-2466093 L'invention se rapporte à un coupe-circuit thermique ou thermo-rupteur qui interrompt la continuité électrique entre deux fils conducteurs lorsque leur température atteint un niveau d'insécurité prédéterminé. En général, parmi les thermo-rupteurs de la classe comprenant une pastille thermosensible et qui ont été suggérés jusqu'à présent, ceux ayant pour caractéristiques une bonne sensibilité thermique, assurant de manière fiable la coupure du circuit électrique et dont le fonctionnement est basé sur la combinaison d'une pastille thermosensible et d'un ressort mécanique font partie du plus grand nombre. Ils fonctionnent sur la base d'un principe général fondé sur le fait que la continuité électrique est établie et maintenue au moyen d'un contact fixe et d'un contact mobile qui sont disposés de manière à être étroitement reliés à l'intérieur d'un boîtier, le contact mobile étant soumis à la force constante d'un ressort mécanique qui tend à l'écarter du contact fixe et étant simultanément empêché directement ou indirectement de s'écarter de ce contact fixe au moyen d'une pastille thermosensible qui est solide et qui a un volume fixe aux températures inférieures audit niveau prédéterminé d'insécurité. Donc, lorsque les conditions sont normales, les deux contacts sont maintenus étroitement appliqués l'un contre l'autre et les deux fils conducteurs qui aboutissent aux contacts assument ainsi le maintien de la continuité électrique entre eux. Lorsque la température de l'ambiance immédiate monte au-delà du niveau prédéterminé d'insécurité, la pastille thermosensible fond instantanément en se liquéfiant et, en conséquence, cède sous la force exercée par le ressort mécanique avec pour conséquence que le contact mobile s'écarte du contact fixe et que la continuité électrique entre les deux fils conducteurs est coupée. Dans un thermo-rupteur suggéré antérieurement par la Demanderesse (demande de brevet japonais publiée avant examen sous le NI 42 640/1979), le contact mobile subit un glissement à l'intérieur du boîtier dans une direction perpendiculaire au plan de contact entre le contact mobile et le contact fize. Par ailleurs, la surface circonférentielle du contact mobile frotte contre la surface intérieure du boîtier. Lorsque la force de frottement produite entre les deux surfaces varie, même très légèrement, entre le boîtier d'un coupe-circuit à un autre, il peut se produire que le contact mobile soit empèché d'effectuer un mouvement de glissement ou qu'il soit amené à glisser en prenant une position oblique avec pour conséquence que la séparation entre le contact mobile et le contact fixe n'est pas complète. Il est donc nécessaire, pour garantir que le contact mobile effectue un mouvement régulier de glissement en cas d'urgence, d'utiliser un ressort mécanique relativement grand et (lui soit capable d'exercer une force supérieure à celle qui serait normalement nécessaire ou d'adjoindre au ressort mécanique principal un ressort auxiliaire destiné à empêcher le ressort principal de prendre une position inclinée pendant le mouvement de glissement. Ces mesures tendent à compliquer la construction du coupe-circuit, en augmentent les dimensions et en élèvent le prix de revient. L'invention a pour objet un thermo-rupteur dans lequel une partie du contact mobile demeure en contact avec une partie du contact fixe sans défaillance dans les conditions normales et les deux contacts ne manquent jamais de s'écarter l'un de l'autre lorsque la pastille thermo- sensible fond. Selon une particularité essentielle du thermo- rupteur selon l'invention, il comprend un boîtier, un premier fil conducteur pénétrant dans ce dernier, un contact mobile connecté à ce premier fil à l'intérieur du boîtier et destiné à tourner obliquement dans ce dernier dans une direction radiale, un dispositif dont la force s'exerce de manière constante sur ledit contact mobile en tendant à l'orienter horizontalement, un contact fixe disposé de manière à encercler ledit contact mobile, un