La présente invention concerne un appareil effectuant la ligature de vaisseaux sanguins sectionnés. Plus précisément, l'appareil selon l'invention exécute automatiquement le procédé décrit dans la demande de brevet français n0 72 06328 déposée le 24 Février 1972 aux noms des Demandeurs en mettant en oeuvre le dispositif porteur de boucle préformée, tel que décrit dans cette même demande. le procédé décrit dans ladite demande de brevet est caractérisé en ce que l'extrémité du vaisseau sectionné, ainsi que la zone tissulaire qui l'entoure, sont soumises à une action d'aspiration par un appareil aspirateur, cette aspiration provoquant, en même temps que l'élimination du sang, la formation, à l'intérieur de l'appareil aspirateur, d'un bourgeon tissulaire qui peut alors être étranglé, à sa base, par un moyen de serrage préalablement disposé de façon convenable à l'extrémité dudit appareil aspirateur, le serrage du dit moyen autour de la base du bourgeon étant commandé à distance, par des moyens mécaniques ou pneumatiques appropriés. La demande de brevet déjà citée a également pour objet un dispositif pour la mise en oeuvre dudit procédé, dispositif constitué par un corps cylindrique muni à l'une de ses extrémités, de moyens permettant de le rendre solidaire, de façon amovible, de la buse d'aspiration d'un appareil aspirateur, et équipé, à son autre extrémité, d'une boucle préformée de fil de ligature, disposée sur la circonférence de l'orifice dudit corps cylindrique, la boucle étant retenue en place, de façon détachable, par tout moyen approprié, les brins libres de ladite boucle étant assujétis à un même organe de commande susceptible d'être tiré par tout moyen convenable. L'appareil faisant l'objet de la présente invention provoque, par aspiration, la formation, dans un corps ou embout cylindrique porteur d'une boucle préformée, d'un bourgeon tissulaire dans lequel se trouve l'extrémité du vaisseau à ligaturer, puis, -consécuti- vement et à la volonté de l'opérateur, exerce une traction sur l'organe de commande réunissant les brins libres de ladite boucle, provoquant ainsi le serrage du noeud sur l'extrémité du vaisseau sectionné, enfin, par simple pression de l'opérateur sur un poussoir, rejette l'embout cylindrique dépouillé de la boucle d'ont il était porteur. Selon une caractéristique avantageuse de l'invention, la dépression pneumatique utilisée pour provoquer la formation d'un bourgeon tissulaire par aspiration du tissu entourant l'extrémité du vaisseau sectionné est également utilisée pour provoquer le déplacement de moyens exerçant une traction sur l'organe réunissant les brins libres de la boucle du noeud préformée. Selon une autre caractéristique avantageuse de l'invention, la force de traction exercée sur lesdits brins libres est préréglable. L'appareil selon l'invention comprend essentiellement : un corps creux ; un tube disposé axialement dans ledit corps creux, ledit tube étant en relation, par une de ses extrémités, avec une source de dépression permanente ; des moyens, commandés manuellement, pour fermer et ouvrir la communication entre ladite source et ledit tube ; un orifice mettant en relation ledit tube et la chambre interne dudit corps ; un bec équipant l'autre extrémité dudit tube et susceptible de recevoir un embout cylindrique, porteur dune boucle de noeud préformée, du type décrit dans la demande de brevet n0 72 06328 ; un piston étanche coulissant sur ledit tube à l'intrieur dudit corps creux ; un ressort de compression disposé entre une face dudit piston et le fond du corps situé du c8té de la source de dépression ;un fourreau coaxial audit tube et guidé par celui ci, situé de l'autre côté dudit piston et terminé du coté de celuici par une collerette ; une douille solidaire du piston et entourant ledit fourreau coaxialement à celui-ci ; un ressort de compression, disposé entre ladite douille et ledit fourreau, coaxialement à ce dernier, et en butée à l'une de ses extrémités sur ladite collerette et à son autre extrémité sur le fond de ladite douille opposée audit piston t un bras monté pivotant sur ledit fourreau sur la partie de celui-ci non entourée de ladite douille, l'extrémité dudit bras, formant crochet, étant adaptée pour venir en prise avec l'organe réunissant les brins de la boucle du noeud préformé por tée par ledit embout cylindrique. L'invention va être décrite en détail ci-aprbs, avec référence aux dessins annexés, dans lesquels La figure 1 est une vue en coupe longitudinale de l'appareil selon l'invention La figure 2 est une vue en coupe transversale selon A-A de la figure 1 La figure 3 est une vue en coupe transversale selon B-B de la figure 2 La figure 4 est une vue en coupe transversale selon C-C de la figure 3 La figure 5 est une représentation schématique, en coupe, du dispositif d'éjection de l'embout