La présente ;nventio-n se r2pp0* e deune àOn générale à la production de fils synthétiquess et elle concerne plus particulièrement une machine à l'aide de laquelle des rubans en matière synthétique peuvent être étirés, fibrillés tordus pour former un fil et bobinés en un paquet. On a déjà proposé d'utilflser des machines séparées pour exécuter les diverses opérations afférentes à la produc tion de fils synthétiques. Ce type d'ageneement ne convient pas pour une production de fil continue ou à grande vitesse, et l'invention a pour objet de réaliser une seule machine capable d'effectuer simultanément toutes les opérations précitées sur un grand nombre de rubans synthétiques. Une telle machine utilise un dispositif de torsion à anneau pour tordre et bobiner le fil en un paquet. Un exemple d'un tel dispositif de torsion à anneau comprend une broche portant le paquet bobiné de matière tordue, un curseur monté sur un anneau entourant la broche, l'anneau étant soumis à un mouvement de wa-et-v1ent par rapport à la broche pendant le bobinage, un moyen d'entralnement pour ce mouvement de va-et-vient et un moyen de mise en rotation de la broche à une vitesse sensiblement constante pendant le bobinage, le couple d'entralnement du moyen de mise en rotation de la broche pouvant être réduit au moins au cours de l'enfilage du dispositif de manière à permettre au dispositif de torsion de suivre toute réduction de la vitesse de distribution de la. matière à ce dispositif pendant l'enfilage sans augmenter pour autant la tension de la matière au-delà de son point de rupture. De préférence, on prévoit un dispositif de réglage du moyen d'entratnement de la broche, ce dispositif comportant trois positions qui correspondent respectivement à l'absence d tout entratnement de la broche, à l'entralnement sous couple réduit et à l'entraînement sous couple maximum. Le moyen d'entralnement de la broche peut comprendre un moteur électrique tandis que le dispositif de réglage de ce mécanisme peut comprendre un commutateur à trois positions et un moyen de limitation du courant associé à une position du commutateur afin de limiter l'alimentation du moteur en courant quand le commutateur occupe cette position particulière. En variante, le moyen dtentralnement peut entre un mécanisme à vitesse constante, et un embrayage à frottement ou magnétique peut être alors interposé entre le moyen d'entratnement à vitesse constante et la broche. Dans ce cas, le dispositif de réglage d'entratnement serait constitué d'un dispositif de réglage de l'embrayage capable de débrayer cet embrayage (position d'arrêt), de permettre à l'embrayage de glisser (position de couple réduit) et de permettre la mise en prise totale de l'embrayage (position de couple maximum). De préférence, le moyen dTentratnement du mouvement de va-et-vient peut titre désaccouplé de l'anneau pendant l'enfilage, de sorte que l'anneau reste à une extrémité de sa course Jusqu'au rétablissement de l'entratnement. Pour enfiler la matière dans un dispositif de torsion à anneau comportant les deux caractéristiques préférées de l'invention, on peut procéder comme suit : entratner la broche sous un couple réduit, désaccoupler de l'anneau le moyen d'en tratnement en va-et-vient, permettre à la matière de s'enrouler autour d'une bobine ou autre support vide de formation du paquet monté sur la broche, à l'extrémité de la bobine qui est adjacente à l'anneau immobile, faire une boucle avec la matière sous le curseur sur l'anneau, accélérer l'entratnement de la broche jusqu'à la position de couple maximum et réaeeou- pler à L'anneau le moyen d'entraSnement en va-et-vient. Pour faciliter l'enroulement de la matière autour de la bobine, on commence par faire passer la matière autour d'une butée ou cheville fixe et lisse montée sur la machine sensiblement en alignement avec la position fixe de l'anneau. On peut alors déplacer le curseur autour de l'anneau pour entourer la matière qui passe sur l'anneau, après quoi on peut faire glisser la boucle de matière de la butée ou cheville pour permettre ainsi au curseur de circuler autour de l'anneau et introduire la torsion nécessaire dans la matière. Un tube d'aspiration pour l'évacuation des déchets peut être installé de façon permanente ou provisoire sur l'entrée dans l'appareil de torsion ou à proximité immédiate de cette entrée, et on peut dévier vers ce tube, pendant l'enfilage, l'extrémité menante de la matière continuellement produite. Dans une variante de construction du dispositif de torsion à anneau, on utilise une broche creuse qui reçoit l'extrémité menante du ruban au moins pendant l'enfilage de la machine et on établit une aspiration d'air à travers la broche creuse pour recueillir l'extrémité menante et l'acheminer dans et à travers la broche. Selon la présente invention, une machine unique de production de fils synthétiques à partir de rubans comprend une entrée pour recevoir les rubans synthétiques, un moyen d'orientation des rubans comportant des moyens de chauffage et d'étirage, des moyens tendeurs, un dispositif de fibrillation installé entre le moyen d'orientation et les moyens tendeurs et un dispositif de torsion à anneau qui est alimenté en matière fibrillée en provenance des moyens tendeurs. De préférence, les parties séparées de la machine sont montées verticalement les unes au-dessus des autres, l'entrée de la machine étant sur le dessus et le dispositif de torsion à anneau étant sur le dessous. Dans cet agencement, les moyens tendeurs du fil sont placés verticalement au-dessus de la broche du dispositif de torsion, le dispositif de fibrillation est monté verticalement au-dessus des moyens tenpeurs et le moyen d'étirage du fil surmonte verticalement le dispositif de fibrillation. L'entrée de la machine comprend des rouleaux de pincement dont l'un est entralné. L'un de ces rouleaux peut être chauffé, par exemple en faisant passer de la vapeur d'eau à travers ce rouleau et cet agencement constitue le moyen de chauffage précité. En variante on peut installer un élément chauffant ou une plaque chauffante entre les rouleaux de pincement et le premier moyen tendeur à travers lequel ou sur lequel passent les rubans. L'encombrement au sol de ce montage vertical est faible et on peut installer un grand nombre d'agencement verticaux, côte à côte, pour obtenir une machine multiple capable de manipuler simultanément un grand nombre de rubans. Ces rubans peuvent être formés à partir d'une pellicule extrudée qui est fendue à intervalles réguliers en travers de a largeur. Des moyens de guidage tels que des rouleaux ou des chevilles lisses verticales peuvent être installés à coté des rouleaux de pincement d'entrée afin de guider séparément chaque ruban. Le dispositif de fibrillation