La présente invention. concerne la construction d'un mur par empilage de blocs précis. La construction de murs ou de cloisons à partir de blocs précis est réalisée à l'aide d'une matière de liaison plus ou moins pâteuse qui constitue les joints horizontaux entre les différentes assises du mur et les joints verticaux entre les blocs adjacents dune même assise. Généralement, cette matière de liaison est un mortier dont les constituants, la préparation et la mise en oeuvre doivent répondre à des conditions déterminées pour assurer une bonne construction. Ces facteurs qui obligent à utiliser une main d'oeuvre veritablement qualifiée exercent une influence prépondérante sur le coût de la construction et conduisent géneralement les entrepreneurs à rechercher des économies dans le choix du matériau de construction lui-m8me et à renoncer à l'emploi de la pierre taillée réputée trop coûteuse. On connait d'autre part l'utilisation d'une matière de liaison du type colle mais celle-ci également nécessite le respect de conditions d'application spécifiques qui requiert une main d'oeuvre qualifiée, en sorte que l"on ne constate pas une amélioration sensible du coût de la mise en oeuvre. Le but de la présente invention est d'abaisser très sensiblement le coût de la mise en oeuvre de la matière de liaison, au point de permettre l'utilisation de blocs en pierre de taille. L'invention aboutit en fait à une technique de construction et à une conception de mur radicalement nouvelles. Selon un aspect fondamental de l'invention, les blocs de construction sont assemblés au moyen d'une nappe de liaison compressible préfabriquée à surfaces adhésives. Cette nappe compressible est de préférence une nappe élastique. On aboutit ainsi à un mur de blocs précis comportant entre deux assises de blocs un matelas compressible adhérant aux blocs. L'invention s'applique notamment à la réalisation de murs non-étanches et non-porteurs. D'autres particularités et avantages de l'invention apparattront à la lecture de la description donnée ci-après d'une réalisation d'un mur selon l'invention, en référence aux figures du dessin annexé sur lequel la figure 1 est une vue en perspective d'une partie d'un mur construit selon l'invention, et la figure 2 est une coupe verticale d'un mur selon l'invention associé à une paroi de doublage, Le mur représenté sur la figure 1 comprend une base 10 en béton sur laquelle est déposé un matelas compressible 12 sur lequel sont à leur tour déposés les blocs 14a, 14b, 14c et 14d d'une première assise 14. De même, sur cette première assise 14 est déposé un matelas compressible 16 sur lequel sont déposés les blocs 18a, 18b et 18c d'une deuxième assise 18. Le matelas compressible 12 adhère par sa face inférieure à là base 10 et par sa face supérieure aux blocs de la première assise 14. De même, le matelas compressible 16 adhère par sa face inférieure aux blocs de la première assise 14 et par sa face supérieure aux blocs de la deuxième assise 18. Le matelas compressible utilisé est un matelas de mousse cellulaire étanche revêtu sur chacune de ses faces d'un adhésif polymérisant à prise rapide. Un matelas compressible particulièrement approprié est constitué par une âme en mousse de polyéthylène cellulaire étanche munie sur ses deux faces d'un adhésif polymérisant à prise rapide, dont les caractéristiques techniques sont les suivantes Ame en mousse de polyéthylène - densité 40 kg/m3 environ - structure cellulaire totalement close - coloris blanc - tolérance conforme à la norme DIN 77.15 - présentation rouleaux de 10 m., en largeur de 95 mm - étanchéité à la vapeur d'eau excellente - tenue en température -40 à + 90 C. - stabilité dimensionnelle excellente - indice de compression 450 gr/cm2 pour 25 % de compression - rémanence moyenne - tenue dans le temps excellente - joint chimiquement neutre totalement imputrescible Adhésif - adhésif polymérisant production PE - tenue en température -40 à+ 99 C. - force d'adhésion 1.000 p/25 mm Il est préférable que la largeur du matelas soit légèrement inférieure à celle des blocs de manière à ménager un certain espacement entre la façade extérieure du mur et le bord extérieur du matelas. Ainsi, dans le cas d'un matelas de 95 mm de largeur associé à des blocs de 110 mm d'épaisseur, on pourra ménager un retrait de 15 mm des joints horizontaux. La mise en place d'un tel matelas est particulièrement facile puisqu'il suffit de le dérouler à partir d'un rouleau en séparant au fur et à mesure le papier protecteur qui lui est associé. La mise en place du matelas exige toutefois une surface de réception parfaitement propre et sèche. Les joints verticaux entre les blocs adjacents d'une même assise sont constitués chacun par un bourrelet d'étanchéité. Les blocs de la première assise 14 sont séparés par des bourrelets 20a, 20b, 20c et 20d et ceux de la deuxième assise 18 par des bourrelets 22a, 22b et 22c. Ces bourrelets sont constitués par un matelas de mousse muni d'un adhésif sur l'une de ses faces et appliqué par sa face adhésivée sur une seule des deux tranches verticales de chaque bloc. Ainsi, le bourrelet 20a est collé sur le bloc 14a, le bourrelet 20b sur le bloc 14b, etc., le bourrelet 22a sur le bloc visa, le bourrelet 22b sur le bloc 18b, etc. Les bourrelets sont de préférence mis en place sur chaque bloc avant la construction du mur. Il convient de remarquer qu'il ne peut être envisagé d'utiliser des bourrelets adhésivés sur deux faces pour réaliser les joints verticaux puisque l'on ne pourrait réaliser l'ajustement convenable de chaque bloc en le laissant glisser contre le