I La présente invention concerne une pâte adhésive protectrice pour utilisation dans les dispositifs ou ap- pareils d'ostomie. Les préparations, formant pâtes adhésives pro- tectrices, destinées aux appareillages d'ostomie sont connues et largement utilisées par les ostomates, c'est- à- dire les porteurs d'appareils d'ostomie. Les formulations de telles préparations comprennent habituellement de la gom- me de Bassorah ou karaya, mais on peut aussi utiliser d'autres gommes hydrocolloidales. La gomme est mélangée, sous forme de poudre, avec une solution d'une résine adhésive filmogène dans l'alcool ou autre solvant orga- nique. Des préparations de ce type sont décrites dans le brevet britannique 1 430 515 et sont vendues dans le commerce, aux Etats-Unis d'Amérique et dans d'autres pays, depuis de nombreuses années. Lorsque la personne portant l'appareil d'os- tomie (l'ostomate) a des difficultés à maintenir un joint étanche aux liquides entre ledit appareil et la peau entourant l'orifice chirurgical ("stoma") du corps, l'utilisation d'une pâte adhésive peut présenter un grand intérêt. Le problème des fuites de liquide est aggravé lorsque la peau entourant l'orifice précité est irrégulière ou lorsque des plissements de peau surviennent dans cette région. Dans de telles conditions, même si le dispositif d' dstomie est utilisé avec un élément de scellement moulé tel qu'un anneau, un pansement ou ana- logue, un joint complètement étanche aux liquides ne peut pas être garanti. Pour obtenir un Joint plus par- fait, l'ostomate applique un revêtement d'adhésif, laisse la pâte sécher et applique ensuite l'appareil d' ostomie. Une quantité additionnelle de pâte peut aussi être appliquée sur le côté de l'anneau ou panse- ment en contact avec la peau, avant application de l'ap- pareil. Dans le cas des iléostomies et des colostomies, la région entourant l'orifice précité est exposée aux i fluides intestinaux, lesquels peuvent comprendre, dans le cas des iléostomies, des sucs gastriques contenant des enzymes protéolytiques. Lorsqu'il s'agit d'urétérosto- mies, la zone entourant l'orifice est exposée à l'action de l'urine. Par conséquent, lors de l'utilisation de préparations sous forme de pâtes, comme décrit plus haut, un problème rencontré consiste en ce que la pâte appli- quée n'est pas suffisamment résistante aux fluides intes- tinaux ou à l'urine. On a souhaité accroître la durée de conservation des propriétés mécaniques et adhésives de telles pâtes adhésives lorsqu'elles sont appliquées au- tour de l'orifice précité, mais, jusqu'à présent, aucun moyen n'a été proposé pour obtenir ce résultat. L'un des problèmes d'irritation de la peau liés à l'utilisation des appareils d'ostéotomie est appelé trauma d'adhésion et consiste en l'arrachement de la peau à la suite d'applications et enlèvements répétés de l'ap- pareil d' ostomie fixé par adhésion. Le trauma d'adhé- sion est aggravé par l'accroissement de la fréquence des enlèvements et applications nouvelles de l'appareil d'os- tomie. Avec une pâte adhésive présentant une plus grande durée de conservation des propriétés de celle-ci, il devrait être possible de réduire la fréquence des en- - lèvements de l'appareil d' ostomie, en réduisant ainsi l'irritation de la peau provoquée par l'effet précité d'arrachement. La présente invention est en partie basée sur le fait qu'on a trouvé qu'un résultat nouveau et surprenant est obtenu par incorporation d'une faible quantité de silice colloldale(SiO2), de préférence sous forme de si- lice colloïdale préparée par voie sèche appelée silice fumée, dans des pâtes adhésives protectrices pour utilisation dans les appa- reils d'ostomie,ces pâtes étant constituées de mélanges de gomme hydrocolloidale et de solutions de résines filmogè- nes. Plus spécifiquement, la résistance de telles pâtes à l'action des fluides