La présente invention a pour objet des chariots sup- portant en deux points une porte très lourde mobile sur un rail de roulement encastré dans du béton. Certaines portes coulissantes, par exemple celles servant à la fermeture de hangars à l'épreuve des bombes ont, pour une longueur de Il mètres de chaque moitié, un poids très élevé qui peut atteindre 90 tonnes pour chaque moitié. Des portes coulissantes de ce type roulent - pour chaque moitié - au moyen de deux chariots dits " à rouleaux " sur un rail à double T encastré dans du béton, ayant par exemple une hauteur d'environ 60 cm, dont la surface de roulement doit être ajustée de façon à être très exactement horizontale. Dans ces conditions, ces chariots à rouleaux comportent un guide rigide lié à la porte coulissante avec une chaîne à rouleaux tournant autour de ce guide et com- portant des rouleaux cylindriques de faible diamètre, envi- ron 5 cm, qui nécessitent une surface de roulement spécia- lement trempée du rail. Le plus petit écart par rapport à l'horizontale de la surface de roulement du rail, et même de très petits corps étrangers, par exemple du sable et des cailloux, sur le rail de roulement, conduisent à de fortes charges très variables des petits rouleaux de roule- ment, qui peuvent ensuite se rompre et, par la présence de leurs fragments sur le rail de roulement, endommager ensuite les autres rouleaux de roulement, et ainsi tout le chariot. Ceci peut avoir pour conséquence de rendre impos- sible tout mouvement des moitiés de porte. De plus, le démontage des chariots endommagés et leur remplacement par des chariots neufs sont très difficiles à réaliser. On a essayé de remédier aux inégalités de la charge des rouleaux des chariots à rouleaux en incorporant une couche de néoprène entre la porte et le chariot, cependant il s'est avéré que cette matière plastique, ou une matière semblable, commence à fluer au bout d'un certain temps, si bien que les inconvénients sus-mentionnés apparaissent - plus graves - à nouveau. La présente invention consiste, cela étant, à empêcher l'apparition de charges inégales sur les organes de roule- ment séparés d'un chariot, à supprimer la sensibilité des éléments de roulement de la technique antérieure, même si des pierres ou d'autres corps solides se trouvent sur le rail de roulement, et enfin à simplifier de façon apprécia- ble le montage et le démontage des chariots. Dans ce but, selon une caractéristique essentielle de l'invention, les deux chariots sont constitués chacun par deux roues porteuses de grand diamètre placées l'une der- rière l'autre et comportant des boudins de roue chevau- chant le profilé constituant un rail de roulement, et les roues porteuses sont reliées chacune à une caisse rigide qui comporte de préférence, à michemin entre les roues, une crapaudine sphérique dans laquelle pénètre une calotte sphérique, sur la surface plane supérieure de laquelle, qui rentre avec du jeu dans un évidement approprié du cadre de la porte, est appliquée la fraction du poids de la porte à l'instant considéré. Les deux roues porteuses de chaque chariot ont un grand diamètre, compris entre 30 et 50 cm. Avec cette solu- tion, les deux roues sont toujours chargées de façon par- faitement symétrique, étant donné que, sur chaque chariot, le poids de la porte est transmis proportionnellement par l'intermédiaire de la calotte sphérique ou d'un tronc de calotte sphérique au milieu de la caisse qui peut pivoter autour du centre de la calotte sphérique, quand ce pivote- ment a pour origine des matières solides sur le rail de roulement ou d'autres irrégularités de ce rail de roulement. Mais, dans ces conditions, la répartition symétrique du poids sur les deux roues porteuses reste inchangée. Du fait qu'il n'existe aucune liaison rigide entre la porte, ou le cadre de la porte, et le chariot, il est possible, lors d'un échange éventuellement nécessaire de la porte, de soulever cette porte grâce à des treuils appropriés, le chariot se séparant automatiquement de la porte et restant immobile sur le rail, pouvant ainsi être éloigné et échangé. En particulier, chaque chariot selon l'invention est constitué par un cadre profilé en U