L'invention concerne l'utilisation, dans un but de nutrition animale, de substances organiques ternaires glucidiques prore - nant de l'hydrolyse de régétaws et considérés jusqu'à pressent comme des déchets industriels sans valeur ou, au mieux, utilisés après traitement comme hu@@is artificiel. Il est connu qu'un grand nombre de régétaus riches en cellalose du groupe des osides, tels que les tiges et rafles du maïs, la bagasse de canne å sucre, la balle d'avoine ou de riz, la sciure de bois, etc..., sont utilises pour la fabrication du furfurol que les industries chimiques et pharmaceutiques consom- ment directement ou comme matière première de tous les dérivés a noyau furanique. Le furfurol est obtenu par hydrolyse des dits produits végé- taux en milieu acide. Les pentosanes contenus dans les végétaux (sylaue et arabane) sont transforués en pentose et passent en solution avec les autres sucres. Le liquide pentosique est transformé en liquide furfurolique par la chaleur. Le résidu de l'hydrolyse, débarrasse des pentosanes et des hémicelluloses, est composé principalement de cellulose plus ou moins dégradée et de matières pectiques (lignine) , -ais il est bien évident que sa composition exacte est fonction des conditions de l'hydrolyse et des catalyseurs acides utilisés. C'est ainsi, par exemple, qu'il a été proposé de faire subir aux matières végétales une simple préhydrolyse dans une solution aqueuse d'un acide faible tel que l'anhydride sulfureux ou l'acide formique de tanière telle que les fibres cellulosiques contenues dans le résidu conservent leur structure initiale et fournissent ainsi une pate à papier semi-chimique. Le liquide pento- sique doit alors être additionné d'acide fort (par exemple 3 a 4% d'acide sulfurique) avant d'être traité à chaud dans un convertisseur continu pour fournir le liquide furfurolique. De tels procédés de traitement a basse pression présentent l'avantage certain de fournir une utilisation des résidus (pâte à papier), mais aussi l'inconvénient grave d'un faible rendement en furfurol (7% environ a partir des rafles de maïs). Au contraire l'hydrolyse par la vapeur d'eau à pression éle- vée (traitement dans des autoclaves montés en série par la vapeur à 10 kg/cm2) conduit à un rende eut élevé de furfurol (plus 9e 14% à partir des rafles de maïs) et est beaucoup plus rapide, mais le résidu se présente sous l'aspect d'une matière brune formée d'éléments très fins et dont l'humidité qui est de 60 à 65% à la sortie des autoclaves est ramenée à environ 25% par séchage à l'air libre ( ou 12% par séchage en tunnel) pour donner ne farine d'aspect "carbonisé" considérée jusqu'alors comme inutilisable si ce n'est, dans certains cas, comme amendement humide pour l'agriculture. Une amélioration sensible d'un tel procédé a été d'utiliser comme dissolvant des sels acides catalyseurs pour la préparation de la solution hydrolysante, les eaux résiduaires des hydrolyses précédentes qui contiennent des mélanges complexes d'acides organiques. Il est alors possible d'employer comme catalyseurs des sels acides de faible acidité, tels que des mono phosphates alcalino-terreux, puisque leur consommation est alors extrêmement réduite. Ces sels acides ne provoquent aucune corrosion et permettent l'emploi d'autoclaves en acier sans aucune protection. C'est pourquoi ce procédé amélioré a permis le developpement de cette industrie de fabrication du furfurol. Mais le problème de l'utilisation des résidus restait posé. Liobjet de l'invention est de les utiliser tels quels comme aliment de lest pour le bétail, soit encore comme basé d'un aliment obtenu en les mélangeant à des graisses et/ou des mélasses et/ou d'autres produits alimentaires. Le résidu obtenu à partir des rafles de maïs par le procédé amélioré qui a été décrit ci-avant, a l'aspect d'une farine brune, d'odeur agréable, ayant un ph d'environ 5,4 et qui présente les teneurs approximatives suivantes humidité 12% - matière protéïques brutes 3% - matières grasses 2% - cellulose 32% - matières minérales 15% phosphore 1,5% - calcium 3% - chlorures 