24C 1919 i'invention concerne un lance-roquettes adapté à une ihstal- l-ation de tir fixe ou mobile, et, notamment,un tel lance-roquettes perfectionné susceptible d'être monté à la place des lance- qrou.ettes actuels, sans nécessiter la modification des installa- tions de tir existantes2, et possédant des caractéristiques amélio- rées en poids, puissance de feu et possibilités de télécommande. Actuellement un lance-roquettes est constitué de plusieurs tubes, généralement en alliage léger, réunis entre eux par des entretoises, et constituant un faisceau placé à l'intérieur d'une enveloppe. Ce faisceau de tubesest fixé, généralement9 par un dis- positif à échappement, à une installation de tir qui peut etre située soit à terre soit sur un aéronef ou autre engin mobile. Les moyens de liaison nécessaires à la mise à feu, et à la télé- commande des roquettes sont constitués par des cables électriques ,réunissant, au moyen de prises mobiles, d'une part les installa- tions de tir au lanoe-roquettes et,dtautre part, les tubes aux roquettes. Les installations de tir comportent essentiellement un dispositif de mise à feu et un boitier de programmation ayant la double fonction d'effectuer le choix du ou des tubes o s'effec- tuera la mise à feu, et de transmettre à chaque roquette un pro- gramme se résumant souvent en une durée de temporisation. Ce type de lance-roquettes présente un certain nombre d'in- convénients parmi lesquels on peut citer d 'abord,un poids exces- sif, en effet les tubes, qui théoriquement ne devraient servir qu'au guidage des roquettes sans avoir à subir de pression élevée, doivent pouvoir supporter des surpressions accidentelles dues par exemple à un défaut de combustion de la charge propulsive; ensuite l'encombrement, pour limiter le poids des tubes, on admet qu'en cas de surpression ils puissent se déformer légèrement, mais ceci implique d'écarter les tubes les uns des autres de manière que la déformation de l'un d'eux ne risque- pas de déformer le ou les tubes voisins en endommageant, ou en coinçantles roquettes qui s'y trouveraient; enfin les cAbles de liaison et les prises doi- vent être adaptés au modèle de roquettes tirées et aux caracté- ristiques des installations de tir: tout changement entrafne la mise en place d'un autre lance-roquettes spécialement adapté. L'objet de l'invention est un lance-roquettes qui ne pré- sente pas les inconvénients cités. Selon une caractéristique de l'invention, ceci est obtenu en réalisant les tubes en matière isolante synthétique et en les plaçant dans une enveloppe à l'intérieur de laquelle est coulée une résine polymérisable de faible densité. Par ce moyen on obtient une très bonne répartition des efforts lors d'une sur- pression accidentelle dans un des tubes qui prend appui sur les tubes adjacents. Ceux-ci ne sont pas déformés, ce qui permet de réduire leur entre-axe. On diminue ainsi le poids et l'encombre- ment frontal du lance-roquettes. De plusle fait d'utiliser des tubes en matière isolante, facilite la mise en place d'un bobinage d'induction autour de chaque tube, par lequel il est possible de transmettre, sans l'intermédiaire de prise supplémentaire, les signaux (et l'énergie) nécessaires à la programmation et éventuellement la mise à feu de la roquette. Selon une autre caractéristique de l'invention un enroule- ment d'induction est placé autour de chaque tube. La structure moulée du lance-roquettes,spécialement rigide, permet de ménager entre les tubes, sans diminuer outre mesure la solidité de l'ensemble, des profilés de calage et d'allègement à l'intérieur desquels on place un circuit électronique, dit boitier d'interface-, destiné à recevoir, traiter et distribuer aux roquettes, les signaux émis par l'installation de tir selon les instructions reçues. 54h 'i 1. 9 1 -Selon encore une autre caractéristique le lance- roquettes est muni de profilés de calage et d'allègement situés entre les tubes, à l'intérieur desquels est placé un circuit électronique, dit boitier d'interface, relié par des conducteurs,d'une part,à l'installation de tir et,d'autre partaux enroulements d'induc- tion, et éventuellement aux prises placées sur chaque tube. On voit que cette disposition permet une grande souplesse d'utilisation, le même lance-roquettes pouvant être utilisé, sans modification importante avec plusieurs types de roquettes, IO pourvu que les installations de tir possèdent les caractéris- tiques adaptées au genre de roquettes utilisées. D'autres caractéristiques apparaîtront au cours de la description de réalisations,donnée ci-après avec l'aide des figures qui représentent: I5 les figures 1 et 2, les coupes longitudinale et transver- sale d'un lance-roquettes selon l'invention, la figure 3, le schéma des circuits concernant un premier type de réalisation, la figure 4, le schéma d'un boitier d'interface, la figure 5, un schéma indiquant la forme des signaux émis et recus par le boitier d'interface, et La figure 6, le schéma des circuits d'un autre type de réalisation. On voit sur les figures 1 et 2 un ensemble de sept tubes 1 en tissus de verre enroulé retenu par une résine époxy. Autour