L'invention est relative aux procédés et dispositifs pour faire passer, sans lui faire traverser d'organe mécanique, tel que notamment soupape, robinet, pompe ou analogue, un liquide d'un bain de réserve dans un récepteur, en le faisant transiter par une capacité intermédiaire de transfert. La nature de certains liquides, s ils sont amenés à les traversés, fait obstacle au bon fonctionnement ou à la fiabilité de tels organes mécaniques. Le transfert manuel du liquide entre le bain de réserve et le récepteur, en utilisant par exemple une louche, peut également entre dangereux ou tout au moins inconfortable pour le manipulateur et de surcrort oblige d'avoir une ouverture d'accès relativement importante au bain de réserve qu'il convient généralement de pouvoir au contraire enfermer aussi complètement que possible dans son réceptacle. I1 en est ainsi par exemple pour des liquides délétères ou corrosifs, notamment des acides, des liquides radio-actifs, ou encore, mais non exclusivement, pour des liquides en fusion, notamment des métaux ou alliages métalliques destinés à entre coulés dans des moules. Le procédé conforme à l'invention consiste d'abord à raccorder le bain de liquide par l'intermédiaire d'un siphon à la capacité de transfert sus-mentionnée, à créer dans celle-ci une dépression relative suffisante pour y aspirer une partie du liquide à travers le siphon à séparer ensuite du bain la capacité de transfert pour la raccorder au moyen d'un tube~plongeur au récepteur du liquide, et à refouler dans celui-ci au moins une partie du liquide en transit dans la capacité de transfert par une surpression relative créée dans cette dernière. Au cas où la capacité de transfert, lorsqu'elle est raccordée au bain, se trouve en dessous du niveau de ce dernier, il convient en outre, après avoir siphonné le liquide dans ladite capacité par une dépression pneumatique relative, de désamorcer le siphon en le vidant en contresens dans le bain par une contre-pression pneumatique créée dans ladite capacité avant sa remise en équipression pneumatique avec le bain. Au cas où la capacité de transfert, lorsqu'elle est raccordée par l'intermédiaire d'un siphon au récepteur, se trouve au-dessus de celui-ci, il convient en outre -- après avoir siphonné le liquide dans le récepteur par une surpression pneumatique établie dans la capacité intermédiaire--, de réaspirer dans cette dernière par une dépression pneumatique le liquide contenu dans le siphon, afin de désamorcer celui-ci, avant de remettre la capacité intermédiaire en équipression avec le récepteur. Lorsque le procédé est appliqué à la coulée de matériaux en fusion, notamment de métaux en fusion, il convient en outre de chauffer le liquide pendant qutil se trouve en transit dans la capacité de transfert, afin de le maintenir en phase liquide et ltempecher de se figer. L'invention pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide de la description qui suit ainsi que des dessins ci-annexés, lesquels description et dessins, donnés surtout à titre d'indication, feront encore apparaître d'autres objectifs et avantages ainsi que les caractéristiques importantes du procédé et du dispositif conformes à l'invention, dont les principales se trouvent en outre définies dans les revendications annexées. Fig. 1 de ces dessins montre schématiquement, partiellement en élévation, partiellement en coupe, certains organes essentiels d'un dispositif de moulage de métaux en fusion établi conformément à l'invention. Fig. 2 montre certaines parties du mme dispositif, partiellement en plan, et partiellement en coupe. Fig. 3 montre en détail une partie du dispositif entouré sur fig. i d'un cercle III. Fig. 4 est une vue partielle d'un dispositif conforme à l'invention établi selon une variante. L'essentiel du dispositif pour la mise en oeuvre du procédé défini ci-dessus et qui sera décrit ci-après conviendra au transfert, notamment semi-automatique, de nombreux liquides de natures différentes entre un bain de réserve et un récepteur quelconque susceptible d'etre lui-meme un réservoir de transport, une nourrice, etc. I1 doit donc etre entendu que le dispositif qui sera décrit ci-après -- tout en le supposant appliqué au transfert d'un métal, tel que l'aluminium, un alliage léger ou d'autres alliages métalliques, notamment à base de cuivre et zinc tel que le bronze, le laiton, etc... en fusion sous forme d'un bain I dans un four ? pour en prélever une certaine quantité