La presente invention concerne une antenne escamotable à ruban enroulable par rotation d'un tambour, comportant un dispositif de rappel tendant à la réenrouler lorsqu'elle est deroulée. De telles antennes sont connues, elles offrent, en position enroulée, un encombrement très réduit dans toutes les dimensions. Comme pour toutes les antennes escamotables ces antennes présentent des problèmes de réalisation pour ltobtention d'une position de sortie maximum définie avec précision. Ces problèmes sont très mal résolus, surtout dans les antennes à déroulement manuel. Dans les antennes à déroulement par moteur des solutions acceptables ont été trouvées grace à une commande adéquate du moteur mais des questions de prix, de volume, de poids et de source d'énergie peuvent alors jouer. L'antenne qui va être décrite permet d'apporter une soLution simple et satisfaisante à ces problèmes, en particulier dans le cas d'antennesà à déroulement manuel. C'est par un dispositif automatique permettant un blocage de l'antenne en position de sortie et pouvant fonctionner dans n'importe quelle position qu ' est obtenue la solution de ces problèmes. Selon l'invention, une antenne du type décrit au début de ce texte est caractérisée en ce quelle comporte : une lame élastique dont une extrémité est solidaire du tambour, ladite lame étant libérée automatiquement vers la fin du de roulement du ruban pour venir commander la rotation d roue roue à ochet; une butée fixe sur laquelle vient s'arrêterla lame après avoir provoqué un déplacement angulaire donné de la roue à rochet; et n ergots solidaires de cette roue sur l'un ou l'autre desquels la lame vient s'accrocher une fois sur deux lors de son retour en arrière à partir de la butée sous l'action du dispositif de rappel. L'invention sera mieux comprise et d autres caractéristiques apparaitront à l'aide d la description ci-après et des figures s'y rapportant, qui représentent : - les figures 1 et 2 des vues en coupe d'une antenne selon l'invention - les figures 3 à 7 des vues partielles destinées à illustrer un dispositif mécanique de l'antenne des figures 1 et 2. La figure 1 représente, vue en coupe selon son plan de déroulement, une antenne escamotable du type à ruban enroulable. Cette antenne comporte un capot de protection, 1, présentant un orifice 51 à travers lequel peut coulisser un ruban métallique 5. Ce ruban métallique, auquel une section cambrée assure une bonne rigidité en position déployée, est destiné à constituer la partie rayonnante de antenne. Sur l'extrémité du ruban 5 extérieure au capot 1 est fixée une pièce isolante, 50, qui, comme il apparaîtra plus loin, sert à la fois à sortir et à rentrer le ruban de l'antenne et à définir une position "rentrée" précise pour l'antenne. Au voisinage de son extrémité intérieure au capot 1 le ruban 5 est fixé, par un élément de fixation 6, sur un tambour 2 qui peut tourner, dans certaines conditions qui seront précisées, plus loin, autour d'un pivot fixe, 3. L'axe du pivot 3 est perpendiculaire au plan de déroulement de l'antenne et donc au plan de la figure 1. Après l'endroit où il est fixé sur le tambour 2 par l'élément de fixation 6 et avant son extrémité intérieure au capot I, le ruban 5 passe à travers le tambour 2, grâce à une ouverture pratiquée dans ce dernier, et est accroché en un point P à l'extrémité externe d'un ressort métallique spirale, 4, logé à l'intérieur du tambour 2; l'extrémité interne de ce ressort spirale est fixée dans une encoche taillée dans le pivot fixe 3. Un dispositif de butée, constitué par une encoche 10 réalisée dans la paroi interne du capot 1 et par une lame métallique élastique, 7, permet de définir une position de déroulement maximum de l'antenne. A cet effet, la lame 7 est fixée au voisinage de l'une de ses extrémités sur la paroi extérieure du tambour 2 grâce à l'élément de fixation 6 déjà utilisé pour le ruban 5. Cette lame est placée entre le ruban 5 et le tambour 2 et est accrochée au ressort 4 de la même manière que le ruban 5.Tant que le ruban métallique 5 est suffisamment enroulé sur le tambour pour recouvrir toute la lame 7, cette dernière reste appuyée sur le tambour et le ruban métallique peut-être déroulé; par contre, lorsque le ruban métallique, en se déroulant, découvre la lame métallique, celle-ci se redresse et, lorsque la rotation du tambour place son extrémité libre en face de l'encoche 10, la lame métallique y pénètre et, en butant dans le fond de l'encoche, arrête la rotation du tambour et le déroulement du ruban 5. Lorsqu'il est soumis à la seule action du ressort spirale 4 le tambour 2 tourne autour du pivot 3 de telle manière que le ruban s'enroule sur la paroi extérieure du tambour 2. Cet enroulement s'arrête lorsque la pièce 50, qui est de section supérieure à l'orifice 51, vient en contact avec le capot 1. Sur la figure 1 apparaissent également une roue à rochet 8 et une lamelle