METIER A TISSER. La présente invention concerne l'industrie textile et plus particulièrement un métier à tisser dans lequel le filde trame est introduit dans la foule formée par les fils de chai- ne sous la forme d'une boucle présentant un brin assujetti et un brin lancé. Elle a trait plus particulièrement à un perfectionnement apporté à la commande de cadres permettant de déplacer les fils de chaîne. L'insertion de trame sous forme de boucle est une tech- nique fort ancienne qui a été délaissée à cause des tensions anormales produites,particulièrement dans les métiers rapides, par le frottement du fil sur l'ergot du dispositif d'insertion. Cependant, des moyens ont été prévus pour éviter ces frotte- ments, par exemple une rotation commandée de l'ergot du dis- positif d'insertion. Un autre moyen d'éviter ces frottements est- décrit dans le brevet français 1.562.147; selon ce docu- ment, le fil est lancé sous la forme d'une boucle ayant un brin assujetti, l'autre étant lancé. L'énergie cinétique du brin lancé en passant par la boucle au brin assujetti se trans- forme en une force qui se déplace avec la boucle en tirant le fil. Parmi les avantages que présente un tel système d'inser- tion par inertie, il faut citer, comme cela est indiqué dans l'article paru dans la revue "L'Industrie Textile n0 1083-No- vembre 1978-pages 698, 699", le fait que le brin assujetti repose à l'entrée de la foule avant l'arrivée de la boucle à la sortie, il est théoriquement possible de commencer la fer- meture de la foule et le serrage du fil à l'entrée avant que la duite ne soit complètement déroulée. Cela peut être réalisé en utilisant des cadres rigides pour commander les lisses, ca- dres dont les extrémités présentent des mouvements décalés l'un par rapport à l'autre, ce qui permet d'avoir une ouverture cor- recte de la foule sur toute la partie dans laquelle se déplace le brin libre de la boucle pendant 360 du cycle du métier alors que la foule se referme sur la partie de la duite formée par le brin assujetti au fur et à mesure de l'avance de ladite boucle. Le serrage de la duite peut se réaliser au moyen d'un peigne dont les deux extrémités se déplacent avec un certain décalage ou encore avantageusement avec un peigne rotatif qui 2- présente par ailleurs l'avantage de réduire considérablement- le bruit par rapport à un peigne normal. Cependant, cette solution qui consiste à décaler l'un par rapport à l'autre, les mouvements des extrémités des cadres supportant les lisses commandant les fils de chaîne présente l'inconvénient d'entraîner une usure très rapide desdites lis- ses dans les tringles porte-lisses si l'on utilise des cadres conventionnels rigides du fait du mouvement latéral qu'effec- tuent les porte-lisses par suite de l'inclinaison variable des cadres. La présente invention a pour but de remédier à ces incon- vénients et, d'une manière générale, concerne un perfectionne- ment apporté à la réalisation des cadres porte-lisses. Dans la suite de la description, le métier selon l'inven- tion sera désigné par l'expression "métier à tisser à foule ondulante à une phase" par analogie avec les métiers à tisser à foule ondulante dans lesquels une série de petits projectiles contenant chacun une longueur de duite se suivent dans une sé- rie de foules se déplaçant le long du point de façure du tissu contenu du fait, que selon l'invention, le fil est déposé dans la foule pendant que la boucle se déroule et que l'on peut com- mencer le changement de foule et le serrage du fil dans la pre- mière partie de celle-ci tandis que la duite se déroule dans le reste de cette foule. D'une manière générale, l'invention concerne donc un mé- tier à tisser à foule ondulante à une phase dont la trame est tirée d'une bobine fixe située hors de la foule, ce métier comportant en combinaison: - des moyens pour introduire la trame dans la foule sous la forme d'une boucle ayant un brin assujetti et un brin mobile, - des cadres rigides assurant le déplacement des lisses actionnées