Le secteur technique de l'invention est celui des échafaudages. Sur les chantiers de construction, notamment où un gros-oeuvre doit recevoir rapidement une finition des façades, l'implantation d'échafaudagoeoffre de grandes difficultés. En effet, l'appui au sol est souvent empêché en raison de l'imprépa- ration du terrain ou l'existence de travaux auxiliaires en bordure. Or, il est nécessaire, notamment dans le cas des bâtiments industriels, d'assurer la fermeture des faces, essentiellement par bardage, une fois la charpente mise en place, souvent après l'exé- cution des travaux de couverture. Cette charpente ne peut offrir d'accrochages en suspension que pour des échafaudages fixes, nécessitant alors des montages et des démontages répétitifs, onéreux en raison du temps passé et nuisibles au prompt achèvement des travaux. On a déjà songé à utiliser pour les travaux en façade, des échafaudages volants, suspendus au bout de cibles accrochés sur chevalets au niveau de la couverture. De telles dispositions ne peuvent être envisagées pour l'exécution de travaux tels que la pose des bardages, à raison de la faiblesse de l'appui ou de la traction possibles, perpendiculairement à la façade, dont la réaction a pour résultat un mouvement pendulaire immédiat de la plate-forme suspendue, L'attache éventuelle d'une telle plate-forme en façade présente un grand nombre d'inconvénients, du fait de la nécessité des déplacements et de la gêne ou de l'impossibilité de la conserver, lors de l'exécution des travaux. La présente invention a notamment pour but d'améliore les systèmes d'échafaudage en vue de les rendre d'un montage et d'un fonctionnement plus aisés et mieux adaptés, ainsi que d'en faciliter les déplaeements successifs. L'invention a donc pour objet un échafaudage entièrement démontable qui comprend un élément supérieur pourvu d'au moze deux fermes entretoisées et contreventées, montées sur organes de roulement au niveau du couronnement de l'édifice, fermes dont les parties en dépassement de la façade reçoivent par assemblage rigide des membrures suspendues, susceptibles d'être reliées par des plates-formes de travail. Selon une caractéristique avantageuse, les noeuds d'assemblage entre organes de roulement et entrait de ferme sont réglables en deux directions. La ferme elle-même comprend un arbalétrier externe allant d'une extrémité d'entrait au sommet d'un poinçon et un arbalétrier interne allant dudit sommet à une attache réglable longitudinalement sur entrait. Les attaches sur entraits des membrures sont également réglables longitudinalement. Au voisinage des extrémités des entraits sont prévus des contrepoids amovibles. Les éléments de roulement comprennent des tandems de galets situés sous chacun des poinçons ainsi que des galets de guidage des tandems. Par ailleurs, des galets de roulement sont prévus au voisinage des contrepoids. Un tel ensemble- peut coopérer avec l'acrotère d'une couverture qui sert à la fois de piste de roulement et de piste de guidage par ses flancs, ainsi que sur toiture terrasse pour les galets de soutien situés au voisinage des contrepoids, aussi bien qu'avec des rails formant une voie apparaissant audessus de montants de jonction avec différentes pannes d'une membrure de façade ou de couverture, voie entièrement démontable une fois les travaux terminés. Avec un tel dispositif, on dispose d'un échafaudage rigide, permettant l'accomplissement de travaux exigeant des poussées ou tractions, mais néanmoins déplaçable aveo aisanoe tout le long d'une façade en positions longitudinales successives et qui reste d'une exploitation commode tant sur le plan des montages ou des démontages que sur celui du tran8port d'un chantier à un autre. La description qui va suivre en regard des dessins annexés à titre =- d'exemple non limitatif de construction d'un tel échafaudage, permettra de bien comprendre comment l'invention peut tre mise en pratique. La figure 1 montre en perspective un échafaudage en position sur l'acrotère d'une façade de bâtiments, montrée en traits mixtes. La figure 2 montre à plus petite échelle un profil correspondant. La figure 3 montre en perspective, à plus grande échelle, le détail des noeuds d'assemblage des membrures suspendues sur entraits ainsi que d'un train de roulement et de guidage sur un tel entrait. La figure 4 montre en perspeotive le détail des assemblages de membrures