La présente invention concerne les machines d'ouvrage pour la mise en forme de tôles ou feuilles et, plus particulièrement, encore, les machines pour le sertissage de deux tôles l'une sur l'autre. Lorsque le sertissage de deux tôles doit être exécuté sur des pièces de grande dimension devant constituer par exemple une portière d'automobile ou un capot ou une autre pièce de carrosserie, la mise en place des tôles à sertir dans les outils de sertissage est une opération relativement délicate et longue. Par ailleurs, l'exécution du sertissage proprement dit nécessite, aussi, un temps non négligeable étant donné que dans la plupart des cas le sertissage nécessite deux passes de travail. La présente invention crée une nouvelle machine qui rend possible de supprimer tout temps mort et qui, par ailleurs, permet de changer très facilement les outils de sertissage proprement dits, de sorte que ladite machine peut être adaptée en un court laps de temps pour effectuer le sertissage de pièces diverses. Un autre avantage encore du dispositif de l'invention réside dans le fait que les opérateurs s'occupant du chargement et du déchargement se trouvent toujours à distance de la partie de travail du dispositif, ce qui élimIne les risques d'accident. Conformément à l'invention, le dispositif de transfert à deux postes pour machine d'ouvrage comporte une charpente montée au sommet de colonnes, par ailleurs reliées entre elles à leur partie basse ainsi qu'au corps d'au moins un vérin à dépla cément vertical, ladite charpente constituant un sommier de support de poutres délimitant des chemins de roulement pour deux chariots reliés l'un à l'autre, lesdits chariots supportant respectivement une machine d'ouvrage, de sorte que 1'une desdites machines est placée en position de chargement -dé chargement , tandis que l'autre machine est en position de travail en regard du vérin à mouvement vertical qui la commande. Diverses autres caractéristiques de l'invention ressortent d'ailleurs de la description détaillée qui suit. Une forme de réalisation de l'objet de l'invention est représentée, à titre d'exemple non limitatif, au dessin annexé. , La fig. 1 ent une Coupe-élévation longitudinale, en partie schématique, du dispositif de l'invention. La fig. 2 est une coupe transversale vue sensiblement suivant la ligne Il-Il de la fig. 1. La fig. 3 est une coupe-élévation partielle agrandie d'une partie de la fig. 1. La fig. 4 est une coupe vue sensiblement suivant la ligne IV-IV de la fig. 3. La machine comporte des colonnes 1 , par exemple au nombre de quatre, qui supportent sur leur dessus un sommier désigné dans son ensemble par 2 et qui est constitué par des longerons 3 , 4 réunis par des traverses 5 et des plaques 6 . Les plaques 6 servent à leur tour à supporter des poutres longitudinales 7 (fig. 2) en équerre sur lesquelles sont montés des rails longitudinaux 8 et 9 Les colonnes 1 sont réunies, à leur partie inférieure, par des poutres 10 , ces poutres étant reliées au corps d'un vérin 11 à axe vertical. Les rails 8 , 9 servent de chemins de roulement à des galets 12 de support de deux chariots 13 et 14 qui sont munis, par ailleurs, de galets de guidage 15 faisant saillie de leurs deux côtés latéraux et roulant contre les flancs des poutres 7 . (fig. 4). Les chariots 13 , 14 sont réalisés de façon très rigide au moyen de longerons et traverses 16 , 17 constitués par des profilés métalliques, par exemple en I et leur hauteur est choisie de façon que leur dessus 18 se trouve à proximité des traverses 6 du sommier, mais laisse libre un jeu apparaissant en 19 à la fig. 3 lorsque les galets 12 reposent sur les rails 8 , 9 Les traverses 17 des chariots sont évidées à leur partie médiane ainsi que cela est illustré en 20 à la fig. 4 pour permettre le logement d'un vérin 21 disposé en dessous du sommier 2 qui le supporte par des goussets 22 et des axes 23 disposés sensiblement à la partie médiane du corps du vérin et transversalement à son axe longitudinal. La tige du piston 24 du vérin 21 est reliée par un axe 25 à une chape 26 fixée à la partie antérieure du chariot 13 Les deux chariots 13 , 