a présente invention concerne un milieu de croissance destiné à être utilisé pour recouvrir et en même temps pour fixer la térre ou le sol menacé par l'érosion et rebelle à la végétation, et où ii n1 est pas possible dtétablir une végétation satisfaisante par les méthodes normales d'ensemencement.Le milieu de croissance conforme à ltlnventlon consiste en mélange sec @de composants destiné à être ajouté à de l'eau en vue de l'ap- plication directe par pulvérisation sur le sol au moyen d'un senoir spécial qui a été étudié récemment en vue de l'ensemence- ment de grandes étendues de terrains arides.Après ltapplication par pulvérisation, le milieu de croissance durcit et forme un revêtement relativement mince qui fixe le sol sous-jacent, tout en maintenant et en protégeant les graines et en apportant l'hu- midité et les substances nutritives nécessaires pour leur germi nation et leur croissance initiale, jusqu'à cé que les racines soient assez longues pour pénétrer dans le sol sous-jacent et sty fixer. te besoin de milieux de croissance de ce type s'est accentué depuis quelque temps. tes activités techniques modernes dans le domaine de la construction (routes, aérodromes, barrages, digues, etc.), ont entraîné des modifications profondes et inesthétiques des milieux naturels par la création d'immenses banquettes de routes, pentes rocheuses, remblais, ete., qui ne peuvent pas être ensemencés de la manière usuelle et qui enlaidissent donc le paysage. Le manque de végétation a de graves conséquences. Par temps sec, la poussière produite peut compromettre la sécurité routière et les ecoulements d'eau dus aux fortes pluies peuvent causer une dégradation. Indépendamment des inconvénients d'ordre pratique, il est également nécessaire, pour des raisons d'esthétique et d'environnement, de recouvrir ces zones d'un tapis végétal aussi rapiDement que possible. On connaît déjà des milieux de croissance destinés à cette f-n, mais ils ont tous certains inconvénients et ne satisfont pas aux exigences les plus importantes auxquelles ils d@ivent répo@dre, ainsi, il est connu d'utiliser un certain nom@re de liants ou adhésifs organiques différents, seuls ou en mélange avec des matières organiques humeuses formant des fibres, par exemple des fibres de cellulose, de la tourbe broyée, des feuilles, de la paille, etc.Toutefois, il a été difficile de trouver des matériaux qui se lient dè façon satisfaisante avec le sol sous-jacent, et lorsqu'on les a utilisés en association avec des engrais ordinaires du commerce, il en est résulté une précipitation nuisible qui a engendré de grands problèmes. On connaît des adhésifs qui n'engendrent pas ces problèmes, mais leur prix élevé en interdit l'utilisation. tes liants connus qui ont été utilisés comprennent le tall oil ou l'huile de pin qui est produite par la firme suédoise Esskron AB et vendue sous la marque "Essbinder". En outre, il est connu d'utiliser une émulsion de bitume comme liant, seule ou en association avec de la paille ou des feuilles finement broyées. Des graines et un engrais peuvent aussi être ajoutés au mélange sec, ou ajoutés lorsque le mélange est en cours de préparation avec de l'eau. te mélange aqueux est ensuite appliqué par pulvérisation sur le sol au moyen d'un "hydrosemoir" ("Gartnerwält" N 56, 1956, page 141). Il a été proposé récemment d'utiliser le plâtre ordinaire, comme liant, à l'appui de ce qu'un mortier neutre,à action modérée, de sulfate de calcium,exerce une influence positive sur le pouvoir de germination et le développement des graines. te mortier est alors utilisé en association avec une charge non durcissable, par exemple une poudre de plâtre éteint et de gypse. De plus, on peut aussi utiliser des quantités secondaires dtadditifs capables d'absorber et de fixer liteau et des substances nutritives. Toutefois, des essais ont démontré que ces substances exercent un effet liant médiocre. En conséquence, il est nécessaire, lorsqutil existe un risque d'érosion du sol, d'utiliser des armatures fibreuses, par exemple des fibres de verre réticulées, qui sont placées à la surface du sol, etc., avant d'appli- quer le mc'?ange aqueux renfermant les graines. Il est en outre connu (voir brevet norvégien N 87 342) de stabiliser le sol en y incorporant une composition de ciment et une quantité secondaire de pentachlorophénol et diacide crésylique chloré et en a JOU-tant comme charge une substan- ce végétale en poudre. Toutefois, il ne s'agit pas là d'un milieu de croissance,mais de l'utilisation d'un matériau siablisent le sol à des fins totalement différentes, à savoir pour des revêtements routiers, despistes d'aérodrome, etc., où la germination et la croissance doivent être évitées de préférence. Les conditions principales suivantes doivent être satisfaites pour qu'un milieu de croissance soit convenable 1. Il doit servir de base à l'existence d'une certaine classe de végétation. 