La présente invention concerne le domaine des bandages orthopédiques qui sont utilisés pour obtenir des plâtrages destinés à immobiliser et soutenir des parties du corps telles que membres fracturés, afin de leur permettre de guérir sans 5 être gênés. Elle a trait plus spécifiquement à un bandage orthopédique perfectionné, à constituant polymère, qui peut être préparé et appliqué en utilisant des techniques couramment employées pour les plâtrages bien connus au plâtre de Paris, mais présente un certain nombre de perfectionnements par rap-10 port à ces dernières techniques, y compris un poids réduit et une plus grande aptitude à être pénétré par des rayons X. Bien que la présente invention soit décrite plus particulièrement en rapport avec des bandages orthopédiques destiné à immobiliser des parties du corps, il convient de noter qu'elle 15 n'est pas limitée à ce domaine d'applications. Elle peut également être utilisée pour obtenir des plâtrages durs destinés à divers usages, particulièrement lorsque les différentes caractéristiques désirables d'un plâtrage à constituant polymère peuvent être avantageusement mises à profit, comme les hommes 20 de l'Art pourront facilement s'en rendre compte. Des bandages en plâtre de Paris sur tissu ou gaze ont été utilisés presque exclusivement pour la préparation des plâtrages chirurgicaux destinés à immobiliser et soutenir des parties du corps comme par exemple une jambe, bras, poignet, cou et ana-25 logues. Le plâtre de Paris est bon marché, pratique et prêt à être utilisé après une simple immersion dans de l'eau. De plus, pratiquement tous les médecins, en particulier des spécialistes de l'orthopédie, travaillent depuis longtemps avec le plâtre de Paris et connaissent très bien la technique d'application de 30 celui-ci. Une fois qu'ils sont bien familiarisés avec l'art de travailler avec le plâtre de Paris, ils ne sont guère disposés à apprendre les différentes techniques relatives à d'autres produits de plâtrage. Néanmoins, le plâtre de Paris présente certains inconvé-35 nients. Il est relativement lourd et risque d'être endommagé en étant mouillé avec de l'eau. Il est en outre sensiblement imperméable aux rayons X de sorte qu'un plâtrage doit parfois être enlevé pour vérifier par exemple si une fracture est guérie de manière satisfaisante. 71 18469 2 2090226 Les tentatives faites par le passé pour trouver des produits susceptibles de se substituer à l'ensemble ou à une partie du plâtre de Paris utilisé dans des plâtrages orthopédiques ont dans une large mesure échoué, en partie puisque de tels pro-5 duits nécessitaient une bonne connaissance de nouvelles techniques et étaient d'autre part moins pratiques à utiliser et présentaient d'autres défauts. Par exemple, certains plâtrages obtenus avec des produits de substitution étaient sensiblement imperméables à la vapeur d'eau et par conséquent à la transpi-10 ration. Pour citer un autre exemple, l'utilisation de feuilles thermoplastiques s'est avérée inacceptable puisque les températures de moulage étaient trop élevées. Si on place un milieu isolant entre la matière thermoplastique et la peau, la possibilité de mouler ou d'adapter la matière thermoplastique d'une 15 façon satisfaisante à la partie du corps à immobiliser se trouve compromise. Des tentatives antérieures pour utiliser des structures à base de résine ont également dans une large mesure échoué. Par exemple, la technique décrite dans le brevet américain 3 027 336 20 consiste à appliquer la résine sous la forme d'une pâte qui est mal commode à préparer et qui se différencie très nettement de la technique simple et pratique de trempage dans l'eau si couramment utilisée pour le plâtre de Paris et qui connaît une grande faveur. En outre, il requiert la présence d'un agent 25 porogène pour obtenir la porosité. D'une manière analogue la technique décrite dans le brevet américain 3 089 4-86 comporte l'imprégnation mal commode d'un bandage imbibé de polymère avec un monomère liquide durcissable, cette imprégnation étant effectuée immédiatement avant ou après l'application du bandage 30 sur le membre du corps. En conséquence, la présente invention crée : Un bandage orthopédique susceptible d'être appliqué sensiblement de la même manière que des plâtrages en plâtre de Paris et qui évite néanmoins de nombreux inconvénients présentés par 35 ces derniers, y compris l'imperméabilité aux rayons X et une faible.résistance à l'eau ; Un plâtrage orthopédique plastique qui évite de nombreux inconvénients présentés par les plâtres plastiques de la technique antérieure, y compris une faible transmission de la vapeur 1 18469 3 2090226 d'eau ; Un bandage orthopédique perfectionné obtenu à partir d'un monomère polymérisable qui peut être activé simplement en l'immergeant dans un milieu aqueux ; Un bandage orthopédique à base de matière plastique obtenue à partir d'un monomère polymérisable soluble dans l'eau qui est solide à la température ambiante et ne présente sensiblement pas d'effet irritant ni à l'état de monomère, ni à l'état de polymère ; Un plâtrage orthopédique contenant de la matière plastique et qui ne s'échauffe pas excessivement lors du durcissement ; Un produit plastique pour plâtrages orthopédiques qui est polymérisable dans les conditions normalement rencontrées par des médecins lorsqu'il s'agit d'appliquer des plâtrages entièrement en plâtre. Ces différents buts sont atteints en créant un bandage orthopédique comprenant un support flexible portant une compo-.sitien susceptible de former un plâtrage et