La présente invention concerne un dispositif d'entrai- nement destiné à un mécanisme de manoeuvre disposé notamment dans des vehicules tels que des automobiles, en particulier a un leve-glace, muni d'un ensemble de manche pouvant pivoter en va-et-vient et comportant un organe qui peut coulisser radialement à l'axe de pivotement et plusieurs organes d'entratnement agissant alternativement lors des courses d'aller et de retour. Par le brevet des E.U.A. n" 2 227 703, on connaît un dispositif de manoeuvre pour vitres coulissantes dans lequel un ensemble de manche, monté de façon pivotante et comprenant un manche et un organe de manoeuvre, présente des cliquets qui, lors des courses d'aller et de retour de l'ensemble de manche, agissent alternativement, dans un sens de rotation sélectionné au moyen de l'organe de manoeuvre, sur un secteur denté muni de dents d'entratnement et qui entrafne à son tour un lève-glace formant le mécanisme de manoeuvre. Aux cliquets sont adjoints, dans la disposition connue, des surfaces de guidage fixes le long desquelles ils glissent de manière à déplacer par une action de coin les dents du secteur dents.On peut aussi commuter la position fondamentale des cliquets à l'aide de l'organe de manoeuvre, pour le levage ou l'abaissement de la vitre. Dans les dispositifs de ce genre, il se produit des forces de frottement appréciables et, en outre, une grande usure. Par suite, le rendement et la durabilité laissent à désirer. En outre, par le DT-AS 1 061 653, on connait un mécanisme de leve-glace qui est destine aux automobiles et que l'on peut actionner en faisant osciller en va-et-vient un accoudoir utilisable comme manche. Ce dispositif connu n'utilise à chaque fois qu'une demi-phase du mouvement oscillant de l'accoudoir pour lever ou abaisser la vitre. L'autre demi-phase du mouvement est une course a vide qui n'est pas utilise. Par suite, des courses de manoeuvre déterminées nécessitent un nombre relativement grand de mouvements de l'accoudoir qui sert de manche. L'invention a pour but de fournir, dans le but défini plus haut, un dispositif d'entraînement qui utilise avec un bon rendement la course d'aller et de retour d'un ensemble de manche pour actionner un mécanisme de manoeuvre dans l'un ou l'autre sens et qui soit d'un fonctionnement sûr et durable malgré des dimensions relativement petites. Selon l'invention, on y parvient essentiellement par le fait que les organes d'entraînement qui agissent sur deux roues, par exemple dentées, montées coaxialement et indépendamment, reliées par une roue interme- diaire et accouplées à l'arbre d'entrainement du mécanisme de manoeuvre, sont formés par des ressorts d'enserrement dont les extrémités peuvent être accouplées alternativement et sélectivement à l'ensemble de manche au moyen de l'organe réglable.Au lieu de cliquets exerçant une action d'entraînement, on utilise ici des ressorts d'enserrement dont l'avantage sur les cliquets est d'eviter tout bruit d'encliquetage. En outre, pendant le passage de la course à vide à la course d'entraînement, les dispositifs de ressort d'enserrement n'ont a effectuer que des parcours à vide négligeables. Par suite, on peut particulièrement bien tirer parti de la course disponible pour l'ensemble de manche. En outre, les dispositifs de ressort d'enserrement ont l'avantage d'un encombrement particulièrement réduit. L'invention peut être réalisée sous de multiples formes. Ainsi, pour les deux sens de rotation d'entrainement nécessaires au mécanisme de manoeuvre, deux ressorts d'enserrement agissant en sens opposé pourraient être adjoints a chacune des deux roues. Mais, selon une autre proposition de l'invention, étant donné que les dispositions de ce genre sont encombrantes, il est à conseiller d'utiliser pour chacune des deux roues un seul ressort d'enserrement et de faire agir l'ensemble de manche alternativement sur l'une ou l'autre extrémité du ressort. La commutation peut être assurée par l'organe coulissant de l'ensemble de manche. Dans un mode d'exécution particulièrement simple, un ensemble de manche présente deux paires de griffes d'accrochage dirigées dans chacun des deux sens opposés, qui saisissent sélectivement l'une ou l'autre des extrémités de ressort diame- tralement opposées. Les paires de griffes pourraient être montees directement sur un manche mobile radialement. On obtiendrait ainsi