La présente invention se rapporte diurne manière générale à la transmission instantanée d'informations depuis un émetteur jusqu'à au moins un récepteur éloigné, et a plus particulièrement pour objets un procédé et un dispositif pour permettre la transmission d'informations malgré de très mauvaises conditions de transmission qui font que le signal d'information transmis est noyé, à la réception, dans un signal de bruit de niveau beaucoup plus élevé. Le domaine de la technique particulièrement concerné par ce procédé et ce dispositif se rapporte à la transmission instantanée d'informations depuis un corps enterré ou immergé, tel qu'un tube métallique incorporé à un puits ou un conduit pour le stockage ou le transport de gaz, dont la longueur est grande devant ses dimensions transversales et dont la surface conductrice est au moins imparfaitement isolée par rapport au milieu environnant. On trouvera un exposé très général sur les problames que pose ce genre de transmission dans le brevet français n 2 S%.996 déposé au nom de la demanderesse le 8 Novembre 1972. En bref, ce brevet montre que toute transmission radioélectrique, c' est-à-dire par ondes hertziennes, est totalement inapte à véhiculer des informations depuis l'intérieur d'un puits à cause du blindage que ce dernier oppose à la propagation de ces ondes et de multiples réflexions qui peuvent se produire sur sa surface interne, Ce brevet cite également tous les inconvénients essentiels d'une transmission filaire. En résumé, ce mode de transmission souffre principalement d'une mauvaise isolation entre les conducteurs et du prix considérable qu'il faut investir pour y rémédier.En effet, vu les fortes pressions régnant dans ces puits, généralement supérieures à 100 bars , il faut empêcher que le gaz ne s'infiltre entre le conducteur et son revêtement isolant pour éviter la détérioration de celui-ci, de sorte que des cibles spéciaux très chers doivent Btre utilisés t comme la profondeur des puits avoisine généralement plus ou moins le kilomètre, le prix total d'une liaison bifilaire et des installations spéciales qu'élis implique est beaucoup trop élevé pour que ce mode de transmission puisse être mis en pratiquedsns les appli cations courantes. Pour contrôler à l'heure actuelle lesparamètres d'exploitation des puits de stockage de gaz combustible, ;fl descend une sonde dans le puits adaptée pour prélever et enregistrer les informations requises à l'intérieur du puits, après quoi on relève la sonde et on exploite les résultats à partir des enregistrements. On prendra comme exemple d'illustration de ce cas la détection de l'interface eau-gaz dans le puits. Le contrôle du développement d'un stock de gaz s'effectue en particulier grâce au repérage de la cbte de l'interface eau-gaz dans les puits où le gaz s'est manifesté. Une estimation des cotes,comprisesentre 400 et 1.200 mètres suivant le réservoir, avec une précision meilleure que 25 centimètres est souhaitable pour pouvoir analyser les tendances d'évolution de l'interface, dont les variations sont du reste assez lentes (de l'ordre du mètre par mois). Le procédé de mesure actuellement utilisé et mis en oeuvre sur chaque réservoir par les exploitants consiste à descendre sous pression à travers un sas un corps plat appelé "canne" au moyen d'un treuil. La canne est descendue enduite d'une peinture soluble à l'eau et, après l'avoir remontée, la détection de l'endroit où la peinture a été dissoute permet de déterminer par le calcul la cote de l'interface. Au meilleur des cas, cette méthode est longue. En effet, sachant que la canne utilisée généralement a deux mètres de long, cette méthode ne permet de repérer le plan d'eau en une seule manoeuvre que si l'estimation préalable a été faite à moins de 1 mètre de part et d'autre de la valeur réelle. Si la cote estimée a été trop faible, la canne n'a pas pu atteindre le plan d'eau et il faut alors recommencer la manoeuvre ; d'un autre côté, si l'estimation a été trop forte, la canne a trempé complètement dans l'eau, rendant ainsi impossible toute détermination de la cote de l'interface. C'est ainsi que, dans la plupart des cas, plusieurs descentes successives sont nécessaires, et qu'une mesure de la cote du plan d'eau peut demander parfois une demi-journee, voire une journée complète d'instrumentation. Aussi, malgré le grand nombre de puits ( par exemple 20 à 30) disponibles sur chaque réservoir pour repérer la base de l'accumulation du gaz dans les réservoirs, on se contente actuellement de quatre à cinq mesures par semaine autotal sur deux puits aussi judicieusement choisis que possible. Toutefois, une localisation instantanée de l'interface eaugaz est bien connue dans la technique se rapportant à ce domaine. Cette localisation met en oeuvre des moyens coûteux, du type diagraphies électriques ou nucléaires,par exemple, consistant à descendre une source de neutrons, et à mesurer leur rétro-diffusion par l'eau. Leur emploi ne se justifie donc qu'à 11 occasion d'analyses de production, telles que notamment la mise en service d'un puiez et la recherche de zones productrices. Par rapport à ces méthodes longues ou coûteuses, le brevet précité a avancé un procédé qui, depuis, a fait ses preuves. Selon ce procédé, l'émetteur forme à-l'intérieur du puits un dipôle électrique de moment électrique variable engendrant dans le milieu environnant un système quasi-stationnaire de surfaces équipotentielles, et, à la surface, le récepteur capte les variations du gradient de potentiel existant entre deux prises placées sur des surfaces équipotentielles différentes et restitUe les informations. Toutefois, la structure des appareils émetteur èt récepteur présentés dans ce brevet stest avdristrès insuffinantew Bn effet, auxdites variations de la différence de potentieleise t srises qui vont de quelques vV à tout au plus quelques dizaines de (1V, viennent se superposer des bruits parasites de niveau beaucoup plus élevé, pouvant dépasser le volt.Ces bruits sont d'une manière générale dUs aux courants telluriques, a'r parasites atmosphériques susceptibles de se répercuter sur le sol, aux parasites industriels tels que notamment les fuites des voies ferrées et dey ignés à haute tension par exemple, et aux protections cathodiques du puits. Ces protections cathodiques consistent en l'application au tubage du puits de tensions continues redressées à partir de la tension du réseau général de distribution d'énergie électrique, pour protéger le tubage de la corrosion. Comme ces tensions, atteignant généralement quarante volts, sont dérivées du réseau après redressement, elles atteignent une amplitude de plusieurs volts et constituent ainsi bien souvent le niveau de bruit le plus élevé dans le signal détecté à la réception. L'importance de ces bruits appelle nécessairement la mise en oeuvre de moyens qui n'étaient pas prévus dans les appareils émetteur et récepteur présentés dans le brevet précité. Les défauts essentiels de ces appareils proviennent principalement de la structure du récepteur utilisé, et du mode de transmission mis en oeuvre conformément au procédé du brevet précité. En effet, l'appareil récepteur présenté dans ce brevet comprenait essentiellement une chaine d > amplification à haut gain (de l'ordre de 107), un détecteur du signal d'information , et un appareil