La présente invention concerne une composition contenant un copolymère séquencé partiellement hydrogéné comprenant au moins deux blocs terminaux de polymère A d'un monoalcényl arène ayant une masse moléculaire moyenne comprise entre 5.000 et 125.000 et au moins un bloc intermédiaire de polymère B d'un diène conjugué ayant une masse moléculaire moyenne comprise entre 10.000 et 300.000, dans lequel les blocs terminaux de polymère A constituent de 8 à 55 % du poids du copolymère séquencé et pas plus de 25 % des doubles liaisons d'arène des blocs de polymère A et au moins 80 % des doubles liaisons aliphatiques des blocs de polymère B ont été réduites par hydrogénation. Les résines thermoplastiques pour ingénierie (par exemple constructions mecaniques) sont un groupe de polymeres possédant un ensemble de propriétés comprenant la résistance mécanique, la rigidité, la résistance au choc et la stabilité dimensionnelle sur une longue période qui les rendent utiles comme matériaux de construction. Les résines thermoplastiques pour ingénierie sont spécialement intéressante pour remplacer des métaux en raison de la réduction de poids qui peut souvent etre obtenue, comme par exemple dans des applications dans le domaine de l'automobile. Pour une application particulière, une résine thermoplastique prise isolément peut ne pas offrir la combinaison désirée de propriétés et, en conséquence, des moyens pour corriger cette imperfection sont intéressants. Une voie particulièrement attrayante est celle consistant a mélanger ensemble deux polymères ou plus (qui ont individuellement les propriétés recherchées) de ma nière à obtenir une matière ayant la combinaison désirée de pro priétés. Cette façon d'aborder le problème a été efficace dans des cas limités, comme pour améliorer larésistance au choc de résines thermoplastiques, par exemple de polystyrène, de polypro pylène et de poly(chlorure de vinyle) en utilisant des techniques spéciales de mélange ou des additifs appropriés.Toutefois, en gé néral, le mélange de résines thermoplastiques n'a pas été une technique efficace pour permettre de combiner dans une seule ma tière les caractéristiques individuelles avantageuses de deux polymères ou plus. Au lieu de cela, on a trouve souvent que le résultat d'un tel mélange est une combinaison des plus mauvaises pro priétés de chaque polymère et que l'on obtient une matière ayant des propriétés si médiocres qu'elle n'a aucune valeur pratique ou commerciale.Les raisons de cet échec sont assez bien comprises et viennent en partie du fait que la thermodynamique enseigne que la plupart des combinaisons de paires de polymères ne sont pas miscibles, bien que l'on connaisse un certain nombre d'exceptions notables.- Ce qui est plus important, la plupart des polymères adhèrent médiocrement les uns aux autres. Comme résultat, les interfaces entre les domaines des constituants (comme conséquence de leur absence de miscibilité) représentent les zones de faiblesse sévère dans les mélanges et, en conséquence, produisent des défauts naturels et des fissures qui entraînent une défaillance mécanique facile. Pour cette raison, la plupart des paires de polymères sont dites "incompatibles".Dans certains cas, le terme "compatibilité" est utilisé comme synonyme de "miscibilité" toutefois, on utilise ici le terme compatibilité dans un sens plus général, comme décrivant la possibilité de combiner deux polymères ensemble pour des résultats avantageux, et cela peut impliquer ou ne pas impliquer la miscibilité. Un procédé qui peut être utilisé pour surmonter cette difficulté dans les mélanges de polymères consiste a "compatibiliser" les deux polymères en mélangeant avec eux un troisième constituant, souvent appelé "agent de compatibilisation", qui possède une nature de double solubilité pour les deux polymères à mélanger. Des exemples de ce troisième constituant sont obtenus dans des copolymères séquencés ou greffés. Comme résultat de cette caractéristique, cet agent s'établit à l'interface entre les constituants et améliore beaucoup I'adhérence entre phases et augmente ainsi la stabilité contre une séparation grossière des phases. L'invention concerne un moyen pour stabiliser des mélanges de polymères multiples qui est indépendant du procédé de compatibilisation de la technique antérieure et n'est pas limité à la nécessité des caractéristiques restrictives de double solubilité. Les matières utilisées à cet effet sont des copolymères séquencés spéciaux capables de former spontanément des liaisons transversa les thermiquement reversibles. Leur action dans la présente e inven- tion n'est pas celle évoquée par le concept usueZ dE 4 ibilisation, comme le montre bien la capacité générale de ces matières de se comporter d'une manière similaire pour un large éventail de constituants de mélanges qui ne répondent pas aux exigences de solubilité du concept précédent. La présente invention fournit une composition contenant un copolymère séquencé partiellement hydrogéné comprenant au moins deux blocs terminaux de polymère A d'un monoalcényl arène ayant une masse moléculaire moyenne comprise entre 5.000 et 125.000 et au moins un bloc intermédiaire de polymère B d'un diène conjugué ayant une masse moléculaire moyenne comprise entre 10.000 et 300.000, dans lequel les blocs terminaux de polymere A constituent de 8 à 55 % en poids du copolymère séquencé et pas plus de 25 % des doubles liaisons d'arène des blocs de polymère A et au moins 80 % des doubles liaisons aliphatiques des blocs de polymère B ont été réduites par hydrogénation, cette composition étant caractérisée en ce qu'elle comprend a) de 4 à 40 parties en poids du copolymère séquencé partiellement hydrogéné b) un polyuréthane thermoplastique ayant une structure généralement cristalline et un point de fusion au-dessus de 1200C ; c) de 5 à 48 parties en poids d'au moins une résine thermoplastique pour ingénierie différente choisie parmi des polyamides, des polyoléfines, des polyesters thermoplastiques, des poly(aryl éthers), des poly(aryl sulfones), des polycarbonates, des résines d'acétal, des résines thermoplastiques halogénées et des résines de nitrile le rapport en poids du polyuréthane thermoplastique à la résine thermoplastique pour ingénierie differente étant supérieur à 1:1, de manière à former un polymélange dans lequel au moins deux des polymères forment entre eux des réseaux entremêlés continus au moins partiels. Le copolymère séquencé de la présente invention se comporte efficacement comme stabilisant mécanique ou de structure qui rend solidaires les réseaux de structure des divers polymères et empêche en conséquence la séparation des polymères durant leur traitement et leur utilisation ulterieure. Comme défini plus complètement ci-après, la structure résultante du polymélange (abréviation pour "mélange de polymères") est celle d'au moins deux réseaux entremêlés continus partiels. Cette structure entre mêlée donne un polymélange dimensionnellement stable qui ne se déstratifiera pas lors de l'extrusion et de l'utilisation ultérieure. Pour produire des mélanges stables, il est nécessaire qu'au moins deux des polymères aient des réseaux continus au moins partiels qui s'entremêlent. De préférence, le copolymère séquence et au moins un autre polymère ont des structures réticulaires entremêlées continues partielles. Dans une situation idéale, tous les polymères auront des réseaux continus complets qui s'entremêlent. Un réseau continu partiel veut dire qu'une partie du polymère a une structure à phase réticulée continue tandis que l'autre partie a une structure à phase dispersée. De préférence, une proportion majeure (plus de 50 % en poids) du réseau continu partiel est continue.Comme on peut le voir facilement, une grande variété de structures de mélanges est possible, car la structure du polymère dans le mélange peut être complètement continue, complètement dispersée ou partiellement continue et partiellement dis persée. De plus, la phase dispersée d'un polymère peut être dis persée dans un deuxième polymère et pas dans un troisième polymère. Pour illustrer certaines des structures, on indique ci-dessous les diverses combinaisons de structures de polymères possibles quand toutes les structures sont complètes, par opposition avec des structures partielles. Trois polymères (A, B et C) sont impliqués. L'indice "c" désigne une structure continue tandis que l'indice Wd" désigne une structure dispersée.Ainsi, la désignation "ACE" veut dire que le polymère A est continu avec le polymère B et la désignation "BdC" veut dire que le polymère B est dispersé dans le polymère C, etc. AcB AC BC c c c AdB AcC BcC AcB AcC BdC BdA AcC BcC BdC AcB AcC CA AcB AcC CdB AcB AcC Par mise en oeuvre de la présente invention, il est possible d'améliorer un type de propriété physique du mélange composite tout en ne causant pas de détérioration importante d'une autre propriété physique. Dans le passa, cela n'a pas toujours été possible. Par exemple, dans le passé, on s'attendait à ce que par addition d'un caoutchouc amorphe tel qu'un caoutchouc éthylènepropylène à un polymere thermoplastique pour améliorer la résistance au choc, on obtienne nécessairement un mélange composite ayant une température de déformation à chaud (DT) sensiblement abaissée.Cela résulte du fait que le caoutchouc amorphe forme des particules discrètes dans la matière composite et que le caoutchouc, presque par définition, a une HDT excessivement basse, au voisinage de la température ambiante. Toutefois, selon la présente invention, il est possible dans certains cas d'améliorer notablement la résistance au choc tout en n'altérant pas la température de déformation à chaud. En fait, quand on mesure l'accroissement relatif de la résistance au choc Izod en fonction de l'abaissement relatif de la HDT, la valeur du rapport est souvent très supérieure à celle prévisible.Par exemple, dans des mélanges contenant un polyuréthane thermoplastique, un copolymère séquencé et d'autres résines thermoplastiques pour ingénierie telles que des polycarbonates, ce rapport est de 3 environ, alors qu'on s'attendrait typiquement à des valeurs positives inférieures à 1. Il est particulièrement surprenant que même des quantités seulement petites du copolymère séquencé soient suffisantes pour stabilitser la structure du mélange de polymères entre de très larges limites de proportions relatives. Par exemple, une quantité de seulement 4 parties en poids du copolymère séquencé est suffisante pour stabiliser un mélange de 5 à 90 parties en poids de polyuréthane avec 90 à 5 parties en poids d'une résine thermoplastique pour ingénierie différente. De plus, il est surprenant aussi que les copolymères sé quencés soient utiles pour stabiliser des polymères d'une telle variété de constitution chimique. Comme expliqué