L'invention a pour object des antimicrobiens. Plus particulièrement l'invention se rapporte aux produits antimicrobiens efficaces contre les infections bactériennes par cocct et bacilles. Les bactéries telles que les coccis et bacilles sont un groupe d'organismes unique qui présente même aujourd'hui une série d'énigmes biologiques, à la fois fondamentales et expérimentales. Ils ont une distribution omniprésente et ont atteint un degré extrême de diversité en ce qui concerne les caractéristiques biologiques et biochimiques. Il est reconnu que la signification des infections staphylococales n'est pas tellement sa sévérité, exceptée dans quelques cas, mais ce sont plutôt les subtilités de l'infection dues aux caprices imprévisibles de ces organismes. Le traitement des maladies staphylococales est compliqué à cause de la capacité de ces organismes de développer une résistance. L'ampleur du problème est de plus amplifiée par l'extrême difficulté d'une destructIon totale, et la béquente réapparition de la même souche, même qrès une élimination apparamment pleine de succès. L'incapacité d éliminer le véhicule par une quelconque des méthodes connues à présent et la prédominence de nouvelles souches résistant aux antibiotiques ont ajouté une nouvelle dimension à la situation désagréable. La pénicilline G (benzyl de pénicilline) est toujours le produit pharmaceutique de choix pour le traitement des infections causées par ces types de coccis susceptibles. Cependant, un grand nombre de souches sont connues qui élaborent un enzyme telle que la pénicillinase en réponse au produit pharmaceutique et restent ainsi insensibles. Ceci a conduit au développement de pénicillines semi-synthétiques qui ne sont pas activées par la pénicillinase. toutefois, une résistance des staphylocoques aux pénicillines plus récentes a été rapportée récemment. I1 y a donc une demande interminable pour obtenir des facteurs anticocciques. Beaucoup de substances ont été décrites qui modifient la résistance du sujet aux infections cocciques. Cependant, les produits pharmaceutiques qui produisent un haut degré de résistance aux infections cocciques quand ils sont administrés à titre prophylactique ne sont pas d'un usage courant. I1 est significatif que des produits pharmaceutiques qui confèrent une immunité aux infections cocciques, pour plus d'une semaine après leur administration, sont pratiquement inconnus. I1 est un objet de l'invention de founir un antimicrobien pour le traitement d'infections par staphylocoques et par bacilles. I1 est un autre objet de l'invention de décrire une méthode permettant de conférer l'immunité à la réaffection après injection des composés selon l'invention. Le dipeptide d'acide g -aminobutyrique et de alanine, connu sous le nom de carnosine, et son analogue le dipeptide d'acide d-aminobutyrique et de histidine, connu sous le nom homocarnosine, ont été identifiés dans le cerveau des mammifères. Aucun rôle précis n a été attribué à la carnosine ( (3-alanine-histidine) quoi qu'elle soit déjà connue depuis plus de 60 ans. L'homocarnosine ( - -aminobutyryl-histidine) est relativement nouvelle. I1 est évident que la fonction physiologique de ce dipeptide n'a pas encore été déterminée. La présence de ces composés dans le cerveau plaide pour une fonction bien définie.Suivant cette invention il a été trouvé que l'homocarnosine donne d'excellents degrés de protection contre les infections bacilliques et cocciques. L'homocarnosine possède 1me activité anticoccique qui n'est pas partagée par d'autres composés qui lui sont traitement apparentés. Cependant la carnosine qui diffère de l'homocarnosine par le fait qu'elle comprend un atome de carbone de moins est constamment insuffisante