La présente invention vise un nouvel appareil perfectionné de coupe, destiné à fonctionner en association avec un appareil d'impression en vue de découper et/ou de rainurer la matière imprimée dans l'appareil d'impression. Typiquement, des appareils de coupe servent en association avec des appareils d'impression. Ces derniers impriment normalement des rangées d'images sur plusieurs flans de carton. L'appareil de coupe comprend, normalement des cylindres de coupe délimitant entre eux une zone de pincement qui reçoit la matière imprimée provenant de l'appareil d'impression. Les cylindres de coupe portent des matrices convenant bien pour découper de la matière l'image imprimée sur les flans de carton. En outre, des dispositif s servent à enlever les chutes des flans de carton. Des matrices de coupe, servant avec un équipement de coupe du type précité, comprennent des plaques ou matrices comme celles décrites dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique NO 3 485 146 et NO 3 142 233. Ces brevets décrivent des matrices de coupe et d'incision constituées par de la feuille mince de métal sur laquelle sont formés des cordons. Les plaques peuvent être formées de différentes façons qui ne seront pas décrites dans le présent mémoire. Les plaques ou matrices sont relativement souples et peuvent être cintrées en une configuration incurvée puis fixées sur les cylindres de coupe qui délimitent entre eux une zone de pincement. Les plaques associées comprennent des cordons coupants formés sur les plaques associées essentiellement comme une image dans un miroir.Les cordons coupants présentent dans la zone de pincement et de découpage un intervalle radial, de sorte que les cordons coupants ne se touchent jamais au cours de l'opération de coupe. Typiquement, les cordons coupants sont formés de façon à ménager un faible degré de chevauchement de ces cordons sur les arbres respectifs dans la zone de pincement et de coupe. Le type de coupe effectué par de tels cordons est appelé une coupe par rupture. On a consacré beaucoup d'attention à la mise au point d'un appareil convenant pour appliquer efficacement le principe de la coupe par rupture. De nombreux brevets décrivent des machines utilisant de telles matrices et l'on peut citer par exemple les brevets des Etats-Unis d'Amérique NO 3 375 762 ; N0 3 379 351 ; NO 3 578 761 et NO 3 435 737. De même, de nombreux brevet s concernent des procédés pour fabriquer de telles matrices et l'on peut citer, notamment, les brevets des Etats-Unis d'Amérique NO 3 580 676 et NO 3 895 947. Le problème du réglage est aigu dans les appareils connus puisque les plaques ou matrices doivent être ajustées de façon appropriée les unes par rapport aux autres et par rapport à l'image imprimée, afin d'effectuer le découpage. De même, le fait que les plaques sont formées à plat, puis cintrées pour correspondre à un arc de grande amplitude autour d'un cylindre a soulevé des problèmes et créé des imprécisions. En outre, les plaques sont produites à l'aide d'une machine effectuant des opérations échelonnées et répétées, ce qui produit également des imprécisions quand les plaques sont relativement grandes. La présente invention propose un appareil rotatif perfectionné de coupe et de rainurage, capable d'un réglage facile selon la longueur de l'image imprimée et utilisant le principe de la coupe par rupture. Selon la présente invention, plusieurs segments de cylindre sont fixés à des arbres parallèles les uns aux autres. Les segments sont disposés le long de l'arbre et autour d'une partie de la circonférence de celui-ci. Chaque segment comporte une plaque ou matrice individuelle du type appliquant le principe de la coupe par rupture. La plaque est de préférence formée de façon que la ligne de découpage transversale entre des images imprimées sur des flans de carton se situe qénéralement au centre de cette plaque. Des dispositifs de repérage existent au centre de la plaque ou du segment pour faciliter le repérage de la plaque par rapport à l'image imprimée.De même, et de préférence, les segments ont une longueur circonférentielle telle qu'il existe entre les extrémités de ces segments de petits intervalles de l'ordre de 0,25 à 0,75 mm. Ces intervalles permettent un léger réglage circonférentiel des segments par rapport à l'arbre, afin d'effectuer une coupe convenable de la matière et aussi pour permettre d'ajuster une partie de la plaque par rapport à l'autre partie de la plaque. De même, puisque les segments sont amovibles, on peut disposer sur les arbres des segments de différentes épaisseurs. Ce réglage peut facilement s' effectuer pour correspondre à une variation de la lonqueur d'impression. L'utilisation de segments avec des