Titre : Composition solide comprenant au moins deux cires polaires hydrocarbonées, une huile polaire non volatile hydrocarbonée et son utilisation L’invention a pour objet une composition solide de maquillage et/ou de soin de la peau et/ou des lèvres, comprenant . - au moins un système cireux comprenant : * au moins 3 % en poids d’au moins une première cire polaire hydrocarbonée choisie parmi les cires végétales ou les huiles végétales hydrogénées, dont la température de fusion est de plus de 72,5°C; ….- au moins une deuxième cire polaire hydrocarbonée choisie parmi les cires végétales ou les huiles végétales hydrogénées, dont la température de fusion est comprise entre 40 et 72,5°C - au moins 15 % en poids d’au moins un triglycéride choisi parmi les triglycérides d’acide caprylique, d’acide caprique, d’acide caprylique/caprique, ou leurs mélanges, - au moins une huile non volatile hydrocarbonée, différente du ou des triglycéride(s) précités, - éventuellement de l’huile de ricin, à une teneur ne dépassant pas 5 % en poids, - éventuellement au plus 15 % en poids d’au moins un composé solide à température ambiante choisi parmi les polyesters obtenus à partir d’un dimère d'acide, ledit acide étant insaturé et comprenant de 16 à 24 atomes de carbone, et d’au moins un alcool ou polyol, - la composition ne comprenant pas de cire hydrocarbonée apolaire ou présentant une teneur en cire(s) hydrocarbonée(s) apolaire(s) inférieure à 2 % en poids. Elle concerne enfin un procédé de maquillage/et/ou de soin de la peau et/ou des lèvres, consistant à appliquer ladite composition. Composition solide comprenant au moins deux cires polaires hydrocarbonées, une huile polaire non volatile hydrocarbonée et son utilisation La présente invention se rapporte à une composition solide de maquillage et/ou de soin, en particulier des lèvres, se présentant sous la forme d’un bâton, et comprenant des cires végétales particulières, ainsi que des huiles esters, dont des huiles végétales. Les compositions cosmétiques destinées au soin et/ou au maquillage, en particulier des lèvres, sont connues depuis très longtemps et se présentent sous la forme de fluides plus ou moins visqueux, comme par exemple, du plus fluide au plus visqueux, les huiles pour les lèvres et les gloss, jusqu’à des compositions solides sous forme de bâton, supportés ou non, des compositions sous forme de crayon, ou encore des compositions stockées dans des pots. Historiquement, les compositions pour les lèvres étaient en général anhydres mais depuis quelques années, on a vu apparaître des compositions de maquillage pour les lèvres se présentant sous la forme d’émulsions. Grâce à l’usage de produits filmogènes, en particulier siliconés, les compositions ont amélioré leur propriétés d’usage, comme augmenté la tenue, diminué la migration. Les compositions permettent également d’obtenir des rendus mats, satinés, brillants en fonction là-encore des ingrédients présents, comme par exemple des huiles volatiles siliconées ou non, des charges, minérales ou organiques. Depuis quelques années, une nouvelle tendance apparait nettement auprès des consommateurs qui se tournent de manière moins exclusive, mais toujours présente malgré tout, sur les performances de la composition de maquillage. En effet, une attention de plus en plus grande est portée sur les ingrédients utilisés, leur caractère naturel en particulier. La présente invention s’inscrit dans cette tendance et concerne donc plus particulièrement des compositions solides pour le maquillage et/ou le soin, tout particulièrement des lèvres, favorisant l’emploi de composés d’origine naturelle, en particulier végétale. En outre, les compositions selon l’invention permettent avantageusement de limiter la teneur en ingrédients en particulier issus de la chimie du pétrole, comme les huiles de type hydrocarbure, les cires hydrocarbonées apolaires telles que les cires de polyéthylène, de polyméthylène, ainsi qu’en ingrédients siliconés. L’une des difficultés rencontrées avec les ingrédients d’origine naturelle est que les cires naturelles, du fait, entre autres, de leur affinité avec les huiles végétales, ne structurent pas toujours correctement ces dernières, conduisant à des bâtons trop mous ou trop durs, ne permettant pas une application satisfaisante de la composition et/ou entrainant la casse du bâton. Par ailleurs, on peut rencontrer des problèmes de stabilité de la composition, en particulier au stockage. Ce phénomène peut être mis en évidence par les tests de stabilité couramment employés pour des compositions se trouvant sous la forme de bâton. Ainsi, lorsque le bâton est conservé en position inversée (« tête en bas ») à des températures élevées (45°C) pendant une durée allant d’une semaine à deux mois, on peut observer l’existence d’un phénomène d’exsudation d’huile avec l’apparition d’une goutte d’huile à la surface du raisin, notamment sur le bout de biseau. Or si l’on observe ce phénomène d’exsudation dans ces conditions de laboratoires, il risque fort de se reproduire dans les conditions réelles d’utilisation et de stockage des rouges à lèvres par les consommateurs, ce qui est clairement non souhaité. L'un des objectifs de la présente invention est donc de proposer une composition solide, plus particulièrement sous la forme d’un bâton, qui soit stable, sans exsudation d’huile(s), et présente une dureté appropriée permettant une application aisée, régulière et suffisante de la composition, sans casse du bâton. En outre, le dépôt obtenu doit rester confortable, non desséchant et migrant peu dans les rides et ridules du contour des lèvres. Ces buts et d’autres sont atteints par la présente invention qui a donc pour objet une composition solide de maquillage et/ou de soin de la peau et/ou des lèvres, sous forme de bâton, comprenant : * au moins un système cireux comprenant : - au moins 3 % en poids, par rapport au poids total de la composition, en au moins une première cire polaire hydrocarbonée choisie parmi les cires végétales ou les huiles végétales hydrogénées, dont la température de fusion est de plus de 72,5°C, - au moins une deuxième cire polaire hydrocarbonée, choisie parmi les cires végétales ou les huiles végétales hydrogénées, dont la température de fusion est comprise entre 40 et 72,5°C, de préférence 45 et 72.5°C, * au moins 15% en poids, par rapport au poids total de la composition, d’au moins un triglycéride choisi parmi les triglycérides d’acide caprylique, d’acide caprique, d’acide caprylique/caprique ou leurs mélanges, et de préférence le CAPRYLIC/CAPRIC TRIGLYCERIDE (nom INCI), * au moins une huile non volatile hydrocarbonée différente du ou des triglycérides précités, * éventuellement de l’huile de ricin, à une teneur ne dépassant pas 5% en poids, avantageusement ne dépassant pas 2% en poids, de préférence ne dépassant pas 1% en poids, par rapport au poids total de la composition , * éventuellement au plus 15% en poids, par rapport au poids de la composition, d’au moins un composé solide à température ambiante choisi parmi les polyesters obtenus à partir d’un dimère d'acide, ledit acide étant insaturé et comprenant de 16 à 24 atomes de carbone, et d’au moins un alcool ou polyol, * la composition ne comprenant pas de cire hydrocarbonée apolaire ou présentant une teneur inférieure à 2 % en poids, plus particulièrement inférieure à 1 % en poids, de préférence inférieure à 0,5% en poids, par rapport au poids total de la composition. Elle a également pour objet un procédé de maquillage et/ou de soin de la peau et/ou des lèvres, en particulier des lèvres, dans lequel on applique la composition selon l’invention. La composition selon l’invention est donc stable, sans changement de forme ni exsudation d’huile, quand elle est stockée à 4°C, 20°C, et 45°C pendant 1 semaine, 30 jours, et 60 jours. En outre, elle garde ses propriétés organoleptiques, en particulier son odeur, et sa couleur. On ne voit pas non plus apparaitre de cristaux à la surface du raisin. En outre, elle garde ses propriétés organoleptiques, en particulier son odeur, et sa couleur. On ne voit pas non plus apparaitre de cristaux à la surface du raisin. La composition selon l’invention est de plus facile à appliquer, en quantité suffisante et de façon homogène. Elle permet d’obtenir un dépôt précis, peu collant, peu migrant et présentant une tenue satisfaisante dans le temps. Le dépôt n’assèche pas non plus les lèvres et reste confortable. Ces avantages et d’autres de la présente invention apparaitront plus clairement à la lecture de la description et des exemples qui vont suivre. A noter que dans la suite de la description, à