Les graines pour l'alimentation de lthomme et des animaux ont longtemps été victimes des ravages provoqués par les moisissures et autres microorganismes. La quantité-de graines qui est détruite par les moisissures dans les seuls Etats-Unis d'Amérique atteint de nombreux millions de boisseaux. On a estimé qu une proportion de 15 à 20 de la récolte de mais, seule, est rendue inutilisable pour ltalimentation de lthomme et la nourriture des animaux à cause de la croissance de différentes moisissures sur le mais pendant son stockage. Le problème est ferme plus important si liron considère la destruction des graines destinées à l'alimentation de ithomme sur une base mondiale. La récolte de mais dépasse, à elle seule, aux Etats Unis, plusieurs milliards de boisseaux annuellement. Quatre vingts pour cent de ce mars sont consommés dans l'alimentation des animaux, spécifiquement des boeufs et des vaches laitières, des porcs et de la volaille, après avoir été moulu en fines -particules et mélangé avec dtautres additifs alimentaires. L'utilisation unique la plus importante de maTs est peut-être celle de l'alimentation et de ltengraîssement des boeufs, La pratique courante consiste à élever ces derniers sur les herbages des Etats situés entre les chatnes de m agaeIls sont ensuite conduits vers les Etats du "midwest" et de lrEst vers leurs éventuels abattage et commercialisation comme viande de boeuf.La dernière étape de ce processus est une opération d'alimentation pendant laquelle d'énormes quantités de mais sont données aux boeufs. Le but de cette opération est double augmenter le poids et améliorer notablement la contexture du boeuf résultant. Il est évident que cette opération d'alimentation se fonde sur des raisons strictement économiques. Le gain de poids par livre de nourriture est le facteur important. Lorsque le mais est moissonné et enlevé de ltépi, il a eouramment une teneur moyenne en humidité, venant du champ, de 25,0 à 26,0% en poids, cette teneur pouvant varier dans l'interval- le de 20,0 à 29,0 en poids. Certaines saisons, la teneur enhumi.-- dité des grains entiers, lorsqu'ils viennent du champ, peut atteindre 35% en poids. A ces taux humidité élevés, le mais présente une efficacité nutritive ou un gain en poids par livre excellents. Si, cependant, le mais est séché jusqu'à 10,0 Qu 12,0% d'humidité le gain en poids par livre ou l'efficacité nutritive est notablement inférieur. Certains chercheurs ont trouvé que cette efficacité était 35% inférieure. Si lton réhumidifie, avec de l'eau, un tel maTs pré-séché pour lui faire reprendre, par exemple, de 20,0 à 29,0% d'humidité et si on le distribue pour alimenter des bovins, la valeur de l'efficacité nutritive ou du gain en poids par livre ne sten trouve pas ramenée à celle du mais non séché ou contenant le taux dthumidité naturel qui est le sien lorsqu'il est moissonné. L'explication de cette différence n1 est pas connue mais les effets ont été enregistrés. Le mains provenant du champ amené dans les bâtiments de la ferme et conservé à des fins d'al-imentation future, possède habituellement, malgré un certain séchage dans le champ, une teneur naturelle en humidité d'au moins 20% en poids et il se trouve facilement attaqué par la moisissure. En fait, afin d'éviter que la moisissure ne se développe pendant le stockage du maTs, la teneur en humidité doit être réduite à 12%. Le mais dont humidité dépasse ce taux subit la croissance de la moisissure, laquelle se développe de plus en plus profusément dès que la teneur en humidité du maTs dépasse 12,0%. C'est ainsi qu'un maIs dont l'-humidité est de 20% verra croître les moisissures beaucoup plus vite et plus fac i- lement qu'un mais présentant l4,OX dthumidité. La moisissure se développe en chaque point de la surface du grain du malus. Elle se concentre le plus dans les fissures ou interstices à l'extrémité de germination du grain. Cela rend ltinhi- bition particulièrement difficile, puisque la croissance de la moisissure peut facilement commencer dans de tels replis que présente l'arille. Tout inhibiteur doit par conséquent pénétrer dans ces replis. Le mais est normalement stocké sur l'aire des batiments de la ferme seulement après qu il ait été artificiellement séché en vue de réduire son taux d'humidité en