plus complètement ci-après, les copolymères séquencés ont cette capacité de stabiliser une grande variété de polymères entre de larges limites de proportions parce qu'ils sont stables à l'oxydation, possèdent une viscosité pratiquement infinie à la contrainte de cisaillement zéro et conservent une structure réticulée ou à domaines à l'état fondu. Un autre aspect important de l'invention est que la facilité de traitement et de formage des divers polymélanges est grandement améliorée par l'utilisation des copolymères séquencés comme stabilisants. Les copolymères séquencés utilisés dans la composition selon l'invention peuvent avoir diverses structures géométriques, car l'invention ne dépend pas d'une structure géométrique particulière quelconque, mais plutôt de la constitution chimique de chacun des blocs de polymère. Ainsi, les copolymères séquencés peuvent etre linéaires, radiaux ou ramifiés. Des procédés pour la préparation de tels polymères sont connus dans la technique. La structure des polymères est déterminée par leurs procédés de poly mérisation. Par exemple, des polymères linéaires sont obtenus par introduction successive des monomères désirés dans le récipient à réaction quand on utilise des initiateurs tels que des lithiumalcoyles ou du dilithio-stilbène, ou par couplage d'un copolymère séquencé à deux segments avec un agent de couplage difonctionnel. Des structures ramifiées, par ailleurs, peuvent être obtenues par utilisation d'agents de couplage appropriés ayant une fonctionnalité par rapport aux polymères progéniteurs de trois ou plus. Le couplage peut être effectué avec des agents de couplage multifonctionnels, tels que des dihalogéno-alcanes ou -alcènes et le divinylbenzène ainsi que certains composés polaires, tels que des halogénures de silicium, des siloxanes ou des esters d'alcools monohydriques avec des acides carboxyliques. La présence de tous résidus de couplage dans le polymère peut être passée sous silence pour une description suffisante des polymères faisant partie des compositions selon la présente invention. De même, dans le sens général, on peut aussi se désintéresser des structures particulières. L'invention concerne spécialement l'utilisation de polymères sélectivement hydrogénés ayant une configuration avant hydrogénation des espèces typiques suivantes - polystyrène-polybutadiène-polystyrène (SBS) - polystyrène-polyisoprène-polystyrène (SIS) ; - poly(alpha-méthylstyrène)polybutadiène- poly(alpha-méthylstyrène) ; et - poly(alpha-méthylstyrène)polyisoprène poly (alpha-méthylstyrène). Les blocs de polymère tant A que B peuvent être des blocs d'homopolymères ou de copolymères statistiques du moment que chaque bloc de polymère contient une quantité prédominante d'au moins une classe des monomères caractérisant les blocs de polymère. Le bloc de polymère A peut comprendre des homopolymères d'un monoalcényl arène et des copolymères d'un monoalcényl arène avec un diène conjugué du moment que les blocs de polymère A contiennent individuellement une quantité prédominante de mailles de monoalcényl arène. L'expression "monoalcényl arène" doit être comprise comme englobant spécialement le styrène et ses analogues et homologues, y compris l'alpha-methylstyrène et les styrènes substitués au noyau, en particulier des styrènes méthylés au noyau. Les monoalcényl arènes préférés sont le styrène et l'alpha-methyl- styrène, et le styrène est particulièrement préféré. Les blocs de polymère B peuvent comprendre des homopolymères d'un diène conjugué, comme de butadiène ou d'isoprène, et des copolymères d'un diène conjugué avec un monoalcényl arène du moment que les blocs de polymère B contiennent une quantité prédominante de mailles de configuration 1,2. Ainsi, quand un tel bloc est hydrogéné, le produit résultant-est un bloc de copolymère régulier d'éthylène et de butène-l (EB), ou y ressemble. Si le diène conjugué utilisé est de l'isoprène, le produit hydrogéné résultant est un bloc de copolymère régulier d'éthylène et de propylène (EP) ou y ressemble. L'hydrogénation des copolymères séquencés progéniteurs est effectuée de préférence par utilisation d'un catalyseur comprenant les produits de réaction d'un composé du type alcoylaluminium avec des carboxylates ou alcoolates de nickel ou de cobalt dans des conditions qui hydrogéneront de manière sensiblement complète au moins 80 % des doubles liaisons aliphatiques tout en n'hydrogénant pas plus d'environ 25 % des doubles liaisons aromatiques de l'alcényl arène. Des copolymères séquencés préférés sont ceux dans lesquels au moins 99 % des doubles liaisons aliphatiques sont hydrogénées tandis que moins de 5 % des doubles liaisons aromatiques sont hydrogénées. Les masses moléculaires moyennes des blocs individuels peuvent varier entre certaines limites. Le copolymère séquencé présent dans la composition selon l'invention comporte au moins deux blocs terminaux de polymère A d'un monoalcényl arène ayant une masse moléculaire moyenne en nombre comprise entre 5.000 et 125.000, de préférence entre 7.000 et 60.000, et au moins un bloc intermédiaire de polymère B d'un diène conjugué ayant une masse moléculaire moyenne en nombre comprise entre 10.000 et 300.000, de préférence entre 30.000 et 150.000. Ces masses moléculaires sont déterminées de manière très précise par des méthodes de comptage au tritium ou par des mesures de pression osmotique. La proportion des blocs de polymère A du monoalcényl arène doit être comprise entre 8 et 55 % du poids du copolymère séquencé, de préférence entre 10 et 30 % de ce poids. Des polyuréthanes, appelés aussi résines d'isocyanate, sont utilisés dans les compositions selon l'invention du moment qu'ils sont thermoplastiques, pour les distinguer des résines thermodurcissables. Par exemple, des polyuréthanes formés à partir de toluène di-isocyanate (TDI) ou de diphényl méthane 4,4-diisocyanate (MDI) et d'un large éventail de polyols, comme par exemple du polyoxyéthylène-glycol, du polyoxypropylène-glycol, des polyesters à groupes terminaux hydroxy, des polyoxyéthylèneoxypropylène glycols sont utilisables. Ces polyuréthanes thermoplastiques sont disponibles sous la désignation Q-THANE et sous la désignation PELLETHANE CPR. L'expression "résine thermoplastique pour ingénierie différente" désigne des résines thermoplastiques pour ingénierie différentes de celles constituées par les polyuréthanes présents dans les compositions selon l'invention. L'expression "résine thermoplastique pour ingénierie" englobe les divers polymères compris dans les classes énumérées dans le Tableau A ci-dessous et définies ci-après dans la présente description. TABLEAU A 1. Polyoléfines. 2. Polyesters thermoplastiques. 3. Poly(aryl éthers) et poly(aryl sulfones). 4. Polycarbonates. 5. Résines d'acétal. 6. Polyamides. 7. Résines thermoplastiques halogénées. 8. Résines de nitrile formant barrière. De préférence, ces résines thermoplastiques pour ingénierie ont des températures de transition vitreuse ou des points de fusion cristallins apparents (défini comme la température à laquelle le module, sous une faible contrainte, présente une chute spectaculaire) de plus de 1200 C, de préférence entre 1500C et 3500C, et sont capables de former une structure réticulaire continue par un mécanisme de réticulation thermiquement reversible. Ces mécanismes de réticulation thermiquement reversibles comprennent des cristallites, des agrégations polaires, des agrégations ioniques, des lamelles ou un enchaînement par liaison hydrogène. Dans un mode de réalisation particulier, ou la viscosité du copo lymère séquencé ou de la composition de copolymères séquencés mélangés à la température de traitement Tp et à une vitesse de cisaillement de 100 secondes-1 est n. le rapport de la viscosité des résines thermoplastiques pour ingénierie, ou du mélange de résine thermoplastique pour ingénierie avec des additifs modifiant la viscosité avec n peut être compris entre 0,2 et 4,0, de préfé- rence entre 0,8 et 1,2.La viscosité du copolymère séquencé, du polyuréthane et de la résine thermoplastique pour ingénierie, ainsi que ce terme est utilisé dans la présente description et dans les revendications, est la "viscosité à l'état fondu" obtenue en utilisant un consistomètre capillaire à fusion entraîné par piston à une vitesse de cisaillement constante et à une temperature constante au-dessus du point de fusion, à savoir à 2600C. La limite supérieure (3500C) au point de fusion cristallin apparent ou à la température de transition vitreuse est fixée de manière que la résine puisse être traitée dans un équipement à vitesse de cisaillement petite à moyenne à des niveaux commerciaux de température de 3500C ou moins. La résine thermoplastique pour ingénierie englobe aussi des mélanges de diverses résines thermoplastiques pour ingénierie et des mélanges avec des résines supplémentaires modifiant la viscosité. Ces-diverses classes de résines thermoplastiques pour ingénierie sont définies ci-après. Les polyoléfines, si elles sont présentes dans les composituons selon l'invention, sont cristallines ou cristallisables. Ce peuvent être des homopolymères ou des copolymères et elles peuvent être dérivées d'une alpha-oléfine ou l-oléfine ayant 2 à 5 atomes de carbone. Les exemples de polyoléfines utiles particulières comprennent le polyéthylène basse densité, le polyéthylène haute densité, le polypropylène isotactique, le poîy La masse moléculaire moyenne en nombre des polyoléfines peut être supérieure à 10.000, de préférence supérieure à 50.000. De plus, le point de fusion cristallin apparent peut être au-dessus de 1000C, de préférence est compris entre 1000C et 2500C et en particulier entre 1400C et 2500 C. La préparation de ces diverses polyoléfines est bien connue. Voir d'une façon générale "Oelfin Polymers", Volume 14, Kirk-Othmer, Encyclopedia of Chemical Technology, pages 217 à 335 (1967). Quand on utilise un polyéthylène haute densité, il a une cristallinité approximative de plus de 75 % et une masse volumique en kilogrammes par litre tkg/l) comprise entre 0,94 et 1,0 tandis que quand on utilise un polyéthylène basse densité, il a une cristallinité approximative de plus de 35 % et une masse volumique comprise entre 0,90 et 0,94 kg/l. La composition selon l'invention peut contenir un polyéthylène ayant une masse moléculaire moyenne en nombre de 50.000 à 500.000. Quand on utilise un polypropylène, c'est le polypropylène dit isotactique, pour le distinguer du polypropylène atactique. La masse moléculaire moyenne en nombre du polypropylène utilisé peut être supérieure à 100.000. On peut préparer le polypropylène en utilisant des procédés de la technique antérieure. Suivant le catalyseur particulier et les conditions de polymérisation qu'on utilise, le polymère produit peut contenir des molécules tant atactiques