moins d’une indication contraire, les bornes indiquées pour un domaine sont inclues dans ce domaine. Les expressions « au moins un » et « plusieurs » sont utilisées indifféremment. En outre, la somme des quantités des ingrédients de la composition représente 100 % en poids total de la composition. Protocole pour l’évaluation de la stabilité Les compositions sont évaluées 24 heures après le coulage des bâtons, ces derniers ayant été conservés à température ambiante (20°C) avant les tests. Pour les tests de stabilité, les bâtons sont placés en étuve à 4°C, à 20°C (température ambiante) et à 45°C pendant 2 mois, un échantillon en position droite (partie supérieure du bâton « en haut » - « tête en haut »), un autre échantillon en position inversée (partie supérieure du bâton « en bas » - « tête en bas »). Une analyse de l’aspect, de la couleur et de l’odeur est réalisée pour chaque échantillon, avant le commencement du test, après une semaine, après un mois et enfin après deux mois de stabilité. Chaque échantillon après l’observation, est replacé tel quel (en particulier sans avoir été essuyé), dans son étuve et dans sa position initiale, jusqu’à l’analyse suivante. A chaque étape d’analyse, les bâtons font l’objet d’une première observation Aspect/Couleur/Odeur immédiatement après la sortie de l’étuve, puis d’une seconde observation, pour ceux stockés à 4°C et à 45°C, une fois qu’ils ont atteint la température ambiante. Le phénomène d’exsudation correspond à l’apparition sur le bâton de goutte(s) d’huile, gélifiée ou non, à la surface du bâton (raisin). Il est amplifié lors que le bâton est conservé en position tête en bas, la goutte apparait alors sur le bout du raisin. Ce phénomène est à distinguer d’un autre phénomène transitoire (appelé transpiration) qui peut éventuellement apparaitre lors de changements rapides de température (par exemple lorsque le raisin stocké à 4°C revient à température ambiante), notamment sur des bâtons âgés d’au moins 1 mois. Ce phénomène de transpiration se manifeste par l’apparition de nombreuses et fines gouttelettes réparties sur tout le raisin. Protocole pour la mesure de la dureté La dureté de la composition est mesurée selon le protocole suivant : Le stick à lèvres est conservé à 20°C pendant 16 heures avant la mesure de la dureté. La dureté peut être mesurée à 20°C par la méthode dite « du fil à couper le beurre », qui consiste à couper transversalement un bâton de produit, de préférence cylindrique de révolution, à l’aide d’un fil rigide de tungstène de diamètre 250 µm en déplaçant le fil relativement au bâton à une vitesse de 100 mm/min. La dureté des échantillons de compositions de l’invention, exprimée en Nm -1 , est mesurée au moyen d’un dynamomètre DFGS2 commercialisé par la société INDELCO-CHATILLON. La mesure est reproduite trois fois puis moyennée. La moyenne des trois valeurs lues au moyen du dynamomètre mentionné ci-dessus, notée Y, est donnée en grammes. Cette moyenne est convertie en Newton puis divisée par L qui représente la dimension la plus élevée traversée par le fil. Dans le cas d’un bâton cylindrique, L est égal au diamètre (en mètres). La dureté est convertie en Nm -1 par l’équation ci-dessous : (Y x 10 -3 x 9.8) / L Pour une mesure à une température différente, on conserve le bâton 24 heures à cette nouvelle température avant la mesure. Selon cette méthode de mesure, la composition selon l’invention présente de préférence une dureté à 20°C et à pression atmosphérique comprise entre 70 et 200 Nm -1 , avantageusement entre 75 et 195 Nm -1 , et de préférence entre 100 et 160 Nm -1 . SYSTEME CIREUX La composition selon l’invention comprend un système cireux comprenant au moins deux types de cires hydrocarbonées polaires présentant un domaine de température de fusion différent. Par « cires polaires hydrocarbonées », on entend des cires formées essentiellement, voire constituées, d’atomes de carbone et d’hydrogène, et comprenant au moins un atome d'oxygène, éventuellement d'azote. Ces composés ne contiennent donc pas d’atome de silicium. Les cires présentes dans le système cireux de la présente invention sont plus particulièrement des cires esters. Par « cires ester », on entend selon l’invention des cires comprenant au moins une fonction ester. Les cires esters peuvent en outre être hydroxylées. Par ailleurs, on rappelle qu’une cire est d’une manière générale un composé lipophile solide à température ambiante (20°C), à changement d’état solide/liquide réversible, ayant un point de fusion en particulier supérieur ou égal à 40°C et inférieur ou égal à 120°C, plus particulièrement inférieur ou égal à 90°C. Au sens de l’invention, la température de fusion correspond à la température du pic le plus endothermique observé en analyse thermique (DSC) telle que décrite dans la norme ISO 11357-3 ; 1999. Le point de fusion de la cire peut être mesuré à l’aide d’un calorimètre à balayage différentiel (DSC), par exemple le calorimètre vendu sous la dénomination « DSC Q2000 » par la société TA Instruments avec le logiciel « TA Universal Analysis ». Le protocole de mesure est le suivant : Un échantillon de 5 mg de cire est disposé dans un creuset et soumis à une première montée en température allant de -20°C à 120°C, à la vitesse de chauffe de 10°C/minute, puis est refroidi de 120°C à -20°C à une vitesse de refroidissement de 10°C/minute et enfin soumis à une deuxième montée en température allant de -20°C à 120°C à une vitesse de chauffe de 5°C/minute. Pendant la deuxième montée en température, on mesure le point de fusion du corps gras solide, correspondant à la température du pic le plus endothermique de la courbe de fusion observé, représentant la variation de la différence de puissance absorbée en fonction de la température. On peut également mesurer l’enthalpie de fusion de la cire (∆Hf) correspondant à l’intégrale de l’ensemble de la courbe de fusion obtenue. Cette enthalpie de fusion de la cire est la quantité d'énergie nécessaire pour faire passer le composé de l'état solide à l'état liquide. Elle est exprimée en J/g. Selon une caractéristique de l’invention, le système cireux est tel que le rapport pondéral première(s) cire(s) / deuxième(s) cire(s) est supérieur ou égal à 0,8, plus particulièrement supérieur ou égal à 1. Avantageusement, le rapport pondéral première(s) cire(s) / deuxième(s) cire(s) varie de 0,8 à 10, et de préférence de 1 à 10. Premières cires Comme indiqué précédemment, la composition selon l’invention comprend au moins 3 % en poids, plus particulièrement au moins 3,5% en poids et de préférence au moins 5% en poids, par rapport au poids total de la composition, en au moins une première cire polaire hydrocarbonée. Cette première cire polaire hydrocarbonée est choisie parmi les cires végétales ou les huiles végétales hydrogénées, dont la température de fusion est de plus de 72,5°C C, de préférence d’au moins 73°C, et avantageusement inférieure ou égale à 90°C. Plus particulièrement la température de fusion est comprise entre 73°C et 86°C. Conformément à un mode de réalisation particulier de l’invention, la première cire est choisie parmi la cire de tournesol (75,5°C), la cire de carnauba (82,3°C), la cire de son de riz (78,6°C), la cire d’Ouricury (81°C), la cire de canne à sucre, l'huile de tournesol hydrogénée, l’huile de ricin hydrogénée (81,7°C) ainsi que leurs mélanges. Selon un mode de réalisation préféré de l’invention, la composition comprend au moins de la cire de tournesol. Avantageusement, la composition comprend au moins de la cire de tournesol et éventuellement de la cire de son de riz, de la cire de carnauba, ou leurs mélanges. De manière encore plus préférée, la composition comprend de la cire de tournesol et éventuellement de la cire de son de riz. Plus particulièrement, la composition selon l’invention présente une teneur en première(s) cire(s) comprise entre 3 et 13 % en poids, de préférence entre 3,5 et 11 % en poids, par rapport au poids total de la composition. Deuxièmes cires La composition comprend également au moins une deuxième cire polaire hydrocarbonée, différente de la première, choisie parmi les cires végétales ou les huiles végétales hydrogénées, dont la température de fusion est comprise entre 40 et 72,5°C, de préférence 45 et 72,5°C. Avantageusement, la deuxième cire est choisie parmi la cire de candelilla (nom INCI : EUPHORBIA CERIFERA (CANDELILLA) WAX) ; 64,3°C), la cire de vernis du Japon (nom INCI : RHUS VERNICIFLUA PEEL WAX) ; 47,5°C), la cire de sumac (48,3°C), la cire de montan (63,4°C), la cire d’Orange (40,7°C), la cire de de Citron (58,3°C), la cire de macadamia (51,5°C), la