La présente invention concerne un joint entre éléments de revêtement de sol et, en particulier, un Joint dit de chaussée, destiné au raccordement de deux portions de revetement routier susceptibles d'un déplacement relatif, comme ceci se passe, par exemple, au raccordement entre la chausSée appuyée au sol et celle que porte un ouvrage d'art. De tels joints de chaussée sont utilisés aussi ap raccordement d'une dérivation avec une autoroute ou au raccordement d'aires de parking avec la chaussée normale. le joint selon l'invention est caractérisé en ce qu'il comprend deux plaques métalliques rigides fixées l'une vers l'autre aux lèvres d'une coupure ménagée dans le revêtement et'un remplissage élastique et compressible occupant l'espace compris sous ces plaques et dans l'iater- valle entre leurs bords en regard. Dans une forme avantageuse de réalisation de 1 'in- vention, les plaques sont revetues par vulcanisation d'une couche d'élastomère suffisamment épaisse pour noyer les moyens de fixation desdites plaques à chacune des lèvres de la coupure. Un tel revetement d'élastcmère, de préférence du Néoprène fixé par collage au cours de la vulcanisation, présente l'avantage d'amortir les chocs et vibrations que peut subir chaque plaque, notamment en raison des efforts de freinage, ce qui empêche au moins partiellement la transmission de ces efforts aux moyens de fixation et, par conséquent, évite la destruction de ceux-ci. Or, la conservation de ces moyens de fixation est essentielle en raison de la disposition: même des plaques. le remplissage entre les plaques peut être constitué par un profilé d'élastomère alvéolaire, par exemple également du Néoprène, les alvéoles pouvant être obtenus au moyen de bulles gazeuses ou bien être des cloisons organisées ménagées au moulage. De préférence en outre, le bord en encorbellement des plaques est conformé en biseau à la face inférieure, de façon à favoriser le remplissage de l'intervalle entre ces plaques par le profilé en élastomère. le dessin annexé fera bien comprendre comment I'invention peut être mise en oeuvre. La figure 1 montre une coupe transversale d'un joint de chaussée réalisé selon l'invention. La figure 2 est une vue en plan d'un élément de plaque de joint. les figures 3 à 8 représentent les différentes phases de la pose d'un joint. le joint représenté en coupe sur la figure 1 raccorde les portions de chaussée que portent respectivement un élément de béton A, par exemple une culée, et un élément de béton B, par exemple l'origine de la première travée d'une ouvrage d'art. Entre les deux est ménagé à la coulée un intervalle C destiné à permettre le jeu des dilatations, intervalle qui, pour fixer les idées, peut être compris entre 20 et 60 mm. Les structures A et B portent respectivement, par l'intermédiaire des couches d'étanchéité 1, des revêtements de chaussée 2. Le joint selon-l'invention est destiné à assurer la continuité au roulement de ces revêtements. Sur les structures A et B sont coulées, de la manière qui sera exposée en regard des figures 3 à 8, des assises de mortier 3 destinées à recevoir des plaques 4, à la face supérieure desquelles est fixée par "adhérisation't (c'est-à-dire par collage au cours de la vulcanisation au contact de la plaque) une couche d'élastomère 5. les plaques 4 sont fixées aux structures A ét B par I'inteamédiaire de boulons 6 qui sont engagés-dans des douilles fiie":hes 7 mises en place à la coulée dans lesdites structures, le passage des boulons étant ménagé par les tubes plastiques 8. La face-inférieure 4a des portions en encorbellement des plaques 4 est en biseau et les massifs 3 comportent des surfaces d'appui 9 au-dessous-dudit-biseau. Il est ainsi possible de loger dans l'espace compris entre les plaques et sous celles-ci un profilé d'élastomère vacuolaire 10 qui assure la continuité entre les surfaces de revêtement des plaques. Cet élastomère se comprime et se dilate avec les variations de largeur du joint mais comble constamment l'intervalle compris entre les bords des plaques 4 en regard. Ce profilé s'appuie, àla manière d'une voûte, sur les deux surfaces 9 pour résister ä-la-pression locale des véhicules lorsque ceux-ci prennent leur appui entre les deux plaques. De plus, le profilé obturé l'intervalle du joint pour éviter la pénétration des corps étrangers dans l'intervalle C. De préférence, comme représenté sur la figure 2, chacune des plaques 4 est en longueur de faible dimension, par exemple inférieure à 1 m, et