Detecteur de coupures de fusibles à effet utile continu. La présente invention se rapporte à un appareil pour detecter le passage intermittent d'un courant continu dans un conducteur, et à la détection sélective de l'existence d'un courant dans plusieurs conducteurs qui sont fixes sur une machine tournante ; plus précisément, la présente invention se rapporte à la détection selective de coupures de fusibles dans une excitatrice sans bal ais de génératrice électrique. Une excitatrice sans balais a pour fonction de fournir un courant continu d'excitation pour créer le champ tournant d'un alternateur. A cet effet, un courant alternatif triphasé est d'abord creé et ensuite redressé au moyen de circuits à diodes qui sont montes sur le rotor de l'excitatrice sans balais. Dans le cas d'un circuit redresseur triphase, six diodes au moins sont nécessaires et, dans les applications à courants forts, de nombreux enroulements à courant alternatif triphasé avec circuits redresseurs individuels exigeant chacun au moins six diodes, sont montes en parallèle de maniere à réduire le courant dans chaque diode ou enroulement individuel. Cette technique conduit à la formation de nombreux trajets parallèles du courant, chaque trajet comprenant une diode avec un fusible en série pour protéger les enroulements, en cas de defaillance d'une diode. Bien qu'une excitatrice sans balais soit conçue généralement avec une surabondance suffisante de manière à pouvoir fonctionner avec un nombre prédéterminé de diodes inopérantes du fait de coupures de fusibles, on doit pouvoir identifier selectivement les coupures de fusibles afin de determiner leur nombre et l'emplacement de leur circuit. Du fait qu'un arrêt de l'excitatrice sans balais impose l'arrêt de l'alternateur qui lui est accouplé, il est très souhaitable de pouvoir localiser et identifier les coupures de fusibles sans devoir arrêter l'excitatrice ou l'alternateur. Ce n'est que lorsqu'on aura détermine que le nombre ou l'emplacement des coupures de fusibles justifie une action correctrice immédiate, avec le coût et la perte de production d'énergie qui en résultent, que l'excitatrice sera arrêtée et que les fusibles coupés seront remplacés.De manière plus caracteristique, la position de chaque fusible coupé sera notée en vue d'un remplacement ultérieur pendant un arrêt prévu pour l'entretien. Bien entendu, si un nombre suffisant de fusibles étaient coupes de manière à empêcher le fonctionnement correct de l'excitatrice sans balais, un arrêt automatique immediat pourrait être nécessaire afin d'empêcher que l'excitarice ou l'alternateur ne subisse des dom mages plus importants. Les excitatrices sans balais tournent à des vitesses très élevées. Celles qui sont accouplees à- des alternateurs bipolaires à 60 Hz fonctiennent à3 600 trZmin et celles qui sont accouplées à des alternateurs quadripolaires à 60 Hz tournent à 1 800 tr/min. Du fajt que les fusibles sont montés de manière caractéristique à la périphérie du rotor de 1 'exci- tatrice, ces éléments se déplacent & des vitesses linéaires très élevées. Par exemple, un fusible monté à 381 mm du centre de rotation du rotor d'une machine bipolaire, atteindra des vitesses linéaires supérieures à 483 km/h. Cette valeur de vitesse linéaire dépasse de loin les possibilités humaines de contrôle des fusibles par un opérateur sans l'aide d'un certain type d'équipement automatique. I1 existe divers dispositifs disponibles pour aider l'opérateur dans ce rôle, comme le décrit le brevet américain nO 3 866 196. Le dispositif décrit dans ce dernier brevet utilise un projectile qui est libéré, en cas de coupure d'un fusible, par la rupture d'un fil et que la force centrifuge déplace d'une courte distance vers l'extérieur, radialement à partir de la surface du rotor. A l'aide d'une lumière stroboscopique, le projectile peut être observe à l'oeil humain et indiquer une coupure de fusible. Un autre dispositif de ce type, decrit dans le brevet américain n" 3 030 531, utilise un voyant lumineux ou un autre moyen analogue monté en parallèle avec chaque fusible et donnant une indication visuelle de la coupure de l'élément de fusible.En cas de coupure d'un fusible, le voyant qui lui est associé est alimenté par la partie du courant qui ne peut plus s'écouler par le fusible coupé, et le voyant alimenté peut être détecté visuellement à l'aide d'une lumière stroboscopique ou d'un autre moyen approprié. Ce brevet américain prévoit en outre l'utilisation d'un fusible transparent ou d'un fil fusible relativement mince qui peut être monté en parallèle avec un fusible de l'excitatrice. Lors de la coupure du