reproducteur des informations restituées par le détecteur. Cependant, malgré les filtres utilisés, on ne pouvait empêcher que la chape d'amplifié cation, dotée d'un tel gain pour l'amplification diun signal d'information aussi faible, perde, à cause des bruits parasites, sa fonction d'amplification- pour entrer en oscillation sur sa fréquence propre, interrompant ainsi toute détection.De toute façon, mSme quand la chaine remplissait la fonction qui lui était assignée, on ne pouvait jamais être str que le signal restitué correspondait bien au signal d'information transmis. Ce doute a d'autant plus de raisons autre que, dans le cas d'une détection d'une interface eau-gaz, le signal émis a une fréquence prédétenninée. Aussi, un parasite présentant les mêmes caractéristiques de fréquence que ce signal risquera de corrompre l'information à la réception, d'autant plus que, la caractéristique en fréquence de la channe d'amplification n'etolt pas parfaite, cette channe aura tendance à prolonger te parasite par un nombre de battements amortis en fonction de la caractéristique propre de réponse en fréquence de 1a channe, On devine bien d'après ce qui précède que la façon dont sont transmises les informations joue aussi un rôle capital pour reconnat-re à la réception ces informations parmi la foule des parasites de niveau beaucoup plus élevé qui les environnent. Selon le brevet précité, le mode de transmission conforme au procédé quil révèle consistait à hâclçr à une fréquence de 20 Hz un signal rectangulaire à 1 Ez,et à transmettre l'impulsion ainsi h chée. Bien que suffisant dans certains cas simples de détection tels que la détection de l'interface eau-gaz, ce mode de transmission s'adaptait mal à la transmission continue d'informations physicochimiques liées à l'environnement de l'appareil émetteur, tel- les que la pression à l'intérieur du puits par exemple. En outre, ce mode de transmission a l'inconvénient de puiser beaucoup d'énergie de la batterie d'accumulateurs embarquée par l'appareil émetteur pour que le signal d'information. puisse être détecté à la surface. L'expérience a montré qu'il fallait en effet, selon le puits, quelques ampères sous 10 volts environ pour que le signal d'information soit détectable à la surface, ce qui, dans le cas de l'appareil émetteur selon le brevet précité, limitait considérablement la disponibilité de la batterie d'accumulateurs, dont l'espace qu'elle occupe dans la canne formant ledit appareil émetteur est lui-mbme limité. Pour toutes ces raisons, le dispositif mettant en oeuvre le procédé révélé dans le brevet précité devait être grandement perfectionné. La présente invention propose une solution résolvant tous ces problèmes, c'est-à-dire procurant à l'opérateur l'assurance Tue les informations restituées par l'appareil récepteur sont bien celles du signal d'information transmis, en mettant en oeuvre un mode do transmission permettant au signal d'information reçu par l'appareil récepteur d'être plus facilement détecté, et rendant en outre le dispositif de transmission facilement compatible avec la transmission d'un signal simple avertissant un événement quelconque tel que la rencontre de la canne avec le plan d'eau, ainsi qu'avec une transmission continue de données physico-chimiques de l'environnement lié à l'appareil émetteur, tout en conciliant dans l'appareil émetteur les exigences de l'énergie émise avec les ressources imposées de la batterie d'accumulateurs. Selon l'invention, le procédé pour permettre de transmettre les informations malgré de très mauvaises conditions qui font que le signal d'information transmis est noyé, à la réception, dans un signal de bruit de niveau beaucoup plus élevé, est du type selon lequel le signal d'information a au moins une composante de fréquence prédéterminée et ledit signal transmis est fortement amplifié et filtré à la réception, et est caractérisé en ce que, en vue de détecter dans ledit signal transmis la présence du signal d'information et de permettre de différencier les informations de toute information parasite, il consiste - à comparer, avant l'émission du signal d'information ou après interruption de l'émission de ce signal, le niveau du signal de bruit amplifié et filtré à un niveau de seuil réglable - à régler ce niveau de seuil légérement au-dessus dudit niveau du signal de bruit - à valider l'émission du signal d'information - à comparer le signal transmis avec ledit niveau de seuil réglé et à avertir l'opérateur lorsque c signal dépasse ce niveau de seuil, informant ainsi l'opérateur de la présence probable du signal 'information dans le signal transmis lorsque ledit dépassement dure ;; - à contrôler itérativement les caractéristiques desdites composantes de fréquence dans le signal transmis, la période d'itération étant choisie supérieure à la durée des oscillations provoquées par un parasite évanescent éventuel présentant, dans le signal transmis, les mêmes caractéristiques desdites composantes de fréquence, compte tenu des oscillations d'amortissement de ce parasite dans la chaine d'amplification dudit signal transmis ; - à vérifier en fin de chaque période d'itération que les caractéristiques du signal contrôlé correspondent bien à celles du signal d'information émis - et à indiquer à l'opérateur le résultat de la vérification. En outre, ce procédé est caractérisé en ce que le signal d'information consiste en une onde continue alternative oscillant à une fréquence prédéterminée, dans le cas par exemple de la détection de l'interface eau-gaz du puits ; ou bien, dans le cas par exemple d'une transmission de données relatives à la pression de gaz régnant dans le puits, il consiste alors en un signal numérique série multi-bits, dans lequel les bits "zéro" sont représentés par une première fréquence prédéterminée, et les bits "un" par une seconde fréquence prédéterminée. Le fait que déjà le signal d'information soit un signal alternatif favorise la reconnaissance du signal d'information par l'appareil récepteur et donne à la batterie d'accumulateurs une capacité virtuelle plus élevée. En outre, le signal numérique série à deux fréquences est une variante compatible avec le mode simple précédent, et il a le mérite en plus de conserver les avantages du mode précédent tout en transmettant des informatlooJ beaucoup plus élaborées. Comme corollaire à ce procédé, le dispositif conforme à l'invention est du type comprenant un appareil récepteur recevant d'un appareil émetteur éloigné un signal d'information noyé dans un signal de bruit de niveau beaucoup plus élevé, et comprenant une chaîne d'amplification attaquant un détecteur du signal d'information, et est caractérisé en ce que l'appareil récepteur comporte : un premier comparateur à niveau de comparaison réglable connecté à la sortie de ladite channe d'amplification et associé à un premier organe de signalisation ; et un dispositif d'identification des-oscillations du signal d'information, connecté à la sortie de ladite chaîne d'amplification et associé à un second organe de signalisation. Les caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront plus clairement de la description qui suit d'un exemple particulier de mise en oeuvre illustré par les dessins annexés, dans lesquels - la figure 1 représente schématiquement en coupe un puits desservant un