La présente invention concerne les cellules d'électrolyse à diaphragme, utilisées pour l'électrolyse des solutions aqueuses de composés ionisables. Plus pré- cisément, elle concerne les diaphragmes pour cellules d'électrolyse à diaphragme. Dans une cellule d'électrolyse à diaphragme, ce dernier représente le constituant qui permet à la cellule de fonctionner par formation de produits, tels que du chlore, un hydroxyde alcalin, de l'hydrogène et de l'oxygène, lorsque l'électrolyte est une solution aqueuse d'un composé ionisable, avec des rendements en courant qui sont suffisamment élevés pour que l'opération soit rentable. Les propriétés de séparation, indiquées par les rendements en courant, peuvent être accrues par exemple par augmentation de l'épaisseur ou de la densité du diaphragme. Cependant, ces changements provoquent habituellement une augmentation de la résistance électrique du diaphragme comme indique par exemple par une augmentation du coefficient de tension. Une rentabilité favorable de cellule repose sur l'augmentation ou le maintien du rendement en courant à un niveau élevé, avec réduction au minimum ou maîtrise de l'augmentation du coefficient de tension. Pendant des années, on a utilisé des cellules à diaphragme de type industriel pour la production du chlore et des hydroxydes alcalins, de l'hydrogène et de l'oxygène, ayant un diaphragme poreux de fibres d'amiante. On considère que, dans l'utilisation des diaphragmes d'amiante, la matière efficace est une couche d'un gel formée dans le feutre d'amiante. Cette couche de gel est formée par décomposition des fibres d'amiante au contact des électrolytes dans le cellule. Lors de l'électrolyse de solutions salines aqueuses, les fibres d'amiante non seulement subissent une décomposition chimique au cours du fonctionnement mais aussi présentent une instabilité dimensionnelle car elles se déforment par gonflement dû à une dissolution.Des diaphragmes poreux d'amiante, bien qu'ils permettent la production satisfaisante par exemple de chlore et de solutions d'hydro xydes alcalins, ont une durée limitée dans les cellules et, lorsqu'ils ont été retirés d'une cellule, ils ne peuvent pas être réutilisés. En outre, on considère que l'amiante présente un risque sanitaire. Des diaphragmes ayant une excellente durée de fonctionnement mais formés de matières qui sont durables et peu coûteuses, sont donc très souhaitables. L'invention concerne un diaphragme ayant des pro priétés efficaces de séparation et donnant une faible tension de cellule lors du fonctionnement. Elle concerne aussi un diaphragme ayant une excellente stabilité et une très longue durée de fonctionnement lorsqu'il est utilisé pour l'électrolyse de solutions aqueuses de composés ionisables. L'invention met aussi en oeuvre des matières non polluantes, acceptables au point de vue écologique, pour la formation de compositions de diaphragme. L'invention concerne aussi un diaphragme ayant des matières de support qui sont physiquement et chimiquement stables au cours de l'électrolyse. L'invention concerne aussi un diaphragme qui peut être manipulé facilement lors du montage et du retrait d'une cellule d'électrolyse. Plus précisément, l'invention concerne un diaphragme poreux pour cellule d'électrolyse de solutions aqueuses de composés ionisables, le diaphragme comprenant une étoffe de support imprégnée de particules d'une composition siliceuse ayant la formule (X)m(Si)p(O)g(H)r . nH2O I dans laquelle X est au moins un métal choisi dans le groupe qui comprend Be, Mg, Ca, Sr, Ba, Ti, Zr, Al, Zn et leurs mélanges, p est un nombre compris entre 1 et 16 environ, m est compris entre 0 et p environ, q est un nombre compris entre 2 et 5p + r environ, r est compris entre 0 et 4p environ et n est compris entre 0 et 30 environ.Les compositions siliceuses pouv nt subir une hydratation lorsqu'elles sont au contact d'au moins l'un des composés lonisables présents dans la cellule d'électrolyse, l'étoffe de support ayant une zone conductrice de l'électricité le long d'une face. D'autres caractéristiques et avantages de i 'in- vention ressortiront mieux de la description qui va suivre, faite en référence aux dessins annexes sur lesquels la figure 1 est une perspective d'un mode de réalisation de diaphragme selon l'invention la figure 2 est une perspective d'un mode de réalisation de diaphragme selon l'invention qui peut être utilisé avec plusieurs électrodes la figure 3 est une perspective d'un autre mode de réalisation de diaphragme selon l'invention, destiné à être utilisé avec plusieurs électrodes la figure 4 est une photomicrographie d'une coupe d'un mode de réalisation d'étoffe de support utilisée dans les diaphragmes selon l'invention (avec un grandissement de 30 fois) la figure 5 est une photomicrographie d'une coupe plane d'un mode de réalisation d'étoffe de support ayant des faisceaux de fibres (avec un grandissement de 30) la figure 6 est une coupe de la figure 5, suivant la ligne 6-6 ; et les figures 7 à 9 représentent des coupes de plusieurs modes de réalisation d'étoffe de support. La figure 1 représente un diaphragme selon l'invention convenant au recouvrement d'une cathode. Le diaphragme 1, formé d'une étoffe, a des parties d'extrémités 10 fixées par exemple par couture au corps 12 du diaphragme. Ce dernier est un rectangle creux monté sur une cathode non représentée afin qu'il entoure la cathode de tous les côtés. Les parties 10 d'extrémités ont des orifices 14 permettant la fixation de ces parties aux parois de la cellule (non représentées). La figure 2 représente un diaphragme convenant à plusieurs électrodes. Un panneau 20 d'étoffe a des loge ments 22 d'étoffe fixes en direction pratiquement perpendiculaire au plan du panneau 20. Les logements 22 d'étoffe sont convenablement espacés les uns par rapport aux autres et sont fixés au panneau 20 par exemple par couture. Le panneau 20 a des orifices non représentés correspondant à la région dans laquelle les logements 22 sont fixés afin que les électrodes puissent être introduites dans les logements 22. La figure 3 représente un autre mode de réalisation de diaphragme selon l'invention. Le panneau 30 d'étoffe en U a des parties 32 d'extrémités destinées à la fixation aux parois d'une cellule (non représentées). Le logement 34 d'étoffe est fixé au panneau 30 en U par exemple par couture. L'orifice non représenté formé à la partie inférieure du logement 34 permet la disposition du diaphragme sur une électrode placée verticalement. La figure 4 est une coupe d'une étoffe de support 40 formée par un feutre de polytétrafluoréthylène, ayant des fibres 42 orientées au hasard. Le mode de réalisation d'étoffe 40 de support représenté sur la