La présente invention a pour objet de nouveaux éléments en forme de corps creux comportant des alvéoles dont une partie au moins sont garnis d'un matériau isolant. Le secteur technique concerné par 1 invention est celui de la fabrication des matériaux de construction, notamment des corps creux en terre cuite ou en béton de ciment ou de résine produits par filage, extrusion ou moulage et présentant des alvéoles. L'invention concerne également des procédés de construction pour mettre en oeuvre ces nouveaux produits. On connaît de nombreux éléments de construction permettant de réaliser des structures verticales et/ou horizontales, comportant des alvéoles, par exemple les briques pour murs porteurs ou pour cloisons, les parpaings en agglomérés de béton de ciment ou de résine, les éléments dits "hourdis" servant a construire les planchers. Dans tous ces corps creux, les vides ont pour but d'alléger les produits et de leur conférer des qualités d'isolation thermiques et/ou phonique. Cependant, on sait que la résistance thermique d'une lame d'air ne varie pratiquement plus au-del d'une épaisseur de 2cm où elle atteint une valeur comprise entre 0,16 et 0,20 m2/ heure/ degré C./kilocalorie. Par contre, la résistance thermique des matériaux isolants varie proportionnellement leur épaisseur et est égale a environ 0,25 pour une épaisseur de Icm. Etant donné que la largeur des alvéoles des corps creux habituellement utilisés est de tordre de 4 a 5cm ou plus, on voit donc que si l'on remplit ces alvéoles d'un matériau isolant thermique on obtient une résistance thermique au moins égale à 1 soit au moins cinq fois meilleure que celle de l'alvéole rempli d'air. Avec de tels corps creux comportant au moins une rangée d'alvéoles remplis d'un matériau isolant, on peut construire des murs ou des planchers ayant un coefficient de transmission thermique K inférieur à 0,5 Kcal/ m2/H / degré C. A ce jour, pour obtenir des parois ou planchers présentant une telle isolation, on doit doubler la structure porteuse d'une structure isolante cons tituée soit par une contre-cloison avec un vide intermédiaire, soit par des panneaux isolants posés sur les murs porteurs ou en sous-plafond. L'objectif de la présente invention est de procurer aux constructeurs des éléments de construction en forme de corps creux, ayant les mêmes dimensions et les mêmes propriétés mécaniques que les corps creux connus et présentant des propriétés d'isolation thermique et/ou phonique améliorées. Cet objectif est atteint au moyen d'un produit nouveau constitué par un corps creux comportant une ou plusieurs rangées d'alvéoles dont au moins une est garnie d'un matériau isolant thermique et/ou phonique. L'isolant thermique est incorporé dans le corps creux en usine et le produit commercialise est un nouvel élément de construction garni, ayant des propriétés isolantes sensiblement améliorées. Le matériau isolant est, de préférence, un matériau cellulaire, par exemple de la mousse de polyuréthane, ou un matériau expansé par exemple du polystyrène expansé ou un matériau fibreux par exemple de la fibre de verre ou tout autre matériau présentant une structure cellulaire, expansée ou fibreuse. Ces matériaux, outre leurs propriétés isolantes bien connues, ont une faible densité qui a l'avantage de ne pas augmenter sensiblement le poids unitaire des éléments qui restent faciles à déplacer manuellement. D'autre part, ces éléments présentent une certaine élasticité de sorte qu'une fois mis en place dans les alvéoles, ils adhèrent aux parois sans qu'il soit nécessaire d'ajouter aucun dispositif pour les-maintenir en place ce qui facilite la fabrication. En variante, on peut utiliser également des matériaux isolants thermiques à structure granulaire ou pulvérulente en les imprégnant préalablement d'un adhésif qui colle les grains entr'eux et aux parois sans supprimer les propriétés d'isolation thermique. On connait des briques creuses pour murs porteurs comportant une rainure sur chacune de leurs faces horizontales de sorte que deux rainures en regard déterminent un canal qui sépare en deux parties le joint horizontal et supprime le pont thermique. Ces briques comportent plusieurs rangées d'alveoles dont une rangée située dans le plan du rétrécissement correspondant aux deux rainures. L'invention a pour objet de nouvelles briques de ce type dans lesquelles la rangée d'alvéoles située dans le rétrécissement, entre les rainures, est garnie d'un matériau isolant thermique. Lors de la pose de ces briques, on incorpore, de plus, dans le canal constitué par deux rainures en regard, une garniture en un matériau isolant de sorte que l'on obtient ainsi un mur comportant, dans sa partie centrale, une barrière isolante. Afin d'améliorer l'isolation on garnit également les deux rangées d'alvéoles situées le long des parois externe et interne du mur de sorte que l'on obtient alors trois barrières isolantes parallèles pratiquement continues à l'exception des épaisseurs des cloisons de briques et des joints horizontaux. La brique précédente est obtenue à partir d'une brique connue, en