La présente invention concerne les garde-places destinés à & re utilisés dans les voitures de chemin de fer ou dans les autocars pour indiquer qu'un sibge est ou non réservé. Dans les voitures de chemin de fer à compartiments, on utilise le plus souvent des garde-places collectifs disposés à l'exté- rieur du compartiment. Par contre, dans les voitures de chemin de fer à couloir central, dans les autocars ou dans les avions, on utilise des garde-places individuels. Les garde-places individuels actuellement réalisés sont peu esthétiques car ils sont disposés en saillie par rapport au dossier du siège, mtme quand la place n'est pas réservée. I1 est difficile à un voyageur n'ayant pas retenu sa place de déterminer s'il existe des places libres et il doit, pour cela, s'approcher de chacun des sièges et regarder le garde-place pour voir si le siège est retenu ou non. La présente invention a pour objet un garde-place individuel qui remédie à ces inconvénients. Ce garde place est caractérisé en ce qu'il comporte un bot- tier allongé muni d'une cloison intermédiaire longitudinale qui s'étend sensiblement sur toute la hauteur du bottier, un réceptacle sans fond qui est mobile verticalement dans ce bottier autour de la cloison, pratiquement sans jeu et dont la face avant au moins est transparente, et des moyens pour verrouiller le réceptacle dans une première position dans laquelle il est complètement escamoté à l'intérieur du bottier et dans une seconde position dans laquelle il fait saillie par rapport à ce bottier. Pour utiliser ce garde-place, on l'encastre dans un évidement prévu dans la partie supérieure du dossier d'un siège, par exemple derrière le rembourrage, de façon qutil affleure sensiblement la face supérieure de ce siège. Quand le siège n'est pas réservé, le réceptacle est maintenu verrouillé à l'intérieur du bottier et n'est donc pas visible; la non-visibilité du réceptacle permet ainsi à un voyageur n'ayant pas retenu sa place de se rendre compte immédiatement que le siège est libre. Quand le siège est réservé, on fait sortir le réceptacle du bottier et on le verrouille dans sa nouvelle position; on peut alors y introduire une étiquette indiquant par exemple le train et le trajet pour lequel le siège est réservé.A la fin du trajet on repousse le réceptacle dans le bot- tier; la cloison intermédiaire empeche l'étiquette de pénétrer à l'intérieur du bottier et la chasse du réceptacle. Les moyens pour verrouiller le réceptacle dans l'une ou l'autre de ses positions peuvent etre constitués par un élément de commande monté pivotant dans le bottier et solidaire d'un ergot propre à s'engager dans l2une ou l'autre de deux encoches prévues à la périphérie du réceptacle. Cet ergot peut & re rigide. Mais dans un mode de réalisation particulier de l'invention, cet ergot est constitué par l'extrémité arrondie d'une lame de ressort fixée à la base de l'élément de commande et s'étendant vers le haut. Dans ce case l'élément de commande peut, en outre, Btre mobile axialement dans le bottier; cette disposition permet de déverrouiller le réceptacle se trouvant en position basse, simplement en déplaçant vers le bas l'élément de commande. Des moyens élastiques sont avantageusement interposés entre le fond du bottier et le réceptacle. Le déverrouillage du réceptacle ne doit pouvoir Qtre effectué que par une personne autorisée. A cet effet, l'élément de commande est avantageusement logé totalement à l'intérieur du bottier en présentant, sur sa face supérieure, un évidement ou un bossage, de section carrée, propre à recevoir une clef de Berne. On a décrit ci-après, à titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation de garde-place selon l'invention, avec référence aux dessins annexés dans lesquels La Fig. 1 est une vue en perspective de la partie supérieure du dossier d'un siège muni de garde-place, La Fig 2 est une vue en coupe longitudinale du garde-place, le réceptacle étant coupé en partie, La Fig. 3 en est une coupe transversale montrant le gardeplace fixé sur le dossier du siège, La Fig. 4 est une vue en plan du garde-place, les capots étant retirés, Les Fig. 5 à 7 sont des vues en coupe longitudinales du garde-place, lors de son utilisation, par un plan passant à l'ex- térieur du réceptacle. A la Fig. 1, on voit le dossier d'un siège qui comporte un b ti I sur lequel est fixé un rembourrage 2. Ce rembourrage comporte, à la partie supérieure de sa face arrière, un évidement médian 3 dans lequel est logé un garde-place désigné au dessin d'une fa çon générale par la référence 4. Comme on le voit plus particulièrement aux Fig. 2 à 4, le garde-place 4 comprend un bottier allongé 5 dont la partie supérieure est fermée à ses deux extrémités par deux capots 6 et 7; le capot 6 comporte une échancrure superficielle 6a dans laquelle est fixée une plaque de numérotage 8. Un doigt de fixation 9 est monté pivotant dans le fond du bottier 5 à ltaplomb du capot 6 et est solidaire d'une douille de manoeuvre 10 comportant un évidement lOa de section carrée, ce qui permet la manoeuvre du doigt 9 à l'aide d'une clef de Berne. Le doigt 9 est accroché à une ouverture ménagée dans la base d'une console de fixation 11 solidaire du bati 1. En variante, la douille 10 pourrait titre remplacée par une vis coopérant avec un écrou prisonnier porté par la plaque 11, ou plus simplement vissé dans cette plaque. Une plaque 12 est fixée au bottier 5; cette plaque est disposée dans le plan