cire de cameline hydrogénée (54°C), l'huile de jojoba hydrogénée (69,4°C), l'huile de tournesol hydrogénée, l’huile d’olive hydrogénée (55,8°C), l’huile de colza hydrogénée, l’huile de soja hydrogénée, ainsi que leurs mélanges. De préférence, la composition selon l’invention comprend au moins de la cire de candelilla. Plus particulièrement, la composition selon l’invention présente une teneur en deuxième(s) cire(s) comprise entre 3 et 8 % en poids, par rapport au poids total de la composition, de préférence entre 3,5 et 7 % en poids, par rapport au poids total de la composition. CIRES ADDITIONNELLES Cires polaires La composition selon l’invention peut éventuellement comprendre au moins une cire hydrocarbonée polaire additionnelle, différente des cires entrant dans la composition du système cireux décrit précédemment. Plus particulièrement, si la composition en comprend, la cire hydrocarbonée polaire additionnelle est choisie parmi les cires hydrocarbonées, comprenant une fonction ester. De préférence, sa température de fusion est comprise entre 40 et 120°C. Parmi les cires polaires hydrocarbonées utilisables dans le cadre de la présente invention, on peut citer : (i) Les cires de formule R 1 COOR 2 dans laquelle R 1 et R 2 représentent des chaines aliphatiques linéaires, ramifiées ou cycliques dont le nombre d’atomes varie de 10 à 50, pouvant contenir un hétéroatome en particulier l’oxygène, et dont la température de fusion varie de 40 à 120°C, de préférence de 40 à 100°C. En particulier on peut utiliser comme cire ester un (hydroxystéaryloxy)stéarate d’alkyle en C 20 -C 40 (le groupe alkyle comprenant de 20 à 40 atomes de carbone), seul ou en mélange ou un stéarate d’alkyle en C 20 -C 40 . De telles cires sont notamment vendues sous les dénominations KESTER WAX® K 82 P, Hydroxypolyester K 82 P®, KESTER WAX® K 80 P, ou KESTER WAX® K82H par la société KOSTER KEUNEN. On peut aussi utiliser des mélanges d’esters d’acides carboxyliques en C 14 -C 18 et d’alcools comme les produits Cetyl Ester Wax 814 de la société KOSTER KEUNEN, SP Crodamol MS MBAL, Crodamol MS PA de la société CRODA, Miraceti de la société LASERSON. ii) Les cires diesters d’un diacide carboxylique de formule générale R 3 -(-OCO-R 4 -COO-R 5 ), dans laquelle R 3 et R 5 sont identiques ou différents, de préférence identiques et représentent un groupe alkyle en C 4 -C 30 et R 4 représente un groupe aliphatique en C 4 -C 30 linéaire ou ramifié et pouvant contenir ou non une ou plusieurs insaturations. De préférence, le groupe aliphatique en C 4 -C 30 est linéaire et insaturé. iii) Les esters partiels ou totaux, de préférence totaux, d’un acide carboxylique en C 16 -C 30 , saturé, éventuellement hydroxylé, avec le glycérol, comme par exemple le tristéarate de glycéryle (nom INCI : TRISTEARIN), le tristéarate de glycéryle (nom INCI : TRIHYDROXYSTEARIN), le tribéhénate de glycéryle (nom INCI : TRIBEHENIN), seuls ou en mélange. iv) la cire d’abeille, la cire d’abeille synthétique, la cire de lanoline, la cire de shellac. v) Les cires obtenues par hydrogénation d’huile végétale estérifiées avec des alcools gras comme notamment l’alcool laurique, stéarylique, cétylique, béhénylique. A titre d’exemples, on peut citer les cires vendues sous les dénominations de PHYTOWAX® Ricin 16L64 et PHYTOWAX® Ricin 22L73 par la société SOPHIM. De telles cires sont décrites dans la demande FR2792190. on peut également mentionner les cires obtenues par hydrogénation d'huile d'olive estérifiée avec l'alcool stéarylique, l’acool laurylique, telles que notamment celles vendues sous les dénominations PHYTOWAX® Olive 18 L 57, PHYTOWAX® Olive 12 L 44. vi) leurs mélanges. Si la composition selon l’invention comprend une ou plusieurs cires hydrocarbonées polaires additionnelles, différentes de celles du système cireux précité, leur teneur représente avantageusement de 0 à 5 % en poids, plus particulièrement de 0 à 4 % en poids, par rapport au poids total de la composition. Cires apolaires additionnelles De préférence, la composition selon l’invention ne comprend pas de cire hydrocarbonée apolaire (autrement dit constituée uniquement d’atomes de carbone et d’hydrogène). A titres d’exemples, on peut citer les cires issues de la transformation du pétrole, comme par exemple les cires de polyéthylene, les cires de polyméthylène (nom INCI : SYNTHETIC WAX, cires de Fischer-Tropsch), les cires de paraffine ; également les cires de type cérésine, ozokerite ; seules ou en mélanges. Si toutefois la composition en comprenait, leur teneur ne dépasserait pas 2 % en poids, de préférence ne dépasserait pas 1 % en poids, avantageusement ne dépasserait pas 0,5 % en poids, par rapport au poids total de la composition. Enfin, selon un mode de réalisation particulièrement avantageux de la présente invention, la teneur totale en cires polaires varie entre 6 et 25 % en poids, de préférence entre 6 et 16 % en poids, par rapport au poids total de la composition COMPOSES PATEUX HYDROCARBONES La composition selon l’invention peut éventuellement comprendre au moins un composé pâteux hydrocarboné. Par « hydrocarboné», on entend un composé formé essentiellement, voire constituée, d’atomes de carbone et d’hydrogène, et comprenant également au moins un atome d'oxygène, éventuellement d'azote. Ce type de composés est donc distinct des composés siliconés. Par "composé pâteux", au sens de la présente invention, on entend un composé gras lipophile à changement d’état solide/liquide réversible, et comportant à la température de 20°C une fraction liquide et une fraction solide. Ainsi, un composé pâteux pourra présenter une température de fusion commençante inférieure à 20°C. Par ailleurs, le composé pâteux peut avoir à l’état solide une organisation cristalline anisotrope. Le point de fusion du corps gras pâteux est déterminé selon le même principe que celui détaillé précédemment pour les cires. Dans le cas de composé pâteux, le protocole de mesure est toutefois le suivant : Un échantillon de 5 mg de corps gras pâteux disposé dans un creuset est soumis à une première montée en température allant de -20°C à 100°C, à la vitesse de chauffe de 10°C/minute, puis est refroidi de 100°C à -20°C à une vitesse de refroidissement de 10°C/minute et enfin soumis à une deuxième montée en température allant de -20°C à 100°C à une vitesse de chauffe de 5°C/minute. Le point de fusion du corps gras pâteux est la valeur de la température correspondant au sommet du pic de la courbe représentant la variation de la différence de puissance absorbée en fonction de la température. Il est à noter que la fraction liquide en poids du corps gras pâteux à température ambiante est égale au rapport de l'enthalpie de fusion consommée à température ambiante sur l'enthalpie de fusion du corps gras pâteux. L'enthalpie de fusion du corps gras pâteux est l'enthalpie consommée par ce dernier pour passer de l'état solide à l'état liquide. Le corps gras pâteux est dit à l'état solide lorsque l'intégralité de sa masse est sous forme solide cristalline. Le corps gras pâteux est dit à l'état liquide lorsque l'intégralité de sa masse est sous forme liquide. L'enthalpie de fusion du corps gras pâteux est la quantité d'énergie nécessaire pour faire passer le corps gras pâteux de l'état solide à l'état liquide. Elle est exprimée en J/g. L'enthalpie de fusion du corps gras pâteux est égale à l'aire sous la courbe du thermogramme obtenu. De préférence, ce ou ces composés hydrocarbonés pâteux sont choisis parmi : - les beurres végétaux , comme par exemple le beurre de mangue, tel que celui commercialisé sous la référence Lipex® 203 par la société AARHUSKARLSHAMN, le beurre de karité, en particulier celui dont le nom INCI est BUTYROSPERMUM PARKII BUTTER, tel que celui commercialisé sous la référence Sheasoft® par la société AARHUSKARLSHAMN, le beurre de cupuacu (Rain forest RF3410 de la société Beraca Sabara), le beurre de murumuru (RAIN FOREST RF3710 de la société Beraca Sabara), le beurre de cacao, le beurre de babassu tel que celui commercialisé sous la dénomination Cropure® Babassu par Croda, ainsi que la cire d’orange comme, par exemple, celle qui est commercialisée sous la référence Orange Peel Wax par la société Koster Keunen, - les huiles végétales totalement ou partiellement hydrogénées , comme par exemple l’huile de soja hydrogénée, l’huile de coprah hydrogénée, l’huile de colza hydrogénée, les mélanges d’huiles végétales hydrogénées tels que le mélange d’huile végétale hydrogénée de soja, coprah, palme et colza, par exemple le mélange commercialisé sous la référence Akogel® par la société AARHUSKARLSHAMN (nom INCI HYDROGENATED