ouvert à sa partie inférieure, dans les deux branches duquel sont montés l'un derrière l'autre les essieux des roues porteuses et dans le milieu de la traverse duquel est incorporée la crapaudine sphérique pour la calotte sphérique ou un tronc de calotte sphérique. Ceci rend possible une réalisation particulièrement simple du chariot. L'expérience a montré que les chariots selon l'inven- tion franchissent impeccablement les irrégularités du rail de roulement et les corps étrangers solides tels que le sable ou les pierres sur ce même rail et sans produire aucun dommage; il est cependant avantageux d'équiper les portes coulissantes et les chariots de façon à maintenir en permanence propre la surface du rail de roulement, qui n'a plus besoin dI tre trempée, et les canaux placés des deux côtés dans lesquels pénètrent en partie les boudins des roues porteuses - comme cela est expliqué ci-après. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels: La figure 1 est une vue de l'avant d'un hangar, avec une moitié de porte fermée et l'autre ouverte. La figure 2 est une vue par dessus d'une moitié de porte comportant unbras d'appui, vue dans la direction de la flèche X de la figure 1. La figure 3 est une vue de côté d'un chariot pour les moitiés de portes selon les figures 1 et 2. La figure 4 est une coupe transversale suivant la ligne IV-IV de la figure 3. La figure 5 est une vue par dessus du chariot selon la figure 3, vu à partir de la ligne V-V de la figure 3. Pour protéger des avions contre des actes de guerre, les hangars 1 sont construits autant que possible à l'é- preuve des bombes et sont constitués par exemple par un hall réalisé à partir de tôles 2 (figure 2), une couche 3 de béton étant appliquée sur lesdites tôles et assurant la protection. Ces hangars 1 sont fermés à l'avant par des portes 4 et 5 de préférence à deux battants, qui sont adaptées au profil du hangaret sont constituées par un. cadre d'acier rempli de béton. De telles moitiés 4 et 5 de portes ont un poids très élevé de par exemple 90 tonnes pour une longueur d'environ 11 m, et. peuvent être dépla- cées par un moteur électrique 7 e-t une crémaillère 8 sur un rail 6 encastré dans un sol de béton et de longueur voisine de 23 m, en vue de leur ouverture et de leur ferme- ture. Les moitiés de porte 4 et 5 sont soutenues sur leur face extérieure par un bras d'appui 9 (figure 2), qui est également constitué par une charpente en acier en forme de cadre, recouverte autant que possible de béton. Les moitiés 4 et 5 de porte sont déplacées chacune sur le rail 6 par deux chariots 10 et Il représentés sur les figures 1 et 2, et le bras d'appui 9 de la porte se déplace également, avec un ou plusieurs chariots, sur un, rail 12 parallèle au rail 6. Le rail de roulement 6 pour la porte est constitué dans l'exemple de réalisation par un rail 14 en double T ancré dans un sol 13 de béton (figure 4), sur lequel est soudé un rail de chemin de fer ou un rail de roulement de grue 15, la-surface du champignon de ce rail étant à l'af- fleurement de la surface I6 du sol de béton.-Des t8les 17a et 17b sont soudées aux faces inférieures des deux côtés du champignon 15a du rail 15 qui forment chacune, avec les deux surfaces latérales du-champignon 15a, un canal 18 dont la paroi extérieure est biaisée en direction du haut et de l'extérieur afin d'avoir ainsi la possibilité de nettoyer ces deux canaux, comme cela est expliqué ci-après. Les chariots 10 et 11 de chaque moitié 4, 5 de porte sont, selon l'invention, construits de la manière suivante. Chaque chariot est constitué par deux roues porteuses 19 et 20 avec des boudins 21 des deux c8tés, qui chevauchent le champignon 15a du rail et pénètrent dans les canaux, placés des deux côtés, sus-mentionnés. Les deux roues porteuses 19 et 20, dont le diamètre est avantageusement compris entre 30 et 60 cm, sont montés avec leurs essieux 22 sur une caisse rigide. Cette caisse est constituée de préférence par un châssis avec un profilé en U ouvert vers le bas, dans les deux branches 23 duquel sont montés les essieux 22 des deux roues porteuses 19 et 20. La traverse 249 de préférence renforcée, portant les deux branches 23 est placée