Les huisseries métalliques sont constituées de manière conne par trois longueurs d'un profilé de section quelconque couples en biseau à 450 et assemblées par soudure pour former les deux piedroits et le linteau. Les cadres en- U ainsi formés qui sont maintenus # l'extrémité libre des piedroits par une entretoise légere soudée provisoirement pour éviter une déformation accidentelle permanente des angles, sont encombrants parce qu'ils ne peuvent s'embolter et leur stockage et leur transport sont de ce fait onéreux. La présente invention a pour but oe remédier à cet inconvénient et elle a pour objet une huisserie dont au moins un des piedroits est fixé de manière amovible sur le linteau. Du fait de cette fixation amovible, l'huisserie peut être stocke soit sous forme de trois longueurs de profilés si les deux piedroits sont démontables, soIt sous forme d'un élément en L et d'une longueur de profilé, les éléments en L étant emboitables, s un seul des piedroits est amovible. Dans le cas d'une huisserie pour fenêtre celle-ci peut être constituée par quatre longueurs de profilés ou deux éléments en L. Dans le cas d'une huisserie, l'assemblage amovible doit, pour des raisons d'esthetique du bâtiment fini, assurer une coincidence parfaite des deux coupes a 450 et être réalisé avec des moyens non visibles une fois l1huisserie en place donc avec des moyens logés entìirelnent à l'intérieur des profilés. Jusqu'ici un bel assemblage des éléments d'un cadre métallique a été obtenu en utilisant des éléments de cadre présentant une section dont au moins une partie est tubulaire et des pièces de raccord en L dont les deux tranches sont engagées chacune dans la partie tubulaire d un élé- ment.Il fallait toutefois prévoir un élément supplémentaire empê- chant le déboîtement de la pièce de raccord des sections tubulaires et ce type d'assemblage nécessite des sections tubulaires du pro exile et de la pièce raccord qui présentent une précision élevée. Ce mode d'assemblage est inutilisable dans des huisseries métalli- ques qui doivent être d'un faible prix de revient et dont la sec t on des profilés constitutifs ne comporte pas de partie tubulaire. Le problème a été résolu conformément à liinvention en utiX- sant pour chaque poin#t d'assemblage deux équerres de section en h dont une des branches est à 450 par rapport a l'arête du dièdre, cette branche étant soudée sur une surface intérieure parallèle à la façade de la section de profilé de manière que l'autre aile soit parallèle a la coupe à 450 du profilé et l'équerre étant soudée sur l'élément de manière que ladite seconde aile se trouve légèrement au delà de la coupe à 450 de l'élément et la deuxième équerre étant soudée de manière que sa seconde aile soit en retrait par rapport a la coupe a 450 d'une distance supérieure a la saillie de la seconde aile de la première équerre par rapport a sa propre coupe, l'assemblage étant complété par un moyen sollicitant l'une vers l'autre les deux ailes en regard des deux équerres. Selon un mode de réalisation les deux équerres des deux faces de façade d'un même bord de profilé sont réalisées par une section en U dont l'âme est parallèle au bord de. coupe et dont les ailes s'engagent derrière les ailes de façade des profilés. De plus pour obtenir une meilleure rigidité des équerres, celles-ci sont renforcées aux angles par emboutissage ou similaire. Le moyen sollicitant l'une vers l'autre les deux ailes en regard des deux équerres est constitué par une vis passant dans un orifice d'une des ailes et se vissant dans un taraudage de l'autre aile. Selon un mode de réalisation préférentiel des équerres sont soudées sur les faces arrière des deux surfaces de façade des profilés de manière a avoir deux dispositifs d'assemblage écartés au maximum au droit de chaque joint a 450, Pour faciliter le montage et permettre de compenser les tolérances de positionnement des equerres, l'orifice dans la seconde aile de la seconde equerre est constitué par une lumière parallèle a l'arête du dièdre. Du fait du mode de réalisation, les deux équerres qui font légèrement saillie au delà du plan de joint de chaque joint s'engagent dans l'autre profilé du joint et assurent l'alignement des plans de façade. On décrira ci-après de façon plus détaillée un mode de réalisation de la présente invention avec référence au dessin ci- annexé dans lequel Fig. 1 est une vue en coupe par un plan de l'huisserie d'un coin d'une huisserie démontable conforme a l'invention; Fig. 2 est une vue en coupe par II-II de figure 1, et Fig. 3 est une vue en perspective de la partie haute d'une huisserie. Le profilé utilisé pour la réalisation de l'huisserie est d'un type quelconque connu, il comporte deux ailes de façade 1 et 2, au moins une feuillure 3, une âme 4 délimitant la surface de l'ouverture, et des bards rentrés 5 à l'extrémité des ailes. Comme habituellement les profilés sont coupés à 