VEGETABLE OIL), l’huile de jojoba partiellement hydrogénée isomérisée trans fabriquée ou commercialisée par la société Desert Whale sous la référence commerciale Iso-Jojoba-50®, l’huile d’olive partiellement hydrogénée comme, par exemple, le composé commercialisé sous la référence Beurrolive par la société Soliance, - les esters d’huile de ricin hydrogénée et d’acides gras en C 16 -C 22 , en particulier d’acide isostéarique comme par exemple le SALACOS HCIS (V-L) vendu par la société NISSHIN OIL, - les esters issus de la condensation d’un diacide carboxylique linéaire ou ramifié, de préférence saturé, en C 6 -C 10 et d’ester de diglycérol et de monoacides carboxyliques, éventuellement hydroxylés, linéaires ou ramifiés, de préférence saturés, en C 6 -C 20 , en particulier le diester obtenu par condensation d’acide adipique et d’un mélange d’esters de diglycérol avec un mélange d’acides gras en C 6 -C 20 tels que l’acide stéarique, l’acide caprique, l’acide stéarique, l’acide isostéarique et l’acide 12-hydroxystéarique, notamment commercialisé sous la référence SOFTISAN® 649 par la société Cremer Oleo. (nom INCI : BIS-DIGLYCERYL POLYACYLADIPATE-2), - les triglycérides d’acides gras , saturés ou non, linéaires ou ramifiés, éventuellement mono ou poly hydroxylés, de préférence C 12 -C 18 , éventuellement hydrogénés (totalement ou partiellement) ; tels que par exemple les glycérides d'acides gras saturés C12-C18 commercialisé sous la dénomination Softisan 100® par la société Cremer Oleo (nom INCI : HYDROGENATED COCO-GLYCERIDES), - les esters de dimère diol, ou de polyol, et de dimère diacide comme par exemple : * les esters de dimère d’alcool dilinoléique et d’acide dilinoléique dont les groupes hydroxyles sont estérifiés par un mélange de phytostérols, d’alcool béhénylique et d’alcool isostéarylique, par exemple l’ester vendu sous la dénomination Plandool G par la société Nippon Fine Chemical (nom INCI : BIS-BEHENYL / ISOSTEARYL / PHYTOSTERYL DIMER DILINOLEYL DIMER DILINOLEATE) ; * les esters d’acide dilinoléique et d’un mélange de phytostérols, d’alcool isostéarylique, d’alcoool cétylique, d’alcool stéarylique et d’alcool béhénylique, par exemple l’ester vendu sous la dénomination Plandool H ou Plandool S par la société Nippon Fine Chemical (nom INCI : PHYTOSTERYL / ISOSTEARYL / CETYL/STEARYL / BEHENYL DIMER DILINOLEATE) ; * les esters d’huile de ricin hydrogénée et du dimère d’acide dilinoléique, comme ceux vendus sous les dénominations RISOCAST-DA-L ou RISOCASTDA-H par la société KOKYU ALCOHOL KOGYO (nom INCI : HYDROGENATED CASTOR OIL DIMER DILINOLEATE). De préférence, si la composition en comprend, le ou les composés pâteux sont choisis parmi les beurres végétaux, les huiles végétales partiellement hydrogénées, les esters issus de la condensation d’un diacide carboxylique linéaire ou ramifié en C 6 -C 10 et d’ester de diglycérol et de monoacides carboxyliques, éventuellement hydroxylés, linéaires ou ramifiés, en C 6 -C 20 , les triglycérides d’acides gras, saturés ou non, linéaires ou ramifiés, éventuellement mono ou poly hydroxylés, de préférence C 12 -C 18 ainsi que leurs mélanges. De manière encore plus préférée, si la composition en comprend, le ou les composés pâteux sont choisis parmi les beurres végétaux, les huiles végétales partiellement hydrogénées, les composés de nom INCI BIS-DIGLYCERYL POLYACYLADIPATE-2 et HYDROGENATED COCO-GLYCERIDES, ainsi que leurs mélanges. Si la composition comprend au moins un composé pâteux hydrocarboné, de préférence leur teneur varie de 5 à 35 % en poids, de préférence de 7 à 25 % en poids, par rapport au poids total de la composition. Comme cela a été indiqué auparavant, la composition peut éventuellement comprendre, à titre de composé pâteux hydrocarboné, au moins un composé choisi parmi les esters de dimère diol, ou de polyol, et de dimère diacide, en particulier au moins un des composés de noms INCI suivants : BIS-BEHENYL / ISOSTEARYL / PHYTOSTERYL DIMER DILINOLEYL DIMER DILINOLEATE, PHYTOSTERYL / ISOSTEARYL / CETYL/STEARYL / BEHENYL DIMER DILINOLEATE, HYDROGENATED CASTOR OIL DIMER DILINOLEATE, ainsi que leurs mélanges. Dans un tel cas, leur teneur serait comprise entre 1 et 15 % en poids, plus particulièrement entre 2 et 12 % en poids, par rapport au poids total de la composition, la teneur totale en composé(s) pâteux hydrocarboné(s) restant comprise entre 5 et 35 % en poids, de préférence entre 7 et 25 % en poids, par rapport au poids total de la composition. TRIGLYCERIDES Comme indiqué précédemment, la composition comprend au moins un triglycéride choisi parmi le triglycéride d’acide caprylique, le triglycéride d’acide caprique, le triglycéride d’acide caprylique/caprique (plus particulièrement un triglycéride d’un mélange d’acides caprylique et caprique), ou leurs mélanges. Ces triglycérides sont liquides à température ambiante (20°C) et pression atmosphérique (1,013.10 5 Pa). De préférence, la composition comprend au moins un triglycéride d’acide caprylique/caprique (nom INCI : CAPRYLIC/CAPRIC TRIGLYCERIDE). Ce produit est notamment commercialisé par les société Musim Mas, KLK Oleo, Stearineries Dubois. De plus, la teneur en triglycéride(s) est d’au moins 15 % en poids, par rapport au poids total de la composition. Avantageusement, la teneur en triglycéride(s) varie de 15 à 35 % en poids, par rapport au poids total de la composition, de préférence de 16 à 30 % en poids, par rapport au poids total de la composition. HUILES NON VOLATILES HYDROCARBONEES La composition selon l’invention comprend également au moins une huile non volatile hydrocarbonée, différente du ou des triglycérides précités. Selon un mode de réalisation avantageux de la présente invention, la teneur en huile(s) non volatile(s) hydrocarbonée(s), différente du ou des triglycérides précités, varie plus particulièrement de 5 à 75 % en poids, par rapport au poids total de la composition, de préférence de 10 à 65 % en poids, par rapport au poids total de la composition. Il est rappelé que par huile non volatile hydrocarbonée, on entend un composé se présentant sous une forme liquide à température ambiante (20°C) et pression atmosphérique (1,013.10 5 Pa). Par « huile non volatile », on désigne des composés liquides à 20°C et pression atmosphérique (1,013.10 5 Pa), dont la pression de vapeur à 20°C est non nulle et inférieure à 2,66 Pa, plus particulièrement inférieure à 0,13 Pa. A titre d’exemple, la pression de vapeur peut être mesurée selon la méthode statique ou par la méthode d’effusion par thermogravimétrie isothermique, selon la pression de vapeur (norme OCDE 104). Par « huile hydrocarbonée», on entend une huile formée essentiellement, voire constituée, d’atomes de carbone et d’hydrogène, et comprenant également au moins un atome d'oxygène, éventuellement d'azote. Ces huiles sont donc distinctes des huiles siliconées, qui elles, contiennent au moins un atome de silicium, et notamment un ou plusieurs groupes Si-O. Selon la présente invention, les huiles non volatiles hydrocarbonées, différentes du ou des triglycérides précités, sont plus particulièrement choisies parmi le squalane végétal, le composé C15-19 ALKANE (nom INCI), les huiles végétales à l’exception de l’huile de ricin, les alcools en C 10 -C 26 , les huiles hydrocarbonées non volatiles de type ester différentes du/des triglycéride(s) précité(s) et comprenant au moins 10 atomes de carbone, le dicaprylylether, le di caprylylcarbonate, ainsi que leurs mélanges. De préférence, la ou les huiles non volatiles hydrocarbonées, différentes du/des triglycérides précités, sont plus particulièrement choisies parmi les huiles végétales à l’exception de l’huile de ricin, et éventuellement les huiles hydrocarbonées non volatiles différentes du/des triglycéride(s) précité(s) et comprenant au moins 10 atomes de carbone, le squalane végétal, le composé C15-19 ALKANE (nom INCI), ainsi que leurs mélanges. Huile de ricin En ce qui concerne l’huile de ricin, si la composition en comprend, alors sa teneur ne dépasse pas 5% en poids, de préférence ne dépasse pas 2 % en poids, plus particulièrement ne dépasse pas 1 % en poids par rapport au poids total de la composition. Conformément à un mode de réalisation encore plus avantageux, la teneur en huile de ricin, si une telle huile est présente dans la composition, ne dépasse pas 0,5 % en poids, notamment ne dépasse pas 0,1 % en poids, par rapport au poids total de la composition. De préférence, la composition est dépourvue d’huile de ricin Huiles végétales Parmi la ou les huiles végétales convenables à la réalisation de la présente invention, à l’exception de l’huile de ricin, on