La présente invention concerne les cornadis, plus particulièrement, mais non exclusivement, ceux destinés aux petits ruminants en vue de leur traite. Actuellement pour faciliter, par exemple la traite des brebis ou des chèvres, on utilise des cornadis de conception classique, simplement adaptés aux dimensions des bêtes. Généralement, un cornadis est constitué par un cadre vertical comportant une lisse haute et une lisse basse reliées par des panneaux espacés de façon à laisser le passage de la tête d'une bête ( et d'une seule becte) attirée par les aliments disposés préalablement dans une auge placée face à chaque passage. Ainsi les brebis passe chacune la tête dans un passage de leur choix et il est possible de bloquer chaque bête par le cou à l'aide d'un moyen de contention approprié.En se précipitant vers les auges, les brebis s'alignent d'elles-m8mes, et les moyens de contention permettent de les maintenir alignées pendant toute la durée nécessaire à la traite. Dans les salles de traite à fosse, les cornadis sont prévus pour douze ou vingt quatre animaux par exemple, et on laisse entrer sur le (ou les) quais un nombre correspondant d'animaux. Ils se rangent d'une manière anarchique, très souvent dans les premières places, gênant ou empêchant l'accès aux autres places. On a déjà tenté de remédier à cet inconvénient en prévoyant un cornadis avec auges monté sur un bâti indéformable muni de roues; ce qui permet de dégager les quais, facilitant ainsi l'accès et la sortie des brebis. Le quai doit être suffisamment large pour permettre de repousser I ensemble du cornadis afin que les animaux passant devant ne risquent pas de tomber dans la fosse de traite. Une fois les animaux en place, le cornadis mobile est ramené soit par deux leviers ou par un treuil de telle façon que la croupe des brebis soit au ras du quai.Les pis des brebis peuvent alors être manipulés par le trayeur qui est dans la fosse. I1 est à noter que très souvent dans ce système, une bête se trouve apparemment en surnombre; l'intervention du trayeur étant alors nécessaire pour la remettre à la place restée libre. Cette opération est très pénible physiquement, l'opérateur devant saisir la bette à bras le corps et la déplacer parfois assez loin. D'autre part, la perte de temps est sensible et préjudiciable au rythme de traite. Afin de remédier à ces inconvénients; nctamment de réduire la superficie des quais, d'économiser du temps, et d'améliorer l'effi cacité de traite du fait d'une ambiance plus calme lors de la mise en place des animaux, l'inventeur a mis au point un cornadis autobloquant, comportaat- des passages d'accès aux auges munis de moyens d'ouverture et-de fermeture, caractérisé en ce que ces moyens peuvent être commandés individuellement à chaque passagepereettant ainsi l'ouverture des passages les uns après les autres, un premier passage étant ouvert puis occupé par un anixiS cette occupation de contention entraînant le basculement d'une barre/qui, par le jeu d'un dispositif approprié, provoque l'ouverture du deuxième passage pour un autre animal et ainsi de suite.Te cornadis est constitué par un châssis rigide avec des lisses haute et basse porteuses entre elles de portion appropriée de panneauxiéterminaet entre eux les passages pouvant être fermés ou cuver ai à l'aidd d'une barre pouvant être de contention droite ou inclinée, cette barre étant assujettie au panneau correspondant approximativement à sa mi-hauteur, à l'aide d'une patte munie d'un axe permettant le basculement de la dite barre de la position droite à la position inclinée et réciproquement. En position de fermeture, la barre est disposée de façon instable sensiblement verticalement, mais elle est maintenue dans cette position par un mécanisme disposé à sa partie supérieure, qui dépasse la lisse supérieure et qui est muni de moyen de commande.A cette partie supérieure de chaque barre est prévu un premier axe et un barreau disposé dans des plans orthogonaux, le barreau étant lui-même porteur d'un second axe parallèle au premier, de manière qu'une pre mière pièce en-deux parties planes formant un angle supérieur à 900 puisse pivoter autour du premier axe, et qu'une deuxième pièce en trois parties planes formant deux angles entre elles puisse pivoter autour du deuxième axe, les deux pièces étant disposées de façon que l'extrémité arrière de la première pièce chevauche l'extrémité avant de la deuxième pièce. Au niveau de la lisse supérieure, le cornadis comporte une barre de section rectangulaire et un tube de section ronde montés de façon amovible parallèlement à la