La présente'invention concerne l'enlèvement du chlorure de sodium d'une installation de traitement de la pâte à papier. Dans une installation de traitement de pâte ne comportant pas d'effluent liquide, un effluent provenant de l'installation de blanchiment et contenant du chlorure de sodium provenant des produits chimiques épuisés de blanchiment renfermant du chlore, normalement le chlore, le bioxyde de chlore, l'oxyde de chlore et l'hypochlorite de sodium et renfermant de la soude en provenance des produits chimiques épuisés d'extraction par des produits caustiques, normalement de l'hydroxyde de sodium, qu'on utilise respectivement dans les procédés de blanchiment et de purification dans l'installation de blanchiment, est déchargé vers le stade de récupération et de régénération de la liqueur épuisée de formation de pâte faisant partie du procédé de production de pâte permettant d'obtenir la plate requise pour le blanchiment et la purification. Normalement1 l'opération de récupération et de régénération consiste à brûler les liqueurs pour enlever les matières carbonées et former un mélange de produits chimiques réutilisables tels quels ou convertissables en matières chimiques de formation de pâte pour recyclage. Entant donne que le chlorure de sodium n'est pas chimiquement affecté par l'opération de récupération et de régé aération, il reste sous forme d'une charge morte dans l'installa- tion de traitement de pâte ne contenant pas d'effluent et il finit par s'accumuler Jusqu'd rendre nécessaires des mesures pour s'en débarrasser. On peut utiliser le broyeur de pâte exempt d'effluent dans un procédé Kraft selon lequel on utilise,comme produits chimiques actifs de fabrication de pâte, de l'hydroxyde de sodium et du sulfure de sodium. On ajoute le sulfate de sodium ou d'autres matières chimiques à base de sodium et de soufre dans la liqueur épuisée pour compenser les pertes de sodium et de soufre dans le système. L'opération de récupération et de régénération donne un calcin au cours du stade de combustion ou desraitement dans le four, ledit calcin contenant principalement du sulfure de sodium et du carbonate de sodium, ce dernier étant converti en hydroxyde de sodium, ensemble avec des petites quantités de sulfate de sodium et d'autres composés sodiques contenant du soufre et de l'oxygène. Le calcin contient également du chlorure de sodium dans le procédé de broyage sans effluent. La présente invention a pour objet l'élimination du chloru re de sodium sous une forme pure à partir du calcin et sans enlever des matières chimiques utilisables. Le brevet CA 928 008 décrit un procédé d'élimination de chlorure de sodium à partir d'un calcin renfermant du sulfure de sodium, du carbonate de sodium et du chlorure de sodium, ledit procédé consistant d'abord à soutirer du calcin, par lessivage, le sulfure de sodium à une température supérieure à 500C et ensuite à séparer le chlorure de sodium du calcin exempt de sulfure de sodium à une température inférieure à 200C. Dans un tel procédé, on se heurte à divers problèmes. C'est ainsi que dans les conditions opératoires préconisées, on obtient le chlorure de sodium sous forme d'une solution aqueuse de ce dernier, contenant également une certaine quantité de carbonate de sodium dissous. Dans la technique antérieure, on suggère de mettre au rebut la solution de chlorure de sodium et on perd ainsi une certaine qian- tité de carbonate de sodium qui a de la valeur. La présente invention vise à surmonter ce problème de la technique antérieure grace à la récupération du chlorure de sodium sous une forme solide sensiblement pure, en évitant la mise au rebut du carbonate de sodium contenu dans le produit. Les concepts de l'invention sont applicables à d'autres opérations d'une installation de fabrication de pate, outre le procédé Kraft, à la condition que les procédés utilisent du silure de sodium ou produisent du sulfure de sodium en solution aqueuse en qualité d'un produit intermédiaire. Parmi ces procédés, les plus représentatifs sont le procédé de prétraitement Kraft à rendement élevé, les procédés aux polysulfures et les procédés aux sulfites à base d'alcalis et de sodium. L'installation de production de pate sans effluent peut également etre utilisée dans une usine à la soude dans laquelle on utilise de l'hydroxyde de sodium comme produit chimique actif de production de pate. Les opérations de cuisson qu'on met en oeuvre lors de la récupération et de la régénération donnent un calcin contenant du carbonate de