en ce qui concerne sa résistance aux infections cocciques. En accord avec un autre objet de l'invention deux analogues de la carnosine, à chaîne plus longue que l'homo- carnosine, sont aussi des antimicrobiens efficaces. Ceux-ci sont de nouvelles compositions qui sont le sujet de la demande de brevet des E.U. 831.741, déposée le 9 juin 1969.Ainsi, quoique la fonction physiologique d'homocarnosine n'a pas encore pu être élucidée complètement et quoique celle des analogues à chaîne plus longue est encore inconnue, leur activité antibactérienne unique a été découverte. Le prpcessus de l'infection conduisant à la maladie est reconnu comme présentant un problème d'écologie du parasite. On se rend compte de plus en plus que les mractéristiques du sujet et des bactéries sont étroitement reliés entre eux. La viriilence des staphylocoques résulte de l'action combinée de plusieurs facteurs bactériens dont l'efficacité est conditionnée par les réactions du sujet. La caractéristique la plus surprenante de la relation sujet-parasite dans les infections staphylococales est peut-être la réponse immunologique relativement atypique. Une étude sur des humains mena à l'évidence convainquante que la plupart des humains adultes possèdent un grand nombre a'anticorps antistaphylococales. Néanmoins la résistance aux staphylocoques parait être influencée considérablement par d'autres facteurs sans rapport entre eux. Pour cette raison les tentatives d'administration à titre prophylactique n'ont pas été complètement couronnées de succès. La présente invention fournit une méthode permettant de protéger les mammifères contre des infections bactériennes. En accord avec l'invention une quantité antibactériostatique de certains dipepties de la histidine est administrée à des mammifères ayant besoin d'un antimicrobien efficace pour les protéger contre des coccis et bacilles. Les dipeptides administrés afin d'empêcher la croissance des bactéries sont la g -aminobutyrylSistidine (nomocarnosine), et 2 composés nouveaux, la d -aminovalérylilistidine et i' L -aminocaproylhistidine.Cependant que les dipeptides libres peuvent être 7utilisés, ils seront administrés nabituellement sous forme de sel comestible tel que le chlorure d'acide g -aminovalérique, le phosphate d'acide C -aminocaproique, le gluconate d'homocarnosine, le lactate d'homocarnosine, le salicylate d'homocarnosine, le carbonate 'homocarnosine, le fluorure d'homocarnosine, le iodure d'homocarnosine et des produits analogues. Le sel est administré aux mammifères dans des quantités pharinaceutiquement efficaces, dans des doses de l'ordre de 150 à 250 mg par Jour. Il est plus facile de purifier les sels que les dipeptides libres et ainsi ceux-ci sont plus facilemant disponibles. De plus, les sels sont beaucoup plus solubles dans l'eau et ont des valeurs p plus ~ aigles que les dipeptides. ne haut degré de résistance aux infections stanhylo- cocales obtenu par l'administration à titre prophylactique de l'ùomocarnosine peut être constaté le plus facilement par les effets biologiques observés dans les études aussi bien in vivo que in vitro. Des souris suisses albinos, agées de 12 à 14 semaines et pesant chacune approximativement 20 à 25 grammes, sont utilisées pour la plus grande partie de ce travail. Les résultats montrent que les animaux de chacun des sexes donnent des résultats comparables d'où, dans cette étude, les animaux n'ont pas été distingués suivant leur sexe. L'organisme provocateur ou d'inoculation était le staphylococcus aureus résistant à la pénicilline, un type maintenu dans nos laboratoires pendant des années. I1 est préservé sous forme lyophilisée et gardé à 0 0C, et des souches de culture étaient cultivées dans