intestinaux et/ou de l'urine est fortement accrue par incorporation de 2 à 6% en poids de silice colloïdale obtenue par voie sèche ou autre substance à base de silice de surface spécifique élevée. Le main- tient de l'appareil dl ostomie dans les conditions dési- rées d'étanchéité aux liquides, est plus efficacement assuré et ce, pendant de plus longues durées. En outre, la stabilité des pâtes adhésives et leur durée de vie au stockage, avant application, sont améliorées d'une ma- nière importante. Les pâtes adhésives protectrices de composition conforme à la présente invention peuvent être avantageuse- ment utilisées dans diverses applications d' ostomie. La pâte peut être utilisée en liaison avec tous types et formes de barrières d' ostomie moulées (anneaux, panse- ments, etc). De plus, la pâte peut être appliquée de di- verses manières, par exemple sur, sous ou au voisinage de l'autre substance formant barrière. En outre, pour cer- taines applications, la pâte peut être utilisée comme seule substance formant barrière à l'état d'anneau-ou pansement de peau ou toute autre forme constituant en elle-même une barrière. La pâte peut aussi être utili- sée autour d'ouvertures chirurgicales de drainage de fluides autres que les orifices externes de conduits du corps, par exemple une blessure ou une incision chirur- gicale. La présente invention concerne, d'une manière gé- nérale, des pâtes adhésives protectrices destinées à être utilisées avec des appareils d' ostomie et constituées essentiellement de mélanges de gomme hydrocolloidale par- ticulaire absorbant l'eau et d'une solution d'une résine filmogène adhésive dans un solvant organique. Pour cet usage, la gomme hydrocolloldale est de préférence du kara- ya ou gomme de Bassorah, mais on peut aussi utiliser d'au- tres gommes hydrocolloidales pour remplacer tout ou par- tie du karaya. La classe des gommes hydrocolloidales ab- sorbant l'eau est bien connue et de telles gommes présen- tent des propriétés comparables. Par exemple, les gommes hydrocolloidales utilisables comprennent: les gommes d'exsudats de plantes comme le zedou, la gomme ghatti, la gomme arabique et la gomme adragante; des gommes d'extraits de plantes comme les pectines; des gommes de graines de plantes comme la gomme guar et la gomme de Caroube; et des gommes d'extraits d'algues comme la carraghénine. On peut aussi utiliser d'autres gommes, comme les gommes de cellulose et de dérivés de la cellulose tels que la carboxy- méthylcellulose et l'hydroxyéthylcellulose. De telles gommes hydrocolloidales sont caractérisées en ce qu'elles sont constituées par des polysaccharides hydrophiles et absorbant l'eau. Dans le cadre de la présente invention, les gom- mes hydrocolloidales sont utilisées sous une forme parti- culaire fine, c'est-à-dire à l'état de poudres. Par exem- ple, la gomme peut être utilisée dans un état de subdivi- sion suffisamment fin pour passer à travers un tamis à ouvertures de 0,149 mm ou à travers un tamis plus fin. Les gommes pulvérulentes sont utilisées dans un état sec "à l'air; c'està-dire sont sèches au toucher mais -elles peuvent contenir un peu d'humidité. Par exemple, la poudre de karaya peut contenir 10 à 18% en poids d'humidité. La résine filmogène adhésive ne doit pas être toxique et elle doit être applicable à la peau. De telles résines sont celles qui peuvent être utilisées comme adhé- sifs médicaux. La résine doit être soluble dans l'alcool ou tout autre solvant organique pouvant être utilisé dans la formulation. Cette résine doit être filmogène, c'est- à-dire qu'elle doit donner naissance à un film de résine par évaporation du solvant. Par-exemple, des résines par- ticulièrement souhaitables comprennent les résines de mono- esters vendues par GAF Corporation, Chemical Division, New York, N.Y., sous le nom de résines "Gantrez ES". Ces