L'invention concerne l@@ assemblages en suspension et, notamment, un assemblage de poutres et de solives. Actuellement, des locaux de distraction, des châlets e-t d'autres bâtiments à construire rapidement sont commercialisés en pièces détachée, afin d'entre assemblés par leur acquéreur. La plupart de ces bâtiments utilisent des techniques connues et normalisées d'assemblage des poutres de plancher et de plafond avec les solives. Les techniques mises en oeuvre, bien que donnant la robustesse et la durée de vie souhaitées, demandent beaucoup dc temps et une certaine adresse. Pour éliminor ou au moins réduire le niveau d'adres@e nécessaire à la mise en place des poutres, divers mécanismes du type à gabarit on été mis au point. Ges mécanismes, placés entre la solive et Ra poutre,assument convenablement leur fonction, mais entrninent une augmentation des colts de fabrication et du temps d installation. Un type d'assemblage bion connu, ne nécessitant aucun élément intermédiaire, est l'assemblage à queue d'aronde. Il comprend un élément mâle présentant un rétrécissement dans un plan unique et destiné à se loger dans un élément femelle présentant un rétrécissement analogue au précédent. Le rétrécissement unique assure un emboîtement par compression et frottement dans un seul plan et ne permet donc que d'obtenir une rigidité limitée. Les assemblages à queue d'aronde sont destinés à assumer principalement des fonctions d'alignement automatique dans des montages soumis à de faibles contraintes. Lorsqui'ils sont mis en oeuvre pour l'assemblage de deux éléments de charpente, ils sont surtou destinés à assumer une fonction d'alignement plutôt qu'à réaliser un assemblage devant porter une charge. Cette limitation est due un rétrécissement dans un seul plan d d@@ @assemblage à queue d'aronde. D'autres exemples d'utilisation d'assemblages à queue d'aronde sont décrits dans les brevets des Etats-unis d'Amériue N 3 090 086 en ce qui conecrnn la réalisation de meubles, N 3 683 429 en ce qui concerne l'assemblage de traverses à des longerons d'un chassies de lit, N 2 793 407 en ce qui concer ne également l'assemblage de meubles, et N 2 392 551, N 3 148 477, N 3 396 499, N 3 410 044, N 3 562 988 et N 3 664 011 ence qui concerne l'alignement d'éléments de charpente. Il eonviient de noter que dans le cas où des éléments de chassis devant; supporter une charge s ont reliés entre eux par des assemblages à queue d'aronde, ces éléments sont orientés horizontalement. L'invention concerne un assemblage cn suspension de poutres et de solives dans un plan horizontal, dans iui plan vertical et dans tout autre plan intermédiaire, sans pièces intermédiaires de liaison. Les extrémités des poutres comportent des tenons réalisés d'une seule pièce avec ces poutres et présentant un double rétrécissement.Ces tenons sont destinés à s'emboîter dans des mortaises correspondantes, situées dans des solives et présentant également un double rétrécissement. L'assemblage selon l'invention peut comporter un tenon à double rétrécissement, comprenant une nervure orientée vers l'extérieur, perpendiculaire à l'axe du tenon u l'extrémité d'une poutre, et une mortaise à double rétrécissement, présentant un évidement destiné à loger la nervure et réalisé dans une solive associée. L'assemblage selon l'invention est du type à queue d'aronde à double rétrécissement, de manière ~ verrouiller deux éléments de structure l'un à l'autre. L'assemblage à queue d'aronde à double rétrécissement selon l'invention peut comporter un mécanisme supplémentaire de verrouillage dont les organes sont réalisés d'une seule pièce avec les deux éléments de structure à relier. T'invention sera décrite plus cn détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullemet limitaifs et sur lesquels la figure 1 est une vue partielle en perspective d'une poutre dont chaque extrémité comporte un tenon à double rétrécissernent; la figure 2 est une vue partielle en perspective d'un élément de structure