cylindrique porteur de la boucle de noeud préformée; les figures 6 à Il sont des vues schématiques de l'appareil, en coupe longitudinale, illustrant les diverses p#hases de son- fonc- tionnement. Avec référence à la figure 1, l'appareil comprend un corps creux, constitué de deux parties 1 et la, dans la chambre 2 duquel est disposé axialement un tube 3. Un piston, formé des éléments annulaires 4 et 5 et dont l'étanchéité est assurée par les joints toriques 6 et 7 coulisse, dans la chambre 2, sur le tube 3. Entre le piston 4-5 et le fond de la chambre 2, est disposé,coaxialement au tube, un ressort de compression 8. L'intérieur du tube 3 communique avec la chambre 2 par un orifice 9, et son extrémité est reliée à un tube 10, lui même en relation avec une source de dépression permanente (non représentée). Un clapet 11, maintenu en position fermée par un ressort 12, est commandé par un levier 13, oscillant autour d'un axe 14. L'autre extrémité du tube 3 est pourvue d'un beo 15 sur lequel peut venir s'emmancher un embout cylindrique 16 porteur à son extrémité d'une boucle de noeud préformée (non représentée) dont les brins 17 sont réunis par un bouton 18, retenu élastiquement dans une gorge 19 dudit corps disposée suivant une génératrice de celuici (figure 2). Un fourreau 20, terminé par une collerette 21)coulisse sur le tube 3, tandis qu'une douille 22 prolongeant l'élément 4 du piston entoure le fourreau 20 sur une partie de sa longueur, un ressort de compression 23 étant disposé entre la collerette 21 et le fond de la douille 22. Un bras 24, comportant à son extrémité un crochet 25, est monté pivotant sur un axe 26 solidaire du fourreau 20. A l'aplomb de l'axe 26, le bras 24 est muni, sur sa partie supérieure, d'un plot de caoutchouc mon27, dont la fonction sera précisée plus loin. Dans le fond du corps la est vissée une tige filetée 28, non visible sur la figure 1, mais représentée schématiquement sur les figures 6 à 11. L'enfoncement de cette tige dans la chambre 2 est réglable par vissage ou dévissage. Â la partie inférieure du corps 1, une tige d'éjection 29 (figures 1 à 5) coulisse dans une glissibre 30. Une extrémité de cette tige est munie d'un ergot 31, susceptible de venir au contact de la base de l'embout cylindrique16.L'autre extrémité de la tige 29, comporte des ergots 32 engagés dans une rampe oblique 33 ménagée dans un bouton-poussoir 34 coulissant dans un logement approprié 35 du corps 1. Le poussoir 54 est rappelé par un ressort 36. Le fonctionnement de l'appareil est le suivant (avec référence aux figures 6 à 11 des dessins) L'appareil étant au repos et le clapet 11 étant fermé (figure 6), l'extrémité de l'appareil, munie de l'embout cylindrique 16, est amenée au contact de l'endroit du tissu où se trouve le vaisseau sanguin sectionné à ligaturer (figure 7 ). L'opérateur appuie alors, avec un doigt, sur l'extrémité du levier 13 provoquant ainsi l'ouverture du clapet 11 et la mise en communication du tube 3 avec la source de dépression, ce qui a pour conséquence, d'une part,de deprovoquer, par aspiration, la formation. à l'intérieur du corps cylindrique 16, d'un bourgeon tissulaire, au sein duquel est englobée l'extrémité du vaisseau sectionné (figure 8) et, d'autre part, d'engendrer une dépression dans la chambre 2 puisque celle-ci communique avec le tube 3 par l'orifice 9. En raison de la dépression ainsi créée dans la chambre 2, le piston 4-5 se déplace (vers la droite sur les dessins) en comprimant le ressort 8. La douille 22, solidaire du piston 4-5, se déplace dans le même sens et, par l'intermédiaire du ressort 23, entraine le fourreau 20, et donc le bras avers la droite sur les dessins. Tout en reculant vers la droite, le bras 24 s'abaisse, car le plot en caoutchouc 27,dont il est porteur, frotte contre la paroi interne supérieure du corps 1, ce qui provoque le basculement du bras 24 autour de l'axe 26 qui recule lui-m#me. Le crochet 25 vient alors accrocher le bouton 18 et exerce sur celui-ci une traction qui le dégage de l'emprise élastique de la gorge 19, et provoque ensuite le début du serrage de la boucle préformée positionnée à l'extrémité- de l'embout cylindrique 16, comme décrit dans la demande de bre#vet déjà citée. La boucle préformée se dégage alors de l'embout cylindrique 16 sur lequel elle est positionnée et elle se serre autour de l'extrémité du vaisseau sectionné. il est possible, en réglant le degré d'enfoncement de la tige 28 dans la chambre 2, de régler la course du piston et par conséquent le serrage des brins du noeud. On notera, en effet, que la force de traction sur le noeud est égale à la force de compression donnée par le ressort 23 et que celle-ci est plus grande lorsque le piston 4-5 a la latitude de se déplacer plus avant vers la droite, en raison du moindre enfoncement de la tige 28 dans la chambre 2. C'est