comprenant un monomère vinylique solide, soluble dans l'eau, choisi parmi le groupe représenté par le diacétone acrylamide, N-isopropyl acrylamide et des mélanges de ceux-ci. Comme décrit plus en détail plus loin, on peut au choix ajouter à cette composition susceptible de former des plâtrages, certains autres monomères ou comonomères qui sont solides à température ambiante et ne produisent pas d'effet irritant sur la peau, ainsi que certaines charges, y compris des charges polymères et des sels inorganiques insolubles dans l'eau. Le bandage orthopédique ainsi obtenu est préparé en vue de son utilisation par mise en contact avec un milieu aqueux, de préférence avec de l'eau chaude du robinet, en présence de quantités catalytiques d'un initiateur ou catalyseur de polymérisation, permettant ainsi de polymériser le monomère vinylique. Le catalyseur de polymérisation peut être ajouté au milieu aqueux lui-même ou être incorporé dans la composition destinée à former le plâtrage. Dans ce dernier cas le bandage doit être maintenu sec et hors de contact avec de l'air chargé d'humidifié. Etant donné que l'on utilise normalement des systèmes catalyseurs à deux ingrédients dont l'un peut être incorporé dans la composition destinée à former le plâtrage et dont 71 18469 4 2090226 l'autre peut être ajouté à l'eau au moment de l'immersion, de façon à réduire à un minimum la sensibilité du produit à l'eau ou à l'air chargé d'humidité. Si, comme cela est préférable, le catalyseur est incorporé 5 dans son ensemble dans la composition destinée à former le plâtrage, le médecin n'a qu'à immerger le bandage dans de l'eau afin de déclencher la polymérisation et préparer le bandage en-vue de son utilisation. Ce simple procédé correspond évidemment sensiblement aux techniques habituellement utilisées pour les plâ-10 trages en plâtre de Paris. Si le catalyseur n'est pas entièrement incorporé dans la composition destinée à former le plâtrage, le médecin n'a qu'à ajouter le supplément de constituant catalytique à l'eau dans laquelle le bandage est immergé. D'autres particularités de la présente invention sont décrites ci-15 dessous. Le support flexible peut être d'un type convenable quelconque capable de porter le monomère vinylique avant la polymérisation de celui-ci et compatible à d'autres égards avec l'usage auquel il est destiné, le support particulier en question ne 20 relevant pas par lui-même de la présente invention. Il sera de préférence, d'une part susceptible d'être étiré légèrement et d'être conformé et d'autre part, bon marché. En général, on peut dans le cadre de la présente invention utiliser les mêmes supports flexibles que ceux employés pour les plâtrages en 25 plâtre de Paris. Parmi les supports préférés figurent des tissus à large maille tels que gaze de coton, crinoline de coton et d'autres matières naturelles et synthétiques pour bandages, bien connues des hommes de l'art. Ainsi par exemple le support peut être 30 constitué d'une gaze de coton présentant quatre à vingt fils de chaîne et quatre à vingt fils de trame par cm2, ces fils pouvant être en partie ou tous résiliants ou élastiques. Le support peut être tissé ou non tissé et être fabriqué dans son ensemble ou pour une partie à partir de fibres à base 35 de matières plastiques ou de verre. Parmi les matières plastiques susceptibles d'être utilisées figurent par exemple poly-éthylène, polypropylène et des différentes fibres à base de polyester ou de polyamide comme par exemple DACRON, nylon et analogues. Le support peut également être obtenu à partir de 71 18469 5 2090226 mousses poreuses telles que mousses de polyuréthane des types polyester et polyéther. A la lumière de la présente invention, les hommes de l'art pourront facilement reconnaître d'autres matières susceptibles d'être utilisées. 5 Comme il est souhaitable que le bandage orthopédique de la présente invention soit un bandage sec,.le monomère viny-lique utilisé dans celui-ci doit être solide à la température ambiante. En outre, étant donné que le bandage doit être préparé en vue de son utilisation par simple immersion dans un 10 milieu aqueux, la polymérisation du monomère et le système catalyseur destiné au déclenchement de cette polymérisation doivent se prêter à une activation par mise en contact avec de l'eau. D'autre part, le monomère doit être sensiblement s ans effet irritant sur la peau, tant sous la forme de monomère que 15 de polymère. Ces exigences rigoureuses sont satisfaites par le diacé-tone acrylamide, le N-isopropyl-acrylamide et des mélanges de ceux-ci. A l'heure actuelle, le diacétone acrylamide est préféré puisqu'il est meilleur marché. Des plâtres obtenus sui-20 vant la présente invention à partir de polymères de diacétone acrylamide sont également poreux de façon à être perméables à la transpiration, ce qui présente un avantage certain dans le domaine des plâtrages, comme les patients en témoigneront sans hésitation. 25 La définition chimique plus précise du diacétone acryla mide utilisé dans l'application pratique de la présente invention est le N-(1,1-diméthyl-3-oxobutyl)-acrylamide. Il peut être acheté dans le commerce et est fourni actuellement, par exemple par "The Lubrizol Corporation, Wickliffe, Ohio U.S.A.". 