i 2002293 La présente invention se rapporte à une méthode pour développer, au moyen d'un révélateur liquide* une image latente électrostatique formée sur couche isolante. Plus particulièrement elle concerne un perfectionnement du procédé permettant de 5 laver l'excès de révélateur liquide après développement. C'est un fait bien connu que la méthode de développement par liquide donne au tirage des images dont la densité varie dans de larges limites» et de résolution élevée, c'est-à-dire des épreuves d'une haute qualité impossible à obtenir avec bien d'autres méthodes 10 telles que la méthode en cascade, par bro sse magnétique et par nuage de poudre. Son inconvénient est qjie l'excès de liquide adhère uniformément à. la surface développée, ce qui provoque après séchage un fond relativement accusé. Ainsi que le révèle le brevet japonais 36—19060, 15 on connaissait une méthode efficace pour empêcher la formation d'un voile, en lavant après développement la coache électropho— tographique photosensible avec un liqjzide ne contenant pas de vireur-, identique au véhicule du révélateur. On a constaté par expérience que cette méthode pré-20 sente le I-Sfaut suivanti Lorsque le développement, le lavage et le séchage se fout, mécaniquement et que, pour réduire le temps de développement» le courant; de liquide laveur se déverse, à. assez gros débit* eu moment du lavage, sur la surface développée* ou que, pour extraire le liquide de lavage adhérant, à la surface, 25 on fait passer la couche sensible entre des rouleaux qui l'essorent aussitôt après l'opération de lavage* on observe que l'adhérence est inn-Tm? honnft entre la couche isolante et l'image développée sur elle* de sorte que l'image est détruite ou déformée. Cet inconvénient est rarement observé quand le traitement compor— 30 te uns légère agitation mécanique (ce qui prend davantage de temps). Par exemple* si le lavage 3e fait à. lr eau par la méthode appliquée classiquement pour la photographie à. l'halogénure d'argent, en remplissant un bac avec le liquide de lavage, en plongeant la. feuille sensible côté développé tourné vers le haut, 35 et en l'agitant lentement dans le liquide, alors l'image ne sera pas détruite* même par le liqjuide de lavage du brevet mentionné ci—dessus. Même s'il se produit une chute de densité de l'image, cette chute se fait uniformément, ce qui ne cause pas de gêne dans de nombreux cas. 40 La pré sent e invention a pour objet de fournir une 69 04372 2 2002293 méthode particulièrement efficace et rapide de développement électrophotographique liquide, lorsqu'on, l'applique à une épreuve multicolore obtenue en répétant le développement liquide sur un papier sensible électrophotographique ou à impression électrosta-5 tique» avec pour chaque opération un vireur de couleur différente» la réduction de durée de chaque développement finit par constituer dans l'ensemble une remarquable économie de temps. L'invention vise à fournir le révélateur liquide qui réalise cette économie. Elle est caractérisée en ce que la résistance de l'image 10 à l'effacement au moment du lavage est renforcée en harmonisant la composition du révélateur liquide avec celle du liquide de lavage. D'après l'invention» le révélateur à utiliser pour le développement liquide de l'image électrostatique latente formée sur la couche isolante se compose d'un véhicule liquide fortement 15 isolant et d'un, vireur de ton chargé électro stati que ment et très finement divisé contenant» en solution» des particules cte moins de 1 micron de diamètre» ledit véhicule liqjuide contenant un élément résineux en solution. L'excès de révélateur liquide qui adhère encore à la couche isolante peut être retiré sans aucun 20 dommage pour l'image développée» en mettant la surface développée, avant séchage complet du révélateur liquide» en contact avec le liquide volatil qui ne contient pour ainsi dire pas de vireur, ou: n'en contient qu'à, une concentration inférieure à 1/10 de celle du révélateur liquide utilisé, mais e^ui est compa-25 tibia avëc le véhicule liquide, a une solubilité plus basse que ledit véhicule liquide pour l'élément résineux déposé à la surface de l'image latente et contenu dans: l'image elle-même, et possède une constante diélectrique inférieure à 3,5 et une ré— sistivité spécifique en volume supérieure à 1Q10 ohm/cm. 30 En bref, l'invention équivaut à obtenir une image k particules très fines contenant de là