L'invention a trait à une balance dynamique destinée à la mesure, sur modèle anamorphosé des réactions dynamiques, portance et traînée, d'un dispositif de sustentation-guidage d'un mobile, notamment véhicule sur une voie électromagnétique. L'invention a trait également à un procédé de mise en oeuvre d'une telle balance.Enfin, sous son aspect le plus général, l'invention se rapporte à une balance dynamique pour la mesure des réactions tangentielles et radiales engendrées, sur un modèle d'électro-aimant coopérant avec une armature, par le déplacement de l'armature à la périphérie d'un disque tournant, Pour des véhicules destinés à se déplacer à très grandes vitesses (au-delà de 100 m/s) sur des voies, le guidage classique par rails devient inadapté, en raison des contraintes considérables qu'il impose aux organes de roulement, essieux, roues et rails par suite des interactions dynamiques (notamment mouvements de lacets des boggies) et de l'usure des organes. On a étudié des systèmes de sustentation-guidage sans support matériel, du genre coussin d'air et suspension électromagnétique.Les sustentations sur coussin d'air ont fait l'objet d'expérimentation dans de nombreux pays sans aboutir à des réalisations exploitables commer cillement, Enfin, la traction des véhicules sur coussin d'air qui, comme pour tous les véhicules sans support matériel doit etre réalisée sans transmission mécanique, n'est réalisable que par réaction aérienne ou par réaction électromagnétique. La réaction aérienne (hélices carénées) présente des inconvénients de consommation énergétique élevée et de nuisances pour l'environnement0 La réaction électromagnétique (moteur linéaire) exige, en conjonction avec une sustentation par coussin d'air, de doubler la voie porteuse d'une voie de traction.En outre, la précision du guidage par coussin d'air n'est pas suffisante pour que les entrefers de moteurs linéaires de traction permettent de bons rendements sans artifices0 Les dispositifs électromagnétiques viennent apporter une solution à la sustentation et au guidage sans contact matériel0 Ils s'associent bien à la traction électromagnétique par moteur linéaire en agissant sur des éléments de voie ferromagnétique de même nature que ceux utilisés par le moteur linéaire.La disposition est devenue précise grace à un asservissement du courant inducteur dans les électro-aimants de sustentation-guidage, asservissement que l'on sait réaliser de façon précise, sans inertie excessive, et convenablement amorti, La mise au point des dispositifs de sustentation électromagnétique en vraie grandeur est difficile et très onéreuse, car elle implique des mesures complexes (portance, traînée, échauffements, effets d'hystérésis et de saturation magnétique) à effectuer sur des véhicules prototypes se déplaçant à grande vitesse sur des tronçons de voies d'essais de plusieurs kilomètres de développement0 Il est généralement avantageux d'opérer sur des modèles à échelle réduite0 La Demanderesse a effectué des recherches poussées sur les lois de similitude électromagnétique pour la mise au point de moteurs linéaires (contribution à l'étude et à la vérification expérimentale des lois de similitude dans les machines à induction électromagnétique.Rapport de recherche de l'institut de Recherche des Transports NO 34, AoGt 1978), et a développé à cette fin une machine d'essai de modèles à anamorphose circulaire (Les Expérimentations sur Modèle Réduit au Laboratoire des Similitudes de l'I.R.T0 Bulletin de Recherche -Transport NO 21, Janvier 1978).Dans cette machine, le rail induit, fixe en vraie grandeur, est, sur le modèle, disposé à la périphérie d'une roue tournant à grande vitesse, tandis que les organes inducteurs, liés au véhicule en vraie grandeur, sont fixés, sur le modèle anamorphosé, sur un bâti immobile en position relative correspondant à la position en vraie grandeur, suivant les lois d'anamorphose choisie0 Dans la ligne de ses travaux antérieurs, la Demanderesse s'est vu confier l'étude de dispositifs de sustentation électromagnétique de véhicules sur voie ferromagnétique, pour déterminer notamment, dans des conditions reproduisant étroitexent les conditions en vraie grandeur, les forces de réaction entre dispositif