La présente invention concerne un dispositif destiné à assurer le blocage de la suspension dsun véhicule dans une position prédéterminée, et plus particulièrement à amener la suspension dans cette position et lty-maintentiO À titre d'exemple, l'invention peut s'appliquer à un véhicule automobile porte-grue destiné à etre utilisé en terrains variés0 À la mise en service d'un véhicule porte-grue sur son lieu de travaili il est nécessaire de bloquer sa suspension de telle sorte que les variations de la charge totale en cours dopé~ ration soient sans conséquence sur son assises;; Souvent d'ailleurs cette assise est améliorée par des vérins supplémentaires dpappui au Solo Lorsque le véhicule porte-grue est arrêté à son arrivée sur le lieu de travail, les dénivellations du sol, fréquentes sur un chantiers font que la répartition des charges sur les différentes routes du véhicule n'est pas forcément équilibrée, et les suspensions des diverses roues sont dans des états de compression ou de détente variables.Pour stabiliser le véhicule en position de travail il est préférable de ramener les suspensions à une position prédéterminée commune, et à les bloquer dans cette position sans avoir à utiliser les vérins auxiliaires dpappui supplémen taies. Ceci est encore plus impératif lorsque l'on doit envisager des petits déplacements en charge du véhicule porte-grue, ce qui interdit l'utilisation des vérins auxiliairess; Dans ce cas, où l'on prévoit un déplacement du véhicule sur le terrain de travail, on cherchera bien entendu à bloquer la suspension dans. sa position de détente maximum pour assurer une garde au sol maximum au véhicule. Le brevet français 70-43618 déposé le 4 décembre 1970 concerne un problème analogue, mais la solution proposée présente certaines difficultés de mise en oeuvre, du fait en particulier de la nécessité d'un étrier fixé à la partie inférieure de la suspension0 La présente invention apporte une solution plus simple et plus robuste à ce problème et s'applique à toute suspension de véhicule dont chaque support de roue est lié au chassies du véhicule par un élément élastiquekt Selon l'invention le support de roue est également lié au chassies du véhicule par une genouillère libre à biellettes articulées entre elles et chacune respectivement sur le support de roue et sur le chEssis, le dispositif comportant en outre un organe susceptible d'amener la genouillère en position corres pondant à la position de détente maximum de l'élément élastique de suspension et de la maintenir bloquée dans cette position; Selon ane forme préférentielle de l'invention, Organe de blocage de la genouillère est constitué par un vérin hydraulique exerçant son effort sur 12 articulation commune des deux biellettes de la genouillère, la position correspondant à la position de détente ma;xunum de l'élément élastique étant matérialisée par une butée. ;2invention va maintenant entre décrite avec plus de détails en se référant à un mode de réalisation particulier donné à titre d'exemple et représenté par les dessins annexés. Les figures I et 2 représentent l'application de l'invent ion dans le cas particulier dgun véhicule comportant deux essieux associés en tandem et liés de chaque côté du véhicule par un balancier de répartition de charges0 La figure 1 est une vue partiellement en élévation latérale et partiellement en coupe selon I-I de la figure 2. La figure 2 est une coupe transversale selon II-II de la figure 1to En se référant à l'ensemble des deux figures, le chftssis 1 du véhicule est porté, dans la zone représentée, par deux essieux transversaux 2 et 3 associés chacun de façon usuelle aux roues porteuses 40 De chaque côté, les essieux 2 et 3 sont réunis par un balancier 5 au milieu duquel est articulée la chape 6 transmettant la charge du véhicule.La suspension est assurée par le ressort à lames 8 dont la lame mattresse est articulée en 10 sur la chandelle il du châssis, et dont l'autre extrémité peut jouer librement sur une surface de glissement 12 formée à la partie inférieure d'une autre chandelle l3s La ressort à lames 8 repose par sa partie centrale sur la chape 6, si bien que la charge correspondante du châssis se trouve également répartie entre les deux essieux 2 et 3. La chape d'appui 6 est également reliée au chEssis i par l'intermédiaire d'un jeu de biellettes formant genouillère librement articuléetE Ainsi la biellette 15 est articulée sur les biellettes 16 par l'axe 17, et les biellettes 15 et 16 sont res pectiiment articulées sur la chape 18 solidaire de la chape 6 par une articulation à rotule 19, et sur un élément 20 du châssis par une articulation à rotule 21tz Le vérin hydraulique 25 est fixé sur le support 26 lui- mdme solidaire du chassis 1, et de telle façon que l'axe du vélin soit sensiblement dans le plan moyen de débattement des biellettes 15 et 16 et soit sensiblement concourant avec ltaxe 17 lorsque celui-ci est en position moyenne, Ainsi la tige 28 du vérin peut prendre appui sur l'artiôulation centrale de la guenon lère 15 - 16 dans toutes les positions de celle-ci correspondant aux positions de compression et de détente maximum du ressort de suspension 8. En position normale de route, la tige 28 du vérin 25 est rétractée, et la genouillère formée par les biellettes 15 et 