L'invention se réfère aux chambres isolées acoustiquement telles que notamment chambres sourdes et chambres réverbérantes. 1l est rappelé qu'une chambre sourde est formée par une enceinte close qui doit posséder les deux caractéristiques essentielles suivantes - isolation très grande vis-à-vis de l'extérieur pour s'opposer à la transmission des bruits aériens et des vibrations par solides; - absorption totale du son à la réflexion dans cette enceinte isolée. En raison de son insolation, la chambre sourde doit posséder un niveau de bruit résiduel ambiant le plus faible possible et, d'autre part, en raison de son absorption interne la chambre ne doit posséder aucune réflexion sur les parois (anéchoircité). Une chambre sourde ainsi réalisée constitue un instrument de travail et de recherche qui permet - d'étudier tous les bruits possibles, indépendamment de toute perturbation sonore étrangère à l'objet de la mesure; - de recréer un espace sonore virtuellement infini, puisque le son arrivant aux frontières de la chambre sourde est quasi absorbé; tout se passe alors comme si le son se propageait librement dans l'espace jusqu'à son extinction complète (sans possibilité de retour). Dans les chambres sourdes correctement réalisées on peut connaitre un bruit: - sans que son spectre soit dénaturé par des messages parasites; - sans que son intensité soit augmentée par l'effet d'une réflexion para site. On connait alors le bruit dans l'absolu, en nature et en valeur. Pour réaliser, suivant la technique connue, une chambre sourde, on utilise des enceintes très lourdes et très massives qui assurent l'isolation par un effet bien connu d'inertie (loi de masse). La masse surfacique des murs z monolithes constituant ces enceintes peut atteindre 2 tonne s/m . De telles enceintes exigent des travaux de génie civil très importants (fondations, pieux, mesures d'étanchéité, etc...). L'absorption interne est assurée par des éléments absorbants de formes diverses obtenus par usinage, collage, etc... De plus, ces éléments doivent posséder des systèmes d'accrochage autonomes qui assurent leur fixation sur les murs. Comme ces enceintes doivent être rigoureusement closes, les problèmes de ventilation et de chauffage sont très difficiles à résoudre. D'autre part, l'accès aux chambres sourdes doit être assuré par des portes massives et très lourdes dont l'ajustement et le déplacement se traduisent par de nombreuses difficultés. En outre se posent des problèmes de sécurité qui sont très difficiles à résoudre. Enfin, une cage de Faraday (treillage ou plaques), est généralement prévue dans la structure isolante afin d'isoler les faibles courants microphoniques de certains effets électromagnétiques. 1l est rappelé également qu'une chambre réverbérante, à l'inverse d'une chambre sourde, renvoie les sons émis dans la chambre au lieu de les absorber. De telles chambres sont utilisées pour mesurer les coefficients d'absorption des matériaux par la méthode dite du temps de réverbération. Cette méthode consiste à mesurer le temps de réverbération initial de la chambre à une fréquence donnée quand elle est vide puis, après introduction du matériau dont on veut connaitre les propriétés d'absorption du son à la réflexion, à mesurer le temps de réverbération de cette chambre à la meme fréquence. De la modification du temps de réverbération par l'introduction de ce matériau, on déduit son coefficient d'absorption. Ce coefficient d'absorption est lié au rapport des deux temps de réverbération (avant et après introduction du matériau), Pour que ce rapport soit correct, il faut que le temps de réverbération naturel de la chambre soit le plus élevé possible dans toutes les bandes de fréquence. Ceci implique les deux conditions essentielles suivantes - isolation très élevée vis-à-vis des perturbations extérieures; - état de surface quasi réfléchissant et très rigide. C'est cet état de surface intérieur de la chambre qui différencie une chambre réverbérante d'une chambre sourde. Divers inconvénients mentionnés ci-dessus relativement aux chambres sourdes réalisées suivant les techniques connues se retrouvent dans le cas des chambres réverbérantes et résultent notamment de la construction monolithique de la chambre. L'invention a pour but d'éliminer les inconvénients signalés ci-dessus et d'obtenir en outre des avantages qui seront mentionnés dans le cours de la description qui suit. Vivant une caractéristique essentielle de l'invention, la chambre isolée acoustiquement, telle que chambre sourde ou chambre réverbérante, est