La présente invention se rapporte à la fabrientior, par moulage avec injection de matières thermoplastiques, d'articles composites comportant au moins deux parties qui# peuvent se mouvoir l'une par rapport à l'autre. C'est le cas de boucles à ardillons, de boucles à barrettes coulissantes, de charnières, par exemple. On a déjà proposé (brevet français Lido. 938 969) de fabriquer des boucles à ardillon en moulant d'abord l'ardillon, dans une première empreinte, autour d'un coussinet qui forme l'oeil d'articulation de l'ardillon puis en reportant l'ardillon muni de son coussinet dans une seconde empreinte dans laquelle est moulé le corps de la boucle, ce dernier comportant finalement une traverse qui passe dans le coussinet et sert d'axe dtarticula- tion à l'ardillon. L'inconvénient majeur de ce procédé réside dans la nécessité d'utiliser des coussinets pour perméttre la rotation des ardillons ce qui complique la fabrication et grève le prix de revient. La présente invention a pour but essentiel de permettre de fabriquer des articles composites du genre précité, par moulage avec injection, sans qu'il soit nécessaire de prévoir de pièces intermédiaires telles que des coussinets. E-lle a aussi pour but de permettre la fabricationdesdits articles dans un moule unique sans qu'il. faille bouger la première partie moulée ni ouvrir le moule. Selon l'invention, on fabrique d'abord une des parties de l'article au moyen d'une première matière thermo-plastique,puis après solidification de ladite partie, on surmoule la seconde partie sur la première à laide d'une seconde matière thermoplastique qui ne colle pas à celle-ci, en utilisant une température de moulage inférieure à la température de fusion de ladite première matière, ou, en tous cas, assez basse pour que le surmoulage ne provoque pas un ramollissement de la première partie moulée qui puisse nuire au bon fonctionnement de l'article. C'est ainsi, par exemple, que l'on peut fabriquer la première parti; en utilisant des polyamides dont les gammes de températures de moulage par injection sont supérieures à 2250 C, ce qui correspond à des températures de fusion de plus de 200 , et la seconde à l'aide de poly'$tn-;lenes a haute densité ou d'acétals que l'on peut mouler par injection à des gammes de températures nettement inférieure#-(allant jusqu'à 1650 C pour les polyéthylènes et à 180-190 C pour les acétals). Pour exécuter ce procédé, on peut soit utiliser d'une manière connue, deux moules ou empreintes de Moulage différentes soit,selon une autre particularité de 1'4ntention, se seservir d'1m moule unique comportant des pièces mobiles agencées de telle sorte qu'elles puissent d'une part définir la coquille dans laquelle sera moulée la première partie et d'autre part contribuer à ménager, en relation avec ladite première partie qui demeure dans le moule, la coquille dans laquelle sera moulée la seconde partie. La description qui va suivre, en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprend dre comment l'invention peut entre réalisée, les particularités qui ressortent, tant du dessin que du texte; faisant,bien entendu, partie de ladite invention. La figure 1 est une vue en perspective schématique d'une boucle à ardillon fabriquée selon l'invention. La figure 2 est une vue en plan avec coupe partielle de la partie inférieure d'un moule permettant la fabrication d'une boucle à ardillon selon le procédé de l'invention. La figure 3 est une coupe du moule par III-III de la figure 2, les pièces mobiles occupant toutes la position corres- pondant au moulage de l'ardillon de la boucle alors que, sur la figure 2, seules les pièces mobiles de gauche occupent cette position, les pièces de droite occupant la position correspondant au moulage du corps de la-boucle. la figure 4 est une vue en perspective d'une boucle à barrette coulissante également fabriquée selon l'invention. les figures 5 et 6 sont des vues respectivement analogues aux figures 2 et 3, mais qui se rapportent à la fabrication de la boucle de la figure 4. Dans l'exemple représenté sur la figure 1, une boucle destinée par exemple à l'industrie du vêtement, de la chaussure, etc, comporte un corps I en forme de cadre rectangulaire à angles arrondis dont les longs côtés présentent, dirigés l'un vers l'autre, deux manchons coaxiaux 2 dans lesquels tourillonnent respectivement les extrémités de l'axe 3 d'un ardillon 4 en forme de 2. lies manchons 2 peuvent être solidaires dtune pièce venue de moulage telle qui une chape 5 permettant la fixation de la boucle à une bride ou autre support, par exemple, au moyen d'un rivet passant dans un