dessous de 129. On y parvient à la ferme en utilisant un sécheur à graines installé à même les bâtiments de la ferme ; en variante, le mais peut être transporté, généralement dans une ville voisine, pour y subir un séchage, puis ramené à la ferme pour y être stocké avant d'être utilisé, pendant l'hiver, le printemps et ltété suivants. Il est évident que cela entratne une dépense considérable pour le séchage et le transport. Récemment, il y a eu également une pénurie de fuel pour le séchage artificiel. Le fermier ou le responsable de l'opération d'alimentation doit alors choisir pour ce qui-concerne le stockage du maTs un grand silo et un réservoir fermé. Pendant ce stockage, on encou rage la croissance du saccharomyces. Cela consomme rapidement tout ltoxygène disponible, empêchant ainsi la croissance de la moisissure. L'installation d'un tel silo ou réservoir spécial est une opération très coûteuse que les petits fermiers hésitent à assumer. Les moisissures qui se développent sur le mais sont généralement les variétés courantes de penicillium et de rhizopus, bien que l'on constate couramment la présence de nombreuses autres variétés courantes. Certaines moisissures produisent des quantités importantes de mycotoxines qui sont particulièrement virulentes pour la volaille, car celle-ci présente un haut degré de mortalité lorsqu' on lui donne des aliments à base de maRs qui a moisi pendant le stockage. La littérature indique également que ces mycotoxines produisent des effets également sur le bétail et les porcs, particulièrement chez les premiers. La conséquence est une forte réduction en gain de poids et -les fréquentes maladies pendant la croissance du jeune veau.On sait aussi que les mycotoxines sont très dangereuses pour les êtres humains, car elles ont provoqué un fort pourcentage de maladie avec certaines indications de décès signalées comme étant en relation directe avec l'ingestion de fortes doses de ces mycetoxines due à l'utilisation de graines moisies. Le mals qui ntest pas utilisé pour la nourriture des animaux est consommé dans des opérations de traitement. L'huile est extraite pendant une opération de broyage humide, suivie de la séparation de la zéine ou de la protéine de l'amidon. Ce dernier est ensuite utilisé pour faire du sucre de mais ou du glucose, ainsi que de nombreusesvar1eés de dextrines. Ces dernières et de grandes quantités d'amidon de malus sont utilisées dans l'industrie ainsi que dans les fabrications des produits alimentaires. Le mais qui a moisi est virtuellement inutilisable pour l'affinage ou la séparation en-amidon, protéine et huile. Il est évident par conséquent que le contracte de la moi sissure, ctest-à-dire la prévention de sa croissance sur le maTs, est de la plus haute importance, tant du point de vue de la santé publique que pour des considérations purement économiques. Pour le fermier, cela veut dire qutil doit être capable de stocker le mais dans ses granges de préférence au taux naturel dthumidité que présente le mais qu'il ramène du champ pendant la moisson et sans séchage artificiel. S'il est capable d'assurer un stockage de ce genre, le coût du séchage et les autres coûts y afférents tels que les coûts de transport en sont évités. La valeur nutritive ou gain en poids par livre du maïs non séché est d'une importance plus grande encore. L'explosé qui précède est principalement axé sur le mars, mais le problème existe également en ce qui concerne le blé, le riz, l'avoine, ltorge et d'autres graines de céréales présentant une arille. Des publications récentes indiquent que des tentatives ont été faites pour résoudre ce problème en ce qui concerne le maïs en utilisant de l'acide propionique et/ou de l'acide acétique comme inhibiteurs de moisissure. Des essais, auxquels il est fait mention dans un article paru dans-la revue "Feedstuffs" ("Produits pour l'alimentation du bétail") du 5 mars 1971, montrent qu'un maïs qui avait été traité avec un mélange d'acide propionique et diacide acétique et utilisé pour nourrir des vaches laitières a vu comme conséquences une réduction de ltabsorption d'aliments et une diminution de la quantité de graisse dans le lait et par conséquent, ce traitement laisse beaucoup à désirer. L'un des objets de la présente invention est de