à michemin entre les deux roues 19 et 20, avec un évidement ouvert en direction du haut, dans lequel est mise en place une coquille 25 de coussinet sphérique ou en forme de calotte sphérique. Une calotte sphérique 26 ou un tronc 26 de calotte sphérique est mis en place par dessus avec du jeu et sa surface plane est appliquée contre la face intérieure du cadre d'acier 27 du vantail 4 ou 5 de la porte, la calotte sphérique 26 pénétrant dans un évide- ment peu profond du cadre 27 de la porte, pour réaliser une liaison permettant l'entratnement de la porte par le chariot. Les deux chariots 10 et 11 construits de la manière indiquée ci-dessus supportent chacun la partie correspon- dante du poids de chaque porte, ou moitié de porte, répar- ti symétriquement sur les deux roues 19 et 20, les chariots étant guidés d'un côté par les roues à boudin dans la di- rection longitudinale et entratnés, lors d'un déplacement par le moteur 7 et la crémaillère 8, du fait que la calotte sphérique 26 avec la partie supérieure pénètre d'une petite quantité dans l'évidement ménagé dans la face inférieure du cadre de la porte, comme on l'a mentionné ci-dessus. Si des corps solides quelconques, par exemple du gra- vier, de petites ou de grosses pierres se trouvent sur la surface des rails de roulement, ceux-ci sont franchis sans difficultés d'une part grâce au diamètre relativement grand des roues 19 et 20 et d'autre part du fait que le chariot peut pivoter autour du centre du support 25 de la calotte sphérique ou de la calotte sphérique 26, sans que la répartition symétrique du poids sur les deux roues 19 et 20 se modifie. Les chariots oscillants 10 et Il présentent l'avantage que, pour des mouvements brusques verticaux éventuels des 24736-04 moitiés de portes, provoqués par exemple par l'explosion de bombes ou des motifs analogues, la porte entraine la calotte sphérique 26 par adhérence lors du mouvement verti- cal mais qu'ensuite cette calotte 26 se remet en place dans la coquille sphérique 25 de coussinet. La réalisation du chariot selon l'invention présente ltavantage supplémentaire que celui-ci est facile à monter et à démonter. Ceci est la conséquence, par exemple, du fait que la porte entière - ou une de ses moitiés complète- est soulevée par des treuils, si bien qu'ensuite le chariot peut être éloigné latéralement après soulèvement d'une quantité au moins égale à la hauteur des boudins de roue plus la profondeur de l'évidement pour la calotte sphérique ménagé dans le cadre d'acier 27 de la porte. On peut en- suite procéder facilement et commodément à un échange ou à une réparation du chariot. Il est évidemment avantageux de maintenir autant que possible propre la surface des rails de roulement 6 et 15 lors d'un déplacement des portes. On a monté dans ce but, en avant et en arrière de chaque chariot 10, 11, un sabot 28 de chariot en forme de soc de charrue, mobile avec un jeu dans le sens vertical sur un guide 29, et ce lourd sabot 28, par exemple en métal, peut se mouvoir verticale- ment sur le guide 29 avec, avantageusement, un renforce- ment cruciforme. Ces sabots 28 en forme de soc de charrue maintiennent la surface du rail propre lors d'un mouvement de la porte. Il est également avantageux de maintenir propres les deux canaux 18 de chaque côté du rail 15, en particulier lors de l'ouverture des moitiés 4, 5 de porte. Un poussoir (figures 1 et 2) en forme de soc de charrue est prévu dans ce but à l'extrémité extérieure inférieure de chaque moitié de porte, et glisse le long de la surface du rail et comporte des deux côtés, à c8té du rail 6 ou 15, de petites pièces en forme de soc de charrue qui sont adaptées au profil des canaux 18 et poussent éventuellement en di- rection de l'extérieur des canaux les particules de sable, les pierres ou d'autres corps solides. Les moitiés 4 et 5 de porte sont en général protégées sur leur face extérieure contre le basculement par un bras d'appui 9 (figure 2), mentionné ci-dessus. Un tel bras d'appui constitué par un cadre d'acier doit également pou- voir se déplacer en même temps que la porte (ou une demie porte) à l'aide d'un ou plusieurs chariots roulant sur un rail 12. Le (ou