ta présente invention est relative a une machine pour la fabrication de grillage a mailles en losange, grillage du type formé, d'une part, par des fils de trame qui, au-dela de la zone de bordure du grillage, sont entrelacés pour constituer lesdites mailles en losange et, d'autre part, par au moins deux fils de chaîne paralleles a la bordure, situés l'un 8 catie de l'autre et entrelacés avec les fils de trame. Les grillages à mailles en losange couramment utilisés sont de deux types : le grillage à bordure en arceaux, dit également à bordure parisienne, et le grillage à bordure défensive. Dans le grillage à bordure en arceaux, les arceaux sont formés par les fils de trame qui sont recourbés dans leur partie centrale pour former une rangée de boucles, les boucles etant entrelacées et constituant la bordure tandis que les parties rectilignes ou branches entrelacées des fils de trame constituent les mailles en losange. Dans le grillage à bordure défensive, la bordure est formée par les extrémités supérieures acérées parallèles des fils de trame, les extrémités supérieures de deux fils de trame voisines étant généralement légèrement dévalées en hauteur. Plusieurs machines, automatiques ou non, ont déjà été proposées pour remplacer le tissage manuel de ces types de grillage. Ces machines connues utilisées notamment pour le tissage de grillage à bordure en arceaux comportent généralement une forme autour de laquelle chaque fil de trame est cintré pour former une boucle tout en étant entrelacé avec les autres fils de trame déjà mis en place et les fils de chaîne, l'entrelacement étant réalisé par élévation ou abaissement alternativement d'un fil de trame sur deux et d'un fil de chaîne sur deux, I1 est toutefois apparu que cea machines ne donnent pas entièrement satisfaction sur le plan du rendement et du fonctionnement? le temps nécessaire a l'opération de formation de boucle et de tissage de chaque fil de trame entant relativement long et la réalisation entièrement automatique de cette même opération étant délicate, La présente invention a pour but de fournir une machi- ne permettant d'atteindre un rendement élevé tout en etant d'une mise en oeuvre aisée. La présente invention a aussi pour objet de fournir une machine permettant, sans modification, le tissage au choix de grillage à bordure en arceaux ou à bordure défensive. Ce but est atteint par une machine qui comporte - un poste de mise en place des fils de trame comprenant un dispositif d'alimentation des fils de chaîne et des moyens pour introduire chaque fil de trame entre les deux fils de channe et perpendiculairement à ces derniers, machine qui, conformément à l'invention, comporte en outre - un poste de coudage, distinct du poste de mise en place des fils de trame, comportant des premiers moyens de coudage pour incliner les branches des fils de trame par rapport à la perpendiculaire aux fils de chaîne et amener lesdites branches parallèlement à une des directions des côtés des mailles en losange. - un poste de tissage comportant des seconds moyens de coudage pour recouder une ou première branche de chaque fil de trame, de maniere à amener cette première branche parallèlement à l'autre des directions des côtés des mailles en losange, et des moyens de préhension de secondes branches des fils de trame croisées par ladite première branche de manière à faire passer cette dernière alternativement au-dessus et au-dessous desdites secondes branches successives, et - des moyens de transport pas à pas de la nappe en cours de fabrication entre lesdits postes et parallèlement aux fils de chatne. Ainsi apparatt un premier avantage de la machine conforme à l'invention, avantage qui réside dans la possibilité d'une fabrication rapide, sûre et aisée puisque, d'une part, les phases de mise en place des fils de trame, de coudage, et de tissage ou entrelàcement des branches des fils de trame etant réalises à des postes differents, elles peuvent l'être simultanément, d'où une reduction du temps de fabrication, et elles réclament, pour étire effectuées automatiquement, des moyens de commande plus simples et donc plus fiables que ceux necessités par une mise en place, un cintrage et un tissage simultanés des fils de trame. Pour la fabrication du grillage à bordure en arceaux, le poste de mise en place des fils de trame comporte une forme dont le contour représente la forme des arceaux et des moyens de cintrage pour automatiquement courber dans sa partie centrale un fil de trame introduit entre les deux fils de chaîne et former, avec ce fil