La présente invention concerne généralement et a essentiellement pour obJet un procédé de captage d'énergie solaire par insolation notamment avec effet de serre dans un espace clos, confiné entre au moins deux surfaces de paroi respectivement diathermane et athermane mutuellement en regard, avec transmission de chaleur à au moins un fluide caloriporteur en mouvement dans ledit espace. L'invention se rapporte également à un dispositif thermogène perfectionné formant capteur d'énergie thermique solaire ou analogue pour l'exécution du procédé précité et, à titre de produit industriel nouveau, un corps absorbant pour capteur d'énergie thermique solaire. L'invention vise enfin également les diverses applications et utilisations résultant de la mise en oeuvre du procédé et/ou du capteur et/ou du corps absorbant précité ainsi que les divers systèmes, ensembles, agencements ou unités, appareils ou matériels, équipements et installations pourvus de tels capteurs. Dans l'état connu de la technique antérieure, il existe dJà des dispositifs de captage de l'énergie solaire sous forme thermique par effet de serre résultant de la transmission sélective de certains matériaux en particulier transparents, translucides ou diaphanes. En particulier le verre et quelques matières plastiques transmettent totalement le rayonnement solaire et notamment le rayonnement infrarouge dont les longueurs d'onde sont pratiquement comprises entre 0,2 micronet 0,5 micron mais ils sont absorbants pour les longueurs d'onde plus grandes.Les capteurs solaires connus sont généralement de configuration sensiblement plane1 comprenant un caisson à fond et à parois latérales calorifugés, fermé par une couverture transparente au rayonnement infrarouge solaire et absorbante ou opaque pour un rayonnement de longueur d'onde plus grande, une telle couverture étant constituée par exemple par une plaque de verre ou de matière plastique appropriée formant un panneau de vitrage sensiblement plan. Le caisson contient également un corps aussi absorbant ou opaque que possible pour le rayonnement infrarouge solaire et aussi peu émissif quepnUnilf en se présf=tantSiquemment sous forme d'une plaque mate sensiblement plane formant corps noir approximatif ou gris.Les deux surfaces de paroi sensiblement planes et parallèles, constituées respectivement par la couverture transparente et par le corps absorbant, délimitent entre elles un espace intermédiaire confiné destiné à être traversé par un fluide caloriporteur liquide ou gazeux, en écoulement continuel. Le rayonnement solaire incident traverse donc la couverture transparente et va chauffer le corps absorbant situé derrière celleci. Le corps absorbant émet alors un rayonnement inverse mais à une température qui n'est pas très élevée et ce rayonnement se situe dans la zone de l'infrarouge lointain, donc de plus grande longueur d'onde (entre 8 microns et 15 microns) qui est intercepté et arreté par la couverture transparente.Ce vitrage constitue donc un piège à chaleur en créant l'effet de serre qui peut être augmenté si, au lieu d'utiliser un vitrage simple, on emploie un vitrage multiple (par exemple double ou triple). Le fluide caloriporteur (souvent constitué par de l'air ou par de l'eau) traverse le capteur le plus souvent en circuit ouvert et s'échauffe au contact notamment du corps absorbant puis est évacué vers l'extérieur en constituant ainsi un vecteur permettant de véhiculer l'apport de chaleur reçu vers tout lieu d'utilisation choisi. Lorsque le fluide caloriporteur est un liquide, il circule le plus souvent dans des serpentins tubulaires fixés de façon thermoconductrice au corps absorbant. Ces capteurs connus présentent de nombreux inconvénients parmi lesquels en particulier les suivants a) Les capteurs à fluide caloriporteur liquide tel que l'eau présentent les défauts suivants - une forte inertie thermique due notamment auxproblèmes d'étanchéité aux Joints et de pression de fluide; - un risque de gel par temps froid; - en cas d'emploi comme appareil calorifère, il ne permet le chauffage de locaux qu'a' basse température seulement; - c'est un matériel relativement lourd; - c'est un matériel relativement cofteux en raison notamment des exigences d'étanchéité, de calorifugeage, de tenue à la pression, de régulation etc.; - il y a un risque d'entartrage ou de corrosion. b) Les capteurs à fluide caloriporteur gazeux tel que l'air sont affectés notamment des défauts suivants - nécessité d'un calorifugeage soigné sur les quatre côtés ou parois latérales et sur le fond du caisson pour restreindre le plus possible sinon supprimer toute perte de chaleur vers l'extérieur; - nécessité d'une bonne étanchéité vis-à-vis du milieu ambiant; - pertes de charge généralement importantes; - mauvaise répartition du fluide gazeux dans le corps absorbant ou autour de celui-ci, d'où une réduction d'effica- cité par création de zones mortes. c) Dans tous les capteurs connus du genre précité, la surface absorbante utile du corps absorbant est inférieure ou au plus égale à la surface insolée (vitrage ou couverture transparente); - Le rendement utile décroit avec l'augmentation de l'é- cart de température entre la température propre actuelle de fonctionnement du capteur et la température ambiante; dans les meilleurs cas, le rendement variera entre 0% et 60%. L'invention a donc principalement pour but de supprimer tous les inconvénients précités des capteurs connus et dobte- nir un rendement pratiquement constant et au moins supérieur à 60%, indépndarment des écarts ou variations de température. Ce problème technique est résolu au moyen de l'invention par la création d'un procédé d'aménagement ou d'exploitation du capteur, du type consistant A empêcher ou au moins à limiter, le plus