LapréSente invention concerne des dentifrices0 La demanderesse a découvert que lorsque des potes dentifrices comprenant du chloroforme et un xérogel de silice ou un aérogel-de silice viennent au contact de l'aluminium comme dans le cas d'une psate contenue dans un tube d'aluminium non protégé, elles peuvent provoquer la corrosion de l'aluminium et que l'incorporation à de telles pâtes dentifrices d'un composé oxygéné du phosphore capable de donner des ions contenant du phosphore inhibe cette corrosion0 le chloroforme est utilisé depuis longtemps comme constituant des putes dentifrices en raison de ses effets aromatiques intéressants : il accentue le caractère pénétrant d'autres agents aromatisants, tend à accentuer la perception initiale de l'arôme et exerce un effet édulcorant.On trouve couramment dans le commerce différentes pates dentifrices contenant du chloroforme, Toutefois, l'incorporation du chloroforme à une pate dentifrice suscite diverses difficultés. Une difficulté importante est l'action corrosive du chloroforme sur les tubes d'aluminium non protégé contenant la pâte dentifrice. On suppose que cette action corrosive résulte de la décomposition du chloroforme avec dégagement d'acide chlorhydrique. L'attaque du tube débute habituellement dans la partie sertie du tube, à l'endroit où le métal a été soumis à des contraintes et des déformations par pliage et percussion lors du sertissage.Parfois, la corrosion s' accompagne d'un dégagement d'hydrogène dans le tube qui prend alors un aspect soufflé et, parfois, de la destruction du métal au point qu'il s' forme des cigares. Une autre difficulté importante est l'appari tion d'un arôme, d'une odeur et d'une coloration peu satisfaisants dans les pattes dentifrices contenant du chloroforme emballées dans des tubes en aluminium non protégé. Les agents aromatisants, comme la cannelle, peuvent se détériorer et des ar8mes et odeurs désagréables peuvent apparaStreO La coloration subit des altérations qui sont particulièrement notables dans le cas des colorants susceptibles autre réduits, comme le rouge nO 2 pour aliments, médicaments et cosmétiques.On suppose que ces altérations indésirables sont dues à une réduction des ;a aromatisantes et colorantes par lthydrogène que dégage le chloroforme en attaquant le tube d'aluminium ou par l'acide chlorhydrique ainsi formé. Jusqu'à présent, on a appliqué diverses techniques pour résoudre les problèmes que suscitent les potes dentifrices contenant du chloroforme emballées dans des tubes en aluminium0 Par exemple, on a préparé des pâtes dentifrices à la craie ne contenant qu'une faible proportion d'eau afin d'in hiber les réactions de dé dégradation entratnant la décomposition du chloroforme accompagnée du dégagement d'un acide. On a aussi essayé de protéger le tube d'aluminium au moyen d'un vernis ou d'une résine résistant au chloroforme, comme un polymère phénoxy-époxy. Ces enduits ou revêtements n'assurent toutefois qu'une protection incertaine.Le chloroforme peut finalement dissoudre le revêtement ou le traverser par diffusion, au moins en partie, et exposer ainsi la surface de l'aluminium à une attaque, Un autre inconvénient est que ce rev8tement eêt onéreux à appliquer et peut présenter des imperfections.Des expériences exécutées sur ces revêtements ont montré que les tubes d'aluminium sont attaqués à l'endroit des imperfections et que des tubes exempts de tels revêtements résistent mieux que les tubes portant un revêtement imparfait à l'action des pâtes dentifrices contenant du chloroforme0 Bien qu'il soit connu d'incorporer certains orthophosphates hydrosolubles aux pâtes dentifrices, il n'a jamais été reconnu, à la connaissance de la demanderesse, que le caractère corrosif des pates dentifrices contenant un gel de silice et du chloroforme peut autre atténué par l'incorporation à ces potes dentifrices d'un composé oxygéné hydrosoluble du phosphore capable de donner des ions contenant du phosphore. hux fins de l'invention le terme "non proté gé qui qualifie des tubes en aluminium destinés à loger