de ces tubes sont enroulés en 2 les bobinages primaires d'induction dont les secondaires sont situés dans les roquettes. Ces tubes sont maintenus dans leur position en faisceau, d'abord,par une poutre supérieure allégée 3 munie des accessoires habituels de fixation et notamment d'anneaux 4, ensuite,par des profilés 5 dits de calage et d'allègement délimitant des volumes creux, et enfin, par des colliers de calage 6. Poutre, profilés et colliers 246 1919 sont en alliage léger. Des tirants 7 relient la partie avant 8 en forme de pointe à la partie arrière 11, ces deux parties étant également en alliage léger moulé. L'ensemble, constitué par:le faisceau des tubes 1, les poutre 3, profilés 5 et colliers 6, est maintenu par des bobinages 12 de méche de fils de verre imprégné de résine. Une virole mince 13 enveloppe cet ensemble. La partie arrière 11 supporte la prise 14 reliant le lance-roquettes à l'installation de tir, et les prisesdemîseàfeu 16 relient le lance-roquettes à chacune des roquettes. A l'intérieur de certains profilés creux 5 sont placés des circuits électroniques, dont unL boitier d'interface 17, destinés à élaborer et transmettre aux roquettes les signaux de programmation et de mise à feu, en réponse aux signaux émis par l'installation de tir. Le cablage nécessaire aux liaisons entre les tubes de lancement (prise et bobinage d'induction) et les profilés de calage contenant les circuits électroniques, se trouvent entre les tubes. Les espaces vides 18 laissés à l'inté- rieur de la virole 13 entre les tubes 1 et les profilés 5 sont remplis par une résine de faible densité. La résine d'imprégna- tion des bobinages 12 en tissus de verre, et la résine de faible densité remplissant les vides 18, sont polymérisées à une tempé- rature adéquate donnant à l'ensemble une très grande résistance. La figure 3 représente le schéma des circuits d'un premier ty.pe de réalisation de lance-roquettes. La partie de la figure située à gauche de la ligne pointillée représente l'installation de tir, tandis que la partie droite représente le lance-roquettes. Le rectangle14,situé sur la ligne pointilléecorrespond à la prise 14de liaison entre lance-roquettes--et installa- tion de tir. L'installation de tir comporte essentiellement un boitier de programmation 21, un répartiteur 22 et un organe de mise à feu 23. le boitier de programmation reçoit de commandes 24, les éléments de programmation des roquettes,élaborés manuellement 24;J1919 ou en provenance d'un calculateur utilisant les informations' nécessaires diverses, telles que distance du but, altitude, viiesse du but etc..o Le répartiteur 22 sélectionne le ou les tubes à commander et leur séquence. Il transmet le signal prove- nant de l'organe de mise à feu 23. Dans le lance-roquettes est situé le boitier d'interface 17 relié par la prise multiple14 au boitier de programmation 21 et au répartiteur 22. Ce circuit est relié d'autre part à chaque bobine d'induction 2 de chaque tube 1 et à chaque prise 16 de mise à feu. Chaque roquette contient une IO fusée électronique 26 reliée à une bobine secondaire 28 corres- pondant h la bobine d'induction primaire 2. Un boitier d'interface I7 est représenté schématiquement figure 4. Il comprend essentiellement un circuit de seélection de tube 29 reliiéd'une part,à un circuit d'aiguillage 31 et,d'autre I5 part,à un circuit de commande de bobinage 32 et à un circuit de commande de mise à feu 33. Le circuit d'aiguillage 31 est par ailleurs relié au circuit de charge 34, au circuit de programmas tion 36 et au circuit de mise X feu 37. les circuits de charge 34 et de programmation 36 sont également reliés au circuit de com- mande de bobinage 32, tandis que le circuit de mise à feu 37 est relié au circuit de commande de mise à feu 33. les circuits de commande de bobinage 32 et de mise à feu 33 sont respectivement reliés à la bobine d'induction de tube 2 et à la prise de mise à feu I6. Par l'intermédiaire de la prise multiple14., le circuit de sélection de tube 29 est relié au répartiteur 22 transmettant l'ordre de mise à feu émanant de l'organe 23, et le circuit d'ai- guillage 31 est relié au boitier de programmation 21. Le fonctionnement de ce dispositif est expliqué ci-après, mais on remarquera,d'abord,qu'aucun élément de programmation, aucune instruction pour l'ordre dans lequel les tubes seront mis à feu, ne sont envoyés au boitierd'interface avant l'envoi du signal de mise à feu. L'envoi de ce dernier par le répartiteur 22 au circuit de sélection 29 provoque l'envoi d'un signal d'une part, au circuit d'aiguillage 31 et,d'autre part, au circuit de commande de bobinage 32 et au boitier de commande de mise à feu 33. Le circuit d'aiguillage 31, au reçu de ue signal, envoie un signal au boitier de programmation 21 par l'intermédiaire du fil de liaison entre circuits 21 et 17, dit "bus de liaison" traver- sant la prise multiple 14. Ce signal à la forme d'une simple impul- sion carrée de la forme 38 indiquée sur la figure 5. Au reçu de ce signal, le boitier de programmation 21 éla- bore et transmet en retour par le même bus de liaison un signal, en trois parties,a-i botiier d'interface 17. Ce dernier transmet - la partie 39(Figure 5) au circuit de charge 34, - la partie 41 au circuit de programmation 36, et - la partie 42 aucircuit de mise à feu 33. - Sla forme de ces signaux est une série d'impulsions émises à une fréquence adéquate,d'une manière connue. les signaux de la première partie sont destinés à transmettre de l'énergie à la fusée électronique 26 de la roquette par l'intermédiaire des bobi- nages 2,28. Ceux de la seconde partie transmettent une programma- tion de cette fusée. S'il s'agit simplement d'une durée celle-ci est représentée proportionnellement par la durée d'une impulsion égale à la durée de la partie 42. Cette impulsion donne naissance dans-le bobinage 28 à deux impulsions, au début et.