La présente invention concerne un dispositif d'empilage de tôles muni de plusieurs unités de levage et servant à la constitution de noyaux en fer pour des transformateurs, des selfs ou d'appareils analogues à partir de tôles individuelles, les unités de levage comportant des organes de préhension déplaçables élastiquement en direction verticale. Dans des dispositifs connus pour l'empilage de t8les, on prévoit dans la zone des extrémités des bras d'une couronne ou d'une étoile tournantes des unités de levage munies d'éléments de préhension au moyen desquels an peut soulever, d'une pile d'alimentation, des tôles assemblées en une ou plusieurs couches, conformément à la forme du noyau, et les déposer sur une table d'empilage se trouvant à un autre endroit du cercle décrit par l'élément tournant. Les éléments de préhension des unités de levage peuvent être constitués par des ventouses ou des aimants électromagnétiques (demande allemande publiée avant examen 2.163. 7) , parfois élastiquement déplaçables verticalement (brevet allemand 1.268 719). Cependant il s'est avéré que dans de tels dispositifs pour constituer par empilage des noyaux en fer à partir de tôles individuelles, on peut se trouver en présence de difficultés en raison des forces d'adhérence et/ou de friction du fait que les forces d'adhérence agissant sur les tôles superposées sont supérieures aux forces de levage exercées sur les tôles par les ventouses ou les aimants de sorte que la liaison entre les éléments de préhension et les tôles est rompue ou que plusieurs tôles sont soulevées en même {temps. Ces opérations de levage erronées nuisent; à la fiabilité de l'ensemble du dispositif et provoquent des tèmps morts importants. La présente invention a pour objet de conformer et de disposer les unités de levage des tôles et/ou les éléments de préhension fixés à ces unités de façon que l'on obtienne toujours un soulèvement sûr et reproductible des tôles, Conformément à l'invention ce résultat est obtenu pour une telle disposition des éléments de préhension sur chaque unité de levage du fait Que les faces des différents éléments de préhension, tournées vers les tôles à soulever, se trouvent au moins partiellement à des distances différentes de la surface des tôles, I1 est alors particulièrement avantageux de monter les éléments de préhension de façon que leur distancie à la surface des tôles augmente ou diminue à peu près progressivement dans un sens ou dans l'autre. Cette disposition a pour-effet que la ou les tôles de noyau sont d'abord décollées ou soulevées dans l'une des zones terminales et que ce mouvement de levage s'étend progressivement à toute la surface de la tôle. Par suite du soulèvement à partir de l'une des extrémités,on applique à la tôle un couple de fléchissement (le bras de levier correspond alors à l'intervalle entre le premier et le deuxième élément de préhension) tel qu'il est relativement facile de surmonter les forces d'adhérence et/ou de friction présentes dans cette zone et que l'on obtient un soulèvement sdr de la tôle supérieure par l'action des ventouses ou des aimants. Le soulèvement précis des tôles est encore facilité lorsqu'on prévoit sur les côtés frontaux des piles de tôles des aimants d'écartement provoquant une légère séparation au moins entre les tôles supérieures de la pile. Dans le cas où les tôles sont maintenues en place par des tiges verticales, comme il est fréquent pour les tôles de culasse, il n'est pas possible d'utiliser le procédé de soulèvement qui débute à l'une des extrémités de la tôle et continue en progressant sur toute la longueur de cette dernière, en raison de la présence des tiges verticales. Une autre forme de réalisation suivant l'invention prévoit alors de disposer les éléments de préhension desunités de levage, situées au-dessus des parties marginales des tôles de culasse, de sorte que la distance des faces des éléments de préhension par rapport à la surface des tôles diminue progressivement à partir de l'une des extrémités de l'unité de levage pour augmenter ensuite après une certaine distance, par exemple à partir du milieu de la tôle de noyau à soulever.Les lignes de liaison imaginaires des faces des éléments de préhension forment en conséquence un V. Par suite de cette disposition des éléments de préhansion la ou les tôles de noyau sont d'abord soulevées dans les deux zones terminales et ensuite dans la zone centrale de sorte que la tôle en question présente une couItxlre correspondante permettant son dégagement des tiges verticales. On prévoit de plus de monter ces dernières verticalement déplaçables à l'encontre d'une force de rappel et de placer dans la zone centrale de l'unité de levage, se trouvant sur le câté culasse, un serreflan qui, d'une part, agit à des intervaLles réguliers sur les tiges verticales et, d'autre part, empêche un bombage indésirable des tôles de culasse dans leur zone médiane au cours de leur soulèvement.Le mouvement cadencé du serre-flan a pour effet de pousser les tiges verticales vers le bas d'une mesure telle que la couche de t8le peut être dégagée vers le haut sans difficulté après quoi