La présente invention a pour but la commande automatique et à distance des opérations nécessaires pour ouvrir ou fermer une porte équipée de verrous. Dans ce but les dispositifs de verrouillage habituellement fixés aux portes (serrures, verrous) sont équipés de petits vérins pneumatiques pour leur commande. En l'absence de signal d'ouverture ou de fermeture, ces verrous sont dans la position vérrouillée c'est à dire que les pénes sont sortis et engages dans leurgache. La porte est bloquée. Pour ce faire les pénes sont rappelés dans cette position par un ressort. Pour ouvrir ou fermer la porte, on dispose de deux boutons, l'un pour la fermeture, l'autre pour l'ouyerture. Dès qu'un signal de maneuvre est émis une electro-vanne envoie de l'air sur une cellule logique "OU" dloù cet air arrive au vérin commandant la serrure par exemple. Pour signaler que le péne de la serrure est bien rentré et que le mouvement de la porte peut commencer, on aurait pfl prévoir une minivanne qui aurait signalé la fin de course du vérin. Mais cette solution aurait éte en général trop encombrante et trop chère. Aussi les vérins sont -ils construits bien qu'à simple effet, avec deux orifices d'air (fig.I) L'air arrivant par le tube I fait reculer le piston du vérin. Celui-ci dépasse l'endroit ou est piquée l'arrivée du tube 2. L'air sort alors par le tube 2. La pression continuant à augmenter le vérin va en butée. Cette butée est obtenue par contact de la partie arrière de la chape fixée sur la tige contre la partie avant du vérin. Comme dans l'application envisagée les vérins fonctionnent peu souvent (par comparaison avec des automatismes à grande cadence) et qu'il est nécessaire de réduire au maximum leur prix de revient, ces vérins sont prévus sans joints de tige. De ce fait durant leur mouvement il se produit une légère fuite d'air entre la tige et son guidage. Mais ce temps est extrémement faible et une fois en butée un petit joint en caoutchouc 3 monté sur la tige du vérin derrière la chape est comprimé entre celleci et le bout du vérin et assure l'étanchéNté. De la sorte les petites fuites air au cours du mouvement n'ont aucune importance. En même temps qu'elle envoie de l'air sur la cellule "OU", l'électro-vanne excitée envoie de l'air sur un des éléments de pilotage d'un distributeur pneumatique à deux positions appelé aussi mémoire (fig.2). D'autre part l'air qui sort de l'orifice 2 du petit vérin de la serrure, après avoir éventuellement alimenté d'autres vérins de verrous en cascade, arrive à ce distribu- teur d'où il sort pour alimenter l'un des cotés du vérin de commande de la porte. Le fait d'avoir mis dans le circuit une mémoire alors qu'on aurait a mettre à la place deux cellules "tT", permet lorsqu'on coupe l'excitation de l'electro-vanne de commande que les opérations s'éffectuent dans l'ordre : sortie des pénes pour verrouillage puis fin de vidange du vérin de commande par l'intermédiaire du tube 2 du vérin de la serrure (ou d'un verrou) qui communique alors avec l'atmosphère. I1 est en effet important que l'effort sur le vérin de cos-nande ne cesse qu'après verrouillage de la porte car s'il cessait en même temps on pourrait avoir dans le cas ou un effort antagoniste tend à déplacer la porte (vent par exemple) un léger déplacement qui ferait que les pénes ne tomberaient pas en face de leur gache et la porte ne serait plus vérouillée. Cet ordre de succession des opérations est obtenu de façon logique c'est à dire sans possibilité de déréglage alors que si on avait mis ,avec des cellules "ET" des retardateurs à la vidange des capacités du vérin de commande cela aurait nécéssité des réglages délicats et incertains. A la sortie du distributeur l'air peut évidemment agir directement sur le vérin de commande de la porte. Mais comme dans la plupart des cas il est nécessaire