L'invention est relative à un dispositif pour le rodage et/ou l'essai de machines à fluide, notamment hydraulique comprenant des moyens de mesure du couple, de la pression de travail et du débit de.fluide de la machine. L'invention concerne plus particulièrement, parce que c'est dans ce cas que son application semble devoir présenter le plus d:intérêt, mais non exclusivement, un tel dispositif pour le rodage de pompes hydrauliques notamment à engrenages. On sait que les machines hydrauliques, en particulier les pompes hydrauliques à engrenages, sont usinées avec des tolérances extrêmement serrées, les pignons des pompes à engrenages tournant avec un très faible jeu dans les alésages. A la fin des opérations de fabrication, on effectue une opération de rodage, avant la livraison- de ces pompe pour utilisation, pour donner aux jeux mécaniques des pièces constitutives de ces machines leur valeur de fonctionnement normal, sans détérioration des surfaces des alésages de la machine. L'invention a pour but, surtout, de fournir un dispositif pour le rodage et/ou l'essai de machines à fluide, notamment hydrauliques, tel qu'il ronde mieux que jusqu'à présent aux diverses exigences de la pratique et notamment tel qu'il permette d'effectuer dans de meilleures conditions ces opérations de rodage et d'essai en réduisant, au minimum, les risques de détérioration de la machine. Selon l'invention, le dispositif pour le rodage et/ou l'essai de machines à fluide, notamment de pompes hydrauliques, comprenant des moyens de mesure du couple, de la pression de travail et du débit de fluide de la machine, est caractérisé par le fait qu'il comporte des moyens automatiques de commande de la pression de travail de la machine propres à assurer une montée. progressive de cette pression de travail selon une loi prédéterminée, et des moyens de seuil, agencés pour déterminer, à partir de la valeur mesurée de la pression de travail, une valeur de seuil pour le couple et le débit de la machine, ces moyens de seuil étant sensibles au couple et au débit mesurés et étant propres à commander le retour de la pression de travail à une valeur faible ou nulle lorsqu'une valeur de seuil est franchie par le couple ou le débit de la machine. Avantageusement, les moyens automatiques de commande de la pression de travail.sont agencés de manière à assurer plusieurs pas successifs de montée en pression, chaque pas comportant une phase de montée progressive jusqutà une valeur déterminée, cette phase étant, éventuellement, suivie d'un palier, puis un retour à une valeur faible ou nulle de la pression, et, après un intervalle de temps déterminé, une nouvelle phase de montée progressive correspondant au début du pas suivant, l'amplitude de la montée de la pression dans les pas successifs augmentant progressivement jusqu'à une valeur maximale, correspondant notamment à une pression normale de service de la machine. La variation de pression, en fonction du temps, lors de la montée progressive d'un pas peut être de l'ordre de 100 bars/seconde. Les moyens automatiques de commande de la pression comprennent, avantageusement, un limiteur de pression à commande électromagnétique-alimenté par une tension électrique variant selon une loi déterminée afin de produire les variations souhaitées pour la pression de travail. Le dispositif comporte, généralement, un torsiomètre pour la mesure du couple de la machine un capteur de pression pour la mesure de la pression de travail et une dynamo tachymétrique entraînée à une vitesse dépendant du débit de fluide ae la machine ; les informations fournies par le torsiomètre, le capteur de pression et la dynamo tachymétrique sont transmises, d'une part, à des dispositifs d'affichage direct des valeurs du couple, de la pression et du débit, et, d'autre part, à une imprimante propre à enregistrer ces valeurs. Les moyens de seuil comprennent, de préférence,un comparateur double propre à élaborer, pour le couple et le débit, des valeurs de seuil selon une loi programmée à partir de la valeur de pression transmise par le capteur de pression, et propre à comparer les valeur mesurées du couple et du débit aux valeurs de seuil établies, ce comparateur étant tel que si une des valeurs mesurées franchit la valeur de seuil, il commande le retour à une valeur faible ou nulle de la pression de travail. Le dispositif de rodage et d'essai est agencé, avantageusement, de manière que le retour de la pression de travail à une valeur faible ou nulle puisse avoir lieu deux fois au maximum ; si un troisième dépassement du