La présente invention se réfère aux dispositifs à serrage rapide, tels que ceux dits "pince-étau", qui comportent une genouil1ère articulée, convenablement disposée pour constituer élément multiplicateur d'effort et organe de maintien de la pince à la position serrée. On peut trouver la description d'une telle pince dans le brevet français 1 598 159 du 14 Août 1970. Les pinces du genre en question s'utilisent notamment pour le serrage rapide de pièces l'une contre l'autre au cours dtopérations d'usinage, assemblage, montage, etc... Dans de telles pinces l'effort de serrage est évidemment assuré par la réaction élastique des divers organes de la pince et des pièces elles-mêmes. Il convient donc que l'écartement des m - choires soit exactement adapté à l'épaisseur des pièces serrées. On a prévu jusqutici à cet effet de constituer l'une des mâchoires par l'extrémité dtune vis de grande longueur vissée à l'extrémité de l'une des branches de la pince. On obtient ainsi des résultats satisfaisants, mais la manoeuvre de la vis en fonction des épaisseurs à serrer, lors de chaque réglage, est relativement longue et fastidieuse. Suivant une première caractéristique de l'invention l'on remédie à cet inconvénient en remplaçant la vis par une tige-poussoir lisse, préférablement de forme cylindrique, qui coulisse sans jeu appréciable dans une des branches de la pince, par exemple la branche supérieure, tandis qu'an prévoit entre cette branche et la tige un système d'auto-blocage qui empêche la tige de reculer lors de l'action de serrage de la pince. Suivant une autre caractéristique de l'invention le système d'auto-blocage précité est constitué par un verrou plat, disposé à pivotement sur la face extérieure de la branche intéressée de la pince et lui-meme traversé par la tige, de manière que dès le début du recul de celle-ci, ledit verrou prenne une position oblique et coince sur la tige en empêchant tout déplacement ultérieur de celleci. Selon une troisième caractéristique de l'invention l'on associe à la genouillère un dispositif permettant de régler la course d'ouverture de la pince, ce dispositif étant avantageusement constitué par une butée réglable. L'utilisation judicieuse d'un tel dispositif facilite considérablement le réglage de la tige-poussoir, ainsi quton l'expliquera ci-après. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer. Fig. 1 est une vue de côté de l'ensemble d'une pince-étau comportant application des perfectionnements suivant l'invention. Fig. 2 est une coupe de détail à grande échelle de la branche supérieure de la pince de fig. 1 et des organes qui lui sont associés. Fig. 3 est une vue en plan du verrou. Fig. 4 est un schéma à grande échelle exposant le fonctionnement de ce verrou. La pince représentée en fig. 1 est du type général décrit au brevet français 1 598 159 sus-mentionné. Elle comprend ainsi deux branches 1 et 2 articulées en 3 et qui se prolongent au-delà de l'articulation, sans se croiser, sous la forme de deux poignées en vis-à-vis 4 et 5. Du fait du non-croisement des branches, le serrage de leurs extrémités travaillantes (extrémités de gauche en fig. 1) correspond à l'écartement des poignées. Pour obtenir l'ef- fort de serrage indispensable, cet écartement est assuré par un système de genouillère auquel on a affecté la référence générale 6 et quon ne décrira pas plus avant étant donné qu'il ne constitue pas l'objet de la présente invention et que d'autre part on peut en trouver une description complète dans le brevet français susmentionné. Dans l'espace compris entre la genouillère 6 et l'articulation 3 on a disposé un système de butée réglable qui, dans l'exemple représenté, comprend une vis 7 vissée dans la face intérieure de la branche 1, une butée correspondante 8 prévue sur la face intérieure de la branche 2 pour coopérer avec la tette de la vis 7 et un ressort 9 monté sur la tige de la vis et pré-contraint pour constituer frein de celle-ci. L'extrémité de la tige 2 opposée à la poignée correspondante 5 est conformée de façon à constituer une première mâchoire de serrage 2a. L'extrémité en vis-à-vis la de la branche 1 est traversée à jeu réduit par une tige ou poussoir lisse 10, de forme cylindrique, qui porte à son extrémité tournée vers la branche 2 une tête 1Oa destinée à constituer la seconde mâchoire de serrage. L'autre extrémité de cette tige ou poussoir 10 est pourvue d'une tête de manoeuvre 11. D'autre part sur la face extérieure de l'extrémité travaillante la de la branche 1 est disposé un verrou plat 12 (voir fig. 3) dont une extrémité est traversée à jeu réduit par la tige 