eemoire a bulles a accès par conducteurs La presente invention concerne des mémoires à bul- les, à acces par conducteurs, et plus spécifiquement, el- le concerne de telles mémoires aans lesquelles le mouve- ment des bulles est sensible à des champs magnétiques en- gendrés par des impulsions de courant, appliquées à une matiere conductrice d'eélectricité, en forme de motif, voi- sine de la coucne de matière dans laquelle les bulles se deplacent. Les memoires a bulles magnétiques sont bien connues. Une technique bien connue pour déplacer les bulles magné- tiques dans de telles mémoires est celle dite "d'accès par conducteurs" et elle est decrite par exemple dans le brevet des Etats-Unis d'Amerique No. 3.460.116 accorde le 5 août 1969. Une memoire du type à accès par conducteurs connue comprend une couche de matière dans laquelle des bulles magnétiques peuvent être déplacées, habituellement une matière de grenat a croissance épitaxiale sur un substrat de grenat non magnétique. Plusieurs motifs de conducteurs électriques discrets sont formés dans un agencement en couches stratifié, adjacent à la couche épitaxiale, avec ces couches isolantes appropriées entre les strates. Ty- piquement, trois conducteurs électriques ondulants sont agences suivant des positions décalées l'une par rapport à l'autre le long d'une voie de propagation de bulles, et les conducteurs sont successivement soumis à des impul- sions, suivant un mode à trois phases, pour obtenir un mouvement des bulles dans des directions choisies, déter- minées par l'agencement décale des conducteurs. R.F. Fisner décrit dans le brevet des Etats-Unies d'Amérique No. 3.564. 518 publié le 17 octobre 1972, une mémoire à bulles à accès par conducteurs, à deux phases, employant deux niveaux de matière conductrice de l'élec- tricité, et présentant des motifs, ainsi que des éléments de permalloy décalés pour commander la direction du mouve- ment des bulles. Les eléments de permalloy sont disposés de façon à assumer des positions de faible énergie ou des positions de repos pour des bulles qui sont dans des posi- tions décalées par rapport à celles dans lesquelles les bulles sont déplacées par une impulsion appliquée à l'un des niveaux de conduction. Ainsi, le perrmalloy joue le rô- le de conducteur de "troisième phase" actif dans le cas o il serait présent. Le brevet des Ltats-Unies d'Amérique No. 3.693.177 délivré le 19 septembre 1972 et le brevet des Etats-Unies d'Amérique No. 3.678.479 délivré le 18 juillet 1972 décri- vent des mémoires à bulles comprenant un niveau unique de matière conductrice d'électricité. Des impulsions bipolai- res sont appliquées à la matière conductrice d'électricité qui répond pour donner en fait deux phases de l'operation à trois pnases nécessaire pour le mouvement unidirectionnel des bulles. La couche à bulles elle- même est formée en une bande discrète présentant un motif adapté à donner-des po- sitions de repos décalées pour les bulles et à-ainsi opérer comme " troisième phase" de propagation. Les problèmes associés à de tels agencements à accès par conducteurs de l'art antérieur résident cependant dans le fait que les dispositifs en question exigent des motifs compliqués des conducteurs, qui sont généralement diffici- les à réaliser avec les petites dimensions nécessaires pour obtenir des dispositifs qui fonctionnent rapidement. Egale- ment, les conducteurs allongés et étroits typiquement uti- lisés dans de tels dispositifs exigent la mise en oeuvre de puissances relativement élevées. Pour les agencements à niveaux multiples et à conducteurs constitués par des films en pellicules des problèmes importants se posent au sujet de l'apparition de court-circuits entre les couches adja - centes. Dans les agencements à couche conductrice unique, faisant egalement intervenir des conducteurs étroits et al- longés exigeant donc la mise en oeuvre d'une puissance d'at- taque élevée, la couche de propagation des bulles elle-même présente un motif, donnant lieu ainsi à une phase opératoire supplémentaire et exigeant géneralement des dispositifs plus grands et donc operant plus lentement. En depit 4es problèmes mentionnes ci-dessus, on admet gs:néraler:enrt que la mémoire du type à accès par conducteurs présente plusieurs avantages théoriques par rapport aux dis- positifs de mémeoire à bulles d'autres genres, et il existe une nécessite de résouare ces divers problèmes. Ln general, une solution aux problèmes prementionnés ci-dessus est basée sur le fait que l'on a reconnu qu'un arrangement de positions