trou 6. Naturellement, la boucle pourrait etre dépourvue de chape et recevoir toute autre forme. Pour fabriquer une telle boucle, on peut procéder comme on va le décrire en regard des figures 2 et 3. On dispose d'un moule comportant à la manière usuelle deux parties 10 et il qui peuvent présenter de multiples empreintes permettant la fabrication simultanée de plusieurs boucles. Par mesure de simplification, le moule représenté sur le dessin ne possède qu'une empreinte destinée à la fabrication d'une boucle plate sans chape. La partie inférieure 10 du moule est percée en son centre d'un alésage 12 destiné à former la tige de l'ardillon et qui se raccorde à sa base avec un premier canal d'injection 13 visible sur la figure 2 et desservi par un premier pot d' in- jection non représenté. L'alésage 12 débouche dans une cavité cylindrique 14 divisée en deux par le plan de joint 15 du moule (figure 3) et formée par moitié dans les parties 10 et 11. La cavité 14 s'ouvre,à ses deux extrémités, dans des alésages 16,de plus grand diamètreui lui sont coaxiaux et sont également pratiqués par moitiés dans les deux parties 10 et il du moule. Les alésages 16 se raccordent avec l'empreinte 17 destinée à former le corps de la boucle et traversent cette empreinte de part en part, comme le montre notamment la figure 2. L'emprelllte 17 communique avec un second canal d' injec- tion t3; visible sur la figure 2 et desservi par un second pot d'injection, également non représenté. Dans chacun des alésages 16 peut coulisser à frottement doux un tube latéral 18 percé d1 un alésage 19 coaxial à la cavité cylindrique 14 et de même diamètre que celle-ci. Les alésages 19 reçoivent à leur tour des noyaux cylindriques 20 qui peuvent aussi y coulisser à- frottement doux. Pour mouler l'ardiliorX de la boucle, on ferme bien entendu le moule et on repousse les tubes latéraux- 18 dans les alésages 16 contre les épaulements 21 situés aux extrémités de la cavité 14. On fait avancer les noyaux 20 dans les tubes 18 Jus- qu'aux enaro:Lts où lton relut que se termine ltaxe 3 de l'ardillon. Lorsque les tubes 18 et les noyaux 20 occupent la position précitée, que llon a représentée sur la figure 3, ils délimitent, avec l'alésage 12 et la cavité 14, une première coquille correspondant à la forme de l'ardillon et dans laquelle on injecte la première matière thermoplastique, par exemple une polyamide. Cette injection, qui se fait par le canal 13, forme l'ardillon 4 dont une moitié est visible sur la droite de la figure 2. Après une attente de quelques secondes destinée à permettre à Tardillon de durcir, on écarte les tubes 18 et les noyaux 20 de façon que leurs extrémités internes affleurent la face externe 22 de l'empreinte 17, comme on l'a représenté sur la droite de la figure 2. L'ardillon 4 demeurant maintenu en place dans l'alésage 12 où il obture le canal 13, ainsi que dans la cavité 14 du moule, on dégage ainsi la coquille nécessaire au moulage du corps- de la boucle, moulage qui s'effectue par le canal 23 et au moyen d'une seconde matière thermoplastique que l'on peut injecter à une#température suffisamment basse pour que son contact avec l'axe 3 de l'ardillon ne provoque pas de déformationsde eelui-ci susceptibles de nuire au fonctionnement de la boucle.Cette seconde matière thermoplastique peut être par exemple un acétal (polyoxyméthylène) homo ou co-polymère, ou un polyéthylène à basse pression et haute densité, lorsque l'ardillon a été moulé en polyamide, selon la rigidité demandée à la boucle. Cette utilisation de deux matières permet, notamment, des différences de couleurs entre l'ardillon et le corps de la boucle. La figure 4 montre une boucle comportant un corps 1 en forme de cadre rectangulaire sur les côtés duquel peut coulisser une barrette 25 présentant à ses extrémités des oeils appropriés 26. On peut fabriquer cette boucle au moyen du moule que montrent les figures 5 et 6, par exemple en utilisant les mêmes matières que dans l'exemple précédent. La partie intérieure 10 du moule comporte une empreinte 17 en forme de cadre, destinée au moulage du corps de la boucle et qui eommunlque avec le second canal dtinjection 25 (figure 5). L'empreinte 17 communique avec une empreinte transversale 27 dans laquelle débouche le premier canal d'injection 13. L'empreinte 27 présente une forme complémentaire de celle de la barrette 25 de la boucle. Dans deux des longs côtés de l'empreinte 17 peuvent coulisser des tiges 28, à frottement doux. Pour mouler la barrette, on repousse d'abord les tiges 28 de telle façon qu'elles pénètrent dans les portions 29 des côtés de l'empreinte 