L'invention concerne un procédé dtincinération d'un produit à l'état divisé, se présentant notamment sous forme granulaire, pulvérulente, ou sous forme de paille ou autres éléments longiformes ; l'invention s'applique tout spécialement à l'incinération des déchets et, en particulier, des déchets ågri- coles du type rafles ou tiges de mars, coques de café, balles ou pailles de riz ou de blé, etc... L'invention s'étend à un incinérateur pour la mise en oeuvre de ce procédé. On sait que, dans les exploitations agricoles, le traitement des produits agricoles s'accompagne la plupart du temps de la production de sous-produits ou déchets qui sont, en général, encombrants en raison de leur faible densité et difficilement commerciables ; ainsi, par exemple, une exploitation produisant annuellement de 15.000 à 20.000 tonnes de grains secs de mars, fournit en même temps 3.000 à 4.000 tonnes de rafles, sous-produits de ltégrenage, qui occupent un volume de 15.000 à 3 20.000 m ,Dans certains cas, ces rafles sont vendues à bas prix dans d'autres, elles sont éliminées en les brûlant en plein air en un lieu retiré pour éviter les risques d'incendie. Or, ces déchets ont, en général, un pouvoir calorifique relativement élevé ; il est de 4.000 Kgcal./Kg pour des rafles de mars à 15% d'humidité. Des études ont été menées pour concevoir des installations d'incinération permettant de détruire les déchets et de récupérer l'énergie de combustion, notamment en vue assurer le séchage des semences. Pour le mars par exemple, un bilan thermique montre que la quantité de chaleur fournie par la combustion des rafles suffit amplement à assurer le séchage des semences correspondantes. Dans les installations conçues jusqu'à ce jour, le foyer de l'incinérateur est équipé d'une grille en alliage spécial, sur laquelle reposent les déchets disposés en tas l'air de combustion est admis au dessous de la grille et cette dernière peut être associée à des mécanismes dtentraInement, vibratoires ou autres, destinés à briser les amalgames qui se collent à la grille en vue d'assurer le passage de l'air et de permettre la chute des cendres à travers celle-ci. Ce type d'incinérateur présente des défauts majeurs qui ont fait obstacle à son développement. Le défaut le plus grave réside dans le colmatage de la grille qui survient après un certain temps de fonc tionnement quelles que soient les précautions prises, et tend rapidement à gêner la chute des cendres et à rendre la combustion incomplète par manque d'air ; en effet, les déchets agricoles et en particulier les rafles de mars comportent des composés siliceux (2 à 3% dans le cas des rafles de mars) qui, à la température élevée de la combustion, donnent des scories siliceuses visqueuses, très adhérentes, formant au contact de la grille une véritable croûte étanche parvenant même à la longue à bloquer les mécanismes d'entrainement sus-évoqués. Au surplus, la grille est extrêmement difficile à nettoyer, car une fois refroidie, cette croûte siliceuse est très dure.Les scories visqueuses à haute température présentent, en outre, une agressivité chimique importante à l'égard des métaux et quel que soit l'alliage prévu, la grille est attaquée et, à la longue, détériorée. Par ailleurs, les gaz brûlés issus de ces installations sont des gaz insalubres contenant un pourcentage notable de particules imbrûlées et d'oxyde de carbone, en raison des turbulences régnant dans la chambre de combustion (présence d'une grille vibrante), du caractère incomplet de la combustion, par manque d'air après une courte période de fonctionnement et des difficultés pour contrôler cette combustion. Ces difficultés proviennent essentiellement du caractère discontinu et irrégulier du fonctionnement, composé d'une alternance de périodes de colmatage lent au cours desquelles la qualité de la combustion baisse progressivement, de périodes d'arrêt pour le nettoyage et de périodes consécutives au nettoyage se caractérisant par une température de combustion accrue. La présente invention se propose de pallier les inconvénients sus-évoqués et d'indiquer un procédé dtincinéra- tion de déchets