La présente invention concerne un dispositif qui permet l'observation d'objets relativement grands ou de processus se déroulant dans des champs de vision relativement grands à l'aide d'un procédé strioscopique, l'invention permettant en outre, la réalisation de photographie plane bidimensionnelle des objets et processus précités et fournissant la possibilité de réaliser des paires d'images stereoscopiques appropriées pour une vision tridimensionnelle; l'invention concerne également la fabrication dans une qualite correcte de la paire de diaphragmes striés nécessaires au dispositif. L'indice de réfraction optimal de matières transparentes, notamment de liquides et de gaz mais, également de liquides réfrigérés (par exemple du verre), et autres matériaux solides transparents, dépend essentiellement de caractéristiques physiques déterminées des matières. L'indice de réfraction optique d'une matière est fonction,pour des solides, de la densité et, dans une certaine mesure, de la structure cristalline et, pour des liquides et des gaz, de la densité dans le cas d'une composition homogène et de la proportion des composants dans le cas d'une composition hétérogène.En conséquence, les variations de densité de substances solides - notamment les variations des tensions existant dans la matière et pouvant être produites, dans des écoulements de liquides et de gaz de compositions homogènes, par les variations de densité et de température ou de pression ou bien, dans le cas de liquides et de gaz de composition hétérogène, la répartition non uniforme de la concentration des composants ou bien leur modification, provoquent une variation de l'indice de réfraction optique ou bien créent un défaut dthomogeneite optique. -Ainsi,, la détection et le contrôle d'un défaut d'homogénéité optique fournissent une possibilité de détection, d'observation ou de contrôle d'une structure cristalline d'une matière et, également, des variations des tensions se produisant dans la matière (par exemple du verre)5 sous l'effet d'influences déterninées, en vue d'une observation des variations de repartition de vitesse, de température ou de pression dans des écoulements de liquides de composition homogène, ou bien des conditions de mélange des composants dans des liquides ou gaz non-homogènes. I7 est possible d'effectuer la mesure de défauts d'homogénéité optique à l'aide de contrôles interférométricIues . En utilisant pour les contrôles l'interférence d'un rayon lumineux ou bien l'interférence d'un rayon laser, il est possible d'établir sur les photographies finales (éventuellement sur les-hologrammes), une relation entre le déplacement du point-image et l'indice de réfraction modifié (le degré de décalage peut être déterminé, par ailleurs, à l'aide de bandes d'interférences). Les contrôles interférométriques permettent, par conséquent, de définir la variation de l'indice de réfraction optique, ou bien du phénomène de défauts d'homogénéité optique. Dans les contrôles rêalisés par le procédé strioscopique ou bien dans les prises de vues réalisées par le procédé précité, la variation de brillance du point-image correspond au défaut d'homogénéité, qui peut être mesuré numériquement à l'aide d'un dénsitomètre. La prise de vue réalisée par ce procédé met en évidence la variation du défaut d'homogénéité optique. Lorsqu'on réalise une image strioscopique d'un objet (ou d'un phénomène) - sans faire intervenir de moyens optiques - a l'aide d'un faisceau d'éclairement se composant de rayons lumineux paralleles, on met en évidence la variation des gradients du défaut d'homogénéité optique. I1 est par conséquent évident que, en faisant intervenir le contrôle interférométrique, il est possible d'évaluer le défaut d'homogénéité optique par le procédé strioscopique, à savoir en réalisant une photographie strioscopique. I1 en résulte que les prises de vues strioscopiques ont une grande importance, notamment dans les domaines suivants: - étude de certains phénomènes (par exemple, étude des phénomènes en relation avec la combustion par observation des modifications se produisant à l'inté rieur d'une flamme), - étude servant à des buts pratiques (influence de structures de construction déterminées sur un fluide en écoulement, contrôle du profil d'écoulement établi), - étude directe de produits (obturation de tubes, robinetteries de régulation, contrôle dela répartitionde pression ou de vitesse), - contrôle de qualité de produits finis (détection des tensions résiduelles dans des pièces en verre et en matière plastique). Pour la réalisation de prises devues strioscopiques, on peut utiliser de nombreux procédés. En pratique, on emploie dans la plupart