La présente invention concerne l'exploration sismique. Avec les méthodes d'exploration sismique connues, des sources sismiques sont utilisées pour engendrer dans le sol des ondes d'énergie sismique qui se propagent à travers le sol selon des fronts d'ondes sphériques ou sensiblement sphériques. Les réflexions des ondes sphériques sont détectées au moyen dcun ou plusieurs détecteurs sismiques et les signaux détectés sont enregistrés. Les signaux enregistrés, qui contiennent l'information concernant les couches géologiques explorées sont ensuite traités en vue de donner à cette information un caractère plus discernable. Il existe toutefois plusieurs problèmes associés à l'utilisation tondes sphériques et aux techniques de traitement des si gnaux. Un but de l'invention est de créer un procédé nouveau et perfectionné d'exploration sismique. Suivant l'invention, on simule une source d'ondes sensi- blewent planes ou sensiblement cylindriques. On définit un jeu de positions de sources et un Jeu de positions de récepteurs ou capteurs, de telle sorte que l'un au moins des jeux comprenne plusieurs positions réparties sur une zone comprenant au moins une dimension de valeur élevée par rapport à une longueur d'onde d'énergie sismique.En combinant les signaux sismiques obtenus dans une position de récepteur à partir de plusieurs positions de sources, ou par un processus inverse en combinant les signaux obtenus en plusieurs positions de récepteurs à partir d'une seule position de source, on obtient un signal combiné qui représente la réponse du sol à un front d'ondes sensiblement continu sur une zone comprenant des positions de sources ou de récepteurs dont l'une au moins des dimensions a une valeur élevée par rapport à la longueur d'onde de l'énergie sismique. Ainsi, bien que l'on utilise des sources engendrant des ondes sensiblement sphériques, on obtient un signal combiné représentant la réponse par réflexion du sol à une onde plane ou cylindrique se déplaçant vers le bas, comportant des trajets de rayons verticaux. La combinaison des signaux pour simuler des ondes planes ou cylindriques permet d'obtenir une partie importante des avantages signal-bruit résultant d'une répartition multiple, sans qu'il soit nécessaire de procéder à une correction de sortie normale ou à une superposition de points de profondeur commune. Un système å étalement des sources est répété de nombreuses fois le long du profil à définir ou à étudier, 1' écartement entre les positions des sources successives étant un sous-multiple approprié de la longueur correspondant à l'étalement ou à la dispersion du système. Les différents signaux de réflexion obtenus pour chaque position d'une source sont combinés de sorte qu'un seul signal combiné est dérivé pour chaque position d'une source.En conséquence, la combinaison des signaux non seulement supprime la nécessité d'une correction de sortie normale ou d'une superposition de points correspondant à une profondeur commune, tout en conservant une partie importante des avantages signal-bruit résultant d'une répartition multiple, mais elle réduit également de façon notable le volume de données ou dtinformations qui doit être traité lors du traitement ultérieur des signaux, en réduisant ainsi le temps et la dépense pour effectuer ltexploration sismique. Selon un mode de mise en oeuvre de l'invention, ces dépen- ses sont même encore réduites en réduisant le nombre des canaux utilisés lors des explorations sismiques. Avec les méthodes d'exploration sismique connues, le nombre des canaux requis est de façon caractéristique égal au nombre des réseaux de détecteurs utilisés. Toutefois, l'invention permet l'établissement de séquences de réseaux ou systèmes de détecteurs, les signaux engendrés par chaque séquence de réseaux de détecteurs étant transférés à un enregistreur par une seule paire de conducteurs. Par conséquent, le nombre des canaux requis suivant l'invention est égal au nombre des séquences de réseaux de détecteurs.Ce nombre de canaux réduit permet aux câbles de répartition d'être beaucoup plus légers, à la complexité des instruments d'enregistrement d'être nettement réduite, et il en résulte une réduction du coût en ce qui concerne ltéquipement et les bandes d'enregistrement. L'orientation verticale des trajets des rayons péndtrant dans le sol est également avantageuse. Cette orientation verticale fournit la certitude que les réflexions et réverbérations multiples engendrées entre des interfaces horizontales vont conserver une périodicité constante pour la composante considérée du trajet ou de la trajectoire, et également que des trajets traversant des fondations géologiques voisines de la surface, y compris les couches gelées de façon permanente vont être verticaux, de sorte que les problèmes associés à des trajets non-verticaux dans les systèmes de réverbération et dans les zones correspondantes à des couches gelées de façon permanente sont réduits. L'invention concerne encore un procédé de migration utilisant le maintien positif d'une composante du traJet des rayons sur la verticale. Etant donné que les signaux de réflexions sont combinés pour représenter la réponse par réflexion du sol à une onde se dirigeant vers le bas et comportant des trajets de rayons verticaux, aucune composante significative du signal combiné pouvant être attribuée aux trajets des rayons dirigés vers le bas ne s'cafte de la verticale. Bien entendu, les trajets de rayons ascendants sont verticaux simplement si le réflecteur est horizontal. Autrement, les traJets de rayons ascendants sont touJours inclinés sur la verticale et passent toujours par la position de la source à laquelle le signal combiné est assigné.Par suite, le lieu géométrique des points de réflexion possibles pour un trajet de réflexion de longueur fixe est une parabole. En conséquence, une migration bidimensionnelle est effectuée en additionnant plusieurs signaux combinés selon une courbe de forme générale parabolique, et une migration tridimensionnelle est obtenue en additionnant-plusieurs signaux combinés sur une surface ayant la forme générale d'un paraboloIde. La rétention d'une composante du traJet des rayons selon la verticale réduit également les différences ou écarts usuels entre les vitesses de superposition, les vitesses moyennes quadratiques, les vitesses moyennes et les vitesses de migration. Etant donné que ces vitesses sont identiques pour des trajets de rayons verticaux à travers des interfaces horizontales, la rétention positive d'une composante du traJet des rayons sur la verticale réduit la différence entre les vitesses respectives. L'invention concerne également un procédé pour calculer les vitesses à partir d'ondes planes simulées ou de signaux d'ondes cylindriques. Pour chacun des facteurs d'une fourchette de vitesses et de temps de traJet, on calcule la sortie normale pour chaque distance entre la source et le récepteur représentée dans le signal simulé. On établit ensuite un signal de corrélation des vitesses en établissant une pointe ou autre impulsion pour chaque valeur calculée de sortie normale. Par suite, le coefficient de corrélation entre le signal de corrélation de vitesse et le signal sismique simulé est calculé et la vitesse qui donne le coefficient de corrélation relative maximal est identifiée selon une fonction du temps de trajet.La vitesse ainsi obtenue est la vitesse moyenne quadratique vraie et ne dépend pas de l'inclinaison du réflec teur comme cela est le cas pour la plupart des vitesses moyennes quadratiques calculées par des méthodes traditionnelles. L'invention présente également des caractéristiques avantageuses concernant la mesure de l'inclinaison. Une onde plane réfléchie à partir d'un réflecteur plan demeure plane. Par suite, la relation usuelle entre l'angle dtinclinaison, la vitesse et l'angle d'émergence est exacte avec l'invention, au lieu d'être une approximation comme dans le cas des méthodes sismiques connues. Bien que des inclinaisons prononcées ne puissent pas être détectées en utilisant des fronts d'ondes orientés horizontalement, des déphasages ou décalages dans le temps peuvent être appliqués aux signaux de réflexion initiaux.Les décalages dans le temps augmentent progressivement, de façon positive dans une direction et négative dans l'autre direction, à partir de la position à la surface à laquelle un signal combiné est assigné. De cette manière, le signal combiné représente la réponse par réflexion à un front d'ondes plan ou cylindrique se dirigeant vers le bas, qui est incliné par rapport à la verticale, de sorte que des inclinaisons prononcées des réflecteurs peuvent être détectées. On notera encore que les explorations sismiques conduites suivant l'invention sont relativement insensibles aux ondes en surface et aux signaux provenant de réfractions ayant des vitesses et des accélérations sensiblement uniformes à travers la terre, à condition que la répartition utilisée soit telle que des réseaux de récepteurs adJacents se touchent presque. Quand les détecteurs sismiques individuels sont espacés de façon uniforme sur toute une zone de dispersion, cette zone correspond approximativement à un réseau continu et elle est par suite relativement insensible à ces signaux en surface et provenant de réfractions. La description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés, donnés à titre non limitatif, permettra de mieux comprendre l'i m ention. La figure 1 représente un trajet de réflexion entre une source et un récepteur, et le trajet à