médian longitudinal du bottier et s'étend sensiblement sur toute la hauteur de celui-ci. Autour de la plaque 12 est montée mobile verticalement un réceptacle transparent 13 formé de deux montants 13 et 13b réunis par deux plaques longitudinales 13c et 13d. Deux lames de ressort 14 sont interposées entre les plaques 13c et 13d et une plaque 15 qui constitue le fond du bottier 5 et est fixée à la console 11 par des bossages 15a enfoncés à force dans des ouvertures de cette console; ces lames tendent ainsi à faire sortir le réceptacle 13 du bottier 5. La cloison 12 fait corps avec la plaque 15. Sensiblement à la verticale du capot 7 est disposé un manchon de verrouillage 16 qui peut à la fois se déplacer axialement sur une tige de support 17 solidaire de la plaque 15 et pivoter autour de cette tige. Ce manchon 16 comporte, à sa partie supérieure, un évidement 16a de section carrée, ce qui permet la manoeuvre de ce manchon à l'aide d'une clef de Berne 18. La manchon 16 est traversé par une tige 19 dont l'extrémité est engagée dans une ouverture rectangulaire 20 du bottier 5, ce qui limite à la fois la course axiale du manchon 16 et sa course angulaire. Sur la base du manchon 16 est fixée une lame de ressort 21 qui est dirigée vers le haut et dont l'extrémité 21a, en forme de boucle, peut s'engager soit dans une encoche 22a prévue sur la face extérieure du montant 13b, à la partie supérieure de ce montant, soit dans une encoche 22b ménagée à la partie inférieure dudit montant. Un ressort 23 travaillant à la fois en compression et en torsion est interposé entre la base du manchon 16 et la plaque 15 tend à maintenir ce manchon dans sa position haute, dans une position angulaire telle que la tette 21a de la lame 21 puisse s'engager dans l'une ou l'autre des encoches 22a et 22b. Enfin, une tige transversale 24 fixée à la plaque 12 et traversant des lumières verticales 25 prévues dans les parois 13c et 13d du réceptacle 13, empoche ce dernier de sortir complètement du bottier 5. Quand la place n'est pas réservée, le réceptacle 13 est maintenu à l'intérieur du bottier 5 par l'engagement de la tête 21a de la lame de ressort 21 dans l'encoche 22a, comme le montre la Fig. 2. Le garde-ace n'est alors pratiquement pas visible, comme on le voit à la Fig. 1. Quand la place doit etre réservée, le contrleur repousse le manchon 16 vers le bas ou le fait pivoter à l'aide d'une clef de Berne 18, ce qui a pour effet de dégager la tete 21a de l'encoche 22a (Fig. 5). Le réceptacle 13 est chassé vers le haut par les lames de ressort 14 et vient prendre sa position haute, comme représenté à la Fig. 6; il est verrouillé dans sa nouvelle position par l'engagement dans l'encoche 22b de la tette 21a de la lame de ressort 21. Une étiquette 26 peut alors etre introduite dans le réceptacle 13. Cette étiquette se logeant complètement dans le réceptacle et ce dernier étant verrouillé en position, il est impossible à un tiers mal intentionné de retirer l'étiquette. En fin de voyage, le contraleur fait pivoter le manchon 16 à l'aide de sa clef de Berne, ce qui libère le réceptacle 13 (Fig.7). I1 repousse alors ce réceptacle et l'enfonce dans le bottier 5 jus qu'a ce qu'il soit de nouveau verrouillé dans sa position basse par l'engagement de la tette 21a de la lame de ressort dans l'encoche 22a (Fig. 2). Pendant cette opération, l'étiquette 26 étant maintenue en butée contre la plaque 12 ne peut pénétrer à l'intérieur du bottier 5 et est ainsi extraite du réceptacle 13. Le gardeplace est de nouveau invisible (Fig. 1). I1 va de soi que la présente invention ne doit pas être considérée comme limitée au mode de réalisation décrit et représenté mais en couvre, au contraire, toutes les variantes. REVEND ICAT IONS I. - Garde-place individuel8 notamment pour voitures de chemin de fer, caractérisé en ce qu'il comporte un bottier allongé muni d'une cloison intermédiaire longitudinale qui s'étend sensiblement sur toute la hauteur du bottier, un réceptacle sans fond qui est mobile verticalement dans ce bottier autour de la cloison, pratiquement sans jeu et dont la face avant au moins est transparente, et des moyens pour verrouiller le réceptacle dans une première position dans laquelle il est complètement escamoté à l'intérieur du bottier et dans une seconde position dans laquelle il fait saillie par rapport à ce bottier. 2. - Garde-place selon la revendication 1 caractérisé en ce que les moyens pour verrouiller le réceptacle dans l'une ou 1' autre de ses positions sont constitués par un élément de commande monté pivotant dans le bottier et solidaire d'un ergot propre à s'engager dans l'une ou l'autre de deux encoches prévues à la périphérie du réceptacle. 3. - Garde-place selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'ergot est constitué par 1' extrémité arrondie d'une lame de ressort fixée à la base de l'élément de commande et s'étendant vers le haut. 4. - Garde-place selon la revendication 3, caractérisé en ce que ltélément de commande est mobile axialement dans le bottier. 5. - Garde-place selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que des moyens élastiques sont interposés entre le fond du bottier et le réceptacle. 6. - Garde-place selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que l'élément de commande est logé totalement à l'intérieur du bottier en préseHante sur sa face supérieure, un évidement ou un bossage, de section carrée, propre à recevoir une clef de Berne.