L'invention concerne un dispositif d'asservissement d'oscillatour par la fréquence d'une onde porteuse modulée analogiquement en amplitude et numériquement en phase. Mais elle s'applique avantageusement mSme lorsque l'onde n'est pas modulée, par exemple si la transmission est affectée de perturbations ou d'interruptions intentionnelles ou forfuites. Les émissions de radiodiffusion de la bande 5 (30 à 300 kKz) bénéficient de conditions de propagation souvent favorables sur des portées de près de 1000 km. Elles sont en général trés puissantes et diffusées sans interruption sauf quelques heures par semaine. Ces caractéristiques sont favorables non seulement à la diffusion de programmes mais aussi à la diffusion d'informations de fréquence et de temps à l'attention de nombreux utilisateurs, tels que ceux devant mettre en oeuvre des oscillateurs ou des dispositifs chronomAtriques prcis et stables. Aussi a-t-on prévu de stabiliser les fréquences porteuses des émetteurs de ladite bande. Afin de pouvoir diffuser des informations de temps datées (secondes, minutes, heures et mSse jours), on a proposé de superposer à la modulation d'amplitude destinée à la diffusion des programmes desdits metteurs une modulation numérique de phase transportant des signaux codés de datation.Le brevet français dont la demande a été déposée au nom de l'auteur de la prdsente invention le 9 janvier 1973 sons le numéro 73 00548 déprit un système visant cet objet et dans lequel la configuration des signaux numériques de phase, à forme d'onde triangulaire positive ou négative, la durée des bits et l'excursion de phase sont détermines pour que les excursions momentanées de la fréquence porteuse au moment de la transmission de chaque signal ne dépassent pas quelques dizaines de hertz.Ledit système permet donc la transmission simultanée de trois catégories d'informations, à savoir do signaux analogiques de programmes, de signaux numériques d'informations de temps et d'une fréquence de référence qui peut hêtre utilisée à réception pour étalonner ou asservir des oscillateurs et notamment des oscillateurs à quartz. La valeur maximale des excursions de fréquence est en effet tout à fait compatible avec la précision exigée pour de nombreuses applications et ceci d'autant plus que les signaux triangulaires do modulation de phase, qui peuvent être positifs ou négatifs, se compensent statistiquement dans une cor- taine mesure. Cependant, si l'on disire que le fonctionnement d'un oscilla teur ainsi asservi soit entretenu avec la meilleure stabilité et la meilleure précision qu'il soit possible d'obtenir eu égard à la stabilité de la porteuse, il est souhaitable d'éliminer les écarts de phase provoqués par la modulation numérique ainsi d'ailleurs que les perturbations forfuites d'autre nature.Il est également souhaitable que le fonctionnement continue à entre entretenu malgré les disparitions intentionnelles ou forfuites de ladite porteuse sans porter atteinte à la stabilité de l'osciilateur aussi bien lors de l'interruption de l'émission que de sa reprise L'objet de l'invention est de fournir un dispositif d'asser vissement dtoscillateur répondant à ces exigences et qui permette notamment de réduire les écarts de synchronisme entre l'oscillateur et la porteuse à une fraction de microseconde à moyen terme, et à quelques microsecondes à long terme malgré les perturbations de la porteuse provoquées par la modulation de phase ou par d'autres causes et qui puisse fonctionner sans surveillance durant de longues interruptions d'émission de ladite porteuse. Le dispositif de l'invention comportant d'une part un circuit phasemètre comparant les phases de deux signaux de fréquences égales, l'un synchronisé sur la radiofréquence et l'autre sur la fréquence délivrée par l'oscillateur à asservir, celui-ci étant désigné par le terme