L'invention concerne une botte de sport nautique sur voilier, mais est également utilisable de façon correspondante et dans des conditions similaires pour d'autres bottes. Dans le cas de bottes de sport nautique sur voilier, il s 'agit en premier lieu, de réaliser une bonne stabilité et une protection élevée contre le dérapage des parois inférieures de la semelle vis-à-vis des parois très lisses, en général polies, de la coque du bateau étant donné que l'on peut s'attendre à ce que ces parois lisses, surtout celles du pont, soient rendues particulièrement glissantes en raison de l'humidité. L'invention a en premier lieu pour but d'augmenter cette protection contre le dérapage des parois de la semelle vis-à-vis du sol, et aussi d'éliminer dans une large mesure le danger que représente le phénomène d'"aqua-planing". En outre, l'invention a également pour but d'assurer dans les autres parties de la botte, une protection améliorée contre les glissades. En ce qui concerne la semelle, le but est atteint dans le cas de bottes de sport nautique sur voilier ou d'autres bottes similaires, réalisées en caoutchouc, en matière plastique ou d'autres matériaux analogues, grâce à un profil anti-dérapant particulier, en soi connu se composant de chevrons en zig-zag qui s'étendent perpendiculairement à l'axe orthopédique de la semelle et sont écartés les uns des autres de 1 mm au plus, les surfaces supérieures planes des chevrons, qui sont alignés les uns derrière les autres présentant une largeur qui est un multiple, au moins le double et, de préférence, le quintuple, de l'écartement entre chevrons.Ce profil utilisé pour des chaussures de tennis dans des conditions exactement inverses, est complété selon l'in- vention par une zone de talon et une zone de pointe qui comportent chacune - à partir de l'axe orthopédique - des nervures semi-cylindriques disposées de façon rayonnante et s'étendant jusqu'à la bordure de la semelle, ces nervures étant de hauteur moindre (de préférence deux fois moins haute) que les chevrons. A cet égard, il convient de choisir la longueur des chevrons en zig-zag égale à la largeur de la semelle, de sorte qu'il n'existe aucune coupure dans les différentes rangées de chevrons qui se trouvent disposées sur toute la largeur de la semelle et qu'il nty ait dans chaque rangée, qu'un seul chevron en zig-zag. Par ailleurs, la réalisation d'une sécurité élevée au dérapage au voisinage de la tige pèut être augmentée en prévoyant que la tige, dans la zone du pied, soit pourvue d'une couche externe de renforcement qui remonte au moins jusqu'à mi-hauteur de la tige non seulement dans la zone du coup de pied mais encore, et de préférence, dans le dos de la botte, la couche de renforcement comportant de façon connue en soi, des bourrelets transversaux au voisinage du coup de pied. Ces mesures constructives offrent, pour l'essentiel, la possibilité d'utiliser des bourrelets transversaux ou nervures transversales comme des points d'ancrage lors d'une forte inclinaison du bateau lorsque le bateau est couché sur l'un de ses bords et que les pieds prennent appui sur le bord opposé. L'utilisation de telles nervures transversales est également connue en soi, car celles-ci sont utilisées pour remplir une autre fonction sur des chaussures de conception et conformation différentes. Elles servent précisèment dans le cas de chaussures de sécurité, notamment dans les mines, à protéger le pied contre des chocs extérieurs et c 'est pour cette raison que ces nervures sont relativement proches l'une de l'autre pour donner un bon effet de matelassage et qu'elles présentent une hauteur appréciable pour étaler, sur une surface aussi grande que possible, la distribution requise des pressions lorsque se produit un choc, par exemple le choc d'une pierre.Cette conformation n'est pas nécessaire pour une botte de sport sur voilier selon l'invention, et ce d'autant outil convient de prévoir des nervures transversales relativement larges et plates, par exemple des nervures d'environ 1 cm de largeur et d'un peu plus de 1 cm d'écartement, par exemple de 1,2 cm > la hauteur du profil des bourrelets transversaux devant être au plus de 1 mm pour exercer un effet d'ancrage efficace sur le bord du bateau. Par ailleurs, il est avantageux que la couche de renforcement soit munie d'une sculpture anti-dérapante > grenue, légèrement adhérente et de pourvoir au contraire les bourrelets transversaux d'une surface lisse.On peut également prévoir de doubler la longueur des bourrelets