On connait bien, dans la technique, des avertisseurs acoustiques électromagnétiques dans lesquels est prévue une carcasse ayant sensiblement la forme d'une cloche sur le rebord périphérique de laquelle est fixée une membrane vibrante portant en son centre un noyau mobile qui coopère avec le noyau fixe d'un électro-aimant monté au fond de la carcasse. Un contact rupteur est associé au noyau mobile afin de commander l'alimentation de l'électro- aimant en la rendant intermittente et en provoquant ainsi le mouvement vibrant du noyau mobile et donc de la membrane. Une difficulté se présente dans la fabrication des trompes avertisseuses: il est nécessaire d'obtenir un entrefer de grandeur précise et prédéterminée entre noyau fixe et noyau mobile. Il est clair que l'on peut proposer deux voies pour régler cet entrefer, généralement parlant: on peut soit régler la position du noyau fixe par rapport à la carcasse soit agir sur la forme même de la carcasse. Différentes solutions ont été proposées pour monter le noyau fixe sur la carcasse de façon repérable. On peut par exemple déterminer préalablement les dimensions des pièces en jeu (noyau mobile, noyau fixe, carcasse) et donner ensuite au noyau fixe l'épaisseur qui convient pour définir l'entrefer. I1 a aussi été proposé d'accoupler le noyau fixe à la carcasse par l'intermédiaire d'un siège dans lequel il puisse être déplacé axialement jusqu'à obtention de l'entrefer voulu. Ces deux solutions posent différents problèmes pour la fabrication et la mise au point du produit: I1 est évident qu'on peut intervenir sur les dimensions de la carcasse dès sa mise en forme, mais le problème à résoudre est de permettre l'obtention d'une forme exacte pour celle-ci, en réduisant au minimum le retour élastique consécutif à la déformation correspondant au réglage définitif. On a proposé, à cette fin, de pratiquer sur la paroi latérale de la carcasse une ou plusieurs ondulations disposées périphériquement. En faisant varier le rayon de courbure des ondulations par écrasement on fait varier exactement -en théorie- la hauteur de la carcasse et donc l'entrefer. On rencontre cependant de graves difficultés à conduire cette déformation de façon rigoureusement éta Tonnée, et le retour élastique est notable, car il s'agit de déformer par flexion la tôle d'acier qui constitue la carcasse. De plus, l'outillage qui permettrait d'exécuter correctement cette déformation des ondulations en agissant transversalement à celles-ci est compliqué. On doit en outre bien voir que pour avoir une large plage de réglage et donc de déformation il faut une ondulation de grand rayon ou plusieurs ondulations de rayon moindre; ceci confère en tout cas une élasticité importante à la partie déformable, ce qui entraine un retour élastique au moment où l'on donne à la carcasse sa forme définitive. La présente invention se propose de surmonter les inconvénients de la technique définie plus haut, en proposant, pour un avertisseur acoustique, une structure dans laquelle la carcasse présente une portion que l'on peut déformer, pour l'essentiel, de façon plastique, et donc avec un retour élastique totalement négligeable lorsqu'il ne s'agit que de respecter les tolérances admises pour l'entrefer entre noyaux fixe et mobile. A cet effet, l'invention exclut la possibilite d'effectuer des réglages en déformant par flexion la paroi latérale de la carcasse, on a trouvé au contraire qu'une solution du problème consistait à réaliser le fond de la carcasse en deux portions annulaires, ce qui permet de modifier la distance séparant les plans contenant ces deux portions. Ce résultat est, selon I'inventlon, obtenu Si l'on réalise un avertisseur acoustique comprenant une carcasse en cloche au centre du fond de laquelle est monté un noyau fixe, et sur le bord périphérique de laquelle est fixée une membrane soutenant en son centre un noyau mobile faisant face au noyau fixe, et caractérisé en ce que l'on forme dans le fond de la cloche une ondulation annulaire dont les parois sont sensiblement dirigées selon l'axe de la carcasse, leur raccordement se faisant sous un faible rayon. L'invention concerne également une méthode pour réaliser un avertisseur acoustique comprenant une carcasse en cloche au centre du fond de laquelle est fixé un noyau fixe et sur le rebord périphérique de laquelle est fixée une membrane qui soutient en son centre un noyau mobile faisant face au noyau fixe, la méthode étant caractérisée en ce que le fond de la cloche forme une ondulation annulaire dont les parois sont sensiblement dirigées selon l'axe de la carcasse, leur raccordement se faisant sous un faible rayon, en ce que l'on dispose, au niveau de l'ondulation, un couple d'éléments annulaires contenant latéralement les parois de l'ondulation, et que l'on meut axialement l'une par rapport à l'autre les deux portions concentriques entre lesquelles se divise le fond de ladite ondulation, afin de modifier la longueur axiale de la cloche. Pour mieux montrer les buts et les