10, tandis que l'extrémité opposée 12a est engagée avec un faible jeu sous un bec lb solidaire de la branche 1 et orienté en direction de la tige 10.Le verrou 12 est en outre sollicité vers le haut par un ressort 13 logé dans un trou borgne lc de l'extrémité la. L'ensemble de la tige 10, de l'extrémité la de la branche 1 et de la partie du verrou 12 qui entoure ladite tige est protégé par un carter 14, de forme plus ou moins semi-cylindrique, dont les extrémités supérieure et inférieure sont fermées par des parois perpendiculaires à l'axe de la tige, la paroi inférieure 14a reposant sur la mâchoire loua, tandis que la paroi supérieure 14b est maintenue entre la tête 11 et un épaulement lOb de la tige 10. Le fonctionnement est le suivant On règle la vis 7 de manière qu'elle limite l'amplitude de l'ouverture de la pince, à partir de la position de blocage de la genouillère 6, à une valeur correspondant à la reprise des jeux et aux déformations élastiques lors du serrage. Ceci fait, la pince étant à la position d'ouverture maximale ainsi limitée, on soulève la tige 10 en maintenant le verrou 12 plaqué contre ltextrémité la à l'encontre du ressort 13, comme indiqué par la flèche P en fig. 1, afin qu'il ne puisse intervenir pour gêner ce mouvement de recul de la tige. On dispose les pièces à serrer entre les deux mâchoires 2a et lova, puis l'on abaisse la tige de manière que la mâchoire îOa vienne au contact de ces pièces. Ceci fait l > on actionne la genouillère 6 qui provoque le déplacement des deux branches en direction l'une de l'autre. Au cours de ce déplacement la tige 10 tend évidemment à reculer en direction du haut, mais elle en est immédiatement empêchée par le verrou 12 qui, sous l'effet du ressort 13, a pris la position oblique représentée de façon volontairement exagérée en fig. 4. Ce recul de la tige 10 est donc extrêmement faible et ne correspond qu'à une petite fraction de la course de serrage. Le reste de cette course est utilisé pour mettre sous contrainte élastique tout l'ensemble de la pince (branches 1, 2 et tige 10) ainsi que les pièces elles-mémes, en vue d > obtenir une réaction de serrage suffisamment élevée. Dans la pratique pour obtenir un bon fonctionnement, il convient que la distance a (fig. 3) entre le centre du trou 12b du verrou 12 et le bord de l'extrémité opposée 12a soit suffisant pour assurer un coincement efficace. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède nta été donnée qutà titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. On conçoit que si le carter 14 est très utile dans la pratique pour assurer la protection de la tige 10, il n'e-st nullement indispensable, du moins au point de we théorique. Par ailleurs cette tige 10 pourrait éventuellement comporter une forme autre que cylindrique, par exemple carrée. En dépit des avantages très importants qui résultent de l'utilisation d'un verrou à pivotement tel que 12, on pourrait utiliser d'autres systèmes d'autoblocage. Le système de butée 7, 8, 9 pourrait être supprimé en dépit de la facilité de réglage qu'il assure pour la tige 10. REVENDICATIONS 1. Dispositif à serrage rapide, du genre comportant une genouillère d'actionnement des branches et un organe de réglage de l'une des mâchoires par rapport à la branche correspondante, caractérisé en ce que cet organe de réglage est établi sous la forme d'une tige-poussoir (10) associée à un système d'auto-blocage (12, lb) propre à empêcher ladite tige de reculer par rapport à la branche (1) qui la porte. 2. Dispositif à serrage rapide suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le système d'auto-blocage comprend à la façon en soi connue un verrou plat (12) traversé à jeu réduit par la tige-poussoir (10) et monté à pivotement sur la face de la branche correspondante (1) opposée à la mâchoire (lova) portée par la tige. 3. Dispositif à serrage rapide suivant la revendication 2, caractérisé en ce que le montage à pivotement du verrou plat 12 est réalisé par engagement de son extrémité (12a) opposée à l'orifice (12b) traversé par la tige sous un bec (lb) solidaire de la branche intéressée. 4. Dispositif à serrage rapide suivant ltune quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'elle comporte un dispositif de butée réglable (7, 8, 9) propre à limiter le mouvement d'ouverture des branches en vue de faciliter le réglage de la tige (10) par rapport à la branche correspondante (1). 5. Dispositif à serrage rapide suivant la revendication 4, caractérisé en ce que le dispositif de butée réglable (7, 8, 9) est disposé entre la genouillère (6) et l'axe d'articulation (3).