Les abris anti-aérien sont équipés d'installations de ventilation comportant des gaines communiquant avec l'extérieur. Pour éviter la propagation dans l'abri des ondes de choc et pour maintenir l'abri en surpression, ces gaines sont équipées de soupapes de sûreté comprenant un clapet qui est mobile entre deux sièges parallèles opposés. Selon qu'une surpression anormale se produit à l'extérieur ou à l'intérieur, le clapet est appliqué contre l'un ou l'autre-des sièges et la communication est momentanément interrompue. Dans des sbupapes connues, le clapet est monté pour coulisser sur des guides, mais cette disposition a des inconvénients. D'une part; il existe des frottements qui sont appréciables pour des clapets de grande dimension et qui nuisent à la sensibilité de la soupape. D'autre part, les coulisses nécessitent un entretien régulier si l'on veut éviter tout grippage. Il est à noter que de telles soupapes ne fonctionnent pas en temps normal et qu'elles sont souvent d'un accès difficile. Dans d'autres soupapes, le clapet est porté par un parallélogramme articulé qui le maintient parallèle à lui-même pendant son déplacement vers l'un ou l'autre des sièges. Les articulations sont alors formées par des axes logés dans des douilles. Les frottements sont moins élevés, mais la présence d'un mécanisme à plusieurs bras, tel qu'un parallélogramme, renchérit la soupape et constitue un point faible dans une installation qui doit être simple et robuste. L'invention vise à fournir une soupape d'une construction simple, et de ce fait moins sujette à un mauvais fonctionnement pouvant résulter d'un collage des articulations ou de toutes autres avaries pouvant survenir au mécanisme mobile. A cette fin, dans la soupape objet de l'invention, comprenant un clapet qui est mobile entre deux sièges parallèles opposés et qui est pivoté sur l'extrémité d'un organe de support oscillant capable de basculer d'un côté ou de l'autre pour amener le clapet contre l'un ou l'autre des sièges le clapet est pivoté sur l'organe de support par des moyens de liaison à course morte limitée autorisant le mouvement angulaire du clapet par rapport à l'organe de support nécessaire à sa libre application contre les deux sièges, mais s'opposant à une plus forte inclinaison du clapet. Le dessin représente, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de la soupape objet de l'invention. La figure 1 en est une coupe longitudinale, selon la ligne 1-1 de la figure 2. La figure 2 est une coupe selon la ligne 2-2 de la figure 1. La figure 3 est une vue de détail, à plus grande échelle Les figures 4, 5 et 6 sont des vues schématiques à plus petite échelle que les figures 1 et 2, montrant différentes positions de fonctionnement de la soupape. La soupape représentée comporte un boîtier tubulaire 1 formé d'une cloche 2 percée d'une ouverture 3, et d'un flasque 4 percé d'une ouverture 5. Le flasque 4 présente une manchette 6 emboîtée dans la cloche 2 et qui est fixée à la cloche par des vis 9. Les ouvertures de-la cloche et du flasque sont garnies de bagues en matière plastique constituant deux sièges parallèles opposés 7 et 8. La cloche 2 est fixée à une paroi de l'abri par une bride 2a. La paroi de l'abri présente un canal d'évacuation d'air débouchant en regard de l'ouverture 5, et la cloche est placée à l'intérieur de l'abri, de manière qu'en cas de surpression dans l'abri, l'air s'écoule à travers la cloche dans le sens indiqué par la flèche A (figure 1). Un clapet mobile 11 logé dans le boîtier 1 est constitué par un disque de tôle comportant une partie centrale circulaire 12 et deux pattes latérales 13. Le clapet Il est articulé par le moyen de ses pattes 13 entre les deux bras 14 d'un étrier de support 15 qui est pivoté par sa base sur un axe 16 porté par un support 17 fixé à la cloche 2. Les pattes 13 sont logées dans des ouvertures de forme 18 découpées dans les bras 14. Ces ouvertures 18 comportent deux secteurs opposés, dont l'angle d'ouverture B est de 60O (figure 3). Dans la position normale de la soupape représentée à la figure 1, le clapet il repose contre le siège 8, sous l'action du poids de l'équipage mobile, du fait de l'inclinaison prise par l'étrier 15. L'angle C que l'étrier 15 fait alors avec la verticale est inférieur à 30 , de l'ordre de 25-28 , de sorte que le clapet 1.1 peut s'adapter librement au siège-8. En cas de forte surpression à l'extérieur de l'abri, soit du côté extérieur E, le clapet Il qui bute par sa périphérie sur le siège 8 vient également porter par son centre sur un appui 19 porté par une traverse 20. En cas de surpression normale à l'intérieur de l'abri, solt du côté intérieur "Il' le clapet Il se soulève quelque peu du siège 8, prenant par exemple une position telle que celle représentée à la figure 4. Le clapet li peut pivoter sur les bras ae l'étrier 15 mais par suite de l'excentricité F des pattes 13 par rapport au centre du disque (figure 2), il tend à rester dans la position inclinée en arrière représentée. Pour une position d'ouverture maximum voisine de celle représentée à la figure 5, l'étrier 15 