plaques individuelles réduit aussi à son minimum le problème des imprécisions dues dans l'art antérieur au fait qu'une seule plaque est fixée tout autour d'un cylindre. En outre, on obtient une simplification dans la fabrication des plaques puisqu'on simplifie le fonctionnement échelonné et répété ou son équivalent. De même, l'endommagement d'une plaque n' entraîne que le remplacement de cette petite plaque par opposition à l'art antérieur exigeant le remplacement de la totalité d'une grande plaque. En outre, selon la présente invention, les intervalles formés entre les segments placés sur un cylindre sont, de préférence décalés par rapport aux intervalles formés entre les segments placés sur l'autre cylindre lorsque les intervalles parviennent dans la zone de pincement et de coupe. I1 a été découvert qu'en application du principe de coupe par rupture, même s'il y a de tels intervalles, la ligne de coupe se propage dans l'intervalle et l'on obtient une coupe efficace, malgré la présence des intervalles. Le décalage des intervalles dans la zone de pincement réduit à son minimum la formation éventuelle d'effiloches ou de franges et contribue à la propagation de la ligne de coupe dans les intervalles. En outre, selon la présente invention, les segments sont munis de broches convenables destinées à faciliter l'enlèvement des chutes des flans de carton, après le découpage dans la matière de ces flans de carton. En particulier, les segments fixés sur l'un des arbres comportent plusieurs broches, et une barre de came actionnant les broches. La barre de came est commandée par une came qui déplace la barre dans le sens de l'axe du cylindre, et, par son mouvement, la barre actionne les broches. Les broches viennent au contact des chutes et contribuent à leur enlèvement. Puisque les broches, la barre et les segments sont solidaires, on peut facilement et rapidement les monter sur la machine. -En outre, selon -la pré sente invention, les arbres sont ajustables, de façon à les rapprocher et à les éloigner les uns des autres pour ajuster l'intervalle radial entre ces arbres. Ce réglage peut s'effectuer en cours de fonctionnement pendant la rotation des arbres, bien que ceux-ci soient entraînés par un engrenage. Ce réglage en cours de fonctionnement est réalisable par suite d'une remarquable disposition des pignons d'entraînement sur les arbres, ce qui permet le réglage en cours de fonctionnement pendant que les arbres sont entraînés à l'aide des pignons. D'autres objets et avantages de la présente invention apparaîtront aux experts en ce domaine, à la lecture et à l'étude de la description suivante d'une forme préférée, mais non limitative de réalisation, en regard des dessins annexés, sur lesquels la figure 1 est une vue de la matière montrant un exemple de rangées d'images imprimées sur des flans de carton et de chutes à découper de la matière à l'aide de l'appareil de la présente invention les figures 2 et 2A sont des vues un peu schématiques illustrant les arbres sur lesquels les segments sont montés la figure 3 est une vue montrant des plaques ou matrices pour la coupe par rupture, pouvant servir dans la présente invention la figure 4 est une vue schématique d'un segment de cylindre sur lequel une plaque est montée ;; la figure 5 est une coupe d'un appareil selon la présente invention et montre le mécanisme d'enlèvement des chutes servant dans l'appareil la figure 6 est une vue latérale de l'appareil de la présente invention dont des parties ont été enlevées la figure 7 est une coupe de l'appareil de la présente invention dont des parties ont été enlevées la figure 8 montre l'appareil représenté sur la figure 7, vu de la gauche, dont des parties ont été enlevées et des parties sont représentées schématiquement la figure 9 montre la structure de la figure 8 vue de la droite ; et la figure 10 est une vue fragmentaire d'une partie de la structure représentée sur la figure 9. Comme noté ci-dessus, la présente invention concerne un appareil pour découper de la matière, par exemple pour découper des images imprimées sur des flans de carton. L'appareil de coupe de la présente invention est destiné à être placé à la suite d'un appareil qui imprime sur la matière une rangée ou un ensemble d'images de flans de carton. L'appareil d' impression imprime l'image des flans de carton sur la matière et la matière avance continuellement de l'appareil d'impression à l'appareil de coupe de la présente invention. Cet appareil de coupe est construit de façon à découper de la matière l'image des flans de carton, les déchets résiduels constituant des chutes. Le flan de carton particulier découpé à ltaide de la présente invention peut prendre diverses formes différentes.En