une exécution particulièrement simple. Toutefois, le maniement nécessiterait une certaine attention, afin de ne pas changer par inadvertence lors de l'actionnement le sens de rotation du dispositif d'entrafnement en faisant coulisser axialement le manche. Par suite, il est généralement plus rationnel de monter les paires de griffes sur un coulisseau de manoeuvre mobile longitudinalement sur le manche. Cela simplifie le maniement. Dans un autre mode d'execution, qui fonctionne de façon particulièrement sûre, deux paires de pattes servant d'éléments d'accouplement sont montées de manière à pouvoir tourner coaxialement au manche, maintiennent les extremites de deux ressorts d'enserrement et peuvent être reliées alternativement au manche de façon solidaire en rotation par un organe d'accouplement mobile sur le manche. L'avantage de cette construction est que toutes les extrémités de ressort d'enserrement sont toujours saisies. Par suite, le changement du sens de rotation d'entraînement agissant sur le mécanisme de manoeuvre n'est pas lie au fait que les extrémités de ressort à saisir dans chaque cas soient préalablement accrochées.Dans un mode d'exécution utilisant des paires de pattes qui forment des organes d'accouplement, il est à conseiller selon une autre proposition que les paires de pattes soient munies d'évidements d'entrainement partant de regions de dégagement et adaptés à un organe d'accouplement du manche, de manière a accoupler alternativement lors de la commutation une paire de pattes a l'ensemble de manche et à donner à l'autre une liberté suffisante. Il est apparu particulièrement avantageux, dans de telles dispositions, d'adopter une exécution dans laquelle l'organe d'accouplement est formé d'un verrou transversal monté sur un coulisseau de manoeuvre mobile sur le manche. Des exemples d'exécution de l'invention sont représentés par-les dessins sur lesquels La figure 1 est une vue schématique en élévation d'un premier mode d'exécution ; La figure 2 est une vue en coupe suivant la ligne Il- Il de la figure 1 ; La figure 3 est une vue en plan du dispositif d'entrainement ; La figure 4 est une vue en élévation d'un autre mode d'exécution ; La figure 5 est une vue en coupe suivant la ligne V-V de la figure 4. Dans l'exemple d'execution de la figure 1, sur ùn support fixe non représenté est monté, de manière a pouvoir tourneur, un arbre 10 qui peut être accouplé à l'arbre d'entraf- nement d'un mécanisme de manoeuvre ou est formé directement par un tronçon de celui-ci. A l'arbre 10 est reliée de façon solidaire en rotation une roue conique 11 munie d'un moyeu cylindrique 12. Sur l'arbre 10 est monté, de manière à pouvoir. tourner, symétriquement à la roue conique 11, une roue conique 13 munie d'un moyeu cylindrique 14. Les roues coniques 11, 13 engrènent avec une roue conique intermédiaire 16 qui peut tourner librement sur un tourillon 15. Le tourillon 15 est monté sur une partie 17 du support fixe-. Sur chacun des moyeux 12, 14 est disposé un ressort d'enserrement 18, 19. Chacune des extrémités des deux ressorts d'enserrement de pas opposé est coude vers l'extérieur. La figure 1 montre les extrémités 20 et. 21 de l'un des ressorts d'enserrement. Entre les extrémités frontales, tournées l'une vers l'autre, des moyeux 12 et 14 est disposé, de manière à pouvoir tourner librement sur l'arbre 10, un manche 22. Celui-ci reçoit l'arbre 10 par un trou allongé 23 qui permet un mouvement longitudinal limité du manche 22. Sur les deux faces larges du manche 22 se dressent des griffes d'accrochage 24, 25 et 26, 27 formées par des groupes de goupilles. La distance entre les griffes 24, 25 et les griffes 26, 27 est supérieure à la distance entre les faces frontales des extrémités de ressort 20, 21, de sorte qu'en faisant coulisser longitudinalement le manche 22, on peut accoupler de façon solidaire en rotation au manche 22, soit les extrémités de ressort 20 situees en haut sur la figure 1, soit les extrémités de ressort 21 situées en bas sur la figure 1, tandis que les autres extrémités de ressort sont chaque fois libres. Pour expliquer le fonctionnement du dispositif d'entraînement selon les figure 1 à 3, on partira de la position longitudinale du manche 22 relativement à l'arbre 10, telle qu'on la voit sur la figure 1. Dans la position représentée, le manche 22 est déplacé en direction de l'arbre 10. De façon