résine» après quoi l'on, procède au lavage à l'aide d'un, liquide incapable de dissoudre la résine. Au moment du lavage, la résine qui renferme les particules devient moins soluble» de sorte que la portion d'image 35 se trouve comme si elle avait été fixée ou protégée faiblement. Elle devient donc ainai suffisamment résistante à l'action de» rouleaux d'essorage ou d'un liquide de lavage à débit élevé. La chose à noter est le fait que le liquide de lavage de la présente invention ne contient pratiquement sas en dissolution 40 d'élément non volatil» par exemple, de résine. Il a pour 69 04372 3 2002293 caractéristique de n'être composé que d'éléments volatils. Au coura 4e son emploi répété, il arrive à être souillé d'une faible quantité de révélateur liquide. C'eat pourquoi il importe que ces impuretés non volatiles soient éliminées par une méthode 5 appropriée, ou que le liquide soit remplacé après un. certain, nombre de lavages. L'invention, est maintenant décrite de façon plus détaillée. Une méthode typique pour obtenir une image latente 10 électrostatique sur surface isolante est le fameux procédé Carlson, qui consiste à former la couche isolante photo conductrice sur un support à. conductivité électrique relativement élevée, à. la charger électriquement de façon uniforme, et à l'exposer à une image orifinale. On connaît aussi la. méthode de 15 Caïman qui inverse les processus d'exposition et de charge électrostatique, la thermoxérographie en xérothermographie qui utilise une radiation thermique au lieu de l'exposition à la lumière, et la méthode d'enregistrement aLectrostatique q.ui utilise une couche isolante ordinaire et applique un fort potentiel 20 électrique à. l'électrode en forme de lettre ou de figure pour réaliser le contact avec la couche. La méthode qui exposé à. une image lumineuse la couche isolante photo conductrice, de façon à produire l'image latente par effet phatovoltaïque, est aussi connue aoua le nom de 25 "méthode sans charge". L'une quelconque de cea méthodes, et d'autres encore, peuvent être utilisées pour cette invention. Il existe une abondante littérature et un grand nombre de brevets aur la fabrication des révélateurs liquides et sur leurs formulations. Bn général, ils se composent de parti-30 cules finement divisées de Tireurs de tons, porteurs de chargea électriques appropriées en dispersion dans un véhicule liquide. Pour le révélateur liquide à utiliser pour cette invention, les particules de vireur s doivent avoir un diamètre inférieur à 1 micron. Cela signifie que les particules à déposer à la surface 35 de l'image latente doivent être de l'unité moindre que 1 micron. Les particules plus grosses ont tendance à quitter la surface de la couche durant le lavage, plusieurs de leurs propriétés électrophotographiques ne conviennent pas, et il est très difficile d'obtenir avec elles de bons résultats. D'autre part, 40 il faut que le révélateur ait un élément résineux en dissolution 69 04372 4 2002293 dans son véhicule liquide. Un tel élément résineux est souvent appelé "agent de fixage1*. En général, on choisit comme véhicules des liquides non polaires et très isolants. Ce qui limite le choix c'est que l'agent de fixage doit être soluhle dans ces liquides spéciaux. Souvent on utilise des oligomères à faible poids moléculaire, par exemple, des résines alkyde3 à l'huile longue, particulièrement des résines alkydes utilisant l'acide isophtalique, des résines époxyesters, des huiles végétales, des résines à phénol-formaldéhyde modifié par la rosina, des résinas de xylène-formaldéhyde, et autres résines thermodurcisaables. A l'occasion on peut utiliser des polymères de vlnyle, comme le méthaciylate de polybutyle, le copolymère styrène—h ut adi ène et autres copolymère s de styrène. De toute façon on ne peut guère se servir de composés à poids moléculaires par trop élevés, car ils tendent à former un film compact lorsqu'on les rend insolubles par application du liquide de lavage. Ces résines sont 30lubies dans des hydrocarbures alicyclique s tels que la tétralina de cyclohexane, ou la décaline, dans les hydrocarbures aliphatiques, les hydrocarbures chlorés, les hydrocarbures chlorofluorés (y compris leurs mélanges), at dans l'un quelconque de ces hydrocarbures incorporé dans ladite résine avec une faible quantité de solvant plus fort (cétone ou hydrocarbure aromatique). Le révélateur liquide se prépare en dispersant dans le véhicule