La présente invention, due à la collaboration de Messieurs Alain FRUCHARD et Michel GIBERT et réalisée dans les Services de la Demanderesse, est relative à un procédé de reproduction directe d'épreuves en couleurs. On sait reproduire les épreuves en couleurs, mais les procédés de la technique anterieure consistent habituellement à former une image intermédiaire négative par rapport à l'épreuve originale en couleurs sur un film photographique appelé communément film internégatif en couleurs, puis à tirer l'image intermé- diaire négative sur un papier photographique négatif donnant une image positive en couleurs. On sait, d'autre part, préparer des copies en noir et blanc d'épreuves photographiques en noir et blanc ou en couleurs. On expose par réflexion l'é- preuve à reproduire, puis l'on transmet l'image réfléchie sur un papier de tirage photographique inversible en noir et blanc. On obtient, après développement, une copie d'épreuve positive en noir et blanc. I1 serait cependant souhaitable de reproduire directement les épreuves photographiques en couleurs sans passer par l'image intermédiaire négative. La présente invention apporte une solution à ce probleme et a notamment pour but un procédé de reproduction directe d'épreuves photographiques en couleurs sur papier de tirage donnant une image positive en couleurs par traitement d'inversion. Le procédé suivant l'invention de reproduction directe d'épreuves photographiques en couleurs est caractérisé en ce qu'on expose en lumière blanche épreuve en couleurs qui réfléchit les trois images de colorant primaire à reproduire et l'on transmet la lumière réfléchie vers le papier photographique de tirage qui comprend au moins trois couches d'émulsion photosensible aux halogé- nures d'argent inversibles, sensibilisées respectivement au -bleu, au vert et au rouge et présentant chacune un facteur de contraste d'environ 1,30 à 1,70 au dessus d'une densité absolue de 0,80 et un facteur de contraste d'environ 0,80 à 1, 20 au dessous de cette densité, puis après l'exposition on soumet le papier photographique exposé à un traitement par inversion de manière à obtenir une copie en couleurs positive par rapport à l'épreuve originale. Au dessin annexé, donné seulement à titre d'exemple, - la Fig. 1 représente les courbes de densité des images de colorant respectivement bleu, vert et rouge de la copie d'épreuve (courbes A, B et C) en fonction des densités correspondantes de l'original. - la Fig. 2 représente une tireuse utilisable avantageusement pour la mise en oeuvre du procédé. Les courbes de Ia Fig. 1 montrent que le rendu des valeurs qu'il est possible d'obtenir par la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention est de qualité excellente. La fidélité des reproductions est nettement supérieure à celle des reproductions d'épreuves préparées par les procédés de la technique antérieure qui utilisent des internégatifs en couleurs. Le procédé suivant l'invention présente, en outre, un avantage particulièrement intéressant sur les procédés de tirage d'épreuves de la technique antérieure en ce que la durée d'exposition du papier photographique inversible en couleurs est pratiquement constante quelle que soit l'épreuve à reproduire pour un lot de papier de tirage déterminé et un rapport d'agrandissement donné. Cette durée d'exposition est pratiquemnt indépendante des densités et du contraste de l'épreuve à reproduire. On peut expliquer cette constance du temps de pose par le fait qu'on utilise un papier de tirage inversible, c'est-à-dire un papier qui comprend des couches d'émulsion donnant des images en couleurs positives par rapport à l'original après un traitement photographique par inversion.On sait, en effet, que lorsqu'on utilise des émulsions photosensibles inversibles, la lumination maximale est déterminée par les blancs (ou densité minimale) de l'é- preuve à reproduire. Comme la densité minimale des épreuves en couleurs est pratiquement indépendante de l'épreuve, il s'ensuit que la lumination nécessaire (et partant la durée de pose à éclairement constant) ne dépend pas de l'épreuve en couleurs à reproduire. Dans la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention, on utilise un papier photographique de tirage en couleurs inversible qui présente des caractéristiques de facteur de contraste bien déterminées. Chaque couche