des cas les dispositifs fonctionnant suivant le procédé Toepler, l'appareil de prises de vues stéréoscopiques,Modèle 80, de la Société Zeiss, étant basé également sur ce principe. L'inconvénient de ces appareils consiste en ce que la grandeur de l'objet (phénomène) à contrôler, est limitée par le diamètre du faisceau lumineux à rayons parallèles. En outre, le diamètre du faisceau lumineux est fonction du diamètre de la lentille collectrice ou du miroir concave utilisé (miroir sphérique creux ou miroir parabolique) et les frais de fabrication de ces produits augmentent généralement comme la puissance triple du diamètre, de sorte que le prix de construction d'un appareil servant à produire un faisceau lumineux d'un diamètre supérieur à 80 à 100 mm est extrêmement élevé. Il est à noter que,pour la fabrication des paires d'images strioscopiques, on a utilisé jusqu'à maintenant un système Toepler double, dont les faisceaux lumineux à rayons parallèles se croisent dans la zone de contrôle, c'est-à-dire que la paire d'images est réalisée avec deux appareils indépendants l'un de l'autre. On sait réaliser des prises de vues strioscopiques en utilisant le procédé à double diaphragme strié-. Du fait que les frais de fabrication des diaphragmes striés et que les impératifs de qualité sont bien plus faibles que dans le cas des lentilles ou des miroirs utilises dans les appareils Toepler, il est alors possible d'augmenter relativement facilement les dimensions du volume à contrôle. Cependant, du fait qu'on utilise dans ce cas un éclairement à lumiere dispersée, l'intensité d'éclairement est diminuée dans une forte proportion et il en résulte qu'on ne peut regler qu'au prix de grosses difficultés, pour des phénomènes évoluant rapidement en cours de photographie, le temps de pose relativement court qui est au. minimum de 1/50 de seconde mais, de préférence, de 1/100 à 1/250 de seconde; on ne connaît à l'heure actuelle aucun procédé permettant de fabriquer relativement facilement, et avec une qualité correspondante, des diaphragmes striés, de sorte que l'application du procédé strioscopique précité a été limitée par les deficiences de la technologie et des appareils. L'invention a pour but de remédier à ces inconvénients. L'invention concerne par conséquent un dispositif à diaphragmes striés qui convient pour la réalisation de striogrammes simples ou bien de paires de striogrammes strioscopiques, tout en garantissant simultanément un champ de contrôle relativement grand (théoriquement d'une grandeur non limitée) et avec lequel on puisse réaliser l'éclairement nécessaire pour réduire le temps de pose. L'invention concerne également un procédé de fabrication simple, et avec une qualité correspondante, des diaphragmes stries nécessaires. D'autres buts et avantages de la presente invention apparaitront à la lecture de la description suivante et des figures jointes, données à titre illustratif mais non limitatif. La Figure 1 met en evidence les conditions théoriques de réalisation d'une prise de vue strioscopique ou striogramme en utilisant un double diaphragme strié, la figure montrant également schématiquement l'agencement théorique du dispositif. La Figure 2 montre l'effet d'arrêt de lumière des deux diaphragmes striés. La Figure 3 montre le trajet des rayons lumineux se produisant dans le cas d'un défaut d'homogénéité optique. La Figure 4 montre le trajet des rayons lumineux se produisant lors du décalage du diaphragme strié arrière. La Figure 5 montre l'agencement du diaphragme strié avant et les deux modes de réalisation possibles du dispositif d'éclairement,en représentation schématique. La Figure 6 montre l'agencement de l'appareil photographique utilisable pour les prises de vues. La Figure 7 montre l'appareil de prises de vues stéréoscopiques comportant le prisme deltoSde et un premier diaphragme strié obturable, en représentation schématique. La Figure 8 est une vue en perspective à 30-60 du prisme deltoîde utilise surla Figure 7, la figure montrant également les points de perspective et l'axe optique. La Figure 9 montre l'agencement de l'appareil de prises de vues stéréoscopiques comportant le prisme et les miroirs, en vue schématique. La Figure 10 est une vue en perspective à 30-60 du prisme en forme de coin utilisé sur la Figure 9, la figure montrant également les points de perspective et l'axe optique. Le composant essentiel du dispositif de prise de vue strioscopique (Figure 1) est constitue par le diaphragme strié avant 1, formé d'un matériau translucide ou transparent et éclairé par une lumière uniforme, ce diaphragme étant de préférence réalisé en verre transparent oumat etqui est pourvu de bandes