fusible de l'excitatrice, le courant qui en résulte provoque la coupure de l'élément parallèle et la détection de ce dernier à l'aide d'une lumiere stroboscopique. Toutes les inventions mentionnées ci-dessus sont susceptibles d'un mauvais fonctionnement dans certaines conditions. La défaillance mécanique d'une diode, ayant pour conséquence l'ouverture d'un circuit, peut priver le fusible de courant. Même si ce type de défaillance demande à être détecté, le dispositif de détection monté en parallèle avec le fusible ne recevra pas le courant nécessaire à son fonctionnement et la défaillance du circuit ne sera pas détectée. La raison de ce défaut de détection est due au fait que chacun des dis positifs décrits ci-dessus exige un courant qui, sauf en cas de coupure du fusible, ne passera pas par le dispositif. Le courant disponible doit contourner le fusible, par un circuit parallèle, afin que la détection puisse se faire. L'absence de courant, comme dans le cas de blocage d'une diode, empêche donc un fonctionnement correct de ces dispositifs. Ces inventions ont été améliorées par des innovations récentes dans lesquelles un détecteur de coupures de fusibles utilise plusieurs détecteurs de courant disposés autour de l'excitatrice sans balais au voisinage du trajet parcouru par les fusibles. Lorsque les fusibles passent en dessous des détecteurs, l'existence d'un courant est detectée et, par une coordination des circuits électroniques et de la rotation du rotor de l'excitatrice, les fusibles sont contrôles et identifiés de manière sélective. Puisque ce dispositif répond au passage d'un courant minimum dans un conducteur fonctionnant correctement, il est de maniere caractéristique plus sûr que les inventions décrites ci-dessus. Bien que ce dispositif présente un perfectionnement significatif par rapport à l'art anterieur, il nécessite l'existence d'un champ magnétique autour du conducteur à contrôler. Cette exigence ne presente normalement aucune difficulté puisque le courant électrique crée par nature un tel champ mais, lorsque deux conducteurs contigus transportent des courants de sens contraire, les champs magnetiques s'annulent ou s'attenuent fortement l'un l'autre. Cette situation illustre la nécessité d'isoler chaque conducteur des autres conducteurs et d'attirer l'attention sur lui sans que les autres puissent influencer son contrôle. Un autre dispositif décrit fournit un moyen efficace d'isoler chaque conducteur et d'éliminer l'influence d'autres conducteurs contigus. Ce dispositif est constitue par la combinaison d'un transformateur d'in tensité et d'une diode électroluminescente ; dans cette combinaison, le conducteur qui est montésurl'excitatrice sans balais, joue le rôle d'enroulement primaire à une seule spire du transformateur d'intensité et le courant secondaire induit du transformateur provoque l'émission, par la diode, d'une lumière qui peut être détectée par des photodétecteurs fixes montés au voisinage du trajet de rotation de la diode électroluminescente. Comme chacun des fusibles d'une excitatrice triphasée caracteristique sans balais ne conduit le courant que pendant 120 degrés de la rotation électrique et n'est pas conducteur pendant les 240 autres degrés, les détecteurs de l'invention de South ou les photodétecteurs de l'invention de Miller doivent être placés autour de la périphérie du rotor de l'excitatrice aux points particuliers où les fusibles devraient être conduc teurs. Bien entendu, du fait que le circuit à diodes d'une excitatrice sans balais impose que les diodes et les fusibles ne soient pas tous conducteurs simultanément, il n'existe pas qu'un point unique auquel peuvent être places les détecteurs ou les photodetecteurs fixes en vue de contrôler tous les conducteurs.Cette caracteristique oblige à utiliser plusieurs détecteurs fixes, ce qui augmente les coûts de l'équipement de détection et des composants électroniques des circuits de contrôle. La presente invention réduit la necessité d'utiliser de nombreux détecteurs fixes en permettant la diode électroluminescente d'emettre de la lumiere pendant les 360 degrés de la rotation électrique, même si le courant traversant l'enroulement primaire du transformateur d'intensité qui lui est associé, ne passe que pendant 120 degrés. I1 est bien évident pour l'homme de l'art versé dans la conception des excitatrices sans balais, que la rotation électrique et la rotation physique des fusibles d'une excitatrice sans balais ne cofncident pas l'une avec l'autre.Au contraire, un fusible particulier peut devenir plusieurs fois conducteur pendant une rotation mécanique du rotor de l'excitatrice