bouvillons à l'engrais, on a noté une tendance à une meilleure efficacité de l'utilisation des aliments, et l'on peut vorr par exemple J.W.G. Nicholson et H.M, Cunningham, Can. J. Animal. Sci. 41 ; 134, 1961. Stanley et al., J. Dairy Sci 47, 258, 1964, ont inclus jusqu'à 5,66 % d'acétate de sodium dans le produit concentré destiné à des vaches laitières, et ils ont noté que le mélange a été consommé, et que cela n'a pas eu d'influence sur la production du lait. Prescott et. al., Animal Production 11, 195, 1969, ont conclu qu'cl mélange constitué de façon prédominante par les sels d'ammonium, de calcium, de potassium et de magnésium des acides formique, acétique et propionique pouvait être inclus dans les rations des vaches laitières pour remplacer une partie de l'azote des protéines et de l'énergie fournie par ces protéines. La pratique n'indique rien sur la possibilité d'inclure des acides gras volatils, ou des sels d'acides gras volatils, dans des rations destinées à des porcs, ni sur les effets ainsi obtenus en élevage En gros, la Demanderesse vient de trouver un constituant de la nourriture du bétail qui aboutit à une amélioration du rapport entre le poids de la nourriture consommée et le gain de poids des animaux. Le constituant comprend au moins un membre ayant un anion choisi dans la classe constituée par a) l'ion propionate b) l'ion acétate c) les ions propionate et butyrate et au moins un cation choisi dans la classe constituée par les ions hydrogène, ammonium, sodium, potassium, cuivre, calcium, magnésium, zinc, cobalt, fer, et sélénium. la quantité totale de ce membre représente en général, par rapport à la nourriture consommée, a) dans le cas des acides, environ 0,15 à 1,6 partie en poids pour 10 parties, b) dans le cas des sels de sodium, de potas elua, d'ammonium et de calcium, environ 0,15 à 0,8 partie en poids pour 10 parties, c) dans le cas des autres cations, environ 5 parties par million à 500 parties par million. la limite supérieure du composé peut être exprimée par la formule n1 + 2n2 4 1,6 où n1 est le nombre de parties en poids de l'acide pour 10 parties de nourriture, lorsque l'acide propionique est présent ; et est le nombre de parties en poids des sels ou de l'acide ne contenant 'pas d 'acide propionique, pour 10 parties de nourriture. De préférence, le constituant de la nourriture du bétail comprend de de l'acide propionique ou bien des mélanges d'acide pro pionque avec l'acide butyrique et/ou l'acide acétique, le cons tituant de la nourriture représentant environ 0, 15 à environ 1,6 partie, de préférence 0,3 à 0,8 partie, en poids pour 10 parties du poids total de la nourriture ; et l'acide propionique est présent à raison d'au moins 30 %, et de préférence au moins 40 %, du poids de ce mélange. Si on Ae désire, on peut utiliser des taux plus faibles que o, îs/ en poids de constituant de la nourriture pour 10 parties du poids total de la ration, mais l'on pifère une proportion de 0,4 à 0,8 partie en poids pour 10 parties du poids total de la ration. On peut également utiliser des proportions plus élevées, mais qui ne sont généralement pas supérieures à 1,6 partie, car pour cette proportion ou ce niveau, l'efficacité de la nourriture diminue plus rapidement avec le temg let/atteint un niveau d'efficacité de nourriture inférieur à / que lv on obtient avec une nourriture ne comportant pas de constituant de la nourriture. L'efficacité ou le rendement de la nourriture est le rapport entre le poids total de la nourriture consommée et le gain de poids de l'animal. Le rendement de la nourriture est d'autant meilleur que la valeur numérique de ce rapport est plus faible. On ajoute généralement le constituant de la nourriture du bétail par pulvérisation, mélange, dispersion et par d'autres moyens permettant d'introduire ce constituant dans la nourriture du bétail. On entend par nourriture du bétail la substance que 1 ton fournit généralement au bétail pour sa nourriture, par exemple les matières disponibles à l'échelle commerciale pour la nourriture du bétail. La Demanderesse a également trouvé un procédé pour effectuer de façon plus efficace l'élevage et l'engrais du bétail, selon le quel on fournit une nourriture contenant le constituant de la nourriture du bétail défini ci-dessus, étant bien entendu que a) pour de l'acide comprenant - ou constitué par l'acide propionique et à la limite supérieure de la teneur en cet acide, on fournit ce type de nourriture pendant une période qui n'est sensiblement pas supérieure à deux mois ; b) pour l'acide acétique à sa limite supérieure, on fournit ce type de nourriture pendant une période d1 au moins 3,5 mois; c) pour des sels à leur limite supérieure, on fournit ce type de nourriture pendant une période qui n'est sensiblement pas supérieure à trois mois. De préférence, le procédé consiste à fournir au bétail une nourriture contenant au moins un membre choisi dans la classe constituée par a) l'acide propionique b) un mélange d'acide propionique et d'acide acétique c) un mélange d'acide propionique et d'acide butyrique ce membre représentant environ 0,15 à environ 1,6 partie en poids pour 10 parties du poids total de la nourriture, étant bien entendu qu'à la limite supérieure de 1,6 partie, on fournit ce type de nourriture pendant une période qui ne dépasse sensiblement pas deux mois environ, la période étant proportionnellement plus longue à mesure que diminue la proportion de ce membre. On fournit ce constituant de la nourriture du bétail à au moins un membre de l'espèce bovine, par exemple des vaches, des taureaux, des bouvillons, des boeufs, des veaux et des génisses. Afin d 'obtenir le rendement alimentaire le plus favorable à partir du constituant de la nourriture du bétail, la période de traitement ou de fourniture de ce type de nourriture doit être brève à la concentration supérieure tolérable, et cette période n'excède généralement pas de beaucoup deux mois lorsqu'il y a présence de 1,6 partie d'acide ou de 0,8 partie de sel, pour 10 parties de nourriture et lorsque l'acide propionique constitue l'un de ces acides. On peut utiliser une période comparativement plus longue lorsque la proportion diminue. La proportion d'addition et la période optimale de traitement peuvent subir 1' in- fluence de la nature des autres constituants de la nourriture. Par exemple, à un niveau ou une proportion de 8 %, on peut pré gérer une période de trois mois. De meme, dans le cas de l'acide acétique pur, une période d'au moins 3,5 mois est généralement requise. Des mesures faites sur des animaux sont plus variables en fonction du temps que des mesures de phénomènes physiques ou chimiques. Par conséquent, il . convient de donner une large inter prédation à ces périodes, et le tsrme "sensiblement" dans le présent mémoire sert à obtenir ce résultat. De même, la fourniture de la nourriture s'effectue, de préférence au cours des phases de croissance et dvengraissement du bétail. La Demanderesse a constaté que le bétail qui reçoit des rations contenant le constituant alimentaire suivant l'invention peut atteindre plus rapidement la maturité que du bétail qui reçoit des rations ne contenant pas d'acides gras volatils. On a également constaté que ce bétail acquiert un poids de carcasse garnie de viande plus élevé par unité de poids de bétail sur pied. il est évident que les avantages soulignés ci-dessus ne se manifestent pas nécessairement tous à la fois dans une série de conditions déterminées. D'autres avantages ressortiront des exemples donnés plus loin qui servent à illustrer des formes de réalisation de l'invention. En plus des acides préparés, il y a lieu également de prendre en considération les sels correspondants des acides