i 2003927 Un récent perfectionnement dans la technique des tissus non-tissés a été la production de tissus résistants et légers, réalisés en faisant passer des mèches juxtaposées à travers un banc d'étirage afin d'aligner et d'étirer les fibres pour en 5 former une nappe mince et ténue, puis en déposant cette nappe sous tension sur une bande transporteuse ou feuille mobile, préalablement enduite de substance adhésive. Après durcissement ou cuisson de cette substance adhésive, les fibres sont rendues solidaires pour former une nappe cohérente et légère. Cette nappe 10 peut ne comporter que des fibres et de l'adhésif, auquel cas, elle est détachée de la feuille-support après durcissement de la subs-tanog adhésive, ou alternativement cette feuille-support elle-même peut être laissée adhérer en permanence aux fibres grâce à ladite substance adhésive, de sorte que la feuille-support fait partie 15 intégrante du matériau laminé final. Alors que l'étirage et l'alignement des fibres peuvent être facilement contrôlés pour obtenir une nappe à très haut degré d'uniformité lorsqu'il s'agit de nappes relativement étroites, les problèmes mécaniques soulevés se multiplient d'une 20 façon disproportionnée au fur et à mesure que la largeur augmente, ce qui est dû en grande partie au fait que les forces dynamiques engendrées sur des cylindres d'étirage plus larges mais de diamètre relativement réduit ont pour conséquence de faire osciller, céder ou "fouetter" les cylindres aux grandes vitesses requises 25 pour assurer une production économiquement valable. Dans l'équipement d'étirage couramment utilisé dans ce processus,des paires de cylindres d'étirage supérieurs et inférieurs, cannelés et alignés, sont agencées de façon à constituer des pinces à pression modérée, à travers lesquelles on effectue 30 l'étirage des mèches juxtaposées de fibres synthétiques formées de brins individuels. Ces paires de cylindres sont commandées de façon à tourner à des vitesses croissantes, de telle sorte qu'au fur et à mesure que les mèches passent d'une pince à la suivante, les fibres individuelles soient étirées jusqu'à pratiquement leur 35 longueur maximale tout en étant alignées côte-à-côte et parallèlement pour constituer une nappe très mince et ténue. Les cylindres d'étirage sont forcément d'un diamètre réduit en raison de la courte longueur des fibres de brins synthétiques que l'on utilise ordinairement à cet effet. Dans les qualités courantes de 69 07379 2 2003927 brins disponibles pour des fibres synthétiques, les longueurs que l'on rencontre sont généralement voisines de 55-60 mm, dans une gamme comprise entre environ 50 mm et environ 65 mm. Pour manipuler ces fibres d'une façon satisfaisante, il faudrait 5 que le diamètre des cylindres soit compris entre 50 et 58 mm, ce qui permettrait de maintenir à environ 65 mm l'écart entre les pinces adjacentes de cylindres agencés par paires. L'adoption de diamètres plus petits risque de produire des enroulements et accumulations indésirables de fibres autour des cylindres 10 alors que l'usage de cylindres de plus grand diamètre n'assure pas un étirage uniforme des fibres du fait que l'écart entre les pinces adjacentes est excessif par rapport à la longueur des fibres. Le fonctionnement de cylindres de petit diamètre ne 15 soulève aucun problème dans le cas de métiers d'étirage relativement étroits. En revanche, il a été constaté que, au fur et à mesure que l'on augmente la largeur du métier pour tenter d'obtenir des nappes plus larges qui conviennent davantage à des applications industrielles, la limitation nécessaire quant au 20 diamètre des cylindres d'étirage, qui est imposée par la limitation nécessaire de la longueur des fibres fixe une limite correspondante à la longueur du cylindre que l'on peut utiliser. Il est évident que les cylindres plus longs sont plus souples, en raison de cette limitation du diamètre, et