t1 invention est relative aux engins appelés à circuler ou a travailler sur des sols très mous ne résistant pas en surface à des pressions supérieures à 0,4 bar et tels que des sols marécageux ou couverts d'une neige molle et profonde. Dans l'état actuel ces engins ne peuvent pas être supportés par des pneumatiques, même à très basse pression. Seules des chenilles souples permettant d'obtenir des pressions de contact au sol suffisamment basses pour assurer la-portance des engins sur des sols d'aussi faible résistance. Cependant le problême de l'entraînement n'est pas résolu pour autant. Des essais faits dans la boue avec des chenilles souples pourvues extrieu- rement de barrettes transversales d'entrainement ont t entièrement négatifs car la boue colmate rapidement les espaces interbarrettes et rend les chenilles lisses et sans pouvoir dtentrai- nement. L'invention proposs pour ces engins circulant sur sol très mou des chenilles constituées d'une courroie souple porteuse dont les dléments d'entrainement en saillie sont constitués par des plots circulaires ou polygonaux de faible largeur transversale et très quartés les uns des autres. Des essais oompa- ratifs faits avec des chenilles souples à barrettes transversales montrent que les chenilles à plots d'entrainement trbs écartés ne colmatent pas et gardent leur pouvoir d'entraînement de l'engin. De telles chenilles permettent ainsi de concevoir des engins de travail ou de circulation dans lesquels le rapport entre le poids de l'enging et la surface portante des chenilles correspond à des pressions de contact au sol extrêment faibles, comprises entre 0,05 et 0,4 bar. Un exemple de rEalisation de chenille souple selon l'invention est décrit ci-après en r4f4rence au dessin ci-joint dans lequel les figures 1, 2 et 3 montrent cette chenille en plans de profil et en coupe transversale, les figures 4,5 et 6,7 montrent respectivement en coupe et en plan deux formes de rdalisation de plots d'entraînement. Les chenilles illustres sur ces dessins comprennent à titre principal une courroie souple plate et sans fin 1 consti tuée par exemple d'une armature interne en tissu 2 revêtue de caoutchouc 3. Cette courroie est munie sur sa face intérieure de dents dtentrainement 4 rapportées ou moules sur la courroie, destinées à venir engrener avec les barbotins de l'engin équipé et, sur sa face extérieure d'éléments d'entraînement en saillie constitues de plots 5, destinés à venir en prise avec le sol pour permettre la propulsion de l'engin. Ces plots 5 présentent une faible largeur transversale d par rapport à la largeur L de la courroie porteuse.Cette largeur d peut entre par exemple gale ou inférieure au 1/6 de la largeur L de la courroie. En outre ces plots S sont très écarté les uns des autres, aussi tien dans le sens transversal que dans le sens longitudinal. Cet espacement est d'au moins 2 fois la largeur transversale d des plots. Enfin ils présentent une hauteur h en saillie par rapport à la courroie porteuse d'au moins 30 mli, cette hauteur pouvant varier suivant la taille de la chenille et de l'engin à équiper. Dans l'exemple illustré sur les figures 1 à 3 les plots 5 sont disposés suivant deux rangées longitudinales espacées l'une de l'autre et des bords de la courroie; et les plots d'une range sont décalés longitudinalement par rapport aux plots de l'autre rangée. On pourrait aussi bien avoir plus de deux ran g6es de plots et les plots successifs de chaque range pourraient être décalés transversalement. Dans cet exemple aussi les plots 5 ont une forme tronconique circulaire en section. Ils pourraient encore présenter autres formes, par exemple cylindrique ou prismatique avec une section polygonale pourvu qulils aient une faible largeur transversale par rapport à celle de la courroie porteuse. D'autre part les éléments en relief de la denture intérieure 4 sont de préférence décalés dans le sens longitudinal par rapport aux plots d'entraînement 5. Les figures 4,5 et 6,7 représentent en détail deux formes de réalisation de plots d'entraînement 5. Ces