triphasée sans balais, chaque période de conductivité étant suivie immédiatement d'une période de non-conductivité deux fois plus longue. La présente invention fournit un moyen pour augmenter le rendement d'utilisation de l'énergie du transformateur d'intensite, augmentant ainsi le temps d'émission de lumiere de la diode jusqu'à 360 degrés ou 100 X de sa rotation électrique et de sa rotation mécanique. Ceci permet de réduire à une unité le nombre de détecteurs fixes pour chaque groupe de diodes qui sont situées dans la même position axiale sur le rotor de l'excitatrice. Dans certains cas, on peut utiliser un seul detecteur pour con trôler tous les fusibles d'une excitatrice sans balais, ce qui réduit considérablement les coûts. La présente invention prévoit l'utilisation de circuits électroniques pour synchroniser la rotation du rotor et la position de chaque fusible individuel. Suivant la présente invention, l'appareil pour détecter le passage intermittent d'un courant continu dans un conducteur comprend un conducteur électrique qui livre passage au courant dans un sens presélectionné, un transformateur d'intensité qui est placé autour de ce conducteur de sorte que ce dernier joue le rôle d'enroulement primaire du transformateur d'intensité, celui-ci comprenant un noyau magnétique et un enroulement secondaire constitué de plusieurs spires enroulées autour du noyau magnetique ; un dispositif electroluminescent monté electriquement en série avec cet enroulement secondaire ; et un moyen pour provoquer une émission continue de lumière de la part du dispositif électroluminescent, à la suite du passage intermittent d'un courant électrique unidirectionnel dans le conducteur, ce dispositif électroluminescent emettant de la lu mière pendant un temps plus long que chaque période de conductivite du passage intermittent de courant. La présente invention comprend également une excitatrice sans balais pour machine électrodynamique avec un détecteur de coupures de fusibles comprenant un élément tournant de cette excitatrice sans balais et plusieurs fusibles fixés sur cet élément tournant, cette excitatrice sans balais étant caractérisée en ce qu'elle comprend une période de non-conduc ti vi té de chacun des conducteurs pendant une partie de chaque rotation de l'élément tournant ; plusieurs transformateurs d'intensité places chacun autour d'un fusible présélectionné parmi plusieurs autres ; un dispositif électroluminescent monté électriquement en série avec l'enroulement secondaire de chacun des transformateurs d'intensite ; un moyen pour faire passer un courant électrique dans ce dispositif électroluminescent pendant la période de non-conductivité du fusible qui lui est associe ; un photodétecteur fixe au voisinage du trajet circulaire parcouru par plusieurs fusibles pendant la rotation de l'élément tournant ; et un moyen pour synchroniser l'utilisation de ce photodetecteur et la rotation de l'élément tournant de manière à permettre la détermination sélective de l'état conducteur de chacun des fusibles. La présente invention sera bien comprise à la lecture de la description suivante faite en relation avec les dessins ci-joints, dans lesquels - la figure 1 représente schématiquement le circuit électrique d'une excitatrice caractéristique sans balais ; - la figure 2 représente schématiquement le circuit électrique d'une excitatrice connexe connue - la figure 3 représente une serie de formes d'ondes des courants électriques qui passent dans les fusibles d'une excitatrice carac téristique sans balais et dans l'enroulement secondaire du transformateur d'intensité suivant la presente invention - la figure 4 représente schématiquement une première variante d'exemple de réalisation de la présente invention ;; - la figure 5 represente schématiquement une deuxième variante d'exemple de réalisation de la presente invention - la figure 6 represente schématiquement une troisième variante d'exemple de réalisation de la presente invention - la figure 7 représente la construction physique de la présente invention ; et - la figure 8 est un schéma d'une forme possible de système de détection de coupures de fusibles suivant la présente invention. La présente invention se rapporte à la détection de coupures de fusibles placés sur le rotor d'une excitatrice sans balais telle que celle qui est représentée à la figure 1. Les eléments tournants 10 sont représentés entourés de lignes en traits d'axe. Ces éléments comprennent un enroulement d'induit triphasé 12, un ensemble 14 de circuits redresseurs et un enroulement inducteur 16. Dans le présent schema, l'ensemble 14 de circuits