Les revêtements rembourrés et profilés, c'est-à-dire en creux et en relief, pour sols et murs sont bien connus et sont fabriqués à une très grande échelle. Ils comprennent, d'une part, une couche de matière polymère expansée présentant des degrés d'épaisseur variables de sorte qu'elle comporte une surface supérieure profilée et, d'autre part, une couche non expansée résistant à l'usure, cette couche d'usure étant généralement transparente de manière à laisser voir les motifs décoratifs présents dans ou sur la couche expansée. I1 existe deux fagons générales de fabriquer de tels matériaux. Dans l'une, on dépose sur un substrat une couche sensiblement uniforme de matière moussante et on la fait mousser, généralement après l'application de la couche résistant à l'usure, puis on la gaufre mécaniquement de manière à obtenir l'effet de creux et de relief recherché. Un tel procédé est décrit dans le brevet U.S. no 3 741 851. Ce procédé a pour inconvénient qu'il exige la présence d'un appareil de gaufrage et il en résulte que l'on peut difficilement obtenir d'une manière économique une grande diversité de dessins et, en particulier, de dessins présentant plusieurs niveaux de surface. le second procédé de réalisation de revêtements rembourrés destiné à des sols ou des murs et présentant une surface profilée, c'est-à-dire en creux et en relief, a été adopté à une plus grande échelle industrielle et consiste à déposer sur un substrat une couche de matière moussante capable de mousser dans des premières zones jusqu' à un niveau de surface supérieure au niveau de surf a- ce de secondes zones et on fait mousser cette couche, habituellement après avoir appliqué la couche résistant à l'usure. Danse tel procédé, on dépose une couche uniforme de composition moussante et on incorpore un réactif chimique qui en train un foisonnement préférentiel dans, sur ou sous ladite couche suivant un dessin tel que, lors du foisonnement, on obtienne une couche expansée présentant divers niveaux. On peut donc appliquer un inhibiteur dans certaines zones de manière à obtenir dans ces zones un foisonnement plus ou moins important que dans les autres zones. Un tel procédé, que l'on peut appeler commodément "le procédé par inhibitionu est décrit par exemple dans les brevets britanniques nO 1 690 998 et 1 150 902.Bien que le réactif chimique soit, pour des raisons de brièveté, appelé fréquemment un 'inhibiteur", dans la pratique il peut procurer l'effet recherché soit par inhibition soit par activation de l'agent moussant ou par une réaction chimique de la matière polymère. Dans un autre procédé, appelé commodément "le procédé par impression", on forme une couche de matière moussante en déposant une ou plusieurs compositions moussantes suivant un motif décoratif de telle sorte que, lors du foisonnement, on obtienne une couche expansée présentant divers niveaux. On peut donc déposer pour former la couche des quantités différentes de la même composition ou bien la même quantité ou encore des quantités différentes de compositions différentes, par exemple des compositions contenant des quantités différentes d'agent porogène. On peut former une partie au moins de la couche en étalant la composition moussante à l'aide, par exemple, d'une lame docteur sur un substrat profilé, c'est-à-dire à surface en creux et en relief, en déposant ainsi diverses épaisseurs de composition moussante mais, généralement, on forme une partie ou la totalité de ladite couche par une impression, par exemple à l'aide d'un pochoir sur une machine rotative.Le procédé par impression est décrit, par exemple, dans les brevets U.S. nO 2 920 977 et 3 239 365 ainsi que dans le brevet britannique nO 1 409 295 Industriellement, le procédé par impression est mis en oeuvre de la meilleure façon au moyen d'un pochoir sur machine rotative à postes multiples où, par exemple du plastisol moussant est déposé à un ou plusieurs postes en quantité variable et une encre décorative classique est déposée à des postes ultérieurs, l'ensemble étant recouvert d'une couche d'usure transparente puis chauffé pour que le foisonnement et le durcissement aient lieu. Le procédé par inhibition et le procédé par impression sont tous deux bien connus et sont utilisés industriellement à grande échelle. On admet que ces deux procédés ont pour inconvénient que ni l'un ni l'autre n'est capable de donner facilement, dans une opération industrielle, à la fois plusieurs niveaux de surface et une coincidence précise des couleurs avec chaque niveau de surface. Ainsi, le procédé par inhibition permet d'obtenir une coincidence précise des couleurs avec les divers niveaux de surface et, bien