30 Sous ce rapport il convient de consulter par exemple le brevet américain 3 458 478 délivré le 29 Juillet 1969 au nom de ladite Société. La quantité de monomère vinylique à prévoir sur le support flexible peut atteindre approximativement les valeurs utili-35 sées pour des bandages orthopédiques en plâtre de Paris. Le monomère vinylique peut être présent dans des proportions d'environ 50 à 800 % du poids du support, de préférence d'environ 200 à 500 %. Des techniques permettant de régler la quantité de monomère sont décrites brièvement plus loin en rapport 71 18469 6 2090226 avec les procédés de fabrication et les solvants utilisés dans ceux-ci. Un système initiateur traditionnel du type redox utilisé pour la polymérisation en émulsion peut servir à catalyser la 5 polymérisation du monomère vinylique et à durcir le bandage. Ces initiateurs sont des mélanges d'agents oxydants et rédu-teurs utilisés généralement dans le support d'environ 1 : 1 en poids, qui réagissent presque instantanément entre eux lorsqu'ils sont dissous dans de l'eau. Par conséquent, ils ne 10 doivent pas être mélangés les uns avec les autres en solution aqueuse jusqu'au moment ou il s'agit de déclencher la polymérisation. Comme exemple d'agents oxydants on peut citer persulfate d'ammonium, persulfate de potassium, eau oxygénée, hydroperoxyde 15 cLe t-butyle, chlorure ferrique, hydroxylamine, chlorure de cobalt-III et permanganate de potassium. En tant qu'exemple d'agents réducteurs il convient de citer sulfate ferreux, sulfite de sodium, dithionite de sodium, chlorure ferreux, sulfo-xylate-formaldéhyde sodique, acide oxalique, chlorure de cobalt-20 II et hydrazine. On choisit de préférence une concentration de catalyseur d'environ 0,5 à 5 % en poids, calculée sur l'eau, bien que des concentrations plus élevées d'environ 5 à 10 % par exemple puissent également être utilisées. Bien que les agents oxydants et réducteurs constituant le système initiateur soient 25 généralement employés dans un rapport en poids de 1 partie d'agent oxydant pour 1 partie d'agent réducteur, on peut faire varier ce rapport sensiblement de façon à obtenir néanmoins des résultats satisfaisants, en utilisant par exemple une partie soit de l'agent oxydant, soit de l'agent réducteur pour neuf 30 parties de l'autre agent. Les agents oxydants et réducteurs sont nécessaires à la polymérisation. Les deux initiateurs peuvent être ajoutés à l'eau avant l'immersion ou bien l'un des deux peut être incorporé dans le bandage au moment de sa fabrication, l'autre 35 étant ajouté à l'eau de trempage. On peut cependant également incorporer des quantités catalytiques des deux initiateurs dans le bandage au moment de sa fabrication. Ainsi, le médecin n'a qu'à tremper le bandage dans de l'eau afin de le préparer en vue de son utilisa- 71 18469 7 2090226 tion. Des exemples spécifiques d'un système catalyseur préféré dans cette forme de réalisation sont le persulfate d'ammonium et le sulfite d'ammonium- Gomme déjà indiqué, lorsque les deux catalyseurs sont présents, il faut prendre des précautions pour 5 éviter la mise en contact avec de l'eau ou de l'air chargé d'humidité. Etant donné que des solutions aqueuses d'initiateur tendent à devenir acides au repos, on ajoute suivant le mode opératoire préféré un tampon non toxique et sans effet irritant tel que bicarbonate de sodium, citrate de sodium, acétate de 10 sodium, phosphate disodique ou analogues afin d'éviter le risque d'une irritation ultérieure due à une telle acidification. Ainsi un accélérateur préféré est un système en trois parties contenant par exemple du persulfate de potassium, du sulfite de sodium et du bicarbonate de sodium utilisés dans des proportions 15 en poids approximativement égales. La température de la solution de trempage produit un effet prononcé sur la dureté du plâtrage final. Plus l'eau est chaude, plus le durcissement se produit rapidement. Il est recommandable d'utiliser de l'eau à une température comprise entre 49 et 54°C. 20 II est préférable de ne pas utiliser de l'eau au-dessous de 43°C puisque la polymérisation du monomère dans le bandage après immersion risque alors d'être inhibitée. Des températures de 49 à 60°C peuvent facilement être obtenues avec de l'eau chaude du robinet. 25 D'autres ingrédients peuvent également être incorporés dans le bandage pour agir en tant qu'additifs monomères, liants, charges, régulateurs de la vitesse de polymérisation et analogues. Il s'est par exemple avéré avantageux d'ajouter du N-t-butylacrylamide avec le diacétone acrylamide ou le N-isopro-30 pyl-acrylamide en tant que monomère réactif. Le N-t-butylacry-lamide n'est pas soluble dans l'eau et ne peut pas être utilisé à lui seul dans le système aqueux mais seulement en association avec du diacétone acrylamide ou du N-isopropyl-acrylamide. Encore d'autres monomères ou comonomères solides peuvent 35 être ajoutés comme par exemple les dérivés non toxiques suivants des acides acrylique et méthacrylique : sels inorganiques (sodium, calcium, etc.), esters diphénoliques de 4,4'-isopropylidène, N-vinylsuccinimide, 71 18469 8 2090226 N-vinylphtalimide p-vinylbenzamide vinylnapht alène N-vinylcarbazol 5 Les monomères vinyliques courant (styrène, méthacrylate de méthyle, acrylate de méthyle, acétate de vinyle, chlorure de vinyle, éthylène et acrylamide) ne peuvent pas être pris en considération puisque, soit ils ne sont pas solides à température ambiante, soit ils présentent notoirement le risque 10 d'irriter la peau. Afin de lier le diacétone acrylamide et le N-isopropyl acrylamide (et d'autres monomères ou comonomères éventuellement prévus), au support flexible et afin d'éviter leur perte dans l'eau d'immersion après mise en contact avec celle-ci, un film 15 mince d'additif peut être associé aux ingrédients au moment de la fabrication du bandage. Par exemple, un