de sustentation et voie, se décomposant en portance perpendiculaire à la direction de la voie, et traînée en direction de la voie.Les difficultés principales proviennent de la disproportion de ces efforts0 Le problème se rapproche du problème de détermination de la portance et de la traînée d'une maquette aérodynamique en soufflerie, où l'on utilise des balances aérodynamiques qui déterminent les efforts de réaction sur le modèle suivant des directions parallèles (traînée) ou perpendiculaires (portance) à la direction de la veine soufflée.Cependant, des balances analogues à celles qui sont utilisées en aérodynamique ne conviennent pas pour l'étude de la sustentation électromagnétique ; les veines soufflées étant rectilignes, les balances correspondantes ne peuvent convenir pour une anamorphose circulaire, La difficulté majeure est l'adaptation des balances dynamiques à l'anamorphose circulaire, en respectant les conditions de précision et de rapidité nécessaires, ainsi que la précision des positions relatives des inducteurs et induits.Il ne semble pas d'ailleurs que le problème ainsi posé ait été abordé antérieurement0 Par anamorphose circulaire on entend la transformation par laquelle on passe d'un modèle de véhicule qui se déplace à vitesse donnée le long d'une voie rectiligne, à un modèle de véhicule fixe sous lequel défile une voie circulaire tournant à vitesse réglée dans un plan correspondant au plan vertical médian du modèle à déplacement linéaire, les relations régissant les transformations de formes, dimensions et vitesses étant cohérentes en sorte que les mesures effectuées sur le modèle à anamorphose circulaire puissent être validement transposées au modale à déplacement linéaire0 Pour résoudre le problème qui vient d'être exposé, l'invention propose une balance dynamique destinée à la mesure, -sur modèle anamorphosé, de réactions dynamiques, portance et traînée, d'un dispositif de sustentation-guidage d'un mobile, notamment véhicule, sur une voie ferromagnétique, comportant un modèle de voie à la périphérie d'un disque entraîné en rotation autour de son axe par un moteur à vitesse réglable et un modèle d'électroaimant de sustentation-guidage fixé sur un bâti, en disposition anamorphosée circulaire par rapport au modèle de voie, par l'intermédiaire de capteurs sensibles à des forces de réaction dans des directions choisies, caractérisée en ce que le modèle d'électro-aimant est divisé en une pluralité de sections, chaque section portée par un module de mesure associé comportant un sabot de fixation au bâti et un patin porteur de section avec deux articulations d'attache symétriques par rapport à un plan médian de section passant par l'axe du disque et au moins une articulation d'attache de patin reliée au sabot par un capteur de force sensible aux efforts en direction de l'axe du disque, et un module au moins, prévu pour des mesures conjointes de portance et traînée, comportant en outre entre patin et sabot un capteur de force de traînée sensible aux efforts perpendiculaires à un plan passant par l'axe. En divisant le modèle d'électro-aimant de sustentation en une pluralité de sections sensiblement jointives, il est possible de déterminer la contribution de chaque section aux réactions de traînée et portance. De plus, les sections peuvent avoir une étendue angulaire suffisamment réduite pour que les forces élémentaires qui s'appliquent aux extrémités des sections ne comportent pas des composantes contraires trop élevées, de sorte que la contribution des forces aux extrémités ne soit pas réduite à l'excès Le capteur de force qui relie le sabot à l'articulation d'attache de patin est sensible aux forces radiales appliquées à l'articulation d'attache, qui résultent de la composition des efforts élémentaires de portance sur toute la longueur de la section, ainsi que d'une fraction des efforts de traînée, tandis que le couple par rapport à l'axe du disque se traduit par des efforts perpendiculaires à la direction de sensibilité du capteur. On notera que les efforts de traînée étant beaucoup plus faibles que les efforts de portance, la contribution de la traînée sur le capteur à direction radiale de sensibilité est négligeable.Par ailleurs le capteur de force