la présente invention concerne une grue pour véhicules automobiles comprenant un corps tubulaire cylindrique à axe vertical fixé sur le cadre du véhicule automobile, un arbre supporté de manière à pouvoir tourner dans ledit corps tubulaire, un étrier solidarisé à l'extrémité supérieure dudit arbre, un groupe de puissance pour la mise en action dudit arbre dans les deux sens de rotation, une colonne articulee sur ledit étrier dans un plan vertical et une flèche articulée à l'extrémité de ladite colonne. On connaît deux des grues dot ses d'un pied fixé sur le chassis d'un camion, d'une colonne supportée dans ledit pied de telle sorte qu'elle puisse tourner autour d'un axe vertical et osciller dans un plan vertical sous lteffet d'un groupe de puissance, et d'une flèche articulée sur ladite colonne (brevet Allemand N . 1.119.480). Dans de telles grues la colonne peut être dressée sous l'effet du groupe de puissance dans une position de travail verticale à partir d'une position de repos inolinée dans laquelle la colonne et la flèohe sont disposées dans un plan parallèle à la paroi arrière de la cabine de conduite du camion en s'inscrivant dans le profil de ladite cabine. Les grues précitées sont de faible encombrement sans que pour autant le pivotement de ladite grue, qui doit pouvoir être orientée si possible suivant une oourse angulaire de 3600, soit entravé. Dans les grues connues, le groupe de puissance prévu pour dresser la colonne constitue toutefois une charge technique et économique du fait des inconvénients qui sn découlent, tels qu'uns complexité de structuras un plus grand nombre de commandes, un court plus important et autres faoteurs analogues. Par suite, l'invention a essentiellement pour objet la réalisation d'une grue pour véhicules automobiles avec laquelle les déplacements de la colonne de la position de repos à la position de travail sont obtenus en éliminant le recours au groupe de puissance. L'objet précité ainsi que d'autres qui apparaîtront plues clairement dans la description suivante, sont atteints, selon l'invention, par une grue pour véhicules automobiles du type décrit au début oi-dessu caractérisée par le fait qu'elle comprend un vérin tydraulique articulé dtun oaté sur la flèche de la grue et de l'autre côté sur ledit étrier, de telle manière que la ligne d'action dudit vérin forme une intersection avec la ligne qui joint les points d'artioulation de ladite colonne respectivement sur l'étrier et la flèche. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention sont mieux oompria à la lecture de la description détaillée qui va suivre d'une forme de réalisation non exclusive, illustrant un exemple de grue, en se référant aux dessins annexés donnés seulement à titre indicatif et non limitatif, dans lesquels:: La figure 1 représente une vue en élévation de la grue en position de travail et, en traits interrompus, en position de repos; La figure 2 représente une vue selon la ligne Il-fl de la figure 1, dans le sens des flèches, et enfin La figure 3 représente une vue selon la ligne III-III de la figure 2, dans le sens des flèches. En se référant à la figure 1, on peut voir que l'on a indiqué par 1, le châssis d'un camion sur lequel est fixé d'une manière classique le cadre 2 qui supporte la grue objet de l'invention. Ladite grue comprend un corps tubulaire 3 de forme cylindrique à axe vertical dans lequel est monté de manière à pouvoir tourner, un arbre 4 au sommet duquel est fixé un étrier 5. Ledit strier est foiré de deux plaques verticales et parallèles 6, 7 reliées entre elles de telle sorte qu'elles forment un U. Les plaques 6, 7 ont un périmètre ayant à peu près la forme d'un triangle rectangle.Dans les extrémités supérieures desdites plaques sont pratiqués dea orifices 8 alignés entre Oui, tandis que dans leurs extrémités inférieures s'articule, par l'intermédiaire d'un axe 3, la colonne 10 de la grue qui comprend les deux plaques li, 12 reliées entre elles par une paroi 13 de manière à définir un siège pour le logement, entre lesdites plaques 11, 12, d'un vérin hydraulique 14 de type à double effet. Le vérin 14 présente un cylindre prenant appui dans l'étrier 5 au moyen d'un axe 15 et une tige prenant appui par l'intermédiaire d'un axe 16 dans le premier élément 17 d'une flèche globalement indiquée par 18 et articulée sur