i 2005134 La présente invention a trait aux techniques de liaison de structures tubulaires, plus particulièrement à un raccord étanche perfectionné entre des tubes et des canalisations métalliques étant aussi bien élastique que plastique, ainsi qu'à un 5 procédé et à un.outil pour fabriquer le raccord. Des exemples courants de raccords pour canalisation connus jusqu'à présent sont représentés par ceux qui sont disposés sur des têtes de vis, des brides, et divers autres dispositifs d'assemblage et de liaison. Presque tous ces dispositifs sont com-10 pliqués, ils nécessitent une fabrication précise et ne peuvent pas être réalisés étanches sans l'utilisation d'une ou plusieurs matières d'étanchéification ou de colmatageo Pour cette raison les conditions d'utilisation de canalisation reliées de cette façon sont limitées par les propriétés des matières d'étanchéi-15 fication, quelles que soient les propriétés des canalisations. En outre, le soudage et le brasage pour produire des raccords de canalisation impliquent un équipement relativement onéreux et très spécialisé. Par conséquent, la liaison de canalisation nécessitant une étancliéité au gaz ou à l'eau, comme par exemple 20 les canalisations de gaz et d'arrivée d'eau d'agglomérations, a été jusqu'à présent difficile à réaliser. De plus, certaines canalisations doivent être utilisées à des températures élevées. A titre d'exemple, des canalisations d'injection pour insuffler de l'oxygène dans des fours produi-25 sant de l'acier, sont habituellement utilisées dans des fours à- températures élevées de l'ordre de 1.800°.C, ainsi de telles liaison de ces canalisations sont difficiles à effectuer.Jusqu'à présent, on a relié ces canalisations avec des raccords à vis ou par soudage, mais, étant donné que des matières d'étanchéifi— 30 cation sont utilisées dans ces canalisations, il existe le danger d'une fuite d'oxygène dans le cas de raccords à vis, de brûlage et de rupture des canalisations. De plus, les pertes d'oxygène et les canalisations s'accumulent. En outre, les canalisations cintrées qui restent après l'utilisation ne peu-35 vent pas être reliées à moins qu'elles soient redressées. Dans le cas de raccords soudés, les perles de soudure s'écoulant dans les canalisations altèrent le débit du gaz dans celles-ci. Le principe d'une liaison directe entré des canalisations métalliques conformément à l'invention, comme décrit ci-après, 69 09494 2 2005134 est analogue à celui impliqué dans les techniques connues d'expansion de tubes. A titre d'exemple, on peut obtenir sans l'utilisation de toute matière d'étanchéification en dilatant l'extrémité d'un tube au moyen d'un organe de dilatation pour 5 tube et en pressant l'extrémité du tube contre un trou dans une plaque du tube (ou une feuille tubulaire) et en produisant ainsi une force de contact à réaction élastique, un raccord étanche au gaz de grande sûreté. Toutefois, cette technique de dilatation d'un tube peut être mise en oeuvre seulement à l'extré-10 mité d'un tube en raison de l'agencement de l'organe de dilatation pour tube et ne peut pas être appliquée à des tubes longs ou des tubes cintrés ou inclinés. La présente invention a trait à l'application d'une liaison de couplage directe entre des tubes métalliques suivant un pro— 15 cédé de dilatation des tubes pour la liaison de tubes longs à des tubes longs ou cintrés, à cette fin, elle concerne le procédé inverse qui consiste à contracter radialement les canalisations- Bien que ce principe, en lui-même, soit très simple, la 20 contraction radiale uniforme des canalisations est, en pratique beaucoup plus difficile à obtenir que leur expansion radiale. La plus grande contraction des conduites peut être facilement obtenue, mais avec une contraction non uniforme, on ne peut pas réaliser un raccord étanche. 25 On a décrit dans le brevet japonais Ho. 4-4-0.011 la com pression de canalisations pour produire un raccord, mais, étant donné que l'application de la force n'est pas uniforme et est, de plus, concentrée localement (linéairement), les canalisations ne sont pas comprimées uniformément. Par conséquent, la pres-30 sion de contact n'est pas répartie uniformément, bien qu'une liaison ayant un aspect extérieur d'un raccord pour canalisation puisse être obtenue, il est clair que 1'étanchéification au gaz et au liquide qui constitue les caractéristiques désirées d'un raccord pour canalisation ne peut pas être atteinte. . 