La présente invention concerne une composition d'étanchéité évitant les fuites, utilisable par exemple dans les bandages pneumatiques comme composition anti-crevaisons et pour des applications analogues, les dispositifs pneumatiques renfermant cette composition, et le mode de préparation de cette dernière. N'importe quel conducteur dont un pneumatique a été "à plat" connait les désagréments et les dangers qui peuvent en résulter. Souvent, on ne dispose pas d'un lieu adéquat pour réparer le pneumatique et il est nécessaire d'attendre une aide, ce qui peut être dangereux, long à venir et plutôt coûteux lorsque cette aide arrive. Par ailleurs, le fait de rouler jusqu'à une station-service pour la réparation avec un pneumatique à plat a habituellement pour résultat 1'endo magement définitif du pneumatique, qui doit alors être jeté. Pour tenir compte de la situation résultant par exemple d'un pneumatique à plat, on a mis au point, au cours des dernières années, des compositions d'étanchéisation des perforations ou anti-crevaisons selon diverses formules. L'une des premières compositions connues est décrite dans le brevet des Etats Unis d'Amérique nO 1.065.038. Cette composition est constituée par un mélange de fibres d'amiante, de glucose, d'amidon, de glycérine, d'alcool et d'eau. Il existe également d'autres compositions, qui sont utilisées sur le plan commercial. L'une d'elles, qui est une matière plastique liquide vendue par la société B.F. Goodrich Company sous la dénomination commerciale "No Leak", peut hêtre introduite dans le pneumatique à travers la valve. Un autre produit du commerce existant peut etre appliqué simplement quand le pneumatique est démonté de la jante. Un produit du commerce connu du demandeur combine le gonflage avec l'étanchéisation des perforations. Ce produit est introduit dans la chambre sous pression du pneumatique perforé ou "crevé" à travers le corps de valve, après quoi le véhicule peut rouler jusqu'à la station service la plus proche en vue d'une réparation définitive. Selon les instructions d'emploi du produit, quand celui-ci a été injecté dans le pneumatique, le véhicule doit rouler pendant les 60 premiers mètres à une vitesse qui ne dépasse pas 5 km/h, après quoi cette vitesse peut être augmentée jusqu'à 16km/h pour les 400 mètres suivant. Ensuite, le bandage pneumatique est généralement suffisamment gonflé par le pro duit formant agent gonflant et agent d'étanchéité pour permettre une accélération jusqu'à la vitesse de marche normale.Bien que cette composition présente des avantages évidents, elle est soumise toutefois également à certaines limitations. Le fabricant indique qu'après l'introduction de l'agent de gonflage et d'étanchéité des perforations dans le pneumatique perforé ou "crevé", le véhicule ne doit pas rouler plus de 180km en marche continue avant d'effectuer une réparation définitive de manière classique. Aucun des agents d'étanchéité contre les crevaisons connus jusqu'ici du demandeur ne donne entièrement satisfaction. Lmr effet n'est généralement que de nature très temporaire ; il ne dure simplement que quelques heures ou qu'un nombre relativement faible de kilomètres, en permettant seulement de rejoindre une station-service. Ces produits sont en outre relativement coûteux, leur prix allant par exemple de 9 à 30 francs environ pour chaque pneumatique traité, et le plus souvent ils ne donnent satisfaction que pour l'étanchéité d'une seule crevaison. On a constaté également que certains produits n'agissent pas de façon satisfaisante ou n'agissent pas du tout en cas de gel. D'autres renferment des constituants qui sont trop volatils ou qui sont présents en quantité excessive dans le produit. Ces constituants s'évaporent aux températures du pneumatique atteintes pendant la marche, en particulier à des vitesses relativement élevées, comme cela est usuel pour les véhicules modernes, et il en résulte une pression élevée dans le pneumatique. Ce problème est encore augmenté par temps chaud, qui élève encore la température du pneumatique. Bien que les pneumatiques à carcasse radiale en acier fournissent une plus grande protection contre les crevaisons, mais avec une dépense initiale beaucoup plus élevée, le problème des crevaisons de pneumatiques se pose toutefois encore de façon courante. Ceci est vrai en particulier lorsqu'un objet assez gros pénètre dans un pneumatique à carcasse radiale en acier. Par exemple, un clou dune longueur de 5 cm et plus va généralement traverser la ceinture en acier du pneumatique et va provoquer son dégonflage. Ainsi, le problème de la crevaison des pneumatiques se pose encore avec acuité, en particulier quand un pneumatique crève sur une autoroute, à grande distance des stations-services ou moyens de réparation appropriés. Le but de l'invention est de créer une composition d'étanchéité ou anti-crevaisons utilisable avec des dispositifs pneumatiques, par exemple avec n'importe quel dispositif utilisable pour les pneumatiques d'un véhicule tel qu'une bicyclette, une motocyclette, une voiture automobile, fln camion et les véhicules tous terrains, cette composition ne présentant pas les inconvénients indiqués ci-avant pour les compositions existantes. Lors d'une utilisation selon les quantités indiquées ici, la composition anti-crevaisons faisant l'objet de l'invention fournit non seulement des résultats efficaces, mais permet également d'obtenir ces résultats