L'invention a pour objet un produit nouveau constitué par une ferme préfabriquée en bois. Avec l'industrialisation du bâtiment on a vu apparaître sur le marché des fermes préfabriquées. De telles fermes ont été décrites, par exemple, dans les demandes de brevets français publiées nO 2 303 galet nO 2 305 561. On a déjà songé par ailleurs à incorporer une solive dans une ferme pour rendre un comble habitable. Une telle réalisation a été décrite dans la demande de brevet français publiée nO 2 197 103. Mais, en raison de la masse de la ferme ainsi réalisée et en raison de la charge de plancher, une telle réalisation n'est possible que par préfabrication de trois éléments livrés séparément au chantier et à condition qu'un appui intermédiaire soit offert à la poutre assemblée au chantier. Le but de l'invention est de proposer une ferme entièrement préfabriquée incorporant une solive capable de supporter un plancher en l'absence de tout appui intermédiaire. On atteint ce but, selon l'invention, par une ferme préfabriquée en bois à entrait inférieur et comportant au moins un premier piédroit délimitant, en association avec un second piédroit vis-à-vis ou le pied de ferme vis-à-vis, le côté inférieur d'une section d'espace habitable, dans laquelle, pour supporter un plancher, l'entrait est constitué en poutre par adjonction d'une solive s'étendant sur la section d'espace habitable, l'entrait inférieur et la solive sont liés rigidement écartés l'un de l'autre et la solive est fixée à chacune de ses extrémités respectivement au premier piédroit et au second piédroit ou au pied de ferme entre lesquels il s'étend. Selon un mode de réalisation préféré, la poutre constituée par l'assemblage rigide de l'entrait et de la solive est une poutre à treillis. Pour obtenir un tel assemblage à treillis on mettra en oeuvre toute technique connue, par exemple, la technique de constitution de poutres mixtes bois - métal tel qu'il en est décrite dans le brevet français 1 542 293. Selon une variante, la poutre constituée par l'assemblage rigide de l'entrait et de la solive est une poutre constituée, par exemple une poutre à âme pleine. Dans tous les cas, il est conforme à l'invention que la solive et l'entrait soient écartés l'un de l'autre, ce qui permet d'assurer une meilleure résistance à la déformation de la ferme par la combinaison de l'écartement de leurs points d'attache aux autres éléments de la ferme et de la liaison rigide assurée, selon des techniques connues en soi, entre solive et entrait. En même temps on peut obtenir une bien plus grande légèreté de structure que si les fonctions d'entrait et de solives étaient assurées par une poutre unique massive, ladite légèreté permettant de se passer de points d'appuis intermédiaires. D'autres caractéristiques et avantages ressortiront de description, qui sera donnée ci-après uniquement à titre d'exemple, de modes de réalisation de l'invention. On se reportera à cet effet aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 représente en plan un premier mode de réalisation d'une ferme selon l'invention - la figure 2 représente une variante de la ferme précédente avec un autre type de poutre - la figure 3 repmsente de bout la poutre mise en oeuvre dans la variante de la figure 2. La ferme représente à la figure 1 comporte deux arbalétriers 1, 2, un double entrait supérieur 3, 4 et un poinçon 5, dont il ne sera pm plus parlé, comne faisant partie de la technique connue. Est également du domaine de la technique connue l'assemblage en atelier de chacun des arbalétriers 1, 2 obtenus chacun par assemblage de deux pièces par moises 6 et 7 et boulons au niveau d'attache du double entrait supérieur 3, 4. A la base des deux arbalétriers 1 et 2 est lié, par chacune de ses extrémités, un entrait inférieur 8. La ferme comporte en outre deux piédroits 9 et 10 ainsi que deux jambettes 11 et 12. Tout ce qui a été décrit jusqu'ici fait partie de la technique. Les assemblages de toutes les pièces désignées peuvent être obtenus également par une technique connue, telle que l'agrafage par connecteurs métalliques 13 décrits dans le brevet français 1 474 407. Selon l'invention, la ferme comporte, en outre, une solive 14 montée écartée de l'entrait 8. Cette solive 14 ne s'étend pas toutefois sur la même longueur que l'entrait 8, mais seulement sur la longueur entre piédroits 9 et 10 sur lesquels ses extrémités sont fixées par des connecteurs métalliques 15. La solive 14 et l'entrait 8 montés écartés l'un de l'autre sont cependant rigidement liés pour constituer une poutre à treillis désignée dans son exemple par 16. Cette poutre à treillis comporte des appuis de liaison 17 et des tirants 18. Selon un mode de réalisation, tel que déjà partiellement décrit au brevet français 1 542 293,les appuis de liaison 17 sont en bois et sont fixés à la solive 14 et à l'entrait 8 au moyen de tirants métalliques 18 dont les extrémités sont conformées en connecteurs métalliques d'agrafage. La fabrication d'une ferme telle que décrite est très simple. Bien entendu la poutre 16 sera préparee comme pièce unitaire avant assemblage des autres pièces. Cette ferme est également relativement légère en considération de la charge au plancher acceptable. Elle est facile à poser, sans appui intermédiaire, sur deux murs vis-à-vis 19 et 20. La figure 2 représente une variante pouvant convenir à un comble comportant un chien assis. Pour simplifier l'exposé on ne mentionnera pas ci-après les éléments non modifiés par rapport à la figure 1. Une des modifications consiste en ce que, d'un côté, le côté gauche sur la figure, la jambette Il tient lieu de piédroit. C'est donc, jusqu'à la jambette 11, ctest-à-dire pratiquement sur l'arbalétrier au voisinage du pied de ferme, que s'étend la solive. C'est l'emplacement qui, par facilité de désignation, a été appelé précédemment pied de ferme. Un connecteur métallique d'agrafage 21 unique peut, le cas échéant, réunir l'arbalétrier 1, la jambette Il et la solive 14. Une autre modification, d'ailleurs non liée à la précédente, tient à ce que la poutre 26 n'est plus constituée en treillis mais én poutre constituée à âme pleine. C'est-à-dire que cette poutre comprend deux demi-entraits 8, 8' séparés dans le sens longitudinal et deux demi-solives 14, 14' séparées dans le sens longitudinal, le tout étant réuni par une âme 27 en contreplaqué selon une technique connue en soi (fig. 3). REVENDICATIONS 1. Ferme préfabriquée en bois à entrait inférieur et comportant au moins un premier piédroit délimitant, en association avec un second piédroit vis-à-vis QU le pied de ferme vis-à-vis, le côté inférieur d'une section d'espace habitable, caractérisée en ce que, pour supporter un plancher, l'entrait (8) est constitué en poutre (16, 26) par adjonction d'une solive (14) s'étendant sur la section d'espace habitable, l'entrait inférieur (8) et la solive (14) sont liés rigidement écartés l'un de l'autre et la solive (14) est fixée à chacune de ses extrémités respectivement au premier piédroit (10) et au second piédroit (9) ou au pied de ferme (11 - 1) entre lesquels il s'étend. 2. Ferme selon la revendication 1, caractérisée en ce que la poutre constituée par l'assemblage rigide de l'entrait (8) et de la solive (14) est une poutre (16) à treillis. 3. Ferme selon la revendication 2, caractérisée en ce que la poutre à treillis constituée par l'assemblage rigide de l'entrait et de la solive est une poutre mixte bois-métal. 4. Ferme selon la revendication 1, caractérisée en ce que la poutre constituée par l'assemblage rigide de l'entrait et de la solive est une poutre constituée (26). 5. Ferme selon la revendication 4, caractérisée en ce que la poutre constituée est une poutre (26) à âme pleine (27).