L'invention se rapporte d'une manière générale aux ceintures de sécurité obligatoirement installées dans les véhicules automobiles afin de retenir chaque occupant sur son siège en cas de collision ou décélération brusque. Plus particulièrement, l'invention concerne les ceintures de sécurité du type dit à trois points", constituées par une sangle dont les extrémités sont fixées en des points d'ancrage respectivement bas et haut situés d'un mime cAté du siège équipé, par exemple sur le plancher et sur un montant de l'habitacle, et dont la partie médiane en position d'utilisation est bouclée par dessus ledit siège et ancrée de manière détachable sur une pièce de fixation située sur son côté opposé, de sorte que les deux brins de la sangle forment respectivement une ceinture sous-abdominale et une ceinture diagonale ou baudrier. Encore plus particulièrement, l'invention concerne les ceintures de sécurité à trois points dont le brin diagonal passe par une pièce d'ancrage haut faisant office de renvoi et aboutit 9 un enrouleur ou autre rétracteur qui maintient en permanence la sangle sous légère tension et se verrouille automatiquement lorsque ladite sangle est soumise à une brusque traction et/ou lorsque le véhicule décélère brutalement. Une ceinture de sécurité de ce dernier type est d'emploi particulieres ment commode, puisque le rétracteur la ramène automatiquement en position est motée lorsqu'elle n'est pas utilisée, puisque son bouclage ne requiert qu'un simple geste effectué d'une seule main, et puisque son ajustage à la corpulence de l'utilisateur ne demande aucune intervention de sa part. En conséquence, le port d'une telle ceinture est facilement accepté, même en circulation urbaine y compris dans le cas extrême d'arrêts fréquents impliquant autant de bouclages; et débouclages de la ceinture, par exemple lors d'une tournée de livraison. Ce type de ceinture est an outre particulièrement efficace sur le plan de la sécurité, puisque ses deux brins toujours correctement disposés et tendus sur le corps sont à même de maintenir fermement l'utilisateur sur son siège en toutes circonstances, en lui épargnant notamment les traumatismes que la ceinture elle-même risquerait de provoquer si son mauvais règlage permettait un déplacement initial du corps suivi d'un arr & brutal. Ces avantages d'emploi et d'efficacité sont toutefois subordonnés d' une part å la commodité des opérations de bouclage ou débouclage de la ceinture; et d'autre part à l'égalisation effective des tensions respectives de ses deux brins. Ces deux conditions conduisent à porter une attention particulière à 1' agencement du point d'ancrage médian de la ceinture. A cet égard, une solution connue (voir par exemple le Brevet français NO 2.350.113) consiste à utiliser pour cet ancrage médian un pédoncule fixé au plancher de Habitacle et terminé par un simple crochet dans lequel la sangle elle-même est librement engagée. Cette solution simple dans son principe n' est toutefois acceptable an pratique que si la conformation et la disposition du crochet d'ancrage médian d'une part garantissent l'impossibilité de tout débouclage intempestif de la ceinture, et d'autre part permettent le libre coulissement de la sangle pour assurer l'égale tension de ses deux brins et leur disposition géomètrique adéquate, an évitant toute contrainte et donc toute usure localisées. L'invention a précisément pour but de résoudre ces problèmes en paroi posant d'utiliser pour l'ancrage médian et le bouclage d'une ceinture de sécurité du type spécifié un crochet dont la conformation et la disposition originales satisfont à l'ensemble des conditions indiquées. A cet effet, l'invention a pour objet un dispositif passif d'ancrage médian et de bouclage pour ceinture de sécurité dite å trois points pourvue d' un enrouleur ou autre rétracteur à verrouillage qui maintient en permanence la sangle sous légère tension, ce dispositif étant caractérisé en ce qu'il est es-j sentiellement constitué par un crochet en forme de U couché, dont la branche inférieure est maintenue sensiblement parallèle à l'axe longitudinal du véhicule par un pédoncule d'ancrage, et dont la branche supérieure, libre et rectiligne sur une longueur au moins égale à la largeur de la sangle, est gauchie verticalement et latéralement de manière qu'en position normale d'utilisation, son ex trémie antérieure soit plus basse et plus proche de l'utilisateur que son ex trémité postérieure. D'une manière avantageuse, ce crochet est monté sur le pédoncule de manière à pouvoir pivoter autour de sa branche inférieure. Il peut autre ouvert