La présente invention est relative à des procédés et appareils utilisant un dispositif de mesure pour-mesurer les débits de fluide et elle concerne plus particulièrement des procédés et appareils dans lesquels la demande globale dont un réseau de distribution de fluide fait l'objet intervient dans l'indication de la quantité de fluide qui a traversé réellement une partie donnée de ce réseau pendant un temps donné. L'invention se rapporte plus particulièrement à des procédés et appareils dans lesquels une caractéristique de l'écoulement d'un fluide dans une conduite donnée, caractéristique qui est fonction du débit de l'écoulement, est modifiée par la pression du fluide dans le réseau pour donner une sortie qui est fonction à la fois de la demande imposée au réseau et de la quantité de fluide qui traverse le dispositif de mesure intercalé dans la conduite en question.L'invention vise également à réaliser un indicateur à distance permettant à un consommateur de fluide de connaitre le rapport existant entre ce qu'il aura à payer pour le fluide s'il utilise ce fluide au moment considéré et ce qu'il aura à payer à un autre moment. Dans le présent mémoire, et sauf indication contraire, on entendra par fluide, aussi bien de l'eau qu'un gaz combustible, c'est-à-dire du gaz de ville ou du gaz naturel. Les reseaux classiques de distribution de fluides sont construits avec une capacité propre à satisfaire les pointes de demande. C'est-à-dire qu'un réseau de distribution de fluide doit être construit de manière à être capable d'assurer la fourniture de ce fluide aux usagers à tout moment, même aux moments où la demande imposée à ce réseau est la plus grande. Ainsi qu'on peut se l'imaginer, la demande ou charge imposée aux réseaux de distribution de fluides peut varier dans une large mesure d'un jour à l'autre et il existe des périodes de pointe saisonnières et il existe également des périodes de pointe de demande à peu près prévisibles et des périodes de pointe aléatoires.Par exemple, l'été est une saison de pointe de demande pour les réseaux de distribution d'eau, du fait que la consommation d'eau est forte et supérieure à la moyenne annuelle, en partie en raison de l'arrosage des pelouses, du remplisaage des piscines, de l'utilisation des bouches d'incendie, etc. En outre, il peut être démontré que la demande moyenne de l'été est nettement inférieure à la pointe journalière, car la consommation d'eau prend habituellement une valeur extrêmement élevée et même de pointe à certaines heures de la journée, par exem ple, dans certaines régions, entre 17-00 et 20-00 heures, c'est-àdire aux heures où les usagers de banlieuearrosent habituellement leur pelouse. I1 a été démontré que les pointes estivales de la charge des réseaux de distribution d'eau s'approchent, à peu près partout, de 3 à 7 fois la charge moyenne hivernale. De même, pour la fourniture du gaz aux usagers, les réseaux de distribution de gaz, y compris les appareils de production et les canalisations, sont construits avec une capacité appropriée pour satisfaire les pointes de demande qui peuvent se présenter à n'importe quel moment. Par exemple, dans certains réseaux de distribution, le gaz est stocké dans des gazomètres et utilisé pour suralimenter les conduites de distribution pendant les périodes de pointe de demande.Suivant la disposition géographique du réseau de distribution de gaz, on peut utiliser exclusivement des appareils de production, par exemple des usines à gaz, et/ou des canalisations d'amenée, raccordées, par exemple à des puits producteurs de gaz naturel et/ou des réservoirs de stockage, ou encore les réservoirs de stockage peuvent être utilisés pour compléter les appareils de production et)ou les canalisations d'amenée pendant les périodes de pointe de demande. I1 peut être démontré que la demande de gaz varie dans de larges limites au cours d'une même journée et qu'elle présente également de larges fluctuations saisonnières, le maximum de la consommation se présentant habituellement en décembre ou en janvier.C'est pourquoi, dans un grand nombre de ces réseaux, l'usine à gaz, dans le cas où le gaz distribué est un gaz de fabrication locale, ou la canalisation d'amenée du gaz naturel dans le cas où la distribution locale est alimentée par le gaz naturel, est habituellement en fonctionnement continu, 24 heures par jour, le gaz étant pris sur les gazomètres pour satisfaire les pointes de demande et remplissant au contraire ces gazomètres pendant les périodes hors pointe. Naturellement, le réseau de distribution possède une capacité suffisante pour satisfaire les besoins des heures de pointe et la combinaison composée de l'usine à gaz (ou de la canalisation de gaz naturel) et des instal-lations de stockage est suffisante pour satisfaire les pointes de consommation et les maxima journaliers.Etant donné que le gaz peut être stocké, la capacité qu'on doit exiger de l'usine à gaz ou de la canalisation de gaz naturel varie avec la quantité totale de gaz consommée par jour ou par semaine, mais la capacité de stockage dépend nécessairement du profil de la charge du réseau. En pratique, la demande de gaz n'est pas constante mais présente au contraire de larges fluctuations saisonnières, notamment dans les régions où l'on se sert du gaz pour le chauffage des locaux et appartements. Dans ces cas, le réseau de distribution doit être d'une capacité suffisamnent grande pour satisfaire la pointe saisonnière de consommation et maintenir la pression dans certaines limites. Les conduites maîtresses doivent être de diamètre suffisamment grand pour que le gaz puisse être transporté sans perte de pression excessive. En outre, on observe des variations journalières et même horaires dans la demande de gaz. Par exemple, les consommations de gaz qui sont imputables aux besoins d'eau chaude et à la cuisson des repas se produisent normalement à des moments précis et prévisibles de la journée. Du fait de ce profil que présente habituellement la consommation des fluides, c'est-à-dire la charge des réseaux de distribution d'eau et de gaz, les réseaux classiques doivent être, et son habituellement calculés et construits de manière à assurer la fourniture de ces fluides pendant ces périodes de pointe de demande, pour pouvoir répondre à la demande des consommateurs. En d'autres termes, les réseaux classiques de distribution de fluides ont une capacité largement excessive dans les conditions moyennes. Dans la technique classique, l'usager d'un réseau de distribution est équipé d'un compteur, qui peut être un compteur de gaz ou d'eau individuel et qui mesure la quantité de fluide effectivement consommée par cet usager. Par exemple, chaque propriétaire d'une maison d'habitation en banlieue dispose normalement d'un compteur volumétrique au moyen duquel on peut calculer le total de sa consommation de fluide pendant une période donnée. Pour calculer le montant à facturer à- l'usager pour sa consommation d'eau, le fournisseur d'eau utilise habituellement un tarif dégressif. Dans les réseaux de distribution de gaz, le montant de la facture est frequemment déterminé par un calcul basé sur la quantité consommée, par exemple à un prix uniforme au mètre cube, ou à un tarif dégressif. Dans le cas du tarif dégressif, le prix unitaire est échelonné par paliers décroissants correspondants à des tranches de consommation croissantes. I1 en résulte que, dans les systèmes de distribution, aussi bien d'eau que de gaz, le prix de ce fluide facturé à un petit consommateur est plus fort que le prix qui sera facturé au gros consommateur. I1 en résulte que, du fait de tarif discriminatoire, les consommateurs de quantités relative ment faibles de fluide subventionnent effectivement, et d'une façon inéquitable, une partie du prix du fluide consommé par les gros consommateurs.Si l'on utilise des compteurs volumétriques qui ne donnent que des indications des quantités utilisées comme c'est habituellement le cas et qui établissent le prix uniquement en fonction de la quantité consommée, les gros consommateurs de fluide ne paient pas une part proportionnelle du prix de-revient du réseau alors que, pour que tout soit équitable, la part de ce prix de revient qui leur est imputée devrait être proportionnelle au coût de la partie du réseau qui a dû être construite pour lui assurer la fourniture de fluide. Suivant l'invention, on utilise unnouveau compteur de fluide dont la sortie est fonction à la fois de la demande ou charge globale du réseau et du volume total de