La présente invention concerne un dispositif de convoyage de feuilles de verre défilant les unes derrière les autres comprenant au moins un rouleau (103) comprenant une zone de convoyage (Z) des feuilles de verre, ledit dispositif comprenant des actionneurs (A) situés de part et d’autre de la zone de convoyage aptes à cintrer le rouleau dans son domaine de déformation élastique tout en le laissant apte à être entrainé en rotation autour des centres fixes de ses sections, caractérisé en ce que ledit rouleau comprend arbre (1030) et une pluralité de bague de bombage (1032) dans lesquelles ledit arbre s’insère. Fig 4 rouleau pour dispositif de convoyage de feuille de verre Art antérieur La présente invention concerne les techniques d’obtention de feuilles de verre bombées et éventuellement trempées thermiquement, que les feuilles soient bombées selon des formes cylindriques ou des formes complexes non cylindriques. Plus particulièrement, l’invention concerne celles de ces techniques dans lesquelles les feuilles de verre sont amenées à défiler sur au moins un lit de conformation constitué par des tiges conformatrices, par exemple des éléments tournants disposés selon un trajet à profil courbe dans la direction du défilement des feuilles de verre comme visible à la . Les feuilles de verres sont amenées des moyens de défilement 10 composés de rouleaux 11 permettant de faire circuler des feuilles de verre V entre les différents postes de traitement. Avant de passer par les tiges conformatrices 12, les feuilles de verre passent par un poste de chauffage 20 dans lequel les feuilles de verre sont chauffées pour être amener à leur température de ramollissement, soit environ 600-700°C avant d’être amené à une station de formage 30 comprenant les tiges conformatrices 12. Le bombage peut être opéré par deux lits de conformation parallèles entre eux permettant d’obtenir un verre d’une courbure R1. L’invention s’applique par exemple à la réalisation de vitrages automobiles, par exemple du type vitres latérales, ou parebrise ou à la réalisation de verre bâtiment. De telles techniques de bombage sont actuellement mises en œuvre avec des cadences de production très grandes dues notamment à la possibilité de faire suivre des feuilles de verre espacées les unes des autres de quelques centimètres seulement. Elles permettent une très grande reproductibilité du galbe et de la qualité optique des vitrages finaux. Pour obtenir des feuilles de verre ayant une courbure dans deux directions différentes, de préférence orthogonales, les tiges conformatrices aussi appelées rouleaux présente un profil spécifique. Dans le cas d’un formage par deux lits de conformation parallèles entre eux, les tiges conformatrices de chaque lit de conformation en regard l’une de l’autre ont des profils complémentaires. Ainsi, si une tige conformatrice 12 d’un premier lit de conformation présente un profil convexe alors la tige conformatrice d’un second lit de conformation en regard présente un profil concave comme visible à la . Toutefois, les lits de conformation ne permettent que de réaliser un bombage spécifique et si l’on veut former une feuille de verre avec une autre courbure, cela nécessite de construire, à chaque nouvelle série de feuilles de verre bombées, un nouveau lit de conformation avec un montage long et précis des nouvelles tiges conformatrices. Pour apporter une flexibilité aux lits de conformation, il a été mis en place des machines de bombage dans lesquelles les tiges conformatrices 12 sont mises en flexion ou cintrées par des actionneurs A comme visible à la . Cette mise en flexion ou cintrage des tiges conformatrices permet de régler leur position ou leur courbure R2 en cas d’ajustement. Cette mise en flexion permet également de modifier sensiblement la courbure possible par les tiges conformatrices de sorte qu’il est possible de réaliser des verres ayant une courbure plus ou moins prononcée par rapport aux profils initiaux de ces tiges. Néanmoins, cette mise en flexion a des limites. La