Domaine de l'invention s L'invention appartient au domaine des presses destinées à comprimer des déchets de papier, carton, bois, matière plastique, etc..., en vue de les rassembler sous un faible volume et de les présenter sous forme de balles cerclées. Elle s'adresse plus particulièrement à l'appareil de ligature adapté à ces presses. Technique antérieure s On connatt, par la demande de brevet FR 2 267 93E, une presse dont le piston présente une saignee ou couloir pour le passage en va-et-vient d'une aiguille. Deux fils de cerclage sont dévidés à partir de bobines situées à proximité de la presse. L'aiguille dans son mouvement saisit un des fils, l'entraine en retour dans le couloir de presse et le présente parallèlement à 11 autre fil. Un dispositif de retordage et de sectionnement est alors déplacé, par un mécanisme indépendant, dans une direction sensiblement perpendiculaire aux fils de manière à les rapprocher, à les tordre en torsade et à couper la ligature ainsi faite. Ces opérations exécutées, le dispositif de retordage et sectionnement est ramené en arrière.Cet appareil fonctionne correctement, mais présente deux inconvénients s il est encombrant car le mouvement de l'aiguille se fait dans le sens perpendiculaire à celui de fonctionnement de la presse, et il est complexe car il exige un mécanisme d'entratnement en va-et-vient du dispositif de retordage et de sectionnement. La demande de brevet FR 76 37178 du même demandeur propose un dispositif automatique de ligature qui présente, par rapport au précédent, un avantage de grande simplicité en supprimant tout mouvement du dispositif de retordage, celui-ci étant fixe par rapport à la presse. Par contre, son aiguille exécute, comme dans l'appareil précédent, un mouvement de va-et-vient suivant une direction perpendiculaire à l'axe de la presse. L'encombrement de l'appareil reste donc important. Exposé de l'invention : L'invention concerne un appareil de ligature de balles, issues d'une presse, qui présente, sur les appareils de la technique antérieure, les avantages suivants - il est d'encombrement réduit, - il est équipé d'un mécanisme torsadeur fixe par rapport à la presse, -il peut être installé aussi bien pour exécuter un cerclage horizontal que vertical, ou même les deux. Un appareil de ligatures de balles, issues d'une presse sous l'action d'un piston de presse, conforme à l'invention, comporte au moins un mécanisme torsadeur par retordage de deux fils métalliques ou autres, au moins un mécanisme d'amenée des fils dans le mécanisme torsadeur etau moins un couteau de sectionnement de torsade. Il est caractérisé par le fait que le mécanisme d'amenée des fils est composé d'une chaine passe-fil, formée d'une multiplicité de galets réunis par des maillons, de deux chemins de roulement des galets de chaîne, disposés de part et d'autre de la presse, et d'un moyen d'entraînement de la chalne dans les chemins de roulement.Du fait de la souplesse de la chaîne, au moins un chemin de roulement peut avoir la forme d'une ligne brisée, de façon que son plus grand tronçon soit parallèle à l'axe de la presse et disposé au voisinage du flanc de celle-ci. Cette disposition réduit ainsi considérablement ltencombrement de l'appareil. Suivant une autre caractéristique de l'appareil, le mécanisme d'amenée des fils dans le mécanisme torsadeur introduit ceux-ci d'une façon telle que la torsade, une fois formée, soit rectiligne. Le couteau de sectionnement coupe alors la torsade en son milieu sans qu'aucun des deux brins risque de se défaire. Quant au mécanisme torsadeur il est essentiellement constitué d'un pignon, fendu radialement, dans la fente duquel sont introduits les fils par le mécanisme d'amenée. Le pignon fendu est alors entraîné en rotation par un moteur, de manière à réaliser une torsade des fils de