Composition et procédé pour le traitement du cancer. La présente invention se réfère au traite- ment du cancer et, plus particulièrement, a trait à une compo- sition et un procédé de traitement du cancer utilisables pour l'involution d'un carcinome à toute étape de son évolution. On a parfaitement admis, dans ces dernières années, que le cancer peut démarrer dans une seule des mil- liards de cellules de l'organisme, en étant déclenché par une dispersion de radiation, une trace de produit chimique toxique, un virus ou une erreur au hasard dans la transcription du message génétique de la cellule. Une fois le message génétique de la cellule altéré par une influence quelconque externe ou interne, la cellule commence à se diviser pour former d'autres cellules anormales selon un processus qui échappe aux restric- tions génétiques normales. Le système immunitaire de l'orga- nisme, d'un autre côté, qui est normalement vigilant en ce qui concerne la présence de tous types de cellules étrangères,. ne répond pas convenablement et ses unités de défense s'inter- disent d'attaquer et détruire les cellules invasives. A la différence des cellules saines, qui arrêtent leur reproduction après réparation d'un dommage ou contribution à la croissance normale, les cellules aberrantes (les cellules cancéreuses) n'ont pas de limite en rapport avec les propriétés de division et continuent à proliférer largement, formant une masse crois- sante ou tumeur qui s'expanse dans le tissu sain et vient en compétition avec les cellules normales pour la nutrition. Les cellules malignes peuvent aussi être transférées dans la cir- culation sanguine ou le système lymphatique qui les transporte dans tout l'organisme, créant ainsi ce que l'on appelle les métastases. Bien que les spécialistes de cette technique pensent fortement que le cancer pourrait être arrêté si le message génétique altéré de la cellule pouvait être rétabli, aucun moyen n'a été défini jusqu'à présent pour effectuer ce rétablissement. C'est pourquoi les traitement. habituels du cancer, qui sont considérés comme les meilleurs, consistent à - 2 - obtenir une prolongation de la vie des patients pendant quel- ques années, par l'un, ou une combinaison, de trois types de traitements, souvent désagréables, débilitants et quelquefois défigurants, à savoir: la chirurgie, les radiations et la chimiothérapie. Malgré l'existence de ces types de traitements usuellement appliqués aux patients cancéreux, deux tiers de toutes les victimes du cancer meurent en fin de compte de la maladie. -- - La présente invention fournit une composi- tion pour le traitement du cancer qui est utile pour la plu- part des types de cancers et qui peut être efficace-à toute étape du développement de la maladie, qui agit directement sur le message génétique des cellules de façon à inhiber les capacités de reproduction des cellules cancéreuses, et qui dérive d'un matériau de départ abondant, disponible en grande quantité pour servir de cure radicale du cancer. La présente invention fournit également un procédé de traitement du cancer qui peut être efficace pour guérir la maladie dans un grand pourcentage de cas à toute étape du développement de cette maladie. Selon un mode de mise en oeuvre préféré de la présente invention, le cancer est guéri à toute étape de la maladie par le procédé qui comprend l'administration au patient par voie orale d'une dose journalière convenable, pendant une durée d'environ 45 à 60 jours, d'une composition comprenant une suspension colloïdale ou semi-colloidale de protéines represseurs de l'ADN, dérivées d'un tissu nerveux frais de mammifère, en particulier du tissu cérébral, en alternance avec l'administration parentérale d'immunoglobu- lines (gammaglobulines). La présente invention sera mieux comprise à partir de la description détaillée suivante de certains modes de mise en oeuvre spécifiques qui sont simplement don- nés k titre d'illustration, et sans aucun caractère limitatif. Ces dernières