transparentes et opaques orientées dans une direction quelconque, de préférence verticale; il est prévu à une distance t un appareil photographique 2, dont l'objectif 3 forme une image nette du premier diaphragme strié dans le plan-image 4. Lorsque l'objet 6 est placé à une distance d'éloignement inférieure à la distance t - sur la figure, par exemple a une distance t/2 - son image se forme en arriere du plan 4, à savoir dans le plan-image 7, et elle occupe evidemment une position inversée par rapport à l'axe optique 9. En considérant la distance d'éloignement t/2 entre le plan 8 de l'objet 6 et le plan principal 5 de l'objectif 3, la distance k' d'eloignement entre le plan-image 7 de l'image 6' de l'objet 6 et le plan principal 5 de l'objectif 3, la distance d'éloignement t entre le plan du premier diaphragme strie 1 et le plan principal 5 de l'objectif 3 et la distance d'éloignement k entre le planimage 4 du premier diaphragme strié 1 et le plan principal 5 de l'objectif 3, on peut écrire la relation connue:: 1 + 1 = 1 t + - Lorsque la distance focale de l'objectif doit être grande par rapport à la distance de l'objet t (par exemple, lorsque cette distance focale doit être de 250 à 300 mm pour une longueur de structure de 1,4 à 4,0 m), la distance séparant les plans-image 4 et 7 est de l'ordre de grandeur du centimètre et varie dans la zone comprise entre 3,2 et 6,0 cm. Si on place maintenant dans le plan-image 4 un second diaphragme strié arrière 12 dont le pas correspond à celui de limage produite par l'objectif 3 par l'intermédiaire du premier diaphragme strié 1, mais qui est cependant pourvu d'un striage correspondant (aux endroits ou le diaphragme strié 1 laisse passer la lumière, le diaphragme strié arrière 12 est pourvu d'une bande opaque), la lumière ne parvient pasen arrière du plan 4 et il en résulte que l'image 6' n'apparaît pas dans le plan-image 7. Sur la Figure 2, on a montré le trajet des rayons lumineux. Les rayons lumineux arrivant du volume d'éclairement 10 ne passent qu'au travers des bandes transparentes du-diaphragme strié avant 1. A l'endroit de l'image produite par l'objectif représenté par son plan principal 5, on a disposé cependant le diaphragme strié arrière 12 ou les rayons lumineux 13 arrivent sur les bandes opaques 14, de sorte que le volume-image 11 ne reçoit aucune lumière. Toute la description faite ci-dessus n'est valable que lorsque les rayons lumineux traversent un milieu optiquement homogène et lorsque le diaphragme strié arrière 12 satisfait aux conditions définies ci-dessus. Dans le cas mis en évidence sur la Figure 3, lorsqu'il existe sur l'objet un point 15 correspondant à un défaut d'homogénéité optique, la situation change. Sur cette Figure 3, le foyer 5t de l'objectif 3, matérialisé par son plan principal 5, a été également mis en évidence, l'image du diaphragme strié avant 1 étant alors produite dans le plan-image 4 du diaphragme strié arrière 12, conformément au processus dé propagation des rayons optiques, c'est-à-dire de maniere que le diaphragme strié arrière 12 satisfasse aux conditions précitées. On se rend compte que l'image 6" correspondant au point inférieur de l'objet 6 ne peut plus venir se placer dans le plan-image. Le rayon lumineux 16, passant par le point 15 de l'objet 6, dans lequel il existe un défaut d'homogénéité optique, change de direction par suite de la modification de l'indice de réfraction, le rayon lumineux provenant de l'objectif matérialisé par le plan principal 5 formant alors une image qui apparaît au point 17 dans le plan-image 7. Dans le cas représente sur la Figure 4, lorsque le diaphragme strié arrière 12 - qui satisfait par ailleurs aux conditions définies ci-dessus - est déplacé, par rapport à l'image 12' produite par l'objectif correspondant au plan principal 5, perpendiculairement à la direction des bandes et d'une légère distance, définie par 19, les rayons lumineux 18 peuvent pénétrer dans le volume-image 11. En tenant compte du fait que l'espacement entre les plans-image 4 et 7 est déterminant et que les bandes du diaphragme strié avant 1 ne sont pas trop larges l'image produite n'est pas complètement sombre, mais elle présente une teinte grise uniforme, dont la brillance est fonction de la grandeur de la distance de déplacement 19. En tenant compte des considérations exprimées ci-dessus, il semble avantageux d'associer le premier diaphragme strié 1 de l'appareil selon l'invention à un dispositif d'éclairement approprié, comme indiqué en coupe sur la Figure Sa. Sur la plaque avant du carter 20, il est prévu une plaque translucide ou transparente 23 - formée de préférence de verre - qui est munie de bandes