La présente invention se rapporte à un dispositif de correc'ion de l'assiette d'un véhicule, notamment d'une automobile, ce dispositif comportant des ressorts compensés. Des dispositifs de ce genre ont été déci. ts par exemple dans les brevets allemands N 1 255 515 et N 1 241 717. Ils sont destinés à amener le châssis, quelle que soit pratiquement sa charge, à une position dési- rée, notamment horizontale, la distance à la route du dessous du véhicule restant sensiblement constante. Ils empchent notamment l'arrière d'une automobile à moteur avant de s'abaisser, lorsqu'il est chargé, bien plus que la partie du châssis située au-dessus de l'essieu avant. Les dispositifs connus de correction par rapport à toutes les roues (par exemple celui du brevet allemand N 1 255 515 précité) comportant un nombre élevé de conduites hydrauliques, d'étrangleurs, de soupapes de compensation de position, etc. Les dispositifs connus qui se limitent a effectuer le réglage par rapport à un seul essieu (par exemple celui du brevet allemand N 1 241 717 précité), sont en fait moins compliqués, mais l'amplitude de la flexion de la suspension de 1'essieu non compensé est gnante, notamment pour le réglage des phares. L'invention concerne un dispositif correcteur d'assiette par rapport à un essieu, assurant au véhicule, quelle que soit sa charge, une position pratiquement horizontale, ce dispositif comportant un nombre très faible de conduites hydrauliques, d'étrangleurs, de soupapes compensatrices, etc. Conformément à l'invention, la position du châssis est compensée par rapport à l'essieu arrière seulement, dans une automobile à moteur avant, et par rapport à l'essieu avant seulement, dans une automobile a moteur arrière, au moyen d'un ressort auxiliaire non compensé, monté en série avec un élément principal de suspension compensé, une extrémité d'un détecteur de niveau qui coopère avec cet élément principal étant fixée entre ce dernier et le ressort auxiliaire, et son autre extrémité étant articulée, avec ledit élément principal, sur l'essieu ou sur le châssis. L'invention sera décrite plus en détail en regard du dessin annexé à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lequel : la figure f représente un dispositif correcteur d'assiette dont l'élément de suspension principal est articule sur le châssis ; et la figure 2 représente un dispositif dans lequel cet élément de suspension est articule sur l'essieu. Sur la figure 1, la suspension de 1'essieu compense se compose d'un élément principal 1 compense qui est pneumatique dans la forme de réalisation représentée, en série avec un ressort auxiliaire 2 non compense. L'élément 1 est relie au châssis 5, alors que le ressort 2 est fixé à l'essieu 4 du véhicule. Un amortisseur 6, coopérant avec la suspension, est relié directement à cet essieu et à ce châssis. L'une des extrémités d'un détecteur de niveau 3, représenté schématiquement, est articulée entre l'élément principal 1 et le ressort auxiliaire 2, et son autre extrémité est articulée sur le châssis, comme cet élément 1. Puisque ce détecteur est articulé entre l'élément compensé 1 et le ressort non compensé 2, il ne décèle pas la compression de ce ressort lorsque le véhicule est chargé, parce qu'il cède avec ledit ressort. L'élément 1 conserve alors sa longueur initiale, puisqu'il est compensé, tandis que le ressort auxiliaire se raccourcit élastiquement d'une quantité à peu près égale à la flexion que subit dans ces conditions la suspension de 1'essieu non compensé. De la sorte, la différence de flexion entre les suspensions de cet essieu non compensé et celle de l'essieu compensé, lorsque le véhicule est chargé, est négligeable, si bien que la distance entre le châssis et ces deux essieux est à peu près la mme dans la majorité des cas. Sur la figure 2, le ressort auxiliaire 2 non compensé est fixé au châssis 5, l'élément de suspension principal 1 étant relié à l'essieu 4. Dans la forme de réalisation représentée, cet élément est hydropneuratique et contient un amortisseur de chocs. L'une des extrémités du détecteur de niveau 3 est articulée sur r cet essieu 4, son autre extrémité étant articulée entre ledit élément 1 et le ressort auxiliaire 2. Le mode de fonctionnement de cet ensemble correspond sensiblement-a celui de l'ensemble de la figure 1. Puisque l'amortisseur est monte dans l'élément 1, et que le ressort 2 le relie donc élastiquement, comme cet élé- ment, au châssis 5, l'augmentation de 1'accélération de ce châssis au voisinage de sa propre fréquence est insignifiante ; par contre, ses vibrations diminuent aux fréquences élevées. Les figures 1 et 2 ne représentent que des exemples de réalisation. L'élément 1 peut bien entendu tre tout élément de suspension compensé connu. Il est aussi possible de fixer l'élément pneumatique de la figure 1 à l'essieu au lieu de le fixer au châssis, et de fixer celui de la figure 2 au châssis au lieu de 1'articulersurl'essieu.Le ressort auxiliaire 2, dont la flexion correspond ta celle de la suspension de l'essieu non compensé dans les principales conditions de charge, peut avantageusement tre une plaquette de caoutchouc. Pour assurer qu'il ne cède pratiquement pas plus lorsque le coffre est chargé alors que le véhicule est complètement occupé, parce qu'alors la suspension de l'essieu non compensé ne fléchit presque pas plus, il est avantageux d'utiliser une plaquette en caoutchouc à caracéristique d'élasticité progressive. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent tre apportées au dispositif décrit sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Dispositif de correction de l'assiette d'un véhi- cule, notamment d'une automobile, comportant des éléments de suspension compenses, caractérise par le fait que seul 1'essieu arrière d'une automobile à moteur avant et seul 1'essieu avant d'une automobile a moteur arrière est compensé au moyen d'un ressort auxiliaire non compensé, monté en série avec un élément principal compensé de suspension, une extrémité d'un détecteur de niveau qui coopère avec cet élément étant articulée entre ce dernier et le ressort auxiliaire, et son autre extrémité étant articulée, ainsi que cet élément, sur ltessieu ou sur le châssis. 2. Dispositif selon la revendication), caractérisé par le fait que, pour les principales conditions de charge, la flexion du ressort auxiliaire correspond à peu près à celle de la suspension de l'essieu non compensé. 3. Dispositif selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que le ressort auxiliaire est une plaquette de caoutchouc, de préférence à caractéristique d'élasticité progressive. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que l'amortisseur de chocs qui coopère avec la suspension est relié directement à l'essieu et au châssis. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que le ressort auxiliaire relie élastiquement 1'amortisseur de chocs qui coopère avec la suspension à l'essieu ou au châssis.