seuil se produit, les opérations d'essai sont interrompues et la machine à l'essai est alors considérée comme non acceptable. Des moyens de programme sont prévus pour permettre d'introduire, en vue des essais à effectuer, le sens de rotation convenable, la loi de variation prédéterminée de la pression de travail en fonction du type et de la cylindrée de la machine soumise à l'essai, le numéro d'ordre de cette machine et le type de cette machine, ces informations étant, en outre, enregistrées sur imprimante, de telle sorte que l'on puisse immédiatement identifier la machine ayant donné les résultats qui seront, ultérieurement, enregistrés par l'imprimante. Les mesures et les affichages des grandeurs au lieu d'être effectués en continu, peuvent être effectués à une fréquence déterminée, par exemple toutes les 5 millisecondes, la commande des mesures et de l'affichage étant réalisée avec une horloge. Le montage et le démontage de la machine à essayer durent, généralement, plus longtemps que les opérations de rodage et d'essai elles-mêmes ; il est alors intéressant de prévoir deux bancs d'essais connectés sur un seul poste d'opération, de telle sorte qu'un seul opérateur peut effectuer, successivement, les mesures sur chaque banc, tandis que sur l'autre banc, les opérations de montage ou de démontage d'une autre machine sont effectuées par un aideopérateur. L'invention consiste, mises àpart les dispositions exposées ci-dessus, en certaines autres dispositions dont il sera plus explicitement question ci-après, à propos d'un mode de réalisation préféré décrit avec référence aux dessins ci-annexés, mais qui n'est nullement limitatif La figure 1 de ces dessins est un schéma d'un dispositif ou banc de rodage et d'essai, selon l'invention. La figure 2 illustre les variations de la pression de travail en fonction du temps, avec plusieurs pas successifs, selon l'intention. La figure 3 représente les variations du couple de la machine en fonction du temps, lors des opérations d'essai. La figure 4 représente la variation du débit en fonction du temps. La figure 5, enfin, est un schéma synoptique du dispositif de l'invention, En se reportant à la figure 1, on peut voir un dispositif ou banc d'essai ou de rodage pour machines à fluide hydraulique, plus particulièrement pour pompes hydrauliques à engrenages. Une pompe à engrenages 1 est entraînée par un moteur 2, par exemple un moteur électrique, par ltintermédiaire d'un torsiomètre 3 permettant la mesure du couple (ou moment Mdy) absorbé par la pompe. Du liquide prélevé dans le réservoir R est débité par la pompe à travers un filtre 4, en direction d'un dispositif limiteur de pression 5 à commande électromagnétique. Un capteur de pression 6 est branché à la sortie de la pompe pour indiquer, de préférence sous forme d'un signal électrique, la valeur de la pression de travail de la pompe 1, c'est-à-dire la pression de refoulement de cette pompe. Ce branchement du capteur est indispensable pour que le capteur 6 prenne effectivement en compte la pression réelle de refoulement de la pompe, indépendamment de la perte de charge dans le filtre 4. Le liquide débité par la pompe 1 traverse un moteur hydraulique 7, branché en aval du capteur de pression 6 et du limiteur 5 ; ce moteur 7 'entraîne une dynamo tachymétrique 8 propre à fournir un signal électrique représentant le débit de liquide de la pompe. L'orifice de sortie du moteur 7 est relié par une canalisation 9 au réservoir R. L'alimentation électrique de la commande du limiteur de pression 5 est assurée par un dispositif 10, schématiquement représenté, propre à assurer, aux bornes de la bobine de commande Sa du limiteur 5, une variation de la tension électrique telle que ce limiteur 5 produise une variation de la pression de travail de la pompe 1 selon une loi prédéterminée. Les sorties du torsiomètre 3 du capteur de pression 6 et de la dynamo tachymétrique 8 fournissent des tensions électriques représentatives des grandeurs mesurées, à savoir couple, pression et débit ; ces sorties sont reliées, par des conducteurs électriques 11, 12, 13, à des moyens de seuil 14. On a désigné par U1 la tension provenant du capteur de pression 6 ; par U2 la tension provenant du torsiomètre 3, et par U3 la tension provenant de la dynamo tachymétrique 8. Des circuits de mise en forme des signaux tels que isba, 15b, 15c peuvent être prévus entre le torsiomètre, le capteur de pression, la dynamo tachymétrique et les moyens de seuil 14. Les sorties du torsiomètre 3, du capteur 6 et de la dynamo 8 sont, en outre, reliées