FR 2512428 A2 19830311 FR 8117127 A 19810908 "Pince de levage pour produits divers, tels que des sacs de ciment, des tubes... réunis en tas ou en gerbe par une enveloppe" La présente invention concerne une pince de levage pour produits divers. Selon le brevet principal, la pince comporte - deux éléments latéraux descendants destinés à être placés de part et d'autre du chargement, respectivement pour serrer le bas de deux faces opposées de celui-ci, - des éléments transversaux supérieurs solidaires des éléments latéraux descendants, afin de constituer un mors fixe et un mors mobile de serrage, articulés l'un par rapport à l'autre autour d'un axe situé à l'extérieur relativement au chargement, - un organe d'accrochage susceptible de coopérer avec un appareil de levage, cet organe d'accrochage étant monté coulissant le long de l'élément transversal du mors mobile entre une position extrême de levage en charge définie par une butée et une position extrême de levage à vide définie par un dispositif de verrouillage des deux éléments transversaux côte à côte, dispositif qui comporte deux organes conjugués dont l'un est solidaire de l'élément transversal du mors fixe, tandis que l'autre est solidaire de l'organe d'accrochage monté coulissant sur l'élément transversal du mors mobile, ces organes se mettant en prise lors du passage de la position de levage en charge vers la position de levage à vide. Suivant une forme de réalisation particulière décrite dans ce brevet, l'un des organes conjugués du dispositif de verrouillage est constitué par un manchon monté coulissant le long de l'élément transversal du mors mobile, tandis que l'autre organe conjugué est un doigt saillant solidaire de l'élément transversal du mors fixe et dirigé vers l'embouchure d'attelage du manchon précité. Cette forme de réalisation particulièrement robuste donne entière satisfaction à l'utilisateur. Cependant, elle présente un léger désavantage qui peut conduire à une perte de temps appréciable en effet, lorsque la pince est en position de levage à vide et que ses mors se trouvent reliés l'un à l'autre par ce dispositif particulier de verrouillage, il est possible qu'au cours d'un balancement intempestif de la pince qui peut se produire lors d'une manoeuvre rapide plus ou moins manquée, le manchon coulisse et se dégage du doigt en libérant ainsi les deux mors qui, en conséquence, se referment.Dans cette circonstance, l'opérateur est amené à effectuer une manoeuvre supplémentaire relativement longue en pure perte de temps ; cette manoeuvre consiste à reposer la pince sur le sol, à descendre du véhicule, à écarter le mors mobile, à coulisser le manchon pour l'enfiler sur le doigt, à remonter sur le véhicule, à pivoter la flèche de l'engin de levage et à soulever la pince. Cet incident n'est pas fréquent, mais plutôt que de se fier à l'habileté de l'opérateur, il serait préférable que la pince elle-même dispose de moyens s'opposant à pareil désaccouplement. La présente addition vise un tel but et propose une autre forme de réalisation permettant d'y parvenir. Ainsi et conformément à l'invention, les organes conjugués du dispositif de verrouillage sont constitués, respectivement par au moins un arrêtoir et au moins un éperon de prise, l'éperon présentant une rampe inclinée d'extrémité libre et un cran de blocage susceptibles de coopérer avec ledit arrêtoir pour définir positivement la position de levage à vide et pour s'opposer à un décrochement intempestif des mors. Suivant un mode d'exécution préférentiel, l'éperon de prise est solidaire de l'organe d'accrochage coulissant et s'étend sous celui-ci vers l'arrêtoir, tandis que ledit arrêtoir est une tige transversale solidaire du mors fixe, la rampe inclinée de cet éperon étant ascendante depuis son extrémité libre et située à un niveau inférieur par rapport à cet arrêtoir lorsque la pince est fermée. Par ailleurs, s'il s'agit de manutentionner un tube isolé, les plaques latérales descendantes des deux mors sont solidaires d'ailes inférieures convergeant l'une vers l'autre. S'il s'agit de manutentionner un tas libre de bordures de trottoir ou autres éléments allongés, les plaques latérales descendantes des deux mors sont solidaires de règles basses portant des tampons élastiques dirigés les uns vers les autres, pour la prise de la rangée inférieure de bordures. Divers autres caractéristiques et -avantages de l'invention ressortent d'ailleurs de la description détaillée qui suit. Une forme de