outre, l'appareil peut réaliser le rainurage des flans de carton là où le flan doit être plié par les machines de mise en forme du carton. Comme illustré sur la figure 1, la matière qui avance en provenance de l'appareil d'impression comporte une série d'images continues de flans de carton. Comme représenté sur la figure 1, la matière est une feuille désignée généralement par l'indice de référence 10. Des images de flans individuels de carton sont imprimées sur la feuille et chaque image est désignée par l'indice de référence 11. Les images individuelles 11 des flans de carton sont délimitées par un contour 13. L'appareil de coupe de la présente invention doit couper le contour de l'image du flan de carton pour former des flans individuels de carton. Comme illustré sur la figure 1, les flans de carton comportent des zone s internes 16 de déchets ou de chutes interposées entre ces flans, les chutes comprenant les bords périphériques externes 14 et 15.Le flan comporte des lignes de rainurage là où ce flan doit être rainuré au cours de la formation du carton, mais de telles lignes de rainurage ne sont pas représentées sur la figure 1. Le tronçon de matière qui est représenté sur la figure 1 comprend plus de deux longueurs de flans de carton et les flans sont disposés parallèlement à raison de quatre perpendiculairement au sen-s du déplacement de la matière. La flèche 17 indique le sens de déplacement de la matière de l'appareil d'impression jusque dans l'appareil de coupe. La matière 10 avance de l'appareil d'impression jusque dans un appareil de coupe 20 construit selon la présente invention. L'appareil 20 est représenté schématiquement sur la figure 2. Cet appareil 20 comprend deux arbres porte-cylindres 21, 22, verticalement espacés. Les arbres 21, 22 sont parallèles l'un à l'autre et ont la même longueur. Les arbres 21, 22, sont entrainés de façon appropriée autour de leurs axes propres, comme on le décrira ci-après. Deux segments cylindriques curvilignes 23, 24 sont montés sur l'arbre 21. Les segments 23, 24 ont la même longueur d'axe et la même étendue circonférentielle. Les segments 23, 24 sont fixés de façon appropriée à l'arbre 21 à l'aide de plusieurs vis 25. Les vis 25 pénètrent dans des ouvertures filetées 26 de l'arbre 21, comme représenté sur la figure 2A. Les vis 25 traversent des trous 27 ménagés dans les segments 23, 24. Les trous 27 sont assez grands pour laisser un petit jeu entre les vis 25 et les segments 23, 24. Ainsi, en desserrant les vis 25, on peut légèrement décaler un segment à la circonférence de l'arbre. Ainsi qu'il ressort clairement de la figure 2, les segments 23, 24, sont tous deux fixés à l'arbre 21 d'une façon semblable permettant d'ajuster ces segments sur l'arbre 21. Deux segments 33, 34 sont fixés sur l'arbre 22, de façon semblable à la fixation des segments 23, 24 à l'arbre 21. Donc, les segments 33, 34 peuvent aussi être ajustés à la circonférence de l'arbre 22. Le nombre de segments fixés sur un arbre peut varier. Comme illustré sur les figures, les arbres 21 et 22 comportent chcun deux segments 23, 24 sur l'un et 33, 34 sur l'autre. Cependant, trois segments ou davantage pourraient être montés sur chaque arbre. Les segments 23, 24 et 33, 34, qui entourent les arbres 21 et 22 respectifs, ont de préférence une étendue circonférentielle inférieure à 3600. Ainsi, des intervalles existent entre les extrémités des segments 23, 24. Cela est vrai également pour les segments 33, 34. Comme illustré sur la figure 2, les segments 23, 24 sont séparé s par des intervalles circonférentiels 40, 41, diamétralement opppsés. Les segments 33, 34 sont, eux aussi, séparés par des intervalles 42, 43, diamétralement opposés. Les intervalles 40, 41, 42, 43 ont une dimension circonférentielle comprise entre 0,25 et 0,76 mm, et ils sont fortement agrandis sur les figures. I1 apparaît donc bien que ces intervalles 40, 41 et 42, 43 permettent d'ajuster les segments à la circonférence des arbres 21, 22. Des plaques ou matrices individuelles de coupe et de rainurage sont fixées sur chacun des segrnents 23, 24 et 33, 34. Les plaques fixées sur les segments 23, 24, sont désignées par les références 53, 54, respectivement. Les plaques fixées sur les segments 33, 3d sont désignées respectivement par les références 55, 56. Ces plaques sont fixées sur les segments respectifs de cylindres, de n'importe quelle façon appropriée, par exemple à l'aide d'un adhésif ou d'organes appropriés de fixation 58, dont quelques-uns seulement sont représentés. Les organes 58 de fixation sont enfoncés dans la plaque de façon à ne pas gêner le fonctionnement de celle-ci. De même, les trous taraudés dans les segments et qui logent les organes 58 de fixation