La présente invention concerne un procédé de tirage photographique en continu par contact et une machine pour la mise en oeuvré de ce procédé. ' Les machines de tirage photographique en continu 5 par contact sont utilisées, par exemple, pour la production des copies positives de films cinématographiques en partant d'un négatif original, le négatif portant des images négatives alignées en une série sur une bande de film transparent. Dans un procédé d'utilisation d'une machine de tirage photographique 10 en continu par contact, prévue à cet effet, une bande de film photosensible et le négatif original sont acheminés en continu, en contact étroit, devant un point d'exposition, le négatif étant le plus proche de la source lumineuse. De cette façon, la matière photosensible est exposée à travers le négatif. Il 15 se forme sur la matière photosensible une série d'images latentes positives et ces dernières peuvent être ensuite développées pour former un film cinématographique positif. Habituellement, le moyen d'exposition comprend une source lumineuse contenue dans une boîte à lumière fermée, qui est percée d'une ouverture 20 à travers laquelle la lumière émise par la source lumineuse soumet la matière photosensible à l'exposition. Un axe de l'ouverture s'étend transversalement à la trajectoire des deux bandes et,.des moyens servant d'appui pour les deux films sont prévus au point d'exposition. Dans ce procédé de tirage, il 25 est important qu'il n'existe pas de mouvement relatif entre les deux bandes et que ces bandes soient en contact aussi étroit que possible pendant l'exposition. Il est également important que les effets des rayures qui peuvent être présentes sur le négatif original et sur le côté photosensible de la matière 30 photosensible soient réduits au minimum. Ces rayures peuvent diffracter la lumière d'exposition et donner lieu à des images manquant de netteté sur le film positif développé, ou bien elles peuvent se reproduire sous la forme de lignes sombres ou claires. 35 Une machine de tirage photographique en continu par contact peut être utilisée pour le tirage de reproductions autres que les films cinématographiques et, en particulier, elle peut être utilisée dans le cas où l'original est un positif et on utilise une matière photosensible positive 40 directe comme film sur lequel il s'agit d'obtenir la reproduction. 70 00684 2 2028191 Toutefois/ quels que soient l'original et le film qu'on utilise, il est important que, pendant l'exposition, l'original et le film photosensible soient en contact aussi étroit que possible, que tout déplacement relatif soit évité et que l'effet 5 des rayures portées par l'original ou par le film soit réduit au minimum. On peut prévoir une mince couche d'un liquide transparent ayant un indice de réfraction proche de celui de l'émulsion photosensible et/ou du support du film entre les 10 surfaces de contact pour combler les rayures et pour éliminer l'ombre et la diffraction que les rayures non traitées produiraient. On connaît et utilise déjà, dans le tirage en continu par contact, des liquides de contact appropriés pour cette utilisation. 15 II est préférable que l'épaisseur de la couche liquide intermédiaire comprise entre les films soit petite afin de limiter l'étalemerit de l'image et on a constaté que la réduction dé l'épaisseur de cette couche liquide intermédiaire à une très faible valeur améliore le couplage mécanique entre 20 les bandes et, par ce moyen, s'oppose aux déplacements relatifs aussi bien tangentiels que radiaux entre ces bandes. Le but de l'invention est d'apporter un procédé de tirage photographique én continu par contact, dans lequel les surfaces des bandes soient en contact étroit, avec le 25 minimum de mouvement relatif pendant l'exposition, et dans lequel l'effet des marques ou rayures soit réduit au minimum. L'invention a également pour but de réaliser une machine pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention. Selon l'invention, un procédé de tirage d'images 30 portées par une bande transparente pour former les images correspondantes sur une bande de matière de tirage photosensible, consiste à obliger ladite bande transparente et la matière de tirage à passer conjointement en contact étroit entre elles et à une vitesse sensiblement uniforme devant un point d'exposition 35 où la matière de tirage est exposée à la lumière qui traverse la bande transparente, à former une couche de liquide entre lesdites bandes pour établir un contact optique entre ces bandes, et à appliquer une pression de fluide pour presser les bandes l'une sur l'autre, cette pression de fluide étant plus ^0 grande en un point situé en amont du point d'exposition. 