L'invention se rapporte aux dispositifs de pesage dynamique et plus précisément à des perfectionnements à des dispositifs de ce genre permettant de peser des objets en mouvement de poids relativement faibles, avec une cadence nominale de pesée aussi élevée que possible, tout en maintenant la précision recherchée par les utilisateurs. Le brevet français No. 1.423.144 décrit un dispositif de pesée dynamique pour wagons de chemin de fer. Un tel dispositif comprend un pont-bascule à plan incliné, équipé de cellules à jauges de contrainte disposées sous les longerons du pont. Les signaux produits par ces cellules sont représentatifs à la fois du poids statique du wagon, de ses oscillations verticales sur ses amortisseurs et des oscillations de résonance des longerons du pont. L'amplitude des signaux représentatifs de ces oscillations verticales peut égaler 20% de celle du poids statique du wagon, avec une fréquence de quelques Hertz et celle des oscillations de résonance des longerons du pont, une amplitude correspondant à 1% de ce même poids statique, avec une fréquence de quelques dizaines de Hertz.Dans un tel système de pesage dynamique, le problème de ltélimination des signaux parasites dus aux oscillations verticales du wagon est de beaucoup le plus important. Cette élimination est obtenue en deux temps tout d'abord au moyen d'un filtre passif passe-bas å deux pales qui atténue fortement les signaux représentatifs des oscillations verticales du wagon et ensuite au moyen d'un circuit d'intégration auquel est appliqué le signal filtré, pendant un intervalle de temps comprenant plusieurs alternances de ces oscillations mais avec un décalage important par rapport à l'instant initial d'engagement total du wagon sur le pont-bascule, de façon à tenir compte du retard de transfert du filtre.Dans ces conditions, la cadence maximale de pesée est à peu près d'une toutes les cinq ou six secondes, l'erreur résiduelle théorique due aux signaux parasites étant au plus de 0,15%. Un tel système résoud le problème particulier du pesage des wagons en mouvement, mais dans le cas de pesage dynamique d'objets de faible poids (de dix grammes à dix kilogrammes par exemple) produits par les diverses chines de fabrication de l'industrie, l'élimination des signaux parasites et la valeur élevée des cadences de pesée recherchées, constituent des problèmes très différents de ceux posés par le pesage dynamique des wagons. Tout d'abord au lieu d'un pont-bascule reposant sur des cellules de charge à jauges de contrainte, le transducteur de poids sera par exemple du type décrit dans le brevet français No. 1.532.022. De tels transducteurs comportent également des jauges de contrainte mais celles-ci sont montées sur des barreaux ajourés, horizontalement disposés travaillant en flexion et non plus sur des pieds massifs travaillant en compression comme dans le cas des cellules de charge soutenant les longerons du pont-bascule. Dans ces conditions, la sensibilité de ces transducteurs adaptés à des. poids de faibles valeurs, est particulièrement élevée.et un signal parfaitement utilisable est encore engendré par une charge de dix grammes placée sur un transducteur dont la charge nominale est de un kilogramme.Les défauts d'une telle performance apparaissent immédiatement : l'amplitude et l'acuité des oscillations de résonance de ce type de transducteur sont particulièrement importantes, même dans le cas de la charge nominale. Comme par ailleurs il est en général nécessaire de faire glisser l'objet à peser sur le plateau de pesée du transducteur pour éviter l'erreur qu'apporterait la résistance à la déformation d'un tapis transporteur (erreur non négligeable dans le cas de poids de quelques centaines de grammes que l'on veut mesurer à mieux qu'un pour cent) il s'en suit que l'espèce de diapason que constitue chaque élément sensible du transducteur est constamment excité par les frottements irréguliers de l'objet glissant sur le plateau de pesée.Dans ces conditions, au cours de la traversée du plateau de pesée par un objet en glissement, un signal de frottement à fréquence relativement basse (fonction de la vitesse de glissement de l'objet et de la densité des irrégularités de sa surface) et à l'amplitude aléatoire, se combine aux signaux de résonance du transducteur chargé pour constituer un signal parasite permanent. En outre, comme il est impossible de réaliser une planéité parfaite entre les plateaux d'arrivée et d'évacuation associés au plateau de pesée, dans le cas d'un objet à paroi dure, il faut ajouter au signal parasite permanent ci-dessus les signaux parasites occasionnels provoqués par les chocs importants qui se produisent aux instants où les bords avant et arrière de l'objet prennent successivement contact avec le plateau de pesée et, dans une mesure moindre, à l'instant où le bord avant de l'objet prend ensuite contact avec le plateau d'évacuation. L'amplitude crête des signaux de résonance provoqués par de tels chocs peut égaler jusque 50 et même 100% de la valeur maximale du signal de pesée proprement dit.Quant à 1 t amplitude maximale des signaux de frottement combinés aux signaux de résonance du transducteur chargé, elle peut égaler jus- que 5 et même 10% de l'amplitude maximale du signal de pesée. Dans ces conditions, le signal de mesure brut engendré par le transducteur pendant le passage d'un objet sur le plateau de pesée est constitué d'une part du signal de pesée proprement dit comprenant un paler central associé soit à deux rampes latérales respectivement montante et descendante si l'objet est à paroi souple soit à deux marches latérales si l'objet est à paroi dure, lesdites marches étant de durée variable en fonction des instants effectifs de basculement de I'objet sur les plateaux de pesée et d'évacuation et d'autre part, d'oscillations aux amplitudes plus ou moins erratiques à la fréquence de résonance du transducteur chargé, l'amplitude instantanée de ces oscillations étant déterminée par l'importance des chocs engendrés auxdits instants de basculement et par celle des excitations provoquées par le frottement de l'objet sur le plateau. Le filtrage de tels signaux parasites ne poserait pas de problème particulier si le temps de passage de l'objet sur le plateau de pesée.