qu'isotactiques, syndiotactiques ou dites à stéréoblocs. On peut les séparer par extraction au solvant sélectif pour obtenir des produits d'une basse teneur en matière atactique qui cristallisent plus complètement Les polyéthylènes du commerce préférés sont préparés généralement en utilisant un catalyseur solide cristallin insoluble dans les hydrocarbures formé à partir d'une composition de trichlorure de titane et d'un composé du type aluminium-alcoyle, par exemple le triéthylaluminium ou le chlorure de diéthylaluminium.Si on le désire, le polypropylène utilisé est un copolymère contenant des proportions assez faibles (1 à 20 % en poids) d'éthylène ou d'une autre alpha-oléfine comme comonomère. Le poly(l-butène) a de préférence une structure isotactique. Les catalyseurs utilisés pour préparer le poly(l-butene) sont de préférence des composés organométalliques couramment appelés catalyseurs de Ziegler-Natta. Un catalyseur typique est le produit d'interaction résultant du mélange de quantités équimolaires de tétrachlorure de titane et de triéthylaluminium. Le procédé de préparation est normalement mis en oeuvre dans un diluant inerte comme de l'hexane. Les opérations de préparation, dans toutes les phases de formation de polymères, sont conduites de ma nière à garantir l'exclusion complète d'eau, même en quantités de l'ordre de traces. Une polyoléfine très utilisable est le poly(4-méthyl-1pentène). Le poly(4-méthyl-1-pentêne) a un point de fusion cristallin apparent compris entre 240 et 2500C et une densité relative comprise entre 0,80 et 0,85. Le 4-méthyl-1-pentene monomère est préparé industriellement par la dimérisation de propylène catalysée par un métal alcalin. L'homopolymérisation du 4-méthyl-1-pentène avec des catalyseurs de Ziegler-Natta est décrite dans l'Encyclopedia of Chemical Technology de Kirk-Othmer, Volume Supplément, pages 789-792 (deuxième édition, 1971). Toutefois, l'homopolymère isotactique de 4-méthyl-l-pentène présente certains défauts techniques, comme de la fragilité et une transparence insuffisante. En conséquence, le poly(4-méthyl-1-pentene) disponible dans le commerce est en réalité un copolymère avec des proportions assez faibles d'autres alpha-oléfines et avec addition aussi de systèmes appropriés de stabilisation à l'oxydation et de stabilisation à l'état fondu. Ces copolymères sont décrits dans l'Encyclopedia of Chemical Technology de Kirk-Othmer, Volume Supplément, pages 792 à 907 (deuxième édition, 1971), et sont disponibles sous la désignation de résine TPX. Des alpha-oléfines typiques sont des alpha-oléfines linéaires ayant de 4 à 18 atomes de carbone. Des résines utilisables sont des copolymères de 4-méthyl-l-penténe avec 0,5 à 30 % en poids d'une alpha-oléfine linéaire. Si on le désire, la polyoléfine est un mélange de diverses polyoéfines. Toutefois, la polyoléfine particulièrement préférée est du polypropylène isotactique. Les polyesters thermoplastiques, s'ils sont présents dans les compositions selon l'invention, ont une structure générale ment cristalline, un point de fusion au-dessus de 1200C et sont thermoplastiques, pour les distinguer des résines thermodurcissables. Un groupe particulièrement utile de polyesters est constitué par les polyesters thermoplastiques préparés en condensant un acide dicarboxylique ou ses dérivés ester d'alcoyle inférieur, halogénure d'acide ou anhydride avec un glycol, selon des procédé dés bien connus dans la technique. Parmi les acides dicarboxyliques aromatiques et aliphatiques utilisables pour préparer des polyesters utiles dans la présente invention, se trouvent les acides oxalique, malonique, succinique, glutarique, adipique, subérique, azélarque, sébacique, téréphtalique, isophtalique, p-carboxyphénoacétique, le p,p'-dicarboxydiphényle, la p,p'-dicarboxydiphenylsulfone, les acides pcarboxyphénoxyacétique, p-carboxyphénoxypropionique, p-carboxyphénoxybutyrique, p-carboxyphénoxyvalérique, p-carboxyphénoxyhexa osque, le p,p'-dicarboxydiphénylméthane, le p,p-dicarboxydiphénylpropane, le p,p'-dicarboxydiphényloctane, les acides 3-alcoyl 4-(bêta-carboxyéthoxy)-benzoïque, 2,6-naphtalène dicarbocylique et 2,7-naphtalène dicarboxylique. Des mélanges d'acides dicarboxyliques peuvent aussi être utiles. L'acide téréphtalique est particulièrement préféré. Les glycols utilisables pour préparer les polyesters utiles dans la présente invention comprennent des alcoylène-glycols à chaîne droite de 2 à 12 atomes de carbone comme l'éthylèneglycol, le 1,3-propylène-glycol, le 1,6-hexylène-glycol, le 1,10décaméthylène-glycol et le 1,12-dodécaméthylène-glycol. Les glycols aromatiques epuvent être substitués en totalité ou en partie. Les composés dihydroxy aromatiques utilisables comprennent le p xylylène-glycol, le pyrocatéchol, le résorcinol, l'hydroquinone ou des dérivés alcoylés de ces composés. Un autre glycol utilisable est le 1,4-cyclohexane diméthanol. Des glycols particulière- ment préférés sont les alcoylène-glycols à chaîne droite ayant de 2 à 4 atomes de carbone. Un groupe préféré de polyesters est icelui des poly(éthylène téréphtalate), poly(propylène téréphtalate) et poly(butylène téréphtalate). Un polyester particulièrement préféré est le poly (butylène téréphtalate). Le poly(butylène téréphtalate), un copo lymère cristallin, peut être formé par la polycondensation de 1,4-butanediol et de téréphtalate de diméthyle ou d'acide téréphtalique, et a la formule générale dans laquelle n varie de 70 à 140. La masse moléculaire du poly (butylène téréphtalate) varie de préférence entre 20.000 et 25.000. Du poly(butylène téréphtalate) disponible dans le commerce l'est sous le nom commercial de polyester thermoplastique VALOX. D'autres polymères du commerce comprennent ceux dits CELANEX, TENITE et VITUF. D'autres polyesters utiles comprennent les esters cellulosiques. Les esters cellulosiques thermoplastiques utilisés ici sont largement utilisés comme matières à mouler et pour la formation de revêtements et de pellicules et sont bien connus. Ces matières comprennent les formes thermoplastiques solides de nitrate de cellulose, d'acétate de cellulose (par exemple diacétate de cellulose, triacétate de cellulose), de butyrate de cellulose, d'acétobutyrate de cellulose, de propionate de cellulose, de tridécanoate de cellulose, de carboxyméthyl cellulose, d'éthyl cellulose, d'hydroxyéthyl cellulose et d'hydroxyéthyl cellulose acétylée comme décrit aux pages 25-28 de Modern Plastics Encyclopedia, 1971-72, et les références qui y sont indiquées. Un autre polyester utile est une polypivalolactone. La polypivalolactone est un polymaire linéaire ayant des mailles structurales d'ester principalement de la formule CH2-C(CH3)2-C(O)O c'est-à-dire des mailles dérivées de pivalolactone. De préférence, le polyester est un homopolymère de pivalolactone. Sont inclus aussi, toutefois, les copolymères de pivalolactone avec pas plus de 50 moles pour cent, de préférence pas plus de 10 moles pour cent d'autres bêta-propiolactones, comme la bêta-propiolactone, l'alpha,alpha-diéthyl-bêta-propiolactone et 1 'alpha-méthyl- alpha-éthyl-bêta-propiolactone. Le terme "bêta-propiolactones" désigne la bêta-propiolactone (2-oxdtanone) et ses dérivés qui ne portent pas de substituants sur l'atome de carbone bêta du noyau de lactone.Des bêta-propiolactones préférées sont celles contenant un atome de carbone tertiaire ou quaternaire dans la position alpha par rapport au groupe carbonyle. On préfère spécialement les alpha,alpha-dialcoyl-bêta-propiolactones dans lesquelles chacun des groupes alcoyle a indépendamment de 1 à 4 atomes de carbone. Des exemples de monomères utiles sont les suivants : - alpha-éthyl-alpha-méthyl-bêta-propiolact - alpha-méthyl-alpha-isopropyl-bêta-propiolactone - alpha-éthyl-alpha-n-butyl-bêta-propiolactone ; - alpha-chlorométhyl-alpha-méthyl-b8ta-propiolactone ; - alpha,alpha-bis(chlorométhyl)-bêta-propiolaotone ; et - alpha,alpha-diméthyl-bêta-propfolactone (pivalolactone). Ces polypivalolactones ont une masse moléculaire supérieure à 20.000 et un point de fusion plus élevé que 1200C. Un autre polyester utile est une polycaprolactone. Des poly(epsilon-caprolactones) préférées sont des polymères sensiblement linéaires dans lesquels la maille est Ces polymères ont des propriétés similaires à celles des polypivalolactones et peuvent être préparés par un mécanisme de polymérisation similaire. Divers polyaryl polyéthers sont utiles aussi comme résines thermoplastiques pour ingénierie. Les poly(aryl polyéthers) envisagés dans la présente invention comprennant les polymères thermoplastiques linéaires composés de mailles ayant la formule -(O-G-O-G')- I dans laquelle G est le résidu d'un phénol dihydrique choisi parmi :: où R représente une liaison entre des atomes de carbone aromati ques, 0 , -S, S-S S - , ou un radical d'hydro- carbure divalent ayant de 1 à 18 atomes de carbone inclusivement, et G' est le résidu d'un composé de type benzénique dibromé ou du iodé choisi parmi où R' représente une liaison entre des atomes de carbone aromati ques, 0 o----, r r S S - , ou un radical d'hydro- carbure divalent ayant de 1 à 18 atomes de carbone inclusivement, avec les conditions que quand R est -0 , R' est autre que -O- ; quand R' est -O-, R est autre que -O- ; quand G est II, G' est V et quand G' est IV, G est III.Les polyarylène polyéthers de ce type présentent d'excellentes propriétés physiques ainsi qu'une excellente stabilité thermique à l'oxydation et chimique. Des poly(aryl polyéthers) du commerce sont disponibles sous la désignation ARYLON T Polyaryl éthers, ayant une température de fusion comprise entre 280 et 3100C. Un autre groupe de résines thermoplastiques pour ingénierie utiles comprend des polysulfones aromatiques comprenant des mailles de la formule Ar -SO2dans laquelle Ar est un radical aromatique divalent et peut varier d'une maille à une autre dans la chaîne du polymère (de manière à former des copolymères de divers types). Les polysulfones thermoplastiques ont généralement au moins certaines mailles de la structure où Z est de l'oxygène ou su soufre ou le résidu d'un diol aromatique tel qu'un 4,4'-bisphénol. Un exemple d'une telle polysulfone a des mailles de la formule un autre a des mailles de la formule et d'autres ont des mailles de la formule ou des mailles copolymérisées dans diverses proportions de la formule Les polysulfones thermoplastiques peuvent avoir aussi des mailles de la formule Des poly(éther sulfones) ayant des mailles de la structure suivante et des poly(éther sulfones) ayant des mailles de la structure suivante sont utiles aussi comme résines thermoplastiques pour ingénierie. Les polycarbonates qui peuvent être présents dans les compositions selon l'invention sont ceux ayant les formules générales et ( Ar O C - O t n II dans lesquelles Ar