La présente invention se rapporte à la construction des édifices à étages multiples et elle concerne plus particulièrement un procédé utilisant des éléments unitaires préfabriqués de type modulaire pour la construction d'immeubles à usage adminis-5 tratif ou commercial d'immeubles résidentiels divisés en appartements, de bâtiments officiels tels qu'écoles, hôpitaux ou tous autres édifices devant comporter un grand nombre d'étages. Il a déjà été proposé et utilisé dans le passé des procédés de construction modulaire, utilisant des éléments unitaires 10 en forme de cellules. Un certain nombre de ces procédés employent des éléments unitaires ou cellules uniquement pour constituer des zones fonctionnelles, mais ne prévoient pas d'éléments préfabriqués servant à la fois' d'unités fonctionnelles et d'éléments résistants de structure, c'est-à-dire que, dans certains modes de 15 construction modulaire, on construit tout d'abord une ossature porteuse et on fixe ensuite les cellules à cette ossature, ces cellules n'exerçant pas de fonction de supports. Ce mode de construction présente un défaut inhérent d'efficacité dans l'utilisation des matériaux. D'autres types de construction modulaire prê-20 sentent l'inconvénient de ne pas utiliser efficacement la surface de terrain disponible pour élever une construction de grande hauteur et ceci constitue fréquemment un facteur défavorable pour l'utilisation d'un mode particulier de construction, ainsi que pour la conception même du bâtiment. Par exemple, de nombreux pro-25 cédés de construction modulaire exigent l'utilisation de grues auxiliaires pour élever successivement les éléments et les disposer par déplacement latéral à des niveaux de plus en plus élevés. La surface de terrain nécessaire pour la mise en place des grues de levage et des cellules dans ce type de construction est donc 30 considérable et, dans certains cas, par exemple dans les zones urbaines à haute densité, il est exclu de pouvoir disposer de l'espace nécessaire. La présente invention résoud le problème défini ci-dessus, ainsi que d'autres problèmes que posent les modes de cons-35 truction modulaire de la technique antérieure et elle a pour objet un nouveau procédé de construction qui présente des avantages décisifs comparativement aux constructions de la technique antérieure. En particulier, les cellules ou éléments unitaires suivant l'invention sont conformés de manière à jouer à la fois leur 40 rôle de zones fonctionnelles, c'est-à-dire d'éléments définissant 71 33357 2. 2106600 des espaces habitables ou utilisables et un rôle d'éléments de structure de 1'édifice.Dans ce but, les éléments sont fixés en place à différents niveaux de l'édifice, autour d'tme colonne porteuse construite au préalable qui, suivant la 'conception parti-5 culière de l'immeuble, peut renfermer une ou plusieurs cages d'ascenseurs, des escaliers d'accès, des fixations mécaniques, etc et peut également contenir une partie des surfaces fonctionnelles associées aux cellules. Chaque cellule constitue une zone fonctionnelle autonome et cette zone peut être agrandie en utili-10 sant une partie de la colonne centrale. Les cellules servent également d'éléments de structure-pour supporter d'autres cellules et, lorsqu'elles sont fixées à la colonne porteuse, elles renforcent l'ensemble de la structure de l'édifice. Plus particulièrement, des cellules sont disposées 15 à chaque niveau du bâtiment, à l'extérieur de la colonne et des liaisons directes sont établies entre les parois internes de ces cellules et la colonne pour transférer à celle-ci une partie du poids desdites cellules. Les cellules montées aux diverses hauteurs du bâtiment sont allongées et ont la forme de caissons et, 20 à chaque étage, les deux extrémités opposées de chaque cellule dépassent latéralement au-delà de la colonne et sont en porte-à-faux sur celle-ci. Les cellules de chaque étage sont emboitées entre les cellules des deux étages adjacents. En particulier, les cellules de l'étage immédiatement inférieur à deux cellules d'un 25 étage considéré sont reliées et par conséquent, en partie suspendues taux parois internes des extrémités en porte-à-faux des cellules qui leur sont superposées. Ces parois internes des extrémités en porte-à-faux jouent le-rôle de poutres portèuses pour les cellules directement inférieures.'Par conséquent, chaque ni-30 veau ou étage de cellules est utilisé pour transférer à la colonne la partie de la charge résultant du poids des cellules de l'étage immédiatement inférieur qui ne lui est pas directement transférée par la liaison directe avec ces cellules. En outre, la liaison directe entre les cellules et la colonne et leur inter-35 connexion directe renforcent la résistance du bâtiment aux efforts latéraux. De plus, les planchers des cellules d'un étage se trouvent dans le même plan que les plafonds des cellules immédiatement inférieures et on obtient de cette façon à chaque niveau une paroi horizontale qui ceinture entièrement l'édifice et ren-40 force également la résistance de cet édifice, en particulier vis- 71 33357 3. 