Le domaine de l'invention est celui des chaussures de ski dans lesquelles di moyens spéciaux sont prévus pour le maintien du pied dans la chaussure. Selon des réalisations déjà connues, par ex. le brevet français 2.204.106, existe des chaussures de ski pourvues d'un sac intérieur à double paroi, aye pour but de maintenir le pied à l'intérieur de la coque externe rigide. Ce sac est fixé à la partie supérieure de la coque, et il est rempli d'un mélange réactionnel gonflant, généralement du type polyuréthanne ou du type latex expansible de caoutchouc. Toutefois dans la pratique, lors de l'expansion du mélange réactionnel, le s n épouse pas aussi parfaitement les extrémités du pied qu'on pourrait le cro et par conséquent à ces endroits particulièrement importants, le pied ne reç pas de butée significative, et peut donc se déplacer pour prendre une positi incorrecte dans la chaussure aux moments où les efforts les plus violents so exercés. D'autres réalisations comportent des coussins gonflables à l'air, c1 est le c par exemple des brevets canadiens nO 951.117 et 951.118, du certificat d'uti français n" 2.356.384 et du brevet français nO 2.252.820. Dans ce dernier est décrite une chaussure équipée d'un coussin constitué de deux ailes latérales attachées à un coussin central gonflables au moyen d'un pompe à piston incorporée à la chaussure. Les coussins latéraux maintiennent cheville, mais exercent surtout leur pression le long du tendon d'Achille su lequel presse directement le coussin central. La résultante des forces qu'il exercent presse le pied vers l'avant de la chaussure, accentuant l'effet de coincement du à l'assiette du pied, déjà négative vers l'avant. Le certificat d'utilité français nO 2.356.384 aboutit au même résultat avec coussins latéraux comme ci-dessus, et un coussin situé sous le pied, mais conformé en pointe, I'extrémité la plus épaisse se situant sous le talon et l'extrémité la plus mince au bout du pied. Dans la demande de brevet allemand DOS nO 2.365.329,on décrit une chaussure qui possède deux coussins latéraux comme ci-dessus et un coussin sous l'empei de la chaussure externe. Ce dernier coussin est introduit par une fente dans la chaussure, du genre Pc marsupiale et vient directement en contact du pied. Pour pouvoir le placer correctement jusqu'au bout du pied, une deuxieme fente est nécessaire pour ti l'extrémité avant de ce coussin. Ces deux fentes sont des points faibles de 1 chaussure qu'il n'est pas possible de rendre absolument étanche. La présente invention élimine les inconvénients des solutions de la technique antérieure énumérées ci-dessus. Son objet est une chaussure de ski munie d'arceaux et de boudins gonflables simultanément ou séparément selon que l'utilisateur veut skier ou marcher. Ces arceaux et boudins assurent le maintien du pied bien serré contre la semelle. Les boudins portés par l'intérieur de ces arceaux retiennent le pied dans son glissement vers l'avant et évitent l'effet de coincement. Par ailleurs, l'inclinaison sur l'horizontale de l'arceau le plus proche du coude-pied fournit une composante horizontale importante au niveau de chacune des deux attaches de l'arceau sur la semelle. Cette composante horizontale sert au maintien transversal du pied lors des mouvements brusques du skieur, par exemple lors des virages. Enfin ces deux boudins permettent de loger dans une même chaussure (coque extérieure rigide) des pieds de pointures différentes, en jouant sur le taux de gonflage des dits boudins. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaitront au cours de la description qui suit, qui est illustrée de façon non limitative par les dessins annexés parmi lesquels la figure I représente en coupe de profil une chaussure de ski suivant l'invention à deux arceaux munis de boudins gonflables ; la figure 2 est une vue éclatée des différentes pièces constituant la chaussure ; la figure 3 est un schéma de principe du circuit de gonflage des boudins. Selon une réalisation préférée de l'invention, la chaussure de ski se compose d'une coque inférieure rigide ou sabot 1 sur laquelle s'articulent une coque supérieure mobile 2 ou jambiere et un contrefort 3. La jambiere 2 est montée sur le sabot I par l'intermédiaire de tourillons 13,14 ; le contrefort 3 par l'intermédiaire de glissières 15,16. A l'intérieur du sabot 1 prend place une semelle 5 fixée à lui par I'intermé- diaire d'un tenon d'extrémité 19 et d'une vis 18 sous le talon. Selon une réalisation préférée de l'invention deux arceaux gonflables, l'un dans la partie antérieure de la chaussure, l'autre dans la partie médiane de celle-ci sont solidaires de la semelle, dans l'épaisseur de laquelle se trouvent les canaux 20 d'amenée d'air sous pression produit par une pompe appropriée 1 1 incorporée à la chaussure. Cette pompe peut être conçue sur le meme principe que les gonfleurs d'appareils pneumatiques de plage. Ces deux arceaux viennent compenser exactement l'espace vide en forme de coin existant entre la coque externe et le chausson interne, dans lequel se trouve le pied. Ce dernier se trouve ainsi maintenu vers l'avant et latéralement. Les arceaux gonflables se composent d'une armature proprement dite, 6,7, en matériau rigide ou semi-rigide tel que le cuir, le polypropylene etc... contenant, à l'intérieur de sa concavité, un boudin-en forme de demi-tore aplati,8,9. Ces boudins 8,9 peuvent être gonflés à volonté par la pompe 11 simultanément ou séparément, et ceci constitue un objet de l'invention, par l'intermédiaire d'un clapet anti-retour 21 et d'un robinet à trois voies 22. Le dégonflage peut intervenir de la même façon, simultanément ou séparément en utilisant le robinet à trois voies dans les positions adéquates, ainsi qu'unie valve de mise à l'air 23 qui est normalement fermée pendant l'utilisation de la chaussure sur skis. Un avantage des chaussures selon l'invention est qu'elles permettent une marche aisée par mise à l'air du contenu de l'arceau médian, ce qui débloque le pied vers l'carrière et permet le débattement de celui-ci autour de la cheville pendant les mouvements de la marche. Un autre avantage des chaussures selon l'invention réside dans le fait que les deux boudins décollent le pied de la coque extérieure et l'isolent ainsi du froid. Bien que l'application décrite ici concerne les chaussures de ski, on comprend aisément que l'invention puisse aussi s'appliquer aux chaussures de patinage sur glace, bottes, chaussures de montagne, chaussures de hockey, bottes de motocyclette etc... sans pour autant sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1 - Chaussure de ski constituée d'un sabot externe, d'une jambiere, d'un contre fort, d'une semelle et d'un chausson interne caractérisée en ce que la semelle est munie d'arceaux à boudins gonflables à l'aide d'une pompe incor porée dans le contrefort et de canaux intérieurs à la semelle. 2 - Chaussure de ski selon la revendication 1, caractérisée en ce que les arceaux sont au moins au nombre de deux et comportent une partie rigide et dans la concavité de celle-ci un boudin gonflable en forme de demi-tore aplati. 3 - Chaussure de ski selon la revendication 2, caractérisée en ce que les deux boudins sont gonflables simultanément. 4 - Chaussure de ski selon la revendication 2, caractérisée en ce que les deux boudins sont gonflables séparément. 5 - Chaussure de ski selon la revendication 2, caractérisée en ce que le contre fort comporte un clapet anti-retour, une valve de mise à l'air et un robinet à trois voies permettant de gonfler et dégonfler simultanément ou séparément les deux boudins.