agricoles, permettant de détruire ces derniers dans des conditions parfaitement satisfaisantes et, le cas échéant, de récupérer l'énergie ainsi produite pour une utilisation déterminée. D'une façon plus générale, l'invention s'étend à un procédé et à un incinérateur, pour assurer l'incinération d'un produit quelconque à l'état divisé, pouvant se présenter sous diverses formes : granulaires, pulvérulentes, pailles, éléments longiformes, etc... A cet effet, le procédé d'incinération conforme à l'invention consiste à admettre en continu le produit à incinérer dans une chambre de combustion, à étaler ce produit par gravité pour former un lit glissant de faible épaisseur sur une sole inclinée en matériau réfractaire, à souffler un débit d'air primaire vers une zone du lit pour engendrer sur un front de celuici une combustion à haute température contrôlée par le débit d'air admis, à recueillir par gravité les cendres et scories dans un cendrier disposé à la base du lit salissant et à aspirer les gaz chauds dans une zone haute de la chambre de combustion. Ainsi la combustion s'effectue en l'absence de toute grille et mécanismes associés, ce qui élimine du même coup tous les inconvénients y afférant ; l'épaisseur réduite du lit permet d'assurer une combustion complète à haute température sans difficulté de contrôle, et à température sensiblement constante, de sorte que les gaz brûlés présentent un faible taux d'oxyde de carbone et que le volume des cendres est réduit. Le lit glisse lentement par gravité au fur et à mesure de la destruction du produit et est alimenté en continu par sa partie supérieure ; le caractère stable et non turbulent de la combustion préserve un degré de propreté élevé des gaz qui contiennent peu de poussières ou particules imbrûlées. Selon une caractéristique du procédé, un flux d'air secondaire peut être soufflé dans le volume de la chambre de combustion à un niveau supérieur par rapport à l'air primaire pour engendrer la combustion des particules pouvant se trouver en suspension ; ce flux présente également l'avantage d'abaisser la température régnant dans la chambre de combustion et en particulier dans la partie haute de celle-ci, de sorte que la ou les voûtes qui délimitent la chambre et qui sont les plus exposées dans leur partie haute, sont soumises à des températures relativement modérées (de l'ordre de 950" C par exemple pour unetenpéra- ture de combustion de l'ordre de 12000 C). Par ailleurs, les gaz brûlés peuvent être amenés à la sortie de la chambre de combustion à traverser une chambre d'épuration dans laquelle est injecté un débit d'air frais apte à refroidir brusquement ces gaz en rue de provoquer la solidification et le dépôt des particules fondues qui auraient pu être entrainées par les gaz. Selon un mode particulier de mise en oeuvre du procédé conforme à l'invention, l'air primaire est soufflé au niveau du front de combustion'sous le lit glissant de faible épais seur en vue de traverser celui-ci ; cet air est soufflé par au moins une bouche ménagée dans la sole inclinée. Dans ces conditions, le débit d'air traverse l'épaisseur du lit pour engendrer une combustion du produit sur toute cette épaisseur, avec toutefois une température tendant à être plus élevée dans les couches inférieures. Selon un autre mode de mise en oeuvre, l'air primaire est soufflé devant le front de combustion en face du lit glissant et vers ce dernier, en vue de venir lécher la surface de celui-ci avec pénétration au moins partielle ; cet air est soufflé par une bouche ménagée dans la chambre de combustion en face de la sole inclinée. Dans ce cas, l'air se répartit sur le front de combustion et pénétre à travers le lit par la surface de celui-ci, les zones les plus chaudes étant les couches supérieures. Les deux modes de mise en oeuvre sus-évoqués peuvent être combinés pour conférer à la combustion un caractère très homogène sur toute l'épaisseur du lit au niveau du front de combustion ; l'air primaire est alors séparé en deux flux, l'un soufflé sous le lit glissant, l'autre soufflé en face de celuici. A leur sortie, les gaz brûlés peuvent être amenés à traverser