l'invention se rapporte aux véhicules propulsés manuellement et elle concerne plus particulièrement mais non exclusivement les véhicules destinés à servir de jouets, de moyens de distraction, ou encore à buts éducatifs ou thérapeutiques. Dans ce qui 5 suit, les mots "propulsion manuelle" désignent aussi bien une commande par les pieds ou par les jambes, qu'une commande assurée par les mains au moyen de manivelles ou d'organes analogues. Dans des modes de réalisation préférés de l'invention, le véhicule est conçu de façon que sa conduite exige une certaine 10 adresse de la part du conducteur, sans quoi il tendrait à se déplacer dans des directions quelconques. Ces véhicules peuvent différer par les degrés d'adresse et de force musculaire respectifs qu'ils exigent de la part du conductetir, de façon à convenir à des enfants d'âges différents ou à des adultes. 15 Un véhicule selon l'invention comprend deux roues motrices non directrices et au moins une roulette non orientable, et une commande manuelle pour entraîner différentiellement les deux roues motrices. Le terme "non orientable" signifie que la roulette peut pivoter afin de coopérer à la direction du véhicule, 20 autour d'un axe pratiquement vertical en arrière duquel la roue peut traîner si on le désire pour réaliser un auto-alignement, sans qu'il soit prévu de liaison directrice positive permanente. Cette "roulette" peut être constituée pratiquement par une simple sphère mobile en tous sens dans un joint universel. La transmis-25 sion précitée ne comprend pas nécessairement un "différentiel" classique : au contraire, elle comprend,de préférence, deux organes commandés indépendamment l'un de l'autre et réunis respectivement aux deux roues motrices. La transmission peut être reliée aux roues motrices associées 30 par des mécanismes positifs réversibles, c'est-à-dire opérant de façon que tout déplacement de chaque organe de la transmission provoque un mouvement correspondant de la roue motrice associée , ou inversement, vers l'avant ou vers l'arrière 69 00736 2 2000435 ficile de réaliser des virages de faible rayon, et, de préférence^ un mécanisme approprié permet alors de freiner à volonté l'une ou l'autre des roues motrices précitées. De préférence, la roulette ou les roues sont placées à l'a-5 vant du véhicule. Cette disposition présente deux avantages ï d'une part, on peut plus facilement placer le conducteur de façon que son poids porte sur les roues motrices principales, et, d'autre part, l'efret directeur exercé à l'avant du véhicule est plus positif et plus prononcé, ce qui permet au véhicule d'éviter 10 plus facilement les obstacles. Suivant une cax-actéristique préférée de l'invention, les deux roues motrices sont montées coaxialement de part et d'autre du véhicule et suspendues indépendamment. Le véhicule peut aussi comprendre un frein agissant sur la périphérie d'une roue du 15 véhicule et capable d'être mis automatiquement en prise par le mouvement efzectué par la suspension du véhicule au moment où. celui-ci est libéré de sa charge. L'invention peut être mise en oeuvre de nombreuses manières différentes; on en décrit ci-après trois exemples de 20 réalisation avec référence aux dessins annexés. Les figures 1 et 2 sont respectivement une vue de dessous et une vue de l'arrière d'un premier véhicule selon l'invention. La figure 3 est une vue latérale du même véhicule, dont on a enlevé le côté le plus proche de l'observateur afin de montrer 25 la suspension. Les figures 4 et 5 sont respectivement une vue de dessous et une vue latérale d'un second véhicule selon l'invention. La figure 6 est une vue de dessous d'un troisième véhicule selon l'invention. 