garnissant certains alvéoles d'un isolant thermique. L'utilisation de cette brique entraîne pour le maçon la nécessité de disposer un isolant thermique dans le canal central. Afin de remédier à cet inconvénient et de supprimer toute intervention du maçon autre que la pose des briques, la présente invention a pour objet des briques de forme nouvelle comportant une rainure sur une face horizontale, une nervure sur la face opposée et au moins une rangée d'alvéoles garnis d'un isolant thermique entre cette rainure et cette nervure. L'invention a pour résultat de nouveaux produits constitués par des corps creux garnis en usine d'un matériau isolant. Ces nouveaux éléments de construction permettent d'obtenir des parois et plafonds ayant un pouvoir isolant amélioré, sans nécessiter la pose de panneaux isolants, de contre-cloisons ni aucune étude spéciale d'isolation. Ils conviennent particulièrement à la construction de bâtiments équipés d'un chauffage électrique qui nécessitent une isolation poussée. Le matériau isolant est facilement incorporé dans les éléments creux, en usine, par injection ou coulage ce qui lui confère une bonne adhérence aux parois. Réciproquement, les parois protègent mécaniquement le matériau isolant ce qui est un avantage par rapport aux panneaux isolants sujets aux détériorations pendant les transports et manutentions. La mise en place de l'isolant en usine se fait en série, dans des installations bien équipées ce qui permet de la réaliser pour un prix très in férieur à l'économie que lton réalise en supprimant les revêtements de parois isolants et les cont-re-cloisons ou faux plafonds. Un autre avantage du remplissage des alvéoles par un matériau isolant tient à ce que les alvéoles se trouvant obturés, on peut réaliser des joints verticaux entre éléments sans que le liant de jointoiment ne pénètre dans les alvéoles d'où une économie notable de liant. On peut également poser les briques de sorte que les alvéoles soient verticaux ce qui permet de bénéficier des meilleures qualités de résistance dans le sens du filage. Les éléments selon l'invention permettent d'améliorer également l'i solation phonique en remplissant les alvéoles d'un isolant phonique ayant une densité différente de celle du corps creux. Dans les constructions traditionnelles actuelles, on arrive rarement à éviter les ponts thermiques aux jonctions entre parois verticales et planchers ou à la périphérie des ouvertures. Les éléments selon l'invention avec isolant thermique incorporé permettent de réduire au maximum les ponts thermiques en ces points de la construction. La description suivante se réfère aux dessins annexés qui représentent des exemples de réalisation de produits selon l'invention n'ayant aucun caractère limitatif. La figure 1 est une vue en coupe et perspective d'une partie de mur construit avec des briques suivant l'invention. La figure 2 est une vue en perspective montrant la coupe horizontale des joints verticaux de la figure 1. La figure 3 est une vue en coupe et perspective d'une partie de mur construite avec d'autres briques suivant l'invention. La figure 4 est une vue en coupe d'un autre type de briques selon l'invention. La figure 5 est une vue en coupe d'une jonction entre un mur et un plancher composée d'éléments selon l'invention. La figure 1 représente des briques 1 d'un modèle connu comportant cinq rangées d'alvéoles. Les faces horizontales comportent, dans le prolongement de la rangée d'alvéoles médiane, deux rainures 2a et 2b. Les rainures en regard de deux briques délimitent un-vide 3. Le lit de mortier 4 qui constitue le joint horizontal entre deux briques est divisé en deux parties 4a et 4b séparées par le vide 3 qui interrompt le pont thermique. La figure 2 représente une coupe horizontale des joints verticaux sur laquelle on voit la forme spéciale de ces briques qui comportent à une extrémité une saillie 5a s'emboîtant dans un logement 5b. Le joint vertical est habituellement un joint sec. Ces briques sont bien connues et on sait qu'elles présentent des propriétés d'isolation améliorées. Selon l'invention, on obtient un mur présentant des propriété isolantes supérieures en utilisant des briques 1 de même forme dont les alvéoles 6 constituant la rangée centrale sont garnis d'un matériau isolant thermique 7. Ces propriétés isolantes sont encore améliorées en garnissant également d'un isolant thermique 8 les deux rangées d'alvéoles situés le long des parois du mur. Au moment de la construction du mur, pour améliorer encore l'isolation, le maçon peut poser dans les vides 3 des garnitures isolantes 9, par exemple des bandes en polystyrène expansé. La figure 3 représente un mur construit avec une nouvelle brique 10. Celle-ci comporte sur sa face supérieure une nervure en relief 11 et sur sa face inférieure une rainure 12 légèrement plus large dans laquelle s'engage la nervure 11 de la brique sousjacente. Le joint horizontal entre deux briques est divisé en deux parties 13a et 13b séparées par la rainure 11 qui supprime le pont thermique. Les joints verticaux 14 sont des joints