L'invention concerne un procédé de réalisation dtun plan de pose réglable pour un revêtement métallique, sous forme de plaques soudees, d'une enceinte en béton de grande dimension et le dispositif correspondant. Dans le cas d'eneeintes de grandes dimensions en béton telles que des piscines de réacteurs nucléaires, il est nécessaire de doubler les parois de beton par un revêtement en tôle métallique tel qu'un revêtement en tôle d'acier inoxydable, ce revêtement constituant la paroi interne de l'enceinte. Dans le cas d'une piscine de réacteur nucléaire, l'eau de la piscine est en contact avec le revêtement inoxydable recouvrant les parois de béton de la piscine, qutil stagisse des parois verticales ou du fond horizontal de cette piscine. Le revêtement métallique constitué par des tôles soudées est géneralement disposé à une certaine distance de la paroi en béton, parallèlement à cette paroi, sur un support constituant un plan de pose sur lequel les tales sont soudées le long de leur bord d'assemblage. Dans le cas des piscines de réacteurs nucleaires, on exige, indépendamment d'une très bonne étanchéité, une très bonne planéité du revêtement en même temps que le respect de caractéristiques dimensionnelles précises. Dans le cas des piscines de réacteur nucléaire à eau pressurisée, on exige une position de la paroi de béton définie à plus ou moins 20 mm près et une position de la tôle de revetement définie à plus ou moins 5 mm près. Dans ces conditions, pour assurer la position voulue du revêtement métallique par rapport à la paroi de béton, il est nécessaire d'avoir un plan de pose des tôles métalliques constituant le revêtement, règlable quant à sa position par rapport à la paroi de béton a revêtir. Dans ce but, on a déjà proposé des dispositifs de fixation réglables du revêtement métallique par rapport à la paroi de béton comportant des éléments noyés dans la paroi de béton et des éléments mécaniques venant en prise avec ces éléments fixés sur la paroi. De tels dispositifs supposent néanmoins l'utilisation de profiles speciaux à mettre en place avant coulée du béton. On a également proposé des dispositifs comportant des profiles ayant une aile dans le plan de pose et une aile oblique par rapport à ce plan, fixes à la surface de béton au moyen de pattes ayant une aile appliquée contre la surface de béton et fixée à cette surface par ancrage et une aile oblique par rapport à la surface de béton destinée à être fixée à l'aile oblique du profilé dont l'autre aile constitue le plan de pose. Par déplacement des profilés par rapport aux pattes de fixation le long de leurs surfaces obliques on obtient une possibilité de réglage du plan de pose par rappott à la paroi de béton. Cependant, ce dispositif suppose qu'avant la fixation des profilés sur les pattes par soudage, on ait fixé de façon provisoire les profilés sur les pattes de fixation pour pouvoir réaliser la soudure, ce qui necessite une opération intermédiaire augmentant le temps d'exécution. D'autre part il faut prévoir d'une part un ensemble de pattes de fixation profilées et d'autre part un ensemble de profilés comportant deux ailes perpendiculaires ou obliques l'une par rapport à l'autre, ce qui est plus coûteux en matériaux que l'utilisation de fers plats uniquement. Enfin, les dispositifs connus ne permettent pas d'effectuer un règlage de position des profilés dans la direction transversale. Le but de ltinvention est donc de proposer un procédé de réalisation d'un plan de pose réghble pour un revêtement métallique, sous forme de plaques soudées, dtune enceinte en béton de grande dimension qui soit économique aussi bien en ce qui concerne la main d'oeuvre que les matériaux utilisés. Dans ce but, le procédé selon ltinvention est caractérisé par le fait - qu'on ancre, à intervalles réguliers, dans la surface de béton à recouvrir, des chevilles comportant, suivant leur axe, un alésage intérieur taraudé sur une certaine longueur, les axes de ces chevilles étant sensiblement perpendiculaires à la paroi de béton, - qu'on fixe par vissage, dans l'alésage des