redresseurs comprend six diodes 18 bien que, dans les conceptions reelles, on utilise selon toute probabilite plus de six diodes du fait des réa listions à pôles multiples et pour des raisons de surabondance de diodes et de réduction du courant de fonctionnement passant dans chaque diode en particulier.La figure 1 représente egalement l'usage courant qui consiste à monter électriquement un fusible 20 de protection en série avec chaque diode 18. On utilise un enroulement inducteur fixe 22 à courant continu, dans lequel tourne l'induit 12, afin de creer un courant alternatif tri phasé dans les enroulements triphasés 12 représentes à la figure 1. Bien que l'ensemble 14 de circuits redresseurs reçoive de manière continue un courant alternatif triphasé, il est bien évident pour l'homme de l'art que chaque diode 18 en particulier et le fusible 20 qui est monte en série avec elle, ne sont conducteurs d'un courant unidirectionnel que pendant un tiers de chaque rotation électrique de l'ensemble 14 de circuits redresseurs.Comme on le décrira plus en détail ci-dessous, c'est vers ce type de conduction électrique intermittente que la présente invention est particulièrement orientée. La figure 2 représente une diode 18 du circuit redresseur 14 de la figure 1, ainsi que le fusible 20 qui est monté en série avec elle. La figure 2 represente un transformateur d'intensité disposé autour du conducteur 22 à fusible de manière à utiliser ce conducteur 22 comme enroulement primaire et l'enroulement helicoTdal du transformateur d'intensité comme enroulement secondaire 24. Une diode electroluminescente 26 est montée en série avec l'enroulement secondaire 24. Lorsque le courant unidirectionnel intermittent 1p passe dans le conducteur 22, un courant secondaire Is est induit et passe dans la diode électroluminescente 26 qui est tournee vers l'extérieur depuis le rotor et produit une lumière qui peut être détectee au moyen d'un photodétecteur approprié 28 placé à proximité du trajet circulaire parcouru par la diode électroluminescente 26. Un pho todetecteur fixe 28 peut être connecté facilement aux circuits de détection et, par des procédés appropries de synchronisation, l'état de conductivité du fusible 2Q peut être déterminé sélectivement.Le dispositif utilise en outre une diode 30 de protection montée électriquement en pa allèle et en opposition de polarité avec la diode électroluminescente 26 afin de protéger cette dernière contre le courant inverse IR qui est amené à circuler du fait dela chute brutale du champ temporaire dans l'enroulement secondaire 24 lorsque le courant Ip cesse de passer. Comme le courant inversé IR pourrait éventuellement dépasser la capacité de la diode elec- troluminescente 26 et, par conséquent, endommager celle-ci, la diode 30 de protection a pour fonction de diriger le courant inverse IR éventuellement dangereux, de manière telle qu'il évite sûrement la diode électroluminescente 26. Cependant, puisque le courant primaire Ip est intermittent, le courant secondaire IS qui passe dans la diode electroluminescente 26 est egalement intermittent. En raison de cette intermittence de l'émission de lumière, le photodêtecteur 28 doit être placé en un point de la périphérie du rotor où le fusible 20 est conducteur d'un courant Ip. En outre, du fait que les autres fusibles 20 de 1 'ensemble 14 (figure 1) des circuits redresseurs sont conducteur à des moments differents pendant chaque rotation électrique, un seul photodétecteur 28 ne suffira pas pour detecter sélectivement l'état de conductivité de tous les fusibles d'un rotor d'excitatrice caractéristique sans balais. C'est en répondant à cette exigence de photodétecteurs multiples 28 que l'utilité et la nouveauté de la présente invention apparaissent. I1 doit être bien clair que l'application d'un transformateur d'intensité à la détection d'un courant unidirectionnel et sensiblement continu,constitue une nouveauté. La présente invention permet une emission de lumière pendant 360 degrés de la rotation électrique, bien que le courant primaire passant dans le transformateur d'intensité ne dure que 120 degrés de la rotation électrique.Le maintien de cette émission de lumière pendant 360 degres de la rotation permet à un seul photodetecteur de détecter l'émission de lumiere et de déterminer sélectivement l'état de conductivité de tous les fusibles de l'excitatrice sans balais qui, du fait de leur position physique sur le rotor, parcourent le meme trajet circulaire pendant le fonctionnement de l'excitarice sans balais. Le fonctionnement de la presente invention sera plus clairement compris à la suite de la description