opaques 24. Parallèlement à la plaque précitée, il est prévu une plaque 22 servant à renvoyer la lumière, comportant avantageusement une surface mate et en arrière de laquelle est placé le volume de montage 21. Sur la plaque de renvoi de lumière sont disposés les corps d'éclairement correspondants,qui peuvent être des lampes à incandescence, répartis notamment conformément à la matrice mise en évidence sur la Figure 5b. En correspondance à la nature des prises de vues à réaliser, on peut utiliser des lampes à incandescence classiques mais, également, des lampes photographiques telles que les lampes connues sous les désignations commerciales suivantes "Tungsraphot", "Nitraphot", etc. On peut effectuer le réglage d'éclairement à l'aide de circuits bien connus. On a représenté sur la Figure 5c, un dispositif permettant d'agrandir l'échelle des prises de vues à realiser. A cet effet, on peut employer à la place ou en plus de la matrice d'ampoules électriques 25, les lampes tubulaires 26. Lorsqu'on utilise les lampes tubulaires en coopération avec la matrice d'ampoules 25, il est possible de regler l'éclairement désiré avec des ampoules de plus faible puissance. Comme lampes tubulaires 26, on peut utiliser des lampes à halogènes mais, également, des lampes-éclair. Dans le dernier cas, on place dans le volume de montage 21, le dispositif d'alimentation en courant et d'allumage synchronisé desdites lampes-éclair. Par la combinaison des combinaisons précitées, on peut choisir, en correspondance à la nature des prises de vues à réaliser, des corps d'éclairement qui sont appropriés pour: - produire une intensite d'éclairement appropriée en correspondance à la matrice d'ampoules, - créer un éclairement de reglage et un éclairement puissant en utilisant à la fois une matrice d'ampoules (de faible puissance) et des lampes tubulaires à halogènes, - produire deux lumière d'éclairement de différentes puissances, en utilisant une matrice d'ampoules de grande puissance et des lampes tubulaires à halo gènes, et - produire deux modes d'éclairement, à savoir une lumière d'éclairement constant et une lumière clignotante, par utilisation d'une matrice d'ampoules de grande puissance et de tubes-éclair. L'appareil photographique intervenant dans le dispositif selon l'invention peut, par exemple, être agencé conformément à la Figure 6. L'objectif est placé dans le support 28 du corps d'appareil 27, la distance focale de cet objectif étant de préférence comprise entre 250 et 300 mm et son coefficient de transmission de lumière étant d'au moins 1/4,5 mais, de préférence de 1/4,0 ou 1/3,5 ou plus. En tenant compte du fait que, dans de tels objectifs, il n'est prévu aucun dispositif obturateur et que l'emploi d'un obturateur à fente pourrait conduire à une altération difficilement contrôlable des résultats de mesure, l'unité d'obturation 30 est placée sur l'objectif de façon à constituer un ensemble autonome. Dans une zone définie par la distance d'éloignement d'image k, déterminée par la longueur de construction de l'appareil et par la distance focale de l'objectif (Figure 1), il est prévu une tige 31 munie d'un mécanisme d'entratnement de type connu, pouvant se déplacer dans la direction de l'axe optique et sur laquelle est monte le chariot 32, pourvu d'un mécanisme d'entralnement de type connu et pouvant se déplacer perpendiculairement à l'axe optique. Le chariot 32 porte la plaque de verre 33, qui est elle-même associée au diaphragme strié arrière 12. A la distance k' définie par la longueur de construction de l'appareil et par la distance focale (Figure 1), il est prévu un chariot 34 pourvu d'un mecanisme d'entraînement de type connu, déplaçable dans la direction de l'axe optique et qui sert à recevoir un verre mat et/ou une cassette 35 contenant un négatif photographique 36 et pourvue d'un élément protecteur 37, un tel agencement étant utilise, par ailleurs, d'une manière bien connue dans des appareils photographiques. L'appareil convenant pour la réalisation de paires de prises de vues stéreo- scopiques peut être fabriqué de deux manières différentes dans le cadre de l'invention. On a représenté une variante sur la Figure 7. Dans ce cas, le corps d'clapi rement mis en évidence sur les Figures 5a à 5c est agencé de manière que la plaque de verre formant la plaque avant du carter 20 et-associée au diaphragme strié avant 1 soit réalisée en deux elements, qui peuvent tourner autour d'une charnière, non-visible sur la figure, à la façon d'un volet, de façon à pouvoir être ouverts jusque dans une position angulaire de 20-300. Les plaques qui sont montées sur les cotés et sur la partie supérieure des volets obturables, et qui