La présente invention se rapporte à une soupape de protection contre l'incendie pour les canaux d'aération comportant un corps à encastrer dans lequel est disposé le siège de soupape, et un obturateur s'appliquant à une température préréglée automatiquement au siège de soupape. Les soupapes de protection de ce genre servent à fermer automatiquement les canaux d 'aération en cas d1 incendie afin d'empêcher la propagation du feu et pour qu'il ne se dégage pas, du coté opposé au feu, de gaz inflammables qui peuvent s'échauffer audelà des températures préréglées et jusqu'à l'inflammation spontanée. On connaît une soupape de sécurité fermant en cas d'incendie automatiquement l'orifice d'éehappement de l'air usé des installations de désaération. Cette soupape présente un corps conique qui s'insère dans un canal de jonction communiquant avec un conduit de désaération, et contient un cône de soupapé réglable de manière à obtenir la section de passage souhaitée pour l'air. Dans le cas de cette soupape de sécurité connue, un fusible métallique maintient un plateau inférieur à l'encontre de la sollicitation d'un ressort à une certaine distance du siège de soupape (formé par ledit corps conique), et serré contre un plateau supérieur, opposé au siège de soupape. Lorsque le fusible fond, le plateau inférieur est serré par la sollicitation du ressort contre la surface du siège de soupape, de sorte que le canal de jonction est fermé. Le plateau inférieur et le siège de soupape sont métalliques et sont donc de bons conducteurs de la chaleur, qui peut alors provoquer l'échauffement des gaz dégagés du côté opposé au feu, jusque'à leur inflammation spontanée. Par conséquent, la durée de la résistance au feu de ce genre de soupape de sécurité n'est pas satisfaisante. Pour une soupape de sécurité d'une conception semblable, l'utilisation supplémentaire de matières isolantes est connue. Mais l'isolant est entouré et revêtu d'une enveloppe métallique pour l'obturateur et le siège de la soupape, si bien que, dans ce cas encore, il y a pour la chaleur une voie de transmission entre l'obturateur et le siège de la soupape lorsque la soupape de sécurité est fermée, ce qui implique les inconvénients cités ci-dessus. La présente invention a pour but la réalisation d'une soupape de protection contre l'incendie du type décrit ci-dessus, qui ferme en cas d'incendie, tout en évitant I'etablissement -d'une voie de transmission de la chaleur, de manière à exclure l'inflammation spontanée des gaz dégagés du coté opposé au feu ou d'autres matières inflammables. Suivant l'invention, ce but est atteint pour une soupape de protection contre l'incendie du type décrit ci-dessus, du fait que le siège et l'obturateur de la soupape sont constitués exclusivement d'une matière résistant au feu, de sorte qu'unie fois que la soupape est fermée, des couches de matières réfractaires sont juxtaposées. Les surfaces de contact, de préférence coniques, en matière résistante à ltégard du feu, n'assurent pas seulement l'étanchéité contre le feu du canal d'aération, dans lequel la soupape de protection conforme à l'invention est montée, mais elles empechent aussi toute transmission de chaleur entre le côté du feu et le côté opposé au feu, ce qui exclut l'inflammation spontanée des gaz qui s'y dégagent ou des matières inflammables qui sty trouvent. On réalise ainsi une soupape de protection contre l'incendie qui se distingue par une résistance au feu d'une durée extrêmement longue, et qui fonctionne par conséquent avec une sûreté optimale, tout en étant dlun type de construction relativement simple. C'est en cela que résident les avantages essentiels obtenus par l'invention. Dans une forme de réalisation préférée de la soupape de l'invention, il est prévu que la matière réfractaire consiste en un mélange d'amiantelplEtre/eiment dans la proportion de 40 Xo en poids d'amiante, 30 % en poids de plâtre et 30 % en poids de ciment. En outre, il est prévu suivant l'invention qu'une chemise intérieure consistant également en une matière réfractaire fait suite au siège de soupape et que les deux forment conjointement une fourrure ininflammable - de longueur et d'épaisseur données - pour le corps à encastrer. Car, en effet, la durée de la résistance au feu est d'autant plus grande que la chemise intérieure en matière réfractaire est plus longue et plus épaisse, donc que la masse de matière réfractaire est grande.Pour assurer une étanchéité