La présente invention concerne des perfectionnements aux installations pour la circulation souterraine de bateaux. On a décrit dans le brevet français nd 1.345.092 aux noms des Demandeurs une installation qui comprend un seul canal souterrain reliant un bief amont à un bief aval avec au moins un barrage mobile interposé entre ce canal et l'un de ces deux biefs. Des moyens de pompage sont prévus pour créer dans le canal un écoulement d'eau réversible assurant le transport de bateaux tantôt dans un sens, tantôt dans l'autre. Cette installation offre l'inconvénient d'être à voie unique et de ne pouvoir être exploitée que par le procédé de l'alternat qui impose aux bateaux des retards inadmissibles en cas de trafic important. Dans l'addition nO 83.765 au brevet précité, on a décrit une installation qui comprénd deux canaux souterrains de pentes oppo sOeR reliant en parallèle les biefs amont et aval. Des moyens de pompage permettent de créer un courant d'eau en circuit fermé qui circule dans un sens dans un canal et dans le sens opposé dans l'autre canal. L'installation peut ainsi être exploitée simultanément dans les deux sens de marche. Mais elle présente tinconvé- nient de nécessiter quatre écluses dísposWëis respectivement à chacune des extrémités des deux canaux et deux groupes de pompage. Le but de l'invention est notamment de permettre de réduire la complexité et donc le prix d'établissement d'une installation à deux canaux du genre rappelé ci-dessus. L'invention vise également à augmenter la vitesse du trafic. Suivant l'invention, l'installation pour la circulation souterraine de bateaux, qui comprend un premier et un deuxième canal de pentes opposées reliant en parallèle un bief amont à un bief aval dont le niveau est inférieur à celui du bief amont, et des moyens pour créer un courant d'eau en circuit fermé circulant de l'amont vers l'aval dans le premier canal et en sens opposé dans le deuxième canal, est caractérisée en ce que les extrémités des deux canaux adjacentes au bief amont sont situées au niveau de ce bief amont et sont raccordées directement entre elles. On peut ainsi raccorder directement les deux canaux au bief amont ce qui économise deux écluses par rapport aux installations connues. Selon une réalisation préférée de l'invention, l'extrémité du deuxième canal adjacente au bief aval est située à un niveau supérieur à celui du bief amont et est raccordée au bief aval par une écluse. Des moyens de pompage sont prévus pour aspirer de l'eau à l'extrémité du premier canal adjacente au bief aval et refouler cette eau à ltextrémit6 du deuxième canal adjacente au bief aval. Dans ces conditions il suffit d'un beul groupe de pompage pour créer le courant d'eau en circuit fermé dans'les deux canaux. Les moyens de pompage en question peuvent, selon une réalisation avantageuse de l'invention, être agencés pour refouler liteau sélectivement soit dans le deuxième canal soit dans l'écluse disposée entre ce deuxième canal et le bief aval. Selon une autre réalisation avantageuse de Irrnventlon, l'installation comprend un réservoir situé à un niveau supérieurs celui de l'extrémité du deuxième canal adjacente au bief aval. Ce réser- voir est relié à travers une vanne au sas de l'écluse disposée entre le deuxième canal et le bief aval et des seconds moyens de pompage sont prévus pour remplir ce réservoir à partir du bief avaL On peut ainsi remplir très vite l'écluse quand un bateau doit passer du bief aval au bief amont. Selon un mode de réalisation prévu notamment pour les installations implantées sur un canal d'eau morte, l'extrémité du premier canal adjacente au bief aval est située au niveau de ce bief aval et lui est raccordée directement. Dans ces conditions, l'installation ne comporte qutune seule écluse et le passage des bateaux du bief amont au bief aval est très rapide car ils ntont à franchir aucune écluse. Selon un autre mode de réalisatiofl notamment prévu pour les installations implantées sur un cours dteau canalisé, l'extrémité du premier canal adjacente au bief aval est située à un niveau compris entre les niveaux des biefs amont et aval et est raccordée au bief aval par une seconde écluse. Cette seconde écluse permet d'assurer une circulation facile des bateaux dans les deux canaux en dépit des variations de débit du cours d'eau. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaitront encore dans la description détaillée qui va suivre. Aux dessins annexés, donnés à titre d'exemples non limitatifs, on a représenté plusieurs réalisations de l'invention.- La figure l est une vue en coupe verticale, suivant I-I de la figure 2, dtune première réalisation de-lrinvetntion. La figure 2 est la vue en plan correspondant à la figure 1. La figure 3 est une vue perspective à-plus grande échelle des ouvrages disposés à la partie aval de l'installation des figures 1 et 2. La figure 4 est une vue en plan à échelle agrandie des ouvrages représentés à la figure 3. Les figures5 et 6 sont des vues en coupe verticale suivant V-V et VI-VI respectivement de la figure 4. La figure 7 est un schéma en plan montrant l'implantation d'une installation conforme à l'invention sur un cours d'eau canalisé. La figure 8 est une vue en coupe verticale, suivant VIII-VIII de la figure 9, d'un second mode de réalisation de l'invention applicable au schéma de la figure 7. La figure 9 est la vue en plan correspondant à la figure t. La figure 10 est une vue en plan à échelle agrandie de ltex- trémité aval de l'installation représentée aux figures 8 et 9. On a représenté aux figures 1 à 6 un premier mode de réalisation de l'invention applicable notamment aux installations implantées sur un canal d'eau morte. Une installation de ce genre pour la navigation souterraine peut être indiquée par exemple pour le franchissement d'une ligne de partage des eaux. L'utilisation de canaux souterrains permet en effet d'abaisser la cote du bief supérieur qui franchit la ligne de partage ou de diminuer le volume des déblais par rapport à la solution utilisant un canal en tranchée à ciel ouvert. Pour des raisons évidentes de clarté du dessin, on a exagéré volontairement les cotes et les dimensions verticales des ouvrages. L'installation comprend un premier canal l et un second canal 2 qui relient en parallèle un bief amont 3 à un bief aval 4 dont ia cote est légèrement inférieur à celle du bief amont. Ces canaux 1 et 2 ont un tracé souterrain depuis les points Il et 12, situés légèrement en aval des extrémités 5 et 6 adjacentes au bief amont 3, jusqu'aux points 13 et 14 situés légèrement en amont des extrémités 7 et 8 adjacentes au bief aval 4. Dans la suite les extrémités 5 et 6 des deux canaux seront simplement appelées les extrémités amonts et les extrémités 7 et 8 seront appelées les extrémités aval, sans que ces termes ntimpli- quent une signification particulière quant aux cotes respectives de ces extrémités. En projection sur le plan horizontal (figure 2), les canaux 1 et 2 ont des tracés sensiblement parallèles, mais leurs pentes (figure 1) sont de sens opposés. Selon une caractéristique importante de l'invention, les ex extrémités amont 5 et 6 sont situées au niveau du bief amont 3 et sont raccordées directement entre elles. Dans ces conditions ces extrémités 5 et 6 peuvent être reliées au bief amont 3 sans interposition d'aucune écluse. Dans ce premier mode de réalisation l'extrémité aval 7 du premier canal 1 est au niveau du bief aval 4 et reliée directement à ce bief sans interposition d'écluse. L'extrémité aval g du deuxième canal 2 est située à un niveau supérieur à celui du bief amont 3 et elle est raccordée au bief aval 4 par une écluse 9 dont on voit les portes amont 15 et aval 16. Ces portes 15 et 16, et notamment la porte amont 15 peuvent être avantageusement constituées par des clapets à commande automatique, tels que décrits dans l'addition nO 83.765. Un groupe de pompage 17 est installé à l'extrémité aval de l'installation. Ce groupe (figures 4 et 5) comprend une conduite d'aspiration lS, qui aboutit dans le premier canal au voisinage de son extrémité aval 7, et une conduite de refoulement 19 qui aboutit au deuxième canal, au voisinage de son extrémité aval t. Les con dut îa et 19 sont reliées aux canaux par des prises latérales multiples 22. Pour permettre de supprimer 11 écoulement dans le premier canal 1, en cas par exemple d'arrêt du pompage pour une révision générale, il est prévu une vanne mobile qui peut être disposée soit en 21 dans le canal 1 au voisinags et légèrement en aval de son ex trémité amont 5, soit en 21a à la sortie du bief amont 3 et en amont des extrémités des deux canaux. L'invention prévoit encore des moyens pour assurer un remplissage rapide de l'écluse 9. Dans la réalisation représentée ces moyens comprennent un réservoir d'accumulation 23 disposé sur un massif'de béton 