-1- La présente invention concerne une pince pouvant être utilisée comme pince d'anode dans une cellule de production d'aluminium par électrolyse, et convenant particulièrement dans une cellule comportant un montage pour anodes, comprenant des caractéristiques pour le guidage et le serrage de l'anode. L'invention concerne également un moyen permettant de faire fonctionner la pince. On connaît l'utilisation d'une anode carbonée dans une cellule d'électrolyse de production d'aluminium fondu par électrolyse d'oxyde d'aluminium dans un bain fondu. De telles cellules de production d'aluminium sont appelées cellules Hall-Héroult; et sur les presque quatorze millions de tonnes d'aluminium primaire (c'est-à-dire produit à partir d'oxyde d'aluminium, et non pas d'aluminium recyclé) produits dans le monde en 1978, pratiquement la totalité de cet aluminium est obtenu dans des cellules Hall-Héroult. L'anode carbonée estcorlsOmmeé pendant l'électrolyse, avec dégagement de gaz carbonique principalement. Pour maintenir un espacement anode-cathode minimal pour minimiser les pertes d'énergie dues à la résistance électrique, il est indiqué de prévoir des moyens permettant de déplacer l'anode de haut en bas et de bas en haut. Et, quand l'anode a été consommée autant que possible en pratique, il est indiqué d'avoir un moyen permettant d'enlever le résidu du bain fondu, de le desserrer et de le remplacer, puis d'abaisser la nouvelle anode dans le bain pour reprendre l'électrolyse à cet endroit. L'opération de remplacement de l'anode a lieu au bout de quelques semaines pour chacune des milliers d'anodes dans une série de cellules moderne. Quand cette fonction est effectuée manuellement, les ouvriers doivent se trouver sur le sol de la chambre des cellules dans un environnement chaud et poussiéreux. On a donc besoin d'un équipement qui puisse être commandé à distance Dans un montage d'anode connu comprenant des moyens pour relever et abaisser une anode, une barre d'aluminium ou de cuivre est reliée à son extrémité inférieure à l'anode de carbone et à son extrémité supérieure à un dispositif de suspension. Un moyen conducteur souple du courant électrique -2- est relié au dispositif de suspension pour fournir du courant électrique à l'électrolyse par l'intermédiaire de la barre jusqu'à l'anode. Un vérin, réuni par un joint universel à un moteur d'entraînement, coopère avec un écrou dans le dispositif de suspension pour élever et abaisser le dispositif de suspension et de ce fait la barre et l'anode. Le dispositif de suspension est guidé, dans le but de maintenir l'anode dans un trajet vertical rectiligne, par des éléments en T dont les montants passent dans des fentes pratiquées dans le dispositif de suspension. En ce qui concerne la fixation d'anodes sur des montages d'anodes, une pince de fixation est représentée sur la figure 10, page 147, Light Metals, Metallurgical Society of AIME, Volume I, 1976. Une telle pince utilise une porte ou abattant pivotant. Quand l'abattant est dans sa position basse, il peut être appliqué contre une barre d'anode par vissage d'une vis de serrage agissant sur l'extrémité de l'abattant la plus éloignée du pivot. Ceci pousse la barre d'anode contre une barre omnibus pour le transfert du courant électrique et pour fixation de l'anode en position suspendue dans le bain fondu. Dans le cas du système de guidage élément en T/fente décrit précédemment, il est très difficile pour les installateurs de monter les éléments en T parallèles l'un à l'autre sur une superstructure de cellule. Lorsque les fentes du dispositif de suspension destinées au montant des éléments en T sont idéalement juste suffisamment grandes pour permettre un ajustement coulissant, tout écartement des éléments en T d'un parallélisme mutuel conduit à un grippage du dispositif de suspension entre les éléments en T à divers endroits du trajet du dispositif de suspension