L'invention a pour but de proposer une installation pour le chauffage solaire des habitations, applicable notamment aux pavillens, qui ponette économiquement d' obtenir une neilleure utilisation de la chaleur captée et dont la conception repos sur les recherches de l'inventeur qui permettent d'énoncer quelques principes préliminaires essentiels t 1) Pour uie même énergie incidente, le rendement d'un capteur solaire à circulation d'un fluide caloporteur, tel que de l'eau additionnée d'antigel, est d'autant plus élevé que la température du fluide caloporteur est plus buse, puisque l'énergie captée est la différence entre l'énergie incidente et la chaleur renvoyée vers l'ambiance par la surface absorbante, de sorte qu'il convient de concevoir des installations fonctionnant avec un fluide & ne température aussi basse que possible, toutes choses égales par ailleurs. 2) En prévision des "heures sombres", la fraction de l'énergie captée, non immédiatement utilisée pour le chauffage des locaux ou de l'eau sanitaire, doit Stre stockée dans n accumulateur de chaleur consistait généralement en n réservoir ( & (à eau pour le chauffage A eau chaude, & pierres pour le chauffage à air chaud), placé en sous-sol. Ce réservoir, même calorifugé, a des pertes mon négligeables venant donc en déduction de l'énergie solaire disponi- ble.Il convient alors de diminuer ces pertes et, à cet effet, d'utiliser le moins possible cet accumulateur, c'est-à-dire de dissiper la chaleur captée le plis rapidement possible dans 10 installation de chauffage et d'accumuler à l'intérieur des locaux, autant que faire se peut, l'énergie loi immédiatement utilisée. 3) En dehors éventuellement des services ménagers, le combustible ou l'énergie utilisé dans une habitation sert généra- lement i la fois au chauffage des locaux et & la préparation de l'eau sanitaire, dont la température varie habituellement de 50 à 6a 0. L'invention a notamment pour but de réduire autant que possible le total de l'énergie & dépenser pour le chauffage et la préparation de l'eau chaude grâce aux apports de chaleur solaire. La caractéristique essentielle de l'installation selon la présente invention, comportant au soins n capteur solaire & grande surface sur un toit convenablement orienté et éventuellement d'autres capteurs sur les parois orientées vers le sud (on hémisphè- re boréal), consiste en ce que la chalear prélevée par le capteur solaire est transférée en période de chauffage au moins à ne dalle chauffante de sol utilisée conne accumulateur de chaleur, tandis que, lorsqu'il n'y a pas lieu de chauffer la dalle, cette chaleur est transféré à un réservoir d'eau accumulateur de chaleur destiné seit à chauffer la dalle quand de la chaleur ne peut provenir du capteur solaire, soit à chauffer ou préchauffer ne distribution d'eau sanitaire ou d'eau de piscine. Comme on l'expliquera plus complètement vers la fin du présent exposé, les dalles chauffantes peuvent encore servir on saison chaude de dalles rafraîchissantes par la circulation d'eau de ville à l'intérieur de ces dalles. Diverses caractéristiques complémentaires de l'invention apparaîtront au cours de la description suivante d'exemples d'exécution de l'invention on référence au dessin schématique annexé dans lequel : la figure 1 est une coupe verticale d un pavillon chauffé selon le invention avec chauffage d'appoint quelconque mais indépendant du chauffage solaire ; la figure 2 est un schéma montrant les différentes positions des vannes de commande de la circulation de l'eau du circuit de chauffage solaire ;; la figure 3 est une coupe verticale d'un pavillon chauffé selon l'invention mais avec chauffage d'appoint utilisant les mêmes surfaces de chauffe que le chauffage solaire ; les figures 4 et 5 sont des schémas montrant les position des vannes de commande pour l'installation de la figure 9 ; la figure 6 montre en coupe un capteur solaire constituait le mur de la façade sud dSun sous-sel non enterré ;; et la figure 7 est un schéma d'une façade sud dsun pavillon équipé de capteurs de toit et de capteurs sur la façade sud du sous-sol on s'étendant sur une partie inférieure de la façade du rez-de-chaussée. Dans l'exemple d'exécution représenté schématiquement à la figure 1 et décrit plus particulièrement plus loin, on a supposé que le chauffage proprement solaire est indépendant du chauffage d'appoint, celui-ci pouvant être réalisé par n'importe quel procédé (chauffage électrique, chauffage central) pourvu qu'il ne communique pas avec le chauffage solaire. Cette solution utilise au mieux la chaleur solaire.En effet, cette séparation a pour avantage de