Dispositif d’application de produit fluide comprenant : - une pièce de base (1) montée sur un réservoir principal (R) et comprenant un tube plongeur (17) reliant un godet (15) pourvu d’une lèvre de piston (16), et - un organe amovible (1) monté sur la pièce de base (1) et comprenant une tubulure (A1) apte à coulisser contre la lèvre de piston (16) et un applicateur (A2) apte à retenir une dose de produit fluide injectée par aspiration générée par le coulissement étanche de la tubulure (A1) contre la lèvre de piston (16), le produit fluide étant injecté dans l’applicateur (A1) à travers le tube plongeur (17), l’organe amovible (2) comprenant en outre une tétine (T) communicant avec l’applicateur (A1) et le tube plongeur (17), caractérisé en ce que la tétine (T) définit intérieurement un réservoir secondaire de produit fluide (Tr) pour alimenter l’applicateur (A2) en produit fluide. « figure pour l’abrégé : figure 2 » Distributeur de produit fluide La présente invention concerne un dispositif d’application de produit fluide permettant d’appliquer un produit fluide sur une surface cible à l’aide d’un applicateur. Le transfert de produit fluide à partir de l’applicateur, qui fait partie intégrante du distributeur de produit fluide, s’effectue par contact de l’applicateur avec la surface cible, qui peut par exemple être la peau d’un utilisateur. Le produit fluide peut être de faible viscosité, comme du parfum, mais de préférence, il s’agira ici d’un produit fluide plus visqueux, comme de l’huile ou du sérum. Dans l’art antérieur, on connaît le document US10806232B2 qui décrit un dispositif applicateur de produit fluide comprenant une pièce de base montée sur un réservoir de produit fluide, la pièce de base comprenant un tube plongeur reliant un godet pourvu d’une lèvre de piston. Le dispositif applicateur comprend également un organe amovible monté de manière amovible selon un axe de coulissement sur la pièce de base. L’organe amovible comprend une tubulure ou pipette apte à coulisser selon un axe de coulissement de manière étanche contre la lèvre de piston sur une course axiale étanche et un applicateur apte à retenir une dose de produit fluide issue du réservoir par aspiration générée par le coulissement étanche de la tubulure contre la lèvre de piston : l’applicateur étant formé dans la tubulure. Le produit fluide serait ainsi injecté dans l’applicateur à travers le tube plongeur. L’organe amovible comprend en outre une tétine communicant avec l’applicateur et le tube plongeur. Dans ce document US10806232B2, il n’est pas prévu d’aspirer du produit fluide dans l’applicateur en se servant de la tétine, qui est seulement prévue pour expulser le produit fluide qui a été aspiré dans l’applicateur lors du coulissement étanche. De toute façon, dans ce dispositif applicateur de l’art antérieur, il serait seulement possible de faire remonter du produit fluide dans l’applicateur, étant donné que le volume de la tétine est bien inférieur aux volumes cumulés de l’applicateur et du tube plongeur. La présente invention a pour but de définir un dispositif d’application de produit fluide qui présente une plus grande autonomie d’application. Un autre but est de créer une nouvelle gestuelle d’actionnement pour charger l’applicateur. Pour ce faire, la présente invention propose un applicateur de produit fluide comprenant: - une pièce de base montée sur un réservoir principal de produit fluide , la pièce de base comprenant un tube plongeur reliant un godet pourvu d’une lèvre de piston, et - un organe amovible monté de manière amovible sur la pièce de base, l’organe amovible comprenant une tubulure apte à coulisser de manière étanche contre la lèvre de piston sur une course axiale étanche et un applicateur apte à retenir une dose de produit fluide injectée