première limite est celle du matériau dans lequel les tiges conformatrices sont formées. En effet, celui-ci présente des propriétés mécaniques tel un module d’Young et si la force exercée par la mise en flexion est trop importante alors la tige conformatrice risque de plastifier c’est-à-dire de ne plus être capable de reprendre sa forme initiale lorsque la tige conformatrice n’est plus mise en flexion. Par ailleurs, la forme concave ou convexe des rouleaux rend la déformation de ceux-ci complexe à maitriser car les contraintes ne sont pas homogènes. Une solution pour augmenter la capacité de flexion des tiges conformatrices est de diminuer le diamètre des tiges conformatrices. Cette diminution du diamètre des tiges, si elle permet d’avoir une plus grande flexion, entraine une autre limite, au niveau du formage. En effet, en remplaçant les tiges conformatrices par des tiges de plus faible diamètre, on se retrouve avec un écartement entre les deux lits de conformation qui est modifié et qui augmente. Cette modification de l’écartement entraine alors une modification de la machine de bombage de sorte qu’il faut repositionner toutes les tiges conformatrices. La présente invention cherche à résoudre les problèmes de l’art antérieur en fournissant un perfectionnement aux procédés et machines de bombage actuels dans lequel les tiges conformatrices permettent un cintrage plus élevé et donc une plage d’utilisation plus importante. A cet effet, l’invention concerne un dispositif de convoyage de feuilles de verre défilant les unes derrière les autres comprenant au moins un rouleau comprenant une zone de convoyage des feuilles de verre, ledit dispositif comprenant des actionneurs situés de part et d’autre de la zone de convoyage aptes à cintrer le rouleau dans son domaine de déformation élastique tout en le laissant apte à être entrainé en rotation autour des centres fixes de ses sections, caractérisé en ce que ledit rouleau comprend arbre et une pluralité de bague de bombage dans lesquelles ledit arbre s’insère. Selon un exemple, le dispositif comprend une pluralité dudit rouleau, parallèles entre eux, formant une nappe de rouleaux au contact de laquelle les feuilles de verre peuvent être convoyées les unes derrière les autres. Selon un exemple, le rouleau est un premier rouleau, ledit dispositif comprenant un tel deuxième rouleau, ces deux rouleaux dits paire de rouleaux, ayant généralement des cotes différentes et étant parallèles entre eux et avec un écartement constant sur toute leur longueur. Selon un exemple, le dispositif comprend une pluralité de paires de rouleaux formant une nappe de rouleaux inférieurs et une nappe de rouleaux supérieurs pour exercer un bombage aux feuilles de verre passant entre ces deux nappes de rouleaux, ledit bombage ayant au moins une direction transversale perpendiculaire à la direction de convoyage des feuilles de verre. Selon un exemple, les nappes de rouleaux ont un profil courbe ascendant ou descendant dans la direction de convoyage des feuilles de verre pour exercer aussi un bombage longitudinal aux feuilles de verre. Selon un exemple, les actionneurs sont aptes à donner au rouleau de part et d’autre de la zone de convoyage, une cote et une direction lui donnant une forme asymétrique par rapport au plan lui étant orthogonal et situé à équidistance des actionneurs. Selon un exemple, les bagues de bombage dudit rouleau sont dimensionnées pour donner lui donner un profil spécifique Selon un exemple, les bagues de bombage sont montées de sorte que l’écartement entre des faces latérales de deux bagues de bombage contiguës soit supérieur à 0mm et inférieur à 5mm, plus préférentiellement compris entre 0,3 et 3mm et encore plus préférentiellement compris entre 0,5 et 1,5mm . Selon un exemple, l’écartement entre les bagues de bombage est constant. Selon un exemple, chaque bague de bombage comprend au moins un épaulement sur l’une de ces faces latérales assurant l’écartement entre les faces latérales de deux bagues contiguës. Selon