L'invention concerne un procédé de traitement des eaux résiduaires utilisant des tissus permanents des végétaux. Plus particulière- ment l'invention concerne un procédé de purification des eaux résiduaires qui consiste à mettre l'eau résiduaire au contact des cellules d'un tissu permanent d'un végétal de façon à adsorber les polluants de l'eau résiduaire sur les cellules des tissus permanents du végétal et à séparer les cellules du tissu permanent de l'eau résiduaire. La croissance industrielle a entrainé des dégats provoqués par les eaux résiduaires industrielles. Plus particulièrement les eaux résiduaires renfermant diverses substances toxiques et polluantes telles que les métaux lourds, comme le cadmium et le mercure, des agents chimiques agricoles, des huiles, des composés organiques, des produits chimiques, des détergents synthétiques et des colorants sont évacués par les usines dans les cours d'eau publics et gênent de façon importante les habitants de diverses régions. Pour empocher les dommages provoqués par les eaux résiduaires, on a proposé divers traitements qui sont mis actuellement en pratique mais ces procédés posent des problèmes concernant le taux d'élimination des polluants, le codt de l'équipement, le coût de fonctionnement, l'entretien et similaires et on n'a pas mis au point de procédé satisfaisant. Les procédés classiques de traitement des eaux résiduaires se divisent en procédés physiques, chimiques et biologiques selon la nature de l'eau résiduaire à traiter et pour chaque procédé on a proposé diverses solutions mises actuellement en pratique. En particulier on utilise actuellement essentiellement le procédé biologique car il permet de traiter diverses eaux résiduaires, l'addition d'agents chimiques ou similaires est inutile en principe et le coût de fonctionnement est relativement faible si bien que ce procédé de traitement semble voué à un avenir brillant. Il existe deux types de procédés biologiques, un procédé utilisant la décomposition par l'oxydation provoquée par des microorganismes aérobies et un procédé utilisant la fermentation par des micro-organismes anaérobies. Le procédé à boues activées et le procédé à lit bactérien correspondent au premier procédé et le procédé de fermentation méthanique est un exemple caractéristique du second procédé. Comme on réalise l'élimination des polluants toxiques en utilisant le métabolisme de micro-organismes dans le procédé biologique, il est indispensable que les micro-organismes utilisés aient une résistance suffisante vis-à-vis des substances toxiques à éliminer. Par conséquent, on se heurte à diverses difficultés d'adaptation des micro-organismes aux eaux résiduaires et de maintien de bonnes conditions de traitement et la mise en oeuvre du procédé biologique nécessite des techniques et des expériences poussées. En particulier, lorsque les eaux résiduaires renferment des métaux lourds tels que le mercure et le cadmium, même en petite quantité, elles sont très toxiques vis-à-vis des micro-organismes. Par conséquent il est très difficile de traiter les eaux résiduaires renfermant des quantités importantes de métaux lourds et souvent des appareils de traitement fonctionnant dans de bonnes conditions ne conviennent pas en présence de métaux lourds. De plus, lorsque les eaux résiduaires à traiter renferment des détergents synthétiques, le métabolisme des micro-organismes est inhibé par la présence de quantités importantes de bulles, altérant les conditions de traitement et on sait dans l'art que l'incorporation de détergents synthétiques provoque des troubles considérables dans le traitement des eaux d'égout. Dans les procédés biologiques qu'on utilise couraminent actuellement, de nombreux facteurs sont cause de troubles mais la relation entre ces troubles et ces facteurs n'a pas été totalement éclaircie et l'on n'a pas mis au point de contre-mesire satisfaisante. Par conséquent les types d'eaux résiduaires qu'on peut traiter selon le procédé biologique sont considérablement réduits. On a proposé un procédé d'élimination des métaux lourds consistant à isoler des espèces bactériennes particulières résistant à un métal lourd à éliminer et à les cultiver dans une eau résiduaire renfermant ce métal