fluide consommé dans une partie donnée de ce réseau, et par un usager donné. De cette façon, la facture de l'usager peut être calculée non seulement en fonction de la quantité de fluide qu'il a effectivement consommée mais également en fonction de la part du coût du réseau qui a été nécessaire pour lui assurer la fourniture de fluide à tout moment.Le compteur sensible à la pression suivant l'invention utilise la pression du réseau comme paramètre indicateur de la consommation de fluide et fait intervenir cette pression, avec la quantité de fluide effectivement consommée par un usager, pour enregistrer un nombre d'unités demande-quantité qui est directement proportionnel à la quantité de fluide consommée et inversement proportionnel à la pression du réseau. (Dans un réseau de distribution de gaz, ce procédé est applicable dans les cas où l'on utilise exclusivement des appareils de production (une usine à gaz) et/ou des canalisations d'amenée du gaz naturel mais, ainsi qu'on l'indiquera plus bas, l'indication de pression et la quantité interviennent ensemble dans un calcul qui donne un nombre d'unités demande-quantité directement proportionnel à la fois au volume de gaz consommé et à la pression du réseau dans le cas où des gazomètres sont utilisés pour compléter le débit de gaz introduit dans le réseau de distribution par les appareils de production et/ou les canalisations d'alimentation en gaz naturel).Dans le cas où le calcul de prix est basé sur la quantité, la présente invention apporte un procédé et permet de réaliser un compteur tel que le montant de la facture de l'usager soit directement en Rection de la demande imposée au réseau au- moment de l'utilisation. Par exemple, si un usager utilise le réseau de distribution de fluide à un moment où la demande est élevée, le compteur suivant l'invention enregistre, en l'exprimant en unités de quantité, une grandeur directement proportionnelle à la quantité effectivement consommée et à la demande du réseau, et qui est plus élevée que si la même quantité de fluide était consommée pendant une période de demande intermédiaire ou demande.Le nombre majoré des unités de quantité qui est enregistré lorsque le fluide est consommé dans une période de pointe ou de forte demande, détermine un accroissement du prix marginal facturé à l'usager (en supposant que le prix est fonction directe de la quantité consommée) comparativement au prix marginal qui sera facturé pour la même quantité de fluide consommée pendant une période de demande faible. Le montant facturé à l'usager est donc fonction directe de la demande imposée au réseau et l'usager supportera donc directement l'accroissement du coût de l'installation, qui est dû à sa demande de fluide pendant des périodes de pointe ou de forte demande, ce qui se traduit par une répercussion plus équitable du cout. Bien qu'il existe des variations dans le degré auquel les usagers peuvent être informés des modifications du prix unitaire, qui se traduisent par des modifications de leurs prix marginaux, bien que les usagers réagissent différemment à ces modifications, suivant l'invention, cette information est mise à la disposition du consommateur de fluide au moment où il prend la décision de consommer ou de ne pas consommer le fluide, et ceci apporte une possibilité d'accroître considérablement l'efficacité de l'utilisation d'un réseau de distribution de fluide et, par conséquent, d'abaisser le niveau moyen des débits et de répartir plus équitablement les prix unitaires facturés en les accordant davantage aux prix de revient.Le compteur suivant l'invention comprend un indicateur à distance mis à la disposition de l'usager du réseau de fluide et qui informe ce dernier de la demande imposée au réseau par les autres usagers. Avant de se servir du fluide et au moment où il prend la décision de le consommer ou de ne pas le consommer, l'usager dispose donc d'une indication du prix marginal qui lui sera facturé s'il utilise le réseau de distribution à ce moment. C'est-à-dire que le consommateur de fluide est informé du rapport existant entre le montant qui lui sera facturé s'il utilise le fluide à ce moment et le montant qui correspondrait à l'utilisation du fluide à un autre moment ou à une période pendant laquelle la demande serait dif férente.Si l'on peut éduquer les usagers des réseaux de fluide de manière qu'ils soient sensibles aux variations du coût marginal, l'effet sera de niveler les pointes de demande et de combler les creux de la demande, ce qui se traduira par un meilleur rapport d'utilisation et un abaissement du niveau du débit moyen. Ceci revient à dire en pratique qu'il devient alors possible d'allonger la durée prévisible des réseaux déjà existants puisque les pointes de demande seront atténuées, ce qui se traduira, entre autres avantages, par un ajournement des recherches de nouvelles sources de fluide, que ce soit de gaz ou d'eau auxquelles on doit procéder périodiquement.En outre, les réseaux futurs n'auront pas à être calculés en fonction de la demande de pointe classique mais on pourra au contraire leur donner une capacité beaucoup plus faible, tout en les rendant cependant capables de desservir les mêmes besoins. Le principal but de l'invention est donc de réaliser un nouveau dispositif de mesure de la demande pour réseaux de distribution de fluide. Un autre but de l'invention est de réaliser un dispositif de mesure destiné à mesurer les caractéristiques d'un fluide circulant dans un réseau de distribution, et qui traduisent la pression et la demande. Un autre but de l'invention est de réaliser un compteur sensible à la pression et à la demande, qui mesure la quantité de fluide qui s'écoule dans une conduite, ainsi que la pression du fluide dans cette conduite, et qui fait intervenir les deux mesures dans un calcul pour enregistrer des unités dont le nombre est directement proportionnel à la quantité de fluide qui est passé dans la conduite et inversement proportionnel à la pression du réseau. Un autre but de l'invention est de donner au consommateur potentiel du réseau une indication à distance de la demande ou charge qui est imposée à ce réseau au moment considéré. Un autre but de l'invention est de réaliser un compteur perfectionné sensible à la demande, qui mesure la quantité consommée et la caractéristique de demande d'eau dans un réseau de distribution d'eau, et qui puisse être réalisé sous la forme d'un compteur complet ou d'un accessoire qu'on peut ajouter à un compteur d'eau classique, pour modifier ce dernier. L'invention a encore pour but d'apporter un procédé et de réaliser un appareil qui calculent le montant à facturer à l'usager d'un réseau de distribution de fluide d'une façon qui fait in tervenir la demande ou charge globale- imposée au réseau et la quantité de fluide effectivement consommée par l'usager, ceci dans le but de niveler les pointes de demande. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront au cours de la description. Aux dessins annexés, donnés uniquement à titre d'exemple la Fig. 1 est une coupe verticale d'un appareil de mesure construit suivant l'invention et destiné plus particulièrement à être utilisé comme compteur d'eau la Fig. 2 est une coupe verticale partielle du mécanisme de transmission d'un compteur d'eau classique du type à déplacement positif ou volumétrique ; la Fig. 3 est une coupe verticale partielle à plus grande échelle d'un mécanisme à rapport variable ou variateur utilisé dans l'appareil de mesure de la Fig. 1 la Fig. 4 est une coupe suivant la ligne 4-4 de la Fig. 3 la Fig. 5 est une coupe verticale prise à la même échelle que la Fig. 3 et représentant une autre forme de réalisation d'un variateur pouvant être utilisé avec l'appareil de la Fig. 1 la Fig. 6 est une coupe transversale suivant la ligne 6-6 de la Fig. 5 la Fig. 7 est une vue partielle en élévation de côté, dont certaines parties sont supposées arrachées et d'autres représentées en coupe pour faciliter l'illustration d'une tringlerie à course à vide destinée à être utilisée avec l'appareil de la Fig. 1. la Fig. 8 est une vue de dessus de la tringlerie de la Fig. 7 la Fig. 9 est une vue partielle en élévation de côté, à la meme échelle que les Fig. 3 à 8 ; la Fig. 10 est une vue en perspective d'un appareil de mesure construit suivant l'invention, dont certaines parties sont supposées arrachées et d'autres sont représentées en coupe, pour faciliter la représentation et qui représentent plus particulièrement un appareil suivant l'invention utilisé