liquide porteur de résine, un pigment organique finement divisé, ou des particules de pigment inorganique. H existe une théorie selon laquelle la résine dissoute est adsorbée fortement à la surface de ces particules pigmentaires, de façon à régler la charge électrique du pigment dans le liquide, mais il est difficile d'observer des faits qui viennent étayer fortement cette théorie. On croit surtout que la plus grande partie de la résine se dissout uniformément dans la phase liquide. Par exemple, le pigment de nature à acquérir une charge électrique négative - exemple pratique: le chromate de plomb - est convenablement mélangé avec une résine altyde à huile longue puis la bouillie résultante est dissoute dans du cyclohexane. Aussitôt après dissolution l£ résine alkyde apparaît comme adsorbée à la surface du chromate de plomb, car le vireur de ton se trouve posséder une charge électrique positive. Abandonnée à. elle-même de façon prolongée, cependant, la couche de résine à la surface du. pigment se dissout lentement 69 04372 5 2002293 et disparaît, et c'est ait vireur de ton. à charge négative qui apparaît. Ce fait permet de conclure que tant que le véhicule liquide est capable de dissoudre la résine, le pigment finit par acquérir une surface exposée. 5 Dans un autre révélateur liquide de composition dif férente, on utilise deux aortes de résines, ou. davantage, dont l'une est soluble dans le véhicule liquide, tandis que les autres y sont insolubles et sont laissées en permanence à la surface du pigment, la résine solubie et la résine insoluble doivent être 1Q d'espèces compatibles, la résine sa lubie est nécessaire pour disperser convenablement le pigment, lorsqu'une telle association de résines est mélangée à un pigment, et que la bouillie résultante est dissoirte dans un véhicule liquide, le pigment dans la bouillie est amené à se disperser sans être fortement attaqué 15 en état de dispersion, du fait de la solution de résine soluble. Dana ce cas, la résine insoluble reste de façon stable à la surface du pigment, et* en conséquence, la faculté qu'a la résine insoluble de régler la. charge électrique se maaifeste de façon stable pendant longtemps. 20 II y a encore une autre sorte de révélateur- liquide, où. l'on utilise plus de deux aortes de résines. Bien qu* elles soient toutes dissoutes dans le véhicule liquide, elles peuvent présenter différents degrés de solubilité vis-à-vis d'autres solvants. 25 lorsque le révélateur liquide de la première ou de la troisième sorte est'appliqué à la surface d'une image latente, le vireur se met en mouvement par électrophorèse, et se dépose attirant la forme de l'image latente. Bien que les particules déposées soient revêtues d'une mince couche de véhicule liquide, 30 l'Image déposer- se composa du vireur accompagné de 1'. élément résineux dissous uniformément dans le véblouie liquide adhérant. Dans le cas de révélateur liquide du second type, les particules de pigment enfermées avec la résine se déposent sur la. portion d'image. Simultanément, le véhicule liquide, aime la résine 35 qu'il dissout, se déposent au fur et à mesure avec les particules de pigment. Il importe de noter que la présente invention exige toujours un révélateur liquide contenant un élément résineux dans le véhicule liquide. Quand la feuille est retirée du bain 40 révélateur, elle porte une mince couche uniforme de révélateur 69 04372 6 2002293 liquide qui eat retenue à. sa surface par la tension, superficielle, ou par 1* effet die captage dft aux irrégularités superficielles de la couche même à 1* endroit où il ne devrait pas se déposer de vireur. Si on. le laisse sécher sur la surface de révélateur résiduel, il donnera naissance à un fond trop accusé. Si la feuille est plongée dans un liquide très isolant miscible au véhicule liquide, avant séchage complet de l'excès de révélateur, alors il est possible d'éliminer par lavage l'excès de liquide responsable du voile. L'expérience a montré que le degré d'effacement de l'image par le lavage dépend beaucoup de la plus ou moins grande solubilité de la résine dans le liquide de lavage. Etant donnée la très forte attraction, réciproque entre le vireur et l'image latente, il eat difficile d'observer la destruction, de 1® image dans le cas de figures linéaires. Comme il a été indiqué plus haut, la destruction de l'image eat difficile à observer, quand le lavage est mené avec douceur et avec soin. Bans les cas o£l l'on obtient après développement une image de teaalitê continue, ou bien lorsque le liquide de lavage est âéveraê à gros débit sur la surface développée pour réduire le teags âe lavage, c'est alors que la destruction, de l'image est Hettasent observable. Quand on. fait passer la feuil--le entre les rouleaux presseurs pour assurer l'excès de liquide^ l'image peut être détruite» ou être transférée en partie sur la surface du rouleau. 