35 Toutefois, bien qu'une expansion uniforme des tubes puisse être facilement réalisée avec des processus de dilatation en faisant subir à des rouleaux un mouvement planétaire à mesure qu'ils sont pressés contre la surface intérieure du tube, l'application de ce procédé dans le sens contraire en faisant 69 09494 3 2005134 subir aux rouleaux un mouvement planétaire à mesure qu'ils sont pressés contre la surface extérieure d'une canalisation*ne produit pas la contraction désirée de la canalisation. Contrairement au résultat visé, la paroi de la canalisation est aplatie 5 à l'extérieur et est dilatée par l'action de roulement des rouleaux. L»invention crée s - des raccords étanches entre des structures tubulaires qui peuvent facilement et d'une façon sûre être produits à la mai* na 10 par des personnes non spécialisées sans l'utilisation de toute matière d'étanchéification ou de colmatage. - un procédé et un outil simples pour former des raccords du type mentionné plus haut. - des raccords du caractère mentionné ci-dessus qui peuvent 15 être appliqués à une grande gamme de tubes et de canalisations y compris ceux destinés à conduire des fluides à des pressions élevées et ceux destinés à être employés à des températures élevées. L'invention crée un raccord pour tube fretté entre le pre-20 aier et le second tube étant aussi bien élastique que plastique le diamètre extérieur du second tube étant approximativement égal au diamètre intérieur du premier tube, le raccord étant formé en adaptant une extrémité du second tube dans une extrémité du premier tube, une partie frettée de l'extrémité du pre-25 mier tube étant placée entre deux mâchoires opposées d'un outil de frettage pour canalisation, les mâchoires ayant respectivement des concavités semi-cylindriques se faisant face mutuellement d'un rayon de courbure égal au rayon extérieur de la partie frettée du premier tube après le frettage, la fermeture des mâ-30 choires comprimant radialement le premier tube et provoquant sa contraction par déformation plastique uniforme de façon à ce que la surface intérieure du premier tube au niveau de la partie frettée vienne en contact et soit pressée directement avec une grande force contre la surface extérieure de la seconde canali— 35 sation. On produit, par conséquent, une force de contact rigide par la force de réaction élastique résultante obtenue uniformément entre les surfaces ainsi mises en contact, de telle façon qu'un degré élevé d'étanchéification soit obtenu dans le raccord ainsi 69 09494 4 2005134 formé. L'invention est représentée, à titre d'exemples non limitatifs, aux dessins annexés .sur lesquels : Les fig. 1, 2, 3 et 4 sont des vues latérales en partie 5 arrachées illustrant des parties en coupe longitudinale, des exemples de différents modes de mise en oeuvre de l'invention étant illustrés. Les fig. 5 à 9 sont des vues en coupe transversale expli-catrices représentant la difficulté pour comprimer des canali— 10 sations uniformément. Les fig. 10 à 13 sont des vues en coupe transversale explicatrices montrant les étapes progressives de la formation d'un raccord conforme à l'invention. La fig. 14 est une coupe transversale représentant . *1 C 1'écoulement indésirable de métal en excès qui tend à se produira lorsque la quantité de frettage (contraction) dans une opération est excessive. La fig. 1 illustre le cas d'un raccord rectiligne et indique les états avant et après le frettage ou la compression 20 d'une canalisation pour former le raccord. Une extrémité d'une canalisation courte 1 constituant une liaison, c'est-à-dire, sa partie de compression ou de frettage 5, est reliée par un raccord pour canalisation fretté conformément à l'invention à l'extrémité d'une canalisation 2. L'autre extrémité de la ca— 25 nalisation courte 1, c'est-à-dire sa partie de compression 6 est représentée à la fig. 2 comme étant adaptéé sur l'extrémité d'une autre canalisation 3 en vue d'y être reliée conformément à l'invention. Bien qu'il soit courant de prévoir un jeu 7 entre la 30 surface intérieure de la canalisation extérieure et les surfaces extérieures des canalisations intérieures comme cela est indiqué sur le côté de la partie frettée 6, la quantité de compressioa devient excessive lorsque ce jeu est trop important. Par conséquent, un petit jeu est désirable. Etant donné que.les sur-35 faces de contact des canalisations n'ont pas besoin d'être des surfaces finies avec précision, les produits de corrosion et les matières étrangères doivent être totalement éliminés car ils gênent l'étanchéité par rapport au gaz. . Le raccord pour canalisation de l'invention est extrêmement BAD ORIGINAL 69 09494 5 5 2005134 simple comme l'indique la fig» 1 et est peut coûteux