L'invention a pour objet une installation et un procédé pour la séparation d'acides a-hydroxy et a-amino-carboxyliques des milieux sucrés les contenant. La Société demanderesse a déjà proposé de récupérer les susdits- acides des mêmes milieux en ayant recours à l'adsorption sélective sur résines cationiques sous forme calcium, par alimentation, alternativement en mélange à fractionner et en éluant, d'une ou de plusieurs colonnes disposées en parallèle et remplies desdites résines (demande de brevet NO 78 25239 du.31 août 1978). Cette récupération, en discontinu, donne toute satisfaction tant sur le plan du taux de récupération que sur celui de la pureté du sel de calcium isolé. De plus, sa conduite est aisée. La présente invention vise par conséquent, surtout, à améliorer encore davantage ses performances. Pour ce faire, elle a recours à une installation et à un procédé, tous deux continus. L'installation en continu conforme à l'invention qui comprend - au moins deux colonnes garnies de résine et, disposés en série, - des moyens d'alimentation en parallèle de chacune de ces colonnes, d'une part, en mélange à au moins deux constituants à séparer et, d'autre part, en solvant, - des moyens d'extraction en parallèle de fractions enrichies chacune en l'un des constituants du mélange à séparer et - des moyens réalisant la communication de la décharge d'une colonne donnée avec la colonne suivante, est caractérisée par le fait qu'elle comprend autant de clapets anti-retour que de colonnes, ces clapets étant disposés sur les moyens de communication reliant chaque colonne à la suivante. Selon un mode de réalisation avantageux, la susdite installation est équipée de trois pompes volumétriques dont deux assurent l'alimentation de l'installation et sont placées respectivement en amont des moyens d'alimentation, en parallèle, des colonnes en mélange à séparer et en solvant, la troisième étant placée en aval des moyens d'extraction, en parallèle, des fractions enrichies en l'un des constituants à séparer, de préférence en celui des constituants qui est le plus fortement adsorbé à l'intérieur des colonnes. un endroit donnés le matériau adsorbant se trouve - soit à température relativement élevée dans la mesure où l'endroit donne se trouve à cet instant dans la zone de désorption, - soit à température relativement basse dans la mesure ou l'endroit donné se trouve à cet instant dans la zone d'adsorption, les valeurs de la température relativement élevée, d'une part, et celles de la température relativement basse, d'autre part, étant choisies dans des domaines imposés respectivement par les constituants à séparer et le solvant utilisé. Mises à part les susdites dispositions, l'invention vise encore un certain nombre d'autres dispositions qui s'utilisent de préférence en même temps et dont il sera plus spécialement question ci-après. L'installation conforme à l'invention présente l'avantage de pouvoir être réalisée à partir d'une installation existante ayant fonctionné précédemment en discontinu en lui faisant comporter les éléments caractéristiques sus-indiqués. Cette installation est également intéressante du fait que le fonctionnement des clapets anti-retour placés entre deux colonnes successives est automatique et se trouve imposé par les pertes de charge, ne nécessitant par conséquent aucune action po- sitive. Cette installation présente une grande simplicité de fonctionnement résultant du fait que celui-ci est assuré à l'aide de seulement trois pompes volumétriques dont une seule, à savoir la pompe d'extraction, permet, de par son actionnement, de réguler l'ensemble du système, ceci étant dû à la fermeture du circuit entre la zone d'adsorption et la zone de désorption. Grâce aux moyens de controle comportés par l'installation et par lesquels on connaît de façon continue la composition simultanée des effluents provenant des deux zones (adsorption et désorption), il est très aisé de s'assurer que chaque colonne a été parfaitement désorbée avant de devenir le dernier étage d'enrichissement de la zone d'adsorption. Le contrôle séquentiel colonne par colonne permet de localiser instantanément le mauvais fonctionnement éventuel d'une colonne donnée. Le contrôle est effectué sur des courants d'effluent à débit constant, température constante et à pression atmosphérique. L'invention pourra, de toute façon, être bien comprise Selon un autre mode de réalisation avantageux, la susdite installation est équipée de moyens de régulation de la température propres à impartir au mélange à séparer, d'une part, et au solvant, d'autre part, des températures prédéterminées, lesdits moyens étant disposés en amont des moyens d'alimentation respectifs en mélange à séparer et en solvant. Selon un autre mode de réalisation avantageux, la susdite installation est équipée d'un nombre de cuves de recyclage égal de préférence à n+1, n étant le nombre de constituants du mélange à séparer, ladite installation comportant en outre des moyens d'alimentation de ces cuves, ces moyens d'alimentation qui sont reliés aux moyens d'extraction comportés par l'installation alimentant les n+1 cuves en effluents constitués respectivement par du solvant extrait de l'installation et par des fractions de solvant contenant au moins l'un des n constituants du mélange à séparer. Selon un autre mode de réalisation avantageux, la susdite installation est équipée de moyens de contrôle placés sur les conduites d'extraction des effluents chargés en l'un ou l'autre des constituants du mélange à séparer et propres à déterminer la compositipn et la concentration de ces effluents. Avantageusement, ces moyens de contrôle sont constitués par des polarimètres, des réfractomètres, des densimètres et/ou des spectrophotomètres. Le procédé de séparation continue conforme à