figure 5 a des faisceaux 44 de fibres, à intervalles réguliers, pratiquement perpendiculaires au plan de la surface externe de l'étoffe 40. Les faisceaux 44 pénètrent sur toute la largeur de l'étoffe 40 de support. Celle-ci est une étoffe sous forme d'un feutre de polytétrafluoréthylène, le grandissement indiqué sur la photomicrographie correspondant à 30 fois l'original. La figure 6 représente des faisceaux 44 de fibres, en coupe suivant la ligne 6-6 de la figure 5, le grandissement étant égal à 120. La figure 7 représente un mode de réalisation d'étoffe 40 de support dans laquelle des groupes 44 de fibres pénètrent en partie seulement dans l'étoffe de support et laissent une partie 46 ayant des fibres orientées de façon générale suivant une direction verticale. L'étoffe 50 de support formée de couches représentée sur la figure 8, a une première couche 52 formée d'une étoffe très poreuse. Une seconde couche 54 est conti guë à la première couche 52 et a des groupes 44 de fibres, en diagonale par rapport aux fibres 42 d'orientation générale verticale. Le mode de réalisation d'étoffe 50 de support à couches de la figure 9 comprend une première couche 52 d'une étoffe très poreuse qui n'est pas adjacente à une seconde couche 54. La seconde couche 54 a des groupes 44 de fibres qui pénètrent partiellement danscettesecondecouche 54. La partie 46, ayant des fibres d'orientation générale verticale, est adjacente à la première couche 52. Plus précisément, lesdiaphragmesselon l'invention comprennent une étoffe de support qui est imprégnée par la composition siliceuse. L'étoffe utilisée est préparée à partir de matières qui résistent chimiquement aux gaz et àux électrolytes présents dans la cellule d'électrolyse et qui sont stables dimensionnellement dans ces conditions. Le support sous forme d'étoffe ne gonfle pratiquement pas, ne conduit pas et ne se dissout pas pratiquement pendant le fonctionnement de la cellule d'électrolyse. L'étoffe de support n'est pas rigide non plus et elle est suffisamment souple pour qu'elle puisse être mise à la forme d'une électrode le cas échéant. Des étoffes de support qui conviennent sont celles qui peuvent être manipulées facilement sans subir de détériotation physique. La manipulation comprend le traitement avant et après l'imprégnation par le constituant actif. Les étoffes convenables de support peuvent être retirées de la cellule après l'électrolyse puis traitées ou réparées le cas échéant et remises dans la cellule en vue d'une utilisation supplémentaire, sans dégradation ou perturbation importante. Les étoffes de support ayant une perméabilité uniforme dans étoffe conviennent très bien aux diaphragmes selon l'invention. La figure 4 représente les étoffes de support de ce type. Avant l'imprégnation par la composition siliceuse de formule I, ces étoffes de support doivent avoir une perméabilité aux gaz tels que l'air qui est par exemple comprise entre environ 1,5 et 150, de préférence entre environ 6 et 60 et très avantageusement entre environ 9 et 30 m3/min.m2. Une perméabilité uniforme dans l'étoffe n'est cependant pas nécessaire et il peut être avantageux que la perméabilité soit plus grande dans une partie de cette étoffe. Lorsqu'elle a été imprégnée, cette partie peut être placée au plus près de l'anode de la cellule d'électrolyse par exemple.Les structures à couches peuvent ainsi être utilisées sous forme d'étoffes de support ayant une première couche qui, lorsque la diaphragme est en place dans la cellule, se trouve au contact de lranolyte, et une seconde couche qui estau contact du catholyte. La première couche peut avoir par exemple une perméa bilité à l'air comprise entre environ 30 et 150 m3/min.m2. La première couche peut être par exemple formée d'une gaze ayant des orifices qui sont légèrement plus grands que la dimension particulaire du constituant actif par lequel elle est imprégnée. La seconde couche qui est placée au contact du catholyte lorsque l'ensemble se trouve dans la cellule, peut par exemple avoir-une perméabilité à l'air comprise entre environ 1,5 et 30 m3/min.m2. L'étoffe de support à plusieurs couches peut être préparée par fixation par exemple d'une gaze à une étoffe de feutre, en vue de l'utilisation d'une dimension choisie de silice contenant un constituant actif. La gaze permet aux particules de passer et elles sont retenues sur le feutre. Les valeurs de perméabilité des étoffes de support peuvent être déterminées px exemple par la méthode normalisée de détermination de la perméabilité à l'air des étoffes textiles de la norme ASTM D737-75 de American Society for Testing Materials. Les étoffes de support peuvent être préparées de toute manière convenable. pes formes avantageuses sont celles qui facilitent l'absorption du constituant actif, et notamment les étoffes de type spongieux. Des types particuliers d'étoffes de support sont les nappes de feutre, c'est-à-dire des étoffes ayant un entremêlement ou des interconnexions de fibres très importants-, les nappes n'étant pas tissées habituellement. Lors de l'utilisation d'un feutre comme étoffe de support, des fluides traversant l'étoffe parcourent un trajet sinueux entre les fibres très emmêlées qui sont réparties au hasard. La perméabilité de ces étoffes est de type général, c'est-à-dire qu'elle n'est ni linéaire ni contrôlée. La perméabilité des étoffes de support peut être accrue par un dispositif ou un moyen qui modifie la structure de cette étoffe. Comme indiqué sur les figures 5 à 9, les étoffes de support sont modifiées par un dispositif donnant une perméabilité linéaire, par exemple des faisceaux de fibres répartis dans l'étoffe. Les faisceaux de fibres, disposés à intervalles réguliers ou non, accroissent la perméabilité par formation de régions dans lesquelles les courants de fluides, par exemple de saumures de chlorures alcalins, sont pratiquement laminaires. Un ecoulement laminaire réduit la turbulence ou le mélange des fluides dans cette région et provoque la formation d'un fluide homogene dans la- région. L'étoffe peut être par exemple aiguilletée ou perforée à certains intervalles le long de sa surface afin que les faisceaux de fibres soient formés dans l'étoffe. La profondeur d'aiguilletage peut être réglée afin que les faisceaux traversent l'étoffe comme indiqué sur les figures 5, 6 et 8, ou afin qu'ils ne penètrent que partiellement dans l'étoffe comme indiqué sur les figures7 et 9. Les faisceaux de fibres peuvent être placés avec toute inclinaison convenable par rapport au plan de la surface externe de l'étoffe de support. Par exemple, l'angle des faisceauxde fibres peut être compris entre environ 90 et 450 par rapport à la verticale et de préférence entre environ 