gras volatils. On peut utiliser les sels de sodium, de potassium, d'ammonium et de calcium. Ces sels peuvent être utilisés à une dose d'environ 0,8 partie par 10 parties de nourriture, pendant des durées pouvant aller jusqu'à 3 mois D'autres sels d'acides gras volatils peuvent aussi entre utilisés comme supplément pour les nourritures destinées aux animaux, par exemple dans le but de corriger des déficiences nutritives. Ces sels peuvent entre employés à des doses non toxiques. En général, ils peuvent être utilisés à des doses allant jusqu'à environ 0,05 % ou 500 ppm, voir même à des doses de 5 ppm seulement. Comme exemple de tels sels, on peut citer ceux de cuivre, magnésium, zinc, cobalt, fer et sélénium. le constituant de la nourriture pour moutons contient, de même que celui de la nourriture pour bétail, un acide ou sel choisi parmi l'acide propionique et les propionates de sodium, potassium, calcium, cuivre, magnésium, zinc, cobalt fer et séléniut. Cependant, pour les moutons, ce membre représente environ 0,15 à 0,6 partie en poids pour 10 parties du poids total de la nourriture dans le cas de l'acide, et environ 0,15 à 1,2 partie en poids pour 8 parties du poids total de la nourriture dans le cas du sel, et, dans le cas d'un mélange d'acide et de sel, la limite supérieure répond à la formule n1 + n2 #0,6 où n1 est le nombre de parties en poids de l'acide pour 10 parties du poids total de la nourriture ; et n2 est le nombre de parties en poids du sel pour 5 parties du poids total de la nourriture, dans la classe étant bien entendu que dans le cas des sels choisis/constituée par un sel de cuivre, de magnésium, de zinc, de cobalt, de fer et de sélénium, chaque sel est individuellement présent dans une quantité inférieure à 550 parties par million. Cette nourriture convient particulièrement bien au cours des stades d'élevage et d'engrais (ou d'engraissages ) et elle aboutit à un menlleuyPendement de la nourriture. le rendement de la nourriture est le rapport entre le poids total de la nourriture consommée et le gain de poids de l'animal. Ce rendement de la nourriture est d'autant meilleur que la valeur numérique de ce rapport est plus faible. on peut utiliser un seul membre ou constituant, comme l'acide propionique ou le propionate de sodium ; mais la nourriture des moutons ou des ovins peut en outre comprendre au moins un acide ou un sel choisi dans la classe constituée par : l'acide acétique, l'acétate de sodium, l'acétate de potassium, l'acétate de calcium, l'acide butyrique, le butyrate de sodium, le butyrate de potassium et le butyrate de calcium, et les sels d'autres cations qui ont été indiqués ci-dessus dans le cas des propionates, l'acide propionique et ses sels représentant environ au moins 30 % du poids total de ce ou ces sels et acides. On mélange en général le constituant de la nourriture des moutons ou des ovins avec de la nourriture pour les moutons, qui continent du fourrage grossier à raison d'au moins 5 % dans le CaS du fourrage long, et d'au moins 20 % dans le cas du fourrage fin. et à une valeur proportionnelle comprise entre 5 et 20 % dans le cas de fourrage de dimension intermédiaire, ce pourcentage étant fondé sur le poids de la nourriture totale. En opérant ainsi, on peut donner aux moutons une nourriture dont lesZéléments ne nécessitent pas de digestion. Actuellement, de tels éléments sont disponibles à des prix inférieurs à ceux de la nourriture pour les moutons. Ainsi, dans les conditions optimales, on combine les avantages du prix de revient avec des facteurs comme l'amélioration des rendements de la nourriture, l'amélioration du gain de poids, l'amélioration du pourcentage des peaux e t viandes pouvant être apprêtées et une meilleure qualité de la carcasse, et le fait que les moutons acceptent de façon satisfaisante la nourriture qui leur est proposée. Par exemple, le constituant de la nourriture pour les moutons peut comporter 10 à 90 Ao d'acide propionique 0 à 80 0 d'acide acétique O à 40 /b d'acide, ou de ses sels de sodium. Dans un mode préféré de réalisation, le constituant de la nourriture des moutons est présent en une quantité comprise entre 0,6 et 1,2 partie en poids pour 10 parties du poids total de la nourriture. Le procédé pour élever plus efficacement les moutons, selon la présente invention, consiste à fournir aux moutons une ration contenant le constituant décrit ci-dessus, étant bien entendu que dans le cas de la limite supérieure de ce constituant, on fournit l'acide et/ou le sel pendant une période n'excédant sensiblement pas plus d'environ un mois et demi. Bien qu'on puisse utiliser une large gamme de mélanges d'acides, on préfèrg/généralement maintenir à un niveau élevé la proportion d'acide propionique ou de son sel. Les sels sont généralement préférés puisqu'il5 tendent à aboutir à de plus grandes absorptions des aliments et un meilleur rendement de ces aliments. Par suite de l'ingestion directe des acides et de leurs sels, les ruminants peuvent utiliser plus directement la matière ingérée, et dans les cas optimaux, ils peuvent ainsi être capables de présenter rapidement un gain de poids, puisqu'il n'y a pas de dégradation microbienne ni de pertes dues à des déficiences micro biennes de la partie de la nourriture qui est déjà présente sous la forme d 'acides acétique, propionique et butyrique et de leurs sels. Afin d'obtenir les résultats les plus avantageux, il est important de ne pas excéder un niveau maximal d'inclusion des acides ou de leurs sels comestibles dans la ration, car le degré d'acceptation diminue et, par suite, il y a diminution du taux de croissance et du rendement de la nourriture. En général, dans le cas des acides, une proportion supérieure à 0,6 partie ou, dans le cas des sels, une proportion supérieure à 1,2 partie, pour 10 parties de nourriture totale, est considérée comme une surdose, maie peut Servir avantageusement à court terme. Afin d'obtenir le rendement le plus favorable de la nourriture, la période de traite ment doit entre courte pour le niveau supérieur tolérable, comme indiqué antérieurement ; généralement, cette période n'excède sensiblement pas un mois et demi.On peut utiliser une période comparativement plus longue avec des proportions inférieures d'acides ou de sels. IElheureusement, comme les réponses des animaux sont plus variables que les phénomènes physiques ou chimiques, une interprétation large doit être donnée à ces périodes et le -terme "sensiblement" dans le présent mémoire entend permettre d'obtenir ce résultat. On doit ne pas oublier que, pendant un petit nombre de jours, il peut y avoir un léger manque d'acceptabilité. On peut ajouter des acides ou leurs sels comestibles par pulvérisation, mélange dispersion, saupoudrage ou par tout autre moyen permettant leur présence dans la nourriture des moutons. Si on le désire, on peut ajouter un peu d'acides ou de leurs sels comestibles à l'eau de boisson, 'nais généralement avec moins de succès. On peut utiliser environ 0,4 à 0,75 partie d'acides ou de selspour 10 parties d'eau sanie influer sur l'absorption de la ration, bien que l'absorption par l'intermédiaire de liteau puisse entre accrue.Ce mode d'adminitration est également envisagé dans l'expression générale "constituant de l'alimentation des moutons". Le constituant de la nourriture des porcs comprend au moins un acide ou un esl choisi dans la classe constituée par l'acide propienique et le propionate de sodium, de potassium, de calcium, d'ammonium, de cuivre, de magnésium, de zinc, de cobalt, de fer et de sélénium, cet acide ou ce sel représentant environ 0,15 à 0,8 partie en poids pour 10 parties du poids total de la nourriture et repiesentant de préférence 0,4 à 0,6 