La présente invention concerne un vitrage (1) comprenant un élément vitré (2), et comportant un cordon profilé (4) présentant une base (44) qui présente un épaisseur (e 44 ) d’au moins 5 mm, ladite base (44) du cordon profilé (4) comportant un matériau (45) intégrant un agent moussant, caractérisé en ce que ledit vitrage comporte une pièce de couverture (5) comportant une semelle de couverture (55) s’étendant sensiblement parallèlement à ladite base (44) et plus à l’extérieur que ladite base (44), ladite pièce de couverture (5) adhérant audit cordon profilé (4) à l’aide d’une couche adhésive (6) intercalée entre une face de ladite semelle de couverture (55) et une face de ladite base (44). (Figure 1) Vitrage COMPORTANT UN cordon profilé à AGENT moussant ET UNE PIECE DE COUVERTURE COLLEE AINSI QUE LE PROCEDE DE FABRICATION DE CE VITRAGE La présente invention concerne un vitrage, et notamment un vitrage de véhicule, comprenant un élément vitré, réalisant une séparation entre un espace extérieur et un espace intérieur, et comportant un cordon profilé présentant, vu en coupe transversale, une base qui est située au contact d’une face dudit élément vitré. Il est connu que la base du cordon profilé peut présenter une épaisseur relativement élevée, d’au moins 5 mm, considérée à partir de la face de l’élément vitré auquel est fixé le cordon profilé. Toutefois, une telle épaisseur est difficile à réaliser par les techniques de moulage. Une première solution consiste à prévoir un insert, généralement en matière plastique, à l’intérieur de la base afin qu’il occupe une partie du volume du cordon profilé mais c’est une technique complexe et coûteuse du fait qu’elle peut engendrer un grand nombre de vitrages non conformes. Une seconde solution consiste à réaliser le matériau de la base pour qu’il intègre un agent moussant. Les demandes internationales de brevet N° WO 2014/086303 et WO 2015/074579 divulguent des réalisations de cordon profilé intégrant un agent moussant. Par ailleurs, il est connu qu’un vitrage peut comporter une pièce de couverture comportant une semelle de couverture s’étendant sensiblement parallèlement à ladite base et plus à l’extérieur que ladite base, mais l’attachement mécanique ou la fixation chimique de cette pièce de couverture à une base épaisse, d’une épaisseur d’au moins 5 mm, est difficile à réaliser et à maîtriser industriellement. La présente invention a ainsi pour but de remédier aux inconvénients de la technique antérieure en proposant une solution simple et efficace pour qu’un vitrage à cordon profilé présentant une base épaisse puisse comporter une pièce de couverture plus à l’extérieur que cette base épaisse. En effet, les inventeurs ont découvert que, d’une manière surprenante, même si la densité d’une base dont le matériau intègre un agent moussant est plus faible, il était possible de coller efficacement une pièce de couverture sur cette base épaisse, alors même que la présence de l’agent moussant est susceptible d’affecter la surface normalement lisse de la base. La fixation de la pièce de couverture est ainsi extrêmement simple, tout en étant très fiable et très compact. La présente invention se rapporte, dans son acception la plus large, à un vitrage comprenant un élément vitré réalisant une séparation entre un espace extérieur et un espace intérieur, et comportant un cordon profilé présentant, vu en coupe transversale, une base qui est située au contact d’une face dudit élément vitré et qui présente un épaisseur d’au moins 5 mm à partir de cette face, ladite base du cordon profilé comportant un matériau intégrant un agent moussant, remarquable en ce que ledit vitrage comporte une pièce de couverture comportant une semelle de couverture s’étendant sensiblement parallèlement à ladite base et plus à l’extérieur que ladite base, ladite pièce de couverture adhérant audit cordon profilé à l’aide d’une couche adhésive intercalée entre une face de ladite semelle de couverture et une face de ladite base. De préférence, ledit cordon profilé est à base de, ou en, TPE. De préférence, ladite base du cordon profilé est à base de, ou en, TPE. De préférence, ladite base du cordon profilé ne comporte pas de pièce de remplissage ou de renfort ; elle ne comporte que le matériau qui la constitue. L’épaisseur de ladite base peut être de 5,0 mm ou plus ; elle peut être d’au moins 5,5 mm, voire d’au moins 6,0 mm. De préférence, ladite base présente une densité plus faible d’au moins 5 %, et de préférence entre 5 % et 45 %, voire entre 10 % et 35 % ; cette faible densité est de préférence mesurée par rapport à la densité d’une autre partie du cordon profilé qui est dans la même matière que ladite base. De préférence, ladite base du cordon profilé est située au contact d’une face extérieure dudit élément vitré, et de préférence encore uniquement au contact d’une face extérieure dudit élément vitré. De préférence, ladite base du cordon profilé est en un matériau intégrant un agent moussant et de préférence encore la totalité du cordon profilé est en un matériau intégrant un agent moussant. Ainsi, un seul matériau est utilisé pour la totalité du cordon profilé, ce qui est plus simple mais la fonctionnalité moussante ne se réalise que dans la base, qui présente une épaisseur et donc un volume, adéquat pour cela ; il n’y a des bulles et une densité plus faible que là ou l’épaisseur est d’au moins 5 mm. De préférence, ledit élément vitré est un élément vitré fixe de véhicule ; il n’est pas mobile par rapport au véhicule qui le porte. La présente invention se rapporte aussi à un procédé de fabrication d’un vitrage suivant l’invention, ledit vitrage comprenant un élément vitré réalisant une séparation entre un espace extérieur et un espace intérieur, et comportant un cordon profilé présentant, vu en coupe transversale, une base qui est située au contact d’une face dudit élément vitré et qui présente un épaisseur d’au moins 5 mm à partir de cette face, un agent moussant étant intégré dans ladite base du cordon profilé lors de la fabrication dudit cordon profilé par moulage, ledit procédé étant remarquable en ce que, après la fabrication dudit cordon profilé par moulage, une couche adhésive est intercalée entre une face de ladite base et une face d’une semelle de couverture d’une pièce de couverture, ladite semelle de couverture s’étendant sensiblement parallèlement à ladite base et plus à l’extérieur que ladite base, afin de permettre l’adhésion de ladite pièce de couverture audit cordon profilé. Pour la fabrication du vitrage selon l’invention, il y a donc deux opérations successives. Avantageusement, le vitrage selon l’invention est particulièrement léger car la base intégrant un agent moussant est plus légère et la couche adhésive est également très légère. Avantageusement, la pièce de couverture est fixée uniquement par la couche adhésive ; de préférence, il n’y a aucun autre moyen d’attachement entre la pièce de couverture et le reste du vitrage. On décrira ci-après, à titre d’exemple non limitatif, une forme d’exécution de la présente invention, en référence aux figures annexés sur lequel : - illustre une vue partielle en coupe transversale d’un vitrage selon l’invention ; et - est une photographie d’une coupe d’une base d’un cordon profilé à agent moussant pour la mise en œuvre de l’invention. Dans la , les proportions entre les différents éléments sont respectées mais les éléments en arrière-plan ne sont pas représentés, afin de faciliter sa lecture. La présente invention se rapporte à un vitrage 1, et notamment un vitrage de véhicule tel que visible en . Ce vitrage comprend un élément vitré 2, fixe, réalisant une séparation entre un espace extérieur E et un espace intérieur I et comporte une portion de joint (ou cordon) profilé 4 en un matériau polymère souple qui est situé le long d’un bord latéral de l’élément vitré fixe, cette portion de joint s’étendant plus loin latéralement que le bord latéral. La portion de joint comporte une rainure présentant en coupe transversale une forme de U qui enchâsse le bord de l’élément vitré 2. Le vitrage 1 selon l’invention, qui est illustré en coupe transversale est un vitrage latéral arrière fixe d’une carrosserie d’un véhicule automobile (non illustrée). Il comporte l’élément vitré 2, fixe par rapport à cette carrosserie, et est muni de la portion de joint profilé 4, en un matériau polymère souple, ici le long d’un bord horizontal bas de l’élément vitré 2 ; ici, la portion de joint profilé 4 est périphérique : elle fait tout le tour du bord de l’élément vitré 2. Le vitrage 1 réalise une séparation entre un espace intérieur I du véhicule et un espace extérieur E au véhicule. L’élément vitré 2 présente ainsi une face extérieure 21 destinée à être tournée vers l’espace extérieur E, une face intérieure 22 destinée à être tournée vers l’espace intérieur I, ainsi qu’un chant 20 périphérique, dessiné ici arrondi mais qui peut être droit. L’élément vitré 2 peut être monolithique, comme ici en , c’est-à-dire