CONNECTEUR DE REINTERVENTION SUR OUTIL IMMERGE. L'invention concerne un connecteur permettant de réintervenir sur un outil immergé, notamment installé au fond de la mer, pour en assurer la commande des différentes fonctions. Cette commande s'effectue à partir d'un engin de commande quelconque tel qu'un sous-marin, une tourelle, un train de tiges, etc..., capable de se déplacer pour venir à proximité de l'outil que l'on veut faire fonctionner, et le connecteur comporte deux parties - une première partie, réceptrice, montée sur l'outil en permanen- ce, - et une deuxième partie, active, portée par l'engin de commande et pouvant soit être accouplée à la première partie pendant une phase de travail de l'outil, soit être séparée de la première partie et éventuelle- ment ramenée à la surface lorsque l'outil est au repos. On connaît déjà des connecteurs de circuits hydrauliques connecta- bles et déconnectables sous l'eau, mais ces connecteurs présentent de sérieux inconvénients. Ils nécessitent l'utilisation d'une huile soluble et, par conséquent, les équipements doivent être adaptés à une telle huile. Chaque fonction de l'outil est commandée par l'intermédiaire d'une connexion distincte. La déconnexion et la connexion ne peuvent pas se faire de manière instantanée. La présente invention se propose d'obvier aux inconvénients des connecteurs connus en évitant tout contact d'huile avec l'eau dans laquel- le l'outil est immergé et en permettant une connexion et une déconnexion intantanées des deux parties du connecteur. L'invention prévoit à cet effet, dans un connecteur de réinterven- tion tel que défini au début avec distributeurs d'énergie associés à l'outil pour rendre actifs divers éléments de l'outil et moyens de com- mande de ces distributeurs associés à l'engin de commande, que la première partie, réceptrice, du connecteur est munie extérieurement d'actionneurs mécaniques aptes à manoeuvrer les distributeurs et la deuxième partie, active, du connecteur est munie d'organes mécaniques de commande disposés de manière à pouvoir agir sur ces actionneurs mécaniques lorsque la deuxième partie du connecteur est amenée sur la première partie de connec- teur. Ainsi, on supprime toute liaison hydraulique et même toute attache mécanique entre les moyens de commande associés à l'engin de commande et les distributeurs d'énergie associés à l'outil, de sorte qu'il suffit de venir poser la deuxième partie, active, du connecteur sur la première partie, réceptrice, du connecteur pour être en mesure de faire fonctionner l'outil et qu'inversement on peut séparer la deuxième partie de connecteur de la première partie de connecteur par simple remontée de cette deuxième partie sans aucune opération préalable. L'action desdits organes mécaniques de commande sur lesdits action- neurs mécaniques peut consister en un déplacement quelconque de ces orga- nes entraînant un déplacement correspondant de ces actionneurs. Selon un autre objet de l'invention, les actionneurs mécaniques sont constitués par des leviers et les organes mécaniques de commande sont constitués par des poussoirs. Ceux-ci sont déplacés par une commande élec- trique ou une commande hydraulique, notamment par des vérins hydrauliques. Le plus simple est de prévoir un déplacement vertical des poussoirs. Lorsque la partie active du connecteur vient se poser sur la partie récep- trice de connecteur en se déplaçant de haut en bas, les extrémités infé- rieures des poussoirs sont écartées des leviers respectifs correspondants. Un poussoir ne vient appuyer sur le levier correspondant que lorsqu'on commande son déplacement vers le bas. De cette manière, il n'y a aucun contact entre organes actifs respectifs des deux parties de connecteur tant qu'aucune commande n'est effectuée sur les poussoirs et, même lorsqu'une commande est effectuée sur les poussoirs, les contacts pous- soir/levier n'empêchent pas de retirer instantanément la deuxième partie de connecteur si on le désire. L'énergie nécessaire au fonctionnement de l'outil peut être stockée dans l'outil et/ou amenée de l'extérieur, à partir d'un engin d'interven- tion ou à partir de la surface. Il est avantageux, pour amener de l'éner- gie de l'extérieur, de prévoir un premier bout d'arbre, de réception d'énergie, faisant saillie sur la première partie de connecteur, et un deuxième bout d'arbre, de transmission d'énergie, solidaire en rotation d'un moteur et faisant saillie sur la deuxième partie de connecteur, ces deux bouts d'arbre étant disposés de manière à venir en face l'un de l'autre lorsque la deuxième partie de connecteur est amenée sur la première partie de connecteur et étant munis de moyens qui les rendent alors solidaires en rotation. Le premier bout d'arbre est solidaire d'un organe transformant l'énergie mécanique de rotation qu'il reçoit du deuxième bout d'arbre en une énergie électrique ou hydraulique. Cet organe peut être un moteur électrique alimentant les divers éléments de l'outil par l'intermédiaire des distributeurs d'énergie ou rechargeant une batterie d'accumulateurs reliée aux divers éléments de l'outil nar l'intermédiaire des distribu- teurs d'énergie. Cet organe est, de préférence, une pompe hydraulique mettant en pression un liquide qui alimente les divers éléments de l'outil par l'intermédiaire des distributeurs d'énergie. D'autres particularités de l'invention ressortiront de la descrip- tion d'un exemple de réalisation qui va être donnée, à titre non limita- tif, en se référant au dessin joint dans lequel: - la Figure 1 est une vue schématique en élévation de l'ensemble d'un outil, d'un connecteur de réintervention conforme à l'invention