Comme on le sait, une caractéristique commune à une catégorie de composés adhésifs sensibles à la pression est d'adhérer à une surface par la simple application d'une pression exercée à la main. 5 Jusqu'à présent, personne n'a réussi à réaliser un substrat perméable à l'eau pouvant être combiné avec un adhésif sensible à la pression et soluble dans l'eau, ayant l'avantage de pouvoir être enlevé facilement par lavage à l'eau tout en étant cependant capable de rester collé sous la pluie ou dans des conditions d'hu-10 midité élevée. La présente invention concerne un revêtement d'arrêt ou de barrage spécial disposé entre un substrat et un adhésif sensible à la pression et soluble dans l'eau, empêchant l'adhésif de se décoller de lui-même par suite du passage de l'eau à travers le 15 substrat et de son introduction dans l'adhésif. La matière du revêtement d'arrêt est choisie de manière à fondre dans un bain chaud, par exemple un bain dont la température est supérieure à 32°C environ. En conséquence, dans des conditions de forte humidité ou de chutes de pluie normales, le revêtement 20 d'arrêt reste intact et empêche l'eau de traverser le support et de pénétrer dans l'adhésif. Cependant, lorsqu'on désire enlever le substrat d'une surface à laquelle il adhère, il suffit de le soumettre à un bain ou à une pulvérisation dont la température est élevée. Par exemple, dans le cas des bandes protectrices d'au-25 tomobiles, lorsque la voiture subit un lavage à la vapeur d'eau, la bande protectrice du pare-choc est enlevée facilement. D'autres avantages et caractéristiques de la présente invention ressortiront au cours de la description détaillée qui va suivre, faite en regard du dessin annexé dont la figure unique 50 représente une coupe à grande échelle de la présente invention. La figure représente une étiquette 1 sensible à la pression comprenant un support de base 5 en papier, une couche d'arrêt 5 et un revêtement adhésif 7 sensible à la pression et soluble dans l'eau. Il va de soi que bien que l'ensemble 1 ait été indiqué 55 comme constituant une étiquette, il est destiné à représenter tout substrat sur lequel des adhésifs sensibles à la pression sont appliqués d'une manière classique, tels que des bandes, des affiches, 70 32734 2061639 des bandes protectrices, etc. La surface à découvert de l'adhésif 7 est protégée par une feuille de décollement 9 comprenant un substrat 11 portant un revêtement de décollement 13- Le support de base 3 peut être en 5 étoffe ou en an papier de n'importe quelle qualité utilisé d'une manière classique comme support d'étiquette et qui, en général, est un papier d'édition dont le fini est poussé. L'adhésif 7 peut être l'un de ceux qui sont bien connus dans la technique et qui sont décrits, par exemple, dans les brevets 10 des Etats-Unis d'Amérique N0 3 249 572 et N° 2 985 609. La feuille de décollement 9 comprend un substrat en papier 11, de préférence du type Kraft. Le revêtement de décollement 13 qui est en contact avec l'adhésif sensible à la pression peut être n'importe quelle matière classique telle que de la nitrocel-15 lulose, du triacétate de cellulose, une silicone, ou n'importe quelle autre matière classique compatible avec l'adhésif. Gomme décrit plus haut, la couche d'arrêt 5 est choisie de manière à fondre à une température choisie et à donner une étiquette ne subissant pas l'influence de la pluie ou d'une forte 20 humidité et qui, cependant, peut être éliminéç par lavage dans l'eau chaude. Dans les conditions d'utilisation normales, la couche d'arrêt reste intacte et empêche l'eau de passer de la face avant du support de l'étiquette dans l'adhésif qui, de ce fait, ne peut se décoller de lui-même. 25 La matière choisie pour la couche d'arrêt est une matière quelconque, filmogène, insoluble dans l'eau et qui fond à une température supérieure à 32°C. Dans la plupart des cas, la couche 1 d'arrêt est dissoute dans un bain aqueux et, de ce fait, elle est normalement en une matière qui fond à une température inférieure 30 à 100°Co Cependant, dans le cas où de la vapeur d'eau surchauffée est utilisée comme solution de lavage, la barrière peut être en une matière dont le point de fusion est plus élevé. Des exemples de matières qui fondent entre 32° et 100°C sont données par des qualités choisies (en fonction de leurs points de fusion) de 35 polystyrène (de faible poids moléculaire), d'ester de colophane hydrogénée, de résines de terpène, d'acétate de polyvinyle (de faible poids moléculaire) et de cires animales, minérales, végétales et synthétiques et de mélanges de telles cires. La gomme laque 70 32734 2061639 (c'est-à-dire une cire extraite des excrétions résineuses due à la Cochenille Coccus Laccae) dont le point de fusion est de l'ordre de 60°C, convient particulièrement bien. Une résine thermoplastique produite par polymérisation de produits non satu-5 rés provenant du craquage poussé du pétrole et vendue sous le nom commercial de PICCOPALE est également très appropriée, en particulier lorsqu'elle est utilisée en combinaison avec une cire, afin d'améliorer l'adhérence du revêtement d'arrêt sur le support de l'étiquette. 