30 Le véhicule des figures 1 à 3 comprend un châssis métallique tubulaire de forme générale rectangulaire mais légèrement plus large à l'arrière et dans lequel on peut distinguér des sections transversales antérieure 10 et postérieure 11 et des sections latérales gauche 12 et droite 13. A l'arrière du châssis 11 est 35 fixé rigidement un arceau transversal tubulaire 14, et de deux points supérieurs de celui-ci partent deux tubes parallèles 15 et 16 dirigés d'abord horizontalement vers l'avant puis recourbés vers le bas pour rejoindre la section 10. Un siège 17 est monté vers l'arrière du véhicule sur les tubes 15 et 16, auxquels est 40 fixé un dossier 10 qu'on peut rabattre vers l'avant sur le siège 69 00736 2000435 17 pour le rangeaient ou le transport. ïïn repose-pieds 19 est fixé au châssis à l'extrémité antérieure du véhicule. Deux roues motrices principales 20 et 21 sont montées à peu près sur un.arbre transversal à l'arrière du véhicule et réunies 5 respectivement à des essie.ux moteurs 22 et 23; les extrémités intérieures des essi»ux sont montées indépendamment l'une de l'autre dans un palier ou manchon transversal 24- porté par un axe 25 fixé à la section 11. Les roues 20 et 21 peuvent ainsi tourner indépendamment l'une de l'autre. La partie extérieure 10 de chaque essieu est réunie au châssis par une suspension élastique indépendante qui comprend une plaque métallique ajourée 26 fixée au châssis et présentant une glissière verticale dans laquelle se loge unressort 27 qui sollicite l'essieu associé vers le bas par rapport au châssis. Le palier 24 ménage un jeu suffi-15 sant pour permettre ces mouvements indépendants. Aux deux angles antérieurs du châssis sont montées respectivement deux roulettes 28 et 29 de petit diamètre supportées dans des chapes qui pivotent librement autour d'axes verticaux de façon à s'adapter automatiquement aux mouvements de conduite du véhicule. 20 Les essieux 22 et 23 possèdent des portions coudées 31 et 32 formant manivelles réunies par des biellettes 33 et 34 aux extrémités inférieures associées de deux leviers de manoeuvre indépendants 35 et 36 pivotés sur un axe transversal fixe commun 37 disposé entre les tubes 15 et 16. Chacun des leviers 35 et 36 25 constitue donc une transmission positive de mouvement aux roues 20 et 21 et, inversement, un mouvement d'une des roues est converti en un mouvement oscillant du levier associé. Si l'on suppose que les manivelles 31 et 32 sont initialement alignées, on voit que si les leviers 35 et 36 sont actionnés en synchronisme, 30 les roues 20 et 21 tournent à la même vitesse et par conséquent le véhicule avance en ligne droite. Pour faire virer le véhicule, on doit actionner un levier plus rapidement que l'autre, ce qui fait qu'ils sont progressivement déphasés l'un par rapport à l'autre. On peut conduire le véhicule simplement par des manoeu-35 vres appropriées des leviers 35 et 36, les roulettes 28 et 29 suivant automatiquement l'orientation donnée par les roues 20 et 21. Le châssis et le siège du véhicule que montrent les figures 4 et 5 sont pratiquement semblables aux châssis et au siège du 40 véhicule précédemment décrit et, sur ces dernières figures, les 69 00736 4 2000435 pièces similaires à celles déjà décrites sont affectées respectivement des mêmes références affectées toutefois de l'indice "prime" (•). Ce véhicule ne comporte pas d'élément transversal tel que 14, et les tubes 15* et 16* ent des portions verticales 5 qui descendent jusqu'à la section postérieure 11* du châssis. line différence importante réside dans le fait que, dans cette variante, sur les extrémités intérieures des essieux 22* et 23' sont calées des roues à chaîne 40 et 41 qui comportent chacune un dispositif de roue libre, les extrémités inférieures des 10 leviers 35' et 36* sont réunies à des chaînes 42 et 43 qui coopèrent de la manière usuelle avec les roues 40 et 41 mais dont les extrémités opposées sont réunies à des ressorts 44 (figure 5) fixés à demeure à l'avant du châssis. Grâce à ce système d'entraînement, on peut immobiliser l'un et/ou l'autre des leviers 15 35' et 36* sans qu'il soit pour cela nécessaire d'arrêter la roue 20* ou 21 * correspondante. Si les leviers 35* et 36* ne sont pas en phase, il est relativement facile de les y ramener, ce qui facilite la conduite générale du véhicule et en particulier son avance en ligne droite. Pour permettre des virages très 20 serrés, le véhicule comprend deux freins à pédale qui agissent respectivement sur xes roues 2u' et 21'. Chaque ïrexn comprend une pédale 48 fixée à l'extrémité antérieure d'un levier 49 de grande longueur pivotant en 50 sur le côté adjacent du chas-sis, et l'extrémité postérieure de ce levier présente un sabot 25 de freinage 51 qui coopère avec la