14 sont, par ailleurs, reliés entre eux au moyen de bielles 27 bien visibles aux fig. 3 et 4. Les chariots 13 et 14 supportent chacun une machine de sertissage liA respective ent B , lesdites machines de sertissage comprenant un plateau supérieur 28 fixé, par exemple boulonné, au dessous du chariot correspondant. Les plateaux 28 font per- tie d'un ensemble de fonderie délimitant les outils de sertissage 29 pour la partie à sertir de tôles 30 mises en place dans des berceaux 31 faisant saillie d'une semelle 32 qui est suspendue au plateau 28 par des colonnes 33 servant, aussi, d'organes de guidage lorsque la semelle 32 et le berceau 31 sont soulevés comme décrit dans ce qui suit. Les machines de sertissage comportent, suptlémentai- rement, des lames de présertissage 34 montées pivotantes et dont le pivotement est commandé par des vérins 35 La machine décrite ci-dessus fonctionne de la façon suivante Les chariots 13 et 14 se trouvant dans la position représentée à la fig. 1, la machine à sertir A est munie des tôles 30 devant être serties et se trouve au-dessus du vérin 11 . Au contraire, la machine à sertir 3 n'est pas encore char gée et l'opérateur, figuré à droite de la fig. 1, peut procéder à la mise en place desdites tôles 30 devant être serties, le bord 30a de l'une d'elles étant sensiblement vertical. Les vérins 35 de la machine à sertir A sont tout d'abord actionnés pour que les plaques de présertissage 34 soient amenées en position verticale. Ensuite, le vérin il est alimenté de sorte qu'il soulève, par sa plaque lia , la semelle -32 et le berceau 31 portant les tôles 30 . Le bord relevé 30a de la tôle 3p est ainsi amené contre les lames de présertissage 34 et au fur et à mesure de la levée de la plaque il le bord relevé 30a commence à être plié. L'effort exercé pour exécuter ce pliage est très élevé, de sorte que l'ensemble de la machine A et le chariot 13 qui la torte sont soulevés, le chariot venant prendre appui par son dessus 18 contre les traverses 6 du sommier 2 Le vérin il commande ensuite un abaissement du ber ceau 31 sur une faible course, puis les vérins 35 de commande des lames de présertissage 34 sont commandés pour amener de nouveau ces lames en position inclinée comme cela est représenté. Ensuite, le vérin Il soulève de nouveau le berceau 31 pour que le bord pré-plié des tôles 30 soit arené contre les lames de sertissage cc , ce qui provoque un nouveau soulèvement de l'ensemble de la machine A et du chariot 13 , ce soulèvement étant limité par les traverses G du sommer Etant donné que le chariot 13 est relié au chariot 14 par les bielles 27 et que la course de soulèvement du chariot 13 est très faible, de l'ordre de quelques millimè- tres au plus, aucun mouvement parasite n'est transmis au chariot 14 L'opération suivante consiste à commander l'abaissement du vérin 11 dont le plateau lla se sépare de la semelle 32 lorsque celle-ci est retenue, en fin de course, par les colonnes de puidage et de suspension 33 . On commande ensuite l'alimentation du vérin 21 dont la tige 64 fait déplacer vers la gauche du dessin le chariot 13 auquel elle est reliée par l'axe 25 . Le déplacement du chariot 13 entraîne celui du chariot 14 puisque ce dernier est attelé au chariot 13 par les bielles 27 .En fin de course le chariot 13 occupe la position figurée en 131 à la fig. 1 et le chariot 14 la position qu'occupait initialement le chariot 13 La machine A suspendue au chariot 13 étant ouverte, il est aise à l'op-rateur d'extraire les tôles serties et de mettre en place de nouvelles tôles à sertir pendant que les opérations de sertissage décrites ci-dessus sont effectuées par la machine 3 Le vérin de translation 21 est ensuite commandé dans l'autre sens de façon que les chariots soient ramenes à la position représente ainsi que les machines de sertissage qu'ils portent, ce qui rend possible le déchargement de la machine B l'exécution du travail par la machine A et la mise en place de nouvelles tôles a sertir sur la machine 3 Comme cela ressort de ce qui précède, le vérin de translation 1 était articulé tant à sa partie médiane sur les axes 23 qu'a son extrémité