par aspiration générée par le coulissement étanche de la tubulure contre la lèvre de piston, l’applicateur étant formé dans la tubulure, le produit fluide étant injecté dans l’applicateur à travers le tube plongeur, l’organe amovible comprenant en outre une tétine communicant avec l’applicateur et le tube plongeur, caractérisé en ce que la tétine définit intérieurement un réservoir secondaire de produit fluide pour alimenter l’applicateur en produit fluide. Ainsi, l’organe amovible dispose de son propre réservoir, une fois qu’il a été retiré de la pièce de base. Cela offre une plus grande autonomie à l’applicateur, qui peut être alimentée en provenance du réservoir secondaire par écrasement de la tétine. Cette nouvelle fonction conférée à la tétine se démarque clairement de l’enseignement global du document US10806232B2. Avantageusement, la tétine définit un volume utile d’actionnement qui correspond à la différence entre son volume maximal au repos et son volume minimal après écrasement maximal, ce volume utile étant supérieur au volume de l’applicateur, d’environ 2 à 4 fois au minimum, d’environ 4 à 5 fois de manière avantageuse, et de plus de 5 fois de préférence. Ainsi, l’organe amovible peut disposer d’une réserve de doses de recharge pour l’applicateur. L’utilisateur peut écraser appuyer constamment et doucement sur la tétine pour alimenter l’applicateur en continu. Selon un aspect de l’invention, l’organe amovible définit une hauteur axiale Ho et l’applicateur définit une hauteur axiale Ha, Ha étant de préférence au plus égale à la moitié de Ho. Selon un autre aspect de l’invention, l’applicateur définit une hauteur axial Ha et la tétine définit une hauteur axiale Ht, Ha étant avantageusement au plus égale et de préférence inférieure à Ht. En somme, l’applicateur de l’invention est court par rapport à un applicateur classique, comme celui du US10806232B2, qui peut être qualifié de pipette allongée, dont la longueur correspond environ au double de celle de la tétine. Du fait que l’utilisateur saisit et manipule l’organe amovible par la tétine, la précision d’application diminue avec l’allongement de la tétine. Cependant, en diminuant la longueur de l’applicateur, on augmente certes la précision d’application, mais on réduit sa contenance et donc la quantité de produit fluide à appliquer. Pour remédier à cet inconvénient, l’invention confère une fonction de réservoir secondaire à la tétine, qui va alimenter l’applicateur « court », lors des phases d’application, au cours desquelles l’organe amovible est bien entendu séparé du réservoir principal. En d’autres termes, le réservoir intégré dans la tétine permet de compenser l’inconvénient lié à la longueur réduite de l’applicateur, qui offre une bonne précision d’application. Selon une caractéristique intéressante de l’invention, un tube d’extension peut s’étendre à partir du fond du godet dans le prolongement du tube plongeur en direction de la tétine, lorsque l’organe amovible est en place sur la pièce de base. Avantageusement, le tube d’extension vient à proximité ou même en contact de la tétine, lorsque l’organe amovible est en place sur la pièce de base. Selon un mode de réalisation, la tétine comprend une entrée définissant un siège, le tube d’extension comprenant une extrémité supérieure libre qui peut venir en contact étanche avec le siège de la tétine. Ainsi, que le tube d’extension vienne en contact ou non de la tétine, il permet de neutraliser au moins une partie du volume de l’applicateur, lors du remplissage de tétine en produit fluide. En effet, le produit fluide présent dans l’applicateur autour du tube d’extension peut être considéré comme un volume mort, étant donné qu’il est situé dans cul-de-sac fermé par la lèvre de piston. Lors de l’écrasement de la tétine, seul