La présente invention a pour objet un procédé et un appareil pour la mesure de la résistance à la corrosion d'une protection recou- vrant un corps métallique. Elle s1 applique tout particulièrement, quoique non exclusivement, au contrôle de la protection par anodisation des alliages légers largement utilisés en construction aéronautique. On sait qu'actuellement la résistance à la corrosion d'alliages légers anodisés est mesurée au moyen d'essais consistant en l'exposition d'éprouvettes desdits alliages à des brouillards salins, de composition déterminée et normalisée. Les résultats de ces essais à un brouillard salin détermine sont exprimés à l'aide de deux paramètres, dont l'un correspond au temps au bout duquel apparaît la première piqure sur une éprouvette et dont l'autre caractérise l'état de surface après 750 heures d'exposition audit brouillard salin. De tels essais donnent des résultats très satisfaisants, mais présentent l'inconvénient important de prendre beaucoup.de temps. L'objet principal de la présente invention est de permettre un con trôle accéléré de la résistance à la corrosion d'une protection recouvrant un corps métallique et, notamment de la protection par anodisation d'un alliage léger. Pour cela, on met en oeuvre des techniques électrochimiques. On sait que si l'on plonge deux électrodes métalliques dans un électrolyte corrosif , il apparaît une force électromotrice entre lesdites électrodes : l'énergie électrochimique de la corrosion entraine la dissipation d'énergie électrique. Dans un tel système électrochimique dynamique, le potentiel d'une électrode se corrodant librement, c'est-à-dire sans application extérieure de courant, atteint relativement rapidement une valeur pratiquement stationnaire par rapport à une électrode de référence, appelée généralement "potentiel de corrosion", "potentiel de-dissolution" ou "potentiel d'abandon". On peut polariser une électrode d'essai soumise à la corrosion au moyen d'une source de courant extérieure, de façon que ladite électrode d'essai ne soit plus corrodée.La variation de potentiel nécessaire à cet effet est appelée "potentiel de polarisation". Dans le brevet des Etats-Unis d'numérique N0.3 406 101, on décrit un procédé et un appareil électrochimiques destinés à la mesure de la vitesse de corrosion d'une éprouvette métallique nue, c'està-dire non recouverte d'une protection. Selon ce brevet antérieur, on plonge trois électrodes formées respectivement par l'éprouvette métallique, une contre-électrode et une électrode de référence, dans un agent corrosif et on applique un courant électrique de faible intensité entre l'éprouvette et la contre-électrode. Un voltmètre permet de vérifier de façon continue le potentiel de polarisation engendrée par le passage du courant entre l'éprouvette et l'électrode de référence. Ce passage de courant polarise la surface de l'éprouvette, ce qui entraîne une modification du potentiel de polarisation.L'intensité du courant nécessaire pour engendrer un potentiel de polarisation désiré est directement proportionnelle à la vitesse de corrosion de l'éprouvette. Le brevet français N02 191 739 (72 22963) décrit également un procédé de mesure de la corrosion d'un métal nu par une solution aqueuse. Selon ce brevet, on immerge dans ladite solution aqueuse une électrode de façon à réaliser avec une pièce dudit métal un générateur électrochimique, on dispose ladite électrode au voisinage immédiat de ladite pièce de métal, on mesure la force électromotrice dudit générateur électrochimique, l'intensité du courant dé bité en contre-circuit, ainsi que la résistance de la solution aqueuse située entre ladite pièce de métal et ladite électrode, on déduit de ces mesures la résistance de polarisation d'électrode, après quoi on détermine à partir de ladite force électromotrice et de ladite résistance de polarisation d'électrode la valeur maximale de l'intensité dudit courant débité en court-circuit, représentative de la vitesse de corrosion du métal par l'electro- lyte. Lorsqu'on désire appliquer les méthodes décrites ci-dessus, non pasà des éprouvettes métalliques nues, mais au contraire à des éprouvettes