partie en poids. On peut utiliser un seul membre, comme l'acide propionique ou le propionate de sodium ; mais le constituant de la nourriture des porcs peut contenir en outre au moins un acide ou un sel choisi dans la classe constituée par l'acide acétique, l'acétate de sodium, l'acétate de potassium, l'acétate de calcium, l'acide butyrique, le butyrate de sodium, le butyrate de potassium et le butyrate de calcium, l'acide propionique et ses sels représentant environ au moins 30 % du poids total du ou les sels et du ou des acides. Bien que l'on préfère en général l'acide propionique, les sels comestibles ayant un cation qui est une substance minérale essentielle ou utile pour la vie sont également envisagés, par exemple sous la forme de sels de sodium, de potassium, de calcium et d'ammonium. Une façon commode consiste à fournir un mélange de sels, chaque sel étant présent à l'état de tracespour fournir les éléments minéraux essentiels à la vie, plus une portion d'acide gras volatils sous orme acide . Les sels peuvent également servir, et ils servent en fait, de supplément pour les nourritures afin de corriger les carences nutritives. On doit utiliser ces sels à des niveaux ou proportions non toxiques. En général, on peut les utiliser à des niveaux allant jusqu'à environ 0,05 %, soit 500 parties par million, et à des niveaux aussi faibles que 5 parties par million. Des exemples de tels sels comprennent des sels de cuivre, de magnésium, de zinc, de cobalt, de fer et de sélénium. On doit prendre soin de choisir un mélange de sels permettant de maintenir un rendement de la nourriture supérieur au niveau obtenu dans le cas de la nourriture normale pour les porcs. te procédé pour l'élevage des porcs selon la présente invention consiste à fournir aux porcs une ration contenant le constituant, décrit ci-dessus, de la nourriture des porcs. Le rapport entre le poids de la nourriture consommée et le gain de poids constitue une expression du rendement de la nourriture. Ce rendement de la nourriture est d'autant meilleur que la valeur numérique du rapport est plus faible. On peut utiliser un mélange d'acides gras volatils ou de leurs sels ; mais l'on préfère en général maintenir à un niveau élevé le rapport ou la proportion de l'acide propionique. On préfère généralement les acides puisqu'ils tendent à produire un meilleur rendement de la nourriture. Afin d'obtenir un rendement élevé de la nourriture, le traitement ne doit pas excéder le niveau supérieur tolérable pour la proportion d'acide(s) gras volatil(s). Jusqu'à 8 %, l'addition d'acide(s) gras volatil(s) ou de sel(s) sodique(s) d'acide(s) gras volatil(s) à une nourriture d'élevage diminue généralement le taux de gain de poids, et t dans le cas de l'acide gras volatil, on observe une moindre absorption de nourriture. Dans un mode de réalisation de l'invention, on trouve que lorsqu'on fournit continuellement 0,4 partie d'additif (constitué par 40 % d'acide propionique, 40 d,0 d'acide acétique et 20 % d'acide butyrique, ou de leurs sels de sodium) pour 10 parties de nourriture, à des porcs que l'on élève et à des porcs dans leur stade final d'élevage à partir d'un poids initial de 12,3 kg, l'absorption de la nourriture n'est pas modifiée par comparaison avec le cas de porcs auxquels on fournit une nourriture témoin. Le gain de poids est en moyenne de 0,64 kg par jour pour des porcs auxquels on fournit un acide gras volatil ou un sel de sodium d'un tel acide gras volatil, alors que les porcs témoins présentent un gain de poids de 0,61 kg par jour.La transformation de la nourriture est améliorée par le ou les acides gras volatils ou le sel de sodium de cet acide gras volatil. En se basant sur l'énergie calculée comme contenue dans la nourriture témoin, une fois digérée, on estime que l'acide gras volatil présente pour les porcs une valeur énergétique de 7700 kcal d'énergie (du produit digéré) par kilogramme et que le sel de sodium de l'acide gras volatil pré Sente une valeur énergétique de 6700 kcal (du produit digéré) par kilograeme. On doit se souvenir que le premier jour ou durant les deux premiers jours, les animaux peuvent quelque peu ne pas accepter des aliments contenant un acide gras volatil ou son sel de sodium. On peut ajouter le constituant de la nourriture des porcs par pulvérisation, mélange, dispersion, saupoudrage ou par tout autre moyen permettant d'introduire ce constituant dans la nourriture des porcs. Si on le désire, on peut ajouter un peu d'acide gras volatil ou de ses sels comestibles à l'eau de boisson, mais en général avec moins de succès. On peut utiliser environ 4 à 7,4 % d'acide gras volatil dans l'eau sans influer sur l'absorption des rations, bien que la ration d'eau puisse être augmentée. EXEMPLE 1 On utilise cinq lots de dix bouvillons d'élevage, ayant un poids initial moyen d'environ 340 kg. Avant de commencer la période d'alimentation, on vaccine tous les bouvillons ("Triple P. Bac- terin", Franklin Laboratories Ltd.), contre le charbon Xmptoma- tique, l'oedème malin et la septicémie hémorragique, et on leur effectue des injections de vitamines A, D et E("Vitamine A-D-E", O.M. Franklin Serum Co.). En outre, cinq bouvillons de chaque groupe reçoivent 36 mg d'implants de stillboestrol (pastilles de stillboestrol de Pfizer). On maintient et traite chaque lot dans les conditions normales de traitement des lots, sauf les additions aux rations concentrées. les animaux de chaque lot disposent d'une zone de 186 m2. Il n'y a pas d'abri en surplomb, mais un peu de protection contre les vents dominants. Les conditions hivernales au cours de l'expérience ont été généralement modérées, sauf pendant quelques jours, au 80ème jour environ de l'essai, où les températures ont été suffisamment froides pour que l'on ne fournisse pas ce type de nourriture au bétail pendant quelques jours. A partir d'une ration entièrement constituée par du foin, on a fourni peu à peu aux bouvillons une nourriture concentrée, en opérant aussi rapidement que possible selon les indications d'un éleveur expérimenté. Tous les groupes ont reçu du foin de bonne qualité, habituellement 1,35 kg par jour et par tête de bétail, en plus de la nourriture concentrée fournie chaque matin et chaque soir, dans le cas d'une alimentation complète. La ration concentrée fondamentale ou de base a consisté en 90 fo d'orge, (11,8 % de protéines brutes), 10 fo de farine de soja (44 % de protéines brutes) et cette ration a contenu 2200 unités internationales de vitamine A par kilogramme.A cette ration on a ajouté l'une des substances du type acide gras volatil à raison de 0,8 partie à 1,6 partie pour 10 parties de nourriture. lie groupe témoin n'a reçu aucune addition à la ration de base. Tous les groupes ont eu accès à des blocs de sel contenant de l'iodure de cobalt et à des mélanges minéraux. On a pesé chaque bouvillon au premier jour et au dernier jour de l'essai après que les animaux aient eu accès à la nourriture durant 24 heures, ou à de l'eau pendant 4 heures. On a également pesé les bouvillons à des intervalles d'environ 20 jours pendant tout l'essai. On n'a restreint ni la nourriture, ni l'eau à ces pesées intermédiaires. On a sacrifié vingt bouvillons le jour suivant la pesée finale. On a fait jeter à nouveau le reste des bouvillons, on les a pesés à nouveau et on les a sacrifiés une semaine plus tard. On a pesé les carcasses avant et après congélation, et la qualité de ces caracasses a été estimée par un employé officiel (du Gouvernement). L'employé a également effectué des mesures des marbrures de la zone des muscles de l'oeil et de la graisse sur chaque carcasse. Pour obtenir un indice relatif de la composition de la carcasse on a également déterminé