comporte ses trous de fixation individuels Il, de telle sorte que, sur une voie pour véhicules, il est possible de procéder à la réparation du joint par démontage progressif des plaques sans interrompre la circulation. La mise en place du joint est avantageusement obtenue de la manière montrée sur les figures 3 à 8. Avant la coulée des blocs A et B respectivement (coulée qui n'est pas nécessairement simultanée), on met en place dans les coffrages les douilles filetées 7 et les tubes 8 qui sont destinés à recevoir les boulons de fixation 6. L'emplacement des douilles 7 et des tubes 8 est déterminé par les gabarits 14 auxquels ces douilles et ces tubes sont fixés par des boulons provisoires 12. Après coulée et durcissement des structures A et B, la couche d'étanchéité 1 et le revetement 2 sont coulés au moyen des dispositifs usuels, de manière continue, à travers l'espace C, sur les gabarits 14 restés en place (figure 4). Après durcissement du revêtement, les couches I et 2 sont sciées pour dégager l'espace correspondant au joint. Ensuite, les gabarits 14 et les boulons 12 sont démontés. On peut alors, en disposant dans l'espace C, un coffrage 15, de préférence à remplissage élastique de manière à bien combler cet espace, couler les blocs 3. le coffrage 15 est porteur des profilés rigides massifs 16 qui sont destinés à ménager l'emplacement du remplissage 10. Lorsque le béton des massifs 3 est encore mou, on met en place provisoirement les plaques de joint 4 avec leurs boulons 6 de fixation. La continuité des surfaces de revetement 1 portées par les structures A et B est alors ajustée par réglage du niveau d'enfoncement de ces plaques dans le béton frais. Lorsque l'ensemble a durci, on démonte les plaques 4 ce qui permet d'enlever le coffrage 15 avec les profilés 16, après quoi on remonte ces plaques après avoir mis en place le profilé définitif 10. le joint est alors terminé et peut être mis en service. L'invention s'applique à tous les joints de chaussée et spécialement aux joints dits semi-lourds ainsi qu'aulx joints ménagés dans les constructinns et bâtiments par exemple entre portions monolithiques de planchers de grands immeubles, aux joints entre éléments d'aires de parking et la chaussée, aux joints de raccordement des dérivations à une autoroute, etc.. REVENDICADIONS 1. Joint de dilatation pour revêtement de sol, en particulier joint de chaussée, caractérisé en ce qu'il comprend deux plaques métalliques rigides fixées en encorbellement l'une vers l'autre aux lèvres d'une coupure ménagée dans ledit revetement et un remplissage élastique et compressible occupant l'espace compris sous ces plaques et dans l'intervalle entre leurs bords en regard. 2. Joint selon la revendication 1, caractérisé en ce que les plaques sont revêtues par vulcanisation d'une couche d'éLastomère suffisamment épaisse pour noyer les moyens de fixation desdites plaques à chacune des lèvres de la coupure. 3. Joint selon la revendication 1, caractérisé en ce que la face inférieure des bords de plaque tournés l'un vers l'autre est en biseau. 4. Joint selon la revendication 1, caractérisé em ce que le remplissage est constitué par un profilé d'élastomère vacuolaire et notamment de Néoprène. 5. Joint selon la revendication 4, caractérisé en ce que le profilé d'élastomère est appuyé, par sa face inférieure, sur des surfaces ménagées au-dessous des plaques dans les tranches en regard de revêtement de sol. 6. Joint selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de fixation sont des boulons traversant des ouvertures desdites plaques et vissés dans des douilles solidaires de la fondation portant le revêtement de sol. 7. Procédé de réalisation d'un joint selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il consiste à mettre en place des organes de fixation des plaques par le moyen de gabarits dans les structures de fondation du revêtement de sol, avant la coulée de ces structures, à couler lesdites structures, puis à couler de manière continue le revetement de sol, après quoi celui-ci est coupé pour dégager l'emplacement du joint, ce qui permet le démontage du gabarit, après quoi la coupure est remplie de béton frais en ménageant, par un coffrage, l'intervalle entre structures de fondation et l'emplacement du remplissage compressible et élastique, ensuite de quoi, pour la détermination de leur emplacement définitif, les plaques sont ajustées sur le béton frais en relation avec leurs organes de fixation et le niveau du revetement.