La présente invention se rapporte à un dispositif à molettes pour onduler du fil métallique et elle concerne, plus particulièrement, un dispositif donnant la possibilité de tisser à la machine du grillage dit : grillage ondulé et ondulé double à maille carrée. On comprend que, pour réaliser une machine à tissu un tel grillage ondulé, oiì les fils de chaîne sont maintenus dans des guides à des intervalles toujours égaux, le fil de trame, qui croisera les fils de chaîne alternativement par dessus et par dessous , doit avoir reçu préalablement une ondulation de longueur rigoureusement égale à l'intervalle séparant entre eux les fils de chaîne. On connaît déjà des dispositifs qui permettent de couper et d'onduler des tronçons de fil métallique. Ces dispositifs comprennent deux molettes dont les dentures s'engrènent l'une dans l'autre, à la manière de deux pignons en prise, et des moyens d'entraînement en rotation des deux molettes dans des sens oppo sés, le fil à onduler passant entre ces deux molettes. Toutefois, les dispositifs actuels de ce genre ne conviennent pas pour le tissage du fil ondulé, car la forme "cylindrique" des molettes ne permet pas d'obtenir une longueur d'ondulation constante. Par exemple , pour un fil métallique de 3 mm de diamètre, il faudra faire une ondulation plus "profonde" que pour un fil de 2 mm. Pour cela, il faut rapprocher les molettes l'une de l'autre. Leur diamètre de travail est de ce fait réduit, et il en est de même pour la longueur d'ondulation. Le fil de trame va alors se trouver "trop court" pour un tissage correct. Pour bien comprendre cet effet qui constitue évidemment un inconvénient sérieux, on peut considérer l'exemple simple suivant Un couple de molettes à 25 dents ondule une longueur de 32,5 cm de fil de 2 rmn de diamètre, par tour. Pour un fil de 3 mm de diamètre, si les mêmes molettes sont règlées de manière à obtenir la "profondeur" d'ondulation correcte, la longueur ondulée pour un tour ne sera plus que de 32,2 cm environ, ceci évidemment pour un même nombre d'ondulations. Sur une longueur d'un mètre, cela représente un écart d'environ 9 mm, qui est excessif. Pour remédier à ceci, il faudrait pouvoir ramener le fil sur un diamètre de travail plus grand, sigle fil est plus gros, de manière à "corriger" l'effet de raccourcissement explicité ci dessus. L'invention fournit une solution permettant, par des moyens simples, d'adapter le diamètre de travail des molettes à la grosseur du fil métallique à onduler, de façon à obtenir toujours la même longueur d'ondulation. A cet effet, le dispositif selon l'invention comprend deux molettes de forme "tronconique", des moyens permettant de rapprocher ou d'éloigner l'unede l'autre ces deux molettes, et un guide-fil, traversé par le fil métallique avant l'ondulation, qui est déplaçable de manière à amener le fil sur le diamètre de travail désiré des molettes. On comprend que, grâce à cette disposition, non seulement ltécartement des molettes est règlable pour obtenir la "profondeur" d'ondulation souhaitée, mais encore, par suite de la forme conique des molettes, le diamètre de travail peut être librement choisi (évidemment à l'intérieur de certaines limites) de manière à obtenir toujours la même longueur d'ondulation. En particulier, on peut obtenir une longueur d'ondulation toujours égale à l'intervalle entre les fils de chaîne sur la machine à tisser, ce qui rend possible un tissage industriel de grillage ondulé. Suivant une autre caractéristique de l'invention, les molettes comportent, monté sur chacune de leurs dents, un cavalier amovible, de préférence fait de fil d-'acier dit "corde à piano". Ces cavaliers supportent la pression et le frottement au cours du fonctionnement, et ils évitent une usure prématurée des molettes. Bien que ces cavaliers soient très résistants, on peut être amené à les remplacer après une longue utilisation du dispositif. Ce changement s'effectue facilement, sans connaissances spéciales et sans rien démonter, si ce n'est, bien évidemment, les cavaliers usés, notamment en prévoyant, au milieu de chaque dent, une rainure transversale permettant de soulever le cavalier à l'aide d'un outil effilé, et de l'extraire de son logement. Il est à noter que les molettes actuelles cylindriques comportent des lames d'acier rapportées qui exigent l'intervention de spécialistes. De toute façon, l'invention sera mieux comprise à l'aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemple non limitatif, une forme de réalisation de ce dispositif à molettes pour onduler du fil métallique Figure 1 est une vue d'ensemble, de côté, d'un dispositif conforme à l'invention Figure 2 en est une vue en bout , montrant plus particulièrement les pignons d'entraînement des molettes Figure 3 est une vue en coupe suivant 3-3 de figure 1, montrant les deux molettes et illustrant le processus d'ondulation du fil métallique Figure 4 est une vue en coupe longitudinale d'une dent de molette, avec indication du cavalier correspondant, supposé re tiré ; Figure 5 montre, en coupe transversale, une dent avec le cavalier en place dans son logement. Comme le montre la figure 1, le dispositif selon l'invention pougonduler du fil métallique comprend deux molettes identiques 1 et 2, calées au moyen de vis de pression 3 sur deux arbres respectifs 4 et 5, montés rotatifs dans des paliers, non représentés. Un train d'engrenages, désigné dans son ensemble par 6, permet d'entraîneren rotation les deux arbres 4 et 