car les > inconvénients des opérations de fabrication comme le raccourcissement des extrémités filetées ne sont pas nécessaires» En outre étant donné qu'il n'est pas utile pour effectuer la liaison 5 d'avoir une opération de vissage, la liaison est grandement facilitée même lorsque les canalisations à relier sont longues ou cintrées» lorsque la partie de compression 5 est comprimée et contractée, elle est pressée avec une force importante sur la par-10 tie correspondante de la canalisation 2, de telle façon qu'une grande force de contact soit produite par la réaction élastique résultante entre les deux surfaces de contact afin d'assurer un état d'étanehéité intime» Par conséquent, aucune matière d'étanchéification n'est nécessaire» De plus, du fait que la 15 canalisation 2 est reliée dans un état dans lequel une de ses parties un peu à l'intérieur de son extrémité est frettée ou comprimée, une partie annulaire 8 près de son extrémité est dilatée radialement comme résultat de la réaction produite» Il en résulte que le jeu entre les canalisations 1 et 2 est fermé 20 positivement et que la partie dilatée radialement 8 produit mène un coin inverse résistant à l'extraction du conduit 2, ce qui a pour effet d'augmenter fortement la résistance du raccord» Dans l'exemple représenté à la fig» 2, une canalisation cintrée ou inclinée 1a faisant un coude relie deux conduites 25 2 et 3 qui sont perpendiculaires l'une à l'autre» Dans un autre exemple, comme illustré à la fig» 3, une canalisation en forme de T 1b relie trois conduites 2, 3 et 4» Il est évident que les caractéristiques désirées du raccord rectiligne décrit ci-dessus par rapport à la fig» 1 sont obtenues aussi 30 dans ces exemples d'un coude et d'un T» Ceci signifie que, .quelle que soit la configuration du raccord, il peut être réalisé effectivement avec une longueur aussi importante que celle d'une extrémité d'une canalisation à relier à une autre pour pouvoir venir s'adapter dans ou sur l'autre extrémité de la canalisation. 35 Une technique très efficace dans la mise en oeuvre de l'in vention consiste à former une ou plusieurs gorges périphériques étroites dans au moins une des deux canalisations à relier, comme les gorges étroites 9 et 10 de la fig» 4» lorsque les canalisations sont ensuite frettées, ces gorges servent d'espaces 69 09494 6 2005134 10 destinés à recevoir le métal en excès produit par la contraction des canalisations (c'est—à—dire la matière de la canalisation en excès due à la diminution de la périphérie des canalisations) Par conséquent, une force de compression inférieure suffit et, étant donné qu'une relation de liaison métal à métal est produite, l'étanchéité au gaz est encore améliorée» Comme cela est mentionné ci—dessus, la compression radiale d'une canalisation pour provoquer sa cort raction uniforme est très difficile à mettre en oeuvre» Une contraction uniforme d'une canalisation peut être obtenue en appliquant une pression uniforme sur celle-ci dans plusieurs directions mais l'application d'une telle pression nécessite-un dispositif compliqué et très important tel qu'une machine de production de canalisation et il n'est pas possible de contracter une canalisation sur une de ses 15 parties limitées à une certaine partie à relier» Une contraction d'une canalisation ayant une uniformité satisfaisant à des fins industrielles, peut être obtenue en appliquant une pression simultanément depuis plusieurs direettefia. comme cela est indiqué à la fig» 5, bien que ce nombre de di-20 rections ne soit pas infini. Toutefois, un appareil pour appliquer une pression suivant plusieurs directions est compEgai» et est volumineux car il doit avoir une résistance suffisante 11 en résulte qu'il n'est pas pratique» Si, en vue de simplifier l'appareil d'application de la 25 pression à des fins pratiques, la partie de compression de la canalisation extérieure a une forme carrée comme l'indique la fig. 6, une pression uniforme est appliquée dans quatre directions, les parties à angles 11 ne pouvant pas être déformées facilement ou déviées car elles sont épaisses et ont, par consé— 30 quent, une grande rigidité. Toutefois, les parties 12 à faible épaisseur ont une rigidité relativement faible et se déforment aisément, de telle façon que la déformation tend à se développer d'une manière concentrée seulement dans les parties 12, la concentration ne se produisant pas uniformément sur la 35 circonférence globale de la canalisation. Comme l'indique la fig. 7, les quatre parties plus minces 12 de plus faible rigidité sont déformées initialement d'une