La présente invention a trait à un réfectoire perfectionné pour porcs ou autres animaux. En matière d'élevage de porcs, il est connu d'utiliser, pour donner la nourriture aux animaux, des cages séparées ayant chacune une auge. Lors des repas, chaque porc occupe une de ces cages où il se trouve enfermé, de sorte qu'il n'est pas importuné par les autres porcs de l'élevage et qu'il ne peut importuner ces autres porcs. Les cages en question sont munies de portes qui doivent être ouvertes et fermées par l'éleveur ce qui complique la tâche de ce dernier et entrain une perte de temps souvent importante. La présente invention a pour but de remédier à ces inconvé nients en donnant un réfectoire perfectionné dont la cage permet, sans intervention de ltéleveur, le libre accès de l'animal venant prendre sa nourriture et la libre sortie de cet animal après son repas, l'animal en question demeurant enferme dans la cage pendant la durée de son repas, sans risque pour lui qu'un autre animal puisse alors pénétrer dans la cage. Conformément à l'invention, le réfectoire pour porcs ou au tres animaux comprend, au moins, une cage qui est munie, à une de ses extrémités, d'une porte d'accès permettant le passage d'un seul animal et actionnée par cet animal, et, à son autre extrémité, d'une auge recevant la nourriture; une porte intèrmediaire qui est disposée dans la cage entre la porte d'accès et l'auge, ladite porte intermédiaire étant actionnée par ledit animal; et des moyens conjuguant le mouvement des deux portes dé manière que la porte d'accès soit ouverte lorsque la porte intermédiaire est fermée et inversement. L'invention consiste encore en certaines autres dispositions mentionnées ei-aprèset employées en même temps que la disposition principale ci-dessus énoncée. L'invention vise plus particulièrement certains modes d'application et de réalisation de ces dispositions; elle vise plus particulièrement encore, et ceci à titre de produits industriels nouveaux, les réfectoires pour animaux ainsi perfectionnés, les ele- ments et outils propres à leur établissement ainsi que les ensembles comprenant ces réfectoires. A simple titre d'exemple et pour faciliter la compréhension de l'invention, il est donné ci-après une description de modes particuliers de réalisation de l'invention, figurés d'une manière schématique et non limitative au dessin annexé, sur lequel: La figure 1 représente, en perspective, un réfectoire pour animaux, conforme à l'invention, ayant sa porte d'accès ferméeWet sa porte intermédiaire ouverte; La figure 2 montre, en élévation, le mécanisme de conjugaison du mouvement des portes de ce réfectoire, la porte d'accès étant ouverte et la porte intermédiaire fermée; La figure 3 montre, en élévation, ce mécanisme, la porte d'accès étant fermée et la porte intermédiaire ouverte; La fignre 4 représente, en plan, un organe de verrouillage de la porte intermédiaire de ce réfectoire; La figure 5 est une coupe de la figure 4 par le plan vertical A-A; et La figure 6 montre, en élévation, un détail de ce réfectoire. Si l'on se propose de réaliser un réfectoire pour porcs ou autres animaux selon l'invention et, plus spécialement, selon celui de ses modes d'application ainsi que ceux des modes de réalisation de ses diverses parties auxquels il semble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence, on procède de la manière suivante ou d'une manière analogue. On constitue le réfectoire pour porcs ou autres animaux au moyen d'au moins une cage 1 réalisée, à la manière connue, par assemblage de tubes ou barres parallèles 2, de montants verticaux 3 et de tubes ou barres transversales 4. A une de ses extrémités, la cage 1 est munie d'une porte d'accès 5 pivotant autour d'un axe horizontal 6 fixé à la cage. A l'autre extrémité de la cage est disposée une auge 7 fixée sur une cloison ou sur une porte non figurée, fermant ladite extrémité de la cage. L'auge 7 reçoit la nourriture destinée à l'animal pénétrant dans la cage. Les dimensions de la porte 5 permettent le passage d'un seul animal à nourrir dans le réfectoire. La cage 1 comprend aussi une porte intermédiaire 8 pivotant autour d'un axe horizontal 9 fixé à la cage. La porte intermédiaire 8 est placée, dans la cage 1, entre la porte d'accès 5 et l'auge 7. La cage comprend encore des moyens conjuguant le mouvement des deux portes 5 et 8, c'est-à-dire le pivotement de ces portes autour de leurs axes respectifs 6 et 9, de manière que la porte d'accès 5 soit ouverte lorsque la porte intermédiaire 8 est fermée et inversement. Dans l'exemple représenté, ces moyens comprennent une bille 10 reliant les extrémités libres 11 et 12 de deux mani velles 13 et 14 solidaires, respectivement, des portes 5 et 8. La bielle 10 a ses extrémités articulées sur ces manivelles. Sur la bielle 10 peut rouler un galet 15 tournant autour d'un axe maintenu par une chape 16 sollicitée par un ressort de rappel 17 fixé à la traverse 18 solidaire de la oae 1.La porte d'accès 5 est horizontale, lorsqu'elle est ouverte, et verticale lorsqu'elle est fermée. I1 en est de meme pour la porte intermédiaire 8. Lorsque la cage 1 du réfectoire est vide, la porte d'accès 5 (fig. 3) est ouverte et la porte intermédiaire 8 fermée. L'animal, pénétrant dans la cage et se dirigeant vers l'auge 7, pousse la porte intermédiaire 8 dans le sens de la flèche 19, le mouvement, amorcé par la poussée de l'animal, se poursuit grâce à l'action sur la bielle 10 du galet 15 sollicité