La présente invention se rapporte à une construction légère formant, par exemple, un hangar banché, une serre ou un autre abri d'une surface généralement grande, qu'on appellera dans la suite une tente, comprenant une armature ancrée au sol, qui est composée de plusieurs cadres transversaux porteurs distincts, disposés à un certain écartement axial et maintenus en position par des éléments d'assemblage longitudinaux capables de résister å la traction.L'invention se rapporte également à un procédé de montage d'une telle tente. Ces tentes sont universellement connues et utilisées, par exemple pour abriter des buvettes dans les fetes foraines ainsi que pour des applications équivalentes. les armatures de ces tentes doivent etre capables de résister aux contraintes dues au vent, qui peuvent éventuellement etre considérables, et de transmettre ces contraintes au sol, ce qui conduit å leur donner une construction robuste. L'armature est en général constituée, du moins dans la région des cadres porteurs, par des poutres de bois de très grosse section qui, en raison de leur poids considérable, entraînent des frais de manutention importants lors du montage de l'armature et occasionnent des frais de transport élevés. On connatt, par la demande DAS 1.135.650 de la République Fédérale d'Allemagne, une tente qui ne présente pas les inconvénients cités ci-dessus. Pour le montage d'une telle tente, on étale tout d'abord la toile sur le sol (on appellera dans la suite toile une boche, feuille plastique ou autre élément equivalent), et on l'ancre au sol, après quoi on la soulève du sol sur toute sa surface au moyen de plusieurs mats répartis, la toile formant alors le toit de la construction ainsi obtenue. A cet effet, on doit répartir un nombre relativement grand de mats sur toute la surface couverte par la construction, et ces mâts forment des bosses visibles dans la toile aux points d'appui. Toutefois, le plus grave inconvénient de cette forme de construction consiste en ce quelle nécessite d'étaler tout d'abord la toile sur le sol, ce qui, sur un terrain, peut, soit salir la toile, soit exiger une dépense supplémentaire de temps et de matière si l'on veut éviter de salir la toile. Les tentes b armature du genre cité au début du présent mémoire ne présentent pas cet inconvénient car, dans ce cas, après avoir dressé l'armature, on monte la toile sur cette armature en la glissant d'un côté à l'autre sans qu'il en résulte un risque notable de salissure. On a déjà proposé, dans la technique antérieure, des solutions tendant 9 combiner les avantages des tentes à armature porteuse à ceux des tentes légères, c'est-à-dire qu'il a déjà été proposé de réaliser des armatures porteuses légères. C'est ainsi que, par exemple la demande DAS 1.132.316 de la République Fédérale d'Allemagne décrit une ferme, de préférence cintrée en arc et d'une capacité de portée appropriée, t qui est constituée, non pas par une poutre massive, mais par une poutre en treillis raidi. A cet effet, on dispose entre les deux éléments porteurs cintrés en arc de chaque ferme, qui sont disposés à un certain écartement mutuel, 16un à l'extérieur et l'autre à l'intérieur, un grand nombre de petites entretoises en zigzag.Cette co-lstructioZtl apporte certes une économie de poids), omparativement à une ferme massive de même rigidité, mais la fabrication d'une telle ferme en treillis entratne ne dépense ccnsidérable, à laquelle s 'ajoutent encore les frais dus aux difficultés de transport qui résultent le la construction rigide et en une seule pièce de ces fermes Le but de l'invention est de réaliser une tente du type cité au début du présent mémoire, comprenant une armature porteuse qu'on prépare avant de poser la toile et qui évite d'avoir à étaler à toile sur le sol mais qui soit de construction légère et peu conteuse, sans cependant sacrifier la capacité de résistance au vent, comparativement è la constructon massive. On a constaté avec surprise que les conditions apparemment contradictoires de ce problème peuvent etre remplies par la construction suivant l'invention dans laquelle chaque cadre transversal comprend au moins un arceau, c'est-à-dire un support de toile cintré en arc bombé vers le haut, qui s'entend d'un côté de la tente à l'autre, qui porte au noires la toile ou équivalent formant la couverture,qui présente une faible rigidité de flexion, d moins dans le plan de la section transversale de la tente, et qui est ancrée au sol, au moins dans ses deux régions latérales et par au moins un support rigide dans chacune de ces régions, l'écartemînt mutuel de ces supports étant fixé rigidement dans ladite section transversale. L'idée de base de