dont chaque extrémité présente de dux tenons à double rétrécissement; la figure 3 est une vue partielle en perspective éclatée de l'assemblage selon l'invention entre des poutres et une solive; la figure 4 est une vue partielle en perspective éclatée de l'assemblage selon l'invention utilisé pour la fixation de deux poutres sur les cotés opposés d'une solive;; la figure 5 est une coupe pa.rtielle, suivant la ligne 5-5 de la figure 4, du tenon réalisé d'une seule pièce à l'extrémité d'une poutre; la figure 6 est une coupe partielle, suivant la ligne 6-6 de la figure 4, d'une mortaise de la solive; la figure 7 est une vue partielle en perspective éclatée d'une variante de l'assemblage selon l'invention, cette vue montrant un tenon à double rétrécissement destiné à se loger dans une mortaise à double rétrécissement, cette forme de réalisation comportant des organes de verrouillage perpendiculaires aux axes des plans de rétrécissement; la figure 8 est une élévation partielle du tenon de la figure 7; la figure 9 est une élévation, avec coupe partielle, de la mortaise représentée sur la figure 7;; la figure 10 est une vue partielle en plan de l'assemblage de la figure 7; et la figure 11 est une coupe partielle suivant la ligne 11-11 de la figure 10. La figure 1 représente une poutre 1 qui comporte un tenon 2 à double rétrécissement à chacune de ses extrémités. Ces tenons s'emboîtent dans des mortaises de forme correspondante, présentées par des éléments de structure associés à la poutre. Pour réduire le poids de cette poutre 1 sans en diminuer la résistance, cette poutre peut comporter plusieurs nervures longitudinales 3, 4, 5 et 6. Les extrémités 7 et 8 de la poutre 1 présentent une section droite d'aire supérieure à celle de la partie restante de la poutre. Ces extrémités permettent ainsi la présence d'un tenon robuste et large. La surface 17 de l'extrémité 7 est à peu près égale à l'aire de la section droite de cette mtme extrémité. Cette surface peut être plane, ou bien peut présenter toute autre forme correspondant à celle de la surface dlun élément associé. Comme representé, la poutre 1 est conçue pour être produite d'une seule-pièce par la mise en oeuvre de procédés simples de fabrication afin de réduire les coûts de production et de montage. La poutre 1 peut être réalisée en bois, en matière plastique, en fibres de verre, en métal ou même en béton. Lorsque la poutre 1 est réalisée d'une seule pièce, il est inutile de lui adjoindre d'autres organes pour la positionner et la fixer dans la structure en cours de construction. La figure 2 représerte une poutre 11 analogue à celle de la figure 1 par le fait qu'elle peut comporter plusieurs nervures 13, 14, 15 et 16 qui en augmentent la résistance tout en diminuant le poids. La poutre 11 peut également comporter des extrémités 17 et 18 d'aire en section droite supérieure à celle du tronçon central de cette meme poutre. La surface 12 de ltextrémité 17 peut être plane, courbe ou inclinée, de manière à être conforme à la surface présentée par un élément de structure appliqué contre cette extrémité 17. Deux tenons 9 et 10 à double rétrécissement, réalisés d'une seul pièce avec la poutre 11, font saillie de la surface 12. L'utilisation de deux tenons plutôt qu'un seul (comme représenté sur la. figure 1) permet d'au.gmenter sensiblement la surface latérale présentée par les tenons afin d'améliorer l'emboitement entre les tenons et les mortaises associées. De même que dans le cas de.la poutre 1, la poutre 11 peut être réalisée d'une seule pièce dans l'une quelconque de nombres s matières distinctes. La figure 3 représente le mode de fixation de plusieurs poutres sur une solive. L'extrémité 48 d'une poutre 50 est dlargie par rapport au tronçon central de cette dernière, de manière à doiuier une grande résistance à l'assemblage de la poutre et de la solive 49 voisine. Un tenon. 