La présente invention concerne en général les véhicules terrestres, et en particulier les véhicules pneumatiques. La présente invention concerne une automcbile dont la force motrice est de l'air comprimé qui, partant d'un réservoir, fait effectuer successivement aux pistons d'un moteur un mouvement de va-et-vient. Ce moteur fait tourner un arbre de transmission destiné à divers usages, notamment à mener les roues motrices arrière du véhicule qui est ainsi propulsé très efficacement. Le véhicule selon l'invention est robuste, simple, peu coûteux à réaliser et son rendement est excellent. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemple nullement limitatif et sur lesquels la figure 1 représente schématiquement en plan L'autre mobile pneumatique selon l'invention la figure 2 représente schématiquement en élévation latérale le même véhicule la figure 3 est une coupe à plus grande échelle selon la ligne 3-3 de la figure 1 la figure 4 est une coupe à plus grande échelle selon la ligne 4-4 de la figure i la figure 5 représente le dispositif de la figure 4 sous un angle différent de 900, certains de ses éléments étant représentés en coupe la figure 6 est une coupe partielle à plus grande échelle qui montre certains détails du moteur ; la figure 7 est une coupe selon la ligne 7-7 de la figure 6 ;; et la figure 8 représente en élévation l'engrenage de distribution du moteur. Sur ces dessins, la référence 30 désigne l'automobile selon l'invention dont le chEssis 31 (figures 1 et 2) comporte deux longerons parallèles et espacés 32 reliés à lueurs extrémités par des traverses 33 et 34, deux 35 de ces extrémités étant plus rapprochées. Des roues avant et arrière 36-et 37 sont reliées en 38 à ce chssis-- ainsi qu'à des---amortisseurs 39* Comme le montrent les figures 4 et 5, les amortisseurs 39 actionnent par l'intermédiaire de transmissions à poulie double 40 et courroies 41 des alternateurs électriques 42. Le chassies 31 supporte des batteries 43 d'accumulateurs électriques reliées d'une part aux alternateurs 42 par des fils conducteurs 46 et d'autre part par des fils conducteurs 45 à des moteurs électriques 44 qui, au moyen par exemple de transmissions 48 à poulies et courroies, actionnent des compresseurs pneumatiques 47. Ces derniers communiquent par des tuyaux ou conduits 50 et 51 avec un réservoir pneumatique 49 monté sur le chassies 31 (figures 1 et 2). De ce réservoir 49 part par ailleurs une conduite d'alimentation 59 qui alimente en air comprimé un collecteur souple d'admission 53 (figure 3) communiquant lui-meme avec une tubulure 54 dans laquelle sont montés deux obturateurs 55 et 56 actionnés respectivement par des commandes 57 et 58 reliées à des pédales. Comme le montre la figure 6, le moteur 52 du véhicule comporte des cylindres 60 dans lesquels des pistons 61 effectuent un mouvement alternatif. La référence 62 désigne des tiroirs-vannes dont les obturateurs 63 sont actionnés chacun en 65 par un tringlage articulé 64, 66, 68. La référence 70 désigne un culbuteur relié en 69 à la tige 68 du tringlage, et un ressort 71 pousse ce culbuteur dans la direction convenable. La référence 72 (figure l) désigne une transmission montée à l'arrière du moteur 52 et destinée, par l'intermédiaire d'un arbre 73, à faire tourner les roues arrière motrices du véhicule. Sur la figure 6, la référence 74 désigne une soupape de décharge, la référence 75 une chape de support reliée en 77 et 78 par une entretoise 76 à la culasse 79 du moteur 52, et la référence 80 un écrou qui assujettit cette chape 75 au tiroirvanne 62. Toujours sur la figure 6, la référence 81 désigne des bouchons soudés en 82 dans l'orifice des conduits primitifs d'admìssion 83 de manière à les boucher, la référence 84 des conduits d'alimentation des cylindres en air comprimé qui peuvent entre plus ou moins obturés par les tiroirs-vannes 62, et la référence 85 des tubulures qui font communiquer les conduits 84 avec les cylindres 60. Comme le montre la figure 7, des soupapes 86 sollicitées dans la direction convenable