L'invention concerne un boitier de connecteur électrique. De nombreux connecteurs électriques .connus comportent un boitier en matière électriquement isolante qui contient une borne électrique. La borne d'un tel connecteur peut cotre reliée par sertissage à l'âme conductrice d'un fil isolé, le boîtier étant monté sur la borne avant ou après que la rlisation du sertissage. Dans le cas où le boîtier est monté sur la borne avant le sertissage de celle-ci sur un conducteur, il peut recouvrir non seulement la pallie de la borne devant être sertie sur l'âme du conducteur, mais également, au-delà de cette partie, la gaine isolante du conducteur afin d'être sertie sur celle-ci pour protéger contre les contraintes la connexion entre -la borne et le conducteur et.également pour assurer l'étan- chéité de cette connexion. Ces connecteurs sont avantageux par le fait que leurs bornes sont totalement isolées avant d'être fixées à un conducteur, et également par le fait que ce montage d'un connecteur complet sur un conducteur peut être effectué en une seule opération de sertissage au cours de laquelle la borne est sertie sur l'âme du conducteur alors qu'une partie du boiter est sertie sur la qaine isolante du conducteur. Cependant, des boîtiers connus pour de tels connecteurs présentent l'inconvénient de ne pas répondre à deux cri terres, à savoir de con,F-orter une partie sol 3 de et relativecient rigide, destine à contenir la partie de contact d'une borne, et de comporter également une partie présentant les caractéristiques indispensables à un sertissage sûr du boîtier sur la gaine isolante d'un conducteur, sans retenue de métal serti entre cette partie du boîtier et la gaine isolante. L'invention concerne un boîtier de connecteur électrique comportant au moins deux parties réalisées d'une seule pièce dans deMmatières isolantes différentes. Le boîtier selon l'invention présente l'avantage de répondre aux deux critères indiqués ci-dessus. Le boîtier selon l'invention peut être fabriqué par la mise en oeuvre du procédé et de l'appareil décrits dans la demande de brevet français n" 77/26 630, déposée le ler septembre 1977 par la même demarlderesse. Ce procédé et cet appareil permettent de fabriquer le boîtier par injection de matières plastiques différentes dans une même cavité de moulage située à la périphérie d'une roue tournant en continu . Le boîtier est réalisé d'une seule pièce avec une bande de support commune à plusieurs de ces boîtiers et également réalisée sur la périphérie de la roue. La réalisation des boitiers sous la forme d'une telle bande présente l'avantage d'une manutention aisée de cette bande par un équipement automatique d'insertion d'une borne dans chaque boîtier. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemple nullement limitatif et sur lesquels la figure 1 est une vue en perspective d'un tronçon d'une bande de boitiers selon l'invention la figure 2 est une coupe longitudinale de ltun des boitiers représentés sur la figure 1 la figure 3 est une vue en perspective éclatée et partielle montrant l'insertion d'un conducteur électrique isolé dans un connecteur comportant un boîtier tel que ceux représentés sur les figures 1 et 2 la figure 4 est une vue en perspective du connecteur de la figure 3 après sertissage sur le conducteur la figure 5 est une vue en plan partielle d'une bande de boitiers selon l'invention au cours de différentes phases de fabrication et d'insertion de bornes dans les boîtiers la figure 5 est une coupe suivant la ligne VI-VI de la figure 5 ; et la figure 7 est une coupe suivant la ligne Vil-Vil de la figure 5. La fiqure 1 représente plusieurs boitiers 1 réalisés d'une seule pièce avec une bande commune 2 de support. Chaque boîtier I est destiné à loger une borne femelle 101, elle-même destinee 3 recevoir une borne en forme de languette. Il cox rend une première partie 3 destinée à lo ger une partie 100 de contact de la borne 101, une deuxième partie 4 destinée à loger une virole 102 de sertissage de la borne 101, et une troisième partie 5 destinée à être sertie sur la gaine isolante 200 d'un fil conducteur isolé 201 comportant une âme conductrice 202 introduite dans la virole 102 de la borne 101 (figures 3 et 5). Les trois parties 3, 4 et 5 délimitent dans le boîtier 1 un canal axial destiné à recevoir une borne et un conducteur. Comme représenté sur la figure 2, les première et deuxième parties 3 et 4 de chaque boîtier 1 et la borne 2 de support sont réalisées dans une première matière plastique, par exemple un "Nylon" contenant une charge, cette matière étant relativement rigide, mais pouvant supporter les efforts de compression devant être appliqués à la deuxième partie 4 lorsqu'une borne 101 présente dans le boîtier 1 est sertie sur un conducteur 201. Après que ce sertissage a été réalisé, la deuxième partie 4 peut se relâcher de manière à ne plus entourer