métalliques recouvertes d'une protection, telle qu'une anodisation,les résultats obtenus ne sont pas satisfaisants, comparés à ceux donnés par des essais en brouillard salin. Ceci est vraisemblablement dû au fait que ces méthodes connues sont statiques et ne peuvent prendre en compte les capacités apparaissant entre l'éprouvette et sa protection. Dans la revue "METAUX,CORROSION,INDUSTRIE"lvoir N0573 de mai 1973, pages 171 à 184 ; le N"574 de juin 1973, pages 223 à 244 ; le N0577 de septembre 1973, pages 309 à 327 et le N0578 d'octobre 1973, pages 356 à 369), on decrit la régulation et l'analyse des systèmes électrochimiques à états stationnaires multiples et leur application à l'identification des processus de passivation électrochimique du fer.Dans ces articles on fait référence à la méthode dynamique dite de mesure d'impédance", consistant en ce que, à une éprouvette métallique nue et immergée dans un électrolyte corrosif, on applique une tension continue égale à son potentiel de corrosion (courant nul) mesuré préalablement en circuit ouvert ét après stabilisation, et, à cette tension continue, on superpose une tension sinusoldale de faible niveau et de fréquence variable.Pour chaque fréquence, on mesure le courant sinusoïdal traversant une couche d'électrolyte comprise entre l'éprouvette et une électrode de référence portée à ladite tension sinusoidale et on en déduit une impédance englobant l'impédance de l'interface métal-électrolyt, l'impédance de l'électrolyte et celle des processus électrochimiques. Bien entendu, le courant sinusoldal mesuré est généralement déphasé par. rapport à la tension et ladite impédance est complexe et comporte une partie réelle et une partie imaginaire. Si on applique cette méthode d'impédance à une éprouvette métallique recouverte d'une protection, on a trouvé par l'expérience qu'il existait une corrélation très nette entre la résistance à la corrosion de l'ensemble éprouvette métallique-protection et la limite réelle de la valeur de l'impédance en basse fréquence. Cependant, cette limite réelle n'est pas directement accessible par la mesure et doit donc être extrapolée à partir de la courbe représentant, dans le plan imaginaire et pour chaque fréquence utilisée-, ladite impédance. Or, il se trouve qu'une telle courbe est formée de boucles arrondies et l'extrapolation d'une telle courbe arrondie, en basse fréquence, jusqu'à son intersection avec l'axe réel est soit très imprécise si l'on se contente de quelques mesures, soit très longue si l'on désire un grand nombre de points. Dans les deux cas, une telle méthode ne peut trouver une application industrielle. La présente invention a pour objet de remédier à cet inconvénient. A cet effet, selon l'invention, le procédé pour la mesure de la résistance à la corrosion d'une protection recouvrant un corps métallique, notamment de la protection par anodisation d'un alliage léger, selon lequel ledit corps est plongé dans une solution électrolytique corrosive de composition déterminée et soumis à un potentiel électrique correspondant à son potentiel de corrosion à courant nul et selon lequel on mesure pour différentes fréquences d'une tension alternative d'amplitude constante une caractéristique électrique de l'interface métal-électrolyte, est remarquable en ce que l'on effectue la mesure de l'admittance de ladite interface métal-électrolyte pour chacune desdites fréquence ces, après quoi pour chaque mesure effectuée on détermine les parties réelle et imaginaire de ladite admittance1 puis on extrapole à partir des couples de valeurs réelles et imaginaires ainsi obtenus la valeur de ladite admittance à fréquence nulle. Ainsi, si l'on place dans le plan complexe les différents points de mesure des admittances complexes, dont chacune d'elles est associée à une fréquence de mesure, ces différents points sont sensiblement alignés et l'on peut facilement et avec précision extrapoler la droite obtenue jusqu'à l'axe réel pour obtenir la limite réelle de l'admittance en basse fréquence et donc la résistance à la corrosion dudit corps métallique recouvert de sa couche de protection. De préférence, pour effectuer la mesure