La présente invention concerne un élément bipolaire et une cellule d'électrolyse renfermant un tel élément, plus particulièrement une cellule à diaphragme pour ltélectrolyse de solutions aqueuses d'halogénures de métaux alcalins. Les cellules industrielles modernes de ce type comportent une série d'anodes et une série de cathodes disposées parallèlement entre elles et séparées l'une de l'autre par un diaphragme sensiblement vertical, généralement en amiante comme celui qui fait l'objet du brevet belge 773 918 déposé le 14.10.1971, par la Demanderesse. De telles cellules ont déja été largement décrites dans la littérature technique et notamment dans les brevets français 1 412 239 du 21.10.1964,1 510 025 du 3.11.1966,1 599 572 du 30.12.1968,69.44005 du 1 & 12.1969 publié sous le nO 2 027 316 et 70.33488 du 15.9.1970 publié sous le nO 2 061 469 au nom de la Demanderesse. Dans ce type de cellules, le gaz halogène qui se forme à l'anode la recouvre partiellement, réduisant ainsi de manière appréciable sa surface active. De plus, pour éviter d'entraver le dégagement des bulles vers le haut de la cellule, on est contraint de maintenir une distance minimale entre anode et diaphragme, ce qui exclut tout rapprochement anode-cathode qui permettrait d'augmenter la densité de courant et,partant, la capacité de production de la cellule. Un autre inconvénient des cellules à diaphragme vertical, et non des moindres, est la répartition inégale de la pression hydrostatique sur la surface du diaphragme en fonction de la hauteur,et par suite,ltétablissement d'un gradient dais l'écoulement de ltélectrolyte dont la diffusion au travers du diaphragme stopè- re différemment selon le niveau considéré. Les cellules à diaphragme horizontal ne pressentent pas tous ces inconvénients. Si elles ntont connu par le passé qu'un développement limite, cela est du en ordre principal à leur énorme encombrement au sol par rapport aux cellules à diaphragme vertical présentant une meme surface d'électrode. Pour etre applicable dans l'industrie, une cellule à diaphragme horizontal devrait donc comporter un grand nombre de cellules élémentaires superposées. Une telle solution a déåà été proposée par The International Electrolytic Plant dans le brevet belge 489 606 du 14.6.1949, mais sa réalisation pratique se heurte à un inconvénient majeur : l'obligation de maintenir entre les anodes de graphite et le treillis cathodique supportant le diaphragme une distance importante, sous peine de provoquer des courts-circuits par les fragments de graphite tombant inévitablement des plaques anodiques, élève considérablement la tension d'électrolyse et empêche de travailler à haute densité de courant. La substitution du titane au graphite comme matériau constitutif des anodes ayant permis une réduction sensible de leur épaisseur, celle-ci ne constitue plus un facteur déterminant dans l'encombrement des cellules multiples qui est maintenant lie plus directement à leur conception technologique et en particu lier aux solutions adoptées pour y favoriser la circulation des fluides, solutions qui concernent aussi bien les systèmes d'alimentation en électrolyte et d'évacuation des produits formés que la structure interne de la cellule ou la forme de ses électrodes. Le but de la présente invention est de proposer un élément bipolaire empilable d'encombrement très réduit qui, par superposition, permette la réalisation pratique de cellules multiples extremement compactes à diaphragmes horizontaux présentant une distance anode-cathode inférieure à 4 mm et autorisant des densi 2 tés de courant supérieures à 4,5 kA/m2 sous une tension de 3,4 V. L'élément bipolaire conforme à la présente invention se présente sous forme d'un caisson plat dont les deux parois horizontales consistent en surfaces métalliques ajourées qui sont reliées entre elles de manière conductrice et forment, une fois en service, les surfaces actives d'électrodes de polarité opposée, tandis que la paroi latérale du caisson consiste en un cadre rigide et étanche, adapté à supporter lesdites surfaces métalliques ajourées et à contenir l'elec- trolyte et participant à la constitution de la cuve de la cellule multiple, ledit caisson comportant une cloison étanche disposée entre lesdites surfaces métalliques ajourées, espacée de celles-ci, fixée hermétiquement sur toute sa périphérie audit cadre et divisant l'élément bipolaire en deux compartiments superposés qui sont munis, chacun, de moyens pour l'introduction ou ltévacua- tion de 1'électrolyte. Par "caisson plat", on entend un solide de hauteur très réduite comportant deux faces horizontales- opposées reliées entre elles par une surface