La présente invention concerne les parachutes et elle a trait plus particulièrement aux parachutes du type à ouverture automatique dont l'ouverture commence par le délovage des suspentes à partir d'un sac dit "sac suspentes premières", la sortie de la voilure étant provoquée par les suspentes après délovage complet de celles-ci . Le terme sacs suspentes premières" est utilisé par les spécialistes par opposition au terme "sac voilure première" qui s'applique à un type de parachutes dont l'ouverture commence par la sortie de la voilure suivie de celle des suspentes, le sac restant attaché au harnais pendant la descente alors que dans le premier type de parachutes, le sac reste attaché à la sangle d'ouverture automatique fixée à l'avion largueur. Lors de l'ouverture d'un parachute à ouverture automatique dont la voilure est pliée dans un sac suspentes premières, les séquences de délovage se déroulent dans un ordre bien déterminé, à savoir a) délovage de la sangle d'ouverture automatique, b) ouverture du sac dorsal attaché au harnais et extraction du sac suspentes premières, c) délovage des suspentes fixées sur l'extérieur du sac suspentes premières et ouverture de ce dernier, d) sortie de la voilure, e) rupture de la drisse de liaison voilure-sangle d'ouverture automatique. Les séquences a, b et c sont elles-mêmes régulées puisque chaque boucle du faisceau de suspentes est maintenue en place à l'extérieur du sac suspentes premières soit par des pontets, soit par des élastiques, soit par tout autre procédé. Il s'ensuit que pendant ces phases l'ensemble formé par la sangle d'ouverture automatique, le sac suspentes premières et les suspentes forment un lien continu et relativement tendu entre le parachutiste et le point fort de l'avion où est accrochée la sangle d'ouverture automatique. Par contre pour la séquence d, il n'en est pas de même ; en effet, la voilure est mise dans le sac suspentes premières par plis superposés ou par pliage en accordéon sans maintien des plis ou des boucles; il s'en suit qu'au moment de l'ouverture du sac, toute la voilure est libre, ce qui permet à l'ensemble du sac suspentes premières et de la sangle d'ouverture automatique de remonter sous l'effet du vent relatif dû à la vitesse de l'avion jusqu'à avoir une position pratiquement horizontale. Dans ce cas, au moment où intervient la séquence e, la cheminée de la voilure peut être placée très près de certaines superstructures de l'aéronef largueur et lorsqu'elle est libre, venir toucher ces superstructures (plan fixe, roulette de queue, etc...) d'où il peut résulter des détériorations, voire même des accrochages de voilures. I1 est déjà connu par exemple par le brevet britanique nO 1 145 512 et par le brevet français nO 72 46 315 (ce dernier étant au nom de la Demanderesse) de prévoir un déploiement de la voilure en deux temps. Dans les deux cas, il s'agit d'un parachute du type à "sac voilure première", ce sac contenant un sac auxiliaire renfermant une partie de la voilure qui ne se déploie qu'après que l'autre partie de la voilure soit déjà délovée et partiellement déployée. Dans le cas du brevet britanique, le retard apporté au déploiement complet de la voilure est destiné à amortir le choc d'ouverture pour le parachutiste, le sac secondaire se séparant du sac principal tout en emprisonnant la partie supérieure de la voilure et ne s'ouvrant que lorsque l'autre partie se soit complètement ouverte. Ce sac secondaire se présente sous une forme tubulaire et est maintenue fermée provisoirement par une fermeture longitudinale, les deux volets du sac, une fois couverts, restant sur la face supérieure de la voilure pendant la déscente. Ainsi, ce parachute n'est pas à même de résoudre le problème qui est à la base de l'invention, à savoir de conserver aussi longtemps que possible après le largage un lien continu entre le parachutiste et l'avion largueur. Dans le brevet français n0 72 46 315, le sac principal comporte également une poche auxiliaire dans laquelle est logée la partie supérieure de la voilure et qui communique directement avec l'espace intérieur du sac principal, lapartie inférieure de la voilure ayant au moment de l'ouverture, le temps d'amorcer son déploiement avant que la partie supérieure ne s'ouvre. Dans ce cas, également, il ne peut y avoir maintien d'un lien continu entre la sangle d'ouverture automatique et les suspentes et le but recherché par l'invention ne peut donc