70 00684 3 2028191 Il est préférable que la pression de fluide soit appliquée par un liquide qui est de même nature que le liquide utilisé pour établir le contact optique entre les deux bandes, et il est préférable que le point d'exposition soit situé au-5 dessous de la surface libre de ce liquide. Lorsqu'on applique le procédé selon l'invention, les deux bandes sont en contact très étroit au point d'exposition, et le liquide de contact compris entre ces bandes présente l'épaisseur minimale. L'effet de l'application de la 10 pression maximale sur les bandes avant qu'elles n'atteignent le point d'exposition est d'expulser la majeure partie du liquide de contact d'entre les deux bandes pour former une couche intermédiaire de liquide de l'épaisseur minimale. Si une couche intermédiaire de liquide relativement épaisse est présente 15 entre les deux bandes au moment où ces dernières passent sous le point d'exposition, cette couche empêche les deux bandes d'entrer en contact étroit et donne lieu à des conditions qui favorisent le déplacement relatif entre les bandes par réduction du frottement entre ces bandes. 20 Dans une forme particulière de réalisation qui met en oeuvre le procédé selon l'invention, on fait converger les deux bandes au-dessous de la surface libre d'une masse de liquide de contact ; les bandes sont ensuite entraînées par des moyens porteurs à une vitesse prédéterminée à travers une 25 région dans laquelle la pression du fluide croît rapidement et qui est suivie d'une région à pression constante puis d'une région dans laquelle la pression décroît progressivement pour revenir à une pression constante ayant la valeur de la pression ambiante, cette dernière région se trouvant en amont du 30 point d'exposition. Il est préférable que la pression de fluide soit appliquée aux bandes au moyen d'un patin qui est aligné parallèlement à la trajectoire des bandes portées. La surface de ce patin est perforée d'un certain nombre d'orifices à travers 35 lesquels le liquide est refoulé. L'invention a encore pour objet une machine servant à tirer des images portées par une bande transparente pour former des images correspondantes sur une bande de matière de tirage photosensible, cette machine comprenant un poste kO d'exposition, des moyens qui rapprochent les deux bandes, 70 00634 4 2028191 des moyens qui supportent les bandes et les entraînent en contact étroit entre elles et à une vitesse uniforme suivant une trajectoire qui passe devant le poste d'exposition, des moyens qui produisent une couche intermédiaire de liquide entre les 5 deux bandes, et des moyens qui appliquent une pression de fluide pour presser les deux bandes l'une sur l'autre, les moyens d'application de la pression étant situés le long de la trajectoire des bandes en un point situé en aval du point où les bandes ont été rapprochées mais en amont du poste 10 d'exposition. Dans une forme préférée de la machine suivant l'invention, les deux bandes sont guidées pour se poser sur un cylindre rotatif qui est entièrement ou partiellement immergé dans le liquide de la couche intermédiaire de telle façon qu'une 15 bande soit recouverte par l'autre bande avec une longueur de superposition suffisante pour centrer les bandes l'une par rapport à l'autre et par rapport au poste d'exposition sur lequel les bandes passent en restant contenues dans le liquide. Le poste d'exposition comprend de préférence une source lumineuse 20 contenue dans un boîtier muni d'une fente ou ouverture de sortie de la lumière. Il est préférable que la bande intérieure soit la bande de matière photosensible et que cette bande entre en contact avec la surface du tambour en un point situé au-dessus du niveau de la surface libre du liquide, et que la bande 25 extérieure, c'est-à-dire la bande qui porte les images négatives, s'approche tangentiellement du tambour alors que ce dernier est déjà recouvert par la bande intérieure et sous la surface libre du liquide. On a constaté que les surfaces des bandes sont facilement mouillées et qu'il se forme une couche 30 intermédiaire de liquide de contact entre les bandes superposées lorsque ces bandes se rapprochent l'une de l'autre de cette façon. Il est préférable que la pression de fluide soit appliquée aux bandes superposées au point de