dite lisse supérieure. Te tube est muni de tétons convenablement espacés et il peut être entraîné en rotation. La barre est munie de butées convenablement espacées et elle peut autre coulissée. La barre et le tube horizontaux reposent dans des goulottes fixées sur la lisse supérieure, et mainte nus convenablement espacés. de contention ' par la con àenstiopnarue de f,ermeture) Le dispositif porté par la barreau sa par ie superieure te une pièce (dénommée deuxième pièce) dont la partie inférieure peut reposer sur les barre et tube horizontaux. Les teton- et butée permettent la manoeuvre de cette deuxième pièce et de la barre de fermeture sur laquelle elle est indirectement assujettie. Pour mieux faire comprendre l'Invention et son fonctionnement, il est donné ci-après un exemple préféré de réalisation en référence aux dessins annexés dans lesquels Fig. 1 est une vue schématique d'ensemble du co.rnadis, Fig. 2 est une vue en perspective montrant le mécanisme fixé à la partie supérieure de la barre verticale de fermeture, Fig. 3 est une coupe suivant III-III de la Fig. 1, Fig. 4 montre le fonctionnement. 1e cornadis est constitué par un cadre 1 avec piètement classique 2, et portant les lisses 3 et 4, des panneaux 5, 6, 7, 8 etc. Ces panneaux sont coupés à l'angle supérieure gauche sur les dessins et sont munis d'une patte 9, elle-même munie d'un axe pivot 10 permettant le basculement d'une barre (ou tube) 11. La barre 11 peut être en position sensiblement verticale ou inclinée et parallèle au bord inférieur ou supérieur du panneau 5 La distance 13 entre le montant 12 et la barre Il (en position verticale) est comprise entre la largeur du cou et celle de la tête de l'animal à maintenir en place. lorsque la barre 11 est inclinée et parallèle à l'angle coupé du panneau 5, l'espace 13' compris entre cette barre 11 et le montant 12 est, à la partie supérieure, suffisant pour le passage de la tête de l'animal. lorsque ce dernier baisse la tête pour atteindre l'auge placée de l'autre ctté du cornadis, le cou appuie sur la partie inférieure de la barre 11 et la fait pivoter pour reprendre sa position sensiblement verticale. Dans cette position verticale, l'espace 13 n'étant plus suffisant pour le passage de la tête, l'animal -se trouve prisonnier. La barre reste bloquée dans cette position jusqu'au déverrouillage. La barre suivante 14 modifie également la forme et la dimension de l'espace 15 compris entre elle-meme et le panneau 5, et ainsi de suite pour les espaces suivants. Ainsi lorsqu'unie barre est verticale, elle interdit le passage de la ttte de l'animal, que ce soit pour atteindre l'auge, ou au contraire pour s'en aller. La tête ne peut passer qu'à la partie supérieure lorsque la barre est inclinée. Il est important de souligner qu'en baissant la tette, l'animal fait basculer la barre qui se bloque d'elle-mdme en position verticale, et qu'elle ne peut être débloquée que par l'action de l'homme. La barre est munie de moyens permettant ces bloquages et débloquages, tels ceux représentés à la Fig. 2 et prévus à la partie supérieure, A cette partie supérieure de la barre sont fixés un axe 16 et un barreau 17 dans des pians orthogonaux. Le barreau 17 est luimême porteur d'un axe 18 parallèle à l'axe 16.Une pièce 19 en profilé rectangulaire peut pivoter autour de l'axe 16, et elle comporte deux parties 19a et 19b faisant entre elles un angle d'au moins 900. Une autre pièce 20, également en profilé rectangulaire, peut pivoter autour de l'axe 18. Cette pièce 20 comporte trois parties 20a, 20b, 20c, ainsi que représenté sur la Fig. 2. A la base de la partie 20b est fixée une plaque 21 dont la base est sensiblement à hauteur du talon 22 déterminé par la partie inférieure de l'angle formé entre les parties 20b et 20c. le talon 22 repose sur une barre rectangulaire horizontale 23 tandis que la plaque 21 peut glisser sur un tube 24 horizontal parallèle au précédent et à la lisse 3. ta barre 23 et le tube 24 sont maintenus dans cette position eôte à côte par des portions de goulottes 25 fixées sur la lisse 3. Une cale ou un bossage 26 empêche les barre 23 et tube 24 d'être appliqués l'un contre l'au- tre, et ce, afin que le tube puisse tourner et la barre coulisser sans entraîner l'autre. Un espace subsiste entre la barre 23 et la lisse 3 dans lequel passe les barres de contention qu'elles soient verticales ou inclinées. Sur la Fig. 2 on remarque aussi que la barre 23 est munie d' une butée 27 tandis que le tube 24 est muni d'un téton 28 dont le rôle sera expliqué plus loin. Un cache 29 fixé sur la lisse 3 peut proteger