L'objet de la présente invention est constitué par un écran anti-éblouissant composé d'éléments lamellaires montés en porte-àfaux. On sait que ltemploi des phares dits "éblouissants" est nécessaire notamment lorsqu'un véhicule parcourt une route dépourvue d'éclairage, lorsque la vitesse du véhicule dépasse une certaine limite, et lorsque le parcours n'est pas régulier. I1 est naturellement nécessaire que le conducteur du véhicule utilise les phares "codes" chaque fois qu'il croise un autre véhicule, mais cela n'est pas toujours fait en temps utile soit par négligence de la part du conducteur, soit par manque de promptitude, soit parce que le conducteur est absorbé par un parcours difficile et la conduite du véhicule prend toute son attention. Cette situation est d'autant plus dangereuse sur les autoroutes où les véhicules sont plus nombreux et par conséquent les croisements entre voitures marchant en sens opposés sont aussi plus nombreux. On a essayé de résoudre le problème au moyen de barrières formées par des haies, mais leur entretien est comateux et leur développement irrégulier. On a donc pensé à des barrières brise-lumière mécaniques, composées par des châssis métalliques pourvus de lamelles verticales placées à des distances convenables et aptes à intercepter la lumière des véhicules venant en sens contraire. Une solution de ce type a déjà été proposée par la Demanderesse et la solution adoptée a démontré qu'elle répondait parfaitement aux qualités requises. Toutefois, le développement toujours croissant du réseau de routes et d'autoroutes a rendu nécessaire de trouver des solutions qui, à efficacité égale, permettent des économies de construction et d'installation. Le but de la présente invention est précisément celui de réaliser une barrière brise-lumière soutenue par l'un des rails de protection qui sont habituellement installés entre les deux chaussées dkne route ou d'une autoroute, de sorte que les frais pour 1' installation de la barrière brise-lumière se bornent simplement au coût des lamelles, au cotit des supports et à la mise en place. L'écran anti-éblouissant suivant l'invention, constitué d'éléments lamellaires montés en porte-à-faux se caractérise en ce que chacun des dits éléments lamellaires est supporté, dans la partie inférieure, par un couple de demi-colliers dont au moins un se prolonge par une saillie jusqu'au bord, de préférence le bord supérieur, d'une barrière métallique de protection. L'écran anti-éblouissant est en outre caractérisé par le fait que les deux demi-colliers précités sont formés par des bandes métalliques façonnées de manière à épouser la section horizontale transversale des lamelles et pourvus de deux brides d'extrémité perçées pour leur assemblage au moyen de boulons. L'écran anti-éblouissant est aussi caractérisé par le fait que l'un des deux demi-colliers, obtenu d'un feuillard par estampage, se prolonge au-delà de la zone de contact avec la lamelle et il est plié de 900 de façon à s'appuyer au bord, de préférence au bord supérieur de la barrière métallique de protection à laquelle il est fixé par au moins un boulon. L'écran anti-éblouissant est caractérisé aussi par le fait que le demi-collier qui est destiné à être assujetti à la barrière précitée est raidi par une aile horizontale au moyen de laquelle il est lié à la dite barrière. L'écran anti-éblouissant est caractérisé aussi par le fait que l'extrémité du demi-collier liée à la barrière métallique est inclinée de façon que l'aile du demi-collier vienne se trouver placée sur le même plan que le bord de la dite barrière. L'écran anti-éblouissant est aussi caractérisé par le fait que chacune des lamelles en question a une section transversale creuse, aplatie, ayant une forme elliptique, ovale,en losange aplati et similaires. L'écran anti-éblouissant est caractérisé aussi par le fait que les deux faces de la lamelle sont pourvues, suivant la forme de réalisation choisie, dune rainure de raidissement qui saétend sur au moins une partie de leur hauteur. L'écran anti-éblouissant est enfin caractérisé par le fait que, à leur extrémité inférieure, lesdites lamelles comportent des oreillettes percées par des trous allongés qui permettent, d' une part, le passage des boulons de liaison des deux demi-colliers et, d'autre part, l'ajustage de la position de chaque lamelle, afin de pouvoir l'aligner exactement avec les autres. Les objets, les avantages et les caractéristiques de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, donnée à titre d'exemple en référence aux dessins annexés dans lesquels la figure 1 illustre en perspective un premier exemple de réalisation d'un écran anti-éblouissant suivant l'invention, mis en place et monté sur le bord supérieur d'une barrière métallique de protection ; la figure 2 illustre, toujours en perspective, une vue éclatée d'un deuxième exemple d'un écran anti-éblouissant réalisé suivant l'invention la figure 3 illustre en section transversale la partie inférieure de la lamelle représentée à la figure 5 ; la figure 4 montre une telle lamelle vue du dessus ;; la figure 5 illustre cette même lamelle en vue extérieure la figure 6 illustre la vue frontale d'un des deux éléments de fixation de chaque lamelle sur la barrière métallique de protection la figure 7 est une vue en plan correspondante à la figure 6 ; et la figure 8 est une section d'après le plan VIII-VIII de la figure 6. Dans la forme d'exécution choisie et