L'invention concerne un agent inhibant la déminrali- sation de l'émail dentaire ou favorisant la minéralisation de émail dent-aire, ainsi qu'un procédé pour produire cet agent. A l'échelle macroscopique, une carie commence par une altération de la blancheur de 11 émail qui est normalement translucide et qui est m8me transparent en couches minces. En lumière réfléchie, on voit cette altération de la blancheur sous forme d'une tache opaque ayant la blancheur de la craie et qui est particulièrement nette sur un fond sombre. En lumière transmise, on voit la tache comme une altération foncée, car la plupart de la lumière est réfléchie et diffusée. L'attaque de l'émail dentaire par une carie commence par une ligne dense blanclair, fine, visible au microscope, et qui sue situe sous la surface de 11 émail dentaire. Cette ligne s'élargit lentement et s'étale dans la profondeur de l'émail dentaire. La couche d'émail dentaire située entre la surface de la dent et la tache blanche reste intacte pendant une période relativement longue, et donc transparente (ce qu'on appelle la couche de Applebaum), mais elle est finalement attaquée elle aussi. émail dentaire attaqué est, comme on le remarque nettement sur une radiographie normale aux rayons X, appauvri en calcium. Cependant, cet émail montre encore dans un spectre de diffraction les raies d'un réseau normal d'apatite, ctest-à- dire la forme cristalline sous laquelle le phosphate de calcium se présente dans la dent et en général aussi dans le squelette. Cela a pu se produire par la disparition de la totalité des cristallites d'apatite elles-mssmes(la "dissolution" de l'apatibe, ou la "déminéralisation") ou par une perte des atomes de calcium quittant le réseau ("décalcification" de l'apatite ou son "appauvrissement en calcium"), mais les deux processus peuvent s'effectuer simultanément aussi. En minéralogie et en biologie, l'apatite est,en fait, un nom générique désignant tous les composés cristallins ayant la formule de structure générale Ne10 (XO4)6 (y)2 où Ne est surtout un métal divalent comme Ca, Mg, Sr, Ba, Cu, Pb, ainsi que Al, etc. ; X est surtout P ou bien également As, Si, V, etc. ; et Y représente OH, Cl, F ou Br. En voici des exemples la fermorite (Ca,Sr)10 (PO4, AsO4)6 (OH,F)2 l'hydroxyapatite synthétique Ca10 (PO4)6 (OH)2 l'apatite de l'émail dentaire: (Ca,Ng)10 (P 4)6 (011,F)2 Dans l'émail dentaire, le rapport Ca/Mg varie comme le rapport OH/P entre des limites assez larges. On peut produire l'hydroxyapatite par voie synthétique. On la compare souvent expérimentalement avec l'apatite de l'émail dentaire. Elle est le dernier composé de la série de ltorthophosphate de calcium et elle précipite lors de sa production à partir des solutions à un pH égal ou supérieur à 9.Ensuite,lorsque la valeur du pH diminue,le composé reste stable et il ne se dissout pas jusqu'à pH 6,6 ; à un pH égal ou inférieur à 6,6, il se transforme immédiatement en phosphate de calcium secondaire facilement soluble. L'émail dentaire n'est cependant pas exclusivement constitué d'apatite ; il doit au-contraire autre plut8t considéré comme une substance très complexe qui est formée de très petits cristaux d'apatite qui sont reliés entre eux, d'une façon qu'on ne peut pas encore bien expliquer, par un squelette organique ayant une structure protidique analogue à celle de la kératine. L'ensemble forme,avec environ 10 % en volume d'eau, un genre de gel dans lequel, ou à partir duquel,l'eau et de petites molécules dissoutes et des ions peuvent librement entrer et sortir par diffusion. On a depuis longtemps émis l'idée que les cristallites sont simplement "enrobées" ou "noyées" dans la gangue organique. L'idée prédomine actuellement qu'il existe entre l'apatite et la gangue organique des liaisons atomiques qui se réputent rétuli-rement, de sorte que l'on ne considère pas l'émail dentaire comme un mélange hébérotrope mais comme une substance homotrone ayant son propre "super-réseau". Cela correspond mieux aussi aux propriétés physiques, et surtout aux propriétés optiques de l'émail dentaire. Sur les causes et sur le déroulement du tout début de