L'invention concerne les engins que l'on peut faire travailler aussi bien comme moteurs en les alimentant en fluide sous pression tel cue par exemple de l'huile ou de l'air comprimé, que comme pompe ou compresseur lorsqu'on les entraîne mécani quement. Elle vise à réaliser un engin de ce genre qui soit d'une structure simple comportant seulement un petit nombre de pièces et, par conséquent, dTun faible prix de revient, tout en étant conçu de manière telle que ses différents organes travaillent dans de très bonnes conditions et confèrent à l'engin un rendement excellent. A cet effet, l'engin suivant l'invention est constitué par un premier organe présentant une gorge de section constante, un deuxième organe mobile par rapport au premier dans la direction de ladite gorge et portant au moins un piston de section conåu- guée de celle de la rainure et capable de coulisser d'une façon étanche dans cette rainure, le premier organe étant muni de cloisons mobiles propres à déterminer sélectivement, dans ladite gorge, des chambres de travail de fluide, des moyens de mise en communication desdites chambres sélectivement avec un orifice d'entrée et un orifice de sortie, et des moyens de commande propres à actionner lesdites cloisons mobiles en synchronisme avec le mouvement relatif des deux organes précitées. L'engin peut être de configuration générale rectiligne et fonctionner, par conséquent, par un mouvement rectiligne alternatif. Il peut aussi être conçu sous la forme d'un engin rotatif dans lequel les deux organes précités sont deux organes de révolution coaxiaux présentant chacun une face de contact appliquée en permanence contre une face de contact correspondante de llau- tre organe, la gorge précitée se présentant sous la forme d'une gorge annulaire pratique dans la face de contact de l'un de ces deux organes et coaxiale à celui-ci, chaque piston étant constitué par un segmenté de couronne en saillie sur la face de contact de l'autre organe, l'orifice d'entrée et l'orifice de sortie de fluide étant en communication, respectivement, avec deux conduits cui sont pratiqués dans l'organe qui porte le piston et qui débouchent dans la uorge annulaire, l'un par un orifice situé d'un côté du piston, et l'autre, par un orifice situé de l'autre côté dudit piston. Les faces de contact précitées peuvent être planes, ou bien de révolution et, par exemple, cylindriaues ou coniques. Un tel enfin présente toute une série d'avantages et, notamment - les forces appliquées sur les pistons sont perpendiculaires à des plans passant par l'axe de rotation de l'engin, de sorte que les couples transmis à l'arbre de sortie sont maximaux. - Si chaque gorge annulaire contient plusieurs pistons régulièrement répartis, la transmission des forces appliquées entre les pistons et l'arbre se fait sans réactions parasites sur ce lui-ci . - Les pistons peuvent autre équilibrés hydrauliquement dans leurs logements ainsi que le rotor, ce qui permet un fonctionnement sans usure appréciable. - L'engin peut être équilibré, aussi bien dynamiquement que statiquement, de façon parfaite. - Le volume de fluide admis étant rigoureusement proportionnel à l'angle de rotation, le fonctionnement de l'engin ne provoque ni vibrations, ni bruit. - Le rapport poids/puissance est faible. - Il y a très peu de pièces différentes, condition très favorable à une construction à un prix de revient avantageux. - En prévoyant un engin à plusieurs cylindres dans chacun desquels sont disposés plusieurs pistons, on peut obtenir toute une combinaison de vitesses et de couples. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la descrip tionqli va suivre et à l'examen des dessins annexés qui montrent, à titre d'exemples non limitatifs, quelques modes de réalisation de l'invention. Sur ces dessins La Fig. 1 représente en coupe longitudinale un premier mode de réalisation d'un engin rotatif à fluide sous pression suivant l'invention. Les Figs 2 et 3 sont des coupes transversales faites, respectivement, suivant les lignes II-II et III-III de la Fig. 1. La Fig. 4 représente en perspective l'une des cloisons mobiles. nes Figs 5 et 6 sont des coupes faites, respectivement, suivant les lignes V-V et VI-VI de la Fig. 4. La Fig. 7 est unqfue en bout de la cloison observée dans la direction de la flèche VII de la Fig. 4. La Fig. 8 est, à plus grande échelle, une coupe partielle faite suivant la ligne VIII-VIII de la Fig. 2. La Fig. 9 est une demi-coupe longitudinale d'un autre mode de réalisation d'un engin rotatif à fluide sous pression suivant l'invention. et la Fig. 10 est une coupe transversale partielle faite suivant la ligne X-X de la Fig. 9. L'engin rotatif représenté sur les Figs 1 à 3 peut travailler aussi bien en pompe qu'en moteur alimenté en fluide sous pression. Il est constitué essentiellement d'un stator 1 dans lequel peut tourner un rotor 2 solidaire d'un arbre 3o Le stator 1 est constitué de deux flasques identiques 5, 6 entre lesquels est serrée, au moyen de boulons 7, une entretoise annulaire 8. Pour des raisons de commodité de fabrication et de montage, cette entretoise annulaire 8 est composée de trois tiè- ces, à savoir : une couronne cylindrique 11 et deux collerettes de section en équerre 12, 13, positionnées angulairement par rapport aux flasques 5 et 6 par des ergots tels que celui indiqué en 14 à la partie inférieure de la Fig. 1. Le rotor 2 est constitué, d'une manière générale, par un disque circulaire 16 solidaire d'un long moyeu tubulaire 17 qui tourillonne dans le stator par l'intermédiaire de deux roulements à aiguilles 18, 19 montés dans deux douilles à bride 21, 22 fixées respectivement aux deux flasques 5 et 6 par des vis 23, 24. L'arbre 3 est supporté, par l'une de ses extrémités cannelée 28, dans l'extrémité cannelée conjuguée 29 du moyeu 17 et, par son autre extrémité, dans un roulement à billes 31 monté dans un embout 32 à bride serrée aussi par les vis 24. Un ùhapeau 25 serré par les vis 23 ferme I'extrmité correspondante de la douille 2 Dans son ensemble, l'engin est sinétrique par rapport au plan géométrique transversal médian du plateau 16 du rotor. üu côté droit sur la Fig. I, il présente une première gorge annulaire de section rectangulaire 32 qu'on appellera, dans ce qui suit, cylindre extérieur, et une seconde gorge annulaire de section rectangulaire 33 de rayon plus petit et qu'on appellera, dans ce qui suit, cylindre intérieur. L'un des fonds du cylindre extérieur 32 est constitué par une face annulaire plane du flasque 6, et l'autre fond par une partie annulaire de la face plane correspondante du disque 16 du rotor. L'une des faces latérales dudit cylindre est constituée par l'alésage de la collerette 13 et l'autre face par une partie correspondante de la surface cylindrique extérieure d'une pièce annulaire 47 de section en forme de "un dont l'ame est perpendiculaire à l'axe de l'engin et dont les ailes sont en contact, par leurs tranches, avec la face plane correspondante du disque 16 du rotor.Cette pièce est ajustée dans le fond d'une large gorge annulaire 48 du flasque 6 et elle est rendue solidaire de celui-ci au moyen de vis 49 et de pieds de centrage, tels que 51A, visibles seulement sur la Fig. 1 pour la fixation de la pièce annulaire asymétrique 47À. D'une manière analogue, l'un des fonds du cylindre intérieur 33 est constitué par une partie annulaire de la face plane du flasque 6 située dans le même plan que le fond correspondant du cylindre extérieur et son autre fond par une autre partie annulaire de la meme face plane du disque 16 du rotor. Les deux faces latérales de ce cylindre sont formées, respectivement, par une partie cylindrique 54 de l'extrémité intérieure de la douille à bride 22 et par la partie correspondante de l'alésage de la pièce annulaire 47 de section en forme de "U". Dans le cylindre extérieur 32 peuvent coulisser, d'une manière étanche, un certain nombre, à savoir trois dans l'exemple, de pièces 36 en forme de segments de couronne qu'on appellera dans ce qui suit pistons extérieurs