décalées de basse énergie ou de re- pos,pour des bulles peut être défini, par exemple, par des éléments de permalloy incorporés, par des régions à implan- tation d'ions ou par des particularités de surface telles que des mesas ou des évidements dans la couche à bulles à utiliser en association avec une pellicule électroconductri- ce unique portant un motif à ouvertures discrètes définis- sant des trajectoires pour le mouvement des bulles. L'emploi d'une pellicule conductrice continue, avec des ouvertures placées pour ne déformer que localement l'écoulement de cou- rant à large trajet, fournit des moyens à relativement faib- le résistance et demandant relativement peu de puissance pour entraîner les bulles. Egalement, le motif de la pelli- cule unique est relativement simple à créer avec une grande précision et une grande résolution. Des impulsions de cou- rant bipolaires à travers la pellicule donnent l'équivalent de deux des trois phases des systèmes de propagation de l'art antérieur, tandis que les positions de repos incorpo- rées donnent l'équivalent de la troisième phase. Sur les dessins joints au présent mémoire: - La figure 1 est une représentation schématique d'une mémoire à bulles magnétiques, comprenant un agence- ment de commande à conducteurs pour déplacer les bulles magnétiques; - les figures 2,3 et 4 sont des vues agrandies d'une partie de la mémoire de la figure 1, montrant l'arrange- ment de propagation et le mouvement des bulles dans celle- ci; - la figure 5 est un diagramme des impulsions du fonctionnement de l'arrangement-de propagation des figures 1 à 4; - la figure 7 est une représentation schématique d'allure géométrique à boucle pour former des boucles-de circulation avec les agencements des figures 1 à 4; - les figures 6,8 et 11 à 14 sont des représenta- tions schématiques de divers arrangements de propagation suivant l'invention; - la figure 9 est une vue en.perspective d'une par- tie d'un arrangement encore différent; et - la figure 10 est une vue en coupe transversale de l'arrangement montré à la figure 9. La figure 1 montre une mémoire à bulles magnétiques , comprenant une couche 11 dans laquelle des bulles magné- tiques peuvent être déplacées. Une couche 12 conductrice d'électricité, adjacente à la couche 11, est montrée comme comprenant une multiplicité d'ouvertures carrées 14 dans une partie centrale de grandes dimensions de la couche, oc- cupant ordinairement la masse de la couche. Une source d'im- pulsions de propagation 16 est reliée à l'un des côtés de la couche 12 dont l'autre côté est relié à un potentiel de référence montré comme potentiel de terre sur la figure. Une impulsion de courant (ou de tension) bipolaire provenant de la source 16 engendre le passage d'un courant à travers la couche 12 et le long de colonnes définies par les ouvertures, comme discuté plus complètement ci-après. En réponsela pro- pagation des bulles a lieu, de gauche à droite suivant les s lignes d'ouvertures qui sont couplées à la source d'im- pulsions d'entrée 20, à gauche, et au circuit d'utilisation 21 à droite, comme on le voit sur la figure. Un circuit de commande pour activer et synchroniser le fonctionnement des diverses sources et circuits Est représenté par le bloc 23 à la figure 1. Les diverses sources et circuits peuvent être constitués d'éléments connus quelconques, capables de fonc- tionner suivant l'invention. Les ouvertures de la figure 1 coopèrent, dans cette forme de réalisation, avec des régions rectangulaires 15 à implantation d'ions (par exemple des ions de néon) pour pro- duire des déplacements de bulles. Les régions 15 à implan- tation d'ions sont formées dans la couche 11 et on les voit dans la vue à plus grande échelle de la région 25 de la fi- gure 1, representeedans la figure 2. Si l'on adopte la con- vention suion laquelle une periode du motif des conducteurs est P, alors, à titre d'exemple, chlaque implantation a' ions a une largeur Ge P/4 le long de la ligne, comme indique à la figure 2. Une bulle magnetique déplacee par un tel agence- ment de propagation a un diamètre nominal d'environ P/S. Le uiam&tre est aetermine, comme on le sait, par un charmp de polarisation fourni par une source du champ de polarisation, represent6 par le bloc 30 à la figure 1. Ainsi qu'on le sait maintenant de façon générale, les régions a implantation ad'ions sont des regions que les bul- les préfèrent occuper. C'est-à-dire qu'il y a des positions de " repos" (faible énergie) vers lesquelles les bulles ten- dent naturellement à se déplacer en l'absence