90 et 600. Les faisceaux de fibres contiennent plusieurs fibres, par exemple jusqu'à plusieurs centaines de fibres. Les faisceaux sont répartis dans l'étoffe de support qui peut comprendre plusieurs dizaines de faisceaux par centimètre carré d'étoffe. Les faisceaux de fibres donnent une perméabilité linéaire qui augmente pratiquement la perméabilité de l'étoffe. Toute perméabilité convenable de l'étoffe au total peut être obtenue par incorporation de faisceaux de fibres. Par exemple, les faisceaux de fibres peuvent donner 15 à 70 % environ de la perméabilité de l'étoffe. De préférence, ces faisceaux forment environ- 20 à 50 % et avantageusement 30 à 40 %environ de la perméabilité de l'étoffe de support. Les faisceaux de fibres non seulement améliorent la perméabilité mais encore facilitent l'imprégnation de l'étoffe par la composition siliceuse et facilitent en outre la répartition plus uniforme de la composition siliceuse dans l'étoffe de support. Un autre avantage de la présence des faisceaux de fibres dans l'étoffe de support est que la résistance électrique est réduite. Les matières qui conviennent pour la formation d'étoffe de support sont notamment des matières thermoplastiques telles que les polyoléfines qui sont des polymères d'oléfines ayant environ 2 à 6 atomes de carbone dans la chaîne primaire, ainsi que leurs dérivés chlorés et fluorés. Des exemples sont notamment le polyéthylène, le polypropylène, le polybutylène, le polypentylène, le polyhexylène, le chlorure de polyvinyle, le chlorure de polyvinylidène, le polytétrafluoréthylène, les copolymères fluorés dRëthylene et de propylène, le polychlorotrifluoréthylène, le fluorure de polyvinyle, le fluorure de polyvinylidène et les copolymères d'éthylène et de chlorotrifluoréthylène. Les oléfines avantageuses sont notamment les deri- vés chlorés et fluorés tels que le polytétrafluoréthylène, les copolymères fluorés d'éthylène et de propylène, le polychlorotrifluoréthylène, le fluorure de polyvinyle et le fluorure de polyvinylidène. D'autres matières de support qui conviennent aussi sont des étoffes de composés polyaromatiques tels que des composés de polyarylène. De tels composés comprennent notamment les dérivés du polyanthracène, du poly naphtylène et du polyphénylène. Par exemple, on peut utiliser des sufures de polyarylène tels que le sulfure de polyphénylène ou le sulfure de polynaphtylène. Les sulfures de polyarylène sont des composés bien connus dont la préparation et les propriétés sont décrites dans l'ouvrage the Encyclopedia of Polymer Sciences and Technology (Interscience Publishers) vol. 10, pages 653-659. En plus des composés principaux, on peut utiliser les dérivés ayant des substituants chloro, fluoro ou alkyle, par exemple le sulfure de poly(perfluorophénylène) et le sulfure de poly (méthylphénylène). Les étoffes formées par les mélanges de fibres de polyoléfines et de fibres de sulfure de polyarylène peuvent être utilisées avantageusement de même que des étoffes de support ayant des couches, la première couche étant une polyoléfine, par exemple le polytétrafluoréthylène, et la seconde couche étant un sulfure de polyarylène, par exemple le sulfure polyphénylène. L'étoffe de support est imprégnée d'une composition siliceuse ayant la formule (X)m(Si)p(O)q(H)r r nH2O I dans laquelle X représente au moins un métal choisi dans le groupe qui comprend Be, Mg, Ca, Sr, Ba, Ti, Zr, Al, Zn et leurs mélanges, p est un nombre compris entre 1 et 16 environ, m est compris entre 0 et p environ, q est un nombre compris entre 2 et 5p + r environ, r est compris entre 0 et 4p environ et n est compris entre 0 et 30 environ. Des compositions siliceuses de formule I sont notamment celles dans lesquelles m est un nombre positif et X est au moins un métal choisi dans le groupe IIA de la Classification Périodique des Eléments. Des exemples qui conviennent sont les silicates de béryllium, de magnésium, de calcium, de strontium ou de baryum, le rapport du métal au silicium ne dépassant pas 1/1 environ. Les compositions comprennent aussi des matières minérales contenant du magnésium telles que les sépiolites, les écumes de mer, les augites, les talcs et les vermiculites, des matières minérales contenant du calcium telles que la wollastonite ainsi que les matières minérales telles que la trémolite ayant la formule CaMg3(SiO3)4.D'autres ma tières qui conviennent sont des silicates de synthese tels que les silicates de magnésium du commerce ayant la composition approximative 2MgO . 3SiO2 . 2H2O, ainsi que le silicate de calcium hydraté ayant la composition approximative CaO . 3,5SiO2. 1,8H20. D'autres matières qui conviennent sont les ma tières argileuses synthétiques décrites par exemple dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique 3 586 478, 3 671 190, 4 040 974, 4 054 537, 3666 407, 3 844 979 et 3 855 147. Des exemples représentatifs de compositions siliceuses de formule I, dans lesquelles le métal est Ti ou Zr, sont les silicates de zirconium et la benitoite BaTiSi3O9. Lorsque X représente l'aluminium, les compositions siliceuses convenable de formule- I sont notamment les silicates d'aluminium, les matières minérales telles que les albites, les feldspaths et labradorites, les micro dindes, les néphélines, les orthoclases,les pyrophyllites et les sodalites, ainsi que les zéolites naturelles et synthétiques. Les matières minérales synthétiques à base de silicates, par exemple décrites dans les brevets des Etats Unis d'Amérique nO 3 252 757 et 3 252 889,conviennent aussi comme compositions contenant de l'aluminium. D'autres matières qui conviennent sont des compositions minérales dans lesquelles X représente le zinc, par exemple les silicates de zinc. Des modes de réalisation avantageux de compositions siliceuses de formule I sont ceux dans lesquels m est un nombre positif et X est au moins un métal choisi dans le groupe qui comprend Mg, Ca et Al ainsi que leurs mélanges, les compositions siliceuses de formule I dans lesquelles X représente Mg, Al ou leurs mélanges étant les plus avantageuses. Des exemples de modes de réalisation avantageux sont les sépiolites ou écumes de mer. Les compositions siliceuses de formule I peuvent aussi comprendre des éléments supplémentaires tels que le vanadium, le niobium et les éléments des terres rares, de la série des lanthanides, le germanium, l'étain et le tungstène. En outre, les métaux alcalins tels que le sodium, le potassium et le lithium et leurs oxydes sont souvent présents dans les matières siliceuses convenant comme compositions de formule I. Les éléments supplémentaires précités, lorsqu'ils sont présents dans ces compositions, ne représentent pas X et ne sont pas donc pas