La présente invention concerne en général une fixation de ski comprenant des moyens d'attache du bout de la chaussure et des moyens d'attache du talon qui sont montés sur une plaque de base commune et dans lesquels au moins un des moyens d'atta- che peut être déplacé longitudinalement, de préférence en étant sollicité par un ressort, de façon à attacher une chaussure de ski à la fixation. Une fixation de ski de ce type est connue d'après le I0 brevet suédois 78. 016010-9. Dans la fixation décrite par ce brevet les moyens de liaison du bout de la chaussure comprennent une saillie de forme bombée sollicitée par un ressort qui coopè- re avec des organes de forme concave au bout de la chaussure de ski, et les moyens d'attache du talon comprennent un support I5 monté à rotation présentant des rainures de liaison qui sont orientées vers l'avant et qui coopèrent avec une saillie de chaque côté du talon de la chaussure de ski. La seule partie de la fixation de ski qui peut se déplacer dans le sens longitu- dinal est la saillie du bout de la chaussure sollicitée par un ressort, dont la position dans le sens longitudinal du ski peut être réglée. La force de sollicitation du ressort peut aussi être réglée. Les fixations de ski de ce type sont utilisées spécia- lement pour le skiage de descente comme le skiage slalom et pour les courses de descente. Dans ce but les fixations sont formées avec des moyens de détachement, qui sont actionnés de telle sorte que la chaussure est dégagée de la fixation pour toute charge anormale, par exemple lorsque le skieur tombe. Afin d'éli- miner les inconvénients et les risques d'avoir un ski s'échapper sans contrôle au bas de la colline lorsque la fixation a été déclenchée, les skis sont généralement pourvus d'un frein sous la forme d'une paire de bras qui sont montés à rotation aux côtés du ski. Lorsque la chaussure est détachée les bras tombent au-dessous du niveau du ski en réalisant ainsi un frein pour le ski. En général de tels freins sont constitués comme un levier à deux bras dans lequel les bras du frein forment un des bras de levier, et un bras prévu en dehors du ski forme l'autre bras de levier. Dans le type de frein de ski déjà connu le frein est agencé pour être vissé sur le ski entre les moyens de liaison du -2- talon et les moyens de liaison du bout de la chaussure, de sorte que la chaussure elle- même maintient le frein soulevé pendant le skiage normal, alors que le frein tombant sous son propre poids ou sous l'action d'un ressort est déplié dès que la chaussure est dégagée de la fixation. Les freins de ce type déjà connus présentent des inconvénients car ils peuvent devenir rapidement gelés dans la neige ou la glace se trouvant sur le ski de sorte que le frein Io n'est pas déplié lorsque la fixation est déclanchée. En outre un gâteau de neige ou de glace est généralement formé entre le ski et la chaussure, et un tel gâteau de glace peut rendre possible la descente complète du bras de levier supérieur et par conséquent empêcher le frein d'être complètement replié, de I5 sorte que le frein freine sur la pente pendant le skiage, sur- tout lors des virages. En général le frein est monté au moyen d'un support qui est vissé dans le ski, et il peut arriver que ledit support soit endommagé ou même qu'il ne reste plus fixé sur le ski dans le cas d'une manipulation sans soin, et alors l'action de freinage peut s'arrêter complètement. Le but de l'invention est donc de réaliser un frein de ski pour le type de fixation de ski mentionnée plus haut, lequel frein est constitué de sorte qu'il soit pratiquement insensible à la pénétration de la neige entre le ski et la chaussure, qu'il soit constitué et monté de sorte qu'il n'y ait pas de risque que le frein devienne gelé contre le ski, et qu'il soit monté de sorte qu'il soit pratiquement insensible à une manipulation sans soin. Le frein de ski réalisé suivant l'invention a la forme d'une sorte de crochet en acier ayant une configuration parti- culière, qui est monté à rotation et inséré dans la plaque de base portant les moyens de liaison du bout de la chaussure et les moyens de liaison du talon; lorsqu'il n'est pas actionné il prend la position de freinage, de sorte que une partie de frein en forme de U fait saillie au- dessus de la surface de la plaque de base. Lorsque l'on enfile la chaussure dans la fixation, la chaussure