lourd. Comme exemple d'un tel procédé on peut citer le procédé d'élimination du mercure consistant à cultiver une espèce appartenant au genre Pseudomonas dans une solution aqueuse renfermant du mercure. Cependant ces propriétés des micro-organismes sont spécifiques du métal et sont fortement influencées par le métabolisme. Par conséquent on considère que l'activité diffère considérablement entre les souches même si on considère qu'elles appartiennent à la même espèce. De plus, on conduit dans la plupart des cas le traitement des eaux résiduaires en présence de nombreux autres micro-organismes et polluants et il y a un grand risque que la croissance des espèces désirées soit inhibée par ces micro-organismes et polluants. Par conséquent l'élimination efficace d'un métal lourd selon un tel procédé est aléatoire. De plus, selon le procédé biologique ordinaire, ìl est difficile d'éliminer les colorants qui colorent les rivières et leur donnent un aspect désagréable. On voit donc que diverses eaux résiduaires ne peuvent pas être traitées de façon efficace selon les procédés biologiques classiques et on recherche un procédé de traitement s'appliquant à ces eaux résiduaires. Un des buts principaux de l'invention est un procédé de traitement des eaux résiduaires permettant de résoudre les problèmes cidessus des procédés classiques de traitement des eaux résiduaires et permettant d'éliminer les substances toxiques et les polluants de façon très simple avec des taux d'élimination élevés, avec un entretien facile et sans risquer d'induire d'autres pollutions. On atteint ce but grâce à un procédé consistant à mettre l'eau résiduaire renfermant diverses substances toxiques et polluantes telles que des métaux lourds, des colorants et des détergents synthétiques, au contact de cellules d'un tissu permanent d'un végétal supérieur de façon à adsorber ces substances toxiques et ces polluants sur les cellules et à séparer les cellules de l'eau ré siduaire. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit faite en regard des dessins annexés dans lesquels les figures 1 et 2 représentent des diagrammes illustrant le procédé de traitement des eaux résiduaires selon l'invention. Sur ces figures A représente l'eau résiduaire, B liteau traitée, 1 une colonne garnie de cellules d'un tissu permanent d'un végétal supérieur, 2 une cuve de contact entre l'eau résiduaire et ces cellules, 3 un dispositif d'agitation et 4 un dispositif de séparation solide-liquide. Comme précédemment indiqué, les procédés de traitement classiques des eaux résiduaires posent divers problèmes et le nombre de variétés d'eaux résiduaires qu'on peut traiter selon ces procédés classiques est très limité. Lorsqu'on considère l'adsorption physico-chimique de substances toxiques telles que les métaux lourds à la surface de cellules végétales, ou à l'intérieur de ces cellules, comme les propriétés physico-chimiques de la surface cellulaire ne diffèrent pas de façon considérable d'un végétal à l'autre, on peut s'attendre à ce qu'il n'y ait pas une grande. différence des propriétés d'adsbrp- tion entre les divers types de végétaux.Par conséquent, si on recueille des végétaux ayant des propriétés importantes d'échange d'ions ou d'adsorption vis-à-vis des métaux lourds et sans danger pour l'homme, qu'on les traite sous des formes convenant au traitement des eaux résiduaires, qu'on les utilise pour adsorber des métaux lourds renfermés dans 1'eau résiduaire puis qu'on les sépare des eaux résiduaires, on peut éliminer facilement les métaux lourds désirés sans avoir à résoudre les diverses difficultés qu'impliquent les procédés biologiques ordinaires telles que l'inhibition de la croissance par les métaux lourds, la culture pure de bactéries ou a d'autres conditions opératoires. Il en est de même en ce qui concerne les autres polluants tels que les détergents synthétiques et les colorants. Par exemple, les colorants basiques et les colorants directs colorent de façon efficace les cellules végétales et les fibres végétales et par conséquent on peut éliminer de façon efficace ces colorants en les adsorbant sur des cellules végétales. De même du fait que les agents tensio-actifs tels que les allLyl- benzènesulfonates et les aleylsulfates