incorporés pour la détermination-de m. Dans la formule I, lorsque m et r sont égaux à zéro, les compositions siliceuses sont des matières contenant de la silice qui sont convenablement s représentées par le sable, le quartz, le sable dé silice, la silice col loidale ainsi que la cristobalite, la tripolite et la chalcédoine. Le terme "sable" désigne des compositions ayant une teneur en bioxyde de silicium d'au moins 95 % én poids environ. Comme indiqué par la formule I, les compositions siliceuses peuvent être sous forme d'un hydrate, la quantité d'eau d'hydration présente pouvant être diverse. Les compositions siliceuses de formule I peuvent être formées in situ par interaction de sels de Be, Mg, Ca, Sr, Ba, Ti, Zr, Al et Zn avec par exemple la silice ou un silicate alcalin. Lorsque X représente le magnésium, on peut utiliser des composés du magnésium tels que l'acétate, l'aluminate, le carbonate, le chlorure ou le peroxyde. Ainsi, un mélange de quantités convenables de magnésie MgO avec la silice en présence d'un électrolyte d'une cellule, par exemple un hydroxyde alcalin, forme une composition siliceuse de formule I pouvant être utilisée dans le diaphragme poreux selon l'invention. La présence de métaux autres que ceux qui sont inclus dans la formule I ou décrits précédemment comme éléments supplémentaires peut être tolérée aux faibles concentrations. Par exemple, la concentration des métaux tels que Fe, Ni, Pb, Ag ainsi que d'autres métaux lourds qui peuvent être présents dans les saumures de chlorures alcalins convenant pour l'électrolyse, est de préférence inférieure à lppm. Lorsque ces métaux sont présents dans les matières minérales convenant comme composition siliceuse de formule I, il est avantageux que leur concentration soit inférieure à 5 % environ de la concentration du silicium présent dans la matière. De manière analogue, les matières non métalliques telles que l'ammoniac ainsi que des composés organiques le cas échéant doivent être limités à des concentrations modérées et de préférence faibles. Le degré d'hydratation de la composition siliceuse de formule I constitue la base pour la sélection des dimensions particulaires convenables. Dans le cas des compositions qui s'hydratent facilement dans les solutions d'électrolyte utilisées ou formées dans la cellule, une dimension particulaire aussi grande que 100 microns environ donne satisfaction. Lorsque le constituant s'hydrate moins facilement, la dimension particulaire peut être notablement réduite. Dans ces compositions, des particules dont la dimension est comprise entre environ 75 microns et environ 0,1 micron sont les plus avantageuses. Des solutions aqueuses de composés ionisables qui conviennent comme électrolytes -comprennènt par exemple des chlorures alcalins et des hydroxydes alcalins. Dans un mode de réalisation de l'invention, la zone conductrice de l'électricité peut être formée par application d'un revêtement d'un métal conducteur de l'elec- tricité sur une face de l'étoffe de support. Les revêtements de métaux conducteurs sont appliqués sur l'étoffe de support par mise en oeuvre des procédés connus tels que l'électrodéposition, le dépôt chimique catalytique (dépôt chimique des composés), ainsi que par peinture ou étalement du métal ou d'un composé du métal le cas échéant. Le revêtement métallique est appliqué afin qu'il forme un recouvrement non continu de l'étoffe et que le diaphragme conserve la porosité ou perméabilité voulue. Les revêtements sont essentiellement des revêtements superficiels et la pénétration du métal conducteur de l'electri- cité dans l'étoffe est minimale. La pénétration du métal dans le support ne dépasse pas avantageusement 10 % environ et de préférence 1 à 5 % environ de l'épaisseur de l'étoffe. I1 peut être souhaitable, pour l'évaluation du revêtement, que sa conductivité électrique soit mesurée à différents stades au cours de l'application du métal. L'opération peut être réalisée par exemple avec deux électrodes revêtues de nickel par exemple, analogues à des aiguilles et reliées à un ohmmètre. Les électrodes qui sont séparées par une distance d'un centimètre et ont une surface de contact d'un millimetre carré, sont repoussées contre la face du diaphragme qui est revêtue de métal, avec une pression de 10 N/cm, et la résistance est mesurée. Des diaphragmes convenables revêtus ont une résistance inférieure à 30 ohms environ. L'étoffe de support peut être revêtue du métal conducteur avant ou après imprégnation par la composition siliceuse de formule I. Cependant, il est souvent plus commode que le revêtement non continu du métal soit appli qué sur l'étoffe avant son imprégnation. Dans un autre mode de réalisation, la zone conductrice est formée par fixation de filaments d'un métal conducteur sur une face au moins de l'étoffe de support. Le terme "filaments" utilisé dans le présent mémoire désigne des fibres, des fils et des fibrilles. Les filaments peuvent être formés de métaux conducteurs de l'elec- tricité eux-mêmes ou de matières qui peuvent être revêtues d'un métal conducteur. Des filaments peuvent être fixés à l'étoffe de support individuellement, suivant des arrangements comprenant des filaments adjacents mais espacés maintenant la porosité voulue du diaphragme poreux. Les filaments peuvent être interconnectés sous forme d'un réseau ou d'une nappe. L'opération peut être réalisée par fixation de filaments individuels avec l'arrangement voulu ou par formation d'un substrat tel qu'une étoffe qui comprend les filaments. Tout substrat convenable peut être utilisé et notamment un substrat de "Nylon" ou de polytetrafluoréthy.lène revêtu de carbone ou d'argent par exemple. Dans un mode de réalisation avantageux, un substrat sous forme d'une nappe est choisi et, après dépôt du métal conducteur, il a une structure et une porosité analogues à celles de l'étoffe de support qui est imprégnée de la composition siliceuse. De cette manière, la saumure peut circuler de façon pratiquement uniforme à travers le diaphragme poreux, sans changement indésirable du débit de liquide qui circule vers la zone conductrice ou à partir de cette zone du diaphragme. Lorsqu'un substrat sous forme d'une nappe ou d'une feuille, par exemple une étoffe revêtue d'argent, est utilisé, le métal conducteur peut être dépose sur le substrat avant la fixation de celui-ci à l'étoffe de support. Les filaments peuvent être fixés à l'étoffe de support par exemple par couture ou par aiguilletage. Des matières thermoplastiques peuvent être fixées à l'aide de sources d'énergie calorifiques ou d'ondes ultrasonores. On peut aussi fixer les filaments à l'aide d'une colle. Lors de la fabrication de la zone conductrice de l'électricité, tout