d'oscillateur principal et d'autre part des moyens pour corriger la fréquence de l'oscillateur principal par le signal de sortie du phasemètre de telle sorte que le niveau dudit signal soit inférieur à une limite prédéterminée, est caractérisé en ce que les moyens pour élaborer le signal de fréquence synchronisé sur la porteuse comportent un second oscillateur, dit oscillateur auxiliaire, lui-mdme asservi sur la radiofréquence. Avantageusement, les moyens pour élaborer lesdits signaux de fréquence comportent des diviseurs de fréquence de telle sorte que la fréquence de travail du phasemètre est au plus égale à 5 kHz, la liaison entre les deux oscillateurs étant ainsi réalisée par un blocage de phase en basse fréquence à constante de temps élevée. Lorsque ltondeàradiofréquence est présente, l'oscillateur principal est donc asservi non pas à la radiofréquence mais à l'onde de l'oscillateur auxiliaire qui ne reproduit pas les modula tions d'amplitude et ae phase non plus que les irusts aoeumpaslan; ia réception. Cet oscillateur auxiliaire, fonctionnant de façon permanente meme si l'mission disparait, permet l'emploi des diviseurs de fréquence. Le signal écart do phase délivré par le phasemètre transite par un dispositif à moire et le dispositif de l'invention comporte en outre, d'une part, un circuit élaborant dès l'apparition d'une perturbation de la porteuse ou dès l'interruption de ladite porteuse un signal d'inhibition bloquant la mémoire dans ltétat précédant l'apparition dudit signal et d'autre part un circuit agissant sur les diviseurs de fréquence pour recaler le phasemètre tant que ledit signal d'inhibition persiste.Avantageusement, le circuit à mémoire est constitué par un compteur-décompteur à sortie analogique Le sens de comptage est commands par un comparateur de niveau dont une entrée est connectée à la sortie du phasemètre et dont l'autre entrée est connectée, par l'intermédiaire d'un circuit potentiomé- trique, à la sortie analogique du compteur. Le signal de sortie du compteur évoluant par niveaux discrets se trouve, en du signal d'inhibition, toujours proportionnel au niveau de sortie du phasemètre à une constante près liée au pas des niveaux discrets dudit signal0.Atantageusement, un circuit à résistances injecte dans le signal de sortie du compteur une fraction du signal de sortie du comparateur de niveaux do façon à réaliser un lissage des échelons de niveaux discrets du signal de commande de ltoscil- lateur principal. Enfin, l'action de la boucle d'asservissement à blocage de phase constituée par la phasemètre, le comparateur de niveau et le compteur-décompteur est complétée par une deuxième boucle con- portant un deuxième compteur-décompteur élaborant l'intention de l'oscillateur principal des signaux complémentaires de commande à niveaux discrets dont la période de récurrence est sensiblement supérieure à la constante de temps do la boucle d'asservissesent à blocage de phase et visant à ramoner le signal de sortie du phasemètre à un niveau correspondant à des états prédéterminés du registre du premier compteur-déompteur. Le fonctionnement des différents circuits du dispositif de 1' invention et les avantages qui en résultent apparattront mié'ix lors de la description qui suit d'un exemple de réalisation qui se réfère aux figures annexées dont - la Fig. 1 est un diagramme de blocs du dispositif de l'inven- tion - la Fig. 2 est un diagramme de blocs plus détaillé du circuit de réception du dispositif de l'invention ; et - la Fig. 3 est un diagramme de blocs plus détaille du synth4- tiseur de fréquence et des autres circuits. Ledit exemple, évidemment non limitatif, vise l'asservissement d'un oscillateur à quartz de fréquence standard 1 NHz à une fréquence de 163,840 kHz qui est celle de la porteuse stabilisée de l'émetteur à ondes longues de France-InterO On a