de forces (champs magnetiques) sollicitant les bulles pour qu'elles aillent ailleurs. Ainsi, en les disposant avec décalage par rapport aux positions vers lesquelles les Dulles sont depla- cees par des impulsions de courant, il se présente un mouve- ment supplementaire aes uulles lorsque les impulsions ces- sent. Le mouvement des bulles dans la couche 11 est repré- sente dans la suite des figures 2,3 et 4. La figure 5 repré- sente la séquence des impulsions de propagation appliquées 2467464: par la source 16 de la figure i à la couche conductrice 12 pour produire ce mouvement en coopération avec les ré- gions à implantation d'ions dans la couche 11. Il est ici convenu qu'une bulle est représentée comme un cercle ayant une polarité telle qu'elle est attirée par un champ magné- tique ayant une direction perpendiculaire à la surface de la couche 11, et vers le haut à partir de celle-ci (vers ltobservateur du dispositif tel que montré à la figure 1). Dans un fonctionnement donné à titre d'exemple, à l'instant TA de la figure 5, une impulsien 31 d'une pre- mière polarité est appliquée à la couche 12 par la source 16. En rÉponse, du courant passe de bas en haut, comme in- diqué par la flèche i à la figure 1. Le courant passe le long des colonnes définies par les ouvertures, ces colon- nes agissant ainsi comme conducteurs allongés. Ln utilisant la règle habituelle de la "main droite" pour cetcrIminer la direction du champ magnétique produit par un tel écoule- ment ue courant, on voit qu'un champ positif (c'est-à-dire un champ dont la direction va vers l'observateur) est en- gendre pour l'impulsion positive 31 montrée à la figure 5, aux bords de droite des ouvertures, comme on le voit à la figure 2. Une bulle magnétique, si elle est présente, se place par conséquent d'elle-même au bord de droite, comme montré par les cercles en trait plein de la figure (en ob- servant que l'emplacement exact des bulles n'est pas connu de façon précise). A-un instant ultérieur, montré par TB à la figure 5, l'impulsion 31 cesse. Il se présente maintenant un état sta- tique.La bulle se place d'elle-même symétriquement par rap- port à la région à implantation d'ions la plus proche. Ces positions statiques des bulles sont montrées par les cercles en trait plein de la figure 3. Ensuite, la source 16 applique à la couche 12 une impulsion 34 d'une seconde polarité. L'é- coulement de courant qui en résulte dans le sens opposé en- gendre un champ magnétique ayant une direction positive aux bords de gauche des ouvertures 14, et toutes les bulles pré- sentes se déplacent, en réponse au champ engendré, de gauche 2467464- à droite, vers le bord de gauche des ouvertures de la cou- che 12, co;mrie montre par le cercle en pointillés de la fi- gure 2. A la fin de l'impulsion 34, un second etat stati- que permet le Leplacement des bulles vers des positions oc- cupées par le cercle en pointilles de la figure 3. Une impulsion suivante 31 a pour effet de déplacer les bulles vers des positions representées par le cercle en trait plein de la figure 4. A la fin de cette impulsion suivante, la bulle se deplace vers les positions montrées par le cercle en traits interrompus à la figure 4. Un cycle donne à titre d'exemple du fonctionnement est à présent complet. Une repetition ue la séquence d'impulsions conduit a un déplacement des motifs des bulles le long des trajets des tulles vers un détecteur convenable, comme celui montre à ia figure 1l et uont la discussion se fera ci-après. La disposition relative entre les regions à implanta- tion d'ions et les ouvertures dans la couche conductrice déterminent le sens du déplacement des bulles dans l'agence- de la figure 1. Ainsi, la disposition d'une ligne de ré- gions à implantation d'ions, telles que 40 et 41 à la fi- gure 6 en dessous de la couche 12, et exposées à travers l'ouverture 42, respectivement, conduit au déplacement des bulles vers la gauche, comme on le voit sur la figure, plu- tôt que vers la droite, comme discuté à propos des figures 2, 3 et 4. Ce sens oppose du déplacement des bulles est ré- alisé en réponse à la même sequence d'impulsions qui a éte décrite précédemment, l'emplacement des régions à implanta- tion d'ions déterminant le sens du décalage et, par suite, le sens du déplacement. Il en résulte qu'on peut former une puce ou pastille porteuse à différents trajets de bulles, de manière a déplacer des bulles dans des sens différents, simultanémnent. Ainsi peut être obtenue l'opération fonda- mentale de l'organisation bien connue "major-minor" décrite dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique No.3.618.054. Une forme géométrique en boucle pour relier des tra5 jectoires adjacentes en une boucle de circulation continue des bulles dans le sens contraire à celui des aiguilles d'une montre est montrée à la figure 7. On observera que la position des régions à implantation d'ions (dont quel- ques-unes seulement sont montrées en grisé)par rapport au bord des ouvertures dans la couche conductrice 12, détermine le sens du déplacement des bulles, comme dit précédemment. Ainsi,dans la rangée supérieure 50 des ou- vertures de la figure 7 les régions à implantation d'ions sont situées à gauche des bords associés, et le déplace- ment des bulles a lieu vers la gauche, comme indiqué par la flèche 51. Dans la seconde rangée, les ouvertures 52 sont agencées de manière que les régions à implantation d'ions soient situées à droite des bords associés. Ainsi, un déplacement des bulles dans le sens contraire à celui des aiguilles d'une montre autour de la boucle des ouver- tures se produit avec le train d'impulsions de la figure 5. Les trajectoires courbes sont formées avec les ouver- tures 55, 56 et 57 à l' extrémité de droite de la boucle, comme on levoit, et avec des ouvertures 58, 59 et 60 à l'autre. Les régions à implantation d'ions sont montrées du "côté aval" du bord des ouvertures associées dans cha- que -cas. Dans les formes de réalisation des figures 1 à 7, on em- ploie des régions à implantation d'ions et des lignes et colonnes d'ouvertures alignées. La figure 8 montre un agencement dans lequel plusieurs ouvertures sont situées suivant des positions décalées plutôt qu'en lignes et co- lonnes, comme montré à la figure 2. Ici, à nouveau, les régions à implantation d'ions sont montrées du coté aval des bords des ouvertures associées. Un tel agencement d'ou- vertures permet le fonctionnement tel que décrit plus haut. Les ouvertures ont pour effet d'obliger le courant de passer par des régions localisées qui ont pour effet 4qn seulement de déplacer les bulles, mais aussi d'éviter l'allongement des bulles dans des domaines en bandes qui sont des causes de défaillance des dispositifs à bulles. Les ouvertures ont ainsi pour effet de découpler des tra- jets adjacents des bulles les uns par rapport aux autres, ce qui est souhaitable. Comme exposé précédemment, les régions à implantation d'ions donnent des "positions de repos" préférées vers lesquelles les-bulles sont attirées pendant des périodes "statiques". En variante, des solutions connues pour dé- finir les positions de repos pour les bulles mettent en oeuvre des éléments de permalloy magnétiquement doux, des mesas ou des évidements dans les couches à bulles, des points m.gnétiques durs, et autres moyens simulaires. Com- me la position et la vue de dessus des régions de repos sont semblebles, quel que soit le mode de mise in oeuvre, les régions montrées sur les figures comme régions à im- plantation d'ions peuvent être considérées comme repré- sentant n'importe quelle région.de ce genre. Ce qui est né- cessaire, en général, c'est que. les positions de repos soient situées de facon à donner un décalage d'une bulle par rapport à la position vers laquelle elle est déplacée, en réponse à une impulsion de propagation. En outre, il n'est pas nécessaire que les régions soient carrées ou mê- me discrates le long du trajet des bulles. Un exemple de l'emploi d'éléments de permalloy magnétiquement doux sera décrit dans la suite. Le train d'impulsions employé pour provoquer le dé- placement des bulles est de forme bipolaire. Ainsi, la cou- che conductrice à ouvertures fournit, en réponse, deux pha- ses de dépIaearenl;s u-iidirectiorLnels des bulles. La position de repos décalée, dans chaque exemple, complète la troisième phase. La figure 5 montre le train d'impulsions comme comprenant des impulsions séparées par des niveaux de courant zéro pour une certaine durée fixe, en vue de souligner l'effet actif du décalage. En fait, la durée des niveaux zéro peut être longue ou courte suivant la distance que doit parcou- rir une bulle pour atteindre une position de repos, et sui- vant la mobilité de la matière de la bulle en fonction de considérations bien comprises. On observe également que l'écoulement de courant, dans les formes de réalisation décrites précédemment, est en direction transversale à la direction du mouvement des bulles, l'écoulement de courant se faisant généralement à travers la pellicule 12. De préférence, des plages de con- tact de grande étendue et de