2106600 à-vis des efforts de torsion. Par ailleurs, la construction décrite ci-dessus, dans laquelle les éléments unitaires constituent à la fois des zones fonctionnelles et des éléments porteurs n'est pas sujette aux li-5 mitations dé hauteur qui constituent un inconvénient inhérent à certains modes de construction antérieurs, connus. Par exemple, la colonne porteuse constitue elle-même le principal élément du dispositif utilisé pour élever les cellules à l'étage approprié de l'édifice, ce qui supprime la nécessité d'un équipement auxi-10 liaire constitué, par exemple par des grues de levage, entraînant obligatoirement des limitations de hauteur. Le caractère particulier du procédé de construction suivant l'invention est illustré parlefait qîi il n'exige qu'un déplacement vertical des éléments unitaires ou cellules. Le déplacement horizontal des cel-15 Iules, qui est nécessaire dans de nombreux procédés antérieurs de construction modulaire, est entièrement éliminé. Pour obtenir ce résultat, l'extrémité supérieure de la colonne de support est équipée de poulies orientables et de paires de poulies fixes qui sont montées en porte-à-faux vers 1' extrémité des faces latérales 20 de la colonne porteuse. Un treuil de levage est placé à la base de la colonne et des câbles partent de ce treuil, s'élèvent à l'intérieur de cette colonne, passent sur les poulies et redescendent à l'extérieur des faces latérales de ladite colonne. Après la construction de la colonne, on amène une première cellule sur 25 le chantier de construction et on la place à la base de cette colonne, directement au-dessous de la position finale qu'elle occupera dans l'édifice, puis on enfile les extrémités des câbles du treuil à travers des trous préalablement formés dans la cellule et on les fixe à un berceau de levage disposé au-dessous de ladi-30 te cellule. Cette cellule est ensuite élevée à la hauteur appropriée en une seule manoeuvre de levage. Lorsque la cellule a été fixée à l'édifice, à ladite hauteur appropriée, on redescend le berceau et on le sépare des câbles de levage. On place ensuite ces câbles sur une autre paire de poulies fixes, correspondant à une 35 autre face latérale de la colonne, après quoi, on les fait redescendre et on les fixe à un autre berceau pour soulever une nouvelle cellule jusqu'au niveau vou]u Grâce à la mise en place sélective des câbles de levage sur les poulies fixes correspondant à la face latérale appropriée 40 de la colonne, les cellules sont soulevées verticalement depuis 71 33357 4. 2106600 la base de celle-ci jusqu'à leur position finale, sans qu'on ait besoin de les déplacer horizontalement. Il n'est donc pas nécessaire d'utiliser de grandes grues ni d'engins équivalents. Le procédé décrit ci-dessus utilise donc les ments 5 en forme de cellules à la fois comme surfaces fonctionnelles et comme éléments porteurs de structure, en ce sens que le poids de chaque cellule est transféré à la colonne, en partie directement, grâce à l'assemblage de sa paroi interne sur ladite colonne et en partie par l'intermédiaire de la suspension, aux ex-10 trémitës en porte-à-faux des cellules superposées. Chaque paire de cellules est donc en fait supportée directement par la colonne au niveau correspondant du bâtiment. De plus, le procédé de construction décrit ci-dessus supprime la nécessité d'un équipement de levage lourd extérieur, ainsi que les besoins dûs à cet ëqui-15 pement, il supprime donc les limitations imposées à la hauteur totale de la structure par la limite pratique de la portée des engins de levage extérieurs et, en outre, il réduit au minimum la surface de terrain nécessaire pour la construction. Le principal but de l'invention est donc de réaliser 20 une procédé nouveau et perfectionné de construction de bâtiments à partir d'éléments unitaires préfabriqués. Un autre but de l'invention est de réaliser un procédé de construction modulaire de bâtiments, dans lequel des cellules ou éléments unitaires sont disposés autour d'une colonne vertica-25 le de support permanent, et assemblés à cette colonne d'une façon nouvelle, de sorte que les cellules elles-mêmes servent de supports en porte-à-faux pour les cellules ou éléments inférieurs. Un autre but de l'invention est de réaliser un procédé de construction dans lequel tout déplacement d'éléments dans un 3 0 plan horizontal au cours de la construction de l'édifice est supprimé et dans lequel les manoeuvres de levage lourd s'effectuent toutes uniquement dans la direction verticale. Un autre but encore de l'invention est de réaliser un procédé de construction de bâtiments qui n'exige que le minimum 35 de terrain autour de l'emplacement de la construction et qui utilise très efficacement la main d'oeuvre et les matériaux en employant au maximum des éléments de construction préfabriqués et en réduisant plus possible la construction sur place Un autre but de l'invention est de réaliser un procédé 40 de construction de. bâtiments qui possède une grande souplesse 71 33357 5. 