69 04372 7 2002293 Ainsi, lorsque le liquide de lavage est de nature à dissoudre les éléments résineux contenus dans l'image, on est constamment en butte aux difficultés évoquées ci-dessus» On a découvert que ces ennuis sont complètement évités lorsqu'on 5 prépare le liquide de lavage avec des solvants qui sont de mauvais solvants pour la résine dissoute contenue dans la portion d'image» Il faut noter que les trois type déjà décrits contiennent tous L'élément résineux oui est solubie dans le véhicule liquide„ l'expérience a montré que lorsque cet élément passe à l'état de 10 non-dissolution par application du liquide de lavage, l'image virée peut résister à l'écoulement rapide du liquide de lavage, ainsi qu'à la pression des rouleaux, ce qui permet une grande rapidité de traitement.» Dans le cas d'un révélateur liquide du second type, si le liquide de lavage dissout aussi la résine 15 insoluble contenue dans la surface des particules de pigment, la destruction de l'image en résultera. En fait, cependant, la solution d'une telle résine régulatrice de charge dans un liquide de lavage se produit rarement, vu que la résine régulatrice ne se dissout pas, même dans le véhicule liquide d'un révélateur qui 20 est, en général, meilleur dissolvant que le liquide de lavage. Des exemples pratiques sont donnés ci-après, entant que réalisations préférentielles de la présente invention. Un pigment organique ou inorganique est traité, soit avec le vernis obtenu en associant de l'huile de lin bouillie, 25 une résine de phénol-formaldéhyde modifiée par la rosine, soit avec une résine alkylieue modifiée par le styrène, puis le pigment traité est dissous dans un véhicule liquide composé principalement de cyclohexane, de façon que le pigment puisse s'y disperser» En association avec le révélateur liquide ainsi obtenu, 30 on utilise comme liquide de lavage un hydrocarbure isoparaffinique ayant un KB inférieur à 30, un hydrocarbure aliphatique à chaîne longue incapable de dissoudre même une partie du vernis sus-mentionné, ou bien un hydrocarbure chloro-fluoré. On pourrait craindre eue la non-solubilisation de la matière résineuse dans 35 le révélateur ne fasse déposer uniformément le vireur encapsulé par la résine non solubilisée, sur la s-urface développée, aussi bien sur les parties porteuses d'image que sur les autres, mais l'expérience a montré que cela ne se produit pas» Oe résultat favorable peut s'expliquer'une attraction spéciale entre le 69 04372 8 2002293 vireur déposé électrostatiquement et la surface photoconductrice, attraction qui n'existe pas dans le secteur du fond. Ainsi, les particules de pigment responsables du voile sont éliminées par le liquide de lavage. D'autre part, les particules de pigment se 5 déposent électrostatiquement et restent sur la couche à l'endroit de l'image. Ainsi, quand l'image est exposée au liquide de lavage, les particules résineuses solubles qui existent parmi les particules de pigment se déposent au voisinage de la surface du pigment de façon à y retenir les particules, mais relativement fai-10 bleme nto Cette action de fixage est assez faible, de aorte que l'image est facile à effacer en frottant avec le bout du doigt, ou par application locale d'une force, l'image peut néanmoins résister suffisamment à l'action que l'image formée peut avoir à subir 15 dans la machine de traitement. le vernis obtenu en associant à l'huile de lin bouillie la résine de phéno 1-formaldéhyde modifiée par la rosine, est considéré comme contenant un produit de réaction entre les deux et l'huile de lin n'ayant pas participé à la réaction. Le premier 20 constituant est insoluble dans le solvant hydrocarburé à faible kauri-butanol, ou dans l'hydrocarbure chlorofluoré, tandis que l'huile de lin est soluble dans de nombreux solvants. En conséquence, c'est probablement le premier constituant qui exerce l'action de fixage au moment du lavage. 