ré- sines ont la structure chimique de monoesters alkyliques de poly(méthylvinyléther/acide maléique). Les groupes alkyle peuvent être les groupes éthyle, isopropyle ou bu- tyle. Ces résines sont solubles dans les alcools primai- res inférieurs et sont disponibles en solution alcoolique, de sorte qu'elles sont facilement adaptées pour l'utilisa- tion dans les préparations de la présente invention. Une résine Gantrez préférée est vendue sous la dénomination "ES-335-I". Cette résine est le monoester isopropylique; elle est fournie sous forme de solution à 50% dans l'iso- propanol. D'autres résines Gantrez, comme le "ES-225", sont disponibles sous forme de solutions dans l'éthanol (le ES-225 est le monoester éthylique). Pour les buts de l'invention, l'isopropanol et l'éthanol constituent tous deux des solvants particulièrement appréciés. D'autres résines filmogènes peuvent être utilisées à la place ou en plus des résines de monoesters décrites ci-dessus. La polyvinylpyrrolidone présente par exemple des propriétés similaires. Un produit commercial convenable est la poly- vinylpyrrolidone "K-30" qui présente un poids moléculaire d'environ 40 000 (disponible auprès de GAF Corp., Chemical Division, New York, N.Y.). Le solvant organique utilisé pour dissoudre la résine est de préférence l'éthanol, l'isopropanol ou un mélange de ces substances. On peut cependant utiliser d'autres solvants organiques dans lesquels la résine est soluble, pourvu que le solvant ne soit pas toxique et qu'il puisse être appliqué sur la peau. Lorsque la ré- sine est disponible sous forme de solution dans l'éthanol ou l'isopropanol, il est souhaitable d'utiliser une quan- tité additionnelle du même alcool pour compléter le sys- tème solvant. En général, les ingrédients sont combinés dans les proportions requises pour former une pâte qui est relativement consistante et qui peut cependant facilement s'étaler. On utilise par exemple 40 à 70 parties en poids de résine pour 100 parties de karaya ou autre gomme hydro- colloidale et une quantité suffisante d'alcool ou autre solvant organique pour former une pâte de la consistance souhaitée. Comme indiqué, la résine est dissoute dans le solvant et les particules de l'hydrocolloïde sont disper- sées dans la solution de résine. On peut par exemple uti- liser 150 à 175 parties en poids d'isopropanol pour 100 parties de résine. Conformément à la présente invention, on incor- pore de la silice solloidale dans la pâte pour lui confé- rer une résistance accrue à l'urine et aux fluides intes- tinaux. On préfère utiliser la silice colloïdale prépa- rée par voie sèche, quoique la silice précipitée puisse être aussi utilisée. La silice colloïdale de voie sèche est obtenue par hydrolyse du tétrachlorure de silicium en présence d'une flamme. Elle est disponible auprès de divers fabricants, par exemple sous la forme des pro- duits Cab-O-Sil de Cabot Corporation, Boston, Massachu- setts, et des produits Aerosil de Degussa, Inc., New York, N.Y. Ces produits sont constitués-par du dioxyde de silicium colloïdal de surface spécifique très élevée. Ils sont fournis sous forme de poudres blanches sèches. Par exemple, un produit spécifique convenable est cons- titué par la qualité M-5 du Cab-O-Sil. La silice colloi- dale formée par précipitation au sein de solutions a- queuses est aussi disponible dans le commerce. Ces pro- duits répondent à la formule générale SiO2, x H20. Un produit convenable est le Quso G-30 de Philadelphia Quartz, Valley Forge, Pennsylvanie. En général, 2 à 6% en poids de silice colloïdale préparée par voie sèche ou autre silice colloïdale doi- vent être incorporés dans la pâte. Puisque la silice a une action épaississante sur la préparation, la quantité maximum utilisable est limitée si la consistance pâteuse souhaitée pour le produit doit être conservée. Par chan- ce, pour