(c'està-dire la durée du palier central du signal de pesée) ne devait pas titre réduit au minimum. Une telle réduction est en effet nécessaire pour obtenir les cadences nominales de pesée imposées par certaines channes de fabrication de l'industrie. A titre d'exemple, on notera des cadences de cinq pesées/seconde pour des objets de cinq à quinze centimètres de long pesant un kilogramme ou encore de dix pesées/seconde pour des objets de même longueur pesant deux cents grammes. Un premier obJet de l'invention est de réaliser un dispositif de pesage dynamique des petits obJets de faibles poids produits par les chatnes de fabrication de l'industrie permettant d'atteindre des cadences de pesée nominales aussi élevées que les cadences de production de ces chatnes, tout en conservant une précision de mesure supérieure au pour cent. Un second objet de l'invention est de réaliser un dispositif de pesage dynamique d'objets de poids quelconques dont les vitesses de passage peuvent varier de zéro à une valeur maximale relativement élevée, tout en conservant une précision de mesure supérieure au pour cent. Selon l'invention, un dispositif de pesage d'objets an mouvement, du genre comportant un transducteur de poids suivi d'un filtre passe-bas ltipale, et un interrupteur associé à un circuit d' intégration, ledit interrupteur étant placé sous la dépendance d'un circuit de commande recevant une impulsion de déclenchement produite par un détecteur de passage, est caractérisé en ce que, pour obtenir une fréquence nominale de pesée donnée, - ledit transducteur, chargé par l'objet de poids nominal du lot à peser, présente une fréquence nominale de résonance située au moins à trois octaves au-dessus de ladite fréquence nominale de pesée, - ledit filtre passe-bas est du type actif et comporte au moins trois palets, la fréquence de coupure dudit filtre étant sensiblement située à deux octaves au-dessus de ladite fréquence nominale de pesée, ladite fréquence nominale de résonance étant elle-a8se autant que possible située à moins de deux octaves et demie au-dessus de la fréquence de coupure du filtre en fonction de l'acuité de résonance du transducteur, - et dans ledit dispositif, trois intervalles de temps remarquables sont définis en fonction du retard de transfert du filtre : la durée minimale d'engagement total de l'objet sur le plateau de pesée est sensiblement égale à O,8 fois ledit retard de transfert, le décalage minimal du début de fonc- tionnement du circuit d'intégration par rapport au début dudit engagement total, sensiblement égal à 0,6 fois ledit retard et, la durée minimale de fonctionnement dudit circuit d'intégration sensiblement égale à 0,6 fois ce même retard. Grâce à ces dispositions, on optimise les relations entre les paramètres caractéristiques dtun dispositif de pesage dynamique notamment pour des objets de faibles poids. A cet effet, le transducteur de poids est tout d'abord construit de manière à posséder à la fois une excellente sensibilité et une fréquence de résonance pour la charge nominale située de trois à cinq octaves environ au-dessus de la fréquence nominale de pesée.En fonction de l'acuité obtenue pour la résonance du transducteur chargé par un objet de poids nominal, la fréquence de coupure du filtre est déterminée, l'objectif étant de rapprocher autant que possible la fréquence nominale de pesée de la fréquence nominale de résonance du transducteur chargé. Selon l'invention la fréquence nominale de pesée peut se rapprocher jusqu'à trois octaves de la fréquence nominale de résonance du transducteur chargé lorsque celui-ci présente un amortissement important. Ce n'est toutefois pas le cas général et, en pratique, les deux fréquences sont séparées par au moins quatre octaves.Mais suivant l'invention, cette distance est minimisée, d'une part en fixant les caratEris- tiques du filtre passe-bas utilisé, en fonction de la position de sa fréquence de coupure par rapport à la fréquence nominale de pesée et en fonction de l'atténuation minimale appliquer à la fréquence nominale de résonance du transducteur chargé, et, d'autre part, en prenant le retard de transfert A apporté par le filtre ainsi déterminé, comme unité de mesure pour les valeurs minimales des trois intervalles remarquables du dispositif selon l'invention la durée de l'engagement total de l'objet sur le plateau de pesée, le décalage de l'instant initial d'intégration du signal filtré par rapport au début dudit engagement total et la durée de cette mAeme intégration. Dans ces conditions, malgré la suppression par le filtre de nombreux harmoniques de la fréquence de pesée contenus dans le signal de pesée (et donc l'arrondissement des angles initialement présentés par le signal de pesée brut) et malgré le retard de transfert du filtre, la partie centrale du signal de mesure filtré présente un état tout à fait satisfaisant pour permettre k un échantillon de signal réellement représentatif du poids de l'objet d'autre prélevé dans des conditions acceptables. On notera tout d'abord que l'expérience a montré que la durée minimale d'intégration 0,6 A prévue selon l'invention est en général suffisante pour parfaire 11 action du filtre en ce qui concerne la fréquence de résonance du transducteur chargé mais aussi pour permettre de totalement éliminer dans la mesure finale, les effets des résidus des signaux erratiques d'excitation (frottements et chocs) à fréquence liée à la vitesse de glissement de l'objet qui étaient combinés aux signaux à ladite fréquence de résonance. En ce qui concerne le décalage de 1 t instant initial d'échantillonnage et d'intégration du signal de mesure filtré par rapport à l'instant initial d'engagement total de l'objet sur le plateau de pesée on notera que la durée minimale 0,6 A prévue selon l'invention pour ce décalage, conduit la fenêtre d'échantillonnage ainsi réalisée à empiéter assez notablement sur la fin de la réponse transitoire du filtre. Mais l'expérience a également montré d'une manière assez inattendue qu'avec un filtre actif passe-bas dont la réponse à un échelon-unité présente un dépassement appréciable, un tel empiètement était tout à fait acceptable. Quant à la durée effective du palier central du signal de mesure filtré, l'expérience a montré qu t avec un tel filtre, elle est égale à la durée d'engagement total de l'objet sur le plateau de pesée moins la moitié environ du retard ss de transfert du filtre. En se donnant o,8n comme durée minimale de l'engagement total de l'objet sur le plateau de pesée, on obtient 0,3a comme durée -minimale du palier central du signal de mesure filtré. Mais comme la fenêtre d'échantillonnage peut empièter de 0,4 n sur la réponse transitoire du filtre, la durée de cet échantillonnage peut en conséquence égaler 0,7 d ce qui est supérieur à la durée minimale prévue selon l'invention.On notera ici que le nombre de pôles du filtre est rapidement limité par le fait que le retard de transfert du filtre qui en dépend directement ne peut être trop élevé puisqu'à son tour, selon l'invention, il détermine directement la durée d'une période de pesée. Selon une caractéristique complémentaire de l'invention, la longueurL du plateau de pesée du transducteur est supérieure à 1,5 fois la longueur 1 des objets les plus longs du lot à peser et la vitesse nominale d'avancement V de ces objets est choisie de façon que leur durée d'engagement total sur ledit plateau soit au plus de 1,6 fois le retard de transfert du filtre utilisé. Selon une caractéristique complémentaire de la précédente, la longueur du plateau de pesée du transducteur est inférieure à trois fois la longueur nominale des objets du lot à peser. Grâce à ces dispositions, pour un plateau de pesée de longueur relative minimale, du fait que (L - 1)/V = 1,6lui et L/1 = 1,5 on obtient une période nominale de pesée (L + 1)/V = 8E au plus. Dans le cas où, pour des raisons diverses, la vitesse réelle d'avancement des objets serait de cinquante pour cent supérieure à la vitesse nominale, la période de pesée stabaisserait jusqu'à égaler 5,3 A cependant que la durée de l'engagement total de l'objet sur le plateau descendrait alors à 1,1t environ, soit un tiers au-dessus de la durée minimale o,8 prévue selon l'invention.De même pour un plateau de pesée de longueur relative maximale une période nominale de pesée de 3,2 A au plus est obtenue, la période stabaissant à 2,1E pour une vitesse égale à 1,5 fois la vitesse d'avancement nominale. On voit donc que l'allongement relatif du plateau de pesée permet paradoxalement d'augmenter la fréquence de pesée. Ceci bien entendu a une limite, laquelle est fixée par la vitesse maximale de manipulation ou d'avaneement des objets au sortir des channes de fabrication. En pratique, une telle vitesse est d'environ 2 m/sec. Selon une autre caractéristique eompléentaim de l'invention, la distance entre le détecteur de passage et le bord amont du plateau de pesée excède la longueur nominale des objets d'une valeur égale au produit de la vitesse nominale d'avancement des objets par au plus 1,2 fois le retard de transfert du filtre. Selon une autre caractéristique complémentaire de llinvention, le circuit de commande dtintégration est adapté à produire une impulsion de durée nominale égale au plus à 1,2 fois le retard de transfert du filtre. Grâce à ltensemble des dispositions précédentes, l'instant initial et la durée d'échantillqnnage du signal de mesure filtré ainsi choisis réalisent une optimisation des conditions de la pesée. Selon une autre caractéristique de l'invention, les plateaux d'arrivée, de pesée et d'évacuation présentent un coefficient de frottement aussi faible que possible et en outre forment ensemble un plan sensiblement parfait, incliné de 5 à 150 par rapport à lthorizontale. Selon une autre caractéristique de l'invention, le filtre actif utilisé est du type Eutterworth à au moins trois et au plus quatre palets. Selon une autre caractéristique de l'invention, le filtre actif utilisé est du type Bessel à au moins quatre et au plus six pales, les durées minimales des intervalles de temps remarquables du dispositif étant, dans ce cas, majorées d'un tiers environ. Selon une première forme de réalisation de l'invention, le circuit de commande dtintégration est adapté à délivrer un signal de durée constante et ledit circuit d'intégration comprend un convertisseur tension-fréquence et un compteur d'impulsions, l'ensemble étant adapté à fournir un signal numérique exprimant le poids statique de l'objet pesé, en une unité standard déterminée. Grâce à ces dispositions, on réalise avec un minimum de composants un dispositif de pesée dynamique répondant à de nombreux besoins de l'industrie. En pratique, la durée constante de l'intervalle d'intégration sera fixée à une valeur voisine de 0,8 e . Dans le cas d'objets avançant à leur vitesse nominale, cette durée permettra de filtrer efficacement les résidus des signaux de frottements et de chocs superposés au signal de pesée filtré. Si la vitesse réelle d'avancement des objets est considérablement inférieure à leur vitesse nominale, la fréquence de ces signaux résiduels diminuera proportionnellement et dans ce cas l'efficacité de l'intégration à leur égard de même que la précision finale de la mesure seront diminuées.Par contre, dans le cas où la vitesse réelle d'avancement des objets serait considérablement supérieure (de 50 par exemple) à leur vitesse nominale, ltefficacité de l'intégration à l'égard des signaux résiduels de frottements et de chocs liés à la vitesse d'avancement serait améliorée, mais alors l'intervalle d'intégra- tion déborderait le palier central du signal de mesure filtré et empièterait sur la rampe descendante, ce qui aurait pour effet de diminuer notablement la valeur du poids statique mesuré. De telles diminutions de la précision des mesures en fonction des cadences de pesée peuvent toutefois être supprimées en mettant en oeuvre l'en- seignement du brevet français No. 72.31713. Selon une seconde forme de réalisation de l'invention, un second détecteur de passage est disposé en aval du précédent et un second circuit dtintégration est prévu, les impulsions fournies par lesdits détecteurs étant respectivement appliquées en commande d' & ts actif et passif à une bascule bistable constituant le circuit de commande des deux circuits d'intégration, ledit second circuit d'intégration recevant un signal d'entrée constant et des moyens étant prévus pour diviser le signal de sortie du premier circuit d'intégration par le signal de sortie du second, de façon à fournir un signal représentatif du poids statique de l'objet. Selon une caractéristique particulière de cette seconde forme de réalisation de l'invention, les circuits d' intégration sont du type analogique et les moyens pour diviser le signal de sortie du premier par celui du second, comprennent un circuit pour appliquer en décharge au premier circuit dtintégra- tion un courant proportionnel au signal de sortie du second, une seconde bascule bistable adaptée à passer à l'étant actif à l'instant d'application de ce courant de décharge et un comparateur d'amplitudes placé à la suite du premier circuit d'intégration et adapté à délivrer une impulsion de sortie au moment où le signal de sortie du premier circuit d'intégration retrouve un niveau de repos déterminé, ladite impulsion de sortie étant appliquée en blocage à ladite seconde bascule bistable, laquelle délivre ainsi une impulsion de mesure de durée proportionnelle au poids statique de l'objet pesé. Selon une autre caractéristique particulière de l'invention, pour rendre le dispositif susceptible de peser des obJets à l'arrêt, celui-ci comprend un second comparateur d'amplitudes dont les deux entrées sont respective ment reliées à la sortie du second circuit d'intégration et alune source de tension de seuil, d'amplitude inférieure b la tension de saturation dudit second circuit d'intégration, 11 impulsion de sortie dudit second comparateur étant utilisée en parallèle avec celle produite par le second détecteur de passage. Grâce à cette seconde forme de réalisation, les variations de la durée du temps d'engagement total de 11 objet sur le plateau de pesée provenant des variations de la vitesse de glissement de l'obJet, sont sans effet sur la mesure puisque la durée du temps d'intégration du signal de pesée échantillonné est pour les vitesses élevées d'abord modifiée en fonction inverse de cette vitesse de glissement puis compensée en conséquence. En dessous d'une vitesse d'avancement donnée, égale à une valeur de transition fixée par la tension de seuil du second comparateur d'amplitudes, le temps d'intégration est constant mais la qualité de la mesure n' est pas modifiée pour autant, la précision généralement obtenue étant de 0,5% de