16 est entièrement libre. Celle-ci s'ouvre donc et se ferme librement suivant la position prise par la suspension t une limite de détente maximum du ressort de suspension étant cependant imposée par la butée 29 qui empoche la genouillère de prendre son développement total.Lorsque le véhicule est arrenté sur son lieu de travail, on voit que pour bloquer la suspension il suffit de faire agir le vérin 25 et la tige 28, prenant appui sur l'articulation centrale de la genouglière, la repousse progressivement jusqu'à l'amener contre la butée 29, ce qui correspond à la position de détente maximum de la suspension, donc à la garde au sol maximum de véhiculeO-Dans cette position les deux risettes 15 et 16 sont presque alignées si bien que non seulement la charge du véhicule mais aussi la charge levée par la grue sont presque totalement encaissées par les réactions verticales, et la composante sur l'axe intermédiaire de la genouillère tendant à repousser la tige 28 du vérin est très faible0 Il suffit donc d'un très faible effort du vérin pour maintenir l'ensemble en position de suspens ion bloquées Bien entendu, l'invention nsest pas strictement limitée au mode de réalisation qui a été décrit simplement à titre d'exem- ple, mais elle couvre aussi d'autres modes de réalisation qui n'en différeraient que par des variantes d'exécution ou par l'u- tilisation de moyens équivalents. C'est ainsi que l'invention s'applique de la meme façon à une suspension concernant un essieu isolé et dans ce cas, la genouillère relie directement l'essieu au ehtssis de meme que le reseort est directement lié à l'essieu0 On pourra encore noter que la genouillère peut dtre disposée longitudinalement au lieu de transversalement comme décrit dans l'exemple, cette disposition présentant par exemple des avantages lors de ltutilisation avec un essieu isolé. Suivant les disposttions particulières des véhicules on pourra également remplacer le vérin hydraulique 25 par tout autre dispositif tel queux vérin mécanique ou méme une came. On pourrait aussi remplacer la cale 29 limitant le débattement de la genouillère par une butée interne à la genouillère et remplissant la même fonction* On pourrait aussi disposer la cale en une position autorisant le dépassement d'un point mort de la genouillère, dans la mesure bien entendu où l!on disposera aussi de moyens pour faire à nouveau repasser le point mort en sens inverse pour débloquer la suspension. Parmi les nombreuses variantes restant dans le cadre de la présente invention, on pourrait également imaginer de remplacer les deux vérins 25 situés de part et d'autre du véhicule par un seul vérin central relié à chacune des articulations 17 par un tirant, le vérin unique agissant alors sur le blocage des deux suspensions relatives au même essieu ou groupe d'essieu On pourrait enfin utiliser le vérin 25 lui-même comme élément de suspension, soit pour remplacer le ressort 8, soit pour le compléter, en ajoutant aw circuit hydraulique du vérin un accumulateur élastique du genre par exemple d'un accumulateur oléopneumatique. Dans ce cas bien entendu , l'extrémité de la tige du vérin devra dtre elle-meme directement articulée sur llar- ticulation comnr.edes deux biellettes, et le corps du vérin devra etre-articulé sur son support du chassis. À débit constant, l2en- semble de la genouillère, du vérin et de son accumulateur secompor- te alors comme un véritable ressorts Pour le blocage de la suspension on alimentera encore le vérin pour l'amener à son développement maximum et l'on éliminera 11 accumulateur pour que le vérin maintienne la genouillère à sa position de blocages REVENDICATIONS 10) Dispositif de blocage de la suspension d'un véhicule, dont chaque support de roue est lié au chassies du véhicule par un élément élastique, caractérisé par le fait que le support de roue est également lié an cassis par une genouillère libre à biellettes articulées entre elles et chacune respectivement sur le-support de roue et sur le chtssis, le dispositif comportant en outre un organe susceptible d'amener la genouillère en position correspondant à la -position de détente maximum de l'élément élastique de suspension, et de la maintenir dans cette position0 20) Dispositif de blocage de suspension selon revendit cation li caractérisé par le fait que l'organe de blocage de la genouillère est constitué par un vérin exerçant son effort sur l'articulation commune des deux biellettes de la genonillères la position correspondant à la position de détente maximue de l'é- lément élastique étant matérialisée par une butée-. 30) Dispositif de,blocage de suspension selon revendication 22 caractérisé par le fait que le vérin est un vérin hydrau tique 4 ) Dispositif de blocage de suspension selon revendication 3, caractérisé par le fait que la chambre du vérin peut Qtre mise en communication avec un accumulateur élastique, ltensemble du vérin et de l'accumulateur jouant alors le rtle d'élément élastique de la suspension. 50) Dispositif de blocage de suspension selon-l'une quelconque des revendications précédentes, appliqué à un ensemble de deux essieux en tandem reliés de chaque ctté du véhicule par un balancier d'équilibrage de charge,' caractérisé par le fait que le dispositif est lié au balancier de répartition de charge.