54 à double rétrécissement fait saillie dune surface 52 présentée par l'extré mité 48 de la poutre 50. De même, une poutre 51 présente une extrémité 47 de laquelle fait aaillie un tenon 55 à double rétrécissement. La solive 49 présente deux mortaises 56 et 57 à double rétrécissement destinées à loger respectivement les tenons 54 et 55. L'assemblage poutre/solive peut être réalisé par simple emboîtement vers le bas à frottement du tenon de chaque poutre dans la mortaise correspondante. Le double rétrécissement du tenon et de la mortaise associée tend à comprimer ledit tenon dans deux directions perpendiculaires entre elles. La surface extrême de chaque poutre est placée à proximité de la surface de la solive et; appliquée contre cette dernière par l'effet de verrouillage du tenon dans la mortaise.La largeur et la hauteur accrues de la surface de " 'extrémité de la poutre tendent à empêcher tout pivotement de cette dernière autour de l'assemblage à tenon et mortaise. Par conséquent, la rigidité de cet assemblage est augmentée par l'effet de stabilisation produit par l'extrémité de la poutre appliquée contre la solive. Les figures 4, 5 et 6 montrent comment l'assemblage selon l'invention peut être incorporé à des atructures existantes dans lesquelles des relives sont déjà en place ou dans lesquelles la largeur d'une solive est insuffisante pour permettre la réalisation dans cette dernière d'une ou plusieurs mortaises sans porter atteinte à sa solidité. Les figures montrent également comment une solive peut être montée entre deux poutres alignées logitudiinalement l'une sur l'autre. Une solive existante 20, de faible largeur, est modifiée par le montage d'un organe rapporté 37 sur l'une de ses faces. Cet organe peut être collé ou fixé mécaniquement à la solive 20. Il présente uXle mortaise 24 à double rétrécissement destinée à loger et bloquer par frottement un tenon à double rétrécissement. Une poutre 30 présente une extrémité 31 d'aire en section droite supérieure à celle du tronçon central de cette poutre. Un tenon 32 à double rétrécissement fait saillie de la surface 33 présentée par cette extrémité 31. De même, un autre orga@ 38 est rapporté sur le côté de la solive 20 opposé à celui portant l'organe 37. Cet organe rapporté présente une mortaise 23 à double rétrécissement. Une poutre 34, reliée à l'organe 38, comporte une extrémité elargie 35 de laquelle fait saillie un tenon 36 à douple rétrécissement. Ce tenon 36 est introduit dan la mortaise 23 de manière à verrouiller la poutre 34 à la solive 20. La surface de l'extrémité 35 de laquelle fait saillie le tenon 36 présente une forme correspondant à la surface 25 de l'organe rapporté 38. L'effet de blocage produit par l'assemblage à tenon et; mortaise tend à appliquer la surface extrême de la poutre contre la surface 25 pour former un joint étroit entre elles. Ce oint augmente la rigidité de l'assemblage en tendant à s'opposer à tont pivotement de la poutre autour de l'axe vertical dudit assemblage. La figure 5 représente en détali le tenon 32 à double rétrécissement. La surface 33 de l'extrémité 31 peut être à peu près perpendiculaire à l'axe longit@dinal de la poutre 30. La surface extérieure 45 du tenon 32 n'est pas parallèle à la surface 33, -de sorte que l'épaisseur de ce tenon diminue vers Le bas. Par conséquent, le tenon se rétrécit dans deux plans perpendiculaires entre eux. La figure 6 représente la mortaise 24 à double réstrécissement. La surface 42 de l'estrémité latérale de l'organe rapporté 37 est parallèle à la surface 33 de l'oxtrémité 31, de manière à permettre l'application de ces deux surfaces l'une contre l'autre. La surface intérieure 43 n'est pas parallèle à la surface 42, de sorte que la largeur de la mortaise diminue vers le bas. Le rétrécissement de la mortaise 24 est équivalent à celui du tenon 32, la surface 43 étant parallèle à la surface 45. Par conséquent, la mortaise 24 se rétrécit dans deux plans perpendiculaires entre eux, mais alignés sur les plans corrospondants du tenon 32. La forme de réalisation représentée sur la figure 4 