La présente invention concerne un dispositif pour limiter, à l'aide d'un régulateur commandé par la vitesse de rotation de leur moteur, la vitesse de circulation de véhicules à deux roues comportant un moteur à deux temps. De tels régulateurs permettent d'ajuster à une valeur fixe prédéterminée, qui est par exemple de 25 ou 40 km/h, la vitesse maximale des cyclomoteurs, motocyclettes et vélomoteurs, sans que le dispositif d'ajustement soit normalement accessible. Des ensembles de commande à force centrifuge, destinés à limiter la vitesse maximale des véhicules à deux roues, sont déjà connus (voir brevet NO DE-OS 27 21 904). Les ensembles de commande à force centrifuge qui y sont décrits agissent sur l'allumage,qui est décalé ou coupé lorsqu'une vitesse de rotation prédéterminée est dépassée. Ils présentent l'inconvénient de produire des gaz d'échappement imbrûlés et nocifs, car, en l'absence d'une diminution de l'admission du carburant, la combustion du mélange devient incomplète. De plus, les ensembles de commande à force centrifuge coopèrent avec des contacts qui sont exposés à un frottement élevé et à une usure rapide. Les inconvénients susmentionnés ne peuvent pas non plus être éliminés de façon satisfaisante avec des plongeurs de carburateurs commandés par la vitesse de rotation (brevet N0 DE-AS 1 211 858), car la transmission d'un mouvement provoqué par la force centrifuge nécessite plusieurs portées sujettes à des défaillances. L'invention propose donc,pour limiter la vitesse de rotation des moteurs de véhicules à deux roues, un dispositif fonctionnant simplement et de façon fiable, sans nécessiter d'entretien et qui, de plus, empêche un gaspillage de carburant et la production de gaz d'échappement nuisibles.. Selon les caractéristiques de l'invention, dans un dispositif du type cité dans le préambule, le régulateur est constitué par au moins un plongeur disposé dans un piston du moteur et qui peut réduire la section de passage d'un conduit d'alimentation ou d'échappement communiquant avec le cylindre du moteur. Un avantage particulier de l'invention consiste en ce que le régulateur disposé dans le piston même ne peut pour ainsi dire pas être manipulé, car il n'est pas accessible. Selon un perfectionnement avantageux de l'invention, le plongeur du régulateur peut se déplacer longitudinalement, dans la direction de la course du piston, devant l'ouverture d'un conduit, en particulier devant l'orifice d'un canal de transfert. La vitesse du véhicule est ainsi limitée par la diminution du débit du mélange air-carburant alimentant l'espace ou chambre d'allumage du moteur. Selon une forme de réalisation avantageuse de l'invention, le plongeur est articulé élastiquement au piston par un ressort hélicoldal. Une telle forme de réalisation présente l'avantage de nécessiter seulement des pièces simples et de fabrication peu coûteuse, ressort et plongeur, qui sont de plus faciles à monter dans le piston. I1 s'est avéré avantageux de choisir la masse du plongeur et le module d'élasticité du ressort de façon à réaliser une diminution continue régulée du débit du mélange lorsque la vitesse de rotation du moteur croit. Selon l'accélération de la course du piston et donc selon le régime ou la vitesse de rotation du moteur à deux temps, le plongeur se place à une distance appropriée en avant de l'-orifice ou: dans celui-ci , par exemple celui du canal de transfert. De cette manière, le débit du mélange, c'est-àdire soit celui du mélange air-carburant arrivant dans la chambre de combustion, soit celui du mélange comprimé de gaz brûlés sortant de la chambre de combustion, n'est pas brutalement interrompu, mais subit, au contraire, une diminution continue régulée, de sorte qu'aucune secousse ne se produit lorsque la vitesse masimale du véhicule est atteinte. L'invention sera décrite plusen détail en regard du dessin annexé à titre d'exemple nullement limitatif et sur lequel la figure 1 est une coupe longitudinale d'un cylindre de moteur à deux temps comportant un conduit d'admission du mélange air-carburant et un conduit d'échappement ; et la figure 2 est une coupe, tournée de 900 par rapport à la précédente, d'un moteur à deux temps comportant un canal de transfert. Dans un cylindre 1 du moteur à deux temps se trouve un piston 2 qui agit par une tige 5 sur un vilebrequin 4. Le cylindre fonctionne habituellement de façon qu'un mélange aircarburant soit aspiré par un conduit d'aspiration 6 dans le carter, soit transféré dans l'espace d'allumage se trouvant au-dessus du piston 2 et y soit enflammé à l'instant approprié. Les gaz d'échappement brûlés sont évacués par un conduit 7. Un dispositif 8 de réyulation comporte un plongeur 10, mobile dans la direction de la course du piston 2, qui est monté dans un creux 9 de ce dernier etstfixé parun ressort hélicoidal 11 à ce piston. Quand le régime ou la vitesse de rotation augmente, le plongeur 10 vient, du fait de son inertie propre, obturer de plus en plus l'orifice du conduit d'aspiration 6, ce qui diminue jusqu'à une très faible valeur le débit ultérieur d'admission du mélange air-carburant. On empêche ainsi une accélération ultérieure du véhicule lui faisant dépasser la vitesse maximale fixée à l'avance. La figure 2 représente une autre forme de réalisation de l'invention, dans laquelle le plongeur 10 se place, lors du mouvement descendant du piston 2, devant l'orifice d'entrée d'un canal de transfert 3 usuel dans les moteurs à deux temps. Le ressort hélicoldal 11 et la masse du plongeur 10 sont de même choisis de façon que, lorsque la vitesse de rotation du moteur augmente, l'arrivée du mélange par le canal de transfert 3 soit étranglée par le plongeur 10. La forme du plongeur 10 peut être adaptée de manière appropriée aux dimensions de l'orifice du canal de transfert 3 ou du conduit d'admission 6, pour obtenir une relation déterminée, par exemple une linéarité, entre le déplacement du plongeur et l'étranglement qu'il produit. Dans une autre forme de réalisation, non représentée, de l'invention, le plongeur fixé élastiquement est monté en permanence devant l'orifice d'un canal ou conduit, en particulier quand l'arbre-manivelle doit être placé à la partie supérieure du cylindre. I1 faut évidemment veiller à ce que le plongeur, le ressort et la fixation soient en un matériau adapté aux conditions d'utilisation dans un cylindre de moteur. I1 va de soi que la présente invention n'a été décrite qu'à titre indicatif, mais non limitatif et qu'elle est susceptible de diverses modifications sans sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour limiter, l'aide d'un régulateur commandé par la vitesse de rotation du moteur, la vitesse de véhiculestà deux roues comportant un moteur à essence à deux temps, dispositif caractérisé en ce que le régulateur (8) est constitué par au moins un plongeur (10) placé dans un piston (2) dudit moteur, et qui peut réduire la section de passage d'un conduit d'alimentation (3, 6) ou d'échappement (7) communiquant avec le cylindre (1) du moteur. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le plongeur (10) du régulateur (8) est disposé de façon à pouvoir se déplacer longitudinalement dans la direction de la course du piston devant l'ouverture d'un conduit (3, 6 et7). 3. Dispositif selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le plongeur (10) est articulé élastiquement au piston (2) par l'intermédiaire d'un ressort hélicol- dal (11). 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1, 2 et 3, caractérisé en ce que la masse du plongeur (10) et le module d'élasticité du ressort (11) sont choisis de façon à réaliser une diminution continue régulée du débit du mélange quand la vitesse du moteur augmente. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le plongeur (10) est disposé dans ou en avant de l'orifice d'un canal (3) de transfert du moteur.