tangence, où les 35 deux bandes commencent à se recouvrir, ou juste en aval de ce point de tangence. La pression de fluide est de préférence appliquée au moyen d'un patin monté de façon à présenter une surface à peu près parallèle à la surface du cylindre, au droit du point de tangence ou juste au-delà de ce point, le 70 00684 5 2028191 patin étant placé à proximité des bandes et présentant sur sa surface en regard des bandes un certain nombre d'orifices ou d'ouvertures à travers lesquels le liquide de contact est refoulé. Dans une forme préférée de réalisation,■les ouvertures 5 sont agencées sur la surface du patin de façon à former un dessin rectangulaire. Ce dessin rectangulaire entoure une masse de fluide sous pression. Il est préférable que les ouvertures soient orientées de telle façon que les courants de fluide soient dirigés de ces ouvertures vers l'intérieur, c'est-à-10 dire en direction de la masse de fluide enfermée. La région de pression est formée par la variation d'énergie cinétique qui est due aux variations brusques de la direction d'écoulement des courants à grande vitesse. Tout écoulement au droit de la limite ouverte de la zone de 15 pression se produit vers l'extérieur de la zone de pression, les courants dirigés des orifices vers l'intérieur .frappent la surface externe de la bande et, par interférence, limitent l'écoulement vers l'extérieur de la zone de.pression. Lorsqu'on utilise un patin de pression de-ce type, 20 il est préférable que les orifices soient disposés de telle façon que la pression croisse brusquement à la limite d'entrée de la zone de pression, puis reste sensiblement constante sur une certaine distance et décroisse ensuite progressivement. On peut obtenir une élévation brusque de la pression en prévoyant 25 une rangée d'orifices sur la surface du patin à proximité du bord d'approche de cette surface. On obtient au contraire une diminution progressive de la pression en prévoyant■une rangée d'orifices à une certaine distance du bord de sortie du patin. En variante* on peut obtenir la chute progressive de pression, 30 c'est-à-dire un faible gradient négatif de pression, à la limite de sortie en utilisant de petite orifices, ou bien des orifices plus espacés que ceux de la limite d'entrée, ou bien en répartissant ces orifices en deux ou plus de deux "rangées. 35 Un fort gradient négatif de pression à la limite de sortie de la zone de pression tend à produire une instabilité dans l'espacement des bandes : il est. donc préférable d'obtenir un faible gradient négatif de pression à la limite de sortie. Cette instabilité dans ces circonstances constitue un effet 40 bien connu (voir par exemple "Journal of Basic Engineering, 70 00684 6 2028191 décembre 1965, pages 837-846). Dans une autre forme de réalisation de l'invention, les orifices formés sur la surface du patin à la limite d'entrée de la zone de pression sont agencés selon une ligne disposée 5 obliquement par rapport aux bandes en mouvement, comme on l'a indiqué sur la figure 4. Dans une autre forme de réalisation, la zone de pression est limitée à l'entrée par deux lignes obliques qui forment un angle comme représenté sur la figure 5. Ces agencements impriment à la bande extérieure une légère 10 flexion dont l'axe est parallèle à la direction du déplacement des bandes. Ceci réduit l'obstacle qui s'oppose à l'échappement du liquide excédentaire de la couche intermédiaire. Il est préférable que le point d'exposition se trouve au-dessous de la surface libre du liquide et qu'il soit 15 placé dé telle façon que la pression exercée sur les deux bandes superposées soit retombée à la pression ambiante du fluide. ✓ Une application particulière du procédé et de la machine suivant l'invention consiste dans la production de 20 tirages positifs destinés à être utilisés dans un accessoire pour récepteur de télévision. Le négatif original de ce produit est porté par une bande ayant une largeur de 40 mm. Cette bande porte huit séries parallèles d'images ou blocs qui contiennent tous des informations d'image. Chaque bloc 25 possède des dimensions de l'ordre de 2 x 3 mm et le positif correspondant porte une information d'image suffisante pour produire une analyse totale d'image de télévision. Les blocs d'information d'image de ces négatifs originaux sont imprimés par tirage par contact sur des bandes de matière photosensibles. 