second fil conducteur connecté audit contact fixe et sortant du boîtier, une pastille solide thermosensible disposée à l'intérieur du boîtier du côté opposé à celui dudit contact mobile et un tampon isolant interposé entre ladite pastille thermo- sensible et ledit contact mobile, ce tampon étant comprimé contre ledit contact mobile et étant destiné à maintenir ledit contact mobile à force en application contre la surface du contact fixe. Lorsque la température de l'ambiance immédiate du coupe-circuit s'élève et atteint ledit niveau prédéterminé d'insécurité et en conséquence que la pastille thermosensible fond, la force de poussée exercée par la pastille sur le tampon et la pression exercée par ce dernier sur le contact mobile cessent toutes deux d'exister et, en conséquence, le contact mobile se met brusquement en position horizontale sous la force du ressort hélicoïdal. Ainsi, la séparation du contact mobile et du contact fixe a lieu instantanément. Le mouvement du contact mobile pendant qu'il s'écarte du contact fixe et résultant de la fusion de la pastille thermosensible ne faisant apparaître aucune force de frottement gênante, le thermo-rupteur de l'invention ne manque jamais de couper la circulation du courant électrique. L'invention va être décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels: - la figure 1 est une coupe axiale d'un premier mode de réalisation d'un thermo-rupteur selon l'invention et le montre alors qu'il assure la continuité électrique; - la figure 2 illustre en coupe axiale partielle une variante de réalisation dans laquelle les surfaces de contact du fil conducteur et du contact mobile sont différentes de celles du thermo-rupteur de la figure 1; - la figure 3 est une coupe axiale du thermo- rupteur de la figure 1 et le montre à l'état dans lequel il est en train de couper le circuit électrique; - la figure 4 est une coupe axiale d'une variante de réalisation du thermo-rupteur de l'invention et le montre alors qu'il assure la continuité électrique; - la figure 5 est une coupe axiale du thermo- rupteur de la figure 4 et le montre à l'état dans lequel il coupe le circuit électrique; - la figure 6 est une coupe axiale d'un troisième mode de réalisation du thermo-rupteur de l'invention et le montre à l'état dans lequel il conduit le courant électrique - la figure 7 est une coupe axiale du thermo- rupteur de la figure 6 et le montre à l'état dans lequel il a coupé le passage du courant électrique; - la figure 8 est une coupe axiale d'un quatrième mode de réalisation du thermo-rupteur de l'invention et le montre à l'état dans lequel il fait passer le courant électrique; et - la figure 9 est une coupe axiale d'un cinquième mode de réalisation du thermo-rupteur de l'invention et le montre à l'état dans lequel il boucle le circuit électrique. La figure 1 illustre en coupe longitudinale la disposition interne du premier mode de réalisation du thermo- rupteur qui est maintenu à l'état normal à une température inférieure au niveau prédéterminé d'insécurité. Le coupe- circuit comprend un boîtier 1 qui, dans ce cas, est cylindrique et ouvert à une extrémité la. Une extrémité 2a du premier fil conducteur 2 pénètre dans le boîtier par cette extrémité ouverte la. L'autre extrémité du fil conducteur, bien que non représentée, sort du boîtier 1. Un contact mobile en métal conducteur de l'électricité est connecté à l'extrémité de tête 2a de la partie du premier fil conducteur 2 qui pénètre dans le boîtier. Dans le mode de réalisation représenté, le contact mobile 3 comprend une tête approximativement conique 3a dont le sommet est légèrement arrondi, ainsi qu'une tige 3b qui part perpendiculairement de la base de la tête 3a et dont le diamètre est plus petit que celui de cette base de la tête conique. Le contact mobile 3 a ainsi la forme générale d'un champignon. La tige 3b de ce contact mobile 3 demeure en contact avec l'extrémité 2a du premier fil conducteur qui pénètre dans le boîtier. Dans ce mode de réalisation, la