I L'invention concerne un thermostat comportant, agencée dans une enveloppe sensiblement rigide, une matière thermodilatable agissant sur un poussoir par l'intermédiaire d'une membrane. Dans les thermostats de ce genre connus, la matière thermodila- table est enfermée dans une capsule rigide en forme de récipient. Elle prend alors la forme d'un cylindre massif dont la surface est relative- ment faible par rapport à son volume. Cela, combiné à la relativement faible conductibilité thermique des matières thermodilatables usuelles, a pour effet que ces thermostats ont une réponse lente, c'est-à-dire une faible vitesse de réponse, de sorte que ces éléments sont notamment peu adaptés aux vannes mélangeuses d'eau chaude et d'eau froide pour instal- lations sanitaires. Pour surmonter ce défaut, il est connu (demande de brevet allemand publiée DE-OS 24 41 224) de placer la matière thermodilatable dans un corps creux délimité par deux parois coaxiales, l'une enveloppant l'autre, à savoir une paroi externe et une paroi interne, qui- forment un cylindre creux, ce corps creux étant traversé, dans la région de la tran- sition à la membrane, par des manchons qui constituent des orifices de passage et qui relient entre eux les espaces à l'intérieur et à l'exté- rieur du corps creux. Cette configuration peut améliorer la vitesse de réponse, mais la fabrication et le remplissage de l'enveloppe sont difficiles et très onéreux. La présente invention a pour objet de réaliser un thermostat à grande vitesse de réponse pouvant être fabriqué par des moyens simples. Selon l'invention, ceci est obtenu par le fait qu'un corps de déplacement, qui est incompressible, est agencé dans l'enveloppe et confère la forme d'une couche relativement mince à la matière thermodilatable se trouvant contre la paroi de l'enveloppe. Dans un mode de réalisation avantageux, le corps de déplacement porte des nervures d'écartement pour le maintenir en position centrale dans l'enveloppe. Ces dispositions prévues par l'invention permettent d'obtenir de façon étonnamment simple que la matière thermo- dilatable, qui est par exemple de la cire, puisse être agencée avec une répartition optimale par rapport à la surface de l'enveloppe du thermostat, de façon à permettre l'obtention de la vitesse de réponse nécessaire pour des vannes mélangeuses d'eau chaude et d'eau froide. L'économie de réalisation de la configuration de. -elcppe. thermostat,de l'introduction de la matière thermodilatable et de id fermeture de la capsule (par exemple par sertissage) peut être préservée de façon connue. Le corps de déplacement peut être réalisé économiquement pEr moulage sous pression, en alliage d'aluminium et/ou de zinc, ou encore en une matière plastique à faible coefficient de dilatation thermique. L'invention sera mieux comprise et d'autres caractéristiques apparaîtront à l'aide de la description ci-après et des dessins joints o: - la figure 1 représente un élément thermostatique vu en coupe longitu- dinale - la figure 2 représente le même élément vu en coupe selon le plan II indiqué sur la figure 1. L'élément thermostatique est constitué d'une enveloppe 1 compor- tant une partie inférieure 2 en forme de récipient et une partie supérieure 3 qui porte une membrane 4, un disque 6 et un organe de guidage et maintien d'un organe de poussée 5, ci-après brièvement appelé "poussoir". Un corps de déplacement muni de nervures d'écartement 8 est agencé dans la partie inférieure 2, à faible distance des parois de l'enveloppe 1. Les nervures d'écartement 8 au nombre de quatre sont formées sur la surface périphérique extérieure du corps 7 et, par rapport à chacune des deux faces extrêmes, débordent aussi de la valeur de l'écar- tement à obtenir par rapport à l'enveloppe, de sorte que ce corps 7 est maintenu, aussi bien axialement que radialement, dans sa position centrale dans l'enveloppe 1. Le mince intervalle compris entre l'enveloppe i et le corps-7 est rempli d'une matière thermodilatable 9 qui est, par exemple, une cire. Après introduction de la matière thermodilatable 9 et mise en place du corps 7 dans la partie inférieure, puis mise en place de La membrane dans la partie supérieure, les deux parties sont associées Ct assemblées en formant une liaison étanche par sertissage au moyen d'un rebord de sertissage 10 appartenant à la partie inférieure 2. Ceci étant, si des variations de température interviennent dans la région du thermos- tat ainsi réalisé, elles sont alors transmises à la matière thermodilata- ble 9, et cela immédiatement grâce à la surface importante par rapport au volume obtenue au moyen du corps de déplacement 7, de sorte que ces variations de température engendrent une variation de volume - 2480965 provoquant la déflexion de la membrane 4 et par conséquent le déplacement du poussoir 5. Ici, la membrane 4 est en caoutchouc ou en une matière équiva- lente et son bord extérieur fait en même temps office de joint entre la partie inférieure 2 et la partie supérieure 3, dans la région du rebord de sertissage 10. Bien entendu, on pourrait aussi utiliser une membrane métallique à la place d'une membrane en caoutchouc, et la partie supé- rieure pourrait être assemblée à la partie inférieure par soudage. Le corps de déplacement 7 peut avantageusement être réalisé par moulage sous pression, en alliage de zinc et/ou d'aluminium, ou bien en matière plastique à faible coefficient de dilatation thermique. Bien entendu, l'exemple de réalisation décrit n'est nullement limitatif de l'invention. REVENDICATIONS 1. Thermostat comportant, agencée dans une enveloppe sensible- ment rigide, une matière thermodilatable agissant sur un poussoir par l'intermédiaire d'une membrane, caractérisé en ce qu'un corps de déplace- ment (7), qui est incompressible, est agencé dans l'enveloppe (1) et confère la forme d'une couche relativement mince à la matière thermodi- latable (9) se trouvant contre la paroi de l'enveloppe. 2. Thermostat selon la revendication 1, caractérisé en ce que le corps de déplacement (7) est maintenu dans une position centrale à l'intérieur de l'enveloppe 1 au moyen de pièces d'écartement. 3. Thermostat selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que le corps de déplacement (7) porte des nervures d'écartement (8) formées sur lui. 4. Thermostat selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'au moins trois nervures d'écartement (8) sont formées sur la surface périphé- rique du corps de déplacement (7) et forment, par rapport aux faces extrêmes de ce corps (7), une saillie équivalant à l'écartement prédéter- miné par rapport à l'enveloppe (1) de sorte qu'elles maintiennent aussi le corps de déplacement (7) à sa position d'écartement axial par rapport à l'enveloppe (1). 5. Thermostat selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le corps de déplacement (7) est en alliage d'alumi- nium et/ou de zinc. 6. Thermostat selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le corps de déplacement (7) est en une-matière plastique à faible coefficient de dilatation thermique.