Actuellement de nombreux objets, par exemple des sandales ou des rembourrages $e tableaux de bords pour automobiles» sont fabriqués en mousse plastique, par exemple en mousse de poly-uréthane ou de chlorure de polyvi^yle..La surface de presque 5 tous les objets en matière plastique mousse sont recouvertes d'une feuille lisse. Cette feuille lisse, notamment lorsqu' elle présente un dessin, communique S l'objet non seulement un aspect agréable, mais empêche également la pénétration de souillures et d'eau dans les cellules de la mousse. 10 Dans le cas le plus simple, on colle à l'aide d'un agent adhésif une feuille sur l'objet en mousse. Il est toutefois également connu de disposer pour commencer une feuille en chlorure de polyvinyle ou une autre feuille appropriée dans un moule approprié, par exemple de forme 15 hémisphérique et de la soumettre à un emboutissage. Ensuite on fait couler dans la cavité une petite quantité de pâte susceptible de donner un produit mousse, par exemple un mélange de Desmophen et de Desmodur (marques déposées de la Farben-fabriken Bayer AG), et on transforme en mousse. On obtient 20 ainsi une hémisphère en plastique mousse, qui est recouverte d'une feuille. Ce mode de fabrication d'objets en plastique moussé recouverts de feuilles ne peut être exécuté qu'avec des feuilles susceptibles d'être embouties. Toutefois, de nom-25 breuses feuilles ne résistent pas aux températures élevées d'au moins 160°C nécessaires pour l'emboutissage. Lorsqu'on veut recouvrir un objet en plastique mousse avec une feuille qui ne peut être emboutie, on peut procéder suivant la méthode traditionnelle. On fabriquera donc d'abord 30 . l'objet en plastique mousse et on collera ensuite la feuille de .recouvrement. Etant donné que ce collage manuel est très fastidieux et exige beaucoup d'adresse dans le cas d'objets présentant beaucoup d'arêtes et des protubérances ainsi que des cavités, on a déjà proposé de placer la feuille dans un 35 moule, à la température ordinaire, ce moule présentant des conduits d'aspiration. Lorsqu'une dépression est engendrée, la feuille est aspirée contre les parois du moule. Ensuite on introduit dans le moule, donc sur la face postérieure de la feuille, une pâte susceptible de donner un produit mousse, 69 16839 2009463 et on ferme le moule. A cette occasion, la feuille et la mousse viennent adhérer solidement l'une contre l'autre. Après la transformation en mousse, il est possible d'enlever immé-diatement du moule un objet en plastique mousse recouvert 5 d'une feuille. Lorsque le moule est très grand"et ramifié, il peut arriver que la feuille ne soit pas aspirée dans tous les creux du moule. Dans ce cas la feuille ne s'applique pas rigidement contre la paroi, mais est suspendue au-dessus du creux, tout 10 comme une toile de tente au-dessus d'un orifice de canal. Lors de la transformation ultérieure en mousse, la feuille de recouvrement forme des plis aux endroits où elle n'était pas intimement appliquée contre la paroi du moule. La" présente invention se rapporte à un procédé qui élimine 15 les inconvénients signalés ci-dessus même dans les cas où le moule est très grand et est ramifié. Pour plus de clarté, l'invention est pour commencer illustrée avec référence à la fabrication d'une hémisphère en matière plastique mousse, recouverte d'une feuille de revête-20 ment. L'invention n'est évidemment pas limitée à la fabrication d'objets hémisphériques. On utilise pour commencer un moule 1 équipé de conduits d'aspiration (Fig. 1). Sur ce moule "en relief" on place la feuille 2 (Fig. 2). Par suite de la dépression, la feuille 2 25 est aspirée solidement contre là courbure en relief. Ensuite on-introduit le moule 1 avec la feuille 2 y adhérant par aspiration (moule mâle) dans l'autre moule (femelle) 3, qui présente un creux de forme hémisohérique, correspondant à la partie en relief du moule 1 (Fig. 3). Le moule 3 présente tout 30 comme le moule 1 des conduits d'aspiration. Au moment où la feuille 2 appliquée sur la partie en relief du moule 1 vient en contact avec la surface du creux dans le moule 1, on arrête le dispositif d'aspiration du moule 1 et on met en marche le dispositif correspondant du 35 moule 3. La feuille 2 viendra alors adhérer à la surface du creux du moule 3. Le moule 1 est ensuite éloigné. Cette situation est illustrée I la Fig. 4. ~ Ensuite on introduit dans le creux une faible quantité de pâte* 4 susceptible de produire une mousse, et on ferme 69 16839 3 2009463 avec un couvercle 5 (Fig. 5). On fait ensuite mousser la pâte (généralement un mélange de Desmophen-Desmodur), de sorte que la totalité du creux hémisphérique est remplie (Fig. 5)« Après éloignement du couvercle 5, il est possible de prélever un 5 objet hémisphérique en matière plastique mousse, revêtu d'une feuille (Fig 7). En comparaison avec le procédé traditionnel, le procédé suivant l'invention se distingue par les modes opératoires supplémentaires, illustrés aux Figs. i à 3. La feuille n'est 