l'invention est caractérisé par le fait que l'on a recours à l'installation conforme à l'invention et que l'on assure la commande des moyens d'alimentation continue de l'installation en mélange à séparer et en solvant, d'une part, des moyens d'extraction continue en fractions enrichies en l'un des constituants du mélange à séparer, d'autre part, et des moyens d'alimentation des cuves de recyclage, d'autre part encore, de façon telle qu'au sein de la résine, contenue dans les colonnes constitutives de l'installation et prise dans son ensemble, il se forme deux zones successives distinctes l'une de l'autre, dont la première fonctionne comme zone d 'adsorp- tion et la seconde comme zone de désorption, l'ensemble constitué par les deux zones englobant la totalité de la résine et parcourant cycliquement cette dernière. Suivant un mode de réalisation avantageux du susdit procédé, on réglée la température du mélange à séparer, d'une part, et du solvant, d'autre part, de façon telle qu'à un instant et à à l'aide du complément de description qui suit, des dessins illds- tratifs y reIatifs et des exemples, lesdits complément de description et exemples étant relatifs à des modes de réalisation avantageux. Dans les dessins - la figure 1 montre les parties constitutives d'une instal lation conforme à l'invention établie suivant un premier mode de réalisation-avantageux et - la figure 2 montre, agrandie. une partie- de la susdite -installation établie suivant un deuxième mode de réalisation avantageux. Se proposant tout d'abord de séparer en ses constituants un mélange A+B, A étant un acide a-hydroxy ou a-amino-carboxylique fortement adsorbé sur la résine, on peut avoir recours à 1' instal- lation conforme à l'invention schématiquement représentée fig. 1 et qui comprend quatre colonnes C1 à C4 reliées par des moyens, notamment des canalisations 1, 2, 3 et 4 reliant une colonne donnée par sa face correspondant à l'extraction (respectivement E1 à -E4) à la face de la colonne suivante correspondant à la tête de celle-ci (respectivement T1 à T4), chacune des canalisations 1 à 4 étant équipée conformément à l'invention d'un clapet anti-retour, respectivement 5, 6, 7 et 8. L'installation est alimentée en mélange à séparer A+B prélevé dans une cuve de stockage 9 à l'aider d'une première pompe volumétrique 10 acheminant le mélange par une canalisation 11 qui traverse des moyens de régulation de la température 12 constitués par exemple par un bain-marie thermorégulé à l'intérieur duquel la canalisation 11 forme un serpentin 13 vers les quatre colonnes à la tête desquelles ladite canalisation est reliée en parallèle par quatre conduites 14, 15, 16, 17 munies chacune d'une électrovanne, respectivement 18, 19, 20 et 21. L'installation est alimentée en solvant prélevé dans une cuve de stockage 22, alimentée en solvant frais au fur et à mesure de la consommation de celui-ci, à l'aide d'une deuxième pompe volumétrique 23 acheminant le solvant par une canalisation 24 qui traverse des moyens de régulation de la température 25. constitués par exemple par un bain-marie thermorégulé à l'intérieur duquel la canalisation 24 forme un serpentin 26 vers les quatre colonnes à la tête desquelles ladite canalisation est reliée en parallèle par quatre conduites 27, 28, 29, 30 munies cha cune d'une électrovanne, respectivement 31, 32, 33 et 34. L'installation comprend, pour récupérer les fractions enrichies en constituant A, des premiers moyens d'extraction comprenant une canalisation collectrice 35 reliée en parallèle par quatre conduites 36, 37, 38, 39 aux faces des quatre colonnes correspondant à l'extraction, ces conduites étant munies chacune d'une électrovanne, soit respectivement 40, 41, 42 et 43, une troisième pompe volumétrique 44 équipant ces premiers moyens d'extraction, cette pompe étant disposée en aval des quatre conduites en parallèle. L'installation comprend, pour récupérer les fractions enrichies en constituant 8, des deuxièmes moyens d'extraction comprenant une canalisation collectrice 45 reliée en parallèle par quatre conduites 46, 47, 48, 49 aux faces des quatre colonnes correspondant à l'extraction, ces conduites étant munies chacune d'une électrovanne, soit respectivement 50, 51, 52 et 53. Le volume de l'extraction opérée par ces deuxièmes mo yens se trouve imposé par la différence entre les volumes introduits à l'aide des première et deuxième pompes volumétriques susdites et le volume extrait à l'aide de la troisième pompe volumétrique. Il serait possible de placer cette troisième pompe volumétrique sur la canalisation 45. Les canalisations 35 et 45 comportent chacune un dispositif d'analyse de la concentration de 1' effluent acheminé, notamment un polarimètre enregistreur, soit respectivement 54 et 55. Elles sont, de plus, équipées chacune d'une électrovanne, respectivement 56 et 57, disposées en aval des polarimètres 54 et 55. En un point situé en amont des électrovannes 56 et 57 et en aval des polarimètres 54 et 55, les canalisations 35 et 45 sont reliées par des dérivations, respectivement 58 et 59, à de préférence autant de cuves de recyclage qu'il y a de constituants dans le mélange à séparer, plus une destinée au recyclage du solvant pratiquement pur et avantageusement confondue avec la susdite cuve 22 à partir de laquelle est prélevé le solvant pour l'alimentation de l'installation. Dans le cas présent, l'installation comporte donc trois cuves de recyclage, soit respectivement 60, 61 et la susdite cuve 22. Ainsi, la dérivation 58 est reliée en parallèle à la cuve 60 et à la cuve 22 par deux conduites respectivement 62 et 63, la cuve 60 étant destinée aux effluents faiblement chargés en constituant A et la cuve 22 au solvant recyclé pratiquement pur. La conduite 62 comporte une électrovanne 64. La dérivation 