d'émulsion photosensi- ble aux halogénures argent, qui va former une image en couleur par un procédé de traitement par inversion, est choisie parmi les couches d'émulsion inversibles usuelles formatrices de colorant de manière à présenter un facteur de contraste (gamma) d'environ 1,30 à 1,70 au dessus d'une densité absolue de 0,80 et un facteur de contraste d'environ 0,80 à 1,20 au dessous de cette densité.Suivant un mode particulièrement avantageux, on utilise des émulsions inversibles dont le facteur de contraste moyen est d'environ 1,50 au-dessus d'une densité de 0,80 et le facteur de contraste moyen est de 1,00 au-dessous de cette densité. L'avantage de ce changement de pente de la courbe sensitométrique des émulsions inversibles utilisées dans le procédé suivant l'invention est le suivant. Lorsqu'on expose un original par réflexion, les pertes de lumière par absorption sont d'autant plus élevées que les densités à réfléchir sont plus élevées. Dans les plages de faible densité, la lumière absorbée est très faible, mais l'absorption augmente avec la densité. Les émulsions inversibles en couleurs qui recoi- vent la lumière réfléchie par l'épreuve en couleurs présentent donc un facteur de contraste voisin de 1 aux faibles densités puisqu'il n'est pas nécessaire de compenser la lumière absorbée et un facteur de contraste voisin de 1,5 aux fortes densités pour compenser la lumière absorbée qui est plus importante. On peut préparer les émulsions photosensibles aux halogénures d'argent don nant des images en couleurs par traitement d'inversion j émulsions qui présentent les caractéristiques décrites précédemment, en opérant par des procédés usuels. On peut utiliser n1 importe quel halogénure d'argent photosensible, par exemple, le chlorure, bromure, chlorobromure, bromoiodure, chlorobromoiodure d'argent etc, pour préparer les émulsions photosensibles des papiers photographiques de tirage en couleurs utiles dans le procédé suivant l'invention.Ces émulsions peuvent être à gros grain ou à grain fin, du type Lippman, des émulsions ammoniacales, des émulsions mûries en présence d'un thiocyanate ou d'un thioéther telles que décrites aux brevets des Etats-Unis d'Amérique 2 222 264, 3 320 069, 3 271 157jets. On peut préparer des émulsions photosensibles aux halogénures d'argent présentant les caractéristiques de facteur de contraste utiles dans le procédé suivant l'invention entaélangeant deux ou plusieurs émulsions de facteur de contraste différent, par exemple une émulsion qui a un facteur de contraste relativement faible et une émulsion de facteur de contraste plus élevé.Les proportions des émulsions utilisées pour préparer chaque élément formateur d'image de colorant respectivement bleu-vert, magenta et jaune peuvent varier considérablement suivant les caractéristiques désirées, en particulier suivant la sensibilité et la gamme de facteur de contraste recherchées. On sait aussi améliorer la grxiukrité de l'image de colorant de la copie d'épreuve obtenue par le procédé suivant l'invention en utilisant, dans le mélange d'émulsions servant à former chaque élément formateur d'image de colorant, une émulsion aux halogénures d'argent à faible sensibilité à grain aussi fin que possible et en assurant la sensibilité finale et la gamme de facteur de contraste désirée pour chaque élément formateur d'image de colorant grâce à l'ad dition à l'émulsion peu sensible d'une ou plusieurs émulsions plus sensibles à grain plus gros. On peut mélanger les émulsions à gros grain et les émulsions à grain fin correspondant à un élément formateur d'image de colorant déterminé ou bien on peut appliquer ces différentes émulsions en couches distinctes. Les émulsions utilisées pour former chaque élément formateur d'image de colorant peuvent contenir des sensibilisateurs chimiques usuels pour obtenir la sensibilité désirée. On peut par exemple utiliser des sensibilisateurs par réduction ou bien des composés sulfurés, séléniés ou tellurés, des sensibilisateurs dérivés d'un métal noble tel que l'or, le platine ou le palladium. Des procédés pour sensibiliser chimiquement les émulsions photosensibles aux halogénures d'argent sont décrits au brevets des Etats-Unis d'Amérique 1 623 499, 2 399 083, 3 297 446, 3 297 447, etc. La sensibilité photographique du papier photographique de tirage en couleurs utile dans le procédé