Composant magnétique (10) d’électronique de puissance constitué d’un noyau magnétique (12) comprenant au moins un matériau à changement de phase (20) intégré à l’intérieur dudit noyau magnétique. Figure pour l’abrégé : Fig 2 Composant magnétique d’électronique de puissance comprenant un noyau magnétique à forte capacité d’absorption de chaleur sur des transitoires de puissance Domaine technique de l’invention La présente invention concerne le domaine des systèmes électriques et plus spécifiquement des composants magnétiques d’électronique de puissance. Plus particulièrement, la présente invention concerne le refroidissement des composants magnétiques d’électronique de puissance, notamment les noyaux magnétiques, lors d’un régime transitoire qui apparait, par exemple lors d’un appel de courant de surcharge sur un temps court, d’environ une dizaine de secondes. Etat de la technique antérieure L’une des difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des systèmes électriques de puissance concerne la gestion de la chaleur produite par certains composants, et notamment par les composants magnétiques comprenant des noyaux magnétiques, et susceptibles d’être sollicités avec des puissances élevées. Les composants magnétiques sont généralement utilisés dans des convertisseurs nécessaires pour l’électrification des systèmes, propulsifs ou non propulsifs, par exemple à bord des aéronefs afin de convertir l’énergie électrique du réseau principal sous plusieurs formes. Ces composants magnétiques sont susceptibles d’être sollicités au-delà de leur puissance de fonctionnement nominale durant des temps courts de l‘ordre de quelques secondes à quelques dizaines de secondes. Afin d’assurer la dissipation de chaleur générée par le pic de puissance ou d’énergie, il est connu d’associer un radiateur au composant magnétique. Toutefois, dans le cas de pics de puissance passagers ou transitoires, le radiateur présente une inertie trop grande pour être efficace. De plus, la forme des noyaux magnétiques ne permet pas l’intégration de solutions de refroidissement par dissipateurs classiques. En effet, les noyaux magnétiques de forme torique sont particulièrement difficiles à refroidir car leur surface est généralement recouverte du bobinage qui limite le transfert de chaleur vers l’extérieur. Les noyaux magnétiques de forme plane, de type E, EE, EI, disposent généralement d’une surface d’échange sur laquelle un dissipateur à ailettes peut être rajouté lorsque la convection naturelle ne suffit pas. Toutefois, l’ajout de ces circuits externes pénalise la densité massique et volumique de puissance du composant magnétique. Une autre solution utilisée pour pallier cet inconvénient est la convection forcée par air. Une telle solution inclut généralement un ventilateur, qui augmente le coefficient d'échange thermique global mais présente des désavantages en termes de fiabilité, de réduction de la masse globale du système et de rendement global. Ainsi, il existe un besoin d’améliorer l’absorption de chaleur résultant de pics de puissance transitoires subis par un composant magnétique, en limitant l’impact sur la masse, le coût et le volume du composant magnétique. La présente invention a donc pour but de palier les inconvénients des systèmes précités et de proposer un composant magnétique configuré pour être efficacement refroidi lors de pics de puissance transitoires. L’invention a donc pour objet un composant magnétique d’électronique de puissance constitué d’un noyau magnétique comprenant au moins un matériau à changement de phase, d’acronyme MCP intégré à l’intérieur dudit noyau magnétique. Les MCPs ont la capacité de passer d’un état solide à un état liquide pendant les pics de puissance transitoires tout en absorbant les calories grâce à leur bonne capacité calorifique. L’insertion de matériau MCP à l’intérieur de la géométrie du noyau magnétique permet d’absorber la chaleur résultant de pics de puissance transitoires et ainsi de refroidir effacement le noyau magnétique. Avantageusement, le noyau magnétique comprend au moins un canal de distribution continu