et, d'une manière analogue, dans le cylindre intérieur 33 peuvent coulisser librement, d'une manière étanche, trois pistons intérieurs 37.En vue tout effet de coincement éventuel dA à des défauts de concentricité des différents éléments de l'engin, chaque piston extérieur, tel que 36, et chaque piston intérieur, tel que 33, sont reliés au disque 16 du rotor, uniquement en direction circonférentielle et, à cet effet, ils présentent, respectivement, des gorges radiales 38, 39 (fig. 2) dans lesquelles sont engagés, sans jeu, des ergots 41, 42 emmanchés dans des trous correspondants 43, 44 de direction axiale pratiqués dans le disque 16 du rotor. Des cloisons mobiles radiales, en nombre multiple de celui des pistons, à savoir 12 dans l'exemple considéré, régulièrement réparties autour de l'axe géométrique de l'engin et désignées respectivement par 55-1, 55-2, 55-3, .0. 55-12, sont montées à coulissement radial dans des fentes telles que 56 et 57 pratiquées dans les ailes de la pièce annulaire 47 de section en forme de "U" de manière à pouvoir obstruer temporairement et cycliquement le cylindre extérieur 32 et le cylindre intérieur 33 en des emplacements correspondants, afin de déterminer, dans lesdits cylindres, des chambres fermées mobiles qui se déplacent au fur et à mesure que les pistons décrivent leurs mouvements circulaires dans lesdits cylindres.Les cloisons mobiles, telles que 55-1, (Voir aussi Fig. 4) sont de section rectangulaire et les fentes 56, 57 sont de section correspondante. L'épaisseur de ces cloisons est plus petite que la longueur circonférentielle des pistons. Dans le mode de réalisation représenté, chaque cloison sert donc, dans l'une de ses deux positions extrêmes, par l'une de ses extrémités, à obturer le cylindre 32 comme c'est le cas, par exemple, pour la cloison 55-11 (sur la Fig. 2), tandis que son extrémité intérieure dégage au contraire le cylindre intérieur 33; dans sa position extrême opposée, la même cloison, occupant donc la position qu'occupe, par exemple, la cloison 55-1 sur le dessin, obstrue au contraire par son extrémité intérieure le cylindre intérieur 33, tandis que son extrémité extérieure dégage complètement le passage du piston 36 dans le cylindre extérieur 32. Pour des raisons d'étanchéité et de résistance mécanique, les extrémités extérieure et intérieure de chaque cloison mobile, telle que 55-2 par exemple, s'engagent respectivement dans des encocnes 61, 62 (Figs 1 et 2) pratiquées, respectivement, dans la surface latérale de grand rayon du cylindre extérieur 32 et dans la surface latérale de petit rayon du cylindre intérieur 33. Le mouvement radial de chaque cloison mobile, telle que 55-1, est assuré Dar une rainure de came 63 pratiquée dans la face correspondante du disque 16 du rotor et dans laquelle est engagé un ergot 64 solidaire de ladite cloison et de même largeur que cette rainure de came. Ainsi, les cloisons mobiles sont actionnées en synchronisme parfait avec le mouvement circulaire des pistons dans les deux cylindres; le trace de la rainure de came est tel qu'une cloison mobile ne commence pas son mouvement d'ouverture d'un cylindre avant que la cloison placée immédiatement en aval soit elle-même en position de fermeture. L'engin présenté peut atteindre des vitesses de rotation élevées en fonctionnant sans à-coups donc sans vibrations et sans bruit, en particulier de par la conception des cloisons mobiles et de leurs logements qui permet l'annulation des effets de la pression sur les faces extrêmes des cloisons, le maintien au cours de l'obturation et du dégagement des cylindres de l'équilibre de pression du fluide en contact avec lesdites cloisons supprimant ainsi tout effort de frottement lors de leur fonction ment, et le maintien du volume des chambres de travail du fluide. Chacune desdites cloisons présente des particularités qui ressortent clairement de l'examen des figs 4 à 7. Chaque cloison mobile, telle que 55-1, présente une partie intermédiaire renflée 71 de forme parallélépipédique