La présente invention concerne un perfectionnement aux pistolets de cramponnage du type à alimentation latérale et à chien de retenue. Pour placer des crampons antidérapants sur les pneumatiques, on utilise des pistolets à air comprimé qui peuvent entre manoeuvrés manuellement ou automatiquement. Ces pistolets comportent, de manière générale - une tete munie d'un jeu de doigts destinés à écarter la gomme du pneumatique à l'endroit de italvéole prévue pour loger le crampon, - un corps muni d'un piston dont la tige coulisse dans un alésage central, - un canal tubulaire pour l'arrivée des crampons, - une crosse munie d'une arrivée d'air comprimé et d'une gachette. Le canal tubulaire peut entre central, c'est-à-dire que l'arrivée des crampons se fait dans l'axe de leur sortie. Un tel dispositif est simple à réaliser et robuste. Il présente toutefois l'inconvénient de n'étre utilisable que pour les crampons à une seule collerette. Par contre, l'alimentation peut sue faire par un canal latéral qui débouche dans l'áleosage de la tige du piston en faisant un angle aigu. Ce dispose tif permet l'utilisation de crampons à plusieurs collerettes. Par contre, la réalisation est plus complexe et l'appareil est plus fragile car le moindre défaut dans la mise en place du crampon peut conduire à un blocage ou à la détérioration de la tige du piston. Le probleme le plus difficile à résoudre sur ces appareils à alimentation latérale est l'introduction, un par un, des crampons dans l'alésage central. Deux techniques sont utilisées å) un dispositif à tiroir dans lequel la tige du piston, lorsqu'elle avance, place les alésages du canal d'alimentation latéral et du tiroir en alignement, laissant alors descendre un crampon jusqu'à venir en butée sur la tige du piston. Lorsque la tige du piston recule, le crampon, qui a passé le tiroir, tombe dans le cylindre et le tiroir, en reprenant sa position, empêche la descente des-crampons jusqu'à la prochaine avance du pistons - -cause Cette technique conduit à une fabrication coûteuse es pièces d'usure nombreuses à utiliser. b) un dispositif dit "à chien de retenue" comportant un bras articulé autour d'une goupille montée dans un trou percé à la partie extrême de la tête. Ce bras comporte, à l'autre extrémité, un ergot qui vient bloquer la descente du crampon dans l'alésage central. Entre l'ergot et la goupille et au voisinage de celle-ci, le chien comporte un bossage qui s'engage dans l'alésage central de quelques dizièmes de millimètres. Lorsque la tige du piston est au repos, ce bossage est engagé dans l'alésage central car le chien revient toujours en position sous l'action d'un ressort. Dans ce cas, l'ergot empêche la descente des crampons. Lorsque la tige du piston avance vers l'extrémité de la tête, elle pousse sur le bossage et le chien pivote, ouvrant le canal d'alimentation latéral en levant l'ergot. Un crampon s'engage jusqu'à venir buter contre la tige du piston. Quand le piston recule, le bossage revient dans le cylindre central et l'ergot revient se placer derrière le crampon sorti précedemment qui, dès le recul du piston, vient se loger dans l'alésage central pour être introduit dans le pneumatique. Cette technique permet aussi d'éviter l'usure de la tige du piston puisque celle-ci n'actionne le chien, par l'intermédiaire du bossage, que lors du premier armement ; après quoi, ce sont les crampons qui jouent ce rôle. Elle présente, par contre, un inconvénient important. En effet, on a intérêt, pour réduire les frais de fabrication, à réaliser la tête et le canal d'alimentation latérale en une seule pièce. Pour réduire le poids du pistolet, cette tête doit être aussi courte que possible et l'arrivée du canal d'alimentation latéral est alors très proche de l'extrémité de la tête. Or, c'est justement dans cette partie très courte que doit être placée la goupille d'articulation du chien et le bossage destiné à actionner l'ergot. Il s'ensuit que les crampons n'arrivent pas toujours à se placer bien droits dans l'axe du piston avant de venir buter contre le bossage du chien. Les crampons restent alors de travers et sont éjectés par la tige du piston dans cette position. Compte tenu du fait que le crampon a sa partie la plus lourde (le bâtonnet de carbure) vers l'arrière, ceci a d'autant plus de risque de se passer