afin de remplir un moule 3, -- n'est nullement limité à cette application particulière måis pourrait entre également utilisé avantageusement pour d'autres liquides, comme ils ont été brièvement énoncés ci-dessus. Conformément à l'invention, on fait comporter au dispositif, entre le bain 1 et le récepteur, en l'occurrence le moule 3, un récipient de transfert 4 ainsi que des moyens à siphon pour le faire communiquer alternativement de façon étanche soit avec le bain de réserve 1, par plongée du siphon à son extrémité extérieure dans ce bain sous le niveau 5, soit avec le moule 3, par plongée du si p hon à son extrémité intérieure en dessous du niveau 6 du liquide précédemment introduit dans ce récipient 4, et on prévoit des moyens susceptibles de faire varier la pression pneumatique dans ce dernier pour, respectivement, d'abord aspirer le liquide du bain 1 dans le récipient 4, ensuite le refouler de ce dernier dans le récepteur 3. Le récipient de transfert 4 pourrait, bien entendu, oestre fermé de façon étanche autour d'un seul siphon, constitué par un tube en forme d'un U inversé, dont l'extrémité extérieure est d'abord plongée dans le bain 1, pour aspirer le liquide dans le récipient 4 et, ensuite, amenée, par déplacement de ce dernier, au-dessus d'un ré récepteur dans lequel on veut faire refouler le liquide précédemment aspiré dans le récipient intermédiaire 4. Cependant et selon un mode d'exécution particulièrement avantageux de l'invention, on a recours à un récipient intermédiaire 4, ouvert vers le haut, et à deux couvercles séparés susceptibles de le fermer alternativement de façon étanche, chacun installé à poste fixe et traversé de façon étanche par son propre tube formant siphon. Dans le cas du mode de réalisation représenté, les deux couvercles sont constitués par des aires séparées de la surface inférieure d'une plaque 7 en acier formant table de travail. Ils pourraient, bien entendu, aussi être constitués par des plaquettes séparées, rapportées et rendues solidaires de la surface inférieure de la plaque 7. La zone intérieure de chaque couvercle comporte une garniture calorifuge, recpectivement 8 et 8a. Le tube siphon 9 de l'un des couvercles communique, au-dessus de la table 7, avec le récepteur 3, alors que sa partie inférieure se prolonge suffisamment vers le bas pour plonger dans le fond du récipient intermédiaire 4, lorsque celui-ci se trouve raccordé à ce couvercle. Le tube siphon 9a de l'autre couvercle se prolonge avantageusement moins profondément sous la table 7, de manière à rester au-dessus du niveau 6 du liquide que l'on veut aspirer dans le récipient 4, lorsqu'l est raccordé à ce deuxième couvercle. Par son extrémité opposée, le tube siphon 9a plonge dans le bain 1 du four 2 qui peut oestre étroitement fermé avec son calorifugeage autour de ce tube, afin de réduire au minimum les pertes thermiques par rayonnement et convection du bain 1. On notera, que le niveau 5 du bain 1 est supposé ici se trouver en dessous du récipient 4, lorsque celui-ci est raccordé de façon étanche au siphon 9a. En outre on assujettit le récipient 4 à une liaison cinématique, agencée de manière à pouvoir le déplacer d'un couvercle à l'autre, tout en le maintenant continuellement d'aplomb, et pour l'amener à se raccorder alternativement de façon étanche à l'un et à l'autre de ces deux couvercles. Le technicien compétent en la matière peut imaginer de nombreuses liaisons cinématiques convenant à cet effet. Cependant et conformément au mode d'exécution avantageux, représenté du dispositif conforme à l'invention, on fait comprendre à cette liaison cinématique : un arbre de commande 10 s'étendant horizontalement et à égale distance entre les deux couvercles fixes dans des paliers 11 fixés à la table 7 et, solidaire de cet arbre 10, un berceau formé en ltoccurrence par deux bras 12 entre les extrémités libres desquels le récipient de transfert 4 peut pivoter parallèlement à l'arbre 10 sur des pivots 13. L'axe parallèle à l'arbre 10, sur lequel sont alignés les pivots 13, est avantageusement situé au-dessus du centre de gravité du récipient 4, de sorte que ce dernier se trouve dans un état d'équilibre stable assurant son maintien d'aplomb. Il convient en outre de prévoir des moyens supplémentaires pour maintenir le récipient 4 d'aplomb, pendant qu'une rotation partielle dans un sens ou dans l'autre de l'arbre 10 le fait passer en dessous de cet arbre d'un couvercle fixe à l'autre. Dans