La présente invention concerne un vérin à course préréglée comportant une tige mobile en translation par rapport à un corps et des moyens moteurs pour assurer le déplacement de la tige. On connut des vérins à course préréglée, par exemple du type hydraulique à piston, ou du type mécanique à vis ou à crémaillère. De tels vérins servent à des usages très variés, notamment sur des machines à cycle automatique telles que des presses à vulcaniser les pneumatiques ; la tige de ces vérins est associée à un plateau support d'outillage qui doit occuper successivement plusieurs positions précises correspondant.à diverses valeurs de la course du vérin. L'expérience montre que la précision et-ltendurance des systèmes connus de vérins à course préréglée laissent à désirer. Beaucoup de ces systèmes sont relativement complexes et onéreux à réaliser, surtout si le nombre de positions préréglables est relativement élevé; En outre, la modification des positions préréglées est souvent assez délicate et longue à effectuer. Le but de l'invention est de remédier aux inconvénients précités, en permettant de réaliser un vérin à course préréglée qui soit à la fois simple, endurant, assez peu onéreux, et facile à régler même pour des positions nombreuses de la tige. Selon l'invention, le vérin à course préréglée, comportant un corps, une tige mobile en translation par rapport au corps, et des moyens moteurs pour assurer le déplacement de la tige, est caractérisé en ce qu'il comporte au moins une marque sur la tige, et un système de commande automatique comprenant un dispositif de détection photo-sensible pour produire un signal au passage de chaque marque de la tige en mouvement, et pour commander les moyens moteurs par l'intermédiaire de moyens d'asservissement. Les marques sur la tige servent de références pour définir les positions préréglées d'a-rr8t. le système de détection photosensible est un moyen simple, précis, endurant et commode à installer. les moyens d'asservissement utilisés en combinaison avec les moyens précités permettent des combinaisons variées, suivant la précision et les programmes désirés. Selon un mode de réalisation préféré de l'invention, le vérin conforme à ce qui vient diantre dit, et dans lequel les moyens moteurs comportent un circuit à pression hydraulique, un circuit de retour, et des clapets de manoeuvre obturables reliant les circuits au vérin, est caractérisé en ce que les clapets de manoeuvre sont commandés par les moyens d'asservissement ; les marques de la tige sont réalisee'spar un dépôt de substance différente du matériau constituant la tige du vérin, pour assurer un contraste d'aspect avec ce matériau ; ce dépôt est effectué dans des gorges annulaires de la tige, sensiblement transversales à celle-ci, d-'égale largeuret séparées par des intervalles égaux. Ces dispositions permettent de réaliser facilement et avec précision les marques .ncessaires sur la tige d'un vérin hydraulique, et de commander facilement et avec précision la manoeuvre de la tige entre plusieurs position.s préréglées. Selon un mode de réalisation avantageux de l'inventions. le système de détection comporte un faisceau de fibres optiques dont une extrémité est associée à un capteur pour éclairer les marques et les observer ; l'autre extrémité du faisceau se divise en deux branches aboutissant respectivement à une source lumineuse et à un élément photo-sensble ; les moyens d'asservissement comportent un récepteur sensible aux signaux du système de détection, et un sélecteur de programme pour actionner les moyens de déplacement de la tige, ce sélecteur de programme étant pourvu de moyens d'affichage de la course préréglée. D'autres particularités et avantages de l'invention ressortiront encore de la description détaillée d'un mode de réalisation préféré de l'invention, présentée ci-après à titre d'exemple non limitatif, en référence aux dessins annexés, sur lesquels la Figure 1 est un schéma d'ensemble d'un vérin à course préréglée, conforme à l'invention . les figures 2 et 3 sont des vues partielles en coupe longitudinale de la tige du vérin de la figure 1, et montrent la réalisation des marques portées par cette tige . la figure 4 est un schéma du système de détection photo sensible, associé aux marques de la tige du vérin de la figure 1 1 les figures 5 et 6 représentent l'utilisation du vérin de la figure 1 sur une machine à vulcaniser les pneumatiques, pour