La présente invention se rapporte à un mécanisme de commande thermostatique qui doit exécuter une certaine fonction de commande quand une pièce influencée par la température dont il est pourvu atteint une température donnée. Comme exemples de tels mécanismes, on peut citer des valves et des interrupteurs électriques à commande thermostatique. L'invention s'applique donc, sans pour autant y être limitée, à une valve de commande pour un radiateur de chauffage central à circulation d'eau, valve destinée à maintenir la température ambiante à ou autour d'une valeur ou d'une gamme de valeurs donnée. Le mécanisme de commande qui fait ltobjet de la présente invention utilise un élément fait d'une matière présentant un module d'élasticité qui varie sensiblement avec la température d'une manière réversible quand il est exposé à des variations de températures situées à l'intérieur d'une certaine gamme de températures de transition déterminée par la composition de cette matière (qualifiée ci-après "mnémomorphe", c'est-à-dire, qui présente un effet de mémoire de forme") . On connait un certain nombre d'alliages qui présentent cet effet de mémoire de forme quand ils ont préalablement subi un traitement thermique approprié. L'alliage préféré pour être utilisé dans l'invention est un alliage de cuivre, de zinc et d'aluminism. Un certain nombre de propositions ont été faites visant à utiliser des alliages mnémomorphes dans des situations de commande. C'est ainsi que les brevets américains nO 3 594 674 (James R. Willson) et nO 3 664 582 (Wilbur F. Jackson and James R. Willson) décrivent l'utilisation d'un ressort hélicoidal fait d'un alliage de nickel et de titane et d'un ressort hélicoïdal non-mnémomorphe agissant à l'opposé sur un dispositif de commande représenté dans le premier brevet comme étant un contact électrique et dans le second comme un organe de valve. De plus, chacun des brevets décrit des mécanismes pour régler la température à laquelle s'effectue la commande à l'intérieur de la gamme des températures de transition de l'alliage utilisé. On a constaté que les éléments faits d'alliages mnémomorphes qui ont, en principe, la meme composition et qui ont été soumis au même traitement thermique pour produire la transformation martensitique requise,présentent néanmoins des gammes de températures de transition légèrement différentes les unes des autres. Ceci est dA à une extrême dépendance sensitive de la température de transition sur l'alliage. De petites erreurs dans le procédé d'alliage donne une augmentation de la variation dans la température de transformation. En conséquence, un même réglage du mécanisme d'ajustage de la température peut donner des températures de fonctionnement différentes avec différents élément mnémomorphes.En particulier, quand le mécanisme de réglage est étalonné en degré de température, cette inconstance s'oppose à la production en série de mécanismes de commande thermostatiques utilisant des éléments faits d'alliage mnémomorphes. Selon la présente invention, un mécanisme de commande thermostatique utilisant un élément présentant un module d'élasticité variable en fonction de la température possède en plus de moyens pour régler la température de fonctionnement à l'intérieur de la gamme des températures de transition de l'été ment, des moyens séparés d'étalonnage qui peuvent être préréglés pour établir la température de fonctionnement correspondant à un réglage donné des moyens de réglage de cette température. Ainsi, grâce à ces moyens d'étalonnage, il devient possible de faire en sorte que la température de fonctionnement coincide , au moins approximativement, avec ltéchelle numérique ou avec d'autres nn lcat-ons de température des moyens de réglage. Ainsi, selon la présente invention, un mécanisme de commande thermostatique comprend un organe de commande pouvant se déplacer le long d'une trajectoire donnée pour exécuter une fonction de commande dépendante d'un déplacement, un actionneur comprenant un élément thermostatique agissant sur l'organe de commande, cet élément présentant un module d'élasticité qui varie avec la température le long d'une gamme de températures de transition dépendante de la