La présente invention se rapporte à un procédé pour lier ensemble par recouvrement et par coutures locales, une feuille de matière et un filet. Bien que ce procédé puisse être utilisé dans de nombreux domaines de la technique, il est particulière- ment intéressant pour la fabrication des feuilles ou des revêtements de camouflage destinés à cacher les véhicules, les personnes, les travaux, etc... de façon à ce qu'on ne puisse pas les distinguer du milieu qui les entoure, On connaît bien les toiles de camouflage qui sont fabriquées à partir de feuilles de protection compor- tant des taches de couleur et prévues pour cacher l'objet qu'elles recouvrent. On obtient une amélioration de telles toiles de camouflage en utilisant une matière de support de poids léger constituéed'un filet à larges mailles,sur laquelle on applique une feuille plus légère comportant souvent des trous ou des échancrures, ce qui permet d'obtenir les avantages d'une réduction en poids appréciable et un meilleur camouflage dû aux parties élevées et ondulées de la matière lorsque la feuille est appliquée sur des surfaces irrégulières. Actuellement, ces feuilles sont fabriquées par soudure à chaud d'une feuille de matière plastique, par exemple une feuille de PVC qui est teintée convenablement en plusieurs endroits et trouée à l'avance, sur une matière de support consti- tuée d'un filet recouvert d'une matière plastique à grandes mailles, par exemple d'un filet revêtu de PVC, Le principal inconvénient de cette feuille de camouflage est dû à la faible résistance du PVC aux agents atmosphé- riques, en particulier à l'exposition aux rayons solaires qui produisent souvent un ramollissement de la matière avec formation indésirable de collage, de déchirures,etc.. qui raccourcissent la durée et diminuent l'efficacité de la feuille de camouflage. On a 5galement proposé de lier la feuille de matière de camouflage et le filet au moyen de coutures locales sur les cordons des mailles,mnais une telle solution, bien que souhaitable, entraîne un prix de revient élevé puisque les coutures nécessaires doivent être faites à la main au moyen de machines spéciales que l'on utilise pour faire des coutures seulement dans des zones en nombre limité. En plus du fait qu'elle empêche une production massive automatique due à l'irrégularité inévitable des modèles de couture, la feuille de camou- flage ainsi fabriquée est de faible qualité et elle présente en outre une faible résistance inégale, puisque les coutures ne sont pas réparties de façon uniforme. En outre,les frais-élevés de production tendent à réduire le nombre des points de couture en affectant la qualité du produit. La présente invention a pour but de fournir un procédé entièrement automatique pour fabriquer les feuilles de camouflage indiquées ci-dessus, dans lesquel- les la feuille de matière de camouflage est piquée sur un filet sousjacent en un certain nombre de points qui peuvent être choisis et être variés à volonté, selon un modèle déterminé au préalable. L'invention a encore pour objet de fournir le procédé ci-dessus dans lequel une feuille de matière de camouflage trouée partiellement est cousue sur un filet sousjacent, moins large que la-matière-de-camouflage de façon à produire un effet tridimensionnel intéressant dû au froissement et à l'élévation de ce dernier lorsque la feuille de camouflage complète est appliquée surun objet ayant une forme irrégulière. L'invention a encore pour objet de fabriquer une feuille de camouflage en utilisant les procédés ci- dessus, sous la forme d'un ruban continu ayant une grande largeur, en alimentant simultanément deux ou plusieurs rouleaux de feuilles de camouflage placés de façon adjacente. Finalement, l'invention a encore pour objet de mettre en oeuvre le procédé et la fabrication du produit au moyen d'une machine de couture particulière telle que celle qui est connue sous le nom de "rARSIDE" qui est destinée à appliquer des coutures localement selon des modèles examinés au préalable. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui suit donnée en référence aux dessins annexés dans lesquels - la Figure 1 est une vue latérale et schémati- que d'un appareil permettant la mise en oeuvre du procédé selon l'invention; - la figure 2 est une vue de face de la matière de camouflage en forme de rouleau et du filet alimentant l'appareil - les figures 3 à 5 représentent plusieurs modèles de points de couture préférés effectués selon l'invention. 