transversaux dans le milieu de la zone du coup de pied, par rapport à la longueur adoptée à la pointe du pied ou à la partie supérieure de la couche de renforcement. Selon un autre perfectionnement, la botte de sport selon l'invention peut être munie, de façon connue en soi, d'une ganse périphérique disposée à la bordure supérieure de la tige, pour empêcher la pénétration de l'eau. Simultanément, il faut égale ment prévoir une aération à l'intérieur de la chaussure en prévoyant à une certaine distance de l'extrémité supérieure dé la tige, des fentes notamment des trous de 8 mm de diamètre, ces trous étant écartés l'un de l'autre de 20 mm et disposés à environ 30 à 40 mm en dessous de la bordure supérieure de la tige. I1 a été précisément constaté de façon surprenante, qu'avec ces dimensions, le risque d'une pénétration d'eau est pratiquement négligeable, lorsque les découpes ménagées dans les parties latérales de la tige sont réduites et qu'elles ne sont également pas prévues dans les zones avant et arrière de la tige. Enfin, il convient de solidariser la semelle avec la tige par l'intermédiaire d'une bande de galochage, de type connu, c'est-à-dire d'éviter l'emploi d'une bordure de semelle renflée, notamment dlun cadre de semelle. Pour améliorer également son aptitude à conserver la chaleur, on peut prévoir une doublure de tige connue en soi, qui se compose d'un tricot gratté et d'une couche intermédiaire de caoutchouc-mousse. L'invention offre simultanément la possibilité d'une réalisation esthétique lorsque l'on donne par exemple, à la tige et à la bande de galochage, un coloris sombre pour que la chaussure ne paraisse pas trop grosse tout en étant cependant relativement haute alors que la couche de renforcement peut être réalisée en un coloris vif, par exemple un coloris rouge-orange, le contre fort à l'arrière de la botte, qui s'étend du talon 3usqu'à la bordure supérieure de la tige, pouvant également être réalisé dans ce même ton vif. Pour mieux faire comprendre l'objet de l'invention, on va en décrire ci-après, un mode de réalisation représenté sur le dessin annexé. La botte de sport nautique sur voilier, représentée sur le dessin selon une perspective légèrement vue de dessous, se compose d'une semelle 1, d'une tige 2 qui est solidarisée à sa partie inférieure avec une couche de renforcement 3 qui remonte sur la tige en 4 dans sa zone avant et en 5 dans sa zone arrière, cette couche 3 étant impie, d'une part d'un motif grenu 6 et d'autre part, de bourrelets transversaux 7, plats et larges, qui présentent la plus grande longueur au milieu en 8, et une longueur moindre à la fois en 9 à la pointe du pied et en 11, au voisinage de la bordure supérieure 10 de la couche de renforcenent. La liaison entre la semelle 1 et la tige 2 ou la couche de renfor cement 3, s s'effectue par l'intermédiaire d'une bande de galochage 12 très mince, réalisée dans le même matériau de coloris bleu sombre que la tige, alors que la couche de renforcement 3 est colorée en rouge-orange. Une bande de renforcement 13 est disposée selon l'invention autour de la bande de galochage et est également de couleur rouge-orange, afin d'obtenir, de cette façon, un effet de couleur agréable. Sur la bordure supérieurè 14 de la tige est prévue une ganse 15 circulaire à lacer, alors que sur les parties latérales de la tige se trouvent des trous 16 d'environ 8 mm de diamètre, écartés les uns des autres d'environ 20 mm et disposés à environ 30 mm au-dessous de la bordure supérieure 14 de la tige. Le point essentiel de l'invention est la semelle profilée 1. Celle-ci comporte des chevrons 17 en zig-zag qui s'étendent pratiquement d'une bordure de la semelle à l'autre et ne sont séparés de la bande de galochage que par un bord rentré et lisse 17'. Ces chevrons présentent une épaisseur d'environ 2 mm et sont écartés l'un de l'autre de 1 mm au plus et, de préférence, d'une fraction de mm. Par ce moyen, on obtient une excellente protection contre le dérapage, car les différents chevrons, en raison de leur écartement sont détachés les uns des autres, de sorte que aussi bien que des particules solides éventuelles telles que des cailloux ou des grains de sable provenant d'une plage peuvent être facilement expulsés. Pour-permettre un déplacement angulaire à la fois dans la zone de pointe et dans la zone du talon, on prévoit dans ces zones 18 des nervures 20 disposées de façon rayonnante à partir de l'axe orthopédique 19,ces zones 18 étant en retrait parrp- port à la surface