possible, les déperditions calorifiques notamment de la surface athermane formant corps absorbant vers le milieu ambiant extérieur en isolant thermiquement celle-ci de ce dernier. A cet effet, le procédé conforme à l'invention consiste à utiliser aumcinsl'undesflrddes B=ip=teurso3nme ci age et à ré- cupérer ainsi les déperditions calorifiques précitées. Selon une autre caractéristique de l'invention, le procédé réalise une circulation permanente, de préférence guidée, du fluide caloriporteur, notamment en circuit ouvert, tout autour de la surface athermane constituée par le corps absorbant précité, des deux côtés opposés de celle-ci, c'est-à-dire en particulier devant et derrière celle-ci, de façon & balayer ou à lécher ou à baigner cette surface sensiblement entièrement de tous côtés, en étant en corrélation d'échange ou de transmission thermique avec au moins la majeure partie de toutes les surfaces de paroi périphériques délimitant intérieurement l'espace intermédiaire précité. L'idée fondamentale de l'invention consiste donc à remplacer le calorifuge classique des capteurs connus par le fluide caloriporteur lui-même. Par conséquent en cas d'écart de température croissant entre le corps absorbant et le fluide caloriporteur à chauffer, les déperditions thermiques croissantes du corps absorbant sont d'autant mieux récupérées par le fluide caloriporteur. Le fluide caloriporteur sert donc avantageusement de calorifuge à efficacité croissante avec l'écart de température. L'invention vise aussi un capteur pour l'exécution du procédé précité, du type à collecteur plan à effet simple ou multiple comprenant un caisson creux sensiblement plat, définissant une enceinte fermée par un fond, des parois latérales et une couverture transparente de préférence au seul rayonnement solaire, ladite enceinte, d'une part, contenant un corps absorbant, séparé des surfaces de paroi externe respectivement de fond et latérales par un volume intermédiaire d'isolation et, d'autre part, comportant au moins une entrée et au moins une sortie de fluide caloriporteur situées respectivement vers deux extrémités opposées de ladite enceinte. Ce capteur est caractérisé par au moins une voie de canalisation pour le fluide caloriporteur précité, communiquant respectivement avec les entrée et sortie précitées et s'étendant autour du corps absorbant précité en passant respectivement devant, derrière et de chaque côté de celui-ci, en traversant le volume inter mddiaire précité. Selon une autre caractéristique de l'invention, la couverture transparente précitée, les parois latérales et le fond précités sont chacun au moins & double paroi respectivement interne et externe ménageant un espace intermédiaire faisant partie de la voie de canalisation précitée, lesdites parois internes délimitant l'enceinte précitée qui constitue une autre partie de ladite voie de canalisation reliée en série à la partie nommée en premier lieu. Selon une disposition caractéristique particulièrement avantageuse, conforme à l'invention, le corps absorbant précité est perméable au fluide caloriporteur précité qu'il divise de préférence en une multitude de courants partiels ou de fines particules et est constitué notamment soit par une structure à configuration analogue à du métal déployé ou à persiennes, soit par une accumulation sensiblement incohérente mais serrée ou dense d'éléments en forme d'anneaux de garnissage pour colonnes de mélange ou tours de traitement vertical de l'industrie chimique, juxtaposés et superposés jointivement. Selon encore une autre caractéristique de l'invention, l'enceinte précitée est remplie avec des élements composants de corps absorbant en forme d'anneaux de garnissage précités de préférence du type Bialecki ou du type Raschig qui sont soit uniformément rangés de façon ordonnée, soit entassés irrégulièrement en vrac. Bien entendu, ces anneaux sont en une matière absorbante ou opaque pour le rayonnement infrarouge solaire. Ces dispositions sont très avantageuses car on obtient ainsi : - une très grande surface d'échange thermique nettement supérieure, par exemple d'environ 0,85 à 1,9 fois, à la surface insolée - une parfaite diffusion du fluide caloriporteur notamment gazeux tel que l'air en tout point du corps absorbant avec, poursultat, l'élimination de toute zone morte - une inertie thermique particulièrement faible - un allègement ou gain de poids considérable puisque le capteur complet conforme à l'invention est par exemple environ 5 à 6 fois plus léger que le capteur comparable connu. L'invention se rapporte également, à titre de produit industriel nouveau, à un corps absorbant pour capteur d'énergie thermique solaire de tout type, qui est caractérisé en ce qu'il est constitué par une accumulation incoherente mais serrée ou dense d'éléments sensiblement en forme d'anneaux de garnissage, de préférence du type Bialecki, pour colonnes de mélange ou tours de traitement vertical de l'industrie chimique, juxtaposés et superposés jointivement. Une telle utilisation constitue aussi une application nouvelle du moyen connu qui est un élément en forme d'anneau de garnissage pour colonne de mélange. Ces diverses dispositions permettent d'améliorer considérablement l'efficacité du capteur solaire, principalement du fait que, comme le fluide caloriporteur circule tout autour du corps absorbant avant de venir directement & son contact, il récupère la quasi-totalité des pertes thermiques du capteur, ce qui permet de réduire au maximum la quantité de calorifugeage nécessaire. I1 en résulte l'avantage important d'une structure organique simple donc de construction aisée et, par conséquent, d'une fabrication très économique tout en bénéficiant d'une grande sureté de fonctionnement ou fiabilité. Par ailleurs, l'étude