La présente invention concerne un transporteur pour l'amenée de bois en grumes ou en billes à une machine à scier, à équarrir ou analogue (par "machine à équarrir,' on entend une machine propre à transformer une grume ou bille à section circulaire en bois présentant au moins deux faces parallèles, soit par sciage, soit en découpant les parties latérales en copeaux pour la fabrication de papier, ce découpage étant aussi dit "dressage"), ce transporteur étant du genre comportant des chariots, guidés suivant un trajet sans fin, destinés à entraîner suivant leur longueur les grumes ou billes vers la scie ou la machine à équarrir. On connaît déjà un tel transporteur comportant une chaine entraînée en continu ou un moyen analogue d'entraînement sans fin situé tout près de moyens de guidage qui s'étendent le long d'un plan vertical médian pour guider un certain nombre de chariots à grumes agencés pour venir, quand besoin est, engrener avec le dit moyen d'entraînement sans fin, afin d'être entraînés par ce dernier vers la scie.De plus, les chariots à grumes sont agencés pour être désaccouplés du dit moyen sans fin et renvoyés à un magasin situé à l'extrémité d'entrée du transporteur d'amenée. Â cette extrémité d'entrée, il est prévu un dispositif de centrage destiné à amener les axes des grumes dans le plan médian précité et les chariots sont agencés pour recueillir en les soulevant les extrémités de grumes portées par ce dispositif lorsqu'au début de leur mouvement le long des guides, ils s'accouplent au moyen d'en traînement sans fin. La présente invention repose sur la constatation qu'un trans porteur du genre décrit est assez compliqué et donc de prix de revient relativement élevé, sa capacité dé transport présentant en outre certaines limitations. En conséquence, l'invention a pour but principal de proposer un transporteur d'amenée plus simple et donc aussi meilleur marché que celui connu, mais dont on puisse toutefois accroître la capacité d'amenée. Simultanément, l'invention a pour but de proposer un transporteur d'amenée propre à conférer aux grumes et billes les positions les plus favorables pour le sciage ou l'équarrissage sans qu'on ait à prévoir en amont du transporteur aucun dispositif de positionnement auxiliaire. A ces fins, le transporteur d'amenée suivant l'invention a fondamentalement la structure décrite dans l'énoncé de caractéris tique de la revendication 1. On va maintenant exposer l'invention en détail en se référait aux dessins annexés, sur lesquels - la fig. 1 est une vue en perspective simplifiée d'un trans porteur d'amenée réalisé suivant l'invention; - la fig. 2 en est une vue en coupe suivant la ligne II-II de la fig. 1; - la fig. 3 est une vue en perspective d'un chariot transpor teur, avec arrachements rendant la représentation plus claire. Le transporteur choisi à titre d'exemple de réalisation de l'invention est destiné à amener des grumes 10 à une machine à équarrir 11, qui n'est indiquée que schématiquement. Ce transporteur comporte un bâti formé de longerons, désigné par la référence générale 12, comportant des rails 13, 14 destinés à guider les chariots de transporteur, désignés par la référence générale 15 et qu'on décrira à propos de la fig. 3. Dans l'exemple choisi, le transporteur comporte trois chariots 15, mais on peut aussi ne prévoir que deux chariots ou en prévoir plus de trois. Le transporteur comprend au moins deux moyens transporteurs sans fin (trois dans l'exemple choisi), montés parallèlement et entraînés indépendamment les uns des autres. Dans l'exemple choisi, chaque moyen transporteur comprend deux chaînes transporteuses 16A et 16B, 17A et 17B, 18A et 18B. Chaque paire de chaînes transporteuses est entraînée indépendamment des deux autres par un moteur respectif 19, 20 et 21, par l'intermédiaire de courains de transmission et d'engrenages réducteurs convenables, symbolisés par la courroie de transmission 22 et par l'arbre à pignon Galle 23 pour la paire de chaînes transporteuses extérieures 18A, 18B, par exemple. La marche des moteurs d'entraînement 19, 20 et 21 est comman dée par un mécanisme programmeur 24 qui n' est indiqué que schématiquement et qui reçoit des impulsions d'un contacteur 25, comme on l'exposera plus loin. Au-dessous du trajet décrit par les chariots sur le brin supérieur du transporteur, ce dernier comporte une glissière longitudinale fixe, formée dans l'exemple choisi par une rainure de guidage en V 26, peu profonde (fig. I et 2). Comme le montre clairement la fig. 3, les chaînes transporteuses de chaque paire (paire intérieure dans l'exemple choisi) portent des manilles 27, 28 permettant de fixer le chariot trans porteur 15 sur la paire de chaînes associée. Les manilles 27, 28 sont conçues pour