par deux commandes agissant respectivement sur les deux côtés desdits cadres et dont les mouvements sont décalés l'un par rapport à l'autre, - un peigne constitué et commandé de telle sorte que ses dents serrent progressivement la duite insérée de l'entrée vers la sortie de ladite duite, ce métier se caractérisant en ce que les baguettes des cadres sont articulées sur les montants desdits cadres et en ce que -3- ces montants glissent dans des guides fixes limitant le mouve- ment latéral des cadres. Avantageusement, la trame est insérée sous forme de boucle par son énergie cinétique propre, un des brins étant assujetti à l'extérieur de la foule-tandis que l'autre est lancé dans la direction de l'axe de ladite foule. De préférence, le mouvement de chacune des extrémités des cadres est continu sans temps d'arrêt en foule ouverte, ce mouvement étant décalé, côté sortie de foule, de 1/4 de cycle par rapport au mouvement des cadres côté entrée de la trame. Lorsque la duite est introduite dans la foule par l'effet de sa masse, il est avantageux que la boucle entre dans la foule entre 60 et 900 métier après la fermeture de la foule. Les cadres peuvent être commandés soit par un système à cames, soit éventuellement au moyen de ratières classiques. L'articulation des baguettes des cadres sur les montants des cadres peut être réalisée au moyen de silent-blocs ou à l'aide d'éléments élastiques. Enfin, dans un mode perfectionné de mise en oeuvre le métier selon l'invention est également équipé d'un dispositif facilitant la mise en place de la première duite lors du dé- marrage du métier. L'invention et les avantages qu'elle apporte seront cepen- dant mieux compris grâce à la suite de la description et aux exemples de réalisation donnés ci-après à titre illustratif mais non limitatif et qui sont illustrés par les schémas annexés dans lesquels: les figures 1 et 2 illustrent respectivement en vue de face et en vue de côté un métier à tisser réalisé conformé- ment à l'invention, - la figure 3 illustre une disposition d'une commande par cames et cadres porte-lisses, - la figure 4 montre une articulation par silent-blocs des montants du cadre porte-lisses sur les baguettes, - la figure 5 illustre une articulation au moyen d'un élé- ment élastique pouvant remplacer l'articulation de la figure 4, - la figure 6 représente en vue axonométrique les diffé- rentes phases (référencées de-a à f) du déroulement de l'ou- verture de la foule sur un métier conforme à l'invention, - la figure 7 illustre schématiquement un dispositif permettant le déclenchement du lancement du fil à retardement lors de la mise en route du métier pour la mise en place de la première duite. Les figures 1 et 2 montrent la disposition générale d'un métier à tisser réalisé conformément à l'invention. D'une manière générale, ce métier est constitué essentiellement d'un bâti formé de deux montants latéraux 1, 2 maintenus entre eux par une entretoise 3, tous les organes de fonctionnement étant montés sur ce bâti. Le fil de trame 4 est tiré d'une réserve 5 (bobine) par un mesureur 6 qui fournit le fil à un accumula- teur 7. Le fil de trame 4 est lancé en forme de boucle par un lanceur 8 par exemple de la manière décrite dans le brevet français n0 1.562.647. Les fils de chaîne 9 sont tirés d'une ensouple 10, passent sur un rouleau tendeur 11, dans les cadres 12 qui les séparent pour former la foule 13 dans laquelle le fil de trame 4 est lancé. La formation de la foule est obtenue conformément à l'in- vention en commandant les cadres 12 de telle sorte que les mou- vements des extrémités desdits cadres soient décalés l'un par rapport à l'autre au fur et à mesure du déroulement de la boucle de trame. Le serrage de la duite insérée est avantageusement réalisé au moyen d'un peigne rotatif 14 serrant la duite progressive- ment au fur et à mesure de sa mise en place. Les mouvements des organes de tissage sont actionnés par un moteur et sont arrêtés et mis en marche ensemble en synchronisme; avantageusement, le