au cours de son mouvement de haut en bas et de bas en haut. Une solution pratique à ce grippage a été de découper les fentes plus grandes; mais évidemment ceci laisse le dispositif de suspension assez libre dans les parties de son trajet qui ne posaient pas de problème de grippage préalablement, ce qui a un effet nuisible sur la qualité du contrôle des mouvements -3- ascendants et montants de l'anode. Le problème de l'obtention du parallélisme des éléments en T n'est pas entièrement le seul, ou n'est peut être même pas significatif, car les superstructures au-dessus de ces cellules de production d'aluminium sont des ensembles à réseau de charpente dilatableset qui sont soumis à des effets de chaleur provenant du bain fondu à une température typiquement supérieure à 900WC qui se trouve en dessous. En outre, de telles superstructures portent dans cet environnement chaud les charges mécaniques importantes des anodes, chacune d'entre elles pouvant peser plus de 450 kg, et des barres conductrices de section droite importantes (importantes, pour conduire des courants de plusieurs milliers d'ampères avec de faibles pertes par résistance). Dans cet environnement, il est pratiquement impossible de maintenir avec un parallélisme précis ces éléments en T, même si au début ils étaient correctement installés. En ce qui concerne les mécanismes de serrage, la plupart, si ce n'est la totalité des pinces connues présentent des problèmes difficiles lorsque l'on en vient à les automatiser. Dans la pince connue décrite ci-dessus, il serait nécessaire de concevoir un outil automatique qui agirait d'abord sur la vis de serrage puis qui se déplacerait pour effectuer l'opération de pivotement, ou bien il serait nécessaire d'avoir un moyen de fonctionnement séparé pour cette opération. Selon la présente invention, il est fourni une pince comprenant un moyen fournissant un soutien contre lequel on peut placer les articles à pincer, un abattant monté pour pivoter autour d'un axe dans et hors d'alignement avec le dit soutien, l'axe de pivotement passant par l'abattant, et un moyen permettant de forcer l'abattant vers le soutien au moins quand l'abattant est en face du soutien, au moins la partie de l'abattant à l'axe de pivotement se déplaçant vers le soutien pendant l'opération, moyen approprié destiné à forcer l'abattant vers le soutien, le moyen destiné à forcer l'abattant comprenant un boulon fixé à une extrémité dans le -4- soutien et s'étendant le long du dit axe, l'abattant pivotant sur le boulon, et à un écrou sur l'extrémité du boulon opposé à l'extrémité fixée au soutien, laissant le sens de pivotement de l'abattant hors de l'alignement avec le dit soutien est le même que le sens de desserrage du dit boulon. Il est également fourni selon l'invention un outil pouvant actionner une telle pince comprenant un moyen tournant sur un arbre destiné à actionner le moyen qui pousse l'abattant et un bras qui fait pivoter l'abattant quand l'abattant est dans l'état desserré et qui glisse par rapport à l'arbre quand l'abattant est à l'état serré. La demande de brevet n0 déposée le décrit une cellule utilisable pour la production d'aluminium fondu par électrolyse, la cellule comprenant -un montage d'anode o l'anode peut être pincée par une pince selon la présente invention. Les détails de la présente invention seront dérits en se rapportant aux dessins annexés sur lesquels la figure 1 est une vue en perspective d'un montage d'anode dans une portion de cellule de production d'aluminium métallique; les figures 2 à 4 sont respectivement des vues de dessus, avant et arrière d'un dispositif de suspension selon l'invention, les termes de dessus avant et arrière étant utilisés en se rapportant à une orientation de dispositif de suspension représentée sur la figure 1; les figures 5 à 7 sont respectivement des vues de dessus, de côté et de devant (en se rapportant à