2106600 d'emploi, soit adaptable à une grande diversité de types d'édifices et puisse être utilisé pratiquement sur tous les genres de sites et d'emplacements, et dans lequel les seules limitations imposées au poids et à la dimension des éléments unitaires ou cel-5 Iules elles-mêmes soient celles qui sont dues au seul transport de ces éléments plutôt que celles qui découlent de considérations de résistance mécanique, de fonction et de conception du bâtiment. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront au cours de la description qui suit. Sur ies dessins 10 annexés, donnés uniquement à titre d'exemple : la Fig. 1 est une vue en perspective d'un inmeuble ter-mihé, construit suivant l'invention ; la Fig. 2 est une vue en perspective d'un élément ou cellule, utilisé pour la construction de cet immeuble ; 15 la Fig. 3 est une vue en perspective de la colonne por teuse de l'immeuble de la Fig. 1, qui montre le levage d'une première cellule jusqu'au niveau supérieur de cet immeuble ; la Fig. 4 est une vue en élévation,avec arrachements partiels, de l'immeuble représenté sur la Fig. 1, en partie monté ; 20 la Fig. 5 est une vue partielle, à plus grande échelle, en coupe verticale suivant la ligne 5-5 de la Fig. 6 d'un étage particulier de l'immeuble représenté sur la Fig. 1 ; la Fig. 6 est une vue partielle, en coupe horizontale suivant la ligne 6-6 de la Fig. 5 ; 25 la Fig. 7 est une vue en coupe partielle, à plus grande échelle.suivant la ligne 7-7 de la Fig.5 qui montre l'assemblage de la paroi latérale interne d'une cellule à colonne porteuse ; la Fig. 8 est une vue partielle en élévation avant de cet assemblage ; 30 la Fig. 9 est une vue partielle, en coupe, représentant la jonction entre deux cellules situées à des niveaux voisins ; la Fig. 10 est une vue partielle, en perspective, d'une autre forme de construction de l'immeuble. Suivant l'exemple d'exécution représenté sur le dessin 35 et en particulier sur la Fig. 1, l'immeuble terminé, désigné dans son ensemble par la référence 10, qui est construit suivant les principes de l'invention, est composé de deux parties essentielles : une tour, ou colonne ,12 qui constitue le support ou ossature, et une pluralité de cellules ou éléments unitaires préfa-40 briqués, formant des couches superposées, désignés par la référence 71 33357 6. 2106600 14. La colonne ou tour 12 constitue le support permanent de l'ensemble du bâtiment 10 et; dans la forme de réalisation représentée, constitue une ossature centrale autour de laquelle les cellules 14 sont disposées et fixées. Dans cette forme de réalisation, la tour 5 12 renferme de préférence l'ascenseur, les escaliers et les canalisations nécessaires pour tous les services de l'immeuble 10 et elle peut également former des zones fonctionnelles supplémentaires combinées aux cellules 14. Comme le montre la Fig. 3, la tour 12 comprend de pré-10 férence sur chaque face latérale, deux colonnes verticales 16 et une série de poutres horizontales 18, espacées verticalement, qui sont reliées aux colonnes 16 de chaque côté, les extrémités des poutres 18 se prolongeant vers l'extérieur au-delà des colonnes 16 pour s'assembler aux autres poutres 18 du même niveau. La tour 12 15 est de préférence réalisée en béton et elle peut être construite au moyen d'un coffrage glissant. Il est visible que la tour 12 peut atteindre pratiquement n'importe quelle hauteur de bâtiment et que dans la forme de réalisation représentée, cette tour 12 est monolithique et forme une poutre verticale à profil en caisson. A 20 son extrémité supérieure, la tour i2 est munie d'un ensemble de traverses ( en acier ou en béton) , désigné par la référence 20/qui joue le rôle de châssis d'engin de levage permanent pour la manutention des cellules 14, d'une façon qui sera décrite plus bas. Plus précisément, cet ensemble de traverses 20 com-25 prend des paires de poutres ou traverses 22 disposées dans des plans verticaux qui se coupent mutuellement à angle droit. Une plate-forme de levage 24 est disposée au sommet de l'édifice, au-dessus des traverses de l'ensemble 20. Les poutres 22 se prolongent au-delà des faces latérales de la tour 12 pour former une paire de 30 potences de levage en porte-à-faux sur chaque face latérale de cette tçur. Ainsi qu'on le décrira plus loin, les cellules 14 sont soulevées verticalement d'une position au voisinage de la base de la tour 12 jusqu'à la hauteur appropriée de l'immeuble, après quoi 35 on les fixe à cette tour 12. La tour 12 constitue le principal élément du dispositif au moyen duquel les cellules sont soulevées au cours de la construction de l'immeuble. Pour cela, un treuil 26 est disposé près de la base de la tour 12 et deux câbles 28 partent de ce treuil 26 et passent sur deux poulies 30 fixées à une paroi 40 interne de la tour 12, à la base de celle-ci. Les câbles 28 s'élè 71 33357 7. 