La présente invention est relative en particulier aux surfaces optiques de diffusion de la lumière. Lesdites surfaces optiques de diffusion sont souvent utilisées sur les châssis à glace dépolie pour la mise au point dans les appareils photo-5 graphiques, ainsi que pour les verres à vitres destinés à servir de sous-verre anti-reflets. Les procédés connus propres à la technique antérieure en vue de la réalisation .des surfaces optiques aptes à diffuser la lumière peuvent être rangés dans deux catégories princi-10 pales, à savoir le doucissage avec divers abrasifs et l'attaque . à l'acide. Les deux procédés en question donnent de façon caractéristique une surface de nature irrégulière et comportant des échignures, bien qu'à une échelle microscopique, laquelle disperse en conséquence les rayons lumineux incidents dans toutes 15 les directions. Une surface se caractérisant par de petites éminenees ou des granulations arrondies présente divers avantages en comparaison des échignures à arêtes en dents de scie. Entre autres, la lumière incidente venant frapper une telle surface se 20 trouve distribuée de façon désordonnée suivant tin angle soid- Se •; prédéterminé qui est en' rapport avec la pente ou inclinaison desdites granulations. L'un des champs d'application d'une telle surface est une glace dépolie d'un type nouveau destinée aux appareils photographiques, et plus particulièrement une 25 glace dépolie devant être observée à travers une ouverture de dimensions fixes à savoir la pupille de l'oeil ou un diaphragme d'ouverture. Grâce au procédé décrit ci-contre, la glace dépolie peut être réalisée de manière à orienter toute la lumière d'une image incidente à travers l'ouverture fixe, bien 30 que la lumière se trouve être dispersée de façon désordonnée. De la sorte, la propriété de focalisation de la glace dépolie se trouve maintenue en raison de la dispersion désordonnée, cependant que la luminosité de 1'image se trouve préservée grâce à l'utilisation de la totalité de la lumière incidente. Ladite 35 caractéristique et^autres avantages de la présente invention, en plus de leurs multiples applications, se trouvent décrits ci-après de façon détaillée. Les petites éminenees ou bosses ou granulations, lesquelles seront désignées ci-contre pour plus de facilité sous l'appellation générale de granulations, présentes à la surface, 71 47728 2 2123294 sont formées de telle façon que les pentes ou inclinaisons maximales de leurs côtés soient des plus réduites, à savoir de façon caractéristique de 2 à 3 degrés, bien que pour certaines applications d'autres coefficients de pente puissent s'avé-5 rer également utiles. La hauteur nominale entre le sommet et la base des granules est de l'ordre de un quart à une demi- longueur d'onde de la lumière» Pour autant qu'on puisse les déterminer, les contours topographiques de la surface granulaire sont arrondis et exempts de pointes» 10 L'une des propriétés utiles aux surfaces optiques gra nulées réside dans le fait qu'il existe une différence significative de grandeur entre.la dispersion due à la réfraction à travers la surface et la dispersion due au réfléchissement à partir de ladite surface. En fait, la dispersion due à la 15 réfraction peut être réduite à une quantité négligeable, alors que la dispersion due au réfléchissement demeure appréciable. Ceci entraîne des applications qui seront décrites plus en détail ci-après. Le procédé propre à réaliser la granulation de la sur-20 face commence habituellement par le façonnage d'une surface exempte de toute granulation dans une matière plastique solu--ble, de préférence dans de 11acéto-butyrate de cellulose. La surface est aspergée avec des gouttelettes d'un solvant volatil, de préférence du 1,2-dichloréthane. L'action se produi-25 sant à la surface et qiii est due aux gouttelettes du solvant redistribue la matière constitutive de la surface lors de l'évaporation du solvant, formant de la sorte des granulations sur ladite surface. La pulvérisation est répétée jusqu'à obtention de la densité voulue de granulations. Dans les cas 30 où un article particulier comportant une surface granulée doit être réalisé dans une matière inadaptée au procédé susmentionné, ce dernier peut alors être mis en oeuvre aux fins d'établir un modèle de l'article voulu. A partir dudit modèle l'on peut tirer, au moyen de procédés connus, des moules. Ces 35 derniers sont à leur tour utilisés afin de reproduire le mo dèle dans m matériau particulier,'en vue d'obtenir l'article voulu. La