La présente invention, relative à l'aspiration automatique sur dégauchisseuse-raboteuse ou autre machine combinée de structure à peu près analogue, concerne les tuyauteries aspirantes divisées en deux branches dont on désire que chacune accapare au moment voulu la totalité de puissance d'un aspirateur unique à faible rendement afin de fournir une aspiration suffisamment forte quoique silencieuse et économique. Elle s'adresse spécialement aux machines combinées en raison de leur conformation particulière qui fait que celle-ci ne permettent guère, généralement, d'utiliser simultanément plusieurs de leurs diverses fonctions. Dans beaucoup de petits ateliers où sont disséminées des machines à fonction unique qu'on utilise rarement toutes ensemble , on obtient le cumul de l'aspiration dans l'embranchement choisi en manipulant des trappes, le principe consistant à boucher les conductions momentanément inutiles. Or très souvent on ne pense à effectuer cette manoeuvre qu'empiriquement lorsqu'on a déjà subi quelques assauts de poussières et particules. Aux prix d'une installation coûteuse, on peut éviter cet inconvénient en employant un système électromécanique : chaque trappe étant couplée avec un petit moteur électrique connecté conjointement avec le démarreur de la machine intéressée, son ouverture s'opère automatiquement dès le démarrage de ladite machine, et une impulsion en sens contraire la referme dès l'arrêt. Cette solution idéale dans bien des cas, déjà rejetée ici en raison de son coût, ne saurait de toute façon s'appliquer aux machines combinées mues par un moteur unique. D'autre part, les transformations successives qu'on leur impose font que les tuyaux eux-même doivent être mobiles sinon démontables pour ne pas condamner ces machines à l'inaction. On emploie généralement des tuyaux flexibles, peu commodes, qui ne posent pas de problèmes d'adaptation spécifique. Cependant, on est toujours obligé d'actionner les trappes à la main. La tuyauterie combinée qui fait l'objet de la présente invention, conçue de manière à utiliser la puissance totale de l'aspirateur pour chacune de deux captations distinctes sur une dégauchisseuse-raboteuse ou autre machine à peu près semblable, résoud le problème de l'automatisme des trappes sans user d'un moyen électromécanique. Le conduit collecteur, aérien, est obligatoirement bloqué de manière à rendre impossible, en quelque sens que ce soit, la moindre oscillation sous l'effet d'une poussée, du moins à son extrémité emboutée d'une culotte qui se trouve située à faible distance de l'aplomb de la machine. De même à cet endroit, il doit se présenter parfaitement horizontal et sa hauteur de suspension ne doit pas excéder trois mètres. Les deux jambages de la culotte, alignés à l'horizontale, sont prolongés respectivement de deux coudes, arrondis en quart de cercle, emboitant deux tuyaux qui aboutissent, l'un à la source d'émission des copeaux de rabotage (tuyau R'), l'autre à celle des copeaux de dégauchissage (tuyau D'). Les deux tuyaux, unis chacun à son coude au moyen de quelques vis Parker, se trouvent perpendiculaires au conduit collecteur. Ils sont mobiles suivant la perpendiculaire, c'est à dire que leurs coudes peuvent pivoter par roulement circulaire face aux jambages de la culotte auxquels ils sont joints par une boîte de raccordement qui contient l'organe de roulement. Hors fonction, le tuyau R', embouché de son capteur en forme de trémie pour aspirer les copeaux de rabotage, se tient relevé quasi-horizontalement par l'effet de bascule d'un contrepoids. A ce moment, sa trappe est fermée, et celle du tuyau D est ouverte. L'inversion se produira quand on abaissera le tuyau R' pour le mettre en service. Les deux trappes sont des disques à pivot diamétral vertical logés dans les jambages de la culotte. Au bout du pivot qui dépasse extérieurement de chacune d'elles par dessous est fixée une bobine. Un fil relie les deux bobines de telle façon que les trappes se trouvent orientées perpendiculairement l'une par rapport à l'autre, et ce fil aboutit à une patte soudée au coude du tuyau R'. La description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés, donnés à titre non limitatifs, permettra de mieux comprendre l'invention. La figure 1 est une vue de devant d'une tuyauterie combinée spécialement destinée à une dégauchisseuse-raboteuse ou autre machine à peu près identique. Celle-ci s'y trouve elle-même nécessairement représentée à sa suite, mais partiellement, schématiquement et en seule qualité de faire-valoir. La figure 2 est une vue de dessus, schematique, de la culotte raccordée au conduit collecteur. La figure 3 est une vue de profil de ladite tuyauterie combinée, représentée selon ses deux positions