presse vers le bas ledit crochet dans un évidement correspondant de la plaque de base, de sorte que les bras du frein sont repliés. La plaque de base est montée avec un espace - 3- au-dessus du ski, et l'évidement pour le frein est formé direc- tement à travers la plaque de base. Par conséquent la neige qui pourrait avoir pénétré dans ledit évidement sera pressée vers le bas à travers l'évidement et vers l'extérieur par l'espace entre la plaque de base et la fixation de ski lorsque la chaus- sure est enfilée dans la fixation. Il en résulte que le frein n'est pas empêché d'être replié et il n'y a pas de risque qu'il redevienne gelé rapidement. I0 Le frein est fait en cintrant de l'acier à ressort et il est monté dans un guidage (de préférence un guidage en matière plastique autolubrifiante) dans la plaque de base de façon à être toujours pressé vers le bas dans le sens du dé- pliage, le freinage dépendant de la propre force d'élasticité du frein. D'autres caractéristiques de l'invention deviendront évidentes grâce à la description détaillée suivante dans la- quelle on se réfère au dessin annexé. Dans ce dessin: La Fig. 1 représente en perspective une fixation de ski avec frein suivant l'invention dans la position de déclen- chement; La Fig. 2 est une vue latérale de fixation de ski ayant un frein suivant l'invention et avec une chaussure enfilée dans la fixation; et La Fig. 3 représente une vue analogue de la fixation après que cette fixation a été déclanchée. La fixation de ski suivant l'invention comprend d'une façon générale une plaque de base 1 qui porte à la fois des mo- yens 2 de fixation du bout de la chaussure et des moyens 3 de fixation du talon pour une chaussure de ski 4. La plaque de base 1 présente la forme d'une botte ayant une face supérieure sensiblement unie 5 et qui contient des organes essentiels pour actionner les moyens de liaison 2 du bout de la chaussure. Près de la partie arrière la plaque de base est formée avec une partie en gradin 6 pour y monter les moyens de liaison 3 du talon. La face supérieure des moyens de liaison du talon est sensiblement de niveau avec la face supé- rieure 5 de la plaque de base. Les moyens de liaison du bout de la chaussure peuvent -4- présenter une forme bombée quelconque au-dessus de la face supé- rieure de la plaque de base, mais sur le dessin ils ont la-forme d'un galet rotatif qui est monté sur un arbre vertical 7, lequel est monté dans un guidage (non représenté) dans la plaque de base. Le guidage est rappelé par ressort vers les moyens de liaison du talon et il peut coulisser dans une glissière (non- représentée). La plaque de base présente un goujon 8 allant vers l'avant. Le galet de liaison du bout de la chaussure I0 comprend un disque cylindrique horizontal inférieur 9, un collet I0 qui part du disque vers le haut et qui est élargi pour former un cône II diminuant vers le haut. Contre ce collet vient glisser une partie concave 12 du bout de la chaussure qui est adaptée pour glisser lorsque l'on enfile la chaussure dans la fixation. I5 De préférence le galet de liaison du bout de la chaussure peut être réglé sur une certaine longueur dans le sens longitudinal de la plaque de base afin d'adapter la liaison à des chaussures de différentes grandeurs, et de même la force de rappel du galet de la liaison du bout de la chaussure peut être réglable afin d'obtenir différentes forces de déclenchement. Les moyens de liaison du talon 3 sont constitués par un crampon ayant une partie basse I3 et des plaques latérales I4 faisant saillie à partir des bords latéraux de la partie basse, et conformées avec une encoche I5 s'ouvrant vers le haut et en avant. Les galets latéraux I6 sur le talon de la chaussure de ski 4 sont agencés pour s'engager dans lesdites encoches I5. Chaque encoche I5 présente un bord inférieur horizontal et un bord supérieur dirigé obliquement vers le haut de sorte qu'un déclenchement peut être produit en tirant la chaussure de ski vers le haut à partir du talon. Les moyens de liaison du talon sont montés en rotation libre autour d'une broche centrale 17 qui est fixée dans la plaque de base 1. Juste en avant de la partie 6 en gradin vers le bas la plaque de base est conformée pour présenter un passage vertical I8 la traversant de part en part et ayant la forme d'un diabolo ou d'un double cône dont la partie conique arrière est de