un échangeur pour transférer la chaleur emmagasinée à un fluide secondaire ; cet échangeur peut être de tout type connu : chaudière à vapeur ou à eau surchauffée, échangeur gaz/aaz à tubes de fumée, etc... Il est également possible, compte tenu de la propreté des gaz, d'assurer un séchage direct de produits, en particulier de produits agricoles tels que semences, grains, déchets séchés dans une phase préalable, etc... dans un aérotherme de séchage ; à leur sortie, les gaz brûlés sont alors dilués au moyen d'un débit d'air frais adapté pour ramener ler température à une température appropriée pour le séchage (420 C pour les grains de semence de maïs), puis sont amenés au contact direct des produits à sécher. L'invention s'étend à un incinérateur de produits, propre à permettre la mise en oeuvre du procédé décrit ci-dessus. Conformément à l'invention, cet incinérateur comprend une chambre de combustion pourvue d'une sole en matériau réfractaire inclinée par rapport à l'horizontale, des moyens de souf flage d'air primaire à l'intérieur de la chambre en direction de la sole, un conduit d'aspiration des gaz brûlés débouchant dans la partie haute de la chambre de combustion, des moyens d'aspiration des gaz brûlés par ledit conduit, un cendrier situé à la base de ladite sole, un col de chargement de hauteur et section déterminées, débouchant dans la chambre de combustion en partie haute de la sole et se raccordant par une paroi continue à celle-ci, une trémie d'alimentation disposée à la partie supérieure du col, enfin un volet de fermeture manoeuvrable disposé sous la trémie d'alimentation. Les moyens de soufflage dtair primaire peuvent comprendre au moins une bouche de soufflage ménagée à travers la sole ; ils peuvent également comprendre une bouche de soufflage ménagée dans la paroi de la chambre de combustion située en face de la sole. Selon une caractéristique de l'invention, l'inclinaison de la sole présente au niveau du front de combustion une valeur légèrement inférieure, de 5 à 12" environ, à la pente de talus naturel du produit à incinérer. Les essais ont montré que cette inclinaison déterminait une progression lente et régulière du produit par gravité et permettait d'amener la vitesse moyenne de glissement du lit à coincider avec la vitesse moyenne de remontée de la combustion en vue de stabiliser le front de combustion. Selon une autre caractédstique, la hauteur et la section du col d'alimentation sont adaptées, d'une part, pour conférer à ce dernier une capacité correspondant à une autonomie de marche déterminée, d'autre part, compte tenu des pertes de charge spécifiques du produit à incinérer, pour correspondre à une vitesse théorique d'écoulement supérieure à la vitesse de remontée de la combustion ; une voûte est prévue à la base du col au niveau où celui-ci s'ouvre dans la chambre de combustion, en vue de former un étranglement de section préajustée pour limiter à une valeur appropriée l'épaisseur du lit sur la sole et réduire la vitesse réelle d'écoulement à une valeur sensiblement égale à la vitesse moyenne de remontée de la combustion. L'invention ayant été exposée dans sa forme générale, d'autres caractéristiques, buts et avantages de celleci se dégageront de la description qui suit, en référence aux dessins annexés, sexuels présentent, à titre d'exemple non limi tatif, un mode de réalisation conforme à l'invention ; sur ces dessins - la figure 1 est une coupe verticale par un plan aa de ce mode de réalisation - les figures 2 et 3 sont des coupes verticales le long d'une ligne brisée bb, respectivement en regardant dans un sens v et dans l'autre v. L'incinérateur représenté à titre d'exemple aux figures comprend une chambre de combustion 1 délimitée par deux parois latérales 2 et 3, une paroi postérieure 4, une voûte supérieure 5, une paroi frontale 6 en partie haute et une sole inclinée 7 s'étendant frontalement dans la partie basse la de la chambre. Les dimensions, le volume et la forme de cette chambre sont, bien entendu, adaptés à la nature des produits à incinérer ainsi qu'au débit moyen à atteindre. En particulier, la partie haute lb de