bloc qui lui est adjacent. Les bourrelets d'étanchéité sont de préférence mis en place au droit du côté extérieur du mur, comme cela est représenté sur la figure 1, mais ils peuvent être mis en place avec un léger retrait si on le désire. Pour parfaire l'assemblage entre les blocs d'une même assise, on peut poser, à la manière connue, des clés telles 24 entre deux blocs adjacents. A cette fin, l'une des deux tranches verticales de chaque bloc, par exemple la tranche 26 du bloc 18a, est munie d'une rainure verticale centrale, telle 28, pour permettre de juxtaposer les blocs deux par deux avec leur rainure respective en vis-à-vis de manière à ménager un logement servant à la mise en place d'une clé. Il en résulte que l'on place ainsi une clé pour un joint vertical sur deux. Ainsi, on trouve une clé 24 entre les blocs 18b et 18c, aucune clé entre les blocs 18a et 18b, et à nouveau une clé entre le bloc 18a et le bloc non représenté qui lui est adjacent. Les clés utilisées sont réalisées avantageusement en une matière plastique rigide. Les murs construits selon l'invention peuvent être des murs non étanches associés à une paroi interne de doublage comme indiqué sur la figure 2. Sur une base en béton 30 sont montés un mur 32 selon l'invention et une paroi interne de doublage 34 séparée du mur par un espace vide 36 propre à recueillir les eaux d'infiltration. Ces eaux d'infiltration sont évacuées vers ltextérieur par l'intermédiaire d'un dispositif connu et non représenté, par exemple d'une gouttière. Le mur 32 comprend un matelas compressible 38, une première assise 40, un matelas 42, une seconde assise 44, un matelas 46, une troisième assise 48, etc. Le joint horizontal entre les assises 44 et 48 a été marqué au rabot pierreux de manière à constituer une rainure horizontale 50. Une telle opération s'avère pratiquernent indispensable pour rattraper les irrégalités éventuelles dans l'alignement horizontal des blocs. Les blocs utilisés dans la construction des murs selon l'invention doivent etre précis, c'est-à-dire de dimensions contrôlées. Ces blocs, de forme parallélépipédique, peuvent etre des blocs de pierre sciés aux dimensions voulues, de béton cellulaire, de terre cuite ou d'agglomére. Dans un mode de réalisation particulièrement avantageux de l'invention, on utilisera des blocs de calcaire. Ces blocs une fois sciés seront entreposés pendant un mois environ pour leur permettre de sécher et seront ensuite expédiés sur palette sous film de polyéthylène rétraint jusqu'au lieu de construction. Etant donné que l'adhérence des matelas compressibles nécessite des surfaces parfaitement sèches, la construction des murs conformément à l'invention devra se faire par-temps sec. Les murs selon l'invention sont destinés à constituer des murs de remplissage, c'est-à-dire des murs non porteurs. On pourra toutefois réaliser des murs porteurs pour des constructions légères d'un ou de deux étages. REVENDICATIONS 1. Mur formé par un empilage de blocs précis, caractérisé par le fait que les joints horizontaux de liaison entre les assises successives du mur sont constitués chacun par un matelas compressible qui adhère par ses deux faces aux deux assises successives dont il constitue le joint de liaison. 2. Mur selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le matelas compressible est constitué par un matelas de mousse cellulaire étanche revêtu sur chacune de ses deux faces d'un adhésif polymérisant à prise rapide. 3. Mur selon l'une des revendcations 1 et 2, caractérisé par le fait que les joints verticaux entre deux blocs consécutifs de chaque assise sont constitués par un bourrelet d'étanchéité préfabriqué adhésif sur une face. 4. Sieur selon la revendication 3, caractérisé par le fait que le bourrelet d'étanchéité est un bourrelet de mousse muni d'un adhésif sur l'une de ses faces et appliqué sur l'une des deux tranches verticales de chaque bloc. 5. Mur selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que l'une des deux tranches verticales de chaque bloc est munie d'une rainure verticale centrale pour permettre de juxtaposer les blocs deux par deux avec leur rainure respective en vis-à-vis de manière à ménager un logement servant à la mise en place d'une clé. 6. Mur selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que les joints horizontaux de liaison sont complétés par un marquage au rabot pierreux. 7. Mur selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait qu'il est non étanche et est associé à une paroi interne de doublage séparée du mur par un espace vide propre à recueillir les eaux d'infiltration et muni à sa base d'un dispositif d'évacuation des eaux. 8. Mur selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait que les blocs sont des blocs de pierre sciés, de béton cellulaire, de terre cuite ou d'aggloméré. 9. Procédé de construction d'un mur selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé par le fait qu'il comprend l'étape répétitive consistant à appliquer sur une assise existante une nappe compressible préfabriquée à surfaces adhésives et à mettre en place sur cette nappe les blocs constituant l'assise suivante. 10. Procédé selon la revendication 9, caractérisé par le fait que l'on utilise une nappe élastique. 11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé par le fait que l'on utilise une nappe en rouleau que l'on déroule à-la demande sur l'assise existante. 12. Procédé selon l'une des revendications 9 à 11, caractérisé par le fait que chaque bloc est avant mis en place muni d'un bourrelet d'étanclléité sur l'une de ses deux tranches verticales.