présente invention vise en conséquence à pourvoir aux divers avantages suivants : la réalisation d'une surface 40 optique qui disperse de façon désordonnée les rayons lumineux 71 47728 3 2123294 d'un faisceau de lumière incidente suivant un angle polyèdre prédéterminé ; la mise en oeuvre d'un procédé propre à obtenir la granulation de la surface d'un article d'optique ; ainsi que la mise au point d'une glace dépolie du type à échelons susceptible de disperser de façon désordonnée la lumière incidente suivant un angle solide prédéterminé au moyen d'une surface granulée de façon désordonnée et qui présente des contours arrondis. Les autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront plus clairement au cours de là description détaillée qui suit, laquelle est faite en référence aux dessins ci-annexés, sur lesquels : la figure 1 est une photo-micrographie d'une surface granulaire réalisée conformément au procédé propre à la présente invention ; la figure 2 est une photo-micrographie d'une partie de la surface d'un élément d'optique façonné par moulage ; la figure 3 illustre vin miroir du type à échelons ou miroir Fresnel traité conformément au procédé propre à la présente invention afin de promouvoir l'utilisation dudit miroir en tant que glace dépolie pour la mise au point s la figure 4 est une vue en perspective et en coupe, à une échelle agrandie, du miroir du type à échelons illustré sur la figure 3 J la figure 5 est une vue en coupe du miroir du type à échelons illustré sur la figure 3 ; la figure 6 est line vue en coupe de deux lentilles de Fresnel ; la figure 7 est une vue en coupe d'une lentille conforme à la présente invention ; la figure 8 est une vue en coupe d'un miroir conforme à la présente invention. Description du mode de réalisation préférentiel -Procédé y afférent. La phase initiale de réalisation d'un article comportant une surface dotée, des propriétés nouvelles propres à la présente invention consiste à fabriquer l'article (sans le fini superficiel granulaire) dans une matière soluble, à savoir de préférence de l'acéto-butyrate- de cellulose. Dans certains cas, à savoir par exemple lorsque 71 47728 4 2123294 l'article voulu doit être réalisé dans une matière autre que de 1'acéto-butyrate de cellulose ou lorsqu'il est besoin' de fabriquer vine grande série portant sur le même article, l'on peut établir un modèle de ce dernier en acéto-butyrate de cellulose. 5 II entre également dans le cadre de la présente invention de fabriquer l'article à partir de quelque autre matière et de le doter d'une surface appropriée qui est revêtue d'une pellicule ou film d'acéto-butyrate de cellulose. Ainsi qu'il a été mentionné précédemment, un solvant vola-10 til est pulvérisé en fines gouttelettes sur la surface d'acéto--butyrate de cellulose. A cet effet, le solvant préférentiel est constitué par le 1,2-dichloréthane, lequel est parfois désigné sous le nom de bichlorure d'éthylène ou de chlorure d'éthylène. Le 1,2-dichloréthane est de nature très volatile, 1'acéto-butyrate 15 de cellulose y étant hautement soluble. Il a été constaté qu'une petite quantité de méthacrylate de méthyle dissous dans 1,2-dichloréthane déclenche l'action requise du solvant. Un pourcentage pondéral de 0,05 % environ de méthacrylate de méthyle dans le 1,2-dichloréthane s'avère être parfaitement approprié. La pulvé-20 risation dudit mélange sur une surface de verre ne laisse aucun résidu visible après 1'évaporation du solvant. Il s'ensuit que le méthacrylate de méthyle peut être considéré comme déterminant l'action voulue de quelque autre façon, agissant peut-être comme un agent de mouillage ou comme catalyseur. Il est désormais mani-25 feste que l'utilisation du méthacrylate de méthyle dans le 1,2-dichloréthane constitue un moyen de conduire la réaction du procédé, étant donné qu'il favorise l'action du solvant, car ce dernier agit mieux ainsi qu'en l'absence de méthacrylate de méthyle. Une autre façon de conduire la réaction du solvant et, 30 partant, du procédé, consiste à diluer le solvant dans un liquide qui ne dissolve pas 1'acéto-butyrate de cellulose, par exemple de l'alcool éthylique. Ce dernier atténue l'action voulue du solvant par rapport à sa concentration, jusqu'à ce que ladite concentration atteigne environ 10 % en poids, stade auquel l'action 35 désirée cesse pratiquement de se produire. Alors que les adjonctions au solvant semblent affecter la vitesse de la réaction, les variations apportées aux techniques de pulvérisation semblent affecter