La présente invention est relative un dispositif de fermeture d'une porte, notamment munie d'un joint, sur la bride d'un orifice, et elle s'applique-plus particulierement aux cas où la fermeture de la porte doit étre étanche, le joint étant éventuellement comprimé entre la porte et la bride, et plus particulièrement encore aux différents équipements de lieux dans lesquels sont manipulés ou stockés des corps dangereux, notamment radio-actifs, ou des corps sur lesquels le contact de l'atmosphère extérieure pourrait étre néfaste, lesdits corps pouvant être des êtres vivants dans le cas d'applications bactériologiques. Les systèmes connus de fermeture de porte avec compression du joint, s'ils assurent généralement une étanchéité suffisante suivant les utilisations envisagées, présentent cependant un certain nombre d'inconvénients Les systèmes "d capsule", applicables à toutes les formes de portes, sont néanmoins inutilisables dès qu'une grande surface de porte et des conditions suffisantes d'étanchéite sont recherchées; les systèmes leviers et à vis, comme les précédents d'ailleurs, n'assurent pas le soulèvement de la porte lors du déverrouillage. Dans le cas particulier des portes circulaires, les systèmes Wà baronnette impliquent une rotation dans son plan de la porte à sa fermeture et à son ouverture, donc une détérioration du joint, augmentée encore du fait qu'il doit être comprimé davantage pendant les mouvements d'ouverture et de fermeture qu'il ne l'est en position fermée normale, afin de pouvoir engager des tétons de la porte dans les baïonnettes de la bride. En outre, aucun de ces systèmes ne permet de régler convenablement le degré de compression, ou d'écrasement, du joint. Enfin, les systèmes à coins ont l'inconvénient de nécessiter successivement et séparément la compression du joint au niveau des différents points de serrage ou de nécessiter l'emploi de mécanismes complexes pour serrer simultanément l'ensemble des coins. La présente invention a pour but surtout- de proposer un système de fermeture de porte convenant mieux que ceux connus jusqu'a ce jour aux diverses exigences de.la pratique, en assurant un déplacement de la porte, à l'ouverture et à la fermeture, dans une direction strictement perpendiculaire au plan moyen du joint, une compression identique du joint à chaque fermeture, et une extraction de la porte hors de son orifice lors de son ouverture. Suivant l'invention, un dispositif de fermeture d'une porte, notamment munie d'un joint, sur la bride d'un orifice, se caractérise en ce que la porte est munie d'au moins deux doigts dépassant de son pourtour, et la bride de l'orifice de paliers correspondants dans lesquels peuvent tourner un même nombre d'axes décalés par rapport auxdits doigts de la porte selon une.translation dans un plan parallèle au plan moyen de l'.orifice, lesdits axes étant liés à au moins un dispositif de commande et chacun d'eux dtant solidaire d'une came, actionnée par le dispositif de commande dont le profil intérieur de forme générale ,par.allélépipédique et disposé symétriquement par rapport à 1 '-axe -correspondant, coopère avec chacun desdits doigts de la porte. Dans la plupart des cas, les doigts de la porte sont au nombre de deux et lorsque orifice, la bride, la porte et le joint sont de forme générale circulaire, les deux doigts de la porte sont diamétralement opposés, et- les- deux paliers, les deux axes et les deux cames de la bride sont alignés sur un axe fictif commun parallèle à l'axe fictif commun des deux doigts et décalé par rapport à .celuiHcidans le le plan moyen de l'orifice. Suivant une disposition préférée, les deux doigts de la porte sont, cylindriques de même diamètre, la distance suivant le plan moyen de l'orifice entre l'axe fictif commun desdeux doigts de la porte et celui des deux axes de la bride est égale au quart du diamètre desdits doigts, et la longueur du profil parallélépipédique de la came est égale à une fois et demie le .diamètre desdits doigts,. sa.largeur étant légèrement supérieure à ce diamètre. Suivant une autre disposition-préféee;-.le dispositif de commande est constitué par au moins un levier solidaire desdits axes et desdites cames. Ce levier peut avoir avantageusement la forme générale d'un demi-cercle dont les extrémités diamétralement opposées portent.lesdits axes et lesdites cames. Ce levier peut également être muni d'un système de verrouillage, de tout type connu convenable, qui le maintient sur la bride dans la position où les cames appliquent la porte contre l'orifice. Enfin l'invention s'applique particulièrement bien à une porte de cellule pour travail en milieu hostile ou à l'abri de l'atmosphère extérieure, et la bride est alors portée par la paroi de ladite cellule. L'invention sera de toutes façons mieux comprise à 1'aide du complément de description ci-après, en référence aux dessins annexés, d'un exemple particulier de réalisation d'un dispositif de fermeture de porte conforme à l'invention. Aux dessins annexés: - la figure 1 est une vue en élévation d'un dispositif conforme à l'invention, la partie -supérieure-, partiellement coupée, montrant le dispositif en position d'ouverture, et la partie inférieure le montrant