La présente invention concerne la construction d'ensembles maritimes destines entre autres à être incorporés dans les plates-formes de production de pétrole. L'invention se rapporte plus particulièrement bien que non exclusivement, à la construction de platesformes composite, à gravité, dans lesquelles une structure de tour en acier se dresse vers le haut à partir d'un radier fixé sur le fond de la mer. Pour extraire du pétrole d'emplacements situés en haute mer, des plates-formes de production peuvent être 5mdees sur le fond de la mer puis servir pour forer des puits de pétrole à l'extérieur de telles plates-formes. tes plates-formes doivent être fermement maintenues sur le terrain subaquatique et, à cette fin, il a été proposé de construire des plates-formes en béton dans lesquelles des tours en béton se dirigent vers le haut à partir de socles massifs en béton. De telles plates-formes présentent au moins trois inconvénients principaux. En premier lieu, étant donné que le procédé courant de construction d'une plate-forme en béton consiste à commencer par le socle et à continuer de couler le béton jusqu'à ce que le sommet soit atteint, il n'est pas possible de fabriquer simultanément des sous-ensembles pour des différentes hauteurs au-dessus du socle. En second lieu, il s'est avéré difficile de trouver des emplacements appropriés pour des chantiers de construction. Cela est dd en partie au fait qutil est nécessaire que ces emplacements soient situés à proximité d'eaux profondes abritées et proches de la côte, dans des régions où sont facilement disponibles à la fois des moyens de transport convenables et le personnel spécialisé indiepensable. En troisième lieu, du fait de leur masse importante, les platesformes en béton imposent des contraintes élevées au fond de la mer ce qui limite leur utilisation à des conditions de terrain capables de résister à ces contraintes. Pour remplacer la plate-forme à gravité tout en béton, il a été proposé de construire des plates-formes hybrides dans lesquelles un radier en béton (ou en acier) supporte une gaine ou structure de tour en acier. Cette solution permet de travailler concuremment sur la tour et sur le radier, ce qui permet ainsi d'avoir un programme de construction plus rapide. En outre, les travaux peuvent être effectués sans qu'il soit nécessaire de disposer d'eaux profondes pro ches de la côte et ils aboutissent à une structure plus légère qui peut être adaptée à une plus large gamme de types de sol du fond de la mer. Cependant, des difficultés surgissent pour réunir et assembler entre elles les deux parties. Par exemple, il a été proposé d'immerger le radier à son point d'installation puis de descendre sur lui la structure de tour, comme décrit dans la demande de brevet britannique NO 34 682/73. Une.autre solution proposée a été de descendre la tour sur le radier pendant que ce dernier est temporairement immergé dans un fjord abrité, de grande profondeur; le radier est ensuite relevé, un assemblage permanent est effectué puis l'ensemble achevé est remorqué jusqu'à l'emplacement prévu pour lui, comme décrit dans la demande de brevet britannique N0 5 034/74. Ces solutions nécessitent toutes deux un alignement précis des parties qui doivent être réunies alors que ces parties sont immergées à une grande profondeur. I1 est désirable, pour des considérations de remorquage, de réduire le poids de la construction qui doit être sortie du chantier avec la plate-forme. Une réduction du poids permet de réduire le tirant d'eau initial de la plate-forme, ce qui élargit les possibilités de choix des emplacements pour un chantier de construction. En particulier, des emplacements. existants pourraient 8tre utilisés pour construire des plates-formes hybrides à faible tirant d'eau sans qu il soit nécessaire de créer de nouveaux emplacements dans des régions jusqu'ici non encore développées. L'invention a a pour objet un radier destiné à supporter ou sup- portant les montants d'une tour, pour un ensemble maritime (par exemple composite) comprenant au moins trois éléments de radier qui, lorsqu'ils sont réunis, forment un radier composite percé d'une ouverture sensiblement centrale qui le traverse de façon à former un accès direct depuis le sommet de la tour jusqu'au fond de la mer situé au-dessous, lorsque l'ensemble est fondé. Plus spécifiquement, la présente invention a pour objet un radier destiné à supporter ou supportant, les montants d'une tour, pour un ensemble maritime (par exemple, composite) comprenant quatre éléments de radier, de