la densité de chaque carcasse en pesant la carcasse réfrigérée dans de l'air et la carcasse immergée dans de l'eau. L'inspecteur vétérinaire a inspecté à l'emballage chaque carcasse et a examiné le contenu abdominal de chaque animal pour y rechercher une anomalie éven tuelle. Un résumé des résultats de chaque traitement apparat au tableau I. Dans le tableau I et dans les tableaux suivants, Pr, les, Ac et Bu représentent, respectivement, les acides propionique, acé- tique et butyrique. Dans ce tableau, les résultats ont été cal culés pour les 64 premiers jours et pour la durée totale de l'es- sai, à savoir 109 jours. Les mesures de poids au 64ème jour proviennent de bouvillons ne Jeu^nant pas. L'addition d'acides au niveau de 0,8 partie a abouti à un gain de poids plus rapide du bétail au cours des 64 premiers jours. Cependant, cet avantage n'apparaît pas pour la période de 109 jours d'alimentation, en raison de la diminution de l'ab sorption totale d'aliments au coure de cette dernière portion de la période d'alimentation. L'effet bénéfique du constituant de la nourriture (acide gras volatil) sur le rendement de la nourriture au cours des 64 premiers jours ,est clairement établi au tableau I. il y a une nette diminution de l'apparition des abcès normaux du foie chez les animaux qui ont reçu les acides. il ressort des mesures de la densité que la proportion de maigre dans les carcasses des animaux recevant des acides est nettement plus grande que dans le cas des animaux témoins.L'estimation des marbrures. de la zone des muscles de l'oeil et de la couverture de graisse correspond bien à cette observation. il ne semble pas g avoir d'interaction entre l'implantation de stillboestrol et les effets des acides. EXEMPLE 2 On divise en quatre lots de huit animaux trente-deux bouvillons à l'engrais, ayant un poids moyen initial de 334 kg. Avant, et pendant l'essai de nourriture, on traite les bouvillons et on leur donne des médicaments en opérant de façon similaire au cas des bouvillons ayant servi dans l'exemple 1. Les rations sont les mêmes que celles ayant servi dans l'exem- ple 1, sauf que dans cette expérience, les constituants de la nourriture du bétail, tous ajoutés à raison de 8 % en poids, ont été de l'acide acétique pur, de l'acide propionique pur et un mélange à 66 % : 33 % d'acide propionique et d'acide acétique, respectivement. On n'a pas ajouté les constituants de la nourriture avant que les bouvillons n'aient reçu environ le tiers de leur nourriture totale sous forme de produit concentré. Les additions ont commencé le 22ème jour de la période d'alimentation. le lot des bouvillons témoins n'a reçu aucune addition à la ration de base. Les bouvillons ont été sacrifiés le jour suivant la pesée finale, et les carcasses ont été inspectées et évaluées comme à l'exemple 1. Un résumé des résultats obtenus est contenu au 'tableau II. TABLEAU I Traitement Pr Bu Pr:Ac:Bu Témoin Parties d'acide gras/ 66% 33% 40%:40%:20% 10 parties de nourriture 0 0,8 1,6 0,8 1,6 Poids vif moyen (kg) Initial 340 341 339 338 355 64 jours 427 434 422,5 440,5 417,3 Gain de poids en 64 jours 87 93 83,5 92,5 82,3 109 jours 484 465 462 455 953 Gain de poids moyen par jour (kg) 64 jours 1,37 1,46 1,31 1,44 1,30 109 jours 1,32 1,14 1,14 1,07 1,1 Absorption journalière moyenne de nourriture (kg/tête) 64 jours foin 2,88 2,75 2,75 2,75 2,88 concentré 6,9 6,6 5,31 6,3 5,05 acide 0 0,57 1 | 0,55 0,96 total 9,78 9,92 9,05 9,60 8,83 109 jours foin 2,25 2,17 2,17 2,17 2,31 concentré 8,55 6,85 5,65 6,65 5,69 acide O 0,59 1,072 0,572 1,09 bloc de sel 0,002 0,002 0,003 0,005 0,005 bloc minéral 0,020 0,020 0,02G 0,02t 0,019 total 10,822 9,637 8,915 9,417 9,114 Rendement moyen kR de nourri ture totale(kg de gain) 64 jours foin 2,09 1,88 2,09 1,91 2,22 concentré 5,07 4,55 4,07 4,46 3,91 acide - 0,40 0,?7 0,38 0,75 total 7,16 6,83 6,93 6,75 6,88 109 jours foin 1,72 1,93 1,93 2,05 2,13 concentré 6,54 6,09 5,02 6,20 5,24 acide - 0,53 0,96 0,54 1,00 total 8,26 8S55 7,91 8,79 8,37 TABLEAU I (Suite) Traitement Pr:Bu Pr:Ac:Bu Témoin Parties d'acide gras/ 66%:33% 40%:40%::20% 10 parties de nourriture O 0,8 1,6 0,8 1,6 Evaluation de la carcasse Poids (kg) 278 283 271 270 244 % utilisables 57,5 59,7 58,5 57,8 59,2 Valeur de la viande choix 9 9 8 8 6 bonne 1 1 2 2 3 Evaluation des marbrures* 6,3 7,20 7,80 7,6 6,2 Surface du muscle de lbeil (cm2) 67,5 59 65 61 62 Couverture de graisse (cm) 1,8 1,7 1,66 1,65 1,37 Densité 1,0499 1,0553 1,0606 1,0572 1,0608 % d'animaux ayant des abscès au foie 50 10 O O 10 1* t à 10 représente du plus grand degré au plus faible degré de marbrures. TABLEAU II Constituant de la nour- Acide Acide Pr:Ac Témoin riture acétique propionique 2:1 Rendement moyen de la nourriture (kg de nour riture totale kg de gain de poids) 22 au 68e jour* 7,49 8,53 6,35 6,60 22e au 117e jour 8,32 7,45 7,77 8,55 Gain de poids quotidien moyen (kg/tête) 22e au 68e jour 1,38 1,47 1,58 22e au 117e jour 1,34 1,30 1,25 1,23 Absorption de nourriture totale quotidienne en moyenne (kg/tête) 22e au 68e jour 10,7 9,7 9,55 10,7 22e au 117e jour 11,5 9,75 9,8 10,7 Evaluation de la car casse Poids moyen (kg) 272 263 269 278 % utilisables 57,4 56,4 58,1 60,7 Valeur de la viande choix 5 5 7 8 bonne 3 3 1 0 Evaluation des mar brures 7,1 7,5 6,9 7t0 Surface du muscle de l'oeil (cm2) 67,1 66,5 68,5 72 Couverture de graisse (ci) 1,55 1,34 1,55 1,63 Densité 1,0591 1,0700 1,0577 1,0602 * On n'a pas ajouté les acides gras avant le 22e jour. La vitesse du gain de poids et le rendement de la nourriture au cours des 46 premières journées ont été améliorés par suite de l'addition de l'acide propionique ; il a fallu 15 io de nourriture en moins par unité de gain de poids lorsqu'on a utilisé l'acide propionique. Une stabilisation de l'absorption de la nourriture a été obtenue avant la fin des 46 jours de traitement, après l'incorporation des acides. Cependant, le lot témoin a continué à augmenter sa consommation et à manger une plus grande quantité de nourriture pendant toute la période d'alimentation que les animaux recevant les acides. Le mélange acide propionique : acide acétique a été plus acceptable que l'acide acétique ou l'acide propionique isolément. Le pourcentage de viande utilisable (ou de peau utilisable pour le cuir) a été amélioré, en particulier grtce au mélange d'acide propionique et d'acide acétique, alors que les qualités des carcasses ont été améliorées par les constituants des rations contenant de l'acide propionique. L'acide acétique a abouti à une croissance plus tardive. On n'a observé aucun effet nuisible sur la santé des animaux ou sur les carcasses produites. TABLEAU III Parties d'acide gras pour Témoin Pr:Ae:Bu Br:Bo 10 parties de nourriture O 8 8 Coût initial du bouvillon (FF) 1300 t300 1300 Coût de la nourriture (FF) (13 nov. - 4 déc.) Poin 16 16 16 Concentré 8 8 8 Coût de la nourriture (FF) (4 déc. - 10 mars) Poin 75 33 33 Concentré 257 254 230 Coût total de la nourriture (FF) 316 311 287 DEPENSE TOTALE (FF) 1616 1611 1587 Poids utilisables (kg) 273 278 270 Prix de vente (kg) (FF) 670 | 630 627 Reçu de la vente (FF) 1700 1750 1694 Gain (FF) 84 139 110 Gain par rapport au témoin (FF) ~ 55 26 Acide fourni (kg) 8 % du concentré ~ 67 61 Valeur de l'acide ## =0,82 266 = 0,49 Gain pour le groupe Pr:Ac Bu par rapport au groupe témoin (FF) = = 55 par animal Economies sur la nourriture 1,57 Amélioration de le qualité 1,27 Augmentation du poids de la carcasse 3,56 61,40 Le tableau III, qui eert à illustrer encore l'invention, est une évaluation économique de la valeur de l'acide que l'on utilise pour augmenter le rendement de la nourriture, l'évaluation étant obtenue à partir des données apparaissant au tableau III.Comme on peut