un exemple, chaque bague de bombage comprend un épaulement sur chacune de ces faces latérales assurant l’écartement entre les faces latérales de deux bagues contiguës. Selon un exemple, les bagues de bombage comprennent un chanfrein au niveau de chaque arête entre la tranche et une face latérale. Selon un exemple, chaque bague de bombage comprend une ouverture centrale présentant une face intérieure, ladite face intérieure comprenant un chanfrein sur chaque arête entre la face intérieure et une face latérale. Selon un exemple, les chanfreins ont une largeur comprise entre 0.1 et 0.5mm, de préférence entre 0.2 et 0.4mm avec un angle compris entre 30 et 60°, de préférence 45°. Selon un exemple, les chanfreins ont une largeur comprise entre 1 et 5mm, de préférence entre 2 et 4mm un angle compris entre 10 et 60°, de préférence entre 15 et 45°. Brève description des figures D’autres particularités et avantages ressortiront clairement de la description qui en est faite ci-après, à titre indicatif et nullement limitatif, en référence aux dessins annexés, dans lesquels : - les figures 1 à 3 représentent une station de bombage et des rouleaux selon l’art antérieur; - les figures 4 et 4’ représentent la station de bombage et les actionneurs de cintrage selon l’invention ; - les figures 5, 6a, 6b représentent un rouleau du dispositif selon l’invention ; - les figures 7 à 13 représentent diverses configurations et variantes du rouleau du dispositif selon l’invention ; Description détaillée A la , un dispositif de bombage 100 est représenté. Ce dispositif de bombage (aussi appelé machine de bombage) comprend un bâti 101 sur lequel un dispositif de convoyage de feuille de verre est disposé. Ce dispositif de bombage comprend au moins un rouleau 103 appelé premier rouleau 103a (aussi appelé tige conformatrice). Le rouleau 103 comprenant une zone de convoyage Z des feuilles de verre. Un dispositif de bombage comprend au moins une première zone dit de bombage dans laquelle une feuille de verre est mise en forme. Généralement, une seconde zone est présente. Cette zone est utilisée pour le refroidissement et/ou la trempe de la feuille de verre formée. Ce dispositif de bombage 100 comprend, dans une première exécution, au moins deux premiers rouleaux 103a, de préférence une série, agencés dans le même plan et formant une nappe de rouleaux au contact de laquelle les feuilles de verre peuvent être convoyées les unes derrière les autres. Les premiers rouleaux 103 de la nappe sont positionnés pour être parallèles les uns aux autres. Dans une seconde exécution, le dispositif de bombage 100 comprend, en outre du dispositif de bombage de la première exécution, au moins un second rouleau 103b. Ce second rouleau 103b forme, avec un premier rouleau 103a, une paire de rouleaux 103 ayant généralement des cotes différentes et étant parallèles entre eux et avec un écartement constant sur toute leur longueur. Dans cette seconde exécution, le dispositif de bombage comprend une pluralité de paires de rouleaux 103 formant une nappe de rouleaux inférieurs et une nappe de rouleaux supérieurs pour exercer un bombage aux feuilles de verre passant entre ces deux nappes de rouleaux, ledit bombage ayant au moins une direction transversale perpendiculaire à la direction de convoyage des feuilles de verre afin d’obtenir une courbure R1. Chaque rouleau 103 de la nappe de rouleaux inférieurs et de la nappe de rouleaux supérieurs est connecté, par chaque extrémité, à des actionneurs A comme visible à la ’. Ces actionneurs sont situés de part et d’autre de la zone de convoyage Z et sont aptes à cintrer le rouleau 103 dans son domaine de déformation élastique. Un actionneur A est un appareil agissant sur une région du rouleau extérieurement à la zone de convoyage Z du rouleau 103 pour forcer le rouleau à prendre une certaine hauteur (c’est-à-dire cote) et une certaine direction. Un actionneur peut comprendre au moins un système de vérin comportant une partie mobile et une partie fixe reliée au châssis