le volume situé entre l’extrémité libre du tube d’extension et l’entrés de la tétine va être évacué à travers le tube plongeur : le volume mort restant inactif. De ce fait, plus le tube d’extension est proche de l’entrée de la tétine et moins il y a de volume à évacuer. Lorsque le tube d’extension est en contact de la tétine, il n’y a que le volume du tube d’extension à évacuer dans l’applicateur. Selon une autre caractéristique intéressante de l’invention, la tétine définit un volume utile d’actionnement qui correspond à la différence entre son volume maximal au repos et son volume minimal après écrasement, ce volume utile étant supérieur aux volumes cumulés du tube plongeur et du tube d’extension, d’environ 2 à 4 fois au minimum, d’environ 4 à 5 fois de manière avantageuse, et de plus de 5 fois de préférence. Cela signifie que le réservoir secondaire de la tétine peut contenir plus de cinq fois plus que le tube plongeur et le tube d’extension réunis. Selon un autre aspect de l’invention, le tube d’extension peut occuper plus de 50 % du volume de l’applicateur, avantageusement plus de 75 % du volume de l’applicateur, et de préférence plus de 90 %. L’occupation totale est idéale, mais seulement en théorie. Une occupation supérieure à 90 % est déjà très satisfaisante. Selon un mode de réalisation pratique, le tube d’extension peut être formé de manière monobloc avec le godet ou avec le tube plongeur. On peut même envisager que le tube plongeur avec tube d’extension monobloc soit monté coulissant dans le godet pour assurer que le tube d’extension vienne bien en contact de l’entrée de la tétine. La présente invention définit également un procédé de chargement d’un applicateur de produit fluide tel que défini ci-dessus, comprenant les étapes successives suivantes : a) Ecraser la tétine, puis la relâcher, pour aspirer du produit fluide en provenance du réservoir principal dans le réservoir secondaire de la tétine, et b) Retirer l’organe amovible de la pièce de base pour remplir l’applicateur par aspiration de produit fluide en provenance du réservoir principal et/ou du réservoir secondaire. Ainsi, l’opération d’écrasement et de relâchement de la tétine, lorsque l’organe amovible est en place sur la pièce de base, ne sert pas à remplir l’applicateur, mais le réservoir secondaire défini par la tétine. Le remplissage de l’applicateur est indépendant de la tétine, puisqu’il de fait par aspiration lors du retrait de l’organe amovible. Ensuite, au cours de l’application du produit fluide, la tétine sert à alimenter l’applicateur en produit fluide en provenance du réservoir secondaire. L’esprit de l’invention réside dans le fait de se servir de la tétine en tant que réservoir de produit fluide qui va alimenter l’applicateur au cours de l’application du produit fluide, et non pas de moyens d’aspiration pour remplir l’applicateur. L’invention sera maintenant plus amplement décrite, en référence aux dessins joints, donnant à titre d’exemples non limitatifs, trois modes de réalisation de l’invention avec deux variantes. Sur les figures : La est une vue en coupe transversale verticale éclatée à travers un dispositif d’application de produit fluide selon un premier mode de réalisation non limitatif de l’invention, La est une vue agrandie du dispositif d’application de la à l’état assemblé, Les figures 3 et 4 sont représentent respectivement deux autres modes de réalisation de l’invention. cf Tout d’abord, les volumes définis ci-dessous s’entendent comme les volumes de contenance des éléments et non pas les volumes de la matière constitutive des éléments, sauf spécification expresse. Par exemple, Va est le volume inscrit à l’intérieur de l’applicateur : ce volume Va peut être rempli de produit fluide. On se référera aux figures 1 à 2 pour décrire un premier