L'invention concerne un -rDSitif de cs.Rnd d'un pont de Graëtz pour la conduite d'une machine synchrone fonctionnant à vitesse variable, à aquelie il est connecté par ses bornes alternatives et dont la tension est sensiblement proportionnelle à la fréquence. Dans le cas habituel de fonctionnement à vitesse fixe, donc à fréquence fixe, on utilise fréquemment comme signal de référence de phase pour définir la position de l'impulsion d'allumage de chaque thyristor du pont de Graëtz, c'est-à-dire pour définir l'angle = d'allumage, un signal sinusoldal obtenu directement à partir des tensions triphasées qui existent du coté alternatif du pont, en combinaison avec une tension de commande Uc, l'abscisse de l'intersection des deux courbes définissant l'angle oe d'allumage. Ces tensions de références sont, par exemple, généralement obtenues au moyen de transformateurs de potentiel. Un filtrage est alors prévu sur ces signaux de référence de phase de façon à éviter tout risque d'émission d'impulsions d'allumage intempestives consécutive à l'appararition de parasites du côté alternatif du pont.Dans un fonctionnement à fréquence fixe, un tel filtrage ne pose aucune difficulté. Par ailleurs, dans le fonctionnement du pont en onduleur, l'évolution de l'angle d'allumage oe doit être contrôlé. En effet, par exemple, si la tension vient à décroître aux bornes de la machine, l'amplitude de la référence de phase décroît également et pour une même valeur de la tension de commande U c l'angle oe d'allumage augmente, donc l'angle w diminue. De même, si le courant augmente, l'angle de commutation Il augmente aussi et l'angle de garde y diminue.Dans le cas connu de fonctionnement à fréquence fixe, on substitue alors, lorsque cela est nécessaire, au signal de commande utilisé normalement, lorsqu'il est d'un signe correspondant à la marche de la machine en moteur, un signal de commande élaboré en formant la somme algébrique de l'image changé de signe de la somme des tensions triphasées redressées de la machine, et de l'image du courant continu 1c transité par le pont. Lorsque l'on fonctionne à fréquence variable, par exemple pour alimenter un moteur synchrone fonctionnant à vitesse variable et exploité à induction constante, c'est-à-dire dont la tension aux bornes est sensiblement proportionnelle à la fréquence, l'amplitude des signaux de référence de phase en principe sinusoidaux utilisés pour définir la position des impulsions d'allumage varie dans des proportions importantes avec la fréquence ce qui entraîne des difficultés pour l'élaboration de la tension de commande U0. Par ailleurs, ces signaux de référence de phase sont tres fortement perturbés par les commutations du pcnt. Ceci est partieulierenent le cas lorsque la machine synchrone est reliée directement au pont sans l1interrn5diaie d'aucun élement inductif.Les transformateurs de potentiel dolent alors etre branchés directement aux bornes du port et les commutations qui, en principe tout au moins, ne perturbent pas le fonctionnement de la commande de portes des thyristors puisque la perturbation produite par une commutation est postérieure à l'émission de l'impulsion d'allumage, sont toutefois très gênantes vis à vis du fonctionnement de certains dispositifs auxiliaires.0r le filtrage des signaux de référence de phase tel qu'il est usuellement pratiqué dans les commandes de portes destinées à fonctionner à fréquence fixe, devient inapplicable dans le cas du fonctionnement à fréquence variable. La présente invention a pour but de pallier ces inconvénients et a pour objet un dispositif de commande d'un pont de Graêtz pour la conduite d'une machine synchrone, fonctionnant à vitesse variable, à laquelle il est connecté par ses bornes alternatives et dont la tension aux bornes est sensiblement proportionnelle à sa fréquence, caractérisé en ce que les impulsions d'allumage de chaque thyristor du pont de Graëtz sont issues de la comparaison d'un signal de commande U choisi en fonction de l'angle cc allumage désiré c du thyristor à allumer, avec une courbe sinusoidale de référence de phase dont l'amplitude est rendue indépendante de la fréquence de fonctionnement du pont de Graëtz. Selon une réalisation de l'invention, les différentes courbes sinusoIdales de référence de phase sont obtenues en fabriquant des signaux images des tensions simples des trois phases de la machine reliées aux bornes alternatives du pont, chaque signal image étant