La présente invention a trait aux agrafes d'épinglage à vis telles que rencontrées dans l'industrie aéronautique et elle concerne, notamment, des particularités de ces agrafes propres à les rendre plus performantes. Les problèmes de prix de revient sont, on le sait, des fac- teurs importants dans la mesure o d'énormes quantités d'agrafes sont mises en oeuvre lors de la fabrication d'un avion de gros tonnage par exemple, ce qui touche d'une part, leur conception même, allant jusqu'à rendre leur montage totalement en automatique, d'autre part, la nature des matériaux utilisés pour leur élaboration. C'est ainsi que des matériaux plastiques chargés, peu chers, représentant de bonnes propriétés de moulage en série, peuvent être mis en oeuvre en offrant, conjointement, un bon aspect externe et une coloration dans la masse permettant, de la sorte, de les identifier en vue d'effectuer une sélection visuelle de leurs diamètres et/ou, de leurs longueurs. Malheureusement les matières plastiques ont une résistance mécanique faible, très inférieure aux métaux, ce qui présente un cer- tain nombre d'inconvénients. L'art antérieur enseignait bien, à travers le brevet - français 1433662 ou les brevets US 2365787 2345817, un mode d'assemblage d'agrafes d'épinglage entre une partie de corps externe inférieure telle qu'en plastique et la partie de corps externe supé- rieure correspondante telle qu'en métal, mais le mode de liaison 2 r retenu, par emmanchement simple, n'est pas compatible avec les dispo- sitifs nouveaux d'extraction-automatique d'agrafes tels que ceux illustrés, par exemple, dans la demande de brevet français N O 81 15683 13708 de la demanderesse qui s'appuie, conjointement, sur l'arrière de la partie six pans du corps de l'agrafe et sur la surface de l'assemblage, d'o des risques de décollement évidents des deux-dites parties. Dans le but de remédier à ce premier inconvénient l'invention propose, dans une agrafe d'épinglage, un mode de liaison particulier entre une partie externe-inférieure en plastique et sa partie externe supérieure correspondante en métal. Ce mode de liaison est assuré par un filetage spécial qui autorise l'emmanchement axial par pression de la partie six pans mg- tallique dans la partie plastique ce qui a pour avantage de simplifier le montage et de l'automatiser éventuellement tout en permettant un démontage ou un remontage ultérieur dans le but, par exemple, d'éliminer des produits-d'interposition caoutchouteux ou bien de pro- céder au remplacement des parties d'agrafes détériorées. En deuxième lieu, l'invention propose également un mode d'ancragê original de l'écarteur des branches d'agrafes qui découle du mode de liaison particulier des deux parties qui vient d'être ci-dessus mentionnée. L'invention va de toute manière être bien comprise dans la suite du texte dont la figure unique, faite en regard, représente, en coupe longitudinale partielle, une agrafe d'épinglage selon l'invention. Une agrafe d'épinglage à vis, telle que représentée, compor- te nécessairement une paire de branche d'agrafes (rep l et rep 2) un écarteur de branches (rep 3), le tout étant situé dans le trou (rep 4) pratiqué dans l'assemblage(rep 5), tandis qu'un corps repéré 6 dans son ensemble, est en appui sur la surface d'assemblage (rep 7). Sur le corps (rep 6) de l'agrafe est situé un ressort (rep 8) concentrique à une tige repérée 9 dans son ensemble, tandis qu'une rondelle d'appui (rep 10) sert d'assise à un écrou (rep 11) arrêté, en butée, par un capuchon (rep 12) d'extrémité. La tige (rep 9) comporte, d'un côté, un lissage partiel à fond de filet (rep 9 A) qui permet à l'écrou (rep 11) de tourner "fou" et, d'un autre c 8 té, une partie hexagonale (rep 9 B) qui glisse longi- tudinalement dans une empreinte longitudinale femelle (rep 6 C) cor- respondante pratiquée dans le corps (rep 6). Cette tige (rep 9) est terminée par une partie (rep 9 C) qui, par matriçage, enserre les parties terminales des branches (rep 1 et rep 2) qui respectent, elles-mêmes, le positionnement ra- dial de l'écarteur (rep 3) situé entre-elles. Le corps (rep 6) comprend une partie supérieure (rep 6 A) métallique comportant, d'un côté, une empreinte externe hexagonale et, de l'autre côté, un décrochement interne dont le rôle sera explicité par la suite. Le mode de liaison particulier à l'invention qui est repéré 13 résulte d'une empreinte de filetage male dit "d'artillerie" prati- quée dans la zone médiane (rep 6 A), emmanchée à force axialement dans le manchon plastique constitué par la partie (rep 6 B). La caractéristique essentielle d'un tel type de filetage ré- side en ce que les flans de filet, par ailleurs hélicoïdal, sont sen- siblement perpendiculaires à l'axe pour les faces opposées à la péné- tration et inclinés à la manière des flans de filets habituels pour ce qui est du c 8 té de la pénétration - De la sorte, la partie hexagonale (rep 6 A) peut être mise en place par simple pression de pénétration axiale dans la partie (rep 6 B) tandis qu'elle peut être enlevée aisément par dévissage classique ultérieurement - tLe