suivant l'invention est avantageusement d'environ 10 à 20 A.S.A. A cet intervalle de sensibilité photographique du papier de ti rage correspond un intervalle de lumination d'environ 30 000 lx.s à 100 000 lx.s servant à l'exposition de épreuve à reproduire. Les éléments formateurs d'image de colorant respectivement bleu-vert, magenta et jaune du papier de tirage en couleurs utilisé dans le procédé suivant l'invention sont sensibilisés chromatiquement à leur domaine de longueur d'onde respectif, c'est-à-dire au rouge, au vert et 'au bleu.Des sensibilisateurs spectraux utiles comprennent des colorants de la classe des cyanines, mérocyanines, oxonols, etc, tels que décrits par exemple aux brevets des Etats-Unis d'Amérique 2 526 632, 2 503 776, 2 493 748 3 384 486, etc. Les émulsions photosensibles des papiers de tirage utiles dans le procédé suivant l'invention peuvent contenir les adjuvants photographiques usuels par exemple des inhibiteurs-de voile, des stabilisants, des tannants, etc. Chaque élément formateur d'image de colorant contient un ou plusieurs coupleurs qui réagissent sur les produits d'oxydation des développateurs chromogènes à fonction amine aromatique primaire pour former des colorants respectivement bleu-vert, magenta et jaune. On sait que les coupleurs phénoliques ou naphtoliques donnent des colorants bleu-vert comme décrit aux brevets franchais 863 001, 978 094, 951 540,- 971 537, 980 372, etc, les coupleurs de la classe des pyrazolones donnent des colorants magenta comme décrit aux brevets franchais 983 989, 1 099 911, 1 084 154, etc, et les coupleurs à groupe méthylène réactif à channe ouverte donnent des colorants jaunes comme décrit à la première addition 53 119 rattachée au brevet français 878 094, au brevet français 959 910, à la première addition 71 153 rattachée au brevet franchais 1 152 880, etc. Les émulsions photosensibles utiles dans le procédé suivant l'invention peuvent contenir n'importe quel liant photographique usuel, par exemple des liants naturels tels que la gélatine, des polymères synthétiques tels que le polyalcool vinylique ou des dispersions aqueuses de polymères hydrophobes tels que le polyacétate de vinyle. Le support de papier utilisé pour préparer le papier de tirage en couleurs utile dans le procédé suivant l'invention peut être un support de papier photographique usuel, avantageusement un support de papier baryté ou un support de papier enduit d'une polyqx-oléfine telle que le polyéthylène ou le polypropylène. La papier de tirage en couleurs utile dans le procédé suivant l'invention contient aussi, avantageusement, des couches auxiliaires usuelles, par exemple une couche dorsale antihalo, une couche protégeant les éléments photosensibles contre l'action du rayonnement ultraviolet, etc. Suivant un mode particulièrement avantageux de réalisation du procédé suivant l'invenion, on utilise comme papier de tirage en couleurs le papier photographique inversible Kodak Ektachrome 14 RC. Après l'exposition du papier de tirage en couleurs, on traite ce dernier par un procédé d'inversion usuel. Ce procédé de traitement par inversion peut autre, par exemple, le procédé décrit au brevet francais-l 205 155 qui comprend un développement en noir et blanc, une exposition d'inversion, un développement chromogène, un blanchiment et un fixage. On peut aussi utiliser un traitement par inversion qui comprend un premier révélateur en noir et blanc, un bain d'arrêt, une exposition uniforme à la lumière, un révélateur chromogène, un bain d'arret tannant, un bain de blanchiment, un bain de fixage tannant et un bain de stabilisation. Le révélateur en noir et blanc peut contenir n'importe quel développateur des halogénures d'argent usuel tel qu'une hydroquinone, un pyrocatéchol, un aminophénol, une 3-pyrazolidone, un acide ascorbique, etc. Le révélateur chromogène contient avantageusement un développateur de la classe des p-phénylènediamines. Le bain de blanchiment contient n'importe quel agent de blanchiment usuel tel que le ferricyanure de sodium ou de potassium. Les fixateurs et les tannants utilisés dans les bains de traitement sont des adjuvants photographiques usuels. Les courbes de la Fig. 1 montrent que les plages les plus claires de lté- preuve originale sont reproduites avec une densité supérieure. Ce résultat peut se traduire par des blancs moins purs