un milieu SA 110, une fois tous les six mois. Pour les testes l'inoculat est préparé de cultures de 24 heures sur un milieu SA 110 à 37 C. Les cellules sont lavées et suspendues dans une solution saline physiologique (solution T.C. Tlyrode, Difco). Au contraire des procédés habituels une LD 80-90 au lieu du LD 50 est utilisé dans ces recherches. Ceci puisque pour l'étude des staphylocoques dans le laboratoire des doses inférieures ne donnent souvent pas un degré de mortalité adéquat. Le LD 80-90 est déterminé par une injection sous-cutanée à des groupes de souris dans la région de l'aine avec différentes dilutions de la suspension bactérienne et en observant la mortalité sur une période de 5 jours. Le sufate d'homocarnosine acheté dans une manufacture biochimique a été employé pour tous les travaux exposés ici. I1 est injecté par voie sous-cutanée sous forme de solution à 1% et par doses indiquées pour chaque test. Les recherches ont établi une activité antistaphylococale bien déterminée pour l'homocarnosine. A cause de sa simplicité moléculaire relative et de la disponibilité sous forme commerciale, une étude intense a été entreprise sur ce dipeptide. Pour commencer, une série de tests à titre prophylactique ont été effectués dans lesquels chaque animal reçoit 5 mg de sulfate d'homocarnosine en 3 jours par wie sous-cutanée. Le 4e jour (24 h. après la dernière administration) les souris furent inoculées'avec du Staphylococcus aureus tout en utilisant des groupes de souris de contrôle à titre de comparaison. Le tableau 1 résume les résultats de 25 essais dans lesquels la mortalité des souris traitées variait de O à 30%. Tableau 1 prophylactique: sous-cutané groupe dose par Nombre Nombre %age de mortalité souris en mg d'essais d'animaux en 5 jours contrôle - 25 247 84 homocarnosine 5 25 335 20 Durant ces études il a été trouvé que l'homocarnosine disponible sous forme commerciale n'a pas une activité biologique homogène. I1 a été observé que les meilleures prises -abaissent la mortalité de G à 10%. Certaines des prises se sont caractérisées par des degrés d'agglomération et de décoloration; différents. Quand de telles prises ont été utilisées la mortalité variait de 30 à 100% indiquant une perte de l'activité biologique.Aucun essai n'a été faii pour contrôler l'altération chimique de ces prises par chromatographie ou quelque autre moyen, elles ont été rejetées de manière routinière. Chaque prise a été essayée séparément avant d'être utilisée pour des tests sur des animaux. L'homocarnosine de différents producteurs ne paraît pas avoir une; activité uniforme. Une fois que la propriété antistaphylococale est établie il est important de déterminer la dose appropriée pour obtenir des résultats optimum. Dans tous les tests effectués jusqu'ici une dose arbitraire de 5 mg par animal a été utilisée Trois groupes d'animaux sont traités à tire prophylactique en 3 jours par voie sous-cutanée comme auparavant avec 5 mg, 2,5 mg et 1,5 mg. de sulfate d'homocarnosine par animal. L'étendue de la protection conférée par la dose respective peut être constatée dans les résultats après l'inocuiation tel que reproduit dans le tableau 2. Tableau 2 Détermination de la dose: prophylactique groupe dose par souris Nombre %age de mortalité en en mg d'animaux jours après l'inoculation 1 2 3 4 5 contrôle - 1G 70 80 80 80 90 homocarnosine 5 20 0 5 5 5 5 Homocarnosine 2,5 20 10 10 10 10 10 homocarnosine 1,5 10 10 20 20 20 20 Les résultats donnés dans le tableau 2 suggèrent que même avec 1,5 mg à titre prophylactique par animal, la protection contre une inoculation postérieure est comparable à celle des doses plus fortes utilisées auparavant. Toutefois, vu la différence des résultats obtenus