d'une manière simple et économique. La composition suivant l'invention peut être utilisée d'une façon particulièrement avantageuse à titre préventif, cette composition étant introduite par exemple dans la chambre sous pression d'un pneumatique avant même qu'il ne soit crevé. Ainsi, si-une crevaison se produit, la composition va agir pour éviter tout échappement d'air sous pression à partir du pneumatique. Bien qu'une petite quantité de gaz puisse etre perdue dans certains cas, le pneumatique va toutefois être capable de servir et il ne sera pas nécessaire, habituellement de le réparer, à moins que cela ne soit particulièrement désirable. La composition suivant l'invention assure non seulement une protection de longue durée, mais sert à arrêter le gaz et à l'empêcher de fuir à partir de crevaisons multiples produites dans un pneumatique, meme celles engendrées à des périodes de temps differentes et en des positions situées au hasard par rapport à la circonférence du pneumatique. Cette composition peut entre utilisée également quand une crevaison existe dans un pneumatique, en l'introduisant dans le pneumatique à plat à travers l'orifice d'entrée de l'air de gonflage. Ensuite, le pneumatique est gonflé. La pression d'air refoule alors la composition dans la perforation correspàndant la crevaison, ce qui assure son obturation étanche, en évitant l'échappement du gaz. Ceci est particulièrement avantageux quand une crevaison se produit en un point éloigné d'une station-service, et quand le conducteur transporte dans sa voiture une trousse de réparation des pneumatiques comprenant une bombe à aérosol ou un dispositif analogue pour gonfler les pneumatiques en cas de secours et un récipient de composition anti-crevaisons suivant l'invention. D'une façon particulièrement avantageuse et comme indiqué précédemment, la composition anti-crevaisons suivant l'invention est économique, son prix de revient étant relativement faible comparativement au prix de revient des autres compositions connues pour chaque pneumatique. Son mode d'utilisation, à titre de composition préventive ou de réparation des crevaisons, est simple, et elle peut être utilisée sans connaissances particulières. Sous son aspect fondamental, l'invention concerne une composition renfermant une petite proportion de fibres courtes et gonflées dispersées de façon uniforme dans une quantité principale en poids d'un solvant assurant le gonflement des fibres. Cette composition est préparée de façon critique, en général en ajoutant des fibres foisonnantes de longueur convenable au solvant, en permettant aux fibres d'absorber le solvant et de gonfler, en soumettant le mélange ainsi obtenu à un malaxage vigoureux pour obtenir une dispersion uniforme des fibres gonflées dans le solvant, ainsi que la viscosité désirée, puis en chauffant la dispersion à une température et pendant un laps de temps suffisants pour provoquer sa stabilisation. De l'éthylène-glycol ou un composé analogue est incorporé à la composition anti-crevaisons, selon une quantité importante, non seulement pour l'empêcher de geler par temps froid, mais aussi pour conférer un certain degré de stabilité à la dispersion. La composition renferme également une petite quantité d'un inhibiteur agissant contre la rouille et la corrosion. Le mode de mise en oeuvre préféré de l'invention pour obtenir une dispersion de viscosité particulièrement uniforme et d'une grande stabilité correspond à l'utilisation d'une quantité faible mais efficace d'un polysaccharide tel que du dextrose. Sous son aspect le plus large, la composition anti-crevaisons suivant l'invention est constituée par une dispersion stable et uniforme de courtes fibres gonflées par le solvant dans une proportion principale de solvant de gonflement des fibres, cette composition étant caractérisée en outre par une viscosité allant de 25.000 cps environ à 1.000.000 de cps environ, de préférence de 50.000 cps environ à 150.000 cps environ, et d'une façon encore plus préférable de 50.000 cps environ et 60.000 cps. Suivant un mode de mise en oeuvre préféré, la composi tion est constituée par une dispersion stable et uniforme de courtes fibres d'amiante gonflées dans une proportion principale en poids d'eau, et elle comprend un agent anti-rouille, de l'éthylène-glycol pour assurer une protection vis-à-vis du gel, et un agent de stabilisation, de sorte que la viscosité de la dispersion est maintenue à la valeur désirée et que les fibres d'amiante sont empêchées de se séparer de la dispersion Bien que les fibres d'amiante constituent les fibres pouvant gonfler ou foisonnantes préférées en vue d'une mise en oeuvre de l'invention, d'autres fibres foisonnantes peuvent fournir certaines améliorations par rapport aux compositions anticrevaisons actuellement dans le commerce et connues du demandeur.A titre d'exemples d'autres fibres foisonnantes, on peut citer les fibres de coton et les fibres cellulosiques, par exemple celles provenant de "papier mâché" et de pâte à papier. Toutefois, les résultats obtenus lors de l'utilisation de fibres d'amiante dans la composition sont, par comparaison, de plusieurs ordres de grandeurs supérieurs à ceux obtenus en utilisant d'autres fibres pouvant gonfler ou foisonnantes. L'amiante est le nom commercial pour plusieurs variétés de fibres minérales, ces fibres étant intéressantes, comme cela est bien connu, pour leur résistance à la chaleur et leur