dans les copies d'épreuves. Ce léger défaut des plages claires est acceptable pour la plupart des copies d'épreuves sans marge. Cependant lorsqu'on désire- reproduire les marges de l'épreuve, il est préférable de soumettre ces dernières à une exposition auxiliaire pour obtenir des marges pures. La tireuse d'épreuves photographiques en couleurs sur papier de tirage inversible en couleurs utilisable pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention, tireuse telle que représentée à la Fig. 2, comprend un porte-original i dans lequel est inclus un cadre interchangeable 2 qui porte l'épreuve couleurs à reproduire 3, des lampes 4 et un réflecteur 5 réfléchissant la lumière vers l'épreuve en couleurs à reproduire, un miroir 6 redresseur d'image, un dispositif optique 7 pour focaliser la lumière sur le papier de tirage 8 inversible en couleurs délimité par un margeur-papier 9. L'ensemble constitué par le miroir 6 et le dispositif optique 7 est situé dans une enceinte 10, un obturateur 11 permettant d'isoler le papier photosensible de tirage. La tireuse est fixée sur un support tel qu'une table 12.Le refroidissement des lampes 4 servant à l'éclai- rement par réflexion de l'épreuve en couleurs 3 est assuré par un ventilateur approprié 13, l'air de refroidissement entrant par des ouies 14 et étant aspiré par le conduit 15. Cette ventilation permet le refroidissement des parois de la botte à lumière 16 et du porte-original. Suivant un mode particulier de réalisation, on utilise une tireuse qui comprend un porte-original 1 basculant dans lequel l'épreuve originale 3 à reproduire est maintenue par dépression sur un cadre 2. A une position déterminée de l'épreuve correspond une portion donnée du rouleau de papier de tirage inversible en couleurs, portion délimitée par le margeur-papier. A chaque format d'épreuve à reproduire, correspond un cadre de dimensions déterminées. Les cadres du porte-original, verrouillés avec précision par un moyen magnétique, sont très rapidement interchangeables. A chaque format de reproduction, correspond un margeur-papier délimitant la longueur de papier de tirage inversible en couleurs qui est disposée à recevoir l'exposition lumineuse. Pour modifier le format de reproduction, on doit changer le margeur-papier. Cette opération se fait à travers des portes à manches de la tireuse sans déchargement ni coupe du papier. Pour changer de format de reproduction, on doit aussi modifier l'avancepapier, c'est-à-dire la longueur de papier qui se déroulera entre chaque exposition. Sur les margeurs-papier, un des bords perpendiculaires à la longueur du papier est fixe, le bord opposé étant séparé du premier par une distance qui est fonction du format à reproduire. On ajuste le margeur-papier, l'avancepapier et le format des épreuves à reproduire de manière que l'intervalle qui sépare deux images consécutives reste constant, même lorsqu'on passe, sur un même rouleau de papier de tirage inversible en couleurs, d'un format à un autre. Suivant un mode particulier de réalisation, on obtient les marges des copies d'épreuves par une exposition distincte de l'exposition formatrice d'image. La tireuse est donc munie d'un dispositif auxiliaire (non représenté à la Fig. 2) pour l'exposition des marges Ce dispositif comprend par exemple une botte à lumière avec un cache, mais la mise en place de ce dernier est une opération relativement longue et difficile à réaliser sans décharger la tireuse. Suivant un autre mode de réalisation, on utilise pour l'exposition par réflexion de ltépreuve 3 à reproduire, quatre lampes à incandescence aux halogènes, par exemple des lampes Sylvania modèle THA 149 fonctionnant à une tension de 210V-230V avec une puissance de 200 W. Ces lampes sont disposées à une distance d'environ 10 cm du plan de l'épreuve à tirer. On allume les lampes au moment de l'exposition dont la durée est constante comme on l'a mentionné précédemment, par exemple égale à environ 1 s. La durée d'exposition est constante et ne dépend pratiquement pas de l'é- preuve à reproduire. I1 est seulement nécessaire d'ajuster la durée d'exposition en fonction des caractéristiques sensitométriques du papier de tirage in versible en couleurs utilisé. I1 peut etre, par- exemple, nécessaire de modifier la durée d'exposition lorsqu'on change de lot de papier de tirage. On ajuste donc la durée