avec des doses plus fortes et la possibilité d'avoir une certaine proportion de la prise sous une forme inactive, il a été jugé désirable de continuer d'utiliser la dose de 5 mg dans ces recherches. En outre, iln'y a pas d'indication de toxicité avec cette dose ce qui favorite de plus cette dose pour l'emploi ordinaire. Dans les tests effectués auqutici, les animaux reçoivent l'agent d'inoculation dans les 24 h. après la fin du traitement, et ainsi toutes les données se rapportent seulement à la protection dans cette période étroite. I1 était important de constater si la résistance produite par l'homocarnosine est de courte durée ou de longue durée. Un groupe de 50 souris sont traitées avec de l'homocarnosine (5 mg par animal) en 3 injections sous-cutanées. Elles étaient séparées en 5 groupes, et chaque groupe a été traité par du Staphylococcus aureus par intervalles d'une semaine en utilisant chaque fois un nouvel groupe de contrôle. Le premier groupe reçoit le produit d'inoculation 24 h. après le dernier traitement comme auparavant, la mortalité dans chaque groupe est enrégistrée pour des périodes de 5 jours (tableau 3). Tableau 3 Durée de protection: prophylactique Groupe Nombre Pourcentage de mortalité par jours d'animaux après l'inoculation 1 2 3 4 5 Inoculés 24 h. après le traitement contrôle 10 70 70 70 80 80 homocarnosine 10 0 0 0 10 10 Inoculé s 7 jours après le traitement contrôle 10 70 80 80 80 80 homocarnosine 10 0 0 0 0 0 Inoculés 14 jours après le traitement contrôle 10 70 90 90 90 90 homocarnosine 10 20 20 20 20 20 Inoculés 21 jours après le traitement contrôle 10 60 70 70 70 70 homocarnosine 10 0 3 30 70 30 Inoculés 28 jours après le traitement contrôle 9 67 78 78 78 78 homocarnosine 9 22 22 22 -22 22 Bien qu'il y a une légère chute dans le degré de protection dans le laps de temps, les résultats indiquent que l'ho- mocarnosine est capable de protéger les souris contre les infections expérimentales, staphylococales, au moins jusqu'à une période de 1 mois. Le tableau 3 indique clairement que même dans le dernier groupe ayant reçu l'inoculation 28 jours après le traitement le degré de protection est comparable aux résultats obtenus dans beaucoup d'essais antérieurs sur des effets immédiats. Comme corollaire aux observations de la durée de la protection, il est important de déterminer le minimum de temps requit après l'administation pour que l'homocarnosine exprime son activité. Cinquante animaux ont été traités chacun avec 5 mg d'homocarnosine, par une injection sous-cutanée. Ils ont été séparés en 5 groupes de 10 chacun, et des groupes successifs ont reçu le produit provocateur par intervalles d'une heure en utilisant chaque fois un groupe de contrôle différent. Un inoculat frais d'une culture de 24 h. est aussi utilisé chaque fois. La mortalité dans chaque groupe est enrégistrée et comparée au groupe de contrôle comme illustré dans le tableau 4. Tableau 4 Temps minimum nécessaire Groupe Nombre age de mortalité en jours après d' animaux l'inoculation 1 2 3 4 5 Inoculés 1 h. après le traitement contrôle 10 50 60 60 60 60 homocarnosue 10 2C 20 20 20 20 Inoculés 2 h. après le traitement contrôle 10 40 50 50 50 60 homocarnosine 10 20 30 30 30 30 Inoculés 3 h. après le traitement contrôle 10 50 60 60 60 60 homocarnosine 1C 20 20 20 20 20 Inoculés 4 h. après le traitement contrôle 10 30 60 60 60 60 homocarnosine 10 10 10 20 40 40 Inoculés 5 h. après le traitement contrôle 10 5G 50 50 50 50 homocarnosine 10 10 10 10 10 10 Bien que le groupe inoculé après 4 heures montre quelques non-uniformités il est évident que même 1 heure après le traitement, l'homocarnosine est capable d'exprimer sa propriété antistaphylococale. En fait, le degré de