L'invention concerne le montage d'un arbre tournant avec une attention particulière à la charge de poussée appliquée à cet arbre et à son contrôle. Il est souvent avantageux de mesurer la charge de poussée supportée par les paliers de butée d'un arbre tournant. La surveillance de ces charges permet à l'opérateur d'éviter l'apparition de conditions de poussée destructrices et de prolonger donc sensiblement la durée de vie des paliers et des autres équipements soumis à ces charges. De tels dispositifs tendent à être relativement peu efficaces, à moins qu'ils comportent un équipement de mesure très sophistiqué destiné à mesurer le déplacement de l'arbre sous une charge axiale. Cet équipement sophistiqué est nécessaire en raison de la course axiale très limitée permise à de tels ensembles.En outre, des dispositifs de contrôle de poussée sont souvent associés à des dispositifs de propulsion tels que des arbres d'hélices de navires et d'avions Par conséquent, ces dispositifs sont conçus pour détecter la charge de poussée uniquement dans un sens. Pour ces raisons, les dispositifs de mesure de poussée de l'art antérieur manquent de la-souplesse, de la précision et de la fiabilité souhaitées. Pour éliminer un certain nombre des difficultés précédentes, on a conçu des dispositifs tels que ceux décrits dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique NO 3 828 61G et NO 3 895 689. Ces dispositifs utilisent la mesure de pressions de lubrifiant comme moyen de détection d'une poussée axiale. Cependant, il est souvent souhaitable d'utiliser des moyens mécaniques pour effectuer une telle mesure. En outre, un certain déplacement axial de tels arbres peut etre utilisé avant2gyusement pour protéger l'assemblage de l'arbre, les paliers et les joints. L'invention concerne un dispositif de montage d'un arbre permettant le montage élastique d'un arbre en résistant aux charges de poussée dans les deux sens. Le dispositif comprend des moyens permettant de mesurer de façon précise et simple l'amplitude des charges de poussée appliquées. Des moyens sont également prévus pour utiliser la mesure de la poussée pour limiter les charges de poussée pendant le lancement et le fonctionnement à pleine vitesse. Des paliers de butée sont utilisés en coopération avec des épaulements orientés face à face et situés sur l'arbre associé, afin d'empêcher ce dernier de se déplacer axialement sous l'effet des charges de poussée prévues. Des éléments élastiques tendent à ramener l'arbre vers une position de centrage entre les paliers tout en permettant à cet arbre d'exécuter un mouvement d'amplitude limité jusqu'à ce qu'il porte contre les éléments élastiques. Le dispositif selon l'invention présente plusieurs avantages. Tout d'abord, le mouvement axial de l'arbre sous l'effet de charges de poussée est amplifié par la présence des éléments élastiques. Ainsi, l'équipement de détection, nécessaire au contrôle du mouvement de l'arbre dans une direction axiale, peut- être moins sophistiqué. La diminution de la sophistication demandée aux instruments de mesure et à l'équipement accroît la fiabilité et la précision. Les éléments dlastiques peuvent également être de type non linéaire présentant des déplacements axiaux maxiaaux et minimaux qui conviennent mieux aux commandes et aux capteurs associés à ce dispositif. En outre, les éléments élastiques peuvent également avoir une structure telle qu'ils offrent une large plage de précharge, y compris l'absence de précharge, sur les paliers de butée.Les possibilités bidirectionnelles de détection du dispositif rendent l'invention utilisable avec de nombreuses machines telles que des turbo-détendeurs, des compresseurs, des pompes centrifuges, etc. Il est également possible d'utiliser une modification de l'arbre permettant de conditionner le signal de sortie résultant d'un déplacement axial de l'arbre. Les mesures ainsi obtenues peuvent servir à accroître la protection de l'assemblage de l'arbre, des paliers et des joints. L'invention a donc pour objet un dispositif perfectionné de montage d'un arbre, ainsi qu'un procédé pour faire la détérioration d'un arbre tournant due au lancement de ce dernier. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels : la figure 1 est une coupe longitudinale partiellement schématique d'une machine tournante comportant un dispositif de détection et de contrôle de poussée selon l'invention ; la figure 2 est une coupe transversale suivant la ligne 2-2 de la figure 1 ; la figure 3 est une élévation partielle, à échelle agrandie, d'un détail d'une deuxième forme de réalisation de l'élément de mesure associé a l'arbre et des éléments associés de détection et de commande , la figure 4 est une élévation partielle, à échelle agrandie, analogue à celle de la figure 3, montrant une troisième forme de réalisation de l'élément de mesure sur l'arbre ; et la figure 5 est une élévation partielle, à échelle agrandie, analogue à celles des figures 3 et 4, montrant une quatrième forme de réalisation de l'élément de mesure sur l'arbre. La figure 1 représente une machine tournante illustrée sous la forme d'un compresseur centrifuge. Bien que l'invention soit particulièrement bien adaptée à une utilisation dans des machines tournantes à fluide telles que des turbo-détendeurs, des compresseurs et autres, elle peut être utilisée avec toute machine tournante soumise à des charges de poussee variables, équilibrées ou non. L'application de la forme préférée de réalisation de l'invention comprend, par exemple, un compresseur comportant un rotor 10 et un corps 12 qui entoure ce rotor. Le rotor 10 est entraîné par un arbre 14 qui, lui-meme, est entraîné par un moteur 16. Le corps ou enveloppe 12 du rotor présente une entrée 18 orientée à peu près axialement et destinée à recevoir des gaz à comprimer. L'entrée 18 communique avec des orifices 20a d'entrée de plusieurs canaux 20 traversant le rotor 10. Les canaux 20 sont incurvés longitudinalement afin que leurs orifices 20a d'entrée soient orientés à peu près axialement et que leurs orifices 20b de sortie soient orientés à peu près radialement. Les orifices 20b de sortie communiquent avec un espace ou volute annulaire 22 ménagé dans l'enveloppe 12, entourant les orifices de sortie, cette volute communiquant elle-même avec une sortie 24 de l'enveloppe.Ainsi qu'il est bien connu de l'homme de l'art, la'rotation du rotor 10 entrainé par l'arbre 14 a pour effet d'aspirer des gaz par les canaux 20 pour réaliser une compressioni centrifuge. L'étanchéité entre le rotor 10 et l'enveloppe 12 est assurée par-deux joints annulaires 26 et 28 du type à labyrinthe, placés sur les surfaces circonférentielles situées de part et d'autre des orifices 20b de sortie. L'arbre 14 comporte un tronçon conique 14a dont l'extrémité la plus petite est adjacente au rotor 10. Un joint conique correspondant 30 du type à labyrinthe est monté dans l'enveloppe 12 du rotor, autour du tronçon 14a de l'arbre. Les joints à labyrinthe 26, 28 et 30 indiqués ci-dessus sont d'un type conçu pour permettre une certaine fuite de fluide. La fuite se produisant par les joints 26 et 28 est dirigée longitudinalement vers l'extérieur, à partir d'une zone 22 à haute pression. Cette fuite peut faire varier la poussée exercée sur l'arbre 14 et elle peut constituer un moyen permettant de contrôler ou limiter une telle poussée axiale. Le fluide sous haute pression fuyant par le joint 26 est simplement entraîné dans le gaz d'entrée afin de repasser dans les canaux 20 du rotor. Cependant, lorsque le fluide fuit par le joint 28, il pénètre dans une zone 32 située en arrière du rotor 10. Cette zone 32 est sensiblement fermée par le joint 30. Par conséquent, la pression du fluide peut s'accumuler dans la zone 32. Cette pression régnant dans la zone 32 peut contribuer à faire varier la charge de poussée exercée sur le rotor 10 et elle peut également être utilisée pour régler la poussée par une ventilation sélective. A cet effet, un canal 34 part de la zone 32 et s'étend jusqu'à une zone de pression relativement basse, formée par l'entrée 18 de l'enveloppe 12.Une soupape 36 d'éranglement est placée dans le conduit 34. Lorsqu'on- augmente l'ouverture de la soupape 36, le fluide sous pression relativement élevé de la zone 32 peut être ventilé vers l'entrée 18 de l'enveloppe. Ceci permet un accroissement de la poussée exercée vers la droite sur l'arbre 14 lorsque l'on considère la machine comme montré sur la figure 1. Inversement, en fermant davantage la soupape 36, on permet à la pression du fluide de s'élever dans l'espace 32, ce qui provoque l'application d'une poussée vers la gauche sur l'arbre 14, comme montré également