59 est reliée en parallèle à la cuve 61 et à la cuve 22 par deux conduites respectivement 65 et 66, la cuve 51 étant destinée aux effluents faiblement chargés en constituant 8. La conduite 65 comporte une électrovanne 67. Du fait que la cuve 22 est confondue avec la cuve destinée au recyclage du solvant pratiquement pur, elle se trouve reliée à la pompe 23 par une canalisation 68 munie d'une électrovanne 69. La canalisation 68 comporte, en outre, deux conduites 70 et 71 reliant la pompe 23 aux cuves 60 et 61 en parallèle avec la cuve 22, les conduites 70 et 71 étant, en outre, équipées respectivement d'une électrovanne, soit 72 et 73. C'est par le-jeu des ouvertures et des fermetures des électrovannes 56 et 57, d'une part, et des électrovannes 64 et 67, d'autre part, que soit on récupère des fractions enrichies en constituants A ou 8, soit on recycle des fractions faiblement chargées en ces constituants. Le recyclage de ces fractions faiblement chargées est commandé par des sondes de niveau 74 et 75 équipant respectivement les cuves 60 et 61. Le recyclage est effectué avec l'alimentation de l'installation en solvant, étant toutefois souligné que, de préférence, la fraction faiblement chargée en constituant B est introduite sur une colonne donnée avant l'introduction d'une quantité de solvant pur, la fraction faiblement chargée en constituant A étant introduite après l'introduction d'une quantité de solvant pur. L'installation comprend en outre - un premier dispositif du type minuterie représenté en 76 et asservissant l'ouverture et la fermeture des électrovannes d'alimentation et d'extraction, à savoir 18, 19, 20, 21, 31, 32, 33, 34, -40, 41, 42, 43, 50, 51, 52 et 53 - un deuxième dispositif du type minuterie représenté en 77 et asservissant les électrovannes 56 et 64, les sondes de niveau 74 et 75 et les électrovannes 69, 72 et 73 - un troisième dispositif du type minuterie représenté en 78 et asservissant les électrovannes 57 et 67, les sondes de niveau 74 et 75 et les électrovannes 69, 72 et 73. Le réglage des minuteries peut être effectué en fonction des données fournies par les polarimetres sur la composition des fractions extraites. Dans le cas où, dans le mélange à séparer, le constituant A n'est que moyennement adsorbé sur le matériau adsorbant. le constituant B étant, comme précédemment, "exclu", le recours à une installation à quatre colonnes comme il vient d'être décrit peut s'avérer insuffisant sur le plan des résultats enregistrés et il est alors préférable d'avoir recours à une installation à un nombre de colonnes supérieur. A la figure 2, on a représenté, à plus grande échelle, la partie de l'installation de la fig. 1 relative aux colonnes et on a fait comprendre à cette partie huit colonnes. Certaines parties de l'installation de la fig. 1 ne sont pas représentées fig. 2 faute de place. De toute façon, mise à part la "partie colonnes" les installations selon les fig. 1 et 2 sont identiques. Les éléments constitutifs communs à ces installations sont affectés des mêmes chiffres de référence. La description subséquente se limite donc aux éléments supplémentaires comportés par l'installation de la figure 2. Celle-ci comporte quatre colonnes supplémentaires C5, C6, C7 et C8. La colonne C5 est reliée à la colonne C4 par une canalisation 101, les colonnes C5 à C8 sont reliées entre elles par des canalisations 102, 103, 104 et la colonne C8 est reliée à la colonne C1 par une canalisation 105. Les canalisations 102 à 105 sont équipées d'autant de clapets anti-retour 106, 107, 108 et 109. Les faces des colonnes C5 à C8 correspondant à l'alimentation sont repérées par T5. T8, T7 et T8, celles correspondant à l'extraction par E5, E6, E7 et E8. Les colonnes C5 à C8 sont reliées en parallèle à la canalisation Il par des conduites 114, 115, 116 et 117 équipées respectivement par des électrovannes 118, 119, 120 et 121. Elles sont reliées en parallèle à la canalisation 24 par des conduites 127, 128, 129 et 130 équipées respectivement par des électrovannes 131, 132, 133 et 134. Elles sont reliées à la canalisation collectrice 35 en parallèle par des conduites 136, 137, 138 et 139 équipées respectivement par des électrovannes 140, 141, 142 et 143 et à la canalisation collectrice 45 en parallèle par des conduites 146, 147, 148 et 149 équipées respectivement par des électrovannes 150, 151, 152 et 153. D'un point de vue général, on souligne que le rapport hauteur/diamètre des colonnes équipant l'installation est choisi entre 3 et 0,3, de préférence entre 2 et 0,5. On garnit les colonnes avec une résine du type polystyrène-divinylbenzène sulfoné, notamment sous sa forme calcium. La granulométrie de la résine mise en oeuvre est avantageusement de 0,1 à 3 mm, de préférence de 0,2 à 1 mm. L'asservissement de l'ouverture et de la fermeture des électrovannes assurant l'alimentation continue de l'installation en mélange à séparer, en solvant et en fractions recyclées ainsi que l'extraction continue en fractions enrichies, en solvant et en fractions faiblement chargées qui sont dirigées vers les cuves de recyclage, est réalisé de façon telle, au moyen des dispositifs du type minuterie, qu'au sein de la résine contenue dans les colonnes constitutives de l'installation et prise dans son ensemble, il se forme deux zones successives distinctes l'une de l'autre, dont la première fonctionne comme zone d'adsorption et la seconde comme zone de désorption, l'ensemble constitué par les deux zones englobant la totalité de la résine et parcourant cycliquement cette dernière. D'un point de vue pratique, on réalise, à un instant donné, l'ouverture de quatre électrovannes relatives respectivement à une alimentation en produit à séparer, une alimentation en solvant, une extraction en constituant fortement adsorbé A et