30 il est donc visible que, pendant le tirage il est très important que le contact optique entre les deux bandes soit presque parfait et que l'effet des rayures portées par le négatif et par le film non impressioné soit réduit au minimum. Ceci est vrai en particulier parce que le négatif original est 35 destiné à être utilisé un grand nombre de fois dans le traitement de tirage et qu'il est certain qu'il se formera des rayures sur ce cliché, par exemple simplement du fait des opérations de bobinage et de déroulement. On a constaté que, en appliquant le procédé et la 40 machine selon l'invention, on peut produire de bons tirages en 70 00684 7 202819J partant d'un négatif original même lorsque le négatif a été utilisé un grand nombre de fois. La description qui va suivre en regard du dessin annexé, concerne un mode de réalisation d'une machine selon 5 l'invention, dans son application au tirage par contact de négatifs originaux, du type qui a été décrit plus haut, sur une matière photosensible pour produire des copies. La figure 1 est une vue en coupe verticale schématique d'une machine de tirage selon l'invention. 10 La figure 2 est une vue en plan d'un patin de pression qui montre l'emplacement des orifices. La figure 3 est une vue à échelle agrandie d'une partie de la figure 1, à laquelle est superposé un graphique qui montre la variation de pression P en fonction du déplacement D 15 qui se produit sur la surface du patin de pression. Les figures 4 et 5 sont des vues en plan de variantes de disposition des orifices sur les patins de pression» Dans la forme de réalisation représentée la machine suivant l'invention comprend un cylindre ou tambour rotatif 1, 20 représenté sur la figure 1 et qui est partiellement immergé dans un liquide 2 contenu dans un bac 3. Une bande de matière photosensible 4 embrasse la majeure partie de la circonférence du cylindre 1 . La bande 4 s'ajuste dans une gorge de centrage creusée dans la surface du 25 cylindre 1 et elle est tendue sur un arc du cylindre 1, dans sa gorge de centrage, par des rouleaux 5 et 6. Une bande de matière négative 7 recouvre une partie de la matière photosensible 4 ; cette bande de matière négative 7 est percée d'une rangée de trous d'entraînrment le long de l'un de ses bords 30 et ces trous engrènent avec une rangée périphérique de dents (non représentées) formées sur la surface du cylindre 1, le long d'un côté de la gorge de centrage. La bande 7 est tendue sur la surface du cylindre 1 par des rouleaux 8. La partie du négatif 7 * qui porte les images est superposée à la matière photosensible 4 35 et la partie du négatif 7 qui porte les trous d'entraînement est superposée à la rangée de dents qui se trouvent le long d'un côté de la gorge de centrage. La matière négative J entre en contact presque tangentiel avec le cylindre 1 en un point 9. Sous ce point 9 est situé un patin de pression 10, dont on 40 a représenté des détails sur la figure 2. En aval du tampon 10, 70 00684 8 2028191 dans le sens du mouvement des bandes 4 et 7 superposées, est située une zone d'exposition 11. Dans la zone 11, les bandes superposées passent à proximité d'un appareil d'exposition 12. Cet appareil 12 est constitué par un tunnel de lumière ou 5 une boîte à lumière 13 contenant une source lumineuse 14 et qui présente une extrémité 15 transparente à la lumière. Dans le tunnel est disposés des moyens optiques (non représentés) qui assurent qu'une lumière collimatée sorte de l'appareil d'exposition 12. Le liquide qui est continuellement refoulé à 10 travers le patin de pression 10 s'écoule par trop plein du bac par un tube déversoir 16, ce qui a pour effet que le niveau du liquide reste constant dans le bac 3. La surface du patin de pression 10 est représentée sur la figure 2. Cette surface présente un certain nombre 15 d'orifices . A travers ces orifices 18, on refoule un liquide de même nature que celui qui est présent dans le bac 3 . Les orifices 18 sont agencés de telle façon qu'il se forme une zone de pression de liquide, qui est traversée par les bandes superposées 4 et 7. 20 La position des bandes superposées 4 et 7 dans leur passage sur le patin de pression 10 est indiquée par des lignes parallèles interrompues qui passent sur la surface du patin (figures 2, 4 et 5). La figure 3 représente la zone de pression et 25 montre la limite d'entrée et la limite de sortie de cette zone. La limite d'entrée est située au point 9, qui est le point où la bande 7 commence à recouvrir le cylindre 1. La limite de sortie est située au point placé au-dessus de l'extrémité du tampon de pression. La pression du liquide à l'extérieur de la 30 zone de pression est la pression environnante du liquide 2 contenu dans le bae 3- Le tableau I ci-après illustre la relation entre la pression de pointe qui règne dans la zone de pression et l'épaisseur de la couche intermédiaire (en micron) que l'on 35 obtient en utilisant la machine de tirage par contact de ce type. La viscosité du liquide de contact est dans cet exemple de 0,008 poise, la vitesse de la bande est de 50 cm/seconde et la tension du film négatif est de 400 grammes. 