La présente invention concerne une cale pour immobiliser un véhicule automobile sur un plancher cannelé de wagon de transport. Jusqu'à présent, les cales sont métalliques dans leur ensemble et comportent, d'une part, une semelle conformée, sur une partie au moins de son étendue, complémentairement aux cannelures transversales du plancher, d'autre part, un arrêtoir monté pivotant autour d'un axe sensiblement horizontal par rapport à la semelle et épousant sensiblement la forme d'un secteur de pneumatique au-dessus du niveau du sol et, enfin, un dispositif élastique amortisseur prenant appui sur cette semelle pour coopérer dans la direction antéro-postérieure avec l'arrêtoir. De telles cales sont relativement lourdes puisqu'elles pèsent environ 7 Kg. Le personnel qui les utilise ne les ménage pas et les soumet à un traitement particulièrement sévère, n'hésitant pas à les jeter de la plateforme supérieure sur la plateforme inférieure. I1 en résulte que ces cales, malgré leur robustesse, sont parfois détériorées. Par ailleurs, si lesdites plateformes sont équipées, partiellement au moins de planchers en matière plastique armée de fibres de verre, ceux-ci risquent d'être crevés ou endommagés par ces cales métalliques à leur impact en fin de chute. La présente invention se propose tout d'abord de remédier à cet inconvénient, en allègeant au maximum la cale tout en conservant sa robustesse et en la réalisant en un matériau, tel que de la matière plastique armée de fibres de verre, susceptible d'absorber l'énergie de choc et inapte à endommager à l'impact un plancher de même nature. Cet allègement de la cale présente également l'avantage de réduire le poids mort du wagon, celui-ci étant normalement équipé de soixante quatre cales, et par conséquent le coût du transport de retour à vide dudit wagon. D'autre part, le système élastique des cales qui, en pratique, sont utilisées sur le réseau ferroviaire parce qu'elles donnent satisfaction, est relativement complexe pour satisfaire à des impératifs de fonctionnement rigoureux. La présente invention a donc pour but subsidiaire de simplifier la conception du dispositif élastique et de réaliser celui-ci en matière plastique armée de fibres de verre suivant la même technique que celle mise en oeuvre pour le reste de la cale. Cependant, cette simplification qui s'accompagne d'une réduction du nombre de pièces, du temps de montage, du prix de revient... doit permettre de respecter les mêmes impératifs de fonctionnement.Ainsi, ce système élastique doit être relativement souple, au début de la déformation, pour permettre le règlage de l'approche de la cale relativement au pneumatique correspondant du véhicule ; ce système élastique doit en outre posséder une raideur fonctionnelle appropriée pour la suite de la déformation, de façon que, lors d'un arrêt brusque du wagon, l'énergie cinétique du véhicule automobile due à l'inertie soit absorbée par ledit système élastique sans risque de soulèvement dudit véhicule et que, lors d'un arrêt plus violent, ce véhicule puisse franchir une cale suffisamment écrasée pour que le véhicule considéré ne se soulève pas trop, à seule fin que, dans tous les cas, le pavillon de ce véhicule ne heurte pas le plancher supérieur du wagon et ne se détériore par conséquent pas. La présente invention vise en outre à conférer une inoxydabilité et une inaltérabilité durables à la cale, afin de supprimer tout entretien. Conformément à l'invention, le dispositif élastique de la cale comporte une lame ressort sensiblement horizontale s'étendant en porte-à-faux depuis l'axe de pivotement de l'arr8- toir jusqu'à un organe saillant d'appui de la semelle sur lequel elle repose, cette lame ressort formant un support pour l'arrêtoir et étant solidaire à cet effet d'un montant auquel ledit arrêtoir est fixé ; au moins la lame ressort de la cale est constituée par une matière plastique, telle qu'un polyester, armée de fibres. Selon une caractéristique importante, la largeur de