La présente invention se rapporte à un dispositif de nettoyage à utiliser dans un duplicateur ou un copieur électrophotographique et, plus particulièrement, elle se rapporte à une lame pour nettoyer une poudre déposée par voie électrostatique sur une surface d'une matière sensible à la lumière du duplicateur électrophotographique. Dans un duplicateur électrophotographique, lorsqu'une matière photoconductrice sensible à'la lumière est éleetriquement chargée dans ltobscurité et puis exposée à une configuration d'image, les charges électriques dans les surfaces exposées à la lumière disparaissent et une image chargée de la configuration d'image, qu'on appelle image latente, est formée sur la matière photoconductrice sensible à la lumière.L'image latente ainsi formée sur la matière photoconductrice sensible à la lumière peut être développée en déposant une poudre électroscopique sur l'image latente afin que celle-ci puisse être visible. I1 est de pratique courante de transférer l'image visible résultante sur un supportfinal, tel que du papier, et ultérieurement de stabiliser l'image visible par de la chaleur ou un solvant. Puisque, dans ce cas, le procédé indiqué ci-dessus sera répété sur la matière photoconductrice sensible à la lumière après que l'image visible a été transférée au papier, on exige que la poudre électroscopique résiduelle soit retirée de la surface de la matière par nettoyage.Pour nettoyer la poudre électroscopique sur le substrat, il est de pratique très courante dans la technique d'utiliser une brosse cylindrique qui est constituée de fourrures de lapin ou de fibres synthétiques. Cependant, cette pratique antérieure présente plusieurs inconvénients du fait que, lorsqu on emploie la brosse cylindrique, la brosse elle-meme doit être de grand diamètre et un dispositif supplémentaire pour rassembler la poudre électroscopique est exigé dans toute unité, si bien qu'il y a beaucoup dtinconvénients à utiliser ce dispositif comme machine de bureau telle que comme duplicateur qui exige des qualités de compacité et de faible prix de revient. En outre, il est inévitable que la brosse constituée de fourrure ou de fibres synthétiques contamine la matière électroscopique, d'où il résulte qu'il est difficile de réutiliser la poudre rassemblée. Pour surmonter les inconvénients décrits ci-dessus, rencontrés dans la pratique de la technique antérieure, spécialement dans le nettoyage de la surface de la matière sensible à la lumière, on a essayé de racler la matière électroscopique résiduelle, à la surface de la matière sensible à la lumière, au moyen d'une mince plaque, qu'on a jusqu'à présent désignée sous le nom de lame racleuse. La mince plaque était classiquement constituée de caou- chouc naturel, de caoutchouc synthétique, tel que du polyuréthane ou du néoprène, et d'autres polymères tels que du polyéthylène, du polypropylène, du fluorure de polyvinylidène, du polytétrafluoroéthylène, du polyexafluoropropylène ou analogues, mais la mince plaque ou la lame racleuse constituée par ces matièresvprésente un effet de nettoyage insuffisant. Dans ce cas, puisque la matière telle que du polyéthyl-è- ne, du polypropylène ou du fluorure de polyvinylidène a une rigidité élevée, il est difficile d'amener cette matière et la surface de la matière sensible à la lumière à être mises en contact, et de légères irrégularités de la surface de la matière sensible à la lumière affectent défavorablement l'efficacité de l'aptitude aunettoyage de la lame racleuse.D'autre part, bien qu'un caoutchouc synthétique, tel que du polyuréthane ou du néoprène, ayant de la souplesse soit mis en contact intime avec la matière sensible à la lumière, la mince plaque constituée par ce caoutchouc synthétique ne fournit pas nécessairement un effet de nettoyage suffisant à la surface, si bien que la poudre électroscopique reste encore remarquablement à la surface même après ce nettoyage, et, en conséquence, une copie obtenue à partir du cycle suivant de copie est incomplète. cfest, en conséquence, un objet de la présente invention de prévoir une lame de nettoyage comprenant un~substrat constitué par une matière ayant une faible rigidité, telle que du polyuréthane, et une résine contenant du fluor tel que du fluorure de polyvinylidène qui est revêtue sur le substrat. Plus particulièrement, la présente invention prévoit une lame de nettoyage caractérisée en ce que cette lame comprend un substrat ayant une élasticité caoutchouteuse, et une mince couche d'une résine contenant du fluor, déposée sur le substrat. I1 est prouvé, d'après des tests, que la lame de nettoyage ainsi formée présente une aptitude au nettoyage satisfaisante et une longévité satisfaisante. Sous ce rapport, on souhaite que le substrat, qui a une élasticité caoutchouteuse, soit constitué par une matière se composant d'un substrat ayant un module de résistance à la traction dans la gamme de QOl à 10 kg/mm2 (ASTM D-658) et que la lame de nettoyage pour la matière sensible à la lumière ait le module de l'élasticité par traction dans la gamme indiquée ci-dessus. Par exemple, le module d'élasticité par traction d'une résine thermodurcissable est dans la gamme de 200 à 4.500 kg/mm etcelui d'une résine thermoplastique est dans la gamme de 50 à 1.100 kg/mm2. En outre, le fluorure de polyéthylène, le fluorure