70 00684 9 2028191 TABLEAU I A Pression (kg/cm ) Epaisseur de la couche intermédiaire (microns) 0 25 0,07 17 0,14 .12 0,21 9,5 0,28 8,0 0,33 7/2 0,35 7,0 0,42 6,5 . 0,70 5,0 Le fonctionnement est le suivant. On enfile dans la machine une amorce sans émulsion raccordée à la bande 4 en la faisant passer sur le rouleau 5 et autour du cylindre 1 de façon qu'elle se trouve dans la. gorge de centrage, puis sur 20 le rouleau 6. On enfile de même une amorce sans émulsion qui est raccordée à la bande négative 7 à travers la machine en la faisant passer sur les deux premiers rouleaux 8, puis autour du cylindre 1 de façon que les trous d'entraînement de cette amorce s'emboîtent sur la rangée périphérique de dents, après 2^ quoi on la fait passer sur les autres rouleaux 8. On remplit ensuite le bac 3 du liquide 2 jusqu'au niveau du tube déversoir. On règle ensuite les rouleaux 5, 6 et 8 de façon que les deux bandes soient sous une légère tension. La machine de tirage est alors prête. ^ On met le cylindre 1 en rotation. Ce cylindre entraîne les deux bandes 4.et 7 à une vitesse uniforme. Après être sorties du bac 1,.les bandes 4 et 7 s'enroulent sur des rouleaux récepteurs entraînés (non représentés). Le liquide 2 est refoulé à l'extérieur du patin ^ de pression à travers les orifices pratiqués dans la surface supérieure de ce patin. Ceci crée une zone de pression à travers laquelle passent les deux bandes. La trajectoire des bandés traverse la zone de pression, puis la zone d'exposition 11. A ce point, la lumière émise par l'appareil 70 00684 10 2028191 d'exposition 12 traverse la bande négative 7 et expose la bande photosensible 4. Après l'exposition, les deux bandes se séparent et la bande 4 est ensuite traitée pour la formation des images positives. 5 II est préférable que les bandes ne soient pas séparées avant d'être sorties du liquide. Ceci réduit au minimum la quantité de liquide entraîné à l'extérieur du bac sur les surfaces des bandes. En fonctionnement, lorsque la bande 7 se rapproche 10 de la bande 4 qui est appliquée sur le cylindre tournant 1, il se forme une couche intermédiaire de liquide entre les deux bandes. Ensuite, lorsque les bandes convergent et se recouvrent finalement, du liquide est chassé de cette couche intermédiaire. L'effet de la zone de pression est d'augmenter la quantité de 15 liquide qui est chassée à l'extérieur de la couche intermédiaire. Lorsque les bandes en mouvement ont traversé la zone de pression, elles sont en contact très étroit mais, étant donné que la pression est égale à la pression ambiante, aucune quantité supplémentaire de liquide n'est plus chassée de la couche 20 intermédiaire. Lorsque les deux bandes appliquées en contact étroit traversent la zone d'exposition 11, elles sont donc en contact optique étroit, le mouvement relatif entre ces deux bandes est sensiblement éliminé, et la distance qui les sépare ne varie pas pendant la totalité du passage de la longueur 25 des bandes dans la position d'exposition. Dans une variante de réalisation, la machine de tirage comprend une soufflerie d'air ou un autre dispositif de séchage qui sert à sécher la surface du cylindre tournant. Ce dispositif de séchage est situé à l'extérieur de la masse de 30 liquide et de préférence entre les rouleaux 5 et 6. Grâce à l'utilisation de ce dispositif de séchage, la surface du cylindre est maintenue sèche et ceci améliore l'effet de traction par adhérence qui est exercé par le cylindre sur la bande de matière photosensible 4. 