protection est bien comparable avec celui après 5 heures. Les infections staphylococales réapparaissent souvent. I1 est donc important de savoir si les survivants de l'inoculation léthale, après l'administration prophylactique de l'homo- carnosine sont immunisés contre une nouvelle infection et si tel est le cas jusqu'à quel degré. De nouvelles inoculations ont été effectuées à des intervalles variables allant jusqu'à un maximum de 59 jours après la première inoculation, et il a été observé de façon uniforme que les survivants étaient presque complètement immunisés au moins pendant les périodes indiquées, comme illustré sur le tableau 5. Tableau 5 Survivants inoculés de nouveau 59 jours après la première inoculation Groupe Nombre Pourcentage de mortalité en jours d'animaux après l'inoculation 1 2 3 4 5 contrôle 10 100 100 100 100 100 Survivants de l'homocarnosine 8 0 0 0 0 0 Une fois l'immunité à la nouvelle inoculation a été établie, des tests ont été faits pour voir si le transfert passif de l'immunité est possible. Des animaux prétraités avec de l'homocarnosine et survivant à l'infection sont utilisés pour ces études. Du sang d'un nombre d'animaux immunisés est soutiré à travers les deux et le serum est mis en commun. Le serum est stérilisé par passage à travers des filtres stériles millipores.On administre à chacun des animaux de l'essai 0,2 ml du serum immunisant par voie intraveineuse (à travers la veine de la queue) et aux animaux de contrôle 0,2 ml de solution saline physiologique. Les résultats du tableau 6 montrent, que l'immunité qui peut être envisagée dans ces conditions n'a pas encore atteint un ordre de grandeur suffisant pour être employé toujours avec succès de manière thérapeutique. Tableau 6 Transfert du serum immunisant Groupe Nombre Pourcentage de mortalité en jours d'animaux après l'inoculation 1 2 3 4 5 contrôle 10 90 100 100 100 100 animaux d'essais 14 50 57 64 64 71 Les résultats des essais in vivo sollicitaient des essais pour étudier tous les effets directs de l'homocarnosine sur l'organisme infectant lui-même.Il a été jugé important d'expliquer le mécanisme de ce dipeptide avec un accent sur les effets ae croissance de pigmentation et les caractéristiques biochimiques comme la fermentation du mannitol, la liquéfaction de la gélatine et la production de coagulase, etde la Rasez Une solution aqueuse d'homocarnosine (1 mg/ml) est préparée et pour chaque test 1 ml de celle-ci est ajoutée à 4ml du milieu de croissance iequel variait suivant les tests parti caliers. Pour la chromogénèse et la coagulase on employait le SA 110 (Difco) tandis que du rouge de phénol mannitol agar (Difco) et de la gélatine nutritive (Difco) sont utilisés respectivement comme milieu d'essai pour la fermentation du mannitol et la liquéfaction de la gélatine. Le bacto-DRase agar (Difco) est utilisé pour la production de Nase. De ces tests il résulte que lorsqu'il est incorporé dans un milieu de croissancé, lrhomocarnosine n'altère d'aucune manière les caractéristiques fondamentales de l'organisme et n'influence pas non plus le taux de croissance. es disques filtre de papier imprègnés d'une solution d'homocarnosine placés sur des plateaux, inoculés de staphylococcus aureus ne montrent aucune irffiibition ou augmentation de la croissance dans leur entourage. Bien que le même clone était continuellement exposé à l'homocarnosine en le maintenant sur l'agar nutritif contenant du sulfate d'homocarnosine (1% en e poids) pour 20 sous-cultures à Ces intervalles de 3 jours chacun, pas de changements significatifs ont été enrégistrés. Jomme l'homocarnosine est un dipeptide de- L-histidine et de l'acide y -aminobutyrique, il a été décidé de comparer l'activité Ce l'homocarnosine