correspondante, les griffes 24, 25 entrent en action. Lorsqu'on fait pivoter le manche 22 dans le sens des aiguilles d'une montre relativement à la figure 1, la goupille de griffe 24 située à gauche sur la figure 1 entraîne le ressort d'enserrement 19 dans le sens de rotation d'enserrement. De façon correspondant, la roue conique 13 est mise en rotation dans le sens des aiguilles d'une montre.D'autre part, dans ce mouvement, le ressort d'enserrement 18 est entrainé dans le sens du desserrage, de sorte qu'il suit bien le mouvement du manche 22, mais n' en- traîne pas la roue conique 11. Le mouvement de rotation de la roue conique 13 est transmis par la roue intermédiaire 16 a la roue conique 11 et donc a l'arbre 10. I1 en résulte un mouvement de rotation d'entraînement du mécanisme de manoeuvre non represente, dans un sens déterminé. Lorsque le manche 22 se meut ensuite dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, la griffe correspondante 25 entraîne le ressort 18 dans le sens d'enserrement et fait donc tourner la roue conique 11 dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Par contre, dans ce sens de pivotement du manche 22, le ressort d'enserrement 19 est desserré par la griffe 24, de sorte que la roue conique 13 peut tourner librement en sens opposé a l'arbre 10. Ce mouvement de rotation est dû à l'accouplement des deux roues coniques 11, 13 par la roue intermédiaire 16.Les mouvements de pivotement du manche 22 influencent donc alternativement les deux roues coniques 11 et 13 qui sont entraînées dans des sens de rotation opposés, mais en ce qui concerne la roue conique 13, une inversion du sens de rotation est assurée par la roue intermédiaire 16, de sorte que l'arbre 10 est entraîné dans le même sens. On peut obtenir un sens de rotation opposé de 1 'arbre 10 en amenant le manche 22 a son autre position limite dans laquelle, de façon analogue, les griffes 26, 27 entrent en action. Le cycle se déroule ici de façon analogue. I1 est donc superflu de l'expliquer. Dans le mode d'exécution des figures 4 et 5, sur un tourillon fixe 30 sont montées, de manière à pouvoir tourner librement, deux roues droites 32 et 33 appliquées contre les faces larges d'un manche tournant 31 et présentant sur leurs cotés opposes des moyeux cylindriques 34 et 35. Selon la figure 4, la roue dentée 33 engrene avec une roue dentée 36 montée sur un arbre d'entraînement seulement indiqué 37 d' un mécanisme de manoeuvre, tandis que la roue dentée 32 est accouplée à la roue dentée 36 avec inversion du sens de rotation, par l'intermédiaire d'une paire de roues intermédiaires 38, 39. Des mouvements de rotation des roues 32, 33 en sens opposé entraînent donc des mouvements de l'arbre 37 dans le même sens. Sur les moyeux 34, 35 sont montées, de manière à pouvoir tourneur, deux pattes de structure concordante 40, 41, appliquées contre les roues dentées 32, 33. Comme le montre la figure 4, les pattes 40, 41 présentent dans leur région terminale libre une perforation 42 en trou de serrure présentant une région étroite d'accouplement 43 et une région large de dégagement 44. Les pattes 40 et 41 portent chacune une paire de griffes d'accouplement 45, 46. Les paires de griffes 45, 46 reçoivent chacune une extrémité de ressorts d'enserrement 47, 48, montés sur les moyeux 34, 35. Avant les extrémités frontales des moyeux 34, 35 sont montés, de manière à pouvoir tourneur, sur le tourillon 30, deux pattes symétriques 49, 50.Celles-ci sont équipées chacune d'une paire de griffes d'accouplement 51 et 52 servant à maintenir l'autre extrémité des ressorts d'enserrement 47, 48. Dans la région terminale libre de chaque patte 49, 50 est prévu un évidement qui est étroit dans la région de fond 53 conformément a la région d'évidement 43 et élargi dans la région de sortie 54. Sur le manche 31 peut coulisser longitudinalement un coulisseau de manoeuvre 55 qui peut être maintenu dans les positions limites par un dispositif de ressort 56 et porte dans sa région terminale libre un verrou transversal 57 qui traverse un trou allongé 58 du manche 31. Pour expliquer le fonctionnement du dispositif d'en trafnement, on parlera de la position du coulisseau 55 et du verrou transversal 57, telle qu'elle est indiquée sur la figure 4. Dans cette position, le verrou transversal 57 accouple les pattes 49, 50 au manche 31, tandis que les pattes 40, 41 ont