séparée de l'extérieur par un intervalle libre délimité extérieurement par des parois acoustiquement isolantes. ll est prévu, conformément à l'inventlon, de donner à l'intervalle entre la chambre et les parois isolantes une forme et des dimensions telles qu'il constitue un couloir permettant la circulation autour de la chambre. Suivant une autre caractéristique de l'invention, la communication entre la chambre et l'extérieur est assurée par un sas qui peut être toujours ouvert, ce qui évite l'impression de claustration que peuvent ressentir les occupants de la chambre. Suivant une autre caractéristique de l'invention, la chambre est montée sur un radier en forme de cuvette qui repose, par l'intermédiaire d'un dispositif antivibratile, sur le radier général sur lequel sont fixées les parois verticales extérieures. Une telle disposition évite des travaux de génie civil importants, le radier général reposant simplement sur le sol et n'exigeant qu'éventuellement un faible ancrage. Alors qu'avec les modes de construction traditionnels l'ouvrage réalisé est monolithique, l'ouvrage réalisé conformément à l'invention peut être obtenu en utilisant des éléments modulés. Suivant une autre caractéristique de l'invention, les parois intérieures délimitant la chambre sont doubles et laissent entre elles un intervalle, lequel peut être utilisé pour réaliser les fonctions de ventilation, de chauffage et de recyclage de l'air à llintérieur de la chambre. Dans le cas de la réalisation de chambres sourdes, la paroi intérieure de ladite chambre est garnie sur sa face intérieure d'un matériau acoustique mentbrnatert créant les conditions d'anéchoicité nécessaires. Ces éléments peuvent être de meme longueur mais de largeurs différentes et être disposés côte-à-cote sans moyens de fixation entre eux, leur propre poids servant à les maintenir en place. Dans le cas de chambres réverbérantes, la paroi de la chambre est garnie sur sa face intérieure d'un revêtement rigide réfléchissant qui crée les conditions d'échotcité nécessaires. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui suit et qui est relative à des modes de réalisation donnés à titre d'exemplesnon limitatifs. Dans cette description on se réfère aux dessins ci-joints qui repré sentent fig. 1 une vue d'ensemble en élévation de l'ossature extérieure avec le radier général et le radier en forme de cuvette; fig. 2 une vue en perspective du montage des éléments acoustiquement airblnts de la chambre sourde; fig. 3 une vue en perspective montrant la clôture du sommet de la chambre; fig. 4 une vue en perspective montrant la pose du toit extérieur de l'ouvrage; fig. 5 une vue en coupe longitudinale partielle montrant notamment la disposition du radier général et du radier formant cuvette; fig. 6 et 7, des vues en perspective d'une partie de 1isolation extérieure respectivement avant et après assemblage;; fig. 8 et 9, des vues en perspective d'une partie de l'isolation intérieure respectivement avant et après assemblage; fig. 10 une vue en perspective partielle de l'ensemble de la construction avec éléments absorbants mis en place dans la chambre sourde; fig. il une vue en coupe transversale montrant le mode de ventilation et de chauffage de la chambre; fig. 12 une vue en coupe de la paroi de la chambre avec les moyens de chauffage et de ventilation; fig. 13, une vue en coupe en élévation longitudinale montrant la chambre sourde complètement équipée de ses éléments absorbants; fig. 14 une vue en coupe horizontale partielle montrant les accès à la chambre et en particulier les sas; fig. 15 une vue en coupe d'une porte de sas; fig. 16, un graphique relatif aux isolations obtenues; fig. 17, une vue en perspective partielle d'une chambre réverbérante;; fig. 18 et 19 des vues de détail en coupe relatives respectivement aux éléments d'isolation extérieurs et intérieurs; fig. 20 une vue partielle en coupe en élévation de la chambre réverbé rante; fig. 21 une vue de détail en coupe de l'isolation intérieure; fig. 22 une vue en plan de l'ensemble de la construction avec chambre réverbérante; fig. 23 une vue en perspective relative à l'isolation; fig. 24 une vue d'une variante du dispositif de la fig. 23. D'une façon générale, pour la réalisation d'une chambre isolée acoustiquement, on procède de la façon suivante On prépare un radier général 1, par exemple en béton ou en métal, qui est posé sur le sol et éventuellement faiblement ancré. On pose la première paroi isolante dont l'ossature est représentée en 2 sur la fig. 1 tout en laissant