On sait que la position des carrosseries de véhicules automobiles par rapport au sol est essentiellement variable en fonction de l'état de charge du véhicule en raison de l'interpositon d'organes de suspension élastiques entre les roues du véhicule et la carrosserie. I1 en résulte que, si l'on fait varier la charge d'un véhicule automobile, par exemple en faisant varier le nombre de personnes transportées, on constate en général une modification de la position relative des axes des projecteurs dZéclai- rage du véhicule par rapport à la surface de roulement où se déplace ledit véhicule.Cette modification de la position relative des faisceaux d'éclairage par rapport à la route présente des inccnvénients non négligeables, soit en raison du fait que les faisceaux se trouvent trop relevés vers le haut, ce qui provoque l'éblouissement des conducteurs de véhicule venant en sens inverse, soit en raison du fait que les faisceaux se trouvent trop abaissés vers le bas ce qui diminue le champ éclairé devant les yeux du conducteur du véhicule. On a déjà proposé de régler la position des projecteurs du véhicule au moyen d'un dispositif manoeuvrable manuellement et situé au voisinage immédiat du projecteur : un tel dispositif nécessite un déplacement du conducteur hors de l'habitacle pour procéder au réglage. Pour dviter un tel déplacement du conducteur, on a également proposé des dispositifs permettant, à partir de l'habitacle du véhicule, d'appliquer au projecteur les réglages nécessaires ; en général, ces dispositifs utilisent des transmissions de commande comportant des tuyauteries, des câbles ou des timoneries, et ces dispositifs sont relativement compliqués et difficiles à installer sur les véhicules existants.On a aussi proposé des dispositifs utilisant, pour le réglage des projecteurs, des bilames chauffés électriquement, le chauffage électrique des bilames étant commandé à partir de l'habitable : ces dispositifs sont difficilement utilisables en pratique, compte tenu de la force qui est nécessaire pour déplacer directement des projecteurs importants munis d'un ressort de rappel puissant. D'autres dispositifs de réglage delta position des projecteurs ont déjà été proposés en utilisant l'énergie électrique sans cependant donner satisfaction, soit en raison du fait qu'ils exigent une consommation électrique trop importante, soit en raison de leur prix de revient trop élevé. La présente invention a pour but de décrire un dispositif correcteur de réglage de la position des projecteurs d'éclairage d'un véhicule automobile par rapport à la carrosserie dudit véhicule, susceptible de commander électriquement la position des projecteurs sans consommation électrique excessif et sans que le prix de revient du dispositif soit prohibitif. Selon l'invention, on utilise des capsules à thermodilatation connues dans l'état de la technique : ces capsules contiennent une composition susceptible de changer d'état lorsqu'on augmente son énergie interne par un apport thermique d'origine électrique; ce changement d'état entraine une variation de volume de la composition, ce qui provoque le déplacement d'un élément mobile tel qu'un piston par exemple. De telles capsules développent sur leur élément mobile un effort suffisant pour entrainer directement le déplacement d'un projecteur de véhicule automobile en s'opposant à l'action mme importante de l'organe de rappel auquel est soumis ledit projecteur. La course des capsules à thermodilatation usuelles est suffisante pour assurer le passage d'un projecteur de véhicule automobile d'une position de réglage à une autre, éventuellement au moyen d'un organe multiplicateur. Selon l'invention, l'utilisation des capsules à thermodilatation s'effectue par tout ou rien et permet d'amener le projecteur associé auxdites capsules dans un certain nombre de positions de réglage prédéterminées. La présente invention a donc pour objet le produit industriel nouveau que constitue un dispositif correcteur destiné au réglage de la position d'au moins un projecteur de véhicule automobile par rapport à la carrosserie dudit véhicule, chaque projecteur associé audit dispositif comportant au moins deux positions de réglage prédéterminées se correspondant par rotation autour d'un axe fixe lié à la carrosserie,caractérisé par le fait qu'il comporte au moins une capsule à thermodilatation commandée électriquement par tout ou rien,l'élément mobile de ladite capsule ayant,lorsque la capsule est chauffée un déplacement suffisant pour permettre le pas sage d'uneposition de réglage prédéterminée du projecteur à une autre. Dans un mode préféré de réalisation, le dispositif comporte un moyen de blocage permettant de maintenir