Alors qu'habituellement, les vitres ou glaces et notamment celles des pare-brise d'automobiles, sont fixées dans leurs encadrements métalliques par des profilés d'élastomères vulcanisés, extrudés ou "boudinés", réalisant cette jonction par emboîtement mécanique de la glace par rapport au support, diverses considérations et surtout les nouvelles normes de sécurité concernant la construction automobile, ont amené la conception et le développement de nouveaux types de joints, qui tendent à remédier aux inconvénients reprochés aux joints profilés antérieurs précités et essentiellement, à leur inadaption à retenir solidement la glace dans son encadrement, en cas d'accident. Ces nouveaux types de joints, qui visent à substituer à cette jonction antérieure - par emboîtement mécanique - une liaison plus efficace, par collage de la glace dans son encadrement, peuvent autre classés en deux catégories principales, à savoir: D'une part, ceux effectuant ce collage par interposition d'un Joint préparé à l'avance et demeuré à ltétat plastique, mais approprié pour en réaliser la vulcanisation après la mise en place, de façon à en assurer une cohésion définitive et ainsi la stabilité permanente du collage. On obtient ainsi à la fois, une grande am#lioration de ltétan- chéité de la rigidité et de la résistance de l'ensemble, par rapport au procédé traditionnel antérieur, mais de tels joints sont d' une mise en oeuvre délicate du fait que les mélanges proposés doivent comporter l'incorporation d'agents de vulcanisation à 1'qat latent, ce qui entraîne leur grande sensibilité aux variations de Wt.empérature ainsi susceptibles de les "activer", au cours des ,0#F"~1sports et des stockages, au point de nécessiter leur conserva tio.par des moyens frigorifiques, jusqu'au moment de leur utilisation. D'autre part on connaît aussi des joints non vulcanisables, du type des mastics à base de butyl par exemple, mais si alors on évite ltinconvénient précité, de tels mastics n'en demeurent pas moins difficiles à mettre en oeuvre, car ils sont très plastiques et très salissants, tout en ayant de surcrott l'inconvénient de perdre une grande part de leur adhérence, aux très basses tempéra- tures. L'invention vise à conserver les avantages de ces nouveaux moyens et procédés d'assemblage de vitres ou de glaces dans des cadres métalliques, tout en évitant les inconvénients précités, en réalisant un joint extrudé original en ce qu'il ne sera ultérieurement vulcanisable que dans des conditions de température prédéterminées et ainsi, essentiellement caractérisé par une incorporation de ses agents de vulcanisation sous la forme dite encapsulée dont la technique est connue, mais ici appliquée de façon nouvelle à de tels joints, pour en différer l'action jusqu'au point de fusion de ces capsules et qui sera donc choisi tel, qu'il ne risque pas dl être atteint, meme occasionnellement, au cours des transports ou des stockages préalables à l'utilisation et compte tenu des conditions climatiques memes exceptionnelles d'exploitation. On comprendra mieux ces caractéristiques nouvelles, ainsi que d'autres qui s'y rattachent et les avantages de l'invention, en se reportant à la description suivante et aux dessins annexés, montrant à titre d'exemples avantageux - mais nullement limitatifs quelques variantes de mise en oeuvre, à l'égard desquelles: La Fig.# représente, une coupe schématique de profil, d'un tronçon d'encadrement métallique et de sa glace, dont la liaison et l'interaction mutuelle est réalisée par un joint en élastomère vulcanisable, conforme à l'invention. La Fig.2 représente, une coupe transversale schématique d'un profilé d'élastomère vulcanisable de liaison d'une glace dans son encadrement, conforme à l'invention. La Fig.3 représente, une coupe transversale schématique d'une variante de profilé de liaison entre une glace et son encadrement caractérisée par la combinaison d'une partie centrale en mélange non vulcanisable avec une partie annulaire d'un mélange vulcanisable conforme à l'invention. La Fig.4 représente, une coupe transversale schématique d'une autre variante de profilé de liaison hétérogène, combinant à une partie centrale d'un mélange non vulcanisable, deux autres parties d'un mélange vulcanisable conforme à l'invention, qui l'enserrent en sandwich. La Fig.5 représente, une vue-#d"ensemble en élévation et à petite échelle, d'une glace de pare-brise pour automobile, comportant à sa périphérie une impression formant résistance électrique, pour en réaliser ltéchauffement. La Fig.6 représente, le détail à plus grande .