latérale de forme quelconque, par exemple cylindrique ou primatique. Dans le cas d'un cylindre, sa hauteur sera par exemple inférieure à la dixième partie de son diamètre; dans le cas d'un parallélépipède rectangle, sa hauteur sera par exemple inférieure à la dixième partie de sa diagonale de base. Par "surfaces métalliques ajourées", on entend des feuilles perforées ou foraminées, des tamis, treillis ou tôle déployées éventuellement laminés; les deux faces horizontales d'un élément bipolaire, qui sont au même potentiel électrique, jouent respectivement le rôle d'anode et de cathode durant ltélec- trolyse. Pour ltélectrolyse de solutions aqueuses d'halogénures de métaux alcalins, la face horizontale supérieure, qui fonctionne comme cathode, consiste en un treillis d'acier et supporte un diaphragme poreux, tandis que la face horizontale inférieure, qui fonctionne comme anode, est rdaliske en un métal formateur de film tel que le titane, le zirconium, le niobium, le tantale, le tungstène ou en un alliage constitue principalement de l'un au moins de ces métaux et présentant des propriétés de polarisation anodique comparables et porte sur l'une de ses faces un revetement comportant une matière active d'électrode qui favo rise la décharge des ions halogène et résiste à la corrosion électrochimique. Le métal préféré pour l'anode est le titane et la matière active d'électrode consiste avantageusement en un ou plusieurs métaux du groupe du platine comme le platine lui-même, le rhodium, l'iridium,le ruthénium,l'osmium, le palladium et/ou leurs oxydes, ou un autre métal ou composé susceptible de fonctionner comme anode et de résister à la dissolution électrochimique dans la cellule,comme le nitrure de titane, les borures, phosphures ou siliciures de métaux du groupe du platine. Le revêtement peut également renfermer des oxydes électroniquement non-conaucteurs et en particulier des oxydes de métaux formateurs de film,comme le titane, et/ou des oxydes d'autres métaux favorisant l'ancrage du revêtement au support et améliorant sa résistance à la dissolution en cours d'électrolyse. En particulier, on préfère utiliser un revêtement comportant du dioxyde de ruthénium obtenu à partir de tétroxyde de ruthénium gazeux,par exemple selon le procédé décrit dans le brevet français 70.46128 du 21.12.1970 publié sous le nO 2 074 122 au nom de la Demanderesse. Comme autres exemples de revêtements adeqiss on peut citer les revêtements de composés de formule A2B06, A2B06M02 ou A2B06. M'M"04 décrits dans la demande de brevet français 71.26041 du 15.7.1971 au nom de la Demanderesse,les revêtements de formule AB04.xM02 décrits dans la demande de brevet français 72.23924 du 30.6.1972 au nom de la Demanderesse,les revêtements à base d'iridium et d'au moins un métal non noble (demande de brevet fran çais 72.19242 du 29.5.1972 au nom de la Demanderesse),les revetements renfermant du tellure oxydé (demande de brevet français 71.26436 du 19.7.1971 au nom de la Demanderesse),les revetements de tellurate, tungstate et molybdate de rhodium décrits dans les demandes de brevets français 71.26042 du 15.7.1971, 71.26435 du 19.7.1971 et 71.44999 du 14.12.1971, toutes trois au nom de la Demanderesse. Le cadre rigide peut être réalisé en tout matériau adéquat, tel que le béton ou l'acier éventuellement revêtu intérieurement de caoutchouc, d'ébonite, de titane ou autre matière susceptible de le protéger de la corrosion, mais il peut également être réalisé en une matière synthétique présentant une résistance convenable à la corrosion par I'électrolyte et les produits de l'électrolyse, ainsi qu'une bonne stabilité dimensionnelle dans les conditions de fonctionnement de la cellule. La cloison étanche divisant l'liement bipolaire en deux compartiments superposés peut avoir toute forme compatible avec le bon fonctionnement de la cellule; elle peut par exemple être plane ou ondulée; elle peut comporter des plis destinés à la rigidifier, comme elle peut être flexible. Elle sera avantageusement inclinée par rapport aux surfaces actives parallèles. Sa pente pourra varier de 3 à 30 %, mais sera de préférence comprise entre 5 et 15 %. L'inclinaison de cette cloison de séparation qui peut être réalisée par exemple en titane, en acier revêtu de titane ou en résine synthétique, présente des avantages substantiels : outre qu'elle permet un meilleur écoulement des fluides dans la cellule et favorise l'évaeuation des produits de l'électrolyse, elle autorise la disposition dans un même plan horizontal des conduits de circulation des fluides desservant les deux compartiments superposés d'un même élément bipolaire, ce qui permet une réduction sensible