envoyé vers un circuit intégrateur, puis vers un circuit de déphasage de manière à être déphasé de en avance par rapport à la tension de la phase pour laquelle le signal de référence est destiné et qui comporte le thyristor à allumer. On obtient ainsi un signal de référence d'amplitude constante grâce au circuit intégrateur : en effet en intégrant une fonction sinusoidale, il apparait un coefficient en 1 , w étant la pulsation et comme w = 2 t; F, CL) l'amplitude du signal à la sortie du circuit intégrateur est inversement proportionnelle à la fréquence, mais comme l'amplitude de la tension triphasée connectée au pont est, au contraire, proportionnelle à la fréquence, on obtient finalement en sortie de l'intégration un signal d'amplitude constante quelle que soit la fréquence ; il est alors facile de régler la tension de commande U en fonction de l'angle oe désiré d'allumage des thyristors. c I Par ailleurs, grâce également au terme en 1/# à la sortie du circuit intégrateur, on obtient un filtrage pour les harmoniques de rang 5, 7, 11, 13, etc. , qui apparaissent lors des commutations. Selon une autre caractéristique de la présente invention le dispositif comprend en outre des moyens d'élaboration, pour chaque phase connectée au pont, d'une image de la chute 'inductive de ladite phase et d'une image de sa chute ohmique, ces deux virages étant introduites, avec l'image de la tension de la meme phase prise aux bornes du pont, dans ledit circuit intégrateur par l'intermédiaire d'un circuit sommateur. De cette façon on obtient une amélioration de la forme des signaux sortant des intégrateurs. Il est bien connu également que la durée de la commutationHexprimée en degrés électriques et correspondant à une valeur quelconque du courant continu I transité par le pont cesse d'etre constante et tend à augmenter c lorsque la fréquence tombe en dessous d'un certain niveau. Ainsi selon une autre caractéristique de l'invention l'image du courant continu Ic transité par le pont est augmentée fictivement selon une fonction inverse de la fréquence de la machine avant d'être sommé algébriquement avec l'image changée de signe de- la somme des tensions triphasées redressées de la machine. D'autres avantages et caractéristiques de la présente invention ressortiront de la description d'un exemple non limitatif de réalisation de l'invention, faite ci-après en référence au dessin annexé dans lequel La figure 1 montre un convertisseur statique alimentant un moteur synchrone. La figure 2 est une représentation en fonction du temps de la tension simple de deux des 3 phases connectées aux bornes du pont et du signal de référence servant à la commutation d'une phase à une autre phase. La figure 3 montre le dispositif selon l'invention permettant d'obtenir les signaux de référence de phases. La figure 4 est un diagramme vectoriel des phases U, V et W (figures 1 et 3) montrant la position du signal de référence servant à allumer le thyristor 3 de la figure 1. La figure 5 représente schématiquement un dispositif d'asservissement du signal de commande Uc d'allumage d'un thyristor du pont. En se reportant maintenant à la figure 1, on voit qu'un réseau triphasé R, S, T est connecté à un pont de Graëtz à thyristors respectivement référencés 1', 2', 3', 4', 5' et 6'. Ce pont est appelé "Pont réseau" et référencé PR. Ce pont réseau est connecté par ses bornes à courant continu à un deuxième pont de Graëtz appelé "pont machine" et référencé PM, il comporte six thyristors référencés 1, 2, 3, 4, 5 et 6. Les trois bornes alternatives de ce pont machine sont reliées aux trois phases U, V et W d'une machine synchrone référencée M. Cette machine synchrone M peut fonctionner soit en moteur soit en alternateur. Dans le premier cas, le pont PR fonctionne en redresseur et le pont PM fonctionne en onduleur ; dans le second cas, le pont PM fonctionne en redresseur et le pont PR en onduleur. Il suffit pour cela d'agir sur l'angle oe d'allumage (figure 2) des thyristors pour inverser la polarité des bornes à courant continu des ponts. Le sens du courant dans la boucle 7 à courant continu ne pouvant pas changer, la puissance transmise va, soit du réseau vers la machine, soit de la machine vers lebréseau. Un premier but de l'invention est de réaliser un signal de référence de phase pour la commande de l'allumage des thyristors du pont PM, la machine synchrone M étant supposée fonctionner à fréquence variable et à flux