que celle-ci se meuve lentement et régulièrement on a choisi d'alimenter le vérin en huile per l'intermédiaire d'accumulateurs oléo-pneumaticues ou échangeurs airhuile. On a placé dans le circuit nyaraulique, comme le montre la figure 2 des restricteurs de débit unidirectionnel etui freinent l'échappement du vérin ainsi que des valves de freinage à commande pneumatique qui ralentissent le mouvement de la porte à chaque fin de mouvement. Mais, afin d'avoir des éléments peu encombrants, de limiter les canalisations et raccords au Isinimum, de minimiser les fuites possibles d'huile, on a conçu ces échangeurs de façon qu'il con tiennent ces éléments de réglage du débit. Pour ce faire, l'échangeur est conçu sous forme d'un tube 4 (fig.3) sérré entre deux fonds 5 et 6 par des tirants (non représentés). Le fond inférieur 6 est percé d'un trou 7 prolongé par un alésage 8 dans lequel coulisse un clapet 9. Ce clapet comporte un trou calibré 10 et des ailettes II. Lorsque l'huile va de l'échangeur au vérin le clapet 9 est repoussé du fond de l'alésage 8 et l'huile passe pratiquement sans perte de charge entre les ailettes II et s'en va au vérin. Lorsque l'huile va du vérin à l'échangeur, le clapet II vient buter au fond de l'alésage 8 où il fait étanchéité et l'huile ne peut passer que par le petit trou IO et le vérin est donc freiné. l'huile entre et sort en passant par un (ou plusieurs) trous I2 qui débouchent perpendiculairement dans le trou 7. Un plongeur I3-terminé par un chapeau I4 et rappelé par un ressort I5 peut coulisser dans le trou 7. Lorsque ce plongeur est enfoncé, il vient obturer les lumières détérminées dans le trou 7 par les trous I2. L'huile ne peut plus alors passer que par le jeu entre le plongeur 13 et le trou 7. Ce jeu est calculé pour qu'il donne une restriction plus petite que le trou IO. En enfonçant le plongeur I3 lorsque huile vient du vérin à l'échangeur on détermine donc une vitesse d'approche de la porte tres lente pour avoir une fermeture douce. Pour abaisser le plongeur 13 dans le trou 7, le fond supérieur 5 comporte un alésage I5 dans lequel coulisse un piston I6 dont la tige I7 traverse tout l'échangeur et vient appuyer sur le plongeur I3 pour le faire descendre lorsqu'on admet de l'air derrière le piston 16. Le joint I8 du piston 16 comporte un bourrelet arrière I9 qui sert de joint d'étanchéïté lorsque l'échangeur est sous pression d'air (dans ce cas la pression remonte le piston 16 et il vient buter contre le raccord d'arrivée d'air de pilotage 2I. L'échangeur comporte une tube de niveau en matière semi-rigide et transparente. I1 sert également d'orifice de remplissage en débranchant son extrémité supérieure. La transmission du mouvement du vérin de commande à la porte peut se faire par attelage direct de la tige du vérin à celle-ci. Mais, cela éxige que les gonds de la porte soient suffisamment résistants pour pouvoir encaisser la réaction radiale importante qui va en résulter. Cela n'est pas toujours le cas et d'autre part, un vérin apparent n'est pas tres esthétique. Sour remédier à ces deux inconvénients on place le vérin dans une boite dont la figure 4 montre une coupe verticale et la figure 5 une vue horizontale par dessus. Cette boite constituée d'un fond 22 et d'un couvercle en deux parties 23 est placée dans le sol, le couvercle 23 affleurant un peu au dessus. Le fond 22 comporte deux bossages. Dans l'un on met l'axe servant d'articulation au fond du vérin. L'autre a une bague de glissement à épaulement 26 dans lequel on vient placer un levier à deux bras 25. L'axe de cette bague est placé dans l'axe des gonds de la porte.Le bras inférieur de ce levier est coudé et son extrémité attaquée par la chape 24 du vérin se trouve dans un plan passant sensiblement par le milieu de la bague à épaulement 26 de façon à ce que célle-ci soit