La présente invention se rapporte à la mesure d'une quantité, à savoir le taux de dégagement linéaire de chaleur, l'adjectif "linéaire" étant justifié par le fait que la quantité dont il s'agit est la chaleur dégagée dans une longueur unité d'une aiguille combustible de réacteur nucléaire. Ce taux de dégagement linéaire de chaleur varie suivant le point considéré le long de l'aiguille combus- tible, étant donné que la fission est en partie fonction de la proximité d'autres sources radioactives. La connaissance de ce taux est importante étant donné que si cette quantité prend une valeur trop grande, le revêtement des aiguilles combustibles risque de fondre. Le taux de dégagement linéaire de chaleur a donc, pour un fonctionnement sûr des réacteurs nucléaires, une importance aussi grande que l'écoulement correct du fluide de refroi- dissement, ou caloporteur. La série de thermomètres gamma des demandes de brevets Rolstad (EN 77/08657 et EN 79/05739) contient plusieurs couples thermoélectriques ou thermocouples, fonc- tionnant à des températures diverses, qui sont des fonctions à plusieurs variables du taux de dégagement local de cha- leur et de la résistance thermique entre les couples thermo- électriques et leurs puits de chaleur, refroidis par la circulation du fluide caloporteur. La résistance thermique propre à chaque puits de chaleur est connue avec précision, que le réacteur soit un réacteur à eau bouillante ou un réacteur sous pression, de sorte que l'on peut calculer les taux de dégagement local de chaleur à partir des indications fournies par les divers couples thermoélectriques. Le calcul du taux de dégagement local de chaleur à partir des données fournies par la série des thermomètres gamma des demandes de brevets Rolstad est assez rapide et simple en comparaison du calcul correspondant, nécessaire pour déterminer la même quantité à partir des données four- nies par les chambres de fission miniatures, qui sont d'un usage plus courant, et par les détecteurs de neutrons à commande automatique, qui répondent presque exclusivement aux neutrons thermiques. Les calculs de ce dernier type doivent tenir compte des variations entre les divers détec- teur et l'on doit y apporter une correction relative à l'appauvrissement continu en matériau émetteur du détecteur. De plus, le flux local de neutrons thermiques, calculé à partir de l'émission corrigée des chambres de fission miniatures et des détecteurs de neutrons à commande automatique, doit être converti en taux de dégagement local de chaleur, par un calcul complexe, dans lequel il faut tenir compte du fait que, étant donné que l'uranium 235 du réacteur est appauvri par la fission, le taux de dégagement local de chaleur diminue mais, au contraire, le flux local de neutrons thermiques augmente. Par suite, la quantité mesurée directement et la quantité calculée sont liées l'une à l'autre de façon inverse et complexe. Il arrive souvent que la valeur des corrections apportées au signal de base soit trois fois plus grande que celle de ce signal de base. Les détecteurs de neutrons présentent cet incon- vénient que l'on ne peut pas obtenir des détecteurs tous identiques. En outre, on ne peut pas les étalonner de façon sûre avant de les mettre en service, étant donné qu'à l'ex- térieur d'un réacteur on ne dispose pas de sources suffi- santes de flux de neutrons pour assurer un tel étalonnage. Et même, à supposer que l'on puisse disposer d'une telle source, la radioactivité déclenchée par l'étalonnage rendrait toute manipulation ultérieure impossible du point de vue économique. Au contraire, et uniquement pour de tels instru- ments, les thermomètres gamma peuvent être réalisés presque tous identiques, et on peut les soumettre à essai sur le lieu même de leur fabrication pour vérifier la relation entre chaque signal émis et la chaleur dégagée dans les détecteurs. Les signaux qu'ils émettent peuvent donc être considérés comme traduisant avec précision la quantité de chaleur dégagée dans les détecteurs; les données que l'on pourra retrouver facilement dans la documentation technique indiquent que, depuis un grand nombre d'années, la relation chaleur-signaux est constante. Il subsiste cependant le problème d'établir la relation entre le taux de dégagement de chaleur mesurée dans le détecteur et le taux inconnu de dégagement linéaire de chaleur des aiguilles combustibles voisines, que les détecteurs ont pour rôle de mesurer. L'unique mesure disponible vraiment indépendante, en fonction de laquelle on peut vérifier cette propriété dans un réacteur quelconque à eau légère, est le taux moyen de dégagement linéaire de chaleur du combustible, taux qui est déterminé par calorimétrie. Pour déterminer ce taux moyen, on calcule la quantité totale de chaleur dégagée dans le coeur du réacteur en combinant les mesures de l'écoulement massique total et la détermination de l'élé- vation de température du caloporteur ainsi que les petites corrections qui sont nécessaires en raison du fait qu'il ne se dégage pas de chaleur des aiguilles combustibles elles-mêmes. En divisant le taux de chaleur totale ainsi obtenu par la longueur totale du combustible dans le coeur du réacteur, on obtient une valeur moyenne du taux de dégagement linéaire de chaleur. Mais les détecteurs logés dans le coeur du réac- teur sont destinés non pas à fournir un taux moyen, mais à mesurer le taux local de dégagement linéaire de chaleur. Si le réacteur contenait un grand nombre de détecteurs de ce genre répartis de façon régulière, on pourrait faire la moyenne de leurs signaux et les comparer, et éventuel- lement les corriger de façon uniforme, en tenant compte des variations du quotient signal moyen/taux