réservoir souterrain de stockage de gaz combustible, auquel est associé un dispositif de transmission d'informations conforme à l'invention ; - la figure 2 est un diagramme illustrant symboliquement les relations électriques entre le sol, la paroi conductrice du puits, et l'appareil émetteur du dispositif de la figure 1 au voisinage immédiat dudit appareil t - la figure 3 est une vue schématique en coupe de l'appareil émetteur du dispositif de transmission conforme à l'invention ;; - la figure 4 représente schématiquement un exemple de réalisation d'un circuit électrique pouvant Etre incorporé à l'appareil émetteur décrit à la figure 3 - la figure 5 représente schématiquement un exemple de réalisation du circuit électrique de lappareil récepteur du dispositif de transmission conforme à l'invention ;; - la figure 6 représente schématiquement un circuit électrique pouvant être incorporé dans l'appareil émetteur décrit à la figure 3 pour la tran.mission de données piiysico-.chimiques du milieu environnant ledit appareil , et - la figure 7 représente schématiquement un circuit de l'appareil récepteur pouvant capter et restituer les informations provenant du circuit de la figure 6. Les figures 1 et 2 ont été extraites du brevet précité, afin de mieux faire apparaitre le domaine particulier de la technique où la mise en oeuvre des principes de l'invention se montre la plus favorable. La figure 1 représente de manière schématique une installation pour le stockage de gaz combustibles dans un réservoir souterrain 10, par exemple constitué par une formation aquifère profonde de sable, grès ou autre matériau poreux et perméable, recouvert d'un toit imperméable 11. Le gaz stocké occupe la partie supérieure 12 de ce réservoir, et déplace la masse d'eau 13 vers les parties profondes et périphériques de la formation.De ce fait, le repérage de la cote de l'interface eau-gaz 14 dans le puits par rapport à une cote zéro définie en un point (que l'on déterminera plus tard) de la surface du sol 15 constitue l'un des paramètres principaux relatifs au développement du stock de gaz 17. Jusqu'à présent, les cotes de ces interfaces pour les puits exploités en France varient entre 400 et 1.200 mètres selon les réserVoirs. Le gaz à stocker est injecté dans le réservoir 10 ou extrait de ce dernier en fonction des besoins au moyen d'un puits 16, qui comprend essentiellement ux ou plusieurs cuvelages cimentés 17 et 18, dénommés tîus couramment "casings" dans cette branche de la technique, et dans l'axe duquel est disposé un train de tubes 19 ("tubingn), relié de manière étanche au chemisage 17, d'une part à un niveau voisin de la surface 15 du sol par un joint annulaire 20, et d'autre part au niveau du toit 71 du réservoir par un obturateur annulaire 21 (tXpacker"). flans le réservoir 10, le train de tubes 19 est prolongé jusqu'au dessous du niveau ninimum de l'interface eau-gaz 14. par une crépine 22 permettant l'injection ou l'extraction du gaz t à la surface, le train de tubes 19 est mis en relation par une vanne à passage direct 23 avec un sas 24 permettant l'introduction dans le puits d'instruments ou appareils sans qu'il y ait de pertes de gaz vers l'atmosphère. es instruments ou appareils peuvent être descendus dans le puits au moyen d'un cible 25 sortant de manière étanche par l'extrémité supérieure 26 du sas 24 et s'enroulant par l'intermédiaire de poulies 27 sur un treuil 28 (non représenté). Le dispositif de transmission d'informations, décrit ci-après à titre d'exemple de mise en oeuvre de l'invention, a pour premier objet de surveiller les variations de l'interface eau-gaz 14 dans le réservoir 10. Ce dispositif est essentiellement. constitué par un appareil émetteur 29 descendu dans le puits 16 à l'aide du cible 25 jusqu'au niveau du réservoir souterrain 10, et d'un appareil récepteur 30 implanté à la surface du sol. L'appareil émetteur 29 constitue ce que l'on appelle couramment dans cette technique la canne". Comme représenté sur la figure 2, l'appareil émetteur est essentiellement constitué par la combinaisond'un circuit: de captage 31 et d'un générateur de tension 32, dont les deux bornes sont respectivement mises en relation par des contacts glissants 33, 3t avec des points 35, 36, axialement espacés d'une distance AL de la paroi conductrice du train de tubes 19 ou de la crépine 22 qui le prolonge dans le réservoir 10 ; le circuit de captage 31. est pour sa part essentiellement constitué de deux électrodes 37, 38 normalement isolées et électriquement mises en relation lorsqu'elles entrent en contact avec le plan d'eau 14. On a représenté sur la partie droite de la figure 2 la distribution du potentiel apparaissant lors de l'application aux points 35 et 36 d'une force électromotrice, supposée égale à 2 aU, créée par le générateur de tension 32 de l'appareil émetteur. Pour les raisons précisées dans le brevet précité, le potentiel compris entre les points 35 et 36 varie sensiblement linéairement entre des valeurs au et - AU, à une constante près.De part et d'autre de ces points, le potentiel décrit suivant une loi sensiblement exponentielle pour finalement s' identifier au potentiel de la terre, de valeur nulle par définition, à une distance qui déPend essentiellement de la conductibilité du train de tubes et de son isolation. De la sorte, tout se passe comme si la partie du puits 16 située au-dessus de I 'émet- teur 29 portait une charge électrostatique +Q, et la partie du train de tubes située en-dessous de l'émetteur 29, une charge électrostatique -Q , c'est dire qu'une partie au moins du puits 16 ainsi excitée se comporte comme un dipôle de grand moment électrique. A ce dipble est nécessairement associé un système de surfaces équipotentielles dont le gradient entre elles est proportionnel à la forci électromotrice 2DU U appliquée par le générateur de tension 32 entre les points 35 et 36 de la paroi du train de tubes 19 ou de la crépine 22. En d'autres termes, toute variation de cette différence de potentiel se traduira à distance par une variation propor tonnelle du gradient de potentiel existant entre deux points déterminés pour être sur des surfaces équipotentielles différentes. Revenant sur la figure 1, on verra, pour les raisons qui viennent d'être données, que l'appareil récepteur 30 a ses deux bornes d'entrée 39, 40 reliées respectivement à deux prises 41, 42 éloignées, situées sur des surfaces éguipotentielles différentes. Les expériences déterminent, en fonction des fréquences utilisées, les prises les mieux adaptées au puits. Dzn8~ l'exemple illustré dans la figure 1, la prise- 41 est une "terre posée formée par un pieu ou vrilletenfoncé dans la terre à la surface du sol 15, alors que la seconde prise 42 est faite sur le sas 24.Ces expériences ont montré que, de quelque façon que soient disposees les prises, les fréquences les plus appropriées pour la transmission devaient être inférieures à 20 Hz, et de préférence inférieures à 10 Hz. Au-delà de 20 Hz, le terrain reliant la surface du sol 15 au réservoir 10 se comporte comme un circuit bouchon. En outre, la tension d'entrée vaut généralement quelques pV, et dépasse rarement quelques dizaines de vuV. Comme on l'a dit, cela dépend des puits , de la position des prises, et des fréquences utilisées. On a représenté à la figure 3 un exemple de