2106600 vent verticalement dans la tour 12 et passent sur deux poulies 32 fixées à la même paroi intérieure de la tour, mais au sommet de celle-ci, ces poulies 32 étant orientables par pivotement autour d'axes verticaux. 5 Plusieurs paires de poulies fixes 34 sont montées sur la plate-forme 24, à l'extérieur des parois latérales de la tour 12. Les câbles de levage 28 passent donc de bas en haut à l'intérieur de la tour 12, puis sur les poulies orientables 32 et sur une paire choisie de poulies fixes 34 qui correspond à la face la-10 térale de l'immeuble sur laquelle doit être fixée une cellule. Les câbles 28 passent sur les poulies 34 et descendent à travers des ouvertures 36 pratiquées dans la plate-forme 24 pour pendre le long de la face externe de la tour 12. Pour disposer les câbles de levage 28 le long d'une autre face de la tour 12, on met le treuil 15 26 en action de manière à enrouler les câbles jusqu'à ce que leurs extrémités puissent être séparées de la paire de poulies fixes 34 précédemment utilisée et disposées sur une autre paire de poulies fixes 34, pendant qu'on fait pivoter les poulies 32 de manière qu'elles soient dirigées vers le côté de l'édifice le long duquel 20 une cellule doit être soulevée. Sur la Fig. 2, on a représenté une cellule 14 à l'état d'ossature. De préférence cette cellule 14 est d'une dimension suffisante pour loger un être humain adulte debout. En outre, la cellule 14 est normalement équipée des panneaux de parois et autres 25 éléments auxiliaires qui constituent une cellule préfabriquée et préfinie, avant d'être installée dans l'édifice 10 et il va de soi que les cellules 14 ne sont représentées sousforme d'ossature que pour la clarté du dessin. Dans sa forme d'ossature, la cellule 14 est de préféren-30 ce en forme de boîte ou caisson allongé et comprend quatre poutres de grande longueur, dont deux, 40, forment les éléments de support d'une paroi externe 41 et deux, 42, forment les éléments de support d'une paroi interne 43. Les poutres 40 et 42 sont réunies entre elles par des poutres d'extrémités verticales 44 et des pou-35 très d'extrémités horizontales 46. La paroi interne 43 comprend deux poutres intermédiaires verticales 47 qui constituent une partie de la surface de cette paroi. Chacune des poutres 47 est percée d'un trou inférieur 48 et d'un trou supérieur 50, décalé latéralement nar rapport au trou 48, et ces deux trous sont destinés 40 à fixer la cellule 14 à la tour 12 d'une façon qui sera décrite 71 33357 8. 2106600 dans la suite. Chaque cellule comprend une paroi horizontale 52, qui s'étend de préférence sur toute sa longueur et qui forme son plancher. Chaque cellule comprend également une paroi supérieure 54 qui forme une partie du plafond de cette cellule et une partie 5 du plancher d'une zone fonctionnelle disposée au dessus de cette cellule, ainsi qu'on l'indiquera plus loin. Pour des raisons qui sont indiquées plus bas, chacune des parois horizontales 5 2 et 54 est percée de deux trous, 51 et 53 respectivement, les deux trous supérieurs 53 étant pratiqués à la verticale des deux trous infé-10 rieurs 51. Les extrémités 56 de chaque cellule sont de préférence ouvertes à leur partie supérieure et sur les côtés et les poutres supérieures 40 et 42 sont de plus faible épaisseur à ces extrémités de manière à ménager des évidements ou encoches 58 destinées à recevoir les extrémités des cellules superposées à la cellule consi-15 dérée, d'une façon qui sera décrite plus loin. Les cellules sont de préférence réalisées en béton armé moulé à l'avance et, ainsi que le montrent les Fig. 3 et 9, un certain nombre de tiges d'armature 60 traversent les parois horizontales aussi bien que les parois verticales. Les tiges 60 de la paroi horizontale 54 traver-20 sent longitudinalement la cellule 14 et sont recourbées en épingles à cheveux à l'extrémité opposée du plafond 54 pour être assemblées avec des tiges recourbées de la même façon, traversant transversalement le plancher 5 2 de la cellule superposée. Lors de la construction de l'immeuble représenté sur 25 la Fig. 1, on réalise tout d'abord la colonne ou la tour 12, de préférence en la construisant en béton à l'aide d'un coffrage