résistance chimique, et étant transformées en étoffe, en papier, en panneaux isolants et en ciments isolants. Les fibres plus longues sont généralement utilisées en vue d'une incorporation par tissage à des textiles ignifuges et pour applications analogues, tandis que les fibres plus courtes sont pressées avec des liants selon diverses formes de panneaux isolants, de bardeaux et dau- tres produits moulés. La source d'amiante est constituée par l'Actinolite minérale, mais la variété de serpentine connue sous la dénomination Chrysotile fournit maintenant la plupart de l'amiante du commerce à l'état de fibres. La Chrysotile est une variété extremement fibreuse de serpentine et elle est constituée par un silicate de magnésie hydraté. Elle renferme également habituellement des quantités variables de silicate de calcium, de sodium et de fer. L'amiante Chrysotile est une matière fibreuse résistante soyeuse, qui peut outre filée et tissée en vue d'une incorporation à des étoffes. La couleur varie selon la composition chimique particulière, et elle peut aller d'une couleur blanche à une couleur verdâtre avec une certaine teinte rougeatre. Les fibres provenant des différentes mines varient quelque peu au point de vue diamé- tre et flexibilité. La Chrysotile est extraite principalement dans le Vermont, le Québec, l'Arizona et la Rhodésie. Bien que n'importe quellés matières fibreuses relativement molles, méme les serpentines à base acide, vendues dans le commerce sous forme de fibres d'amiante, puissent être utilisées pour la mise en oeuvre de l'invention, les types d'amiante en forme de paillettes cassantes ne conviennent pas dans le cas présent. L'amiante peut se présenter sous la forme d'une masse fibreuse non traitée naturelle ou d'un bloc de matériau, ou bien elle peut entre déjà traitée et se trouver à l'état de fibres séparées. Lorsqu'on dispose de matière fibreuse sous forme de bloc formé par de l'amiante non traitée naturelle, on peut la couper au moyen de ciseaux ou d'un outil analogue, en longueurs plus faibles suivant les besoins, et on peut la séparer à la main en fibres ou en groupes de fibres. Les fibres, si elles ne se présentent pas déjà selon une taille d'environ 25 mm de longueur maximum (en moyenne), doivent être coupées à cette longueur en vue d'une utilisation pour la mise en oeuvre de l'inven- tion. En moyenne, les fibres d'amiante qui conviennent on un diamètre maximum d'environ 0,5 mm. D'une façon particulièrement avantageuse, il est possible, étant donné que l'invention utilise des fibres relativement courtes, c'est-à-dire des fibres d'environ 25 - de longueur, d'utiliser ce qu'on désigne dans le commerce sous la dénomination d'amiante de déchet ou de rebut. Cette amiante se trouve facilement étant donné que les longues fibres d'amiante sont le plus souvent désirées et que les fibres courtes constituent un produit servant de déchet. Bien entendu, ceci intervient dans la faible dépense de mise en oeuvre de l'invention. Après avoir coupé les fibres d'amiante selon la longueur désirée, ces fibres sont ajoutées à un agent de gonflement ou de foisonnement formé par un solvant, par exemple à de l'eau, et on les laisse s'imprégner dans cet agent pendant plusieurs minutes, jusqu'à ce que les fibres soient quelques peu dispersées et gonflées en ayant absorbé la quantité d'eau maximum posssible. On peut utiliser, pour la mise en oeuvre de l'invention, d'autres solvants, à condition que leur tension de vapeur soient assez basse et soit voisine de celle de l'eau, et que les autres constituants désirés dans la composition anti-crevaisons soient compatibles avec ces solvants. Toutefois, l'eau est la plus désirable, étant donné qu'on la trouve facilement, et aussi à cause de la facilité avec laquelle les fibres d'amiante gonflent dans l'eau et avec laquelle également les autres constituants de la composition anti-crevaisons se dissolvent dans celle-ci. Afin d'obtenir une composition finale ayant les caractéristiques physiques désirées, il est important que les fibres d'amiante ne représentent qu'une petite proportion en poids du mélange de fibres d'amiante et d'eau. On constate qutune composition convenable est celle dans laquelle le constituant formé par l'amiante sous forme de fibres représente de 0,1% à 7% en poids environ du mélange, de préférence de 2% à 4X environ, et mdme le plus judicieusement de 2 à 3% environ. Une quantité inférieure à 0,1% en poids environ va correspondre, pour la composition, à une trop grande fluidité. Une quantité supérieure à 4% environ va fournir une composition plutôt visqueuse, qui ne peut pas être injectée dans le pneumatique à travers la valve, comme cela est le plus souvent désirable.Toutefois, une composition renfermant jusqu'à 7% en poids environ de fibres d'amiante va convenir, et elle peut être introduite dans la chambre de pression d'un pneumatique sans chambre à air quand celui-ci est démonté de la jante. Etant donné que la composition anti-crevaisons suivant l'invention peut être utilisée en contact avec une jante métallique, au moins dans certaines conditions, par exemple lors d'un emploi dans des pneumatiques sans chambre à air, il est extrême- ment désirable qu'un agent anti-rouille soit présent dans la composition, pour éviter la corrosion. Un agent anti-rouille qui convient est formé par un mélange de borax, de mercaptobenzothiazol et de phosphate disodique. Ces constituants sont bien