vers l'arrière ou de préférence vers l'avant, auquel cas sa branche supérieure se termine ewntageusement par un retour normalement tourné vers le bas. Le pédoncule d'ancrage du crochet peut être simplement constitué par une lame d'acier à ressort ou équivalent, simple et éventuellement vrillée ou bien double ou repliée, permettant le libre débattement latéral at/ou longitudinal du crochet mais maintenant invariable la direction de sa branche infériez re, par référence à l'axe longitudinal du véhicule. Selon le type de ce véhicule - dont dépend la disposition relative des points d'ancrage - et selon la conformation et les possibilités de règlage de ses sièges, la géomètrie précise du pédoncule et du crochet seront déterminées de manière que la branche supérieure de ce dernier matérialise aussi exactement que possible dans toutes les configurations d'emploi l'arête du dièdre formé par les portions adjacentes des deux brins de la sangle. De la sorte et dans tous les cas, la traction exercée par le rétraoteur sur la sangle ne peut que confirmer son bon accrochage dans le crochet, que ce dernier soit monté en bout d'un pédoncule souple ou bien monté pivotant, puisque tout déplacement de sa branche supérieure vers l'utilisateur accentue son gauchissement vertical et latéral dans le sens propice au maintien de la sangle, qui ne peut être libérée que par une action volontaire, soit en lui donnant du mou, soit en repoussant à fond le crochet s'il est pivotant. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront plus clairement à la lecture de la description détaillée qui suit de plusieurs exem ples de réalisation illustrés par les dessins annexés, sur lesquels La Figure 1 montre de manière schématique la disposition d'une ceinture de sécurité à trois points et enrouleur équipant un siège individuel vu de 1' avant de l'habitacle d'un véhicule automobile; La Figure 2 montre en trois vues un premier exemple de réalisation du crochet d'ancrage médian et bouclage de la ceinture de la Figure 1; Les Figures 3 à 5 illustrent un autre exemple de réalisation; et Les Figures 6 et 7 montrent deux variantes de réalisation. La ceinture de sécurité représentée sur la Figure 1 comprend une sangle S souple, inextensible et continue - dessinée en trait fort - ainsi que trois pièces de fixation A, B+C et D pour son ancrage sur la structure du véhicule - figurée par deux parois hachurées l'une horizontale et 1' autre verticale ou latérale - et un enrouleur E ou autre rétracteur maintenant la sangle en permanence sous légère tension et s'opposant à son extraction brusque. Les pièces de fixation A et C sont respectivement constituées par une chape coudée et par un pédoncule portant en bout un crochet C, et ancrées sur le plancher de l'habitacle, de part et d'autre du fauteuil F qu'équipe la ceinture. La pièce de fixation D est une chape formant renvoi ancrée sur la paroi latérale de l'habitacle à l'aplomb de la pièce A, par exemple sur un montant de portière, sensiblement au niveau de l'appui-tête du fauteuil. L'enrouleur E est fixé sur cette même paroi à une hauteur intermédiaire. De la sorte, lorsque la ceinture n'est pas utilisée, l'enrouleur E maintient la sangle S tendue entre les pièces d'ancrage A et D, dans la position rétractée Sr montrée sn trait mixte. Lorsque l'utilisateur prend place sur le fauteuil F, il lui suffit d' un simple geste effectué d'une seule main pour tirer la sangle S, la faire passer devant lui et l'engager dans le crochet C pour ainsi boucler la ceinture. Dès lors, par le simple effet de la traction exercée par l'enrouleur E, les deux brins de la sangle bouclée sur le crochet forment respectivement une coin- ture sous-abdominale Sa et une ceinture diagonale ou baudrier Sb maintenues sous égale tension du fait du libre glissement sur le crochet C. L'utilisateur est ainsi parfaitement maintenu sans être pour autant entravé, et en cas de collision ou de décélération brusque, la ceinture de sécurité est en position de remplir son office sans délai et dans les meilleures conditions, puisqu'aucun déplacement initial notable du corps de l'utilisateur n'est à craindre. La Figure 2 représente sous différents aspects un exemple de réalisa- tion d'un crochet C conforme aux dispositions essentielles de l'invention, mais: dont les cotes et angles caractéristiques n'ont qu'une valeur indicative, dans la mesure où ces paramètres dépendent fonctionnellement de la configuration de l'habitacle et du siège à équiper, de la disposition des points d'ancrage A,BC et o, et des possibilités de règlage du fauteuil E. Ce crochet est constitué