élastique 15 qui, avec la lame 7, font partie d'un dispositif de retenue du ruban en position "sortie". La roue à rochet est placée à l'intérieur d'une cavité creusée dans la paroi interne du capot 1 et tourne autour d'un axe fixe, perpendiculaire au plan de la figure. La lamelle 15 est fixée par une de ses extrémités dans le capot 1; son autre extrémité venant s'appuyer sur la roue à rochet fait office de cliquet. La figure 2 est une vue en coupe de l'antenne de la figure 1, selon un plan passant par l'axe du pivot 3. Outre différents éléments déjà décrits à l'aide de la figure 1, apparait un support 12 sur lequel est monté l'antenne. Les figures 3 à 7 montrent comment le ruban de l'antenne peut rester déroulé malgré l'action du ressort 4. La figure 3 montre, dégagés des autres éléments de l'antenne des figures 1 et 2, d'une part la lame 7 et d'autre part la roue à rochet 8 avec son cliquet formé par la lamelle 15. Une flèche B indique le seul sens de rotation possible pour la zone à rochet 8 du fait de la présence de cliquet 15. La figure 3 montre également une pièce, 9, solidaire de la roue à rochet 8 et un commutateur dont seul le poussoir de commande, 16, a été représenté. La roue à rochet comporte quatre dents régulièrement réparties sur sa périphérie. La pièce 9 comporte, à l'une de ses extrémités, un petit cylindre 90 qui traverse la roue à rochet 8 et qui est utilisé comme pivot; la pièce 9 comporte également une rainure 91 servant à réaliser une fixation coulissante par un collier, non représenté, solidaire du capot de l'antenne. Grâce au cylindre 90 la pièce 9 peut tourner autour d'un axe YY commun avec l'axe de rotation de la roue à rochet; par contre, du fait de la fixation par collier, la pièce 9, et donc la roue à rochet, ne peuvent pas être soumises à un mouvement de translation selon l'axe YY. L'extrémité de la pièce 9 opposée au cylindre 90 forme une came, 14, pour la commande du poussoir 16. La pièce 9 comporte par ailleurs deux ergots, 13, placés à 180 l'un de l'autre sur une mEme perpendiculaire à l'axe YY. A partir de son extrémité destinée à venir en butée dans la cavité 10 (voir figure 1) la lame 7 comporte trois parties : - une première partie faisant un angle d'environ 450 avec le reste de la lame, - une deuxième partie percée d'un trou de forme oblongue 71, - une troisième partie environ deux fois plus longue que les première et deuxième parties réunies et présentant, pour la fixation de la lame 7 sur le tambour de l'antenne, un orifice 70. Les première et deuxième parties sont moins larges que la troisième partie sauf à l'emplacement d'un cran 72 sensiblement placé à mi-longueur de la deuxième partie. Sur la figure 3 les éléments représentés sont dans les positions qu'ils occupent peut avant que l'antenne soit complétement déroulée et que la lame 7, libérée par le ruban, ait actionné la roue à rochet. Une flèche A montre le sens du déplacement de la lame 7 lorsque cette dernière n'est plus plaquée sur le tembour de l'antenne par le ruban qui finit de se dérouler sous l'action d'une traction extérieure exercée sur la pièce isolante 50 représentée sur la figure 1. La figure 4 montre que le déplacement de -la lame 7 selon la flèche A amène le cran 72 en contact avec une des dents de la roue à rochet et entrasse donc une rotation de cette dernière. Cette rotation conduit à faire pivoter d'un quart de tour les deux ergots 13 de la pièce 9; les ergots qui étaient initialement (voir figure 3) disposés selon une ligne pratiquement parallèle au sens de déplacement de la lame 7 (flèche A), se retrouvent disposés selon une ligne perpendiculaire à ce sens de déplacement; l'un des deux ergots 13 pénètre ainsi dans le trou 71. La figure 4 montre la lame 7 dans la position extrême qu'elle peut atteindre lors du déroulement de l'antenne, c'est-à-dire au moment où elle est venue en butée dans la cavité 10 (voir figure 1). Comme il a été vu à l'aide de la figure 1, si la traction exercée sur le ruban est relâchée l'antenne commence à se réenrouler. Mais, les éléments étant positionnés comme sur la figure 4, à peine commencé le réenroulement du ruban s'arrête du fait de l'accrochage de la lame 7 sur celui des deux ergots 13 qui a pénètré dans le trou 71. Cet accrochage est illustré par la figure 5. il est à noter que l'ergot dans lequel s'accroche la lame 7 ne peut-être ramené en arrière du fait de la présence de la roue à rochet 8 et de son cliquet 15. La figure 5 montre de plus que le cran 72 occupe une position à partir de laquelle il peut à nouveau entratner la roue à rochet; ceci est rendu possible par la forme des dents de la roue à rochet (voir figure 3), cette forme permettant au cran 72, lors d'un mouvement de recul de la lame 7, de glisser sur la roue à rochet sans être retenu. Les figures 6 et 7 illustrent les phases d'un réenroulement déclenché à partir de la position de retenue de la figure 5. La