années, on a constaté qu'une propriété fondamentale des cellules vivantes est leur capacité - 3 - à libérer ou bloquer leurs gènes en réponse à des signaux extracellulaires. Dans le corps humain, par exemple, chaque cellule (à l'exception de quelques types de cellules telles que les globules rouges du sang) possède le même jeu de gènes, bien qu'au cours du développementÉembryonnaire les cellules adoptent différentes formes et fonctions selon que leurs gènes sont sélectivement débloqués et bloqués. Par l'étude de la régulation génétique dans les bactéries et les virus, on a appris, ces dernières années, qu'un mécanisme fondamental du contrôle des gènes dépend de l'interaction de molécules protéiques avec des régions spéci- fiques de la molécule à longue chaîne d'ADN. Le résultat de cette interaction est que les gènes sont bloqués ou débloqués. Dans les cas les mieux compris, les gènes sont bloqués par des molécules de contrôle appelées répresseurs. L'existence des répresseurs a d'abord été suggérée en 1960 par François Jacob et Jacques Monod, de l'Institut Pasteur à Paris. Sept années plus tard, Walter Gilbert, en collaboration avec Benno Muller-Hill et Ptashne, travaillant indépendamment à l'Univer- sité de Harvard, ont réussi à isoler des répresseurs à partir de bactéries (voir "Genetic Repressors", par Mark Ptashne and Walter Gilbert; Scientific American, juin 1970). Plus tard, on a montré que les répresseurs pouvaient se lier étroitement et spécifiquement sur des sites de l'ADN appelés opérateurs, et que, ce faisant, ils pouvaient empêcher les gènes adjacents à l'opérateur d'être transcrits et traduits en protéines. Chez l'homme, comme chez la bactérie, un gène peut être défini par une séquence de bases le long d'une molécule d'ADN. La molécule d'ADN consiste en deux longues chaînes de nucleotides enroulées en une double hélice et re- liées l'une à l'autre par des liaisons hydrogène. Chaque nu- cleotide consiste en un sucre désoxyribose,un groupe phosphate et l'une des quatre bases azotées: adénine, guanine, thymine ou cytosine (en abrégé: A, G, T et C). Le sucre et les grou- pes phosphate forment l'ossature de chaque chaîne; les bases s'étendent vers l'axe central de la double hélice et sont ap- pariées avec les bases s'étendant à partir de l'autre chaine. -4 - Les séquences de bases le long des chaînes sont complémentaires: A est toujours apparié à T et G est toujours apparié à C. Le contenu d'informations de 1'ADN est déterminé par la séquence des bases. Un gène typique consiste en approximativement 1.000 paires de bases. La traduction des gènes en protéines commence avec l'enzyme ARN polymérase, qui copie la séquence de base en une séquence complémentaire sur la molécule linéaire de l'ARN messager. Les moyens de traduction intracellulaires, appelés ribosomes, se fixent eux-mêmes sur l'ARN messager et traduisent sa séquence de base en une séquence d'amino-acides, qui sont reliés pour former une molécule de protéine. Il est clairement concevable que la trans- cription d'un gène en une molécule de protéine peut être ré- primée ou bloquée à l'une quelconque des différentes étapes le long du gène complexe. Des études récentes ont déterminé que la répression s'effectue directement sur la molécule d'ADN, de sorte que l'information génétique n'est-pas transcrite en ARN messager tant que le répresseur n'est pas inactivé. Les répresseurs sont généralement des pro- téines acides de petite taille, produites par un gène dénommé régulateur dans l'ADN, et qui se fixent dans la région de pro- moteur de l'opérateur d'un gène, empêchant ainsi l'ARN poly- mérase de se fixer elle-même à cette région de promoteur et d'assembler l'ARN messager.' Après avoir rappelé le mécanisme de base de la répression de la transcription du gène, et étant précisé que le déposant n'a pas l'intention d'être lié par une expli- cation théorique quelconque du mode d'action de la composi- tion de la présente invention, on doit préciser que l'on pense que