entendu à l'état de poudre sèche, et ils peuvent être mélangés puis ajoutés au mélange de fibres d'amiante et d'eau en agitant doucement, de façon à provoquer la dissolution ou la dispersion du mélange d'agent anti-rouille dans l'eau. Diverses combinaisons des trois ingrédients peuvent entre mélangées ensemble.Toutefois, des résultats efficaces sont obtenus lorsque le borax et le mercaptobenzothiazol plutôt sont compris entre O,lX et 10% environ de la composition anti-crevaisons, tandis que la quantité de phosphate disodique est comprise entre 0,01% et 5% environ, ces pourcentages étant des pourcentages en poids. D'autres agents anti-rouille peuvent être utilisés pour la mise en oeuvre de l'invention, méme certains agents à l'état liquide. Toutefois, les agents anti-rouille à l'état solide sont préférés, étant donné que les agents liquides peuvent contribuer de façon indésirable à augmenter la tension de vapeur totale de la composition anti-crevaisons. A titre d'exemple d'agent antirouille liquide convenable, on peut citer celui vendu par la Société Union Carbide Corporation sous la dénomination Prestone n0 2. Dune façon générale, la quantité d'agent anti-rouille utilisée dans une composition particulière quelconque va dépendre de l'application particulière de cette composition. Toutefois, une quantité allant de 0,1 à 10% en poids environ du mélange de fibres d'amiante et d'eau va généralement fournir une protection satisfaisante contre la corrosion. Quand un agent anti-rouille est prévu dans la composition anti-crevaisons pour pneumatiques, le rapport entre les fibres et l'eau peut devoir être ajusté à un certain degré pour obtenir une composition ayant la viscosité désirée après mélange et stabilisation.On peut parvenir facilement à ces résultats par quelques expériences en laboratoire Bien que cela ne soit pas absolument nécessaire, la présence d'un agent anti-gel dans la composition est bien entendu extrêmement désirable pour fournir une composition convenant à une utilisation dans des conditions correspondant à des temps froids. Ce constituant va généralement représenter une proportion majeure en poids de la composition totale. Néanmoins, il est important ou meme critique que la partie liquide de la composition renferme au moins 20% en poids d'agent de gonflement des fibres, le plus judicieusement de l'eau, et de préférence plus de 30%. Une protection satisfaisante contre le gel à -50C va être fournie mdme quand le rapport entre l'eau et l'agent anti-gel atteint 3/1. Bien que l'éthylène-glycol constitue l'agent anti-gel préféré, étant donné qu'il assure non seulement une protection contre le gel mais aussi une uniformité et une stabilité de dispersion améliorées, d'autres agents anti-gel peuvent être utilisés au lieu de l'éthylène-glycol, par exemple de la glycérine et d'autres polyols solubles dans l'eau. Indépendamment de l'additif anti-gel utilisé, sa tension de vapeur doit etre analogue à celle de l'éthylène-glycol aux températures atteintes pendant la marche du véhicule à des vitesses correspondant aux vitesses de marche sur autoroutes. I1 est préférable en outre d'incorporer à la composition une petite quantité d'un polysaccharide à titre d'agent stabilisant. Ceci va aider à obtenir encore un meilleur maintien de la viscosité de la composition, et en particulier va empêcher les fibres d'amiante de se déposer à partir de la dispersion. Une manière de ce type qui convient particulièrement bien est le dextrose. La quantité nécessaire pour une composition particulière quelconque en vue d'obtenir le résultat désiré peut être facilement déterminée. Toutefois, en général, une quantité allant de 0,1 à 10% en poids du mélange de fibres d'amiante et d'eau va donner satisfaction. Une quantité supérieure à celle indiquée provoque la formation d'agglomérats et doit bien entendu être évitée. Le mode de préparation de la composition pour obtenir une composition ayant les caractéristiques désirées est, comme on l'a constaté, extrêmement critique. La première condition qui doit être observée est l'addition des fibres d'amiante foisonnantes à l'agent de gonflement formé par un solvant, par exemple à l'eau, afin que les fibres absorbent l'eau et gonflent. Cette opération peut être réalisée avec un malaxage doux, si désiré, pour provoquer la dispersion initiale des fibres dans l'eau. Ensuite, le mélange anti-rouille, l'éthylène-glycol et l'agent stabilisant éventuellement utilisé sont ajoutés, généralement également en assurant une agitation douce. I1 est critique toutefois, lors de l'utilisation d'un agent stabilisant dans la composition, d'ajouter celui-ci après l'addition de l'agent antigel. Autrement, au lieu de favoriser la dispersion, les fibres vont tendre à s'agglomérer ensemble, en fournissant ainsi une composition non uniforme indésirable. Après l'addition du dernier constituant à la composition, l'ensemble du système est mélangé vigoureusement pendant un laps de temps suffisant pour réduire la longueur moyenne globale des fibres d'amiante gonflées et pour assurer leur dispersion uniforme dans le solvant. Lorsque le mélange est suffisant, une compo sition ayant une viscosité allant de 25.000 cps environ jusqu'à une valeur maximum d'environ 1.000.000 cps est obtenue, la viscosité étant de préférence comprise entre 50.000 et 60.000 cps. Une telle composition va, en général, renfermer des fibres d'amiante ayant en moyenne une longueur