L invention se rapporte à une potence à révolution totale. Les potences sont très répandues du fait qu'elles offrent, en tant qu'outil de poste de travail, le double avantage - de garder une totale autonomie par rapport aux dimensions du estiment dont l'évolution est toujours possible - d'une complémentarité avantageuse avec un appareil de désser te générale tel un pont roulant qui la surplomberait. Une potence comprend principalement une poutre horizontale, communément dénommée "flèche", constituée par exemple d'une poutrelle en I sur les ailes inférieures de laquelle roule un chariot monorail supportant la charge à déplacer, cette poutre étant, à l'une de ses extrémités, associée à un moyen d'articulation sur un support fixe. Belon la nature du support on distingue, parmi les potences, des potences murales et des potences sur colonne : l'invention se rapporte exclusivement à une potence sur colonne. L articulation de la poutre sur la colonne peut s'effectuer autour d'un axe parallèle à celui de -la colonne grâce à des paliers fixés sur la face latérale de cette colonne mais elle peut aussi s'opérer autour d'un axe confondu avec l'axe de la colonne, laquelle est alors pratiquement coiffée par le système de guidage en rotation. Dans le premier cas, la rotation de la poutre est, par la colonne, limitée à un angle de l'ordre de deux à trois cents degrés, alors que dans le second, la poutre est capable d'une rotation de trois cent soixante- degrés et plus ; elle est alors dite à révolution totale. C'est à une telle potence que se rapporte l'invention. Dans la plupart des potences à révolution totale initialement connues, le système de rotation, associé à la poutre avec laquelle il tourne, consistait en un manchon tubulaire dans lequel s'en- gageait la colonne encore dénommée "fut". Pour élargir les possibilités des potences, ce qui impliquait l'augmentation de la longueur de la flèche et/ou de la charge, sont ensuite apparues des potences comportant un fat très résistant et donc d'un diamètre très important. De ce fait, le système de rotation de la partie tournante ne pouvait plus entre un manchon tubulaire coiffant le 9dt car son encombrement aurait été excessif surtout si entre le manchon et le fût étaient interposés des roulements afin de limiter les frottements et donc l'effort nécessaire pour faire tourner la poutre. Dans ces réalisations, le système de rotation ou tête de la poutre comprend alors un bras descendant verticalement devant le fût, et ce, dans le plan axial de la poutre et du côté où circule la charge, lequel bras, qui est solidaire de la poutre, porte : - d'une part, à sa partie supérieure, au moins un roulement réalisant à la fois une butée et un guidage en rotation au tour de l'axe vertical d'un tourillon fixé en haut du faut, et - d'autre part, à sa partie inférieure, réparties de part et d'autre du plan axial de la poutre, deux chapes portant cha cune un galet de roulement et d'appui contre la face latérale du fat. Malheureusement, de telles potences, bien que réalisées en construction 'riécano-soudée", sont d'un prix de revient trée elevé du fait quelles nécessiaent un usinage et un montage très minutieux et l'usinage au moins local du fat sur lequel roulent les galets, afin d'assurer le respect des tolérances qu nd à la verticalité du fat et de la tête de la poutreXpour éviter que la charge tende à se déplacer spontanément sur celle-ci. En résultat que l'invention vise à obtenir est une potence à révolution totale, dont le système de rotation est également du type à appui par galets roulant sur la surface latérale du fat, mais qui bénéficie d'un moyen de réglage de la verticalité de la tdte de la poutressrendant inutile l'usinage spécial du fat et permettant donc un usinage et un montage plus rudimentaires, tout ceci afin de réduire le prix de revient. Â cet effet, l'invention a pour objet une telle potence caractérisée en ce que ses galets sont associées au bras par l'intermé- diaire d'un moyen de réglage de leur distance par rapport à ce bras. L'invention sera bien comprise à l'aide de la description ciaprès faite, à titre d'exemple non limitatif, en regard du dessin ci-annexé qui représente schématiquement - Figure i : la potence vue de profil, en coupe axial - Figure 2 : une coupe selon II Il de la figure 1. La potence simple représentée au dessin comprend une poutre horizontale 1, ou "flèche", constituée dtune poutrelle en I, sur les ailes inférieures 2 de laquelle roule un chariot monorail 3 supportant la charge à déplacer 4. Â l'une de ses extrémités, cette poutre est associée à une "tête" 5 dite "système de rotation", c'est-à-aire d'articulation sur un support fixe 6 par rapport auquel la flèche 1 et la tête 5 forment la partie tournante ou "volée". Dans chacune des potences visées par 11 invention, le support 6 est une colonne tubulaire 7 ou fbt pourvue d'une embase 8 dans laquelle sont exécutés des trous permettant de l'engager sur l'ex trématé filetée des figes 9 noyées dans le bloc de fondation 10 assurant la stabilité de cette potence. L'embase 8 est solidarisée au fgt 7 par l'intermédiaire de larges goussets soudés Il. Au lieu d'un manchon tubulaire