comportent chacun un chanfrein, de sorte que la plaque plie et pénètre dans le chanfrein lorsqu'elle est fixée au segment, comme représenté sur la figure 2A. De même, les plaques sont traversées par des ouvertures s'alignant sur les vis 25.Ainsi, les vis 25 peuvent être desserrées et les segments ajustés sur leurs arbres après fixation des plaques sur les segments. Les plaques 53, 54 et 55, 56 sont de construction semblable. Les plaques 54, 56 coopèrent pour effectuer une opération de coupe et de rainurage sur une partie de la matière 10, cependant que les plaques 53, 55 coopèrent pour effectuer une opération de coupe et de rainurage sur une autre partie de la matière 10. Les plaques 55, 56 entrent au contact de la partie inférieure de la matière 10, cependant que les plaques 53 et 54 viennent au contact de la partie supérieure de la matière 10 lorsque cette matière 10 avance dans la zone de pincement délimitée par les plaques dans la forme de réalisation représentée. Comme on le voit mieux sur la figure 1, les zones désignées par A et délimitées par des pointillés sur la figure 1 sont découpées par les plaques ou matrices 54, 56, et le découpage est effectué le long des contours 13 représentés par des traits pleins sur la figure 1. Les plaques ou matrices 53, 55 effectuent une opération de coupe sur la zone délimitée par des pointillés et désignée par B sur la matière 10 de la figure 1. Les zones A et B sont identiques et alternent le long de la matière 10. I1 ressort également des figures que les images des flans de carton sont divisées en rangées disposées horizontalement sur la matière 10. Quatre rangées sont représentées sur les dessins ; chaque rangée est désignée par l'un des indices de référence 60, 61, 62 et 63. Chaque rangée horizontale d'images de flans de carton est séparée par une ligne de coupe 65 orientée horizontalement ou latéralement. La ligne horizontale 65 est orientée perpendiculairement au sens de déplacement de la matière 10 et axialement, aussi, par rapport aux arbres 21, 22. Les lignes 65 qui séparent les rangées d'images de flans de carton sont disposées généralement au centre de chacun des segments portant les plaques 53, 54, 55 et 56, respectivement. Donc, la partie de l'image de carton ou du contour 13 découpée dans la zone des intervalles 40, 41, 42 et 43 est la partie du contour 13 désignée de façon générale par l'indice de référence 68 sur la figure 1. I1 a été découvert que malgré la présence des intervalles 40, 41, 42, 43, la coupe dans la zone 68 est continue et, en fait, le découpage s'effectue en travers des intervalles pour réaliser sur la matière un découpage continu le long de la ligne de coupe de la zone 68. I1 apparaît également, comme illustré sur la figure 2, que les plaques et segments sont montés sur les arbres 21 et 22 de façon que les intervalles, à savoir 41, 42 et 40, 43, respectivement, sont décalés dans la zone de pincement où se produit l'action de coupe lorsque ces intervalles arrivent dans cette zone de pincement. De fait, les intervalles sont décalés circonférentiellement, de façon que l'intervalle 41 ne soit pas directement en face de l'intervalle 42 comme l'intervalle 40 n'est pas immédiatement opposé à l'intervalle 43 lorsque ces intervalles se trouvent au voisinage de la zone de pincement ou de coupe. Il s'est avéré que ce décalage réduit spécifiquement à son minimum un effilochage constitué par des fragments de matière reliant des parties des flans de carton aux chutes. Une ligne de coupe continue tend donc à se créer par opposition à une coupe non continue qui comporterait des effiloches ou franges reliant les flans de carton aux chutes entrourant chaque flan de carton. Les plaques ou matrices 53, 54, 55, 56, montées sur les segments cylindriques respectifs, sont du type représenté dans les brevets précités des Etats-Uni s d'Amérique NO 3 485 146 et NO 3 142 233. Pour préciser, on peut signaler que les plaques ou matrices sont des plaques métalliques minces facilement courbées ou cintréesautour de la circonférence des segments cylindriques. Le cintrage des plaques et le fait qu'elles ne constituent que de petits segments (moins de la moitié de l'étendue circonférentielle totale des arbres) permettent la fabrication précise des plaques individuelles et diminuent aussi les imprécisions dues au cintrage des plaques tout autour d'un cylindre. Les plaques 54, 56, par exemple, comportent (voir figure 3) des cordons 75, 76 formés sur la plaque 54 et des cordons associés 77, 78 formés sur l'autre plaque 56. Les cordons 75, 76 coopèrent avec les cordons 77, 78, respectivement, pour découper la matière située entre eux dans la zone de pincement formée par les plaques. Comme on le voit (de