métal conducteur stable dans les conditions régnant dans la cellule et qui n'interagit pas avec d'autres constituants des cellules, peut être utilisé. Des métaux conducteurs de l'électricité qui conviennent sont notamment le nickel et ses alliages, le molybdène et ses alliages, le vanadium et ses alliages, le fer et ses alliages, le cobalt et ses alliages, le magnésium et ses alliages, le tungstène et ses alliages, l'or et ses alliages, les métaux du groupe du platine et leurs alliages. L'expression "métal du groupe du platine" utilisée dans le présent mémoire désigne un élément du groupe qui comprend le platine, le ruthénium, le rhodium, le palladium, l'osmium et l'iridium. D'autres matières qui conviennent à la formation de la zone conductrice de l'électricité sont des composés métalliques tels que les spinelles. Ceux-ci sont des composés de l'oxygène et d'un ou plusieurs métaux caractérisés par une structure cristalline originale, une certaine relation stoechiométrique et un dessin particulier de diffraction des rayons X. Ces composés contenant de l'oxygène, ayant la structure des spinelles, peuvent être représentés par la formule AB2O4 dans laquelle A représente un métal ayant une valence +2 et B représente un metal ayant une valence +3.Les métaux A et B peuvent être un seul métal, par exemple dans le cas de Mn304 ou peuvent être des métaux différents, par exemple dans le cas de NiA1204. Des métaux qui peuvent être utilisés dans des structures de spinelles comme constituants A sont notamment Mg, Mn, Fe, Co, Ni, Cu et Zn. Le constituant B peut représenter, entre autre, l'un des métaux du groupe qui comprend Al, Cr, Fe, Mn, Co, Ti et V. Des métaux conducteurs avantageux sont le nickel et ses alliages, le molybdène et ses alliages, le cobalt et ses alliages et les métaux du groupe du platine et leurs alliages. I1 est très avantageux que, lorsque le côté du diaphragme portant la zone conductrice est au contact d'un composé ionisable tel qu'un hydroxyde alcalin, le métal du revêtement conducteur soit formé de nickel ou de l'un de ses alliages, de molybdène ou de l'un de ses alliages, ou de cobalt ou de l'un de ses alliages. Lorsque le côté du diaphragme portant la zone conductrice est au contact d'un composé ionisable tel qu'-un chlorure alcalin, le revêtement de métal conducteur est avantageusement formé d'un métal du groupe du platine ou d'un alliage d'un tel métal. D'autres matières, en plus des filaments de métaux conducteurs eux-mêmes, peuvent être utilisées pour le revêtement formant la zone conductrice. Les matières qui peuvent être revêtues avec ces métaux conducteurs sont par exemple des métaux tels que l'argent ou le cuivre, des matières plastiques telles que des sulfures de polyarylène, des polyoléfines obtenues à partir d'aléfines ayant 2 à 6 atomes de carbone environ, et de leurs dérivés chlorés et fluorés, le "Nylon", les résinesmélamines, les résines du type acrylonitrile-butadiène-styrène ABS et leurs mélanges. D'autres matières qui conviennent pour le revêtement sont des filaments de cellulose, de carbone et notamment de graphite, et de verre. Lorsque les filaments ou l'étoffe de support à revêtir ne conduisent pas l'électricité, la sensibilisation des filaments par application d'un métal tel que l'argent, l'aluminium ou le palladium, par des procédés connus, peut être nécessaire. Les métaux conducteurs sont alors déposés sur les parties sensibilisées des filaments ou de l'étoffe. La zone conductrice de l'électricité a une surface insuffisante pour que le diaphragme poreux et imprégné conduise l'électricité. Aucun contact ou fil électrique n'est fixé au diaphragme pendant le fonctionnement de la cellule et le diaphragme poreux ne peut pas jouer le rôle d'une électrode, par exemple dans une cellule d'électro- lyse de chlorures alcalins destinée à former du chlore et un hydroxyde alcalin. Les diaphragmes poreux selon l'invention peuvent être placés à distance des électrodes dans la cellule. Dans un mode de réalisation avantageux, la face du diaphragme portant la zone conductrice est placée très près d'une électrode. Par exemple, lorsque des filaments d'un métal tel que le nickel sont fixés à une face de l'étoffe de support pour la formation d'une zone conductrice, cette zone est placée en contact intime avec la cathode afin que la surtension d'hydrogène à la cathode soit réduite et que la tension de la cellule soit réduite. Bien que l'étoffe de support puisse être imprégnée de la composition siliceuse avant ou après la formation de la zone conductrice, il est avantageux que l'impre- gnation ait lieu après cette formation. Des solutions aqueuses de composés ionisables convenant comme électrolytes sont notamment des solutions des chlorures et des hydroxydes alcalins. Les étoffes de support peuvent être imprégnées de la composition siliceuse de la formule I d'une manière quelconque choisie parmi plusieurs. Par exemple, une suspension de la composition dans une solution par exemple d'un hydroxyde ou d'un chlorure alcalin est préparée et ltetoffe est imprégnée par trempage dans la suspension. Un autre procédé comprend la fixation de l'étoffe de support à la cathode et l'immersion de celle-ci dans la suspension, l'étoffe étant utilisée comme support de filtration. Un dispositif d'aspiration est utilisé afin qu'il fasse passer la suspension dans l'étoffe, les particules solides imprégnant l'étoffe et le filtrat étant retiré. Dans un autre mode de réalisation, l'étoffe de support peut être imprégnée de la composition siliceuse à l'aide d'un dispositif par exemple des rouleaux, assurant le contact de l'étoffe de support avec la suspension. Il n'est pas indispensable qu'une solution ou suspension soit utilisée pour l'imprégnation. Par exemple, la composition siliceuse minérale de formule I peut être utilisée pour la formation d'un lit fluidisé. Une dépression est utilisée pour l'aspiration des particules dans l'étoffe de support jusqu'au degré voulu d'imprégnation. Après imprégnation, le diaphragme selon l'invention contient environ 10 à 100 mg de composition siliceuse par centimètre carré d'étoffe de support et de préférence 2 environ 25 à 75 mg/cm et très avantageusement environ 2 30 à 50 mg/cm2 de composition. Après l'imprégnation par la composition siliceuse de formule I, les diaphragmes ont une perméabilité vis-àvis des saumures de chlorures alcalins, comprise entre environ 100 et 1000 cm3/min.m2 et de préférence entre enviton 200 et 500 cm3/min.m2 de diaphragme, pour une pression hydrostatique, entre l'anolyte et le catholyte, correspondant à une hauteur de saumure comprise entre 0,25 et 50 cm environ. Les diaphragmes à fibres d'amiante déposées, lorsqu'ils doivent