représente un groupe phénylène ou un groupe phénylène alcoylé, alcoxylé, halogéné ou nitré ; A représente une liaison carbone-carbone ou un groupe alcoylidène, cycloalcoylidène, alcoylène, cycloalcoylène, azo, imino, soufre, oxygène ou sulfoxyde, et n est au moins deux. La préparation des polycarbonates est bien connue. Un procédé préféré de préparation est basé sur la réaction conduite en dissolvant le composé dihydroxylé dans une base, comme la pyridine, et en faisant barboter du phosgène dans la solution agitée au débit désiré. Des amines tertiaires peuvent être utilisées pour catalyser la réaction, et aussi pour servir d'accepteurs d'acides pendant toute la réaction. Comme la réaction est normalement exothermique, le débit d'addition du phosgène peut être utilisé pour régler la température de réaction. Les réactions utilisent généralement des quantités équimolaires de phosgène et de corps en réaction dihydroxylés ; toutefois, on peut faire varier les rapports molaires en fonction des conditions de réaction. Dans les formules I et II mentionnées, Ar et A sont, de préférence, un groupe p-phénylène et un groupe isopropylidène, respectivement. On prépare ce polycarbonate en faisant réagir du para,para'-idopropylidène diphénol avec du phosgène et il est vendu sous la marque LEXAN et sous la marque MERLON. Ce polycarbonate du commerce a une masse moléculaire de l'ordre de 18.000 et a une température de fusion de plus de 2300C. On peut préparer d'autres polycarbonates en faisant réagir d'autres composés dihydroxylés, ou des mélanges de composés dihydroxylés, avec du phosgène. Les composés dihydroxylés peuvent comprendre des composés dihydroxylés aliphatiques, mais pour les meilleures propriétés aux températures élevées, des noyaux aromatiques sont essentiels. Les composés dihydroxylés peuvent comprendre dans leur structure des liaisons di-uréthane.Egalement, une partie de la structure peut être remplacée par une liaison siloxane. Les résines d'acétal qui peuvent être produites dans les compositions selon l'invention comprennent les homopolymères polyacétal de masse moléculaire élevée formée en polymérisant du formaldéhyde ou du trioxane. Ces homopolymères polyacétal sont disponibles dans le commerce sous la désignation DELRIN. Une résine polyéther apparentée est disponible sous la désignation PENTON et a la structure La résine d'acétal préparée à partir de formaldéhyde a une masse moléculaire élevée et une structure illustrée comme suit -H-O-(CH2-O-CH2-O)x- H ou les groupes terminaux sont dérivés de quantités contrôlées d'eau et x représente un grand nombre (typiquement 1500) de mailles de formaldéhyde liées suivant le mode "tête-à-queue". Pour augmenter la résistance thermique et chimique, les groupes terminaux sont transformés typiquement en esters ou éthers. Sont inclus aussi dans l'expression résines polyacétal les copolymères de polyacétal. Ces copolymères comprennent des copolymères séquencés de formaldéhyde avec des monomères ou des prépolymères d'autres matières capables de fournir des hydrogènes actifs, comme des alcoylène-glycols, des polythiols, des copoly mères acétate de vinyle-acide acrylique ou des polymères butadiène ne/acrylonitrile réduits. La célanèse comporte un copolymère de formaldéhyde et d'oxyde d'éthylène disponible dans le commerce sous la désignation CELCON qui est utile dans les mélanges de la présente invention. Ces copolymères ont typiquement une structure comprenant des mailles ayant la formule où R1 et R2 sont choisis chacun parmi l'hydrogène, des radicaux alcoyle inférieur et alcoyle inférieur halogéné et n est un nombre entier de zéro à trois dans 85 * à 99,9 % des mailles. Le formaldéhyde et le trioxane peuvent être copolymérisés avec d'autres aldéhydes, des éthers cycliques, des composés vinyliques, des cétènes, des carbonates cycliques, des époxydes, des isocyanates et des éthers. Ces composés comprennent l'oxyde d'éthylène, le 1,3-dioxolane, le 1,3-dioxane, le 1,3-dioxépène, l'épichlorhydrine, l'oxyde de propylène, l'oxyde d'isobutylène et l'oxyde de styrène. On appelle polyamide un produit de condensation qui contient des groupes fréquents d'amide aromatique et/ou aliphatique comme parties intégrantes de la chaîne principale du polymère, de tels produits étant généralement appelés "Nylons". On peut obtenir un polyamide en polymérisant un acide mono-aminomonocarboxylique ou un lactame interne d'un tel acide ayant au moins deux atomes de carbone entre les groupes amino et acide carboxylique ; ou en polymérisant des proportions sensiblement équimolaires d'une diamine qui contient au moins deux atomes de carbone entre les groupes amino et d'un acide dicarboxylique ; ou en polymérisant un acide mono-aminocarboxylique ou un lactame interne d'un tel acide comme défini ci-dessus en même temps que des proportions sensiblement équimolaires d'une diamine et d'un acide dicarboxylique. L'acide dicarboxylique peut être utilisé sous la forme d'un dérivé fonctionnel, par exemple d'un ester. L'expression "proportions sensiblement équimoléculaires" (de la diamine et de l'acide dicarboxylique) est utilisée comme englobant à la fois des proportions exactement équimoléculaires et les proportions s'en écartant faiblement qui sont utilisées dans les techniques classiques pour stabiliser la viscosité des polyamides résultants. Comme exemples de ces acides mono-aminomonocarboxyliques ou de leurs lactames, on peut mentionner les composés contenant de 2 à 16 atomes de carbone entre les groupes amino et acide car boxylique, ces atomes de carbone formant un cycle avec le groupe --CO.NH-- dans le cas d'un lactame. Comme exemples particuliers d'acides aminocarboxyliques et de lactames, on peut mentionner l'acide epsilon-aminocaprorque, le butyrolactame, le pivalolactame, le caprolactame, le capryl-lactame, l'oenantholactame, l'undécanolactame, le dodécanolactame et les acides 3- et 4-amino benzoïque. Des exemples de ces diamines sont les diamines de la formule générale H2N(CH2)nNH2, dans laquelle n est un nombre entier de 2 à 16, comme la triméthylènediamine, la tétraméthylènediamine, la pentaméthylènediamine, l'octaméthylènediamine, la décaméthylènediamine, la dodécaméthyiènediamine, lthexadécaméthylenediamine et spécialement l'hexaméthylenediamine. Des diamines C-alcoylées, par exemple la 2,2-diméthyl- pentaméthylènediamine et les 2,2,4- et 2,4,4-triméthylhexaméthyl- ènediamine sont d'autres exemples. D'autres diamines qui peuvent être mentionnées comme exemples sont des diamines aromatiques, par exemple la p-phénylènediamine, la 4,4'-diaminodiphényl sulfone, le 4,4'-diaminodiphényl éther et la 4,4'-diaminodiphényl sulfone, le 4,4'-diaminodiphényl éther et le 4,4'-diaminodiphénylméthane ; et des diamines cycloaliphatiques, par exemple le diaminodicyclohexylméthane. Les acides dicarboxyliques peuvent être aromatiques, par exemple les acides isophtalique et téréphtalique. Des acides dicarboxyliques préférés sont de la formule HOOC.Y.COOH, dans laquelle Y représente un radical aliphatique divalent contenant au moins 2 atomes de carbone, et des exemples de tels acides sont l'acide sébacique, l'acide octadécanedioique, l'acide subérique, l'acide azélaique, l'acide undécanedioique, l'acide glutarique, l'acide pimélique et spécialement l'acide adipique. L'acide oxalique est aussi un acide préféré. Spécifiquement, les polyamides suivants peuvent être incorporés dans les mélanges de polymères thermoplastiques selon l'invention - polyhexaméthylène adipamide (Nylon 6:6) - polypyrrolidone (Nylon 4) - polycaprolactame (Nylon 6) - polyheptolactame (Nylon 7 > - polycapryllactame (Nylon 8) - polynonanolactame (Nylon 9) - polyundécanolactame (Nylon 11) - polydodécanolactame (Nylon 12) - polyhexaméthylène azélaiamide (Nylon 6:9) - polyhexaméthylène sébacamide (Nylon 6:10) - polyhexaméthylène isophtalamide (Nylon 6:iP) - polymétaxylylène adipamide (Nylon MXD:6) - polyamide d'hexaméthylène diamine et d'acide n-dodécane dioïque (Nylon 6:12) - polyamide de dodécaméthylênediamine et d'acide n-dodécane dioïque (Nylon 12:12). Des copolymères de Nylon peuvent aussi être utilisés, par exemple des copolymères choisis parmi les suivants - hexaméthylène adipamide/caprolactame (Nylon 6:6/6) - hexaméthylène adipamide/hexaméthylène-isophtalamide (Nylon 6:6/6in) - hexaméthylène adipamide/hexaméthylène-téréphtalamide (Nylon 6:6/6T) - triméthylhexaméthylène oxamide/hexaméthylène oxamide (Nylon triméthyl-6:2/6:2) - hexaméthylène adipamide/hexaméthylène-azélaiamide (Nylon 6:6/6:9) - hexaméthylène adipamide/hexaméthylène-azélaïamide/ caprolactame (Nylon 6:6/6:9/6). Le Nylon 6:3 est utile aussi. Ce polyamide est le produit de l'ester de diméthyle d'acide téréphtalique et d'un mélange de triméthyl hexaméthylènediamine isomère. Les Nylons préférés comprennent les Nylons 6,6/6, 11, 12, 6/3 et 6/12. Les masses moléculaires moyennes en nombre des polyamides peuvent être supérieures à 10.000. Un autre groupe de résines thermoplastiques utiles pour ingénierie comprend les résines thermoplastiques halogénées ayant une structure essentiellement cristalline et un point de fusion au-dessus de 1200C. Ces résines thermoplastiques halogénées comprennent des homopolymères et copolymères dérivés de tétrafluoroéthylène, de chlorotrifluoroéthylène, de bromotrifluoroéthylène, de fluorure de vinylidène et de chlorure de vinylidène. Polytétrafîuoroéthylène (PTFE) estle nom donné aux polymères complètement fluorés de la formule chimique fondamentale ( CF2----CF2 )n qui qui contiennent 76 % en poids de fluor. Ces polymères sont hautement cristallins et ont un point de fusion cristallin au-dessus de 300 C. Du PTFE du commerce est disponible sous la désignation TEFLON et sous la désignation FLUON. Du poly chlorotrifluoroéthylène (PCTFE) et du polybromotrifluoroéthylène (PBTFE) sont disponibles aussi à des masses moléculaires élevées et peuvent être utilisés dans la présente invention. Des polymères halogénés spécialement préférés sont des homopolymères et copolymères de fluorure de vinylidène. Les homopolymères poly(vinylidène fluorure) sont les polymères partiellement fluorés de la formule chimique -(CH2-CF2)n-. Ces polymères sont des polymères linéaires tenaces d'un poids de fusion cristallin de 1700C. L'homopolymère du commerce est disponible sous la désignation KYNAR. L'expression "polu(vinylidène fluorure)" telle qu'utilisée ici englobe non seulement les homopolymères normalement solides de fluorure de vinylidène, mais aussi les copolymères normalement solides de fluorure de vinylidène contenant au moins 50 moles % de mailles polymérisées de fluorure de vinylidène, de préférence au moins environ 70 moles % de mailles polymérisées de fluorure de vinylidène et en particulier au moins environ 90 %.Des comonomères utilisables sont des oléfines halogénées contenant jusqu'à 4 