les mécanismes successifs tout le long du cornadis. Une petite partie du cache 29 est seulement représenté en Fig. 2 pour que le mécanisme soit bien visible. De même, pour la clarté du dessin, au niveau de la goulotte 25, les traits pleins représentant la barre 25 ont été partiellement supprimés et remplacés par des traits légers. seulement la barre 23 coulisser sous l'effet d'une commande manueltseempt le, telle qu'une poignée 30, et le tube 24 peut êtres déplacé en rotation sous l'effet d'une commande manuelle telle que la poignée 31. La description qui précède se reproduit pour chaque passage, par exemple douze, pour un cornadis classique. Le fonctionnement pour ltensemble du cornadis est le suivant Toutes les barres de contention étant en position verticale de fermeture, sauf une en position inclinée, la première de la sé rie. La première brebis arrivant sur le quai de traite ne trouve à la hauteur de sa tête qu'un passage ouvert (d'ailleurs prévu à l'extrémité la plus éloignée de la porte d'accès de la salle de traite) pour approcher des auges (non -tbeprésentées) pleines d'aliment, disposées à la base et de l'autre côté du cornadis. Afin d'atteindre les aliments eux-mêmes, la bête passe la tête dans le passage ouvert 13', puis baisse la tête et fait pivoter la barre 11 de contention qui se bloque d'elle-même en position sensiblement verticale.De préférence la barre 11 n'est pas rigoureusement verticale mais très légèrement inclinée vers la position d'ouverture. Ltextrémité inférieure de la barre venant s'appliquer contre le bord inférieur du panneau, ne permet pas une ouverture plus grande, mais cette position de la barre serait instable sans un blocage du téton 28 prévu sur le tube 24 et sur lequel peut buter la plaque 21 solidaire de la pièce 20. L'instabilité de la barre de contention Il est provoquée par le fait que la position sensiblement inclinée à droite de sa partie supérieure, accentuée par le poids du dispositif porté au sommet de cette partie supérieure, et dont le centre de gravité est nettement à droite de l'axe de la dite larre. La partie supérieure de cette dernière a donc toujours tendance à basculer à droite, jusqu'au panneau 5, et prendre la position de repos représenté en trait mixte sur la Fig. 4.Lorsque la barre est inclinée pour permettre le passage de la bête, la pièce 20 est dans la position représentée par le trait interrompu 33 sur les schémas. En se mettant en position verticale, la barre 11 fait glisser la pièce 20 de la position 33 à la position 32 (trait en pointillé), et au cours de ce trajet, de droite à gauche, la partie 20c de la pièce 20 soulève la partie 19a de la pièce 19 suivante représentée par le trait plein 34, qui pivote autour de l'axe 16. La partie 19b appuie sur la partie 20'a faisant pivoter la pièce 20' suivante autour de l'axe 18', et la partie 201c se soulève. La plaque 21 corrspondante est alors également soulevée au-dessus du téton 28', et glisse vers la droite sur le tube 24. La pièce 20 glisse sur la barre 23 d'une position 32' à une position 33'. La barre de contention suivante 14 étant en position instable, s'incline simultanément vers la droite en ouvrant le passage suivant. Pendant ce temps, la pièce 20 continue son déplacement de la position 33 à 32 et la plaque 21 saute le téton 28 derrière lequel elle se trouve bloquée. Par le deuxième passage 15, une autre brebis passe la tête, ouvrant le passage suivant et ainsi de suite jusqu'au dernier. Toutes les brebis (ou autre bêtes) sont alors régulièrement et convenablement alignées sans qu'aucun poste reste inoccupé. Elles peuvent lever et baisser la tête, mais ne peuvent pas la passer à travers 11 espace réservé. Pour libérer les bêtes, il suffit de faire tourner le tube 24 d'un quart de tour à l'aide de la poignée 31, ou de-tout autre dispositif. En effet, en tournant, le tube 24 entrain les totons 28, 28' etc... et les pièces 21 ne se trouvent plus retenues, et peuvent glisser vers la droite, autorisant l'inclinaison des barres de contention. Tous les passages étant ouverts, pour remettre le cornadis en position d'utilisation pour un autre groupe de brebis, il faut replacer les barres de contention verticalement (sauf la première). Cette opération de réarmement steffectue par coulissement de la barre 23, à l'aide de la poignée 30, ou mieux à l'aide d'un système à levier non représenté. En déplaçant la barre vers la gauche, on déplace simultanément les butées 27 qui poussent les talons 22 de façon à faIre passer les pièces 20 des positions 33 aux positions 32. Au cours de ce déplacement, les