s’étendant à l’intérieur du noyau magnétique, le matériau à changement de phase étant disposé à l’intérieur dudit canal de distribution. Avantageusement, le canal de distribution comprend un revêtement interne en matériau isolant électriquement délimitant le volume interne dudit canal de distribution. Ce revêtement interne non conducteur permet d’éviter les pertes supplémentaires par les courants induits. Le revêtement interne est, par exemple, en céramique. Le canal de distribution a une forme adaptée au matériau magnétique et à la forme du noyau, et qui s'étend dans un plan à l'intérieur du noyau, de manière à obtenir un refroidissement réparti et homogène. Avantageusement, le canal de distribution comprend un orifice d’entrée et un orifice de sortie bouchés par un bouchon. Par exemple, le bouchon d'au moins un des orifices d'entrée et sortie est équipé d’une soupape anti surpression configurée pour s’ouvrir lorsque la pression interne dans le canal de distribution dépasse une valeur de seuil. Un tel bouchon permet d’éviter la détérioration du noyau magnétique suite à des variations de pression, par exemple causées par des variations d'altitude, dans le cas d'une utilisation dans un aéronef. Le matériau à changement de phase a, par exemple, une température de fusion comprise entre 100°C et 110°C. Selon un mode de réalisation, le noyau magnétique a une forme torique ou forme un tore. Le canal de distribution est intégré à l’intérieur du tore et s'étend dans un plan de coupe du noyau orthogonal à l'axe du tore dans le plan duquel ledit tore s’étend. Préférentiellement, le plan de coupe du tore est un plan médian. Dans le cas d'un noyau magnétique torique à faible perméabilité magnétique, le canal de distribution peut présenter une forme qui serpente dans ce plan de coupe, telle qu'une forme en zig-zag ou ondulée. Dans le cas d'un noyau magnétique torique à forte perméabilité magnétique, le canal de distribution peut présenter une forme annulaire dans le tore, de même centre que le tore et qui s’étend sur toute la circonférence interne du tore dans le plan de coupe du tore. Alternativement, on peut aussi prévoir plusieurs canaux de distribution en anneaux concentriques intégrés dans le même plan de coupe du tore, par exemple au moins deux canaux, et reliés à un même orifice d’entrée et un même orifice de sortie. Chaque canal comprend un revêtement interne en matériau isolant électriquement délimitant le volume interne du canal associé dans lequel le matériau à changement de phase est situé. Selon un autre mode de réalisation, le noyau magnétique a une topologie planaire, correspondant aux topologies de noyaux dites E, EE, EI, U, UI, UU, etc…, l'énumération n'étant pas limitative. Le noyau magnétique comprend au moins une plaque principale définissant une première surface plane plus éloignée et une deuxième surface plane plus proche des lignes de champ magnétique, et ledit au moins un canal de distribution est intégré dans ladite plaque dans un plan parallèle et plus proche de la première surface que de la deuxième surface. Avantageusement, le composant magnétique comprend au moins un canal de distribution ou un arrangement de canaux de distribution formant un réseau planaire de distribution continu entre un orifice d'entrée et un orifice de sortie qui maximise la surface en contact avec le matériau magnétique. Le ou les canaux de distribution sont alors intégrés dans un plan de coupe parallèle au plan de surface plane supérieure, par opposition à la surface inférieure d'où partent les branches du U ou du E ; dans ce cas le noyau peut aussi bien être à faible ou à forte perméabilité magnétique. Le canal ou les canaux peuvent avoir toute forme adaptée, pour couvrir de manière homogène la surface plane disponible : forme de serpentin ou zig-zag ; forme continue en grille ; formes en tubes droits disposés parallèles, etc… Selon un deuxième aspect, l’invention concerne un aéronef comprenant un composant magnétique d’électronique de puissance tel que décrit précédemment. Selon un autre aspect, l’invention concerne un procédé de fabrication