par des ressorts 90 qui entourent leurs tiges 87,ouvrent ou ferment suivant le cas les lumières 88 par lesquelles le courant d'air circulant dans des conduits 89 passe dans les cylindres 60. La référence 91 désigne l'arbre à came actionnant les culbuteurs 70. La figure 8 représente un engrenage de distribution 92 dont les dentures 95 et 96 des pignons circulaires 93 et 94 engrènent l'une avec l'autre, et les références 97 et 98 les arbres respectivement reliés aux pignons précités. Comme le montre la figure 3, la tubulure 54 comporte deux conduits de sortie 99 qui communiquent par des raccords 100 en Y, des tubulures 101 et des raccords coudés 102 avec les conduits 84. De la description qui précède,il ressort que le moteur pneumatique 52 peut entre un moteur à combustion interne modifié de manière que ses pistons 61 soient actionnés par de l'air comprimé au lieu de autre par des gaz de combustion. Ses pistons 61 peuvent sistre normalement reliés à la transmission 72 qui, par l'intermédiaire dlun arbre de transmission 73 dirigé vers l'arrière et d'un différentiel classique, fait tourner les roues du véhicule. Le dispositif peut comporter un ensemble de distribution automatique ou manuel destiné à commander certains des composants du moteur, par exemple le dispositif d'alimentation en air. Lorsque le véhicule se déplace, les amortisseurs 39 font tourner les poulies 40-qui entraient les alternateurs 42 par l'intermédiaire des courroies sans fin 41 (figures 4 et 5). Les alternateurs 42, reliés en 46 aux batteries 43, chargent ces dernières, et les moteurs électriques 44 incorporés au circuit par l'intermédiaire des conducteurs 45 actionnent les compresseurs 47 par exemple au moyen de la transmission 48 à courroie. L'air comprimé sort des compresseurs 47 et alimente le réservoir 49 par les tuyaux 50. Le réservoir 49 peut en outre autre rempli d'air comprimé par tout dispositif classique de distribution tel qu'on en trouve dans les stations-service. L'air sortant du réservoir 49 passe par le tuyau 59 dans le collecteur d'admission du moteur 52 pour actionner les pistons 61 comme précédemment décrit. Les amortisseurs 39 peuvent appartenir à la catégorie de ceux dont les bottiers proprement dits soulèvent des accouplements convenables et les actionnent de manière à faire tourner des arbres reliés aux poulies 40. Le réservoir 49 peut aussi entre alimenté en air par un compresseur soit fixe soit entratné par un moteur à combustion interne monté sur le véhicule même. Les amortisseurs 39 proches des roues avant et arrière 36 et 37 fournissent la force motrice nécessaire au fonctionnement des compresseurs 47, comme précédemment décrit. Ils font tourner les poulies 40 qui, par l'intermédiaire des courroies 41, actionnent les alternateurs 42 qui sont en l'occurrence au nombre de quatre, deux de chaque côté du véhicule, à l'avant et à l'arrière. Ces alternateurs, qui peuvent titre à 12 volts et 62 ampères, chargent les batteries d'accumulateurs 43, disposées en l'occurrence par paires, deux à l'avant et deux à l'arrière du véhicule. Ces batteries 43 alimentent les moteurs 44 qui entratnent les compresseurs 47 d'où l'air comprimé est dirigé vers le réservoir 49 par les tuyaux 50 et 51. La conduite 59 partant du réservoir alimente en air comprimé le moteur 52 dont le piston de l'arbre à came peut avoir la même dimension que celui du vilebrequin afin de supprimer la course de compression des pistons 61 et fournir la force motrice pneumatique nécessaire pour leur faire effectuer leur course descendante. Les cylindres nO 1 et n0 3 suffisent à assurer la propulsion du véhicule en conduite normale, tandis que les cylindres NO 2 et nO 4 sont utilisés s'il faut augmenter la puissance requise ou si le véhicule est lourdement chargé. Les soupapes d'admission sont supprimées et les lumières d'admission correspondantes 82 des cylindres bouchées en 81, comme déjà décrit. Les soupapes d'échappement du moteur ne sont pas modifiées. Le collecteur 53 d'admission d'air, qui est souple, communique avec la