sensiblement constant, c'est-à-dire que sa tension aux bornes est sensiblement proportionnelle à sa fréquence. On sait que les configurations successives du pont PM sont les suivantes, si on appelle E, affecté de l'indice correspondant à la phase, les tensions successives apparaissant aux bornes continues du pont PM. 1/ EU-Eg thyristors 1 et 2 allumés 2/ EV-EW n 2 3 n 3/ EX EU n 3 4 n / EWEtj n 4 5 5/ EWEV n 5 6 n 6/ V n 6 1 n On constate qu'en passant d'une configuration à une autre, l'une des deux phases qui conduisait conduira également dans la configuration suivante mais que l'autre phase commutera avec la troisième qui était hors circuit. La figure 2 montre l'amplitude en fonction du temps, selon l'axe a, des tensions respectives des phases U et V aux bornes du pont PM. Il s'agit d'allumer le thyristor 3 faisant passer le pont de la configuration EU-EW à la configuration EV-EW, c'est-à-dire que la phase V est mise dans le circuit continu 7 à la place de la phase U dans la configuration précédente. La zone possible de l'allumage du thyristor 3 s'étend comme on sait du point A au point B, définissant un angle d'allumage oe de O à 1800. Sur la ligne b/ est représenté le signal de référence de phase E3 pour l'allumage du thyristor 3. Ce signal de référence E3 en avance de 600 par rapport à la tension de la phase V est élaboré à partir de la tension de la phase U au moyen d'un transformateur de potentiel 8 (figure 3). Un premier but de l'invention consiste à rendre l'amplitude de ce signal de référence E3 cor.sta: e queique soit la vitesse de la machine M c'est-à-dire quelque soit la fréquence du système triphasé U, V, W. 'tlmpulsion d 'allumage est envoyée sur le thyristor 3 lorsque la voleur signal de référence de phase E3 coupe la valeur de la tension de commande Uc Dans cette figure on fait la comparaison entre E3 et -U . Cette figure c montre que si le pont machine M fonctionne en redresseur, Uc est positif donc Uc est négatif. Donc Uc est positif lorsque le pont PM fonctionne en onduleur, donc lorsque la machine M fonctionne en moteur. La figure 3 montre l'ensemble du dispositif selon l'invention. Sur cette figure on a représenté uniquement le pont machine PM et la machine synchrone M. Les dispositifs d'élaboration des signaux de référence de phase comportent des transformateurs de potentiel 8, 9 et 10 dont les primaires sont branchés respectivement aux phases U, V et W et reliés en étoile et dont les secondaires sont, eux aussi branchés en étoile le neutre étant mis au potentiel de O volt. Ces transformateurs comportent également chacun un enroulement tertiaire, qui sont reliés les uns aux autres en triangle. Ces enroulements tertiaires ont pour but de fixer de façon rigide, le potentiel du point neutre secondaire. On obtient ainsi sur les bornes F, G, H, des enroulements secondaires des transformateurs 8, 9 et 10, des images respectives des tensions des phases U, V et W. Ces images sont envoyées respectivement vers des circuits intégrateurs 11, 12 et 13 par l'intermédiaire de circuits sommateurs 14, 15 et 16 dont nous verrons le rôle plus loin. Ces circuits intégrateurs sont constitués par des amplificateurs opérationnels comportant une résistance d'entrée et un condensateur en contre-réaction. De la même manièra, les circuits sommateurs sont constitués par des amplificateurs opérationnels comportant des résistances d'entrée et une résistance en contre-réaction. A la sortie de ces intégrateurs on obtient donc des signaux qui sont les intégrales des images des tensions de phases U, V et W ; comme les tensions sont des tensions sinusoidales, l'amplitude des signaux à la sortie des intégrateurs comporte un terme en W et comme la machine M fonctionne à flux sensiblement constant, c'est-à-dire à tension sensiblement proportionnelle à la fréquence, l'amplitude des signaux à la sortie des intégrateurs est constante. Il ne reste plus qu'à ajuster correctement la phase de ces signaux par rapport à la phase des tensions U. i et W. Cet ajustement est réalisé aux moyens des inverseurs 17, le et 19 et des inverenrs sommateurs 20, 21 et 22. En se référant à la figure 4, on a représenté par des vecteurs U, V et W la position relative des tensions des phases U, V et W. Si lton prend le vecteur U, le circuit sommateur 14 provoque un déphasage de1r nous conduisant en U', l'intégrateur 11 provoque un déphasage de 3 2 nous amenant en U", l'inverseur 17 provoque un déphasage der