par un étrier en forme de U couché, ouvert vers l'avant du véhicule et réalisé en rond d'acier plié. Il est désigné dans son ensemble par la référence 10 et supposé monté en bout d'un pédoncule 20 (e) fait d'une simple lame d'acier à ressort dont l'extrémité est repliée et rivée ou soudée pour former un manchon d'articulation. Ce crochet 10 comprend une branche inférieure rectiligne Il qui pivote librement dans le manchon précité et se termine par un retour 12 faieant office d'arrêt, une branche "verticale" 13 et une branche supérieure 14 également terminée par un retour d'arrêt 15 normalement tourné vers le bas. Le pédoncule 20 est réalisé de manière à permettre le déplacement dans l'espace du crochet 10 en maintenant sa branche inférieure 11 sensiblement parallèle à l'axe longitudinal du véhicule, et de préférence et comme déjà indiqué de manière à permettre le libre pivotement dudit crochet autour de sa branche inférieure. Selon un aspect essentiel de l'invention et comme représenté, la brin: che supérieure 14 du crochet 10 est gauchie à la fois verticalement et latéralement de manière que son extrémité antérieure soit plus basse et plus proche de l'utilisateur que son extrémité postérieure. C'est dire dans l'exemple de réali- sation décrit et illustré que l'angle entre les branches 13 et 14 dû crochet est inférieur à 90 et que sss branches 11 et 14 vues dans l'axe de la branche 13 forment un angle aigfl. En outre et selon un autre aspect essentiel de l'inven tion, la longueur de la portion rectiligne de la branche supérieure 14 du crochet 10 est au moins égale, et de préférence supérieure, à la largeur de la sangle S de la ceinture.Pour les raisons mentionnées, les valeurs précises de chacun de ces paramètres géomètriques dépendent de chaque cas d'application. En effet, une des Justifications fondamentales de la configuration préconisée du crochet 10 est que sa branche supérieure 14 matérialise l'arête du dièdre formé par les portions adjacentes des deux brins Sa,Sb de la sangle bouclée, ce dans le triple but d'exempter ladite sangle de toute contrainte lo- calisée, de faciliter en conséquence son glissement sur le crochet et d'assurer l'égalité des tensions de ses deux brins, et de manière corollaire,-d'éviter tout risque d'échappement intempestif de la sangle du crochent, et toute amorce d'usure susceptible d'en compromettre la résistance. Les deux vues supérieures de la Figure 2 illustrent bien ces points. On remarquera que toute inclinaison du crochet 10 vers l'avant ou vers l'utilisateur a pour effet de confirmer le bon accrochage de la sangle, dont la tension crées par l'enrouleur E tend à ramener le crochet dans sa position initiale. Cette remarque s'applique particulièrement au cas où le crochet est monté pivotant an bout du pédoncule B. C'est dire en d'autres termes que la configuration particulière et 1 montage du crochet 10 conformes à l'invention confèrent au bouclage de la ceinture un caractère auto-correcteur excluant tout risque de débouclage intempestif par échappement accidentel de la sangle, en dépit de l'ouverture permanente du crochet, qui pourrait a priori sembler contradictoire aux normes édictées. Cette ouverture permanente du dispositif de 1,fermeture" de la ceinture est par ailleurs éminemment propice à sa facilité de bouclage et débouclage, et donc favorise son port systèmatique par l'utilisateur. A cet égard, on remarquera encore en se reportant à la vue droite de la Figure 2 que si le crochet 10 supposé librement pivotant est repoussé par 1' utilisateur agissant contre la tension de la sangle S Jusqu'à la position extra me montrée en trait mixte - ce qui ne peut en aucun cas se produire sans intervention volontaire - le bouclage de la ceinture s'effectue de lui-même avec la plus grande facilité, puisque les pentes de la branche 14 sont inversées et et que le retour 12 est escamoté dans le plan médian des brins Sa,Sb de la ceinture.Cette manoeuvre simple de débouclage non seulement favorise le port syste- matique de la ceinture, comme déjà indiqué, mais encore peut sXavérer précieuse en cas d'accident, si l'utilisateur de la ceinture inanimé doit être libéré par un sauveteur. Les Figures 3 à 5 illustrent un autre exemple de mise en osuvre de 1' invention, à savoir un crochet 30 découpé ou estampé dans une tôle épaisse de par exemple 3,5 mm, qui présente comme il se doit la forme générale de la lettre U couchée. La branche inférieure 31 de ce crochet est percée de trous 32 pour sa fixation sur un pédoncule (non représenté) par exemple forme d'une lame d'acier et agencé de manière à