La présente invention a pour pbjet des éléments de construction et plus particulièrement un élément creux incorporant un boulant calorifuge en couches destinées à réduire la conductibilité calorifique de l t élément. 11 invention a pour objet un élément dont la structure comprend des couches isolantes excluant tout pont calorifique dans les joints horizontaux et verticaux. Dans le cas des éléments de mur et des tuiles utilisées d'une manière à peu près générale dans la construction des bâtiments jusqu'à 1930 environ, on neigeait pas de conditions spéciales pour les joints, étant donné qu'à ce moment les résistances au passage de la chaleur étaient à peu près les memes pour les joints et pour les éléments eux-mêmes. Entre temps, on a cependant monté des murs dont l1isolement calorifuge était plusieurs fois supérieur à celui des matériaux utilisés antérieurement à cet effet. Contrairement à ce progrès, la composition des produits utilisés pour les joints est demeurée à peu près sans changement depuis plus de 1 000 ans et cela jusqu'à nos jours. le problème de l'accroissement de la résistance au passage de la chaleur réside donc dans la possibilité dwarrêter le transfert de chaleur par les joints. les joints des murs ont pour objet principal de relier les différents éléments l'un à autre, Un rôle aeces- soire de ces joints consiste à compenser les tolérances en dimensions des éléments du mur et à rendre possible par de légères modifications de l'épaisseur des joints le maintien des dimensions d'ensemble désirées. Etant donné que des conditions relativement sévères sont exigées en ce qui concerne la résistance finale des joints des murs en ce qui concerne la pression et I'adhéren- ce, il est difficile de trouver une solution appropriée pour le problème de l'isolement calorifique à la traversée des joints. A ce point de vue, il faut remarquer que l'établir sement d'éléments creux en béton léger est oouris en Allemagne aux normes DIN 18 151. L'établissement d'éléments creux parallélopipediques ou en T en béton lourd est effectué en Allemagne suivant le projet de normes DIN 18 153 de Janvier 1965. Ces normes imposent la manière d'établir les éléments de construction correspondants. En premier lieu, les dimensions et les tolérances en dimensions des éléments creux sont prescrites exactement par les normes. Par exemple, les normes exigent que l'épaisseur des joints horizontaux soit égale à 1,2cm.et cm l'épaisseur des joints verticaux soit égale à 1 cm. Dans les éléments en béton lourd à bonne conductibilité calorifique, on a déjà prévu dans le projet de normes 18153 des interruptions partielles des joints verticaux, cette interruption devant être obtenue grâce à ce que l'on ménage dans ces joints verticaux deux rainures se faisant face. D'une part, cette interruption n'est pas complète en raison des conditions techniques, et d'autre part, on peut craindre que l'on ne puisse y arriver en raison de l'intrusion du mortier. tes inconvénients, ainsi décrits, ont entralné visiblement la Commission de Rédaction des normes à laisser aux producteurs le soin de savoir comment ils doivent établir les joints verticaux. Or, on est parvenu à résoudre le problème ainsi posé par une construction appropriée de ces éléments de construction; l'invention part d'un élément comportant des couches calorifuges et, conformément à l'invention, ces couches calorifuges sont introduites suivant un ou deux plans de l'élément disposés parallèlement à la surface extérieure du mur à monter, et cela de telle manière que ces couches fassent saillie en formant des sortes de nervures hors d'une face délimitant un joint hQ rizontal et d'une face délimitant un joint vertical, tandis que les faces des éléments voisins-regardant ces dernières faces comportent des rainures correspondantes. L'élément conforme à l'invention est donc établi de telle manière que les joints de mortier sont interrompus par un dispositif du type à rainures et à nervures lorsqu'on monte un mur avec de tels éléments. D'ailleurs les nervures ou les couches calorifuges pourraient également être livrées indépendamment sur le chantier et, dans ce cas, les éléments eux-mêmes auraient simplement à présenter des rainures le long de leurs périphéries. Il semble cependant plus avantageux d'incorporer ces couches ou nervures calorifuges aux éléments dans l'atelier me me. Ces couches peuvent, le cas échéant, être établies à partir des mêmes matériaux que ltéLEment lui-meme pour autant que l'on utilise un élément présentant un pouvoir calorifuge suffisant. Dans le cas des éléments creux parallélopipédiques, il