Le secteur technique de l'invention est celui des appareils d'épuration des effluents gazeux de cuisine. Il cit connu, pour éviter la diffusion des odeurs de cuisine, de pourvoir les cuisinières, plaques de cuisson et appareils analogues de hottes d'aspiration des dégagements gazeux et des vapeurs occasionnés par les opérations de cuisson. Dans la plupart des cas, de telles hottes comportent un ventilateur mécanique actionné par moteur électrique. L'aspiration se fait dans la hotte dont le surface recouvre l'aire de dégagement des gaz et des vapeurs. Le refoulement de ce ventilateur est, pour plus d'efficacité, relié à une canalisation d'évacuation telle que cheminée qui rejette au loin et à l'extérieur les effluents gazeux. Bien qu'il existe des hottes en circuit fermé, o'est-à- dire des appareils pourvus de moyens de filtration et de moyens d'absorption d'odeurs avec rejet de la ventilation dans la cuisine mme où s'effectue le puisage, ltefficacité maximale pour les buts recherchés se trouve dans le domaine des hottes pourvues de conduits d'évacuation vers l'extérieur, dans lesquels la filtration n'est d'ailleurs pas très poussée. En effet, une filtration poussée n'est en ce pas pas utile, car il vaut mieux laisser passer vers l'extérieur les gaz, vapeurs et vésicules graisseux provenant des opérations de cuisson, avec la moindre perte de charge possible au niveau du ventilateur et surtout du filtre, perte de charge qui diminuerait l'efficacité opératoire recherchée. A l'usage, il a été constaté que les tamis de hottes et les parois des conduits d'évacuation se recouvraient d'un enduit graisseux provenant de l'agglomération des vésicules transportés, qui se déposent sous lteffet du choc dû aux turbulences. De tels dépits graisseux présentent des inconvénients et notamment des dangers d'ineendie résultant de véritables feux de cheminée. Or il arrive que les opérations de cuisine s 'accompa- gnent parfois de feux vifs. De tels feux sont dus par exemple à des allumages spontanés de bassines de friture ou à des opérations culinaires tels que des flambages de viandes et mets analogues. La présente invention a notamment pour but de parer aux dangers d'incendie résultant de telles circonstances fortuites ou voulues. Elle concerne à cet effet une hotte de cuisine dans laquelle l'entrée du conduit d'évacuation est pourvue d'une trappe pare-flamme et coupe-feu. Cette trappe est maintenue constamment sous l'action d'un dispositif élastique de rappel b la fermeture, cette dermière étant toutefois empEchXe par un dispositif sensible constitué par exemple par une clavette en métal ou ai ge fusible à basse température ou tout autre élément sensible/spécialement aux flammes et par exemple un fil en matière plastique telle que nylon ou autre. Le dispositif de trappe peut être du genre coulissant, d guillotine ou du genre pivotant autour d'un axe voisin de l'orifice de sortie de la hotte. On dispose de la sorte d'un moyen qui emptohe le plus souvent tout feu de cheminée intempestif dans le conduit d'évacuation d'une hotte de cuisine et qui est mtme capable de provoquer l'étouffement d'un tel feu, pour le cas où il aurait fortuitement pris, en raison de la privation d'oxygène dans l'atmosphère du conduit d'évacuation sous lteffet de la fermeture de la trappe. On dispose ainsi d'un dispositif qui offre un supplément de sécurité fort apprécié. La description qui va suivre, en regard du dessin annexé, d'exemples non limitatifs de formes d'exécution de telles hottes, permettra de bien comprendre, comment l'invention peut titre mise en pratique. La figure 1 représente une telle hotte de cuisine en perspective. La figure 2 représente une coupe faite selon la ligne II-II de la figure 1. La figure 3 montre de façon partielle une ooupe.de la hotte, faite selon la ligne III-III de