La presente invention concerne de manière générale les métiers a retordre et a trait notamment a un tel appareil adapté à la fabrication de fils et de cordages notamment pour l'industrie, utilisation pour laquelle le toronna- ge et lè calage sont.;bsolument nécessaires afin. de réaliser la structure du cordage. Plus précisément, la présente invention concerne un métier à retordre dans lequel le toronnage et le câblage s'effectuent en continu sans la nécessité de faire la levée entre les deux opérations, ce qui assure un procédé continu pour la fabrication de cordages. Les procédés classiques utilisent des métiers à retordre a anneau, dans lesquels le toronnage et le calage s'effectuent séparément selon les procédés sépares indépendants, ce qui entratne la nécessité de faire la levée entre les deux opérations. Cela représente. une perte de temps, nécessite du travail laborieux et plus particulièrement tend a gaspiller du fil. La présente invention a en conséquence commue but de perfectionner ces procédés classiques qui utilisent des métiers a retordre a anneau. Pour atteindre ce but l'appareil conforme a la présente invention comprend plusieurs sections dont chacune se compose essentiellement d'un certain nombre de broches à retordre a double action pour le toronnage et d'une seule broches retordre a double action pour le calage, un moyen d'alimentation étant interposé entre ces broches, ce qui permet le déroulesent continu des fils. Une forme d'exécution de la présente invention est décrite ci-aprEs à titre d'exemple, en référence au dessin annexé dans lequel - la figure l est une vue schématique d'un mode de réalisation conforme à la présente invention et représente des sections dont chacune se compose essentiellement de deux broches a double action pour le toromnue. ge et d'une seule broche à retordre 3 double action pour le câblage; - ta figure 2 est une vue de face d'une broche à retordre à double action pour le toronnage faisant partie de l'appareil représenté sur la figure 1 = la figure 3 est une vue de face d'une broche à retordre ì double action pour le câblage faisant partie de appareil représenté sur la figure 1 - la figure 4 est une vue en plan de la broche représentée sur la figure 3;; - la figure 5 est une vue en coupe de la même broche suivant la ligne A-A de la figure 4 - la figure 6 est une vue en coupe de la broche représentée sur la figure 3 suivant la' ligne B-B de cette figure - la figure 7 est une vue en coupe de la broche représentée sur la figure 3 suivant la ligne C-C de cette figure. Le mode de realisatfon représenté sur la figure 1 comprend un bâti 1 dont les surfaces de montage sont inclines vers l'extérieur. De chaque côte sont montes deux broches 7 retordre ò double 3double action a et a' pour le toronnage et une seule broche à retordre ,ì double action b pour le câblage,- cette dernière comprenant-lme bobine 58. La bobine 58 est apte à enrouler le fil y sous une tension constante indépendamment d'une augmentation du diamètre de la bobine due au fil enroulé. Les fils y, combinés au moyen de deux galets régulateurs de tension 6 et introduits par un galet d'alimentation 7 dans l'alésage 24', traversent un arbre creux 24 (figure 3) et passent par une ouverture 30 d'un disque 29 jusqu'à un guide 13, tout en formant un ballon sous l'action centrifuge, un fil individuel étant ainsi retordu par la broche a retordre respective a et ai De la sorte, les fils y sont enfin enroulés sur la bobine 58 en passant par un second guide 78, un dispositif 76 de déplacement de ce guide et un guide en fourche 77. La bobine 58 est entralnée en rotation par l'arbre creux qui est commandé par une force motrice.A mesure que les fils s'enroulent sur la bobine 58, le diametre extérieur de la bobine s'accrott, ce qui fait qu'il faut réduire de manière correspondante la vitesse de rotation de la bobine afin de maintenir constant l'enroulement des fils qui se déroulent à vitesse constante. En outre, à mesure que le diamètre extérieur de la bobine s' accrott, il faut augmenter proportionnellement le couple de la bobine afin d'assurer une tension constante des fils. Si l'effort de traction exercé sur les fils devient inférieur à la force de ballonnement des fils, ceux-ci -tendent à devenir mous et à s'em- mêler dans le disque 29. Si ce dernier cas se produit, les fils sont fréquemment cassés. Afin de résoudre ce probeme, on a proposé au départ un couple important de la bobine en prévision du décroissement ultérieur. Toutefois, cette solution est peu satisfaisante en ce qu'elle exerce un effet défavorable sur les fils en raison du couple initial excessif. Le produit final obtenu par ce procédé est d'une assez mauvaise qualité et par conséquent peu vendable. La présente invention apporte également une solution à ce probleme . en