ont une affinité élevée visà-vis des celluloses qui sont les constituants des cellules végé-tales, on peut éliminer ces détergents synthétiques des eaux résiduaires en utilisant comme adsorbants des cellules végétales. Dans l'invention on utilise des cellules d'un tissu permanent d'un végétal supérieur pour éliminer par adsorption divers polluants des eaux résiduaires. Plus particulièrement, les cellules végétales qu'on utilise dans l'invention sont des cellules des tissus de végétaux supérieurs dont la croissance est achevée, c'est-à-dire des cellules de tissus permanents de végétaux supérieurs. Plus précisément, on utilise dans l'invention des tiges et des graines de végétaux annuels et bisannuels. Les cellules de tissu permanent de végétaux supérieurs qu'on peut utiliser dans l'invention vont maintenant être décrites en détail. Les végétaux supérieurs sont constitués de tiges vraies, de racines et de feuilles et appartiennent aux végétaux à tiges# dans lesquels se sont développés des faisceaux fibro-vasculaires. Ce sont des végétaux très développés de grande taille qui croissent sur toute la surface de la terre, que l'homme utilise beaucoup et qui sont fortement associés à la vie humaine. somme on le sait les tissus permanents formés par la maturation des tissus cellulaires de ces végétaux supérieurs sont poreux et très perméables à l'eau. Les cellules constituant ces tissus permanents se métamorphosent dans de nombreux cas en parenchymes qui constituent le système cortical des arbres ou des tiges des graminées (herbes), des tissus fibreux constituant les troncs des arbres ou des sclérenchymes composés de cellules ayant une paroi épaissie et durcie. Parmi les tissus végétaux on considère que les tissus fibreux sont les plus utiles pour la vie de l'homme et on les utilise couramment pour former de la pâte à papier, comme matériau de construction et similaires. On considère généralement les parenchymes comme des matériaux de faible valeur. Les sciures et les copeaux qui se forment pendant le découpage et le tranchage des arbres qu'on utilise comme matériaux de construction, meubles et combustibles tels que le cèdre, le pin, le mélèze, le cyprès, le sapin argenté, le sapin blanc, le cèdre de l'Himalaya, le pin noir de Chine, le lauan, l'aleurite, le cyprès du Japon, le ginkgo, le sapin, le Magnolia hypoleuca, le zelkova, le cerisier, le noyer, le camphrier, le plaqueminier, le pasania, le chêne du Japon, le Quercus serrata et similaires sont rejetés comme n'ayant pas de valeur pratique bien qu'une partie en soit utilisée pour préparer du charbon activé ou similaires. En ce qui concerne les produits agricoles, les parenchymes tels que les tiges abandonnées après la récolte des graines et des pommes de terre ou des patates sont utilisés comme fourrages pour les bestiaux et comme composts, mais il serait très avantageux pour les fermiers qu'ils aient une meilleure utilisation. Comme tiges de produits agricoles produits en grandes quantités et qu'on abandonne après la récolte on peut citer les tiges du riz, de l'orge, du blé, du soja, des haricots rouges, du mais, du sarrazin, de la canne à sucre et similaires. En plus on peut citer les branches et les troncs d'arbres taillés tels que les houx, les pêchers, les pruniers, les rosiers et similaires. De plus, les herbes poussant dans les champs et les montagnes dont les tiges constituées de parenchymes sont importantes telles que le chénopode, le gynérion argenté du Japon, la ramie, l'armoise commune le wistéria et similaires sont également utiles dans l'invention. Les cellules des tissus permanents de ces végétaux supérieurs adsorbent de façon efficace les métaux lourds, les colorants, les détergents synthétiques et les autres polluants contenus en solu tions aqueuses et par conséquent on les utilise de façon avantageuse dans l'invention. Les cellules jeunes des méristèmes des végétaux supérieurs peuvent adsorber de façon efficace les métaux lourds, les colorants, les détergents synthétiques et similaires mais ne conviennent pas en pratique car elles sont broyées pendant le traitement et les constituants cellulaires sont facilement éliminés. D'autre part les feuilles mortes des arbres adsorbent les métaux lourds