la dimension de la texture granulaire à la surface. Pour des raisons qui seront explicitées 40 ci-dessous, l'on suppose que la texture granulaire dans son 71 47728 2123294 ensemble est le résultat composite de l'interaction entre une seule gouttelette et la partie de la surface sur laquelle tombe ladite gouttelette. En conséquence, l'on peut constater que la dimension des granules est fonction de la dimension des gouttelettes venant heurter la surface. Partant, ledit phénomène peut être contrôlé en quelque sorte par la technique de pulvérisation, et ce de deux façons s (l) en modifiant le matériel de pulvérisation en vue d'obtenir des gouttelettes plus fines, et (2) en accroissant la distance que les gouttelettes ont à parcourir pour atteindre la surface. Cette dernière technique repose sur 1'évaporation du solvant dans la gouttelette en mouvement, afin de réduire sa dimension. Il convient de remarquer que la dimension des granules peut être réduite tant par les techniques précitées que par d'autres techniques appropriées, de façon qu'elles n'agissent plus sur la lumière, mais qu'elles puissent toujours être détectées (par exemple au microscope électronique). • Le solvant volatil de 1,2-dichloréthane est susceptible de s'évaporer rapidement à la surface. En conséquence, les gouttelettes individuelles ne se combinent pas mutuellement à la surface, étant donné qu'elles arrivent en ordre dispersé, toute gouttelette individuelle complétant son action et s'évaporant avant qu'une autre gouttelette n'arrive vraisemblablement dans son voisinage immédiat. L'application contrôlée du solvant et sa nature volatile empêche toute agglomération des gouttelettes et donc la submersion de la surface. A la suite d'essais, il est bien connu maintenant que la submersion ou le mouillage de la surface entière avec le solvant ne peut se traduire par le résultat escompté. En outre, la submersion de la surface avec le solvant est susceptible d'entraîner fort probablement des effets négatifs sur toute structure fine à la surface de l'article (à savoir par exemple les ondes individuelles dans une lentille à échelons), alors que la pulvérisation du solvant ne semble pas affecter la surface et la structure fine dont elle est revêtue, si ce n'est qu'elle ajoute les contours granulaires voulus. Bien que l'on préfère.utiliser 1'acéto-butyrate de cellulose et le 1,2-dichloréthane plutôt que d'autres matières, l'on sait également qu'il est possible d'utiliser de l'acéto-propionate de cellulose à l'état plastique pour façonner l'article initial, et que le chloroforme peut être utilisé en tant que solvant volatil. Il entre dans le cadre de la présente invention de pouvoir 71 47728 6 2123294 utiliser d'autres matières que celles énumérées ci-dessus. La matière sélectionnée pour l'article doit être hautement soluble dans le solvant, ce dernier devant être lui-même suffisamment volatil que pour empêcher la combinaison ou agglomération des 5 gouttelettes individuelles à la vitesse d'application choisie. EXEMPLE I Une feuille plane d'acéto-butyrate de cellulose est aspergée avec des gouttelettes de 1,2-dichloréthane. Les gouttelettes sont formées et appliquées au moyen d'une quelconque brosse à 10 lame d'air commercialement disponible sur le marché. Ladite brosse à lame d'air est maintenue à plusieurs centimètres de la feuille précitée, étant animée d'un mouvement de va-et-vient au cours de la phase de pulvérisation. La surface peut être examinée de temps à autre afin de surveiller l'état d'avancanent de sa granulation. 15 Ladite opération s'effectue en inspectant la surface à l'aide d'un microscope, ou en observant le réfléchissement d'une petite source lumineuse sur ladite feuille, afin de déterminer la proportion de la surface restante non encore touchée par le processus (à savoir non encore soumise à un phénomène de dispersion). 