façon plastique par les forces P,P de telle façon que le métal en excès s'écoule dans l'espace entre les canalisations 1 et 2 69 09494 7 2005134 comme cela est indiqué en 13 et vient finalement toucher la surface extérieure de la canalisation 12. A ce moment, les espaces 14 sont libres comme cela est représenté entre la surface intérieure des -parties à angle 11 et la surface extériéure 5 de la canalisation 2. Ainsi, lorsqu'une autre compression est appliquée, la conduite 2 est déformée de manière à remplir les espaces 14 et, en mêaie temps, la déformation de la partie de compression de la conduite 1 s'étend progressivement depuis les parties minces 12 10 vers les parties à angle 11 jusqu'à ce que les canalisations prennent l'état indiqué à la fig» 8 qui montre un contact intime Toutefois, la pression de contact des parties à angle 11 est inférieure à celle des parties minces 12, de petits espaces 14a, microscopiques restant entre les conduites de telle façon qu'une 15 étanchéité au gaz ne puisse pas être atteinte. Bien qu'un agencement dans lequel on utilise une pièce de compression hexagonale, comme illustré à la fig. 9 et un dispositif pour appliquer une force de compression smvant six directions soit simple, un état uniforme de contact intime ne peut 20 pas être obtenu pour la même raison que celle dans le cas de la pièce de compression carrée décrite ci-dessus. La différence des pressions de contact dans le cas d'un hexagone étantnaturellement, inférieure à celle du cas d'un carré en raison de la petite différence dans les épaisseurs de paroi, il en résulte que l'é-25 tanchéité aux gaz est quelque peu améliorée. En augmentant le nombre des faces de compression, par exemple, en ayant un octagone, m dodécagone, etc..., il est "théoriquement possible proportionnellement de s'approcher d'une contraction uniforme de la canalisation, l'outil de compression 30 devenant inévitablement compliqué et volumineux comme cela est indiqué ci-dessus. Comme on l'a mentionné plus haut, la contraction radiale uniforme des canalisations est extrêmement difficile et pour cette raison, il n'a pas été possible jusqu'à présent de produire 35 des raccords de canalisations étanches aux gaz par compressioneu frettage des canalisations. Conformément à l'invention , on a produit avec succès des raccords de canalisation très étanches aux gaz en comprimant uniformément les canalisations grâce à tin outil et une mise en 69 09494 8 2005134 oeuvre simples comme cela est décrit ci-dessous en se référant exclusivement aux fig. 10 à 13. Tout d'abord, les canalisations à. relier sont rassemblées dans un outil de compression 15, 16 à l'état illustré à la 5 fig. 10. Dans l'exemple illustré, la canalisation 1 et un conduit court constituant un raccord à conduite de liaison et est adaptée sur deux conduites -2 et 3 (la conduite 3 n'étant pas représentée) destinées à être reliées, le diamètre extérieur de la canalisation 1 étant essentiellement égal ou légèrement 10 supérieur au diamètre extérieur des conduites 2 et 3. Les canalisations 1, 2 et 3 sont des conduites métalliques telles que des conduites en acier ou en cuivre montrant tant de l'élasticité que de la plasticité. La canalisation 3 n'a pas été représentée aux fig. 10 à 13, mais il y a lieu de remarquer 15 qu'elle est semblable à la conduite 3 illustrée aux fig» 1à4. L'outil de frettage ou de compression comporte deux mâchoires de compression 15 et 16 ayant les mêmes dimensions et réalisées à partir d'une matière dure telle qu'un acier trempé pour outils. Ges mâchoires 15 et 16 ont respectivement des 20 cavités semi-circulaires (vu en coupe transversale) le long des arcs 17, 18 et 19, 20 ayant une longueur dans la direction, axiale égale à la longueur dans la direction axiale de la partie frettée de la canalisation. Le rayon de chacun de ces axes est égal au rayon extérieur de la canalisation 1 après la eon— 25 traction. Ceci signifie que le rayon de chaque arc est tel que les deux arcs forment un évidement circulaire d'un diamètre égal au diamètre extérieur de la canalisation 1, après la contraction, lorsque les deux mâchoires de compression se ferment et sont en contact l'une par rapport à l'autre comme le montre 50 la fig. 13. Lorsque les canalisations et les mâchoires à l'état représenté à la fig. 10, reçoivent l'application de forces P, P, dans des directions opposées aux dos des mâchoires 15 et 16, comme le montre la fig. 11, les mâchoires progressivement 35 s'approchent l'une de l'autre à mesure que leurs parties 17, 18, 19 et 20 sont pressées uniformément sur la surface