~1_ 2090269 Il a déjà été proposé d'utiliser un alliage contenant de 5 à 15 % de chrome, de 5 à 15 % de nickel, de 4 à 10 % de titane, des teneurs en carbone, silicium, manganèse, aluminium et fer pouvant atteindre 1 %, des teneurs en molybdène pouvant atteindre 5 %, le reste étant du cobalt, comme matériau pour les prothèses dentaires et les implants chirurgicaux généraux. Cet alliage convient particulièrement bien au but d'utilisation indiqué, car il présente, à coté de bonnes propriétés vis-à-vis de la corrosion et d'une excellente compatibilité vis-à-vis du corps humain, de 10 meilleures valeurs mécaniques (principalement un meilleur allongement de rupture et une meilleure résistance à la traction) que les alliages utilisés dans ce but jusqu'à présent. La présente invention a en conséquence pour but l'utilisation d'un alliage déterminé comme matériau pour la cuisson de 15 porcelaine à usages dentaires. La combinaison d'alliages métalliques avec des masses en céramique dentaire, par cuisson, que l'on vise à obtenir pour la réalisation de couronnes et de bridges, requiert de l'alliage métallique qu'il réponde à une série de conditions particulières. L'on mentionnera, entre autres, parmi 20 ces conditions, la solidité de la couleur de l'alliage, une bonne force d'adhérence de la masse céramique sur l'alliage et une technique d'usinage sûre et pas trop difficile. La force d'adhérence est essentiellement provoquée par des oxydes qui se forment sur l'alliage. Ces "oxyder d'adhérence" ne doivent pas 25 réagir avec la masse céramique au point de provoquer une altération de la couleur. .Si l'on renonce aux alliages de métaux précieux pour la cuisson de masses céramiques, car ils sont généralement inférieurs aux alliages de métaux non précieux, en raison de leur densité J>0 plus élevée et de leurs valeurs mécaniques plus basses, l'on a mis au point principalement des alliages à base de nickel pour le but d'utilisation dont il est question présentement. Certains de ces alliages contiennent, à coté d'environ 60 à 70 % de nickel, environ 15 à 20 % de chrome et environ 1 à 5 % de chacun des 35 éléments suivants : silicium, molybdène, manganèse et aluminium, ainsi qu'environ 0,5 à 1 % de Béryllium. En raison de leur teneur en béryllium, ces alliages requièrent cependant des précautions importantes lors de la fabrication et de l'usinage. En outre, l'on a également mis en oeuvre, en vue du but d'utilisation préci-40 té, des alliages contenant environ 60 % de nickel, environ 15 à 71 18802 2090289 16 % de chrome, environ 15 à 16 % de molybdène et environ 0,5 à 5 % de chacun des éléments suivants : silicium, tungstène, manganèse, vanadium, fer et cobalt. Des études approfondies ont montré qu'un alliage contenant 5 de 8 à 16 $ de chrome, de 5 à 15 % de nickel, de 1 à 10 % de titane, des teneurs en molybdène pouvant atteindre 3 %> en tungstène pouvant atteindre 2 %, en manganèse pouvant atteindre 1 %, en carbone pouvant atteindre 0,1 %, le reste étant du cobalt, convient particulièrement bien en tant que matériau pour la cuisson de por-10 celaine à usages dentaires et répond de façon remarquable à toutes les conditions requises pour la cuisson de porcelaine, en vue des buts indiqués plus haut, en raison de ses excellentes propriétés mécaniques. Par l'expression "le reste étant du cobalt", l'on entend, au sens de la présente invention, également les impuretés 15 présentes dans les matières premières du commerce utilisées pour la fabrication de cet alliage, par exemple le silicium et 1'aluminium, étant bien entendu que les teneurs en ces impuretés doivent être nettement inférieures à 1 % pour chacun des éléments précités. L'alliage qui doit être utilisé conformément à la pré-£0 sente invention est supérieur aux alliages utilisés jusqu'à présent dans le but mentionné dans ce qui précède, non seulement en raison de ses propriétés mécaniques supérieures, mais aussi en raison du fait qu'il a une plus grande tendance à former des oxydes d'adhérence, tendance due à sa teneur en titane. 25 L'on citera comme exemple d'un alliage se situant dans la zone de compositiore indiquée, un matériau constitué par 12,0 % de chrome, 9,0 % de nickel, 8,1 % de titane, 1,0 % de molybdène, 0,011 % de carbone, le reste étant du cobalt. Cet alliage présente les propriétés mécaniques suivantes : 30 limite élastique conventionnelle à 0,2 79,5 kp/mm O résistance à la traction 116,4 kp/mm allongement de rupture 11,5 % o Dureté Brinell 357 kp/mm Lors des essais de cuisson effectués avec cet alliage, 35 il s'est avéré que toutes les conditions qui doivent être requises pour ce but d'utilisation, étaient remplies dans les meilleures conditions. L'on doit encore mentionner que le coefficient de dilatation linéaire moyen de cet alliage est compris entre 15,4 71 18802 2090289 et 16.,4. 10"^ "C"1, à une température comprise entre la température ambiante et 600 à 900°C, en sorte qu'il coïncide pratiquement avec celui de la porcelaine cuite, qui est de l'ordre de 14 à 15.10~6oG"1. 71 18802 2090289 REVENDICATIONS 1. Utilisation d'un alliage contenant de 8 à 16 % de chrome, de 5 à 15 % de nickel, de 1 à 10 % de titane, jusqu'à % ô.e molybdène, jusqu'à 2 % de tungstène, jusqu'à 1 % de manganèse et jusqu'à 0,1 % de carbone, le reste étant du cobalt, comme matériau pour la cuisson de porcelaine à usages dentaires.