aisément le remarquer, on estime que la valeur de l'acide varie entre 0,42 F et 0,82 F par kg. EXEMPLE 3 On a utilisé 60 bouvillons présentant un poids initial moyen de 328 kg. Pour 30 bouvillons, on a fourni de la nourriture comportant incorporée, pour 10 parties de cette nourriture, 0,5 partie d'un mélange de 40 % en poids d'acide acétique, 40 % en poids d'acide propionique et 20 % en poids d'acide butyrique. Pour les 30 autres bouvillons, il n'y a pas su d'addition d'acide gras volatil à la nourriture. On a habitué les bouvillons à une nourriturs entièrement concentrée avant de faire la répartition et d'ajouter b leurs aliment s les constituants de la nourriture. La nourriture de base (témoin)a consisté en 25 % de paille d'orge, 47,5 % de grains d'orge, 10 % de grains d'avoine, 10,5 % de farine de soja, et 5 % de mélasse, plus des matières minérales et des vitamines supplémentaires. Pour les animaux soumis à un traitement spécial, on a remplacé 5 so des graines d'orge par les acides dans la ration ci-dessus. A tous autres égards, on a traité ces bouvillons de façon similaire à celle des bouvillons dee exemples précédents. la durée de la période de traitement a été de 135 jours. Le tableau IV contient un résume des' résultats obtenus dans cette expérience. l'inclusion, à un pourcentage de 5 % de la ration, des acides gras volatils, a amélioré l'absorption journalière de la nourriture, la vitesse de gain de poids, le rendement de la nourriture et la valeur de la carcasse, ce qui confirme les résultats obtenus dans les exemples précédents. TABLEAU IV Ac:Pr:Bu 40%:40%:20% Rendement moyen 9,9 8,9 Gain de poids quotidien moyen (kg) 1,09 1,25 Absorption de nourriture totale quotidienne, en moyenne (kg) 10,75 11,1 Evaluation de la carcasse - ~ poids moyen (kg) 280 294 - / utilisables 58,6 59,0 - ~ zone de muscle de l'oeil (cm2) 73 73,3 - ~ couverture de graisse (cm) 1,85 1,95 Qualités - de cheix 20 25 - bonne 9 5 - moyenne 1 O Ce qui suit illustre l'efficacité de l'utilisation par les moutons du constituant de la nourriture dans les rations au commerce, et l'effet du constituant de la nourriture sur la réalisation de l'élevage d'agneaux et sur les carcasses produites. Les constituants des rations que l'on utilise dans les exemples suivants sont (a) un constituant composé de 40 d'acide acétique, 40 w d'acide propionique et 20 % d'acide butyrique, parfois désigné ci-après par AGV (acides gras volatils) ou bien (b) le sel de sodium obtenu par la neutralisation du mélange ci-dessus, et que l'on désigne parfois ci-après par NaAGV. On a utilisé des agneaux châtrés croisés, et cnacun a été identifié par une marque sur l'oreille. On a réparti 24 agneaux dans l'un des quatre groupes en s'arrangeant pour que les butes d'un lot aient des poids moyens similaires et que leur gamme de poids soit également similaire. semple 4 Le groupe témoin, lorsqutil a reçu en totalité ce type de nourriture, a reçu le mélange concentré présenté au tableau V librement plus 1 kg de foin de luzerne coupée (19,2 Fo de protéi- nes)par jour. exemple 5 Ce groupe a été comme le groupe témoin, sauf que l'on a remplacé l'orge par les acides gras volatils (AGV) de façon à ce que ces acides constituent 0,6 partie en poids pour 10 parties du mélange concentré. Exemples 6 et 7 Ces groupes ont été comme le groupe témoin, sauf que l'on a remplacé l'orge par NaAGV, de façon que ce mélange de sels constitue 0,6 et 1,2 partie en poids pour 10 parties du mélange concentré, respectivement. Les rations ont été prévues de façon à contenir une quantité suffisante de protéines, de manière que les protéines ne constituent pas un facteur de limitation. TABLEAU V Formulation de la nourriture concentrée pour le groupe témoin Ingrédients % Orge 55,9 Avoine 10,0 Farine de luzerne déshydratée 24,7 Farine de soja 8,0 Phosphate dicalcique 0,2 Sel iodé 1,0 Prémélange de vitamines 0,1 (pour obtenir 2400 unités internationales de vitamine A et 330 unités internationales de vitamine D par kg de nourriture concentrée) Prémélange d'antibiotiques 0,1 (pour obtenir 22 mg d'auréomycine par kg de nourriture concentrée) Au cours d'unepériode d'ajustement de 20 jours avant le début de l'essai , on a fourni du foin de luzerrne de banne qualité (19,2 % de protéines) à volonté, on a traité les agneaux par un anthelmintique et on les a vaccinés contre l'entérotozémie. Au cours des 10 premiers jours de l'essai, la quantité de foin allouée a été réduite à O, et pendant cette période de temps, on a obtenu une absorption entièrement volontaire de produit concentré. Après le 21sème jour, on a donné 0,5 kg de foin par groupe à la nourriture du matin et à la nourriture du soir. Les constituants de la ration concentrée, à l'exclusion des acides gras volatils et de leurs sels de sodium, ont été broyés et mélangés avant l'ex- périence. (L a mélangé les acides gras volatils, qui étaient sous forme liquide, et leurs sels de sodium, sous forme d'une matière granulaire gros9ière, avec les préparations concentrées respectives, et cela pas plus de 3 jours avant de fournir ces rations comme nourriture. On a appliqué ce mode opératoire pour réduire au minimum les variations de la ration avant sa fourniture comme aliment.On n'a pris aucune précaution spéciale pour surmonter l'odeur piquante de la matière acide. Ia période d'alimantation a duré 90 jours. On a logé les groupes dans un logement non chauffé dans des bergeries en allouant 11,2 m2 par groupe. n y avait dans chaque bergerie des dispositifs d'alimentation automatique en eau, et on a fourni des copeaux de bois pour la litière. Au début et à la fin de l'essain, on a pesé chaqueagneau après l'avoir sevré de nourriture et d'eau pendant 24 heures. On a sacrifié les agneaux le jour qui a suivi la pesée finale. On a pesé les carcasses avant et après le refroidissement et un employé spécialisé duGouvernement a fait l'évaluation de ces carcasses. Afin d'obtenir une expression numérique de l'évaluation des carcasses, on a donné les appréciations suivantes choix tl points ; bonne qualité 8 points ; qualité commerciale marchande 5 points ; qualité encore utile 2 points ; rebut : pas de points. On a donné des points intermédiaires pour les qualités intermédiaires. Pour obtenir une indication relative de la composition des carcasses, on a déterminé la densité ou la masse volumique de chaque carcasse en pesant la carcasse réfrigérée dans de l'air et dans de l'eau maintenus à la meme température que la carcasse. Une faible densité indique une proportion élevée de graisses dans la carcasse, alors qu'une forte densité indique une plus forte proportion de viande maigre. Au cours des 3 semaines finales de l'étude, on a effectué des essais de métabolisme sur trois agneaux de chaque groupe. On a maintenu les agneaux dans les caisses d'étude de métabolisme pendant une durée' totale de 7 jours, et l'on a recueilli la totalité des excréments au cours des quatre derniers jours. Pendant ce séjour dans la caisse, on a offert à chaque agneau une quantité de nourriture égale à la consommation quotidienne moyenne par agneau de son groupe respectif au cours des deux semaines précédentes, cette quantité ayant subi un ajustement pour tenir compte du poids du corps de l'animal individuel. On a établi, à partir des agneaux dans les caisses d'étude de métabolisme, la digestibilité des rations et des excrétions quotidiennes d'urine. Après la pesée finale et avant l'envoi à l'abattage, on a obtenu sur chaque agneau un échantillon de panse par une ponction sur la paroi abdominale gauche à l'aide d'une seringue hypodemmique. Ces échantillons ont servi à déterminer l'acidité du contenu des panses. les résultats obtenus dans l'étude sont résumés au