La prisant invention a pour objet un adjuvant pour pitre. Il existe actuellement deux grands types de plâtres, à savoir : les plâtres traditionnels pouvant être gâchés sans moyen mécanique et les plâtres gâchés à la machine et appliqués par projection. Un platre traditionnel est constitué généralement de 60 % de semi-hydrate et de 40 % de surcuit. Ces proportions sont approxi matives car susceptibles de variations entre 55 et 90 % pour le semi-hydrate et entre 45 et 10 % pour le surcuit. Plus il y a de surcuit, plus le plâtre est facile à travailler et possède une bonne dureté et une bonne adhérence. Un plâtre traditionnel est versé dans une caisse à gâcher et il lui est ajouté une quantité d'eau de l'ordre de 80 à 100 ,' de celle de plâtre. L'évolution du mélange est schématisée à la figure 1 du dessin annexé qui correspond à un graphe comportant en abscisses une échelle deswteinps et en ordonnées une échelle de viscosité. Dès après mélange, la viscosité est extrêmement faible, et demeure très faible tout au long de la plage 2, c'est-à-dire pendant une durée de 8 à 15 minutes. Pendant cette période, le mélange doit être constamment remué afin que les particules les plus grosses ne restent pas au fond de la caisse à gâcher. A l'issue de cette période, le mélange augmente de viscosité pendant une plage 3 durant deux à trois minutes. Le plâtre est alors dit "bon à gicler" et peut être réparti sur les murs ou autres supports à revêtir au moyen d'une truelle ou d'un récipient. La plage 3 est suivie d'une plage 4 sensiblement de même durée et pendant laquelle le mélange demeure à une viscosité à peu près constante. Le plâtre est alors dit "bon à talocher". il est à ce moment procédé au chargement et au dressage. La phase 4 est suivie par une phase 5 au cours de laquelle, la viscosité augmentant, se produit la prise proprement dite du plâtre. il peut être procédé alors au polissage de l'ensemble. L'inconvénient de cette solution est que la période d'intervention est extrêmement réduite, et que pendant ce laps de temps un platrier doit charger et dresser plusieurs dizaines de kilos de mélange. Dans la mesure où le mélange est giclé au début de l'épaississement, le plâtre risque, par la suite, de se décoller ou de partir en plaque. Si le chargement et le dresssage se produisent trop tardivement, le plâtre perd une grande partie de sa dureté et de son adhésivité, il convient donc, pour travailler un plâtre traditionnel, de posséder une bonne technique et une grande expérience. il est bien entendu possible d'augmenter la durée des différentes phases par ajout de produits, tels que des phosphates, cette solution étant vivement déconseillée, voire prohibée, du fait qu'elle diminue la dureté et l'adhésivité du platre obtenu, et empêche la prise de celui-ci dans la mesure où des impuretés se trouvent dans le produit de départ. il a été imaginé de remédier à ces inconvénients en utilisant du pitre projeté à la machine, ne nécessitant pas une qualification aussi importante des opérateurs. Ce plâtre est également constitué par du semi-hydrate et du surcuit dans des proportions normales. Il comporte, néanmoins, un agent rétenteur d'eau et un retardateur de prise. Par ailleurs, il n'est ajouté au plâtre, à l'état sec, qu'une quantité d'eau de l'ordre de 50 à 60 % en poids. La figure 2 du dessin schématique annexé représente, un diagramme montrant l'évolution d'un plâtre à projeter. Ce plâtre possède, dès le mélange, une viscosité relativement importante qui demeure constante pendant toute la plage 6 d'une durée de deux heures environ. Cette. plage est importante afin d'éviter la prise du pl tre à l'intérieur de la machine réalisant le mélange. La technique du plâtre projeté présente, néanmoins, un certain nombre dtinconvénients, tels que l'acquisition d'un matériel onéreux, la nécessité d'un travail en équipe et la durée importante avant lequel se produit le durcissement au cours d'une phase 7. il convient, lorsqu'uns équipe travaille avec du pl tre à projeter, de cesser la projection bien avant la fin de la journée de travail, afin de pouvoir réaliser la finition avant la fin de la journée, et cela malgré le délai de prise de deux heures. La présente invention vise à pallier les inconvénients des plâtres existants en fournissant un adjuvant pour plâtre