matière de l'élément et des moyens de précontrainte élastiques agissant d ltopposé dudit élément, ce qui fait que l'organe de commande se déplace le long de ladite trajectoire lors d'une variation de la température à l'intérieur de ladite gamme de températures de transition, des moyens d'étalonnage pour sélectionner une partie de la gamme des températures de transition pour une gamme donnée de déplacements de l'organe de commande, et des moyens de réglage manuels pour ajuster, dans une partie sélectionnée de la gamme des températures de transition, la température à laquelle l'organe de commande est à une position de commande donnée. Les moyens d'étalonnage peuvent être conçus pour ajuster la position de l'actionneur et de l'organe de commande par rapport à un point fixe, pour ajuster la position de l'organe de commande le long de la trajectoire par rapport à l'actionneur ou pour ajuster la force exercée par les moyens de précontrainte sur l'élément thermostatique à une certaine température. De préférence, les moyens de réglage séparés opèrent selon l'un des trois modes précédents mais qui est différent de celui dans lequel opèrent les modes d'étalonnage, mais qui pourrait, cependant être le meme. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, donnée uniquement à titre d'exemple nullement limitatif, en référence au dessin annexé, dans lequel - les Fig. 1 à 4 représentent des mécanismes de commande ayant deux modes de réglage différents de la température à laquelle la commande s'exerce et deux modes différents d'étalonnage, - les Fig. 5 et 6 illustrent les courbes caractéristiques de déplacement en fonction de la température du mécanisme d'actionnement de la fig. 1, - la Fig. 7 illustre la courbe correspondante du mécanisme d'actionnement de la fig. 2, - la Fig. 8 est une coupe schématique verticale à travers une forme de réalisation pratique de la valve représentée sur la fig. 1 - les Fig. 9 et 10 sont respectivement une vue en plan d'une bague de réglage et une coupe suivant la ligne X-X de la fig. 9, - les Fig. Il et 12 sont respectivement une vue en plan d'une partie du mécanisme d'actionnement et une coupe suivant la ligne XII-XII de la fig. 11, et, - les Fig. 13 et 14 sont respectivement une vue latérale et une vue en plan d'une autre partie du mécanisme d'actionnement. Dans la description qui va suivre, les mécanismes de commande réagissant en fonction d'une température ont été représentés sous la forme de valves et, plus particulièrement, sous celle de valves thermostatiques réglables pour des radiateurs de chauffage central. On conçoit, toutefois, que les mêmes principes de commande s'appliquent tout aussi bien à d'autres domaines comme, par exemple, les commutateurs et les interrupteurs électriques. Chacun des mécanismes de commande représentés sur les figures t à 4 est destiné à commander la circulation d'un fluide dans l'enveloppe 1 d'une valve, dans la direction indiquée par la flèche, au moyen d'un organe de commande (d'un obturateur 2) qui est supporté par une tige 3 et qui peut se déplacer le long d'une trajectoire déterminée, définie par l'axe de la tige 3, afin de fermer un siège 4. Un mouvement axial peut être appliqué à la tige 3 de la valve au moyen d'un actionneur 5 qui réagit à la température ambiante et qui comporte un élément 6 fait d'une matière à élasticité variable, telle qu'une matière mnémomorphe. Comme on le voit , la tige 3 se termine par une extrémité filetée 7 qui se visse dans un piston 8 logé dans un cylindre 9 qui, de son côté, est vissé dans l'enveloppe 1 de la valve.Sur le piston 8 agissent, dans des directions opposées, l'élément 6 et un organe de précontrainte 10 figuré par un ressort hélicoidal de compression, l'élément 6 exerçant une force qui tend à appliquer l'obturateur 2 sur le siège 4, en fermant celui-ci, tandis que l'organe de précontrainte 10 agit dans la direction opposée sur l'élément 6. L'élément à élasticité variable est fait d'un alliage qui présente un module élastique variable dans une certaine gamme de températures de transition déterminée par la composition de l'alliage et qui a été choisi de façon à comprendre la gamme voulue de températures de travail du