dont la hauteur est la même que celle de la cloison, mais dont la largeur est double.Cette partie renflée coulisse librement, d'une manière étanche, dans le canal rectangulaire 72 de section correspondante formé par la partie intérieure d'une pièce radiale 73 de section en forme de "U" dont le fond porte contre l'amie de la pièce annulaire 47, tandis que ses ailes portent, par leurs tranches contre la face plane correspondante du disque 16 du rotor et par leurs extrémités en forme de portions de surfaces cylindriques respectivement contre les deux faces cylindriques intérieures en regard des ailes de la pièce annulaire 47. C'est pour rendre possible ltusi- nage du canal 72 (plus large que les fentes 56, 57) que l'on a rapporté des pièces, telles que 73, à l'intérieur de la pièce annulaire 47. Pour des raisons de commodité de description, on va appeler extrémité avant de chaque cloison mobile, telle que 55-1, celle qui coopère avec le cylindre extérieur 32 et extrémité arrière, celle qui coopère avec le cylindre intérieur 33. La partie avant de chacune de ces cloisons présente, à deux niveaux différents, deux conduits longitudinaux 75, 76 (piges 4 à 7) reliés respectivement à deux conduits obliques 77, 78 débouchant respectivement derrière la partie de gauche et derrière la partie de droite du renflement 71. Dtune manière analogue, la partie arrière de la meame cloison présente, à deux niveaux différents deux conduits longitudinaux 81, 82 reliés à deux conduits obliques 83, 84 pratiqués dans le renflement 71 et débouchant, respectivement, dê- vant la partie de droite et devant la partie de gauche de la face avant du renflement 71. Le canal rectangulaire 72, la cloison mobile telle que 55-1 et sa partie renflée 71 forment des logements tels que 72-À et 72-B situés de part et d'autre d'une extrémité de cloison et communiquant, à travers l'autre extrémité, avec l'un des cylindres. La largeur de la partie renflée étant double de celle de la cloison, la force du fluide sur chaque face extrême de ces cloisons se trouve annulée par une force égale et opposée du fluide sur les faces des logements appartenant à la partie renflée 71. Les logements font partie de la chambre de travail du fluide avec laquelle ils sont en communication, ce qui permet de conserver constant le volume de ces chambres quelle que soit la position des cloisons mobiles. En outre, pour aue le coulissement des cloisons ne soit pas gêné par l'effet de la différence de pression qui peut régner sur leurs deux faces, dans la partie de celles-ci qui se trouve dans un cylindre, lors du déplacement des extrémités de cloisons mobiles dans les encoches 61-62, le fond de cylindre constitué par la partie annulaire du rotor 6 présente, judicieusement réparties, des creusures circonférentielles telles que 87 (Fig. 2 et 8) dont la longueur en direction circonférentielle est plus grande que l'épaisseur des cloisons, mais, en même temps, plus petite que la longueur circonférentielle d'un piston, tel que 36 ou 37, afin qu'elle ne risque pas d'établir une communication entre les chambres qui se trouvent en avant et en arrière de chaque piston, lors du passage dlun piston au droit d'une cloison mobile. Si l'engin travaille en moteur, le fluide sous pression est admis par un raccord central fixe 91 vissé dans le chapeau 25 et en communication avec un trou axial 92 de l'arbre 3 dans le quel débouche l'extrémité intérieure de conduits radiaux 93, dont les extrémités extérieures débouchent dans une gorge annulaire 94 dudit arbre. Un joint tournant 89 assure l'étanchéité entre le raccord 91 et l'arbre 3. La gorge 94 est en communication, par des conduits radiaux 95, (Fig. 3) pratiqués dans l'é- paisseur du disque 16 du rotor, avec des trous 96 (voir aussi Fig. 2) de direction axiale qui débouchent dans le cylindre intérieur 33, au ras d'une face de chaque piston 37.Au ras de la face opposée de chaque piston, se trouve un autre trou 97 en communication aussi avec ledit cylindre intérieur et avec un autre