45q en 6 et une longueur formant linteau# ou traverse 7 est fixée entre les extrémités supérieures des deux piedroits 8. Cette constitution est parfaitement connue et habituellement l'huisserie-est monobloc, les profilés étant soudés le long des bords 6. Conformément à l'invention on réalise des équerres 9 et 10 qui sont par exemple obtenues par sciage à 450 de fers de section en L dont une des ailes 11-12 est plus épaisse et a, par exemple, une épaisseur de quatre millimètres. L'aile 12 est taraudée perpendiculairement à son plan et l'aile 11 présente un orifice 13, de préférence une lumière parallèle 1' arête du dièdre. Ces équerres sont soudées par résistance par l'intermédiaire de bossages 14 au dos des âmes d'équerres 9, 10 de manière que les ailes 11-12 soient parallèles aux bords 6 des profilés. Plus exactement l'équerre 10 est soudée de façon que l'aile 12 déborde du bord 6 comme représenté de manière que son arête vienne presqu'en butée derrière le bord rentré 5 de la traverse 7.De cette manière, lors de l'assemblage, les surfaces extérieures des équerres des piedroits viennent s'emboîter entre les ailes de façade 1 du profilé constituant le linteau. L'équerre 9 est soudée derrière l'aile de façade 1 du linteau#de manière que son aile 11 se trouve, à l'assemblage, à une certaine distance de l'aile 12. Une vis 15 est alors engagée dans l'orifice 13 en utilisant une découpe 16 réalisée dans le bord rentré 5 et elle est vissée dans le taraudage de l'aile 12 de- l'équerre 10. D'autre part, les deux équerres sont munies de lumière 17, 18 permettant leur auto-centrage automatique lors -du soudage des équerres 9, 10 sur les profilés. De plus, les équerres 9, 10 peuvent être renforcées au niveau de l'angle entre l'aile 11, 12 et l'âme par des renforts d'angles 19, 20. Par le serrage des deux vis des deux jeux d'équerres prévus dans chaque angle, le joint entre les deux bords 6 des profilés est assuré d'une façon parfaite. L'huisserie obtenue peut donc être expédiée sous forme de trois longueurs de profilés et elle est assemblée sur le chantier à l'aide de quatre vis. L'exemple ci-dessus décrit concerne une huisserie de porte mais l'invention est de toute évidence applicable également a une huisserie de fenêtre ou autre. Le mode de réalisation décrit est celui qui est considéré comme le meilleur industriellement mais il peut recevoir diverses modifications, notamment par substitution de moyens équivalents sans sortir du cadre de la présente invention. C'est ainsi que l'on pourrait remplacer l'équerre 9 par un fer plat soudé perpendiculairement a la face de façade 1 et l'équerre 10 par une pièce massique et utiliser un autre moyen de serrage et de blocage que la vis par exemple un boulon, ou une goupille ou encore un clips dans le cas d'huisseries pour béton banché. Lorsqu'vil n'est pas possible de réaliser les découpes 16 comme dans le cas d'huisserie comportant une gorge en bordure, les ailes 11 et 12 peuvent être prolongées vers l'intérieur du profil et même traverser tout le profil, les deux équerres se faisant face d'un même bord de profil ne formant qu'une seule pièce. REVENDICATIONS 1.- Une huisserie métallique caractérisée en ce qu'au moins un piedroit est fixé de manière amovible sur le linteau. 2.- Une huisserie métallique selon la revendication l, caractérisée en ce qu'elle comporte pour chaque point d'assemblage deux équerres de section en L dont une des branches est à 450 par rapport a l'arête du dièdre, cette branche étant soudée sur une surface intérieure parallèle à la façade de la section de profilé de manière que l'autre aile soit parallèle à la coupe à 450#du profilé et l'équerre étant soudée sur l'élément de manière que ladite seconde aile se trouve légèrement au delà de la coupe à 450 de 11 élément et la deuxième équerre étant soudée de manière que sa seconde aile soit en retrait par rapport à la coupe à 450 d'une distance supérieure à la saillie de la seconde aile de la première équerre par rapport à sa propre coupe, l'assemblage étant complété par un moyen sollicitant l'une vers l'autre les deux ailes en regard des deux équerres. 3.- Une huisserie métallique selon la revendication 2, caractérisée en ce que les deux équerres des deux faces de façade d'un même bord de profilé sont réalisées par une section en U dont l'âme est parallèle au bord de coupe et dont les ailes s'engagent derrière les ailes de façade des profilés. 4.- Une huisserie métallique selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisée en ce que le moyen sollicitant l'une vers l'autre les deux ailes en regard des deux équerres est constitué par une vis passant dans un orifice d'une des ailes et se vissant dans un taraudage de l'autre ail. 5.- Une huisserie métallique selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisée en ce que les équerres sont renforcées au niveau de l'angle par emboutissage ou similaire.