mouvement du lanceur 8 est actionné par une commande séparée. Le tissu formé est tiré de manière conventionnelle à la vitesse voulue pour obtenir le serrage désiré et est ensuite enroulé sur l'ensouple 15. La commande des cadres assurant le déplacement des lisses peut être obtenue soit au moyen de ratières 16, 17 tel que cela est schématisé à la figure 1, soit au moyen d'un système à cames tel que cela est illustré à la figure 3. Bien entendu, on ne sort pas de l'invention en utilisant tout autre système de com- mande équivalent. La figure 3 illustre plus en détail un système de commande -5- par cames permettant d'agir sur les deux côtés des cadres porte-lisses afin d'obtenir une ouverture et une fermeture progressives de la foule au fur et à mesure de la mise en place de la duite. Ce mode de réalisation est le suivant. Sur un arbre 20 tournant deux fois plus lentement que le métier sont clavetés des excentriques 21 sur lesquels agissent les galets 22, 22' des leviers 23, 23' pivotant sur un arbre fixe 24. Sur un prolongement 25, 25' des leviers 23, 23' sont articulées les bielles 26, 26' agissant par l'intermédiaire de leviers coudés 27, 27' et de biellettes 28, 28' sur les montants 29, 29' du cadre 12. L'arbre 20 tournant dans le sens de la flèche 50 et les deux galets 22, 22' étant commandés par le même excentrique 21, le mouvement du montant 29' à droite du cadre 12 aura un même mouvement que le montant 29 à gauche dudit cadre mais décalé de 900 mesuré sur l'arbre de l'excen- trique 21 c'est-à-dire 1800 machine. Dans ce cas, la duite sera insérée de gauche à droite. Lorsque la commande des cadres 12 est réalisée au moyen de ratières 16, 17 tel que cela est illustré à la figure 1, on peut utiliser un système similaire à celui décrit précédem- ment en clavetant et déclavetant la came (excentrique 21) sur l'arbre 20 suivant le mouvement désiré. Eventuellement, on peut utiliser des ratières classiques en montant une ratière de chaque côté du métier comme représenté à la figure 1. Comme dit précédemment, l'inclinaison variable des cadres 12 de l'ordre d'environ plus ou moins 20, si petite soit-elle, donne au mouvement des tringles porte-lisses (non représentées) une composante horizontale qui a tendance à faire glisser et user les lisses. Les figures 4 et 5 illustrent des modes de réalisation de cadres porte-lisses conformes à l'invention permettant de sur- monter cet inconvénient. D'une manière générale, ces modes de réalisation consis- tent à articuler les montants 29, 29' du cadre 12 aux éléments longitudinaux (baguettes) que comporte ce cadre. Dans l'exemple de réalisation illustré par la figure 4, les baguettes supérieures et inférieures 30 et 30' du cadre 12 sont reliées aux montants 29 ou 29' par l'intermédiaire d'un -6- système silent-bloc 14 et 14' situé dans le prolongement de la tringle porte-lisses 31, 31'. Pour cela, chaque montant 29 ou 29', est constitué par une pièce rigide 29 coulissant dans un guide fixe 40. Aux extrémités de cette pièce 29 sont arti- culées les pièces 41 et 41' solidaires des baguettes 30 et 30'. Comme les articulations (silent-bloc 14-14') sont situées dans le prolongement des axes des porte-lisses 31 et 31' et que les montants 29 dans lesquels sont fixées ces articulations sont guidés latéralement par les guides fixes 40, le mouvement des porte-lisses sera très sensiblement parallèle à la direction des guides 40. L'angle d'environ 3 qui fait l'axe du cadre avec l'horizontale occasionne un déplacement latéral d'environ 0,5 mm à la hauteur des porte-lisses dans le cas d'un cadre selon l'invention tandis qu'il serait de 10 mm dans le cas d'un cadre classique rigide; on évite en plus un mouvement latéral des fils par rapport à leur position normale sur le métier. Par suite, le cadre étant guidé latéralement par ses mon- tants latéraux, la composante horizontale latérale du mouve- ment de la tringle porte-lisses 31 est annulée. Dans l'exemple illustré par la figure 5, l'articulation est remplacée