d'exposition de manière que les densités de la copie d'épreuve lues en lumière respectivement bleue, verte et rouge soient aussi proches que possible des densités correspondantes de l'épreuve à reproduire. Il est en outre nécessaire de filtrer la lumière d'exposition de manière à obtenir une reproduction aussi fidèle que possible de l'épreuve en couleurs. Les filtres nécessaires sont disposés dans la tireuse au dessus de la platine porte-objectif. La tireuse peut comprendre cependant un dispositif intégrateur de densité et des touches de correction de temps de pose. On éliminera avec grand soin la lumière diffuse susceptible d'atteindre le papier de reproduction et de se superposer à l'image de l'épreuve à reproduire, par exemple en utilisant des cloisons appropriées et un revêtement noir mat. Pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention, on utilisera la tireuse telle que décrite précédemment et représentée à la Fig. 2 en opérant de la manière suivante. On introduit ltépreuve en couleurs 3 à reproduire dans le cadre 2 du porteoriginal 1, on relève le porte-original et sélectionne le nombre désiré d'exposition et de reproduction. On fait basculer le porte-original puis on actionne la commande de mise à l'air libre du porte-original et retire épreuve en couleurs précédente qui vient d'être photographiée. On positionne ensuite la nouvelle épreuve à reproduire sur le porte-original et actionne la commande de mise sous vide du porte-original, pour que l'épreuve prenne une forme aussi plane que possible. On choisit le dispositif optique 7 correspondant au format désiré délimité par le margeur-papier. On choisit aussi les filtres appropries placés au dessus de la platine-porte-objectif. Lorsqu'on désire obtenir des reproductions aussi voisines que possible des originaux, il n'est pas nécessaire de modifier la filtration quand on passe d'une épreuve à reproduire à une autre. Les filtres sont choisis en fonction de la source de lumière et du lot de papier de tirage utilisés. On expose le papier de reproduction 8 délimité par le margeur-papier 9 en agissant sur la commande d'allumage des lampes 4 dont la durée d'exposition est constante comme mentionné précédemment et sur la commande de l'obtùrteur 11. L'avance-papier est ensuite réalisée automatiquement entre deux expositions successives (on peut réaliser l'avance-papier pendant l'échange des épreuves). On passe ensuite au tirage de l'épreuve suivante. Lorsqu'on désire obtenir une copie d'épreuve avec marge, il est avantageux de procéder à une exposition indépendante de l'exposition formatrice image, pour obtenir des marges d'un blanc pur. A cet effet, on utilise une boîte à lumière auxiliaire avec un cache correspondant au format de la copie d'épreuve à obtenir. On dispose sur la tireuse d'une seule commande pour réaliser un cycle qui comprend (1) l'allumage des lampes 4, (2) l'ouverture de l'obturateur 11 et (3) éventuellement l'exposition auxiliaire de la marge correspondant à l'image qui sera exposées deux cycles plus tard, puis (4) l'extinction de la lampe, (5) la marque du point de coupe et (6) l'avance du papier qui s'enroule d'une longueur d'image à chaque cycle. Le point de coupe est marqué par un procédé usuel, par exemple avec une marque au graphite au dos du papier. Le marqueur se trouve à une distance fixe du bord des margeurs-papier de sorte que l'appareil de coupe peut fonctionner sans réglage particulier et, sans interruption d'un bout à l'autre d'un rouleau de copie d'épreuves meme s'il y figure plusieurs formats. On utilise le point de coupe, après le traitement du papier de tirage, pour déclencher le couteau de l'appareil de coupe à l'emplacement précis correspondant à la séparation de deux images. On effectue une coupe double pour supprimer le petit intervalle entre deux images successives. L'exemple suivant illustre l'invention EXEMPLE On introduit une épreuve en couleur à reproduire 3 dans le cadre interchangeable 2 du porte-original 1 de la Fig.l. On allume les lampes 4 et ouvre l'obturateur 11 pendant 1 s pour exposer un échantillon du papier de tirage en couleurs 8 présentant les caractéristiques de contraste décrites précédemment, tel que le papier photographique Kodak Ektachrome 14 RC, délimité par le margeur -papier 9. On retire ensuite le papier photosensible exposé que l'on traite successivement