forme générale, en plan, rectangulaire, réunis pour former un radier composite ayant une ouverture centrale qui fournit un accès directement depuis le sommet de la tour, au fond de la mer situé au-dessous lorsque l'ensemble est fixé au fond. L'invention a également pour objet un procédé de fabrication d'une tour (par exemple pour plate-forme composite, à gravité) qui consiste à construire deux éléments de châssis latéraux, à plat sur le sol de manière que leurs bases occupent leurs places respectives sur la forme, en plan, de la tour achevée puis à soulever les châssis latéraux jusqu'à une position approximativement verticale par pivotement Gutour de leurs bases respectives et à réunir les bords adjacents de ces châssis. L'invention a également pour objet un procédé de fabrication d'un ensemble maritime qui consiste à stabiliser un radier le long d t un quai, à déplacer au moins une partie d'une tour assemblée, du quai sur le radier, à fixer la tour au radier et à déplacer l'ensemble ainsi formé pour l'éloigner de son emplacement le long du quai. L'invention a également pour objet une tour et un ensemble maritime construits conformdment au procédé de la présente invention. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, de modes de réalisation donnés à titre d'exemples non limitatifs et représentés aux dessins annexés, sur lesquels les Fig. fa, lb à 6a, 6b représentent, respectivement en plan et en coupe, les étapes successives de fabrication d'un radier pour ensemble maritime composite et le montage d'une tour sur ce radier; la Fig. 7 est uné vue schématique, en perspective, montrant comment un élément de radier peut être amené sur un ponton; la Fig. 8 est une vue en plan représentant un mode de réunion des éléments du radier, qui peut être utilisé à la place de celui représenté sur la Fig. 4a; la Fig. 9 est une vue en coupe de la Fig. 8; ; la Fig. 10 est une vue en perspective d'un radier partiellement achevé; la Fig. 11 est une vue latérale schématique montrant un second mode de construction d'une tour et de montage de cette tour sur un radier; la Fig. 12 est une vue en perspective montrant les premières tapes d'un troisième mode de fabrication d'une tour; la Fig. 17 est une vue en bout montrant les dernières étapes de la construction commencée sur la Fig. 12; la Fig. 14 est une vue en perspective de la tour de la Fig. 13 pendant qu'elle est descendue le long de deux voies de glissement; la Fig. 15 représente la tour pendant qu'elle est amenée sur un radier. Dans la description relative aux Fig. 1 à 6, toutes les fi figures munies de l'indice "a" sont des vues en plan et toutes les figures munies de l'indice "b" sont des vues en coupe correspondant à ces vues en plan. La Fig. 1 représente deux bassins 21 et 22 sépares rar une jetée digitiforme 23 limitée à son extrémité faisant face à la mer par un mur de quai 24. Un ponton submersible 25 a été introduit dans le bassin 21 et a été lesté de façon. à couler et à venir reposer sur le fond du bassin tandis qu'un ponton similaire 26 est en cours d'introduction dans le bassin 22. Un élément de radier en béton 27 est construit au-dessus du ponton 25 ou, en variante, est amené sur ce ponton, en descendant le long de voies de guidage 42, comme représenté sur la Fig. 7. Lorsque l'élément de radier 27 est suffisamment formé,l'eau contenue dans le ponton 25 est pompée et ce ponton est mis à flot puis sorti du bassin, comme représenté sur la Fig. 2. En eaux plus profondes, à une certaine distance de la terre, le ponton 25 est immergé et l'élément de radier 27 est laissé à flot, comme représenté sur la Fig. 3. Si l'élément 27 n'a pas été déjà achevé, il peut être amené le long du quai 24 où du béton supplémentaire peut être coulé. Dans tous les cas, le ponton 25 est libéré de sa charge de sorte qu'il peut être ramené dans le bassin 21 ou le processus peut être répété pour produire un second élément de radier 28. Pendant que les éléments de radier 27 et 28 sont en cours de construction dans le bassin 21, deux autres éléments de radier 29 et 30 peuvent entre -construits dans le bassin 22. Il est évident qu'un seul bassin peut être utilisé quatre fois ou que quatre bassins peuvent être utilisés, un pour la fabrication de chaque élément de radier, mais pour des raisons de programme de fabrication, il est avantageux d'utiliser chacun des deux bassins deux fois. Dans une variante (non représentée) les bassins 21 et 22 peuvent être transformés en cales sèches en utilisant des portes d'écluses flottantes de sorte que les pontons