sur la figure 1. Ce dispositif est décrit plus en détail dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique NO 3 895 689 précité. La plus grande partie de l'arbre 14 est logée dans la partie de l'enveloppe 12 du rotor opposée à l'entrée 18 et dans deux parties supplémentaires 38 et 40 d'enveloppe fixées à l'enveloppe 12 de toute manière convenable. L'arbre 14 comporte un tronçon cylinarique central élargi 14b qui présente, à ses extremités opposées, deux épaulements annulaires 42 et 44. Ces épaulements 42 et 44 sont tournés axialement vers l'extérieur, dans des directions opposées. il est évident que la disposition des épaulements peut être modifiée afin d'être mieux adaptée aux nécessités de la machine. Il suffit que les épaulements soient tournés en sens opposé l'un par rapport à l'autre pour constituer des surfaces de butée pour les paliers.Un tronçon cylindrique 14c de l'arbre 14, de diamètre relativement faible, adjacent à l'épaulement 42, part vers l'e..térieur à travers la partie 40 de l'enveloppe et l'stanchéité est réalisée entre ce tronçon 14c et la partie 40 par un joint 46 du type à labyrinthe. Un tronçon cylindrique 14d de arbre, adjacent à l'épaulement 44, relie le tronçon central 14b de grand diamètre au tronçon conique 14a. L'arbre 14 est supporté à l'intérieur de l'enveloppe afin de pouvoir tourner par rapport à cette dernière au moyen de premier et second paliers espacés longitudinalement. Les paliers peuvent en fait être constitués de tout mécanisme classique du type à butée, pouvant être modifié pour une utilisation avec les éléments employés dans cette forme de réalisation. Le premier palier de la forme préférée de réalisation comprend un coussinet annulaire 48 qui entoure coaxialement le tronçon 14c de l'arbre et qui est porté rigidement par les parties 38 et 40 de l'enveloppe. Une bague 50 de butée, adjacente à ce premier palier, entoure également coaxialement le tronçon 14c de l'arbre, entre le coussinet 48 et l'épaulement 42.La surface 48b tournée radialement vers l'intérieur du coussinet 48 constitue une surface d'appui qui coopère avec la surface extérieure opposée du tronçon 14c de l'arbre pour supporter la poussée exercée par l'arbre. A cet effet, les surfaces 48a et 50a du coussinet 48 et de la bague 50 de butée, orientées axialement face à face, servent de surfaces de butée destinées à supporter les charges de poussée exercées entre l'arbre 14 et l'enveloppe 12, 38 et 40 lorsque l'arbre est forcé vers la droite. Conformément à la pratique normale dans ce domaine, le palier peut être équipé d'un dispositif convenable de lubrification. Le coussinet 48 et la bague 50 de butée sont conçus pour permettre un mouvement axial avec l'arbre 14. Cependant, il est préféré que la bague 50 de butée tourne avec l'arbre 14. Par conséquent, l'épaulement 42 présente trois évidements espacés circonférentiellement, dont l'un est représenté en 42c, ces évidements pénétrant dans l'épaulement 42. De même, la surface 50b de la bague 50 présente trois évidements 50c alignés chacun avec un évidement correspondant 42c. Des goupilles 52 sont logées à glissement dans les évidements alignés 42c et 50c afin d'accoupler la bague 50 de butée à l'arbre 14. Ces goupilles permettent un certain déplacement axial entre l'arbre 14 et la bague 50 de butée. Comme décrit plus en détail ci-après, un ressort annulaire est disposé dans l'espace compris entre l'épaulement 42 et la surface 50b de la bague 50 de butée.Ce ressort 54 présente trois trous 54a permettant le passage des goupilles 52, comme montré sur'la figure 2. Le second palier, qui entoure coaxialement le tronçon 14b de l'arbre, est sensiblement identique, mais symétrique, au premier palier décrit ci-dessus. En particulier, le second palier comprend un coussinet 56 associé à une bague 58 de butée. Ce coussinet 56 est également porté rigidement par l'enveloppe et il présente une surface 56a de butée tournée axialement vers l'intérieur et une surface 56b d'appui radiale tournée radialement vers l'intérieur. La bague 58 de butée est placée entre le coussinet 56 et l'épaulement 44. Cette bague 58 présente une surface 58a de butee tournée axialement vers l'extérieur et opposée à la surface 56a afin de supporter les charges de poussée apparaissant entre l'arbre 14 et l'enveloppe.De cette manière, ce second palier