et distribuer des potes dentifrices se rapporte à la face interne non revêtue des tubes, qui ne comporte pas de couche d'arrêt entre la paroi du tube et la pate dentifrice, et ce terme couvre les tubes imparfaitement vernis dans lesquels le revgtement de vernis comporte des trous qui sont habituellement des piqûres démasquant de petites parties du métal sur une surface corres pondant, ou dans lesquels le reveAtement peut lui-même titre attaqué par les produits de décomposition du chloroforme. Les agents de nettoyage et de polissage préférés des pâtes dentifrices que concerne l'invention sont des xérogels de silice. L'utilisation des xérogels de silice à cette fin est décrite dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n 3 538 230. Les xérogels de silice sont vendus notamment par la société Davison Chemical Division of W.R. Grace & Co. sous les noms de Syloid, par exemple Syloid 63 et Syloid 74. Les putes dentifrices de l'invention comprennent de préférence un xérogel de silice comme unique ou principal abrasif. Les pttes dentifrices de l'invention peuvent comprendre un aérogel de silice comme épaississant0 Un produit utile est celui vendu sous le nom de Syloid 244 également mentionné dans le brevet précité. Les xérogels de silice forment habituellement environ 5 à 50 * du poids des pâtes dentifrices de l'invention. Les aérogels de silice peuvent former jusqu'à environ 20 * en poids, habituellement environ 2 à 15 * en poids, de ces putes dentifrices. Les pâtes dentifrices de l'invention contiennent habituellement des épaississants compatibles, comme la gomme garaya, la gomme adragante, 1' amidon, la carboxyméthylcellulose sodique, la mousse d'Irlande, la gomme arabique, la carboxyméthylhydroxyéthylcellulose sodique ou la polyvinylpyr rolidone. Quand ces épaississants sont incorporés, leur proportion est habituellement comprise entre environ 0,1 et 3 * et de préférence -entre environ 0,2 et 1,5 *. Un autre gélifiant approprié est un silicate minéral synthétique complexe argileux de formule (Si8Mg5,1Li0,6H7,6O24)0,6-Na0,6+. Cette argile a une constitution semblable à l'hectorite, mais est sensiblement exempte du quartz et de la dolomite qui contaminent l'hectoriteO Diverses qualités de cette argile synthétique sont vendues sous le nom de Laponite et en particulier de Laponite CP et Saponite SPO Cette argile gélifiante est de préférence prise en des quantités de 0,5 à 5 % du poids de la pâte dentifrice. Les agents humectants sont désirables dans les pates dentifrices, Ce sont habituellement des composés comme le glycérol, le propylène glycol, le sorbitol, le polyéthylène glycol 400 et d'autres alcools polyhydroxylés et leur quantité peut s'échelonner jusqu'à environ 80 % en poids dans la compo sitionO Habituellement les pâtes dentifrices de l1in- vention contiennent aussi environ 1 à 3 * en poids d'un détergent, par exemple du laurylsulfate de sodium ou dru lauroylsarcosinate de sodium.Elles peuvent comprendre aussi une'quantité mineure d'un agent édulcorant (comme la saccharine soluble), d'un agent aromatisant (comme l'essence de menthe verte, l'essence de menthe poivrée ou l'essence de wintergreen),d'un agent fluoré (comme le fluorure de sodium, le fluorure stanneux ou le monofluorophosphate de sodium), d'un agent antibactérien / comme le 1,6-di-(p chlorophénylbiguanido)hexane ou l'un de ses sels d'addition avec un acide non toxique7, d'un agent de conservation (comme le benzoate de sodium), d'un tampon ou d'un colorant. Le polyéthylène glycol (poids moléculaire 1540) peut également titre incorporé à une pate dentifrice limpide de l'invention pour ac croRtre sa transparence.Les pâtes dentifrices peuvent comprendre aussi des substances exerçant un effet optique particulier, par exemple des particules colorées, des paillettes nacrées ou des particules iriséeso Le chloroforme est avantageusement incorpore en quantité d'environ 0,2 à 8 et de préférence d'environ 0,5 à 2 % en poids0 Les inhibiteurs de corrosion utilisés suivant l'invention sont les composés du phosphore oxygénés hydrosolubles