permettre de renvoyer dans les capteurs de l'eau à très basse température sous réserve que les corps de chauffe où se dissipe l'énergie solaire captée soient de grande surface. C'est pourquoi il ost opportun d'utiliser une dalle chauffante, par exemple une dalle de sol pouvant en même temps servir d'accumulateur de chaleur pour supprimer, pendant la majeure partie de l'hiver, les pertes du réservoir traditionnel on sous-sol en application des principes préliminaires énoncés au début du présent exposé de l'invention0 Â cet effet, cette dalle a une épaisseur de 0,15 i à 0,25 m suivant la région. les tubes chauffants en natal ou on plastique, placés à mi-hauteur, sont écartés de 0,20 m ou do 0,30 i suivant le lieu. En raison de la capacité calorifique du béton, 1 m de dalle, ayant donc un volum de 0,15 m à 0,25 m , a la même capacité calorifique que 75 à 125 litres d'eau de sorte que, dans un pavillon de 200 m , la dalle chauffante de 75 m par exemple présente, suivant son épaisseur, la même capacité calorifique qu'un ballon de 5625 litres à 9370 litres, largement suffisante pour les journées les plus ensoleillées de France, pendant la saison de chauffe. Pour augmenter sa capacité calorifique et accélérer son échauffement, cette dalle on béton sera avantageusement constituée avec un agrégat bon conducteur et de grande chaleur spécifique (de la quartzite par exemple). Dans un pavillon à rez-de-chausseé avec un sous-sol (partiellement enterré ou non), cette dalle chauffe les locaux d habitation par sa face supérieure et risque d'avoir dos pertes par le bas, vers le sous-sol non chauffé. Ces pertes peuvent être réduites par un calorifuge d'épaisseur convenable, placé entre cette dalle et le sous-sol mais on peut pratiquement les supprimer en faisant circuler l'air de ventilation dans un vide Ménagé entre la dalle et le plafond au sous-sol avant de le renvoyer en surpression dans les locaux à ventiler.L'air de ventilation entrant dans l'immeuble à la température extérieure, variant de -10 à +20 C suivant la saison, est ainsi réchauffé avant son introduction dans les locaux d'habitation. Dans ces conditions, les pertes de l'énergie captée, pendant la période de chauffage, sont généralement négligeables. Elles sont limitées à celles des canalisations reliant la dalle aux capteurs, puisqu'en saison froide ce n'est qu'exceptionnellement qu'une partie de l'énergie captée doit être accumulée dans le réservoir dont il sera question plus loin, en attendant d'être renvoyée, la nuit ou le Jour suivant, dans la dalle. A partir de mai ou de Juins suivant les heur (supposés dans l'hémisphère nord) et suivant les saisons, le chauffage n'étant plus nécessaire, la chaleur captée est emmagasinée dans un réservoir placé au sous-sol, dans un petit local bien isolé pour réduire ses pertes. Â cette époque d'ailleurs, celles-ci ont une importance secondaire, puisque l'énergie captée est surabondante. Cette énergie est utilisée pour le chauffage de l'eau sanitaire, grtce au serpentin placé dans le réservoir0 Cette eau sanitaire sert soit aux seuls besoins traditionnels (toilette, bains, cuisine, lessives, nettowages, etc ...), soit en plus elle participe an chauffage de l'veau d'une petite piscine dont les dimensions sont en rapport avec celles du pavillon, plusieurs pavillons pouvant être groupés pour le chauffage en été d'une piscine commune. Suivant la destination de cette eau (seuls besoins ménagers ou piscine), le débit de la pompe de circulation peut être modifié par un artifice quelconque (une simple vanne par exemple) i grand débit d'eau à basse température (25 ou 30 C par exemple) pour une piscine, petit débit d'eau à température relativement élevée, de l'ordre de 60 OC, pour les besoins sanitaires traditionnels. (Il en résulte, dans ce dernier cas, une baisse da rendement des capteurs, mais elle est sans grande importance puisque l'énergie captée est surabondante pour les seals besoins sanitaires traditionnels). Ainsi, à l'inverse de la plupart des réalisations classiques, cette installation ne comporte qu'une seule batterie de capteurs servant essentiellement au chauffage en hiver, et à la production d'eau chaude sanitaire en été, de telle manière que son rendement soit maximal en hiver, puisqu'on peut alors faire fonctionner l'ensemble des capteurs à une température plas basse que si une partie en était affectée à l'eau chaude sanitaire. Puisque, pour une même énergie solaire incidente et un débit de la pompe, la fraction d'énergie solaire captée est d'autant plas grande que la température de l'eau entrant dans le capteur est plus faible, il faut, autant que faire se peut, épuiser à des fins utiles la chaleur restant dans l'eau sortant de la surface de chauffe, avant de la renvoyer dans le capteur. Â cet effet, il est prévu deux artifices t 10) Cette eau passe d'abord dans un petit échangeur la mettant en contact avec l'eau de la ville destinée aux besoins sanitaires. An cours de l'hiver, cette eau de la ville entre dans le pavillon à une température comprise entre 10 et 14 C .L'eau sortant de la dalle chauffante & une température comprise entre 20 et 24 OC subira dé un premier refroidissement an contact de cette eau de la ville. 