20 Les angles d'inclinaison des granules peuvent être déterminés en mesurant la dispersion angulaire dans un faisceau de lumière réfléchie par la surface granulée. Alors que la pulvérisation doit être poursuivie jusqu'à ce que la totalité de la surface soit granulée, la dispersion angulaire obtenue au moyen du procédé en question est, 25 dans une large mesure, auto-limitative, toute pulvérisation supplémentaire n'augmentant pas substantiellement les angles d'inclinaison locaux. Cette propriété est utile pour l'obtention de" résultats uniformes. La figure 1 est une photo-micrographie d'une partie de la 30 feuille plane d'acéto-butyrate de cellulose telle que traitée conformément à l'exemple I. La feuille transparente a été photographiée sous un grossissement initial de 160 fois en utilisant l'éclairement du champ brillant tel que réfléchi par la surface traitée„ 35 EXEMPLE II Une glace dépolie du type à échelons telle que destinée à être incorporée à un appareil photographique et à un dispositif de visualisation et qui se trouve décrite dans une demande de brevet français n® 71 kk909 déposée le" 14 Décembre 1971 au nom de la deman-jjQ deresse et intitulée : Appareil de prise de vues photographiques reflex muni d'un dispositif' de "visualisation perfectionné, 71 47728 i 2123294 peut être réalisée en façonnant tout d'abord tin modèle en laiton de ladite glace dépolie à échelons, mais sans la surface granulaire propre à la présente invention. En utilisant des techniques bien connues dans l'industrie de l'enregistrement sonore, vin moule peut être façonné à partir d'un modèle en laiton d'où l'on peut tirer un autre modèle de glace dépolie du type à échelons qui est moulée dans de 1'acéto-butyrate de cellulose. Les échelons du modèle en acéto-butyrate de cellulose peuvent être aspergés avec du 1,2-dichloréthane de la façon décrite dans l'exemple I. L'application du solvant suivant les données dudit exemple I n'entraîne aucun autre effet notable sur les fines ondes individuelles constituant les échelons que la création des granulations voulues. Après que les échelons du modèle en acéto-butyrate de cellulose aient été granulés, un moule peut en être tiré en mettant en oeuvre les techniques bien connues dans l'industrie de l'enregistrement sonore. En utilisant un tel moule, il est possible de mouler d'innombrables exemplaires de la glace dépolie du type à échelons mais avec la surface spéciale de dispersion de la lumière, propre à la présente invention. La figure 2 est une photo-micrographie d'une partie effective d'une glace dépolie à échelons telle que décrite dans l'exemple II. La photo-micrographie initiale a été prise sous un grossissement de 160 fois en utilisant un éclairage de champ brillant. Chaque onde a une largeur d'environ 0,125 mm (soit la distance entre les lignes représentées sur la photo^miorographie deila figure 2) et une hauteur d'environ 0,05 mm dans la zone photographiée de la glace dépolie à échelons. Le microscope a été focalisé à mi-hauteur des ondes. La description qui suit explicite la théorie du procédé actuel tel qu'on l'entend à présent, bien qu'aucune représentation du mécanisme du procédé ne soit faite étant donné qu'il n'est pas exactement élucidé. Une gouttelette individuelle de 1,2-dichloréthane vient heurter la surface d'acéto-butyrate de cellulose, dissolvant une petite quantité de la matière plastique dans la zone ou aire superficielle qu'elle mouille. La matière plastique dissoute se conserve dans la gouttelette lorsque cette dernière se contracte par rapport à ses dimensions initiales au cours de 1'évaporation du solvant. L'on présume que le solvant contenu dans la gouttelette 71 47728 8 2123294 n'est pas saturé par le plastique dissous ; en conséquence, lorsque 1'évaporation se poursuit la concentration du plastique dans le solvant peut s'accroître rapidement. XI s'ensuit que la masse initiale de la matière plastique se maintient à l'état dis— 5 sous dans la gouttelette et que lors de 1'évaporation de cette dernière elle se trouve acheminée vers les derniers emplacements mouillés qui subsistent. En fait, le solvant s'évapore entièrement, laissant une concentration de matière plastique qui se trouve redistribuée dans la zone d'impact de la gouttelette. 10 Etant donné que ce mode d'acheminement matériel est de nature continue, sans aucun changement brusque à la suite de l'impact de la gouttelette, les contours qui en résultent sont arrondis. La hauteur et l'inclinaison des granules sont en rapport direct avec la dimension de la gouttelette lors de son impact, 15 de la solubilité de la surface dans le solvant, de la nature volatile du solvant, et peut-être d'autres facteurs encore. C'est ainsi par exemple qu'il est bien connu que la submersion de la surface avec le solvant n'entraîne pas le résultat escompté, si bien que chaque gouttelette doit pouvoir s'évaporer avant qu'une 20 autre gouttelette n'arrive dans son voisinage immédiat, afin d'empêcher toute combinaison ou agglutination des gouttelettes. De la sorte, chaque gouttelette agit individuellement. La surface granulaire qui en résulte est due à l'effet cumulatif de multiples gouttelettes. 