réalisation de l'appareil émetteur 29 illustré dans les figures 1 et 2. Cet appareil est ce qu'on appelle couramment la canne, mesure environ 2 mètres de long sur environ cinq centimètres de diamètre, et est suspendu au cible 25, qui est un cable en acier de 5 à 6 millimètres de diamètre. La canne 29 se compose principalement d'un tube en acier 43 pourvu à ses deux extrémités de filetages intérieurs. Sur l'extrémité inférieure du tube est vissée une ogive 44 présentant plusieurs ouvertures latérales 45 et portant suivant son axe une électrode 46 traversant de façon étanche une paroi transversale de l'ogive. L'extrémité supérieure du tube 43 est pourvue successivement d'une pièce de raccord 47 en matériau isolant, un manchon également isolant 48 portant deux bornes 49, 50, et une pièce d'accouplement 51 en acier ou tout autre matériau relativement conducteur, comportant une borne d'émission 52.La pièce d'accouplement comporte un anneau du mme matériau qu'elle, dans lequel passe le cible 25. Les circuits électroniques et les batteries embarqués dans la canne émettrice 29 sont montés dans un fourreau 53 cylindrique en cuie , indépendant du tube extérieur, et enfilé dans celui-ci. Ce fourreau, qui supporte les éléments internes de la canne, est conclu pour résister à des accélérations longitudinales importantes correspondant aux chocs que peut subir la canne lors de manoeuvres sur le puits. Plus précisément, ce fourreau inclut un circuit de captage ou de détection 54 ayant une première entrée reliant l'électrode 46 de l'ogive par une connexion isolée du fourreau 53, et une seconde entrée connectée à ce fourreau. La sortie du circuit 54 attaque une entrée d'un circuit de traitement électronique de signaux 55, lui-meme attaquant une entrée d'un circuit amplificateur de puissance 56 dont une sortie est reliée par un conducteur 57 à la borne d'émission 52. Ce fourreau incorpore également.un bloc d'alimentation en courant continu destiné à fournir, par 1 'inter- médiaire de conducteurs 59 et 60, le courant de fonctionnement des circuits 54, 55 et 56. Ce bloc comprend deux sousblocs 58a et 58b ayant une connexion commune 61 reliée électriquement à une paroi transversale 62 du fourreau 53, ce fourreau étant lui-mbme en communication avec le tube en des points tels que 63.Chaque sous-bloc comprend dans 1'exemple illustré quatre batteries d'accumulateurs rechargeables de 1, 2 volt au cadmium-nickel, de sorte que leur capacité est d'environ quatre ampères-heure, permettan.t les pointes importantes de courant nécessaires à l'émission. Ces batteries sont rechargeables sans avoir à ouvrir la canne, gracie aux deux bornes 49, 50 du manchon isolant 48, par l'intermédiaire de connexions non représentées dans la figure. Le circuit électrique de la canne est illustré dans la figure 4. Dans cette figure, les éléments remplissant la mbme fonction que ceux indiqués à la figure 3 sont repérés par les mimes chiffres. C'est ainsi que l'on retrouvera les quatre circuits 54, 55 et 56, les blocs d'alimentation 58a et 58b, les conducteurs 59 et 60, et les bornes 49 et 50 pour la recharge des batteries des blocs 58a et 58b. On retrouvera aussi l'électrode 46. En fait, les deux électrodes 37 et 38 indiquées à la figure 2 correspondent-respectivement à I'életlrode 46 et à la masse de l'ogive 44 et du tube 43 de la canne. Cette masse constitue d'ailleurs la masse pour tout l'ensemble du circuit électrique, comme représenté sur la figure 4. Entre la figure 2 et la figure 3, le circuit de captage ou de détection 31 correspond au circuit 54, tandis que le générateur de tension 32 correspond aux circuits 55 et 56 , d'autre part, le contact 33 de la figure 2- correspond à la masse du tube et de l'ogive de la canne, reliée aux tubes 19 ou à la crépine 22 par l'intermédiaire de l'eau qui forme ici le point de contact 35 de la figure 2, alors que le contact 34 correspond à l'ensemble conducteur formé par la borne 52, la pièce d'accouplement 51 et le cible 25, le point de contact 36 de la figure 2 correspondant, dans la réalite, au contact du cible avec le train de tubes 19. En effet, dans la réalité, contrairement à ce qui a été représenté dans les figurés, le train de tubes n'est jamais bien rectiligne, de sorte qu'il existe toujours des contacts du cible avec le tube 19. Revenant sur la figure 4, le circuit 54 comporte en outre un élément de commande 64 constitué par un transistor PNP, 65, dont l'émetteur est connecté à la borne non à la masse du bloc 58a, dont la base est reliée à l'électrode 46 par une résistance 66, et dont le collecteur est mis à la masse à travers le circuit de commande 67a d'un relais 67. Les contacts 67a et 67b de ce relais servent à isoler ou à connecter respectivement les conducteurs 59 et 60 des blocs 58a et 58b. Le circuit de traitement 55 comprend un oscillateur 68 délivrant à sa sortie une tension rectangulaire symétrique. Cette sortie est reliée à la masse à travers le montage série d'une résistance 69 et d'une diode 70 destiné a limiter la tension de sortie à la jonction de ces deux derniers éléments. Cette jonction est directement reliée à la base d'un transistor 71, dont l'émetteur est à la masse et le collecteur est relié au conducteur 59 par l'intermédiaire d'une résistance de charge 72. Ce collecteur est aussi connecté à deux blocs diviseurs par deux 73 et 74 montés en série. Ces blocs divisent la fréquence de sortie de l'oscillateur 68 par un multiple de deux, de façon que les fréquences disponibles aux sorties des diviseurs du bloc 74 soient inférieures à 20 Hz, pour les raisons énoncées précédemment. La fréquence d'émission sera déterminée en raccordant l'une des sorties des diviseurs du bloc 74 à un conducteur 75, par l'intermédiaire d'un cordon ou d'un cavalier 76. Le conducteur 75 est connecté à une borne de sortie 77 du circuit de traitement --. Le circuit amplificateur de puissance 56 comprend un amplificatcur opérationnel 78 ayant l'une dc ses deux entrées reliée à la borne 77 par l'intermédiaire diurne résistance 79, l'autre borne d'entrée étant reliée,par l'intermédiaire d'un pont-diviseur formé de résistances 80 et 81, au conducteur 59 par l'intermédiaire d'une résistance 82, de façon à fournir à cette dernière entrée une tension de référence fixe. La sortie de l'amplificateur opérationnel 78 est reliée, d'une part par deux résistances 83 et 84 au conducteur 59, et d'autre part par deux résistances 85et 86 au conducteur 60.La jonction des résistances 83 et 84 et la jonction des résistances 85 et 86 sont respectivement reliées à un amplificateur de puissance push-pull à transistors complémentaires 87, 88 et 89, 90. Les transistors 87 et 89 forment les transistors d'attaque des deux transistors de sortie 88 et 90. Les émetteurs des transistors 88 et 90 sont reliés par une résistance 91, par l'intermédiaire du conducteur 57 indiqué à la figure 3, à la borne d'émission 52. Les blocs 58a et 58b sont en outre découplés par des condensateurs électrochimiques de fortes capacités 92 et 93. Le fonctionnement du circuit de la figure 4 est simple à comprendre : quand le milieu environnant de l'électrode 46 n'-est pas conducteur, le transistor 65 est bloqué et la bobine de relais 67a maintient les contacts 67b et 67c dans la position représentée sur la figure, de sorte que les circuits 55 et 56 sont