de trame, un arceau avec deux branches perpendiculaires aux fils de chaîne. D'autres particularités et avantages de la machine conforme a l'invention ressortiront de la description, faite ci-après a titre indicatif, mais non limitatif d'un mode particulier de réalisation, description faite en référence aux figures des dessins joints qui illustrent - figure I : une vue schématique de dessus de l'ensemble d'une machine conforme l'invention pour la fabrication de grillage a bordure en arceaux ; - figure 2 : une vue en élévation a échelle agrandie du poste d1introduction des fils de trame et de formation de la bordure en arceaux de la machine représentée a la figure 1 - figure 3 ; une vue de dessus du poste d > introduction des fils de trame et de formation de la bordure en arceaux repré- sente à la figure 2 - figure 4 : une vue en élévation arrière et à échelle agrandie du dispositif écarteur de fils de chaîne du poste représenté aux figures 2 et 3 - figures 5 7 : des vues très schématiques illustrant la formation des arceaux au poste représenté aux figures 2 et 3 ; - figure 8 : une vue de dessus à échelle agrandie du poste de coudage de la machine représentée à la figure I ; - figure 9 : une vue en élévation du poste de coudage représente è la figure 4 - figure 10 : une vue partielle de des-sus à echelle agrandie et en coupe du système d'entraînement des doigts du poste de coudage represente aux figures 8 et 9 - figure Il : une vue de dessus à échelle agrandie du poste de tissage de la machine représentée å la figure I ; - figure 12 : une vue en élévation du poste de tissage représenté à la figure 9, et - figure 13 : une vue -de détail dlun dispositif de guidage du poste de tissage représenté aux figures 11 et 12. La machine représentée schématiquement à la figure 1 comporte, espacés le long d'un plan de travail 15, un poste 20 d'introduction des fils de trame 10 entre les fils de chalaze Il et 12 et de formation des arceaux 13, un poste 50 de coudage des branches lova, lOb des fils de trame et un poste 60 de tissage de ces dernières, pour fabriquer un grillage a bordure en arceaux et a mailles 14 en losanges, grillage du type dit a bordure parisien ne comme représente en sortie du poste 60 a la figure 1. Au poste 20, les fils de trame 10 pre-coupés sont insérés entre les deux fils de channe Il et 12 perpendiculairement a ces derniers, les fils de trame passant alternativement sur le fil de channe 11 (ou sous le fil de chaîne 12) et sous le fil de chaîne 11 (ou sur le fil de chatne 12), Les fils 10, Il, 12 sont par exemple des fils ondulés, Après leur introduction les fils de trame 10 sont cintrés pour former les arceaux entrelacés 13 de la bordure par enroulement de leur partie centrale autour d'une forme 21 dont le contour en demi-cercle a la forme des arceaux 13.Les fils de trame sont cintrés de manière à avoir leurs branches 10a et lOb parallèles entre elles et perpendicu laires aux fils de chaîne 11 et 12. La nappe en cours de fabrication est déplacée pas a pas parallèlement aux fils de chaîne 11 et 12 au doyen d'un dispositif d'entraRnement 40, Au cours de son déplacement, la nappe est gui dee au moyen de galets d'entraSnement et de guidage supérieurs 17 et inférieurs 18 qui -s'engagent-par leur partie périphérique 17a, 18a dans l'intervalle entre les fils de channes 11 et 12, les galet s 18 faisant saillie au-dessus du plan de travail (figures I et. S à 11). Les fils de trame cintrés parviennent en position d'arrBt au poste de coudage 50 où les branches des fils de trame sont toutes coudées pour s'étendre dans une direction inclinée par rapport a celle des fils de chaînes, direction qui est paral lèle à l'une des directions des cotes des mailles en losange a former. Dans l'exemple illustre, les branches des fils de trame sont ramenées en arrière par rapport au sens de déplacement de la nappe en cours de fabrication. âpres coudage des branches des fils de traie, la nappe est amenée en position d'arrêt au poste de tissage 60. A ce poste une boucle est formée pour chaque fil de trame par rabattement d'une de ses branches sur l'autre pour amener cette branche paral lèlement a l'autre des directions des côtés des mailles en losan ge, Dans l'exemple illustré, les branches 10a et lOb ayant té coudées en arrière au poste 40, ce sont les branches arrière 10e qui sont ramenées en avant au poste de tissage 60, chacune jus qu'à une position symétrique de celle de l'autre branche du même fil par rapport a la perpendiculaire aux fils de chaîne passant par le sommet de l'arceau