minimum d'environ 10 mm ou une longueur voisine. Un cisaillement trop prononcé fournit des fibres de longueur considérablement plus faible, ainsi qu'une composition qui est trop visqueuse pour pouvoir être utilisée comme composition anti-crevaisons suivant l'invention. Le mélange peut être réalisé facilement en utilisant divers malaxeurs ou mélangeurs, à condition que des forces de cisaillement convenables soit obtenues. Un dispositif utilisable pour la mise en oeuvre de l'invention est un malaxeur General Electric modèle nO 84705A. Des compositions convenables peuvent être obtenues avec ce dispositif en assurant un mélange pendant 30 secondes à des vitesses allant de 500 à 1500 tours-minute, la vitesse optimale allant de 950 à 1200 tours-minute. A des vitesses inférieures à 500 tours-minute, la dispersion n'est pas uniforme. A des vitesses supérieures à 1500 tours-minute, les fibres subissent un cisaillement à une taille trop petite, ce qui donne une masse de viscosité indésirable. D'autres conditions de mélange en fonction du malaxeur particulier utilisé, par exemple des mélanges assurés pendant des laps de temps plus ou moins longs, ou bien à des vitesses plus élevées ou plus faibles, vont bien entendu donner satisfaction, en fournissant une composition ayant les caractéristiques de viscosité désirées, ainsi qu'une bonne uniformité de dispersion. La dispersion de fibres d'amiante et d'eau ayant subi un malaxage vigoureux est ensuite chauffée dans un four à une température et pendant un laps de temps suffisants pour stabiliser la dispersion de fibres uniformément dispersées et d'eau. D'autres relations de temps et de température peuvent bien entendu etre utilisées. Toutefois, on a constaté qu'il était particulièrement judicieux de chauffer la dispersion pendant 30 minutes à 650C. On peut effectuer cette opération dans n'importe quel four généralement utilisé pour de tales applications. Ainsi, une composition s ffi t l'invention peut être produite de façon particulièrement satisfaisante en combinant ensemble les divers constituants, en les mélangeant vigoureuse ment ensemble pendant 30 secondes à 1000 tours-minute, puis en chauffant le mélange à une température de 650C pendant 30 minutes. Après chauffage du mélange pendant le laps de temps désiré, on le laisse ensuite refroidir jusqu'à la température ambiante par exemple à 15-21C avant son conditionnement et son utilisation. Cette utilisation sera décrite plus loin. Une composition anti-crevaisons suivant l'invention peut étre introduite aisément dans un pneumatique avec ou sans chambre à air à travers la valve, bien entendu après avoir enlevé l'obus de celle-ci. Ce résultat peut être obtenu au moyen d'une seringue, d'un tube ou d'une éprouvette graduée ou d'un dispositif équivalent. La seringue peut être graduée de telle sorte que la quantité ajoutée au pneumatique puisse être facilement déterminée. La composition anti-crevaisons suivant l'invention peut étre également livrée au commerce dans un récipient pour aérosols, à condition que l'orifice de sortie tubulaire soit adapté en vue d'une fixation sur le corps de la valve.Dans ce cas, la quantité désirée de composition anti-crevaisons devant être introduite dans un pneumatique est chargée dans une bombe pour aérosols en vue d'une application unique. La quantité de composition anti-crevaisons devant être introduite dans un pneumatique particulier va bien entendu dépendre quelque peu de la dimension du pneumatique. La dose recommandée augmente en général avec la taille de celui-ci. Dans -le cas d'un pneumatique de bicyclette, par exemple d'un bandage de 68,5 x 3,2 cm, il suffit de 17 grammes environ de composition pour fournir un effet satisfaisant contre les crevaisons du pneumatique. Dans le cas d'un pneumatique de véhicule automobile normal, par exemple de la dimension américaine A-78-13, une quantité de 170 grammes environ fournit des résultats satisfaisants. 425 grammes environ de composition anti-crevaisons vont donner des résultats efficaces pour des pneumatiques de plus grandes dimensions telle que ceux équipant les camions, les tracteurs et les autres engins terrestres ou analogues. La quantité de composition anti-crevaisons introduite dans un pneumatique doit cotre suffisante pour assurer un revete- ment continu d'une épaisseur d'environ 2 mm tout autour de la circonférence à la surface interne du pneumatique, au droit de la bande de roulement. Ce résultat est obtenu lorsque le pneua- tique tourne un petit nombre de fois. En cas de crevaison, la composition anti-crevaisons entoure et enveloppe l'élément provoquant la perforation, habituellement un clou, en assurant ainsi l'obturation étanche de cette perforation et en évitant l'échappement de l'air ou de l'autre gaz sous pression à partir du. pneumatique. Les exemples donnés ci-après à titre non limitatif permettront de mieux comprendre comment l'invention peut être mise en oeuvre. EXEMPLE 1 On coupe une certaine quantité de fibres d'amiante du commerce en tronçons n'ayant pas plus de 20 mm de longueur. On ajoute 12 grammes de fibres ainsi coupées à un récipient contenant 178 grammes d'eau. On laisse les fibres en immersion dans l'eau pendant 15 minutes; pendant ce laps de temps, elles absorbent une partie de l'eau et gonflent. On ajoute alors 30 grammes d'un agent anti-rouille liquide (Prestone nO 2) et on agite doucement ce mélange à la main (en utilisant une