comprend un tambour rotatif muni de dents ou d'éléments coupants en saillie qui s'engagent dans le ruban pendant son passage sur le tambour et en provoquent la fibrillation. On utilise de préférence des guides pour les rubans sous forme de chevilles lisses montées parallèlement à l'axe de rotation du tambour du dispositif de fibrillation, ces chevilles étant espacées à raison d'une au-dessus et d'une au-dessous de l'axe, Afin de faciliter l'enfilage de la machine, les chevilles sont montées de préférence sur une plaque coulissante pouvant se rapprocher et s'éloigner du tambour du dispositif de fibrillation. Des butées, de préférence réglables, sont montées à chaque étage de fibrillation afin de déterminer la distance horizontale entre les guides des rubans (chevilles) et l'axe du tambour, pendant le fonctionnement. Cette distance détermine à son tour l'arc de contact du ruban avec le tambour. Etant donné que l'étage de fibrillation dans chaque élément vertical de la machine est en alignement horizontal avec les étages de fibrillation de tous les autres éléments verticaux, on peut établir un accouplement mécanique entre tous les étages de fibrillation afin d'effectuer un réglage simultané des butées à tous les étages. On conçoit que l'arc de contact est un facteur important qui détermine, pour chaque vitesse donnée du fil et pour chaque vitesse du tambour, si la fibrllla- tion sera correcte ou non. L'entralnement pour chaque tambour de fibrillation provient de préférence d'un seul arbre rotatif monté vers l'arrière des éléments verticaux de la machine. L'entraSnement peut être transmis de cet arbre aux tambours des divers dispositifs de fibrillation par l'entremise de dispositifs à bande et, selon une caractéristique préférée de la machine, chaque bande d'entraînement est surdimentionnée et est tendue par un rouleau tendeur qui peut être déplacé dans une position dans laquelle il ne sera plus en contact avec la bande. Un dispositif de freinage est de préférence associé à chaque tambour de fibrillation, ce frein étant amené dans la position de freinage quand le rouleau tendeur a été éloigné de la bande correspondante.Dans ces conditions, on réalise un freinage positif du tambour aussitôt que l'entraînement du dispositif de fibrillation est supprimé. Pour faciliter l'enfilage de la machine les moyens d'étirage et les moyens de tension comprennent chacun un ou plusieurs rouleaux associés à un rouleau de pincement qui peut eAtre déplacé rapidement, de préférence par une action de déclic, à partir de sa position de tension ou de pincement jusqu'à une position libre. De même, l'un des rouleaux de pincement à l'entrée de la machine peut être rapidement déplacé d'une position à l'autre. Chaque rouleau de pincement de ce type est de préférence déplacé par l'entremise d'un bras de levier ou d'un organe analogue qui s'étend en dehors du trajet des rubans sur l'avant de la machine. La description qui va suivre en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 est une vue de conté d'un élément vertical de la machine construit selon l'invention. La figure 2 est une vue de côté du chariot du dispositif de fibrillation, à plus grande échelle, faisant partie de la machine représentée sur la figure 1. La figure 3 est une vue du même chariot que sur la figure 2 mais observée en sens inverse. Les figures 4 à 7 représentent un type de dispositif de torsion à anneau et montrent les stades d'enfilage, à savoir que la figure 4 montre le premier stade d'enfilage, la figure 5 montre le second stade, la figure 6 représente la machine après enfilage et en fonctionnement et la figure 7 représente la machine portant déjà un paquet entièrement bobiné, à la fin de l'opération de bobinage. La figure 8 est une vue en bout d'un dispositif de fibrillation du type à aiguilles ("type N"), partiellement en coupe. La figure 9 est une vue en plan d'une partie de la surface cylindrique du dispositif de fibrillation du type "N" représenté sur la figure 7, en vue développée de manière à présenter une surface plate. La figure 10 est une vue en bout d'une partie d'un dispositif de fibrillation à picots ("du type P"). La figure 11A est une vue d'une extrémité d'un dispositif de fibrillation à filetage hélicoïdal à un ou à plusieurs départs ("type rP"). La figure 11B est une vue analogue à la figure 10 montrant une variante de dispositif de fibrillation "MT". La figure 12 est une vue en plan d'un disque segmente pour utilisation dans un dispositif de fibrillation du type à lames segmentées ("type LS"). Les figures 13A et 13B sont des vues qui représentent en coupe deux détails des lignes radiales 13A et 133 de la figure 12 et montrent a maçon ddnt les éléments coupeurs alternés sont meulés en sens opposés. La figure 14 est une vue de caté d'un certain nombre de lames segmentées assemblées en sandwich pour former un dispositif de fibrillation. Les figures 15, 16 et 17 sont trois vues similaires d'une variante de dispositif de torsion à anneau, et ces figures montrent les trois stades de l'opération d'enfilage de la machine. La figure 1 est une vue de côté d'un élément vertical d'une machine à éléments multiples. Chaque élément vertical 10 de la machine porte à son extrémité inférieure un dispositif de torsion à anneau, que l'on décrira plus loin en regard des figures 4 à 7 ou 15 à 17. Un ruban à traiter est introduit dans l'extrémité supérieure de l'élément de la machine et le trajet de ce ruban est indiqué par le trait discontinu 20. Le châssis vertical latéral 10 peut être monté de flanc par rapport à l'alimentation du ruban, auquel cas il suffit de prévoir des guides latéraux pour séparer les divers rubans et les orienter vers les éléments verticaux correspondants de la machine. Cependant, on préfère que la machine comporte deux châssis verticaux latéraux 10, espacés mais montés dos à dos et dans ce cas les rubans sont introduits dans une extrémité de la machine entre les deux châssis latéraux 10. Avec ce dernier type d'installation, les rubans sont guidés vers leurs éléments respectifsde la machine au moyen de guides tels que 22 qui comprennent avantageusement des chevilles ou des rouleaux verticaux ou inclinés. Chaque ruban 20 passe d'abord sur un rouleau chauffé 24 (qui constitue le moyen de chauffage) monté à l'extrémité supérieure du chassis 10 et stétendant sur toute la longueur de ce cassis. Le rouleau 24 est creux et il est chauffé par de la vapeur d'eau qui le traverse. Des rouleaux de pincement séparés 26 sont montés de manière à coopérer avec le rouleau allongé 24, un rouleau 26 étant prévu dans chaque élément vertical de la machine et chaque rouleau 26 étant supporté sur un bras 28 articulé sur ltextrémfté d'un élément de montage 30. Un ressort tendeur 31 est