porté sur certaines liaisons, à titre indicatif, les fréquences en hertz obtenues en sortie de certains circuits changeurs ou diviseurs de fréquences. En se référant d'abord à la Fig. 1, le dispositif de l'invention comprend un récepteur 1 qui reçoit par une antenne 11 le signal radioélectrique émis par l'émetteur à ondes longues, un synthétiseur de fréquence 2, 1'oscillateur principal 3 que l'on veut synchroniser, un circuit de blocage de phase à mémoire 4 et une boucle d'asservissement complémentaire 5. Le récepteur (Fig. 2) comporte pour l'application considérée, un premier diviseur 13 divisant par 5 la fréquence de 999,02439 kHz délivrée par la sortie 20 > de l'oscillateur auxiliaire 21, pour donner une fréquence de 199,804878 kHz, un premier mélangeur 14 formant la différencd, soit 35964,88 Hz de ladite fréquence de sortie avec la fréquence de 163840 Hz de l'onde captée par ltanten- ne 11, un second diviseur 15 divisant par 5 la fréquence de sortie du premier diviseur 13 et délivrant ainsi une fréquence de 39960,98 Hz qu'un deuxième mélangeur 16 mélange avec la fréquence de sortie du mélangeur 14 pour donner une fréquence de 3996,1 Hz. Celle-ci attaque l'une des entrées du comparateur de phase 12 dont autre entrée est reliée à la sortie d'un diviseur 17 (facteur 1/10) recevant lui-meme la fréquence du diviseur 15 et délivrant par conséquent lui aussi une fréquence de 3996,1 Hz. Le comparateur de phase 12 élabore ainsi un signal de commande de fréquence qui est appliqué à l'entrée de commande de fréquence 201 de 1tos- cillateur auxiliaire 21 dont la fréquence de travail est d'environ 1 NHz et qui appartient au dispositif 2 de synthèse de fréquence. Ce signal de commande de fréquence résulte ainsi de la comparaison des phases de deux signaux de fréquence de valeur égale, soit environ 4 kHz dont l'un, de référence, est obtenu par changement de fréquence de la porteuse et l'autre par changement de la fréquence délivrée par la sortie 202 de l'oscillateur auxiliaire 21. Ce dernier signal comporte en fait deux composantes, l'une correspondant à l'écart de phase entre la porteuse et l'oscillateur 21, l'autre à la modulation de phase de la porteuse. Cette dernière composante est filtrée par un circuit de clampage 18 à diodes suivi d'un condensateur 19 jouant le rôle d'intégrateur. Le circuit 2, dont l'objet est d'élaborer un signal d'écart de synchronisme entre le signal délivré par le récepteur 1 et le signal délivré par ltoscillateur principal 3 à asservir, comporte outre l'oscillateur auxiliaire 21 un comparateur de phase ou phasemètre 22 dont les entrées sont respectivement connectées aux sorties 202 de l'oscillateur auxiliaire 21 et 91 de l'oscillateur 3 par l'inter- médiaire de diviseurs de fréquence 23 et 24 dont les facteurs de division sont déterminés pour assurer dans la mesure nécessaire l'égalité des fréquences démultipliées. Cette démultiplication de fréquence permet en outre d'augmenter la constante de temps de synchronisation.Le signal de la sortie 203 du phasemètre est adressé à l'entrée de commande 32 de l'oscillateur principal 3 par l'inter médiaire du circuit 4 à mémoire de blocage de phase dont le r8le sera explicité plus loin. En fin de compte, l'oscillateur principal 3 est asservi à l'onde porteuse transposée en fréquence par le récepteur 1 et relayée par l'oscillateur auxiliaire 21, qui ne reproduit pas les perturbations dues à la modulation ou à d'autres causes. Rn se reportant à la Fig. 3, on voit que le phasemètre 22 reçoit par ses deux entrées des fréquences de 975,61 Hz obtenues l'une par la division de la fréquence de l'oscillateur auxiliaire 21 par le diviseur 23 (facteur de division 1024) l'autre par la division de la fréquence de l'oscillateur principal 3 ( 1 NHz ) par le diviseur 24 (facteur de division 1025). On remarquera incidemment que si la