le cancer est l'altération chimique de l'ordre des nucléo- tides, adénine, guanine, thymine et cytosine constituant le gène qui régule la duplication cellulaire et codifie la syn- thèse d'une protéine spécifique qui fonctionne comme un ré-- presseur d'un gène opérateur. Cette altération provoquée par des agents physiques, chimiques ou biologiques dans une cel- lule, transmet héréditairement cette transformation aux cellules filles qui ne peuvent pas synthétiser convenablement le répresseur, ce qui provoque la large reproduction des cel- lules et forme les masses tissulaires anormales (tumeurs pri- maires) qui peuvent se disséminer vers d'autres organes par les métastases. Dans une cellule normale, la protéine ré- presseur spécifique adhère à l'ADN, comme mentionné ci-dessus, dans la région de promoteur d.'un opérateur de gène et inhibe la transcription des gènes structuraux qui contrôlent le dé- veloppement et la synthèse de 1'ARN. D'un autre côté, il existe certaines protéi- nes réceptrices spécifiques disposées dans le cytoplasme de la cellule, fixées à la membrane et qui sont sensibles au con- tact intercellulaire et enregistrent les espaces vides d'un tissu, probablement par modifications électromagnétiques, in- duisant, de ce fait, la duplication cellulaire lorsqu'elles migrent vers le noyau de la cellule et adhèrent à l'ADN, par- ticulièrement au gène régulateur et empêchent la synthèse de la protéine répressive qui contrôle la population des cellules dans un organisme vivant. On pense que la cellule cancéreuse contient une protéine répresseur altérée qui ne fonctionne pas ou qu'elle est simplement dépourvue de cette protéines en fonc- tion du changement qui a été provoqué dans le gène régulateur et, de ce fait, cette cellule se trouve toujours dans un état de transcription continue des gènes structuraux, ce qui se traduit par une duplication indéfinie. La susceptibilité d'une cellule envers le cancer dépend beaucoup d'une augmentation de la perméabilité de sa membrane qui permet à un agent physique, chimique ou biologique de développement du cancer, d'y pénétrer en-contact avec son ADN. Ainsi, certaines hormones agissent en. affectant la vitesse de la catalyse enzymatique ou en altérant la per- méabilité de la membrane cellulaire et cette circonstance rend ces tissus, qui sont soumis à un stimulus hormonal continu, plus sujets au cancer, par exemple la glande nammaire et l'utérus. Un manque de nutrition peut, dans d'autres circonstances, provoquer une augmentation de la perméabilité de la membrane cellulaire, aussi bien que la dépression de l'immunocompétence, qui sont des facteurs qui facilitent l'ac- tion de virus oncogènes. Il a également été établi que le cytoplasme de chaque cellule dans un tissu vivant contient une multipli- cité de molécules d'une protéine appelée récepteur. Cette pro- téine, probablement en raison de modifications électromagné- tiques ou électrochimiques, détecte les espaces vides du tissu voisin o des cellules sont demandées et, ce faisant, la pro- téine récepteur migre vers le noyau de la cellule, s'attachant au gène régulateur de l'ADN qui, de ce fait, ne produira pas davantage de protéine répresseur pour bloquer la région de promoteur du gène opérateur. En conséquence, cette région de promoteur ne sera plus réprimée et déclenchera le gène opéra- teur pour démarrer la formation de 1'ARN messager et la repro- duction de la cellule pour combler l'espace vide du tissu. Cette action sera inversée lorsque les protéines récepteurs ne détectent plus d'espace vide, une fois qu'il a été rempli par des cellules nouvelles. Ceci peut être le mécanisme grâce auquel une cellule prédéterminée se reproduit lorsque cela est nécessaire, et reste au repos de ce point de vue lorsque la reproduction n'est pas demandée par l'organisme vivant. L'accroissement de la perméabilité de la membrane d'une cellule peut permettre a des agents oncogènes externes, principalement l'ADN viral, de traverser cette mem- brane et de migrer vers le noyau de la cellule, s'attachant de façon permanente au gène régulateur, de sorte que ce gène ré- gulateur ne produira plus la protéine répresseur appropriée. En conséquence, la reproduction continue de la cellule sera déclenchée par l'absence de la protéine répresseur et la cel- lule deviendra maligne.