L'objet de la présente invention est constitué par un procédé au moyen duquel on obtient, sous forme industrielle, dans les champs, la récupération des baies de la tomate qui normalement, pour des raisons saisonnières naturelles, étaient perdues. L'objet de la présente invention est aussi constitué par le dispositif mécanique qui permet de réaliser le dit procédé. Les tomates, aussi bien les plants rampants que les plants grimpants, commencent à murir dans les mois chauds, c'est-à-dire vers le mois de juillet, ce qui fait que la récolte se prolonge tout au long du mois de septembre, pendant lequel tous les deux ou trois jours on effectue la récolte des baies qui n'étaient pas prêtes lors de la récolte précédente, et ainsi de suite. Tout en procédant de la sorte, quand vient la fin septembre, les plants possèdent encore bien 10 - 15% de baies qui ne sont pas encore mu res et qui7murissent sent plus, car l'effet de la chaleur tiède de la journée est contre-balancée par les nuits froides, surtout du fait que la sève fraîche qui arrive à la baie est un frein pour le murissement, qui, par conséquent, ne peut plus arriver à terme. On savait déjà qu'en arrachant la plante du sol, la sève cessait d'arriver à la baie, et qu'ainsi parvenait à maturation en quelques jours au maximum, mais en adoptant cette solution, on perdait une partie du poids des baies et on obtenait entre autres un produit de moindre valeur, car les fruits, à la suite d'un processus particulier qu'il n'y a pas lieu d'illustrer ici, au lieu de devenir rouges devenaient jaunes, et les industries avaient et ont encore tendance à acheter ce produit à un prix très bas. En outre cette opération en phase industrielle était impossible, car la main d'oeuvre nécessaire (le travail devant etre effectué à la main) absorbait presque entièrement le bénéfice, ce qui fait qu'en de nombreux cas, on préférait abandonner la récolte même si l'on pouvait obtenir le pourcentage intéressant d'environ 10% de la production. n n'fait pas tries facile de réaliser sous forme industrielle, un procédé qui pourrait conduire avantageusement à la récupération du produit perdu, car il se présentait plusieurs inconvénients de caractère technique qui semblaient insurmontables. n s'agissait en définitive, de couper les plants afin qu'ils ne reçussent plus de sève, mais les dits plants restant sur leuterrain, c'est-à-dire qu'ils avaient encore des ramifications dans le sol, ce qui faisait que leur coupe sous forme industrialisée, semblait impossible. Après une série d'expériences, on a finalement trouvé une solution géniale, qui fait l'objet de la présente invention, en vertu de laquelle les plants ne sont ni coupés au ras du sol, ni arrachés, mais-coupés à une profondeur qui peut varier de 20 à 30 centimètres, ce qui permet de laisser intacte toute la structure de la plante qui se couche et sè développe sur le terrain. Le procédé consiste donc, selon une de ses caractéristiques, à couper la plante dans le sol, au moyen d'une lame horizontale tractée, disposée transversalement par rapport à la rangée, se déplaçant suivant le sens longitudinal de la rangée meme. Ce procédé permet d'avancer la fin du cycle végétatif et oblige les fruits à effectuer une assimilation forcée, suivant laquelle, dans l'espace de dix jours environ, les fruits sont mûrs. En outre, le plant sera défeuillé, et par conséquent toutes les tomates seront à découvert, ce qui permettra une économie de main d'oeuvre d'environ 50% sur la récolte. Le dessin ci-joint il-lustre, dans ses éléments essentiels, et dans une forme schématique et purement -indicative et non limitative, une forme de réalisation pratique di dispositif pour la coupe; la figure 1 illustre une vue de coté. -la figure 2 une vue en plan et la figure 3 une section hypothé- tique du sol dans laquelle on a repre senté la position de la lame de coupe. Le dispositif se compose essentiellement d'un chassis rigide (1) ayant postérieurement une section-en forme de "U" le long duquel peut coulisser sur des glissières appropriées un- chassis