une certaine liberté résultant de la largeur de la région de perforation 44 de ces pattes. De façon correspondante, quand on déplace le manche 31 dans le sens des aiguilles d'une montre, une roue dentée 32 ou 33 est entraînée par l'intermédiaire de l'un des deux ressorts d'enserrement 47 ou 48 et, ainsi, la roue 36 de l'arbre d'entratnement du mécanisme de manoeuvre est en tratnée, soit directement, soit par l'intermédiaire du dispositif de roues intermédiaires 38, 39.Quand le manche 31 pivote en sens opposé, de façon analogue, par l'intermédiaire de l'autre ressort 48 ou 47, l'autre roue 33 ou 32 est entrafnée de manière à entratner l'arbre 37 dans le même sens. Si l'on fait passer le coulisseau 55 à son autre position longitudinale dans laquelle le verrou transversal 57, de façon analogue, accouple les pattes 40, 41 au manche 31 de façon solidaire en rotation, tandis que les pattes 49, 50 gardent une certaine liberté, les mouvements de pivotement du manche 31 entraînent des mouvements de rotation en sens opposé de l'arbre 37. L'effet d'inversion du sens de rotation dans l'entraînement du mécanisme de manoeuvre est assuré par le fait que selon la position du verrou transversal 57, les ressorts 47, 48 sont entraînés par l'une ou l'autre extrémité, de sorte qu'ils entratnent et liberent alternativement dans l'un ou l'autre sens de rotation les roues dentées correspondantes. Comme on l'a déjà dit, les modes d'exécution representés ne sont que des exemples de l'invention. Celle-ci n'y est pas limitée. Au contraire, beaucoup d'autres modes d'exécution et applications sont encore possibles. REVENDICATIONS 1. Dispositif d'entraînement destiné à un mécanisme de manoeuvre disposé notamment dans des véhicules tels que des automobiles, en particulier a un leve-glace, muni d'un ensemble de manche pouvant pivoter en va-et-vient et comportant un organe qui peut coulisser radialement à l'axe de pivotement et plusieurs organes d'entraînement agissant alternativement lors des courses d'aller et de retour, dispositif caractérisé par le fait que les organes d'entratnement qui agissent sur deux roues (11, 13 32, 33) par exemple dentées, montées coaxialement et indépendamment, reliées par une roue intermédiaire (16 ; 38, 39) et accouplées a l'arbre d'entraînement (10 ; 37) du mécanisme de manoeuvre, sont formés par des ressorts d'enserrement (18, 19 ; 47, 48) dont les extrémités (20, 21) peuvent être accouplées alternativement et sélectivement a ensemble de manche (22 ; 31) au moyen de l'organe réglable. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les deux extrémités (20, 21) de ressorts d'enserrement (18, 19 ; 47, 48) formant des organes d'entraînement peuvent être accouplées alternativement au manche (22 ; 31). 3. Dispositif selon les revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que l'ensemble de manche (22) présente deux paires de griffes d'accrochage (24 à 27) dirigées dans chacun de deux sens opposés, qui saisissent sélectivement l'une ou l'autre des extrémités de ressort (20, 21) diamétralement oppo sées, en fonction de la position longitudinale de leur support. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé par le fait que les griffes d'accrochage (24 à 27) sont montées directement sur le manche (22) mobile radialement. 5. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé par le fait que les griffes (24 a 27) sont montées sur un coulisseau de manoeuvre mobile longitudinalement sur le manche. 6. Dispositif selon les revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que deux paires de pattes (40, 41; 49, 50) servant d'éléments d'accouplement sont montées de maniere à pouvoir tourner coaxialement au manche (31), maintiennent les extrémités de deux ressorts d'enserrement (47, 48) et peuvent etre reliées alternativement au manche (31) de façon solidaire en rotation par un organe d'accouplement (55, 57) mobile sur le manche. 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé par le fait que les paires de pattes (40, 41 ; 49, 50) sont munies d'évidements d'entraînement (43, 53) partant de regions de degagement (44, 54) et adaptés à un organe d'accouplement (57) du manche (31, 55). 8. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé par le fait que l'organe d'accouplement est formé par un verrou transversal (57) monté sur un coulisseau de manoeuvre (55) mobile sur le manche (31).