alors. inopérationnels. Par contre, dès que l'ogive 44 de la canne emettrice 29 représentée sur la figure 3 pénètre dans l'eau, un contact stétablit entre elle et l'électrode 46, de sorte que, dans le circuit de la figure 4, le transistor 65 devient alors conducteur et actionne les contacts 67b et 67c pour alimenter les circuits 55 et 56. L'oscillateur 68 se met alors à fonctionner, de sorte que la borne d'émission 52 délivre un signal alternatif d'environ 8 volts crte-à-crte, battant à la fréquence déterminée par la position du cavalier 76. Dans l'exemple choisi, on supposera que la fréquence est de 10 Hz. La figure 5 illustre un exemple de réalisation de l'appareil récepteur 30 représenté sur la figure 1. les bornes d'entrée 39 et 40 attaquent une chaîne d'amplification sélective 92, composée successivement d'un filtre passe-bas 93, de trois amplificateurs passe-bas 94, 95 et 96, d'un filtre à fréquence centrale ajustable 97 accordé sur la fréquence de l'émetteur, et d'un dernier amplificateur passe-bas 98.La sortie de l'amplificateur passe-bas 98 est reliée à l'entrée d'un' redresseur double alternance 99 linéaire, ne presentant aucun seuil inférieur de façon à pouvoir détecter de très faibles niveaux du signal d'information (composé pour cela d'amplificateurs), ce redresseur attaquant un convertisseur tensioncourant 100 à deux sensibilités, dont la sortie est reliée à un galvanomètre 101 qui permet de suivre en permanence l'allure de la tension à détecter dans le bruit de fond filtré. Selon l'invention, des moyens sont prévus Rans le circuit de la figure 5 pour mettre l'opérateur en mesure de savoir si la valeur indiquée par le galvanomètre 101 représente bien le signal dtin- formation. Pour cela, l'appareil récepteur comporte un premier comparateur 102 à niveau de comparaison réglable, relié à la sortie de la chaîne d'amplification par l'intermédiaire du redresseur 99 et associé à un premier organe de visualisation 103. le niveau de ré férence du comparateur 102 est réglé en faisant varier la valeur d'une résistance 104 connectée entre le comparateur et la borne positive B+ de l'alimentation. L'organe de signalisation 103 comprend un transistor 105 ayant son émetteur relié à la borne négative B- de l'alimentation, sa base connectée directement à la sortie du-comparateur 102, et son collecteur relié à la borne B+ par l'intermédiaire d'une diode électroluminescente 106. Par ailleurs appareil récepteur 30 comporte un dispositif d'identification comprenant un dispositif 107 relié à la sortie de la chaîne d'amplification 92 par llintermédiaire d'un circuit de mise en forme 108 et attaquant un second organe de signalisation 809 constitué par une lampe diode électrolumines- cente. le dispositif de comptage ou d'intégration 107 est relié par ailleurs à une horloge 110. En outre, le circuit de la figure 5 comporte une boucle de verrouillage 111 partant d'un point intermédiaire 112 de la chaîne d'amplification 92 et se terminant à un niveau supérieur de la chaîne par un circuit porte 113. le point 112 est connecté à l'entrée d'un amplificateur de haut gain 114 (de l'ordre de 10.000), dont la sortie attaque respectivement un second et un troisième comparateur 115, 116, à niveau réglable grace à des résistances ajustables 117 et 117' comprises respectivement entre les comparateurs et les bornes B+ et B- de l'alimentation.La sortie des comparateurs est d'une part reliée au circuit porte 113, et d'autre part à un troisième organe de visualisation 118 formé dtun transis- tor 119 ayant son émetteur à la borne B- et son collecteur relié à ladite borne B+ de llålimentatiOn par 1' l'intermédiaire d'une diode électroluminescente 120. le fonctionnement du dispositif selon l'invention tel que décrit aux figures 4 et 5 est le suivant. En référence à la figure 1, on supposera que la canne émettrice est dans le sas 24. Celle-ci est descendue, passe par la vanne 23 pour entrer dans le puits lui-meme. A son passage au niveau du joint 20 par exemple, la cote BO" est prise sur le comp teur de déroulement du fil associé au treuil 28. Comme on le voit à la figure 4, l'élément 64 est armé continuellement pour réagir instantanément à la présence d'un milieu conducteur environnant l'électrode 46. Cependant, il n'y a aucune émission. Pendant la descente, le récepteur capte beaucoup de bruits, dont le niveau peut dépasser le volt. En supposant le circuit porte 113 passant, ce bruit est amplifié sélectivement, redressé en 99, puis comparé en 102 avec un niveau réglable par action sur la résistance 104. A ce moment, l'opérateur règle cette résistance pour que le niveau de comparaison soit légèrement au-dessus du niveau de bruit en s'aidant de la diode électroluminescente 106. Dans la condition désirée, cette diode est réglée légèrement endessous de son niveau d'allumage, ne s'allumant qu'occasionnellement en réponse à des pointes de bruit qui dépassent le niveau a seuil établi par la résistance 104. Dsun autre côté, le circuit de comptage ou d'intégration 107 est adapté pour compter ou intégrer itérativement les apparitions d'oscillations battant à une fréquence correspondant à la fréquence prédéterminée de transmission Cette période d'itération est déterminée par l'horloge 110, qui remet à O le dispositif 107 après chaque période d'itération. La période d'itération est choisie supérieure à la durée des oscillations provoquées par un parasite évanescent éventuel présentant, dans le signal reçu, les mornes caractéristiques das composantes de fréquence du signal d'information, compte tenu des oscillations d'amortissement de ce parasite dans la channe d'amplification 92. Aussi, la lampe 109 reste toujours éteinte lors de la descente de la canne émettrice dans le puits. L'opérateur sait alors qu'il n'a pas à tenir compte des indications du galvanomètre 101. Des que la pointe de l'ogive trempe dans l'eau 13 du réservoir 10, le milieu entre l'électrode 46 et la masse de l'ogive 44 devient conducteur, et déclenche ainsi le relais 67 et l'alimentation de l'oscillateur 68 et de l'amplificateur de puissance 56. Le signal rectangulaire symétrique émis en 52 se traduit instantanément sur la borne d'entrée 40 de l'appareil récepteur 30 par des oscillations de l'ordre de quelques pV. Ces oscillations vont être fortement amplifiées r2ans la chaîne 92, étant donné que tous ses éléments sont centrés sur sa fréquence, de sorte qu'à la sortie du redresseur 99 le signal transmis prend un niveau supérieur durable, qui va se répercuter sur la lampe 106 par un éclairage durable. L'opérateur est ainsi informé de la présence probable du signal d'information dans le signal transmis. En regardant la lampe 109 il saura que, si elle s'allume, il s'agit bien du signal d'information. Ainsi, mtme si le niveau du bruit venait momei1tané- ment à prendre lors de la descente de la canne un niveau supérieur à icelui affiché par la résistance 104, la diode électroluminescente 106 s'allumerait, mais par contre la diode électrolumines cente 109 resterait éteinte. Par conséquent, quand l'opérateur voit les deux diodes électroluminescentes 106 et 109 allumées, il est sûr que cTest la canne qui é met. En lisant aussitôt après le compteur de défilement du câble, il connaltra la cote de l'interface eau-gaz dans le réservoir 10. La précision de la localisation dr plan d'eau