faible impédance, 70 et 71 à la figure 1, sont commandées par les impulsions d'attaque évitant ainsi davantage la nécessité de mettre en oeuvre des puissances élevées dans les mémoires à bulles à accès par conducteurs de l'art antérieur. La source 16 est re- présentée comme étant à cet effet reliée à la plage 70 de la figure 1. La plage 71 est montrée comme étant reliée à la terre sur cette figure. En variante, un agencement à contacts multiples ou distribués est possible. Dans l'un et l'autre cas, l'écoulement de courant diverge et con- verge aux ouvertures, comme montré par les flèches 90 à la figure 4. Ces variations de courant localisées ont pour effet d'obliger les bulles à rester dans leurs trajectoi- res désignées, en sorte que de grandes variations dans les conditions de fonctionnement peuvent être tolérées sans défaillance des dispositifs. Dans une forme de réalisation spécifique, une cou- che à bulles épitaxiale d'un grenat de calcium-germanium, d'une épaisseur de 1,7 micromètres, avait un diamètre de bulle nominal de 1,7 micromètre. Une pellicule électrique- ment conductrice, de cuivre-aluminium, d'une épaisseur de 3000 Angstrôms, était formée sur la surface de la pellicu- le. Des ouvertures de 4 à 4 micromètres, espacées de 4 micromètres, étaient alignées avec les régions à implanta- tion d'ions, de 2 à 4 micromètres, de la manière montrée aux figures 1 à 4. L'implantation d'ions a été opérée en exposant la surface de la couche de bulles, à travers un masque à motifs, au néon, à 100 K.E.V., pour obtenir une implantation de 1/4 à 1014 ions par centimètre carré jus- qu'à une profondeur d'environ 0,2 micromètre. Des impul- sions de commande ou d'attaque d'une demi-microseconde, avec des intervalles d'espacement nuls, étaient appliqués, comme montré à la figure 5. Le fonctionnement a eu lieu dans un champ de polarisation de 250 oersteds. Le courant 2467464' il de commande était inférieur à 10 milliampères par cellule. Le fonctionnement a été obtenu sur une région de champ d'entramnement de 8 à plus de 25 milliampères et une plage de champs de polarisation de 240 à 260 oersteds. Une puissance d'entralnement de 3,8 microwatts par cellu- le a été obtenue. On notera que la mémoire de la figure 1 peut être miseen oeuvre par segments. C'est-à-dire qu'on peut faire fonctionner seulement une partie de la mémoire à un in- stant donné; Pour mettre en oeuvre un agencement de ce genre, des ouvertures 14 sont interconnectées par des fen- tes, comme indiqué en 80 à la figure 3. Ces fentes sont placées transversalement aux ouvertures qui définissent des trajets de propagation de bulles, et ont pour effet de diviser la mémoire en deux secteurs ( ou davantagel. Des * sources de courant différentes sont utilisées pour comman- der chaque secteur. Les ouvertures dans la pellicule électriquement conductrice provoquent des perturbations localisées dans un écoulement de courant sensiblement uniforme dans l'en- semble. Pour réduire tout défaut d'uniformité d'ensemble qui pourrait se produire dans les mémoires de grande éten- due, il peut être avantageux d'employer un plan de terre électriquement conducteur comme voie pour les courants de retour. En variante, un plan d'image électriquement conduc- teur pourrait être employé pour limiter les gradients de champ dus à un écoulement de courant d'ensemble. Dans ce dernier cas, le plan serait espacé de façon à ne pas affec- ter les champs dus aux perturbations localiséesattribuées aux ouvertures dans la pellicule électriquement conductri- ce. Les structures du type décrit ici sont compatibles avec la disposition d'un champ magnétique dans le plan, pour stabiliser la dynamique de parois des bulles. Ces champs sont de l'ordre de 200 oersteds et permettent même des fréquences plus élevées que celles qui ont été décrites précédemment. 2467464' Un exemple de l'emploi d'éléments de permalloy (cest-à-dire magnétiquement doux) à la place des régions à implantation d'ions, est montré par les figures 9 et 10. Dans cette forme de réalisation, on a prévu un certain nombre d'ouvertures 14 disposées par exemple dans un réseau d'ouvertures tel que montré à la figure 1, chaque ouvertu- re ayant généralement la forme d'un C, c'est-à-dire une forme généralement carrée, mais avec une patte 122 s'éten- dant vers l'intérieur de l'ouverture, à partir de l'un de ses côtés. Un élément de permalloy 123 est formé en alignement avec chaque ouverture en sorte que ses extrémités se pla- cent au-dessus de la pellicule conductrice 12 et que son ce ntre soit à proximité