25 Comme matières résineuses appropriées incorporées dans le révélateur liquide, on peut citer, les résines alkydes ou modifiées par des huiles végétales, les résines al&ydes modifiées par la phénol-formaldéhyde ou par la rosine, les résines d'epoxyester, les résines de terpène, les homopolymères et les 30 copolymères de styrène ; etc.. Celles pouvant se dissoudre même dans un solvant non polaire, comme l'ester de rosine hydrogénée, ne peuvent être utilisées, car elles se dissoudraient dans les liquides de lavage. En ce qui concerne la concentration ou la quantité 35 de ces matières résineuses qui se dissolvent dans le liquide porteur du révélateur liquide, et qui sont insolubilisées par l'application d'un liquide de lavage, 0,3 à 30 parties en poids de ces matières, ou mieux 0,5 à 10 parties en poids, peuvent être employées pour une partie en poids des particules dispersées dans 69 04372 9 2002293 le révélateur.. Comme exemples de formules de véhicule liquide, on peut citer : le kérosène, la décaline, les mélanges de cyclohexane et de kérosène, les mélanges de décaline et de kérosène, les 5 mélanges d'isooctane et de cyclohexane, le cyclohexane incorporé à 3 à 10£ d'huile végétale, la décaline incorporée à 5 à 10$ d'huile végétale, le mélange de kérosène et de tétraline, cette dernière entrant pour 4 à 15^ du poids total, le cyclohexane incorporé à 2 à 10£ de tétraline, l'isoparaffine contenant 10 10 à 30& de tétraline et/ou de décaline, le kérosène contenant 2 à Q$> de toluol, été». Généralement, on recommande une formule liquide dont le paramètre de solubilité va de 7S5 à 8,8 à la température du laboratoire, ce qui correspond approximativement à une valeur de fcauri-butabol de 33 à 85» 15 le liquide de lavage peut contenir le vireur de ton à une concentration pouvant atteindre environ 1/10 de celle du révélateur liquide, la raison en est que l'image a déjà été développée complètement (ou peu s'en faut), et ne peut donc plus attirer le vireur présent à très faible concentration. 20 le liquide de lavage doit de préférence avoir un paramètre de solubilité inférieur à 7,5, soit un kauri-butanol inférieur à 30. Dans la pratique, les hydrocarbures iso—paraffé-niques et les hydrocarbures chlorofluorés sont inclus. lorsqu'une épreuve colorée ou multicolore est obte-25 nue par la technique de surimpression, l'image virée une fois formée est séchée, puis introduite dans le révélateur suivant. Il arrive fréquemment que le véhicule liquide du second révélateur' soit similaire à celui du premier révélateur. Aussi pourrait-on craindre que la première image ne soit détruite dans le liquide 30 suivant. Mais l'expérience a montré qu'il n'en est rien. Il est possible que cela tienne au fait que la première image a été amenée à adhérer très fortaaent à la couche sensible ou à la couche enregistreuse, à la suite du traitement d'essorage et du séchage. 35 Dans les cas où l'on obtient une image multicolore d'une tonalité continue, la baisse de densité des fonds qui se produit à chaque traitement contribue à améliorer considérablement la qualité de l'épreuve finale. 69 04372 10 2002293 D'après les éclaircissements apportés par la précédente description, l'emploi de la méthode de cette invention offre les vanatages suivants : 1) — le processus de développement peut être mis en oeuvre dans 5 un appareil automatique 2) - L*image à obtenir est de meilleure qualité, et le temps nécessaire au traitement est considérablement raccourci. 3) — Dans le cas de la photographie en couleur, qui fournit une épreuve multicolore, en répétant le développement de la 10 même couche sensible ou isolante avec différents vireurs de ton colorés9 le temps de traitement est remarquablement raccourci. 4) - lorsqu'il ■ s'agit d'obtenir une image de densité particuliè rement élevée, la partie de l'image située dans la zone de 15 plus forte densité tend à être détruite quand la surface développée est touchée ou frottée, la présente invention évite cet ennui, et permet par conséquent de reproduire l'image dans uae marge étendue de densités. 