forme par ce fil de trame. Au poste 60, le tissage des branches des fils de trame est effectué en faisant passer la branche'alternativement sur et sous les branches qu'elle croise lors de son mouvement. La nappe de grillage tissée est ensuite évacuée hors du plan de travail 15 pour par exemple entre ensuite enroulée en vue de son stockage, après la mise en place d'un fil de chaîne en bordure de la nappe de grillage du c8té oppose aux arceaux. Les différents postes de travail de la machine seront décrits, ainsi que leur fonctionnement, plus en détail en référence aux figures 2 a 10. Les figures 2 et 3 illustrent plus particulièrement les dispositifs d'amenée des fils de trame et d'avance de la nappe en cours de fabrication. Les fils de trame precoupes sont amenés sur une table d'alimentation 16 mobile verticalement par rapport au plan de travail 15 et sont introduits entre les fils de chaîne 11 et 12 et perpendiculairement è ces derniers. Pour faciliter l'introduction des fils de trame, les fils de chaînes sont cartes verticalement auwdessus et au dessous du plan de travail, Pour chaque nouveau fil de trame introduit, les positions des fils de chaîne sont inversées au moyen d'un ecarteur 30 placé à l'entrée d'une rainure 15a formee dans le plan de travail pour permettre aux fils de chaîne d'trie abaissés sous son niveau. L'écarteur 30 (figures 2,3 et 4) comporte deux guides 31,32 dans lesquels passent les fils de chaîne 11,12, Les guides 11 et 12 sont animés d'un mouvement vertical alternatif sous la commande d'un vérin 33, Le mouvement rectiligne de vaet-vient horizontal produit par le vérin 33 est transformé en mouvement alternatif de rotation d'une roue dentee 34 au moyen d'une crémalllère 35 solidaire de l'élément-mobile du vérin 33. La roue dentee 34 entraîne, par l'intermédiaire de roues 36, une courroie sans fin 37 passant sur des roues de guidage et de renvoi 38 et dont les parties verticales paraii8lss 37a et 37b partent les guides 31 et 32, Chaque fil de trame, par exemple 100, (figure 5), est introduit manuellement ou mécaniquement jusqu'à ce que son extrémité vienne en contact avec une butée 22 de position reglable sur le plan de travail 15. Un interrupteur est associé à la butée 22 pour commander le mouvement d'un poussoir 24 par l'intermédiaire d'un vérin 25.Ainsi, dès que le fil de trame 100 dernièrement introduit a touché la butée 22 > le poussoir 24 est déplacé entre les fils de channe 11 et 12 -et dans la direction d'avance de la nappe en cours de fabrication, pour amener le fil de trame qui vient d'étire introduit dans l'entredent définitif entre les fils de chaîne au niveau où ces derniers divergent vers le haut et vers le bas à partir du plan de travail 15. Le venue du poussoir 24 en fin de course déclenche, par 1' intermédiaire d'un détecteur de fin de course non représente, son retour en position initiale et l'avance d'un pas de la nappe en cours de fabrication, Le fil de trame 100 occupe alors la position représentée à la figure 6, A la fin du pas d'avance de la nappe, la forme 21 est descendue sur le plan de travail 15 au moyen d'un vérin 26 tandis que la tabla 16 est lavée au moyen d'un vérin 27 pour soulever la partie 100a du fil de trame. 100 qui n'a pas été glissée entre les fils de chaîne Il et 12. La forme 21 vient se placer immédiatement derrière le fil de trame 101 introduit avant le fil 100. La venue de la forme 21 en fin de course de descente déclenche l'opération de cintrage proprement dit du fil ]01, Le cintrage est effectué par un galet 28 guidés dans une rainure 15b du plan de travail en forme de quart de cercle, entre une position de départ située en avant de la partie 101a du fil de trame 101 et une position de fin de course adjacente à l'extrémité arrière du contour en demi-cercle de la forme 21, Le galet de cintrage 28 est porté par un bras pivotant 29 mobile sous le plan de travail 15 et sur lequel est articulée la tige d'un vérin 39 dont le fonctionnement est command par la venue en fin de course de descente de la forme 21. Lors du cintrage (figure 7), la partie ou branche iota du fil 101 passe sous la partie 100a du fil 100 et entre les fils de chaîne il et 12. Lorsque le galet 28 parvient en fin de course, une nouvelle inversion des fils de channe est effectuée pour enserrer la boucle ainsi formée. Après cette inversion des fils de chaîne, le galet 28 revient a sa position de départ. Le fil de trame 101 forme ainsi un arceau prolonge par deux branches iota et toib parallèles entre elles et perpendiculaires aux fils de channe. Les