La présente invention est relative à un procédé de reproduction multiple et, plus particulièrement, à un procédé utilisant un cliché ayant une image argentique permanente sur l'une de ses faces pour obtenir plusieurs reproductions par électrophotographie. L'utilisation d'un support ayant une couche photographique sur une face et une couche photoconductrice sur l'autre face est décrite au brevet français 1 192 020. Pour utiliser un tel produit, on forme une image électrostatique sur la couche photoconductrice que l'on développe à l'aide d'un pigeent. Cette image de pigment est utilisée pour exposer la couche photographique que l'on développe ensuite pour obtenir une image permanente. On utilise ainsi un procédé à deux étapes pour obtenir une image argentique permanente.Un autre procédé à deux étapes est décrit au brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 331 276, selon lequel on forme une image argentique temporaire que l'on utilise ensuite pour l'exposition d'une couche photoconductrice que l'on développe alors pour former une image permanente électrophotographique. Toutefois ces procédés n'utilisent pas le produit comte cliché électrophotographique pour obtenir plusieurs oopies. Le brevet français 1 351 235 décrit un produit sérothermo- graphique appliqué sur un cliché positif transparent pour former un cliché de reproduction. Toutefois pour faire des copies, on doit ohauffer le cliché t aucune exposition électrophotographique n'est mentionnée. le procédé de reproduction multiple, suivant l'invention, à partir d'un matrice de reproduction comprenant au soins une couche photographique et une couche photoconductrice séparées par un support conducteur transparent, la couche photographique contenant une image photographique, procédé dans lequel on forme une image électrostatique sur la couche photoconiuctrice est caractérisé en ce qu'on forme l'image électrostatique en plaçant une charge électrostatique uniforme sur la couche photoconductrice et en exposant la dite couche à la lumière derrière 1' image photographique et le support conducteur, on utilise la patrice obtenue portant l'image électrostatique pour former une image de pigment sur une feuille réceptrice et on répute ces opérations pour obtenir plusieurs images de pigment à partir de la meme matrice. Suivant l'invention, une matrice de reproduction comprenant une couche photographique est appliquée sur un support conducteur transparent d'un photoconducteur. On expose la couche photographique suivant une image, on la développe de façon à obtenir de préférence un cliché positif transparent. On charge alors la couche photoconductrice et on l'expose à la lumière derrière l'image photographique pour dissiper les charges dans les plages exposées, soit après, soit pendant l'application des oharges. On obtient ainsi une image latent. électrostatique sur la face photoconductrice On développe alors l'image électrostatique par un révélateur, suivant un procédé habituel et l'on transfère les particules de développateur sur une feuille afin d'obtenir une image positive.Pour faire d'autres copies, il suffit de répéter le cycle constitué par la charge, l'exposition, le développement et le transfert. Ainsi, après la formation de l'image argentique, on obtient une matrice de reproduction électrophotographique permettant d'obtenir des positifs. il est clair que l'on pourrait développer l'image photographique en vue d'obtenir une matrice négative et que l'on pourrait obtenir ensuite des épreuves négatives. On pourrait aussi utiliser des procédés de développement avec inversion pour développer les plages non exposées, Si l'on veut obtenir une image négative à partir d'un positif transparent ou vice versa. Puisque la matrice de reproduction électrophotographique contient une image permanente, on peut l'utiliser plusieurs fois de suite. On peut aussi obtenir des épreuves de meilleur qualité parce que l'exposition à travers l'image photographique se fait essentiellement par contact. Pour cette raison aucun appareil optique n'est nécessaire pour faire les copies, ce qui réduit le coût de la machine. On obtient le développement des plages d'image de grand densité, par exemple i l'aide d'une brosse.D'autre part il n'est pas nécessaire que le film photographique ait une grande sensibilité, ou que la vitesse de traitement soit rapide, puisque l'on n'expose le produit qu'une seul fois. Ainsi on ne détermine pas le rendement de la machine d'auprès la vitesse du développesent photographique, mais plutôt d'après la vitesse à laquelle on peut faire les copies et celle de récupération du photooonducteur. Etant donné que l'on expose & travers le support, la dégradation de l'image due aux dépote est réduite. Au dessin annexé donné seulement à titre d'xemple, la Fig. 1 représente une matrice de reproduction suivant l'invention dont on charge la surface photoconductrice, après dévelop- pement de l'image photographique permaneateg la Fig. 2 montre l'exposition à la lumière du photoconducteur à travers le cliché photographique pour former une image électrostatique sur le photoconducteur; la Fig. 3 représente le développement de l'image dlectro- statique en une image pigmentée; Il Fig. 4 représente le transfert de l'image pigmentée sur un support récepteur; la Fig. 5 représente l'appareil de traitement en continu effectuant les différentes étapes décrites aux figures 1 à 4. Suivant l'invention, on utilise une matrice de reproduction électrostatique N, comme représenté à la Fig. 1, comprenant