2 ) De plus, avant d'être envoyée dans le capteur, cette eau provenant de la dalle peut encore subir un refroidissement complémentaire en passant dans une -batterie d'échange avec l'air aspiré par l'installation de ventilation et dont la température varie de -10 à +20 C au cours de la saison de chauffe. L'eau sanitaire sera donc réchauffée tout d'abord par le petit échangeur, puis elle passera ensuite dans le serpentin placé & la partie haute du réservoir accumulateur de chaleur, puisque c'est la partie la plus chaude de ce réservoir. Ce refroidissement da réservoir d'accumulation au profit de l'eau sanitaire diminuera, en outre, sela pertes. Cependant, convie au coeur de la saison froide, la température de ce réservoir poarra n'être que de l'ordre de 25 C, il faudra compléter le réchauffage de l'eau sanitaire par de-l'énergie d'appoint, soit électrique, soit fournie par l'installation de chauffage d'appoint. On décrira maintenant l'application de l'installation gOn6- rale définie ci-dessus & n pavillon & bonne isolation thermique en référence & la figure 1. Pour profiter pleinement de l'énergie solaire, le pavillon est peint en une couleur sombre s'harmonisant avec le paysage. Toutefois, si le pays est très ensoleillé, la façade sud pourra outre peinte en blanc pour éviter on été un échauffement excessif. Sur la figure 1; on a indiqué en 1 la façade principale du pavillon orientée vers le sud. Des capteurs, schématisés en 2, sont disposés sur le pan 3 da toit tourné vers le sud, avec ne inclinaison sur l'horizontale de 10 de plus que la latitude, ainsi qu'éventuellement sur les parties de la façade sud (T compris le sous-sol non enterrE) qui ne sont pas occupées par les fenStres. La circulation de l'eau (comportant un antigel) entre les capteurs 2 et la dalle de sol 4 ou entre les capteurs 2 et le réservoir d'accumulation 5 en sous-sol, ou encore entre ce réservoir 5 et la dalle 4, n'exige qu'un circulateur 6 etc & à des vannes 7-8 à trois voies, respectivement en amont et en aval du circulateur et commandées automatiquement comme indiqué ci-après.On a indiqué en 9 une conduite d'eau allant du haut des capteurs 2 à la vanne 7 pour ame- ner ai circulateur 6 l'eau chaude prélevée des capteurs 2, on 10 la conduite d'alimentation en eau de la dalle 4 à partir de la vanne 8, en 11 la conduite d'eau entre le réservoir 5 et la vanne 8, en 12 n branchement entre la conduite Il et le côté amont de la vanne 7, en 13 la conduite de départ d'eau de la dalle 4 raccordée A une conduite 14 aboutissant au réservoir et å une conduite 15 pour le retour de l'eau refroidie aux capteurs 2. Pour éviter une isolation excessive des locaux de la face sud, en arrière-saison, et surtout en été, le bâtiment est muni d'un auvent 16 de dimensions appropriées dont l'inclinaison sur l'horizon- tale dépend du lieu d'implantation du pavillons Cet auvent est muni, à sa partie supérieure, de surfaces réfléchissantes renvoyant vers les capteurs le rayonnement solaire reçu afin d'augmenter l'énergie solaire incidente. La circulation dans les capteurs 2 est mise en route lorsque la température 7 mesurée en un point de la surface absorbante du capteur (en route ou à l'arrêt) est supérieure & la température t1 de l'eau entrant dans le capteur et mesurée généralement dans le bas di réservoir 5.Cette circulation s'arrête iiaédiataent dès que # - Sur la figure 1, on a indiqué sur la conduite 15 un petit échangeur de chaleur 17 recevant par une conduite 18 l'eau de ville pour son pré chauffage avant son passage dans un serpentin de chauffage complémentaire 19 prévu dans le haut du réservoir 5 et destiné à alimenter une distribution d'eau channe sanitaire 20. La ventilation comprend des arrivées d'air extérieur telles que 21 avec circulation en 22 sous la dalle 4 et aspiration par une gaine ascendante 23 d'où l'air est refoulé dans les locaux à ventiler par n souffleir 24 prévu en haut de la gaine au-dessous du plafond 25. On exposera maintenant les régulations du chauffage et en particulier de l'installation solaire effectuées