de la hauteur de cet élément et, partant, de la cellule multiple constituée par empilage de tels éléments ou, si l'on préfère, un accroissement sensible des surfaces actives d'électrodes pour un cubage donné. Dans toute cellule à diaphragme filtrant, il convient d'établir entre compartiments anodique et cathodique une différence de pression qui assure la percolation de l'électrolyte à travers le diaphragme tout au ding de la vie de celui-ci. Dans l'électrolyse de solutions aqueuse d'halogénures de métaux alcalins par exemple, pour maintenir à une valeur choisie la concentration en alcali caustique dans le catholyte il faut établir une différence de pression croissante pour compenser la perte progressive de perméabilité du diaphragme qui résulte du colmatage de ses pores.En particulier dans une cellule multiple à éléments bipolaires où inévitablement la variation de perméabilité du diaphragme diffère d'un élément à l'autre, il est intéressant, pour assurer une même concentration en alcali caustique dans tous les compartiments cathodiques, de pouvoir régler individuellement la pression hydrostatique appliquée sur chaque diaphragme, par exemple en agissant sur la hauteur des colonnes de saumure dans les compartiments anodiques. Dans une cellule à diaphragmes horizontaux comprenant des éléments bipolaires plats, ceci est avantageusement realisé en reliant chaque compartiment anodique à un réservoir individuel ex térieur dont la hauteur peut être supérieure à celle de ltélément bipolaire. Dans chaque élément bipolaire, ltévacuation du gaz halogène du compartiment anodique (compartiment inférieur) peut s'effectuer par un conduit indépendant, mais elle se fera avantageusement par le réservoir individuel d'alimentation de saumure qui jouera simultanément les rôles d'échangeur de chaleur par contact direct entre le gaz halogène et la saumure fraîche, de séparateur gaz-liquide, de collecteur de gaz halogène et de tête de charge pour le réglage- de la pression hydrostatique de la saumure dans le compartiment anodique dont la hauteur peut, de ce fait, être fortement réduite.D'autre part, le compartiment supérieur de ltélément (compartiment cathodique) peut comporter des sorties séparées pour la saumure caustique et l'hydrogène formé, ou bien une sortie commune, ce qui permet également une réduction de hauteur de ce compartiment, la séparation gaz-liquide s'effectuant au moins partiellement hors cellule. Les deux surfaces actives de chaque élément bipolaire sont électriquement reliées entre elles au moyen d'organes conducteurs, uniformément répartis sur leur superficie, qui traversent de manière étanche la cloison de séparation des deux compartiments et participent au maintien de la planéité et du parallélisme des surfaces actives ajourées. Dans le compartiment anodique, ces organes conducteurs sont réalisés de préférence, au moins superficiellement, en titane. De préférence, la surface active supérieure repose sur des entretoises en matière conductrice, par exemple en acier, auxquelles elles sont habituellement soudées, ces entretoises coopérant avec les organes conducteurs pour assurer le contact électrique entre les deux surfaces actives de l'élément bipolaire. Conformément à l'invention, on propose également une cellule multiple à diaphragmes horizontaux pour ltélectrolyse de solutions aqueuses dthalogénures de métaux alcalins qui comprend un empilage d'éléments bipolaires horizontaux disposé entre deux éléments unipolaires d'extrémité raccordés à une source de courant continu qui constituent la base et le couvercle de la cellule multiple, sont pourvus de moyens pour solidariser ledit empilage et sont délimités latd- ralement par un cadre rigide et étanche semblable à celui des éléments bipolaires, mais ne comportent chacun qu'une seule surface horizontale ajourés jouant le rôle d'électrode active et un seul compartiment muni de moyens pour la circulation de ltélectrolyte et pour l'évacuation du gaz formé en cours d'électro- lyse, chacun desdits éléments bipolaires étant séparé de l'élément immédiatement supérieur et de l'élément immédiatement inférieur par un diaphragme poreux horizontal perméable aux liquides seuls, s'étendant sur toute la surface active de ltélectrode, et par un joint d'épaisseur périphérique assurant l'étanchéité entre les cadres des éléments contigus et garantissant, en service, une distance inférieure à 4 mm entre la surface cathodique active de l'élément inférieur et la surface anodique active de l'élément supérieur qui lui fait face. Le nombre d'éléments bipolaires empilés est quelconque. Pour des raisons d'ordre pratique, on donne généralement la préférence aux