accroché entre le bras 28 et l'élément de montage 30. Dans la position de prise ou de pincement du rouleau 26, le bras 28 est disposé au-dessous du pivot 32 et le rouleau 26 est maintenu contre le rouleau 24 par le ressort 31.Un levier de manoeuvre 34 s'étend à partir du bras 28 et ce levier permet de soulever le bras et de le faire pivoter autour du pivot 32 en passant par une position "d'alignement" jusqu'au moment où le bras -28 arrive au-dessus du pivot 32, après quoi le ressort 31 va maintenir le bras 28 (et par conséquent le rouleau 26), dans sa position écartée de repos contre une butée (non représentée). Le rouleau 24 est entraîné par un moyen d'entralnement tel qu'un moteur électrique (non représenté) monté à une extrémité du châssis 10 de la machine. Une transmission à vitesse variable est interposée entre le moteur et le rouleau 24 afin d'adapter la vitesse périphérique de ce dernier à la vitesse linéaire du ruban provenant de sa source. Au lieu d'utiliser le rouleau chauffé 24, on peut envisager une source de chauffage locale, par exemple une plaque chauffante 36 desservant chaque élément vertical de la machine. Dans le mode de réalisation représenté à la figure 1, un tel élément de chauffage local est indiqué en 36 et il définit un passage vertical par lequel le ruban peut passer, l'élément de chauffage étant installé de manière que ledit passage soit en alignement avec la tangente suivant laquelle le ruban quitte le rouleau 24. Des éléments de chauffage tels que D6 peuvent supplémenter l'action du rouleau chauffé 24 ou bien le remplacer. Un rouleau 40 est monté verticalement au-dessous de l'élément de chauffage 36 et, avec ce rouleau 40, coopère un rouleau de pincement 42 à séparation rapide. Le rouleau 40 est claveté sur un arbre 46 qui s'étend horizontalement sur toute la longueur du châssis 10. L'arbre 46 est entraîné par un moyen qui peut être par exemple le moteur électrique chargé d'entraîner le rouleau 24. En vue d'assurer la tension nécessaire entre le rouleau 24 et le rouleau 40 on fait tourner l'arbre 46 à une vitesse supérieure à celle du rouleau 24. Typiquement le rouleau 40 est entraîné en rotation à une vitesse telle que sa vitesse périphérique soit sept fois celle du rouleau 24 (cette dernière étant la même que la vitesse linéaire du ruban) si bien qu on obtient un rapport d'étirage de 7:1. Le rouleau de pincement 42 qui coopère avec le rouleau 40 est monté à un bout d'un bras articulé 48 et ce dernier est lui-même monté sur une extrémité d'un bras de montage 50 fixé au châssis 10 de la machine. Le bras 48 porte un levier de manoeuvre 52, un ressort (non représenté) étant interposé entre le bras 48 et le bras de montage 50 afin d'appliquer le rouleau 42 contre le rouleau 40. De même que dans le cas du rouleau de pincement 26, son ressort (non représenté) est installé de manière à retenir également le rouleau 42 et le bras 48 dans une position écartée de repos, en vue de faciliter i'enfilage du ruban dans la machine. Le rouleau de pincement 42 est revêtu de caoutchouc ou d'un autre matériau sans glissement afin d'améliorer la prise que ce rouleau exerce sur le ruban. Un dispositif de fibrillation est monté verticalement au-dessous des rouleaux 40 et 42 et il comprend une plaque de support 54 montéesur le châssis 10 de la machine, portant à son extrémité extérieure un tambour rotatif 56 de fibrillation et une plaque coulissante 58 qui glisse sur la plaque de support 54 et qui porte deux broches lisses 60 de guidage s'étendant à partir de la plaque 58 et parallèles à l'axe du tambour 56. Le ruban 20 est guidé autour de la broche supérieure 60, puis passe autour du tambour 56 et finalement autour de la broche inférieure 60 Il est évident qu'un mouvement de rapprochement des broches du tambour a pour effet d'augmenter l'arc de contact entre le ruban 20 et le tambour 56.Un bras de levier 62 est articulé sur la partie inférieure de la plaque coulissante 58 et l'extrémité intérieure de ce bras de levier 52 présente une découpe en 64 pour lui permettre de venir en prise avec une butée 66. L'extrémité intérieure du bras de levier est sollicitée vers le haut par l'action d'un ressort de tension 68. Comme représenté plus en détail sur les figures 2 et 3, la plaque coulissante 58 est perforée de manière à présenter deux fentes extérieures étroites et parallèles 70 et 72 et une fente intérieure large 74. La plaque de support 54 est munie d'une courte butée 76 à parois parallèles qui vient s'engager dans la fente supérieure étroite 70 et d'une seconde butée 78 à parois parallèles mais plus longue que la butée 76, qui vient s'engager dans la fente inférieure étroite 72 ménagée dans la plaque de support 58. La hauteur dont les butées 76 et 78 dépassent au-dessus de la surface de la plaque 54 est en rapport avec l'épaisseur de la plaque 58 qui est retenue en contact de coulissement avec la plaque 54 au moyen de rondelles 80 vissées sur des vis 82 qui sont elles-msmes vissées dans les butées 76 et 78.Un arbre 84 est montré dans un bossage (non représenté) de manière à dépasser axialement sur les côtés opposés de la plaque 54. Le tambour du dispositif de -fibrillation (qui dans un but de clarté n'est représenté que par un contour en tirets 56 à la figure 2) est claveté à l'extrémité de l'arbre qui dépasse à travers la fente 74 ménagée dans la plaque 58, une poulie ou autre roue d'entratnement 86 étant clavetée à l'extrémité de l'arbre qui dépasse de l'autre coté de la plaque 54. La poulie 86 est entraînée par une courroie surdimensionnée 88, et une poulie folle 90 (voir figures 1 et 3), montée sur un bras 92 articulé sur la plaque 54, peut venir en contact avec la courroie 88 pour la tendre.Dans ce but, le bras 92 est monté sur un arbre qui traverse un bossage (non représenté) formé sur la plaque 54, un bras 94 étant claveté à l'extrémité protubérante sur l'autre côté de la plaque 54. Un ressort 96 (voir figure 1) est fixé à l'extrémité supérieure du bras 94 et à une partie inférieure de la plaque 54, l'agencement étant tel que lorsque le bras 92 est soulevé de manière que la poulie 90 s'écarte de la courroie, le ressort 96 soit à la droite (en observant la figure 1) de l'axe de pivotement afin de retenir le bras 92 et la poulie 90 à l'écart de la courroie 88. Cependant on comprendra que, dès le moment où le bras 92 est abaissé vers la- courroie et que le ressort 96 se déplace vers la gauche de l'axe de pivotement, le ressort se contractera et tirera la poulie pour la mettre en contact avec la courroie. En vue de faciliter le mouvement du bras 92, un bras de levier 96 est accouplé au bras 92 dans la zone du pivot et de manière à s'étendre (voir figure 1) vers le devant du dispositif de fibrillation pour en permettre la manoeuvre