La présente invention, qui résulte des recherches de Monsieur Renri WAISBLAT, a pour objet un joint d'étanchéité pour bas d'ouvrant. Ce joint permet de rendre étanches les bas de portes, portes-fenetres, fenêtres, aux bruits, poussières, à l'air et aux flux thermiques. Alors que, sur les trois autres cOtés d'un ouvrant, 1 'étanchéité est facilement assurée par le battement sur une huisserie ou sur un profilé dormant avec ou sans adjonction d'un joint supplémentaire, en bas de porte l'absence de relief au sol supprime toute possibilité de feuillure, ce qui rend délicate la réalisation de I1 étanchéité. Il est connu de fixer, dans ce but, un joint métallique ou en élastomère sur la traverse inférieure du dormant, lorsque cette traverse existe, ou sur le plancher dans le cas contraire. Ces joints sont ponants lorsque la porte ou la fenêtre est en position ouverte, et leur étanchéité est relative et diminue avec le temps. L'objet de l'invention est un joint d'étanchéité entre un bas d'ouvrant et un dormant qui pallie ces inconvénients. Le joint selon l'invention comprend, d'une part un profilé en un matériau magnétique tel que l'acier, solidaire du seuil du dormant, d'autre part une règle magnétiquemobile comprenant une me en caoutchouc magnétique å orientation transversale, montée entre les deux branches d'un carter en U en matériau amagnétique. L'invention ainsi définie est expliquée à partir d'exemples particuliers de réalisation illustrés par les figures jointes. La figure 1 représente, en coupe verticale, un bas de fenêtre muni du joint d'étanchéité. La figure 2 représente de mOrne un bas de porte muni du joint d'étanchéité. Les figures 3 et 4 représentent un fragment de la règle magnétique, respectivement en position ouverte et fermée de lsou- vrant. Les figures 5 et 6 sont des schémas représentant le joint selon la figure 2 respectivement en position fermée et ouverte de la porte. sur ces figures les mOrnes éléments sont désignés par les mOrnes repères. On réalise une étanchéité aux bruits, à la poussière, à l'air et au flux thermique entre une traverse inférieure (1) d'une fenêtre et une traverse inférieure de dormant (2), selon la figure 1, ou entre un bas de porte (3) et un plancher (4), selen la figure 2. A cet effet on exploite la force d'attraction d'un aimant permanent pour déplacer, en position de fermeture, un ensemble qui fait écran au passage de la lame d'air permise entre l'ouvrant, c'est-à-dire la traverse inférieure (1) de la fenêtre ou le bas de porte (3), et le seuil, c'est-à-dire la traverse inférieure de dormant (2) ou le plancher (4). Le dispositif comporte deux parties : une règle magnétique mobile (5), aimantée, solidaire de l'ouvrant (1-3), et an profilé en métal magnétiquement doux (6), solidaire du seuil (2-4), susceptible d'attirer la règle magnétique. La règle magnétique (5) comprend une ame (7) en caoutchouc magnétique orienté à aimantation transversale, comprise entre deux plaques polaires métalliques (8) et (9). Cette règle est placée entre les deux branches (10) et (11) d'un carter en U (12) en matériau amagnétique tel que l'aluminium ou un de ses alliages, et dont les azotes externes sont soigneusement arrondies. Entre les deux branches du carter sont fixées des clavettes d'assemblage (13). A l'emplacement de chacune de ces clavettes la règle matné- tique (5) est munie d'une découpure comprenant un logement (14) pour un ressort (15) et une fente (16) dans laquelle est logée la clavette (13) correspondante.La règle mobile (5) peut se déplacer entre les deux branches (10) et (Il) du carter selon un mouvement limité par les positions extrêmes de la découpure (14-16) par rapport à la clavette fixe (13). D'autre part, la règlemobile (5) est appliquée contre l'une des branches du carter, de préférence la branche (11) située du cdté opposé à l'ouvrant, par un ressort (17) fixé au fond du carter (12) par des vis (18). Le carter est fixé à l'ouvrant de façon quelconque, par exemple par une ou plusieurs équerres (19). Le profilé magnétique (6), en fer doux ou en acier inoxydable ferritique, est simplement vissé, par des vis escamotées (20), au seuil (2-4). Lors de la fermeture de l'ouvrant, la règle magnétique (5), lorsqu'elle arrive en face et au voisinage du profilé (6), est attirée par ce dernier ; elle constitue dès lors un écran s'opposant au passage de l'air (figures 4 et 6). Lorsqu'on ouvre l'ouvrant, la règle magnétique, arrachée à l'attraction exercée par le profilé (6), est rappelée en position effacée par le reseort (15) selon les figures 3 et 5. Il va de soi que la force du ressort (15) est très nettement inférieure à la force d'attraction de la règle magné- tique (5) sur le profilé (6). Dans le cas d'une fente (figure 1), la règle magnétique mobile (5) se déplace horizontalement, le profilé (6) étant fixé en position verticale. Dans le cas d'une porte, selon la figure 2, le profilé (6) est fixé au plancher (4) en position horizontale : la règle magnétique mobile (5) se déplace alors verticalement. Dans le premier cas le carter (12) est vissé sur l'équerre (19) par sa branche (10) ; dans le deuxième cas le carter est vissé sur l'équerre (19) par son fond. Il va de soi que toute autre disposition est possible. L'adhérence de la règle magnétique (5) sur le profilé (6), ainsi que l'étanchéité, sont très bonnes sous réserve, bien entendu, d'une bonne coplanéité de la règle et du profilé. Dans l'exemple réalisé, le profilé présente une épaisseur égale à 3 na, la course de la règle magnétique étant de 4 ma. Le carter, vertical, est haut de 24 xma, la règle de 15 mm. Le joint s'applique à la réalisation de l'étanchéité des bas d'ouvrants. RGVENDICATIOK Un joint d'étanchéité entre un bas d'ouvrant et un dormant, constitué d'une part par un profilé en un matériau magnétique (6) tel que l'acier solidaire du seuil (2 - 4) du dormant, d'autre part par une règle magnétique mobile (5) en caoutchouc magnétique à orientation transversale, montée entre les deux branches (10) et (11) d'un carter en U (12) en matériau amagnétique muni de clavettes d'assemblage (13) montées entre ses deux branches, caractérisé en ce que la règle magnétique est munie, d'une part à l'emplacement de chaque clavette (13), d'une découpure comprenant un logement (14) pour un ressort (15) de rappel de la règle en position ouverte,et'une fente (16) dans laquelle est logée la clavette (13) correspondante, d'autre part d'un ressort(l7) l'appliquant contre une branche (11) du carter en U (12).