La présente invention concerne un nouveau type de châssis, nota lent utilisable dans le domaine du bâtiment, ainsi que les procédés de mise en oeuvre dudit châssis suivant que l'on se trouve en présence d'un bâtiment réalisé en açonnerie ou en charpente métallique, Traditionnellement, dans le cas de la maçonnerie, on opère comMe suit : le rur est nonté en laissant un trou, ou ouverture, avec une feuillure; après quoi, on pose le chassies, en le scellant, on effectue les raccords de a- çonnerie, et on place le couvre-joint intérieur, Préalablement, il aura fallu coffrer le linteau et la pièce d'appui. Il en résulte donc un nombre élevé dtopérations de coffrage, scellement, raccords et finition, d'où une perte de temps et un coût élevé. En outre, il se produit entre le châssis et l'entourage (linteau et tableaux) une dilatation différentielle, d'où l'apparition de fissures inesthé- tiques du crépissage ou autre revêtement et un manque d'étanchéité, Dans un autre cas, les bâtiments, et principalement les bâtiment industriels, sont réalisés en charpente métallique et comprennent donc une ossature à base de poteaux verticaux reliés par des lisses horizontales, le tout étant recouvert intérieurement et extérieurement par des bardages, Des ouvertures sont ménagées entre une lisse haute et une lisse basse, ouvertures qui recevront, ultérieurement, les châssis correspondants.Auparavant, il convient de boucher les quatre intervalles situés entre les bords des bardages interne et externe grâce à des bavettes ou analogues, de façon à délimiter les quatre parois qui doivent recevoir le châssis, l'étanchéité étant un problème majeur dans ce cas, Après la pose du châssis proprement dit, il faut habiller l'exté- rieur et l'intérieur par des caches et couvreçjoints. Là encore, le temps et le coût de la pose sont élevés en raison du nombre important d'opérations, et il subsiste fréquemment des problèmes d'étanchéité entre les divers éléments (chassies, caches, couvre-joints), De plus, il est essentiel que les lisses soient rigoureusement parallèles et horizontales, faute de quoi il faudra un complément de calage pour adapter les caches et bavettes, d'où une nouvelle perte de temps, et une augmentation du coût, sans compter un nouveau risque de manque d'étanchéité par introduction d'éléments supplémentaires. La présente invention pallie ces divers inconvénients et offre en outre des châssis présentant un fini exceptionnel, tout en réduisant considérablement le temps de pose et le prix de revient. De façon plus précise, le châssis monobloc selon l'invention, et qui est destiné à être placé dans une ouverture pratiquée dans un mur est notamment remarquable en ce qu'il est constitué de quatre coques, une horizontale supé rieure, une horizontale inférieure et deux verticales, solidarisées entre elles de façon étanche, chacune desdites coques présentant un profil notamment composé d'une face interne, préférentiellement munie d'une feuillure, et de deux bords, ou languettes, dont l'écartement correspond sensiblement à l'épaisseur de la paroi où se trouve ladite ouverture, Dans un premier procédé de mise en oeuvre, le châssis selon l'invention est appliqué aux bâtiments en maçonnerie. Dans un second procédé de mise en oeuvre, le châssis selon l'inven- tion est appliqué aux bâtiments à charpente métallique. D'autres avantages et caractéristiques de la présente invention ressortiront mieux à la lecture de la description qui va suivre, faite en regard des dessins donnés à titre indicatif et nullement limitatif, parmi lesquels - la figure 1 est une vue de face du châssis selon l'invention, - la figure 2 est une coupe selon Il - Il de la figure l, - la figure 3 est une coupe selon III - III de la figure 1, - la figure 4 est une vue analogue à la partie inférieure de la figure 3 selon une variante de réalisation, - la figure 5 est une vue analogue à la partie inférieure de la figure 3 selon une autre variante de réalisation, - les figures 6a et 6b représentent en coupe longitudinale (type fig. 2) et transversale (type fig. 3) le châssis adapté à un bâtiment en maçonnerie, - les figures 7a et 7b représentent en coupe longitudinale (type fig, 2) et transversale (type fig. 3) le châssis adapté à un bâtiment à charpente métal lique, et - la figure 8 est une vue analogue à la figure 2, où l'on voit le châssis avec son remplissage. Selon la figure l, on peut voir de face un châssis référencé globalement 1, qui se présente sous forme d'un cadre monobloc résultant de la réunion de quatre coques 2, 3, 4, 5, solidarisées les unes aux autres de façon étanche. Chaque coque comprend une feuillure 6, une partie saillante 7 et une languette 8, parallèle à la partie saillante 7. Ces divers éléments apparaissent mieux à la figure 2 qui est une vue en coupe selon Il - Il de la figure 1, On remarque mieux ainsi la feuillure 6 qui est pratiquée sur la face interne 9 du châssis l. Suivant la coque 2, 3, 4 ou 5, et pour les raisons étudiées plus avant dans la description, ladite face interne 9 peut constituer le linteau, un tableau, une tablette ou une piè- ce d'appui.Comme cela apparaît ici, il existe deux parties saillantes 7 reliées aux languettes 