L'invention a pour objet un dispositif qui sert a vérifier la tension d'une corde tendue et principalement la tension des cordes d'une raquette comme une raquette de tennis, de badminton, de squash, etc.. La tension des cordes d'une raquette est un élément important auquel les bons joueurs accordent de l'attention; la régularité de l'envoi des balles â l'aide d'une raquette dépend de la tension des cordes. Outre que les cordes doivent avoir des tensions sensiblement égales sur une même raquette, il convient aussi que la valeur de la tension se situe dans une gamme déterminée en fonction du jeu pratiqué. Par exemple, pour le badminton la tension des cordes est généralement comprise entre 50 et 100 N tandis qu'elle se situe entre 70 et 150 N pour le squash et 160 a 300 N pour le tennis. A l'intérieur de ces gammes, la valeur exacte dépend des préférences ou des habitudes des joueurs. Les cordes sont tendues a la valeur désirée lors de leur montage dans le cadre qui fait partie de la raquette. On est certain alors que la tension souhaitée est bien obtenue puisque, en général, on suspend à la corde un poids convenable qui la tend. Ensuite la corde est bloquée par une cheville qui joue le rible d'un coin; un certain relâchement se produit presque inévitablement quand on retire le poids avant que le coincement soit parfaitement efficace. De même, avec le temps il est également inévitable que les cordes se détendent; en outre le relâchement ou la relaxation sont irréguliers d'une corde a une autre sur une même raquette. L'invention a pour but principal d'apporter un dispositif simple permettant à toute personne de vérifier facilement la tension de chacune des cordes d'une raquette. Un autre but de l'invention est de parvenir a un dispositif tel que défini ci-dessus qui soit léger, peu encombrant, pouvant être mis dans une poche d'un vêtement. Un autre but encore est d'apporter un dispositif du type défini ci-dessus dont le fonctionnement soit totale ment autonome et ne nécessite pas l'emploi d'une source extérieure d'énergie. On atteint ces buts, selon l'invention, avec un dispositif comprenant un corps associé à un vérin hydraulique comprenant un cylindre, un piston et une tige de piston; le vérin est monté déplaçable relativement au corps; dans le sens du déplacement le corps et l'une des deux pièces du vérin choisie entre le cylindre et la tige de piston se terminent par des parties extrêmes respectives situées dans un même plan, l'une de ces parties extrêmes ayant deux moyens de retenue espacés et l'autre partie extrême ayant un moyen de déformation placé entre les deux moyens de retenue.Le volume intérieur du cylindre est relié par une tubulure à un manomètre a cadran gradué; un organe manoeuvrable a la main est monté sur l'une des deux pièces choisie entre le corps et le vérin avec une possibilité de déplacement entre une position de repos et une position d'activité dans laquelle cet organe exerce sur l'autre pièce une force provoquant un déplacement relatif de valeur prédéterminée du corps et du vérin entraînant un déplacement relatif du moyen de déformation entre les deux moyens de retenue. Dans un mode préféré de réalisation de l'inventio4 le corps est creusé d'un trou longitudinal et il se termine par une première partie extrême qui présente deux crochets espacés parallèlement de part et d'autre de l'axe géométrique de ce trou; le vérin est monté coulissant dans le trou longitudinal avec la tige de piston s'étendant jusqu'à la première partie extrême du corps et se terminant par un poussoir situé à égale distance entre les deux crochets. De préférence, l'organe manoeuvrable à la main est constitué par une poignée articulée autour d'un axe transversal monté sur la seconde partie extrême du corps. Cette poignée est pourvue d'une came excentrée autour de l'axe transversal. Dans une première position dite de repos de la poignée, la came est inactive; dans une seconde position dite d'activité de la poignée, la came est appliquée contre la