peut être mise en oeuvre lorsque des pou@res à grande portée sont nécessaires. Il est alors possible d'utiliser une solive centrale de part et d'autre de laquelle d'autres solives sont disposées. Les poutres sont montées entre les solives extérieures et la solive centrale comme souhaité. Da.ns le cas où plusieurs poutres et/ou solives doivent être reliées entre elles à faible distance les unes des autres, les opérations de montage risquent de déboîter un assemblage à tenon et mortaise précédemment réalisé. Pour éviter cet inconvénient, une goupille peut être introduite dans des encoches alignées formées entre le tenon et la mortaise assemblées, de manière à les verrouiller en place et les empêcher de se séparer. La goupille peut être introduite momentanément ou de manière définitive. La description précédente montre que l'assemblage selon l'invention apporte un perfectionnement important à l'industrie de la construction. En effet, il permet la mise en place des poutres de plancher ou de plafond par simple emboîtement des tenons de chacune de ces poutres dans des mortaises présentées par des solives. L'assemblage peut être fixé de manière définitive par collage des tenons dans les mortaises. La figure 7 représente une variante perfectionnée de l'assemblage décrit précédemment. Cette forme de réalisation comprend une poutre 60 pouvant être réalisée dans diverses matières telles que celles mentionnées précédemment, et comportant à son extrémité un tenon 61 a double rétrécissement. Il convient de noter que le tenon se rétrécit vers le bas, dans l'orientation de la figure, dans lui plan vertical parallèle à l'axe de la poutre 60. Il convient également de noter que la largeur du tenon diminue vers le bas, dans un plan vertical perpendiculaire à cet axe. Une face 63 du tenon 61 présente une nervure 62 située dans un plan horizontal et, par conséquent, perpendiculaire aux deux plans verticaux de rétrécissement du tenon 61. L'autre face (6f') du tenon 61 présente une nervure analogue à la précédente (figure 10). Une solive 65 présente une mortaise 64 à double rétrécissement. En variante, cette mortaise peut titre située dans un organe rapporté 66, faisant saillie latéralement de la solive, comme représenté, de manière à ne pas affaiblir cette dernière. La profondeur de la mortaise 64 diminue vers le bas, dans un plan vertical perpendiculaire à l'axe de la poutre 60, et la largeur de la meme mortaise diminue également vers le bas, dans un plan vertical parallèle à l'axe de la poutre. Les dimensions relatives et le degré de rétrécissement de la mor laisse 64 correspond cnt à ceux du tenon 61, de manière que leur emboitement s'effectue étroitement et par frottement. Une face 68 de la mortaise 64 présente une cavité ou un évidement 67 orienté horizontalement et, par conséquent, perpendiculaire aux deux plans verticaux de rétrécissement de la mortaise 64. Les dimensions relatives et la position de l'évidement 67 correspondent à celles d'une nervure correspondante 62' faisant saillie de la face associée 53' présentée par le tenon 61. Par conséquent, lorsque ce tenon 61 est introduit dans la mortaise 6-4, la nervure 62' du tenon 61 pénètre dans 11 évidement 67 de la. mortaise 64. L'autre face 68' de la mortaise 64 présente un second évidement 67', représenté en traits pointillés, destiné à loger la nervure 62 du tenon 61.Chaque ensemble constitué par une nervure et un évidement peut etre considéré comme formant un encliquetage. lies positions relatives des éléments de l'assemblage de la figure 7 seront décrites plus en détail en regard des figures 8 et 9. La face extrême 71 du tenon 61 s'amincit vers le bas et vers la poutre 60, de manière que ce tenon 61 présente une première surface se rétrécissant. Lcs nervures 62 et 62', qui font saillie des faces 63 et 63', respectivement, du tenon 61, sont disposées dans un plan horizontal à peu près parallèle à l'axe de la poutre 60. La face intérieure 74 de la mortaise 64 est incliné d'un