ne sont pas visibles sur la figure, empêchent la dispersion de la lumière à cOté du premier diaphragme strié 1. L'appareil photographique 27, l'unité d'obturation 30 et l'objet 6 sont disposés de la manière précédemment décrite. En avant de l'objectif et de l'unité d'obturation, on dispose un prisme deltoide 38 de telle sorte que son axe médian coïncide avec l'axe optique. En considérant le trajet des rayons lumineux, on se rend parfaitement compte que, par suite de la réfraction engendrée par le prisme deltoYde, les rayons provenant de l'objet 6 produisent une double image sur la plaque sensible de l'appareil photographique 27, ce qui permet de réaliser à partir de deux images stéréoscopiques une paire d'images espacées d'une distance fondamentale déterminée par les dimensions du prisme deltoçde, tandis que le diaphragme strié arrière 12, non visible sur la figure, remplit la fonction précédemment décrite. Le prisme deltoÇde 38 a été représenté en vue en perspective sur la Figure 8 - qui met également en évidence les points de perspective. L'appareil représenté sur la Figure 9 convient pour la réalisation de paires de vues stéréoscopiques pour lesquelles on a choisi un grand espacement fondamental dans le but d'augmenter l'effet stéréoscopique. Dans cet agencement, on a adopté une disposition differente de la Figure 1, où l'objet 6 est placé à mi-distance entre le premier diaphragme strié 1 et le plan principal 5 de l'objectif 3 de l'appareil photographique 27, c'est-à-dire qu'on a adopté une proportion de 1/3-2/3. En avant de l'objectif de l'appareil photographique 27, on a placé sur l'axe optique 9 le double prisme 39 en forme de coin dont l'angle de réfraction est de 45" dans l'exemple considéré.Dans la direction du rayon dévié par le double prisme 39, il est prévu des miroirs 41 et 41' comportant une surface réfléchissante et qui sont montés sur un support, non-visible sur la figure, et permettant leur pivotement autour des points d'articulation 40 et 40'. Les miroirs, ou bien les supports non-visi-bles sur la figure, sont reliés à des éléments intercalaires 43 qui peuvent pivoter autour des points d'articulation 42 et 42' -et qui peuvent se déplacer par translation sur le porte-miroir, à savoir dans la direction du plan réfléchissant. Les éléments intercalaires 43 sont pourvus de filetages à l'aide desquels ils sont vissés sur la tige filetée 44. La tige filetée 44 est montée-a rotation dans le support 45 mais elle est empêchée de -se déplacer axialement, le support 45 étant pourvu sur les deux côtés de filetages de pas opposés. La tige filetée comporte de préférence un filetage de pas réduit. Un volant de manoeuvre 46 est monté à une extrémité de la tige filetée 44. Le double prisme en forme de coin 39 a été représenté sur la Figure 10 en vue en perspective, faite du côté de l'objet et avec indication des points de perspective. Dans la solution décrite ci-dessus, des conditions spéciales de qualité sont imposées au diaphragme strié avant 1 et au diaphragme strié arrière 12. En ce qui concerne le diaphragme strié avant 1, les bandes opaques doivent arrêter parfaitement la lumière tandis que les bandes transparentes doivent être absolument exemptes de defauts perturbateurs, la tolérance admise pour la largeur de bandes et pour leur espacement mutuel étant extrêmement faible. En outre, la définition des prises de vues strioscopiquesdépend dans une forte mesure de la largeur des bandes, de sorte qu'il est nécessaire de les réaliser avec précision et dans des conditions correctes. Le diaphragme strié arrière 12 doit correspondre avec une très grande précision à l'image du diaphragme strié avant qui est formée par l'objectif, auquel cas les conditions imposées en ce qui concerne l'opacité des bandes de ce diaphragme arrière 12 correspondent pratiquement à celles imposées au diaphragme strié avant 1. Comme cela a été confirmé par des essais, la fabrication dii diaphragme strié avant 1 ne peut être réalisée ni par traçage, ni en utilisant des méthodes d'impression sur une feuille translucide ou transparente. Ainsi, on réalise les bandes opaques du diaphragme strié avant dans une feuille métallique collée sur la plaque portante translucide ou transparente en formant par encochage les lignes de division à l'aide d'un outil de coupe, monté à la place du moyen de traçage dans le coordinateur à commande numérique (convertisseur numérique-analogique) > puis on enlève de la-plaque portante 23 les parties de la feuille métallique correspondant aux bandes transparentes. Cet'est que de cette maniere qu'on a pu réaliser le diaphragme strié de manière qu'il puisse satisfaire dans les conditions optimales