suspendues entre elles, d'une plate-forme sur ces dernières et de différents accessoires de plates-formes. Comme on le voit sur la figure 1, un bttiment terminé de charpente ou ossature est pourvu au couronnement de façade d'une acrotère 1, constituée d'un bandeau continu d'allure prismatique, et d'une dalle de couverture 2. L'échafaudage désigné en général par la référence 3 est destiné à un roulement guidé sur le bandeau d'acrotère 1 en soutenant d'un csté des membrures verticales 4 suspendues devant la façade 5 et à un simple roulement de soutien sur dalle 2 de couverture, avec équilibrage par contrepoids 6. Le dispositif comprend une paire de fermes formées chacune d'un entrait 7, d'un arbalétrier externe 8 ancré par chapes et broches sur extrémité correspondante d'entrait et sur sommet de poinçon 9 appuyé par une embase sur entrait et d'un arbalétrier interne 10 monté de 8me au sommet de poinçon mais assemblé par chape et broche sur une douille 11 montée coulissante sur ledit entrait 7. Les deux fermes sont réunies par une panne externe lZ > une panne ratière 13 et une panne interne 14. Les deux arbalé- triers 10 sont en outre entretoisés par des diagonales croisées 15. Les poinçons sont réunis depuis leur sommet à une entretoise intermédiaire 16 par des contrefiches 17. Tous ces assemblages sont effectués par boulonnage. La base de chaque poinçon est pourvue d'une embase en forme de plaque 18, boulonnée par tirants et entretoises tubulaires 19 sur plaque de tette 20 d'une chape 21 dans laquelle est articulé par axe 22 un balancier 23 support d'un tandem de galets 24 de roulement sur table d'acrotère 1; le fond d'un tel balancier est pourvu d'un taraudage récepteur d'une tige 25 filetée à manivelle de serrage d'un patin de freinage 26 sur le bandage de l'un des galets. Comme on le voit sur la figure 3, de part et d'autre de ce tandem, apparaissent des galets 28 de guidage, portant sur les flancs d1acrotère, portés chacun par un essieu long 27 monté coulissant et blocable dans des fourreaux 29 solidaires de coulisseaux 30 transversaux, susceptibles de glisser sur l'arbalé- trier 7 et d'y votre bloqués. Ces blocages sont obtenus par tiges filetées formant pointeaux à manivelles, tels que 31. Du côté interne de chaque arbalétrier 7 apparaît de même un coulisseau 11 à guide correspondant d'un bras long 32, porteur en chape d'un galet 33 destiné à rouler sur dalle de couverture 2. Tous ces réglages sont destinés à assurer l'assiette convenable à la paire de fermes au-dessus décrites et à leurs aecessoires, position maintenue pour équilibrage des charges supportées par les membrures 4 suspendues, grSce aux contrepoids 6. Chaque contrepoids est constitué d'un bac à sable en tale, à fond rainé chevauchant la tranche d'arbalétrier 7. Chaque membrure suspendue 4 est formée par une sorte d'échelle offrant des montants opposés 34 en profilés C, montants maintenus parallblement par des échelons 35 creux ouverts. Une extrémité supérieure d'4chelle comme on le voit tout spécialement sur la figure 3 est assemblée par paire de broches 36, pourvues d'un catie d'une tête et de l'autre c8té dune goupille amovible à une paire d'éléments de maintien offrant une queue 37 en profilés conjugués recouvrant latéralement le montant correspondant d'échelle, cette queue 37 étant fixée à une douille coulissante 38 bloeable sur entrait 7 toujours par vis à manivelle.On peut prévoir des broches 36 à têtes solidarisées d'une queue 37, la queue opposée étant simplement pourvue de perforations de passage d'extrémités de broches 36, susceptibles d'titre pourvues de perforations de passage de goupilles. On réalise ainsi de façon réglable et blocable sur entrait, un encastrement rigide d'extré- mité de membrures 4 suspendues sur entrait, en raison supplémen- taire des sections polygonales d'entrait 7 et de douille 38. Comme on le voit plus clairement sur les figures 1 et 4, chacune des membrures 4 suspendue peut etre allongée grtce à un prolongateur 4a aussi long que voulu, chaque prolongateur 4a étant associé de la même façon, à encastrement rigide, par un épinglage à doubles broches sur un prorilé 40a solidaire des tiges 39 des broches et contre-profilé opposé 40, dont sont solidarisées les chaînes 41 des goupilles d'arrêt desdites broches. Ces dernières passent simplement dans les échelons de pied et de tête des membrures 4 et 4a connexes, toute