mécanisme de commande. Un alliage préféré pour la fabrication d'un tel élément est un alliage de cuivre, de zinc et d'aluminium ayant, en poids, la composition approximative suivante Cuivre 70 % Aluminium 4 %, et, zinc 26 % Au-dessus et au-dessous des limites de la gamme des températures de transition, les variations de température n'ont aucun effet appréciable sur les propriétés thermiques de l'été ment 6.Par contre, à l'intérieur de cette gamme, une augmentation de la température se traduit par une augmentation progressive du module d'élasticité et, partant, par une diminution de la contrainte s'exerçant sur l'élément précontraint. Sur la fig. 5, on voit une courbe 12 qui représente la courbe caractéristique de variation de la déflexion ou de la déviation de l'actionneur 5 en fonction de la température, cette déviation étant celle du piston 8.On voit que quand la température s'élève le long de la gamme de transition de TMTN à TMAX la déflexion e varie de GMAX à OMIT. Une diminution de la déflexion du piston 8 a pour résultat d'approcher la tige 3 et ltobturateur 2 de la valve du siège 4 de celle-ci de sorte que, à une température donnée, la valve se ferme. L'action de 11 élément mnémomorphe est réversible en effet, quand la température décroît de TMAX, la tige 3 se lève e la valve se rouvre. Quand la valve-commande la circulation de l'eau chaude dans un radiateur de chauffage central, le résultat est que la température ambiante est maintenue, au voisinage de celui-ci, proche de la température, à l'intérieur de la gamme de transition, à laquelle l'obturateur de la valve se lève de son siège. Deux modes de réglage de la température à laquelle la valve s'ouvre ont été représentés sur les figures 1 à 4. Sur la figure 1, le ressort de précontrainte 9 agit sur la plaque d'extrémité 10 du cylindre 8 et tout le mécanisme d'actionnement 5, y compris l'obturateur 2 peut être réglé axialement par rapport au siège de la valve ; en effet, en tournant le cylindre 9 dans l'enveloppe 1, on ajuste l'espacement entre l'obturateur 2 et son siège 4, sans modifier pour autant la compression du ressort 10. C'est ainsi, par exemple, que si l'on abaisse le mécanisme d'actionnement 5 en partant de la position représentée, une plus petite élévation de la température suffit pour provoquer la fermeture de la valve et, partant, la température ambiante est maintenue à un niveau plus bas qu'auparavant. L'effet d'un réglage de la position de l'actionneur 5 par rapport à l'enveloppe 1 est illustré par la figure 6 sur laquelle on a porté la température en fonction de l'espacement entre l'obturateur 2 de la valve et son siège 4, eG représentant alors la position à laquelle ltobturateur 2 s'applique sur son siège. Le fait de régler la position de l'actionneur 5 dans l'enveloppe 1 a pour résultat de déplacer la courbe de déflexion en fonction de la température 12 de la figure 5 le long de l'axe horizontal, les positions successives de cette courbe ayant été désignées progressivement 12A à 12D. A chaque réglage de l'actionneur, la température à laquelle la valve se ferme est représentée par l'intersection de la droite verticale passant par la courbe 12 correspondant à ce réglage.On voit donc qu'un réglage judicieux permet de faire varier la température à laquelle la valve se ferme entre T1 et T2, par exemple, la gamme limitée de températures T1-T2 étant située à l'intérieur de la gamme des températures de transition T1MIN et TlMAX de l'alliage mnemomorphe utilisé. Dans la pratique, il est difficile de fabriquer un alliage ayant exactement la gamme des températures de transition désirée ; en effet, de faibles variations de la composition et de la pureté de l'alliage , ainsi que de petites variations au cours de son traitement thermique peuvent modifier cette gamme. Si, pour une raison quelconque, la courbe caractéristique de déflexion en fonction de la température de l'actionneur correspond à la courbe en tirets 13 représentée, les températures auxquelles la valve se ferme pour un réglage donné de l'actionneur deviennent différentes des précédentes ; sur la figure 6, les nouvelles caractéristiques correspondant aux courbes 12A et 12D ont été figurées par