a présente invention se rapporte à des perfectionnements aux bouteilles isolantes. La bouteille isolante classique se compose de deux bouteilles de verre cylindriques, intérieure et extérieure, écartées, dont les surfaces en regard sont argentées, un vide poussé étant fait dans ltespace qui les sépare et une gaine de métal, de matière plastique, etc... étant disposée autour de la bouteille extérieure. Pour fabriquer ces bouteilles isolantes classiques, on fabrique séparément les bouteilles de verre intérieure et extérieure, on sépare cette dernière sur sa partie cylindrique en une partie supérieure et une partie inférieure, on assemble ces houteilles en intercalant une entretoise entre elles, on les joint par leurs goulots, on réunit les deux moitiés de la bouteille extérieure de manière à former un objet unique, on exécute un traitement chimique en injectant une suspension d'un composé d'argent entre les deux bouteilles par un queusot de mise sous vide afin de former une mince couche argent, déposée sur leurs surfaces en regard, et enfin en faisant le vide dans ltespace qui les sépare.Les couches qui réfléchissent la chaleur (minces couches argent) de ces deux bouteilles se prolongent donc et sont continues de la bouteille intérieure à la bouteille extérieure et la surface extérieure de ltentretoise est également recouverte dtune surface réfléchissante d'argent, ce qui entratne cet inconvénient que la chaleur est transmise de la bouteille intérieure à la bouteille extérieure par la couche située au raccord de leurs goulots et par celle qui recouvre l'entretoise.De plus, le-fait qu'ilexistedeux bouteilles entratne ces autres inconvénients qu'il faut beaucoup d'opérations et beaucoup de temps pour la fabrication, et que les dimensions de la bouteille isolante sont grandes par rapport à sa capacité. La présente invention a été conçue pour remédier à ces inconvénients inhérents à la bouteille isolante classique. Elle fournit une bouteille isolante dont l'efficacité thermique de conservation de la chaleur et du froid est améliorée, dont la constitution et la fabrication sont simples et qui est donc peu coûteuse et peu encombrante, tout en ayant une grande capacité par rapport à ses dimensions. La caractéristique fondamentale de l'invention réside dans le fait que l'on utilise une bouteille de verre à une seule épais- seur au lieu des deux bouteilles classiques, que l'on applique die couche réfléchissant la chaleur sur sa surface extérieure, q l'on place une enveloppe extérieure autour d'elle en ménageant ur. espace entre elles, que l'on applique aussi unecouche réfléchissant la chaleur sur la surface intérieure de cette enveloppe, que l'on fait le vide dans l'espace intermédiaire et que l'on établit une discontinuité entre les couches réfléchissantes de la bouteille et de ltenveloppe à proximité de leurs goulots, ce qui empoche la chaleur autre transmise de cette bouteille à cette enveloppe dans la zone de cette discontinuité. On obtient cette zone en laissant une partie de la bouteille ou de l'enveloppe exempte de couche réfléchissante au voisinage de leur jonction, ou en interposant à cet endroit un joint ou une entretoise non revêtu de couche réfléchissante entre leurs surfaces en regard, ou encore par d'autres moyens convenables. Conformément à une autre caractéristique de l'invention, la bouteille de verre est sensiblement sphérique afin que sa capacité soit grande par rapport à l'étendue de sa surface extérieure, ce qui diminue sensiblement la dissipation de la chaleur (dans le cas de la conservation de la chaleur) ou son absorption (dans le cas de la conservation du froid) par rapport à cette capacité. Selon une autre caractéristique de l'invention, la bouteille de verre et l'enveloppe sont rendues solidaires uniquement à leurs goulots et il n'est pas placé d'entretoise dans l'espace qui les sépare, de sorte qu'il n'y a pas de transmission de la chaleur par l'entretoise, ce qui- permet de conserver éfficacement la chaleur et le froid. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront de la description qui va suivre, faite en regard das dessins annexés et donnant à titre explicatif mais nullement limitatif, plusieurs formes de réalisation conformes à l'invention. Sur ces dessins Ea figure 1 est une vue en coupe axiale verticale d'une forme de réalisation de l'invention La figure 2 est une vue en coupe axiale verticale d'une autre forme de réalisation de l'invention ; et les figures 3 à 6 sont des vues en coupe axiale verticale représentant seulement le goulot de la bouteille isolante et montrant différentes manières de réaliser la discontinuité de la couche réfléchissante. On notera que les mimes chiffres de référence désignent les mêmes éléments sur toutes ces figures. On voit en se reportant à la figure 1 qu'on y a représenté une bouteille isolante ayant de façon générale la forme classique, mais à laquelle l'invention a été appliquée. Sur cette figure, le chiffre 1 désigne une bouteille en verre résistant à la chaleur, de forme classique, comportant un goulot 11 en haut, une partie cylindrique allongée 12 et un fond 13 sensiblement sphérique. Be goulot 11 est recourbé en U vers l'extérieur ainsi qu'on l'a indiqué en 14, dans un but que l'on décrira plus loin.Cette bouteille peut autre en toute matière vitreuse, mais il est désirable du point de vue de sa résistance mécanique qu'elle soit en verre trempé. Be chiffre 2 désigne une enveloppe extérieure qui entoure la bouteille 1 en ménageant entre elles un espace sous vide 3 et qui comprend un goulot 21, une partie cylindrique allongée 22 et un fond 23 dont les formes correspondent à celles de la bouteille 1. De plus, elle comprend un siège 24 d'appui et de fixation d'un couvercle 4. Ce dernier consiste en un élément supérieur 41 et un élément inférieur 42, l'élément 41 pouvant tourner sur l'axe d'un pivot 43. Ce couvercle 4 et le siège de 11 enveloppe destiné à le porter ne font pas partie de l'invention et on ne les décrira donc pas plus complètement. le chiffre 25 désigne une poignée permettant de tenir l-a bouteille à la main. Be chiffre 5 désigne un bouchon plein. On a proposé divers modèles pour ce dernier et l'on peut utiliser l'un quelconque d'entre eux. La surface intérieure du goulot 21 de l'enveloppe 2 comporte un épaulement 26 contre lequel la partie recourbée en U 14 de la bouteille de verre est appliquée. Cette bouteille et cette enveloppe sont rendues solidaires sur leurs parties en contact, y compris cet épaulement. Dans ce cas, ce dernier sert à maintenir la bouteille 1 verticale. Une couche 6 réfléchissant la chaleur est appliquée sur la surface extérieure de la bouteille 1. La surface intérieure de l'enveloppe qui fait face à cette couche porte également une couche réfléchissante 7. On peut former ces couches par placage,(surtout par dép8t par évaporation sous vide d'argent, d'aluminium ou d'un autre métal, ou par fixation d'une feuille d'argent ou d'aluminium par exemple). On remarquera que la couche réfléchissante n'a pas été appliquée à l'intérieur de la partie recourbée 14 sur toute sa périphérie. La couche 6 de la bouteille n'est donc pas continue avec la couche 7 de ltenveloppe. En d'autres termes, il existe une zone de discontinuité de ces couches, ce qui empoche la chaleur autre transmise directement de l'une à l'autre. Le chiffre 9 désigne une entretoise en une matière à faible conductibilité thermique telle que l'amiante, servant à stabiliser la position de la bouteille 1 dans l'enveloppe 2, mais on peut supprimer cette entretoise puisque cette bouteille est rendue solidaire de l'enveloppe par leurs goulots. De plus, le chiffre 10 désigne un queusot permettant de faire le vide dans l'espace 3. Pour fabriquer cette bouteille isolante, on fabrique d'avance la bouteille de verre 1 portant la couche réfléchissante 6. D'autre part, on fabrique l'enveloppe 2 sous la forme de des moitiés verticales et on applique à l'avance la couche réfléchissante 7 sur leurs surfaces intérieures. Puits on place ces moitiés sur les côtés opposés