le projecteur dans l'une quelconque des positions de réglage prédéterminées, lorsql'au- cune des capsules à thermodilatation associées au projecteur n'entraine le déplacement dudit projecteur. Dans un premier cas, le moyen de blocage est constitué d'au moins un doigt poussé élastiquement vers un ensemble de logements fixes au cours du dé placement du projecteur, chaque logement correspondant à l'une des positions de réglage prédéterminées dudit projecteur; dans un tel cas, si le projecteur est soumis à l'action d'un organe de rappel, le ressort associé au doigt de blocage est suffisamment puissant pour que l'organe de rappel ne puisse, par sa seule action, faire passer le projecteur d'une position de réglage prédéterminée à une autre.Dans un deuxième cas, le moyen de blocage comporte au moins deux zones correspondant chacune à une position de réglage prédéterminée du projecteur, ces deux zones étant décalées l'une par rapport à l'autre et reliées entre elles par une rampe. Dans un troisième cas, le moyen de blocage est constitué par un cliquet coopérant avec une roue à rochets, ledit cliquet étant manoeuvré électriquement pour assurer le déblocage de la roue à rochets; dans un tel cas, la commande du cliquet peut s'effectuer par chauffage d'une bilame ou grâce à un électro-aimant. Dans une première variante, les capsules à thermodilatation du dispositif selon l'invention, assurent le déplacement du projecteur dans les deux sens autour de son axe de rotation, au moins une capsule étant affectée à la rotation dans un sens et au moins une capsule étant affectée à la rotation dans l'autre sens. Dans une deuxième variante, la rotation du projecteur est commandée, dans un des sens de rotation, par la (ou les) capsule (s) à thermodilatation du dispositif et, dans l'autre sens de rotation, par au moins un ressort de rappel. On pourra avantageusement faire en sorte, dans le cas où le dispositif comporte un moyen de blocage manoeuvré électriquement, que la manoeuvre de libération du moyen de blocage soit commandée juste avant ou en même temps que le positionnement du projecteur par chauffage d'au moins une capsule à thermodilatation, le temps de réponse de la commande du moyen de blocage étant inférieur au temps de réponse de la (ou des) capsule (s) à thermodilatation; le chauffage de la (ou des) capsule (s) à thermodilatation est effectué pendant un temps légèrement supérieur au temps maximum nécessaire pour obtenir le déplacement maximum de l'élément mobile de la (ou des) capsule (s) à thermodilatation, ledit chauffage étant ensuite coupé, par exemple au moyen d'un organe de temporisation. Chaque projecteur d'un meme véhicule automobile peut comporter un dispositif de réglage indépendant, les alimentations électriques associées à chacun des deux projecteurs étant couplées deux à deux pour etre commandées par un même organe de commande. Selon une autre réalisation possible, plusieurs projecteurs sont commandés par un même dispositif correcteur de réglage : dans un tel cas, on peut avantageusement utiliser un répartiteur de mouvement comportant deux secteurs dentés formant engrenage, chaque secteur étant associé à l'un des projecteurs à commander et étant susceptible de pivoter autour d'un axe fixe, l'un des secteurs étant soumis à l'action de l'élément mobile d'une capsule à thermodilatation dont la partie fixe est solidaire du chassis du véhicule, un cliquet de retenue jouant le rôle de moyen de blocage sur l'un des secteurs dentés de l'engrenage et étant amené en position libérée pour la position de réglage dans laquelle la capsule à thermodilatation n est pas soumise à un chauffage. I1 convient, en outre, de remarquer que la commande du dispositif correcteur de réglage selon l'invention peut s'effectuer manuellement au moyen d'un commutateur disposé par exemple à l'intérieur de l'habitacle du véhicule automobile, elle peut éga- lement steffectuer de façon automatique en fonction des informations reçues d'un indicateur de charge commandé par la position relative de la carrosserie et des roues du véhicule, ledit indicateur de charge agissant lui-même sur un commutateur à plusieurs positions. I1 convient de constater que le dispositif correcteur de réglage selon l'invention peut être réalisé de façon simple pour un prix de revient modéré car les capsules à thermodilatation actuellement disponibles dans le commerce sont produites à un prix peu élevé et peuvent être montées sans modification notable du véhicule. La liaison à réaliser entre la commande manoeuvrée par l'utilisateur à l'intérieur de l'habitacle et les capsules à thermodilatation et/ou les moyens de blocage qui leur sont associés, nécessitent uniquement la