d'une part à des moyens d'affichage numérique 16, 17, 18, des valeurs respectives du couple, de la pression et du débit, et d'autre part, à une imprimante 19 propre à enregistrer toutes ces valeurs. Les moyens d'affichage numérique 16, 17, 18, sont classiques et comprennent, par exemple, des diodes électroluminescentes. Les moyens de seuil 14 sont agencés pour déterminer à partir du signal U1 correspondant à la valeur mesurée de la pression de travail P, une valeur de seuil pour les signaux U2 et U3 correspondant au couple et au débit mesurés de la machine. Ces moyens de seuil 14 sont, en outre, sensibles aux signaux U2 et U3, c'est-à-dire au couple et au débit mesurés, et sont propres à commander le retour à une valeur faible ou nulle de la pression de travail lorsqu'une valeur de seuil est franchie par le couple ou le débit. A ce stade de la description, il convient de rappeler brièvement les phénomènes physiques qui accompagnent le rodage d'une machine hydraulique, notamment d'une pompe hydraulique à engrenages. Le moment ou couple absorbé par une pompe en début de rodage est supérieur au moment absorbé par une pompe rodée qui fonctionne dans des conditions normales. On peut donc, pour un type de pompe donné, à partir de résultats expérimentaux obtenus pour des pompes rodées considérées comme normales, déterminer une plage de valeurs normales du couple correspondant à un fonctionnement de la pompe sous une pression déterminée. On pourra estimer, également, à partir de résultats expérimentaux, l'écart que l'on peut considérer comme normal entre le couple absorbé par une pompe en début de rodage et la valeur moyenne normale de ce couple lorsque le rodage est terminé. Les moyens de seuil 14 établissent ainsi, selon un mode de calcul prédéterminé, un seuil pour le signal U2 correspondant au couple absorbé, pour la pression de travail mesurée. Si, la valeur du couple absorbé dépasse ce seuil, les moyens 14 commandent le retour de la pression de travail à une valeur faible ou nulle. En fin de rodage, l'écart entre la valeur du couple mesuré et la valeur moyenne normale du couple d'une pompe rodée, fonctionnant sous la même pression, doit être inférieur à un écart prédéterminé. En ce qui concerne le débit, les moyens de seuil 14 commanderont le retour de la pression de travail à une valeur faible ou nulle lorsque le débit mesuré (signal U3) sera inférieur à un seuil de débit déterminé, pour une pression de travail mesurée. Les moyens de seuil sont avantageusement constitués par un comparateur double 14 qui détermine à partir de U1 les valeurs de seuil pouvant être considérées comme normales pour une pompe rodée, pour le moment absorbé et le débit. Le comparateur effectue ensuite la comparaison avec les valeurs mesurées ü2 et U3 ; une liaison 20 est prévue entre une sortie de ce comparateur et les moyens 10 d'alimentation électrique du limiteur de pression 5 afin de commander le retour à une valeur faible ou nulle de la pression de travail lorsqu'un seuil est franchi. Les mesures assurées par le torsiomètre 3, le capteur 6 et la dynamo tachymétrique 8 peuvent être effectuées soit en continu, soit de préférence à des intervalles déterminés par une horloge envoyant des impulsions, par exemple toutes les 5 millisecondes. Un mini-ordinateur peut être prévu pour effectuer à chaque période les calculs des seuils U, U3, à partir de la valeur U1. Une telle façon d'opérer périodiquement, en discontinu, permet d'éviter des déclenchements intempestifs dus à des phénomènes aléatoires ou parasites tels que fermeture d'un relais, etc... Lorsqu'on opère avec des mesures effectuées en continu, ces phénomènes parasites sont beaucoup plus gênants. En se reportant à la figure 2, on peut voir un exemple de loi de variation de la pression de travail, pour le rodage d'une pompe à engrenages, selon l'invention. A l'instant to, la pression de travail part d'une valeur faible P1 jusqu'à un instant t1. A partir de cet instant, le limiteur de pression 5 commande une montée progressive de la pression de travail, suivant une loi sensiblement linéaire avec un angle d'inclinaison . La pente de cette partie montante peut être de l'ordre de 100 bars/seconde. La montée cesse à l'instant t2 lorsque la pression atteint une valeur P2, inférieure à la valeur de la pression normale de la pompe. La pression conserve cette valeur p2 jusqu'à un instant t3 supérieur à t2. A cet instant t3, la pression de travail retombe pratiquement instantanément à la valeur faible ou nulle p1. L'évolution de la pression en fonction du