aux conditions précédemment définies. Pour la fabrication du diaphragme strié arrière 12, on a adopté un autre procédé Dans l'appareil photographique représenté sur la Figure 6, on a monté - après réglage précis - à la place de la plaque deverre 23, une plaque photographique comportant une gradation de hautes valeurs de gamma, et on a photo graphié sur cette plaque l'image optique du diaphragme strié avant 1. Ensuite, on a développe la plaque dans un appareil de développement négatif fonctionnant avec de hautes valeurs de gamma, de telle sorte que le temps normal de développement soit dépassé dans une certaine mesure. Le négatif ainsi obtenu a été traité après fixage dans un affaiblisseur selectif (par exemple dans un affaiblisseur Farmer), servant notamment à supprimer le flou dans l'image des bandes claires; apres durcissement et lavage, on a séché la plaque de verre à basse température. La plaque ainsi traitée La permis de satisfaire a toutes les conditions d'utilisation du diaphragme strié arrière 12. Avec l'appareil pourvu des diaphragmes striés avant et arriere fabriqués par la technologie décrite ci-dessus, il est possible d'effectuer également des contrôles directs. En correspondance à ce qui a été précisé ci-dessus, on détermine entre le diaphragme strié avant 1 et l'appareil photographique 27, la place de l'objet à étudier, mais on n'installe cependant pas l'objet en position. On sort la cassette 35 de l'appareil photographique 27, on enclenche le système d'éclairement du diaphragme strié avant 1 et, par déplacement axial du chariot 31 associé au diaphragme strie avant 1 situé sur la plaque de verre 33, on produit une image nette de ce diaphragme 1 sur le diaphragme strié arrière 12. On peut obtenir ce résultant lorsque le champ d'image est complètement sombre.Ensuite, on dispose l'objet à l'endroit sélectionné au préalable et, par deplacement axial du chariot 34, on forme une image nette de l'objet 6 sur la plaque de verre mat disposée à la place de la cassette 35 dans la structure portante. On peut effectuer le reglage en assurant le déplacement du diaphragme strié arrière 12 sans faire intervenir la structure portante, ou bien en faisant deplacer le diaphragme strié arriere 12, par mouvement du chariot 32 à partir d'une bande du diaphragme strié avant 1, d'une distance correspondant à une image projetée sur le diaphragme arrière 12, perpendiculairement à l'axe optique (dans ce cas, la valeur de la distance de deplacement indiquée en 19 sur la figure est égale à la largeur d'une bande du diaphragme strié arrière 12); on peut également effectuer le réglage en assurant l'eclai- rement àl'aide d'une source lumineuse extérieure pour le reglage de l'objet 6. Après terminaison du réglage, on ramene le diaphragme strié arrière 12 dans sa position initiale et on obtient alors sur la plaque de verre mat l'image indiquant la modification des défauts d'homogénéité optique existant dans l'objet 6. L'image projetée sur la plaque de verre mat peut être examinée en avant d'un font sombre - évidemment en inversant le support d'image - (la moitié inférieure et la moitié supérieure de l'image sont évidemment permutées de la même manière, de même que le côté droit et le côté gauche). Lorsque la cassette 35 est mise en place à la place du verre mat et lorsqu'un négatif photographique est inséré en position, on peut réaliser une photographie à l'aide de l'unité d'obturation 30. Les essais réalisés ont montré que, lors du contrôle des phénomènes, le champ de vision sombre fournissait assez rarement le résultat le plus favorable. Dans ce cas, le diaphragme strié arrière est légèrement déplacé par mouvement du chariots32, mais cependant de telle sorte que la distance de déplacement 19, indiquée sur la Figure 4, soit réduite de la largeur des bandes du diaphragme arrière 12, ce qui permet d'augmenter légèrement la brillance du champ de vision et d'obtenir une teinte grise. Lorsqu'on utilise le dispositif d'éclairement représente sur la Figure 5c, et lorsqu'on emploie des lampes tubulaires 26 constituées par des tubes-eclair, -il est possible de produire, avec la lumière engendrée par la matrice d'ampoules 25, des prises de vues extrêmement nettes réalisées avec des temps de pose très courts (de 1/10.000. à 1/100.000 de seconde), ce qui permet d'obtenir des photographies exemptes de défauts de nettete provoqués par un déplacement et, d'autre part, d'utiliser des négatifs d'une sensibilité lumineuse plus faible et d'une meilleure résolution. L'appareil représenté sur la Figure 7 peut être utilisé de la manière décrite ci-dessus après qu'on a enlevé le prisme 38, et après fermeture du diaphragme strie avant 