5) — Uns épreuve couleur d'excellente qualité peut être obtenue 20 par électrophotographie. SXELIPIiE 1 — (exemple où la méthode classique laisse à désirer) A l'aide d'un broyeur à boulets, on a mélangé durant 20 heures les : Oxyde de zinc photoconducteur 120 g. 25 Copolymère de chlorure et d'acétate ■ de vinyle 36 g. Glycolate d'ethylphthalyle éthyle 4 g« Toluène 35 cc. Acétate de butyle 25 ce* 30 par addition d'acétate de butyl de la dispersion blanche résultant du mélange on règle la viscosité et l'on en étend une épaisseur de 8 microns à l'état sec, sur un papier rendu électroconducteur, au moyen d'une baguette à enduire. On laisse sécher suffisamment cette couche à la température du laboratoire, puis 35 on la garde pendant 20 hetires dans un lieu sombre à 40°C pour adaptation complète à l'obscurité» Quand cette couche sensible est exposée à une décharge en couronne de -7000Y, on constate qu'elle garde un potentiel de surface de -4507. (on note en outre que lorsque la couche reste une minute dans l'obscurité, le potentiel 69 04372 ii 2002293 électrique baisse de 457.-). La couche sensible chargée est exposée, à travers une image positive à tonalité continue, à une source lumineuse ayant une température de couleur de 2000°K et une brillance de 500 lux pendant 5 secondes. Aussitôt après l'exposition, 5 la couclie sensible est plongée dans du kérosène ne contenant pas de vireur; on l'en retire et la suspend pour laisser s'écouler l'excès de kérosène, puis on la place dans un bain du révélateur liquide de composition suivante : bleu de microlithe 4G-I 200 mg 10 toluène 10 cc. Le bleu de microlithe 4G—I, fabriqué par Ciba Itd (Suisse), est un mélange intime d'ester de rosine hydrogénée avec un piment bleu en dispersion dans cet ester, où il conserve presque complètement son état de particule primaire. 15 La bouillie bleue ainsi obtenue est dispersée dans un liquide ainsi composé : kérosène 250 cc. Cyclohexane 700 cc. huile de lin 50 cc. 20 Le révélateur liquide ainsi préparé est une disper sion bleue stable, sans louche apparent à 1'observation visuelle, ce qui attestait la finesse extrême des particules dispersées. C'est à l'aide de ce liquide que l'on développe une image électrostatique formée sur la couche sensible déjà mentionnée. Après 25 être restée 60 secondes dans le révélateur, la couche sensible est retirée du bain et rincée dans du kérosène purifié pour la débarrasser de l'excès de révélâteur adhérant à sa surface. Il en résulte une image positive bleue claire. La couche sensible étant humectée de kérosène, on la fait passer 30 entre des rouleaux métalliques d'essorage. Au contact de leur surface, l'image révélée s'étale dans le sens de la pression et est transférée sur le rouleau ; l'image sur le rouleau est de nouveau transférée sur la feuille développée, ce qui donne une image secondaire qui s'explicue de la façon suivante : 35 Du fait que l'ester de rosine hydrogénée contenue dans le bleu de microlithe 4G—T est soluble dans le kérosène, le cyclohexane, le toluène et produits similaires, le pigment bleu mis en dispersion dans le révélateur liquide n'a pas sa surface recouverte par l'ester de rosine hydrogénée dissous dans la 69 04372 12 2002293 pîiase liauide. Après développe ne ut, il y a comme éléments de la phase liquide à la surface de la couche sensible : l'ester de rosine hydrogénée et l'huile de lin. Ces éléments sont dissous presque entierersnt dans le kérosène oui sert à laver la couche sensible» De sorte que la portion d'image n'est plus formée que du seul pigment, et a perdu sa propre faculté de fixation. EXE2.IPLE 2 - (amélioration de l'exemple 1) Le révélateur liquide de l'exemple I est remplacé par l'agent préparé comme suit s Dans un mélangeur à grcnde vitesse sont agités les élanents suivants : Bleu microlithe 4G--T 200 mg Ternis obtenu par traitement à l'huile de lin, de la résine de phénol formaldéhyde modifiée par la rosine 400 mg Toluène 10 cc Le vernis obtenu en associant à l'huile de lin la résine de phénol formaldéhyde modifiée par la rosine est connu sur le marché comme vernis pour encre d'imprimerie et a une viscosité de 100 poises. Cette résine est insoluble daaa l'acétone, l'huile de lin et les isoparaffines, mais elle se dissout dans le kérosène. Le cyclohexane la dissout complètement. La bouillie bleue ainsi obtenue est dispersée dans le liquide ainsi composé : kérosène cyclohexane huile de lin 250 cc 700 cc 50 cc 69 04372 13 2002293 ■li&C«..PLB 5.- Dans le révélateur liquide préparé 1. 