mise en place de connexions électriques, ce qui facilite grandement l'adaptation du dispositif selon l'invention pour les différents types de véhicules existants. La présente invention a également pour objet le produit industriel nouveau que constitue un véhicule automobile ayant au moins un projecteur d'éclairage, caractérisé par le fait qu'il comporte un dispositif correcteur de réglage de la position des projecteurs tel que ci-dessus défini. Pour mieux faire comprendre l'objet de l'invention, on va en décrire maintenant, à titre d'exemples purement illustratifs et non limitatifs, plusieurs modes de réalisation représentés sur la dessin annexé. Sur ce dessin: - la figure 1 représente en coupe > un exemple de réalisation d'une capsule à thermodilatation utilisable pour le dispositif correcteur de réglage selon l'invention; - la figure 2 représente schématiquement, un premier dispositif correcteur de réglage selon l'invention; - la figure 2a représente une version simplifiée du dispositif de la figure 2; - la figure 3 représente schématiquement, un deuxième dis- positif correcteur de réglage selon l'invention; - la figure 4 représente schématiquement, en perspective, un troisième mode de réalisation d'un dispositif correcteur de réglage selon l'invention, cette réalisation utilisant une seule capsule à thermodilatation pour la commande des deux projecteurs d'un même véhicule;; - la figure 5 représente schématiquement un quatrième mode de réalisation du dispositif correcteur de réglage selon l'ire vent ion; - la figure 6 représente schématiquement un cinquième mode de réalisation du dispositif correcteur de réglage selon l'invention, ce mode de réalisation comportant une commande automatique en fonction de la position d'un indicateur de charge. En se référant à la figure 1, on voit que l'on a désigné par 1 dans son ensemble une capsule à thermodilatation utilisable pour la mise en oeuvre de la présente invention. La capsule 1 comporte un carter cylindrique à ailettes 2, dont une extrêmité est fermée par une membrane élastique en matière caoutchouteuse 3, la fermeture étant assurée par sertissage grâce à un couvercle 4 dont le collet 4a laisse passer un élément mobile cylindrique 5 qui constitue le piston de la capsule 1.A l'intérieur du volume délimité par le carter 2 et la membrane élastique 3, on a disposé une composition 6 susceptible de changer d'état par augmentation de lténergie interne sous l'effet d'un apport thermique d'origine électrique, ledit apport étant effectué grâce à un bobinage résistant 7 alimenté par le conducteur électrique 8 et enroulé sur la paroi cylindrique extérieure du carter 2. Au moment de son changement d'état, la composition 6 subit une augmentation de volume, ce qui provoque le déplacement de la membrane 3 et celui du piston 5 dans le sens indiqué par la flèche F. Au refroidissement, la mem brane 3 et la liaison existant entre ladite membrane et le piston 5 provoquent, à la suite de la réduction de volume de composition 6, un mouvement de piston 5 dans le sens inverse de la flèche F. La figure 2 représente un premier dispositif selon l'invention. Dans ce dispositif, le projecteur 9 est susceptible de pivoter autour d'un axe 10, d'une part dans le sens de la flèche F1 sous l'effet d'une capsule à thermodilatation 11 et d'autre part,dans le sens de la flèche F2 sous l'effet de deux capsules à thermodilatation 12 et 13 montées en série et appuyées l'une contre l'autre. Le projecteur 9 est solidaire d'un doigt 15 monté élastiquement grâce à un ressort 16 sur une saillie 17 solidaire du projecteur 9. Le doigt 15 constitue un moyen de blocage qui coopère avec des évidements 18a, 18b, 18c pratiqués dans une pièce de verrouillage 19 solidaire de la carrosserie du véhicule et définissant des positions stables de réglage. Lorsque lton chauffe la capsule 11, le piston correspondant pousse le projecteur 9 dans le sens de la flèche F1 pour amener le doigt 15 dans l'évidement 18a. Lorsque l'on coupe le chauffage de la capsule 11, le projecteur 9 reste en position bien que le piston de la capsule il revienne à sa position initiale, car il se trouve bloqué par la coopération du doigt 15 et de l'é- videment 18a. Si l'on désire amener le projecteur dans la position représentée sur le dessin, il suffit d'alimenter I'enroulement de chauffage de la capsule 12, le piston de ladite capsule poussant alors le projecteur 9 dans le sens de la flèche F2 jusqu'à ce que le doigt 15 vienne coopérer avec l'évidement 18b. Là encore, après avoir amené le projecteur 9 dans la position voulue, on peut sans aucun-inconvénient, couper le chauffage de la capsule 12. Enfin, pour amener le doigt 15 dans l'évidement 