- Il est clair, en conséquence, que si une pro- téine répresseur, contenue dans un tissu, est administrée à un malade, cette protéine répresseur pourra remplacer la protéine répresseur qui n'est plus produite par la cellule maligne, et -7- agira directement sur la région de promoteur du gène opérateur pour empêcher ce dernier de provoquer la reproduction continue de cette cellule. On a trouvé que tous les tissus nerveux de mammifères, étant des cellules qui ne se reproduisent jamais durant la durée de vie de l'individu, contiennent des teneurs élevées de ces protéines répresseurs, de sorte que, lors- qu'elles sont administrées à un patient à travers le tube gastrointestinal, elles sont transportées par les systèmes lymphatique et sanguin vers les cellules affectées par le can- cer. Du fait que ces cellules possèdent une perméabilité de membrane considérablement augmentée, la protéine répresseur administrée pénétrera dans ces membranes et s'attachera à la région de promoteur du gène opérateur de 1'ADN de ces cellules, faisant fonction de molécules répresseur à la place des molé- cules répresseurs normales qui ne sont pas produites par le gène régulateur de la cellule maligne. C'est la raison pour laquelle la composition d'une substance contenant une suspension colloïdale ou semi- colloïdale de protéine répresseur de l'ADN dérivée d'un tissu nerveux frais de mammifère et particulièrement de tissu céré- bral, s'est avérée être extrêmement active dans la répression et P'empêchement de la reproduction de cellules et produire finalement l'involution et la disparition des tu- meurs initialement formées par ces cellules. Ce type de protéines répreseurs fourni par la composition de'la présente invention n'agit pas seulement à l'intérieur de la tumeur elle-même,mais agit également à travers les vaisseaux chylifères et les vaisseaux sanguins, de façon à attaquer les cellules métastasées, ce qui inhibe également la métastase du cancer dans un patient affecté par ce mal. La composition du tissu nerveux, conformé- ment à la présente invention, peut être préparée en immergeant un tissu nerveux frais d'animal,cbtenu à partir d'un mammifère récemment abattu, dans une solution aqueuse d'iode (1: 2500) durant une période de temps d'environ une à trois minutes, -8- de façon à stériliser ce tissu et à empêcher la participation de toute bactérie vivante ou d'autres germes. Le tissu frais est retiré de la solution iodée et complètement lavé à l'eau distillée de façon à laver l'iode absorbé et ensuite ce tissu est divisé, par exemple dans -un mélangeur, pendant une période d'une minute ou moins, de façon à former une masse colloïdale ou semi-colloidale qui est conservée dans des conditions réfri- gérées,car l'action pharmacologique dépend beaucoup de l'inté- grité des protéines qu'elle contient, ces protéines étant sensibless aux températures élevées. Pour administrer la composition de substance de la présente demande, celle-ci est décongelée et administrée oralement au patient souffrant de cancer, de préférence à des doses de 0,5 à 10 mg/mg de tissu tumoral déterminé dans le j. patient et pour des périodes de temps d'environ 45 à 60 jours, après quoi on observe une involution remarquable et une guéri- son finale de la maladie dans une grande proportion des cas. Les exemples suivants vont illustrer l'effi- cacité de la composition de la présente invention administrée par le procédé de traitement du cancer décrit ci-dessus. Exemple 1 Un groupe de vingt hamsters a reçu par in- jectioli des cellules cancéreuses pour induire urn adénocarci- nome de la glande mammaire et on a laissé le cancer se déve- lopper à une étape