Procédé et appareillage de fixation de films sur des machines à développer L'invention concerne un procédé de fixation de films radiographiques sur une barre mobile utilisable dans les machines à développer comportant des bacs successifs dites machines à cadres ce procédé destiné à la fixation d'au moins deux films sur une barre, comporte une opération d'introduction des moyens de fixation dans des trous ménagés sur la barre porte-films, et une opération de lestage de la partie inférieure des films. Les machines à développer comportant des bacs successifs sont d'utilisation courante pour développer les films radiographiques de formats standards 40 cm x 60 cm ou 40 cm x 30 cm. Ces machines comprennent un ensemble de bacs, qui sont disposés les uns a la suite des autres et qui contiennent les différents bains nécessaires au développement, généralement un bain révélateur, un bain d'arrêt, un bain fixateur, deux bains de lavage à liteau elaire, un bain de lavage comportant un agent mouillant, et cet ensemble de bacs est suivi d'une aire de séchage.Le transfert des films impressionnés dans les différents bains et dans l'aire de séchage est assuré par un convoyeur, qui est disposé au dessus de la ligne des bacs et qui comporte un ensemble de barres porte-film amovibles dont le mouvement programmé se déroule selon un cycle pas à pas qui assure l'immersion des films dans un bac donné par descente de la barre porte-film, l'extraction des films après un temps de séjour prédéterminé dans ce bac, le déplacement de ces films jusqu'au bac suivant, l'immersion dans ce nouveau bac, et ainsi de suite.En cycle automatique la cadence peut être d'une barre porte-film à la minute, les temps de séjour dans les différents bacs, pour une température de 200C pouvant être de, 4 minutes dans le révélateur, 1 minute dans le bain d'arrêt, 5 minutes dans le fixateur, 2 fois 6 minutes dans les bains de lavage et 1 minute en lavage final avec de l'eau et un agent mouillant. La largeur des bacs de ces machines est juste conçue pour le passage en horizontal des films radiographiques de 40 cm par 60 cm, un espace libre entre les bords latéraux de ces films et les parois longitudinales des bacs étant nécessaire de maniere à ce que, d'une part le brassage mécanique latéral permanent de chaque bain puisse assurer l'homogénéité des bains, et que d'autre part les bords des films ne soient pas soumis à des courants trop forts qui risqueraient de provoquer des contacts entre les films. Tout contact des films étant absolument prohibé pour obtenir un tirage correct et lisible des radiographies, les films sont habituellement lestés à la partie inférieure au moyen de pinces plombées qui pendent sous le film et tendent à maintenir le film à peu près dans un plan vertical.Ces pinces existent dans le commerce et sont du type "pince à linge", mais elles sont entièrement métalliques et les extrémités infantes sont munies de dents qui marquent le film et assurent une fixation efficace des masselottes utilisées comme lest. Des pinces à dents semblables sont utilisées pour fixer les films sur les porte-barres, l'une des extrémités libres de la pince étant recourbée afin d'hêtre glissée dans les trous de fixation ménagés sur la barre porte-film. La fixation des films impressionnés sur les barres amovibles s'effectue au voisinage de la machine à développer, c'est à dire en chambre noire, et le positionnement du film n'est qu'approximatif, ce qui est acceptable lorsque des films de 60 cm x 40 cm sont utilisés, ou lorsque des films de petits formats sont placés côte à côte sur une même barre de guidage en acceptant de les espacer suffisamment pour éviter tout risque de contact entre les films. Par contre, ce positionnement approximatif ntest pas acceptable pour placer côte à côte sur une même barre deux films de 30 cm x 40 cm, car il n'est pas possible de ménager un faible espace entre les deux films sans risquer des chevauchements qui dégradent ces films, et de la même manière, il n'est pas possible d'utiliser au mieux la largeur des bacs successifs en fixant une série de films de petits formats. Aussi, dans la pratique, il est constaté que les différents utilisateurs des machines à développer comportant des bacs successifs n' accrochent notamment qu'un seul film de 30 cm x 40 cm à chaque barre amovible. La présente invention a pour but général d'utiliser au mieux la largeur des bacs successifs sans risquer un recouvrement ou un contact des différents films, et ainsi d'améliorer le rendement de la machine à développer, et un but particulier est de pouvoir fixer deux films de 30 cm x 40 cm sur une même barre porte-film, ce qui permet dans ce cas de doubler la capacité de la machine. L'invention se caractérise en ce que