La présente invention se rapporte à un mécanisme pour un déclencheur de courant de fuite combiné avec un disjoncteur de protection de lignes et qui comporte une manette de manoeuvre manuelle séparée du disjoncteur, un relais de déclenchement à retour commandé par un élément du mécanisme, un organe de transmission agissant sur le verrouillage du disjoncteur ainsi qu'un circuit d'essai ou de contrôle mis sous tension par l'actionnement d'une touche. On connait déja une combinaison de ce type par la demande de brevets 2 115 034. Dans ce dispositif connu le mécanisme déclencheur sensible à un courant de fuite est très compliqué et en conséquence d'un prix de revient relati vemeng élevé. La présente invention a pour objet de créer un mécanisme du type mentionné qui est particulièrement simple et dont le montage ne présente aucune difficulté. Les problèmes exposés ci-dessus sont résolus conformément à l'invention par un mécanisme qui est caractérisé en ce qu'il comporte un levier à rochets monté pour pivoter autour d'un axe solidaire du boitier et qui peut s'encliqueter avec un étrier de verrouillage articulé à la manette d'actionnement manuelle lorsqu'il se trouve dans la position de point mort supérieur et qui ses en même temps a la coupure du circuit d'essai et à la commande d'un étrier de couplage avec le disjoncteur, le déverrouillage de l'étrier de verrouillage s'effectuant au moyen d'un levier de déclenchement pouvant être ramené à sa position initiale par la manette d'actionnement manuelle et provoquant le retour du relais de déclenchement. Diverses autres caractéristiques de l'invention ressortent d'ailleurs de la description détaillée qui suit. Une forme de réalisation de l'objet de l'invention est représentée, à titre d'exemple non limitatif, au dessin annexé. La fig. 1 montre le mécanisme suivant l'invention d'un déclencheur de courant de fuite. Les fig. 2a à 2c représentent le couplage entre le déclencheur de courant de fuite et le disjoncteur associé. La fig. 3 montre une variante du couplage représenté aux fig. 2a à 2c. Le mécanisme représenté à la fig. 1 comporte une manette de manoeuvre 2 qui peut être pivotée manuellement autour d'un axe 1 solidaire du boîtier. La manette 2 est soumise à l'action d'un ressort 3 entourant l'axe 1 et qui s'appuie,d'une part,sur une saillie 2a de la manette et, d'autre part, sur une butée 4 solidaire du boîtier. Un étrier de verrouillage 5 qui coopèrent avec un levier à rochets 6, est relié de façon articulée à la manette de manoeuvre 2. Le levier à rochets 6 monté pour pivoter autour d'un axe 7 relié fixement au boîtier, présente un nez de verrouillage 6a équipé d'une bille en acier 8, un nez 6b servant à déconnecter un circuit d'essai et un autre nez 6c assurant la liaison avec un étrier de couplage 9.Un ressort 11 prenant appui sur une butée 10 du boîtier entourant l'axe 7 et s'appuyant également sur une saillie 6d du levier à rochets 6, agit sur ce dernier dans le sens contraire au déplacement des aiguilles d'une montre. Un levier de déclenchement 12 pouvant pivoter autour d'un axe 13 solidaire du boîtier et qui est disposé à peu près parallèlement à l'étrier de verrouillage 5, est influencé, dans la zone désignée par une flèche 23, par un relais de déclenchement non représenté. Le levier de déclenchement 12 agit sur une partie coudée 5a de l'étrier de verrouillage et peut être ramené vers sa position initiale grâce à une butée 2b prévue sur la manette de manoeuvre 2 et qui agit sur l'extrémité libre du levier de déclenchement 12.Un circuit d'essai du déclencheur de courant de fuite peut être fermé à l'aide d'une touche 14 qui prend appui sur un ressort 16 porté par un doigt 15 du boîtier. Dans la position de repos de la touche 14 le ressort 16 pousse cette dernière contre une butée 17 du boîtier et lors de l'enfoncement de la touche 14 le ressort 16 vient en contact avec un axe métallique 18 contre lequel s'applique également un autre ressort 19 monté sur un doigt 20 du boîtier. Le nez 6b du levier à rochets 6 servant à interrompre le circuit d'essai agit sur l'extrémité du ressort 19. Le mécanisme représenté se trouve dans la position d'enclenchement dans laquelle la manette d'actionnement manuelle 2 est maintenue dans la position de point mort supérieur par l'étrier de verrouillage 5. L'extrémité libre de l'étrier 5 est alors verrouillée par l'intermédiaire de la bille en acier 8 du levier à rochets 6. Dans cette position de commutation on peut mettre en service le circuit d'essai en amenant, par enfoncement de la touche 14, le ressort 16 en contact avec l'axe métallique 18. L'établissement de ce contact permet de simuler un courant de fuite qui excite le relais, non représenté, relais qui agit sur le levier de déclenchement 12 dans le sens de la flèche 23. Lors de l'apparition d'un véritable courant de fuite le relais de déclenchement agit de la même manière sur le levier 12.Dès que le relais est excité, le levier de déclenchement 12 est déplacé dans le sens des aiguilles d'une montre et heurte la partie coude 5a de l'étrier de verrouillage 5 ce qui a pour effet d'annuler le verrouillage du levier à rochets 6. Sous l'effet du ressort 11, le levier à rochez 6 pivote dans le sens con- traire au déplacement des aiguilles d'une montre et repousse alors, par son nez 6b, le ressort 9 qui, de ce fait, est écarté de l'axe métallique et coupe le circuit d'essai qui etait éventuellement encore ferme par suite d'un actionnement de la touche 14. Le nez 6c du levier à rochets 6 entraine l'étrier de couplage 9 dont l'une des extrémités 9a repose a l'intérieur d'une rainure 6e qui est ouverte dans le sens de déverrouillage du levier à rochets.Par son autre extrémité 