les courbes en tirets 13A et 13D et on remarquera que les courbes 13A et 13D ne coupent pas la droite dans la gamme des températures T1-T2, de sorte que la valve ne peut plus être commandée par voie thermostatique dans les limites de cette gamme , car elle se ferme dans une plage de températures plus élevées T2 T T21 Afin de permettre d'étalqnner le mécanisme de commande de manière à obtenir une gamme thermostatique le long d'une gamme prédéterminée de températures, par exemples, T1-T2 , le mécanisme a été pourvu de moyens d'étalonage préréglables supplémentaires représentés sur la figure 1 par le filetage de l'extrémité 7 de la tige 3 vissée dans le piston 8.En dévissant la tige .7 du piston 8, on modifie la position de l'organe de commande 2 par rapport à l'actionneur 5 et, de ce fait, on décale la courbe caractéristique vers la gauche, selon la figure 6 ; on remarque que ceci a pour effet de ramener la gamme des températures auxquelles la valve se ferme en fonction des divers réglages de l'actionneur à l'intérieur de la gamme initiale T1 -T2. Ce réglage d'étalonnage est particulièrement important lorsque, comme il est décrit plus loin, l'organe de réglage manuel de l'actionneur 5 pour sélectionner la température de fermeture de la-valve comporte une échelle numérique. Sur la figure 1, les réglages d'étalonnage s'effectuent en faisant varier la position de l'obturateur 2 par rapport à l'actionneur 6, tandis que le réglage de la température est réalisé en modifiant la position de l'actionneur 6 et celle de l'obturateur 2 par rapport à l'enveloppe 1 et, partant, par rapport au siège 4 de la valve. Il est, évidemment, possible d'intervertir les réglages et d'effectuer l'étalonnage en réglant l'actionneur 6 et la sélection de la tempUrature par un réglage de la tige 3 de la valve par rapport à l'actionneur. La figure 2 représente un second mode de réglage manuel de la température. Dans ce cas, la précontrainte exercée par le ressort 7 à une température donnée est réglable. Dans l'agencement représenté, le ressort 10 agit entre le piston 8 et l'enveloppe i. Quand on tourne le cylindre 9 par rapport à l'enveloppe 1, l'espa- cement entre le sommet du cylindre 9 et la base du ressort 10 est modifié et il en résulte un changement correspondant de la précontrainte de l'élément 6 et du ressort 7. Ceci a pour résultat de modifier la température à laquelle se produit la déviation de l'élément 6 suffisante pour fermer la valve. La figure 7 montre une famille de courbes de déviation en fonction de la température correspondant à différentes précontraintes , ctest-à-dire, à différentes positions du cylindre 9 par rapport à l'enveloppe 1 et on remarque que quand la précontrainte décroît , on obtient une déviation ou une dé flexion donnée à une température progressivement de plus en plus basse et que, par conséquent, la valve se ferme à une température plus basse.Dans le mode de réglage différent de la température représenté sur la figure 2, la température à laquelle la valve se ferme, pour une position donnée de l'actionneur 5, est à nouveau dépendante des caractéristiques de l'alliage utilisé. Comme sur la figure 1, le mécanisme de commande peut être étalonné en réglant la position de la tige 3 de la valve dans le piston 8, l'effet de ce réglage étant identique à celui décrit plus haut. L'étalonnage des mécanismes de commande pour compenser les différences des propriétés thermiques de l'élément 6 peut aussi s'effectuer par un préréglage de la précontrainte appliquée par le ressort 10 pour un réglage donné du cylindre 9 sur la figure 1 ou sur la figure 2. Cet autre mode d'étalonnage est représenté sur les figures 3 et 4. La figure 3 est identique à la figure 1, sauf que la tige 3 fait partie intégrante du piston 8 et que l'extrémité supérieure de l'élément mnémomorphe 6 s'applique contre une plaque 14 dont la position est déterminée par rapport à l'extrémité du cylindre 9 par une vis préréglée 15 comportant un contre-écrou 16. Le réglage de la vis 15 modifie la précontrainte exercée par le ressort 10 et, ainsi, modifie l'allure de la courbe de déviation en fonction de la température, comme il a été décrit en regard de la figure 7, de