d'après diverses mesures de la température en des pois appropriés. Les surfaces de chauffe du chauffage d'appoint (électrique ou traditionnel) sont munies de robinets thermostatiques les arrêtant lorsque la température voulue de 18 ou 20 C par exemple est atteinte dans la pièce chauffée. Des sondes appropriées mesurent les températures suivantes t # , température en un point déterminé de la surface noircie absorbante du capteur 2 t1 , température de l'eau envoyée dans le capteur 2 t2 , température de l'eau revenant du capteur 2 t4 , température de l'eau à la sortie de la dalle chauffante de sol 4 t t5 , température do bas du réservoir d'accumulation 5 3 t6 t température da haut da réservoir d'accumulation 5 # , température des locaux chauffés Le réglage du chauffage solaire est le suivant t i.) T > t1 , donc t2 tL > t1, la pompe constituant le circulateur 6 est on route. a) Si la température des locaux chauffés 8 est inférieure & 21 C et si t2 > t4 , l'eau provenant des capteurs 2 est envoyée directement dans la dalle de sol 4, la vanne 7 étant on position b d'ouverture vers la pompe 6 et la vanne 8 étant on position d d'ouverture vers la conduite 10 d'alimentation de la dalle. Si tg Si t6 > t2 t on se trouve devant l'alternative suivante - ou bien continuer à accumuler dans le réservoir, c'est-à-dire vanne 7 en position b, vanne 8 en position c. - ou bien, ai les pertes du réservoir sont importantes, utiliser le plas vite possible les calories en réserve dans le réservoir, donc chauffer la dalle par circulation entre cette dalle et le réservoir, la vanne 7 étant eH position a et la vanne 8 en position d, mais alors l'énergie solaire qui aurait pa être captée est perdue, puisque la vanne 7 interronpt la circulation à travers le capteur 2. Tout dépend donc de la valeur relative des pertes du réservoir par rapport à l'énergie solaire qui pourrait outre captée. Si le réservoir est bien isolé, la première solution est générale- ment préférable. b) Si # 7 21 'C, le chauffage de la dalle 4 est arrêté et l'énergie solaire est accumulée dans le réservoir 5, la vanne 7 étant en position b et la vanne 8 en position c. B.) Si T t4. a) Si # t6 > t4 , la dalle est chauffée avec l'eau du réservoir, la vanne 7 étant en position a et la vanne 8 en position d de façon que la pompe 6 s'alimente par la conduite 12 et refoule par la conduite 10 3 t6 arrêtés. b) Si # > 21 C, la pompe est toujours à l'arrêt, quelles que soient les valeurs relatives de t6 et de t4 . En été, pour le chauffage de l'eau sanitaire la vanne 7 est en position b et la vanne 8 est en position c. La pompe 6 tourne si # > t1 et est à l'arrêt si # Sur la figure 3, on a schématisé une autre forme d'exécution de l'invention dans laquelle le chauffage d'appoint est combiné avec le chauffage solaire. Cette disposition est destinée à réduire le coût d'installation du chauffage d'appoint. Celui-ci en effet est alors un chauffage à eau chaude muni d'antigel, utilisant les mêmes surfaces de chauffe que le chauffage solaire, l'énergie d'appoint étant soit électrique, soit d'origine fossile. Pour abaisser, autant que faire se peut, la température de l'eau de retour des surfaces de chauffe communes renvoye dans le capteur, les corps de chauffe, dont la surface doit être aussi grande que possible, sont constituées par une dalle de plafond 31 et une dalle de sol 32, dans lesquelles sont noyés des serpentins de tubes de 15 ou 20 mm environ de diamètre intérieur, en métal ou en plastique, écartés de 20 à30 cm, suivant les déperditions des locaux. L'eau de chauffage passe d'abord dans le serpentin de la dalle de plafond, puis par une conduite 33 dans celui de la dalle de sol. Pour augumenter encore l'émision de ces surfaces de chauffe et abaisser ainssi la température de l'eau renvoyée dans le capteur, l'air de ventilation sera réchauffé en circulant sur le haut de la dalle de plafond 31, dans un vide 34 dont la paroi supérieure est efficacement calorifugée. Cette disposition présente ainsi l'avantage de réduire au strict minimum la gaine nécessaire pour la ventilation, puisque le ventilateur peut être placé dans la gaine de distribution 35 ménagée au plafond du corridor intérieur 36. De plus, comme dans la solution précédente selon la figure 1, la température de l'eau sortant en dernier lieu de la dalle de sol 32 sera encore abaissée, avant son renvoi au capteur, en passent dans un petit échangeur 37 avec l'eau de la ville dont la température est de l'ordre de 10 à 14 C au cours de l'hiver. Ce sera un premier réchauffage de l'eau sanitaire qui passera ensuite dans un serpentin 38 situé à la partie haute du réservoir