est particulièrement important d'interrompre également le revêtement le long des chambres intérieures; ce revêtement consiste principa liement en un produit relativement bon conducttur de la chaleur. Les revetements des chambres intérieures forment avec les âmes ou cloisons un support pour le lit de mortier. La mise en oeuvre de l'invention fournit en fait une série de possibilités aussi bien pour des éléments massifs que pour des éléments parallelopipediques creux. Par exemple, les couches calorifuges peuvent être introduites dans L'élément soit dans sa partie médiante, soit sur deux faces opposées et dans ce dernier cas ltélé- ment considéré comporte donc deux couches calorifuges. On va maintenant décrire,à titre d'exemple, en se référant aux dessins ci-joints, plusieurs formes d'exécution de l'invention. Sur cee dessins: La fig. 1 est destinée à faire comprendre le principe de l'invention et il en ressort que deux éléments de mur 1 et 3 sont superposés avec interposition d'un joint de mortier 4. Or,ces éléments présentent des rainures 2 dans lesquelles vient pénétrer le bord en saillie correspondant de la couche calorifuge 5. Pour autant qu'il s'agisse d'un élément massif tel que celui représenté en fig. -2, cét élément présente une rainure 2 ménagée sur toute sa périphérie et dans Laquelle ôn peut introduire la couche calorifuge par un de ses bords. Les deux formes d'exécution représentées schématiquement en figs. 3 et 4*comportant chacune deux éléments superposées l et 3, forment des éléments parallélopipédiques creux. Les chambres intérieures sont désignées par la référence 6 tandis que les autres parties du dessin conservent les références que lton a déjà utilisées pour les parties correspondantes des figs. 1 et 2, La deuxième planche représente en coupe et par dessus des éléments conformes à l'invention, les coupes étant effectuées suivant les lignes en traits mixtes AB. Sur les figs. 5 et 6, on remarquera qu'il est prévu une couche calorifuge 5 disposée dans un plan médian. Cette couche calorifuge fait saillie au-dela du joint horizontal 9 ainsi que du joint vertical 10 de telle sorte que cette couche calorifuge interrompt le lit de mortier destiné à relier l'un à l'autre deux éléments superposés. Sur les figs. 7 et 8, on part d'une autre construction de l'élément parallélopipédique creux et de plus on introduit dans cet éLémenttde la meme manière que dans 'l'exemple suivant les figs. 5 et 6 > des couches calorifuges ; cependant, dans ce cas, ces couches sont placées de part et d'autre deschambres intérieures et sont désignées par les références 7 et 8. Les figs. 9 et lo d'une part et ll et 12 d'autre part représentent d'autres exemples d'éléments de construction et l'on voit sur ces figures un élément armé présentant en son milieu un renforcement de béton comportant une armature dont les fils d'acier traversant l'élément sont désignés par la référence 12. Contrairement à la forme d'exécution des figs. 9 et 10, celle représentée en figs. li et 12 présente un renforcement de béton ll disposé d'un côté seulement de l'élément. Par suite, cette dernière forme d'exécution comporte seulement une couche calo refuge Sur la planche contenant les figs. 13 à 17 on a encore représenté un élément parallélopipédique creux rectangulaire correspondant à peu près à la forme d'exécution représentée en figs. 5 et 6 . Cette forme d'exécution telle qu'elle est représentée en particulier en fig. 14 montre clairement la constitution de la couche calorifuge 5 en forme de peigne introduite dans l'élément creux. La fig. 16 est une coupe suivant la ligne CD et la fig. 17 est une coupe suivant la bagne EF de cette fig. 15. La planche contenant les figs. 18 à 22 représente une autre forme de construction de ltéLément montrant -avec plus de, détail la constitution des couches calorifuges d'une manière correspondant à peu près à celle qui est représentée en figs. 7 et 8. La fig. 21 est une coupe suivant la ligne GH de la fig. 20 et la fig. 22 est une coupe analogue suivant la ligne MN de cette fig. 20. Enfin, la planche contenant les figs. 23 à 27 montre l'application de l'invention à un élément de coffrage de forme particulière. On reeonnait en fig. 24 de cet exemple, une constitution des couches calorifuges pénétrant dans l'élément à la manière des dents d'un peigne. La fig. 26 est une coupe suivant la ligne OP et la fig. 27 est une coupe suivant la ligne QR de la fig. 25. L'évidement 13 de cet élément sert à recevoir des fils d'armature s'étendant horizontalement dans ce cas. le choix effectué en pratique de la forme