La présente invention concerne d'une manière générale les machines propres à l'application d'un quelconque produit sur un quelconque article, qu'il s'agisse d'une feuille individuelle, d'une bande continue ou d'un objet déjà formé, et vise plus particulièrement les vernisseuses. De telles machines comportent d'une manière générale deux cylindres de travail à axes parallèles qui sont montés rotatifs et qui sont adaptés à permettre un défilement entre eux de l'arti- cle à traiter, l'un de ces cylindres, dit ci-après cylindre d'application, étant par ailleurs au contact de moyens d'enduction à cylindres ou rouleaux qui sont propres à le charger en produit à appliquer, tandis que l'autre cylindre de travail, dit ci-après cylindre de pression, est adapté à maintenir un article en cours de traitement au contact du cylindre d'application avec lequel il coopère ; dans le cas du traitement d'articles déjà formés, tels que tubes ou boutes par exemple, ce cylindre de pression constitue en fait un mandrin sur lequel ces articles sont engagés, mais pour plus de commodité il ne sera fait mention dans ce qui suit que du traitement d'articles en feuille ou en bande continue. S'agissant de vernisseuses, ce traitement consiste d'une manière générale à appliquer à l'article traité un quelconque vernis, par exemple un vernis d'accrochage, un vernis transparent, ou un vernis pigmenté tel que vernis or ou couché, approprié à la fonction recherchée, qui peut par exemple entre une fonction d'accrochage ou une fonction de protection. Deux problèmes majeurs sont à résoudre dans la mise en oeuvre de telles vernisseuses. Le premier résulte de la nécessité qu'il y a d'obtenir, sur l'article traité, une charge de vernis aussi régulière que possible, une telle obtention de charge régulière étant d'autant plus difficile à réaliser que la charge de vernis recherchée est faible. En pratique les vernisseuses actuellement disponibles sur le marché ne sont en mesure de déposer du vernis dans de bonnes condi 2 tions que pour des charges humides comprises entre 10 et 33 g/m2. La borne inférieure de cette gamme correspond par exemple, 2 après séchage, à des charges finales de 2 g/m2 de vernis d'accro- chage ne comportant initialement que 20 % d'extrait sec. En pratique, pour obtenir la charge finale recherchée, il est usuel de diluer au préalable suffisamment le vernis utilisé pour respecter le taux minimal de charge humide acceptable, ce qui, d'une part augmente le cotit global de l'opération par la consommation de solvant qui en résulte et par la nécessité d'assurer ensuite le séchage de l'ensemble, et ce qui d'autre part oblige à rejeter à l'atmosphère, lors de ce séchage, des quantités importantes de solvant, et impose donc de prendre des précautions pour minimiser les inconvénients d'un tel rejet. De surcroît, pour certains vernis propres à entre séchés par rayonnement ultraviolet, cet artifice de dilution préalable ne peut pas être mis en oeuvre, ces vernis comportant par nature 100 % d'extrait sec, et il n'est donc pas possible actuellement de mettre en oeuvre de tels vernis pour des charges inférieures à la charge minimale de 10 g/m2 mentionnée ci-dessus. Le deuxième problème majeur à résoudre dans la mise en oeuvre des vernisseuses résulte des difficultés se présentant au redémarrage d'une telle machine après une interruption de fonctionnement imposée par exemple par un changement d'article à traiter, et/ou par un nettoyage, notamment dans le cas des vernisseuses dites à pinces, c'est-à-dire dans le cas des vernisseuses dont le cylindre de pression comporte des pinces propres à la saisie momentanée de 11 article à traiter. Dans de telles vernisseuses à pinces il n'est pas possible en effet, lors d'une interruption de fonctionnement, de laisser au contact le cylindre d'application et le cylindre de pression car, en raison de l'absence d'article à traitèr, le cylindre d'application provoquerait un maculage du cylindre de pression, et que celui-ci ne peut pas être nettoyé en continu par une racle en raison des pinces qu'il comporte, tel que cela se