la figure 2. La figure 4 montre une variante correspondant à la figure 2 et La figure 5 montre de même une telle variante en correspondance avec la figure 3. Une hotte de cuisine, comme on le voit sur la figure 1, comporte un corps 1 en forme de botte retournée à fond 2 supérieur fermé mais à fond 3 inférieur simplement obturé par un réseau formant tamis. Dans la plupart des cas, le corps de hotte renferme une turbine et son moteur électrique pour réaliser l'aspiration des gaz, vapeurs, vésicules de substances liquides ou grains de substances solides, s'échappant des récipients disposés sur 1'appareil de cuisson sous-jacent. Ces effluents sont aspirés par la turbine refoulés vers une bride de sortie 4 à laquelle est relié un con duit d'évacuation non représenté, pas plus que ne le sont les tamis, turbine et moteur précités. Certains modèles comportent en plus une rampe d'éclairement des plans de travail sous-jacents. Une telle hotte est généralement fixée sur une paroi à laquelle est adossée la cuisinière ou plaque de cuisson analogue. La hotte surmonte le plan de travail considéré à une distance aussi faible que possible et qui est généralement comprise entre 0,60 et 1,20 mètre pour conserver une efficacité d'aspiration suffisante vis-à-vis des effluents de cuisine. Dans la construction envisagée, le fond 2 de hotte est pourvu, de part et d'autre de l'orifice 5 de la bride 4, de glis sières 6, 7 dans lesquelles coulisse une trappe à guillotine 8. Cette trappe comporte dans une mortaise 9 du fond 2 un bouton de réarmement de la trappe 8, ce bouton 10 servant à ramenervladite trappe dans une situation telle que son ouverture 11 soit en coincidence avec l'orifios 5 de la bride 4. Par ailleurs, cette trappe est attachée à un ressort 12 lui-X3me accroché à un ancrage 13 de la paroi latérale en regard de eette hotte. Ce ressort 12 est maintenu bandé dans la position de coïncidence de l'ouverture l1 et de l'orifice 5 par une clavette 14 passée dans un -orifice du fond 2 et dont la queue reçoit l'appui de la tranche de la trappe coulissante 8. I1 s'agit d'une clavette en métal fusible et notamment en un alliage qui fond à très basse température. Dans la variante des figures 4 et 5, au lieu d t une trappe 8 à guillotine est prévu un opercule 8a monté pivotant, autour d'un axe 15 voisin de l'orifice 5 de fond de hotte 2a, dans la bride 4 de raccordement à un conduit d'évacuation. Un ressort à pincette 16 est enroulé autour de l'axe 15 et vient s'ancrer sur un pied 17 de l'opercule 8a. L'autre extrémité de ce ressort 16 forme une branche 18 appuyée sur tout trelief voulu apparaissant dans le fond 2a. Le ressort 16 est maintenu bandé avec l'opercule 8a ouvert par une clavette 14a fusible glissée dans une ouver ture du fond 2 et eontre laquelle stappuie la tranche de ltopercule 8a en position d'ouverture. Cet opercule est pourvu d'une oreille 19 de réarmement qui forme en S8me temps arr8t sur butée 20 pour assurer la ferme ture correcte de l'orifice 5 par l'opercule 8a. Le fonctionnement des dispositions ci-dessus envisagées st évident et ne nécessite pas de s'étendre sur des détails superflus. Il suffit de savoir qu'en fenctionnement normal la trappe 8 ou l'opercule 8a sont maintenus en pesition d'euverture de l'orifice 5 par la clavette fusible 14 ou 14a, le ressort 12 ou 16 étant alors bandé. A la chaleur dégagée par un feu sur le plan de travail sous-jacent, la clavette 14 ou 14a fond puisqu'il s'agit d'une clavette constituée d'un alliage fusible à température convenable, ce qui libère la trappe 8 ou l'opercule 8a. Sous l'action du ressert 12 ou 16, trappe eu opercule viennent fermer l'orifice 5 du conduit d'évasuation et les flammes ne peuvent donc provoquer l'allumage de la couche graisseuse déposée sur les parois du conduit d'évacuation.Bien plus, si