venant en contact avec le sol.La semelle est une semelle continue et ne comporte donc pas de talon. L'invention peut recevoir des modifications notamment en ce qui concerne la protection contre le dérapage de la semelle. Ainsi, les chevrons en zig-zag peuvent, par exemple, s'étendre sur toute la zone de la semelle, notamment dans la zone de la voûte plantaire. Le motif grenu 6 de la couche de renforcement 3 peut être remplacé par un autre, par exemple, un motif diamanté. Les bourrelets 7 peuvent également comporter, au lieu d-'une paroi supérieure lisse, un profil rugueux et peuvent différer de l'aspect, qui leur est donné sur le dessin, par leur surface de base, leur profil ainsi que leur hauteur. Les longueurs de-bourrelets et leurs écartements respectifs peuvent également être adaptés de façon correspondante.Pour empêcher la pénétration de l'humidité par les trous d'aération, tout en permettant cependant une bonne aération, on peut prévoir des pièces de recouvrement ou une bande de recouvrement qui sont solidarisées avec la tigesdtpar-3sus bordures verticales sur le devant, soit par une bande sur leur bordure supérieure, tout en étant au demeurant, portée de façon lâche, de sorte qu'un effet de soupape ait lieu. Dans ce cas, les découpes 16 peuvent tre prévues sur toute la périphérie de la bordure supérieure de la tige et peuvent évidemment avoir d'autres formes et dimensions, par exemple celles de fentes longitudinales. Les sculptures verticales ménagées dans la bande de galochage représentée sur le dessin, peuvent être également disposées horizontalement pour exercer en cet endroit, une protection anti-dérapante, les largeurs des subdivisions de la bande de galochage ainsi que les hauteurs de ces subdivisions, pouvant aussi être modifiées pour les mêmes motifs, alors que le coloris peut être adapté au goCt de chacun. En particulier, dans le cas de bottes de sport sur voilier, il s'est révélé avantageux pour ce qui est de la tenue de la botte sur le pied et la jambe et de la conservation de la chaleur, d'utiliser une "thermo-doublure de tige" qui se compose d'un tricot gratté et d'une couche intermédiaire en caoutchoucmousse. R E V E N D I C A T I O N S 1 - Botte de sport nautique sur voilier, caractérisée par le fait qu'elle comporte, de façon connue en soi, des chevrons en zig-zag qui s'étendent perpendiculairement à l'axe orthopédique et sont écartés les uns des autres de 1 mm au plus, les surfaces supérieures planes de ces chevrons, qui sont alignés les uns derrière les autres, présentant une largeur qui est un multiple, au moins le double, et de préférence, le quintuple de l'écartement entre chevrons, ladite semelle étant en outre pourvue, dans la zone du talon et de la pointe > de nervures semi-cylindriques disposées de façon rayonnante à partir de l'axe orthopédique et s'étendant Jusqutà la bordure de la semelle. 2 - Botte selon la revendication 1, caractérisée par le fait que chacun des chevrons en zig-zag s'détend sur toute la largeur de la semelle. 3 - Botte selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisée par le fait que la tige est pourvue, dans la zone du pied, d'une couche de renforcement qui remonte au moins jusqu'à la mi-hauteur de la tige, notamment au voisinage du coup de pied, mais aussi et de préférence, dans sa face arrière, la couche de renforcement comportant, de façon connue en soi, des bourrelets transversaux au voisinagedu coup de pied. 4 - Botte selon la revendication 3, caractérisée par le fait que les bourrelets transversaux présentent un profil transversal plat et largé et, de préférence, les surfaces supérieures lisses desdits bourrelets étant avantageusement écartées les unes des autres d'une distance égale à leur largeur. 5 - Botte selon l'une des revendications 2 à 4, caractérisée par le fait que la couche de renforcement, présente sur sa paroi externe, un motif fin, notamment un motif grenu. 6 - Botte selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisée par une ganse circulaire disposée à la bordure supérieure de la tige pour assurer sa fermeture étanche, ainsi que par des découpes notamment des trous d'environ 8 mm de diamètre, écartés les uns des -autres par exemple de 20 mm et de la ganse circulaire, lesdites découpes étant uniquement prévues sur les faces latérales de la tige. 7 - Botte selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisée par une doublure de tige connue en soi, qui se compose d'un tricot gratté et d'une couche intermédiaire en caoutchoucmousse.