2. En se reportant aux figures 1 et 2, on observe une machine à coudre 1 alimentée par une matière en forme de filet 2 dérouleà partir d'un rouleau 3 et d'une feuille de matière de camouflage 4 déroulée à par- tir d'un rouleau 5 et recouvrant le filet avant le poste de couture, représenté schématiquement par une barre porte-aiguilles 7. Le procédé conforme à l'invention est mis en oeuvre de préférence en utilisant une machine à coudre dotée d'un dispositif de commande de couture électronique sans came, tel que celui décrit dans la demande de brevet français no 80 02796 déposé le 8 février 1981 et produit par la société italienne MECA S.n.c. sous le nom commer- cial de "FARSIDE". Le procédé peut toutefois être mis en oeuvre également au moyen de machines de couture d'autres types prévues pour effectuer localement des points de couture conformément à un modèle déterminé au préalable. Le produit neuf ainsi obtenu est dirigé vers un dispositif de rassemblement et stocké sous forme d'un ruban plié comme on peut le voir sur la gauche de la figure 1. Comme on peut mieux le voir sur la figure 2, le ruban de matière de filet 2 est plus large que le ruban de matière de camouflage 4,-De façon plus précise, comme la matière de camouflage est disponible sous forme de rouleaux de largeur limitée, le procédé de l'invention pré- voit un mode de réalisation dans lequel on utilise deux ou plusieurs rouleaux de matière de camouflage (par exemple, ayant chacun une largeur de 1,5 m) qui sont- montés côte à côte et déroulés de façon à être adjacents le long d'une ligne longitudinale 10. Indépendamment du nombre des rouleaux de matière de camouflage qui dépendent de la largeur désirée du produit final, la largeur totale de la matière de camouflage est plus étroite que le filet sousjacent. Le long du passage d'alimentation, un filet 2 ayant des dimensions transversales et longitu- dinales réelles dépendant du degré de la tension appliquée, est diminué graduellement suivant une, direction transver- sale. Etant donné les actions contraires de la traction longitudinale et des organes de guidage (non représentés), le filet,qui peut avoir une largeur de 3,4 m. au repos, est rétréci latéralement à la taille de la substance de camouflage aux postes de couture sous la barre porte- aiguilles 7. Une telle manière de procéder a pour effet de soulever quelque peu les cordes de filet ou les fils longitudinaux 8 mais maintient leurs positions relatives. De façon plus précise, lorsque l'on utilise deux rou- leaux de matière de camouflage comme représenté sur la figure 2, le rétrécissement presque complet se produit dans les parties latérales, de telle sorte que la zone ou la bande centrale de la ligne de jonction 10 entourant le filet entre les deux rouleaux de matière de camouflage conserve sa dimension inchangée et pratiquement égale à celle du filet appliqué sur une surface plate sans application d'aucune tension. La matière de camouflage 4 peut être une feuille de PVC ou d'une autre matière quelconque, elle peut être en plastique ou en tissu recouvert de matière plastique, cette matière n'ayant plus besoin d'être fondueà chaud sur le filet sousjacent. Pour la même rai- son, le filet peut être constitué d'une matière convena- ble quelconque telle que du nylon ou d'autres fils plas- tiques, d'autres fibres naturelles, etc.. La matière de camouflage est en outre partiel- lement trouée, c'est-à-dire découpée le long de plusieurs lignes non fermées, par-exemple le long d'arcs de circon- férence, comme indiqué en traits interrompus sur les figures 3 à 5. En outre, la matière de camouflage peut être, soit colorée uniformément avec une teinte différen- te sur chacune des surfaces ou teinte par zones avec deux ou plusieurs teintes différentes sur les deux surfaces. Dans le cas de deux colorations uniformes sur chacune des deux faces, l'effet de camouflage est obtenu par la levée des parties de matière due au trouage partiel lorsque la feuille est appliquée sur un objet à cacher, en particulier si celui-ci a des contours irréguliers. Cet effet tridimensionnel est dû au poids de la feuille qui étend le filet en écartant les mailles par rapport à la feuille de camouflage de recouvrement. Sur les figures 3 à 5, on a représenté quelques échantillons de coutures préférées n'ayant aucun caractère limitatif. Sur la figure 3, la référence P montre des points de coutures qui sont alignés transversalement et appliqués par une rangée d'aiguilles de la barre porte-aiguilles. Après la couture d'une rangée de points de couture P, appliquée simultanément pendant un arrêt des matières d'alimentation conformément à la technique de la couture, les matières sont entraînées à avancer d'une longueur déterminée au préalable qui est de préférence un multiple de la dimension longitudinale de la maille