étroitement la virole sertie 102 de la borne 101.Cependant, ce relâchement n'affecte pas la connexion entre la borne 101 et le conducteur 201 et, en fait, il peut être avantageux, car l'intervalle d'air ainsi formé entre la deuxième partie 4 du boîtier 1 et la virole 102 de la borne 104 peut accroître-l'isolation effective du connecteur. La troisième partie 5 de chaque boîtier 1 est réalisée dans une seconde matière plastique différente de la premiè ret par exemple un "Nylon" aromatique qui est toujours amorphe et qui ne se desserre pas apres le sertissage de la troisième partie 5 du boîtier sur la gaine isolante 200 du conducteur 201. Par conséquent, le sertissage de la troisième partie 5 sur la gaine isolante 200 assure une protection de la connexion entre la virole 102 de la borne 101 et l'âme-202 du conducteur 201 contre les contraintes, et il constitue également un joint étan-che empêchant la pénétration de l'humidité dans le connecteur, le long du conducteur 201. La figure 3 représente l'introduction d'un conducteur 201 dans un connecteur comportant le boîtier l représenté sur les figures1 et 2. Un tronçon extrême de l'âme 202 du conducteur 201 est dénudé de manière à se loger dans la virole 102 de sertissage de la borne 101 contenue dans le boîtier 1. La figure 4 montre le connecteur de la figure 3 après sertissage sur le conducteur 201. La figure 5 montre des étapes successives de la fabrication des connecteurs des figures 3 et 4, la progression se faisant de la droite vers la gauche sur la figure 5. Plusieurs boîtiers 1 sont moulés côte à côte et d'une seule pièce avec une bande commune 6 de support, par exemple à l'aide du procédé et de l'appareil décrits dans la demande de brevet français précitée. Les zones latérales 7 de la bande 6 sont ensuite coupées de manière a donner à cette dernière des bords droits.Les parties 5 des boîtiers 1 s'élèvent de l'un de ces bords, l'autre bord étant espacé des entrées ouvertes des parties 3 des boîtiers 1. Les zones 8 de la bande 6 comprises entre des boîtiers voisins 1 sont ensuite découpées de manière que les boîtiers ne soient reliés que par la bande 2 de support, représentée également sur la figure 1. Une borne femelle 101, destinée à recevoir une borne mâle en forme de languette, est ensuite introduite dans chaque boitier 1 par l'ex- trémité ouverte de la partie 3, la virole 102 de sertissage de la borne 101 se logeant dans la partie 4 du boitier l et la partie 100 de contact de la borne 101 se logeant dans la par tie 3 du boîtier 1. Un conducteur 201 est ensuite introduit dans le connecteur ainsi obtenu (voir également sur la figure 3), puis l'opération de sertissage est effectuée de manière qu'une connexion analogue à celle représentée sur la figure 4 soit obtenue. La figure 6 montre le profil en section droite sensiblement rectangulaire du canal de la partie 3 et le profil en section droite circulaire du canal de la partie 4 de chaque boitier 1, alors que la figure 7 montre le profil en section droite circulaire du canal de la par-tie 5 de chaque boîtier s Toutes les parties 3, 4 et 5 ont des bases sensiblement planes constituées par des portions de la bande 6 (figure 5), cette caractéristique résultant de la mise en oeuvre du procédé de fabrication des boîtiers 1. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées au boîtier de connecteur décrit et représenté sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. - Boîtier de connecteur électrique, caractérisé en ce qu'il comporte deux parties réalisées d'une seule pièce, dans des matières électriquement isolantes différentes. 2. - Boîtier selon la revendication 1, caractérisé en ce que les parties (3, 4 e'; 5) délimitent ensemble un canal destiné à loger une borne électrique (lot) et un conducteur électrique isolé (201), ce canal étant aligné sur l'axe du boîtier (1), ce dernier comportant une première partie (3) destinée à loger une partie de contact (100.) de la borne (101), une deuxième partie (4) destinée à loger une virole de sertissage (102) de la borne (1), et une troisième partie (5) destinée à être sertie sur la gaine isolante (200) du conducteur (201) lorsque l'âme conductrice (202) de ce dernier est sertie dans la virole (192) de la borne (lot), les première et deuxième parties (3 et 4) du boîtier (1) étant réalisées dans une première matière, et la troisième partie (5) du boîtier (1) étant réalisée dans une seconde matière. 3. - Ensemble de boitiers selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les boîtiers sont disposés côte à côte et reliés par une bande commune (2) de support avec laquelle ils sont réalisés d'ne seule pièce. 4. - Ensemble de boîtiers selon la revendication 3, prise avec la revendication 2, caractérisé en ce que la borne de support est réalisée dans la première matière et reliée à l'extrémité libre de la premis.re partie (3) de chaque boitier (1).