tubulure 54 en cuivre ou métal analogue qui contient comme déjà décrit les obturateurs 55 et 56 (figure 3). Une pédale de commande des gaz actionne la commande 57 qui ouvre le premier obturateur 55 de manière à diriger l'air vers les cylindres numéros I et 3 ainsi que jusqu'au second obturateur 56 qui reste fermé ; lorsque-ce dernier est actionné à son tour par la commande 58, il s'ouvre en permettant à l'air de passer dans les cylindres numéros 2 et 4 et d'accrottre ainsi la puissance du véhicule, par exemple pour grimper des côtes ou effectuer des démarrages rapides. le diamètre des divers tuyaux, par exemple des tubulures 101, peut entre de 19 mm environ. Ces tubulures acheminent l'air jusqu'au tiroir-vanne 62 actionné par un mécanisme convenable. Le culbuteur 70, actionné par un poussoir de l'arbre à came, comporte un prolongement d'où part un levier 66 s'articulant à son extrémité avec un autre levier 64 lui-meme relié en 65 à la tige de commande du tiroir-vanne 62. le levier 64 s'articule en 103 à la chape de support 75 (figure 6). Les tiroirs-vannes 62 sont maintenus en place par des boulons 80 qui traversent des plaques extérieures aux tiroirs-vannes ainsi que des rebords des chapes 75. Les culbuteurs 70 ouvrent tour à tour les tiroirs-vannes 62, et les ressorts 71 les ramènent en place dès que le poussoir 68 correspondant les libère.Tant qu'un tiroir-vanne est ouvert, l'air comprimé à une pression comprise entre 10 et 12 bars environ passe par le tuyau 84 correspondant (figure 6) pour pénétrer dans le cylindre 60 par la lumière prévue à l'origine pour le passage de la bougie d'allumage afin d'actionner le piston 61. La soupape de décharge 74 permet au piston d'aspirer l'air non comprimé lorsque le tiroir-vanne 62 est fermé. Une manette, par exemple montée sur la colonne de direction, permet au conducteur d'actionner la commande 58. il ressort de la description précédente que l'automobile pneumatique selon l'invention comporte un dispositif qui utilise les mouvements des amortisseurs pour alimenter en air comprimé le réservoir 49 qui alimente à son tour le moteur 52. Bien entendu, l'automobile selon l'invention peut utiliser certains accessoires classiques, par exemple les montages électriques habituels d'une automobile. L'invention peut s'appliquer à des véhicules ou moteurs soit neufs, soit déjà construits,au moyen de modifications appropriées. Elle consiste essentiellement à utiliser l'énergie résultant du mouvement de bas en haut des roues du véhicule au cours de ses déplacements sur une surface irrégulière pour contribuer à actionner son moteur. il va de soi que de nombreuses modifications peuvent autre apportées au dispositif décrit et représenté sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Automobile mue à l'air comprimé, caractérisée en ce que ses roues avant et arrière actionnent chacune un amortisseur qui actionne lui-meme un compresseur pneumatique communiquant avec un réservoir qui alimente en air comprimé un moteur pneumatique qui fait tourner les roues motrices par l'intermédiaire d'une transmission et d'un arbre, le châssis du véhicule supportant tous ces éléments. 2. Automobile selon la revendication 1, caractérisée en ce que les amortisseurs actionnent des transmissions à poulies et courroies qui mènent des alternateurs alimentant un circuit électrique dans lequel des batteries d'accumulateurs alimentent les moteurs qui entratnent les compresseurs. 3. Automobile selon la revendication 2, caractérisée en ce que des tiroirs-vannes règlent le débit de l'air comprimé vers le moteur. 4. Automobile selon la revendication 3, caractérisée en ce que des culbuteurs commandent chacun l'un des tiroirsvannes. 5. Automobile selon la revendication 4, caractérisée en ce que chaque culbuteur commande le tiroir-vanne correspondant par l'intermédiaire d'un tringlage. 6. Automobile selon la revendication 5, caractérisée en ce que son moteur, alimenté en air comprimé, comporte des pistons auxquels cet air fait effectuer successivement un mouvement alternatif.