incidence normale associé à un point de la surface situé à mi-distance entre la source et le récepteur. La figure 2 illustre le déplacement horizontal du point situé & la surface de la figure 1, provoqué par une migration dans le tempe. La figure 3 illustre de façon générale le processus usuel de migration par la méthode à tangente commune. La figure 4 illustre d'une façon générale le processus usuel de migration par addition selon un diagramme de diffraction. La figure 5 illustre d'une façon générale la dualité entre les méthodes de migration représentées sur les figures 3 et 4. La figure 6A illustre une situation de réflexion sismique avec réflecteur horizontal. La figure 6B illustre un enregistrement de réflexion sismique associé à la situation de réflexion de la figure 6A et la forme selon laquelle ltenregistrement de réflexion est amené par la méthode selon l'invention. La figure 7A illustre une situation de réflexion sismique dans le cas d'un réflecteur incliné. La figure 7B illustre 1' enregistrement de réflexion sismique associé à la situation de réflexion de la figure 7A et la forme à laquelle l'enregistrement de réflexion est amené par la méthode selon l'invention. La figure 8 est un diagramme superficiel illustrant la manibre dont les répartitions symétriques des figures 6A et 7A sont synthétisées à partir de données de couverture multiple obtenues avec une dispersion limite. La figure 9 illustre le lieu géométrique parabolique des points de réflexion possibles obtenus par le procédé selon l'inmention. La figure 10 illustre les diagrammes de diffraction sensiblement parabolique obtenus par le procédé suivant l'invention. La figure 11 illustre la dualité entre les deux méthodes de migration qui sont implicites à partir des figures 9 et 10. La figure 12 illustre un traJet de rayon dirigé vers le bas, représentant sensiblement une vitesse moyenne, et un trajet de rayon ascendant, représentant sensiblement une vitesse moyenne quadratique. La figure 13A est une représentation graphique des temps de décalage normaux selon un axe des temps ; et La figure 13B montre des impulsions formées à des temps de décalage figurant sur l'axe de la figure 13A, pour fournir un signal de corrélation de vitesse dont l'utilisation permet de dériver des vitesses à partir de signaux d'ondes cylindriques simulées. La figure 14 montre les relations d'inclinaison associées å une onde plane simulée. La figure 15 montre un trajet de réflexion multiple donné à titre d'exemple, associé à un réflecteur incliné. La figure 16 montre sous forme schématique un système utilisable suivant l'insention, particulièrement adapté en vue de produire une coupe améliorée à bord d'un navire d'établissement de relevés. La figure 17 montre un système avec lequel des données ou informations sont obtenues sur le terrain en utilisant simplement quatre canaux d'enregistrement. I1 semble tout d'abord utile d'examiner brièvement, et également en regard des figures 1 à 5, les techniques analytiques des méthodes d'exploration sismique de la technique antérieure utilisant des ondes sphériques. Les ondes sphériques sont suJettes à une divergence sphérique. Lorsqutelles se propagent à travers les couches géologiques, les ondes sphériques divergent de façon continue en formant des fronts d'ondes sphériques ayant des rayons de plus en plus grands-. Par suite de cette dispersion géométrique, l'amplitude des ondes sphériques diminue d'une quantité qui est inversement proportionnelle au rayon du front d'ondes. Des réseaux de sources sismiques sont parfois utilisés pour fournir une mesure de directivité pour les ondes, exprimée en fonction de la teneur en amplitude et en fréquence selon une fonction de la direction radiale, mais les fronts d'ondes restent très près d'une forme sphérique & des distances présentant un intérêt commun, et la densité d'énergie des ondes diminue avec la distance parcourue par tonde. Pour réduire les effets de cette décroissance des ondes sphériques, les ondes réfléchies sont souvent compensées en amplitude selon une quantité qui est inversement proportionnelle aux rayons de courbure du front d'ondes. Toutefois, la compensation d'amplitude pose un autre problème : elle exagère l'amplitude des réflexions multiples sur les ondes relativement à l'amplitude des réflexions primaires détectées en même temps0 Les réflexions multiples parcourent habituellement une distance plus courte entre la source et le détecteur que les réflexions primaires détectées en même temps, étant donné qutune partie plus grande de la propagation des réflexions multiples passe par des couches moins profondes des substrats géologiques, dans lesquels la vitesse efficace du front d'ondes est de façon caractéristique plus faible. Etant donné que les réflexions multiples et primaires sont toutes deux compensées en amplitude d'une quantité correspondant à la distance plus longue entre la source et le récepteur, parcourue par la réflexion primaire, les signaux compensés exagèrent 1 'amplitude des réflexions multiples. La méthode d'exploration sismiqueconnue exige une correction pour compenser la sortie normale. Une réflexion individuelle provenant d'une onde sphérique et enregistrée en fonction du temps sur un système de détecteurs en surface a une forme générale hyperbolique. L'élimination de cette courbure hyperbolique est sou- vent dénonée correction de sortie normale. Après une correction de sortie normale, le temps d d'arrivée d'une onde réfléchie observé pour un détecteur quelconque à la surface est approximativement égal au temps total dtincidence selon une normale pour un trajet aller-et-retour Jusqutau réflecteur à partir drpn point de la surface situé à mi-distance entre la source et le détecteur.Ensuite, par le procédé bien connu en soi dtexpilage å recouvrements multiples, les nombreuses versions de chaque trajet à incidence normale nominal sont additionnées pour fournir une trace de superposition. Bien que des avantages signalbruit soient obtenus par ce traitement des signaux, la correction de sortie normale est indésirable en ce sens quelle fait intervenir un allongement des signaux de réflexion et une distorsion des fréquences contenues. En outre, le processus de superposition exige la détermination des vitesses de superposition appropriées si celles-ci ne sont pas connues. Des problèmes existent dans l'interpolation des vitesses de superposition entre les positions auxquelles elles sont déterminées. La géométrie des interfaces et des traJets des rayons a également un effet nuisible sur l'utilisation des techniques de déoonvolution pour éliminer les réverbérations par lteau et les autres réflexions multiples à partir des réflexions enregistrées des ondes sphériques. Quand les interfaces génératrices ne sont pas horizontales et (ou) lorsque les trajets de réverbération ne sont pas verticaux, les réverbérations sont fondamentalement nonpériodiques, et les techniques de déconvolution ne présentent qu'une utilité limitée pour ltélimination de ces réflexions multiples. La migration est assurée soit par la méthode & tangente 0.-aune décrite dans le brevet des Etats-Unis nO 2.693.862, soit par addition selon une surface de convexité maximum comme décrit par Hagedoorn, Geophysical Prospecting, juin 1954. Avec ces deux méthodes de migration, les signaux de réflexion sont distribués en zones dans lesquelles aucune réflexion existe réellement. Aucune définition du réflecteur réel ne peut être obtenue à partir d'une réflexion individuelle d'une onde sphérique détectée sur un récepteur & un temps donné, mais une surface constituée par le lieu géométrique des points de réflexion possibles pour cette réflexion détectée peut être définie. Avec les méthodes de migration, chacune de plusieurs réflexions détectées est distribuée sur une surface présentant une relation avec le lieu géométrique des points de réflexion possibles pour la réflexion individuelle, bien quton sache que des réflexions ne se produisent pas réellement en tous les points le long de ces surfaces.Les signaux distribués sur plusieurs de ces surfaces associées à un temps de réflexion donné sont additionnés et, au cours de ce processus d'addition, il se produit une annulation mutuelle des signaux distribués dans des zones dans lesquelles aucune réflexion ne s'est réellement produite. A partir des données additionnées, on peut obtenir une définition de la réflexion réelle. La figure 1 illustre la situation de réflexion générale dans le cas des méthodes d'exploration sismique traditionnelles utilisant des ondes sphériques. L'énergie sismique provenant d'une source 78 se déplace en direction d'un réflecteur incliné 80, elle est réfléchie en un point de réflexion 82 et elle se déplace vers un récepteur 84. Un trajet de rayon fondamental 86 définit génd- ralement la propagation de l'énergie sismique à partir de la source 78 en direction du récepteur 84.Après une correction de sortie normale, le temps d'arrivée du signal de réflexion sur le récepteur 84 est approximativement égal au temps de trajet avec inci- dence normale dans les deux sens jusqu'au réflecteur 80, selon un trajet à incidence normale 88, à partir d'un point formant source 90 qui est situé å mi-distance entre la source 78 et le récepteur 84. Comme on peut le voir sur la figure 1, d'une façon générale, le trajet du rayon réel 86 entre la source 78 et le réflecteur 80, pour revenir au détecteur 84, de même que le traJet à incidence normale nominal 88 sont tous inclinés sur la verticale.Le point de