1, comme un appareil individuel de contrôle et de photographie. Lorsque le prisme est inséré en position, on effectue le réglage décrit cidessus en cas d'existence du prisme, ce qui permet d'obtenir sur la plaque deux images qui forment une paire de vues steréoscopiques. Dans l'appareil représenté sur la Figure 9, on peut également enlever le prisme 39 et, dans ce cas, il est possible d'employer le dispositif comme un appareil individuel de contrôle et de photographie - comme décrit ci-dessus. Lorsque le prisme est mis en place, on règle l'image de l'objet à l'aide du volant de manoeuvre 46, ce qui permet de contrôler sur la plaque de verre mat l'agencement de la paire d'images stéréoscopiques et la position relative des deux images de l'objet 6. Les images strioscopiques et les paires de vues réalisées de la manière décrite ci-dessus peuvent être obtenues en même temps et avec la meme qualite que les images et les paires de vues prises à l'aide des appareils Toepler, mais la grandeur des objets contrôlables est bien supérieure à celle des objets pouvant être contrôlés A l'aide des appareils Toepler alors que les frais de fabrication du dispositif selon l'invention sont bien inférieurs à ceux des appareils Toepler. Bien entendu, la présente invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés; elle est susceptible de nombreuses variantes accessibles à l'homme de l'art, suivant les applications envisagées et sans que l'on ne s'écarte de l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Dispositif pour réaliser des prises de vues strioscopiques utilisant un procédé double diaphragme strié, dispositif comportant un diaphragme strié avant placé sur une plaque translucide ou transparente et se composant de bandes de meme largeur et un appareil photographique dont l'axe optique est orienté perpendiculairement au diaphragme et, en outre, un diaphragme strié arrière, formé par des bandes transparentes et opaques et placées à une distance correspondant au plan-image du diaphragme strié avant, la largeur des bandes du diaphragme arrière correspondant a l'image optique du premier diaphragme mais comportant une disposition de bandes opposées à celles de l'image optique precitée, dispositif caractérisé en ce que le diaphragme strié avant est constitué par la plaque avant d'un carter pourvu d'une plaque réfléchissante sur laquelle est installé un dispositif d'éclairement, en ce qu'il est prévu dans l'appareil photographique un chariot pouvant se déplacer en direction de l'axe optique, pourvu d'un mécanisme d'entraînement de type connu et sur lequel est monté un second chariot pouvant se déplacer perpendiculairement à l'axe optique, pourvu d'un mécanisme d'entraînement de type connu et qui porte la plaque de verre supportant le diaphragme strié arrière et, en outre, une cassette servant A recevoir le negatif photographique ou bien le chariot portant une plaque de verre mat, installee à la place de la cassette, pouvant se déplacer dans la direction de liane optique et équipé d'un mécanisme d'entraSnement de type connu. 2.- Dispositif pour réaliser des paires de striogrammes stéréoscopiques en utilisant le procédé à double diaphragme strie, comportant un diaphragme strié avant placé sur une plaque translucide'ou transparente et se composant de bandes opaques et transparentes de même largeur, et un appareil photographique dont l'axe optique est oriente perpendiculairement au diaphragme et, en outre, un diaphragme strié arrière, formé par des bandes transparentes et opaques et placées à une distance correspondant au plan-image du diaphragme strié avant, la largeur des bandes du diaphragme arrière correspondant à l'image optique du premier diaphragme mais comportant une disposition de bandes opposées à celles de l'image optique précitée, dispositif caractérisé en ce que le diaphragme strié avant comporte une plaque réfléchissante sur laquelle est monté un carter muni d'un dispositif d'éclairement et pouvant pivoter à la façon d'un volet autour de charnières disposées sur l'axe optique, le diaphragme étant agencé sous la forme de deux plaques situées respectivement en haut et en bas et comportant sur les côtés des plaques opaques incurvées, en ce qu'il est prévu dans l'appareil photographique un chariot pourvu d'un mécanisme d'entraînement de type connu, déplaçable dans la direction de l'axe optique et sur lequel est disposé un second chariot, également pourvu d'un mécanisme d'entraînement de type connu et sur lequel est montée une plaque de verre portant le diaphragme strié arrière et, en outre, une cassette de type connu servant à recevoir le négatif photographique ou bien, à la place de celle-ci, un chariot portant une plaque de verre mat, pouvant être déplacé dans la direction de l'axe optique et équipé d'un mécanisme d'entraînement de type connu, un prisme deltoçde étant en outre prévu sur l'axe optique en avant de l'objectif de manière à pouvoir, le cas échéant, être éloigné de celui-ci. 3.