une extraction en constituant B. On règle à l'aide des bains-marie 12 et 25 respectivement la température du mélange à séparer et du solvant de façon telle qu'à un instant et à un endroit donnés la résine se trouve - soit à température relativement élevée dans la mesure où l'endroit donné se trouve à cet instant dans la zone de désorption, - soit à température relativement basse dans la mesure où l'endroit donné se trouve à cet instant dans la zone d'adsorption. Les valeurs de la température relativement élevée, d'une part, et celles de la température relativement basse, d'autre part. sont choisies dans des domaines imposés respectivement par les constituants à séparer et le solvant utilisé, L'illustration de ces domaines de température apparaîtra dans les exemples. Pour tirer un avantage maximum de cette régulation de la température, il est préférable de calorifuger les colonnes que l'on choisit avantageusement à fond filtrant. Dans un grand nombre de cas, le solvant est constitué par de l'eau. Voici à présent comment se traduisent, explicitées à l'aide de la description du fonctionnement des deux installations sus-décrites, les diverses mesures indiquées ci-dessus. Le premier cas envisagé est celui de la séparation des mélanges A+B dans lesquels le constituant A est fortement adsorbé et le constituant B exclu, le but de la séparation étant d'obtenir des fractions modérément enrichies en constituant A, d'une part, ainsi que des fractions fortement enrichies en constituant B, d'autre part. On suppose que l'on considère l'installation retenue pour cette séparation qui est celle de la figure 1, à un instant donné auquel la colonne C1, qui est chargée en constituant A, est traitée avec du solvant par suite de l'ouverture de I' électrovanne 31 et que la colonne C2, qui se trouve désorbée, est chargée en mélange A+B par ouverture de l'électrovanne 19. Parallèlement à l'ouverture des électrovannes 31 et 19, les électrovannes 53 de la colonne C4 et 40 de la colonne C1 sont ouvertes. L'introduction du solvant sur la colonne C1 se traduit par la désorption de celle-ci et l'extraction du constituant A par la canalisation 35. L'introduction sur la colonne C2 du mélange à séparer A+B se traduit par l'adsorption d'une partie de A et par le déplacement du contenu de cette colonne vers la colonne C3 en passant par la canalisation 2. A l'intérieur de la colonne C3 se produit un appauvrissement supplémentaire du sirop en constituant A et un déplacement du contenu de cette colonne vers la colonne C4 à l'intérieur de laquelle le sirop venant de la colonne C3 abandonne le reste de constituant A et déplace le solvant y contenu enrichi en constituant B. Le cycle ainsi défini se trouve terminé lorsque la désorption de la colonne C1 est complète, la minuterie 76 opérant alors la fermeture des électrovannes précédemment considé rées et l'ouverture d'un nouveau jeu d'électrovannes assurant l'amenée du mélange à séparer A+B sur la colonne C3 par suite de l'ouverture de l'électrovanne 20 et la désorption de la colonne C2 par l'ouverture de l'électrovanne 32. Il se produit alcrs un ensemble de phénomènes de déplacement analogues a ceux qui viennent d'être décrits et qui conduisent à la sortie d'un effluent enrichi en constituant B par l'électrovanne 50 qui se trouve ouverte et à la sortie d'un effluent modérément enrichi en constituant A par l'électrovanne 41 de la colonne C2 qui se trouve alors ouverte. Ici encore, le cycle se trouve terminé lorsqu'est achevée la désorption de la colonne C2 et, à ce moment, la minuterie commande une nouvelle opération de fermeture du jeu d' électrovan- nes qui viennent d'être maintenues ouvertes et l'ouverture d'un nouveau jeu d'électrovannes. Le cycle se répète ainsi en continu. Dans la mesure où l'on désire obtenir, non plus des effluents enrichis en constituant B et faiblement enrichis en constituant A, mais enrichis d'une valeur peu élevée comparable pour les deux constituants, le fonctionnement de l'installation est modifié en ce sens que, dans un premier cycle dans lequel la désorption s' opère sur la colonne C1 par ouverture de l'électrovanne 31, l'alimentation en mélange à séparer A+B est assurée sur la colonne C3 par ouverture de l'électrovanne 20. L'extraction s'opère alors en effluents enrichis en constituant A à partir de la colonne C1 par ouverture de l'électrovanne 40 et en effluents enrichis en constituant B à partir de la colonne C4 par ouverture de l'électrovanne 43. Après désorption totale de la colonne C1, le cycle est terminé et la minuterie 75 opère le changement d'électrovannes de telle façon que, dans le cycle subséquent, la désorption s'opère sur la colonne C2 par introduction de solvant et l'alimentation en mélange A+B sur la colonne C4. Pendant ce deuxième cycle, l'extraction d'effluents enrichis en constituant A s'effectue sur la colonne C2 et l'extraction d'effluents enrichis en constituant B sur la colonne C1. Ainsi qu'il a déjà été exposé plus haut, les installations à quatre colonnes du type dont le fonctionnement vient d'être décrit, deviennent insuffisantes lorsque le constituant A du mélange à séparer A+B ne s'adsorbe que moyennement sur la ma tière adsorbante, ou quand on désire réaliser un fort enrichissement à la fois en constituant A et en constituant B. Un nombre de colonnes supplémentaires devient alors indispensable et, pour illustrer une installation répondant à la nécessité de séparer un tel mélange, on peut avoir recours à celle de la figure 2 qui comporte huit colonnes disposées en série. Le fonctionnement d'une telle installation pour séparer un tel mélange est le suivant. rour retrouver les deux zones de travail bien distinctes, dans ce cas particulier à huit colonnes, il importe, au moyen de la minuterie 76, de réaliser à un instant donné