libre la partie supérieure. Sur le radier général on dispose un radier en forme de cuvette ou cuvelage 3 monté sur une plaque antivibratile 4. Sur les bords de ce cuvelage est montée la deuxième paroi isolante 5 et, dans le cas d'une chambre sourde, on dispose sur la face interne de cette deuxième paroi les éléments absorbants 6 créant le champ anéchoique (fig. 2). Après mise en place des éléments absorbantsadu plafond et fermeture 7 de l'isolation intérieure (fig. 3), on pose le toit 8 de l'ouvrage extérieur (fig. 4). On donne ci-après des détails de montage de cet ouvrage. La figure 5 montre le radier principal 1 et la paroi- isolante extérieure 9 mise à la terre. Elle montre également le radier cuvette 3 monté sur le radier 1 par l'intermédiaire de la plaque antivibratile 4. Les bords de la cuvette 3 sont coiffés de profilés métalliques 10 sur lesquels est montée la paroi isolante intérieure 5. Sur ces profilés est également fixé le plancher 1 1 de la chambre constitué par un treillis métallique. Cette fixation s'effectue par l'intermédiaire de moyens élastiques 12. Au-dessous de ce treillis est prévu un filet 13 à mailles fines destiné à recevoir les objets de petites dimensions qui ont pu passer au travers du treillis. Ce filet est également fixé aux profilés 10. I1 est à noter que sous le plancher 11 ont été disposés des éléments 6 absorbants/comme sur les autres parois de la chambre. Pour la circulation dans le couloir 14 laissé libre entre les parois de la chambre 15 et les parois extérieures, on prévoit un caillebotis 16 fixé d'une part sur ltossature des parois extérieures et d'autre part sur 1 es montants 17, ce caillebotis n'ayant aucun contact avec les parois de la chambre. Pour réaliser l'isolation extérieure, on procède comme montré sur les fig. 6 et 7. Pour chacun des éléments constituant cette isolation on utilise deux tôles 18-19 pliées sur les grands côtés et on inserre entre elles un panneau isolant 20. Ces deux tôles et 1' isolant, collés entre eux, sont ensuite montés sur les éléments d'ossature 2, par fixation et accrochage permettant le démontage. Ces deux tôles peuvent être également serties ou soudées sur les bords. La hauteur des panneaux peut correspondre à la hauteur de la chambre du sol jusqu'au toit. Ces panneaux sont juxtaposés et étanchés entre eux par une garniture en mat ère plastique formée sur place par injection ou prédécoupée en bandeaux. (fi. 8 et 9) (fig. 8 et 9) L'isolation de la chambre est réalisee/au moyen d'éléments isolants 21-22 comportant sur leurs parois dirigées vers l'intérieur et vers l'extérieur des parements 23-24. Ces parements sont avantageusement constitués comme décrit dans le brevet français 71 42221 déposé le 25 novembre 1971 au nom de la société Saint-Gobain pour "Elément de construction destiné à réaliser une isolation acoustique" et dans son addition 72 26130 déposée le 20 juillet 1972. 1l est rappelé que la caractéristique d'un tel parement comportant deux plaques rigides séparées par une couche intermédiaire consiste notamment en ce que - le module d'Young de la couche intermédiaire est inférieur à celui des plaques; 15 - les épaisseurs hl et h2 des plaques sont inférieures à 1 ss CL CL représentant la vitesse des ondes longitudinales dans les matériaux constituant lesdites plaques; - l'épaisseur h3 de la couche intermédiaire est inférieure ou égale à 15 mm; - le module de cisaillement de l'ensemble de la structure composite est au moins égal à celui de la couche intermédiaire. Les éléments 21-22 avec leurs parements 23-24 sont assemblés sur des poteaux 25 tout en étant suffisamment espacés pour permettre une ventilation dans l'espace 26 laissé libre. La figure 10 montre une partie de l'ensemble réalisé. On y voit les éléments absorbants 6 en contact avec la face interne des parois de la chambre ainsi que les isolations intérieure et extérieure et le couloir de circulation. On voit également sur cette figure et sur les figures 11 et 12 comment est réalisée la ventilation, celle-ci pouvant être obtenue comme décrit dans l'addition citée ci-dessus. Cette ventilation dans l'espace libre 26 et dans le couloir est obtenue au moyen de ventilateurs 27-28 disposés en chicane respectivement sur les éléments 21 et 22 des parois de la chambre, des ouies de communication 29 et 30 étant prévues dans les éléments absorbants 6 et dans les éléments de parois 22. L'air de circulation se recycle par le couloir périphérique 14 et le sas d'entrée de la chambre. Dans l'espace laissé libre entre les éléments 21-22 des parois