chevilles, une tige filetée de longueur supérieure à la longueur de la partie taraudée de l'alésage venant en butée à l'extrémité de cette partie taraudée, - qu'on fixe par vissage sur l'extrémité des tiges filetées qui reste saillante par rapport à la surface de béton, des semelles d'appui comportant un alésage taraudé à leur partie centrale traversant toute la semelle d'appui, à une certaine hauteur réglable, sur les tiges filetées, ces semelles d'appui étant alors sensiblement prallèles à la paroi à recouvrir, - et qu'on fixe par soudage, sur les plaques d'appui, des lattes dont la face la plus éloignée de la plaque d'appui est senbiblement parallèle à la surface de béton pour la réalisation du plan de pose. On va maintenant décrire à titre d'exemple non limitatif, en se reportant aux figures jointes en annexe, un mode ide réalisation d'un plan de pose suivant l'invention. La figure 1 représente en coupe par un plan perpendiculaire à la surface de béton, un dispositif de fixation du plan de pose, dans le cas d'un espacement minimum entre le revêtement métallique et la paroi de béton, à l'intérieur des tolérances admises. La figure 2 représente le meAme dispositif de fixation du plan de pose du revêtement métallique dans le cas où la distance entre ce revttement métallique et la paroi d béton est maximum en fonction des tolérances admises. en coupe La figure 3 représente, dans une vue/ analogue à celle des figures 1 et 2, une variante d'exécution du plan de pose suivant l'invention. Pour effectuer la mise en place d'un dispositif de fixation tel que représenté aux figures I et 2, on commence par ancrer une cheville 2 a' à de la paroi de béton 1, par exemple unedheville trépan qui effectue elle-même la percée du béton dans laquelle elle vient se loger ou une cheville ayant une partie expansible venant se loger dans un trou percé préalablement dans la paroi de béton. La cheville 2 comporte un alésage intérieur 3 suivant la direction axiale de cette cheville, la partie supérieure 4 de cet alésage étant taraudé sur une certaine longueur. La partie-taraudée se termine par une collerette 5 pouvant servir de butée pour une pièce vissée dans l'alésage de la cheville. Après fixation de la cheville on vient visser dans la partie 4 de l'alésage de cette cheville une tige filetée 6 de façon que l'axe longitudinal de cette tige filetée soit confondu avec l'axe de l'alésage de la cheville. Cet axe 7 est pratiquement perpendiculaire à la surface du béton. L'extrémité inférieure de la tige filetée vient en butée contre la collerette 5 lorsque la mise en place par vissage de la tige filetée est terminée. On vient alors fixer à l'extrémité saillante au-dessus de la surface de béton I de la tige filetée, une plaque d'appui 8 comportant un alésage 9 taraudé à sa partie centrale. La semelle appui 8 est destinée à supporter une latte 10 sur laquelle seront fixées a' leur tout les tales de revêtement 11 et 12 en acier inoxydable. En fonction de l'épaisseur de la latte 10, on peut donc fixer la semelle d'appui 8 à la hauteur voulue sur la tige filetée 6 par rapport à la surface du béton en fonction des tolérances à respecter pour la position du revêtement métallique. Lorsque la mise en place de la semelle est terminée, on découpe la partie supérieure de la tige filetée dépassant la face supérieure de la semelle d'appui et l'on arase à la meule cette tige filetée jusqu'au niveau de la face supérieure de la semelle d'appui. On peut alors fixer la position de la semelle d'appui par rapport à la tige filetée soit par déformation localisée du filetage soit par un point de soudure. Lorsqu'on a réalisé la mise en place, le positionnement en hauteur et la fixation des semelles d'appui pour l'ensemble d'une paroi ou pour une partie de cette paroi, on effectue la mise en place du plan de pose constitué par des lattes permettant le soudage sur lattes des plaques de revêtement. Les plaques d'appui sont des pièces en acier ordinaire de largeur suffisante pour la fixation sur leur partie supérieure des lattes 10. Les lattes 10 SONT en acier inoxydable