façon à ramener la gamme des températures de fermeture de la valve à coïncider avec la gamme voulue. La figure 4 représente un mécanisme de commande identique à celui de la figure 2, sauf que le réglage de précontrainte 14-16 de la figure 3 est utilisé pour l'étalonnage. Comme sur la figure 1, les moyens d'étalonnage et de sélection de la température peuvent être intgrvertis. Une forme de réalisation préférée de la valve à commande thermostatique représentée sur les figures 8 à 14 comprend une enveloppe classique 22 d'un radiateur à circulation d'eau, cette enveloppe comportant un orifice inférieur 23 pour le raccordement au tuyau d'alimentation et un orifice de sortie 24 pour le raccordement au radiateur. Un siège de valve 25 commande, conjointement avec un obturateur décrit ci-après, la circulation de l'eau arrivant par l'orifice 23. L'extrémité inférieure 26 de diamètre réduit d'un corps de valve 27 est fixée dans l'extrémité supérieure ouverte de l'enveloppe 22 et est percée d'une ouverture centrale de guidage 29 coaxiale au siège 26 et qui reçoit la tige 28 portant les joints 30 qui ferment hermétiquement l'ouverture 29 et, à son extrémité inférieure, une rondelle 31 qui vient s'appliquer contre le siège 25. La partie supérieure du corps 27 présente une cavité agrandie 32 dont l'extrémité supérieure est filetée. L'extrémité du corps 27 présente une gorge 33 qui reçoit les nervures s'avançant vers l'intérieur 34 d'une série d'éléments saillants espacés vers le bas 35 d'une bague 36 couvrant le sommet du corps 27. Comme on le voit clairement sur les figures 9 et 10, la bague 36-possède des languettes 37 qui s'avancent vers l'intérieur, au-deld de la paroi intérieure du corps 27. La bague 36 porte un goujon 38 faisant saillie vers le bas qui est reçu dans une gorge 29 creusée dans la face supérieure du corps 27. Le mécanisme d'actionnement comprend un organe tubulaire fendu 40 (voir figures 11 et 12), qui présente une bordure extérieure 41 et qui est filetée extérieurement en 42 sur la partie inférieure de sa longueurs Dans le mode de réalisation représenté sur le dessin, l'organe 40 présente quatre fentes 43 s'étendant de la base de celui-ci et se terminant sous la bordure 41. Un second organe du mécanisme d'actionnement est constitué par un pont- à quatre branches 44 (fig. 13 et 14) qui présente une ouverture centrale 45 et des branches comportant des prolongements latéraux 46 pouvant être reçus dans les fentes 43 de l'organe 40. Comme on le voit sur la figure 8, 11 extrémité inférieure de l'organe 40 est vissée dans le corps 17, le pont 44 étant reçu dans l'organe 40 avec ses branches placées dans les fentes 43 qui reçoivent aussi les langettes 37 de la bague 36, cependant que l'extrémité supérieure filetée 47 de la tige 18 est repue dans l'ouverture 45. Un écrQu 48 vissé sur l'extrémité 47 fixe la position du pont 44. Un ressort hélicoldal 50 en matière mnémomorphe est disposé entre la bordure 41 de l'organe 40 et les éléments saillants46 du pont 44. Un second et un troisième ressorts hélicoidaux 51 et 52 , qui sont en acier ou en une autre matière appropriée non mnémomorphe agissent sur la face inférieure du pont 44. L'extrémité inférieure du ressort 51 bute contre l'épaulement situé à la base de l'extrémité réduite 47 de la tige 28, tandis que le ressort 52 bute contre un épaulement annulaire orienté vers l'intérieur 53 situé à la base de l'organe 40. Le ressort 51 fait en sorte que le pont 44 et la tige 28 de la valve se déplacent ensemble. Le ressort 52 sollicite le pont 44 vers le haut et exerce sur le ressort 50 en matière mnémomorphe une précontrainte qui a pour conséquence qu'il est comprimé par rapport à son état libre ou non contraint. Enfin, la valve possède un chapeau, dont le contour a été esquissé en 54 et qui enferme le mécanisme d'actionnement. Le chapeau 54 comporte des doigts qui s'avancent vers le bas et qui sont reçus entre les éléménts saillants 35 de la bague 36. Les doigts du chapeau 54 sont pourvus de nervures identiques aux nervures 34 et qui sont reçus dans la gorge 33. En conséquence, une rotation du chapeau 54 autour de son axe vertical se traduit par une rotation de la bague 36 autour