de la chambre on peut disposer des éléments chauffants 31. Le chauffage de la chambre s'effectue alors en inversant le courant de ventilation. Les panneaux absorbants 6 garnissant l'intérieur de la chambre sourde ont tous la même longueur (suivant la face de la chambre sourde sur laquelle ils sont disposés) mais présentent des largeurs différentes (fig. 10 et 13). Les éléments les plus larges peuvent atteindre 1, 20 m et meme plus, suivant les besoins. Les autres éléments sont disposés en retrait en formant des degrés, leur largeur pouvant par exemple varier de 1 m à 0, 10 m. C'est ainsi que l'on peut utiliser des panneaux présentant les largeurs suivantes, avec une épaisseur de 0, 04 m égale pour tous les panneaux: élément le plus large O, 80 m autres éléments : O, 70 m 0, 60 m 0,50 50 m 0,40 m 0, 50 m 0, 60 m La largeur des éléments dépend de la qualité d'absorption que l'on désire obtenir en basse fréquence. Si une absorption optimale est requise pour des fréquences de plus en plus basses (en général inférieure à 80 Hz), on utilise des éléments de plus en plus larges, par exemple 1, 20 m pour l'élément absorbant le plus large. Pour les protéger, les éléments les plus exposés peuvent être revetus d'un ti ssu poreux, d'un grillage, d'un enduit poreux (type 5ILICAGEL), etc... Les éléments verticaux 6, disposés côte-à-cbte sur les parois verticales de la chambre sourde, sont maintenus en place par leur propre poids, sans moyens de fixation entre eux (fig. 13). I1 en est de même pour les éléments verticaux 6a disposés au sol sous le plancher 11. Les éléments horizontaux de plafond 6b reposent sur les éléments verticaux. On remarquera aux angles de la chambre sourde, des bourrages paralélépipédiques 32 réalisés avec des panneaux isolants de meme largeur et destinés à maintenir serrés les éléments absorbants. La figure 14 montre la disposition du sas qui remplace la lourde porte habituellement utilisée et qui s'encastre dans la paroi intérieure de la chambre sourde avec, sur une face, le même revetement absorbant que celui de la chambre elle-même. Ce sas est prévu dans le couloir d'accès de la chambre sourde et possède des caractéristiques acoustiques équivalentes à celles qui sont exigées pour les lourdes portes classiques. Le sas comporte les portes suivantes - une porte lourde 33, dans le sens acoustique du terme, qui permet, à partir des salles d'accès 34 précédant la chambre sourde, de faire entrer dans cette dernière des appareils ou des pièces de grandes dimensions. Cette porte, qui est doublée d'un habillage absorbant mobile 35, n'est ouverte que pour faciliter certaines manoeuvres d'accès; - un jeu de portes 36-37-38 à battant simple qui donne accès à la chambre sourde au personnel chargé d'y travailler. Tout le sas, qui est disposé par exemple du côté des pièces de travail annexes à la chambre sourde, est revetu intérieurement d'un matériau absorbant 40. La figure 15 montre en coupe les revétements mobile 35 et fixe 40 du sas. Avec une telle disposition la chambre sourde peut rester ouverte à la condition que l'entrée 41 n'excède pas certaines dimensions (hauteur 2m, largeur 0, 80 m). Cette entrée peut etre excentrée ou être elle-meme aménagée en forme de sas supplémentaire. Sur le graphique de la figure 16 donnant les indices d'isolement en fonction de la fréquence, on a représenté en a la courbe d' isol ation de la paroi extérieure formée d'éléments constitués} partir de tôles pliées d'une hauteur de 2, 80 m et d'une largeur de 0, 90 m enserrant un panneau de fibres 3 de verre d'une densité de 110 kg/m et d'une épaisseur dé 100 mm Les deux tôles et le panneau sont collés entre eux par du bitume (masse a3rfåcique du 2 bitume 1, 5 kg par m de collage). On notera que pour augmenter l'isolation de cette paroi extérieure il faut augmenter l'épaisseur de l'isolant, le point de résonance marqué par une étoile sur le graphique se déplaçant vers la gauche en faisant subir un mouvement de translation de la courbe vers la gauche. En passant de 100mm à 200mm d'épaisseur d'isolant le point de résonance situé à 125 Hz se retrouve à > i fois plus bas, c'est-à-dire à 90 Hz. La courbe b représente l'isolation normalisée des deux parois: extérieure et intérieure avec un couloir de circulation de 0, 80 m. La courbe c représente, à titre de référence, l'isolation normalisée 2 d'un mur purement massique de 1500 kg par m constituant une chambre sourde traditionnelle. La figure 17 est relative à une chambre réverbérante comportant suivant l'invention des parois extérieures et