24 entre l'écluse 9 et l'extrémité aval 7 du premier canal. Le fond de ce réservoir est à une cote supérieure au niveau d'eau prévu à l'extrémité aval 8 du deuxième canal 2. Un deuxième groupe de pompage 25 comprend une conduite d'aspiration 26 aboutissant au bief aval 4 et une conduite de refoulement 27 aboutissant dans le réservoir 23. D'autre part une conduite 28 munie d'un vannage 29 (figures 4 et 6) relie le fond du réservoir 23 au fond du sas de l'écluse 9 dans lequel elle aboutit par des prises multiples 31. Cette première réalisation deFl'invention fonctionne de la façon suivante La porte amont 15 de l'ecluse 9 est normalement fermée et la vanne 21 est normalement ouverte. Le groupe de pompage 17 élève l'eau de l'extrémité aval 7 du premier canal à l'extrémité aval 8 du deuxième canal.Il s'établit ainsi dans les deux canaux une circulation d'eau en boucle fermée qui comprend les-portions de trajet suivantes - de l'extrémité aval 7 du premier canal à l'extrémité aval 8 du deuxième canal sous l'action du groupe de pompage 17, - de l'extrémité aval 8 à l'extrémité amont 6 du deuxième canal, par gravité, - de l'extrémité amont 6 du deuxième canal a l'extrémité amont 5 du premier canal, gracie à l'énergie cinétique emmagasinée dans la portion de trajet précédente, - enfin de l'extrémité amont 5 à l'extrémité aval 7 du premier canal par gravité. On voit que, pour cette circulation en boucle fermée, tout se passe comme Si les canaux 1 et 2 étaient en prolongement l'un de 1 1autre. Le débit dans le deuxième canal 2 est égal au débit du groupe de pompage 17. A ce débit s'ajoute éventuellement, dans le premier canal 1, le débit que lton pourrait dans certains cas avoir l'intention de faire transiter de la portion amont vers la portion aval du canal d'eau morte. Ce débit pourrait notamment être destiné à alimenter en eau la portion aval de ce canal dans le cas où cette portion ne disposerait pas d'une alimentation autonome. Il est en effet indispensable de compenser les pertes normales se produisant par exemple par infiltration ou évaporation. Si ce débit d'alimentation est sensiblement constant et n'est pas négligeable devant le débit du groupe 17, on peut prévoir pour le premier canal un tirant d'air supérieur à celui du deuxième canal. Un-bateau avalant qui sort du bief amont 3 n'a qu'à couper ses moteurs en arrivant à 11 entrée amont 5 du premier canai et à se laisser entraîner le long de ce premier canal par le courant décrit cidessus. Arrivé à l'extrémité aval 7 au canal 1, le bateau 32 (figure 4) remet en route ses moteurs et arrive dans le bief aval 4 sans avoir eu à eu à franchir aucune écluse. Quand un bateau montant tel que 33 se présente à la sortie du bief aval 4, il , trouve-devant lui la porte aval 16 de l'écluse 9 normalement ouverte et il pénètre dans le sas de l'écluse. bu porte 16 est fermée derrière lui. Le deuxième groupe de pompage 25, dont le débit peut entre inférieur à celui du premier groupe 17 a, entre temps, rempli le réservoir 23 en prélevant de 11 eau du bief aval 4. Quand le bateau 33 est dans le sas de l'écluse 9, on remplit celui-ci en ouvrant la vanne 29 et en vidant dans le 'sas le contenu du réservoir 23 par la canalisation 28. Gracie aux prises multiples 31, ce remplissage peut entre très rapide.' Le fond du réservoir 23 étant'a un niveau supérieur à celui qui est établi par le groupe de pompage 17 dans le deuxième canal à son extrémité aval 8, on peut établir momentanément dans le sas de l'écluse 9 un niveau d'eau supérieur à celui de lreau à l'extré- mité du deuxième canal. Cette dénivellation provoque le rabattement automatique du clapet jouant le rtle de porte amont 15 de l'écluse et lance le bateau hors de l'écluse.Le bateau est alors entrarné par le courant d'eau créé par le groupe 17 dans le deuxième canal et, arrivé à l'extrémité amont 6, il remet en route ses moteurs pour passer dans le bief amont 3. La vidange du réservoir 23 a, entre temps, provoqué le démarrage du deuxième groupe de pompage 25 qui remplit à nouveau progressivement ce réservoir et starrete automatiquement quand ce remplissage est terminé. Si la disposition des lieux le permet, on aura avantage à donner au réservoir 23 une grande surface et une faible profondeur de façon à réduire les frais de construction et à diminuer l'énergie consommée à chaque remplissage par le groupe de pompage 25. Au moment où le bateau 33 est lancé