supporte les charges de poussée s'exerçant dans un second sens, c'est-à-dire vers la gauche dans l'orientation de la figure 1. De même que pour la première bague 50 de butée, des goupilles 60, espacées circonférentiellement, sont disposées dans des évidements opposés 44c et 58c afin que la bague 58 de butée tourne avec l'arbre 14. Un ressort 62 présente trois trous destinés au passage des goupilles 60. Les ressorts 54 et 62 sont conçus pour se comporter comme des organes élastiques agissant entre l'arbre et les paliers. Un mouvement axial forcé de I1 arbre 14 provoque une compression de ltun ou l'autre des ressorts 54 et 62 qui résiste ainsi au mouvement axial de arbre et transmet la charge à l'une ou l'autre des bagues 50 et 58 de butée. Le ressort de la forme p-eférée de réalisation représentée est un ressort de compression annulaire et ondulé, disposé dans ;tespage annulaire formé entre chacun des épaulements et chacune des bagues de butée. Le positionne.mPs. des ressorts entre les bagues de butée et les épaulements situés sur l'arbre apporte un avantage important au dispositif selon l'invention. En l'absence d'un type quelconque d'organe élastique, l'amplitude du mouvement axial résultant de toute charge de poussée est très faible et difficile à mesurer. Cependant, grâce à la présence des organes élastiques, le déplacement de réaction de l'arbre sous toute charge donnée de poussée est sensiblement plus grand et peut être plus facilement observé. En outre, l'écartement résultant de la présence des ressorts permet une dilatation thermique importante sans arriver à une condition de blocage. En l'absence de toute précharge, les ressorts et les paliers agissent indépendamment comme éléments résistant à la poussée. Les ressorts peuvent également être placés sous une précharge initiale afin d'opposer une certaine résistance au mouvement, si cela est souhaité. Des ressorts non linéaires peuvent également limiter les mouvements axiaux lorsque cela est souhaité. Un exemple de ressort de type non linéaire, compatible avec le dispositif selon l'invention, est le ressort du type Belleville. Le mouvement axial de l'arbre 14 peut être détecté au moyen d'une irrégularité présente sur la surface cylindrique de l'arbre, par exemple une bride radiale 64 située sur le tronçon central 14b de l'arbre 14. La bride 64 présente une surface radiale qui se déplace avec l'arbre sous l'effet des charges de poussée. Un élément de détection du déplacement axial de l'arbre 14, se présentant sous la forme d'un capteur 66 de proximité, est monté en position fixe par rapport à la partie 38 de l'enveloppe. Cet élément 66 est capable de détecter la distance comprise entre sa face sensible 66a et la face 64a de mesure de la bride 64. De cette manière, tout mouvement axial de l'arbre 14 peut être détecté et traduit en une charge de poussée. Le signal produit par le capteur 66 de proximité peut être transmis par un fil conducteur 68 à un certain nombre de dispositifs ou de sous-ensembles de commande. Le premier de ces dispositifs est un dispositif 70 d'affichage qui produit un indication visible du sens et de l'amplitude des charges déséquilibrées de poussée exercées sur l'arbre. Comme indiqué schématiquement par la ligne 72, le signal provenant du capteur 66 peut également être transmis, par un circuit convenable 74, à la soupape 36. Comme mentionné précédemment, le sens et l'amplitude de la poussée exercée sur le rotor 10 et, par conséquent, sur l'arbre 14 qui lui est relié, peuvent être réglés par étranglement de la soupape 36. Lorsqu'une charge de poussée déséquilibrée est appliquée à l'arbre 14, il se produit le fléchissement de l'un, correspondant, des ressorts, ce qui permet un déplacement de l'arbre. Etant donné que ce mouvement est détecté par le capteur 66 de proximité et que le signal de ce dernier est transmis immédiatement à la soupape 36, une force de rétablissement, destinée à équilibrer la charge de poussée, peut être appliquée avant la surcharge du palier. Le circuit 74 qui commande la soupape 36 conformément au signal provenant du capteur 66 est conçu pour établir une corrélation entre le signal et l'étranglement de la soupape afin de maintenir la poussée exercée sur le rotor 10 et l'arbre 14 pendant un fonctionnement normal. Lorsque la charge de poussée est ainsi équilibrée, le