et d'un engin de commande: - la Figure 2 est une vue en élévation avec coupe partielle, à plus grande échelle, du connecteur de réintervention; - la Figure 3 est une vue de dessous de la deuxième partie du connecteur; - et la Figure 4 est une vue de dessus de la première partie du connecteur. Sur la Figure 1, un outil sous-marin 1, qui est ici un souleveur, comporte des vérins hydrauliques permettant d'effectuer des déplacements verticaux et horizontaux d'un organe de préhension lui-même commandé par vérins. Ces vérins sont alimentés par une pompe 2, visible sur la Figure 2, à partir d'un réservoir 3 en équipression. A sa partie supérieure, l'outil I porte une première partie 4, réceptrice, d'un connecteur 5 dont la deuxième partie 6, active, est portée par un bras manipulateur 7 qui la relie à un engin de commande 8 constitué ici par un sous-marin. La Figure 2 représente l'ensemble du connecteur 5 avec ses deux parties 4 et 6. La première partie, réceptrice, 4, que l'on voit aussi sur la Figure 4, comprend un bloc creux 9 ouvert vers le haut, formant une plaque de base 10 sur laquelle sont installés des distributeurs hydrau- liques Il assurant chacun la commande d'une fonction de l'outil I et des oreilles de guidage 12 destinées à recevoir et à mettre en position un bloc cylindrique creux 13 appartenant à la deuxième partie de connecteur 6. Les distributeurs hydrauliques Il sont manoeuvrés par des tiges verti- cales 14 à l'extrémité supérieure desquelles peuvent agir des leviers horizontaux 15 articulés en des points 16. La pompe 2 est reliée par des canalisations 17 au réservoir d'huile 3. Elle est également reliée par des canalisations, non représentées, aux distributeurs Il et, à partir 4 2500406 de ceux-ci, aux vérins de manoeuvre de l'outil. La pompe 2 est entraînée par un bout d'arbre vertical 18 muni à son extrémité supérieure libre d'un organe d'accouplement femelle 19. La deuxième partie active 6 comprend, au centre du bloc cylindrique 13 déjà mentionné, un moteur hydraulique 20 alimenté par une centrale hydraulique 21 et accouplé à un bout d'arbre de transmission vertical 22 muni à son extrémité inférieure libre d'un organe d'accouplement mâle 23 apte à coopérer avec l'organe d'accouplement femelle 19. L'organe 19 peut, par exemple, former soit une gorge horizontale, soit plusieurs gorges horizontales, dans laquelle ou dans l'une desquelles vient s'insérer l'organe 23 constitué par exemple par une goupille horizontale, lorsque la partie 6 est mise en place sur la partie 4. Le bloc cylindrique 13 porte sur sa périphérie des vérins hydrauliques alimentés par la centrale hydraulique 21; on peut voir sur les Figures 2 et 3 les tiges poussoirs verticales 24 de ces vérins. Chaque tige poussoir 24 se trouve au-dessus d'un levier 15 quand la partie 6 est mise en place sur la partie 4. Ainsi, la partie 4 et la partie 6 du connecteur 5 ont chacune leurs circuits hydrauliques propres qui restent toujours séparés des circuits hydrauliques de l'autre partie. L'action de la partie 6 sur la partie 4 s'effectue uniquement par des transmissions mécaniques: poussoirs 24 déplaçant les leviers 15 et bouts d'arbre 22 et 18 s'accouplant l'un à l'autre. A tout moment, on peut remonter la partie 6 sans avoir à prendre une quelconque disposition préliminaire, et il n'y a aucun risque de pol- lution des circuits hydrauliques par l'eau de mer lors des connexions et des déconnexions. De nombreuses variantes de réalisation peuvent évidemment être adoptées sans sortir du cadre de l'invention, en permettant la transmis- sion de commandes entre partie active et partie réceptrice par le seul intermédiaire de liaisons mécaniques. REVENDICATIONS 1. - Connecteur de réintervention-qui est-destiné à établir une liaison entre un outil immergé comportant des distributeurs d'énergie pour rendre actifs divers éléments de l'outil et un engin de commande pouvant être amené à proximité de cet outil et portant des moyens de commande de ces distributeurs, et qui comprend une première partie de connecteur, réceptrice, montée sur l'outil et une deuxième partie de connecteur, active, portée par l'engin de commande, caractérisé en ce que la première partie de connecteur (4) est munie extérieurement d'actionneurs mécaniques (15) aptes à manoeuvrer les distributeurs (11), tandis que la deuxième partie de connecteur (6) est munie d'organes mécaniques de commande (24) disposés de manière à Douvoir agir sur ces actionneurs mécaniques (15) lorsque la deuxième partie de connecteur (6) est amenée sur la première partie de connecteur (4). 2. - Connecteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que les actionneurs mécaniques sont constitués par des leviers (15) et en ce que les organes mécaniques de commande sont constitués par des pous- soirs (24). 3.- Connecteur selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'un premier bout d'arbre (18) de réception d'énergie, fait saillie sur la première partie de connecteur (4) en ce qu'un deuxième bout d'arbre (22) de transmission d'énergie, solidaire en rotation d'un moteur (20), fait saillie sur la deuxième partie de connecteur (4) et en ce que ces bouts d'arbre (18, 22) sont disposés de manière à venir en face l'un de l'autre lorsque la deuxième partie de connecteur (6) est amenée sur la première partie de connecteur (4) et sont munis de moyens (19, 23) les rendant alors solidaires en rotation. 4. - Connecteur selon la revendication 3, caractérisé en ce que le premier bout d'arbre (18) est solidaire en rotation d'une pompe (2) mettant en pression un liquide dans un circuit hydraulique muni desdits distributeurs d'énergie (11).