L'invention a pour objet un châssis-panneau pouvant être incorporé à une paroi pour constituer une façade d'un bâtiment. Actuellement les façades des bâtiments sont fréquemment réalisées à l'aide de panneaux juxtaposés dont certains sont opaques et d'autres transparents; ces derniers qui sont alors des châssis vitrés peuvent être fixes ou coulissants. Les fabrications des panneaux opaques et celle des châssis vitrés sont très différentes; on doit prévoir à l'avance leur emplacement pour en connaître le nombre et, de plus, leur mise en place est définitive. Il est donc difficile et onéreux de remplacer un panneau opaque par un châssis vitré et inversement. L'invention a pour but principal d'apporter un châssispanneau dont l'opacité est réglable entre trois degrés différents allant de la transparence totale à l'opacité totale. Un autre but de l'invention est d'apporter un châssispanneau à opacité réglable utilisable comme châssis vitré pouvant assurer une excellente protection thermique et phonique. Un autre but encore de l'invention est d'apporter un châssis-panneau à opacité réglable pouvant servir de châssis vitré coulissant et apte à procurer une bonne protection contre l'excès de lumière solaire tout en permettant la visibilité de l'intérieur vers l'extérieur. On atteint ces butsS selon l'invention, ainsi que d'autres qui apparaîtront plus loin, grâce à des moyens nouveaux que l'on va décrire maintenant pour montrer comme l'invention est réalisable. On se référera à un exemple particulier nullement limitatif et on se reportera aux dessins annexés dans lesquels: - la figure 1 est une vue en coupe verticale de deux châssis-panneaux conformes à l'invention utilisés comme châssis vitrés coulissants, - la figure 2 est une vue partielle en coupe par un plan horizontal des mêmes chassis-panneaux mais dépourvus de tambours intérieurs, comme on l'expliquera plus loin; - la figure 3 est une vue en coupe par un plan horizontal au niveau d'un tambour intérieur d'un châssis-panneau selon l'invention. Pour mieux faire comprendre l'invention, on a choisi l'exemple de châssis vitrés associés, deux à deux et tous deux coulissant, utilisés comme les deux vantaux d'une fenêtre. Chaque vantail; 1 ou 2, peut venir se placer en face de l'autre, comme on le voit sur la figure 1, ou l'un complétant l'autre comme le montre la figure 2. Comme ils sont identiques on ne décrira que le vantail 1. Il comprend un cadre 3, deux panneaux 4 et 5 qui doivent être au moins translucides et qui, ici, sont en verre épais transparent. Ces panneaux sont parallèles et espacés et tenus solidement et hermétiquement dans le cadre 3 grâce à deux feuillures 6, 7 remplies de mastic 8. Le cadre est constitué, de préférence, par des traverses supérieure et inférieure 9, 10 en matière plastique et par des montants qui sont composés de profilés 11, 12, rigides, en aluminium, réunis à l'écartement voulu par des profilés 13 en matière plastique. L'assemblage de ces pièces se fait par tout moyen approprié, par exemple par collage. Le cadre 3 contient aussi, entre les verres 4, 5 deux tambours 14, 15 montés respectivement à proximité des traverses supérieure et inférieure 9, 10. Ils sont supportés libres en rotation par des paliers 16 fixés, selon les circonstances, soit aux profilés verticaux 13, soit aux deux montants 11, 12 du cadre. Chaque tambour 14, 15 est muni à ses deux extrémités de deux poulies à empreintes 17 et les poulies correspondantes des tambours supérieur et inférieur sont accouplées en rotation. Dans cet exemple, les poulies sont réunies deux à deux par une chaînette 18 qui réalise un accouplement positif en coopérant avec les empreintes des poulies 17. Sur chaque tambour est enroulée une feuille 19 en matière translucide et très réfléchissante constituée avantageusement par une feuille transparente de matière plastique sur laquelle on a projeté une mince couche d'aluminium puis de vernis de protection. Ce genre de feuille se trouve dans le commerce sous la marque REXOR. L'extrémité libre de chaque feuille 19 est munie de moyens de guidage et de manoeuvre dont le plus simple est une barre rigide 20 fixée par ses extrémités aux chaînettes 18. Ainsi, les deux feuilles 19 de deux tambours accouplés sont constamment guidées et maintenues en tension, leurs déplacements étant simultanés mais dans des sens opposés vers le haut et vers le bas. Pour pouvoir manoeuvrer les feuilles 19 sans nuire à l'étanchéité des châssis-panneaux; il est préférable de fixer à l'une des barres 20, celle qui se trouve vers l'intérieur du bâtiment, un profilé 21 en matière magnétique dont l'une des faces est proche de la face interne du panneau 4 voisin. il est alors possible, à l'aide d'une règle aimantée 22 d'attirer le profilé 21 à travers le panneau 4 et de