le cas du mode de réalisation représenté, ces moyens supplémentaires, utiles notamment si les pivots 13 se mettaient à gripper, sont constitués : d'une part par des pignons 14, fixes avec le récipient 4, co-axialement avec le pivot 13 correspondant, d'autre part par des pignons 15, fixes avec les paliers 11, co-axialement avec l'arbre 10, et par des channes 16, accouplant en rotation chacune l'un des pignons 14 avec l'un des pignons 15 de m & e diamètre. Afin de faire effectuer à l'arbre 10 les rotations partielles voulues dans un sens et dans l'autre, pour amener le récipient 4 à se raccorder à l'un ou l'autre de ses couvercles, on peut avoir recours à une commande manuelle ou et mieux à une servocommande. Pour le mode de réalisation représenté, on a récours à un moteur électrique 17 à réducteur 18. Ce dernier est accouplé en rotation, d'une part à l'arbre 10 par un pignon 19, une channe 20 et un autre pignon 21, et, d'autre part à un autre arbre 25, par un pignon 22 (jumelé au pignon 19), par une channe 23 et par un autre pignon 24. Ces accouplements en rotation des arbres 10 et 25 au réducteur 18 sont tels que les deux arbres tournent à la meme vitesse angulaire. Des bras 26, radialement solidaires de l'arbre 25, portent un contrepoids d'équilibrage 27, choisi de manière à exercer par réaction sur l'arbre 10 un couple sensiblement égal à celui résultant du récipient 4 et de son contenu mais orienté en sens contraire. Afin de pouvoir faire régner dans le récipient 4, lorsqu'il est raccordé à l'un ou l'autre de ses couvercles, soit une dépression, soit une surpression, ce récipient doit être raccordé à une canalisation pneumatique. Cette canalisation peut déboucher dans le récipient soit à travers chacun de ces couvercles fixes, soit encore à travers la paroi latérale du récipient 4. Suivant le mode de réalisation représenté, le canal pneumatique 28 --traverse, non pas les couvercles, mais la partie mobile 4 du récipient intermédiaire, ce qui permet de diminuer le nombre des électrovannes de commande nécessaires au fonctionnement du dispositif. Le canal 28 est relié, par un tuyau souple 29 à l'extérieur du récipient 4, avec la canalisation pneumatique fixe non représentée du dispositif. En ce qui concerne le raccordement étanche du récipient 4 à l'un ou l'autre de ses couvercles, on peut l'obtenir de différentes manières. Suivant le mode de réalisation représenté, on a recours à cet effet à deux joints toriques respectivement 30, 31 et 30a, 31a, fixés concentriquement par paires, soit à chacun des couvercles, soit au bord supérieur du récipient 4, de manière à pouvoir être serrés sur toute leur longueur par le récipient 4 contre le couvercle cor respondant, en l en l'occurrence contre la table 7. En outre on prévoit un canal pneumatique débouchant dans l'espace annulaire situé entre les joints, respectivement 30, 31 et 30a, 31a, et qui permet, lorsque le récipient 4 serre les joints contre la table 7, de créer dans cet espace un vide assurant la pression du récipient 4 contre la table 7 par la pression atmosphérique et, de ce fait, le maintien du raccordement étanche du récipient 4 à son couvercle corres pondant.Cet espace annulaire, par le choix de la distance radiale, séparant l'un de l'autre les joints respectivement 30, 31 et 30a, 31a, peut entre prévu suffisamment grand pour que la force de cette pression soit importante. Le canal pneumatique, permettant de créer cette dépression entre les joints toriques 30, 31 et 30a, 31a, peut être prévu soità travers la table 7 séparément pour chacun des couvercles, soit encore à travers le bord supérieur du récipient 4, auquel cas il sera commun aux deux couvercles. Dans le cas représenté on a choisi cette dernière solution qui parait plus avantageuse puisqu'elle permet à nouveau d'économiser des électrovannes de commande, en prévoyant un canal 32 traversant le bord supérieur du récipient 4 et raccordé par un tuyau souple 33 à la canalisation-pneumatique fixe non représentée du dispositif. On notera que le bord supérieur annulaire de raccordement du récipient 6 doit être préservé de tout corps étranger susceptible éventuellement de s'intercaler et de compromettre l'étanchéité du raccordement. Or un tel corps étranger pourrait se fixer sur le bord supérieur du récipient 4 par suite de la chute d'une goutte résiduelle de métal en fusion, de 11 extrémité inférieure de l'un des tubes siphon 9 ou 9a, lorsque le récipient 4 s'écarte de l'un