0,3% - glucides 0,66 - sucres totaux 3,5% - le reste étant constitué prin cipalement de matières ligneuses non glucidiques. L'analyse bactériologique et mycologique permet de considérer ce produit comme étant de bonne qualité - germes totaux sur gélose nutritive à 370 après 24 heures C 1000 -par gramme - germes totaux sur gélose nutritive à 220 après 72 heures - germes putrides sur eau peptonée simpIe-à 370 après 48 heures: néant - staphylocoques pathogènes sur milieu de Chapman ( épreuve à la staphylo-coagulose) : néant - entérocoques par la méthode de Litsky et Buttieux : néant - salmonelles après enrichissement sur milieu de sélénite néant -ciostridium perfringens sur milieu de Wilson Blair à 370 néant - germes coliformes sur lactose Broth à 30% : néant - escherichia coli : néant - moisissures sur milieux gélosés : néant Il est clair que ce produit possède en lui-même une certaine valeur nutritive grâce à la présence des graisses, du calcium, du phosphore, des sucres1 des acides aminés et que les matières cellulosiques constituant un lest de qualité qui judicieusement utilisé selon les aspèces animales assure l'encombrement de la ration alimentaire.En outre, du fait de sa capacité à fixer l'eau, ce produit facilite la digestion. Enfin, il sert de catalyseur pour le développement de-la flore microbienne nécessaire à la synthèse des protéines à partir des'sources d'azote. Etant donné que ce produit renferme un important pourcentage de cellulose, il constitue un aliment qui convient plus particulièrement aux ruminants qui peuvent assimiler la cellulose grâce au bacille amylobacter, mais il peut également être utilisé, dans une moindre proportion, pour la nutrition des animaux monogastriques. Bien entendu, cette provende peut être mélangée à uneou plusieurs autres substances alimentaires. Le pouvoir d'absorption des particules du produit permet d'obtenir, par brassage, des mélanges homogènes avec des mélasses et/ou des graisses aliment taires. Après pulvérisation on peut y incorporer des racines et tubercules, des légumineuses, des minéraux, de l'urée, des céréales, des tourteaux, des fourrages et fruits, des protéines d'origine animale y compris le sang, etc etc.... Il est à noter que ce produit constitue un support particulièrement remarquable pour l'urée qui y est incorporée comme source de protéines. L'urée peut être mélangée sous la forme brute ou sous la forme d'un condensat d'urée et d'aldéhyde tel que les aldéhydes acétiques, propionique, butyrique. REVENDICATIONS 1) Produit pour la nutrition animale et plus particulièrement pour la nourriture des animaux polygastriques, caractérisé en ce qu'il est constitué par des substances organiques ternaires glucidiques formant le résidu de lthydrolyse,par la vapeur d'eau sous pression, de végétaux riches en cellulose du groupe 'des osi- des, tels que les tiges et rafles de maïs, la bagasse de la can ne à sucre, la balle d'avoine ou de riz, la sciure de bois, la balle et la paille de blé, de seigle, d'avoine, d'orge ou de riz. 2) Produit pour la nutrition anima caractérisé en ce qu'ïl est constitué par le mélange obtenu par brassage du produit selon la revendication 1'avec une ou plusieurs autres substances alimentaires traditionnelles. 3) Produit pour la nutrition animale selon la revendicati-on-2, caractérisé en ce que les substances alimentaires mélangées avec le produit selon la revendication 1 sont des mélasses et/ou des graisses végétales ou animales, des céréales, des tourteaux de graines, de fruits ou de germes, des fourrages, des fruits déshydratés ou séchéB, des protéines animales, du sang en-par- ticulier, des sous-produits industriels de la meunerie, de la rizerie, l'amidonnerie, des industries de fermentation, de la sucrerie ou de l'industrie des jus de fruits. 4) Produit pour la nutrition animale selon la revendication 2, caractérisé en ce que les substances alimentaires. mélangées aV'êc' le produit selon la rèvendication 1 contiennent de l'urée brute ou un condensat d'urée et d'alséhyde tel que les aldéhydes acétique , propionique et butyrique.