du dispositif. Le déplacement de la partie mobile du vérin l’amène à déplacer verticalement l’extrémité du rouleau. Ce cintrage permet d’obtenir une courbure transversale R2 symétrique ou asymétrique. Astucieusement selon l’invention chaque rouleau 103 comprend un arbre 1030, droit, cylindrique réalisé dans un matériau présentant un domaine de déformation élastique. Chaque rouleau 103 comprend en outre une série de bagues de bombage 1032 comme visible à la . Chaque bague de bombage 1032 présente une ouverture centrale 1032a. Cette ouverture centrale 1032a présente une face intérieure 1032aa lui permettant de coopérer avec ledit arbre comme visible aux figures 6a et 6b. On comprend par-là que l’arbre 1030 s’insère dans l’ouverture centrale 1032a de la série de bagues de bombage 1032. Les bagues de bombage 1032 sont montées serrées sur l’arbre. Selon l’invention, cette configuration d’un rouleau 103 comprenant un arbre 1030 et des bagues 1032 est astucieusement utilisée dans le cadre de la première zone du dispositif de bombage. Chaque bague de bombage 1032 se présente sous la forme d’un anneau comprenant en outre une tranche annulaire 1032b. Les bagues de bombage 1032 de la série sont conçues pour, ensemble, donner au rouleau un profil particulier, c’est-à-dire que les tranches annulaires 1032b des bagues de bombage permettent au rouleau 103 d’avoir un profil concave ou convexe ou plus complexe associant concavité(e) et convexité(e). Ainsi, chaque bague de bombage 1032 peut présenter un diamètre différent et/ou une tranche annulaire inclinée par rapport à l’axe de l’arbre. Cette utilisation des bagues est avantageuse car elle permet d’obtenir des profils plus complexes. L’addition du profil complexe formé par les bagues et de la déformation dudit profil complexe entrainée par le cintrage permettent la création de rouleaux ayant un profil davantage complexe. Ces bagues de bombage 1032 sont réalisées dans un matériau apte à tenir à des températures d’au moins 500°C, voir plus. Les bagues de bombage 1032 ont une largeur comprise entre 5 et 20mm, de préférence entre 10 et 15mm. Les bagues de bombage 1032 sont verrouillées en position par deux bagues de serrage 105 agencées aux extrémités de ladite série de bagues de bombage 1032. L’avantage de cette configuration avec un arbre 1030 et des bagues de bombage 1032 est de pouvoir utiliser un arbre dont les propriétés de flexion ou déformation élastique sont supérieure aux rouleaux existants. En effet, par rapport à un rouleau constitué d’un seul bloc, l’arbre 1030 du rouleau selon l’invention présente un diamètre plus petit et donc permet une flexion plus importante. Les bagues de bombage 1032 sont alors utilisées pour habiller l’arbre 1030 et lui donné les dimensions voulues. Ces dimensions voulues sont, de préférence, les mêmes, notamment le diamètre, qu’un rouleau de l’art antérieur c’est-à-dire d’un seul bloc. Cette configuration permet au rouleau selon l’invention d’avoir une plus grande flexibilité et donc de permettre des variations de courbures plus grandes grâce à l’arbre centrale 1030 ayant un diamètre plus petit mais de garder des dimensions extérieures contrôlables et notamment identiques à un rouleau selon l’art antérieur permettant le remplacement de ce dernier sans devoir modifier les réglages de la station de bombage. Ces bagues de serrage 105 sont utilisées, malgré le montage serré, pour maintenir les bagues de bombage 1032 en place durant le temps. En effet, durant le bombage, les flexions et la mise en température peuvent entrainer un relâchement des bagues de bombage 1032 sur l’arbre. Ces bagues de serrage permettent de limiter ce relâchement. Les bagues de bombage 1032 comprennent des faces latérales 1032c et sont positionnées sur l’arbre 1030 afin que l’écartement E entre les faces latérales de deux bagues 1032 contiguës soit compris supérieur à 0 et inférieur 5mm, plus préférentiellement compris entre 0,3 et 3mm et encore plus préférentiellement compris entre 0,5 et 1,5mm comme visible à la . Cet écartement E entre deux bagues 1032 est constant ou non c’est-à-dire que toutes les bagues 1032 d’un rouleau ont le même écartement ou que cet écartement E peut varier. La présence d’un tel écartement E permet, lors de la flexion de l’arbre 1030, aux bagues 1032 de bouger les unes par rapport aux autres pour suivre la courbure prise par ledit arbre 1030. Dans une première variante, l’écartement E entre les bagues 1032 est contrôlé par un moyen de contrôle de l’écartement. Ce moyen de contrôle de l’écartement comprend au moins un épaulement 1033 agencé sur l’une des faces latérales 1032c des bagues de bombage 1032. Chaque bague de bombage 1032, de forme annulaire, comprend ainsi deux faces latérales 1032c par lesquelles elle est en contact avec deux bagues de bombage et/ou serrage. Ces faces latérales 1032c sont, de préférence, parallèles. Cet épaulement 1033 se présente, préférentiellement, sur la forme d’un cercle agencé autour de l’ouverture 1032a par laquelle l’arbre passe. Cet épaulement 1033 est compris entre 0.5 et 1.5mm, de préférence il est de 1mm. Cet épaulement 1033 pourra prendre des autres formes permettant de maintenir l’écartement E constant. Dans une exécution, chaque bague de bombage 1032 comprend un épaulement 1033 comme visible à la , les bagues de bombage 1032 étant agencées entre elles de sorte que la face latérale 1032c avec épaulement 1033 de chaque bague de bombage 1032 soit en contact avec la face latérale 1032c sans épaulement 1033 d’une bague adjacente/contiguës. Dans cette exécution, une des bagues de bombage 1032 voit son épaulement 1033 être en contact avec une bague de serrage. Dans cette exécution, l’unique épaulement est compris entre 0.5 et 1.5mm, de préférence il est de 1mm. Dans une autre exécution, chaque bague de bombage 1032 comprend deux épaulements 1033 comme visible à la , un sur chaque face latérale 1032c. Cette exécution permet de garantir un écartement E constant tout en supprimant toute fausse manipulation c’est-à-dire en évitant, pour des bagues 1032 ayant un seul épaulement 1033, d’avoir deux épaulement en contact l’un de l’autre. Ces épaulements 1033 permettent également, en combinaison des bagues de serrage, de garantir que les bagues ne bougent pas les unes par rapport aux autres pendant la production, notamment au gré des cycles de flexion des rouleaux en ambiance chaude. Ces cycles de flexion en ambiance chaude peuvent entrainés un relâchement du montage serré de chacune des bagues de sorte qu’elles peuvent se retrouver accolées les unes aux autres en laissant de gros espaces et en créant des défauts optiques. Dans cette exécution, la somme des épaisseurs des épaulements 1033 doit être comprise entre 0.5 et 1.5mm, de préférence il est de 1mm. De préférence les épaulements 1033 sont identiques de sorte que, pour un épaulement total de 1mm, l’épaulement de chaque face latérale est égal à 0.5mm. Dans une seconde variante, les bagues de bombage 1032 sont chanfreinées comme visible à la . Chaque bague 1032 comprend ainsi, sur l’arête entre la tranche 1032b et une face latérale 1032c, un chanfrein 1032d. Ce chanfrein 1032d s’étend sur la totalité de ladite arête. Ainsi, chaque bague 1032 comprend deux chanfreins 1032d. La tranche 1032b de chaque bague comporte ainsi une partie centrale entourée des deux zones chanfreinées. Ces chanfreins 1032d sont utilisés pour faciliter la flexion du rouleau selon l’invention comme visible en . En effet, la flexion de l’arbre 1030 du rouleau tend à rapprocher les bagues les unes des autres. Sans chanfrein, la limite de flexion arrive lorsque les arêtes de deux bagues de bombage 1032 adjacentes se touchent deux à deux. Augmenter la flexion serait susceptible d’engendrer une dégradation des bagues de bombage. Cette dégradation des bagues 1032 peut entrainer l’apparition de traces, griffures sur le verre lors de son passage entre les bagues de bombage. Le fait d’écarter les bagues est une solution pour remédier à cela : en écartant les bagues, la flexion permise en plus