La présente invention concerne un procédé pour réunir des éléments épais au moyen d'un adhésif, et plus spécialement, un procédé pour fixer, au moyen d'un adhésif, des semelles à des tiges de chaussures Les procédés de fixation de semelles à des tiges de chaussures au moyen d'adhésifs sont d'un intérêt de plus en plus grand dans l'industrie. On connalAt par exemple un procédé de fixation de semelles dans lequel une bande d'un adhésif comprenant une résine polymère synthétique thermoplastique fondue est appliquée à la surface de fixation de la semelle, la semelle sur laquelle se trouve l'adhésif et le dessous de la tige de chaussure sont chauffés, et la semelle et la tige sont assemblées et pressées ensemble pour former un collage qui fournit une forte liaison entre la semelle et la tige lorsque l'ensemble est refroidi. On obtient d'excellentes liaisons entre une semelle et une tige de chaussure, mais le procédé nécessite des phases séparées consistant à appliquer l'adhésif fondu à la semelle, et à refroidir l'adhésif avant la phase d'activation thermique de l'adhésif appliqué. Egalement, à cause des irrégularités existant dans des semelles et à cause des conditions de la machine ainsi que d'autries, il a été nécessaire d'appliquer une bande d'adhésif d'épaisseur importante. La présente invention a notamment pour but de fournir - un procédé pour réunir des éléments épais au moyen d'un adhésif, et plus particulièrement, pour fixer des semelles à des chaussures en utilisant un adhésif comprenant une résine polymère synthétique thermoplastique, mais en supprimant la phase séparée consistant à appliquer une bande d'adhésif fondu; - un procédé pour fixer des semelles en utilisant une beaucoup plus petite quantité d'adhésif résineux thermoplastique que celle nécessaire pour les procédés connus jusqu'ici. Dans ce but, et conformément à une caractéristique de la présente invention, on fournit un procédé de collage au moyen d'un adhésif pour réunir des surfaces, dans lequel une feuille ajourée adhésive cohérente de minces brins ou fibres reliés entre eux est disposée sur une surface de fixation, et la liaison est achevée en chauffant la feuille adhésive et les deux surfaces de fixation et en pressant les surfaces de fixation l'une montre l'autre, avec la feuille adhésive entre elles. Afin de réduire le temps nécessaire pour chauffer: l'adhésif jusqu a une température à laquelle il est encore actif au moment de l'assemblage et du pressage de la semelle sur la tige, et afin d'éviter un endommagement par la chaleur qui peut se produire avec certains matériaux de chaussures et certaines compositions de semelles, la présente invention se propose encore de fournir un procédé rapide pour fixer des semelles à des chaussu res en utilisant un adhé- adhésifFpotymere synthétique thermoplastique dans des conditions qui ne provoquent pas d'endommagement dA à la chaleur ou ramollissement excessif" c'est-à-dire une déformati on de la semelle qui épouse les irrégularités du dessous de la tige de chaussure. Ainsi, l'invention fournit encore un procédé de collage au moyen d'un adhésif pour réunir les surfaces de fixation de semelles et de chaussures , danequel une feuille ajourée adhésive cohérente de minces brins ou fibres reliés entre eux est disposée sur l'une des surfaces de fixation, et dans lequel une activation thermique, un assemblage et un pressage de courte durée réduisent le risque d'un endommagement dû à la chaleur et d'un ramollissement excessif. Le procédé de la présente invention implique une nouvelle coordination d'une série de phases dans un plan échelonné. La chaussure et la semelle ou sa partie d'usure sont supportées à distance l'une de l'autre et en position orientée d'une façon précise l'une par rapport à l'autre, et la feuille adhésive et les deux surfaces de fixation sont soumises à une chaleur radiante intense directe pendant un temps très bref. Les surfaces chauffées sont réunies rapidement par un mouvement le long d'un trajet guidé et sont pressées l'une contre l'autre avec la feuille adhésive entre elles. Après le refroidissement de cet ensemble, on obtient une forte liaison. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention ressortiront de la description qui va suivre faite en regard des dessins annexés etd Sur ces dessins: la figure 1 est une vue schématique en plan d'une semelle sur laquelle une feuille adhésive préalablement formée est placée de façon à recouvrir la marge de fixation; la figure 2 est une élévation schématique montrant le chauffage de la feuille dtadhesif, de la surface de fixation de la semelle et de la surface de fixation du dessous d'une tige de chaussure; la figure 3 est une élévation schématique montrant le collage de la semelle à la tige dans une presse à fixer les semelles; la figure 4 est une vue en plan schématique d'une semelle sur laquelle se trouve un ruban d'une feuille adhésive cohérente ajourée qui est disposé de façon à récouvrir la marge de fixation; la figure 5 est une vue en perspective montrant une tige de chaussure montée sur une forme et une semelle dans la position de départ dans une forme d'appareil convenant pour effectuer le cycle de chauffage, d'assemblage et de pressage, -les éléments de chauffage et de pressage étant dans leurs positions de repos; la figure 6 est une élévation schématique partielle de la tige de chaussure et de la semelle dans l'appareil au cours de la phase de chauffage du cycle de fonctionnement, la figure 7 est une élévation schématique partielle de la tige de chaussure et dia semelle dans l'appareil au cours de la phase d'assemblage; & la figure 8 est une élévation schématique partielle de la tige de chaussure et de la semelle dans l'appareil au cours de la phase finale de pressage. Pour fixer des semelles à des tiges de chaussures conformément à l'un des aspects du procédé de la présente invention, une mince feuille ajourée cohérente 10 de minces torons d'adhésif 12 reliés entre eux est placée de façon à recouvrir la surface de fixation 14 dune semelle 16 comme représenté sur la figure 1. L'expression nfeuille ajourée" désigne le fait que dans une surface donnée de la feuille tO, une proportion importante, par exemple d'au moins 20% environ, et de préférence de 40% ou plus de l'espace global > est vide. La feuille peut être fixée à la semelle par un adhésif appliqué séparément , par exemple des dépôts d'un adhésif sensible à la pression sur la surface de la semelles ou par un moyen mécanique ou bien elle peut être simplement maintenue en place pendant les phases ultérieur du procédé. Dans une forme de réalisation préférée, des points de fixation 18 destinés à maintenir la feuille 10 en position ont été formés en pressant un élément chauffé contre la feuille pour la faire fondre et pour établir un contact adhésif avec la surface de fixation de manière que la feuille adhère d'elle-même à la surface. Bien qu'on ait représenté l'application d'une mince feuille qui recouvre toute la surface de fixation 14 de la semelle 16, il est bien entendu qu'il suffit que la feuille adhésive 10 recouvre les parties marginales de la surface de fixation, étant donné que l'adhésif situé dans la partie centrale de nombreuses constructions de chaussures a peu d'effet pour maintenir la semelle sur une tige de chaussure (voir figure 4). Une feuille adhésive 10 qui est utile dans le'procédé de la présente invention peut être constituée par un réseau de brins reliés entre eux ayant une très petite section droite, comme de minces fibres ou filaments 12 d'une matière adhésive thermoplastique avec des espaces libres importants entre les éléments. Les fibres 12 peuvent être sous forme tissée ou non tissée. Une feuille non tissée 10 particulièrement satisfaisante est formée par des fibreszsensiblement continues déposées en relation croisée, les fibres étant reliées entre elles aux points de croisement pour former une feuille cohérente pouvant être facilement manipulée. Les fibres doivent avoir une épaisseur d'au moins 0,05 mm environ pour convenir pour fixer des semelles, et elles ont de préférence une épaisseur comprise entre 0,07 et 0,25 mm environ. il importe que la feuille 