18c, on provoque simultanément le chauffage de la capsule 12 et 13, les déplacements des deux pistons correspondants s'ajoutant alors et amenant le projecteur 9 dans la position désirée. Si l'on veut amener le doigt 15 de l'évidement 18c à l'évidement 18b, on chauffe successivement la capsule 11, qui amène le projecteur dans la position 18a puis la capsule 12, qui l'amène dans la position 18b. On voit donc que ce dispositif permet d'obtenir, au moyen de trois capsules 11, 12 et 13, le réglage du proåecteur 9 dans trois positions différentes. Une réalisation simplifiée de ce meme type de dispositif, a été représentée schématiquement sur la figure 2a. Cette figure représente un dispositif permettant d'obtenir uniquement deux positions de réglage pour le projecteur 9a mobile en rotation autour de l'axe 10a et soumis à l'action d'un ressort de rappel de traction 20. Le projecteur 9a est solidaire d'un doigt rigide 15a qui s'appuie sur une glissière 21 déplaçable en translation dans le sens de la flèche F3. La glissière 21 comporte un plan incliné 22 qui relie deux plans disposés à des niveaux différents et sur lesquels s'appuie le doigt 15a. La glissière 21 est susceptible de se déplacer dans le sens de la flèche F3 grâce à la capsule à thermodilatation 23, et dans le sens contraire grâce à la capsule à thermodilatation 24.Si, à partir de la position représentée sur la figure 2a, on chauffe la capsule 23, la glissière 21 se déplace dans le sens de la flèche F3 et le doigt 15a monte sur le plan incliné 22 ce qui provoque la rotation du projecteur 9a dans le sens de la flèche F4. On peut alors arrêter le chauffage de la cap sule 23. De la même façon, le chauffage de la capsule 24 entraine une rotation inverse du projecteur 9a. Sur la figure 3, on a représenté une autre réalisation d'un dispositif correcteur de réglage selon l'invention. Dans cette réalisation, le projecteur 25 est susceptible de tourner autour de l'axe 26, cette rotation étant commandée par une biellette 27. Une rotation dans le sens de la flèche F5 de la roue à rochets 29 entraine, par l'intermédiaire de la liaison 27, une rotation du projecteur 25 dans le sens de la flèche F6. La roue à rochets 29 est solidaire d'un bras de levier 30 disposé radialement, et elle coopère avec un cliquet de retenue 31 disposé au bout d'une bilame 32. Le bras 30 est soumis à l'action d'un ressort de rappel 33 et peut venir en appui, sous l'effet du ressort 33, contre une butée 34. Le long du bras 3O,on a disposé cinq capsules à thermodilata-' tion 35a, 35b, 35c, 35d, 35e dont les bobines de chauffage sont reliées respectivement aux bornes 36a, 36b, 36c, 36d, 36e et 37a, 37b, 37c, 37d, 37e.Les bornes 36a, 36b, 36c, 36d, 36e sont disposées sur un commutateur électrique 38 comportant une barrette mobile 39 et alimentées par le pôle positif d'une batterie 40 par l'intermédiaire d'un organe de temporisation 41. Les bornes 37a, 37b, 37c, 37d, 37e sont toutes connectées entre elles et reliées par l'intermédiaire d'un fil souple à l'une des extrémités de la bilame 32, l'autre extrémité de la bilame étant branchée à la masse, c'est-à-dire à la borne négative de la batterie 40. Lorsque la barrette 39 est dans la position représentée sur le dessin, aucune des capsules du dispositif ne se trouve chauffée et le bras 30 est en appui contre la butée 34 sous l'action du ressort de rappel 33. Si l'on place le bras 39 sur la borne 36e, la capsule 35e se trouve chauffée; le bras 30 et la roue à rochets 29 tournent d'un angle q 1, ce qui provoque la rotation du projecteur 25 dans le sens de la flèche F6. Le cliquet 31 est soulevé en raison du chauffage de la bilame 32. Le chauffage de la capsule 35e subsiste pendant un temps prédéterminé après le début de la manoeuvre de la barrette 39, ce temps prédéterminé étant fixé par le circuit de temporisation 41; le temps de chauffe est suffisant pour provoquer le déplacement maximum du piston de la capsule 35e.Lorsque la chauffe de la capsule 35e s'arrête, le piston de ladite capsule revient à sa position initiale mais la roue à rochets 29 reste bloquée par le cliquet 31 qui n'est plus soulevé, puisque la bilame 32 n'est plus alimentée, et le projecteur 25 conserve donc la position acquise. Si l'on déplace maintenant la barrette 39 sur la borne 36d, la capsule 35d se trouve chauffée et simultanément, dès le début de la chauffe, la bilame 32 est également chauffée ce qui soulève le cliquet 31. Le bras 30 revient donc contre la butée 34 puis il est repoussé d'un angle supérieur à1 par le piston mobile de la capsule 35d. Le fonctionnement de ce dispositif est le même que celui précedemment décrit, lorsque la barrette 39 est placée sur les plots 