est encore légèrement incliné vers le siège 8, de sorte que le clapet 11 retombe en direction de ce siège si la surpression dans l'abri vient à diminuer ou à cesser. Dans cette position d'ouverture maximum, les bras 14 de l'étrier viennent buter contre les bras 21 de deux ressorts de torsion 22 disposés sur les extrémités de l'axe 16. Ces ressorts 22 présentent également des bras 23 prenant appui sur la paroi de la cloche 2. Ils ont à l'état libre une forme telle qu'ils n'agissent sur l'étrier que lorsque ce dernier atteint la position approximativement verticale. Dans le cas d'une brusque dépression à l'extérieur, le clapet 11 dépasse la position d'ouverture maximum et se trouve alors rapidement rabattu sur le siège 7, comme représenté à la figure 6. Dans cette position de fermeture du siège 7 le clapet Il est encore libre de tourner de quelques degrés par rapport à l'étrier 15, de sorte que le clapet peut s'adapter de manière étanche sur le siège 7. Du fait que les secteurs des ouvertures 18 ont un angle d'ouverture limité à 60", le clapet Il ne peut s'incliner au maximum que de 30O par rapport au plan de l'étrier 15. Pour cette inclinaison relative maximum, les trajectoires M et N des points supérieurs et inférieurs du clapet (figure 1) aboutissent en dehors du contour des ouvertures des sièges 7 et 8 (figure 1), de sorte que le-clapet Il ne peut s'engager dans ces ouvertures mais vient nécessairement s'appliquer à plat contre les sièges. Ainsi, grâce à la forme des pattes 13 et des ouvertures 18, le clapet li est articulé sur l'étrier 16 par des moyens de liaison à course morte limitée autorisant le mouvement angulaire du-.clapet de 60Q nécessaire à sa libre application contre les deux siègeq 7 et 8, mais s'opposant en revanche à une plus forte inclinaison du clapet. Dans les conditionsxd'emploi normalesS le clapet 11 coopèrant avec le siège 8 maintient une surpression dans l'abri, et cela meme pour des variations relativement importantes du débit, pour autant qu'elles ne soient pas trop brusques. En revanche, pour des variations brusques de la pression à l'extérieur, en surpression ou en dépression, le clapet Il est plaqué contre l'un pu l'autre des sièges et isole momentanément I'pbri de ltextérieur. Les ressorts 22 n'interviennent que pour ramener l'étrier 15 vers la droite, sans jouer le rôle dans le fonctionnement normal de la soupape de surpression. Les avantages de la soupape représentée sont les suivants - Lorsque le clapet coopère avec le siège 8, formant alors soupape de surpression pour l'abri, aucun ressort n'intervient dans le fonctionnement de la soupape. - L'élément de support du clapet est un simple étrier pivoté, et le mécanisme est exempt de tout parallélogramme de guidage comprenant de multiples articulations susceptibles de grippage. - Même dans le cas d'un battement très brusque du clapet entre les sièges, le clapet ne peut prendre aucune fausse position, de sorte que le fonctionnement est très sûr en toutes circonstances. - L'ensemble comporte un nombre de pièces réduit, et sa fabrication est aisée. On note qnme le pivot à course morte réalisé entre le clapet et l'étrier est particulièrement simple et d'un fonctionnement très sûr. L'invention n'est pas limitée à l'exemple particulier décrit, elle embrasse au contraire toutes les variantes. REVENDICATIONS - 1 - Soupape de sûreté pour abri anti-aérien, comprenant un clapet qui est mobile entre deux sièges parallèles opposés et qui est pivoté sur l'extrémité diun organe de support oscillant capable de basculer d'un côté ou de lsautre pour amener le clapet contre llun ou I liautre des sièges, caractérisée en ce que le clapet est pivoté sur l'organe de support par des moyens de liaison à course morte limitée autorisant le mouvement angulaire du clapet par rapport à l'organe de support nécessaire à sa libre application contre les deux sièges mais s'opposant à une plus forte inclinaison du clapet. - 2 - Soupape selon la revendication 1, caractérisée en ce que le clapet est articulé sur l'extrémité supérieure d'un organe de support pivoté par son extrémité inférieure, le clapet reposant contre l'un des sièges sous l'action des forces de gravité. - 3 - Soupape selon les revendications 1 et 2, caractérisée en ce que le clapet est pivoté entre les bras d'un organe de support en forme d'étrier. - 4 - Soupape selon les revendications 1,2 et 3, caractérisée en ce que le clapet comporte des pattes latérales engagées dans des ouvertures de forme découpée dans les dits bras. - 5 - Soupape selon la revendication 4, caractérisée en ce que ces ouvertures comporennent deux parties opposées en forme de secteur de cercle. - 6 - Soupape selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comprend un bottier formé d'une cloche dont le fond présente une ouverture bordée par l'un des sièges, et d'un flasque obturant llextrémité ouverte de la cloche et qui présente une ouverture bordée par l'autre siège. - 7 - Soupape selon les revendications 1 et 6, caractérisée en ce que ces ouvertures sont garnies de bagues en matière plastique constituant les sièges.