prévoyant sur la broche b un moyen permettant à la bobine 58 de tourner a une vitesse appropriée indépendamment d'une augmentation de son diamètre extérieur, assurant ainsi une tension constante d'enroulement des fils. Sur les figures 3, 4 et 5, la force motrice d'un moteur (non illustré) est transmise successivement a une courroie 10, une partie 11, l'arbre creux 24, une deuxième poulie 2g, une courroie 59 et une poulie 36 tournant sur un arbre 32 et qui est solidaire d'un manchon 35 et d'une poulie 37. Le manchon 35 est monté à rotation sur l'arbre 32 par l'intermédiaire d'un roulement à hilles 34, l'arbre 32 étant fixé à une enveloppe 31 et le manchon étant pourvu d'un aimant permanent 38. L'arbre 37 comprend un alésage 33 dans lequel un arbre J came 40 peut se déplacer.L'arbre a came 40 comprend une came supérieure 44 et une plaque aimantable 42 munie d'une poulie 43, la plaque et la poulie, montées par l'intermédiaire d'un roulement a billes 41 sur l'arbre 40, étant entrat- nees en rotation par l'aimant 38. Lorsque la poulie 43 tourne sous l'effet na gnetique exercé par l'aimant, ce mouvement est transmis 2 la poulie 53 de la bobine au moyen d'une courroie 60. Une came inférieure 46 est prévue sur un support 5 fixé .ì l'enveloppe 31 (figure 5), la référence 47 indiquant le plan de joint entre les cames inférieure et supérieure ; ce plan de joint est ordinairement fermé sous l'effet de l'aimantation.Les surfaces formant le plan de joint ont des formes correspondantes, de sorte que, lorsque la came supérieure glisse sur la came inférieure 46 ;7 la suite d'un mouvement angulaire du hras 48 (figure 5), l'arbre a came 4n glisse verticalement dans l'alésage 33 de l'arbre 32. Le bras 48 est monté sur l'arbre . came 40 et comporte un galet suivenr 52 monté sur une extrémité par l'intermédiaire d'un axe 50 et d'un roulement " billes 51, le galet suiveur 52 étant désigné ci-après palpeur. En outre, le bras 48 peut être réglé par rapport a la came inférieure 46, au moyen d'une vis de réglage 49, pour rendre concentriques les deux cames 44 et 46. Le palpeur ou galet suiveur 52 est maintenu en contact avec les fils sur la périphérie de la bobine 58 au moyen d'un élément élastique (non représenté) prévu entre les cames supérieure et inférieure. L'aimant 38 tourne constamment, entraîné par l'arbre 24, les poulies 28 et 36 et la courroie 59. Entre la plaque aimantable (en acier par exemple) 42 et l'aimant 38 se trouve un espace 39 qui varie en fonction du mouvement vers le bas ou vers le haut de l'arbre came 40. La grandeur de cet espace 39 détermine l'intensité de la force magnétique exercée par l'aimant 38 sur la plaque 42. Plus cet espace est petit, plus l'attraction magnétique est forte, assurant ainsi un couple augmente de la bobine 58. Ainsi, on maintient une tension constante du fil pendant l1opération d'enroulement malgré l'augmentation graduelle du diamètre extérieur de la bobine. Sur la figure 6 on a représenté la manière de monter la bobine 58, un support 55 fixé - l'enveloppe 31 supportant un manchon 56 monté à rotation sur des roulements à billes 54. La force motrice est conauniquée au manchon 56 au moyen d'une poulie 53. La bobine 58 est assujettie au manchon 56 au moyen d'une goupille de blocage 57, assurant ainsi leur rotation ensemble sur le support 55. On décrit maintenant un curseur T en se référant aux figures 3, 4, 5 et 7. Le curseur T se compose essentiellement d'un coulisseau 73, d'une colonne rainurée 67 et d'un support 71 destiné 3 guider le coulisseau. La colonne rainurée 67 est associe à un pignon 66 et est entraînée en rotation par un pignon associé 65 qui est entraîné en rotation en synchronisme avec l'aimant 38 au moyen d'une poulie 37, d'une courroie 61, d'une poulie 62 et d'un élément réducteurS4 monté sur l'arbre 63 de la poulie 62.. La colonne rainurée 67 est montée à rotation sur un arbre 69 par l'intermédiaire d'un roulement à billes 70, l'arbre lui-même étant fixé à l'enveloppe 31. Le support 71 dont la fonction. est de guider Je coulisseau 73 est fixé à l'enveloppe 31 et comporte une rainure 72 dans laquelle vient s'engager une saillie transversale 83 du coulisseau 73 pour permettre à celui-ci de coulisser verticalement le long de la rainure 72. Le-coulisseau 73 comporte un galet dont un bord 75 rentre dans la rainure 68 de la colonne 67. Ainsi, lorsque cette colonne 67 tourne, le coulisseau 73 se déplace verticalement le long du support 71, ce qui permet de poser le fil y uniformément sur la bobine 58. Le dispositif 76 et le guide en fourche 77 concourent aussi au même but. Le fil y arrive au niveau du dispositif 76 apres être passé par le guide supérieur 13 et le second guide 78.Un bras de guidage 80 est apte à tourner angulairement sur une plaque supérieure 79 qui s'étend au-dessus de la colonne 67 et