glissant puis on installe le treuil 26, les câbles de levage 28 et les poulies 30, 3 2 et 34. On transporte alors^de préférence au moyen d'un véhicule routier, la première cellule préfabriquée 14a sur le 30 chantier de construction et on la place à la base de la tour 12 directement contre une face latérale de cette tour et exactement à la verticale de la position finale qu'elle occupera dans l'immeuble. On place les câbles de levage 28 sur les deux poulies fixes 34 de la plate-forme 24 qui sont disposées sur le même côté de la tour 35 que la cellule qu'il s'agit de fixer ; on les fait passer sur ces poulies 34, à travers les ouvertures 3 6 et on les fait descendre jusqu'à la base de la tour 12, après quoi, on les enfile à travers les paires de trous 53 et 51 pratiqués respectivement dans le plafond et le plancher de la cellule 14a. On fixe ensuite les extré-40 mités des câbles de levage 28 à un berceau, désigné dans son ensem 71 33357 9. 2106600 ble par la référence C sur la Fig. 4, puis on met le treuil 26 en marche pour soulever la cellule 14a de son engin de transport et l'élever verticalement le long de l'une des faces latérales de l'immeuble 10, comme on l'a représenté sur la Fig. 3. 5 Lorsque la cellule 14a a atteint la hauteur voulue, elle est fixée à la fois directement à la tour 12 et aux traverses surplombantes 22. Pour cela, chacune des colonnes verticales 16 de la tour 12 est équipée de bagues métalliques 64 (Fig. 7) percées d'un trou conique 66. Une cheville 68 à extrémité conique est 10 montée dans chacun des trous 48 de la paroi interne de la cellule 14 pour être vissée dans la bague 64.Erasuite, alors que la cellule 14a reste suspendue par les câbles 28, des cales 70 sont insérées dans les trous 48 pour immobiliser verticalement cette cellule 14a tandis que des cales 72 sont placées de chaque côté de la 15 cheville 68 dans ce même trou 48, pour immobiliser horizontalement cette même cellule. Un assemblage analogue entre la cellule 14a et la tour 12 est établit à travers les trous supérieurs 50 de la paroi interne 43 de la cellule, l'assemblage avec la tour 12 se faisant sur les parties des poutres horizontales 18 qui débor-20 dent latéralement au-delà des colonnes verticales 16. Lorsque la cellule 14a est fixée dans la position appropriée, les bords inférieurs des traverses 22 en porte-à-faux sur le côté de l'édifice auquel la cellule est fixée, sont logés dans les évidements 58, à proximité des bords extrêmes de la paroi supérieure 54. Les 25 bords inférieurs des traverses 22 sont fixés le long des bords extrêmes de cette paroi 54 en assemblant les tiges d'armature des traverses aux tiges d'armature de la paroi 54 et en garnissant le joint de ciment expansif. Les traverses 22 jouent donc le rôle de support en porte-à-faux ou potences de suspension de la cellule 30 et par suite empêchent la cellule 14a de s'écarter latéralement de la tour 12. De cette façon, la cellule est portée par la tour 12 directement au moyen de l'assemblage à chevilles établi entre sa paroi interne et la structure en caisson de ladite tour 12, et indirectement du fait qu'elle est suspendue aux traverses en porte-35 à-faux 22. Le poids de la cellule 14a est donc transféré à la tour 12 en partie directement par le raccordement de sa paroi interne à ladite tour et en partie par l'intermédiaire de sa suspension aux extrémités en porte-à-faux des traverses 22. On voit sur le dessin que les extrémités opposées 56 de la cellule 14a dé-40 bordent au-delà des bords latéraux de la tour 12 et sont donc en 71 33357 10 2.106600 porte-à-faux par rapport à cette tour. Lorsque la cellule 14a est définitivement fixée à la tour 12, les câbles 28 sont descendus pour ramener le berceau C à la base de la tour 12. Ce berceau est alors séparé des câbles 28 5 qui sont remontés pour être placés sur les deux poulies fixes 34 situées sur le côté opposé de l'édifice 10. Lesdits câbles 28 sont ensuite redescendus jusqu'à la base de la tour 12, le long dudit côté opposé de l'immeuble. Une deuxième cellule qui a été préalablement amenée à la base de la tour 12, sur ledit côté opposé de 10 l'immeuble, est soulevée à la même hauteur que la cellule 14a et est fixée en position de la façon décrite à propos de cette cellule 14a. Les parties extrêmes 56 de cette cellule sont également en porte-à-faux au-delà des bords latéraux de la tour 12. Lorsque les deux cellules sont fixées au niveau supérieur, les câbles de levais ge 28 sont placés sur deux poulies fixes 34 correspondant à un côté de l'édifice qui est compris entre les côtés sur lesquels les premières cellules ont été fixées. De la même façon que précédemment, les câbles de levage 28 sont descendus et une troisième cellule 14c est élevée, jusqu'à 20 une hauteur immédiatement inférieure à