conduit radial 98 pratiqué dans l'épaisseur du disque 16 du rotor, ce conduit radial débouchant sur la périphérie du rotor dans une gorge annulaire extérieure 101 ménagée entre le rotor et l'entretoise annulaire 8 (couronne cylindrique 11) du stator, ladite gorge étant en communication avec un conduit 102 débouchant à l'extérieur (Fig. 3). D'une manière analogue, le rotor 16 présente, au ras des deux extrémités de chaque piston extérieur 36, deux trous 104, 105 de direction axiale qui débouchent respectivement dans deux conduits radiaux 106, 107 en communication avec la gorge annulaire intérieure 94 et la gorge annulaire extérieure 101, respectivement. De plus, dans l'exemple représenté, sur chacun des trois conduits radiaux 106 d'admission du fluide dans le cylindre extérieur 32, est interposé un système de clapet double 110 qui comporte mi corps 111 vissé dans le rotor 6 et portant à sa base deux sièges 112, 113 où viennent s'appuyer respectivement un clapet 114 sous la poussée d'une colonne de rondelles élastiques 115 et un clapet 116 sous la pression d'un ressort 117. Sous une certaine pression, le fluide d'admission venant du conduit 106 soulève le clapet 114 et, passant par des ouvertures 118 pratiquées dans le corps 111, va alimenter les cylindres extérieurs par l'intermédiaire du conduit 104. Lorsque le sens de rotation est inversé, le fluide d'échappement venant du conduit 104 passe par les ouvertures 118,pousse le clapet 116 et fait retour au réservoir par les gorge et orifices 106 - 94 - 93 - 92 - 91. L'étanchéité entre les différents éléments de llengin est assurée par des moyens classiques appropriés. On a représenté, à cet effet, sur l'arbre 3 des gorges annulaires 126, dans les douilles à bride 21, 22, des gorges annulaires 127, ainsi que des joints toriciues divers, tels que 131, 132, 133. Icur la récupération des fuites, on a indiqué aussi des conduits i94, 139 pratiqués dans les flasques 5 et 6, en communication, par des gorges annulaires 138, 139, avec des conduits 136, 137 pratiqués dans les douilles à bride 21, 22 et débouchant eux-memes dans des gorges annulaires 141, 142. On n'a pas décrit en détail les pistons, cloisons mobiles, éléments associés et conduits de distribution correspondants qui se trouvent du côté gauche du disque '66 du stator sur la Fig. 1, puisqu'ils sont symétriques, par rapport au plan médian III-III dudit disque, de ceux qui se trouvent du côté droit de ce disque et qu'on a décrits plus haut. A titre d'exemple, on a indiqué seulement les deux cylindres 32A, 33A. Le fonctionnement de l'engin est le suivant On va d'abord supposer qu'on le fait travailler en moteur, c'est-à-dire au'on l'alimente en fluide sous pression, par exemple de l'huile amenée dans le raccord central 91 tandis que le conduit d'échappement 52 est relié à une conduite de retour appropriée.L'huile sous pression accomplit, dans l'engin, le tra jet suivant : raccord 91, conduit axial 92, conduits radiaux 93 de l'arbre 3, gorge annulaire 94 ae l'arbre, conduits radiaux 95 du rotor, trou 96 du rotor, et cylindre intérieur 33. Si l'on suppose que les différents organes du moteur occupent les positions représentées sur les-Figs. 1 à 3, on voit que les trois cloisons 55-5, 55-9 et 55-1 déterminent, dans le cylindre intérieur 39, trois chambres 33-1, 33-2, et 33-3 dans chacune desquelles se trouve un piston 37. ear chacun des trois trous 96 (Fig. 2), le fluidisous pression est admis dans la partie de chacune de ces trois chambres qui se trouve entre la face arrière (considérée par rapport au sens de la flèche f qui est celui dans lequel le moteur va tourner) au piston correspondant et la cloison fermée 55-5, 55-9 ou 55-1, de sorte cue le fluide, prenant appui contre lesdites cloisons, va pousser les trois pistons 37 dans le sens de la flèche f. out le rotor est donc entralné en rotation dans le sens de la flèche f. Le fluide emprisonné dans l'autre partie des trois chambres considérées du cylindre, c'est-à-dire entre les faces avant des