temps entre le temps to et le temps t3 constitue le premier pas I de montée de pression. Le cycle d'essai prévoit plusieurs pas successifs de forme semblable à I, tels que les pas Il et III. La pression maximale atteinte au cours des pas successifs augmente progressivement, de manière à atteindre pour les derniers pas la valeur de pression de travail normalede la pompe. A titre d'exemple purement indicatif, la valeur p2 pour le premier pas I peut être de l'ordre de 50 bars, alors que la pression atteinte lors du second pas il est de l'ordre de 75 bars et la pression atteinte lors du pas III est de l'ordre de 100 bars. Le programme d'essai, c'est-à-dire le nombre de pas, le niveau des paliers successifs, la pente de la montée en pression, l'intervalle d'attente entre chaque pas, sont déterminés en fonction des types de pompe de manière à assurer un rodage efficace dans un minimum de temps. I1 convient de noter que les-chutes de pression, prévues dans le programme d'essai, à la fin de chaque pas, avec retour à une pression faible ou nulle, permettent une évacuation de la chaleur produite lors de la montée en pression précédente ainsi qu'unie relaxation et une amélioration de la lubrification au cours de ces opérations. I1 en résulte que les risques de détérioration de la pompe en rodage sont considérablement diminués. La figure 3 montre les variations du moment Mdy absorbé par la pompe, lors de l'opération de rodage en fonction du temps. L'échelle du temps correspond à celle de la figure 2. On voit que le moment absorbé a une loi de variation semblable à celle de la pression de travail. Le moment absorbé mesuré a été représenté en trait plein. On a représenté sur cette figure 3, en tirets, une courbe du moment qui serait absorbé par une pompe après rodage ; cette courbe en tirets est une moyenne expérimentale déterminée pour un type de pompe donné. L'écart iM entre les paliers du moment absorbé mesuré et du moment absorbé théorique doit normalement diminuer au fur et à mesure que le rodage progresse. Les moyens de seuil 14 sont précisément agencés de manière à commander la fin des opérations de rodage lorsque cet écart bM devient inférieur 'à une limite prédéterminée. La figure 4 montre les variations de débit Q en fonction du temps, l'échelle des abscisses correspondant à celle des figures 2 et 3. La courbe correspondant au débit mesuré a été tracée en trait plein, tandis que la courbe en tirets correspond à un seuil minimum de débit que doit assurer la pompe. te débit mesuré doit rester supérieur à ce seuil minimum. Les moyens de seuil 14 sont en outre agencés, comme déjà expliqué, de manière telle que, si l'écart SM entre le moment mesuré et le moment théorique moyen devient supérieur à une valeur prédéterminée ou si le débit mesuré devient inférieur au seuil minimum de débit, ces moyens de seuil 14 agissent sur les moyens de commande 5, 10, de la pression pour assurer un retour à une valeur faible ou nulle de cette pression. En effet, lorsque le moment mesuré atteint des valeurs élevées, cela signifie qu'un phénomène dangereux pour la pompe en rodage se produit, par exemple début de grippage d'un pignon contre la surface d'un alésage, etc... ; le retour de la pression å une valeur faible ou nulle, commandé dès l'apparition d'un tel phénomène dangereux, prévient un endommagement irréversible qui aurait certainement lieu si la pression de travail continuait à monter. Le refroidissement et la relaxation qui suivent le retour de la pression à une valeur faible ou nulle permettent, généralement, lors de la montée en pression suivante de franchir sans difficulté la valeur de pression pour laquelle l'incident s'était produit. Toutefols, si, de nouveau, un écart trop important appa ravit dans le moment mesuré ou dans le débit mesuré, un nouveau retour à la valeur faible ou nulle de la pression est commandé la reprise du cycle d'essai, avec les pas successifs de montée en pression,a lieu à nouveau. Si un troisième incident se produit, le cycle d'essai est interrompu et la machine à l'essai est considérée comme à mettre au rebut. Il est à noter que le contrôle de la valeur normale du débit est important. En effet, si un tel contrôle n'était pas effectué, et si lton se contentait de mesurer le moment absorbé et de vérifier qu'il reste dans la limite acceptable, on pourrait considérer comme bonne une pompe dont le débit serait insuffisant ou nul. La figure 5 est un schéma synoptique du dispositif de rodage et d'essai selon l'invention. Les rectangles correspondant à des éléments déjà