le but de la présente invention, l'amélioration souhaitée de la durée de conservation des propriétés est optimale dans l'intervalle d'environ 3 à 5% en poids et, dans cet intervalle, la préparation peut être maintenue à l'état de pâte. Il est cependant bien entendu que, lorsque cela est nécessaire, la quantité de solvant peut l être augmentée ou la quantité de résine ou de solides hydrocolloldaux peut être diminuée pour maintenir le produit sous forme de pâte. Lorsqu'on combine les ingrédients pour produire la pâte, l'ordre d'introduction de ceux-ci n'est pas hau- tement déterminant, Cependant, il est avantageux de former d'abord la solution de résine dans le solvant, puis d'ajouter la silice et finalement l'hydrocolloide. Lorsque d'autres ingrédients mineurs doivent être incor- porés, ils peuvent d'abord être dissous dans une portion de l'alcool, à la suite de quoi la silice peut être dis- persée dans la solution ainsi obtenue avant de réunir cette dernière à la solution alcoolique de résine. Quel que soit l'ordre d'incorporation des autres ingrédients, il est souhaitable d'ajouter l'hydrocolloide en dernier lieu. D'autres ingrédients mineurs pouvant être inclus dans la pâte sont des solvants ou co-solvants comme la glycérine ou le propylène-glycol et des agents conserva- tours ou anti-bactériens comme le méthylparaben ou le butylparaben (parahydroxybenzoate). Une faible quantité d'eau peut aussi être ajoutée, mais cette addition n'est habituellement pas nécessaire et ne donne aucun avantage particulier à moins que les ingrédients à incorporer soient solubles dans l'eau et insolubles dans l'alcool. En général, le-total des ingrédients mineurs représente moins de 10% en poids de l'ensemble de la formulation. Par exemple, la résine, l'alcool constituant le solvant, et l'hydrocolloide peuvent représenter 80% ou plus de la formulation, la quantité de silice colloïdale étant in- férieure à 6%. Les exemples suivants illustrent la mise en oeu- vre de la présente invention dans un mode de réalisation préféré de celleci et donnent les résultats obtenus dans ce mode de réalisation. EXEMPLE I On prépare une pâte adhésive protectrice pour utilisation avec des appareils d' os-omi e en utilisant la formulation suivante. Formulation Ingrédient No. % en Doids (1) Isopropanol 12,8 (2) Glycérine (pureté:99%) 7,0 (3) Méthylparaben 0,14 (4) Butylparaben 0,06 (5) Silice colloïdale préparée par voie sèche 4,0 (6) Solution de résine filmogène 40,0 dans l'isopropanol (50% de résine) (7) Poudre de karaya 36,0 ,0 Pour préparer la pâte à partir des ingrédients ci-dessus, on peut d'abord mélanger les ingrédients (1) à (4), le méthylparaben et le butylparaben étant dissous dans la portion d'isopropanol utilisée à cet effet. L'ingrédient (5), c'est-à-dire la silice colloïdale, est ensuite mélangé à la solution des ingrédients (1) à (4) et intimement dispersé dans celleci. L'ingrédient (6) c'est-à-dire la solution de résine dans l'isopropanol, est ensuite ajouté. Puisque cette dernière solution contient 50% de solides, la quantité totale d'isopropa- nol dans la formulation est d'environ (12,8% + 20,0%), soit 32,8%. Finalement, l'ingrédient (7), c'est-à-dire la poudre de karaya, est mélangé à la solution des in- grédients (1) à (6). L'opération de mélange est pour- suivie jusqu'à l'obtention d'une pâte onctueuse et homo- gène. Dans l'exemple précédent, la silice colloïdale préparée par voie sèche est la qualité M-5 du Cab-O-Sil (Cabot Corporation, Boston, Massachusetts). La solution de résine est le produit de dénomination commerciale Gantrez ES-351-I (GAF Corporation, Chemical Division, New York, N.Y.). Le karaya est sous la forme d'une poudre de dimensions de particules inférieures à 0,105 mm et peut contenir de 10 à 18% d'humidité. EXEMPLE II On compare la durée de conservation des proprié- tés de la