10 soit exempte'de-grands interstices, et habituellement, les interstices 20 compris entre les fibres ne doivent pas dépasser 5 mm, et de préférence, ne doivent pas dépasser 3 mm. Pour fixer-les semelles, la feuille 10 doit fournir une quantité d'adhésif correspondant à au moins 35g par mètre carré environ, de préférence de 48 à 95 g par mètre carré, et cette quantité d'adhésif peut être constituée soit par une seule couche, soit par deux couches, ou plus. En variante de la feuille adhésive 10, on peut. également avoir recours à une mince feuille ajourée unitaire d'un adhésif résineux polymère thermoplastique présentant des trous délimités par de minces brins reliés entre eux ou des éléments de contact sensiblement linéaires, à condition que la quantité totale de l'adhésif soit d'au moins 35g, de préférence de 48 à 95 g par mètre carré. Une telle feuille adhésive ajourée peut être fixée au-dessous 22 de la tige 14 de chaussure par les mêmes processus qu'avec la feuille de fibres adhésives, c 'est-à-dire au moyen d'un adhésif ou mécaniquement. Cependant, la feuille monobloc n'a pas la faculté d'être comprimée ou allongée. facilement dans le plan de la feuille, de sorte qu'elle est au moins facilement déposée suivant un trajet curviligne pour suivre le profil de la chaussure que la feuille fibreuse. En ce qui concerne ltadhésif qui forme la feuille > il est préférable dtutiliser des résines polymères synthétiques thermoplastiques à poids moléculaire élevé, par exemple, des polyesters, polyamides, polyestéramides à poids moléculaire relativement élevé, et des uréthanes thermoplastiques de polyétherglycols ou des uréthanes thermoplastiques de polyester-glycols. On peut avoir recours à d'autres matières résineuses thermoplastiques normalement solides qui sont capables de fondre à un état susceptible de mouiller les matériaux de tiges de chaussures et d'y adhérer ainsi que de durcir pour fournir une forte liaison. Les adhésifs préférés pour fixer des semelles peuvent présenter des points de fusion. compris entre 800 et 2000C environ, et ils durcissent à l'état tenace et robuste à une température dtau moins 500C. La phase suivante du procédé implique le chauffage de la surface de fixation 14 de la semelle 16, de la surface de fixation 22 d'une tige 24 de chaussure , et de la feuille adhésive 10. On peut utiliser divers types de chauffage comme un courant de gaz chaud ou des champs magnétiques ou électriques à haute fréquence; mais, on a trouvé que chauffage par rayonnement est particulièrement satisfaisant. On peut effectuer un chauffage, comme représenté sur le dessin, en utilisant u i ispositif de chauffage 26 comprenant un élément de chauffage radiant 28 avec des supports 30 et 32, respectivement disposés au-dessus et au dessous dudit élément. L'élément de chauffage 28 non seulement chauffe la feuille adhésive 10, mais à cause du degré important de perméabilité de la feuille, il a pour effet d'élever également la température de la surface de fixation 14 de la semelle 16 se trouvant au-dessous de la feuille. Ainsi, le chauffage porte la surface de fixation 22 du dessous de la tige de chaussure,la feuille adhésive 10 et la surface de fixation 14 de la semelle à des températures auxquelles l'adhésif peut mouiller les surfaces de fixation chauffées et y adhérer pour les maintenir réu nies. Par exemple, avec une feuille dont l'adhésif a un point de fusion de 1380C., ce chauffage peut impliquer une exposition à un dispositif de chauffage à rayons infrarouges à une distance de 7,5 cm, pendant 15 secondes environ. Il est souhaitable de maintenir la température à une valeur minimale compatible avec l'activation de l'adhésif afin de réduire au minimum la durée de séjour dans la presse. Après le chauffage de la surface de fixation 22 de la tige 24, de la feuille adhésive 10, et de la surface de fixation 14 de la semelle 16, la semelle 16 et la tige 24 sont enlevées du disposition de chauffage 26 et sont rapidement assemblées pendant que les températures de l'adhésif et des surfaces de fixation de la semelle et de la tige sont