La présente invention concerne ltépuration de courants résiduaires aqueux contenant des triazines, telles que 11 acide cyanurique et l'ammélide. Les acides isocyanuriques chlorés et leurs sels de métaux alcalins sont des entités chimiques familières, utilisables comme sources de chlore actif. Des éléments particulièrement importants sont le dichloroisocyanurate de sodium et l'acide trichloroisocyanurique. Ce sont des solides cristallins :blancs,très purs, disponibles en diverses dimensions granulométriques. Bien qu'étant des oxydants actifs, ils peuvent être manipulés et transportés avec une facilité et une sécurité relatives. Une des applications industrielles les plus importantes de ces produits est le domaine du traitement des eaux, où ils s'avèrent être efficaces et commodes pour lutter contre les algues et les bactéries pathogènes. L'eau des piscines, par exemple,est facilement maintenue dans des conditions propres et hygiéniques par addition de dérivés d'acide cyanurique chloré.Comme autres usages importants,on peut citer les agents de blanchiment à sec dans les compositions de nettoyage,de lavage et de désinfection et similaires. Les dichloroisocyanurates de métaux alcalins et l'acide trichloroisocyanurique sont produits industriellement par chloruration en milieu aqueux des cyanurates de métaux alcalins. Le procédé est bien connu et décrit exclusivement dans la littérature technique et dans les brevets,tels que les brevets US 3.299.060 G.B (Brevet GB 1.083.404); 2.969.360 (brevet/902.539) et 3.035.056. Les principales réactions impliquées, abstraction faite des opérations et espèces intermédiaires, peuvent être décrites par les équations chimiques simplifiées ci-dessous,dans lesquelles le métal alcalin est le sodium: Acide Trichloroisocyanurique On peut effectuer la chloration en faisant passer du chlore dans une suspension aqueuse du cyanurate di- ou trisodique, en formant ainsi l'acide di- ou trichloroisocyanurique correspondant. Ces produits sont séparés du mélange réactionnel par filtration,et le filtrat ainsi obtenu,qui contient jusqu' environ 2,0X d'acides isocyanuriques chlorés dissous,constitue un courant résiduaire acide ayant un pH compris entre 0,5 et 5,0.On neutralise l'acide dichloroisocyanurique avec une base,par exemple l'hydroxyde de sodium aqueux,et on sépare par filtration le dichloroisocyanurate de sodium ainsi formé. Le filtrat provenant de la neutralisation contient jusqu'à 25% environ d'isocyanurate de sodium chloré dissous et constitue un courant résiduaire presque neutre ayant un pH compris entre 6,5 et 7,0 environ. En variante,on peut obtenir directement le dichloroisocyanurate de sodium par chloration sélective du cyanurate trisodique dans lequel deux des atomes de sodium sont remplacés par du chlore, alors que le troisième atome de sodium demeure fixé sur le noyau cyanurate. Le courant résiduaire provenant de cette opération présente un pH avoisinant 5,0 à 7,5. De façon générale,le pH des courants résiduaires d'isocyanurate chloré est compris entre 0,5 et 7,5 environ. Lorsqutun courant résiduaire neutre et un courant résiduaire acide sont produits,on peut les réunir pour obtenir un seul courant résiduaire. Parmi tous les dérivés d'isocyanurate chloré,c'est le dichloroisocyanurate de sodium qui est industriellement le plus utilisé, car il possède des caractéristiques recherchées telles que la stabilité , la solubilité dans l'eau et une teneur élevée en chlore disponible. Bien qu'étant essentiellement insoluble dans l'eau,l'acide trichloroisocyanurique a la teneur en chlore disponible la plus élevée et, pour cette raison,est préféré dans certaines applications. Cependant,de façon générale, les deux dérivés sont des produits chimiques industriels importants. Bien qu'elle soit totalement satisfaisante d'un point de vue purement technique,la fabrication du dichloroisocyanurate de sodium et de l'acide trichloroisocyanurique entraîne la production de courants résiduaires aqueux contenant des cyanurates dissous,dont l'élimination sans pollution pose un problème crucial. Une solution pratique pour résoudre cette difficulté est une condition d'une opération industrielle satisfaisante. L'intérêt