de l'admittance, on impose à une électrode de référence un potentiel alternatif identique à ladite tension alternative à fréquence variable et on impose audit corps métallique un potentiel fixe, après quoion convertit le courant traversant ledit corps métallique en une tension, qui se trouve égale, à un facteur près, à ladite admittance.Ensuite, éventuellement après amplification, on détecte les parties réelle et imaginaire de la tension représentative de ladite admittance on calcule par intégration les valeurs moyennes de ces parties réelle et imaginaire , tout en tenant compte de la période actuelle de la tension alternative à fréquence variable mais amplitude fixe , du gain d'amplification et du rapport de conversion en tension du courant traversant le corps métallique, afin d'obtenir les parties réelle et imaginaire de l'admittance. La détection des parties réelle et imaginaire de la tension représentative de l'admittance peut être effectuée par comparaison de celle-ci avec des créneaux respectivement en phase et en quadrature avec les alternances positives de ladite tension alternative à fréquence variable, mais d'amplitude fixe, lesdits créneaux ayant la même durée que lesdites alternances. Pour simplifier les calculs et donc les circuits utilisés, il est avantageux que le gain dtamplification et le rapport de conversion en tension du courant traversant le corps métallique soient des puissancesde 10 et que l'amplitude fixe de la tension à fréquence variable soit approximativement égale à w , à une puissance de -10 près. Ainsi, -ces éléments n'interviennent que sur la position de la virgule dans le résultat final. De préférence, le calcul desdites valeurs moyennes des parties réelle et imaginaire s'effectue par transformation des tensions analogiques correspondantes en nombre d'impulsions, puis par comptage desdites impulsions. Ainsi, pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, un appareil comporte un générateur de la tension à fréquence variable et d'amplitude constante ; une cellule électrolytique contenant une solution corrosive de composition déterminee dans laquelle plonge une électrode de référence , le corps métallique et une contre-électrode ; un potentiostat comportant un premier amplificateur opérationnel dont les entrées sont respectivement réunies audit générateur de tension et à ladite électrode de référence; alors que sa sortie est reliée à la contre-électrode, et un second amplificateur opérationnel qui, associé à une résistance fixe, est monté en convertisseur courant-tension du courant traversant le corps métallique ; un éventuel amplificateur de la tension de sortie du second amplificateur opérationnel ; un dispositif de détection des parties réelle et imaginaire de la tension à la sortie du second amplificateur opérationnel ; et un dispositif de traitement desdites parties réelle et imaginaire. I1 est avantageux que le générateur soit numérique et que, en plus de ladite tension de fréquence variable, il engendre des signaux en créneaux, dont l'un est en phase etl'autre en quadrature avec cette tension. De même, il est préférable que le dispositif de traitement soit à structure numérique et comporte, en plus d'un microcalculateur , au moins un convertisseur tensionfréquence, au moins un diviseur et deux compteurs. Le dispositif de traitement peut comporter de plus deux dispositifs de détection du signe des signaux qu'ils reçoivent, tandis que lesdits compteurs sont du type compteur-décompteur, le comptage et le décomptage étant commandé par lesdits dispositifs de détection de signe. En variante, le dispositif de traitement peut comporter un générateur de tension- de référence qui applique celle-ci aux convertisseurs tension-fréquence et un générateur de la valeur intégrée de cette tension de référence qui décale le zéro desdits compteurs. Avantageusement, l'amplificateur de la tension de sortie du second amplificateur opérationnel est du type à plusieurs gains réglables et il est associé à un dispositif de sélection automatique de gain, lui imprimant à chaque instant le gain maximal compatible avec une tension de référence. On peut prévoir un dispositif