mathématique de ce nouveau capteur indique un rendement prévisible de l'ordre de 70% qui est pratiquement indépendant de la valeur du flux solaire incident. L'invention se rapporte enfin aux diverses applications notamment industrielles, domestiques et ménagères du capteur perfectionné précité et vise en particulier une installation de chauffage de locaux par batterie de chauffe composée d'un ou de plusieurs capteurs d'énergie thermique solaire conformes à l'invention, ladite batterie de chauffe étant incorporée à un mur extérieur ou au toit du bâtiment et exposée à l'insolation. Une telle installation peut avantageusement servir par exemple au maintien hors gel ou en température et hors condensation (maintien à une température supérieure au point de rosée) de logements inoccupés et de maisons, bâtiments, immeubles et édifices analogues en période d'inhabitation lorsqu'ils sont occupés seulement par intermittence.Dans un tel cas, 1'installation calorifère est avantageusement du type utilisant l'air atmosphérique comme fluide caloriporteur en circuit ouvert et se caractérise par une aspiration d'air ambiant frais à l'extérieur du local à chauffer et par l'introduction dudit air réchauffé dans le local à chauffer, au moyen d'une circulation naturelle (par différence de densité avec effet de thermosiphon) ou d'une circulation forcée (air pulsé par exemple par ventilateur soufflant) a travers chaque capteur de la batterie de chauffe. Dans le cas d'une circulation naturelle, l'air chaud est distribué et introduit directement dans le local par une ou plusieurs bouches d'admission pour céder sa chaleur à l'air ambiant interne et évacué dudit local par les interstices ou ouvertures divers existants.Le fonctionnement des capteurs en circuit ouvert permet ainsi d'assurer une bonne ventilation de logements habités seulement pendant quelques mois par an, en l'absence de leurs occupants en empêchant ainsi toute formation d'humidité dans ceux-ci. En variante, l'air, admis dans les capteurs, peut aussi provenir du volume ou espace à chauffer, de sorte que l'installation calorifère conforme à l'invention peut également participer au chauffage de locaux exigeant aussi une bonne ventilation (tels que des gymnases par exemple) et, & cet effet, l'installation comporte des moyens de recyclage d'air avec reprise d'air intérieur en vrac (notamment par des bouches de reprise collectant une partie de l'air introduit, le surplus étant éventuellement évacué ou extrait vers l'exté- rieur) pour chauffage du local Jusqutà une température de confort en période d'habitation;;la ventilation nécessaire est alors assurée normalement par les occupants eux-mêmes. I1 est alors possible de prévoir des moyens de passage de l'installation en position de recyclage et une régulation automatique des températures intérieures avec programme d'occupation dans le cas du chauffage discontinu ou intermittent. En dehors de son utilisation pour le chauffage et la climatisation ou le conditionnement d'air de locaux (en vue de réaliser une ambiance confortable pour les occupants), l'invention est applicable à beaucoup d'autres usages notamment dans l'industrie et l'agriculture, en étant apte, d'une façon générale, & alimenter toute installation ayant des besoins en air chaud, telle que par exemple un séchoir agricole ou industriel.Parmi les autres applications de l'invention, on peut citer en particulier - le chauffage de l'eau (chauffe-eau solaire); - le cuiseur & vapeur (cuisine solaire); - la production d'eau douce ou potable soit par distillation d'eau de mer ou d'eau saumâtre, soit par congélation; - le moteur solaire utilisable en particulier pour le pompage de l'eau (les capteurs plans permettant la transformation de l'énergie solaire en énergie mécanique par échauffement d'un fluide intermédiaire en circuit fermé). L'invention sera mieux comprise et d'autres buts, caractéristiques, détails et avantages de celle-ci apparattront plus clairement à la lecture de la description explicative qui va suivre en se reportant aux dessins schématiques annexés donnés uniquement à titre d'exemples non limitatifs illustrant divers modes de réalisation spécifiques actuellement préférés de l'invention et dans lesquels - La figure 1 représente une vue en coupe transversale d'un capteur d'énergie solaire à configuration générale d'ensemble plane et à effet de serre , conforme à l'invention; - la figure 2 est une vue isolée en perspective, à échelle agrandie, d'un élément composant de corps absorbant de capteur, sensiblement en forme d'anneau Bialecki (normalement utilisé pour le garnissage de colonnes de mélange dans l'industrie chimique);; - la figure 3 représente la pièce de la figure précédente développée ou déroulée en plan; - la figure 4 est une vue semblable à la figure 7 mais montrant une modification du capteur conforme à l'invention sous forme d'un appareil générateur simultané d'air chaud à hygrométricité sélectivement variable et d'eau chaude par exemple pour usages sanitaires; - la figure 5 est une vue semblable à la précédente mais représentant une autre variante d'exécution de l'invention; et - la figure 6 est une vue semblable aux précédentes mais représentant l'application générale des anneaux de Bialecki à la réalisation de corps absorbants pour capteurs solaires plans de type quelconque. Selon la forme de réalisation représentée sur la figure 1, le capteur solaire conforme à l'invention, désigné d'une façon générale par le chiffre de référence 1, se présente essentiellement sous la forme d'un caisson plat par exemple sensiblement prismatique ou cylindrique, comprenant un fond senaible- ment plan 2, des parois latérales 3, 3' et une couverture 4 destinée à être exposée et transparente principalement