peuvent être supprimés. Les éléments de radier 27 à 30 sont formés par une structure en béton alvéolaire renforcée par des poutres intermédiaires 19 servant à recevoir les montants de la tour et à reposer sur des poutres ou semelles ancrées au fond. Les éléments de radier comportent des boulons internes de positionnement de colonnes et des barres de préet de post-contrainte. En outre, ils peuvent être réalisés de façon à former des réservoirs de stockage de pétrole. Les Fig. 4 représentent un radier composite 32 formé en réunissant les quatre éléments de radier 27 à 30 extrémité contre bord, pendant qu'ils sont à flot de façon à former un radier carré percé d'une ouverture centrale 33. En considérant la vue en plan, on peut voir qu'une extrémité de chaque élément est en butée contre un côté de l'élément suivant auquel elle est fixée. Lorsque les éléments ont été réunis, du béton supplémentaire peut être coulé pour achever le radier. Bien que le radier ait été décrit comme étant construit en béton, il pourrait, en variante, être fabriqué en acier. Le radier achevé 32 est alors déplacé et amené contre une digue qui peut, avantageusement, être le mur de quai 24. Pour stabiliser le radier, du sable 31 peut être injecté par pompage au-dessous de lui de façon à lui fournir un support, comme représenté sur la Fig.5b. En variante, des semelles en béton armé 43, munies d'un revEte- ment élastique, sont coulées dans le roc du fond immédiatement devant le quai ou la digue, comme représenté en plan sur la Fig. 8 et en coupe sur la Fig. 9. Les semelles constituent un socle sur lequel le radier combiné peut être assemblé puis stabilisé pour l'installation d'une tour montée. Les éléments de radier sont amenés individuellement à l'emplacement de construction et l'élément 27 est stabilisé-contre la paroi de la digue ou quai 24. L'élément 28 est placé bout contre bord par rapport à l'élément 27 en utilisant des câbles 45 puis est tiré jus que dans la position appropriée sur les semelles 43. Ensuite, les éléments 29 et 30 (représentés en traits mixtes sur la Fig. 8) sont positionnés d'une manière similaire et abaissés sur les semelles. Les éléments de radier peuvent être lestés de façon à venir reposer sur les semelles 43, en admettant de l'eau uniquement dans les compartiments situés au milieu de leurs côtés, ce qui laisse les coins du radier vides en vue du travail d'assemblage ultérieur à effectuer lorsque les montants de la tour sont placés dessus. Des dispositifs d'étanchéité flottants disposés au-dessous des éléments de radier peuvent être utilisés pour emprisonner la matière de jonction utilisée au cours du processus d'assemblage du radier. Pendant que le radier est construit, une tour 40 peut être simultanément fabriquée à terre, sur un emplacement adjacent. Comme représenté sur la Fig. 5a, quatre châssis latéraux 101 à 104 de la tour sont couchés sur le sol et soudés, leurs bases 105 à 108 (c'est-à-dire les poutres tubulaires qui reposeront sur le radier) étant disposées de façon à occuper leurs places respectives sur la forme, en plan, de la tour et étant articulées de façon à pouvoir pivoter autour des axes de ces poutres tubulaires. Lorsque les quatre châssis latéraux ont été soudés au niveau du sol, ils sont basculés vers le haut par des grues et/ou des palans montés sur des tours d'érection pour cofltituer la tour et les bords adjacents des châssis latéraux sont soudés entre eux au moyen de tirants. De cette manière, chacun des quatre angles de la tour est constitué par un montant double formé par les poutres lontigudinales, telles que les poutres 109 et 110, des châssis latéraux adjacents.A ce stade, des entretoises peuvent, si nécessaire, être soudées sur place pour renforcer la tour. Avantageusement, les dispositifs de pivots prévus pour soulever les châssis latéraux sont montés directement sur des systèmes de patins et une poutre appropriée ancrée dans le sol est montée entre les patins supportant les châssis latéraux opposés afin d'empêcher leur déplacement au cours de l'érection de la tour. I1 est bien entendu que, bien que la tour représentée sur la Fig. 5a soit carrée et comporte quatre châssis latéraux identiques, la technique qui consiste à fabriquer des châssis latéraux sur le sol puis à les faire pivoter verticalement pour former une structure de tour peut être utilisée pour ériger tout élément de forme générale plane lorsque ces lignes de base sont espacées l'une de l'autre et sont situées sur la forme en plan de la structure de tour. Comme représenté sur la Fig. 