préférence garnie d'un manchon plastique en matière appropriée telle qu'un manchon en plastique autolubrifiant I9. Un frein 20 est monté dans le passage I8. -5- Le frein a la forme d'une barre pliée en plusieurs en- droits et en une matière élastique, pour obtenir un levier à deux bras pouvant tourner autour d'un arbre qui se prolonge des deux côtés à travers la plaque de base près de l'extrémité ar- rière de la partie conique arrière du passage I8. Un des bras du levier est formé par deux bras s'étendant vers l'arrière et/ ou vers l'arrière et vers le bas sur les côtés de la plaque de base 1 et du ski 21, ces deux bras pouvant avoir à leurs extré- mités des manchons de frein 23 en matière appropriée telle qu'une matière plastique. A partir des bras 22 la barre est pliée en formant des angles et s'étend dans le matériau de la plaque de base en fournissant ainsi un arbre de pivotement pour le frein. L'autre bras de levier à la forme d'une sorte de crampon 24 I5 dirigé vers l'avant et/ou vers l'avant et vers le haut dont la partie centrale 25 est légèrement plus étroite que la largeur maximale de la partie conique avant du passage I8. La barre du frein est légèrement prétendue dans le sens allant vers l'exté- rieur de sorte que la barre lorsqu'elle n'est pas actionnée est forcée dans le sens inverse des aiguilles d'une montre comme on le voit sur la figure 1 alors qu'elle glisse le long des côtés du manchon plastique I9. Pour plier le frein le crampon 24 doit être pressé vers le bas ce qui est réalisé en faisant glisser les branches du crampon contre la partie la plus étroite du passage doublement conique I8, de sorte que le crampon est comprimé contre l'action de ressort. Une telle suppression de l'action du frein est obtenuaen enfilant la chaussure 4 dans la fixation de telle manière que le bas de la chaussure force le crampon 24 vers le bas de sorte que les bras 22 du frein sont soulevés. Cette position est représentée sur la Fig. 2. La plaque de base 1 avec les moyens de liaison 2 du bout de la chaussure, les moyens de liaison 3 du talon et le frein 20 est montée au-dessus de la face supérieure 26 du ski 21 en étant légèrement espacée de celle-ci au moyen de vis 27 et de chemises d'espacement à la partie arrière de la fixation, par exemple près des abords du pivot des moyens de liaison 3 du talon. A la partie avant la fixation de ski est montée sur le ski 2I au moyen d'un support avant à guidage 28 présentant un forage interne dans lequel le goujon 8 est reçu. Le goujon 8 -6- peut glisser librement dans le forage du support à guidage 28. Le montage de la fixation de ski qui vient d'être décrit permet de plier le ski suivant un arc à la fois vers le haut et vers le bas par rapport à la plaque de base, ce qui est important afin que le ski suive les courbes de la colline de la meilleure manière possible pendant le skiage de descente, surtout dans le cas des skis qui peuvent plier aisément. Puisque le passage I8 pour le crampon 24 du frein Io traverse la plaque de base et puisque celle-ci est montée avec un petit écartement au-dessus de la face supérieure du ski, toute quantité de neige arrivant dans le passage I8 lorsque on enfile la chaussure dans la fixation et lorsque l'on replie le crampon 24 du frein vers le bas, sera pressée vers le bas dans I5 le passage et vers l'extérieur entre la plaque de base I et le ski 2I. En outre puisque le passage 18 est pourvu d'un revête- ment I9 en matière plastique ou en toute autre matière autolu- brifiante, la neige et la glace ne peuvent pas coller au pas- sage. Lorsque l'on utilise la fixation de ski suivant l'in- vention la chaussure de ski 4 avec les galets latéraux arrières I6 pénètre dans les rainures 15 des plaques latérales I4, en- suite la chaussure de ski est enfilée vers le bas avec le bout de la chaussure de sorte que la partie de forme concave de la chaussure glisse le long de la partie inclinée 11 du galet 2 et s'engage brusquement dans la partie du col I0. Ceci est possible car le galet 2 du bout de la chaussure est monté élastiquement et lorsque on enfile la chaussure de ski vers le bas ce galet est déplacé légèrement vers l'avant jusqu'à ce que la partie de forme concave de la chaussure s'engage brusquement sur le bord conique jusqu'au col I0. Un déclenchement de la fixation peut ensuite se pro- duire de différentes manières, par exemple en levant