moyen de dégagement linéaire de chaleur, variations qui pourraient se produire au cours des nombreuses années d'utilisation des assemblages combustibles. L'invention fournit un thermomètre gamma minia- ture mobile, que l'on fait circuler dans des trous ou alésages, répartis suivant une rangée dans le coeur du réacteur. Dans certains cas, ce thermomètre gamma mobile doit être très petit par rapport aux thermomètres gamma de la technique antérieure, afin de pouvoir être logé par exemple dans l'alésage sec de la tige intérieure du ther- momètre gamma des demandes de brevets Rolstad. En d'autres cas, on pourrait admettre des diamètres allant jusqu'à 6 mm, ou même 9 mm, si le thermomètre gamma mobile est utilisé dans les fourreaux, ou"chaussettes" pour instru- ments, que comportent de nombreux réacteurs. Il n'est pas indispensable que le thermomètre gamma mobile ait été étalonné avec précision en cours de fabrication, étant donné que sa stabilité propre lui permet de traduire avec exactitude différents niveaux d'ac- tivité au cours de son déplacement dans le coeur du réacteur nucléaire, sauf toutefois dans le cas o un très mauvais contact thermique entre le thermomètre gamma mobile et l'alé- sage correspondant porterait l'ensemble à une température bien supérieure (par exemple de l'ordre de 1000C) à sa valeur nominale. Cette stabilité au cours de l'opération de balayage, ou exploration, du coeur du réacteur, permet de tracer une courbe précise du flux gamma relatif. En faisant appel à la calorimétrie, on transforme facilement les niveaux gamma relatifs en taux de dégagement linéaire de chaleur, en for- mant le quotient entre l'activité gamma moyenne et le taux moyen de dégagement linéaire de chaleur et en corrigeant les indications locales à l'aide de la valeur de ce quotient. Par suite, le thermomètre gamma miniature mobile selon l'invention est en mesure de balayer, ou explorer, les sections transversales d'un coeur de réacteur nucléaire pour déterminer les niveaux d'activité en différents endroits de ce coeur, et l'on peut utiliser les résultats d'un tel balayage pour déterminer des taux de dégagement linéaire de chaleur dans le coeur, et, si le réacteur est équipé en conséquence, vérifier les étalonnages théoriques des thermomètres gamma fixes d'une rangée complète ou partielle de thermomètres gamma du type Rolstad, en faisant appel aux procédés de calorimétrie. Si un ensemble complet de thermomètres gamma du type Rolstad disposés symétriquement était en place dans le coeur du réacteur, on pourrait alors faire cor- respondre la moyenne de toutes les mesures à la valeur moyenne du taux de dégagement linéaire de chaleur du combustible, mesuré par des procédés calorimétrique, et l'on pourrait déterminer expérimentalement le quotient du taux de dégagement linéaire de chaleur par le signal des thermomètres gamma, afin de vérifier la valeur théo- rique de ce quotient. Dans ce cas, le gain de l'installa- tion, en ce qui concerne la précision de l'étalonnage, par utilisation du thermomètre gamma mobile, selon l'in- vention, serait faible ou meme nul. En revanche, dans le cas d'ensembles partiels, non symétriques ou disséminés, de thermomètres gamma du type Rolstad, un étalonnage du taux moyen de dégagement linéaire de chaleur en fonction du taux de dégagement linéaire de chaleur obtenu par calo- rimétrie, risque d'être trop peu précis et l'on pourrait alors améliorer fortement la précision de l'étalonnage à l'aide d'un thermomètre gamma mobile selon l'invention. Le thermomètre gamma mobile selon l'invention trouve une application importante dans l'étalonnage de précision d'installations complètes d'instruments instables de mesure de neutrons d'un type ancien, comme par exemple les chambres de fission ou les détecteurs de neutrons à commande automatique, qui n'ont pas encore été remplacés, ou qu'il n'est pas facile de remplacer par des installa- tions de thermomètres gamma fixes du type Rolstad. En fait, les installations de sondage mobiles utilisant soit des chambres de fission, soit des détecteurs de neutrons à commande automatique, se sont révélées nécessaires pour deux types principaux de réacteurs à eau sous pression, après que l'on a constaté que la stabilité de ces instru- ments fixes était mauvaise, et elles ont toujours été néces- saires pour procéder à des vérifications fréquentes de l'étalonnage, dans le cas d'instruments fixes très instables utilisés dans les réacteurs à eau bouillante. Dans le cas de réacteurs utilisant de telles installations fixes ins- tables, et également dans le cas de réacteurs n'utilisant que des sondes mobiles, le thermomètre gamma mobile selon l'invention assure une bien meilleure détermination du taux local de dégagement linéaire de chaleur. Le thermomètre gamma mobile décrit ci-après est utile dans une épreuve de précision, pour prouver la pré- cision des thermomètres gamma du type Rolstad avant montage d'une installation complète. C'est ainsi par exemple que, si l'on n'installe que trois ou quatre ensembles Rolstad dans un réacteur destiné à contenir finalement cinquante ensembles symétriques, dont chacun est constitué par sept détecteurs, on peut constater que le taux de dégagement linéaire de chaleur calculé à partir de ces trois ou quatre ensemble, est identique, pendant une longue durée, aux taux de dégagement linéaire de chaleur fourni par un ther- momètre gamma mobile qui a traversé tout l'ensemble du coeur du réacteur et qui s'est montré.en permanence compa- tible avec-tous les étalonnages calorimétriques décrits plus haut. D'autres caractéristiques et avantages de l'in- - vention ressortiront de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés et donnant, à