et de préférence uniquement au rayonnement solaire incident 5.La couverture et le fond précités forment deux surfaces de paroi sensiblement parallèles et d'étendue au moins approximativement plane et toutes les parois précitées du caisson sont doubles, de façon à délimiter une enceinte intérieure 6 contenant le corps absorbant 7 perméable au fluide caloriporteur tel que l'air et constitué ici par exemple par une structure à persiennes ou formant une espèce de grille de lamelles parallèles espacées inclinées. Ce corps absorbant doit posséder un coefficient d'absorption aussi grand que possible et un coefficient d'émission aussi faible que possible. L'espace ou enceinte interne 6 est défini ainsi par les parois intérieures suivantes - une paroi intérieure de fond 8 parallèle au fond externe 2 et écartée de celui-ci en délimitant un espace intermédiaire 9; - des parois latérales internes 10, 10' respectivement parallèles aux parois latérales externes 3,3'enétant écartées de celles-ci et délimitantXavec ces dernières, un espace intermédiaire 11, 11' communiquant directement avec l'espace intermédiaire précité 9, l'espace intermédiaire 11 communiquant en outre avec l'espace ou enceinte interne 6 par une ouverture de passage 12 débouchant dans l'espace situé entre les faces voisines respectives du corps absorbant 7 et de la couverture transparente 4 placées mutuellement en regard;; - la couverture transparente 4 se compose de deux plaques ou panneaux de vitrage transparents sensiblement plans et espacés l'un de l'autre, définissant, entre eux, un espace intermédiaire 13 débouchant dans l'atmosphère extérieure par une ouverture 14 et dont la plaque de paroi interne 15 se raccorde, d'une part, à la paroi latérale externe 3 et, d'autre part, à la paroi latérale interne 10'. Dans la position relative représentée du capteur, sensiblement verticale ou éventuellement inclinée, l'orifice d'entrée 14 d'air extérieur est de préférence situé à la partie inférieure ou base du capteur, de façon à favoriser éventuellement une circulation naturelle de l'air à travers le capteur.L'enceinte intérieure 6 communique avec l'espace extérieur situé derrière le capteur par un orifice ou conduit tubulaire 16 traversant une double paroi, par exemple celle du fond 2,8,du capteur et formant l'orifice de sortie d'air du capteur. Cet orifice de sortie est situé de préférence vers la partie extrême du capteur qui est opposée à l'extrémité de celui-ci où se trouve l'orifice d'entrée d'air 14, de manière à être aussi éloigné que possible de ce dernier et notamment vers l'extrémité distante du corps absorbant 7, de façon à obliger l'air à traverser tout le corps absorbant avant de ressortir à l'extérieur.Le corps absorbant 7, à contour extérieur sensiblement plan, est avantageusement placé de façon à être espacé simultanément de la paroi de fond interne 8 et du vitrage interne 15 en ayant sa face avant, qui est orientée vers le vitrage, sensiblement en affleurement aligné avec le bord avant libre de la paroi latérale interne 10.Une telle disposition interne du corps absorbant 7 dans l'enceinte est évidemment particulière seulement au mode de réalisation représenté notamment dans le cas où le corps absorbant est constitué par exemple par une structure à persiennes ou en métal déployé ayant une étendue d'ensemble cohérente à configuration générale relativement plate mais il est évident que le corps absorbant 7 peut aussi remplir tout l'espace intérieur de l'enceinte 6 & condition d'être suffisamment perméable au fluide caloriporteur, c'est--à-dire de se laisser traverser facilement par ce dernier. La structure interne du capteur ainsi constitué offre une voie de canalisation continue au fluide caloriporteur tel que l'air, laquelle forme un parcours ou traJet bouclé et se compose des voies de passage communicantes suivantes,reliées successivement en série dans le sens d'amont en aval d'écoulement du fluide : ouverture ou fente d'admission 14 débouchant dans espace intermédiaire 13 dans la couverture transparente 4, 15, dont l'extrémité amont est adjacente à la paroi latérale voisine externe 3; espace intermédiaire 11' de paroi latérale opposée 3', 10' communiquant en amont avec l'extrémité aval dudit espace intermédiaire 13 de la couverture transparente; espace intermédiaire 9 de fond 2, 8 communiquant en amont avec l'extrémité aval dudit espace intermédiaire 11' de paroi latérale 3' ,10'; espace intermédiaire 11 de la paroi latérale 3,10 communiquant en amont avec l'extré- mité aval dudit espace intermédiaire 9 de fond; enceinte 6 communiquant en amont à travers l'ouverture ou fente 12 avec l'extrémité aval dudit espace intermédiaire Il de paroi latérale et, à son extrémité aval, avec la sortie précitée 16 du fluide caloriporteur. Ce trajet, indiqué par des flèches sur la figure 1, décrit donc une sorte de spirale à simple boucle. Le fonctionnement de cet appareil est le suivant : le fluide caloriporteur,tel que ltair extérieur ou frais à chauffer, pénètre en 14 dans le capteur 1 par l'espace 13 et balaye ou lèche le vitrage intérieur 4,15 délimitant cet espace en récupérant ainsi la chaleur perdue par ce dernier, ce qui provoque l'échauffement de cet air. Depuis cet espace avant, l'air traverse ensuite l'espace latéral 11' pour passer dans l'espace arrière 9 du capteur en y récupérant de nouveau la chaleur rayonnée vers l'arrière par le corps absorbant 7.Puis l'air traverse l'autre espace latéral 11 pour pénétrer dans l'enceinte 6 contenant le corps absorbant 7 échauffé par le flux de rayonnement solaire incident, de sorte qu'en traversant ce corps absorbant, l'air continue de s'y échauffer pour y acquérir sa température finale. Finalement aprèsavoir traversé le corps absorbant 7, l'air chauffé sort