manuelle. En levant le bras de levier 96; on libère la poulie de la courroie alors qu'en l'abaissant, on met en prise la poulie avec la courroie et l'entraRnement sera transmis. Pour empêcher le tambour 56 du dispositif de fibrillation de tourner quand l'entralnement est hors de prise, un autre bras 98 s'étend à partir du bras 92 et porte, à son extrémité libre, un patin de frein 100 destiné à coopérer avec la périphérie de la poulie 86. Les dimensions du bras sont telles que le patin 100 vient en prise avec la poulie 86 quand la poulie 90 est dans sa position écartée ou de repos. Il est clair qu'un mouvement ultérieur du bras de levier 96 pour mettre la poulie 90 en prise avec la courroie 88 aura également pour effet d'écarter simultanément le patin de frein 100 de la poulie 86. L'arc de contact entre le ruban 20 et le tambour 56 du dispositif de fibrillation est déterminé par l'espacement entre les broches 60 et l'axe du tambour 56. Etant donné que la plaque 58 coulisse par rapport à la plaque 54 et, par conséquent, par rapport à l'axe du tambour (celui-ci pouvant être considéré comme étant l'arbre 84), on peut modifier cet arc de contact à partir d'une position limite dans laquelle le rubant touche à peine le tambour 56 jusqu a une seconde position limite dans laquelle les broches 60 sont presque en contact avec la surface du dispositif de fibrillation.De préférence, la longueur de la butée 78 qui coulisse dans la fente inférieure 72 de la plaque 58 est étudiée de manière à restreindre le déplacement maximum de la plaque 58 pour que les broches 60 ne puissent en aucune façon gêner les dents du tambour 56. L'extrémité intérieure de la plaque 58 porte contre la butée 66 et, comme on l'a précédemment expliqué, la plaque coulissante 58 peut être retenue dans cette position par le bras de levier 62 qui vient sur la butée 66. Pour permettre une modification de la position dans laquelle la plaque coulissante 58 est retenue, la butée 66 présente une lèvre tournée vers le bas le long de l'un des côtés non parallèles d'une plaque trapézoSdale 102 dont le second côté non parallèle est assujetti à une plaque allongée 104 qui coulisse sur le châssis 10 de la machine et est retenue sur celui-ci par un boulon 106. La plaque 104 s'étend d'un bout à l'autre de la machine.Attendu que la lèvre 66 n'est pas parallèle à la plaque 104, un mouvement de la plaque 104 parallèlement au châssis 10 aura pour effet de présenter une partie différente de la surface de la lèvre à la plaque 58, cette partie étant plus éloignée, ou au contraire plus proche, du châssis 10 selon le sens dans lequel on aura fait glisser la plaque 104. (Sur la figure 1 on voit que la plaque trapéroidale 102 est profilée de manière que la lèvre 66 converge vers la plaque 104 dans le plan du dessin). Pour maintenir la tension à l'étage du dispositif de fibrillation, un dispositif tendeur est monté au-dessous de cet étage et, dans le mode de réalisation représenté à la figure 1, ce dispositif comprend un ensemble analogue à celui des deux rouleaux 40 et 42 qui constitue le moyen d'étirage. Les deux rouleaux du dispositif tendeur sont agencés comme suit: un premier rouleau 1 o8 est claveté à un arbre 112 qui, de même que l'arbre 46, s'détend sur toute la longueur du chassies 10 de la machine. Avantageusement, l'entraînement de l'arbre 112 est assuré par le même mécanisme que celui qui entralne l'arbre 46 et le rouleau 24. Le second rouleau du dispositif tendeur, qui est un rouleau de pincement 116, est porté sur un bras articulé 118 qui pivote sur une extrémité d'un bras de montage 120 fixé au chassis 10 de la machine. Le rouleau 116 est également revêtu de caoutchouc pour améliorer sa prise sur la matière fibrillée.Un levier de manoeuvre 122 s'étend à partir du bras articulé 118 et un ressort (non représenté) a pour but de maintenir le rouleau 116 en contact avec le fil, quand le rouleau est dans sa position de travail. En utilisant le principe de la compensation (comme on l'a déjà expliqué), ce même ressort peut servir à maintenir le rouleau 116 dans sa position écartée ou de repos, pour faciliter l'enfilage de la machine. En vue de maintenir la tension sur tout l'étage de fibrillation, on fait tourner le rouleau 108 à une vitesse périphérique très légèrement supérieure à celle du rouleau 40. Bien qu'un tel montage ne soit pas représenté, les deux leviers 52 et 146 peuvent être remplacés par un levier unique, auquel cas ce levier agira sur une liaison mécanique reliant les deux rouleaux 42 et 122. Les figures 4 à 7 montrent une construction préférée du dispositif de torsion à anneau, dans lequel un support cylindrique 310 est monté sur une broche verticale 312 entraînée par un moteur électrique 314 et le support 310 est entouré d'un chariot 316 formant anneau autour duquel peut circuler un curseur 318. Un guide en queue de cochon 320 est monté coaxialement au-dessus de la broche 312, la matière à bobiner sur le support 310 étant guidée à travers un oeillet ménagé dans le guide 320. L'alimentation en courant électrique du moteur 314 est commandée par un commutateur 322 à trois positions qui correspondent respectivement à la position d'arrêt (O), la position de couple réduit (CR) et la position de couple maximum (PC). Le chariot 316 est entraîné par un mécanisme (non représenté) de manière à parcourir en va-et-vient la longueur du support 310 pendant le bobinage et à assurer ainsi la distribution de la matière bobinée sur toute la longueur disponible du support ou bobine. Un ressort 324 permet de mettre hors de prise le mécanisme d'entraînement en mouve nuent de va-et-vient et d'immobiliser le chariot 316 à une extrémité de sa course alternative. Un dispositif de décharge par aspiration comprenant un tube 326 est indiqué en tirets à proximité de la queue de cochon 320. il peut s'agir d'un tube permanent ou bien d'un tube que l'on fixe provisoirement en position à chaque fois qu il faut se débarrasser de déchets indésirables, par exemple pour empêcher une accumulation pendant l'enfilage. Dans ce but, la matière est déviée vers le tube 326 qui en assure l'acheminement jusqu a un récipient à rebut. Pour faciliter l'enfilage, une cheville d'égalisation 328 est disposée sur le bord du chariot sous lequel la matière peut former des boucles. On comprend que I t on peut utiliser dans ce but n'importe quelle butée, par exemple l'arbre du levier 324. Les trois premières figures (4 à 6) indiquent les divers stades d'enfilage de la machine que l'on peut expliquer comme suit A la figure 4, on a représenté le stade initial d'enfilage. La matière 330 à bobiner (indiquée par un trait discontinu) passe à travers la queue de cochon 320, autour de la cheville 328 et ensuite elle est bobinée sur la bobine 