par la canne émettrice est donc uniquement liée à la hauteur de l'électrode de détection. Avec ce mode de transmission, la profondeur de l'interface eau-gaz peut être déterminée au centimètre près. Toutefois, en pratique l'écart est plus important, car il dépend de la façon dont le point Zéro est déterminé, de la précision du dérouleur de cible et de son compteur, et des temps de réponse du circuit de la figure 5. WefF%awaet wu Bdide luminescente 109 s'allume, il a fallu au moins une période d'itération pour déterminer si les caractéristiques du signal émis correspondaient bien à celles du signal d'information. Cependant, en tenant compte de tous ces paramètres, l'erreur commise ne dépasse pas dix centimètres. A la rigueur, le premier comparateur 102 et son organe de visualisation correspondant pourraient être éliminés. Toutefois, il offre à l'opérateur la possibilité de contrôler pendant toute la durée de l'expérimentation les divers phénomènes susceptibles de se présenter, et lui donne une meilleure assurance dans la détermination de la cote. Quant à la boucle 111 du circuit de la figure 5, elle est destinée à ouvrir le circuit porte 113 et d'arrêter ainsi la transmission du signal reçu au-delà du circuit perte quand le Signal de bruit dépasse en valeurs positive -et/ou n-égatîve le niveau de bruit prédéterminé par l'ajustage des résistances 117 et 117'. Quand le circuit porte 113 bloque la transmission, le transistor 119 devient conducteur pour allumer la diode électrolumlnes- cente 120 et signaler à ltopérateur l'impossibilité de faire la mesure. Par conséquent, le système associé à la chaîne d'amplification 92 du circuit de la figure 5 surveille constamment l'évolution du signal transmis, à la suite d quoi 1'opérateur peut prendré les décisions appropriées Il est à noter aussi les avantages qu'offre la transmission d'un signal d'information alternatif à la réception. D'une part le contrôle est renforcé et, d'autre part, après redressement dans le redresseur 99,il prend un niveau beaucoup plus élevé et plus stable. aussi, la mesure est plus précise, la sensibilité de l'appareil récepteur est plus élevée, et le contrôle est plus fin. Outre cela, la formation d'un signal alternatif à l'émission soulage beaucoup les batteries embarquées dans la canne émettrice. En effet, pour un même signal de 8 volts crtte-à-crtte, ces mêmes batteries devraient débiter deux fois plus de courant pour fournir un signal continu, alors que dans le cas présent les blocs 58a et 58b délivrent en alternance un courant beaucoup plus 'eible. L'augmentation de l'autonomie de la canne peut mettre à même celle-ci d'émettre plus longtemps des informations relatives à des paramètres physico-chimiques du milieu environnant la canne, l'opérateur disposant ainsi de plus amples informations sur l'évolution du stock de gaz. On a représenté sur les figures 6 et 7 un dispositif pour la transmission de telles informations. Le principe en est simple : à l'émission, le signal analogique délivré par le capteur d'un paramètre physico-chimique prédéterminé est converti en un signal numérique parallèle, puis est transforme en un signal numérique série dans lequel les bits "zéro" et 'un" sont représentés par des fréquences basses différentes (par exemple 5 et 10 Hz). A la réception, le signales décodé pour être affiché numériquement ou Btre restitué sous forme analogique. Le circuit 121 de la figure 6 est destiné à être incorporé par la canne émettrice, en liaison éventuellement avec le circuit de la figure 4. Le circuit 121 comprend un oscillateur 122, pouvant store 1'oscillateur 68 de la figure 4, délivrant une fréquence relativement élevée par rapport aux fréquences utilisées.Une cascade de diviseurs par deux 123 abaissent progressivement la fréquence du signal de sortie de l'oscillateur 122. Dans la cascade, 123in et 1235 correspondent aux diviseurs délivrant respectivement les fréquences de 10 set 5 Hz (les périodes correspondantes étant 0,1 et 0,2 seconde). Dans la cascade encore,1230,15 délivre un signal de période de 6,4 secondes.Par ailleurs, le circuit 121 comprend un capteur 124-d'un paramètre physico-chimique prédéterminé, les fluctuations de la pression par exemple. Le principe de la mesure est le suivant : d'abord une des entrées (124a) du capteur différentiel est fermée à un moment donné; puis, à partir de cet instant, on saisit par la deuxième entrée (124b) les fluctuations de la pression par rapport à la pression au moment de la fermeture qui sert de référence.Le fonctionnement du circuit de captage 124 est commandé par une électro-vanne 125 fermant l'entrée 124a dk capteur différentiel 124, activée par le circuit de commande 126 au bout d'un certain temps déterminé par le branchement de ce circuit de commande sur l'un des diviseurs 123. En général, ce temps est relativement long, de sorte que la connexion se fait au bout de la cascade des diviseurs, comme représenté. La sortie du capteur 124 est reliée à l'entrée d'un amplificateur de mise à l'échelle 127 (0-10 volts par exemple), dont la sortie attaque l'entrée d'un convertisseur analogique-numérique 128 de type classique. Une sortie à huit bits est suffisante pour les applications envisagées. Les sept premiers bits de sortie sont appliqués dtune part à un générateur d'imparité 129 donnant un état de niveau logique "un" lorsque la somme modulo-deux des bits issus du tonvertisseur 128 est nulle, et un niveau logique "zéro" lorsque cette somme est égale à r-unité; d'autre part, ces sept bits sont appliqués avec le bit d'imparité que délivre le générateur d'imparité 129, à un multiplexeur 130 qui a pour rôle de sérialiser les huit bits sur sa sortie 131, chacun après un coup d'horloge donné sur l'entrée 132 du multiplexeur;; Cette entrée d'horloge 132 a une fréquence imposée par la sortie du diviseur par deux 1230 15 cette sortie étant appliquée à une borne d'entrée d'une porte NON ET 133 à deux entrées, la sortie de cette porte étant reliée à l'entrée d'horloge 132 au-travers d'un circuit inverseur 134. L'autre entrée de la porte 133 est attaquée par le signal de fin de conversion que délivre le convertisseur 128 par une de ses sorties 135. Ce signal de fin de conversion passe au niveau logique"un"lorsque le convertisseur a terminé la conversion analogique-numérique. Le convertisseur 128 est piloté par un signal de commande de conversion appliqué sur son entrée correspondante 136. Cette entrée est reliée par l'intermédiaire d'une bascule monostable 137 à un bus 138. Un cordon ou un cavalier 139 permet de relier le bus 138 à une sortie désirée d'un diviseurl23. La période du signal de sortie du diviseur choisi déterminera l'intervalle de temps désire entre les mesures. Lorsque ce signal passe à l'état logique un", il attaque le monostable 137, qui réagit en fournissant une impulsion de courte durée pour déclencher le convertisseur 128. la sortie 131 est reliée à un circuit de contri init deux portes NON ET à trois entrées, 140 et 141. La première entrée de la porte 140 reçoit le signal permanent à 10 Hz sortant du diviseur 12310' tandis que la première entrée de la porte 141 reçoit le signal permanent à 5 Hz sortant du diviseur 1235. Leur deuxième entrée est commune et est reliée par une bascule monostable 142 à la sortie 135 du convertisseur 128 ; ces deux entrées