du capteur par l'orifice ou la tubulure 16 pour être dirigé et distribué vers ses lieux de destination, d'utilisation ou de consommation. Bien entendu, au lieu d'être de l'air atmosphérique, le fluide caloriporteur pourrait être constitué par n'importe quel autre gaz ou vapeur ou même par tout liquide approprié. Lorsqu'une ou plusieurs parois latérales extérieures ou périphériques, telles que 3 et 3', ont leur face externe directement exposée au milieu ambiant, elles sont avantageusement isolées thermiquement du milieu environnant par un calorifugeage approprié 17 (indiqué par des lignes discontinues en traits interrompus sur la figure 1). Ce calorifugeage n'est cependant utile que sur les parois latérales opposées extrêmes ou externes du capteur isolé ou d'une batterie de capteurs étroitement groupés par Juxtaposition et superposition en contact jointif les uns avec les autres. Comme cela a été indiqué précédemment, le corps absorbant 7 peut être constitué très avantageusement par une accumulation ou un amoncellement d'éléments détachés, de préférence tous sensiblement identiques et ayant sensiblement la forme d'anneaux de garnissage tels qu'utilisés ordinairement dans les colonnes de mélange de l'industrie chimique. Une forme d'exécution préférée d'un tel anneau est celle de l'an- neau connu commercialement sous le nom d'anneau Bialecki dont une unité ou pièce isolée 18 est représentée sur la figure 2 tandis que la figure 3 en représente le développement en plan illustrant un procédé de fabrication d'un tel anneau.Pour confectionner un tel anneau, il est commode de partir d'une bande de matière quelconque 19 telle qu'un ruban de tôle ou de feuillard métallique par exemple, d'une longueur sensiblement équivalente au périmètre circulaire de l'anneau cylindrique fini tel que vu sur la figure 2 et d'une largeur correspondant à la hauteur désirée dudit anneau.On réalise ensuite, dans cette bande 19, une série de crevés en pratiquant, par découpage, des incisions partielles de forme triangulaire isocèle de préférence sensiblement identiques et uniformément espacées en direction longitudinale de la bande de matière 19 en étant respectivement orientées en direction transversale suivant des sens alternativement contraires ou inverses, de façon à y définir ainsi, par chaque incision, une languette ou patte triangulaire isocèle 20, 20', attachée par sa base à la bande de matière et dont le sommet ou la pointe est orienté alternativement dans un sens ou dans le sens opposé de la direction transversale de la bande 19.Les languettes 20,20' sont ensuite alternativement défoncées, repoussées ou repliées d'un côté et de l'autre en dehors de la bande de matière initialement plane 19 de façon à dépasser alternativement en saillie respectivement sur-les deux faces opposées de la bande 19, en dégageant ainsi les orifices triangulaires correspondants 22 résultant du découpage-de la bande 19. Finalement, la bande 19 est roulée circulairement jusqu'à ce que ses deux bords transversaux opposés 21,21' se rejoignent en constituant ainsi un anneau cylindrique tel que représenté sur la figure 2. On constate ainsi que l'anneau de Bialecki possède une structure ajourée, son espace intérieur libre étant occupé par deux plateaux segmentés à languettes triangulaires angulairement espacées définissant respectivement deux surfaces coniques ou pyramidales opposées par leur sommet. Les languettes triangulaires de chaque plateau sont ainsi séparées par des fentes ou rainures triangulaires conjuguées et les languettes d'un plateau sont angulairement ou circonférentiellement décalées de façon à se trouver respectivement à l'aplomb des fentes triangulaires de l'autre plateau. Les sommets pointus libres des languettes de chaque plateau se rejoignent en leurs centres géométriques respectifs de façon que les deux plateauxsoientpratiquement adjacents par leurs sommets.Comme, en outre,chaque languette triangulaire, formant chaque plateau conique ou pyramidal, est reliée. par sa base au bord del'orifice correspondant 22 dans la surface latérale de l'anneau, un tel anneau Bialecki assure une répartition uniforme et régulière du fluide qui le traverse. En particulier, sur les sommets à angle aigu des languettes triangulaires de l'anneau, les filets de fluide traversant sont en outre brisés ou divisés en particules très petites et notamment, dans le cas d'un liquide, en gouttelettes très fines qui sont pulvérisées et projetées dans tous les sens.De même, les orifices 22 en forme de triangle isocèle ê angle au sommet convenablement choisi, situés dans la paroi latérale de l'anneau ainsi que les rainures ou fentes triangulaires ménagées dans les plateaux coniques ou pyramidaux précités favorisent, dans le cas où le fluide caloriporteur est liquide, la formation de pellicules de liquide qui, étirées sur les côtés des languettes triangulaires, se rompent en produisant un brouillard constitué par une émulsion de gaz ou de vapeur et de liquide en contribuant ainsi à intensifier au maximum le processus d'échange thermique dans la masse. Par ailleurs, l'efficacité de l'anneau est pratiquement independante de sa position relative par rapport aux anneaux voisins car la disposition oblique des surfaces intérieures des plateaux de chaque anneau a pour résultat une résistance relativement faible à l'écoulement en permettant, par contre,une capacité de passage, soit un débit considérablement supérieur avec une diffusion uniforme du fluide dans toute la section d'écoulement, indépendamment du mode d'alimentation et sans aucun risque de colmatage. Le corps absorbant 7 sera donc avantageusement constitué par une accumulation de tels anneaux 18 selon des orientations individuelles propres ou positions relatives arbitraires