le talon de sorte que les galets latéraux I6 glissent en dehors de la rainure I5, ou en faisant tourner le bout de la chaussure, de sorte que ce bout de la chaussure se déplace de côté et sorte du galet 2. Dans un mode de réalisation -rerticulier- du galet du bout de la chaussure un déclenchement peut aussi être obtenu en tirant le bout de la chaussure tout droit vers le haut. Dès que -7- la fixation a été déclenchée et que la chaussure a été enlevée de la plaque de base le frein 20 est actionné automatiquement en rotation sous l'action de ressort de sorte que les bras de frein 22 arrêtent le mouvement du ski. Il est entendu que la description précédente et les modes de réalisation de l'invention représentés sur les dessins sont donnés seulement à titre d'exemple et que l'on peut pré- senter de nombreuses variantes dans le cadre des Io revendications annexées. 94837s4 -8- REVENDICATIONS 1. Fixation de ski comprenant une plaque de base por- tant des moyens de liaison du bout de la chaussure et des mo- yens de liaison du talon pour la liaison des parties corres- pondantes d'une chaussure de ski, caractérisée en ce que la plaque de base (1) à un endroit situé entre les moyens de liaison du bout de la chaussure (2) et les moyens de liaison du talon (3), est formée avec un passage (18) dans le sens Io longitudinal de la plaque de base, et dans lequel passage est monté un frein de ski (20), ce frein de ski étant formé de deux bras de levier, un des bras de levier constituant des bras de frein s'étendant vers l'arrière ou vers l'arrière et vers le bas des deux côtés de la plaque de base (1) et du ski (21) res- I5 pectivement, le second bras de levier étant formé par un crampon de frein (24) dirigé vers l'avant ou vers l'avant et vers le haut, lequel lorsque l'on enfile la chaussure de ski (4) dans la fixation, est complètement ou partiellement pressé vers le bas dans ledit passage (I8), de sorte que les bras de frein (22) sont repliés, alors que lorsque la fixation est déclenchée oU relâchée le frein est mis en rotation par sa propre force de ressort de sorte que les bras de frein (22) avec leurs extré- mités sont mis en rotation vers le bas jusqu'à un niveau au- dessous de la surface du ski (21). 2. Fixation de ski selon la revendication 1, carac- térisée en ce que le passage (I8) pour le crampon de frein (24) traverse toute la plaque de base (1) et en ce que la plaque de base (1) est montée légèrement au-dessus de la face supérieure (26) du ski (2I). 3. Fixation de ski selon l'une quelconque des reven- dications T ou 2, caractérisée en ce que le passage (18) pour le crampon de frein (24) a sensiblement la forme de deux cônes dont les sommets sont en regard, e- nce que le crampon de frein (24) est prolongé par les bras de frein (22) par l'intermédiaire - de parties horizontales qui traversent le matériau de la plaque de base (1) constituant un passage pour le pivot du frein (20). 4. Fixation de ski selon la revendication 3, carac- térisée en ce que le logement du pivot du crampon de frein (24) se trouve à la base de la partie arrière conique du passage (18) -9- ou à proximité de celle-ci et en ce que le crampon de frein (24) est prétendu afin de solliciter élastiquement en rotation le crampon de frein (24) vers le haut et les bras de frein (22) vers le bas lorsque le crampon glisse le long des parois de ladite partie arrière du passage conique. 5. Fixation de ski selon l'une ou l'autre des reven- dications 3 ou 4, caractérisée en ce que au moins la partie ar- rière conique du passage (18) est pourvue un garnissage réduisant I0 la friction. 6. Fixation de ski selon l'une ou l'autre des revendi- cations précédentes, caractérisée en ce que les moyens de liaison du bout de la chaussure (2) de la fixation sont constitués par un galet (2) qui peut se déplacer élastiquement dans le sens I5 longitudinal de la plaque de base (1) alors que les moyens de liaison du talon (3) sont constitués par un crampon (13-14) monté à rotation autour d'une broche verticale (17) et en ce que le frein (20) de la fixation de ski est monté juste en avant des moyens de fixation du talon (7). 7. Fixation de ski selon la revendication 4, caracté- risée en ce que les parties du frein (20) servant de pivot sont montées en étant dirigées légèrement vers l'arrière en traversant le matériau de la plaque de base (1) à partir du passage (18).