public croissant relatif à la pollution des lacs et des cours d'eau,associé à l'adoption de règlements gouver nementaux et locaux sur la décharge des matières résiduaires, a entraîné un effort accru pour développer de nouveaux procédés et dispositifs perfectionnés pour traiter les courants résiduaires avant de les éliminer ou les évacuer. Une solution au problème consiste à chauffer le courant résiduaire aqueux dans un autoclave à environ 225-275 C, afin d'hydrolyser et de décomposer les composés de cyanurate,comme il est décrit dans la demande de brevet GB 15.428/76 du 15 Avril 1976 au nom de Sidney Berkowit4et de Charles V. Juelke. Bien que ce procédé soit très efficace pour éliminer toute trace de composés de cyanurate du courant résiduaire, sa consommation élevée d'énergie le rend coûteux. De plus,l'ammoniac formé par décomposition des composés de cyanurate est en lui-même un produit polluant. Une autre solution au problème consiste à traiter le courant résiduaire aqueux par de la poudre de charbon actif. On sait qle le charbon actif montre une forte affinité pour les composés de cyanurate dissous,si bien que ces derniers peuvent être séparés des courants résiduaires par contact. Bien que ce procédé assainisse efficacement le courant résiduaire,la nécessité d'acheter et de manipuler de grandes quantités de poudre de charbon actif augmente le coût de l'opération. Cet inconvénient est partiellement compensé par le recyclage du cyanurate récupéré à partir du charbon épuisé. Même ainsi,le procédé n'est pas aussi économiquement intéressant qu'on pourrait le désirer et on cherche activement d'autres perfectionnements dans le traitement des courants résiduaires aqueux d'isocyanurate. Un autre procédé pour la séparation des composés de cyanurate chloré dissous des courants résiduaires aqueux est décrit dans le brevet GB 1.450.003. Ce brevet concerne un procédé de déchloration du courant résiduaire par traitement au peroxyde d'hydrogène. Un avantage de ce procédé réside dans le fait que l'acide cyanurique (ou son sel de sodium)précipite à partir du courant résiduaire et peut être recyclé vers la zone de chloration. On récupère de cette façon environ 65 à 98% dans des composés de cyanurate dissous dans les courants résiduaires. Cependant,le courant rési duaire,apres la précipitation du cyanurate solide qu'il contient, retient en solution un faible taux de substance organique- de l'ordre de 200 à 3 000 parties par million (ppm). La présente invention fournit un moyen de réduire à moins de 15 ppm les taux de composés de cyanurate présents dans le courant résiduaire de l'appareil de chloration,par réaction du courant résiduaire avec de l'hypochlorite de sodium en procédé discontinu ou continu, et s'applique particulièrement au traitement de courants résiduaires qui ont été déchlorés par le peroxyde d'hydrogène,afin de réduire les taux d'acide cyanurique soluble de 2% à 200 à 3000 ppm. Une autre oxydation par l'hypochlorite de sodium de ces courants résiduaires contenant encore 3 000 ppm de composés de cyanurate peut procurer un effluent qui satisfasse aux conditions de décharge exigeant une teneur nulle en azote. La vitesse de réaction dépend de variables telles que le pH, la température,la concentration initiale en composés de cyanurate et la concentration initiale en hypochlorite de sodium. Un excès d'hypochlorite de sodium peut être détruit ultérieurement par réaction avec du peroxyde d'bydrogène. Conformément à l'invention,l'ammélide et des composés de type cyanurate tels que l'acide cyanurique peuvent être éliminés des courants résiduaires aqueux par traitement avec une solution d'hypochlorite de sodium. La quantité d'hypochlorite de sodium utilisée, la température et le pH auxquels le courant résiduaire est maintenu pendant le contact avec la solution d'hypochlo- rite de sodium sont critiques pour un rendement maximal du procédé. Pour la mise en oeuvre pratique de l'invention,on ajoute suffisamment d'hypochlorite de sodium à la liqueur de courant résiduaire pour oxyder chimiquement l'acide cyanurique ou son sel de sodium en anhydride carboniue.La chimie de la réaction de l'hypochlorite de sodium avec