l'inven tion consiste donc à abandonner le principe qui était adopté jusqu'à présent pour la construction des tentes et suivant lequel on doit opposer une résistance à une grande force de vent par une augmentation correspondante de la résistance mécanique, et notamment de la résistance à la flexion, des éléments porteurs compris dans les cadres porteurs, principe qui conduit à des armatures trop lourdes ou trop conteuses. Au contraire, suivant l'invention, les arceaux constituant les parties porteuses du toit possèdent une forme spéciale et sont munis d'appuis spéciaux.Par ailleurs, leur minceur, combinée à la forme spéciale des arceaux et à la constitution spéciale de -lEurs appuis a pour effet de réduire considérablement les moments de flexion. En effet, la souplesse assurée par ces caractéristiques évite la formation de contraintes de flexion ou de cisaillement préjudiciables puisque la charge engendre principalement non pas des contraintes internes dans les arceaux comme cela se produit dans les constructions rigides, mais au contraire des déformations de ces arceaux et, par conséquent, la détente des contraintes. Le fait que les arceaux opposent une faible rigidité aux charges exercées dans le plan des cadres permet donc au toit de la tente d'adapter sa forme à la sollicitation due au vent, de manière que les forces appliquées induisent principalement dans l'arceau des contraintes de traction ou de compression et non pas des contraintes de flexion et de cisaillement préjudiciables.Sous l'actiondeadépression due à l'effet du vent, le travail de l'arceau est à peu pres comparable à celui d'une corde suspendue en deux points et qui est soumise, entre ces points de suspension, à des contraintes longitudinales asymétriques et variables. I1 est évident qu'une telle corde est exclusivement exposée à des contraintes de traction du fait qu'elle se déforme pour s'adapter à la charge. Dans une forme de réalisation particulièrement préférée de l'invention, chaque arceau présente la forme d'une lamelle,c'est-à-dire qu'il possède une largeur considérablement supérieure à son épaisseur. Ceci permet,d'une part, de disposer d'une section travaillante relativement grande pour la transmission des contraintes longitudinales développées dans l'arceau tout en réduisant,d'autre part, à la valeur voulue, la rigidité en flexion dans le plan du cadre transversal.L'accroissement de la rigidité en flexion dans le sens longitudinal de la tente empoche l'arceau de fléchir latéralement en s'écartant du plan de son cadre, de sorte qu'on peut donner à cet arceau une plus grande longueur libre entre les entretoises longitudinales d'assemblage des cadres, qui sont destinées à fixer la position axiale de ces cadres. Par ailleurs, le fait que chaque arceau1 ou chaque cadre, présente une rigidité suffisante qui l'empeche de se déformer en s'écartant de son plan général apporte des avantages évidents pour le montage de la tente. I1 est avantageux, notamment pour faciliter le transport et réduire les frais d'entreposage, que l'arceau soit composé de plusieurs segments d'une longueur appropriée pour le transport et qui s'assemblent longitudinalement sans articulation. Ce mode de réalisation simplifie également considérablement la fabrication puisqu'il évite d'avoir h fabriquer des éléments d'une longueur excessive, qui seraient désavantageux en raison des difficultés de manipulation et du grand encombrement. Par ailleurs, l'utilisation de segments relativement petits et peu coûteux assure une grande facilité d'interchangeabilité en cas de détérioration. Le mode d'assemblage des segments de chaque arceau utilisant des liaisons démontables et réversibles accélère le démontage d'une tente suivant l'inven tion.Les segments sont avantageusement assemblés par emboîtement mutuel, ce mode d'assemblage apportant des avantages aussi bien pour la rapidité du montage que pour l'établissement de liaisons rationnellement appropriées à leur fonction. Le blocage des emboîtements1 par exemple au moyen de goupilles transversales, constitue une facilité de montage supplémentaire. Par ailleurs1 ce blocage donne à l'arceau segmenté son aptitude à resis- ter aux contraintes de traction. Dans une forme préférée de réalisation de llinvention, arceau non encore intégré à son cadre forme un arc de faible flèche et, plus avantageusement, un élément rectiligne, c'est-à-dire qu'il est précontraint lorsqu'il est incorporé dans la construction. La forme rectiligne facilite évidemment très considérablement sa fabrication abstraction faite de la grande amélioration de la facilité de gerbage et de la forte réduction de l'encombrement dans les opérations de transport