qu'en principe, il soit considéré comme étant capable de donner plusieurs niveaux de surface différents, on peut très difficilement, dans la pratique, obtenir plus de deux -niveaux, ctest-à-dire des zones où l'inhibiteur a été imprimé et des zones où il ne l'a pas été. Le procédé par impression permet d'obtenir un nombte de niveaux de surface plus grand mais uniquement, si un nombre approprié de postes d'impression est incorporé dans la machine à imprimer de sorte qu'un effet à niveaux multiples exige nécessairement une machine de grandes dimensions.De plus, il est généralement préférable que la couleur visible soit obtenue par une impression d'encre classique sur la composition moussante, ce qui fait que, si chaque niveau doit être d'une couleur différente, deux postes d'impression (un pour la composition moussante et un pour l'encre classique) sont nécessaires pour chaque niveau. De plus, si une fine combinaison géométrique de niveaux de surface différents est nécessaire, il peut alors être très difficile d'obtenir de façon sùre une coincidenceprécise entre les encres classiques et les divers niveaux de surface. C'est pourquoi les deux procédés connus et largement uti liés pour fabriquer des revêtements profilés et rembourrés destinés à des murs et à des sols présentent l'inconvénient d'imposer des limitations sévères aux dessins que l'on peut obtenir et il existe un besoin urgent de trouver une façon nouvelle et simple permettant d'améliorer l'aspect décoratif des revêtements profilés et rembourrés pour murs et sols. Un procédé selon la présente invention pour fabriquer des revêtements de murs ou sols profilés, c'est-à-dire comportant des motifs en creux et en relief, consiste à former au moins une première couche d'une ou de plusieurs compositions moussantes suivant un premier motif décoratif de telle sorte que, lors du foisonnement, une couche expansée de divers niveaux d'épaisseur soit formée, à déposer par impresssion suivant un second motif décoratif un réactif chimique destiné à activer ou inhiber le foisonnement, à appliquer une matière non moussante de manière à former une couche protectrice, et à chauffer le produit de manière à faire mousser la matière moussante et à faire durcir le produit Les premiers et seconds motifs décoratifs sont tels que le produit expansé résultant présente un nombre de niveaux d'épaisseur qui est plus élevé que celui que donnerait la couche moussante en l'absence de réactif chimique et, de ce fait, grâce à la présente invention, on peut obtenir un plus grand nombre de niveaux de surface en comparaison de celui que l'on obtiendrait soit avec le procédé par inhibition bien connu soit avec le procédé par impression bien connu également.En général, avec une seule application d'une épaisseur de plastisol moussant à l'aide d'un cliché sur machine rotative ou de toute autre machine, on peut obtenir un nombre double de niveaux de surface avec le procédé de la présente invention par rapport au procédé antérieur sur une machine donnée en réalisant un modèle d'un nombre constant de couleurs. Normalement, toute couche moussante qui est telle que , lors du foisonnement, divers niveaux d'épaisseur soient formés en l'absence de l'inhibiteur ou activateur est déposée par une impression de différentes quantités de diverses compositions, ou plus couramment de la meAme composition, mais on peut obtenir le même effet en appliquant, par exemple, une couche d'une composition sur un substrat profilé, c'est-à-dire comportant des motifs en creux et en relief, par exemple par étalement à l'aide d'une lame docteur. La ou les couches de composition moussante recouvrent habituellement la totalité de la superficie du produit mais peut être discontinue. On préfère généralement former au moins deux couches qui moussent différemment. Ainsi, on forme une première couche, à savoir la couche A, en déposant une couche de composition moussante et en déposant par impression le réactif chimique en dessous ou, plus couramment, au-dessus de cette couche suivant le motif décoratif, et on forme une autre couche, à savoir la couche B, en déposant une ou des compositions moussantes suivant le premier motif décoratif.Ainsi, le second motif est tel que, en l'absence de couche B, la couche A donnerait, lors du foisonnement, une couche expansée présentant divers niveaux d'épaisseur et le premier motif est tel que, en l'absence de couche À et du réactif chimique, la couche B formerait une couche expansée présentant divers niveaux d'épaisseur, et les premier et second motifs combinés donnent un produit qui présente un nombre de niveaux d'épaisseur plus grand que celui qui serait donné par