La présente invention concerne un dispositif descendeur à corde, en particulier à des fins de sauvetage. Ce dispositif doit essentiellement permettre de se descendre soi-mOme, le long d?un mur, d'un bâtiment, par exemple d'un hôtel, d'un immeuble de logements ou de bureaux, en cas d'incendie ou autre catastrophe exigeant une évacuation par lte térieur. Be dispositif selon l'invention, du genre indiqué ci-dessus, comprend un élément porteur fixé à un corps tubulaire que traverse la corde et qui est cintré pour engendrer un effet de freinage par enroulement. La presque totalité du poids d'une personne suspendue par exemple à une sangle constituant ledit éIémen-t; porteur est supportée par la corde, par l'effet d'enroulement de cette corde dans la ou les spires du corps tubulaire, et cette personne n'a donc à exercer qu'un effort relativement très petit pour se retenir à la corde qui pend vers le sol à partir de ce dispositif ; en relâchant cet effort de retenue la personne neut se laisser glisser le long de la corde, à la vitesse voulue. Dès le début de son utilisation le corps tabulaire assure toujours un guidage constant et précis de la corde dans les spires prévues, de sorte qu'il ne peut se produire aucun dérangement, contrairement à ce qui serait le cas s'il s 'agis- sait de surfaces de contact courbes plus ou moins libres et notamment lorsque la corde encore non chargée vient à stéloigner de ces surfaces et que des causes extérieures, par exemple des pans ou autres parties de vêtement venant se coincer entre la corde et lesdites surfaces courbes, viendraient empêcher le dispositif de fonctionner. Il y aura généralement intérêt à ce que le corps tubulaire comporte, de préférence au-dessous d'un tronçon supérieur sensiblement rectiligne, au moins une spire complète un angle d'enroulement plus grand dans son ensemble peut être obtenu par exemple en prolongeant cette spire au-delà de 3600, après quoi le tube est recourbé à proximité de son diamètre vertical, pour lui faire quitter la spire, puis il est à nouveau recourbé latéralement à l'extrémité inférieure d'un tronçon inférieur destiné en meme temps à servir de poignée. La spire permet de suspendre de manière simple et se la sangle mentionnée plus haut. Dans le but d'obtenir un angle d'enroulement total correspondant au coefficient de frottement entre la corde et la paroi tubulaire, on peut cependant prévoir, au lieu de spires circulaires, ou en plus de celles-ci, des enroulements hélicoSdaux espacés, des coudes selon un tracé en zigzag, et beaucoup d'autres dispositions de ce genre. Suivant une forme de réalisation avantageuse de l'invention, un oeillet est disposé au-dessus de la sortie inférieure du corps tubulaire, la corde suit une trajectoire vers le haut, de préférence verticale, à partir de cette sortie inférieure, traverse cet oeillet puis pend vers le bas à partir de celui-ci, et enfin un anneau est placé librement dans la boucle de corde ainsi formée, cet asneau ayant pour fonction de bloquer la corde lorsqu'il est en contact avec ledit oeillet. Cette disposition très simple offre la possibilité, pour la personne suspendue au dispositif selon l'invention, de ne plus être contrainte d'exercer le faible effort mentionné plus haut lorsqu'elle ne se sent plus en mesure de l'exercer2 par exemple par suite d'une faiblesse au moins passagère ; dans ce cas en effet, l'anneau qui normalement n'a aucun effet et se trouve dans la partie inférieure de la boucle formée par la corde se déplace de lui-m8me vers le haut, le long de cette boucle, jusqu'j ce qu'il soit tout contre l'oeillet, dès que l'on provoque le coudage du brin de la corde qui pend jusqutau sol.Lorsque l'anneau atteint l'oeillet, la corde est complète-ment coincée et la descente de la personne interrompue. dotant donné que dans cet état de choses le brin de la corde qui pend jusqu'au sol est moins coudé par rapport au brin de câble qui s'étend entre la sortie inférieure du corps tubulaire et l'oeillet situé au-dessus de cette sortie, ce brin pendant e trouve un peu écarté latéralement.Il suffit, pour provoquer le décoîncement de la corde, de tirer sur ce brin pendant depuis le sol, ce qui a pour effet d'éloigner l'anneau de l'oeillet. Butant donné que l'on a constaté qu'il suffisait de lâcher le brin de la corde pendant jusqutau sol pour que l'anneau glisse de lui-m8me vers le haut jusqu'd l'oeillet, il est donc possible de faire descendre par étapes, uniquement en opérant à partir du sol, des personnes complètement inconscientes. I;e dispositif selon l'invention peut être commandé à partir du sol nême s'il est dépourvu d'anneau et d'oeillet, car il suffit d' exercer une traction à 1' extrémité inférieure de la corde pour accrottre le frottement et par conséquent 1 force de retenue du dispositif. 1iiin de réduire l'usure de la corde à la sortic inférieure du corps tubulaire, il est préférable que cette sortie soit évasée. 