deux positions de la tige de ce vérin. Dans le mode de.réalisation représenté sur la figure 1, le vérin hydraulique 1 comporte un corps 2 cylindrique d'axe X-T, obturé par deux chapeaux d'extrémité 3, 4, et une tige 5 mobile en translation par rapport au corps 2 et traversant l'un des chapeaux 4 par un alésage axial pourvu de joints d'étanchéité. L'autre chapeau 3 comporte un bossage pourvu d'un passage transversal 6, situé sur l'axe X-Y, pour un axe de fixation (non représenté) permettant le montage du vérin sur un point fixe d'un bâti de machine (non représenté). la tige 5 est liée par une extrémité à un piston 7, à double effet, mobile dans le corps cylindrique 2, entre les deux chapeaux 3, 4. l'autre extrémité 8 de la tige 5 comporte un épaulement conique axial et un embout fileté, pour la fixation d'un organe de machine (non représenté) destiné à être déplace à l'aide du vérin 1 la course "X" de la tige 5 est mesurée entre l'extrémité 8 et l'axe de fixation 6 du corps 2 (figure 1). Conformément à l'invention, la tige 5, en acier poli, comporte une série de marques Il (figures 1, 2, 3) d'égale largeur et séparées par des intervalles égaux dans le sens du déplacement de la tige. les marques il sont réalisées par un dépôt, dans des gorges annulaires 12 transversales à l'axe X-Y de la tige, d'une matière plastique dure, telle qu'une résine du genre époxy. Cette matière est teint e en couleur sombre, pour créer un contraste d'aspect avec la surface d'acier poli de la tige 5. Pour obtenir une surface parfaitement lisse sur toute la longueur de la tige, on effectue (figure 2) le dépôt lia de matière plastique en surépaisseur par rapport à la cote définitive de la tige. Ensuite, on arase par usinage l'épaisseur en excès, en effectuant au besoin une finition précise et simultanée des marques il et de la surface de la tige 5, par exemple par rectification. Chacun des chapeaux d'extrémité 3, 4 comporte un passage pour des canalisations 13, 14 raccordées chacune à une bote à clapets 15 (figure 1). Comme le montre schématiquement la figure 1, la boite à clapets 15 est alimentée par un circuit de pression hydraulique 16 relié au refoulement d'une pompe P. La boite à clapets 15 peut débiter dans un circuit de retour 17, aboutissant à un réservoir hydraulique R La boite à clapets 15 est associée à un distributeur 18 à quatre touches 18a, 18b, 18c, 18d, reliées mécaniquement aux poussoirs de commande de deux électro-vannes doubles (non représentées), ayant chacune une position de fermeture stable que l'électro-vanne retrouve d'elle-même, dès qu'on cesse d'aetionner l'ouverture localement parle poussoir, ou à distance au moyen d'une liaison électrique 19. On peut ainsi réaliser quatre combinaisons d'ouverture et de fermeture des clapets hydrauliques assurant les branchements mutuels des canalisations 15; 14 de manoeuvre du vérin 1, et des circuits15, 16 de pression et de retour. les touches t8a et 18b commandent respectivement le mouvement de sortie ou de rentrée de la tige 5. la touche 1-8c commande le verrouillage hydraulique du vérin 1, par fermeture simultanée des clapets obturant les canalisations 13 et î4.la touche 18d met ces canalisations en communication directe, et assure la liberté de manoeuvre de la tige 5. Conformément à l'invention, le vérin 1 à course préréglée est équipé d'un système de commande automatique comportant un dispositif de détection photo-sensible 21, décrit ci-après,pour produire un signal au passage de chaque marque 11 de la tige 5 en mouvement, et pour contrôler, par l'intermédiaire de moyens d'asservissement 22, 23, 24, 25, les moyens moteurs précités (18, 15) assurant le déplacement de la tige 5. Dans le mode de réalisation représenté sur la figure 1, les moyens d'asservissement comportent un récepteur 22, sensible aux signaux du système de détection 21, un dispositif de comptage 23 qui enregistre les signaux, et un sélecteur 24, pourvu de moyens d'affichage 25 de la course préréglée "L" de. la tige 5, pour actionner dans le sens convenable les moyens-moteurs 18, 15 de cette tige, par la liaison électrique 19. Dans la réalisation représentée, les moyens d'affichage 25 sont constitués par un bouton permettant de déplacer un curseur en regard d une échelle graduée. Chaque division de cette échelle correspond à un plot de contact des circuits du sélecteur 24 associés aux circuits du dispositif de comptage 23. Le sélecteur 