figure 6 montre que si, à partir de la position de retenue, le ruban de l'antenne est à nouveau soumis à-un effort de traction qui amène la lame 7 en butée, le passage du cran 72 sur la roue à rochet fait tourner celle-ci d'un quart de tour. Les deux ergots 13 sont à nouveau (comme sur la figure 3) placés selon une ligne parallèle au sens de déplacement de la lame 7 (flèche A) et aucun d'eux ne pénètre dans le trou 71. Dès que la traction exercée sur le ruban de l'antenne cesse, la lame 7 est ramenée en arrière sous l'action du ressort spirale de l'antenne. Or la position des ergots permet le passage de la lame 7 sans accrochage sur l'ensemble constitué par la roue à rochet 8 et la pièce 9 et permet donc le réenroulement de la lame 7 et du ruban 5. La figure 7 illustre ce rappel en arrière de la lame 7 sans accrochage sur les ergots 13; une flèche R indique le sens du déplacement de la lame 7, cette dernière étant représentée au moment où elle va finir de passer l'ensemble constitué par la roue à rochet 8 et la pièce 9. il est à remarquer que la-position des ergots sur la figure 3 correspond à celle obtenue après rentrée du ruban (voir figure 7). Comme indiqué lors de'la description de la figure 3 l'une des extrémités de la pièce 9 forme une came 14 qui commande un poussoir de commutateur 16. Une droite ZZ en traits interrompus indique sur les figures 3 à 7 la limite de l'enfoncement maximum du poussoir 16 sous l'influence de la came 14. Lorsque l'antenne est en position rentrée ou que ses éléments constitutifs sont disposés de telle sorte qu'elle puisse etre escamotée (figures 3, 6 et 7) le poussoir 16 est enfoncé, tandis que, lorsque l'antenne va venir ou est en position de retenue (figures4 et 5), le poussoir 16 est relevé. Le commutateur peut donc être utilisé pour éliminer l'action résiduelle de l'antenne après sa rentrée ou pour assurer la liaison électrique de l'antenne déroulée. D'autres modes de réalisation d'antennes escamotables sont envisageables sans pour cela sortir du cadre de l'invention. C'est ainsi, par exemple, que le nombre des dents de la roue à rochet peut-être modifié à condition de rester multiple du nombre d'ergots. Le nombre d'ergots peut également être modifié et même être choisi égal à 1 mais pour cela la lame 7 doit, chaque fois qu'elle entraîne la roue à rochet, pouvoir la faire tourner de 1boy; ceci est possible,par exemple, en munissant la lame 7 de plusieurs crans successifs et en utilisant une roue à rochet comportant au moins quatre dents. De même le commutateur au lieu d'être déclenché par la came 14 pourrait étire déclenché par le passage des ergots 13 devant un dispositif de détection. Quant au déroulement du ruban de l'antenne, au lieu d'être manuel, il pourrait être effectué à l'aide d'un moteur entrainant la sortie de l'antenne, lsarr8t du moteur étant commandé, par exemple, au moyen d'un commutateur déclenché par la lame 7 au moment de sa venue en butée. Des antennes comme celle qui a été décrite ou celles qui ont été mentionnées sont tout particulièrement destinées à des appareils émetteurs et/ou récepteurs conçus pour effectuer des liaisons mobiles. REVENDICATIONS 1. Antenne escamotable à ruban enroulable par rotation d'un tambour, comportant un dispositif de rappel tendant à la réenrouler lorsqu'elle est déroulée, caractérisée en ce qu'elle comporte : une lame élastique dont une extrémité est solidaire du tambour, ladite lame étant libérée automatiquement vers la fin du déroulement du ruban pour venir commander la rotation d'une roue à rochet; une butée fixe sur laquelle vient s'arrêter la lame après avoir provoqué un déplacement angulaire donné de la roue à rochet; et n ergots solidaires de cette roue sur l'un ou l'autre desquels la lame vient s'accrocher une fois sur deux lors de son retour en arrière à partir de la butée sous l'action du dispositif de rappel. 2. Antenne selon la revendication 1, caractérisée en ce que ladite lame est plaquée sur ledit tambour par ledit ruban lorsque ce dernier est enroulé. 3. Antenne selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que lesdits n ergots sont régulièrement répartis sur une circonférence de même axe que ladite roue à 3600 rochet et en ce que ledit déplacement angulaire donné est de 26 4. Antenne selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que ladite lame est percée d'un trou permettant ledit accrochage et en ce que ladite lame présente latéralement une partie en saillie destinée à venir en contact avec ladite roue à rochet. 5. Antenne selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce quelle comporte une came solidaire de ladite roue à rochet et en ce que ladite came est destinée à commander un commutateur. 6. Appareil émetteur et/ou récepteur conçu pour effectue-r des liaisons mobiles, caractérisée en ce qu'il comporte au moins une antenne selon l'une quelconque des revendications précédentes.