5b, la tour achevée (ou gaine) 40 est glissée sur le radier stabilisé 32 au moyen de patins (non représentés). Afin d'égaliser (dans la mesure du possibleà les charges des montants de la gaine ou tour au cours du déplacement sur les patins, ceux-ci sont placés au centre, entre chaque paire de montants d'angle 109,110 et supportent les montants sur une poutre transversale qui s'étend entre eux. Des moyens sont prévus sur les éléments de radier en béton pour permettre à la tour d'être déplacée sur eux par glissement, à ce stade. lorsque la tour est en place, elle peut être fixée au radier et, lorsque cette opération a été effectuée, l'ensemble peut être achevé. I1 est évident qu'il est avantageux d' effectuer de telles opérations en un lieu adjacent au chantier dans lequel la tour a été fabriquée. L'addition de la tour ajoute un poids considérable sur la face supérieure du radier et, pour soulever l'assemblage au-dessus du sable placé de ce radier, l'eau peut en être pompée. le radier est de préférence conçu pour avoir une flottabilité suffisante (lorsque liteau a ébé chassée des éléments de radier 27 à 30) pour faire flotter l'ensemble au-dessus du sable 32. Cependant, si une flottabilité supplémentaire est nécessaire, les pontons 25 et 26 peuvent être submergés de part et d'autre de ltensemble, fixés à celui-ci et sortis du chantier en mer comme représenté sur les Fig.6. Afin d'assurer une stabilité supplémentaire pendant que l'en- semble est remorqué jusqu'à son emplacement d'installation et au cours de l'opération ultérieure d'immersion au fond de la mer, des cylindres en acier 41 sont ajoutés dans les coins et, si nécessaire, au milieu des côtés du radier. les cylindres ajoutent à l'ensemble une flottabilité suffisante pour élever le centre de poussée au-dessus du centre de gravité lorsqu'ils sont complètement submergés et pour permettre au radier d'être complètement immergé, protégeant ainsi le radier contre les pressions d'eau différentielles excessives au cours de l'opération de descente au fond de l'eau.Ces cylindres peuvent être détechés de l'assemblage, lorsqu'il est installé à son emplacement de production, pour être utilisés sur un autre assemblage, ou ils peuvent rester en place sur la plate-forme de production achevée pour former des moyens de stocka ge de pétrole. le montage des cylindres est représenté sur la Fig. 10 qui montre un cylindre pendant qu'il glisse sur le -sier le long d' une voie 47, après quoi il est redressé en utilisant une grua 48 et boulonné à d'autres cylindres similaires pour former un faisceau. Lorsque le radier est en place, les puits de production peuvent passer par l'ouverture 33. le fait qu'une ouverture soit prévue au milieu du radier diminue le risque d'une éruption du puits. En outre, dans le cas, peu probable, d'un glissement, l'ouverture permet aux puits de production de fléchir sans cisailler les tubes de descente comme cela se-produirait avec un radier à base pleine. La résistance au glissement de l'assemblage peut être améliorée en plaças u sable ou du gravier à l'intérieur du bord ou écran constitué par les éléments de radier entourant l'ouverture 33.,Le poids du sable ou gravier peut être utilisé pour enfoncer à force des clavettes de cisaillement à travers des couches molles des strates du fond de la mer, lorsque cela est nécessaire. Une protection externe contre l'affouillement peut être ajoutée sous la forme de panneaux articulés (ou d'une jupe s'étendant vers le bas) disposés à l'extérieur du radier et l'espace compris entre la base du radier et le fond de la mer peut être remblayé avec du sable. On se référera maintenant à la Fig. 11 qui représente un second mode de réalisation de l'invention suivant lequel une tour est érigée sur un emplacement 124 en haut d'un pan incliné 125 (dont la pente est fortement exagérée sur le dessin, la pente effective étant de 1:100). Dans ce cas, la tour est érigée en deux moitiés 133 et 134 dont les pieds 126 reposent sur des patins 127. les deux moitiés sont montées pivotantes autour de leurs lignes de bases perpendiculaires à la direction du pan incliné, c'est-à-dire entre la position représentée en traits interrompus et la position représentée en traits pleins sur le côté gauche de la Fig. 11. lorsque la tour est pratiquement achevée, les patins 127 sont déplacés vers le bas de la rampe inclinée jusqu'à la position 128. A ce stade, l'espace compris entre les patins est rempli par une vote de guidage provisoire 129 de niveau avec une voie correspondante prévue sur le radier