trois pistons 37 et les autres faces des trois cloisons précitées, s' échappe par les trous 97 du rotor, les conduits radiaux 98 de celui-ci, la gorge annulaire extérieure 101 du stator, et le conduit d'échappement 102. Au fur et à mesure que les trois pistons 37 avancent, les cloisons mobiles telles que 55-1, sont déplacées vers l'extérieur sous l'effet de la came 63 solidaire du rotor et laissent le passage auxdits pistons. Ainsi, sur la Fig.2, la cloison 55-8 est en train de stouvrir tandis que la cloison 55-6 vs être bien tot fermée. Au fur et à mesure que les pistons tournent, les trois chambres du cylindre intérieur 33 se déplacent elles-mêmes, dans le même sens, sous le jeu des ouvertures et des fermetures successives des cloisons en synchronisme avec le déplacement des pistons. Si l'on fait momentanément abstraction du système de clapets doubles 110 insérés dans les conduits radiaux 106 du rotor, on peut dire que le trajet du fluide, en rapport avec le cylindre extérieur 32, à partir de la gorge annulaire 94 de l'arbre, est le suivant : conduits radiaux 106 du rotor, trous longitudinaux 104 et cylindre 32, l'échappement se faisant par les trous 105, les conduits radiaux 107 et la gorge annulaire extérieure 101 du stator, le travail des pistons 36 dans le cylindre extérieur 32 étant le même que celui décrit plus haut au sujet des pistons 37 dans le cylindre intérieur 33. L'engin travaille dans d'excellentes conditions puisqu'il est parfaitement équilibré. Le couple fourni sur l'arbre 3 du moteur est donc égal à la somme des couples fournie par les trois pistons mobiles dans le cylindre intérieur, augmentée de la somme des couples fournis par les trois pistons 36 mobiles dans le cylindre extérieur, et tout cela multiplié par deux, puisque le moteur est à double face. Bien entendu, si l'on intervertit l'orifice d'admission et l'orifice d'échappement, le sens de rotation du moteur s'inverse. La présence des clapets doubles 110 permet un fonctionnement perfectionné du moteur. L'huile arrivant sous pression par la rainure 94 alimente en premier les cylindres intérieurs, les passages vers les cylindres extérieurs étant obstrués par les clapets. Suivant le couple résistant à vaincre par le moteur, une certaine pression s'établit dans les canalisations d'admission. Les clapets 114 sont tarés différemment de telle sorte que, suivant la pression existant dans les conduits 106, et, par conséquent, suivant le couple à fournir par le moteur, l'utilisation des cylindres intérieurs ou des cylindres intérieurs avec un, deux ou trois couples de pistons des cylindres extérieurs, se fait d'une manière automatique. Lorsque la rotation est inversée tous les pistons sont alimentés en même temps, les clapets 116 étant tarés suivant la pression d'échappement. Ce système de clapet double qui pourrait être mis sur chacun des conduits d'admission et d'échappement offre de grandes possibilités de combinaisons vitesse-couple. Il permet, tout au cours de l'utilisation, un ajustement automatique de la vitesse et du couple au travail demandé au moteur. On comprend aisément que l'engin est réversible, ctest-à- dire que si l'on entraRne son arbre en rotation, on peut le faire fonctionner en pompe ou compresseur. À titre de variante, au lieu d'arriver par le centre de l'arbre, le fluide sous pression pourrait être admis dans le rotor, par des conduits traversant les deux faces du stator et débouchant dans les deux gorges annulaires indiquées en 100 et 100A sur la Fig. 1. Sur les Figs 9 et 10, on a représenté un autre mode de réalisation qui diffère essentiellement de celui décrit plus haut par le fait qu'il est réalisé sous la forme d'un ensemble en couronne dont la partie centrale est complètement vide, c'està-dire qu'il ne comporte pas d'arbre et peut être utilisé, par exemple, pour la commande de rotation d'une tourelle. De plus, dans le mode de réalisation représenté, la partie fixe du moteur est celle qui porte les pistons et les cames de commande de déplacement des