d’un noyau magnétique dans lequel : - on crée au moins un canal de distribution dans le noyau magnétique ; - on injecte un matériau à changement de phase à l’intérieur du canal de distribution, via une entrée dudit canal ; et - on rebouche ladite entrée du canal de distribution par un bouchon. Si le canal de distribution est réalisé par fabrication additive, par exemple en même temps que le noyau, on passe directement à l’étape d’injection du matériau à changement de phase via une entrée du canal de distribution. En variante, si le canal de distribution est réalisé par usinage d’un demi-canal respectivement dans chacun deux demi-noyaux, on assemble les demi-noyaux sensiblement dans le plan médian, par exemple à l’aide d’un moyen de collage ou de tout moyen de maintien mécanique, puis on procède à l’étape d’injection. D'autres buts, caractéristiques et avantages de l’invention apparaîtront à la lecture de la description suivante, donnée uniquement à titre d'exemple non limitatif, et faite en référence aux dessins indexés sur lesquels : illustre schématiquement une vue en perspective d’un composant magnétique selon un premier mode de réalisation de l’invention ; est une vue en coupe du composant magnétique de la ; est une vue en coupe d’un composant magnétique selon un autre mode de réalisation de l’invention ; est une vue en coupe d’un composant magnétique selon un autre mode de réalisation de l’invention ; illustre schématiquement une vue en perspective d’un composant magnétique selon un autre mode de réalisation de l’invention ; est une vue en coupe selon un premier plan VI du composant magnétique de la ; et représente la synoptique d’un procédé de fabrication du composant magnétique d’une des figures 1 à 5. Exposé détaillé d’au moins un mode de réalisation Sur la est représentée très schématiquement un composant magnétique 10 d’électronique de puissance utilisé, par exemple, dans un aéronef. Le composant magnétique 10 comprend un noyau magnétique 12 entouré par une bobine 14. Le composant magnétique 10 est, par exemple, destiné à être utilisé dans un dispositif de conversion électrique, tel qu’un transformateur électrique (non représenté). Tel qu’illustré, le noyau magnétique 12 présente une forme torique définie par un rayon interne R1, un rayon externe R2 définissant un rayon interne de tore r, et une épaisseur ou largeur de tore l. Le noyau magnétique 12 est délimité radialement par une surface cylindrique externe 12a et une surface cylindrique interne 12b et axialement par deux surfaces latérales opposées 12c. La représente une vue en coupe du noyau magnétique torique 12 de la . Le noyau magnétique 12 torique comprend un canal de distribution 16 continu s’étendant à l’intérieur 12d dudit noyau sur toute la circonférence intérieure du tore, dans un plan de coupe orthogonal à l'axe du tore, préférentiellement le plan médian. Tel qu’illustré sur la , le canal de distribution 16 présente une forme en zig-zag qui utilise l'étendue du rayon interne r du tore. En variante, on pourrait prévoir une forme ondulée. Une forme en zig-zag ou ondulée est plus particulièrement adaptée quand le matériau magnétique du noyau torique est à faible perméabilité magnétique ( Le canal de distribution 16 comprend un revêtement interne 18 en matériau isolant électriquement délimitant le volume interne du canal 16, tel que par exemple en céramique. De manière nullement limitative, le canal de distribution 16 peut avoir une section entre 30% et 50% de la section du noyau magnétique 12. Le noyau magnétique 12 comprend en outre un matériau à changement de phase 20, d’acronyme MCP, à l’intérieur du canal de distribution 16. Le matériau à changement de phase 20 contenu dans le canal de distribution 16 à l’intérieur du noyau magnétique 12 est un matériau injecté dans ledit canal en phase liquide, puis qui se solidifie à une température inférieure à la température de fusion. Le matériau à changement de phase 20 change de phase avec une réaction endothermique qui a lieu à une température de fusion du matériau à changement de phase 20, par exemple comprise entre 