L'invention a pour but d'éliminer les effets d'éblouisent durant la conduite de nuit d'un véhicule. te procédé consiste à utiliser des verres partiellement teintés et / ou filtrants (cf. figure 1), verres conçus de telle manière que la protection soit la meilleure possible dans les zones sollicitées par les phares et autres sources lumineuses (cf. figure 3) et, par ailleurs, laissent une visibilité par- faite face au conducteur, c'est à dire sur la partie droite de la voie, et sur le bas coté. Que cela soit en circulation ville ou eampagne ou encore sur autoroutes, la vue des conducteurs est soumise à de fortes sollicitations dues aux phares des véhicules venant de face ou des véhicules suiveurs Trois remarques s'imposent a) les flux lumineux émis sont en réalité dgintensité moyenne et s'ils genent les conducteurs, c1 est avant tout par contraste avec la nuit noire, et aussi parce que les optiques de phares, ltenvironnement et les chaussées mouillées apportent une quantité importante de réflexions lumineuses parasites. On constate par expérience qu'une filtration d'absorption moyenne de lDor dre de 50 à 60D/o des rayons visibles est suffisante pour remédier à ces incon vénients, sans pour cela rendre le dispositif dangereux, d'autant que, d'a près l'invention, toute une partie du verre n'est pas filtrante b) les conducteurs sont souvent plus gênés par les éclats de phares reflétés par les rétroviseurs que par les phares venant de face.Il y a plusieurs raisons à cela le conducteur n'a que peu de moyens pour se protéger, sinon de ralentir pour se laisser dépasser su eneore accélérer pour distancer le ou les vébi- cule s suiveurs ou encore, comme le font certains, de dérégler leurs rétro viseurs, ce qui est en tout état de cause dangereux. - le conducteur est gêné à la fois par les rétroviseurs intérieurs et par les rétroviseurs extérieurs. c) les éclairages publics, lampadaires, projecteurs et enseignes lumineuses (celles des stations services notamment), sont très puissants et créent le phénomène du "trou noir". De ces remarques, il faut en conclure que trois protections doivent être apportées simultanément - de face côté gauche, sans gêner pour cela la visibilité de la partie droite de la chaussée; - de l'arrière droit et gauche; - de face et en haut. La figure 3 illustre schématiquement l'effleaoitd de l'iuvention concernant ces trois protections (la figure 3 ne montre qu'un seul verre). De par la forme des zones filtrantes, la théorie voudrait qu'à chaque écart pupillaire correspondent des verres adaptés. En fait, l'expérience montre que la distance de la pupille (P) au point C, dans le plan vertical, doit être de l'ordre de 5 à 10 millimetres et que la tolérance latérale pour les segmentes EP et EF est du même ordre que le segment PC. De ce fait, un réglage des montures, en fonction de la morphologie de l'individu est effectivement possible, soit en montant les verres sur des montures réglables, soit en les adaptant à des montures métalliques déformables. A noter que le réglage des plaquettes de nez permet de faire varier la distance PC et, par voie de conséquence, EP et EF. Enfin, l'efficacité de l'invention est accrue dans la mesure où les verres sont de large dimension, de forte courbure et installés sur des montures de forme telle que le champ couvert soit maximum, notamment pour protéger le conduc teur des rétroviseurs les plus extérieurs. R E V E N D I C A-T I O N S 1. Verres optiques pour la protection de la vue en conduite de nuit, caractérisés en ce que chaque verre comporte une zone filtrante en forme de fer à cheval, ladite zone s'étendant sur les côtés droit et gauche et dans la partie supérieure, le reste du verre en bas et à droite laissant la visibilité face au conducteur et sur la moitié droite de la chaussée, en particulier sur le bas-côté où piétons et véhicules à deux roues peuvent se situer. Les zones filtrantes protègent le conducteur : - des phares des véhicules venant de face; - des reflets des phares sur la chaussée par temps de pluie; - des reflets des phares dans les rétroviseurs intérieur et extérieurs; - des réverbères et lampadaires encadrant les chaussées ainsi que des enseignes lumineuses. 2. La zone filtrante en forme de fer à cheval suivant la revendication 1 (figure 1) peut être décrite de la manière suivante - une zone limitée pour chaque verre par une direction BC masquant la partie gauche de la chaussée pour les véhicules venant de face0 Une légère ineli naison et/ou une rotation de la tête peut accentuer l'effet de protection; - une zone limitée pour chaque verre par une direction , masquant les ré troviseurs extérieurs gauches de portière et d'aile; - une zone limitée par une direction CD masquant le rëtroviseur intérieur et les rétroviseurs droits de portière et d'aile. 3. Verres optiques, seion les revendications 1 et 2, caractérisés en ce que le verre droit et le verre gauche présentent chacun un dessin sensiblement diffa rent pour raisons de parallaxe; de ce fait, les délimitations de zones AS, BC et CD, respectivement pour le verre droit et le verre gauche, doivent colncider. 4. Verres optiques, selon les revendications 1 et 2, caractérisés en ce eue les zones AB, PC et CD peuvent être des zones à filtration dégradée ou non. 5. Verres optiques selon l'ensemble des revendications 1 à 4, caractérisés en ce que - les verres sont optiquement neutres en matière minérale ou organique; - la filtration peut être le fait d'un filtre coloré ou incolore, par procédé de trempage; - le montage des verres peut se faire aussi bien sur une montre de lunettes que sur une face supplémentaire adaptable à des lunettes correctives. 6. Verres optiques selon l'ensemble des revendications i à 5 caractérisés en ce que la conception de ces verres est faite pour la conduite à droite mais auraient des effets identiques en conduite à gauche, à condition qu'à la fabrica- tion soit respecté le principe de la symétrie suivant un axe vertical (cf.fig.2).