nouveau à la figure 1) du côté gauche d'une partie d'un dispositif de montage selon la présente invention; la figure 8 est une vue de dessus d'une portion prise de la figure 5. Considérons les dessins; la figure 1 représente une partie d'une cellule de production d'aluminium comportant un montage d'anode selon l'invention. Dans une cellule, il peut -5- y avoir par exemple 8 de tels montages, c'est-à-dire 16 anodes, s'étendant à gauche et à droite de la figure 1, ainsi qu'une série identique s'étendant à gauche et à droite dans une rangée située derrière le montage représenté. Comme on le sait, les cellules d'électrolyse Hall-Heroult de production d'aluminium peuvent typiquement comporter une enveloppe d'acier 1, un matériau isolant 2, des blocs carbonés formant cathode 3, des jonctions carbonées 3A, des barres collectrices 4 pour la connexion à un pôle négatif extérieur d'une source d'énergie électrique en courant continu, et des anodes carbonées 5 reliées par des moyens appropriés au pôle positif d'une source d'énergie électrique de courant continu. Le procédé électrolytique de production d'aluminium a lieu en utilisant un bain fondu 6 à base de cryolite contenant de l'oxyde d'aluminium fondu. L'aluminium métallique qui est produit s'intègre dans une couche 7 de métal fondu situé sur les blocs carbonés formant cathode. Ces cellules d'électrolyse de production d'aluminium auront typiquement une superstructure 8 portée par les parois latérales de la cellule ou par des bases indépendantes. La superstructure peut comporter des cuves d'alimentation en alumine la descendant à la surface du bain fondu. En outre, des moyens automatiques permettant de rompre toute crote se formant sur le bain fondu peuvent être prévus et montés sur la superstructure. La superstructure comporte une barre omnibus 9 métallique montée sur cette superstructure et reliée au pôle positif d'une source de courant continu. Les anodes sont reliées de façon indiquée à la barre de courant continu d'une manière qui permet de monter et d'abaisser l'anode. Dans ce mode de réalisation, le mouvement de l'anode utilise des rubans métalliques souples 10. Ces rubans sont composés de plusieurs tôles d'aluminium, ce qui leur permet d'être souples. Les rubans sont fixés à la barre omnibus 9 à une extrémité et peuvent subir un mouvement à l'autre extrémité. La fixation des anodes aux extrémités mobiles des -6- rubans souples 10 utilisent un dispositif de suspension 14 qui peut être déplacé de haut en bas et de bas en haut par un verge 23 tournant dans un bottier à écrou 21 contenant un écrou et fixé au dispositif de suspension. On préfère suspendre deux anodes distinctes 5 à chaque dispositif de suspension 14, comme représenté, pour faciliter l'équilibre et rendre l'ensemble plus compact. Cependant, on peut construire un dispositif à une seule anode en fixant sa barre 17 à un dispositif de suspension ayant des dimensions telles que la barre soit toujours juste en dessous ou espacée du vrerin. Un moteur électrique 22 qui peut être commandé à distance, fournit le couple d'entraînement de la vis 23. Un joint universel est prévu entre le moteur 22 et la vis 23 et l'écrou contenu dans le bottier 21 est monté sur un palier sphérique de sorte que l'écrou peut suivre quelle que soit l'inclinaison que puisse avoir la vis 23. Les barres d'anode sont fixées à une attache 11 en aluminium plein à l'extrémité libre des rubans souples en utilisant une pince appropriée 12. Cette pince est une nouvelle pince améliorée qui est utilisable dans la présente invention et qui sera décrite en détail ci-dessous. Selon la présente invention, le mouvement de montée et de descente de l'anode est guidé en montant le dispositif de suspension 14 en deux points séparés, l'un plus haut que l'autre, en entourant et en coulissant sur un seul montant vertical de section droite circulaire ayant la forme, par exemple, du