mode de réalisation non limitatif de l’invention. Le distributeur d’application de produit fluide de l’invention comprend un réservoir principal de produit fluide R, qui peut être de toute nature et de toute forme. Il comprend une ouverture, généralement sous la forme d’un col R1. Le réservoir principal R n’est pas un élément critique pour la présente invention. Le dispositif d’application de produit fluide comprend en outre deux éléments constitutifs principaux, à savoir une pièce de base fixe 1 et un organe amovible 2. La pièce de base 1 est destinée à être montée de manière fixe et étanche sur le col R1 du réservoir principal R. L’organe amovible 2 est monté de manière amovible sur la pièce de base 1. La pièce de base 1 comprend une jupe de fixation 11 destinée à coopérer avec le réservoir principal R pour fixer de manière stable et étanche la pièce de base 1 sur le réservoir principal R. La jupe de fixation 11 peut par exemple comprendre des têtes d’accrochage destinées à venir en prise avec un profil approprié formé par le col R1 du réservoir principal R. On peut également envisager de former la jupe de fixation 11 avec un filetage interne destiné à coopérer avec un filetage externe formé par le col R1 du réservoir principal R. Là encore, le type de technique d’accrochage pour monter la jupe de fixation 11 sur le réservoir R n’est pas critique pour la présente invention. La pièce fixe de base 1 comprend également un plateau annulaire 12 qui peut éventuellement servir à écraser un joint de col J sur le bord supérieur annulaire du col R1 du réservoir principal R. La pièce de base 1 forme également une douille 13 qui est filetée intérieurement. La pièce de base 1 peut être pourvue d’une enveloppe extérieure 14 qui entoure la jupe 11 et la douille 13 et vient en contact du réservoir principal R. La pièce de base 1 forme également un godet 15 qui est relié au plateau 12 en s’étendant dans le col R1 du réservoir principal R. Le godet 15 définit une large ouverture supérieure 151 et un petit orifice inférieur 152. Au niveau de son ouverture supérieure 151, le godet 15 forme ou est pourvu d’une lèvre de piston 16, qui pointe avantageusement vers le bas et l’intérieur. Au niveau de son orifice inférieur 152, le godet 15 forme ou est pourvu d’un tube plongeur 17, qui s’étend vers le bas dans le réservoir principal R jusqu’à son fond. Toujours au niveau de son orifice inférieur 152, le godet 15 forme ou est pourvu d’un tube d’extension 18, qui s’étend vers le haut à l’intérieur du godet 15 jusqu’à son ouverture supérieure 151, et même au-delà. Ce tube d’extension 18 s’étend sensiblement ou parfaitement dans le prolongement et l’alignement du tube plongeur 17. Le tube d’extension 18 est réalisé de manière monobloc avec le godet 15, mais il pourrait aussi être formé de manière monobloc avec le tube plongeur 17. Dans ce cas, le tube d’extension 18 se présenterait comme une portion supérieure du tube plongeur 17 qui s’étend dans le godet 15. On peut constater que l’orifice inférieur 152 forme la jonction entre le tube plongeur 17 et le tube d’extension 18. Ainsi, un volume de godet Vg est défini dans le godet autour du tube d’extension 18, qui définit un volume Vte. Quant au tube plongeur 17, il définit un volume Vtp. L’organe mobile 2 comprend essentiellement deux pièces constitutives, à savoir un élément applicateur A et une tétine T qui sont raccordés fixement l’un à l’autre. L’élément applicateur A est de préférence réalisé en une matière dure, alors que la tétine T est réalisée en une matière souple, puisqu’elle est destinée à être écrasée par l’utilisateur, par exemple entre son pouce et son index. L’élément applicateur A comprend une tubulure A1 qui définit intérieurement un applicateur A2 de volume Va et extérieurement une surface