du support 71 afin de laisser un passage pour permettre d'écarter la bobine. L'enveloppe 31 comporte un nombre approprié de tiges verticales 81, dont chacune est munie d'un anneau 82 dont le rôle est d'empecher le ballon de fil de slaccro- cher autour de la tige. Les tiges servent aussi à bloquer un couvercle 84 sur l'enveloppe 31, protégeant ainsi l'intérieur de l'enveloppe contre la poussière et d'autres saletés. L'appareil décrit ci-dessus fonctionne comme suit : On se réfère y étant retiré par la force de traction exercée par le galet d'alimentation 7 (figure 1) d'un paquet de fil 21 disposé dans une enveloppe 19. Le fil y passe : travers un guide supérieur 22 et ensuite à travers l'alésage de l'arbre 14. Le disque 17 et l'arbre 14 sont entraînés en rotation par la courroie 2 et la poulie 3, ce qui fait qu'une torsion est exercée sur la fil sa sortie de l'ouverture 18 du disque 17. En outre, encore une torsion est exercée sur le fil y pendant qu'il forme le ballon 4 avant d'arriver au guidefil 5. Les deux fils y et y' venant des broches a et a' sont réunis sous une tension égale réglée par les galets 6 et amenés au galet d'alimentation 7, avec lequel un autre alet est maintenu en contact de façon à assurer l'avance du fil retordu vers le procédé de câblage ultérieur via le galet de guidage 9. Les broches de câblaoe b et b' réputent sensiblement la même opération de facon n câbler le fil. Sur la figure 3, le fil,introduit dans l'alésage 24' de l'arbre creux 24, sort par une ouverture 30 percée dans le côté du disque 29, o la premiore torsion est exercée sur le fil. Avant d'arriver au guide-fil supérieur 13, une seconde torsion est exercee sur le fil pendant qu'il forme le ballon 12. Ensuite, le fil câblé est amené au coulisseau 73 et enroulé enfin sur la bobine 58.Le nombre de fois que le fil est retordu, que ce soit pendant le toronnage ou pendant le cablage, est fonction du nombre de tours par minute effectués par chaque broche par rapport a la vitesse d'avance du fil, celle-ci étant déterminée par la vitesse de rotation du galet d'alimentation 7. Au cours du toronnage une torsiondroiteest communiquée au fil, alors que pendant le cablage une torsion gaude est appliquée si le fil tourne ordinairement dans le sens des aiguilles d'une montre. Cela vient du fait que pendant le toronnage le fil est introduit depuis le haut tandis que pendant le câblage il est introduit depuis le bas. La disposition des broches de toronnage et de calage n'est pas limitée au mode de réalisation représenté, mais peut être réalisée diffe-raent.- Par exemple, les broches de toronnage et de calage peuvent changer de place les unes avec les autres sans modification sensible de leur fonctionnement ni de leur rendement. Dans le mode de réalisation représenté le support sur lequel chaque broche est montée est incliné vers l'extérieur, mais elles peuvent également être montées sur une base plate, ou en variante elles peuvent être montées de maniere horizontale. il est également possible de monter les broches de toronnage groupées d'un coté de la base tandis que de l'autre côté sont montées ensemble les broches de criblage. Comme il ressort de ce qui précede, un métier a retordre réalisé conformémént a la présente invention permet de produire des cordages en continu sans la nécessité de faire la levée du fil pendant les opérations, assurant-ainsi un procédé simplifié mais efficace pour la fabrication de cordages. Selon la présente invention, le rendement et la rentabilité sont énormément augmentés grâce a la réduction des opérations manuelles, telle que la levée, et a la moindre perte de matériau. En outre, on assure une qualité uniforme du produit. R E V E N D I C A T I O N S 1.- Appareil pour a fabrication de cordages, caractérisé en ce qu'il comprend plusieurs broches retordre double action pour le toron nage et une seule broche retordre ;ì double action pour le c blage, celle-ci comportant une bobine, les deux sortes de broches comprenant entre elles un moyen d'alimentation entraîné par une force motrice, ce qui permet a un fil de passer depuis les broches de toronnage z la broche d câblage sans interruption de l'opération. 2.- Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que la bobine comprend un moyen d'entrainement se composant d'une section menante et d'une section menée, la section menante comportant un aimant permanent tandis que la section menée comporte un élément aimantable coopérant, un espace régl-able étant prévu entre celui-ci et l'aimant permanevnt, la section menée comportant une came avec laquelle coopere un palpeur qui est en contact avec la périphérie de la bobine pour réduire l'espace entre l'aimant et l'élément aimantable en fonction d'une augmentation du diamètre extérieur de ladite bobine provoquée par l'enroulement du fil.