une couche photographique 10 appliquée sur un support conducteur transparent Il portant une couche photoconductrice 12. On peut appliquer une couche intermédiaire, non représentée sur la figure, entre le support conducteur et la couche photographique, Si o'est necessaire. Suivant la présente invention, on expose photographiquenent la couche sensible et on la développe pour obtenir une image permanente, ayant des plages 13 trans mettant la lumière et des plages opaque s 14, formant ainsi un cliché per'aanent, que l'on peut utiliser de façon répétée pour faire des copies. La Fig. 1 montre la première étape d'utilisation de oette matrice de reproduction t on dépose une charge électrostatique sur la surface photoconductrice 52, par exemple à l'aide d'une source de décharge corona 15. On expose ensuite le photoconducteur à travers le support transparent Il à une lumière 16 pour former une image latente électrostatique correspondant aux plages opaques 14 de l'image photographique 10. On développe ensuite l'image électrostatique en déplaçant la matrice M devant un poste de développement 17 suivant la direction de la flèche 18 pour former une image de pigment. 19.Enfin on peut reporter l'image pigmenté sur une- feuille réceptrice 20, en la mettant en contact avec l'image de pigment , comme représenté à la Fig. 4. On peut appliquer une tension de polarisation par exemple par l'intermédiaire du rouleau 21 pour faoiliter le report. Puis on peut de nouveau charger, exposer, développer et reporter l'image pour faire des copies supple- dentaires On peut avantageusement conserver le cliché pendant une durée indéfinie et ensuite le réutiliser. Puisque l'exposition se fait à travers le support, il y a noins de risque de dégradation de l'image due aux dépote sur la surface du photoconducteur. En plus des étapes mentionnés ci-dessus, on peut nettoyer le photoconducteur, afin d'éliminer tout pigment ayant pu être attiré par les plages ne formant pas l'image. La Fig. 5 représente un dispositif permettant d'effectuer les différentes etapes représentées aux Fig. 1 à 4. Suivant ce mode de réalisation, une matrice M', en forme de tambour, est entraînée en rotation, de telle tanière que 1 'on peut déposer une charge électrostatique sur la surface photoconductrice t2' par exemple à l'aide d'une source de décharge corons 22. Tandis que la rotation oontinue, le photoconducteur est exposé à une lumière 23 derrière l'image de la couche 10' et à travers le support 11' pour former une image latente électrostatique qui peut être ensuite développée au poste de développement 24.Le développement se fait ici en cascade, mais il est bien évident que l'on peut utiliser tout autre procédé de développement bien connu, tel que la brosse magnétique. Avec le développement en cascade, on peut récupérer l'excédent de révélateur dans un récipient 25 et il peut être remis en circulation par des procédés appropriés (non représentés sur la figure). L'image de pigment est alors reportée sur une feuille réceptrice 26, entraînée par un roule de report 27, auquel on peut appliquer une tension de polarisation/faciliter le report. Naturellement, la feuille réceptrice peut être une bande continue ou des feuilles séparées. Les avantages de la présente invention apparaitront rapidement. En effet, une exposition par contact est pratiquement obtenue en exposant à une lumière derrière une image portée par une diapositive, liée ail photoconducteur ou attache d'une autre manière. L'image photographique ayant été développée, le dispositif peut servir de matrice de reproduction, utilisable de façon répétée et que l'on peut conserver sans auoun traitement spécial. Pour utiliser le cliché, il est seulement nécessaire de charger, d'exposer derrière l'image photographique, de développer l'image électrostatique ainsi formée sur le photoconducteur et de reporter l'image pigmentée sur un support récepteur. Ainsi, après développement de l'image photographique, une exposition particulière n'est pas nécessaire pour faire des copies. D'autre part, l'utilisation de dispositifs optiques coûteux n'est pas nécessaire dans un appareil utilisant le cliché de reproduction de l'invention, ce qui réduit le cout de l'appareil. REVENDICATIONS 1. - Procédé de reproduction multiple à partir d'une matrice de repro duction comprenant au moins une couche photographique et une couche photoconduotrice séparées par un support conducteur transparent, la couche photographique contenant une image photographique, procédé dans lequel on forme une image électrostatique sur la couche photo conductrice, caractérisé en ce qu'on forme l'image électrostatique en plaçant une charge électrostatique uniforme sur la couche photo conductrice et en exposant la dite couche à la lumière derrière l'image photographique et le support conducteur, on utilise la matrice pbtenue portant l'image électrostatique pour former une image de pigment.sur une feuille réceptrice et on repèt ces opérations pour obtenir plusieurs images de pigment à partir de la mee matrice. 2. - Procédé conforme à la revendication 1, caractérisé en ce qu'auprès l'exposition à la lumière de la couche photoconductrice, on développe un l'image électrostatique à l'aide d--t/pigrent et on reporte l'image de pigment sur une feuille réceptrice. 3. - Procédé conforme à l'une quelconque des revendications t ou 2, caractérisé en ce que pour obtenir l'image photographique, on expose photographiquement la couche photographique intégrée à la matrice et on développe l'image.