liant peut être obtenu par évaporation d'un latex tel que le"Rhoplex B-15'i un latex fabriqué par la Société "Rohm and Haas Company", et le UCAR-TCX-8960, un latex fabriqué par la Société Union Carbide 20 Corporation. Il faut cependant prendre soin d'éviter tout con-tract avec de l'eau en présence d'initiateur. Par conséquent, si on utilise un latex en tant que système liant, l'eau doit être éliminée avant d'ajouter l'initiateur. En plus du liant ou à la place de celui-ci on peut utiliser 25 plusieurs types de charges, y compris des charges polymères et des sels inorganiques, insolubles dans l'eau. L'utilisation de charges permet de réduire la quantité nécessaire de monomère plus coûteux. Des charges permettent également de régler la vitesse à laquelle l'eau entre dans le bandage et par conséquent 30 la vitesse de réaction. En réduisant la vitesse de réaction et en acrroissant la masse de cette manière, l'élévation de température due à la réaction de polymérisation se trouve réduire et modérée, en limitant ainsi à un minimum toute gêne pour le patient. 35 Presque n'importe quel monomère non toxique non irritant peut être utilisé en tant que charge. Ces charges polymères doivent de préférence pouvoir s'étaler en tant que liant pour le monomère vinylique, c1 est-à-dire le d.iacétone acrylamide ou le N-isopropyl acrylamide. L'action du liant maintient le 71 18469 9 2090226 monomère sur le support flexible et réduit à un minimum tout écoulement indésirable dans l'eau d'immersion. A titre d'exemple on peut utiliser des charges sensiblement insolubles dans l'eau telles que acétate de cellulose, polyméthacrylate de méthyle, 5 polyphtalate de diallyle, polycaprolactone, copolymères d'éthy-lène et d'anhydride malléique et copolymères de styrène et d'anhydride maléique ; en tant que charges solubles dans l'eau on peut utilisez* par exemple polyoxyde d'éthylène, méthylcellu-lose, carboxyméthylcellulose, hydroxyéthylcellulose et poly-"10 acrylamide. Les charges solubles dans l'eau sont généralement préférées puisqu'elles permettent d'obtenir des temps de mouillage plus courts. Des charges inorganiques peuvent être ajoutées pour faciliter l'application du bandage autour du membre à immobiliser. 15 Elles rendent le bandage en particulier moins collant, et, comme indiqué plus haut, ont un effet modérateur sur une éventuelle élévation de la température. Le sulfate de calcium ou le carbonate de calcium sont préférés, mais d'autres charges du commerce (comme par exemple bentonite, silice, etc.) peuvent 20 également être utilisées. La présence de telles charges inorganiques n' est pas indispensable alors que la présence d'une charge polymère est considérée comme tout à fait souhaitable. Lorsqu'on utilise en tant que charge du semi-hydrate de sulfate de calcium, par exemple du plâtre de Paris, on obtient 25 un système hybride. Le monomère se polymérise et le plâtre de Paris absorbe de l'eau pour former du dihydrate de sulfate de calcium. Avantageusement, ni la vitesse de polymérisation du monomère ni le temps d'hydratation du plâtre de Paris ne sont modifiés indûment par la présence de l'autre constituant réac-50 tif. La présence du polymère rend le plâtrage beaucoup moins imperméable aux rayons X qu'un plâtrage entièrement en plâtre et permet d'autre part d'obtenir les caractéristiques avantageuses du polymère. Sur la totalité des matières solides prévues sur le support 35 flexible les constituants monomères ou comonomères représentent entre 30 et 100 % en poids environ de la qusntité totale et la charge représente entre 0 et 70 % environ. Les proportions préférées sont comprises entre 50 et 80 % environ pour le monomère et entre 20 et 50 % pour la charge. 71 18469 ™ 2090226 Le constituant monomère lui même doit contenir au moins environ 30 % en poids, calculés sur le monomère total, de diacétone acrylamide ou de N-isopropyl acrylamide ou de mélanges de ceux-ci, de préférence de 40 à 80 % environ, le reste 5 étant constitué par d'autres constituants monomères ou comono-mères cités plus haut comme par exemple du N-t-butylacrylamide. En conséquence, au moins environ 9 % de la totalité des matière solides doivent être constitués par du diacétone acrylamide ou du N-isopropyl acrylamide ou des mélanges de ceux-ci. 10 Le constituant servant de charge doit lui-même contenir de 0. à 100 % en poids de polymère, calculés sur la totalité de la charge, le restant étant constitué par du sel inorganique. La gamme préférée de teneur en polymère de la charge est comprise entre 50 et 100 % environ. 15 D'autres précisions concernant les ingrédients et leurs proportions sont données plus loin dans la description de procédés de fabrication et dans les exemples spécifiques. Lorsque les deux initiateurs sont incorporés dans le produit destiné à former le bandage au moment de sa fabrication, 20 le bandage orthopédique doit être maintenu à un état sec jusqu'au moment de son utilisation, comme décrit précédemment. En conséquence, afin d'éviter une polymérisation prématurée du monomère vinylique, le bandage est èmballé, de préférence sous la forme de rouleaux, dans un moyen d'emballage résistant 25 à l'humidité et qui peut facilement être ouvert au moment de l'utilisation. Suivant un mode de réalisation préféré dans lequel les initiateurs sont incorporés dans le bandage orthopédique, celui-ci est emballé dans une feuille d'aluminium qui peut être 30 facilement ouverte par déchirement au moment de l'utilisation. Différents autres moyens d'emballage peuvent être utilisés, comme les hommes