externe de coulissement A3, destinée à venir en contact étanche de coulissement avec la lèvre de piston 16. La tubulure A1 s’étend axialement vers le bas à partir de la périphérie intérieure d’une bride annulaire A4, qui forme ainsi une collerette saillante à l’extrémité supérieure de la tubulure A1. La périphérie externe de la bride A4 se raccorde à une bague A5 qui est filetée extérieurement et qui est adaptée à venir en prise filetée avec la douille filetée 13. A son extrémité supérieure, la bague A5 forme un logement A6, dont la fonction sera donnée ci-après. La bague A5 est entourée par une couronne de préhension A7. L’élément applicateur A est pourvue d’une frette A8 qui forme un rabat rentrant A86 qui referme de logement A6. La tétine T comprend un talon d’ancrage T1 qui forme une entrée T2. Le talon d’ancrage T1 est reçu dans la bague A5 et vient en butée sur la bride A4. L’entrée T2 peut rétrécir l’ouverture supérieure de la tubulure A1. Le talon T1 forme une collerette de fixation A6 qui est reçu dans le logement A6 et maintenu en place par le rabat rentrant A86 de la frette A8. Au-delà du talon d’ancrage T1, la tétine T forme un bulbe T3, qui a pour fonction d’être écrasé entre les doigts de l’utilisateur. Ce bulbe définit une paroi périphérique A4 et une paroi supérieure A5. L’utilisateur va exercer sa pression digitale sur des faces opposées de la paroi périphérique A5. L’état écrasé est représenté sur la en traits pointillés. Comme on le verra ci-après, la tétine T remplit une fonction de réservoir secondaire Tr, dont le volume utile d’actionnement ou d’aspiration Vu correspond à la différence entre le volume maximal VM de la tétine à l’état de repos (représenté en traits pleins sur la ) et le volume minimal Vm de la tétine à l’état complètement écrasé (représenté en traits pointillés sur la ). Le rapport VM / Vm est de préférence supérieur à ½. Sur la , l’organe amovible 2 est séparé ou retiré de la pièce de base 1 montée sur le réservoir R. Sur la , l’organe amovible 2 est en place sur la pièce de base 1, avec la tubulure A1 engagée dans le godet 15 autour du tube d’extension 18 et la bague filetée A5 en prise avec la douille filetée 13. Plus précisément, la surface externe de coulissement A3 est en contact étanche avec la lèvre de piston 16 et l’extrémité libre du tube d’extension 18 est en contact étanche avec l’entrée T2 de la tétine T, qui forme ainsi un siège : le tube d’extension 18 est donc directement connecté à la tétine T en shuntant le godet 15. On peut ainsi définit un volume clos Vc qui s’étend de part et d’autre de la tubulure A1, de la lèvre de piston 16 jusqu’à l’entrée T2 obturée par le tube d’extension 18. On peut dire que Vc est égal à Va moins le volume de la matière constitutive de la tubulure A1 et du tube d’extension 18 moins le Vte. Pa ailleurs, on peut remarquer que le tube d’extension 18 occupe plus de 50 % du volume Va de l’applicateur A2, avantageusement plus de 75 % et de préférence environ 90 %. Selon l’invention, dans ce mode de réalisation, Vu > Vte + Vtp. Avantageusement, 2(Vte + Vtp) 5(Vte + Vtp). A titre d’exemple non limitatif, Vu = 600 mm 3 , Vtp = 90 mm 3 , Vte = 30 mm 3 et Va = 120 mm 3 . D’autre part, l’organe amovible 2 définit une hauteur axiale Ho et la tubulure A2 ou l’applicateur A2 définit une hauteur axiale Ha : Ha Ha. Le dispositif applicateur fonctionne de la manière suivante en partant de l’état assemblé de la , dans lequel la tétine T, le tube plongeur 17 et le tube d’extension 18 sont vides de produit fluide. Dans un premier temps, l’utilisateur commence par saisir la tétine au niveau de sa paroi périphérique T4 et exerce une pression avec son pouce et son index. L’air présent dans la tétine T, le tube plongeur 17 et le tube d’extension 18 est alors chassé dans le réservoir