titre explicatif mais nullement limitatif, plusieurs formes de réalisation. Sur ces dessins, la figure I est une vue en perspective, en partie éclatée, d'un chapelet de thermomètres gamma, par exemple du type Rolstad, modifié de manière à coopérer avec le thermomètre gamma selon l'invention, ce chapelet de thermomètres étant introduit partiellement dans un alésage traversant le coeur d'un réacteur nucléaire; - la figure 2 est une coupe transversale d'un thermomètre gamma miniature mobile selon l'invention con- venant au cas de la figure I ainsi qu'à d'autres applica- tions nécessitant la détermination d'un taux de dégagement linéaire de chaleur; - la figure 3 est une coupe longitudinale d'une autre forme de réalisation du thermomètre gamma miniature mfiobile, comportant un pont thermique et un élément de centrage entre la gaine du thermomètre et l'alésage dans lequel ce thermomètre est logé; - la figure 4 est une coupe longitudinale d'une autre forme de réalisation du thermomètre mobile, suivant laquelle une partie du couple thermoélectrique différentiel est recouverte d'un bouclier thermique; et - - la figure 5 est une coupe longitudinale d'un thermomètre gamma mobile du genre de celui de la figure 3, mais qui a été modifié de manière que le gradient ther- mique longitudinal soit déterminé d'après les caractéris- tiques des fils métalliques du couple thermoélectrique et non pas d'après celles de la gaine comportant une gar- niture isolante et des fils métalliques de couple ther- moélectrique. Une partie du chapelet de thermomètres gamma con- formes aux demandes de brevets Rolstad est désignée par la référence 1 sur la figure 1, et elle est représentée comme étant partiellement introduite dans un tube, fouxreau ou "chaussette" 2, destiné à un assemblage combustible mais en un endroit ne comportant pas de combustible. Le fluide de refroidissement, ou caloporteur, circule à grande vitesse dans ces tubes d'assemblages combustibles et, par suite, également dans l'espace annulaire 3. Le chapelet de thermomètres gamma comprend la gaine 4, amenée par étampage en bon contact thermique avec les éléments de détection 5 de grand diamètre, mais qui ne touche pas les éléments de détection 6 de petit diamètre (dont un seul est représenté). Plusieurs soudures de couple thermoélectrique (non représentées) servent à détec- ter la température des divers éléments de détection gamma., par exemple 5 et 6, et les potentiels électriques qui en résultent alimentent, par l'intermédiaire de conducteurs 7, des instruments (non représentés) situés à l'extérieur du réacteur nucléaire. Ces conducteurs 7 de couple thermo- électrique sont des conducteurs isolés électriquement au moyen de poudre céramique compacte, insensible au milieu environnant du réacteur, et 'ils sont recouverts d'une gaine métallique. Ces conducteurs 7, isolés par de la céramique et recouverts d'une gaine métallique rappellent les éléments chauffants d'une cuisinière électrique, par exemple ceux qui sont vendus sous la dénomination IlCalrod"' (Marque Déposée). De tels conducteurs de couples thermo- électriques sont d'un usage tout à fait courant dans les installations nucléaires. Ces conducteurs 7 des divers couples thermo- électriques sont maintenus et répartis à l'intérieur de l'alésage de section uniforme des éléments 5 et 6 de détection gamma, au moyen d'une tige centrale cannelée 8. Conformément à l'invention, cette tige centrale 8 présente un alésage 9 servant de tube pour instruments; en particulier, l'un des instruments que l'on peut y introduire est le thermomètre gamma mobile selon l'inven- tion. La tige centrale 8, modifiée par le percement de l'alésage 8 sera appelée ci-après "tube pour instruments". A ce stade de la description, il convient d'in- diquer la dimension des pièces décrites, afin de mieux comprendre l'exemple qui sera donné ci-après. Le tube 2 pour assemblages combustibles a un diamètre intérieur de 11,2 mm, la tige centrale 8 a un diamètre de 3,3 mm; l'alésage 9 a un diamètre de 2 mm; il est donc très petit, à tel point qu'une mine de crayon ordinaire, d'un diamètre de 2 mm ne peut y être introduite que par ajustage gras. Dans d'autres applications, qui seront étudiées plus loin, le thermomètre gamma mobile selon l'invention est plus gros, son diamètre étant de 10,5 mm. L'alésage traversant le coeur du réacteur nucléaire et dans lequel se déplace le thermomètre gamma, peut revê- tir diverses formes, comme indiqué ci-après: A - Cet alésage peut se présenter sous la forme d'un passage longitudinal coaxial complémentaire, prati- qué dans la tige centrale du thermomètre gamma de la demande de brevet Rolstad. Un tel thermomètre gamma trouve tout naturellement son application dans les réacteurs sous pression fabriqués par la Société Combustion Engineering, mais il peut également servir avec d'autres types de réac- teur atomiques. B - Cet alésage peut être celui d'un fourreau, ou "chaussette", pour instruments, du type de ceux qui tra- versent le coeur des réacteurs sous pression fabriqués par la Société Westinghouse, servant normalement au balayage à l'aide d'une chambre de fission mobile. C - Cet alésage peut être celui d'un tube de guidage sec traversant le coeur d'un réacteur nucléaire à eau bouillante, comme les réacteur fabriqués par la Société General Electric, servant normalement au balayage à l'aide d'un détecteur à neutrons à commande automatique. D - Cet alésage peut être celui d'un tube de guidage humide, comme par exemple ceux du réacteur nucléaire à eau sous pression fabriqué par la Société Combustion Engineering. Un tel tube de guidage humide est rempli d'un caloporteur en circulation et il contient normalement des aiguilles