pratique au contraire dans les vernisseuses dites à rouleau. Dans les vernisseuses à pinces il est usuel, lors d'un arret de fonctionnement, d'écarter le cylindre de pression du cylindre d'application. Si conjointement on écarte du cylindre d'application les moyens d'enduction qui lui sont associés, il se produit un séchage du vernis que porte en surface ce cylindre d'application, et il en résulte inévitablement des difficultés au redémarrage de la vernisseuse conduisant, d'une part à une perte de temps, et d'autre part à l'obligation de mettre en oeuvre, préalablement aux articles à traiter, des articles sacrifiés appelés "macules" conservés à cet effet. Si par contre, lors d'une interruption de fonctionnement, on laisse tourner le cylindre d'application au contact des moyens d'enduction qui lui sont associés, la charge de vernis à la surface de ce cylindre d'application augmente progressivement, jusqu'à atteindre une valeur d'équilibre conduisant, au redémarrage, à l'application sur la première feuille traitée d'une charge de vernis largement supérieure à la normale et le plus souvent inacceptable. La présente invention a d'une manière générale pour objet de pallier ces inconvénients. De manière plus précise elle a pour objet une machine propre à l'application d'un quelconque produit sur un quelconque article, du genre comportant deux cylindres de travail à axes parallèles qui sont montés rotatifs et qui sont adaptés à permettre un défilement entre eux de l'article à traiter, l'un de ces cylindres, dit cylindre d'application, étant par ailleurs au contact de moyens d'enduction, qui sont propres à le charger en produit à appliquer, et qui comportent au moins un cylindre dit ci-après cylindre d'enduction, tandis que l'autre cylindre de travail, dit cylindre de pression, est adapté à maintenir un article en cours de traitement au contact du cylindre d'application avec lequel il coopère, cette ma- chine étant d'une manière générale caractérisée en ce qu'à l'un quelconque au moins desdits cylindres d'application et d'enduction sont associés des moyens de prélèvement à action continue propres à en réduire en continu la charge en prodùit à appliquer, aussi bien en fonctionnement que lors d'un arret de fonctionnement. Ces moyens de prélèvement à action continue assurent en quelque sorte une division du film de vernis présent à la surface du cylindre contre lequel ils sont appliqués, ce qui conduit à une diminution du film de vernis finalement appliqué par le cylindre d'application à l'article à traiter, sans qu'il soit nécessaire, pour l'obtention de ce résultat, de procéder comme précédemment à une dilution préalable du vernis utilisé. Les moyens de prélèvement suivant 1'invention sont particulièrement efficaces lorsqu'ils agissent directement sur le cylindre d'application. Ils permettent en effet dans ce cas de diminuer de plus de moitié la charge de vernis appliquée à l'article à traiter. En outre ils assurent avantageusement par eux-memes dans ce cas une diminution de la charge de vernis appliquée au premier article d'une série à traiter, cette diminution étant en pratique suffisante pour que cette charge soit alors acceptable. Lorsque les moyens de prélèvement à action continue suivant l'invention sont appliqués à l'un des cylindres d'enduction que comportent les moyens d'enduction associés au cylindre d'application1 ils permettent encore d'assurer une diminution notable de la charge finalement appliquée à un article à traiter, et des moyens de prélèvement complémentaires à action intermittente peuvent leur être associés pour se substituer par ailleurs aux articles à traiter lors d'un arret de fonctionnement, ces moyens de prélèvement complémentaires étant montés mobiles vis-à-vis du cylindre d'application et/ou des cylindres d'enduction associés à celui-ci entre une position active pour laquelle ils sont au contact de ce cylindre, lorsqu'aucun article à traiter n'est admis à défiler entre le cylindre d'application et le cylindre de pression, et une position inactive pour laquelle ils sont écartés du cylindre considéré