Les pistons de moteurs à combustion interne ou compresseurs sont généralement équipés d'un jeu de segments dont les missions sont d'empêcher, entre pistons et cylindres, les passages de gaz vers le carter et les passages d'huile vers la tête de piston. Les segments de ces jeux actuellement connus interfèrent en fonctionnement les uns avec les autres et assurent ensemble, plus ou moins complètement, les missions susdites, chacun de ces segments n'assurant pas entièrement les siennes. Les segments de compression laissent passer des gaz de la chambre de combustion ou de compression vers le carter, et les segments râcleurs râclent dans les deux sens, c'est-à-dire qu'ils travaillent contre leur mission dans les courses remontantes du piston. Ainsi, leurs rôles ne sont pas exactement délimités ; il en résulte des difficultés de mise au point, des instabilités, des insuffisances et des incertitudes de fonctionnement. Enfin, tous ces segments sont appliqués avec force contre le cylindre et sont lourds, ce qui entraîne une dépense appréciable d'énergie par frottement et par inertie. La présente invention concerne un ensemble comportant, dans un cylindre à haut niveau de finition, un piston allégé muni d'une nouvelle segmentation plus simple, à très haute efficacité, à très faible tension contre le cylindre, et plus légère que les segmentations connues à ce jour, et dans laquelle chacune des missions assignées à la segmentation est entièrement assurée par le segment qui lui est consacré. Elle est composée, par piston de moteur ou de compresseur - d'un segment de compression, constitué d'une part par au moins un anneau coupé, mince, en acier, dont la lèvre circu laire est appliquée contre le cylindre par sa tension élastique régulièrement répartie, dont la coupe comporte un moyen d'obturer le passage de gaz le long du cylindre par le jeu de la coupe et d'autre part, par au moins un anneau coupé, mince, en matériau plastique dont la lèvre circulaire est appliquée contre le cylindre par l'effet de son diamètre, les deux bords de sa coupe étant jointifs, ces anneaux étant disposés avec un faible jeu dans une gorge du piston, l'anneau, en matériau plastique, étant inter posé entre la face de gorge du piston située du côté du carter et un anneau en acier, - d'un segment racleur monopièce en acier à ressort, constitué par une rangée circulaire de languettes latérales jointives et élastiques très minces, reliées entre elles et au piston de manière étanche par le bord de leur rangée située du côté de la tete du piston et appliquées contre le cylindre par le bord de leur rangée située du côté du carter, au moyen de la force élastique de chaque languette, leurs faces latérales extérieures épousant la forme du cylindre et présentant avec sa paroi un angle circulaire très aigu, ouvert vers la tête du piston, lesdites languettes constituant ensemble une jupe élastique circulaire fermée et étanche du côté de la tête du piston et ouverte vers le carter, - des aménagements d'accueil desdits segments et de perfec tionnement du piston et du cylindre. Un tel ensemble présente une grande simplicité de segmentation t elle est d'un encombrement et d'un poids plus réduits que les segmentations actuellement connues. Le segment de compression assure un contrôle de haute efficacité du passage des gaz entre chambre de combustion ou de compression et carter, et le segment racleur présente deux actions nouvelles de très haute efficacité : l'une, de raclage à simple effet, pendant les courses descendantes du piston, l'autre de recyclage à simple effet, pendant les courses remontantes du piston. En effet, dans les courses descendantes, le bord inférieur de sa face externe mince et élastique, presque parallèle au cylindre, constitue un dispositif pour racler l'huile qui est idéal, bien que sa force d'application sur le cylindre soit minime et, dans les courses remontantes, l'angle faible avec le cylindre de la paroi de sa face extérieure constitue un autre dispositif idéal, bien que sa force d'application sur le cylindre soit encore minime, pour recycler vers le carter, par effet dynamique, l'huile qui subsiste sur la paroi du cylindre. De plus, l'efficacité élevée et indépendante de chacun de ces segments crée des conditions plus favorables au fonctionnement de l'autre que l'interréaction