combustibles mais, si l'on n'y introduit pas de combustible, on peut y faire circuler le thermomètre gamma mobile selon l'invention. La figure 2 représente un thermomètre gamma ayant des dimensions et une forme qui permettent de l'enfiler dans l'alésage 9 du chapelet de thermomètre gamma de la figure 1. La tete, ou générateur de chaleur, 11, du thermo- mètre gamma est entourée d'un bouclier 12, dont le r6le essentiel est de servir d'écran pour la chaleur, mais qui joue également le r6le de tube protecteur pendant le dépla- cement d'un tube pour instruments dans l'alésage 19, cor- respondant à l'alésage 9 de la figure 1. Cette tête 11 _nf 4.n ri-Lf-cz1F--17 rpp niinlem+hm-41 qui se présentent sous la forme de points de soudure entre les fils métalliques 22, 23 et 24. Les fils 22 et 23 sont en un matériau approprié, comme par exemple le "Chromel" (Marque Déposée), tandis que le fil 24 et l'élément court de liaison 20 sont en un autre matériau approprié et compa- tible avec le premier, comme par exemple l'"Alumel (Marque Déposée). Comme cela est bien connu des spécialistes, on met à profit les propriétés thermo-électriques différentes de ces deux matériaux pour engendrer une différence de potentiel à chacune des soudures, ces différences de poten- tiel étant caractéristiques de la. température de chaque soudure. Les fils 22, 23 et 24 sont noyés dans une gaine , fixée à la base 14 de la tgte 11. En dehors du coeur du réacteur, l'extrémité de gauche de cette gaine est accessible et elle permet de brancher des instruments de mesure aux fils 22, 23 et 24. En vue d'empêcher la formation de courts-circuits entre les fils 22, 23 et 24, ou entre chacun de ces fils et la tete 11 ou la gaine 25, on isole électriquement ces fils à l'aide d'une poudre compacte 26. Sur la surface extérieure de cette gaine 25 est enroulé et fortement serré un fil métallique hélico!dal 27 ce fil donne de la rigidité à la gaine qui, sans cela, risquerait de se tordre au cours des manipulations. Il per- met également l'entraînement du thermomètre gamma dans l'alésage destiné à recevoir le thermomètre gamma miniature mobile, par exemple l'alésage 9 de la figure 1 ou l'alé- sage 19 de la fi ure 2, à l'aide d'un oraane de nronulsion (non représenté) qui vient s'engager entre les spires suc- cessives du fil hélicoïdal 27, à la manière d'un pignon et d'une crémaillère. D'autres dispositifs de propulsion peuvent assurer L'entrainement du thermomètre mobile, à l'aide de roues à frottement appliquées directement sur la face exté- rieure de la gaine. L'élément de propulsion est situé à l'extérieur du réacteur, dans une zone suceptible d'être utilisée. La gaine 25 a une longueur suffisante pour qu'une grande lon- gueur de cette gaine demeure appliquée sur un tambour de stockage, voisin de l'organe de propulsion, lorsque l'on a enfoncé le plus loin possible le thermomètre gamma mobile dans le coeur du réacteur. L'extrémité de cette gaine est située sur le tambour de stockage et reliée à des instru- ments électriques. L'extrémité constituant la tête de la gaine et le thermomètre gamma deviennent fortement radio- actifs au cours du balayage du coeur du réacteur. Une fois le balayage terminé, on retire du coeur la gaine à l'aide de l'organe de propulsion et l'on conserve momentanément cette gaine sur le tambour de stockage, après quoi on l'entraîne de nouveau vers l'avant, par l'intermédiaire d'un ensemble de commutateurs en étoile, dans un autre tube pour instruments en vue de nouvelles mesures. La radio- activité provoquée dans le thermomètre et dans la gaine ne gêne pas les mesures. En dehors des périodes de mesure, on conserve la sonde et la gaine en un lieu de repos, o cette radioactivité provoquée ne présente aucun inconvé- nient. Au cours de l'utilisation du thermomètre gamma, les radiations gamma ambiantes échauffent les diverses pièces, d'une manière qui dépend des matériaux utilisés. En vue de simplifier les explications, on supposera que toutes les pièces sont échauffées de la même façon par le flux gamma et que la température à l'intérieur de l'alésage 19 est uniforme. La gaine 25 prend donc une température uniforme et perd de la chaleur dans la direction radiale vers l'extérieur. La tête 11 est plus chaude à son extré- mité de droite, ou bout, qu'à son extrémité de gauche, au voisinage de la base 14, étant donné que cette dernière joue le rôle de puits de chaleur envers la quasi totalité de la chaleur qui se dégage dans l'extrémité de droite et du fait qu'il y a une résistance thermique entre le puits de- chaleur à la base 14 et la source chaude située à l'ex- trémité de droite de la tête 11. La soudure 17 du couple thermoélectrique est donc plus chaude que la soudure 15, la différence de température étant fonction du flux gamma ambiant. Le circuit électrique formé par le fil métallique 22, la soudure 17, l'élément court de liaison 20, la sou- dure 15 et le fil 23, constitue un couple thermo-électrique différentiel entre les soudures 17 et 15. Ce couple thermo- électrique donne naissance à une différence de potentiel qui est fonction de la différence de température entre l'extrémité de droite de la tête 11 et l'extrémité de gauche 14, ou puits de chaleur. Cette différence de poten- tiel, qui est proportionnelle à la différence de tempéra- ture, est envoyée dans un compteur (non représenté) situé à l'extérieur du coeur du réacteur, à l'aide des fils 22 et 23. La différence de température entre la soudure chaude 17 et la soudure froide 15 du couple thermoélectrique est directement fonction de la valeur du flux gamma ambiant et elle est en grande partie indépendante de la température de la base 14 sauf si la conductivité thermique du matériau