FR 2471155 A3 19810619 FR 7930729 A 19791214 La présente invention concerne un procédé de fabrication de bijoux du genre comprenant une pierre cerclée dans une monture métallique filiforme. L' invention concerne également un bijou comportant une pierre cerclée, notamment du genre obtenu par application de ce procédé. Pour fabriquer les bijoux du genre précite, on commence généralement par encercler la pierre au moyen du fil, qui est de section en U, de manière que le bord de la pierre vienne s'engager dans le creux de 1'U, en réservant deux extrémités du fil de longueur suffisante pour permettre la manipulation de l'ensemble. Ensuite, on joint ces extrémités libres à l'aide d'une pince et, par un serrage énergique exercé au voisinage de la pierre, on obtient une mise en forme définitive du cerclage. On soude ensuite l'une à autre ces extrémités au voisinage de la pierre, puis on les coupe et l'on termine par une opération de finition par limage. Ce procédé connu présente un certain nombre d'inconvénients. Le principal est que la soudure entraîne l'élévation de la température de la pierre au moins au voisinage du point de soudure. Le point de fusion de la soudure Or étant de 6500C environ et celui de la soudure Argent étant de 620"C environ, peu de pierres peuvent subir un tel traitement sans risque de se détériorer. D'autre part, ce procédé, en raison notamment de l'opération de soudure, nécessite un temps de maind'oeuvre important. Enfin, la section en U du fil de cerclage ne s'adapte pas parfaitement à toutes les pierres et certaines pierres peuvent sc dessertir par la suite. La présente invention vise à réaliser un procédé de fabrication qui ne porte aucune atteinte aux pierres) qui soit économique et qui procure un sertissage d'une fiabilité améliorée. Suivant un premier aspect de l'invention, le procédé pour fabriquer un bijou comportant une pierre cerclée dans une monture métallique sensiblement fil i- forme, de section en U, consiste dans une première étape a encercler la pierre dans le fil, de manière que le bord de la pierre s'engage dans le creux de 1'U, en réservant sur le fil deux extrémités libres de longueur prédéterminée permettant la manipulation de l'ensemble.Ce procédé est caractérisé en ce qu'on effectue ensuite les opérations suivantes a) On enfile une rondelle de blocage sur les deux extrémités réunies du fil, b) On exerce une traction sur les deux ext ré- mités du fil en maintenant fixe la rondelle pour enserrer la pierre dans le fil, c) On insère à force dans la rondelle, entre les deux extrémités du fil, une pièce de calage, d) On effectue un dépôt métallique électrolytique sur l'ensemble ainsi obtenu, e) On coupe les extrémités du fil au ras de la rondelle de blocage, f) On effectue une finition de l'ensemble par limage et par polissage. Ce procédé, qui évite la soudure, évite donc toute élévation de la température des pierres, qui ne risquent aucune détérioration. En outre, l'apport électrolytique de métal réalise une liaison intime du cerclage avec la pierre, ce qui rend moins probable un dessertissage éventuel. De préférence, le dépôt électrolytique présente une épaisseur d'au moins 0,25 mm, afin de jouer pleinement son rôle de consolidation. Suivant une réalisation avantageuse de l'invention, pour effectuer le serrage prévu en b), on rabat latéralement les deux extrémités du fil dans le prolongement l'une de l'autre de part et d'autre de la pierre, et l'on exerce sur elles une traction. Cette manoeuvre qui ne nécessite qu'un outillage très élémentaire, procure un serrage efficace sans aucun risque de détérioration. Suivant une réalisation perfectionnée du procédé, la piece de calage est un anneau d'accrochage du bijou. La double fonction de cette pièce permet une remarquable économie de temps. De préférence, pour effectuer le dépôt électrolytique, on assemble un certain nombre de bijoux en soudant l'une à l'autre leurs extrémités de fil respectives. Suivant un second aspect de l'invention, le bijou comprend une pierre cerclée dans un fil métallique en U, et il est caractérisé en ce qu'il comprend une rondelle métallique de blocage dans laquelle passent les extrémités du fil, l'ensemble des parties métalliques étant recouvert d'un dépôt électrolytique. Le bijou comprend de préférence un anneau d'accrochage inséré dans la rondelle de blocage entre les extrémités du fil. D'autres particularités et avantages de l'invention ressortiront encore de la description détaillée qui va suivre. Aux dessins annexés, donnés à titre d'exemples non limitatifs Les Figures 1 à 6 représentent, en perspective, un bijou aux étapes successives de sa fabrication par un procédé conforme à l'invention, La Figure 7 est une vue en coupe du fil de cerclage montrant sa mise en place sur la pierre, La Figure 8 est une vue en plan de l'anneau d'accrochage, La Figure 9 est une vue en coupe à plus grande échelle du bijou en cours de fabrication, à l'étape correspondant à la Figure 4. fin référence à la Figure 1, une pierre 1 convenablement taillée est encerclée au moyen d'un fil d'or 2 de section en U, de manière que le bord vif de la pierre s'engage dans le creux de l'U (Fig.7). On applique le mieux possible le fil contre la pierre, et l'on réunit l'un contre l'autre les deux extrémités libres 3 du fil. Puis on enfile sur ces deux extrémités une rondelle 4 du même métal que le fil, que l'on fait descendre jusqu'à la pierre (Fig.2). Dans ltexemple décrit, la hauteur h du fil (Fig.7) est de 0,4 mm et le diamètre intérieur de la rondelle 4 est de 1 mm, de sorte que la rondelle glisse facilement pour venir en butée sur le cerclage. On rabat ensuite latéralement les