cloisons radiales, tandis que la partie tournante est, au contraire, celleAui porte les cylindres et lesdites cloisons, alors que, dans le mode de réalisation décrit plus haut, c'est le rotor qui portait les pistons et les cames ae commande des cloisons mobiles. Le stator est constitué de deux couronnes 2û1, 201A dont les parties marginales extérieures sont serrées sur une entretoise annulaire 202 au moyen de boulons 203 Les pistons tels que 206, 206A sont également constitués par des segments de couronnes cylindriques engagés, respectivement, dans deux cylindres 207, 207h formés, respectivement, par deux gorges annulaires de section rectangulaire pratiquées sur les deux faces opposées d'une couronne circulaire 208 qui constitue le rotor de l'engin. On a indiqué, en 21rét 211A, des tubulures fixes d'admission du fluide sous pression dans les deux cylindres à travers les deux flasques du stator. Les cloisons radiales mobiles 213 coulissent dans des fentes radiales pratiquées sur toute l'épaisseur du rotor et elles sont actionnées, chacune, par un doigt cylindrique 216 en forme de palonnier pour éviter tout coincement éventuel dt à des défauts de concentricité de différents organes de l'engin.Chacun de ces doigts présentant une partie centrale sphérique 217 aJustée dans un trou de direction axiale 218 du rotor et deux parties sphériques d'extrémités 221, 222 engagées, respectivement, dans deux gorges 223, 224 formant rainures de cames pratiquées dans les deux faces en regard des deux flasques du stator 201, 201au Pour des commodités de fabrication, l'une, au moins des faces latérales desdites rainures de cames est constituée par une plaque annulaire rapportée 226, 226A fixée, par exemple au moyen de vis à tête fraisée, telles que 227 sur le flasque correspon dant. Le flasque 201 du stator présente des trous taraudés 231 à travers lesquels on peut commodément mettre en place les doigts 216 après assemblage du rotor, du stator et des cloisons mobiles. Dans ces trous, sont vissés des bouchons percés 232 servant de départs pour la récupération des fuites de fluide. Des cavités 234, 234A, pratiquées dans les deux faces du rotor et alimentées en fluide sous pression forment des butées hydrauliques de centrage axial du rotor entre les deux flasques du stator. Le fonctionnement de ce moteur est tout à fait analogue à celui du moteur décrit en référence aux figs 1 à 8, compte tenu des différences indiquées plus haut. La grande cylindrée lui permet de déveloP-er de forts couples. Chaque piston peut être alimenté séparément, ce qui permet de faire varier le couple à volonté. louis ces engins peuvent également travailler en pompes ou en compresseurs lorsqu'on entraîne leur rotor par tous moyens ap propriés. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits et représentés; on peut y apporter de nombreuses modifications, suivant les applications envisagées, sans sortir pour cela du cadre de l'invention. - FV'iH)ICATI0i1 - 1 - Engin à fluide sous pression pouvant travailler coL2n;e pompe, compresseur ou moteur, caractérisé en ce 'il ert constitué par un premier organe présentant une gorge de section constante, un deuxième organe mobile par rapport au premier dans la direction de ladite gorge et portant au moins un piston de section conjuguée de celle de la rainure et coulissant d'une façon étanche dans cette rainure, le premier organe étant muni de cloisons mobiles propres à déterminer sélectivement, dans ladite gorge, des chambres de travail du fluide, des moyens de mise en communication desdites chambres sélectivement avec un orifice d'entrée et un orifice de sortie, et des moyens de commande propres à actionner lesdites cloisons mobiles en synchronisme avec le mouvement relatif des deux organes précités. 