les tiges, sous l'influence d'une force de rappel, par exemple des ressorts, effectuent un retour brusque dans leur position initiale. Il est alors possible de synchroniser hydrauliquement le mouvement des tiges verticales de la pile d'alimentation avec celui des tiges verticales de la table d'empilage et ceci de façon que les tiges de cette dernière montent lorsque les tiges de la pile d'alimentation sont repoussées et vice versa. Etant donné que, lors de 1' empilage des noyaux de transformateurs, au moins les t8les de culasse sont maintenues en place par des tiges verticales, il sera le plus souvent intéressant d'envisager l'utilisation combinée d'unités de levage comportant des éléments de préhension dont la distance à la surface des tôles s s'accroft ou diminue progressivement dans un sens ou dans l'autre et d'unités de levage à éléments de préhension disposés en Y, de sorte qu'on utilise pour les tôles à branches le premier dispositif et pour les tôles de culasse le deuxième. Conformément aux distances différentes des éléments de préhension du plan supérieur des tôles, les ressorts coopérant avec les éléments de préhension doivent être de longueurs différentes. Des formes de réalisation de l'objet de l'invention sont représentées à titre d'exemples non limitatifs au dessin annexé et décrites en détail ci-après. Les fig. la et lb montrent schématiquement et en vue latérale une unité de levage. La fig. 2 est une vue latérale d'une unité de levage dont les organes de préhension, sous forme de tuyères d'aspiration, sont disposés selon un profil en forme de V. La fig. 3 est une vue en plan d'une pile de tales d'approvisionnement surmontée par les unités de levage. L'unité de levage 2 montée verticalement déplaçable sur le bâti 1 de la machine comporte, comme il ressort de la fig. la, des éléments de préhension 3, 4 et 5 sous forme de tuyères d'aspiration. La tuyère d'aspiration 3, la plus proche du bâti de la machine, présente la plus petite distance à la surface 6 des tôles de noyau 7. La distance s'accroît pour la tuyère d'aspiration 4 et la tuyère 5 présente la plus grande distance à la surface 6 des tales. Suivant l'exemple de réalisation, les tuyères d'aspiration 4 et 5 sont montées horizontalement déplaçables sur le support 8; si nécessaire, la tuyère 3 peut être également dépla çable. Les deux tuyères d'aspiration 3 et 4 sont montées de plus axialement élastiques sur le support 8 au moyen des ressorts 9, 10 dont la longueur diffère suivant l'importance de l'intervalle entre l'extrémité de la tuyère d'aspiration et la surface de la pile de tôle. Cependant rien ne s'oppose à ce que la tuyère d'aspiration 5 soit également réalisée élastiquement déplaçable dans le sens vertical; néanmoins dans l'exemple représenté on a renoncé à cette possibilité. Après avoir abaissé verticalementl'unité de levage, les tuyères d'aspiration ainsi que la tige de contact 12 commandant l'inversion du mouvement s'appliquent intimement sur la surface 6 de la tôle de noyau supérieure de la pile Il et le processus de levage peut commencer.Par suite des courses élastiques différentes des ressorts des tuyères d'aspiration 3 et 4, l'une par rapport à l'autre, et en fonction de la course effectuée par la tuyère d'aspiration 5, celle-ci se soulève la première lors du levage pour être suivie par la tuyère 4 et,en dernier lieu c'est la tuyère d'aspiration 3 qui se soulève. En conséquence la tôle supérieure est d'abord soulevée dans la zone terminale antérieure, ensuite dans la zone médiane et finalement dans la zone terminale postérieure. I1 en résulte un fléchissement de la tôle 7, qui est représentée schématiquement à la fig. lb. La référence 13 désigne les aimants d'écartement qui soulèvent légèrement les extrémités frontales des tôles supérieures facilitant ainsi le décollage lors du soulèvement.De cette manière on obtient un soulèvement sur et parfait des tôles de noyau. La fig. 2 montre un montage des tuyères 14, 15, 16 et 17 sur l'unité de levage 18 caté culasse et selon lequel les intervalles entre la surface de tôle 6 et les tuyères d' aspi- ration 14 et 15 diminuent de gauche à droite pour ensuite aug menter de nouveau pour la tuyère 17. Les éléments de préhension voisins 15 et 16, situés dans la zone médiane de l'unité de levage, peuvent alors seftrouver à une distance identique de la surface de tôle 6, comme le montre l'exemple de réalisation de la fig.2. Gracie à cette disposition en forme de V des tuyères d'aspiration sur l'unité de levage 18 on obtient, en coopération avec un serre-flan 19, que la t8le soulevée 7' présente à peu près la courbure illustrée à la fig.2. Les.tôles de culasse sont maintenues en place par des tiges verticales 20, 21 qui peuvent coulisser verticalement à ltencontre des ressorts de rappel 22, 23. Dans la position de soulèvement de l'unité 18, le serre-flan 19 qui empêche, comme déjà mentionné, un fléchissement indésirable dans la zone médiane de la tôle soulevée, pousse, graduellement, les tiges verticales 20, 21 vers le bas et contre la force des ressorts de rappel 22,- 23, d'une mesure telle que le soulèvement des tôles n'est pas entravé. I1 est possible de prévoir également sur les côtés frontaux de la pile de tolets de culasse 24 des aimants d'écartement. La fig. 3 montre schématiquement un dispositif de levage complet constitué par différentes unités. Les références 25, 26 et 27 désignent les branches d'un noyau de transformateur obtenu par empilage automatique en faisant chevaucher les branches des tales. L'une des culasses porte la référence 28. L'empilage de l'autre culasse s'effectue après le montage de 4'enroulement sur les branches. 