10 L'épaisseur du revêtement d'arrêt peut avoir n'importe quelle valeur supérieure à 2,5 microns. Plus l'épaisseur est grande et plus la résistance à la pénétration de l'eau est importante et, de ce fait, l'épaisseur choisie dépend de la durée nécessaire pour enlever le revêtement. L'épaisseur est rarement supérieure 15 à 125 microns et en général, elle est de l'ordre de 25 microns. Le revêtement d'arrêt est appliqué simplement par mélange avec des solvants et par application par l'une quelconque des techniques classiques, par exemple par rouleau inversé, racleur, couteau, gravure, etc. 20 Les exemples suivants concernent des supports préparés selon l'invention. EXEMPLE 1 Une dispersion aqueuse à 50 % de gomme laque (point de fusion 60°C) est appliquée avec une tige Myer sur une matière mate 25 à étiquettes lithographiques et elle est séchée à 104°C pendant deux minutes pour donner un revêtement d'une épaisseur de 25 microns . Un adhésif sensible à la pression et soluble dans l'eau est appliqué à un support de décollement classique et le support 30 revêtu d'adhésif est stratifié avec la matière à étiquettes portant le revêtement d'arrêt. L'adhésif adhère d'une manière préférentielle à la couche d'arrêt et permet d'enlever le support, lorsqu'on le désire. Une étiquette de 51 mm x 102 mm, dont le support a été 35 enlevé, est collée à un panneau d'aluminium de 76 mm x 152 mm et elle est disposée dans un appareil d'essai de résistance aux agents atmosphériques dénommé "Weatherometer Atlas"' et est soumise à des cycles de solp.il et de chutes de pluie à 27°0* 70 32734 4 2061639 L'étiquette adhère au panneau pendant plus de 1000 heures. Un second panneau portant une étiquette préparée de la manière indiquée ci-dessus est soumis à une pulvérisation à 66°C et l'étiquette est enlevée en 60 secondes. 5 Un troisième panneau portant une étiquette préparée de la manière décrite ci-dessus, à l'exception du revêtement d'arrêt qui est supprimé, est disposé dans le "Weatherometer" et subit les mêmes conditions que celles décrites plus haut. L'étiquette est décollée en 50 heures. 10 - EXEMPLE 2 Une étiquette est préparée comme décrit dans 1'exemple 1, à l'exception de l'utilisation d'un revêtement d'arrêt préparé à l'aide d'une solution à 50 $ d'acétate de polyvinyle (point de fusion 55°C) dans de la méthyléthylcétone afin de préparer un 15 revêtement d'arrêt d'une épaisseur de 25 microns. Une étiquette de 51 mm x 102 mm est découpée dans la matière ainsi réalisée et elle est appliquée à une plaque d'aluminium de 76 mm x 152 mm, puis est placée dans le "Weatherometer". Cette étiquette présente les mêmes caractéristiques que 20 celle qui a été préparée dans l'exemple 1 par le fait qu'elle résiste aux conditions régnant dans le "Weatherometer" pendant plus de 1000 heures et qu'elle peut être encore facilement décollée au moyen d'un bain-marie chaud à 66°C. EXEMPLE 3 25 Dix parties de gomme laque (point de fusion 49°C) dis soute dans 50 parties de toluène sont mélangées avec 50 parties d'une résine hydrocarbonée dérivant du pétrole, vendue sous le nom commercial "PICCOPALE" (point de fusion 66°C) et sont agitées pendant une heure. Cette solution est utilisée pour enduire une 30 matière à étiquettes afin de former un revêtement d'arrêt comme dans l'exemple 1. Une étiquette de 51 mm x 102 mm est découpée dans ladite matière et elle est appliquée à un panneau d'aluminium de 76 mm x 152 mm, puis placée dans le "Weatherometer" comme dans 35 les exemples 1 et 2. L'étiquette se comporte comme les étiquettes décrites dans ces exemples. Il va de soi que la présente invention n'a été décrite et représentée qu'à titre explicatif, mais nullement limitatif, et qu'elle est susceptible de diverses variantes sans sortir de son 70 32734 2061639 REVENDICATIONS 1. Ensemble caractérisé en ce qu'il comprend un substrat, une couche d'arrêt ou de barrage insoluble dans l'eau, dont le point de fusion est supérieur à 32°C, appliquée au substrat et un adhésif sensible à la pression et soluble dans l'eau placé 5 sur la couche d'arrêt. 2. Ensemble suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le point de fusion de la couche d'arrêt est inférieur à 100°C. 3. Ensemble suivant la revendication 2, caractérisé en ce la couche d'arrêt comprend une cire. 4. Ensemble suivant la revendication 3» caractérisé en ce la couche d'arrêt comprend une résine de manière à améliorer adhérence sur le substrat. 10 que que son