tronçon central 14b de l'arbre est centré dans la partie 38 de l'enveloppe et la surface extérieure du tronçon conique 14a de l'arbre est disposée à proximité immédiate du joint 30 à labyrinthe de l'enveloppe. Cependant, pendant le lancement de la machine, l'arbre peut être soumis à certaines conditions dtinstabilité qui nuisent au joint.Par conséquent, il peut être souhaitable de déplacer légèrement l'arbre vers la droite pendant le lancement afin d'accrottre l'écartement entre le tronçon 14a et le joint 30 pour éviter toute détérioration. A cet effet, le circuit 74 représenté présente une caractérustique de priorité. L'angle du cone du joint 30 et le déplacement axial admissible de l'arbre 14 doivent être tels qu'il n'apparaisse- jamais un espace excessif et qutil ne pisse se produire un coincement du joint. Comme représenté schématiquement en 76ç un élément convenable est utilisé pour mesurer la vitesse de rotation de l'arbre 14 et transmettre cette information, comme indiqué en 78, au circuit 74. Conformément à des principes bien connus en électronique, le circuit 74 est conçu de manière à avoir ue action-prioritaire sur le signal du capteur 66 lorsque la vitesse de l'arbre est inférieure à une certaine limite. Ceci permet de maintenir la soupape 36 en position d'ouverture afin que l'arbre 14 puisse se déplacer légèrement vers la droite. Lorsque le signal provenant de l'élément 76 indique que l'arbre a atteint sa vitesse nominale de fonctionnement, la fonction de priorité est inhibée de manière que le signal provenant de l'élément 66 de détection et de commande agisse de nouveau sur le fonctionnement de la soupape 36. Pour empêcher automatiquement toute surcharge des paliers, un élément 80 de commande peut être monté sur la ligne 82 commandant le moteur 16. Lorsque le signal provenant du capteur 66 atteint un certain niveau, le moteur peut être arrêté par cet élément 80. La description précédente porte sur la détection et le contrôle de charges de poussée pouvant résulter de divers facteurs entrant dans le fonctionnement normal de la machine tournante. Cependant, le dispositif peut également être utilisé pour la détection d'une usure excessive des coussinets. Lorsque les surfaces de butée 50a, 48a, 56a et 58a s'usent, les jeux sur lesquels s'exercent les charges entre ces paires respectives de surfaces augmentent, ce qui permet à l'arbre 14 de plus grands déplacements axiaux. Etant donné que le capteur 66 de proximité est conçu pour détecter une poussée axiale en mesurant le mouvement axial de l'arbre, il peut également détecter d'autres conditions telles que l'usure précitée des paliers. Le jeu axial de l'arbre peut être observé sur l'élément 70 d'affichage.En outre, Si l'usure devient importante, le déplacement de l'arbre 14 a pour effet d'actionner l'élément 80 de commande et d'arrSter la machine. Dans divers systèmes, il peut être souhaitable d'établir différents types de relations mathématiques entre le signal de sortie du capteur 66 de proximité et le mouvement de l'arbre 14. Par exemple, il peut être souhaité que le signal de sortie du capteur 66 de proximité soit une fonction non linéaire du mouvement axial ou mouvement de poussée de l'arbre. Il peut être souhaité que le signal du capteur 66 de proximité augmente non linéairement avec le mouvement de l'arbre afin d'ouvrir et de fermer la soupape 36 par pas relativement importants lorsque la poussée est proche de la limite supérieure de la plage offerte par les ressorts 54 et 62. L'invention permet d'atteindre de tels résultats par des moyens mécaniques, sans nécessiter un circuit électronique ou autre, couteux ou complexe. Par exemple, les ressorts 54 et 62 peuvent être des ressorts non linéaires, soit du type représenté, soit de tout autre type tel que des ressorts Belleville. Un autre moyen pour faire varier mécaniquement la relation entre le mouvement de l'arbre et le signal de sortie du capteur 6.6 de proximité consiste à modifier la forme du tronçon de mesure de l'arbre 14. Comme montré sur la figure 3, l'arbre 14' comporte un tronçon conique ou tronconique 84 de mesure. La surface extérieure de ce tronçon 84 présente une section longitudinale linéaire. Le capteur 66' de proximité diffère du capteur 66 de la figure 1 par le fait que sa face 66a' de détection est tournée radialement vers