l'une pu l'autre couche seule. Normalement, il est des plus commodes de déposer tout d'abord la couche A, par exemple en étalant ou imprimant une couche d'épaisseur uniforme sur un substrat, puis d'imprimer une couche B sur le dessus de cette couche, mais si on le désire, on peut former tout d'abord la couche 3, par exemple par impression sur un substrat uni ou profilé ou par étalement sur un substrat profilé, puis on applique la couche À et on dépose le réactif chimique au-dessous ou au-dessus de cette dernière. Le procédé préféré consiste à déposer une couche de composition moussante présentant une surface supérieure unie, c'està-dire lisse, à déposer ledit réactif chimique au-dessous, ou de préférence, au-dessus de cette couche suivant ledit second motif décoratif puis à déposer par impression une ou plusieurs compositions moussantes suivant ledit premier motif décoratif. I1 peut parfois être commode de former l'une et l'autre couches et, en particulier la couche B, à partir de deux ou de plusieurs couches séparées. Bien que les couches A et B soient habituellement toutes deux des couches d'ensemble continues, l'une et/ou l'autre, et en particulier la couche B, peut être discontinue. L'inhibiteur ou activateur pour la couche A peut être tel qu'il peut agir sur le foisonnement de la composition de la couche A mais non pas sur celui de la couche B si on utilise des agents porogènes différeits dans les deux couches ou bien l'inhibiteur ou activateur peut être appliqué à un endroit tel, par exemple . sur la face de la couche À qui est distante de la couche B, qu'il a peu, voire aucun, effet sur le foisonnement'de la couche B. toutefois, d'une façon générale, il a un certain effet sur le foisonnement de la couche B. Un autre procédé selon l'invention consiste à déposer une seule couche de composition moussante, laquelle peut avoir une épaisseur variable et/ou une teneur variable, par exemple une teneur variable en agents porogènes, de manière telle que, lors du foisonnement, cette couche donne en l'absence de réactif chimique, des niveaux d'épaisseur différents, puis à déposer par impression le réactif chimique en certains endroits de telle sorte qu'il puisse agir lors du foisonnement. Ce réactif chimique peut donc autre déposé par impression au-dessous de la couche, par exemple sur un substrat,; avan -I'talement de la couche sur ce substrat ou au-dessus de la surface supérieure de la couche ou encore au-dessus d'une couche se trouvant sur la surface supérieure de ladite couche. On forme la ou les couches moussantes sur un substrat que l'on peut ensuite éliminer mais, habituellement, le substrat fait partie du produit final. Les substrats appropriés pour les revetements rembourrés connus en vinyle pour sols ou murs peuvent être formés, par exemple, d'amiante, de fibres de verre ou de matières cellulosiques. Dans le procédé préféré due mise en oeuvre de la présente invention, on revêt un substrat formé par un feutre d'amiante imprégné de résine synthétique ou tout autre substrat lisse avec une couche de composition moussante ayant une épaisseur uniforme, on dépose par impression, par exemple par rotogravure ou plus couramment, par impression au pochoir sur machine rotative une encre contenant un réactif chimique qui inhibe ou active le foisonnement, et on dépose ensuite par impression à l'aide d'un pochoir sur machine rotative une composition moussante de ma nière à obtenir sur la première couche moussante une couche moussante continue ou discontinue d'épaisseur variable, on applique alors sur cette dernière couche des encres inertes non moussantes suivant un motif décoratif par une impression à l'aide d'un pochoir sur machine rotative et, enfin, on applique une couche protectrice et on fait chauffer alors le produit suffisamment pour provoquer le foisonnement et le. durcissement. Si on le désire, on peut appliquer une couche d'ensemble non moussante sur la seconde couche moussante et cela avant d'y imprimer le motif décoratif afin d'améliorer la qualité de l'impression et, si on le désire, d'obtenir un fond en couleurs Les matières utilisées pour les couches moussantes et non moussantes ainsi que pour les encres et les autres composants des produits réalisés selon la présente invention peuvent être des matières utilisées de façon classique actuellement par les procédés dits par inhibition et par impression. Ainsi, les couches moussantes sont de préférence en chlorure de polyvinyle ou en tout autre polymère de vinyle mais elles peuvent être en n'importe quel polymère pouvant être gélifié et expansé. les réactifs chimiques appropriés pour inhiber et activer le foisonnement sont