d'inhibition du dispositif de sélection automatique de gain, pendant les mesures. Les figures du dessin annexé feront bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 montre la cellule électrolytique et le potentiostat selon l'invention. La figure 2 illustre le procédé selon l'invention. La figure 3 donne le schéma synoptique de l'appareil selon l'invention. les figures 4a à 4f illustrent des étapes du procédé selon l'invention, en donnant, en fonction du temps t, quelques diagrammes de tension. La figure 5 illustre la détection des parties réelle et imaginaire de la tension de sortie du potentiostat. Les figures 6 et 7 donnent deux exemples de réalisation du dispositif de traitement selon l'invention. La figure 8 montre un dispositif de commande de gain automatique pour un amplificateur à plusieurs valeurs de gain. Le dispositif détecteur 1, conforme à l'invention et montré par la figure 1, comporte une cellule électrolytique 2 et un potentiostat formé de deux amplificateurs opérationnels 3 et 4. La cellule électrolytique est remplie d'une solution saline, par exemple la solution saline normalisée A, A3 correspondant à l'eau de mer, et comporte trois électrodes : une électrode de référence 5, par exemple au calomel, une contre-électrode 6, par exemple en platine, et une electrode 7 , constituée par une éprouvette d'un alliage léger anodisé, dont on veut mesurer la valeur de la protection contre la corrosion. L'entrée positive de l'amplificateur opérationnel 3 est reliée à une borne 8, sur laquelle sont appliqués d'une part une tension continue égale au potentiel de corrosion stabilisé de l'éprouvette 7 dans ledit électrolyte et, d'autre part, une tension alternative Vg dont on peut faire varier la fréquence, l'amplitude restant fixe. L'entrée negative et la sortie de l'amplificateur opérationnel 3 sont respectivement réunies à l'électrode de référence 5 et à la contre-électrode 6. L'amplificateur opérationnel 4 est monté en convertisseur couranttension, une résistance de valeur R e étant montée entre son entrée négative et sa sortie. L'éprouvette 7 est reliée à ladite entrée négative , tandis que la sortie de l'amplificateur opérationnel 4 est réunie à une borne 9. L'entrée positive de l'amplificateur opérationnel 4 est reliée à la masse. Lorsque l'on applique la tension alternative Vg entre la borne 8 (qui constitue l'entrée du dispositif 1) et la masse, cette tension se retrouve entre l'électrode de référence 5 et l'eprou- vette 7, de sorte que si l'on appelle Z l'impédance de la couche d'électrolyte comprise entre ces deux électrodes, le courant I traversant ladite éprouvette est défini par la relation V = Z.I, ce qui entraîne I = Vg.Y, g Y étant l'admittance de ladite couche d'électrolyte. Par ailleurs, ce courant I , déphasé par rapport à la tension Vg, entraîne l'apparition entre la borne 9 (qui forme la sortie du dispositif 1) et la masse, d'une tension alternative Vs, en phase avec lui, dont la valeur est V = - Re.I = - Re.Vg.Y. La tension de sortie Vs est donc proportionnelle à l'admittance Y. Bien entendu, celle-ci est complexe et comporte-un terme réelle et un terme imaginaire Yi. Selon l'invention, le procédé consiste à déterminer pou-r chaque fréquence que l'on donne à V , un couple de termes Y et Y., FI puis à extrapoler la droite 10 obtenue (voir la figure 2) pour obtenir la valeur réelle YBF à fréquence nulle, qui, comme on l'a indiqué ci-dessus, est representative de la résistance à la corrosion de la protection par anodisation. Les fréquences d'essais données à V peuvent par exemple s'échelonner de 1 Hz à 1 m Hz. g On a trouvé que huit fréquences différentes, judicieusement réparties dans cette gamme, permettaient d'obtenir une valeur YBF satisfaisante. Pour ce faire, on peut utiliser l'agencement dont le schéma synoptique est donne par la figure 3. Dans cet agencement, on retrouve le dispositif 1, dont la borne d'entrée 8 est reliée à la sortie d'un générateur 11, par exemple numérique, susceptible de fournir sur ladite borne 8 une tension Vg, dont on peut fa-ire varier la fréquence (voir la figure 4a sur laquelle on a illustré une seule fréquence pour la