L'évacuation des fumées et/ou des gaz produits par les appareils ménagers se fait par des conduits débouchant à l'extérieur, généralement en toiture. Dans certains cas, le conduit est unique, dans d'autres cas il est double, soit parce qutil s'agit d'un conduit dit "shunt" flanqué du conduit du dernier étage, soit parce qu'il s'agit d'un conduit de fumée combiné avec le conduit de ventilation de la pièce ou' est installé le générateur. Qu'il soit simple ou double, le conduit est habituellement coiffé d'un appareil ayant la triple fonction d'empocher le vent de contrarier, voire d'inverser, le tirage thermique du générateur desservi, de favoriser l'aération naturelle du local où ce générateur est installé et d'empêcher la pénétration de la pluie. L'appareil est donc à la fois un pare-pluie et un anti-refouleur. Il est très difficile d'obtenir un résultat convenable dans toutes les circonstances, ceci pour de nombreuses raisons, notamment parce que le vent varie en force, en site et en azimut dans des proportions extrêmes et, lorsqu'il existe deux conduits accolés, parce que des interactions défavorables, soit pour l'un, soit pour l'autre, ont tendance à se produire pour des raisons aérodynamiques souvent inattendues. 'l'invention vise à résoudre les problèmes posés par ces types d'appareils et elle a, à cet effet, pour objet un conduit de fumée caractérisé par le fait que c'est sa partie supérieure, ou tette, elle-meme qui est agencée pour servir d'antirefouleur et paré- pluie, c'est-à-dire pour se substituer à l'appareil coiffant habituellement à cet effet ledit conduit. Un tel conduit présente évidemment des avantages économiques dus à la simplicité de fabrication et de montage. Il est avantageux de fabriquer le conduit selon l'invention par moulage, notamment en béton, et lui donner une paroi épaisse, la tette du conduit présentant deux orifices d'évacuation de la fumée ou des gaz et-est le simple prolongement du conduit, en principe sans partie saillante, et la face supérieure, ou toit, du conduit étant sensiblement horizontale. 'les deux orifices d'évacuation disposés face à face, symétriquement par rapport à l'axe du conduit, sont avantageusement constitués par des passages ayant, en section verticale, la forme d'un trapèze rectangle dont le c8té supérieur est horizontal et le cEté inférieur incliné vers le bas d'environ 160 sur l'horizontale, et, en section horizontale, la forme d'un trapèze isocèle dont les cotés sont inclinés d'environ 60 sur les bases. A titre nuller.lent limitatif, on a représenté au dessin annexé trois exemples de réalisation de conduit selon l'invention, dessin sur lequel : - la figure i est une vue en élévation de la tête d'un conduit unique de section rectangulaire; - la figure 2 est une vue en coupe selon la ligne II-II de la fig. 1; - la figure 3 est une vue en coupe selon la ligne III-III de la fig. 1; - la figure 4 est une vue en élévation de la tette d'un conduit double; et - la figure 5 est une vue en coupe selon la ligne V-V de la fig 4. Dans l'exemple représenté à la fig. 1, le conduit 1 en béton moulé, par exemple, est à paroi 2 épaisse et se termine par une paroi horizontale plane 3. Sous cette paroi 3, sont percés deux orifices 4,4' se faisant face, c'est-à-dire diamétralement opposés par rapport au conduit 1, et mettant en communication ce conduit avec 11 extérieur. La face supérieure 5,5' de ces orifices est horizontale, leur face inférieure 6,6' est inclinée à 160 sur l'hori- zontale en s'abaissant vers l'extérieur.Beurs faces latérales 7,8, 7',8' sont inclinées à 6030' sur les faces avant et arrière, en divergeant vers l'extérieur. 'les faces 9,9' du conduit sur lesquelles débouchent les orifices 4,4' sont légèrement en saillie par rapport aux faces correspondantes du conduit qui les prolongent vers le bas, Dans l'exemple des figures 4 et 5, il s'agit d'un conduit double et les orifices du conduit de fumée et du conduit de ventilation ou du conduit shunt et du conduit du dernier étage sont ménagés à la partie supérieure avec sensiblement les mimes dispositions et formes que ceux décrits pour le conduit simple représenté à la fig. lo Dans cet exemple, toutefois, les faces supérieures 10,10', 11,1il des orifices sont légèrement inclinées sur l'horizontale. Des essais systématiques en soufflerie ont montré que les têtes de conduit, selon l'invention, telles que celles représentées au dessin annexé, ont permis de résoudre les difficultés aérodynamiques que posait l'évacuation des fumées sans refoulement et sans pénétration de la pluie, par un conduit dont c'était simplement la tête qui constituait l'appareil coiffant habituellement ces conduits. REVENDI CATI ONS 1. Conduit d'évacuation des fumées et des gaz produits par les appareils ménagers, caractérisé par le fait que c'est sa partie supérieure, ou tête, elle-mtme qui est agencée pour servir d'antirefouleur et pare-pluie, c'est-à-dire pour se substituer à l'appareil coiffant habituellement à cet effet ledit conduit. 2. Conduit selon la revendication 1 à paroi épaisse et fabriqué par moulage, par exemple en béton. 3. Conduit selon la revendication 2, dans lequel la tette du conduit présente deux orifices d'évacuation de la fumée ou des gaz et est le simple prolongement du conduit, en principe sans partie saillante, et la face supérieure, ou toit, du conduit est sensiblement horizontale. 4. Conduit selon l'une des revendications 1 à 3, dans lequel les orifices d'évacuation sont disposés face à face, symétriquement par rapport à l'axe du conduit. 5. Conduit selon l'une des revendications 1 à 4, dans lequel les orifices d'évacuation sont constitués par des passages ayant, en section verticale, la forme d'un trapèze dont le côté supérieur est sensiblement horizontal et le coté inférieur incliné vers le bas d'environ 160 sur l'horizontale et, en section horizontale, la forme d'un trapèze isocèle dont les c8tés sont inclinés d'environ 60 sur les bases.