comme compteur de gaz; la Fig. 11 est une vue partielle, à échelle réduite, de l'appareil de la Fig. 10, intercalé dans une conduite de gaz donnée et comportant un dispositif d'indication à distance de la demande imposée au réseau de distribution de gaz ;; la Fig. 12 est une coupe partielle à plus grande échelle d'une partie du compteur représenté sur la Fig. 10 la Fig. 13 est une coupe à plus grande échelle prise suivant la ligne 13-13 de la Fig. 12 la Fig. 14 est une vue analogue à la Fig. 13 et représentant le mécanisme de la Fig. 13 dans une autre position, et la Fig. 15 est une vue analogue à la Fig. 12 et représentant une autre forme de réalisation. Les principes de l'invention sont applicables aux réseaux de distribution d'eau et de gaz. Toutefois, en raison de la différence de nature des compteurs qui sont utilisés dans les réseaux de distribution d'eau et de gaz, on décrira tout d'abord l'invention dans son application à un compteur d'eau puis dans son application à un compteur de gaz. La Fig. 1 représente un appareil de mesure sensible à la pression et à la demande réalisé suivant l'invention et désigné dans son ensemble par la référence 10. Cet appareil comprend des parties d'un compteur classique 12, du type à déplacement positif ou volumétrique, qui mesure le volume de fluide qui circule dans une conduite d'eau F.L., mais il va de soi que l'on peut également utiliser d'autres types de dispositifs de mesure pour mesurer le débit ou le volume qui traverse le compteur. Par exemple, la quantité de fluide qui circule dans la conduite F.L. peut être mesurée par un compteur de vitesse classique qui utilise la différence de pression engendrée lorsqu'un étranglement est intercalé dans la conduite pour établir une différence de pression entre l'amont et l'aval, ce qui donne une indication de la vitesse de l'écoulement. Dans ce type d'appareil, le volume qui traverse le compteur est calculé en prenant pour base la vitesse de l'écoulement et la surface de section de l'étranglement. Le compteur d'eau représenté sur cette Fig. est du type à disque oscillant. Ce compteur comprend un corps 14 muni d'un orifice d'entrée 16 et d'un orifice de sortie 18, et une chambre de mesure 19, de forme générale cylindrique, interposée entre l'entrée et la sortie et qui renferme un disque oscillant 20. Ce disque comporte de préférence une cloison radiale 22 et une sphère ou bille centrale 24. La sphère 24 tourne entre des portées sphériques 26 et 28 formées respectivement dans une paroi intermédiaire 30 et une paroi inférieure 32 de la chambre 19.La bille ou sphère porte une cheville d'entraînement 34, montée excentrée et qui porte contre un pignon tronconique inversé 36 lui-même monté sur un arbre 38 qui s'étend suivant l'axe de l'appareil. I1 est visible que, lorsque l'eau traverse la chambre de mesure 19, le disque 20 tourne suivant un mouvement conique et entraîne l'arbre 38 par la liaison à friction établie entre le pignon conique et la cheville d'entraînement 34. Sur les Fig. 1 et 2, on voit que l'arbre de sortie 38, dont la rotation est proportionnelle à la quantité d'eau qui circule dans la conduite F.L. entraîne un train d'engrenages intermédiaire, désigné dans son ensemble par la référence 40 et qui est muni d'un arbre de sortie 42. Le train d'engrenage 40 est un train réducteur classique, de sorte que la rotation de l'arbre 38 est réduite à une vitesse de rotation compatible avec le mécanisme d'un totalisateur désigné dans son ensemble par la référence 44. Dans la forme de réalisation représentée sur la Fig. 2 (qui constitue un compteur classique du type volumétrique), l'arbre de sortie 42 est relié, par l'intermédiaire de roues dentées 46, 48 et d'un arbre 50 au mécanisme d'un totalisateur 44, ce train étant représenté schématiquement en 52 sur la Fig. 1. I1 va de soi que le totalisateur classique comprend plusieurs cadrans 54 qui indiquent la quantité d'eau qui a circulé dans la conduite d'eau, en mètres cubes ou autres unités de mesure normales. Naturellement, on peut prévoir d'autres types d'indicateurs visuels, par exemple une combinaison d'un compteur numérique, d'une aiguille et d'un cadran. Le totalisateur classique 44 est convenablement fixé à la paroi supérieure du corps 12 et est muni d'un couvercle rabattable 56 qui protège sa vitre 58 et son mécanisme. Ce totalisateur pouvant également être séparé du corps 12. Suivant l'invention, un dispositif de mesure, désigné dans son ensemble par la référence 60, est prévu pour mesurer la pression rnart dars la conduite d' eau F.L. Ainsi qu'on l'a déjà men tionné, la pression intérieure de la conduite d'eau donne une indication de la demande totale imposée au réseau de distribution d'eau. C'est-à-dire que, lorsque la demande ou charge imposée au réseau est forte, la pression intérieure de ce réseau est faible et que, inversement, lorsque la demande est faible, la pression in térieure de la canalisation est relativement élevée. Pour donner cette indication sur la demande, le dispositif 60 de mesure de la pression comprend un corps 62 délimitant une chambre 64 qui est divisée par un diaphragme 66.Un conduit de prise de pression est re lié à la canalisation et mis en communication avec un coté du diaphragme 66 à l'intérieur de la chambre 64. Une extrémité d'une tige 70 est convenablement fixée à une partie centrale du diaphragme 66 au moyen d'un écrou 72 et de deux rondelles 74 fixées respectivement sur les deux faces du diaphragme 66. La tige 70 fait saillie sur le diaphragme 66 et traverse des trous des corps 62 et 12 pour constituer l'élément d'entrée d'un mécanisme de transmission à rapport variable, désigné dans son ensemble sur la Fig. 1 par la référence 76, que l'on appellera-dans la suite un variateur et qui sera décrit plus bas. Un ressort 78 place le diaphragme 66 et, par conséquent la tige 70, dans une position axiale prédéterminée.Une vis de réglage 80 est vissée à travers l'extrémité opposée du corps 62 pour faciliter éventuellement le réglage de la position du diaphragme 66. Sur la Fig. 3, on voit que le variateur qui est interposé entre l'arbre de sortie 32 du dispositif 12 de mesure de la quantité et le totalisateur 44, est destiné a modifier la mesure de quantité par la demande imposée au réseau, c'est-à-dire la pression intérieure de ce réseau, pour donner une sortie exprimée en unités demande-quantité et dont le nombre est directement proportionnel à la quantité de fluide qui est passée dans la conduite d'eau de l'usager et inversement proportionnel à la demande imposée à l'ensemble du réseau. A cet effet, le variateur 76 comprend un disque 82, de préférence en matière plastique, porté par l'arbre de sortie 42 du train intermédiaire 40. Un deuxième disque 84 est monté fou sur un arbre 86 pour tourner autour d'un axe déporté latéralement par rapport à l'axe de l'arbre 42.Le disque 84 se trouve à l'opposé du disque 82 par rapport à la tige 70, et dans un plan parallèle à celui du disque 82 et à un certainécartement de ce dernier. La tige 90 porte une bille 88 qui tourne librement dans une cavité 89, et cette bille 88 est appuyee sur les disques 82 et 84 en deux points diamètralement opposés. Plus particulièrement, la bille 88 et les disques 82 et 84 sont disposés de telle manière que, dans la position représentée, le point de contact entre la bille 88 et le disque 82 se trouve à peu près au milieu de la longueur d'un rayon du disque 82 tandis que le point de contact de la bille 88 et le disque 84 se trouve à l'extrémité du rayon du disque 84. Ainsi qu'il va de soi, la rotation du disque 82 fait tourner la bille 88 qui, à son tour, fait tourner le disque 84 dans le même sens que le disque 82. Pour obtenir sur l'arbre d'entrée 90 du to talisateur 44 un sens de rotation compatible avec le sens de rotation prévu pour les arbres d'entrée des totalisateurs de quantité classiques, la rotation du disque 84 est inversée par l'interme- diaire d'engrewges coniques appropriés 92, 94 et 96 pour entraîner l'arbre de sortie 90 dans le sens inverse du sens de rotation de l'arbre 42. Plus particulièrement, un pignon conique 92 est fixé au disque 84 et entraîne un pignon conique 94 monté perpendiculairement au premier et qui entraîne à son tour le pignon 96 qui est fixé à l'arbre 90. Le variateur 76 modifie le volume mesuré en variation continue par l'effet de la pression intérieure du réseau, ou de la demande imposée à ce réseau. Sur la Fig. 3, l'arbre 70 est représenté à sa position extrême de droite. Ceci correspond à