sodium et du chlorure de sodium. Le calcin contient aussi le plus souvent des petites quantités de sulfate de sodium et d'autres sels sodiques contenant du soufre et de l'oxygène, provenant du carburant liquide utilisé dans le four, du bois et de produits chimiques de réapprovisionnement qui ont été contaminés par le sulfate de sodium. Alors que la présente invention va etre décrite tout particulièrement à propos de la présence du chlorure de sodium dans le calcin provenant des effluents de lessivage, le chlorure de sodium pourrait provenir d'autres sources ou d'un ensemble de deux ou plusieurs autres sources, parmi lesquelles on indiquera les copeaux de bois servant de matière première pour la pâte, quand les troncs d'arbre ont été acheminés par flottaison sur l'eau de mer, la contamination par le chlorure de sodium des produits chimiques de l'usine à pâte et la contamination par le chlorure de sodium de l'eau utilisée dans l'usine à pâte. Selon l'invention, un mélange solide de carbonate de sodium, de chlorure de sodium et de sulfate de sodium est préparé sous forme d'un calcin ou est séparé d'un calcin réalisé dans une opération de récupération dans une usine de production de pâte, opération au cours de laquelle on introduit du chlorure de sodium en provenance d'au moins une source de ce dernier ; ce mélange est lessivé de manière à dissoudre le carbonate de sodium et le sulfate de sodium qu'il contient et laisser ainsi du chlorure de sodium sensiblement pur qui est récupéré. Ultérieurement, on réfrigère la liqueur de lessivage pour déposer du carbonate de sodium et du sulfate de sodium de cette liqueur et on recycle la liqueur-mère au stade de lessivage du mélange solide.On soumet le carbonate de sodium dans le mélange déposé ensemble avec le sulfate de sodium à une opération de traitement caustique pour obtenir de lthydro y- de de sodium qu'on 'recycle à la liqueur de production de pate. La quantité de chlorure de sodium dans le mélange solide soumis au lessivage dépend de la source de chlorure de sodium. Le plus souvent,la majeure partie du chlorure de sodium provient de l'effluent de l'installation de blanchiment lorsqu'on utilise une installation de fabrication de pâte exempte d'effluent liquide et la quantité dépend alors de la séquence de blanchiment choisie. Dans un procédé représentatif dans lequel on utilise un mélange de bioxyde de chlore et de chlore au premier étage d'une séquence CEDED, la quantité de chlorure de sodium peut varier entre environ 60 et 80 kg par tonne de pâte selon la proportion utilisée de bioxyde de chlore. Quand on met en oeuvre l'invention sur un calcin contenant du sulfure de sodium, on commence par fractionner ce calcin pour séparer le sulfure de sodium du mélange solide de carbonate de sodium, de chlorure de sodium et de sulfate de sodium. Le mode de réalisation du fractionnement du calcin n'est pas critique du point de vue de l'invention ; suivant un mode de mise en oeuvre, on peut lessiver le calcin pour le débarrasser pratiquement de la totalité du sulfure de sodium en laissant ainsi un mélange solide qui comprend essentiellement du carbonate de sodium, du chlorure de sodium et du sulfate de sodium. On recycle la solution aqueuse résultante de sulfure de sodium contenant, en dissolution, une certaine quantité de carbonate, de chlorure et de sulfate de sodium en provenance du calcin, pour obtenir au moins l'un des produits chimiques pour la fabrication de la pâte. A titre de variante, on peut dissoudre le calcin dans une matière aqueuse pour former une solution aqueuse des composants. On concentre cette solution aqueuse, normalement par ébullition, pour déposer un mélange de carbonate, chlorure et sulfate de sodium. On enlève le mélange déposé en vue de sa manipulation conformément à l'invention et on recycle la solution de sulfure de sodium au stade de fabrication de pâte. D'autres buts, caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description détaillée qui va en être faite ci-après en regard du dessin annexé dont la figure unique est un schéma général d'écoulement selon un mode de mise en oeuvre de l'invention. Sur ce dessin, des copeaux de bois ou une autre matière première cellulosique fibreuse brute sont acheminés par une conduite 10 dans un appareil de digestion 12 dans lequel les copeaux sont digérés avec une liqueur de préparation de pâte introduite par une conduite 14 et contenant du sulfure de sodium et de l'hy- droxyde de sodium en qualité de produits chimiques actifs de formation