surface extrême de la tige 3b a plus particulièrement une forme sphérique légèrement convexe et la surface extrême de l'extrémité 2a du fil conducteur pénétrant dans le boîtier a une forme sphérique légèrement concave, de sorte que ces deux surfaces s'ajustent plus ou moins l'une dans l'autre. Un ressort hélicoïdal 4 en métal est monté de manière à entourer la surface extérieure de la tige 3b et de l'extrémité 2a du fil conducteur qui pénètre dans le boîtier, ce ressort couvrant la longueur totale de ces deux éléments. Ce ressort hélicoïdal 4 a naturellement tendance à être rectiligne le long de son axe lorsqu'il n'est pas sous contrainte. Lorsque le contact mobile 3 est tourné obliquement en direction radiale par rapport au fil conducteur 2, de la manière représentée sur la figure 1, le ressort hélicoldal est coudé et donc amené à exercer une force élastique (dans le sens de la flèche "A") contre la force de flexion. En conséquence, le ressort hélicoïdal 4 exerce activement une force qui tend à faire remonter élas- tiquement le contact mobile vers le centre du boîtier. Dans ce cas, le contact mobile 3 et le fil conducteur 2 n'étant en contact que par leurs surfaces extrêmes sphériques complémentaires, le ressort hélicoïdal 4 sert non seulement à exercer sa force sur le contact mobile horizontalement, mais assure également le maintien du fil conducteur 2 et du contact mobile 3 en application étroite l'un contre l'autre. Pour cette raison, le ressort hélicoïdal 4 a un diamètre intérieur plus petit que le diamètre des deux éléments mentionnés, de manière que ceux-ci soient maintenus sous compression à l'intérieur du ressort hélicoïdal et soient retenus de manière fiable en application l'un contre l'autre. Ce ressort hélicoïdal 4 a non seulement les fonctions spécifiées ci-dessus, mais assume encore une autre fonction, à savoir celle d'un trajet parallèle pour le courant de manière à réduire la résistance de contact entre le fil 2 et le contact mobile 3. La raison pour laquelle les surfaces extrêmes du contact mobile et des fils conducteurs 2 ont les formes complémentaires sphériques mentionnées est que, même lorsque le contact mobile 3 est de biais et que l'angle de cette inclinaison varie avec les tolérances de fabrication, les deux éléments ont toujours la possibilité de conserver une superficie de contact fixe, même si la résistance de contact devait augmenter pour une autre raison. Il s'agit uniquement. d'une question de conception. Le contact mobile 3 et le fil conducteur 2 peuvent éventuellement aussi comporter une surface sphérique convexe et une surface sphérique concave réalisées de manière à établir une surface de contact dont la profondeur soit supérieure à celle des joints universels connus à rotule. A l'inverse, lorsque la résistance de contact ne soulève aucun problème sérieux, il n'est pas particulièrement nécessaire que le contact mobile 3 et le fil conducteur 2 comportent de telles surfaces sphériques. Il est possible par exemple que le fil 2 soit seul à comporter une surface sphérique convexe à l'extrémité antérieure et que le contact mobile comporte à l'extrémité une surface plane telle que représentée sur la figure 2. Même dans cette disposition, les deux éléments étant soumis à la force du ressort hélicoïdal 4 qui tend à en rapprocher les surfaces extrêmes, ils ne soulèvent aucun problème au sujet de la continuité électrique entre les deux fils conducteurs. Bien entendu, le même effet peut s'obtenir à l'aide d'un fil conducteur 2 ayant une surface extrême plane et d'un contact mobile 3 ayant à l'extrémité une surface sphérique convexe. Une pastille thermosensible 5 capable de fondre rapidement lorsqu'elle atteint son point de fusion est disposée à l'intérieur du boîtier 1, du côté opposé à celui du contact mobile 3, cette pastille occupant un volume fixe lorsqu'elle est à l'état solide. Un tampon 7 isolant de la chaleur et de l'électricité et réalisé par exemple en matière plastique est fixé à la surface de la pastille