tube 13 traversant le dispositif de suspension. De cette manière, le dispositif de suspension est obligé à se déplacer de haut en bas et de bas en haut sans rotation autour d'axes horizontaux. De préférence, l'écrou du bottier 21 est placé sur la droite verticale traversant le centre de gravité de l'anode (c'est-à-dire dans le mode de réalisation de la figure 1, à mi-chemin entre les deux anodes), de sorte que le tube 13 fournit essentiellement une fonction de guidage au lieu d'être un élément de support de charge. Considérons particulièrement les figures 2 à 4; certaines caractéristiques d'un dispositif de suspension, -7- par rapport au guidage de l'anode selon l'invention, sont illustrés plus en détail. On verra que les deux points séparés auxquels le dispositif de suspension peut être monté coulissant par rapport à un tube 13 sont fournis par le bloc et le tube 16, qui ont tous deux été taraudés en alignement pour obtenir une bonne tolérance. Par exemple, les dimensions de diamètre extérieur maximal et minimal du tube 13 étant de 7,645 centimètres et de 7,62 centimètres respectivement, le diamètre interne minimal et maximal de l'alésage peuvent être 7,671 et 7,684 centimètres. De l'acier doux est un matériau de construction approprié pour le tube 13, le bloc 15 et le tube 16. Le tube 13 est un tube étiré poli à froid et n'est pas usiné avant son utilisation. Une distance appropriée entre le sommet du bloc 15 et la partie inférieure du tube 16 peut être de 52,7 centimètres. Un exemple de la distance entre la pince 12 de la figure 1 et la partie inférieure de l'anode est 2,13 mètres. Pour assembler le dispositif de suspension avec le tube 13, on fait glisser le dispositif de suspension sur le tube. On n'utilise pas de lubrifiant car il piégerait de la poussière d'alumine. Le tube est ensuite boulonné au-dessus et en-dessous à la superstructure 8. Avec cette fixation du dispositif de suspension, on verra qu'il ne peut pas tourner autour d'axes horizontaux, c'est-à-dire autour d'axes se trouvant dans le plan de la figure 2. Ensuite, quand les barres d'anode 17 représentées sur la figure 1 sont fixées fermement au dispositif de suspension, les anodes sont- elles-mêmes fermement maintenues contre une telle rotation. Une fixation empêchant une telle rotation est un aspect important d'un système de guidage d'anode. Au contraire, une rotation autour d'axes perpendiculaires au plan de la figure 2 est comparativement peu gênante car de telles rotations n'entraînent principalement qu'un déplacement de l'anode quelque peu audessus du niveau superficiel de la couche 7 de métal fondu. Néanmoins, on préfère prévoir un certain contrôle des rotations sur des axes perpendiculaires au plan de la figure 2 et, à cette fin, on prévoit sur un côté du dispositif-de suspension deux oreilles 18 A et 18 B dans lesquelles on peut placer la traverse d'un fer en T (24 sur la figure 1). Le fer en T peut lui-même être fixé en-dessous à la superstructure 8. Il s'est révélé que le guidage de montée et d'abaissement d'anode selon la présente invention convient particulièrement bien à son rôle. Comme il n'y a qu'un seul montant empêchant la rotation autour d'axes horizontaux, le grippage préalablement provoqué par un mauvais alignement de plus d'un guide est évité. Le blocage éventuel fourni par le fer en T 24 peut être un blocage dans lequel une tolérance aussi grande que nécessaire est prévue entre la traverse de l'élément en T et les oreilles 18 car, comme on l'a expliqué, ce blocage est relativement peu important. En outre, tout mauvais alignement du montant et du fer en T est corrigé par une rotation de l'élément de suspension 14 autour du montant circulaire 13. En outre, un autre avantage particulièrement intéressant de l'invention est qu'il n'est pas nécessaire de prévoir des étapes spéciales pour obtenir ou maintenir une orientation précisément verticale