8 par l'intermédiaire d'une partie de liaison 10; cette dernière peut être perpendiculaire à la partie 7 et à la languette 8. Toute fois, on réalise ces coques de telle sorte qu'apparait un angle , de faible valeur, préférentiellement de 5 à 100; cela revient à dire que la partie 10 forme avec la partie saillante 7 un angle de 95 à 1000. Dans le cas de la figure 2, les faces internes 9 constituent les tableaux du châssis 1 Dans la figure 3, la partie interne supérieure 9 forme le linteau du châssis; et la partie interne inférieure 9 forme la pièce d'appui et la tablette; dans le cas des figures 2 et 3, la section des diverses coques 2, 3, 4, 5, est la même pour chacune desdites coques. Selon une variante de réalisation illustrée à la figure 4, la face interne inférieure comprend en outre un renvoi d'eau ll constitué d'une tale pliée en V, une aile du V #étant solidarisée par tout moyen à la partie 10 de la coque 4, l'autre aile étant parallèle à la languette 8, et étant donc verticale, Selon une autre variante de réalisation illustrée à la figure 5, la section transversale de la coque 4 est modifiée et fait apparaltre-un angle 12 inférieur à 90 , évitant ainsi l'utilisation du renvoi d'eau 11 précédemment décrit. Diverses variantes sont réalisables au niveau du châssis; c'est ainsi que suivant l'utilisation que l'on veut en faire, il est possible de n'avoir qu'une seule partie saillante, tournée par exemple vers l'extérieur du bâtiment voire même aucune partie saillante, le profil de chaque coque étant sensiblement celui d'un U dans ce dernier cas, On passe donc du profil en U à celui illustré dans les figures 1 à 4, en prolongeant dans un sens, ou dans les deux sens, la face interne 9 de chaque coque de façon à aboutir respectivement àune ou deux parties saillantes 7, Deux procédés de mise en oeuvre vont maintenant être décrits, montrant l'intérêt du châssis selon l'invention. Dans un premier procédé, le châssis est utilisé dans un bâtiment en maçonnerie, Les figures 6a et 6b représentent schématiquement en coupe les murs latéraux 13 (fig. 6a) ainsi que l'allège 14 et le linteau 15 (fig. 6b). Une façon particulièrement intéressante d'opérer consiste à monter l'allège 14 à la hauteur voulue, puis à monter un mur latéral 13, de façon à obtenir un angle droit. Dans ce dernier, on dispose alors le châssis 1 en prenant le soin de bien le bloquer dans ledit angle droit; après quoi, on monte le deuxième mur latéral 13, bloquant ainsi le châssis sur trois côtés. Suivant le cas, on recommence ces opérations pour les châssis restants. Lorsque les divers châssis sont ainsi placés, on coule le linteau, la coque 2 servant alors de coffrage audit linteau, la coulée dudit linteau étant alors unique pour tous les châssis situés au même niveau, Il résulte de ce procédé que les coques 3, 4 et 5 prennent en sandwich entre leurs parties 10 les murs latéraux et l'allège, la coque 2 servant de moule au linteau. Eventuellement, on introduira préalablement dans les diverses coques des substances isolantes 16, en utilisant par exemple la méthode de projection par pistolet, évitant ainsi les ponts thermiques. Un crépissage 17 vient parfaire la paroi munie de son châssis. Dans le cas des bâtiments en maçonnerie, on a intérêt à supprimer les languettes 8 des coques 3, 4 et 5. Il ressort de ce qui vient d'être décrit, que la finition des murs latéraux 13 et de l'allège 14 n'a pas besoin d'être aussi bonne que dans le procédé traditionnel, les coques 3, 4 et 5 cachant d'éventuelles imperfections de bords. Dans un second procédé, illustré dans les figures 7a et 7b, le châssis est utilisé dans un bâtiment à charpente métallique. Préférentiellement, on opère comme suit : les lisses haute 23 et basse 24 étant posées par le charpentier, on glisse les divers châssis entre lesdites lisses. Ensuite, on dispose les tôles de bardage 19 et de contre-bardage 20 de façon à recouvrir les lisses et permettant d'aboutir à une paroi, Entre lesdites tôles, il sera d'ailleurs possible de disposer une substance isolante 21. L'étanchéité est améliorée par la présence de joints 22 disposés entre lesdites tôles et les languettes 8 qui, dans ce second procédé, seront conservées puisqu'elles servent d'abord à la fixation du bardage. Comme précédemment, une substance isolante 16 peut être projetée à l'intérieur des diverses coques. Ainsi qu'il ressort de la figure 7b, le renvoi d'eau 11, qui sert bien sûr à éviter toute infiltration d'eau dans cette partie du bâtiment, permet également de maintenir la tôle de bardage 19 qui est alors prise en sandwich entre le renvoi d'eau ll et la languette 8. La figure 8 illustre un exemple de réalisation d'un châssis complet, c'est-à-dire pourvu de son remplissage. Avantageusement, ce remplissage 25 est constitué de glaces 26 et de montants verticaux 27 et 28, préférentiellement du type 40 x 27 à deux ailes pour les parties fixes (montants 27), et du type 30 x 34 à une aile pour les parties ouvrantes à projection (montants 28); les glaces 26 sont maintenues en outre par des parcloses 29. De toute façon, le remplissage des châssis 1 est disposé entre les faces internes 9 desdits châssis, prenant appui sur la