la chambre dans laquelle doit s'opérer la combustion des particules en suspension (ou post-combustion) peut présenter une hauteur relative importante dans le cas d'installations de puissance élevée, appelées à incinérer de grandes quantités de produits par unité de temps : le volume important de gaz brûlés peut ainsi s'écouler à une vitesse relativement modérée sans création de turbulences. L'incinérateur représenté aux figures est adapté pour l'incinération des rafles de mars à des débits de destruction de l'ordre de 2,5 tonnes/heure correspondant à des puissances de l'ordre de 10.000 thermies/heure. D'une façon classique, les parois sont réalisées en briques réfractaires associées à un bâti extérieur métallique. La sole inclinée est réalisée en un matériau réfractaire choisi en fonction de la nature des produits de façon à présenter un caractère de neutralité chimique à l'égard des scories engendrées par ces déchets. En l'exemple des rafles de mars, les scories sont essentiellement siliceuses et la sole comprend de préférence deux couches de réfractaire superposées, 7a et 7b ; la couche supérieure de surface 7a est formée par du carbure de silicium qui est neutre à l'égard de la silice, présente une faible adhérence avec celle-ci et constitue un réfractaire supportant des températures très élevées. L'introduction des déchets s'effectue par un col de chargement 8 surmonté d'une trémie d'alimentation 9 dans laquelle les déchets sont déversés par un tapis transporteur 10. La trémie comporte à sa base un volet de fermeture 11 manoeuvrable en l'exemple, ce volet peut être ouvert ou fermé par un mécanisme d'entraînement symbolisé en 12 comportant un moteur électrique de puissance appropriée ; un système de contrepoids entraîne la fermeture automatique du volet en cas de panne du moteur. Le col de chargement de section sensiblement rectangulaire s'évase légèrement dans le bes mur se raccorder par sa paroi frontale avec la sole 7 sans solution de continuité, de sorte que les déchets glissent de façon continue et régulière depuis celui-ci jusque sur la sole pour former un lit ou une nappe sur cette dernière, sans chocs ni perturbations susceptibles de créer des turbulences dans la chambre de combustion. Un capteur de niveau 13 est disposé à hauteur intermédiaire dans le col de chargement 8 ; ce capteur de type connu en soi, constitué en particulier par un thermocouple électrique dont le potentiel varie au contact des déchets, est associé à des moyens d'asservissement adaptés pour engendrer la mise en marche du tapis transporteur et l'ouverture du volet lorsque le niveau des déchets s'abaisse dans le col au dessous du niveau du capteur. Ces moyens d'asservissement comprennent une temporisation qui assure l'arrêt du tapis 10 et la fermeture du volet 11, un laps de temps déterminé après mise en marche ou ouverture. La hauteur du col de chargement et sa section sont ajustées dans chaque application pour conférer au col une capacité fonction de la puissance de l'incinérateur ou du débit de produit à incinérer ; cette capacité peut avantageusement correspondre à une autonomie de marche de l'ordre de 15 minutes. Par ailleurs, une fois déterminée la capacité appropriée, la hauteur est modulée par rapport à la section en fonction de la nature des produits de sorte que les pertes de charge à l'intérieur du col soient inférieures à un seuil déterminé correspondant à une vitesse théorique d'écoulement du produit supérieure à la vitesse de remontée de la combustion le long de la sole. Cette vitesse de remontée se définit comme la vitesse à laquelle le foyer détruit les produits, c'est-à-dire comme la vitesse de déplacement du front de combustion si le lit était fixe ; elle est en général de l'ordre de 4 à 8 m/heure pour des déchets agri coles. Pour stabiliser le font de cotrbustion, en régi- me permanent les déchets sont admis dans la chambre de coZbus- tion à un débit tel que la vitesse moyenne de glissement du lit soit égale à la vitesse moyenne de remontée de la coSbustion. A cet effet, le col de chargement étant conçu pour correspondre à une vitesse théorique d'écoulement