constitué d’une feuille de matière unique, ou être composite, c’est-à-dire constitué de plusieurs feuilles de matière entre lesquelles est insérée au moins une couche de matière adhérente dans le cas des vitrages feuilletés. La (ou les) feuille(s) de matière peut (ou peuvent) être minérale(s), notamment en verre, ou organique(s), notamment en matière plastique. Lorsque l’élément vitré est en matière organique, il a été fabriqué préalablement à la mise en œuvre de l’invention par moulage de la matière constitutive de l’élément vitré dans un dispositif de moulage comportant un moule comportant au moins une partie fixe de moule et une partie mobile de moule qui est mobile par rapport à la partie fixe de moule, lesdites parties de moule coopérant à l’état fermé du moule, pendant l’étape de moulage, pour former une cavité de moulage présentant en coupe la forme en coupe de l’élément vitré. Souvent, l’élément vitré en matière organique n’est pas plat mais bombé. Lorsque l’élément vitré est en matière minérale, il a été fabriqué préalablement à la mise en œuvre de l’invention par fusion de matière minérale en une feuille plate, puis par découpe de cette feuille et éventuellement bombage et/ou trempe de cette feuille. Le cordon profilé 4 présente ainsi une face extérieure 41, qui est destinée à être orientée vers l’extérieur E du véhicule, ainsi qu’une face intérieure 42, qui est destinée à être orientée vers l’intérieur I du véhicule et au contact de la face extérieure 21 de l’élément vitré 2. Le matériau polymère constitutif du cordon profilé 4 peut être un thermoplastique (PVC, TPE, …), un polyuréthanne ou encore un caoutchouc synthétique du type EPDM ou toute autre matière adéquate. Le cordon profilé 4 est, de préférence, fabriqué par mise en œuvre d’un procédé de fabrication appelé « encapsulation » car il comporte une étape de moulage du cordon profilé 4 dans un dispositif de moulage, entre deux éléments de moulage, un élément de moulage accueillant la face intérieure du vitrage et un élément de moulage accueillant la face extérieure du vitrage, ces deux éléments de moulage étant refermés l’un sur l’autre pendant l’étape de moulage tout en réalisant entre eux une cavité de moulage qui est remplie de la matière constitutive du cordon profilé 4 pendant l’étape de moulage de ce cordon profilé. Le cordon profilé 4 est, de préférence, disposé sur toute la périphérie de l’élément vitré 2 mais cette portion de joint profilé pourrait tout à fait n’être positionné que sur une partie de la périphérie de l’élément vitré 2. Seul le cordon profilé 4 est fabriqué in-situ, sur l’élément vitré 2. Tous les autres éléments sont préfabriqués : fabriqués avant la fabrication du cordon profilé 4 sur l’élément vitré 2. Le cordon profilé 4 présente une base 44 qui est située en vis-à-vis du bord extérieur de l’élément vitré 2, deux ailes extérieures 46, 46’ qui s’étendent vers l’extérieur à partir de la base 44 et à l’opposé de l’élément vitré 2 ainsi qu’une lèvre 47 qui s’étend en vis-à-vis du chant 21 et à l’opposé de l’élément vitré 2. Le cordon profilé 4 comporte par ailleurs une aile intérieure 48 qui est située en vis-à-vis du bord intérieur de l’élément vitré 2. Le cordon profilé 4 enchâsse le bord de l’élément vitré. La base 44 présente une hauteur h 44 comprise entre 5,0 et 12,0 mm, voire entre 5,0 et 10,0 mm ; ici de 6,0 mm. La base 44 présente une largeur l 44 comprise entre 5,0 et 150,0 mm et ici par exemple de 12,0 mm. Afin de permettre de réaliser le cordon profilé par moulage par injection (« encapsulation »), la base 44 du cordon profilé 4 comporte un matériau 45 intégrant un agent moussant. Pour plus de simplicité, la totalité du cordon profilé 4 a été fabriqué avec le matériau 45 intégrant un agent moussant. Deux agents moussant ont été testés pour le cordon profilé en TPE : - Hydrocerol BIH 20, à 0,8 % en poids ; et - Lubobatch PE BA 9537, à 0,8 % en poids. Ces deux agents provoquent des bulles dans la matière de la base 44 présentant un diamètre de l’ordre de 50 à 2000 micromètres, comme visible sur la . Dans les deux cas, l’ajout de l’agent moussant n’a pas modifié l’aspect colorimétrique du cordon profilé en surface. Toutefois, dans les deux cas, la face extérieure 41 de la base 44 présente une rugosité alors que le reste du cordon profilé présente une surface extérieure lisse. En outre, le vitrage 1 comporte une pièce de couverture 5 comportant une semelle de couverture 55 s’étendant sensiblement parallèlement à la base 44 et plus à