de l'art peuvent facilement s'en convaincre. Le bandage suivant la présente invention peut être fabriqué pair plusieurs procédés comme par exemple par les modes de 35 préparation préférés cités à titre d'exemple. Suivant un mode de réalisation particulier un bandage de gaze de coton est imprégné de diacétone acrylamide, N-t-butylacrylamide, acétate de cellulose, persulfate d'ammonium et sulfite de sodium, ces deux derniers ingrédients étant les initiateurs. Comme déjà 71 18469 n 2090226 indiqué, un tampon tel que bicarbonate de sodium est de préférence également incorporé. L'imprégnation s'effectue en dissolvant les ingrédients dans un solvant convenable. On fait passer le bandage par la solution et ensuite entre des rouleaux doseurs 5 ou couteaux pour obtenir le degré voulu d'imprégnation. Puis on laisse s'évaporer le solvant par des techniques classiques comme par exemple chauffage, soufflage d'air en surface et analogue. Le bandage orthopédique ainsi obtenu est ensuite emballé 10 sous une feuille d'aluminium afin d'éviter tout contact avec de l'air chargé d'humidité. Au moment de l'utilisation l'emballage est ouvert par déchirement et on fait tremper le bandage brièvement dans de l'eau chaude du robinet puis on le presse légèrement après l'avoir retiré de l'eau. Il est immédiatement 15 enroulé sur la partie du corps à immobiliser sous forme de plusieurs couches, puis on le laisse se durcir en s'échauffant légèrement, par exemple à environ 43°C, pendant à peu près quinze minutes. Après avoir été ramené aux environs âe la température ambiante (encore dix à trente minutes environ) le 20 plâtrage se trouve suffisamment durci pour obtenir, l'immobilisation voulue. Pour incorporer le diacétone-acrylamide ou le N-isopropyl acrylamide au départ dans le support flexible on peut utiliser divers solvants dont le choix dépend de la présence et de la 25 nature d'autres ingrédients ainsi que de la question de savoir si le système catalyseur a été incorporé ou non. Le solvant doit pouvoir s'évaporer facilement au-dessous de la température maximale à laquelle le monomère peut être chauffé sans se poly-mériser. Pour le diacétone acrylamide cette température est 30 son point de fusion, c'est-à-dire 57°C. Le chlprure de méthylène (point d'ébullition : 40°0) et l'acétone (point d'ébul-lition : 56°C) sont des solvants préférés. D'autres solvants susceptibles d'être utilisés sont l'eau, l'acétate de méthyle, l'acétate d'éthyle, 1'éther diéthylique, le chloroforme, le 35 tétrachlorure de carbone, le tétrahydrofuranne, le benzène et le toluène. Etant donné que la vitesse d'évaporation d'un solvant peut être accélérée en soufflant de l'air à travers le bandage, on peut également utiliser des solvants dont le point d'ébullition est supérieur à 57°C. 71 18469 12 2090226 le choix de la concentration de monomère et de polymère dans le solvant est conditionné par la viscosité de la solution finale. Cette viscosité est à son tour déterminée par la gamme de poids moléculaires du polymère utilisé ; plus le poids 5 moléculaire est élevé , plus la viscosité est élevée. Des solutions hautement visqueuses sont indésirables puisque dans ce cas l'enduit du bandage fini est épais et le bandage difficile à appliquer. Des solutions très diluées donnent des enduits très minces, la quantité de monomère déposée étant insuf-10 fisante. la composition destinée à former le plâtrage peut également être incorporée dans le support sans utiliser de solvants, comme indiqué par les exemples spécifiques donnés plus loin. L'utilisation d'un solvant constitue cependant la technique actuelle-15 ment préférée. La présente invention est expliquée plus en détail ci-dessous à l'aide des formes de réalisation particulières illustrées au dessin annexé. La fig. 1 représente schématiquement la fabrication d'une 20 forme de réalisation du bandage orthopédique suivant la présente invention. La fig. 2 montre schématiquement les opérations simples d'application du bandage de la fig. 1 permettant d'obtenir un plâtrage pour immobiliser 1'avant-bras d'une personne. 25 Dans la fig. 1 la matière de départ est un rouleau de ban dage de gaz de coton à larges mailles 10 que l'on fait passer par \ine solution d'imprégnation 12, prévue dans une cuve 14, au moyen de rouleaux de renvoi 16, 18 et 20. La solution d'imprégnation 12 comprend du diacétone acrylamide, du N-t-butylacry— 30 lamide, de l'acétate de cellulose, du persulfate d'ammonium et du sulfite de sodium dans de l'acétone servant de solvant des proportions typiques étant indiquées dans 1'exemples 6 donné plus loin. Si on incorpore un tampon, par exemple du bicarbonate de sodium, il doit être utilisé de préférence dans la même pro-35 . portion en poids que le persulfate d'ammonium ou le sulfite de sodium.. En sortant de la solution d'imprégnation 12, la bande imprégnée 22 passe entre des couteaux doseurs 24 et 26 ou des 71 18469 13 2090226 rouleaux jouant le même rôle (non représentés) qui règlent le niveau de la solution sur la bande 22. Celle-ci passe ensuite autour d'un rouleau de renvoi 28 et sur une série de rouleaux de soutien 30 où elle est soumise à un léger chauffage par 5 une série de lampes infra-rouges 32 et par des courants d'air rapides déchargés par la hotte ventilée 34-. Ainsi l'acétone est éliminé de façon à laisser subsister un bandage sec contenant la composition susceptible de former le plâtrage et qui est accumulé sous forme d'un rouleau de bandage orthopédique 10 36. Etant donné que le bandage sec contient des monomères polymérisables ainsi