25 APPLICATIONS POUR LE FINI SUPERFICIEL GRANULAIRE DU TYPE NOUVEAU DE LA PRESENTE INVENTION. La figure 3 illustre une glace dépolie ou écran de mise au point 10 réalisé conformément à l'exemple II.Dans le dispositif décrit dans la demande de brevet susmentionnée,un objectif forme une 30 image du sujet à photographier sur la glace dépolie 10. Afin d'obtenir line luminosité optimale de l'image dans un viseur y associé, la glace dépolie 10 est constituée par plusieurs échelons de réfléchissement spéculaire 12 qui sont orientés de manière à réfléchir la lumière dans l'image provenant de l'objectif en direction du viseur 35 y associé au moyen d'une surface de réfléchissement 14 (voir figures k et 5) sur chaque onde ou échelon 12. Les multiples échelons forment effectivement une image du diaphragme de l'objectif sur le diaphragme du viseur. En dotant la surface réfléchissante 14 d'un fini granulaire à contours arrondis, l'aptitude de •71 47728 9 2123294 l'observateur à juger de la mise au point précise de l'image du sujet à photographier sur la glace dépolie se trouve' singulièrement • renforcée. Ce phénomène est dû précisément au fini granulaires Etant donné que les granules répartis de façon désordonnée 5 présentent une hauteur nominale da sommet à la base d'environ une demi-longueur d'onde de la lumière, ils introduisent une différence point par point d'une longueur d'onde totale distribuée de façon désordonnée dans un front d'onde qui est réfléchi à partir de la surface réfléchissante 14 des échelons 12« Le doublement 10 à. la valeur d'une longueur d'onde est évidemment dû au réfléchissement. Les contours arrondis et l'inclinaison limitée des granules ne dispersent pas la lumière réfléchie par la glace dépolie (avec une perte inhérente de la lumière atteignant l'ouverture du * viseur) , mais distribuent de façon désordonnée la lumière suivant -15 un angle solide donné qui est orienté vers l'ouverture du viseur, si bien que le fini granulaire n'occasionne aucune perte substantielle de lumière. L'angle solide est déterminé en fonction de l'ouverture du diaphragme de l'objectif. Le fini granulaire n'affecte pas les images qui s'y trou-20 vent focalisées avec précision par l'objectif. Toutefois, les images focalisées-même à courte distance de la surface pourvue d'échelons 12 paraissent floues à l'observateur. Le flou ou halo en question augmente proportionnellement à 1'erreur de focalisation ou mise au point. 25 Maintes - autres applications dudit fini-granulaire pour les surfaces optiques se fondent sur la différence de grandeur • qui est constatée entre son effet sur les fronts d'onde de la lumière réfléchie et les fronts d'onde de la lumière réfractée. En prenant pour exemple un fini granulaire à contour s 30 arrondis présentant \ine hauteur nominale du sommet à la base d* une longueur d'onde, l'on constate qu'un front d'onde réfléchi par la surface granulée présente une différence de phase point par point de deux longueurs d'onde, en raison du doublement du réfléchissement. Mais une longueur d'onde réfractée présente une 35 différence de phase point par point d'une demi-longueur-d'onde seulement, du fait que la différence sur le réfléchissement est proportionnelle à n-^ - n2, où n-^ est de l'ordre de 1,5 pour la plupart des matières, cependant que n2 qui est constitué de façon caractéristique par de l'air est égal à 1. C'est ainsi que le fini 40 granulaire conforme à la présente invention voit son effet 71 47728 2123294 20 quadrupler sur la lumière réfléchie par rapport à la lumière réfractée. Suivant le principe ou critère de Bayleigh, un front d'onde est nominalement parfait à l'oeil si les différences de phase lo-5 cale sont inférieures au quart d'une.longueur d'onde. Il s'ensuit que si la hauteur entre le sommet et la base des granules est réduite à environ une demi-longueur d'onde (ce qu'il est possible d'obtenir par le procédé décrit ci-dessus), le front d'onde réfléchi conserve manifestement des différences de phase d'environ une 10 longueur d'onde complète, mais que le front d'onde réfracté présente des différences de phase d'un quart de longueur d'onde seulement, ce qui approche de la perfection telle qu'énoncée par le critère de Rayleigh. C'est ainsi qu'une surface optique peut être dotée dorénavant grâce au procédé de la présente invention d'un fini superficiel apte à transmettre des images essentiellement parfaites, bien qu'elle détériore ou disperse toute image réfléchie o Avec les surfaces optiques présentant -une hauteur