l'acide cyanurique peut être représentée par l'équation suivante,avec un rapport stoechiométrique molaire de 4,5 à 1 entre l'hypochlorite de sodium et l'acide cyanurique. + 9NaOC1e 3N2 +6C02+9NaCl+3H20 Sur une base pondérale,cette réaction requiert un rapport de 259,5 parties en poids d'hypochlorite de sodium pour 100 parties en poids d'acide cyanurique.90% au moins de l'azote de l'acide cyanurique sont oxydés en azote gazeux,le reste étant principalement oxydé en nitrates. La réaction de l'hypochlorite de sodium avec l'acide cyanurique est très rapide à un pH de 9,0 à 10 et sa vitesse augmente de 2 à 3 fois pour chaque augmentation de la température de l00C. L'effet de la concentration initiale en acide cyanurique et en hypochlorite de sodium sur la vitesse de réaction sera discuté ci-après. Le temps de séjour nécessaire à la destruction de 95% de l'acide cyanurique présent dans le courant résiduaire peut aller de plus de 200 heures à moins de 5 minutes,selon les conditions de la réaction. Les composés de cyanurate qui peuvent être éliminés des courants résiduaires aqueux par le procédé selon l'invention comprennent l'acide cyanurique,les sels de métaux alcalins de l'acide cyanurique et les dérivés amidés de l'acide cyanurique, tels que l'ammélide. Les courants résiduaires qui peuvent être avantageusement traités par le procédé selon l'invention peuvent contenir jusqu'à environ 2% de composés de cyanurate dissous. Des solutions typiques contiennent de 200 à 3 000 ppm de composés de cyanurate. D'autres composés solubles peuvent être également présents dans le courant résiduaire ,comme par exemple du chlorure de sodium (jusqu'à 10% en poids),du bicarbonate de sodium,du dihydrogéno orthophosphate d'ammonium,du bisulfate d'ammonium,du nitrate de sodium,de l'acide chlorhydrique,de l'acide sulfurique et de l'acide orthophosphorique. Le procédé selon l'invention s'applique à des solutions dont le pH est compris essentiellement entre 0 et 12. Cependant,le pH du courant résiduaire doit être ajusté entre 8 et 12 avant mise en contact avec la solution d'hypochlorite de sodium. La gamme de pH préférée pour le procédé selon 1'in- vention se situe entre 9 et ll,et avantageusement entre 9,0 et 10. La quantité d'hypochlorite de sodium réagissant avec le courant résiduaire peut varier entre seulement environ 2 moles d'hypochlorite de sodium par mole de composé de cyanurate présent dans le courant résiduaire et jusqu'à 9 moles d'hypochlorite de sodium par mole de composé de cyanurate présent dans le courant résïduaire.Les conditions opératoires préférées requièrent une stoechiométrie molaire de l'hypochlorite de sodium,par rapport au cyanurate,comprise entre 6:1 et 8:1. La source du réactif procurant de l'hypochlorite de sodium peut être l'hypochlorite de sodium ajouté tel que, le chlore gazeux ou liquide,l'acide hypochloreux,ou encore des dérivés de l'acide isocyanurique chlorés sur l'azote. En plus de l'acide cyanurique,le procédé selon l'invention peut détruire d'autres triazines telles que l'ammélide. La chimie de la réaction de l'hypochlorite de sodium avec l'ammélide peut être représentée par l'équation suivante,avec un rapport stoechiométrique molaire de 6 à 1 entre l'hypochlorite de sodium + 12NaOC1 H 4N2 +l2NaCl +6C02+4H20 Les bénéfices et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de la description ci-après, concernant des modes de mise en oeuvre préférés,qui se réfère aux figures des planches de dessins annexées qui représentent respectivement:: Fig.l } un diagramme illustrant l'effet du pH sur la vitesse de décomposition de l'acide cyanurique en présence d'hypochlorite de sodium; Fiv.2, un procédé en continu pour le traitement d'un courant résiduaire contenant des composés de cyanurate con formé ment au procédé de l'invention. Les exemples suivants sont donnés à titre d'illustration de l'invention) toutes les indications de pourcentages s'entendent en poids,sauf mention contraire. EXEMPLE 1 On a mélangé 100 parties en poids d'unekomposition d'effluent résiduaire simulé ,contenant 0,3% d'acide cyanurique, 6% de chlorure de sodium et 0,5% d'acide chlorhydrique,avec 12,4 parties en poids d'une solution