l'attaque de l'émail dentaire par carie, on a émis diverses théories. Ce qu'on appelle "la théorie des acides" repose sur le modèle selon lequel les acides organiques provenant de la fermentation des résidus'alimentaires attaquent directement l'apatite.Cette théorie est la mieux fondée et elle a pu bien expliquer des phénomènes que l'on a remarqués cliniquement en observant la carie dentaire, et, par exemple a) les taches blanches n'apparaissent qu'aux endroits oU des résidus alimentaires de ce qu'on appelle une a "plaque" adhèrent/la surface des dents et aux endroits où ces résidus ne peuvent être enlevés ou ne peuvent être suffisamment enlevés par mastication, brossage et rinçage. Ces endroits de rétention sont les fissures dans les surlaces triturantes, les interstices entre les dents et les zones situées juste au-dessus du bord gingival.Tes autres parties de la surface dentaire ne montrent que rarement des caries; b) dans la 'tplaque" on trouve, surtout après les repas et sûrement après l'ingestion d'aliments sucrés, une forte concentration en acides résultant de la fermentation, surtout l'acide lactique, pro-duitspar une scission des hydretes de carbone par la fermentation; c) on remarque une nette corrélation, même en expérimentation animale, entre l'absorption d'hydrates de carbone facilement scindables,surtout du sucre, et l'apparition d'une carie. Divers autres signes cliniques et expérimentaux révèlent 1' exactitude de la "théorie des acides". Une objection importante contre la théorie des acides a t-oujours été aue le degré réel d'acidité dans la "plaque" n'est pas particuli%:renzent élevé . La valeur du pH, mesurée à l'aide d'une micro-électrode, est rarement inférieure à 6, par- fois 5. En outre, on n'est pas parvenu à reproduire une carie à l'aide d'acide lactique dilué. A la place d'une tache blanche ayant une couche d'émail intact de Applebaum, on voit une surface brute attaquée, comme celle que l'on obtient par l'attaque des métaux à l'aide d'acides dilués.On peut affaiblir la première objection en émettant I'hypothèse que l'acide lactique est tampomlé dans la "plaque" par formation d'un sel, de sorte que la concentration des ions hydrogène est beaucoup plus faible que la concentration des ions lactate eux-memes, c'est-àdire que la valeur du pH ne diminue que très peu pendant ou par la formation d'acide lactique. La seconde objection est plus difficile à réfuter. Si l'émail dentaire était réellement un produit "mort" de séparation et s'il restait passif au début d'une attaque de carie effectuée par l'action directe des acides, on devrait pouvoir reproduire une carie par éxemple aussi in vitro, ce qui n'a cependant jamais été possible. Dans l'article "Membrane Phenomena in carious dissolution of the teeth", paru dans un "Supplément Spécial" des "Archives of oral biology" 6 (1961) 248-302, F; von Bartheld a expliqué qu'en admettant que la carie dentaire est un effet de ltéquilibre qui stinstalle,selon Donnan,entre les phénomènes associés au début de la carie, et auxquels appartient surtout aussi la formation des taches blanches sous la couche d'émail, on peut trouver une explication satisfaisante. La surface de l'émail dentaire joue dans ce cas le rôle d'une membrane selon Donnan. 'les grosses molécules organiques basiques présentes sous forme d'un lactate, qui se fixent à la surface de l'émail, provoquent une acidification de l'émail sous-jacent, ce qui conduit à la formation des taches blanches. L'invention utilise la notion précitée pour inverser cet effet de membrane. L'invention s'est donnée pour but de proposer un agent permettant d'inhiber la déminéralisation de l'émail dentaire, aussitoAt au moins que cette déminéralisation se manifeste par les indices des taches blanches décrites ci-dessus. Il s'agit en outre de proposer un moyen permettant de faire régresser la déminéralisation et en outre de favoriser le durcissement (calcification) de l'émail dentaire des jeunes. 