proposer un procédé nouveau et amélioré d'inhibition de la moisissure dans une graine de céréale présentant une arille et contenant son taux naturel d'humidité sans séchage artificiel, et en particulier dans le maTs à haute teneur en humidité. Un autre objet de l'invention est de proposer un procédé du type décrit utilisant un inhibiteur de moisissure qui pénètre dans 1 t arille. Un autre objet de l'invention est de proposer un procédé du type décrit qui, lorsqu'il est appliqué aux graines pour l'ali- mentation des animaux tel le maïs, permet d'obtenir obtenir un produit plus agréable à manger pour les animaux et qui augmente absorption de nourriture et l'efficacité nutritive. Un.autre objet de l'invention est de proposer un procédé pour l'alimentation des animaux selon lequel une graine de céréale possédant une arille est récoltée, que tous les grains sont traités alors qu'ils contiennent encore leur humidité naturelle sans séchage artificiel, avec une matière normalement solide qui pénètre dans l'arille et inhibe la croissance de la moisissure, ledit grain étant stocké en attendant autre utilisé pour l'alimentation des animaux sans séchage artificiel Un autre objet de l'invention est de proposer un procédé du type décrit qui réduit les dommages subis par les graines et diminue les frais supportés par le fermier. Un dernier objet de l'invention est de proposer un procédé du type décrit qui soit applicable au traitement des graines qui sont ensuite transformées et utilisées pour la consommation de l'homme, D'autres objets apparattront ci-après. Conformément à la présente invention, la croissance de la moisissure sur les graines de céréales présentant une arille est inhibée par la mise en contact de ces graines, qui n'ont pas été artificiellement séchées et contiennent leur humidité naturelle, avec du diacétate de sodium dans des proportions et dans des conditions telles que le diacétate de sodium pénètre dans l'arille et inhibe la croissance de la moisissure dans lesdites graines. I1 est évident que l'invention est décrite pour l'emploi particulier du diacetate de sodium, mais des composés tels le potassium, le calcium et autres substances comestibles, les sels complexes qui contiennent de l'acide acétique à l'état combiné mais non dissoeié et qui sont pratiquement équivalents, peuvent lui être substitués totalement ou partiellement. la présente invention est applicable à toutes les graines destinées à l'alimentation de l'tomme et des animaux, Les données indiquées ici se limitent au maTs utilisé spécifiquement pour la nourriture des animaux. Le cadre de la présente invention doit être considéré comme tétant pas seulement limité au maTs, mais relatif également au blé, au riz, à l'avoine et aux autres graines possé- dant une arille. Il a été constaté que le diacétate de sodium, s'il est convenablement appliqué à la surface du mais, produit bien l'effet inhibiteur désiré, Le mécanisme selon lequel cette inhibition se manifeste ntest pas parfaitement clair ; cependant, il semble qu'il y ait une pénétration lente du maTs par le diacétate de sodium. Ce processus est mis en évidence par la disparition graduelle du diacétate de sodium de la surface du maTs bien que ce dernier soit conservé dans des locaux en verre bien fermés. Certaines des données fournies ci-après indiquent que cette pénétration est suivie d'une possible réaction avec le mais lui-meme,-'réaction qui rend ainsi le maTs bien moins sensible à ltattaque de la moisissure. Il a été constaté que l'application uniforme d'environ o,% à o,8i de diacétate de sodium, en poids par rapport au poids du maRs sur toute la- surface des grains de mais renfermant de 21,0 à 2),0 d'humidité, rend-ces grains inaccessibles au développement de la moisissure lorsqu'ils sont stockés dans des conditions qui sont typiquement celles du stockage dans les fermes. De plus petites quantités de diacétate de sodium assurent une protection pour des périodes plus courtes. Comme il a été indiqué ci-dessus, il existe une relation entre la croissance de la moisissure et la teneur en humidité du mais ; de même, il existe une relation entre la quantité de diacétate de sodium nécessaire pour l'inhibition de la moisissure et humidité du mais.Un mais faiblement humide, contenant par exemple 