suffisantesspour garantir l'action de mouillage et d'adhérence , et l'ensemble est placé immédiatement dans une presse 34 à fixer une semelle, et est soumis à une pression de fixation de semelle. La pression régnant dans la presse de fixation de semelle peut être relâchée au bout de quelques secondes seulement, et l'adhésif maintient fermement la semelle 16 sur la tige 34 de la chaussure après le relâchement de la pression. Ensuite, les parties à découvert 56 de la feuille adhésivepWn$etre coupées. Bien qu'en choisissant correctement l'adhésif ou le mélange adhésif de la feuille adhésive, on puisse coller des matériaux de semelle en caoutchouc naturel ou synthétique ainsi que des se melles en cuirs il est également possible d'utiliser ug,e large gamme d'adhésifs en appliquant une couche d'accrochage X la surface de fixation de la semelle. Des agents d'accrochage pour des semelles à base de caoutchouc naturel ou synthétique qui peuvent astre utilisés comprennent, par exemple, une solution de néoprène et d'un caoutchouc chloré dans un solvant organique volatil,ou bien une solution d'une résine de polyester et d'une résine copolymère de chlorure de vinyle et d'acétate de vinyle dans un solvant organique volatil. On va décrire ci-dessous un autre aspect de l'invention en se référant aux figures 4 à 8. Cet aspect s'applique à des cas particuliers dans lesquels la fixation d'une semelle au moyen d'un adhésif thermoplastique activé par chauffage radiant peut poser des problèmes à cause de la sensibilité à la chaleur radiante des matières utilisées. Cette sensibilité peut provoquer par exemple, la déformation d'une semelle qui épouse les irrégularités du dessous d'une tige de chaussure, ce phénomène étant désigné ici par "ramollissement excessif". En outre, le collage de semelles à des tiges de chaussures pose un problème particulièrement difficile à cause des contraintes auxquelles la liaison est soumise en service. Pour fixer des semelles à des tiges de chaussures conformément à cet aspect de la présente invention, un mince ruban ajouré cohérent 110 de minces brins reliés entre eux d'un adhésif 12 est placé de façon à recouvrir la surface de fixation 14 d'une semelle 16 comme représenté sur la figure 4. Le ruban 110 est d'une structure et d'une composition identiques à celles de la feuille ajourée 10 décrite ci-dessus. De préférence, elle adhère également d'elle-même à la surface de fixation 14 grâce à une série de points de fixation 18, de façon à maintenir le ruban 110 en position. L'adhérence peut être obtenue en pressant un élément chauffé contre le ruban. 110 pour l'activer et établir un contact adhésif avec la surface de fixation 14. La tige 120 de chaussure montée sur une forme et la semelle 16 à laquelle est fixé le ruban 110 de l'adhésif sont supportées par des supports 122 et 124 dont un ou les deux sont mobiles sur un trajet prédéterminé pour guider la chaussure et la semelle afin de les mettre en relation de fixation. Dans la disposition représentée sur les figures 5 à 8, le support 122 de la tige de chaussure 120 comprend un goujon porte-forme 126 et un appuibout 128 porté par un élément 130 latéralement mobile. Lorsque la tige 120 de chaussure est montée sur son support et que la semelle 16 est placée manuellement sur le dessous 132 de la chaussure; avec le ruban 110 d'adhésif entre eux, des tiges 34 pouvant être animées dtun mouvement de va-et-vient et faisant partie du support 124, et présentant un dispositif d'aspiration ou ventouse 36 à leurs extrémités inférieures, sont actionnées pour mettre les ventouses 36 en contact avec la semelle 16 et une dépression est appliquée pour maintenir la semelle contre les tiges. Les tiges 34 sont ensuite actionnées pour soulever la semelle 16 suivant un trajet guidé et en relation espacée (voir figure~6) et correctement orientées par rapport à la tige 120 de chaussure. La semelle i6 peut être mise rapidement en relation de fixation par un mouvement inverse ultérieur des tiges. Dans une autre disposition (non représentée), les supports peuvent être les éléments presseurs