angle équivalent à celui de la face extrême 71 du tenon 61, de manière que Ja mortaise présente une première surface se rétrécissant.Les évidements 67 et 67', réalisés dans les faces 68 et 68', respectivement, sont orientés hori zontalement et positionnés verticalement de manière à correspondre aux nervures du tenon 61. La face extrême 72 de la poutre 60 est alignée verticalement sur la face verticale 73 de l'organe rapporté 66, de manière à glisser contre elle (figure 7). Il ressort de la description précédente qe, lorsque le tenon et la mortaise sont emboîtés l'un dans l'autre, la face 72 de la poutre 60 est contiguë à la face 73 de@l'organe rapporté 66, la face extrême 71 du tenon 61 er-t contigue à la face intérieure 74 de la mortaise 64, et les rervures latérales du tenon 61 se lovent dans les é@idements correspondants de la mortaise 64. L'effet et l'importance du double rétrécissement et l'effet des nervures et des évidements correspondants seront à présent décrits an regard des figures 1 0 et 11. Comme mentionné précédemment, les faces 63 et 63' du tenon 61 forment les côtés de ce dernier et convergant vers le bas, car la profondeur et la largeur du tenon diminuent vers J e bas. T;e même, les faces 68 et 68' de la mortaise 64 converg@ent ver le bas, car la profondeur et ta largeur d@ cette mortais diminuent également vers le bas.Ces faces du tenon et de la mortaise présentent donc la même inclimaison, de manière à s'appliquer les unes contre les autres. La face extrême 71 du tenon 61 pouvant glisser contre la face intérieure 74 de la mortaise 64, la poutre 60 peut se dégager de la soliive 65. En raison de la forme en queue d'aronde du tenon et de la mortaise, les faces 68 et 68' de la mortaise 64 frottent contre les faces 63 et 63' du tenon 61 et exercent sur la poutre 60 une force résultante tendant à la déplacer dan.c la direction de son axe longitudinal, vers la solive 55. En maintenant un meme rétrécissement de la largeur et de l'épaisseur du tenon (et de la largeur et de la profondeur de la mortaise), les forces opposées tendant à déplacer logitudinalement la poutre 60 se compensent. Ce résultat a pour autre effet de renforcer l'emboitement à frettement des surfaces appliquées les unes contre les autres. Pour augmenter la rigidité de l'assemblage entre la poutre 60 et la solive 65 et pour empôcher tout pivotement vertical ou horizontal entre ces éléments, il est, très important que la face intermédiaire 72 de la poutre 60 soit en contact avec la face 73 de l'r;ane rapporté Il ressort de la description précédente que la mortaise et le tenon à double rétrécissement réalisent un emboîtement à frottement entre eux. La présente d'éléments supplémentaires réalisant un verrouillage mécanique, ctest-i-dire les nervures et leurs évidements, tend à empêcher tout "travail" de l'assemblage et, par conséquent, toute diminution du frottement entre les différentes parties de cet assemblage.Il est évident que l'assemblage décrit ci-dessus peut tre réalisé non seulement dans un plan horizontal, comme représenté sur la figure 7, mais également dans un plan vertical ou dans tout autre plan intermédiaire, avec la même facilité et avec un faible risque de séparation entre le tenon et la mortaise. Les dimensions des nervures 62 et 62' dépendent générale ment du type et de la nature de la matière @@ ii'-ilisée pour la poutre et la solive. Par exemple, si les poutres et/ou les solives sont en matière plastique ou en toute autre matière moulable et durcissable, la hauteur des nervures peut cotre de 1 à 2 mm. Cependant, si la poutre et la solive sont n métal, par exemple en aluminium ou en acier, la hauteur des nervures peut être de 1 mm ou moins. Les nervures peuvent avoir une hauteur relativement faible, car ces nervures et les évidements qui leur sont associés @'assurent pas eux-mêmes le verrouillage entre le tenon et la mortaise à double rétréeissement, mais ils empêchent tout travail de l'assemblage, un tel travail risquant