qu'un système catalyseur pour déclencher la polymérisation en présence d'eau, le bandage 7 est emballé de manière étanche à l'humidité dans la zone 37» Un emballage 15 peu coûteux et efficace pour cet usage peut être une feuille d'aluminium que l'on peut facilement ouvrir par déchirement au moment de l'utilisation. A la fig. 2 un bandage orthopédique emballé suivant la présente invention est représenté sous forme de rouleau de ban-20 dage 40 emballé sous feuille d'aluminium 42 de façon à être hermétiquement enfermé. Au moment de l'utilisation on déchire l'emballage 42 et trempe tout le rouleau 40 ou une longueur voulue 44 de celui-ci dans une cuve 46 contenant de l'eau chaude du robinet 48 (par exemple à environ 49 à 54-°C). Après cette 25 immersion le bandage est légèrement pressé pour enlever l'eau en excès puis est appliqué aussitôt sur la partie du corps à immobiliser, comme représenté par le plâtrage 50 appliqué sur l'avant-bras 52. Etant donné que le bandage peut être conformé et ne néces-30 site aucune barrière entre lui-même et la peau, il peut être adapté étroitement à la partie du corps à immobiliser et être appliqué rapiddement sous forme de plusieurs couches lisses, de façon à obtenir un plâtrage intégral. Le plâtrage se durcit rapidement, les températures n'atteignant jamais des niveaux 35 susceptibles de provoquer des douleurs excessives, et devient dur en moins d'une heure après son application initiale. La présente invention est élucidée ci-dessous à l'aide d'un certain nombre d'exemples spécifiques de compositions utilisés dans la préparation de bandages orthopédiques ainsi que 71 18469 14 2090226 par des résultats d'essais obtenus en utilisant de tels bandages orthopédiques. EXEMPLE 1 Une pâte composée de cinquante partiez en poids de diacé-5 tone acrylamide etdevingt parties en poids de UCAR Latex TCX-8960 est étalée avec une spatule sur un bandage de gaze mesurant environ 0,91 m de long sur 76 mm de large. On laisse sécher le bandage pendant une nuit à l'état suspendu. Le bandage séché est enroulé et trempé dans une solution de deux parties 10 en poids de persulfate d'ammonium et de deux parties en poids de sulfite de sodium dans cent parties en poids d'eau, la solution étant préparée juste avant l'immersion du bandage. Ce dernier est retiré de la solution quelques secondes après l'immersion, puis enroulé sur un mandrin ou tube d'envi-15 ron 25 mm de diamètre qui est recouvert d'une feuille d'aluminium. Le bandage devient collant et s'échauffe, mais sans atteindre des températures excessives, en l'espace de quelques minutes après l'enroulement. Quinze minutes après l'enroulement le bandage n'est plus collant. Au bout d'une heure le plâtrage 20 est dur et froid. La résistance à l'écrasement du plâtrage, mesurée le lendemain au dynamomètre Eillon, est de 113 kg» EXEMPLE 2 Une pâte constitué de quatre cent parties en poids de plâtre de Paris, cent parties en poids dê diacétone acrylamide, 25 deux cent vingt parties en poids d'eau, quatre partie en poids de persulfate d'ammonium et quatre parties en poids de sulfite de sodium est étalée sur un bandage de gaze de coton d'environ 0,91 m de long sur 76 mm de large. Le bandage est enroulé sur un bâton en bois d'environ 25 mm de diamètre revêtu d'une 30 feuille d'aluminium, un thermomètre étant placé entre la feuille et le bâton. Le bandage se trouve durci en l'espace de neuf minutes après l'application. La température maximale enregistrée sur le thermomètre à un moment quelconque est de 25,6°C. Au bout de 35 quarante cinq minutes le plâtrage est retiré du bâton. A ce 71 18469 15 2090226 moment, le plâtrage peut à peine être déformé en le pressant avec la main. La résistance maximale du plâtrage, enregistrée six jours plus tard au dynamomètre Dlllon, est de 130 kg. EXEMPLE 5 5 Un bandage de gaze de 9,14 m de long sur 100 mm de large environ est imprégné d'une solution de cent cinquante parties en poids de diacétone-acrylamide, soixante quinze parties en poids de polymétiiacrylate de méthyle commercialisé sous le nom de "Plexiglas VS-10C/' par la Société Rohm and Haas Company, 10 Philadelphie, Pennsylvanie, USA,et de vingt cinq parties en poids de plâtre de Paris commercialisé sous le nom Hydrocal par la Société United States G-ypsum Company dans quatre cents parties en poids de chlorure de méthylène. Le bandage est séché dans de l'air en circulation à 38°C, puis enroulé et placé 15 dans un emballage susceptible d'être fermé hermétiquement. Un bandage de 4,57 m de long sur 100 mm de large, découpé dans la bande enduite mentionnée plus haut est trempé dans une solution de huit parties en poids de sulfite de sodium et huit parties en poids de persulfate d'ammonium dans trois 20 cent parties en poids d'eau à environ 46°C. Le bandage est aussitôt retiré de la solution, puis pressé légèrement et enroulé autour d'un membre du patient. Le bandage devient chaud et reste pendant quinze minutes à une température de 43°C, puis se refroidit jusqu'à la température ambiante, après quoi 25 le plâtrage est dur au toucher. Un bandage analogue peut être préparé en substituant du N-isopropyl-acrylamide au diacétone*-acrylamide et en utilisant les mêmes réactifs et les mêmes doses en poids que dans l'exemple précédent. Un bandage analogue peut être également préparé 30 en substituant l'acétate de cellulose au polyméthacrylate de méthyle et en supprimant le plâtre de Paris entièrement. EXEMPLE 4 Deux bandages de 4,57 m de long sur 10,1 cm de large pesant l'équivalent d'environ vingt parties et qui sont chacun 