du montant; ceci est vrai car, si le montant était déplacé quelque peu par rapport à la verticale, la partie de la surface inférieure de l'anode déplacée en conséquence plus près de la couche de métal 7 se transforme plus rapidement en CO2, après l'installation initiale de l'anode, jusqu'à ce que la surface inférieure de l'anode devienne pratiquement parallèle à la couche de métal, en supprimant ainsi l'effet du déplacement. En ce qui concerne d'autres détails de la structure de dispositif de suspension représentée sur les figures 2 à 4, on notera qu'il y a une plaque frontale 25 relativement haute qui est latéralement diminuée pour laisser de la place aux attaches 11 (figure 1). Puis il y a une plaque arrière 26 moins haute mais large s'étendant-sur pratiquement toute la distance correspondant au dispositif de suspension. Entre la plaque avant et la plaque arrière se trouvent-des âmes 19. _9- et 20 auxquelles sont fixées la plaque avant et la plaque arrière, par exemple par soudure. L'âme supérieure 19 est percée d'un trou suffisamment important pour permettre le libre passage du tube 13 dans l'ensemble de la figure 1. L'âme inférieure 20 est percée d'un trou plus petit et le tube 16 est soudé à ce trou. Pendant l'opération d'alésage en alignement, l'alésage du diamètre interne du tube 16 et effectué à travers et y compris l'âme inférieure 20. La plaque avant 25 comporte un évidement à sa partie supérieure pour former les oreilles 27 A et 27 B; le but de l'évidement est de se protéger d'une interférence avec un couvercle à poussière à spirales coniques qui peut être prévu éventuellement pour protéger la vis 23 des poussières d'alumine. Les oreilles 27A et 27B constituent des butées d'arrêt du trajet ascendant du dispositif de suspension, en venant en contact d'une traverse appropriée faisant partie intégrante des poutres 28 de la superstructure (figure 1) à la limite supérieure du trajet du dispositif de suspension. L'arrêt du trajet descendant est fourni par contact de l'écrou d'arrêt 42 (figure 1) et du bottier 21. Une plaque de cisaillement 29 est soudée sur la plaque avant 25. Le soudage est effectué à la base d'un trou 30 pratiqué dans la plaque de cisaillement pour éviter des cordons de soudure sur son périmètre extérieur 31. Le but de cette plaque est de supporter la charge de cisaillement qui se produirait sinon sur les boulons 32 lorsque l'on fixe le bottier 21. Le bottier est représenté fixé sur la figure 2, tandis que sur la figure 3 il a été omis pour montrer la présence de la plaque de cisaillement et des trous 33 destinés aux boulons 32. Le bottier s'adapte sur la plaque de cisaillement de sorte qu'il repose tout à fait contre la plaque avant 25. Sont également montées sur la plaque avant 25 deux saillies 34 à filetage interne qui sont renforcées au-dessus et en-dessous et sur leurs côtés extérieurs par des cornières de renforcement 35, 36 et 37 respectivement. Sont également prévues deux plaques d'arrêt 38 qui jouent un rôle -10- dans la pince 12 comme décrit ci-dessous. Comme décrit également plus en détail ci-dessous, le dispositif de suspension comprend des plaques terminales sous forme de crochets 39. En face de chaque crochet se trouve une oreille 40 dont le rôle sera expliqué ci-dessous. Sur les parois internes des crochets 39 et des oreilles 40, se trouvent les ergots de guidage 46A et 46B. Le bloc 15 est fixé à la plaque avant, par exemple par soudure, et est supporté par les plaques 41 formant pilotis dont la base est fournie par l'âme supérieure 39. Il est entendu que la conception de guidage représentée peut être modifiée de façon relativement importante sans s'éloigner des concepts de base. Par exemple, au lieu de prévoir des éléments séparés sous forme du bloc 15 et du tube 16, il est possible de prévoir un seul long tube dont on peut aléser le diamètre intérieur, les deux points séparés étant alors