36c, 36b ou 36a, l'angle maximum de déplacement du levier 30 étant atteint avec la valeur o( 2, lorsque l'on chauffe la capsule 35a correspondant à la borne 36a.Si le déplacement de la barrette 39 s'effectue sur le contacteur 38 dans le sens inverse de celui qui a été précédemment indiqué, le fonctionnement du dispositif est exactement le même, puisqu'à chaque fois que la barrette vient sur un plot, le chauffage de la bilame 32 provoque le dévérzwiliage de la roue 29 et la mise en appui du bras 30 contre la butée 34 grâce au ressort 33. On voit donc que ce dispositif permet d'obtenir pour le projecteur 25, cinq positions de réglages autres que celle qui correspond à l'appui contre la butée 34, le passage d'une position de réglage à une autre, s'effectuant toujours avec un retour préalalble du projecteur dans une position de référence qui correspond à l'appui du bras 30 contre la butée 34. Sur la figure 4, on a présenté un autre mode de réalisa tion du dispositif selon l'invention. Dans ce mode de réalisation, le projecteur 42 est susceptible de pivoter autour d'un axe correspondant à la droite reliant les rotules l'3a et 43b. Le projecteur 42 est soumis à l'action d'un ressort de rappel 44 et est solidaire d'une saillie 45 pouvant venir en appui contre un butée 46. Le projecteur 42 est commandé en rotation par l'intermédiaire d'une pièce 47 articulée autour d'un axe vertical 48 et commandée par l'intermédiaire d'une biellette 49, la pièce 47 étant liée au projecteur 42 par l'intermédiaire d'une articulation à rotule 47a. La biellette 49 est liée à un secteur denté 50 qui constitue avec un secteur analogue Si, un engrenage, les deux secteurs 50 et 51 étant susceptibles de pivoter autour de deux axes parallèles 50a, 51a respectivement, portés par une même platine 52. Le secteur 51 est identique au secteur 50 et il est relié à un projecteur identique au projecteur 42 (mais non représenté sur le dessin) grâce à un système de liaison qui comporte, comme pour le projecteur 42, une biellette 49a et une pièce rotative 47a. Le projecteur commandé par le secteur 51 a un montage absolument identique à celui du projecteur 42, de sorte que la mise en mouvement de l'un ou l'autre des deux secteurs 50 ou 51 entraine un mouvement simultané et identique pour les deux projecteurs du dispositif. Le secteur 50 est associé à une capsule à thermodilatation 53 dont le piston mobile vient en appui contre ledit secteur 50; la partie dentée du secteur 50 est associée à une bilame 54 jouant le rôle de cliquet de retenue. La bilame 54 est alimentée électriquement par l'une des positions d'un contacteur à-deux positions, l'autre position correspondant à l'alimentation éle-ctri- que du chauffage de la capsule 53. Lorsque le commutateur de commande non représenté sur le dessin, alimente le chauffage de la capsule 53, le piston mobile de ladite capsule provoque la rotation du secteur denté 50 et par conséquent celle du secteur denté 51 ce qui place les deux projecteurs 42 du véhicule dans une première position de réglage. La position du cliquet 54 autorise la rotation du secteur 50 dans le sens de la flèche F7. Après un certain temps de temporisation, l'alimentation du chauffage de la capsule 53 est coupée et le secteur 50 est maintenu en position grâce au cliquet 54 malgré l'action du ressort de rappel 44. Il convient de remarquer que la réaction de la bilame 54 lors de la coupure du courant, est beaucoup plus rapide que le retrait du piston de la capsule 53, ce qui permet de bloquer en position le secteur 50 avant que le piston n'ait amorcé son mouvement de recul.Dans l'autre position du commutateur manoeuvré par l'opérateur, seule la bilame 54 est alimentée, de sorte qu'on libère le secteur 50, qui subit alors une rotation dans le sens inverse de la flèche F7 en raison de l'action du ressort de rappel 44. On voit donc que le commutateur à deux positions qui est associé au dispositif ci-dessus décrit, permet d'obtenir, pour les deux projecteurs 42, deux positions de réglage en utilisant une seule capsule à thermodilatation 53. Sur la figure 5, on a représenté un autre dispositif selon l'invention; ce dispositif ayant une commande manuelle et permettant d'obtenir, comme celui de la figure 3, cinq positions de réglage pour un projecteur 55. Le fonctionnement du dispositif de la figure 5 est très analogue à celui du dispositif de la figure 3. Ce dispositif comporte une roue à rochets 56 entrainant en rotation, par son axe 57, le projecteur 55. La roue à rochets 56 est associée à un bras de levier 58, qui est soumis à un ressort de rappel 59 et peut venir en appui contre une butée 60. Le bras 58 coopère avec cinq capsules à thermodilatation 61a, 