l'extrémité supérieure de la colonne 10 par l'intermédiaire d'un axe 19. La position des aies d'articulation 9, 15 dans l'étrier 5 est telle que la ligne d'action du vérin 14 forme une intersection avec la ligne qui joint les axes d'articulation de la colonne 10 dans l'étrier 5 et de l'élément 17 dans la colonne 10, c'est-à-dire les aies 9 et 19. Lorsque la colonne 10, comme on le verra dans ce qui suite se redresse de la position de repos en traits interrompus dans la figure i. à celle de travail en trait plein, elle se positionne dans une assise de travail dans laquelle elle bute par un palier 20 fixé transversalement aux plaques 11, 12 contre un épaulement 21 ménagé le long du bo-rd arrière des plaques 6, 7 qui forment l'étrier. Lorsque la colonne 10 a atteint la position de travail, les orifices 8 de l'étrier 5 sont alignés en regard des orifices 22 des plaques 11, 12. I1 est. alors possible de procéder à l'introduction d'une tPBe 23 dans les orifices 8 et 22 pour bloquer la colonne 10 en position de travail. La flèche 18, outre l'élément 17, comprend un élément tubulaire 24 de section carrée articulé sur l'extrémité dudit élément 17 par nn axe 25. Dans 1' élément tubulaire 24 est guidé de manière à pouvoir coulisser, un élément de prolongement 26 que l'on peut faire sortir ou rentrer sous l'effet d'un vérin hydraulique dont le cylindre est articulé sur l'élément 24 et dont la tige est articulée sur l'extrémité de l'élément de prolongement 26. Ce dernier est en outre équipé d'un dispositif de levage (non illustré) adapté à la nature des matériaux ou des produits sur lesquels on doit opérer. Les éléments 24 26 sont disposés en position de repos orientés vers le bas et ils peuvent strie amenés on position horizontale par un vérin hydraulique 28 dont le cylindre se trouve en appui dans l'élément 17 sur l'axe 29, tandis que sa tige est appuyée sur un axe 30 supporté dans un empattement 31 de ltélément 24. De façon évidente, pour permettre la rotation vers ltesterieur des éléments 24, 26, la ligne qui joint les ases 29 et 25 forme un certain angle avec la ligne d'action du vérin 28, coinoidant avec la ligne qui joint les axes 29, 30. On indique par 32, 33 deux vérins hydrauliques opposés et tangentiellemont solidarisés au corps tubulaire S Dans les cylindres et dans les vérins 32 33, qui sont transversaux par rapport & l'axe longitudinal du camion, coulissent deux pistons reliés par une crémaillère qui, de façon connue et de oe fait non représentée, s'engrène sur une roue dentée montée sur l'arbre 4. La mise en action de l'un ou l'autre des vérins 32, 33 provoque ainsi la rotation de l'arbre 4 dans le corps 3, et par suite le pivotement de la grue. Les vérins 32, 33 sont fixés par l'intermédiaire de brides 34, 35 au cadre 2. De manière convenable, les cylindres des vérins prennent appui sur le cadre par interposition des supports 36. Au corps tubulaire 3 est en outre solidarisée une saillie 37 à laquelle est liée une poutre 38 disposée transversalement par rapport à l'axe longitudinal du camion et fixée au cadre au moyen de brides 39, 40, en tous points similaires à celles qui sont indiquées ci-dessus par 34, 35. La poutre 38 a une structure tubulaire et une section carrée ett à son extrémité opposée, sont fixées des béquilles télescopiques 41 s'étendant vers le bas et pourvues de pieds d'appui 42 (vus sur la partie de gauche de la figure 1). Au lieu d'etre fixées, les béquilles peuvent être montées coulissantes dans les bras 43 comme représenté dans la partie de droite des figures 1, 3, dans lesquelles les béquilles sont indiquées par 44 et les pieds d'appui par 45. Les bras 43 peuvent être sortis de la poutre 38 pour élargir la base d'appui de la grue et peuvent être fixés au moyen de goupille8 46 qui traversent la poutre 38 et ledit bras 43 dans en regard des orifices pratiqués/ce dernier et alignés avec des orifices ménagés dans la poutre. Le fonctionnement de la grue ainsi décrite est le suivant. Rn admettant que la grue est en position de repos indiquée par la ligne en traites interrompus dans la figure 1, dans laquelle la colonne 13, l'élément 17 de la flèche 18 et les éléments 24, 26 reposent dans un plan transversal à l'axe du camion et situé derrière la cabine de conduite dudit camion, la colonne 10 étant disposée obliquement, l'élément 17 de la