16,0 à î,o% d'humidité, demanderait moins d'inhibiteur que du mais ayant une teneur en humidité de 21%. Pour une teneur en humidité de 29,5%, le pourcentage de diacétate de sodium doit être porté à 1,25% en poids par rapport au poids du maTs. Avec des grains de mais contenant 32 en poids d'humidité, il faut ajouter environ 1,5% en poids de diacétate-de sodium. Dans certains cas, il peut être souhaitable d'appliquer le traitement par étapes successives, par exemple par une première addition de 0,75% à 1,0% en automne, suivie d'une seconde addition d'environ 0,75% au printemps. En général, pour un stockage à long terme, la quantité de diacétate de sodium doit être augmentée d'environ 0,06 pour chaque augmentation de 1 du taux d'humidité, depuis un minimum de 0,8 à 22% d'humidité jusqu'à 1,5% à 32 d'humidité. Pour des teneurs en humidité inférieures à 22% et supérieures à 32%, la quantité de diacétate de sodium peut être augmentée et diminuée en conséquence, suivant le cas, mais la quantité minimum ne sera habituellement pas inférieure à 0,4% et la quantité maximum ne dépassera habituellement pas 2%. I1 est très important que le diacétate de sodium soit bien distribué sur toute la surface du mais. I1 est également très important qu telle distribution assure la pénétration de l'inhi- biteur jusque dans les fissures et crevasses, à l'extrémité où se trouve le germe du grain de maTs. Si cette application est faite convenablement, le maTs sera exempt de moisissure pendant des mois de stockage à la ferme. I1 faut savoir que le mais récolté en automne et conservé à la ferme ne sera généralement pas très sensible à la croissance de la moisissure pendant les mois de novembre à mars, en admet tant que la température atmosphérique soit caractéristique de cette région du Centre Ouest des Etats-Unis où les températures sont alors proches de OOC. Les moisissures ne se developpent pas à ces basses températures. Au fur et à mesure que le printemps avance" vers ltété, les températures augmentent rapidement et si le mais est encore très humide, la croissance des moisissures commente alors puis se développe ensuite rapidement.Comme un fermier doit prévoir du mais pour nourrir les animaux Jusqu a ce que la prochaine récolte arrive, la période de stockage critique va donc du; mois de mars au mois de septembre de chaque année de récolte. Le diacétate de sodium reconnu comme un composé chimique définit fournissant l'ion diacétate, peut astre entièrement distribué sur toute la surface du mais, sous forme de poudre sèche. Bien que cette méthode soit préférée, on peut envisager naturellement que des solutions de diacétate de sodium puissent aussi être pulvérisées sur le maTs ou que le mars puisse être trempé dans de telles solutions de diacétate de sodium. Les deux dernières méthodes ont l'inconvénient d'ajouter de l'humidité au matsss alors que l'application à sec ne change pas du tout la teneur en humidité. Dans la méthode d'application à sec, le maTs est introduit dans un appareil ou convoyeur qui est agencé de manière à faire passer le maTs d'un silo à un second silo. Durant ce transfert et à un certain endroit du convoyeur, l'action est presque suffisante pour faire monter le mais, dans l'atmosphère, au-dessus des pales du convoyeur. C'est alors que le diaeétate sodium, très finement divisé, est admis dans cette zone du convoyeur. Comme le maïs est paur ainsi dire,"dans lair't,et conmie-le diacétate de sodium occupe également le même volume d'air, le maTs reçoit un revêtement uniforme du produit chimique. Le temps pendant lequel a lieu le convoyage est évidemment important. Les exemples ei-après se réfèrent à des cas où cette mé- thode a été utilisée en appliquant le diacétate de sodium à la surface du maïs en tant qu operation à sec Pour les opérations à l'état liquide, nous avons fait usage d'un appareil courant de pulvérisation des liquides. Dans ce cas, la pulvérisation a été appliquée au maSsalors que ce dernier se déplaçait dans un convoyeur horizontal, dtun silo à un second silo. On va maintenant décrire l'invention, à à l'aide d'exemples purement illustratifs et non limitatifs dans lesquels les quantités sont indiquées, sauf indication contraire, en pourcentage en poids par rapport au poids du mais. Exemple I Le