réflexion 82 n'est pas situé verticalement au-dessous de la source 78, du détecteur 84 ou du point de la surface 90 situé à ml-distance entre les deux. Avec les méthodes d'exploration sismique connues, le processus traditionnel de migration dans le temps est appliqué pour déplacer l'indication de réflexion sur une coupe sismique jusqu'à une nouvelle position qui est illustrée d'une façon générale sur la figure 2. Horizontalement, cette nouvelle position 92 est adaptée à celle du point de réflexion 82. Verticalement, elle représente le temps de~traJet sismique vertical aller-et-retour selon un trajet 94 à partir du point de réflexion 82, jusqu'à la position 92 située à la surface. Dans la pratique, ce trajet aller-et-retour 94 n'est pas physiquement réalisable. Toutefois, la réflexion ayant subi une migration traditionnelle apparat sur une trace ou un relevé sismique assigné au point en surface 92 et à un temps qui représente le temps de trajet selon un trajet cyclique 94. Le procédé traditionnel de migration par la méthode à tangente commune est illustré d'une façon générale sur la figure 3 et la migration par addition selon une surface de convexité maximale 96 est illustrée d'une façon générale sur la figure 4. La dualité entre les deux méthodes de migration traditionnelles illus trées sur les figures 3 et 4 est visible sur la figure 5 pour le cas fondamental selon lequel le lieu géométrique des points de réflexion possibles sur la figure 3 est un cercle 98 correspondant à un front d'ondes sphériques et la surface correspondante de convexité maximum sur la figure 4 est une hyperbole 96.Comme visible sur la figure 5, chaque lieu géométrique circulaire 98 coupe d'une façon générale le diagramme de diffraction hyperbolique 96 deux fois, une fois en un point d'exploration élémentaire 100 et une fois au-dessous du point à la surface auquel le trajet à incidence normale 102 se termine. Le processus de migration consiste à deplacer une indication de réflexion depuis la seconde de ces intersections jusqu'à la première le long du lieu géométrique circulaire 98 ou du lieu géométrique hyperbolique 96. Ces méthodes de migration distribuent les signaux de réflexion le long des surfaces 98 ou 96 et par suite dans des zones de ces trajets dans lesquelles aucune réflexion réelle ntexiste. Les méthodes de migration sont basées sur l'annulation mutuelle pendant l'addition pour atténuer les signaux dans ces zones, et on constate que cette annulation est effective dans la pratique. Toutefois, la quantité de données devant être traitées pour la mise en oeuvre de ces méthodes de migration est très importante, de sorte que la migration est un processus long et croûteux. De mOrne, des quantités de données ou informations importantes ont été traitées séparément selon d'autres aspects de méthodes d'exploration sismique connues. Dune façon caractéristique, de nombreux canaux de détecteurs étaient nécessaires et ces canaux devaient être traités séparément pour la totalité du processus, entre les réseaux de détecteurs individuels et ltenregis- trement sur bande, en effectuant une récupération de gain, une compensation des divergences sphériques et parfois une déconvolution également avant que le volume de données puisse être réduit par superposition.Les dépenses en temps et argent requises pour traiter de grandes quantités de données ou dtinformations justifiaient le désir de réduire le volume des données traitées, mais avec les méthodes connues d'exploration sismique et de traitement des signaux une telle réduction de données ne pouvait pas être obtenue ou réalisée sans la perte d'une partie des informations contenues dans les signaux réfléchis. D'une façon générale, le procédé suivant l'invention consiste à simuler une source ondes sensiblement planes ou ondes sensiblement sphériques et à effectuer les explorations sismiques en utilisant une telle source. On établit tout d'abord un jeu de positions de sources et un jeu de positions de récepteurs. L'expression "position de source" utilisée ici désigne une source de signaux sismiques, telle aucune source sismique classique d'ondes sensiblement sphériques située en une position désirée dans l'es- pace. De même, ltexpression "position de récepteur" désigne un récepteur tel aucun groupe de géophones ou d'hydrophones classiques dans une position désirée dans l'espace.En outre, l'expres- sion "jeu de positions de sources" désigne une ou plusieurs positions occupées par des sources et l'expression "jeu de positions de récepteurs" désigne une ou plusieurs positions occupées par des récepteurs. Selon le procédé objet de l'invention, l'un au moins des jeux de positions de sources et de positions de récepteurs comprend plusieurs positions réparties sur une étendue ayant au moins une dimension de valeur élevée par rapport à une longueur d'onde sismique. De l'énergie sismique est envoyée dans le sol à partir du Jeu de positions de sources et plusieurs signaux sont engendrés par les récepteurs de la manière classique, en réponse à énergie sismique reçue au jeu de positions de récepteurs.Les signaux engendrés sont ensuite combinés et enregistrés sous une forme simulant la réponse par réflexion du sol à une onde sismique ayant un front d'ondes sensiblement continu, au moins sur 1'Rten- due des positions de sources ou de récepteurs dont la dimension est importante par rapport à la longueur d'onde sismique. C'est un fait en soi bien connu que, pour qutune source engendre des ondes sensiblement planes, elle doit avoir des di mensions importantes par rapport à une longueur d'onde. De même, pour qu'une source engendre des ondes sensiblement cylindriques, elle doit se présenter sous la forme d'une ligne dont la longueur est grande par rapport à une longueur onde. Dans le cas d'une exploration sismique traditionnelle, les dimensions des sources sont de tordre d'une longueur d'onde au plus, comme cela est le cas également pour des réseaux de récepteurs types. Toutefois, la longueur totale du système de récepteurs est un grand nombre de fois supérieure à une longueur d'onde d'énergie sismique.D'une façon caractéristique, des systèmes dispersés comprennent 48 ou 96 réseaux de récepteurs individuels et les systèmes peuvent avoir une longueur égale à 60 fois la longueur d'onde de l'énergie sismique. Selon un mode de mise en oeuvre, le procédé suivant l'in- vention peut être considéré au moins en partie comme simulant des ondes, cylindriques ou planes par l'utilisation dtun système com- plet à titre de réseau unique de récepteurs. Si l'on considère l'invention plus en détail, la figure 6A représente une situation de réflexion classique dans laquelle un réflecteur 20 est horizontal. Une source 22 est disposée centralement sur une zone de dispersion 24. Plusieurs récepteurs sont dlJpos6s ou répartis sur cette zone de dispersion. Trois récepteurs 26 de ce type sont illustrés sur la figure 6A et le récepteur central est représenté dans la même position que la source 22. Les trajets 28, 30 et 32 représentent des traJets des rayons de base, pour les ondes sismiques émises par la source 22 et dirigés vers le réflecteur 20 ainsi que vers les trois récepteurs 26. Un enregistrement sismique 34 (figure 6B) représente les traces correspondant à ces trajets des rayons en fonction du temps. Sur l'*nregisstrement 34, la trace 36 correspond au trajet de rayon 28, la trace 38 au trajet de rayon 30 et la trace 40 au traJet de rayon 32. La forme générale des premiers signaux qui arrivent, à salir les signaux 42 ayant subi une réfraction, prend la forme indiquée par la ligne 44 sur l'enregistrement sismique. Les signaux réfléchis 36a, 38a et 40a par ailleurs se présentent sous la forme sensiblement hyperbolique d'une courbe à sortie normale 46. On comprendra bien entendu que la dispersion type 24 comporte t8 ou 96 réseaux de récepteurs et qu'il existe un même nombre de trajets de rayons.Toutefois, pour plus de clarté, sur les dessirs, trois récepteurs et trois traJets de rayons seulement ont été représentés sur la figure 6A. De même, l'enregistrement sismique 34 comporterait des traces en nombre égal au nombre des réseaux de récepteurs. Les signaux de réflexion 48 et 50 correspondant à un petit nombre de récepteurs additionnels ont été représentés sur ltenregistrement 34 pour faciliter l'étude mentionnée ci-dessous. La figure 7A représente la même situation de base que celle visible sur la figure 6A, -sauf que le réflecteur 20 est incliné. De même, la figure 7B montre un enregistrement sismique cor respondant ê la situation illustrée en figure 7A. Des références analogues sont utilisées sur les figures 6A, 6B, 7A et 7B pour désigner des éléments correspondants. Les enregistrements 34 des figures 6B et 7B représentent le relevé des observations sismiques traditionnelles enregistrées à partir d'une source d'ondes sphériques dans une zone de dispersion comprenant de nombreux réseaux de récepteurs comme illustré sur les figures 6A et 7A. I1 peut sembler judicieux d'appliquer le principe de la réciprocité aux situations de base illustrées par les figures 6A et 7A. L'application de ce principe permet l'interchangeabilité de la source et du récepteur sans modification du signal de réflexion observé.Par suite, les enregistrements 34 des figures 6B et 7B peuvent être considérés comme les enregistrements obtenus à partir d'un récepteur dans la position de la source pour des excitations successives de sources sphériques occupant chacune des positions de récepteurs. L'effet de ltexcitation