la lame ressort étant sensiblement constante, l'epais- seur de ladite lame diminue de l'axe vers l'extrémité. Suivant une forme de réalisation particulièrement avantageuse, le support est de même que la semelle, monolithique et constitué par une matière plastique armée de fibres l'arrondi d'angle reliant le montant à la lame est interposé librement entre une gorge de la semelle et une tige amovible formant l'axe de pivotement qu'il enveloppe partiellement, le montant pouvant alors participer avec la lame à la déformation élastique. Divers autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortent d'ailleurs de la description détaillée qui suit. Une forme de réalisation de l'objet de l'invention est représentée, à titre d'exemple non limitatif, sur le dessin annexé. Sur ce dessin - la Fig. 1 est un plan vu de dessus montrant une cale conforme à l'invention - la Fig. 2 est une élévation-coupe prise suivant la ligne II-II de la Fig. 1. La cale comporte une semelle 1 solidaire de deux flasques latéraux 2, 3 et d'une paroi extrême ascendante 4 formant poignée. Ce premier ensemble est fabriqué en un polyester armé de fibres de verre ou tout autre matière plastique à structure fibreuse ayant les qualités requises pour l'usage auquel cette cale est destinée : résistance mécanique et aux chocs élevée, résistance thermique pour une plage de température étendue (- 40 à + 600C), légèreté, etc... La semelle 1 présente en saillie, et en prolongement de la paroi extrême 4 au moins une règlette 5 conformée complémentairement aux creux du plancher cannelé 6 inférieur ou supérieur du wagon. Lorsqu'un véhicule automobile est positionné sur ce plancher et que quatre cales sont mises en place contre les pneumatiques de ce véhicule, les semelles desdites cales reposent sur les crêtes dudit plancher et leurs réglettes 5 s'appuient contre les flancs correspondants des cannelures pour supporter les sollicitations antEro-postérieures transmises par ces pneumatiques. La semelle 1 présente également en saillie une autre réglette 7 mais dirigée vers le haut et située à proximité de la précédente 5. Cette règlette 7 est destinée à consti tuer un organe d'appui pour l'extrémité libre d'une lame ressort définie ci-après. La semelle 1 délimite enfin, grâce à une protubérance 8, une gorge transversale 9 sensiblement concentrique à une tige 10 formant axe de pivotement pour un support 11. La tige 10 est amovible, ses extrémifés étant engagées dans des trous 12 des flasques 2, 3 et maintenues en place par des rondelles 13 et des goupilles 14. Le support 11 comprend un montant 15 solidaire d'un arrêtoir conformé complémentairement à la section transversale du plus gros boudin de pneumatique et pouvant être, soit rapporté et fixé sur ce montant, soit venue de formage avec celui-ci. Les joues latérales extérieures 16, 17 de l'arrêtoir sont destinées à coopérer avec les flancs du pneumatique correspondant afin de supporter les sollicitations transversales du véhicule. Le montant 15 est prolongé, en haut, par une aile inclinée 18 formant poignée et susceptible de coopérer avec l'autre poignée 4. I1 est relié, en bas, par un arrondi 19, à une lame ressort 20. L'arrondi 19 entoure partiellement l'axe 10 et est logé dans la gorge 9 de la semelle 1. Le support 11 peut donc pivoter librement. La lame 20 s'étend en porte à faux, depuis l'axe 10 jusqu'à la règlette d'appui 7 sur laquelle son extrémité libre repose. La lame ressort 20 est déformable élastiquement et supporte par conséquent les sollicitations antéro-postérieures du pneumatique qui lui sont transmises par l'arrêtoir (16, 17) et le montant 15 ; au cours de cette déformation, le support 11 pivote, depuis la position de repos représentée sur la Fig. 2, vers l'arrière dans le sens de la flèche F et peut se coucher presque complètement si le choc est très violent. Bien entendu, il y a avantage à ce que la lame ressort 20 soit du type à flexibilité variable. Plusieurs moyens peuvent être mis en oeuvre à