l'ouverture de quatre électrovannes assurant les alimentations en mélange à séparer et en eau et les extractions des produits exclus et adsorbés. Le clapet anti-retour situé immédiatement en amont de la zone de désorption assurera parfaitement la non-contamination du produit exclu par l'éluant et imposera le sens du courant chromatographique. Cette façon de procéder consiste à assurer l'alimentation en mélange à séparer au niveau d'une colonne de la zone d'adsorption autre que la première ; c'est le choix de cette colonne qui entraînera le degré d'enrichissement réalisé. Ceci se réalise par exemple à un instant donné par l'ouverture des électrovannes 18 et 131 assurant respectivement les alimentations en mélange à séparer et en eau, d'une part. et-par l'ouverture des électrovannes 53 et 140 assurant respectivement les sorties des produits exclus et adsorbés, d'autre part. Toutes les autres électrovannes d'alimentation et d'extraction sont alors fermées et cet agencement assure bien, pendant un temps donné fixé par la minuterie 76, une zone d'enrichissement de quatre étages (colonnes C à C4), une zone d'adsorption de I 4' trois étages (colonnes C8 - C7 - C 8) et une zone de désorption (colonne C5) de un étage. Le glissement général d'un étage pour accompagner le front chromatographique est fixé à n minutes (toutes les n minutes, les ouvertures des quatre électrovannes se déplacent d'une position vers l'aval), donc pour les n minutes suivantes, il y a ouverture des électrovannes 19cet 132, d'une part, et 150 et 141, d'autre part. EXEMPLE 1 Purification du lactate de chaux. La séparation a été réalisée entre le lactate de chaux et les impuretés glucidiques et protéiques contenues dans un moût de culture de production d'acide lactique. Ce moût de culture a été obtenu après fermentation et purification d'un hydrolysat d'amidon par des bactéries du type Lactobacillus DELBRUCKII suivant un procédé bien connu. Il contient 170 grammes/litre de matières, à savoir 150 g de lactate de chaux et 20 g d'impuretés glucidiques et protéiques. Cette séparation a été réalisée sur une installation à quatre colonnes selon la figure 1. A un instant donné, la colonne C1 est réservée à l'adsorption et la colonne C3 à la désorption l'alimentation en moût à purifier s'effectue à l'entrée de la deuxième colonne de la zone d'adsorption. Pour fixer les deux zones de travail distinctes conformes à l'invention, dans ce cas particulier à quatre colonnes, il importe - au moyen de la minuterie 76 et de son système de relais asservis - de réaliser à un instant donné, l'ouverture de quatre électrovannes assurant, d'une part, les alimentations en moût de culture et en eau et, d'autre part, les extractions de lactate et d'impuretés. L'agencement retenu dans le présent exemple attribue à un instant donné - la colonne C3 pour la zone de désorption en produit fortement adsorbé qui est le lactate, - les colonnes C4, Cî et C2 pour la zone d'enrichissement en produits exclus, c'est-à-dire en impuretés. Le moût de culture est introduit à l'entrée du second étage de la zone d'enrichissement. c'est-à-dire sur la colonne C1. Ceci se réalise à un instant donné par l'ouverture des électrovannes 33 et 18 assurant les alimentations en eau et en moût, et des électrovannes 51 et 42 assurant les sorties des produits exclus et du lactate de calcium. Le clapet anti-retour 6 s'oppose alors à la sortie du solvant par l'électrovanne 51. Toutes les autres électrovannes d'alimentation et de sortie sont fermées. La température de l'eau de désorption est fixée à 850C > celle du moût à 400 C. Le temps de glissement de la minuterie 76 est fixé à 26 minutes, ce qui veut dire que toutes les 26 minutes, les introductions et sorties se trouveront décalées d'un étage dans le sens du courant chromatographique ; par conséquent, au cycle suivant, les électrovannes 19, 34, 52 et 43 sont ouvertes, les autres fer méss et ainsi de suite. Dans cet exemple, on n'a pas utilisé le dispositif annexe commandé par les minuteries 77 et 78 ; les courants de décharge sont extraits par A et B. Les débits sont les suivants Alimentation : Moût de culture 13 litres/heure Eau 40 litres/heure Extraction : Impuretés (exclue) 31,2 litres/heure Lactate (adsorbé] 21,8 litres/heure. La dilution dans cinq fois leur volume de méthanol permet de caractériser les impuretés par la précipitation qu'elles forment dans ces conditions ; le lactate reste alors parfaitement soluble. Après quatre heures de fonctionnement. des analyses ont été effectuées toutes les quatre minutes sur les deux extractions pendant un cycle complet de 26 minutes. La fraction lactate de chaux, débarrassée de ses impuretés, titre 70 g/litre de matières. Les résultats de ces analyses sont réunis dans le tableau I. TABLEAU I Lactate Impuretés Temps (minutes) aux de matières Test protéines Taux de matières Test protéines 0 130 g/litre O I g/litre O 4 120 g/litre O O g/litre O 6 110 g/litre O O g/litre 0 12 80 g/litre O 0 O 16 50 g/litre O O O 20 30 g/litre O 0,1 g/litre + 24 15 g/litre 0 2 litre ++ 26 5 g/litre O 15 g/litre + très léger louche ++ louche +++ précipité I1-résulte des renseignements contenus dans ce tableau que la fraction de lactate purifié (ne contenant pas de protéines) est récupérée à une matière sèche moyenne de 70 g/litre et que la fraction impuretés contient la totalité des protéines présentes dans le moût de culture initial. EXEMPLE 2 Après 20 heures de fonctionnement stable dans les conditions de l'exemple 1, on a utilisé le dispositif de recyclage des "petites eaux" (minuterie 77) , la sortie des impuretés par B n'est pas récupérée et n'a donc pas été fractionnée. La minuterie 77 a été réglée de façon à récupérer le lactate fortement adsorbé pendant 16 minutes, puis à envoyer la fraction recyclable à faible