varie légèrement en fonction de la température. En vue de l'obtention de mesures très précises, il convient que la température de la base 14 soit inférieure d'environ 501C à celle de l'alésage 19. En vue d'éviter tout risque d'in- dications imprécises, le fil 24 est relié également à la soudure 15 du couple thermoélectrique, qui joue le rôle de soudure chaude pour la paire de conducteurs 23 et 24. Le fil 24 va jusqu'à l'extérieur du réacteur, o, d'une manière qui n'est pas représentée mais est bien connue des spécia- listes, il est relié à une soudure froide qui, elle-même, est reliée à une des bornes d'un compteur, dont l'autre borne est reliée au fil 23. De la sorte, ce fil 23 constitue un conducteur commun pour deux circuits distincts à couple thermoélectrique, l'un de ces circuits déterminant la dif- férence de température le long de la tête 11, tandis que l'autre circuit, à l'aide d'une soudure froide extérieure, détermine la température du puits 14. L'indication de la température à la soudure 15 peut être utilisée pour corriger le calcul du flux gamma ambiant obtenu à partir du thermocouple différentiel qui comprend les soudures 15 et 17. En général, il n'y a pas lieu d'effectuer de corrections si la température du puits 14 est inférieure d'environ 501C à la température de l'alé- sage 19. Si la température repérée du puits indique que le contact thermique avec l'alésage 19 est mauvais, l'utili- sateur peut s'il le désire retirer l'ensemble et le réin- troduire en vue d'assurer un meilleur contact thermique. L'extérieur de la tête 11 et l'intérieur du bou- clier 12 sont avantageusement polis, afin que le transfert de chaleur par radiation entre ces deux éléments soit faible. De plus, l'espace 21 compris entre la tête 11 et le bou- chier 12 est: a) prévu étroit, et b) soit mis sous vide, soit rempli d'un gaz de faible conductivité thermique, par exemple de l'argon ou du krypton, de manière à suppri- mer ou tout au moins diminuer le transfert de chaleur par convection entre la tête 11 et le bouclier 12. Il en résulte que l'extrémité de droite de la tâte il perd de la chaleur essentiellement par conduction longitudinale vers la base 14. On peut calculer avec précision le gra-, dient thermique qui en résulte le long de la tete 11, étant donné que les dimensions de cette dernière, qui a été usi- née sur un tour, sont connues avec précision et que cette tête Il est massive par rapport au fil 22, à l'élément court de liaison 20 et à la poudre compacte 26 logés dans cette tête, ce fil, cet élément de liaison et cette poudre ayant des dimensions et des propriétés qui ne sont pas aussi bien définies. La forme de réalisation représentée sur la figure 2 présente donc cet avantage que son étalonnage peut être calculé avec précision et vérifié par rapport à un étalon- nage expérimental. Ces deux étalonnages peuvent, lorsqu'ils sont concordants, être utilisés comme base pour étalonner d'autresthermomètres gamma. Sur la figure 3 est représenté, en 28, une autre forme de réalisation du thermomètre gamma selon l'invention, introduit dans l'alésage 29. Dans cette nouvelle forme de réalisation, la gaine 30 est prolongée de manière à former une extrémité 30A qui est rendue hermétique par un joint de soudure effectué à l'aide d'un faisceau d'électrons. Les soudures de couple thermoélectrique et les fils à l'inté- rieur de ce thermomètre gamma 28 sont identiques à ceux de la figure 2. Les soudures 15A et 17A correspondent, en ce qui concerne la construction et le fonctionnement, respec- tivement aux soudures 15 et 17 de la figure 2. Une caractéristique nouvelle de cette forme de réalisation réside dans la présence d'une série d'éléments élastiques 32 qui sont fixés sur le pourtour de la gaine. Ces éléments élastiques sont représentés comme étant atta- chés à la gaine à l'aide de rivets 33. On comprend aisément que, dans un milieu nucléaire, on n'emploie pas de rivets et que bien entendu la fixation de ces éléments élastiques se fait par soudage; mais étant donné qu'une soudure serait difficile à distinguer sur une figure, on a représenté des rivets. Ces éléments élastiques 32 jouent deux rôles. Ils jouent le rôle de ponts thermiques, servant,à maintenir la température de la gaine au voisinage des rivets 33 voisine de celle de l'alésage 29. Ces éléments élastiques 32 jouent également le rôle de moyens de centrage du thermomètre gamma à l'intérieur de cet alésage. En cours de fonctionnement, il est important que l'extrémité de droite, ou tête, 30 du thermomètre gamma 28 ne touche pas l'alésage 29 étant donné qu'un contact quelconque gênerait le gradient ther- mique entre la tête 30 et la soudure 15A. Grâce à l'effet de centrage assuré par les éléments élastiques 32, on est certain qu'il n'y aura pas de contact fâcheux. En raison de la présence du pont thermique 32, l'un des r6les de la soudure 15A du couple thermoélectrique (dont la soudure froide éloignée n'est pas représentée) est de faire savoir si la température de la gaine n'est pas la température qui convient et non pas d'effectuer une mesure (comme dans le cas de la figure 2), pour corriger la différence de température. On peut lubrifier les éléments élastiques 32 à l'aide du produit "Néolube" (Marque Déposée), spécialité composée de graphite en suspension organique avec de l'al- cool qui permet de l'étendre plus facilement. Un tel lubri- fiant a non seulement pour avantage de permettre de pousser plus facilement le thermomètre gamma dans le tube pour ins- truments, mais également d'augmenter la conductivité ther- mique entre l'alésage 29 et le thermomètre gamma. Lorsqu'il n'y a pas de pont thermique avec un thermomètre gamma mobile, on a constaté que l'utilisation du lubrifiant "Néolube" assure en général, entre le ther- momqtre gamma et l'alésage du tube pour instruments, un contact thermique suffisant pour obtenir des indications précises. Toutefois, dans un tel cas, la qualité du contact thermique doit être vérifiée par observation de la tempéra- ture absolue du thermomètre gamma. 