et similaires, comme les tissus permanents constituant les troncs, et les constituants cellulaires des feuilles ne s'éliminent pas pendant le traitement. Par conséquent elles conviennent dans l'invention. Comme précédemment indiqué, le procédé de l'invention a pour but d'éliminer diverses substances toxiques et polluantes dont l'élimination pose un problème social grave telles que les métaux lourds, les colorants, les détergents synthétiques et similaires dans les solutions aqueuses en particulier dans diverses eaux résiduaires industrielles en les adsorbant sur des matières qu'on n'utilisait pas à ce jour ou dont l'utilisation était réduite. Par conséquent l'invention constitue un progrès industriel considérable. On peut réaliser la mise en contact de l'eau résiduaire et des cellules d'un tissu permanent d'un végétal supérieur selon divers procédés. Comme le montre la figure 1, on introduit l'eau résiduaire dans une colonne 1 remplie de cellules d'un tissu permanent d'un végétal supérieur, par une extrémité et on prélève l'eau traitée par l'autre extrémité de la colonne. De plus comme le montre la figure 2,on peut adopter un procédé consistant à mettre l'eau résiduaire en contact suffisant avec des cellules d'un tissu permanent d'un végétal supérieur dans un récipient 2 muni d'un agitateur 3, à introduire le mélange dans un séparateur solide-liquide 4 de façon à séparer les cellules de l'eau résiduaire et prélever l'eau traitée. Comme séparateur solideliquide 4 on peut utiliser non seulement un filtre ordinaire mais également divers dispositifs de séparation solide-liquide couramment utilisés pour le traitement des eaux résiduaires. L'invention est illustrée par les exemples suivants. E PLE 1 Cet exemple illustre un mode de réalisation dans lequel on élimine les métaux contenus dans une solution aqueuse en utilisant une colonne garnie de cyprès du Japon. On scie du bois de cyprès du Japon adulte pour obtenir de la sciure (poudre en particules mesurant de plusieurs dizaines de microns à plusieurs centaines de microns). On lave suffisamment à l'eau la sciure et on en introduit 100 g (en poids sec) dans une colonne de verre ayant un diamètre de 30 mm et une longueur de 650 mm. On fait alors passer à travers la colonne 300 ml d'une solution aqueuse renfermant 500 ppm d'un métal indiqué dans le tableau 1 et on lave la colonne avec de l'eau pure (environ 1500 ml). On détermine la concentration en métal de 1'ef fluent total par absorption atomique, on détermine la quantité de métal adsorbée dans la poudre de bois et on calcule le taux d'élimination du métal en obtenant les résultats figurant dans le tableau 1. Comme le montrent les résultats du tableau 1, les ions A13+, les cations des métaux ayant un numéro atomique d'au moins 24, tels que Cr3+, Mn2+ Co2+, Ni2+, Cu2+, Zn2+, Ag+, Cd2+, Hg2+ et pb2+ ainsi que les composés organiques du mercure tels que l'acétate phénylmercurique sont éliminés avec des taux d'élimination élevés d'environ 80 à environ 100 %. TABLEAU 1 Composé métallique Taux d'élimination ( A) AL(N03 > 3 97 Crct 80 3 iES04 84 CORSO, 86 NiCl2 81 CuS04 98 Zncl; 92 AgN03 > 99, 9 CdCt2 > 99,9 HgCê2 ) 99,9 acétate phénylmercurique > 99,9 Pb(N03)2 99,9 EXEMPLE 2 Cet exemple illustre un mode de réalisation où on élimine les ions Hg+ dans un procédé utilisant une colonne garnie de diverses poudres de bois. On prépare comme dans l'exemple 1, des poudres de pin, cèdre, lauan, ginkgo, Magnolia hypoleuca et noyer. On garnit une colonne de ces poudres et on ralt passer à travers la colonne 300 ml d'une solution aqueuse renfermant de 11EgC12 à la concentration de 500 ppm exprimées en Hg . Comme dans 1'exemple 1 on détermine la concentration en Hg2+ de l'eflluent et on calcule le taux d'é- limination de 1'Hg2+. Dans chaque échantillon le taux d'élimination est supérieur à 9, et on ne constate pas de différences appréciables selon la nature du bois utilisé. E:##PLE 3 Cet exemple illustre un mode de réalisation où on élimine les ions Cd2+ selon un procédé discontinu en utilisant du zelkova. On prépare de la sciure en sciant du bois de zeltoova et on ajoute 10 g (en poids sec) de sciure à un litre d'une solution aqueuse renfermant du CdCl2 à la concentration de 10 ppm exprimée