hoirs de l'écluse 9 dans le deuxième canal 2, on peut prévoir que le clapet qui joue le rible de porte amont 15 se relève automatiquement après le passage du bateau, comme on l'a décrit dans l'addition nO 830765 précitée, et déclenche le vidage du sas. Comme ce dernier ne contient à ce moment pas de bateau, ce vidage peut se faire à une vitesse élevée qui n1 est limitée que par ltobligation de ne pas geler la navigation dans le bief aval 4. Si les conditions du trafic le justifient et si la disposition des lieux le permet, on peut du reste prévoir au nn- veau du bief aval un bassin tampon dans lequel on vide très rapidement l'écluse, ce bassin communiquant avec le bief aval par un goulet à travers lequel il restitue progressivement l'eau qui était contenue dans le sas. La disposition relative des souterrains représentée sur les figures n'est donnée qu'à titre purement indicatif. Il est en effet intéressant de construire d'abord le souterrain inférieur allant du point 11 au point 13 et de l'utiliser ensuite pour évacuer les déblais du souterrain supérieur, ce qui conduit à la recherche d'une disposition relative optimale des deux souterrains. Comme on l'a dit plus haut, les cotes verticales sont exagé- réas sur les figures. A titre indicatif, si chaque canal souterrain a une longueur de dix kilomètres et une pente de 1/10.000, la hauteur de chute de l'écluse 9, qui est égale à la somme des dénivellations de ces deux canaux, sera seulement de deux mètres. On voit que l'invention permet de réduire notablement les frais de premier établissement d'une installation à deux canaux souterrains en réduisant le nombre drticluses encadrant l'ouvrage et le nombre des groupes de pompage. La vitesse du trafic est également augmentée puisque les bateaux avalants nlont à franchir aucune écluse et les bateaux montants ne doivent franchir qu'unie seule écluse dans des conditions qui permettent de le faire très rapidement. Bien entendu les passages dtun bateau avalant dans le canal l et d'un bateau montant dans le canal 2 peuvent être simultanés. L'installation qui vient d'être décrite peut être implantée non seulement sur un canal d'eau morte, mais également dans certaines conditions sur un fleuve canalisé. On sait que si un fleuve présente, entre deux barrages éclusés 41, 42 (figure 7), une boucle telle que 43 dont le tracé sinueux comporte des parties à faible rayon de courbure, il est avantageux de shunter cette boucle 43 par une dérivation 44. Non seulement la longueur du trajet est réduite, mais on évite en plus les difficultés de navigation dans les courbes à faible rayon. On sait que particulièrement dans les périodes où le débit est important, le croisement des bateaux et même toute navigation peut devenir impossible dans ces courbes par suite du danger de chocs entre bateaux ou entre un bateau et le fond ou les berges. Dans le cas où l'éperon de terrain dont la présence a provoqué les méandres du fleuve présente une grande hauteur, le creusement dune tranchée à ciel ouvert peut être impossible et une installation à deux canaux souterrains est avantageuse. Cependant les variations de débit du fleuve canalisé posent des problèmes qui ntexistent pas dans le cas d'un canal d'eau morte. En effet en période d'étiage si le débit est très faible le niveau d'eau sera sensiblement le même aux deux extrémités de la dérivation 44. Si l'installation est du genre précédemment décrit, l'eau pompée par le groupe 17 proviendra du bief aval 4, stécoule- ra normalement dans le deuxième canal 2 mais reviendra ensuite au bief aval principalement par la boucle 43 du fleuve qui présente une section beaucoup plus grande que celle du premier canal 1 qui devrait être sensiblement horizontal. Pour créer en étiage une dénivellation convenable dans le premier canal 1, il faut donc installer un barrage mobile, qui nta pas besoin d'être éclusé, sur la boucle 43 du fleuve. Si les variations annuelles de débit du fleuve sont faibles, de telle sorte qu'en période de débit maximal la dénivellation naturelle entre las deux extrémités de la dérivation 44 ne dépasse pas la dénivellation du- premier canal 1, l'installation décrite plus haut pourra fonctionner correctement. Xais dans beaucoup de cas, la dénivellation en période de hautes eaux sera trop igportante. Ainsi par exemple si l'on d6sire raccourcir une voie navigable existante dont la boucle 43 à courtcircuiter compqrte déjà un barrage