24 est relié au distributeur 18 par l'intermédiaire d'un interrupteur 26 à deux positions stables, constituant une commande de "Marche-Arrêt" du système automatique. En fermant cet interrupteur 26, une fois réalisé l'affichage souhaité sur le sélecteur 24, on agit à distance sur le distributeur 18, au moyen de la liaison électrique 19. Pour simplifier, on a représenté schématiquement un interrupteur 26 simple sur la figure 1. Mais en fait, l'interrupteur 26 et la liaison 19 sont multiples et comportent au moins deux voies à retour commun pour alimenter séparément les deux électro-vannes doubles (non représentées) de la botte 15. En ças d'anomalie, l'interrupteur 26 permet l'arrêt immédiat du fonctionnement du vérin t, en coupant l'alimentation des deux électro-vannes précitées pour réaliser l'obturation des canalisations 13, 14 et le verrouillage hydraulieue (position 18c du distributeur). -Le sélecteur 24 comporte également un circuit (non représenté) constitué par un deuxième interrupteur double et un inverseur double, pour réaliser les trois autres combinaisons des deux éleetro-vannes. Ces trois combinaisons correspondent aux trois positions 18a, 18b, 18d du distributeur, permettant d'obtenir respectivement la sortie de la tige 5, sa rentrée ou sa liberté de manoeuvre. L'inverseur double du sélecteur 24 est commandé par le sens du déplacement du bouton 25 au moment de l'affichage. le deuxième interrupteur double est commandé par un organe différentiel, associé au dispositif de comptage 23 et au réseau des plots correspondant aux graduations du cadran du sélecteur 24. le deuxième interrupteur double reste fermé tant que le nombre de plots couverts par le curseur d'affichage 25 diffère du nombre d'impulsions enregistrées par le compteur 25. Dès qu'il y coïncidence entre ces deux nombres, l'interrupteur double est actionné. Il- coupe -l'alimentation des deux électro-vannes, et provoque l'arr8t et le verrouillage hydraulique de la tige 5 (position 18c du distributeur). Be dispositif de détection photo-sensible 21 du vérin 1 à course préréglée (figures 1 et 4) comporte un capteur optique 31, constitué par une douille de forme sensiblement cylindrique, montée suivant son axe dans une lumière radiale du chapeau 4. Cette lumière débouche perpendiculiarement sur la surface de la tige 5. La douille du capteur 31 est montée à une extrémité d'un faisceau 32 de fibres optiques, constituant un conduit lumineux. L'autre extrémité du faisceau 32 se divise en deux branches, aboutissant respectivement à une source lumineuse 33 et à un élément photo-sensible 34. Ces deux éléments 33, 34 sont logés dans un boîtier commun 35, d'où part une liaison électrique 36 communiquant au récepteur 22 les impulsions de llélement 34. Le capteur 31 et le faisceau 32 de fibres optiques servent donc à la fois à éclairer les marques 11 de la tige 5 en mouvement, et à observer les effets de contraste lumineux provoqués par le passage des marques 11, pour les communiquer à ltémetteur photosensible 34. Le fonctionnement automatique du vérin 1 à course préréglée se comprend facilement d'après la description qui précède (figures1 et 4). La pompe P est mise en route, dans une position initiale du vérin 1 correspondant à une course Il de la tige 5, mesurée entre l'extrémité 8 de cette tige, et l'axe de la fixation 6 du chapeau 5. Le distributeur 18 est en position stable 18c de verrouillage hydraulique de la tige 5. L'interrupteur 26 est ouvert, en position "Arrêt" du système automatique. On veut provoquer le déplacement automatique de la tête 8 de la tige 5 du vérin, vers une nouvelle position d'arrêt D2, différente de la position Il. la différence (L2 -- L1) des élongations de la tête 8 par rapport a' l'axe de fixation 6 correspond au passage devant le capteur 31 d'un certain nombre 'N" de marques équidistantes de la tige 5. Sur lléchelle graduée du sélecteur 24 on déplace de "N" divisions et dans le sens convenable le curseur du bouton d'affichage 25. On ferme l'interrupteur 26, pour déclencher le fonctionnement automatique. les circuits du sélecteur 24 agissent sur le distributeur 18 qui passe, par exemple,en position 18a. La tige 5 sort du vérin, et les marques Il défilent devant le capteur 31. À chaque passage d'une marque, le contraste lumineux observé par le capteur est traduit en une impulsion électrique normalisée du récepteur 22, enregistrée par le compteur 23. Au passage de la marque de rang "N" l'organe différentiel du distributeur 24 actionne l'interrupteur double qui coupe l'alimentation des deux électrovannes de la boute 15, et provoque l'arrêt et le verrouillage hydraulique de la tige 5. Un relais fait revenir l'interrupteur 26 en position "Arrêt". la manoeuvre suivante de la tige 5 peut être commandée à distance automatiquement de la même manière, ou localement par les touches du distributeur la. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation qu'on vient de décrire, et on peut y apporter diverses variantes sans sortir du domaine de l'invention. Une application du vérin i conforme à l'invention a été réalisée (figures 5 et 6) sur une machine à mouler et à vulcaniser les pneumatiques. la machine automatique 51 comporte essentiellement un moule 52 démontable en plusieurs parties associées à des mécanismes de manoeuvre (non représentés). le formage et la vulcanisation du pneumatique E sont réalisés à l'aide de vapeur sous pression, introduite dans une chambre déformable 53 par un raccord d'entrée 54, à travers une boute étanche 55. La chambre déformable 53 est matérialisée par une membrane élastique annulaire 56, montée sur deux plateaux circulaires et co-axiaux 57, 58. le plateau 58 est fixé au bâti de la machine 51, du caté de la bote étanche 55. Le plateau 57, monté sur l'extré- mité 8 de la tige 5, est mobile avec cette tige qui traverse la boite étanche 55 et le plateau fixe 58. Le fonctionnement de la machine 51 comporte deux positions Il et 2 pour l'extrémité 8 de la tige 5, correspondant à deux écartements précis du plateau mobile 57 par rapport au plateau fixe 58. Sur la figure 5 (position L1), le plateau 57 est relativement rapproché du plateau 58, pour la cuisson du pneumatique E, maintenu à sa forme exacte par le moule 52, et protégé de la vapeur par la membrane 56 qui laisse cependant passer la chaleur nécessaire. Une fois terminée la cuisson du pneumatique E, la vapeur s'échappe de la chambre 53 par le raccord 54 et la partie supérieure du moule 52 est enlevée. Pour démouler le pneumatique E, et en extraire la membrane 56, on écarte le plateau 57 en position B2 (figure 6). On le maintient ainsi pour la mise en place du pneumatique 2 suivant. On ramène alors le plateau 57 en position L1 (figure 5), pour introduire la membrane dans le pneumatique P, à l'aide d'une pression modérée de vapeur., avant fermeture du moule 52, pour une nouvelle opération de cuisson. On comprend que le mode d'asservissement précédemment décrit du vérin 1 est commode, pour réaliser automatiquement les déplacements du plateau 57, en coordonnant ces déplacements avec les autres mouvements automatiques des organes mécaniques et des circuits de la machine 51. Pratiquement, deux courses Il, L2 sont repérées sur le cadran du régulateur 24, correspondant aux élongations précises Il, 2, désirées pour le plateau 57 ; les positions correspondantes du plateau mobile 57 sont réglées avec soin avant la mise en service de la machine 51. Le sélecteur 24 est pourvu d'une commande à distance 24a, associée au tableau de contrôle central de la machine 51, pour faire passer alternativement le bouton 25 en position B1, puis en position L2. De même, l'interrupteur 26 comporte une commande centralisée (non représentée), ainsi que l'interrupteur du moteur de la pompe hydraulique P (figure 1). Dans cette réalisation, la tige 5 du vérin en acier inoxydable a un calibre d'environ 47 mm. Les marques 1-1 de la tige (figures 1,2,3) sont réalisées au moyen de gorges de profil rectangulaire mesurant 0,2 mm de profondeur et 0,7 mm de large avec un intervalle de 1,3 mm entre les bords adjacents de deux marques consécutives. la tige 5 est pourvue sur une longueur de l'ordre de 300 mm environ de marques régulièrement espacées, au pas de 2 mm, représentant un intervalle de t,3 mm entre bords adjacents. Le dépit dans les gorges est effectué en surépaisseur au moyen d'une résine époxy noire.Après arasement du dépit on obtient une alternance de bandes noires de 0,7 mm de large, et de bandes brillantes d'acier poli de 1,3 mm. le diamètre final de la tige et des marques noires est obtenu par rectification. le calibre du capteur 31 est de 2 mm environ. la vitesse maximum de translation de la tige précitée est de ltordre de 200 mm par seconde. Dans le fonctionnement automatique de la machine 51 (figures 5 et 6), on compte environ 1,5 seconde