branches tola et 101b ont sensiblement même longueur, ceci étant obtenu par réglage de la butee 22. Un cycle de formation d'un arceau et de son insertion dans les fils de channe est terminé, un nouveau cycle étant déclenché par l'introduction d'un nouveau fil de trame. On a représenté également aux figures 2 et 3 le dispositif 40 d'entraînement pas à pas de la nappe en cours de fabrication. Ce dispositif comporte un vérin d'entratnement 41 dont la tige 42 est couplée a un excentrique 43 qui entrain en rotation une première roue d'entralnement supérieure 44 et une Seconde roue supérieure 45 couplée a la première par une transmission a courroie 46. et roue libre, ces deux roues s'étendant verticalement au niveau de l'intervalle entre les fils de chaîne il et 12. Une roue d'api pui inférieure 47 est disposée sous la nappe sensiblement à mi-chemin entre les roues d'entralnement supérieures 44 et 45.Comme indiqué précédemment, une course du vérin 41 pour faire avancer la nappe d'un pas, c'est-ê-dire d'une distance egale a l'entraxe entre deux arceaux voisins, est commandée par la fin d'une inversion de position des fils de chaste, la fin de l'autre mouvement d'inversion commandant le retour du galet de cintrage 28 en position de départ. On notera que le déroulement des opérations élémentaires constituant un cycle de formation et d'insertion d'un arceau, est séquentiel, chaque opération étant commande par la fin de- l'opé- ration précédante au cours de laquelle un élément mobile a été déplacé. Aussi, le déroulement automatique du cycle pourra etre effectué au moyen d'un circuit de commande, par exemple pneumatique,du fonctionnement des différents vérins, circuit qui comprend notamment,comme il eat bien e.nnu de l'homme de l'art, des ditec- teurs de deplacement ou de fin de course et dont il n'est pas indispensable ici de décrire en détail l'agencement. Les figures 8 et 9 illustrent le poste de coudage 50. A ce poste sont prévus deux doigts 51 en forme de U renversé fixes sous une plaque horizontale 52 solidaire en mouvement vertical d'un support 53 mobile verticalement sous l'action d'un vérin 54. Les doigts 51 sont mobiles en rotation autour de leurs axes verticaux respectifs sous la commande d'un vérin 55 qui entre en mouvement horizontal, parallèlement aux fils de chaîné, une cremaillère 59 laquelle engrène avec des anneaux dentés 51a solidaires des doigts 51 (figure 10). Au niveau du poste 50 le plan de travail présente une ouverture 56 qui s'étend perpendiculairement au sens de défilement de la nappe sur une largeur correspondant à celle de la zone de travail des doigts 51, tout en laissant subsister une partie du plan de travail 15 au niveau des arceaux 113 des fils de trame cintrés 102. La fin d'un pas d1avance de la nappe en cours de fabri- cation declenche l'abaissement de la plaque 52 sous la commande du vérin 54. Les doigts 51 qui sont espacés d'une distance égale au tiers du diamètre des arceaux, sont disposes de manière à venir chevaucher les branches 103a et 102b de fils de trame 102 et 103 à proximité des fils de chaîne. La pression exercee par les doigts 51 abaisse les branches 103a et 102b dans l'ouverture 56. La venue en position inférieure des doigts 51 déclenche le fonctionnement du vérin 55 qui provoque le déplacement des doigts 51 suivant la flèche F (figure 10), vers l'arrière par rapport au sens de deplacement de la nappe en cours de fabricatison, Au cours de leur coudage en arrière, les branches 103a et 102h passent sous la nappe en étant supportées par une plaque 57 fermant inférieurement l'ouverture 56 et inclinée vers le bas et vers l'arrière a partir de cette ouverture. Ces branches viennent ensuite en appui sur une rampe 58 qui leur permet de retrouver le plan de travail après une progression pas à pas. La course du vérin 55 est préréglée de manière à incliner toutes le9 branches des fils de trame parallèlement à une des directions des cotes des mailles en losange a former. La vergue en fin de course du vérin 55 provoque le relèvement des doigts 51 et le retour de ces derniers en position haute provoque a son tour le retour en position initiale du vérin 55. On notera à titre de variante que les doigts 54 pourront être animés d'un mouvement de -translation plutSt que de rotation. Par ailleurs, le nombre de doigts 51 pourra être choisi supérieur à deux, le nombre de ces doigts et leur disposition étant déterminés de manière à effectuer, au cours des arrêts successifs de la nappe suivant chaque pas d'avance, le coudage de toutes les branches des