donner des perméabilités analogues vis-à-vis des saumures, nécessitent une plus grande densité si bien que la résistance électrique est accrue comme indiqué par les coefficients accrus de tension pour des conditions comparables de fonctionnement. Les diaphragmes selon l'invention présentent un rendement énergétique supérieur à celui des diaphragmes d'amiante et réduisent les coûts de l'éner- gie nécessaire. Les diaphragmes selon l'invention ont des pro priétés de manutention qui sont bien supérieures à celles de l'amiante par exemple. Les diaphragmessupportes peuvent être retirés de la cellule, lavés ou traités afin que les propriétés d'écoulement soient rétablies, puis remis en place dans la cellule sans détérioration physique. Lors du fonctionnement de la cellule, les diaphragmes selon l'invention gardent une stabilité dimensionnelle, la matière de support ne gonflant pas et ne se dissolvant pas ou ne se détériorant pas en présence de l'électrolyte, de la composition siliceuse ou des produits formés dans la cellule. Des cellules d'électrolyse dans lesquelles les diaphragmes selon l'invention peuvent être utilisés sont notamment celles qui sont utilisées industriellement pour la fabrication du chlore et des hydroxydes alcalins par électrolyse des saumures de chlorures alcalins. De telles saumures électrolysées sont des solutions aqueuses ayant des concentrations élevées de chlorures alcalins. Ainsi, lorsque le chlorure alcalin est le chlorure de sodium, des concentrations convenables sont celles de saumures contenant environ 200 à 350 g/l et de préférence environ 250 à 320 g/l de NaCl. Les cellules ont un ensemble anodique contenant plusieurs anodes de graphite ou de métal perforées,unensemble cathodique ayant plusieurs cathodes métalliques perforées, le diaphragme selon l'invention séparant les anodes des cathodes.Des cellules d'électrolyse qui conviennent par mise en oeuvre des diaphragmes selon l'invention, sont notamment celles qui sont décrites dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique nO 1 862 244, 2 370 087, 2 987 463, 3 247 090, 3 477 938, 3 493 487, 3 617 461 et 3 642 604. Des diaphragmes selon l'invention peuvent aussi être avantageusement utilisés dans des cellules par exemple qui électrolysent les hydroxydes alcalins avec formation d'hydrogène et d'oxygène Lors de l'utilisation dans les cellules d'électrolyse, les diaphragmes selon l'invention sont suffisamment souples pour qu'ils puissent être montés sur une électrode, par exemple une cathode, ou supportés par une telle électrode. Pendant l'électrolyse des solutions de chlorures alcalins, les compositions siliceuses de formule I donnent une formation analogue à un gel qui est perméable axions alcalins. Bien que ces formations analogues à des gels puissent être formées dans tout le diaphragme, elles se forment normalement dans l'étoffe de support, dans la partie adjacente au côté de l'anolyte. L'importance de la formation du gel dans l'étoffe de support varie par exemple avec l'épaisseur de l'étoffe de support et la concentration de l'hydroxyde alcalin dans la liqueur du catholyte. Des diaphragmes avantageux sont ceux qui ont une partie dépour vue de gel au contact du catholyte. La formation du gel a lieu sans doute pendant l'hydratation de la composition siliceuse.Le gel est probablement soluble dans la liqueur formant le catholyte et il est souhaitable que la vitesse de dissolution soit réduite 'afin qu'il reste un équilibre convenable entre la formation du gel et sa dissolution, permettant le fonctionnement efficace de la cellule. La présence des métaux des composés représentés par X dans la formule I, dans le gel, est considéréecomme unmoyen d'augmenter la stabilité du gel et ainsi de réduire sa vitesse de dissolution. Un autre moyen paraît être la sélection de dimensions particulaires convenables pour la composition minérale. Des parties de diaphragme depourvues de gel sont formées par exemple par réglage des surfaces de l'étoffe de support qui sont imprégnées de la composition siliceuse ou par réglage de la concentration des electrolytes dans les compartiments des anodes et des cathodes.Le fonctionnement de la cellule est efficace lorsque l'équilibre est réglé suffisamment pour qu'il se forme une liqueur caustique contenant de la silice en quantités comprises entre environ 10 et 150 ppm. L'opération peut être obtenue par addition périodique de la composition siliceuse minérale de formule I dans la saumure, en quantités convenables. Des saumures de chlorures alcalins, utilisées dans les opérations d'électrolyse, contiennent normalement des concentration de silice comprises entre environ 10 et 30 ppm, et ainsi la saumure peut fournir suffisamment de silice pour que l'équilibre soit maintenu, l'addition supplémentaire de composition minérale pouvant alors être superflue. Les exemples qui suivent décrivent des exemples de diaphragmes poreux selon l'invention, à titre purement illustratif et non limitatif. EXEMPLE 1 On pulvérise sur un tronçon de feutre de polytétrafluoréthylène d'épaisseur égale à 1,73 mm, sur une face, une peinture de métallisation à l'argent. Cette peinture à l'argent est appliquée d'une manière qui forme un revête ment non continu sur le feutre et qui rend minimale la pénétration de la peinture dans le feutre. La conductivité électrique de l'étoffe peinte est déterminée par mise au contact de la surface peinte avec deux électrodes revêtues de nickel, en forme d'aiguille, ayant chacune une surface 2 de contact de 1 mm2. Les électrodes, reliées chacune à un ohmmètre, sont appuyées contre la face peinte avec une pression de 10 Pa. La distance qui sépare les deux électrodes est de 1 cm. On interrompt la pulvérisation d'argent lorsque la résistance est inférieure à 0,1 ohm environ.Après séchage, le feutre peint est immergé dans un bain d'électrodéposition contenant une solution aqueuse de dépôt de nickel qui comprend sulfate de nickel 300 g/l chlorure de nickel 60 g/l acide borique 6 g/l molybdate de sodium 0,3 g/l sulfate de vanadyle 0,4 g/l 2 Un courant de 0,02 kA/m2 circule dans la solution pendant 4 h environ et le courant est alors porté à 0,1 kA/m2 pendant 2 h supplémentaires. L'électrodéposition est terminée avec un courant de 0,4 à 0,6 kA/m2 pendant 2 h environ. Après retrait du bain de dépôt, le feutre, revêtu sur une face d'un alliage nickel-molybdène-vanadium, est rincé à l'eau du robinet puis lavé avec une solution à 20 % de soude caustique. Le feutre est placé sur une cathode formée d'une grille d'acier déployé, la face revêtue étant au contact de la surface de la cathode. La cathode couverte par le feutre est immergée dans une saumure de chlorure de sodium (295 à 305 g/l de