face extérieure du fond du cylindre et provoque un déplacement relatif entre le corps et le vérin et, par conséquent, entre les crochets et le poussoir. De préférence encore, le poussoir est une pièce rapportée montée à l'extrémité de la tige de piston avec une possibilité de réglage en position en sens longitudinal. On donnera maintenant, sans intention limitative, une description d'un exemple préféré de réalisation de l'invention. On se reportera au dessin annexé'dans lequel - la figure 1 est une vue de côté, avec la partie supérieure en coupe par un plan passant par 1 'axe, d'un dispositif conforme a l'invention - la figure 2 est une vue en coupe selon II-II de la figure 1. Le dispositif de l'invention comprend un corps 1 ayant un trou 2 longitudinal et central et se terminant par une première partie extrême 3 et une seconde partie extrême 4. La première partie extrême 3 présente deux crochets 5A,5B disposés symétriquement de part et d'autre de l'axe géométrique 6 du trou longitudinal 2. Un vérin hydraulique 7 est monté à l'intérieur du trou 2, au voisinage de la seconde partie extrême 4 du corps 1. Ce vérin 7 comprend un cylindre 8 qui contient un piston 9 muni d'un joint torique d'étanchéité et prolongé par une tige de piston 10. Celle-ci s'étend en dehors du cylindre 8, à l'intérieur du trou 2, jusqu'à la première partie extrême 3 pour se terminer par un poussoir 11. Ce dernier se trouve entre les crochets 5A, 5B, à égale distance de l'un et de l'autre; de cette façon, le poussoir 11 et les deux crochets 5A, 5B sont situés dans un même plan qui contient aussi l'axe géométrique 6, comme on peut le voir sur la figure 1.Le poussoir 11 est terminé par une extrémité ayant une fente 12 en V qui est ouverte en sens opposé a la partie concave des crochets 5A, 5B. I1 est préférable que le poussoir 11 soit une pièce distincte rapportée à l'extrémité de la tige de piston 10 avec une possibilité de réglage en position dans le sens longitudinal du corps 1, par exemple grâce a une partie filetée 13 qui se visse dans un trou longitudinal taraudé 14 prévu dans la tige de piston 10. Des trous transversaux, respectivement 15 et 16, sont percés dans le corps 1 et dans a tige de piston 10. Quand ils sont mis en prolongement, une broche peut y être engagée afin d'immobi liser en rotation la tige de piston 10 et de permettre de régler par vissage ou dévissage la position exacte du poussoir 11 par rapport aux crochets 5A, 5B. Le cylindre 8 du vérin 7 a un fond 17 qui est placé du côté de la seconde partie extrême 4 du corps 1. Dans cette partie extrême 4 est pratiquée une encoche transversale 18 en travers de laquelle est supporté par des moyens quelconques appropriés un axe transversal 19. Ce dernier supporte à son tour une poignée 20 qui est pourvue d'une came 21 excentrée par rapport a l'axe 19. Cette poignée 20 peut être mise a une première position dite de repos, représentée en trait mixte sur la figure 1, dans laquelle la came 21 est inactive; la poignée 20 peut être mise aussi a une seconde position dite d'activité, représentée en trait plein sur la figure 1, dans laquelle elle est rabattue contre la face extérieure du corps l-et dans laquelle la came 21 est appliquée fortement contre la face extérieure 22 du fond 17 du cylindre 8. Le vérin 7 associé au corps 1 est monté dans ce dernier avec une possibilité de déplacement relatif entre l'un et l'autre. Dans l'exemple décritici, le cylindre 8 est monté coulissant à l'intérieur du trou longitudinal 2. En direction de la seconde partie extrême 4 du corps 1 la sortie du cylindre 8 est empêchée par la came 21 de la poignée 20. En direction de la première partie extrême 3 du corps 1, le déplacement du cylindre 8 est arrêté par une bague élastique 23 introduite dans une gorge convenable creusée dans la face intérieure du trou longitudinal 2. D'une façon analogue, le piston 9 est retenu a l'intérieur du cylindre 8, à l'opposé du fond 17, par une bague élastique 24 introduite dans une gorge convenable