communes sont prévues pour recevoir un signal d'autorisation de niveau logique "un" de la-bascule monostable 142, dont la durée est réglée sur le temps de passage des huit bits du message multiplexé. Enfin, la troisième entrée de la porte 140 est relise directement à la sortie 131 du multiplexeur 130, tandis que la troisième entrée de la porte 141 est reliée à la sortie 131 par l'intermédiaire d'un circuit inverseur 143. Les sorties de ces deux portes sont reliées par deux diodes polarisées dans le même sens 144 à une borne de sortie 145. Ainsi, en connectant la borne de sortie 145 du circuit 121 de la figure 6 à la borne entrée 77 du circuit amplificateur de puissance 56 dc: la figure 4, le message émis sera constitué de bits "un" à 10 Hz et de- bits "zéro" à 5 Hz. Afin d'économiser les batteries, lXamnlifica- teur de puissance 56 peut être mis sous tension seulement au moment de l'émission, par exemple en commandant la fermeture des contacts 67'n et 67c du circuit de la figure 4 par un relais 146 (voir figure 6) commandé par la bascule monostable 142. L'appareil récepteur adapté à une telle réception a de nombreuses similitudes avec l'appareil récepteur décrit à la figure 5. Afin de mieux faire ressortir ces similitudes, on a indiqué par les mornes chiffres de référence les éléments remplissant les mômes fonctions ; les chiffres pourvus du signe (') se distinguent des chiffres correspond dants dépourvus de ce signe par les fréquences sur lesquelles les éléments correspondants sont accordés (5 et 10 Hz). En fait, les véritables éléments additionnels se rapportent au décodage des signaux d' information reçus et à la restitution des informations sous forme analogique. C'est ainsi que les redresseurs 99 et 99' sont connectés chacun à une entrée d'un comparateur analogique 147 prévu pour que son signal de sortie bascule entre deux niveaux logiques "zéro" et unit en fonction des valeurs relatives des tensions continues issues des ponts redresseurs 99 et 99'. On s'affranchit ainsi des fluctuations lentes en valeurs absolues des tensions, et des reglages fastidieux sur le terrain en vue de rechercher un même niveau de réception. La sortie du comparateur analogique i47 attaque un désérialiseur 148 transformant les bits série en bits parallèles. Ce désérialiseur est piloté par une horloge 149 calée sur la meme fréquence que celle de l'émetteur.Les huit sorties parallèles du désérialileUr 148 (representées par un seul fil sur la figure 7) SOflt respectivement connectées à un circuit de vérification d'imparité 150, a un dispositif d'affichage numérique 151 de la grandeur décodée, connecté à une sortie du circuit de vérification imparité 150 de manière que l'affichage ne soit autorisé que si l'imparité est correcte, et un convertisseur numérique-anm'ogique 152 délivrant à l'appareil à aiguille 101 (tel qu'un galvanomètre) une tension ou un courant proportionnel à la grandeur transmise. Ce convertisseur comporte deux autres entrées reliées respectivement à l'horloge 149 et au circuit de vérification d'imparité 150, de façon que ces deux éléments puissent autoriser la conversion. Bien sur, on pourrait encore y ajouter une imprimante ou un enregistreur magnétique pour y conserver les mesures, éventuellement pour les traiter ultérieurement. Par conséquent, en raison de ce mode de transmission, le contrôle à la réception des caractéristiques de ce signal et l'identification de ce signal au signal d'information se résoud à présenter à l'opérateur l'affichage numérique de la valeur mesurée. On comprend pourquoi les moyens 107 à 110 du circuit de la figure 5 n'ont plus besoin d'exister dans le montage de la figure 7. Bien entendu, l'invention-naest nullement limitée aux exemples de réalisation qui viennent autre décrits et illustrés, mais comprend au contraire tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits, ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées dans l'esprit de l'invention et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVEJ3ICATIONS 1. Procédé pour permettre la transmission d'informations malgré de très mauvaises conditions de transmission qui font que le signal d'information transmis est noyé, à la réception, dans un signal de bruit de niveau beaucoup plus élevé, du type selon lequel le signal d'anformation a au moins une composante de fréquence prédéterminée et ledit signal transmis est fortement amplifié et filtré à la réception, caractérisé en ce que, en vue de détecter dans ledit signal transmis la présence du signal d'informa- tion et de permettre de différencier lesdites informations le toute information parasite, il consiste - à comparer, avant l'émission du signal ou après interruption de l'émission de ce signal, le niveau du signal dc bruit amplifié et filtré avec un niveau de seuil réglable ; - à régler ce niveau de seuil légérement au-dessus dudit niveau du signal de bruit - à valider l'émission du signal d'information 7 - à comparer le signal transmis avec ledit niveau de seuil réglé et à avertir l'opérateur lorsque ce signal dépasse ce niveau de seuil, informant ainsi l'opérateur de la présence probable du signal d'information dans le signal transmis lorsque ledit dépassement dure ;; - à contrôler itérativement les caractéristiques desdites composantes de fréquence dans le signal transmis, la période d'itération étant choisie supérieure à la durée des oscillations provoquées par un parasite évanescent éventuel présentant, dans le signal transmis, les mimes caractéristiques desdites composantes de fréquence, compte tenu des oscillations d'amortissement de ce parasite dans la channe d'amplification dudit signal transmis ; - à vérifier en fin de chaque période d'itération que les caractéristiques du signal contrôlé correspondent bien à celles du signal d'information - et à indiquer à l'opérateur le résultat de cette vérification. 2. Procédé selon la revnidîcation 1, caractérisé en ce que le signal d'information émis étant une onde continue d'une fréquence prédéterminée, le contrôle itératif précité consiste à compter ou intéorer les apparitions, dans le signal reçu, d'oscillations battent à ladite fréquence ce prédéterminée, en ce que la vérification précitée consiste à comparer le résultat du comptage ou d.-- l'intégration en fin de chaque période cl'itératiOn avec une valeur prédéterminée ; et en ce que l'indication précitée consiste à signaler par un signal visible et/ou auiblc que 1 résultat est au moins égal à ladite valeur prédéterminée. 3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le signal d'information est un signal alternatif. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications l à 3, caractérisé en ce qu'il consiste en outre à redresser le signal d'information transmis, amplifis et filtré, et à produire un affichage analogique et/ou numérique des informations restituées. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications l, 3 et 4, caractérisé en ce que le signal d'information transmis est un signal numérique série multi-bits, dans lequel les bits "zéro" sont représentés par une première fréquence prédéterminée et les bits "un" par une seconde fréquence prédéterminée. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé. en ce que les informations du signal a' information numérique précité consistant en des valeurs de mesure effectuées à l'émission, il consiste à introduire à l'émission, dans le signal d'information correspondant à chaque mesure, une valeur d'imparité, de sorte que le contrôle itératif précité consiste à décoder le signal d'information, la période d'itération correspondant à la durée de la transmission d'une mesure 7 la vérification précitée consiste à vérifier la présence dudit signal d'imparité cet et l'indication précitée consiste à afficher numériquement la valeur de l'information de mesure restituée. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'il consiste en outre à prélever à la réception ledit signal transmis à partir d'un point intermédiaire dans la channe d'amplification précitée ; à comparer le niveau du signal prélevé à une valeur limite supérieure prédéterminée; et à interdire la transmission de ce signal dans ladite channe d'amplification au-delà dudit point intermédiaire, quand le signal prélevé dépasse ladite valeur limite supérieure. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que la comparaison du signal transmis prélevé dudit point intermédiaire de la chaine d'amplification est faite par rapport à deux valeurs limites positive et négative prédéterminées. 9. Dispositif mettant en oeuvre le procédé defini par l'une quelconque des revendications précédentes, du type comprenant un appareil récepteur recevant d'un appareil émetteur éloigné un signal d'information noyé dans un signal de bruit de niveau beaucoup plus élevé et comprenant une chaine a' amplification attaquant un détecteur du signal d'information, caractérisé en ce que l'appareil récepteur comporte un premier comparateur à niveau de comparaison réglable, connecté à la sortie de ladite channe d'amplification et associé à un premier organe de signalisation ; et un dispositif d'identification du signal d'information dans le signal transmis, connecté à la sortie de ladite c haine d'amplification et associé à un second organe de signalisation. lO. Di3positif-selon la revendication 8, caractérisé en ce que le-dispositif d'identification précité comprend un dispositif de comptage ou d'intégration des oscillations dudit signal d' information, ce- dernier dispositif étant remis à zéro régulièrement après a période d'itération précitée t et un teCond-c-omparatsur reliant la sortie dudit dispositif de comptage ou dfintégration à l'entrée du second organe de signalisation précité. 11. Dispositif selon la revendication 101 caractérisé en ce que-le dispositif de-comptage ou d'intégration précité est relié à la sortie de la channe d'amplification par l'intermédiaire d'un circuit cse mise en forme du signal de sortie de ladite channe d'amplification, ainsi qu'à la sortie d'un circuit d'horloge déterminant la période d'itération précitée. 12. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 9 à 11, caractérisé en ce que le premier comparateur cité est relié à la sortie de la channe d'amplification par l'intermédiaire d'un redresseur double alternance. 13. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 10 å 12, du type selon lequel l'appareil émetteur précité comprend un circuit de captage ou de détection lié à l'environnement de cet appareil, un circuit électronique de traitement de signaux, et un circuit d'amplification de puissance, caractérisé en ce que le circuit de traitement comprend un oscillateur engendrant des signaux à une fréquence prédéterminée, et ledit circuit de captage ou de détection comprend un élément de commande adapté pour appliquer ladite fréquence prédéterminée à 1' entrée du circuit d'amplification de puissance quand le circuit de captage ou de détection est activé. 14. Dispositif selon la revendication 13, caractérisé en ce que le circuit de captage ou de détection précité comprend deux électrodes écartées l'une de 1 'autre, activant ce circuit quand l'espace qu'elles délimitent devient conducteur. 15. Dispositif selon la revendication 9 ou 12, du type selon lequel l'appareil émetteur comprend un circuit de captage ou de détection lié à ltenvironnement de cet appareil, un circuit électronique de traitement de signaux1 et un circuit d'amplification de puissance, caractérisé en ce que le circuit de captage ou de détection comprend un capteur ou un transducteur réagissant à un paramètre physico-chimique de ltenvironnement dudit appareil émetteur pour fournir un signal de mesure, et le circuit de traitement comprend un système de conversion analogiquenumérique convertissant ledit signal de mesure en un signal C"' information numérique multi-bits. 16. Dispositif selon la revcn^ic2tion 1j, caractérisé en ce que le circuit de traitement comporte un osc llateur ayant au moins une première et une seconde bornes de sortie délivrant rsspectivemalt ces signaux avant une première et une seconde fréquences prédéterminens, et en ce que le système de conversion analogique-numériaue précité comprend en série un convertisseur analogique-numérique, un générateur d'imparité, un multiplexeur, et des moyens c.e combinaison reliés à la sortie au multiplexeur et au moins à deux desdites bornes de sortie dudit oscillateur pour délivrer un signal numérique série dont les bits "zéro" sont représentés par ladite première fréquence et les bits "un" par la seconde fréquence. 17. Dispositif selon la revendication 15 ou lo, caractérise en ce que le dispositif d'identification précité comprend un dispositif décodeur et un circuit de vérification d'imparité, et en ce que le second organe de signalisation précité est un dispositif d'affichaae numerique. 18. Dispositif selon la revendication 17, caractérisé en ce que le dispositif décodeur précité est un désérialiseur. 19. Dispositif selon l'une quelconque des revendica- tions 9 à 18, caractérisé en ce que la chaîne d'amplification précitée comporte une boucle de verrouillage partant d'un point intermédiaire de la chaine d'amplification, comprenant au moins un troisième comparateur, et se terminant par un circuit porte incorpore dans la chagrine, en aval dudit point intermédiaire. 20. Dispositif selon la revendication 19, caractérisé en ce que la boucle de verrouillage comporte un ampli,ica- teur relié au dit point intermédiaire de. la chatte d'amplifi- cation et ayant sa sortie reliée à un troisième et un quatrième comparateurs respectivement pour les valeurs positive et négative du signal prélevé uudi~ t'oint intermédiaire, ces deux comparateurs étant reliés au circuit porte précité ainsi qu'à un troisième organe de signalisation adapté pour commuter quand le signal prélevé dudit point intermédiaire dépasse la valeur affichée sur l'un au moins tic ces deux comparateurs. 21. Dispositif selon l'une quelconque des revendica- tions 9 à 20, ru ty'pe permuttant la transmission d'informa- tions depuis un corps enterré ou inzaergé, tl qu'un tube métallique incorporé à un puits ou un conduit pour le stockage ou le transport des gaz combustiDles, dont la longueur est très grande. devant ses dimensions transversales et dont la surface conductrice est au moins imparfaitement isolée par rapport au milieu environnant, caractérisé en ce que l'appareil émetteur précité est disposé et agence pour appliquer sa tension de sortie entre deux points longitudinalement espacés sur la surface dudit corps, et en ce que l'appareil réceptcur précité est branché entre deux prises de potentiel éloignées.