tension Vg),ainsi que sur des lignes 12 et 13 respectivement, des créneaux 14 et 15 (voir les figures 4c et 4e).Les créneaux 14 et 15 sont respectivement en phase et en quadrature avec les alternances positives de la tension V g et leur durée est égale à celle desdites alternances Enfin, sur une ligne 16, le générateur numérique 11 émet un signal représen tatif de la période T de la tension V qu'il est en train d'émettre. g La sortie 9 du dispositif 1 est reliée à un amplificateur 17, de préférence à gain G variable. Sur la borne 18 reliée à sa sortie, l'amplificateur 17 émet donc en signal G.V (voir la s figure 4b). De plus, sur une ligne 19 , l'amplificateur 17 émet un signal représentatif du gain G, auquel il est en train de fonctionner La borne 18 est reliée à l'entrée d'un double détecteur synchrone 20, qui reçoit par ailleurs les créneaux 14 et 15 par les lignes 12 et 13.Sur les bornes 21 et 22, reliées à ses sorties, le détecteur synchrone émet des signaux respectivement représentatifs de la partie réelle et de la partie imaginaire du signal G.VS qu'il reçoit sur la borne 18, c'est-à-dire en réalité représentatifs des parties réelle Y r et imaginaire Y. de l'admittance Y, au facteur -G.R .V près. De tels signaux, illustrés respectivement eg par les figures 4d et 4f, sont par exemple obtenus par un détecteur synchrone 20 dont la st-ructure peut être celle montrée par la figure 5. Le double détecteur synchrone montré par la figure 5 comporte deux voies identiques en parallèle sur la borne 18 et comportant chacune un amplificateur opérationnel 23 , associé à un réseau de résistances 24, dont une partie peut ou non être miseà la masse par un interrupteur 25, de sorte que sur les bornes 21 et 22 reliées respectivement aux sorties des amplificateurs 23 apparaissent des signaux qui sont soit le signal d'entrée (sur la borne 18) lorsque les interrupteurs 25 sont fermés, soit l'inverse du signal d'entrée,lorsque les interrupteurs 25 sont ouverts. Les interrupteurs 25, qui sur la figure 5 sont représentés sous la forme d'une lame mobile mais qui en réalité sont des interrupteurs statiques, sont respectivement commandes par les créneaux 14 et 15 circulant dans les lignes 12 et 13. Ainsi, sur la borne 21, on obtient un signal (voir la figure 4d) qui est le signal G.VS pendant la durée des créneaux 14 et le signal -G.V5 entre les creneaux 14. De même, sur la borne 22, on obtient un signal (voir la figure 4f) qui est le signal G.VS pendant la durée des créneaux 15 et le signal -G.VS entre les créneaux 15. Ces signaux sont transmis à un dispositif de traitement 26 qui reçoit la valeur du gain G par la ligne 19 et la période T de la tension Vg. Ce dispositif de traitement 26 peut également recevoir, de façon non représentée, la tension V g et un signal représentatif de la valeur de la résistance Re Le dispositif de traitement 26 calcule les valeurs moyennes des signaux apparaissant sur les bornes 21 et 22 et, en tenant compte des autres éléments qu'il reçoit, il calcule, à partir de ces valeurs moyennes, les composantesY et Y. de l'admittance Y pour une fréquence de la tension Vg. Des opérations semblables sont effectuées pour d'autres fréquences de la tension V et, à partir des couples Y , Yi ainsi g r i obtenus, le dispositif de traitement 26 calcule, par exemple par un processus de régression linéaire, la valeur Y BOF cherchée (voir la figure 2). On remarquera que l'on peut simplifier les calculs effectués par le dispositif de traitement 26 en choisissant judicieusement les valeurs du gain G, de la résistance R e et de la tensionvg.En effet, si le gain G est unique, on peut le prendre égal à un multiple de 10. De ce fait, la liaison 19 devient superflue, car pour en tenir compte dans le résultat, il suffit de positionner correctement la virgule du dispositif numérique d'affichage du dispositif 26. Si l'amplificateur 17 peut fonctionner avec plusieurs gains, il suffit de choisir ces gains égaux à des puissances de 10, par exemple 1, 10,100 et 1000, et d'indiquer par la liaison 19 lequel de ces gains est utilisé, ce qui revient également à un positionnement adéquat de virgule et évite une