fournis par les extrémités extrêmes de l'alésage du tuyau, les portions intermédiaires de l'alésage étant présentes mais n'étant pas significatives en ce qui concerne la résistance à la rotation autour des axes horizontaux. Considérons maintenant les figures 5-8; une pince utilisable dans la présente invention sera décrite en détail. La pince 12 comprend d'abord un soutien et, dans ce mode de réalisation, le soutien est fourni par une partie du dispositif de suspension 14, sous forme des âmes 19 et 20. La pince comporte également un abattant 43 à deux positions pivotant autour de l'axe du boulon 44 entre ces deux positions. Dans la position représentée, par exemple par les traits pleins sur la figure 7, l'abattant est en face du soutien, tandis qu'en position ouverte (représentée en pointillés) indiqué par la flèche A, l'abattant n'est pas en face du soutien. La plaque d'arrêt 38 supporte l'abattant en position ouverte par contact de la surface 64 contre son bord 65 (figure 2). La pince comporte également un moyen grâce auquel la portion de l'abattant à l'axe de pivotement peut être forcée -11-- vers le soutien. Ce moyen est constitué par exemple, par le dispositif de suspension qui sert de soutien, par le boulon 44 qui est fixé dans le dispositif de suspension dans la saillie 34, et par un écrou 45 qui se visse sur l'extrémité extérieure du boulon. Le boulon se trouve à l'axe de pivotement et l'abattant comporte un trou qui est glissé sur le boulon. Dans la position fermée de la pince, comme représenté sur la figure 5, 1'attiache Il de la barre flexible 10 est située contre le soutien. La barre d'anode 17 repose elle-même contre le soutien. La barre d'anode, à laquelle est fixée l'anode 5, est amenée dans la position représentée sur la figure 5 quand l'abattant 43 est en position ouverte selon la flèche A (figure 7). On utilise typiquement une grue dont le câble est fixé de façon appropriée dans un trou 47 représenté sur la figure 6. Le trou 47 se trouve dans une oreille de levage 48 qui a été omise de la figure 1 pour faciliter l'illustration. Lorsque la barre d'anode est amenée par la grue, elle ne peut pas être exactement alignée et les ergots de guidage 46A et 46B servent à faciliter son mouvement dans la position correcte dans la pince. L'abattant 43 est ensuite fermé et forcé contre la barre d'anode à l'aide de l'écrou 45, l'abattant s'appuyant contre la surface verticale 49 du crochet 39 de sorte que la force d'appui nécessaire peut être amenée à s'exercer pour créer une force de frottement suffisante pour maintenir la barre d'anode et l'attachcdans la pince. La fixation de l'abattant 43 sur le boulon 44 est une fixation non serrée pour permettre l'appui contre la face 49. L'extraction de l'attache 11 et de la barre d'anode 17 de la pince se fait à l'encontre des forces de frottement et celles-ci peuvent être rendues significatives par un srqrrage approprié de l'écrou 45. Une force régnant dans le boulon 44 peut, par exemple, être de 10 tonnes pour fixer de façon sûre la barre d'anode en l'empêchant de glisser. Une goupille 66 fait saillie de chaque côté de la barre d'anode. Cette goupille peut reposer sur le crochet 39 et l'oreille -12- pendant l'opération de changement d'anode, après qu'une nouvelle barre d'anode a été placée dans le dispositif de suspension et avant que l'abattant n'ait été serré. Une pointe 67 est prévue sur le crochet 39 et une correspondante sur l'oreille 40 pour empêcher la goupille 66 de glisser hors de sa position de repos sur le crochet 39 et l'oreille 40. La goupille 66 sert également à relier l'oreille de levage 48 à la barre d'anode 17. Il est évident que la pince 12 peut être actionnée par un ouvrier avec une clé appropriée. Cependant, pour l'utilisation dans la présente invention, il est fourni un outil permettant d'actionner à distance cette pince 12 par exemple. L'outil apparait en partie sur