avec les deux composants quand on les administre en rapports équimoléculaires. les résultats de ce travail sont exposés sur le tableau 7. Tableau 7 Homocarnosine, Histidine et acide -aminobutyrique: prophylactique Groupe Dose par Nombre %age d e mortalité en souris en MN d'animaux jours après l'inoculation 1 2 3 4 5 contrôle - 10 90 90 90 90 90 L-histidine plus acide -aminobutyrique 15+15 10 70 70 80 80 80 homocarnosine 15 10 20 20 20 20 20 Ces donnes indiquent clairement que tandis que l'homo- carnosine est efficace en fournissant une protection contre l'infection, les composés L-histidine et acide y -aminobutyrique en combinaison (simulant les taux relatifs dans le dipeptide) sont inefficaces. Sous ces conditions d'essai, les animaux n'étaient pas capables de conjuguer les composants en homocarnosine. Comme il était devenu apparent que l'homocarnosine fournit une protection contre une inoculation (administration d'un produit provocateur) subséquente avec le staphylococcus aureus, on a décidé de la comparer avec la I-carnosine administrée tomme auparavant. Les résultats après l'inoculation sont Aornés dans le tableau 8. Tableau 8 Carnosine-prophylactique-sous-cutané-sourir suisses Groupe Dose par Nombre %age de mortalité en animal en mg d'animaux jours après l'inoculation 1 2 3 4 5 contrôle - 10 50 70 80 80 90 L-carnosine 10 10 70 100 100 100 100 homocarnosine 5 10 20 30 30 30 30 Ces données aonfirment aussi une valeur déterminée de l'homocarnosine pour le protection de souris suisses albinos contre les infections experimentales staphylococales. L'analyse des résultats de plusieurs tests montre que des groupes expérimentaux de souris suisses qui ont reçu de la Ir-carnosine n'étaient pas protégées contre l'infection.La carnosine montre quelque efficacité dans les souris CE. Cependant, tel qu'il est illustré sur le tableau 9 l'homocarnosine est néanmoins beaucoup plus efficace. Dix animaux ont été utilisés dans chaque groupe et testés contre le staphylococcus aureus. Tableau 9 Carnosine-prophylactique-sous-cutané-souris 0311 'Groupe Dose par Pourcentage de mortalité en jours animal en mg après l'inoculation 1 2 3 4 5 carnosine 10 40 40 40 40 40 homocarnosine 10 0 0 0 0 O contrôle - 60 80 80 80 80 carnosine 2,3 10 20 30 30 30 homocarnosine 3,4 0 0 0 0 O contrôle - 80 90 90 90 90 libanais qu'il y a quelques différences à cause des différences entre les sujets, l'homocarnosine est très efficace dans les deux types de souris. La valeur d'homocarnosine dans la protection des eouris contre les infections staphylococales ayant été établie des résultats montrant les activités antistaphylococales de la d -aminovalérylhistidine (T)AV-his) et de 1' g -aminocaproylhistidine (EAC-his) seront donnés maintenant. L'homocarnosine est unique dans son activité.Les tableaux ci-dessus montrent que l'administration d'homocarnosine confère une résistance aux infections staphylococales d'au moins un mois si non plus long. I1 est partculièrement intéressant qu'elle confère une immunité complète à la réinfection jusqu'à duex mois après l'infection précédée d'un traitement à l'homocarnosine. Cette période est probablement la plus longue obtenue jusqu'ici avec toute procédure d'immunisation et n'est pas obtenue non plus dans le cas de d -aminovalérylhistidine (DAV-his) et -aminocaproylhistidine (EAC-his).Hais ces deux dipeptides protègent les mammifères quand-même contre des infections pendant environ 5 jours. L'administration peut normallement être répétée pendant cette période. De cette façon ces deux composés constituent aussi de nouveaux antimicrobiens in téressants. La protection excellente conférée par ces deux dipeptides est illustrée par les résultats du tableau 10. Tableau 