maRs provenant du champ après la moisson est celui qui fut utilisé dans les essais mentionnés dans cet exemple Dans cha- que cas, 136 kilogrammes de mais furent mélangés avec du diacétate de sodium, de la manière précédemment décrite. L'humidité du maTs fut ensuite dosée. Des échantillons de chacun des produits obtenus lors des essais furent ensuite introduits dans des bocaux en verre et envoyés au laboratoire. Les bocaux furent alors placés dans une enceinte dans laquelle la température était variable sur une période de 24 heures, par simulation des conditions de nuit et de jour du stockage dans une ferme. Pendant 16 heures, les échantillons furent maintenus à une témpérature de 30 C, puis pendant les 8 heures restantes, ils furent maintenus à 18 C. Ces valeurs sont celles qui concernent les échantillons portant la marque a Une partie du maïs fut egalement maintenue à la ferme dans des conditions de stockage caractéristiques. Ces essais furent commencés en novembre et le mais fut maintenu dans des conditions caractéristiques pendant l'hiver et le printemps de l'année suivante. Les résultats sont indiqués dans le tableau suivant. TABLEAU I Numéro Pourcentage en Absencd de de poids de diacétate moisissure % de moisissure 1 'essai de sodium par (jours) dans le mais rapport au maIs 1 0,0 3 21,4 0,19 0,19 (D) 3 20,5 3(a) 0,43 (D) 12 19,9 4(a) o,54 (S) 7 21,7 5(a) 0,70 (D) 60+(8) 21,3 6(a) 0,80 (D) 60+(e) 21,6 7(b) 0,80 (D) 205+(c) 21,7 8(b) 0,0 90 21,7 (a) Stockage dans des bocaux en verre au laboratoire, avec cy cle de température de 16 h à 300C et 8 h à 18 OC, par 24 heures. (b) Stockage dans les entrepôts de la ferme, sur le sol, expo sé à l'air libre, de novembre à juin. Température ambiante de -7 C à +38 C. (c) Stockage discontinu. Comme il est indiqué dans le Tableau I, les proportions de diacétate de sodium utilisées allaient de 0,19% à 0,80. Dans les essais marqués "t-D)" dans le Tableau I, le diacétate de sodium fut appliqué à sec. Dans essai n04 marque I! "(S)", le diacétate de sodium fut appliqué en solution aqueuse. Les données indiquées par le Tableau I montrent que des proportions de 0,70 et plus de diacétate de sodium, contrôlent la croissance des moisissures sur le mats, dans les conditions les plus idéales pendant des périodes de temps équivalentes à vingt fois le temps nécessaire pour que la moisissure se développe sur du mais non traité maintenu dans les mêmes conditions (voir l'essai n05 comparé à l'essai n0l). De même, les données indiquent qu'une quantité aussi faible que 0,45 de diacétate de sodium sur le mais humide, venant du champ, préserve ce mais dans les conditions les plus idéales, de la croissance de la moisissure, pendant une période de-temps équivalent à quatre fois celle requise pour que la moisissure se développe sur le mais non traité (voir l'essai n 3 comparé à l'essai n01). Les données indiquent également que o,8 de diacétate de sodium appliqué au maïs stocké dans la ferme dans les conditions exposées permit de conserver le mais en l'absence de toute moisissure pendant un minimum de 205 jours, temps à partir duquel le maïs a été utilisé pour 12alimentation. Par comparaison, du maïs non traité et conservé dans les mimes conditions et au m8me taux d'humidité montre un développement de la moisissure au bout de 90 jours. Exemple II Dans cette série d'essais, -le maTs humide - provenant d'une récolte fut traité par différentes quantités de diacétate de sodium. Dans chaque cas, le diacétate fut appliqué à sec dans un mélangeur de laboratoire reproduisant les conditions indiquées ci-dessus, pour ce qui concerne l'application de ce diacétate à la ferme. Un échantillon prélevé à chaque essai fut ensuite traité comme exposé ci-après Les grains de mais furentlavés à l'eau distillée afin de récupérer le diacétate de sodium qui avait été appliqué sur la surface. L'eau de lavage fut versée dans un bécher et le processus de lavage répété deux autres fois, toutes les eaux de lavage étant ensuite réunies. Les eaux de lavage furent ensuite titrées par de l'hydroxyde de sodium 0,1 N jusqu a neutralité (virage de la phénolphtaléine utilisée comme indicateur coloré) au moyen d'un pH mètre. Les lavages furent faits sur le MaSsZimmédiatement après application du diacétate de sodium et sur