façon assez exagérée) sur la figure 3, les cordons 75, 76 chevauchent respectivement une partie des cordons 77, 78 dans la zone de pincement et de coupe. La zone de chevauchement est désignée en 79 sur la figure 3. Ces cordons coopèrent et effectuent ce qu'on appelle une coupe par rupture de la matière. Cette coupe par rupture résulte du fait que les cordons, tout en se chevauchant de préférence, ne se touchent pas l'un, l'autre à la zone de pincement au cours de l'opération de coupe réalisée sur la matière. De même, on note que les cordons 75, 76 sont plus rapprochés que les cordons 77, 78. Cela peut être appelé une coupe "accessoire". I1 en résulte que des morceaux de matière sont retenus sur les plaques, comme le morceau lOa représenté sur la figure 3. Cela constitue des chutes et se situe de préférence dans les zones 16 de chutes. Pour le rainurage de la matière, les plaques comprennent des cordons 80, 81 sur la plaque 54 (que l'on peut appeler des cordons "femelle" d'incision) et un cordon "mâle" 83 d'incision sur la plaque 56. Le cordon 83 refoule la matière entre les cordons femelle 80, 81 pour former une ligne de rainurage, comme représenté sur la figure 3. Comme noté ci-dessus, ces plaques ont été formées, dans la pratique usuelle, de façon à entourer quasi totalement la circonférence d'un cylindre sur lequel elles sont montées. Mais le cintrage des plaques autour de la quasi-totalité de la circonférence d'un cylindre aboutit à des inexactitudes de l'opération de coupe. Cela est notamment dû au fait que la tension varie d'une partie de la plaque à une autre partie de celle-ci, et il en résulte que la dimension d'une image de carton sur une partie de la plaque peut varier de la dimension de l'image de carton sur une autre partie de la plaque. En séparant la plaque en plusieurs segments s'étendant autour de la circonférence des cylindres, on évite les imprécisions ci-dessus et d'autres inhérentes à l'utilisation de plaques entourant presque complètement la circonférenc totale du cylindre. En outre, la possibilité d'ajuster les plaques individuellement à la circonférence des cylindres, par suite du réglage des segments sur leurs arbres, tend aussi à éliminer les imprécisions inhérentes à la fabrication de la plaque par des procédés connus. En outre, par suite du fait que les segments peuvent être enlevés des arbres 21, 22, on peut appliquer sur ces arbres 21, 22, des segments d'épaisseurs différentes. La différence d'épaisseur des segments fixés sur les arbres 21, 22, est nécessaire lorsque la longueur d'impression du flan de carton varie. La longueur d'impression de ce flan est indiquée en 80 sur la figure 1, et représente la longueur du flan dans le sens de l'avance de la matière. Par exemple, si l'on augmente la longueur des images des flans de carton, on peut utiliser des segments différents présentant une dimension radiale différente. Le changement des segments rend inutile l'enlèvement des arbres 21, 22. Cela constitue un autre avantage de l'utilisation de segments tels que ceux représentés dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique N 3 119 312. Bien entendu, la variation d'épaisseur du segment exige aussi un réglage vertical des arbres 21, 22, l'un par rapport à l'autre. Le réglage vertical est nécessaire aussi pour écarter de façon appropriée l'un de l'autre les cordons de coupe formés sur les plaques en vue d'effectuer une coupe par rupture appropriée. En outre, pour que les plaques ou matrices de coupe et d'incision se situent à l'endroit approprié les unes par rapport aux autres, il faut un ajustement axial de l'un des arbres par rapport à l'autre. Donc, l'appareil de la présente invention comporte un mécanisme convenable pour ajuster tant verticalement qu'axialement les arbres 21, 22 l'un par rapport à l'autre, afin d'aligner de façon appropriée les cordons de coupe et d'incision formés sur les plaques. On voit mieux ces divers réglages en se reportant aux figures 6 à 10. Afin de faciliter le repérage des plaques par rapport à l'image imprimée sur les flancs de carton, les plaques comportent des trous de repérage au voisinage des cordons destinés à former la ligne de coupe 65. Ces trous de repérage peuvent être alignés avec des marques ou d'autres organes de repérage existant sur les segments, de façon à positionner dans une orientation appro priée les plaques sur les segments. En se référant maintenant à la figure 7, on voit que les arbres 21, 22 sont associés à deux éléments latéraux, 100, 101 de bâti. Une extrémité de l'arbre 21 est supportée par un palier 102. L'autre extrémité de l'arbre 21 est supportée par un palier 103. Les éléments latéraux 100, 101 du bâti sont reliés par un élément supérieur 105 