ordinaire permettant le g chage du mélange avec ou sans moyens mécaniques et l'application de celui-ci sur un support à la taloche ou par projection. Dans la mesure où le plâtre est appliqué à la taloche, 1' adjuvant selon l'invention vise à diminuer la phase de mélange et à augmenter sensiblement la plage de travail. A cet effet, selon l'invention, cet adjuvant comprend un épaississant à dissolution retardée, un rétenteur d'eau, et un retardateur de prise. Selon une variante avantageuse d'exécution, cet adjuvant comprend, en outre, un agent adhésif. Les différents composants sont,-dans le cas général, présents dans les proportions respectives suivantes - épaississant 30 à 35 % - rétenteur d'eau 20 à 25 % - retardateur de prise 20 ,' - adhésif 25 ,' La figure 3 du dessin schématique annexé représente un diagramme montrant l'évolution de la viscosité du mélange en fonction du temps, dans le cas d'un plâtre à gâcher sans moyens mécaniques, l'adjuvant rentrant pour 1 à 2 ,' dans la composition du mélange. Après avoir ajouté à une certaine quantité de plâtre et d'adjuvat 70 à 90 % d'eau, il est procédé au brassage du mélange qui dispose d'une très faible viscosité pendant une période 8 d'une durée de l'ordre de 2 à 3 minutes. A l'expiration de cette période, la viscosité augmente sensiblement pendant deux à trois minutes correspondant à une plage 9 au cours de laquelle le mélange est bon à gicler. La plage 9 est suivie d'une plage 10 variant entre 20 minutes et une heure pendant laquelle le pl tre est bon à talocher. A l'issue de cette période, se réalise la prise du pitre comme schématisée par la plage la du diagramme. Cette composition de plâtre est particulièrement avantageuse car elle diminue la phase préliminaire de mélange, et augmente considérablement la phase intéressante et généralement délicate de chargement et de dressage qui passe de deux à trois minutes à 20 minutes à une heure. De ce fait, même une personne peu qualifiée pourra réaliser un excellent travail, avec un rendement élevé. Avantageusement, l'agent épaississant à dissolution retardée est constitué par de l'amidon, le rétenteur d'eau est de la méthyl cellulose, le retardateur de prise est de la gélatine de peau ou de l'hydroxypropylcellulose, et l'agent adhésif est constitué par des colles d'os lyophylisées. Quoique cet adjuvant soit plus spécialement intéressant dans le cas d'un plate à gâcher manuellement, il peut également être adapté à un plâtre mélangé à la machine et projeté. Dans ce cas, il convient de diminuer les pourcentages d'eau et d'épaississant entrant dans la composition du mélange. il est également possible, en fonction de la dureté souhaitée, de faire évoluer la composition de l'adjuvant en jouant sur la proportion d'épaississant contenue dans celui-ci. Coke il va de soi, l'invention ne se limite pas à la seule composition de cet adjuvant, décrite ci-dessus à titre d'exemple elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de composi- tion. - REVENDICATIONS 1. - Adjuvant pour plâtre, caractérisé en ce qu'il comprend un épaississant à dissolution retardée, un rétenteur d'eau et un retardateur de prise. 2. - Adjuvant selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend, en outre, un agent adhésif. 3. - Adjuvant selon l'ensemble des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les différents composants sont présents dans les proportions respectives approximatives suivantes - épaississant 30 à 35 % - rétenteur d'eau 20 à 25 % - retardateur de prise 20 % - adhésif 25 sur 4. - Adjuvant selon la revendication 3, caractérisé en ce qu' il entre pour 1 à 2 % dans la composition d'un plâtre. 5. - Adjuvant selon l'une quelconque des revendications i à 4, caractérisé en ce que l'agent épaississant est de l'amidon. 6. - Adjuvant selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le rétenteur d'eau est de la méthylcellulose. 7. - Adjuvant selon l'une quelconque des revendications 1 à q, caractérisé en ce que le retardateur de prise est de ia gélatine de peaux. 8. - Adjuvant selon l'une quelconque des revendications t à 4, caractérisé en ce que le retardateur de prise est de l'hydroxypro- pylcellulose. 9. - Adjuvant selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que l'agent adhésif est constitué par des colles d'os lyophylisées.