et d'entreposage. Par ailleurs, le fait que le cintrage de l'arceau soit déterminé et prévu à l'avance au moment de la fabrication donne une plus grande liberté pour le choix du matériau et de la forme de la tente. La précontrainte des arceaux présente une importance particulière pour la tenue de la forme de la construction; en effet, en dépit de la faible rigidité à la flexion, les moindres déformations conduisent rapidement à un accroissement des forces de rappel développées dans l'arceau,de sorte que, dès que la charge déformatrice a disparu, la tente reprend aussitôt sa forme initiale ou forme de construction. En outre, ce comportement améliore la résistance de arceau à la fatigue par efforts alternés à peu près comme dans le cas des vis de tension précontraintes.En dépit de la minceur des arceaux utilisés qui est avantageuse en raison de la tenue au vent, essentiellement obtenue par la possibilité de déformation de ces arceaux minces, les caractéristiques de forme cintrée et de pré contrainte donnent ainsi à la tente suivant l'invention une stabilité qui est par ailleurs suffisante pour les besoins pratiques, c'est-à-dire que ces caractéristiques empêchent le toit de subir des déformations excessives et indésirables dans la pratique tandis que'un autre côté, elles permettent aux contraintes préjudiciables de se détendre par des déformations correspondantes du toit, meme sous une charge de vent extreme- ment élevée.La précontrainte supprime également le risque d'affaissement de la tente par enfoncement sous n'importe quelle charge envisageable, meme lorsque les arceaux ne sont que légèrement cintrés. Dans une forme particulièrement préférée de réalisation de l'invention, la toile montée sur les arceaux est mise sous tension par accrochage aux gouttières, de sorte qu'elle participe à l'amélioration de la résistance au vent et de la stabilité d'une tente suivant l'invention. Du fait de cette tension, la toile exerce une force de compression constante sur les arceaux, éventuellement cintrés avec précontrainte. Lorsque les arceaux se déforment sous la charge du vent, la toile tendue exerce sur ces arceaux un moment de rappel supplémentaire qui améliore la stabilité de l'ensemble. Notamment, lorsque la tente subit une charge due à la dépression, la toile accrochée aux gouttières et tendue subit une plus faible contrainte/ de sorte qu'on dispose d'une plus grande liberté pour le choix des- matériaux puisque la toile est avantageusement tendue entre deux cadres transversaux axialement adja -cents par au moins une sangle accrochée à une contre-fiche de gouttière ou au sol. L'invention a encore pour objet un procédé de montage d'une telle tente, caractérisé en ce qu'on assemble chaque cadre transversal à plat sur le sol, on le dresse et on le maintient dans sa position dressée, après quoi on le fixe latéralement par des haubans ou par accrochage à des constructions rigides ancrées au sol, puis on tire la toile sur le cadre, en partant d'un côté et, finalement, on procède au haubanage et à la mise sous tension longitudinale de la tente. Le montage des cadres sur le sol peut etre exécuté d'une façon simple et rapide, sans aucune opération dangereuse ni longue. La fixation de la position des cadres dressés est avantageusement assurée par des pannes rigides.On peut ainsi construire très rapidement une armature solide. I1 est particulièrement avantageux que les divers éléments de la toile soient fixés aux bords latéraux des arceaux au-dessous des pannes. Cette forme de construction permet de monter très rapidement la toile en la tirant d'un côté de la tente à l'autre, ce que lton fait en agissant de l'intérieur et entre les arceaux voisins; et elle apporte encore l'avantage déjà connu consistant en ce que les pannes peuvent être calculées de manière à remplir uniquement leur rôle de fixation de la position axiale des cadres transversaux, les pannes qui peuvent être de ce fait en nombre restreint, n'étant pas chargées en supplément par le poids de la toile. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre de plusieurs exemples de réalisation et en se référant aux dessins annexés sur lesquels - la figure 1 est une vue frontale schématique d'une tente suivant l'invention, cette vue représentant également la répartion des pressions dues à un vent qui souffle latéralement, à peu près perpendiculairement à la longueur de la tente; - la figure 2 est une vue correspondant à la figure 1, mais représentant le cas d'un vent soufflant dans une direction qui forme un angle d'environ 60 avec l'axe longitudinal de la tente;; - la figure 3 représente schématiquement et avec exagération la déformation qui se produit sous l'effet d'une charge de vent correspondant à peu près au cas de la figure 2; - la figure 4 est une vue correspondant à la figure 3 mais représentant un autre exemple de réalisation d'une tente suivant I'inen- tion - les figures 5 à 8 représentent schématiquement divers exemples de réalisation d'un cadre transversal porteur d'une tente suivant l'invention, notamment dans le cas d'une grande portée; - les figures9 et 10 représentent des exemples de réalisation d'une tente suivant l'invention dans laquelle la toile est tendue-par accrochage à la gouttière ou au sol; ; - la figure 11 représente schématiquement un exemple de réalisation d'une tente suivant l'invention à plusieurs nefs; - les figures 12 et 13 représentent deux exemples de sections que lton peut adopter pour les arceaux d'une tente suivant l'invention. La tente représentée schématiquement sur la figure 1 comprend des cadres transversaux porteurs essentiellement composés d'un arceau porteur 20 cintré en arc, qui se prolonge jusqu'au sol et est ancré dans le sou et de mais, notamment, de deux mats 21 disposés dans les régions latérales de l'arceau 20 et de deux mats centraux supplémentaires 22. L'arceau 20 possède une faible rigidité de flexion dans le plan du cadre transversal, ctest-à-dire dans le plan du dessin sur la figure 1 et il présente en section la forme d'une lamelle, comme on l'a indiqué plus haut, c'est-à-dire que les petits côtés de la section sont dirigés vers les extrémités axiales de la tente.Alors que l'arceau 20 est de préférence aussi élastique que possible, les mats 21 et 22 sont rigides et fixés au sol et à l'ar- ceau 20. Le diagramme des contraintes dues à un vent soufflant paral lèlement aux faces avant et arrière de la tente, c'est-à-dire suivant la flèche 23 (diagramme représenté sur la figure 1)) montre clairement que, dans le cas de la forme d'arc choisie pour le toit de la tente ou les arceaux 20, la majeure partie de la toile subit une dépression (tandis que seule la région latérale inférieure de la tente qui est au vent subit une contrainte de compression. Le diagramme correspondant représenté sur la figure 2, sur laquelle on a utilisé les mômes numéros de référence pour désigner les éléments correspondants (comme on le fait du reste pour toutes les autres figures du dessin), montre la répartition des pressions dans le cas d'un vent soufflant dans une direction qui forme un angle d'environ 30" avec les faces avant et arrière de la tente. I1 est nettement visible que, ici également, c'est une dépression qui engendre la plus grande partie des forces qui s' exercent sur la toile mais que, dans ce cas, la résultante de la charge forme un angle plus aigu avec la surface du sol, c'est-à-dire que la charge est moins symétrique par rapport à la tente que dans le cas de la figure 1.En particulier, cette contrainte de traction oblique imposée à la toile donne lieu aux déformations de l'arceau mince 20 qui sont représentées schématiquement sur les figures 3 et 4. Dans l'exemple de réalisation représenté sur la figure 3, l'ar- ceau 20, qui est relativement souple à la flexion,se prolonge jusqu'au sol et constitue lui-meme un appui pour les mats latéraux 21. La dépression agissant dans le sens des flèches 24 entraîne une déformation de la tente vers la droite sur le dessin, de sorte que la partie extérieure gauche de l'arceau 20, qui joue le rôle d'un hauban subit une traction et détermine une légère inclinaison du mat extérieur gauche 21. Inversement, sur le cbté droit, c'est-à-dire sur te côté qui subit la dépression, l'arceau 20 se déforme dans le sens de l'accu tuation de la courbure.On peut éviter qu'il ne s'engendre des moments de flexion préjudiciables dans les mats latéraux 21 ainsi que dans le mat central supplémentaire 22 en fixant ces mats au sol par des joints articulés. De môme, on évite que les mâts 21 et 22 n'engrendrent des moments de flexion supplémentaires dans l'arceau 20 dans la position déformée représentée en traits interrompus en reliant cet arceau aux têtesdes mats 21 et 22 par des joints articulés. Sous l'effet de la déformation de l'arceau 20 qui est représentée sur la figure 3, le mât 21 de gauche est sollicité à la compression, tandis que le mat 21 de droite travaille à la traction. Afin d'éviter que l'arceau 20 ne se déforme en goutte d'eau, ce qui serait inadmissible en pratique, les mâts 21 et 22 sont prévus de manière à résister aux contraintes de compression. Par ailleurs, afin d'empêcher l'arceau 20 de se plier trop fortement dans la région de la tête des mats sollicités à la compression, c'est-à-dire entre les zones adjacentes qui sont à portée libre, on peut avantageusement