d'une presse de fixation de semelle, dans laquelle la forme supportant la chaussure est montée sur le goujon porte-forme et le bout s'appuie sur l'appui-bout, et la semelle est maintenue sur le coussin par un moyen approprié, par exemple par dépression. On peut avoir recours à d'autres dispositifs pour supporter la chaussure et la semelle en vue d'un mouvement sur un trajet guidé, et on peut utiliser des moyens différents de la dépression pour maintenir la semelle. La disposition utilisant la dépression peut comprendre des trous espacés ménagés dans la surface du coussin, qui sont reliés à un collecteur à dépression. Cependant, la présence des trous peut provoquer parfois la formation de marques sur la semelle au cours du pressage. Lorsque la tige 120 de chaussure et la semelle 16 sont maintenues en relation espacée, une source de chaleur radiante intense 38 est déplacée entre la tige de la chaussure et la semelle. La source de chaleur radiante, qui peut etre par exemple une rangée d'éléments de chauffage à rayons infrarouges sous forme de tubes de quartz, est mode pour être déplacée en fonctionnement entre la semelle 16 et la tige 120 de la chaussure et pour être rapidement enlevée d'entre ces dernières. Avantageusement, l'espace compris entre la source de chaleur 38 et les surfaces de la semelle et de la tige de chaussure n'est que de 2 à 4,5 cm environ pour obtenir le chauffage le plus rapide. A cause de la nature très ajourée du ruban adhésif 110, aussi bien l'adhésiSdu ruban qu tune grande partie des surfaces de fixation! à la fois de la tige de chaussure et de la semelle sont expose directement à la chaleur radiante, de sorte qu'ils snnt portés très rapidement à la température de fixation de la semelle. Immédiatement après avoir atteint la température de fixation de la semelle, la source de chaleur 38 est enlevée de sa position entre la semelle 16 et la tige 120 de la chaussure, et les tiges 34 sont descendues rapidement pour mettre la semelle en relation de fixation avec la chaussure (voir figure 7). A ce moment, une légère pression de l'ordre de 0,035 à 0,35 bars environ peut être appliquée toutautatir de la périphérie de la semelle par exemple en appliquant une pression sur les parties marginales de la semelle au moyen de ltélément presseur 40 pour obtenir une liaison suffisante pour maintenir la semelle en position sur la tige de chaussure. il est préférable d'appliquer la pression dans la seconde qui suit la fin du chauffage. Immédiatement après, le vide est cassé, les tiges 34 et l'élément presseur 40 sont soulevés à l'écart de la semelle, et l'élément 130 latéralement mobile supportant la chaussure 120 montée sur forme, sur laquelle se trouve la semelle 16, est déplacé pour être mis sous un tampon-presseur 42 monté dans une enveloppe 44. Lorsqu'il est parvenu sous le tampon-presseur 42, l'élément 130 qui supporte la tige 120 de la chaussure et la semelle 16 est soulevé pour exercer une pression finale de fixation de 1a semelle et pour achever la liaison entre la.semelle et pour achever la liaison entre la semelle 16 et la tige 120 de la chaussure (voir figure 8). il est préférable que cetté pression finale soit appliquée environ dans les 5 secondes qui suivent la fin du chauffage. La pression finale peut Aetre comprise entre 5,6 et 8,4 bars environ. On doit souligner que l'installation dans laquelle la semelle est supportée d'une façon indépendante du tampon-presseur a l'avantage de ne pas exposer le tampon-presseur 42 à la chaleur. Un endommagement par la chaleur du tampon-presseur 42 est évité, et la température du tampon-presseur 42 n'est pas augmenté de sorte qu'un contact entre la semelle 16 et le tampon-presseur 42 ne retarde pas, et peut mAeme accéléreras le refroidissement de l'adhésif jusqu'à une température à laquelle il maintient la semelle sur la chaussure de façon à réduire au minimum la durée de séjour de la chaussure dans la presse. Egalement le principal avantage d'une phase intermédiaire d'application d'une légère pression suivie ultérieurement par la phase d'application d'une