composite 132. Comme représenté sur la Fig. 11, des poutres en béton armé 121 ancrées dans le sol (sur lesquelles le radier combiné peut reposer) sont coulées sur la roche de fond 122 immédiatement devant le qusi ou digue 123. Lorsque les éléments de radier ont été immergés sur les poutres ancrées dans le sol et avait l'étape de transbordement, les joints entre les éléments de radier sont scellés au moyen d'un mortier. Le patin le plus proche du radier est maintenu à une certaine distance par des pièces d'espacement 151 et les pieds 126 de la tour sont entraînés jusqu'à leur position dans l'ensemble achevé. Un troisième procédé, qui est un procédé préféré, pour soulever la tour est représenté sur les Fig. 12 et 13. Dans ce cas, les deux moitiés de la tour sont assemblées de manière que les poutres tubulaires de leurs bases reposent sur la forme en plan de la tour, parallèlement au plan incliné et au-dessus de ce plan sur lequel la structure de tour achevée glissera jusque sur un radier. Ainsi, les moitiés de tour sont initialement couchées perpendiculairement au plan incliné. Comme représenté plus particulièrement sur la Fig. 12, des sous-ensembles, tels que le sous-ensemble 150 (représenté en traits interrompus) sont construits très près du niveau du sol sous forme de charpentes plates. les points nodaux du sous-ensemble 150 sont supportés par des piliers en béton 151 et des étriers 152 sont disposés le long de ce qui deviendra un montant de la tour achevée. Lorsque le sous-ensemble 150 est achevé, il est redressé, comme représenté par la ligne en traits interrompus 153, de sorte qu'il est étendu dans unplan vertical. D'une manière similaire, un autre sousensemble 154 est construit de façon à pouvoir tourner autour de l'axe d'un autre des montants de la tour achevée. Des traverses 155 et un support de superstructure en une seule pièce ou tablier 156 enjambent l'espace compris entre les deux sousensembles 150 et 154. On comprendra quntout ce travail est exécuté à proximité du niveau du sol et est ainsi moins susceptible d'être entravé par des conditions atmosphériques défavorables. Lorsque les sous-ensembles ont été dressés, la poutre tubulaire de base 160 est prolongée par des fusées d'essieu 157 et est supportée sur des étriers d'érection 158. Pendant que les moitiés de tour sont en cours d'assemblage, deux tours d'érection 159 sont dressées entre les deux moitiés de la tour. les tours d'érection sont haubannées par des câbles 161 et sont raccordées aux supports de superstructure 156 par des câbles d'érec- tion 162. Comme représenté sur la Fig. 13 les deux demi-tour sont couchées à plat sur le sol avec leurs bases disposées le long des plans inclinés 163 et 164. Lorsque les traverses 155 ont été montées, les câbles d'érection 162 et des grues de grande hauteur 165 sont utilisés pour faire pivoter les deux moitiés de tour simultanément autour des poutres tubulaires de la base qui se trouvent sur la forme, en plan de la tour, jusque dans la position 166 représentée en traits mixtes. Au moment où les moitiés de tour passent le point mort haut, les câbles d'érection 162 cessent d'être en charge et des câbles de support 167 empêchent les deux côtés de la tour de faire basculer et de tomber sur les tours d'érection. Un petit nombre d'entretoises de remplissage 168 peut maintenant être ajouté et la tour est alors capable de glisser vers le bas le long des plans inclinés jusque sur le radier. La tour décrite ci-dessus peut être construite avec des poutres tubulaires de faible diamètre qui sont relativement transparentes aux vagues ahordantes et qui, en outre, nécessitent peu de renforcement intérieur. Les Fig. 14 et 15 représentent un troisième procédé, qui est également préféré, pour placer une tour montée sur un radier. Dans ce cas, la tour 166 a été dressée en deux moitiés 169 et 170 par pivotement autour d'axes situés au-dessus des deux voies de glissement 163 et 164. La tour 166 est abaissée sur des patins 171 recouvrant les voies de glissement en utilisant des crics à sable, puis est écartée des tours d'érection et amenée à la position représentée en traits mixtes sur la Fig. 15 où le montage d'éléments de charpente intermédiaires 178 entre les deux moitiés detour est achevé. La tour montée est alors déplacée vers le bas le long des voies de glissement, sur un éperon 172 traversant un intervalle 174 et, de cette manière, jusque sur le radier 179. Sur le radier les voies de glissement formées sont amovibles et sont disposées au-dessus des poutres intermédiaires-19. Des