interposer entre la têtue des mats 21 et l'arceau une plaque d'appui possédant une surface relativement grande et dont la forme est adaptée à la courbure de l'arceau 20, cette plaque n'étant pas représentée sur le dessin Sur le côté de la dépression où l'arceau 20 se bombe vers l'extérieur, l'utilisation d'un mat 21 inextensible n'apporte aucun avantage et n'entraîne que l'inconvénient d'engendrer dans l'arceau 20 des moments de flexion, c' est-à-dire des forces transversales, au point d'articulation de ce mât sur cet arceau.Il est donc avantageux que les mats 21, 22 soient munis d'un embout de tête 41 (voir figure 5) qui coulisse télescopiquement dans le corps proprement dit du mât et qui est muni d'uhe butée définissant sa position extrême intérieure. Dans cette position extrême intérieure de l'embout de tête 41 représenté schématiquement sur la figure 5, chaque mat 21 ou 22 peut être sollicité à la compression du fait que la force de compression est alors transmise au corps du mât par la butée qui fixe la position extrême intérieure de l'embout 41. Par contre, sous l'effet de contraintes de traction, les mâts 21, 22 peuvent s'allonger librement, de sorte que l'arceau 20 peut ainsi adapter sa forme à la contrainte due à la force du vent sur le côté soumis à la dépression. Par ailleurs, on peut également éviter que les mats 21, 22 n'indus sent des contraintes de flexion dans l'arceau 20 en prévoyant des joints articulés dans cet arceau aux points d'articulation de l'arceau sur les mats 21, 22. Dans la forme de réalisation représentée sur la figure 4, le haubanage est assuré par les haubans latéraux séparés 25, qui travaillent à la traction, qui s'étendent de l'extrémité de tente des mâts 21 jusqu'au sol et qui sont ancrés au sol. Un contreventement transversal 26, établi entre les extrémités de tête des mats, de préférence constitué par un câble, assure non seulement le maintien de l'écartement mutuel des mats 21 mais également le maintien de la position de ces mats par rapport au sol Les extrémités de tête des mâts 21 sont donc ainsi fixées en posi tion et elles sont reliées entre elles par l'arceau 20 qui, dans l'exemple de réalisation considérX qi estrelatif à une petite tente, est maintenu5'sans mat supplémentaire 22 entre les mats 21, Dans cet exemple de réalisation, l'arceau 20 peut se déformer sans entre gené par des appuis supplémentaires et prendre la formeNthéorique idéale pour la résistance au vent, qui est représentée avec exagération sur le dessin. Dans le cas où le vent souffle transversalement, c'est-à-dire perpendiculairement à l'axe longitudinal de la tente, en engendrant une répartition des pressions telle que celle représentée sur la figure 1, on observe des déformations analogues aux déformations caractéristiques représentées sur les figures 3 et 4 mais simplement atténuées, du fait que la dépression, qui s'exerce pratiquement sur les deux côtés de la tente, soumet l'arceau cintré à une charge sensiblement symétrique. Dans la forme de réalisation représentée schématiquement sur la figure 5, un cadre transversal porteur d'une tente suivant l'invention com prend ici également deux mats latéraux 21 qui sont fixés au sol par des haubans latéraux 25. L'arceau 20 s'étend d'un côté de la tente à l'autre, en se prolongeant jusqu'au sol de chaque côté.Contrairement à ce qu'on observe dans le cas de la figure 3, les mats latéraux 21 ne sont pas maintenus appuyés sur le sol par les parties latérales de l'arceau 20 mais par une fixation supplémentaire assurée au moyen des haubans latéraux 25. Contrairemeft au cas représenté sur la figure 4, le contreventement latéral des mats latéraux est assuré, non pas par une liaison directe par câbles entre les extrémités de têtue des deux mats 2l,rsLs pardes contreventements 26' qui réunissent la tête de chaque mat 21 ou 22 à la tête du mât voisin. La pointe de chacun des mats supplémentaires 22 peut entre engagée, par exemple, dans un trou allongé de l'arceau 20, ou être reliée par d'autres moyens à cet arceau de manière que, ainsi qu'on l'a indiqué schématiquement sur la figure 5, il puisse se produire un déplacement relatif limité entre l'arceau 20 et la pointe de chaque mat 22 dans le plan du cadre transversal, afin d'éviter le développement de contraintes supplémentaires inutiles. La forme de réalisation de la figure 6 comporte également des contreventements transversaux 26' analogues à ceux de la figure 5. Par contre, à la différence de l'exemple de la figure 5, l'arceau 20 n'est pas prolongé jusqu'au sol, mais il se termine au contraire au niveau des mats latéraux 210 Ces mats sont maintenus en position,d'un côté, de la façon déjà décrite plus