35 - Dans une autre variante, on peut utiliser pour l'exposition un pinceau de lumière qui converge vers le centre de courbure du cylindre porteur 1, en remplacement de la lumière collimatée. Pour faciliter la compréhension de l'invention et 40 plus particulièrement- de la forme préférée de réalisation de la machine suivant l'invention, il est nécessaire de considérer 70 00684 11 2028191 brièvement les principes théoriques qui sont mis en jeu par la présente invention. Lorsqu'on considère la machine qu'on vient de décrire, la veine liquide formée entre les deux bandes flexibles 5 est de section rectangulaire, le petit côté du rectangle étant compris entre une bande et l'autre et le grand côté, qui est beaucoup plus grand, s'étendant suivant la largeur de la bande. La section de cette veine est suffisamment petite pour maintenir l'écoulement en régime laminaire aux vitesses mises en jeu. 10 Dans cette veine, si les deux bandes se déplacent uniquement dans le plan x~y et si l'angle formé entre les deux bandes est petit en tous les points de la région, on peut démontrer que les gradients qui existent dans un plan quelconque qui passe par x et qui est perpendiculaire au sens de l'écoulement 15 sont liés par la relation suivante : d2v dP dv 20 + dy2 dx 1 dt r ou y est perpendiculaire à l'axe principal et mesuré en partant d'une surface d'une bande, x est la distance mesurée parallèlement à l'axe principal de 1'écoulement et P est la pression du liquide dans le plan normal passant par x. Les quantités ^ , v et m sont respectivement la densité du liquide, la vitesse OC " parallèlement à l'axe x et la viscosité du liquide. La coordonnée x possède des valeurs positives qui croissent dans le sens du défilement de la bande, et les bandes se déplacent toutes deux à la vitesse V. Dans l'intervalle dans lequel s'appliquent les -50 conditions dans lesquelles ne varie pas avec y, il en est dv de même pour t et si v est la vitesse moyenne du liquide, dt l'écoulement Q relatif à un plan fixe perpendiculaire à l'axe „ de la veine est : Q = va par unité de largeur. où a est la distance séparant la surface des bandes (l'épaisseur de la couche intermédiaire) dans ce plan : c'est-à-dire 35 70 00684 12 2028191 Ceci est valable pour un petit écartement, un régime laminaire et des surfaces limites incurvées uniquement autour d'axes parallèles à l'axe z. On trouve dans la machine selon l'invention de dP 5 grandes valeurs de et, en utilisant l'équation 2 comme dx guide, on peut initialement négliger les variations de la pression qui résultent des variations de la vitesse, c'est-à-dire que la composante 10 30 dP y dx 2 2 v - v 2 1 peut être négligée. Pour le cas envisagé, on peut considérer comme suffisamment précis d'écrire : 15 aP d? Q = Va - 12 p dx 20 25 Etant donné que les limites de la veine, c'est-à-dire les bandes, sont flexibles, les différences de pression et les gradients de pression qui régnent à l'intérieur de cette veine sont très proches des différences et.gradients qui régnent à l'extérieur. Les conditions considérées dans la présente invention sont celles d'un état stable vers lequel convergent le débit, la pression et 1'écartement, et on peut donc négliger les valeurs transitoires intermédiaires. La situation considérée dP est celle dans laquelle V est fixe, est fixe et Q ne dx varie pas avec x. Ceci suppose que l'on atteigne un état stable lorsque Q est constant, c'est-à-dire lorsqu'il ne se produit plus d'entrée de liquide dans la veine formée entre les surfaces des deux bandes ni de fuite de liquide de cette veine. Cette condition peut être étendue d'un écartement a à d'autres valeurs de a, c'est-à-dire que - q. . dP Si on suppose constant (cette valeur est fixée dx par la géométrie du patin de pression), on obtient alors dans l'équation 3 : = V - _ïL , _2L -■ 0 40 da 4 M dx 70 00684 13 2028191 a = 2 i!2L dP dx 1/2 Ceci constitue l'état stable dans la région 5 de-pression à fort gradient et dans cette phase,, si l'on prend a = a^ , on tire des équations 4 et 3. 2 Q = Va 1 10 Dans un stade ultérieur,- dP dx est ramené à zéro, c'est-à-dire que P possède une valeur constante quelconque et on tire de l'équation 3, si a. est maintenant 15 Q = Va, Par conséquent, étant donné que Q.'est constant, Q - ^ai - Va2* 20 a2 » 2 3 25 30 35 40 et on tire de l'équation 4 : — 4 3 VJL dP dx 1/2 .7 où est l'épaisseur de la couche intermédiaire en état stable. Il est vrai qu'un gradient de pression négatif consécutif augmente la vitesse de la couche de liquide intermédiaire et la porte à une valeur supérieure à V de sorte que l'écartement a est réduit à une valeur même inférieure à mais, étant donné que la région à pression décroissante est instable, il est préférable de ne pas exécuter l'exposition pendant une phase de pression décroissante. Par conséquent, une région à gradient de pression nul est la meilleure pour exécuter l'exposition. Il résulte de 11 équation 7 que le facteur qui entre principalement en jeu pour la production d'un faible écartement dP est le gradient de pression . 