10 Dipeptides-prophylactique-sous-cutané-souris suisses Antimicrobien Dose totale en mg Nombre de Mortalité en % en souris heures 24 48 72 96 DAV-his 5 8 25 50 50 50 Contrôle - 10 90 90 90 90 DAV-his 5 10 30 30 30 30 Contrôle - 10 70 80 80 80 DAV-his 5 8 25 25 25 25 Contrôle - 10 40 50 50 80 DAV-his 5 9 0 22 22 22 EAC-his 5 10 30 40 40 40 Contrôle - 10 70 90 90 90 DAV-his 5 10 3Q 30 30 30 EAC-his 5 8 25 25 25 25 Contrôle - 10 50 100 100 100 DAV-his 5 10 0 0 0 0 EAC-his 5 10 0 0 0 0 Contrôle - 10 50 70 80 80 De ces résultats on peut conclure que les infections staphylococales seront réduites par l'administration de quantités pharmaceutiquement effaces du dipeptide.Des résultats similaires sont obtenus dans le cas d'infections bacilliques et seront illustrés pour le cas d'une infection de Salmonella typhi. Des souris suisses albinos (mâles et femelles) de 12 à 13 semaines sont inoculées par voie sous-cutanae pendant 3 à 5 jours consécutifs avec chaque fois 5 mg d'homocarnosine, au total 15 à 25 mg. Deux ou 3 heures après la dernière administration sous-cutanée d' homocarnosine les souris sont inoculées par une dose LD50 de Salmonella typhi. Les mortalités résultant de cet essai après 72 heures après le choc sont données dans le tableau 11 qui donne un résumé de 4 essais. Tableau 1l Effet prophylactique d'homocarnosine à des infections de Salmonella typhi. Traitement Nombre de Dose totale Mortalité en souris en mg contrôle 10 - 60 homocarnosine 10 25 20 contrôle 10 - 70 homocarnosine 10 25 20 contrôle 10 - 40 homocarnosine 10. 15 10 contrôle 10 - 70 homocarnosine 10 15 40 Les compositions de l'invention constituent ainsi de nouveaux antimicrobiens efficaces. I1 est prévu que ces composés seront administrés avant des périodes pendant lesquelles un cnntact avec les staphylocoques ou des streptocoques ou des salmonella typhi sont à redouter, par exemple avant de rentrer dans un hôpital. Elles pourrait être administrées par voie orale périodiquement sous forme de comprimés de 250 à 500 mg ou sous forme d'injections disant de 150 à 500 mg.Le dipeptide libre ai le sulfate, le chlorure ou d'autres sels comestibles de celui-ci peuvent être combinés avec un véhicule aqueux d'huile végétale, de monoglycéride ou de diglycéride ennuie de l'injection, du chlorure de sodium étant utilisé au besoin pour rendre la solution isotonique. La solution contiendra 0,1 à 5%, et, de préférence 0,1 à 1,5% en poids du dipeptide ou de son sel soluble. Dans le cas de comprimés, l'homocarnosine peut être préférée au sel d'homocarnosine. Des colorants, adhésifs et lubrifiants appropriés sont incorporés dans les comprimés ensemble avec un diluant solide pharmaceutique, par exemple lea amidons, la lactose, le saccharose et d'autres diluants pharmaceutiques. Ces comprimés contiennent de 0,08 à 5% en poids d'homocarnosine, de préférence entre 0,08 et 1,3% en poids d'homocarnosine. Généralsent les mêmes quantités sont utilisées dans tous les cas pour lesquels des quantités ont été données, quel que oit le dipeptide ou le sel utilisé. Des comprimés peuvent aussi être préparés. L'administration par voie orale est illustrée par les résultats suivants, donnés dans le tableau 12. Le dipeptide utilisé était l'homo- carnosirìe. Chaque animal (souris suisses) reçoit une dose totale de 10 mg de sulfate d'homocarnosine sous forme de solution aqueuse de 20 mg de sulfate d'homocarnosine par ml d'eau, suivant le plan indiqué dans le tableau. Le groupe de contrôle reçut seulement une injection de staphylococcus aur eus. Tableau 12 Plan de l'administration 1. 5 mg administrés par voie orale (0,25 ml). 2. après 6 heures inoculation avec du staphylococcus aureus par voie sous-cutanée. 3. 