permettre au chariot 15 de se déplacer par rapport aux chaines transporteuses associées pendant que celles-ci l'entraînent suivant leur trajectoire sans fin. Le chariot transporteur 15, muni de deux roulettes 29, 30 à chaque extrémité, est réalisé-sous forme de boîte allongée 31 et est muni d'organes de centrage désigné par la référence générale 32. En principe, ces organes de centrage peuvent être formés par des taquets inclinés en caoutchouc ou matériau analogue et ont la structure décrite dans un brevet antérieur au nom de la Demanderesse. Toutefois, il est avantageux d'agencer les organes de centrage 32 de manière à ce qu'ils maintiennent positivement les gru mes ou billes et, à cette fin, les organes de centrage suivant la présente invention sont réalisés sous forme de bras de centrage 33, 34, sollicités par ressort l'un vers l'autre.Commue le montre clairement la fig. 3, ces bras de centrage 33, 34 sont articulés sur des arbres verticaux tels que l'arbre 35 et sont formés de leviers à deux bras dont les extrémités extérieures portent des galets palpeurs 36 agencés pour rouler sur des guides incurvés respectifs 37, 38 et 39, 40, qui ne sont que schématisés sur la fig. 1. Pour plus de clarté, on a supprimé ces guides sur les fyg 2 et 3. Chaque arbre d'articulation tel-que 35 porte des pignons Galle 4f, 42 contournés par une chaîne 43 qui peut être tendue d'une manière non illustrée et est disposée en huit de chiffre de manière à relier positivement les arbres et donc aussi les bras de centrage 33 et 34 afin qu'ils se rapprochent et s'écartent en synchronisme l'un de l'autre.Lés arbres d'articulation des bras présentent chacun un épaulement tel que 44, portant un élément de montage de ressort 45. A mi-chemin entre ces arbres est placé un organe de montage de ressort réglable, qu'on peut bloquer en posi tion de réglage et qui est formé d'un disque rotatif 46 portant deux éléments de montage de ressort 47, 48, diamétralement opposés Un ressort de tension, formé dans l'exemple choisi par une courroie 49 en caoutchouc ou matériau analogue, est montée entre les deux éléments de montage d'une même paire, par exemple 45 et 48. D'après la fig. 3, on voit qu'en faisant tourner le disque 46,on peut régler à volonté la tension du ressort et ajuster ainsi la force de maintien exereée par les bras de centrage 33, 34 sur la grume ou bille. On notera que la paire intérieure de chaînes transporteuses 16A, 16B est entraînée par deux pignons Galle menants 50 (dont un seul est représenté) montés sur un arbre 51, la -paire de chaines transporteuses 17A, 17B étant entraînée par deux pignons Galle 52 montés sur unarbre 53 et la paire extérieure de chaînes transporteuses ISA, 18B par deux pignons Galle 54 montés sur un arbre 55.Sur l'arbre 55 tourillonnent aussi des pignons Galle supplémentaires 56, 57 associés aux deux paires intérieures de chaînes transporteuses 16A, 16B et 17A, 17B. Â l'extrémité d'en- trée du transporteur, chaue-chaînetransporteuse contourne l'un de trois pignons Galle fous tourillonnant sur un même arbre. Le fonctionnement du transporteur d'amenée décrit est le sui vant s les grumes lui sont amenées par un transporteur (non repre sentez situé en amont et avantageusement légèrement incliné vers le bas de manière à ce que l'extrémité menante de la grume vienne prendre appui dans la glissière 26. Â l'instant ou un peu avant l'instant où l'extrémité arrière de lys grume quitte le premier transporteur, un signal est émis, sobs l'action d'un bras de manoeuvre 59, par le contacteur 25 pour etre transmis par le mécanisme programmeur 24 à l'un des moteurs 19, 20 ou 21, lequel fait démarrer à l'instant voulu la paire associée de chaînes transporteuses, de sorte qu'un chariot qui attendait jusque li en position convenable le long du brin inférieur du transporteur parFkmt sur le brin supérieur de ce dernier pour rencontrer la grume à une distance déterminée de son extrémité d'amont. Ensuite, la gru me repose temporairement par une extrémité dans la glissière 26 et par l'autre extrémité sur une nervure de support 60 formée - sur le chariot intéressé. Â ce moment, les bras de centrage 33, 34 sont maintenus séparés, à l'encontre des ressorts 49, par les galets 36 qui roulent sur les deux guides incurvés 39, 40.Ainsi, la grume prend automatiquement la position la plus favorable pour être sciée ou équarrie, c'est-à-dire que son axe, qui peut être incurvé, se place de manière à paraître rectiligne vue de dessus. Ensuite, quand le chariot 15 a un peu avancé sur le transporteur, les galets palpeurs 36 quittent les guides 39, 40, de sorte que les bras 33, 34 se rapprochent I'un de l'autre et agrippent la grume dont ils assurent le centrage amenant son extrémité d'amont dans un plan