éclusé, la hauteur de chute de ce barrage sera de tordre de cinq à six mètres et ltinstallation décrite plus haut doit être modifiée On va maintenant décrire, en référence aux figures 8 à 10, un second mode de réalisation de l'invention applicable notamment au cas d'un fleuve canalisé. Dans ces figures, les mêmes parties de l'installation que dans les figures précédentes portent les mêmes repères. Comme dans le premier mode de réalisation décrit, l'installé lation comprend un premier canal 1 et un deuxième canal 2 de pentes opposées reliant en parallèle le bief amont 3 au bief aval 4. Les extrémités amont 5 et 6 sont au niveau du bief amont et reliées directement à ce bief et entre elles. L'extrémité aval 8 du deuxième canal 2 est reliée au bief aval 4 par une écluse 9. Un groupe de pompage 17 est installé entre les extrémités aval 7 et 8 des deux canaux. Dans ce second mode de réalisation, ltextrXmité aval 7 du premier canal est située à un niveau compris entre le niveau du bief amont 3 et celui du bief aval 4. Cette extrémité aval 7 est raccordée au bief aval 4 par une seconde écluse 45 dont la porte amont 46 est normalement ouverte. De même que pour la première écluse 9, les portes amont 46 et aval 47 de la deuxième écluse 45 peuvent être constituées par des clapets rabattants à relevage ou couchage automatique. -Le remplissage du sas de la première écluse 9 se fait à ltaide du même groupe de pompage 17 qui sert aussi à créer le courant d'eau dans les canaux 1 et 2. A cet effet le côté refoulement de ce groupe 17 est relié sélectivement, par une vanne 48 qui peut être réglée entre les positions 4a et 4Sb, à une conduite 49 qui débouche dans le canal 2 en amont de la porte 15 ou à une conduite 51 qui débouche au fond du sas de l'écluse 9. De même, le côté aspiration du groupe de pompage 17 est relié, par une vanne 52 qui peut être positionnée entre les positions 52a ou 52b, à une conduite 53 qui débouche dans le canal 1 en amont de la porte 46 ou à une conduite 54 qui débouche dans le sas de la deuxième écluse 45. Le fonctionnement de cette seconde réalisation est le suivant: Un bateau montant qui sort du bief aval 4 pénètre dans la première écluse 9 dont la porte aval 16 est normalement ouverte et qui se referme derrière lui. La vanne 48 est mise dans une position intermédiaire voisine de la position 4ta, de sorte que le groupe 17 refoule une partie de son débit dans le sas de l'écluse 9. Cette fraction de débit refoulée dans le sas doit être suffisamment faible pour que le débit refoulé dans le canal 2 ne soit pratiquement pas perturbé et qu'un bateau avalant puisse être entraîne dans le canal 1 pendant que le bateau montant est dans le sas de l'écluse 9. Lorsque l'écluse 9 est pleine, la porte amont 15 est ouverte et le refoulement du groupe 17 est transféré totalement dans le sas de l'écluse 9 en faisant passer la vanne 48 en position 48b. Le bateau est alors lancé hors du sas dans le deuxième canal 2 où il est entrainé par le courant d'eau créé par le groupe de pompage 17. L'aspiration du groupe 17 se fait soit dans le canal 1 soit dans le sas de la seconde écluse 45 suivant sur'un bateau avalant est présent ou non dans cette écluse comme on le verra ci-après. bateau Une fois le /montant lancé dans le canal 2, la porte amont 15 se referme et peut, comme mentionné plus haut, faire automatiquement vider le sas de L'cluse 9 et ouvrir la porte aval 16 pour préparer le passage d'un autre bateau montant. Quand un bateau avalant, après avoir été entraîne par le courant dans le premier canal, comme dans la première réalisation, se présente à la sortie aval de ce canal, il trouve la porte amont 46 de la seconde écluse' 45 normalement ouverte devant lui. A ce moment la vanne 52 est en position 52b de sorte que le groupe de pompage 17 aspire dans le sas de l'écluse 45 ce qui a pour effet d'attirer le bateau dans le sas. En disposant convenablement les prises d'aspiration dans le radier du sas, onpeut faire en sorte que le bateau perde son erre et stimmobilise dans le sas sans risque de heurter la porte aval 47. On ferme alors la porte amont 46 et on transfert progressivement l'aspiration du sas au canal 1 en amenant peu à peu la vanne 52 de la position 52b à la position 52a. Ces deux opérations sont combinées de façon à ne pas attirer le bateau à nouveau hors de l'écluse et à maintenir à peu près constant le débit en circuit fermé dans les