Procédé de distribution de gouttières orthodontiques Procédé de distribution de gouttières orthodontiques destinées à un traitement orthodontique d’une arcade dentaire d’un utilisateur, ledit procédé comportant un cycle comportant les étapes suivantes: A) à un instant actualisé au cours d’une partie « antérieure » du traitement orthodontique, acquisition, par l’utilisateur et avec un téléphone portable, d'une représentation actualisée de ladite arcade dentaire, puis B) à l’aide de la représentation actualisée, détermination d’un modèle tridimensionnel numérique représentant l’arcade dentaire à l’instant actualisé, dit modèle « actualisé », puis C) à partir du modèle actualisé et d’un modèle tridimensionnel numérique « cible » de l’arcade dentaire, conception et fabrication des seules gouttières orthodontiques nécessaires à une partie « postérieure » du traitement orthodontique consécutive à ladite partie antérieure du traitement orthodontique, dites « gouttières orthodontiques postérieures », et remise de la ou des gouttières orthodontiques postérieures à l’utilisateur. Figure pour l’abrégé : Fig. 8 Procédé de distribution de gouttières orthodontiques La présente invention concerne un procédé de distribution de gouttières orthodontiques, aussi appelées « aligneurs ». L’invention concerne aussi un système informatique pour la mise en œuvre d’un tel procédé. Une gouttière orthodontique (« aligner » en anglais) se présente classiquement sous la forme d’un appareil monobloc amovible, classiquement en un matériau polymère transparent, conformé pour suivre les dents successives de l’arcade sur laquelle elle est fixée. Elle comporte une goulotte, de forme générale en « U », conformée pour que plusieurs dents d’une arcade, généralement toutes les dents d’une arcade, puissent y être logées. La forme de la goulotte est déterminée pour assurer la fixation de la gouttière sur les dents, mais également en fonction d’un positionnement cible souhaité pour les dents. Plus précisément, la forme est déterminée de manière que, lorsque la gouttière est dans sa position de service, elle exerce des contraintes tendant à déplacer les dents traitées vers le positionnement cible. On détermine classiquement, au début du traitement orthodontique, les formes que doivent prendre les différentes gouttières à différents instants du traitement, puis on fait fabriquer l’ensemble des gouttières correspondantes. A cet effet, il est connu de procéder suivant les étapes suivantes : - génération, à un instant initial t 1 , typiquement en début de traitement, d’un modèle numérique tridimensionnel d’une arcade dentaire de l’utilisateur, dit « modèle initial », ladite arcade étant dans une configuration initiale, et découpage du modèle initial en modèles de dents ; - détermination d’un traitement orthodontique adapté pour modifier l’arcade depuis ladite configuration initiale, par l’intermédiaire de configurations intermédiaires à instants intermédiaires respectifs t n , n étant compris entre 1 et N, jusqu’à une configuration finale, à un instant final t N+1 ; - déformation du modèle initial de manière à générer des modèles intermédiaires et final représentant l’arcade dentaire dans les configurations intermédiaires et finale, respectivement ; - détermination, à partir des modèles initial, intermédiaires et final, d’une série de N gouttières, la première étant destinée à être portée jusqu’à l’instant t 2 et la nième gouttière étant destinée à être portée depuis l’instant t n jusqu’à l’instant t n+1 ; - fabrication d’au moins une partie des gouttières. On remet ensuite l’ensemble des gouttières fabriquées à l’utilisateur afin qu’aux instants intermédiaires prédéterminés, il change de gouttière. A intervalles réguliers pendant le traitement, l’utilisateur se déplace chez l’orthodontiste pour un contrôle visuel, notamment pour vérifier si le déplacement des dents est conforme aux attentes et si la gouttière qu’il porte est toujours adaptée au traitement. En particulier, l’orthodontiste peut visuellement diagnostiquer un décollement de la gouttière. En effet, le fond de la goulotte présente une forme sensiblement complémentaire à celle des extrémités libres des dents. En conséquence, le contour du fond de la goulotte peut être comparé au contour des dents pour évaluer un écartement entre le fond de la goulotte et une ou plusieurs extrémités libres de dents. En cas de détection d’un décollement, l’orthodontiste effectue une nouvelle empreinte