montants 175 de la gaine, ou tour, sont réalisés de façon à s'adapter sur des raccords boulonnés 176 coulés à l'avance sur les éléments de radier et sont abaissés sur ceux-ci en utilisant d'autres crics à sable 177. Ensuite, les montants peuvent être boulonnés en place, en utilisant des boulons de tension, puis scellés. On comprendra que des faisceaux de cylindres (non représentés sur la Fig. 14) peuvent être disposés aux quatre coins du radier et au milieu des trois côtés éloignés des voies de glissement sans g8- ner le déplacement de la tour sur ce radier. Revendications 1 - Radier de support des montants (109,110) d'une tour '40) pour ensemble maritime et notamment ensemble composite, caractérisé en ce qu'il comprend au moins trois éléments de radier (27,28,29) qui, lorsqu'ils sont réunis, forment un radier composite (52! perce d'une ouverture sensiblement centrale (33) qui le traverse de façon atormer -n 0000 direct, accès depuis le sommet de la tour jusqu'au fond de la mer situé au-dessous, lorsque l'ensemble est fondé. 2 - Radier de support des montants (109,110) d'une tour (40) pour ensemble maritime et notamment ensemble composite, caractérisé en ce qu'il comprend quatre éléments de radier (27 à 30) de forme générale, en plansrectangulaire, réunis pour former un radier (32) composite percé d'une ouverture centrale (33) fournissant un accès direct depuis le sommet de la tour, au fond de la mer situé au-dessous, lorsque l'ensemble est fixé au fond. 3 - Radier selon la revendication 2, caractérisé en ce que les éléments de radier (27 à 30) sont identiques et sont réunis extrémité contre bord pour former un radier composite carré (32). 4 - Radier selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les éléments de radier comportent des moyens de pompage ou de submersion, de sorte qu'ils peuvent être utilisés à la fois pour le lestage, au moyen d'eau, au cours des processus de mise à flot et d'immersion, ou pour le stockage du pétrole, lorsqu'ils sont immergés. 5 - Radier selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'il comporte en outre des chambres supplémentaires (41) pour le lestage au moyen d'eau ou pour le stockage du pétrole, qui sont fixées de manière permanente ou provisoire sur le dessus des éléments de radier. 6 - Procédé de fabrication d'un radier selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les éléments de radier sont construits sur la terre ferme (42) et sont lancés en mer en utilisant des pontons submersibles (25) amenés dans un bassin (21) ou immergés au fond de la mer en un emplacement adjacent au lieux de la cons traction. W - Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce aloP 7Ps éléments de radier sont réunis les uns aux autres pendant qu'ils sont à flot e utilisant des câbles pré-étendus ou post-tendus dans un ou plusieurs des éléments. 8 - Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que les éléments de radier sont réunis entre eux sur des semelles rigides (43), ou sur des poutres ancrées dans le sol (121), immergées sur le fond de la mer (122) en un emplacement en eaux peu profondes. 9 - Procédé selon l'une des revendications 6 à 8, caractérisé en ce qu'une matière de scellement est ajoutée dans les éléments de radier après qu'ils ont été réunis les uns aux autres, des dispositifs d'étanchéité flottants emprisonnant cette matière. 10 - Procédé de fabrication d'une tour par exemple, pour plateforme maritime composite, caractérisé en ce qu'il consiste à construire deux châssis latéraux (169,170) sur le sol de manière que leurs bases (160) occupent leurs places respectives sur la forme en plan de la tour achevée (166), puis à soulever les châssis latéraux par pivotement autour de leurs bases respectives (160) et à réunir les bords (178) adjacents de ces châssis. 11 - Procédé de fabrication selon la revendication 10, caractérisé en ce que la tour est fixée, au moins partiellement, sur une tour d'érection (159) disposée sur la forme, en plan, de la tour (166), entre les châssis latéraux (169,170). 12 - Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce que le pivotement est provoqué par une force latérale agissant à partir d'un point de la tour d'érection (159) situé au-dessus du niveau auquel le châssis a été construit. 