d'hypochlorite de sodium à 5,25%, et on a ajusté le pH à 10,5. Le rapport pondéral de l'hypochlorite de sodium à l'acide cyanurique présent dans la solution était de 217:100.0n a agité ce mélange à la température ambiante pendant 2 heures,durée pendant laquelle on a observé un dégagement de gaz abondant dû à l'élimination de l'azote.Pendant cette réaction,le pH du mélange a diminué jusqu'à 10,0- 10,1, en raison de la décomposition de l'acide cyanurique > avec formation d'anhydride carbonique et conversion de l'anhydride carbonique en carbonate et bicarbonate de sodium. Après avoir agité pendant deux heures la composition d'effluent résiduaire simulé,on l'a traitée au peroxyde d'hydrogène pour détruire l'hypochlorite de sodium résiduel, et on l'a ensuite chauffée et acidifiée à pH 2 pour chasser l'anhydride carbonique. Après ce traitement,on a analysé la solution et on a trouvé qu'elle contenait 0,113% d'acide cyanurique,cela indiquant qu'environ 63% de l'acide cyanurique présent dans la solution résiduaire simulée avaient été dégradés. On n'a détecté aucune odeur d'ammoniac ou de chloramine dans la solution pendant la réaction de 2 heures. EXEMPLE 2 On a réalisé plusieurs expériences en discontinu avec un effluent résiduaire simulé contenant 480 ppm d'acide cyanurique et 6% de chlorure de sodium. On a fait réagir 100 parties en poids de cet effluent résiduaire simulé avec 1,19 partie en poids d'une solution d'hypochlorite de sodium à 10,8% ,à la température ambiante et dans différentes conditions de pH et de temps de Séjour dans le réacteur.On a maintenu le pH de l'effluent résiduaire simulé au niveau désiré par addition d'une solution d'hydroxyde de sodium à 10%,comme décrit dans l'exemple l.Les données de cet exemple sont rapportées dans le tableau I ci-après et montrent une corrélation satisfaisante entre la décomposition de l'acide cyanurique et l'hypochlorite de sodium,justifiant ainsi le rapport stoechiométrique molaire de 4,5 à 1 entre l'hypochlorite de sodium et l'acide cyanurique. On a porté les données du tableau I ci-après sur la figure 1 et on voit que,dans des conditions opératoires stoechiométriques à environ 200C,Ia vitesse de réaction atteint un maximum à un pH compris entre 9 et 10. EXEMPLE 3 On a traité un effluent résiduaire simulé,contenant 1714 mg/l d'acide cyanurique et environ 6% en poids de chlorure de sodium, par une solution contenant 4804 mg d'hypochlorite de sodium. Le rapport molaire de l'hypochlorite de sodium à l'acide cyanurique était de 4,86:1 (soit un excès de 8% d'hypochlorite de sodium). On a mesuré la vitesse de décomposition à 250C à pH 8,5, 9,5 et 10,5. On a déterminé la quantité d'acide cyanurique résiduel non décomposé présent dans la solution résiduaire simulée,par dosage selon Kjedahl de la quantité d'azote total. Ces données sont rapportées dans le tableau Il ci-après,sur lequel on peut voir l'avantage résultant d'un réglage précis du pH à environ 9,5 pour obtenir une vitesse maximale à une température de 25 C. EXEMPLE 4 On a traité un effluent résiduaire simulé contenant 1714 mg/l d'acide cyanurique et environ 6% en poids de chlorure de sodium par une solution contenant 4804 mg d'hypochlorite de sodium (soit un excès de 8%). On a mesuré la vitesse de décomposition à des températures de 12, 25 et 350C, en maintenant le pH de la solution à 9,5. Les données rapportées dans le tableau III ci-après indiquent que la vitesse de réaction augmente nettement entre 12 et 350C. TABLEAU I Destruction de l'acide cyanurique par l'hypochlorite dans un effluent résiduaire simulé Conditions : rapport molaire NaOCl/AC* : 4,5 / 1 AC initial # 480 ppm 6% de NaCl Agitation modérée Essai N pH Température ( C) Durée de réaction Décomposition de Décomposition de (h) CA % NaOCl % 1 11,5 22 0,5 6,9 2 10,5 22 1,0 14,7 3 10,0 22 1,0 28,8 4 9,5 22 1,0 23,2 22,8 5 9,0 22 1,0 12,0 8,3 6 11,0 20 6,0 26,0 33,5 7 10,0 20 6,0 58,1 47,4 8 9,0 20 6,0 12,1 8,9 * AC = acide cyanurique. TABLEAU II Effet du pH sur la vitesse de décomposition de l'acide cyanurique par l'hypochlorite de sodium Conditions : 25 C rapport molaire NaOCl/AC 4,86 / 1 AC initial 1714 mg/1 Temps écoulé % de décomposition de Ac (h) pH 