la détection d'une pression de pointe dans la conduite d'eau F.L. et, de ce fait, cette position axiale de l'arbre 70 est indicative d'une faible demande sur le réseau de distribution. Lorsque la charge du réseau croit, ce qui entraîne une diminution de la pression régnant dans la conduite, le diaphragme 66 sensible à la pression se dé- place vers la gauche sur la Fig. 1, sous l'effet de la sollicitation du ressort 78, pour déplacer l'arbre 70 axialement vers la gauche, vu sur la Fig. 3.Etant donné que la bille 88 allonge le rayon de son point de contact avec le disque 82 et raccourcit le rayon de son point de contact avec le disque 84, il va de soi que la vitesse de rotation du disque 84 et, par conséquent, de l'arbre de sortie 90 s'élève. Etant donné que l'arbre de sortie 90 est couplé à la boite d'engrenages 52 du totalisateur 44, la vitesse des cadrans de ce totalisateur s'accroit proportionnellement à la diminution de la pression intérieure du réseau de distribution d'eau, pour traduire l'accroissement de la charge de ce réseau. Le totalisateur 44 enregistre donc des unités quantité-demande dont le nombre est directement proportionnel à la quantité d'eau utilisée et inv-rsement proportionnel à la charge du réseau.L'usager qui consomme de l'eau pendant les périodes de pointe de demande supporte donc un plus grand prix (si le prix est basé sur la quantité d'eau utilisée) que celui qui lui serait facturé pour la même quantité d'eau si cette quantité était utilisée pendant une période de plus faible demande. Suivant une caractéristique particulière de l'invention, la demande d'eau imposée au réseau est indiquée à l'usager, avant l'utilisation de cette eau, sur un compteur ou indicateur à distan ce, par exemple un appareil situé à côté du robinet par lequel l'usager consomme la majeure plastie de l'eau. Sur les Fig. 1 et 3, l'indicateur à distance est désigné dans son ensemble par la référence 100 et il comprend un tableau d'affichage 102 étalonné pour donner à l'usager une indication du prix qu'il aura à payer pour l'eau qu'il consommera à un moment donné.Par exemple, il est possible d'étalonner l'affichage de cet indicateur en plusieurs prix différents qui correspondent aux différentes tranches de consommation, c'est-à-dire d'y former une échelle imposé de prix unitaires correspondant aux diverses tranches et qui représentent effectivement une indication proportionnelle de la charge du réseau. Naturellement, on pourrait également utiliser pour l'indicater à distance d'autres types d'étalonnage. Par exemple, on pourrait utiliser une aiguille qui se déplace sur un cadran pour indiquer les variations de la demande, le cadran étant gradué en forte demande, demande intermédiaire et demande faible.Pour assurer cette indication à distance de la demande, qui informe le consommateur potentiel de la demande imposée au réseau et, par conséquent du prix de sa consommation d'eau avant même que l'eau soit effectivement consommée, le compteur comporte des interrupteurs à lamelles 104a-c. Les conducteurs électriques connectés aux interrupteurs 104 traversent une ouverture du corps 12 de manière à être connectés à l'indicateur à distance 100. Cet indicateur 100 renferme un cablage électrique approprié ainsi qu'une prise pour la connexion à une source d'électricité, de sorte que les lampes 108, disposées derrière les éléments 102 d'affichage de l'indicateur de demande s'allument sélectivement suivant la demande ou charge imposée au réseau. Dans la réalisation représentée sur la Fig. 3, des aimants 110 sont montés sur la tige 70 en des positions espacées axialement sur la longueur de cette tige et, dans la forme de réalisation représentée, dans laquelle la tige 70 se trouve dans sa position extrême, l'aimant 110a se trouve en face de l'interrupteur à lamelles 104a pour fermer ce dernier et établir un circuit électrique d'alimentation de la lampe 108 combinée à l'élément 102 qui indique une demande faible, c'est-à-dire la présence d'une pression élevée dans le réseau, ce qui allume cette lampe.Lorsque cet élé- ment d'affichage est éclairé, ceci constitue pour l'usager potentiel une indication de faible coût. Lorsque la pression intérieure du réseau diminuer en réponse à un accroissement de la demande, la tige 70 se déplace axialement vers la gauche sur la Fig. 3, pour placer l'aimant 110b en position de commande de l'interrupteur à lamelles 104b, de sorte que cet interrupteur se ferme pour allumer la lampe 108 correspondante de l'indicateur à distance et éclairer l'élément d'affichage correspondant pour indiquer une demande intermédiaire et un prix correspondant. Naturellement, en se dépla çant vers la gauche, la tige 70 place l'aimant 110a dans une position qui provoque l'ouverture de l'interrupteur 104a.En continuant à se déplacer axialement vers la gauche (vu sur la Fig. 3) en réaction à un accroissement de la demande imposée au réseau et à un abaissement de la pression de ce réseau, la tige 70 place l'aimant 110c en face de l'interrupteur 104c pour fermer ce dernier et éclairer l'élément d'affichage 102 correspondant pour indiquer à l'usager que le prix est encore plus élevé s'il utilise de l'eau à ce moment. Naturellement, l'indication de la demande et du prix pourrait être donnée sur le compteur 12 et non pas sur un indicateur à distance. La forme de réalisation de la Fig. 3 détermine une forte modification de la sortie d'unités quantité-demande du totalisateur 44 par unité de longueur de déplacement de la tige 70. Le variateur représenté sur la Fig. 5 donne une plus petite variation du nombre d'unités quantité-demande enregistrée sur le totalisateur 44 pour un même déplacement de la tige 70. Pour obtenir ce résultat, le disque 84a est monté sur un axe peu éloigné de celui de l'arbre 42 mais cependant décalé par rapport à ce dernier et les distances séparant les axes des disques 82 et 84a des points de contact entre ces disques et la bille 88, c'est-à-dire les rayons effectifs des disques sont légèrement différents l'un de l'autre.La variation de vitesse de rotation du disque 84a par rapport à celle du disque 82 pour une valeur donnée du déplacement axial de la tige 70 est donc plus petite que la variation de vitesse obtenue sur le disque 84 de la forme de réalisation de la Fig. 3 pour un même déplacement de la tige 70. En outre, pour assurer la compatibilité de ce variateur avec les totalisateurs classiques, le disque 84a est couplé à l'arbre de sortie 90 (qui est à son tour couplé à la boite d'engrenages du totalisateur 44) par une roue dentée 112 montée sur l'arbre 114 et qui engrène avec une roue dentée 116 montée sur l'arbre 90. On peut également utiliser des micro-interrupteurs pour actionner l'indicateur à distance 100 au moyen du variateur représenté sur la Fig. 5. A cet effet, des interrupteurs 118 sont dispo sés en plusieurs positions espacées axialement sur la longueur de la tige 70 et cette tige porte des cames 120 qui attaquent les bras de commande des interrupteurs 118. Comme dans la forme de réalisation précédente la tige 70 est représentée sur la Fig. 5 dans sa position extrême de droite, dans laquelle l'interrupteur 118a est fermé pour allumer la lampe correspondante prévue dans l'indicateur 100.Le déplacement axial de la tige 70 vers la gauche, vu sur la Fig. 5, en réponse à un accroissement de la demande imposée au réseau de distribution d'eau provoque la commande successive des interrupteurs 118b et 118c et l'allumage successif des lampes correspondantes et des éléments d'affichage correspondants 102 prévus dans l'indicateur 100. Ainsi qu'on l'a représenté sur les Fig. 7 et 8, un dispositif à course à vide, désigné dans son ensemble par la référence 120 peut être intercalé dans le variateur 76 pour éviter une usure excessive des surfaces des disques qui frottent sur la bille 88. A cet effet, l'extrémité de la tige 70 qui est la plus éloignée du manomètre 60 présente une forme,appropriée pour constituer un maillon 122. Une tige 70a alignée coaxialement sur la tige 70 comporte un maillon 124 enfilé dans le maillon 122. Deux ressorts 126 et 128 s'étendent respectivement entre les extrémités opposées du maillon 122 et la barrette transversale du maillon 124. Des butées 130 et 132 sont prévues aux extrémités opposée s du maillon 122 et des butées 134 et 136 sont prévues sur les faces opposées de la barrette transversale du maillon 124.La tige 70a porte la bille 88 interposée entre les disques 82 et 84 et qui coopère avec ces disques de la façon qui a été