flèche 18 étant à l'horizontale et les éléments 24, 26 à la verticale sur un côté du camion.Dans cette position, ltéléent 17 est en appui par un bord 49 sur une butee 50 soudée entre les plaques 11, 12. Si l'on désire amener la grue en position de travails on actionne le vérin 28 en faisant tourner vers l'extérieur les éléments 24S 26. Sous lteffet de la pesanteur, on observe un redressement simultané de la colonne 10 qui tend à se placer en position d'érection en tournant autour de l'axe 9. Au cours de cette phases le vérin pourra rester inacti bien qu'il soit possible de soulever la flèche 18 tandis que la colonne 10 pivote.Quand la colonne a atteint la position d'érection et s'est arrêtée en butant par le palier 20 contre l'épaulement 21 de l'étrier 5, on procède au blocage de la colonne en introduisant la tige 23 dans les orifices 8 de l'étrier et dans les orifices 22 des plaques 11, 12. La grue est alors prête pour entrer dans la phase de travail dans laquelle le levage de la flèche 18 est commandé par le vérin 14. Le pivotement de la grue a lieu par actionnement des vérins 32 > 33. On observera que par suite du redressement de la colonne à partir de la position oblique ou inclinée dans celle d'érection, la flèche 18 a atteint un niveau plus élevé que celui de la toiture de la cabine de conduite et se trouve ainsi en mesure d'accomplir une rotation de 360 . Pour ramener la grue en position de repos, il suffit d'actionner le vérin 14 en sens contraires c'est-à-dire en raccourcissant sa longueur. On observera tout d'abord une rotation de la flèche 18 autour de l'axe 19 jusqu'à ce que le bord 49 vienne appuyer sur la butée 50. A ce point la traction exercée par le vérin 14 détermine le repli forcé de la colonne 10 en position de repos indiquée en traits intenmpus Une fois cette position atteinte, on procède au repli des éléments 247 26 en position verticale sur le côté du camion. Comme on peut s'en rendre compte, la grue présente une structure assez simple. Tandis que d'un côté, le vérin 14 permet le soulèvement et l'abaissement de la flèche 18 de la grue, de l'autre côté il sert à ramener la colonne 10 en position inclinée de repos. Dien entendu, diverses modifications et variantes peuvent entre apportés par l'homme de l'art à la grue qui vient d'être décrite uniquement à titre d'exemple non limitatif, sans s'écarter du cadre et de l'esprit de l'invention. Ainsi, par exemples le retour à la position de repos de la colonne 10 peut avoir lieu par deplacement du centre de gravit de la flèche 18 vers l'axe 19 > par exemple en faisant tourner la flèche 18 vers le haut comme indiqué par la ligne en traits interrompus dans la figure 1. REVENDICATIONS 1) Grue pour véhicules automobiles comprenant un corps tubulaire cylindrique à axe vertical fixé sur le cadre du véhicule automobile, un arbre supporté de manibre à pouvoir tourner dans ledit corps tubulaire un étrier solidarisé à l'extrémité supérieure dudit arbre, un groupe de puissance pour la mise en action dudit arbre dans les deux sens de rotation, une colonne articulée dans ledit étrier dans un plan vertical et une flèche articulée å l'extrémité de ladite colonne, ladite grue étant caractérisée par le fait qu'elle comprend un vérin hydraulique articulé d'un côté sur la flèche de la grue et de l'autre côté sur l'étrier, de telle manière que la ligne d'action dudit vérin forme une intersection avec la ligne qui joint les points d'articulation de ladite colonne respectivement sur ltetrier et la flèche. 2) Grue selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'à la colonne est consolide un organe de butée contre lequel la flèche peut venir s'appuyer par effet de pesanteur lorsque la colonne pivote depuis la position verticale en position inclinée de repos par actionnement du vérin. 3) Grue selon la revendication 2, caractérisée par le fait que le vérin est de type à double effet. 4) Grue selon la revendication 1, caractérisée par le fait que la rotation de la colonne à partir de la position de travail dans celle de repos a lieu sous l'effet de la pesanteur par suite du déplacement du centre de gravité de la flbche de la grue. 5) Grue selon l'une quelconque des revendications I à 4, caractérisée par le fait que la colonne est bloquée en position de travail par une tige traversant ladite colonne et l'étrier.