lorsqu'un article à traiter est admis à défiler entre celui-ci et le cylindre de pression. Bien entendu des moyens de prélèvement à action continue suivant l'invention peuvent être prévus non seulement au droit du cy lindre-d'application, mais encore et conjointement au droit d'un des cylindres d'enduction que comportent les moyens d'enduction, ce qui conduit dans ce cas à une diminution accentuée de la charge en vernis appliquée aux articles à traiter. Ainsi, suivant le nombre de moyens de prélèvement mis en oeuvre, la charge de vernis déposée sur l'article-traité peut être diminuée dans des proportions notables vis-à-vis de la charge qui serait déposée sur un tel article en l'absence de ces moyens de prélèvement, le coefficient de division correspondant pouvant etre supérieur à 3. Il est ainsi possible, compte tenu de cette division, d'appli- quer à un article un film de vernis d'épaisseur moyenne ou faible, sans qu'il soit nécessaire de recourir dans ce but à une dilution préalable d'un tel vernis puis à un séchage ultérieur de celui-ci1 et, corollairement, il est possible, pour les mornes raisons, de déposer sur un article une couche de vernis à 100 % d'extrait sec sous des épaisseurs relativement faibles qu'il ne serait pas possible d'obtenir actuellement avec les vernisseuses conventionnelles connues à ce jour. De plus les défauts éventuels de répartition sur l'article traité du vernis qui lui est appliqué sont avantageusement divisés dans la meme proportion. I1 est donc possible, grace à l'invention, d'obtenir à la surface des articles traités des films de vernis présentant une bien meilleure homogénéité que ceux obtenus actuellement dans les memes conditions sur des vernisseuses conventionnelles, merne lorsqu'il s'agit de films d'épaisseur moyenne ou faible. Enfin les moyens de prélèvement suivant l'invention permettent avantageusement d'éliminer toute difficulté de redémarrage après un arrêt de fonctionnement, ce qui permet d'étendre à cet égard aux vernisseuses à pinces les avantages d'une vernisseuse à rouleau, et donc, d'augmenter de manière notable la productivité, la charge en vernis du premier article traité après un arrêt de fonctionnement présentant en outre une valeur acceptable proche de la charge normale d'un article courant, soit que les moyens de prélèvement à action continue suivant l'invention soient appliqués au cylindre d'application, soit que, appliqués aux moyens d'enduction, il leur soit associé des moyens de prélèvement complémentaires à action intermittente comme succinctement exposé ci-dessus. Dans tous les cas de tels moyens de prélèvement peuvent astre très simplement constitués par un rouleau auquel est associé un moyen de raclage tel que raclette. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d'exemple, en référence aux dessins schématiques annexés, sur lesquels la figure 1 est une vue en élévation latérale schématique d'une vernisseuse suivant l'invention, et plus précisément des seuls organes de celle-ci intéressés par l'invention ; les figures 2 et 3 sont des vues analogues à la figure 1 et concernent chacune respectivement une variante de réalisation. Sur ces figures on s'est borné à représenter les cylindres de travail que comporte essentiellement une vernisseuse, ainsi que les moyens d'enduction qui leur sont associés, à l'exclusion des divers organes prévus en amont pour l'alimentation de ces cylindres de travail en articles à traiter, ainsi qutà l'exclusion des divers organes propres à assurer le soutien et la rotation, et d'une manière plus générale la mise en oeuvre de ces cylindres et des moyens d'enduction qui leur sont associés. De tels organes, qui ne font pas partie de la présente invention, sont bien connus de l'homme de l'art, et il n'est donc pas nécessaire de les décrire en détail ici. I1 suffit de préciser ici que les cylindres de travail 10, 11, qui sont à axes parallèles et qui sont montés rotatifs, sont adaptés à permettre un défilement entre eux des articles 12 à traiter ; il s'agit en pratique d'articles lamellaires Dans l'exemple illustré, ces articles 