thermosensible solide qui est située du côté opposé à celui du contact mobile, ce tampon étant destiné à entrer en contact direct avec le contact mobile 3 et étant fixé par l'intermédiaire d'une feuille élastique convenable 6, par exemple de caoutchouc aux silicones ou de "Teflon". Dans ce cas, le tampon 7 a la forme d'un cône dont la base se trouve du côté de la. pastille thermosensible et;i est dimensionné de manière que la distance séparant la feuille 6 du sommet de son cône soit supérieure à la distance séparant la feuille 6 du sommet du contact mobile 3. La surface circonférentielle du cône du tampon 7 est donc maintenue en contact avec et comprimée contre la surface circonférentielle du cône de la tête 3a du contact mobile 3. En conséquence, le contact mobile 3 est mis en position oblique et retenu de biais de manière qu'une partie de sa surface circonférentielle conique qui se trouve de l'autre côté de sa partie qui est maintenue en contact du tampon soit serrée contre une partie de la surface intérieure lb du boîtier 1. Dans ce mode de réalisation, le boîtier 1 lui- même étant en métal de manière qu'il conduise convenablement le courant électrique, la surface intérieure lb du boîtier constitue elle-même une surface fixe de contact 8. Le second fil conducteur 9 devant être connecté à cette surface de contact 8 est fixé par son extrémité sur le fond lc du boîtier. Ainsi, le second fil conducteur est relié électriquement et mécaniquement au boîtier. La disposition décrite ci-dessus est telle que, en condition normale telle que représentée sur la figure 1, le trajet du courant électrique passe du premier fil 2 au second fil 9 successivement par le contact mobile 3 et la surface intérieure lb (surface de contact fixe 8) du boîtier ainsi que par ce boîtier 1 lui-même. Le thermo-rupteur selon ce mode de réalisation s'assemble de la manière suivante: Il faut tout d'abord connecter le second fil 9 à l'extrémité fermée lc du boîtier 1 par exemple par matage, brasage ou soudage, puis introduire la pastille thermo- sensible 5 par l'extrémité ouverte la du boîtier 1. Ensuite, il faut mettre en place la feuille élastique 6 sur la pastille 5 ainsi que le tampon conique 7 destiné à être appliqué contre le contact mobile 3. Il faut par ailleurs faire passer à un stade préparatoire le premier fil conducteur 2 dans le manchon isolant 10, placer le ressort hélicoïdal 4 autour de ce premier fil sur la moitié de sa longueur totale, puis pousser la tige 3b du contact mobile 3 dans le reste du ressort hélicoïdal 4 pour achever le montage de cette partie du thermo-rupteur. Il faut ensuite introduire ce montage suivant l'orientation du contact mobile 3 à l'intérieur du boîtier 1. Tout d'abord, la tête 3a du contact mobile 3 qui se tient dressée coaxialement au premier fil conducteur 2 rencontre le tampon conique 7. Lorsque les éléments sont à cette position, l'introduction à force du fil conducteur 2 et du manchon 10 dans le boîtier fait glisser le sommet légèrement arrondi de la tête 3a dans une direction radiale quelconque sur l'enveloppe du -tampon 7, la surface latérale de la tête 3a du contact mobile se déplaçant le long de la surface latérale du tampon 7 et l'ensemble de ce contact mobile subissant progressivement une rotation qui le met de biais contre la force du ressort hélicoïdal 4. Finalement, le contact mobile avance obliquement et rencontre la surface intérieure lb du bottier qui constitue la surface fixe de contact 8, l'ensemble des éléments du rupteur étant alors mis à la position représentée sur la figure 1. Les différentes pièces du coupe-circuit doivent être dimensionnées de manière prédéterminée de façon que, lorsqu'elles sont assemblées comme indiqué sur le dessin, le manchon 10 qui supporte le fil conducteur 2 en l'isolant atteigne- à frottement doux sa position de repos à proximité de l'extrémité ouverte la de l'enveloppe. Il suffit, pour empêcher que le fil conducteur 2 se libère accidentelle- ment du bottier, de former sur lui une collerette