connue jusqu'alors. Ainsi, les missions qui incombent à la segmentation sont remplies avec une efficacité supérieure à celle des segmentations traditionnelles avec une usure moindre et une économie d'énergie.Enfin, de cette meilleure efficacité de chacun des segments et de leur plus faible frottement, résulte un régime de lubrification entre piston, segments et cylindre, entièrement mouveau, qui apporte plusieurs conditions de fonctionnement nouvelles . la possibilité d'adopter un niveau de polissage des parois de cylindre très supérieur à leur niveau habituel dont il résulte, d'une part, d'autres réductions des frottements et de l'usure de tous les organes de ces nouveaux ensembles qui sont une contribution supplémentaire aux économies d'énergie et d'autre part, une réduction de l'usure de la lèvre extérieure de l'anneau en matériau plastique, avantage important ainsi qu'il sera expliqué plus loin. . la possibilité d'établir le portage mécanique entre cylindre et piston jusqu'à la tête du piston, ce qui améliore les échanges thermiques entre cylindre et piston et, ajouté au fait qu'il ne comporte que deux segments, permet de raccour cir et ainsi d'alléger substantiellement le piston. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront de la description qui va suivre d'un ensemble selon l'invention, faite en regard des dessins annexés sur lesquels - la figure t représente, dans un cylindre coupé un piston muni d'une segmentation composée d'un segment de compression et d'un segment râcleur ; - les figures 2 et 4 sont chacune une vue en coupe à une autre échelle, d'une partie du piston montrant un exemple de segment de compression, dans un cylindre ; - la figure 3 montre un moyen d'obturer le passage de gaz par la coupe d'un segment de compression ; - les figures 5, 6 et 7 sont des vues en plan de trois anneaux composant le segment de compression de la figure 4 - la figure 8 est unevue en couper à plus grande échelle, suivant la ligne A-A des figures 5 et 9 ;; - les figures 9 et 10 sont des vues en plan d'une variante de l'anneau des figures 5 et 6 ; - les figures 11 et 12 sont des vues en perspective d'un segment râcleur et d'une variante de ce segment ; - les figures 13 et 14 sont des vues en coupe d'une partie de piston montrant chacune la coupe du segment râcleur des figures 11 et 12 en position de fonctionnement - la figure 15 représente en perspective une cale annulaire de segment râcleur ; - les figures 16 et 18 représentent deux vues latérales d'un segment râcleur de la figure ll à l'état libre ; - les figures 17 et 19 sont des vues en coupe des figures 16 et 18 ; - la figure 20 est une vue en perspective de butées de coupe ajoutées à un segment râcleur des figures 11, 13 et 16. La figure 1 presente, sur un piston 11 un segment de compression 12 et un segment racleur 13 ; l'ensemble est disposé dans un cylindre 14. Après la description de ces segments et avec une explication de fonctionnement de l'ensemble, on reviendra sur les particularités du piston et du cylindre qui sont rendues possibles par l'emploi de ces segments. La figure 2 présente, dans une coupe partielle du piston 21 dans son cylindre 24, un premier exemple de segment de compression 12, 22. I1 est composé de deux éléments minces 25 et 26 disposés avec un jeu 27 dans la gorge du piston 21. Ce jeu 27 est limité au minimum nécessaire pour assurer la liberté de mouvement des deux éléments minces ainsi que l'accès de la pression de la chambre de combustion ou de compression par le jeu 27 sur le dessus et sur la face cylindrique intérieure du segment 22. Les deux éléments minces du segment 22 sont d'une part un anneau 25 coupé, mince (épaisseur d'environ 0,7 mm) en métal élastique, fonte ou acier par exemple, et d'autre part un anneau 26 coupé, mince (épaisseur d'environ 0,5 mm) en matériau plastique tel que cuivre recuit ou polytétrafluoroéthylène (Téflon). L'anneau plastique 26 est toujours disposé entre l'anneau en métal élastique 25 et la face de gorge du piston qui est du côté du carter. L'anneau 25 à l'état libre a un diamètre plus grand que celui du cylindre afin de lui donner une force d'extension contre le cylindre et la fermeture du passage de gaz par le jeu de coupe le long de la paroi du cylindre est assuré par la disposition présentée figure 3 ; l'anneau 