NaCl)tdans laquelle 5 % en volume environ de sépiolite sont dispersés. La composition de la sépiolite correspond à la formule H4Mg2Si3O10 . nH2O, les oxydes indiqués des éléments suivants étant présents en pourcentages pondéraux Si 79,1, Mg 9,3, K 4,8, Ca 4,8, Al 1,4 et Fe 1,4. Une dépression est alors utilisée afin que le feutre soit imprégné de la dispersion jusqu'à ce que le vide atteint soit de 75 à 175 torrs. On arrête alors la mise sous vide et on répète l'opération trois fois. La cathode couverte de feutre et imprégnée est alors placée dans une cellule d'électrolyse ayant une anode sous forme d'une grille de titane revêtue d'oxyde de ruthénium et contenant une saumure de chlorure de sodium ayant un pH égal à 12, avec une concentration de 315 à 320 g de NaCl par litre, à une température de 900C. Le courant 2 circule dans la saumure avec une densité de 2,0 kA/m de surface anodique. La pression hydrostatique de la saumure initiale est supérieure, dans le compartiment anodique, à celle du compartiment cathodique d'une hauteur de saumure comprise entre 12,5 et 25 mm. La perméabilité du diaphragme imprégné est comprise entre environ 200 et 250 cm3/m2 de diaphragme, cette valeur étant obtenue par mesure du débit de liqueur de catholyte produite.La cellule fonctionne pendant 6 semaines et donne une liqueur de catholyte ayant une concentration de 131 à 188 g/l de NaOH pour une plage de rendements en courant cathodique de 87 à 94 %. La tension de la cellule est comprise entre 3,1 et 3,2 V. Le catholyte produit a une concentration de chlorure de sodium comprise entre 130 et 170 g/l. EXEMPLE COMPARATIF A On imprègne un feutre de polytétrafluoréthylène ayant une épaisseur de 1,73 mm, avec de la sépiolite par mise en oeuvre du procédé de l'exemple 1. Cependant, le feutre n'a pas été revêtu préalablement sur une face par l'alliage de nickel. Le feutre imprégné est alors placé sur une cathode formée par une grille d'acier déployé et l'électrolyse du chlorure de sodium est réalisée dans la même cellule et dans des conditions identiques, avec une même concentration de saumure. Une liqueur de catholyte de concentration équivalente à celle de l'exemple 1 est obtenue avec des rendements en courant de 87 à 94 %, mais la tension de la cellule est comprise entre 3,2 et 3,4 V. L'utilisation du diaphragme de l'exemple 1, ayant un revêtement métallique non continu, provoque une réduction importante de tension de la cellule, par rapport à celle qui est observée avec un diaphragme non revêtu. EXEMPLE 2 On revêt un tronçon d'étoffe sous forme d'un feutre de polypropylène, ayant une perméabilité à l'air de 140 1/min environ, avec un mince revêtement non continu de nickel, par mise en oeuvre du procédé de dépôt de l'exemple 1. Le feutre de polypropylène revêtu de nickel est alors imprégné de sépiolite, par mise en oeuvre de la suspension de saumure de chlorure de sodium et des opérations de mise sous vide de l'exemple 1. Après imprégnation, on monte le diaphragme sur une cathode d'acier déployé si bien que la face revêtue de nickel est adjacente à l'anode.Lors de l'utilisation dans la cellule de l'exemple 1 et par mise en oeuvre de l'électrolyse de cet exemple, le diaphragme fonctionne de façon satisfaisante pendant un mois avec une tension de cellule comprise entre 3,4 et 3,7 V, et il donne une liqueur de catholyte ayant une concentration de 135 + 20 g/l de NaOH avec un rendement de courant cathodique de 90 + 2 EXEMPLE COMPARATIF B On imprègne un tronçon de feutre de polypropylène identique à celui qui est utilisé dans l'exemple 2 à l'aide de sépiolite comme décrit dans cet exemple 2. Cependant, le feutre n'est pas revêtu d'un métal conducteur de l'électricité. Lorsqu'on l'utilise dans la cellule de l'exemple 1, par mise en oeuvre du procédé d'électrolyse décrit dans cet exemple, le diaphragme de feutre de polypropylène est détruit en moins d'une semaine de fonctionnement de la cellule. L'exemple 2 montre ainsi qu'un revêtement de métal conducteur de l'électricité, sur la face du diaphragme tournée vers l'anode, accroît notablement la durée d'utilisation des diaphragmes. EXEMPLE 3 r On coud une nappe de "Nylon" revêtue d'argent sur une face d'un tronçon de feutre de polytétrafluoréthylène ayant une épaisseur de 2,41 mm. La nappe a une épaisseur qui est à peu égale au dixième de celle du feutre et une 2 surface spécifique de 4 m par gramme de fibres.. Le feutre sensibilisé par de l'argent est immergé dans un bain d'électrodéposition qui contient 450 g/l de sulfamate de nickel et 30 g/l d'acide borique, pour un pH compris entre 3 et 5. Un courant électrique, correspondant à une densité de 0,5 kA/m2, circule dans la solution pendant 2 h environ. Pendant l'électrodéposition, un revêtement conducteur de l'électricité se dépose sur les fibres revêtues d'argent et forme un diaphragme poreux ayant un revêtement de nickel sur des parties d'une surface.Après retrait du bain de revêtement, le feutre est rincé à l'eau du robinet puis lavé avec une solution à 20 % de soude caustique. Le tronçon de feutre (de 150 cm2) est alors monté sur une cathode formée par une grille d'acier, la surface revêtue étant au contact de la surface de la cathode. Le feutre est alors imprégné de sepiolite par mise en oeuvre du procédé de l'exemple 1, et l'ensemble forme un diaphragme poreux ayant 50 mg/cm de sépiolite. La cathode imprégnée et recouverte de feutre est alors placée dans une cellule d'électrolyse, ayant une anode formée d'une grille de titane revêtue d'oxyde de ruthénium et d'une saumure de -chlorure de sodium à un pH de 2 + 0,5, pour une concentration de 350 + 5 g de NaCl par litre, à une température de 85 + 50C. Une entretoise de polytétrafluoréthylène est placée entre l'anode et le diaphragme de feutre poreux et laisse un espace de 6,35 mm. L'entretoise repousse aussi le feutre contre la cathode afin qu'elle donne un contact entre la surface revêtue de nickel du diaphragme poreux et la surface de la cathode. Le courant circule dans la saumure avec une densité de 2,0 kA/m2 de surface anodique. La pression hydrostatique initiale de saumure est supérieure dans le compartimene anodique à celle du compartiment cathodique, d'une hauteur de saumure comprise entre 12,5 et 25 mm. La perméabilité du diaphragme 32 imprégné est comprise entre environ 250 et 350 cm /m de diaphragme, la valeur étant obtenue par mesure du débit de liqueur de catholyte produite. La cellule fonctionne pendant 15 jours et donne une liqueur de catholyte ayant une concentration de 135 + 12 g/l de NaOH avec une plage de rendements en courant cathodique de 90 à 9d t. La tension de la cellule est de 2,85 + 0,05 V. La liqueur de catholyte produite a une concentration