La présente invention concerne un corps de chauffe électrique tubulaire comportant un tube d'enveloppe autour d'un conducteur chauffant qui est noyé dans une masse isolante et dont les extrémités sortent vers l'extérieur chacune à travers un bouchon en matériau isolant élastique obturant l'ouverture correspondante dudit tube d'enveloppe ; elle se rapporte aussi à un procédé de réalisation d'un tel corps de chauffe tubulaire On utilise, dans les corps de chauffe de ce genre, des bouchons en caoutchouc silicone dont le diamètre extérieur à l'état libre est plus grana que le diamètre intérieur du tube d'enveloppe ; la déformation élastique subie par le bouchon au cours de son enfoncement dans ce dernier assure en pratique une suffisamment bonne étanchéité à l'eau. Cet enfoncement des bouchons représente cependant une complication, notamment par les dispositifs nécessaires à cet effet; on a en outre constaté que ce procédé de réalisation entrain inévitablement l'inclusion de bulles d'air, dont les caractéristiques électriques du corps de chauffe tubulaire ont à souffrir. L"invention a pour objet un corps de chauffe électrique tubulaire du genre précité perfectionné en sorte que les bouchons soient enfonçables sans outils spéciaux et sans inclusion de bulles d'air Ce corps de chauffe électrique tubulaire est caractérisé par le fait que les bouchons sont constitués par un matériau gonflé par traitement thermique. te matériau qui convient le mieux est un caoutchouc silicone, par exemple un polymère de diméthyl-siloxane, réticulé, notamment à l'aide de peroxydes. On donne aux bouchons un diamètre extérieur égal ou inférieur, avant traitement thermique, au diamètre intérieur du tube d'enveloppe ; il est particulièrement avantageux de le rendre plus faible que ce dernier de 4 à 8 % en particulier de 0*2 à 0,4 mm. De telles proportions permettent à la fois d'insérer facilement le bouchon dans le tube d'enveloppe et d'obtenir un serrage encore suffisant après le gonflement du bouchon dû au traitement thermique subséquent. I1 faut veiller, lors de l'insertion du bouchon, à ce que celui-ci s applique tout contre la masse isolante ou une masse d'imprégnation superposée à celle-ci et que ce portage ne se modifie pas au cours du traitement thermique. I1 est à cet égard conseillé de donner au bouchon une longueur axiale d'au moins 1,5 fois, généralement 1,8 fois, son diamètre avant traitement thermique ; avec un tel rapport entre la longueur et le diamètre du bouchon, on ne constate à peu près pas de retrait en direction axiale lors dudit traitement. C'est tout au moins le cas si l'on respecte aussi les valeurs optimales précitées pour le rapport du diamètre extérieur du bouchon au diamètre intérieur du tube d'enveloppe. Pour réaliser les bouchons dilatables, on les atire et réduit ainsi leur diamètre, d'une valeur précédemment supérieure, à une valeur égale ou inférieure à celle du diamètre intérieur du tube d'enveloppe. Cette réduction doit être suffisamment forte pour que, dans un traitement thermique sans limitation par tube d'enveloppe, le diamètre du bouchon augmente de 7 à 10 % de sa valeur à l'état étiré, notamment de 0,5 à 1 mm. On "gèle" par refroidissement brusque l'état étiré, obtenu de préférence sous échauffement simultané. On peut ensuite insérer simplement à la main le bouchon, ainsi étiré, dans le tube d'enveloppe, l'air à chasser se dégageant en même temps vers l'extérieur.Après quoi, lors d'un traitement thermique à plus de 1500C, le bouchon gonfle à nouveau et assure de ce fait un ajustage étanche à l'eau sans inclusion de bulles d'air Ce dernier point est particulièrement important si l'on utilise entre le bouchon et la masse isolante hygroscopique un agent d'imprégnation visqueux, par exemple une masse de croulée à base de silicone sans addition de réticuleur ; une bulle d'air se formant lors de l'enfoncement du bouchon peut en effet déplacer cet agent dgimprégnation en sorte qu'il s'établisse par elle une communication entre la masse isolante hygroscopique et le bouchon perméable à la vapeur d'eau et que l'agent d'imprégnation ne puisse par conséquent pas remplir son effet de barrage contre la vapeur Le dessin annexé représente, à titre illustratif, une coupe d'exttémité deun tel corps de chauffe tubulaire 1 avec conducteur chauffant 2 à extrémité raccordée 3, masse isolante 4, agent d'imprégnation 6 et bouchon 5. REVENI > ICATIONS 1. Corps de chauffe électrique tubulaire comportant un tube d'enveloppe autour d'un conducteur chauffant qui est noyé dans une masse isolante et dont les extrémités sortent vers l'extérieur chacune à travers un bouchon en matériau isolant élastique obturant l'ouverture correspondante dudit tube d'enveloppe, corps de chauffe caractérisé par le fait que les bouchons sont constitués par un matériau gonflé par traitement thermique. 2. Corps de chauffe tubulaire selon la revendication 1 caractérisé par le fait que les bouchons sont en caoutchouc silicone réticulé. 3. Corps de chauffe tubulaire selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2 caractérisé par le fait que le diamètre extérieur des bouchons avant traitement thermique est égal ou inférieur au diamètre intérieur du tube den- veloppe. 4. Corps de chauffe tubulaire selon la revendication 3 caractérisé par le fait que le diamètre extérieur du bouchon avant traitement thermique est inférieur de 4 à 8 %, par exemple de 0,2 à 0,4 mm, au diamètre intérieur du tube d'enveloppe. 5. Corps de chauffe tubulaire selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 caractérisé par le fait que la longueur axiale du bouchon représente au moins 1,5 fois, par exemple 1,8 fois son diamètre avant traitement thermique. 6. Procédé de réalisation d'un corps de chauffe électrique tubulaire selon l'une quelconque des revendications 1 à 5 caractérisé par le fait que lton réduit par étirage le diamètre des bouchons à une valeur égale ou inférieure à celle du diamètre intérieur du tube d'enveloppe, on les enfonce ensuite dans ce dernier et les y soumet à un traitement thermique d'une durée et d'une intensité telles qu'ils gonflent. 7. Procédé selon la revendication 6 caractérisé par le fait que l'on réduit par étirage le diamètre des bouchons dans une mesure suffisamment forte pour que, par traitement thermique sans limitation par tube d'enveloppe, il augmente de 7 à 10 % , par exemple de 0,5 à 1 mm, par rapport à sa valeur à l'état étiré.