de la couche Il et, comme repré- senté, en contact avec elle. Chaque élément de permalloy peut ainsi être vu comme étant hors d'un plan. C'est-à-di- re que chaque élément ne se trouve pas dans un plan unique parallèle à la couche de bulles. Typiquement, les ouvertu- res ont leur côté mesurant X et sont espacées d'une dis- tance de 2X. Chaque patte elle-même est carrée, et son cô- té mesure de X/2. Chaque élément de permalloy a une lon- gueur de 3X/2 et une largeur de X/2. Le champ de polarisation (figure 1) a pour effet de déterminer un diamètre moyen pour les bulles (135) dans la couche 11, comme montré à la figure 10. Le champ coopère encore avec les parties hors de plan des éléments de permal-. lOY 13 pour obtenir des positions de repos de faible éner- gie pour les bulles le long des trajectoires de la propaga- tion. Le champ de polarisation est appliqué dans une direc- tion normale au plan de déplacement des bulles et anti-pa- rallèle à l'aimantation d'une bulle. Si l'on adopte la con- vention selon laquelle l'aimantation d'une bulle est dirigée vers le haut, comme représenté par la flèche 136 à la figu- re 10, le champ de polarisation est dirigé vers le bas, com- me indiqué par la flèche 137 à la figure 10. Un élément de permalloy a pour effet de produire une position de champ de z'elativement faible polarisation, en un point o i'element est le plus éloigne de la surface de la couche de bulles sous-jacente. Des pôles magnetiques sont formes dans l'element, et attirent les bulles vers les extremiteS ue l'element les plus éloignées de la couche 11, et repoussent les bulles à partir de la position intermedi- aire de 1'element (c'est-àdire la partie de l'élement qui est en contact avec la couche 11). A la figure 10, la bulle est mentree comme se trouvant en une position de faible énergie rusultante. Une inmpulsion de courant négative 34 de la figure 5, appliquec i la Fellicule 12, conduit un champ magnetique ayant pour effet oe Qeplacer une bulle au-dela de la posi- tion interrmeaiaire de l'elément de permalloy, vers le bord de droite de l'ouverture associée, position démarquée par la ligne verticale brisee 140 de la figure 10. A l'instant TA à la figure 5, lorsque l'impulsion 34 cesse, la bulle se céplace en dessous de l'extrémité se droite de l'elé- ment de perrailoy associe, vers la position de basse ener- gie à cet endroit. Une telle position est indiquée par 141 à la figure 10. A un r.orent ultérieur, une impulsion de courant po- sitive 31 est appliquée. Ln réponse, une bulle se déplace vers la droite sous la patte de l'ouverture immédiatement suivante, le long de la trajectoire de déplacement. Lne tel- le position est ir.diquee par 144 à la figure 10. A un in- stant TB, lorsque l'impulsion 31 cesse, la bulle se déplace vers la position d'énergie faible la plus proche vers la droite, position indiquée par 145 à la figure 10. Un cycle de fonctionnement complet est à présent réalisé. Des cycles ultérieurs ont pour effet de déplacer les bulles simultané- ment dans des canaux parallèles, de gauche à droite, comme on le voit à la figure 1. L'arrangement décrit ici est intéressant aussi pour donner un "expanseur" de bulles pour faciliter la détection des bulles à la sortie du dispositif. Ainsi, comme montré à la figure 11, un tel expanseur qui est une partie 220 d'un dispositif de mémoire tel que celui montré à la figure 1, a pour effet, en réponse à des signaux de propagation de bulles, d'agrandir les bulles la- téralement par rapport à la trajectoire 226 de mouvement. des bulles. Des élargissements successifs d'une bulle com- mencent lorsque la bulle pénètre dans la partie 220 et se poursuivent avec accroissement lorsqu'une bulle avance éta- ge après étage jusqu'à ce qu'une dilatation maximale se pro- auise dans l'étage detecteur. Un détecteur de magnéto-résis- tance est disposé au dernier étage et a pour effet de repon- dre à une impulsion d'interrogation qui lui est appliquée par un circuit de commande 23 (figure 1), en syncXronisme avec les impulsions de commande de propagation, pour appli- quer au circuit d'utilisation 21 des signaux indiquant la présence d'une bulle agrandie dans l'étage détecteur. îs Comme montré, la partie "expandeur" comprend un motif d'ouvertures 222, 223, 224, 225. Les ouvertures sont arrangées en ordre successif suivant la trajectoire 226 de propagation des bulles. Un observera que les ouvertures ont des dimensions toujours croissantes en longueur, comme on le voit de gauche à droite le long de la trajectoire 226, les grandes