de ces sources sphériques de façon simultanée au lieu d'une manière successive est la formation d'une onde sensiblement cylindrique. Par suite, la stimulation de la réponse par réflexion d'une onde cylindrique peut être obtenue par une simple addition linéaire de la totalité de la série de traces représentée par les traces 36, 38 et 40. En d'autres termes, l'addition selon l'axe des temps de toutes les traces de l'enregistrement sismique 34 fournit le signal qui serait obtenu par un seul récepteur dans la position de la source à la suite d'une excitation par impulsions d'une source linéaire ayant une dimension correspondant à la zone de dispersion 24. La représentation graphique d'une trace combinée 52 obtenue par une telle addition est fournie par les figures 6B et 7B. La forme de l'impulsion réfléchie 51 sur la trace 52 est une version intégrale de celle obtenue sur la succession de traces représentée à titre d'exemple par les traces 36a, 38a et 40a. La forme initiale des traces peut être établie par une simple différentiation de la trace de sortie ou trace combinée 52. Il existe une sortie significative 51 à un temps auquel la tangente à la courbe 46 est horizontale, mais une faible sortie ensuite. Toutes les sorties de réflexion individuelles 36a, 48, 50, 38a et 40a sont en phase par rapport à l'hyperbole 46, mais elles ne sont pas en phase quand elles sont considérées par rapport à l'axe vertical des temps de l'enregistrement 34.Au contraire, par rapport à l'axe des temps, les sorties des réflexions sont déphasées l'une par rapport à l'autre d'une quantité qui est proportionnelle à la pente de lthyperbole 46. En conséquence, quand les sorties de réflexion individuelles sont additionnées selon l'axe des temps, il existe une annulation notable des sorties adjacentes dans des positions situées le long de l'hyperbole 46 auxquelles la pente de l'hyperbole est notable et les différences de phase entre les si gnaux adjacents sont importantes. Toutefois, il existe un moindre degré d'annulation des sorties voisines au voisinage d'un sommet 54 de l'hyperbole, auquel la pente de l'hyperbole est faible et les différences de phase entre des sorties de réflexion adjacentes sont relativement faibles.Par exemple, les sorties 36a et 48 tendent à s'annuler l'une l'autre pendant l'addition, étant donné que ces sorties sont nettement déphasées, mais les sorties adJa cents 38 et 50 voisines du sommet 54 de l'hyperbole 46 ne s'annulent pas aussi fortement l'une l'autre, étant donné que la différence de phase entre ces dernières sorties est relativement faible. En fait, les sorties voisines du sommet 54 s'additionnent et contribuent de façon importante à fournir la sortie de la trace confinée 52. Il est désirable par suite qu'une sortie de réflexion individuelle pour une faible distance entre la source et le récepteur soit disponible dans les signaux de réflexions individuelles combinés.De tels signaux de réflexion se trouvent au voisinage du sommet de la courbe 46 sur l'enregistrement ou le relevé sismique, par suite des temps de traJet aller-et-retour relativement faibles associés à la faible distance entre la source et le récepteur. Ces sorties de réflexions individuelles voisines du sommet 54 de l'hyperbole 46 sont les sorties de réflexions qui participent de façon importante à fournir la sortie sur la trace combinée 52. Toutefois, si un tel signal n'est pas disponible, il peut être obtenu par interpolation selon une hyperbole convenable à partir des quelques traces des récepteurs les plus proches. L'étendue du réflecteur 20 qui est rendue effectivement répondante, c'est-à-dire l'étendue du réflecteur produisant des signaux de réflexion qui participent de façon notable à la sortie de réflexion d'une trace combinée 52, présente une relation intime avec la courbure de lthyperbole 46. Lorsque la courbure de lthyperbole est serrée, seules quelques traces voisines du sommet 54 de l'hyperbole 46 participent effectivement à la sortie de réflexion obtenue sur la trace combinée 52. Par ailleurs, quand la courbure de l'hyperbole 46 est plus plate, un plus grand nombre de traces voisines du sommet 54 de l'hyperbole participent à la sortie de la trace combinée 52. La courbure de l'hyperbole 46 présente à son tour une relation avec la vitesse des ondes sismiques. Des ondes sismiques ayant des vitesses plus élevées fournissent des courbes hyperboliques plus plates.Etant donné qu'en gé néral la vitesse des ondes sismiques augmente lorsque l'onde sismique se déplace à travers des couches géologiques plus profondes, les signaux de réflexion individuels provenant des réflecteurs situés au-dessous du réflecteur 20 forment généralement des courbes hyperboliques plus plates. Ainsi, une étendue plus grande de ces réflecteurs situés plus bas participe de façon importante à la sortie de réflexion de la trace combinée 52. I1 est désirable que ce nombre accru d'impulsions de réflexion individuelles participant à la sortie de la trace combinée 52 soit obtenu, étant donné que le rapport signal-bruit est amélioré lorsque le nombre des signaux de réflexion participant à la sortie 51 de la trace 52 augmente.Ainsi, avec la méthode de simulation selon l'invention, on obtient un avantage automatique des rapports signaux-bruits étant donné que l'étendue de la réponse effective du réflecteur augmente avec la profondeur de celui-ci. Pour une raison similaire, le rapport entre les réflexions primaires et les réflexions multiples sur la trace combinée 52 est meilleur que sur la trace individuelle 38a, étant donné que la courbure des réflexions primaires est normalement inférieure à celle des réflexions multiples arrivant en même temps. Les réfle xions multiples présentent généralement des vitesses moins élevées que les réflexions primaires détectées en même temps, étant donné qu'une proportion plus grande de la propagation des réflexions multiples s'effectue à travers des couches moins profondes des strates géologiques, dans lesquelles la vitesse effective des ondes est caractéristiquement plus faible. En conséquence, la courbure de la courbe de sortie normale 46 associée aux réflexions multiples est plus serrée que la courbure de la courbe 46 asso c1ée aux réflexions primaires.A cause de cette différence dans les courbures des courbes de sortie normale associées aux réflexions primaires et multiples, le rapport entre les réflexions primaires et les réflexions multiples qui participent à la sortie de la trace combinée 52 est plus élevé que celui associé à un signal de réflexion individuel tel que 38a. On notera également que la sortie obtenue sur la trace combinée 52 pouvant être attribuée à des ondes superficielles est relativement faible. En fait, si le système dispersé est tel que des-réseaux adJacents se touchent presque, la sensibilité aux ondes superficielles est très faible. Quand les récepteurs indi visuels sont uniformément espacés dans toute la zone de dispersion, ltensemble de cette zone de dispersion se rapproche étroitement d'un réseau continu, et il est par suite relativement insensible aux ondes superficielles. Dans la pratique classique de couverture multiple, le système de dispersion des sources représenté sur les figures 6A et 7A est répété de nombreuses fois sur le profil considéré ou relevé. L'écartement entre des positions de sources successives est un sous-multipl-e approprié de la longueur de la zone de dispersion. Quand une couverture multiple est utilisée suivant l'in- Invention, on obtient une trace combinée 52 pour chaque position de sources successives. En particulier, en ce qui concerne les instruments usuels d'un travail à couverture multiple dans lequel une position de source est occupée successivement pour chaque position de récepteur, les résultats décrits ci-dessus, exprimés en fonction d'une dispersion symétrique, peuvent également être obtenus avec une sone de dispersion limite. La figure 8 est un diagramme simplifié en surface d'une telle zone de dispersion limite. Un enregistrement symétrique à sept traces centré par rapport à la position 56 peut être obtenu à partir d'une zone de dispersion limite 58 avec quatre récepteurs 60, 62, 64 et 68 si la source occupe quatre positions 70, 72, 74 et 76.La partie centrale et la partie gauche de cette zone de dispersion symétrique salut obtenues à partir de la source dans une position 70 fournissant des signaux sismiques aux récepteurs occupant les positions 60, 62, 64 et 68. La partie droite est obtenue à partir de sources occupant les positions 72, 74 et 76 transmettant de énergie sismique aux récepteurs occupant les positions 64a, 62a et 60a respectivement (c'est-à-dire dans la position 68). Dans les situations décrites ci-dessus, la trace combinée 52 représente la sortie à partir d'une source linéaire ayant une dimension correspondant à la longueur de la zone de dispersion symétrique. La trace 52 est par suite la réponse de la terre à une onde sensiblement cylindrique. D'une façon évidente, des dispositions sur une certaine surface de sources et de récepteurs peuvent être réalisées de telle sorte quton obtienne une trace équivalente à la trace 52 pour chaque source de cette zone de grande dimension, ce qui donne ainsi une trace combinée 52 représentant la réponse du sol à une onde sensiblement plane. Etant donné que les signaux obtenus par le procédé suivant l'invention sont des orrdes planes ou cylindriques, ces signaux exigent moins de compensation d'amplitude que les signaux enregistrés avec les méthodes d'exploration