R. L’utilisateur relâche ensuite la pression sur la tétine T, qui va retourner dans sa position initiale de repos du fait de sa mémoire de forme élastique. Ce faisant, du produit fluide est aspiré dans la tétine T à travers le tube plongeur 17 et le tube d’extension 18. La tétine T est alors partiellement remplie de produit fluide. Cela est possible étant donné que Vu est supérieur à Vte + Vtp, et de préférence largement supérieur, jusqu’à plus de 5 fois. Et comme Vu est supérieur à Va, et de préférence largement supérieur, jusqu’à plus de 5 fois, le réservoir secondaire Tr de la tétine T est rempli d’une quantité de produit fluide qui correspond à plusieurs doses de l’applicateur A2. Dans un second temps, l’utilisateur dévisse l’organe amovible 2, ce qui a pour effet de faire coulisser la tubulure A1 de manière étanche dans la lèvre de piston 16. Simultanément, le contact entre l’entrée T2 de la tétine T et le tube d’extension 18 est rompu, de sorte que le volume clos Vc communique alors avec le réservoir secondaire Tr et le tube d’extension 18. Le coulissement étanche génère une dépression qui va aspirer du produit fluide dans l’applicateur dont le volume est grandissant. Le produit fluide provient du réservoir principal R ou du réservoir secondaire Tr, soit des deux réservoirs à la fois, dans des proportions qui sont dépendantes des pertes de charge des écoulements. En tout cas, le remplissage de l’applicateur A2 est ainsi assuré, avec encore quelques doses en réserve dans la tétine T. L’utilisateur peut alors appliquer le produit fluide à sa guise en mettant l’extrémité libre de la tubulure A1 en contact de la cible (peau, ongle, cheveu, etc.). Durant l’application, il appuie de manière douce et continue sur la tétine T pour refouler du produit fluide du réservoir secondaire Tr dans l’applicateur A2. Une fois la tétine T vidée de son produit fluide, l’utilisateur remet l’organe mobile 2 en place sur la pièce de base 1 en engageant d’abord la tubulure A1 autour du tube d’extension 18 et en vissant la bague filetée A5 dans la douille filetée 13. Dès que la tubulure A1 vient en contact coulissant étanche avec la lèvre de piston 16, l’air et produit fluide contenus dans le godet 15, le tube d’extension 18 et le tube plongeur 17 sont refoulés dans le réservoir principal R. La fin du vissage correspond à l’engagement du tube d’extension dans l’entrée T2 de la tétine T. On est alors revenu à la position de départ de la . On peut noter qu’il n’est pas nécessaire de revisser complétement l’organe mobile 2 pour recharger la tétine T. En effet, dès que la tubulure A1 vient en contact étanche avec la lèvre de piston 16, la tétine T peut être écrasée et son retour élastique va aspirer du produit fluide en provenance du réservoir principal R dans la tétine T. La montre un second mode de réalisation de l’invention, dans laquelle la pièce de base 1’ diffère du premier mode de réalisation en ce que le godet 15, le tube plongeur 17 et le tube d’extension 18’ sont monobloc. De plus, le tube d’extension 18’ occupe plus de 90 %, voire 95 %, du volume Va de l’applicateur A2’, qui est formé par une tubulure A1’, qui occupe plus de 90 %, voire 95 %, du volume Vg du godet 15. L’extrémité libre de la tubulure A1’ vient en contact ou presque avec le fond du godet 15. Ainsi, le volume libre restant dans le godet 15 est minime. On peut aussi remarquer que le tube d’extension 18’ est séparé de la tétine T’ par un conduit A42, qui est formé par un insert A41 de l’élément applicateur A’. Cet insert A41 s’étend dans la tétine T’, de manière à réduire son volume mort. Le conduit A42 définit une entrée A43 qui communique directement avec l’applicateur A2’ et une sortie A44 qui communique directement avec la tétine T’. Il faut remarquer que le conduit A42 s’étend