L'invention concerne une ossature, notamment pour la réalisation de parois de moulage, dans l'industrie du bâtiment, et plus particulièrement, des banches coffiantes ou coffrages soit monolithiques, soit mixtes, soit modulaires. On entend par coffrage mixte, dans l'industrie du bâtiment, une structure porteuse formant armature pour une paroi de moulage, dénommée peau coffrante, réalisée en un matériau au choix de l'utilisateur. Il convient de rappeler, avant d'exposer les caracréristiques principales de l'invention, les difficultés rencontrées jusqu'à ce jour à l'occasion des moyens mis en oeuvre antérieurement notamment pour la réalisation de affrages mixtes. Dans les coffrages industrialisés, on connait déjà trois grandes familles, savoir - les coffrages monolithiques, bois ou métal, formés d'une peau coffrante solidaire d'une ossature de support et de raidissage. Les coffrages mixtes, constitués essentiellement d'une ossature bois ou métal démontable ou non, dans laquelle l'utilisateur adapte un revêtement ou peau coffrante de son choix. Les coffrages modulaires, bois ou métal, constituée de plusieurs éléments monolithiques de faibles dimensions à assem- bler par l'utilisateur. Pour ces trois familles de coffrages, il se pose tout d'abord, le problème d'une mise à dimension millimétrique de la peau coffrante et/ou de la structure porteuse, et cela, en fonction des éléments de construction à obtenir, par exemple des murs ou des panneaux banchés. Jusqu'a présent, lorsque l'ondésirait augmenter ou diminuer la longueur ou la hauteur d'une paroi coffrante, on était obligé soit de rajouter, soit de couper des parties coffrantes non standard, il en résultat donc de nombreuses interventions. Cette sujetion a une incidence défavorable sur les temps de fabrication, le coût du matériel de moulage, et enfin, le fini du produit coulé dans de tels coffrages. On constate, en cas de rajout d'un élément coffrant non standard, l'apparition d'un état de surface différent de celui obtenu par la peau coffrante standard. On doit procéder, en cas d'insuffisance dimensionnelle à la confection d'un joint de reprise sur l'ouvrage. Ces opérations donnent lieu à des travaux de finition sup-, plémentaires, tels que ponçage ou réagréage. L'invention a en conséquence pour but de remedier aux inconvénients des coffrages ci-dessus énumérés en fournissant une ossature porteuse1 dénommée coffrage mixte dans l'industrie du bâtiment, pouvant s'adapter sans montage ni démontage aux variations dimensionnelles des peaux foffrantes. L'invention a également pour but de fournir une ossature propre à réaliser une banche coffrante verticale ou horizontale, plane ou courbe. L'invention a encore pour but de fournir une ossature entièrement démontable sans outils spéciaux et sans accessoires risquant d'être perdus tels que boulons, écrous, etc... L'invention a aussi pour but de fournir une ossature de fabrication simple, légère et offrant une exc-eptionnelle résistance à la charge. L'invention concerne à cet effet une ossature du genre ci-dessus comportant, en tant que disposition principale, une pluralité de poutrellles se présentant sous forme d'ensembles triangulés. Ces ensembles sont cinématiquement solidaires les uns des autres pour former un réseau porteur extensible propre à recevoir sur l'un de ses côtés une paroi de moulage ou peau coffrante. Chaque ensemble comprend deux poutrelles assemblées pivotantes sur un axe commun pour former un X variables en écartement. Les extrémités des branches de l'X sont pourvues chacune d'un axe de liaison entre d'une part, les extrémités des branches de deux ensembles adjacents et, d'autre part, des rails de guidage. Des moyens de blocage coopèrent avec les axes de liaison pour les immobiliser dans une position choisie-en fonction du réglage millimétrique à la dimension désirée de leossatute porteuse. Suivant une caractéristique de l'invention, la triangulation de chaque ensemble de deux poutrelles,en partie centrale} est réalisée notamment par un montant disposé dans le prolongement de l'axe central de la liaison pivotante des deux poutrelles, le susdit montant constituant un point d'appui pour des haubans à tension réglable, disposés entre le susdit point d'appui et les parties d'extrémité d'une poutrelle d'un ensemble. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront mieux de la description détaillée qui va suivre et des dessins annexes montrant, à titre indicatif, un mode de réalisation de l'invention, dessins dans lesquels, La figure 1, est une vue en perspective d'un mode d'application de l'invention à des banches coffrantes. La figure 2, est une vue en élévation latérale, à plus grande échelle, montrant les poutrelles constitutives d'un élément d'ossature triangulé. La figure 3, est une vue en cuupe, au niveau d'un des joints de fixation réglable à l'extrémité d'une poutrelle. La figure , est une vue en coupe, au niveau du point de croisement central des poutrelles d'un ensemble triangulé. Suivant l'invention, ainsi que représenté en figure 1, ossature pour la réalisation de parois de moulage, en 1'espèce des banches coffrantes, est désignée par la référence générale 10. Cette ossature se présente sous forme d'ensembles triangulés Il cinématiquement solidaires les uns des autres pour former un réseau porteur extensible. Le réseau porteur reçoit sur l'un de ses côtés une paroi de moulage ou peau coffrante 12. Chaque ensemble triangulé Il comprend deux poutrelles portant les références 13, 14 à droite du dessin. Les poutrelles sont assemblées pivotantes sur un axe commun 15, dont le détail appraîtra à l'examen de la figure 4. Les poutrelles ainsi assemblées forment un X à branches variables en écartement. Les extrémités des branches d'un ensemble, respectivement 13a, 13b, 14a, 14b, sont pourvues chacune d'un axe de liaison 16 entre d'une part, les extrémités 14a, 17a des branches de deux ensembles adjacents, et d'autre part, des rails de guidage sous forme de sections de rails désignées par la référence générale 18. Des moyens de blocage 19 coopèrent avec les axes de liaison 16 pour les immobiliser par rapport aux sections de rail 18 dans une position choisie en fonction d'un réglage millimétrique donné. La triangulation de chaque ensemble Il est réalisée notamment par un montant 15a disposé dans le prolongement de l'axe central 15 de deux poutrelles. L'extrémité du montant 15a constitue un point d'appui pour des haubans 20 à tension réglable disposés entre ladite extrémité du montant et les parties d'extrémité 13a, 13b de la poutrelle- couvrante d'un ensemble. On se wportes maintenant a la figure 2 qui montre le détail d'un mode de réalisation des poutrelles constitutives d'un ensemble triangulé. Les poutrelles 13 et 14 sont constituées chacune d'une tôle relativement mince dont la hauteur h est perpendiculaire à la paroi de moulage 12 montrée figure 1. On a obtenu de bons résultats avec une tôle de 3 mm d'épaisseur et de 260 mm de hauter. Les poutrelles ainsi réalisées et disposées travaillent sur chant et présentent une inertie maximale. Les poutrelles d'un ensembleirésentent dans leur partie médiane, au niveau de leur point de croisement une découpe respectivement 13c > 14c dont la profondeur est égale à la demi-hauteur d'une poutrelle. De cette manière, à l'état assemblé, montré aux figures 1 et 4, les parties de chant des poutrelles sont situées sur un même plan pour chacun des côtés d'un ensemble. Les branches 13a, 13b et 14a, 14b sont raccordées par exemple par soudure à un moyeu tubulaire respectivement 21 et 22 venant en butée l'un contre l'autre à l'état assemblé des poutrelles sur l'axe central 15. Les branches 13a, 13b et lia, 14b portent à leur extrémité également une découpe 13d, 14c égale à la demi-hauteur d'une poutrelle et chaque extrémité porte une bague de montage 23 engagée sur un axe 16 de liaison de rotation et de fixation. Les axes 16 de deux ensembles adjacents sont guidés et immobilisés par les sections de rails de guidage 18. Chaque section est constituée de deux fers en U ou tôle pliée 18a, 18b dont les parties de chant des branches se font face en délimitant deux plans parallèles pour le passage en tous points des axes 16. Un e section de rails recouvre partiellement les axes 16 qui présentent une partie dépassante 16a.- Le moyen de blocage des axes 16 or rapport aux rails 18a, 18b d'une section est constitué par une clavette imperdable 19a, en forme de coin.La clavette est montée pivotante autour d'un axe 19b traversant diamétralement l'axe tubulaire 16 et peut ainsi occuper deux positions, l'une à I(lntérieur de l'extrémitè 16a de l'axe tubulaire 16, auquel cas il est possible de monter ou démonter les poutrelles et les rails de guidage, l'autre position étant en appui bloqué contre les faces externes 18c des branches des rails de guidage. Dans la position de blocage, la clavette 19a passe au travers de deux fentes 24, 25 diamétralement opposées et ménagées dans l'axe longitudinal de l'extrémité tubulaire 16a. La fente 2 débouche à l'extrémité de l'axe tubulaire 16a. Suivant un mode d'exécution del'invention, représenté en détail aux figures 3 et 4, le montant de triangulation 15a est un embout tubulaire coiffé d'un bouchon d'appui 25 présentant deux ailes sur lesquelles sont fixés des tendeurs haubans 28 et 28a. La section 28 des haubans est courbée en son centre et repose sur la platine d'appui 