sismique traditionnelles. Avec les méthodes traditionnelles, un signal de réflexion sismique est enregistré à partir d'une source sphérique et exige une compensation d'amplitude proportionnelle au rayon du front de l'onde. Des ondes planes ne sont pas soumises à une divergence sphérique comme les ondes sphériques et en conséquence elles n'exigent pas de compensation d'amplitude.Des signaux provenant d'ondes cylindriques exigent une compensation proportionnelle à la racine carrée du rayon du front de tonde au lieu d'une compensation proportionnelle au rayon de ce front de onde. Comme cela est le cas avec les méthodes d'exploration sismique connues, un processus de migration dans le temps est utile pour les signaux obtenus par le procédé suivant l'invention. On a montré sur les figures 9 à 12 un processus de migration adapté à des signaux obtenus par le procédé suivant l'invention. La trace simulée 52 représentée sur les figures 6B et 7B correspond à la sortie d'un récepteur situé dans une position de source produite par une source linéaire sur étendue de la zone de dispersion 24. Cette sortie de la trace combinée 52 est obtenue par l'addition simple d'une succession de traces représentées par exemple par les traces 36, 38 et 40. La sortie de la trace combinée représente par suite la réponse par réflexion du sol à une onde plane se déplaçant vers le bas, dont le front d'ondes est horizontal et dont les trajets des rayons sont verticaux. Les trajets des rayons ascendants ne sont bien entendu verticaux que si le réflecteur est horizontal. Autrement, le trajet des rayons ascendants est incliné sur la verticale et il passe toujours par la position de la source à laquelle la trace simulée 52 est assignée.Par suite, le lieu géométrique des points de réflexion possibles pour une longueur fixe du trajet de réflexion est une parabole 104 (figure 9). Les trajets 106-116 représentent des trajets types dirigés vers le bas pour les rayons et les trajets 118 à 128 représentent des traJets ascendants types. La parabole 104 représentant le lieu géométrique des points de réflexion possibles comporte un foyer situé dans la position 130 à la surface, qui représente la position de la surface à laquelle la trace simulée 52 est assignée ou affectée. La parabole 104 coupe la surface 132 selon des angles de 450, de sorte que des inclinaisons du réflecteur supérieures à 450 ne sont pas détectées par la situation simplifiée illustrée par la figure 9.En fait, des inclinaisons de 450 sont détectées par la zone de dispersion que montre la figure 9, simplement si cette dispersion est égale au quadruple de la distance focale z0. Autrement, l'inclinaison maximum pouvant être détectée dans la condition représentée sur la figure 9 correspond à la pente de la parabole 104 à une extrémité 134 de la zone de dispersion. Toutefois, comme expliqué plus en détail plus loin, des décalages dans le temps peuvent être appliqués à des traces représentées par exemple par les traces 36, 38 et 40, de sorte que des inclinaisons de réflecteurs plus accentuées peuvent être détectées. L'équation de la parabole 104, qui est définie par un système de coordonnées ayant une origine au point de récepteur simulé 130 est la suivante : x = 4zO(zO-z) (1) Le processus de migration dans le temps par la méthode à tangente commune doit par suite déplacer horizontalement l'indication de réflexion d'une distance x.Si le milieu à travers lequel les ondes sismiques se déplacent permet aux ondes de se déplacer selon leur trajet de rayons correct, avec une vitesse constante v, la migration déplace également le temps d'arrivée de l'indication de réflexion vers le haut le long d'une section sismique, jusqu'à un nouveau temps tx qui est défini par l'équation tx = t0 x x2 (2) tov2 où t0 est le temps de la réflexion avant la migration. Comme indiqué précédemment en regard de la figure 5, il existe une dualité entre la migration par la méthode à tangente commune et par addition le long d'un diagramme de diffraction. La figure 10 montre la forme d'un diagramme de diffraction convenant pour une migration utilisant des signaux obtenus par le procédé suivant l'invention. Un point de diffusion 138, un trajet de rayon descendant vertical simulé 140 et un trajet de rayon d'exploration 142 parvenant à un récepteur 144 sont illustrés sur la figure 10. Le temps t0 de la diffraction représentée sous la position de récepteur 144 est indiqué en 146. Le temps de déplacement aller-et-retour pour cette diffraction est égal à la somme des temps de déplacement selon les trajets 140 et 142.L'équation du diagramme de diffraction 136 se réfère à un système de coordonnées passantpar le point d'exploration 138 et est la suivante x2 = v2 (txtd + td2) (3) où tx est le temps aller-et-retour vers le sommet du diagramme de diffraction 136 observé sur la section td et le temps aller-etretour additionnel Jusqu'à un point du diagramme de diffraction situé à une distance x du sommet. Si td est plus petit que tx, ce qui est vrai pour des explorations à des profondeurs considérables, le diagramme de diffraction 136 se rapproche d'une parabole. Par référence à un système de coordonnées plus utile passant par un point 148 situé à la surface au-dessus du point de diffusion 138, l'équation du diagramme de diffraction 136 est la suivante : x2 t0 tx - (4) où t0 est le temps aller-et-retour vertical à partir de l'origine des coordonnées 148 Jusqutau sommet 138 et tx est le temps alleret-retour du phénomène de diffraction sur la trace simulée obtenue au récepteur 144 situé à une distance x du point 148 prévu à la surface. Cette dernière équation du diagramme de diffraction a la même forme générale que l'équation 2 relative à la migration par la méthode à tangente commune, sauf que l'origine de la coordonnée x est en général différente. La relation entre les déterminations par tangente commune et par diffraction et la migration selon l'invention apparaît à ltexamen de la figure 11. Une réflexion apparaissant à un temps 150 sur la trace simulée 52, assignée à un point 152 de la surface, représentée sur une coupe sans migration provient d'un point de réflexion situé à un endroit quelconque le long d'une parabole 154. Un élément 156 du réflecteur, examiné sous forme d'un diffuseur ponctuel, engendre des arrivées avec diffraction sur des traces simulées 52 assignées à tous les points de la surface. Sur la coupe sans migration, ces arrivées suivent une courbe 158 qui se rapproche d'une parabole en profondeur.L'effet de la migration par tangente commune bidimensionnelle est le déplacement de l'indication de réflexion à partir de sa position sans migration 160 Jusqu'à sa position avec migration 162, le long de la parabole 154, par addition dtune manière classique de toutes les traces simulées 52 distribuées le long de la courbe 154. Dans la position 162, le signal avec migration est renforcé par des signaux avec migration obtenus à partir des traces simulées assignées à des points de la surface situés entre la position de récepteur 152 et un point 164 de la surface disposé verticalement au-dessus du point de réflexion 162.L'effet de la migration avec diffraction bidimensionnelle est l'incorporation de l'indication de réflexion 160 au signal avec migration représenté graphiquement sous un point 164 de la surface par addition d'une manière classique de toutes les traces simulées 52 réparties le long de la courbe de diffraction 158. De même, une migration tridimensionnelle est effectuée par addition des traces 152 sur une paraboloIde correspondant à la courbe 154 ou à la courbe 158. L'étude ci-dessus de la migration est bien entendu très simplifiée, étant donné que les vitesses réelles dans le sol sont fonction de la profondeur. Quand on tient compte de ce facteur, les équations indiquées ci-dessus doivent être modifiées pour inclure une variation de vitesse et les surfaces qu'elles représentent sont plus incurvées. Le type de variation de vitesse est lustré sur la figure 12, pour laquelle la vitesse le long d'un trajet de rayon descendant 166 se rapproche toujours très étroitement de la vitesse moyenne et la vitesse sur un trajet de rayon ascendant 168 se rapproche très étroitement de la vitesse moyenne quadratique.La connaissance du fait qu'unie composante du trajet 166 est toujours verticale est très avantageuse pour la résolution des problèmes de vitesse La même connaissance est également avantageuse pour les questions détaillées de migration, étant donné qu'on sait que le trajet sensiblement vertical 94 (figure 2) sous-entendu par une coupe à migration dans le temps est un trajet de rayon réel 166 selon le procédé, objet de l'invention. Avec les méthodes d'ex- ploration sismique connues, le trajet 94 est entièrement imaginaire. En conséquence, les amplitudes des signaux avec migration obtenus avec le procédé de l'invention sont généralement plus sûres que celles obtenues par le traitement de signaux de migration classiques dans les méthodes d'exploration sismique connues. Plusieurs autres avantages sont associés au caractère sensiblement vertical d'une composante 166 du trajet de réflexion. Ils comprennent la certitude que des réflexions multiples et des réverbérations engendrées entre des interfaces horizontales conservent une périodicité constante sur cette composante du traJet, et la certitude que des trajets traversant des couches voisines de la surface, en particulier des couches gelées de façon permanente, sont verticaux. Avec les méthodes d'exploration sismique