mobile (2) dont les montants latéraux verticaux (3) et (4) sont munis d'une lame (5) placée à leur extrémité inférieure. Le chassis (1) peut être tiré par un tracteur agr-icole commun, non représenté, il peut être muni de roues ou'pas, selon les exigences, mais toutefois, dans le cas où ces roues n'existeraient pas, comme dans le cas. illustré, ce sont les deux flancs du chassis fixe qui s'appuient sur le terrai en glissant sur ce dernier pendant le déplacement. Le chassis mobile peut être haussé ou baissé par rapport au chassis fixe de façon à faire varier à volonté la distance (6) correspondant à la profondeur de coupe. Le chassis fixe il) peut être aussi attelé de façon fixe au tracteur, à 1. la suite de quoi il sera sans importance de déterminer la distance (6) en se basant sur le chassis fixe, car cette distance sera désormais calculée en fonction de la hauteur du point d'attache au tracteur. La manoeuvre du chassis mobile (2) est toujours effectuée de toutes façons par rapport au chassis fixe (1) au moyen, par exemple, d'un levier manoeuvrable à la main (7) qui peut être arrêté dans la position désirée par rapport au secteur denté (8), ce levier étant solidaire de la barre (9) qui porte deux bras de levier, tels que 10) et (11) dont les extrémités sont reliées aux montants (3) et (4) au moyen d'une lunette et d'un ergot, de façon à ce que, en manoeuvrant le levier (7) suivant le sens de la flèche (12), le chassis mobile s'abaisse en augmentant la distance (6-) et que, vice versa, cette distance diminue si l'on actionne le levier dans le sens contraire à celui de la flèche (12). Dans le cas où le dispositif serait muni de roues, la hauteur de référence supérieure (13) par rapport à laquelle on détermine la distance (6), sera donnée par le point le plus bas des roues. Etant donné que les plantations de tomates sont normalement placées sur des rangées parallèles en surélévation, comme cela est illustré par la section qui figure sur la figure 3, au cours de la phase de coupe, la lame se trouve pratiquement dans la position indiquée par le pointillé (5) en train de couper la tranche de terrain indiquée par (14). Toujours dans le cas de Ia figure 3, le dispositif, vu de dos, dans la position indiquée par le pointillé (15), laisse une ample zone libre (16) dans laquelle se trouvent les sarments, les feuilles et les baies qui semeur rent indemnes pendant la phase de la coupe. Naturellement les formes et les détails constructifs de l'invention pourront être réalisés -de la façon qui correspond le plus aux différentes exigences, pourvu que le principe technique fonctionnel demeure invarié, sans sortir des limites de la présente invention. REVENDICATIONS 1. - Procédé pour obtenir dans les champs unLmûrissement accéléré et la récupération des tomates, qui normalement étaient perdues, caractérisé par le fait que le procédé consiste essentiellement à couper les plants de tomates sous le niveau du terrain, de façon à ce que le sarment supérieur, c'est-à-dire celui-qui est hors de terre, se détache des racines inférieures sans abimer la partie de la plante encore pourvue de fruits à récupérer. 2.- Dispositif pour mettre en oeuvre un procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait quVil est constitué par une structure fixe susceptible d'etre tractée, dans laquelle opère une lame horizontale qui peut être haussée ou baissée par rapport à la structure fixe, afin que la lame puisse être amenée à opérer dans le sol à la profondeur désirée. 3. - Dispositif selon la revendication n. 2, caractérisé par le fait qu'il comporte une section en forme de "U" de façon à créer un espace vertical capable de contenir sans l'abimer, la partie des plants qui est hors de terre. 4. - Dispositif selon les revendications 2 et 3, caractérisé par le fait que la lame (5) est reliée sur les parties latérales à deux montants verticaux coulissant dans une glissière appropriée de la structure fixe, qui peuvent être haussés ou baissés en même temps au moyen d'un système à leviers ou tout autre système approprié.