Monture pour pierres précieuses ou analogues et son procèdé de fabrication. L'invention concerne la fixation de pierres précieuses ou analogues par sertissage sur une monture. Dans les procédés classiques de fixation de pierres en joaillerie, on utilise des griffes qui maintiennent les pierres l'intérieur d'alvéoles pratiquées dans une monture de support habituellement réalisée en métal noble. Un tel mode de fixation présente l'inconvénient de laisser apparaître les extrémités des griffes sur les bords de la pierre ce qui nuit a l'esthétique de la monture, en particulier dans le cas de l'utilisation de pierres de petites dimensions. On a déja prévu par le brevet français 1.379.772, un important perfectionnement permettant d'améliorer notablement l'aspect esthétique des montures obtenues, au moyen d'un procédé de fixation particulièrement simple. Selon ce procédé, les pierres sont fixées sur la monture a l'aide d'étriers placés cheval sur le point de jonction ou sur le point le plus rapproché de deux pierres voisines. Ces étriers sont réalisés au moyen de tiges flexibles relativement longues qui sont fixées a l'une de leurs extrémités par brasage a une face latérale de la monture.Les tiges sont ensuite repliées, puisfixées a l'autre face latérale de la monture-de façon former l'étrier, les extrémités excédentaires des tiges étant ensuite sectionnées. La fixation des pierres sur la monture s'effectue par mise en place des pierres dans les alvéoles en les glissant entre deux étriers voisins légèrement écartés l'un de l'autre manuellement en déformant légèrement le matériau dont ils sont constitués. Un serrage final des étriers assure la fixation définitive des pierres. On obtient ainsi une monture d'aspect particulier mettant en valeur les pierres. La présente invention a pour objet un procédé de fabrication d'une monture dans laquelle les pierres sont également maintenues par des étriers placés cheval sensiblement au point de jonction ou au point le plus rapproché de deux pierres adjacentes. Selon la présente invention,- on utilise cependant des étriers préparés à l'avance. Dans un premier mode de réalisation préféré, le procédé de fabrication selon l'invention comprend donc les étapes suivantes On réalise tout d'abord des paires de perforations en perçant la monture de part en part au voisinage de ses bords latéraux sensiblement entre des alvéoles destinés d recevoir les pierres. On introduit ensuite les deux branches d'un étrier déj préparé dans chacune des perforations des paires de perforations ainsi réalisées dans la monture. On brase les extrémités des branches faisant saillie sur la face opposée interne de la monture et on sectionne les portions subsistant après l'opération de brasage. Enfin, on met en place successivement les pierres dans les alvéoles en les faisant glisser une å une entre deux étriers écartés l'un par rapport a l'autre. Cette mise en place s'opère grâce a une légère déformation de chaque étrier rendue possible compte tenu de sa malléabilité. Après positionnement de toutes les pierres, un léger redressement et un léger matage des étriers permet de terminer la fixation. Dans un deuxième mode de réalisation également avantageux, on utilise des étriers dont les branches sont plus courtes et qui sont directement brasées par leur extrémité sur la monture qutil n'est alors plus nécessaire de percer au préalable. Dans ce mode de réalisation, il n'est plus non plus nécessaire de sectionner les extrémités des branches des étriers après brasure. La mise en placé ultérieure des pierres est faite de la même manière. L'invention sera mieux comprise a l'étude de la description détaillée d'un mode de réalisation pris a titre d'exemple nullement limitatif et illustré par les dessins annexés, sur lesquels la fig. 1 est une vue en coupe longitudinale d'une monture conforme a l'invention illustrant différents stades du procédé de fixation; la fig. 2 est une vue de dessus de la monture de la fig. 1; les fig. 3 5 illustrent en coupe différents profils possibles pour une monture selon l'invention. L'exemple illustré sur les figures est relatif une monture de forme générale rectiligne qui peut par exemple être utilisée pour la réalisation d'un pince-cravate. On comprendra bien entendu, que l'invention n'est pas limitée à une telle forme et s'applique notamment aux bagues et alliances dans lesquelles la monture est annulaire. Telle qu'elle est représentée sur les figures, la monture 1 de forme générale parallélépipédique présente une pluralité d'alvéoles coniques 2 débouchant sur la face interne 3 de la monture 1 par une perforation 4 de petit diamètre et sur la face supérieure 5 par une perforation de grand diamètre 6. La partie gauche des fig. 1 et 2; représente l'état de la monture dans la première étape du procédé après la réalisation des alvéoles 2. On procède ensuite au perçage de part en part de la monture en