la figure 5, une autre partie apparaissant sur la figure 8. L'outil comprend d'abord un mécanisme permettant d'actionner le moyen qui force l'extrémité de pivotement de l'abattant vers le soutien. Dans ce mode de réalisation, ce mécanisme comprend une douille 50 qui est entraînée par un moteur pneumatique 51 par l'intermédiaire d'un arbre 52. Le moteur peut également être hydraulique ou électrique. L'outil comprend ensuite un mécanisme permettant de faire pivoter l'abattant 43. Dans ce mode de réalisation, ce mécanisme comprend deux colliers espacés 53 et 54 sur l'arbre 52 et un bras en L 55 fixé par frottement sur le bras entre ces colliers. Dans ce mode de réalisation, la fixation du bras 55 sur l'arbre 52 est effectuée en façonnant l'extrémité *interne du bras sous forme d'une bague fendue 56, c'est-à- dire deux demi-portions se faisant face, qui sont serrées de façon à venir en contact de frottement coulissant avec l'arbre 52 en utilisant la vis 57. La douille 50 est amenée vers l'écrou à l'aide d'une grue aérienne ou d'un véhicule ou tracteur 58 se déplaçant sur le sol de la chambre des cellules. Comme il est difficile d'aligner précisément la douille avec l'écrou, il est placé entre la grue ou le véhicule et le moteur pneumatique un bâti 59 poussé par ressort qui peut être déplacé de sa position 0 pour aligner précisément la douille et l'écrou. -13- Un moyen approprié permettant d'effectuer ce mouvement à partir de la position nulle (opération qui est appelée repérage) est fixé sur le bâti par les tiges 60 et 61 qui sont brisées sur la figure 5. En se référant à la figure 8, il est représenté un des mécanismes de repérage et on verra qu'il est constitué d'une tête conique 62 fixée à la tige 60. Le moyen de repérage de la figure 8 agit avec la barre d'anode 17 pour aligner la douille avec l'écrou correctement à gauche et à droite de la figure 5. Lorsque la grue ou le véhicule s'approchent de l'écrou, la tête 62 se déplace avec sa surface conique contre la barre d'anode 17 et la douille est positionnée de façon appropriée à gauche et à droite. Lorsque l'alignement correct est obtenu, le cône s'enfonce dans une surface cylindrique 63 de sorte que le mouvement ultérieur de la grue ou du véhicule pour amener la douille vers l'écrou effectue simplement le recouvrement de l'écrou par la douille sans aucun autre repérage. L'autre mécanisme de repérage (non représenté) est identique à celui de la figure 8. Il est fixé à la tige 61 et agit avec le sommet d'un abattant 43 pour permettre un alignement vertical approprié de la douille avec l'écrou. La pince représentée sur les figures 5 à 7 est la pince située du côté gauche de dispositif de suspension 14 de la figure 1. Et, pour cette pince située à gauche, le mouvement de pivotement de l'abattant, de la position fermée à la position ouverte, se fait dans le sens des aiguilles d'une montre comme il est représenté sur la figure 7. Pour obtenir ce pivotement dans le sens des aiguilles d'une montre, le bras en L 55 se déplace de la position représentée sur la figure 5 selon à peu près un arc de 1800 pour reposer contre l'abattant. Puis le bras glisse par rapport à l'arbre jusqu'à ce que l'abattant se libère lorsque la douille 50 continue à faire tourner l'écrou 45. L'écrou 45 et le boulon 44 sont filetés de sorte que la rotation dans le sens des aiguilles d'une montre de la douille libère l'écrou. Quand l'écrou a été reculé suffisamment pour libérer l'abattant, le frottement entre le -14- bras en L et l'arbre est encore suffisant pour faire tourner l'abattant dans la position ouverte indiquée par la flèche A. La surface 49 est orientée de façon à pouvoir se libérer, de préférence perpendiculairement, à l'axe de pivotement de l'abattant 43 de sorte qu'iln'y a pas de résistance au pivotement de l'abattant lorsque l'écrou 45 a été désserré. La porte se maintient en position ouverte par gravité. Pour