secs. Une rangée d'alvéoles 15 est placée entre la nervure 11 et la rainure 12 et ces alvéoles sont garnis d'un isolant thermique 16. De part et d'autre de la rangée d'alvéoles 15, la brique comporte plusieurs rangées d'alvéoles. Les deux rangées d'alvéoles extrêmes sont également garnis d'un isolant thermique 17 de sorte que le mur comporte trois barrières isolantes verticales sans que le maçon ait à effectuer aucune autre opération que la pose normale des briques. Afin d'améliorer la résistance thermique des joints verticaux en créant un décrochement 18 de ceux-ci, la partie de la brique 19a située d'un côté de la rangée centrale d'alvéoles 16 est décalée longitudinalement par rapport à l'autre partie 19b tout en conservant la même longueur. La figure 4 représente, en coupe, un autre type de briques selon l'invention. Ces briques 20 comportent également une nervure 21 et une rainure 22 placées en regard. Elles diffèrent des précédentes uniquement par la forme des alvéoles, la partie centrale comprenant deux rangées d'alvéoles 23 dont la largeur va en croissant en se déplaçant de la nervure 21 vers la rainure 22 afin de compenser la plus grande largeur de la rainure. Les alvéoles des deux rangées 23 sont garnis d'un isolant thermique 24 ainsi-que les alvéoles 25 des rangées extrêmes. La figure 5 représente, en coupe,la jonction d'un mur construit avec des briques selon la figure 1 et d'un plancher en hourdis. Les corps creux 26 constituant les éléments d'entrevous du hourdis prenant appui sur les poutrelles 27, comportent, dans leur partie inférieure, deux rangées d'alvéoles garnis d'un matériau isolant thermique 28. Les poutrelles 27 comportent également, sous la semelle, un corps creux 29, par exemple une brique creuse dont les alvéoles sont garnis d'un isolant thermique 30 et comportant sur sa face supérieure des nervures 34 incorporées dans la semelle lors de la fabrication de la poutrelle. Afin d'éviter la transmission de chaleur à travers le chaînage en béton armé 31 celui-ci est isolé de l'extérieur par une rangée de corps creux 32, par exemple de briques creuses dont une rangée d'alvéoles est garnie d'un isolant thermique 33. Bien entendu, sans sortir du cadre de l'invention, diverses modifications équivalentes pourront être apportées par l'homme de l'art aux corps creux qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemple. REVENDICATIONS 1 - Produit nouveau constitué par un corps creux comportant au moins une ran gée d'alvéoles, caractérisé en ce que l'une au moins desdites rangées d'al véoles est garnie en usine d'un matériau isolant thermique et / ou phonique. 2 - Corps creux selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit matériau isolant a une structure cellulaire, fibreuse ou expansé et adhère aux pa rois des alvéoles. 3 - Brique creuse selon la revendication 1 comportant dans sa partie centrale un rétrécissement déterminé par deux rainures longitudinales placées en re gard l'une de l'autre sur les faces horizontales, une rangée d'alvéoles dans le plan dudit rétrécissement et deux rangées d'alvéoles de part et d'autre dudit rétrécissement, caractérisée en ce que les alvéoles de la rangée centrale sont garnis d'un matériau isolant thermique. 4 - Brique selon la revendication 3, caractérisée en ce que les -deux rangées d'alvéoles extrêmes sont également garnis d'un matériau isolant thermique. 5 - Procédé de construction de murs porteurs au moyen de briques selon l'une quelconque des revendications 3 et 4, caractérisé en ce que l'on place dans le vide-délimité par les rainures en regard de deux briques une garniture en un matériau isolant thermique et le lit de mortier constituant le joint ho rizontal entre les briques est divisé en deux parties séparées par ledit matériau isolant. 6 - Brique creuse selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte sur une face horizontale une nervure en relief et sur la face opposée une rainure plus large que ladite nervure, lesquelles nervure et rainure sont séparées par une rangée d'alvéoles qui sont garnis d'un matériau isolant thermique. 7 - Brique selon la revendication 6, caractérisée en ce qu'elle comporte, de part et d'autre de ladite rangée centrale, au moins une rangée d'alvéoles garnis d'un matériau isolant thermique. 8 - Brique selon la revendication 7, caractérisée en ce que l'une des deux par ties de la brique placées de part et d'autre de ladite rangée centrale est décalée longitudinalement de sorte que le joint vertical entrebriques pré sente un décrochement. 9 - Corps creux selon la revendication 1 pour la construction de plancher en hourdis comportant, à la base, une ou plusieurs rangées d'alvéoles, carac térisés en ce que lesdits alvéoles sont garnis d'un matériau isolant ther mique. 10- Poutrelle préfabriquée pour supporter des éléments de hourdis selon la re vendication 9, caractérisée en ce qu'elle comporte, sous la semelle, un corps creux en céramique dont les alvéoles sont garnis d'un matériau isolant thermiques lequel corps creux comporte, sur sa face supérieure, des nervures incorporées dans la poutrelle.