17 situées au delà de l'empreinte 27, comme on l'a représenté sur la gauche de la figure 5 et sur la figure 6. On procède alors à la première injection par le canal 13. Lorsque la barrette 25 a suffisamment durci, on fait sortir les tiges 28 de telle sorte que leur extrémité interne affleure la face 30 du côté correspondant de ltempreinte 17 (à droite sur la figure 5). La barrette 25 est maintenue en place dans l'empret- te 27 et elle obture le canal 13. On peut alors procéder à la seconde injection par le canal 25. Les mouvements des tubes latéraux 18, des noyaux 20 et des tiges 28 peuvent être exécutés selon le programme voulu, par exemple au moyen de vérins, le cas échéant par l'intermédiaire de barres latérales dans le cas de moules à empreintes multiples. Le coulissement des pièces mobiles 18 ou 28 sur la partie de l'article déjà moulée,lors de leur retrait,a pour effet de lisser la surface de ladite partie et de faciliter son pivotement ou son coulissement par rapport à l'autre partie. Il va de soi que les modes de réalisation décrits n'ont été donnés qu'à titre d'exemples et qu'on pourrait les modifier, notamment par substitution d'équivalents techniques, sans que lton sorte pour cela du cadre de la présente invention. REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication, par moulage avec injection de matières thermoplastiques, d'articles composites comportant au moins deux parties qui peuvent se mouvoir ltune par rapport à l'autre, ce procédé comportant le moulage de l'une des parties puis le surmoulage de l'autre partie sur la première et étant caractérisé en ce que liron moule la première partie au moyen d'une première matière thermoplastique et lton surmoule la seconde partie sur la première à l'aide d'une seconde matière thermoplastique qui ne colle pas à celle-ci, en utilisant une température de moulage assez basse pour que le# surmoulage ne provoque pas un raxacîlissement de la première partie moulée qui puisse nuire au fonctionnement de l'article. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en#ce que la première matièreihermoplastique est une polyamide et la seconde un acétal ou un polyéthylène à basse pression et haute densité. 3. Moule permettant l'exécution du procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce qu'il comporte des pièces mobiles (18, 20, 28) agencées de façon à pouvoir occuper deux positions : l'une dans laquelle elles définissent une coquille dans laquelle sera injectée la première matière thermoplastique et dont la forme correspond à celle de la première partie de l'article et l'autre dans laquelle elles contribuent à ménager, en relation avec la première partie moulée (4, 25), la coquille dans laquelle sera injectée la seconde matière thermoplastique. 4. Moule selon la revendication 3, caractérisé en ce que les deux coquilles correspondent respectivement à deux canaux d'injection (13, 23) qui peuvent être isolés l'un de l'autre soit par les pièces mobiles (18, 28), soit par la première partie une fois celle-ci moulée (4, 25). 5. Moule selon l'une des revendications 3 u 4, destiné à la fabrication de boucles à ardillons en T, caractérisé en ce qu'il comporte une première empreinte (14, 19) servant à la fabrication d'un ardillon, les pièces mobiles (18, 20) étant constituées par des noyaux cylindriques coaxiaux à l'axe de l'ardillon et dès tubes dans lesquels les noyaux peuvent coulisser, ces tubes et noyaux pouvant coulisser darrs le moule parallèlement à l'ase de l'ardillon. 6. Moule selon l'une des revendications 3 ou 4 destiné à la fabrication de boucles à barrettes coulissantos, caractérisé en ce qutil comporte une première empreinte (27) servant à la fabrication de la barrette, les pièces mobiles étant constituées par des tiges (28) pouvant coulisser dans les portions de item~ preinte (17) servant à fabriquer les cotés de la boucle sur lesquels la barrette peut coulisser. 7.. Article composite comportant au moins deux parties qui peuvent se mouvoir l'une par rapport à l'autre sans se séparer, caractérisé en ce que lesdites parties sont réalisées en des matières thermoplastiques différentes et ne collant pas l'une à l'autre, ces deux matières ayant des gammes de températures de moulage par injection différentes. 8. Boucle à ardillon ou à barrette selon la revendication 7, caractérisée en ce que le corps de la boucle est réalisé au moyen de la matière qui peut être injectée à la température la plus basse. 9. Boucle selon l'une des revendications 7 ou 8, caractérisée en ce que le corps de la boucle est moulé d'une seule pièce avec un support tel qu'une chape ou une bride.