l'intérieur plutôt qu'axialement, afin d'être opposée au tronçon conique 84 de mesure de l'arbre 14'. Lorsque le tronçon 84 se déplace axialement par rapport à la face 66a', la distance comprise entre cette dernière face et la partie du tronçon 84 en alignement direct avec ladite face varie. Bien que le signal de sortie du capteur 66' de proximité soit une fonction linéaire du mouvement axial de l'arbre, le rapport de l'amplitude du signal à l'amplitude de ce mouvement peut être modifié par variation de l'angle d'inclinaison de la surface 84. La figure 4 montre également un capteur 66' de proximité dont la face 66a' est tournée radialement vers l'intérieur par rapport à l'arbre 14". De meme que l'arbre 14' de la figure 3, l'arbre 14" comporte un tronçon 8G de mesure présentant une conicité radiale et longitudinale. Cependant, le tronçon 36 n'est pas strictement tronconique et il ne présente donc pas une section longitudinale linéaire, mais il est plutôt incurvé à proximité de ses extrémités longitudinales, comme indiqué en 86a et 86b. Ainsi, la relation entre la distance de la face 66a' du capteur de proximité à la partie de la surface de mesure, définie par le tronçon 86, en alignement direct avec cette face 66a' n'est pas linéaire. Par conséquent, le signal de sortie du capteur 66' de proximité n'est pas une fonction linéaire, mais, par exemple, une fonction exponentielle, du mouvement axial de l'arbre. La figure 5 représente une autre variante dans laquelle l'arbre 14111 comporte un tronçon 88 de mesure dont la surface extérieure présente, en coupe longitudinale, un profil en dents de scie. Cette surface présente une série de cavités 88a qui alternent avec une série de crêtes 88b. Cependant, les diamètres des cavités 88a diminuent pas à pas de la gauche vers la droite, de même que les diamètres des crêtes 88b. Ainsi, le signal de sortie du capteur 66' de proximité augmente ou diminue par gradins avec le mouvement axial de l'arbre 14'''. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées au dispositif décrit et représenté sans sortir du cadre de l'invention. Ces modifications peuvent porter non seulement sur le tronçon de mesure de l'arbre, mais également sur d'autres parties du dispositif montré sur la figure 1. D'une manière plus générale, l'invention peut être appliquée non seulement à d'autres types de machines tournantes à fluide, par exemple des turbodétendeurs, mais également à tous types de machines comportant une ou deux paires de paliers de butée pouvant être soumis à des charges variables en cours d'utilisation. REVENDICATIONS 1. Dispositif de montage d'un arbre comprenant une enveloppe (12, 38, 40), deux coussinets de butée (48, 56) fixés dans l'enveloppe et un arbre (14) monté de manière à pouvoir tourner dans les coussinets de butée, le dispositif étant caractérisé en ce que l'arbre présente deux surfaces radiales (42, 44) tournées axialement en sens opposés, et en ce qu'il comporte en outre deux bagues de butée (50, 58) montées de manière à pouvoir coulisser sur l'arbre, à proximité desdites surfaces radiales, les coussinets de butée portant chacun contre une bague de butée, des ressorts (54, 62) étant placés entre les coussinets de butée et lesdites surfaces radiales, et des moyens, fixes par rapport à l'enveloppe, étant destinés à détecter le déplacement axial de l'arbre, ce dernier pouvant coulisser dans lesdits coussinets de butée. 2. Dispositif de montage selon la revendication 1, caractérisé en ce que les bagues de butée sont fixées de manière à tourner avec l'arbre. 3. Dispositif de montage selon la revendication 4, caractérisé en-ce que les moyens destinés à détecter un déplacement axial comprennent un capteur de proximité (66) et une irrégularité i6g) de la surface de l'arbre. 4. Utilisation de arbre monté selon la revendication l pour lancer une machine tournante comportant ledit arbre (14) pouvant se déplacer axialement et un joint conique (30), caractériséeen ce Cuvelle consiste a déplacer à force l'arbre axialement dans le sens l'éloignant de la petite extrémité du joint conique lorsque la vitesse de cet arbre est inférieure à la gamme des vitesses de fonctionnement de la machine tournante, et à ramener arbre dans sa position dans pui contre le joint lorsque la vitesse dudit arbre est dans la gamme des vitesses de fonctionnement.