tableau VI. les digestibilités des matières sèches des rations contenant les acides gras volatils et leurs sels ont été similaires à celles de la ration témoin ou légèrement supérieures. On se serait attendu à ce que les acides gras volatils augmentent la digestibilité du fait que ces composés eux-memes auraient dû entre complètement absorbés dans l'appareil digestif. Malgré les quantités élevées d'acides et de sels absorbées, on n'a observé aucune anomalie chez les agneaux, et le pH du contenu des panses a été pour tous les groupes compris dans la gamme normale, ce qui indique l'aptitude des agneaux à neutraliser de grandes quantités d'acide dans leur panse. T A B L E A U VI Exemple 1 2 3 4 Parties d'AGV* ou de Na AGV** pour Témoin 0 0,6 AGV* 0,6 AGV** 1,2 Na AGV** 10 parties de nourriture Rendement moyen de la nourriture (kg/kg) 9,45 9,16 8,52 8,30 Poids initial moyen (kg) 34,7 34,8 34,7 34,75 Protéines brutes dans le produit concentré consommé (%) 14,4 14,1 14,1 13,0 Digestibilité de la matière sèche de la ration totale (%) 72,9 75,2 78,4 72,7 Gamme du pH du contenu de la panse 5,6-6,4 5,6-6,4 6,2-6,7 5,7-6,7 Excrétion quotidienne d'urine (ml) (mesure à partir de 3 agneaux au cours des 3 dernières semaines) 1233 886 1763 3645 Nourriture quotidienne moyenne consommée par agneau Produit concentré (kg) 1,23 0,97 1,22 1,33 Foin (kg) 0,18 0,18 0,18 0,18 Total (kg) 1,41 1,15 1,40 1,51 Gain quotidien moyen (kg) 0,148 0,125 0,163 0,182 Nourriture totale consommée par kg de gain de poids (kg) 9,45 9,16 8,52 8,30 T A B L E A U VI Exemple 1 2 3 4 Parties d'AGV* ou de Na AGV** pour Témoin 0 0,6 AGV* 0,6 Na AGV** 1,2 Na AGV** 10 parties de nourriture Caractéristiques de la carcasse Poids moyen (kg) 25 24,7 26,6 28 Pourcentage moyen utilisable (poids de la carcasse chaude - poids final de la carcasse x 100) 51,7 53,7 53,9 54,6 Qualité moyenne 9,2 9,2 10,0 10,0 Densité 1,048 1,047 1,051 1,051 * AGV acides gras volatils ** Na AGV : sels de sodium des acides gras volatils lies excrétions quotidienne d'urine des agneaux recevant les acides gras volatils ont été inférieures aux excrétions du groupe témoin. Comme les agneaux recevant des acides gras volatils ont consomme moins de nourriture que les animaux témoins, il est pro baole qu'ils ont également bu moins d'eau et par conséquent produit moins d'urine. Les fortes excrétions d'urine par les agneaux auxquels on a fourni des rations comportant Na AGV sont plus que probablement associées à l'élimination de l'excès de sodium du corps, puisqu'environ un tiers des sels sodiques des acides gras volatils était constitué par du sodium. L'addition des acides gras volatils à la nourriture a abouti à une diminution de la consommation de la nourriture. lHalgré la diminution d'absorption de la ration contenant des acides gras volatils, le rendement de la transformation de la nourriture a été meilleur que celui correspondant aux animaux du groupe témoin. les exemples 7 et 4 ont abouti à des absorptions égales ou supérieures à celles des témoins, et les rendements de transformation de la nourriture ont été meilleurs que dans le cas des témoins. Les exemples 2, 3 et 4 ont abouti à de meilleurs pourcentages d'utilisation possible, ce qui indique la diminution du pourcentage des abats des agneaux. En outre, les qualités des carcasses ont été améliorées, et l'on peut supposer pour certaines carcasses des exemples 3 et 4, qui ont une densité supérieure, que cela indique une plus forte teneur en viande maigre. Il est apparu que les réponses maximales à l'administration d s acides gras volatils et de leurs sels sodiques ont été obtenues entre 30 et 45 jours de traitement, et qu'il avait pet'intért à poursuivre plus longtemps les traitements. Les exemples suivants concernent des porcs. EXEMPLE 8 A 12 porcs, âgés en moyenne de 41 jours, constitués d'un nombre égal d'animaux de chaque sexe et de provenance mixte, et pesant environ í2,) kg, on a fourni individuellement à volonté l'un des trois régimes suivants le lot A, qui était le lot témoin, a reçu une ration d'alimentation des porcs présentée en 1 au tableau VII De lot B a reçu la même ration 1, mais dans laquelle on a remplacé 0,4 partie (pour 10 parties de cette ration) par un mélange constitué de 40 - d'acide propionique, 40 % d'acide acétique, et 20 % d'acide butyrique, désigné ci-après parfois par l'abréviation AGV, et présenté sous 2 au tableau I De lot W a reçu la même ration que le lot B, sauf que l'on a utilisé les sels de sodium au lieu du mélange des acides, ce qu'on a désigné parfois ci-après par l'abréviation Na AGV. On n'a effectué aucun ajustement pour que les rations pré- sentent le même nombre de calories et la même teneur en azote. TABLEAU VII Ration i 2 3 4 Ingrédients (, en poids Orge 20,0 19,20 32,05 30,77 Blé 41,2 39,55 40,0 38,40 Avoine 2,5 2,40 10,0 9,60 Suif stabilisé 4,0 3,84 0,0 0,00 Farine de soja (44 %) 20,0 19,2G 7,0 6,72 Farine de viande 3,0 2,38 3,0 2,88 Farine de hareng 3,0 2,88 3,0 1,92 Farine de graine de colza 2,0 1,92 2,0 1,92 Farine de luzerne (déshydratée) 2,0 1,92 2,0 1,92 Sel ioduré 0,40 0,385 0,40 0,383 phosphate de calcium (18 % de Ca, 20 % de P) 0,50 0,480 0,775 0,743 Calcaire broyé 0,75 0,720 0,500 0,480 Sulfate de zinc 0,C25 0,025 0,025 0,024 Prémélange de substances minérales et de vitamines | 0,625 0,600 0,250 0,240 Antibiotiques en supplément + + + AGV ou bien Na AGV* 0 4,0 0 4,0 * AGV : acides gras volatils Na AGV : sels sodiques des acides gras volatils Les pré mélanges de substances minérales et de vitamines ont fourni, par 100 kg de ration témoin de départ : 440 000 unités internationales de vitamine A, 55 000 unités internationales de vitamine v, 1100 unités internationales de vitamine D, 1110 mg de riboflavine, 2,42 g de pantothénate de calcium, 5 g de niacine, 5,55 g de choline, 105 mg d'acide folique, 200 mg de vitamine B12, 6,15 g de sulfate de cuivre, 59,5 g de carbonate ferreux, 12,1 g d'oxyde manganeux, 750 mg d'oxyde de zinc, 580 mg de carbonate Me cobalt, 3 mg de diodhydrate d'éthylène-diamine. On a également introduit comme antibiotique supplémentaire "AuroSac-10" (marque déposée) de façon à fournir 10 g d'auréomycine par tonne de nourriture. On a placé les porcs dans un logement individuel de béton de 0,6 m X 1, 2m, la moitié du plancher comportant des planchettes. la température du logement de recherche a été en moyenne de 210C, Lorsque les porcs ont atteint un poids moyen de 38,5 kg > on a changé leur nourriture pour leur donner une ration de croissance présentée en 3 et 4, respectivement, au tableau VII. les prémélanges de substances minérales et de vitamines ont fourni les mêmes doses de vitamines A et D, mais pas de vitamine E, et 40 % des doses des vitamines complexes 3 et des oligo-dléments fournis dans la ration 1. Cela a signifié que l'on a fourni aux porcs un régime témoin correspondant mieux à celui utilisé en pratique typique. On a vendu les porcs après la pesée hebdomadaire pour laquelle ils ont atteint un poids vif minimum de 80 kg. On a déterminé la qualité des carcasses. les résultats obtenus sont présentés au tableau VIII. Sur la base de la totalité de l'expérience, comme le montre le tableau VIII ci-après, les porcs qui ont reçu des acides gras volatils et leurs sels onSiagné 0,036 kg par jour plus rapidement et ont nécessité 0,15 à C,20 kg de nourriture en moins par kg de gain de poids/es porcs témoins. Dans la période finale, les porcs ayant reçu 0,4 partie d'acides gras volatil par 10 parties de nourriture ont gagné 0,66 kg par jour, et ceux ayant reçu dans leur nourriture les sels de sodium de ces acides gras ont gagné 0,68 kg par jour, ce qui est à comparer à un gain de 0,61 kg par jour pour les porcs témcins. L'amélioration