le procédé de fixation, d'une part comporte une opération préalable de perforation en chambre noire de la partie supérieure des films, chaque film étant muni d'une perforation au voisinage de chaque coin supérieur, et que d'autre part l'opération d'introduction des moyens de fixation est réalisée en utilisant des crochets qui sont engagés à leur extrémités supérieures dans les trous de la barre et qui sont engagés à leurs extrémités inférieures dans les perforations des films. Avantageusement, l'opération préalable de perforation est effectuée sur les films non impressionnés, ces films pouvant être laissés dans leurs chemises individuelles de protection et étant perforés individuellement, ou pouvant être superposés pour assurer la perforation simultanée de plusieurs films. Plus particulièrement, au cours de l'opération préalable de perforation, la distance entre les deux perforations de chaque film est constante et inférieure à la distance entre les deux trous de suspension de la barre mobile qui seront utilisés au cours de l'opéra- tion d'introduction des crochets, les deux perforations de chaque film pouvant être réalisées simultanëment, notamment par poinçonnage. Avantageusement, les perforationa des coins supérieurs de chaque film sont symétriques par rapport à l'axe vertical du film et sont situées à une distance supérieure aux sept dixièmes de la largeur du film. Selon la variante d'execution préférentielle du procédé selon l'invention, l'opération d'introduction des moyens de fixation utilise - d'une part au moins un crochet double qui est muni, d'une extrémité supérieure, et de deux extrémités inférieures qui sont engagées dans les perforations voisines de deux films contigus, - et d'autre part au-moins deux crochets simples dont les extré mites inférieures sont engagées dans les perforations des films qui sont situées à proximité des parois longitudinales des bacs. L'appareillage permettant la mise en oeuvre de la variante d'éxécution préférentielle consiste essentiellement en un crochet double rigide qui comporte une extrémité supérieure recourbée et deux ex trémités inférieures recourbées, et plus particulièrement les extrémités supérieures sont recourbées en sens inverse par rapport aux extrémités inférieures. Avantageusement, le crochet double présente d'une part un plan de symétrie passant par l'extrémité supérieure, et d'autre part une forme générale en Y renversé, et, les crochets double ou simple sont réalisés à partir de fil d'acier inoxydable. Les avantages obtenus grâce à cette invention consistent essentiellement dans le positionnement rapide et rigoureux de plusieurs films sur une même barre porte-film, et cela bien que la fixation steffec- tue en chambre noire. Ce positionnement assure d'autre part une tension constante du film dans sa largeur lorsque les crochets utilisés sont inclinés, du fait que la distance entre les deux perforations de chaque film est inférieure à la distance entre les deux trous de suspension de la barre mobile dans lesquels sont introduites les extrémités supérieures des crochets, et cette tension constante tend à maintenir le film sensiblement plan tout au long du cycle de développement.De plus, les perforations facilitent la manipulation des films et l'accrochage des films, et il a été constaté que l'utilisation des crochets pérmet d'éviter les coulures sur les films placés dans l'aire de séchage, ces coulures qui altèrent la qualité du film par gonflement de la gélatine provenant essentiellement des pinces de fixation utilisées antérieurement à la présente invention. Dans ce qui suit l'invention est exposée plus en détail à l'aide d'un dessin dont - la figure 1 est une vue schématique partielle, en coupe trans versale, d'un bac de la machine à développer, - la figure 2 est une vue frontale d'un crochet double, - la figure 3 est une vue latérale du crochet double représenté à la figure 2. L'opération préalable de perforation en chambre noire est effectuée en utilisant une perforatrice à deux poinçons, qui comporte un plateau guide permettant un positionnement rigoureux des films, et les films de 30 cm x 40 cm sont perforés quatre par quatre par une simple pression manuelle sur le levier de commande des poinçons. Les perforations sont réalisées au voisinage de chaque coin supérieur, par exemple à 1 cm du bord supérieur du film en poaition verticale et à 2,5 cm des bords verticaux de ce film. Après passage des films dans un appareil de radiographie, les films impressionnés sont amenés sur l'aire de préparation des barres portefilm, au voisinage de la machine à développer à bacs successifs, et l'ensemble des crochets, constitué par deux crochets simples latéraux et par un crochet central double, est mis en place