ligature. On voit donc que l'appareil de l'invention peut être installé dans toute position par rapport à la presse au-dessus, latéralement ou au-dessous. Grâce à cette caractéristique plusieurs appareils de ligature peuvent être employés en combinaison avec une presse à balles en étant disposés soit dans le même plan horizontal, soit dans le même plan vertical, soit même dans ces deux plans à la fois. Il y a alors autant de couteaux de sectionnement que d'appareils de ligature. Lorsque plusieurs appareils de l'invention sont montés en parallèle, l'invention prévoit que le moyen d'entraînement des chaînes est constitué par une plaque de liaison de celles-ci, montée sur chacune d'elles entre deux galets consécutifs, et soumise à l'action d'un dispositif donnant à la plaque un mouvement alternatif. Ce dispositif est de préférence un vérin à double effet. Ce pourrait être aussi un mécanisme à vis et écrou bloqué sur la plaque, ou à chaîne de traction. Suivant une autre caractéristique de l'appareil, celui-ci est équipé d'un dispositif de commande temporisé qui permet de régler le nombre de tours du mécanisme torsadeur pour obtenir une torsade de longueur voulue et l'adapter au diamètre et à la résistance des fils de ligature. Le fonctionnement de appareil de l'invention et les détails de ses différents mécanismes sont décrits ci-après par référence aux figures jointes. Enoncé des figures t Les Figs I à 4 sont des schémas des différentes phases de fonctionnement d'un appareil de l'invention. La Fig. 5 est une vue. en coupe du mécanisme d'amenée des fils dans le mécanisme torsadeur. La Fig. 6 est une vue partielle de dessous selon VI-VI du mécanisme de la Fig. 5. La Fig. 7 est une vue en coupe selon VII-VII de la Fig. 6. La Fig. 8 est une vue de dessous, partiellement arrachée, selon VIII-VIII de la Fig. 5. La Fig. 9 est un schéma de trois mécanismes torsadeurs montés en parallèle. La Fig. 10 est une vue en coupe d t un pignon tendeur de la Fig. 9. La Fig. 11 est un schéma du dispositif de commande temporisé du moto-réducteur. Description détaillée : Le schéma du fonctionnement d'un appareil conforme à l'invention apparaît aux Figes l à 4. Une presse l comporte un piston 2 dans l'extrémité duquel est ménagé un couloir 3. Un premier fil de cerclage 4 vient d'une hobine 5 et un second fil 6 vient d'une bobine 7. Une balle 8, qui vient d'être formée par la presse 1, est, sur la Fig. l, cerclée sur trois faces Sl 52 53 par les fils 4 et 6 reliés par une ligature 9 faite au cours du cerclage d'une balle précédente non représentée. La face 54 de la balle 8 est au contact du piston 2, sans présence de fil entre 54 et le piston. L'appareil à ligature comporte un mécanisme torsadeur 12, un couteau de sectionnement 13, ainsi qu'un mécanisme d'amenée de fil dans le torsadeur. Ce mécanisme d'amenée de fil comporte une chaîne passe-fil 14 guidée dans deux chemins de roulement 15 et 16 et entraînée par des moyens qui seront décrits plus loin. Lorsque la balle 8 a atteint la longueur adéquate, la chaîne passe-fil 14 est mise en mouvement et passe dans le couloir 3 de la face du piston 2, entraînant le fil 6 (Fig. 2). En fin de passage dans le couloir 3, la chaîne prend aussi en charge le fil 4. En raison de la forme particulière du chemin de roulement 16, la tête de chaîne revient légèrement en arrière, introduisant les fils 4 et 6 dans le mécanisme torsadeur 12 (Fig. 3). Celui-ci est mis en route et forme unetorsade qui est finalement coupée par le couteau 13 en deux parties 17 et 18, chaque partie formant ligature. A ce moment la chaîne passe-fil 14 revient en arrière. Le sectionnement de la torsade par le couteau achève le cerclage de la balle 8 dont les fils de cerclage sont alors réunis par deux ligatures 9 et 18. Une seconde balle 19 commence à se former derrière le piston 3 