d'autres lots après 48 heures de stockage dans des bocaux en verre, à la température ambiante, et à nouveau sur des lots stockés pendant 120 heures à la température ambiante dans des bocaux de verre fermés. Les Tableaux II, III et IV résument les résultats. TABLEAU il Acidité des eaux des lavages de 25 g. Traitement Numéro grains de de mars 1 'essai + diacétate Immédiatement stockage à 120 h stockage de de sodium après stockage température application température température ambiante ambiante (A) (B) UC 1 Aucun 0,7 cm3 0,7 cm3 0,7 2 0,25% 8,2 cm3 1,0 cm3 0,6 cm3 3 0,50% 18,3 cm 2,4 cm3 2,5 4 0,80% 26,1 cm 4,5 cm3 4,3 cm (1) Récolte de mais provenant du champ ; 22,3% d'humidité lorsqu'il est reçu. (2) Titré à neutralité en présence de phénolphtaléine avec un pH mètre électrique. TABLEAU III Acidité exprimée en cm3 d'uneslution d'hydroxyde de exprimé de Na 0,1 N(1) Numéro de quantité de diacétate cm3 de solution 0,1N l' essai de sodium en % sur la d'hydroxyde de sodium base base du poids de maïs nécessaire pour neutra humide venant du liser(1) champ rien 0,0 cm3 2 0,25 9,1 cm 3 0,50 18,3 cm 4 0,80 29,3 cm (1) Titré à neutralité en présence de phénolphtaléine avec un pH mètre électrique. TABLEAU IV Traitement : , 2 ~ 2 Numéro grains de Acidité (2 ) de 25 g. de grains de maïs de mais + dia- moulus(1) après lavage (Tableau II), 1 'essai cétate de séchage et mouture sodium Immédiatement Grains de maïs Grains de mais après applica stockés 48 h- stockés 120 h tion du diacé- après traite- après traite tate de sodium ment, avant ment, avant aux grains de mouture et ti- mouture et ti maïs trage trage I aucun 20,2 20,2 cm3 20,2 cm 0,25% 20,7 cm3 22,5 cm3 25,0 3 0,50 20,0 crd 34,7 cm 2 39,5 4 0,80 21,7 cm3 40,0 cm3 44,o- 2 (1) 22,3% d'humidité lorsqu'il est reçu du champ. (2) Titré à neutralité en présence de phenolphtaléine avec un pH mètre électrique. Le ableau III indique les quantités de solution 0,1 N d'hydroxyde de -sodium nécessaires pour neutraliser les quantités de diacétate de sodium qui furent utilisées dans le traitement du maïs. La relation existant entre les Tableaux II et III est que si le diacétate de sodium appliqué à la surf-ace du maïs ne fait que reposer simplement sur celle-ci, sans aucune réaction, la proeedure de lavage devrait entre capable de l'enlever. Les résultats du titrage indiqueraient alors le -degré de récupération. La colonne A du Ta bleau II doit être comparée à la colonne A du Tableau III. On notera que dans les essais 2 à 4, la récupération du diacétate de sodium par lavage des grains de maTs est très bonne. Dans le cas de l'essai 3, il s'agit d'une récupération à 100%. Les essais 5 et 3 présentent des valeurs légèrement supérieures pour le diacétate de sodium seule, l'erreur expérimentale ainsi indiquée restant cependant bien dans des limites raisonnables. Les colonnes (B) et (C) du Tableau II montrent la très intéressante constatation suivante : la-proportion de récupération du diacétate de sodium, après que les grains de maïs soient restés pendant 48 heures, puis à nouveau pendant 120 heures dans les bocaux est éloignée de la proportion théorique, et il est aussi de loin impossible de considérer que la différence se trouve dans la tolérance de lte-rreur expérimentale. I1 faut noter que dans essai n03, 18,3 cm3 de solution 0,1 N d'hydroxyde de sodium furent utilisés pour neutraliser les eaux de lavage du mais immédiatement après application du produit. Après 120 heures de stockage du mais, cependant, 80% au minimum de diacétate de sodium avaient disparu de la surface de ce dernier. I1 en va de meAme pour essai n"4. Le Tableau IV fournit des données indiquant que le diacétate de sodium pénètre effectivement dans les grains de maTs. On peut en effet constater sa présence à l'intérieur du grain. La méthode utilisée fut la suivante Les grains de maTs, qui avaient déjà été lavés et utilisés à la date où a été établi le Tableau II, furent soigneusement séchés. Ils furent ensuite moulus à une granulométrie d'approximativement 40 mesh. Cette farine de maTs moulu fut ensuite extraite, à l'eau distillée, et l'extrait fut titré jusqu'à neutralité, en présence de phénolphtaléine, au moyen d'un pH mètre.Les données montrent des corrélations très intéressantes avec celles présentées au Tableau