25 y est représenté, vu en plan en 35, à l'état bandé dans son cylindre 34. La longueur du jeu de coupe est augmentée pour intercaler entre ses faces de coupe 38 et 39 un secteur d'anneau 310 de section analogue à celui de l'anneau métallique 35 mais en matière plastique, polytétrafluoroéthylène (Téflonj de préférence. Ce secteur 310 est disposé à froid sans jeu entre les faces de coupe 38 et 39 de telle sorte que par l'effet de la force d'extension de la dilatation à chaud de l'anneau 35 et du secteur 310 et de la pression des gaz sur la face intérieure de l'anneau et du secteur, ces deux organes sont appliqués contre le cylindre et assurent ainsi en coopération la fermeture du passage de gaz entre le joint de coupe de l'anneau métallique 35 et le cylindre. La longueur du secteur 310 doit être suffisante pour que son élasticité (qui est de l'ordre de 4 % de sa longueur pour du Téflon) soit b à la somme des dilatations de l'anneau 35 et du secteur 310, afin d'éviter que ce secteur ne subisse une réduction permanente de sa longueur. La figure 4 présente, dans une coupe partielle du piston 1 dans son cylindre 44, un second exemple de segment de compression 12, 42 ; il est composé de trois éléments minces 45, 46, 411 disposés avec un jeu 47 dans la gorge du piston 41. Ce jeu 47 est limité au minimum nécessaire pour assurer la liberté de mouvement des trois éléments minces ainsi que l'accès de la pression de la chambre de combustion ou de compression par le jeu 47 sur le dessus et sur la face cylindrique intérieure du segment 42. Les figures 5 à 7 montrent séparément une vue en plan de chacun de ces trois éléments du segment 42 qui sont, d'une part deux anneaux 45, 55 et 411, 611 accolés, coupés, minces (épaisseur environ 0,7 mm) en métal élastique, fonte ou acier par exemple et, d'autre part, un anneau 46, 76 coupe, mince (épaisseur environ 0,5 mm) en matériau plastique tel que cuivre recuit ou polytétrafluoroéthylène (Téflon) ; l'anneau plastique 46, 76 est toujours disposé entre les deux anneaux élastiques 45, 55 et la face de gorge du piston qui est du côté du carter. Les anneaux 45, 55 et 411, 611 ont, à l'état libre, un diamètre plus grand que celui du cylindre afin de leur donner une force d'extension contre le cylindre et leur jeu de coupe est juste nécessaire à leur dilatation à chaud lorsqu'ils sont montés sur leur piston dans le cylindre. L'anneau 46, 76, sans élasticité, est approximativement à la dimension du cylindre et sGn jeu de coupe 715 est approximativement nul à froid, de telle sorte que sous l'effet combiné de la dilatation thermique et de la pression agissant par le jeu 47 du segment sur sa surface cylindrique intérieure, l'anneau 46, 76, comme du reste les anneaux 45, 55 et 411, 611 sont appliqués contre le cylindre d'autant plus que les pressions dans la chambre de combustion ou de compression sont plus élevées. Dans cet exemple, le moyen d'obturer le passage de gaz le long du cylindre par le jeu de la coupe est d'empecher les anneaux 45, 55 et 411, 611 de tourner l'un par rapport à l'autre, afin d'empêcher leurs coupes de se superposer, mais sans les brider pour que chacun reste libre de se mouvoir dans son plan et de s'appliquer contre le cylindre sans contrainte reçue ni de l'autre, ni du piston. La figure 8 est une coupe AA des anneaux 55 et 95 ; elle montre un bon exemple de réalisation de cette retenue : disposer sur l'anneau inférieur 45, 55, 85, 95, un ergot 512, 812, 912 légèrement moins haut que l'épaisseur de l'anneau supérieur 411, 611, 1011. Dans cet anneau supérieur, un logement est ménagé pour recevoir l'ergot 512, 812, 912 avec un jeu suffisant pour ne pas brider les deux anneaux 45 et 411, 55 et 611, 95 et 1011. Un bon exemple de réalisation de ce logement est constitué par les deux échancrures 613 et 614, 1013 et 1014 ; cette position des échancrures est avantageuse car elle permet, en montant d'abord l'anneau 45, 55, 95 dans la gorge du piston, de monter ensuite l'anneau 411, 611, 1011 en alignant sa coupe en face de l'ergot 512, 912. Les figures 9 et 10 présentent les vues en plan d'une variante d'exécution des anneaux 45 et 411. Sur les anneaux 95 et 1011, on retrouve l'ergot 912 et les échancrures 1013 et 1014, mais on a ajouté des encoches 916 et 1016 réparties sur le pourtour intérieur de chaque