du corps 27. Du fait que les languettes 37 de la bague 36 sont engagées dans les fentes 43, la rotation de la bague 25 s'accompagne d'un mouvement de rotation des deux organes 40 et 44 du mécanisme d'actionnement et, du fait de la liaison par vissage entre l'organe 40 et le corps 27, d'un déplacement vertical du mécanisme d'actionnement par rapport au corps, à la manière du dispositif de réglage de la figure 1. Pour une position de réglage donnée du chapeau 54, une augmentation de la température ambiante se traduit par une augmentation du module élastique du ressort 50 et, par conséquent, par une réduction de la déviation du ressort 51, comme on le voit sur la figure 5. En conséquence, le pont 34 est obligé de se déplacer verticalement vers le bas, ses branches glissant dans les fentes 33. De son côté, le mouvement du pont 44 fait descendre la tige 28, par l'action du ressort 51, jsqu'à ce que l'obturateur 31 ait fermé le singe 25 c la température voulue, en interrompant l'alimentation en eau chaude du radiateur. Quand la température ambiante décroît, il se déroule une action opposée et l'obturateur 31 se lève du siège 25, de sorte que la température ambiante est maintenue à ou approximativement à la température prescrite. La composition de la matière mnémomorphe constituant le ressort 50 a été choisie pour que sa gamme de températures de transition comprenne les températures ambiantes usuelles. Les moitiés de gauche et de droite de la figure 8 représentent le mécanisme d'actionnement dans deux positions de réglage différentes, mais à des températures ambiantes différentes, l'obturateur 31 étant représenté, dans les deux cas, dans la même position par rapport au corps 27. En supposant que le mécanisme d'actionnement a été réglé sur le côté gauche pour une température de 100C, une rotation du chapeau 54 fait que ce mécanisme se déplace vers le haut en direction de la position représentée sur le côté droit de la figure, qui correspond à une température de commande de 280C.Le déplacement vers le haut du mécanisme d'actionnement s'accompagne d'un mouvement d'ascension de l'obturateur 31, de sorte qu'un plus grand déplacement du pont 44 par rapport à l'organe 40 et, parsconsé- quent, qu'une plus grande différence de températures est nécessaire pour que l'obturateur 31 ferme le siège -25 de la valve. La température ambiante nécessaire à cette fin peut donc être préétablie par un réglagejudicieux de la bague 36 par rapport au corps 27. L'écrou 48 sert d'organe d'étalonnage et agit sur l'extrémité filetée 7 de la tige 3 de la manière décrite en regard de la figure 1. En effet, si on fait descendre l'écrou 48 le long du filetage de la tige, on modifie la position de l'obturat-eur 31 par rapport au pont 34 et, partant, on change la température de fonctionnement de la valve. Ainsi, l'écrou 48 est utilisé pour l'étalonnage, c'est-à-dire, pour que la valve fonctionne à des températures correspondant à celles indiquées sur le chapeau 54 et, dans la pratique, cet étalonnage s'effectue à l'usine. Les pièces 36, 40, 44 et 54 sont, de préférence, faites d'une matière mauvaise ou médiocre conductrice de la chaleur, ces pièces pouvant avantageusement être moulées dans une matière plastique afin que la température de l'enveloppe 22 n1 ait qu'un minimum d'effet aur le ressort mnémomorphe 41. Dans la description précédente, les valves commandent un radiateur de chauffage central, mais il est bien évident qu'elles pourraient tout aussi bien être utilisées pour d'autres applications dans lesquelles on a besoin de contrôler la circulation d'un fluide en fonction de la température ambiante. De plus, ces mécanismes pourraient aussi etre utilisés pour commander d'autres fonctions, par exemple, la fermeture d'un interrupteur ou d'un commutateur électrique. REVENDICATTONS 1. Mécanisme de commande thermostatique qui comprend un organe de commande pouvant se déplacer le long d'une trajectoire donnée pour exécuter une fonction de commande dépendante d'un déplacement, un actionneur comprenant un élément thermostatique agissant sur l'organe de commande, cet élément présentant un module d'élasticité qlwi varie avec la température le long d'une gamme de