par conséquent la 25 pression exercée par la pince d'un tel jeu de cylindres d'étirage subit une variation d'une extrémité à l'autre. Ce défaut d'uniformité dans la pression produite entre les cylindres empêchait jusqu'à présent un contrôle précis de l'opération d'étirage, et il s'ensuivait des variations d'épaisseur, de 30 densité et d'alignement de la nappe de fibres obtenue. Il semblait cependant qu'une certaine amélioration de cette souplesse indésirable pouvait être obtenue au prix d'un accroissement du diamètre des cylindrés, mais, ainsi qu'il a été souligné plus haut, comme la longueur des fibres individuelles composant la 35 matière travaillée limite elle-même le diamètre maximum des cylindres, une telle solution n'est guère commode. Il a été constaté que l'agencement de cylindres d'appui pouvait résoudre en partie ce problème, mais même lorsqu'on utilise de tels cylindres la largeur pratique du produit en nappe ainsi réalisé reste 69 07379 3 2003927 encore limitée. Des nappes d'une largeur atteignant jusqu'à 150 cm peuvent être produites d'une façon satisfaisante avec de tels agencements, mais il existe désormais une demande pour des nappes encore plus larges de tissu formées à partir de lon-5 gueurs de fibres indiquées plus haut. Par conséquent, l'un des buts de la présente invention consiste à prévoir un procédé et un appareil pour réaliser des nappes de tissu non-tissé de très grandes largeurs à partir de couches juxtaposées de fibres fortement étirées et alignées entre 10 elles. Conformément à l'invention, on utilise au moins deux métiers ou bancs d'étirage distincts pour traiter des mèches juxtaposées de fibres synthétiques formées de brins individuels et obtenir ainsi des nappes de fibres fortement étirées et ali-15 gnées, après quoi ces nappes sont déposées sur une courroie mobile de transfert de façon à conserver la nature étirée et alignée des. fibres. Les nappes ainsi déposées peuvent être réunies le long de leurs bords adjacents pour former des nappes plus larges d'épaisseur uniforme, ou alternativement on peut superposer 20 ces nappes les unes aux autres pour former un produit lamellaire. La caractéristique qui importe est que la nappe sortant des métiers ou bancs d'étirage soit déposée sur la courroie de transfert alors que ladite nappe se trouve sous tension. La tension a pour but de maintenir les fibres dans leur état aligné et for-25 tement étiré pendant ce transfert, jusqu'à ce qu'elles soient liées ou collées par des moyens connus pour constituer une nappe homogène et se tenant elle-même. Les nappes étirées individuelles sont maintenues sous tension grâce à une relation angulaire particulière établie 30 entre le plan de la. nappe au moment où elle émerge du banc d'étirage et le plan d'une courroie réceptrice sur laquelle la nappe est déposée. La nappe fortement étirée, au moment où elle sort de chaque banc d'étirage, passe sous une barre abaisseuse ou tringle de tension et elle est ensuite déposée sur une cour-35 roie transporteuse mobile en un point où celle-ci passe autour d'un galet de renvoi. L'axe de ladite barre de tension est parallèle à celui du galet de renvoi. La barre de tension est placée suffisamment au-dessous du>- prolongement imaginaire du plan formé par la courroie, après que celle-ci a franchi ledit galet de 69 07379 4 20Ô3927 renvoi, pour que ee prolongement coupe au moins la surface inférieure de la barre de tension. De préférence, la barre est agencée de telle sorte que l'angle formé par le plan de la nappe étirée au point où celle-ci est déposée sur la courroie 5 soit inférieur de plusieurs degrés au plan de la courroie réceptrice. Dans les agencements connus, qui n'utilisent qu'un seul métier ou banc d'étirage, comme c'est le cas dans la fabrication de nappes étroites, les moyens prévus pour maintenir sous 10 tension la nappe étirée sont, bien entendu, assez simples, du fait qu'il