matière sèche (de la 16ème à la 26ème minute vers la cuve 60 de façon à servir de façon prioritaire à l'élution du cycle suivant. De cette façon, le lactate purifié, débarrassé de ses impuretés protéiques et glucidiques. a été récupéré à une concentration de 105 grammes/litre. EXEMPLE 3 Purification du gluconate de chaux obtenu par fermentation d'un hydrolysat d'amidon. On a utilisé comme matière fermentescible, un hydrolysat d'amidon thydrol H ) formé par les eaux-mères obtenues après deux 2 "jets" de dextrose monohydrate. L'oxydation biochimique de ces sous-produits a été conduite par les procédes bien connus de l'homme de l'art au moyen du microorganisme Acetobacter suboxydans. Après fermentation, cette solution titrait 250 grammes/litre de matières sèches, à savoir 187,5 g/l de gluconate de chaux et 60 g/l de polyholosides non oxydables par le microorganisme utilisé. Les conditions de température sont les mêmes que dans l'exemple 1, ainsi que le calage des électrovannes. Leur temps de glissement (minuterie 76) est fixé à 25 minutes. Les débits sont alors Alimentation Moût de culture 10 litres/heure Eau 35,6 litres/heure Extraction Polyholosides 28,8 litres/heure Gluconate 16,8 litres/heure. Après quatre heures de fonctionnement, l'effluent polyholosides titrait 32 grammes/litre de matières, l'effluent gluconate 113 grammes/litre. Le gluconate ainsi récupéré était à plus de 98 % de richesse. L'effluent polyholosides ne contenait pas de gluconate de chaux. Par la mise en service du dispositif de recyclage des "petites eaux" (minuterie 77), réglée de façon à extraire le gluconate concentré en A durant 18 minutes puis à recycler vers la cuve 60 la solution plus faiblement concentrée (de la 18ème à la 25ème minute), cette solution diluée servant de façon prioritaire au désucrage du cycle suivant, le gluconate purifié est alors extrait en A au débit horaire de 12,1 litres, à une concentration de 157 g/litre et à une richesse supérieure à 99 %. L'extraction des polyholosides s'effectue à une concentration de 30 grammes/litre et ne contient pas de gluconate de chaux. EXEMPLE 4 Un sirop isomérisé contenant 6 % de polysaccharides, 42 % de fructose et 52 % de glucose a été fermenté comme dans l'exemple 3. En fin de fermentation, cette solution contenait pour une matière sèche totale de 250 g/litre, 15 g/litre de polysacohari- des, 105 g de fructose et 130 g de gluconate de chaux. Ce moût de culture a été débarrassé de ses bactéries par filtration, puis soumis au procédé selon l'invention dans les conditions de température et de calage des électrovannes de l'exemple 1. Les débits d'alimentation ont été fixés à 13 litres/heure pour le moût de culture 40 litres/heure pour l'eau. Les débits d'extraction à 31,2 litres/heure pour les produits exclus (poly saccharides et fructose) 21,8 litres/heure pour les produits adsorbés (gluconate de calcium). Le déplacement d'un étage de l'ouverture des électrovannes d'alimentation et d'extraction dans le sens du courant chromatographique a été fixé toutes les 22 minutes. Les minuteries 77 et 78 ont été réglées de façon à assurer - l'élimination par 67 d'une solution aqueuse chargée en polysaccharides pendant 12 minutes, puis la sortie par B de la solution riche en fructose (cette solution n'a pas été recyclée]; - la récupération en A -de la solution riche en gluconate pendant 14 minutes, suivie de la récupération en 60 de l'excès d'eau faiblement chargée en gluconate. Toutes les 22 minutes, la minuterie 76 assure le glissement des électrovannes d'une colonne et la remise au temps O des minuteries 77 et 78. L'ensemble du dispositif a fonctionné de façon régulière pendant 120 heures contrôle effectué sur les enregistreurs polarimétriques 54 et 55). On a obtenu les résultats suivants Les extractions par A et B ont été faites aux débits moyens suivants fraction fructose 15,2 litres/heure fraction gluconate 13,8 litres/heure. La fraction fructose titrait 82 g/litre. La fraction gluconate titrait 122 g/litre. La fraction "polysaccharides exclus" représentait 16 litres/heure à une concentration de 20 grammes/litre environ elle contenait environ 5 g/l de fructose ; la fraction fructose était totalement exempte de polysaccharides et de gluconate, et la fraction gluconate titrait plus de 99 % de richesse. Un contrôle chromatographique précis (chromatographie sur papier) a montré que les polyholosides à poids moléculaire plis élevé que le fructose sont extraits en début de sortie du fructose. On a, en fait, une séparation du mélange à séparer en ses trois composants, à savoir - une fraction b de polyholosides exclus du réseau moléculaire de la résine, - une fraction B de fructose faiblement adsorbé, - une fraction A de gluconate très fortement adsorbé. EXEMPLE 5 Une solution de dextrose à 400 g/litre a été isomérisée au moyen de 1 /0O d'heptamolybdate d'ammonium durant 30 minutes à 1300C. Elle contenait alors 30 % de mannose. Après décoloration et déminéralisation, cette solution a été soumise à la fermentation de la même façon que dans les exemples 3 et 4. Après 48 heures de fermentation, le moût de culture titrait 230 g/litre de matières sèches dont 160 g/litre de gluconate de calcium et 70 g/litre de mannose. Ce moût filtré a été soumis au procédé selon l'invention dans les conditions suivantes Température de l'eau : 850C Température du moût : 450C Débit d'eau : 41,2 litres/heure Débit de moût 13,8 litres/heure. Le calage des électrovannes est identique à celui de l'exemple 1 et le temps de glissement est fixé à 25 minutes. Les extractions ont été effectuées aux débits suivants et sans utilisation du système de recyclage. Débit fraction mannose : 28 litres/heure (B) Débit fraction gluconate : 27 litres/heure (A) La fraction mannose a une teneur en gluconate inférieure à 1 