en Cd2+ et on laisse reposer le mélange à la température ordinaire pendant 15 minutes en agitant On élimine ensuite la poudre de bois avec un filtre en papier et on détermine la concentration en Cd2+ par spectrométrie d'absorption atomique. On constate que 85 ,0 des ions Cd2+ sont éliminés. EXEMPLE 4 Cet exemple illustre un mode de réalisation dans lequel on élimine les ions Cd2+ en utilisant de la paille de riz, de la paille de blé et des tiges de mais. On hache finement de la paille de riz ou de blé ou des tiges de mais après récolte, on les divise avec un broyeur (en particules d'environ 500 m) et on lave à l'eau. Ensuite on ajoute 20 g (en poids sec) de la poudre à un litre d'une solution aqueuse renfermant du CdCl2 à la concentration de 10 ppm exprimée en Cd2+ et on agite le mélange pendant 20 minutes à la température ordinaire. On élimine ensuite la poudre en utilisant un filtre en papier et on détermine la concentration en ions Cd du filtrat par spectrométrie d'absorption atomique. On constate que le taw. d'élimination des ions Cd est de 91 %, 91 CÀ et 93 io respectivement pour la paille de riz, la paille de blé et les tiges de mais. EXE#1PLE 5 Cet exemple illustre un mode de réalisation dans lequel on élimine des colorants selon un procédé discontinu en utilisant comme adsorbant de la poudre de cèdre. On prépare une poudre en sciant du bois de cèdre et on la lave sufrisamment avec de l'eau. On ajoute ensuite 10 g (en poids sec) de poudre e cèdre à 100 ml d'une solution aqueuse renfermant un colorant indiqué dans le tableau 2 et on abandonne le mélange à la température ordinaire en agitant pendant une heure. Ensuite on élimine la poudre de bois en utilisant un filtre en papier, on détermine la quantité de colorant demeurant en solution dans l'eau et on calcule la quantité de colorant éliminée. Pour mesurer la concentration en colorant on utilise l'absorbance (Emax) pour l'ab sorption maximale dans la première bande d'adsorption de la zone visible (le trajet de la lumière étant de 1 cm). Les résultats figurent dans le tableau 2. Ces résultats montrent que les colorants basiques sont éliminés avec un taux d'élimination supérieur à 95 % sauf dans un cas et que le taux d'élimination obtenu dans le cas des colorants directs est inférieur à celui des colorants basiques mais qu'on peut éliminer la moitié des colorants directs étudiés avec un taux d'élimination supérieur w 80 %. (Voir tableau 2 page n0 10). EXEMPLE 6 Cet exemple illustre un mode de réalisation dans lequel on élimine du bleu de méthylène en utilisant une colonne avec comme adsorbant du lauan, du pin, du Magnolia hypoleuca, du zell;ova et du cerisier. On remplit une colonne ayant un diamètre de 30 mm et une longueur de 650 mm de 100 g (en poids sec) de poudre de bois préparée comme dans l'exemple 1 et on fait passer à travers la colonne 100 ml d'une solution aqueuse de bleu de méthylène (Emax = 280). On ne constate pas de différences appréciables de capacité d'adsorption entre les diverses poudres de bois adsorbantes. Dans chaque cas le colorant est adsorbé sur une portion longue de 8 à 10 cm en tête de colonne. Même après lavage de la colonne ayant adsorbé le colorant par une grande quantité d'eau, le colorant n'est pas désorbé. Donc, dans cet exemple le bleu de méthylène est complètement adsorbé et éliminé par le bois utilisé comme adsorbant. EXEMPLE 7 Cet exemple illustre un mode de réalisation dans lequel on élimine selon un procédé discontinu le violet de méthyle et le Niagara Sky Blue 6B en utilisant comme adsorbant le torreya. On découpe finement un torreya mort ayant perdu sa couleur verte et on le divise en utilisant un broyeur (en particules d'environ 500 om). On ajoute 15 g (en poids sec) de la poudre ainsi obtenue à 100 ml d'une solution aqueuse renfermant du violet de méthyle (Emax = 56,0) ou du Niagara Sky Blue 6B (Emax = 31,0) et on TABLEAU 2 Colorants Emax Taux d'élimina solution solution tion (# de départ traitée Colorants basiaue Cristal violet 26,0 0,47 98,2 Vert brillant 33,0 0,63 98,1 Violet de méthyle 56,0 1,40 97,5 Orangé d'acridine 33,6 1,01 97,0 Bleu de méthylène 31,2 1,03 96,7 Fuchsine basique 39,5 1,58 96,0 Safranine T 24,8 0,99 96,0 Rhodamine 6G 37,0 1,81 95,1 Rhodamine