61b, 61c, 61d, 61e dont les bobinages de chauffage sont connectés entre la masse et les plots 62a 62b, 62c, 62d, 62e d'un commutateur 63 qui comporte une barrette mobile 64 reliée à l'alimentation positive d'une batterie 65 par 1-' intermédiaire d'un circuit de temporisation 66.Au milieu des secteurs opposés aux secteurs séparant les bornes 62a,- 62b, 62c, 62d, 62e, le commutateur 63 comporte des bornes 67a, 67b, 67c, 67d, 67e qui sont toutes reliées à une extrémité de la bobine d'un électro-aimant 68 dont l'autre extrémité est reliée à la masse. Le commutateur 63 comporte, en outre, une borne 69 également reliée à celle des extrémités de la bobine de l'électro-aimant 68 qui n'est pas reliée à la masse, la borne 69 étant disposée entre les bornes 62a et 67e. L'électro-aimant 68 agit sur un cliquet 70, qui coopère avec la roue à rochets 56 et qui est soumis à l'action d'un ressort de rappel 71.Lorsque la barrette 64 est disposée sur la borne 69, le cliquet 70 est attiré par l'électro-aimant 68, ce qui libère la roue à rochets 56 et ramène le projecteur 55 dans une position de référence dans laquelle le bras 58 vient en appui contre la butée 60 sous l'action du ressort de rappel 59. L'alimentation de l'électro-aimant 68 est maintenue pendant un certain temps après le début du déplacement de la barrette 64 grâce au circuit de temporisation 66.Lorsque la bar rette 64 est amenée sur la borne 62e, elle passe tout d'abord sur la borne 67e, ce qui soulève le cliquet 70 par alimentation de l'électro-aimant 68; la mise en place de la barrette 64 sur la borne 62e provoque l'alimentation de la capsule 61e et par conséquent, le déplacement du bras 58 sous l'action du piston mobile de la capsule 61e.Un déplacement ultérieur de la barrette 64 dans le même sens amène ladite barrette sur la borne 62d, ce qui a pour effet, en premier lieu de dévérrouLLage le cliquet 70 et en deuxième lieu, de positionner le bras 58 selon le déplacement du piston de la capsule 61d ce positionnement s'effectuant, comme il a été indiqué précédemment, à partir de la position de référence qui a été reprise par la roue à rochets 56 lors du dévénxuillage du cliquet 70. Les plots 67a, 67b, 67c, 67d, 67e sont disposés de façon à obliger la barrette 64 à se positionner sur l'un des plots 62a, 62b, 62c, 62d, 62e, lors d'une commande de l'opérateur. Le chauffage des capsules de ce dispositif est maintenu pendant un temps prédéterminé grâce au circuit de temporisation 66, après quoi il est supprimé, la roue à rochets étant maintenue en position grâce au cliquet 70. On voit que ce dispositif permet d'obtenir en plus de la position de référence correspondant à la butée 60, cinq positions de réglage pour le projecteur 55. La figure 6 représente un autre mode de réalisation du dispositif correcteur de réglage selon l'invention, réalisation dans laquelle la commande du réglage est effectuée automatiquement en fonction des données d'un indicateur de charge 72. L'indicateur de charge 72 reçoit des informations des organes de suspension arrière 73 auxquels sont liées les roues 74 du véhicule et il transforme ces informations pour commander le déplacement de la barrette 75 d'un commutateur à trois positions 76. L'indicateur de position 72 et le commutateur 76 sont disposés de façon que la barrette 75 ne puisse occuper que trois positions bien déterminées en fonction des différents états de charge du véhicule, l'une des positions mettant la barrette 75 sur le plot 77, l'autre position mettant la barrette 75 à la fois sur les plots 78 et 79 et enfin la dernière position mettant la barrette 75 sur le plot 80. Le projecteur 81 est susceptible d'être entrainé en rotation par l'axe 82 d'une roue à rochets 85, qui coopère avec un cliquet de verrouillage 84. Le cliquet 84 est susceptible de se déplacer autour de l'axe 85; il est soumis à l'action d'un ressort de rappel 86 et il est solidaire d'un noyau 87 qui traverse deux bobines électro-magnétiques 88 et 89. L'axe 82 de la roue 83 est solidaire d'un curseur rotatif 90, dont l'extrémité est susceptible de se déplacer par rapport à trois plots de contact 91, 92, 93. Le déplacement du curseur 90 peut être obtenu par la -coopéra- tion de ce curseur avec les pistons mobiles de deux capsules à thermodilatation 94 et 95. Le bobinage de chauffage de la capsule 94 est relié aux plots 92 et 80; le bobinage de chauffage de la capsule 95 est relié aux plots 78 et 91.L'enroulement de la bobine 88 est relié aux plots 92 et 77; l'enroulement de la bobine 89 est relié aux plots 93 et 79. Le curseur 90 est relié au pôle positif de la batterie 97 du véhicule, le pôle négatif étant relié à la masse. Lorsque la barrette 75 est dans la