1' e:-;e::_ple 2, or. fait dissoudre en plus 500 mg de ladite risine dans le vernis à 1'huile de lin. L'image obtenue avec ce révélateur s'avère pourvue d'une bien meilleure capacité de fixage.au cours du lavage, que celle obtenue avec le révélateur liquide de l'exemple 2. Absolument acun étalement de 1*image n'est observé à 1'essorage. rLŒLJhE 4« — 0,5 f d'encre bleure d'imprimerie offset est dissous et dispensé dans un litre de cyclohexane. Une image latente électrostatique est formée de dêeie façon qu'à l'exemple I, préftraitée avec un bain de kérosène, puis traitée avec ce révélateur liquide cleu. ïjuand l'image révélée bleue résultante est lavée à l'Isoper B, puis passée aux rouleaux: d'essorage, il y a un léger étalement de l'image, avec vague apparition d'une image secondaire. Cet aléa est évité complètement quand on fait dissoudre dans ce révélateur 0,2g d'un copolymère de méthacrylate de butyle et de styrène. Ce copolymère a un point de fusion de 75°C et les proportioris tùolaires de ses deux constituantes sont de 50/50. Il est soluble ;ans le cyclohexane, mais insoluble dans l'isoper E et le kérosène. Ce copolymère de butyi méthacrylate/styrène est donc dis:ous dans le révélateur. Quand on le met dans le liquide de lavage, il ist insolubilisé et l'image est fixée à la surface de la couche sensible. IXagLE 5.- Dans cet exemple, le vireui contenu dans le révélateur liquide est à charge négative. Quand on a recours au révélateur pour développer l'image latente électrostatique de polarité négative qui s'est formée à la surface d'une couche sensible d'oxyde de zinc, il se produit un développement répulsif pouvant servir à obtenir une épreuve d'un image positive à partir d'un original négatif. Le révélateur liquide est préparé comme suit: Tout d'abord, on mélange au broyeur i. boulets, pendant 20 heures, les éléments ci-après: Koir de carbone 5 g Copolymère chlorure/acétate de vinyle 10 g Toluène 20 cc Bad original' fc- ' 69 04372 -14 2002293 Acétone 20 cc Une partie de la "faillie noire ainsi obtenue ès~. dispersée dans le siélaEbe suivant, aa r.:o;ù i'an vitrateur ultrasoncre: Cyclohexane 70 P a~ t ie s 5 Kérosène 25 parties rluile de lin 5 parties Une couche se&sicle électrostatiqaement impressionnée co...:r.e à l'exaple I, et préalablement traitée au kérosène, est ensuite traitée avec le révélateur liquide préparé co...me ci-dessus et 10 l'on obtient ainsi an négatif clair et distinct. Ls couche sensibl-a encore humide, est lavée à l'isoper E (solvant iso-iBrafféniqae} et passée immédiatement aux rc^leaux d'essorage. L'image st légèrement étalée dans le sens de la pression subie, et il se forme une image secondaire. 15 Alors, à une partie ie cette boail;ie est ajoutée une partie de soluté roluénique à 20% du vernis obtenu en associant à l'huile de lin la résine de f ormaldéhj'de phénolée modifiée par la résine. Deux parties du mélange résultant sont dispersées dans le mélange résultant sus-mentionné de cyclohaxane avec kérosène et huile d 20 de lin. Le révélateur ai;asi obtenu est plus facile à disperser que celui précédemment décrit. La couche sensible impressionnée comme à l'exemple I, et après traitement au kérosène, est traitée avec ce révélataur liquide amélioré. On obtient ici encore une image négative bien nette. 25 La couche sensible encore humide est lavée dans l'Isoper E, et passée immédiatement à l'essoreuse à cylindres. Il ea résulte une couche sensible pratiquement sèche portant une image développée nette, sans aucun étalement, ni formation d'image secondaire. Cette réussite est due probablement au fait que la même résine, qui est solubie dans 30 le véhicule liquide est insolubilisée au contact de l'Isoper E, d'où solidification du vireur qui fait se former l'image développée. ■oÂSr."PLh 6.— Dans cet exemple, une image couleur est obtenue en utilisant une série de gssàtives/sur une couche d'oxyde de zinc blanc de séparation de couleurs 35 Tout d'abord trois positives de séparation monochromes sont préparées en disposant un filtre bleu, vert; et rou^ sur une négative couleur. (Les épreuves ainsi obtenues sont dénommées respectivement positives d'épreuves en jaune, en magenta et en bleu foncé. bad original 69 04372 15 2002293 Le papier sensible à l'oxydé de zinc dont il est question à l'exemple I „st chargé négativement à l'obscurité, expose à la lumière c travers la positive d'épreuve au mawenta, et développé ù l'aide du r.véla~eur magenta décrit ci-après. Le dé.elop_ement demande deux minutes d'immersion, avec emploi d'une électrode. Le papier développé est aussitôt lavé par un courant uitra-rap'de d'-isoper E, puis pascé à l'essoreuse à rouleaux, et séché par un courant d'air (toutes ces opérations étant faites à 1'obscurité).Puis, la feuille est de nouveau chargée