suffit que la courroie passe autour d'un galet rotatif de renvoi placé près de l'extrémité de sortie du banc ou métier d'étirage, et que ladite courroie soit disposée de façon à éloigner la nappe ainsi déposée par rapport au métier d'éti-15 rage suivant un plan sensiblement horizontal et à une vitesse légèrement supérieure à la vitesse de sortie du métier. Toutefois, lorsqu'on désire produire des nappes qui sont plus larges que celles actuellement réalisables avec un métier d'étirage unique, en raison des limitations imposées au diamètre des cylindres, 20 comme cela a été exposé plus haut, il faut prévoir des métiers d'étirage complémentaires et il convient de régler en conséquence la disposition relative dë la courroie réceptrice et des métiers en question. Comme l'espace nécessaire pour placer le mécanisme d'entraînement et de montage des cylindres d'étirage 25 interdit d'aligner les métiers précités côte-à-côte de façon par exemple que les bords contigus des nappes produites soient jointives, c'est-à-dire sans intervalle entre elles, il est indispensable de placer un métier d'étirage à un niveau différent de celui du métier voisin. Par conséquent, pour desservir 30 plus d'un métier à étirer, il a été constaté que la courroie réceptrice doit avoir une orientation particulière. Au lieu de faire passer ladite courroie autour d'un seul galet de renvoi, de façon que le brin supérieur de la courroie quitte ce galet en suivant un plan horizontal, on dispose la courroie de façon 35 qu'elle quitte un premier galet de renvoi suivant un angle incliné vers le haut par rapport à l'horizontale. Puis, la courroie est amenée à passer autour d'un second galet de renvoi et reprend alors sa trajectoire dans un plan horizontal. Un premier métier d'étirage est agencé de façon à déposer la nappe 69 07379 5 20Ô3927 sous tension sur la partie de la courroie qui est inclinée vers le haut, en un point où cette courroie est tangente au galet de renvoi. On réalise cette condition en faisant passer la nappe sortant du métier d'abord sous une barre de tension, de 5 façon que son bord inférieur soit situé légèrement au-dessous d'un plan imaginaire partant du plan de la partie inclinée de la courroie réceptrice, puis en dirigeant de nouveau cette nappe vers le haut pour l'appliquer contre la surface de la courroie, ce qui a.pour effet de déposer la nappe sous tension sur 10 la courroie précitée. Un second métier à étirer est disposé au-dessus du premier et près du second galet de renvoi, d'une façon analogue, afin que la nappe étirée passe sous une barre de tension disposée légèrement au-dessous d'un plan imaginaire partant du plan 15 du brin horizontal de la courroie, avant d'être déposée sur celle-ci. Ainsi qu'il a été indiqué plus haut, pour pouvoir déposer la nappe sortant du second métier sur la courroie réceptrice de façon qu'un de ses bords soit juxtaposé par rapport au 20 bord de la nappe préalablement déposée sur cette courroie et provenant du premier métier à étirer, il convient de placer le second métier à un niveau différent, par rapport au premier, afin de réserver de la place pour le mécanisme d'entraînement et de support des cylindres. Pour permettre un tel agencement des 25 métiers à étirer, on incline la courroie réceptrice vers le haut, à partir du premier galet de renvoi, et on place le second métier au-dessus et vers l'avant par rapport au premier, près de la courroie inclinée et ce second métier est basculé suivant un angle complémentaire à l'angle d'inclinaison vers le haut de 30 ladite courroie. Le transfert de la nappe étirée entre la courroie et le second métier à étirer est alors rendu possible, comme c'était le cas entre le premier métier et la courroie. Lorsqu'on désire réaliser des produits lamellaires ou en couches superposées à partir de nappes à épaisseurs multiples, 35 au lieu des tissus de très grandes largeurs décrits ci-dessus, on peut obtenir de tels produits en utilisant une disposition analogue mais en faisant en sorte que le second métier dépose sa nappe directement sur le dessus de la nappe précédemment déposée par le premier métier. 