haut, à l'aide d'un hauban latéral 25, tandis que le -mat 21, de l'autre côté, est maintenu en position par une construction accolée rigide en flexion ;; Cette construction accolée rigide 27 peut comporter, aux angles, des éléments raidisseurs 28 qui peuvent être constitués par exemple par des équerres, et qui évitent toute déformation des angles sous la charge De même, le contreventement latéral 25 pourrait être constitué, par exemple, par une tige ou équivalent capable de travailler à la traction et à la compression,auquel cas il maintiendrait le mat 21 par un point d'articulation fixe. Dans cette forme de réalisation, les extrémités de tente des mats latéraux 21 sont fixées par le contreventement latéral 25 et par la construction accolée 27, le contreventement transversal 26' servant en premier lieu à fixer la position de l'extrémité de tête des mats supplémentaires 22. Dans l'exemple de réalisation de la figure 7, qui est un exemple type d'une tente de très grande largeur de portée, les contreventements laté- raux 25 sont résistants à la traction et à la compression, de sorte que les tôtesdes mats 21 sont fixées rigidement en position Le mat central sllpplé- mentaire 22 ne s'étend pas jusqu'au sol mais, pour élargir la surface libre au sol, entre les deux mats supplémentaires 22 extérieurs, le mât central est porté par des contreventements transversaux 26' et son extrémité supérieure est ici également fixée en position par des contreventements 26'.Ces derniers, comme ceux des formes de réalisation des figures 5 et 6, évitent que l'arceau 20 n'ait à assurer la fixation de la position des têtes des mats supplémenta ires 22 et ne soit soumis de ce fait à des sollicitations supplementaires. Une entretoise longitudinale 29 reliant chaque cadre transversal aux cadres transversaux voisins empêche l'extrémité inférieure du mat 22 supportée par les contreventements 16' de s'écarter du plan du cadre par flambage ou rupture. La coupe transversale d'une tente suivant l'invention qui est représentée sur la figure 8 correspond à celle de la tente de la figure 4 et n'en diffère que par le fait qu'elle est adaptée à hêtre utilisée pour une plus grande largeur de portée en ce sens qu'elle comporte des contreventements transversaux supplémentaires 30, travaillant à la traction, disposés sensiblement symétriquement et dont chacun relie la tête d'un mat latéral 21 à une partie opposée de l'arceau 20, située de l'autre côté de l'axe de la tente. I1 est évident que l'utilisation de contreventements transversaux supplémentaires 30 résistant à la traction et à la compression assurerait le raidissement de l'arceau 20 tout en n'imprimant qu'une faible sollicitation sup plémentaire à cet arceau.Toutefois, dans la plupart des cas, il suffit d'adopter la solution, esthétiquement plus favorable et moins coûteuse, consistant à utiliser des cables pour les contreventements 30 car, en effet, dans le cas d'une tendance à la déformation de l'arceau 20 du type qui est représenté sur les figures 3 et 4, ces câbles empêchent l'arceau de se bomber vers l'extérieur et contribuent ainsi dans cette mesure à maintenir également le côté opposé de la tente dans sa forme initiale, môme lorsque ledit côté opposé n'est pas repoussé vers l'extérieur par le contreventement 30 correspondant. Les figures 9 et 10 sont des vues partielles et en perspective de tentes suivant l'invention. On peut voir sur ces figures que chaque élément 31 de la toileRqui est compris entre deux arceaux 20 voisins est tiré vers le sol et prend de ce fait la forme approximative d'une selle. Dans cette construction, les éléments de la toile peuvent etre montés en une seule pièce sur les arceaux 20. Toutefois, du fait que les pannes 33 sont fixées à l'extérieur des éléments 31, il apparaît recommandé de fixer chaque élément 31 aux bords latéraux des arceaux 20, de la façon qui sera décrite ci-après avec plus de détails en regard des figures 12 et 13. Sous l'effet de cette tension latérale engendrée dans la toile, chaque élément 31 exerce une contrainte de compression constante sur l'arceau 20 qui forme, éventuellementyun arc précontraint.Lorsque l'arceau 20 se déforme sous l'effet du vent en tendant à prendre une forme telle que celle représentée sur les figures 3 et 4, les éléments 31 tendus exercent sur chaque arceau 20 un moment de rappel supplémentaire qui améliore sa stabilité Au lieu de fixer les extrémités des éléments 31des pannes de gouttière ou à des pannes au sol, on peut également produire la tension mentionnée plus haut au moyen d'une sangle de retenue 33 posée sur chaque élément 31,disposéeentre deux arceaux 20 voisins, parallèlement à ceux-ci, et qui est