3È Dans le cas du thermomètre gamma du type Rolstad, lorsqu'on l'utilise à l'intérieur d'un tube sec, il est préférable, pour deux raisons, d'utiliser de tels disposi- tifs à pont thermique. Dans les installations à écoulement * thermique biaxial des thermomètres gamma Rolstad, la pré- cision souffre davantage des variations de température des sources que dans le cas des dispositifs à écoulement calo- rifique unique selon l'invention. Dans le cas des thermo- mètres du type Rolstad, on supprime souvent cet inconvénient en refroidissant par de l'eau, ce qui n'est pas courant avec les thermomètres gamma mobiles. La forme de réalisation représentée sur la figure 4 fait appel à un pont thermique et à un élément de centrage différents et elle est conçue de manière à associer à la gaine simple étampée de la forme de réalisation représentée sur-la figure 3, les propriétés très avantageuses de la tête revêtue d'un bouclier, de la forme de réalisation représentée sur la figure 2. Le thermomètre gamma 41 est introduit dans l'alésage 39. La gaine 43, qui contient les couples thermoélectriques B et 17B a été aplatie par étampage jusqu'à avoir une set- tion transversale très faible au droit de la tête 44. Un tel étampage, lorsqu'il est effectué convenablement, par un écoulement laminaire, modifie l'échelle de façon inverse suivant l'axe longitudinal et l'axe transversal, sans modifier les propriétés du couple thermoélectrique. La tête 44, mince et fragile, est recouverte d'un élément 45 servant de bou- chier protecteur et de guide. L'élément servant de pont thermique et de moyen de centrage qui joue le role de puits de chaleur, se présente sous la forme d'un collier 46 très conducteur entre ce collier 46 et l'alésage 49 ne subsiste qu'un jeu très faible. Grâce à ce jeu, on est certain que ce collier 46 touche l'alésage 39 pour assurer un contact ther- mique et, de plus, l'axe géométrique du thermomètre gamma 41 ne risque pas d'être fortement incliné par rapport à celui de l'alésage, de telle sorte que le bouclier 45 ne risque pas de toucher cet alésage 39. L'espace 47 compris entre la partie étampée ou tête 44 et le bouclier 45 peut être mise sous vide, ou bien on peut la remplir d'argon ou de krypton. Suivant une forme de réalisation concrète, une fois le thermomètre gamma introduit dans le coeur d'un réacteur fonctionnant à pleine puissance, l'extrémité de droite du bout 44 est à une tempé- rature supérieure d'environ 201C à celle de l'extrémité de gauche, voisine du collier 46. On estime qu'en raison de cette condition, sur la quantité totale d'énergie thermique libérée dans les matériaux de l'extrémité de droite de la tête 44 (surtout le matériau constituant la gaine), environ 1 %o est perdu par radiation vers le bouclier, tandis qu'il y a une perte d'environ 15 % vers le bouclier, par convec- tion, dans le cas de remplissage avec de l'argon. Le restant s'écoule par conduction longitudinale le long de la tête 44 jusqu'au puits de chaleur, au droit du collier 46. La forme de réalisation représentée sur la figure 5 est analogue à celle de la figure 3, mais elle possède une sensibilité beaucoup plus grande. Le thermomètre gamma 51 est introduit dans l'alé- sage 49. La gaine 53 renferme une poudre isolante compacte - 55 qui maintient et isole les soudures 15C et 17C du couple thermoélectrique. A l'extrémité avant 54 de cette gaine 53, on a enlevé la poudre de manière à laisser l'espace libre 57, dans lequel on peut faire le vide, ou que l'on peut remplir d'un gaz peu conducteur. Dans cette dernière forme de réalisation, ce sont les fils 58 et 59 qui constituent les détecteurs des radia- tions gamma, en s'échauffant intérieurement sous l'effet du flux gamma, et qui assurent également la conduction ther- mique le long d'un trajet longitudinal vers un puits de chaleur. La tête 54 de la gaine 53 joue le rôle de bouclier thermique pour les fils 58 et 59. Dans cette forme de réalisation, le couple thermo- électrique différentiel joue donc deux rôles, à savoir, d'une part, de capturer les radiations gamma et de les con- vertir en chaleur et, d'autre part, de faire connaître la différence de chaleur qui en résulte. Cela distingue cette dernière forme de réalisation des autres, étudiées plus haut, dans lesquelles le thermocouple différentiel joue uni- quement ce dernier rôle. Il ressort de la description qui précède que le thermomètre gamma mobile décrit ci-dessus est suscep- tible d'un grand nombre d'applications. En plus de son utilisation pour étalonner une rangée de thermomètres gamma, on peut l'employer pour étalonner une rangée d'ins- truments de mesure d'activité nucléaire d'un autre type, par exemple des détecteurs à neutrons à fonctionnement automatique. En outre, le thermomètre gamma mobile selon l'invention peut servir soit d'instrument de mesure ins- tallé de façon définitive, soit d'instrument de mesure mobile, disponible en permanence. REVENDICATIONS 1. Dispositif de mesure de la chaleur dégagée par une portion de longueur donnée d'aiguille combustible de réacteur nucléaire, caractérisé par le fait qu'il com- prend: - un chapelet de thermomètres gamma (1) disposés dans le coeur d'un réacteur nucléaire qui fournit un flux de rayons gamma, ce réacteur comportant d'autres moyens servant à faire circuler un fluide de refroidissement, ou caloporteur, chacun de ces thermomètres gamma