dimen- sions étant arrangées latéralement par rapport à la trajec- toire. Chacune des successions d'ouvertures comprend un pre- mier et un second bord, A et B, le long de la trajectoire 226. Ainsi, l'ouverture 222 comprend les bords 22A et 22B, et l'ouverture 223 comprend les bords 23A et 23B, etc. Des régions à implantation d'ions sont formées dans la couche 11 en alignement avec les bords A et B des ouvertures et sont montrées en grisé à la figure 11 (une partie des grisés étant omise). Les régions implantées ont des dimensions latérales, par rapport à la trajectoire 226 (à savoir la grande dimen- sion) de même étendue que la dimension latérale de l'ouver- ture et commençant avec le bord associé. L'arrangement re- présentatif comprend ainsi deux régions à implantation d'ions pour chaque ouverture. On considéreraune bulle placée initialement dans la ré- gion à implantation d'ions au bord 22A, à l'instant T à la figure S. Une impulsion de courant 31 appliquée à la couche 12 déplace la bulle vers le bord 22B. A la fin de l'impul- sion 31, la bulle se deplace dans la région à implantation d'ions au bord 22B, à l'instant TB. Une impulsion d'allure négative 34 est appliquée ensuite à la couche 12. La bulle, en réponse, se déplace vers le bord de gauche 23A de l'ou- verture 223. A la fin de l'impulsion 34, la bulle se dépla- ce dans la region à implantation d'ions au bord 23A. Un cy- clede fonctionnement est à present complet, la bulle pas- sant à travers l'expanseur etant devenue de plus grandes dimensions. L'agrandissement ces bulles est dû à la dimension latérale de plus en plus longue des ouvertures de la figure 11. Dans chaque cas, lorsqu'une impulsion de courant est appliquee à la couche 12, une bulle est soumise à un champ d'attraction sur une dimension laterale de longueur crois- - sante, dans son mouvement de la position B à la position A. En réponse, la bulle non seulement se déplace vers la droite, comme on le voit, mais s'agrandit latéralement pour devenir de même étendue que la dimension latérale du champ de pro- pagation engendré par l'impulsion. En prévoyant une dimen- sion en longueur de plus en plus grande, on obtient un élar- gissement latéral successif des bulles. Quatre étages seule- ment sont montrés à des fins d'illustration. Il sera clair qu'en pratique, on peut utiliser un nombre d'étages plus grand. Ln outre, on voit des régions de même largeur le long du trajet 26, dans la forme de réalisation représentée. Mais ceci In'est pas nécessairement le cas. La bulle agrandie est détectée, par exemple, lorsqu' elle avance vers la position de la region à implantation d'ions 25A. Pour la detection, une mince couche de permalloy 250 est deposee au-uessus de la région 25A et est connectée entre le circuit d'utilisation 21 et la terre. La couche 250 forme un detecteur magnéto-resistif et répond à un si- gnal d'interrogation provenant du circuit de commande 23 (figure 1) pour appliquer au circuit 21 une indication de la presence ou de l'absence d'une bulle dans la couche 11, au niveau de la région 25A, pendant le temps TA de chaque cycle de fonctionnement. A titre d'exemple, la couche 250 a une épaisseur de 400 Angstrbms et s'étend au-delà de la région 25A pour se situer au-dessus de la couche 12. On obtient des signaux de 0.5 millivolt. Dans les formes de réalisation ci-dessus, l'écoule- ment de courant i (figure 1) est transversal aux directions de propagation des bulles. Dans la forme de réalisation ci- dessous, l'écoulement de courant se fait dans une direction parallèle à la trajectoire de propagation des bulles. La figure 12 est semblable à la figure 2, mais montre un arrangement différent des ouvertures et des régions à implantation d'ions, associes. Dans cette forme de réalisa- tion, les ouvertures 313 sont organisées en lignes R1,R2, R3. orientées de gauche à droite, comme on le voit sur la figure. Cnaque ligne est décalée d'une distance de par exemple une demi-ouverture de la ligne adjacente, et les ou- vertures sont arrangées en colonnes C1,C2,C3... La pro- pagation des bulles se produit le long de ces colonnes, de bas en haut, comme on le voit à la figure. Les figures 12 et 13 montrent que les régions à im- plantation d'ions associées à la colonne d'ouvertures, s'a- lignent entre elles le long des trajectoires des bulles. Ainsi, comme irontré aux figures 12 et 13, une colonne de ré- gions à implantation d'ions 325 définit une trajectoire Pl, et une colonne adjacente définit la trajectoire P2. La propagation se produit en réponse aux impulsions, telles