chargée uniformément. Le bras supérieur du levier 25 comporte des trous (non figurés) dans lesquels on viendra boulonner un bras plus long dont l'extrémité sera attachée sous la porte que l'on veut entrainer. Ce mode de construction permet un montage facile et permet aussi un examen commode des pièces en fonctionnement simplement en retirant le couvercle. Dans cette boite, il est facile de mettre éventuellement une came et les minivalves que l'on a figuré sur les schémas pour commander les valves de freinage. Dans le cas d'un portail à deux-vantaux à recouvrement on utilise un schéma pneumatique selon les mêmes principes mais-forcément un peu plus compliqué qui est indiqué par la figure 6. Les clapets de non retour servent à obliger que la décompression des vérins de commande se fasse au travers des mémoires et par les petits vérins des verrous. Une variante de l'invention consisterait à alimenter la Llemoire par l'intermédiaire d'une cellule "oui" (non représentée sur les schémas) celle-ci donnant l'air lorsque la pression lui arrive des verrous et le coupant lorsque il ney a plus de pression qui li arrive. Ce qui évite, dais le cas de grands portails, dtalimesoter les échangeurs avec un air ayant subi trop de pertes de charmez REVENDICATIONS I. Systéme de commande à distance d'une porte équipée de verrous caractérisé.- par le fait qu'il utilise comme énergie, l'air comprimé pour actionner successivement les verrous et la porte. 2. Systéme selon la revendication I caractérisé en ce que les vérins à air comprimé qui actionnent les verrous (ou serrures) sont à simple effet, rappelés par ressort, et comportent deux orifices : l'un pour l'arrivée d'air, l'autre permettant la .sortie de cet air lorsque le piston du vérin s'est déplacé d'une certaine valeur. 3. Systéme selon la revendication I caractérisé en ce que l'impulsion pneumatique émise par ltorgane de commande est dirigée simultanément vers une cellule logique "OU" d'où elle alimente les verrous et ensuite un distributeur (mémoire) ,et d'autre part vers le pilotage de ce distributeur qui détermine le sens de marche du vérin de commande de la porte. De la sorte, lorsqu'on coupe l'ali- mentation en air, ce sont d'abord les verrous qui reviennent en position fermé et ensuite le vérin de commande de la porte ( ou plus justement son échangeur) qui finit de se décomprimer par la partie arrière d'un des vérins des verrous. 4. systéme selon la revendication I caractérisé en ce que l'air sortant du distributeur pneumatique (mémoire) alimente le vérin de commande de-la porte par l'intermédiaire d'échangeurs air-huile. 5. Systéme selon la revendication 4 caractérise en ce que les échangeurs air-huile sont constitués essentiellement d'un tube sérré entre deux fonds, le fond inférieur étant pourvu d'un logement dans lequel coulisse un clapet permettant le libre passage de l'huile dans un sens et son freinage par un trou calibré dans l'autre. 6. changeurs selon la revendication 5 caractérisés en ce que le fond inférieur comporte en sus du clapet de régulation de débit un piston plongeur perrnettant par obturation partielle des lumières de refouleuent de l'huile de créer une perte de charge supérieure à celle donnée par le clapet. 7. Changeurs selon la revendication 6 caractérisés en ce que la commande du plongeur est réalisée par-un vérin pneumatique dont la tige pousse le plongeur et dont le cylindre est usine dans le fond supérieur de l'échangeur. 8. Echangeurs selon les revendications 5, 6, 7, dans lequel le tube de niveau sert également d'orifice de remplissage. 9. Systéme selon la revendication I caractérisé en ce que le vérin de commande de la porte est placé dans une boite sous le pivot de la porte et qu'il commande cell-ci par l'intermédiaire d'un levier à deux bras, l'un étant relié au vérin et l'autre à la porte.