creusée dans la face intérieure de ce cylindre 8. Un fluide incompressible est contenu dans le cylindre 8 entre le fond 17 et le piston 9; un trou radial 25 est percé à travers la paroi latérale du cylindre 8 pour recevoir de manière hermétique une extrémité d'une tubulure 26 qui traverse la paroi du corps 1 grâce à une ouverture 27 allongée en sens longitudinal. Ainsi les déplacements relatifs entre le vérin 7 et le corps 1 ne sont pas entravés par la tubulure 26. Celle-ci est raccordée a un manomètre 28 approprié de type connu en soi qui se trouve à l'extérieur du corps 1. Le dispositif de l'invention s'utilise de la façon suivante. On met la poignée 20 à sa position de repos, on enfonce dans le corps 1 le vérin 7 en repoussant le poussoir 11 de manière à pouvoir prendre une corde rectiligne et tendue d'une raquette à la fois dans les deux crochets SA, 5B et à faire reposer le poussoir 11 sur cette corde qui est alors contenue dans la fente 12 en V. On manoeuvre la poignée 20 pour la mettre à sa position d'activité. La came 21 repousse le cylindre 8 qui agit à son tour sur le piston 9 et sur le poussoir 11 par l'intermédiaire du fluide dont la pression est indiquée par le manomètre 28. Le poussoir 11 se déplace entre les crochets 5A, 5B sur une distance d (figure 1) en poussant devant lui et en déformant la corde qui est retenue par les crochets.La force nécessaire a imposer à la corde cette flexion est d'autant plus grande que la tension de cette corde est elle-même plus grande. La pression indiquée par le manomètre 28 est en rapport avec cette force et avec cette tension. Le cadran du manomètre 28 est gradué directement en unités de force qui représentent la tension de la corde. I1 découle de ce qui précède que le dispositif de l'invention donne la valeur de la tension d'une corde quelconque d'une raquette, à condition que le déplacement relatif d soit défini et constant. La première position avant le déplacement est définie par la mise en place de la corde rectiligne entre les crochets 5A, 5B et la fente 12 du poussoir 11. La seconde position peut être définie par le profil de la came 21 par rapport à l'axe 19; elle peut l'être aussi par la position de la rondelle élastique 23 lorsque celle-ci est disposée pour servir de butée d'arrêt au moment où la poignée 20 est presque refermée contre le corps 1 comme on peut le voir sur la figure 1. On a décrit ci-dessus un exemple préféré de réalisation mais il doit être entendu que des modes d'exécution différents sont possibles. Le corps du dispositif et le vérin peuvent être combinés autrement que par le montage du vérin dans un trou longitudinal foré dans le corps. Le vérin pourrait être monté coulissant le long d'une face extérieure du corps dont le profil en section droite ne serait pas nécessairement cylindrique. Les crochets et le poussoir peuvent être interchangés respectivement entre le corps et la tige du vérin. On pourrait concevoir aussi que le vérin soit considéré comme la partie fixe du dispositif et le corps comme la partie déplaçable.Ce qui est nécessaire, selon l'invention, c'est un déplacement relatif sous l'effet d'un organe agissant sur une pièce en prenant appui sur l'autre afin de provoquer la déformation d'une corde initialement mise à l'état rectiligne. Cette corde a besoin d'être tenue par deux moyens de retenue'espacés et d'être déformée en sens perpendiculaire à sa direction par un moyen de déformation apte a la tirer ou a la pousser contre l'action du moyen de retenue. Les crochets et le poussoir ne sont qu'un exemple préféré de réalisation respectivement de ces moyens de retenue et de déformation. Dans cet exemple, on précisera, à titre indicatif, que les crochets 5A et 5B sont écartes de 2 cm au plus afin que l'on puisse retenir et déformer une seule corde sans agir sur les cordes avec lesquelles elle est entrecroisée dans le cadre d'une raquette. On remarquera aussi qu'il n'est pas obligatoire, bien que préféré, que l'organe de manoeuvre agisse sur le cylindre du vérin. I1 est possible d'inverser cette disposition et de prévoir que l'organe de manoeuvre agisse directement sur la tige de piston, le moyen de retenue ou de déformation étant alors associé au cylindre et non à ladite tige de piston. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour la vérification de la tension d'une corde tendue caractérisé en ce qu'il comprend un corps (1) associé à un vérin hydraulique (7) comprenant un cylindre (8), un piston (9) et une tige de piston (10), le vérin (7) étant monté déplaçable relativement au corps (1) et dans le sens de ce déplacement le corps (1) et l'une des deux pièces du vérin (7) choisie entre lé cylindre (8) et la tige de piston (10) se terminant par des parties extrêmes respectives munies de moyens de retenue espacés (5A, 5B) aptes à retenir une corde et d'un moyen de déformation (11) placé entre lesdits moyens de retenue (5A, 5B) et apte à déformer ladite corde, le volume intérieur du cylindre (8) étant relié à un manomètre (28) à cadran gradué et un organe (20) manoeuvrable à la main étant monté sur l'une des deux pièces choisie entre le corps (1) et le vérin (7) pour agir sur l'autre pièce et pour provoquer dans une position d'activité un déplacement relatif de valeur prédéterminée entre le corps (1) et le vérin (7) et entre les moyens de retenue (5A, 5B) et le moyen de déformation (11). 2. Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que le corps (1) est creusé d'un trou longitudinal (2) dans lequel le vérin (7) est monté avec une possibilité de déplacement par coulissement en sens longitudinal. 3. Dispositif selon la revendication 2 caractérisé en ce que le corps (1) a une première partie extrême (3) présentant comme moyens de retenue deux crochets espacés (5A, 5B) tandis que le vérin (7) a une partie extrême présentant comme moyen de déformation un poussoir (11) à fente (12) en V disposé entre les deux crochets (5A, 5B). 4. Dispositif selon la revendication 3 caractérisé en ce que le poussoir (11) est monté à l'extrémité de la tige de piston (10) du vérin (7) avec une possibilité de réglage en position en sens longitudinal, le cylindre (8) se trouvant du côté de la seconde partie extrême (4) avec son fond (17) proche de cette seconde partie extrême (4). 5. Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que l'organe (20) manoeuvrable à la main est une poignée montée pivotante autour d'un axe (19) supporté par le corps (1), cette poignée (20) étant munie d'une came (21) apte à être appliquée contre l'une des pièces du vérin (7) et à provoquer le déplacement relatif voulu. 6. Dispositif selon la revendication 2 caractérisé en ce qu'une échancrure (18) est creusée transversalement dans la seconde partie extrême (4) du corps (1), un axe (19) est monté en travers de cette échancrure (18) et une poignée (20) munie d'une came (21) est montée pivotante autour de cet axe (19) entre une première position dite de repos et une seconde position dite d'activité, le cylindre (8) du vérin (7) est proche de la seconde partie extrême (4) du corps (1) et la came (21) agissant sur la face extérieure du fond (17) du cylindre (8) dans sa position d'activité. 7. Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'une butée (23) montée sur l'une quelconque des deux pièces corps (1) ou vérin (7) limite le déplacement relatif quand l'organe (20) a ete manoeuvré pour provoquer ce déplacement relatif. 8. Dispositif selon la revendication 6 caractérisé en ce qu'une rondelle élastique (23) est introduite dans une gorge transversale creusée dans la face intérieure du trou longitudinal (2) pour limiter le déplacement du cylindre (8) du vérin (7) en direction de la première partie extrême (3) du corps (1). 9. Dispositif selon la revendication 2 caractérisé en ce que le manomètre (28) se trouve à l'extérieur du corps (1) et il est réuni au cylindre (8) du vérin (7) par une tubulure (26) qui traverse lavparoi du corps (1) par une ouverture allongée (27) autorisant son déplacement avec le cylindre (8).