pour une course d'environ 200 mm, pour passer de la position Il à la position L2. la machine reste environ 20 secondes en position S2 (figure 6), et met ensuite environ 2 secondes pour revenir à la position Il où elle reste pendant plusieurs minutes. la mise au point et l'étude du réglage du système précité ont montré l'intér8t d'un dispositif correcteur de course1 pour respecter un écartement précis et constant des plateaux 57, 58. Ra particulier dans la position Il (figure 5), la position du plateau mobile 57 doit correspondre exactement aux dimensions prévues pour le moule 52, pour éviter toute déformation du pneumatique E en cours de cuisson. la course effective de la tête 8 portant le plateau mobile 57 peut varier-pour plusieurs raisons, et s'écarter sensiblement de l'élongation qui coincide avec le passage de la marque Il de rang "N" devant le capteur 31 (figure 1). Or il est commode, pour le réglage de la course du plateau 57 monté sur la tette 8 d'utiliser comme référence une telle élongation, et même la longueur correspondant à "N" marques équidistantes sur la tige. les imprécisions constatées tiennent principalement au tempo mort séparant le passage de la marque Il de rang "N", et l'arrêt effectif de la tigeComme lavitesse de la tige est importante, on constate une différence- d'élongation sensible.; cettedifférence peut varier notablement avec l'échauffement du vérin, 8avec la modification des masses liées à la tige ou des efforts à vaincre. On peut éviter ces inconvénients grâce à un circuit complémentaire du dispositif de comptage 23. Ce circuit correcteur introduit une constante de temps réglable au moyen d'un bouton 23a, pour retarder le fonctionnement automatique des électro-vannes de la boîte 15, sous l'effet des impulsions transmises par le récepteur 22. Pour faire arrêter une marque 11 de rang "g" de la tige 5 exactement en regard au capteur 31, on introduit un retard moyen, par exemple 0,10 seconde au moyen du bouton de correction 23a. En même temps, on place le bouton d1affichage 25 sur une nouvelle division "N-P", le nombre "P" étant choisi par approximations successives, pour obtenir 1'arr8t de la tige en position désirée.On peut ensuite modifier légèrement cette position, au moyen du bouton correcteur de retard 23a, sans retoucher le réglage du sélecteur 24 et de sa commande à distance 24a. Par rapport à la vitesse de 200 mm par seconde de la tige5,une correction de retarde 0,01 seconde correspond environ à une variation effective de 2 mm de course. il existe des systèmes de temporisation de précision supérieure à0,01 seconde ; mais l'amélioration de la sensibilité de correction de course de la tige 5 dépend surtout de la précision de fonctionnement des électro-vannes de la -boite 15. Au besoin, on peut aussi modérer la vitesse de la tige 5, pour atténuer les effets d'inertie et les conséquences linéaires du temps mort de ralentissement avant l'arrêt. Au moyen d'une variante (non représentée) du dispositif précité, l'invention permet d'obtenir une position finale prati quementconstante d'une marque il de rang "N" de la tige 5 en regard dru capteur 31, alors même que l'arrêt de la tige en mouvement a été déclenché par le passage de cett-e marque de rang "N" devant le capteur. ;e mouvement de retour nécessaire pour annuler le dépassement inhérent au temps mort de fonctionnement et à l'inertie dçes parties mobiles est déterminé par le système de détection photo-sensible 21. Celui-ci rend compte de la valeur du dépassement au dispositif de comptage qui comporte pour cette correction un inverseur de recalage de la course de la tige 5, pour rectifier la position d'arrêt de la tige d'une longueur correspondant au dépassement d'un nombre entier de marques par rapport à la marque de référence de rang "N" de la tige. l'inverseur de recalage du dispositif de comptage 23 permet l'exploitation séparée des impulsions supplémentaires correspondant au dépassement, pour commander un mouvement de retour d'égale amplitude. Comme la tige 5 ne prend qu'une vitesse très faible pour cette correction, l'erreur résiduelle est très inférieure au dépassement corrigé. RTETI)iCATi0NS 1. Vérin à course préréglée, comportant un corps, une tige mobile en translation par rapport au corps, et des moyens moteurs pour assurer le déplacement de la tige, caractérisé en ce qu-'il comporte au moins une marque sur la tige et un système de commande automatique comprenant un dispositif de détection photo-sensible pour produire un signal au passage de chaque marque de la tige en mouvement, et pour commander les moyens moteurs par l'intermédiaire de moyens d'asservissement. 