310. Pendant cette opération d'enfilage, l'entraînement du va-et-vient est débrayé et en conséquence la matière 330 n'est bobinée qu t autour de l'extrémité inférieure de la bobine 10. On effectue alors les réglages nécessaires concernant les divers étages de traitement qui précèdent la queue de cochon 320, les éventuels changements de la vitesse de la matière qui sont dus à de tels réglages pouvant être compensés par les caractéristiques vitesse/couple du moteur d'entraîne- ment de la broche lorsque ce dernier fonctionne sous une tension d'alimentation réduite. Aussitôt que la matière qui a traversé la queue de cochon est dans un état qui en permet la torsion et le bobinage, on déplace le curseur 318 autour du chariot annulaire 316 pour l'amener à la position indiquée sur la figure 5. A cet endroit, on fait passer la matière sous le "crochet" du curseur avant d'arriver sur la bobine de reprise. On applique maintenant le couple maximum à la broche 312 en réglant le commutateur 322 à la position correspondante, et on dégage la boucle de matière 330 de la cheville 328 par glissement, grâce à quoi le curseur peut circuler et introduire la torsion nécessaire dans la matière (voir figure 6). En meAme temps, on rétablit ltentraînement du mécanisme de va-et-vient par réglage approprié du levier 324. Le paquet obtenu est représenté sur la figure 7. La matière 330 a été coupée tout de suite au-dessous de la queue de cochon 320. L'extrémité menante libre est aspirée dans le tube de succion 326 alors que l'extrémité arrière 332 repose sur le chariot 316. On remarquera que la matière non tordue est groupée auteur de l'extrémité inférieure de la bobine et on peut l'enlever de ltextrémité du paquet, par exemple en tronçonnant cette extrémité du paquet. Le paquet restant ne contient alors que de la matière entièrement traitée (par exemple un fil entièrement tordu). A la figure 7, le commutateur 322 est indiqué dans sa position d'arrêt, dans laquelle la broche est maintenue en position immobile pour permettre l'enlèvement de la bobine pleine et la mise en place d'une bobine vide, après quoi on procède à l'enfilage de la machine comme on l'a décrit précédemment. Les figures 8 à 14 représentent plus en détail la construction du tambour de fibrillation et elles montrent plusieurs constructions possibles de ce tambour. Sur les figures 8 et 9, un dispositif de fibrillation du type ?tN:t comprend un corps cylindrique 410 monté sur un arbre 412 à rotation autour de son axe. A intervalles réguliers autour du cylindre, des rainures axialement parallèles 414 sont ménagées et servent à contenir des rangs d'aiguilles 416. Comme on le voit le plus clairement sur la figure 9, les aiguilles 416 sont rapprochées les unes des autres et leurs pointes (schématiquement indiquées en 418) sont en alignement linéaire avec les rainures 414. Pour faciliter la construction et la mise en place, chaque rang d'aiguilles est monté sur une barrette allongée 420, par exemple par soudage ou brasage comme indiqué en 421, l'ensemble des aiguilles et de la barrette constituant une structure en forme de peigne. On effectue un supplément de soudage ou de brasage entre les aiguilles adjacentes comme indiqué en 422. Chaque peigne constitue une structure unitaire d'aiguilles et de barrette, de sorte que le remplacement d'un peigne est une opération facile en cas d'endommagement ou d'usure. Les ensembles de barrettes et d'aiguilles sont fixés dans les rairures correspondantes à l'aide de plaque de couverture 424 qui recouvrent les barrettes 420 et sont vissées ou fixées d'autre manière au cylindre 410. Pour assurer que la surface du cylindre reste lisse, les plaques de couverture 424 sont encastrées dans des évidements formés à côté des rainures par découpage d'une paroi de chaque rainure. Pour empêcher le coincement ou l'accrochage, les ai guilles 416 sont orientées suivant un angle &commat; e (voir (voir figure 8) par rapport à la tangente au cylindre sur la ligne de contact entre un rang d'aiguilles et le cylindre. Cet angle &commat; G es est tel que les aiguilles sont dirigées dans le sens inverse du sens de rotation du cylindre 410 si bien qu'au lieu de sortir de la matière en l'accrochant, les aiguilles ressortent avec peu ou pas de mouvement linéaire relatif entre elles-mêmes et la matière. (On voit que si l'on définit l'angle Q comme étant l'angle entre l'arrière de l'aiguille et la surface du cylindre, la valeur maximum de Q sera de 900.Dans la pratique Q sera très inférieur à 900 et on constate que sa valeur préférée est d'environ 750, agencement qui convient pour un tambour ayant 7,6 cm de diamètre et portant 36 rangées d'éléments coupants groupés en séries de 6). Pour assurer un échelonnement entre les rangées adjacentes d'aiguilles, des éléments d'espacement 426 sont disposés, par exemple à l'extrémité de gauche de chaque rainure 414. Les extrémités de gauche des rainures 414 (figure 9) sont disposées dans le mgme plan radial et les éléments d'espacement 426 ont des dimensions qui permettent d'obtenir le déport désiré entre les rangées successives d'aiguilles. Par exemple, lorsque l'espacement pt (figure 9)-est de 3 mm et qu'on désire diviser cet espacement P' par 6, il convient d'incorporer cinq éléments d'espacement dont le premier a une épaisseur de 51 microns, le suivant une épaisseur de 102 microns etc., l'élément d'espacement le plus grand ayant 0,254 mm d'épaisseur.La septième rangée d'aiguilles est en alignement avec la première rangée d'aiguilles et par conséquent aucun élément d'espacement n'est exigé dans la rangée 1, la rangée 7, etc... Bien que, dans le mode de réalisation représenté, on se soit contenté de six rangées d'aiguilles, ce nombre sera dans la pratique beaucoup plus important, ce qui permet de réduire la vitesse de rotation du tambour de fibrillation. Si l'on installe, par exemple, six séries comportant chacune six rangées d'aiguilles autour du cylindre 410, l'appareil de fibrillation peut fonctionner à une vitesse qui n'est que le sixième de celle qu'il eût fallu avec un cylindre ne comportant que six rangées d'aiguilles. A la figure 10; on a représenté un appareil de fisrillation du type "P" qui comprend une enveloppe cylindrique creuse 430 définissant un manchon que l'on peut enfiler sur une bobine cylindrique 432. La bobine 432 est de préférence clavetée au manchon 430 de manière à transmettre l'entraînement entre les deux. Les éléments coupeurs sont constitués de picots 434 et la zone entourant les picots 434 est représentée en coupe pour bien montrer la façon dont les picots sont retenus en place. Chaque picot est de forme conique et il est enfoncé dans un trou conique 436 formé dans la paroi du manchon 430. Chaque trou 436 converge vers la surface