de chlorure de sodium comprise entre 180 + 15 g/l.La consommation d'énergie est calculée comme étant comprise entre 2270 et 2440 kWh/t de chlore produit. EXEMPLE 4 On revêt un tronçon de feutre de polytétrafluoréthylène, ayant une nappe de fibres de "Nylon" revêtues d'argent cousue sur une face, de nickel, sur la face sensibilisée, par mise en oeuvre du procédé de l'exemple 3. On monte le diaphragme poreux sur une cathode d'acier, la surface revêtue de métal étant au contact de la cathode d'acier. Le feutre est impregné de sépiolite par mise en oeuvre d'un procédé identique à celui de l'exemple 1. Le diaphragme poreux imprégné est alors monté dans la cellule d'électrolyse utilisée dans l'exemple 3. Une entretoise de polytétrafluoréthylène est disposée entre l'anode et le diaphragme poreux afin que la face revêtue-de nickel du diaphragme et la cathode soient en contact intime. L'espace entre l'anode et la cathode est de 12,7 mm. Une saumure de chlorure de sodium (305 + 5 g/l de NaCl) à un pH de 2 + 0,5 et à une température de 85 + 50C pénètre dans le compartiment anodique.La cellule d'électrolyse fonctionne avec quatre densités différentes de courant et les tensions obtenus sont indiquées dans le tableau qui suit. EXEMPLE COMPARATIF C On répète exactement l'exemple 4 à l'aide d'un tronçon d'un feutre de polytétrafluoréthylène du type utilisé dans cet exemple mais sans la nappe de "Nylon" revêtue d'argent, fixée sur lui. Le tronçon de feutre n'est pas revêtU'de l'alliage de nickel appliqué dans l'exemple 4. Après montage du diaphragme poreux sur la cathode, l'elec- trolyse du chlorure de sodium est réalisée avec les mêmes densités de courant que dans l'exemple 4. Les résultats figurent dans le tableau qui suit. TABLEAU Densité de courant Tension de cellule (Volts) (kA/m) Exemple 4 Exemple comparatif C 1,0 ' 2,3 2,65 2,0 2,76 3,05 3,0 3,15 3,55 4,0 3,55 4,10 Comme l'indique ce tableau, la tension de la cellule au cours de l'électrolyse est notablement réduite lorsque le diaphragme est revêtu d'alliage de nickel au contact de la cathode, par comparaison avec le diaphragme non revêtu. Pour chaque densité de courant utilisée, la tension de la cellule est réduite d'au moins 0,29 Alors de l'utilisation du diaphragme ayant une zone conductrice de l'électricité. REVENDICATIONS 1. Diaphragme poreux pour cellule d'électrolyse de solutions aqueuses de composés ionisables, ledit diaphragme étant caractérisé en ce qu'il comprend une étoffe de support thermoplastique imprégnée de particules d'une composition siliceuse de formule (X)m(Si)p(O)q(H)r . p q nH2O dans laquelle X représente au moins un métal choisi dans le groupe qui comprend Be, Mg, Ca, Sr, Ba, Ti, Zr, Al,Zn et leurs mélanges, p est un nombre compris entre 1 et 16 environ, m est compris entre 0 et p environ, q est un nombre compris entre 2 et 5p + r environ, r est compris entre 0 et 4p environ et n est compris entre 0 et 30 environ, les compositions siliceuses étant capables de subir une hydratation lorsqu'elles sont placées au contact d'au moins l'un des composés ionisables présents dans la cellule d'électrolyse, l'étoffe de support ayant une zone conductrice de l'électricité le long d'un côté de cette étoffe, celle-ci ayant un dispositif donnant une perméabilité linéaire vis-à-vis des solutions aqueuses. 2. Diaphragme selon la revendication 1, caractérisé en ce que X est au moins un métal choisi dans le groupe qui comprend Be, Mg, Ca, Sr, Ba, l'aluminium et leurs mélanges, et m est un nombre positif. 3. Diaphragme selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'étoffe de support est une polyoléfine choisie dans le groupe qui comprend le polypropylène, le polytétra- fluoréthylène, les copolymèresethylene-propylène fluorés, le polychlorotrifluoréthylène, le fluorure de polyvinyle et le fluorure de polyvinylidène. 4. Diaphragme selon la revendication 3, caractérisé en ce que la zone conductrice de l'électricité est formée par une face de l'étoffe de support qui porte un revêtement non continu d'un métal conducteur de l'électricité. 5. Diaphragme selon la revendication 2, caractérisé en ce que la zone conductrice de l'électricité comporte des filaments ayantunmétal conducteur de l'électricité, fixés à une étoffe de support. 6. Diaphragme selon la revendication 5, caractérisé en ce que les filaments sont choisis dans le groupe qui comprend le "Nylon", les résines mélamines, les copolymères acrylonitrile-butadiène-styrène, la cellulose, le verre, le carbone et leurs mélanges, les filaments ayant un revêtement du métal conducteur de l'électricité. 7. Diaphragme selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'étoffe de support est un sulfure de polyarylène choisi dans le groupe qui comprend le sulfure de polyphé nylène, le sulfure de polynaphtalène, le sulfure de poly (perfluorophénylène), et le sulfure de poly(méthylphénylène). 8. Diaphragme selon la revendication 7, caractérisé en ce que la composition siliceuse est choisie dans le groupe qui comprend les silicates de magnésium, les sépiolites et les écumes de mer. 9. Cellule à diaphragme destinée à l'électrolyse de solutions aqueuses de composés ionisables, la cellule ayant un ensemble anodique contenant plusieurs anodes, un ensemble cathodique ayant plusieurs cathodes, un diaphragme séparant ensemble anodique de l'ensemble cathodique, et un corps de cellule logeant l'ensemble anodique et l'ensemble cathodique, ladite cellule étant caractérisée en ce qu'elle contient un diaphragme poreux formé d'une étoffe thermoplastique de support imprégnée de particules d'une composition siliceuse de formule (X)m(Si)p(O)q(H)r nH2O p q q nH2O dans laquelle X représente au moins un métal choisi dans le groupe qui comprend Be, Mg, Ca, Sr, Ba, Ti, Zr, Al, Zn et leurs mélanges, p est un nombre compris entre 1 et 16 environ m est compris entre 0 et p environ, q est un nombre compris entre 2 et 5p + r environ, r est compris entre 0 et 4p environ, et n est compris entre 0 et 30 environ, les compositions siliceuses pouvant subir une hydratation lorsqu'elles sont au contact de l'un au moins des composés ionisables dans la cellule d'électrolyse, l'étoffe de support ayant une zone conductrice de l'électricité le long d'une de ses faces, cette étoffe ayant un dispositif lui donnant une perméabilité linéaire aux solutions aqueuses. 10. Diaphragme selon l'une des revendications 4 et 5, caractérisé en ce que le métal conducteur de l'électricité est choisi dans le groupe qui comprend le nickel et ses alliages, le molybdène et ses alliages, le cobalt et ses alliages, le vanadium et ses alliages, le tungstène et ses alliages, l'or et ses alliages, et les métaux du groupe du platine et leurs alliages.