autrement, au bout d'un certain temps, de diminuer le frottement par lequel le tenon est emboîté dans la mortaise. Autrement dit, le tenon et la mortaise à double rétrécissement supportent la charge principale, alors que les nervures et les évidements associés empêchent tout travail de l'assemblage en utilisation normale. Il va de soi que de nombreuses modifica-tions peuvent être apportées à l'assemblage décrit et représenté sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Assemblage en suspension d'une poutre et d'une solive d'une charpente, caractérisé en ce qu'il comporte une mortaise en queue d'aronde à double rétrécissement, située dans un premier côté de la solive et présentant des rétrécissements linéaires égaux dans deux plans, de manière que la profondeur et la largeur de cette mortaise varient linéairement, l'assemblage comportant également un tenon en queue d'aronde à double rétré -cissement, faisant saillie d'une première extrémité de la poutre et présentant des rétrécissements linéaires égaux dans deux plans, qui correspondent aux rétrécissements de la mortaise, de manière que l'épaisseur et la largeur du tenon varient linéairement, le glissement de la face extrême du tenon contre une face correspondante de la mortaise tendant à déplacer longitudinalement ladite poutre par rapport à la solive, le glissement des côtés du tenon le long de faces correspondantes de la mortaise tendant à empêcher tout déplacement longitudinal de la poutre, de manière à établir un emboitement à frottement entre ladite poutre et ladite solive, des organes d'encliquetage étant disposés entre la poutre et la solive de manière à les maintenir embotées par frottement. 2. Assemblage selon la revendication 1, caractérisé en ce que le tenon fait saillie d'une face de la poutre parallèle audit premier coté de la solive, et appliquée contre ce côté, de manière à empêcher tout pivotement vertical et horizontal de la poutre par rapport à la solive lorsque ladite poutre est enclenchée à frottement avec ladite solive. 3. Assemblage selon la revendication 2, caractérisé en ce que la poutre comporte deux tenons faisant saillie de l'une de ses extrémités, la solive présentant deux mortaises destinées à loger lesdits tenons. 4. Assemblage selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'un organe rapporté est fixé sur ledit premier côté de la solive et présente ladite mortaise,de manière que cette dernière ne diminue pas la. résistance de la solive. 5. Assemblage selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'un autre organe rapporté est fixé sur un autre côté de la solive, à peu près en alignement latéral sur le premier organe rapporté cité, cet autre organe rapporté présentant une autre mortaise disposée de manière que les mortaises des deux organes rapportés soient placées dos-à-dos, deux poutres alignées à peu près longitudinalement l'une sur l'autre pouvant ainsi êtré fixées sur des côtés différents de la solive sans en réduire la résistance. 6. Assemblage selon la revendication 1, caractérisé en ce que-le premier côté de la solive présente plusieurs mortaises, l'assemblage comprenant un nombre de poutres égal à celui des mortaises, et plusieurs tenons faisant saillie chacun d'une extrémité de chacune des poutres, de manière que chaque tenon s'emboîte dans l'une des mortaises pour fixer les poutres à la solive par emboitement à frottement. 7. Assemblage selon la revendication 1, caractérisé en ce que la poutre et le tenon sont réalisés d'une seule pièce. 8. Assemblage selon la revendication 1, caractérisé en ce que les organes d'encliquetage comprennent une nervure faisant saillie d'au moins liun des côtés du tenon, et un évidement réalisé dans la mortaise, de manière à loger ladite nervure lorsque le tenon est emboîté à frottement dans ladite mortaise. 9. Assemblage selon la revendication 8, caractérisé en ce que la nervure et l'évidement sont à peu près alignés sur l'axe de la poutre. 