spatule) 10 fois, après quoi on ajoute 243 grammes d'éthylène-glycol. On effectue cette opération en ajoutant l'éthylène-glycol au mélange de fibres, d'eau et d'agent anti-rouille en 30 secondes, tout en agitant vigoureusement à 1.000 tours/minute dans un malaxeur General Electric nO 84705A. On obtient ainsi une dispersion uniforme de fibres d'amiante de longueur définie au hasard, ayant généralement en moyenne une longueur non inférieure à 10 mm, la dispersion formée ayant la composition suivante Constituant Poids (q) % en poids Fibres d'amiante 12 2,6 Eau 178 38,4 Ethylène-glycol 243 52,5 Inhibiteurs 30 6,5 Total 463 100,0 On place ensuite le récipient contenant les fibres dispersées dans un four à air chaud et on chauffe la dispersion pendant 30 minutes à 1500C. Après extraction du four, on laisse la dispersion refroidir jusqu'à la température ambiante, c'est-àdire jusqu'à 650C environ, après quoi la viscosité de la dispersion est déterminée.On effectue cette opération en utilisant un viscosimètre Brookfield Modèle LVT, broche n0 4, à 0,3 tour/minute à 22 C. Etant donné que les fibres les plus grosses de la dispersion tendent à coller à l'arbre du viscosimètre et qu'il en résulte une certaine rétention de celui-ci, on effectue plusieurs mesures. En utilisant un facteur de 20.000, on constate que la viscosité varie de 660.000 cps à 760.000 cps. Une composition anti-crevaisons pour pneumatiques ainsi produite donne satisfaction jusqu'à une température de -500C. En général, on constate que pour chaque abaissement de 100 de la température, tout en obtenant la protection désirée, la composition doit entre modifiée de façon à renfermer environ 10% en poids en plus d'ethylène-qlycol. I1 est important toutefois de maintenir la quantité totale de liquide à une valeur sensiblement constante. En outre, la quantité d'eau ne doit pas être inférieure à 20% environ des constituants liquides totaux de la composition anti-crevaisons. EXEMPLE 2 On prépare une autre composition, mais en ajoutant un mélange d'inhibiteurs solide au lieu d'un inhibiteur liquide et en ajoutant également du dextrose. On mélange ensemble les constituants de l'inhibiteur selon les quantités indiquées ci-après et on ajoute ce mélange au mélange de fibres d'amiante et d'eau, tout en agitant doucement. On ajoute le dextrose (ce qui est critique) après l'addition de l'éthylène-glycol. On obtient la composition ci-après : Constituant Poids (q) X en poids Fibres d'amiante 12 2,4 Dextrose 20 4,0 Ethylène-glycol 260 51,7 Borax* 21 4,2 Mercaptobenzothiazol' 6 1,2 Phosphate disodique 4 0,8 Eau 180 35,7 Total 503 t s * mélange d'inhibiteurs Lors de la détermination de la viscosité comme indiqué précédemment, mais en opérant à 6 tours/minute et en utilisant un facteur égal à 1000, on constate que la viscosité varie de 50.000 cps à 55.900 cps. Cette composition présente une consistance uniforme remarquable, même après plusieurs mois de stockage. Elle assure une protection contre les crevaisons de pneumatiques à des températures allant jusqu'à -20 C. EXEMPLE 3 On prépare une autre composition comme dans l'exemple 2, sauf que l'on fait varier les constituants comme indiqués cidessous : Constituants % en poids Fibres d'amiante 2,4 Dextrose 4,0 Ethylène-glycol 31,7 Borax 4,2 Mercaptobenzothiazol 1,2 Phosphate disodique 0,8 Eau 55,7 Total 100,0 On constate que la viscosité de cette composition varie, en utilisant une vitesse de 1,5 tour/minute et un facteur de 4.000, de 112.000 cps à 128, 000 cps. Cette composition peut être utilisée à des températures allant jusqu -10'C. EXEMPLE 4 On a injecté une composition anti-crevaisons (170 g) selon l'exemple 2 dans le pneumatique arrière droit (pneumatique sans chambre Goodyear A-78-15) d'un véhicule automobile de marque Chevrolet Caprice. Après remise en place de l'obus de la valve, on a gonflé le pneumatique à 2 kg/cm2 environ, c'est-à-dire à la même pression que les autres pneumatiques du véhicule. La température extérieure était de 10,60C, Une heure plus tard, on a fait rouler le véhicule pendant 4,8 km, après quoi on a enfoncé dans la bande de roulement du pneumatique, en des points différents, 3 clous, ayant 1,25 mm de diamètre x 80 mm, 2-3 mm de diamètre x 100 mm. On a ensuite fait rouler le véhicule à la vitesse de 88 km/h pendant plus de 4800 km en plusieurs mois, et on a à moment constaté que la pression était de 1,65 kg/cm2 à -6'C. La température pendant la période d t d'iai a varié entre -6 et 10, 60C. On a ramené à nouveau la pression à 2 kg/cm2 (à -60C) et on a poursuivi l'essai pendant encore 9381 km dans les mêmes conditions de vitesse. Cet essai a duré plusieurs mois (-60C à 5ex), la pression étant à la fin de l'essaI de 1,65 kg/cm2 (5 C). On a démonté le pneumatique de la jante et, lors de l'examen, on a constaté que les trois clous se trouvaient toujours dans le pneumatique. Chacun des clous était entouré par la composition anti-crevaisons. La paroi interne de la bande de roulement du pneumatique était, comme on l'a constaté, recouverte d'un mince revêtement de la composition. Toutefois, il a été possible de récupérer 75 g de la composition à partir du pneumatique en retournant celui-ci. On voit ainsi que la quantité de composition anti-crevaisons introduite dans le pneumatique est supérieure à celle nécessaire pour éviter les fuites à partir de trois perforations occupant des positions différentes. La composition en excès versée