deux extrémités 3 du fil 2 de part et d'autre de la pierre pour les placer dans le prolongement l'une de l'autre (Fig.3), puis on exerce sur ces extrémités une traction aussi énergique que possible en restant cependant nettement en-deçà de la limite élastique du fil 2 et de la rondelle 4. On rend ainsi le cerclage de la pierre aussi intime que possible à ce stade. On insère ensuite à force dans la rondelle 4, entre les extrémités 3 du fil 2, un anneau d'accrochage 5 (Fig.4 et 9). Cet anneau présente sur sa périphérie un renflement 6 (Fig.8) dont la largeur k est, dans l'exemple décrit, de 1 mm, de sorte que ce reniflement vient exactement s'insérer dans la rondelle, le signe des tolérances d'usinage respectives étant déterminé dans ce but. L'épaisseur de cet anneau étant de 0,4 mm et l'espace théoriquement disponible entre les deux extrémités 3 du fil 2, dans la rondelle, étant de 0,2 mm, on comprend qu'une insertion à force est nécessaire, après quoi le cerclage est solidement assuré, sauf contre un un effort violent d'arrachage de l'anneau 5. Si, à ce stade, on constate que l'insertion n'est pas parfaitement bloquée, on la fixe au moyen d'une colle à froid, conductrice de l'électricité. Après avoir fabriqué de la sorte un certain nombre de bijoux, on les assemble entre eux en soudant les extrémités respectives de leur fil pour former un ensemble 7 (Fig.5) que l'on plonge dans un bain galvanoplastique en position de cathode. Dans l'exemple décrit, on utilise un bain ayant la composition suivante - citrate trisodique ........ 70g/l - aurocyanure de potassium &commat; 12g/l - sulfate de cobalt . 2,5g/l - acide citrique ............. 40g/l - alkylarylsulfonate de sodium ..... 0,5g/l Le P de ce bain est compris entre 4,2 et 4,8. L'anode est en titane platine et sa surface est au moins égale à quatre fois la surface métallique de la cathode. La température du bain est comprise entre 35 C et 400C, et le courant d'électrolyse est calculé pour réaliser un dépôt d'au moins 0,25 mm d'or en huit heures. Une fois le dépôt effectué, on coupe les extrémités 3 du fil 2 au ras de la rondelle 4 et l'on procède au finissage habituel par limage et polissage (Fig.6). Aucune opération de soudure n'étant effectuée (en dehors de celle représentée à la Figure 5, qui n'intéresse que les extrémités éloignées des fils 2), la pierre ne se trouve portée à aucun moment à une température susceptible de provoquer sa déterloration. En outre, le dépôt électrolytique, notamment en raison de son épaisseur, joue un rôle de colmatage qui assure un contact intime et continu de la pierre avec le fil de cerclage et qui scelle l'assemblage obtenu mécaniquement. Le bijou obt-enu est donc particulièrement solide. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à l'exemple décrit, mais se prête à diverses variantes. On pourrait par exemple, à l'étape de la Figure 4, insérer dans la rondelle une pièce de calage quelconque et rapporter ensuite un anneau ou tout système d'accrochage approprié. De même on peut utiliser tout autre métal que l'or pour constituer le bijou, en employant un bain galvanoplastique convenable. REVENDICATIONS 1. Procédé pour fabriquer un bijou comportant une pierre cerclée dans une monture métallique sensiblement filiforme, de section en U, dans lequel on commence par encercler la pierre dans le fil, de manière que le bord de la pierre s'engage dans le creux de l'U, en ré servant sur le fil deux extrémités libres de longueur prédéterminée, permettant la manipulation de l'ensemble, caractérisé en ce qu'on effectue ensuite les opérations suivantes a) on enfile une rondelle de blocage (4) sur les deux extrémités (3) réunies du fil (2);; b) on exerce une traction sur les deux extrémités (3) du fil (2) en maintenant fixe la rondelle (4) pour enserrer la pierre (1) dans le fil (2), c) on insère à force dans la rondelle (4) entre les deux extrémités (3) du fil (2), une pièce de calage (5), d) on effectue un dépôt métallique électrolytique sur l'ensemble ainsi obtenu, e) on coupe les extrémités (3) du fil (2) au ras de la rondelle de blocage (4), f) on effectue une finition de ltensemble par limage et polissage. 2. Procédé conforme à la revendication 1, ca caractérisé en ce que le dépôt électrolytique présente une épaisseur d'au moins 0,25 mm. 3. Procédé conforme à l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que, pour effectuer le serrage prévu en b), on rabat latéralement les deux extrémités (3) du fil (2) dans le prolongement l'une de l'autre de part et d'autre de la pierre (1), et en ce qu'on exerce sur elles une traction. 4. Procédé conforme à l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la pièce de calage (5) est un anneau d'accrochage du bijou. 5. Procédé conforme à l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que pour effectuer le dépôt électrolytique, on assemble un certain nombre de bijoux en soudant l'une à l'autre leurs extrémités (3) de fil (2) respectives, l'ensemble (7) ainsi formé constituant une cathode. 6. Procédé conformeàl'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que après l'insertion de la pièce de calage (5), on effectue une fixation par une colle à froid conductrice de l'électricité. 7. Bijou comprenant une pierre cerclée dans un fil métallique en U, caractérisé en ce qutil comprend une rondelle métallique de blocage (4) dans laquelle passent les extrémités (3) du fil (2), l'ensemble des parties métalliques étant recouvert-d'un dépôt électrolytique. 8. Bijou conforme à la revendication 7, caractérisé en ce qu'il comprend un anneau d'accrochage (5) inséré dans la rondelle de blocage (4) entre les extrémités (3) du fil (2).