ayant son taux propre de dégagement de chaleur provoqué par la valeur locale dudit flux ambiant de rayons gamma, et également son taux propre de dissipation de chaleur vers ce caloporteur, la disposition étant telle que la température de fonctionne- ment de chaque thermomètre gamma est une fonction à plu- sieurs variables dépendant de la valeur locale dudit flux ambiant de rayons gamma, dudit taux de dégagement de cha- leur et dudit taux de dissipation de chaleur vers le calo- porteur, - des moyens de transmission, situés dans chacun de ces thermomètres gamma et servant à transmettre la température de chacun d'eux à l'extérieur du réacteur nucléaire, - un thermomètre gamma complémentaire (11, 25) muni de moyens qui lui permettent de se déplacer le long de ce chapelet (1) de thermomètres à rayons gamma, de manière à venir tour à tour au voisinage immédiat de cha- cun des thermomètres gamma dudit chapelet, - des moyens de transmission, logés dans ce ther- momètre gamma complémentaire, servant à envoyer à l'exté- rieur des réacteurs nucléaires une indication du flux gamma dans ledit thermomètre gamma complémentaire, - la disposition étant telle que les indications fournies par ce thermomètre gamma complémentaire peuvent être utilisées pour étalonner les divers thermomètres gamma dudit chapelet. e 20 2. Dispositif de mesure selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ledit thermomètre gamma complé- mentaire (11, 25) transmet un signal qui constitue une mesure directe du taux de dégagement linéaire de chaleur. 3. Dispositif de mesure selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ledit thermomètre gamma complé- mentaire (11, 25) transmet un signal qui est une indication directe de la température de ce thermomètre. 4. Dispositif de mesure selon la revendication 1, - caractérisé par le fait que ledit thermomètre gamma complé- mentaire (11, 25) peut se déplacer le long dudit chapelet (1) dethermomètres gamma, dans un alésage(9)pratiqué dans ce chapelet (1). 5. Dispositif de mesure selon la revendication 4, caractérisé par le fait que cet alésage est un alésage sec. 6. Procédé permettant d'étalonner, pendant que le réacteur est à l'état de fission stable, un chapelet de thermomètres gamma disposés dans le coeur de ce réacteur, ce procédé étant caractérisé par le fait qu'il consiste à faire circuler ce thermomètre gamma mobile dans ledit réacteur nucléaire en le faisant passer tout près du chape- let de thermomètres gamma, et à relier les indications fournies par chacun des thermomètres gamma dudit chapelet à l'indication fournie par ledit thermomètre gamma mobile, au moment o il passe en regard de chacun de ces divers thermomètres. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé par le fait que l'on utilise le thermomètre gamma mobile pour mesurer directement le t-aux de dégagement linéaire de chaleur. 8. Procédé selon la revendication 6, caractérisé par le fait que l'on fait passer ce thermomètre gamma mobile dans ledit chapelet de thermomètres gamma. 9. Dispositif de mesure de la chaleur dégagée par une portion de longueur donnée d'aiguille combustible de réacteur nucléaire, caractérisé par le fait qu'il comprend: - une rangée de thermomètres gamma fixes, - un thermomètre gamma mobile, - des moyens prévus dans lesdits thermomètres fixes et constituant une entrée tubulaire pour l'intro- duction de ce thermomètre gamma mobile, - la disposition étant telle que ce thermomètre gamma mobile permet d'étalonner entre eux les divers thermo- mètres gamma de cette rangée de thermomètres fixes. 10. Dispositif de mesure de la chaleur dégagée par une portion de longueur donnée d'aiguille combustible de réacteur nucléaire, caractérisé par le fait qu'il comprend: - un coeur de réacteur nucléaire, de grande lon- gueur, - une série de dispositifs de mesure de l'acti- vité nucléaire locale, répartis dans ce coeur du réacteur nucléaire, - des moyens de transmission servant à envoyer à l'extérieur dudit coeur du réacteur, une indication de l'activité nucléaire locale, mesurée par chacun desdits dispositifs de mesure, - des moyens permettant d'étalonner entre eux lesdits dispositifs de mesure de l'activité nucléaire locale, de façon à déterminer la sensibilité de chacun d'eux à l'activité nucléaire locale, - lesdits moyens consistant en un thermomètre gamma miniature à étalonnage stable, - les moyens de transmission servant à envoyer à l'extérieur du coeur du réacteur nucléaire une indication de l'activité nucléaire locale mesurée par ledit thermo- mètre gamma miniature, et - des moyens servant à entraîner ce thermomètre gamma miniature le long dudit coeur du réacteur nucléaire de manière qu'il vienne tour à tour au voisinage de chacun desdits dispositifs de mesure de l'activité nucléaire locale, - la disposition étant telle que les indications successives fournies par ce thermomètre gamma miniature permettent d'étalonner chacun desdits dispositifs de mesure de l'activité nucléaire locale. 11. Dispositif selon la revendication 10, carac- térisé par le fait que ledit thermomètre gamma miniature transmet un signal qui constitue une mesure directe du taux de dégagement linéaire de chaleur. 12. Procédé permettant d'étalonner, lorsque le réacteur est à l'état de fission stable, une série de dis- positifs de mesure de l'activité nucléaire répartis dans le coeur de ce réacteur, ce procédé étant caractérisé par le fait qu'il consiste à faire circuler un thermomètre gamma mobile dans ledit réacteur nucléaire pour le faire passer. tout près de chacun desdits dispositifs de mesure de l'acti- vité nucléaire et à relier les indications fournies par chacun desdits dispositifs de mesure de l'activité nucléaire à l'indication fournie par ledit thermomètre gamma mobile, lorsque celui-ci passe en regard de chacun desdits dispo- sitifs de mesure. 