intermédiaire. Lorsque l'adénocarcinome a été entièrement développé dans tous les vingt hamsters choisis, un groupe de dix de ces hamsters a été traité par une composi- tion comprenant du tissu cérébral,finement divisé et stérilisé, d'un animal bovidé récemment abattu, -et sous des doses de 1 ml par vingtquatre heures pendant trente jours, équivalant à une dose d'environ 5 mg/kg de hamster par jour. Aucune immuno- globuline (gammaglobuline) n'a été utilisée dans le traitement. des hamsters. Le groupe des dix hamsters choisis pour le traitement a été minutieusement observé et à la fin du quin- zième jour du début du traitement, la masse tumorale a commen- cé à décroître et à. involuer, alors qu'après trente jours de -9traitement la disparition complète de l'adénocarcinome a été obtenue, et le poids des animaux a augmenté de 7 %, les ham- sters s'étant complètement rétablis à la fin du trentième jour. Le groupe de dix hamsters, qui n'a pas été traité comme ci-.dessus, a aussi été observé. Tous, à l'excep- tion d'un seul, ont montré une augmentation considérable des volumes tumoraux, une perte des caractéristiques vitales et une-perte de poids jusqu'à environ 20 %. Tous ces hamsters sont morts dans les quatre-vingt dix jours suivants. Exemple 2 La procédure de l'exemple 1 a été répétée, mais en utilisant un tissu cérébral obtenu à partir'd'un ani- mal équin récemment abattu. Les résultats se sont avérés être les mêmes que dans l'exemple 1. Exemple 3 Un groupe de 30 patients humains volontai- res, souffrant.de cancer totalement développé et métastasé dans différents organes, a été traité par une composition préparée comme suit: une&portion de tissu cérébral obtenue à partir d'un animal bovidé récemment abattu (agneau) a été infusée dans une solution d'iode (1: 2500) pendant deux minutes; le tissu désinfecté a été complètement lavé à l'eau distillée et ensuite divisé dans un mélangeur waring pendant une période d'une minuce, pour réduire le tissu à la consistance d'un si- rop lourd. Les 30 patients choisis se répartissaient ainsi 12 desdits patients avaient subi un traitement chimio- thérapique par l'administration de vincristine adréamicine et cyclophosphamide; 15 autres patients avaient déjà été traités deux ou trois fois par chimiothérapie et plusieurs fois par radiothérapie, et un autre groupe de 3 patients avaient déjà été traités par une multiplicité de sessions chimiothérapiques et radiothérapiques et avaient un cancer très avancé attaquant les organes vitaux tels que le foie, les poumons, le rein et l'intestin. Tous les patients ont été traités par une dose journalière approximative de 1 mg/mg de tissu tumoral (déterminé pour chaque patient) de la composition ci-dessus, - 10 - et on leur a également administré soit l'immunoglobuline humaine (gammaglobuline) à une dose de 1 ml toutes les soixante-douze heures, par voie parentérale pendant trois se- maines, ou par l'immunoglobuline (gammaglobuline) obtenue à partir du cheval, sous la forme de suppositoires de 1.0 mg en administrant un suppositoire toutes les vingt-quatre heures, pendant douze jours, en tant que moyens pour protéger les pa- tients contre les réinfections virales. Egalement, on a administré à tous les pa-. tients des pilules de phosphate de calcium de 400 mg chacune, trois fois par jour pendant la période d'administration de la gammaglobuline. Les résultats obtenus par le traitement ci- dessus sont les suivants: les 12 patients qui avaient subi seulement un seul traitement chimiothérapique ont montré une évolution parfaite, avec disparition complète des tissus tumo- raux et, après une année de contrôle à la suite de la fin du traitement, les indicateurs de tissu tumoral, à savoir la lac- tique déshydrogénase et la-phosphatase alcaline, sont descen- dus à des valeurs normales d'environ 193 unités internatio- nales (IU) pour la lactique déshydrogénase et d'environ 72 IU pour la phosphatase alcaline. Aucun de ces douze patients n'a montré de tendance vers