100°C et 110°C. La température de fusion du matériau à changement de phase 20 est inférieure à la température maximale autorisée pour le noyau magnétique 12. Le canal de distribution 16 comprend un orifice d’entrée 16a et un orifice de sortie 16b. Par « orifice », on entend une ouverture du canal qui permet la mise en communication fluidique du canal avec l’extérieur. Chaque orifice permet l’entrée et la sortie d’air, ainsi que l’injection de MCP. Les orifices 16a et 16b peuvent être placés côte à côte, tel qu’illustré sur la , ou peuvent être espacés l’un de l’autre tel que visible sur les figures 3 et 4, en fonction de la forme et la disposition du canal dans le noyau. Ces orifices 16a, 16b permettent de remplir le canal de MCP 20, au moyen d'une dose de MCP à injecter dans le canal déterminé pour garder un volume d'air de 5 à 10% du volume du canal de distribution. Lors de la fabrication du noyau magnétique 12 expliquée en détails en référence à la , l’orifice d’entrée 16a et l’orifice de sortie 16b du canal de distribution 16 sont rebouchés, par exemple par un bouchon 22, après insertion du matériau à changement de phase 20. De préférence, au moins l'un des bouchons 22 est un bouchon du type équipé d’une valve, ou soupape anti surpression, permettant d'ajuster automatiquement la pression dans le canal, en fonction des conditions d'utilisation du noyau : le bouchon s’ouvrira lorsque la pression interne dans le canal de distribution dépasse une valeur de seuil, qui est une valeur typiquement choisie dans une plage de 10 à 100 millibars, en fonction de l'application. Dans un exemple, on utilise un bouchon configuré pour s'ouvrir lorsque la pression interne dans le canal dépasse une valeur seuil comprise entre 10mbars et 100mbars, de préférence égale à 10mbars. Ce type de soupape est connu sous le nom de bouchon « reniflard ». Un tel bouchon permet d’éviter la détérioration du noyau magnétique suite à des variations de pression à l'intérieur du canal, par exemple causées par des variations d'altitude, dans le cas d'une utilisation dans un aéronef. L’utilisation d’un revêtement isolant 18 formant la paroi interne du canal de distribution 16 permet d’éviter des pertes de chaleurs supplémentaires générées par des courants induits. Le canal de distribution 16 peut être réalisé par fabrication additive, par exemple en même temps que le noyau. En variante, le canal de distribution 16 peut être réalisé par usinage d'une forme de demi-canal dans deux demi-noyaux, puis un dépôt de matériau isolant formant le revêtement 18 interne du canal 16, par exemple une céramique. On obtient alors un demi-canal dans chaque demi-noyau. Les demi-noyaux sont ensuite assemblés sensiblement dans le plan médian, par exemple à l’aide d’un moyen de collage ou de tout moyen de maintien mécanique. Un avantage de ce mode de fabrication est qu'alors le refroidissement peut s'opérer de manière sensiblement identique dans les deux demi-noyaux. Le mode de réalisation illustré sur la , dans lequel les mêmes éléments portent les mêmes références, diffère du mode de réalisation illustré sur la par le fait que le canal de distribution 16 est annulaire, c’est-à-dire une forme d'anneau concentrique avec le noyau torique et que l’orifice d’entrée 16a est angulairement espacé de l’orifice de sortie 16b. Dans l'exemple illustré, les deux orifices sont diamétralement opposés. Dans l'étape d'injection de MCP dans le canal de distribution, un des orifices est ouvert pour permettre cette injection tandis que l’autre orifice est fermé par un bouchon 22. Cette configuration en anneau est plus particulièrement adaptée pour des matériaux magnétiques à perméabilité élevée (>100). Par ailleurs, une telle configuration facilite l’injection de MCP à l’intérieur du canal de distribution. Les orifices 16a, 16b s'étendent dans une direction radiale depuis la forme d'anneau du canal dans le plan de coupe du tore, vers la surface externe du noyau magnétique 12. Comme précédemment, l'injection de MCP 20 jusqu’à 90 à 95% du volume du canal de distribution 16 est réalisée en injectant une dose