connues, les vitesses à superposition sont calculées à partir de phénomènes recueillis en des points de profondeur commune, et les vitesses moyennes et les vitesses de migration sont calculées à partir de ces valeurs. Cette possibilité est conservée avec le procédé sui vant l'i m ention. Toutefois, ce procédé comprend une nouvelle mé- thode pour le calcul des vitesses. Pour la situation avec réflexion à inclinaison zéro, représentée sur la figure 6A, la courbe 46 que montre la figure 6B est une hyperbole symétrique par rapport à la trace centrale 38. La sortie normale pour cette hyperbole symétrique 46 en fonction d'une distance source-réflecteur et par suite, en fonction d'un nombre de traces à travers la succession de traces représentées par des traces 36, 38 et 40 peut être calculée pour toute vitesse donnée par des techniques bien connues. Si les temps de sortie normale pour les distances source-récepteur connues sont représentés selon un axe des temps commun 170 (figure 13A), ils apparaissent sous forme de points 172-190. Le point 172 représente le temps de réflexion avec incidence normale, c'est-à-dire selon une perpendiculaire sur la trace 38, et les autres points représentent les temps de réflexion pour des distances source-récepteur progressivement croissantes.Etant donné que l'hyperbole 46 est symétrique par rapport à la trace 10 sur la figure 6A, il existe deux signaux enregistrés correspondant à chaque point de sortie normale sur la figure 14A. Ainsi, si le système correspondant à la dispersion des récepteurs comprend des réseaux de 48 récepteurs disposés symétriquement de chaque côté de la source, il existe 48 points le long de l'axe des temps 170. Comme visible sur la figure 13B, plusieurs pointes 172a190a peuvent être dressées le long de l'axe des temps 170. Chacune de ces pointes correspond à l'un des points 172-190 sur l'axe des temps 170 indiqué sur la figure 13A. Les pointes 172a-190a fournissent une forme d'ondes de temps qui est utilisée comme signal de corrélation de vitesse. Etant donné que la trace combinée 52 est obtenue par l'addition de la succession de traces représentée par exemple par les traces 36, 38 et 40, la trace combinée 52 renferme des impulsions de réflexion dont la relation de temps par rapport à l'impulsion de réflexion sur la trace 38 correspond exactement au diagramme des pointes 172a-190a.Par suite, si le signal de corrélation de vitesse représenté sur la figure 13B est soumis à une corrélation vis-à-vis de la trace 52, on obtient un coefficient de corrélation de valeur élevée à condition que la vitesse utilisée lors du calcul de sortie normale convienne. Ainsi, on peut effectuer une recherche pour trouver la valeur de vitesse qui produit le coefficient de corrélation maximum pour chaque temps de réflexion. Une telle méthode d'identification de la vites- se fournissant le coefficient de corrélation maximum est pratique quand le nombre des réseaux de récepteurs utilisés dans la zone de dispersion 24 est élevé, de sorte que le nombre des pointes représentées par exemple par les pointes 172a-190a est lui-même élevé. Ceci est le cas dans la pratique d'exploration sismique courante. Le coefficient de corrélation obtenu au temps correct et avec la vitesse convenable est par suite un multiple de celui qui est inévitablement obtenu par des corrélations au hasard entre des pointes individuelles et les impulsions de réflexion qui ne sont pas adaptées l'une à Lors de la détermination de vitesse par le procédé selon l'im ention, il peut également être désirable d'utiliser des pointes ayant des amplitudes inégales ou d'établir une impulsion d'un type de réflexion au lieu de chaque pointe. L'utilisation d'une impulsion du type å réflexion telle que celle définie à partir des données de réflexion présente l'avantage d'assurer une discrimination vis-à-vis du bruit.Quand des impulsions du type à réflexion sont utilisées, une corrélation complète entre les traces 52 et le signal de corrélation de vitesse est désirable. Des pointes ayant des amplitudes inégales, telles que des pointes ayant des amplitudes plus faibles pour des valeurs plus faibles de sortie normale, peuvent être utilisées pour souligner les sorties de réflexion des traces telles que les traces 36a et 40a qui se trouvent sur les bords externes de la courbe de sortie normale 46. Ces traces externes présentent une information intéressante concernant la vitesse, qui rend dans certains cas désirable le fait de souligner lesdites traces en augmentant leur interprétation. Comme indiqué précédemment, les zones de dispersion utilisées avec le procédé suivant l'invention comprennent de préférence des réseaux qui sont sensiblement contigus de sorte que les géophones ou hydrophones sont distribués uniformément le long de la zone de dispersion. Toutefois, ceci est parfois incompatible pour la méthode de détermination de vitesse décrite ci-dessus, étant donné que l'addition par laquelle les traces 52 sont obtenues tend à réduire la contribution des traces extérieures telles que 36 et 40 dont dépend une mesure de vitesse. Par suite, la détermination de vitesse selon l'invention est assurée de façon optimale dans la pratique sur certaines traces 52 qui ne représentent pas toutes les traces possibles de la succession de traces représentée par exemple par les traces 36, 38 et 40.Par exemple, la détermination de vitesse utilisant une zone de dispersion symétrique peut tout d'abord être effectuée avec toutes les traces impaires dcun côté de la source et toutes les traces paires de l'autre côté. Ensuite, la détermination est répétée en utilisant toutes les traces restantes. De cette manière, on dispose de deux mesures indépendantes pour déterminer ou définir une valeur moyenne, dont chacune représente une succession alternée de réseaux et d'intervalles. Ainsi, pour la détermination de vitesse, l'utilisation d'une quantité de traces inférieure à la totalité des traces obtenues à partir des récepteurs assure une contribution à la détermination de vitesse à partir des traces extérieures telles que 36 et 40. Bien que l'étude qui précède de la détermination de vitesse stappliquq à une condition dtinclinaison zéro, représentée sur la figure 6A, la même technique peut être utilisée pour calculer les vitesses en cas dtinclinaison. Quand une inclinaison est possible, l'hyperbole de sortie normale est décalée à la fois horizontalement et verticalement à partir de la position qu'elle occuperait si aucune inclinaison n'était autorisée. Toutefois, la courbe de sortie normale conserve la même forme hyperbolique. Un avantage particulier de la détermination de vitesse utilisant le procédé suivant Itinvention réside dans le fait que la mesure de vitesse résultante est la vitesse moyenne quadratique vraie. Elle ne dépend pas de l'inclinaison.Avec les méthodes classiques, les techniques de détermination de vitesse adaptées à la courbe exigeaient une supposition à propos de la position du sommet 54 de la courbe de sortie normale 46. Quand la supposition concernant la position du sommet 54 était fausse, la vitesse moyenne quadratique mesurée par les méthodes classiques était également erronée. Avec le procédé suivant l'invention, l'addition des traces pour former la trace combinée 52 ne dépend pas d'une position particulière quelconque du sommet 54 de la courbe de sortie normale 46. En conséquence, la vitesse moyenne quadratique mesurée par le procédé suivant l'invention ne présente pas une relation avec la position fonction de l'inclinaison du sommet 54 de la courbe de sortie normale. Le procédé suivant l'invention présente toutefois des ca ractéristiques avantageuses concernant la mesure de l'inclinai- son. Une onde plane réfléchie à partir d'un réflecteur plan 192 (figure 14) demeure plane et sort du sol par une surface supérieure 194 sous cette forme. La relation usuelle entre l'angle dtinclinaison d, la vitesse et l'angle de sortie qui peut être obtenue à partir d'une résolution du triangle formé par les lignes reliant les positions de récepteurs 196 et 198 et une troisième position 200 est exacte pour le procédé suivant l'invention. Avec les méthodes d'exploration sismique connues utilisant des ondes sphériques, cette relation était une approximation. L'angle de sortie 2cCest égal au double de l'angle dtinclinaison Oc pour une vitesse constante. Si la durée de trajet total aller-retour à partir d'une source effective 202 jusqu'au réflecteur 192 et jus- qutà un récepteur effectif 196 est égale å t, une partie verticale descendante du trajet de rayon 204 prend un temps de traJet simple égal ê 1/2 t (1-tg2d ) (5) et la partie supérieure inclinée du trajet 206 occupe un temps de trajet simple fourni par l'équation 1/2 t (l+tg2oC) (6) Une mesure du gradient de temps d'une réflexion sur la coupe formée de traces simulées obtenue à partir de plusieurs traces 52 peut être utilisée pour pondérer la distribution des données sismiques pendant la migration pour élever au minimum lteffet de la distribution des signaux de réflexion dans des zones dans lesquelles l'inclinaison du réflecteur est suffisamment importante pour s'opposer å la détection d'une réflexion dans ces zones. Le procédé suivant l'invention comprend également une méthode permettant de détecter les signaux réfléchis à partir de couches fortement inclinées. Les décalages dans le temps peuvent être appliqués aux traces initiales telles 36, 38 et 40. Les décalages dans le temps augmentent progressivement à partir de la position de traces simulées, de