dans le prolongement et l’alignement du tube d’extension 18’, mais il n’y pas de contact entre le tube d’extension 18’ et l’insert A41 : ils sont séparés d’une distance de l’ordre de quelques dixièmes de millimètres, voir un ou deux millimètres. Ainsi, même en position de repos, la tétine T’ et le tube d’extension 18’ communique avec le volume résiduel défini de part et d’autre de la tubulure A1’. Le fonctionnement de cette variante est identique à celui du premier mode de réalisation des figures 1 et 2. L’absence de contact étanche entre le tube d’extension 18’ et le conduit A42 ne perturbe pas du tout le remplissage de la tétine T’, étant donné que le volume résiduel est très faible et constitue un cul-de-sac. Là aussi, Vu est plus grand que les volumes cumulés du tube plongeur 17, du tube d’extension 18’ et du conduit A42. Vu peut être plus de 5 fois supérieur à ces volumes cumulés. De même, l’organe amovible 2’ définit une hauteur axiale Ho et la tubulure A1’ ou l’applicateur A2’ définit une hauteur axiale Ha : Ha Ha. Le mode de réalisation de la diffère des précédents d’abord en ce qu’il n’y a pas de tube d’extension. L’applicateur A1’’ est vide et remplit le godet 15 à plus de 90 %. Il relie directement le tube plongeur 17 à la tétine T’’, qui comprend un soufflet T4’ et un plot interne T7 pour réduire le volume mort de la tétine T’’, de sorte que le volume utile d’actionnement Vu est proche du volume maximal au repos. L’utilisateur appuie sur la paroi supérieure du plot interne T7. Là encore, Vu est plus grand que les volumes cumulés du tube plongeur 17 et de l’applicateur A1’’. Vu peut être plus de 5 fois supérieur à ces volumes cumulés. De même, l’organe amovible 2’ définit une hauteur axiale Ho et la tubulure A1’’ ou l’applicateur A2’’définit une hauteur axiale Ha : Ha Ha, ce qui permet d’avoir un applicateur court avec une précision d’application accrue. Il est à noter que la lèvre de piston 16 pourrait éventuellement être supprimée dans cette variante. Dans tous les modes de réalisation, la tétine remplit une fonction de réservoir secondaire pour alimenter l’applicateur lors de l’opération d’application. Pour ce faire, les volumes cumulés des éléments en amont de la tétine sont inférieurs au volume utile d’aspiration de la tétine. Le coulissement étanche de la tubulure dans la lèvre de piston permet de remplir l’applicateur, une fois la tétine remplit. La mise en œuvre du tube d’extension permet un remplissage optimal de la tétine en réduisant, voire neutralisant, les volumes morts ou clos du godet. Sans sortir du cadre de l’invention, la tétine pourrait être écrasée par un élément intermédiaire, sur lequel l’utilisateur va agir : la pression ne serait donc plus exercée directement par les l’utilisateur sur la tétine. Grâce à l’invention, on dispose d’un distributeur d’application de produit fluide dont l’organe amovible peut contenir plusieurs doses pour alimenter l’applicateur. On peut comparer ou assimiler cet organe amovible à un distributeur nomade que l’on rapporte sur un flacon source pour recharger son propre réservoir. Dispositif d’application de produit fluide comprenant : - une pièce de base (1 ; 1’) montée sur un réservoir principal de produit fluide (R), la pièce de base (1) comprenant un tube plongeur (17) reliant un godet (15) pourvu d’une lèvre de piston (16), et - un organe amovible (2 ; 2’ ; 2’’) monté de manière amovible sur la pièce de base (1 ; 1’), l’organe amovible (2 ; 2’ ; 2’’) comprenant une tubulure (A1 ; A1’ ; A1’’) apte à coulisser de manière étanche contre la lèvre de piston (16) sur une course axiale étanche et un applicateur (A2 ; A2’ ; A2’’) apte à retenir une dose de produit fluide injectée par aspiration générée par le coulissement étanche de la tubulure (A1 ; A1’ ; A1’’) contre la lèvre