précites, Ce sont des composés minéraux physiologiquement acceptables comme les orthophosphates, les phosphites, les-pyrophosphates acides et les phosphates d'aluminium comprenant un cation conférant la solubilité dans l'eau et qui, en présence d'eau, dégagent des ions contenant du phosphore0 Les cations conférant la solubilité dans l'eau sont notamment les cations de métaux ai- calins, comme les cations sodium et potassium, les cations ammonium et les cations ammonium substitué dans lesquels 1 à 4 des atomes d'hydrogène sont remplacés par des radicaux méthyle ou éthyle ainsi que les cations monoéthanolammonium, diéthanolammonium, triéthanolammonium et morpholinium, Le composé du phosphore est avantageusement pris en une quantité d'environ O,04 à 3 %9 de préférence d'environ 0,1 à 1 * sur une base pondérale. tes composés précités du phosphore peuvent être utilisés isolément ou en mélange, mais certains peuvent être plus acides ou alcalins qu'il n'est désirable, auquel cas le pH (déterminé par mesure sur une suspension de 1 partie en poids de la pflte dentifrice dans 3 parties en poids d'eau à 250C) peut être ajusté dans un intervalle voulu d'environ 5,5 à 8 et de préférence d'environ 6 à 7 à l'aide d'un alcali ou d'un acide quelconques qui ne sont pas toxiques aux concentras tions choisies Des acides et des alcalis appropriés sont par exemple, l'acide chlorhydrique, sulfurique, citrique, tartrique, malique et lactique et l'hydroxyde, le phosphate, le tripolyphosphate ou le pyrophosphate de sodium, de potassium ou d'ammonium.Les mélanges peuvent être amenés au pH requis au cours d'une opération distincte avant l'incorporation aux pâtes dentifrices, ou bien les divers inhibiteurs de corrosion du mélange peuvent être incorporés aux pâtes dentifrices avant l'ajustement du pH de ces dernières. Parmi les composés du phosphore convenant spécifiquement pour l'application de l'invention, il convient de citer les mélanges d'orthophosphates minéraux d'un pH d'environ 6 à 8, comme un mélange de 196 parties en poids de Na3P04. 12H20 avec 104 parties en poids d'acide phosphorique à 75 % de H3PO4, ce mélange ayant un pH d'environ 6,2 dans 9700 parties en poids d'eau, un mélange de proportions équimolaires de EH2P04 et de Na2HP04 ayant un pH d'environ 6,9 en solution aqueuse O,lM, les mélanges de H3P04 et de NaOH ayant un pH d'environ 6 à 8 en solution aqueuse O,lM, le phosphate double d'aluminium et de sodium, de formule Na3Âî(PO4)2, le pyrophosphate acide de sodium de formule Na2H2P207, le phosphite de sodium de formule NaHPO3.5H2O et les mélanges de NaH S 04 et de Na S 04 . Les recherches de la demanderesse ont fait ressortir que les tubes en aluminium non protégé utilisés dans l'industrie pour loger et distribuer les pattes dentifrices, même lorsqu'ils sont choisis dans le même lot de fabrication,ne sont pàs uniformes en ce qui concerne la sensibilité à la corrosion par les pâtes dentifrices contenant du chloroforme et un gel de silice. Au cours de certaines des expériences témoins exécutées pendant ces recherches les tubes non protégés remplis de la même patte dentifrice n'ont pas tous été sensibles à la corrosion, comme il ressort des exemples ci-après. Les composés du phosphore selon l'invention ne sont pas non plus efficaces pour chaque tube essaye. Néanmoins, l'application de l'invention permet de réduire beaucoup la fréquence des corrosions. Lors de l'examen d'un grand nombre de tubes, il est fréquent de constater une variation du degré de corrosion des tubes, mtme si tous les tubes sont remplis d'une pate dentifrice du m8me lote Suivant la présente invention, on met en évidence l'efficacité d'un composé du phosphore en remplissant des tubes en aluminium souples avec les pâtes dentifrices à essayer, puis en conservant ces tubes remplis à diverses tempé et ratures et pendant différentes durées,/ en examinant ensuite les tubes pour déceler ltexistence de la corrosion et des altérations d8'odeur et de couleur, La corrosion se manifeste de différentes façons Au stade initial, elle se traduit par