nous conduisant en U". De la meme manière, le vecteur V se déphase successivement en V', et Vn. Le circuit 20 réalise la somme U"' + V" nous conduisant en E'3 et réalise un déphasage de E nous conduisant en E3 qui est déphasé de 600 en avance par rapport à V. Ce signal de référence E3 est alors comparé dans un amplificateur différentiel 23 à la tension de commande U0 dont la valeur déterminera l'angle oe d'allumage du thyristor 3.La sortie de l'amplificateur différentiel 23 est reliée à la gâchette du thyristor 3. De la même manière, au moyen d'un amplificateur différentiel 24 comparant le signal de référence E5 au signal de commande U on commande la gachette du thyristor 5. Enfin, c un amplificateur différentiel 25 comparant le signal de référence E1 au signal de commande Uc commande la gâchette du thyristor I. Si l'ordre des phases est inversé, autrement dit s'il y a inversion du sens de rotation de la machine, cela revient à dire que, vis-à-vis de l'allumage du thyristor 3 par exemple, les phases U et W ont échangé leur position sur le diagramme de la figure 4. Pour obtenir les signaux E3 et E'3 convenables, on voit que, V" restant inchangé, il suffit de remplacer le signal U" ' par le signal W"' à l'entrée l'amplificateur NO 20. On déterminerait de la même façon les commutations à réaliser à l'entrée des amplificateurs nO 21 et 22. Cet ensemble de commutations à l'entrée des trois amplificateurs précités se réalise aisément au moyen de six portes analogiques commandées par groupes de trois, en fonction de l'ordre réel des phases, U - V - W, ou W - V - U. Les thyristors 4, 2 et 6 sont respectivement commandés grâce à des amplificateurs différentiels 26, 27 et 28 comparant la tension de commande Uc, à des signaux de référence E4, E2 et E6. Les signaux de référence E4, E2 et E6 proviennent respectivement des signaux E3, E5 et E7 par l'intermédiaire de circuits inverseurs 29, 30 et 31 déphasant de E les signaux E3, E5, et E1. Afin d'améliorer les signaux de référence E, perturbés au moment des commutations, et bien que les circuits intégrateurs 11, 12 et 13 éliminent une bonne partie de ces perturbations, on peut introduire dans les circuits intégrateurs, non-pas la tension de phase U, V, W mais la force électromotrice ou contre-électromotrice de la machine M. On élabore donc une image des ehutes inductives et ohmiques de la machine que l'on introduit, avec les tensions U, V, W dans les sonrateurs 14, 15 et 16. L'ensemble comporte trois transformateurs d'intensite 32, 33 et 34. Les secondaires sont réunis en étoile, le neutre étant porté au potentiel de zéro volt et des résistances Xu, Xv, Xw étant placées respectivement entre le neutre et chacune des trois bornes libres des secondaires. La tension aux bornes de chaque résistance est respectivement envoyée sur une entrée des sommateurs 14, 15 et ces tensions sont dérivées au moyen de circuits dérivateurs 35, 36 et 37 et respectivement envoyées sur une seconde entrée des circuits sommateurs 14, 15 et 16. il est nécessaire, en pratique, de disposer une résistance z en parallèle sur les intégrateurs 11, 12 et 13, cette résistance est, normalement, élevée pour éviter la dérive intempestive des intégrateurs sous l'effet de tensions continues parasites. Dans le cas présent on pourra avantageusement utiliser une résistance Z plus faible que celle normalement nécessaire pour limiter la dérive des intégrateurs, de la sorte, ils seront affectés d'un déphasage ayant parasiste d'autant plus élevé que la fréquence est faible. Cet effet est bénéfique si l'on désire avoir un angle de garde y du pont fonctionnant en onduleur qui croisse lorsque la fréquence diminue. On rappelle que l'angle de garde est tel que cc + + y = 1800 dans lequel oe est l'angle d'amorçage et Il l'angle correspondant à la durée de la commutation. Les signaux U", V", W" en sortie des intégrateurs sont de la forme V 10 V étant la tension simple de phase et X la pulsation, et sont donc des images du flux. On peut, de ce fait utiliser ces signaux pour la régulation de l'excitation de la machine M. il suffit pour cela de redresser ces signaux de les sommer puis de comparer la somme obtenue à une référence fixe. En se reportant maintenant à la figure 5 on va décrire un dispositif d'asservissement de la tension de commande Uc en fonction du courant transité par le pont et des tensions simples de la machine. Un tel dispositif est connu et utilisé dans des dispositifs