l'arrGt à la vitesse nominale. Les caractéristiques et avantages de l'invention apparattront d'une manière plus précise à la suite de la description ci-aprbs donnée uniquement à titre d'exemple non limitatif en référence aux dessins annexés dans lesquels: - la figure 1 représente schématiquement les éléments mécaniques du dispositif de pesée dynamique selon 11 invention, - les figures 2 et 3 représentent respecitivenrent une première et une seconde forme de réalisation de l'invention, - la figure 4 représente en A un signal de mesure brut1 en B un signal de mesure filtré, en C le signal de commande d'échantillonnage associé et en D une échelle de temps. Selon la figure 1, sur un socle massif 10 sont disposés, bord à bord mais sans contact, un plateau d'arrivée 12, un plateau de pesée 14 monté sur un transducteur de poids 16 et un plateau d'évacuation 18. Les trois plateaux forment sensiblement ensemble un plan incliné de 5 à 15 par rapport à l'horizontale, leur surface supérieure présentant un coeffioiicnt de frottement aussi faible que possible (revêtement de PTFE ou plaque d'acier inoxydable poli). Au niveau du tiers aval du plateau de pesée 14 est placé un premier détecteur de passage 20 de type photoélectrique et un peu au-delà du bord amont du plateau d'évacuation un second détecteur de passage 22 identique au premier.Chacun de ces détecteurs engendre une impulsion de courte durée à l'instant où un objet 21 coupe le faisceau lumineux associé. Selon la figure 2, les bornes de sortie du transducteur 16 sont connectées à 11 entrée d'un amplificateur 24 suivi d'un filtre actif passe-bas 26, ledit filtre étant lui-même suivi d'une porte analogique 28, d'un convertisseur tension-fréquence 32 et d'un compteur d'impulsions 34, la porte 28 étant eom- mandée par le signal de sortie d'une bascule monostable 30 déclenchée par le détecteur de passage 20.Le filtre actif 26 ci-dessus est dans le cas de l'ex- emple décrit, le modèle F1T-LP4B50 fabriqué par la société américaine Datel Systems Ino. C'est un filtre actif du type Butterworth à quatre pôles dont la fréquence de coupure est fixée au moyen de quatre résistances d'accord identiques respectivement insérées dans les quatre éléments du filtre, La valeur en kilohms de ces résistances est R = 2(Fo/Fc - 1), avec Fo = 50 Hz dans le cas du modèle choisi et Fe, la fréquence de coupure à réaliser. Selon la figure 3, les éléments 16 - 24 - 26 et 28 de la figure 2 sont repris, la porte 28 étant commandée par une bascule bistable de transit 36 dont dont la borne de commande d'état actif S est reliée au détecteur de passage amont 20 et la borne de commande d'état passif R, à la sortie d'une porte OU 23 dont une entrée est reliée au détecteur aval 22. A la suite de la porte 28 est disposé un premier intégrateur analogique 38 suivi d'un comparateur d'amplitudes 48 (recevant par ailleurs un niveau zéro) adapté à délivrer une impulsion de sortie lorsque ses deux niveaux d'entrée sont égaux.La bascule de transit 36 commande le fonctionnement d'une autre porte analogique 42 disposée entre la source de tension 40 qui alimente le transducteur 16 et un second intégrateur 44, luimAettte suivi d'un second comparateur d'amplitudes 49 (identique au premier 48) recevant par ailleurs une tension de seuil VS un peu inférieure au niveau de saturation du second intégrateur 44. La sortie du comparateur 49 est reliée à la seconde entrée de la porte W 23. La sortie du second intégrateur 44 peut par ailleurs Autre appliquée en décharge à l'entrée du premier intégrateur 38 à travers une autre porte analogique 46.Cette porte 46 est commandée par une bascule bistable de mesure 50 dont les bornes de commande d'états actif et passif sont respectivement reliées au détecteur de passage aval 22 et à la sortie du comparateur d'amplitudes 48, laquelle sortie est par ailleurs connectée à la borne de remise à zéro Z du second intégrateur 44. La bascule bistable de mesure 50 commande en outre le fonctionnement d'une porte logique 54 disposée entre une horloge 52 et un compteur d'impulsions 56 dont la borne de remise à zéro Z est en général reliée au détecteur amont 20. A la figure 4 est représenté en A un exemple de signal de mesure brut produit par un transducteur de poids traversé par un objet. Dans le cas du signal représenté, le transducteur comporte des éléments sensibles constitués par des barreaux ajourés munis de jauges de contrainte, lesdits barreaux étant horizontalement disposés et travaillant en flexion. Le plateau de pesée 14 associé au transducteur 16 a une longueur L = 16 cm et l'objet qui est une botte métallique cylindrique à fond cerclé pesant un kilogramme a un diamètre 1 = 10 cm. La vitesse de glissement de l'objet sur le plateau incliné est V = 80 cm/sec, la durée du signal produit étant de (L + 1)/V = 325 ms, à partir de l'instant to où l'objet commence à pénétrer sur le plateau.Une vingtaine de millisecondes après l'instant to, un bord de l'objet prend contact avec le plateau de pesée et un premier choc est créé (tl). La réponse du transducteur à cet échelon-unité est essentiellement une première marche M1 à laquelle est superposée une oscillation amortie à la fréquence de résonance du transdcuteur partiellement chargé par l'objet. Puis à l'instant t2 = 125 ms, l'objet s'engage en totalité sur le plateau de pesée et un second choc est produit : le palier P apparatt dans le signal de pesée et à ce palier est bien entendu superposé un signal à la fréquence de résonance du transducteur chargé par la totalité de l'objet.Dans le cas du transducteur utilisé, cette fréquence de résonance est de 80 Hz pour un objet de un kilogrammeetde 160 Hz pour un objet de 200 grammes. Comme on le voit sur la figure 4A la première partie du signal oscillant superposé au palier P est essentiellement une oscillation amortie, c'està-dire la réponse du transducteur au choc créé par l'objet au moment où il s' engage en totalité sur le plateau de pesée.A cette oscillation amortie s'ajoutent les excitations engendrées par le frottement de l'objet glissant sur le plateau de pesée : ces excitations provoquent tout d'abord certaines irrégularités dans l'oscillation amortie ci-dessus, puis l'apparition d'une autre série d'oscillations aux amplitudes erratiques, le tout constituant un signal à la fréquence de résonance du transducteur chargé, auquel se combine un signal de bruit (chocs et frottement) de fréquence liée à la vitesse de l'objet et en moyenne nettement inférieure à la précédente. Sur l'échelle de temps est représenté l'instant t3 = L/V = 200 ms. A cet instant le bord avant de l'objet franchit le bord aval du plateau de pesée. Mais comme on le voit sur la représentation du signal de mesure brut de la figure 4A, aucun changement notable de son amplitude ne se produit pour autant à cet instant. En effet, le bord avant de l'objet ne prend contact avec le plateau d'dvacuation qu'i l'instant t4 soit dans le cas du signal représenté, 50 ms après t3, la durée réelle du palier central du