69 07379 6 2003927 Avant d'accepter la nappe de fibres fortement étirées, la courroie réceptrice est généralement enduite d'une substance adhésive dans laquelle les fibres se noient alors qu'elles sont complètement allongées. La substance adhésive est ensuite durcie 5 ou vulcanisée pour lier les fibres et former ainsi une nappe se tenant elle-même. Cette nappe peut être ensuite détachée de la courroie (préalablement traitée, dans ce cas, avec un agent décollant), puis utilisée sous cette forme en vue de lui faire subir des traitement ultérieurs] alternativement, c'est la 10 courroie elle-même qui peut comporter une matière, par exemple un tissus-léger ou de la ouate de cellulose crêpée qui finit par faire partie intégrante du produit, ainsi qu'il est décrit et exposé plus particulièrement dans le brevet américain numéro 3.327.708. 15 Si l'on se réfère maintenant au dessin annexé, on voit; Figure 1, une vue schématique en élévation d'un premier mode de réalisation d'un appareil suivant la présente invention; Figure 2, une vue à échelle agrandie d'une partie de l'appareil de la figure 1, afin de montrer plus en détail la 20 disposition angulaire de certains éléments de l'appareil, etj Figure 3* une vue schématique en perspective d'une variante de réalisation de l'appareil suivant l'invention. Si l'on considère tout d'abord l'appareil représenté sur les figures 1 et 2, on voit qu'il comprend un premier banc 25 ou métier d'étirage comportant plusieurs cylindres d'étirage supérieurs et inférieurs désignés respectivement par 17 et par 18, ainsi qu'une barre abaisseuse 19, et un second banc ou métier d'étirage 12 comportant plusieurs cylindres d'étirage supérieurs et inférieurs désignés respectivement par 20 et 21, 30 ainsi qu'une barre abaisseuse 22. Les chiffres de référence 23 et 23a désignent respectivement un ensemble de mèches juxtaposées qui alimentent respectivement les métiers 11 et 12, tandis qu'on voit en 25 et 25a des nappes fortement étirées de fibres alignées qui sortent respectivement des métiers à étirer 11 et 35 12. Une courroie sans fin réceptrice ou de transfert 14 se déplace dans la direction indiquée autour d'un premier galet de renvoi 15 pour former un brin incliné ascendant 14a , puis autour d'un second galet de renvoi 16 pour revenir enfin le long d'un 69 07379 7 2003927 brin horizontal 14b. Cette eourroie 14 peut être entraînée soit par l'un des galets de renvoi représentés, soit par des moyens de commande disposés ailleurs, et elle se déplace à une vitesse linéaire légèrement supérieure à celle à laquelle la 5 nappe 25 sort du métier ou banc d'étirage. Le trait en tirets 27 indique un prolongement du plan qui contient le brin l4a de la courroie 14 au-delà du galet de renvoi 15, tandis que le prolongement du plan de la nappe 25 après que celle-ci a franchi la barre abaisseuse 19 est indiqué 10 en 28. On voit en outre, en 27a et 28a des plans semblables respectivement pour la courroie et pour la nappe de fibres, lorsque ces éléments ont franchi respectivement le galet 16 et le cylindre 22. Pendant le fonctionnement de cet ensemble, on étire 15 des rangées de mèches continues et juxtaposées 23 et 23a en les faisant passer à travers des pinces successives formées par les cylindres de leurs métiers respectifs 11 et 12, afin de former de minces nappes 25 et 25a de fibres fortement étirées et alignées. Une fois sortie du métier 11, la nappe 25 passe au-20 dessous de la barre abaisseuse 19 qui a pour rôle de maintenir cette nappe sous tension. Puis, cette nappe 25 est dirigée vers le haut afin de la déposer sur la eourroie transporteuse 14a en un point situé légèrement avant celui de la tangence exacte