La présente invention concerne des semelles en matière thermoplastique pour skis, et les skis comportant de telles se- melles. On entend ici par le terme "skis" également les skis destinés à des nskibobs" les skis nautiques et selon une extension de ce terme également les patins de luges ou traîneaux. Les semelles de skis ou articles analogues en matière thermoplastique sont connus. Ainsi, on a déjà réalisé par exemple des semelles de skis ou articles analogues en polyéthylène. Toutefois, cette matière présente l'inconvénient d'outre relativement molle et en conséquence de posséder une résistance trop faible à l'abrasion, de sorte que la longévité de la surface formant semelle des skis est très limitée. On a décrit dans la demande de brevet d'Allemagne Fédérale n' 2 114 319 un ski comportant un revêtement formant semelle en une matière synthétique ayant de bonnes propriétés de glissement, en particulier en polyéthylène, dans lequel ce revêtement formant semelle est renforcé par des fibres de carbone. Cette demande de brevet cite, à titre de matière plastique utilisable pour former le revêtement servant de semelle, outre le polyéthy lène, également le polytétrafluoréthylène, le polypropylène, les polyamides, les polycarbonates et le poly(chlorure de vinyle). Le polypropylène est en soi très dur et résistant à l'abrasion, mais il ne convient pas pour la fabrication de semelles pour skis ou articles analogues à cause de sa fragilité à froid. La matière qui sert à la fabrication des skis ou articles analogues doit satisfaire à des conditions multiples. D'une part, elle doit être suffisamment flexible et élastique et, d'autre part, elle doit avoir une résistance suffisante à la rupture et à l'abrasion, ainsi qu'unie bonne résistance aux intempéries et dans certaines limites une bonne résistance aux températures. En outre, la semelle doit posséder de bonnes propriétés de glissement. Par ailleurs, un faible poids spécifique est très désirable. En outre, lors du travail, par exemple par collage sur le ski dans la presse ou bien dans le moule, cette matière ne doit pas s'échapper par écoulement sous l'effet des températures de collage et des pressions parfois très élevées qui sont utilisées, ce qui n'est pas le cas pour tous les revêtements connus jusqu'ici. L'invention réside dans le fait que la semelle pour skis ou articles analogues est constituée par un copolymère d'éthylène et de propylène judicieusement stabilisé vis-à-vis de la lumière. Dans le commerce, le copolymère éthylène-propylène peut titre obtenu par exemple sous la dénomination commerciale Hostalen PPH1022 ou Vestolen P5700 ou P6500. Les recherches qui ont abouti à l'invention ont permis de constater que des copolymires d'éthylène et de, propylène conviennent d'une façon remarquablement bonne pour la fabrication de semelles de skis ou bien pour la fabrication de skis comportant de telles semelles, et qutil en résulte par rapport aux matières plastiques connues, utilisées pour la fabrication des skis, des avantages importants et des effets nouveaux.Le copolymère d'éthylène et de propylène présente justement des propriétés particulièrement intéressantes pour constituer les semelles de skis, ces propriétés dépassant de loin celles de tous les matériaux utilisés jusqu'ici. Le copolymère d'éthylène et de propylène est, ce qui justement est particulièrement important dans le cas de semelles de skis, très résistant vis-à-vis d'une dégradation thermique et par oxydation, il présente une dureté élevée (il ne peut pas outre rayé avec l'ongle), une bonne résistance à l'abrasion, une bonne rigidité et une bonne résistance à la rupture, ainsi qu'une bonne stabilité de forme à chaud, et il peut être travaillé de façon remarquable et aisée grace à un comportement favorable dans le temps, mtme à des températures élevées. Il ne présente pas de retrait au vieillissement, il se comporte d'une façon totalement neutre sur le ski, il ne modifie en aucune manière les contraintes dans celui-ci et il ne forme pas de fissures dues aux contraintes, tout ceci représentant des avantages importants.En outre, le copolymère d'éthylène et de propylène présente cette propriété que le fart adhère très bien dessus. En outre, ces copolymères d'éthylne et de propylène sont fortement apolaires. Ce caractère apolaire (caractère hydrofuge) fournit de très bonnes propriétés de glissement, dépassant celles des semelles de skis connues sur la neige ou bien sur le film d'eau qui est foré par la pression sous le ski, et il faut noter en outre qu'il est très résistant vis-à-vis de 1'eaux Le copolymère d'éthylène et de propylène présente en outre une bonne résistance également aux basses températures, de sorte qu'il convient de façon particulièrement bonne pour cette raison pour la fabrication de semelles de skis.Cette utilisa tion est également favorisée par sa dureté, mais il présente toutefois un faible poids spécifique, qui le fait convenir de façon particulièrement bonne pour la fabrication de semelles de skis ou bien me pour la fabrication de l'ensemble du ski, y compris la semelle, le ski pouvant alors être réalisé au cours d'un procédé de moulage par injection et pouvant présenter d'une façon en soi connue une cavité qui peut être rendue plus rigide par des barrettes ou traverses, ou bien qui peut être remplie par une matière plastique cellulaire. Le copolymère d'éthylène et de propylène peut, en vue d'une stabilisation complémentaire à la lumière, entre muni d'une couche de revêtement formée par un vernis, pour assurer sa protection vis-à-vis des rayons ultraviolets. La liaison des semelles avec les skis peut entre réalisée de toute manière connues La description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés, donnés à titre non limitatif, permettra de mieux com- prendre l'invention. Les FigO 1 à 5 montrent en coupe divers modes de réalisation de skis. Suivant la FigO i, le ski, qui peut outre de n'importe quel type connu, est constitué par un corps 1 sur la face inférieure duquel est fixée une semelle 2 en un copolymère d'éthylène et de propylène stabilisé vis-à-vis de la lumière par des additifs connus et muni de carres en acier 3 noyées dans la semelle. La Fig. 2 montre un ski muni d'une feuille de recouvrement 4 et de feuilles latérales 5,6 en copolymère d'éthylène et de propylène, qui pour le reste est toutefois analogue à celui visible sur la Fig. 1. Dans le cas du ski que montre la Fig. 3, le corps 7 présente une cavité 8 qui est renforcée par des barrettes 9, la seselle 2 étant en un copolymère d'éthylène et de propylène. Suivant la Fig. 4, le ski est formé entièrement, ctest-å- dire y compris sa semelle, par un copolymère d'éthylène et de propylène. Il présente un noyau 10 en copolymère d'éthylène et de propylène cellulaire. La Fig. 5 montre un ski Il en bois, muni d'une semelle 12 en copolymère d'éthylène et de propylène et d'une feuille de recouvrement, des intercalaires en tissu de fibres de verre ou de métal 14 et 15 étant également prévus. Des modifications peuvent autre apportées aux modes de réalisation décrits, dans le domaine des équivalences techniques, sans s'écarter de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Semelle en matière thermoplastique pour skis ou articles analogues, caractérisée en ce qu'elle est constituée par un copolymère d'éthylène et de propylène qui est judicieusement stabilisé vis-à-vis de la lumière. 2.- Ski ou article analogue comportant une semelle en matière thermoplastique, caractérisé en ce que cette semelle est constituée par un copolymère d'éthylène et de propylène qui est judicieusement stabilisé vis-à-vis de la lumière