B 36,0 1,08 70,0 Colorant direct Vert brillant Dianil 36,5 0,99 97,3 Niagara Sky Blue 6B 31,0 2,14 93,1 Chrysamine G 34,8 5,30 84,8 Jaune direct solide GC 35,3 5,90 83,3 Chrysophénine 37,0 6,90 81,4 Rouge Congo 38,5 8,50 77,9 Orangé direct de copu lation 26,4 6,60 75,0 Ecarlate direct B 33,1 14,0 57,7 Bleu direct 2B 39,2 17,0 56,6 Jaune sur direct 5G 30,2 17,5 42,0 agite le mélange à la température ordinaire pendant une heure. Ensuite on élimine la poudre de torreya par filtration et on détermine l'absorbance du colorant demeurant dans le filtrat. L'abc sorbance est de 1,25 dans le cas du violet de méthyle et de 1,32 dans le cas du Niagara Sy Blue 6B et les taux d'élimination sont respectivement de 97,8 ,' et 95,7 Jc. EXENSL-F 8 Cet exemple illustre un mode de réalisation dans lequel on élimine des détergents synthétiques neutres, le dodécylbenzènesulfonate (DBS) et le dodécylsulfate sodique (SDS) en utilisant des poudres de cèdre, de pin, de cyprès du Japon, de lauan, de Magnolia hypoleuca, de zelsova, de noyer, de plaqueminier, de chêne et de Quercus serrata. On ajoute 10 g (en poids sec) à une poudre de bois préparée comme décrit dans l'exemple 1 à 100 mi d'une solution aqueuse renfermant 5 000 ppm de DBS ou de SDS et on laisse le mélange à la température ordinaire en agitant pendant une heure. On élimine la poudre de bois par filtration et on détermine la concentration du détergent demeurant dans la solution traitée de la façon suivante. On ajoute 2 mi de la solution traitée renfermant le DBS ou le SDS et 0,2 mi d'une solution concentrée de bleu de méthylène à 8 mi de chloroforme et on agite énergiquement le mélange si bien que le détergent neutre tel que le DBS ou le SDS forme un complexe 1/1 avec le bleu de méthylène et que ce complexe migre dans la couche de chloroforme. Par conséquent, lorsqu'on détermine l'ab- sorbance du complexe dans la couche chloroformique on peut connai- tre la concentration des détergents neutres demeurant dans la solution traitée. Le taux d'élimination des détergents DBS et SDS pour chaque poudre de bois figure dans le tableau 3. Du fait que la taille des grains de poudre diffère selon les bois utilisés, on considère qu'il n'existe pas de différences appréciables des propriétés d'adsorption des bois. chacune des poudres de bois permet d'éliminer de façon efficace les détergents synthétiques. TABLEAU 3 Bars Taux d'élimination (%) DBS SDS Cèdre 94 89 pin 91 89 cyprès du Japon 93 90 lauan 95 91 Magnolia hypoleuca 95 89 zelkova 92 95 Noyer 94 88 Plaqueminier 88 90 chêne 92 93 Quercus serrata 92 91 -REVENDICATIONS 1 - Procédé de traitement des eaux résiduaires caractérisé en ce qu'il consiste à (a) mettre une eau résiduaire au contact de cellules dun tissu permanent d'un végétal supérieur de façon à adsorber sur les cellules du tissu permanent une substance à éliminer de l'eau résiduaire, et (b) séparer de l'eau résiduaire les cellules de tissu permanent portant la substance adsorbée. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la substance à éliminer est un métal lourd. 3 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la substance à éliminer est un colorant. 4 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la substance à éliminer est un détergent synthétique. 5 - Procédé selon la revendicåtion 1, caractérisé en ce que les cellules de tissu permanent sont les cellules d'au moins un tissu permanent choisi parmi les bois, les graines et les tiges des végétaux annuels et bisannuels. 6 - Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le métal lourd appartient au groupe constitué par l'aluminium, le chrome, le manganèse, le cobalt, le nickel, le cuivre, le zinc, l'argent, le cadmium, le mercure et le plomb. 7 - Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que le colorant est un colorant basique. 8 - Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que le colorant est un colorant direct. 