'l'agent selon l'invention se caractérise par le fait que son constituatW actif consiste en au moins un sel (qui ne peut pas se scinder sous l'action des enzymes ou ne peut se scinder que difficilement et qui est soluble dans l'eau) d'une base présentant une faible grosseur moléculaire et a'une matière polymère contenant des groupes acides et dont la grosseur moyenne o des molécule est d'au moins 100 A, et en ce que la concentration de ce sel dans l'agent, qui contientlcomme additifs, en particulier un solvant, par exemple l'eau et/ou des charges, est si grande, que ce sel provoque l'existence d'une valeur de pH au moins égale à 9 de l'autre côté d'une membrane selon qui Donnan et/n'est pas perméable à ce polymère. Par des bases correspondant à de petites molécules, on entend des bases dont le cation est capable de diffuser à travers une membrane selon Donnan, par exemple liTaOH, ROH, IEH40H, ainsi que des amines organiques. Dans l'agent selon l'invention, peut, en principe cotre contenu, comme composant actif, n'importe quel sel, de préférence un sel d'ammonium ou un sel d'amine, d'un acide polyvalent répondant aux conditions décrites ci-dessus, lorsque cet acide n'est pas toxique et qu'il est de préférence sans saveur et incolore. La grosseur moyenne de la molécule de o l'acide polymère ne doit pas Entre inférieure à 100 A, car, sinon; l'effet voulu ne se produit pas.De préférence, l'agent contient une solution aqueuse du sel d'un acide polyacrylique, qui présente Uil poids moléculaire moyen compris entre environ 1 z 105 et 2 x 106 et qui présente une teneur correspondante en groupes acides. On a pu démontrer exoérlmentalement que l'agent selon l'invention arrête la déminéralisation de l'émail dentaire à son début, ce qu'on peut recolmattre à la diLparition d'une nouvelle propagation des taches blanches de la dent. De façon surprenante, il s'est en outre avéré qu'il est non seulement possible, zanis le cas d'une attaque de l'émail dentaire qui n'est pas trop avancée, d'arr8ter la déminéralisation, mais m8me d'inverser le processus, c'est-à-dire de reminéraliser à nouveau la partie déminéralisée de l'émail dentaire. On ne peut, cependant, atteindre cet effet qu'à l'aide d'un agent selon l'invention aui présente une composition préférée et qui contient, en plus du sel d'amine ou d'ammonium de la matière polymère, un sel soluble de calcium et/ou un sel soluble de magnésium. On explique cet effet en indiquant que, grâce à l'agent selon l'invention, on obtient à l'intérieur de l'émail dentaire un milieu favorable à la formation des cristaux d'apatite, que les ions calcium et/ou magnésium provenant de l'agent selon l'invention traversent par diffusion la surface de l'émail dentaire,s'introduisent dans l'émail déminéralisé et sont absorbés ou fixés dans le réseau d'apatite. Lorsqu'on associe en solution aqueuse le sel de l'acide polyvalent polymère, comme indiqué ci-dessus,avec un sel de calcium et/ou un sel de magnésium, il est important que le cation de ce sel de polymère provienne dune base dont la molécule a une faible grosseur et qui forme des complexes avec les ions calcium et/ou magnésium. Un cation de -ce genre inhibe la combinaison de la matière polymère avec les ions calcium et/ou magnésium, qui se produirait sinon, et inhibe la pre- cette combinaison cipitation de/de matière polymère à partir de la solution. Comme bases dérivant de molécules de petites grosseurs et ayant des propriétés de formation de complexes, on préfère NH40H, mais l'on peut utiliser aussi à cette fin d'autres bases qui forment les complexes avec des ions calcium et/ou magnésium. Comme bases de ce genre, se sont avérées appropriées également des amines organiques comme la méthylamine, la diméthylamine, l'éthylamine, la diéthylamine, ltéthanolamine, la diéthanolamine, l'éthylènediamine, etc. L'association d'un sel d'ammonium de l'acide polyvalent polymère, en particulier de l'acide polyacrylique, avec du phosphate de calcium et/ou du phosphate de magnésium et/ou éventuellement avec un ou plusieurs autres sels hydrosolubles de calcium et/ou de magnésium,s'est avérée très avantageuse. On peut ainsi arr8ter également une attaque par carie déjà assez avancée de l'émail dentaire ou bien on peut inverser le processus de la deminéralisation. On peut en général attendre