né0ativement, exposée à la lumière à travers la positive d'épreuve bleu-foncé, et développée à l'aide du révélateur bleu-foncé décrit ci-des.oas. Après reprises des mêmes opérations que ci-dessus, le papier est exposé à la lumière à travers la positive d'épreuve jaune, puis développée avec le révélateur jaune. Il est lavé, complètement séché, et fixé sous laque. C'est une excellente épreuve couleur. Révélateurs utilisés : Magenta - On le prépare en dispersant, dans 600 cc de cyclohexane et 200 cc de kérosène, une bouillie obtenue en mélangeant les produits ci-après: Carmin brillant 6B 200 mg Yernis préparé en associant à l'huile de lin la résine de formaldéhyde phénolée modifiée par la résine 400 mg Euile de lin polymérisëe ICO mg Bleu foncé - le même que celui dicrit à l'exemple 2 Jaune - préparé en dispersant dans 200 m cc de kérosène et 800 cc de cyclohexane une bouillie obtenue en mélangeant : pigment jaune du type benzydine 200 mg vernis produit en associant à l'huile de lin une résine de formaldéhyde phénoléë modifiée par la rosine . 800 mg l'huile de lin plymérisé ICO mg ~E*X"F:..~rT.7. 7.- On procède comme à 1 ' e:;e^pie 6 sauf que le révélateur jeune est prépaÉé en dispersant dans un litre de cyclohéxane la bouillie obtenue en mélangeant 1500 mg de vernis de résine alkyde il Oïl modifiée styrène contenant 50yb de produits/volatiles, avec du trluène cornue solvant, et 200 mg de pigment jaune du type benzydine. fin----- r liquide de lavage on se sert de: tétracholorodifluoéthane Les essais d'essorage et de lavage ont donné des résultats sarisfai- SS.i3.o3 , ëàs obiginaO 69 04372 2002293 EE7EÏBICAIIQÏS L'invention a pour otgett 1) Une méthode pour obtenir une image à particules très fines, en développant une image latente électrostatique formée sur couche isolante, à l'aide d'an révélateur liquide préparé en 5 suspendant dans un liquide porteur non polaire fortement isolant,. lesdites particules finement divisées portant une charge électrique appropriée, cette méthode étant caractérisée en ce que le liquide porteur renferme en dissolution un élément résineux de fixage, et que l'excès de révélateur liquide adhérant 10 à la couche isolante est enlevé en mettant la surface développée dès qu'elle est révélée, mais avant qu'elle ne soit sèche, en contact avec un liquide volatil exempt de vireur, ou n'en contenant qu'à une concentration moindre de 1/10 de la concentration existant dans le révélateur liquide, ledit liquide vo-15 latil étant compatible avec le liquide porteur, et devant être moins capable que ©e dernier de dissoudre l'élément résineux de fixage, et avoir une constante diélectrique inférieure à 3,5 et une résistance spécifique volumétrique supérieure à 10 ohms/cm 2) Méthode selon 1, dans laquelle l'élément résineux 20 de fixage dissous cLans le liquide porteur eat un vernis préparé en associant à l'huile de lin bouillie une résine phénol-formal-déhyde modifiée par de la rosine. 3) Méthode selon 1, dans laquelle le taux d'élément résineux de fixage, dissous dans le liquide porteur, et retiré 25 de la couche par le liquide volatil, est compris entre 0,3 et 30 parties en poids pour 1 partie en poids de particules dispersées dans le révélateur. 4) Méthode selon 1, dans laquelle le paramètre de solubilité du liquide porteur à température ambiante, est de 30 7,5 à 8,8 , celui du liquide volatil étant inférieur à. 7»5. 5) Méthode selon 1, dans laquelle le liquide volatil choisi est un hydrocarbure isaparaffinique ou fluorochloré. 6) Méthode caractérisée en ce qu'avec un révélateur d'une couleur on laisse se volatiliser la majeure partie du li— 35 quide de lavage, et le liquide porteur, on forme l'image latente sur la même couche sensible, on la développe à l'aide d'un révélateur d'autre couleur-, on l'assèche, et l'on renouvelle autant de fois qu'on le désire le processus de formation de l'image latente, de développement, de lavagé. 69 04372 17 2002293 7) Méthode selon 6, dans laquelle l'éLément résineux de fixage dissous dans le liquide porteur est un Ternis préparé en associant à- l'huile de lin bouillie une résine phâiol—formaldéhyde modifiée par de la rosine. 5 8) Méthode selon 6, dans laquelle le taux d'élément résineux de fixage est celui énoncé en 3. 9) Méthode selon 6, dans laquelle le paramètre de solubilité du liquide porteur est celui énoncé en 4 10} Méthode selon 6, dans laquelle le liquide volatil 10 choisi est celui indiqué en 5.