extérieure de la canalisation 1 et coulissent sur cette surface. Par conséquent, la canalisation 1 se déforme en coupe transversale depuis un cercle en une ellipse et sa surface extérieure 69 09494 9 2005134 est amenée en contact intime avec la surface de compression formée par les arcs 17, 18 et 19, 20 des deux mâchoires 'comme l'indique la fig. 12. A ce moment, la longueur de la périphérie en coupe trans-5 versaie de la canalisation 1 est égale à la circonférence du cercle initial. Ceci signifie que la coupe transversale de la canalisation a varié d'un cercle en une ellipse et qu'il n'y a pas eu de contraction de la conduite. Ainsi l'amplitude de la force P, à ce moment, est seulement de 1/15 à 1/20 de celle au 10 moment de l'opération du processus de compression. Bien que. la canalisation 2 soit également transformée en ellipse en coupe transversale, conformément à la transformation de la canalisation 1 en ellipse, la transformation de la canalisation 2 est retardée par rapport à celle de la canali-15 sation 1 d'une valeur correspondant à l'espace entre leurs surfaces en vis-à-vis et même au moment lorsque la surface extérieure de la canalisation 1 est en contact d'étanchéité avec les surfaces de compression des mâchoires 15 et 16, les espaces indiqués en 21 à la fig. 12 restant encore entre les deux 20 canalisations» Dans le cas où la différence entre les diamètres avant et après la compression, c'est—à—dire, la quantité de compression (ou le degré de contraction de la canalisation) est importante, la possibilité des parties 17, 18, 19 et 20 des mâchoires 15 25 et 16 d'altérer la surface extérieure de la canalisation 1 est supprimée en pressant les conduites au préalable avec des forces perpendiculaires à la force P, de façon à déformer les canalisations en ellipses et à les introduire ensuite dans l'outil de compression comme cela est représenté aux fig. H et 12. 30 Dans l'état de compression illustré à la fig. 12, la plus grande partie de la canalisation 1 est complètement retenue par la surface de compression de l'outil excepte pour les très petites parties libres indiquées en 22.- Par conséquent, la déformation libre n'est pas permise dans le processus de 35 compression et les canalisations sont comprimées à mesure que leurs coupes transversales reprennent la forme précisé de cercles en se conformant à la surface de pression comme dans le forgeage par matrice. Le métal en excès produit comme résultat de la contraction 69 09494 10 2005134 de gonflements à la périphérie de la canalisation dans l'espace 21 ainsi que la contraction de la canalisation 1, obture cet espace de telle façon que la surface intérieure de la canalisation 1 est amenée en contact étanche avec 3a surface extérieure de 3a 5 canalisation 2. Bien eue le métal en excès doit gonfler facilement et s'écouler à l'extérieur également au niveau des parties libres 22, on a trouvé que ce métal en excès est graduellement rétréci et perd sa liberté à mesure qu'il est introduit progressfc-ment à l'intérieur par le mouvement d'approche mutuel des mâ-10 choires de compression 15 et 16. Dans tous les cas de compression normale, on a trouvé qu'il n'y avait pas de gonflement à l'extérieur ou de gonflement au niveau des parties 22. Toutefois, lorsque le degré de compression dans une étape est excessif, la partie libre 22 devient également importante, ^ de telle sorte que le métal en excès s'écoule dans cette partie et donne lieu à la formation d'une partie à contact lâche comme le montre la partie évasée 23 de la fig. 14-, l'étanchéité au gaz du raccord étant ainsi perdue. Par conséquent, dans de tels cas où un grand degré de compression est désiré, il est néces-20 saire de comprimer progressivement les canalisations suivant plusieurs opérations au moyen de plusieurs groupes de mâchoires de compression ayant des diamètres d'évidements différents (des rayons différents des arcs de leurs surfaces de compression). Lorsque les mâchoires 15 et 16 viennent en contact blu-25 tuellement pour prendre l'état illustré à la fig. 13, les coupes transversales des deux canalisations 1 et 2 reviennent à l'état de cercles et le diamètre extérieur de la canalisation 1 est contracté jusqu'au diamètre du cercle défini par les surfaces de compression des mâchoires. Etant donné que la surface intérieure 50 de la canalisation 1 est ensuite pressée uniformément sur la surface extérieure de la canalisation 2, cette dernière est forcée de réagir à mesure qu'on exerce une force de réaction résistant à la force de la canalisation 1, et une pression de contact élevée due à