opération dans le dispositif 26.De même, la résistance R e peut être choisie égale à une puissance de 10, de façon que l'on puisse tenir compte de sa valeur par simple déplacement de virgule dans le'résultat final. Enfin, au moment du calcul par intégration des valeurs moyennes des parties réelle et imaginaire du signal G.Vs s'introduit un facteur 1 . Pour simplifier les opérations, il suffit de choisir l'amplitude de la tension V égale à 3,14 à une puissance de 10 près. Par suite, le terme g qui intervient dans les calculs est lui-même une puissance de 10, dont il est facile de tenir compte uniquement. par positionnement de la virgule du résultat final. La figure 6-donne un exemple de réalisation du dispositif de traitement 26 de la figure 2. Dans cet exemple, le dispositif 26 comporte deux chaînes identiques en parallèle, respectivement reliées à leurs extrémités aux bornes 21 et 22, et réunies à leur extrémité opposée, à un dispositif d'aiguillage 27. Chaque chaîne comporte, de la borne 21 ou 22 vers le dispositif d'aiguillage 27, un redresseur à double alternance 28, un convertisseur tension-fréquence numérique 29, un diviseur numérique 30 et un compteur-décompteur numérique 31. De plus, chaque chaîne comporte, entre la borne 21 ou 22 respectivement et son compteur-décompteur 31, un dispositif 32 de détection du signe du signal apparaissant sur ladite borne correspondante. La liaison 16 véhiculant un signal représentatif de la période actuelle de 1e tension V aboutit aux diviseurs 30, tandis que g la liaison 19 véhiculant le gain G de l'amplificateur 17 aboutit à un microcalculateur 33, recevant par ailleurs le signal de sortie du dispositif d'aiguillage 27. Un dispositif d'affichage 34 affiche les résultats provenant du microcalculateur 33. Le signal redressé à la sortie des redresseurs 28 est semblable au signal G.Vs redressé. Les convertisseurs tension-fréquence 29 transforment ce signal en un nombre d'impulsions numériques proportionnel à la tension de celui-ci, ce nombre d'impulsions étant divisé , dans les diviseurs 30, par la valeur de la période de la tension Vg. Le nombre d'impulsions sortant des diviseurs 30 est introduit dans les compteurs-décompteurs 31, qui fonctionnent en compteur ou en décompteur , sous le contrôle des dispositifs de détection de signe 32, suivant que le signe des signaux sur les bornes 21 et 22 est positif ou négatif.Par suite, à la sortie du compteur-decompteur 31 relié à la borne 21, on recueille un signal qui, à un facteur constant près faisant intervenir la résistance Re, le gain G et l'amplitude Vg, est égal à la valeur moyenne du signal sur la borne 21, c'est-à-dire à la valeur de la partie réelle Y2 de l'admittance Y. De même à la sortie du compteur décompteur 31 relié à la borne 22, on recueille un signal qui, à un facteur constant près faisant intervenir la résistance Re, le gain G et l'amplitude Vg, est égal à la valeur de la partie imaginaire Y. de l'admittance Y. Les signaux provenant des compteurs-décompteurs 31 sont transmis par l'aiguilleur 27, au microcalculateur 33 qui les divise par le gain G et qui calcule Y r et Y. en tenant compte de V et R i g e De plus, avec plusieurs couples Yr, Y. obtenus à des fréquences de V différentes, le microcalculateur 33 calcule Y BOF et transmet g ses résultats au dispositif d'affichage 34. La figure 7 montre une variante de réalisation du dispositif de traitement 26 permettant d'éviter les détecteurs de signe 32. Ce dispositif comporte également deux chaînes identiques en parallèle entre les bornes 21 ou 22 et l'aiguilleur 27. Chaque chaîne comporte un sommateur 35 recevant le signal des bornes 21 ou 22 respectivement et une tension continue de référence provenant d'un dispositif 36. La somme des deux tensions est convertie par des convertisseurs tension-fréquence 29 en des nombres d'impulsions, qui sont divisés par la période T de Vg dans des diviseurs 30. Ensuite, ils sont transmis à des compteurs 37, dont le zéro est décalé par un dispositif 38, pour tenir compte de la valeur intégrée de la tension de référence émise par le dispositif 36. Lorsqu'aucun signal n'est présent sur les bornes 21 et 