décrite plus haut. Tant qu'il ne circule pas de fluide dans la conduite F.L. la bille -88 conserve sa position indépendamment des fluctuations de la mesure de la pression, c'est-à-dire indépendamment du déplacement axial de la tige 70. Dès que l'eau circule dans la conduite F.L et que le disque 20 commence à tourner, le mouvement imprimé à la bille 88 permet à cette dernière de prendre presque instantanément sa bonne position radiale, exactement comme si aucun dispositif de course à vide n'était interposé entre la bille 88 et la tige 70. Dans la forme de réalisation représentée sur la Fig. 9, le variateur comporte un dispositif de course à vide 120 d'un type analogue qui place la bille 88 dans diverses positions radiales le long des disques 82 et 84 comme on l'a décrit plus haut, pour faire apparaître sur le totalisateur 44 un nombre d'unités quantité-de mande proportionnel à la quantité d'eau qui traverse le compteur et à la demande imposée au réseau ; au lieu de donner une indication qui varie en continu avec la quantité et la demande, on obtient sur le totalisateur un nombre qui varie par paliers pour traduire plusieurs niveaux différents de la demande. Pour cela, la tige 70a présente une série de gorges 138 espacées axialement. L'extrémité de la tige 70a qui porte les gorges 138 est enfilée dans un trou du corps du compteur qui est muni d'une bille à ressort 140 formant encliquetage. Lorsque la tige 70 est amenée par déplacement axial à une position dans laquelle la force du ressort de l'accouplement 120 à course à vide surmonte la force du ressort de l'encliquetage à bille 140, la tige 70a se déplace axialement pour prendre une position encliquetée prédéterminée et la bille 88 reste alors maintenue dans une position prédéterminée entre les disques 82 et 84 en dépit des légères fluctuations de la pression, ou de la demande, ces fluctuations étant absorbées par le dispositif de course à vide.La position de la bille 88 par rapport aux disques 82 et 84 est donc déterminée par le déplacement axial de la tige 70, comme dans les formes de réalisation précé dentes,rnaisec ce résultat quela bille 88 se déplace axialement par pas discontinus pour prendre diverses positions radiales distinctes par rapport aux disques 82 et 84, au lieu de se déplacer par un mouvement continu comme dans les formes de réalisation précédentes. Ainsi qu'on l'a indiqué plus haut, la demande imposée au réseau de distribution d'eau se traduit par une variation de la pression du fluide qui circule dans ce réseau. La pression intérieure du réseau peut être mesurée, dans toute conduite et elle est fonction : de la hauteur relative de la source d'alimentation par rapport à la conduite considérée, c'est-à-dire à la hauteur de colonne d'eau, de la longueur de la canalisation interposée entre la source d'alimentation et le point de mesure de la conduite considérée, que cette source soit un château d'eau ou une station de pompage ; du diamètre de la conduite, des pertes par frottement que l'eau subit en circulant dans cette conduite ; de la vitesse du courant qui circule dans cette conduite ainsi que d'autres pa ramètres qui interviennent. I1 est donc évident que l'on observera des différences de pression entre les diverses conduites, en fonction des paramètres cités ci-dessus. Ces paramètres peuvent être déterminés et on pourra modifier l'indication de la pression dans un conduit donné pour compenser l'intervention de ces paramètres par exemple, on peut pour cela tarer initialement le dispositif de mesure de la pression en fonction de ces paramètres pour fournir au totalisateur une grandeur d'entrée appropriée pour constituer la mesure de la demande dans le conduit considéré. La mesure de la pression traduit alors directement la demande. L'invention permet donc d'obtenir sur le totalisateur 44 une indication exprimée en unités de quantité, par exemple en mètres cubes ou autres unités normales de volume et qui traduit non seulement la quantité d'eau consommée mais également la demande imposée au réseau de distribution au moment de la mesure. Le montant facturé à l'usager peut donc être basé sur la quantité apparaissant au totalisateur et sur le prix unitaire de chaque quantité d'eau. Grâce à ce mode de calcul, le prix facturé à l'usager est proportionnel à la quantité consommée et à la demande imposée au réseau. Sur les Fig. 10 à 15, on a représenté un compteur sensible à la demande ou à la pression, désigné dans son ensemble par la référence 210, construit en application de la présente invention et particulièrement adapté pour être utilisé dans un réseau de distribution de gaz. Le compteur 210 comprend des parties d'un compteur de gaz classique 212, qui peut être du type volumétrique à double diaphragme, qui comprend deux diaphragmes 214 et des tringles 216 couplées aux diaphragmes 214. Ainsi qu'il ressort du dessin, les diaphragmes 214 sont disposés dans un corps du type cuvette comprenant deux chambres séparées par une plaque centrale non représentée, Les extrémités supérieures des tringles 216 sont couplées, par l'intermédiaire d'une timonnerie, désignée dans son ensemble par la référence 218, à deux distributeurs dont l'un est représenté en 219.Le gaz qui pénètre dans le compteur par l'entrée 220 met les diaphragmes en mouvement et actionne les distributeurs par l'intermédiaire des tringles 216 et de la timonerie 218, de sorte que la quantité de gaz qui sort par l'orifice de sortie 222 est ainsi mesurée. Le fonctionnement de ce type de compteur de gaz est bien connu dans la technique et le compteur est entièrement décrit, par exemple dans le catalogue nO M. 1001 édité par la Rockwell Manufacturing Company. I1 suffira pour les besoins de l'exposé de l'invention de remarquer que le mouvement oscillatoire des tringles 216 est transformé en un mouvement rotatif d'un arbre central 216 par l'intermédiaire d'un mécanisme à leviers 218. Dans les compteurs de gaz classiques, l'arbre 226 porte une roue dentée inférieure 228 qui est en prise avec une roue dentée 230. Normalement, la roue dentée 230 entraîne un arbre qui est à son tour couplé à un totalisateur 232 sur lequel le mouvement rotatif de l'arbre 226, qui est directement proportionnel à la quantité de gaz qui traverse le compteur est transformé en une indication nu mérique, par exemple exprimée en mètres cubes de gaz qui traversent le compteur. La Fig. 11 représente le compteur de gaz 210 sensible à la pression et à la demande, installé dans la conduite d'un usager, le gaz étant amené par une conduite de distribution 240. Comme dans la technique classique, un robinet d'arrêt 242 et un régulateur 244 sont intercalés dans la conduite de distribution 240, le régulateur ayant pour fonction de ramener la pression de conduite qui règne dans la conduite 240 à une valeur plus faible et compatible avec les appareils consommateurs de gaz. Le gaz qui circule dans la conduite de distribution 240 pénètre donc dans le compteur par l'entrée 220 à une pression réduite et il est transmis à une conduite de sortie 246 (raccordée aux appareils à gaz de l'usager) en même temps qu'il est mesuré par le fonctionnement des diaphragmes 214, de la tringlerie 218 et des distributeurs 220.Naturellement, la quantité de gaz qui traverse le compteur est indiquée par le totalisateur 232. On rappellera que le totalisateur classique des compteurs de gaz comprend une série de cadrans qui indiquent la quantité de gaz qui a traversé le compteur en mètres cubes ou autres unités de mesure appropriées. I1 est possible de munir le compteur d'un dispositif indicateur visuel, autre qu'un totalisateur à cadrans. Suivant l'invention, la quantité de gaz mesurée et indiquée par le totalisateur 232 pour'une quantité de gaz donnée qui a traversé le compteur est modifiée en fonction de la demande globale imposée au réseau de distribution de gaz. A cet effet, un conduit de prise de pression 250 est branché sur la conduite de distribution 240 en un point situé en amont du régulateur 244. Ainsi qu'on l'a indiqué plus haut, la pression intérieure de la conduite de distribution 240 constitue une indication de la demande globale ou de la charge globale du réseau. Dans les conditions normales, lorsque le réseau de distribution est alimenté uniquement par un appareil de production, notamment une usine à gaz et/ou des canalisations reliées à une source de gaz naturel, la pression intérieure de la conduite 240 est inversement proportionnelle à la demande imposée au réseau.Pour faire intervenir la demande du