Les brevets français nO 2 109 257 du octobre 1970 et nO 2 253 879 du 1I décembre 1973 se rapportent à des procédés et appareils pour l'enlèvement de nappes de produits polluants sur l'eau. Les procédés décrits dans ces brevets consistent à recueillir, sur une epaisseur appropriée, de 11 eau et le polluant qui surnage en dirigeant liteau et le liquide polluant, par une introduction tangentielle, dans une chambre du type cyclone, et en assurant une rotation à l'intérieur de ce cyclone, ayant pour effet de provoquer une zone tourbillonnaire créant une concentration en liquide polluant dans la zone centrale axiale d'où il est évacué par un orifice central dans le plafond du cyclone, l'eau centrifugée débarrassée du polluant étant évacuée par la sortie inferieure du cyclone. Dans le brevet nO 2 109 257 l'introduction et la rotation du liquide dans le cyclone est assurée par la vitesse de déplacement relatif du cyclone par rapport à la nappe d'eau à épurer. Dans le brevet nO 2 253 879, le cyclone est immobile dans la nappe d'eau à épurer et l'introduction et la rotation du liquide à son intérieur sont assurées- par une pompe aspirante -placée a la sortie inférieure du cyclone. Dans les deux cas, l'évacuation du liquide polluant par l'orifice central du plafond du cyclone est assurée au moyen d'une pompe aspirante. Dans un cyclone, il se produit, outre la rotation du liquide provoquant la zone tourbillonnaire, des courants radiaux de recirculation. La rotation et les courants radiaux de recirculation sont d'autant plus forts, améliorant la séparation, que la vitesse d'évacuation par l'orifice central du plafond est élevée. Des essais effectues par la demanderesse sur les cyclones pour l'enlèvement de nappes de produits polluants sur l'eau ont montré que lorsque la nappe de produit polluant est mince, le débit de ce produit rentrant dans le cyclone est faible par rapport à la quantité d'eau introduite, ce qui conduit à diminuer le débit d'évacuation de ce produit polluant par l'orifice central du plafond afin d'entraîner avec ce polluant le moins doleau possible. Or, du fait que ce debit diminue, la vitesse diminue réduisant la rotation et les courants radiaux de recirculation, ayant pour conséquence une moins bonne séparation dans le cyclone. Afin d'éviter cet inconvénient, la présente invention consiste, lorsque la nappe de produit polluant est mince, donnant lieu à un débit de récupération de ce produit relativement faible entrant dans le cyclone, à réduire la section de l'orifice central d'évacuation dans le plafond du cyclone, en fonction de ce faible débit de récupération. Cette réduction de la section de l'orifice permet, lorsque le débit de produit polluant entrant dans le cyclone est faible, d'accroître la vitesse d'évacuation par le plafond du cyclone, permettant, pour un-débit réduit, d'activer la rotation et les courants radiaux de recirculation, maintenant une bonne séparation. De plus, on réalise une meilleure récupération du liquide polluant par ledit orifice, car dans ces conditions de faible récupération la zone de concentration centrale en produit polluant est plus réduite, et du fait de la section réduite de l'orifice on aspire moins d'eau périphérique. Ci-après, à titre d'exemple, une forme de realisation de l'invention en référence aux figures annexées. - La figure I est une vue en perspective d'un cyclone selon l'invention. - La figure 2 est une vue partielle supérieure en coupe axiale du cyclone de la figure 1. On voit sur cette figure une paroi verticale plane 1 et une paroi verticale 2, cette paroi 2 ayant une face interne courbe 3 formant un convergent avec la paroi 1 et une face externe plane 4, fixée latéralement sur la coque d'un bateau, se déplaçant sur le plan d'eau N à épurer et qui contient en surface une nappe 5 de liquide polluant, par exemple de l'huile, le liquide polluant et l'eau de la nappe pénétrant dans lue convergent selon le sens de la flèche F par suite de son déplacement. Ce convergent comporte à sa base deux rebords 6 destinés à un guidage supplémentaire de l'écoulement suivant la flèche F1 vers l'entrée tangentielle 7 d'un cyclone 8. I1 se forme, à l'intérieur du cyclone 8, une zone tourbillonnaire qui par sa rotation crée une concentration centrale 9 en liquide polluant completement débarrassé de son eau, qui est aspiré par l'orifice 14 et le tube 10 au moyen d'une pompe Il selon la flèche F2 pour hêtre stocké dans une chambre, l'eau rassemblée vers le fond du cyclone 8 étant aspirée et rejetée vers l'extérieur selon la flèche F3 par l'ouverture 12 à la base du cyclone. Il se produit, dans le cyclone 8, outre la rotation créant lâ concentration centrale 9, des courants radiaux 13 de recirculation. La rotation et les courants radiaux 13 sont d'autant plus forts, améliorant la séparation dans la zone centrale 9, que la vitesse V d'évacuation par l'orifice 14 est élevée. Lorsque la nappe de liquide polluant à récupérer est mince, le débit de ce liquide entrant dans le cyclone 8 est relativement faible par rapport au débit total qui comporte alors une proportion très élevée d'eau, ce qui conduit à diminuer le débit Q par l'orifice 14 pour y entraîner le moins d'eau possible. Cette diminution du débit, et en conséquence de la vitesse V d'évacuation, a pour effet de réduire la rotation et les courants de recirculation 13, nuisant à la bonne séparation dans le cyclone. Dans ces conditions de fonctionnement à faible debit Q par l'orifice 14, on insère à la sortie dudit orifice 14 une membrane 15 munie d'un orifice 16 dont la section, plus faible, est en rapport avec la diminution de liquide polluant récupéré par le cyclone. Cette membrane 15 et ses joints d'étanchéité 17 sont particulièrement visibles sur la vue partielle à échelle agrandie de la figure 2. Cette réduction de la section de l'orifice central 14 permet, pour ce faible débit Q, d'augmenter la vitesse V d'évacuation par cet orifice, activant la rotation et les courants radiaux de recirculation, de façon à maintenir une bonne séparation à l'intérieur du cyclone. Par ailleurs, dans ces conditions de faible récupération de liquide polluant, la zone 9 de concentration centrale en produit polluant présente un noyau de diamètre plus réduit, de sorte que l'orifice 16 de faible section permet d'aspirer le liquide polluant en entraînant moins d'eau périphérique. Dans l'exemple décrit, la rotation du liquide dans le cyclone est assurée par la vitesse de déplacement relatif du cyclone par rapport à la nappe d'eau à épurer. Bien entendu, l'invention s'applique dans les memes conditions à un cyclone immobile dans la nappe d'eau à épurer, où la rotation du liquide à son intérieur est assurée par une pompe aspirante placée à sa sortie inférieure. REVENDICATIONS 1/ Perfectionnement aux appareils pour l'enlèvement de nappes de produits polluants sur des étendues d'eau du type cyclone, comportant dans le plafond de l'appareil un orifice central d'évacuation des produits polluants, caractérisé en ce que des moyens permettent de réduire la section de l'orifice central (14), lorsque la nappe de produits pplluants (5) étant mince, le débit de récupération de ces produits à travers ledit orifice est faible. 2/ Perfectionnement selon la revendication l, caractérisé en ce que lesdits moyens comportent une membrane (15) amovible munie d'un orifice (16) de faible section.