peut citer l’huile d’olive, l’huile de coco, huile de noix de coco, l’huile de coprah, l’huile de jojoba, l’huile de ximénia, l’huile de roucou, l’huile de pracaxi, l’huile de graine de coriandre, l’huile de macadamia, l’huile de passiflore, l’huile d’argan, l’huile de sésame, l’huile de tournesol, l’huile de pépins de raisin, l’huile d’avocat, l’huile de rosa canina, l’huile de noyau d’abricot, l’huile de lin, l’huile d’amande douce, l’huile de graine de coton, l’huile de soja, l’huile de colza, l’huile d’arachide, l’huile de kaya, l’huile de Marula, l’huile de Camélina, l’huile de germe de blé, l’huile de maïs, l’huile de germe de maïs, l’huile de son de riz, l’huile de luzerne, l’huile de pavot, l’huile de potimarron, l’huile de courge, l’huile de noisette, l’huile de cassis, l’huile d'onagre, l’huile de millet, l’huile d'orge, l’huile de quinoa, l’huile de seigle, l’huile de carthame, l’huile de bancoulier, l’huile de limnanthes, l’huile de cumin noir, l’huile de buriti, l’huile noix de Santal, l’huile de Babassu, la fraction liquide du beurre de karité, et la fraction liquide du beurre de cacao, ainsi que leurs mélanges. De préférence, la ou les huiles végétales sont choisies parmi l’huile d’olive, l’huile de noix de coco, l’huile de jojoba, l’huile de ximénia, l’huile de macadamia, l’huile de sésame, l’huile de tournesol, l’huile de pépins de raisin, l’huile d’avocat, l’huile de noyau d’abricot, l’huile de lin, l’huile d’amande douce, l’huile de graine de coton, l’huile de soja, l’huile de colza, l’huile d’arachide, l’huile de germe de blé, l’huile de germe de maïs, l’huile de son de riz, l’huile de luzerne, l’huile de carthame, l’huile de limnanthe, la fraction liquide du beurre de karité, et la fraction liquide du beurre de cacao, ainsi que leurs mélanges. Plus particulièrement, si la composition en comprend, la teneur en huile(s) végétale(s), à l’exception de l’huile de ricin, varie de 5 à 65 % en poids, par rapport au poids total de la composition, de préférence de 10 à 55 % en poids, par rapport au poids total de la composition. Alcools gras en C 10 -C 26 Parmi les alcools gras, saturés, insaturés, linéaires ou ramifiés, en C 10 -C 26 , de préférence des mono-alcools, on peut citer l’alcool laurique, l’alcool isostéarylique, l’alcool oléique, le 2-butyloctanol, le 2-undécyl pentadécanol, l’alcool 2-hexyldécylique, l’alcool isocétylique, l’octyldodécanol et leurs mélanges. Il est à noter que si la composition comprend au moins un alcool en C 10 -C 26 , leur teneur est de préférence comprise entre 1 et 7 % en poids, par rapport au poids total de la composition. Huiles hydrocarbonée s esters non volatiles En ce qui concerne les huiles hydrocarbonées non volatiles de type ester, différentes du/des triglycéride(s) précité(s), on peut citer : - les esters hydrocarbonés aliphatiques linéaires de formule RCOOR’ dans laquelle RCOO représente un reste d’acide carboxylique comportant de 2 à 40 atomes de carbone, et R’ représente une chaîne hydrocarbonée contenant de 1 à 40 atomes de carbone, les esters hydrocarbonés aliphatiques d’alkylène glycol, en particulier l’éthylène glycol ou propylène glycol ; le nombre total d’atomes de carbone étant avantageusement d’au moins 10. A titre d’exemple de tels esters, on peut citer notamment l’octanoate de cétostéaryle le myristate d’isopropyle, le palmitate d’isopropyle, le stéarate ou l'isostéarate d'isopropyle, le palmitate d'éthyle, le palmitate de 2-éthyl-hexyle, l'isostéarate d'isostéaryle, le stéarate d'octyle, l’heptanoate d’isostéaryle, les octanoates, décanoates ou ricinoléates d'alcools ou de polyalcools comme le dioctanoate de propylène glycol, l'octanoate de cétyle, l'octanoate de tridécyle, le palmitate d'éthyle 2-hexyle, le benzoate d'alkyle, le diheptanoate de polyéthylène glycol, le diétyl 2-d'hexanoate de propylèneglycol et leurs mélanges, le laurate d’hexyle, les esters de l'acide néopentanoïque comme le néopentanoate d'isodécyle, le néopentanoate d'isotridécyle, le néopentanoate d'isostéaryle, le néopentanoate d’octyl-2-docécyle , les esters de l'acide isononanoïque comme l’isononanoate d’isononyle, l’isononanoate d’isotridécyle, l'isononanoate d'octyle, l'érucate d'oléyle; l’isopropyl sarcosinate de lauroyle, le sébaçate de diisopropyle , isocétyl stéarate, isodécyl néopentanoate, l’isostéaryl béhénate, le myristyl myristate ; - les esters hydroxylés tels que le triisostéarate de polyglycérol-2 ; - les esters aromatiques tels que le tridécyl trimellitate, le benzoate d’alcools en C 12 -C 15 , le 2-phenyl ethyl ester de l’acide benzoique, le butyl octyl salicylate ; - les esters d’acides gras linéaires ayant un nombre total de carbone allant de 35 à 70 comme le tétrapélargonate de pentaérythrityle ; - les esters d’alcool gras ou d’acides gras ramifiés en C 24 -C 28 tels que le citrate de triisoarachidyle, le tétraisononanoate de pentaérythrityle, le triisostéarate de glycéryle, le tri décyl-2 tétradécanoate de glycéryle, le tétraisostéarate de pentaérythrityle, le tétraisostéarate de polyglycéryle-2 ou encore le tétradécyl-2 tétradécanoate de pentaérythrityle ; - les polyesters obtenus par condensation de dimère et/ou trimère d’acide gras insaturé et de diol tels que ceux de nom INCI DILINOLEIC ACID / BUTANEDIOL COPOLYMER, DILINOLEIC ACID / PROPANEDIOL COPOLYMER ; les polyesters obtenus par condensation de dimère d’acide gras et de dimer diol comme le produit de nom INCI DIMER DILINOLEYL DIMER DILINOLEATE ; - leurs mélanges. COMPOSES LIQUIDES ADDITIONNELS La composition selon l’invention peut éventuellement comprendre au moins une huile additionnelle, non volatile ou volatile, hydrocarbonée ou siliconée, différente des huiles hydrocarbonées non volatiles et du ou des triglycérides précédemment décrits. Par « huile volatile » on désigne une huile ayant une pression de vapeur non nulle, à température ambiante et pression atmosphérique, allant en particulier de 2,66 Pa à 40 000 Pa, en particulier allant à 13 000 Pa, et plus particulièrement allant à 1300 Pa. De préférence, la composition selon l’invention comprend des teneurs limitées en huiles volatiles ou non volatiles siliconées, ainsi qu’en huiles hydrocarbonées apolaires (en d’autres termes ne comprenant que des atomes de carbone et d’hydrogène), volatiles ou non volatiles, issues en particulier de la transformation du pétrole. A titre d’huiles siliconées, volatiles ou non, on peut citer à titre d’exemples, les silicones volatiles linéaires ou cycliques, les polydimethylsiloxanes (nom INCI DIMETHICONE), les silicones phénylées. A titre d’exemples d’huiles hydrocarbonées apolaires, on peut citer notamment les huiles volatiles hydrocarbonées apolaires, linéaires ou ramifiées ayant de 8 à 16 atomes de carbone et leurs mélanges, les poly(iso)butènes, hydrogénés ou non, les polydécènes, hydrogénés ou non, les huiles de paraffine, ainsi que leurs mélanges. Plus particulièrement, si la composition en comprend, la teneur en huile(s) siliconée(s) et en huile(s) hydrocarbonée(s) apolaire(s) issue(s) de la transformation du pétrole est inférieure ou égale à 7 % en poids, plus particulièrement inférieure à 5% en poids, par rapport au poids total de la composition. Conformément à un mode de réalisation avantageux de l’invention, la teneur en huile(s) siliconée(s) et en huile(s) hydrocarbonée(s) apolaire(s) issue(s) de la transformation du pétrole est inférieure ou égale à 2 % en poids, plus particulièrement inférieure à 1 % en poids, par rapport au poids total de la composition, et de préférence la composition en est dépourvue. MATIERES COLORANTES Selon un mode particulier de l’invention, la composition comprend au moins une matière colorante, synthétique, naturelle ou d’origine naturelle. La matière colorante peut être choisi parmi les pigments enrobés ou non enrobés, les colorants liposolubles, et leurs mélanges Pigments On entend par « pigments » des particules blanches ou colorées, minérales ou organiques, insolubles dans un milieu aqueux, destinées à colorer et/ou opacifier la composition et/ou le dépôt résultant. Selon un mode de réalisation particulier, les pigments utilisés selon l’invention sont choisis parmi les pigments minéraux. Par « pigment minéral », on entend tout pigment qui répond à la définition de l’encyclopédie Ullmann dans le chapitre pigment inorganique. On peut citer, parmi les pigments minéraux utiles dans la présente invention, les oxydes de zirconium ou de cérium, ainsi que les oxydes de zinc, de fer (noir, jaune ou rouge) ou de chrome, le violet de manganèse, le bleu outremer, l’hydrate de chrome et le bleu ferrique, le dioxyde de titane, les poudres