signal de mesure brut est dans ces conditions de 125 ms au lieu des 75 ms théoriques : (L - 1)/V. A cet instant t4 débute une seconde marche M2 qui se continue plus ou moins en une rampe descendante à laquelle sont à nouveau superposés des signaux parasites d'amplitudes erratiques de fréquence égale à la fréquence de résonance du transducteur partiellement chargé par l'objet en cours de pesée On notera ici que grâce à l'inclinaison et à l'état de surface des plateaux d'arrivée de pesée et d'évacuation en dépit des variations notables dtun objet à l'autre du coefficient de frottement de leur face inférieure, leur vitesse de glissement est en général très peu diminuée et le plus souvent légèrement augmentée (jusque 10%) au cours valeur traversée de ces plateaux.A instant t5 = 325 ms, ltobjet quitte complètement le plateau de pesée, laissant le transducteur 16 chargé par le seul plateau incliné 14, vibrer à sa fréquence de résonance propre (320 Hz). A la figure 4B est représenté le signal de sortie du filtre actif 26 à l'entrée duquel est appliqué le signal de mesure brut représenté à la figure 4A. Les caractéristiques d'atténuation d'un filtre actif Butterworth à quatre pôles~sont bien connues : 24 dB par octave au-dessus de la fréquence de coupure Fc.Quant à la réponse à un échelon unité d'un tel filtre, elle est déterminée en fonction de l/Fc : tout d'abord un délai de réaction qu; en secondes, dure 0,2/Fa puis une montée régulière qui traverse le niveau unité à 0,7/Fa et qui culmine ensuite1 à l'instant 0,9/Fa à une valeur de 1,1 et finalement une retombée qui retraverse le niveau unité et s'y maintient à peu près, à partir de l'instant l,2/Fc, ce qui donne pour le filtre 26 utilisé un retard de transfert A = 60 ms, dans le cas d'une fréquence de coupure Fc = 20 Hz avec R = 3 sR La figure 4B est une claire illustration de ltefficacité du filtre utilisé : la fréquence (80 Hz) des oscillations de résonance du transducteur chargé, superposées au palier central du signal est située à deux octaves au-dessus de la fréquence de coupure du filtre, elle est donc atténuée de 48 dB. Bien que dans le signal de mesure brut représente l'amplitude crête des oscillations superposées au signal de pesée atteigne plus de 100$ de l'amplitude du palier central de ce dernier, l'amplitude de ces mêmes oscillations dans le signal de mesure filtré est devenue négligeable. Quelques irrégularités à fréquence notablement plus faible que les précédentes apparaissent toutefois sur la partie centrale du signal de mesure filtré représenté en 4B : ce sont les résidus des signaux de choc et de frottement engendrés par 11 objet en glissement sur le plateau de pesée que le filtre n' a pas complètement atténués. La réponse du filtre à un échelon-unité a été décrite plus haut. Elle se traduit dans le signal de mesure filtré par des rampes de montée et de descente et par un allongement de la durée totale du signal filtré par rapport au signal brut sensiblement égal au retard propre du filtre ( ss = 60 ms dans le cas présent : fin en t6 = 385 ms). Quant à la durée (98 ms soit 1,6 L ) du palier central du signal de mesure filtré, représenté à la figure 4B (début en t9 = 182 ms et fin en t10 = 280 ms), elle est notablement supérieure à la durée théorique d'engagement total de objet sur le plateau de pesée (L - 1)/V soit 75 ms ou 1,25 A dans le cas de 11 exemple décrit. On a vu ci-dessus à propos de la durée du palier central du signal de mesure brut que ce prolongement dépend de l'instant *4) de prise de contact de l'objet avec le plateau d'évacuation. Dans le cas du type d'objets pesés (boltes métalliques à fond cerclé) la durée moyenne de ce prolongement a été de 50 ms.Par ailleurs le filtre a pour effet de réduire de 0,5 # environ la durée du palier central du signal de mesure brut qui lui est applique soit dans le cas de l'exemple décrit 30 ms environ. On retrouve dans ce prolongement et dans cette réduction l'explication de la durée réelle du palier central du signal de mesure filtré représenté à la figure 4B. Quant à la figure 4C, elle représente le signal de commande d'intégration délivré par la bascule de transit 36 an réponse aux deux impulsions de commande respectivement engendrées par les détecteurs de passage 20 et 22. Dans le cas de la figure 4C, pour un objet de longueur 1 = 10 cm qui traverse à 80 cm/ sec le plateau de pesée 14 de longueur L = 16 cm > le détecteur 20 étant placé à 14 cm du bord amont du plateau 14 et le détecteur 22 à 3 > 76 cm au-delà de son bord aval, la durée du signal de commande représenté est de 72 ms (soit 1,2 #) et son décalage par rapport à l'instant d'engagement total de l'objet sur le plateau de pesée de 50 ms, soit 0,8 a (début en t7 = 175 ms et fin en t8 = 247 ms).Comme on le voit sur les figures 4B et C, cette impulsion de commande d'intégration est convenablement centrée par rapport au palier central du signal filtré, et de plus sa durée est adaptée à la durée propre de ce palier, une marge de sécurité convenable t3 ms soit OJ55 a dans le cas de l'exemple) étant en outre ménagée entre le front arrière (t8) de l'impulsion et le début (tao) de la rampe aval du signal filtré de manière à toujours prélever un échantillon de signal indépendant de instant exact de basculement de l'objet sur le plateau d'évacuation. On notera bien entendu que l'impulsion représentée à la figure 4C pourrait tout aussi bien être engendrée par le multivibrateur monostable 30 prévu à la figure 2 ou encore par la bascule de transit 36 remise au repos par l'impulssion produite par le second comparateur d'amplitudes 49 lorsque la vites- se d'avancement des objets est inférieure à une valeur donnée. Dans ces deux cas la durée de l'impulsion d'échantillonnage est constante. Dans ces conditions, le signal de mesure filtré (figure 4B) délivré par le filtre 26 est appliqué à travers la porte 28 ouverte pendant 72 ms par le monostable 30, au convertisseur tension-fréquence 32. Comme cette conversion est linéaire, le nombre d'oscillations fournies par le convertisseur 32 au compteur 34 est l'intégrale de l'échantillon de signal filtré prélevé pendant la durée fixe ainsi déterminée. En ajustant en fonction de cette durée la constante propre du transducteur 16 ou de l'amplificateur 24, ou du convertisseur 32, le nombre affiché dans le compteur 34 est une expression numérique du poids statique de l'objet en une unité de poids déterminée.Dans le cas de l'exemple décrit, du fait du temps relativement important disponible pour la mesure, la précision de celle-ci a été nettement meilleure que o, 5%, la cadence de pesée étant toutefois de deux par seconde seulement ce qui est notoirement insuffisant pour de nombreuses applications industrielles. En augmentant de 50% la vitesse de défilement de l'objet, la cadence de pesée atteint 3 pesées/ sec, mais la précision de la mesure est notablement diminue. Elle ne peut être conservée dans ce cas particulier qu'en faisant appel au dispositif de traitement de signaux selon la figure 3. En