feuillure 6 dont est préférentiellement munie chaque face 9. En outre, il est bien évident que l'écartement des languettes 8, ou s'il n'y en a pas, des bords des parties 10, est fonction de l'épaisseur de la paroi (murs 131 allège 14, linteau 15, lisses 23 et 24), l'écartement desdites languettes ou desdits bords étant sensiblement égal à l'épaisseur de la paroi (un peu supérieur dans le cas de la maçonnerie, un peu inférieur dans le cas de la charpente métallique). Les différents dessins, et en particulier la figure 8, montrent que les châssis sont composés de quatre coques en vue de leur utilisation colle fenêtre; il est toutefois possible de n'avoir que trois coques (une supérieure horizontale et deux latérales) avec une entretoise horizor.tale dans la partie inférieure, un tel agencement étant utilisé dans le cas des portes. Cette entretoise sera bien évidemment noyée dans le béton constituant le sol, ou plus généralement incorporée dans le sol, Diverses adaptations des châssis sont envisageables, telles que les écrans solaires, les volets roulants, et divers matériaux sont utilisables pour les châssis qui seront en métal (aluminiun, inox, acier), en matière plastique (oc), ainsi que pour les remplissages qui pourront également être en bois. Dans le cas de châssis métalliques, le feuillard utilisé aura avantageusement une épaisseur de 1,2 à 1,5 m, ce qui allie une bonne rigidité pour les châssis et un poids suffisamment faible pour leur permettre d'être aisément manipulés. REVENDICATIONS 1) Châssis monobloc destiné à être placé dans une ouverture pratiquée dans un mur, caractérisé en ce qu'il est constitué de quatre coques, une horizontale supérieure, une horizontale inférieure et deux verticales, solidarisées entre elles de façon étanche, chacune desdites coques présentant un profil notamment composé d'une face interne, préférentiellement munie d'une feuillure, et de deux bords, ou languettes, dont l'écartement correspond sensiblement à l'épaisseur de la paroi où se trouve ladite ouverture, 2) Châssis selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite face interne se prolonge de façon à former une ou deux parties saillantes, reliées auxdits bords par l'intermédiaire d'une partie de liaison. 3) Châssis selon la revendication 2, caractérisé en ce que ladite partie de liaison forme avec chaque partie saillante un angle de 95 à 1000. 4) Châssis selon la revendication 3, où l'ouverture est destinée à recevoir une fenêtre, caractérisé en ce que la coque horizontale inférieure comprend du côté extérieur au bâtiment un renvoi d'eau constitué d'une tôle pliée en V, une aile du V étant sensiblement verticale, l'antre étant solidarisée à ladite partie de liaison par tout moyen connu, 5) Châssis selon la revendication 2, caractérisé en ce que la partie de liaison forme avec la partie saillante située vers l'extérieur du bâtiment un angle inférieur à 900. 6) Châssis selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, où l'ouverture est destinée h recevoir une fenêtre, caractérisé en ce que le remplissage dudit châssis se compose de glaces et de montants verticaux, préférentiellement du type 40 x 27 à deux ailes pour les parties fixes, et 30 x 34 à une aile pour les parties ouvrantes à projection, lesdites glaces étant en outre maintenues par des pareloses, 7) Châssis selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, où l'ouverture est destinée à recevoir une porte, caractérisé en ce que la coque horizontale inférieure est supprimée, et est préférentiellement remplacée par une entretoise destinée à être incorporée dans le sol, 8) Châssis selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'il est réalisé en acier, tel que l'inox, dont l'épaisseur est de 1,2 à 1,5 mm. 9) Châssis selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que les diverses coques sont munies intérieurement d'une substance isolante thermiquement, telle que mousse, par exemple par projection par pist#olet, 10) Procédé de mise en oeuvre du châssis selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, où l'ouverture est destinée à recevoir une fenêtre, et où le bâtiment est réalisé en maçonnerie, caractérisé en ce que l'on monte l'allège à la hauteur voulue, ainsi qu'un mur latéral de façon à définir un angle droit dans lequel on dispose un châssis, ce dernier étant ensuite bloqué sur un troisième caté grâce au deuxième mur latéral qui est alors monté, ces opérations étant éventuellement renouvelées pour d'autres châssis dont les linteaux sont pratiquement au même niveau que le premier châssis, lesdits linteaux étant coulés en une seule fois. 11) Procédé de mise en oeuvre du châssis selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, où l'ouverture est destinée à recevoir une fenêtre, et où le bâtiment est réalisé en charpente métallique du type comprenant des lisses haute et basse, caractérisé en ce que un ou plusieurs châssis sont enfilés entre lesdites lisses haute et basse, après quoi sont disposées les tales de bardage et de contre-bardage. 12) Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce qu'un joint d'étanchéité est prévu entre lesdites tales et les languettes desdits châssis.