périphérie du pneumatique de la roue 20' et 21' associée. Il suffit donc de freiner une roue en même temps qu'on entraîne la roue opposée pour réaliser le virage serré voulu. Comme dans le véhicule décrit en premier lieu, chacune des 30 roues 20* et 21' est suspendue élastiquement, et chaque sabot 51 coopère avec une portion adjacente du pneumatique associé située au-dessous du plan horizontal passant par l'axe de Itesieu correspondant (figure 5). Quand un conducteur monte sur le véhicule et rapproche ainsi le châssis du sol, les roues 20* et 211 se 35 déplacent légèrement vers le haut par rapport aux sabots 51, ce qui dégage automatiquement ceux-ci bien qu'on puisse les ramener en prise en actionnant une des pédales 48. De même, quand le conducteur descend de sa voiture, les freins reviennent automatiquement en prise. 40 Dans la variante de la figure 6, deux roues motrices 55 et 56 69 00736 2000435 sont mues par un mécanisme à manivelle. Le châssis est encore pratiquement rectangulaire, et deux roulettes 57 et 58 sont montées aur un tube transversal 59 faisant partie du châssis et placé en arrière de son extrémité antérieure; elles sont donc 5 plus près des roues 55 et 56 que dans les véhicules précédemment décrits. Un siège 60 est placé entièrement en arant de l'axe des roues motrices. Les manivelles des essieux moteurs sont consti* tuées par des paires de plaques 61 et 62 réunies par une entretoise faisant office de bouton de manivelle, et des essieux 10 tourillonnent dans des paliers 63 fixés à demeure au châssis sans interposition d'aucune suspension élastique. Dans les véhicules décrits, les leviers sont actionnés à la main et transforment un mouvement oscillant en un mouvement de rotation, mais ils pourraient aussi être mus par des pédales et 15 recevoir un mouvement de rotation ou de va-et-vient. Il serait aussi possible, bien que cette disposition ne convienne pas dans tous les cas, de placer les roulettes à l'arrière du véhicule, ou d'en placer une ou deux à la fois à l'avant et à l'arrière du véhicule, en les disposant de façon qu'on puisse faire légère-20 ment basculer ou incliner le véhicule autour des roues motrices jusqu'à ce que les roulettes antérieures ou postérieures viennent en contact avec le sol environnant. A cet effet, on placerait les roulettes antérieures et postérieures de façon que leurs extrémités inférieures se trouvent légèrement au-dessus du plan 25 horizontal tangent aux parties inférieures extrêmes des roues motrices. 69 00736 « 2000435 BSVKlglICATIONS 1 - Véhicule propulsé manuellement, caractérisé en ce qu'il comprend deux roues motrices non directrices et au moins une roulette non orientable et une transmission actionnée manuellement de façon qu'on puisse à volonté entraîner différent!ellement 5 les deux roues motrices. 2 - Véhicule suivant la revendication 2, caractérisé en ce que le dispositif de transmission comprend deux organes actionnés indépendamment l'un de l'autre et associés respectivement aux deux roues motrices. 10 3 - Véhicule suivant la revendication 2, caractérisé en ce que les organes de transmission sont réunis aux roues motrices associées par des mécanismes d'entraînement unidirectionnels. 4 - Véhicule suivant la revendication 2, caractérisé en ce que les organes de transmission sont réunis aux roues motrices 15 associées par des mécanismes positifs réversibles. 5 - Véhicule suivant une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend au moins un mécanisme pour freiner à volonté l'une au moins des roues motrices. 6 - Véhicule suivant l'une quelconque des revendications 20 précédentes, caractérisé en ce que la roulette est placée à l'avant et les roues motrices à l'arrière du véhicule. 7 - Véhicule suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les deux roues motrices sont montées à peu près coaxialement de part et d'autre du véhicule 25 et suspendues indépendamment l'une de l'autre. 8 - Véhicule suivant, la revendication 7, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif de freinage agissant sur la périphérie d'au moins une roue du véhicule et mis automatiquement en prise par le mouvement effectué par la suspension du véhicule sa 30 moment où celui-ci est libéré de sa charge.