anneau. En voici la raison et le rôle : La largeur d'un anneau mince coupé s'oppose à l'obtention d'une élasticité radiale suffisante pour obtenir un contact léger et bien réparti entre le bord extérieur de l'anneau mince et le cylindre. Avec les encoches 916 et 1016, on peut à la fois conserver la largeur de l'anneau mince qui est nécessaire à son bon maintien dans la gorge du piston et retrouver l'élasticité radiale qui manque à l'anneau mince large. De plus, on sait que pour fabriquer des segments en fonte ou acier d'épaisseur normale, il est nécessaire de recourir à des irrégularités de la largeur du segment pour obtenir une bonne répartition de l'effort d'extension sur tout le pourtour du segment en contact avec le cylindre, en évitant notamment la raideur des voisinages de la coupe. Le nombre et l'emplacement desdites encoches est un bon moyen peu onéreux d'influencer cette répartition, par exemple en répartissant régulièrement les encoches dans le secteur RR montré figure 10 qui est opposé à la coupe et en les resserrant au voisinage de la coupe. Ainsi donc, avec les anneaux minces en métal élastique comportent des encoches 916 et 1016 judicieusement établies et réparties, on obtient ce comportement nouveau pour des anneaux minces - élasticité, souplesse et conformation permettant un contact léger et également réparti, sur tout leur pourtour, entre les anneaux et le cylindre. Les figures il et 12 représentent en perspective deux exemples 113 et 123 de réalisation du segment râcleur. I1 comprend une seule pièce, en acier à ressort, composée d'une couronne tronconique de lamelles élastiques 1117, 1217 très minces, de 0,2 mm d'épaisseur par exemple. Ces lamelles sont séparées entre elles du côté de la grande base de la couronne tronconique et reliées entre elles du côté de la petite base de ladite couronne, par exemple par une rondelle plate 1118 ou un cylindre 1218. Le métal de ces segments racleurs est soumis, soit à l'état de matière première, soit à ltétat de pièce en cours d'exécution, à un traitement thermique qui lui confère l'élasticité optimale. Les extrémités des lamelles élastiques 1117, 1217, peuvent être durcies par un traitement thermique complémentaire localisé afin de constituer une ligne de contact avec le cylindre de dureté élevée et d'augmenter ainsi sa protection contre l'usure. Cette protection résulte déjà du fait que les lamelles qui composent cette ligne de contact sont appliquées contre le cylindre sous effort très léger, ce qui est expliqué plus loin. Les figures 13 et 14 sont des vues partielles, en coupe, d'un piston 131 ou 141 monté dans son cylindre 134 ou 144 et portant en 133 un segment racleur de la figure 13 et en 143 un segment racleur de la figure 14. Le segment râcleur 133 est tenu dans une gorge 1320 du piston 131 par sa partie formant rondelle plate 1118, 1318 avec un jeu minimum 1321 et une cale annulaire 1322 est utilisée, s'il y a lieu, afin de donner à la gorge 1320 une largeur aisément exécutable supérieure à l'épaisseur de la rondelle 1118, 1318 qui peut être de 0,2 mm par exemple. Cette cale annulaire 1322 est présentée figure 15 en 1522.Elle comporte une coupe 1523 pour permettre son montage ; son diamètre extérieur est plus petit que celui du piston car elle n'a pas mission de frotter contre le cylindre et au repos, sa coupe 1523 est jointive ; son épaisseur est représentée en 1524 ; il en sera question plus loin, figure 20 ; elle peut être en métal, léger de préférence, ou mieux en matière plastique, par exemple en polytétrafluoroéthylène (Téflon) en ce cas, elle ajoute à son rôle de cale annulaire celui de joint annulaire. Le segment râcleur 143 est maintenu sur le piston 141 par sa partie cylindrique 1218, 1418 par collage (par résines anaérobies, ou cyanoacrylates, par exemple) dans un logement circulaire 1425 ménagé dans le piston. Entre les lamelles 1317 ou 1417 et le piston 131 ou 141, on peut ménager dans le piston une chambre annulaire 1326 ou 1426 dont la mission est de recueillir l'huile râclée par les lamelles 1317 ou 1417 dans les courses descendantes du piston. Le retour au carter de cette huile peut se faire par les moyens suivants, utilisés selon les besoins, ensemble ou séparément . pendant les courses remontantes du piston - une forme tronconique 1327 raccorde la chambre 1326 