La présente invention concerne la protection des surfaces d'une chaudière de récupération en contact avec un fluide chauffant corrosif et/ou exempt d'impuretés. I1 est déjà connu de réaliser une protection de surface des chaudières de récupération en utilisant de l'acier inoxydable pour la construction des tubes. On peut aussi faire appel à des tubes bi-métalliques. Ces solutions se révèlent particulièrement onéreuses, et par ailleurs les aciers austénitiques ont en général une mauvaise tenue au contact de l'eau de chaudière. L'invention a surtout pour but d'éviter un tel inconvénient. Elle consiste essentiellement à prévoir le nickelage des surfaces en contact avec le fluide chauffant. Il devient alors possible de construire une chaudière en acier au carbone et de revetir ce matériau d'une couche de nickel, tout au moins sur les surfaces en contact avec le fluide chauffant. Ceci permet, soit de protéger l'acier au carbone de la corrosion due au fluide chauffant, soit d'obtenir une surface parfaitement propre pour éviter l'entrainement d'impuretés, soit de réaliser si multanément ces deux conditions. En d'autres termes, l'entralne- ment par le fluide chauffant d'impuretés induites par les surfaces métalliques de la chaudière est totalement évité. L'invention a plus précisément pour objet un procédé de protection des surfaces d'une chaudière de récupération en contact avec un fluide chauffant corrosif et/ou exempt d'impuretés, carac térisé en ce que l'on munit lesdites surfaces d'une couche de revêtement en nickel. La couche de revêtement est avantageusement obtenue par nickelage par voie chimique. L'invention a également pour objet une chaudière de récupération obtenue par l'application du procédé défini ci-dessus, les surfaces de ladite chaudière en contact avec le fluide chauffant étant revetues d'une couche de nickel. Suivant une forme particulière de l'invention, la chaudière de récupération est constituée par une enveloppe cylindrique délimitant une chambre de vaporisation dans laquelle est immergé au moins un faisceau de tubes montés entre deux plaques tubulaires séparant ladite chambre des boîtes d'entrée et de sortie du fluide chauffant. Les surfaces internes des tubes, de la boîte d'entrée et de la boîte de sortie sont alors munies d'une couche de revêtement en nickel. L'invention sera mieux comprise en se référant à la description qui suit, faite en regard du dessin annexé, concernant une forme particulière de réalisation donnée à titre d'exemple non limitatif. La figure unique représente, en coupe-élévation, une chaudière selon l'invention. Sur la figure, on voit le corps de la chaudière constitué par une enveloppe métallique i horizontalement allongée. Cette enveloppe, ainsi que les autresèlements qui vont être décrits sont avantageusement réalisés en acier au carbone. L'enveloppe l délimite une chambre de vaporisation 2 dans laquelle est immergé un faisceau de tubes 3 montés entre deux plaques tubulaires 4 et 5. Ces plaques tubulaires ferment la chambre 2 à ses deux extrémités. La plaque 4 sépare la chambre 2 de la bote d'entrée 6 du fluide chauffant tandis que la plaque 5 sépare la chambre 2 de la boîte de sortie 7 dudit fluide. Conformément à l'invention les surfaces internes des tubes 3, de la boite 6 et de la boîte 7 sont munies d'une couche de revêtement en nickel. Le nickel est utilisé pour sa bonne résistance à de nombreuses sortes de corrosion, pour sa dureté appréciable et sa résistance à l'abrasion ainsi que pour sa résistance aux hautes températures. Ce matériau présente en outre l'avantage d'être facilement mis en oeuvre étant donne l'existence de nombreux procédés chimiques de nickelage pour des pièces de grandes dimensions. Le nickelage par voie chimique présente aussi l'avantage d'assurer un revêtement de qualité constante quels que soient les reliefs de La pièce à traiter. D'autre part, le procédé de nickelage par voie chimique permet d'assurer une pénétration superficielle de l'acier au carbone par le nickel et par conséquent dtobtenir une adhérence excellente pouvant être garantie dans le temps. Une chaudière de récupération du type décrit ci-dessus pourra être alimentée par un fluide de chauffage corrosif et/ou exempt d'impuretés. Le revêtement de nickel permet d'éviter l'entraînement par ledit fluide d'impuretés induites par les surfaces de la chaudière. Ces surfaces sont en effet d'une propreté parfaite. Une application particulièrement intéressante du procédé selon l'invention est la réalisation d'une chaudière alimentée en chaleur par de l'air chaud comprimé exempt d'impuretés que l'on désire recueillir propre à la sortie de la chaudière. I1 va de soi que l'invention est applicable à tout autre type de chaudière de récupération que celui décrit. Le métal de base de la chaudière peut être de l'acier au carbone ou tout autre matériau présentant des qualités similaires, et notamment d'un prix avantageux. REVENDICATIONS 1 - Procédé de protection des surfaces d'une chaudière de récupé ration en contact avec un fluide chauffant corrosif et/ou exempt d'impuretés, caractérisé en ce que l'on munit lesdites surfaces d'une couche de revêtement en nickel. 2 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la couche de revêtement est obtenue par nickelage par voie chimi que. 3 - Chaudière de récupération obtenue par l'application du procédé suivant l'une des revendications l ou 2, caractérisée en ce que les surfaces de la chaudière en contact avec le fluide chauffant sont revêtues d'une couche de nickel. 4 - Chaudière de récupération suivant la revendication 3, consti tuée par une enveloppe cylindrique délimitant une chambre de vaporisation dans laquelle est immergé au moins un faisceau de tubes montés entre deux plaques tubulaires séparant ladite chambre des boites d'entrée et de sortie du fluide chauffant, caractérisée en ce que les surfaces internes des tubes, de la boîte d'entrée et de la boîte de sortie sont munies d'une couche de revêtement en nickel.