position représentée sur la figure 6, aucun des bobinages 88 et 89 ne se trouve alimenté si le curseur 90 est dans la position également représentée sur la figure 6. Le cliquet 84 bloque la position de la roue à rochets 83; le dispositif se trouve dans l'une des positions de réglage. Si la charge du véhicule se modifie, la position de la barrette 75 se modifie également pour venir faire contact entre les plots 78 et 79. Dans ces conditions, l'enroulement de chauffage de la capsule 95 est alimenté, puisque la barrette 75 est à la masse, de sorte que le piston mobile de la capsule 95 déplace le curseur 90 pour l'amener à faire contact avec le plot 92; dans ce mouvement, le cliquet n'empêche pas la rotation de la roue 83, ladite rotation s'effectuant seulement à l'encontre de la force exercée par le ressort de rappel 96.Cette rotation de la roue 83 amène le projecteur dans une deuxième position de réglage. Si l'é- tat de charge duvéhicule se modifie à nouveau, la barrette 75 peut venir faire contact sur la borne 80; dans ce cas, l'enroulement de chauffage de la capsule 94 est alimenté et le piston mobile de la capsule 94 pousse le curseur 90 jusqu'à faire contact avec le plot 93 ce qui correspond à une troisième position de réglage du projecteur. On voit donc que l'on a ainsi atteint trois positions de réglage successives pour le projecteur 81. Si maintenant l'état de charge se modifie dans le sens inverse de celui précédemment étudié, la barrette 75 passe de la position correspondant au plot 80 à la position correspondant aux plots 78 et 79. Dans ce cas, l'enroulement de la bobine 89 se trouve alimenté ce qui provoque le déplacement du cliquet 84 et le dé verrouillage de la roue 83: la roue 83 tourne alors sous l'action du ressort de rappel 96 jusqu'à ce que le curseur arrive sur le plot 92; à ce moment, le courant est coupé dans la bobine 89 et, sous l'action du ressort de rappel 86, le cliquet 84 revient bloquer la roue 83. On voit donc que l'on est passé de la position de réglage extrême à la position moyenne sans revenir à une position de référence.Si une modification ultérieure de l'état de charge se produit dans le même sens, la barrette 75 vient en contact avec le plot 77 et le bobinage 88 est alors alimenté, ce qui provoque à nouveau le déverrouillage du cliquet 84 et la rotation de la roue 83 sous l'effet du ressort de rappel 96; cette rotation se poursuit jusqu'à ce que le curseur 90 quitte le plot 92 et vienne en contact avec le plot 91; à ce moment, l'alimentation de la bobine 88 est supprimée et, sous l'action du ressort 86, le cliquet 84 vient à nouveau verrouiller la roue 83, ce qui ramène le projecteur 81 dans la position initialement décrite. On voit donc que ce mode de réalisation permet d'obtenir trois positions de réglage pour le projecteur 81, les corrections étant obtenues automatiquement en fonction de l'état de charge du véhicule et le dispositif permettant de passer d'une position de réglage à la suivante, sans retour intermédiaire à une position de référence. Il est clair que des moyens peuvent être associés à un tel dispositif pour éviter qu'il ne soit perturbé par les mouvements aléatoires de la caisse quand le véhicule se déplace. Pour ce faire, on peut, par exemple, utiliser un interrupteur 98 qui autorise le fonctionnement du dispositif lorsque le véhicule est à l'arrêt et ne l'autorise pas lorsque le véhicule est en mouvement; un tel interrupteur peut être manoeuvré manuellement ou automatiquement. Il est bien entendu que les modes de réalisation ci-dessus décrits ne sont aucunement limitatifs et pourront donner lieu à toutes modificatiorsdésirables, sans sortir pour cela du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1- Dispositif correcteur destiné au réglage de la position d'au moins un projecteur de véhicule automobile par rapport à la carrosserie dudit véhicule, chaque projecteur associé audit dispositif comportant au moins deux positions de réglage prédéterminées se correspondant par rotation autour d'un axe fixe lié à la carrosserie, caractérisé par le fait qu'il comporte au moins une capsule à thermodilatation commandée électriquement par tout ou rien, l'élement mobile de ladite capsule ayant, lorsque la capsule est chauffée, un déplacepent suffisant pour permettre le passage d'une position de réglage prédéterminée du projecteur à une autre. 2- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il comporte un moyen de blocage permettant de maintenir le projecteur dans l'une quelconque des positions de réglage prédéterminées lorsqu'aucune des capsules à thermodilatation associées au projecteur n'entraine le déplacement dudit projecteur. 