caractéristiques de l'invention, on en illustrera ci-après des formes de réalisation, à titre d'exemple, en référence au dessin où: la figure 1 montre partiellement un avertisseur acoustique comportant le perfectionnement objet de l'invention; la figure 2 est un détail de la figure 1; la figure 3 est une variante de l'avertisseur représenté sur la figure 1 à une autre passe de la fabrication. On voit partiellement, sur la figure 1, un avertisseur acoustique et, en particulier, sa carcasse extérieure 10 au fond de laquelle est monté le noyau fixe 12. On réalise le montage du noyau en munissant celui-ci d'un pied 13 qui traverse un trou du fond de la carcasse et sur lequel est bloquée par un chanfrein une rondelle de blocage 14. Le pied 13, en saillie, est fileté pour former le support de l'avertisseur. Sur le rebord périphérique 15 de la carcasse en cloche est fixée en 16 une membrane 17 portant en son centre un noyau mobile 18 faisant face au noyau fixe 12, avec un entrefer approprié La membrane porte également un disque 19, diffusant le son. Une bobine 11 est alimentée par intermittence à l'aide d'un rupteur non représenté dont l'ouverture et la fermeture sont provoquées par la vibration même de la membrane et du noyau mobile. La structure de l'avertisseur représenté est du donc type classique et ne sera pas décrite plus loin par ses caractéristiques fondamentales. L'invention réside principalement dans la structure de la carcasse 10 et en particulier dans la configuration de son fond. Ce fond est essentiellement constitué par deux régions annulaires concentriques 20 et 21, reliées entre elles par une ondulation profonde dont les parois latérales 22 et 23, parallèles et rapprochées, sont raccordes par un pli de faible rayon. En raison de cette structure de la carcasse 10 il est possible de la mettre définitivement en forme de façon particulièrement aisée, et surtout sans retours élastiques. En fait toute la carcasse 10 est obtenue par la déformation d'une tôle mais, au cours de l'emboutissage des parois latérales il ntest pas possible d'obtenir une déformation contrôlée qui amène les parois à adopter la position exacte qui, en particulier, détermine l'entrefer séparant les noyaux en respectant la tolérance exigée, compte étant tenu également de la variabilité dimensionnelle des pièces montées dans la carcasse. Mais, avec le procédé de l'invention il est possible de former la carcasse avec une exactitude dimensionnelle absolue dans le sens axial. En effet, les deux régions 20 et 21 du fond peuvent être déplacées l'une par rapport à l'autre très facilement, et de façon prédéterminée. Ceci peut s'effectuer avec un outil schématisé en 30: il comporte un bord annulaire propre à appuyer sur la région 20 du fond, en se tenant étroitement rapproché de la paroi 22 de l'ondulation. La paroi 23 est maintenue radialement par la rondelle 14 ou par un élément analogue. I1 est alors possible, en agissant sur la région 21, de la déplacer axialement par rapport à la région 20, ce déplacement ayant la valeur désirée. La déformation particulière ainsi provoquée se voit mieux sur la figure 2. On voit comment le déplacement comporte un transport de matière d'une des parois 22 et 23 à l'autre, le pli qui les raccorde subissant un glissement. Du fait de la petitesse du rayon de courbure interne du raccord entre les parois 22 et 23 on a un retour élastique parfaitement négligeable au regard des tolérances admises dans la dimension de la carcasse et donc de l'entrefer séparant les noyaux. La figure 1 montre comment la mise en forme définitive de la carcasse peut se réaliser par une poussée indirecte exercée sur la paroi 21. On y montre, en fait, comment un outil 31 peut agir sur le noyau mobile 18, grâce à l'élasticité de la membrane et comment par l'intermédiaire du noyau mobile s'appuyant sur le noyau fixe il peut déplaper ce dernier et, finalement, la région 21 du fond par rapport à la région 20 retenue par l'outil 30. Ce mode opératoire a été présenté pour faire apparaitre à l'évidence comment on peut mettre la carcasse en forme de façon à respecter exactement la tolérance axiale caractérisant l'entrefer. La mise en forme définitive de la carcasse peut toutefois se faire à un moment quelconque de la fabrication de l'avertisseur. La figure 3 montre, par exemple, comment on peut avantageusement effectuer l'opération avant de monter la membrane et le noyau mobile au moyen d'un poinçon 32 qui pousse le noyau fixe 12 jusqu'à ce qu'un capteur 33 associé au poinçon perçoive une cote "A" sur laquelle il a été réglé en fonction de la dimension correspondante mesurée sur la membrane qui, avec son noyau mobile, devra être montée sur l'avertisseur; compte étant tenu, bien entendu, de l'entrefer qué l'on désire voir subsister entre les deux noyaux. En pratique, il est seulement nécessaire qu'au cours de la mise en forme définitive de la carcasse par réglage de la configuration du fond les parois 22 et 23 soient retenues latéralement. L'ondulation du