réalisation de l'objet de l'invention est représentée, à titre d'exemple non limitatif, sur le dessin annexé. Sur ce dessin - la figure 1 est une élévation faciale montrant la pince en position de levage, chargée d'un tube, - la figure 2 est une vue analogue à la figure 1, mais illustrant la pince à vide en appui sur le sol et avec ses mors désaccouplés. - la figure 3 est une vue analogue à la figure 2 et représentant la pince à vide suspendue avec ses mors accouplés. Comme dans le brevet principal, la pince comporte un mors fixe 1 et un mors mobile 2 articulés l'un par rapport à l'autre autour d'un axe 3. Le mors fixe 1 est constitué par un élément transversal supérieur 4 dont une extrémité est solidaire d'une plaque latérale descendante 5 qui lui est sensiblement perpendiculaire. Dans l'exemple représenté, l'élément 4 est composé de deux profilés s'étendant parallèlement l'un à l'autre et convenablement entretoisés pour ménager entre eux, sur une partie de leur longueur, un espace libre accessible par le haut pour les moyens d'articulation précités et pour l'un des organes conjugués d'un dispositif de verrouillage automatique des mors entre eux, ce dispositif étant décrit dans ce qui suit. Dans ce même exemple, la plaque latérale 5 est une tôle trapézoidale relativement épaisse normalement en contact par sa face -interne avec un tube 22 à manipuler. La grande base de la plaque 5 est cambrée vers l'intérieur pour former une aile basse de soutien 23, l'ensemble étant renforcé par un longeron inférieur 7, un montant 8 et des goussets d'angle 8a. D'une manière analogue, le mors mobile 2 est constitué par un élément transversal supérieur 9 dont une extrémité est rendue solidaire par des goussets 10a d'une plaque latérale descendante 10 qui est faiblement inclinée par rapport à un plan perpendiculaire pour tendre à s'éloigner davantage de l'extrémité libre de l'élément 9 au fur et à mesure que cette plaque descend. Dans l'exemple représenté, l'élément 9 est constitué par deux profilés s'étendant parallèlement l'un à l'autre et convenablement entretoisés pour délimiter entre eux un couloir de guidage pour l'autre organe conjugué du dispositif de verrouillage automatique des mors, ce couloir débouchant par une fente médiane vers le mors fixe pour l'accessibilité desdits organes de verrouillage et pour le passage desdits moyens d'articulation. Dans ce même exemple, la plaque latérale 10 est, comme précedemment, une tôle trapézoidale relativement épaisse normalement en contact par sa face interne avec le tube 22, cette tôle est cambrée vers l'intérieur pour former une aile basse de soutien 24, l'ensemble étant renforcé par un longeron inférieur 11, un montant médian 12 et les goussets d'angle loua. Ainsi que cela est déjà indiqué dans ce qui précède, les deux mors sont susceptibles d'être reliés l'un à l'autre par un dispositif de verrouillage automatique. Suivant la forme de réalisation faisant plus spécialement l'objet de la présente addition, ce dispositif de verrouillage comporte un coulisseau ou chariot 25 guidé en translation dans le couloir délimité par les profilés de l'élément transversal 9 du mors mobile 2. Le coulisseau 25 est solidaire d'une patte 26 traversée par le boulon d'une manille 27 susceptible d'être prise par le crochet 28 du câble d'un engin de levage. Les organes conjugués du dispositif de verrouillage sont constitués respectivement par au moins un arrêtoir 29 et un éperon de prise 30, ce dernier présentant une rampe inclinée 31 située à son extrémité libre vers l'arrêtoir et un cran de blocage 32 placé derrière. Dans l'exemple représenté, l'arrêtoir 29 est une tige transversale reliant les profilés du mors fixe 1 et s'étendant dans l'espace libre ménagé entre ceux-ci ; l'éperon de prise 30 est rendu solidaire du coulisseau 25 par un pied descendant postérieur 33 et s'avance en porte-à-faux vers l'axe 3. La rampe inclinée 31 est ascendante de son bout vers le pied 33 de plus, lorsque la pince repose sur le sol de façon que ses éléments transversaux 4 et 9 soient en contact l'un avec l'autre, la crête de la rampe 31 se trouve à un niveau inférieur par rapport à la tige arrêtoir 29 (figure 2). Dès lors, si le coulisseau 25 est déplacé en translation vers l'axe 3 par le crochet 28 mais sans soulever, l'éperon 30 se trouve amené sous la tige arrêtoir 29 sans y toucher.Mais si les éléments transvervaux 4 et 9 ne sont pas parfaitement en contact, la rampe inclinée 31 intervient pour forcer