fils de trame. Enfin, on pourra prévoir, montés sur le support 53, des éléments d'appui mobiles verticalement en même temps que les doigts 51 pour appliquer et maintenir sur le plan de travail 15, au bord de l1ouverture 55, l'arceau 113 du fil de trame 102 dont les branches sont en cours de coudage, La commande séquentielle des opérations au poste de coudage 50 pourra, comme pour le poste 20, être effectuée automatiquement au moyen d'un circuit pneumatique. Le poste de tissage final 60 est représenté en détail aux figures 11 à 13. A ce poste sont prévus des moyens de coudage comportant un doigt 61 en forme de U renversé, une plaque 62 mobile verticalement et horizontalement portant le doigt 61 et solidaire en mouvement vertical d'un support 63, un vérin 64 pour déplacer verticalement le support 63, par rapport au plan de travail 15 et un vérin 65 pour déplacer le doigt 61 horizontalement, en translation ou en rotation, par exemple avec des moyens analogues à ceux, illustrés à la figure 10, utilisés pour déplacer en rotation les doigts 51. Le poste de tissage 60 comporte en outre une plaque 66 porte-pinces mobile verticalement par rapport au plan de travail 15 sous l'action d'un vérin 67 et sous laquelle sont suspendues des pinces 68 par exemple du type à fermeture et ouverture automa tiquemet commandées pneumatiquement ou bien encore mécaniquement par la montée et la descente de la plaque 66. La plaque porte-pinces 66 est représentée partiellement arrachee à la figure 1 et une seule pince 68 est représentée à la figure 9 pour plus de clarté sur le dessin Le poste de tissage 60 comporte encore une barre 69 formant appui-trame qui est -mobile verticalement par rapport au plan de travail 15 sous l'acti;n d'un vérin 70, et qui est située en aval de la zone de travail du doigt 61 et des pinces 68. Le fonctionnement du poste de tissage est le suivant. La fin d'un pas d'avance de la nappe en cours de fabri cation provoque la descente simultanée de l'appui-trame 69, du doigt 6] et de la plaque porte-pinces 66 sous l'action des vérins 70,64 et 67, L'appui-trame 69 immobilise la nappe juste en sortie du poste de tissage en l'appliquant contre le plan de travail 15. Le doigt 61 vient chevaucher la branche arrière 102a d'un fil de trame 102, Quant aux pinces 68 portées par la plaque 67, elles viennent se placer, en position ouverte, sur une branche avant 102b sur deux de l'ensemble des branches 102b qui seront croi sées lors du mouvement de rabattement vers l'avant de la branche 102a entraînée par le doigt 61. Plusieurs pinces peuvent être prevues pour chacune de ces branches. C'est ainsi que, dans l'exem- ple illustré, la plaque 66 porte plusieurs rangées de pinces 68 parallèles ou non aux fils de chaîne, comme schématisé a la figure 1. L'arrivée en fin de course de descente de la plaque 66 commande la fermeture des pinces 68, qui enserrent alors les branches 102b qu'elles surplombent, Pour permettre aux branches des pinces 68 de se refermer autour des branches 102b des fils de trame, des évidements sont formés dans le plan de travail dans les zones situées sous chaque pince 68. Apres la fermeture des pinces, la plaque 66 remonte, soulevant ainsi les branches 102b saisies tandis que les autres restent appliquées contre le plan de travail 15. Une branche 102b sur deux se trouve alors spulevee dans la zone de tissage. La remontée des pinces 68 est suivie du coudage de la branche 102a saisie par le doigt 61, coudage effectué au moyen du vérin 65. Au cours du coudage, cette branche 102a passe entre les branches 102b levées et celles maintenues sur le plan de travail 15, Le coudage de la branche 102a est poursuivi jusqu'à ce qu'elle soit parallele 9 l'autre des directions des côtés de la trame e-n losange, c' est-à-dire inclinée par rapport a la per pendiculaire aux fils de chaîne d'un angle égal et opposé à ce lui que font les branches 10''1 avec cette perpendiculaire. Une fois la branche 102a parvenue dans sa position définitive, les pinces 68 sont ouvertes, libérant les branches 102b qu'elles tenaient. Le tissage de la branche 102a est alors terminé.Après ouverture des pinces 68, l'appui-trame 67 et le doigt 61 sont relevés et un nouveau cycle de tissage peut ensuite débuter après un nouveau pas d'avance de la nappe en cours de fabrication. Pour permettre un déplacement précis de la branche 102a, on peut prévoir un bras mobile pivotant 71 muni de butées libres 72 mobiles verticalement et horizontalement de manière à guider la branche 102a dans son mouvement de rotation jusqu a sa