les) chariot(s) pour le bras d'appui 9 est (sont) pratiquement construit(s) de la même façon que les chariots 10 et 11 décrits des portes proprement dites; cependant les deux roues de chaque chariot roulent avec une surface latérale cylindrique, sans boudins, sur la surface du rail 12 dans le même plan que la surface du sol de béton. Etant donné l'absence de boudins, la coquille sphérique de coussinet qui est prévue sur les chariots et Il est remplacée par un support cylindrique orienté transversalement et un demi cylindre pénètre avec du Jeu dans cette coquille de coussinet; la surface plane de celui-ci vient s'appliquer à son tour contre une surface plane inférieure du bras d'appui et en fait est réunie avantageusement, par soudage à l'élément de surface infé- rieur du bras d'appui. Le guidage des roues des chariots sur le rail 12 est assuré par la forme cylindrique dudit support. Dans ce cas également, on peut placer en avant et en arrière des chariots des bras d'appui des pièces en forme de soc de charrue qui glissent le long du rail 12 et maintiennent celui-ci propre. Il va de soi que la présente invention n'a été décrite qu'à titre indicatif et non limitatif et qu'elle est sus- ceptible de diverses variantes sans sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1 - Chariots supportant en deux points une porte très mourde mobile sur un rail de roulement encastré dans du béton, caractérisés en ce que ces deux chariots sont cons- :titués chacun par deux roues porteuses dé grand diamètre placées l'une derrière l'autre et comportant des boudins chevauchant le profilé constituant un rail de roulement et en ce que les roues porteuses sont reliées chacune à une caisse rigide qui comporte de préférence, à michemin entre les roues, une crapaudine sphérique dans laquelle pénètre une calotte sphérique sur là surface plane supé- rieure de laquelle, qui rentre avec du jeu dans un évide- ment approprié du cadre de la porte, est appliquée la fraction du poids de la porte à l'instant-considéré. 2 - Chariots selon la revendication 1, caractérisés en ce que chaque caisse de chariot est constituée par un cadre de profil en U ouvert à sa partie inférieure dans les deux branches duquel sont montés l'un derrière l'autre les deux essieux des roues et dans la traverse duquel est incorporée la crapaudine sphérique pour la calotte sphéri- que ou pour un tronc de calotte sphérique. 3 - Chariots selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisés en ce que le rail de roulement a le profil d'un rail de chemin de fer ou d'un rail de roulement de -grue, sur la face inférieure du champignon duquel sont soudées des tôles orientées longitudinalement, lesquelles forment chacune avec les surfaces latérales des champignons du rail un canal comportant une paroi extérieure, orientée en direction du haut et de l'extérieur, se terminant dans le plan du. sol. 4 - Chariots selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisés en ce que chaque caisse de chariot est munie à-l'avant et àl'arrière-d'un sabot-en forme de soc de charrue, en particulier en métal, qui est-monté en étant mobile verticalement avec du jeu sur un organe de guidage de la caisse, renforcé avantageusement par un élément de section transversale cruciforme. - Chariots selon l'une des revendications 3 et 4, caractérisés en ce que chaque porte est munie à son extré- mité dans la direction d'ouverture de cette porte, d'un poussoir en forme de soc de charrue se déplaçant sur la surface du rail, qui pénètre des deux c8tés, dans les canaux placés contre le rail, avec de petits socs de char- rue adaptés. 6 - Chariots selon l'une des revendications 1 à 5, destinés à des portes très lourdes qui sont munies d'un bras d'appui sur leur face, lequel se déplace en roulant sur un rail, caractérisés en ce que ce bras dtappui est muni d'au moins un chariot constitué par deux roues por- teuses montées l'une derrière l'autre sans boudins et réu- nies à une caisse rigide et en ce que ledit chariot com- porte à mi-chemin entre les roues une crapaudine cylindri- que orientée transversalement dans laquelle pénètre de préférence un demicylindre, sur lequel s'appuie le bras d'appui de la porte.