de ses couvercles pour se raccorder à l'autre en passant en dessous de l'extrémité du tube qui vient d'entre parcouru par le métal en fusion. Afin d'éviter cet inconvénient, on fait comporter au dispositif au moins un masque protecteur mobile et des moyens de commande susceptibles, en fonction de la position géométrique du récipient 4 entre ses deux couvercles, d'une part d'intercaler ce masque entre le débouché du tube traversant le couvercle et le bord de l'ouverture du récipient, lorsqutil passe à l'aplomb sous ce débouché, et d'autre part, d'effacer ce masque d'entre le récipient et le couvercle, un peu avant que ces derniers viennent en position de raccordement mutuel étanche. Le technicien compétent en la matière peut imaginer de nombreux masques et leur commande convenant à cet effet. Dans le cas représenté on a prévu deux masques et des commandes particulièrement simples pour leur manoeuvre. A cet effet on fait porter au récipient, à sa périphérie, se lon un plan diamétral perpendiculaire à l'arbre 10, de chaque c8té un poussoir 34 à doigt radial 35, engagé dans une fente hélicoïdale 36 prévue dans une douille cylindrique 37 solidaire du récipient 4 et dans laquelle le doigt peut ainsi s'enfonceur tout en étant commandé de manière desmodromique à tourner angulairement. A la partie supérieure de chaque doigt 34 est fixé radialement un masque sous forme d'une gouttière rectiligne 38. Entre la gouttière 38 et la douille cylindrique 37 est intercalé un ressort de compression 39 qui tend à faire remonter le poussoir 34 jusqu'à sa position de saillie maximum vers le haut, dans laquelle le doigt 35 bute contre l'extrémité supérieure de la fente hélicoidale 36. Dans cette position de butée? la gouttière correspondante 38 est remontée au maximum au-dessus du récipient 4, en se plaçant radialement à travers le bord supérieur de celui-ci pour le protéger de toute chute de métal, lorsque ce bord passe en dessous du tube correspondant 9 ou 9a. Lorsque par contre l'extrémité supérieure du poussoir 34 vient buter contre la surface inférieure de la table 7, la gouttière 38, qui en est solidaire, -s'efface vers la périphérie sous l'effet du doigt 35 descendant dans la fente hélicoidale 36, pour tourner dtun quart de tour et se mettre dans la position montrée en fig. 1, dans laquelle chacune des deux gouttières 38 coupe perpendiculairement le plan du dessin. A l'intérieur du récipient de transfert 4, on prévoit des moyens de chauffage, notamment sous forme de résistances électriques 40, pour éviter que le métal en fusion, pendant qu'il reste plus ou moins longtemps en transit dans le récipient 4, ne vienne se refroidir et se figer. On notera que le récipient 4 peut être agencé de manière à contenir directement le métal en transit ou encore pour contenir un creuset 41 susceptible de recevoir ce métal, ce qui peut simplifier la construction du récipient 4. Le dispositif qui vient d'entre décrit se preste à un fonctionnement semi-automatique programmé, déclenché par la simple manoeuvre dtun contact électrique et qui est particulièrement rationnel. Il semble inutile ici de décrire en détail les commandes du déroulement programmé du cycle de fonctionnement pour lequel tout électricien compétent dans la fabrication de commandes programmées trouvera aisément les solutions souhaitables, ayant à sa disposition tout un arsenal de moyens classiques, tels que cames, capteurs, temporisauteurs, inverseurs, etc. Notons simplement que la commande est-programmée selon l'inven tion de manière à ce que, lorsque le dispositif se trouve dans la position montrée en fig. 1, il suffit de fermer un contact électrique (non représenté) pour faire effectuer au dispositif un cycle opératoire complet constitué par la succession chronologique des phases ci-après - la mise sous pression pneumatique du récipient 4 par le tuyau 29 pour expulser dans le moule 3 le métal en fusion dans le creuset 41, en le refoulant par le siphon 9 (ce qui peut tre obtenu par la commande d'une electro-vanne, établissant la communication avec une chambre dans laquelle on fait continuellement régner une surpression pneumatique par une pompe - la mise à la pression atmosphérique de l'intérieur du récipient pour arrêter la coulée (elle peut être obtenue par exemple par un contact sensible à la pression, intercalé entre le fond du récipient 4 et le creuset 41 qui devient plus léger pendant la cou lée - la mise à la pression atmosphérique à travers