La présente invention concerne de nouveaux joints de dilatation étanches et un procédé pour la mise en place desdits joints. Les joints de construction utilisés dans le bâtiment et les travaux publics sont destinés être disposés entre deux éléments de construction qui peuvent etre le siège de mouvements relatifs l'un par rapport à l'autre , ces mouvements sont parfois d'amplitude importante. La teclinique actuellement utilisée pour réaliser des joints de construction étanches consiste à disposer entre les éléments une feuille imperméable en forme de V qui, du fait de cette forme, peut s1 ouvrir plus ou moins de façon à suivre les mouvements relatifs des éléments auxquels elle est fixée. Il est par ailleurs connu de réaliser le jointoiement des dalles de petites dimensions et d'obtenir l'étanchéité entre ces dalles en insérant entre les dalles un mastic imperméable. Halheureusement, ces deux techniques présentent des inconvénients divers, notamment pour assurer le jointoiement d'éléments de construction de formes complexes ou de dimensions notables ou simplement d'éléments de construction présentant des mouvements relatifs de forte amplitude. Un des buts de la présente invention consiste précisément en une technique permettant de surmonter ces difficultés. Les nouveaux joints de dilatation étanches selon l'invention sont caractérisés en ce qu'ils sont constitués d'un élément élastique parallélépipédique nettement plus large que l'espace entre les éléments à réunir, cet élément élastique comportant sur la face qui viendra en contact avec lesdits éléments à réunir une partie centrale, une partie non collante et, de part et d'autre de ladite partie centrale non collante, deux parties latérales "collantes", la largeur de ladite partie centrale étant calculée de façon à assurer l'élasticité dudit élément lors des mouvements relatifs des éléments à réunir et les largeurs des parties latérales étant calculées de façon à fixer solidement ledit élément sur chacun desdits éléments à réunir. L'expression partie "collante" veut dire soit une surface autocollante, soit une surface pouvant etre collée à l'aide des colles connues. Par contre, la partie non collante est une surface qui, même mise en contact avec une colle, n'adhère pas à celle-ci. Les nouveaux joints de dilatation selon l'invention peuvent être utilisés seuls ou avec des cornières permettant, d'une part, une limitation très précise dans l'espace desdits joints, d'autre part, la possibilité de réaliser les joints "in situ" et enfin facilitant le raccord de ces joints de dilatation avec les revêtements d'étanchéité qui recouvrent généralement les surfaces des éléments a réunir. La combinaison de ces cornières et de la rdali- sation des joints in situ constituant le mode de mise en oeuvre préféré de l'invention sera décrite ci-apres ; cette combinaison est illustrée sur la figure unique qui est une vue en coupe de l'invention. Sur cette figure ont étéreprésentés - en 1 et 2 les deux '!éléments à réunir" qui sont par exemple des blocs de béton ; entre ces éléments à réunir se trouve un intervalle qu'il convientd'obturer de façon étanche. - en 3 et 4 deux cornières métalliques qui sont chacune fixées solidement par tout moyen connu au bloc de béton. - en S et. 6 les revêtements d'étanchéité ; ces revêtements recouvrent partiellement les cornières métalliques de façon à assurer une étanchéité parfaite. - en 7 une bande d'un produit, non adhérent aux éléments 1 et 2, est disposée au-dessus de 1 t intervalle entre les éléments à réunir cette bande est nettement plus large que ledit intervalle. - on coule ensuite dans le "moule" formé par les cornières, la face supérieure de 1 et 2 et la bande 7 un produit élastique, fusible, imperméable et adhérent, apte à former le joint de dilatation ; ce produit lors de son durcissement va donc adhérer à tortes les surfaces avec lesquelles il est en contact ; ce produit est représenté en 8. Il apparaît clairement pour l'homme de l'art que, lors d'un déplacement relatif des deux éléments à réunir" 1 et 2, c'est l'ensemble de l'élément 8 non collé sur lesdits éléments (c'est-a-dire l'ensemble de 8 qui se trouve au-dessus de la bande 7Y qui sera libre de se dilater ou de se comprimer, alors que les par- ties de l'élément 8 qui sont collées soit aux éléments à réunir 1 et 2, soit aux cornières 3 et 4 qui formeront la partie stable, inamovible (par rapport aux éléments à réunir) du joint ; il convient alors bien évidemment que les forces qui s'exerceront sur l'élément 8 au moment du déplacement relatif des éléments à réunir ne puissent arracher l'élément 8 des éléments à réunir ou des cor- nières, par conséquent les surfaces de "collage" de 8 par rapport aux "surfaces non collées" de 8 doivent être convenablement calculées. Il est poasible de réaliser l'invention selon d'autres modes, par exemple en utilisant un joint 8 solide préformé ; dans ce cas, on disposera au-dessus de l'intervalle séparant les "éléments à réunir" une feuille non collante 7, on disposera de la colle sur les surfaces apparentes de 1, 2, 3 > 4 et 7 et on mettra en place le joint 8. Le joint 8 peut être réalisé dans de nombreux matériaux ; lorsque ce joint est formé in situ comme expliqué précé- demment, on utilisera de préférence des mélanges de bitume et d'élas- tomères, des caoutchoucs fusibles ou des "hot-melts". BE QICAIIQuS 1. Nouveaux joints de dilatation, utilisables notamment dans le batiment et les travaux publics, pour être disposés entre deux éléments caractérisés en ce qu'ils sont constitués d'un élément élastique parallélépipédique nettement plus large que l'espace entre les éléments à réunir, cet élément élastique comportant sur la face qui viendra en contact avec lesdits éléments à réunir une partie centrale, une partie non collante et, de part et d'autre de ladite partie centrale non collante, deux parties latérales ,- "collantes", la largeur de ladite partie centrale étant calculée de façon à assurer l'élasticité dudit élément loris des mouve.ments relatifs des éléments à réunir et les largeurs des parties latérales étant calculées de façon à fixer solidement ledit élément sur chacun desdits éléments à réunir. 2. Procédé pour la mise en place de nouveau joint selon la revendication 1, caractérisé en ce que'lendit joint est coulé, in situ, entre deux cornières dont chacune est fixée sur un élément après mise en place, au-dessus de l'espace entre les éléments d'une bande non collante nettement plus large que ledit espace, le joint étant constitué par un produit élastique, fusible, imperméable et adhérent sur chacun desdits éléments. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le joint est constitué par un mélange de bitume d'une part et d'élastomères, des caoutchoucs fusibles et des "hot-melts" d'autre part.