fond, plus clairement visible sur la figure 3 devra, pour que soient atteints les buts de l'invention, avoir des parois latérales 22 et 23 suffisamment hautes pour rie pas disparaître pour le déplacement relatif maximal prévisible au cours de la déformation, décrite ci-dessus, assurant la mise en forme définitive. I1 peut être bon de ne pas prévoir une hauteur excessive de l'ondulation, ceci pour éviter l'apparition de composantes d'un retour élastique axial dû à l'etire- ment ou à la compression des parois 22 et 23. Le rayon moyen du raccord entre les parois 22 et 23 devra, comme on l'a souligné, être très faible afin qu'il n'apparaisse pas de déformabilité élastique appréciable au niveau du pli: il sera par exemple bon de prendre un rayon moyen de courbure représenté par R sur la figure 2 et du même ordre de grandeur que l'épaisseur de la tôle de la carcasse (de une à trois fois cette épaisseur s, par exemple). Aux fins de l'invention, comme on l'a dit, la configuration spécifique des organes fonctionnels internes de l'avertisseur n'a aucune importance, et ils peuvent revêtir telle ou telle forme connue et proposée par la technique. La forme même de la carcasse 10, faite en général de tôle de métal ferreux, peut présenter différentes variantes sans que l'on sorte pour autant du domaine de la présente invention. Enfin l'on n'a indiqué que sommairement les systèmes servant à mesurer et à déterminer la position que doit prendre la région centrale du fond qui soutient le noyau fixe, en s'intéressant particulièrement à la prédétermination de l'entrefer séparant les noyaux1 c'est-à-dire à la distance axiale séparant la surface qui porte le noyau fixe et celle qui soutient la membrane portant le noyau mobile. On pourrait, en fait, adopter différents systèmes de mesure, parmi lesquels ceux qui sont utilisés pour disposer correctement le noyau fixe dans ceux des avertisseurs connus qui prévoient de positionner ce noyau dans un siège ménagé dans le fond et dans lequel il glisse avec serrage. I1 est clair, enfin, qu'au cours de la fabrication de la carcasse selon l'invention la première mise en forme de celle-ci prévoira de préférence une dimension axiale légèrement réduite qu'il faudra augmenter en poussant vers l'extérieur le centre du fond. REVENDICATIONS 1. Avertisseur acoustique comprenant une enveloppe formant carcasse en cloche, faite de tôle métallique, au centre du fond de laquelle est monté un noyau fixe et sur le bord périphérique de laquelle est fixée une membrane qui soutient en son centre un noyau mobile faisant face au noyau fixe, caractérisé en ce qu'est formée dans le fond de la cloche une ondulation annulaire dont les parois sont sensiblement dirigées selon l'axe de la carcasse, leur raccordement se faisant sous un faible rayon. 2. Avertisseur selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite configuration définit dans le fond de la cloche deux régions annulaires concentriques, sur la plus intérieure desquelles est monté le noyau fixe. 3. Avertisseur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le rayon moyen du raccord entre les parois de l'ondulation est du même ordre de grandeur que l'épaisseur de la tôle formant la carcasse. 4. Avertisseur selon la revendication 3, caractérisé en ce que ledit rayon est compris entre une et quatre fois l'épaisseur de la tôle. 5. Avertisseur selon la revendication 2, caractérisé en ce que les organes de fixation du noyau au fond comprennent un élément cylindrique dont la surface externe est disposée près de la paroi la plus intérieure de l'ondulation. 6. Méthode pour réaliser un avertisseur acoustique qui comprend une enveloppe formant carcasse en cloche au centre du fond de laquelle est monté un noyau fixe et sur le bord périphérique de laquelle est fixée une membrane qui soutient en son centre un noyau mobile faisant face au noyau fixe, caractérisée en ce que l'on forme dans le fond de la cloche une ondulation annulaire dont les parois sont sensiblement dirigées selon l'axe de la carcasse, leur raccordement se faisant selon un faible rayon, en ce que l'on dispose, au niveau de l'ondulation, un couple d'éléments annulaires contenant latéralement les parois de l'ondulation, et en ce que l'on déplace axialement l'une par rapport à l'autre les deux régions concentriques entre lesquelles est divisé le fond de ladite ondulation, de façon à faire varier la longueur axiale de la cloche. 7. Méthode selon la revendication 6, caractérisée en ce que le déplacement axial entre les deux régions du fond est effectué par action en sens opposé sur chacune de ces deux régions au moyen d'éléments de poussée contenant latéralement les parois de l'ondulation. 8. Méthode selon la revendication 7, caractérisée en ce que l'organe servant à pousser sur la région la plus intérieure est constitué par le noyau fixe luimême, lié au fond de la cloche par des organes comprenant un élément cylindrique dont la surface externe est disposée près de la paroi la plus intérieure de l'ondulation.