8 chaque branche de noyau est associée une unité de levage suivantlesfig la et lb, c'est-à- dire une unité de levage comportant des éléments de préhension 3, 4 et 5 dont la distance à la surface de la tôle augmente ou diminue progressivement dans une direction ou dans une autre, et à la culasse est associée une unité de levage suivant la fig.2 dans laquelle les éléments de préhension 14, 15 présentent une distance à la surface de la t8le qui va en diminuant à partir des extrémités de la t8le jusqu'à une zone centrale où elle est constante. Ce dispositif de levage complet est monté verticalement déplaçable sur le bâti de la machine, mais il peut également être prévuXpivotant. REVENDICATIONS 1. Dispositif d'empilage de tôles muni de plusieurs unités de levage et servant à la constitution de noyaux en fer pour des transformateurs, des selfs ou d'appareils analogues à partir de tôles individuelles, les unités de levage comportant des organes de préhension déplaçables élastiquement en direction verticale, caractérisé en ce que l'on dispose les éléments de préhension sur l'unité de levage de façon que les faces des différents éléments de préhension, tournées vers les tôles à soulever, se trouvent au moins partiellement à des distances différentes de la surface des t8les. 2. Unité de levage suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la distance entre les faces des différents éléments de préhension, tournées vers la tôle à soulever, et la surface de cette dernière augmente ou diminue dans une direction. 3. Unité de levage suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la distance à la surface de la tale à soulever des éléments de préhension, fixés sur l'unité de levage,va en décroissant des bords vers le centre où elle est constante. 4. Unité de levage suivant la revendication 3, caractérisée en ce que les éléments de préhension présentant une distance décroissante par rapport à la surface de tale sont montés sur l'une des moitiés de l'unité de levage et en ce que les éléments de préhension présentant une distance croissante par rapport à la surface de la tôle sont montés sur l'autre moitié de l'unité de levage. 5. Unité de levage suivant la revendication 4, caractérisée en ce que les éléments de préhension voisins dans la zone médiane de l'unité de levage présentent à peu près la même distance à la surface de la tale. 6. Unités de levage suivant l'une des revendications 1 à 5, caractérisées par leur utilisation combinée. 7. Unité de levage suivant l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce qu'aux éléments de préhension sont associés des ressorts dont la longueur est fonction des dis- tances différentes des éléments de préhension à la surface de la tôle. 8. Unité de levage suivant l'une des revendications 1 à 7, caractérisée en ce qu'au moins une partie des éléments de préhension'est montée horizontalement déplaçable sur l'unité de levage. 9. Unité de levage suivant l'une des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que les éléments de préhension présentant la plus grande distance à la surface de la t81e sont montés élastiques mais prariquement non déplaçables verticalement sur l'unité de levage. 10. Unité de levage suivant l'une des revendications 1 et 4 à 9, caractérisée en ce qu'elle comporte dans la zone des éléments de préhension médians un serre-flan. 11. Unité de levage suivant la revendication 10, caractérisée en ce que le -serre-flan repousse et libère de façon cadencée des tiges verticalement déplaçables à l'encontre de ressorts de rappel. 12. Unité de levage suivant l'une des revendications 1 à 11, caractérisée en ce qu'elle comporte un dispositif à contact commandant l'inversion du mouvement. 13. Unité de levage suivant l'une des revendications 1 à 12, caractérisée en ce que des aimants d'écartement sont montés aux bords de la pile de tôles. 14. Dispositif de levage complet, constitué par des unités suivant l'une des revendications 1 à 53, pour l'empilage d'un noyau de transformateur, caractérisé en ce qu il est associé à chacune des trois branches de noyau, une unité de levage à éléments de préhension disposés selon les revendications 1 et 2, et en ce qu'il est associé à la culasse une unité de levage dont les éléments de.préhension sont montés suivant les revendications 3 à 5. 15. Dispositif de levage suivant la revendication 14, caractérisé en ce qu'il est monté verticalement déplaçable et/ou pivotant sur le bâti de la machine. 16. Unité de levage suivant l'une des revendications 1 à 15, caractérisée en ce que les éléments de préhension sont des tuyères d'aspiration.