Pour accélérer le sèchage des éléments en béton préfabriqué sur table, on fait usage de capots d'étuvage chauffants; la réalisation la plus courante consistant en un ensemble monobloc placé au-dessus des pièces à sécher et le déplacement de l'ensemble étant effectué par pont roulant, présentant ainsi des inconvénients de manutention et de place perdue pour le stockage dudit ensemble. Dans une autre réalisation courante, le capot est relevable par palan fixé à la charpente, ou par vérins hydrauliques; ces deux procédés étant toutefois onéreux en ce qu'ils nécessitent soit des poutres de renfort, soit des massifs d'ancrage, et qu'ils présentent tous deux un danger de chute du capot pendant la période de travail. La présente invention a pour objet un capot d'étuvage qui n'est soumis à aucun levage, en ce qu'il est simplement replié de l'avant vers l'arrière en agissant sur des membrures supportées par galets roulant au sol ou sur une piste. Le mode de repliage caractérisant la présente invention est une application de la déformation que peut subir l'organe connu sous le nom de "ciseau de Nurembergn ou losanges déformables, en reliant par de tels organes disposés latéralement la face avant du capot à sa face arrière. Le capot selon l'invention peut être réalisé soit avec platelage supérieur métallique isolant avec parois latérales et frontale en bâche isotherme. Dans le platelage métallique, celui-ci est réalisé en panneau de laine de verre placée entre deux tôles nervurées, ces panneaux étant articulés sur des traverses reliant les axes d'articulation des deux ciseaux de Nuremberg disposés latéralement. Dans le cas de platelage en bâche, celle-ci repose sur les traverses reliant les axes d'articulation des deux ciseaux de Nuremberg. Les ciseaux de Nuremberg mis en oeuvre forment un nombre variable de losanges selon la dimension de la table de fabrication, le premier axe d'articulation des ciseaux est porté par une membrure verticale dotée à sa base d'un galet roulant au sol. Dans la position déployée du capot, les losanges sont en extension, la membrure verticale avant étant écartée au maximum du pied fixe arrière. Dans la position repliée, les losanges sont jointifs et la membrure verticale avant vient occuper une position à losange ouvert du-pied fixe arrière. Le déploiement et le repliage peuvent s'effectuer par divers procédés, soit manuellement, soit par vérin exerçant son action sur le bras inférieur du dernier losange en prenant appui derrière le pied fixe, soit encore par motoréducteur monté sur l'axe des galets de roulement avant, l'alimentation dudit moteur électrique étant assurée par câble sur enrouleur. L'étuvage peut être réalisé soit par l'introduction de vapeur soit sous le capot déployé, soit par canalisations chauffantes qui sont entrainées dans le mouvement de repliage, soit enfin par des résistances électriques. Les détails de l'invention apparaitront de la description en référence aux dessins annexés. La fiv.1 est une coupe schématique de l'ensemble du capot d'étuvage. La fig.2 montre l'articulation d'un panneau constituant le platelage supérieur sur la traverse reliant les axes dcar- ticulation des deux ciseaux de Nuremberg latéraux. La fig.3 est un détail de réalisation du raccord flexible entre les canalisations de chauffage solidaires des traverses. Sur la fiv.1, 1 est le platelage supérieur articulé, ou la bâche posant sur les traverses 2, reliant les axes d'articulation 3/4 de chacun des losanges extensibles latéraux, qui, à titre d'exemple, ont été choisis au nombre de quatre, la dimension de la table de fabrication correspond à trois losanges quand ils sont déployés. 5 est le pied fixe; 6 est la position occupée au repliage par le montant avant 7. Les quatre losanges, dans leur position de compression maximale, sont représentés jointifs en traits fins sur la figure 1, et occupent l'intervalle entre le pied fixe 5 et le montant 6; 8 est le vérin actionnant le bras inférieur du losange arrière. 9 sont des barres de maintien de la bâche, elles sont parallèlement solidaires des traverses 2 qui elles-m8mes sont solidaires des ciseaux 12, étant les galets de roulement des montants avant 7. Les parois latérales et frontale sont constituées par une bâche isotherme descendant jusqu'au sol, la paroi frontale n1 étant pas solidaire des parois latérales afin de permettre son relevage sur le platelage; 11 sont les éléments chauffants solidaires des traverses 2. Sur la figure 2, 13 représente un élément du platelage supérieur solidaire de la traverse 18, qui est elle-même rendue solidaire du ciseau 15 par les vis 17. Lors du repliage, le ciseau 1S passe dans une position intermédiaire 16, entrainant l'élément 13 à une position 14. Sur la figure 3, 19 représente les raccords articulés, 20 le flexible reliant deux tubes de chauffage 21-22 solidaires respectivement chacun-d'une traverse. Après repliage, les deux tubes de chauffage sont côte à côte, les raccords 19 sont parallèles et le flexible 20 fait une boucle vers le bas. L'invention a été décrite dans une réalisation préférée, des modifications de détail pouvant etre apportées sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Capot d'étuvage d'éléments en béton préfabriqué sur table, n'impliquant pas pour sa manoeuvre le recours à des appareils de levage, caractérisé par son mode de repliage de l'avant vers l'arrière en reliant latéralement la face frontale à la face arrière par des ciseaux de Nuremberg, ou losanges déformables, amenés à leur position extensive lors du déploie- ment, et à leur position régressive lors du pliage, l'articulation avant du ciseau étant portée par une membrure verticale dont la base est pourvue d'un galet roulant au sol. 2. Capot d'étuvage selon la revendication 1, dont le platelage supérieur est constitué par des panneaux isolants en laine de verre placés entre deux tales nervurées, ces panneaux étant articulés sur les traverses reliant les axes d'articulation des ciseaux latéraux, les parois frontale et latérales étant constituées d'une bâche isotherme, et la paroi frontale étant relevable manuellement sur le platelage lors de la manoeuvre de repliage. 3. Capot d'étuvage selon la revendication 1, dont le platelage supérieur est constitué par une bâche isotherme qui repose sur les traverses reliant les axes d'articulation des deux ciseaux latéraux, les parois frontale et latérales étant constituées d'une bâche isotherme, la paroi frontale pouvant étre relevée manuellement sur le platelage lors de la manoeuvre de repliage. 4. Capot d'étuvage selon la revendication t, dont le déploiement ou le repliage sont obtenus soit par vérins agissant sur les bras inférieurs des losanges arrières des deux ciseaux, en prenant appui derrière les pieds fixes, soit par motoréducteurs actionnant les galets équipant la base des montants verticaux avant, soit encore manuellement. 5. Capot d'étuvage selon la revendication 1, dont le chauffage en position déployée est assuré soit par vapeur introduite sous le capot, soit par canalisation chauffante, soit par résistance électrique, lesdites canalisations ou résistances électriques étant entrainées dans le mouvement de repli du capot.