supérieure, une voûte 14 est prévue à la base du col au niveau où celui-ci s'ouvre dans la chambre de combustion pour former un étranglement de section préajustée qui réduit la vitesse réelle d'écoulement à une valeur appropriée sensiblement égale à la vitesse moyenne de remontée de la combustion.En outre, cette voûte 14 présente l'avantage de réduire la hauteur du lit et d'améliorer encore la régularité de l'écoulement et son caractère laminaire. Dans la pratique, il est difficile de calculer d'une façon théorique la section optimale de l'étranglement dans chaque application ; aussi cet étranglement est ajusté par des essais successifs en modifiant la hauteur de la voûte 14. En l'exemple la sole 7 présente trois portions d'inclinaisons différentes ; l'inclinaison- de la portion du bas est essentielle car c'est à ce niveau que se situe le front de combustion. Les essais ont démontre que le résultat était optimal lorsque cette inclinaison de mis, un angle de l'ordre de 40 donne des résultats parfaitement satisfaisants. En l'exemple représenté, les portions supérieures de la sole présentent des incli- naisons supérieures qui sont déterminées en fonction de la profondeur de l'incinérateur, laquelle dépend de sa puissance. En outre, à la base de la sole est prévu un cendrier 15 dans lecuel les cendres et scories stécoulent naturellement par gravité. Par ailleurs, dans le mode de réalisation représenté, l'air primaire d'alimentation est envoyé par deux voies différentes, d'une part, par des bouches de soufflage telles que 16 ménagées au travers de la sole, d'autre part, par une bouche 17 disposée dans la paroi postérieure de la chambre de combustion, située en face de la sole. En l'exemple, cette bouche de même que son ventilateur 18 se situent sous une porte de visite prévue dans cette paroi. Une sonde de température 19 est placée dans la chambre de combustion en vue de permettre de contrôler à tout instant la température de la combustion. Pour les rafles, la température optimale de combustion est de l'ordre de 1200 C ; en cas d'augmentation, le débit d'air primaire est réduit de façon à ramener cette température à sa valeur optimale ; au contraire, en cas de réduction de température, le débit d'air est augmenté. Une voûte 20 est prévue au dessus de la bouche 17 pour guider l'air soufflé par celle-ci vers le lit et l'empêcher de remonter vers la partie haute de la chambre de combustion. Au dessus de cette voûte 20, est prévue une bouche 21 de soufflage d'air secondaire, associée à des moyens de soufflage, en l'exemple à un ventilateur 22. Cet air secondaire provoque la combustion des particules en suspension dans la partie haute lb de la chambre ; il abaisse la température des gaz brûlés, de sorte que les parois et voûtes qui délimitent cette parte de chambre et qui sont les plus exposées, sont soumises à des températures modérées (de l'ordre de 950" C dans le cas des rafles brûlent à 1200 C). Dans l'incinérateur représenté, une voûte 23 est, en outre, prévue au niveau de la paroi frontale 6 pour former une chicane et favoriser la post-combustion sous l'effet del'air secondaire. Les gaz brûlés sont aspirés en partie haute de la chambre par un conduit latéral 24 (figures 2 et 3) et peuvent être amenés, dans certaines applications, à traverser une chambre d'épuration (non représentée) pourvue d'une ou plusieurs bouches de soufflage associées à des moyens de soufflage permettant une injection d'air frais. Cet air frais refroidit brusquement les gaz brûlés et provoque la solidification et le dépôt des particules fondues qui auraient pu être entraînées par les gaz (particules siliceuses dans le cas des rafles ou produits analogues). A la sortie de cette chambre, les gaz se trouvent à une température abaissée (par exemple de l'ordre de 600"C) dans un état de propreté permettant leur utilisation, sans difficulté particulière, en vue de récupérer l'énergie emmagasinée. Un ventilateur, en général situé en aval de la chambre d'épuration, assure l'aspiration des gaz brûlés ; la puissance et le débit de ce ventilateur sont ajustés en relation avec le débit d'air admis de façon à