Les dispositifs d'étirage continu de bandes, par exemple de feuillards ou de fils rigides, comportent en général deux groupes de tension de plusieurs cylindres et, dans chaque grou pe, dont l'un travaille à la traction et l'autre au freinage, il y a un cylindre principal servant à l'étirage proprement dit, et la plupart du temps plusieurs cylindres de tension disposés respectivement en amont et en aval. Il faut entratner ou frei ner chaque cylindre, et les cylindres des deux groupes de ten sionsont reliés ensemble pour provoquer l'opération de mise en tension. Il est connu de relier ensemble,par des engrenages, les cy lindres de chaque groupe de tension, et ces engrenages entre eux et avec un moteur d'entraSnement par l'intermédiaire d'un engrenage compensateur. Dans cet entrainement on tient certes compte des étirages de la bande entre les cylindres principaux, mais non entre les cylindres d'groupe de tension, et on ne prend pas non plus en considération les diamètres éventuellement différents des cylindres, de sorte qu'il peut se produire des variations du couple de rotation qui peuvent conduire à une défaillance de l'entranement. On a donc-déjà suggéré de relier ensemble par paires les cylindres correspondants de chaque groupe de tension au moyen d'un engrenage compensateur comprenant un entrainement superposé, mais, à cause des difficultés de construction à prévoir, cette proposition n'a pas rencontré de solution pratique. Il est d'autre part connu, par le brevet allemand 1 652 61 > d'entllrrner chaque cylindre de chaque groupe de tension par une machine hydraulique, et de relier ensemble, par des conduites sous pression, les machines de l'un des groupes, qui fonctionment en pompes, avec les machines de l'autre groupe, qui fonc tionment en moteurs. Les rapports entre les couples de rotation qui s'exercent sur les différents cylindres ne sont certes pas soumis à des variations, et il est possible de régler de façon 6taxée les couples de rotation des machines hydrauliques en fonction des forces de tension qui apparaissent sur les différente cylindres.Mais ce mécanismeésente l'inconvénient que le taux d'étirage est déterminé uniquement par le réglage du couple de rotation (force d'allongement). Des variations indésirables du taux d'étirage peuvent donc se produire en cas de changement dans l'épaisseur et la résistance de la bande. Pour éviter ces inconvénients, le brevet allemand 1 958 623 a déji proposé de relier ensemble par des engrenages compensateurs les cylindres de chaque groupe de tension et, comme dans l'exécution mentionnée en premier lieu, les dispositifs d'en tratnewent de chaque groupe avec le moteur d'entratnement à travers un autre engrenage compensateur. Cet entsaînement satisfait certes à toutes les exigences industrielles mais, à cause du très grand nombre d'engrenages compensateurs - 7 engrenages compensateurs en tout sont nécessaires dans les dispositifs d'étirage comprenant chacun 4 cylindres - il est d'une construction très codeuse et d'un prix disproportionné. L'invention s'est donné pour but de proposer un dispositif d'entrainement dans lequel les inconvénients des dispositifs connus sont écartés mais leurs avantages conservés, et qui permet de procéder, entre les deux cylindres principaux, entre lesquels a lieu l'étirage, à un réglage de la vitesse de rotation, de sorte que le taux d'étirage est indépendant des changements de l'épaisseur et de la résistance de la bande, tandis que les autres cylindres, qui servent principalement à tendre la bande, sont réglés pour ce qui est de leur couple de rotation. L'invention part d'un dispositif d'entraSnement dans lequel on utilise des engrenages compensateurs entre les cylindres principaux d'une part et les cylindres de tension d'autre part. Ses caractéristiques sont les suivantes : les cylindres principaux sont reliés par l'intermédiaire d'un engrenage com peasateur interposé entre eux qui est déplacé par une commande hydrostatique à réglage continu, tandis que les cylindres de tension de chacun des deux catés sont reliés par paires par des engrenages compensateurs reliés à des machines hydrostatiques dont une partie fonctionne en pompes et l'autre partie en moteurs et qui sont reliées entre elles par des conduites sous pression, et la pression dans celle de ces conduites qui est sous haute pression est réglée, par une soupape de réglage, à partir de la conduite sous haute pression du mécanisme hydrostatique de réglage, de façon que les couples de rotation des cylindres de tension soient dans un rapport constant avec le couple de rotation des cylindres principaux. Une forme particulière de réalisation de l'invention consiste en ce que les machines hydrostatiques des cylindres de tension ont des dimensions telles et sont raccordées de façon telle que la capacité de refoulement des machines fonctionnant en pompes est supérieure à la capacité d'aspiration des machines fonctionnant en moteurs. Ce mécanisme hydrostatique de réglage permet de procéder, entre les cylindres principaux, à un réglage de la vitesse de rotation, tandis que le mécanisme selon le brevet allemand 1 652 615 ne permet de régler que le couple de rotation. il existe en outre des rapports constants, et qu'on peut choisir, entre les couples de rotation des cylindres de tension, et aussi des rapports constants entre ces couples et ceux des cylindres principaux, dont la vitesse de rotation est réglée. Grtce à la relation particulière qu'on établit entre les capacités de refoulement des pompes et des moteurs, une introduc tison auxiliaire d'huile sous