la force élastique de la canalisation 2 ten— 35 dant à la ramener à sa forme initiale existe entre les surfaces de contact des deux canalisations. La pression de contact maximale entre les deux canalisations est obtenue avec un degré de compression tel, de façon à ce que la canalisation 2 dépasse sa limite élastique et soit 69 09494 n 2005134 apte à subir une déformation plastique. On a trouvé qu'une autre compression dans une mesure permettant une déformation plastique n'entraîne pas une augmentation particulièrement importante de la pression de contact. Cette raison est due en 5 ce qu'une telle compression ne provoque pas un accroissement particulièrement important de l'élasticité proportionnellement à la quantité de compression autre que celle de l'accroissement dû à une augmentation dans l'épaisseur de la paroi de la canalisation. 10 lorsque les mâchoires 15 et 16 sont retirées de la cana lisation 1, la partie comprimée de cette canalisation, bien qu'on suppose qu'elle soit déformée plastiquement revient légèrement en arrière en raison de son élasticité, ceci signifie qu'elle se dilate légèrement dans la direction radiale. Toute-15 fois, étant donné que la canalisation 2 se dilate aussi radialement de la même façon en raison de son élasticité, la pression de contact au niveau des surfaces de contact des deux canalisations ne diminue pas mais produit une étanchéité au gaz du raccord pour canalisation. 20 Le degré d'étanchéité au gaz du raccord pour canalisation augmente avec l'accroissement de l'amplitude de la pression de contact, mais la pression de contact ne peut pas être accrue après que la limite élastique de là canalisation 2 a dépassé une certaine valeur par rapport au degré de compression impor-25 tant obtenu comme décrit ci-dessus. Toutefois, en choisissant d'une façon appropriée la matière, l'épaisseur des parois, l'étendue de contact c'est-à-dire la largeur de compression des deux canalisations, une pression de contact, c'est-à-dire, une étanchéité au gaz correspondante et suffisante par rapport à la 30 pression du fluide à conduire à travers le raccord de canalisation, peut être obtenue® Par conséquent, par la mise en oeuvre de l'invention, des procédés et des équipements compliqués ne sont pas nécessaires, les canalisations et les tubes métalliques pouvant être reliés 35 d'une façon étanche au gaz et aux liquides sans l'emploi d'une matière d'étanchéification. Ainsi, le procédé de l'invention est très efficace lorsqu'on l'applique pour relier une grande gamme de structures tubulaires telles que des canalisations d'amenée d'eau et de gaz. En outre, le procédé de l'invention 69 09494 12 2005134 est également efficace pour former des raccords dans des canalisations soumises à des conditions de service extrêmement sévères, par exemple, des. canalisa tlons destinées à conduire de l'oxygène dans un milieu à une température de l'ordre de 5 1.800°C dans lequel les canalisations ainsi reliées sont capables de fonctionner avec -une grande durée sans l'apparition d'effets nuisibles tels que des fuites d'oxygène. Des formes de réalisations préférées de l'invention sont 10 données aux exemples suivants. Exemple 1 On prépare plusieurs échantillons de raccords pour eana-15 lisation en adaptant environ 30 mm des extrémités de deux canalisations ayant chacune un diamètre extérieur de 27 mm, un diamètre intérieur de 21,4 mm (épaisseur de la paroi égale à 2,8 mm) et une longueur de 1.000 mm dans les extré-20 mités opposées d'une conduite courte ayant un diamètre extérieur de 34 mm, un diamètre intérieure de 27,6 mm (épaisseur de la paroi de 3,2 mm), une longueur de 60 mm et en comprimant les parties extrêmes du conduit court pour provoquer sa contraction en diamètre de 2 mm au moyen de trois groupes de 25 mâchoires de compression ayant toutes un diamètre de la surface de compression de 32 mm et respectivement des largeurs différentes (c «-est-à-dire une longueur de compression) de 5 mm 10 mm et 15 mm, les parties des conduites courtes de 60 mm, 5 mm, 10 mm et 15 mm depuis leurs extrémités étant ainsi com- 30 • ' pnmees. On utilise une presse hydraulique actionnée à la main pour l'opération de compression, une des mâchoires de chaque groupe étant fixée et l'autre mâchoire étant actionnée ensemble avec un piston hydraulique. 