grande. Mais cet écartement doit être limitée pour éviter cet écartement n’entraine un défaut optique du verre. Le chanfrein 1032d est une solution alternative ou supplémentaire à cette problématique de rapprochement des bagues lors de la mise en flexion de l’arbre les portant. En effet, le chanfrein 1032d, qui consiste en un enlèvement de matière, permet une plus grande flexion de l’arbre centrale avant que deux bagues de bombage adjacentes entrent en contact. Ce chanfrein 1032d des bagues de bombage 1032 est réalisé de sorte que chaque chanfrein 1032d présente une largeur maximale comprise entre 0.1 et 0.5mm, de préférence entre 0.2 et 0.4mm. Ces chanfreins ont un angle compris entre 30 et 60°, de préférence 45°. Ces chanfreins permettent d’augmenter, au niveau des arêtes, l’écartement entre deux bagues 1032 contiguës. Dans une troisième variante, les bagues 1032 comprennent, au niveau de la face intérieure 1032aa en contact avec l’arbre 1030, un profil non plat comme visible à la . On comprend par-là que la face intérieure 1032aa présente une surface en contact avec ledit arbre 1030 qui est inférieure à la surface de contact pour une face de contact avec un profil plat ou inférieure. Pour se faire, le profil est chanfreiné, muni de chanfrein(s) 1032d’, de sorte que l’ouverture centrale 1032a soit plus grande au niveau des faces latérales 1032c qu’au centre comme visible à la . Ce chanfrein 1032d’ est agencé sur chaque arête entre la face intérieure 1032aa et une face latérale 1032c. Ce profil particulier permet d’accompagner la flexion de l’arbre lors du cintrage. En effet, lors du cintrage, l’arbre se déforme mais pas les bagues. Ainsi, si les bagues sont trop larges, la flexion de l’arbre peut être limitée par lesdites bagues comme visible en . La présente variante permet de limiter l’impact des bagues en limitant « leur présence », en rendant ces bagues plus ponctuelles. La réduction de la surface de contact, dans le sens de la largeur par des chanfreins 1032d’, permet d’augmenter localement le degré de liberté de flexion de l’arbre 1030. Lors de la flexion de l’arbre, les chanfreins autorisent ainsi une plus grande flexion. Cela permet également de moins contraindre les bagues et donc d’éviter que celles-ci ne se déforment et donc deviennent mobiles par rapport à l’arbre. Chaque chanfrein 1032d’ présente une largeur maximale comprise entre 1 et 5mm, de préférence entre 2 et 4mm. Ces chanfreins ont un angle compris entre 10 et 60°, de préférence entre 15 et 45°. Dans une autre variante, les bagues de bombage 1032 sont fendues. Cette fente est radiale et s’étend sur tout la largeur de la tranche 1032b. Cette fente permet de faciliter l’assemblage de la bague avec ledit arbre. Dans une autre variante, l’arbre 1030 comprend un traitement permettant d’avoir une meilleure accroche des bagues de bombage avec ledit arbre. Ce traitement est un traitement visant à augmenter le coefficient de friction de l’arbre. Ce traitement peut être un grenaillage ou tout autre traitement permettant d’obtenir une augmentation du coefficient de friction. Avec un coefficient de friction augmenté, les possibilités pour une bague de bombage de se déplacer le long de l’arbre ou de tourner autour dudit arbre sont diminuées. Dans une autre variante, chaque rouleau peut être associé à une protection thermique se présentant sous la forme d’une couche d’un matériau intercalaire du type tricot composé à base de fibres réfractaires comme de la silice, métalliques ou de polymère résistant à haute température comme des fibres de Kevlar® par exemple. Cela permet d’avoir un contact doux entre le verre et les bagues tout en lissant l’effet thermiques. Bien entendu, la présente invention ne se limite pas à l’exemple illustré mais est susceptible de diverses variantes et modifications qui apparaîtront à l’homme de l’art. Dispositif de convoyage de feuilles de verre défilant les unes derrière les autres comprenant au moins un rouleau (103) comprenant une zone de convoyage (Z) des feuilles