13. Procédé selon la revendication 12, caractérisé par le fait que ce thermomètre gamma mobile sert à mesurer directement le taux de dégagement linéaire de chaleur. 14. Dispositif de mesure de la chaleur dégagée par une portion de longueur donnée d'un élément combustible de réacteur nucléaire, caractérisé par le fait qu'il comprend une rangée de dispositifs fixes de mesure de l'activité nucléaire, un thermomètre gamma mobile, et des moyens, prévus dans ladite rangée de dispositifs, permettant de constituer un tube pour l'introduction dudit thermomètre gamma mobile, la disposition étant telle que ce thermomètre mobile permet d'étalonner entre eux les dispositifs de mesure de l'acti- vité nucléaire constituant ladite rangée. 15. Thermomètre gamma mobile destiné à se dépla- cer dans un alésage percé dans le coeur d'un réacteur nucléaire-, ce thermomètre étant caractérisé par le fait qu'il comprend: - une masse (11) qui s'échauffe sous l'effet d'un flux gamma, en absorbant l'énergie fournie par ledit flux, - des moyens (12) destinés à isoler thermique- ment ladite masse (11), - un puits de chaleur, - des moyens (20) servant à constituer une liai- son de résistance thermique donnée, entre ladite masse (11) et ce puits de chaleur, - des soudures. distinctes de couple thermoélec- trique servant à repérer la température de ladite masse (11) et dudit puits de chaleur, - trois conducteurs isolés (22, 23, 24) provenant d'un point éloigné et qui arrivent jusqu'auxdits couples thermoélectriques, deux de ces conducteurs isolés étant reliés chacun à l'une des soudures d'un couple thermo- électrique, tandis que le troisième de ces conducteurs sert de liaison commune avec ces deux soudures, et - une gaine (25) de forme tubulaire recouvrant de façon continue et renfermant lesdits trois conducteurs isolés (22, 23, 24), lesdites soudures de couple thermoélec- trique, ledit élément de liaison possédant une résistance thermique donnée et ladite masse, cette gaine tubulaire (25) constituant ledit puits de chaleur. 16. Thermomètre gamma mobile selon la revendica- tion 15, caractérisé par le fait que ladite gaine tubulaire (25) est souple et peut s'enrouler autour d'un tambour. 17. Thermomètre mobile selon la revendication 15, caractérisé par le fait que ladite gaine tubulaire (25) est recouverte d'un fil métallique hélicoïdal (27) qui la serre fortement, le pas de l'hélice constituée par ce fil étant égal à environ deux fois le diamètre de ce fil, la disposi- tion étant telle que cette qaine (25) se i-.rnist' frn'ri et par suite ne peut pas se tordre, et que l'on peut faire déplacer facilement le long de cette gaine (25) les moyens qui viennent s'appliquer contre cette hélice à la manière d'un pignon et d'une crémaillère. 18. Thermomètre gamma mobile selon la revendi- cation 15, caractérisé par le fait que ladite gaine (25) est constituée par des éléments distincts. 19. Thermomètre gamma mobile selon la reven- dication 15, caractérisé par le fait que cette gaine (25) est d'un seul tenant. 20. Thermomètre gamma mobile selon la revendi- cation 15, caractérisé par le fait que ladite gai-ne (25) a, à l'endroit o elle contient lesdits trois fils isolés (22, 23, 24), un diamètre plus grand qu'à l'endroit o elle contient lesdits moyens servant à constituer une liaison possédant une résistance thermique donnée. 21. Thermomètre gamma mobile selon la revendica- tion 20, caractérisé par le fait que cette partie de plus petit diamètre de la gaine (25) est entourée par un bou- clier coaxial qui l'enveloppe. 22. Thermomètre gamma mobile selon la revendica- tion 15, caractérisé par le fait qu'il comprend des moyens servant à améliorer le contact thermique entre ladite gaine (25) et ledit alésage, lesdits moyens étant situés sur cette gaine au voisinage de l'une des extrémités de ces moyens, de manière à constituer un élément de liaison possédant une résistance thermique donnée. 23. Thermomètre gamma mobile selon la revendica- tion 22, caractérisé par le fait que lesdits moyens servant à améliorer le contact thermique consistent en des éléments élastiques (32) qui s'étendent dans l'intervalle compris entre cette gaine (25) et ledit alésage. 24. Thermomètre gamma mobile selon la revendica- tion 22, caractérisé par le fait que lesdits moyens servant à améliorer le contact thermique consistent en un collier (46) qui vient au contact de cette gaine et ayant une épais- seur telle qu'il s'étend presque sur toute la largeur de l'intervalle entre cette gaine et cet alésage. 25. Thermomètre gamma mobile selon la revendica- tion 22, caractérisé par le fait que lesdits moyens servant à améliorer le contact thermique comprennent une couche de lubrifiant recouvrant ladite gaine (25). 26. Thermomètre gamma mobile selon la revendica- tion 15, caractérisé par le fait que ladite masse (11) et ledit élément de liaison possédant une résistance thermique donnée sont constitués par l'une desdites soudures de thermo- couple et par deux desdits conducteurs isolés (22, 23, 24) ladite soudure de couple thermoélectrique étant maintenue par lesdits deux conducteurs isolés disposés en porte-à- faux, et l'extrémité de base de ces éléments en porte-à-faux étant fixée dans ladite gaine (25) à l'aide desdits éléments isolants. 27. Thermomètre gamma mobile selon la revendica- tion 15, en position de repos. 28. Thermomètre gamma mobile selon la revendica- tion 15, en position rangée.. 29. Thermomètre gamma mobile selon la revendica- tion 15, logé dans ledit alésage. 30. Thermomètre gamma mobile selon la revendica- tion 15, fixe dans ledit alésage.