plaques 21 sautent les tétons 28 et l'ensemble de la pièce 20 se trouve de nouveau bloqué. Après retour de la barre 23 à sa position première, le cornadis est de nouveau prêt à fonctionner. Afin que le premier passage 13' res te -toujours ouvert après réarmement-, on supprime la première butée 27 de la barre 23. Différentes variantes de réalisation sont possibles sans pour cela sortir du cadre de l'invention. Par exemple on peut-munir l'extrémité inférieure de la barre de contention d'un ressort de traction fixé au panneau précédent (ou au montant) afin d'activer le mouvement d'inclinaison de la dite barre lors de l'ouverture du passage correspondant. REVENDICATIONS I. Cornadis autobloquant des animaux, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de fermeture et d'ouverture de chaque passage pouvant être commandés individuellement, permettant ainsi l'ouver- ture des passages les uns après les autres, un premier passage étant ouvert puis oc par utn aimal, cette occupation entraînant de contention le basculement d'une barre/qui par le jeu d'un dispositif approprié provoque l'ouverture du deuxième passage pour un autre animal et ainsi de suite. 2. Cornadis selon la revendication 1, constitué par un chassies rigide avec lisses haute et basse porteuses entre elles de portions appropriées de panneaux déterminant entre eux les passages pouvant être chacun fermé ou ouvert à l'aide d'une barre de contention susceptible d'être en position verticale ou inclinée, caractérisé en ce que cette barre est assujettie au panneau approximativement à mi-hauteur de ce dernier, à l'aide d'une patte muni d'un axe permettant son basculement de la position verticale à la position inclinée. 3. Cornadis selon l'une quelconque des revendications précédentes, dont chaque passage est autorisé ou interdit par une barre autobloquante, caractérisé en ce qu'elle dépasse de la lisse supérieure et que cette partie supérieure est porteuse de moyens coopérant à sa commande, et qu'en position de fermeture la dite barre est disposée de façon instable sensiblement verticalement, et qu' est elle/maintenue dans cette position par ce mécanisme disposé à sa partie supérieure. 4. Cornadis selon l'une quelconqu! des gevteBdications précé- contention dentes, caractérisé en ce que chaque barre2 est munie à sa partie supérieure d'un premier axe et d'un barreau situés dans des plane verticaux, le barreau étant lui-même porteur d'un second axe parallèle au premier de manière qu'une première pièce en deux parties planes formant un angle supérieur à 900 puisse pivoter autour du premier axe, et qu'une deuxième pièce en trois parties planes formant deux angles entre elles puisse pivoter autour du deuxième axe, les deux pièces étant disposées de façon que l'extrémité arrière de la première pièce chevauche l'extrémité avant de la deuxième pièce. 5. Cornadis selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte à la partie supérieure une barre de section rectangulaire et un tube de section ronde disposés parallèlement à la lisse supérieure. 6. Cornadis selon la revendication 5, caractérisé en ce que le tube est muni de tétons convenablement espacés, et qu'il peut être entraîné seulement en rotation. 7. Cornadis selon la revendication 5, caractérisé en ce que la barre est munie de butées convenablement espacées et qu'elle peut-Stre seulement coulissée. 8. Cornadis selon l'ensemble des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la barre de fermeture et de contention est maintenue verticale par 11 intermédiaire de la deuxième pièce retenue en position appropriée par le téton porté par le tube. 9. Cornadis selon l'ensemble des revendications précédentes caractérisé en ce que le déplacement d'une barre de contention autobloquante de la position inclinée à la position verticale entratne le déplacement du mécanisme qu'elle porte de telle manière que la deuxième pièce du dit mécanisme soulève la première pièce du mécanisme suivant autorisant l'inclinaison de la barre de contention suivante. 10. Cornadis selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'en faisant tourner le tube porteur de tétons, on provoque le déplacement de la deuxième pièce du mécanisme, et l'inclinaison de toutes les barres de contention et donc l'ouverture de tous les passages. lli Cornadis selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'en faisant coulisser la barre porteuse de butées, on réarme l'appareil, ctest-à-idre que l'on repousse chaque mécanisme à sa position de départ et que les barres de contention reprennent leur position verticale, sauf la première.