en.positión de fermeture, - la figure 2 est une vue en coupe suivant 2-2 du dispositif de la figure 1, la partie supérieure montrant également la position d'ouverture et la partie inférieure la position de fermeture, - la figure 3 est une que -suivant 3-3 d'un détail du dispositif de la figure 1, - les figures 4a, 4b et 4c sont des vues schématiques du détail de la figure 3 respectivement dans les positions d'ouverture, intermédiaire, et de fermeture, - et la figure 5 est une.superposition agrandie des trois schémas des figures 4, montrant les mouvements absolus et relatifs d'un doigt de la porte et de-la came correspondante. En se référant aux figures 1 à 3, on va décrire un mode de réalisation particulier dans lequel la porte est une porte 1 de cellule pour travail en milieu hostile ou à l'abri de l'atmosphère extérieure qui doit obturer un orifice 3 ménagé dans une bride 5 portée par une paroi 7 de cette cellule. La porte est équipée d'un joint 9 qui est comprimé entre elle et la bride 5 à la fermeture, comme on le voit à la partie inférieure de la figure 2. La porte est munie en outre d'une poignée de préhension 11 sur sa surface externe. Sur la face externe de la porte 1 sont fixés, diamétralement opposés, deux bossages 13a et 13b au moyen des clavettes 15a et 15b. Dans ces bossages sont fixés également par des clavettes 17a et 17b, deux doigts 19a et l9b, qui sont les doigts de la porte, dépassant du pourtour de celle-ci. Les deux doigts 19a et 19b, cylindriques et de même diamètre, sont alignés sur un axe fictif commun 21 qui est un diamètre de la porte (fig. 1), Sur la face externe de la bride 5 sont fixés, par des vis 23a, 25a et 23b, 25b, deux paliers en équerre 27a et 27b dans lesquels peuvent tourner deux axes 29a et 29b, solidaires des extrémités d'un levier 31 de forme générale semi-circulaire. Les axes 29a et 29b sont également respectivement solidaires de deux cames 33a et 33b, ces dernières étant donc solidaires du levier commun 31. Les deux axes 29a et 29b cylindriques sont alignés sur un axe fictif commun 35 parallèle à l'axe 21, mais non confondu avec lui, de sorte que l'axe 35 est décalé par rapport à l'axe 21 d'une translation parallèle au plan de l'orifice et qu'il ne constitue par un diamètre de cet orifice. Comme on le voit plus.particulièrement à la figure 3, chaque came 33 a un profil de forme générale s'étendant sur trois cotés d'un parallélépipéde rectangle et se composant par conséquent de trois portées latérales 40, 41 et 42 et d'un fond 43. Le profil de la came a une hauteur h (Fig.2) telle qu'elle permet l'action de la came sans que les doigts 19 viennent en contact avec le.fond 43. Quant à l'écartement entre les portées latérales 40 et 41 et à l'emplacement de la portée 42 par rapport à ces deux dernières, ils sont choisis comme on le verra ci-après, en relation avec le diamètre des doigts 19 et la distance entre les axes fictifs 21 et 35J de façon à obtenir une compression convenable du joint 9 de la porte. Le levier commun 31 est représenté en position d'ouverture aux parties supérieures des figures 1 et 2 ainsi qu'à la figure 3, et en position de fermeture aux parties inférieures des figures 1 et 2, ce qui explique, sur ces dernières figures, son aspect interrompu alors qu'il est en forme de demi-cercle. Comme on le voit à la figure 1, il peut etre muni d'une poignée de préhension 39, et la bride 5 peut être éqùipée d'un clips 51 dans lequel vient se loger la poignée 39 du levier en position de fermeture, comme on le voit a la partie inférieure de la figure. Tout autre système connu convenable de verrouillage du levier pourrait cependant être choisi. En se référant aux figures 4a, 4b, 4c ainsi qu'à la figure 5, on va décrire maintenant le fonctionnement du dispositif suivant l'invention. Lorsque le levier est en position d'ouverture représentée à la figure 4a (vers la gauche à la partie supérieure de lå figure 1) l'ouverture du profil de la came 33 est dirigée vers le haut, ou plus généralement vers l'intérieur du dispositif, et l'on peut facilement introduire les doigts 19 de la porte dans les cames correspondantes. Lorsqu'on fait tourner le levier autour des axes 29 jusqu'à amener son plan général perpendiculaire à celui de l'orifice,. les cames 33 prennent la position intermédiaire représentée a la figure 4b; jusqu'à cette position, les portées 40, 41 et 42 des cames 33 ont simplement tourné autour des doigts 19 sans le déplacer. Si l'on continue à tourner le levier jusqu'à l'amener en position de fermeture représentée à la figure 4c (vers la droite à la partie inférieure de la figure 1), les portées 40, 41 et 42 des cames 33 vont continuer à tourner autour des doigts mais le décalage entre l'axe fictif 21 des doigts 19 et l'axe fictif 35 des axes 29 entraîne une translation des doigts 19, donc de la porte 1, perpendiculaire au plan de l'orifice et dans le sens de l'application de la porte 1 sur la bride 5, comprimant ainsi le joint 9 selon un degré qui est fonction de cette translation. Si l'on appelle a la distance parallèlement au plan de l'orifice entre les axes fictifs 21 et 35, et r le rayon des doigts 19, on voit que dans la réalisation particulière représentée on a donné une