à la fin du signal, dont le décalage représente la durée.de temporisation à transmettre à la fusée. Les signaux de la troisième partie 42-du signal émis par le boitier de programmation 21 sont destinés à assurer la mise à feu de la roquette. Le circuit de charge 34 génère et transmet au circuit de commande de bobinage 32 l'énergie nécessaire à la fusée 26, sous la forme voulue. Le circuit de programmation 36 qui a reçu les signaux de la 2e partie 41, met en forme les signaux de programmation et les envoie au circuit de commande de bobinage 32. Dans une forme de réalisation préférée, les deux parties du signal 39 et 41 (figure 5) sont confondues, c'est à dire que le signal de charge 41, reçu également par le circuit de charge 34, déclenche chez ce dernier la génération de l'énergie nécessaire et son envoi au circuit de commande de bobinage 32. ïje circuit de mise à feu 37 qui reçoit la troisième partie 42 du signal émis par le boitier de programmation 21 génère et envoie au circuit de commande de mise à feu 33 le signal néces- saire pour la mise à feu. lie circuit de commande de bobinage 52 a reçu du circuit de sélection de tube 29 le signal émanair du boitier de répartition 22, et sélectionne le tube indiqué auquel il transmet l'énergie de charge reçue du circuit de charge 34, et le signal de program- mation reçu du circuit de programmation 36. Le circuit de commande de mise à feu 33 qui a reçu du circuit de sélection de tube 29 le signal émanant du boitiér de répartition 22, sélectionne le tube indiqué et transmet à la prise de mise à feu correspondante 16 l'énergie nécessaire à la mise à feu provenant du circuit de mise à feu 37. Tous ces circuits constituant le boitier d'interface sont suffisamment compacts pour tenir place à l'intérieur d'un volume 5. La figure 6 représente une variante de la réalisation décrite figure 3. Elle diffère de la précédente essentiellement en ce que le répartiteur 22 au lieu de se trouver dans lUinstal- lation de tir, est situé dans le lance-roquettes, il est logé à l'intérieur soit du même volume 5 que le boitier d'interface 17, soit d'un autre volume 5. Le fonctionnement de cette variante est le même que le précédent avec cette seule différence que le signal de mise à feu émanant de l'organe 23 est envoyé au circuit d'interface 17 par l'intermédiaire du boitier de programmation 21 et par la liaison entre circuits 21 et 17 dite bus de liaison. le passage de l'une à l'autre variante ne demande que des modifications minimes. De plus grâce à l'installation à l'inté- rieur du lance-roquettes du boitierd'interface ne nécessitant qu'un nombre très faible de conducteurs de liaison avec l'instal- lation de tir, il est possible de changer les caractéristiques de ces installations de tir sans entraîner le changement et le déve- loppement des prises de liaison. Enfin,l'envoi des programmes aux fusées des roquettes par l'intermédiaire de bobines d'induction permet de changer de type de roquette sans modification des prises. R E V E N D I C A T I 0 N S 1. iLance-roquettes pour projectiles équipés d'une fusée électronique activable et programmable au moment du tir et éventuellement d'une prise de mise à feu, ce lance- roquettes comportant des tubes de lancement réalisés en un matériau isolant et étant relié, par une prise de liaison, à une installation de tir qui fournit une séquence de si- gnaux de commande, lance-roquettes caractérisé en ce qu'il est muni d'un circuit électronique ou boitier d'interface qui comporte des entrées reliées à la prise de liaison et des sorties reliées en correspondance, d'une part, à la fusée électronique équipant chacun des projectiles par une liaison du type inductif et, d'autre part, à la prise de mise à feu du projectile correspondant. 2. Lance-roquettes selon la revendication 1, carac- térisé en ce que chaque liaison du type inductif est cons- titué par deux bobinages électriques concentriques: un bobinage primaire disposé à l'extérieur du tube de lance- ment et un bobinage secondaire disposé à l'intérieur du projectile. 3. Lance-roquettes selon la revendication 1, carac- térisé en ce que le boitier d'interface élabore, en rela- tion avec la séquence des signaux de commande: un signal de charge et un signal de programmation qui sont transmis sur la liaison du type inductif et un signal de mise à feu qui est transmis sur la prise de mise à feu.