externe du manchon 430 de sorte que chaque picot 434 ne peut être introduit dans un trou 436 que depuis l'intérieur du manchon 430. La longueur du picot 434 et l'angle de conicité sont étudiés de manière que la base du picot soit sensiblement au même niveau que la surface interne du manchon 430 si bien que la bobine cylindrique 432 maintient les picots 434 en place une fois qu'elle a été introduite dans le manchon. Selon l'invention, les trous tronconique 436 sont disposés en rangées à intervalles réguliers autour du manchon 430, les trous de chaque rangée étant déportés d'une distance prédéterminée (égale à l'espacement entre les coupes) à partir des trous correspondants des rangées adjacentes. Une extrémité d'un appareil de fibrillation du type "ITT" est représentée sur la figure 11A. Ce dispositif comprend un tambour cylindrique 440 présentant dans sa surface extérieure un filetage hélicoïdal à départs multiples. Des rainures axiale ment parallèles 442 sont formées dans la surface du tambour 440 à intervalles réguliers autour de sa périphérie. Les rainures 442 coupent directement le profil du filetage 444 et on obtient ainsi une ligne d'arêtes tranchantes sur chaque coté de chaque rainure 442) ces arêtes étant définies par les crêtes des filets.Etant donné que le filetage suit un trajet hélicoi- dal, l'arête tranchante définie par la crête de chaque filet et par une rainure 442 se trouve axialement écartée des éléments coupants correspondants définis par les mêmes crêtes de filets avec les rainures adjacentes 442. Une variante d'appareil de fibrillation du type "iT" est représentée sur la figure 11B et dans ce cas les fonds des rainures 442' sont inclinés par rapport à la surface du tambour. Dans ce mode de réalisation, les fonds des rainures s'étendent entre les crêtes d'une rangée d'arêtes tranchantes pour aboutir aux bases des arêtes tranchantes d'une rangée adjacente. Sur les figures 12 et 13 on a représenté le composant à partir duquel on assemble un appareil de fibrillation du type "LS" tandis que sur la figure 14 on voit une partie d'un empilage de tels composants définissant globalement un appareil de fi brillation du type ES (à lames segmentées). Coe on le voit le plus clairement sur la figure 12, chaque composant est un disque annulaire mince 450 sur la périphérie duquel sont régu- lièrement espacées six protubérances radiales 452. Chaque pro- tubérance est meulée ou usinée d'une autre manière de façon à définir une arbre tranchante (comme on le verra par la suite) de sorte que les six protubérances 452 correspondent & six éléments de coupe selon l'invention. En empilant un certain nombre de disques 450 (figure 14) de manière que les protuberances radiales 452 des divers disques soient en alignenent, on peut obtenir un appareil de fibrillation. Des trous 454 sont de préférence percés dans les disques 450 de sorte qu'après assemblage, les disques peuvent être maintenus en position, par exemple à l'aide de tiges ou de boulons que l'on introduit dans les trous 454 alignés et que l'on assujettit à chaque bout, par exemple par martelage. Pour réduire l'espacement axiale entre les éléments coupeurs adjacents, on meule les protubérances 452 sur un mode spécial comme on va l'expliquer à propos des figures 13A et 13n. La figure 13A représente une Dr3o' eranee protubérance immédiatement au-delà de la ligne de coupe 13A alors que la figure 132 repre- sente la protubérance immédiatement au-delà de la ligne de coupe 13B (voir figure 12).En se référant à la figure 13A, on voit que la protubérance a été meulée de manière que son arête tranchante 456 soit déportée par rapport au centre de 'épaisseur du disque, cette arête étant définie par deux sur aces meulées inclinées d'angles égaux dont l'une s'étend sur rois quarts de l'dpaisseur du disque et dont l'autre ne couvre quBun quart de cette épaisseur.Par ailleurs, la protubérance immédiatement au-delà de la ligne de coupe 13B (et aussi la protubérance suivante au-delà de celle qui est indiquée sur la figure 13A) est meulée de manière que son arAte tranchante 456 soit déportée vers la face de droite du disque et que cette arête soit elle aussi formée de deux surfaces meulées inclinées d'angles égaux, dont la surface de gauche couvre trois quarts de l'épaisseur du disque et dont la surface de droite couvre un quart de cette épaisseur. Dans ces conditions, le tranchant de rasoir constitué par chaque élément coupant 452 est déporté en sens opposé pour les éléments alternes. Comme ou l'a décrit à propos de l'appareil de fibrillae tion du type "N'ls Qn peut installer plus d'une série d'éléments coupants autour de la pdriphdrie du tambour de fibrillation, ce qui permet de faire tourner ce tambour à des vitesses plus faibles. Ainsi, au lieu de six protubérances autour de chaque disque 450, on pourrait envisager trente-six protubérances à intervalles de 10 la vitesse de rotation de l'appareil de fibrillation résultant pouvant être alors d'un sixième seule- ment de la vitesse du dispositif représenté. Sur les figures 15, 16 et 117 on a représenté la cons truction et le fonctionnement d'une variante de dispositif de torsion å anneau. Le fil à tordre et à bobiner passe à travers un oeillet de guidage ou queue de cochon 220 (non représenté sur les figures 1 à 3) qui est disposé verticalement au-dessus atune broche verticale creuse 240 et en alignement axial avec cette dernière, la broche 240 correspondant à la broche 12 des ligures 1 -^v 3 On entraîne cette broche en rotation au moyen d'une bande ûu courroie d'entraînement qui passe sur une poulie d'entraînement montée sur la broche, mais on prévoit de préférence un moteur électrique séparé pour l'entraînement de chaque arbre de façon indépendante (voir moteur 18. figure 1). Une bobine cylindrique creuse de reprise 232 est montée sur la broche 240 et, après passage dans la queue de cochon 220, le fil est guidé sur la bobine 232 au moyen d'un curseur 234 supporté librement sur un anneau 236 coaxial à la broche 240. Le curseur 234 peut se mouvoir librement sur le pourtour de l'anneau 236 et, en même temps l'anneau 236 parcourt en un mouvement de va-et-vient toute la longueur de la bobine, avec une inversion de son sens de marche à chaque extrémité de la bobine, de sorte que le fil se bobine en couches successives sur la bobine à mesure que cette dernière tourne. Dans un but de clarté, le mécanisme de va-et-vient n'est pas représenté mais le mouvement de l'anneau est simplement indiqué par une flèche à deux têtes 238. Grâce à l'action de la broche creuse 240, le fil est as.ialement acheminé à travers le mécanisme de torsion et sort à l'extrémité inférieure de la broche 240 après quoi il passe entre deux rouleaux de pincement 242, 244 qui constituent un