comme indiqué ci-après Révélateur -négatif en noir et blanc Eau à-300C 1 1 Hexamétaphosphate de sodium 2,0 g 1 phényl-3-pyrazolidone 0,5 g Sulfite de sodium anhydre 50,0 g Hydroquinone 6,0 g Carbonate de sodium à une molécule d'eau 35,0 g Bromure de potassium 0,7 g Thiocyanate de sodium 1,5 g Solution de nitrate de 6-nitrobenzimidazole à 65/1000 12,0 ml Solution d'iodure de potassium à 1/1000 10,0 ml Bain d'arrêt acide de composition suivante Eau 800 ml Acide acétique cristallisable 30,0 ml Hydroxyde de sodium 1,75 g Eau q.s.p. 1 1 Le pH à 280C est de 3,8+ 0,4 Lavage à l'eau à 300C pendant 3 minutes. Exposition uniforme en lumière blanche intense Révélateur chromogène de composition suivante Eau il Alcool benzylique 6,0 ml Hexamétaphosphate de sodium 2,0 g Sulfite de sodium anhydre 5,0 g Phosphate trisodique 40,0 g Bromure de potassium 0, 25 g Solution d'iodure de potassium à lui000 10 ml Hydroxyde de sodium 6,5 g Sesquisulfate de 4-amino-N-(P-méthanesulfonamido- éthyl)métatoluidine à 1 molécule d'eau 5 g Sulfate d'éthylène diamine 7,8 g Sulfate d 'hydroxylamine 2,2 g Bain tannant usuel Bain de blanchiment de composition suivante Ferricyanure de sodium 60,0 g Hypophosphate de sodium à 1 molécule d'eau 17,6 g Bromure de sodium 15,0 g Hydroxyde de sodium 3,5 g Eau q.s.p. 1 1 Bain de fixage usuel Bain de stabilisation de composition suivante Eau 800 ml Solution de formaldéhyde à 375/1000 4,0 ml On détermine ensuite les densités en lumière respectivement bleue, verte et rouge de la copie d'épreuve ainsi obtenue en fonction des densités correspondantes de l'épreuve originale à reproduire. Les résultats sont représentés par les courbes A, B, C de la Fig. 1. Les résultats de la Fig. i montrent que le rendu des va-leurs de la copie d'épreuve est particulièrement remarquable en ce qui concerne la fidélité de la reproduction par rapport à l'original. REVENDICATIONS 1 - Procédé de reproduction directe d'épreuves photographiques en couleurs ca ractérisé en ce qu'on expose en lumière blanche l'épreuve en couleurs qui réfléchit les trois images de colorant primaire à reproduire et l'on trans met la lumière réfléchie par un dispositif optique vers le papier photogra phique de tirage qui comprend au moins trois couches d'émulsions photosensi bles aux halogénures d'argent donnant des images en couleurs par traitement d'inversion sensibilisées respectivement au bleu, au vert et au rouge et présentant chacune un facteur de contraste d'environ 1,30 à 1,70 au dessus d'une densité absolue de 0,80 et un facteur de contraste d'environ 0,80 à 1,20 au dessous de cette densité, puis, après l'exposition, on soumet le papier photographique exposé à un traitement par inversion de manière à ob tenir une copie en couleurs positive par rapport à l'épreuve originale. 2 - Procédé conforme à la revendicationl, caractérisé en ce qu'on utilise un papier photographique de tirage donnant des images en couleurs par traite ment d'inversion dont les couches d'émulsions photosensibles aux halogénures d'argent formatrices d'image de colorant présentent chacune un facteur de contraste moyen d'environ 1,50 au dessus d'une densité absolue de 0,80 et un facteur de contraste moyen de 1,00 au dessous de cette densité. 3 - Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'on expose par réfléxion l'épreuve en couleurs à reproduire à une lumination d'environ 30 000 lx.s à 100 000 lx.s puis l'on transmet la lu mière réfléchie sur un papier de tirage en couleurs de caractéristiques de facteurs de contraste indiquées aux dites revendications et de sensibilité photographique égale à environ 10 à 20 ASA. 4 - Procédé conforme à la revendication 3, caractérisé en ce qu'on utilise un papier de tirage en couleurs dont la sensibilité photographique est d'envi ron 10 ASA et qu'on règle la durée d'exposition à environ 1 s. 5 - Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'on utilise une durée d'exposition qui est indépendante des densi tés maximales des images de colorants de l'épreuve à reproduire. 6 - Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'on traite le papier photographique de tirage exposé par un traite ment d'inversion qui comprend un premier révélateur en noir et blanc, un bain d'arrêt, un révélateur chromogène, un bain d'arrêt tannant, un bain de blanchiment, un bain de fixage tannant et un bain de stabilisation.