l’extérieur que la base 44 lorsque la pièce de couverture 5 est fixée au vitrage 1. La pièce de couverture est ainsi une pièce d’enjoliveur extérieure. La semelle de couverture 55 présente une face extérieure 51 orientée en direction dudit espace extérieure E et une face intérieure 52 orientée en direction de la face extérieure 21 de l’élément vitré 2. La pièce de couverture présente en outre une aile 56, s’étendant à partir de ladite semelle de couverture 55, selon un angle d’environ 40°, en direction de la face extérieure 21. Le matériau constituant la pièce de couverture 5 est de préférence une matière plastique. Il peut être par exemple de l’ABS ou du PMMA. Il peut aussi être du métal ou alliage métallique. Pour fixer la semelle de couverture 55 à la base 44, une couche adhésive 6 est positionnée, au contact, entre d’une part la face intérieure 52 de la semelle de couverture 55 et d’autre part la face extérieure 41 de la base 44. La couche adhésive 6 est ici ruban adhésif présentant ici une largeur de 10,0 mm et s’étendant tout le long de la semelle de couverture 55. Les tests ont été réalisé avec une ruban adhésif double face noir à base de mousse acrylique référencé GT6012 par la société 3M. La pièce de couverture 5 est de préférence d’un seul tenant pour mieux protéger le cordon profilé 4. Le ruban adhésif est également de préférence d’un seul tenant pour être plus facile à appliquer. De préférence, la semelle de couverture 55 est fixée à la base de la manière suivante : - un primaire d’adhésion est appliqué sur la face extérieure 41 de la base, puis - le ruban adhésif est appliqué et collé à la face intérieure 52 de la semelle de couverture, puis - la pièce de couverture est appliqué contre la base afin que le ruban adhésif adhère à la face extérieure 41 de la base. Il s’agit ainsi uniquement d’une fixation chimique, par adhésion ; sans attachement mécanique. La fixation de la pièce de couverture à la base est étonnamment fiable. Des tests ont montré que dans les deux cas d’agent moussant, il fallait exercer une force d’arrachement de plus de 100 N pour désolidariser la pièce de couverture de la base. Vitrage (1) comprenant un élément vitré (2) réalisant une séparation entre un espace extérieur (E) et un espace intérieur (I), et comportant un cordon profilé (4) présentant, vu en coupe transversale, une base (44) qui est située au contact d’une face dudit élément vitré (2) et qui présente un épaisseur (e 44 ) d’au moins 5 mm à partir de cette face, ladite base (44) du cordon profilé (4) comportant un matériau (45) intégrant un agent moussant, caractérisé en ce que ledit vitrage comporte une pièce de couverture (5) comportant une semelle de couverture (55) s’étendant sensiblement parallèlement à ladite base (44) et plus à l’extérieur que ladite base (44), ladite pièce de couverture (5) adhérant audit cordon profilé (4) à l’aide d’une couche adhésive (6) intercalée entre une face de ladite semelle de couverture (55) et une face de ladite base (44). Vitrage (1) suivant la revendication 1, dans lequel ladite base (44) du cordon profilé (4) est à base de, ou en, TPE. Vitrage (1) suivant la revendication 1 ou 2, dans lequel ladite base (44) du cordon profilé (4) ne comporte pas de pièce de remplissage ou de renfort. Vitrage (1) suivant l’une quelconque des revendications 1 à 3, dans lequel ladite base (44) présente une densité plus faible d’au moins 5 %, et de préférence entre 5 % et 45 %, voire entre 10 % et 35 %. Procédé de fabrication d’un vitrage (1) suivant l’une quelconque des revendications 1 à 4, ledit vitrage (1) comprenant un élément vitré (2) réalisant une séparation entre un espace extérieur (E) et un espace intérieur (I), et comportant un cordon profilé (4) présentant, vu en coupe transversale, une base (44) qui est située au contact d’une face dudit élément vitré (2) et qui présente un épaisseur (e 44 ) d’au moins 5 mm à partir de cette face, un agent moussant étant intégré dans ladite base (44) du cordon profilé (4) lors de la fabrication dudit cordon profilé par moulage, caractérisé en ce que, après la fabrication dudit cordon profilé par moulage, une couche adhésive (6) est intercalée entre une face de ladite base (44) et une face d’une semelle de couverture (55) d’une pièce de couverture (5), ladite semelle de couverture (55) s’étendant sensiblement parallèlement à ladite base (44) et plus à l’extérieur que ladite base (44), afin de permettre l’adhésion de ladite pièce de couverture (5) audit cordon profilé (4).