et le haut de la jupe 1328 du piston ; cette forme présente un angle avec la paroi du cylindre favorable à l'entraînement dynamique de l'huile, par exemple 70, et produit le retour de l'huile au carter via le jeu entre le piston et le cylindre. - une rangée de trous radiaux 1429 orientée vers le bas du piston, faisant communiquer le bas de la chambre annulaire 1426 (ou 1326) avec le centre du piston, produit par son orientation un effet dynamique entraînant l'huile vers le centre du piston. . pendant les courses descendantes du piston une rangée de trous radiaux 1330 perpendiculaire à l'axe du piston, ou de trous 1431 orientée vers la tête du piston, faisant communiquer le haut de la chambre annulaire 1326 ou 1426 avec le centre du piston, mène l'huile vers le centre du piston, les trous 1431 y ajoutant par leur orientation un effet dynamique. Les figures 16 et 17 représentent de face et de profil, à l'état libre, le segment 113, 133, des figures 11 et 13, avec des coupes entre lamelles 1632 perpendiculaires au plan radial du segment. Les figures 18 et 19 représentent de la même manière une variante du même segment comportant des coupes entre lamelles 1833 inclinées par rapport au plan radial du segment. Compte tenu de la différence de contact entre les lamelles et le cylindre pendant les courses descendantes de raclage et les courses remontantes de recyclage, ces coupes inclinées font tourner le segment, ce qui est favorable à la parfaite conformation du segment dans le cylindre, donc à son efficacité. Lorsque le piston est monté dans le cylindre, les lamelles élastiques 1317 et 1417 sont maintenues serrées par le cylindre ; elles présentent avec sa paroi un angle a, figures 13 et 14 et les deux faces 1119 et 1219 de la coupe du segment sont en butée l'une contre l'autre. Dans cette position, par construction et sauf jeux très faibles pour les besoins du fonctionnement c'est-à-dire principalement des déformations ou expansions thermiques et de la lubrification, les lamelles 1317 et 1417 sont jointives, comme représenté sur les figures ll et 12 qui les montrent jointives, comme elles le sont dans le cylindre. Leur bord du côté carter qui est en position de raclage dans les courses descendantes et de recyclage dans les courses montantes, présente une ligne continue en contact avec le cylindre.A l'état libre hors du cylindre, les coupes lll9 et 1219 sont, par construction, de préférence fermées, afin de faciliter leur maintien en place sur le piston avant son montage dans le cylindre, mais les lamelles élastiques 1117 et 1217 sont ouvertes, c'est-à-dire que leur diamètre extérieur est plus grand et qu'elles ne sont plus jointives ; elles présentent entre elles des espaces 163-2 et 1833 et elles forment avec l'axe aj segment, qui est parallèle à la paroi du cylindre lorsque le piston est-monté, un angle 8 qui est plus grand que l'angle a. C'est la diffé- rence entre les angles ss et a qui donne naissance à la force élastique qui applique chaque lamelle contre le cylindre lorsque le segment est monté à l'intérieur du cylindre. La variation de l'écart entre ces deux angles et celle de ltépaisseur des lamelles élastiques permettent, lors de la fabrication, de régler à volonté la pression élastique avec laquelle chaque lamelle est appuyée sur le cylindre. L'angle a des lamelles 1317 et 1417 avec la paroi du cylindre est très faible, un angle de 70 par exemple, connu comme favorable aux effets d'entrainement de l'huile entre parois en mouvement et indiqué comme favorable au recyclage de l'huile pendant les courses montantes du piston, aussi bien qu'au râclage pendant ses courses descendantes. La figure 20 représente en perspective la coupe d'un segment du type présenté figure 11, auquel est ajouté à chaque face de la coupe un petit rebord à angle droit 2034 et 2035 disposé à chaque extrémité de la rondelle plate 2018 du segment. La hauteur de ce rebord est au maximum égale à l'épaisseur de la cale annulaire ou du joinr 1322, 1522. Il présente l'avantage d'assurer à la coupe du segment, dont les deux extrémités sont appuyées l'une contre l'autre en service, une butée positive qui les protège contre tout risque de chevauchement que leur faible épaisseur peut rendre possible. Le fonctionnement et les avantages de ce nouvel ensemble cylindre, piston et