fréquence de la porteuse était arrondie à 164 kHz, la fréquence de l'oscillateur auxiliaire pourrait être ajustée à 1 NHz et les facteurs de division des diviseurs 23 et 24 rendus identiques. L'oscillateur principal 3 est donc asservi par blocage de phase à l'oscillateur auxiliaire 21 lui-mtme asservi par blocage de phase à la porteuse de l'émetteur. Les deux blocages de phase étant réalisés en basse fréquence on peut déduire que ltoscillateur 3 est, à l'échalle de temps considérée, asservi en fréquence à la porteuse. L'excursion totale du phasemètre 22 de part ou d'autre d'une position moyenne fixée à correspond à un écart de synchronisme d'environ 500 microsecondes. Si l'on admet, à titre d'exemple, que l'excursion relative maximale en fréquence de l'oscillateur princi pal 3 peut atteindre # 250.1010, on voit que la constante de temps du système dsasservissement est d'environ : 500.10 /25.10 9 20000 secondes, soit un peu plus de 5 heures 30 minutes. Ainsi, un décalage de la fréquence de l'oscillateur principal 3 par rapport à celle de l'oscillateur auxiliaire 21 sera réduit dans le rapport 1/3 dans ce délai de 5 heures 30 minutes0 Le phasemètre 22 atteindra évidernment au bout d'un certain intervalle de temps une position de travail telle que le système sera dans un état d'équilibre stable correspondant à ltégalité des fréquences des deux oscillateurs. Cependant il pourrait subsister un écart résiduel de fréquence.En effet, en supposant toujours que le synchronisme est à un moment donné assuré lorsque le phasemètre est en position moyenne, on constate que si une dérive interne de l'oscillateur principal se poursuit, le système de synchronisation s'emploiera à la corriger en dépeçant progressivement le point de fonctionnement du phasemètre, soit vers zéro, soit vers 2 g . écart de synchronisme entre les deux oscillateurs atteindra progressivement 500 microsecondes. Si par exemple le processus occupe une durée de deux mois, il en résulte un glissement permanent Journalier de phase de tordre de 9 microsecondes par jour correspondant à un écart moyen de fréquence de 1.10-10. Il est évident que cet écart peut être réduit en utilisant un oscillateur principal à quartz d'excellente qualité. Il peut cependant demeurer incompatible avec un fonctionnement à long terme sans surveillance. C'est pourquoi l'invention prévoit un dispositif à boucle de synchronisation temporelle 5 (figure i) que l'on dzerira plus loin et qui permet d'assureur une synchronisation moyenne exacte avec la fréquence délivrée par le récepteur 1. Le dispositif complet selon l'invention comporte donc selon la figure 1 outre le récepteur 1, le circuit 2 de synthèse de fréquence et ltoscillateur principal 3 à asservir, des circuits qui vont entre décrits en référence à la Figure 3, à savoir - la boucle de blocage de phase 4 à mémoire disposée entre la sortie du phasemètre 22 et l'oscillateur principal 3 pour bloquer la tension de commande de ce dernier sur la valeur moyenne précédant un incident ou une interruption de transmission de la fréquence porteuse, - la boucle auxiliaire d'asservissement 5 agissant sur ladite tension de commande pour recaler le phasemètre 22 au voisinage de sa position d'équilibre chaque fois qu'il s'en écarte trop afin de' limiter écart à long terme des deux oscillateurs 21 et 3. - des circuits auxiliaires visant en particulier à éliminer les sauts de la tension de commande de l'oscillateur 3 et à stabiliser le fonctionnement dudit oscillateur lors de perturbations de transmission de la porteuse (interruptions, reprises, changements de bloc émetteur). D'après la Fig. 1, outre les liaisons au phasemètre 22, les circuits de boucle 4 et 5 sont connectés par des entrées 41 et à une sortie 103 du récepteur 1. On verra que ce sont ces liaisoiia qui ont pour objet d'adresser auxdits circuits des