le deplacer dans le sens de l'enroulement ou du déroulement des tambours. On commande ceux-ci simultanément et positivement en rotation par l'intermédiaire des chaînettes 18. Quand les deux feuilles 19 d'un même châssis-panneau sont enroulées complètement sur leurs tambours respectifs, on dispose alors d'un châssis vitré isolant à double vitrage. Le châssis-panneau est transparent. Quand on déroule à moitié l'une des feuilles, l'autre feuille se déroule de la même façon. On obtient donc sur toute la surface du châssis, un écran composé d'une seule feuille bien qu'en réalité il comprenne une moitié d'une feuille et une moitié de l'autre décalées en sens horizontal. Dans cet état, le châssis-panneau est translucide. On jouit d'une certaine visibilité de l'intérieur vers l'extérieur et d'un éclairage faible; la plus grande partie des rayons sont réfléchis, en particulier ceux de l'extérieur de sorte qu'on obtient une bonne protection contre les rayons lumineux. En fait, on améliore fortement l'isolation thermique ainsi que l'isolation phonique que procure déjà le double vitrage. Quand on 'déroule totalement les deux feuilles 19, on obtient un panneau totalement opaque en raison de l'effet double des deux feuilles très réfléchissantes tendues entre les deux vitres. En raison de son étanchéité, ce châssis-panneau peut être laissé indéfiniment dans cet état. il se comporte alors comme une paroi pleine en raison de ses grandes qualités d'isolation thermique et phonique. Il est donc possible, grâce à l'invention, de réaliser un mur en y posant des châssis-panneaux comme ceux que l'on vient de décrire, sans se préoccuper des emplacements à prévoir pour l'éclairage naturel et en utilisant un seul type de châssispanneau. Ensuite, on pourra, à volonté, se servir de certains d'entre eux en guise de châssis vitrés à store incorporé et laisser les autres à l'état opaque. Il en résulte un abaissement appréciable du prix de revient de la construction. A tout moment, il est possible de rendre opaques les panneaux utilisés jusqu'alors comme châssis vitrés et d'en ouvrir d'autres, sans faire aucune transformation de la façade. De plus, il est possible aussi de modifier dans de très grandes proportions l'éclairage naturel d'une pièce. On s'est référé dans la description à la disposition horizontale des tambours mais on pourrait supporter ceux-ci verticalement en donnant aux feuilles réfléchissantes une tension appropriée ou en rendant rigides leurs bords latéraux, par exemple en les réunissant aux chaînettes. R E V E N D I C A T I O N S 1. Châssis-panneau à opacité réglable comprenant un cadre, deux panneaux translucides parallèles et espacés solidement maintenus à l'intérieur du cadre, caractérisé en ce que le cadre contient, entre les deux panneaux translucides, deux tambours montés avec une possibilité de rotation le long de deux côtés opposés de ce cadre, des moyens d'accouplement en rotation réunissent les deux tambours, une feuille en matière translucide et très réfléchissante est enroulée sur chacun des tambours, les extrémités libres de ces feuilles enroulées sont associées à des moyens de guidage en déplacement entre les panneaux translucides et des moyens de manoeuvre permettent la commande des tambours de l'extérieur du châssis-panneau. 2. Châssis-panneau selon la revendication 1, caractérisé en ce que les extrémités libres des feuilles en matière translucide et très réfléchissante sont pourvues d'une barre rigide, des chaînettes s'étendent à partir des extrémités de chaque barre jusqu'au tambour opposé, chaque tambour est muni de poulies appropriées autour duquel s'enroulent les chaînettes, celles-ci assurant le guidage et le maintien en tension desdites feuilles. 3. Châssis-panneau selon la revendication 2, caractérisé en ce que la barre rigide de l'une au moins des feuilles translucides et très réfléchissantes est équipée d'un profilé en matière magnétique dont l'une des faces est proche de la face interne du panneau translucide voisin, une règle aimantée permettant, en agissant sur ce profilé à travers le panneau, de commander la rotation des tambours et de manoeuvrer en déplacement et simultanément les deux feuilles translucides et réfléchissantes. 4. Châssis-panneau selon la revendication 3, caractérisé en ce que les deux panneaux translucides sont des verres fixés hermétiquenent au cadre et les tambours sont disposés respectivement à la partie supérieure et à la partie inférieure du cadre. 5. Châssis-panneau selon la revendication 4 caractérisé en ce que les feuilles sont en matière plastique transparente supportant une couche métallique extrêmement mince. c. Châssis-panneau selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'il est monté coulissant entre des rails dans l'ouver- ture d une paroi.