correspondante par l'un des orifices d'entrée/sortie 16a et 16b, tandis que l'autre orifice est bouché, l'injection de MCP se faisant en phase liquide. En pratique et comme précédemment indiqué, la dose de matériau est déterminée en fonction du volume du canal, de sorte à conserver un pourcentage déterminé de volume d'air dans le canal. L'orifice par lequel a été effectué l'injection de MCP est ensuite également bouché, pour ne pas permettre de fuites de matériau MCP en mode de fonctionnement opérationnel, en fonction de la température (phases liquides). Avantageusement comme précédemment expliqué, au moins l'un des deux bouchons 22 est équipé d’une soupape anti surpression, permettant un ajustement automatique de la pression à l'intérieur du canal, en fonction des conditions opérationnelles de fonctionnement. De préférence, les deux bouchons sont de même type, à soupape anti surpression. Le mode de réalisation illustré sur la dans lequel les mêmes éléments portent les mêmes références, diffère du mode de réalisation illustré sur la en ce que le noyau magnétique 12 comprend deux canaux de distribution 16, 17 annulaires concentriques, dans le même plan de coupe du tore, et reliés en parallèle aux mêmes orifices d'entrée et sortie, formant un réseau de distribution continu, à plusieurs canaux annulaires, deux dans l'exemple. Le nombre et les dimensions de la section des canaux dépendent en pratique des dimensions du tore considéré. Chaque canal de distribution 16, 17 comprend un revêtement interne 18, 19 en matériau isolant électriquement délimitant le volume interne du canal 16, 17 associé, tel que par exemple en céramique. Le noyau magnétique 12 comprend en outre un matériau à changement de phase 20, d’acronyme MCP, à l’intérieur de chaque canal de distribution 16, 17. Dans l'exemple, les canaux partagent les mêmes orifices d'entrée et de sortie et sont remplis, dans le volume de remplissage voulu, par le même matériau MCP. L'invention s'applique également à des composants magnétiques ayant une topologie planaire, comme par exemple et non limitativement des topologies EE, EI, UI, UU etc… Un composant magnétique à topologie planaire comprend au moins au moins une plaque principale définissant une première surface plane plus éloignée et une deuxième surface plane plus proche des lignes de champ magnétique. Selon l'invention, le ou les canaux de distribution sont intégrés dans cette plaque, dans un plan VI parallèle et plus proche de la première surface 30a que de la deuxième surface, et ainsi éloigné des lignes de champ. Le noyau peut être aussi bien à faible qu'à forte perméabilité magnétique. Dans l’exemple illustré sur la , le composant magnétique 30 présente une topologie en E et la deuxième surface 30b est celle d'où partent les trois branches du E. Plus précisément le composant magnétique 30 est délimité par une première surface 30a, une deuxième surface 30b, opposée à la première surface 30a définissant une forme de plaque et quatre surface latérales 30c correspondant aux parois latérales de la plaque. Le composant magnétique 30 comprend trois extrusions 30d, formant les 3 branches de la forme de E, qui s’étendent axialement depuis la deuxième surface 30b et espacées l’une de l’autre par un espace 30e. La représente une intégration d’un canal de distribution 32 à l’intérieur du noyau magnétique 30 selon le plan de coupe VI de la . Le canal de distribution 32 s’étend en continu à l’intérieur 30f dudit noyau 30, dans le plan de de coupe VI, entre un orifice d'entrée 32a et un orifice de sortie 32b débouchant chacun au niveau d'une paroi latérale de la plaque. Plus généralement, dans le cas d'une topologie planaire de noyau magnétique, on prévoit d'intégrer au moins un canal de distribution ou un arrangement de canaux de distribution formant un réseau de distribution continu entre un orifice d'entrée et un orifice de sortie qui maximise la surface en contact avec le matériau magnétique, pour un refroidissement le plus homogène et efficace. Tel qu’illustré, le canal de distribution 32 présente une forme en zig-zag. La forme en zigzag, de