radiale 11 à mi-chemin du tronçon de ce fil 2 qui est posé dans le manchon et de réaliser, à l'emplacement correspondant dans ce manchon, une surface épaulée 12 destinée à être mise en contact avec la collerette radiale dans la direction de l'axe. Il faut ensuite fermer l'extrémité ouverte la du boîtier de la manière représentée, par exemple par matage, de manière à maintenir intacte la structure interne. L'extrémité ouverte la du boîtier peut facultativement être munie d'un joint 13 de résine synthétique convenable. Si nécessaire,- l'ensemble de la surface extérieure du boîtier 1 peut être recouverte d'un revêtement de résine synthétique. Lorsque le coupe-circuit est achevé de la manière décrite, le contact mobile 3 est mis de biais et soumis à la force exercée par le ressort hélicoïdal dans le sens de la flèche "A", à savoir horizontalement. A son tour, cette force se transmet sous forme d'une force de poussée sur le tampon 7 qui retient le contact mobile 3 en le poussant vers le bas et en lui faisant prendre cette position inclinée, de sorte qu'il en résulte une composante de force qui tend à repousser le tampon dans la direction de l'axe (dans le sens de la flèche "B") par l'intermédiaire du plan de contact entre les deux éléments. En d'autres termes, le tampon 7 est soumis à la force qui tend à l'écarter du contact mobile, comme décrit plus haut. Lorsque le coupe-circuit est en condition normale, la pastille thermosensible 5 demeurant bien à l'état solide derrière le tampon 7 en résistant à cette force, ce tampon 7 demeure ainsi bien en place. En conséquence, le contact mobile 3 est aussi empêché de se déplacer de manière qu'il revienne en position horizontale et donc il est retenu en contact avec la surface de contact fixe 8. Lorsque la température ambiante du thermo- rupteur monte au niveau correspondant au point de fusion de la pastille thermosensible 5, celle-ci fond instantanément, conformément à la nature propre et bien connue de ce type de pastille. En conséquence, la pastille qui, en régime perma- nent, conserve un volume fixe et résiste sans difficulté à la force axiale mentionnée "BB" s'exerçant sur le tampon 7, cesse d'exercer sa force de poussée. En conséquence, le tampon 7 ne subit plus non plus la force tendant à retenir le contact mobile 3 en position et ce dernier revient élastique- ment en position horizontale sous la force du ressort hélicoïdal 4. Le contact mobile 3 est donc séparé instantané- ment de la surface intérieure lb du boîtier (de la surface de contact fixe 8). Bien entendu, le tampon 7 est repoussé dans la direction de l'axe sous l'effet de cette séparation. Le thermo-rupteur est alors à l'état représenté sur la figure 3 et dans lequel le circuit électrique entre les deux fils conducteurs est coupé. Dans le thermo-rupteur de l'invention, le mouvement d'écartement du contact mobile 3 qui fait suite à la fusion de la pastille thermosensible lorsque ladite température prédéterminée d'insécurité est atteinte ne crée jamais une force gênante de frottement telle que celle qui a été mentionnée en préambule. Il n'existe absolument aucune possibilité que le mouvement d'écartement soit empêché comme cela se produit fréquemment dans les coupe-circuits classiques. Le coupe-circuit de l'invention garantit de manière absolument fiable la coupure du circuit électrique en cas d'urgence et il fonctionne efficacement avec un ressort hélicoïdal 4 ayant une force relativement faible. Dans le mode de réalisation particulier, la pastille thermosensible 5 fondant à l'intérieur d'un espace fermé, il se pourrait que, bien qu'elle soit à l'état liquéfié, elle offre une certaine résistance au déplacement du tampon 7. Conformément à l'invention et afin d'éliminer ce risque, la feuille élastique 6 qui est placée sur la surface de cette pastille a un diamètre plus petit que le diamètre interne du boîtier 1 de manière à laisser subsister un espace annulaire 14 autour d'elle afin de contribuer à permettre à la pastille fondue de s'échapper