2. Il doit pouvoir adhérer au sable, au gravier, etc. 3. Il doit être capable de faire prise ou de durcir. 4. Il doit être capable d'absorber et de retenir liteau. 5. Il doit pouvoir être appliqué au moyen d'un hydrosemoir, sans obturation de cet appareil. 6. Son prix doit être abordable. Aucun des milieux de croissance actuellement connus ne semble satisfaire à toutes ces conditions à la fois. On s'est heurté à des problèmes particuliers en ce qui concerne l'aptitude à la liaison au sol sous-jacent et le prix (voir ci-dessus). Conformément à l'invention, on vivent de découvrir que des liants miiléraux très actifs, à base de ciment, conviennent également bien comme agents de liaison et de prise pour un milieu de croissance. De3 liants de ce type sont extrêmement alcalins, et on a supposé, de prime abord, que les graines ne pourraient pas y germer et s'y développer. On vient de découvrir le fait surprenant que le pouvoir germinatif des graines n'est pas altéré et que la matière à l'état durci est également capable d'absorber et de retenir l'eau et les substances nutritives. Parmi les agents liants de ce type qui ont été expérimentés jusqu'à présent, le ciment Portland ordinaire s'est montré particulièrement convenable, en donnant à l'état durci une matière qui se fixe très bien au sol sous-jacent et qui est très résistante à l'eau et aux fortes pluies, tout en étant très économique. te milieu de croissance contient ou est constitué par un mélange de ciment, dtune matière fibreuse organique et d'un engrais. Le composant fibreux peut être préparé en broyant de la tourbe, de l'écorce, des feuilles, de la paille, des fibres cellulosiques, de la pâte de bois ou pâte à papier, etc. La pile de noeuds, sous-produit-de l'industrie de la pâte cellulosique, est une matière qui a donné des résultats particulièrement avantage. On fait sécher cette pâte et on la déchire en un masse liche de fibres courtes que l'on mélange avec du ciment sec et un engrais et aussi, le cas échéant, avec des graines. L'engrais utilisé peut entre un engrais de type quelconque du commerce, par exemple un engrais NPK, l'urée ou un-nitrate. On peut aussi utiliser des engrais naturels sous la forme de fumier séché. te mélange sec ne se détériore pas pendant l'entreposage. Avant de l'utiliser, on le mélange avec de l'eau dans un hydro seoir, puis on applique le mélange par pulvérisation sur le sol. Si des graines n'ont pas été ajoutées à un stade antérieur, on peut les ajouter au moment du mélange du milieu de croissance avec de lteau, ou bien on peut les semer séparément. Le rapport entre la quantité de matière fibreuse et la quantité d'agent liant n'est pas important. On a obtenu des résultats satisfaisants en utilisant des compositions contenant 75 à 60 % en poids de ciment et 25 à 40 r en poids de pite de noeuds sèche. La quantité d'eau que lton doit ajouter n'est pas plus importante. Toutefois, il semble qu'on obtienne les meilleurs résultats en utilisant un mélange contenant une partie en poids de milieu de croissance par dix parties en poids d'eau.Ceci donne une composition qui convient très bien pour l'application directe par pulvérisation au moyen d'un hydro-semoir. Exemple 1 Cet exemple fait ressortir l'excellente aptitude d'un mélange de pite de noeuds et de ciment à empêcher la lixiviation du sol sur lequel cette composition est appliquée par pulvérisation. On mélange intimement 20 g de pite de noeuds sèche et convenablement disloquée, 90 g de ciment Portland, 15,6 g d'engrais NPK non chloré et 820 ml d'eau. On remplit de sable ordinaire une auge en aluminium de 0,13 m2 de surface et 2,5 cm de profondeur et on recouvre ensuite le sable du mélange indiqué ci-dessus. te mélange épais, apte