Le réglage du positionnement d'éléments de construction préfabriques, surtout lorsque la précision de ces éléments ntest pas suf fisante, en raison notamment des phénomènes de fluage ou de déformation différentielle sous précontraintewimpose la création d'efforts provoquant de petites déformations de ces éléments, ainsi que la fixation après réglage des positions relatives de ces éléments. Il est de plus nécessaire que les systèmes ainsi proposés soient entièrement compris dans le volume délimité par les faces apparentes et les plans de jonction desdits éléments, pour permettre leur positionnement dans les moules de fabrication sans modification de ces moules à chaque variation de la position dans le plan du joint du système de réglage dans l'élément préfabriqué d'une part,--pour éviter toute détérioration de ces systèmesld'autre part, lors des manutentions. Enfin, lorsque les éléments à assembler sont les composants de systèmes hyperstatiques, il est parfois nécessaire de pouvoir, localement, supprimer provisoirement les efforts au droit des systèmes de réglage d'alignement, après réglage des éléments, lors de la mise en place des jonctions hyperstatiques, pour mieux connaître les efforts que supporte)dans son ensemble, ltélément. Nous avons connaissance de liaison entre éléments créant des efforts entre éléments, mais ces liaisons créent des efforts ne permettant d'imprimer des déformations ou déplacements que dans une seule direction, généralement orthogonale au plan du joint. Les liaisons faisant appel a la soudure ne répondent pas à nos critères car elles liaisonnent deux éléments tels qu'ils se présentent, sans possibilité de réglage. Le système proposé permet d'obtenirdes efforts entre éléments à assembler, au droit du joint, dont les composantes dans deux directions orthogonales peuvent varier à volonté, donc un réglage des déformations de ces éléments. - des efforts de précontrainte du joint entre éléments, - - la fixation de la position relative des pièces à assembler après réglage la possibilité d'annulation à tout moment des efforts au droit du système ~ l'intégration du système dans le volume des éléments à assembler sans saillie par rapport au plan de jonction et aux parements des éléments à assembler orthogonaux à ce plan de jonction. Enfin, il est extrêmement simple, les pièces incorporées aux éléments étant toutes identiques. Le système proposé comprend dans chacun des éléments A une même pièce B, dont l'extrémité est divisée en deux pattes inclinées C, chaque élément comportant dans l'une des pattes un trou fileté D de passage d'une vis E, ces deux pièces constituant, après mise en place des éléments, un losange par les pattes inclinées, coupé au droit de plan de jonction F, prolongé par deux queues d'ancrage G, les vis E reliant les faces inclinées du losange. La figure 1 donne un exemple du système simplifié, lequel permet la création d'efforts verticaux entre éléments, et d'efforts horizontaux tendant à ouvrir le joint. La figure 2 donne un autre exemple simplifié du système, lequel permet la création d'efforts verticaux entre éléments et d'efforts horizontaux tendant à fermer le joint, donc à le précontraindre, grâce à l'écrou H. La figure 3 donne l'exemple du dispositif complet permettant à la fois la création d'efforts verticaux entre éléments, et d'efforts horizontaux tendant indifféremment, selon les efforts appliqués par les écrous H et I, à ouvrir le joint ou à le précontraindre. Dans les 3 cas, la position relative des éléments entre eux est déterminée par le système. La mise en place d'un mortier de joint éventuel permet de terminer l'opération de clavetage entre éléments. La figure 4 donne un exemple des efforts que l'on peut obtenir avec, de haut en bas, l'appareil tel que représenté sur les figures 1, 2 et 3. On voit nettement que l'appareil tel que représenté sur la figure 1, permet la création d'efforts tendant à ouvrir le joint, et d'efforts de cisaillement au droit de ce joint (figures 4-1). Le même schéma que ci-dessus appliqué à l'appareil tel que représenté sur la figure 2 permet la création d'efforts tendant à fermer le joint, donc à le précontraindre, en même temps que des efforts de cisaillements (figures 4-2). L'appareil tel que repré senté sur la figure 3 permet d'obtenir les efforts de chacun des appareils ci-dessus étudiés, mais le schéma 4.3 correspondant montre qu'il permet également d'obtenir des efforts de cisaillement en l'absence de tout effort transversal au joint. REVENDICATIONS 1 - Système de réglage du positionnement relatif d'éléments préfabriqués, caractérisé par l'incorporation dans chaque élément d'un plat avec une extrémité façonnée en "queue de carpe", cette extrémité étant située côté joint, et-entièrement incluse à l'intérieur du volume, côté élémentvdélimité par le plan de jonction, les deux pièces formant, après mise en place des éléments à assembler, un losange par les pattes de la queue de carpe, coupé au droit du plan de jonction, prolongé dans chaque élément par le plat constituant l'ancrage du système dans chacun des éléments, les faces opposées du losange, appartenant chacune aux deux éléments à solidariser, étant reliées par une vis orthogonale à ces faces. 2 - Système selon revendication 1 caractérisé en ce qu'une au moins des deux pattes de la queue de carpe comporte un trou fileté pour passage de la vis. 3 - Système selon revendication 1 caractérisé en ce que la patte du système d'ancrage d'un élément à assembler qui ne comporte pas le trou fileté, sert d'appui à la vis ancrée sur la patte comportant le trou fileté de l'autre système d'ancrage, situé dans l'élément vis à vis. 4 - Système selon la revendication 3 caractérisé en ce que l'appui de la vis sur la patte non filetée peut s'effectuer soit par simple butée, soit par l'intermédiaire d'un ou de deux écrous situés de part et d'autre de la patte percée d'un trou lisse traversé par la vis.