signaux d'hi- bition d'asservissement pour bloquer la fréquence de l'oscillateur 3, en cas de perturbations des conditions de réception, jusqu ce que ces conditions soient redevenues normales. Dans la figure 3, à laquelle on se réfère maintenant, les composants de la boucle 4 sont désignés par les repères 41 à 46 et ceux de la boucle 5 par les repères 51 et 52. La commande de ltoscillateur 3 par la tension de sortie du phasemètre 22 est réalisée par l'intermédiaire d'un comparateur de niveau 41 et d'un compteur-décompteur numérique 42 à sortie analo- gique que l'on déno-nera simplement compteur et qui joue le rible de mémoire de blocage de phase en cas de suppression de la porteuse. Plus précisément, le comparateur de niveau 41 comporte deux entrées 411 et 412 respectivement reliées à la sortie 203 du phasemètre 22 et à la sortie 422 du compteur 42 et une sortie 41, connectée à l'entrée *sens* 421 du compteur.Si l'on néglige pour l'instant les résistances R1 et R2 qui ne transmettent à l'entré 412 qu'une fraction du signal de la sortie 422, on voit que le comparateur 41 détermine le sens de comptage du compteur 42 selon que la tension analogique qu'il délivre audit compteur est inférieure ou supérieure à la tension de sortie du phasemètre 22.Le comptage est déclenché par des impulsions I1 provenant d'une horloge non représentée et qui sont délivrées au rythme d'une impulsion par quelques dizaines de secondes à l'entrée de commande 423 par l'intermédiaire d'une porte d'inihibition 43 dont la fermeture est assurée soit - au moyen de entrée 431 reliée à la sortie 413 du comparateur - lorsque le signal adressé par ladite sortie est voisin de zéro, soit lorsque le signal SA du récepteur 1 parvient à l'entrée 432 de ladite porte.On a déjà expliqué que ce signal SA dit d'absence ou d'alarme, est élabore par le récep teur 1 en cas d'interruption ou de perturbation de l'émission. il persiste par mesure de sécurité pendant un délai déterminé, par exemple durant une minute, après la reprise des conditions d'exploi- tation normales On remarque encore la présence d'un circuit 44 de recalage ou rééquilibrage du phasemètre recevant le signal de sortie du comparateur 41 lui parvenant par son entrée 44 et agissant sur 3 les diviseurs de fréquence 23 et 24 par ses sorties 442 lorsque son fonctionnement est déclenché par le signal SA adressé à son entrée Ce Ce circuit 44 a pour rôle de maintenir le phasemètre 22 dans sa position d'équilibre, ctest-à-dire de telle sorte que les niveaux des deux signaux d'entrée du comparateur 41 demeurent sensiblement égaux et il agit en adressant, soit au diviseur 23, soit au diviseur 24, unnombre approprié de signaux d'inihibition d'impulsions de division. On a admis jusqu'ici que le phasemètre 22 peut fonctionner dans sa plage d'amplitude maximale ctest-à-dire pour des déphasages de 0 à 2 #, autour d'une position d'équilibre correspondant au dépha sage #. Mais on verra que la boucle auxiliaire d'asservissement 5 que lton décrira plus loin agit de telle sorte que le phasemètre fonctionne dans une plage beaucoup plus réduite, limitée dans le présent exemple à 2#/16 = #/8, soit # #/16 autour delr. Aussi la tension adressée par la sortie 422 du compteur à l'entrée 412 du comparateur est-elle réduite dans le meme rapport au moyen d'un diviseur de tension constitué par les résistances R1 et R2.Quant au compteur 42, sa capacité peut entre réduite dans le même rapport et il délivre par sa sortie 422 seulement 16 niveaux discrets ou échelons de tension dont on repèrera-les niveaux de 0 à 15 et dont .chacun correspond à une variation de phase de 2 t /(16 x 1)=/128, correspondant à une variation d'écart de synchronisme d'environ 4 microsecondes. Dans le schéma tel quton l'a jusqutici considéré, la tension de commande de l'oscillateur 3 varie par niveaux discrets. On a déjà