de la courroie par rapport au galet de renvoi 15, ainsi que l'indique 25 le trait radial 29 (Figure 2). Il est essentiel que les fibres soient constamment maintenues sous tension après l'étirage et pendant ce transfert. Lorsque la barre 19 abaisse la nappe 25 pour l'écarter de son plan initial et la placer en même temps au-dessous du plan du brin 30 14a de la courroie, cette nappe 25 reçoit une orientation ascendante suivant un nouveau plan 28. L'abaissement de la nappe 25 par la barre 19 sert à maintenir continuellement sous tension les fibres qui composent cette nappe. Bien entendu, pour réaliser cette condition, il faut que la eourroie de transfert 14 se dépla-35 ce à une vitesse linéaire légèrement supérieure à celle de la nappe de fibre 25 sortant du métier. Cette tension a pour effet de conserver le contact par frottement entre fibres voisines, afin que celles-ci soient maintenues fortement étirées et alignées, et qu'elles restent en extension maximale et parallèles entre 69 07379 8 2003927 elles. Pour garantir le maintien de cette tension dans la nappe de fibres étirées pendant leur transfert entre la barre 19 et la courroie 14, il convient de maintenir le plan 28 de la nappe 25 dans une position angulaire déterminée par rapport 5 au plan 27 du brin incliné et ascendant 14a de la courroie, afin que la nappe de fibres exerce une légère pression positive sur la surface de la courroie. Ainsi que le montre le dessin, la courroie 14, après avoir franchi le galet de renvoi 15, s'incline suivant un angle d'environ 25°. Le plan de la nappe 10 25, après que celle-ci a franchi la barre 19, forme un angle d'environ 5° par rapport au plan du brin 14a de la courroie, et au-dessous de ce brin mesuré au point de tangence 26. L'angle formé entre la nappe de fibres 25. et le brin 14a de la courroie, au point où cette nappe s'applique sur la 15 courroie, peut cependant être réglé afin de réaliser les meilleures conditions de défilement. Toutefois, il est essentiel que le plan 28 soit orienté avec une certaine inclinaison au-dessous du plan 27 dans les conditions représentées, sinon la nappe 25 n'exercera pas une pression suffisante sur la courroie 20 14a pour conserver la tension de cetté nappe, et par ailleurs cela risquerait de détruire l'alignement des fibres. ! Le fonctionnement du second métier à étirer 12 est analogue à celui du premier. A sa sortie du métier à étirer 12, la nappe 25a formée de fibres fortement étirées franchit la 25 barre abaisseuse 22 par dessous et se dépose sur le brin horizontal 14b de la courroie réceptrice. Le métier 12 forme un angle d'environ 25° par rapport au plan du brin l4b de la courroie réceptrice. La barre 22 abaisse la nappe 25a afin de l'écarter de son plan original et la placer au-dessous du plan 30 du brin de courroie 14b, puis fait remonter la nappe 25a dans un nouveau plan désigné en 28a suivant un nouvel angle et dépose la nappe, dans cette position angulaire, sur le brin de courroie 14b, à l'endroit où la courroie 14 passe autour du galet de renvoi 16. La disposition angulaire de la nappe 25a autour de la 35 barre 22 et par rapport au point d'application de la nappe sur la courroie réceptrice 14b, ainsi que la vitesse de Vitesse de défilement de la courroie 14, donnent aux fibres étirées et alignées la tension nécessaire. Comme le montre en pôrspective la figure 3» non seule- BAD ORIGINAL 69 07379 9 2003927 ment le second métier d'étirage 12 est situé à un niveau supérieur par rapport au premier métier 11, mais il est en outre décalé sur le coté gauche de celui-ci, afin que le bord droit de la nappe 25a rencontre le bord gauche de la nappe 25 5 après avoir été déposé sur la courroie le long du brin 14b de celle-ci. La disposition du métier d'étirage 12, par rapport à la courroie • • en 14b et celle du galet de renvoi 16 sont analogues à la disposition du métier 11' par rapport à la courroie 14 en l4a. Comme le brin de courroie 14b diverge 10 d'environ 25° par rapport au brin de courroie 14a , le métier d'étirage 12 sera de plus incliné dans la même direction suivant un angle d'environ 2g°. La relation angulaire entre le métier d'étirage 12 et la nappe 25a, d'une part, et les plans 27a et 28a , d'autre part, est analogue à celle prévue pour le 15 métier d'étirage 11 et la nappe 25 par rapport aux plans 27 et 28.