et un élément inférieur 1û6, ces éléments étant tous fixés ensemble de façon appropriée. Les paliers 102, 103 de l'arbre 21 sont supportés dans des blocs 102a, 103a, reliés respectivement à des tiges verticales 107, 108. Les blocs 102a, 103a coulissent dans les éléments latéraux de bâti pour permettre un réglage vertical. Les tiges 107, 108 de liaison traversent l'élément supérieur 105 de bâti et des volants convenables 109, 110, respectivement, sont vissés sur des parties filetées des tiges 107, 108.Des ressorts 109a, llOa sont interposés entre l'élément supérieur 105 de bâti et les volants 109, 110 respectivement. Ces ressorts agissent verticalement sur les tiges 107, 108 et sur les blocs 102a, 103a. En faisant tourner les volants 109, 110, on provoque un déplacement vertical des blocs 102a, 103a par rapport aux éléments latéraux du bâti et, donc, un déplacement vertical de l'arbre 21 par rapport à ces éléments latéraux. Les ressorts 109a, llOa, sollicitent les blocs 102a, 103a pour faire venir ceux-ci au contact des supports à double coin 120 disposés sur les côtés opposés de l'appareil et associés aux éléments latéraux 100, 101 du bâti. Les supports à double coin 120 qui sont chacun de construction identique, permettent un réglage vertical précis de l'arbre 21. Le support 120 à double coin (figure 6) comprend un premier coin 121 venant au contact du côté supérieur du bloc 103a et un second coin 122 comportant une surface inclinée correspondant à la surface inclinée du coin 121. Deux volants 125, 126 permettent le déplacement latéral du coin 122 par rapport au coin 121. Une rotation des volants 125, 126 dans le sens approprié provoque un déplacement du coin 122 latéralement par rapport à la machine. Un élément de butée 129 vient au contact du côté supérieur du coin 122 et en évite la montée. Le coin 122 comporte une boutonnière 127 dans laquelle pénètre la butée 129 pour permettre le mouvement latéral du coin 122. Lorsque ce coin 122 se déplace dans un sens, il applique une force de portée sur le coin 121, lequel, à son tour, provoque un mouvement vertical descendant du bloc 103a loqeant le palier 103. Si le coin se déplace dans le sens inverse, les ressorts 109a, llOa élèvent l'arbre 21. Pour assurer un large intervalle de réglage, une entretoise verticale amovible peut être interposée entre chacun des blocs 102a, 103a et les coins 120, respectivement.Cela permet aux coins de jouer leur rôle lorsque, en l'absence d'une telle entretoise, il n'est pas possible de positionner verticalement de façon appropriée les arbres par rapport aux coins à l'aide des seuls volants 125, 126. Pour en permettre le réglage axial, l'arbre 22 comporte un volant 130 convenable (voir figure 7). Le volant 130 présente plusieurs logements dans lesquels est insérée une clé dont la rotation fait tourner l'arbre fileté 132. L'arbre 132 est vissé dans un élément 133 fixe de bâti et la rotation de cet arbre 132 provoque un déplacement axial, dans les éléments de bâti, des blocs 140, 144 logeant les paliers de l'arbre 22. Cela provoque également un déplacement axial de l'arbre 22. Un écrou 139 convenable est destiné à bloquer l'arbre dans sa position axiale ajustée. I1 ressort donc de ce qui précède que l'on peut ajuster axialement les arbres 21, 22 l'un par rapport à l'autre et les ajuster aussi verticalement l'un par rapport à l'autre afin d'aligner les plaques ou matrices de coupe ou d'incision, de sorte que les cordons respectifs formés sur ces plaques soient disposés à l'endroit approprié, les uns par rapport aux autres, pour réaliser une coupe et un rainurage efficaces de la matière qui progresse dans la zone de pincement et de coupe. Les ajustement des arbres peuvent s'effectuer en cours de fonctionnement sans avoir à débrayer la transmission des entraînements des arbres 21, 22. On voit, sur la figure 8, que les arbres 21, 22 sont entraînés par une transmission convenable, désignée de façon générale par l'indice de référence 150. La transmission 150 comprend un premier pignon 151 relié à l'arbre supérieur 21 sur l'axe duquel il est monté, et un second pignon 152 relié coaxialement à l'arbre 22. Un moteur convenable entraîne le pignon 152, lequel provoque la rotation de l'arbre inférieur 22. Le pignon 152 engrène avec un pignon 153 monté sur un arbre 153a espacé latéral ment par rapport à l'axe de l'arbre 22. Le pignon 153 engrène avec une roue dentée 154 montée sur un arbre 155. L'arbre 155 est disposé verticalement au-dessus de l'arbre 153a et parallèlement à lui.La roue dentée 154 (voir figure 9) est une roue double comportant deux pignons fixés ensemble par un boulon 149. La roue dentée 154 engrène avec les pignons 151 et 153. Comme on le voit mieux sur la