35 enduits d'une solution préparée à partir de cent cinquante 71 18469 16 2090226 parties en poids de diacétone acrylamide, soixante quinze parties en poids de polyméthacrylate de méthyle dénommé Plexiglas YS-100 et soixante quinze parties en poids de plâtre de Paris dénommé"Hydrocal" dans quatre cent soixante dix parties en poids 5 de chlorure de méthylène. Après évaporation du solvant quatre vingt huit parties d'enduit se trouvent déposées sur chaque bandage. Ces bandages orthopédiques sont activés en les immergeant dans de l'eau chaude du robinet contenant des quantités cataly-10 tiques d'un initiateur comme par exemple le persulfate d'ammonium et le sulfite de sodium. Le bandage activé est alors appliqué aussitôt sur un membre pour obtenir un plâtrage plastique. EXEMPLE 5 Des plâtrages cylindriques sont préparés à partir de ban-15 dages orthopédiques analogues à ceux des exemples 3 et 4. Un plâtrage cylindrique de 10,1 cm de long et d'environ 5 cfi de diamètre intérieur pesant à peu près 0,14 kg, présente une résistance à l'écrasement, mesurée au dynamomètre Dillon, d'environ 65 kg une heure après l'application, d'environ 110 kg vingt 20 quatre heures après l'application ét d'environ 200 kg au bout d'une semaine après l'application. Le rapport résistance-poids passe d'environ 470 une heure après l'application à environ 1 450 une semaine après 1 ' application. La transmission de la transpiration est une condition 25 essentielle pour tout plâtrage orthopédique pouvant être envisagé. Des plâtrages plats rectangulaires ont donc été préparés à partir de bandages orthopédiques analogues à ceux des exemples 3 et 4 pour mesurer la transmission de l'humidité de la vapeur. Les résultats obtenus avec des plâtrages comportant respective-30 ment 5, 10 et 23 couches sont représentés ci-dessous : Transmission de la vapeur d'eau Nombre de couches Nombre de grammes d'eau par 645 cm2 par vingt quatre heures 35 5 10 23 31 9 8 71 18469 17 2090226 Le pouvoir de transmission de vapeur d'eau que présente ces plâtrages plastiques solides apparemment opaques est considéré comme remarquable. La plupart des polymères ne transmettraient pas du tout d'eau. 5 EXEMPLE 6 Une solution d'imprégnation est préparée à partir de trente parties en poids d'acétate de cellulose dénommé E-398-10 et fabriqué par la Société Eastman Chemical Products, Inc. cent treize parties en poids de diacétone-acrylamide, trente 10 sept parties en poids de N-t-butylacrylamide, vingt parties en poids de persulfate. d'ammonium et vingt parties en poids de sulfite de sodium dans quatre cent parties d'acétone. Deux bandages de gaze de coton mesurant chacun environ 182 cm de long sur 10 cm de large et pesant l'équivalent d'environ dix parties 15 en poids sont imprégnés de la solution et séchés. Chacun des bandages orthopédiques ainsi obtenu pèse à peu près l'équivalent de quatre vingt parties, ce qui représente une absorption de matière solide de la solution d'environ soixante dix parties en poids. *■ 20 Les bandages sont trempés dans 300 millilitres d'eau à environ 60°C et enroulés sur un noyau. Lors de la polymérisation il se produit des températures allant jusqu'à environ 60°C au niveau du noyau. TOTRMPLE 7 15 Des morceaux de bandages orthopédiques contenant du diacé tone-acrylamide et préparés comme indiqué aux exemples 3,4- et 6 dans lesquels aucun tampon n'est utilisé avec l'activateur sont appliqués avec du ruban adhésif sur des hommes et des femmes au cours d'essais routiniers destinés à déterminer 30 l'effet irritant produit sur la peau par le nouveau plâtrage. A l'exception de deux cas où ont été constatées des réactions au bandage présentant un caractère pouvant être qualifié éventuellement d1allergénique, aucune irritation ne s'est manifestée. 35 Cette expérience a été répétée sur les deux patients aller- 71 18469 18 2090226 géniques, en utilisant cependant cette fois une solution d'accélérateur tamponnée, le tampon utilisé étant du bicarbonate de sodium. Aucune irritation n'a été observée dans le cas de l'un des deux patients. L'autre présentait une certaine irritation 5 mais à la suite d'un autre essai, il s'est avéré que ce patient présentait le même degré d'irritation en présence de bicarbonate de sodium utilisé seul. Des essais sur animaux ont été effectués en injectant à des souris et des cochons d'Inde des extraits de bandage polymé-10 risé préparé suivant la présente invention. Aucune irritation n'a été observée sur des souris alors qu'une réaction de sensibilisation positive s'est manifestée sur des cochons d'Inde, cette réaction étant cependant considérée comme peu importante. Aucune irritation n'a été observée après application d'un ban-15 dage non polymérisé sur la peau écorchée de lapins. Par conséquent, le bandage peut être considéré comme étant sans danger pour l'homme. La présente invention n'est pas limitée aux formes de réalisation décrites et illustrées en détail ci-dessus, diverses 20 modifications pouvant y être apportées sans sortir de son cadre. 1 18469 19 2090226 REVENDICATIONS 1 - Bandage orthopédique, caractérisé en ce qu'il comprend un support flexible auquel adhère une composition sèche destinée à former un plâtrage et comportant au moins environ 9 % en poids d'un monomère vinylique solide, soluble dans l'eau, choisi parmi le groupe constitué de diacétone-acrylamide, N-isopropyl acrylamide et des mélanges de ceux-ci. 2 - Bandage orthopédique suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la composition destinée à former le plâtrage comporte environ 20 à 60 % en poids de N-t-butylacrylamide, calculés sur la totalité du monomère. 