12 sont des feuilles individuelles se présentant l'une derrière l'autre, mais il va de soi qu'il pourrait s'agir d'une feuille unique en bande continue ou d'articles creux tels que bottes ou tubes engagés sur un mandrin, comme mentionné ci-dessus. Le cylindre de travail 10, dit ici cylindre d'application, comporte en général un revêtement périphérique en matière élastique, et il lui est associé des moyens d'enduction 13 propres à le charger en produit à appliquer aux articles 12. Le cylindre de travail 11, dit ici cylindre de pression, est en général métallique et est adapté à maintenir un article 12 en cours de traitement au contact du cylindre d'application 10 tout au long du défilement de cet article. De manière usuelle les moyens d'enduction 13 associés au cylindre d'application 10 comportent des cylindres ou rouleaux d'enduction, au nombre de deux dans l'exemple représenté. I1 y a tout d'abord un cylindre 15 qui plonge par sa partie inférieure dans un bac 16 formant une réserve pour le produit 17 à appliquer aux articles 12 à traiter, en pratique du vernis. I1 y a ensuite un cylindre 18 qui est intermédiaire entre le cylindre d'enduction 15 et le cylindre de travail 10, et qui transfère à ce dernier une partie au moins du vernis que lui a appliqué le cylindre 15 après prélèvement de ce vernis dans le bac 16. En pratique l'expérience montre qu'au contact entre deux cylindres se fait de soi-meme une division par deux du film de vernis que porte en surface l'un de ces cylindres. On désignera ci-après par e la distance séparant l'un de l'autre les deux cylindres d'enduction 15, 18. C'est de cette distance e, communément appelée entrefer et volontairement exagéré sur les dessins pour une meilleure clarté de ceux-ci,que dépend la charge de vernis appliquée par le cylindre d'application 10 sur un article 12 en cours de traitement. On désignera ci-après cette charge par a ; il s'agit de la charge de vernis à l'état humide, ou charge humide, avant évaporation du diluant correspondant. Le calcul montre que, en fonctionnement normal, la charge humide a a, exprimée en épaisseur, la valeur suivante e a = 6 Lors d'un arrêt de fonctionnement, il est nécessaire, s'agissant d'une vernisseuse à pinces, d'écarter le cylindre de pression 11 du cylindre d'application 10, pour éviter, comme exposé cidessus, que le cylindre de pression 11 ne se trouve souillé de vernis. Le calcul montre que, si on laisse tourner alors le cylindre d'application 10 au contact des moyens d'enduction 13, pour éviter un séchage intempestif de vernis à la surface de ce cylindre d'application, la charge humide en vernis du premier article 12 traité lors d'un redémarrage consécutif à un tel arrêt de fonctionnement prend, les conditions étant égales par ailleurs, la valeur suivante al = 1,5 a. Cette charge est donc notablement supérieure à la charge normale et peut conduire à une élimination de l'article correspondant. Suivant l'invention, à l'un quelconque au moins des cylindres dtapplication et d'enduction sont associés des moyens de prélèvement à action continue propres à en réduire en continu la charge en produit à appliquer. Dans l'exemple de réalisation illustré par la figure 1, ces moyens de prélèvement, qui sont repérés par la référence générale 20, agissent sur le cylindre d'application 10, et sont en permanence au contact de celui-ci aussi bien en fonctionnement que lors d'un arret de fonctionnement. En pratique, et tel que représenté, de tels moyens de prélèvement peuvent etre très simplement constitués par un rouleau 21, qui est monté rotatif au contact du cylindre d'application 10 et auquel il est associé un moyen de raclage, par exemple une raclette 22, agissant suivant une génératrice de ce rouleau, tel que représenté. De préférence, mais non obligatoirement, un tel rouleau 21 est métallique, et pour éviter que la raclette 22 ne frotte à sec sur ce rouleau, il est associé à ce dernier un bac 23 qui recueille le vernis éliminé de la surface de ce rouleau par la raclette 22 et qui assure un mouillage permanent de ce rouleau 21, ce rouleau 21 étant