des taches blanches sur la face intérieure du tube.A mesure que la corrosion progresse, elle se manifeste par la formation d'une surface blanche rugueuse qui n'a plus de texture lisse. Dans les cas extrêmes, l'aluminium est percé et souvent des altérations d'odeur et de couleur sont perceptibles au fond du tube, à l'endroit du se tissage0 En majeure partie, la corrosion débute dans la partie du tube qui est sertie et où le métal a été fortement déformé pendant le sertissage. La raison pour laquelle les pates dentifrices au chloroforme ne peuvent pas provoquer la corrosion dans chaque cas de contact avec de l'aluminium non protégé n'est pas parfaitement élucidée, mais la demanderesse est portée à croire qu'il existe une relation avec la structure cristalline, les impuretés présentes dans le métal et sans aucun doute d'autres facteurs non apparents L'observation que la corrosion est la plus importante dans la partie sertie des tubes suggère que le travail que le métal a subi est un facteur de la corrosion. L*invention est encore illustrée par les exemples non limitatifs suivants dans lesquels les pourcentages s'entendent en poids sauf indication contraire. Exemple 1 Le présent exemple illustre l'aptitude d'un orthophosphate hydrosoluble à inhiber la corrosion de tubes d'aluminium par une pate dentifrice transparente qui contient du chloroforme et renferme un xérogel de silice comme agent de nettoyage Pâte dentifrice Constituants (%) A B Xérogel de silice (Syloid 63) 14,000 14,000 Âérogel de silice (Syloid 244) 8,000 8,000 Sorbitol (solution aqueuse à 70%) 47,448 47,097 Glycérol 15,335 15,335 Polyéttylène glycol (PM 1540) 5,000 5,000 Carboxyméthylcellulose sodique 0,300 0,300 Saccharine 0,200 0,200 Benzoate de sodium 0,081 0,081 Butylhydroxyanisole (à 25 % dans le propyline glycol) - 0,200 Colorants (rouges) 0,536 0,387 Aromatisant, type cannelle 1,250 1,250 2,2@-méthylène-bis-(3,4,6-trichloro- phénol) 0,050 0,050 Chloroforme 0,800 , 0,800 Laurylsulfate de sodium (solution à 21* dans le glycérol) 7,000 7,000 Na3PO40l2H2O (a) néant 0,196 Acide phosphorique à 75 * (a) néant 0,104 100,000 100,000 (a) apporte l'équivalent de 0,0867 % de NaH2PO4, et de 0,0843% de Na P 4 e On conserye pendant 1 mois à 600C des tubes non protégés remplis des putes dentifrices A et B.La pâte dentifrice A, c'est-à-dire celle exempte de phosphate, corrode sensiblement les tubes dans les conditions de conservation in diquées, comme le montre l'apparition de la rugosité, l'altération de coloration et, parfois, la perforation du tube, tandis qu'avec la patte dentifrice 3 contenant l'orthophosphate, on ne constate aucun indice de corrosion des tubes pendant la même conservation, comme le montre l'examen visuel. Les tubes en contact avec la patte dentifrice B conservent, même dans la région sertie, un aspect luisant et propre. Exemple 2 L'orthophosphate servant d'inhibiteur dans la pâte dentifrice B de l'exemple 1 est efficace dans un certain intervalle de proportions comme le montre le tableau suivant. TABLEAU Pourcentage Résultat de 11 examen visuel (25 tubes de 8,5 g de phospha- conservés à 520 C) te 1 mois 2 mois (a) néant 2 tubes-faible corrosion 4 tubes-très légère en surface corrosion 2 tubes-légère piqûre du métal 5 tubes-légère corro sion en surface 2 tùbes-corrosion en surface légère à modérée (b) 0,0855 pas de corrosion 1 tube-très légère cor rosion en surface (c) 0,171 pas de corrosion 1 tube-très légère corrosion en surface (d) 0,285 pas de corrosion: 1 tube-légère corrosion en surface (a) Pâte dentifrice A de l'exemple 1 (b) soit l'équivalent de 0,0434 % de NaH2P04 et de 0,421 * de Na2HPO4 (c) soit l'équivalent de 0,0867 * de NaH2PO4 et de 0,0843 * de Na2HPO4 (d) soit l'équivalent de 0,1445 * de NaH2P04 et de 0,1405 % de Na2HPO4 Les mélanges (b), (c) et (d) s'obtiennent en ajoutant à la pâte dentifrice un mélange de Na3P04.12Ea0 et d'acide phosphorique à 75 * dans un rapport de 196 parties en pois pour 104 parties en poids respectivement. On introduit les pates dentifrices ci-dessus dans des tubes en aluminium non