bien connus et certains sont mentionnés, par exemple, dans le brevet britannique nO 1 069 998. Les couches non moussantes sont normalement à base de chlorure de polyvinyle ou de tout autre polymère de vinyle ou en polyuréthane. Tout polyuréthane utilisé, spécialement pour une couche d'enduction de surface, et de préférence apte à durcir sous l'action des radiations ultraviolettes de manière que l'on puisse faire durcir rapidement par irradiation le produit revêtu. Habituellement, tous les produits réalisés selon la présente invention comportent une couche protectrice qui recouvre la totalité de la surface du matériau en feuille mais, si le motif en relief comprend des zones en creux de dimensions relativement faibles, il n'est pas obligatoire de recouvrir entièrement ce ces dernières. La couche protectrice est une couche résistant à l'usure présente au moins dans les zones en relief du matériau en feuille et généralement au-dessus des zones en creux également. Elle possède donc une résistance suffisante pour assurer une bonne résistance à l'abrasion et à la déchirure et elle comprend généralement du chlorure de polyvinyle ou tout autre polymère de vinyle et a au moins une épaisseur de 0,05 mm. Toutefois, les parties de la couche protectrice, spécialement dans les zones en creux, peuvent servir principalement à donner de bonnes propriétés de nettoyage et donc peut avoir une épaisseur de l'ordre de 0,01 à 0,04 mm et peuvent être constituées, par exemple, par du polyuréthane. La ou les couches formant la couche protectrice sont instituées par du polymère de vinyle, habituellement du PVC, ou du polyuréthane ou par tout autre polymère approprié et ont une épaisseur telle que la couche protectrice résultante présente sur la totalité de as erficie l'épaisseur et les autres propriétés requises. Normalement, une partie au moins de la couche protectrice est transparente. Si on le désire, la couche protectrice peut elle-m8me être formée de deux ou de plus de deux couches et il est particulièrement souhaitable que la couche protectrice soit constituée par deux ou plus de deux couches aBiz daugmenter l'effet décoratif du substrat0 Par exemple, comme décrit dans la demande de brevet déposée ce même jour au nom de la demanderesse pour :: '1Revêtement de sol ou de mur" , on peut former une couche protectrice principale qui, au moins dans les parties où elle recouvre les zones en relief d'au moins la couche expansée finale, comprend des première et seconde couches non expansées dont au moins une est discontinue et dont chacune a au moins une épaisseur de 0,05 mm, et qui ont des couleurs et/ou des opacités différentes, des parties au moins tant de la première couche non expansée que de la seconde couche non expansée étant visibles dans le produit final. De préférence, au moins une des première et seconde couches est transparente de sorte que des parties au moins d'un motif décoratif imprimé entre la couche expansée et la couche protectrice, ou des parties au moins du motif décoratif provenant de la couche expansée, soient visibles.Ainsi , grâce à cette technique, il est possible d'obtenir des effets décoratifs colorés supplémentaires dans la couche d'usure ellemême et des effets décoratifs supplémentaires peuvent être obtenus en plus ou en tant que variantes au moyen du procédé décrit dans les demandes de brevet français déposées ce même jour au nom de la demanderesse pour nRevêtement de sol ou de mur avec effet de relief".On peut donc appliquer sur la surface supérieure de la couche expansée une couche protectrice comprenant des première et seconde couches non expansées parmi lesquelles la seconde couche est discontinue et laisse découverte une partie au moins de la première couche non expansée et possède un lustre différent de celui de la première couche, et/ou au moins une desdites première et seconde couches non expansées est discontinue et donne à la couche protectrice une différence d'épaisseur qui forme dans le produit un motif en relief. On peut donc obtenir des différences de lustre et/ou un effet de relief supplémentaire grâce à une formulation appropriée de la couche d'usure. Les matériaux qu'on utilise pour former les première et seconde couches peuvent aussi être des matières polymères classiques que l'on utilise généralement pour former des couches résistant à l'usure dans les revêtements de sols ou de murs, par exemple le chlorure de polyvinyle ou autres polymères de vinyle ou bien l'un au moins de ces matériaux peut être du polyuréthane. Le polynréthane est d'un intérêt particulier dans les parties qui doivent présenter un lustre ou brillant élevé, c'est-à-dire habituellement dans