à cet effet immergé par sa partie inférieure dans le bac 23, et des moyens étant associés à ce bac 23 pour lui assurer un niveau en vernis constant (non représentés). Le calcul montre que dans ces conditions la charge humide en vernis d'un article 12 courant prend, en épaisseur, la valeur suivante e c = l4 Cette charge se trouve réduite vis-à-vis de la charge obtenue dans les mêmes conditions en l'absence de moyens de prélèvement 20 suivant l'invention, le facteur de réduction étant dans ce cas d'environ 2,3. En outre, si lors d'un arrêt de fonctionnement, on laisse les cylindres 10 et 18 tourner au contact l'un de l'autre, les moyens de prélèvement 20 suivant l'invention continuent à assurer en continu un retrait de la surface du cylindre d'application de la charge de vernis qui aurait, en l'absence de ces moyens de prélè-' vement, tendance à sty accumuler et, à cet égard, les moyens de prélèvement 20 suivant l'invention se substituent au moins pour partie aux articles 12. Le calcul montre que dans ces conditions la charge humide en vernis du premier article 12 traité au redémarrage a la valeur suivante cl = 1,16 c Cette charge a donc une valeur très proche de la charge d'un article courant en fonctionnement normal et se trouve en pratique acceptable. Suivant une variante de réalisation illustrée à la figure 2, les moyens de prélèvement à action continue suivant l'invention agissent sur le cylindre d'enduction 18. Dans ce cas, et tel que représenté, de tels moyens de prélèvement à action continue, qui sont désignés par la référence générale 30, peuvent comporter, outre un cylindre ou rouleau 21 auquel sont associés une raclette de nettoyage 22 et un bac 23, un cylindre ou rouleau complémentaire 25 qui est disposé entre le cylindre 21 et le cylindre d'enduction 18 et qui porte périphériquement un revêtement élastique. Le calcul montre que dans ce cas la charge humide d'un article 12 courant en fonctionnement normal a, en épaisseur, la valeur suivante b = e T ce qui correspond à un facteur de réduction de 1,5 par rapport à la charge de vernis que présente un tel article courant en l'absence de moyens de prélèvement suivant l'invention. Conjointement le calcul montre que la charge humide du premier article traité après un arret de fonctionnement a dans ces conditions la valeur suivante b1 = 1,5 b Cette charge ne se trouve pas en effet modifiée par rapport à ce qu'elle est en l'absence de moyens de prélèvement suivant l'invention du fait que, si ceux-ci agissent sur le cylindre d'enduction 18, leur action se trouve oblitérée par la recharge permanente en vernis de ce cylindre d'enduction. Par suite il est avantageux dans ce cas d'associer au cylindre d'application 10 des moyens de prélèvement complémentaires à action intermittente 32 analogues en constitution aux moyens de prélèvement à action continue 20 et montés mobiles vis-à-vis du cylindre d'application 10 entre une position active pour laquelle ils sont au contact de celui-ci, lorsquauclm article à traiter n'est admis à défiler entre le cylindre d'application 10 et le cylindre de pression 11, et une position inactive pour laquelle ils sont écartés du cylindre d'application 10 lorsqu'un article à traiter 12 est admis à défiler entre celui-ci et le cylindre de pression 11. De tels moyens de prélèvement à action intermittente 32 ont été schématisés en traits interrompus à la figure 2. Ils ne font pas partie isolément de la présente invention. Le calcul montre qu'ils permettent de ramener la valeur de la charge en vernis du premier article traité après un arrêt de fonctionnement à la valeur de cette charge pour un article courant en fonctionnement normal. Suivant une variante de réalisation non représentée, la raclette 22 est directement appliquée au cylindre ou rouleau 25, le cylindre ou rouleau 21, devenu inutile, pouvant alors être supprimé. Suivant la variante de réalisation illustrée à la figure 3, il est prévu conjointement, d'une part des moyens de prélèvement 20 à action continue qui agissent sur le cylindre d'application 10, et d'autre part des moyens de