en remplissant, de façon dense ou serrée, tout l1es- pace intérieur disponible dans l'enceinte 6. On obtient ainsi tous les avantages déjà indiqués précédemment avec une absence pratiquement complète de toute zone morte, donc de rétention éventuelle de fluide caloriporteur et un échange thermique intense grâce à la très grande surface d'échange de chaleur ainsi réalisée. Les figures 4, 5 et 6 montrent des exemples de réalisation à corps absorbant 7 constitué par un entassement d'éléments 18 en forme d'anneaux de Bialecki remplissant pratiquement tout l'espace disponible dans l'enceinte intérieure 6. Dans le mode de réalisation selon la figure 4, le capteur est parcouru par au moins deux fluides caloriporteurs distincts de phases différentes respectivement gazeuse et liquide traversant l'enceinte intérieure 6, donc le corps absorbant 7, contre-courant,en circulant mutuellement en sens inverses l'un de l'autre et en s'y mélangeant au moins partiellement, de préférence en des proportions sélectivement variables, avec changement de phase partiel concomitant de l'un desdits fluides se transformant en la phase de l'autre pour être entrain par ce dernier. La capteur comporte ainsi une entrée séparée 14,23 pour chacun des fluides précités et une sortie séparée 16,24 respectivement pour le fluide pur et pour le fluide composite.En particulier, le fluide liquide subira avantageusement une vaporisation au moins partielle au sein du fluide gazeux pour charger ce dernier en vapeur dudit fluide liquide et, à cet effet, des moyens sont de préférence prévus pour pulvériser ou diviser ledit fluide liquide en gouttelettes ruisselantes à son entrée dans l'en- ceinte 6. A titre d'exemple illustré par la figure 4, les deux fluides caloriporteurs sont respectivement de l'air entrant par l'orifice ou la fente 14 et de l'eau admise par la tubulure 23 placée de préférence à l'extrémité du capteur qui est opposée à l'ouverture d'entrée 14 et débouchant directement dans l'enceinte 6 après avoir traversé, de façon étanche, la double paroi latérale 3',10' et l'espace intermédiaire 11' de celle-ci.Un tel capteur fonctionne alors en générateur d'air chaud à hygrométricité ou teneur en humidité relative sélectivement réglable, avec éventuellement production simultanée d'eau chaude par exemple pour usage sanitaire ou autre. A cet effet, le capteur est avantageusement en position inclinée de bas en haut et d'avant en arrière. Le capteur comporte au moins une tubulure 16 de sortie de fluide gazeux humide tel que de l'air chaud saturé ou humide raccordée directement h l'enceinte 6 en traversant la double paroi de fond 2,8 et l'espace intermédiaire 9 de celle-ci, en étant située avantageusement vers l'extrémité supérieure ou le sommet de ladite enceinte. L'eau pénètre par la tubulure d'entrée de liquide 23 située à l'extrémité supérieure de l'enceinte 6, laquelle tubulure se raccorde directement à un conduit tubulaire perforé 25 s'étendant par exemple transversalement ou horizontalement en étant relié, par au moins une extrémité, à l'entrée du liquide froid.Le capteur comporte en outre, à la base ou à l'extrémité inférieure de enceinte 6, une goulotte ou gouttière 10" pour la collecte, en particulier par gravité, du fluide liquide chaud, cette goulotte remplissant ici la fonction de la paroi latérale interne inférieure du capteur. Cette goulotte, disposée par exemple transversalement ou au moins approximativement horizontalement, est reliée & la tubulure de sortie 24 du fluide liquide chaud. L'enceinte 6 est de préférence limitée, à sa partie inférieure; par une grille ou crépine 26 au moins approximativement verticale, située sensiblement à l'aplomb et audessus du bord libre correspondant de la goulotte 10" et traversée par le flux de fluide gazeux (air) pénétrant dans l'enceinte 6 par l'ouverture interne 12.Cette goulotte 10" est de préférence accolée à la paroi interne de fond arrière 8 et la grille 26,s'étendant vers le haut à partir du bord interne libre de cette goulotte, empêche ainsi les éléments 18 du corps absorbant 7, librement entassés dans l'enceinte 6 mais sans liaison cohérente entre eux, de tomber vers l'ex- trémité inférieure dans l'espace intermédiaire Il du capteur. Le fonctionnement de l'appareil selon la figure 4 est alors le suivant : l'air froid extérieur relativement sec pénètre par ltouverture 14 dans le capteur en y circulant tout d'abord autour du corps absorbant 7 en subissant ainsi un échauffement préalable puis pénètre dans l'enceinte 6 à travers l'ouverture 12 et la grille 26 pour traverser le corps absorbant 7 dans le sens d'écoulement ascendant en finissant de s'y échauffer.Simultanément, de l'eau froide est admise par la tubulure d'entrée supérieure 23 d'où elle s'écoule dans le tube perforé 25 orienté transversalement ou au moins approximativement horizontalement, lequel disperse ou pulvérise cette eau en une pluie de gouttelettes fines tombant dans le sens descendant dans l'enceinte 6 en traversant le corps absorbant 7 en s'y échauffant progressivement et où elles rencontrent le courant d'air chaud ascendant en se mélangeant à celui-ci. Ceci provoque une vaporisation au moins partielle de l'eau dont la vapeur ainsi formée charge le courant d'air chaud ascendant en l'humidifiant et cet air chaud et humide sort finalement par la tubulure d'évacuation 16 à la partie supérieure du capteur.L'eau résiduelle non évaporée descend en ruisselant à travers le corps absorbant 7 jusqu'à la partie inférieure de l'enceinte 6 où elle est recueillie dans la goulotte collectrice 10" et est évacuée sous forme d'eau chaude par la tubulure de sortie 24 située à la partie inférieure du capteur. En agissant sur le débit d'écoulement d'au moins l'un ou de chacun des deux fluides