pâte de l'exemple I, à base de karaya, à une pâte commerciale, également à base de karaya, fabriquée par Hollister Incorporated, Chicago, Illinois. Ce pro- duit commercial est composé essentiellement de karaya mé- langé à une solution, dans l'isopropanol, de la même ré- sine filmogène que dans l'exemple I (Gantrez ES 351-I). On compare ces deux préparations, à l'état fraîchement préparé et au bout de sept semaines de maintien à la tem- pérature ambiante. Pour cet essai, on prépare un fluide intestinal simulé comme décrit dans la Pharmacopée des Etats-Unis d'Amérique XIX, "Intestinal Fluid, Simulated, TS," page 765 (1974). L'urine simulée est préparée comme décrit dans Remington's Pharmaceutical Sciences, "Urine," pages 598-599, 15ème Edition (1975). Pour préparer les échantillons, on extrude, sur un papier enduit de silicone pour favoriser le décollage, des rubans de la pâte à partir de tubes présentant des ouvertures de 8 mm. Ces rubans de pâte pour essais ont des longueurs d'environ 25,4 mm et un poids uniforme de 3 grammes. Après séchage à l'air, à la température am- biante, pendant 20 à 24 heures, ces rubans de pâte pas- sent à l'état solide rigide, ce qui permet de les mani- puler et de les placer dans l'appareil d'essai. Cet appareil d'essai comprend un récipient pour contenir le fluide intestinal simulé ou l'urine simulée et plusieurs dispositifs de fixation à trépied qui sont placés dans ledit réservoir, en contact avec la solution. Chaque dispositif de fixation à trépied comprend, à son sommet, une plate-forme pourvue d'un évidement de récep- tion d'un échantillon. La partie centrale de l'évidement est découpée pour constituer une ouverture traversant la plate-forme. Lorsque chaque ruban de pâte solidifié est placé en position d'essai, il constitue un pont sur l'ou- verture qui lui correspond. Des poids en forme de U sont ensuite placés sur les rubans, ces poids étant sous forme de crochets en acier faisant environ 7,4 grammes. Lors de l'utilisation, les crochets sont placés sur les échan- tillons de telle sorte que lorsque lesdits crochets rom- pent lesdits échantillons en passant à travers eux, ils tombent librement en empruntant les ouvertures des plates- formes. Des fils de nylon sont reliés aux parties su- périeures,formant des bras transversaux, des crochets en U inversé, lesdits fils étant également reliés aux leviers de commande de microinterrupteurs; les longueurs lesdits fils sont choisies de telle sorte que, lors- que l'échantillon considéré est rompu, le micro-interrup- teur est actionné et une horloge enregistreuse associée à cet échantillon est arrêtée. Lorsqu'on commence l'essai, après avoir placé les échantillons dans le réservoir et fixé les fils aux leviers des microinterrupteurs, l'urine simulée ou le fluide intestinal simulé est intro- duit dans le réservoir jusqu'à un niveau situé au-dessus de la position des échantillons et on met en route -les horlo- ges enregistreuses des différents échantillons. La durée écoulée jusqu'à rupture de chaque échantillon est ainsi au- tomatiquement enregistrée. Les résultats de l'essai sont résumés dans le tableau A ci-après. Tableau A Durée écoulée jusqu'à rupture (en heures) Solution d'essai Pâte commerciale Exemple I Fraîchement 7 Fraîche- 7 préparée semaines ment se- préparée maines Urine 0,26 1,95 168+ 168+ Fluide intestinal 0,20 0,50 168+ 168+ Sur le tableau A, l'expression "168+" indique que l'essai effectué avec la préparation de l'exemple I, soit à l'état fraîchement préparé, soit après sept semaines de vieillissement, a été poursuivi pendant une durée to- tale de 168 heures. Puisqu'il n'y a pas eu de rupture au bout de cette durée, l'essai a alors été arrêté. Cha- cune des valeurs reportées dans le tableau A représente la moyenne des durées obtenues pour trois échantillons. Les résultats obtenus avec la