articulation rotative mutuels le étant empêchée par l'emboîtement des profilés 38 et 40 sur les parties de montants en alignement.Un prolongateur 4a peut de mebme en recevoir un suivant, par les mimes moyens. Chaque paire de membrures peut être réunie par autant de plates-formes de travail 42 qu'il est nécessaire d'en prévoir, aux emplacements voulus en hauteur. Chaque plate-forme est en effet constituée par une ossature, sorte d'échelle à montants 43 et à barreaux 44 plus espacés que les barreaux de membrures suspendues précitées; cette ossature vient en appui par ses extrémités sur ces derniers par des fourches 45 avec fixation par goupilles 46 rendue imperdables par attaches à channes 47. Les barreaux 44 reçoivent un platelage 48 dont une extrémité est pourvue d'un volet pivotant 49 formant trappe d'accès. Chaque plate-forme est munie d'attaches réparties 50 servant au maintien de plinthes 51, les attaches 50 en regard se trouvant fixées par broche 52 traversant un barreau 44 correspondant avec goupillage d'un cotée Chaque membrure 4 ou 4apeut recevoir, toujours par brochage et goupillage, des lisses intermédiaire 53 et supérieure 54, à l'extérieur de la plate-forme, ainsi que cas de besoin une lisse supérieure interne 55 brochée de meme. La rigidité en parallélisme des membrures 4, 4a est assurée, dans chaque paire, à la fois par les plates-formes de travail et par des tendeurs funiculaires 56 convenablement croisés, tendeurs munis chacun d'un dispositif 57 de tension à douille filetée, travaillant sur tiges conjuguées ayant des pas de sens inverses. Les extrémités de tendeurs sont munies d'embouts 58 à oeil, capables de coopérer avec des broches correspondantes dans lesdites membrures suspendues. Enfin, la face extérieure de la paire de membrures peut être pourvue éventuellement d'un filet protecteur et parachute, recouvrant les espaces compris entre plates-formes de travail et fermes supérieures ou entre deux plates-formes de travail superposées, la circulation se faisant de manière réglementaire uniquement par les trappes d'une plate-forme à la plate-forme sous-jacente ou superposée, trappe se refermant automatiquement après passage des ouvriers occupant l'échafaudage. De cette façon, on dispose d'éléments constitutifs d'un échafaudage démontable, non tributaire de l'état ou de l'occupation du sol au pied d'une charpente ou d'une ossature de façade d'un briment ou mime d'une façade porteuse traditionnelle. Cet échafaudage suspendu est aisément déplaçable le long de la façade. Son immobilisation peut être assurée par blocage d'au moins un des galets de roulement 24 par frein 26. La sitation de la partie occupée de l'échafaudage vis-à-vis du nu de la façade peut être réglée par coulissement des attaches sur entraits ou des entraits vis-à-vis des trains de roulements. L'équilibrage est effectué grâce au nombre et/ou au remplissage voulu des bacs contrepoids ainsi que par détermination de leurs emplacements sur les entraits. La suspension ainsi réalisée permet au pied d'écha- raudage d'trie affranchi des conditions dans lesquelles se trouve le terrain voisin de la base de la façade et des obstacles qui pourraient y apparattre. De mime, la situation surélevée, par rapport à la couverture des bâtiments, de l'armature support sur son train de roulement permet d'éviter, au cours du déplacement de l'échafaudage, des éléments de superstructure, susceptibles aussi d'apparattre en saillie, et la capacité de mise en position transversale des galets 33, par exemple, donne la capacité de trouver leur cheminement sans obstacle sur couverture. Si le bâtiment en cause ne comporte pas d'acrotère, il est toujours loisible d'y établir une voie la provisoire (figure 2), susceptible d'entre surélevée en cas de besoin sur montants, qui est laissée en place durant l'exécution des travaux et qui peut être ensuite démontée. I1 va de soi que sans sortir du cadre de l'invention on peut apporter des modifications aux formes d'exécution qui viennent entre décrites. - REVENDICATIOS 1. Echafaudage démontable et déplaçable pour travaux en façade d'un butinent, caractérisé par le fait qu'il comprend un élément supérieur d'accrochage constitué d'au moins deux fermes entretoisées et contreventées, portées par des organes de roulement sur pistes prévues au niveau du couronnement de l'édifice, fermes dont les parties en dépassement de ladite façade reçoivent, à assemblage rigide, des membrures suspendues, susceptibles d'être reliées entre elles par des plates-formes de travail. 