un accroissement des indicateurs pré- cités pendant l'année du contrôle étroitement exercé. Les 15 patients,qui avaient déjà subi deux ou trois traitements par chimiothérapie et plusieurs traite- ments par radiothérapie, n'ont pas répondu de façon satisfai- sante au traitement et, bien que dans certains cas les carci- nomes ont été diminués de volume, le traitement ne les a pas complètement guéris de la maladie. Ces patients ont dû conti- nuer les traitements chimiothérapiques et radiothérapiques après le traitement précité, sans aucun résultat satisfaisant. Quant aux 3 patients qui avaient subi de nombreux traitements chimiothérapiques et radiothérapiques et avaient un cancer affectant les organes vitaux, tous sont morts en dépit du traitement de la présente invention. - ill - Ceci montre que le traitement est plus effi- cace lorsque le cancer n'a pas été traité par chimiothérapie ou radiothérapie, indépendamment du stade de développement (sous des limites raisonnables) et des métastases impliquées, et que ledit traitement chimiothérapique, en réduisant la ré- ponse immunologique des patients, les rend plus sujets aux infections virales, et on pense que les infections virales ont beaucoup d'influence dans le développement du cancer en modi- fiant le message génétique des patients. Parmi les trente cas, seulement douze ont été traités de façon satisfaisante et ont été totalement soulagés de la maladie, ce qui' prouve que le traitement effectué, tel que décrit dans l'exemple, s'est avéré être efficace dans au moins 40 % des cas, en utilisant le tissu cérébral d'un animal bovidé. I5 Exemple 4 Un autre groupe de vingt patients volontai- res, dont dix n'avaient pas reçu plus d'un traitement chimio- thérapique et aucun traitement radiothérapique, et dont dix avaient reçu plusieurs de ces traitements (chimiothérapie et radiothérapie) ont également été traités en utilisant le même type de traitement décrit dans l'exemple 3, mais en préparant la composition de la présente invention en utilisant un tissu cérébral provenant de primates, notamment de singes américains, avec le résultat que dix-neuf des vingt cas ont été complète- ment soulagés de la maladie et que les contrôles exercés sur ces patients, pendant un an depuis le traitement, ont montré que les indicateurs de tissu tumoral se sont maintenus dans les niveaux normaux, ce qui signifie que ces patients ont été complètement soulagés de la maladie du cancer et un seul d'entre eux a dû être soumis à un traitement répété parce que l'involution des tissus tumoraux, bien que satisfaisante lors- que le premier traitement avait été appliqué., ne s'était pas avérée suffisante pour inhiber complètement toutes les cellules cancéreuses, et que peut-être les affections virales affectant ce patient après le traitement ont provoqué un rétablissement de la croissance tumorale, de sorte qu'un second traitement identique à celui décrit ci-dessus lui a été appliqué. -12- Ce patient est sous observation en ce moment, avec des résul- tats satisfaisants, mais encore incertains. Ainsi, ce traitement mis en oeuvre selon cet exemple 'a montré 95 %-de résultats favorables. Les exemples ci-dessus fournissent quelques suggestions quant à l'efficacité de la composition et du trai- tement concernant la présente invention, dans la mesure o, en traitant des hamsters avec un tissu cérébral de bovidé ou d'équin, on a obtenu 100 % de succès, alors, qu'en. traitant des humains avec certains tissus cérébraux de bovidés, en même temps que des traitements aux gammaglobulines et au phosphate de calcium, seulement 40 % de ces cas ont été considérés comme entièrement satisfaisants. Toutefois, la proportion de soula- gement s'est considérablement accrue à environ 95 %, en utili- sant un tissu cérébral de primates, qui sont des animaux les plus proches de l'espèce humaine sur l'échelle zoologique. Ceci peut signifier que, si certaines dispo- sition légales et barrières éthiques sont à surmonter, peut- être