6 heures plus tard 5 mg (0,25 ml) par voie orale Résultats du test Groupe Nombre de Dose, mg heures après inoculation souris pourcentage de mortalité 24 48 72 96 contrôle 10 10 60 70 70 70 homocarnosine 8 10 0 0 0 0 Ainsi un procédé permettant de contrôler les infections des hommes ou des mammifères dues aux coccis et aux bacilles est mis à disposition, qui comprend l'administration aux suJets souffrant de l'infection, d'une quantité efficace du dipeptide ou d'un sel comestible de celui-ci. I1 est aussi possible de préparer un vaccin à partir du serum des mammifères qui ont récupéré de l'intection. Ceci est illustré comme suit. Des souris ayant reçu une dose totale de 5 mg d'homocarnosine par voie sous-cutanée pendant une période de 3 Jours consécutifs furent inoculées par voie sous-cutanée avec une quantité de S.aureus qui aurait normalement suffi à tuer 80 à 90% des animaux. Les souris qui avait récupéré de l'infection après ce traitement furent tuées par une hémorragie orbitale. Tout le sang fut versé dans des tubes à centrifuge et y laissé pendant environ 30 minutes afin de lui permettre de se coaguler. Après avoir détaché le caillot le tout fut centrifugé pendant 12 minutes à 1700 tpm et le serum surnageant fut soigneusement enlevé avec une pipette stérile Pasteur.Le serum fut stabilisé par un passage à travers des filtres à millipores stériles et emmagasiné dans des bouteilles à serum à 100C pendant des pÉriodes plus courts que 10 jours. A chaque ,souris d'un groupe expérimentel de 14 fut administré intraveineusement à travers la veine de la queue 0,2 ml de serum. Un groupe de contrôle de 10 souris reçut le même volume d'une solution saline physiologique. routes les souris furent inoculées par voie sous-cutanée avec une dose mortelle de S.aureus 24 heures après l'admnistration du serum. Les résultats sont donnés dans le tableau 19. Tableau 13 Serum Nombre de souris age de mortalité en jours après le choc 1 2 3 4 5 contrôle 10 90 100 100 100 100 Expérimental 14 50 57.1 64.2 64.2 64.2 Ainsi le serum protégait presque la moitié des souris après 1 jour et environ 1/3 des souris pour une période de 5 jours. L'efficacité sera améliorée par d'autres études des variables ainsi que des doses d'homocarnosine, le dosage de serum, l'interval de temps entre l'administration de serum et l'infection, la stabilité de serum etc. Bien entendu diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs ou procédés qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples nonlimitatifs sans sortir du cadre de l'invention. Revendications 1. Procédé de préparation d'un vaccin contre les infections bactériennes caractérisé en ce que des mammifères reçoivent une certaine quantité protectrice d'un dipeptide choisi dans le groupe comprenant la M -aminobutyrylhistidine, la 6 -amino valérylhistidine et 1' -aminocaproylhistidine et sont ensuite inoculés, par voie sous-cutanée avec une dose mortelle desdit bactéries, le sérum de ces mammifères contenant des anticorps étant alors obtenu de façon connue. 2. Vaccin protégeant les mammifères contre des infections dues aux coccis et aux bacilles obtenu par le procédé de la revendication 1. 3. Vaccin protégeant les mammifères contre des infections dues aux coccis, caractérisé en ce que lesdits coccis sont les Staphylococcus aureus. 4. Vaccin protégeant les mammifères contre des infections dues aux bacilles, caractérisé en ce que lesdits bacilles sont les Salmonella typhi. 5. Antimicrobien destiné à protéger des mammifères contre des infections bactériennes dues au Salmonella typhi caractérisé par l'administration d'une quantité antibactériostatique d'un dipeptide choisi dans le groupe comprenat le S-aminovaléryl- histidine et 1' g -aminocaproylhistidine.