dispositif de tension et de reprise du fil chargé d'acheminer le fil dans un pot collecteur ou autre récipient approprié 245. Pour contribuer à un enfilage rapide de l'extrémité menante d'un fil dans et à travers la broche creuse 240, un courant d'air descendant à travers la broche est créé par un éjecteur d'air ou d'une pompe à vide 246 occupant une position appropriée à l'extrémité inférieure de la broche creuse 240. La pompe n'est pas représentée en détail et on comprend que llon peut utiliser pratiquement n importe quel dispositif capable d'engendrer une aspiration d'air. L'ope'ration d'enfilage se déroule comme suit On installe une broche portant une bobine vide 232, la broche étant immobile et étant disposée au-dessous de la queue de cochon 220, puis on introduit l'extrémité menante d'un fil à tordre à travers cette queue de cochon 220. On tire alors le fil dans l'extrémité supérieure de la bobine creuse 240 et on utilise l'aspiration d'air créée par l'éjecteur ou la pompe à vide 246 pour faire passer le fil à travers la bro che 240 d'où il sort par l'extrémité inférieure et ensuite passe entre le deux rouleaux de pincement 242, 244. Tout en maintenant la broche immobile, on tire le fil entre la queue de cochon 220 et l'extrémité supérieure de la broche creuse 240 et on lui donne la forme d'une boucle, cette boucle étant enroulée autour du curseur 234 sur l'anneau 236 (voir figure 16). On et ensuite la broche 240 et la bobine 232 en rotation. Le fil pénètre dans une encoche 248 formée dans l'extrémité supérieure de la bobine 232 et commence ensuite- à sten- rouler autour de la bobine. Pour assurer la libre rotation de la broche et de la bobine, il est nécessaire de casser le fil entre la broche et les rouleaux de pincement 242, 244. Bien que la rotation continue de la broche et de la bobine provoque finalement la cassure du fil, on préfère utiliser une lame de guillotine ou une autre arête tranchante entre l'extrémité inférieure de la broche et les rouleaux de pincement 242 244, pour tronçonner le fil aussitôt qu'il commence à s'enrouleur autour de la bobine. La guillotine n ' est pas représentée en détail mais comprend de façon usuelle une lame de couteau (non représentée) et un crochet 250 qui se déplace pour accrocher le fil et le tirer contre la lame de la guillotine. La pompe à vide ou l'éjecteur d'air 246 peut être avantageusement remplacé par un dispositif de soufflage 260 qui n est indiqué qu'en contours en tirets sur la figure 15. Un tel dispositif comprend une enveloppe annulaire creuse discontinue, ayant une forme sensiblement tronconique dont l'extré- mité la plus large ouverte est orientée vers le haut pour rece oir l'extrémité menante libre du fil. La paroi intérieure de cette enveloppe est étagée (ce qui n'est pas représenté) et une série d'ajutages dirigés vers le bas sont formés sur le gradin de manière à développer un courant d'air ou d'un autre gaz sous forme d'une série de filets convergeant vers le bas, ce courant étant dirigé contre l'extrémité supérieure de la broche creuse 240.Cette enveloppe est discontinue ce qui permet de la retirer une fois que le fil l'aura traversée, se sera engagé dans ltextrémité supérieure de la broche 240 et aura été extrait par l'extrémité inférieure de cette broche en prise avec les rouleaux de pincement 242, 244; pour contribuer au mouvement du dispositif 260 d'une position à une autre, ce dispositif est avantageusement monté à l'extrémité d'un tuyau souple 262 qui l'alimente en air comprimé. On conçoit que la présente invention réalise une machine qui peut manipuler un nombre important de rubans séparés et effectuer, simultanément la fibrillation, la torsion et le bobinage du fil synthétique. Comme on l'a dit, un mode de réalisation préféré de l'invention est une machine bilatérale dont les deux cotés sont indépendants et sont espacés d'une petite distance pour permettre l'admission des rubans entre eux. Chaque conté de la machine est composé d'un nombre important d'éléments verticaux du type représenté sur la figure 1. Chaque élément vertical de la machine ne manipule qu'un seul ruban et ne produit qu'un seul fil, mais du fait que la largeur de chaque élément vertical est faible (largeur mesurée dans le sens longitudinal de la machine), on peut assembler sur chaque coté de la machine un nombre important de tels éléments verticaux. De plus, comme chaque élément est mécaniquement indépendant de tous les autres éléments de la machine, on dispose d'une bonne possibilité de contrôle de chaque ruban. Si une casse vient à se produire, il suffit d'arrêter le fonctionnement du seul élément considéré de la machine et on peut laisser fonctionner normalement tous les autres éléments pendant qu'on élimine le défaut. REVENDICATIONS 1.- Machine de production de fil synthdtique tordu à partir de rubans de matière synthétique, caracrétisée en ce qu'elle comprend une entrée pour recevoir les rubans synthétiques, un moyen d'orientation des rubans comportant des moyens de chauffage et d'étirage, des moyens tendeurs, un dispositif de fibrillation installé entre le moyen d'orientation et les moyens tendeurs et un dispositif de torsion à anneau qui est alimenté en matière fibrillée en provenance des moyens tendeurs et qui est chargé de tordre et de bobiner le fil. 2.- Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que les étages séparés de la machine sont montés verticalement les uns au-dessus des autres, l'entrée étant sur le haut et le dispositif de torsion à anneau étant dans le bas. 3. - Machine selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisée en ce qu'elle comprend un dispositif pour capter une extrémité menante libre de la matière et l'acheminer vers un collecteur de rebut, au moins pendant l'enfilage de la machine. 4. - Machine selon la revendication 3, caractérisée en ce qu'un dispositif d'aspiration pour l'élimination des déchets peut entre monté à coté du dispositif de torsion à anneau au moins pendant le stade d'enfilage de la machine pour constituer ainsi le dispositif de captation et d'acheminement précité 5.- Machine selon les revendications 1 à 4, caractérisée en ce quelle comprend un tambour rotatif muni de dents ou éléments coupants en protubérance pour venir en prise avec le ruban et le fibriller, des éléments de guidage du ruban, une plaque portant ces éléments de guidage, un levier pour déplacer cette plaque à une position de travail dans laquelle le ruban est obligé de venir en contact avec au moins une partie de la surface du tambour et à une position inopérante dans laquelle le ruban n'est pas poussé contre le tambour, un rail réglable pour contracter la position de fonctionnement de la plaque, un frein pour arreAter le tambour et un embrayage pour transmettre l'entraînement au tambour. 