par un membre élastique 32 fixé en son milieu sur le montant 33 tandis que ses extrémités sont fixées aux baguettes 30, 30' du cadre 12. La forme du membre élastique 32 sera choisie pour que le mouvement latéral de la tringle porte- lisses 31 soit le plus petit possible. Le fonctionnement d'un métier conforme à l'invention est illustré plus en détail par le diagramme représenté à la fi- gure 6. La figure 6 représente les différentes phases (référencées a à f) illustrant le mouvement des cadres pendant un cycle d'insertion. Entre chaque phase a à f, le métier effectue un quart de tour. En a, les cadres I et II se croisent au milieu de la foule, la boucle de trame 4 pénètre dans la nouvelle foule. En b, la foule est complètement ouverte à l'entrée et fermée à sa sortie; la duite a pénétré d'environ un quart de l'empeignage. En c, la foule s'est un peu- réduite à l'entrée tandis qu'elle a augmenté à sa sortie; la duite arrive au milieu de la foule,etc. En e, le mouvement des cadres est inversé par rapport à la -7- position a, la duite introduite précédemment est serrée dans le tissu et une rouvelle foule est formée pour l'introduction de la nouvelle duite. La duite 4 continue à se dérouler et ar- rive à la sortie de la foule. La position f est équivalente à la position b. La figure 6 permet encore de déterminer le moment le meil- leur pour lancer le fil dans la foule. Si le fil traverse la foule à vitesse constante, son entrée se fera avantageusement à 900; mais comme la vitesse du fil a tendance à se ralentir, on avancera un peu le lancement qui peut s'effectuer avantageu- sement entre 600 et 90 métier, l'origine du cycle étant l'ins- tant o la foule est plate du côté de l'entrée de trame. Les avantages apportés par l'invention ressortiront cepen- dant encore mieux du calcul suivant. Dans le cas de cadres rigides avec mouvement décalé des extrémités, le déplacement relatif latéral de la tringle porte-lisses est de l'ordre de grandeur de 10 mm. Avec le dispositif selon l'invention, le déplacement sera insignifiant, de l'ordre de grandeur de 0,5 mm, donc plus petit que le jeu de fonctionnement nécessaire à des cadres normaux. Par ailleurs, l'angle maximum que fait le cadre par rapport à l'horizontale est d'environ 3 . Pour glisser sur une telle pente, il faudrait que le coefficient de frotte- ment soit inférieur à 0,05 ; c'est-à-dire que dans ces condi- tions la lisse n'aura aucune tendance à glisser de côté. On peut donc dire que les conditions de frottement ou de glisse- ment des lisses dans les tringles porte-lisses des cadres se- lon l'invention seront tout-à-fait équivalentes à celles des cadres conventionnels. Diverses variantes peuvent être apportées au métier selon l'invention sans sortir du cadre de l'invention. Ainsi, il est possible de commencer l'introduction de la duite bien avant que l'ouverture maximum de la foule ne soit atteinte afin que, lorsque le fil s'approche de la sortie, l'ouverture de la foule aille en croissant, tenant compte ainsi de la dispersion que peut subir le mouvement d'un fil lancé librement dans l'air. Par ailleurs, pour faciliter le démarrage du métier, on peut prévoir un dispositif de déclenchement du lancement du fil à retardement pour la première duite tel que cela est représenté -8- à la figure 7. En effet, si l'on se reporte à la figure 6, la trajectoire de la boucle se déplace à vitesse constante dans la foule d'un métier tournant également à vitesse cons- tante. Au démarrage du métier, il est donc avantageux de lancer la première duite avec un certain retard de telle sorte que la boucle suive une trajectoire selon la ligne pointillée représentée à la figure 6 et qui est donnée par l'accélération du métier. Eventuellement, on pourrait envisager de lancer le fil dans une foule au repos, c'est-à-dire dans la phase c de la figure 6; on choisira alors un retard un peu plus grand pour suivre la trajectoire illustrée en traits mixtes égale- ment à la figure 6.