maintenir ia chambre de combustion en dépression par rapport à la pression extérieure. On réduit ainsi les risques de retour de flamme, en particulier dans le col de chargement ; notons que ce risque est négligeable dans l'incinérateur conforme à l'invention en raison de la présence du volet de fermeture Il (fermé en dehors des courtes périodes d'alimentation) et du bouchon formé par les produits qui se trouvent en permanence dans le col de chargement. En l'exemple, une cheminée 25 est prévue en partie haute de la chambre de combustion ; en régime normal, cette cheminée n'assure aucun tirage puisque la chambre est en dépression. Elle sert de sécurité et permet l'évacuation des gaz brûlés en cas d'arrêt du ventilateur d'aspiration. Bien entendu, la présente description ne limite en rien la portée de l'invention qui se trouve élargie à toutes les variantes possibles. Le procédé d'incinération et l'incinérateur décrits permettent de détruire des déchets agricoles, et plus généralement des produits à l'étant divisé, dans des conditions parfaitement satisfaisantes et de produire des gaz chauds propres, se prêtant à une récupération d'énergie, soit directe après dilution, soit par l'intermédiaire d'échangeurs. 1/ - Procédé d'incinération d'un produit à l'é tat divisé, caractérisé en ce qu'in consiste à admettre en conti- nu le produit à incinérer dans une chambre de combustion, à étaler ce produit par gravité pour former un lit glissant de faible épaisseur sur une sole inclinée en matériau réfractaire, à soufler un débit d'air primaire vers une zone du lit pour engendrer sur un front de celui-ci une combustion à haute température concrôlée par le débit d'air admis, à recueillir par gravité les cendres et scories dans un cendrier disposé à la base du lit glissant et à aspirer les gaz chauds dans une zone haute de la chambre de combustion. 2/ - Procédé d'incinération selon la revendication 1 caractérisé en ce que l'air primaire est soufflé au niveau du front de combustion sous le lit glissant en vue de traverser celui-ci. 3/ - Procédé d'incinération selon la revendication 1 caractérisé en ce que l'air primaire est soufflé devant le front de combustion en face du lit glissant et vers ce dernier en vue de venir lécher la surface de celui-ci avec pénétration au moins partielle. 4/ - Procédé d'incinération selon les revendications 2 et 3 caractérisé en ce que l'air primaire est séparé en deux flux, l'un soufflé sous le lit glissant, l'autre soufflé en face de celui-ci. 5/ - Procédé d'incinération selon l'une des revendications 1, 2, 3 ou 4 caractérisé en ce qu'un flux d'air secondaire est soufflé dans le volume de la chambre de combustion à un niveau supérieur par rapport à l'air primaire,en vue d'engendrer la combustion des particules en suspension et d'abaisser la température régnant dans celle-ci. 6/ - Procédé d'incinération selon l'une des revendications 1, 2, 3, 4 ou 5 caractérisé en ce que les gaz brûlés sont amenés,à la sortie de la chambre de combustion,à traverser une chambre d'épuration dans laquelle est injecté un débit d'air frais apte à refroidir brusquement ces gaz brûlés en vue de provoquer la solidification et le dépôt des particules fondues entraînées par les gaz. 7/ - Procédé d'incinération selon l'une des revendications 1, 2, 3, 4, 5 ou 6, caractérisé en ce que l'aspira tion des gaz brûlés est engendrée en relation avec le débit d'air admis, de façon à maintenir la chambre de combustion en dépression par rapport à la pression extérieure. 8/ - Procédé d'incinération selon l'une des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6 ou 7 caractérisé en ce que,enmepenna- nent,le produit à incinérer est admis dans la chambre de combustion à un débit tel que la vitesse moyenne de glissement du lit soit égale à la vitesse moyenne de remontée de la combustion en vue de stabiliser le front de combustion. 9/ - Procédé d'incinération selon l'une des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 ou 8 avec récupération d'énergie en vue d'un séchage notamment de produits agricoles, caractérisé en ce que, à leur sortie, les gaz brûlés sont dilués au moyen d'un débit d'air frais adapté pour ramener leur température à une température appropriée pour le séchage, puis sont amenés au contact direct des produits à sécher. 