par le ressort 17, de sorte que la porte intermédiaire 8 pivote autour de son axe 9 jus qu'à l'horizontale (fig. I et 2) -tandis que la porte d'accès 5 vient à la position verticale, fermant ainsi l'accès à la cage 1 derrière l'animal. A l1horizontale, la porte intermédiaire 8 bute contre une traverse 20 fixe. Cette butée empeche toute rotation de la porte d'accès 5 vers l'intérieur, qui aurait pour effet d'ouvrir la cage. Lorsque l'animal a pris son repas dans l'auge 7, il peut sortir de la cage I en reculant et exerce alors une poussée sur la porte d'accès 5 dans le sens de la flèche 21 (fig. 2). La porte d'accès 5 pivote alors autour de son axe 6 et le mouvement, amorcé par la poussée de l'animal, se poursuit comme précédemment grâce à l'action sur la bielle 10 du galet 15 sollicité par le ressort 17, de sorte que la porte d'accès s'ouvre complètement en venant à l'horizontale (fig. 3) tandis que la porte intermédiaire 8 se ferme en venant à la verticale jusqu'à ce qu'une poussée dans le sens de la flèche 19 l'ouvre à nouveau. On ne sortira évidemment pas du cadre de l'invention en substituant au galet 15, sollicité par le ressort 17 et agissant sur la bielle 10, tout autre système élastique bistable connu assurant la continuation du mouvement des portes, amorcé par les poussées de l'animal dans un sens ou dans l'autre. I1 peut arriver que l'on désire enfermer l'animal dans la cage 1. Dans ce cas, il convient d'empêcher le mouvement d'ouverture de la porte d'accès 5 suivant la flèche 21 en maintenant cette porte verticale ou, ce qui revient au même, en maintenant horizontale la porte intermédiaire 8. Ce maintien horizontal, de la porte intermédiaire 8 peut être assuré nar tout moyen connu, mais, dans le cas de réalisation figuré où la porte intermédiaire 8 est faite au moyen de tubes ou de barres 22, 23 (fig. 4) coudées en U 1 l'extrémité libre de la porte, l'imjr.bliisation de celle-ci est avantageusement assurée au moyen d'un organe de verrouillage 24 comprenant un collier 25 pouvant tourner autour de la traverse en tube 20 et être immobilisé sur cette traverse par une vis de serrage 26. Le collier 25 est relié par une tige 27 à une plaque 28. En faisant tourner le collier 25 autour de la traverse 20, la plaque 28 peut être placée sous les tubes ou barres 22, 23 de la porte 8 et verrouiller airai cette porte à l'horizontale (fig. 5) contre la traverse 20. Une autre rotation du collier 25 permet de supprimer ce verrouillage et de libérer les tubes ou barres 22, 23 de la porte 8 et cette porte elle-même, comme montré en tirets sur la figure 5. Afin d'immobiliser aisément l'auge 7 sur la porte ou la cloison portant cette auge, on munit les joues de l'auge 7 de deux tétons, tels que 29, s'engageant chacun dans un embotement à baon- nette 30 pratiqué dans une pièce 31 solidaire de la porte ou de la cloison portant l'auge 7. Un verrou 32, en forme de L, pivotant en 33 sur la pièce 31 et retombant sous l'effet de son propre poids, immobilise le téton 29 au fond de l'emboîtement à baîonnet- te 30. I1 va de soi que l'invention ne se limite pas aux modes d'application et de réalisation indiqués, elle en embrasse également toutes les variantes. Revendications 1. Réfectoire pour porcs ou autres animaux, caractérisé par le fait qu'il comprend: au moins, une cage qui est munie, à une de ses extrémités, d'une porte d'accès permettant le passage d'un seul animal et actionnée par cet animal, et, à son autre extrémité, d'une auge recevant la nourriture; une porte intermédiaire qui est disposée, dans la cage, entre la porte d'accès et auge, ladite porte intermédiaire étant actionnée par ledit animal; et des moyens conjuguant le mouvement des deux portes de manière que la porte d'accès soit ouverte lorsque la porte intermédiaire est fermée et inversement. 2. Réfectoire, selon revendication 1, caractérisé par le fait que sa porte d'accès et sa porte intermédiaire pivotent autour d'axes horizontaux, fixés à la cage, et sont solidaires de manivelles reliées par une bielle sur laquelle peut rouler un galet tournant autour d'un axe maintenu par une chape sollicitée par un ressort de rappel fixé à la cage. 3. Réfectoire, selon revendication 1, caractérisé par le fait que les moyens conjuguant le mouvement de ses portes d'accès et intermédiaire comprennent un système élastique bistable connu. 4. Réfectoire, selon revendication 1, caractérisé par le fait que sa porte intermédiaire bute, en position d'ouverture, contre une traverse, 5. Réfectoire, selon revendication 1, caractérisé par le fait qu'un organe de verrouillage verrouille la porte d'accès en position de fermeture ou la porte intermédiaire en position d'ouverture. 6. Réfectoire, Belon revendications 4 et 5, caractérisé par le fait que l'organe de verrouillage, verrouillant la porte intermédiaire en position d'ouverture, comprend un collier pouvant tourner autour de ladite traverse et être immobilisé sur celle-ci par une vis de serrage, ledit collier étant relié par une tige à une plaque pouvant maintenir ladite porte intermédiaire contre ladite traverse ou, au contraire, libérer ladite porte. 7. Réfectoire, selon revendication 1, caractérisé par le fait que les joues de l'auge sont munies de tétons s'engageant dans des emboStements à baïonnette du support de l'auge delta cage, un verrou en forme de L, pivotant et retombant sous l'effet de son propre poids, immobilisant un téton, au moins, au fond de son embof- tement à baîonnette.