la seconde couche. De préférence, le polyuréthane doit pouvoir être durci par des radiations ultraviolettes, de manière que l'on puisse soumettre le produit imprimé à cette radiation pour le faire durcir rapidement. Le dessin annexé montre un procédé préféré selon la présente invention0 Sur ce dessin la figure 1 montre le produit après le dépôt de toutes les matières et avant le chauffage destiné à faire foisonner et faire durcir le produit, et la figure 2 montre le produit final Comme on peut le voir sur la figure 1, on revêt un substrat 1 ayant une surface supérieure unie, c'est-à-dire lisse, d'une couche uniforme 2 de composition moussante. On dépose alors sut ce substrat par impression une encre 3 contenant un inhibiteur et on applique ensuite par impression une composition moussante 4. Si on le désire, on peut alors appliquer des encres décoratif ves inertes suivant un motif décoratif. On forme alors la couche protectrice en déposant par impression plusieurs compositions différentes.Ainsi, on applique un dépôt coloré 5 dans certaines zones pour obtenir un effet profilé, on applique ensuite un dépôt transparent 6 lustré, clair et continu et on rapplique dans les autres zones encore une composition transparente et mate 7 . Lors du foisonnement, les compositions 2 et 4 foisonnent de manière à former des dépôts expansés 2a et 4a respectivement, la composition 2a restant sensiblement non expansée au-dessous de l'encre inhibitrice 3, et la composition 4a moussant sur cette couche 2a et fusionnant avec elle à 1' endroit où elle n'est pas séparée par l'encre inhibitrice 3.La combinaison du dép8t moussant 4, de la couche 2 et de l'encre inhibitrice 3 permet d'obtenir quatre niveaux de surface différents 10, 11 , 12 et 13, et le dépit de la couche protectrice 5 permet d'obtenir un cinquième niveau 14. L'utilisation de la matière colorée pour le dépôt 5 donne un effet décoratif supplémentaire comme c'est le cas également pour la matière mate 7 dans la zone superficielle 10 en creux. La hauteur relative des niveaux 11 et 12 peut être opposée à celle représentée selon la nature des compositions moussantes 2 et 4 et la nature de l'inhibiteur 3 On va maintenant décrire un procédé général de mise en oeuvre de l'invention. On revêt un feutre d'amiante avec une couche d'une composition à base de chlorure de polyvinyle contenant des agents porogènes qui font foisonner la couche lors de sa fusion. on imprime ce substrat revêtu avec plusieurs encres différentes, l'une de celle-ci contenant un inhibiteur du processus de foisonnement. Àu cours de la même opération d'impression, on applique en coincidence avec le dessin imprimé précédemment un ou plusieurs plastisols de PVC contenant des agents porogènes, l'épaisseur par chaque application étant de 0,15 mm et certains des plastisols étant appliqués dans les zones où aucune encre contenant un inhibiteur n'a été antérieurement déposée et certains étant appliqués de manière à recouvrir les zones contenant un inhibiteur.On applique ensuite d'autres encres si cela s'avère nécessaire pour donner un effet de décoration à la surface du plastisol moussant appliqué. On revêt ensuite la matière imprimée avec les divers plastisols de manière à obtenir un produit tel que celui représenté sur le dessin ou bien avec une couche d'usure transparente en plastisol PVC et on chauffe le produit jusqu'à la température de fusion et de foisonnement. Après le refroidissement du produit, on applique une mince couche (0,05 mm) d'un mélange d'un polyol et d'un composé isocyanate dans le solvant par une enduction en rideau de la surface du produit que l'on chauffe alors pour éliminer le solvant et faire réagir le polyol et l'isocyanate.Après refroidissement, le produit obtenu est un matériau rembourré, présentant une certaine texture et des motifs décoratifs et possédant une forte résistance mécanique et une bonne résistance aux déchirures ainsi qu'au marquage ou aux éraflures, conåointement avec un lustre parfait et durable et une bonne résistance aux taches communiquée par la laque de polynréthane, le matériau précité ayant une texture multicouche. le substrat comprend généralement un poids de 150 à 1000 g/m2, de préférence 200 à 700 g/m2, de fibres et de liant, le liant représentant souvent 10 à 50 % du poids total. le substrat peut comprendre un revêtement de matière plastique mais, généralement, le poids total du substrat, y compris tout revêtement en matière plastique tel que celui mentionné, est inférieur à 2000 g/m2 et l'épaisseur est généralement inférieur à 1,2 mm. Normalement, l'épaisseur est au moins de 0,3 mm , une épaisseur de 0,5 à 1 mm étant généralement