expliqué que la porte analogique 43 inhibe la commande du compteur 42 par le comparateur 41 lorsque la tension de sortie du phasemètre est comprise dans un certain intervalle, l'oscillateur 3 fonctionnant alors librement. Lorsque ledit intervalle est dépassé, le compteur 42 reçoit une impulsion de commande qui, ayant fait passer son registre sur un échelon voisin, provoque un brusque changement de fréquence de l'oscillateur 3 et en même temps la différence de tension aux entrées 41t et 412 retombe dans l'intervalle qui lui est assigné.On tire parti du fait qu'entre chaque impulsion de commande la tension de sortie du comparateur varie linéairement avec la tension différentielle d'entrée pour lisser les échelons de tension de commande de l'oscillateur. A cet effet, on dérive une fraction dudit signal de sortie par un pont diviseur de tension constitué par les résistances R3 à R6. La valeur desdites résistances est déterminée en fonction du gain du comparateur. Mais1 si l'émission de la porteuse s'interrompt, la valeur du signal dérivé, qui n'est pas mémorisée dans le compteur peut devenir quelconque et perturbe le fonctionnement de l'oscillateur 3.Aussi la fixe-t-on pendant toute la durée du signal SA par un transistor 45 qui lorsque sa base reçoit ledit signal, amène la connexion entre R4 et R5 à la tension de- référence Vm, tension moyenne correspondant au signal de la sortie 203 pour le déphasage moyen de phases métre 22 avant l'interruption de la porteuse. On aborde maintenant, toujours en se référant à la figure 3, la description des circuits de la boucle d'asservissement complémentaire désignée par le repère 5 dans la figure 1 et dont le rôle est, on le rappelle, d'agir sur la tension de commande de l'oscillateur 3 pour recaler automatiquement le phasemètre au voisinage de la position d'équilibre qui lui est assignée, de telle sorte que, à long terme, l'écart de synchronisme entre les deux oscillateurs 21 et 3 n'excède pas un intervalle déterminé.Cet intervalle est délimité par la position d'échelons de tension délivrés par le compteur 42 pour lesquels l'action de la boucle 5 est supprimée par un circuit inhibiteur afin d'éviter que ladite boucle n'introduise dans la tension de commande de ltoscillateur 3 des échelons en plus ou en moins qui provoqueraient des perturbations inutiles de la fréquence de l'oscillateur car, le phasemètre 22 étant alors équilibré, les deux oscillateurs 21 et 3 sont pratiquement synchronos. Dans l'exemple considéré on a choisi seulement un intervalle de deux échelons qui correspondent à un écart maximal de synchronisme de 8 microsecondes puisque la course totale du phasemètre correspond à 16 échelons couvrant, on l'a dit, environ 60 microsecondes. Le circuit 5 comporte un compteur-décompteur 51 à sortie analogique, délivrant à l'oscillateur principal 3 un signal de correction de fréquence dont le sens, la valeur et l'existence sont déterminés par un signal "sens" que ledit compteur reçoit par son entrée 512, ledit compteur 51 opérant lorsque des impulsions I2 parviennent à son entrée 513 par 1'intermédiaire d'une porte dtinhi- bition 52. On a indiqué précédemment que les signaux de sortie adressés par le compteur 42 à ltosciLlateur 3 3 peuvent occuper avant lissage 16 niveaux ou paliers de tension croissante, repérés de O à 15, les paliers 7 et 8 encadrant le niveau auquel le phasemètre 22 est considéré comme en position dSéquilibreO Ces différents paliers correspondent à des états déterminés du registre du compteur 42, ce qui permet d'élaborer des signaux d'instruction délivrés par des sorties 424 à 427 dont on n1a pas encore indiqué le ralle. Lorsque le registre du compteur 42 est dans l'un des états reprérés de O à 7, la sortie 424 adresse à l'entrée 512 du compteur 51 un signal de sens tel que la sortie 52 délivre un signal de correction