pas davantage être atteint. La présente invention a donc pour but de fournir un parachute qui pendant les séquences d'ouverture permet de conserver aussi longtemps que possible un lien continu entre le point fixe de l'avion largueur et les suspentes afin d'obtenir une attitude pratiquement verticale de ltensemble de là sangle d'ouverture automatique et du parachute et de limiter autant que possible la partie libre de la voilure, ce qui permet d'éviter la mise en contact de la voilure avec une partie de l'aviron largueur au cours de l'ouverture. L'invention a donc pour objet un parachute du type à sac suspentes premières comportant un sac principal et une poche auxiliaire créant dans le sac un compartiment pour loger la partie supérieure de la voilure et fermée par un dispositif de fermeture qui est actionné au cours de la séquence d'ouverture de la voilure, caractérisé en ce que ladite poche est rigidement fixée sur la paroi intérieure du sac principal de manière à présenter une ouverture s'étendant à peu près transversalement au sac principal et tournée vers l'ouverture de celui-ci et en ce que ledit dispositif de fermeture comporte un lien cassable attaché à des moyens de traction fixés sur la partie inférieure de la voilure. Grâce à ces caractéristiques, au moment de l'ouverture les suspentes, la partie inférieure de la voilure, les moyens de traction et la poche intérieure forment un lien continu qui prolonge la sangle d'ouverture automatique fixée sur le sac principal, lien qui est rompu seulement lorsque la partie inférieure de la voilure est complètement sortie et que la charge applique une traction suffisante pour rompre le lien qui ferme la poche intérieure. I1 en résulte une attitude plus favorable de l'ensemble quasi verticale, ce qui permet d'éviter les accrochages de voilure aux parties saillantes de l'avion largueur. D'autres caractéristiques de l'invention apparaitront au cours de la description qui va suivre. Au dessin annexé, donné uniquement à titre d'exemple - la Fig. 1 est une vue avec arrachement partiel du sac principal du parachute suivant l'invention, l'arrachement montrant la poche intérieure - la Fig. 2 est une vue du parachute partiellement plié, l'arrachement dans cette figure découvrant le lien cassable qui vient d'être mis en place pour fermer la poche intérieure - la Fig. 3 est une vue montrant un stade ultérieur du pliage du parachute - la Fig. 4 montre le parachute entièrement plié et prêt à être enfermé dans le sac dorsal - la Fig. 5 illustre les effets obtenus par l'invention en montrant schématiquement les séquences d'ouverture du parachute suivant ltinvention. Suivant le mode de réalisaticn représenté aux Figures et comme on le voit plus particulièrement sur la Fig. 1, le parachute suivant l'invention comporte un sac principal 1 dit "sac suspentes premières" au sens indiqué dans le préambule du présent mémoire. Comme connu en soi, ce sac est réalisé en un tissu approprié et comporte un fond fermé 2 et une ouverture 3 au bord de laquelle sont prévues des boucles 4 destinées à recevoir un lien cassable 5 (Fig. 4). A l'extérieur, le sac 1 est muni d'une anse 6 à laquelle est attachée une sangle d'ouverture automatique 7 reliée à un point fixe de l'avion largueur. Des pontets 8 sont également prévus à l'extérieur du sac 1 afin de maintenir les boucles 9 d'un faisceau de suspentes 10, les pontets pouvant être remplacés par d'autres dispositifs appropriés tels que des élastiques, par exemple. L'ensemble représenté à la Fig. 4 est destiné à être enfermé dans un sac dorsal connu en soi (non représenté), les suspentes étant attachées à un harnais également classique., Suivant l'invention, une poche 11 est fixée à l'intérieur du sac 1. Cette poche double ce dernier en arrivant à peu près à deux tiers de sa hauteur. Dans le cas représenté, il s'agit d'un manchon tubulaire de tissu ouvert des deux côtés, l'un 12 de ses bords étant cousu sur la paroi intérieure du sac 1.La poche peut être rapportée soit à partir du fond 2, soit simplement à partir d'une certaine hauteur (comme représenté), ce qui permet d'économiser du tissu. La poche 11 est associée à un dispositif de fermeture (Fig. 2) comportant d'une part un certain nombre de boucles 13 disposées autour du bord 14 de la poche qui en délimite l'ouverture 15 tournée vers l'ouverture 3 du sac principal 1 et d'autre part un lien cassable 16 ou drisse. On peut également envisager une