caloriporteurs (tels qu'air et eau) par des moyens de réglage appropriés, on peut faire varier,à volonté,l'hygrométricitd ou la teneur en humidité relative de l'air chaud produit par le capteur. La figure 5 représente encore un autre mode de conception du principe de base selon l'invention, dans lequel l'en- ceinte intérieure close 6, contenant le corps absorbant 7, est complètement entourée par une lame ou couche de fluide gazeux statique, par exemple d'air, emprisonnée dans un espace annulaire continu commun entièrement fermé, constitué par la réunion des espaces intermédiaires Drécités 9, 11, 11 et 13, obtenue notamment en supprimant ou obturant l'ouverture 14 et en reliant directement l'espace Il à l'espace 13 délimité entre les deux plaques 4,15 de la couverture transparente.Le fluide à échauffer, tel que l'air par exempZe,né- nètre directement dans l'enceinte 6 par une tubulure 27 d'admission de fluide caloriporteur froid traversant la double paroi de la partie inférieure ou base du capteur et le fluide, réchauffé par la traversée du corps absorbant 7, ressort du capteur par la tubulure d'évacuation 16 traversant la double paroi de la partie supérieure ou du sommet du capteur. La couche de fluide gazeux statique emprisonné sert d'isolant thermique pour empêcher ou réduire le plus possible les déperditions de chaleur du capteur. Das le cas Qi' le leurs selon l'une qaoonque desLgurs des dessinstelle que par exemple lailgure 5, est 'ruilsépourle chauffage de locaux, la tubu- lure d'entrée d'air frais 27 peut avantageusement comporter une bifurcation contrôlée par un organe obturateur réglable à au moins deux voies 28, tel qu'une vanne ou analogue, et comprenant au moins un conduit d'embranchement 27a communiquant directement avec l'air extérieur au local à chauffer et un conduit d'embranchement 27b communiquant avec l'intérieur dudit local.On peut ainsi passer à volonté, par la manoeuvre appropriée de la vanne 28, de la position de fonctionnement pour ventilation et maintien hors gel et hors condensation du local (par communication de la tubulure 27 avec le conduit d'embranchement 27a) à la position de chauffage et de recyclage d'air intérieur du local (en faisant communiquer la tubulure 27 avec le conduit d'embranchement 27b). La figure 6 illustre l'application générale d'éléments constitutifs 18 de corps absorbant 7 en forme d'anneaux de garnissage notamment du modèle Bialecki, à des capteurs d'énergie thermique solaire du type plan à effet de serre et de configuration ou de structure quelconque. Sur la figure 6 est ainsi représenté un capteur de type connu comportant par exemple un caisson plat dont les parois respectivement de fond et latérales sont thermiquement isolées par un calorifuge 29 et qui est fermé, sur sa face avant, par un panneau transparent ou vitrage simple 4. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui ntont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1.- Procédé de captage d'énergie thermique solaire par insolation avec effet de serre dans un espace clos, confiné entre au moins deux surfaces de paroi respectivement diathermane et athermane mutuellement en regard avec transmission de chaleur à au moins un fluide caloriporteur en mouvement dans ledit espace, du type consistant à empêcher ou au moins limiter le plus possible les déperditions calorifiques notamment de ladite surface de paroi athermane vers le milieu ambiant extérieur en isolant thermiquement celle-ci de ce dernier, caractérisé en ce qu'il consiste à utiliser au moins l'un desdits fluides caloriporteurs comme calorifuge et à récupérer ainsi lesdites déperditions calorifiques. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par une circulation continuelle, de préférence guidée, du fluide caloriporteur précité, notamment en circuit ouvert, tout autour de la surface athermane précitée, des deux côtés opposés de celle-ci, de façon à balayer ou baigner celle-ci sensiblement entièrement de tous côtés en étant en corrélation d'échange ou de transfert thermique avec au moins la majeure partie de toutes les surfaces de paroi périphériques délimitant intérieurement l'espace précité. 3.- Capteur pour l'exécution du procédé selon la revendication 1 ou 2, du type à collecteur plan à effet simple ou multiple, comprenant un caisson creux sensiblement plat, définissant une enceinte fermée par un fond, des parois latérales et une couverture transparente de préférence au seul rayonnement solaire, ladite enceinte, d'une part, contenant un corps absorbant, séparé des surfaces de paroi externe respectivement de fond et latérales par un volume intermédiaire d'isolation et, d'autre part, comportant au moins une entrée et au moins une sortie de fluide caloriporteur situées respectivement vers deux extrémités opposées de ladite enceinte, caractérisé par au moins une voie de canalisation pour ledit fluide caloriporteur communiquant respectivement avec les dites entrée et sortie et s'étendant autour dudit corps absorbant en passant respectivement devant, derrière et de chaque c6té de celui-ci, en traversant ledit volume intermédiaire. 4.- Capteur selon la revendication 3, caractérisé en ce que la couverture transparente précitée, les parois latérales et le fond précités, sont chacun au moins à double paroi respectivement interne et externe ménageant un espace intermédiaire. faisant partie de la voie de canalisation précitée, lesdites parois internes délimitant enceinte précitée qui constitue l'autre partie de ladite voie de canalisation reliée en série à la partie nommée en premier lieu. 5.