de traînée n'est sensible qu'à la traînée pure, car il n'est sensible qu'aux efforts dont le moment par rapport à l'axe du disque n'est pas nul et seule la traînée, dans l'anamorphose circulaire, présente cette particularité0 De préférence les sections de modèle d'électro-aimant s'étendent sur des axes de périphérie sensiblement jointifs et égaux, de façon à être interchangeables0 Par ailleurs, notamment sur les sections extrêmes, les efforts de portance élémentaires peuvent ne pas être uniformément répartis sur la section d'électro-aimant.Aussi le moteur qui entraîne le disque est-il de préférence à vitesse réglable dans les deux sens de rotation, de sorte que l'on fasse deux mesures consécutives à la même valeur de vitesse de défilement du modèle de voie, mais en directions inversées0 De préférence la balance comportera au moins un module de mesure de portance seule avec une articulation d'attache du patin prise directement sur le sabot.Avec un seul capteur de force sensible aux efforts en direction de l'axe, le module est de réalisation plus économique et de plus la présence de l'articulation directe du patin sur le sabot, permet d'améliorer les mesures de portance, En disposition préférée le module prévu pour les mesures conjointes de portance et de traînée comporte un capteur de force radiale reliant le sabot aux articulations d'attache de patin, et le capteur de force de traînée s'attache au patin dans le plan médian du module et dans l'alignement des articulations d'atta cheO En disposition préférée, le troisième capteur de force des modules de mesure de traînée et portance est fixé rigidement sur le sabot et attelé par une extrémité de mesure par une première tringle étendue dans une direction passant par les attaches des biellettes au patin, tandis qu'une seconde tringle en alignement avec la première, attelée au patin par une extrémité, est rattachée au sabot à l'autre extrémité par l'intermédiaire d'un bras élastique en flexion et précontraint, en sorte que les deux tringles soient sollicitées en traction à l'encontre l'une de l'autre La pré contrainte du bras se répercute sur le troisième capteur, de telle sorte qu'il est soumis constamment à des efforts dans la même direction, quel que soit le sens de rotation du disque et donc l'orientation de la traînée, ce qui supprime une zone d'incertitude lorsque la traînée passe par zéros Le troisième capteur est, de préférence, un capteur connu en soi avec un élément sensible à double flexion, équipé de jauges d'extensométrie en pont.Ce type de capteur est précis et sensible pratiquement uniquement aux efforts dans une seule direction de mesure, Suivant une disposition préférée les capteurs de force sensibles aux efforts en direction de l'axe sont en forme de biellettes de suspension élastiques en traction, égales en longueur, articulées en pivotement parallèle à l'axe du disque sur le patin et le sabot en sorte de s'étendre en direction de cet axe, et portent des jauges d'extensométrie collées0 Sous un autre aspect l'invention propose un procédé de mesure de portance de sustentation-guidage électromagnétique sur une balance à anamorphose circulaire avec un module de mesure de portance seule, suivant lequel on imprime au modèle de voie une première vitesse de rotation de grandeur choisie dans un premier sens, on mesure une première intensité de force radiale sur le capteur, on imprime ensuite au modèle de voie une seconde vitesse de rotation de grandeur égale et de sens opposé à la première et on mesure une seconde intensité de force radiale sur le capteur, première et seconde intensités correspondant respectivement aux composantes de portance aux deux points d'articulation Sous son aspect le plus général l'invention propose une balance dynamique destinée à la mesure des réactions radiales et tangentielles engendrées sur un modèle d'électro-aimant coopérant avec une armature par le déplacement de l'armature à la priphé- rie d'un disque entraîné en rotation à vitesse réglée autour d'un axe, le modèle d'électro-aimant étant fixé à un bâti par l'intermédiaire de capteurs de force sensibles à des efforts dans des directions choisies, caractérisée en ce que le modèle d'électroaimant est porté par au moins un