2. Echafaudage selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les noeuds d'assemblage entre organes de roulement et de guidage et entraits de fermes sont réglables le long de entrait et, pour les organes de guidage en particulier, à la fois le long de l'entrait et en hauteur. 3. Echafaudage selon la revendication I ou la revendication 2, caractérisé par le fait que chaque ferme comporte un arbalétrier externe constitué d'un tirant reliant l'extrémité de l'entrait au sommet d'un poinçon, et un arbalétrier interne étendu entre ledit sommet et une attache réglable longitudinalement sur entrait. 4. Echafaudage selon l'une quelconque des revendications I à 3, caractérisé par le fait que chaque entrait sous arba létrier externe est reîié par attaches coulissantes sur entrait à la membrure suspendue correspondante. 5. Echafaudage selon l'une quelconque des revendications là 4, caractérisé par le fait que chaque entrait est pincé entre base de poinçons et ahtesis de train de roulement correspondant. 6. Echafaudage selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait qu'une paire d'entraits est mutuellement réunie par pannes aux extrémités et en tette de poin çon, les arbalétriers internes étant itituellement entretoisés par diagonales, alors que les poinçons sont triangulés sur un longeron réunissant les trains de roulement par des contrefiches. 7. Echafaudage selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que le train de roulement comporte, sous chaque poinçon, un tandem de galets porté par balancier, balaneier muni d'un frein dtiobilisation, de part et d'autre de chaque tandem d'une paire de galets de guidage, chaque galet étant porté par un essieu long attaché de façon réglable en coulissement en hauteur sur l'attache et cette dernière de meAme sur l'entrait et, dans la région interne de chacun des entraits,un galet de roulement monté en chape et supporté par une Jambe allongée, laquelle est réglable en coulissement sur une attache réglable de morne sur l'entrait correspondant. 8. Eohafaudage selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait que chaque entrait comporte, dans sa région interne, un ensemble formant un ou plusieurs contrepoids, constitués chacun par un bac récepteur d'une charge telle que du sable, bac pourvu dans son fond d'une rainure de chevauchement d'entraits. 9. Echafaudage selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé par le fait qu'il coopère en roulement et guidage par galets sous poinçons avec une acrotère de couronnement, formant pistes de roulement et de guidage par ses flancs, les galets internes roulant sur couverture terrasse. 10. Echafaudage selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé par le fait que les galets de roulement et de guidage coopèrent avec les rails d'une voie de guidage rappor tée de façon amovible sur le couronnement du bEtiment. 11. Echafaudage selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé par le fait que chaque membrure suspen- due est constituée comme- une échelle à barreaux creux débouchés, recevant par brochage simple ou double, des attaches sur entraits ou sur allonges desdites membrures. 12. Echafaudage selon la revendication 1L; caractéri- sé par le fait que deux membrures suspendues voisines sont mutuellement réunies par une ou plusieurs plates-formes de travail, chaque plate-forme comportant une ossature également en forme d'échelle, sur les barreaux de laquelle repose un platelage généralement pourvu d'une trappe d'extrémité, platelage complété par des plinthes à attaches brochées dans les barreaux de membrures. 13. Echafaudage selon les revendications ll ou 12, caractérisé par le fait que la membrure de plate-forme repose par fourches goupillées d'extrOmito sur les barreaux et membrures suspendues. 14. Echafaudage selon l'une quelconque des revendications 11 à 13, caractérisé par le fait que les membrures suspentÇ sont réunies, du côté externe, par des lisses, également brochées dans les barreaux desdites membrures, ainsi que par des tendeurs funiculaires croisés réglables. 15. Echafaudage selon lsune quelconque des revendications Il à 14, caractérisé par le fait que du côté extérieur, les membrures suspendues soutiennent un filet de protection et de sécurité.