cellules multiples composées d'une vingtaine de ces éléments. Les éléments bipolaires sont tous identiques entre eux ou peuvent se différencier de leurs voisins immédiats par l'emplacement du réservoir individuel d'alimentation en saumure de manière à éviter, lors de l'empilage, une superposition de tous ces réservoirs dont la hauteur serait forment réduite à celle de l'élément bipolaire. Une superposition des réservoirs de deux en deux ou de trois en trois, par exemple, permettra de leur accorder une hauteur double ou triple de celle des élément. On peut aussi éviter la superposition des réservoirs d'alimentation de deux éléments consécutifs identiques en les orientant différemment lors de l'empilage.Par exemple, dans le cas d'éléments bipolaires à électrodes carrées, on les fera pivoter dtun angle de 45 ou 900 lors de l'empilage, de manière à obtenir une superposition des réservoirs de deux en deux ou de quatre en quatre. Dans une cellule à diaphragmes horizontaux constitués par empilage d'éléments bipolaires à cloison inclinée, les directions des pentes de deux éléments consécutifs peuvent etre identiques (cloisons parallèles) ou former entre elles un angle constant de manière à assurer une répartition régulière, tout autour de la cellule, des réservoirs d'alimentation de forme haute qui, sans cela, risqueraient de se gener mutuellement. Par exemple, les pentes de deux éléments consécutifs peuvent etre opposées, ce qui assure une superposition des réservoirs des éléments pairs d'un côté de la cellule et des réservoirs des éléments impairs de l'autre côté. Si les directions des pentes de deux éléments consécutifs forment entre elles un angle de 2 , on obtiendra une superposition des réservoirs d'alimentation de n en n éléments. Les diaphragmes poreux perméables aux liquides seuls peuvent être réalisés en tout matériau compatible avec le bon fonctionnement de la cellule et résistant à l'agressivité du chlore, par exemple en résine synthétique, notamment en polytétrafluoréthylène, ou en fibres d'amiante, renfermant éventuellement une dispersion de fer et/ou de cuivre ou de leurs oxydes à l'état finement divisé comme décrit dans le brevet belge 773 918 du 14.10.1971 au nom de la Demanderesse. Les diaphragmes reposent avantageusement sur les surfaces cathodiques actives (treillis d'acier), soit directement en contact avec celles-ci, soit de pré rerence par l'intermédiaire d'une structure ajourée en matière non conductrice et inerte, par exemple par l'intermédiaire d'un treillis de résine synthétique. Ce treillis non conducteur qui écarte quelque peu le diaphragme de la surface cathodique active réduit considérablement la formation de chlorate responsable d'une baisse de rendement de courant, évite la formation de poches dans le diaphragme et son gonflement par diffusion de l'hydrogène et accroît sensiblement la longévité des diaphragmes, en particulier des diaphragmes en amiante. L'invention est illustrée par les dessins en annexe où la fig 1 est une vue en plan d'une forme de réalisation d'un élément bipolaire conforme à 1 'in- vention, tandis que les fig 2 et 3 sont des coupes verticales pratiquées dans cet élément, respectivement selon A-A et B-B (fig 1). Quant à la fig 4, elle montre en perspective une cellule multiple réalisée par superposition d'une vingtaine d'éléments bipolaires conformes à l'invention. Par souci de clarté, on n'a pas représenté le treillis de support en résine synthétique dans les dessins. Ce treillis est réalisé en polypropylène et la dimension des mailles est approximativement de 1 mm. Dans le meme souci, le diaphragme d'amiante (1) n'est représenté qu'en fig 1 où son arrachement partiel laisse apparaître le treillis cathodique (2) en acier qui le supporte et qui est visible en coupe dans les fig 2 et 3. Le cadre 3 qui délimite latéralement I'élén;ent bipolaire de forme paralld- lepipedique est réalisé en acier. Un acdre semblable délimite latéralement les éléments unipolaires (4 et 5) au sommet et à la base de la cellule multiple représentée à la fig 4. Par superposition, ces cadres constituent les parois latérales de la cellule. L'étanchéité est obtenue au moyen de joints d'épaisseur périphériques continuos (non représentés) en élastomère. la surface ânodlGüe active (6) des éléments bipolaires (et de I'élément unipolaire 4) consiste en treillis de titane portant un revêtement d'oxydes de titane et de ruthénium. Une cloison plane inclinée en acier (7) soudée sur sa périphérie au cadre 3 divise l'élément bipolaire en deux compartiments superposés (8 et 9). Dans le compartiment anodique (9), le cadre (3) et la cloison (7) sont revetus de titane (10). Par son