- En plus des métiers d'étirage 11 et 12 du mode de réalisation que montrent les figures 1 et 2, un troisième métier d'étirage 13 a été prévu dans le mode de réalisation que montre 20 la figure 3. Le métier d'étirage 13 comporte les cylindres habituels , supérieurs et inférieurs, désignés respectivement par 30 et 31, ainsi qu'une barre abaisseuse 32. La nappe 25b qui sort du métier 13 estmaintenue sous tension et orientée angulairement par rapport à la courroie de transfert 14b ,. tout comme la nappe 25 25a. Comme on le voit, ce troisième métier à étirer 13 est décalé du côté droit par rapport au premier métier 11, afin que le bord gauche de là nappe 25b rencontre le côté droit de la nappe 25. On adopte cette disposition lorsqu'il s'agit de fabriquer des nappes plus larges que celles que permet de réaliser la 30 combinaison de deux métiers à étirer. Le produit ainsi obtenu constitue une large nappe uniforme, composée de nappes distinctes 25a, 25 et 25b , déposées séparément (de droite à gauche sur les figures). On constate immédiatement qu'il, est ainsi possible d'ajouter alternativement des métiers ou bancs d'étirage 35 supérieurs et inférieurs, ce qui permet de fabriquer des nappes encore plus larges, la largeur étant alors pratiquement illimitée. Il est évident qu'avant de passer autour du galet de renvoi 15 la courroie 14 reçoit sur sa surface extérieure une 69 07379 10 2003927 couehe de substance adhésive à laquelle les fibres formant les nappes 25, 25a et 25b adhèrent au fur et à mesure qu'elles sont déposées. Le rôle de cette couche de substance adhésive est double: d'abord, elle "saisit" énergiquement les fibres, du fait 5 que la disposition angulaire relative de la nappe et de la courroie a pour effet d'y enfoncer les fibres; ensuite, cette substance adhésive sert de liant permanent, après qu'elle a durci ou été vulcanisée, afin de maintenir les fibres totalement étirées, sous tension et alignées,, 10 Lorsqu'en revanche on enduit la courroie d'un agent qui empêche l'adhérence, afin que cette courroie serve uniquement de moyen de transfert dont on détache ultérieurement la nappe de fibres liées, la nappe en tant que produit fini ne comprend que le liant et les fibres. Une autre variante consiste 15 à remplacer la eourroie 14 par une feuille de faible densité, telle qu'un tissu-crêpe du genre ouate de cellulose. Ce tissu est enduit de substance adhésive et une fois que la nappe de fibres a été appliquée et pressée contre ce tissu, et après que la substance adhésive qui le recouvre a été vulcanisée, les 20 nappes et 1© tissu finissent par former une partie intégrante de la feuill© obtenue. Lorsqu'on procède âu réglage de l'appareil, il faut veiller à ce que la barre abaisseuse coopérant avec le métier d'étirage supérieur soit placée suffisamment au-dessus de la 25 nappe préalablement déposée pour ne pas risquer de toucher cette nappe déjà déposée et de nuire à l'alignement désiré de ses fibres. La vitesse de la courroie de transfert doit être réglée de telle sorte qu'elle exerce une tension suffisante sur la nappe étirée pour maintenir un alignement régulier des fibres. Si la 30 vitesse est excessive, la ténacité de fibre à fibre est détruite et les fibres se sépareront de façon à former des éléments incontrôlés et non uniformes. Lorsqu'on utilise des fibres d'une longueur comprise entre 50 et 60 mm, la longueur de l'écart existant entre la dernière pince du métier à étirer et la barre abaisseu-35 se peut