réalisant une paire de perforations 7 disposées de chaque coté de l'axe longitudinal de la monture au voisinage de ses bords latéraux. Les deux perforations 7 sont alignées selon une direction transversale et sont disposées sensiblement entre deux alvéoles adjacentes 2. Dans une deuxième étape du procédé, on introduit dans chacune des perforations d'une paire de perforations 7, les deux branches parallèles 8 d'un étrier 9. Les deux branches 8 sont reliées entre elles par une branche horizontale 10 qui forme l'étrier et qui se raccorde aux branches 8 par des arrondis 11 comme on peut le voir sur les fig. 3 5. Ces arrondis jouent un rôle de butée en coopérant avec les deux perforations 7 de façon à limiter l'enfoncement de chaque étrier 9 en laissant subsister sur la face externe 5 de la monture 1 la partie supérieure de l'étrier 9 comportant la branche horizontale 10. En variante il est possible de limiter l'enfoncement de l'étrier en utilisant une cale d'épaisseur appropriée que l'on introduit entre la face supérieure de la monture et la branche 10 de l'étrier 9.Après cet enfoncement de l'étrier 9, les extrémités des branches 8 font saillie sur la face interne 3 de la monture. On procède alors a la fixation par brasure des extrémités 12 a l'intérieur des perforations 7 de la monture 1 puis on sectionne es portions subsisi tant sur la face interne 3 de la monture 1. Afin d'améliorer l'aspect esthétique de la monture il est alors possible d'agrandir la perforation 4 en réalisant une mise d jour 13 de forme sensiblement carrée. Les pierres 14 sont ensuite glissées successivement entre deux étriers 9 adjacents en déformant légèrement chacun des étriers comme représenté sur lXetrier 9a des fig. 1 et 2 ce qui permet l'in- troduction de la pierre 14 puis sa fixation lorsque 1 1étrier 9a est remis en position comme représenté par les étriers 9b et 9c. Les bords latéraux de la monture 1 peuvent etre travaillés de manière appropriée selon l'aspect esthétique que l'on désire donner a la monture terminée. Les fig. 3 d 5 donnent des exemples d'un tel travail. Sur la fig. 3, la monture présente une forme parallélé- pipédique dont les bords n'ont pas été travaillés. Sur la fig. 4, les bords ont été travaillés en arrondi 15. Sur la fig. 5, les bords 16 présentent un pan incliné. Dans une variante de l'invention, des étriers a courtes branches présentant le même profil de branche horizontale 10, sont brasés directement sur la face supérieure 5 de la monture qui est exempte des perforations 7 aux memes endroits que les étriers 9. L'introduction des pierres dans les alvéoles entre les étriers se fait de la même manière. REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication d'une monture comportant une pluralité de pierres serties maintenues par des étriers placés a cheval sensiblement au point le plus rapproché de deux pierres adjacentes, caractérisé par le fait que l'on- fixe sur la monture une pluralité d'étriers préparés a l'avance et qu'on met ensuite en place successivement les pierres dans des alvéoles de la monture en les faisant glisser une a une entre deux étriers écartés l'un par rapport l'autre. 2. Procédé de fabrication selon la revendication 1,caractérisé par le fait qu'il comprend les étapes suivantes - on réalise des paires de perforations en perçant la monture de part en part au voisinage de ses bords latéraux sensiblement entre deux alvéoles adjacentes destinées a recevoir les pierres; - on introduit les deux branches d'un étrier dans chacune des perforations des paires de perforations précitées; - on brase les extrémités des branches faisant saillie sur la face interne de la monture et on sectionne les portions subsistant après brasure; - on met en place successivement les pierres dans les alvéoles en les faisant glisser une une entre deux étriers écartés l'un par rapport a l'autre. 3. Procédé de fabrication selon la revendication 2, caractérisé par le fait qu'avant de braser les extrémités des étriers, on maintient les étriers en position par introduction d'une cale entre la monture et l'étrier. 4. Procédé de fabrication selon les revendications 2 ou 3, caractérisé par le fait que l'étrier présente une forme arrondie jouant le rôle de butée lors de son introduction dans les perforations. 5. Monture comportant une pluralité de pierres serties maintenues par des étriers placés cheval sensiblement au point le plus rapproché de deux pieres adjacentes caractérisée par le fait qu'elle a été fabriquée selon le procédé de l'une quelconque des revendications précédentes. 6. Monture comportant une pluralité de pierres serties maintenues par des étriers placés a cheval sensiblement au point le plus rapproché de deux pierres adjacentes, caractérisée par le fait que les deux branches de chaque étrier traversent des perforations pratiquées sur les bords de la monture, les branches étant brasées sur la face interne de la monture.