plots sont réalisée en matière élastique souple, telle que du caoutchouc souple on un élastomère à structure alvoéolaire afin d'être déformables aussi bien dans le sens vertical c'est à dire en compres- sion) que dans le sens horizontal (c'est à dire en cisaillement) pour faciliter la conduite et les évolutions sur sol dur. En outre ils peuvent être creux pour accroitre leur souplesse. lis sont moulés sur nne plaque d'armature métallique 6 présentant des oreilles perces permettant leur fixation par des boulons 7 sur la courroie porteuse 1. Sur les figures 4 et 5 le plot 5 est tronconique.Sur les figures 6 et 7 le plot présente la forme d'un tronc de pyramide à la base rectangulaire. Des essais effectués avec ce type de chenille sur des terrains extrêmement mous ne résistant pas en surface à des pressions supérieures à 0,4 bars, ont montrés que au fonctionnement, les plots 5 s'enfoncent complètement jusqu'a ce que le poids de ltengin soit supporté par la surface plate de la courroie souple. Cependant ces plots résistent au glissement de la chenille, tant longitudinal que transversal, et ils permettent ainsi le déplacement et les évolutions de l'engin. L'espacement, la forme et la faible extension des plots évitent efficacement le colmatage de la chenille. Ce type de chenille permet la réalisation d'engins chenill4s automoteurs capables de circuler et- de travailler sur des terrains très mous tels que des sols marEcageur ou couverts de neige molle. Dans de tels engins le rapport du poids de l'engin à la surface portante des chenilles peut être amené à un niveau tel que les chenilles excercent sur le sol une pression de contact comprise entre 0,05 et Q,4 bars. En outre les essais ont montré que les plots ou matériau souple et élastique de~la chenille peuvent supporter avec une endurance correcte la circulation et les évolutions sur sol dur. A cet égard il est avantageux que la densité de la réparti- tion-des plots 5 sur la courroie porteuse soit telle que la pression de contact des plots sur sol dur soit inferienre à 1 bar. REVENDICATIONS 10) Chenille pour engins circulant sur sol très mou, constituée d'une courroie-souple porteuse munie extérieurement d'éléments d'entrainement en saillie, carctérisée en ce que les dits Déments sont constitue de plots circulaires ou polygonaux de faible largeur transversale, très écartés les uns des autres et présentant une hauteur en saillie par rapport à la courroie d'au moins 30 m. 20) Chenille selon 10 dans laquelle les plots pré- sentent une largeur transversale inférieure au 1/6 de la largeur de la courroie porteuse. 30) Chenille selon 10 ou 20 dans laquelle les plots sont espacés les uns des autres, aussi bien dans le sens transversal que dans le sens longitudinal d'au moins deux fois leur largeur transversale. 4 ) Chenille selon l'une des revendications précé- dentes, dans laquelle les plots voisins sont décalés les uns par rapport aux autres dans le sens transversal et/ou dans le sens longitudinal. 50) Chenille selon l'une des revendications précé- dentes, dans laquelle les plots sont en matériau souple et élasti- que. 60) Chenille selon 50 et dans laquelle les plots sont creux. 70) Chenille selon l'une des revendications précé- dentes, dans laquelle la courroie porteuse comprend sur sa face intérieure une denture longitudinale d'engrenement avec les barbotins de l'engin à équiper. 80) Chenille selon 70; dans laquelle les plots et les éléments en relief de la denture sont décales les uns par rapport aux autres. 9 ) Engin chenillé pour travail ou circulation sur terrain mou et équipé d'au moins deux chenilles souples selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le rapport du poids de l'engin et de la surface portante des chenilles est tels que ces chenilles exercent sur sol mou une pression de contact coaprise entre 0,05 et 0,4 bar. 10 ) Engin chenillé selon 90 et dans lequel la densité de la répartition des plots d'entrainement sur la courroie porteuse est telle que la pression de contact exercée sur sol dur par les plots est inférieure à 1 bar.