préparation commer- ciale indiquent que celle-ci est quelque peu plus résis- tante à l'urine simulée et au fluide intestinal simulé après avoir été vieillie pendant sept semaines. Cepen- dant, ce vieillissement implique un certain degré de sé- paration au sein de la préparation, de sorte que celle-ci n'est plus homogène. Une telle séparation est indésira- ble. A titre de comparaison, la préparation de l'exemple I reste stable et homogène au bout de sept semaines de stockage. EXEMPLE III Selon un autre mode de réalisation préféré de l'invention, distincte de celui de l'exemple I, on prépa- re une pâte adhésive protectrice répondant à la formu- lation suivante: Formulation Ingrédient No. % en poids (1) Isopropanol 22, 8 (2) Glycérine (pureté 99%A) 17,0 (3) Méthylparaben 0,14 (4) Butylparaben 0,06 (5) Silice colloïdale préparée 4,0 par voie sèche (6) Polyvinylpyrrolidone 20,0 (K-30 de GAF) (7) Poudre de karaya 36.0 ,0 Les ingrédients de la formulation ci-dessus peu- vent être mélangés de la même manière que les ingrédients correspondants de la préparation de l'exemple I. AUTRES EXEMPLES On utilise les formulations des exemples I et III en remplaçant toutefois le karaya par d'autres gommes hydro- colloidales sous forme de poudres. La substitution s'effec- tue en utilisant un poids égal ou un poids plus faible de gomme substituante. Les gommes utilisables sont par exem- ple la gomme ghatti, la gomme arabique, la gomme adragante, les pectines, la gomme guar, la gomme de caroube, la carra- ghénine, le zedou, la carboxyméthylcellulose-sodique et les gommes similaires. On obtient d'autres pates conformes à-l'invention en remplaçant, dans les formulations des exemples I et III, l'isopropanol par de l'éthanol, en utilisant éventuellement du Gantrez ES-225. REVENDICATIONS 1) Pâte adhésive protectrice présentant une résis- tance accrue à l'urine et aux fluides intestinaux, pour utilisation avec des appareils d'ostorie, ladite pâte étant essentiellement constituée d'un mélange de gomme hydrocolloidale particulaire absorbant l'eau et d'une solu- tion d'une résine filmogène adhésive dans un solvant or- ganique, caractérisée en ce que 2 à 6% en poids de silice colloîdale sont présents dans ladite pâte. 2) Pâte selon la revendication 1, caractérisée en ce que la silice précitée est de la silice colloïdale préparée par voie sèche. 3) Pâte selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce qu'elle contient 3 à 5% en poids de la silice pré- citée. 4) Pâte adhésive à base de karaya présentant une résistance accrue à l'urine et aux fluides intestinaux, pour utilisation dans les appareils d' ostomie, ladite pâte étant essentiellement constituée d'un mélange de poudre de karaya et d'une solution alcoolique d'une résine filmogène adhésive, caractérisée en ce que 2 à 6% en poids de silice colloïdale préparée par voie sèche sont pré- sents dans ladite pâte. ) Pâte selon la revendication 4, caractérisée en ce qu'elle contient 3 à 5% en poids de la silice précitée. 6) Pâte selon la revendication 4 ou 5, caractérisée en ce que la résine précitée est un monoester alkylique de poly(méthylvinyléther/acide maléique). 7) Pâte adhésive protectrice présentant une résis- tance accrue à l'urine et aux fluides intestinaux, pour utilisation avec des appareils d' ostomie, ladite pâ- te étant essentiellement constituée d'un mélange de pou- dre de karaya et d'une solution alcoolique d'un monoester alkylique de poly(méthylvinyléther/acide maléique), à raison de 40 à 70 parties en poids de ladite résine pour 24678?3 parties de ladite poudre de karaya, caractérisée en ce que 2 à 6% en poids de silice colloïdale préparée par voie sèche sont présents dans ladite pâte. 8) Pâte protectrice selon la revendication 7, ca- ractérisée en ce qu'elle contient 3 à 5% en poids de la silice colloïdale précitée préparée par voie sèche.