pression maximale de fixation de la semelle est le maintien de la semelle 16 contre le dessous de la tige 120 de la chaussure, de manière à réduire au minimum la perte de chaleur. En même temps, étant donné que la première pression exercée est faible, elle n'a que faiblement tendance à déformer définitivement la semelle 16 de la chaussure pendant que cette-semelle est chauffée t sa température maximale. L'interdépendance et la coopération des phases du procédé peuvent être résumées de la façon suivante. La feuille ou ruban adhésif ajouré utilise pour établir une force de liaison une quantité d'adhésif beaucoup plus faible que eelle nécessaire jusqu'ici. Il faut moins de chaleur pour activer l'adhésif,étant donné que la quantité est plus faible. En rait, la chaleur ap pliquée serait insuffisante pour activer les dépôts importants d'adhésif formés lorsque l'adhésif est appliqué à une semelle à l'état liquide , par exemple fondu. La surface sur laquelle la feuille ou ruban adhésif est placé est chauffée efficacement en meme temps que l'adhésif à cause de la structure ajourée du ruban ou de la feuille. Un chauffage intense de courte durée, inférieure à 6 secondes, qui est suffisant pour activer la faible quantité adhésif, ne porte que la surface d'une semelle de chaussure à la température élevée voulue , étant donné que la durée -du chauffage est trop courte pour que la chaleur pénètre dans la masse de la matière. Une semelle de chaussure, meme une semelle de chaussure à base de caoutchouc naturel ou synthétique relativement mince, conserve en grande partie sa rigidité et sa consistance dans ces conditions, de sorte qutelle n'est pas déformée et ne forme pas de profil dû au "ramollissement excessif" lorsqu'elle est pressée contre un dessous de chaussure. La quantité totale de chaleur appliquée pour activer l'adhésif et pour ne porter que la surface à la température voulue est très inférieure à celle nécessaire avec les adhésifs antérieurs, et par conséquent,-l'adhésif et les surfaces se refroidissent plus ra pidement, et le temps pendant lequel adhésif est encore fluide sous pression et la liaison doit être achevée est beaucoup plus court que précédemment. L'assemblage et le pressage de la semelle et de la tige pendant cette très courte période de temps ne peuvent être obtenus en pratique qu'en orientant préalablement la-semelle et la tige de chaussure et en les réunissant le long d'un trajet guidé. Ainsi, chaque phase dépend de chacune des autres et coopère d'une nouvelle façon avec ces dernières pour obtenir les avantages de temps, de prix, et de qualité du produit. Les exemples suivants sont donnés à titre illustratif,mais non limitatif, de l'invention. Exemt > le 1 On fait fondre une résine de oa-polyester cristallisable obtenue par condensation et polymérisation d'un mélange à un rapport molaire de 5,0:-4,1:0,9 d'acide téréphtalique , d'acide isophtalique et de sébaçate de dibutyle avec du 1,4-butane-diol ayant un point de fusion d'environ i350C et- on l'extrude à partir de plusieurs filières sous forme dé filaments d'un diamètre environ 0,2 mm. On dépose les filaments sur un transporteur mobile en relation croisée pour former une bande dans laquelle les filaments adhèrent les uns aux autres à leurs points de' croisement. La vitesse d'extrusion et la vitesse de déplacement du transporteur sont en corrélation, de façon que la bande pèse environ 35 g/m2 et présente une structure ajourée telle qu'une proportion de plus de 50% de la surface de la bande soit cons titué * ar des interstices. Après refroidissement p on découpe la bande pour former des rubans d'une largeur d'environ 2,5 cm. On applique aux surfaces de fixation d'une semelle 'à base d'un copolymère de butadiène et de styrène du commerce, une couche d'accrochage d'une solution de néoprène et de caoutchouc chloré dans un solvant organique volatil, et on la sèche. On fixe en position un composite comprenant trois épaisseurs du ruban de la bande formant environ 100 g d'adhésif par mètre carré, de manière à recouvrir les surfaces de fixation de la semelle en