La presente invention concerne une machine : classeuse d'apprêt, du type garnisseuse permettant un classement des- fibres et poils de toutes natures dans le traitement des tissus en apprêts, sur laquelle est adapté un rouleau de lustrage. On connaît déjà des machines de ce genre comportant des cylindres destinés à classer fibres et poils, mais la garniture de ces cylindres est composée de matières vegétales venant brosser rudement les fibres. En outre, le lustrage et le repassage s'effectuent toujours de façon indépendante sur.des machines spéciales, importantes et coûteuses. Ces machines d'apprêt présentent l'inconvénient d'une usure rapide des garnitures de cylindres, nécessitant périodiquement une depose de ces cylindres et la pose d'une nouvelle garniture. Ceci entraîne naturellement une perte de temps, des frais de garnitures et, en outre, ne permet pas d'obtenir un résultat satisfaisant. En effet, il arrive que lorsque les garnitures de cylindres commencent à s'user, certains débris de matieres végétales viennent se loger dans le tissu. D'où la nécessité de contrôler le tissu à la fin des opérations afin d'ô- ter éventuellement ces débris. En outre, l'usage des dispositifs connus Jusqu'à ce jour ne permet pas d'obtenir une couverture à fibres couches et plaquées régulière. De plus, le lustrage se fait toujours au moyen de grosses machines coûteuses. La présente invention a pour but de pallier ces divers inconvénients. La machine, objet de l'invention, fournit en effet des possibilités multiples. -Elle effectue des opérations de 3 machines différentes en une seule. Elle comprend - 10) - 1 foulard - 20) - 1 striqueuse (cylindres garnis) - 3 ) - 1 lustreuse (cylindre chauffant) Elle n'existe pas en continu L'invention concerne une machine d'appret pour tissus permettant un excellent classement parallèle de fibres en aspect couche et un lustrage integre dans les diverses opérations On se référera aux dessins annexés donnes uniquement à titre d'exem ple non limitatif pour une meilleure compréhension de la description qui va suivre. - la figure 1 représente un schéma de principe de la machine - la figure 2 une vue plus détaillee de la machine La machine, objet de l'invention, comporte, tout d'abord, un bac de mouillage , planche 1, figure 1 (2) dans lequel on fait passer le tissu pour le soumettre aux traitements classiques de garnissage, en l'occurence imperméa- bilisation du tissu. A la sortie de ce bac, est placé un foulard : ce sont deux cylindres (1) caoutchoutés entre lesquels passe le tissu. Ces cylindres à commande hydraulique exercent sur le tissu une pression telle qu'elle fait évacuer le surplus de mouillage du tissu.A partir d'une pression nominale de base, on accentue plus ou moins la pression respective des 2 rouleaux sur le tissu, de façon à retirer plus ou moins l'humidité du tissu, en fonction de la qualité et du degré d'imperméabilité désiré. Des rouleaux (7) situes dans la partie superieure de la machine véhiculent le tissu tout au long du circuit de la machine. Ces rouleaux d'entrainement au nombre de quatre dans l'exemple de realisation selon l'invention, non limitatif, sont garnis d'une pellicule de caoutchouc à petites aspérités, assurant ainsi une meilleure adhérence du tissu véhiculé sur ledit rouleau. Le tissu est donc entraîné par ces rouleaux (7) et parvient sur des rouleaux (3) (ici au nombre de 3). Le tissu arrive a ce stade composé d'une multitude de poils disposés dans tous sens. Les cylindres (3) munis de garnitures métalliques cardent en tournant sur eux mêmes rapidement et effectuent une premiere classification des fibres. En face de ces rouleaux (7), et légèrement dé- calés, sont disposés des rouleaux (5) raidisseurs de contact, ici au nombre de 8. Ces rouleaux accentuent à volonté la pression du tissu. Ils sont actionnés, voir planche II, figure 2, par une tige filetée (12) sur laquelle est situé le volant de commande (13). Ce volant permet d'abaisser plus ou moins les rouleaux (5) raidisseurs de contact, selon l'aspect plus ou moins aéré que l'on veut donner au tissu. Chaque rouleau comporte un réglage indépendant ; ou bien encore, l'ensemble peut être réglé par un volant (13) fixé sur une tige (12) reliant tous les rouleaux. Les rouleaux à garnitures métalliques (3) et les rouleaux raidisseurs de contact (5) sont actionnes par deux moteurs indépendants afin de pouvoir faire varier les vitesses de chaque groupe de rouleaux. Ceci laisse un champ d'action plus vaste dans le classement des poils et l'obtention de tissus à aspect varie. Apres cette operation de premier classement, le tissu peut être soumis à une opération dite de lustrage, selon que l'on désire ou non lui donner un aspect brillant. Pour ce faire, le tissu passe sur un rouleau (8) voir planche It, figure 2 en cuivre ou tout autre matière choisie pour ses qualites de bonne conductrice de chaleur. Ce rouleau est effectivement porte à haute température. On le fait tourner à très grande vitesse et l'action combinée du chauffage et du frottement sur le tissu permet l'obtention d'un lustrage et d'un aspect brillant quasi glacé bien supérieursa ce que l'on obtient avec les procédés classiques. Toujours entraîné par les rouleaux (7), le tissu continue le circuit et arrive sur des rouleaux (4) garnis de poils naturels ou synthétiques, sur lesquels il est plus ou moins maintenu en contact par l'intermédiaire de rouleaux raidisseurs de contact (5) identiques à ceux decrits précédemment. Ces cylindres (4) opèrent le classement final des fibres. Le contact des poils sur le tissu se fait de façon légère et douce. Le tissu est ainsi brossé, classé, aéré. Ce brossage vient parfaire le classement du tissu qui ressort de la machine, prêt à l'emploi, et est enroulé sur toute sa largeur à la sortie par un dispositif classique (6). La description qui precède n'est nullement limitative. La faculté est réservée d'apporter toutes modifications de détails dans le cadre de l'invention. REVENDICATIONS REVENDICATION 1 - Classeuse d'apprêt pour fibres et poils de toutes natures comportant une serie de rouleaux destinés à la première opération de classification caractérisée par la garniture métallique desdits rouleaux, écartant le risque d'usure et de classement défectueux pouvant en découler. REVENDICATION 2 - Classeuse d'apprêt selon la revendication 1 caractérisée par la succession de rouleaux à garniture métallique et de rouleaux garnis de poils synthetiques ou naturels venant parfaire le classement du tissu. REVENDICATION 3 - Classeuse d'apprêt selon les revendications 1 et 2 caracte- rise en ce que a chaque série de rouleaux brosse est adjointe une série de cylindres raidisseurs de contact, les uns et les autres pouvant être actionnés indépendamment de telle sorte que le contact du tissu est en fonction du résultat désiré. REVENDICATION 4 - Classeuse d'apprêt selon les revendications 1 et 2 caractéri soepar l'adjonction d'un rouleau porte à haute température et tournant à grande vitesse destiné à 1 'opération de lus trage du tissu supprimant la nécessité d'une machine specia le.