pression venant de l'extérieur est superflue. Le dessin montre, dais une représentation schématique, un exemple d'exécution de ltinvention - la figure 1 montre la structure d'ensemble dii dispositif, se composant des deux groupes de tension I et II - la figure 2 montre le dispositif d'entraînement. I désigne le-groupe de tension de traction, comprenant le cylindre principal 5 et les cylindres de tension 6 à 8, et il le groupe de tension de freinage, comprenant le cylindre principal 4 et les cylindres de tension 1 à 3. L'étirage proprement dit a lieu entre les cylindres principaux 4 et 5. Les cylindres principaux 4 et 5 sont reliés ensemble par l'engrenage compensateur Il et les pignons intermédiaires 12 et 13. L'nergie d'entranement est fournie au dispositif d'entrat- revent par le moteur électrique 15, qui dans le cas présent en tratne 11 engrenage compensateur 11 des cylindres principaux par l'intermédiaire d'une transmission 16. Le rapport entre les vitesses de rotation des cylindres principaux et par suite aussi le taux d'étirage de la bande à étirer sont réglés par la commande hydrostatique 14 à réglage continu qui, par l'intermédiaire d'une transmission 17, est reliée à la prise d'arbre libre de l'engrenage compensateur Il des cylindres principaux et dont la pompe est entrataSe par le moteur d'entraînement 15. Les cylindres de freinage 1, 2 et 3 et les cylindres d'en tranemeit 6, 7 et 8, qui servent en premier lieu à tendre la bande, sont accouplés ensemble par paires par l'intermêdiaire des engrenages compensateurs 20, 29 et 30, ainsi que les pignons droits de liaison respectivement : 21,22; 31, 33; 32, 34; des pignons coniques peuvent également remplacer les pignons droits. Les prises d'arbre libres des engrenages compensateurs 20, 29 et 30 sont reliées aux machines hydrostatiques 24, 25 et 26 par l'intermédiaire des transmissions 23, 27 et 28. Ces machines sont relies entre elles par la conduite haute pression 35 et la conduite basse pression 38 de manière que la ou les machines 24 du caté Il du freinage fonctionnent en pompes et les machines 25 et 26 du coté de l'entrainement en moteurs; dans le cas présent, la capacité de refoulement de la machine 24 fonctionnant en pompe est légèrement supérieure à la capacité d'aspiration des machines 25 et 26 fonctionnant en moteurs, de sorte qu'on peut se passer d'introduire du fluide dans la conduite haute pression 35. La soupape de réglage de la pression, 36, qu'une conduite de commande 37 relie à la haute pression 18 de la commande hydrostatique à réglage continu 14, règle la pression dans la conduite haute pression 35 de telle sorte qu'il s'établit dans cette dernière conduite une pression qui est égale ou proportionnelle à celle régnant dans la conduite haute pression 18 de la commande 14. Les couples de rotation des cylindres de tension sont ainsi dans un rapport constant avec le couple de rotation des cylindres principaux. On règle les dimensions des machines hydrostatiques 24, 25 et 26 ainsi que la démultiplication des pignons intermédiaires 3, 27 et 28 d'après les rapports de démultiplication des engrenages compensateurs 20, 29 et 30 et les couples de rotation qu'il est nécessaire d'appliquer aux cylindres 1, 2, 3, 6, 7 et 8, de manière à obtenir les rapports désirés entre les couples de rotation des cylindres. Le générateur basse pression 39 introduit en outre dans la conduite basse pression 38 des machines hydrostatiques 24, 25 et 26 ainsi que, dans la conduite basse pression 19 de la commande hydrostatique 14, par l'intermédiaire de la conduite 42, de lthuile dont la pression est limitée par la soupape basse pression 40, qui, à travers la conduite 41, est reliée à la conduite basse pression 58. Convie le montre le dessin, quatre engrenages compensateurs suffisent, dans le cas de l'invention, pour une installation d'étirage équipée de quatre cylindres dans chaque groupe, ce qui n'est pas le cas dans le brevet allemand 1 958 623, et on obtient cependant au moins les mêmes avantages. RVENI?I CÂTIONS 1.- Dispositif d1entraneiént pour installation d'étirage continu de bandes ou de fils rigides dans laquelle ltétirage a lieu entre deux cylindres principaux qui sont disposés sur des groupes de tension et en amont et en aval desquels sont disposés plusieurs cylindres de tension, des engrenages compensateurs était disposEs entre les cylindres principaux d'une part, les cylindres de tension d'autre part, dispositif caractérisé par le fait que les cylindres principaux sont reliés, par l'in termédiaire d'un engrenage compensateur interposé entre eux, qui est déplacé par une commande hydrostatique à réglage continu, tandis que les cylindres de tension de chacun des deux cotés sont reliés par paires par des engrenages compensateurs reliés à des machines hydrostatiques dont une partie fonctionne en pompes et l'autre partie en moteurs et gui sont reliées entre elles par des conduites sous pression et la pression dans celle de ces conduites qui est sous haute pression est réglée par une soupape de roulage, à partir de la conduite sous haute pres silos du mécanisme hydrostatique de réglage, de façon que les couples de rotation des cylindres de tension soient dans un rapport constant avec le couple de rotation des cylindres principaux. 2.- Dispositif suivant la revendication 1, dans lequel les machines hydrostatiques des cylindres de tension ont des dimensions telles et sont raccordées de façon telle que la capacité de refoulement des machines fonctionnant en pompes est supérieure à la capacité d'aspiration des machines fonctionnant en moteurs.