intérieures laissant entre elles un couloir. Les parois extérieures 45 sont constituées de la même façon que les parois extérieures décrites ci-dessus. Les parois intérieures comportent une face en béton 46 pourvue de facettes diffusantes 47 et une face extérieure acoustiquement isolante 48 pourvue d'un parement 49 réalisé suivant le brevet rappelé ci-dessus. La figure 20 montre une chambre réverbérante réalisée de façon analogue à celle de la chambre sourde décrite ci-dessus. On y voit l'isolation extérieure 45, l'isolation intérieure portant la référence globale 50 et le couloir 51 laissé libre entre les parois. Comme montré sur la figure 21 on peut prévoir, entre la face 48 isolante et la face 46 en béton, un intervalle 52 permettant, comme décrit cidessus, une ventilation et un chauffage. La figure 22, qui est une vue en plan de la chambre réverbérante, montre qu'il n'y a plus de sas, celui-ci étant inutile. La communication avec le couloir s'effectue par une porte 53. La figure 23 montre une autre forme de réalisation de l'isolation extérieure qui comprend, outre des panneaux isolants 20 montés entre toles 18-19, des panneaux intérieurs 54 également isolants pourvus d'un parement 55 constitué comme décrit dans le brevet rappelé ci-dessus. La fixation de ces panneaux intérieurs sur les panneaux extérieurs s'effectue par l'intermé diaire de profilés 56. L'espace laissé libre peut être utilisé pour la ventilation. Dans la variante représentée figure 24, le parement 55 est dirigé vers le panneau extérieur 20. Cette disposition permet l'absorption des bruits dans le couloir. Le matériau constituant le panneau 54 peut etre protégé par une résille 57 ou un métal perforé ou déployé. REVENDICATIONS 1) Chambre isolée acoustiquement, caractérisée en ce qu'elle est séparée de l'extérieur par un intervalle libre délimité extérieurement par des parois acoustiquement isolantes. 2) Chambre suivant la revendication 1, caractérisée en ce que l'intervalle entre la chambre et les parois isolantes forme un couloir. 3) Chambre suivant la revendication 2, caractérisée en ce que la communication entre la chambre et l'extérieur s'effectue par l'intermédiaire d'un sas. 4) Chambre suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce qu'elle est montée sur un radier en forme de cuvette qui repose, par l'intermédiaire d'un dispositif antivibratile, sur le radier général sur lequel sont fixées les parois verticales extérieures. 5) Chambre suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que les parois extérieures sont constituées d'éléments formés de deux tôles pliées sur les grands cOtés enserrant un matériau fibreux isolant, ces éléments étant maintenus sur une monture par les parties extérieure s pliées. 6) Chambre suivant la revendication 5, caractérisée en ce que les tôles et le matériau fibreux qu'elles enserrent sont associés par collage. sertissage ou soudure. 7r Chambre suivant l'une quelconque des revendications précEdente s caractérisée en ce que les parois extérieures sont garnies sur leur face interne de panneaux isolants séparés des éléments constitutifs des dites parois extérieure s. 8) Chambre suivant la revendication 7, caractérisée en ce que les panneaux isolants prévus sur la face interne des parois extérieures comportent une face en matière fibreuse et une face en matériau rigide. 9) Chambre suivant la revendication 8, caractérisée en ce que la face en matière fibreuse est dirigée vers la chambre. 10) Chambre suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que ses parois intérieures sont doubles, laissant entre elles un espace libre. 11) Chambre suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que ses parois intérieures comportent, sur une ou ses deux faces, un parement qui comprend deux plaques rigide s séparées par une couche intermédiaire et dont les caractéristiques sont les suivantes - le module d'Young de la couche intermédiaire est inférieur à celui des plaques, - les épaisseurs des plaques sont inférieures à C w CL représen CL tant la vitesse des ondes longitudinales dans les matériaux constituant les dites plaque s, - l'épaisseur de la couche intermidiaire est inférieure ou égale à 15 mm, - le module de cisaillement de l'ensemble de la structure composite est au moins égal à celui de la couche intermédiaire, 12) Chambre suivant les revendications 10 ou 11, caractérisée en ce que l'espace laissé libre dans les parois est utilisé pour réaliser les fonctions de ventilation, de chauffage et de recyclage de l'air de l'intérieur de la chambre. 