9b, l'étrier de couplage s'engage, en traversant une fente 21 du boîtier, dans un élément de couplage 22 du disjoncteur voisin. Lors du déclenchement du mécanisme le levier à rochets 6 se déplace à partir de la position, représentée à la fig. 2a, vers la position illustrée à la fig. 2b, 1'6 ment de couplage 22 du disjoncteur étant alors également déplacé pour provoquer le déclenchement. Lors du processus de déclenchement du mécanisme suivant la fig. 1 et apres déverrouillage de l'étrier 5, la manette de manoeuvre manuelle 2 se déplace dans le sens des aiguilles d'une montre grâce au ressort 3 de façon que la butée 2b agisse sur l'extrémité libre du levier de déclenchement 12 qui en se déplaçant dans le sens contraire à celui indiqué par la flèche 23 provoque une nouvelle activation du relais de déclenchement non représenté.Dans la position de déclenchement l'extrémité de étrier de verrouillage 5 se trouve de nouveau devant le nez de verrouillage 6a du levier à rochets 6 et est poussée devant la bille en acier 8 par un ressort non représenté de façon que le levier à rochets 6 revienne , en se déplaçant dans le sens des aiguilles d'une montre, également vers la position représentée à la fig. 1 lorsque la manette de manoeuvre 2 est ramenée manuellement et en la déplaçant dans le sens contraire à celui des aiguilles d'une montre, vers la position représentée. Le relais de déclenchement revient à sa position initiale même lorsque la manette 2 est immobilisée pendant le déclenchement du mécanisme parce qu'avant tout nouvel enclenchement la manette de manoeuvre doit être revenue à sa position de déclenchement. Le déclenchement du disjoncteur associé ne produit aucun effet sur la position de commutation du déclencheur de courant de fuite du fait que l'étrier de couplage 9 peut pivoter de la façon illustrée à la fig. 2c. Dans le prolongement de la rainure 6e est prévu un trou borgne 6f dans lequel pénètre l'extrémité 9a de l'étrier de couplage 9, ce trou borgne empêchant un dégagement complet de cette extrémité. Dans la variante suivant la fig. 3, l'étrier de couplage est guidé entre deux parois 24 prévues sur la paroi du boîtier. Lors du décienchement du disjoncteur, l'étrier de couplage n'est plus pivoté comme dans la première forme de réalisation représentée aux fig. 2a à 2c, mais il est guidé parallèlement. Le mécanisme suivant l'invention présente en plus de sa conception et de son montage simples, également l'avantage important qu'il peut être adapté sans difficulté à des disjoncteurs de protection de lignes de types différents. A cett effet le levier à rochets 6 présente, par exemple, des rainures supplémentaires 6g permettant d'engager l'étrier de couplage 9 dans celle qui convient le mieux.-Il est également possible d'utiliser des étriers de couplage de longueurs différentes 9' ou 9'' afin de pouvoir adapter le rapport trajet/ force correctement et en fonction de la position des fentes de communication avec le disjoncteur associé. REVENDICATIONS 1 - Mécanisme pour un déclencheur de courant de fuite combiné avec un disjoncteur de protection de lignes et qui comporte une manette de manoeuvre manuelle séparée du disjoncteur, un relais de déclenchement à retour commandé par un élément du mécanisme, un organe de transmission agissant sur le verrouillage du disjoncteur ainsi qu'un circuit d'essai ou de contrôle mis sous tension par l'actionnement d'une touche, caractérisé en ce qu'un levier à rochets (6) monté pour pivoter autour d'un axe axe(7) solidaire du boîtier et qui peut s'encliqueter avec un étrier de verrouillage (5) articulé à la manette d'actionnement manuelle lorsqu'il se trouve dans la position de point mort supérieur et qui sert en même temps à la coupure du circuit d'essai et à la commande d'un étrier de couplage (9, 9', 9") avec le disjoncteur, le déverrouillage de l'étrier de verrouillage (5) s'effectuant au moyen d'un levier de déclenchement (12) pouvant être ramené à sa position initiale par la manette d'actionnement manuelle (2) et provoquant le retour du relais de déclenchement. 2 - Mécanisme suivant ia revendication 1, caractérisé en ce que le levier à rochets (6) soumis à une force élastique agissant dans le sens du déverrouillage, présente un nez de verrouillage (6 a), un nez (6b) commandant la mise hors service du circuit d'essai et un nez (6c) servant à la fixation de l'étrier de couplage. 3 - Mécanisme suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'une bille en acier (8) assurant le verrouillage avec l'étrier (5), est insérée de façon indétachable dans le levier à rochets (6) réalisé, de préférence, en une matière synthétique. 4 - Mécanisme suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'élément de couplage (9, 9', 9'') est un fil métallique en forme de Z qui s'engage par l'une de ses extrémités dans l'élément de couplage (22) du disjoncteur associé en passant par une fente (21) du boîtier et qui avec son autre extrémité repose dans une rainure (6e) parallèle à l'axe du levier à rochets (6), cette rainure (6e) se prolongeant par un trou borgne (6f) ouvert dans le sens de rotation provoquant le déverrouillage du levier (6). 5 - Mécanisme suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le levier de déclenchement (12) disposé a peu près parallèlement à l'étrier de verrouillage en pouvant pivoter autour d'un axe 13 relié au boitier et influencé dans le sens du déverrouillage par le relais de déclenchement, coopère, d'une part, par son extrémité libre avec une butée (2b) de la manette de manoeuvre manuelle (2) et, d'autre part, par sa partie située au voisinage de son autre extrémité avec une partie coudée (5a) prévue à l'extr6- mité libre de l'étrier de verrouillage (5).