d'accumulation 39, avant d'être portée,par l'energie d'appoint, à la température voulue de 50 oa 60 OC, lorsque le réservoir accumulateur est insuffisament chaud au coeur de l'hiver. Pour économiser les frais de première installation, il peut être prévu que ces dalles chauffent simultanément tous les locaux de l'immeuble mais, pour individualiser le chauffage, les serpentins de sol peuvent être séparés par pièce et commandés par des robinets. Dans ces conditions, le chauffage par le plafond fonctionne toujours en totalité mais, conne il ne représente que 40 % environ des besoins calorifiques du local, la fermeture partielle ou totale des robinets des serpentins de sol permet de moduler, dans une large mesure, la température des pièces non occupées. Ces dalles, dont l'épaisseur peut n'être que de 10 as par mesure d'économie, ne peuvent servir que partiellement à l'accumu- lation de la chaleur solaire, qui doit donc entre stockée dans le réservoir 39, comme dans la solution classique. Ce réservoir peut entre placé, soit dans un local habité afin de récupérer ses pertes, soit en sous-sol, ses pertes pouvant Stre récupérées en partie conne indiqué plus loin. Ce réservoir peut encore comporter une Jaquette en tôle, l'air de ventilation passant, en hiver, entre cette tôle et le réservoir plus ou moins calorifugé. Â la différence de celle décrite précédemment, cette installation comporte deux circulateurs indépendants, l'un 40 servant au circuit solaire, l'autre 41 au chauffage d'appoint. Après avoir expose ci-dessus le principe de la forme d'exécution de l'invention avec surfaces de chauffe conmunes pour le chauffage solaire et le chauffage d'appoint, on complétera la description et référence à la figure 3 qui représente l'installation d'un pavillon situé dans la région parisienne par exemple, dont les murs extérieurs sont peints, partiellement ou totalement, en une couleur sombre s'harmonisant avec le paysage. On a indiqué sur la figure 3 par les mêmes chiffres de référence qu'à la figure 1, les éléments identiques ou équivalents tels que la façade sud 1, les capteurs 2, le pan sud 3 du toit et l'auvent 16 et on ne répétera pas la description de ces éléments. La dalle chauffante 32 constitue le sol du local habité, tandis que la dalle 31 en constitue le plafond. Tous les appareils (circulateurs, vannes motorisées, régulation, etc ...) sont placés dans un petit local du sous-sol. Dans cet exemple, le réservoir est placé en sous-sol dans le garage pour le chauffer légèrement en hiver. Lorsqu'un ventilateur est utilisé pour mettre en dépression la cuisine et la salle de bains, par rapport aux autres pièces, l'air extrait peut être envoyé dans le garage pour y élever la température naturelle. Comme précédemment encore, l'eau de la ville destinée aux besoins sanitaires (dont le circuit est figuré en trait interrompu) commence par passer dans le petit échangeur 37, avec l'eau sortant de la dalle de sol, puis dans le serpentin 38 situé à la partie supérieure da ballon 39, avant d're éventuellement réchauffée en hiver avec l'énergie d'appoint, pour ture portée à la température voulue de 50 ou 60 C. L'air de ventilation, introduit dans l'immeuble en 42, se réchauffe dans le vide 34 ménagé an-dessus de la dalle de plafond, avant d'être envoyé, par-le ventilateur, dans la gaine de distribution 35 placée au plafond du corridor 26 et communiquant par de petites ouvertures avec les pièces à ventiler. L'air est ensuite évacué, par surpression ou dépression, par un ventilateur spécial, à travers la cuisine, la salle de bains et les W.C. Le chauffage d'appoint est fourni par un réservoir 43 dont l'eau est maintenue à une température suffisante en tonction-de son volume (80 C par exemple au coeur de l'hiver pour réduire son volume), par un procédé quelconque. Ce réservoir est branché comme indiqué sur la conduits 44 d'alimentation en eau des surfaces de chauffe à partir de la pompe 41 tandis que le retour de l'eau provenant de ces surfaces de chauffe s'effectue par la conduite 45 qui aboutit à la pompe 40 du circuit de chauffage solaire.Sur la conduite 45 est branchée une dérivation 46 qui aboutit à la vanne 47 au point de Jonction avec la conduite de l'eau sortant du capteur,-- cette vanne 47 étant en amont de la pompe 41 dn circuit des surfaces de chauffe. Une vanne 48, en aval de la pompe 41, est prévue aa point de Jonction de la conduite 44 avec la conduite alimentant le réservoir 43 de chauffage d'appoint. Le fonctionnement de cette installation est le suivant t La pompe solaire 40 et la pompe de chauffage 41 ont le meme débit et des caractéristiques telles