II. Dans ces essais, où la proportion de récupération du diacétate de sodium à partir de l'extérieur du grain de mais fut faible, il fut constaté la. présence d'une grande quantité de diacétate de sodium à l'intérieur du grain, c'est-à-dire dans ltendosperme lui meme. En référence à l'essai 4 présenté dans les Tableau II et IV, on notera qu'après 120 heures l'équivalent d'hydroxyde de sodium (0,1 N) du diacétate de sodium présent à l'extérieur du grain fut seulement de 4,3 cm3, à la différence des 26,1 cm3 trouvés im médiatement après l'application du diacétate à la surface du ;grain. Cependant, après 120 heures, l'intérieur de ltendosperme du mais présente un équivalent de 44,0 cm3 contre 27,1 cm3 à la surface du mais. Par un contraste encore plus marquant, ltendosperme de maTs non traité provenant de grains lavés d'une manière semblable, mais n'ayant pas été traités à l'hydroxyde de sodium, présenta un équivalent de 20,2 cm3 à la fois initialement et après 120 heures de stockage. Les essais 2 et 3 dont les résultats sont exposés dans les Tableaux II et IV donnèrent des résultats analogues mais dans des proportions différentes suivant la quantité de diacétate de sodium utilisée0 La corrélation existant entre les données de stockage présentées au Tableau I et la pénétration apparente du grain de maïs par le diacétate de sodium, comme le montrent les Tableaux Il, -III et IV, permet de conclure à l'évidence que le diacétate de sodium est un composé unique qui réagit d'une-manière caractéris- tique pour traverser la surface du maïs et pour réagir avec dosperme, faisant ainsi du grain entiér une région impénétrable à la croissance de la moisissure. A partir de cette connaissance, il est possible de contrôler la moisissure sur le maSs en faisant varier la quantité de diacétate de sodium utilisée avec la teneur en humidité du maIs et le temps pendant lequel celui-ci doit etre stocké dans des conditions humides. ExemP-le III Du maïs entier qui avait une humidité naturelle initiale de 29,5% en venant du champ sans avoir subi de séchage artificiel fut divisé en cinq parties égales dont-quatre furent mélangées à différentes quantités de diacétate de sodium dans les proportions respectives de 0,25%, 0,50%, 1,00% et 1,25%, également micronisées et non-micronisées, la cinquième partie, ayant pas été traitée et servant dè témoin. Deux types d'essais furent effectués, un dans des seaux ouverts et un autre dans des sacs fermés, à la témpérature ambiante, aux environs de 2l-240C Après cinq semaines de stockage à la température ambiante, il fut constaté que la moisissure était;effecti- vement inhibée pour un taux de 1,25% dans les deux type-s d'essais. L'acétate de sodium micronisé fut efficace pour une proportion de 1,00X, ce qui peut avoir été dû à une meilleure distribution. Dans tous les autres cas, y compris dans le cas des témoins, la moisis- sure s s'était développée en une à deux semaines. Au cours de ces essais, la moisissure se développa sur les témoins, tandis que la teneur témoin en humidité chuta, pour le maïs se trouvant dans les seaux ouverts, de 29,5% à 16,1X, sur une période de trois semaines et monta dans les sacs fermés à 35,2%. Dans les essais effectués à un taux de 0,5 de diacétate de sodium, la teneur en humidité chuta aprs trois semaines à 15,7 dans les seaux ouverte et monta à 38,5% dans les sacS fermés. Au taux de 1% de diacétate de sodium, la teneur en humidité descendit après trois semaines à 22,9% dans les seaux ouverts et s'élevée à 40,4% dans les sacs fermés. Au taux de 1,25% de diacétate de sodium, la teneur en humidité après cinq semaines descendit à 10,8% après s'être élevée à 39,6% à la fin de la seconde semaine dans les seaux ouverts et, dans les sacs fermés, la teneur en humidité s?