réseau, c'est-à-dire la pression intérieure de la conduite 240 sur l'indication du totalisateur 232, la prise de pression 250 comprend un conduit 252 qui communique avec une capsule 254 logée dans le corps 211 du compteur. Etant donné que la pression du gaz qui est contenu dans la partie supérieure du corps 211 est à peu près constante, la capsule 254 se dilate et se contracte axialement, comme indiqué par la flèche sur la Fig. 12, en réaction à l'accroissement ou à la diminution de la pression intérieure du réseau de distribution. La capsule 254 se dilate donc en réaction à une faible demande et se contracte en réaction à une forte demande. Ainsi qu'on l'a indiqué sur les Fig. 10 et 12, un mécanisme de transmission à rapport variable, désigné dans son ensemble par la référence 260, est interposé entre la roue dentée de sortie 230 et l'entrée 262 (Fig. 12) du totalisateur 262. Ainsi qu'il est facile de le comprendre, le compteur de gaz classique comprend normalement un arbre qui relie la roue dentée 230 au totalisateur 232, de sorte que ce dernier enregistre directement la quantité de gaz qui a traversé le compteur.En interposant entre la roue dentée de sortie 230 et le totalisateur 232 un mecanisme à rapport variable commandé par la pression intérieure du réseau, on peut faire intervenir la demande imposée au réseau dans le calcul de la mesure de volume pour obtenir sur le totalisateur 232 une sortie exprimée en unités quantité-demande qui est directement proportionnelle à la quantité de gaz qui a été transmis à la conduite 246 de l'usager (Fig. 11) et inversement proportionnelle à la demande globale imposée au réseau. A cet effet, le mécanisme 260 comprend deux arbres 264 et 266 placés dans le prolongement axial l'un de l'autre, dont les extrémités opposées tourillonnent dans des parties appropriées du compteur, comme on l'a représenté en 267. Une roue dentée 230 est fixée sur l'arbre 264. Une roue dentée 268 est fixée sur l'extrémité de cet arbre 264 et porte un moyeu allongé 270 dans lequel tourillonne l'autre extrémité de l'arbre 266. Cet arbre 266 porte une roue 272 étagée, calée solidairement en rotation sur l'arbre 266 et qui porte plusieurs dentures 274, 276 et 278 disposées en des positions espacées axialement, et qui présentent des diamètres qui décroissent en direction de l'extrémité de l'arbre 266 qui est la plus éloignée du totalisateur 232. Le mécanisme 260 comprend également un manchon 280 qui tourillonne dans des paliers appropriés 279 du corps 211 du compteur et qui est percé d'une lumière cylindrique 281. Le manchon 280 comporte une partie de diamètre élargi qui constitue une roue dentée 282 disposée en prise avec la roue dentée 268 portée par l'arbre de sortie 264, de sorte que la rotation de cet arbre 264 entraîne constamment le manchon 280. Ce manchon comprend également une partie 284 de diamètre réduit, formant arbre, et sur laquelle sont montées folles trois roues dentées 286, 288 et 290. Ces trois roues présentent des diamètres différents et la roue 286 de petit diamètre est en prise constante avec ia denture 274 de la roue étagée 272.La roue 288 possède un diamètre intermédiaire entre ceux des roues 286 et 290 et elle est en prise constante avec la denture intermédiaire 276 de la roue étagée 272. La roue 290 de grand diamètre est en prise constante avec la denture de petit diamètre 278 de la roue étagée 272. Une extremité de la capsule 254 est couplée à la tige 292 qui comprend, en un point situé entre ses extrémités, un renflement 294. Cette partie se trouve dans la lumière 281 qui traverse le manchon 280 et elle peut se déplacer axialement par rapport à ce manchon. I1 va de soi que tout mouvement de rotation de l'arbre 264 est également transmis au manchon 280 par l'intermédiaire des roues dentées 268 et 282. Toutefois, étant donné que les roues 286, 288 et 290 sont montées folles sur le manchon 280, ce dernier tourne par rapport aux roues 286, 288 et 290 en l'absence de liaison entre ce manchon et une ou plusieurs des roues 286, 288 et 290.Pour établir une liaison de transmission du couple entre le manchon 280 et l'arbre 266 et entraîner le totalisateur 232, la périphérie interne de chaque roue 286, 288 et 290, c'est-à-dire la paroi qui entoure la lumière de cette roue qui reçoit le manchon 280, présente plusieurs encoches 296 de forme triangulaire , espacées circonférentiellement. Le manchon 280 porte plusieurs jeux de chevilles mobiles dans le sens radial et espacées dans le sens circonférentiel, et ces jeux de chevilles sont répartis en des positions espacées sur la longueur de ce manchon et qui correspondent à l'espacement axial mutuel des roues 286, 288 et 290.En particulier, et comme on l'a indiqué sur les Fig. 13 et 14, chaque cheville 298 comprend une tête conique 300 qui, lorsqu'elle est amenée à sa position la plus extérieure dans le sens radial, comme indiqué sur la Fig. 13, entre en prise avec l'une des encoches triangulaires 296 de la roue 286, 288 ou 290 correspondant. Les chevilles 298 coulissent dans des trous 302 pratiqués dans le manchon 220 et, lorsqu'elles occupent leur position extrême intérieure, représenté tée sur la Fig. 14, les extrémités inférieures des tiges 301 des chevilles 298 font saillie dans la lumière 281 qui traverse le manchon 280. I1 est visible que la position axiale du renflement 294 de l'arbre 292 détermine le choix de celle des roues 286, 288 et 290 qui sera mise en prise pour tourner avec le manchon 280. Par exemple, dans la position représentée sur la Fig. 12, le renflement 294 se trouve dans une position axiale telle qu'il coopère avec les chevilles 298 combinées à la roue dentée intermédiaire 288. Dans cette position, les têtes coniques 300 des chevilles 298 sont refoulées vers l'extérieur par le renflement 294 pour s'engager dans les encoches triangulaires 296 de la roue 288. Cette roue tourne donc avec le manchon 280 en réaction à la rotation de l'arbre 264. Etant donné que la roue 2.88 est en prise constante avec la denture 276 de la roue étagée 272, l'arbre 266 est également entrainé, de sorte que le totalisateur 232 est entraîné. Lorsque la tige 292 est deplacée axialement, à partir de la position représentée, sous l'effet de la dilatation ou de la contraction de la capsule 254, en réponse à un accroissement ou à une diminution de la pression intérieure de la conduite 240, le renflement 294 coopère avec un autre jeu de chevilles 298. Par exemple, lorsque la capsule 254 dé- tecte un accroissement de la pression intérieure de la conduite d'alimentation 240, la tige 292 se déplace axialement vers la droite, sur la Fig. 12, de sorte que le renflement 294 coopère avec les chevilles 298 qui sont combinées à la roue 286.Inversement, lorsque la pression intérieure de la conduite d'alimentation 240 diminue, la capsule 254 se contracte et déplace la tige 292 axialement vers la gauche, sur la Fig. 21, pour mettre le renflement 294 en prise avec les chevilles 298 combinées à la roue 290. I1 est visible que, lorsque la roue 286 est rendue solidaire du manchon 280 en rotation, elle entraîne la denture de grand diamètre 274 de la roue étagée 272, pour faire ainsi tourner l'arbre 266 à une vitesse prédéterminée, et que le totalisateur 232 indique en unités de quantité la quantité de gaz qui a traversé le compteur.Lorsque la roue intermédiaire est rendue solidaire du manchon 280, et que la roue étagée 272 est par conséquent entrainée par l'intermédiaire de la denture 276, l'arbre 266 est entraîné en rotation à une vitesse plus grande et le totalisateur 232 indique un plus grand nombre d'unités de quantité pour le passage d'un même volume de gaz à travers le compteur. De même, lorsque la roue dentée 290 est rendue solidaire du manchon 280, sous l'effet d'un déplacement du renflement 294 vers la gauche, ce déplacement s'effectuant à son tour en réaction à la détection d'une faible pression intérieure de la conduite d'alimentation 240 par la capsule 254, l'arbre 266 est entrainé à une vitesse encore plus élevée et prédéterminée, du fait que la roue 290 est alors en prise avec la denture 278 de la roue étagée 272.Le totalisateur 232 indiquera donc un nombre encore plus élevé d'unités de volume pour le passage d'une même quantité donnée de gaz à travers le compteur. Le mécanisme 260 transmet donc au totalisateur 232 des produits de la quantité mesurée par des coefficients échelonnés par paliers discrets et qui représentent la pression intérieure du réseau de distribution de gaz ou la demande imposée à ce