par l'axe 25 , il n'est pas influencé non plus lorsque le chariot se trouvant en position de travail est légèrement soulevé. Les différents vérins tels aue 35 que comportent les machines A , devant être alimentés en fluide hydraulique et différents organes d'asservisseìent et de sécurité devant être eux aussi alimentés tant en énergie électrique oudventuel- lement pneumatique, il est avantageux de faire supporter par le sommier 2 un. dispositif enrouleur 36 pour les différentes conduites et cables 37 qu doivent être déplacés en même temps que les chariots 13 , 14 . Le sommier 2 peut, aussi, être utilisé pour le support d'une centrale hydraulique d'alimentation 38 qui peut être prévue de relativement faible puissance puisque, ainsi qu'il ressort du fonctionnement décrit dans ce qui précède, le vérin 11 , qui est nécessairement le vérin devant développer le plus de puissance, travaille à un moment où les autres vérins n'ont pas å être alimentés. Par conséquent, la centrale hydraulique 38 peut autre prévue pour fournir une puissance juste suffisante å l'alimentation dudit vérin Il L'invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation, représenté et décrit en détail, car diverses modifications peuvent y être apportées sans sortir de son cadre. En particulier, les machines à sertir Â , B peuvent être remplacées par d'autres machines d'ouvrage, notamment des machines d'emboutissage. En outre, la disposition décrite fait que le poste de travail qui se trouve au centre de la machine-transfert est éloigné des deux postes de chargement et déchargement, de sorte que les opérateurs sont toujours à distance des parties des machines en cours de travail. REVENDICATIONS 7 - Dispositif de transfert à deux postes pour machine d'ouvrage, caractérisé en ce qu'il comporte une charpente montée au sommet de colonnes par ailleurs reliées entre elles à leur partie basse ainsi qu'au corps d'au moins un vérin à déplacement vertical, ladite charpente constituant un sommier de support de poutres délimitant des chemins de roulement pour deux chariots reliés l'un à l'autre, lesdits chariots supportant respectivement une machine d'ouvrage, de sorte que l'une desdites machines est placée en position de chargement-déchargement, tandis que l'autre machine est en position de travail en regard du vérin à mouvement vertical qui la commande. 2 - Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les chariots sont attelés l'un à l'autre par une liaison articulée et à un vérin de commande articulé à l'un des chariots et supporté de façon articulé par la charpente formant le sommier. 3 - Dispositif suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le sommier comporte des traverses disposées au moins dans la zone qu'occupent les chariots lorsque la machine d'ouvrage qu ils portent est en position de travail, lesdites traverses étant séparées du dessus desdits chariots par un jeu de faible mesure et la voie de roulement sur laquelle se déplacent les chariots étant prévue pour que lesdits chariots soient soulevés pendant la course de travail de la machine d'ouvrage en prenant ainsi appui contre le sommier. 4 - Dispositif suivant l'une des reven(lications 1 à 3, caractérisé en ce que chaque chariot supporte l'armature su périeure d'une machine de formage dont l'armature inférieure est reliée à ladite armature supérieure par des guides verticaux formant, aussi, organes de suspension pour ladite armature inférieure, de sorte que ladite machine de formage se trouve normalement en position ouverte lorsque les chariots se trouvent en dehors de la zone de travail. 5 - Dispositif suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les machines de formage sont constituées par des machines à sertir comprenant des lames de présertissage mobiles actionnées par des vérins alimentés à partir de canalisations mobiles portées par un enrouleur fixé au sommier qui supporte, en outre, un ensemble générateur hydraulique d'alimentation du vérin relié aux colonnes du vérin commandant le déplacement des chariots et des différents vérins d'asser pissement et de manoeuvre portés par les machines de formage.