d'une telle association une action favorisant la formation d'apatite, ce qui exerce également une influence favorable sur la poursuite du durcissement de l'émail dentaire, surtout dans le cas des jeunes. L'agent selon l'invention contient de préférence, par conséquent, en plus du sel d'ammonium de l'acide polyacrylique, du phosphate de calcin et/ou du phosphate de magnésium en une concentration pouvant atteindre 50 mg d'ion métallique pour 100 cm3 de la solution 1N du sel d'ammonium, une partie du phosphate pouvant éventuellement entre renplacée par un ou plusieurs autres sels de calcium et/ou de magnésium normalement solubles. En particulier, le phosphate de calcium et/ou le phosphate de magnésium est contenu dans cet agent en une quantité de 15-25 mg pour 100 cm3. On peut remarquablement bien incorporer le composant actif selon l'invention dans des produits, connus en euxmeAmes, pour l'hygiène de la bouche, par exemple dans une pâte dentifrice. Normalement, les rotes dentifrice consistent en une matière de base, formée surtout de composés comme la glycérine et l'eau, ainsi que de substances adoucissantes et aromatiques, d'une matière colloïdale, par exemple la gomme adragante, la carraghénine,et d'un agent de polissage, par exemple le carbonate de calcium, ainsi que d'un savon. La composition moyenne des putes dentifrice usuelles comprend environ 48 Cj de matière de base, 45 '; d'agent de polissage, 5 % de matière colloïdale et 2 % d'un détergent.Le composant actif selon l'invention convient bien pour remplacer entièrement ou partiellement le constituant colloïdal dans la composition des pâtes dentifrice et ce composant actif peut figurer dans la composition des pattes dentifrices à des concentrations comprises entre i et 5 , On peut remarquablement aussi combiner le composant actif avec des airnerts ou ues condiments et ce composé actif peut ainsi contribuer à endiguer les influences provoquant des caries, qui, surtout lorsqu'on absorbe des aliments causant des caries, peuvent donner lieu à une attaque de l'émail des dents. On obtient une combinaison avantageuse lorsqu'on incorpore le composant actif dans une gomme à mâcher ou "un chewing-gum". Pour du chewing-gum, on utilise fréquemment une gomme végétale comme substance de base ; mais à sa place, on peut également utiliser une matière synthétique ou plastique appropriée, par exemple de l'acétate de polyvinyle ou du polypropylène, comportant éventuellement un plastifiant. De façon analogue, on peut incorporer le composant actif selon l'invention dans le chewing-gum, à titre de "constituant de type gomme", en des concentrations comprises entre un et cinquante pourcent en poids par rapport au mélange total.Il est recommandé de choisir à cet effet une matière polymère présentant un degré de polymérisation lui assurant une viscosité appropriée pour l'incorporation dans du chewing-gum. Grâce à l'utilisation d'un tel chewing-gum, on obtient de façon très avantageuse un contact prolongé des dents avec l'agent selon l'invention. M8me dans le cas de l'incorporation du composant actif selon l'invention dans une pâte dentifrice, cet agent a l'occasion d'exercer son influence favorable, même pendant une durée de séjour qui est en moyenne plus brève, car il adhère assez longtemps aux dents et les enrobe d'une couche mince. Be procédé de production de l'agent selon l'invention se caractérise par le fait qu'à au moins un sel hydrosoluble d'une base dérivant d'une petite molécule et d'une matière polymère (comportant des groupes acides; non scindable ou peu scindable par voie enzymatIque; et dont la grosseur o moyenne de la molécule est d'au moins 100 A), on ajoute des additifs, en particulier du solvant, par exemple l'eau et/ou des charges, en une quantité telle que la concentration du sel dans cet agent donne naissance à une valeur du pH au moins égale à 9 de l'autre c8té d'une membrane (selon Ponna non perméable à ce polymère. Pour produire une solution de sel d'ammonium d'acide polyacrylique pour l'agent selon l'invention, on opère comme suit : Pour obtenir une solution ir, on ajoute à 100 g d'acide polyacrylique