Matériau en feuille pour le revêtement de surface en particulier pour meubles L'invention concerne un matériau anti-dérapant destiné au revêtement de surface et plus particulierement au recouvrement des meubles, tels que tables et plus specialement celles équipant des installations ou engins mobiles, notamment les bateaux, trains et avions. Il est évident en effet que les meubles et notamment les tables a déjeuner qui équipent ces véhicules sont soumis à de brutales vibrations ou a de fortes inclinaisons dues a l'évolution de l'engin, de sorte que les objets placés sur ces meubles, notamment les couverts s'il s'agit de tables, ont une forte propension à se déplacer intempestivement par simple glissement ou tressautement, ce déplacement pouvant aller jusqu'a la chute et au bris des objets. L'invention concerne donc un revêtement particulier présentant un fort coefficient d'adhérence susceptible de retenir les objets même si ceux-ci sont soumis a de fortes secousses ou inclinaisons, l'application de ce matériau à des meubles n'étant évidemment pas exhaustive dans la mesure où ledit matériau peut être utilisé également comme revêtement de sol, notamment pour les salles de bains, les baignoires, les plages carrelées des piscines, etc.... L'invention concerne donc un matériau de revêtement de surface destiné notamment a recouvrir toute ou partie de meubles soumis a de fortes trépidations ou inclinaisons, en particulier ceux éijipant les véhicules, tels que bateaux trains et avions, caractérisé en ce qu'il comprend un mélange de base formé d'un polymère et d'un plastifiant de ce polymère dont la proportion en poids, par rapport a ce polymère est au moins égale a 80 t. Suivant un mode de réalisation, le plastifiant représente en poids 120 X du poids du polymère. Suivant une autre caractéristique de l'invention, le plastifiant représente jusqu'à 180 % en poids du poids du polymère. D'autres caractéristiques et avantages ressortiront de la description ci-après et du dessin annexé qui correspond a un montage spécial illustrant la façon dont ont été réalisés les essais décrits plus avant. Selon l'invention, on réalise le matériau anti dérapant par un rapport judicieux d'un polymère avec un plastifiant de ce polymère, la proportion en poids du plastifiant étant au moins égale à 80 % du poids du polymère. Par exemple, on utilisera au minimum 80 kg de plastifiant pour 100 kg de résine. On savait jusqu'alors que l'apport de plastifiant dans une résine, par exemple 10 a 30 % de son poids permettait de diminuer la dureté shore du matériau, afin de le rendre plus souple, plus malléable, voire pliable ou enroulable. On n'avait toutefois pas imagine qu'un accroissement substantiel de ce pourcentage conférerait un tel coefficient d'adhérence et cela d'autant moins que le prix du plastifiant étant supérieur à celui de la résine de base, on n'avait évidemment aucun intérêt à en augmenter le poids. Le polymère utilisé peut etre choisi dans la liste des polyuréthanes, des résines vinyliques. par exemple polychlorure de vinyle. On pourra également utilisé des élastomères enemployant bien entendu le plasti-fiant compatible avec de tels matériau. Le plastifiant, quant à lui, peut egalement varier selon la nature du polymère utilisé. C'est ainsi que dans le cas du polychlorure de vinyle, on utilisera (et c'est à partir de ce plasti fiant qu'on été réalisés les essais décrits ci-après) le di-octyl-phtalate. On pourrait toutefois, à la placedèoeplastiflant, utiliser du di-butylphtalate qui conviendrait tout aussi bien au PVC. On peut utiliser d'autres plastifiants,par exemple des phtalates de cyclohexyle compatibles avec les PVC, les polystyrènes et les résines acryliques, le phtalate d'éthyle ou encore, le phtalate de methyl-cyclohexyle, ou encore, le phtalate de méthyle, parfaitement compatible avec l'acétate de vinyle, le butyral de vinyle et le chlorure de polyvinyle. Ces deux constituants peuvent être additionnés d'autres composants classiques comprenant des stabilisants (cristal ou translucide) et les colorants. Les composants, résine - plastifiant, sont mélangés à chaud dans un malaxeur, le plastifient à l'état liquide étant absorbé par la résine jusqu'à obtention d'une poudre sèche qui est ensuite dirigée vers une presse à injecter ou vers une calandre à laminer des matériaux en feuille. La durée de malaxage est variable et peut etre de quelques minutes ou plusieurs heures suivant la quantité de mélange que l'on malaxe. Les essais qui ont été réalisés montrent que l'adhérenoe recherchée est déjà obtenue à partir de 80 a 100 % en poids de plastifiant, par rapport au poids de résine, étant noté que cette adhérence croit avec la proportion de plastifiant et que les meilleurs résultats ont été obtenus autour de 150 "b. La dureté