de polyvinylidène,~le polyhexafluoropropylène, le polytrifluoroéthylène, le polytétrafluoroéthylène, le fluorure de polychloropropylène ou analogues peut être. utilisé comme résine contenant du fluor qui est retAtu sur le substrat. Les exemples suivants illustrent encore les avantages de la présente invention suivant lesquels la lame de nettoyage de la présente invention donne un effet de nettoyage spécialement favorable. Les proportions utilisées ici et partout ailleurs se réfèrent à des parties en poids. LE I 3 parties de résine époxy et 5 parties de fluorure de polyvinylidène (connu sous lamarque déposée 1200 E, de la société dite Kureha C4emieal Ind. Co.) ont étédissoutes dans 10 parties de phtalate de diméthyle, et puis la solution résultante a été utilisée comme matière de revêtement qui a été pulvérisée sur une feuille due caoutchouc en polyuréthane disponible dans le commerce, de 5 mm d'épaisseur, jusqu a ce qu'on obtienne une couche de 5 microns d'épaisseur. Ensuite, la feuille ainsi revêtue a été séchée pour former une couche de sous-revêtement.Puis, on a préparé une autre solution en dissolvant 1 partie de fluorure de polyvinylidè- ne dans 5 parties de phtalate de diméthyle. Cette solution a été pulvérisée de manière appropriée sur la couche de sousreveAtement et on a ainsi obtènu une lame de nettoyage après séchage de la feuille à 80 C pendant 10 heures. EXEMPLE 2 Unè solution de 1 partie de résine époxy, de 2 parties, de fluorure de polyvinylidène et de 8 parties de diméthylacétamide a été préparée en mélangeant la solution tout en agitant. La solution ainsi obtenue a été alors appliquée à une feuille de caout- chouc disponible dans le commerce, ayant une épaisseur de 2 mm, en utilisant une brosse et ensuite la feuille revêtue a été séchée jusqu a ce qu'on obtienne une couche de sous-revêtement. Une autre solution a été préparée en mélangeant 3 parties d'acétone et 2 par ties de phtalate de diméthyle avec 1 partie de fluorure de polyéthylène.Cette solution a été revêtue de manière appropriée sur la couche desous-revetement par pulvérisation et une lame de nettoyage a été ainsi obtenue par séchage de la feuille. EXEMPLE 3 Une lame de nettoyage a été obtenue en liant un film de polytétrafluoroéthylène (connu sous la marque déposée Nitflon 923, de la société dite Nitto Denko Co, Ltd) ayant une épaisseur de 50 microns, ce film ayant une couche adhésive d'une épaisseur de 30 microns, et une feuille de néoprène disponible dans le commerce, d'une épaisseur de 5 mm. EXEMPLE 4 Une solution comprenant 2 parties de fluorure de polyvinylidène, 1,5 partie de résine époxy et 10 parties de phtalate de diméthyle a été pulvérisée sur une feuille de polyuréthane disponible dans le commerce, d'une épaisseur de 5 mm, afin d'obtenir un sous-revêtement, sur lequel on a pulvérisé de manière appropriée une émulsion de fluorure de polyvinylidène. On a ainsi obtenu une lame de nettoyage en séchant la feuille à 200"C. EXEMPLE 5 On a obtenu une lame de nettoyage en liant un film de polytétrafluoroéthylène (connu sous la marque déposée Neoflon, de la société dite DaikinçKogyo) ayant une épaisseur de 13 microns, et une feuille de caoutchouc naturel disponible dans le commerce, d'une épaisseur de 2,5 mm, avec un adhésif de cohésion. EXEMPLE 6 On a préparé une lame de nettoyage en liant un film de polytrifluoroéthylène (connu sous la marque déposée Diflon, de la société dite Daikin Kogyo), d'une épaisseur de 50 microns, et du chlorure de polyvinyle mou, disponible dans le commerce, d'une épaisseur de 1,5 mm, avec un adhésif de cohésion. Dans les exemples décrits ci-dessus, chacun des substrats de faible rigidité est coupé suivant une forme et une dimension convenables pour former une lame de nettoyage et puis diverses résines contenant du fluor ont été revêtues ou déposées sur la surface du substrat. Les lames de nettoyage ainsi obtenues étaient très fiables du point de vue de leur effet de nettoyage, par comparaison avec des lames qui étaient constituées d'une seule matière, telle que du polyfluoroéthylène, du fluorure de polyvinylidène, du polytétrafluoroéthylène, du polyhexafluoropropylène ou du polytri fluorochloroéthylène. On a trouvé, d'après les résultats de tests, qulune épaisseur d'une couche déposée par une résine contenant du fluor doit, de manière souhaitable, être inférieure à 1 mm et qu'une épaisseur en dessous de 0,2 mm donne particulièrement un résultat préférable. La nouvelle lame de nettoyage de la présente invention peut être appliquée à tous les genres de matières sensibles à la lumière du duplicateur électrophotographique classique et est spécialement adaptée à l'utilisation dans une matière sensible à la lumière à utiliser à maintes reprises. La présente invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation qui viennent d'être décrits, elle est au contraire susceptible de variantes et de modifications qui apparaîtront à l'homme de l'art. REVENDICATION 1 - Lame de nettoyage pour une matière sensible à la lumière, à utiliser dans un duplicateur ou un copieur électrophotographique, caractérisée en ce que cette lame de nettoyage comprend un substrat ayant un module d'élasticité par traction dans la gamme de 0,01 à 10 kg/mm2, ce substrat ayant une surface reeouverte par une couche d'une résine contenant du fluor.