pulvérulent, présentant un poids moléculaire d'environ 106, de liteau distillée pour compléter à un litre de solution. Sous agitation intense, on ajoute environ 60 cm3 d'une solution aqueuse à 25 % d'hydroxyde d'amonîum. Au bout de quelques secondes, on obtient une masse visqueuse.On laisse cette masse reposer pendant 24 heures dans un récipient clos on obtient ainsi une solution limpide dont on ajuste le pE à une valeur comprise par exemple entre 7,8 et 8,0. Lorsqu'on produit une solution de sel d'ammonium qui doit par exemple être incorporée dans du chewing-gum, on peut travailler avec des concentrations nettement plus élevées et/ou avec un produit de poids moléculaire nettement plus élevé pour obtenir une viscosité que lJon souhaite éventuellement plus grande. On comprendra mieux 11 action de l'agent selon l'invention en se référant au mode opératoire d'essai suivant On a vérifié l'influence d'un produit selon l'invention en opérait dans un dispositif approprié. Te produit essayé contenait un sel de polymère et du phosphate de calcium. Le dispositif de dialyse consistait en deux cylindres horizontaux de "plexiglas" ouverts à une extrémité on les a assemblés avec des récipients fixés à leur extrémité libre ou ouverte, en interposant une membrane semi-perméable. Chacune des deux chambres ainsi obtenues a été reliée pendant l'expérience, par l'intermédiaire d'un petit tube d'alimentation perpendiculaire à la paroi du cylindre, à un petit tube d'absorption de CO2. Conte membrane, on a utilisé une membrane de dialyse telle qu'une membrane courante pour un rein artificiel. Dans l'une des chambres, on a introduit de l'eau distillée, et l'on introduit dans l'autre une solution 1 d'un sel d'ammonium d'un acide polyacrylique ayant un poids moléculaire moyen de 750 000. Pour la préparation de cette solution IN, on est parti de 100 g d'acide polyacrylique que l'on a titré à l'aide de 1ER40H jusqu'à neutralisation et on a complété jusqu'à 1 1 par addition d'eau Au bout de 6 heures déjà, il s'est établi un équilibre par l'effet Donnan entre les deux chambres, et la différence de pli entre les deux chambres s'est élevée à 2 unités environ. La valeur du pH a été de 7,1 dans la chambre contenant la solution du sel de polymère et cette valeur a été de 9,2 dans l'autre chambre. Pour un nouvel examen de l'influence d'une solution contenant un tel polymère sur des dents attaquées par des caries, on a encore ajouté à cette solution une solution aqueuse de phosphate de calcium primaire contenant quelques gouttes d'acide phosphorique (H3P04 à 85 ). On a ensuite ajusté la totalité, à l'aide de SH40H dilué ,- à une valeur de pH comprise entre 7,5 et 8,0. Pour les essais, on a utilisé des dents extraites et légèrement cariées aussi bien que des dents primitivement saines. On a tout d'abord soumis pendant quelques jours les dents non cariées à l'influence de gélatines légèrement acidifiées, selon l'exposé précité deF. Eartheld, de sorte qu'il est apparu sur ces dents également des taches blanches plus ou moins intenses. On a ensuite nettoyé les dents , on les a traitées par des produits à polli et on les a ensuite soumises à l'action de la solution précitée de polyacrylate d'ammonium mélangé à du phosphate de calcium primaire. On a chaque fois enfermé le mélange avec le produit à polir dans un petit récipient transparent, ce qui permet d'étudier et de photographier à volonté le produit à polir. Péjà au bout de quelques semaines, les taches blanches des dents ont montré une nette régression.On a ainsi essentiellement observé ce qui suit 1. te retour à l'aspect normal est le plus intense dans les parties qui ont été auparavant le moins attaquées (sous la couche de Applebaum et dans les zones les plus voisines de l'émail encore sain). Le comportent des dents présentant une carie arti icelle a été identique au comportement des dents comportant ume carie naturelle. 2. 'la reminéralisation a un déroulement inverse de celui de l'attaque ; la fine ligne blanche située immédiatement sous la surface, et qui apparaît la première lors de l'attaque, demeure le plus longtemps en place. 