26 du bouchon 25 pour reprendre les efforts transmis par le montant tubulaire 15a. A cette section 28 se raccordent des sections 28a par l'intermédiaire d'un tendeur 29 dit à lanterne pas inverses. Les sections 28 et 28a sont préférablement protégées par gainage 31. Les sections 28aont chacune une extrémité qui se raccorde aux extrémités 13a d'une poutrelle 13. Grâce à ce montage, on obtient une triangulation parti culièrement efficace des ensembles de deux poutrelles complérentaires. Cette triangulation a pour effet - le renforcement des poutrelles dans leur partie centrale - le réglage de la floche et de la contreèflèche compte tenu des charges aux pressions seappliquant sur l'ossature, - l'amorce de décoffrage par modification de tension provoquant un décollement de la paroi coffrante. Suivant un mode d'exécution préféré, chaque poutrelle pose sède du côté de la paroi de moulage 12, une aile 30 parallèle au plan de ladite paroi pour recevoir un tasseau d'appui 31 servant de plan de fixation à la paroi de moulage 12. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples ci-dessus décrits et représentés, pour lesquels on pourra prévoir d'autres variantes sans pour cela sortir du cadre dê l'invention. REVENDICATIONS 1. Ossature, notamment pour la réalisation de parois de moulage, et plus particulièrement coffrage mixte, destiné à la confection,soit de coffrage monolithique, soit modulaires, ossature caractérisée en ce qu'elle comporte une pluralité de poutrelles se présentant sous forme d'ensembles triangulés cinématiquement solidaires les uns des autres pour former un réseau porteur extensible propre à recevoir sur l'un de ses côtés une paroi de moulage ou peau coffrante, choque ensemble comprenant deux poutrelles assemblées pivotantes sur un axe commun pour former un X à branches variables en écartement, les extrémités des susdites branches étant pourvues chacune d'un axe de liaison entre d'une part, les extrémités des branches de deux ensembles adjacents et, d'autre part, des rails de guidage, des moyens de blocage coopérant avec les susdits axes de liaison pour les immobiliser par rapport aux susdits rails dans une position choisie en fonction du réglage millimétrique à la dimension désirée de l'ossature porteuse. 2. Ossature, selon la revendication 1, caractérisée en ce que la triangulation de chaque ensemble est réalisée notamment par un montant disposé dans le prolongement de l'axe central de la liaison pivotante de deux poutrelles, la susdit montant constituant un point d'appui pour des haubans à tension réglable disposés entre le susdit point d'appui et les parties d'extrémité de la poutrelle couvrante d'un ensemble. 3. Ossature, selon les revendications 1 et 2, caractérisée en ce que les poutrelles de chaque ensemble sont constituées à chaque fois d'une tôle relaffivement mince perpendiculaire à la paroi de moulage d'un coffrage, de manière àtravailler sur chant pour présenter une inertie maximale avec un minimum de matière. 4. Ossature, selon l'une quelconque des revendications de 1 à 3, caractérisée en ce que les poutrelles présentent, dans leur partie médiane, au niveau de leur point de croisement, à chaque fois une découpe dont la profondeur est égale à la demi-hauteur d'une poutrelle, de sorte que, à l'état assemblé, les parties de chant des susdites poutrelles soient situées sur un même plan pour chacun des côtés d'un ensemble. 5. Ossature, selon l'une quelconque des revedications de 1 à 4, caractérisée en ce que les rails de guidage des axes d'ex trémitédes poutrelles sont constitués de sections, chaque section étant constituée de deux fers en U ou tôle pliée, dont les parties de chant des branches se font face, en délimitant deux plans de guidage parallèles,une section recouvrant les axes de liaison de deux extrémités de poutrelles adjacentes. 6. Ossature, selon l'une quelconque desmvendicatîns de 1 a 5, caractérisée en ce que les moyens de blocage des axes de liaison par rapport aux rails de gudage sont constitués à chaque fois d'une clavette imperdable en forme de coin pouvant occuper notamment deux positions, l'une à l'intérieur de l'extrémité de l'axe tubulaire de liaison des extrémités de poutrelles, l'autre, en appui bloqué contre les faces externes des branches des rails de guidage d'une section, deux fentes diamétralement opposées sur l'axe tubulaire servant de logement à ladite clavette en position de blocage. 7. Ossature selon l'une quelconque des revendications de 1 à 6, caractérisée en ce que chaque poutrelle possède du côté paroi de moulage, une aile parallèle au plan de ladite paroi, cette aile étant destinée notamment à recevoir un tasseau d'appui pour la fixation de la paroi de moulage.