6.- Machine selon la revendication 5, caractérisée en ce qu'un levier accouple le frein à l'embrayage de façon que I'entralPnement ne soit pas transmis au tambour lorsque celui-ci est soumis à l'action du frein. 7. - Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce qu'elle comprend une broche pour porter le paquet de matière tordue, un anneau entourant la broche, un curseur coulissant autour de l'anneau, un moyen d'entraînement pour mouvoir l'anneau dans le sens axial de la broche afin de la parcourir en un mouvement de va-et-vient pendant le bobinage, un moyen d'entraînement pour faire tourner la broche à une vitesse constante au moins pendant le bobinage et un dispositif de réglage pour régler le couple moteur de 11 entraînement de la broche de manière à réduire ce couple au moins pendant l'enfilage de la machine et permettre ainsi un changement de la vitesse de la broche pour suivre toute réduction de la vitesse d'amenée de la matière dans le dispositif de torsion. 8.- Machine selon la revendication 7, caractérisée en ce qu'un moteur électrique entrasse la broche. 9.- Machine selon la revendication 8, caractérirée en ce quelle comprend un commutateur à trois positions, un moyen de limitation du courant et des moyens de connexion du commutateur et du moyen de limitation de courant au moteur électrique et à une source de courant électrique, de sorte que le moteur ne reçoit aucun courant dans la première position, ne reçoit qu'un courant réduit dans la seconde position et reçoit une alimentation complète en courant dans la troisième position du commutateur. 10,- Machine selon l'une quelconque des revendications 7 à 9, caractérisée en ce qu'un levier sert à libérer le moyen d'entraînement en va-et-vient de l'anneau au moins pendant enfilage de la machine, afin de retenir l'anneau dans une position donnée. 11.- Machine selon la revendication 10, caractérisée en ce qu'elle comprend un guide supplémentaire pour le ruban sensiblement en alignement avec ladite position donnée de l'anneau, autour duquel le ruban peut passer lors de ltenfilage. 12.- Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce qu'elle comprend une broche destinée à porter le paquet de matière tordue, cette broche étant creuse sur toute sa longueur, un anneau entourant la broche, un curseur coulissant autour de l'anneau, un moyen d'entralnement pour mouvoir anneau dans le sens axial de la broche afin de la parcourir en un mouvement de va-et-vient pendant le bobinage, un moyen d'entramement pour faire tourner la broche à une vitesse constante au moins pendant le bobinage et des moyens pour provoquer un courant d'air à travers la broche creuse, ladite broche et les moyens produisant le courant d'air constituant ainsi le dispositif de captation et d'acheminement pour l'extrémité libre menante au cours de l'enfilage. 13. - Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisée en ce qu'elle comprend un rouleau entraîné, un rouleau de pincement monté de manière à venir en contact avec le rouleau entraîné et emprisonner le ruban entre eux, en constituant ainsi 1 'entrée dans la machine, et un levier pour dégager le rouleau de pincement du rouleau entralné afin de permettre l'enfilage. 14.- Machine selon la revendication 13, caractérisée en ce qu'elle comprend un second rouleau entraîné espacé du premier rouleau entraîné dans le sens du mouvement du ruban et tournant à une vitesse périphérique réglée à une valeur plus élevée que celle du premier rouleau, un second rouleau de pincement monté de manière à venir en prise avec le second rouleau entralné pour emprisonner entre eux le ruban, les deux groupes comportant chacun l'un des rouleaux entraîné et le rouleau de pincement correspondant définissant conjointement le dispositif d'orientation, un levier pour libérer le second rouleau de pincement du second rouleau entraîné pour permettre l'enfilage, le ruban étant étiré entre les deux séries de rouleaux en raison de la vitesse périphérique accrue de la seconde série, et des moyens de chauffage pour chauffer le ruban immédiatement avant ou pendant l'étirage de manière à orienter ce ruban. 15. - Machine selon la revendication 14. caractérisée en ce que le premier rouleau entraîné est chauffé et constitue ainsi le moyen de chauffage précité. 16.- Machine selon la revendication 14, caractérisée en ce qu'elle comprend un élément chauffant entre la première et la seconde séries de rouleaux, le ruban passant en contact avec une surface chauffée de cet élément. 17.- Machine selon la revendication 14, caractérisée en ce qu'elle comprend un troisième rouleau entratné installé au-delà du dispositif de fibrillation dans le sens du mouvement du ruban, ce troisième rouleau étant entraîné à une vitesse périphérique réglée à une valeur plus grande que celle du second rouleau entraîné, un troisième rouleau de pincement monté de manière à venir en contact avec le troisième rouleau entraîné pour emprisonner le ruban entre eux de manière à tendre ce ruban entre les second et troisième rouleaux entraînés, et un levier pour libérer le troisième rouleau de pincement de sa position de contact avec le troisième rouleau entralné afin de permettre l'enfilage. 18.- Installation de production continue d'une série de fils synthétiques tordus à partir d'un nombre correspondant de rubans synthétiques, caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens de production continue d'une série de rubans synthétiques, et une machine recevant les rubans pour les fibriller et les tordre afin de former un nombre correspondant de fils que la machine bobine en paquets, ladite machine comprenant un certain nombre d'éléments verticaux, ce nombre étant au moins égal à celui du nombre de rubans, chaque élément vertical individuel comprenant une entrée à ltextrémité supérieure de l'élément et recevant l'un des rubans synthétiques, un moyen d'orientation de ce ruban comportant un moyen de chauffage et un moyen d'étirage, un dispositif tendeur au-dessous du moyen d'orientation, un dispositif de fibrillation interposé verticalement entre le moyen d'orientation et le moyen tendeur, et i:n dispositif de torsion à anneau alimenté en matière fibrillée à partir du dispositif tendeur pour tordre et bobiner cette matière. 19.- Installation selon la revendication 18, caract6- risée en ce que les moyens de production continue d'une série de rubans synthétiques comprennent un appareil d'extrusion d'une pellicule continue en matière plastique, un dispositif de cisaillement pour couper la pellicule à intervalles réguliers en travers de sa largeur et obtenir ainsi des rubans continus dans le sens longitudinal de la pellicule, et des guides pour amener chaque ruban au mécanisme d'entrée de la machine.