module de mesure comportant, entre un sabot fixé au bâti et un patin porteur de modèle, deux moyens d'attache articulés chacun sur le sabot et sur le patin symétriquement par rapport à un plan médian de module passant par l'axe du disque, dirigés radialement vers l'axe et équipés de capteurs de force sensibles aux efforts longitudinaux, et un moyen de blocage en entraînement périphérique du patin par rapport au sabot, équipé d'un capteur de force sensible aux efforts perpendiculaires à un plan passant par l'axe du disque0 Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d'exemple, en référence aux dessins annexés, dans lesquels :: la figure 1 est une vue schématique de l'ensemble d'une balance selon l'invention la figure 2A est une vue d'un module de traînée - portance la figure 23 est un schéma d'application des forces sur le module de la figure 2A la figure 2C représente le polygone des forces suivant la figure 2B ; la figure 3A est une vue d'un module de portance seule la figure 3B est un schéma d'application de force sur le module de la figure 3A, pour un premier sens de rotation la figure 3C correspond à la figure 33, avec inversion du sens de rotation0 Selon la forme de réalisation choisie et représentée figure 1, la balance comporte un bâti 1 dans son ensemble, composé d'un socle 2 prolongé par une armature en arc 3. Sur le socle 2 sont disposés, en alignement coaxial sur un arbre 4, un moteur d'entrainement 5, un dispositif tachymétrique 6, un dispositif de mesure de couple 7 et un palier porteur 8. Au-delà de ce palier 8, et à l'intérieur de l'armature en arc 3, un disque 9 est calé sur l'arbre 4, la partie supérieure 3a de l'armature 3 étant concentrique au disque 9o A la périphérie du disque 9 est disposé un modèle 10, en anamorphose circulaire, de voie ferromagnétique pour le guidage et la sustentation d'un véhicule. A distance d'entrefer du modèle de voie 10 sont disposées trois sections 11, 12, 13 d'aimant de sustentation, modèle anamorphosé de l'électro-aimant du véhicule en vraie grandeur.Les trois sections 11, 12, 13 sont tenues sur la partie supérieure 3a de l'armature en arc 3, par l'intermédiaire de modules de balance, respectivement 1la, 12a et 13aO Les modules Ila et 13a sont des modules de mesure de portance seule, qui seront décrits plus en détail en référence à la figure 3A, tandis que le module 12a est un module de mesure conjointe de traînée et portance, qui sera décrit plus en détail en référence à la figure 2Ao le bâti 1, et les dispositifs d'entraînement du disque 9, moteur 5, tachymètre 6, mesureur de couple 7 sont conformes à ce qui est décrit dans l'état de la technique précité "Bulletin de Recherche Transport NO 21, Janvier 1978", et ne seront pas décrits en détail ici.Le moteur 5 est alimenté par un dispositif de réglage de vitesse classique, qui permet de commander la rotation dans les deux sens, le capteur tachymétrique 6 contrôlant la vitesse de rotation, et pouvant être couplé au dispositif de réglage de vitesse pour asservir celle-ciO Dans les mesures de portance et traînée, le mesureur de couple 7 ntest pas systématiquement utilisé. Par ailleurs, le modèle de voie 10 et les modèles de sections d'électro-aimant 11, 12 et 13 sont représentés très schématiquement, étant donné que ce sont des modèles expérimentaux dont la disposition est appelée à varier en raison précisément des mesures effectuées0 Le module de mesure conjointe de traînée et portance représenté figure 2A comporte un sabot 20 en matériau amagnétique, solidarisé à l'armature 21 du bâti par deux brides 23 et 24.Le sabot 20 est constitué par une semelle plane 20a encadrée par deux ailes longitudinales 20b et 20c, et se termine aux deux extrémités par des chapes 20d et 20f. Au centre de la semelle 20a, un vérin de poinçon 22 vient prendre appui sur l'armature 210 Au sabot 20 est suspendu un patin 25 en matériau amagnétique, par l'intermédiaire de deux biellettes 27 et 28.Le patin 25 comporte des oreilles longitudinales pour la fixation d'un modèle de section 26 d'électro-aimant de sustentation, et se termine à ses deux extrémités par des chapes 25a et 25bo Les biellettes 27 et 28 en acier traité à élasticité contrôlée comportent respectivement des parties