des diagrammes cycliques des formes d'ondes des courants concernés. La figure 3 represente chronologiquement les courants qui sont en rapport avec la présente invention. Les courbes A à E sont toutes tracees en fonction de la rotation électrique d'une excitatrice caractéristique sans balais. La courbe A illustre la forme d'onde I du courant résultant qui passe dans l'enroulement inducteur 16 (figure 1) de l'excitatrice sans 6alais. Ce courant est la résultante de tous les courants passant dans- toutes les diodes 18 et tous les fusibles 20 (figure 1) de l'ensemble des circuits redresseurs de l'excitarice sans balais.Etant donné que le circuit redresseur d'une excitatrice caractéristique sans balais comprend des combinaisons de six diodes, le courant passant dans une diode particulière prendra la forme d'onde représentée par la courbe B a la figure 3. Comme le représente cette figure, chaque diode est conductrice d'un courant pendant un tiers de chaque rotation électrique, et elle est non conductrice pendant les deux autres tiers de cette rotation.La courbe C illustre la même forme d'onde mais les parties arrondies en forme de dentelures sont remplacees par une ligne droite supérieure constituant une approximation de la forme d'onde telle. Les courbes A, B et C representent chacune des formes d'ondes des courants qui passent dans le circuit redresseur de l'excitatrice sans balais, soit dans l'enroulement inducteur (courbe A)ou dans les diodes individuelles (courbes B et C). Si un transformateur d'intensité est monté en serie autour d'une diode, d'un fusible ou d'un conducteur, le courant illustre par les courbes B ou C sera le courant primaire ip de ce transformateur d'intensité. Le courant primaire approximatif Ip illustré par la courbe C est sensiblement un courant continu mais, du fait de sa nature intermittente, il présente des variations de valeur en fonction du temps. Cette variation de valeur du courant dans le primaire d'un transformateur d'intensité, est suffisante pour induire un courant dans l'enroulement secondaire de ce transformateur d'intensité. La courbe D illustre le courant secondaire idéal IS qui circule pendant le premier tiers de chaque rotation électrique complète. Lorsque le courant primaire Ip cesse de circuler, le courant secondaire IS s'arrête également. Cependant, du fait de l'auto-induction de l'enroulement secondaire et de la chute brutale du champ magnétique du noyau du transformateur, le courant secondaire ne peut pas atteindre immédiatement la valeur zéro. Cette caractéristique du circuit a pour rbsul- tat l'apparition, dans l'enroulement secondaire du transformateur d'intensite, d'un courant inverse IR qui est illustré également par la courbe D. Pour qu'apparaissent les formes d'ondes illustrées par la courbe D, le transformateur supposé idéal devrait posséder une constante de temps in finie. Dans le cas contraire, le courant secondaire IS et le courant inverse IR décroîtraient tous deux yers zéro plutôt que de conserver la valeur constante illustrée par la courbe D. Il est bien évident pour l'homme de l'art qu'une constante de temps très faible aurait pour résultat de ramener le courant secondaire IS à la valeur zéro en moins de 120 degrés de rotation électrique et, eri conséquence, le courant inverse IR reviendrait à la valeur zéro avant le point indiquant 360 degrés.Cependant, une constante de temps relativement élevée par rapport au temps necessaire au circuit de l'excitatrice sans balais pour effectuer une rotation électrique complète, empêchera le retour de ces courants à la valeur zero avant que l'impulsion suivante de courant primaire se produise.En pratique, on peut realiser une constante de temps suffisamment élevée pour obtenir la forme d'onde de courant illustree par la courbe E, qui suffit à maintenir, dans l'enroulement secondaire du transformateur d'intensité, le passage continu d'un courant soit dans le sens direct IS ou dans le sens inverse 1R Comme le représente schématiquement la figure 2, la composante inverse 1R du courant évite la diode électroluminescente 26 et passe dans la diode 30 de protection, de manière à protéger la diode electrolumines- cente 26. La présente invention utilise la tension inverse éventuellement nuisible, et le courant IR qui en résulte, pour produire une émission de lumière pendant les 240 derniers degrés de chaque rotation électrique. Trois autres exemples de realisation de la presente invention sont représentes aux Tigures 4, 5 et 6. Ces trois autres exemples de réalisation sont tous analogues par le fait qu'ils comprennent un transformateur d'intensité dont l'enroulement