valeur 2r + 2a à la distance entre les portées 40 et 41 des cames 33. Ceci a pour conséquence que le décalage perpendiculairement à l'orifice entre les axes fictifs 21 et 35 est égal à a et que la translation de l'axe fictif 21, l'axe fictif 35 restant fixe, est égale à 2a. La porte I se déplace donc, à l'ouverture et à la fermeture, d'une quantité 2a perpendiculairement au plan de l'orifice. Cette translation apparait clairement à la figure 5 où les positions successives des Figures 4a, 4b, et 4c ont été superposées, chacune d'elle affectant les organes correspondants des indices a, b et c respectivement. Ainsi le trait continu fin 40a représente la portée 40 dans la position de la figure 4a, le trait continu renforcé 40b représente la même portée 40 dans la position de la figure 4b, et le trait mixte 40c la même portée 4-O dans la position de la figure 4c, on voit que les axes fictifs 21a et 21b.sont confondus, les doigts 19 restant immobiles quand on passe de la figure 4a a la figure 4b. Par contre.l'.axe 21c, dans la position qu'il occupe à la figure 4c, a subi une translation égale a 2a perpendiculairement au plan de l'orifice.L'axe 35 est bien entendu immobile puisque c'est autour de lui que tournent les axes 29, les cames 33 et le levier 31. Dans l'exemple particulier représenté, la translation 2a est égale au rayon r des doigts 19 en raison de la distance 2r + 2a des portées 40 et 41 choisie égale à 3r. Plus généralement, la grandeur de cette translation sera déterminée par le choix des grandeurs r et a. Pour un rayon r fixé des doigts 19, on pourra disposer divers paliers 27 avec un décalage a adapté à la compression désirée du joint; c'est le cas où, pour une porte donnée, on peut désirer adapter cette compression à des points différents. Réciproquement, les paliers 27 pourront etre fixes, et des portes différentes munies de joints différents seront telles que les différents rayons r de leùrs doigts -entraineront une compression satisfaisante de chacun.des.joints. Bien entendu, et comme il résulte d'ailleurs de ce qui precède, la présente invention ne se limite nullement a l'exemple de réalisation, non plus qu'aux modes d'application, plus particulièrement décrits et représentés; elle en embrasse au contraire toutes les variantes, et notamment l'application des dispositifs conformes à l'invention à d'autres techniques que celles explicitement mentionnées. REVENDICATIONS 10) Dispositif de fermeture d'une porte, notamment munie d'un joint, sur la bride d'un orifice, caractérisé en ce que la porte est munie d'au moins deux doigts dépassant de son pourtour, et la bride de l'orifice de paliers correspondants dans lesquels peuvent tourner un même nombre d'axes décalés par rapport aux doigts de la porte selon une translation dans un plan parallèle au plan moyen de l'orifice, lesdits axes étant liés à au moins un dispositif de commande et chacun d'eux étant solidaire d'une came actionnée par le dispositif de commande, dont le profil intérieur de forme générale parallélépipédique et disposé symétriquement par rapport à l'axe correspondant, coopère avec chacun desdits doigts de la porte. 20) Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits doigts de la porte sont au nombre de deux, de même que lesdits paliers de la bride et lesdits axes. 30) Dispositif suivant la revendication 2, caractérisé en ce que l'orifice, -la bride, la porte et le joint sont de forme générale circulaire, les deux doigts de la porte sont diamétralement opposés, et les deux paliers, les deux axes et les deux cames de la bride.sont alignés sur un axe fictif commun parallèle a l'axe fictif commun des deux doigts et décalé par rapport a celui-ci dans le plan moyen de l'orifice. 40) Dispositif suivant revendication 3, caractérisé en ce que les deux doigts de la porte sont cylindriques de même diamètre, la distance suivant le plan moyen de l'orifice entre l'axe fictif commun des deux doigts de la porte et celui des deux axes de la bride est égale au quart de diamètre desdits doigts, et la.longueur du profil parallélépipédique de la came est égal à une fois et demie le diamètre desdits doigts, sa largeur étant légèrement supérieure a ce diamètre. 50) Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif de commande est constitué par au moins un levier solidaire .desdits axes et desdites cames. 60) Dispositif suivant l'une des revendications 2 et 5, caractérisé en ce que ledit levier a la forme générale d'un demi-cercle dont les extrémités diamétralement opposées portent lesdits axes et lesdites cames. 70) Dispositif suivant la revendication 5, caractérisé en ce que ledit levier est muni d'un système de verrouillage, de tout type connu convenable, qui le maintient sur la bride dans la position où les cames appliquent la porte contre l'orifice. 80) Dispositif suivant l'une des revendications 1 a 7, caractérisé en ce que la porte est une porte de cellule pour travail en milieu hostile, la bride étant portée par la paroi de ladite cellule. 90) Dispositif suivant l'une des revendications 1 a 7,- caractérisé en ce que la porte est une porte de cellule pour travail a l'abri de l'atmosphère extérieure, la bride étant portée par la paroi de ladite cellule.