à s'écouler, est étalé uniformément sur le sable, à l'aide d'un outil spécial. On laisse ce revêtement faire prise pendant 24 heures à la température normale. Ensuite, on dispose l'auge sous un récipient à une distance de 22 cm et sous un angle de 300. te fond de ce récipient présente des trous par lesquels on peut faire tomber sur l'échantillon d'essai une "pluie" dense et uniforme, d'environ 2 litres par minute. Au bout de deux heures, on constate que surface et le sable sous-jacent sont intacts. Exemple 2 On répète le mode opératoire de l'exemple 1, à la différence qu'on ajoute également 3,25 g de graines de graminées, au mélange de pite de noeuds, de ciment, d'engrais et d'eau, et le mélange ainsi obtenu est ensuite traité comme décrit ci-dessus. le traitement subséquent d'arrosage en "pluie" donne un résultat aussi ovantageux, la surface et le sable sous-acent étant intacts. Exemple 3 On conduit un essai de croissance de la façon suivante on mélange ensemble 154 g de pite de noeuds sèche,convenablement désagrégée, 346 g de ciment Portland, 154 g d'engrais SPE, 15 g de graines d'ivraie (Lolium temulentum) et 6 litres d'eau, et on étale uniformément le mélange sur un mètre carré de sol. On sème ensuite 15 g de graines d'ivraie de la manière classlque, sans ajouter de pate de noeuds, ni de ciment. On compare les deux lots d'herbe et on ne remarque aucune différence notable. Exemple 4 On répète le mode opératoire de l'exemple 1, à la différence qu'on remplace la pâte de noeuds par une masse de papier déchirée en petits morceaux. Cette couche superficielle a d'aussi bonnes propriétés que celle de l'exemple 1. Exemple 5 Après l'éruption du Vestmannaeyjar en Islande (1973), presque toute la surface a été recouverte d'une couche épaisse de lave et de cendres volcaniques. Pour rendre cette Sle réhabitable, il a été nécessaire de stabiliser cette couche de cendres, et de grandes étendues ont été aussitôt ensemencées et fertilisées. Toutefois, l'implantation de l'herbe dans cette cendre meuble a été très difficile et la plupart des travaux ont été effectués en vain. Plus tard, des expériences ont été effectuées en utilisant un mélange de 33 kg de nate de noeuds,66 kg de ciment, 33 kg d'engrais UPE et 15 kg de graines de graminées, 16 tout additionné d'eau, et le mélange a été appliqué par pulvérisation sur la cendre, au moyen d'un hydro-semoir, sur une étendue d'environ 1000 m2.Au bout de deux semaines, la végétation était correctement établie sur une surface sous-jacente stable, et au bout d'un mois la couche de cendre était en bonne voie de stabilisation par l'herbe et ses racines. tes rapports de la matière fibreuse au ciment peuvent être très variables. La quantité de ciment dépend de la nature de la matière sous-jacente qui doit être protégée. Il en est de même de la quantité de matière fIbreuse. On en utilise généralement 20 à 200 g au mètre carré. Sur un sable mouvant, dans des zones découvertes, par exemple sur des pentes abruptes, on doit utiliser environ 150 g de matière fibreuse au mètre carré pour obtenir une couverture suffisamment convenable. D'autre part,la quantité de ciment peut varier de 50 à 1000 g au mètre carré, mais elle doit se situer de préférence entre 200 et 400 g au mètre carré. Il doit être convenable d'utiliser 10 à 100 g d'engrais au mètre carré, de préférence 20 à 40 g. Des proportions convenables en poids entre le ciment, la matière fibreuse et engrais varient, comme indiqué ci-dessus, con-formément au type de terrain et à la surface du sol. Généralement, les proportions peuvent être de 5-100/5-40j1-20, notamment de 10-40/5-20/5-15. Une proportion en poids que l'on utilise couramment est d'environ 2: REVENDICATIONS 1. Milieu de croissance destiné à recouvrir la surface du sol, caractérisé par le fait qu'il est constitué par,ou qu'il contient,un mélange d'un liant minéral à base de ciment, une matière fibreuse organique et un engrais. 2. Milieu de croissance suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que le liant consiste en ciment Portland ordinaire. 3. Milieu de croissance suivant la revendication t, caractérisé par le fait que la matière fibreuse organique con- siste en pite de noeuds. 4. Milieu de croissance suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'il est @dditionné de graines.