2. Vérin conforme à la revendication 1; et dans lequel les moyens moteurs comportent un circuit à pression hydraulique, un circuit de retour, et des clapets de manoeuvre obturables reliant les circuits au vérin, caractérisé en ce que les clapets de manoeuvre sont commandés par les moyens d'asservissement. 3. Vérin-conforme.à la revendication 1, et dans lequel les moyens moteurs comportent une pompe réversible entratnée par un moteur, caractérisé en ce que le moteur est commandé par les moyens d' asservissement. 4. Vérin conforme à l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la tige comporte plusieurs marques d'égale largeur et sensiblement alignées dans le sens du déplacement de la tige, ces marques étant séparées par des intervalles égaux. 5. Vérin conforme à l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les marques de la tige sont réalisées par un dépôt de substance différente du matériau constituant la tige du vérin, pour assurer un contraste d'aspect avec ce matériau. 6. Vérin conforme à la revendication 5, caractérisé en ce que le dépit est effectué dans des gorges annulaires de la tige, sensiblement transversales à celle-ci. 7. Vérin conforme à l'une des revendications 5 ou 6, caractérisé en ce que la substance déposée est à base de matière plastique dure, telle qu'une résine du genre poxy. 8. Vérin conforme à l'une des revendications 5 ou 6, caractérisé en ce que les marques sont réalisées au moyen de cuivre déposé par un procédé électrolytique. 9. Vérin conforme à Itune des revendications 5 à â, caractérisé en ce que le dépit de substance constituant chaque marque est arasé pour venir sensiblement affleurer la surface de la tige. 10. Vérin conforme à l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que le système de détection comporte un pinceau lumineux pour éclairer les marques de la tige, un capteur optique pour observer ces marques, et un conduit lumineux pour relier le capteur à-un élément photosensible. 11. Vérin conforme à la revendication 10, caractérisé en ce que le capteur est associé à des fibres optiques servant au passage du pinceau lumineux et reliant le capteur à l'élément photosensible. 12. Vérin conforme à la revendication il, caractérisé en ce que les fibres optiques sont groupées en un faisceau unique dont une extrémité est fixée au capteur, l'autre extrémité du faisceau se divisant en deux branches aboutissant respectivement à une source lumineuse et à l'élément photosensible. 13. Vérin conforme à l'une des revendications 10 à 12, caracterisé en ce que le capteur est monté sur un support solidaire du corps du vérin, suivant une direction sensiblement normale à la-surface de la tige. 14. Vérin conforme à--l'une des revendications 1 à 15, caractérisé en ce que les moyens d'asservissement comportent un récepteur sensible aux signaux du système de détection et un sélecteur de programme pour actionner les moyens moteurs de la tige, ce sélecteur de programme étant pourvu de moyens dtaffichage de la course préréglée. 15. Vérin conforme à la revendication 14, caractérisé en ce qué le sélecteur de programme est associé à undîspositif de comptage qui enregistre les signaux du système de détection. 16. Vérin conforme à la revendication 15, caractérisé en ce que le dispositif de comptage comporte, pour commander l'arrêt de la tige, un circuit correcteur à constante de temps réglable, pour obtenir une course préréglée modifiée d'une longueur prédéterminée par rapport à une marque de référence de la tige. 17. Vérin conforme à l'une des revendications 15-ou 16, caractérisé en ce que le dispositif de comptage comporte un inverseur de recalage de la course de la tige, pour rectifier la position d'arrêt de la tige d'une longueur correspondant au dépassement d'un nombre entier de marques par rapport à une marque de référence de la tige. 18. Vérin conforme à l'une des revendications 1 à 17, caractérisé en ce qu'il est appliqué à une ma.chine telle qu'une presse à vulcaniser les pneumatiques, le vérin étant associé à un organe mobile de cette machine, tel qu'un plateau support d'outillage, pouvant occuper successivement plusieurs positions correspondant à diverses valeurs de la ourse'du vérin.