secondaire 24 est disposé autour d'un conducteur 22 qui est monté en série avec le fusible 20 et la diode 14 du circuit redresseur de l'excitatrice sans balais. De même, dans chaque cas, le conducteur 22 joue le rôle d'enroulement primaire monospire du transformateur d'intensité et un courant secondaire IS est induit dans l'enroulement secondaire 24, suivi d'un courant inverse IR comme on l'a décrit ci-dessus. L'exemple de réalisation représenté à la figure 4 utilise une diode électroluminescente 40 montéeen parallèle et en opposition de polarite avec la diode électroluminescente 26. Le courant secondaire IS active la première diode électroluminescente 26 tandis que le courant inverse IR active l'autre diode électroluminescente 40. Ce procédé utilise de manie- re efficace l'énergie disponible accumulée mais il demande un espace suffisant pour deux diodes électroluminescentes et peut présenter des difficultes d'alignement des diodes pendant la construction et le montage dans certaines conditions. L'exemple de réalisation representé à la figure 5 utilise un enroulement secondaire 24 qui comporte deux fois autant de spires que l'enroulement secondaire représente à la figure 4, et il nécessite également une prise centrale 52. Cependant, le présent exemple de réalisation élimine les difficultés d'espace et d'alignement des diodes mentionnées cidessus, tout en ne mettant qu'une diode supplementaire 50 en série avec la diode électroluminescente 26 à n'importe quel moment particulier. La prise centrale et les spires supplementaires ne sont pas ne- cessaires dans l'exemple de réalisation représenté à la figure 6 mais, dans cette version de la présente invention, deux diodes supplémentaires 60 sont mises en série à tous moments avec la diode électroluminescente 26. Il est bien évident pour l'homme de l'art que la presente invention met effectivement une diode électroluminescente en communication électrique avec l'enroulement secondaire du transformateur d'intensité, de manière à faire passer à la fois le courant secondaire IS et le courant inverse ultérieur IR dans une diode électroluminescente. Cette réalisation, de même qu'une constante de temps appropriée, permet d'activer la diode électroluminescente pendant la rotation complète del'excitatrice sans balais et non pas seulement pendant l'existence du courant primaire Ip qui ne dure que pendant 120 degrés de la rotation électrique.Les trois exemples de réalisation représentés en variante aux figures 4, 5 et 6 permettent de réaliser la présente invention de manière a satisfaire les criteres d'espace, de tension ou d'alignement de diodes en vue d'applications particulières. Quel que soit l'exemple de réalisation spécifique choisi, la présente invention peut être construite physiquement comme le représente la figure 7. L'enroulement secondaire 24 est disposé autour d'un noyau magnétique 70 et les diodes sont placées dans une cavité 72. La diode électroluminescente 74, ou les diodes dans l'exemple de réalisation représente à la figure 4, est disposée pour émettre sa lumiere vers l'ext- rieur dans le sens radial. Le montage est moulé ensuite dans un materiau non conducteur 76 ayant une résistance suffisante pour proteger les composants et empêcher leur déplacement sous l'effet des forces centrifuges significatives auxquelles ils sont soumis lorsqu'ils tournent à des vitesses de 1 800 à 3 600 tr/min, comme c'est le cas des composants d'excitatrices sans balais.La forme et le procédé de fabrication sont appropriés pour permettre la fixation sur un corps de fusible d'excitatrice caracteristique sans balais, le fusible étant disposé dans l'ouverture centrale de l'ensemble 78 du transformateurd'intensité. Comne on l'a décrit ci-dessus, l'avantage de la presente invention réside dans le fait qu'un photodétecteur peut déterminer sélectivement l'état de conductivité de nombreux fusibles. Puisque la diode électrolumi- nescente qui fait partie de la présente invention, émet de la lumiere pendant la rotation complète du rotor de l'excitatrice sans balais, un seul photodétecteur peut détecter la lumière venant de tous les fusibles qui tournent en alignement avec lui. La figure 8 represente une suggestion pour incorporer la présente invention dans un système de détection de coupures de fusibles. Un photodétecteur 80 est disposé en un point fixe au voisinage du trajet circulaire parcouru par plusieurs fusibles 20. L'ensemble 78 du transformateur d'intensité (représenté en détail à la figure 7) qui fait l'objet de la présente invention, est connecte à chaque fusible au moyen d'un conducteur en série, le fusible passant par