centrales 27a et 28a, en forme de lames qui portent collées des jauges d'extensométrie (non représentées), et s'articulent en pivotement, parallèlement à l'axe de rotation du disque tournant 35, respectivement sur les chapes de sabot 20d et 20f par les axes 27b et 28b, et sur les chapes de patin 25a et 25b par les axes 27c et 28c.Les entr'axes des axes 27b et 28b, 27c et 28c et les longueurs entre axes dea biellettes 27 et 28 sont déterminées en sorte que les biellettes 27 et 28 soient symétriques par rapport à un plan médian du sabot 20 et du patin 25 passant par l'axe de rotation du disque 35, soient dirigées radialement par rapport à ce disque, et que la section modèle 26 soit à distance d'entrefer 36 de la périphérie du disque 35 (modèle de voie)0 Vers le centre de la semelle 20a du sabot 20 est fixée du côté du patin 25 une platine 29, sur laquelle sont disposés en fourchette un troisième capteur de force 30, dans le plan médian du module* et un bras de flexion élastique 31.Le capteur de force 30 est un modèle du commerce (modèle Z6 fabriqué par Hottinger Baldwin Messtechnik G.M.B.H., Darmstadt, République Fédérale Allemande), avec un élément sensible à double flexion équipé d'un pont de jauges d'extensométrie0 Un tel capteur de force n'est sensible, pratiquement, qu'aulx efforts dans le plan de double flexion et dirigés perpendiculairement à l'axe de l'été ment sensible, sur l'eitrémité de mesure du capteur0 Le patin 25 comporte deux traverses d'attelage 32 et 32', disposées de part et d'autre de la fourchette constituée par le capteur 30 et le bras 31.Une tringle 33 est disposée entre l'extrémité de mesure du capteur 30 et la traverse 32, et une tringle 34 est disposée entre le bras 31 et la traverse 32', les tringles 33 et 34 étant alignées, étendues dans la direction définie par les axes 27c et 28c, qui coïncide avec la direction de sensibilité du capteur 30. Les tringles 33 et 34 sont mises en extension par des embouts filetés d'attelage, de sorte que le bras 31 soit précontraint en flexion d'ouverture de la fourchette. Cette précontrainte de flexion du bras 31 se traduit par une force appliquée sur l'extrémité de mesure du capteur 30, que lton réglera aux environs de la moitié de la capacité nominale de charge du capteur 30, de sorte que les efforts transversaux (traînée) viendront s'ajouter ou se retrancher de la force de précontrainte suivant le sens d'application de ces efforts. La précontrainte permet d'éviter de passer par le zéro du capteur, où se trouve une zone d'incertitude et où la précision du capteur change, Sur les figures 2B et 2C on peut voir comment se composent les forces qui s'exercent sur un module de traînée et portance, représenté schématiquement avec son patin 40 équipé d'une section de modèle, et la voie 40' en rotation.Sur le patin 40 considéré en association avec le bâti comme un solide indéformable s'applique au niveau de l'entrefer un champ de forces élémentaires à composantes radiales (portance élémentaire) et tangentielles (traînée élémentaire) dont les résultantes sont figurées respectivement par les vecteurs 49 et 48, intégrales des densités de forces élémentaires. Par ailleurs, sur le solide 40 s'appliquent trois forces de réaction, 44 à l'articulation 41, 45 à l'articulation 42, et 46 sur le capteur de traînée au point 43.Le fait que le solide est en équilibre implique que la somme des forces appliquées est nulle ; autrement dit que le polygone des forces de la figure 2C, où les forces sont référencées 44', 45', 46', 48', 49' en correspondance avec les forces 44, 45, 46, 48, 49 de la figure 2B, L'équilibre du solide 40 implique également que le moment des forces extérieures par rapport à un point soit nul, En prenant comme point de référence le centre de rotation 0, les moments des forces 44, 45 et 49 sont nuls ; seules les forces 46 et 48 ont des moments non nuls par rapport au point 0o En conséquence le couple de la force 48 est égal au couple de la force 46. De plus toutes les forces élémentaires tangentielles qui composent la force 48 sont à meme distance du centre 0, et la force 48 en est la somme algébrique, soit la traînée de l'aimant. La force 46 est donc directement proportionnelle à la traînée, Pour améliorer les