l'engagement. De toute façon, en fin de course, la tige arrêtoir 29 se place en regard du cran de blocage 32 (figure 3) et dès que le crochet 28 est soulevé, ladite tige se loge dans ledit cran en meme temps que les deux éléments transversaux 4 et 9 s'écartent légèrement l'un de l'autre par pivotement des mors. Dans cette position de suspension à vide (figure 3), un véritable verrouillage des mors se trouve réalisé, ce qui permet de manoeuvrer la pince sans précaution particulière (elle peut se balancer) puisqu'elle ne risque pas de s'ouvrir inopinément. Bien entendu, les positions relatives des organes conjugués du dispositif de verrouillage peuvent être inversées, le ou les arrêtoirs étant alors solidaires du coulisseau 25 du mors mobile et le ou les éperons, de l'élément 4 du mors fixe. Mais dans ce cas, ceux-ci se trouvent situés au-dessus du ou des arrêtoirs coulissants lorsque les éléments 4 et 9 sont en contact. Quel que soit le dispositif de verrouillage mis en oeuvre, s'il s'agit de prendre un tube,- les plaques latérales 5 et 10 présentent, comme cela est indiqué dans ce qui précède, des ailes basses de soutien 23 et 24 convergeant l'une vers l'autre. S'il s'agit de prendre un tas libre d'éléments allongés, tels que des bordures de trottoir, lesdites plaques latérales 5 et 10 sont solidaires de règles basses portant des tampons élastiques dirigés les uns vers les autres et susceptibles de prendre en la pressant la rangée inférieure du tas. L'invention n'est pas limitée à la forme de réalisation représentée et décrite en détail, car diverses modifications peuvent y être apportées sans sortir de son cadre. REVEND I CA T IONS 1.- Pince de levage pour produits divers, tels que des tubes comportant - deux éléments latéraux descendants destinés à être placés de part et d'autre du chargement (22), respectivement pour serrer le bas de deux faces opposées de celui-ci, - des éléments transversaux supérieures (2, 4) solidaires des éléments latéraux descendants, afin de constituer un mors fixe (1) et un mors mobile de serrage (2), articulés l'un par rapport à l'autre autour d'un axe (3) situé à l'extérieur relativement au chargement (22). - un organe d'accrochage (25 à 27) susceptible de coopérer avec un appareil de levage, cet organe d'accrochage étant monté coulissant le long de l'élément transversal (9) du mors mobile (2) entre une position extrême de levage en charge définie par une butée et une position extrême de levage à vide définie par un dispositif de verrouillage des deux éléments transversaux côte à côte, dispositif qui comporte deux organes conjugués dont l'un est solidaire de l'élément transversal du mors fixe, tandis que l'autre est solidaire de l'organe d'accrochage monté coulissant sur l'élément transversal du mors mobile, ces organes se mettant en prise lors du passage de la position de levage en charge vers la posi tison de levage à vide, caractériséeen ce que les organes conjugués du dispositif de verrouillage sont constitués respectivement par au moins un arrêtoir (29) et au moins un éperon de prise (30), l'éperon présentant-une rampe inclinée d'extrémité (31) libre et un cran de blocage (32) susceptibles de coopérer avec ledit arrêtoir pour définir positivement la position de levage à vide et pour s'opposer à un déCrochement intempestif des mors. 2.- Pince de levage selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'éperon de prise (30) est solidaire de l'organe d'accrochage coulissant (25 à 27) et s'étend sous celui-ci vers l'arrêtoir (29), tandis que ledit arrêtoir est une tige transversale (29) solidaire du mors fixe (1), la rampe inclinée (31) de cet éperon étant ascendante depuis son extrémité libre et située à un niveau inférieur par rapport à cet arrêtoir lorsque la pince est fermée. 3.- Pince de levage selon l'une quelconque des revendications 2, 3 du brevet principal et 1, 2 de la présente addition, car en ce que les plaques latérales descendantes (5, 10) des deux mors (1, 2) sont solidaires d'ailes inférieures (23, 24) convergeant l'une vers l'autre pour le soutien d'un tube isolé. 4.- Pince de levage selon l'une quelconque des revendications 2, 3 du brevet principal et 1, 2 de la présente addition, caractérisé en ce que les plaques latérales descendantes des deux mors sont solidaires de règles basses portant des tampons élastiques dirigés les uns vers les autres, pour la prise de la rangée inférieure d'un tas libre de bordures de trottoir ou autres éléments allongés.