à partir du pneumatique aurait pu empOcher les fuites à partir de crevaisons additionnelles si celles-ci s'étaient produites. EXEMPLE 5 On introduit 57 g de composition anti-crevaisons telle que décrite dans l'exemple 2 à travers la valve (obus enlevé) du pneumatique avec chambre à air arrière à plat (k70) d'une moto bicyclette de marque Honda 750 cc. On a utilisé le pneumatique avant comme témoin et on a gonflé les deux pneumatiques à une pression de 1,62 kg/cm2. La température extérieure était de 20C. On a roulé avec la motocyclette pendant 800 mètres, puis on a enfoncé un clou (4 mm x 70 mm) dans chacun des pneumatiques. Après 9 heures, le pneumatique témoin était à plat. Toutefois, le pneumatique contenant la composition anti-crevaisons était encore gonflé (1,62 kg/cm2). On a réparé le pneumatique avant et, pendant les 5 mois suivant, on a roulé avec la motocyclette à une vitesse de 104 km/h pendant un total de presque 9600 km. La pression du pneumatique à ce moment a été déterminée et on a constaté qu'elle était égale à 1,48 kg/cm2. La température est demeurée assez constante pendant la plus grande partie de la période d'essai. Toutefois, elle a varié d'un minimum de 12,2 à un maximum de 24 C. Le pneumatique arrière a été à nouveau gonflé à 1,62 kg/cm2 et on a fait rouler la motocyclette comme précédemment pendant encore 2898 km. Pendant cette période, la température est tombée de 180C à OOC. Lors de la détermination de la pression de gonflage, on a constaté qu'elle dtait égale à 1,55 kg/cm2. tes performances de la motocyclette et sa conduite n'ont pas semblé être affectées du tout par la matière introduite à l'intérieur du pneumatique. On a démonté le pneumatique de la jante et, lors de son observation, on a constaté que la composition anti-crevaisons entourait et enveloppait le clou à l'interface avec la face interne de la perforation. La composition en excès (28 g) était encore fluide et de consistance uniforme, même après plusieurs mois de marche. EXEMPLE 6 On a introduit 170 g de la composition anti-crevaisons de l'exemple 2, à travers la valve, à l'intérieur du pneumatique sans chambre à air gauche avant dégonflé (Goodyear A78-13) d'un véhicule Chevrolet Vega. On a fait tourner le pneumatique de telle sorte que la valve se trouve dans la position à 8 heures quand on regarde le pneumatique. On a ensuite gonflé le pneumatique à 2 kg/cm2 et on a fait rouler le véhicule pendant 1600 mètres. Pendant ce temps, la composition anti-crevaisons a revêtu la surface interne du pneumatique, en face de la bande de roulement. On a produit trois trous par perforation du pneumatique, en faisant rouler le véhicule sur une planche portant trois clous peu espacés les uns des autres, dont deux de 2,5 mm x 80 mm et le troisième de 3,5 mm x 120 mm. Ainsi, des perforations ont été formées, et on a enlevé les clous de la surface de roulement. On a pas pu détecter de fuites d'air à partir des trous résultant des perforations. On a fait rouler le véhicule tous les jours pendant environ 5 mois à une vitesse de 88 km/h, pendant au total 6080km. Les températures étaient moyennes pendant cette période et ont varié de 50 à 24 C. On a déterminé la pression du pneumatique au mme moment aux jours indiqués, et on a gonflé le pneumatique à 2 kg/cm2 comme indiqué ci-dessous Date (jour/mois) Température Pression du Kms Pneumatique parcourus (kg/cm2) 7/5 15 1,96 507 8/5 14 1,89 685 9/5 15,6 1,82 1202 10/5 16 1,75 1310 11/5 14 1,68 1445 12/5 15 1,54 1624 13/5 16 1,47 1722 13/5 16 1,96* 1722 16/5 13,3 1,82 1795 19/5 16,7 1,61 1830 21/5 16 1,47 1902 21/5 16 1,96* 1902 26/5 17,8 1,68 1994 29/5 18,3 1,54 2219 2/6 19,4 1,47 2301 5/6 21,1 1,33 2386 5/6 21,1 1,96* 2386 10/6 20,6 1,75 ?706 17/6 21,1 1,54 3091 24/6 21,7 1,33 3339 24/6 21,7 1,96r 3339 26/6 21,7 1,89 3464 2/7 22,8 1,68 3738 10/7 23,3 1,47 3738 10/7 23,3 1,96** 3738 10/7 23,3 ** 26/7 23,9 1,96 4930 26/8 21,7 1,89 5131 26/9 8,9 1,82 5816 1/10 5 1,82 6592 * Pneumatique gonflé à la pression initiale Pneumatique réparé par l'insertion d'une pastille ou d'un tampon en caoutchouc classique pour la réparation des pneuma tiques sans chambre à air et gonflé à la pression initiale. Ainsi, on voit que meme si un pneumatique est crevé et si le clou est enlevé accidentellement ou intentionnellement, la composition anti-crevaisons suivant l'invention agit pour retarder la perte d'air à partir de la chambre du pneumatique. On a réparé le pneumatique simplement après plusieurs mois, après des crevaisons multiples. On a effectué cette opération de façon simple et sans avoir besoin de faire faire une réparation'par une station-service. Il est bien entendu possible de réparer la crevaison à un moment quelconque après qu'elle a été détectée, pour éviter les ennuies d'avoir à gonfler le pneumatique à la pression désirée de façon périodique. Cette opération peut etre effectuée en introduisant n'importe quel type de tampon s'engageant étroitement dans la crevaison, par exemple un tampon en caoutchouc comme précédemment ou mdme une pièce de bois ou un élément analogue. Quand la matière formant le tampon est introduite, la composition anti-crevaisons agit en combinaison avec elle pour réaliser un joint étanche permanent, s'oppo- sant aux fuites d'air. Des modifications peuvent être apportées aux modes de réalisation décrits, dans le domaine des équivalences techniques, sans s'écarter de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Composition d'étanchéité, utilisable notamment pour empêcher les fuites de fluide sous pression à travers une perforation dans un dispositif pneumatique, caractérisée en ce qu'elle est constituée par une dispersion stable de courtes fibres gonflées, selon une petite proportion (en poids), dans un solvant de gonflement des fibres, cette composition étant en outre caractérisée par une viscosité comprise entre 25.000 cps environ et 1.000.000 cps environ. 