préSér-. Des poids et des épaisseurs plus importants sont préférables lorsque le substrat doit être utilisé pour un revêtement de sol par rapport au poids et aux épaisseurs qu'il faudrait utiliser pour un revêtement de mur. La quantité totale da plastisol moussant est généralement de 200 à 800 g/a2, de préférence 300 à 500 g/m2, si le matériau doit être utilisé comme un revêtement de sol mais elle peut être de 50 à 300 g/rn2 si le matériau doit être utilisé comme revêtement de mur. Si le matériau doit être utilisé comme revêtement de mur. Si le matériau doit être utilisé comme un revêtement de mur, il peut alors être avantageux que la couche protectrice soit une laque de 0,01 à 0,04 mm d'épaisseur au moins dans les creux, mais pour les revêtements de sol, il est préférable que la couche protectrice ait au moins 0,05 mm d'épaisseur sur la totalité de sa superficie. I1 est bien entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre purement illustratif et non limitatif et que des variantes ou des modifications peuvent être apportées dans le cadre de la présente invention dont l'étendue est définie par les revendications ci-annexéesO REVENDICÂTIONS 1. Procédé pour fabriquer un revêtement profilé, c'est-àdire comportant des motifs en creux et en relief, et destiné à des sols ou des murs , caractérisé par le fait qu'il consiste à former au moins une couche d'une ou plusieurs compositions moussantes suivant un premier motif décoratif de telle sorte que , lors du foisonnement, une couche expansée présentant divers ni xeaux d'épaisseur soit formée, à déposer par impression suivant un second motif décoratif un réactif chimique qui active ou inhibe le foisonnement de la ou des compositions moussantes précitées, à appliquer une matière non moussante de manière à former une couche protectrice, et à chauffer le produit pour faire foisonner la matière moussante et pour faire durcir le produit, les premier et second motifs décoratifs étant tels que le produit expansé résultant présente un nombre de niveaux d'épaisseur plus élevé que celui que l'on obtiendrait avec la couche moussante en l'absence de réactif chimique. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il consiste à déposer une couche de composition moussante, à appliquer par impression ledit réactif chimique au-dessus ou au-dessous de cette composition suivant ledit second motif décoratif, et à déposer au moins une couche d'une ou plusieurs compositions moussantes suivant ledit premier motif. 3. Procédé suivant la revendication 2, caractérisé par le fait qu'il consiste à déposer une couche de composition moussante ayant une surface supérieure unie, c'est-à-dire lisse, à appliquer par impression le réactif chimique au-dessus ou au-dessous de cette couche suivant ledit second motif décoratif, puis à déposer par impression une ou plusieurs compositions moussantes suivant ledit premier motif. 4. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il consiste à revêtir un substrat de surface unie avec une couche de composition moussante d'une épaisseur uniforme, à y appliquer par impression une encre contenant le réactif chimique , puis à déposer par impression à l'aide d'un pochoir sur machine rotative une couche moussante discontinue ou continue d'épaisseur variable sur la première couche moussante, à imprimer un motif décoratif avec une encre inerte par une impression avec un pochoir sur machine rotative, à appliquer une couche protectrice puis à chauffer le produit pour le faire foisonner et durcir. 5. Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que l'on forme la couche protectrice par dépôt de première et seconde couches non expansées et que (1) la seconde couche non expansée est discontinues ne recouvre pas une partie au moins de la première couche non expansée et présente un lustre différent de celui de la première couche non expansée, et/ou (2) au moins l'une des première et seconde couches non expansées est discontinue et constitue la couche protectrice avec une différence d'épaisseur qui communique audit revêtement un motif décoratif en relief, et/ou (3) la couche protectrice au moins à l'endroit où elle recouvre les zones comprenant les compositions moussantes dont l'épais- seur doit augmenter par foisonnement, comprend des première et seconde couches non expansées dont une au moins est discontinue, dont chacune a au moins 0,05 mm a'épaisseur, et qui ont une couleur et/ou une opacité différentes, des parties au moins tant de cette première couche non expansée que de cette seconde couche non expansée étant visibles, 6. Revêtement de sols ou murs réalisé suivant l'une quelconque des ren sdicatioas précédentes,