3. La régression est nettement visible au microscope polarisant avec des Nicols croisés, car l'émail sain a une biréfringence négative, l'émail attaqué par une carie a une biréfringence positive et la zone limite entre les deux se présente sous la forme dune zone foncée nettement visible et photographiable. (Elle est pseudo-isotrope ; c'est la 'zone sombre" de Gustavson). 4. Après une régression assez rapide au début, la reminéralisation s'effectue, par la suite ,plus lentement. Il ressort donc de ce qui précède qu'à 11 aide de l'agent selon l'invention, on peut obtenir la reminéralisation des lésions de caries légères, c'est-à-dire obtenir une régression ou une inversion du processus. Ce fait concorde bien avec les observations cliniques selon lesquelles l'émail dentaire attaqué par une carie légère s'assainit parfois de nouveau dans des conditions favorables, meme sans aucun traitement, c'est-à-dire que la tache blanche disparaît à nouveau. 'les exemples suivants servent à mieux faire comprendre l'in- vention. On voit dans l'exemple 1 la formule d'une pate denti frice selon l'invention et l'on voit dans l'exemple 2 la formule de composition d'une eau dentifrice. Exem.e e Composition d'une rt,e dentifrice : 20, 000 % en poids de glycérine 20,000 % en poids de polyacrylabe d'ammonium (solution à 10 %) 0,120 Cia' en poids de ,p-hydroxybenzoate de méthyle 0,140 cj, en poids de saccharinate de sodium 0,400 % en poids de phosphate de calcium primaire monohydraté 43, 000 % en poids de phosphate dicalcique dihydraté 0,070 ,;; en poids d'acide glycyrrhétillique 0,100 cXÓ en poids de bromochlorophène 1,000 % en poids d'un produit pour modifier le goût et le complément à 100,000 , en poids d'eau distillée. Dans un mélangeur en acier inoxydable, muni d'un dispositif à turbine d'agitation et de palettes de raclage, on int-roduit la glycérine, la solution de polyacrylate d'ammonium et le p-hydro7ybenzoate de méthyle. On fait fonctionner le dispositif à turbine d'agitation pendant 10 minutes environ. On introduit ensuite l'eau avec la solution de saccharinate de sodium et le phosphate de calcium primaire monohydraté. On mélange ensuite la masse sous vide en faisant fonctionner le dispositif d'agitation et les palettes de raclage jusqu'à obtention d'une masse homogène et visqueuse. On introduit ensuite le phosphate dicalcique dans le mangeur et l'on agite de nouveau sous vide jusqu'à obtention d'une pâte homogène sans grumeaux.On ajoute ensuite la substance d'aromatisation dans laquelle l'acide glycyrrilétinique estdissous, la solution concentrée d'un surfactif et éventuellement des colorants. Rxemple 2 Formule d'une eau dentifrice 2,00 % en poids de polyacrylate d'ammonium 0,25 % en poids de phosphate de calcium primaire 2,50 % en poids d'alcool éthylique pur à 96 %0 0,02 G%o en poids de chlorure de N-hexadécylpyridinium 0,30 % en poids d'une solution aqueuse à 10 % d'imide de l'acide ortho-sulfobenzoique 0,15 0% en poids de 5-uréidohydantoTne 1,60% en poids d'ester polyglycolique d'acide gras d'huile de ricin hydrogénée 0,05 GpS en poids d'une solution de colorant 0,40 P en poids d'essence aromaticue et l'on complète à 100,00 % en poids à l'aide d'eau distillée. REVENDICATIONS OlvTS 1. Procédé pour produire un agent exerçant une action d'inhibition de la déminéralisation de l'émail des dents, caractérisé en ce qu'à au moins un sel hydrosoluble d'une base à petite dimension moléculaire et d'un polymère comportant des groupes acides, qui n'est que peu ou pas scindable par voie enzymatique et dont o la molécule présente en moyenne une dimension d'au moins 100 A, on ajoute des additifs, comme en particulier un solvant, par exemple l'eau et des matières de charge,en des quantités telles que la proportion de sel (de base et de polymère)présente dans cet agent provoque l'existence d'un pH dont la valeur est au moins égale à 9 de 1' autre c8té d'une membrane (selon Donnan) non perméable à ce polymère. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on utilise comme sel un sel d'ammonium et/ou un sel d'amine de la matière polymère contenant des groupes acides. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on utilise comme sel un sel d'un acide polyacrylique et notamment un sel d'un acide polyacrylique ayant un poids moléculaire compris entre 1 x 103 et 2 x 106. 4. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'on incorpore comme additif dans cet agent, en plus du sel d'ammonium de la matière polymère contenant des groupes acides, un sel de calcium, un sel de magnésium ou bien un sel de calcium et un sel de magnésium. 5. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'on incorpore dans l'agent, comme additif en plus du sel d'amine de la matière polymère contenant des groupes acides, un sel de calcium, un sel de magnésium ou bien un sel de calcium et un sel de magnésium. 6. Procédé selon la revenclication 4 ou 5, caractérisé en ce qu'on incorpore dans l'agent l'additif sous forme de phosphate en une concelltration allant jusqu'à 50 mg d'ions métalliques notamment en une pour 100 cm de la solution 1N de sel d'ammonium ou d'amine, et/ concentration comprise entre 15 et 25 mg d'ions métalliques pour 100 cm de la solution 111. 7. procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'on incorpore dans cet agent l'additif partiellement sous forme de phosphate et partiellement aussi sous forme d'un autre sel des métaux calcium et magnésium. 8. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on incorpore cet agent dans un produit connu d'hygiène buccale et notamment en ce qu'on incorpore cet agent dans une poste dentifrice à la concentration de 1 à 5 % en poids, et en particulier à la concentration de 2 à 3 % en poids, par rapport au poids total de cette påte dentifrice. 9. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on incorpore l'agent dans un aliment ou dans un condiment et notamment en ce qu'on incorpore cet agent en une concentration de 1 à 50 % en poids. 10. agent exerçant une action dtinhibition de la déminéralisation de l'émail dentaire, produit notamment selon le procédé de la revendication 1 et caractérisé en ce que son composant actif consiste en au moins un sel hydrosoluble d'une base de petite dimension moléculaire et d'une matière polymère contenant des groupes acides, peu ou pas scindable par voie enzymatique et dont la molécule présente en moyenne une grosseur d'au moins 100 , et en ce que la concentration de ce sel dans l'agent (qui contient également des additifs comme en particulier un solvant, par exemple lteauvet des matières de charge) est telle qu'elle provoque l'existence d'un pH valant au moins 9 de l'autre caté d'une membrane (selon Donnas) non perméable à ce polymère. 11. Agent selon la revendication 10, caractérisé en ce que le sel est un sel d'ammonium et/ou un sel d'amine de la matière polymère contenant des groupes acides. 12. Agent selon la revendication 10, caractérisé en ce que le sel est un sel d'un acide polyacrylique, et notamment un sel d'un acide polyacrylique présentant un poids moléculaire compris entre 1 x 103 et 2 x 106. 13. Agent selon la revendication 11, caractérisé en ce qu'il contient, en plus du sel d'ammonium et/ou du sel d'amine de la matière polymère contenant des groupes acides, un additif constitué par un sel de calcium, un sel de magnésium ou un sel de calcium et un sel de magnésium. 14. Agent selon la revendication 13, caractérisé en ce que le sel additif est présent sous forme de phosphate en une concentration dont le maximum est de 50 mg d'ions métalliques pour 100 cm3 de solution 1 N de sel d'ammonium ou d'amine,et notamment en une concentration de 15 à 25 mg d'ions métalliques pour 100 cm de la solution 1N. 15. agent selon la revendication 14, caractérisé en ce que l'additif est présent dans cet agent, partiellement sous forme de phosphate et, pour une autre part, sous forme d'un autre sel des métaux calcium et magnésium. 16. Agent selon la revendication 10, caractérisé en ce que son composant actif est incorporé dans une composition connue pour l'hygiène buccale, et notamment dans une pâte dentifrice à une concentration comprise entre 1 et 5 %' en poids et notamment entre 2 et 5 ss en poids de ce composant actif par rapport au poids total de la pâte dentifrice.