échelle, de la région -A- de la Fig.5. Selon la Fig.1 on a représenté, une coupe de profil d'une fraction de la partie inférieure, de l'encadrement métallique -1- d'une glace -2- de pare-brise d'automobile, dont l'assemblage et l'étan- chéité sont obtenus par collage mutuel, grace à l'interposition et 11 écrasement d'un joint -3-, du genre de celui représenté par la Fig.2, "boudiné" c'est-à-dire extrudé d'une composition d'élastomères approprié à un système de vulcanisation quelconque connu. Selon l'invention, ainsi que cela a été exposé plus haut, 12 originalité de ce joint -3- réside dans le fait, que les oxydes métalliques, accélérateurs et agents de vulcanisation en général y demeurent à l'état latent, par encapsulage, ctest-à-dire sous une forme enrobée ou emballée dans des sortes de coquilles ou capsules fusibles ou du moins décomposables au moment de l'utilisation, par l'effet d'une augmentation de température prédéterminée -selon un procédé de mise en oeuvre connu- mais dont l'application à de tels joints est nouvelle, pour éviter les inconvénients précités. En effet, grace à cet encapsulage des agents de vulcanisation combiné avec l'incorporation d'un cordon textile pratiquement inextensible -4-, au cours de l'extrusion et qui facilite les opérations de manutention et de mise en place du joint -3-, il suffit de choisir la nature de cet encapsulage, pour qu'il ne soit pas fusible ni décomposable, aux températures rencontrées lors de la fabrication, des transports et du stockage, tout en pouvant au contraire réaliser cette fusion ou cette décomposition au moment désiré, en dépassant le seuil de température nécessaire - au moment de l'emploi - par exemple par le passage du joint -3- dans une étuve de type quelconque, ou un tunnel chauffant approprié. Dès ce moment la réaction de vulcanisation débutera et se pouls suivra tant au cours de la mise en place du joint -3- que postérieurement, jusqu'à s'accomplir totalement pour assurer ainsi liaison très solide entre le cadre métallique -1- et la glace -2-, tout en maintenant en meme temps l'enjoliveur -5-. Du fait qu'alors cette liaison par collage entre le profilé métallique -1- et la glace -2-, par l'effet du joint -3- devient meme trop solide, au point que le remplacement éventuel de la glace -2- devient assez malaisé, le domaine de l'invention s'étend, selon la Fig.3 à la réalisation de joints hétérogènes, combinant alors une partie centrale -6- constituée d'un mélange non vulcanisable avec un complément annulaire -7-, formé au contraire d'un mélange vulcanisable conforme à l'invention, c'est-à-dire, comportant ses agents de vulcanisation sous la forme latente, dite encapsulée précitée. Il est facile de comprendre qu'avec cette combinaison d'une extrusion simultanée d'un mélange d'élastomères d'une part vulcanisables et d'autre part, non vulcanisables, ainsi que d'un cordon textile central inextensible facilitant les manutentions et la mise en place, celle-ci demeurera sans changement, comme il a été dit plus haut et sans modification des caractéristiques d'adhérence, tout en réservant alors, dans cette partie centrale -6-, une zone de moindre résistance de nature à faciliter ainsi une dépose ultérieure, en cas de nécessité de remplacement de la glace -2-, tandis qu'il en sera de mtme avec la variante de joint selon la Fig.4, où la partie centrale de mélange non vulcanisable -8-, comportant l incorporation du cordon textile -4-, est prise en sandwich entre les deux parties complémentaires de mélange vulcanisable encapsulé conforme à l'invention -9- et -10- et dont seule la conformation est différente et pourrait varier à l'infini, selon les besoins. Selon