l'ouverture centrale du transforma- teur d'intensité et formant l'enroulement primaire monospire de ce transformateur. Les fusibles 20 sont fixés sur le rotor 84 de l'excitatrice sans balais et ils tournent avec lui.Un detecteur fixe 82 est placé au voisinage d'un repère 86 forme sur le rotor 84 de telle sorte que ce repère 86 peut être détecte une fois à chaque rotation du rotor 84 et déclenche un signal. Des circuits de synchronisation de position déterminent le moment précis où un fusible sélectionné est contigu au photodétecteur 80. Ceci permet de mémoriser, interroger et afficher électroniquement le signal venant du photodétecteur 80. Du fait que, suivant la presente in vention, une lumière détectable est emise pendant les 360 degrés de rotation si le fusible associé est conducteur, les circuits de détection et de synchronisation sont largement simplifiés et ils peuvent être conçus de nombreuses manières bien connues de l'homme de l'art. On se reportera de nouveau à la courbe E de la figure 3. Il est évident que la valeur du courant inverse IR est approximativement égale à la moitié de la valeur du courant secondaire I5 et que ces deux courants décroissent au cours du temps. Cette caractéristique implique que l'emis- sion de lumière par la ou les diodes electroluminescentes, n'est pas constante. Pour cette raison, on doit bien prendre soin de s'assurer que la constante de temps du circuit est suffisamment élevée pour que ces courants, à leurs valeurs minimales, soient suffisants pour provoquer à tous moments une émission détectable de lumière par les diodes électroluminescentes. Comme on l'a décrit ci-dessus, ceci est possible en pratique. Par ailleurs, si on le désire, on peut modifier légèrement la présente invention afin de porter la valeur du courant inverse IR au niveau du courant secondaire Is. On peut réaliser cette modification en ajoutant une prise supplémentaire à l'enroulement secondaire du transformateur d'intensité et en connectant le circuit des diodes électroluminescentes de telle maniere que le courant inverse IR, décrit ci-dessus, passe dans un plus petit nombre de spires secondaires que le courant secondaire TS egalement décrit ci-dessus. En répartissant les spires secondaires de cette manière, on peut equilibrer le courant secondaire IS et le courant inverse 1R de telle sorte qu'ils deviennent presque égaux l'un a l'autre, produisant ainsi une émission de lumiere a peu près uniforme. I1 apparait facilement que la présente invention révèle et décrit un dispositif qui fournit un moyen pour indiquer de manière continue l'état de conductivité d'un fusible d'excitatrice sans balais, bien que ce fusible conduise de manière intermittente un courant continu. Cette caracteristique de la présente invention permet a un seul photodétecteur fixe de determiner sélectivement l'état de conductivité de plusieurs fusibles, quelle que soit la position dans l'espace et dans le temps de leurs périodes de conductivite. La presente invention n'est pas limitée aux exemples de réali- sation qui viennent d'être décrits, elle est au contraire susceptible de variantes et de modifications qui apparaîtront à l'homme de l'art. R E Y E N D I C A T I O N S 1. Appareil pour détecter le passage intermittent d'un courant continu dans un conducteur, caractérisé en ce qu'il comprend un conducteur électrique qui livre passage au courant dans un sens présélectionné un transformateur d'intensité qui- est placé autour de ce conducteur de sorte que ce dernier joue le rôle d'enroulement primaire du transformateur d'intensité, celui-ci comprenant un noyau magnétique et un enroulement secondaire constitue de plusieurs spires enroulees autour du noyau magnétique ; un dispositif électroluminescent monte electriquement en série avec cet enroulement secondaire ; et un moyen pour provoquer une emission continue de lumière de la part du dispositif électroluminescent, a la suite du passage intermittent d'un courant unidirectionnel dans le conducteur, ce dispositif électroluminescent émettant de la lumière pendant un temps plus long que chaque période de conductivité du passage intermittent de courant. 2. Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif électroluminescent comprend deux diodes électroluminescentes, ces diodes étant montees électriquement en parallele et en opposition de polarite. 