3 - Bandage orthopédique suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la composition destinée à former le plâtrage contient suffisamment d'initiateur de polymérisation pour permettre au monomère vinylique soluble dans l'eau de se polyméri-ser en présence d'eau. 4 - Bandage orthopédique suivant la revendication 3, caractérisé en ce que l'initiateur de polymérisation contient un mélange d'agents oxydants et réducteurs. 5 - Bandage orthopédique suivant la revendication 3, caractérisé en ce que l'initiateur de polymérisation contient un constituant formant tampon pour régler l'humidité. 6 - Bandage orthopédique suivant la revendication 3, caractérisé en ce que l'initiateur de polymérisation contient du persulfate d'ammonium et du sulfate ferreux. 7 - Bandage orthopédique suivant la revendication 3» caractérisé en ce que l'initiateur de polymérisation contient du persulfate d'ammonium et du sulfite de sodium. 8 - Bandage orthopédique suivant la revendication 7, caractérisé en ce que l'initiateur de polymérisation contient une quantité de bicarbonate de sodium permettant à celui-ci de servir de tampon. 9 - Bandage orthopédique suivant la revendication 3, caractérisé en ce qu'il comporte un emballage enveloppant, sensiblement étanche à l'humidité. 10 - Bandage orthopédique suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la composition formant le plâtrage contient environ 20 à 60 % en poids, calculés sur la teneur totale en 71 18469 20 2090226 monomère, d'un dérivé monomère solide non irritant des acides acrylique et méthacrylique. 11 - Bandage orthopédique suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la composition formant le plâtrage con- 5 tient jusqu'à environ 70 % en poids, calculés sur ladite composition, d'une charge solide. 12 - Bandage orthopédique suivant la revendication 11, caractérisé en ce que la charge solide comprend une charge polymère. 10 13 - Bandage orthopédique suivant la revendication 11, caractérisé en ce que la charge solide est une charge polymère soluble dàns l'eau, choisie parmi le groupe comprenant le polyoxyde d'éthylène, la méthylcellulose, la carboxyméthylcel-lulose, l'hydroxyéthylcellulose, le polyacrylamide ou des mé- 15 langes de ceux-ci. 14 - Bandage orthopédique suivant la revendication 11, caractérisé en ce que le charge solide est une charge polymère, insoluble dans l'eau, choisie parmi le groupe comprenant l'acétate de cellulose, le polyméthacrylate de méthyle, le polyph- 20 talate de diallyle, la polycaprolactone, des copolymères d'éthylène et d'anhydride . m&léique, des copolymères de styrène et d'anhydride mâléique ou des mélanges de ceux-ci. 15 - Bandage orthopédique suivant la revendication 12, caractérisé en ce que la charge polymère comprend de l'acétate 25 de cellulose. 16 - Bandage orthopédique suivant la revendication 12, caractérisé en ce que la charge polymère comprend du méthacry-late de méthyle polymère. 17 - Bandage orthopédique suivant la revendication 11, 30 caractérisé en ce que la charge comporte un sel inorganique insoluble dans l'eau. 18 - Bandage orthopédique suivant la revendication 17, caractérisé en ce que le sel inorganique insoluble dans l'eau comporte du sulfate de calcium. 35 19 - Bandage orthopédique suivant la revendication 17, caractérisé en ce que le sel inorganique insoluble dans l'eau comporte du carbonate de calcium. 20 - Bandage orthopédique caractérisé en ce qu'il comprend un support en tissu flexible sur lequel adhère une composition 71 18469 21 2090226 capable de former un plâtrage et comprenant environ 20 à 64 % en poids, calculés sur ladite composition, de diacétone acrylamide, environ 10 à 48 % en poids, calculés sur ladite composition, de N-t-butyl-acrylamide et environ 20 à 50 % en poids, 5 calculés sur ladite composition, d'acétate de cellulose. 21 - Bandage orthopédique suivant la revendication 20, caractérisé en ce que la composition formant le plâtrage comporte une quantité catalytique d'initiateur permettant de poly-mériser le diacétone-acrylamide. 10 22 - Bandage orthopédique emballé comportant un emballage sensiblement étanche à l'humidité dans lequel est enfermé un support en tissu flexible sur lequel adhère une composition susceptible de former un plâtrage sec et comportant au moins environ 9 % en poids de diacétone acrylamide et une quantité cata-15 lytique d'initiateur permettant de polymériser le diacétone acrylamide. 23 - Bandage orthopédique emballé suivant la revendication t:2, caractérisé en ce que l'emballage comprend une feuille d ' aluminium. 20 24 - Procédé pour obtenir un plâtrage orthopédique rigide pour membre du corps humain, caractérisé en ce qu'il consiste à réaliser un bandage orthopédique comprenant un support en tissu flexible portant une composition sèche susceptible de former un plâtrage et comportant au moins environ 9 % en poids 25 d'un monomère vinylique solide, soluble dans l'eau, choisi parmi le groupe comprenant le diacétone acrylamide, le N-isopropyl acrylamide et des mélanges de ceux-ci ; à immerger le bandage dans un milieu aqueux en présence d'un initiateur de polymérisation pour le monomère vinylique ; à appliquer le 30 bandage orthopédique par enroulement sous forme de plusieurs couches autour du membre à immobiliser ; et à permettre au monomère vinylique de se polymériser. 25 - Procédé suivant la revendication 24, caractérisé en ce que l'initiateur de polymérisation est présent sur le banda-35 ge avant l'immersion de celui-ci.