'extrémité inférieure dii corps tubulaire pourrait être recourbée encore une fois vers le haut. Il est préférable que le corps tubulaire soit en métal. Un exemple d'exécution de l'invention est décrit ci-après avcc référence au dessin, sur lequel - la figure 1 représente un dispositif descendeur à cible suspendu, vu en élévation latérale, et - la figure 2 est une vue à plus petite échelle d'une partie détachée de la fig.1. Une corde 1 en fibre synthétique, par exemple en polypropylène, dessinée en trait mixte traverse un corps tubez laire 2 auquel est suspendue une sangle 3 pour une ou plusieurs personnes. Cette corde est fixée par exemple au moyen d'un crochet à mousqueton à un radiateur, à un tuyau de chauffage central ou autre, à une table avancée près d'une fenêtre, puis cette corde est projetée à l'extérieur par cette fenêtre. Tse corps tubulaire 2 comporte un tronçon supérieur rectiligne 4 auquel fait suite, raccordée par un léger coude, une spire 5 présentant un angle d'enroulement de 4800 environ et à laquelle fait suite, à nouveau par un léger coude, un tronçon inférieur rectiligne 6 prolongé par un embout latéral inférieur sensiblement rectiligne 7 obtenu par coudage du tronçon 6. L'embouchure ou sortie inférieure 8 du corps tubulaire 2 est évasée. Lorsque l'on suspend à la spire 5 du corps tubulaire 2 la ceinture de retenue 3 portant une charge, le tronçon supérieur 4 et le tronçon inférieur 6, situés sensiblement dans le prolongement Itun de l'autre, prennent une orientation sensiblement verticale.Dans cette position le corps tubulaire 2 présente au-dessus de l'embouchure inférieure 8, à cOté de la spire 5, un oeillet 9 présentant une inclinaison vers le bas. La corde 1 va de l'embouchure 8 jusqu'à oeillet 9, traverse celui-ci puis pend vers le bas jusqu'au sol. Dans la boucle de corde ainsi formée autour de l'oeillet 9 un anneau métallique il entoure librement les deux brins parallèles de la corde. La sangle de retenue 3 munie de perforations 12 et d'uneboucIe cl'asrafage 13 peut entre passée sous les bras et derrière le dos puis, au moyen de cette boucle, être serrée si étroitement qu'une ou même deux personnes peuvent se suspendre dans cette sangle. Le tronçon inférieur 6 du corps tubulaire 2, formant avec 11 embout latéral 7 une sorte de poignée, est saisi d'une main par la personne qui, de l'autre main, agrippe la partie de la corde 1 qui pend au-dessous de l'anneau 11. En laissait cette partie de la corde glisser dans la main plus ou moins vite, en exerçant pour cela un faible effort, on descend par glissement le long de la corde avec le dispositif, plus ou moins vite.Si lton coude un peu la corde saisie, l'anneau 11 plisse vers le haut et vient se placer devant l'oeillet 9 en se mettant dans une position à peu près verticale, ce qui a pour effet de coincer la corde. La partie de la corde qui pend librement vers le bas s'écarte latéralement du brin sensiblement vertical 10 et prend la forme incurvée représentée en tirets avant de descendre vers le bas. Si lron tire sur cette partie de la corde, ce qui peut btre effectué par que qu'un partir du sol, la corde se trouve décoincée et l'état antérieur rétabli.Mime lorsque la corde est simplement lochée, l'anneau 11 va se mettre de lui-m8me dans la position de coincement. il est donc possible, uniquement à partir du sol, de faire descendre par paliers successifs une personne n'ayant plus la force d'agir elle-meme, ceci en provoquant successivement et de façon répétée le coincement de la corde 1 dans l'oeillet 9, puis son décoincement. On peut également régler à partir du sol la vitesse de la descente, en exerçant sur la corde une traction qui augmente l'effort de frottement de la corde dans les enroulements du corps tubulaire 2. Le corps tubulaire 2 représenté au dessin et décrit ci-dessus est en tube d'acier ; il pourrait être en un autre métal ou alliage, par exemple en aluminium, ou en un autre matériau. Etant donné sa conception simple et son prix peu élevé, un nombre relativement grand de dispositifs selon l'invention peut être tenu prêt à servir dans les différents étages d'une construction, en des endroits appropriés, comme le sont les bouées ou ceintures de sauvetage à bord des navires. I DIOATIONS 1. Dispositif descendeur à corde, en particulier à des fins de sauvetage, remarquable en ce qu?il comprend un élément porteur fixé à un corps tubulaire que traverse la corde et qui est cintré pour engendrer un effet de freinage par enroulement. 2. Dispositif selon la revendication 1, remarquable en ce que le corps tubulaire forme, à la suite d'un tronçon d'extrémité supérieur sensiblement rectiligne, au moins une spire complète. 3. Dispositif selon la revendication 2, remarquable en ce qu'une sangle servant dtélément porteur est suspendue dans la spire du corps tubulaire. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications prédédentes, remarquable en ce que le corps tubulaire comporte un tronçon d'extrémité inférieur qui, avec un coudage latéral à son extrémité inférieure, est conçu en tant cluse poignée. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, remarquable en ce qu'un oeillet est disposé au-dessus de la sortie inférieure du corps tubulaire, et en ce que la corde suit une trajectoire vers le haut, de préférence verticale, à partir de cette sortie inférieure, traverse cet oeillet puis pend vers le bas à partir de celle-ci, et en ce qu'un anneau est placé librement dans la boucle de corde ainsi formée, cet anneau ayant pour fonction de bloquer la corde lorsqu'il est en contact avec ledit oeilret. 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendioations précédentes, remarquable en ce que la sortie inférieure du corps tubulaire est évasée. 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, remarquable en ce que la sortie inférieure du corps tubulaire est coudée une seconde fois vers le haut. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, remarquable en ce que le corps tubulaire est en métal.