de la pâte, de sorte que le procédé est un procédé Kraft. La pâte résultante et la liqueur noire sont séparées et la pâte est lavée dans une enceinte de lavage de la pâte brune 16. Dans l'exemple représenté, le lavage de la pâte est effectué par l'effluent aqueux de l'installation de blanchiment qui est admis par une conduite 18. En variante, la pâte pourrait être lavée avec de l'eau ou avec ce que l'on appelle le "condensat contaminé", et on peut utiliser l'effluent de l'installation de blanchiment à un autre étage de l'installation. Afin d'éviter la formation d'acide sulfhydrique pendant le stade de lavage si l'on utilise l'effluent de l'installation de blanchiment, on préfère que l'effluent provenant de l'installation de blanchiment soit à un pH neutre ou légèrement alcalin, normalement d'environ 9. La pâte lavée et non blanchie est acheminée par une conduite 20 dans une installation de blanchiment 22 dans laquelle elle est soumise à une série de stades de blanchiment et de purification comportant l'emploi d'un ou plusieurs agents chlorés de blanchiment. En général, les stades de blanchiment ou de purification comportent le blanchiment avec du chlore, du bioxyde de chlore ou des mélanges de ceux-ci arrivant par une conduite 24, alors que la purification par extraction caustique fait appel à une solution aqueuse d'hydroxyde de sodium qui arrive par une conduite 26, ce qui est normal dans une séquence CEDED. On lave la pâte pendant les traitements de blanchiment, normalement après chaque stade de blanchiment ou d'extraction caustique,en utilisant de l'eau admise par une conduite 28.L'eau de lavage épuisée provenant de l'installation de blanchiment, ensemble avec les produits chimiques épuisés provenant des stades de blanchiment et d'extraction caustique,forme l'effluent de l'installation de blanchtment qui circule dans la conduite 18. De préférence, les opérations de lavage impliquent des écoulements à contre-courant de la pâte et de l'eau de lavage à travers l'installation de blanchiment. De préférence, la quantité d'hydroxyde de solium utilisée dans l'extraction caustique de la pâte est légèrement supérieure aux exigences stoechiométriques de t atome de sodium pour chaque atome de chlore dans les produits chimiques de blanchiment, de sorte que l'effluent de l'installation de blanchIment dans la conduite 18 est à un pH alcalin comme il a été précédement stipulé. On récupère la pâte blanchie et purifiée ayant la brillance requise à partir de l'installation de blanchiment 22 par une conduite 30 et on l'envoie ensuite dans les machines de fabrication de papier. Eventuellement,on peut introduire directement l'effluent de l'installation de blanchiment de la conduite 18 dans la liqueur noire qui circule dans une conduite 32 bien qu'une telle façon de procéder soit moins recommandée car les exigences globales en eau sont ainsi accrues. L'effluent de l'installation de blanchiment dans la conduite 18 contient des quantités considérables de chlorure de sodium qui sont transférées dans la liqueur noire dans la conduite 32. La liqueur noire est évaporée dans un évaporateur 34 avant d'emprunter une conduite 36 menant à un four 38 d'une construction commode quelconque. L'eau récupérée de l'évaporateur 34 par une conduite 40 peut servir à satisfaire au moins une partie des besoins en eau du système, par exemple au moins une partie de l'eau alimentant l'ins tallation de blanchiment par la conduite 28, après une épuration appropriée si cela est jugé nécessaire. Dans le four 38 on ajoute à la liqueur noire du sulfate de sodium ou une autre source de sodium et de soufre, par exemple ur; acide épuisé, cette addition se faisant normalement par une conduite 42 aboutissant à la conduite 36 de liqueur évaporée. On utilise le sulfate de sodium qui peut être ajouté sous forme solide ou sous forme d'une suspension ou d'une solution aqueuse, pour remplacer le sodium et le soufre perdus par le système pendant les stades chimiques de récupération et de régénération. Dans le four 38, la liqueur noire forme un calcin qui contient du sulfure de sodium et du carbonate de sodium et aussi certains composants qui n'ont pas réagi, à savoir du chlorure de sodium, du sulfate de sodium et d'autres sels sodiques contenant du soufre et de l'oxygène. On obtient donc par le traitement dans le four un calcin contenant du sulfure, du carbonate, du chlorure et du sulfate de sodium et on soumet ce calcin à des traitements variés, selon l'invention, pour en éliminer le chlorure de sodium. On