atomes de carbone, par exemple le sym. dichlorodifluoroéthylène, le fluorure de vinyle, le chlorure de vinyle, le chlorure de vinylidène, le perfluoropropène, le perfluorobutadiène, le chlorotrifluoroéthylène, le trichloroéthylène et le tétrafluoroéthylène. Un autre groupe utile de résines thermoplastiques halogénées comprend les homopolymères et copolymères dérivés de chlorure de vinylidène. Des copolymères cristallins de chlorure de vinylidène sont spécialement préférés. Les copolymères normalement cristallins de chlorure de vinylidène qui sont utiles dans la présente invention sont ceux contenant au moins 70 % en poids de chlorure de vinylidène en même temps que 30 % ou moins d'un monomère monoéthylénique copolymérisable.Des exemples de tels monomères sont le chlorure de vinyle, l'acétate de vinyle, le propionate de vinyle, l'acrylonitrile, des acrylates d'alcoyle et d'aralcoyle ayant des groupes alcoyle et aralcoyle comportant jusqu'à environ 8 atomes de carbone, l'acide acrylique, î'acryî- amide, des oxydes de vinyle et d'alcoyle, des vinyl alcoyl cétones, l'acroléine, des éthers allyliques et d'autres, le butadiène et le chloroprène. Des compositions ternaires connues peuvent aussi être avantageusement utilisées.Des exemples représentatifs de tels polymères sont ceux composés d'au moins 70 % en poids de chlorure de vinylidène, le reste étant constitué, par exemple, d'acroléine et de chlorure de vinyle, d'acide acrylique et d'acrylonitrile, d'acrylates d'alcoyle et de méthacrylates d'alcoyle, d'acrylonitrile et de butadiène, d'acrylonitrile et d'acide itaconique, d'acrylonitrile et d'acétate de vinyle, de propionate de vinyle ou de chlorure de vinyle, d'esters ou éthers allyliques et de chlorure de vinyle, de butadiène et d'acétate de vinyle, de propionate de vinyle ou de chlorure de vinyle et d'éthers vinyliques et de chlorure de vinyle Des polymères quaternaires de composition monomère similaire sont connus aussi. Sont particulièrement utiles pour les buts de la présente invention, des copolymères comprenant de 70 à 95 % en poids de chlorure de vinylidène, le complément étant du chlorure de vinyle. Ces copolymères peuvent contenir des quantités et types classiques de plastifiants, de stabilisants, d'agents nucléants et d'adjuvants d'extrusion. De plus, des mélanges de deux ou plus de tels polymères normalement cristallins- de chlorure de vinylidène peuvent être utilisés, de même que des mélanges comprenant de tels polymères normalement cristallins en combinaison avec d'autres modificateurs polymères, par exemple les copolymères d'éthylène-acétate de vinyle, styrèneanhydride maléique, styrène-acrylonitrile et polyéthylène. Les résines de nitrile utiles comme résines thermoplastiques pour ingénierie sont les matières thermoplastiques ayant une teneur en mononitrile oléfiniquement non-saturé en alpha,bêta supérieure à 50 % en poids. Ces résines de nitrile peuvent être des copolymères, des greffes de copolymères sur un support caoutchouteux ou des mélanges d'homopolymères et/ou de copolymères. Les mononitriles oléfiniquement non-saturés en alpha,bêta envisagés ici ont la structure dans laquelle R est de l'hydrogène, un groupe alcoyle inférieur ayant de 1 à 4 atomes de carbone ou un halogène. De tels composés comprennent l'acrylonitrile, l'alpha-bromoacrylonitrile, l'alphafluoroacrylonitrile, le méthacrylonitrile et l'éthacrylonitrile. Les nitriles oléfiniquement non-saturés particulièrement préféré rés sont l'acrylonitrile et le méthacrylonitrile ainsi que leurs mélanges. Ces résines de nitrile peuvent être divisées en plusieurs classes d'après leur complexité. La structure-moléculaire la plus simple est un copolymère statistique, principalement d'acrylonitrile ou de méthacrylonitrile. L'exemple le plus courant est un copolymère styrene-acrylonitrile. Des copolymères séquencés d'acrylonitrile, dans lesquels des segments longs de polyacrylonitri le alternent avec des segments de polystyrène ou de polyméthyl méthacrylate, sont connus aussi. La polymérisation simultanée de plus de deux comonomères produit un interpolymère ou, dans le cas de trois constituants, un terpolymère. Un grand nombre de comonomères sont connus. Ils comprennent des alpha-oléfines inférieures ayant de 2 à 8 atomes de carbone, par exemple l'éthylène, le propylène, l'isobutylène, le butène-l, le pentène-l et leurs dérivés halogénés et à substitution aliphatique comme par exemple le chlorure de vinyle, le chlorure de vinylidène, etc. ; des hydrocarbures monovinylidène aromatiques de la formule générale dans laquelle R1 est de l'hydrogène, du chlore ou un groupe méthyle et R2 est un radical aromatique de 6 à 10 atomes de carbone qui peut contenir aussi des substituants tels que des haiogènes et des groupes alcoyle fixés sur le noyau aromatique, par exemple le styrène, l'alpha-méthyl styrène, le vinyl toluène, l'alpha chlorostyrène, I'ortho-chlorostyrène, le para-chlorostyrène, le méta-chlorostyrène, l'ortho-méthyl styrène, le para-méthyl styrène, l'éthyl styrène, l'isopropyl styrène, le dichloro styrène, le vinyl naphtalène, etc.Des comonomères spécialement préférés sont l'isobutylène et le styrène Un autre groupe de comonomères est celui des monomères ester de vinyle de la formule générale dans laquelle R3 est choisi parmi l'hydrogène, des groupes alcoyle de 1 à 10 atomes de carbone, des groupes aryle de 6 à 10 atomes de carbone, y compris les atomes de carbone dans les groupes al coyle substitués au noyau ; par exemple, le formiate de vinyle, l'acétate de vinyle, le propionate de vinyle et le benzoate de vinyle. Des monomères éthers vinyliques similaires aux précédents et utiles aussi sont les monomères éthers vinyliques de la formule générale H2C=CH - O- R4 dans laquelle R4 est un groupe alcoyle ayant de 1 à 8 atomes de carbone, un groupe aryle ayant de 6 à 10 atomes de carbone ou un radical aliphatique monovalent ayant de 2 à 10 atomes de carbone, lequel radical aliphatique peut être un radical d'hydrocarbure ou contenant de l'oxygène, par exemple un radical aliphatique avec des liaisons éther, et peut aussi contenir d'autres substituants, tels que des halogènes et le groupe carbonyle.Des exemples de ces éthers vinyliques monomères comprennent l'oxyde de vinyle et de méthyle, l'oxyde de vinyle et d'éthyle, l'oxyde de vinyle et de n-butyle, l'oxyde de vinyle et de 2-chloroéthyle, l'oxyde de vinyle et de phényle, l'oxyde de vinyle et d'isobutyle, l'oxyde de vinyle et de cyclohexyle, l'oxyde de p-butyle et de cyclohexyle, l'oxyde de vinyle ou le p-chlorophényl-glycol. D'autres comonomères sont les comonomères qui contiennent une fonction mono- ou di-nitrile. Des exemples en sont le méthylène glutaronitrile, le (2,4-dicyano-butène-1), le cyanure de vinylidène, le crotonitrile, le fumarodinitrile, le maléodinitrile. D'autres comonomères comprennent les esters d'acides carboxyliques oléfiniquement non-saturés, de préférence les esters d'alcoyle inférieur d'acides carboxyliques oléfiniquement nonsaturés en alpha,bêta et en particulier les esters ayant la structure où R1 est de l'hydrogène, un groupe alcoyle ayant de 1 à 4 atomes de carbone ou un halogène et R2 est un groupe alcoyle ayant de 1 à 2 atomes de carbone. Les composés de ce type comprennent l'acrylate de méthyle, l'acrylate d'éthyle, le méthacrylate de méthyle, le méthacrylate d'éthyle et l'alpha-chloroacrylate de méthyle. On préfère particulièrement l'acrylate de méthyle, l'acrylate d'éthyle, le méthacrylate de méthyle et le méthacrylate d'éthyle. Une autre classe de résines de nitrile est constituée par les copolymères greffés qui ont un tronc polymère sur lequel des branches d'une autre chaine polymère sont fixées ou greffées. Généralement, le tronc est formé à l'avance dans une réaction séparée. Du polyacrylonitrile peut être greffé avec des chaînes de styrène, d'acétate de vinyle ou de méthacrylate de méthyle, par exemple. Le tronc peut être formé d'un seul, de deux, de trois ou d'un plus grand nombre de constituants et les branches greffées peuvent être composées d'un seul, de deux, de trois comonomères ou plus. Les produits les plus prometteurs sont les copolymères de nitrile qui sont partiellement greffés sur un tronc caoutchouteux formé à l'avance. Pour ce tronc, on envisage l'utilisation d'un constituant caoutchouc naturel ou synthétique comme du polybutadiène, de l'isoprène, du néoprène, des caoutchoucs nitrile, des caoutchoucs naturels, des copolymères acrylonitrile-butadiène, des copolymères éthylène-propylène et des caoutchoucs chlorés qui sont utilisés pour renforcer le polymère ou le tendre plus tenace. Ce constituant caoutchouteux peut être incorporé dans le polymère contenant du nitrile par l'un quelconque des procédés qui sont bien connus de l'homme de l'art, par exemple polymérisation directe de monomères, greffage du mélange de monomères acrylonitrile sur le tronc caoutchouteux ou sur des mélanges physiques du constituant caoutchouteux. On préfère spécialement des mélanges de polymères obtenus en mélangeant un copolymère greffé de l'acrylonitrile et du comonomère sur le tronc caoutchouteux avec un autre copolymère d'acrylonitrile et du même comonomère. Les résines thermoplastiques à base d'acrylonitrile sont fréquemment des mélanges polymères d'un polymère greffé et d'un homopolymère non greffé. Des exemples commerciaux de résines de nitrile comprennent la résine BAREX 210, une résine à base d'acrylonitrile d'une haute teneur en nitrile contenant plus de 65 % de nitrile et la résine LOPAC contenant plus de 70 % de nitrile, dont les trois quarts sont dérivés de méthacrylonitrile. Afin de mieux harmoniser les caractéristiques de viscosité de la résine thermoplastique pour ingénierie du polyuréthane et du copolymère séquencé, il est quelquefois utile de mélanger d'abord la résine thermoplastique pour ingénierie avec un agent modifiant la viscosité avant de mélanger le mélange résultant avec le polyuréthane et le copolymère séquencé. Des agents appropriés pour modifier la viscosité ont une viscosité relativement élevée, une température de fusion de plus de 2300CI et possèdent une viscosité qui n'est pas très sensible aux variations de température. Des exemples d'agents appropriés de modification de la viscosité comprennent du poly(2,6-diméthyl-l,4-phénylène)oxyde, et des mélanges de poly(2,6-diméthyl-1,4-phénylène)oxyde avec du polystyrène. Les poly(oxydes de phenylène) inclus éventuellement comme agents modifiant la viscosité peuvent être représentés par la formule suivante dans laquelle R1 est un substituant monovalent choisi parmi l'hydrogène, des radicaux d'hydrocarbures exempts d'atome de carbone alpha tertiaire, des radicaux d'hydrocarbures halogénés ayant au moins deux atomes de carbone entre l'atome d'halogène et le noyau de phénol et exempts d'atome de carbone alpha