segmentation légers sont les suivants Le segment de compression comportant au moins un anneau métallique élastique mince dont la coupe est munie d'un moyen d'obturation du passage de gaz le long du cylindre assisté d'un joint en wTeflon par exemple, assure : par suppression du passage de coupe, par pression bien répartie contre le cylindre et par assistance du joint, une étanchéité très élevée au passage de gaz, avec un effort de frottement sur le cylindre réduit par le fait que la force d'extension d'anneaux minces, à pression régulièrement répartie, est beaucoup plus faible que celle de segments conventionnels qui sont plus épais. En revanche, il est connu qu'un segment étanche au passage de gaz a l'inconvénient de produire un effet de pompage d'huile vers les hauts de cylindre. La coopération avec le segment racleur, dont on verra plus loin la très haute efficacité, apporte un remède à cet inconvénient. On sait encore que la tenue en service du joint de matériau plastique, (Téflon notamment) est excellente ; elle peut atteindre la vie du moteur, à la seule exception de l'attaque de son bord extérieur par les rugosités du cylindre qui sont nécessaires, en l'état actuel de la technologie, pour constituer des réserves d'huile sur les parois de cylindre, afin d'éviter le "scuffing". Or, la réduction très élevée du passage de gaz et celle du frottement de la segmentation de compression, en supprimant les entraînements de résidus de combustion abrasifs, les points chauds du segment et le brûlage de l'huile sur le cylindre et autour du segment de compression, créent des conditions de lubrification nouvelles qui permettent de recourir à deux moyens nouveaux - d'une part, le prolongement du contact entre le piston et le cylindre jusqu'à la tête du piston, alors que généralement ce contact est limité à la chemise du piston, en dessous du segment râcleur ; - d'autre part, l'utilisation pour les surfaces intérieures des cylindres d'un degré de polissage élevé. Ces deux mesures réduisent les frottements, améliorent l'échange thermique entre cylindre et piston et, ajouté au fait que le piston peut astre moins haut en n'ayant que deux segments, elles permettent de réduire sa hauteur, donc de l'alléger substantiellement. De plus, elles suppriment l'usure latérale du joint de matériau plastique iTéflon, notamment). Quant au fonctionnement du segment racleur, ses lamelles élastiques n'ont avec le cylindre qu'un contact linéaire, soumis à une pression très légère et sont placées en position absolument idéale, aussi bien pour racler l'huile dans les courses descendantes que pour la recycler dans les courses montantes ; elles assurent donc au plus haut niveau possible le contrôle des remontées d'huile vers les chambres de combustion et la réduction des frottements qui sont très élevés avec les segments conventionnels puisque tous réalisent le râclage par une pression élevée de lèvres ayant non une ligne, mais une surface de contact avec le cylindre et travaillant en position perpendiculaire contre ie cylindre, laquelle est aussi peu favorable que possible au râclage et au recyclage, puisque lors d'une course sur deux, les courses remontantes, les segments râcleurs perpendiculaires au cylindre râclent et renvoient l'huile dans le mauvais sens du côté opposé au carter. Ainsi, le nouvel ensemble réunit, positivement, par coopération nouvelle de ses divers éléments - la réduction à un niveau négligeable ou la suppression du passage des gaz entre pistons et cylindres - la maitrise du contrôle des remontées d'huile - la réduction de la plus large partie des frottements et des usures entre pistons et cylindre - l'allègement du piston et de sa segmentation. Tout cela procure des économies d'énergie, d'huile, d'usures mécaniques et d'entretien. D'autres avantages encore en résultent ; parmi eux, notamment, le meilleur démarrage à froid par l'amélioration de la compression surtout sur les moteurs Diesel, et la réduction de la pollution par diminution des volumes piégés d'air et de combustible entre piston, segments et cylindre. Enfin, il doit être précisé que l'utilisation séparée du segment de compression et du segment racleur, décrits dans cet ensemble, reste dans le cadre de l'invention car, si une telle utilisation n'atteint pas tous les effets de la coopération