5, donc les deux molettes I et 2, dans des sens opposés. Les deux molettes 1 et 2 sont munies, à leur périphérie, de dents 7 qui leur permettent d'engrener à la manière de pignons, et d'onduler un fil de for 8 initialement rectiligne, passant entre ces deux molettes, comme illustré sur la figure 3. Selon la grosseur du fil 8 à onduler, les deux molettes i et 2 doivent être rapprochées ou éloignées, de manière à ajuster la "profondeur" d'ondulation. Les moyens ici prévus pour permettre de rapprocher ou d'éloigner l'une de l'autre les deux molettes 1 et 2 comprennent des vis 9 aptes à fixer et à faire varier la position de l'un au moins des arbres 4 et 5 sur lesquels sont montées lesdites molettes. Ces vis 9 agissent, par exemple, sur la paroi extérieure d'un manchon servant de palier à'uni des arbres considérés. Compte-tenu de la variation de position relative des deux arbres 4 et 5, le train d'engrenages 6 comprend (voir figures 1 et 2) un ensemble de pignons 10, 11, 12, 13, avec deux pignons extremes 10 et 13 cales respectivement sur les arbres 4 et 5, et avec deux pignons intermédiaires Il et 12 qui ont leurs axes portés par un ensemble articulé, formé de biellettes 14, 15, 16, et associé à un tendeur 17. On comprend que les pignons intermédiaires, c'est-à-dire reliant les arbres des deux molettes, doivent être d'une manière générale en nombre pair, quels que soient les détails de réalisation, pour que les sens de rotation des deux arbres 4 et 5 soient opposés. Le mouvement de l'ensemble du dispositif est obtenu à partir d'un pignon récepteur 18, calé sur l'arbre 4. Selon une caractéristique fondamentale de l'invention, les deux molettes 1 et 2 possèdent chacune une forme d'ensemble légèrement tronconique et, en combinaison avec ceci, le guidefil 19 (voir figure 3), traversé par le fil 8 avant l'ondulation, est déplaçable de manière à amener le fil 8 sur le diamètre de travail désiré des molettes 1 et 2. Plus précisément, le guidefil 19 est déplaçable sensiblement parallèlement aux axes des deux molettes, et le fil 8 est poussé vers un diamètre de travail plus grand s'il est plus gros.On obtient ainsi le résultat remarquable suivant : malgré le rapprochement des deux molettes i et , nécessaire pour avoir une plus grande 1profondeur" d'ondulation, la longueur d'ondulation i (voir figuré 3) peut rester inchangée , Les deux molettes 1 et 2 comportent, sur chacune de leurs dents 7, un cavalier 20, de forme bien visible sur la figure 4. Les extrémités d'un cavalier 20 sont introduites dans deux trous 21 convergents, creusés sur chaque dent 7, tandis que la partie centrale du cavalier est encastrée dans un logement 22, en forme de gorge (voir aussi figure 5). Les cavaliers 20 sont de préférence faits de fil d'acier dit "corde à piano", par exemple d'un diamètre de 3-mm, ce qui peut convenir pour l'ondulation de tous les fils métalliques dont le diamètre est compris entre 1,5 et 3,4 mm. Pour des fils de plus grand diamètre, les cavaliers 20 pourront, bien entendu, être plus forts. Comme le montre encore la figure 4, il est prévu, au milieu de chaque dent 7 des molettes 1 et 2, une rainure transversale 23 permettant de soulever le cavalier 20, à l'aide d'un outil effilé tel qu'une-pointe en acier, pour l'extraire de son logement 22. Pour mettre en place un nouveau cavalier 20, il suffit de le présenter devant les trous 21 et de ltenfoncer par un sim- ple coup de marteau. Les cavaliers 20, qui supportent la pression et le frottement, sont ainsi rendus facilement interchangeables. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas à la seule forme de réalisation de ce dispositif à molettes pour onduler du fil métallique qui a été décrite ci-dessus, à titre d'exemple elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes comportant des dispositions équivalentes. - REVENDICATIONS 1. - Dispositif à molettes pour onduler du fil metallique, avec deux molettes dont les dentures s'engrènent l'une dans l'autre et des moyens d'entraînement en rotation des deux molettes dans des sens opposés, le fil à onduler passant entre ces deux molettes, caractérisé en ce qu'il comprend deux molettes de forme "tronconique", des moyens permettant de rapprocher ou d'éloigner l'une de l'autre ces deux molettes, et un guide-fil, traversé par le fil métallique avant l'ondulation, qui est dépla çable de manière à amener le fil sur le diamètre de travail désiré des molettes. 2. - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens d'entrainement en en rotation des deux molettes com- prennent un ensemble de pignons, dont les pignons intermédiaires, c'est-à-dire reliant les arbres des deux molettes, en nombre pair, ont leurs axes portés par un ensemble articulé, associé à un tendeur. 3. - Dispositif selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que les molettes comportent, monté sur chacune de leurs dents, un cavalier amovible, de préférence fait de fil d'acier dit "corde à piano. 4. - Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que chaque cavalier amovible a ses extrémités introduites dans deux trous convergents, creusés dans la dent correspondante, tandis que la partie centrale du cavalier est encastrée dans un logement en forme de gorge. 5. - Dispositif selon la revendication 3 ou la revendication 4, caractérisé on ce qu'il est prévu, au milieu de chaque dent des molettes, une rainure transversale permettant de soulever le cavalier à l'aide d'un outil effilé pour l'extraire de son logement.