métalliques comme la poudre d’aluminium et la poudre de cuivre. Les pigments minéraux suivants peuvent aussi être utilisés : Ta 2 O 5 , Ti 3 O 5 , Ti 2 O 3 , TiO, ZrO 2 en mélange avec TiO 2 , ZrO 2 , Nb 2 O 5 , CeO 2 , ZnS. La taille du pigment utile dans le cadre de la présente invention est en général supérieure à 100 nm et peut aller jusqu’à 10 μm, de préférence de 200 nm à 5 μm, et plus préférentiellement de 300 nm à 1 μm. Selon une forme particulière de l’invention, les pigments présentent une taille caractérisée par un D[50] supérieur à 100 nm et pouvant aller jusqu’à 10 μm, de préférence de 200 nm à 5μm, et plus préférentiellement de 300 nm à 1 μm. Les tailles sont mesurées par diffusion statique de la lumière au moyen d’un granulomètre commercial de type MasterSizer 3000® de chez Malvern, permettant d’appréhender la répartition granulométrique de l’ensemble des particules sur une large gamme pouvant aller de 0,01 µm à 1000 µm. Les données sont traitées sur la base de la théorie classique de diffusion de Mie. Cette théorie est la plus adaptée pour des distributions de taille allant du submicronique au multi-micronique, elle permet de déterminer un diamètre « effectif » de particules. Cette théorie est notamment décrite dans l’ouvrage de Van de Hulst, H.C., « Light Scattering by Small Particles », Chapitres 9 et 10, Wiley, New York, 1957.D[50] représente la taille maximale que présente 50 % en volume les particules. Dans le cadre de la présente invention, les pigments minéraux sont plus particulièrement l’oxyde de fer et/ou le dioxyde de titane. A titre d’exemple, on peut citer plus particulièrement les dioxydes de titane et oxyde de fer, enrobés de stéaroyl glutamate d’aluminium, par exemple commercialisé sous la référence NAI® par la société MIYOSHI KASEI. Comme pigments minéraux utilisables dans l’invention, on peut également citer les nacres. Par « nacres », il faut comprendre des particules colorées de toute forme, irisées ou non, notamment, produites par certains mollusques dans leur coquille ou bien synthétisées et qui présentent un effet de couleur par interférence optique. Les nacres peuvent être choisies parmi les pigments nacrés, tels que le mica titane recouvert avec un oxyde de fer, le mica titane recouvert avec de l’oxychlorure de bismuth, le mica titane recouvert avec de l’oxyde de chrome, le mica titane recouvert avec un colorant organique, ainsi que les pigments nacrés à base d’oxychlorure de bismuth. Il peut également s’agir de particules de mica à la surface desquelles sont superposées au moins deux couches successives d’oxydes métalliques et/ou de matières colorantes organiques. On peut également citer, à titre d’exemple de nacres, le mica naturel recouvert d’oxyde de titane, d’oxyde de fer, de pigment naturel ou d’oxychlorure de bismuth. Les nacres peuvent plus particulièrement posséder une couleur ou un reflet jaune, rose, rouge, bronze, orangé, brun, or et/ou cuivré. Parmi les pigments utilisables selon l’invention, on peut également citer ceux à effet optique différent d’un simple effet de teinte conventionnel, c'est-à-dire unifié et stabilisé tel que produit par les matières colorantes classiques, comme, par exemple, les pigments monochromatiques. Au sens de l’invention, « stabilisé » signifie dénué d’effet de variabilité de la couleur avec l’angle d’observation ou encore en réponse à un changement de température. Par exemple, ce matériau peut être choisi parmi les particules à reflet métallique, les agents de coloration goniochromatiques, les pigments diffractants, les agents thermochromes, les agents azurants optiques, ainsi que les fibres, notamment, interférentielles. Bien entendu, ces différents matériaux peuvent être associés de manière à procurer la manifestation simultanée de deux effets, voire d’un nouvel effet conforme à l’invention. Selon un mode particulier, la composition selon l’invention comprend au moins un pigment non enrobé. Selon un autre mode particulier, la composition selon l’invention comprend au moins un pigment enrobé par au moins un composé lipophile ou hydrophobe. Ce type de pigment est particulièrement avantageux. Dans la mesure où ils sont traités par un composé hydrophobe, ils manifestent une affinité prépondérante pour une phase huileuse qui peut alors les véhiculer. L’enrobage peut aussi comprendre au moins un composé additionnel non lipophile. Au sens de l’invention, « l’enrobage » d’un pigment selon l’invention désigne de manière générale le traitement en surface total ou partiel du pigment par un agent de surface, absorbé, adsorbé ou greffé sur ledit pigment. Les pigments traités en surface peuvent être préparés selon des techniques de traitement de surface de nature chimique, électronique, mécano-chimique ou mécanique bien connues de l’homme de l’art. On peut également utiliser des produits commerciaux. L’agent de surface peut être absorbé, adsorbé ou greffé sur les pigments par évaporation de solvant, réaction chimique et création d’une liaison covalente. Selon une variante, le traitement de surface consiste en un enrobage des pigments. L’enrobage peut représenter de 0,1 % à 20 % en poids, et en particulier de 0,5 % à 5 % en poids, du poids total du pigment enrobé. L’enrobage peut être réalisé par exemple par adsorption d’un agent de surface liquide à la surface des particules solides par simple mélange sous agitation des particules et dudit agent de surface, éventuellement à chaud, préalablement à l’incorporation des particules dans les autres ingrédients de la composition de maquillage ou de soin. L’enrobage peut être réalisé par exemple par réaction chimique d’un agent de surface avec la surface des particules solides de pigment et création d’une liaison covalente entre l’agent de surface et les particules. Cette méthode est notamment décrite dans le brevet US 4,578,266. Le traitement de surface chimique peut consister à diluer l’agent de surface dans un solvant volatile, à disperser les pigments dans ce mélange, puis à évaporer lentement le solvant volatile, de manière à ce que l’agent de surface se dépose à la surface des pigments. Selon un mode de réalisation particulier de l’invention, les pigments peuvent être enrobés selon l’invention par au moins un composé choisi parmi les agents de surface siliconés ; les agents de surface fluorés ; les agents de surface fluoro-siliconés ; les savons métalliques ; les acides aminés N-acylés ou leurs sels ; la lécithine et ses dérivés ; le trisostéaryle titanate d’isopropyle ; le sébaçate d’isostéaryle ; les cires naturelles végétales ou animales ; les cires synthétiques polaires ; les esters gras ; les phospholipides ; et leurs mélanges. Selon un mode de réalisation particulier de l’invention, les pigments peuvent être enrobés par un composé hydrophile. Selon un mode particulier, la matière colorante est un pigment organique, synthétique, naturel ou d’origine naturelle. Par « pigment organique », on entend tout pigment qui répond à la définition de l’encyclopédie Ullmann dans le chapitre pigment organique. Le pigment organique peut notamment être choisi parmi les composés nitroso, nitro, azo, xanthène, quinoléine, anthraquinone, phtalocyanine, de type complexe métallique, isoindolinone, isoindoline, quinacridone, périnone, pérylène, dicétopyrrolopyrrole, thioindigo, dioxazine, triphénylméthane, quinophtalone. Le ou les pigments organiques peuvent être choisis par exemple parmi le carmin, le noir de carbone, le noir d’aniline, la mélanine, le jaune azo, la quinacridone, le bleu de phtalocyanine, le rouge sorgho, les pigments bleus codifiés dans le Color Index sous les références CI 42090, 69800, 69825, 73000, 74100, 74160, les pigments jaunes codifiés dans le Color Index sous les références CI 11680, 11710, 15985, 19140, 20040, 21100, 21108, 47000, 47005, les pigments verts codifiés dans le Color Index sous les références CI 61565, 61570, 74260, les pigments oranges codifiés dans le Color Index sous les références CI 11725, 15510, 45370, 71105, les pigments rouges codifiés dans le Color Index sous les références CI 12085, 12120, 12370, 12420, 12490, 14700, 15525, 15580, 15620, 15630, 15800, 15850, 15865, 15880, 17200, 26100, 45380, 45410, 58000, 73360, 73915, 75470, et les pigments obtenus par polymérisation oxydante de dérivés indoliques, phénoliques tels qu’ils sont décrits dans le brevet FR 2 679 771. Les pigments peuvent aussi être sous forme de pigments composites tels qu’ils sont décrits dans le brevet EP 1 184 426. Ces pigments composites peuvent être composés notamment de particules comportant un noyau inorganique recouvert au moins partiellement d’un pigment