tendue par ancrage au sol ou à une panne de gouttière. Ceci évite de soumettre la matière môme des éléments 31 à des tensions. En principe, dans une tente suivant l'invention, il est également possible d'utiliser une toile formée de plaques de matière plastique ou de tôles métalliques, notamment de tôles ondulées à faible profondeur d'ondula- tion, lorsque cela est souhaitable, par exemple en raison d'une forte exposition aux rayons ultra-violets. Sur la figure 11, on a représenté une tente suivant l'invention à plusieurs nefs, dont les nefs extérieures sont soutenues par deux construc tions accolées 27. Chaque construction 27 fixe le mat latéral extérieur 21 correspondant tandis que, entre les diverses nefs, la construction comprend des mâts oscillants 21' de longueur variable, les arceaux 20 étant soulagés de la fixation de la position de ces mâts 21' par des contreventements transversaux 26. Les figures 12 et 13 représentent des exemples de sections que l'on peut adopter pour les arceaux d'une tente suivant l'invention. L'arceau 20, suivant la figure 12, comprend une semelle supérieure 34 et une semelle inférieure 35 qui sont réunies par des âmes 36. Entre ces âmes 36 et les semelles 34, 35, il subsiste des chambres 37 remplies d'air qui, lorsque l'arceau subit une contrainte de flexion, se trouvent dans des zones de faible contrainte et réduisent encore le poids de l'arceau déjà réduit grâce à la faible épaisseur comparativement à celui des éléments rigides des fermes habituellement utilisées. En utilisant, par exemple, une matière plastique ou l'aluminium, on peut obtenir ce profil d'une façon extraordinairement peu conteuse par le procédé du filage ou de l'extrusion.En dehors de ce profilage intérieur, l'arceau 20 de la figure 12 comprend, dans la région des ames 36 latérales ou extérieures, un profilage extérieur supplémentaire, constitué par deux languettes de retenue 39 qui ménagent entre elles une fente 38 destinée à recevoir un coulisseau 40 qui porte un bord de l'élément 31 correspondant de la toile. De cette façon, les côtés des éléments 31 de la toile sont ainsi fixés aux petits côtés de la section des arceaux 20 et on peut les tirer le long de ces arceaux pour monter la tente. Dans le cas représenté sur la figure 13, l'arceau 20 ne présente aucun profilage intérieur. En dépit de la présence des gorges de guidage des coulisseaux 40, la fabrication d'un tel arceau en bois pourrait être exécutée de façon simple; à cet effet, l'arceau serait composé de deux couches superposées dont les surfaces placées face à face présenteraient une rainure le long de chaque bord pour former les gorges après assemblage des deux couches par collage. I1 est évident qu'il est possible de concevoir de nombreuses variantes qui diffèrent des exemples représentés, notamment en ce qui concerne la forme de la section de l'arceau 20. Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs et procédés qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Construction légère formant, par exemple, un hangar bâché, une serre ou un autre abri d'une surface généralement grande, comprenant une armature ancrée, amenée au sol, qui est composée de plusieurs cadres transversaux porteurs distincts, disposés à un certain écartement axial et maintenus en position par des éléments d'assemblage longitudinaux capables de résister à la traction, cette construction étant caractérisée en ce que chaque cadre transversal comprend au moins un arceau cintré en arc bombé vers le haut, qui s'étend d'un côté de la tente à l'autre, qui supporte au moins la toile ou équivalent formant la couverture et qui présente une faible rigidité de flexion, du moins dans le plan de la section transversale de la tente, cet arceau étant relié au sol, au moins dans ses deux régions latérales et par au moins un support rigide dans chacune de ces régions, l'écartement mutuel de ces supports dans la section étant fixé rigidement, de préférence à l'aide d'un contreventement reliant les deux supports et combiné à un haubanage des supports latéraux. 2. Construction suivant la revendication 1, caractérisée en ce que chaque arceau présente la forme générale dlune lamelle qui possède une largeur nettement supérieure à son épaisseur. 3. Construction suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce qu'elle comprend un arceau en bois, métal, notamment en aluminium, et/ou en matière plastique, notamment en une résine synthétique durcissable. 4. Construction suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée par des arceaux composés de plusieurs couches, notamment faites de matériaux différents, superposées dans le sens du bombé et-réunies entre elles. 