figure 7, les pignons 152, 151 sont axialement décalés l'un par rapport à l'autre. Un ajustement vertical de l'arbre 21 provoque un déplacement vertical du pignon 151 avec cet arbre 21. La figure 8 montre deux positions 151X et 151Y du pignon 151. La transmission est disposée de façon à permettre un déplacement vertical du pignon 151 avec l'arbre 21 sans supprimer l'entraînement des arbres et, ainsi, le réglage vertical est un réglage pouvant s'effectuer en cours de fonctionnement. Pour cela, la roue dentée 154 est montée, par l'intermédiaire de l'arbre 155, dans deux plaques latérales 160, 161. Ces plaques latérales 160, 161, permettent un mouvement de pivotement autour de l'axe de l'arbre 153a. Un ressort convenable 160a fait pivoter les plaques latérales 160, 161 autour de l'axe de l'arbre 153 vers le pignon 151.Ainsi, lorsque le pignon 151 se déplace verticalement, la roue dentée 154 peut se rapprocher ou s'éloigner de l'axe de rotation du pignon 151 du fait que le ressort 160a cède ou pousse la roue dentée 154 en prise avec le pignon 151. Cela s'effectue sans altérer l'engrènement entre les pignons 153 et 152 ou entre la roue dentée 154 et le pignon 153. En outre, l'arbre 153a du pignon 153 est monté dans deux blocs de guidage 170, 171 (figure 9). Les blocs de guidage sont identiques et l'un d'entre eux est mieux représenté sur la figure 10. Les blocs de guidage comportent des surfaces de guidage formées sur un arc concentrique au centre du pignon 152. Les blocs 170, 171 se déplacent dans des guides curvilignes fixes 174, 175, respectivement et sont ainsi guidés dans leur mouvement autour de l'axe du pignon 152. L'arbre 153a et le pignon 153 sont ainsi supportés en vue d'un mouvement autour de l'axe du pignon 152. Donc, lors d'un mouvement vertical du pignon 151, celui-ci tend à faire tourner la roue dentée 154 et il tend éga lement à provoquer le mouvement de cette roue dentée 154 pour la rapprocher ou l'éloigner de l'axe du pignon 151. Puisque la roue dentée 154 est sollicitée en direction de l'axe du pignon 151, les plaques 160, 161 tendent également à se rapprocher et à s'éloigner de l'axe du pignon 151. Lorsque cela se produit, le pignon 153 tend à se déplacer en bloc ou à tourner autour de l'axe du pignon 152. La totalité de ce mouvement est possible du fait que le pignon 153 peut librement se déplacer autour de l'axe du pignon 152. Donc, un mouvement vertical du pignon 151 peut se produire et, de même, sans altérer la prise des pignons, un mouvement vertical de l'arbre 21 peut s'effectuer pendant que la transmission entraîne cet arbre 21.On peut effectuer un ajustement axial du pignon 152 par rapport au pignon 153 et aussi du pignon 151 par rapport à la roue dentée 154, du fait que leur denture est droite, et un glissement limité des dentures peut se produire pour un réglage axial de l'arbre 21 par rapport à l'arbre 22. I1 ressort bien de ce qui précède que le Demandeur propose un appareil de coupe et de rainurage nettement amélioré, impliquant l'utilisation de segments fixés à des arbres cylindriques du mécanisme ; que l'on peut fixer des segments d'épaisseur variable sur les arbres selon la longueur des images impri mées ; et que le mécanisme peut aussi effectuer des réglages convenables en cours de fonctionnement. Le mécanisme comprend en outre un dispositif convenable pour l'enlèvement des chutes 16 des flans de carton. Ce mécanisme est solidaire des segments fixés sur les arbres. Comme noté ci-dessus, le mécanisme d'enlèvement des chutes est solidaire des segments et notamment des segments fixés à l'arbre 21. Comme représenté sur la figure 5, les segments fixés sur l'arbre 22 comportent plusieurs ouvertures 220 qui les traversent radialement. Plusieurs broches 221 traversent chacune une ouverture 220 et elles sont situées de façon appropriée pour venir eu contact des chutes, comme ce sera décrit ci-après. Par leurs extrémités radialement internes, les broches viennent au contact de gorges ménagées dans une barre de came 225 axiale et qui est logée dans une gorge du segment. A une extrémité de la barre 225 est monté un organe suiveur ou galet de carne 230. Le galet 230 est en contact avec une came 231 boulonnée de façon appropriée au bâti latéral de l'appareil. Pendant la rotation des segments avec l'arbre 22, le galet provoque un mouvement axial de la barre 225. Ce mouvement axial de la barre 225 provoque un mouvement radial des broches 221, comme on le voit sur la figure 5. Les broches 221 peuvent comporter des pointes aiguës venant au contact des chutes 16 dans lesquelles ces pointes pénètrent. Les chutes 16 sont découpées et formées par les matrices de coupe et d'incision. Pendant la rotation des segments les chutes sont