de commande de pont de Graëtz fonctionnant à fréquence fixe. Un deuxième but de l'invention est d'ajouter à ce dispositif d'asservissement connu un dispositif supplémentaire dans le cas de la présente invention où le pont fonctionne à fréquence variable. Dans cette figure, le signal Uc est le signal de commande appliqué à un comparateur tel que le comparateur 23 par exemple. Comme convention on décide que le pont PM travaille en onduleur lorsque Uc est positif. L'ensemble comporte d'abord un régulateur limiteur du signal U constitué c par trois amplificateurs opérationnels 38, 39 et 40. L'amplificateur 38 est monté en sommateur inverseur, il additionne la tension d'un signal U c avec la tension en 41, l'amplificateur 39 est monté en inverseur et sa sortie est reliée à l'entrée de l'amplificateur 38 par l'intermédiaire d'une diode 42. L'amplificateur 40 est aussi monté en sommateur inverseur de gain pratiquement infini, sa sortie n'étant reliée à entrée que par une diode 43, en outre la sortie de l'amplificateur 38 est reliée à l'entrée de l'amplificateur 40. L'ensemble comporte ensuite un asservissement à la tension de la machine M. Pour cela on prend les tensions U", V" et W" (voir figure 3) que l'on redresse grâce au montage représenté à l'intérieur de l'un des rectangles pointillés 44 qui redresse l'alternance négative et délivre une tension nulle pour les alternances positives en entrée. Ce montage comporte un amplificateur opérationnel 45 comprenant une diode 46 en sortie et une diode 47 entre la sortie et l'entrée. En sortie de ces montages on a donc toujours un signal positif. Les trois signaux en sortie des rectangles 44 sont ensuite sommés et inversés dans la boite 49 qui comporte un amplificateur opérationnel 48 fonctionnant en sommateur inverseur. On a donc en sortie une tension toujours négative qui est une image de la tension aux bornes de la machine M. Enfin, l'ensemble comporte en outre un asservissement au courant transité par le pont. Pour cela, on prélève les signaux à la sortie des résistances Xu Xv et Xw représentatifs des courants iu, iv et iw circulant dans les trois phases de la machine M et on leur fait subir les mêmes transformations redressement et sommation par les organes internes aux boites 44' et 49', identiques à ceux décrits précédemment mais en outre et selon l'invention, on modifie l'amplitude de ces signaux avant leur redressement, au moyen du montage représenté dans l'un des rectangles 50. Ce montage comporte un amplificateur opérationnel 60 muni en contre-réaction d'un circuit correcteur tel que le gain de l'ensemble soit une fonction inverse de la fréquence. Dans l'exemple décrit, le circuit correcteur comprend un condensateur 51 et une résistance R2 en série, l'ensemble étant mis en parallèle avec une résistance R1. A l'aide de ce dispositif, on a en sortie un signal qui est une fonction inverse de la fréquence, ce qui permet ainsi d'augmenter fictivement les signaux iu, iv, et iw aux basses fréquences et donc d'augmenter la correction réalisée par les circuits redresseurs et sommateurs des éléments 44' et 49'. Afin d'avoir un signal toujours positif en sortie de l'élément 49', les diodes 46 et 47 ont un sens inverse dans les circuits 44' qu'elles avaient dans les circuits 44. Le fonctionnement de l'ensemble est le suivant Lorsque la tension est négative au point de sommation 52 de l'amplificateur 40, la sortie de cet amplificateur est positive et la sortie de l'amplificateu. 59 suivant sL- négative, la diode 2 bloque donc cette tension qui est nulle en 41 et seul le signal uc agit sur l'a;lificateur 38 et aucune correction n'est appliquée à ce signal qui ne fait que changer de signe. Par contre, si le point de sommation 52 est positif, la sortie de l'amplificateur 39 est aussi positive et une tension apparait aux bornes de la résistance d'entrée 53 de l'amplificateur 38. Par suite du gain pratiquement infini de l'amplificateur 40, et de la valeur suffisamment faible donnée à la résistance 53 le signal au point 41 devient prioritaire par rapport au signal uc. L'équilibre s'établit alors de façon que le signal U soit c égal à la somme algébrique des images tension et courant élaborés à l'aide des résistances 54 et 55. Pour que le point 52 devienne positif il suffit que la tension positive aux bornes de la résistance d'entrée 57 de l'amplificateur 40 surpasse la valeur absolue de la tension négative qui résulte de la somme des