2.- Composition suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les fibres gonflées sont des fibres d'amiante et le solvant de gonflement des fibres est de l'eau. 3.- Composition suivant la revendication 2, caractérisée en ce que les fibres d'amiante ne représentent pas plus de 7% en poids environ de la composition. 4.- Composition suivant la revendication 2, caractérisée en ce que les fibres d'amiante ne représentent pas plus de 4X en poids environ de la composition, celle-ci convenant pour empêcher l'échappement d'un gaz sous pression à partir d'un pneumatique, cette composition pouvant être introduite dans la chambre de pression du pneumatique à travers l'orifice d'entrée du gaz sous pression. 5.- Composition suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle renferme en outre un agent anti-rouille, qui représente une petite proportion en poids de la composition totale. 6.- Composition suivant la revendication 5, caractérisée en ce que l'agent anti-rouille est formé par un mélange de borax, de mercaptobenzothiazol et de phosphate disodique. 7.- Composition suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle renferme en outre une proportion importante d'un constituant anti-gel, cette composition étant ainsi empêchée de geler par temps froid. 8.- Composition suivant la revendication 7, caractérisée en ce que le constituant anti-gel est du polyéthylène-glycol. 9.- Composition suivant la revendication 7, caractérisée en ce qu'elle renferme en outre une quantité efficace d'un agent de stabilisation de la dispersion. 10. Composition suivant la revendication 9, caractérisée en ce que cet agent de stabilisation est du dextrose. 11. Composition d'étanchéité, caractérisée en ce qu'elle renferme les constituants ci-après, selon les proportions indiquées Constituant % en poids Fibres d'amiante 0,1-7 Dextrose 0,1-10 Ethylène-glycol 10,0-70 Borax 0,1-io Mercaptobenzothiazol 0,1-10 Phosphate disodique 0,01-5 Eau 15,0-80 12.- Composition suivant la revendication 11, caractérisée en ce qu'elle renferme les constituants ci-après, selon les proportions indiquées Constituants % en poids Fibres d'amiante 2,4 Dextrose 4,0 Ethylène-glycol 51,7 Borax 4,2 Mercaptobenzothiazol 1,2 Phosphate disodique 0,8 Eau 35,7 cette composition ayant une viscosité allant de 50.000 cps environ à 60.000 cps environ. 13.- Dispositif pneumatique, caractérisé en ce qu'il contient dans sa cavité de rétention du gaz sous pression une certaine quantité de la composition suivant la revendication 1, capable de former au moins un revêtement sur sa surface soumise à une perforation, d'une manière suffisante pour retarder lté- chappement ou les fuites de gaz par cette perforation. 14.- Dispositif pneumatique suivant la revendication 13, caractérisé en ce qu'il est constitué par un pneumatique sans chambre à air, la quantité de composition présente étant au moins celle nécessaire pour former un revêtement d'une épaisseur d'au moins 2 mm sur la surface intérieure de la paroi interne correspondant à la bande de roulement du pneumatique. 15.- Procédé pour la production d'une composition capable d'empêcher les fuites d'air dans le cas de pneumatiques pour véhicules automobiles et de dispositifs analogues, caractérisé en ce qu'on utilise des fibres foisonnantes ayant une longueur maximum moyenne d'environ 25 mm, on ajoute ces fibres à une quan tité plus importante de solvant de gonflement des fibres, on permet aux fibres d'absorber le solvant pendant un laps de temps suffisant pour les amener à une condition gonflée, on soumet le mélange de fibres gonflées et de solvant à l'effet de conditions de mélange vigoureuses, de sorte que les fibres sont réduites au, point de vue dimension et sont dispersées de façon uniforme dans le solvant, et que l'on obtient ainsi une dispersion ayant une viscosité allant de 25.000 cps environ à 1.000.000 cps environ, et on chauffe la dispersion formée pendant un temps et à une température suffisants pour stabiliser sa viscosité et son uniformité de dispersion. 16.- Procédé de production d'une composition suivant la revendication 15, caractérisé en ce qu'on ajoute en outre au mélange de fibres gonflées et de solvant une petite proportion en poids d'un agent anti-rouille constitué par un mélange de solides secs, cette addition étant effectuée avant le stade d'agitation vigoureuse mentionné, et on ajoute également avant ce stade d'agitation vigoureuse une proportion importante en poids d'un agent anti-gel. 17.- Procédé de production d'une composition suivant la revendication 16, caractérisé en ce qu'on ajoute en outre au mélange de fibres gonflées et de solvant une petite quantité d'un agent stabilisant, cet agent étant ajouté avant le mélange ou l'agitation vigoureuse et après l'addition de l'agent antigel. 18.- Procédé de production d'une composition suivant la revendication 15, caractérisé en ce qu'on chauffe la dispersion de fibres gonflées et de solvant pendant 30 minutes à 650C.