de la même nuance que les tôles de revêtement. Chacune des lattes 10 est rendue solidaire de ensemble des plaques d'appui sur lesquelles elle repose par deux soudures longitudinales 14 et 15. Les tolets de revêtement Il et 12 sont fixées sur la partie supérieure des lattes 10 par des soudures longitudinales 16 et 17 le long de leur bord disposé suivant la longueur des lattes 10. On réalise donc par une suite d'-opérations extrémement simples la fixation du plan de pose constitué par les lattes 10, par rapport à la surface de béton permettantla pose du revêtement métallique. Les dispositifs de fixation tels que représentés aux figures 1 et 2 sont alignés et espacés régulièrement le long de lignes parallèles à l'un des bords de la paroi de béton, ces lignes étant régulièrement espacées les unes des au r tres d'une distance correspondant sensiblement à la largeur des tôles de revte- ment. Pour obtenir cette répartition régulière des dispositifs de fixation, on effectue un traçage précis des lignes et des points d'ancrage sur la paroi de béton avant le perçage et la pose des chevilles. Le plan de pose est donc constitué par un ensemble de lattes parallèles entre elles et sensiblement parallèles à la paroi de béton. I1 est à noter que la disposition des lattes sur les plaques d'appui, compte tenu de la dimension transversale, c1 est à dire dans la direction perpendiculaire aux lattes, de ces plaques d'appui permet un certain réglage de la position des lattes dans cette direction transversale. On peut donc compenser des erreurs de positionnement des chevilles venant d'un tracé inexact ou de la présence de fers à béton interdisant la disposition d'une cheville à l'endroit voulu. L'espace subsistant entre la paroi de béton et les tôles de revsetement 11 et 12 est rempli par un enduit 20 qu'on dépose sur la paroi de béton avant la pose du revêtement. Sur les figures 1 et 2, on a également représenté les positions 21 et 22 de la surface de la paroi de béton et de la surface supérieure des t8les de revêtement dans le cas où les cotes sont exactement respectées. On voit que les positions réelles 21a et 22a de ces surfaces représentées à la figure 1 sont pour la première à l'avant de la surface 21 et séparée de cette surface par une distance égale à la tolérance admise, c'est à dire 20 imii et pour la deuxième 22a, en retrait par rapport à la surface 22 et séparée de cette surface par une distance égale à la tolérance sur la position du revate- ment, c'est à dire 5 mn, Au contraire sur la figure 2, les positions réelles des surfaces 21b et 22b sont symétriques des positions 21a et 22a par rapport aux positions exactes 21 et 22 de cette surface. Dans le cas de la figure 1, l'écartement entre la tôle de revêtement et la surface de béton est minimal alors qu'à la figure 2 cet écartement est maximum. I1 suffira donc de prévoir une longueur de la tige 6 telle qu'elle permette un réglage-de-la-semelle dtappui. entre les positions extrèmes représentées aux figures I et 2, compte tenu de l'épaisseur de la latte 10. Il apparait donc que le procédé suivant l'invention permet de réaliser extrèmement simplement un plan de pose ayant une position bien définie par rapport à la surface de béton, que le règlage de ce plan de pose est lui-même extrèmement facile puisqulil suffit de déplacer les plaques d'appui sur les tiges filetées des différents dispositifs de fixation répartis sur la surface de béton. D'autre part lorsqu'il s'agit de recouvrir des surfaces horizontales, la fixation des lattes sur les semelles appui est particulièrement facile puisqu'il suffit de les poser sur les plaques d'appui sans moyen de fixation provisoire pour réaliser les soudures longitudinales permettant leur fixation définitive. Sur la figure 3, on a représenté un mode de réalisation du plan de pose utilisable dans le cas où l'on désire éviter l'opération d'rasage de la tige filetée sur-sa partie en saillie par rapport à la semelle d'appui, après mise en position de cette semelle d'appui. Les lattes sont constituées par des profilés 30 à section U dont la