celle des cellules qui ont été montées précédemment. Les extrémités en porte-à-faux de la paroi inférieure 52 des cellules 14a montées à l'étage supérieur de l'édifice se logent dans les évidements 58 pratiquées dans les extrémités opposées de la cellule 14c immédiatement inférieure. Cet-25 te cellule 14c est ensuite fixée à la tour 12 par des joints à cheville, de la façon décrite plus haut. Les extrémités 56 de la cellule 14c sont également en porte-à-faux au-delà des parois latérales de la tour 12 et la cellule 14c est en outre fixée le long des bords extrêmes de sa paroi supérieure 5 4 aux extrémités en porte-à-20 faux des poutres internes inférieures 42 des cellules 14 situées à l'étage supérieur de l'édifice. Ainsi les parties extrêmes des poutres internes inférieures 42 des cellules supérieures débordent latéralement en porte-à-faux par rapport à la tour 12, comme on l'a décrit plus haut, et sont reliées à la cellule inférieure de 35 façon à former une potence de suspension de ladite.cellule inférieure. Le poids de la cellule inférieure 14c est donc transmis à la tour 12 en partie directement par le joint à cheville entre la paroi interne de cette cellule et ladite tour 12 et en partie indirectement du fait de la suspension de cette.cellule aux extrémités 40 opposées 56 des deux cellules qui lui sont superposées. Les autres 71 33357 ii. 2106600 jonctions entre les cellules superposées et les cellules inférieures peuvent être remplies de mortier expansif et des joints à remplissage résistants ou non résistants peuvent être utilisés. Il va de soi que les seules fixations résistantes de 5 la cellule inférieure sont constituées par les assemblages à cheville qui la fixent à la tour 12 et par les raccordements entre les bords de sa paroi horizontale 54 et les parties en porte-à-faux des poutres internes inférieures des cellules supérieures. Lorsque la troisième cellule est fixée à la tour 12, on 10 fait descendre le berceau C jusqu'à la base de celle-ci et on le sépare des câbles de levage 28. Ces câbles sont ensuite placés sur les poulies 34 du côté opposé de l'édifice 10 pour faire monter une cellule analogue le long de la tour 12 et la fixer à cette tour de la même façon que la troisième cellule et à la même hau-15 teur que celle-ci. Lorsque cette quatrième cellule est fixée au niveau situé immédiatement au-dessous de l'étage supérieur de l'édifice, l'ensemble du processus de construction est recommencé. Il est facile de comprendre que la structure résultante comprend deux cellules situées de part et d'autre de la tour à chaque étage, les 20 cellules étant disposées alternativement sur deux côtés de la tour à un étage puis sur les deux autres côtés à l'étage suivant, de sorte que les parties extrêmes des cellules 14 sont emboîtées les unes dans les autres. L'espace ouvert délimite par les extrémités opposées de deux cellules d'un même étage, le plancher de la 25 cellule de l'étage immédiatement supérieur et le plafond de la cellule de l'étage immédiatement inférieur peut être fermé par une paroi externe ou façade après la fixation des cellules à la tour 12. Du fait de la présence des évidements 58 dans les extrémités des cellules, les parties des parois horizontales ou planchers 52 30 des cellules situées sur deux côtés opposés de l'édifice et les plafonds 54 des cellules situées sur les autres côtés de cet édifice à l'étage immédiatement inférieur forment une paroi horizontale plane continue qui entoure entièrement la tour 12, de sorte qu'elle renforce la résistance de cette dernière en particulier vis-3 5 à-vis des efforts de torsion. En outre, du fait de l'utilisation d'une construction en forme de poutre en caisson pour la tour 12 et pour les éléments unitaires, l'assemblage entre les éléments unitaires et la tour 12 renforce la solidité de structure de l'ensemble de l'édifice. Il est évident que la paroi interne 47 peut 40 être constituée par une plaque verticale massive qui s'étend sur 71 33357 12. 2106600 toute la longueur de la cellule, de sorte que les extrémités de cette cellule forment une poutre encore renforcée pour constituer une potence de suspension des cellules inférieures. Sur la Fig. 10, on a représenté une autre forme de réalisation comprenant plusieurs colonnes verticales 112 dont chacune est construite de la même façon que la tour 12 de la forme de réalisation précédente. Chaque colonne 112 est munie d'un équipement de levage analogue à celui décrit plus haut, c'est-à-dire composé de poulies fixes et de poulies pivotantes, de câbles de levage et d'un treuil. Les cellules 114 sont analogues aux cellules 14 mais elles sont allongées de manière à déborder au-delà des parois latérales de deux colonnes 312. Dans la construction initiale de l'immeuble représenté sur la Fig. 