protégé d'une capacité de 8,5 g qu'on conserve à 52 Co On prend 25 tubes pour chaque produit. Après un mois et après deux mois, on vide les tubes et on les examine pour établir l'existence de la corrosion, surtout dans la région sertie.Les résultats sont donnés dans le tableau précédent On peut en conclure qu'en l'absence du phosphate ajouté, une certaine corrosion se manifeste après un mois de conservation à 520C, tandis qu'après deux mois à cette température, l'attaque des tubes est sensible à divers degrés pour à peu près la moitié des tubes observés. I1 convient de noter aussi qu'une addition de 0,0855 * à 0,285 % de phosphate de sodium inhibe totalement la corrosion après un mois à 520C et ne permet qu'une corrosion minimale après deux mois, Par conséquent, l'addition du phosphate de sodium aux pâtes dentifrices contenant du chloroforme est extremement efficace pour empocher l'attaque des tubes d'aaluminium contenant les pâtes. La demanderesse a découvert que la nécessité d'une protection contre l'attaque est influencée non seulement par les propriétés du tube en aluminium, mais aussi par le ou les agents aromatisants de la p te dentifrice, à l'exclusion du chloroforme. Ainsi, il a été découvert que l'effet corrosif des pâtes dentifrices au chloroforme du type ci-dessus est beaucoup plus marqué lorsqu'elles sont parfumées à la menthe. Dans le cas d'une pâte dentifrice. parfumée à la menthe, il est recommandable d'incorporer davantage de phosphate pour assurer une protection maxima le. Habituellement, une quantité de 0,10 % de phosphate de sodium convient0 Les exemples 4 et 6 donnent les résultats d'expériences dans lesquelles on a préparé des pâtes dentifrices parfumées à la menthe et exemptes de phosphate ou contenant 0,171 * de phosphates de sodium. Le pH de la pâte dentifrice est de 6,1. Exemple 3 Le phosphite de sodium, le phosphate double de sodium et d'aluminium et le dihydrogénopyrophosphate de disodium se sont révélés efficaces pour atténuer la corrosion conformément à l'invention pour les valeurs du pH indiquées ci-après. On utilise ces inhibiteurs en remplacement du phosphate dans la pâte dentifrice B de l'exemple 1. 0,3 % d'inhibiteur pH après Corrosion en surface après conser- 2 mois à 520C.(Les valeurs in vation diquées sont les nombres de tubes tubes pour 12 tubes essayés) Pas de cor- Corro----Corrosion rosion sion s faible faible à modérée Phosphate de sodium- 6,1 8 2 2 Phosphate double de 5,65 12 0 O sodium et d'aluminium Pyrophosphate acide de sodium 6,3 12 o o Exemple 4 La présente expérience illustre aussi l'effet avan tageux d'un orthophosphate pour l'inhibition de la corrosion dans une pte dentifrice contenant du chloroforme. On prépare les pâtes dentifrices ciaprès. Constituants, * Pâte dentifrice À B Xérogel de silice (Syloid 63) 14,000 14,000 Aérogel,de silice (Sy2oid 244) 89500 8,500 Sorbitol (solution aqueuse à 70 %) 46,893 47,102 Glycérol 15,158 15,224 Carboxyméthylcellulose sodique 0,296 0,298 Saccharine 0,198 0,198 Benzoate de sodium 0,080 0,080 Polyéthylène glycol (PM 1540) 4,943 4,965 Acide phosphorique à 75 * (a) 0,104 Na3P04.12H20 (a) 0,196 Chlorophylline 0,004 0,004 Eau 0,528 0,529 Aromatisant, type menthe 1,250 1,250 Hexachlorophène 0,050 0,050 Chloroforme 0,800" 0,860 Mélange de 21 % de dodécylsulfate de sodium et de 79 % de glycérol 7,000 7,000 100,000 100,000 (a) soit l'équivalent de 0,0867 % de NaH2P04 et de 0,0843 % de Na2HP04 On place les deux putes dentifrices dans des tubes d'une capacité de 35 g, en aluminium non protégé ou protégé par du vernis, puis on conserve les tubes dans les conditions ciaprès. 