8,5 ph 9,5 pH 10,5 1 22 53 14 2 27 71 15 4 36 85 21,5 6 44 92 26 8 51 95 10 55,5 96,5 12 59 97 - TABLEAU III Effet de la température sur la vitesse de décomposition de l'acide cyanurique par l'hypochlorite de sodium Conditions : pH 9,5 rapport molaire NaOCl/AC 4,86/1 AC initial 1714 mg/1 Temps écoulé % de décomposition de AC (h) 12 C 25 C 35 C 1 18 53 74 2 32 72 88 4 46,5 85 6 56 92 8 64,5 95 10 72 96,5 12 78 97 - EXEMPLE 5 Pour évaluer l'effet du changement du rapport molaire initial de l'hypochlorite ajouté au courant résiduaire d'acide cyanurique,on a traité un effluent résiduaire simulé contenant 1714 mg/l d'acide cyanurique et environ 6% en poids de chlorure de sodium par une solution contenant 2 175 mg/l d'hypochlorite de sodium. Le rapport molaire de l'hypochlorite de sodium à l'acide cyanurique était de 2,2:1 . On a agité le mélange pendant 4 heures, en maintenant la température à 250C et le pH à 9,5. 51% de l'acide cyanurique étaient alors décomposés. On a répété cette expérience en portant la quantité d'hypochlorite de sodium de 2 175 mg à 9 390 mg. Le rapport molaire de 1'hypochlorite de sodium à l'acide cyanurique était alors de 9,5 :1. On a agité le mélange pendant 4 heures en maintenant la température à 256C et le pH à 9,5 . 91% de l'acide cyanurique étaient alors décomposés. EXEMPLE 6 Cet exemple et la figure 2 décrivent un procédé continu de traitement par l'hypochlorite de sodium d'un effluent résiduaire contenant des composés d'acide cyanurique. En se reportant à la figure 2,on peut préciser que les cuves 11, 12 et 13 étaient des cuves de batterie de 9,46 l,contenant chacune 8 1 d'une solution de chlorure de sodium à 6% . La cuve 11 contenait 100 ppm d'acide cyanurique et 0,02 mole/1 d'hypochlorite de sodium. La cuve 12 contenait 40 ppm d'acide cyanurique et 0,017 mole/1 d'hypochlorite de sodium. La cuve 13 contenait 16ppm d'acide cyanurique et 0,014 mole/l d'hypochlorite de sodium. Les teneurs en acide cyanurique et en hypochlorite de sodium présentes dans les cuves 11, 12 et 13 représentent des concentrations typiques obtenues dans des conditions opératoires stables. On a maintenu les contenus 14,15 et 16 de chacune des trois cuves 11, 12 et 13 à 450C en agitant modérément et on a mis en marche les pompes P-1 à P-5. On a réglé la pompe P-1 pour déverser 63 ml/minute de solution de chlorure de sodium à 6% contenant 660 ppm d'acide cyanurique dans la cuve 1l.On a réglé la pompe P-2 pour décharger 4 ml/minute d'une solution aqueuse d'hypochlorite de sodium 0,64 molaire dans la cuve 11. On a réglé les pompes P-3, P-4 et P-5 de façon à maintenir dans chacune des cuves 8 litres de la solution. Dans chacune des cuves du réacteur 14,15 et 16,on a maintenu un pH de 9,5 + 0,2 pendant 12 heures. Après 6 heures de fonctionnement,on a déterminé l'azote total selon Kjeldahl dans les 3 cuves. On a rapporté dans le tableau IV ci-dessous les quantités d'acide cyanurique résiduel et d'acide cyanurique décomposé dans chacune des cuves. TABLEAU IV Cuve Acide cyanurique Présent Décomposé (%) 11 147 ppm 92 12 31 ppm 98 13 6 ppm 99 Le fonctionnement du système continu à trois cuves décrit ci-dessus a permis de réduire la teneur en azote organique (sous forme d'acide cyanurique) de 200 ppm à moins de 5 ppm en 6 heures à 450C,en 3 heures à 556C ou en 0,5 heure à 850C. Le pH joue un rôle important et doit être maintenu à 9,5 + 0,5 lorsque le système fonctionne à une température comprise entre 45 et 85 OC . La quantité d'hypochlorite de sodium la plus efficace dans le procédé continu décrit ci-dessus dans cet exemple est comprise entre 6,8 et 9,0 moles d'hypochlorite de sodium/mole d'acide cyanurique (soit un excès de 50 à 100%). EXEMPLE 7 A 4 240 parties d'une solution de chlorure de sodium à 6%,on a ajouté 2,4 parties d'ammélide et on a réglé le pH à 9,5. On a ensuite ajouté 70 parties d'une solution d'hypochlorite de sodium à 14,3% et on a porté la température à 450C en agitant modérément et en maintenant le pH à 9,5. Après 15 minutes,on a prélevé un échantillon de solution et on a déterminé la teneur en ammélide par spectroscopie UV. L'analyse a indiqué une quantité de 106 ppm d'ammélide résiduel,correspondant à 