éleva à 40,4% en une semaine et resta à ce niveau. Cet exemple montre que la quantité de diacétate de sodium efficace dans le contrôle de la moisissure sur ltensemble des grains de maRs contenant leur humidité naturelle, varie avec la teneur initiale en humidité au moment du traitement et que le traitement est efficace, que la teneur en humidité s'élève ou s'abaisse ultérieurement. Exemple IV Des échantillons de maRs traité dans l'essai 4 des Tableaux II, III et IV furent donnés en nourriture à des bovins et à des porcs par comparaison avec du maTs non traité. Les observations furent faites soigneusement. I1 fut tout à fait évident que les animaux des deux types préfèraient le mais traité au diacétate de sodium au mars non traité. Lorsqu'on laissait les animauxlibres de choisir en les plaçant devant des quantités de mars traité et de maTs non traité sur le sol ae ltenclos d'alimentation, les animaux choisissaient le mais traité et le consommaient en premier lieu avant de stapprocher du maRs non traité. Ainsi, l'invention améliore la comestibilité de la graine de céréale. D'après les résultats d'essais précédents, il est évident que l'invention non seulement produit une inhibition de la moisissure gracie à un inhibiteur de moisissure qui pénètre dans l'arille de la graine, mais encore améliore la comestibilité ou le goût et en cela accroît par conséquent la consommation de nourriture par les animaux tout en permettant en même temps au fermier de réduire ses frais et fournissant des produits qui sont aussi utiles pour la consommation humaine. REVENDICATIONS 1.-Procédé pour inhiberla croissance des moisissures dans les grains entiers de graines de céréale présentant une arille et contenant~leur humidité naturelle sans avoir subi de séchage artificiel, caractérisé par le fait que l'on met en contact lesdites graines avec du diacétate de sodium dans des proportions et dans des conditions telles que le diacétate de sodium pénètre dans l'arille et inhibe la croissance de la moisissure dans ladite graine, et que l'on contrtle la quantité de diacétate en fonction de la teneur en humidité de la graine au moment du traitement, la quantité de du acétate de sodium augmentant avec la teneur en humidité, et étant comprise dans l'intervalle variant entre environ 0,4% et environ 2,0. 2. Procédé selon la revendication I, caractérisé par le fait que le diacétate de sodium est mélangé à sec à la graine. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le diacétate est appliqué à ladite graine en faisant pas ser -cette dernière au sein d'une atmpsphère contenant du diacétate de sodium sans ajouter d'humidité libre. 4. Procédé selon-la revendication l, caractérisé par le fait que la graine de céréale est du mais dont la teneur en humidité est, environ, de 22% à 32%, et-que la proportion de diacétate de sodium appliquée varie entre environ Q,8 et environ 1,5%, cette proportion s'élevant d'environ 0,06 chaque fois que la teneur en humidité s'élève de 1fui. 5. Graine de céréale présentant une arille et contenant son humidité naturelle sans avoir subi de séchage artificiel, obtenue par la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications 1 à 4, ladite graine présentant une comestibilité améliorée pour les animaux et ayant été traitée de sorte que la croissance des moisissures est inhibée par l'addition de diacétate de sodium, lequel a pénétré dans ladite arille en quantité propre à inhiber la moisissure, la quantité dudit diacétate de sodium représentant une proportion d'au moins Q, du poids de ladite céréale. 6. Graine de-céréale selon la revendication 5, caractérisée par le fait que eette graine est du mais, 7. Procédé pour l'alimentation des animaux avec une graine de céréale, présentant une arille, définie selon l'une des revendications 5 et .6, caractérisé par le fait qu'il comporte : la récolte de ladite graine de céréale ; l'addition de diacétate de sodium à la graine récoltée alors qutelle contient encore son humidité naturelle sans avoir subi de séchage artificiel, ledit acétate de sodium étant ajouté dans des proportions et dans des conditions telles qu'il pénètre dans l'arille et inhibe la croissance des moisissures dans ladite graine, ladite quantité représentant au moins 0,4% du poids de ladite graine de céréale et étant ajustée selon la teneur en humidité de ladite graine, cette quantité étant d'autant plus élevée que la teneur en humidité est plus importante le stockage de ladite graine dans l'attente de son utilisation pour l'alimentation des animaux sans séchage artificiel. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé par le fait que ladite graine est du maIs contenant de 20 à 35% environ d'humidité et que la proportion de diacétate de sodium ajoutée varie entre environ 0,4% et environ 0,2%.