La petite tuile plate est très appréciée pour la couverture d'une toiture, en raison du charme ancien et de l'élégance qu'el le y apporte. Elle est souvent recherchée pour une exigence d'harmonie avec le paysage ou la région. Mais le prix d'une toiture de ce genre est très onéreux, près du double de celui d'une couverture de tuiles ordinaires à emboîtement, et ceci pour plusieurs raisons. Les petites tuiles plates doivent se recouvrir des deux tiers environ pour assurer une étanchéité aux eaux de pluie, d'où un poids sensiblement deux fois plus important que pour les autres types de tuiles en terre cuite du genre "tuiles mécaniques" ; ce qui implique une charpente renforcée. Les liteaux sur lesquels elles sont accrochées doivent entre également très rapprochés en raison de leurs faibles dimensions. A tous les stades, de la fabrication à la pose, le temps de main d'oeuvre est largement doublé, d'où le prix. L'idée est donc d'associer l'esthétique des tuiles plates aux avantages pratiques et économiques des tuiles à emboîtement ordinaires. L'invention consiste à construire une tuile à embortement, en terre cuite, dont l'apparence extérieure est celle d'un groupe de petites tuiles plates. L'assemblage de ce nouveau type de tuiles donne ainsi à une toiture 1 'aspect exact d'une couverture de petites tuiles plates classiques. Conformément à l'invention, la tuile à emboîtement est carat térisée en ce qutelle est conformée en gradins successifs déliei- tant chacun au moins deux pureaux, le gradin supérieur étant prolongé par des parties d'emboitement de tuiles adjacentes et l'un des côtés latéraux de la tuile formant une gouttière à gradins pour l'emboitement d'une tuile contiguë. L'invention vise également d'autres produits que les tuiles et elle peut, en particulier, être mise en oeuvre pour réaliser une toiture ayant l'aspect d'ardoises ainsi que d'autres matériaux. Diverses autres caractéristiques de l'invention ressortent d'ailleurs de la description détaillée qui suit. Une forme de réalisation de l'invention est représentée à titre d'exemple, non limitatif, au dessin annexé. La fig. 1 est une perspective illustrant la forme générale de la tuile de l'invention. La fig. 2 représente une tuile supérieure venant prendre appui sur la tuile inférieure apparaissant à la fig. 1. La fig. 3 est une élévation latérale partie en coupe deux tuiles emboRtées. La partie hachurée est la coupe selon X, Y, de la fig. 4. La fig. 4 représente l'arrière de la tuile accrochée sur un liteau. La fig. 5 représente le profil de l'arrière de la tuile et d'une autre tuile (W) montrant la réalisation de l'emboitement latéral. Sur ces différéntes figures, on voit que la partie ordinairement visible, le pureau, de chaque couple de petites tuiles (A. B. C. D.) ne chevauche la suivante que de sa propre épaisseur (E) ce qui constitue notamment un renfort. Sa largeur correspond à deux largeurs de petites tuiles. L'alternance et la matérialisation des petites tuiles sont rendues dans le sens latéral par des rainures (Z). L'assemblage de ce nouveau type de tuiles est assuré latéralement par juxtaposition et emboRtement. A cet effet, l'on trouve d'un c8té, une gouttière (G) dans laquelle est aménagé une gorge (H) et du côté opposé, un tenon (I) qui vient 'encas- trer dans la gorge (H) de la tuile suivante. L'étanchéité est réalisée par la gouttière (G) qui recueille les eaux pluviales infiltrées en J. L'eau s'écoule dans la gorge (X) puis éventuellement dans le canal (E), selon la pente du toit, pour aboutir sur un plan incliné (L). Elle se répand ensuite sur la tuile inférieure par une fente (M) laissée entre les deux tuiles I et 2, et ainsi de suite. Des sillons (N) et une butée (R) arrêtent d'éventuelles remontées d'eau. L'extrémité de la gouttière (G) vient se placer dans un aménagement (0) situé dan le prolongement du pureau (A). A l'arribre de la tuile et de la gouttière, deux talons (P) assurent l'accrochage sur les liteaux (Q). Cette réalisation n'est évidemment qu'un exemple non limitatif. Tout modèle s'inspirant du meme principe et conduisant aux mêmes avantages, toutes modifications de détails, notamment quant à la forme, au matériau utilisé et aux dimensions des différents composants relèvent de la présente invention. Par exemple : le nombre des petites tuiles apparentes peut être variable, aussi bien dans le opens de la longueur que dans celui de la largeur, notamment pour la réalisation des raccords. Toute la tuile elle-tees ou une partie seulement peut faire un angle de 900 avec la gouttière de façon à devenir une tuile rive. Les pureaux peuvent être également semi circulaires, en forme d'écailles, etc... R E V E N D I C A T I O N S 1 - Tuile et analogue è emboîtement, caractérisée en ce qu'elle est conformée en gradins successifs délimitant chacun au moins deux pureaux, le gradin supérieur étant prolongé par des parties d'emboîtement de tuiles adjacentes et l'un des côtés latéraux de la tuile formant une gouttière à gradins pour I 'embo- tementoeune tuile contiguë. 2 - Tuile suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la gouttière à gradins s'étend en dessous du plan de chaque pureau délimité par la tuile et présente au moins une rainure pour l'em- boitement d'un tenon'formé par le coté latéral opposé de chaque tuile. 3 - Tuile suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que la gouttière à gradins présente une rainure de récupération des eaux pluviales et de condensation. 4 - Tuile suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la gouttière à gradins s'étend à distance de l'extrémité des pureaux inférieurs que délimite la tuile. 5 - Tuile suivant l'une des revendications 1 à 4 caractérisée en ce que l'élément d'embortement des tuiles adjacentes décalées d'un demi-pas comporte un logement recevant l'extrémité inférieure de la gouttière à gradins de l'une desdites tuiles adjacentes, ledit logement communiquant avec des rainures d'évacuation d'eau menant au jeu supérieur de pureaux de la tuile considérée. 6 - Tuile suivant l'une des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que le logement est fermé par une butée empêchant les remontées d'eau. 7 - Tuile suivant l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que la partie supérieure de chaque tuile et de la gouttière correspondante délimite des talons de retenue logés dans des encoches des tuiles adjacentes formant ainsi organes de verrouillage desdites tuiles. 8 - Tuile suivant l'une des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que le nombre de pureaux délimités par chaque gradin de la tuile est défini par des rainures formées à partir de la face externe de ladite tuile. 9 - Tuile suivant l'une des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que, supplémentairement, la tuile est bordée sur un coté latéral par un bord tombé délimitant une rive de toiture.