maintien en position de l'écarteur (rep 3) résulte, d'une manière très simple, de la mise en position des parties (rep 6 A) et (rep 6 B) en disposant une première rondelle (rep 14) en enserrement de ces parties, puis en plaçant les branches (rep 3 A et rep 3 B) dudit écarteur entre ladite rondelle (rep 14) et une autre rondelle (rep 15) située au droit du décrochement (rep 16) pratiqué dans la partie (rep 6 A) de telle sorte que l'immobilisation se trouve ainsi acquise dès mise en place desdites deux parties. Il peut être maintenant rappelé comme la présente agrafe est mise en oeuvre d'une manière identique aux agrafes connues sans en pré- senter, toutefois, les inconvénients. La mise en place dans le trou (rep 4) est effectuée, écrou (rep 11) totalement dévissé et tige (rep 9) poussée au maximum vers le bas (position correspondant sensiblement à la figure 1), L'agrafe est immobilisée en rotation par un nez de visseuse (non représenté) enserrant-l'empreinte hexagonale de la partie (rep 6 A). Lorsque l'écrou (rep 11) est vissé par la partie interne du nez de visseuse (non représentée) la tige (rep 9) remonte, produisant le resserage de l'assemblage (rep 5) grâce aux écrous d'extrémité (rep 1 et rep 2) des branches (rep 1 et rep 2) écartées par l'écarteur (rep 3). Le vissage s'effectue jusqu'à un couple pré-réglé mettant en compression le ressort (rep 8) qui assure le resserage de l'assemblage (rep 5) sous l'effet de sa restitution d'énergie (le resserrage est né- cessaire par le fait de la présence d'un produit d'interposition polymé- risable entre les tôles constituant ledit assemblage). L'extraction de l'agrafe du trou (rep 4) après polymérisation s'effectue, selon la manoeuvre inverse, par dévissage de l'écrou (rep 11) suivi d'une poussée sur la tige (rep 9) vers l'assemblage puis sortie de l'agrafe, par prise d'appui sous l'empreinte hexagonale (rep 17) de la partie (rep 6 A) conjugée avantageusement avec une autre prise d'appui sur la surface de (rep 7) l'assemblage. Dans ces mouvements, la rotation de la tige (rep 9) est empê- chée par la présence de l'empreinte hexagonale (rep 6 C) recevant le six pans (rep 9 B) ce qui entralne corrélativement l'immobilisation en rota- tion des branches (rep 1 et 2), donc de l'écarteur (rep 3). En résumé, l'invention propose une agrafe d'épinglage possédant des propriétés conceptuelles améliorées permettant un accroissement de ses qualités mécaniques corrélativment avec une diminution de son coût de fabrication notamment en ce qui concerne la nature de certains matériaux utilisés ainsi qu'à travers ses facilités propres de montage automatisé. La nature des matériaux mise en oeuvre est avantageusement constituée, pour la partie supérieure (rep 6 A), par un acier protégé par voie électrolytique et, pour la partie inférieure, (rep 6 B) par la matière plastique chargée connue dans le commerce sous la dénomination de "RILSAN". 13708 Il va de soi que la présente invention n'a été décrite et re- présentée qu'à titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra apporter des équivalences techniques dans ses éléments constitutifs sans pour autant sortir du cadre de ladite invention. REVENDICATIONS 1 Agrafe d'épinglage à vis comprenant un corps extérieur portant une tige centrale immobilisée en rotation, un ressort entre ledit corps et un écrou sur la partie filetée de ladite tige centrale par ail- leurs retrécie en sa partie terminale, une paire de branche d'agrafes serties dans l'autre partie terminale de ladite tige centrale, un gcar- teur de branches situé entre lesdites branches d'agrafes et une rondelle d'appui de l'écrou sur le ressort, ladite agrafe étant caractérisée en ce que le corps extérieur ( 6) comporte une partie inférieure en matière plastique ( 6 B) et une partie supérieure métallique ( 6 A) possédant une empreinte externe hexagonale et un décrochement interne ( 16) ainsi qu'un filetage ( 13) de type "artillerie" dans sa zone médiane, ladite partie supérieure ( 6 A) étant emmanchée axialement, selon sa région médiane filetée, dans la partie inférieure plastique ( 6 B) ce qui fait que cet emmanchement produit, outre l'assujettissement des deux parties ( 6 A et 6 B), l'immobilisation des branches ( 1 et 2) de l'écarteur ( 3) par mise en appui de ces dernières, d'abord contre une première rondelle ( 14) si- tuée entre l'extrémité de la partie supérieure ( 6 A) et le fond interne de la partie inférieure ( 6 B), puis, ensuite contre une deuxième rondelle ( 15) située contre le décrochement interne ( 16) de la partie supérieure ( 6 2 Agrafe d'épinglage à vis selon la revendication 1 caracté- risée en ce que la partie supérieure ( 6 A) métallique est en acier pro- tégé par voie électrolytique. 3 Agrafe d'épinglage à v-is selon la revendication 1 caracté- risée en ce que la partie inférieure plastique ( 6 B) est en -RILSAN chargé. 4 Agrafe d'épinglage à vis selon les revendications 1 et 3 caractérisée en ce que la matière plastique de la partie inférieure ( 6 A) est colorée pour répondre à un code donné de diamètre d'agrafe et (ou) de longueur d'agrafe.