55 Les résultats de l'opération de liaison des canalisations et des essais de pression d'eau des raccords obtenus sont indiqués au tableau suivant dans lequel on a mentionné des valeurs moyennes pour chaque groupe d'échantillonse 69 09494 13 2005134 5 10 15 BÏTiMPLE 2 Des groupes d'échantillons qui ont été soumis à l'essai de pression d'eau de l'exemple 1 sont choisis et comprimés encore jusqu'à un degré global de 3 mm au moyen des mâchoires 20 de compression d'un diamètre de la surface de compression de 31 mm et de longueurs de compression respectivement de 5 mm, 10 mm et 15 mm» Les raccords pour canalisation ainsi comprimés sont encore soumis à un essai de pression d'eau, après quoi on trouve que 25 les débits de fuite à l'eau sont réduits, mais une certaine fuite est observée à chacune des pression d'eau données au tableau ci-dessus» EXEMPLE 3 Dans une installation de fabrication d'acier, 300 cana— 30 lisations d'injection restant après l'utilisation sont reliées dans leur état cintré à 300 canalisations d'injection d'une dimension de 19 mm, les canalisations ainsi reliées sont éprouvées suivant une utilisation réelle pour insuffler de l'oxygène sous une pression de 10 kg/cm2 dans un acier fondu, après 35 quoi aucune des canalisations ne montre de fuite d'oxygène, de rupture ou de brûlage. H en résulte que le procédé de liaison est remarquablement facilité avec une grande réduction de travail et que les pertes d'oxygène et des canalisations d'in jec- TABLEAU Longueur de la partie comprimée Charge maximale nécessaire pour foraer l'ellipse (tonne) Chaige maximale nécessaire pour la contrac-, tion des canalisations (tonne) Débit de fuite sous un essai de pression d'eau (gramme/heure )■• 3 2 kg/cm kg /on? 10 2 Sg/oBL 15 P I kg/cm j 29 2 rg/cm L 3/ 2 cg/cm 5 10 15 0,3 0,5 0,7 5,5 10,5 15,0 néant (néant) (néant) 1,26 (néant) (néant) 2,5 (péarrt (néant (néant' (néant; 1,0 (néant) 0,42 69 09494 14 2005134 tion sont empêchées. Par la mise en oeuvre de l'invention de la façon décrite plus haut, des raccords étanches entre des tubes et des canalisations peuvent être formés facilement munuellement et de 5 façon sûre par des opérateurs non spécialisés en utilisant un outil simple et peu coûteux sans matière d'étanchéification de toute nature. Par conséquent, la qualité des raccords qui sont ainsi formés n'est pas influencée par les propriétés des matières d'étanchéification disponibles, le raccord pour tube 10 de l'invention pouvant être appliqué en vue de divers emplèis pour donner une étanchéification à des tubes et des canalisations sous diverses conditions de travail, à savoir : pression, température et composition des fluides transporté»• Notamment, l'invention permet une sûreté, un prix rela-15 tivement faible pour relier des canalisations telles que des conduites d'amenée d'eau et de gaz dans des agglomérations qui sont utilisées à des températures sensiblement égales à celles de l'atmosphère et à des pressions relativement faibles, l'invention étant particulièrement efficace lorsqu'elle s'applique 20 à des raccords pour canalisation soumis à des pressions élevées de plusieurs dizaines de kg/cm2, à l'eau chaude et/ou. à des températures élevées de l'ordre de plusieurs centaines de degrés centigrades comme, par exemple, dans les canalisations d'injection mentionnées plus haut utilisées dans des fours 25 produisant de l'acier où on emploie de l'oxygène. 69 09494 15 2005134 REVENDIQATI ON S 1 - Raccord pour canalisation fretté entre une première et une seconde canalisation métallique ayant tant de l'élasticité que de la plasticité, dont le diamètre extérieur de la 5 seconde canalisation est approximativement égal au diamètre intérieur de la première canalisation, caractérisé en ce qu'il est formé en adaptant une partie d'extrémité de la seconde canalisation dans une partie d'extrémité de la première, en plaçant une partie frettée de cette extrémité de la première canalisa-10 tion entre deux mâchoires opposées d'un outil de frettage pour canalisation, ces mâchoires ayant respectivement des concavités semi-cylindriques mutuellement opposées d'un rayon de courbure égal, ce rayon étant égal au rayon extérieur désiré de la partie de frettage de la première canalisation après le frettage, en 15 fermant les mâchoires pour comprimer la première canalisation et en amenant celles-ci à se contracter par déformation plastique uniforme, ce qui provoque le contact et le pressage direct avec une grande force de la surface intérieure de la première canalisation au niveau de la partie frettée contre la surface exté-20 rieure de la seconde canalisation, de cette façon une force de contact esc produite par la force de réaction élastique résultant uniforme entre les surfaces métalliques ainsi en contact, il en résulte l'établissement entre ces surfaces d'un degré élevé d'é-tanchéité vis-à-vis du passage des liquides qui traversent ce 25 passage. 