- Capteur selon la revendication 4, caractérisé en ce que la voie de canalisation précitée forme un parcours bouclé et se compose des voies de passage communicantes suivantes, reliées successivement en série dans le sens d'amont en aval d'écoulement du fluide caloriporteur précité : espace intermédiaire de couverture dont l'extrémité amont, adJacente à la paroi latérale voisine, communique avec l'entrée précitée; espace intermédiaire de paroi latérale opposée communiquant en amont avec l'extrémité aval dudit espace intermédiaire de couverture; espace intermédiaire de fond communiquant en amont avec l'extrémité aval dudit espace intermédiaire de paroi latérale opposée; espace intermédiaire de ladite paroi latérale voisine communiquant en amont avec l'extrémité aval dudit espace intermédiaire de fond; enceinte communiquant en amont avec l'extrémité aval dudit espace intermédiaire de paroi latérale voisine et, à son extrémité aval, avec la sortie précitée. 6.- Capteur selon au moins l'une des revendications 3 à 5, caractérisé en ce qu'au moins chaque paroi latérale pré citée,- dont la face externe reste directement exposée au milieu ambiant, et notamment chacune des deux parois latérales opposées, est calorifugée. 7.- Capteur selon au moins l'une des revendications 7 6, caractérisé en ce que le corps absorbant précité est perméable au fluide caloriporteur précité qu'il divise de préférence en une multitude de courants partiels ou de fines particules et est constitué notamment soit par une structure à configuration analogue à du métal déployé ou à persiennes, soit par une accumulation sensiblement incohérente mais serrée ou dense d'éléments en forme d'anneaux de garnissage pour colonnes de mélange ou tours de traitement vertical de l'industrie chimique, juxtaposés et superposés jointivement. 8.- Capteur selon la revendication 7, caractérisé par un remplissage de l'enceinte précitée avec des éléments composants de corps absorbant en forme d'anneaux de garnissage précités du type Bialecki ou Raschig qui sont soit uniformément rangés de façon ordonnée, soit entassés irrégulièrement en vrac. 9.- Capteur selon la revendication 7 ou 8, caractérisé par au moins deux fluides caloriporteurs distincts de phases différentes respectivement gazeuse et liquide, traversant l'enceinte précitée mutuellement à contre-courant en s'y mélangeant au moins partiellement, de préférence en des proportions sélectivement variables, avec changement de phase partiel concomitant de l'un desdits fluides se transformant en la phase de l'autre pour être entraîné par ce dernier, ledit capteur comportant une entrée séparée pour chacun desdits fluides et une sortie séparée respectivement pour le fluide pur et pour le fluide composite. 10.- Capteur selon la revendication 9, caractérisé par une vaporisation au moins partielle du fluide liquide précité au sein du fluide gazeux précité pour charger ce dernier en vapeur dudit fluide liquide, des moyens étant de préférence prévus pour pulvériser ou diviser ledit fluide liquide en gouttelettes ruisselantes à son entrée dans l'enceinte précitée. 11.- Capteur selon la revendication 10, caractérisé en ce que les deux fluides caloriporteurs précités sont respectivement de l'air et de l'eau, ledit capteur fonctionnant en générateur d'air chaud à hygrométricité ou teneur en humidité relative sélectivement réglable, avec éventuellement production simultanée d'eau chaude. 12. Capteur selon la revendication 10 ou 11, caractérisé en ce qu'il est en position inclinée de bas en haut et d'avant en arrière et comporte, d'une part, au moins une sortie de fluide gazeux humide et un conduit tubulaire perforé vers l'ex- trémité supérieure ou le sommet de l'enceinte précitée, lequel est relié à l'entrée du fluide liquide précité froid et, d'autre part, une entrée de fluide gazeux et une goulotte de collecte, en particulier par gravité, de fluide liquide chaud à la base ou l'extrémité inférieure de ladite enceinte, ladite goulotte étant reliée à la sortie de fluide liquide précitée et ladite enceinte étant limitée, à sa partie inférieure, par une grille verticale située sensiblement à l'aplomb et au-dessus du bord libre correspondant de ladite goulotte et traversée par le flux de fluide gazeux entrant. 13. Capteur selon au moins l'une des revendications 3 à 12, caractérisé en ce que l'enceinte précitée est complètement entourée par une lame ou couche de fluide gazeux statique emprisonné, par exemple d'air, et comporte au moins une entrée directe de fluide caloriporteur froid. 14. Corps absorbant pour capteur d'énergie thermique solaire, notamment du type selon au moins l'une des revendications 3 à 13, caractérisé en ce qu'il est constitué par une accumulation incohérente mais serrée ou dense d'éléments sensiblement en forme d'anneaux de garnissage, de préférence du type Bialecki, pour colonnes de mélange ou tours de traitement vertical de l'industrie chimique, juxtaposés et superposés jointivement. 15. Installation de chauffage de locaux par batterie de chauffe composée d'au moins un capteur d'énergie thermique solaire et incorporée à un mur extérieur ou au toit du bâtiment en étant exposée à l'insolation, caractérisée par une structure de capteur selon au moins l'une des revendications 3 à 13. 16.- Installation selon la revendication 15, du type utilisant l'air atmosphérique comme fluide caloriporteur en circuit ouvert, caractérisée par une aspiration d'air ambiant frais à l'extérieur du local à chauffer et par l'introduction dudit air réchauffé dans le local à chauffer au moyen d'une circulation naturelle ou forcée dudit air à travers chaque capteur précité en vue du maintien en température et hors condensation dudit local en période d'inhabitation. 17.- Installation selon la revendication 16, caractérisée par des moyens de recyclage d'air avec reprise d'air intérieur en vrac pour chauffage du local précité jusqu'à une température de confort en période d'habitation.