représentée aux figures, le bord supérieur 1 de la barrière métallique de protection est, en général, horizontal ou sub-horizontal, c'est-à-dire qu'il forme un angle peu accentué, pas plus que 300, avec l'horizontal. Ce bord, suivant l'invention, est utilisé pour supporter la barrière brise-lumière ; cette barrière est constituée par des lamelles ayant une forme aplatie 2, lesquelles sont soutenues inférieurement, par deux demi-colliers 3 et 4, assemblés par boulons sur les côtés de la lamelle 2 ; un des deux demi-colliers, et plus précisément le demi-collier 4, s'étend latéralement de façon à pouvoir être assujetti au bord de la barrière métallique de protection au moyen d'un boulon 5. A cet effet, cette extrémité du demi-collier 4, qui est formé, dans l'exemple de la figure 1, par une bande de feuillard façonné, placé dans un cylindre vertical, est repliée de 900 afin que l'extrémité de la saillie 6 vienne se trouver sur un plan tangent au plan du bord 1 de la barrière métallique. La réalisation illustrée à la figure 1 est la plus simple et la plus économique possible et peut être adoptée dans beaucoup de cas. Dans le cas qu'on veuille avoir un montage plus rigide des lamelles brise-lumière et une plus grande facilité d'alignement des lamelles, on suivra le mode de réalisation illustré en variante aux figures 2 à 8. Suivant ce mode de réalisation, les lamelles 102 sont pourvues de deux oreillettes latérales 7, placées en partie inférieure, ces oreillettes sont pourvues de trous allongés destinés à loger la tige des boulons qui assemblent les deux demi-colliers 3 et 104 ; les trous allongés précités sont notamment destinés à permettre d'orienter facilement, par degrès, la lamelle depuis son montage jusqu'à ce qu'elle arrive à être alignée exactement avec les autres lamelles montées précédemment. En outre, il peut se produire, par exemple à cause des vibrations, que les boulons reliant les deux demi-colliers se desserrent ; dans un tel cas la lamelle 2 est maintenue en place grâce aux trous des oreillettes 7 et seul l'alignement d'une telle lamelle avec les autres lamelles voisines pourrait varier de quelques degrés consentis par les trous allongés précités. Le demi-collier 104 est plus résistant que le demi-collier 4, du fait de la présence du bord supérieur 8, qui lui fournit une section transversale en équerre. Dans ce cas il n'est pas nécessaire de plier de 900 la saillie 106 du demi-collier pour la liaison avec le bord 1 de la barrière métallique de protection puisqu2 ici la liaison est réalisée au moyen de la bride 8. Les lamelles 2, 102, peuvent être réalisées avec tout matériau convenable, en feuillard façonné soudé ou agrafé, en alliage léger, en plastique et similaires. La figure 4 et la figure 3 illustrent un exemple de réalisation choisie. En tout cas, la section résistante de la lamelle doit être apte à supporter les sollicitations produites par le vent, étant donné que le poids de la lamelle même est négligeable. REVENDICATIONS 1) Ecran anti-éblouissant composé d'éléments lamellaires montés en porte-àZfaux, caractérisé par le fait que chacun des dits éléments lamellaires est soutenu, dans-sa partie inférieure, par un couple de demi-colliers dont au moins un se prolonge au moyen d'une saillie, jusqu'au bord, de préférence le bord supérieur, d' une barrière métallique de protection. 2) Ecran anti-éblouissant, suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que les deux demi-colliers précités sont formés par des bandes métalliques façonnées de manière à épouser la section horizontale transversale des lamelles et pourvus en outre de deux brides d'extrémité percées en vue de leur assemblage au moyen de boulons. 3) Ecran antiwéblouissant, suivant la revendication 2, caractérisé par le fait qu'un des deux demiZcolliers, obtenu à partir d'une bande de talle par estampage, se prolonge au delà de la zone de contact avec la lamelle et est plié à 900 de façon à s'appuyer au bord, de préférence au bord supérieur de la dite barrière à laquelle il est fixé par au moins un boulon. 4) Ecran anti-éblouissant, suivant la revendication 2, caraco térisé par le fait que le demi-collier qui est connecté au bord de la dite barrière est raidi par une aile horizontale, laquelle sert en même temps à sa liaison avec la dite barrière. 5) Ecran anti-éblouissant, suivant la revendication 4, caractérisé par le fait que l'extrémité du demi-collier qui est destin née à être liée avec la barrière citée plus haut est inclinée de façon que l'aile du susdit demi-collier se trouve placée sur le même plan que le bord de la dite barrière. 6) Ecran anti-éblouissant, suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que chacune des lamelles a une section transversale creuse aplatie, de forme elliptique, ovale, en losange aplati et similaires. 7) Ecran anti-éblouissant, suivant la revendication 6, caraco térisé par le fait que les deux faces de la lamelle ont, suivant la forme de réalisation choisie, au moins une rainure de raidissement qui sXétend sur une partie au moins de leur hauteur. 8) Ecran anti-éblouissant, suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que, en partie inférieure, les susdites lamelles sont pourvues d'oreillettes percées par des trous allongés qui permettent le passage des boulons d'as- semblage des deux demi-colliers précités, ainsi que l'ajustage de la position de chaque lamelle afin de pouvoir l'aligner exactement par rapport aux autres.