819 de décomposition en 15 minutes. L'invention ayant été décrite en détail ci-dessus,on comprendra que l'on peut procéder à des modifications, sans se départir de son esprit,ni sortir de son cadre. Dans le présent contexte, le terme "composés de cyanurate" comprend,sans que ce soit d'ailleurs limitatif,également l'ammélide et ses sels solubles dans l'eau. -REVENDICATIONS - 1. Procédé pour l'élimination des composés de cyanurate dissous,de liqueurs résiduaires aqueuses,caractérisé en ce qu'il comprend la mise en contact des liqueurs résiduaires avec une solution aqueuse d'hypochlorite de sodium dans des conditions telles que la majeure partie des composés de cyanurate soit oxydée en formant de l'azote,de l'anhydride carbonique et du chlorure de sodium. 2. Procédé pour la production d'isocyanurates chlorés par chloration dans des milieux aqueux d'un cyanurate de métal alcalin,afin de former l'acide cyanurique chloré correspondant et des liqueurs résiduaires aqueuses contenant des composés de cyanurate dissous,caractérisé en ce qu'on met les liqueurs résiduaires en contact avec une solution aqueuse d'hypochlorite de sodium,grâce à quoi la majeure partie des composés de cyanurate est oxydée et forme de l'azote, de l'anhydride carbonique et du chlorure de sodium. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que les liqueurs résiduaires aqueuses sont maintenues à un pH compris entre 8,0 et 12,0. 4. Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2,caractérisé en ce que les liqueurs résiduaires aqueuses sont maintenues à un pH compris entre 9,0 et 10,0. 5. Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2,caractérisé en ce que les liqueurs résiduaires sont maintenues à une température comprise entre 20 et 550C. 6 Procédé pour l'élimination des composés de cyanurate chlorés dissous,de liqueurs résiduaires aqueuses ,par contact des liqueurs résiduaires avec du peroxyde d'hydrogène pour précipiter 65 à 98% des composés de cyanurate y dissous et séparation des componés de cyanurate précipités des liqueurs résiduaires,caractérisé en ce qu'on met ensuite ces liqueurs résiduaires en contact avec une solution aqueuse d'hypochlorite de sodium de manière à oxyder les composés cyanuriques résiduels présents dans les liqueurs résiduaires, afin de former de l'azotewde l'anhydride carbonique et du chlorure de sodium. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1, 2 ou 6,caractérisé en ce que les composés de cyanurate sont l'acide cyanurique et ses sels solubles dans l'eau. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1, 2 ou 6,caractérisé en ce que les composés de cyanurate sont l'amméîide et ses sels solubles dans l'eau. 9. Procédé selon la revendication 6,caractérisé en ce que les liqueurs résiduaires aqueuses sont maintenues à un pH compris entre 8,0 et 12,0 pendant le contact avec la solution d'hypochlorite de sodium. 10. Procédé selon la revendication 6,caractérisé en ce que les liqueurs résiduaires aqueuses sont maintenues à un pH compris entre 9,0 et 10,0 pendant le contact avec la solution d'hypochlorite de sodium. ll.Procédé selon la revendication 6,caractérisé en ce que les liqueurs résiduaires sont maintenues à une température comprise entre 20 et 550C pendant le contact avec la solution d'hypochlorite de sodium. 12. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1, 2 ou 6 ,caractérisé en ce que les liqueurs résiduaires contiennent de 200 à 3 000 ppm de composés de cyanurate avant d'être mises en contact avec la solution d'hypochlorite de sodium. 13. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1, 2 ou 6,caractérisé en ce que les liqueurs résiduaires contiennent moins de 15 ppm de composés de cyanurate après le contact avec la solution d'hypochlorite de sodium. 14. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1, 2 ou 6,caractérisé en ce que la durée de contact des liqueurs résiduaires avec la solution d'hypochlorite de sodium est de 2 à 6 heures. 15.Procédé selon l'une quelconque des revendications 1, 2 ou 6,caractérisé en ce que le rapport molaire de l'hypochlorite de sodium aux composés de cyanurate présents dans les liqueurs résiduaires est compris entre 6:1 et 8:1.