l'inflammation en avait commencé fortuitement, on aboutirait rapidement i un étouffement par défaut d'oxygène. Cette capacité de non allumage et même d'extinction peut être donnée par construction pare-flamme et coupe-feu i la trappe ou à l'opercule. On évite ainsi tout dommage au conduit d'évacuation, è la construction même de l'habitation et ai mécanisme tel que la turbine et son moteur. De plus, il y a intérêt à disposer les éléments sensibles, tels que clavettes fusibles 14 ou 14a, dans une situation d'exposition franche à l'échauffement possible, c'est-à-dire, au plus près du raccerd 4 du conduit d'évacuation, comme représenté , ou mSme dans us région marginale d'un conduit lui-même, intérieurement à celui-ci. Il va de soi que sans sertir du cadre de l'invention on peut apporter des modifications aux formes d'exécution qui viennent d'être décrites. C'est ainsi que la trappe coulissante ou que l'opercule pivotante ou éléments constructifs, tels que ressorts, pourraient être prévus à l'extérieur du fond de hotte dans le cas notamment d'un manque de place à l'intérieur de celleci. La clavette de métal fusible pourrait être remplacée, par teut autre élément sensible, plus spécialement aux flames plutôt qu'à la chaleur, élément constitué par exemple par un lien de matière plastique de préférence à large surface exposée, fil bourru par exemple, traversant l'orifice du conduit. REVENDICATIONS 1.- lotte de cuisine à agencement de sécurité pare-feu, caractérisée par le fait qu'elle comporte, sur l'orifice-du conduit d'évacuation des effluents de cuisson, une trappe de fermeture maintenue en position d'ouverture dudit conduit, en opposition i l'action d'un système élastique de rappel à la fermeture, par rul élément éclipsable à la naissance d'un feu. 2.- Hotte selon la revendication 1, caractérisée par le fait que ledit élément éclipsable est une clavette fusible ou élément inflammable. 3. - lette selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisée par le fait que ledit élément éclipsable est placé au plus près de l'orifice du conduit ou dans celui-ci. 4.- lotte selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisée par le rait que la trappe d'obturation est montée coulissante dans une glissière. 5.- lotte selon l'une quelconque des revendications 1 è 4, caractérisée par le fait que la trappe est montée coulissante dans une glissière contre la paroi interne ou externe du fond supérieur de hotte. 6.- Hotte selon la revendication 5, caractérisée par le fait que la trappe est pourvue d'un bouton de réarmement situé d'un côté de la bride de raccordement du conduit d'évacuation, l'autre côté laissant apparattre dans ledit fond, en cas d'utilisation d'une clavette fusible, une perforation de passage de la queue de clavette en appui contre la tranche en regard de la trappe coulissante, tranche à laquelle s'accroche le ressort d'ap- pel à la fermeture, ou autre accrochage d'un lien inflammable traversant ladite bride et attaché à ladite trappe. 7.- lotte selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisée par le fait que l'obturation du conduit d'évacua- tion est réalisée au moyen d'un opercule pivotant. 8.- lotte selon la revendication 7, caractérisée par le fait que ledit opercule est monté contre la paroi interne ou externe du fond supérieur de hotte par un axe, un ressort mainte- nuant armé ledit opercule à la fermeture contre un élément sensible glissé dans un drifice du fond, maintenu sur ee dernier par une tête et coopérant par une queue traversante avec la tranehe en regard de l'opercule pivotant. 9.- Hotte selon la revendication 7 ou la revendication 8, caractérisée par le fait que ledit opercule est pourvu d'une oreille ------- d'armement qui forme en même temps butée, à la fermeture de l'opercule, contre un arrêt solidaire du fond de hotte.