L'invention se rapporte aux dispositifs de manutention mobiles connus sous le nom de "sauterelles" et, plus particulièrement à une béquille stabilisatrice pour des appareils de ce type. Il est bien connu qu'en position de travail, sous l'effet des charges transportées et notamment lorsque celles-ci atteignent ltex- trêmité libre supérieure, la"sauterelle" a tendance à basculer en prenant pour centre de renversement l'axe de son essieu. Deux solutions ont déjà été préconisées pour remédier à cet inconvénient, soit alourdir le pied de l'appareil, soit placer une béquille sous la tête de l'appareil. Si l'on remarque que les charges unitaires transportées sont de l'ordre de 100 à 200 kg., que le bras de levier entre centre de basculement et point extrême d'application d'une telle charge est sensiblement le double du bras du levier existant entre ce même centre et le pied, on est amené à conclure que le poids du pied de l'appareil doit titre au moins de 400 kg. compte tenu de l'inclinaison de la "sauterelle". Il est évident que le poids de l'appareil est tel qu'il faille deux ou trois hommes pour déplacer c élui -ci. Par ailleurs, l'utilisation d'une béquille placée sous la tette de la machine présente deux inconvénients majeurs : d'une part elle doit dtre de longueur réglable pour tenir compte de ltinclinaison de la "sauterelle", son réglage doit permettre une modification très importante de sa longueur, d'autre part sa présence supprime la flèche de l'appareil lorsque l'on gerbe au sol et est encombrante si elle doit Qtre posée sur un véhicule. La présente invention vise une béquille stabilisatrice qui ne présente pas les inconvénients d'emploi précités tout en assurant une stabilité parfaite de l'appareil. Cette béquille, qui comprend un élément d'appui au sol pouvant être déplacé, est en principe caractérisée en ce qu'elle est constituée par un court levier solidaire en rotation de l'essieu de l'appareil, un second levier articulé sur le premier en un point voisin dudit essieu, ledit deuxième levierlormant l'élément d'appui au sol, un vérin reliant une partie du premier levier à une partie du second levier dans le but de faire tourner le second levier par rapport à son articulation sur le premier levier. Selon un mode de réalisation de l'invention, le levier formant appui a une forme en équerre dont une des branches est articulée à son extrêmité sur le premier levier tandis que le vérin relie l'ex- tr & ité libre du premier levier à une partie du second levier située au voisinage du point de rencontre des deux branches de l'équerre. Selon un mode de réalisation, le vérin est à simple effet, des ressorts ramenant le second levier près du premier lorsque le vérin ntest plus sollicité par le fluide de poussée. Avantageusement, ce vérin est un vérin hydraulique dépendant soit d'un circuit appartenant à une installation voisine, soit autonome et mis sous pression par une pompe, à main ou à moteur. La béquille objet de l'invention est d'un poids faible par rapport au poids total de l'appareil qu'elle n'augmente pas ainsi sensiblement, ne gênant donc pas la manutention. Elle laisse entièrement libre la partie placée sous la tette de la "sauterelle", son peu de hauteur lui permet de passer sous l'arrière d'un camion, enfin son point d'appui étant situé très près des roues, elle constitue avec celles-ci un triangle de hauteur réduite sans possibilité de déformation par rotation d'une roue par rapport à l'autre. D'autres particularités et avantages de l'invention apparaR- tront au cours de la description qui va suivre, laquelle, fatte en référence aux dessins annexés donnés à titre d'exemples non limitatifs, fera bien comprendre comment la présente invention peut être mise en pratique. La figure 1 est une vue générale d'une "sauterelle" pourvue d'une béquille stabilisatrice selon l'invention. La figure 2 est une vue de détail à plus grande échelle de cette béquille. Comme on le voit à l'examen de cette figure 1, l'appareil auquel est appliquée cette béquille est constitué par un châssis formé de deux poutres 1 entre lesquelles tournent deux tambours (tête 2 et pied 3) soutenant une bande transporteuse sans fin, l'un de ces deux tambours est moteur. Sur une jambe 4 articulée en 5 sur le châssis 1, est placé un vérin hydraulique 6 dont le piston est relié au chassies 1 en 7, ce vérin ayant pour but de modifier la position angulaire de la jambe 4 par rapport audit cassis, 1'extrêmité libre de la jambe 4 reçoit l'essieu 8 portant les moyeux et roues 9. L'appareil repose donc sur le sol par ses deux roues 9 et par son sabot 10 placé au pied du chassies 1. Comme on peut le voir plus particulièrement à l'examen de la figure 2, sur l'essieu 8 est fixé un levier 11 (par exemple par soudure électrique)0 Un second levier 12 est articulé en 13 sur le levier 11 au voisinage de l'essieu 8. Ce levier 12 a la forme d'une équerre, l'articulation 13 est placée à ltextrêmité de la branche 12a alors que l'extrtmité 12b sert de patin d'appui au sol. Un vérin hydraulique 14 relie l'extremité 11a du vérin 11 à la partie du levier 12 située au point de rencontre des branches 12a et 12b du levier 12. Bien entendu, la fixation du cylindre du vérin et du piston sur les leviers il et 12 s'effectue par l'intermédiaire d'articulations 15 et 16. le vérin 14 peut être à simple ou doublé effet, néanmoins il semble qu'il faille choisir le type à simple effet avec rappel par un ressort 17 reliant l'extrmité 11a à la partie 12c de manière à obtenir la mise hors service de la béquille par simple décompression du circuit hydraulique. Dans le texte qui précède et dans les revendications, le terme "levier" a été utilisé au singulier, mais il est bien entendu que pour des questions de construction on peut disposer en parallèle plusieurs leviers Il et plusieurs leviers 12 et que c'est même la construction à double levier Il et double levier 12 qui est à préconiser puisqu'elle permet de placer le vérin 14 entre chaque paire de leviers. REVEN Dl C AT i 0 S 1.- Béquille stabilisatrice pour appareilsde manutention mobiles du type "sauterelle" comportant un élément d'appui au sol pouvant entre déplacé, caractérisée en ce qu'elle est constituée par un court levier solidaire en rotation de essieu de l'appareil, un second levier articulé sur le premier en un point voisin dudit essieu, ledit deuxième levier formant 1' élément au sol, un vérin reliant une partie du premier levier à une partie du second levier. 2o Béquille selon la revendication 1 caractérisée en ce que le deuxième levier a une forme en équerre dont l'une des branches est articulée à son extrémité libre sur le premier levier tandis que le vérin relie l'extrtmité libre du premier levier à la partie centrale du second levier. 5.- Béquille selon la revendication 2 caractérisée en ce que le vérin est un vérin hydraulique à simple effet, des ressorts reliant l'extremité libre du premier levier à la partie centrale du second levier.