permettre le libre déplacement dans l'espace de ladite branche parallèlement à elle-même et à l'axe longitudinal du vehicule. A mi-hauteur de la branche "verticale" 33 du crochet 30 débute un vrillage qui gauchit vers l'utilisateur sa branche supérieure 34, dont l'arête utile intérieure - rectiligne, inclinée vers le bas et en fait arrondie - se termine par un retour 35 dirigé vers la branche inférieure. De la sorte, cette arête se confond avec celle du dièdre forme par les brins Sa,Sb de la sangle en position d'utilisation. Comme dans l'exemple précédent, il est bien évident que la géométrie précise du crochet 30 et par suite sa conformation doivent être déterminées en fonction de ses conditions d'implantation et d'emploi. Les Figures 6 et 7 montrent de manière schématique et dans un but pura- ment explicatif qu'une ferrure semblable au crochet 30 précédemment décrit mais dont la branche supérieure est respectivement gauchie ou non - les sections de cette pièce étant supposées prises selon la trace A-A des Figures 3 et 5 - peut être habillée d'un surmoulage en matière plastique pour constituer des crochets perfectionnés t conservant les avantages fonctionnels déjà mentionnés mais en outre plus maniables et parfaitement inoffensifs Chacun de ces crochets 40,50 comporte autour de sa branche inférieure 41,51 et de sa branche verticale (non visible sur les sections) un simple enrobage de matière plastique P formant gaine de protection.Bien que des trous traversants 42,52 soient représentés, il est bien évident que la tête du pédoncule d'ancrage du crochet et les rivets ou autres organes en assurant l'assemblage pourraient être noyés dans la matière plastique P. Autour de la branche supérieure 44,54 gauchie ou non des crochets 40gus0 respectivement, la gaine de matière plastique P',P" est par contre conformée en section et profil pour assurer - an sus de son rôle de protection - une fonction mécanique liée à sa géométrie, à savoir matérialiser l'angle entre les brins Sa et Sb de la sangle dans les conditions conformes à l'invention. A cet effet et dans les deux cas, mais dans une disposition différente, la gaine de matière plastique forme autour de la branche supérieure 44,54 une surépaisseur latérale P',P" destinée à orienter convenablement le brin concerné de la sangle et éventuellement à le repousser latéralement, comme montré en trait tireté, plus ou moins à l'écart de la ferrure suivant sa longueur. Ces surépaisseurs P',P' peuvent de surcroît être conformées pour faciliter le bouclage de la ceinture par effet de came, par exemple lorsque le crochet est repoussé par l'utilisateur.à l'écart de son siège, Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux exemples de rea- lisation décrits et illustrés, mais au contraire comprend tous les moyens techniquement équivalents, mis en oeuvre séparément ou en combinaison dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Dispositif passif d'ancrage médian et de bouclage pour ceinture de sécurité dite à trois points pourvue d'un enrouleur ou autre rétracteur à verrouillage qui maintient en permanence la sangle sous légère tension, caractérisé en ce qu'il est essentiellement constitué par un crochet en forme de U couché, dont la branche inférieure est maintenue sensiblement parallèle à l'axe longitudinal du véhicule par un pédoncule d'ancrage, et dont la branche supérieure libre et rectiligne sur une longueur au moins égale à la largeur de la sangle, est gauchie verticalement et latéralement de manière qu'en position normale d'utilisation, son extrémité anterieure soit plus basse et plus proche de l'utilisateur que son extrémité postérieure. 2. Dispositif selon la. revendication 1, caractérisé en ce que la branche supérieure du crochet se termine par un retour dirigé sensiblement vers sa branche inférieure. 3. Dispositif selon la revendication 1 ou la revendication 2, caracterisé en ce que le crchet précité est ouvert vers l'avant, 4. Dispostif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le crochet précité est fait d'une tige d'acier pliée. 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que le crochet précité est monté pivotant autour de sa branche inférieure. 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le crochet précité est fait de tôle d'acier découpée. 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que le cros chet précité est pourvu d'un enrobage de protection en matière plastique. 8. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'enrobage précité présente autour de la branche supérieure du crochet au moins une surépaisseur fonctionnelle.