l'utilisation du tissu cérébral humain pourrait permettre 100 % de succès, mais aucune expérimentation n'a pu être ef- fectuée avec du tissu cérébral humain, en particulier si l'on considère qu'une ingestion orale pourrait être rejetée pour des raisons éthiques, et qu'il serait nécessaire d'effeçtuez une lyophilisation de ces tissus pour les administrer par voie parentérale. Toutefois, c'est en fait que plus l'animal - est proche de l'espèce humaine, plus l'action des tissus céré- braux de ces animaux est efficace dans le suppression du déve- -loppement du cancer. Ceci, visiblement, peut être dû au fait que les protéines répresseurs contenues dans le tissu cérébral d'une espèce animale proche de l'espèce humaine, peuvent être plus voisines des répresseurs humains qui sont affectés lors- que les cellules cancéreuses sont développées, agissant ainsi comme un substitut parfait pour ces protéines répresseurs per- * dues ou altérées, qui ne sont. plus produites par les cellules cancéreuses. - 13 - REVENDICATIONS 1 ) - Composition de substance pour le traitement du cancer,caractérisée en ce que qu'elle comprend une suspension stérile de protéines répresseurs de l'ADN, dérivée d'un tissu nerveux,-finement divisé, de mammifère. 2 ) - Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que ce tissu nerveux de mammifère est un tissu cérébral de mammifère. 3 ) - Composition selon la revendication 2, caractérisée en ce que ce tissu cérébral de mammifère est du tissu cérébral de bovidé. 4 ) - Composition selon la revendication 2, caractérisée en ce que ce tissu cérébral de mammifère est du tissu cérébral équin. ) - Composition selon la revendication 2, caractérisée en ce que ce tissu cérébral de mammifère est un tissu gré6bral d'an primate. 6 ) - Composition selon la revendication 2, caractérisée en ce que la suspension stérilisée de protéines répresseurs de l'ADN comprend une suspension stérilisée col- loldale de tout le tissu cérébral d'un mammifère. 7 ) - Composition selon la revendication 2, caractérisée en ce que ladite suspension stérilisée de pro- téines répresseurs de l'ADN comprend une suspension de tout le tissu cérébral, lyophilisé, d'un mammifère. 8 ) - Composition selon la revendication 7, caractérisée en ce que ce tissu cérébral de mammifère est du tissu cérébral humain. 9 ) - Procédé de traitement du cancer carac- térisé en ce qu'il comprend l'administration à un patient de doses journalières d'une suspension stérilisée de protéines répresseurs de l'ADN, dérivées d'un tissu nerveux, finement - 14 - divisé, d'un mammifère, pendant une période de temps de 45 à jours, en alternance avec l'administration de gammaglobuline pendant une période de temps de deux ou trois semaines. ) - Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que le dosage quotidien de ladite suspension de protéines répresseurs de'1'ADN est de 0, 5 à 10 mg/mg en poids de tissu tumoral malade détecté dans le patient. caractérisé en tissu cérébral caractérisé en tissu cérébral caractérisé en tissu cérébral caractérisé en tissu cérébral caractérisé en répresseurs de 11 ) - Procédé selon la revendication 9, ce que le tissu nerveux de mammifère est un de mammifère. ) - Procédé selon la revendication 9, ce que le tissu cérébral de mammifère est un de bovidé. ) - Procédé selon la revendication 9, ce que le tissu cérébral de mammifère est un équin. 14 ) - Procédé selon la revendication 9, ce que le tissu cérébral de mammifère est un de primate. ) - Procédé selon la revendication 9, ce que la suspension stérilisée de protéines l'ADN comprend une suspension stérilisée col- loidale de tout le tissu cérébral d'un mammifère. ) - Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que la suspension stérilisée de protéines répresseurs de l'ADN comprend une suspension stérilisée col- loldale de tout le tissu cérébral, lyophilisé, d'un mammifère. 1S ) - Procédé selon la revendication 16, caractérisé en ce que le tissu cérébral de mammifère est du tissu cérébral humai.i.