décrits au sujet de la figure 1 sont désignés par les mêmes références numériques. Les moyens de programme 10 comportent des moyens d'affichage 21 à l'aide desquels l'opérateur intervient pour déterminer le programme du cycle d'essais, c'est-à-dire la loi de variation de la pression en fonction du temps selon la cylindrée et le type de la pompe. En agissant ainsi sur ces moyens d'affichage, l'opérateur détermine également, au niveau des moyens de seuil 14, le mode de calcul des valeurs de seuil pour les tensions U2 et U3 à partir de la tension U1. Ces moyens d'affichage 21 permettent aussi d'afficher le sens de rotation, pour donner la polarité convenable au torsiomètre 3, et le numéro d'ordre de la pompe. L'imprimante 19, reliée aux moyens de programme 10 et aux moyens d'affichage 21, imprime, aussitôt en c, le numéro d'ordre, le type et la cylindrée de la pompe, avant même que ne commence le cycle de rodage. Les moyens de programme 10 alimentent alors le limiteur de pression électromagnétique 5 suivant une tension électrique U = f (t) telle que la loi de variation de la pression de travail P = g (t) soit semblable à celle représentée sur la figure 2. Le torsiomètre 3, le capteur de pression 6 et la dynamo tachymétrique 8 fournissent, respectivement, des tensions U1 fî(P), U2 = f2(Mdy) et U3 = f3 (Q). Ces tensions sont envoyées après une mise en forme, d'une part, aux moyens de seuil 14, et d'autre part, aux moyens d'affichage direct 16, 17, 18 et à l'imprimante 19 qui enregistre le débit, la pression et le couple de la pompe à essai. L'enregistrement des informations sur imprimante permet de constituer des archives et d'effectuer un dépouillement systématique pour le contrôle de la fabrication. Le dispositif d'essai permet d'assurer un cycle automatique d'essais (avec pas successifs de montée en pression jusqu'à la pression nominale de service, par exemple 250 bars) et un fonctionnement automatique. L'expérience a montré que la durée du cycle de rodage peut être courte, notamment inférieure à une minute, avec une montée progressive en pression de l'ordre de 100 bars/seconde. Les temps de montage et de démontage nécessaires pour la mise en place des pompes soumises aux essais sont de l'ordre d'une dizaine de minutes, c'est-à-dire beaucoup plus longs que le cycle d'essais lui-même. Il est alors avantageux de prévoir plusieurs bancs d'essais, par exemple deux bancs d'essais, fonctionnant alternativement sous la commande d'un seul opérateur, avec un aide-opérateur pour les montages et démontages de pompes. Il est à noter que les opérations de rodage sont très importantes car des particules de métal peuvent être enlevées lors de ces opérations ; ces particules de métal sont refoulées dans le circuit hydraulique alimenté par la pompe. Les composants de tels circuits hydrauliques, notamment les servo-valves sont très sensibles à de tels débris métalliques et leur fonctionnement peut s'en trouver gravement altéré. De ce fait, lorsque la pompe est livrée pour utilisation après rodage en usine, on diminue considérablement les risques d'incident dans les circuits d'utilisation. Dans le dispositif de rodage et d'essai de l'invention, on a précisément choisi un limiteur de pression à commande électromagnétique, plutôt qu'une servo-valve, pour la commande automatique des variations de pression, car un tel limiteur de pression est beaucoup moins sensible aux débris de métal qu'une servo-valve. On rappelle que le limiteur de pression comprend un pointeau pilotant l'ouverture d'un clapet. Les déplacements de ce pointeau sont commandés par un électroaimant. Le dispositif de rodage et d'essai selon l'invention permet de réduire considérablement le temps des opérations d'essai et de rodage, tout en diminuant les risques de détérioration de la machine en rodage grâce au retour de la pressionà une valeur faible ou nulle lorsque le moment absorbé dépasse un seuil déterminé. Les conditions d'essai et de rodage sont, en outre, améliorées car rendues plus systématiques ; elles permettent d'obtenir des informations statistiques pour surveiller et améliorer la qualité de la fabrication. Le dispositif de rodage de l'invention peut convenir à de nombreux types de machines hydrauliques et, non seulement aux pompes (ou moteurs) hydrauliques à engrenages, mais aussi aux pompes (ou moteurs) hydrauliques à palettes, à pistons ou centrifuges. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour le rodage et/ou l'essai de machines à fluide, notamment hydraulique , plus particulièrement pour pompes hydrauliques, comprenant des moyens de mesure du couple, de la pression de travail et du débit de fluide de la machine, caractérisé par le fait qu'il comporte des moyens automatiques de commande de la pression de travail de la machine-propres à assurer une montée progressive de cette pression de travail selon une loi prédéterminée, et des moyens de seuil, agencés pour déterminer, à partir de la valeur mesurée de la pression de travail, une valeur de seuil pour le couple et le débit de la machine, ces moyens de seuil étant sensibles au couple et au débit mesurés et étant propres à commander le retour de la pression de travail à une valeur faible ou nulle lorsqu'une valeur de seuil est franchie par le couple ou le débit de la machine. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les moyens automatiques de commande de la pression de travail sont agencés de manière à assurer plusieurs pas successifs de montée en pression, chaque pas comportant une phase de montée progressive jusqu'à une valeur déterminée, cette phase étant, éventuellement, suivie d'un palier, puis un retour à une valeur faible ou nulle de la pression, et, après ut intervalle de temps déterminé, une nouvelle phase de montée progressive correspondant au début du pas suivant, l'amplitude de la montée de la pression dans les pas successifs augmentant progressivement jusqu'à une valeur maximale, correspondant notamment à une pression normale de service de la machine. 3. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la variation de pression en fonction du temps, lors de la montée progressive d'un pas, est de l'ordre de 100 bars/seconde. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que les moyens automatiques de commande de la pression comprennent un limiteur de pression à commande électromagnétique alimenté par une tension électrique variant selon une loi déterminée afin de produire les variations souhaitées pour la pression de travail. 5. Dispositif selon l-'une quelconque des revendications précédentes, comprenant un torsiomètre pour la mesure du couple de la machine, un capteur de pression pour la mesure de la pression de travail. et une dynamo tachymétrique entraînée à une vitesse dépendant du débit de fluide de la machine , caractérisé par le fait que les informations fournies par le torsiomètre, le capteur de pression et la dynamo tachymétrique sont transmises, d'une part, à des dispositifs d'affichage direct des valeurs du couple, de la pression et du débit, et, d'autre part, à une imprimante propre à enregistrer ces valeurs. 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que les moyens de seuil comprennent un comparateur double propre à élaborer, pour le couple et le débit, des valeurs seuil selon une loi programmée à partir de la valeur de pression mesurée, et propre à comparer les valeurs mesurées du couple et du débit aux valeurs de seuil établies, ce comparateur étant tel que si une des valeurs mesurées franchit la valeur de seuil, il commande le retour à une valeur faible ou nulle de la pression de travail. 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'il est agencé de manière que le retour de la pression de travail à une valeur faible OU nulle peut avoir lieu deux fois au maximum et que si un troisième dépassement du seuil se produit pour les valeurs mesurées du couple ou du débit, les opérations d'essai sont interrompues et la machine à l'essai est alors considérée comme non acceptable. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'il comprend des moyens de programme prévus pour permettre d'introduire en vue des essais à effectuer, le sens de rotation convenable, la loi de variation prédéterminée de la pression de travail en fonction du type et de la cylindrée de la machine soumis à l'essai, le numéro d'ordre de cette machine et le type de cette machine, ces informations étant, en outre, enregistrées sur imprimante, de telle sorte que l'on puisse immédiatement identifier la machine ayant donné les résultats qui seront, ultérieurement, enregistrés par l'imprimante. 9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que les mesures et les affichages des grandeurs sont effectués en discontinu, à une fréquence déterminée. 10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'il comporte au moins deux bancs d'essais connectés sur un seul poste d'opération, de telle sorte qu'un seul opérateur peut effectuer, successivement, les mesures sur chaque banc tandis que sur l'autre banc, les opérations de montage ou de démontage d'une autre machine sont effectuées par un aide-opérateur.