mesures de portance, et simplifier l'ap- pareillage on a prévu des modules de mesure de portance seule, tels que représentés figure 3A. Ces modules comportent un sabot 50, fixé à l'armature de bâti 21 par des brides 23, 24 et un patin 51 de même forme générale que le patin 25 de la figure 2A, et soi;ttenantsme section 26 de modèle d'électro-aimant de sustentation à distance d'entrefer 36 du modèle de voie en rotation 35.Le sabot 50 se prolonge vers une extrémité en gousset 50a formant articulation avec la chape 51a du patin 51 par l'axe de pivotement 51c, parallèlement à l'axe de rotation du modèle de voie 35o Symétrique de la chape 51a par rapport au plan médian du patin 51 passant par l'axe de rotation du modèle de voie 35, une chape 51b reçoit un axe 52b d'articulation sur une biellette 52, qui s'articule à son tour par l'axe 52c sur la chape terminale 50b du sabot 50. La biellette 52 est semblable aux biellettes 27 et 28 de la figure 2A et de section moindre, et porte, collée sur une face de la lame 52a élastique en traction, une jauge d'extensométrie. De même, la biellette 52 est dirigée radialement vers le centre de rotation du modèle de voie 35.De plus, les axes d'articulation en pivotement 51c et 52b sont à la même distance radiale, par rapport à l'axe de rotation du modèle de voie 35, que les axes 27c et 28c du module de la figure 2A, et sont au même écartement angulaire, par rapport au centre de rotation du modèle de voie 35 que les axes 27c et 28c du module de la figure 2A. Enfin, les axes 52c du module de la figure 3A et 28b du module de la figure 2A sont à la même distance de l'axe de rotation du modèle de voie 35. On comprend qu'ainsi on est assuré de la cohérence de mesures effectuées avec des modules des deux types, selon les figures 2A et 3A, pour une section en même position relative dans un modèle d'électro-aimant0 Les schémas des figures 3B et 3C explicitent les mesures de portance à l'aide d'un module de mesure de portance seule.Le patin, avec sa section associée de modèle d'électro-aimant, est schématisé en 60, avec l'axe d'articulation sur le sabot 62 bloqué en translation, et l'axe d'articulation 63 de la biellette capteur de force 64 attachée au sabot. Le modèle de voie est schématisé en 61, avec son centre de rotation Oo Sur la figure 3B la voie 61 tourne dans le sens de la flèche 66, tandis que sur la figure 3C la voie tourne en sens inverse, à la même vitesse schématisée par la flèche 66'. Sur la figure 3B, avec la vitesse de rotation 66, la force appliquée au capteur 64 est radiale et représentée par le vecteur 65, tandis qu'au point d'articulation 62 s'appliquent les forces radiale 67 et tangentielle 68.Sur la figure 3C, avec la vitesse de rotation 66' (= - 56) la force appliquée au capteur 64 est représentée par le vecteur radial 65', tandis qu'au point 62 s'appliquent les forces radiale 67' et tangentielle 68', cette dernière force étant égale et opposée à la force 68. Une disposition symétrique de l'électro-aimant 60 par rapport au plan médiateur du segment de droite entre les points d'appui 62 et 63, plan médiateur qui passe par 0 par construction, se traduit évidemment par l'égalité des forces 65 et 67', et celle des forces 65' et 67.On détermine ainsi les deux réactions de portance de l'aimant 60 avec le meme capteur 640 On aura compris que, pour analyser de façon fine les actions de traînée et de portance le long du modèle d'électro-aimant de sustentation, on effectuera des permutations de modules de mesure aux différentes positions de sections, pour vérifier la cohérence des mesures effectuées sur les différents modules et également pour déterminer la répartition des forces le long du modèle. En effet, des inégalités de répartition des forces le long d'un dispositif de sustentation peuvent provoquer un cabrage du véhicule vers l'avant ou l'arrière, préjudiciable à la stabilité du véhicule, Pour chaque permutation, on effectuera deux séries de mesu- res avec inversion du sens de rotation entre les deux séries. D'une façon générale, on lancera le disque 9 (figure 1) en rotation jusqu'à une vitesse angulaire correspondant à une vitesse périphérique en correspondance, à l'échelle de modèle, avec une vitesse de translation