d'exécution à utiliser et dont certaines ont été décrites en se référant aux dessins, dépend en règle générale du type de bâtiment lui-même et du système de chauffage prévu pour ce bâtiment. Pour des constructions très élevées, on doit choisir les formes d'exécution formant des éléments de coffrage, parce que ces formes d'exécution assurent la résistance nécessaire. Lorsqu'on utilise des systèmes de chauffage prés-entant de l'inertie, il faut choisir une forme d'exécution pour laquelle les joints sont interrompus dans la partie médiane de l'élément, afin qu'une partie notable du mur établi avec de tels éléments puisse servir de tampon et d'accumulateur de chaleur. Dans le cas de constructions chauffes par une énergie plus t c . par exemple par le gaz et l'électricité, on choisira cependant avantageusement la forme d'exécution présentant des interruptions et s'étendant sur deux faces opposées. A cet effet, on pourrait d'ailleurs considérer comme favorable les formes d'exécution où la couche calorifuge couvre une seule face des éléments, celle regardant l'intérieur. La raison de l'utilisation de tels éléments de construction consiste en ce que le système de chauffage alimenté en énergie plue l co rée fonctionne d'une manière particulièrement économique lorsque l'ont besoin que de très brèves durées de chauffage. Dans les exemples représentés, il n'a été question que d'éléments de mur comportant une ou deux couches calorifuges. Pour autant que la capacité calorifuge désirée le rende nécessaire, on peut cependant introduire aussi bien un nombre supérieur à deux de couches calorifuges. La couche ou les couches calorifuges doivent présenter avantageusement une épaisseur telle que la résistance au passage de la chaleur dans 11 élément corresponde à peu près à celle assurée par le joint ainsi formé, conformément à l'invention. On nets, avantageusement établir la ou les couches calorifuges en un matériau élastique à la manière du caoutchouc mousse. Enfin, il faut remarquer que ces couches doivent stensaCer en sortant de l'élément à peu près sur toute la largeur du joint. RE VE L I C A T 10 N 1. Elément de construction tel qu'élément creux paral lélopipédique incorporant des couches calorifuges, caractérisé par le fait que ces couches calorifuges sont disposées dans un ou deux plans ou davantage, de manière à faire saillie sous forme de nervures hors d'une face délimitant un joint horizontal et hors d'une face délimitant un joint vertical, tandis que les faces des éléments voisins en regard de ces dernières faces présentent des rainures correspondantes. 2. Elément de construction suivant la revendication 1 caractérisé par le fait qu'il présente des rainures périphériques destinées à loger après formation de l'élément des couches calorifuges. 3. Elément de construction suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que les couches calorifuges sont constituées par le même matériau que l'élément lui-meme. 4. Element de construction suivant les revendications 1 et 3, caractérisé par le fait que la couche calorifuge est prévue suivant un plan médian de l'élément. 5. Elément de construction suivant la revendication 1 et 3, caractérisé par le fait qu'il présente deux couches calorifuges disposées symétriquement au voisinage des surfaces extérieures de l'élément. 6. Elément de construction suivant les revendications 1 et 3, caractérisé par le fait qu'il présente une ou deux couches calorifuges disposées sur une face d'un élément de coffrage ou bien symétriquement par rapport à un renforcement de ce dernier. 7. Elément de construction suivant l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la couche calorifuge fait saillie par rapport à l'élément pour s'étendre à peu près sur toute la largeur du joint. 8. Elément de construction suivant l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que l'épaisseur de la couche calorifuge est telle que la résistance de l'élé- ment au passage de la chaleur soit à peu près égale à celle du joint ainsi aménagé. 9. Elément de construction suivant la revendication l, caractérisé par le fait que la couche calorifuge est constitue par un produit élastique analogue au caoutchouc mousse. 10. Elément de construction suivant la revendication 1 caractérisé par le fait que si les couches calorifuges sont disposées d'une manière disymétrique par rapport au plan médian de l'élément dans le cas de pièces chauffées par des canalisations d'énergie électrique ou de gaz Par exemple, les éléments sont posés de manière que ces couches calorifuges se trouvent au voisinage de la face regardant la pièce.