atteindre jusqu'à 200 mm, selon le poids et l'épaisseur de la nappe étirée. L'écart entre la barre abaisseuse et la \ courroie de transfert peut varier entre 100 et 150 mm. Il a été constaté que la ténacité entre fibres de la nappe est suffisante pour maintenir la nappe intacte le long de ces longueurs d'étira 69 07379 ii 2003927 ge apparemment importantes, du moment que l'on maintient une légère tension. Bien que le dessin montre que l'inclinaison relative entre la nappe et la courroie est de 5°, il est évident que 5 cette valeur peut être modifiée pour réaliser les meilleures conditions de fonctionnement, pourvu que l'angle ainsi formé soit situé au-dessous du plan de la courroie réceptrice . Les angles de transfert de la courroie réceptrice peuvent également s'écarter des 25 degrés indiqués, pour satisfaire à des condi-10 tions particulières résultant de la conception mécanique adoptée. On constatera par ailleurs qu'il est possible d'utiliser des métiers d'étirage à trois niveaux différents si l'on fixe le premier angle d'enlèvement à environ 50° , suivi d'un second angle de courroie de la valeur d'environ 25°, avant de renvoyer la 15 courroie à son orientation horizontale. REVENDICATIONS 1.- Procédé destiné à réunir des nappes multiples de fibres fortement étirées et alignées, lequel comprend les phases qui consistent à délivrer une des nappes sous la forme d'une 20 feuille plate et continue de fibres juxtaposées, à partir de la pince finale d'un premier dispositif d'étirage, à abaisser cette nappe en l'infléchissant hors de son plan initial, puis à orienter cette nappe vers le haut et à la déposer pendant son trajet ascendant sur une courroie inclinée dans une relation angulaire 25 telle que le plan de la courroie coupe celui de la nappe abaissée, à délivrer une autre nappe sous la forme d'une feuille plate et continue de fibres juxtaposées à partir de la pince finale d'un second dispositif d'étirage, à abaisser cette seconde nappe pour l'écarter de son plan initial, puis à la faire remonter et à la 30 déposer sur la eourroie inclinée et en contact avec la première nappe-suivant une relation angulaire telle que le plan de la courroie coupe celui de la seconde nappe ainsi abaissée, et à maintenir ces nappes sous tension en étirant les nappes à partir des pinces finales à une vitesse légèrement supérieure à celle à 35 laquelle ces nappes sortent des pinces respectives. 2.- Procédé suivant la revendication 1, dans lequel la seconde nappe est déposée sur la courroie dans une position telle qu'un bord de la première nappe vienne buter contre un bord de la seconde. 69 07379 12 2003927 3*~ Procédé suivant la revendication 1, dans lequel la seconde nappe est déposée par-dessus la première. 4.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel une nappe supplémentaire est 5 déposée et juxtaposée par rapport à la seconde nappe par le même procédé que celui appliqué à la première nappe. 5«- Procédé suivant la revendication 1, dans lequel des nappes supplémentaires sont déposées en juxtaposition relative sur ladite courroie et alternativement avec la même rela-10 tion angulaire que celle prévue entre les première et seconde nappes. 6.- Procédé suivant la revendication 1, dans lequel les fibres de ladite nappe sont ultérieurement liées entre elles afin de former une feuille homogène, c'est-à-dire se 15 tenant elle-même. 7.- Procédé suivant la revendication 1, dans lequel lesdites fibres sont des fibres synthétiques formées de brins individuels. 8.