organique et au moins un liant assurant la fixation des pigments organiques sur le noyau. Le pigment peut aussi être une laque. Par laque, on entend les colorants insolubilisés adsorbés sur des particules insolubles, l’ensemble ainsi obtenu restant insoluble lors de l’utilisation. Les substrats inorganiques sur lesquels sont adsorbés les colorants sont par exemple l’alumine, la silice, le borosilicate de calcium et de sodium ou le borosilicate de calcium et d’aluminium, et l’aluminium. Parmi les colorants organiques, on peut citer le carmin de cochenille. On peut également citer les produits connus sous les dénominations suivantes : D&C Red 21 (CI 45 380), D&C Orange 5 (CI 45 370), D&C Red 27 (CI 45 410), D&C Orange 10 (CI 45 425), D&C Red 3 (CI 45 430), D&C Red 4 (CI 15 510), D&C Red 33 (CI 17 200), D&C Yellow 5 (CI 19 140), D&C Yellow 6 (CI 15 985), D&C Green (CI 61 570), D&C Yellow 1 O (CI 77 002), D&C Green 3 (CI 42 053), D&C Blue 1 (CI 42 090). A titre d’exemples de laques, on peut citer le produit connu sous la dénomination D&C Red 7 (CI 15 850 :1). Colorants liposolubles Par «colorant liposoluble », au sens de l’invention, on entend tout composé généralement organique, naturel ou synthétique, soluble dans une phase huileuse ou les solvants miscibles à la phase huileuse et apte à colorer. A titre de colorants liposolubles convenant à l’invention peuvent notamment être cités les colorants liposolubles tels que par exemple, le DC Red 17, le DC Red 21, le DC Red 27, le DC Green 6, le DC Yellow 11, le DC Violet 2, le DC Orange 5, le rouge de Soudan, le brun de Soudan. A titre illustratif colorants liposolubles naturels, on peut particulièrement citer, les carotènes comme β-carotène, α-carotène, le lycopène ; le jaune quinoléique; les xanthophylles comme l’astaxanthine, l’anthéraxanthine, la citranaxanthine, la cryptoxanthine, la canthaxanthine, la diatomoxanthine la flavoxanthine, la fucoxanthine, la lutéine, la rhodoxanthine la rubixanthine, la siphonaxanthine, la violaxanthine, la zéaxanthine ; le rocou ; le curcumin ; la quinizarine (Ceres Green BB, D&C Green No. 6, CI 61565, 1,4-Di-p-Toluidinoanthraquinone, Green No. 202, Quinzaine Green SS) et les chlorophylles. Selon un mode de réalisation préféré de l’invention, la composition comprend de 0,01 à 20 % en poids, notamment de 1 à 15 % en poids, et encore plus particulièrement de 2 à 13 % en poids de matière(s) colorante(s), par rapport au poids total de la composition. La composition peut également être dépourvue de matière(s) colorante(s). ADJUVANTS OPTIONNELS Dans le cadre de la présente invention, la composition peut en outre contenir au moins un adjuvant optionnel choisi parmi ceux habituellement utilisés dans le domaine cosmétique, en particulier pour des compositions de maquillage et/ou de soin de la peau et des lèvres. A titre d’exemples, on peut citer des agents épaississant lipophiles comme les silices, les gélifiants organiques (organogélateurs), les argiles ; des charges ; des conservateurs ; des antioxydants ; des agents complexants ; des solvants ; des parfums ; etc. Ces adjuvants ainsi que leurs concentrations doivent être tels qu’ils ne modifient pas la propriété recherchée pour la composition de l'invention. La composition selon l’invention peut éventuellement comprendre de l’eau à une teneur ne dépassant pas 5% en poids, de préférence ne dépassant pas 2 % en poids, par rapport au poids total de la composition. Encore plus avantageusement, la teneur en eau, si la composition en comprend, ne dépasse pas 1 % en poids, notamment ne dépasse pas 0,5 % en poids, et encore plus particulièrement ne dépasse pas 0.2 % en poids, par rapport au poids total de la composition. L’invention est illustrée plus en détail par les exemples présentés ci-après. Sauf indication contraire, les quantités indiquées sont exprimées en pourcentage massique de matières premières. Les exemples qui suivent sont présentés à titre illustratif et non limitatif de l’invention. Exemples Exemple s 1 On prépare les compositions suivantes, dont la liste des ingrédients et les teneurs sont rassemblées dans le tableau ci-dessous : Ingrédients Composition 1 invention Composition 2 comparative LIMNANTHES ALBA (MEADOWFOAM) SEED OIL (Fancor meadowfoam seed oil, commercialisé par la société Elementis) 15 - OLEA EUROPAEA (OLIVE) FRUIT OIL (REFINED ORGANIC OLIVE OIL, commercialisée par AARHUSKARLSHAMN) 15 - CAPRYLIC/CAPRIC TRIGLYCERIDE (MASESTER E7000 Medium Chain Triglycerides, commercialisé par la société MUSIM MAS) 26 26 RICINUS COMMUNIS SEED OIL(PHARMACEUTICAL CASTOR OIL E.P, commercialisé par la société Olvea) - 30 HELIANTHUS ANNUUS (SUNFLOWER) SEED WAX (SUNFLOWER WAX DOUBLE REFINED, commercialisé par la société Koster Keunen) 4 4 EUPHORBIA CERIFERA (CANDELILLA) WAX (820 LIGHT SPECIAL CANDELILLA REAL, commercialisé par la société Multiceras) 4 4 ORYZA SATIVA (RICE) BRAN WAX (NC 1720, commercialisé par la société CERA RICA NODA) 6 6 BIS-DIGLYCERYL POLYACYLADIPATE-2 (Softisan 649, commercialisé par la société CREMER OLEO 20 20 Red 7 3,7 3,7 Red 28 Lake 3,4 3,4 Iron oxide 2,5 2,5 Titanium dioxide 0,4 0,4 Procédé de préparation 1. Broyer les pigments dans la partie d’huile(s) nécessaire à une bonne dispersion au moyen d’un broyeur tricylindre ou broyeur à billes. 2. Dans un récipient adapté, chauffer à 98°C les cires et le reste des huiles de manière à obtenir un mélange homogène. 3. Ajouter les pigments au mélange de la première étape, sous agitation. 4. On ajoute ensuite le pâteux à 98°C sous agitation. 5. Une fois le mélange bien homogénéisé, on garde la préparation à température ambiante pour un coulage 24 heures plus tard. 6. Après 24 heures, on remet en chauffe à 98°C la formule et on coule la composition dans des moules préchauffés à 42°C. 7. On attend que la surface fige et on arase. 8. On place les moules à -25°C jusqu’à ce que le moule remonte à une température de 4°C. 9. On démoule les bâtons. Evaluation des compositions Composition 1 invention Composition 2 comparative Dureté 142 Nm -1 176 Nm -1 Aspect du raisin (après fabrication) Homogène, satiné Homogène, satiné Application Bon glissant, dépôt crémeux, et confortable avec une bonne couvrance. Dépôt, non collant qui ne migre pas et a une bonne tenue Bâton plus dur, avec un glissant acceptable, mais qui dépose moins. Dépôt plus fin, moins confortable (moins occlusif, moins crémeux) avec une couvrance plus faible. Le dépôt n’est pas collant, ne migre pas et a une bonne tenue Stabilité Le raisin est homogène, sa forme n’a pas changé, ni son odeur ou sa couleur. Absence d’exsudation à toutes les températures 4°C, 20°C et 45°C à 1 semaine, 1 mois et 2 mois, en position droite et en position inversée. Rien à signaler excepté l’apparition de gouttelette(s) d’exsudation d’huile sur le biseau du raisin, dès 1 semaine de stockage à 45°C en position inversée. Ce phénomène est toujours observé après 1 et 2 mois de stockage dans cette position. Exemple s 2 On prépare les compositions suivantes, dont la liste des ingrédients et les teneurs sont rassemblées dans le tableau ci-dessous : ingrédients Composition 3 invention Composition 4 comparative LIMNANTHES ALBA (MEADOWFOAM) SEED OIL (Fancor meadowfoam seed oil, commercialisé par la société Elementis) 15 - OLEA EUROPAEA (OLIVE) FRUIT OIL (REFINED ORGANIC OLIVE OIL, commercialisée par AARHUSKARLSHAMN) 15 - CAPRYLIC/CAPRIC TRIGLYCERIDE (MASESTER E7000 Medium Chain Triglycerides, commercialisé par la société MUSIM MAS) 32 32 RICINUS COMMUNIS SEED OIL (PHARMACEUTICAL CASTOR OIL E.P, commercialisé par la société Olvea) - 30 HELIANTHUS ANNUUS (SUNFLOWER) SEED WAX (SUNFLOWER WAX DOUBLE REFINED, commercialisé par la société Koster Keunen) 4 4 EUPHORBIA CERIFERA (CANDELILLA) WAX (820 LIGHT SPECIAL CANDELILLA REAL, commercialisé par la société Multiceras) 4 4 ORYZA SATIVA (RICE) BRAN WAX (NC 1720, commercialisé par la société CERA RICA NODA) 6 6 HYDROGENATED CASTOR OIL DIMER DILINOLEATE (Risocast DA-L, commercialisé par la société KOKYU ALCOHOL KOGYO) 14 14 Red 7 3,7 3,7 Red 28 Lake 3,4 3,4 Iron oxide 2,5 2,5 Titanium dioxide 0,4 0,4 Procédé de préparation 1. Broyer les pigments dans la partie d’huile(s) nécessaire à une bonne dispersion au moyen d’un broyeur tricylindre ou broyeur à billes. 2. Dans un récipient adapté, chauffer à 98°C les cires et le reste des huiles de manière à obtenir un mélange homogène. 3. Ajouter les pigments au mélange de la première étape, sous agitation. 4. On ajoute ensuite le pâteux à 98°C sous agitation. 