enlevées des broches 221. En variante, lorsque les matrices de coupe et d 'inci- sion sont formées d'une façon correspondant à ce qu'on appelle une coupe accessoire, comme illustré sur la figure 3, les chutes viennent se loger dans la matrice entre les parties 77, 78 de celle-ci. Donc, puisqu'au cours de l'action de coupe les chutes se situent entre les cordons 77, 78, il n' est pas nécessaire que les broches pénètrent dans ces chutes, mais, au contraire, les broches peuvent avoir des surfaces émoussées et tout simplement déplacer les chutes et les refouler hors des matrices de coupe et d'incision. En outre, comme on le voit mieux sur la figure 7, l'ensemble de l'appareil, y compris les éléments 100, 101 du bâti, peut être déplacé latéralement par rapport à la feuille 10. A cet effet, l'appareil est supporté par une glissière 200 fixée sur un support 201. En particulier, l'élément de bâti 106 est supporté par la glissière 200 sur laquelle il peut glisser. Un volant 202 peut tourner dans le support 201 et ce volant est cependant bloqué pour en éviter un mouvement axial par rapport au support 201. Le volant est monté sur un arbre fileté 203 vissé dans un prolongement 204 de l'élément de bâti 106. Une rotation du volant 202 provoque un mouvement latéral de l'élément de bâti 106 et de l'ensemble de l'appareil sur la glissière de support 200. La transmission du moteur au pignon 152 s'effectue par un accouplement comprenant un pignon 210 pouvant glisser axialement par rapport à un pignon associé (non représenté). I1 ressort bien de ce qui précède que le Demandeur propose un nouvel appareil perfectionné de coupe et de rainurage pouvant servir en association avec une machine d'impression et offrant des avantages importants à l'art du découpage et du rainurag e. Il va de soi que, sans sortir du cadre d l'invention, de nombreuses modifications peuvent être apportées à l'appareil décrit et représenté. REVENDICATIONS 1. Appareil de coupe convenant pour découper une matière qui y est introduite, cet appareil étant caractérisé en ce qu' il comprend deux arbres cylindriques parallèles l'un à l'autre et perpendiculaires au sens de la matière ; plusieurs segments cylindriques curvilignes fixés à chaque arbre et disposés dans le sens axial de l'arbre ; des organes amovibles qui fixent les segments cylindriques sur les arbres et permettent un réglage circonférentiel des segments par rapport à l'arbre ; des cordons de coupe formés sur chaque segment cylindrique et disposés à la circonférence et dans le sens de l'axe de ces segments pour effectuer une coupe continue dans toute la zone de la circonférence des segments et dans le sens d'avance de la matière, les cordons de coupe disposés sur un arbre étant, à la zone de pincement entre les arbres, décalés et radialement espacés des cordons associés de coupe disposés sur l'autre arbre, ces cordons pouvant effectuer une coupe par rupture de la matière introduite dans l'appareil et qui se déplace dans la zone de pincement de celui-ci. 2. Appareil de coupe selon la revendication 1, caractérisé en ce que des intervalles disposés dans le sens axial séparent les divers segments cylindriques curvilignes montés sur chaque arbre, ces segments étant ajustables l'un par rapport à l'autre et comportant chacun une mince plaque, fixée à son segment respectif à l'aide d'organes appropriés de fixation et comportant des cordons de coupe formés sur cette plaque constituant une matrice de coupe. 3. Appareil de coupe selon la revendication 1., caractérisé en ce que la matière soumise au découpage est séparée en une ligne de coupe perpendiculaire au sens de déplacement de cette matière; les plaques comportent des cordons destinés à couper la matière en cette ligne transversale ou perpendiculaire de coupe, ces cordons étant placés de façon générale au centre des segments; et les plaques comportent, au voisinage des cordons de coupe, des organes de repérage pour le repérage des plaques par rapport aux segment. 4. Appareil de coupe selon la revendication 2, caractérisé en ce que chacune des plaques présente la même disposition des cordons de coupe. 5. Appareil de coupe selon la revendication 1, carac péri sué en ce que cet appareil coupe la mati ère en donnant un objet et des chutes, et en ce que l'appareil comprend un dispositif destiné à enlever les chutes de la zone de pincement et à leur faire effectuer un trajet différent de celui du déplacement des objets découpés. 6. Appareil de coupe selon la revendication 2, caractérisé en ce que les intervalles disposés dans le sens axial sur un arbre sont décalés circonférentiellement, à la zone de pincement et de coupe, par rapport aux intervalles disposés sur le sens axial sur l'autre arbre.