13) Chambre suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle constitue une chambre sourde, la face interne de ses parois intérieures étant garnie d'un matériau acou stiquement absorbant créant les conditions d'anéchotcité nécessaires. 14) Chambre suivant la revendication 13, caractérisée en ce que le matériau absorbant est utilisé sous la forme d'éléments rectangulaires de même longueur mais de largeurs différentes. 15) Chambre suivant la revendication 14, caractérisée en ce que les éléments ont tous la meme épaisseur. 16) Chambre suivant les revendications 14 ou 15, caractérisée en ce que les éléments sont disposés côte-à-cbte sans moyens de fixation entre eux, et sont maintenus en place par leur propre poids. 17) Chambre suivant l'une quelconque des erevendications 1 à 12, caractérisée en ce qu'elle constitue une chambre réverbérante, la face interne de ses parois intérieures étant garnie d'un revêtement rigide réfléchissant qui crée les conditions d'échoicité nécessaires. 18) Chambre suivant l'une quelconque des revendications précédente s, caractérisée en ce que la protection électromagnétique de la chambre est assurée par des éléments métalliques entrant dans la constitution des parois extérieures. 19) Procédé pour la réalisation de chambres isolées acoustiquement, caractérisé en ce qu'il consiste à réaliser une première enceinte délimitée par des parois isolantes et, à l'intérieur de cette enceinte, une deuxième enceinte formant la chambre, les parois de cette chambre étant isolantes et laissant un intervalle entre elles et les parois de l'enceinte extérieure. 20) Procédé suivant la revendication 19, caractérisé en ce que l'on donne à l'espace laissé libre entre la chambre et les parois isolantes de l'enceinte extérieure des dimensions telles qu'il forme un couloir. 21) Procédé suivant les revendications 19 ou 20, caractérisé en ce qu'il comprend les opérations suivantes - pose d'un radier sur le sol, - pose sur ce radier des parois isolantes constituant l'enceinte extérieure, - pose sur le radier d'un cuvelage monté sur un matériau antivibratile, - pose sur le rebord de ce cuvelage des parois isolantes constituant la chambre, - mise en place sur la chambre et l'enceinte extérieure d'éléments isolants constituant le toit de ladite chambre et de ladite enceinte. 22) Procédé suivant la revendication 21, caractérisé en ce que l'on monte le plancher de la chambre sur la partie supérieure du cuvelage. 23) Procédé suivant la revendication 21, caractérisé en ce que le montage du plancher sur le cuvelage est réalisé à l'aide de moyens élastiques. 24) Procédé suivant la revendication 23, caractérisé en ce que l'on prévoit des élémentssorrts sous le plancher. 25) Procédé suivant l'une quelconque des revendications 20 à 24, caractérisé en ce que l'on constitue le plancher du couloir par un caillebotis dont le bord intérieur est espacé des parois isolantes extérieures de la chambre. 26) Procédé suivant l'une quelconque des revendications 19 à 25, caractérisé en ce que l'on constitue les parois de la chambre au moyen d'éléments isolants écartés les uns des autres pour former des parois doubles. 27) Procédé suivant la revendication 26, caractérisé en ce que l'on utilise l'espace laissé libre entre les parois pour établir une circulation d'air de ventilation. 28) Procédé suivant la revendication 27, caractérisé en ce que l'on effectue la circulation de l'air au moyen de ventilateurs prévus en chicane sur l'un et l'autre des éléments constitutifs des parois. 29) Procédé suivant les revendications 26 et 27, caractérisé en ce que l'on règle la climatisation de la chambre au moyen d'éléments thermiques que l'on dispose entre les éléments constitutifs des parois. 30) Procédé suivant l'une quelconque des revendications 19 à 29 pour la réalisation de chambres sourdes, caractérisé en ce que l'on garnit les faces intérieures des parois isolantes de la chambre au moyen d'éléments en matériau absorbant, de forme rectangulaire, de même longueur mais de largeurs différentes, qui sont maintenus en place par leur propre poids sans moyen de fixation entre eux. 31) Procédé suivant la revendication 30, caractérisé en ce que l'on prévoit des portes obturant un sas pour la communication entre la chambre et l'extérieur. 32) Procédé suivant l'une quelconque des revendications 19 à 29 pour la réalisation de chambres réverbérantes, caractérisé en ce que l'on constitue leurs parois d'une face extérieure acoustiquement isolante et d'une face intérieure en béton pourvue de facettes diffusantes.