utilisant un outil chauffé pour faire fondre et adhérer l'adhésif de la bande à la surface de la semelle en des points espacés. Une tige de chaussure montée sur forme est placée sur un goujon porte-forme et un support du bout de l'élément latéral non mobile de la disposition de fixation, et la semelle est placée ensuite manuellement sur le dessous de la chaussure. On actionne les tiges à mouvement de va-et-vient pour mettre les ventouses en contact avec la semelle, on applique une dépression et on soulève ensuite les tiges qui entralnent la semelle à l'écart du dessous de la tige de chaussure, tout en conservant son orientation. On déplace ensuite un ensemble de chauffage comprenant plusieurs éléments de chauffage à rayons infrarouges sous forme de tubes de quartz avec une puissance dtalimentation de 4,5 kilowatts entre la tige et la semelle, en maintenant les éléments à une distance d'environ 2,5 cm de chacune des surfaces. Au bout de 4 secondes, on retiré l'ensemble de chauffage d'en tre la semelle et le dessous de la chaussure, et on actionne les tiges pour mettre la semelle en regard du dessous de la tige de la chaussure. Immédiatement après, et au maximum une seconde après le retrait de l'ensemble de chauffage, l'élément exerçant une pression périphérique est descendu contre la semelle et applique une pression d'environ 0,35 bar pour former une liaison initiale entre la tige de la chaussure et la semelle et on soulève promptement les tiges et l'élément presseur à l'écart de la semelle. On déplace ensuite latéralement l'élément de support sur lequel se trouve la tige de chaussure montée sur la forme et la semelle pour placer la chaussure et la semelle sous le tampon presseur, et on applique une pression au cylindre pour pousser la tige montée et la semelle contre le tampon-presseur, afin dtap- pliquer une pression de fixation de la semelle d'environ 8,4 bars. Le temps écoulé cantre le retrait de ensemble de chauffage d'entre la semelle et la tige de chaussure et l'application de la pression de 'fixation de la semelle est d'environ 4 secondes. Après avoir maintenu la semelle pressée contre la tige de chaussure pendant 6 secondes environ, la pression est relAachée,et la tige à laquelle-la semelle est fixée est enlevée de l'appareil. On trouve que la semelle est fermement fixée à la tige de la chaussure. La force de liaison et la résistance la liaison à des efforts engendrés pendant l'utilisation d'une chaussure sont très satisfaisantes. A titre de comparaison, on a chargé la mAme matière rési- neuse que celle utilisée pour former la bande dans un dispositif de fusion dans lequel on la Dans chaque cas, la liaison convenable obtenue avec la bande déposée à partir d'un adhésif fondu dans ces conditions était due à une activation incomplète de la bande adhésive. On a constaté qutune activation efficace de la bande d'une épaisseur de 0,15 mm nécessite une durée de chauffage moitié plus longue environ et que la semelle fixée manifeste une altération nuisible sous forme d'un ramdllissement indésirable de la semelle et d'une déformation sous l'effet de la pression de fixation de la semelle. L'activation de la semelle avec une épaisseur d'adhésif de 0,4mm nécessite une durée de chauffage encore plus longue et donne une altération encore plus grande due au "ramollissement excessif" Exemple 2 On prépare des rubans obtenus à partir d'une bande adhésive préparée comme dansl'exemple 1, cependant on extrude les filaments à une vitesse donnant un poids de 75 g/m environ. On applique aux surfaces de fixation d'une semelle à base d'un copolymère de butadiène et de styrène du commerce, une couche d'accrochage d'une solution de néoprène et de caoutchouc chloré dans un solvant organique volatil, et on la sèche. On place les rubans de la bande de façon à recouvrir les surfaces ainsi traitées et les fixe au moyen de gouttes d'un adhésif sensible à la pression appliqué à la semelle. On dispose la semelle de façon à exposer la surface supportant la bande adhésive à une source de chaleur radiante pendant 10 secondes. La chaleur radiant te