de piston (16), l’applicateur (A2 ; A2’ ; A2’’) étant formé dans la tubulure (A1; A1’ ; A1’’), le produit fluide étant injecté dans l’applicateur (A2 ; A2’ ; A2’’) à travers le tube plongeur (17), l’organe amovible (2 ; 2’ ; 2’’) comprenant en outre une tétine (T ; T’ ; T’’) communicant avec l’applicateur (A2; A2’ ; A2’’) et le tube plongeur (17), caractérisé en ce que la tétine (T ; T’ ; T’’) définit intérieurement un réservoir secondaire de produit fluide (Tr) pour alimenter l’applicateur (A2 ; A2’ ; A2’’) en produit fluide. Dispositif d’application selon la revendication 1, dans lequel la tétine (T ; T’ ; T’’) définit un volume utile d’actionnement Vu qui correspond à la différence entre son volume maximal au repos et son volume minimal après écrasement maximal, l’applicateur (A2 ; A2’ ; A2’’) définit un volume Va, le volume utile Vu étant supérieur au volume Va de l’applicateur (A2 ; A2’ ; A2’’), d’environ 2 à 4 fois au minimum, d’environ 4 à 5 fois de manière avantageuse, et de plus de 5 fois de préférence. Dispositif d’application selon la revendication 1 ou 2, dans lequel l’organe amovible (2 ; 2’ ; 2’’) définit une hauteur axiale Ho, l’applicateur (A2 ; A2’ ; A2’’) définit une hauteur axiale Ha, Ha étant au plus égale à la moitié de Ho. Dispositif d’application selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel l’applicateur (A2 ; A2’ ; A2’’) définit une hauteur axiale Ha et la tétine (T ; T’; T’’) définit une hauteur axiale Ht, Ha étant au plus égale et de préférence inférieure à Ht. Dispositif d’application selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel un tube d’extension (18 ; 18’) s’étend à partir du fond du godet (15) dans le prolongement du tube plongeur (17) en direction de la tétine (T ; T’), lorsque l’organe amovible (2 ; 2’) est en place sur la pièce de base (1 ; 1’). Dispositif d’application selon la revendication 5, dans lequel le tube d’extension (18 ; 18’) vient à proximité de la tétine (T ; T’), lorsque l’organe amovible (2 ; 2’) est en place sur la pièce de base (1 ; 1’). Dispositif d’application selon la revendication 6, dans lequel la tétine (T) comprend une entrée (T2) définissant un siège, le tube d’extension (18) comprenant une extrémité supérieure libre qui vient en contact étanche avec le siège de la tétine (T). Dispositif d’application selon la revendication 5, 6 ou 7 dans lequel la tétine (T ; T’) définit un volume utile d’actionnement Vu qui correspond à la différence entre son volume maximal au repos et son volume minimal après écrasement, ce volume utile Vu étant supérieur aux volumes cumulés du tube plongeur (17) et du tube d’extension (18 ; 18’), d’environ 2 à 4 fois au minimum, d’environ 4 à 5 fois de manière avantageuse, et de plus de 5 fois de préférence. Dispositif d’application selon l'une quelconque des revendications 5 à 8, dans lequel le tube d’extension (18 ; 18’) occupe plus de 50 % du volume de l’applicateur (A2 ; A2’), avantageusement plus de 75 % du volume de l’applicateur (), et de préférence environ 90 %. Dispositif d’application selon l'une quelconque des revendications 5 à 9, dans lequel le tube d’extension (18 ; 18’) est formé de manière monobloc avec le godet (15) ou avec le tube plongeur (17). Procédé de chargement d’un dispositif d’application de produit fluide selon l'une quelconque des revendications précédentes, comprenant les étapes successives suivantes : a) Ecraser la tétine (T ; T’; T’’), puis la relâcher, pour aspirer du produit fluide en provenance du réservoir principal (R) dans le réservoir secondaire (Tr) de la tétine (T ; T’; T’’), et b) Retirer l’organe amovible () de la pièce de base () pour remplir l’applicateur (2 ; 2’ ; 2’’) par aspiration de produit fluide en provenance du réservoir principal (R) et/ou du réservoir secondaire (Tr). * * *