shore quant à elle, et c'est là un phénomène connu, décroît avec la plastification, de sorte que l'augmentation du pourcentage de plastifiant entraîne corrélativement une baisse de cette dureté shore. Pour mesurer les résultats obtenus, on est parti, comme illustré sur le dessin joint, d'un plan horizontal 1, articulé sur un axe transversal X-Y, sur lequel on a fixé six échantillons de matériaux a-b-c-d-e-f présentant six pourcentages de plastifiants différents (di-optyl-phtalate) respectivement de 80-100120-150-180 et 200 t. On a ensuite déposé successivement sur chacune de ces six surfaces une soucoupe en porcelaine 2 et l'on a incliné le plan horizontal par rapport a un secteur 3, gradué en degré et formant, dans le plan transversal, un angle droit avec l'axe X-Y du plan 1, et l'on a observé le moment à partir duquel la soucoupe commençait à glisser eu sagard a l'angle du plnn 1 par rapport au secteur 3. Lec tests ont donné les résultats suivants 96 Q plastifiant par rap. Inclinaison limite à partir Dureté au poids Q wsine de laqwlle la soucoupe glisse shore 80 "d 250 76 100 % 300 63 120 % 450 60 150 % 500 48 180 % 54" 37 200 % 56" 35 On observe sur ce tableau qu'à 80 % de pla;tifiant, on obtient déjà un bon coefficient d'adhérence, puisque jusqu'à une inclinaison de 25 %, la soucoupe reste en place. Toutefois, s'agissant là d'une inclinaison douce et progressive, alors que dans la réalite oelle-ci sera le plus souvent brutale et inattendue, il est souhaitable de prendre une bonne marge de sécurité en utilisant notamment le rapport 120 ou 150 correspondant à une inclinaison autorisee de 45 et 50". A cet égard, le dessin annexé montre le plan 1 dans une position inclinée 11 formant,par par rapport au secteur gra- dué 3,un angle de 50 , la soucoupe illustrée en 21 sur l'échantillon comportant 150 % de plastifiant restant en place par adherence, même en présence d'une aussi forte inclinaison. Une telle adherence convient particulièrement au revêtement des tables ou tablettes des bateaux, trains et avions, en raison de ce que le coefficient anti-dérapant est tel que même fortement inclinés ou vibrés, (par suite de trépidations,d "trous d'air", de roulis ou tanguage), les objets poses sur ce revêtement restent en place, comme s'ils y étaient fixes par effet de ventouse ou de succion. Le revetement ainsi plastifié de façon excessive présente en effet un contact légèrement collant, mou et visqueux, au touche qui s'apparente à une sorte de gélatine collante et astringente qui retient les objets jusqu'à un seuil ou l'effet de préhension cesse. Ce matériau peut-être réalisé, par calandrage > sous la forme de feuilles continues, et etre découpé a la dimension des surfaces à recouvrir ou encore être estampé pour constituer des sets de table, des sous-verres ou similaires. On peut par ailleurs accroître le phénomène d'adhérence en prévoyant dans le moule ou sur les cylindres de calandrage de fines empreintes en forme de stries, de bossages, de cavités conférant à la surface utile du máteriau, une certaine rugosité participant au freinage recherché des objets. Il est également possible de réaliser cette rugosité sur les deux faces du matériau, notamment dans le cas de sets de table, afin d'obtenir leur auto-fixation, par adherence, au support sur lequel ils sont appliqués. Par conséquent, les applications de ce matériau ne sont pas limitatives et le pourcentage de plastifiant variera selon chacun de ses emplois respectifs. REVENDICATIONS 1. Materiau de revêtement de surface destiné notamment à recouvrir toute ou partie des meubles soumis à de fortes trépidations ou inclinaisons, en particulier ceux equipants les véhicules, tels que bateaux, trains et avions, matériau caractérise en ce qu'il comprend un mélange de base forme d'un polymère et d'un plastifiant de ce polymère dont la proportion en poids, par rapport à ce polymère est au moins egale à 80 %. 2. Matériau selon la revendication 1, caractérise en ce que le plastifiant représente en poids 120 % du poids du polymère. 3. Matériau selon la revendication 1, caractérisé en ce que le plastifiant représente jusqu'à 200 X du poids du polymère. 4. Matériau selon l'une quelconque des reven dictions 1 à 3, caractérise en ce que le polymère est choisi dans la liste des polyuréthanes, des resines vinyliques telles que le polychlorure de vinyle. 5. Matériau selon la revendication 1, caractérisé en ce que le plastifiant est choisi en raison de sa compatibilité avec le polymère et est du di-octyle-phtalate, di-butylphtalate, phtalate de cyclohexyle, phtalate d'éthyle, phtalate de méthyle, cyclohexyle. 6. Materiau selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que l'une au moins des deux faces du matériau comporte des asperites accroissant son coefficient d'adhérence.