commence par lessiver le calcin à une température élevée dans un lessiveur 44 en utilisant l'eau admise par une conduite 46 pour dissoudre pratiquement la totalité du sulfure de sodium dans le calcin. L'eau utilisée dans la conduite 46 peut être l'eau de "lavage faible" provenant du lavage de la boue de carbonate de calcium après la caustification. La solution résultante de sulfure de sodium dans la conduite 48 contient habituellement une certaine quantité de carbonate de sodium, de sulfate de sodium et de chlorure de sodium en dissolution, mais la majeure partie de ces composés est constituée par des matières solides non dissoutes qui sont dirigées par une conduite 50 vers un lessiveur 52. Après une dilution éventuelle, on utilise la solution de sulfure de sodium dans la conduite 48 pour former la liqueur de recyclage pour la production de pâte, comme on le verra plus en détail dans ce qui suit. On effectue le lessivage du calcin à une température élevée, normalement comprise entre environ 50 C et le point d'ébullition de la solution. On maintient la quantité d'eau utilisée dans le lessivage du calcin à une valeur permettant de réaliser une forte concentration de sulfure de sodium dans la solution de ce dernier dans la conduite 48 en vue d'empêcher la dissolution de quantités importantes de chlorure de sodium dans ladite solution de sulfure de sodium. Normalement, la concentration de sulfure de sodium est comprise entre environ 20 et 45%. Alors qu'on a représenté deux lessiveurs séparés 44 et 52, pour faciliter la description et la lecture du dessin, on pourrait se contenter d'un seul lessiveur et, dans ce cas, on effectue les opérations de lessivage successivement. On peut également réaliser le fractionnement du calcin pour obtenir une solution aqueuse du sulfure de sodium en formant une solution du calcin et en concentrant cette solution afin de déposer un mélange de carbonate, sulfate et chlorure de sodium. Quand l'invention est utilisée avec une installation de traitement à la soude, le calcin ne contient pas de sulfure de sodium et on peut donc supprimer le stade de fractionnement du calcin, ce dernier étant traité directement par les procédés décrits plus loin à propos du mélange de carbonate, sulfate et chlorure de sodium dans la conduite 50. Dans le lessiveur 52, on met en contact le mélange solide avec de liteau admise par la conduite 54 et une solution aqueuse de recyclage provenant d'une conduite 56 afin de dissoudre à peu près entièrement le carbonate de sodium et le sulfate de sodium du mélange solide et ne laisser sensiblement que du chlorure de sodium pur qu on récupère par une conduite 58. On peut effectuer le lessivage du mélange dans le lessiveur 52 sensiblement à la température ambiante, normalement une température d'environ 10 à 350C et, de préférence, d'environ 2O0C, ce qui correspond à la température de la solubilité approximative- ment maximale du carbonate et du sulfate de sodium dans le système Na2CO3-Na2SO4 - Na Cl - H0. On envoie par une conduite 5ers un cristallisateur 60 la solution provenant du lessivage du mélange solide dans le lessi- veur 52, contenant une certaine quantité de chlorure de sodium de recyclage en plus du carbonate et du sulfate de sodium. Dans le cristallisixur,on réfrigère la solution aqueuse pour provoquer le dépôt d'un mélange de carbonate et de sulfate de sodium en l'absence de chlorure de sodium, ledit mélange déposé étant soutiré de la liqueur-mère par une conduite 62. Pendant le stade de réfrigération, on ajoute habituellement de liteau car, à la température régnante, le carbonate de sodium précipite sous forme de son composé décahydraté, cette eau étant introduite par une conduite 64. On peut effectuer la réfrigération de la solution dans le cristallisateur6opar une technique appropriée quelconque, normalement à une température au-dessous de 15 oc par exemple entre environ O et 15 GJ de préférence une température d'environ 100C. La limite inférieure de cette température se compare favorablement avec l'intervalle des températures indiqué dans le brevet CA précité nO 928 oo8 dans lequel on utilise les températures aussi basses que -200C, ce qui a pour effet d'augmenter considérablement les besoins énergétiques par comparaison avec le procédé de la présente invention. On recycle la liqueur-mère provenant de la cristallisation du carbonate et du sulfate de sodium par une conduite 56 au lessiveur 52 pour utilisation dans ce dernier. Dans un système équilibré, les quantités de chlorure > carbonate et sulfate de sodium recyclées dans la conduite 56 sont sensiblement constantes de sorte,que la proportion de carbonate de sodium et de sulfate de sodium dans la conduite 62 est sensiblement la même que dans la conduite 50 et la quantité de chlorure de sodium dans la conduite 58 est pratiquement la même que dans la conduite 50. On dissout le mélange de carbonate et de sulfate de sodium dans la conduite 62 alimentant l'enceinte de dissolution 65 dans de l'eau amenée par une conduite 66 pour former une liqueur verte ne contenant pas de sulfure et qui emprunte une conduite 68 pour arriver dans un appareil de caustification 70 dans lequel une proportion importante du carbonate de sodium est convertie en hydroxyde de sodium par l'action de la chaux admise dans l'appareil de caustification 70 par une conduite 72. La boue de carbonate de calcium précipitée dans l'appareil de caustification 70 est séparée de la liqueur blanche exempte de sulfure ainsi obtenue et est acheminée par la conduite 74 dans un four à chaux en vue de la formation de quantites supplémentaires de chaux. On lave la boue de carbonate de calcium avec de l'eau pour éliminer les quantités entraînées de liqueur blanche avant l'admise sion dans le four à chaud. L'eau de lavage épuisée provenant de ce dernier lavage est l'eau"de lavage faible" précitée, qu'on utilise avantageusement pour la dissolution du calcin dans le lessiveur 44 pour satisfaire une partie des besoins en eau dans la conduite 46. La liqueur blanche ne contenant plus de sulfure et compre nant une solution aqueuse d'hydroxyde de sodium renfermant du sulfate de sodium ainsi que du carbonate de sodium non caustifié, est envoyée par une conduite 76 en vue de son mélange avec la solution de sulfure de sodium dans la conduite 48, en réalisant une dilution appropriée avec de l'eau si nécessaire, pour obtenir ainsi la proportion désirée de sulfure de sodium par rapport à lthydro- xyde de sodium, ce qui permet d'obtenir une liqueur blanche dans la conduite 78 contenant du sulfure et de l'hydroxyde de sodium qu'on recycle pour former au moins une partie de la liqueur de production de pâte dans la conduite 14. La présence de quantités résiduelles de chlorure de sodium et de produits chimiques non régénérés dans la liqueur blanche recyclée dans la conduite 78 > ne constitue pas normalement un irsonvé- nient pour autant que le sulfate de sodium et d'autres composés contenant du sodium et du soufre sont convertis dans le four 38 et le carbonate de sodium est recyclé vers l'appareil de caustification 70.Le chlorure de sodium dans la liqueur blanche qui circule dans la conduite 78 est recycle dans le système tout en constituant une charge morte, dans des conditions opératoires régulière cette quantité imeurat pratiquement constante étant donné que la quantité enlevée dans le lessiveur 58 est sensiblement égale i la quantité de chlorure de sodium qu'on introduit dans le système. En conséquence, alors que la liqueur blanche dans la conduite 78 constitue une charge morte de produits chimiques inactifs, cette charge morte demeure sensiblement constante dans des conditions opératoires régulières et ne gêne pas notablement le déroulement de l'opération. En conséquence, l'invention,selon son mode de mise en oeuvre représenté sur le dessin, permet d'éliminer le chlorure de sodium sous une forme solide, pure et réutilisable à partir d'une installation à pâte Kraft ou une installation à la soude, alors que tous les produits chimiques utilisables sont retenus, e qui surmonte les inconvénients de la technique antérieure. Les exemples suivants servent à illustrer l'invention sans aucunement en limiter la portée. Exemple 1. On entreprend une étude des solubilités relatives des composants du système Na2S - NaCl - Na2CO) - Na2304 H20 à des températures variées et 8 des concentrations variables de sulfure pour déterminer ainsi les conditions désirées de lessivage du calcin. Les liqueurs contiennent des petites quantités d'hydroxyde de sodium. Les résultats de cette étude sont résumés dans le tableau suivant TABLEAU Température ( OC) Na2S NaOH Na C1 Na2CO3 Na2S04 en poids 49 24,8 0,3 4,38 1,07 0,20 50 21,8 0,1 6,44 1,51 0,19 100 22,4 0,21 7,43 1,63 0,17 100 35,4 0,7 2,27 0,41 0,11 113 22,7 0,3 7,51 2,08 0,22 118 26,7 0,7 5,73 1,09 0,23 -131 36,3 1,6 2,92 0,88 0,16 I1 ressort de ces résultats que des températures élevées et des fortes concentrations en sulfures favorisent le lessivage du sulfure de sodium tout en évitant le lessivage de