- Dispositif pour realiser des paires de striogrammes stéréoscopiques en utilisant le procédé à double diaphragme strié, comportant un diaphragme strié avant placé sur une plaque translucide ou transparente et se composant de bandes opaques et transparentes-de même largeur, et un appareil photographique dont l'axe optique est orienté perpendiculairement au diaphragme et, en outre, un diaphragme strié arrière, formé par des bandes transparentes et opaques et placées A une distance correspondant au plan-image du diaphragme strié avant,-la largeur des bandes du diaphragme arrière correspondant à l'image optique du premier diaphragme mais comportant une disposition de bandes opposees à celles de l'image optique précitée, dispositif caractérisé en ce que le diaphragme strie avant est constitué par la plaque avant d'un carter pourvu d'une plaque réfléchissante sur laquelle est installé un dispositif d'éclairement, en ce qu'il est prévu dans l'appareil photographique un chariot pouvant se déplacer en direction de l'axe optique, pourvu d'un méca nisme -d'entraînement de type connu et sur lequel est monté un second chariot pouvant se deplacer perpendiculairement à l'axe optique, pourvu d'un mécanisme d'entraînement de type connu et qui porte la plaque de verre supportant le diaphragme strié arrière et, en outre, une cassette servant à recevoir le négatif photographique ou bien le chariot portant une plaque de verre mat, installée à la place de la cassette, pouvant se deplacer dans la direction de l'axe optique et équipé dtun mécanisme d'entraînement de type connu, en ce qu'en outre un double prisme en forme de coin, placé sur l'axe optique et pouvant, le cas échéant, être éloigné de celui-ci, comporte deux miroirs pourvus de préférence d'une face supérieure réfléchissante et montés sur des supports pouvant pivoter autour de points d'articulation, en ce qu'il est en outre prévu sur les supports de miroirs des éléments intercalaires déplaçables par translation et reliés auxdits supports par des points d'articulation, et en ce qu'il est enfin prévu une tige filetée montée dans des filetages formés dans les éléments intercalaires, fixée axialement au centre de la structure portante, pourvue dés deux côtés de cette structure portante de filetages de pas opposés et comportant a une extrémité un volant de manoeuvre. 4.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le dispositif d'éclairement placé sur la plaque réfléchissante - qui est disposée dans le carter portant le diaphragme strié avant - est constitué par une matrice composée d'ampoules d'éclairage et/ou par des lampes tubulaires a halogènes. 5.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le dispositif d'éclairement placé sur la plaque réfléchissante - qui est disposée dans le carter portant le diaphragme strié avant - est constitué par une matrice composée d'ampoules d'éclairage et/ou par des tubes-éclair rectilignes. 6.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'il est prévu sur l'objectif de l'appareil photographique une unité centrale d'obturation pouvant être montée séparément. 7.- Procédé de fabrication du diaphragme strié avant intervenant dans le dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'on colle sur une plaque transparente ou translucide une feuille métallique opaque dans laquelle on forme par encochage les lignes de délimitation des bandes transparentes et opaques à livide d'une arête de coupe incorporée, à la place du moyen de traçage, dans le coordinateur a commande numérique ou dans le convertisseur numérique-analogique, et en ce qu'on enlève la feuille aux endroits correspondant aux bandes transparentes. 8.- Procédé de fabrication du diaphragme strié arrière intervenant dans le dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'on met en place dans le chariot de l'appareil photographique, qui peut se déplacer perpendiculairement à l'axe optique, un négatif photographique de haut coefficient de gradation, puis on photographie l'image nette du premier diaphragme réticulé, puis on développe le négatif dans le développeur fonctionnant avec un haut coefficient gamma de manière à dépasser légèrement le temps normal de développement, puis, apres fixage, on traite le négatif dans un affaiblisseur sélectif, de préférence dans un affaiblisseur Farmer de type connu et, après durcissement, on le sèche à basse température.