tertiaire, des radicaux hydrocarbyloxy exempts d'atome de carbone alpha aliphatique tertiaire et des radicaux halogénohydrocarbyloxy ayant au moins deux atomes de carbone entre l'atome d'halogène et le noyau de phénol et exempts d'atome de carbone alpha aliphatique tertiaire ;R'1 est identique à R1 et peut être en outre un halogène ; m est un nombre entier égal à au moins 50, par exemple compris entre 50 et 800 et de préférence entre 150 et 300. Parmi ces polymères préférés, sont inclus des polymères ayant une masse moléculaire comprise entre 6.000 et 100.000, de préférence de 40.000. De préférence, le poly(oxyde de phénylène) est du poly (2,6-diméthyl-1,4-phénylène)oxyde. Commercialement, le poly(oxyde de phénylène) est disponible sous la forme d'un mélange avec une resine de styrène. Ces mélanges comprennent typiquement entre 25 et 50 % en poids de mailles de polystyrène et sont disponibles sous le nom commercial de résine thermoplastique NORYL. La masse moléculaire préférée quand on utilise un mélange poly(oxyde de phénylène)/polystyrène est comprise entre 10.000 et 50.000 et est de préférence de l'ordre de 30.000. La quantité d'agent de modification de viscosité utilisée dépend principalement de la différence entre les viscosités du copolymère séquencé et de la résine thermoplastique pour ingénierie à la température Tp. Des quantités typiques sont comprises entre O et 100 parties en poids d'agent de modification de la viscosité pour 100 parties en poids de résine thermoplastique pour ingénierie ; de préférence entre 10 et 50 parties en poids pour 100 parties de résine thermoplastique pour ingénierie. I1 existe au moins deux moyens (autres que l'absence de déstratification) par lesquels la présence d'un reseau entremêlé peut être montrée. Dans un procédé, un réseau entremêlé est montré quand des objets moulés ou extrudés formés à partir des mélanges selon la présente invention sont placés dans un solvant chauffé au reflux qui dissout quantitativement le copolymère séquencé et les autres constituants solubles et que la structure polymère restante (comprenant la résine thermoplastique pour ingénierie et le polyuréthane) a encore la forme et la continuité de l'objet moulé ou extrudé et est intacte structuralement sans aucune désagrégation ou déstratification, et que le solvant qui reflue n'entraîne pas de matière insoluble en particules.Si ces critères sont satisfaits, alors les phases extraite et non extraite sont toutes deux entremêlées et continues. La phase non extraite doit être continue parce qu'elle est géométriquement et mécaniquement intacte. La phase extraite doit avoir été continue avant l'extraction, car l'extraction quantitative d'une phase dispersée à partir d'une matrice insoluble est hautement improbable. Enfin, des réseaux entremêlés doivent être présents pour que l'on ait des phases continues simultanées. Egalement, une confirmation de la continuité de la phase non extraite peut être obtenue par examen microscopique. Dans les présents mélanges contenant plus de deux constituants, la nature entremêlée et la continuité de chaque phase séparée peuvent être établies par extraction sélective. Dans le deuxième procédé, on mesure une propriété mécanique telle que le module de traction et on compare le résultat à celui prévisible d'après un système supposé dans lequel chaque phase continue distribuée de manière isotrope contribue à une fraction de la résistance mécanique, proportionnellement à sa fraction en volume dans la composition. La correspondance entre les deux valeurs indique la présence du réseau entremêlé, tandis que si le réseau entremêlé n'est pas présent, la valeur mesurée est différente de celle prévisible. Un aspect important de la présente invention est que l'on peut faire varier entre de larges limites les proportions relatives des divers polymères dans le mélange. Les proportions relatives des polymères sont présentées ci-dessous en parties en poids (le mélange total comprenant 100 parties). Intervalle préféré de parties en poids Résine thermoplastique pour 5 à 48 ingénierie différente Copolyrnere sequencé 4 à 20 8 à 20 Le polyuréthane est présent en quantité supérieure à la quantité de la résine thermoplastique pour ingénierie différente, c'est-à-dire que le rapport en poids du polyuréthane à la résine thermoplastique pour ingénierie différente est supérieur à 1:1. En conséquence, la quantité de polyuréthane peut varier de 30 parties en poids à 91 parties en poids, de préférence de 48 à 70 parties en poids. I1 y a lieu de noter que la quantité minimale de copolymère séquencé nécessaire pour la préparation de ces mélanges peut varier avec la résine thermoplastique pour ingénierie particulière. La résine thermoplastique pour ingénierie différente, le polyuréthane et le copolymère séquencé peuvent être mélangés d'une manière quelconque qui produit le réseau entremêlé. Par exemple, la résine, le polyuréthane et le copolymère séquencé peuvent être dissous dans un solvant commun pour tous et coagulés par mélange dans un solvant dans lequel aucun des polymères n'est soluble. Mais un mode opératoire particulièrement utile consiste à mélanger intimement les polymères sous la forme de granules et/ou de poudre dans un mélangeur à cisaillement intense. Par "mélanger intimement", on veut dire qu'on mélange les polymères avec un cisaillement mécanique et une énergie thermique suffisants pour assurer que l'entremêlement des divers réseaux soit obtenu. La température de mélange ou de traitement (Tp) est choisie en fonction des polymères particuliers à mélanger. Par exemple, quand on mélange les polymères à l'état fondu au lieu de les mélanger en solution, il sera nécessaire de choisir une température de traitement au-dessus du point de fusion du polymère ayant le plus haut point de fusion. De plus, comme expliqué plus complètement ci-après, la température de traitement peut aussi être choisie de manière à permettre un mélange isovisqueux des polymères. La température de mélange ou de traitement peut être comprise entre 1500C et 4000C, de préférence entre 2300C et-3000C. Un autre paramètre qui est important dans le mélange à l'état fondu pour assurer la formation de réseaux entremêlés est l'harmonisation des viscosités du copolymère séquencé, du polyuréthane et de la résine thermoplastique pour ingénierie différente (mélange isovisqueux) à la température et à la contrainte de cisaillement de l'opération de mélange. Plus l'interdispersion de la résine pour ingénierie et du polyuréthane dans le réseau du copolymère séquencé est bonne, meilleure est la probabilité de formation de réseaux entremêlés co-continus lors du refroidissement ultérieur.En conséquence, on a trouvé que quand le copolymère séquencé a une viscosité de n poises à la température Tp et à une vitesse de cisaillement de 100 s 1, il est préférable que la résine thermoplastique pour ingénierie et/ou le polyuréthane aient une viscosité telle à la température Tp et à une vitesse -1 de cisaillement de 100 s 1 que le rapport de la viscosité du copo lymère séquencé à la viscosité de la résine thermoplastique pour ingénierie et/ou du polyuréthane soit compris entre 0,2 et 4,0, de préférence entre 0,8 et 1,2.En conséquence, telle qu'utilisée ici, l'expression "mélange isovisqueux" veut dire qu'en divisant la viscosité du copolymère séquencé par la viscosité de l'autre polymère ou du mélange de polymères à la température Tp et à une vitesse de cisaillement de 100 s 1, on obtient un résultat compris entre 0,2 et 4,0. I1 y a lieu de noter ici que dans une boudineuse, il y a une large distribution des vitesses de cisaillement. En conséquence, on peut effectuer un mélange isovisqueux même si les courbes de viscosité de deux polymères diffèrent à certaines des vitesses de cisaillement. Dans certains cas, l'ordre de mélange des polymères est critique. En conséquence, on peut choisir de mélanger le copolymère séquencé avec le polyuréthane ou l'autre polymère d'abord, et mélanger ensuite le mélange résultant avec la résine thermoplastique pour ingénierie différente, ou on peut simplement mélanger tous les polymères en même temps. I1 y a de nombreuses variantes dans l'ordre de mélange que l'on peut utiliser pour obtenir les mélanges de constituants multiples selon la présente invention. Il est évident aussi que l'on peut utiliser l'ordre de mélange de manière à mieux harmoniser les viscosités relatives des divers polymères. On peut choisir le copolymère séquencé ou le mélange de copolymères séquencés de manière que sa viscosité s'harmonise sensiblement avec celle de la résine thermoplastique pour ingénierie et/ou de la polyoléfine. Eventuellement, le copolymère séquencé peut être mélangé avec une huile de dilution pour caoutchouc ou une résine supplémentaire comme décrit ci-après pour modifier les caractéristiques de viscosité du copolymère séquence. Les propriétés physiques particulières des copolymères séquencés sont importantes pour la formation de réseaux entremêlés co-continus. Plus particulièrement, les copolymères séquencés particulièrement préférés quand ils ne sont pas mélangés ne fondent pas au sens ordinaire quand la température s'élève, car la viscosité de ces polymères est hautement non-newtonienne et a tendance à augmenter sans limite quand on se rapproche de la contrainte de cisaillement zéro.De plus, la viscosité de ces copolymères séquencés est aussi relativement insensible à la tem pérature. Ce comportement rhéologique et la stabilité thermique inhérente du copolymère séquencé augmentent sa capacité de conserver sa structure réticulée (à domaines) à l'état fondu, de sorte que quand on effectue les divers mélanges, l'entremêlement et des réseaux continus sont formés. Le comportement du point de vue viscosité des résines thermoplastiques pour ingénierie et des polyuréthanes, d'une part, est plus sensible à la température que celui des copolymères sé quencés. En conséquence, il est souvent possible de choisir une température de traitement Tp à laquelle les viscosités du copolymère séquencé et de la résine pour ingénierie différente et/ou du polyuréthane sont comprises dans l'intervalle nécessaire pour former des réseaux entremêlés. Eventuellement, un agent modifiant la viscosité, comme décrit ci-dessus, peut être mélangé d'abord avec la résine thermoplastique pour ingénierie ou avec le polyuréthane pour que l'on obtienne l'harmonisation nécessaire des viscosités. Le mélange de copolymère séquencé partiellement hydrogéné, de polyuréthane et de résine thermoplastique pour ingénierie dif férente peut être mélangé avec une huile de dilution habituellement utilisée dans le traitement du caoutchouc et des matières plastiques. On préfère spécialement les types d'huile qui sont compatibles avec les blocs de polymère élastomère du copolymère séquencé. Bien