10, quatre cellules sont montées et fixées à chaque niveau (les quatre premières cellules sont supportées par le système de traverses à extrémités en porte-à-faux prévu au sommet de chaque colonne 112 et non représenté sur le dessin). Toutefois, dans cette forme de construction, chacune des cellules 114 est soulevée par les équipements de levage associés à deux colonnes 112. Deux cellules 114 sont donc disposées à l'extérieur des deux paires opposées de tours112, sur les deux côtés opposés de 1'immeuble,et deux cellules 114 sont montées et fixées entre les deux paires de tours 112, pour porter à quatre le nombre des cellules montées à chacun des étages de l'immeuble. A l'étage suivant, on monte et on fixe en position des cellules 114 qui sont disposées à angle droit par rapport aux cellules- de l'étage immédiatement supérieur. Ici également, deux cellules 114 sont disposées entre les paires de tours 112 et une cellule est prévue à l'extérieur de chaque côté des paires de tours 112. On répète la disposition ci-dessus tous les deux étages de l'immeuble et il est visible que l'on obtient une construction à cellules emboîtées dans laquelle chaque cellule est supportée en partie par sa fixation directe sur une paire de tours 112 et en partie par suspension aux extrémités des quatre cellules 114 immédiatement superposées. Avec cette forme de construction, on peut obtenir un immeuble de base rectangulaire au lieu de l'immeuble de section carrée qui est représenté dans la forme de réalisation précédente. Il va de soi que les cellules ou éléments unitaires peuvent être agences autour de colonnes présentant en plan une section polygonale, par exemple une section hexagonale ou octogonale, ce qui permet une souplesse dans le choix de la forme extérieure du 71 33357 13. 2106600 bâtiment. On voit que dans les deux immeubles des Fig. 1 et 10 le principe de base est le même, c'est-à-dire que les éléments unitaires servent à la fois de zones fonctionnelles et d'éléments porteurs de structure et que le poids de chaque cellule est transféré à la colonne, en partie directement, par l'assemblage entre sa paroi interne et ladite colonne, et en partie par l'intermédiaire de sa suspension aux extrémités en porte-à-faux des cellules supérieures . 71 33357 14. 2106600 REVENDICATIONS 1. Edifice à étages multiples, caractérisé en ce qu'il comprend une colonne porteuse résistante verticale d'une hauteur 5 sensiblement égale à la totalité de la hauteur de l'édifice ; des premier , deuxième et troisième éléments unitaires préfabriqués, de forme allongée, comprenant chacun des parois latérales verticales interne et externe et une paroi horizontale , des moyens d'assemblage des parois latérales internes des premier et deuxième 10 éléments à la colonne à une hauteur donnée de l'édifice ; ces premier et deuxième éléments étant espacés latéralement l'un de l'autre à ladite hauteur et débordant à l'extérieur des faces de la colonne à leur deux extrémités opposées qui sont en porte-à-faux sur celle-ci ; des moyens de maintien du troisième élément sur la 15 colonne, ces moyens comprenant des organes d'assemblage de sa paroi latérale interne à ladite colonne à une hauteur de l'édifice immédiatement inférieure à la hauteur donnée, et de support partiel direct de ce troisième élément par la colonne, ce troisième élément faisant saillie à l'extérieur des faces de la colonne et ayant ses 20 deux extrémités opposées en porte-à-faux par rapport à celle-ci et situées chacune au-dessous de l'une des extrémités en porte-à-faux du premier et du deuxième éléments ; et des moyens de liaison des extrémités en porte-à-faux des parois latérales des premier et deuxième éléments à ce troisième élémentetdfesuspension de celui-ci 25 auxdits premier et deuxième élément pour lui fournir le support complémentaire nécessaire. 2. Edifice suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les parois horizontales des premier et troisième éléments forment chacun une partie d'un plafond et plancher commun à ces 30 deux éléments. 3. Edifice suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend un quatrième élément unitaire préfabriqué comprenant des parois latérales verticales interne et externe et une paroi horizontale ; des.moyens de fixation de I^jparoi latérale inter- 35 ne de ce quatrième élément à la colonne à une hauteur de l'édifice immédiatement inférieure à la première hauteur donnée, pour fournir à ce quatrième élément un appui partiel direct sur la colonne, c.e quatrième élément faisant saillie à l'extérieur des faces de ladite colonne et ayant ses extrémités opposées en porte-à-faux sur 40 celle-ci au-dessous de la deuxième extrémité en porte-à-faux de 71 33357 15. 