de verre, ledit dispositif comprenant des actionneurs (A) situés de part et d’autre de la zone de convoyage aptes à cintrer le rouleau dans son domaine de déformation élastique tout en le laissant apte à être entrainé en rotation autour des centres fixes de ses sections, caractérisé en ce que ledit rouleau comprend arbre (1030) et une pluralité de bagues de bombage (1032) dans lesquelles ledit arbre s’insère. Dispositif selon l’une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu’il comprend une pluralité dudit rouleau (103), parallèles entre eux, formant une nappe de rouleaux au contact de laquelle les feuilles de verre peuvent être convoyées les unes derrière les autres. Dispositif selon l’une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le rouleau est un premier rouleau (103a), ledit dispositif comprenant un tel deuxième rouleau (103b), ces deux rouleaux dits paire de rouleaux, ayant généralement des cotes différentes et étant parallèles entre eux et avec un écartement constant sur toute leur longueur. Dispositif selon la revendication précédente, caractérisé en ce qu’il comprend une pluralité de paires de rouleaux formant une nappe de rouleaux inférieurs et une nappe de rouleaux supérieurs pour exercer un bombage aux feuilles de verre passant entre ces deux nappes de rouleaux, ledit bombage ayant au moins une direction transversale perpendiculaire à la direction de convoyage des feuilles de verre. Dispositif selon la revendication précédente, caractérisé en ce que les nappes de rouleaux ont un profil courbe ascendant ou descendant dans la direction de convoyage des feuilles de verre pour exercer aussi un bombage longitudinal aux feuilles de verre. Dispositif selon l’une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les actionneurs (A) sont aptes à donner au rouleau de part et d’autre de la zone de convoyage, une cote et une direction lui donnant une forme asymétrique par rapport au plan lui étant orthogonal et situé à équidistance des actionneurs. Dispositif selon l’une des revendications précédentes, les bagues de bombage dudit rouleau sont dimensionnées pour donner lui donner un profil spécifique Dispositif selon l’une des revendications précédentes dans lequel les bagues de bombage sont montées de sorte que l’écartement (E) entre des faces latérales de deux bagues de bombage contiguës soit supérieur à 0mm et inférieur à 5mm, plus préférentiellement compris entre 0,3 et 3mm et encore plus préférentiellement compris entre 0,5 et 1,5mm. Dispositif selon la revendication précédente, dans laquelle l’écartement entre les bagues de bombage est constant. Dispositif selon la revendication précédente dans lequel chaque bague de bombage comprend au moins un épaulement (1033) sur l’une de ces faces latérales assurant l’écartement entre les faces latérales de deux bagues contiguës. Dispositif selon la revendication précédente dans lequel chaque bague de bombage comprend un épaulement (1033) sur chacune de ses faces latérales assurant l’écartement entre les faces latérales de deux bagues contiguës. Dispositif de bombage selon l’une des revendications précédentes, dans laquelle les bagues de bombage comprennent un chanfrein (1032d) sur chaque arête entre la tranche (1032b) et une face latérale (1032c). Dispositif de bombage selon l’une des revendications précédentes, dans lequel chaque bague de bombage (1032) comprend une ouverture centrale (1032a) présentant une face intérieure (1032aa), ladite face intérieure (1032aa) comprenant un chanfrein (1032d’) sur chaque arête entre la face intérieure (1032aa) et une face latérale (1032c). Dispositif selon la revendications 12, dans lequel les chanfreins (1032d) ont une largeur comprise entre 0.1 et 0.5mm, de préférence entre 0.2 et 0.4mm avec un angle compris entre 30 et 60°, de préférence 45°. Dispositif selon la revendication 13, dans lequel les chanfreins (1032d’) ont une largeur comprise entre 1 et 5mm, de préférence entre 2 et 4mm un angle compris entre 10 et 60°, de préférence entre 15 et 45°.