températures de transition dépendante de la matière de l'élément, et des moyens de précontrainte élastiques agissant à l'opposé dudit élément, ce qui fait que l'organe de commande se déplace le long de ladite trajectoire lors d'une variation de la température à l'intérieur de ladite gamme de températures de transition, des moyens d'étalonnage pour sélectionner une partie de la gamme des températures de transition pour une gamme donnée de déplacements de l'organe de commande, et des moyens de réglage pour ajuster, dans une partie sélectionnée de la gamme des températures de transition, la température à laquelle l'organe de commande est à une position de commande donnée. 2. Mécanisme de commande selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens d'ajustage ou de réglage sont conçus pour modifier les positions de l'actionneur et de l'organe de commande par rapport à un emplacement de commande fixe. 3. Mécanisme de commande selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'actionnement est monté dans une enveloppe et en ce que les moyens de réglage sont conçus pour ajuster la position de l'actionneur dans l'enveloppe. 4. Mécanisme de commande selon la revendication 3, caractérisé en ce que organe de commande est relié fonctionnellement à un organe sur lequel agissent, dans des directions opposées, l'élément thermostatique et les moyens de précontrainte. 5. Mécanisme de commande selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de réglage ou d'ajustage sont conçus pour modifier la position de l'organe de commande par rapport à l'actionneur. 6. Mécanisme de commande selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que les moyens d'étalonnage sont conçus pour faire varier la position de l'organe de commande par rapport à l'actionneur. 7. Mécanisme de commande selon l'une quelconque des revendications 2 à 5, caractérisé en ce que les moyens d'étalonnage sont conçus pour modifier la contrainte exercée sur l'élément thermostatique par les moyens de précontrainte. 8. Mécanisme de commande selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'élément thermostatique et les moyens de précontrainte sont montés à l'opposé entre des butées et en ce que des moyens d'étalonnage permettent de faire varier effectivement l'espacement desdites butées. 9. Mécanisme de commande selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de réglage sont conçus pour faire varier la contrainte exercée par les moyens de précontrainte sur l'élément thermostatique. 10. Mécanisme de commande selon la revendication 9, caractérisé en ce que l'actionneur est monté dans un réceptacle dont la position est réglable par rapport à une enveloppe contre laquelle les moyens de précontrainte prennent appui, ce qui fait que pour une température donnée, sa contrainte varie avec le réglage. 11.Mécanisme de commande selon la revendication 9 ou 10, caractérisé en ce que les moyens d'étalonnage sont conçus pour ajuster la position de l'organe de commande par rapport à l'ac actionneur. 12. Mécanisme de commande selon la revendication 10, caractérisé en ce que l'organe de commande est relié de façon réglable à un organe sur lequel agissent à l'opposé des moyens de précontrainte et l'élément thermostatique. 13. Mécanisme de commande selon la revendication 9, caractérisé en ce que les moyens d'étalonnage sont aussi conçus pour faire varier la contrainte exercée par les moyens de précontrainte sur l'élément thermostatique. 14. Mécanisme de commande selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'organe de commande est un organe d'une valve qui commande la circulation d'un fluide. 15. Mécanisme de commande selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'élément thermostatique est en un alliage. 16. Mécanisme de commande selon la revendication 15, caractérisé en ce que l'élément thermostatique est en un alliage de cuivre, de zinc et d'aluminium. 17. Mécanisme de commande selon la revendication 15 ou 16, caractérisé en ce que l'élément thermostatique a la forme d'un ressort hélicoîdal. 18. Mécanisme de commande selon la revendication 17, caractérisé en ce que les moyens de précontrainte ont aussi la forme d'un ressort hélicoîdal.