et ses fils de cerclage sont réunis par une première ligature 17, analogue à la ligature 9 de la balle 8 (Fig. 4). Les détails de l'appareil de l'invention apparaissent aux Figs 5 et suivantes. Le dispositif d'amenée de fil comporte deux chemins de roulement 15 et 16 et une chaîne 14 constituée de galets 20 réunis par des maillons intérieurs 21 et extérieurs 22. Le galet de tête de chaîne 23- est à gorge 24 de manière à engager les fils de cerclage 4 et 6. Le chemin de roulement 15 comporte une partie 25 parallèle à l'axe de déplacement du piston de presse 2 et une partie 26 oblique débouchant dans le couloir 3 de ce piston quand celui-ci est à son élongation maximum. Le chemin de roulement 16 comporte une partie 27, perpendiculaire à l'axe du piston de presse 2, débouchant aussi à l'aplomb du couloir 3 et une partie oblique 28. Les chemins de roulement sont formés de quatre profilés en cornière identiques 29 réunis par deux plats 30 et 31. Les galets 20 roulent sur les faces intérieures 32 des cornières. Le chemin de roulement 15 est monté sur un bâti 33, avec profiles an U de raidissement 34. Lorsque plusieurs appareils de l'invention sont montés en parallèle (Fig. 8), une plaque de liaison 35 relie les chaînes passe-fil des mécanismes d'amenée de fils. Cette plaque 35 est munie, pour chaque chaîne, de quatre barrettes identiques 36 à 39 reliant deux à deux deux axes 40 et 41 passes dans les galets 42 et 43 de queue de chaîne. Une barre de traction 44 solidaire de la plaque de liaison 35, par soudure par exemple, est clavetée sur la tige 45 d'un vérin 46 grâce auquel le plaque de liaison, et donc les chaînes passe-fil, peuvent recevoir un mouvement alternatif de va-et-vient. La Fig. 9 montre trois mécanismes torsadeurs iden- tiques, à pignons 47, montés en parallèle sur un bâti 48, fixe par rapport à la presse 1. Chaque pignon 47 est traversé d'une fente radiale 49 dans laquelle une chaîne passe-fil 14, non représentée sur cette figure, introduit un fil 4 et un fil 6 de ligature. Les pignons 47 sont entralnes en rotation, par un pignon moteur 50, par l'intermédiaire d'une chaîne 51. La rotation des pignons forme les torsades suivant un procédé connu. Le pignon moteur 50 est monté sur un moto-réducteur non représenté. La chaîne 51 attaque les pignons torsadeurs 47 par passage sur deux pignons tendeurs réglables 52 et 53 et six galets 54 d'axe fixe, disposés deux à deux, de part et d'autre des pignons torsadeurs.Le réglage des pignons tendeurs 52 et 53 se fait par déplacement selon une direction perpendiculaire à celle d'alignement des trois axes des torsadeurs 47 Ce réglage permet d'assurer un parallélisme des trois fentes des pignons torsadeurs, il sera décrit plus loin en relation avec la Fig. 10. Le pignon moteur 50 est monté sur le bâti 48 par quatre boulons 55, 56, 57 et 58. Le boulon 55 est fixe dans le bâti 48, et les boulons 56, 57 et 58 sont déplaçables dans des lumières 59, 60 et 61 en forme d'arc de cercle de centre 55. On peut ainsi par pivotement autour du boulon 55 déplacer le pignon moteur 50 et agir à volonté sur la tension de la chaîne 51. Sur le pignon 50 est montée une couronne 62, équipée d'un doigt 63. A chaque tour du pignon 50 le doigt 63 agit sur un galet 64 dont la rotation déclenche un interrupteur 65. Le galet 64 et l'interrupteur 65 sont montés sur un support 66, solidaire des deux boulons 57 et 58. Le support 66 suit ainsi le mouvement du pignon moteur 50 lors du réglage de la tension de la chaîne 51 par déplacement des boulons 56, 57 et 58 dans les lumières 59, 60 et 61.Le rêle de l'interrupteur 65 est décrit plus loin en relation avec la Fig. 11. On voit à la Fig. 10 un pignon tendeur 52 dont l'axe 67 est pris dans une pièce en forme d'U 68 pouvant coulisser dans le bêti 48. Le déplacement de la pièce 68 est commandé par un