deux canaux souterrains. Une fois terminées ces deux opérations on vide l'écluse 45, la porte aval 47 est ouverte et le bateau continue sa route vers le bief aval 4 par ses propres moyens. Le remplissage de ia première écluse 9 au moyen dtun réservoir d'accumulation et d'un groupe auxiliaire de pompage peut bien entendu stappliquer aussi à cette seconde réalisation de l'invention. Ce mode de remplissage, plus onéreux d installer, présente par contre l'avantage de permettre de remplir très vite l'écluse 9 sans perturber en rien le débit dans les canaux 1 et 2. Inversement le mode de remplissage plus lent par le groupe de pompage principal 17 peut aussi s'appliquer à la première réalisation de l'invention décrite plus haut. Le choix entre les deux modes de remplissage se fera en fonction du cotit d'6tab serment, de la disposition des lieux et de la densité prévue pour le trafic. Cette seconde réalisation de l'invention est d'un coût d'éta- blissement supérieur à celui de la première réalisation puisqutelle- comporte une écluse supplémentaire, mais elle permet un fonctionnement correct en dépit des variations- du niveau du bief aval 4, comme c'est le cas en général pour un cours d'eau canalisé Un barrage installé sur la boucle 43 du cours d'eau permet de maintenir le niveau du bief amont 3 au niveau des entrées des canaux 1 et 2 en laissant varier le niveau du bief aval. REVENDICLTi0iNS 1. Installation pour la circulation -3outerraine de bateaux, comprenant un premier et un deuxième canal de pentes opposées reliant en parallèle un bief amont à un bIef aval dont le niveau est inférieur à celui du bief amont, et des moyens pour créer un courant d'eau en circuit fermé circulant de l'amont vers l'aval dans le premier canal et en sens opposé dans le deuxième canal, caractérisé en ce que les extrémités des deux canaux adjacentes au bief amont sont situées au niveau de ce bief amont et sont raccordées directement entre elles. 2. Installation conforme à la revendication 1, caracteris4: en ce que ltextrémité du deuxième canal adjacente au bief aval est située à un niveau supérieur à celui du bief amont et est raccordée au bief aval par une écluse. 3. Installation conforme à la revendication 2, caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens de pompage agencés pour aspirer de liteau à ltextrémité du premier canal adjacente au bief aval et refouler cette eau à l'extrémité du deuxième canal adjacente au bief aval. 4. Installation conforme à la revendication 3, caractérisée en ce que les moyens de pompage sont agencés pour refouler l'eau sélectivement à l'extrémité du deuxième canal adjacente au bief aval ou dans l'écluse disposée entre cette extrémité et le bief aval. 5. Installation conforme à la revendication 3, caractérisée en ce qu'elle comporte un réservoir situé à un niveau supérieur à celui de l'extrémité du deuxième canal adjacente au bief aval, en ce que ce réservoir est relié par une conduite et des moyens de vannage au fond du sas de écluse disposée entre le bief aval et l'extrémité du deuxième canal adjacente à ce bief, et en ce que des seconds moyens de pompage sont prévus pour aspirer de 11 eau du bief aval et la refouler dans le réservoir. 6. Installation conforme à la revendication 3, caractérisée en ce que ltextrémité du premier canal adjacente au bief aval est située au niveau de ce bief aval et lui est raccordée directement. 7. Installation conforme à la revendication 6, caractérisée en ce qutelle comprend une vanne mobile installée à la sortie du bief amont, en amont des extrémités des deux canaux adjacentes à ce bief, et agencée pour arrêter l'écoulement d'eau du bief amont vers les deux canaux. 8. Installation conforme à la revendication 6, caractérisée en ce qu'elle comprend une vanne mobile installée à proximité et en aval de l'extrémité du premier canal adjacente au bief amont et agencée pour arrêter l'écoulement d'eau dans ce premier canal. 9. Installation conforme à la revendication 3, caractérisée en ce que l'extrémité du premier canal adjacente au bief aval est située à un niveau compris entre les niveaux des biefs amont et aval et-est raccordée au bief aval par une seconde écluse. 10. Installation conforme à la revendication 9, caractérisée en ce que les moyens de pompage sont agencés pour aspirer de Il eau s1ectivement du aas de la seconde écluse ou de l'sxtrémité du premier canal en amont de cette seconde écluse.