fermeture de la poche par une dris coulissant dans des oeillets fixés au bord d'ouverture de la poche ou encore par tout autre moyen connu formant un dispositif de fermeture à lien cassable. I1 est préférable pour éviter des brûlures et autres détériorations de la voilure du parachute que la poche 11 ainsi rapportée sur le sac principal 1 soit réalisée en un tissu inerte vis-à-vis de celui de la voilure (par exemple en coton si cette dernière est en polyamide). Comme représenté sur la Fig. 4, la voilure 17 du parachute est pliée en deux parties 17aet 17bdans le sac 1. La partie supérieure 17a est d'abord placée dans la poche 11 en la pliant convenablement en accordéon par exemple, après quoi la poche 11 est fermée autour de la voilure 17 au moyen du lien 16 passé dans les boucles 13 de la poche 11. La voilure 17 est munie dans sa partie inférieure de moyens de traction formés par deux bandes 18 fixées respectivement,par couture par exemple, sur deux génératrices opposées de la voilure (par exemple les génératrices nO 13 et nO 1 d'une voilure à 24 suspentes). Ces bandes 18 se terminent à peu près à la moitié de la longueur des génératrices par une boucle 19.En attachant le lien 16, on prend soin de la passer également dans. les boucles 19, après quoi on peut plier la partie inférieure 17b de la voilure 17 dans l'espace resté disponible dans le sac 1. Après fermeture de celuici, à l'aide du lien 5, les suspentes sont placées sur l'extérieur du sac 1, comme représenté sur la Fig. 4. A l'ouverture, au moment où la traction des suspentes 10 ouvre le sac 1, seule la partie inférieure 17b de la voilure est libre de sortir en raison de l'étranglement assuré par la poche 11, qui renferme à peu près la moitié de la voilure. Ensuite, il faut une nouvelle tension pour rompre le lien 16 de fermeture delà poche 11, tension qui est transmise par les suspentes 10 et les génératrices de la voilure 17 sur lesquelles sont cousues les bandes 18 pour libérer la partie supérieure 17a de la voilure. La voilure se trouve ainsi relâché en deux temps, ce qui assure en permanence une tension de ltensemble formé par la sangle d'ouverture automatique 7, le sac 1, la voilure 17, les suspentes 10 et le parachutiste. I1 en résulte que l'attitude de cet ensemble devient pratiquement vertical (Fig. 5) si bien que ni le sac 1, ni la sangle d'ouverture 7 ont la possibilité de remonter sous l'action du vent relatif. Partant, la voilure 17 elle-même n'a pas la possibilité de frotter contre des parties saillantes de l'aéronef et de s'y accrocher. REVENDICATIONS 1. Parachute du type à sac suspentes premières comportant un sac principal et une poche auxiliaire créant dans le sac un compartiment pour loger la partie supérieure de la voilure et fermée par un dispositif de fermeture qui est actionné au cours de la séquence d'ouverture de la voilure, caractérisé en ce que ladite poche (11) est rigidement fixée sur la paroi intérieure du sac principal (1) de manière à présenter une ouverture (14) s'étendant à peu près transversalement au sac principal et tournée vers l'ouverture (3) de celui-ci, et en ce que ledit dispositif de fermeture comporte un lien cassable (16) attaché à des moyens de traction (18, 19) fixés sur la partie inférieure (17b) de la voilure (17). 2. Parachute suivant la revendication 1, caractérisé en ce que ladite poche (11) est formée par un manchon tubulaire fixé par l'un de ses bords sur la paroi intérieure du sac principal (1) près du fond (2) de celui-ci et ouvert au bord opposé. 3. Parachute suivant la revendication 2, caractérisé en ce que ledit lien cassable (11) est une drisse engagée dans des boucles (13) fixées de distance en distance autour de l'ouverture (14) de ladite poche (11). 4. Parachute suivant- la revendication 2, caractérisé en ce que ledit lien cassable est une drive coulissante entourant l'ouverture de ladite poche. 5. Parachute suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que lesdits moyens de traction comportent au moins deux bandes (18) se terminant par des boucles (19) destinées à être traversées par ledit lien cassable (11) et en en que lesdites bandes sont fixées sur des génératrices diamétralement opposées de la voilure (17) à la partie inférieure (17b) de celle-ci. 6. Parachute suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que ladite poche s'étend sur à peu près deux tiers de la longueur du sac (1) à partir du fond (2) de celui-ci.