tensions aux bornes des résistances 54 et 55. L'ensemble des résistances de réglage des amplificateurs sont calculées pour que cela se produise, soit si les tensions u", v", w" diminuent trop,.soit si les courants iu, iv iw augmentent trop,soit si la fréquence de ces courants est trop basse, soit sigle signal u c devient trop négatif. Bien entendu l'exemple décrit n'a été donné qu'à titre illustratif nullement limitatif et on pourrait sans sortir du cadre de l'invention changer certains éléments du dispositif par d'autres éléments équivalents assurant la meme fonction. En particulier, la description a été faite pour le cas d'un système triphasé, mais les dispositions indiquées sont applicables à un système ayant un nombre quelconques de phases. REVENDICATIONS 1/ Dispositif de commande d'un pont de Graëtz pour la conduite d'une machine synchrone fonctionnant à vitesse variable, à laquelle il est connecté par ses bornes alternatives et dont la tension aux bornes est sensiblement proportionnelle à sa fréquence, caractérisé en ce que les impulsions d'allumage de chaque thyristor du pont de Graëtz sont issues de la comparaison d'un signal de commande U0 choisi en fonction de l'angle cc d'allumage désiré du thyristor à allumer avec une courbe sinusoldale de référence de phase dont l'amplitude est rendue indépendante de la fréquence de fonctionnement du pont de Graëtz. 2/ Dispositif de commande d'un pont de Graëtz selon la revendication 1, caractérisé en ce que les différentes courbes sinusoidales de référence de phase sont obtenues en fabriquant des signaux images des tensions simples des trois phases de la machine reliées aux bornes alternatives du pont, chaque signal image étant envoyé vers un circuit intégrateur, puis vers un circuit de déphasage de manière à être déphasé de it en avance par rapport à la tension de la phase pour laquelle le signal de révérence est destiné et qui comporte le thyristor à allumer. 3/ Dispositif de commande d'un pont de Graëtz selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend en outre des moyens d'élaboration, pour chaque phase connectée au pont, d'une image de la chute inductive de ladite phase et d'une image de sa chute ohmique, ces deux images étant introduites avec l'image de la tension de la même phase prise aux bornes du pont, dans ledit circuit intégrateur par l'intermédiaire d'un circuit sommateur. 4/ Dispositif de commande d'un pont de Graëtz selon la revendication 2, caractérisé en ce que lesdits circuits intégrateurs comportent chacun en contre-réaction une résitance telle que les intégrateurs soient affectés d'un déphasage avant parasite augmentant lorsque la fréquence diminue. 5/ Dispositif de commande d'un pont de Graëtz selon la revendication 3, caractérisé en ce que les images des chutes ohmiques et inductives sont obtenues respectivement pour chaque phase au moyen d'un transformateur d'intensité dont le secondaire est connecté à une résistance dont l'une des bornes est placée à un potentiel de référence et dont l'autre borne est reliée à un circuit dérivateur. 6/ Dispositif de commande d'un pont de Graëtz selon l'une des revendications précédentes dans lequel on substitue, lorsque cela est nécessaire, au signal de commande utilisé normalement, lorsqu'il est d'un signe correspondant à la marche de la machine en moteur un signal de commande élaboré en formant la somme algébrique de l'image changé de signe de la somme des tensions triphasées redressées de la machine et de I 'imaS-e du courant continu Ic transité par le pont, caractérisé en ce que l'image du courant continu Ic transité par le pont est augmentée fictivement selon une fonction inverse de la fréquence, avant d'être sommée algébriquement avec l'image changée de signe de la somme des tensions triphaséss redressées de la machine. 7/ Dispositif de commande d'un pont de Graëtz selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'image du courant continu Ic ainsi augmentée fictivement est élaborée à partir d'une image des courants des trois phases de la machine, chaque image subissant une modification de son amplitude puis étant redressée et enfin additionnées entre elles. 8/ Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que les signaux obtenus en sortie desdits circuits intégrateurs sont directement utilisables, après redressement, sommation entre eux et comparaison avec une référence fixe, pour la régulation de l'excitation de la machine synchrone.