2 - Raccord pour canalisation fretté suivant- la revendication 1, caractérisé en ce que l'une ou les deux surfaces de contact de la première et de la seconde canalisation sont munies d'une ou de plusieurs gorges peu profondes de forme annu-30 laire disposées tout autour de la périphérie de la surface. 3 - Raccord pour canalisation fretté suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est formé aux deux extrémités de la première canalisation, son autre extrémité qui n'est pas reliée à la seconde canalisation étant ainsi en liaison avec une 35 extrémité d'une troisième canalisation qui est adaptée télesco-piquement à l'autre extrémité, la première canalisation, de cette façon, constituant et fonctionnant comme une liaison de couplage. 4- — Raccord pour canalisation frette suivant l'une des \ . t BAD ORIGNAL 69 09494 16 2005134 15 revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la première canalisation est une canalisation rectiligne ou une canalisation cintrée et en ce qu'elle constitue une liaison à épaulement. 5 - Raccord pour canalisation fretté, suivant, l'une des 5 revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'il est également formé à l'extrémité extérieure d'une canalisation ramifiée reliée à son extrémité intérieure à une partie intermédiaire de la première canalisation qui est ainsi en liaison avec une quatrième canalisation adaptée par voie téleseopique à'cette 10 extrémité extérieure dé la Banalisation ramifiée» 6 - Procédé d'obtention d'un raccord étanche entre une première et une seconde structure tubulaire ayant tant de l'élasticité que de la plasticité, le diamètre extérieur de la seconde structure étant sensiblement égal au diamètre intérieur de la première structure, caractérisé en ce qu'il consiste à adapter une extrémité de la seconde structure tubulaire dans une partie d'extrémité de la première structure tubulaire, à placer une partie frettée de cette partie d'extrémité de la première structure tubulaire entre deux mâchoires opposées d'un 20 outil de frettage pour tube, ces mâchoires ayant respectivement des concavités semi-cylindriques mutuellement opposées de rayon de courbure égal, ce rayon étant égal au rayon extérieur désiré de la partie frettée de la première structure tubulaire après le frettage, et à fermer les mâchoires pour fretter la première 25 structure tubulaire et amener celle—ei à se comprimer par déformation plastique uniforme de façon à ce que la surface intérieure de la première structure tubulaire au niveau de la partie de frettage vienne en contact et se presse directement avec une grande force contre la surface extérieure de la seconde struc— 50 ture tubulaire, de cette façon, une force de contact est produite par la force de réaction élastique résultante entre les surfaces ainsi en contact afin d'établir entre ces surface un degré élevé d'étanchéité par rapport aux fluides. 7 - Procédé d'obtention d'un raccord étanche entre une 55 première et une seconde structure tubulaire suivant la revendication 6, caractérisé en ce que l'une ou les deux surfaces de contact de la première et de la seconde structure tubulaire sont munies d'au moins une gorge peu profonde de forme annulaire disposée totalement autour de la circonférence de la surface» 09494 17 2005134 8 - Outil de frettage pour canalisation destiné à l'obtert-iàan d'un raccord étanche entre un premier et un second tube'ayant tant de l'élasticité que de la plasticité dont le diamètre extérieur du second tube est approximativement égal au diamètre intérieur du premier tube, caractérisé en ce qu'il comporte deux mâchoires opposées ayant respectivement des concavités semi-cylindriques mutuellement opposées de rayon de courbure égal qui est de la même valeur que le rayon extérieur désiré d'une partie frettée du premier tube après son frettage, ces mâchoires étant actionnées pour s'adapter sur la partie frettée du premier tube et pour fermer cette partie, une partie d'extrémité du second tube étant insérée dans ces mâchoires pour fretter le premier tube et l'amener à se comprimer en subissant une déformation plastique uniforme de façon à ce que la surface intérieure du premier tube au niveau de la partie de frettage vienne en contact et se presse directement avec une grande force contre la surface extérieure du second tube, de cette façon une force de contact est produite par la force de réaction élastique résultante uniforme entre ces surfaces qui viennent en contact pour établir entre elles un grand degré d'étanchéité par rapport aux fluides»