- Appareil pour réunir entre elles des nappes multi-20 pies de fibres fortement étirées et alignées entre elles, lequel comprend au moins deux métiers d'étirage comportant chacun des jeux multiples de cylindres 'd'étirage, des barres abaisseuses disposées près de l'extrémité de sortie de ces métiers, et une courroie réceptrice agencée autour de galets de renvoi près des 25 barres abaisseuses, cette courroie et ces galets de renvoi étant disposés de telle sorte que la eourroie comporte d'abord un premier brin orienté vers le premier métier et qui passe autour d'un premier galet de renvoi situé près de la barre abaisseuse de ce premier métier afin de constituer un second brin incliné 30 vers le haut et qui s'éloigne dudit métier, pour passer ensuite autour d'un second galet de renvoi situé près de la barre abaisseuse du second métier pour former un troisième brin s'é-loignant du second métier, ces barres abaisseuses étant axiale-ment parallèles aux cylindres d'étirage ainsi qu'aux galets de 35 renvoi, et étan£ agencées de telle sorte que la face inférieure de chacune desdites barres abaisseuses se trouve au-dessous d'un prolongement du plan formé par une ligne tracée à travers la pince des cylindres étireurs du métier d'étirage correspondant, la face inférieure de la barre adjacente au premier métier d'étira 69 07379 13 2003927 ge se trouvant également au-dessous d'un prolongement du plan formé par le brin incliné de la courroie, et enfin la surface inférieure du plan formé par le second métier se trouvant également au-dessous du prolongement du plan formé par le troisième 5 brin de ladite courroie. 9.- Appareil suivant la revendication 8, dans lequel le premier brin de la courroie est sensiblement horizontal, tandis que le second brin est incliné vers le haut suivant un angle d'environ 25° et que le troisième brin est sensiblement 10 horizontal. 10.- Appareil suivant l'une quelconque des revendications 8 ou 9, dans lequel une ligne tracée entre la surface inférieure de chaque barre abaisseuse et un point de tangence du plan du brin correspondant de la courroie, par rapport à son 15 galet de renvoi correspondant, coupe le plan du brin correspondant suivant un angle d'environ 5° au-dessous dudit plan. 11.- Appareil suivant l'une quelconque des revendications 8 à 10, dans lequel le second métier est placé au-dessus du premier et en alignement avec celui-ci. 20 12.- Appareil suivant l'une quelconque des revendica tions 8 à 10, dans lequel le second métier est agencé au-dessus du premier et décalé latéralement par rapport à celui-ci. 13.- Appareil suivant 1'une quelconque des revendications 8 à 10 ou 12, dans lequel un troisième métier d'étirage 25 est agencé dans le même plan que le premier, et placé sur un côté par rapport à ce premier métier tout en étant décalé par rapport au second. 14.- Appareil suivant la revendication 13, dans lequel un quatrième métier est agencé dans le même plan que le second 30 métier et placé sur un côté par rapport au second métier tout en étant décalé par rapport au troisième métier. 15.- Appareil suivant l'une quelconque des revendications 13 ou 14, dans lequel l'un ou les deux desdits troisième et quatrième métiers à étirer comportent des barres abaisseuses 35 agencées de telle sorte que la surface inférieure de chaque barre se trouve au-dessous du prolongement du plan formé par une ligne tracée à travers les pinces des cylindres étireurs du métier à étirer correspondant, ladite courroie étant prolongée au-delà des troisième et quatrième métiers à étirer, tandis que 69 07379 14 2003927 la surface inférieure de la barre abaisseuse voisine du premier métier se trouve également au-dessous d'un prolongement du plan formé par le brin incliné de ladite courroie, la surface inférieure de la barre abaisseuse voisine du second métier se trou-5 vant de même au-dessous du prolongement du plan formé par le troisième brin de ladite courroie; enfin la surface inférieure de la barre abaisseuse adjacente audit troisième métier se trouve aussi au-dessous d'un prolongement du plan formé par le quatrième brin de la courroie, tandis que des moyens adéquats 10 assurent l'entraînement de celle-ci à une vitesse légèrement supérieure à la vitesse superficielle de la dernière paire de cylindres étireurs desdits métiers.