sus-exposée, chacun de ces éléments utilisé isolément apporte ses avantages propres, notamment - pour le segment de compression : étanchéité élevée au passage de gaz, diminution du frottement, réduction d'usures, allègement du segment de compression, gains en perfomances, en durée des organes et en économie d'énergie - pour le segment râcleur : râclage de l'huile à simple effet très efficace dans les courses descendantes en la recon duisant au carter et recyclage du film d'huile restant sur le cylindre à simple effet, très efficace dans les courses remontantes en la réintroduisant dans le circuit du carter, réduction du frottement sur le cylindre à une fraction très faible du frottement de tous autres segments râcleurs, réduction d'usures, allègement du segment râcleur, gains en performances, en durée des organes et en économie d'énergie. Les deux organes principaux de l'invention ont donc une individualité qui reste viable lorsqu'ils sont utilisés séparément, mais leur coopération peut seule obtenir tous les avantages de l'invention. C'est ainsi, en effet - que le segment de compression, s'il est utilisé séparément du segment râcleur à très haut niveau de contrôle d'huile, ne peut pas maîtriser l'effet de pompage d'huile déjà signalé qui entrante une consommation d'huile rédhibitoire, très difficile, sinon impossible, à réduire de façon sûre et suffisante en fabrication de série. - que le segment racleur, s'il est utilisé séparément du segment de compression . d'une part, est exposé aux passages de gaz des segments de compression conventionnels, et qu'ainsi il reçoit avec ces gaz les résidus abrasifs de combustion qu'ils provoquent et entraÎnent, ce qui est un facteur d'usure -de son contact linéaire avec le cylindre, . d'autre part, reste obligé de fonctionner dans un cylindre présentant les degrés habituels de rugosité, au lieu d'un cylindre à haut niveau de polissage. Ces deux conditions sont nuisibles à la bonne conservation sans usure du portage linéaire des lamelles élastiques du segment racleur contre le cylindre. REVENDICATIONS 1. - Ensemble cylindre de moteur à combustion interne ou de compresseur, piston et segmentation, caractérisé en ce que chaque élément de la segmentation assure à lui seul, tout en limitant ses frottements à une faible part de leur niveau connu, avec une efficacité très élevée, l'une des deux missions qui lui sont assignées d'arrêt du passage de gaz et d'arrêt des remontées d'huile, les moyens mis en oeuvre étant - un segment de compression 12 constitué d'une part, par au moins un anneau coupé (25, 35), mince, en métal élastique, dont la lèvre circulaire est appliquée contre le cylindre (14, 24, 34) par sa tension élastique régulièrement répartie, dont la coupe comporte un moyen d'obturation (38, 39, 310) du passage de gaz par le jeu de la coupe et, d'autre part, par au moins un anneau coupé, mince, en matériau plastique (26, 76), dont la lèvre circulaire est appliquée contre le cylindre par l'effet de son diamètre, les deux bords de sa coupe (715) étant jointifs, ces anneaux étant disposés avec un faible jeu (27) dans une gorge du piston et le susdit anneau (26, 76) en matériau plastique étant disposé entre la face de gorge du piston (21) située du côté du carter et le susdit anneau en acier (25, 35), - un segment râcleur (13, 113, 123, 133, 143) assurant notamment deux actions nouvelles, l'une le râclage à simple effet, de très haute efficacité pendant les courses descen dantes du piston, l'autre le recyclage à simple effet, de très haute efficacité pendant les courses remontantes du piston, lequel segment est monopièce en acier à ressort, constitué par une rangée circulaire de lamelles latérales (1117, 1217, 1317, 1417) jointives et élastiques très minces, reliées entre elles et au piston de manière étanche par le côté commun de leur rangée (1118, 1218, 1318, 1418, 2018) situé du côté de la tête du piston et appliquées contre le cylindre (134, 144) par le bord de leur rangée situé du côté du carter, au moyen de la force élastique de chaque lamelle, leurs faces latérales extérieures présentant avec la paroi du cylindre un angle (a) circulaire très aigu, ouvert vers la tête du piston, lesdites lamelles constituant ensemble une jupe élastique fermée et étanche du côté de la tête du piston et ouverte vers le carter - le piston comprenant sur son pourtour, au niveau des lamelles du segment râcleur (1317, 1417), un espace annulaire 1326, 1426) de réception de l'huile râclée et les moyens de son retour dans le carter (1327, 1429, 1330, 1431). 