que des huiles ayant d'assez hautes teneurs en hydrocarbures aromatiques soient satisfaisantes, les huiles blanches à base de pétrole ayant une basse volatilite et une teneur en hydrocarbures aromatiques inférieure à 50 %, comme determine par la méthode au gel d'argile (norme provisoire ASTM D 2007), sont particulièrement préférées. Les huiles ont de préférence un point initial d'ébullition au-dessus de 2600C. La quantité d'huile utilisée peut varier de O à 100 phr (phr = parties en poids pour 100 parties en poids de copolymère séquencé), de préférence de 5 à 30 phr. Le mélange de copolymère séquencé partiellement hydrogéné, de polyuréthane et de résine thermoplastique pour ingénierie dif férente peut être mélangé encore avec une résine. La résine supplémentaire peut être une résine augmentant la fluidité telle qu'une résine dJalpha-méthylstyrène et une résine plastifiant les blocs terminaux. Des résines utilisables pour plastifier les groupes terminaux comprennent des résines coumarone-indène, des copolymères de vinyl toluène et d'alpha-méthylstyrène, des résines polyindène et des résines polystyrène de masse moléculaire peu élevée. La quantité de résine supplémentaire peut varier de O à 100 phr, de préférence de 5 à 25 phr. De plus, la composition peut contenir d'autres polymères, des charges, des matières renforçantes, des anti-oxydants, des stabilisants, des agents réduisant la combustibilité, des agents contre l'adhérence mutuelle et d'autres ingrédients de mélange pour caoutchouc et matières plastiques. Des exemples de chargent qui peuvent être utilisées sont mentionnés dans l'ouvrage 1971-1972 Modern Plastics Encyclopedia, pages 240 à 247. Des matières renforçantes sont utiles aussi dans les présents mélanges de polymères. Une matière renforçante peut être définie comme une matière qui est ajoutée à la matrice résineuse pour augmenter la résistance mécanique du polymère. La plupart de ces matières renforçantes sont des produits inorganiques ou orga- niques de masse moléculaire élevée. Des exemples de matières renforçantes sont des fibres de verre, de l'amiante, des fibres de bore, des fibres de carbone et de graphite, des poils, des fibres de quartz et de silice, des fibres céramiques, des fibres de métaux, des fibres organiques naturelles et des fibres organiques synthétiques. On préfère spécialement des mélanges de polymères renforcés contenant de 2 à 80 % en poids de fibres de verre, par rapport au poids total du mélange renforcé résultant. Les mélanges de polymères selon l'invention peuvent être utilisés en remplacement de métaux et dans les domaines où de hautes performances sont nécessaires. Dans les exemples illustratifs et l'exemple comparatif donnés ci-après, on prépare divers mélanges de polymères en mélangeant les polymères dans une boudineuse Sterling de 3,125 cm comportant une buse Kenics. La boudineuse a un rapport L/D de 24:1 et un rapport de compression de la vis de 3,8:1. Les diverses matières utilisées dans les mélanges sont indiquées ci-dessous. 1) Copolymère séquencé - un copolymère séquencé sélective ment hydrogéné selon l'invention ayant une structure S-EB-S. 2) Huile - huile de dilution pour caoutchouc TUFFLO 6056. 3) Nylon 6 - polyamide PLASKON 8207. 4) Nylon 6-12 - polyamide ZYTEL 158. 5) Polypropylène - un polypropylène sensiblement isotac tique ayant un indice de fluidité à chaud de 5 (2300C/2,16 kg). 6) Poly(butylène téréphtaîate) ("PBT'r) - résine VALOX 310. 7) Polycarbonate - polycarbonate MERLON M-40. 8) Poly(éther sulfone) - 200 p. 9) Polyuréthane - PELLETHANE CPR ayant un point de fusion cristallin apparent de 1650C. 10) Polyacétal - DELTIN 500. 11) Poly(acrylonitrile-co-styrène) - BAREX 210. 12) Polymère fluoré - copolymère poly(fluorure de vinyli dène) TEFZEL 200. Dans tous les mélanges contenant un constituant huile, le copolymère séquencé et l'huile sont prémélangés avant l'addition des autres polymères. EXEMPLE ILLUSTRATIF I On prépare divers mélanges de polymères selon l'invention. Dans certains mélanges de polymères, on utilise un mélange de deux copolymères séquencés de masse moléculaire assez élevée et de masse moléculaire assez basse de manière à mieux harmoniser la viscosité avec celle du polyuréthane etou l'autre résine thermoplastique pour ingénierie différente. On prépare aussi des mélanges comparatifs ne contenant pas de copolymère séquencé. Toutefois, ces mélanges ne sont pas faciles à mélanger. Par exemple, le mélange 114 comprenant seulement un polyuréthane et du Nylon 6 présente une ondulation de surface et un aspect grenu. Au contraire, dans chaque mélange contenant un copolymère séquencé, le mélange de polymères est facile à mélanger et le produit extrudé est d'aspect homogène.De plus, dans chaque mélange contenant un copolymère séquencé, le polymélange résultant comporte des réseaux entremêlés continus désirés comme établi par les critères décrits ci-dessus. On présente ci-dessous dans les Tableaux 1 et 2 les compositions et les résultats des essais. Les compositions sont indiquées en pourcentages en poids. TABLEAU 1 Mélange No. 79 80 95 96 103 104 90 107 114 Mélange de copolymères 15,0 30,0 15,0 30,0 15,0 30,0 séquencés Polyuréthane 21,2 17,5 21,2 17,5 21,2 17,5 25,0 25,0 25,0 Poly(butylène 63,8 52,5 75,0 téréphtalate) Polycarbonate 63,8 52,5 75,0 Nylon 6 63,8 52,5 TABLEAU 2 % de Mélange Type de polymère copolymère 1** 2 3 4 5 6 7 8 No. séquence 90 0 NB* 0,158 0,150 323 NB 443 0,132 84,4 79 PBT 15 NB 0,122 0,120 260 NB 330 0,105 70,3 80 30 141 0,080 0,077 162 4 190 0,061 35,2 107 0 NB 0,180 0,169 436 NB 647 0,166 183 95 Polycarbonate 15 NB 0,146 0,143 345 NB 517 0,143 127 96 30 NB 0,098 0,094 246 NB 352 0,102 77,3 TABLEAU 2 (suite) % de Mélange Ttpe de polymère copolymère 9 10 11 12 13 14 15 16 17 No. séquencé 90 0 0,015 116 6,27 0,13 97 19,1 11,4 7,08 11,9 79 PBT 15 0,010 99 6,75 0,13 76 8,7 10,9 8,33 6,53 80 30 0,005 64 5,79 0,16 72 58,8 55,0 6,97 7,13 107 0 0,073 124 4,79 0,17 107 82,7 84,4 26,7 83,8 95 Polycarbonate 15 0,078 121 4,85 0,16 88 106 80,6 31,0 34,3 96 30 0,051 120 4,48 0,15 59 78,5 101 62,6 83,8 * NB veut dire : pas de rupture. ** Titre des colonnes de résultats 2 1. Contrainte de rupture par traction, kg/cm2. 2. Module de Young, kg/cm2 x 105. 3. Module sécant, kg/cm2 x 105. 4. Limite élastique, kg/cm2. 5. Allongement, %. 6. Maximum, kg/cm2. 7. Module, kg/cm2 x 105. 8. Maximum, kg/cm2. 9. Module, kg/cm2 x 105. 10. Température de déformation à chaud, C. 11. Dilatation linéaire, x 10-5, cm par cm par C. 12. Absorption d'eau, %. 13. Dureté Rockwell, N R. 14. Extrémité d'entrée, cm-kg/cm. 15. Extrémité morte, cm-kg/cm. 16. Extrémité d'entrée, cm-kg/cm. 17. Extrémité morte, cm-kg/cm. REVENDICATIONS 1. Une composition contenant un copolymère séquencé partiellement hydrogéné comprenant au moins deux blocs terminaux de polymère A d'un monoalcényl arène ayant une masse moléculaire moyenne comprise entre 5.000 et 125.000 et au moins un bloc untermédiaire de polymère B d'un diène conjugué ayant une masse moléculaire moyenne comprise entre 10.000 et 300.000, dans lequel les blocs terminaux de polymere A constituent de 8 à 55 % du poids du copolymère séquencé et pas plus de 25 % des doubles liaisons d'arène des blocs de polymère A et au moins 80 % des doubles liaisons aliphatiques des blocs de polymère B ont été réduites par hydrogénation, caractérisée en ce que la composition comprend :: a) de 4 à 40 parties en poids du copolymère séquencé partiellement hydrogéné ; b) un polyuréthane thermoplastique ayant une structure généralement cristalline et un point de fusion au-dessus de 1200C ; c) de 5 à 48 parties en poids d'au moins une résine thermoplastique pour ingénierie différente choisie parmi des polyamides, des polyoléfines, des polyesters thermoplastiques, des poly(aryl éthers), des poly(aryl sulfones), des polycarbonates, des résines d'acétal, des résines thermoplastiques halogénées et des résines de nitrile le rapport en poids du polyuréthane thermoplastique à la résine thermoplastique pour ingénierie différente étant d'au moins 1:1, de manière à former un polymélange dans lequel au moins deux des polymères forment des réseaux entremêlés continus au moins partiels l'un avec l'autre. 2. Une composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que les blocs de polymère A ont une masse moléculaire moyenne en nombre comprise entre 7.000 et 60.000 et les blocs de polymère B ont une masse moléculaire moyenne en nombre comprise entre 30.000 et 150.000. 3. Une composition selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que les blocs terminaux de polymère A constituent de 10 à 30 % du poids du copolymère séquencé. 4. Une composition selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que moins de 5 % des doubles liaisons d'arène des blocs de polymère A et au moins 99 % des doubles liaisons aliphatiques des blocs de polymère B ont été réduites par hydrogénation. 5. Une composition selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que la résine thermoplastique pour ingénierie différente a un point de fusion cristallin apparent au-dessus de 1200C. 6. Une composition selon la revendication 5, caractérisée en ce que la résine thermoplastique pour ingénierie différente a un point de fusion cristallin apparent compris entre 1500C et 3500C. 7. Une composition selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que la résine thermoplastique pour ingénierie différente est une polyoléfine ayant une masse moléculaire moyenne en nombre supérieure -à 10.000 et un point de fusion cristallin apparent au-dessus de 1000 C. 8. Une composition selon la revendication 7, caractérisée en ce que la polyoléfine est un homopolymère ou un copolymère dérivé d'une alpha-oléfine ou 1-oléfine ayant de 2 à 5 atomes de carbone. 9. Une composition selon l'une des revendications 7 et 8, caractérisée en ce que la masse moléculaire moyenne en nombre de la polyoléfine est supérieure à 50.000. 10. Une composition selon l'une des revendications 7 à 9, caractérisée en ce que le point de fusion cristallin apparent de la polyoléfine est compris entre 1400C et 2500C. 11. Une composition selon l'une des revendications 7 à 10, caractérisée en ce que la composition contient un polyéthylène haute densité ayant une cristallinité approximative de plus de 75 % et une masse volumique comprise entre 0,94 et 1,0 kg/l. 12. Une composition selon l'une des revendications 7 à 10, caractérisée en ce que la composition contient un polyéthylène basse densité ayant une cristallinité approximative de plus de 35 % et une masse volumique comprise entre 0,90 et 0,94 kg/l. 13. Une composition selon l'une des revendications 7 à 12, caractérisée en ce que la composition contient un polyéthylène ayant une masse moléculaire moyenne en nombre de 50.000 à 500.000. 