dans la direction de la circonférence. A cette même fin, le tampon 7 a aussi un diamètre plus petit que le diamètre intérieur du boîtier de manière à ménager un intervalle 14'. Le tampon 7 étant poussé - en condition normale par la force de l'élasticité du contact mobile 3 appliqué contre la surface intérieure lb du boîtier, du côté opposé à l'emplacement auquel le contact mobile demeure en contact avec la surface de contact fixe, cet interstice 14' ne peut apparaître que dans la direction d'un rayon. La feuille élastique 6 est montée dans ce coupe- circuit pour assumer la fonction d'un support stable du tampon 7 afin de le maintenir en place même lorsque la pastille 5 a une surface rugueuse et elle assume aussi la fonction de barrière tendant à empêcher le plus possible la chaleur émise par la résistance de contact entre les deux contacts 3 et 8 d'être conduite vers la pastille 5. Cette feuille 6 peut être supprimée lorsque la pastille 5 a une surface lisse. il Le mode de réalisation représenté sur les figures 4 et 5 est fonctionnellement identique au mode de réalisation de la figure 1 à tous égards, sauf que le tampon utilisé a une forme sphérique. Donc, les pièces identiques ou semblables de ce mode de réalisation portent les mêmes références et ce mode d'exécution ne sera pas décrit afin d'éviter les répétitions. Ce tampon sphérique peut avantageusement être réalisé en verre qui est une matière moins coûteuse que la matière plastique. L'un des avantages découlant du remplacement du tampon conique. par un tampon sphérique est que, lors de l'assemblage du coupe-circuit, il est plus facile d'introduire ce tampon dans le boîtier. Lorsque le tampon 7 a une forme conique comme dans le mode de réalisation précédent, il doit être mis en place dans le boîtier avec grand soin de manière que la surface de sa base se pose à plat sur la surface de la pastille. Lorsque le tampon a une forme sphérique, il n'y a pas lieu de l'orienter et sa mise en place peut s'effectuer sans aucune précaution. Par ailleurs, lorsque le contact mobile 3 est introduit dans le boitier avec le fil conducteur 2 et après qu'il a été mis en application contre le tampon, puis qu'il continue de subir une poussée contre la force de rappel du ressort hélicoïdal 4 afin d'être mis en position oblique le long d'un rayon, ce tampon sphérique donne non seulement au contact mobile la liberté de glisser sur lui, mais dispose lui-même de la liberté de tourner, étant donné qu'il a la forme d'une sphère. Par conséquent, le contact mobile 3 peut être mis en position oblique plus facilement. De plus, lorsque la pastille thermosensible fond et que le contact mobile 3 reprend sa position naturelle telle que représentée sur la figure 5 après que la température ambiante du coupe- circuit a atteint le niveau prédéterminé d'insécurité, le tampon 7 peut être poussé de manière à être écarté plus rapidement, étant donné qu'il s'agit d'une sphère capable de tourner, que lorsque le tampon 7 est poussé en ayant uniquement la liberté de glisser sur la surface de contact. De plus, la sphère elle-même étant en contact par un point avec la surface intérieure du boîtier, la résistance de frottement produite par le déplacement du contact mobile sur la sphère est minimale. Ce facteur contribue aussi à accroître la rapidité de déplacement du contact mobile. Dans le mode de réalisation particulier, la sphère étant en contact par un point avec la pastille 5 ou la feuille 6, il existe un risque que, lorsque ce point de contact est maintenu longtemps, la partie de la pastille ou de la feuille qui est maintenue au contact de la sphère se déforme et que la force avec laquelle la sphère retient le contact mobile à sa position diminue en conséquence. Le troisième mode de réalisation du thermo- rupteur de l'invention, qui n'a pas l'inconvénient spécifié ci-dessus, va être décrit en regard des figures 6 et 7. Ce troisième mode de réalisation comprend un second ressort hélicoïdal 15 interposé de manière à être contracté