le tuyau souple 33 de espace annulaire délimité par les joints concentriques 30, 31 - la rotation partielle de l'arbre de commande 10 dans le sens séparant le récipient 4 du premier couvercle traversé par le tube 9 pour le raccorder au second traversé par le tube 9a - l'årret de cette rotation lorsque le récipient est raccordé au second couvercle (par exemple par un inverseur de butée que le récipient 4 manoeuvre en venant buter contre la table 7) - ltétablissement d'rune dépression pneumatique entre les deux joints concentriques 30a et 31a par le tuyau souple 33 - l'etablissement d'une dépression pneumatique à l'i-nté- rieur du récipient 4 par le tuyau souple 29 - la mise à la pression atmosphérique du récipient 4 après une montée du niveau du liquide qui est aspiré (par exemple par la montée du métal en fusion dans le creuset 41 dans lequel plongent deux électrodes non représentées, sur lesquelles le métal en fusion ferme un circuit électrique) - la mise à la pression atmosphérique de espace annulaire situé entre les deux joints concentriques 30a et 31a par le tuyau souple 33 - la rotation partielle en sens inverse de l'arbre de commande 10 - l'arrêt de cette rotation, lorsque le récipient est re venu se raccorder au premier couvercle, comme montré en fig. 1 - l'établissement d'une dépression pneumatique dans l'es- pace annulaire situé entre les deux joints concentriques 30 et 31 par le tuyau souple 33. Le dispositif se trouve alors en fin de cycle opératoire, prêt à recommencer un nouveau cycle, le métal nécessaire à la coulée, contenu dans le creuset 41, restant maintenu à sa température de fusion par le fonctionnement des résistances chauffantes 40. Après chaque cycle de fonctionnement du dispositif, le mouleur peut disposer du temps qu'Il veut pour déclencher à sa convenance le prochain cycle opératoire. Dans ce qui précède on a supposé que le niveau 5 du bain t est situé en dessous du débouché du tube 9a dans le récipient 4, lorsque celui-ci est raccordé de façon étanche à ce tube. Dans ce cas, lorsqu'on rétablit dans le récipient 4 la pression atmosphérique, après y avoir aspiré par une dépression pneumatique du liquide du bain 1, le liquide résiduel contenu encore dans le siphon 9a retourne de lui-meme dans le bain 1, sans qu'il ne soit nécessaire de prendre à cet effet de disposition particulière. Selon les circonstances il se peut aussi que, dans une autre installation (non représentée), le niveau 5 du bain 1 soit situé audessus du débouché du siphon 9a dans le récipient 4. Dans ce cas, si on se contentait comme précédemment, après avoir aspiré par dépression pneumatique dans le récipient 4 du liquide du bain 1, de mettre le récipient simplement à la pression atmosphérique, le bain 1 continuerait à se vider à travers le siphon 9a puisque celui-ci resterait alors amorcé. Afin de ltéviter, l'invention prévoit de remplacer en fin d'aspiration la dépression dans le récipient 4 par une surpression, susceptible de refouler dans le bain 1 le liquide qui se trouve encore dans le siphon 9a, au-delà de sa partie plongeant dans le bain 1, avant de mettre l'intérieur du récipient 4 à la pression atmosphérique. En cas de fonctionnement semi-automatique programmé, cette mise en surpression du récipient 4 pour vider et désamorcer le siphon 9a est incluse dans l'automatisme du cycle opératoire. De même il se pourrait que dans une autre installation que celle représentée, le débouché extérieur du siphon 9, au lieu de se trouver au-dessus du récipient 4 se trouve en dessous de celui-ci. On obtient alors, conformément à une variante de l'invention, l'arrêt de la coulée dans le récepteur 3, mtme si l'extrémité du tube 9 plonge encore dans un reste de liquide à l'intérieur du récipient 4, par une dépression pneumatique créée dans ce dernier spécialement pour y aspirer le métal se trouvant dans le siphon 9 au-delà de partie immergée dans le liquide contenu encore dans ce récipient 4, avant de mettre ce dernier à la pression atmosphérique. Cette mise en dépression pneumatique du récipient 4 pour désamorcer le siphon 9 peut également votre incluse dans le cycle opératoire automatique. Le dispositif conforme à l'invention qui vient d'entre décrit, bien que applicable d'une façon très générale, offre encore un intérêt particulier supplémentaire pour le moulage de métaux en fusion. En effet l'intérieur du récipient de transfert 4 peut entre très aisément et rapidement mis sous une dépression