dans les trous de la barre porte-film, les extrémités inférieures des crochets étant placés du coté de l'opérateur. Deux films de 30 cm x 40 cm sont alors introduits sur les extrémités inférieures des crochets, chaque film étant suspendu par un crochet simple situé à proximité des parois longitudinales du bac, et par l'une des extrémités inférieures du crochet double. Trois pinces plombées sont alors placées au bas de chaque film et la barre porte-film est alors prête à être placée sur le convoyeur de la machine à développer. La figure 1 représente une telle barre porte-film (1) en position basse d'immersion des films contigus (2 et 3) dans un bain (4) dont la surface libre est représentée par un trait discontinu (5) et qui est contenu dans le bac dont seules les parois longitudinales (6a et 6b) sont représentées. Les crochets simples (7 et 8) sont disposés latéralement, et le crochet double (9) est suspendu au trou central de la barre porte-film, les pièces plombées (10) étant simplement schématisées. Les crochets utilisables pour la mise en oeuvre du procédé de fixation sont réalisés en fil d'acier inoxydable, et les crochets simples présentent un profil semblabe au profil des crochets doubles qui est représenté à la figure 3. Le crochet double représenté aux figures 2 et 3 est rigide et est symétrique par rapport au plan de bout dont la trace est représentée par le trait mixte fin (11). La forme générale de ces crochets est en Y renversé, l'extrémité supérieure recourbée (12) étant située dans le plan de symétrie, et les deux extrémités inférieures (13) recourbées en sens inverse par rapport à l'extrémité supérieure étant situées dans les plans de bout qui passent par chacune des deux branches inclinées du Y renversé, ces deux branches inclinées étant reliées par une entretoise horizontale (14). Revendications. 1. Procédé de fixation d'au moins deux films sur une barre mobile de machine à développer à bacs successifs, dites machines à cadres ce procédé comportant une opération d'introduction des moyens de fixation dans des trous ménagés sur la barre porte-film, et une opération de lestage de la partie inférieure des films, caractérisé en ce que ce procédé d'une part comporte une opération préalable de perforation en chambre noire de la partie supérieure des films, chaque film étant muni d'une perforation au voisinage de chaque coin supérieur, et que d'autre part l'opération d'introduction des moyens de fixation est réalisée en utilisant des crochets qui sont engagés à leurs extrémités supérieures dans les trous de la barre et qui sont engagés à leurs extrémités inférieures dans les perforations des films. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'opération préalable de perforation est effectuée sur les films non encore impressionnés. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que au cours de l'opération préalable de perforation, la distance entre les deux perforations de chaque film est constante et inférieure à la distance entre les deux trous de suspension de la barre mobile qui seront utilisés au cours de I'opération d'introduction des crochets. 4. Procédé selon l'une des revendications 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que les perforations des coins supérieurs de chaque film, sont symétriques par rapport à l'axe vertical du film, et sont situées à une distance supérieure aux sept dixièmes de la largeur du film. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'opération d'introduction des moyens de fixation utilise au moins un crochet double qui est muni, d'une extrémité supérieure, et de deux extrémités inférieures qui sont engagées dans les perforations de deux films contigus. 6. Procédé selon l'une des revendications 1 ou 5, caractérisé en ce que l'opération d'introduction des moyens de fixation utilise au moins deux crochets simples dont les extrémités inférieures sont engagées dans les perforations des films qui sont situées à proximité des parois longitudinales des bacs. 7. Crochet double utilisable notamment pour la mise en oeuvre du procédé de fixation selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qutil est rigide, et qu'il comporte une extrémité supérieure recourbée, et deux extrémités inférieures recourbées. 8. Crochets selon l'une des revendications 6 ou 7, caractérisé en ce que les extrémités supérieures sont recourbées en sens inverse par rapport aux extrémités inférieures. 9. Crochet selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il présente d'une part un plan de symétrie passant par l'extrémité supérieure, et d'autre part une forme générale en Y renversé. 10. Crochets selon l'une des revendications 6 à 9, caractérisés en ce qu'ils sont réalisés à partir de fil en acier inoxydable.