2. - Ensemble cylindre de moteur à combustion interne ou de compresseur, piston et segmentation, caractérisé en ce que le segment de compression assure à lui seul, avec une efficacité très élevée, tout en limitant ses frottements à une faible part du niveau connu, la mission qui lui est assignée d'arrêt du passage de gaz, les moyens mis en oeuvre étant - un segment de compression (12) constitué d'une part par au moins un anneau coupé (25, 35), mince, en acier, dont la lèvre circulaire est appliquée contre le cylindre (14, 24, 34) par sa tension élastique régulierement répartie, dont la coupe comporte un moyen d'obturation (38, 39, 310) du passage de gaz par le jeu de la coupe et, d'autre part, par au moins un anneau coupé, mince, en matériau plastique (26, 763, dont la lèvre circulaire est appliquée contre le cylindre par l'effet de son diamètre, les deux bords de sa coupe (715) étant jointifs, ces anneaux étant disposés avec un faible jeu (27) dans une gorge du piston et le susdit anneau (26, 76) en matériau plastique étant disposé entre la face de gorge du piston (21) située du côté du carter et le susdit anneau en acier (25, 35). 3. - Ensemble selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le moyen d'obturation de la coupe est réalisé par deux anneaux accolés (45, 411, 55, 611) coupés, minces, en métal élastique, dont les lèvres circulaires sont appliquées contre le cylindre (14, 44) par leur tension élastique régulièrement répartie, munis d'un moyen (512, 912, 613, 1013, 614, 1014) respectant l'indépendance de leurs mouvements, mais imposant une limitation à leur rotation l'un par rapport à l'autre autour de l'axe du piston, afin d'empêcher l'alignement de leurs coupes. 4. - Ensemble selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que, au moins un anneau mince en métal élastique (25, 35, 45, 411, 55, 611, 95, 1011) du segment de compression (12, 22, 42) comporte des encoches (916, 1016) réparties sur son pourtour intérieur. 5. - Ensemble cylindre de moteur à combustion interne ou de compresseur, piston et segmentation, caractérisé en ce que le segment râcleur assure à lui seul, avec une efficacité très élevée, tout en limitant ses frottements à une faible part du niveau connu, la mission qui lui est assignée d'arrêt des remontées d'huile, les moyens mis en oeuvre étant - un segment râcleur (13, 113, 123, 133, 143) assurant notam ment deux actions nouvelles, l'une le râclage à simple effet, de très haute efficacité pendant les courses descen dantes du piston, l'autre le recyclage à simple effet, de très haute efficacité pendant les courses remontantes du piston, lequel segment est monopièce en acier à ressort, constitué par une rangée circulaire de lamelles latérales (1117, 1217, 1317, 1417) jointives et élastiques très minces, reliées entre elles et au piston de manière étanche par le côté commun de leur rangée (1118, 1218, 1318, 1418, 2018) situé du côté de la tête du piston et appliquées contre le cylindre (134, 144) par le bord de leur rangée situé du côté du carter, au moyen de la force élastique de chaque lamelle, leurs faces latérales extérieures présentant avec la paroi du cylindre un angle (a) circulaire très aigu, ouvert vers la tête du piston, lesdites lamelles constituant ensemble une jupe élastique fermée et étanche du côté de la tête du piston et ouverte vers le carter - le piston comprenant sur son pourtour, au niveau des lamelles du segment râcleur (1317, 1417) , un espace annulaire 1326, 1426) de réception de l'huile râclée et les moyens de son retour dans le carter (1327, 1429, 1330, 1431). 6. - Ensemble selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le cylindre (14, 24, 34, 44, 134, 144) comprend une paroi interne d'un niveau de polissage beaucoup plus élevé que celui normalement utilisé. 7. - Ensemble selon l'une quelconque des revendications 1, 3, 4, 5 et 6, caractérisé en ce que la coupe du segment racleur comporte une butée (2034, 2035) de fermeture, coopérant avec une cale (1322 ; 1522) d'épaisseur (1524) au moins égale à la hauteur des rebords (2034, 2035) de la butée.