3- Dispositif selon la revendication 2, caractérisé par le fait que le moyen de blocage est constitué d'au moins un doigt poussé élastiquement vers un ensemble de logements fixes au cours du déplacement du projecteur, chaque logement correspondant à l'une des positions de réglage prédéterminées dudit projecteur. 4- Dispositif selon la revendication 3, dans lequel le projecteur est soumis à l'action d'un organe de rappel; caractérisé par le fait que le ressort associé au doigt de blocage est suffisamment puissant pour que l'organe de rappel ne puisse, par sa seule action, faire passer le projecteur d'une position de réglage prédéterminée à une autre. 5- Dispositif selon la revendication 2, caractérisé par le fait que le moyen de blocage comporte au moins deux zones correspondant chacune à une position de réglage prédéterminée du projeteur, ces deux zones étant décalées l'une par rapport à l'autre et reliées entre elles par une rampe. 6- Dispositif selon la revendication 2, caractérisé par le fait que le moyen de blocage est constitué par un cliquet coopérant avec une roue à rochets, ledit cliquet étant manoeuvré électriquement pour assurer le déblocage de la roue à rochets. 7- Dispositif selon la revendication 6, caractérisé par le fait que la commande de déblocage du cliquet s'effectue par chauffage d'une bilame ou grâce à un électro-aimant. 8- Dispositif selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait que les capsules à thermodilatation assurent le déplacement du projecteur dans les deux sens autour de son axe de rotation, au moins une capsule étant affectée à la rotation dans un sens, et au moins une capsule étant affectée à la rotation dans l'autre sens. 9- Dispositif selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait que la rotation du projecteur est commandée, dans un sens de rotation, par la (ou les) capsule (s) à thermodilatation du dispositif et, dans l'autre sens de rotation, par au moins un ressort de rappel. 10- Dispositif selon la revendication 2, dans lequel le moyen de blocage est manoeuvré électriquement, caractérisé par le fait que la manoeuvre de libération du moyen de blocage est command dée au plus tard en même temps que le positionnement du projecteur par chauffage d'au moins une capsule à thermodilatation, le temps de réponse de la commande du moyen de blocage étant inférieur au temps de réponse de la (ou des) capsule (s) à thermodilatation. 11- Dispositif selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisé par le fait que le chauffage de la (ou des) capsule (s) à thermodilatation est effectué pendant un temps légèrement supérieur au temps maximum nécessaire pour obtenir le déplacement maximum de l'élément mobile de la (ou des) capsule (s) à thermodilatation, ledit chauffage étant ensuite coupé, par exemple au moyen d'un organe de temporisation. 12- Dispositif selon l'une des revendications 1 à 11, caractérisé par le fait que chaque projecteur d'un même véhicule comporte un dispositif de réglage indépendant, les alimentations électriques associées à chacun des deux projecteurs étant couplées deux à deux pour être commandées par un même organe de commande. 13- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que plusieurs projecteurs d'un même véhicule sont commandés par un même dispositif correcteur de réglage. î4- Dispositif selon la revendication 13, caractérisé par le fait qu'il comporte un répartiteur de mouvement comportant deux secteurs dentés formant engrenage, chaque secteur étant associé à l'un des projecteurs à commander et étant susceptible de pivoter autour d'un axe fixe, l'un des secteurs étant soumis à l'action de I'élément mobile d'une capsule à thermodilatation, dont la partie fixe est solidaire du châssis du véhicule, un cliquet de retenue jouant le rôle de moyen de blocage sur l'un des secteurs dentés de l'engrenage et étant amené en position libérée pour la position de réglage dans laquelle la capsule à thermodilatation ntest pas soumise à un chauffage. 15- Dispositif selon l'une des revendications 1 à 14, caractérisé par le fait que sa commande s'effectue manuellement au moyen d'un commutateur disposé à l'intérieur de l'habitacle du véhicule. 16- Dispositif selon l'une des revendications 1 à 14, caractérisé par le fait que sa commande s'effectue de façon automatique en fonction des informations reçues d'un indicateur de charge commandé par la position relative de la carrosserie et des roues du véhicule, ledit indicateur de charge agissant lui-même sur un commutateur à plusieurs positions. 17- Véhicule automobile ayant au moins un projecteur d'éclairage, caractérisé par le fait qu'il comporte un dispositif correcteur de réglage, selon l'une des revendications 1 à 16.