que, lorsqu'elles tournent toutes deux, il ne se passe rien dans le réservoir 39. Des sondes appropriées mesurent les températures suivantes: T > teipérature en un point détermine de la surface noircie absorbante du capteur 2 t1 , température de l'eau envoyée dans le capteur 2 ; t2 , température de l'eau revenait du capteur 2 ; T , température de l'eau nécessaire à l'entrée des surfaces do chauffes en fonction de la température extérieure et réglée par un thermostat d'action extérieure.Dans ce chauffage par rayonnement, T variera généralement de 35 environ à 25 C au cours de la saison de chauffe ; t4 , température de l'eau à la sortie de la dalle chauffante de sol 32 g t5 , température du bas du réservoir d'accumulation 39 ; t6 , température du haut du réservoir d'accumulation 39 ; # , température des locaux chauffés. On exposera maintenant le fonctionnement de la régulation selon que T est supérieur ou inférieur à t5. Cas où T > t5 La pompe solaire 40 tourne sauf lorsque t6 > t4 > t2 et on considérera les deux cas a) et b) selon que t2 est inférieur ou supérieur à t4 a) t2 Si t6 Si oe > t6 t6 t4 , le chauffage pompe sur le réservoir. Le circuit et la pompe solaires sont arrêtés, en clapet 7 interdisant toute circulation, la vanne 47 étant en position a et la vanne 48 en position intermédiaire entre c et d. Si t6 > T > t4 , le chauffage pompe sur le réservoir et le circuit solaire est à l'arrêt. La vanne d'amont 47 est en position intermédiaire entre a et b (figure 4) tandis que la vanne d'aval 48 est en position d (figure 5). b) T > t2 > t4 Toute l'eau revenant des capteurs est renvoyée dans le chauffage. La vanne 47 est en position a et la vanne 48 es position intermédiaire entre c et d pour compenser la différence entre t2 et #. Si t2 # T > t4 , on peut adopter l'une des solutions suivantes : - ou bien mélanger l'eau de retour à la température t4 pour ramener à T l'eau tropchaude t2 venant des capteurs 2 ; dans ce cas, une partie de la chaleur solaire est envoyée dans le réservoir, la vanne 47 étant en position intermédiaire entre a et b et la vanne 48 en position d. - ou bien laisser toute l'eau revenant des capteurs circuler à la température ta dans les dalles, pour y emmagasiner la chaleur solaire jusqu'au moment où # > 20 C ou à 21 C. Quand # Quand # > 20 C, ou à21 C, la vanne passe en position b, la vanne 48 restant en position d. Le chauffage tourne sur lui-même sans apport de chaleur et toute la chaleur solaire est emmagasinée dans le réservoir 59. Cas ou # Lapompe solaire est arrêtée, un clapet empêchant toute circulation dans le circuit solaire et ce cas se subdivise en deux sous-cas selon que t4 est supérieur ou inférieur à t6 a) t4 > t6 L'installation de chauffage fonctionne comme s'il n'y avait pas de circuit solaire, la vanne 47 étant en position b, tandis que la vanne 48 est en position intermédiaire entre c et d. b) t4 Le circulateur 41 pompe sur le réservoir 39, la vanns 47 étant en position a, tandis que la vanne 48 est en position intermé diaire entre c et d pour compenser la différence entre t6 et T. Si t4 pour mélanger l'eau des retours & à t6 , pour l'amener à la valeur X, la vanne 48 étant en position d. - on bien laisser circuler, dans le chauffage, l'eau à la tempéra- ture excessive t6 pour emmagasiner de la chaleur dans la dalle et arrêter cette circulation quand # > 20 C ou à 21 C. Si & lt;20 00, la vanne 47 est-alors en position a et la vanne 48 est en position d. Si # > 20 C ou 21 C, le chauffage tourne sur lui-même sans apport de chaleur et il aty a plus de prélèvement de chaleur sur le réservoir, la vanne 47 étant en position b et la vanne 48 en position d. En été, l'installation de chauffage est évidemment à l'arrêt et l'installation solaire me sert, comme dans le cas précédent, qu'au chauffage de l'eau sanitaire. L'emploi de cette eau peut strie limité aux seuls besoins ménagers (température de 50 à 60 C), eu bien participer au chauffage d'une petit. piscine. Comme dans l'exemple précédent, le débit de la pompe 40 est modifié pour obtemir la température la plus opportune avec le meilleur rendement des capteurs. Dans ce cas, le réglage se limite à la mise en route de la pompe lorsque T > t5 et à son arrêt lorsque T Dans l'exposé qui précède, on a indiqué, sans le représenter sur les figures 1 et 3, qu'en plus des capteurs de toit on peut prévoir sur la façade sud du rez-de-chaussée et du sous-sol (fenêtres exceptées) d'autres capteurs de chaleur solaire. Selon une caractéristique complémentaire de l'invention, ces capteurs peuvent entre d'un type spécial représenté en coupe sur la figure 6 selon laquelle ils sont