même qu'une forme ondulée sont des formes simples permettant facilement d'étendre le canal selon les deux dimensions du plan de coupe du tore. Si l'on utilise une forme droite de canal, en fonction de la surface de plaque, on prévoira avantageusement un arrangement de canaux, par exemple parallèle ou en forme de grille, formant un réseau de distribution continu entre un orifice d'entrée et un orifice de sortie, s'étalant dans les deux dimensions du plan de coupe. En fonction de la forme et l'arrangement retenu, on saura adapter la pression d'injection du volume de matériau MCP nécessaire. Le canal de distribution 32 comprend un revêtement interne 34 en matériau isolant électriquement délimitant le volume interne du canal 32, tel que par exemple en céramique. Le noyau magnétique 30 comprend en outre un matériau à changement de phase 36, d’acronyme MCP, à l’intérieur du canal de distribution 32. Le matériau à changement de phase 36 contenu dans le canal de distribution 32 à l’intérieur du noyau magnétique 30 est un matériau injecté dans ledit canal en phase liquide, puis qui se solidifie à une température inférieure à la température de fusion. Le matériau à changement de phase 36 change de phase avec une réaction endothermique qui a lieu à une température de fusion du matériau à changement de phase 36, par exemple comprise entre 100°C et 110°C. La température de fusion du matériau à changement de phase 36 est inférieure à la température maximale autorisée pour le noyau magnétique 30. Le canal de distribution 32 comprend un orifice d’entrée 32a et un orifice de sortie 32b respectivement à une extrémité du canal de distribution 32. Comme indiqué précédemment, les orifices d’entrée 32a et de sortie 32b du canal de distribution 32 sont tous les deux rebouchés, par exemple par un bouchon (non représenté), après insertion du matériau à changement de phase 36 (injection en phase liquide). Avantageusement, au moins un des deux bouchons est équipé d’une soupape anti surpression permettant d'ajuster automatiquement la pression dans le canal. De manière similaire au mode de réalisation précédent, le canal de distribution 32 peut être réalisé par fabrication additive, par exemple en même temps que le noyau 30. En variante, le canal de distribution 32 peut être réalisé par usinage dans deux demi-noyaux, puis dépôt du matériau de revêtement 34 formant la paroi interne de canal de distribution 32. On obtient alors un demi-canal dans chaque demi-noyau. Les demi-noyaux sont ensuite assemblés sensiblement dans le plan médian, par exemple à l’aide d’un moyen de collage ou de tout moyen de maintien mécanique comme décrit précédemment. La représente la synoptique d’un procédé de fabrication 50 du composant magnétique 12 de la . Lors d’une première étape 51, on crée le canal de distribution 16 dans le noyau magnétique 12. Si le canal de distribution 16 est réalisé par fabrication additive, par exemple en même temps que le noyau, on passe directement à l’étape 53 d’injection du matériau à changement de phase 20 dans le canal de distribution, via l’un des orifices d'entrée/sortie 16a et 16b, l'autre orifice étant bouché. En variante, si le canal de distribution 16 est réalisé par usinage d’un demi-canal respectivement dans chacun deux demi-noyaux puis dépôt du matériau de revêtement 18 formant la paroi interne de canal 16, on assemble les demi-noyaux sensiblement dans le plan médian, par exemple à l’aide d’un moyen de collage ou de tout moyen de maintien mécanique, puis on procède à l’étape d’injection 53 du matériau à changement de phase 20 en phase liquide. Une fois le matériau à changement de phase 20 injecté dans le canal de distribution 16, on rebouche l'orifice ayant servi à l'injection. On utilise de préférence, pour au moins l'un des bouchons 22, un bouchon équipé d’une soupape anti surpression comme précédemment expliqué. Avantageusement les deux bouchons sont de même type, à soupape anti surpression. Grace à l’insertion d’un matériau à changement de phase à l’intérieur de la géométrie du composant magnétique, l’efficacité du refroidissement du composant