distinctes, l'une figurée en traits continus, l'autre figurée en traits pointillés. Comme en figure 1, on voit esquissé dessous, pour la compréhension, le haut de la machine corroyeuse. La figure 4 est un report indiquant de façon plus explicite le moyen de suspension qui semble être le plus propre à assurer une rigidité satisfaisante à l'ensemble de l'appareil. Pour des raisons de clarté du dessin, on a délibérément omis -de représenter le tuyau D', ainsi que son coude et sa boîte de raccordement, étant donné que sa mobilité n'exerce aucune incidence sur le mécanisme. Pour les mêmes raisons, on n'a pas dessiné non plus les tables de dégauchissage, sensément ouvertes, de la machine corroyeuse. Normalement, leur angle d'ouverture permet sans aucune difficulté l'abaissement et le relevage du tuyau R' embouché de sa goulotte. Le tuyau R' et la goulotte 1 doivent être fabriqués en une matière aussi légère que possible, sinon le contrepoids 2 ne suffirait pas à les contrebalancer. Le contrepoids est fixé, par une bride ou autre sorte d'attache, à la boite de raccordement 3. Celle-ci est solidaire du coude 4 et libre de tourner sur le jambage de la culotte 5. Abaissé sur la machine corroyeuse, le tuyau R' : doit logique ment s'y # s'y maintenir, vu que le contrepoids se trouve à cet instant situé en avant du centre de gravité. Néanmoins, on a jugé bon de placer deux aimants 6 sur les côtés de la goulotte afin d'amortir les éventuelles vibrations. Lorsque le tuyau est relevé, le contrepoids se trouve situé en arrière du centre de gravi té. Il importe donc au contrepoids d'être assez lourd pour contrarier le poids du tuyau et de la goulotte réunis. Le basculement vers l'arrière est évité grâce à la grosse patte d'arrêt 7 fixée à la chaise de suspension 8. La chaise de suspension, qui enserre solidement, à leur jonction, le conduit collecteur et la culotte réunis, au moyen d'un boulon, est également porteuse d'une patte 9 à laquelle est attaché u@ petit ressort 10 tirant un fil relié à une bobine 11. Cette bobine est emmanchée sur 1 axe de la trappe D, par dessus. Par dessous, cet axe dépassant d'une plus grande longueur porte une bobine 12 reliée à la bonine 13 par un fil qui aboutit, après enroulement individuel sur les deux, à une patte 14 soudée au coude 4, en passant dans l'oeilleton percé dans la patte 15 soudée au jambage R. On voit sur la figure 2 l'orientation respective des deux trappes lorsque le tuyau R' est baissé. La trappe R est ouverte et la trappe D est fermée. Le ressort 10 les maintient dans cette position jusqu'à ce que le fil attaché à la patte 14 soit tiré en avant par le mouvemeiit de levage du tuyau R', accomplissant l'inversion. La poignée 16 fixée à la goulotte sert à relever le tuyau R' sans risque de s'aventurer les doigts en zone dangereuse. Selon une disposition avantageuse, l'espace compris entr L'emplacement du conduit collecteur et son mode de fixation, tels qu'ils ont été décrits et dessinés dans le présent mémoire, constituent l'exemple le mieux approprié pour ce qui concerne l'emploi de la présente invention au profit d'une dégauchisseuseraboteuse. Cependant, l'invention proprement dite, caractérisée par le jeu des trappes d'après toutes les explications qui en ont été données, peut s'appliquer aussi bien au profit de maintes autres machines combinées, de n'importe quel genre, dont on n'a pas lieu d'utiliser à la fois deux fonctions. Au besoin, le conduit collecteur pourrait aussi bien se trouver sous terre ou à n'importe quel niveau, et pas forcément horizontal. Il pourrait même être flexible, pourvu que la culotte soit solidement maintenue REVENDICATIONS 1. Tuyauterie d'aspiration combinée à deux branches pour dégauchisseuse-raboteuse ou autre machine de meme genre à deux fonctions non simultanées, comportant une culotte à deux jambages desquels partent les deux tuyaux, et deux trappes circulaires à pivot diamétral logées chacune dans un jambage, caractérisée par le fait que les deux trappes, accouplées par un lien extérieur, sont disposées de telle sorte que l'une s'ouvre quand 1 t autre se ferme, et vice versa. 2. Tuyauterie d'aspiration combinée selon la revendication 1, caractérisée par le fait que la rotation simultanée des deux trappes s'accomplit par le truchement d'une manoeuvre de l'un des deux tuyaux consistant à l'amener en position de captage ou à l'en écarter. 3. Tuyauterie d'aspiration combinée selon les revendications 1 et 2, caractérisée par le fait que l'organe de transmission est un fil attaché d'un bout au tuyau précité, puis enroulé sur une bobine emmanchée au pivot de la trappe dudit tuyau, et enroulé de la même façon à une autre bobine solidaire de l'autre trappe, celle-ci retenue par un ressort de rappel.