réseau. Lorsque la tige 292 se déplace vers la gauche (sur la Fig. 12) en réaction à la détection d'une forte demande, c'est-à-dire à la dé- tection d'une basse pression dans la conduite 240, les unités in diquées par le totalisateur 232 et qui expriment une quantité ou volume de gaz qui a traversé le compteur seront donc en nombre su périeur à celui des unités indiquées par ce totalisateur pour un même volume de gaz qui traverse le compteur dans des conditions de faible demande imposée au réseau distributeur, c'est-à-dire dans le cas où la tige 292 est déplacée vers la droite (sur la Fig. 12) en réaction à la détection d'une forte pression dans la conduite d'alimentation 240.Inversement, lorsque la demande est faible, le nombre des unités de quantité enregistrées sera plus faible, pour une quantité donnée de gaz qui traverse le compteur, que celui qui serait enregistré pour la même quantité de gaz dans une période de forte demande. Pour éviter que le renflement 294 ne se place, à l'inté- rieur du manchon 280, en des positions comprises entre deux jeux de chevilles 298, le mécanisme 260 est muni d'un encliquetage à bille 310. Plus précisément, la tige 292 porte plusieurs gorges circonférentielles 312, espacées axialement, formées sur une partie de plus grand diamètre de cette tige. Une bille 314 est engagée élastiquement dans l'une des gorges 312 par un ressort 316. Les positions encliquetées de la tige 392 correspondent aux positions dans lesquelles le renflement 294 est centré respectivement sur les différents jeux de chevilles portés par le manchon 280. Pour donner à l'usager du gaz une indication de la demande ou de la charge du réseau, en un point éloigné du compteur, de manière qu'il puisse prendre la décision de se servir du gaz ou de ne pas s'en servir à un moment donné en connaissant l'effet de cette décision sur le prix qu'il aura à payer pour consommer du gaz à ce moment particulier, on prévoit un dispositif indicateur à distance, représenté dans son ensemble par la référence 320 sur la Fig. 11. Cet indicateur 320 peut être placé en un endroit approprié, de préférence à proximité des robinets que l'usager manoeuvre pour alimenter ses appareils consommateurs de gaz.L'indicateur à distance 320 peut être gradué en valeurs du prix réel par unité de volume de gaz consommé en fonction de la charge du réseau au moment considéré, c' est-à-dire en valeurs indicatives du prix facturé à l'usager pour la consommation du gaz à un moment particulier, auquel la demande imposée au réseau possède une valeur particulière. Par exemple, l'indicateur à distance 320 peut comprendre, comme on l'a représenté sur la Fig. 11, trois lucarnes qui indiquent à l'usager le prix réel, en francs par mètre cube, pour trois ni veàux différents de charge du réseau, c'est-à-dire pour trois niveaux de la demande.Dans le cas d'une demande élevée, c'est-à-dire d'une basse pression du réseau, l'indicateur à distance indique un certain prix tandis que, lorsque la demande est faible, c'est-adire que la pression intérieure du réseau est élevée, l'indicateur indiquera à l'usager un prix au mètre cube plus bas. Pour cela, les trois lucarnes peuvent comporter des lampes 324a, 324b et 324c disposées respectivement derrière des plaquettes translucides sur lesquelles sont imprimés les prix réels au mètre cube et qui sont reliées à une source 328, constituée par une pile, à travers des contacts ouverts 325a, 325b, 325c. Une bande de matière conductrice 330 est prévue sur l'extrémité de la tige 292 pour se placer entre deux contacts choisis suivant la position axiale de la tige 292, position qui, ainsi qu'on l'a indiqué plus haut est indicative de la demande imposée au réseau.Grâce à cette construction, dans les conditions de faible demande, c'est-à-dire de haute pression intérieure de la conduite 240, la lampe 324a est allumée pour indiquer à l'usager qu'il bénificiera d'un tarif bas s'il utilise du gaz à ce moment. Dans les conditions de forte demande, c'est-àdire de basse pression intérieure du réseau, la lampe 324c s'allume, ce qui indique à l'usager qu'il aura à payer un tarif plus élevé s'il se sert du gaz à ce moment. L'usager peut donc prendre sa décision de se servir ou de ne pas se servir du gaz à tout moment, encornaissant le prix qui lui sera facture s'il consomme le gaz à ce moment et le rapport entre ce prix et celui qui lui sera appliqué s'il consomme du gaz à un autre moment. Il va de soi que, bien qu'on ait décrit un mécanisme à rapport variable prévu pour trois positions de demande ou de pression du réseau, le mécanisme peut comporter n'importe quel autre nombre de pas. C'est-à-dire que le totalisateur 232 pourrait enregistrer des unités de quantité d'un plus grand nombre de catégories différentes en réaction à un plus grand nombre de niveaux de la demande. Pour cela, il suffirait d'augmenter le nombre des engrenages contenus dans le mécanisme de transmission 260. En outre, on pourrait également utiliser unvariateur continu en remplacement du mécanisme de transmission à rapports étagés qui a été décrit et représenté à propos du compteur de gaz, et par exemple du type représenté à la Fig. 3 à propos de la forme de réalisation précédente.En outre, il va de soi que le dispositif indicateur à distance 320 peut également comporter un plus grand nombre de lucarnes 324 pour pouvoir indiquer un plus grand nombre de niveaux de la demande. Finalement, on pourrait aussi bien utiliser un indicateur à cadrans en remplacement de l'indicateur décrit plus haut de manière que cet indicateur puisse indiquer, au lieu du prix en francs par mètre cube de la quantité de gaz consommée à un moment donné, le prix marginal relatif à cet instant. Dans les réseaux dans lesquels le gaz est fourni, pendant les périodes de pointe de demandes, par des gazomètres ou réservoirs, la pression intérieure de la conduite d'alimentation 240 s'élève au-dessus de la pression normale que l'on obtient dans le réseau lorsque le gaz est fourni uniquement par une usine à gaz ou un autre appareil de production ou des canalisations de gaz naturel. Dans cette forme de réalisation de l'invention, le compteur comprend un mécanisme qui permet d'obtenir sur le totalisateur 232 une indication de quantité directement proportionnelle à la demande imposée au réseau, de la même façon q celle q1i a été décrite plus haut dans le cas où le gaz est exclusivement fourni par un appareil de production ou une canalisation de gaz naturel.Toutefois, dans cette dernière forme de réalisation, on obtient une indication de l'accroissement de la demande lorsque les conduites de distribution du gaz sont suralimentées en gaz par les gazomètres ou réservoirs. Etant donné que le gaz fourni par les gazomètres est injecté dans le réseau de distribution au moment des pointes de demande, la pression intérieure du réseau s'élève alors au-dessus de la pression moyenne qui règne normalement dans le réseau de distribution lorsque ce dernier est uniquement alimenté par l'appareil de production ou par la canalisation de gaz naturel. Le mécanisme représenté sur la Fig. 12 détecte l'accroissement de pression au-dessus de la pression normale et provoque la rotation du totalisateur 232 à une vitesse plus élevée, de la même façon que dans le cas où une forte demande est détectée par l'apparition d'une basse pression dans le réseau de distribution, qui se produit lorsque l'appareil de production ou les canalisations de gaz naturel sont utilisées exclusivement pour fournir le gaz au réseau de distribution. A cet effet, on a ajouté au dispositif de la Fig. 12 une quatrième roue dentée 330. Etant donné que le mécanisme representé sur la Fig. 15 constitue une addition au mécanisme décrit plus haut et représenté aux Fig. 12, 13 et 14, on utilise pour la Fig. 15 les mêmes numéros de référence et les éléments référencés travaillent de la même façon que ceux qui ont été décrits plus haut. La roue 33 présente des encoches de section triangulaire réparties le long de la périphérie de sa lumière, et autour du manchon 280 de la même façon que les roues 286, 288 et 290 sont munies d'encoches 296. Un autre jeu de chevilles 298, qui est prévu pour accoupler sélectivement la roue 330 au manchon 280, est placé dans une position qui correspond à la position axiale extrême de la tige 292.C'est-à-dire que, lorsque la capsule 254 détecte une haute pression dans la c nduite d'alimentation 240, en raison de l'injection du gaz du gazomètre dans le réseau, la tige 292 se déplace vers la droite, vu sur la