coiffant le f**, la tette de la poutre dite système de rotation 5 comprend principalement un bras 12 descendant verticalement devant le fat 7, et ce, dans le plan axial 13 de la poutre 1 et du cOté où circule la charge 4. Ce bras 12 a une forme en U grace à ses renforts 14,15 ; il est associé par boulonsavec la poutre. Il porte à sa partie supérieure un roulement 16 réalisant à la fois une butée pour les ei, forts verticaux et un guidage pour les mouvements de rotation autour de l'axe vertical 17 d'un tourillon 18 fixé en haut du fût 7, concentriquement à celui-ci. Ce roulement 16 est choisi d'un type tolérant un mouvement de rotule afin par exemple de corriger un éventuel défaut d'alignement de l'axe de son logement. Par ailleurs, à sa partie inférieure, ce bras 12 porte également réparties de part et d'autre du plan axial 13 de la poutre 1, deux chapes 19 portant chacune un galet 20, libre en rotation. La force dde à la charge 4 tendant à faire basculer, autour de l'axe de rotule du roulement 16 + la poutre 1 et son bras 12, ce dernier vient en appui par ses galets 20 sur la surface latérale 21 du fbt 7 sur laquelle ces galets roulent alors pendant la révolution de la poutre sous une commande manuelle ou mécanique non représentee. Selon une autre caractéristique essentielle de l'invention , les chapes 19 des galets 20 sont associées chacune au bras 12 par l' intermédiaire d'un moyen de réglage 22 de la distance entre l'axe 23 de leur galet 20, d'une part, et le bras 12, d'autre part. Ce moyen de réglage 22 de chacune des chapes 19 comprend : un moyen de commande 24 du déplacement de-la chape vers le fat et inversement ainsi qu'un moyen de guidage 25 de la chape dans ce déplacement. Dans un mode préféré de réalisation, le moyen de commande 24 est un système vis écrou arc-bouté entre la face interne 26 du bras 12 et la butée que forme le fond 27 de la chape 19 qui, à cet effet, est orientée de manière telle que ce fond 27 soit situé entre le galet 20 et le bras 12. Par exemple, ce système vis écrou 24 comprendra une simple vis de pression 28 coopérant avec un plot taraudé ou un écrou 29 solidaire du bras ou appuyé sur sa face interne. Pour réaliser son moyen de guidage 25, la chape du galet peut avantageusement porter sur l'un des cOtés du moyen de commande un levier 31, dont l'extrémité est traversée par l'axe 32 d'une autre chape 33 elle-meme fixée au bras 12 par exemple à l'aide de boulons 34. De préférence, les deux leviers 31 seront associés à une meme chape 33 qui à cet effet pourra de plus porter un ou deux axes 32. Grtce à ce moyen de réglage 22 1 1orientation de la tette de la poutre peut entre ajustée pour respecter sa verticalité, de ce fait, il n'est pas nécessaire d'usiner spécialement le fat 7 et l'usinage comme le montage, peut s'opérer sans exiger de tolérances très étroites. Le prix de revient d'une telle potence n'est donc pas excessif. Bien que la description faite ci-dessus à titre d'exemple ne concerne qu'une potence simple, il est évident que l'invention s'applique également aux autres potences telles les potences à bras satellite, c' est-à-dire dont la charge est portée par une deuxième poutre horizontale articulée en bout de la poutre montée comme cidessus. REVElEDICATIONS 1 - Potence à révolution totale comprenant un fût fixe et une partie tournante constituée notamment d'une poutre solidaire d'un système de rotation autour de ce fsst dans laquelle potence ledit système de rotation comprend un bras descendant verticalement devant le fQt, et ce, dans le plan axial de la poutre et du coté ou se situe la charge, lequel bras, qui est solidaire de la poutre, porte :: - d'une part, à sa partie supérieure, au moins un roulement tolérant un mouvement de rotule et réalisant à la fois une butée axiale et un guidage en rotation autour de l'axe verti cal d'un tourillon fixé en haut du fût, concentriquement à celui-ci, et, - d1 autre part, à sa partie inférieure, réparties de part et d'autre du plan axial de la poutre, deux chapes portant cha cune l'axe d'un galet de roulement et d'appui contre la face latérale du ftt, cette potence étant c a r a c t é r i s é e en ce que les chapes des galets sont chacune associées au bras par l'intermédiaire d'un moyen de réglage de la distance entre l'axe du galet et le bras. 2 - Potence selon la revendication 1, caractérisée en ce que le moyen de réglage comprend un moyen de commande du déplacement de la chape vers le fdt et -inversement ainsi qu'un moyen de guidage de la chape dans ce déplacement. 3 - Potence selon la revendication 2, caractérisée en ce que le moyen de commande du déplacement de la chape est un système vis écrou arc-bouté entre la face interne du bras et une butée solidaire de la chape qui,quant à elle,est orientée de manière telle que cette butée soit située entre le galet et le bras. 4 - Potence selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisée en ce que le moyen de guidage comprend, sur l'un des côtés du moyen de commande, un levier dont une extrémité est solidaire de la chape porte-galet et dont l'autre extrémité est traversée par l'axe d'articulation d'une autre chape fixée par rapport au bras.