des gains de poids des porcs dont la nourriture a comporté des acides gras volatils et leurs sels sodiques dans la périodesfinale se retrouve dans la transformation de la nourriture, qui est en moyenne de 4,13 et de 4,12 kg de nourriture par kg de gain de poids, à comparer avec 4,49 kg de nourriture par kg de gain de poids pour les porcs témoins. Les porcs ayant reçu, par 10 parties de nourriture, 0,4 partie d'acides gras volatils, ont présenté un plus fort pourcentage utilisable, plus de graisse dorsale et de plus grandes zones d'échine que les porcs témoins ou les porcs dont la nourriture comportait les sels sodiques des acides gras volatils. L'indice moyen de qualité a été similaire pour les trois lots de porcs. TABLEAU VIII Lot A B C Traitement Témoin 4% AGV** 4% NaAGV*** Nombre de porcs 4 4 4 Poids initial (kg) 12,4 12,6 12,15 Poids final (kg) 79,9 82 82 Age de l'envoi au marché (jours) 158 150 150 Période totale nourriture quotidienne (kg) 2,6 2,6 2,7 Kain quotidien (kg) 0,605 6,4 6,4 nourriture/gain de poids (kg/kg) 3,75 3,55 3,60 Période finale nourriture quotidienne (kg) 2,76 2,72 2,8 gain quotidien (kg) 0,61 0,66 6,8 nourriture /gain de poids (kg/kg) 4,49 4,13 4,12 Carcasse évaluation de la carcasse (indice 100,5 100,3 100,5 de qualité) Poids de la carcasse chaude (kg) 62,9 66 64 ffi utilisable 78,5 80,6 78,4 graisse dorsale moyenne (3 mesures) 3,17 3,55 3,27 (cm) surface d'échine (cm2) 27,7 3,23 26,6 * ajusté pour un poids moyen de carcasse de 63,5 kg, ** AGV : acides gras volatils, *** NaAGV : sels sodiques des acides gras volatils Comme on peut aisément le voir, le gain de poids a été en moyenne de 0,64 kg par jour pour des porcs dont la nourriture a comporté des acides gras volatils ou leurs sels sodiques, alors que les porcs témoins ont gagné 0,6 kg par jour. Le rendement de la nourriture a été amélioré par les acides gras volatils ou par leurs sels sodiques. Exemple 9 On a répété l'essai afin de montrer que le niveau des acides gras volatils doit être réglé de façon rigide afin d'obtenir une grande efficacité de la nourriture ou un grand rendement de cette nourriture et une grande vitesse d'acquisition du poids. On a placé dans des loges, comme dans l'expérience 8, douze porcs ag68 de 26 jours, présentant un nombre égal de chaque sexe, Lacombe x Yorkshire ou Yorkshire, et on leur a fourni indi viduellement à volonté l'un des trois régimes suivants Lot témoin C : les porcs ont reçu le mdme régime quten 1 du tableau I. lot témoin D D : les porcs ont reçu des portions dans lesquelles 0,2 partie à 1,2 partie (pour 10 parties de la nourriture) a été remplacée par des acides gras volatils. Lot E : comme en D, sauf que l'on a utilisé les sels sodiquee des acides gras volatils au lieu des acides gras volatils. Initialement, on a remplacé 2 % du régime témoin par 2 % de chaque produit, et à des intervalles de 3 semaines, on a aug pente le niveau ou le pourcentage à raison de 2 % supplémentaires jusqu'à atteindre un niveau ou pourcentage final de 12 do (soit .1,2 partie d'acides gras volatils pour 10 parties du poids total de nourriture),d'acides gras volatils ou de leurs sels sodiques inclus dans les nourritures des régimes appropriés, On a mélangé les rations en de petites quantités pour éviter la possibilité d'une détérioration. Au cours des six premières semaines d'essai, les gains de poids des porcs témoins ont été de 0,395 kg par jour, à comparer avec 0,381 kg et 0,405 kg par jour, respectivement, pour lee porcs dont la nourriture comporte des acides gras volatils ou leurs sels sodiques.Au cours des sixième à douzième semaines d'essai, lorsqu'on a fourni 6 do, puis 8 %, d'acides gras volatils ou de leurs sels sodiques, on a obtenu des gains de poids quodidiens compris entre 0,61 et 0,615 kg pour tous les lots. L'addition de 10 % d'acides gras volatils ou de leurs sels sodiques aux aliments, au bout de 12 jours d'essai, a diminué le coefficient de gain de poids, et cette diminution s'est poursuivie lorsqu'on a porté à 12 % les niveaux ou pourcentages des acides gras volatils ou de leurs sels sodiques. TABLEAU IX Lot D E F Traitement Témoin AGV Na AGV Nombre de porcs 3 3 4 Poids initial (kg) 5,9 6,12 6,09 Poids final (kg) 79 81 82 Age d'envoi au marché * (jours) 169 179 178 Gain quotidien 0-6 semaines (2 ou 4~ AGV) (kg) 0,39 0,381 0,404 6-12 semaines (6 ou BC' AGV) (k9 0,62 0,61 0,62 12 semaines-marché (10 ou 12 % AGV) (kg) 0,65 0,65 0,515 Comportement global nourriture quotidienne (kg) 1,9 1,68 1,9 gain quotidien (kg) 0,54 0,445 0,495 nourriture/gain de poids (kg/kg) 1,57 1,53 1,76 Carcasse Evaluation de ia carcasse (indice de i00,7 99,3 102,3 qualité) Poids de carcasse chaude (kg) 69 | 63 65 do utilisable 77,1 77,8 78,2 graisse dorsale moyenne (3 mesures) 2,9 3,12 2,85 (cm) 2 surface d'échine (cm ) 25,4 25,5 30,5 * ajusté à un poids moyen de carcasse de 63,5 kg. Comme on peut aisément le voir au tableau IX, les porcs ont toléré jusqu'à 8 % d'acides gras volatils ou de leurs sels sodiques, mais pour un pourcentage plus élevé des acides gras volatils ou de leurs sels sodiques, le taux d'augmentation de poids a diminué. REVENDICATIONS 1. Constituant d'une nourriture pour animaux, qui aboutit à une amélioration du rapport entre le poids de nourriture consommé et le gain de poids de l'animal ce constituant étant caractérisé en ce qu'il comprend au moins un composé ayant un anion choisi dans le groupe constitué par les ions propionate, acétate, et propionate ainsi que butyrate, et au moins un cation choisi dans le groupe constitué par l'hydrogène, l'ammonium, le sodium, le potassium, le cuivre, le calcium, le magnésium, le zinc, le cobalt, le fer et le sélénium, la quantité totale de ce composé ou de ces composés représentant, par rapport au poids de la nourriture consommée, environ 0,15 à environ 1,6 partie en poids (si le ou les composée sont des acides) par 10 parties en poids de nourriture; environ O,t5 à environ 1,2 partie en poids (s'il s'agit d'un ou plusieurs sels de sodium, de potassium, d' ammonium et/ou de calcium) pour 10 parties en poids de nourriture ; et moins d'environ 500 ppm dans le cas dee autres cations, pris chacun individuellement, la proportion du ou des composés supplémentaires dans la nourriture totale répondant à la formule n1 + 2n2 # 1,6 où n1 est le nombre de parties en poids de l'acide, pour 10 parties en poids de la nourriture, lorsqu'il y a présence d'acide propionique, et n2 est le nombre de parties en poids des sels ou d'un acide ne contenant pas d'acide propionique pour 5 parties de la nourrit'. 2. Constituant de la nourriture des animaux selon la revendications 1, caractérisé en ce que le composé ajouté est l'acide propionique. 3. Constituant de la nourriture des animaux selon la revendication 1, caractérisé en ce que le composé ajouté est le propionate de sodium. 4. Constituant de la nourriture des animaux selon la revendication 1, caractérisé en ce que le composé ajouté est l'acide acétique. 5. Constituant de la nourriture des animaux selon la revendication 1, caractérisé en ce que ce constituant comporte 10 à 90 % en poids d'acide propionique, O à 80 % en poids d'acide acétique et O à 40 % en poids d'acide butyrique. 6. Constituant de la nourriture des animaux selon la revendication 1, caractérisé en ce que le constituant comporte 10 à 90 CS en poids de propionate de sodium, O à 80 % en poids d'acétate de sodium, et O à 40 % en poids de butyrate de sodium. 7. Constituant de la nourriture des animaux selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'acide propionique et ses sels représentent au moins 30 % environ du poids total du sel et de l'acide ou des sels et des acides. 