quantités importantes d'autres composants. Exemple 2. On utilise les données de l'exemple 1 et les paramètres connus de solubilité du système Na2 C03 - NaCl - Na2S04 - H20 et on calcule l'équilibre massique du mode de réalisation représenté sur le dessin pour une production de pâte d'environ 450 tonnes par jour. On lessive à 100"C 11.300 kg/h d'un calcin contenant 7.650 kg de carbonate de sodium, 1.820 kg de sulfure de sodium (35%), 1.550 kg de chlorure de sodium et 2.830 kg de sulfate de sodium avec 3.230 kg/h d'eau (lessiveur 44) pour obtenir 5.200 kg/ heure d'une solution aqueuse de sulfure de calcium contenant 26 kg de carbonate de sodium, 1.820 kg de sulfure de sodium, 120 kg de chlorure de sodium, 6 kg de sulfate de sodium et 3.220 kg d'eau, en vue du passage dans la liqueur blanche (conduite 48). On lessive à 200C les 9.320 kg/heure du mélange comprenant 7.630 kg de carbonate de sodium, 1. 430 kg de chlorure de sodium et 277 kg de sulfate de sodium provenant du lessivage du calcin, à une température de 2O0C et en utilisant 8.730 kg/heure d'eau et 6.730 kg/h d'une solution de recyclage (dans la conduite 56) contenant 4.260 kg de carbonate de sodium, 13.050 kg de chlorure de sodium, 2.400 kg de sulfate de sodium et 47.500 kg d'eau. Le chlorure de sodium (1.430 kg/h) reste en phase solide et le lessivage donne 84.oxo kg/heure d'une solution contenant 11.800 kg de carbonate de sodium, 13.050 kg de chlorure de sodium, 2.670 kg de sulfate de sodium et 56.300 kg d'eau. On refroidit la solution de lessivage à 100C tout en ajoutant 4.540 kg/heure d'eau ce qui provoque la cristallisation de 21.200 kg de matières solides contenant 7.620 kg de carbonate de sodium, 277 kg de sulfate de sodium et 13.300 kg d'eau de cristallisation. On enlbve les matières solides de la liqueur-mère et on les envoie à la caustification par la conduite 62 pendant qu'on recycle 67.250 kgtheure de liqueur-mère au lessivage des matières solides (conduite 56). L'invention permet ainsi de récupérer le chlorure de sodium des calcins Kraft et des calcins des installations à la soude contenant du chlorure de sodium et sans rien perdre des produits chimiques utiles. Des modifications restent possibles sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication de pâte à papier à partir d'une matière fibreuse cellulosique telle que le bois, selon lequel on effectue cycliquement la digestion de la matière fibreuse cellulosique avec une liqueur contenant de l'hydroxyde de sodium et, de façon facultative, du sulfure de sodium en qualité de matières chimiques de préparation de la pâte, on sépare la matière transformée en pâte de la liqueur épuisée, on traite la liqueur épuisée dans un four pour former un calcin contenant du carbonate de sodium, du sulfate de sodium, facultativement du sulfure de sodium,et du chlorure de sodium introduit sous forme d'un contaminant ou d'un sous-produit dans le cycle, on forme une liqueur de préparation de pâte contenant de l'hydroxyde de sodium et facultativement du sulfure de sodium à partir du calcin et on recycle au moins une partie de cette liqueur au stade de la digestion, caractérisé en ce qu'il consiste à lessiver le mélange solide de carbonate de sodium, de sulfate de sodium et de chlorure de sodium qu'on obtient sous forme d'un calcin ou après un fractionnement initial pour le débarrasser du sulfure de sodium quand celui-ci est présent, en vue de dissoudre à peu pus complètement le carbonate de sodium et le sulfate de sodium et ne laisser que du chlorure de sodium solide sensiblement pur ; à réfrigérer la solution résultante de carbonate de sodium et de sulfate de sodium pour déposer une masse solide de carbonate de sodium et de sulfate de sodium ; à séparer la masse solide déposée de la liqueur-mère pour recaustifier le carbonate de sodium dans cette masse pour obtenir de l'hydroxyde de sodium dans la liqueur de recyclage ; et à recycler la liqueur-mère pour former une portion du milieu aqueux de lessivage du mélange solide. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on effectue le lessivage du mélange solide à une température d'environ 10 à 35"C, de préférence une température d'environ 200C, et ce qu'on effectue la réfrigération à une température au-dessous de 150C,normalement d'environ OOC à environ 150C. 3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le calcium contient du sulfure de sodium et en ce qu'on recycle au moins une partie du sulfure de sodium fractionné du calcin à la liqueur utilisée dans le stade de digestion.