10 donc pas placée directement dans un moule creux et aspiré contre la paroi de ce moule, mais elle est d'abord posée sur un moule auxiliaire en relief correspondant au creux, et elle y est maintenue par aspiration. Il a en effet été constaté qu'il est possible de faire adhérer une feuille par aspiration de 15 manière beaucoup plus exacte sur un moule en relief que sur un moule creux. Des difficultés particulières surgissent lorsque le moule creux présente des ramidfications, comme représenté à la Fig. 8. Dans ce cas, la feuille est fréquemment en suspension au-dessus d'interstices étroits. Lorsqu'on appli-20 que une très forte dépression, pour que la feuille pénètre en tout état de cause dans les interstices ou les ramifica-' tions, la feuille est étirée à l'excès. Elle risque même de se rompre. Il a été constaté, conformément à l'invention, qu'il est 25 beaucoup plus facile de placer d'abord la feuille sur un moule en relief correspondant et de l'y faire adhérer par aspiration (Fig. 9). En faisant descendre ensuite ce moule auxiliaire en relief dans le moule concave correspondant, la feuille est 30 d'emblée introduire sans contrainte dans les ramidifications du moule concave. Lorsque à cet instant (Fig. 10), on arrête la dépression pour le moule auxiliaire 1 et que l'on engendre la dépression pour le moule 3, la feuille s'appliquera de manière nette et 35 sans contrainte contre la paroi intérieure du creux et dans les ramifications. Cela permet d'éliminer les inconvénients lors de la transformation en mousse. Les zones en relief sur le moule 1 sont de préférence réalisées en un matériau élastique. Lorsqu'une feuille est 69 16839 4 2009463 appliquée . par dépression sur ces zones élastiques en relief, il est possible d'introduire les protubérances sur le moule 1, avec la feuille, dans les renfoncements correspondants du moule 3, tout comme un bouchon élastique dans un goulot de bouteille. Théoriquement, la paroi du creux dans le moule 1 pourrait être élastique, et le moule en relief 1 peut être entièrement rigide. Cela est toutefois d'une exécution technique plus difficile que la première solution. Le procédé suivant l'invention permet de lier toute feuille, dans le moule, à l'objet en matière plastique mousse; on utilisera toutefois de préférence des feuilles en chlorure de polyvinyle mousse. Ces feuilles sont très tendres et élastiques, mais ne résistent pas aux températures supérieures à 160°C nécessaires pour l'emboutissage. A cette température élevée, la structure cellulaire de la feuille de chlorure de polyvinyle et le grainage seraient détruits. Lorsque conformément à l'invention, on recouvre le corps en matière mousse d'une feuille de chlorure de polyvinyle également expansée, le toucher du produit achevé est beaucoup plus tendre, plus élastique et ressemble plus à celui du cuir que si ce même objet en matière plastique mousse était recouvert d'une feuille de chlorure de polyvinyle compacte et dure. Dès lors, le procédé suivant l'invention sert, avec avantage, à la fabrication de rembourrages pour tableaux de bord de véhicules. Ces rembourrages étaient, jusqu'ici, constitués par du polyuréthane mousse, recouvert d'une pellicule compacte de chlorure de polyvinyle. Le rembourrage mousse suivant l'invention à revêtement en chlorurede polyvinyle souple n'est pas seulement d'un aspect plus agréable et d'un toucher plus doux, mais offre essentiellement en cas d'accident, une protection supérieure, étant donné que ses propriétés élastiques et d'amortissement sont meilleures. Le moule lui-même dans lequel est effectuée la transformation en mousse peut être composé de plusieurs parties. Lorsque par exemple le moule représenté aux Figs. 8 et 10 peut être divisé suivant la ligne en traits interrompus, il est possible de rapprocher d'abord la partie de droite et ensuite la partie de gauche du moule auxiliaire 1 revêtu 69 16839 5 2009463 de la feuille de recouvrement, pour procéder ensuite.au serrage. Cela permet de faciliter considérablement le transfert de la feuille à.partir du moule auxiliaire vers - le moule proprement dit, lorsqu'il s'agit de fabriquer des, objets de forme compliquée en matière plastique mousse. 69 16839 6 2009463 REVENDICATIONS 1.- Procédé de fabrication d'objets en matière plastique mousse revêtus d'une feuille de recouvrement, caractérisé en ce que l'on place d'abord la feuille sur un moule auxiliaire en relief pour l'y retenir par une dépression, en ce que le 5 moule auxiliaire est ensuite introduit dans un moule concave de forme correspondante, la feuille étant retenue sur ce dernier moule également par la dépression, après quoi on ajoute de manière traditionnelle la pâte servant à la production de la mousse, qui est expansée. 10 2.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le moule est fermé pendant la transformation en mousse. 3.- Procédé suivant les revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'une des deux parois des moules est élastique. t *