pneumatique ou encore, vu la capacité relativement faible de ce récipient, sous une pression pneumatique très élevée, ce qui permet d'effectuer des moulages sous un vide poussé ou encore des moulages sous une pression élevée, de manière à réduire considérablement les poches d'air qui, dans certains cas, ont tendance à se former dans les pièces moulées en rendant celles-ci inutilisables et qui par surcroît sont souvent difficiles à déceler. Alors que dans le dispositif qui vient d'entre décrit, le métal en fusion, après entre monté du creuset 41 par le tube 9, stécoule du débouché extérieur de celui-ci pour descendre par gravité dans l'empreinte du moule 3, on a déjà proposé par ailleurs de remplir le moule sous basse dépression, le moule étant à cet effet placé audessus d'un four pneumatiquement étanche et raccordé à sa base par un tube plongeur immergé dans le bain du métal en fusion. Lorsqu'on voulait effectuer le moulage, on introduisait dans le four de l'air sous pression qui faisait remonter le métal en fusion dans le moule. Cependant, le four étant traditionnellement d'une capacité relativement importante, la pression d'air qui y est introduit s'exerce sur des surfaces de grandes dimensions, ce qui fait que la construction, en soi déjà délicate d'un four pneumatiquement étanche, peut difficilement entre envisagée pour pouvoir travailler sous des pressions élevées. Dans le cas du procédé et dispositif conforme à l'invention par contre, la capacité du récipient de transfert 4 ntest pas très supérieure à celle de la plus grande empreinte de moule 3 que l'on envisage de remplir, de sorte qu'il est aisé à donner à ce récipient 4 et à ses couvercles une résistance mécanique suffisante pour résister à des pressions de moulage très élevées. Dans ce cas il sera d'ailleurs aisé de prévoir entre les couvercles et le récipient de transfert 4 un moyen de verrouillage mécanique classique, remplaçant ou renforçant la retenue obtenue par effet du vide créé par le tuyau 29 entre les joints respectivement 30, 31 et 30a, 31a. Le moule 3eV alors remplacé par un moule 3a (fig. 4) > convenablement fixé sur la table 7a par tout moyen approprié et raccordé à sa base de façon étanche à un tube 9b, sensiblement vertical, tra versant -la table 7 et plongeant dans le liquide contenu dans le récipient 4, en l'occurence dans le creuset 41. En ce qui concerne le moule 3a, il peut entre établi de manière à entre perméable à l'air tout en étant étanche au métal en fusion. On peut à cet effet avantageusement prévoir l'empreinte dans une masse micro-poreuse. On conçoit que, lorsqu'on effectue alors le moulage par remontée du metal en fusion sous une forte pression à travers le tube plongeur 9b, il chasse devant lui, hors de l'empreinte du moule, l'air qu'il contient, ce qui évite toute formation de poche dair dans la pièce finalement moulée. On conçoit aussi qu'il est possible de chauffer le moule 3a de manière à y maintenir le métal en phase liquide suffisamment longtemps pour permettre à l'mir de s'échapper de l'empreinte. Le dispositif conforme à l'invention permet également dteffec- tuer le moulage dans un moule dans lequel on aura fait au préalable un vide plus ou moins poussé. Il suffit en effet de compléter alors le dispositif par une cloche 42, susceptible d'tre appliquée de fa çon étanche sur la table 7, par dessus le moule 3 et la partie supérieure du tube 9, comme montré sur fig. 1, et de prévoir en outre à travers la table 7 un tuyau 43 par lequel on peut faire le vide sous la cloche 42. En supposant quton se trouve alors dans la position montrée sur la fig. 1, il suffit de faire régner sous la cloche 42 et à l'intérieur du récipient 4 un même vide plus ou moins poussé, en évacuant ltsir qui se trouvait précédemment dans l'empreinte du moule 3, de créer ensuite, à partir de la situation d'équipression ainsi établie sous la cloche 42 et dans le récipient 4, dans ce dernier une surpression relative suffisante, en particulier par une simple entrée doit dans le récipient 4, pour faire remonter le métal en fusion contenu dans le creuset 41 par le tube 9 et le faire pénétrer dans le moule 3.On notera que toute entrée d'air sous la cloche 42 en provenance du récipient 4 est impossible aussi longtemps que le métal en fusion monte dans le tube 9, ce qui permet une excellen te coulée sous vide avec un matériel simple et peu comateux. On notera que l'on peut combiner plusieurs dispositifs conformes à l'invention avec un seul four en les répartissant à la périphérie de ce dernier, ce qui permet à plusieurs mouleurs de travailler simultanément en prélevant sur le même four le métal en flsion qui leur est nécessaire. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède nts été donnée qu'à titre exemple et quelle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les moyens ou détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. R E V E N D I C A T I O N S 1. Procédé pour faire passer, sans lui faire traverser d'organe mécanique, tel que soupape, robinet, pompe, ou analogue, un liquide deux bain de réserve dans un récepteur en le faisant transiter par une capacité de transfert, consistant à raccorder le bain de liquide par-ltrntermédiaire d'un siphon à la capacité de transfert, à créer dans celle-ci une dépression relative suffisante pour y aspirer une partie du liquide du bain, à séparer ensuite du bain la capacité de transfert pour la raccorder au moyen dtun tube plongeur au récepteur du liquide, et à refouler dans celui-ci au moins une partie du liquide en transit dans la capacité de transfert, par une surpression relative créée dans cette dernière. 2. Procédé selon la revendication 1, consistant à créer dans la capacité de transfert -- après y avoir établi une dépression pneumatique suffisante pour y aspirer du liquide du bain et avant de la mettre à la pression atmosphérique --, une surpression pneumatique suffisante pour vider du liquide qu'il contenait et désamorcer le siphon la raccordant au bain. 3. Procédé selon ltune quelconque des revendications 1 et 2, consistant à-créer dans la capacité de transfert -- après y avoir établi une surpression pneumatique suffisante pour en chasser du liquide dans le récepteur à travers un siphon, -- une dépression pneumatique suffisante pour réaspirer dans la capacité intermédiaire le liquide contenu dans le siphon la raccordant au récepteur, c Test à dire pour désamorcer ce siphon. 4. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il comprend, entre un bain (1) de réserve de liquide et un récepteur (3), un récipient de transfert (4) ainsi que des moyens pour le faire communiquer alternativement et de façon étanche : soit avec le bain de réserve- (1), ( par par un siphon (9a) plongeant dans ce bain (1), soit avec le récepteur (3), par un tube (9, 9b) plongeant dans le liquide précédemment introduit dans ledit récipient de transfert (4), et des moyens (28 > - 29) susceptibles de faire varier la pression pneumatique dans ce dernier pour notamment, respectivement, d'abord aspirer le liquide du bain (1) dans le récipient de transfert (4) et ensuite le refouler de ce dernier dans le récepteur (3). 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que le récipient de transfert (4) est ouvert vers le haut, comporte deux couvercles séparés, susceptibles de le fermer alternativement de façon étanche, chacun installé à poste fixe et traversé de façon étanche par un tube ascendant, au moins celui (9a) de l'un des couvercles, servant au prélèvement, formant un siphon plongeant dans le bain de réserve (1) du liquide5 alors que loutre (9 ou 9b), servant au refoulement du liquide hors du récipient de transfert (4), plonge à l'une de ses extrémités au fond de ce dernier, pour aboutir à son autre extrémité audit récepteur (3 ou 3a) > et en ce que le récipient de transfert (4) est assujetti à une liaison cinématique (10, 12, 13) agencée pour pouvoir le déplacer d'un couvercle à l'sutre, tout en le maintenant continuellement d'aplomb, et pour pouvoir l'amener à se raccorder alternativement de façon étanche à l'un et à l'autre des deux dits couvercles. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que ladite liaison cinématique comprend, un arbre de commande (10) s'e tendant horizontalement à égale distance entre les deux couvercles fixes, des moyens (17-21) pour lui faire effectuer une rotation partielle à volonté dans un sens ou dans autre, et, solidaire de cet arbre, un berceau (12, 13) dans lequel le récipient de transfert (4) peut pivoter (en 13) parallèlement audit arbre de commande (10), de sorte que, par une rotation partielle de ce dernier, le récipient de transfert (4) peut entre amené à se raccorder, par le bord de son ouverture, alternativement de façon étanche à l'un ou loutre des deux couvercles fixes. 