porte la température de la surface de la semelle à i250C envirion, et élève la température de l'adhésif de la bandeà'un degré tel que l'adhésif devient suffisamment fluide pour mouiller la surface de la semelle. En même temps, on expose le dessous d'une tige de chaussure en cuir à la chaleur radiante pour porter la température de la surface de fixation de la tige de chaussure à 650C. environ. On fixe ensuite la semelle sur la tige et on placé l'ensemble dans une presse de fixation de semelle. On applique une pression s'élevant jusqu'à 3,5 bars à l'ensemble, et au bout de 6 secondes,on relâche la pression. En examinant I'ensemble, on trouve que la semelle est fortement fixée à la tige de la chaussure et que la lisse de la semelle est fortement serrée contre la tige. les. parties en saillie de la bande sont enlevées à l'aide d'un couteau chaud. Exemple 3 On place des rubans d'une bande préparée comme décrit dans l'exemple 1, de façon qu'ils recouvrent les surfaces de fixation d'une semelle en cuir en utilisant un outil chauffé pour faire fondre et adhérer l'adhésif de la bande à la surface de la semelle. On expose la surface de la semelle présentant la bande adhésive à une source de chaleur radiante pendant 15 secondes qui chauffe la surface de la semelle et porte la température de l'adhésif de la bande à un degré tel que l'adhésif devient suffisamment fluide pour mouiller la surface de la semelle. En même temps, on expose le dessous d'une tige de chaussure en cuir à une chaleur radiante pour portera température de sa surface de fixation à 700C environ. On fixe ensuite la semelle à la tige, et on place ensemble dans une presse de fixation de semelle. On applique une pression de l'ordre de 3,5 bars à lten- semble s et au bout de 10 secondes, on relâche la pression. En examinant I'ensemble, on constate que la semelle est fermement fixée à la tige de chaussure et que la lisse de la semelle est très étroitement serrée contre la tige. Les parties en saillie de la bande sont enlevées à l'aide d'un couteau chaud. REVENDICATIONS 1 - Procédé pour réunir une tige de chaussure à une' semelle au moyen d'une couche d'un adhésif activable par la chaleur procédé caractérisé en ce qu'il consiste à disposer une bande cohérente comprenant des brins d'un adhésif thermoplastique sur ltune des surfaces à réunir, à chauffer la surface comprenant la bande pour activer l'adhésif, à presser la tige de la chaussure et la semelle l'une contre l'autre avec l'adhésif activé entre elles, et à refroidir ensuite l'ensemble. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à disposer sur lune des surfaces à réunir une bande cohérente de brins d'un adhésif thermoplastique présentant une surface ajourée couvrant 25 de sa surface totale et pesant de 35 à 95 g/m2. 3 - Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qutil consiste à'disposer sur l'une des surfaces à réunir une bande cohérente comprenant des fibres non tissées adhérant d'elles-memes les unes aux autres à leurs points de croisement. 4 - Procédé selon lune quelconque des revendications 1 à 3 > caractérisé par le fait que l'adhésif est activé et que la surface est chauffée par chaleur radiante. 5 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que la bande cohérente est fixée à la surface par un adhésif sensible à la pression. 6 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait qu'après l'application de la bande à la surface, la tige de la chaussure et la semelle sont supportées et alignées de manière précise l'une avec l'autre en vue d'unmouvement sur un trajet guidé pour les amener en relation de fixation. 7 - Procéda selon ltune quelconque des revendications 1 à 6 caractérisé par le fait que la chaleur d'.activation est appliquée pendant une période de temps allant jusqu'à six secondes. - - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait qu'après l'activation de l'adhésif, la semelle est pressée tout d'abord-contre la tige, de la chaussu re à une pression comprise entre 0,055 035 et 0 > 35 bar, après quoi une pression comprise entre 5,6 et 8,4 bars est appliquée.