position définitive, les butées 72 se déplaçant dans des glissières 73 prevues dans le plan de travail. Chaque butee 72 (figure 13) est portee par une tige 74 sur laquelle est monté un galet de guidage 75 de cette tige dans la glissière 73 lors du déplacement du bras 71. Chaque butée est sollicitée vers le haut au dessus du plan de travail 15 par un ressort 76. L'abaissement des butées 72 sous le plan de travail est obtenu par déplacement de la tige 74 sous l'action d'air comprimé qui est admis dans un cylindre 77 dans lequel est montée coulissante la base 74a de la tige 74. Le trajet de l'air comprime dans le cylindre 74 est symbolisé par des flèches 79' Il est avantageux de constituer le bras 71 en deux parties parallèles 71a, 71b entre lesquelles les tiges 74 sont portées au moyen de blocs 79 maintenus latéralement entre les parties 71a, 71b par l'intermédiaire de galets 80, On obtient ainsi un montage non rigide des butées 72 sur le bras 71, d'où une diminution des risques de blocage et d'endommagement, Les butées 72 sont reliées entre elles, le long du bras 71 au moyen de ressorts (non représentés), permettant des variations des distances entre les butées lors du mouvement de leurs tiges de support 74 dans les glissieres 73 respectives. Le guidage au moyen du bras 71 peut tre limité à la fin de la course de rotation de la branche 102a. Aussi, comme dans l'exemple illustré, le bras 71 peut avoir une course limitée, la levée des butees mobiles 72 au-dessus du plan de travail 15 et la rotation vers l'avant du bras 71 s'effectuant après passage de la branche 102as entraînée par le doigt 61, au-dessus de ce bras.L'ouverture des pinces 68, après mise en position définitive du bras 71 commande le retour en arrière dti bras 71 et l'abaissement des butées 72 sous le plan de travail 15 pou permettre l'avance d'un pas de la nappe. Comme les phases de formation des arceaux et de coudage, la phase de tissage est effectuée automatiquement au moyen d'un circuit de commande approprié. Bien entendu diverses modifications et adjonctions pourront être apportées au mode de réalisation particulier Ci- avant décr-it -d'une machine conforme à l'invention sans pour cela sortir du cadre de protection défini par les revendications annexées. C'est ainsi notamment qu'un fil de channe suppleentai- re pourra être entrelacé avec les fils de trame, au niveau des extrémités libres des branches de ces derniers. Par ailleurs, bien que l'on ait cå-avant envisagé le cas de la fabrication de grillage à bordure en arceaux, la machine ciwavant décrite convient aussi pour la réalisation de grillage à bordure défensive. Pour ce faire il suffit simplement de "court-circuiter" la phase de coudage au poste de mise en place des fils de trame dans l'ensemble des operations automatiques décrites ci-avant, les fils de trame de deux longueurs legerement différentes étant alternativement mis en place au poste 20 avec leurs pointes arrières acérées, formant la bordure défensive, venant à proximité des fils dé chaîne. Il pourra etre également avantageux, pour une machine destinée au tissage de grillage à bordure défensive aussi bien qu'en arceaux? de munir les postes de coudage et de tissage de pieds presseurs animés d'un mouvement vertical synchronisé avec celui des doigts 51 et 61 pour immobiliser les parties supérieures, ou pointes des fils de trame dont les parties rectilignes s 'éten- dant au-del des fils de chaîne doivent étire déplacées par ces doigts lors du courages dans le cas de la bordure défensive. La présente invention permet donc de fournir une machine avec laquelle l'adaptation la fabrication de grillage a bordure en arceaux ou a bordure défensive peut se faire sinplement en autorisant ou non la transmission du signal de commande de descente de la forme 21. Aucune modification de structure de la machine n'est nécessaire. On remarquera enfin que la machine permet le tissage de grillages de hauteurs dilEerentes simplement par le réglage de la position de la butée- 22. REVENDICATIONS 1. Machine pour la fabrication de grillage à mailles en losange, grillage du type formé, dune part1 par des fils de trame qui, au-delà de la zone de bordure du grillage ont leurs branches entrelacées pour constituer lesdites mailles en losange et, d'autre part, par au moins deux fils de chaîne parallèles à la bordure, situés l'un à cèté de l'autre et entrelacés avec les fils de trame, ladite machine comportant un poste de mise en place des fils de trame comprenant un dispositif d'alimentation des fils de chaîne et des moyens