5. Construction suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce qu'au moins certaines couches de l'arceau sont constituées par des profilés filés ou extrudés et présentent une section complexe, de préférence, d'une seule pièce et venue entièrement de filage ou d'extrusion. 6. Construction suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que l'arceau est composé de segments de longueur appropriée pour le transport, assemblés sans articulation, au moins entre deux support s consécutifs, de préférence par une liaison démontable et réversible, les segments étant de préférence assemblés par emboîtement et l'emboîtement étant de préférence bloqué par des goupilles transversales. 7. Construction suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que les supports rigides constituent des mâts et sont reliés au sol et de préférence également à l'arceau par des joints articulés qui les laissent libres d'osciller, au moins dans le plan transversal de la construction. 8. Construction suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que les supports sont capables de céder sous une contrainte de traction et comprennent de préférence à cet effet un embout télescopique qui s'appuie sur le corps du support dans sa position extrême intérieure. 9. Construction suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que le contreventement transversal est fixé à l'arceau dans la région des embouts des supports latéraux et est de préférence fixé aux supports au niveau de leur tête, ce contreventement transversal étant de préférence constitué par un ou plusieurs cables, notamment par un ou plusieurs liens travaillant à la traction. 10. Construction suivant l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée en ce que, avant d'être intégré dans la construction, l'arceau forme un arc de faible flèche ou constitue de préférence un élément rectiligne, c'est-à-dire que l'arceau est précontraint lorsqu'il est incorporé dans la construction.11.Construction suivant l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisée en ce qu'elle comprend des supports centraux, en supplémentdes supports extérieurs prévus dans les zones marginales de l'arceau, le contreventement transversal reliant de préférence la tête de l'un des supports supplémentaires à la tête d'un support supplémentaire voisin, ou bien reliant les supports supplémentaires à une même hauteur au-dessus du sol en s'étendant en ligne droite de l'une à l'autre de ces extrémités latérales. 12. Construction suivant la revendication 11, caractérisée en ce que le contreventement transversal sert d'appui à un support supplémentaire, notamment central, qui ne se prolonge pas jusqu'au sol, et en ce que ce contreventement transversal est maintenu axialement par un contreventement longitudinal qui l'empêche de s'écarter du plan de la section. 13. Construction suivant l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisée en ce que des contreventements transversaux supplémentaires travaillant à la traction, disposés sensiblement symétriquement, s'étendent de la région d'une extrémité latérale du contreventement transversal principe à un point de l'arceau cintré situé de l'autre côté de l'axe longitudinal de la construction. 14. Construction suivant l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisée en ce que, dans le cas d'une construction à plusieurs nefs, les supports extérieurs voisins de deux nefs adjacentes sont réunis en un support oscillant commun aux deux nefs. 15. Construction suivant l'une quelconque des revendications 1 à 14, caractérisée en ce que la toile, formant la couverture, est fixée aux arceaux et tendue par accrochage aux gouttières longitudinales. 16. Construction suivant l'une quelconque des revendications 1 à 15, caractérisée en ce que la toile comprise entre deux arceaux adjacents dans le sens axial est tendue en direction de la panne de gouttière ou du sol par au moins une sangle de retenue. 17. Procédé de montage d'une construction, par exemple, suivant l'une quelconque des revendications 1 à 16, caractérisé en ce qu'on assemble chaque cadre transversal à plat sur le sol, qu'on le dresse et qu'on le fixe dans sa position dressée, la fixation de la position des cadres transversaux dressés étant de préférence assurée par des pannes rigides, après quoi on soutient ou haubane latéralement les cadres transversaux, puis on monte la toile sur les cadres en la tirant d'un côté à l'autre, les différents éléments de la toile étant fixés aux côtés latéraux des arceaux, de préférence audessous des pannes, après quoi, on procède à la mise sous tension des éléments de la toile et à la mise sous tension axiale de la construction.