effet, dans le cas d'une telle vitesse de défilement, la durée d'engagement total de l'objet sur le plateau de pesée étant réduite d'un tiers, il faut pour éviter que dans certains cas l'intervalle d'intégration n'empiète notablement sur la rampe descendante du signal de mesure filtré, réduire de la mbeme façon la durée de l'échantillon de signal filtré appelé à être intégré. Ceci est automatiquement réalisé par le double dispositif de détection de passage utilisé à la figure 3. Selon la figure 3, le signal filtré échantillonné est intégré en 38 pendant que l'intégrateur 44 engendre de son côté un signal dont l'amplitude finale sera proportionnelle au temps d'intégration fixé par la bascule bistable de transit 36. Lorsque le détecteur de passage aval 22 fonctionne, une impulsion est produite qui ramène la bascule de transit 36 à l'état passif et déclenche le fonctionnement de la bascule de mesure 50.A son tour, la bascule de mesure 50 ouvre la porte 46 qui permet au signal engendré par l'intégrateur de transit 44 d'être appliqué en décharge à l'entrée de l'intégrateur de mesure 38. L'instant de retour de cet intégrateur 38 à son niveau de repos est détecté par le comparateur d'amplitudes 48 qui à cet effet produit une impulsion de sortie qui ramène au repos la bascule de mesure 50 et à zéro l'intégrateur de transit 44.La durée de fonctionnement de la bascule de mesure 50 est proportionnelle au poids statique de l'objet. En effet, les signaux initialement emmagasinés par les intégrateurs de mesure 38 et de transit 44 sont respectivement proportionnels au produit du poids statique P de l'objet par la durée d'intégration I et à cette meme durée I cependant que les opérations décrites (décharge d'un intégrateur et détection de i instant de son retour à un niveau de repos) constituent ensemble comme cela est bien connu, la division du premier signal (P.I) par le second (I).On notera ici que du fait des variations simultanées de la vitesse de défilement des objets et de la fréquence des signaux parasites de chocs et de frottement, la durée de l'intégration du signal échantillonné est toujours suffisante pour supprimer l'influence desdits signaux parasites dans la mesure finale. Pendant toute la durée de fonctionnement de la bascule de mesure 50, la porte 54 est ouverte de sorte que pendant cette durée, le nombre d'impulsions fournies par l'horloge 52 et comptées par le compteur 56, est une expression numérique du poids de l'objet. Par ailleurs, on notera qu'en alimentant le transducteur 16 et l'intégrateur 44 par une même source 40, la stabilité de cette source n'a pas besoin d'être grande puisque, grâce à l'opération de division réalisée, les effets de ses variations sur la mesure sont compensés. On va maintenant étudier les résultats des mesures réalises avec le dispositif décrit, lorsqu'il est alimenté par des objets de longueur 1 = lOcm animés d'une vitesse de 120 cm/sec. Tout d'abord on notera que le temps théorique d'engagement total de l'objet sur le plateau de pesée 14 (L = 16 cm) est (L - 1)/V = 50 ms, ce qui est à peu près la durée minimale o,8,a prévue cidessus. Quant au retard du début de l'intégration par rapport à 11 instant d'engagement total de l'objet sur le plateau de pesée, il égale 33 ms, ce qui est un peu inférieur à la valeur minimale 0,6 ss prévue ci-dessus.De son c3té, la durée d'intégration devient égale à 48-ms soit un tiers de plus que la durée minimale 0,6 A fixée ci-dessus. De ceci il apparat que la durée théorique d'engagement total de l'objet sur le plateau et la durée d'intégration sont sensiblement égales. Comme le filtre a pour effet de diminuer de O,5A environ la durée du palier central du signal de mesure brut qui lui est appliqué, une telle égalité semblerait ne pas devoir donner une précision acceptable à la mesure. Or une précision de 0,5% a été obtenue sur des mesures répétées.Cela vient du fait que la durée réelle d'engagement total de l'objet sur le plateau est, dans le cas des objets à paroi dure pesés, toujours nettement supérieure à sa durée théorique et toujours suffisante pour permettre à l'échantillon de signal prélevé dtAetre correctement situé par rapport au palier central du signal de mesure filtré. Dans le cas présent en effet, l'allongement de la durée du palier central du signal de mesure brut par rapport à sa valeur théorique est un peu supérieure à 30 ms (0 > 5 a ). Comme le filtre a également pour effet de diminuer la durée de ce palier central de 0,5 ss environ, on voit que la durée effective du palier central du signal de mesure filtré est sensiblement égale à la durée théorique du palier central du signal de pesée brut.Par ailleurs le décalage de l'instant initial d'échantillonnage par rapport à celui d'engagement total de l'objet sur le plateau est un peu inférieur à sa valeur minimale 0,6 d. Dans ces conditions, le front arrière de l'impulsion d'échantillonnage se trouve situé à peu près à 0 > 4 A du début de la rampe descendante du signal de mesure filtré. Une telle marge de sécurité est largement suffisante pour absorber les variations aléatoires de l'allongement de la durée du palier central du signal de mesure brut obtenu au cours de la pesée d'un objet à paroi dure. Dans le cas d' objets à paroi tendre (tranches de viande sous cellophane par exemple) un tel résultat favorable ne pourrait en général astre obtenu.On comprend dès lors la limitation selon l'invention à 0,6 A environ de la durée minimale de l'intervalle d'intégration, En effet, dans le cas d'un plateau de pesée de longueur relative minimale (1,5 fois la longueur de l'objet) lorsque l'on veut pousser la cadence réelle de pesée au-delà de sa valeur nominale, Jusqu'à sa valeur la plus élevée, un tel intervalle d'intégration est suffisant pour permettre d'atteindre une telle cadence avec une précision de mesure acceptable (1% par exemple au lieu de 0,5% pour la cadence nominale). Comme on l'a déjà indiqué, le moyen d'augmenter la cadence nominale de pesée est, du fait des durées minimales fixées ci-dessus aux trois intervalles remarquables du dispositif de pesée selon l'invention, d'augmenter la longueur relative du plateau de pesée jusqu'à plusieurs fois la longueur des objets à peser et d'augmenter en conséquence la vitesse d'avancement de ces obJets sur les plateaux. La limite à une telle progression est la vitesse d'avancement des objets à partir de laquelle leur manipulation devient difficile. Cette vitesse limite est de 2 m/sec environ pour la plupart des objets vendus avec indication de poids, produits par les channes de fabrication de l'industrie. En pratique, compte-tenu de la vitesse-limite ci-dessus > la valeur maximale qu'il convient de ne pas dépasser pour le rapport des longueurs du plateau de pesée et de l'objet à peser est de trois. C'est, à titre de justification la valeur que l'on obtient par exemple dans le cas d'un objet standard de 1.000 gr et de 10 cm de long avançant à la vitesse maximale de 2 m/sec que l'on veut peser à la cadence maximale définie