de la bouteille, en sandwich, et on les réunit par tout moyén approprié. Puis on relie la bouteille et l'enveloppe par leurs goulots au moyen d'un adhésif 8 convenable. Ensuite, on extrait l'air de l'espace 3 par le queusot 1" tout en faisant circuler dans la bouteille un gaz-chauffé à 40G- 600au. et lorsque le vide est réalisé on obture le queusot 10. Puis on fixe le couvercle 4 sur son siège 24 par tout moyen convenable. Si nécessaire, on insère d'avance une entretoise 9. Comme le montre la description ci-dessus, une zone de discontinuité des couches réfléchissantes est formée entre la bouteille 1 et l'enveloppe 2 au voisinage du raccord de leurs gOll- lots, de'sorte que, puisque la chaleur n'est pas transmise direc dément de l'une à l'autre des couches 6 et 7, l'efficacité de la conservation de la chaleur et du froid est bien meilleure au'avec les bouteilles isolantes classiques. D'autre part, m8me si l'entretoise 9 est insérée, contrairement au cas des bouteilles classiques à deux bouteilles de verre, elle ne porte en aucun cas une couche réfléchissante, de sorte que la transmission de la chaleur par son intermédiaire est supprimée et que par conséquent l'efficacité de la conservation de la chaleur ou du froid est encore améliorée.De plus, puisque la bouteille de verre de la bouteille isolante selon l'invention a une seule épaisseur, on obtient cet avantage que le nombre des opérations de fabrication et celui des éléments sont plus faibles, ce qui diminue le prix de revient de manière correspondante. Pour ltenveloppe, on peut utiliser des matières plastiques résistant aux chocs et à faible conductibilité thermique, comme les polyesters, le polystyrène et les polycarbonates, ou des métaux ou d'autres matières appropriées. Pour joindre la bouteille de verre et ltenveloppe, et les deux moitiés de cette dernière, on peut utiliser par exemple un adhésif exempt de solvant, époxyde ou au cyanoacrylate. La figure 2 représente une autre forme de réalisation de l'invention. La différence entre les bouteilles des figures 1 et 2 réside dans le fait que la bouteille de verre de la forme de réalisation de cette dernière figure est sphérique. L'utilisation de cette bouteille sphérique permet d'obtenir une capacité maximum en diminuant l'étendue relative de la surface extérieure. L'efficacité de conservation de la chaleur ou du froid est donc améliorée plus qu'avec la forme de réalisation représentée sur la figure 1. Lorsqu'on utilise une bouteille sphérique de ce genre, il est préférable que son goulot 11 lui soit sensiblement tangent, ainsi qu'on l'a représenté. Cette dispbsition permet de vider pratiquement -tout le contenu en inclinant la bouteille de 900 à partir de sa positipn verticale. On voit également que dans cette forme de réalisation de la figure 2 il n'y a pas de couche réfléchissante sur la partie 14 arrondie en U du goulot 11 de la bouteille de verre. La figure 3 montre une autre manière de former une zone de discontinuité entre les couches réfléchissantes 6 de la bouteille 1 et 7 de l'enveloppe 2. Dans cette forme de réalisation de la figure 3, contrairement à celle des figures 1 et 2, le goulot 11 de la bouteille ne comporte pas de partie recourbée en U, mais il continue tout droit. Par contre, le goulot 21 de l'enveloppe 2 comporte un épaulement radial 27 qui ne porte pas de couche réfléchissante. Cela fournit la zone de discontinuité des couches. Un décrochement 28 est pratiqué dans la surface extérieure de ce goulot 21, qui a pour but de permettre de fixer sur lui le couvercle 4 représenté en traits mixtes. Sur la figure 4, un joint 100 à faible conductibilité thermique, tel qu'un joint en caoutchouc résistant à la chaleur (par exemple en caoutchouc siliconé ou fluoré) est interposé entre lté- paulement 26 du goulot 21 de l'enveloppe et la partie recourbée 14 du goulot 11 de la bouteille. Bien entendu, la surface extérieure de ce joint n'est pasrevQtue d'une couche réfléchissante, de sorte qutil constitue la zone de discontinuité des couches. 