entre la surface de la pastille thermosensible 5 (ou de la feuille 6, si elle est utilisée et placée sur la surface de la pastille) et le tampon sphérique 7. Ce second ressort hélicoïdal supporte le tampon sphérique 7 de manière stable à sa place et la force de contact exercée par ce tampon sphérique sur la feuille 6 ou la surface 5 de la pastille est répartie sur la longueur totale d'une spire du ressort hélicoïdal qui est en contact avec cette surface, cette répartition étant suffisante pour empêcher la déformation plastique de ladite surface qui, sinon, serait possible. Par ailleurs, la force "C" que le ressort hélicoïdal 15 exerce sur le tampon sphérique fait apparaître une composante de force "C' qui tend à retenir le contact mobile 3 plus fortement en position basse. Ainsi, le second ressort hélicoidal contribue aussi à garantir mieux encore la continuité du circuit électrique du coupe-circuit à l'état normal. De plus, la force du ressort hélicoïdal 15 crée aussi une composante de force "D" sur le côté de la pastille. Lorsque la pastille 5 fond à la température prédéterminée d'insécurité, cette composante de force accélère donc l'élimination de la pastille fondue de l'arrière du tampon sphérique et élève la vitesse de coupure du circuit. La force de ce second ressort hélicoïdal 15 peut être choisie librement sans tenir compte de celle du ressort hélicoïdal principal 4. Il n'est bien entendu pas avantageux que la course du ressort hélicoïdal, entre son état de contraction et son état de libération, soit longue au point que, après que la pastille a fondu, la sphère soit projetée elle-même dans l'espace dans lequel le contact mobile est destiné à reprendre élastiquement sa position horizontale. Lorsque la feuille 6 n'a aucune possibilité de subir une déformation plastique, et que son épaisseur est accrue suffisamment de manière qu'elle ait une élasticité suffisamment élevée,comme dans le second mode de réalisation, elle peut assumer dans une certaine mesure la fonction qu'assume le second ressort hélicoïdal 15 pour garantir la continuité du circuit électrique et élever la vitesse de coupure du circuit. Lorsque le tampon est réalisé en une substance telle qu'un caoutchouc aux silicones qui a une très grande élasticité et qui est de nature fortement isolante, il est inutile d'utiliser la feuille 6 ou le ressort 15. Bien entendu, le second ressort hélicoïdal 15 peut avantageusement être utilisé dans le premier mode de réalisation à tampon conique. La forme du contact mobile 3 n'est pas limitée à celle d'un champignon. Lorsqu'il a la forme d'une sphère telle que représentée sur la figure 8, des trous borgnes de diamètre convenable sont forés d'une part dans la partie du contact mobilesphérique 3 qui est appliquée contre le fil conducteur 2 et d'autre part dans l'extrémité antérieure 2a de ce dernier et un ressort hélicoïdal 4' de diamètre légèrement plus grand que celui des trous est introduit dans chacun de ceux-ci. Lorsque le contact mobile sphérique est à la position normale, il est maintenu en application contre le contact fixe 8 par le tampon 7. Lorsque la température ambiante du thermo-rupteur atteint le niveau prédéterminé d'insécurité, la pastille thermosensible 5 commence immédia- tement de fondre et le contact mobile sphérique 3 est repoussé vers le haut par le ressort hélicoïdal 4' et il se place dans l'axe horizontal de ce dernier, de sorte que le circuit électrique est coupé entre les deux fils 2 et 9. La figure 9 représente, un mode de réalisation dans lequel le contact mobile a la forme d'une tige 3 dont l'extrémité antérieure est coudée. Ce contact en forme de tige est mis en contact direct avec l'extrémité antérieure 2a du fil conducteur 2 au moyen d'un ressort 4" qui est replié en sens opposé à celui du coude mentionné du contact en forme de tige. A l'état normal, la surface extrême antérieure de la tige de contact 3 est maintenue en contact avec le contact fixe 8 par le tampon 7 de manière à maintenir la continuité du