point haut, le compartiment anodique (9) est en communication avec un réservoir fermé (11) muni de deux tubulures : l'une (13) pour l'introduction de la saumure concentrée, l'autre (12) pour l'évacuation du chlore produit. Ce réservoir largement dimensionné permet de réduire la hauteur du compartiment anodique; il joue simultanément le rôle de séparateur gaz-liquide, d'échangeur de chaleur chlore-saumure concentrée par contact direct, de collecteur de chlore & de tete de charge pour le réglage de la pression hydrostatique de la saumure dans le compartiment anodique (9), ctest-à-dire sur le diaphragme (1).Sous cette pression, la saumure traverse l'anode (6), le diaphragme (7), le treillis de résine synthétique (non représenté) et le treillis cathodique (2) en acier de I'éldment bipolaire immédiatement inférieur pour stécouler dans le compartiment cathodique (ô) de celui-ci, d'où elle est évacuée en meme temps que l'hydrogène par la tubulure (14) où s'effectue au moins partiellement la séparation hydrogène-saumure caustique. Par superposition des éléments, le treillis anodique (6) d'un élément quelconque se trouve à une distance de 3 mm du treillis cathodique (2) de ltélément immédiatement inférieur. L'ensemble des 19 éléments bipolaires et des 2 éléments unipolaires d'extrémité (4 et 5) qui constituent respectivement par leur face horizontale supérieure et par leur face horizontale inférieure, le couvercle et la base de la cellule multiple représentée à la fig. 4, est solidarisé par des tirants filetés (15) munis d'écrous (16) prenant appui sur des traverses (17) exerçant une pression sur le couvercle et la base de la cellule. Pour permettre cette disposition rapprochée des éléments de hauteur réduite (150 mm) qui assure des distances anode-cathode inférieures à 4 mm, il est nécessaire d'alterner l'emplacement des réservoirs (11) qui, sans cela, se gêneraient mutuellement. Ces réservoirs, bien que disposés tous du même côté de la cellule, c'est-à-dire au point haut des compartiments anodiques (9) sont placés vers l'avant de la cellule pour les éléments pairs et vers l'arrière pour les éléments impairs ou inversément (fig 4). C'est la seule caractéris- tique qui différencie les éléments pairs des impairs. Pour faciliter la manutention des éléments, les cadres (3) sont munis d'oreilles (18) en acier. Les éléments unipolaires (4 et 5) comportent respectivement sur leur face supérieure et sur leur face inférieure des barres d'amenée de courant anodiques (19) et des barres de départ de courant cathodiques (20). Enfin, la planéité et le parallélisme rigoureux des surfaces actives d'électrodes d'un même élément bipolaire sont garantis par un jeu d'entretoises conductrices revêtues d'acier (21) du côté cathodique et de titane (22) du côté anodique qui assurent la liaison électrique entre la surface active cathodique (2) et anodique (6). La forme de réalisation décrite ci-dessus avec référence aux dessins annexés n'est donnée qu'a titre d'exemple et ne peut en rien limiter la portée de l'invention. De multiples modifications peuvent y etre apportées sans sortir du cadre des revendications. L'élément bipolaire et la cellule multiple selon l'invention peuvent notamment s'appliquer à ltélectrolyse d'autres solutions que la saumure de chlorure de sodium. REVENDICATIONS 1 - Elément bipolaire en forme de caisson empilable pour cellule multiple à diaphragmes horizontaux destiné en particulier à ltélectrolyse de solutions aqueuses d'halogénures de métaux alcalins, caractérisé en ce que les deux parois horizontales constituant la base et le sommet d'un même caisson consistent en surfaces métalliques ajourées reliées entre elles de manière conductrice et forment, une fois en service, les surfaces actives d'électrodes de polarité opposée, en ce que la paroi latérale du caisson consiste en un cadre e rigide et étanche, adapté à supporter lesdites surfaces métalliques ajoures et à contenir l'électrolyte et participant à la constitution de la cuve de la cellule multiple, et en ce que le caisson comporte une cloison étanche disposée entre lesdites surfaces métalliques ajourées, espacée de celles-ci, fixée her métiquement sur toute sa périphérie audit cadre et divisant ltélément bipolaire en deux compartiments superposés qui sont munis, chacun, de moyens pour l'introduction ou ltévacuation de ltélectrolyte. 2 - Element bipolaire selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits compartiments comportent, en outre, des moyens individuels pour ltéva- cuation des gaz formés en cours d'électrolyse. 