façon positive dans un sens et négative dans l'autre. En appliquant ces décalages dans le temps aux traces initiales, on simule un front d'ondes plan ou cylindrique dirigé vers le bas, incliné sur l'horizontale. Le front d'ondes peut être incliné de façon à être parallèle au réflecteur incliné. Quand il est parallèle à ce réflecteur incliné, l'angle de sortie est égal à l'angle d'inclinaison et l'angle d'entrée est le complément de l'angle d'inclinaison.Pour réaliser cette migration quand aucune partie du trajet de rayons nwest verticale, on peut utiliser des techniques de migration plus compliquées. Une caractéristique additionnelle selon l'invention concernant l'inclinaison doit également être notée. Quand on utilise des fronts ondes horizontaux dans le cas de l'invention, des réflexions multiples ne sont pas observées lorsque les réflexions primaires associées ont plus que la moitié de l'inclinaison maximale permise par la longueur de dispersion des récepteurs. Sur la figure 15, une réflexion primaire 208 provenant d'un réflecteur incliné 210 est illustrée conjointement à une première réflexion multiple correspondante 212 provenant du même réflecteur 210. Une zone de dispersion 214 couverte par les récepteurs s'étend à partir de la position 216 de la surface jusqutà la position 218. Pour faciliter ltexplication, on supposera que l'inclinaison maxi- mum admissible pour la longueur de la zone de dispersion 214 est 3 . L'inclinaison apparente de la réflexion multiple 212 est double de celle de la réflexion primaire 208. En conséquence, si la'réflexion primaire 208 a une inclinaison de 2ot, la réflexion multiple 212 va avoir une inclinaison de 40(. Toutefois, la réflexion multiple ayant cette réflexion importante ne va pas être détectée par la zone de dispersion 214, étant donné que cette réflexion multiple a une inclinaison apparente qui dépasse l'inclinaison maximum admise par la zone de dispersion 214. Il est exact toutefois que des réflexions multiples provenant de réflecteurs horizontaux ou presque horizontaux apparaissent dans les traces obtenues par le procédé suivant l'invention. Toutefois, ces réflexions multiples provenant de réflecteurs horizontaux ou presque horizontaux sont des réflexions multiples dont la période est sensiblement constante. A cause de cette période constante, ces réflexions multiples peuvent subir un traitement par des techniques soustractives. On peut noter comme étant particulièrement utiles pour éliminer ces réflexions multiples les méthodes de déréverbération prévisibles connues, les formes sophistiquées de la méthode de déréverbération à trois points de base et une méthode à réaction utilisant l'algorithme : gj-k fk (7) où fj est égal à la trace non traitée, gj est égal à la trace traitée et gO est égal à une constante différente de zéro. Etant donné la nécessité d'une suppression multiple et le fait que l'obtention de ce résultat dépend de la présence ou de l'absence dtilinaison, le procédé suivant l'invention peut être adapté par filtrage ou par d'autres moyens, de telle sorte que la coupe à migration dans le temps, obtenue suivant l'invention soit divisée en une partie inclinée et une partie non-inclinée. Ainsi, la forme appropriée de suppression multiple est appliquée à la partie sensiblement non inclinée et les deux parties sont recombines. L'étude qui précède du procédé selon l'invention se réfère on grande partie à des traJets de rayons. En fait, bien entendu, des fronts d'ondes horizontaux, plans ou cylindriques définis par de tels trajets de rayons existent simplement sur une étendue comparable à la longueur de la zone de dispersion. Aux extrémités de la zone de dispersion, les fronts d'ondes stincur- vent. La participation des sources et (ou) des récepteurs situés aux extrémités de la zone de dispersion peut être diminuée afin que la simulation des ondes planes ou cylindriques soit plus précise. On notera en outre que la distribution des récepteurs dans la zone de dispersion est de préférence régulière pour réduire les participations aux traces additionnées 52 à partir des signaux ayant subi une réfraction 42 (figure 6B) et des ondes se dépla çant à la surface. Quand la distribution des récepteurs dans la zone de dispersion est sensiblement contiguë, la zone de dispersion se rapproche d'un réseau unique et par suite elle est relativement insensible à des ondes superficielles ou à des signaux provenant de réfractions, ayant des vitesses sensiblement régulières.Toutefois, si lton constate que les ondes superficielles ou des signaux provenant de réfractions participent de façon sensible aux traces additionnées, ces ondes superficielles et ces signaux provenant de réfractions peuvent être éliminés par filtrage ou par mutation à partir des traces, comme cela est déjà connu dans les méthodes d'exploration sismique existantes. La figure 16 est un schéma fonctionnel d'un appareillage pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention convenant particulièrement comme système de contrôle ou de surveillance perfectionné sur un navire pour ltétablissement de relevés. Le rectangle 220 désigne d'une façon générale l'appareil usuel d'une zone de dispersion limite ou terminale, comprenant de préférence des réseaux de récepteurs voisins de la source et des instruments d'enregistrement classiques pour enregistrer les signaux sismiques réfléchis. Les instruments d'enregistrement comprennent un dispositif d'enregistrement classique pour enregistrer sous forme dtun canal séparé les signaux engendrés par chaque réseau de récepteurs. De préférence, les réseaux de récepteurs sont au nombre de 48 ou 96.La sortie des instruments d'enregistrement est divisée en deux. Au stade 222, tous les canaux sont additionnés pour fournir une trace combinée unique. Ceci est l'équivalent de l'ad- dition des signaux provenant des positions de récepteurs 60-68 dans le système de zone d'étalement ou de dispersion représenté sur la figure 8. Dans un autre stade 224, les trajets réciproques des ondes sismiques sont choisis et additionnés. Ce procédé est ltéquitalent de la détermination des signaux tels que ceux représentés par exemple par la source 72, pour être transférés au récepteur 64a de la zone de dispersion représentée sur la figure 8, et dè l'addition de toutes ces traces dans la zone de dispersion.Ainsi, les signaux additionnés provenant des stades 222 et 221, sont additionnés dans le stade 226 pour fournir une trace totale unique 52. Ce stade correspond à l'addition des moitiés gauche et droite des traces sur la figure 6B. La trace additionnée provenant du stade 226 est ensuite compensée en amplitude dans le stade 228. De préférence, la trace additionnée provenant du stade 226 est développée par la fonction v t. Ensuite, dans le stade 230, la trace combinée développée est soumise à une différentiation et (ou) filtrée avant d'être représentée ou affichée au stade 232. L'affichage final à partir du stade 232 fournit une trace totale 52 du type à onde cylindrique simulée pour chaque position de la source associée à la zone de dispersion. Le figure 17 montre un autre système ou équipement pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention convenant particulièrement bien à une utilisation dans les opérations à zone de dispersion divisée à terre. Une zone de dispersion 234 est prévue symétriquement par rapport à une source 236. Pour plus de clarté, on a représenté simplement seize réseaux de récepteurs sur la figure 17, bien que dans la pratique le nombre des réseaux de récepteurs utilisés puisse être de 48 ou de 96. Les réseaux repré sentes sur la figure 17 sont contigus. Les géophones individuels peuvent être disposés à des intervalles réguliers le long de la zone de dispersion 234 et chaque réseau représente la connexion avec une seule sortie de tous les géophones qui se trouvent sur une étendue représentant par exemple 50 ou 100 mètres.Dans lté- tat de la représentation particulière faisant l'objet de la figure 17, chaque câble de géophone ne comprend que deux paires de conducteurs. Les réseaux 238, 240, 242 et 244 par exemple sont tous connectés à une seule paire de conducteurs 246 et ils sont connectés & un enregistreur 248. Les autres récepteurs de la zone de dispersion 234 sont de même divisés en trois groupes additionnels dont chacun est connecté à ltenregistreur 248 par une seule paire de conducteurs. Cette approche permet l'enregistrement sur la totalité de la zone de dispersion 234 avec seulement quatre canaux par opposition à 48 canaux ou 96 canaux qui sont souvent requis avec les méthodes d'exploration sismique connues. Lors du traitement ultérieur des signaux, les quatre signaux enregistrés provenant de l'enregistreur 248 peuvent être utilisés de différentes manières pour différentes applications. Les quatre signaux peuvent être additionnés directement pour fournir la trace 52 sur la figure 6B. La somme des quatre signaux provenant de ltenregistreur peut être utilisée pour la détermination des vitesses par corrélation avec un signal de corrélation de vitesse comme décrit en regard de la figure 13. En outre, la somme de deux des canaux provenant de 1' enregistreur peut être calculée et utilisée pour obtenir une détermination de vitesse indépendante dont on peut ensuite prendre la moyenne avec la première détermination de vitesse en utilisant les quatre canaux. L'agencement visible sur la figure 17 représente bien entendu un progrès important dans 1' enregistrement sur le terrain. Les câbles de la zone de dispersion