et à nouveau arrêtées, On applique encore des points Q transversalement alignés mais en quinconce par rapport aux points P, La rangée suivante des points est également du type P de façon à former des "zones de couture" de forme rhomboIdale ayant son grand axe transversalement par rapport à la direction du déplacement vers l'avant. Sur le côté droit- de la figure 3, sont représentés quelques exemples des points qui peuvent être appliqués sur la couture locale. On a représenté des points ayant une forme rectangulaire de différents pas et un point en zigzag. La hauteur H desdits points, par exemple l'étendue transversale du pointest de préférence supérieure à l'épaisseur des cordons de la maille afin de tenir compte d'un mauvais alignement possible des cordons longitudinaux 8 du filet et afin d'assurer dans tous les cas que la matière de camouflage est cousue sur le filet. Le fil F reliant un point au point suivant peut être découpé ou éliminé d'une autre façon ou être laissé en place puisque les points appliqués ne se relâcheront pas, même si la partie de fil F est tirée, Sur la figure 5, on a représenté un autre modèle de points pratiquement semblable à celui de la figure 3, mais ayant le grand axe aligné avec la direction longi- tudinale. Le modèle de points représenté sur la figure 4 est prévu pour former des zones carrées ou rectangulai- res et permettre l'établissement d'un programme plus simple pour la machine puisque les rangées de points P et Q ne sont pas en quinconce les unes par rapport aux autres et sont obtenues par le même procédé. Bien que l'invention ait été décrite en se réfé- rant à une machine particulière et pour un type bien défini de matière de camouflage et de filet, celle-ci n'est pas limitée au mode de réalisation illustré, ni au procédé de fabrication d'un produit convenable pour servir au camouflage, mais elle couvre toutes les modifi- cations et applications à la portée des spécialistes. -' 8485 REVENDICATIONS 1, Procédé pour lier ensemble par recouvrement au moyen de coutures locales, une feuille de matière 2 et une longueur de filet 4 en utilisant une machine de couture 1 automatique, pour des matières en feuille alimentées en continu sous forme de rubans à partir de rouleaux (3,5), caractérisé en ce qu'il comporte essen- tiellement les étapes suivantes a) fournir au moins un ruban continu de ladite matière en feuille et un ruban du filet en position de recou- vrement, la largeur totale de la matière en feuille étant plus étroite que la largeur du filet lorsqu'ils sont tendus; b) restreindre partiellement la largeur du filet par l'effet combiné d'une tension longitudinale et d'éléments de guidage qui rapproche au moins une partie des mailles jusqu'à ce que la largeur totale de la matière en feuille etla largeur des filets soient égales; *c) arrêter l'avance des matières et appliquer les coutu- res aux endroits déterminés au préalable, transversale- ment alignées et correspondant aux positions des cor- dons longitudinaux du filet, chacune des coutures s'étendant transversalement au moins sur une longueur égale à deux fois l'épaisseur des cordons longitudi- naux; d) répéter l'étape c) sur des parties successives des matières en feuille et du filet. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les coutures de l'étape c) sont appliquées dans des points qui sont alignés transversalement mais longitu- dinalement en quinconce. 3. Procédé selon l'une quelconque des revendi- cations 1 ou 2, caractérisé en ce que les rubans des matières en feuille sont deux, placés côte à côte et la dimension transversale de la maille étendue n'est pas réduite en un endroit adjacent & la bande sousjacente à la ligne de contact des deux rubans. 4, Un produit en forme de ruban formé par la liaison ensemble d'une feuille de matière et d'un filet par le procédé de la revendication 3. 5. Produit selon la revendication 4, en parti- culier pour la fabrication de feuilles de camouflage, caractérisé en ce que ladite substance en feuille est colorée uniformément en nuances différentes sur les deux surfaces et partiellement trouée sans détachement de la matière, de sorte que la feuille se froisse et se lève lorsqu'elle est appliquée sur une surface irrégulière en rendant des zones de surface visible sur les deux côtés. 6. Produit selon la revendication -5, caractéri- sé en ce que la matière en feuille est une feuille de matière plastique telle que du PVC et que le filet est en une matière plastique ou une matière recouverte de matière plastique. 7. Feuille de camouflage cousue sur un filet sousjacent par le procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3.