pour introduire chaque fil de trame entre les deux fils de chaîne et perpendiculairement à ces derniers, machine caractérisée en ce qu'elle comporte en outre - un poste de coudage, distinct du poste de mise en place des fils de trame, comportant des premiers moyens de-coudage-pour incliner les branches des fils de trame par rapport à la perpendiculaire aux fils de chaîne et amener lesdites branches parallèlement à une des directions des cotés des mailles en losange, - un poste de tissage comportant des seconds moyens de coudage pour recouder une, ou première-branche de chaque fil de trame, de manière à amener cette première branche parallèlement à l'autre des directions-des côtés des mailles en losange, et des moyens de préhension de secondes branches des fils de trame croisées par ladite première branche de maniere à faire passer cette dernière alternativement au-dessus etsau-dessous desdites secondes branches successives, et, - des moyens de transport pas à pas de la nappe en cours de fabrication entre lesdits postes parallèlement aux fils de chaste. 2 Machine selon la revendication l, notamment pour la fabrication de grillage à bordure en arceaux dans lequel les fils de trame sont recourbés dans leur partie centrale pour former une rangée de boucles, les boucles étant entrelacees et constituant ladite bordure en arceaux, caractérisée en ce que le poste de mise en place des fils de trame comporte une forme dont le contour représente 1.1 forme des arceaux et des moyens de cintrage pour automatiquement courber dans sa partie centrale un fil de trame introduit entre les deux fils de chaine et former1 avec ce fil de trame, un arceau avec deux branches perpendiculaires aux fils de chaîne, ladite forme étant mobile verticalement et lesdits moyens de cintrage comportant un élue, ment guidé en mouvement horizontal pour enrouler un fil de trame sur ladite forme lorsque cette dernière est en position basse. 3. Machine selon l'une quelconque des revendications l et 2, caractérisée en ce que le poste de mise en place des fils de trame comporte une table d'alimentation en fils de trame précoupes mobile verticalement. 4. Machine selon l'une quelconque des revendications l à 3, caractérisée en ce que le poste de formation des arceaux comporte une butée réglable et des moyens de commande de la formation automatique d'un arceau à partir d'un fil de trame en ré- ponse à la venue en contract contre la butée du fil de trame suivant après son introduction dans la machine entre les fils de chaine. 5. Machine selon l'une quelconque des revendications pré édentes, caractérisée en ce qu'elle comporte des roues de guidage de la nappe en cours de fabrication lors du deplacement pas à pas de ladite nappe, les roues de guidage étant disposées verticalement au niveau de l'intervalle entre les fils de channe. 6. Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les premiers moyens de coudage comportent au moins deux doigts mobiles verticalement et horizontalement pour successivement venir en contact avec les deux branches de chaque fil de trame cintrés et couder lesdites branches dans le sens opposé à celui du déplacement pas à pas de ladite nappe. 7. Machine selon la revendication 6, caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens de guidage des branches de chaque fil de trame, lors de leur coudage, pour les faire passer sous les fils de trame situés derrière celui dont les branches sont coudées. R. Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que les seconds moyens de coudage comporte un doigt mobile verticalement et horizontalement pour successivement venir en contact avec chacune desdites premières branches et recourber ces dernieres dans le sens de déplacement pas à pas de la nappe. 9 . Machine selon l'une quelconque des revendications l a 8, caractérisée en ce que lesdits moyens de préhension comportent des pinces mobiles verticalement pour soulever une sur deux desdites secondes branches des fils de trame. 10. Machine selon l'une quelconque des revendications l a 9, caractérisée en ce que le poste de tissage comporte un dispositif d'appui mobile verticalement pour mainténir én place la nappe, lors du tissage, par appui sur cette dernière en sortie du poste de tissage. il. Machine selon l'une quelconque des revendications t à 10, caractérisée en ce que le poste de tissage comporte un bras pivotant de guidage muni de butées rétractables pour guider chacune desdites premières branches jusqu'à sa position définitive lors de son rabattement par lesdits seconds moyens de coudage.