boulon 69, avec contre écrou 70, vissé dans une embasse 71, solidaire du b8ti 48. Le vissage du boulon 69 entraîne le déplacement de l'axe du pignon tendeur, assurant ainsi la tension de la chaîne 51. Le pignon tendeur 53 (Fig. 9) est réglable de la même manière que le pignon 52. La Fig. 11 est un schéma de la commande temporisée du moteur des pignons torsadeurs. On voit en + et en - les bornes du circuit d'alimentation d'un relais R commandant l'arrêt et la mise en route d'un moteur M entraînant, par moto-réducteur, les pignons torsadeurs. On a figuré la couronne 62, le doigt 63 et le galet 64 fermant ou ouvrant le contact 65. On a figuré en C1 un contact actionné par le passe-fil schématiquement représenté en 72. R est un relais à contacts R1 instantané normalement ouvert et R2 temporisé, réglable de O à 30 secondes par exemple, normalement fermé. Le temps de réglage correspond à la durée nécessaire aux pignons torsadeurs pour effectuer des torsades adéquates en fonction de la résistance des fils de ligature. A l'arrêt les contacts C1, 65 et R1 sont ouverts. En fin de course du passe-fil, le contact C1 se ferme, le relais R est mis sous tension et le contact R1, non temporisé, se ferme entraînant l'alimentation du moteur M et donc la rotation de la couronne 62 et ouverture, à chaque tour par action du doigt 63 sur le galet 64, du contact 65. Cette ouverture du contact 65 n'a cependant aucune action sur le moteur M, celui-ci restant alimenté par R1. En fin de temporisation le contact R2 s'ouvre. Tant que 65 est fermé, c'està-dire tant que le doigt 63 n'agit pas sur le galet 64, R continue d'être alimenté et le moteur continue à tourner. Dès que le doigt 63 agit sur le galet 64, celui-ci ouvre 65, le relais R retombe, R1 s'ouvre et le moteur s'arrête avec précision par un moteur-frein du moto-réducteur. REVENDICATI0MS 1. Appareil de ligature automatique de balles, issues d'une presse sous l'action dtun piston de presse, comportant au moins une alimentation en fils métalliques ou autres, au moins un mecanisme torsadeur par retordage des fils, au moins un mécanisme d'amenée des fils dans le mécanisme torsadeur, et au moins un couteau de sectionnement de torsade, caractérisé s - en ce que le mécanisme d'amenée des fils dans le mécanisme torsadeur comporte une chaîne passe-fil formée d'uns multiplicité de galets réunis deux à deux par des maillons, deux chemins de roulement des galets de chaîne, disposés de part et d'autre de la presse, et d'un moyen d'entratnement de la chaîne dans les chemins de roulement. 2.- Appareil de ligature selon la revendication l, caractérisé : - en ce que la torsade obtenue par mécanisme torsadeur est, une fois formée, rectiligne sur toute sa longueur 3.- Appareil selon la revendication 2, caractérisé s - en ce que le premier chemin de roulement comporte un premier tronçon parallèle à l'axe de la presse et un second tronçon oblique par rapport à ce premier tronçon et, - en ce que le second chemin de roulement comporte un premier tronçon sensiblement perpendiculaire à l'axe de la presse et un second tronçon oblique par rapport à ce premier tronçon. 4.- Appareil selon la revendication 3, caractérisé s - en ce que le galet de tête de chaîne est un galet a gorge. 5.- Appareil selon la revendication 4, comportant au moins deux mécanismes torsadeurs et au moins deux mécanismes d'amenée des fils dans les mécanismes torsadeurs, caractérisé - en ce que le moyen d'entraînement des chaînes comporte une plaque de liaison des chaînes, montée sur chacune d'elles entre deux galets consécutifs, et un dispositif dsentrainement de la plaque lui donnant un mouvement alternatif. 6.- Appareil selon la revendication 5, caractérisé s - en ce que le dispositif d'entraînement de la plaque est un vérin dont lia tige de piston est solidaire de cette plaque.