8. Constituant de la nourriture des animaux selon la revendication 7, caractérisé en ce que ce constituant est choisi dans le groupe comportant l'acide propionique, un mélange d'acide propionique et d'acide acétique, et un mélange d'acide propionique et d'acide butyrique. 9. Constituant de la nourriture des animaux selon la revendication 8, caractérisé en ce que, dans le cas d'un mélange, l'acide propionique représente au moins 40 % du poids de ce mélange. 10. Constituant de la nourriture des animaux selon la revendication 9, caractérisé en ce que le supplément est un mélange d'environ 60 5' en poids d'acide propionique et d'environ 40 5' en poids diacide acétique par rapport au poids total du mélange. 11. Constituant de la nourriture des animaux selon la revendication 9, caractérisé en ce que le supplément est un mélange d'environ 60 5' en poids d'acide propionique et environ 40 % en poids d'acide butyrique par rapport au poids total du mélange. 12. Constituant de la nourriture des animaux selon la revendication 9, caractérisé en ce que le supplément est un mélange d'environ 40 % en poids d'acide propionique, environ 40 % en poids d'acide acétique et environ 20 5' en poids d'acide butyrique, par rapport au poids total du mélange. 13. Nourriture pour les animautwqui aboutit à un meilleur rapport entre le poids de la nourriture consommé et le gain de poids de 1 'animal, cette nourriture étant caractérisée en ce qu'elle comprend un constituant qui est au moins un acide ou un sel choisi dans le groupe constitué par l'acide propionique, le propionate d'ammonium, le propionate de sodium, le propionate de potassium, et le propionate de calcium, et au moins un autre acide ou un autre acide ou u4iutre sel choisi dans le groupe constitué par l'acide acétique, l'acétate de sodium, l'acétate de potassium, l'acétate de calcium, l'acide butyrique, le butyrate de sodium, le butyrate de potassium et le butyrate de calcium, l'acide propionique et ses sels représentant au moins environ 30 % du poids total du mélange et le mélange représentant environ 0,15 à environ 0,8 partie en poids pour 10 parties du poida total de la nourriture dans le cas d'un acide, et représentant environ 0,15 à environ 1,2 partie en poids pour 10 parties de poids total de la nourriture dans le cas d'un sel. 14. Nourriture pour les animaux selon la revendication 13. caractérisée en ce que le sel est un sel de calcium. 15. Nourriture pour les animaux, qu iboutit à un meilleur rapport entre le poids de la nourriture consommée et le gain de poids de l'animal, cette nourriture étant caractérisée en ce qu'elle comprend environ 0,15 à environ 1,6 partie en poids d'acide acétique pour 10 parties de poids total de la nourriture. 16, Nourriture pour les animaux selon la revendication 13, caractérisée en ce que la portion majeure de cette nourriture est une nourriture normale pour le bétail, les bovins, les porcins ou les ovins ou les moutons. 17. Procédé pour faire crotte, élever et engraisser un animal plus efficacement, caractérisé en ce qu'on fournit à l'animal une nourriture contenant au moins un composé ayant unsiion choisi dans la classe constituée par les ions propionate, acétate, et un mélange d'ions propionate et d'ions butyrate, et au moins un cation choisi dans la classe constituée par l'hydrogène, les ions ammonium, sodium, potassium, cuivre, calcium, magnésium, zinc, cobalt, fer, sélénium, ce composé représentant, par rapport au poids total de la nourriture consommai, 0,15 à ?,6 partie en poids d'acides pour 10 parties, ou bien 0,15 à 1,2 partie en poids de sels de sodium, de potassium, d'ammonium, et/ou de calcium pour 10 parties en poids, ou bien, dans le cas des autres cations, chacun/pris individuellement, moins d'environ 500 ppm, la limite supérieure de ce ou de ces composé supplémentaires répondant à la formule n1 + n2 À 1,6 (où n1 est le nombre de parties en poids de l'acide pour 10 parties en poids de la nourriture, lorsqu'il y a présence d'acide propionique ; et n2 est le nombre de parties en poids du sel ou de l'acide ne contenant pas d 'acide propionique, pour 5 parties en poids de la nourriture), étant bien entendu que dans le cas de l'acide comprenant de l'acide prop onique et pour la limite supérieure de teneur un cet acide, on effectue l'administration de cette nourriture pendant une période n'excédant sensiblement pas deux mois dans le cas de l'acide acétique à sa limite supérieure de concentration, on effectue l'administration de cette nourriture pendant une période d'au moins 3 mois et demi ; et pour les sels à leur limite supérieure de concentration, on effectue l'administration de cette nourriture pendant une période qui n'est sensiblement pas supérieure à 3 mois. 18. Procédé selon la revendication 15, caractérisé en ce qu'on choisit le ou les composés supplémentaires dans la classe constituée par l'acide propionique, un mélange d'acide propionique et d'acide acétique ; et un mélange d'acide propionique et d'acide butyrique ; et, dans le cas d'un mélange, en ce que l'acide propionique constitue au moins 30 ss du poids de ce mélange. 19. Procédé selon la revendication 18, caractérisé en ce que l'on administre ce type de nourriture pendant une période égale ou inférieure à 70 jours environ pour rendre encore plus optimal le rendement de cette nourriture. 20. Procédé selon la revendication 17, caractérisé en ce que la nourriture comprend au moins un acide et/ou un sel choisis dans la classe constituée par l'acide acétique, l'acétate de sodium, 'acétate de potassium, l'acétate de calcium, l'acide butyrique, le butyrate de sodium, le butyrate de potassium et le butyrate de calcium, l'acide propionique et ses sels représentant au moins 50S aoeor du poids total de l'acide et du sel. 21. Procédé pour élever ou faire croître plus efficacement un animal, caractérisé en ce qu'on fournit à l'animal une nourriture comprenant au moins l'acide et/ou au moins un sel choisis dans la classe constituée par l'acide propionique, et les sels de sodium, de potassium, de calcium, d'ammonium, de cuivre, de magnésium, de zinc, de cobalt, de fer et de sélénium de l'acide propionique, le sel et/ou l'acide représentant environ 0,15 à 0,8 partie en poids pour 10 parties en poids total de nourriture consol mée, étant bien entendu que pour le ou les sels choisis dans la classe constituée par les sels de cuivre, de magnésium, de zinc, de cobalt, de fer et de sélénium, chaque sel, pris individuellement, est présent en une quantité inférieure à 500 parties par million. 22. Procédé pour élever ou faire croître un animal plus efficacement, caractérisé en ce qu'on fournit i l'animal une nourriture comprenant au moins un composé choisi dans la classe constituée par l'acide propionique et les sels de sodium, de potassium, de calcium, d'ammonium, de cuivre, de magnésium, de zinc, de cobalt, de fer et de sélénium de l'acide propionique, ce ou ces composés représentant environ 0, 15 à 0,8 partie en poids pour 10 parties du poids total de la nourriture consommée, étant bien entendu que les sels choisis dans la classe constituée par les sels de cuivre, de magnésium de zinc, de cobalt, de fer et de sélénium sont chacun, pris individuellement, présents en une quants inférieure à 500 ppm, et au moins un acide ou un sel choisi dans la classe constituée par l'acide acétique, l'acide butyrique, et les sels de sodium, de potassium, de calcium, d'ammonium, de magnésium, de zinc, de cobalt, de fer et de sélénium de l'acide acétique et de l'acide butyrique, l'acide propionique et ses sels représentant au moins environ 30 % du poids total des sels et des acides, et les suppléments représentant environ 0,15 à 0,8 partie en poids pour 10 parties du poids total de la nourriture consommée.