peuvent être beaucoup plus légers, les instruments d'enregistrement sont beaucoup plus réduits au point de vue complexité et le coût de l'équipement et des bandes d'enregistrement magnétique est nettement diminué. Bien entendu, des systèmes d'enregistrement autres que ceux représentés sur les figures 16 et 17 peuvent être utilisés sans s'écarter du cadre de l'invention. Par exemple, quand on utilise le procédé suivant l'invention avec-une source sismique vibratoire à fréquence à balayage classique, on peut assurer un traitement des signaux par la préparation de la trace simulée 52 avant que l'opération de corrélation ne soit requise. Cette caractéristique représente une économie importante dans le traitement des signaux à cause de la réduction notable du volume de données ou dtinformations devant être traité dans les processus de traitement de signaux. En bref, les avantages d'utilisation du procédé suivant l'invention peuvent être atteints dans un grand nombre d'applications. Des modifications peuvent être apportées aux modes de mise en oeuvre décrits, dans le domaine des équivalences techniques, sans s'écarter de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Procédé d'exploration sismique par simulation, à partir d'ondes sismiques sensiblement sphériques, de la réponse par réflexion du sol à de l'énergie sismique ayant un front d'ondes sensiblement continu sur une étendue de zone à explorer dont au moins une dimension a une valeur élevée par rapport à la longueur d'onde sismique, caractérisé en ce que : (a) on émet des ondes sphériques d'énergie sismique dans le sol à partir d'une source sismique occupant une position de source (b) on engendre plusieurs signaux de réflexion en réponse aux ondes d'énergie sismique en un jeu de positions de récepteurs répartis en un réseau sur une étendue dont au moins une dimension a une valeur élevée par rapport à une longueur d'onde sismique ; et -(c) on additionne les signaux de réflexion pour former, pour la position de la source, un signal simulant la réponse par réflexion du sol à de l'énergie sismique ayant un front d'ondes sensiblement continu sur au moins une dimension ayant une valeur élevée par rapport à une longueur d'onde d'énergie sismique. 2.- Procédé d'exploration sismique par simulation à partir d'ondes sismiques sensiblement sphériques de la réponse par réflexion du sol à de l'énergie sismique ayant un front d'ondes sensiblement continu sur une étendue d'une zone explorée présentant au moins une dimension de valeur élevée par rapport à une longueur d'onde sismique, caractérisé en ce que (a) on émet des ondes sphériques d'énergie sismique dans le sol à partir d'un jeu de sources,1sismiques occupant des positions de source écartées selon un réseau sur une étendue dont au moins une dimension a une valeur élevée par rapport à la longueur d'onde de l'énergie sismique (b) on engendre un signal de réflexion dans une position de récepteur en réponse à chaque onde d'énergie sismique ; et (c) on additionne les signaux de réflexion pour former pour la position de récepteur un signal simulant la réponse par réflexion du sol à de l'énergie sismique ayant un front d'ondes sensiblement continu sur au moins une dimension de valeur élevée par rapport à la longueur d'onde de l'énergie sismique. 3.- Procédé suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'on enregistre le signal résultant de l'addition. 4.- Procédé suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'on effectue une pondération en amplitude des signaux de réflexion l'un part rapport à l'autre avant le stade d'addition. 5.- Procédé suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'on filtre les signaux de réflexion avant le stade d'addition. 6.- Procédé suivant la revendication i ou 2, caractérisé en ce qu'un temps de trajet égal au temps s'écoulant entre l'é- mission de l'énergie sismique dans le sol à la ou aux positions de sources et la réception de l'énergie sismique au jeu de positions de récepteurs ou à la position de récepteur est associé à chacun des signaux de réflexion, et en ce qu'on effectue la mutation des signaux de réflexion apparaissant avant des temps de trajet choisis, préalablement à l'opération d'addition. 7.- Procédé suivant la revendication i ou 2, caractérisé en ce qu'un temps de trajet égal au temps s'écoulant entre l'émission d'énergie sismique dans le sol à la ou aux positions de sources et la réception d'énergie sismique au jeu de positions de récepteurs ou à la position de récepteur est associé à chacun des signaux de réflexion, et en ce qu'on effectue la mutation des signaux de réflexion apparaissant après des temps de trajet choisis, préalablement à l'opération d'addition. 8.- Procédé suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'on assure un décalage dans le temps des signaux réfléchis l'un par rapport à l'autre avant l'opération d'addition. 9.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que : (a) on émet successivement des ondes sphériques d'énergie sismique dans le sol à partir de chaque position d'un jeu de positions de sources (b) on engendre un jeu de signaux de réflexion en réponse à l'énergie sismique reçue sur le jeu de positions de récepteurs à partir de chaque émission successive d'ondes d'énergie sismique depuis chacune des positions du jeu de positions de sources; et (c) on additionne chaque jeu de signaux de réflexion pour former un signal pour chaque position de source, simulant la réponse du sol par réflexion à de l'énergie sismique ayant un front d'ondes sensiblement continu sur au moins une dimension ayant une valeur élevée par rapport à la longueur d'onde de l'é- nergie sismique. 10.- Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que : (a) on émet successivement des ondes sphériques d'énergie sismique dans le sol à partir de plusieurs jeux de positions de sources ; (b) on engendre un jeu de signaux de réflexion en réponse i l'énergie sismique reçue à chaque position d'un jeu de positions de récepteurs, à partir de chaque émission successive d'ondes d'énergie sismique depuis chacun des jeux de positions de sources ; et (c) on additionne chaque jeu de signaux de réflexion pour former un signal pour chacun des jeux de positions de récepteurs, simulant la réponse par réflexion du sol à de l'énergie sismique ayant un front d'ondes sensiblement continu sur au moins une dimension qui a une valeur élevée relativement à la longueur d'onde de l'énergie sismique. 11.- Procédé suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les vitesses des ondes d'énergie sismique, les temps de trajet et les distances source-récepteur sont associés aux signaux de réflexion et au signal formé pour la position de la source, et en ce que : (a) on calcule les valeurs de sortie normale pour chaque vitesse et chaque temps de trajet dans une gamme correspondante, pour chaque distance source-récepteur représentée dans le signal formé pour la position de la source (b) on engendre un signal de corrélation de vitesse pour les valeurs de sortie normale calculées ; et (c) on calcule le coefficient de corrélation entre ce signal de corrélation de vitesse et le signal, de sorte que la vitesse fournissant le coefficient de corrélation maximum est identifiable. 12.- Procédé suivant la revendication 11, caractérisé en ce que l'opération consistant à établir un signal de corrélation de vitesses est effectuée en établissant une pointe pour chaque valeur calculée de sortie normale. 13.- Procédé suivant la revendication 11, caractérisé en ce que l'établissement d'un signal de corrélation de vitesses est effectué en engendrant une impulsion pour chaque valeur calculée de sortie normale. 14.- Procédé suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'on assure la migration des signaux de réflexion avant l'opération d'addition. 15.- Procédé suivant la revendication 14, caractérisé en ce que : (a) le stade de migration comprend la distribution de plusieurs signaux de réflexion sur une courbe de forme sensiblement parabolique ou de forme parabololdale ; et (b) l'opération d'addition comprend l'addition des signaux de réflexion distribués sur la courbe parabolique ou para boloidale. 16.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les récepteurs sont espacés régulièrement le long du jeu de positions de récepteurs, ces récepteurs représentant approxi mativement un seul récepteur effectivement continu, ayant une étendue de valeur élevée par rapport à la longueur d'onde de l'énergie sismique. 17.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on engendre des signaux de récepteurs multiples dont chacun représente l'énergie sismique provenant d'une position de source commune, reçue à l'une de ces positions de récepteurs. 18.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le stade d'enregistrement comprend la combinaison des signaux de récepteurs multiples et l'enregistrement du signal combiné à titre de simulation de l'énergie sismique observable à cette position de source, à partir d'un front d'ondes sensiblement continu engendré sur au moins cette dimension du jeu de positions de récepteurs ayant une valeur élevée par rapport à la longueur d'onde de l'énergie sismique. 19.- Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que les sources sont écartées régulièrement le long du jeu de positions de sources, ces sources correspondant approximativement à une seule source effectivement continue, ayant une étendue de valeur élevée relativement à la longueur d'onde de l'énergie sismique.