prélèvement 30 à action continue qui agissent sur le cylindre d'enduction 18, cette disposition résultant d'une combinaison de celles décrites à cet égard en référence aux figures 1 et 2. Le calcul montre que dans ces conditions la charge humide en vernis d'un article 12 courant en fonctionnement normal a, en épais e seur, la valeur d = 21' ce qui correspond à un facteur de réduction de 3,5 par rapport à ce que serait cette charge en l'absence de moyens de prélèvement suivant l'invention. Le calcul montre également que la charge humide du premier article traité après un arrêt de fonctionnement a la valeur dl = 1,16 d et que par conséquent cette charge, comme précédemment, est acceptable. Avec un tel facteur de réduction il est possible par exemple 2 d'appliquer directement une charge de 2,9 g/m2 de vernis à 100 % d'extrait sec sur un quelconque article, dans des conditions de fonctionnement correspondant, en l'absence de moyens de prélève 2 ment suivant l'invention, à une charge de 10 g/m2, la réduction correspondante étant obtenue sans intervention d'une quelconque dilution préalable du vernis. On donnera ci-après deux exemples pratiques de mise en oeuvre illustrant les avantages de l'invention. EXEMPLE 1 Pour obtenir, à l'aide d'une vernisseuse de l'art antérieur, 2 une charge finale de vernis sec de 5 g/m2 à partir d'un vernis à 40 % d'extrait sec, il faut déposer, en l'article à traiter consi 2 déré, une charge humide de 12,5 g/m2, ce qui correspond, la densi- té étant par commodité supposée égale à l'unité, à une épaisseur humide a ayant la valeur suivante a = 0,0125 mm L'écartement ou entrefer e entre les cylindres ou rouleaux d'induction 15 et 18 doit dans ce cas, le rapport de proportionnalité entre cet entrefer et l'épaisseur de charge humide déposée étant alors de 6, comme mentionné ci-dessus, être égal à e = 6a = 6 x 0,0125 = 0,075 mm. Si les défauts de géométrie des rouleaux d'induction conduisent par exemple à des écarts pour e de + 0,005 mm, le calcul mon 2 tre que la charge finale de vernis sec sera alors de 5 + 0,33 g/m2. Si, les conditions étant égales par ailleurs, l'on met par contre en action des moyens de prélèvement à action continue suivant l'invention, tant contre le cylindre d'application 10 que contre le cylindre à enduction 18, un calcul analogue à celui mentionné ci-dessus montre que, le rapport de proportionnalité entre l'entrefer des cylindres 15 et 18 et l'épaisseur de vernis humide déposée sur la feuille traitée, l'entrefer des rouleaux étant alors de 21 au lieu de 6, la charge finale de vernis sec obtenue sera 2 de 5 g + 0,095 g/m . La mise en oeuvre des moyens de prélèvement à action continue suivant l'invention améliore donc la précision du dépit de vernis effectué. EXEMPLE 2 Si on voulait maintenant déposer sur un quelconque article une charge finale de 5 g/m2 d'un vernis à 100 % d'extraits secs à l'aide d'une vernisseuse de l'art antérieur, le calcul montre comme ci-dessus que, dans ces conditions, l'entrefer e entre les rouleaux 15 et 18 devrait alors etre égal à 0,03 mm, ce qui est inférieur à la valeur minimale couramment pratiquée qui est de 0,05 mm, et ce qui n'est donc pas possible. Si le meme vernis à loo % d'extraits secs est déposé en mettant en oeuvre des moyens de prélèvement à action continue suivant l'invention tant contre le cylindre d'application 10 que contre le cylindre d'enduction 18, le calcul montre que, la charge finale à obtenir restant égale à 5 g/m2, l'entrefer e entre les rouleaux 15 et 18 doit etre égal à 0,105 mm, ce qui est possible. Les moyens de prélèvement suivant l'invention permettent donc de compenser l'absence de diluant ; ils permettent aussi d'obtenir comme précédemment une précision de charge meilleure, 2 cette précision étant dans ce cas de 5 + 0,24 g/m2 avec les deux moyens de prélèvement suivant l'invention, alors qu'elle ne serait que de 5 +0,83 g/m2 en l'absence de ces moyens de prélèvement. Bien entendu la présente invention ne se limite pas aux formes de mise en oeuvre décrites et représentées, notamment en ce qui concerne le nombre total de