la pince située du côté droit du dispositif de suspension 14, le boulon et l'écrou sont filetés de façon à se libérer par rotation dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, et un outil identique monté sur la partie de la grue ou véhicule 58 représenté en partie sur la figure 5 fait tourner l'abattant dans le sens contraire des aiguilles d'une montre vers la position ouverte correspondant à l'image dans un miroir de celle représentée par la flèche A. On préfère prévoir deux outils identiques sur 'la grue ou le véhicule 58 car on changera habituellement, en mrlèe temps les deux anodes situées sur un dispositif cde suspension. Il est avantageux que l'écrou 45 soit reculé sur une distance inférieure au boulon 44 de façon à éviter le besoin de remettre l'écrou sur le boulon par la suite. Ceci est effectué visuellement par l'ouvrier faisant fonctionner la grue ou le véhicule ou à l'aide d'un appareil decormande pneumatique selon un nombre choisi de tours de l'écrou. Après ouverture de l'abattant, l'anode peut être portée par la goupille 66.reposant au sommet du crochet 39, ou bien son poids peut être porté par une grue ou treuil dont le câble est fixé dans le trou 47. La barre d'anode 17 peut ensuite être enlevée avec l'anode usée et une nouvelle anode est mise à sa place. L'abattant 43 est ensuite basculé vers le bas par le bras 55 au cours du premier tour de serrage de la douille 50 jusqu'à ce qu'il vienne en contact du crochet 39 et l'écrou 45 est ensuite serré complètement pour fixer le raccord. Pendant le serrage ultérieur, le bras repose sur le sommet de l'abattant 43 et glisse par rapport à l'arbre 52. Il est entendu que la description précédente de la -15- présente invention est sujette à diverses modifications, changements et adaptations. REVENDICATIONS 1. Pince comprenant un moyen (14) destiné à fournir un soutien contre lequel on peut placer des articles à pincer, un abattant (43) monté pour pivoter autour d'un axe en et hors d'alignement avec le dit soutien (14), le dit axe passant par le dit abattant (43), et des moyens (44, 45 et 49) pour pousser (ou forcer) le dit abattant (43) vers le soutien (14) au moins quand l'abattant (43) est en alignement avec le dit soutien (14), au moins la partie de l'abattant (43) au dit axe se déplaçant vers le soutien (14) pendant le fonctionnement du moyen de poussée (44, 45 et 49) en poussant l'abattant (43) vers le soutien (14), le moyen de poussée (44, 45 et 49) comprenant un boulon (44) fixé à une extrémité du soutien (14) et s'étendant le long du dit axe, le dit abattant (43) pivotant sur le boulon (44), et un écrou (45) sur l'extrémité du boulon (44) opposée à l'extrémité fixée au soutien (14), caractérisé en ce que le sens de pivotement de l'abattant (43) hors d'alignement avec le dit soutien (14) est le même que le sens de desserrage du dit boulon (45). 2. Outil pouvant actionner une pince selon la revendication 1, la dite pince comportant un écrou (45) et un abattant (43), le dit outil étant caractérisé en ce qu'il comprend un moteur (51), un arbre (52) entraîné par le moteur (51), un moyen de rotation (50) sur l'arbre (52) destiné à faire tourner l'écrou (45), et un arbre (55) sur l'arbre (52) destiné à faire pivoter l'abattant (43) quand l'abattant (43) est dans un état libre et pour glisser par rapport à l'arbre (52) quand l'abattant (43) est dans un état fixé. 3. Procédé d'utilisation d'un outil selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il consiste à mettre en contact le moyen de rotation avec l'écrou, à faire tourner l'écrou à l'aide du moyen de rotation pour libérer ou fixer l'abattant, à mettre l'abattant en contact avec le bras et à faire pivoter l'abattant à l'aide du bras, au moins 10) à un moment suivant le passage de l'abattant d'un état fixé à un état libre ou 2 ou à un moment avant le passage de l'abattant d'un état libre à un état fixé.