9 - Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que le colorant est choisi parmi le groupe constitué par le cristal violet, le vert brillant, le violet de méthyle, l'orangé d'acridine, le bleu de méthylène, la fuchsine basique, la safranine T, la rhodamine 6G, la rhodamine B, le vert brillant Dianil, le Niagara Sky Blue 6B, la chrysamine G, le jaune direct solide GC, la chrysophénine, le rouge Congo, l'orangé direct de copulation, l'écarlate direct B, le bleu direct 2B et le jaune pur direct 5G. 10 - Procédé de traitement des eaux résiduaires caractérisé en ce qu'il consiste (a) à mettre l'eau résiduaire au contact de cellules d'un tissu permanent d'un végétal supérieur, (b) à agiter le mélange liquide renfermant l'eau résiduaire et les cellules de tissu perm#nent de façon à adsorber sur les cellules du tissu permanent une substance à éliminer de l'eau résiduaire et (c) à séparer de l'eau résiduaire les cellules di tissu permanent zor- tant la substance adsorbée. 11 - Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que la substance à éliminer est un métal lourd. 12 - Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que la substance à éliminer est un colorant. 13 - Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que la substance à éliminer est un détergent synthétique. 14 - Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que les cellules de tissu permanent sont les cellules d'au moins un tissu permanent choisi parmi les bois, les graines et les tiges des végétaux annuels et bisannuels. 15 - Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce que le métal lourd appartient au groupe constitué par l'aluminium, le chrome, le manganèse, le cobalt, le nidvel, le cuivre, le zinc, l'argent, le cadmium, le mercure et le plomb. 16 - Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que le colorant est un colorant basique. 17 - Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que le colorant est un colorant direct. 18 - Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que le colorant est choisi parmi le groupe constitué par le cristal violet, le vert brillant, le violet de méthyle, l'orangé d'acridine, le bleu de méthylène, la fuchsine basique, la safranine T, la rhodamine 6G, la rhodamine B, le vert brillant Dianil, le Niagara Sky Blue 6B, la chrysamine G, le jaune direct solide GC, la chrysophénine, le rouge Congo, l'orangé direct de copulation, l'écar- late direct B, le bleu direct 2B et le jaune pur direct 5G. 19 - Procédé de traitement des eaux résiduaires caractérisé en ce qu'il consiste à (a) remplir de cellules de tissu permanent d'un végétal supérieur une colonne tubulaire ayant une section appropriée, et dont les deux extrémités sont ouvertes en formant ainsi une colonne garnie des cellules de tissu permanent et (b) introduire l'eau résiduaire dans la colonne par une de ses extrémités de façon à adsorber sur les cellules du tissu permanent une substance à éliminer de l'eau résiduaire et à prélever par l'autre extrémité de la colonne l'eau résiduaire dont on a éliminé la substance. 20 - Procédé selon la revendication 19, caractérisé en ce que la substance à éliminer est un métal lourd. 21 - Procédé selon la revendication 19, caractérisé en ce que la substance à éliminer est pn colorant. 22 - Procédé selon la revendication 19, caractérisé en ce que la substance à éliminer est un détergent synthétique. 23 - Procédé selon la revendication 19, caractérisé en ce que les cellules de tissu permanent sont les cellules d'au moins un tissu permanent choisi parmi les bois, les graines et les tiges des végétaux annuels et bisannuels. 24 - Procédé selon la revendication 20, caractérisé en ce que le métal lourd appartient au groupe constitué par l'aluminium, le chrome, le manganèse, le cobalt, le nickel, le cuivre, le zinc, l'argent, le cadmium, le mercure et le plomb. 25 - Procédé selon la revendication 21, caractérisé en ce que le colorant est un colorant basique. 26 - Procédé selon la revendication 21, caractérisé en ce que le colorant est un colorant direct. 27 - Procédé selon la revendication 21, caractérisé en ce que le colorant est choisi parmi le groupe constitué par le cristal violet, le vert brillant, le violet de méthyle, l'orangé d'acridine, le bleu de méthylène, la fuchsine basique, la safranine T, la rhodamine 6G, la rhodamine B, le vert brillant Dianil, le Niagara S=y Blue 6B, la chrysamine G, le jaune direct solide GC, la chrysophénine, le rouge Congo, l'orangé direct de copulation, l'écarlate direct B, le bleu direct 2B et le jaune pur direct 5G.