10. Assemblage selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'une nervure fait saillie de chaque côté du tenon, la mortaise présentant plusieurs évidements destinés à loger les nervures correspondantes. 11. Assemblage à suspension d'une poutre et d'une solive d'une charpente, caractérisé en ce qu'il comporte une mortaise en queue d'aronde à double rétrécissement, située dans une face plane de la solive et orientée du haut vers le bas de cette face, la mortaise présentant une surface extreme qui part du haut de la solive et qui est;; inclinée vers l'avant et vers ladite face de la solive, cete surface extrême étant délimitée latéralement par des bords convergeant vers le bas en formant un angle aigu entre eux et en constituant les côtés d'un triangle isocèle retourné et tronqué, la mortaise présentant également deux surfaces latérales opposées qui convergent vers le bas et qui partent horizontalement des bords latéraux de ladite surface extrême, vers ladite face de la solive et l'une vers l'autre, ces deux surfaces latérales étant terminées par d'autres bords latéraux qui convergent vers le bas en formant un angle aigu entre eux, dans le plan de ladite face de la solive, de manière que chacune des surfaces latérales forme un triangle droit retourné et tronqué, une section droite de la mortaise, effectues parallèlement. à la surface supérieure de la solive et délimitée par ladite surface extrême et les surfaces latérales, présentant ainsi une forme trapézoïdale de sorte que la mortaise se rétrécit linéairement en largeur et en profondeur, -l'assemblage comportant également lm. tenon en queue d'aronde à double rétrécissement, faisant saillie d'une extrémité plane de la poutre et présentant une surface extrême inclinée vers le bas et v@rs la poutre, sous un angle égal à l'angle d'inclinaison de ladite surface extrême de la mortaise, la surface extrême du tenon se t@rminant latéralement par des bords latéraux qui convergent vers le bas en formant un angle aigu entre eux et en délimitant les cotés d'un triangle isocèle retourné et tronqué, le tenon présentant également deux surfaces latérales qui convergent vers le bas et qui partent horizontalement desdits bords latéraux de la surface extrême de ce tenon, vers l'extrémité de la poutre et l'une vers l'autre, ces surfaces latérales se terminant par d'autres bords latéraux situés dans le plan de la.dite extrémité de la poutre et convergeant vers le bas en formant un angle aigu entre eux de manière que lesdites surfaces latérales du tenon délimitent un triangle droit; retourné et tronqué, unc section droite dudit tenon, prise parallèlement a l'axe longitudinal de la poutre et délimitée par la surface extrême et les surfaces latérales dudit tenon, présen tant ainsi une forme trapézoïdale de sorte que le tenon présente une largeur et une épaisseur décroissant linéairement, ledit tenon étant emboîté dans la mortaise de manière que chacune des surfaces de cette mortaise soit en contact avec une surface correspondante du tenon pour produire des vecteurs force per- pendiculaires à chacune des paires de surfaces en contact afin que l'extrémité plane de la Poutre soit attirée et retenue par frottement contre ladite face plane d la solive, le tenon étant ainsi emboîté à frottement dans la mortaise. 12. Assemblage selon la revendication 11, caractérise en ce qu'il comporte des organes d'encliquetage qui enclenchent les surfaces latérales opposées de la mortaise avec les surfaces latérale opposées du tenon de manière à les verrouiller les unes aux autres et à augmenter l'effet de l'emboîtement à frottement du tenon dans la mortaise, lesdits organes d'encli- quetage comprenant un évidement réalisé dans chacune desdites surfaces latérales de la mortaise, et une nervure présentée par chacune desdites surfaces latérales du tenon e-i destinée à se loger dans l'un des évidements, lesdits évidements et lesdites nervures étant situés dans un plan parallèle à un plan contenant la surface supérieure de la solive.