par la présente invention.Dans ce cas en effet, la fréquence de résonance du transducteur chargé à sa valeur nominale (1.000 gr) est de 80 Hz et la fréquence maximale de pesée 5 Hz ( 4 octaves en dessous de la précédente), de sorte que la limite de durée à atteindre pour chaque pesée (L + l)jMMaX = 0,2 sec impose L = 30 cm soit trois fois la longueur des objets. Dans ce cas la durée d'engagement total de l'objet sur le plateau est de 100 ms soit 1,6# la valeur limite supérieure prévue selon l'invention. Comme les caractéristiques nominales du dispositif de pesée selon l'invention sont celles qui permettent un dépassement de 50 environ sur l'un ou l'autre des deux paramètres de la pesée (cadence ou poids), en sacrifiant quelque peu la précision de la mesure, on préfèrera dans le cas présent (1 = 10 cm et P = 1.000 gr) se donner une durée d'engagement total de l'objet assez nettement inférieure à sa valeur limite supérieure (1,2 A par exemple) de façon à ne pas obtenir la cadence nominale de pesée pour la vitesse maximale d'avancement. Avec la durée d'engagement total ci-dessus > on trouve V = 156cm/ sec et L = 21 cm. D'autre part, pour permettre à la cadence de pesée nominale d'un dispositif de pesage dynamique donné construit selon l'invention d'8tre aussi exactement que possible adaptée-au poids moyen unitaire du lot d'objets à peser, on associera au transducteur et au filtre utilisés, deux ou trois groupes de résistances d'accord commutables, de façon d modifier la fréquence de coupure du filtre en fonction de 1a fréquence de résonance du transducteur chargé par un objet standard du lot à peser. Dans le cas du transducteur utilisé dans l'exemple décrit ci-dessus > les fréquences de résonance de ce transducteur respectivement chargé par un objet de 1.000 et 200 grammes sont de 80 et 160 Hz. Dans ces conditions, pour un premier poids nominal d'objets à peser de 1.000 grammes, la fréquence de coupure du filtre Fc = 20 Hz et les quatre résistances d'accord insérées dans le filtre sont de 3 K Q , comme cela a déjà été indiqué. De même pour un second poids nominal d'objets à peser de 200 grammes, la fréquence de coupure du filtre Fc = 40 Hz et les quatre résistances d'accord seront de 0,5 gR. Grâce à une telle commutation, avec un m transducteur équipé du même plateau, la cadence nominale de pesée d'objets de poids standard égal à 200 gr peut être deux fois supérieure à celle d'objets de m & e longeur pesant 1.000 gr. L'invention n'est bien entendu pas limitée au dispositif décrit cidessus à titre d'exemple. Tout d'abord, on notera que du fait que le dispositif de pesée dynamique suivant la figure 3 est susceptible de peser des objets dont les vitesses de défilement vont de zéro à une vitesse maximale relativement élevée, on dispose d'un moyen de mesurer la charge à 11 essieu de véhicules en tous genres (wagons et camions notamment) sans leur imposer la moindre contrainte en ce qui concerne la vitesse. A cet effet on utilisera comme transducteur, un plateau de pesée étroit transversalement disposé par rapport au chemin suivi par le véhicule. Le poids total du véhicule est fourni par 11 accumulation dans le compteur 56 des poids des différents trains de roues.La remise à zéro du compteur au début de la pesée d'un nouveau véhicule se fera manuellement ou automatiquement au moyen par exemple d'un troisième détecteur photoélectrique disposé de manière convenable. Par ailleurs, au lieu du filtre actif de type Butterworth à quatre polos décrit, un filtre semblable à trois pôles pourrait être utilisé, sa moindre atténuation par octave pouvant être compensée par un abaissement relatif (jusqu'à une demi-octave) de sa fréquence de coupure. De même, au lieu d'un filtre Butterworth, un filtre actif du type Bessel à quatre, cinq ou six pôles pourrait être utilisé. Dans ce cas, l'atténuation par octave est pour les deux premières octaves plus faible que dans l'exemple décrit mais ceci est compensé par le fait que le retard de transfert du filtre (A5 - 0,8/fi) est, pour une meme atténuation de 48 dB de la fréquence à supprimer (cas d'un filtre à six pôles) inférieur d'un tiers à celui du filtre décrit.Cette diminution relative de la durée du retard de transfert des filtres actifs du type Bessel par rapport au type Butterworth jointe au fait que la réponse à un échelon-unité des filtre Bessel ne présente pas de dépassement, expliquent pourquoi les valeurs minimales des trois intervalles de temps remarquables du dispositif de pesée selon l'invention, doivent pour conserver les performances dudit dispositif être selon l'invention, supérieures d'un tiers environ aux valeurs minimales de ces intervalles, fixées pour le cas général. Dans le cas du dispositif de pesage selon la figure 9, on pourra bien entendu, comme à la figure 2, remplacer chaque circuit d'intégration par un convertisseur tension-fréquence associé à un compteur d'impulsions, les comparateurs d'amplitudes devenant des comparateurs numériques cependant qu'un circuit de division numérique est utilisé pour produire le signal numérique représentatif du poids statique recherché. Quant aux plateaux d'arrivée, de pesée et d'évacuation, on pourra dans certains cas particuliers (truites vivantes) utiliser des tubes d'arrivée, de pesée et d'évacuation, des ouvertures diamétralement opposées étant pratiquées dans ces tubes aux endroits convenahles pour permettre la traversée des faisceaux lumineux des détecteurs de passage. REYENDICATIONS 1. Dispositif de pesage d'objets en mouvement comprenant - un transducteur de poids muni d'un plateau de pesée et adapté à produire un signal de mesure brut représentatif du poids des objets pesés - un filtre passe-bas adapté à fortement atténuer la fréquence de résonance du transducteur chargé par un objet de poids nominal et ainsi produire un signal de mesure filtré - un détecteur de passage pour produire une impulsion au moment où un objet arrive en un emplacement déterminé, défini par rapport au plateau de pesée - un circuit-porte pour prélever un échantillon sélectionné dudit signal de mesure filtré - un circuit de commande d'échantillonnage pour faire fonctionner ledit circuit-porte, ledit circuit de commande étant déclenché par l'impul sion délivrée par le détecteur de passage caractérisé en ce que - le détecteur de passage étant disposé au-dessus du plateau de pesée, la distance minimale entre ledit détecteur et le bord amont du plateau de pesée excède la longueur nominale des objets à peser, d'une valeur un peu supérieure à la moitié du produit de la vitesse nominale d'avancement des objets par le retard de transfert du filtre - et en ce que ledit circuit de commande d'échantillonnage comporte des moyens pour faire fonctionner le circuit-porte sensiblement à l'instant d'apparition de l'impulsion délivrée par le détecteur de passage. 2. Dispositif de pesage selon la revendication 1 caractérisé en ce que la distance maximale entre le détecteur de passage et le bord amont du plateau de pesée excède la longueur nominale des objets à peser d'une valeur un peu supérieure à celle du produit de la vitesse nominale d'avan cement des objets par le retard de transfert du filtre. 