cet effet et, en particulier ceux qui concernent sa structure, sa conformation longitudinale.. Cependant, il semble préférable de faire décroître la section de la lame 20 depuis l'axe 10 jusqu'à l'extrémité libre. Dans l'exemple représente, la largeur de la lame est constante et son épaisseur diminue ; mais, il est également possible de faire varier la largeur en maintenant l'épaisseur constante ou de faire varier concomitamment et de façon judicieuse, ces deux paramètres. I1 est bien évident que le montant 15 et/ou l'arrondi 19 peuvent-participer à la déformation élastique grâce à laquelle le véhicule automobile peut rester en place sur le plancher du wagon et ne subir aucun dommage, même lorsque ce wagon subit des chocs. Le pivotement du support 11, depuis la position de repos représentée sur la Fig. 2, vers l'avant dans le sens de la flèche F.1 est limité. A cet effet, le montant 15 est relié à l'arrondi 19 par une avancée 21 formant butée et susceptible de coopérer avec la protubérance 8 de la semelle pour définir la position extrême antérieure dudit support. Le deuxième ensemble 15 à 21 est, comme le premier, fabriqué en un polyester armé de fibres de verre ou en tout au autre matière plastique à structure fibreuse ayant les qualités requises précitées ; toutefois, en ce qui concerne plus spécialement et au moins la lame ressort 20, le matériau est structuré de façon à possèder des propriétés élastiques appropriées aux conditions de travail de la cale. Bien entendu, cette structuration particulière peut être limitée à la lame ressort ou étendue à l'ensemble du support 11 de façon que celui-ci soit apte à se déformer élastiquement à tout endroit et notamment, en plus de la lame 20, aux joues latérales 16, 17 de l'arrêtoir. L'invention n'est pas limitée à la forme de réalisation représentée et décrite en détail, car diverses modifications peuvent y être apportées sans sortir de son cadre. La cale, objet de l'invention, est applicable à l'immobilisation d'un véhicule automobile sur le plancher d'une plateforme mouvante, plus spécialement d'un transporteur et en particulier d'un wagon de chemin de fer. REVENDICATIONS 1. - Cale pour immobiliser un véhicule automobile sur un plancher cannelé de wagon de transport, cette cale comprenant une semelle conformée, sur une partie au moins de son étendue, complémentairement aux cannelures du plancher, un arrêtoir monté pivotant autour d'un axe sensiblement horizon tal relativement à la semelle et épousant sensiblement la forme d'un secteur de pneumatique au-dessus du niveau du sol et un dispositif élastique amortisseur prenant appui sur cette semelle pour coopérer dans la direction antéro-postérieure avec l'arrêtoir, caractérisée - en ce que le dispositif élastique comporte une lame ressort sensiblement horizontale s'étendant en porte à faux depuis l'axe de pivotement de l'arrêtoir jusqu'à un organe saillant d'appui de la semelle sur lequel elle repose, cette lame ressort formant un support pour l'arrêtoir et étant solidaire à cet effet d'un montant auquel ledit arrêtoir est fixé, - et en ce qu'au moins la lame ressort est constituée par une matière plastique telle qu'un polyester, armée de fibres. 2. - Cale selon la revendication 1, caractériséeen ce que la section de la lame ressort est décroissante de l'axe de pivotement vers l'extrémité libre de cette lame. 3. - Cale selon la revendication 1, caractériséeen ce que la largeur de la lame ressort étant sensiblement constante, l'épaisseur de ladite lame diminue de l'axe vers l'extrémité. 4. - Cale selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que le support est, de même que la semelle, monolithique et constitué par une matière plastique armée de Libres et en ce que l'arrondi d'angle reliant le montant à la lame est interposé librement entre une gorge de la semelle et une tige amovible formant l'axe de pivotement qu'il enveloppe partiellement, le montant pouvant alors participer avec la lame à la déformation élastique.