constitué s par un vitrage vertical 51 derriè- re lequel on trouve, à une distance de l'ordre de 2 on, une plaque en béton 52 d'épaisseur variable de 6 & 10 cm enrobant un serpentin 53 de tubes de 15 x 21 mi par exemple. Du coté de la vitre 51, la face de cette dalle de béton 52 est peinte en noir pour absorber le rayonnement visible tandis que la face intérieure opposée est muai. d'un calorifuge 54 de 6 à 8 cm d'épaisseur. Ces capteurs constituent ainsi le mur de la façade sud, ce gui diminue le prix de la construction du pavillon dont le sous-sol est pratiquement complòtement sorti do terre en n'étant enterré par exemple que sur 20 on 25 On. Lorsqu'il n'y a pas de rayonnement solaire, les déperditions du local sur l'extérieur à travers ce capteur sont pratiquement les mêmes es que dans la construction traditionnelle avec un coefficient de transmission de 0,4 à 0,5 kcal/m.h. C. Lorsqu'il a du soleil, la transmission vers l'arrière du capteur (qui constitue une perte du capteur traditionnel) sert en réalité an chauffage du local de telle sorte que, dans ces conditions, ces capteurs ont un rendement supérieur & celui des capteurs traditionnels puisq#'une plus grande partie de l'énergie absorbée par la paroi noire est utilisée dans le local. Si on veut assurer un léger chauffage du garage situé au sous-sol sur la façade sud, on peut diminuer l'épaisseur du calorifuge 54. On remarquera que, moi. avec un calorifuge peu épais, la disposition proposée est avantageuse puisque la quantité de chaleur reçue par l'intermédiaire da capteur est supérieure & BR La figure 7 montre schématiquement la façade sud d'un pavillon construit selon le principe ci-dessus. Le rez-de-chaussée s'étend en hauteur du plancher 55 au plafond 56 et le sous-sol 57 est très peu enterré au-dessous da niveau 58 du terrain voisin. Sur la façade verticale du sous-sol et sur la partie inférieure du rez-de-chaussée située au-dessous des fenêtres 59 est établi le capteur 60 & dalle de béton de la figure 6 tandis qu'un capteur classique 61 est prévu sur le pan de toit 62 selon la disposition représentée aux figures 1 et 3. On comprendra que les exemples d'exécution plus particulièrement décrits ci-dessus en référence au dessin n'ont aucun caractère limitatif et qu'on pourrait leur associer des équipenents complémentaires selon les besoins. Il convient cependant de remarquer que les surfaces de chauffe à circulation d'eau peuvent être utili- sées en saison chaude pour le rafraîchissement des locaux si cela parait utile.II suffit en effet de faire circuler dans les dalles chauffantes de l'eau de la ville (dont la température est de l'ordre de 16 4 17 C) après avoir isolé les canalisations du système de chauffage par des moyens prévus à cet effet. Dans ces conditions, il est possible de maintenir une température de 23 ou 24 C à l'intérieur des locaux habités quand la température sèche extérieure atteint 30 C. Par temps très chaud et très humide, il conviendra seulement de régler la température de l'eau de refroidissement pour éviter les condensations indésirables sur les surfaces froides. L'utilisation en été des tuyanteries de chauffage pour le rafraîchissement exige évidemment le remplacement, à l'intérieur de ces canalisations, de l'eau de chauffage glycolée pour l'effet antigel par de l'eau de la ville de sorte que1 lors de la remise en route du chauffage, un appoint de glycol sera nécessaire en imposant une petite dépense supplémentaire. Cependant, on pourrait éviter cette dépense en prévoyant dans les dalles ou dans l'une d'elles (par exemple celle du plafond dans le cas de dalles de plafond et de sol) n serpentin ne servant qu'au rafraîchissement et la solution la plus avantageuse peut être choisie d'après un calcul d'amortissement. R E V E N D I C A T I O N S. 1. Installatien pour le chauffage solaire des habitations, applicable notamment aux pavillons, comportant au moins un capteur solaire à grande surface sur un toit convenablement orienté, et éventuellement d'autres capteurs sur les parois orientées vers le sud, caractérisé par le fait que la chaleur prélevée par le capteur solaire est transférée en périods de chauffage au moins à une dalle chauffante de sol utilisée, en plus, comme accumulateur de chaleur, tandis que, lorsqu'il n'y a pas lieu de chauffer la dalle, cette chaleur est transférée à un réservoir d'eau accumulateur de chaluer destiné soit à chauffer la dalle quand de la chaluer ne peut provenir du capteur solaire, soit à chauffer ou préchauffer une distribution d'eau sanitaire ou d'eau de piscine. 