g/litre pour une teneur en matière sèche totale de 34 g/litre. La fraction gluconate pratiquement exempte de sucres réducteurs a une teneur en matière sèche de 82 g/litre. EXEMPLE 6 L'utilisation du dispositif de recyclage permettant - pour la fraction mannose de recycler en 22 avec l'eau les effluents représentant les huit premières minutes du cycle, puis en 61 les effluents correspondant aux quatre minutes suivantes et - pour la fraction gluconate de sortir en A les effluents correspondant aux 15 premières minutes, puis en 60 les effluents correspondant aux 10 minutes suivantes, il est possible d'extraire en A et 8 les fractions gluconate et mannose aux concentrations et débits moyens suivants mannose 14,6 litres/heure à 65 grammes/litre gluconate 16,2 litres/heure à 137 grammes/litre. Les richesses obtenues sont les mêmes que dans l'exemple précédent. EXEMPLE 7 Séparation du xylonate de calcium à partir d'un mélange d'oses. A partir d'un hydrolysat de râfles de mais et après purification de cet hydrolysat, on a cristallisé le xylose pur. Les eaux-mères, après la cristallisation du xylose pur, contiennent un mélange de pentoses et d' hexoses, principalement constitué de xylose - arabinose, galactose et glucose. Par oxydation biochimique selon la méthode déjà employée dans les exemples précédents, il est possible d'oxyder spécifiquement le glucose et le xyose Après filtration du moût de culture, on a procédé à sa séparation chromatographique sur une intallation à trois colonnes seulement : 1 colonne réservée à la désorption des gluconate et xylonate de chaux, et 2 colonnes réservées à l'enrichissement en arabinose. Ceci se traduit par une arrivée du moût sur la première colonne, une arrivée de l'eau sur la troisième colonne, une sortie des fractions exclues (arabinose) sur la deuxième colonne et une sortie des produits adsorbés (xylonate et gluconate) sur la troisième colonne. Le temps de glissement des électrovannes est fixé à 32 minutes. Les débits de moût de culture sont de 6 1/heure, les débits d'eau, de 24 1/heure. La composition du moût est la suivante xylonate + gluconate de calcium : 75 % arabinose : 20 % sucres totaux : 25 % matière sèche totale : 270 g/litre. Les températures sont de 850C pour l'eau et de 400C pour le moût. Le dispositif de recyclage par les minuteries 77 et 78 n'a pas été utilisé. Les courants de décharge sont extraits en continu par A et B. Après équilibre de l'installation chromatographique, on a effectué les débits et analyses des deux fractions extraites Débit horaire fraction exclue (arabinose) : 14 1/heure Débit horaire fraction adsorbée tsels) : 16 1/heure Concentration fraction exclue : 29 g/litre Concentration fraction adsorbée : 100 g/litre. La fraction gluconate - xylonate contenait 3 g/litre de sucres réducteurs et la fraction arabinose environ 3 g/litre de gluconate - xylonate de calcium. EXEMPLE 8 Séparation de l'acide glutamique et du glucose. Les acides alpha-aminés, sous la forme de leurs sels de calcium, peuvent être séparés des oses ou des polyholosides. On a séparé sur une installation à quatre colonnes conforme à celle utilisée dans les exemples 1, 3, 4 et 5, un mélange composé de 100 g/litre de glutamate de calcium et de 100 g/litre de glucose. Les températures étaient de 900C pour l'eau et de 400 pour le mélange. Le calage des électrovannes était identique à celui des exemples 1, 3, 4, 5. Le dispositif annexe de recyclage n'a pas été utilisé. Les débits d'eau et de mélange étaient respectivement de 46 1/heure et de 15 1/heure. Les débits de produit exclu (glucose) et de produit adsorbé (glutamate) étaient de 36 1/heure et de 25 1/heure. Le temps de glisseme-nt des minuteries a été fixé à 20 minutes. On a obtenu les courants de décharge suivants Glucose à 41,5 g/litre de matières sèches, Glutamate à 60 g/litre de matières sèches. La fraction glucose titrait moins de 1 % de glutamate et la fraction glutamate moins de 1 % de glucose. EXEMPLE 9 Une solution de lactose a été hydrolysée par une bétagalactosidase à un degré d'avancement de 98 %. Le sirop obtenu, composé de 49 % de glucose, 49 % de galactose et 2 % de lactose, a été fermenté comme dans les exemples 3, 4, 5 et 7. Le moût de fermentation, filtré et décoloré, titrait 125 g/litre de gluconate de calcium et 120 g/litre de galactose. Il a été soumis à une chromatographie dans les conditions de température et de calage des électrovannes de l'exemple 1. Les débits d'alimentation ont été fixés à 11,5 1/heure pour le moût de culture et à 38 1/heure pour l'eau. Les débits d'extraction ont été fixés à 30 1/heure pour les produits exclus (galactose - lactose) et à 19,5 1/heure pour le produit adsorbé [gluconate de calcium). Le déplacement d'un étage de l'ouverture des électrovannes d'alimentation et d'extraction dans le sens du courant chromatographique a été fixé toutes les 25 minutes. Le dispositif annexe n'a pas été employé. La sortie- gluconate de calcium titrait 74 g/litre à moins de 1 % de sucres réducteurs. La sortie galactose titrait 48 g/litre à moins de 1 % de gluconate. Le lactose résiduel était contenu dans les premiers litres du courant de décharge des produits exclus. cl o o A 1V examen de l'ensemble des résultats qui précèdent, on constate que, grâce au procédé conforme à l'invention, la séparation des acides a-hydroxy et a-amino-carboxyliques sous la forme de leurs sels de calcium, à partir des milieux sucrés les contenant, est quantitative. Lesdits sels de calcium sont récupérés à des concentra tions élevées et à des degrés de pureté de plus de 98 oOo O O En suite de quoi et quel que soit le mode de réalisation adopté, on dispose ainsi, pour la séparation par adsorption sélective de mélanges d'acides a-hydroxy et a-amino-carboxyliques à partir de milieux sucrés les contenant, d'une installation et d'un procédé dont les caractéristiques résultent suffisamment de ce qui précède pour qu'il soit inutiles d'insister à ce sujet et qui présentent de nombreux avantages. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés , elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Installation en continu pour la séparation par adsorption sélective d'acides a-hydroxy et a-amino-carboxyliques des milieux sucrés les contentant, comprenant - au moins deux colonnes garnies de résine et, disposés en série, - des moyens d'alimentation en parallèle de chacune de ces colonnes, d'une part, en mélange à au moins deux constituants à séparer et, d'autre part, en solvant, - des moyens d'extraction en parallèle de fractions enrichies chacune en l'un des constituants du mélange à séparer et - des moyens réalisant la communication de la décharge d'une colonne donnée avec la colonne suivante, caractérisée par le fait qu'elle comprend autant de clapets anti retour que de colonnes, ces clapets étant disposés sur les moyens de communication reliant chaque colonne à la suivante. 2. Installation selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'elle est équipée de trois pompes volumétriques dont deux assurent l'alimentation de l'installation et sont placées respectivement en amont des moyens d'alimentation, en parallèle, des colonnes en mélange à séparer et en solvant, la troisième étant placée en aval des moyens d'extraction, en parallèle, des fractions enrichies en l'un des constituants à séparer, de préférence en celui des constituants qui est le plus fortement adsorbé à l'intérieur des colonnes. 3. Installation selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée par le fait qu'elle est équipée de moyens de régulation de la température propres à impartir au mélange à séparer, d'une part, et au solvant, d'autre part, des températures prédéterminées, lesdits moyens étant disposés en amont des moyens d'alimentation respectifs en mélange à séparer et en solvant. 4. Installation selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée par le fait qu'elle est équipée d'un nombre de cuves de recyclage égal de préférence à n+l, n étant le nombre de constituants du mélange à séparer, ladite installation comportant en outre des moyens d'alimentation de ces cuves, ces moyens d'alimentation qui sont reliés aux moyens d'extraction comportés par l'installation alimentant les n+1 cuves en effluents constitués respectivement par du solvant extrait de l'installation et par des fractions de solvant contenant au moins l'un des n consti tuants du mélange à séparer. 5. Installation selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée par le fait qu'elle est équipée de moyens de contrôle placés sur les conduites d'extraction des effluents chargés en l'un ou l'autre des constituants du mélange à séparer et propres à déterminer la composition et la concentration de ces effluents. 6. Installation selon la revendication 5, caractérisée par le fait que les moyens de contrôle sont constitués par des po- larimètres, des réfractomètres, des densimètres et/ou des spectrophotomètres. 7. Procédé de séparation continue par adsorption sélective d'acides a-hydroxy et a-amino-carboxyliques des milieux sucrés les contenant, caractérisé par le fait que l'on a recours à l'installation selon l'une des revendications 1 à 6 et que l'on assure la commande des moyens d'alimentation continue de l'installation en mélange à séparer et solvant, d'une part, des moyens d'extraction continue èn fractions enrichies en l'un des constituants du mélange à séparer, d'autre part, et des moyens d'alimentation des cuves de recyclage, d'autre part encore, de façon telle qu'au sein de la résine, contenue dans les colonnes constitutives de l'installation et prise dans son ensemble, il se forme deux zones successives distinctes l'une de l'autre, dont la première fonctionne comme zone d'adsorption et la deuxième comme zone de désorption, l'ensemble constitué par les deux zones englobant la totalité de la résine et parcourant cycliquement cette dernière. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé par le fait que l'on règle la température du mélange à séparer, d'une part, et du solvant, d'autre part, de façon telle qu'à un instant et à un endroit donnés la résine se trouve - soit à température relativement élevée dans la mesure où l'endroit donné se trouve à cet instant dans la zon-e de désorptien, - soit à température relativement basse dans la mesure où l'endroit donné se trouve à cet instant dans la zone d'adsorptien, les valeurs de la température relativement élevée, d'une part, et celles de la température relativement basse, d'autre part, étant choisies dans des domaines imposés respectivement par les constituants à séparer et le solvant utilisé. 9. Application de l'installation selon l'une des revendications 1 à 6 et du procédé selon l'u-ne des revendications 7 et 8 à la purification du lactate de chaux obtenu par fermentation d'un hydrolysat d'amidon. 10. Application de l'installation selon l'une des revendications 1 à 6 et du procédé selon l'une des revendications 7 et 8 à la purification du gluconate de chaux obtenu par fermentation d'un hydrolysat d'amidon. 11. Application de l'installation selon l'une des revendications 1 à 6 et du procédé selon l'une des revendications 7 et 8 à la séparation du xylonate de calcium à partir d'un mélange d'oses. 12. Application de l'installation selon l'une des revendications 1 à 6 et du procédé selon l'une des revendications 7 et 8 à la séparation de l'acide glutamique et du glucose. 13. Application de l'installation selon l'une des revendications 1 à 6 et du procédé selon l'une des revendications 7 et 8 à la séparation d'un mélange comprenant du gluconate de calcium et du galactose.