- Le décalage du moment de lancement du fil au démarrage du métier se fera très simplement, tel que représenté à la figure 7, au moyen d'un ergot auxiliaire 60 normalement hors du passage du fil mais qui est mis dans la trajectoire de ce- lui-ci avant ou pendant la manoeuvre de mise en marche et qui s'esquive après que le métier ait atteint une vitesse désirée. Le premier lancement sera ainsi décalé tandis que les suivants seront effectués normalement. Pour cela, ainsi que cela est illustré à la figure 7, à la mise en marche, le levier 61 qui est en liaison avec le mécanisme de mise en marche, pousse l'ergot 60 hors de son guidage 62 en comprimant le ressort 63. Dans la position haute de l'ergot 60, le cliquet 64 s'enclenche sous l'influence d'un ressort noin dessiné (flèche 65) et retient l'ergot 60. Au moment du démarrage du métier, le levier 61 est revenu dans sa position basse et dès que le métier a atteint la position voulue, la came 66 déclenche le cliquet 64 par 1' l'intermédiaire du levier 67, ce qui fait rentrer l'ergot dans son guide 62 sous l'influence du ressort 63. -9_ REVENDICATIONS 1/ Métier à tisser à foule ondulante dont la trame 4 est tirée d'une bobine fixe 5 située hors de la foule, du type comportant en combinaison: - des moyens 6 pour introduire la trame dans la foule 13 sous la forme d'une boucle ayant un brin assujetti et un brin mobile, - des cadres 12 rigides sur toute la largeur du tissu as- surant le déplacement des lisses actionnés par deux commandes agissant respectivement sur les deux côtés des cadres et dont les mouvements sont décalés l'un par rapport à l'autre, - un peigne 14 constitué et commandé de telle sorte que les dents serrent progressivement, de l'entrée vers la sortie, la duite en cours d'insertion, caractérisé par le fait que les baguettes 30, 30' des cadres 12 sont articulées sur les montants 29, 29' desdits cadres 12 et que ces montants 29, 29' glissent dans des guides fixes 40 limitant le mouvement latéral des cadres. 2/ Métier à tisser selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les articulations entre baguettes et montants sont situées dans l'axe des tringles porte-lisses. 3/ Métier à tisser selon l'une des revendications 1 et 2 caractérisé en ce que le mouvement à chacune des extrémités des cadres 12 est continu et sans temps d'arrêt en foule ou- verte. 4/ Métier à tisser selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que le mouvement des cadres côté sortie de la trame est décalé de 1/4 de cycle du mouvement de la com- mande des cadres par rapport au mouvement des cadres côté entrée de trame. / Métier à tisser selon l'une des revendications 1 à 4 caractérisé par le fait que la boucle entre dans la foule entre 600 et 90 métier après la fermeture de la foule. 6/ Métier à tisser selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que les mouvements de chacune des extré- mités de chaque cadre sont donnés par une même came sous laquelle agissent deux leviers à galets dont les galets sont décalés dans le sens de rotation de la came. 7/ Métier à tisser selon l'une des revendications 1 à 6, -10- caractérisé en ce que les articulations sont réalisées par des silent-blocs ou des éléments élastiques. 8/ Métier à tisser selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que le serrage des fils de trame est assuré par un peigne rotatif dont les dents sont disposées en hélice de telle sorte que celles qui sont situées à la sortie de la foule sont décalées de 1800 par rapport à celles situées à l'entrée, le peigne effectuant un tour par cycle du métier. 9/ Métier à tisser selon la revendication 8, caractérisé par le fait que l'angle de décalage des dents est le produit de 180 par le nombre de tours du peigne par cycle du métier. / Métier à tisser selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé par le fait qu'il est associé à un dispositif permettant le déclenchement à retardement du fil de trame lors de la mise en service du métier. DEPOSANT: Monsieur MOESSINGER Albert MANDATAIRE: Cabinet Michel LAURENT