La présente invention concerne d'une manière générale une jauge pour réservoir de liquide, et vise plus particulièrement l'application d'une telle jauge au réservoir de combustible des appareils de chauffage domestiques à combustible liquide. A ce jour les jauges équipant de tels appareils sont le plus souvent graduées en volume, en sorte qu'il n'est pas possible à un usager de connaftre à tout instant en heures l'autonomie résiduelle de fonctionnement dont dispose un tel appareil. La présente invention a pour objet une jauge horaire permettant de pallier cet inconvénient. Cette jauge est caractérisée en ce qu'elle comporte un levier monté pivotant sous la commande d'un flotteur asservi à un guide fixe, ledit levier portant une aiguille en regard d'un cadran présentant au moins une graduation, et ledit guide fixe présentant longitudinalement un profil apte à assurer un déplacement linéaire de l'aiguille proportionnel au déplacement vertical du flotteur. tes appareils de chauffage actuels pouvant aisément étre dotés de moyens de commande de débit quasi indéréglables, et donc réguliers, fidèles et stars, il est possible d'établir une liaison entre le volume résiduel de combustible dans le réservoir considéré et l'autonomie de fonctionnement correspondante de l'appareil, pour un débit donné, en sorte qu'il est possible de doter la jauge suivant l'invention d'une graduation horaire permettant par simple lecture de connaître le nombre d'heures de fonctionnement que cet appareil est encore susceptible d'assurer. Dans le cas, fréquent, où un tel appareil de chauffage comporte un commutateur à positions multiples correspondant aux divers régimes de marche susceptibles d'être adoptés par l'usager, le cadran de la jauge suivant l'invention porte en parallèle une pluralité de graduations horaires différentes, une relation étant établie entre chacune des positions dudit commutateur et l'une desdites graduations. Ces résultats sont obtenus de manière très simple sans le besoin d'un quelconque dispositif mécanique à friction, à cable, à engrenage, ou à vis hélicoidale, relativement coûteux et toujours susceptible de se bloquer. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d'exemple, en référence aux dessins schématiques annexés, sur lesquels la figure 1 est une vue en perspective d'un réservoir de liquide équipé d'une jauge selon l'invention la figure 2 est une vue en plan du cadran de cette jauge la figure 3 est un diagramme illustrant l'établissement du guide fixe que comporte une telle jauge. A la figure 1 on a schématiquement représenté en 10 le contour d'un quelconque réservoir à liquide supposé parallélépipédique. Sur la paroi de fond de ce réservoir est rapportée, par exemple par soudage, une semelle 11 portant une équerre 12. Sur cette équerre est articulé un levier 13, qui est ainsi admis à pivoter dans un plan vertical. Ce levier 13 est engagé à coulissement dans un passage ménagé à cet effet dans un flotteur 14 ou un organe solidaire de celui-ci. Ce flotteur 14 présente une oreille 15 par laquelle il est également monté coulissant sur un guide fixe 16 solidaire, à sa base, de la semelle 11. Dans l'exemple représenté, ce guide 16 a l'allure d'une tige courbe qui se déploie dans un plan vertical, du fond du réservoir 10 à la paroi supérieure de celui-ci. Le levier 13 passe à travers une fente 17 ménagée dans la paroi supérieure du réservoir 10 et porte au-delà de celle-ci, en regard d'un cadran 19 formé par exemple sur ladite paroi, une aiguille 20 qui, dans l'exemple représenté, s'étend de part et d'autre du levier 13, perpendiculairement à celui-ci. Cette aiguille 20 et le cadran 19 sont sensiblement horizontaux. Le cadran 19 comporte un panneau 21 muni, figure 2, d'une pluralité de graduations 22 parallèles. Chacune de ces graduations est associée à l'un des plots 23 d'un commutateur à positions multiples 25, une telle association étant par exemple matérialisée par un trait 24. Ce commutateur 25 est le ccmmutateur de réglage de l'appareil, chacune de ses positions, numérotés de 1 à 9 dans l'exemple représenté, en association avec une position 0 d'arrêt, correspondant à un régime de marche déterminé de l'appareil Chacune des graduations 22 est une graduation horaire. Par exemple, la graduation correspondant à la position 1 du commutateur 25 est graduée de O à 40 heures, si pour le débit correspondant à cette position 1 l'appareil a, son réservoir étant plein, une autonomie de 40 heures de fonctionnement. De même dans des conditions analogues, la graduation correspondant à la position 9 du commutateur est graduée de 