concavité 31 permet la mise en place au-dessus des extrémités saillantes 32 des tiges filetées. La face supérieure du profilé constitue alors le plan de fixation des tôles de revêtement. L'invention ne se limite pas aux modes de réalisation qui viennent d'être décrits ; elle en comprend au contraire toutes les variantes et l'on peut imaginer des modifications de points de détail sans pour autant sortir du cadre de l'invention. C'est ainsi qu'il est possible d'utiliser des chevilles trépan autoforeuses ou au contraire des chevilles dont la mise en place se fait dans des trous percés dans le béton avec toute machine de perçage connue. I1 est possible également d'imaginer toute disposition possible pour les dispositifs de fixation, un traçage sur la paroi de béton étant effectué avant le s opérations de perçage ou de mise en place des chevilles aux endroits voulus pour obtenir une disposition correcte du plan de pose; I1 peut d'autre part être nécessaire, après mise en place des tiges filetées par vissage dans les chevilles, de modifier très légèrement 11 inclinaison de ces tiges filetée par un très léger pliage pour obtenir une position exactement perpendiculaire à la paroi de béton. REVENDICCIONS 1.- Procédé de réalisation d'un plan de pose réglable pour un revêtement métallique, sous forme de plaques soudées, d'une enceinte en béton de grandes dimensions, caractérisé par le fait - qu'on ancre à intervalles réguliers dans la surface de béton à receuvrir, des chevilles comportant suivant leur axe un alésage intérieur taraudé sur une certaine longueur, les axes de ces chevilles étant sensiblement perpendiculaires à la paroi de béton, - qu'on fixe par vissage dans alésage des chevilles, des tiges filetées de longueur supérieure à la longueur de la partie taraudée de l'alésage venant en butée à ltextrémité de la partie taraudée, - qu'on fixe par vissage sur 11 extrémité des tiges filetées qui reste saillante par rapport à la surface de béton, des semelles d'appui comportant un alésage taraudé à leur partie centrale traversant toute la semelle appui, à une certaine hauteur réglable sur les tiges filetées, ces semelles d'appui étant alors sensiblement parallèles à la paroi de béton, - et qu'on fixe par soudage sur les plaques dtappui des lattes dont la face la plus éloignée de la plaque d'appui est sensiblement parallèle à la surface du béton pour la réalisation du plan de pose. 2.- Procédé de réalisation d'un plan de pose suivant la revendication 1, caractérisé par le fait qu'on perce des trous dans la surface de béton, à intervalles réguliers, suivant un tracé prédéterminé et luron ancre des chevilles expansibles de diamètre voulu à ltintérieur de ces trous. 3.- Procédé de réalisation d'un plan de pose suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait qu'après fixation des semelles d'appui sur les tiges filetées, on découpe et on arase la partie de la tige file tée restant saillante par rapport aux semelles d'appui pour permettre le soudage ultérieur d'une latte constituée par une bande plane de métal sur les semelles appui. 4.- Dispositif pour la réalisation d'un plan de pose réglable suivant 12une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que les lat tes fixées aux semelles d'appui sont constituées par des profilés ayant une par tie concave en regard de la face externe des semelles d'appui et une face plane parallèle à la surface de béton constituant le plan de pose. 5.- Dispositif pour la réalisation d'un plan de pose réglable suivant la la revendication 4 dans le cas d'un revêtement métallique destiné à une piscine de réacteur nucléaire, caractérisé par le fait que les plaques d'appui sont en acier non allié et que les lattes sont constituées par des profilés en acier inoxydable. 6.- Dispositif pour la réalisation d'un plan de pose par le procédé selon la revendication 3, dans le cas d'un revêtement métallique destiné à une piscine de réacteur nucléaire, caractérisé par le fait que les plaques d'appui sont en acier non allié et que les lattes sont constituées par des bandes d'acier inoxydable.