vertical médian, passant à mi-chemin entre les bras de centrage. Du fait que ltextrémité d'aval de la grume a aussi subi antérieurement un centrage analogue assuré par la glissière 26, on voit que toute la grume est bien centrée dans le dit plan médian. En fait, rien ne s'oppose à ce que l'extrémité d'aval d'une autre grume en cours d'avance se place dans la glissière 26 tout près de l'extrémité d'amont de la grume précédente, l'espacement pouvant en fait être nul, c'est-à-dire que les grumes peuvent se succéder immédiatement, bout à bout. Quand le chariot de transporteur 15 qui soutient l'extrémité de la grume atteint la sortie du transporteur d'amenée, située à droite sur la fig. 1, les galets palpeurs 36 de chaque bras de centrage 33, 34 viennent palper les guides incurvés 37, 38, de sorte que les bras de centrage s'écartent l'un de l'autre et libèrent ainsi la grume. Le chariot poursuit ensuite son mouvement le long du brin inférieur du transporteur, jusqu a être à nouveau arrêté dans la position d'attente indiquée. Selon la nature du mécanisme programmeur 24, on peut imprimer au chariot des vites -ses différentes le long du brin supérieur et le long du brin inférieur du transporteur.Par exemple, le mouvement de retour peut être deux fois plus rapide que le mouvement d'avance. il va sans dire que le mécanisme programmeur peut jouer des r8les supplémentaires, par exemple ralentir légèrement les chariots transpor- teurs immédiatement avant qu'ils.n'atteignent. la position d'attente. Bien entendu, d'autres variantes sont possibles dans ce domaine, mais ces fonctions n'étant couvertes par l'invention, il est inutile de les décrire ici. On peut aussi apporter à la structure un grand nombre de mo- difications, sans s'écarter du principe de l'invention tel qu'exposé dans ses grandes lignes. Entre autres, on peut par exemple donner un profil particulier spécialement étudié aux tronçons d'entrée et de sortie des guides 37à 40 associés aux palpeurs 36. REVENDICAtIONS 1.- Transporteur pour l'amenée de grumes ou billes à une machine à scier, à équarrir ou analogue, muni de chariots guidés suivant un trajet sans fin pour entraîner les grumes ou billes suivant leur longueur vers la dite machine, caractérisé en ce qu'-il comprend au moins deux moyens transporteurs sans fin, à entraînement indépendant, montés parallèlement et par exemple formés par des paires de chaînes transporteus-es, ces moyens transporteurs étant fixés chacun à un chariot transporteur destiné à porter l'extrémité d'amont d'une grume, en ce qu'au-dessous du trajet emprunté par le chariot, il est prévu une glissière destinée à guider dans son mouvement longitudinal l'extrémité d'aval de chaque grume en la centrant dans le plan longitudinal médian du transporteur d'amenée, et en ce que chaque chariot est muni d'organes de centrage destiné à centrer et à maintenir la dite première extrémité de chaque grume dans ce plan médian, le transporteur comportant une commande qui détermine l'entraînement des chariots en fonction de l'arrivée des grumes au transporteur d'amenée de manière à ce que chaque chariot soutienne la grume par son extrémité d'amont, puis rejoigne une position d'attente. 2.- Transporteur d'amenée selon la revendication 1, caractérisé en ce que les organes de centrage de chaque chariot sont deux bras de préhension commandés positivement et sollicités l'un vers l'autre par des ressorts, le transporteur comportant un premier moyen de commande situé à son extrémité d'entrée et destiné à maintenir-les bras de préhension séparés pour qu'ils puissent saisir l'extrémité d'une grume et, un second moyen de commande situé à son extrémité de sortie et destiné à séparer les bras de préhension à la fin du transport pour qu'ils libèrent la grume. 5 Transporteur d'amenée selon la revendication 1, caractérisé en ce que les bras de préhension sont des leviers à deux bras articulés chacun sur un axe vertical et dont les extrémités ext-érieures, les plus distantes l'une de l'autre, sont munies de galets ou analogues longeant des guides fixes situés aux extrémités du transporteur. 4.- fransporteur d'amenée selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'axe d'articulation de chaque bras de préhension porte un bras saillant latéralement et muni d'un élément de montage de ressort de tension, en ce qu'un organe rotatif qu'on peut bloquer en position de réglage est situé à mi-chemin entre les axes d'articulation des bras de préhension et présente deux éléments de montage de ressort diamétralement opposés et en ce que des ressorts de tension convenables, de préférence formés par des courroies robustes en caoutchouc ou analogue, sont posés de manière amovible sur des paires respectives d'éléments de montage de ressort.