nominale entre le sommet et la base d'une demi-longueur d'onde de la lumière, il a été constaté que des caractères d'impression minuscules peuvent être lus à travers les échantillons, même dans le cas où lesdits caractères se trouvent à une certaine distance de l'échantillon, mais que les Images réfléchies suivant une incidence proche de la normale apparaissent tout à fait brouillées ou floues» Une feuille transparente dotée de la surface granulaire conforme à la présente invention peut être utilisée pour les encadrements d'illustrations ou pour d'autres applications encore où le réfléchissement spéculaire issu de la surface de la feuille risquerait de gêner l'observation de la scène ou motif à travers ladite feuille. Contrairement aux matières antérieures utilisées à cet effet pour les encadrements d'illustrations ou sous-verre, une surface granulée conformément à la présente invention peut être nettement séparée du motif ou tout autre objet pouvant être observé à travers cette dernière. C'est ainsi qu'on peut l'utiliser comme vitrine de protection dans une boîte ou coffret destiné à exposer des objets solides, ou pour d'autres applications encore (comme l'écran de polarisation anti-éblouissant pour un tube à rayons cathodiques par exemple) dans lesquelles la fenêtre doit être basculée par rapport à la surface observée. 25 30 40 71 47728 2123294 La figure 6 illustre une autre application optique d'un fini de surface granulaire sur des condensateurs du type Fresnel 20 et 22, destinés aux projecteurs aériens et autres dispositifs analogues. Dans un projecteur aérien, les condensateurs du type 5 Fresnel sont agencés de manière à former une image d'une source lumineuse (non représentée) dans une optique de projection (non représentée) afin d'utiliser le plus efficacement possible la lumière disponible. Sur chaque interface 24, 26, 28 et 30 entre une surface 10 de lentille de Fresnel et l'air, 4 % au moins de la lumière incidente se trouve réfléchie plutôt que transmise. C'est ainsi que 4 % de la lumière incidente sur l'interface 26 se trouve réfléchie en direction de l'interface 24, laquelle réfléchit évidemment à son tour 4 % des 4 % susmentionnés en direction de ^5 l'optique ou lentille de projection. Alors que la quantité de lumière atteignant la lentille de projection est faible, l'ensemble découlant des multiples réfléchissements possibles peut prendre une certaine importance. Les réfléchissements parasites extérieurs de la surface de la 20 lentille de Fresnel atteignent un écran de visualisation à travers l'optique de projection, réduisent le contraste d'une image projetée, et y apparaissent bien souvent sous la forme de points brillants de nature gênante. Les condensateurs de Fresnel dotés de surfaces optiques conformes à la présente invention 25 contribuent à détourner de l'optique ou lentille de projection la majeure partie de la lumière réfléchie, du fait de la plus grande dispersion de la lumière réfléchie par le fini, superficiel granulaire. Ledit fini granulaire n'affecte pas de façon notable la composante de transmission de la lumière, et ce pour les rai-3° sons énumérées ci-dessus. De la sorte, l'atténuation de contraste et les points brillants se trouvent réduits au maximum en empêchant la lumière suscitant lesdits phénomènes d'atteindre l'écran de visualisation. Sur les figures 7 et 8 se trouvent illustrés deux autres 35 applications propres à la présente invention. La figure 7 illustre une lentille 50 comportant des surfaces granulaires *3:2 et 54 conformément à la présente invention. La figure 8 illustre un miroir 60 comportant une -surface de réfléchissement granulaire 62 conforme à la présente invention. 40 II doit être bien entendu que la description qui précède 71 47728 2123294 n'a été donnée qu'à titre illustratif et non limitatif et que toutes variantes ou modifications peuvent y être apportées sans sortir pour autant du cadre général de la présente invention. 71 47728 Revendications 1. Ecran de mise au point pour appareil photographique comportant des échelons pour la formation d'une image d'un diaphragme, caractérisé par le fait que les échelons comportent une surface de même 5 étendue qui est propre à disperser de façon désordonnée la lumière inci dente qui vient la frapper, ladite surface se caractérisant par des formes granulaires à contours arrondis. 2. Ecran suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que la surface précitée disperse de façon désordonnée ladite lumière in- 10 cidente suivant un angle solide prédéterminé. 