5. Une fois le mélange bien homogénéisé, on garde la préparation à température ambiante pour un coulage 24heures plus tard. 6. Après 24 heures, on remet en chauffe à 98°C la formule et on coule la composition dans des moules préchauffés à 42°C. 7. On attend que la surface fige et on arase. 8. On place les moules à -25°C jusqu’à ce que le moule remonte à une température de 4°C. 9. On démoule les bâtons. Evaluation des compositions Composition 3 invention Composition 4 comparative Dureté 128 Nm -1 167 Nm -1 Aspect du raisin (après fabrication) Homogène, satiné Homogène, satiné Application Bon glissant, dépôt crémeux, et confortable avec une bonne couvrance. Dépôt, non collant qui ne migre pas et a une bonne tenue Bâton plus dur, avec un glissant acceptable, mais qui dépose moins. Dépôt plus fin, moins confortable (moins occlusif, moins crémeux) avec une couvrance plus faible. Le dépôt n’est pas collant, ne migre pas et a une bonne tenue Stabilité Le raisin est homogène, sa forme n’a pas changé, ni son odeur ou sa couleur. Absence d’exsudation à toutes les températures 4°C, 20°C et 45°C à 1 semaine, 1 mois et 2 mois, en position droite et en position inversée. Rien à signaler excepté l’apparition de gouttelette(s) d’exsudation d’huile sur le biseau du raisin, dès 1 semaine de stockage à 45°C en position inversée. Ce phénomène est toujours observé après 1 et 2 mois de stockage dans cette position Composition solide de maquillage et/ou de soin de la peau et/ou des lèvres, sous forme de bâton, comprenant : - au moins un système cireux comprenant : * au moins 3 % en poids, par rapport au poids total de la composition, en au moins une première cire polaire hydrocarbonée choisie parmi les cires végétales ou les huiles végétales hydrogénées, dont la température de fusion est de plus de 72,5°C; ….- au moins une deuxième cire polaire hydrocarbonée choisie parmi les cires végétales ou les huiles végétales hydrogénées, dont la température de fusion est comprise entre 40 et 72,5°C, - au moins 15 % en poids, par rapport au poids total de la composition, d’au moins un triglycéride choisi parmi les triglycérides d’acide caprylique, d’acide caprique, d’acide caprylique/caprique, ou leurs mélanges, et de préférence le composé CAPRYLIC/CAPRIC TRIGLYCERIDE, - au moins une huile non volatile hydrocarbonée, différente du ou des triglycéride(s) précités, - éventuellement de l’huile de ricin, à une teneur ne dépassant pas 5 % en poids, par rapport au poids total de la composition, - éventuellement au plus 15 % en poids, par rapport au poids de la composition, d’au moins un composé solide à température ambiante choisi parmi les polyesters obtenus à partir d’un dimère d'acide, ledit acide étant insaturé et comprenant de 16 à 24 atomes de carbone, et d’au moins un alcool ou polyol, - la composition ne comprenant pas de cire hydrocarbonée apolaire ou présentant une teneur en cire(s) hydrocarbonée(s) apolaire(s) inférieure à 2 % en poids, de préférence inférieure à 1 % en poids, encore plus particulièrement inférieure à 0,5 % en poids, par rapport au poids total de la composition. Composition selon la revendication précédente, caractérisée en ce que la première cire est choisie parmi la cire de tournesol, la cire de carnauba, la cire de son de riz, la cire d’Ouricury, la cire de canne à sucre, l'huile de tournesol hydrogénée, l’huile de ricin hydrogénée ainsi que leurs mélanges ; et de préférence, la cire de tournesol, la cire de son de riz et leurs mélanges, la composition comprenant au moins de la cire de tournesol. Composition selon l’une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la teneur en première cire varie de 3 à 13 % en poids, par rapport au poids total de la composition, de préférence de 3,5 à 11 % en poids, par rapport au poids total de la composition. Composition selon l’une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la deuxième cire est choisie parmi la cire de candelilla, la cire de vernis du Japon (RHUS VERNICIFLUA PEEL WAX), la cire de sumac, la cire de montan, la cire d’Orange, la cire de Citron, la cire de macadamia, la cire de cameline hydrogénée, l'huile de jojoba hydrogénée, l'huile de tournesol hydrogénée, l’huile d’olive hydrogénée, l’huile de colza hydrogénée, l’huile de soja hydrogénée, ainsi que leurs mélanges ; de préférence, la composition comprend au moins de la cire de candelilla. Composition selon l’une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la teneur en deuxième cire varie de 3 à 8 % en poids, par rapport au poids total de la composition, de préférence de 3,5 à 7 % en poids, par rapport au poids total de la composition. Composition selon l’une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le rapport pondéral première(s) cire(s) / deuxième(s) cire(s) est d’au moins 0,8, de préférence d’au moins 1, et plus particulièrement compris entre 0,8 et 10. Composition selon l’une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la teneur en triglycéride(s) varie de 15 à 35 % en poids, par rapport au poids total de la composition, de préférence de 16 à 30 % en poids, par rapport au poids total de la composition. Composition selon l’une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la ou les huiles non volatiles hydrocarbonées, différente(s) du ou des triglycéride(s) précités, sont choisies parmi le squalane végétal, le composé C15-19 ALKANE, les huiles végétales à l’exception de l’huile de ricin, les alcools en C 10 -C 26 , les huiles hydrocarbonées non volatiles de type ester différentes du/des triglycéride(s) précité(s) et comprenant au moins 10 atomes de carbone, le dicaprylylether, le di caprylylcarbonate, ainsi que leurs mélanges ; de préférence parmi les huiles végétales à l’exception de l’huile de ricin. Composition selon l’une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la teneur en huile(s) non volatile(s) hydrocarbonée(s), différente(s) du ou des triglycéride(s) précités, varie de 5 à 75 % en poids, de préférence de 10 à 65 % en poids, par rapport au poids total de la composition. Composition selon l’une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la teneur en huile de ricin est inférieure à 2 % en poids, plus particulièrement inférieure à 1 % en poids, avantageusement inférieure à 0,5 % en poids, par rapport au poids total de la composition, et de préférence la composition en est dépourvue. Composition selon l’une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu’elle peut éventuellement comprendre au moins une cire hydrocarbonée apolaire, à une teneur ne dépassant pas 2 % en poids, de préférence ne dépassant pas 1 % en poids, avantageusement ne dépassant pas 0,5 % en poids, par rapport au poids total de la composition. Composition selon l’une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la teneur totale en cires polaires varie 6 et 25 % en poids, de préférence entre 6 et 16 % en poids, par rapport au poids total de la composition. Composition selon l’une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu’elle comprend éventuellement au moins un composé pâteux hydrocarboné, choisi parmi les beurres végétaux, les huiles végétales partiellement ou totalement hydrogénées, les esters issus de la condensation d’un diacide carboxylique linéaire ou ramifié en C 6 -C 10 et d’ester de diglycérol et de monoacides carboxyliques, éventuellement hydroxylés, linéaires ou ramifiés, en C 6 -C 20 , les triglycérides d’acides gras, saturés ou non, linéaires ou ramifiés, éventuellement mono ou poly hydroxylés, en C 12 -C 18 , les esters de dimère diol ou de polyol et de dimère diacide, ainsi que leurs mélanges ; de préférence à une teneur comprise entre 5 et 35 % en poids, par rapport au poids total de la composition ; la teneur en ester(s) de dimère diol ou de polyol et de dimère diacide, si présent(s) étant comprise entre 1 et 15 % en poids, par rapport au poids total de la composition. Composition selon l’une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la matière colorante est choisie parmi les pigments. Composition selon l’une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu’elle comprend éventuellement de l’eau à une teneur ne dépassant pas 2 % en poids, de préférence ne dépassant pas 1 % en poids, avantageusement ne dépassant pas 0,5 % en poids, par rapport au poids total de la composition. Composition selon l’une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu’elle se présente sous la forme d’un bâton, présentant une dureté à 20°C et à pression atmosphérique comprise entre 70 et 200 Nm -1 , avantageusement entre 75 et 195 Nm-1, et de préférence entre 100 et 160 Nm -1 .t’ Procédé de maquillage/et/ou de soin de la peau et/ou des lèvres, consistant à appliquer la composition selon l’une quelconque des revendications précédentes.