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que, pour le maintenir d'aplomb, le récipient de transfert (4) porte un pignon fixe (1, coaxial avec son axe de pivotement dans le berceau (12) et accouplé par une channe (16) à un autre pignon (15) de meme diamètre, coaxial avec l'arbre de commande (10) et fixe avec le b2ti (11) du dispositif. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 4 à 7 > caractérisé en ce qutLl comporte au moins un masque protecteur mobile (38) et des moyens de commande susceptibles, en fonction de la position du récipient de transfert (4) entre ses deux couvercles, dtifl tercaler ce masque (38) entre le débouché du tube (9, 9a, 9b) traversant le couvercle et le bord de l'ouverture du récipient (4), lorsquril passe à 11 aplomb sous ce débouché, et d'effacer ce masque (38)- d'entre le récipient (4) et le couvercle, avant que ces derniers ne viennent en position de raccordement mutuel étanche. 9. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce que le récipient de transfert (4) porte à sa périphérie un poussoir (34) coulissant et tournant à l'encontre d'un ressort de rappel (39) dans une douille verticale (37), fixe avec le récipient de transfert (4) entre deux positions de butée, entre lesquelles le poussoir (34 > est commandé en rotation par un doigt radial (35), parcourant une fente hélicoïdale (36) ménagée dans ladite douille (37S, de manière telle que le masque (38 > en forme de gouttière, radialement solidaire du poussoir (34), s'étend, lorsque ce dernier est en position de saillie maximum vers le haùt > horizontalement par dessus le bord de raccordement du récipient (4) à son couvercle et stefface vers la périphérie en pivotant selon l'axe du poussoir (34), lorsque celui-ci vient-stenfoncer, refoulé par une partie (7 > fixe avec le couvercle. 10. Dispositif selon ltune quelconque des revendications 5 à 7,; caractérisé en ce qu'il comporte > pour le raccordement étanche du récipient de transfert (4) à chacun des deux couvercles séparés, deux joints annulaires concentriques (30, 31 ; 30a, -31a) susceptibles entre serrés par le bord du récipient de transfert (4) contre le couvercle correspondant, et des moyens pour faire le vide dans l'espace annulaire délimité par lesdits joints, bord et couvercle. 11.- Dispositif semi-automatique selon ltensemble des revendications 6 et 10, -caractérisé par une commande programmée, susceptible, par la fermeture d'un contact électrique, d'effectuer un cycle opératoire complet comportant en succession dans l'ordre chronologique au moins certaines des phases ci-après - la mise sous pression pneumatique du récipient de transfert (4 par rapport au récepteur (3) - la mise en dépression pneumatique, par rapport au récepteur (3) > du récipient de transfert (4) après une baisse du niveau (6) du liquide qu'il contient (désamorçage du siphon de transfert 9); ; - la mise à la pression atmosphérique de espace annulaire délimité par les deux joints concentriques d'étanchéité (30, 31), le récipient (4) et le premier couvercle raccordé au récepteur (3) ; - la rotation partielle de arbre de commande (10) dans le sens séparant le récipient (4 > du premier couvercle pour le raccorder au second ; - l'arrêt de cette rotation lorsque le récipient (4) est raccordé au second couvercle ; - lté::tablissement d'une dépression pneumatique entre les deux joints concentriques (30a, 31a), le récipient (4) et son second couvercle ; - l'établissement d'une dépression pneumatique à l'inté- rieur du récipient ; - la mise en surpression de l'intérieur du du récipient de transfert (4) après une montée du niveau (6) du liquide qui y est aspiré (désamorçage du siphon 9a);; - la mise à la pression atmosphérique du récipient de transfert (4) - la mise à la pression atmosphérique de l'espace annulaire situé entre les deux joints concentriques (30a et 31a), le récipient (4) et son second couvercle - la rotation partielle en sens inverse de arbre de commande (10) - ltarrEt de cette rotation lorsque le récipient (4) est revenu se raccorder au premier desdits couvercles ; - l'établissement d'une dépression pneumatique dans ltes- pace annulaire situé entre les deux joints concentriques (30, 31), le récipient (4) et son premier couvercle. 12. Dispositif selon ltune quelconque des revendications 14à Il pour la coulée de métaux en fusion, caractérisé en ce que le récipient de transfert (4) comporte un moyen de chauffage du métal en fusion en transit dans ce récipient, notamment sous forme d'un chauffage électrique incorporé (40) pour le maintien de la température de fusion.