la Fig.5 et mieux en se reportant au détail à plus grande échelle de sa zone -A-, on voit que toujours conformément à 1' invention, l'échauffement convenable du joint -3- comme des autres selon les Figs.3 et 4 peut aussi bien être réalisée après mise en place et écrasement, entre l'encadrement métallique -1- et la glace -2-. En effet, cet échauffement et la vulcanisation corrélative de la partie vulcanisable des dits joints peut alors autre obtenue, par exemple, soit par 11 effet d'une peinture ou d'un revêtement conducteur de l'électricité réalisé en -11- sur le pourtour de la glace -2-, tout en y réservant une solution de continuité dans la zone -A- et aussi bien par incorporation à la périphérie de cette glace de petits fils métalliques, alors dits électriquement "résistants", c'est-à-dire susceptibles de provoquer un dégagement de chaleur, lorsqu'ils sont parcourus par un courant électrique de tension et d'intensité appropriées. Il est facile de comprendre qu'avec une telle préparation de la glace -2- l'effet d'échauffement recherché sera facile à obtenir en amenant le courant d'une batterie d'accumulateur par exemple par des électrodes, sur les parties électriquement conductrices -11- de part et d'autre de leur solution de continuité - montrée par la Fig.6 - du simple fait du passage du courant électrique, par effet "joule", ce qui aménera comme précédemment l'activation des agents de vulcanisation encapsulés et ainsi la vulcanisation et la cohésion définitive du joint préalablement mis en place. 'nain, il est évident que l'invention ne se limite nullement aux modes de mise en oeuvre et aux variantes d'exécution explicitement décrits à simple titre d'exemple - pour matérialiser l'invention - mais que bien au contraire, son domaine -s'étend expressément non seulement aux variantes combinant des moyens ou procédés de 1' une avec ceux d'une autre, mais aussi à toutes les autres mettant en oeuvre des moyens ou procédés équivalents, ou simplement comparables, notamment par inversion ou transposition des dispositions décrites, ou encore leur combinant des moyens accessoires connus, par exemple l'utilisation de sous-couche d'adhérence dites "primeras" soit sur l'encadrement métallique ou sur le verre, ou meme à la fois sur les dites surfaces comme pour toutes autres applications, étant ici bien précisé que les moyens et procédés précités de 1' invention ne sont pas seulement applicables à l'industrie automobile mais aussi bien aux autres, comme celle du bâtiment par exemple. REVENDICATIONS 1 - Joint extrudé, pour la jonction, l'adhérence et l'étanchéité, de vitres ou de glaces dans des cadres métalliques et d'une composition d'élastomères appropriée à un système de vulcanisation connu, caractérisé par le fait, que les agents de vulcanisation y sont mis sous la forme dite "encapsulée", de façon à en différer 1' action jusqu'au moment de l'utilisation du joint, où la fusion ou la décomposition des capsules - sous l'effet d'une élévation inhabituelle de la température - réalise la réaction de vulcanisation. 20- Joint selon la revendication 10, caractérisé par le fait qu'il est combiné avec un cordon textile incorporé dans sa région centrale au cours de l'extrusion. 30- Joint selon les revendications 10 et 20, caractérisé par le fait qu'il est combiné avec une partie centrale d'un mélange non vulcanisable. 4 - Joint selon les revendications 10 à 30, caractérisé par le fait, que le début et la poursuite de la réaction de vulcanisation, jusqu'à son terme, est assurée au moment de la mise en place du joint, par son passage préalable dans une étuve ou un tunnel chauffant par exemple. 50 Joint selon les revendications 10 à 30, caractérisé par le fait, que la réaction de vulcanisation est réalisée après la mise en place du joint, par sa combinaison avec une vitre ou une glace dont le bord périphérique comporte une ou plusieurs résistances susceptibles de l'échauffer, par le passage d'un courant électrique 60- joint selon les revendications 10 à 50 caractérisé par le fait, que son adhérence est renforcée par une ou plusieurs souscouches, dites primera appropriées.