choisie du véhicule en vraie grandeur, ceci sans que les sections d'électro-aimant modèles soient alimentées.Lorsque la vitesse convenable sera atteinte, on alimentera les sections et on enregistrera les mesures de forces corrélativement avec des mesures électriques relatives à l'alimentation. I1 faut en effet que le temps imparti aux mesures soit court, pour que l'influence des montées en température du modèle soit comparable aux phénomènes en vraie grandeur, comme l'enseigne la publication de la Demanderesse "Rapport de Recherche I.R.T NO 34", auquel on se reportera utilement pour tout ce qui se rapporte à l'application des lois de similitude électromagnétique, notamment échelles de vitesse, de fréquence, dimensions O.O La balance en essai comporte un disque de rayon 650 mm, qui peut être entraîné en rotation jusque vers 40 tours par seconde, Les sections de modèle s'étendent sur un arc de 400, tandis que l'angle défini par les axes de patin vus de l'axe du disque est d'environ 350o La description qui précède a fait état de trois sections d'électro-aimant ; mais il est bien évident que le nombre des sections est quelconque. La répartition des modules suivant les types représentés aux figures 2A et 3A est aussi quelconque, mais, en général, on utilisera un plus grand nombre de modules de mesure de portance seule que de modules de mesure conjointe de traînée et portance, en raison du prix de revient sensiblement plus élevé de ce dernier type, et de la multiplicité des dispositifs accessoires de mesure et d'enregistrement.Enfin, l'armature en arc 3 de la figure 1 a été représentée semi-circulaire pour rendre plus clair le schéma, mais l'armature réelle peut être entièrement circulaire0 Par ailleurs il est clair que la balance ainsi réalisée peut être utilisée pour des mesures de forces de réaction entre un électro-aimant et une armature coopérante, lorsque cette armature est circulaire et mobile en rotation. On peut déterminer les forces de réaction radiales et tangentielles.Si, pour l'application considérée, les pièces polaires de l'électro-aimant ont une faible étendue périphérique, il est évident que la division en sections ne s'impose pas, de sorte que la balance sera équipée d'un seul module de mesure, qui sera normalement un module de mesure conjointe de traînée et portance, encore que, notamment dans une phase de mise au point, on puisse utiliser un module de portance seule0 La description n'indique aucune forme précise de modèles de voie et d'électro-aimant de sustentation. On comprendra que, la balance étant prévue pour permettre la mise au point des dispositifs de sustentation, la description d'une forme de réalisation particulière, qui est en dehors du cadre de la présente invention, serait prématurée. Par ailleurs, la présente invention n'est pas limitée aux exemples décrits, mais en embrasse toutes les variantes d'exécution0 REVENDICATIONS 1. Balance dynamique destinée à la mesure, sur modèle anamorphosé, de réactions dynamiques, portance et traînée, d'un dispositif de sustentation-guidage d'un mobile, notamment véhicule, sur une voie ferromagnétique, comportant un modèle de voie à la périphérie d'un disque entraîné en rotation autour de son axe par un moteur à vitesse réglable et un modèle d'électroaimant de sustentation-guidage fixé sur un bâti, en disposition anamorphosée circulaire par rapport au modèle de voie, par l'intermédiaire de capteurs sensibles à des forces de réaction dans des directions choisies, caractérisée en ce que le modèle d'électro-simant est divisé en une pluralité de sections, chaque section portée par un module de mesure associé comportant un sabot de fixation au bâti et un patin porteur de section avec deux articulations d'attache symétriques par rapport à un plan médian de section passant par l'axe du disque et au moins une articulation d'attache de patin reliée au sabot par un capteur de force sensible aux efforts en direction de l'axe du disque, et un module au moins, prévu pour des mesures conjointes de portance et traînée, comportant en outre entre patin et sabot un capteur de force de traînée sensible aux efforts perpendiculaires à un plan passant par l'axe. 2. Balance selon la revendication 1, caractérisée en ce que, les sections de modèle d'électroZaimant s'étendant sur des arcs de périphérie sensiblement jointifs et égaux, les modules associés sont interchangeables sur le bâti. 3. Balance selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisée en ce que le moteur d'entraînement du disque est à vitesse réglable dans les deux sens de rotation. 