que le crampon est plus long, donc avec un bras de levier plus important et que le pistolet est plus immobile et vertical,(cas de la marche automatique) car le crampon a alors peu de chances de basculer pour se redresser dans 1 'alé- sage central avant d'être attaqué par le piston. Le pistolet selon l'invention est egalement du type à alimentation latérale et à chien de retenue, mais ne présente pas les inconvénients précités. Il se caractérise-par- le fait que l'articulation du chien se fait à son extrémité la plus éloignée de l'orifice de sortie des crampons, par exemple par une goupille placée sur l'arête du canal d'alimentation latéral, et que le bossage a la forme d'un bec en acier traité situé à l'autre extrémité du chien, c'està-dire au voisinage de la sortie des crampons, à l'extrémité de la tête. Le chien comporte alors un ergot situé à une distance assez courte de l'articulation et, à l'extrémité opposée, un bec qui est actionné par le piston lors du premier armement et par les crampons ensuite. Le dispositif de l'invention permet ainsi d'alléger la tête du pistolet et d'augmenter la partie cylindrique droite libre dans laquelle le crampon aura la possibilité de se mettre correctement en place. De plus, le bras de levier, entre l'articulation et le bec, est notablement augmenté, ce qui améliore la fiabilité de l'appareil. L'invention sera décrite de manière plus détaillée au regard des figures annexées qui représentent respectivement - figure 1, une coupe du pistolet dans son ensemble, - figure 2, une vue de face, à plus grande échelle, du chien selon l'invention. Le pistolet représenté à la figure 1 comporte une crosse (1) avec une alimentation en air comprimé (2) et une gachette (3), un corps (4) avec un piston dont la tige (5) coulisse dans un alésage central (6). Les crampons sont approvisionnés par un canal tubulaire latéral (7) qui vient rejoindre l'alésage central (6) en faisant avec lui un angle aigu. La tête (8) du pistolet comporte des doigts d'écartement (9) qui permettent d'ouvrir l'alvéole du pneumatique pour venir y loger le crampon. Le chien (10) tel que représenté à la figure 2, a la forme d'un bras, articulé par l'intermédiaire de la goupille (11) sur l'arête (12) du canal d'alimentation latéral (7), cette arête étant partie intégrante de la tête (8) en acier moulé et usiné. Le chien (10) comporte un ergot (13), une échancrure (14) pour le montage d'un ressort de rappel en métal ou en caoutchouc et un bec (15) en acier traité situé à l'extrémité opposée à l'articulation et qui s'avance, quand le pistolet est au repos, d'au moins 1 mm dans l'alésage central (6). Le fonctionnement est le suivant : pour le premier armement du pistolet, -la tige (5) du piston vient soulever le bec (15) ce qui permet le retrait de 1' ergot (13) qui bloquait les crampons dans le canal (7). Le crampon descend alors dans le canal (7) jusqu'à venir buter contre la tige (5). Cette opération de premier armement se fait à vide, sans éjecter de crampon. La tige (5) recule, l'ergot (13) revient bloquer le canal (7) lorsque le bec (15) revient dans l'alésage (6). La tige (5) étant reculée au maximum, le crampon tombe alors dans l'alésage (6) et vient buter contre le bec (15) et les doigts d'écartement (9). Lors du deuxième armement, ce crampon, poussé par la tige (5), écarte le bec (15) et est éjecté dans le pneu. En même temps, le soulèvement du bec (15) au passage du premier crampon a libéré le crampon suivant dans le canal (7). REVENDICATION Pistolet pour le cramponnage des pneumatiques comprenant - une crosse munie d'une alimentation en air comprimé et d'une gachette, - un corps muni d'un piston actionné par l'air comprimé dont la tige coulisse dans un alésage central, - une tête conique munie de doigts d'écartement, - un canal d'alimentation de crampons débouchant dans l'alésage central en for mant un angle aigu, - un chien articulé maintenu par un ressort de rappel et comportant un ergot pour le blocage des crampons dans le canal latéral et un bossage permettant de dégager l'ergot au passage de la tige du piston ou d'un crampon dans l'alésage centrial, caractérisé en ce que le chien est articulé à son extrémité la plus éloignée de l'orifice de sortie des crampons et que le bossage a la forme d'un bec situé à l'autre extrémité du chien.