3. Dispositif de pesage selon la revendication 1 du genre comportant un circuit d'intégration disposé à la suite du circuit-porte, caractérisé en ce que - la largeur minimale du plateau de pesée excède la longueur nomina le des objets à peser d'une valeur un peu inférieure à celle du produit de la vitesse nominale d'avancement des objets par le retard de transfert du filtre - et en ce que ledit circuit de commande d'échantillonnage comporte des moyens pour faire fonctionner le cireuit-porte pendant une durée mini male un peu supérieure à la moitié du retard de transfert du filtre. 4, Dispositif de pesage selon la revendication 3, caractérisé en ce que - la largeur maximale du plateau de pesée excède la longueur nomi nale des objets, d'une valeur un peu inférieure au double de celle du produit de la vitesse nominale d'avancement des objets par le retard de transfert du filtre - et en ce que ledit circuit de commande d'échantillonnage comporte des moyens pour faire fonctionner le circuit-porte pendant une durée maxi male un peu supérieure à celle du retard de transfert du filtre. 5. Dispositif de pesage selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la fréquence nominale de résonance du transducteur chargé par un objet de poids nominal étant située entre trois et cinq octaves au-dessus de la fréquence nominale de pesée, ledit filtre passe-bas est du type actif et comporte au moins trois pôles, avec une fréquence de coupure approxima tivement située à égale distance, comptée en octaves, desdites fréquences de pesée et de résonance nominales, ladite fréquence de coupure étant d'autant plus rapprochée de ladite fréquence de résonance que l'acuité de cette résonance est plus faible. 6. Dispositif de pesage d'objets en mouvement selon la revendication 5, caractérisé en ce que le filtre actif utilisé est du type Butterworth à au plus quatre polies. 7. Dispositif de pesage d'objets en mouvement selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le filtre actif utilisé étant du type Bessel à au moins quatre et au plus six pâles les grandeurs précédemment expri mées en fonction du retard de transfert du filtre sont majorées d'un tiers environ. 8. Dispositif de pesage d'obJets en mouvement selon l'une des revendications 3 à 7) caractérisé en ce que ledit circuit de commande d'échantillonnage est adapté à délivrer une impulsion d'échantillonnage de durée constante et en ce que ledit circuit d'intégration comprend un convertisseur tension fréquence et un compteur d'impulsions, l'ensemble étant adapté à fournir un signal numérique exprimant le poids statique de l'objet pesé, en une unité standard déterminée. 9. Dispositif de pesage d'objets en mouvement selon l'une des revendications 3 à 7, caractérisé en ce qu'il comprend en outre un second détecteur de passage disposé en aval du précédent et un second circuit-porte associé à un second circuit d'intégration, les première et seconde impulsions de déclenchement produites par les premier et second détecteurs étant respec tivement appliquées en commande d'états actif et passif à une première bascule bis table constituant le circuit de commande des deux circuits portes, ledit second circuit d'intégration recevant un signal d'entrée constant et des moyens étant prévus pour diviser le signal de sortie du premier circuit d'intégration par le signal de sortie du second, de façon à fournir un signal représentatif du poids statique de l'objet. 10. Dispositif de pesage d'objets en mouvement selon la revendication 9, carac térisé en ce que, pour autre en mesure de peser des obJets dont la plage des vitesses d'avancement s'étend d'une valeur nulle à une valeur nominale relativement élevée, des moyens sont associés audit second circuit d'inté gration pour produire une troisième impulsion de déclenchement au moment où la valeur du signal emmagasiné dans ledit second circuit dtintégration égale un niveau de référence donné, lesdites seconde et troisième impulsions de déclenchement étant appliquées aux deux entrées d'une porte OU dont la sortie est reliée à la borne de commande d'état passif de ladite première bascule bistable. 11. Dispositif de pesage d'objets en mouvement selon la revendication 9, caractérisé en ce que les deux circuits d'intégration étant du type analo gique, les moyens pour diviser le signal de sortie du premier par celui du second, comprennent : un troisième circuit-porte pour appliquer en décharge au premier circuit d'intégration un courant proportionnel au signal de sortie du second, une seconde bascule bistable pour commander le fonctionnement dudit troisième circuit-porte, ladite seconde impulsion de déclenchement étant appliquée à la borne de commande d'état actif de ladite seconde bascule et un premier comparateur d'amplitudes recevant sur ses entrées le signal de sortie du premier circuit d'intégration et un premier signal de référence et délivrant une quatrième impulsion de déclenchement au moment où ses deux signaux d'entrée sont égaux, ladite quatrième impulsion de déclenchement étant appliquée sur la borne de comman de d'état passif de ladite seconde bascule bistable et sur la borne de remise à zéro dudit second circuit d'intégration, ladite seconde bascule bistable délivrant ainsi une impulsion de mesure de durée proportionnelle au poids statique de l'objet pesé. 12. Dispositif de pesage d'objets en mouvement selon les revendications 10 et 11, caractérisé en ce que lesdits moyens associés au second circuit d'inté gration comprennent un second comparateur d'amplitudes, identique au premier, recevant d'une part la tension de sortie dudit second circuit d'intégration et d'autre part une seconde tension de référence de valeur inférieure à la tension de saturation dudit second circuit d'intégration, la sortie de ladite porte OU étant reliée à la borne de commande d'état actif de ladite seconde bascule bistable. l. Dispositif de pesage d'objets en mouvement selon les revendications 11 ou 12, caractérisé en ce que l'impulsion de mesure fournie par ladite seconde bascule bistable est appliquée à la borne de commande d'un circuit-porte disposé entre une horloge et un compteur d'impulsions, la borne de remise à zéro dudit compteur étant reliée au premier détecteur de passage. 14. Dispositif de pesage d'objets en mouvement selon la revendication 5, caractérisé en ce que ledit filtre actif passe-bas comporte plusieurs groupes de résistances d'accord, adaptés à autre sélectionnés au moyen d'un commutateur, en fonction du poids nominal des objets du lot à peser. 15. Dispositif de pesage d'objets en mouvement selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les plateaux d'arrivée, de pesée et d'évacuation présentent un coefficient de frottement aussi faible que possible et en outre forment ensemble un plan sensiblement parfait, incliné de 5 à 150 par rapport à l'horizontale.