14. Une composition selon l'une des revendications 7 à 10, caractérisée en ce que la composition contient un polypropylène isotactique. 15. Une composition selon la revendication 14, caractérisée en ce que le polypropylène a une masse moléculaire moyenne en nombre supérieure à 100.000. 16. Une composition selon l'une des revendications 7 à 10, caractérisée en ce que la composition contient un polypropylène qui est un copolymère contenant de l'éthylène ou une autre alpha-olefine comme comonomère dans une proportion comprise entre 1 et 20 % en poids. 17. Une composition selon l'une des revendications 7 à 10, caractérisée en ce que la composition contient du poly(lbutène) comme polyoléfine. 18. Une composition selon l'une des revendications 7 à 10, caractérisée en ce que la composition contient comme polyoléfine un homopolymère de 4-méthyl-l-pentène ayant un point de fusion cristallin apparent compris entre 240 et 250 C et une densité relative comprise entre 0,80 et 0,85. 19. Une composition selon l'une des revendications 7 à 10, caractérisée en ce que la composition contient comme polyoléfine un copolymère de 4-méthyl-l-pentène et une alpha-oléfine. 20. Une composition selon la revendication 19, caractérisée en ce que la composition contient comme polyoléfine un copolymère de 4-méthyl-l-pentène et une alpha-oléfine linéaire ayant de 4 à 18 atomes de carbone, l1alpha-oléfine linéaire étant présente dans une proportion comprise entre 0,5 et 30 % en poids. 21. Une composition selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que la résine thermoplastique pour ingénierie différente est un polyester thermoplastique ayant un point de fusion de plus de 12O0C. 22. Une composition selon l'une des revendications 1 à 6 et 21, caractérisée en ce que la résine thermoplastique pour ingénierie différente est du poly(téréphtalate d'éthylène), du poly (téréphtalate de propylène) ou du poly(téréphtalate de butylène). 23. Une composition selon la revendication 22, caractérisée en ce que la résine thermoplastique pour ingénierie différente est un poly(téréphtalate de butylène) ayant une masse moléculaire moyenne comprise entre 20.000 et 25.000. 24. Une composition selon l'une des revendications 1 à 6 et 21, caractérisée en ce que la résine thermoplastique pour ingénierie est un ester cellulosique. 25. Une composition selon l'une des revendications 1 à 6 et 21, caractérisée en ce que la résine thermoplastique pour ingénierie est un homopolymère de pivalolactone. 26. Une composition selon l'une des revendications 1 à 6 et 21, caractérisée en ce que la résine thermoplastique pour ingénierie est un copolymère de pivalolactone avec pas plus de 50 moles % d'une autre bêta-propiolactone. 27. Une composition selon la revendication 26, caractérisée en ce que la résine thermoplastique pour ingénierie est un copolymère de pivalolactone avec pas plus de 10 moles % d'une autre bêta-propiolactone. 28. Une composition selon l'une des revendications 25 à 27, caractérisée en ce que la résine thermoplastique pour ingénierie est une polypivalolactone ayant une masse moléculaire moyenne supérieure à 20.000 et un point de fusion de plus de 1200C. 29. Une composition selon l'une des revendications 1 à 19 et 21, caractérisée en ce que la résine thermoplastique pour ingénierie est une polycaprolactone. 30. Une composition selon l'une des revendications I à 6, caractérisée en ce que la résine thermoplastique pour ingénierie est un polycarbonate ayant la formule générale où Ar représente un groupe phénylène ou un groupe phényle à substitution alcoyle, alcoxy, halogéno ou nitro, A représente une liaison carbone-carbone ou un groupe alcoylidène, cycloalcoylidène, alcoylène, cycloalcoylène, azo, imino, du soufre, de l'oxygène ou un groupe sulfoxyde ou sulfone et n est au moins deux. 31. Une composition selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que la résine thermoplastique pour ingénierie est un homopolymère de formaldéhyde ou de trioxane. 32. Une composition selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que la résine thermoplastique pour ingénierie est un copolymère de polyacétal. 33. Une composition selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que la résine thermoplastique pour ingénierie est un polyamide ayant une masse moléculaire moyenne en poids supérieure à 10.000. 34. Une composition selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que la résine thermoplastique pour ingénierie est un homopolymère ou un copolymère dérivé de tétrafluoroéthylène, de chlorotrifluoroéthylène, de bromotrifluoroéthylène, de fluorure de vinylidène et de chlorure de vinylidène. 35. Une composition selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que la résine thermoplastique pour ingénierie est une résine de nitrile ayant une teneur en mononitrile olefiniquement non-saturé en alpha,bêta de plus de 50 % en poids. 36. Une composition selon la revendication 35, caractérisée en ce que le mononitrile oléfiniquement non-saturé en alpha, bêta a la formule générale dans laquelle R représente de l'hydrogène, un groupe alcoyle ayant de 1 à 4 atomes de carbone ou un halogène. 37. Une composition selon ltune des revendications 35 et 36, caractérisée en ce que la résine de nitrile est un homopolymère, un copolymère, une greffe d'un copolymère sur un support caoutchouteux ou un mélange d'homopolymères et/ou de copolymères. 38. Une composition selon l'une des revendications 1 à 37, caractérisée en ce que la composition contiedt le copolymère séquencé et la résine thermoplastique pour ingénierie différente dans des quantités de 8 à 20 parties en poids et de 10 à 35 parties en poids, respectivement. 39. Une composition selon l'une des revendications précédentes, càractérisée en ce que la composition contient une huile de dilution à raison de O à 100 phr. 40. Une composition selon la revendication 39, caractérisée en ce que la composition contient une huile de dilution à raison de 5 à 30 phr. 41. Une composition selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que la composition contient une résine augmentant la fluidité comme résine supplémentaire à raison de 0 à 100 phr. 42. Une composition selon la revendication 41, caractérisée en ce que la composition contient une résine augmentant la fluidité comme résine supplémentaire à raison de 3 à 25 phr. 43. Une composition selon l'une des revendications 41 et 42, caractérisée en ce que la composition contient une résine supplémentaire choisie parmi une résine d'alpha-méthyl-styrène, des résines coumarone-indène, des copolymères de vinyl toluène et d'alpha-méthystyrène, des resines polyindène et des résines polystyrène de masse moléculaire peu élevée. 44. Un procédé pour la préparation d'une composition telle que définie dans l'une des revendications 1 à 43, caractérisé en ce que a) 4 à 40 parties en poids d'un copolymère séquencé partiellement hydrogéné comprenant au moins deux blocs terminaux de polymère A d'un monoalcényl arène ayant une masse moléculaire moyenne comprise entre 5.000 et 125.000 et au moins un bloc intermédiaire'de polymère B d'un diène conjugué ayant une masse moléculaire moyenne comprise entre 10.000 et 300.000, dans l-quel les blocs terminaux de polymère A constituent de 8 à 55 % du poids du copolymère séquencé et pas plus de 25 % des doubles liaisons d'arène des blocs de polymère A et au moins 80 % des doubles liaisons aliphatiques des blocs de polymère B ont été réduites par hydrogénation, sont mélangées à une température de traitement Tp comprise entre 1500C et 4000C avec b) un polyuréthane thermoplastique ayant une structure généralement cristalline et un point de fusion au-dessus de 12O0C et c) 5 à 48 parties en poids d'au moins une résine thermoplastique pour ingénierie différente choisie parmi des polyamides, des polyoléfines, des polyesters thermoplastiques, des poly (aryl éthers), des poly(aryl sulfones), des polycarbonates, des résines d'acétal, des résines thermoplastiques halogénées et des résines de nitrile, le rapport en poids du polyuréthane thermoplastique à la résine thermoplastique pour ingénierie différente étant supérieur à 1::1, de manière à former un polymélange dans lequel au moins deux des polymères forment des réseaux entremêlés continus au moins partiels l'un avec l'autre. 45. Un procédé selon la revendication 44, caractérisé en ce que les polymères sont mélangés à une température de traitement Tp comprise entre 23O0C et 3000 C. 46. Un procédé selon l'une des revendications 44 et 45, caractérisé en ce que les polymères sont dissous dans un solvant commun pour tous et coagulés par mélange dans un solvant dans lequel aucun des polymères n'est soluble. 47. Un procédé selon l'une des revendications 44 et 45, caractérisé en ce que les polymères sont mélangés sous la forme de granules et/ou de poudre dans un dispositif qui effectue un cisaillement. 48. Un procédé selon l'une des revendications 44 à 47, caractérisé en ce que le rapport de la viscosité du copolymère séquencé à la viscosité du polyurêthane, de la résine thermoplastique pour ingénierie différente ou du mélange du polyuréthane et de la résine thermoplastique pour ingénierie différente est compris entre 0,2 et 4,0 à la température de traitement Tp et à une vitesse de cisaillement de 100 49. Un procédé selon la revendication 48, caractérisé en ce que le rapport de la viscosité du copolymère séquencé à la viscosité du polyuréthane, de la résine thermoplastique pour ingénierie différente ou du mélange du polyuréthane et de la résine thermoplastique pour ingénierie différente est compris entre 0,8 et 1,2 à la température de traitement Tp et à une vitesse de cisaillement de 100 50.Un procédé selon l'une des revendications 44 à 49, caractérisé en ce que la résine thermoplastique différente est mélangée d'abord avec un additif modifiant la viscosité avant le mélange avec le polyuréthane et le copolymère séquencé. 51. Un procédé selon l'une des revendications 44 à 50, caractérisé en ce que comme additif modifiant la viscosité on utilise du poly(oxyde de 2,6-diméthyl-1,4-phénylène) ou un mélange de poly(oxyde de 2,6-diméthyl-1,4-phénylène) avec du polystyrène. 52. Un procédé selon l'une des revendications 50 et 51, caractérisé en ce qu'on utilise l'additif modifiant la viscosité à raison de O à 100 parties en poids pour 100 parties en poids de résine thermoplastique pour ingénierie. 53. Un procédé selon la revendication 52, caractérisé en ce qu'on utilise l'additif modifiant la viscosité à raison de 10 à 50 parties en poids pour 100 parties en poids de résine thermoplastique pour ingénierie. 54. Un procédé selon l'une des revendications 44 à 53, caractérisé en ce que le copolymère séquence et la résine thermoplastique pour ingénierie sont utilisés à raison de 8 à 20 parties en poids et de 10 à 35 parties en poids, respectivement.