circuit électrique entre les deux fils. Lorsque la pastille thermosensible 5 fond à la température prédéterminée d'insécurité, le tampon 7 n'a plus la force nécessaire à retenir le contact mobile à l'état coudé. En conséquence, le contact en forme de tige est amené à s'écarter du contact fixe et le circuit électrique est coupé. Dans chacun des modes de réalisation décrits, la surface intérieure lb du boîtier constitue une surface de contact fixe 8 placée autour du contact mobile 3. En variante de réalisation, le boîtier 1 peut être réalisé en substance isolante et la surface fixe de contact peut être constituée d'une substance électroconductrice disposée séparément à l'intérieur du boîtier de manière qu'elle enveloppe le contact mobile. En ce qui concerne la direction dans laquelle les deux fils conducteurs sortent du boîtier, ils en sortent en sens opposés dans tous les modes de réalisation représentés. Il doit être bien évident toutefois que le fil conducteur 9 peut sortir du boîtier dans le même sens que le fil 2. Il apparaît par exemple à l'évidence que le fil 9 peut être fixé à l'extrémité la, qui est ouverte dans le mode de réalisation représenté, du boîtier. Dans un mode de réalisation de ce genre, la surface fixe de contact 8 peut être réalisée séparément, le second fil conducteur 9 peut lui être fixé et ce fil peut être tiré de manière qu'il soit orienté dans le même sens que le premier fil 2, le montage ainsi réalisé pouvant être placé dans le boîtier. Le thermo-rupteur selon l'invention garantit dans tous les cas une rupture rapide et fiable du circuit 2'66093 électrique sans avoir l'inconvénient que le déplacement du contact mobile lors de la rupture du circuit soit entravé par un frottement. REVENDICATIONS 1. Thermo-rupteur, caractérisé en ce qu'il comprend un boîtier (1) dans lequel pénètre un premier fil conducteur (2) auquel est- connecté à l'intérieur dudit boîtier (1) un contact mobile (3) qui est destiné à être rabattu en position oblique dans la direction d'un rayon à l'intérieur de ce boîtier, un organe élastique (4, 15) étant destiné à exercer sur ledit contact mobile (3) une force constante tendant à le remettre à une orientation horizontale, un contact fixe (8) étant disposé de manière à entourer ce contact mobile (3), un second fil conducteur (9) étant connecté audit contact fixe (8) et ressortant dudit boîtier (1), une pastille thermosensible solide (5) étant disposée à l'intérieur du boîtier (1) du côté opposé à celui sur lequel se trouve ledit contact mobile (3) et un tampon isolant (8) étant interposé entre ladite pastille thermo- sensible (5) et le contact mobile (3), ce tampon étant appliqué sous compression contre ledit contact mobile et étant destiné à maintenir ce dernier sous contrainte en contact avec ladite surface de contact fixe (8). 2. Thermo-rupteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le tampon (7) a la forme d'un cône et une partie de la surface circonférentielle du cône entre en contact avec le contact mobile (3). 3. Thermo-rupteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le tampon (7) a la forme d'une sphère et une partie de la surface de la circonférence de la sphère entre en contact avec le contact mobile (3). 4. Thermo-rupteur selon l'une quelconque des revendications 1, 2 et 3, caractérisé en ce que ledit organe élastique (15) est interposé en étant comprimé entre la pastille thermosensible (5) et le tampon (7). 5. Thermo-rupteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le tampon (7) est en caoutchouc aux silicones. 6. Thermo-rupteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le contact mobile (3) a la forme d'un champignon comprenant une tige (3b) connectée au premier fil conducteur (2) et une tête conique (3a) maintenue en contact avec le contact fixe (8). 7. Thermo-rupteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le contact mobile (3) a la forme d'une sphère et une partie de la surface de cette sphère entre en contact avec le contact fixe (8).