que celles représentées à la figure 5. On supposera qu'une impulsion positive 31 de la figure 5 conduit à un courant s'écoulant dans la couche 12, dans le sens indiqué par les flèches incurvées 350 et 351 de la figure 13. On considérera d'abord, par exemple, une bulle au repos dans la position 370 de la figure 14. Une impulsion positive a pour effet, suivant la règle de la main droite, d'engendrer un champ magnétique ayant pour effet de déplacer la bulle vers la position 371 (la position exacte des bulles n'étant pas connue uCe façon precise). A l'instant T. ue la figure , l'imipulsion positive cesse et la buile se ueplace vers la position ue repos la plus proche en 372. Une impulsion suivarte (nelative) a pour effet de déplacer la bulle vers la positioi. 373. A l'instant TA, l'impulsion negative cesse et la bulle est uécalee vers la prochaine position ce repos 375. Un cycle ce fonctionnement est à present acheve. I1 est clair;ue Ues trajets ri.uti les sont Gefinis aans la pellicule i12 rar les ouvertures 313 et les positions de re- Fos 325 pour un fonctionnement simultand, comme uecrit. Les positions de re-os, cornme inuiqué precederemnient, peuvent être definies par l'utilisation de dispositions autres que l'implantation cia'ions. En outre, les formes geo- nhétriques des ouvertures et ues positions de reFos ne sont pas necessaire:eit rectansulaires, cormme r.ontre. Les regions 325 aux fiurus 13 et 14 p.euvent etre considarees corno.e re- preselitant ur.e 1osition çe repos quelconque, quel que soit le moue ue rise en oeuvre. RLVLNDICATIONS 1.- Memoire à bulles magnétiques, à accès par.con- ducteurs, comprenant une couche (11) d'une matière dans la- quelle des bulles magnétiques peuvent être déplacées, une pellicule (12) de matière conductrice d'électricité, située s a u-dessus de cette couche, caractérisée en ce que la pelli- cule (12) comprend un motif d'ouvertures (14) la traversant et définissant une trajectoire pour le mouvement des bulles dans la couche, des moyens (15, 123.) associés à chacune des ouvertures pour fournir des positions de repos pour les bul- les, et des moyens (lé) pour donner un écoulement de courant dans la pellicule, alternativement dans une première direc- tion et dans une seconde direction, en vue de déplacer les bulles vers des positions déterminées par les ouvertures et qui Sont décalées par rapport aux positions de repos asso- ciées. 2.- Mémoire suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la première et la seconde direction sont trans- versales à la trajectoire. 3.- Mémoire suivant la revendication 2, caractérisée en ce que la première et la seconde direction sont parallè- les à la trajectoire. 4.- Mémoire à bulles magnétiques suivant la revendi- cation 1, caractérisée en ce qu'une position de repos est située en aval, le long de la trajectoire du mouvement des bulles, de chaque bord de chacune des ouvertures dans ladite trajectoire. 5.- Mémoire à bulles magnétiques suivant la revendi- cation 4, caractérisée en ce que chaque position de repos est définie par une région à implantation d'ions à l'int6- rieur de la couche (11). 6.- Mémoire à bulles magnétiques suivant la reven - dication 4, caractérisée en ce que chacune des positions de repos est définie par un élément de matière magnétique dou- ce (123) dont certaines parties sont disposées à des distan- ces différents à partir de la couche. 7.- Mémoire à bulles magnétiques suivant la revendi- cation 3, caracterisee en ce que les ouvertures (313) dans la pellicule sont organisees en lignes ( Ri,R2,R3.....), avec les ouvertures d'une lione décalées par rapport aux ouvertures des lignes immediatement adjacentes de part et S c'autre de cette dernière,chaque ouverture ayant un bord avant et un bord arrière, les positions de repos (325) etant arrangées de façon qu'une paire de celles-ci corres- ponde aux boras avant et arrière d'une ouverture asso- ciee, et les positions de repos associées à chaque ouvertu- re etant uécalées l'une par rapport à l'autre et ayant pour effet de definir des trajectoires sépares pour le deplace- ment des bulles dans la couche (11). 8.- M:émoire à bulles magnétiques suivant la revendi- cation 1, caractérisée en ce que des ouvertures successives parmi les ouvertures (222,223,...) et des positions de re- pos associées parmi les positions de repos, ont des dimen- sions de plus en plus longues, considérées latéralement par rapport à l'axe de la trajectoire (226), pour dilater la dimension laterale des bulles qui avancent le long de cette trajectoire.