0 à 10 heures, si pour cette position l'appareil a une autonomie de fonctionnement de 10 heures. Ainsi qu'il est aisé de le comprendre, le flotteur 14 auquel est asservi le levier 13 contraint ce dernier à pivoter en fonction du profil du guide fixe 16 auquel il est lui-meme asservi et du mouvement de déplacement vertical qu'il connait dans le réservoir 10 au fur et à mesure de l'épuisement du liquide contenu dans celui-ci. Pour qu'une liaison déterminée existe entre une quelconque des graduations 22 du cadran 19 et la position verticale du flotteur 14 dans le réservoir 10, il suffit donc d'établir en conséquence le guide fixe. Pour ce faire, on peut procéder comme suit, figure 3 La hauteur utile H du réservoir 10 est par exemple fractionnée en huit parties égales repérées par des lignes de niveau ho, h1, h2, h3 ..... h8. La longueur utile L des graduations à établir est conjointement fractionnée en huit parties égales repérées par des points de division lot 11, 12, 13 ,,..., 18. Aux points de rencontre de meme référence d'un faisceau de droites parallèles correspondant aux niveaux hot hl, h2 h8 avec un faisceau de droites divergentes ayant pour hauteur H et pour base les divisions 10, 11, 12 ...... 18 de la longueur L, on établit des perpendiculaires P0, P1 ... . P8 aux droites dudit faisceau de droites divergentes, ces perpendiculaires ayant une meme longueur, sensiblement égale à la distance qui sépare, pour le flotteur 14, son passage de coulissement sur le levier 13 et son oreille de coulissement sur le guide fixe 16 Les extrémités de ces perpendiculaires P1 ..... P8 permettent d'établir graphiquement, point par point, le guide fixe 16. I1 a en général l'allure courbe représentée à la figure 3, mais cette allure dépend évidemment des conditions géométriques particulières. Dans ce qui précède, on a supposé notamment que le réservoir 17 était parallélépipédique et que par suite le volume de combustible subsistant dans ce réservoir variait linéairement en fonction de la hauteur. Dans le cas d'un réservoir cylindrique à axe horizontal par exemple, il n'en est rien, mais une correspondance mathématique peut etre établie entre cette variation en volume et la hauteur, et il suffit d'en tenir compte pour l'établissement du guide fixe 16. Dans tous les cas, il suffit que le guide fixe 16 présente longitudinalement un profil apte à assurer un déplacement linéaire de l'aiguille 20 proportionnel au déplacement vertical du flotteur 14. Quant à sa section transversale, elle peut étre quelconque, circulaire par exemple. Quoi qu'il en soit, une simple lecture sur le cadran 19 permet, compte tenu de la position du commutateur 25, de lire sur la graduation 22 correspondant à cette position, en regard de l'aiguille 20, le nombre d'heures de fonctionnement dont dispose encore l'appareil. Bien entendu, la présente invention ne se limite pas à la forme de réalisation décrite et représentée, mais englobe toute variante d'exécution. REVENDICATIONS 1. Jauge pour réservoir de liquide, caractérisée en ce qu'elle comporte un levier monté pivotant sous la cammande d'un flotteur asservi à un guide fixe, ledit levier portant une aiguille en regard d'un cadran présentant au moins une graduation, et le guide fixe présentant longitudinalement un profil apte à assurer un déplacement linéaire de l'aiguille proportionnel au déplacement vertical du flotteur. 2. Jauge suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le guide fixe est courbe. 3. Jauge suivant l'une quelconque des revendications 1, 2, caractérisée en ce que le levier qui porte l'aiguille est monté pivotant dans un plan vertical. 4. Jauge suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le levier qui porte l'aiguille est engagé à coulissement dans le flotteur ou un organe solidaire de celui-ci. 5. Jauge suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le flotteur présente une oreille par laquelle il est monté coulissant sur le guide fixe. 6. Jauge suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que l'aiguille est perpendiculaire au levier qui la porte. 7. Jauge suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le cadran est horizontal. 8. Jauge suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que la graduation portée par le cadran est une graduation horaire. 9. Jauge suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que le cadran porte en parallèle une pluralité de graduations horaires différentes, en combinaison avec un commutateur à positions multiples, une association étant établie entre chacune desdites positions et l'une desdites graduations.