10/ - Procédé d'incinération selon l'une des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 ou 8, avec récupération d'énergie, caractérisé en ce que, à leur sortie, les gaz brûlés sont amenés à traverser un échangeur pour transférer la chaleur emmagasinée à un fluide secondaire. 11/ - Incinérateur de produit à l'état divisé, pour la mise en oeuvre du procédé conforme à la revendication 1 caractérisé en ce qu'il comprend une chambre de combustion pourvue d'une sole en matériau réfractaire inclinée par rapport à lthori- zontale, des moyens de soufflage d'air primaire à l'intérieur de la chambre en direction de la sole, un conduit d'aspiration des gaz brûlés débouchant en partie haute dans la chambre de combustion, des moyens d'aspiration des gaz brûlés par ledit conduit, un cendrier situé à la base de ladite sole, un col de chargement de hauteur et section déterminées, débouchant dans la chambre de combustion en partie haute de la sole et se raccordant par une paroi continue à celle-ci, une trémie d'alimentation disposée à la partie supérieure du col, enfin un volet de fermeture manoeuvrable disposé sous la trémie d'alimentation. 12/ - Incinérateur selon la revendication Il caractérisé en ce que l'inclinaison de la sole au niveau du front de combustion présente une valeur légèrement inférieure, de 5 à 12 environ, à la pente de talus naturel du produit à incinérer. 13/ - Incinérateur selon l'une des revendications 11 ou 12, caractérisé en ce que les moyens de soufflage d'air primaire comprennent, au moins, une bouche de soufflage ménagée au travers de la sole. 14/ - Incinérateur selon l'une des revendications 11, 12 ou 13, caractérisé en ce que les moyens de soufflage d'air primaire comprennent une bouche de soufflage disposée dans la paroi de la chambre de combustion située en face de la sole. 15/ - Incinérateur selon l'une des revendications 11, 12, 13 ou 14, caractérisé en ce que la hauteur et la section du col de chargement sont adaptées, d'une part, pour conférer à ce dernier une capacité correspondant à une autonomie de marche déterminée, d'autre part, compte tenu des pertes de charge spécifiques du produit à incinérer, pour correspondre à une vitesse théorique d'écoulement supérieure à la vitesse de remontée de la combustion, une voûte étant prévue à la base du col au niveau où celui-ci s'ouvre dans la chambre de combustion en vue de former un étranglement de section préajustée pour limiter à une valeur déterminée l'épaisseur du lit sur la sole et réduire la vitesse réelled'écoulement à une valeur sensiblement égale à la vitesse moyenne de remontée de la combustion. 16/ - Incinérateur selon l'une des revendications 11, 12, 13, 14 ou 15, caractérisé en ce qu'il comprend un tapis transporteur agencé pour déverser le produit à incinérer dans la trémie, des moyens de manoeuvre du volet de fermeture du col de chargement, un capteur de niveau disposé à hauteur intermédiaire dans le col de chargement, enfin des moyens d'asservissement associés audit capteur et adaptés pour engendrer la mise en marche du tapis transporteur et l'ouverture du volet lorsque le niveau du produit s'abaisse dans le col au-dessous du niveau du capteur. 17/ - Incinérateur selon l'une des revendications 11, 12, 13, 14, 15 ou 16, caractérisé en ce que la chambre de combustion comporte au moins une bouche de soufflage d'air secondaire, associée à des moyens de soufflage et située au-dessous des moyens de soufflage de l'air primaire. 18/ - Incinérateur selon l'une des revendications 11, 12, 13, 14, 15, 16 ou 17, caractérisé en ce qu'il comporte à la sortie de la chambre de combustion une chambre d'épuration pourvue d'au moins une bouche de soufflage d'air frais, associée à des moyens de soufflage. 19/ - Incinérateur selon l'une des revendications 11, 12, 13, 14, i5, 16, 17 ou 18, caractérisé en ce que la sole comprend deux couches de réfractaire superposées, la couche supérieure de surface étant formée par du carbure de silicium.