parfaite entre la soupape de protection contre l'incendie et le canal d'aération, le corps à encastrer est entouré de préférence de garnitures sous forme de rondelles d'amiante et de caoutchouc. Tandis que les rondelles d'étanchéité en caoutchouc assurent l'étanchéité parfaite pendant que la soupape est dans sa position normale de montage, les rondelles d'amiante maintiennent cette parfaite étanchéité en cas d'incendie. Suivant une forme de réalisation plus évoluée, l'obtura- teur présente une tige de soupape entourée d'un ressort ; ce ressort est mis en tension entre une butée stationnaire et une butée disposée sur la tige de soupape, par l'intermédiaire d'un fusible intercalé, qui maintien ltobturateur dans sa position d'ouverture.Pour réduire l'encombrement, on peut disposer le fusible à coté de la tige de soupape entre les deux butées. On réalise ainsi une forme de construction particulièrement compacte, simple et rationnelle. L'invention sera expliquée ci-dessous plus en détail, en référence au dessin annexé qui en illustre, à titre d'exemple non limitatif, une forme de réalisation. Dans ce dessin - La figure 1 est une vue en coupe axiale de la soupape de protection contre l'incendie conforme à l'invention, dans sa position d'ouverture ; et - La figure 2 est une représentation analogue de la soupape selon la figure 1, en position de fermeture. Les figures 1 et.2 représentent schématiquement une soupape de protection contre le feu, destinée à etre montée dans des canaux d'aération. Elle est composée pour l'essentiel d'un corps à eneastrer 1 contenant le siège de soupape 2 et 11 obturateur de soupape 3 s'appliquant à une température préréglée automatiquement au siège de soupape 2. Ce dernier ainsi que l'obturateur 3 sont constitués exclusivement d1une matière réfractaire. Par conséquent, les couches de matière résistant au feu sont en contact direct lorsque la soupape de protection est fermée. Le siège de soupape 2 et l'obturateur 3 présentent de manière connue une forme conique pour obtenir un effet isolant particulièrement efficace. La matière réfractaire est un mélange d'amiante/platre/ciment dans la proportion de 40 % en poids d'amiante, 30 % en poids de plâtre~et 30 % en poids de ciment, de préférence du ciment blanc. Une chemise intérieure 4, également en matière réfraetaire, fait suite au siège de soupape 2 et ce dernier forme, conjointement avec la chemise 4, une fourrure ininflammable de longueur et d'épaisseur données pour le corps encastré 1 de la soupape. Le corps encastré 1 est entouré d'anneaux d'étanchéité 5 en amiante et en caoutchouc. L'obturateur 3 présente de manière connue une tige de soupape 6, entourée d'un ressort 7 mis sous précontrainte entre unè butée fixe 8 et une butée 9 disposée sur la tige de soupape 6, par un fusible 10 intercalé qui maintient l'obtu- rateur 3 dans sa position d'ouverture. A cet effet, le fusible 10 est relié d'un côté à une tige transversale Il faisant saillie de la butée fixe 8 et de'l'autre côté avec interposition d'un anneau 12, à un alésage 13 de la tige de soupape 6, directement derrière la butée mobile 9 prévue sur la tige de soupape 6. Cela permet d'insérer facilement un nouveau fusible 10 lorsque l'incendie est éteint. REVENDICAXIONS 1 - Soupape de protection contre l'incendie, destinée aux canaux d'aération,- composée d'un corps à encastrer dans lequel est disposé le siège de soupape, et d'un obturateur s'appliquant à une température préréglée automatiquement au siège de soupape, caractérisée en ce que le siège et l'obturateur sont constitués exclusivement d'une matière résistant au feu, de sorte qu'une fois que la soupape est fermée, des couches de matière réfrac taire sont juxtaposées. 2 - Soupape de protection selon la revendication 1 , caractérisée en ce que la matièré réfractaire consiste en un mélange amiante/ platre/ciment dans la proportion de 40 % en poids de fibres d'amiante, 30 , en poids de platre et 30 , en poids de ciment, et de préférence de ciment blanc 3 - Soupape de protection selon la revendieation 1 ou 2, caracté risée en ce qu'une chemise intérieure en matière réfractaire fait suite au siège de soupape et que les deux forment conjoin tement une fourrure ininflammable de longueur et d'épaisseur données pour le corps à encastrer. 4 - Soupape de protection selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le corps à encastrer est entouré d'anneaux d'étanchéité en amiante et en caoutchouc.