3 - élément bipolaire selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens pour l'évacuation de l'électrolyte servent simultanément à l'évacuation du gaz formé dans le compartiment de sortie en cours d'électrolyse, la séparation gaz-électrolyte s'effectuant au moins partiellement hors de l'e- liment bipolaire. 4 - Elément bipolaire selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens pnur l'introduction de l'électrolyte servent également à l'éva- cuation du gaz formé dans le compartiment d'entrée en cours d'électrolyse et jouent simultanément les rôles d'échangeur de chaleur par contact direct, de collecteur de gaz et de tete de charge déterminant la pression hydrostatique de ltélectrolyte dans le compartiment d'entrée. 5 - élément bipolaire selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdites surfaces métalliques ajourées constituant la base et le sommet du caisson forment respectivement la surface anodique active et la surface cathodique active de l'élément bipolaire dont les compartiments inferieur et supérieur sont respectivement les compartiments anodique et cathodique. 6 - Elément bipolaire selon la revendication 5, caractérisé en ce que ladite surface anodique active consiste en un support de ttane revêtu d'un catalyseur électrochimique favorisant la décharge des anions et résistant à la corrosion dans les conditions régnant dans la cellule. 7 - Elément bipolaire selon la revendication 5, caractérisé en ce que ladite surface cathodique active consiste en un treillis d'acier qui est soudé audit cadre rigide et supporte un diaphragme poreux horizontal qui sépare l'e- liment bipolaire en question de I'élément bipolaire immédiatement supérieur. 8 - Elément bipolaire selon la revendication 7, caractérisé en ce que ledit treillis d'acier supporte ledit diaphragme poreux par l'intermédiaire d'une structure ajourée en matière non conductrice et inerte vis-à-vis de l'électrolyte et des produits de l'électrolyse,inséree entre le treillis d'acier et le diaphragme. 9 - élément bipolaire selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite cloison étanche est oblique. 10 - Elément bipolaire selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite cloison étanche est flexible. 11 - élément bipolaire selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite cloison étanche est réalisée en titane, au moins du côtk anodique. 12 - Element bipolaire selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite cloison étanche est réalisée au moins superficiellement en une résine synthétique inerte vis-à-vis de ltélectrolyte et des produits de I'électrolyse. 13 - élément bipolaire selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdites surfaces métalliques ajourées sont reliées entre elles par des organes conducteurs uniformément répartis sur leur superficie, qui traversent de manière étanche ladite cloison de separation et participent au maintien de la planéité et du parallélisme des surfaces ajourées. 14 - Elément bipolaire selon la revendication 13, caractérisé en ce que au moins la partie desdits organes conducteurs qui se trouve dans le compartiment anodique est réalisée au moins superficiellement en titane. 15 - Cellule multiple à diaphragmes horizontaux pour I'électrolyse de solutions aqueuses d'halogénures de métaux alcalins, caractérisée en ce qu'elle comprend un empilage d'éléments bipolaires horizontaux conformes à l'une quelconque des revendications précédentes dispose entre deux éléments unipolaires d'extrémité raccordés à une source de courant continu qui constituent la base et le couvercle de la cellule multiple, sont pourvus de moyens pour solidariser ledit empilage et sont délimités latéralement par un cadre rigide et étanche semblable à celui des éléments bipolaires, mais ne comportent chacun qu'une seule surface horizontale ajourée jouant le rôle d'électrode active et un seul compartiment muni de moyens pour la circulation de ltélectrolyte et pour l'évacuation du gaz formé en cours d'électrolyse, chacun desdits elements bipolaires étant séparé de l'élément immédiatement supérieur et de l'élément immédiatement inférieur par un diaphragme poreux horizontal perméable aux liquides seuls, s'étendant sur toute la surface active de ltélectrode, et par un joint d'épaisseur périphérique assurant l'étanchéité entre les cadres des éléments contigus et garantissant, en service, une distance inférieure à 4 mm entre la surface cathodique active de l'élément inférieur et la surface anodique active de l'élément supérieur qui lui fait face. 16 - Cellule multiple conforme à la revendication 15, caractérisée en ce que ledit diaphragme poreux repose sur la surface cathodique active de l'élé- ment inférieur par l'intermédiaire de treillis de résine synthétique.