3. Ecran suivant les revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que la hauteur desdites formes granulaires est de l'ordre d'une longueur d'onde de la lumière. 4. Ecran suivant la revendication 3, caractérisé par le fait 15 que la pente des formes granulaires ne dépasse pas 3°. 5. Ecran de mise au point du type comportant un miroir à é chelons-destiné à réfléchir une image d'un premier diaphragme vers un deuxième diaphragme, caractérisé par le fait que ledit miroir du type à échelons présente des grains à contours arrondis dont la pente maximale 20 est de 3° et dont la hauteur de la base au sommet est de l'ordre d'une longueur d'onde de la lumière, lesdits contours granulaires étant exempts de pointes. 6. Lentille de Fresnel comportant une première surface, munie de plusieurs échelons et une deuxième surface, caractérisée par 25 le fait qu'elle comprend des moyens disposés sur l'une au moins desdites surfaces afin de disperser de façon désordonnée la lumière incidente venant la frapper suivant un angle solide prédéterminé. 7. Lentille de Fresnel, suivant la revendication 6, caractérisée par le fait que lesdits moyens sont tels qu'ils déterminent une dis- 30 persion de la lumière réfléchie supérieure à celle de la lumière réfractée. 8. Lentille de Fresnel, suivant les revendications 6 ou 7, caractérisée par le fait que lesdits moyens sont disposés sur ladite première surface formée par les multiples échelons précités. i 2123294 47728 2123294 9. Lentille de Fresnel, suivant l'une quelconque des revendications 6 à 8, caractérisée par le fait que lesdits moyens «e présentent sous des formes granulaires réparties au hasard et présentant des contours arrondis. 10. Lentille caractérisée par le fait qu'elle comporte une surface présentant des moyens destinés à perturber de façon désordonnée un front d'onde incident, lesdits moyens présentant des formes granulaires à contours arrondis. 11. Lentille, suivant la revendication 10, caractérisé par le fait qu'un front d'onde réfléchi par .ladite surface se trouve plus fortement perturbé qu'un front d'onde réfracté par ladite surface. 12. Lentille suivant les revendications 10 ou 11, caractérisé par le fait que lesdites formes granulaires présentent une hauteur nominale de la base au sommet qui équivaut à une longueur d'onde de la lumière. 13. Lentille suivant l'une quelconque des revendications 10 à 12, caractérisé par le fait que lesdit-es formes granulaires présentent une pente maximale de 3° par rapport à la surface précitée. 14. Procédé de modelage d'une surface, caractérisé par le fait qu'on façonne un article de manière à ce qu'il possède une surface en une matière soluble, qu'on pulvérise sur cette surface des gouttelettes d'un solvant volatil, de façon que lesdites gouttelettes viennent heurter ladite surface, et qu'on fait s'évaporer lesdites gouttelettes venant heurter ladite matière soluble de ladite surface afin d'empêcher qu'elles ne se combinent avec les gouttelettes suivantes venant heurter ladite surface. 15'. Procédé suivant la revendication 14, caractérisé par le fait qu'on modifie la distance parcourue par lesdites gouttelettes avant qu'elles ne viennent heurter ladite surface, de manière à rectifier leurs dimensions sur ladite surface, et qu'on modifie ledit solvant volatil afin de contrôler son interaction avec la matière soluble précitée. 71 47728 .„T. 2123294 1G. Procédé suivant les revendications 14 ou 15, caractérisé par le fait qu'on fait dissoudre une partie de ladite matière soluble de ladite surface dans lesdites gouttelettes venant heurter ladite surface, et qu'on laisse déposer la matière dissoute sur ladite surface lors de l'évaporation des gouttelettes précitées. 17. Procédé suivant l'iine quelconque des revendications 14 à 16, caractérisé par le fait que ladite matière soluble est de l'acéto-butyrate de cellulose ou de l'acéto-propionate de cellulose, le solvant volatil étant constitué par du 1,2-dichloréthane. 18. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 14 à 16, caractérisé par le fait que ladite matière soluble^He l'acéto-butyrate de cellulose ou de l'acéto-propionate de cellulose, le solvant volatil étant constitué par du chloroforme. 19. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 14 à 18, caractérisé par le fait qu'on reproduit l'article précité après que ladite surface ait été remodelée. 20. Application du procédé selon l'une quelconque des revendications 14 à 19 à la fabrication d'un article d'optique.