ainsi que, dans la position représente sur ia figure 8 le ressort 23 est moins comprimé, en fin de course du piston, qu'il ne l'est dans le cas de la figure 9 . il en résulte que, dans ce dernier cas, le ressort 23 exerce une force plus grande sur le bouton 18 et donc sur les brins 17 de la boucle de noeud préformée. Les figures 10 et 11 illustrent les dernibres phases du fonctionnement de l'appareil : le levier 13 étant relaehé, le clapet 11 se referme et la pression atmosphérique se rétablit à l'intérieur de la chambre 2 et du tube 3. Le ressort 8 repousse alors le piston 4-5 et la douille 22 Jusqu'à leur position de départ, leur déplacement entrainant celui du fourreau 20, du bras 24 et du crochet 25. Le frottement du plot en caoutchouc 27 contre la paroi interne supérieure du corps 1, conjuguée au mouvement d'avancement du bras 24 vers la gauche a pour effet de provoquer le basculement vers le haut du bras 24, le crochet 25 se dégageant alors du bouton 18 lequel reste attaché aux brins 17 de la boucle de noeud préformée, permettant ainsi au chirurgien de repérer ultérieurement la présence de la ligature afin de couper les extrémité depassantes du fil de ligature. L'aspiration ayant cessé du fait du rétablissement de la pression atmosphérique à l'intérieur du tube 3, l'appareil peut alors entre écarté de la zone tissulaire traitée. L'embout cylindrique 16 emmanché sur le bec 15 est alors éjecté par simple pression du doigt sur le bouton-poussoir 34. En effet, lors de l'enfoncement du bouton-poussoir 34 suivant la flèche f (figure 5) les ergots 32 sont amenés à suivre la rampe oblique 33 et il en résulte un léger avancement de la tige 29, suffisant pour que l'ergot 31 éjecte l'embout cylindrique 16 hors de prise du bec 15 sur lequel il est était emmanché. Lorsque la pression sur le bouton 34 a cessé, le ressort 36 le ramone en position. REVENDICATIONS 1.- Appareil pour effectuer la ligature de vaisseaux sanguins sectionnés, caractérisé en ce qu'il comprend, en combinaison un corps creux ; un tube disposé axialement dans ledit corps creux, ledit tube étant en relation, par une de ses extrémités, avec une source de dépression permanente ; des moyens, commandés manuellement, pour fermer et ouvrir la communication entre ladite source et ledit tube ; un orifice mettant en relation ledit tube et la chambre interne dudit corps ; un bec équipant l'autre extrémité dudit tube et susceptible de recevoir un embout cylindrique, porteur d'une boucle de noeud préformée; un piston étanche coulissant sur ledit tube à l'intérieur dudit corps creux ; un ressort de compression disposé entre une face dudit piston et le fond du corps situé du coté de la source de dépression ; un fourreau coaxial audit tube et guidé par celui-ci, situé de l'autre côté dudit piston et terminé du coté de celui-ci par une collerette ; une douille, solidaire du piston et entourant ledit fourreau coaxialement à celui-ci ; un ressort de compression, disposé entre ladite douille et ledit fourreau, coaxialement à ce dernier, et en butée à l'une de ses extrémités sur ladite collerette et à son autre extrémité sur le fond de ladite douille opposée audit piston ; un bras monté pivotant sur ledit fourreau sur la partie de celui-ci non entourée de ladite douille, l'extrémité dudit bras, formant crochet, étant adaptée pour venir en prise avec l'organe réunissant les brins de la boucle du noeud préformé portée par ledit embout cylindrique. 2.- Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit bras pivotant est porteur, sur sa partie supérieure, d'un élément de frottement en contact avec la paroi interne supérieure dudit corps creux et provoquant, lors du déplacement longitudinal dudit bras dans l'une ou l'autre direction, le basculement de celuici autour de son axe de pivotement soit de bas en haut, soit de haut en bas. 3o Appareil selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'il comporte un moyen de réglage permettant de limiter la course dudit piston à l'intérieur dudit corps. 4.- Appareil selon la revendication 3, caractérisé en ce que ledit moyen de réglage est constitué par une tige filet6 susceptible d'être plus ou moins enfoncée à l'intérieur du corps creux. So Appareil selon l'une des revendications t à 4, caractérisé en ce qu'il comporte un moyen d'éjection dudit embout cylindrique. 6.- Appareil selon la revendication 5, caractérisé en ce que ledit moyen d'éjection est constitué par une tige coulissant dans une glissière, dont une extrémité est susceptible d'entrer en contact avec la base dudit embout cylindrique et dont l'autre extrémité est retenue dans une rampe oblique ménagée dans un bouton-poussoir, de sorte qu'une pression exercée sur ce dernier entrain un avancement de ladite#tige, entrainant l'éjection dudit embout cylindrique hors du bec sur lequel il est emmanché.