22, les nombres d'impulsions à la sortie des convertisseurs 29 sont uniquement dus à la tension de référence du dispositif 36. Par suite, en présence de signaux sur lesdits bornes 21et 22, on peut savoir si ces signaux sont positifs ou négatifs, selon que le nombre d'impulsions à la sortie des convertisseurs 29 est supérieur ou inférieur à celui existant lorsque la tension de référence est seule. Les signaux à la sortie des compteurs 37 tiennent donc compte de la polarité des signaux sur les bornes 21 et 22. En aval des compteurs 37, les signaux sont traités par les dispositifs 27, 33 et 34 de la façon indiquée ci-dessus. La figure 8 montre un dispositif permettant à l'amplificateur 17 de fonctionner automatiquement avec des gains de valeurs dif férentes . La sortie de l'amplificateur 17, par ailleurs reliée à la borne 18, est réunie à une entree d'un comparateur 39 dont l'autre entrée reçoit une tension de référence 46 . La sortie du comparateur 39 est reliée à un dispositif de comptage et de codage analogique-numérique 40, qui par l'intermédiaire d'un dispositif de commande de gain 41, permet de choisir la valeur du gain de l'amplificateur entre plusieurs valeurs préréglées,par exemple 1,10,100 et 1000. Entre le dispositif 41 et l'entrée de commande de gain 42 de l'amplificateur, est prévue une bascule 43 destinée au blocage du gain sur une valeur déterminé pendant une mesure. La bascule 43 est commandée par une ligne 44 provenant du dispositif 26. L'entrée de commande de gain 42 est reliée par une ligne 19 audit dispositif 26. Par ailleurs, on prévoit un dispositif de remise à zéro , qui par une commande 45, remet à zéro le dispositif 40 en assurant simultanément à l'amplificateur 17 le gain maximal. Ainsi, à la mise en route de l'agencement selon l'invention, après remise à zéro du dispositif 40, le gain G de l'amplificateur 17 est réglé à la valeur maximale. Si, à un instant, le signal à la sortie dudit amplificateur 17 est trop élevé par rapport au seuil fixé par la référence 46, ceci est détecté par le comparateur 39 qui par.l'intermédiaire des dispositifs 40 et 41 fait passer l'amplificateur 17 sur la valeur de gain immédiatement inférieure. Et ainsi de suite. Au contraire, si a un'instant donné, le signal à la sortie de l'amplificateur 17 est trop faible, la ligne 39, 40 ,41 oblige ledit amplificateur à passer à la valeur de gain immédiatement supérieure. Le niveau du signal G.VS est donc toujours optimal et, dans les calculs de Y et de Y., il est tenu compte de la valeur actuelle r i du gain G, grâce à la liaison 19. REVEND iCAT iONS 1.- Procédé pour la mesure de la résistance à la corrosion d'une protection recouvrant un corps métallique, notamment de la protection par anodisation d'un alliage léger, selon lequel ledit corps est plongé dans une solution électrolytique corrosive de composition déterminée et soumis à un potentiel électrique correspondant à son potentiel de corrosion à courant nul et selon lequel on mesure pour differentes fréquences d'une tension alternative d'amplitude constante une caractéristique électrique de l'interface metal-électrolyte, caractérisé en ce que l'on effectue la mesure de-l'admittance de ladite interface métal-électrolyte pour chacune desdites fréquences apres quoi pour chaque mesure effectuée on détermine les parties réelle et imaginaire de ladite admittance, puis on extrapole à partir des couples de valeurs réelles et imaginairesainsi obtenus la valeur de ladite admittance à fréquence nulle. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que pour effectuer la mesure de l'admittance , on impose à une électrode de référence un potentiel alternatif identique à ladite tension alternative à fréquence variable et on impose audit corps métallique un potentiel fixe, après quoi on convertit le courant traversant ledit corps métallique en une tension, qui se trouve égale, à un facteur près, à ladite admittance. 3.- Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que, éventuellement après amplification, on détecte les partiesréelle et imaginaire de la tension représentative de ladite admittance, on calcule par intégration les valeurs moyennes de ces parties réelle et imaginaire, tout en tenant compte de la période actuelle de la tension alternative à fréquence variable mais amplitude fixe,du gain d'amplification et du rapport de conversion en tension du courant traversant le corps métallique, afin d'obtenir les parties réelle et imaginaire de l'admittance. 4.- Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que la détection des parties réelle et imaginaire de la tension représentative de l'admittance est effectuée par comparaison de celle-ci avec des créneaux respectivement en phase et en quadrature avec les alternances positives de ladite tension alternative à fréquence variable, mais d'amplitude fixe, lesdits créneaux ayant la même durée que lesdites alternances. 5.- Procéde selon la revendication 3, caractérisé en ce que le gain d'amplification et le rapport de conversion en tension du courant traversant le corps métallique sont des puissances de 10. v 6.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que l'on choisit l'amplitude fixe de la tension à fréquence variable approximativement egale à W , à une puissance de 10 près. 7.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 à 5, carac térisé en ce que le calcul desdites valeurs moyennes des parties réelle et imaginaire s'effectue par transformation des tensions analogiques correspondantes en nombre d'impulsions, puis par comptage desdites impulsions. 8.- Appareil pour la mise en oeuvre du procédé spécifié sous l'une quelconque des revendications I à 7, caractérisé en ce qu'il comporte un générateur de la tension à fréquence variable et d'amplitude constante ; une cellule électrolytique contenant une solution corrosive de composition déterminée dans laquelle plongent une électrode de référence , le corps métallique et une contreélectrode ; un potentiostat comportant un premier amplificateur opérationnel dont les entrées sont respectivement réunies audit générateur de tension et à ladite électrode référence, alors que sa sortie est reliée à la contre-électrode, et un second amplificateur opérationnel qui, associé à une résistance fixe, est monté en convertisseur courant-tension du courant traversant le corps métallique ; un éventuel amplificateur de la tension de sortie du second amplificateur opérationnel ; un dispositif de détection des parties réelle et imaginaire de la tension à la sortie du second amplificateur opérationnel ; et un dispositif de traitement desdites parties réelle et imaginaire. 9.- Appareil selon la revendication 8, caractérisé en ce que ledit générateur est du type numérique et en ce que, en plus de ladite tension de fréquence variable, il engendre des signaux en créneaux , dont l'un est phase et l'autre en quadrature avec cette tension. 10.- Appareil selon la revendication 8, caractérisé en ce que le dispositif de traitement est à structure numérique et comporte, en plus d'un microcalculateur, au moins un convertisseur tensionfréquence, au moins un diviseur et deux compteurs. 11.- Appareil selon la revendication 10, caractérisé en ce que le dispositif de traitement comporte de plus deux dispositifs de détection du signe des signaux qu'ils reçoivent et en ce que lesdits compteurs sont du type compteur-décompteur, le comptage et le comptage étant commandé par lesdits dispositifs de détection de signe. 12.- Appareil selon la revendication 10, caractérisé en ce que le dispositif de traitement comporte de plus un générateur de tension de référence qui applique celle-ci aux convertisseurs tension-fréquence et un générateur de la valeur intégrée de cette tension de référence qui décale le zéro desdits compteurs. 13.- Appareil selon l'une quelconque des revendications 8 à 12, caractérisé en ce que l'amplificateur de la tension de sortie du second amplificateur opérationnel est du type à plusieurs gains réglables et en ce qu'il est associe à un dispositif de sélection automatique de gain, lui imprimant à chaque instant le gain maximal compatible avec une tension de référence. 14.- Appareil selon la revendication 13, caractérisé en ce qu'il comporte un dispositif d'inhibition du dispositif de sélection automatique de gain, pendant les mesures.