3. Appareil suivant l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce qu'il comprend une première prise de connexion électrique a une borne de l'enroulement secondaire ; une deuxième prise de connexion électrique à l'autre borne de l'enroulement secondaire ; une troisieme prise de connexion électrique sur une spire placée au centre de l'enroulement secondaire ; et deux diodes montées électriquement en série et en opposition mutuelle de polarité, l'une de ces diodes étant connectée électriquement a chacune des premiere et deuxième prises de connexion électrique de l'enroulement secondaire, et le dispositif électroluminescent etant con becté électriquement entre la troisième prise de connexion électrique et un point de connexion situe entre les deux diodes, l'une de ces deux diodes étant montée électriquement entre le point de connexion et la première prise de connexion électrique tandis que l'autre des deux diodes est montée électriquement entre le point de connexion et la deuxième prise de connexion électrique. 4. Appareil suivant l'une quelconque des revendications 1 a 3, comprenant un circuit redresseur biphasé constitué de plusieurs diodes, caracterise en ce que ce circuit redresseur est monte électriquement entre l'enroulement secondaire et le dispositif électroluminescent. 5. Appareil suivant l'une quelconque des-revendications 1 4, caractérisé en ce que le noyau magnétique comprend une matière suffisamment électromagnétique pour empêcher la saturation pendant un cycle de conductivite du conducteur ; et en ce que l'enroulement secondaire comprend un nombre suffisant de spires pour limiter le courant passant dans le dispositif électroluminescent à une valeur qui ne dépasse pas la capacite de fonctionnement de ce dispositif electroluminescent. 6. Excitatrice sans balais pour machine électrodynamique avec un détecteur de coupures de fusibles comportant un élément tournant de cette excitatrice sans balais et plusieurs fusibles fixés sur cet elément tournant, cette excitatrice sans balais etant caractérisée en ce qu'elle comprend une période de non-conductivité de chacun des conducteurs pendant une partie de chaque rotation de l'élément tournant ; plusieurs transformateurs d'intensité places chacun autour d'un fusible présélectionné parmi plusieurs autres ; un dispositif électroluminescent monté électriquement en série avec l'enroulement secondaire de chacun des transformateurs d'in tensité ; un moyen pour faire passer un courant électrique dans ce dispositif électroluminescent pendant la période de non-conductivité du fusible qui lui est associe ; un photodétecteur fixe au voisinage du trajet circulaire parcouru par plusieurs fusibles pendant la rotation de l'élé- ment tournant ; et un moyen pour synchroniser l'utilisation de ce photodétecteur et la rotation de l'élément tournant de manière à permettre la détermination sélective de l'état conducteur de chacun des fusibles. 7. Excitatrice suivant la revendication 6, caractérisée en ce que le moyen de synchronisation comprend un moyen pour mesurer le déplacement angulaire instantane de l'élément tournant et pour rapporter ce déplacement à une position de référence de l'élément tournant. 8. Excitatrice suivant l'une des- revendications 6 ou 7, carac térisee en ce qu'elle comprend un détecteur de coupures de fusibles comportant un fusible qui est monté électriquement en série avec un conducteur de courant ; un transformateur d'intensité comportant un noyau magnétique et un enroulement secondaire placé autour de ce noyau, cet enroulement secondaire comportant plusieurs spires ; une diode electroluminescente montée électriquement en série avec l'enroulement secondaire ; un moyen pour faire passer un courant de l'enroulement secondaire dans la diode électroluminescente avec une polarité électrique présélectionnée et indépendante de la polarité électrique du courantdel'enroulement secondaire ; un moyen pour détecter une émission de lumière venant de la diode électroluminescente ; et dans laquelle le transformateur d'intensité est disposé autour du conducteur de courant qui, de ce fait, constitue l'enroulement primaire du transformateur d'intensité. 9. Excitatrice suivant la revendication 8, caractérisée en ce que le fusible du détecteur est fixe sur un élément tournant. 10. Excitatrice suivant la revendication 9, caractérisée en ce qu'elle comprend un moyen pour synchroniser le moyen de detection et la rotation de l'élément tournant ; et en ce que le moyen de détection comprend une diode ou un pfiotodetecteur fixe. 11. Excitatrice suivant la revendication 10, caractérisée en ce que le moyen de synchronisation comprend un repere prévu sur l'élément tournant ; un détecteur à proximité pour détecter ce repère ; et un moyen pour coordonner la détection du repère à la vitesse de rotation de 1 'élé- ment tournant afin de déterminer le moment où le fusible est contigu au photodétecteur.