dont le sens fait glisser l'oscillateur 3 pour ramener le phasemètre 22 vers sa position centrale Si le registre du compteur 42 est dans lrun des états repérés de 8 à 15, le signal de sens adressé à entrée 512 agit en sens inverse de façon à ramener également le phasemètre dans la position centrale.Mais lorsque le compteur 42 est ou parvient dans l'état 7 ou 8 il commande par sa sortie 425 la fermeture de la porte d'inhibition 52 qui ne transmet plus les impulsions I2; le compteur 5t n'opère pas et le phasemètre demeure dans la position moyenne qutil occupait. Ce dispositif d'inhibition est complèté par une porte 46 agissant sur la porte d'inhibition 43 par une entrée 433. La porte 46 a trois entrées. L'une 4319 reliée à la sortie 41 du comparateur de niveau, reçoit le meme signal "sens "que le compteur 420Une autre reçoit un signal de la sortie 426 du compteur 42 lorsque celui-ci est dans 1'état zéro. Enfin la troisième reçoit un signal de la sortie 427 lorsque le compteur 42 est dans l'état 15. Lorsque la porte 46 reçoit en mssme temps le signal d'état zéro et le signal "sens" correspondant au décomptage, elle commande l'inhibition des impulsions Il par la porte 43 et interdit au compteur 42 de poursuivre le décomptage. Lorsqu'elle reçoit en meme temps le signal d'étant 15 et le signal "sens" correspondant au comptage, elle commande de meme l'inhibition pour interdire au compteur 42 de poursuivre le comptage. Quel que soit le cas de fonctionnement le compteur 42 est ainsi toujours ramené vers les états 7 ou 8 correspondant à la plage moyenne du phasemètre. On doit préciser que la période de récurrence des impulsions 12 permettant le déclenchement du compteur 51 est sensiblement plus longue que la constante de temps de l'asservissement. On a vu plus haut que dans l'exemple considéré cette constante est d'environ 5 heures 30. Ladite période de récurrence sera par exemple fixée à 8 heures. Ainsi, chaque échelon de correction~venant du compteur 51 est convenablement amorti par la boucle 4 de blocage de phase et le système complet d'asservissement demeure stable. Les échelons de correction seront adressés jusqu'à ce que le compteur 42 soit revenu à l'une des positions 7 ou 8 en respectant ainsi la limite d'écart de synchronisme de plus ou moins 4 microsecondes. L'amplitude des échelons du compteur 51 peut astre choisie égale à celle des échelons du compteur 42. Elle correspond, dans lteses- ple, à des sauts relatifs de fréquence 2.10-10. Hais, alors que la capacité du registre du compteur 42 peut être faible (16 états dans l'exemple), elle est sensiblement plus grande dans le compteur 51 qui doit Outre capable d'opérer des rectifications durant une longue période. Elle sera par exemple de 256 bits. Ainsi, la capacité d'ajustage en fréquence du compteur 42 est de 32.10 10, valeur suffisante pour un oscillateur à quartz 3 de qualité courante, et celle du compteur 51 permet un contrôle de la dérive sur près de 5.10-8. Si l'utilisateur dispose d'un oscillateur à quartz d'excellente qualité, il peut en profiter pour augmenter sensiblement la constante de temps de l'asservissement en fréquence en assignant auxéchelons de tension de co- nde délivrés par les compteurs 42 et 51 des amplitudes plus faibles. Au prix d'une réduction de la latitude de réglage, qui demeure cependant très suffisante, la synchronisation devient plus précise et la stabilité à court terme en est améliorée. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour asservir un oscillateur, notamment un oscillateur à quartz, à une onde radio-fréquence stabilisée notamment située dans la bande 5 de radiodiffusion et éventuellement porteuse d'une modulation analogique dtamplitude et/ou d'une modulation numérique de phase, ledit dispositif comportant des moyens pour élaborer un premier et un deuxième signal dont les fréquences sont sensiblement égales entre elles, le premier signal étant synchronisé par l'onde de radiofréquence et l'as re par l'oscillateur à asservir, un comparateur de phase dont les deux entrées reçoivent respectivement ledit premier et ledit deuxième signal, ledit comparateur délivrant un signal d'écart de phase à une entrée de commande de correction de fréquence de l'oscillateur pour corriger ladite fréquence de telle sorte que le niveau du signal d'écart de phase demeure entre des limites prédéterminées, ledit dispositif étant caractérisé en ce que les moyens d'élaboration du signal synchronisé par l'onde de radiofréquence comportent un second oscillateur délivrant ledit signal et dit oscillateur auxiliaire, l'oscillateur à asservir étant dit oscillateur principal, et des moyens pour synchroniser l'oscillateur auxiliaire sur l'onde de radiofréquence. 2. Dispositif selon la revendicstion 1, caractérisé en ce que les moyens pour élaborer le premier signal synchronisé et les moyens pour élaborer le deuxième signal synchronisé comportent chacun un circuit de division de fréquence pour assurer le fonctionnement du phasemètre en basse fréquence, la liaison entre I'oscillateur principal et ltoscillateur auxiliaire étant ainsi assurée par blocage de phase en basse fréquence 3.Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comporte en outre un circuit à mémoire par lequel.transite le signal d'écart de phase, un circuit élaborant un signal d'inhibi- tion lorsque l'onde de radiofréquence est perturbée ou disparait, un circuit commandé par le signal d'inhibition pour bloquer la mémoire dans l'état précédent l'apparition du signal d'inhibition et un circuit agissant sur les diviseurs de fréquence pour maintenir le niveau du signal dtécart de phase entre lesdites limites prédéterminées tant que ledit signal d'inhibition persiste. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que le circuit à mémoire comporte un compteur-décompteur à sortie analogique délivrant à l'entrée de commande de réglage de l'oscilla- teur principal un signal de tension variable par niveaux discrets, un comparateur de niveaux dont une entrée reçoit le signal de sortie du comparateur de phase et autre entrée un signal de niveau proportionnel au niveau du signal de sortie du compteurdécompteur et dont la sortie est connectée à l'entrée de commande de sens du compteur-décompteur pour commander le sens de comptage en corrélation avec le sens de l'écart des signaux d'entrée du comparateur de iveaux, la commande de réglage de fréquence de ltoscilla- teur principal agissant ainsi pour maintenir le déphasage détecté par le comparateur de phase aux environs d'une valeur moyenne à une constante près liée au pas des niveaux discrets du signal délivré par le compteur-décompteur. 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce qutil comporte en outre un circuit à résistances pour additionner algébriquement au signal de sortie à niveaux discrets du compteurdécompteur un signal dont le niveau est une fraction du niveau du signal de sortie du comparateur de niveau de telle sorte que le signal reçu par l'entrée de commande de 1 t oscillateur principal ne présente plus de discontinuités de niveaux. 6. Dispositif selon la revendication 4 ou la revendication 5, caractérisé en ce qu'il comporte en outre un compteur-décompteur supplémentaire à sortie analogique dont le sens de comptage est commandé par le compteur-décompteur du circuit à mémoire et dont la sortie est également connectée à l'entrée de commande de l'oscillateur principal pour adresser audit oscillateur un signal de commande de correction de fréquence à niveaux discrets visant à ramener l'écart de phase détecté par le phasemètre entre des limites correspondant à des niveaux prédéterminés du signal de sortie du compteur-décompteur du circuit à mémoire.