2106600 chacun des premier et deuxième éléments ; et des moyens d'assemblage de ce quatrième élément à cette deuxième extrémité des parois latérales internes des premier et deuxième éléments et de suspension dudit quatrième élément aux premier et deuxième, pour lui 5 fournir sensiblement le support complémentaire nécessaire. 4. Edifice suivant la revendication 3, caractérisé en ce que les parois horizontales des premier et troisième éléments et les parois horizontales des deuxième et quatrième éléments forment des parties de planchers et plafonds communs respective- 10 ment aux premier et troisième éléments et aux deuxième et quatrième éléments. 5» Edifice suivant la revendication 3, caractérisé en ce que la colonne comprend quatre faces latérales distinctes, le premier et le deuxième éléments étant disposés le long de deux fa- 15 ces latérales opposées tandis que le troisième et le quatrième sont disposés le long des deux autres faces latérales opposées. 6. Edifice suivant la revendication 3, caractérisé en ce que les moyens d'assemblage des extrémités en porte-à-faux des parois latérales interne des premier et deuxième éléments aux 20 troisième et quatrième éléments immobilisent ces troisième et quatrième éléments contre tout mouvement latéral vers l'extérieur de la colonne. 7. Edifice suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les extrémités en porte-à-faux de l'un des premier et troi- 25 sième éléments présente un évidement destiné à recevoir l'extrémité en porte-à-faux de l'autre de ces deux éléments. 8. Edifice suivant la revendication 7, caractérisé en ce que la paroi horizontale de l'un des premier et troisième élément est logée dans 1'évidement et forme entre les extrémités en 30 porte-à-faux de ces deux éléments un planeher-piafond commun. 9. Procédé de construction d'un édifice à étages multiples comprenant une colonne de support de forme allongée, verticale^ 'une hauteur à peu près égale à la hauteur totale de l'édifice et munie à son sommet d1 une «structure de support en porte-à- 35 faux, le procédé étant caractérisé en ce qu'on monte au sommet de cette colonne une paire de poulies pivotantes et, sur la structure de support plusieurs paires de poulies fixes adjacentes à chacune des faces latérales de ladite colonne ; on fixe deux câbles de levage à une de leurs extrémités à un treuil placé à la base 40 de la colonne et on les passe. sur lesdites poulies pivotantes et 71 33357 16. 2106600 sur une paire déterminée desdites plusieurs paires de poulies, de sorte que lesdits câbles s'élèvent à l'intérieur de la colonne pour passer sur les poulies et redescendre le long de l'une des faces latérales de ladite colonne, à l'extérieur de cette derniè-5 re ; on accroche ces câbles à un berceau de levage supportant un élément et placé à la base de la colonne} on élève cet élément verticalement jusqu'à une hauteur donnée de l'édifice ; on fixe cet élément à la colonne à ladite hauteur donnée ; on éloigne le berceau de l'élément, pour le ramener au bas de la colonne ; on sépa-10 re le berceau des câbles de levage ; on dispose les câbles sur une autre des paires de poulies fixes, ces câbles s élevant à l'intérieur de la colonne, passant sur les poulies et redescendant le long d'une autre face latérale de ladite colonne, à l'extérieur de cette dernière; on fixe les câbles à un berceau de levage sup-15 portant un deuxième élément, disposé au bas de la colonne ; on soulève ce deuxième élément verticalement pour l'amener à la hauteur donnée de l'édifice ; on fixe ledit deuxième élément à la colonne ; on écarte le berceau de l'élément fixé pour le redescendre jusqu'au bas de la colonne puis on le.sépare desdits câbles de leva-20 ge. 10. Procédé de construction d'un édifice à étages multiples comprenant un support de forme allongée qui s'élève à une hauteur à peu près égale à la hauteur totale de l'édifice, et plusieurs éléments préfabriqués, en forme de caisson allongé ,com-25 prenant chacun une paroi latérale interne et une paroi latérale externe ainsi qu'une paroi horizontale, ce procédé étant caractérisé en ce qu'on fixe deux éléments audit support à un niveau donné du bâtiment, de telle sorte que ces éléments dépassent latéralement au-delà des parois du support et que leurs extrémités opposées 30 soient en porte-à-faux sur celui-ci ; on élève un troisième élément du niveau du sol jusqu'à un niveau immédiatement inférieur audit niveau prédéterminé de telle façon que les extrémités de ce troisième élément dépassent latéralement au-delà des parois du support et se trouvent au-dessous des extrémités opposées en porte-à-faux 35 des premier et deuxième éléments^ on fixe la paroi latérale interne dudit troisième élément audit support ; et on fixe les parois internes en porte-à-faux des premier et deuxième éléments au troisième pour donner un support résistant à ce troisième élément.