'la figure 5 représente une variante de la forme de réalisation représentée sur la figure 1. Ici, la couche réfléchissante 6 de la bouteille 1 existe sur toute la partie en U 14, tandis quril nty en a pas sur la partie de ltenveloppe 2 qui touche cette partie 14. Cela fournit la zone de discontinuité entre les couches. La forme de réalisation de la figure 6 est une variante de celle qui est représentée sur la figure 3. Alors que dans cette dernière l'enveloppe 2 comporte l'épaulement 27 non recouvert de couche réfléchissante, dans celle de la figure 6 le goulot de la bouteille 1 comporte une partie plus large 16 formant un épaulement 15 qui ne porte pas de couche réfléchissante. Cette forme de réalisation présente l'avantage supplémentaire que le goulot de la bouteille est renforcé. Bien que l'on n'ait représenté que le goulot de la bouteille isolante sur les figures 3 à 6, la partie de cette bouteille située au-dessous peut être cylindrique comme on l'a représenté sur la figure 1 ou sphérique comme sur la figure 2. Si l'on utilise la forme de goulot représentée sur les figures 3 ou 6, il est possible de séparer l'enveloppe 2 en deux moitiés,supérieure et inférieure, permettant d'entourer la bouteille de verre. Dans toutes les formes de réalisation décrites ci-dessus, il est préférable de faire que la zone de discontinuité entre les couches réfléchissantes se trouve à hauteur du bouchon 5 lorsque celui-ci est en place. Cela parce que sinon il se produirait une absorption ou une dissipation de chaleur par cette zone, ce qui diminuerait, bien que légèrement, ltefficacité de conservation de la chaleur ou du froid de la bouteille. Il va de soi que la présente invention n'a été décrite ci-dessus qu'à titre explicatif, mais nullement limitatif, et que l'on pourra y apporter toutes variantes sans sortir de son cadre. C'est ainsi que l'on peut obtenir la zone de discontinuité des couches réfléchissantes en -ménageant à la fois sur la bouteille et sur ltenveloppe une partie non revalue de ces couches, à proximité du raccord des goulots. REVENDICATIONS 1. Bouteille isolante, -caractérisée par le fait qu'elle comprend : une bouteille de verre à une seule épaisseur portant une couche réfléchissant la chaleur sur sa surface extérieure une enveloppe extérieure portant une couche réfléchissant la chaleur sur sa surface intérieure et disposée autour de cette bouteille de verre en ménageant entre elles un espace sous vide, les deux couches étant rendues discontinues au voisinage du raccord des goulots de la bouteille de verre et de ltenveloppe. 2. Bouteille isolante selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'une-partie de la bouteille de verre, voisine du raccord des goulots de cette dernière et de ltenveloppe, n'est pas revêtue de couche réfléchissante et constitue donc la zone de discontinuité des couches. 3. Bouteille isolante selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'une partie de l'enveloppe, voisine du raccord des goulots de cette dernière et de la bouteille de verre, n'est pas revêtue découche réfléchissante et constitue donc la zone de discontinuité. 4. Bouteille isolante selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le bord supérieur du goulot de la bouteille de verre est recourbé en U vers l'extérieur, que la couche réfléchissante est interrompue sur cette partie en U et que la bouteille et l'enveloppe sont réunies à cet endroit. 5. Bouteille isolante selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le haut du goulot de la bouteille de verre est recourbé en U à l'eitérieur, que lrenveloppe comporte un décrochement correspondant à cette partie en U, et qutun joint non revêtu de couche réfléchissante est intercalé entre ltépaulement formé par ce décrochement et ladite partie en U. 6. Bouteille isolante selon la revendication 1, caractérisée par le fait que la bouteille de verre est sensiblement sphérique. 7. Bouteille isolante selon la revendication 6, caractérisée par le fait que le goulot est tangent à la bouteille sphérique.