2 - Engin suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les deux organes précités sont deux organes de révolution coaxiaux présentant chacun une face de contact appliquée en permanence contre une face de contact correspondante de l'autre organe, la gorge précitée se présentant sous la forme d'une gorge annulaire pratiquée dans la face de contact de l'un de ces deux organes et coaxiale à celui-ci, chaque piston étant constitué par un segment de couronne en saillie sur la face de contact de l'autre organe, l'orifice d'entrée et orifice de sortie de fluide étant en communication, respectivement, avec deux conduits qui sont pratiqués dans l'organe qui porte le piston et qui débouchent dans la gorge annulaire, l'un par un orifice situé d'un côté du piston, et l'autre, par un orifice situé de l'autre côté dudit piston. 3 - Engin suivant la revendication 2, caractérisé en ce que les faces de contact précitées des deux organes sont des faces planes. 4 - Engin suivant la revendication 3, caractérisé en ce que les cloisons sont montées à coulissement dans des fentes radiales de l'organe qui présente la gorge annulaire. 5 - Engin suivant la revendication 4, caractérisé en ce que chaque cloison mobile porte un ergot engagé dans une rainure de came pratiquée dans la face plane précitée de l'organe qui porte le piston. 6 - Engin suivant la revendication 3, caractérisé en ce que l'un des deux organes se présente sous la forme d'un disque qui présente deux faces planes et qui est disposé entre deux faces planes correspondantes de 11 autre organe réalisé en deux parties, des gorges annulaires étant pratiquées dans les deux faces planes précitées de l'un de ces deux organes, tandis que des pistons sont en saillie sur les deux faces planes correspondantes de l'autre organe. 7 - Engin suivant la revendication 2, caractérisé en ce que l'un des deux organes est solidaire dtun arbre central, tandis que l'autre est annulaire. 8 - Engin suivant la revendication 2, caractérisé en ce que les deux organes sont annulaires et laissent un vide dans la partie centrale de l'engin. 9 - Engin suivant la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comporte plusieurs gorges annulaires coaxiales pratiquées dans la même face d'organe et des pistons correspondants logés dans toutes ces gorges. 10 - Engin suivant la revendication 9, caractérisé en ce que le circuit d'alimentation sous pression d'une chambre, au moins, de travail du fluide comporte un clapet double ne permettant l'alimentation de ladite chambre que sous une certaine pression tout en permettant l'échappement lorsque la rotation est inversee. Il - Engin suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le fond de chaque gorge formant cylindre présente des creusures longitudinales de longueur plus grande que 11 épaisseur de ladite cloison et plus courte que la longueur du piston, le piston ayant lui-.ême une longueur plus grande que l'épaisseur de la cloison mobile. 12 - Engin suivant la revendication 1, caractérisé en ce que chaque cloison mobile est traversée, de part en part, par un conduit intérieur longitudinal et en ce que 11 extrémité de ladite cloison, opposée à son autre extrémité qui pénètre dans la gorge annulaire, présente la même section que cette autre extrémité et est logée dans un espace fermé. 13 - Engin suivant la revendication 12, comportant au moins deux gorges annulaires concentriques, caractérisé en ce que les extrémités de cloisons mobiles communes sont appelées à pénétrer respectivement dans lesdites gorges et en ce que la partie intermédiaire desdites cloisons présente un renflement de section double de celle desdites cloisons et coulissanttans un logement fermé de section correspondante, chaque extrémité de la cloison étant reliée par au moins un canal longitudinal intérieur, à la partie dudit logement située au-delà du renflement par rapport à l'extrémité considérée de la cloison. 14 - Engin suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la liaison entre chaque piston et organe qui le porte est effective uniquement dans la direction de ladite gorge. 15 - Engin suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'une, au moins, des extrémités de chaque cloison s'engage dans une encoche pratiquée dans le cylindre.