4 semaines à environ 250C, 520C et 600C et cycles de 52 à 520C, 3 mois à environ 250(=, 400C et 520C. 12 mois à environ 250C. Au terme de-chaque durée de conservation, on détermine la corrosion éventuelle dans trois tubes pour chaque produit et chaque condition de conservation. Les résultats de l'examen sont les suivants. À l'examen, aucun des tubes essayés dans les conditions précisées ne manifeste de corrosion, sauf à la température la plus élevée et pour la plus longue période d'essai ce qui indique que la corrosion par les pâtes dentifrices contenant un gel de silice et du chloroforme n V est pas nécessairement rapide. Aux températures de conservation plus élevées, c'est-à-dire de 52 et 600C, les tubes contenant les deux pâtes dentifrices présentent des régions opaques blanches dans toute la surface du tube. Ces régions sont considérées comme représentatives d'une corrosion ou d'un début de corrosion. Les ré gions opaques blanches sont plus abondantes dans les tubes contenant la pate dentifrice B sans phosphate. La tendance à la corrosion en l'absence d'inhiber teur est évidente aussi dans l'essai de conservation pendant 1 an à la température ambiante. On ne constate pas de corrosion ni région opaque blanche dans les tubes non protégés contenant la patte dentifrice À au phosphate, alors qu'une légère corrosion est observée dans l'un des trois tubes non protégés contenant la piste dentifrice B sans phosphate. Exemple 5 Le présent exemple illustre encore l'efficacité des phosphates pour atténuer la corrosiondes tubes d'aluminium non protégé dans lesquels est logée une pâte dentifrice contenant du chloroforme et un gel de silice. On prépare trois pattes dentifrices ayant les compositions suivantes : Pâtes dentifrices Constituants (%) A B C Xérogel de silice (Syloid 63) 14,000 14,000 14,000 Aérogel de silice (Syloid 244) 8,250 8,250 8,250 Sorbitol (solution aqueuse à 70 %) 47,259 47,177 47,201 Glycérol 15,274 15,247 15,255 Carboxyméthylcellulose sodique 0,299 0,300 0,299 Saccharine 0,200 0,199 0,199 Benzoate de sodium 0,080 0,080 0,080 Polyéthylène glycol (PM 1540) 4,985 4,976 4,979 NaH2P04 néant 0,029 0,0867 Na2HP04 néant 0,028 0,0843 Colorant rouge, solution à 2 * 0,2015 0,168 néant Carmin ttBtt en solution néant 0,075 0,150 Colorant rouge, en solution à 1* néant néant 0,03+ Colorant jaune, en solution à 1,4 % 0,100 0,105 0,085 Aromatisant, type cannelle 1,250 1,250 1,250 Chloroforme 0,800 0,800 0,800 Mélange de 21 % de dodécylsulfate de sodium et de 79 * de glycérol 7,000 7,000 7,000 Eau 0,3015 0,316 0,247 100,0000 100,000 100,000 On introduit les pâtes dentifrices dans des tubes en aluminium non protégé et on conserve les tubes pendant 3 mois à 40 C et à 520C, après quoi on les examine. On trouvera ciaprès la description de l'aspect de la surface des tubes en contact avec les putes dentifrices. 3 mois à 40 C Pâte dentifrice À (sans phos phates) faible corrosion dans la région sertie de 3 tubes sur 6, piqûres dans l'un de ces tubes, 3 autres tubes étant exempts de corrosion PAte dentifrice B (avec 0,057 * de phosphates au total) très faible corrosion dans 4 tubes, faible corrosion de la région sertie de 2 tubes Pâte dentifrice C (avec 0,171* de phosphates au total) pas de corrosion dans les 6 tubes qui sont propres et brillants. 3 mois à 52 C Pâte dentifrice A (sans phos phates) faible corrosion dans 3 tubes sur 10, 2 tubes piqués, 1 tube avec une perforation d'un diamètre de 1,6 mm et 4 tubes avec une très légère corrosion dans la région sertie Pâte dentifrice B (avec 0,057* de phosphates au total) 6 tubes sur 8 présentent une corrosion nulle ou faible dans la région sertie et 2 tubes manifestent une légère attaque dans la région sertie PAte dentifrice C (avec 0,171% de phosphates au total) 2 tubes sur 10 manifestent une légère corrosion dans la région sertie, 2 tubes ont une corrosion très faible dans la région sertie et 6 tubes manifestent une corrosion nulle ou peu perceptible On peut conclure de ces observations que le phosphate diminue beaucoup la corrosion exercée sur la surface non protégée de tubes en aluminium par les putes dentifrices à base d'un gel de silice contenant du chloroforme. Exemple 6 Le présent exemple illustre comment un orthophosphate inhibe la corrosion exercée par une pâte dertifrice parfumée à la menthe et contenant de la chloroptylline. On prépare deux pâtes dentifrices ayant la composition ci-après Pâtes dentifrices Constituants (*) A B lérogel de silice (Syloid 63) 14,000 14,000 Âérogel de silice (Syloid 244) 8,000 8,000 Sorbitol (solution aqueuse à 70*) 47,483 47,065 Glycérol 15,346 15,346 Carboxyméthylcellulose sodique 0,300 0,300 Saccharine 0,200 0,200 Benzoate de sodium 0,081 0,081 Polyéthylène glycol (PM 1540) 5,004 5,004 NaH2PO4 néant 0,0867 Na2HP04 néant 0,0843 Chlorophylline 0,536 0,536 Aromatisant, type menthe 1,250 1,250 Chloroforme 0,800 0,800 Mélange de 21% de dodécylsulfate de 7,000 7,000 sodium et de 79% de glycérol neant 7,000 Eau néant 0.247 On introduit ces pâtes dentifrices dans des tubes en aluminium non protegé qu'on conserve dans les conditions suivantes. 