70 00684 14 2028191 Par conséquent, dans la présente invention, lorsqu'on utilise la pression de fluide pour rapprocher les deux bandes aussi près que possible l'une de l'autre, il est préférable d'utiliser des moyens d'application de la pression 5 de fluide qui aient un dessin tel que la masse de fluide sous pression possède un fort gradient positif de pression à sa limite d'entrée de la bande. Toutefois, pour que ce fort gradient de pression existe à l'intérieur de la couche intermédiaire, il est nécessaire que la limite d'entrée de la zone.de pression se 10 trouve dans la région de l'approche initiale dés surfaces des bandes, c'est-à-dire à proximité du point de tangence. Si la limite d'entrée de la zqhe de pression est située en aval, il peut se produire soit gue les bandes s'écartent immédiatement avant de pénétrer dans la zone de pression, soit 15 que le gradient de pression remonte en arrière sur une certaine distance le long de la veine formée entre les deux films. De ces ,deux résultats, celui qui consiste dans un gonflement ou une séparation normale des deux bandes est préjudiciable en fonction de la perturbation qu'il provoque. Le deuxième est préjudiciable 20 parce qu'il augmente la longueur sur laquelle l'élévation de pression se produit à l'intérieur de la veine, en réduisant ainsi le gradient de pression effectif. Pour éviter ces caractéristiques préjudiciables la limite d'entrée de la zone de pression de fluide est donc de 25 préférence d'un gradient de pression plus élevé, et elle est de préférence située à proximité du point de tangence. On a constaté qu'une région de pression constante est nécessaire pour l'exécution de l'exposition. Le temps nécessaire pour remplir les conditions de l'équation 6 après 30 l'instant où les conditions de l'équation 5 sont remplies est un laps de temps court et le mouvement de a^ à a.g est petit. Toutefois, pour obtenir le haut pouvoir de résolution qui est nécessaire, et étant donné qu'il peut être nécessaire de fixer la position latérale de l'une ou de chacune des deux bandes 35 en la plaquant contre une surface de guidage rigide ou même de mettre les trous d'entraînement en prise avec les dents d'entraînement (comme dans la machine qu'on vient de décrire) on a constaté qu'il était avantageux de placer l'ouverture d'exposition dans une zone située à la pression ambiante et à une certaine 40 distance en aval de la zone de pression afin de pouvoir exécuter 70 00684 15 2028191 l'exposition dans une région exempte de mouvements perturbateurs. Pour réduire au minimum l'instabilité due à un gradient de pression négatif, on donne, de préférence, à ce gradient de pression négatif une valeur faible, c'est-à-dire 5 de l'ordre 1/10 du gradient de pression positif qui existe à 1'entrée. 70 00684 16 2028191 REVENDICATIONS 1.- Procédé de tirage d'images portées par une bande transparente pour la formation d'images correspondantes sur une bande de matière de tirage photosensible, caractérisé 5 en ce qu'il consiste à faire défiler la bande transparente et la matière d'impression conjointement en contact étroit entre elles et à une vitesse sensiblement uniforme devant un point d'exposition où la matière de tirage est exposée à la lumière qui traverse la bande transparente, à former une couche de 10 liquide entre lesdites bandes pour établir un contact optique entre ces bandes, et à appliquer une pression de fluide pour presser les bandes l'une sur l'autre, cette pression de fluide étant plus grande en un point situé en amont du point d'exposition. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé 15 en ce que la pression de fluide est appliquée par un liquide qui est le même que celui qui est utilisé pour établir le contact optique entre les deux bandes. 3.- Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que la région d'exposition est située au-dessous de la 20 surface libre du liquide. 4.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à.3, caractérisé en ce qu'on fait converger les deux bandes au-dessous de la surface libre d'une masse de liquide de contact, les bandes étant ensuite entraînées par des moyens porteurs 25 à une vitesse prédéterminée à travers une région où la pression du fluide croît rapidement, suivie d'une région à pression constante, puis d'une région dans laquelle la pression décroît progressivement pour revenir à la pression ambiante, cette dernière région étant située en amont du point d'exposition. 