4. Balance selon la revendication 3, caractérisée en ce qu'elle comporte au moins un module prévu pour des mesures de portance seule, avec une articulation d'attache du patin prise directement sur le sabot. 5. Balance selon une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que le module prévu pour des mesures conjointes de portance et traînée comporte deux capteurs de force sensible aux efforts en direction de l'axe du disque, chacun entre l'une des articulations d'attache de patin et le sabot. 6. Balance selon la revendication 5, caractérisée en ce que le capteur de force de traînée s'attache au patin dans le plan médian du module et dans l'alignement des articulations d'attache du patin. 7. Balance selon la revendication 6, caractérisée en ce que le capteur de force de traînée fixé rigidement sur le centre du sabot est attelé au patin par une extrémité de mesure par une première tringle étendue transversalement dans une direction passant par les articulations d'attache du patin, tandis qu'une seconde tringle en alignement avec la première et attelée au patin par une extrémité est rattachée au sabot à l'autre extrémité par l'intermédiaire d'un bras élastique en flexion et précontraint en sorte que les deux tringles soient sollicitées en traction à l'encontre l'une de l'autre. 8. Balance selon la revendication 7, caractérisée en ce que ledit capteur de force de traînée est un capteur connu en soi avec un élément sensible à double flexion équipé de jauges d'extensométrie en pont. 9. Balance selon une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que les capteurs de force sensibles aux efforts en direction de l'axe du disque sont en forme de biellettes de suspension élastiques en traction, égales en longueur, articulées en pivotement parallèle à l'axe du disque sur le patin et le sabot en sorte de s'étendre en direction de cet axe, et portent des jauges d'extensométrie collées. 10. Procédé de mesure de portance d'un dispositif de sustentation-guidage électromagnétique sur une voie ferromagnétique sur un modèle en anamorphose circulaire, où une section de modèle, en regard d'un modèle de voie en rotation autour d'un axe, est reliée à un bâti fixe en deux points de liaison symétriques par rapport à un plan de symétrie de la section passant par l'axe, un point d'articulation en pivotement parallèle à l'axe et un point de mesure, caractérisé en ce qu'on imprime au modèle de voie une première vitesse de rotation de grandeur choisie dans un premier sens, on mesure une première intensité de force radiale au point de mesure, on imprime ensuite au modèle de voie une seconde vitesse de rotation de grandeur égale et de sens opposé à ceux de la première, et on mesure une seconde intensité de force radiale au point de mesure, première et seconde intensités correspondant respectivement aux composantes de portance aux deux points de liaison. 11. Balance dynamique destinée à la mesure des réactions radiales et tangentielles engendrées sur un modèle d'électroaimant coopérant avec une armature par le déplacement de l'armature à la périphérie d'un disque entraîné en rotation à vitesse réglée autour d'un axe, le modèle d'électro-aimant étant fixé à un bâti par l'intermédiaire de capteurs de force sensibles à des efforts dans des directions choisies, caractérisée en ce que le modèle d'électro-aimant est porté par au moins un module de mesure comportant, entre un sabot fixé au bâti et un patin porteur de modèle, deux moyens d'attache articulés chacun sur le sabot et sur le patin symétriquement par rapport à un plan médian de module passant par l'axe du disque, dirigés radialement vers l'axe et équipés de capteurs de force sensibles aux efforts lon gitudinaux, et un moyen de blocage en entraînement périphérique du patin par rapport au sabot, équipé d'un capteur de force sensible aux efforts perpendiculaires à un plan passant par l'axe du disque0