Fig. 15, de sorte que le renflement 294 attaque le jeu de chevilles 298 correspondant à la roue 330. Le refoulement de ces chevilles à l'extérieur place les têtes coniques 300 de ces dernières, de la même façon qu'on l'a décrit plus haut, dans les encoches triangulaires de la roue dentée 330, en accouplant ainsi cette roue au manchon 280. I1 est également prévu sur la roue étagée 272 une partie terminale 331 de diamètre réduit, qui porte des dents 332 en prise constante avec la roue 330. De cette façon, la présence d'une pression supérieure à la pression normale dans le réseau de distribution, et qui est due à l'injection de gaz d'un gazomètre ou réservoir dans le réseau, cette pression supérieure étant donc indicative d'une période de forte demande de gaz, a donc pour effet d'entraîner le totalisateur 232 à une vitesse plus élevée, et calculée pour que l'accroissement du nombre des unités de quantité enregistré par le dispositif 232 soit directement proportionnel à la demande.C'est-à-dire qu'à ce niveau élevé de la demande et de pression et pour une quantité donnée de gaz, le totalisateur 232 indique un plus grand nombre d'unités de quantité pour une quantité donnée de gaz qui traverse le compteur, que Si le compteur enregistrait le passage du gaz dans des conditions normales ou moyennes de demande ou de pression et lorsque le gaz est fourni uniquement par la canalisation de gaz naturel ou par l'appareil de production. Dans cette forme de réalisation du compteur, les roues dentées sont disposées de manière que le renflement 294 attaque de préférence les chevilles combinées à la roue dentée 286, c'est-àdire accouplent le manchon 280 à la roue 286 en réaction à un intervalle normal de pression intérieure de la conduite d'alimentation 240, c'est-à-dire à des pressions inférieures aux pressions de pointe. Si la pression du gaz fournie par l'appareil de production ou par la canalisation de gaz naturel diminue, ce qui est indicatif d'une élévation de la demande, la tige 292 se deplace vers la gauche, de la façon qu'on a décrit plus haut, pour indiquer une élévation de la demande sur le dispositif indicateur à distance, comme on l'a indiqué plus haut, et également pour accroître la vitesse à laquelle le totalisateur 232 enregistre le passage du gaz à travers le compteur. Si les conduites sont suralimentées par un gazomètre, la tige 292 se déplace vers la droite, sur la Fig. 15, pour prendre sa position extrême dans laquelle elle accouple le manchon 280 à la roue dentée 330, pour faire croître la vitesse à laquelle le totalisateur 232 enregistre la quantité de gaz qui traverse le compteur. Dans cette dernière forme, une autre paire de contacts 336 est connectée à la lampe 324c. On obtient donc de cette façon une indication à distance de la forte demande imposée au réseau lorsque la pression intérieure de la conduite 240 est suprieure à la pression moyenne. REVENDICATIONS 1. Compteur de fluide, caractérisé en ce qu'il comprend un capteur de débit qui mesure une caractéristique du courant du fluide qui circule dans une conduite et qui donne, en réponse à cette caractéristique, un signal de sortie proportionnel au débit du fluide circulant dans la conduite, un capteur de la pression du fluide qui donne un signal de sortie proportionnel à cette pression, un dispositif indicateur et des moyens pour traiter le signal de débit et le signal de pression afin de donner, au dispositif indicateur, une information proportionnelle au débit du fluide et inversement proportionnelle à la pression de ce fluide. 2. Compteur suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif indicateur comprend un dispositif d'affichage qui enregistre des unités de quantité, l'accroissement du nombre des unités de quantité enregistrées affichées pour un certain ecoulement réel de fluide, produit à une première pression, étant su périeur à l'accroissement du nombre d'unités de quantité enregis trées et affichées pour le même écoulement réel produit à une deuxième pression, supérieure à la première. 3. Compteur suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif indicateur comprend un dispositif d'affichage qui enregistre des unités de quantité, l'accroissement du nombre des unités de quantité enregistrées pour une pression donnée et pour un premier débit d'écoulement du fluide étant supérieur à l'accroissement du nombre des unités de quantité enregistrées pour la même pression et pour un deuxième débit inférieur au premier débit. 4. Compteur suivant la revendication 15 caractérisé en ce que lesdits moyens de traitement comprennent des moyens pour établir une corrélation continuelle du signal de débit et du signal de pression pour fournir au dispositif indicateur une information continuellement proportionnelle au débit d'écoulement du fluide dans la conduite et continuellement inversement proportionnelle à la pression du fluide qui circule dans la conduite. 5. Compteur suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de traitement comprennent des moyens pour convertir le signal de débit en un signal de sortie de quantité transmis au dispositif indicateur et proportionnel au débit du fluide qui circule dans la conduite, des moyens couplés au signal de pression de sortie pour modifier les moyens de conversion, en fonction du signal de pression, afin de donner, à l'indicateur, un signal de sortie de quantité lié au débit dans une proportion déférente de la première. 6. Compteur suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de traitement comprennent des roues dentées, le signal de sortie de débit étant adapté pour entraîner les roues dentées, ces roues ayant une sortie couplée audit indicateur et ce dernier donnant une indication des unités de quantité représentant le volume qui a traversé la conduite, des moyens couplés à la sortie du signal de pression pour modifier le rapport d'enregistrement afin de modifier l'indication de quantité de façon inversement proportionnelle à la pression dans la conduite. 7. Compteur suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend un indicateur à distance, des moyens pour coupler cet indicateur à distance au signal de sortie de pression afin de donner une indication proportionnelle à la pression du fluide sur ledit indicateur à distance. 8. Compteur utilisé dans un réseau de distribution de fluide comprenant des conduits de distribution, ce compteur étant caractérisé en ce qu'il comprend : des premiers moyens pour capter la demande imposée au réseau de distribution, des moyens couplés à ces moyens capteurs pour délivrer un signal de sortie proportionnel à la demande, des seconds moyens pour capter la quantité de fluide qui s'écoule dans une conduite donnée pendant un temps donné ; des moyens couplés aux seconds moyens capteurs pour donner un signal de sortie proportionnel à la quantité de fluide écoulée dans ladite conduite ; et des moyens pour établir une corrélation entre lesdits signaux de sortie afin de donner une indication proportionnelle à ladite quantité de fluide utilisée et à la demande imposée au réseau de distribution. 9. Compteur suivant la revendication 8, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif indicateur, ladite indication apparaissant sur ce dispositif indicateur sous la forme d'unités de quantité. 10. Compteur suivant la revendication 8, caractérisé en ce qu'il comprend un indicateur à distance, des moyens pour coupler cet indicateur à distance au compteur pour donner une indication à distance de la demande imposée au réseau de distribution. 11. Compteur suivant la revendication 8, caractérisé en ce que le réseau de distribution est un réseau de distribution d'eau ou de gaz. 12. ProcédÉ pour déterminer le prix facturé pour le fluide passé dans la conduite d'un usager, d'un réseau de distribution de fluide comprenant plusieurs conduites, en fonction de la demande imposée au réseau et de la quantité de fluide consommé, ce procédé étant caractérisé en ce qu'on capte la valeur de la demande de fluide imposée au réseau et qu'on engendre un signal de sortie proportionnel à cette valeur, on capte la quantité de fluide qui passe dans la conduite de l'usager pendant un temps donné et on engendre un signal de sortie proportionnel à cette quantité, on établit une corrélation entre les deux signaux de sortie qui donne une indication proportionnelle à la quantité de fluide consommée et à la demande, et on calcule le prix facturé à l'usager en fonction de la variation globale de ladite indication, pour la période donnée.