30 5.- Procédé selon l'une quelconque des reven dications 1 à 4, caractérisé en ce que la pression du fluide est appliquée aux bandes au moyen d'un patin perforé qui est disposé parallèlement à la trajectoire des bandes et d'où le fluide est refoulé en direction des bandes. 35 6.- Machine servant à tirer des images portées par une-bande transparente pour former des images correspondantes sur une bande de matière de tirage photosensible, caractérisée en ce qu'elle comprend un poste d'exposition, des moyens qui servent à rapprocher les deux bandes, des moyens qui supportent 70 00684 17 2028191 les bandes et qui les entraînent appliquées en contact étroit • entre elles et à une vitesse uniforme suivant une trajectoire qui passe au droit du poste d'exposition, des moyens qui produisent une couche intermédiaire de liquide entre les deux bandes, 5 et des moyens qui appliquent une pression de fluide pour presser les deux bandes l'une sur l'autre, lesdits moyens d'application de la pression étant situés le long de la trajectoire des bandes en un point situé en aval du point où les bandes ont été rapprochées l'unè de l'autre, mais en amont du poste d'exposition. 10 7.- Machine selon la revendication 3» caractérisée en ce que les deux bandes sont guidées pour se poser sur un cylindre rotatif qui est entièrement ou partiellement immergé dans le liquide de la couché intermédiaire de façon qu'une bande soit recouverte par 1''autre bande avec une longueur de 15 superposition suffisante pour les centrer l'une par rapport à l'autre et par rapport au poste d'exposition sur lequel les bandes passent pendant qu'elles sont contenues dans le liquide. 8.- Machine selon lés revendications 6 et J, caractérisée en ce que le poste d'exposition comprend une 20 source lumineuse contenue dans un boîtier muni d'une fente ou ouverture de sortie de la lumière. 9.- Machine selon l'une des revendications 7 ou 8, caractérisée en ce que la bande qui est amenée la première sur le cylindre rotatif est la bande de matière photosensible et en 25 ce que cette bande est guidée de façon qu'elle rencontre la surface du cylindre en rotation en un point situé au-dessus de la surface libre du liquide. 10.- Machine selon la revendication 9, caractérisée en ce que la deuxième bande, qui porte les images négatives, est 30 guidée de façon à s'approcher du cylindre rotatif alors que ce dernier est déjà recouvert par la première bande et suivant une trajectoire tangentielle à ce cylindre et au-dessous de la surface libre du liquide. 11.- Machine selon l'une quelconque des reven-35 dications 6 à 10, caractérisée en ce que les moyens qui servent à appliquer la pression de fluide sont constitués par un patin percé d'ouvertures par où le fluide est refoulé vers la surface de la bande. 12.- Machine selon la revendication 11, caractérisée 40 en ce que la pression de fluide est appliquée par ce patin aux 70 00684 18 2028191 bandes superposées au point de tangence où les deux bandes commencent à se recouvrir, ou juste en aval de ce point de tangence. 13.- Machine selon la revendication 12, caractérisée 5 en ce que le patin présente une surface sensiblement parallèle à la surface du cylindre au point.de tangence ou juste en aval de ce point de tangence, ce patin étant placé à proximité des bandes superposées. 14.- Machine selon la revendication 13, caractérisée 10 en ce que les ouvertures du patin sont agencées sur la surface de ce patin de façon à former un dessin rectangulaire qui, en fonctionnement, enferme une masse de fluide" sous pression. 15-- Machine selon la revendication 14, caractérisée en ce que les ouvertures sont alignées de telle façon que les 15 courants de fluide soient dirigé-s de ces ouvertures vers l'intérieur en direction de la masse de fluide sous pression enfermée. 16.- Machine selon la revendication 15, caractérisée en ce que les ouvertures sont alignées de" telle façon que, en * 20 fonctionnement la pression du fluide s'élève rapidement à la s limite d'entrée de la masse de fluide enfermée, puis reste sensiblement constante sur une certaine distance et décroisse ensuite progressivement à la limite de sortie. 17.- Machine selon la revendication 16, caractérisée 25 en ce que le poste d'exposition est situé au-dessous de la surface libre du liquide et en un point où, en fonctionnement, la pression du fluide qui s'exerce sur les bandes superposées est tombée à la valeur de la pression du fluide environnant.