2. Installation de chauffage selon la revendication 1, associée à un chauffage d'appoint indépendant de type quelconque utilisant d'autres surfaces chauffantes ainsi qu'à un chauffage complémentaire de l'eau sanitaire, notamment en saison froide. 3. Installation de chauffage selon la revendication 1 ou la revendication 2, dans laquelle la circulation d'eau à travers le capteur solaire, à travers la dalle chauffante ou à travers les deux est assurée par une seule pompe de circulation raccordée au capteur, au réservoir et à la dalle par des vannes à trois voies qui permettent, quand cette pompe de circulation est en action, soit de mettre directement en circuit la capteur solaire et la dalle, soit de mettre le capteur solaire en circuit avec le rféservoir accumulateur de chaleur, soit encore de mettre la dalle en circuit avec le réservoir accumulateur de chaleur. 4. Installation de chauffage selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en outre par un préchauffage de l'air de ventilation provenant de l'extérieur et admis dans les locaux après circulation sous la dalle chauffante pour récupérer les pertes de chaleur par sa face inférieure. 5. Installation de chauffage selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, cacactérisée on outre par un échangeur de chaleur entre l'eau envoyée au capteur solaire et und admission d'une distribution d'eau de ville, indépendante du circuit de l'eau de chauffage et soumise ainsi à un chauffage en préchauffage pour son utilisation comme eau sanitaire tout en assurant par cet échange thermique l'alimentation du capteur solaire à une température aussi basse que possible pour en augmenter le rendement. 6. Installation de chauffage selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, dans laquelle l'alimentation dsune distribu- tion d'eau sanitaire en eau de ville traverse un échangeur de chaleur prévu dans le réservoir accumulateur de chaleur de l'instal- lation de chauffage. 7. Installation de chauffage selon la revendication 1, caractérisée par le fait que la dalle chauffante constitue aussi la surface chauffante d'un chauffage d1appoint fourni par un second réservoir d'eau chaude à température relativement élevée, chauffé par tout apport d'énergie convenable. 8. Installation de chauffage selon la revendication 7 comprenant comme surface de chauffe additionnelle une dalle chauffante de plafond raccordée en amont de la dalle de sol dans le circuit de chauffage qui peut on non entre en communication avec le réservoir accumulateur de chaleur solaire, avec le capteur solaire et avec le réservoir de chauffage d'appoint. 9. Installation de chauffage selon la revendication 7 ou la revendication 8 comprenant deux pompes assurant respectivement la circulation d'eau chaude & travers le capteur solaire et celle à travers les surfaces de chauffe. 10. Installation de chauffage selon la revendication 8, caractérisée en outre par un préchauffage de l'air de ventilation prevenant de l'extérieur et admis dans les locaux après circulation au-dessus de la dalle de plafond pour en récupérer les pertes de chaleur par sa face supérieure. 11. Installation de chauffage selon la revendication 9, dans laquelle lesdites deux pompes ont des débits égaux afin que la chaleur solaire soit immédiatement envoyée dans l'installation de chauffage lorsque l'eau qui la transporte est à une température suffisante et en quantité non surabondante. 12. Installation de chauffage selon lune quelconque des revendications précédentes, caractérisée en outre par le fait que les capteurs solaires comprennent au moins un capteur disposé verticalement sur la façade sud en s'étendant sur la hauteur non enterrée du sous-sol et sur une partie an moins de la hauteur du rez-de-chausée, ledit capteur vertical étant constitué par une dalle de béton enrobant un serpentin d'eau, disposée derrière un vitrage vertical, revêtz d'un calorifuge intérieur et constituant le mur lui-même de la façade sud. 13. Installation de chauffage selon me quelconque des revendications précédentes, dans laquelle les serpentins enrobés dans les dalles de chauffage ou une partie d'entre eux peuvent être isolés du circuit de chauffage pour être parcourus en saison chaude par une circulation d'eau rafraîchissante. 14. Installation de chauffage selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en outre par l'utilisation du même ensemble de capteurs en hiver pour le chauffage des locaur et an été pour le chauffage de l'eau sanitaire, en permettant ainsi en hiver un fonctionnement de l'ensemble des capteurs à une tempéra- ture plus basse, donc avec un meilleur rendement, que si une partie en était affectée & l'obtention de l'eau chaude sanitaire.