rouleaux ou cylindres que peuvent comporter les moyens de prélèvement à action continue suivant lgin- vention. En outre ces moyens de prélèvement à action continue 20 et/ou 30, aussi bien d'ailleurs que les éventuels moyens de prélèvement à action intermittente 32, ne sont pas nécessairement constitués d'un rouleau ou cylindre auquel il est associé une raclette de nettoyage . I1 pourrait s 'agir par exemple d'une bande perdue ou d'une bande sans fin passant sur un rouleau de renvoi au contact du cylindre auquel des moyens de prélèvement ainsi constitués sont associés, un dispositif de nettoyage étant en outre prévu lorsqu' une telle bande est une bande sans fin. De plus le nombre de cylindres ou rouleaux d'enduction que comportent par ailleurs les moyens d'enduction 13 associés au cylindre d'application 10 n'est pas nécessairement limité à deux, et les moyens de prélèvement à action continue suivant l'invention peuvent agir sur n'importe lequel de ces cylindres. Enfin, l'application de l'invention ne se limite pas nécessairement aux vernisseuses ; elle peut au contraire s'étendre à toutes les machines propres à l'application sur un quelconque article d'un quelconque produit autre que du vernis. REVENDICATIONS 1. Machine propre à l'application d'un produit sur un article, en particulier vernisseuse, du genre comportant deux cylindres de travail à axes parallèles qui sont montés rotatifs et qui sont adaptés à permettre un défilement entre eux de l'article à traiter, l'un de ces cylindres, dit ci-après cylindre d'application étant par ailleurs au contact de moyens d'enduction qui sont propres à le charger en produit à appliquer, et qui comportent au moins un cylindre dit ci-après cylindre d'enduction, tandis que l'autre cylindre de travail, dit ci-après cylindre de pression, est adapté à maintenir un article en cours de traitement au contact dudit cylindre d'application et constitue éventuellement un mandrin, une telle machine caractérisée en ce qu'à l'un quelconque au moins des dits cylindres d'application et d'enduction sont associés des moyens de prélèvement à action continue propres à en réduire en continu la charge en produit à appliquer, lesdits moyens de prélèvement étant en permanence au contact dudit cylindre. 2. Machine suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les moyens de prélèvement agissent sur le cylindre d'application. 3. Machine suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les moyens de prélèvement agissent sur le cylindre d'enduction. 4. Machine suivant la revendication 3, caractérisée en ce que sont prévus des moyens de prélèvement complémentaires à action intermittente, qui sont montés mobiles vis-à-vis du cylindre d'ap plication et/ou d'un cylindre d'enduction associé à celui-ci entre une position active pour laquelle ils sont au contact dudit cylindre, lorsqu'aucun article à traiter n'est admis à défiler entre le cylindre d'application et le cylindre de pression, et une position inactive pour laquelle ils sont écartés du cylindre concerné lorsqu'un article à traiter est admis à défiler entre celui-ci et le cylindre de pression. 5. Machine suivant la revendication 1, caractérisée en ce que des moyens de prélèvement à action continue agissent sur le cylindre d'application et sur le cylindre d'enduction. 6. Machine suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que les moyens de prélèvement comportent au moins un rouleau qui est monté rotatif au contact du cylindre cor res2ondant, et auquel il est associé un moyen de raclage, tel que raclette. 7. Machine suivant la revendication 6, caractérisée en ce qu'au rouleau avec moyen de raclage que comportent les moyens de prélèvement est associé un bac de recueil à niveau constant dans lequel la partie inférieure dudit rouleau est immergée. 8. Machine suivant l'une quelconque des revendications 6, 7, caractérisée en ce que les moyens de prélèvement comportent plusieurs rouleaux. 9. Machine suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que, de manière connue en soi, les moyens d'enduction comportent plusieurs cylindres.