13 - Procédé selon l'une des revendications 10 à 12, caractérisé en ce que les deux châssis latéraux (101,103) sont dressés puis leurs bords adjacents sont réunis par deux autres châssis latéraux (102,104) qui sont eux-mêmes dressés par pivotement autour de leurs bases respectives sur la forme en plan de la tour. 14 - Procédé selon l'une des revendications 10 à 12, caractérisé en ce que les deux châssis latéraux ont la forme de structures en treillis à trois dimensions (169,170) qui, lorsqu'elles sont soulevées, remplissent en grande partie l'espace compris entre elles dans leur position montée. 15 - Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce qu' une tour d'érection (159) des châssis latéraux (169,170) est située entre ceux-ci et en ce que la tour montée (166) peut être éloignée par un déplacement latéral et passe au-dessus de la tour d'érection (159) sans heurter celle-ci. 16 - Procédé selon les revendications 14 et 15, caractérisé en ce que des sous-ensembles (150,154) de structure en treillis sont eux-mêmes construits horizontalement et sont ensuite dressés par pivotement autour des poutres tubulaires formant les montants des châssis pour venir occuper des positions verticales ou presque verticales dans la tour achevée. 17 - Procédé selon l'une des revendications 10 à 16, caractérisé en ce que les châssis latéraux (169,170) sont redressés simultanément. 18 - Procédé selon l'une des revendications 10 à 17, caractérisé en ce que les bases des châssis sont montées rotatives sur des patins (171) capables de déplacer la tour (166) vers un emplacement quelconque le long d'une voie de glissement (164). 19 - Procédé selon la revendication 18, caractérisé en ce que les axes de rotation (126) sont perpendiculaires à la voie de glissement. 20 - Procédé selon la revendication 18, caractérisé en ce que les axes de rotation (126) sont parallèles à la voie de glissement. 21 - Procédé selon l'une des revendications 10 à 20, caractérisé en ce que les bases (160) des châssis latéraux (169,170) sont des poutres tubulaires capables de tourner dans des étriers (158). 22 - Procédé selon la revendication 21, caractérisé en ce que des prolongements formant fusées d'essieux (157) sont adaptés aux poutres tubulaires (160) des bases pour leur donner une capacité sup plémentaire de support de charge au cours de la rotation. 23 - Procédé selon l'une des revendications 10 à 22, saracté- risé en ce que les châssis latéraux comprennent des parties d'un tablier ou support de superstructure (156). 24 - Tour d'ensemble maritime réalisée suivant le procédé de l'une des revendications 10 à 23. 25 - Procédé de fabrication d'un ensemble maritime caractérisé en ce qu'il consiste à stabiliser un radier (179) le long d'un quai, à déplacer au moins une partie d'une tour montée (166) du quai sur le radier, à fixer la tour au radier et à mettre à flot l'ensemble ainsi formé puis à l'éloigner de son emplacement le long du quai. 26 - Procédé selon la revendication 25, caractérisé en ce que le radier (179) est déplacé jusqu'à un emplacement le long d'un quai où il est stabilisé. 27 - Procédé selon la revendication 26, caractérisé en ce que le radier est déplacé jusqu'à l'emplacement le long d'un quai sous la forme de plusieurs éléments de radier (27 à 30). 28 - Procédé selon l'une des revendications 25 à 27, caractérisé en ce que la tour (166) est déplacée par glissement le long d' une voie de glissement (164) s'étendant de l'emplacement du quai jusqu'au radier (179). 29 - Procédé selon la revendication 28, caractérisé en ce que la partie de la voie de glissement (164) située sur le radier (179) est amovible. 30 - Procédé selon l'une des revendications 28 et 29, caractérisé en ce que la tour (166) est supportée par des étriers rotatifs (158) utilisés pour positionner un organe de base tubulaire (160) sur la forme, en plan de la tour et en ce que les étriers sont disposés sur des emplacements de patins pour des patins (171) destinés à glisser le long de la voie de glissement (164). 31 - Procédé selon l'une des revendications 28 à 30, caractérisé en ce que la partie de la voie de glissement (164) située sur le radier (179) est placée au-dessus de parois intermédiaires (19) de la structure de radier. 32 - Procédé selon l'une des revendications 25 à 31, caractérisé en ce que la tour est abaissée sur le radier au moyen de crics à sable (177) pour transférer le poids de la tour (166) à des régions appropriéès (176) du radier (179). 33 - Procédé selon l'une des revendications 25 à 32, caractérisé en ce que l'ensemble achevé est mis à flot et éloigné de l'em- placement le long du quai à l'aide de moyens accroissant temporairement sa flottabilité (25,26) qui sont attachés au radier (32). 34 - Ensemble maritime caractérisé en ce qu'il est construit conformément à l'une des revendicatibns 25 à 33.