1. un mois à 60 C 2. un mois avec cycles, à savoir 5 jours avec séjour de 8 heures à 60 et de 16 heures à environ 250C puis 2 jours à 600C. 3. trois mois à 520C. On examine les tubes après chaque période d'essai. Les surfaces des tubes au contact des pâtes dentifrices donnent lieu aux observations suivantes 1 mois à 600C Pate dentifrice A (sans phosphate) faible dépôt ressemblant à une attaque dans la région sertie de 2 tubes sur 4 tubes examinés ; les 2 autres tubes ne sont pas corrodés. PAte dentifrice B (0,171 % de phosphates au total) les 4 tubes sont propres et brillants 1 mois de cycle 600C/250C Pâte dentifrice A (sans phosphate) 1 tube sur les 4 tubes examinés présente des signes de corrosion dans la région sertie et les 3 autres ne sont pas corrodés Patate dentifrice B (0,171 * de pas de corrosion. phosphate au total) Les tubes utilisés pour les expériences sont représentatifs des tubes manifestant une sensibilité relativement faible à la corrosion par le chloroforme et ses produits de décomposition. Néanmoins, dans l'ensemble, la faible tendance à la corrosion est totalement inhibée par l'addition de phosphates. L'aptitude des composés du phosphore à inhiber la corrosion exercée par les pâtes dentifrices contenant un gel de silice et du chloroforme est surprenante du fait que des recherches antérieures de la demanderesse ont fait ressortir que l'aluminium est corrodé par les pâtes dentifrices contenant du chloforme malgré la présence d'orthophosphates dans ces pattes dentifrices (demande de brevet aux Pays-Bas 71.04942). REVEND I C AT IONS 1. Procédé pour inhiber la corrosion d'un tube à pâte dentifrice en aluminium sous l'effet d'une pâte dentifrice ayant un pH d'environ 5,5 à 8 et contenant un xérogel de silice ou un aérogel de silice et du chloroforme, ce procédé étant caractérisé par le fait qu'on incorpore à la pâte dentifrice un composé oxygfiné mrnssral hydrosoluble duphosphore donnant des ions contenant du phosphore. 2o Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que le composé hydrosoluble du phosphore est incorporé à raison de 0,04 à 3 % du poids de la pâte dentifrice. 3. Procédé suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé par le fait que le composé hydrosoluble du phosphore est un sel de métal alcalin, d'ammonium ou d'ammonium substitué. 4. Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé par le fait que le composé hydrosoluble du phosphore est un orthophosphate, un phosphite, un phosphate double de métal alcalin et d'aluminium ou un pyrophosphate. 5. Procédé suivant la revendication 4, caractérisé par le fait que le composé hydrosoluble du phosphore est le phosphate double de sodium et d'aluminium. 6 Procédé suivant la revendication 4, caractérisé par le fait que le composé hydrosoluble du phosphore est le dihydrogénopyrophosphate de di sodium. 7. Procédé suivant la revendication 4, caractérisé par le fait que le composé hydrosoluble du phosphore est un mélange d'orthophosphates. 80 Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la ptte dentifrice contient 0,2 à 8 % en poids de chloroforme. 9. Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la pAte dentifrice contient 5 à 30% en poids d'un xérogel de silice. 10. Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la ptte dentifrice contient un xérogel de silice comme unique abrasif. 11. Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la ptte dentifrice est contenue dans un tube en aluminium non protégé.