magnétique lors de la survenue de pics de puissance transitoires est améliorée. Composant magnétique (10) d’électronique de puissance constitué d’un noyau magnétique (12, 30) comprenant au moins un matériau à changement de phase (20, 36) intégré à l’intérieur dudit noyau magnétique (12, 30). Composant magnétique (10) selon la revendication 1, dans lequel le noyau magnétique (12, 30) comprend au moins un canal de distribution continu (16, 17, 32) s’étendant à l’intérieur du noyau magnétique (12, 30), le matériau à changement de phase (20, 36) étant disposé à l’intérieur dudit canal de distribution (16, 17, 32). Composant magnétique (10) selon la revendication 2, dans lequel le canal de distribution (16, 17, 32) comprend un revêtement interne (18, 19, 34) en matériau isolant électriquement délimitant le volume interne dudit canal de distribution (16, 17, 32). Composant magnétique (10) selon la revendication 2 ou 3, dans lequel le canal de distribution (16, 32) comprend un orifice d’entrée (16a, 32a) et un orifice de sortie (16b, 32b) bouchés par un bouchon (22). Composant magnétique (10) selon la revendication 4, dans lequel le bouchon (22) d'au moins un des orifices d'entrée et sortie est équipé d’une soupape anti surpression configurée pour s’ouvrir lorsque la pression interne dans le canal de distribution (16, 17, 32) dépasse une valeur de seuil. Composant magnétique (10) selon l’une quelconque des revendications 1 à 5, dans lequel le matériau à changement de phase (20, 36) a une température de fusion comprise entre 100°C et 110°C. Composant magnétique (10) selon l’une quelconque des revendications 1 à 6, dans lequel le noyau magnétique (12) forme un tore, et ledit au moins un canal de distribution (16, 17) est intégré à l'intérieur du tore selon un plan de coupe orthogonal à l'axe de tore dans le plan duquel ledit tore s'étend. Composant magnétique (10) selon la revendication 7, dans lequel ledit plan de coupe du tore est un plan médian. Composant magnétique (10) selon la revendication 7 ou 8 du type à faible perméabilité magnétique, ledit au moins un canal de distribution (16, 32) présentant une forme en zig-zag, ou ondulée. Composant magnétique (10) selon la revendication 7 ou 8, du type à forte perméabilité magnétique, dans lequel ledit au moins un canal de distribution (17) est un canal de distribution annulaire qui s'étend sur toute la circonférence interne du tore dans le plan de coupe du tore. Composant magnétique (10) selon la revendication 10, dans lequel le noyau magnétique (12) comprend au moins deux canaux de distribution (16, 17) annulaires concentriques intégrés dans le même plan de coupe du tore et reliés en parallèle à un même orifice d'entrée et un même orifice de sortie. Composant magnétique selon l’une quelconque des revendications 1 à 6, dans lequel le noyau magnétique (12) a une topologie planaire comprenant au moins une plaque principale définissant une première surface (30a) plane plus éloignée et une deuxième surface (30b) plane plus proche des lignes de champ magnétique, et ledit au moins un canal de distribution (32) est intégré dans ladite plaque dans un plan parallèle et plus proche de la première surface (30a) que de la deuxième surface (30b). Composant magnétique selon la revendication 12, comportant au moins un canal de distribution (32) ou un arrangement de canaux de distribution formant un réseau planaire de distribution continu entre un orifice d'entrée (32a) et un orifice de sortie (32b) qui maximise la surface en contact avec le matériau magnétique. Aéronef comprenant au moins un composant magnétique (10) d’électronique de puissance selon l’une quelconque des revendications précédentes. Procédé de fabrication (50) d’un noyau magnétique (12, 30) dans lequel : - on crée au moins un canal de distribution (16, 17, 32) dans le noyau magnétique (12, 30) ; - on injecte un matériau à changement de phase (20, 36) à l’intérieur du canal de distribution (16, 17, 32), via une entrée (16a, 32a) dudit canal ; et - on rebouche ladite entrée (16a, 30a) du canal de distribution (16, 17, 32) par un bouchon (22).