des dents, ou, de manière équivalente, un nouveau scan des dents, puis reprend le processus décrit précédemment pour concevoir et fabriquer une nouvelle série de gouttières. La nécessité de devoir se déplacer chez l’orthodontiste est une contrainte pour l’utilisateur. La confiance de l’utilisateur en son orthodontiste peut être également entamée. Enfin, il en résulte un coût supplémentaire. Le nombre de visites de contrôle chez l’orthodontiste doit donc être limité. Par ailleurs, l’inadaptation d’une gouttière peut être également inesthétique. Pour résoudre ces problèmes, le Demandeur a proposé, dans EP 3 412 245, un procédé d’évaluation de la forme d’une gouttière orthodontique portée par un utilisateur. Ce procédé permet avantageusement de détecter à distance un décollement (ou « unseat ») de la gouttière. Il facilite considérablement l’évaluation de la bonne adéquation de la gouttière au traitement. En particulier, il peut être mis en œuvre à partir de simples images, et en particulier à partir de photographies ou films, pris sans précaution particulière, par exemple par l’utilisateur. Le nombre de rendez-vous chez l’orthodontiste peut donc être limité. Le Demandeur a également proposé, dans FR 3 096 255, un procédé de fabrication de gouttières orthodontiques, au moyen d’un procédé de génération d’un modèle numérique d’une arcade dentaire par déformation d’un modèle intermédiaire. Ce procédé permet avantageusement d’éviter à l’utilisateur de réaliser un nouveau scan pour la génération de nouvelles gouttières. En effet, ledit procédé permet à partir de simples images, et en particulier à partir de photographies ou films, prises sans précaution particulière, par exemple par l’utilisateur, d’obtenir un modèle actualisé d’un modèle intermédiaire, et ainsi de concevoir puis de fabriquer de nouvelles gouttières. Les procédés décrits ci-dessus reposent sur une participation rigoureuse de l’utilisateur au traitement orthodontique. Or, pour diverses raisons, l’utilisateur peut être distrait et ne pas observer rigoureusement le traitement orthodontique. Il existe donc un besoin pour améliorer l’observance du traitement orthodontique par l’utilisateur, tout en préservant les avantages procurés par les procédés décrits ci-dessus. Par ailleurs, il existe un besoin permanent pour raccourcir la durée du traitement orthodontique. Enfin, il existe un besoin pour limiter l’impact du traitement orthodontique sur l’environnement. Un but de l’invention est de répondre, au moins partiellement, à ces besoins. L’invention fournit un procédé de distribution de gouttières orthodontiques destinées à un traitement orthodontique d’une arcade dentaire d’un utilisateur, ledit procédé comportant un cycle comportant les étapes suivantes: A) à un instant actualisé au cours d’une partie « antérieure » du traitement orthodontique, acquisition, par l’utilisateur et avec un téléphone portable, d'une représentation actualisée de ladite arcade dentaire, puis B) optionnellement, à l’aide de la représentation actualisée, détermination d’un modèle tridimensionnel numérique représentant l’arcade dentaire à l’instant actualisé, dit modèle « actualisé », puis C) à partir de la représentation actualisée, de préférence à partir du modèle actualisé déterminé à l’étape B), de préférence encore par comparaison du modèle actualisé et d’un modèle tridimensionnel numérique « cible » de l’arcade dentaire, conception et fabrication des seules gouttières orthodontiques nécessaires à une partie « postérieure » du traitement orthodontique consécutive à ladite partie antérieure du traitement orthodontique, dites « gouttières orthodontiques postérieures », et remise de la ou des gouttières orthodontiques postérieures à l’utilisateur. Comme on le verra plus en détail dans la suite de la description, un tel procédé permet avantageusement de répondre aux besoins ci-dessus exprimés. Les inventeurs ont en effet observé que les gouttières orthodontiques sont d’autant plus efficaces qu’elles sont utilisées peu après la réalisation du plan de traitement. La réalité du traitement orthodontique peut ensuite dévier du plan de traitement, de sorte que les gouttières orthodontiques utilisées sont de moins en moins bien adaptées à la réalité de la situation dentaire de l’utilisateur. En concevant et en fabriquant les gouttières orthodontiques tout au long du traitement orthodontique, on parvient ainsi à fournir des gouttières orthodontiques toujours bien adaptées à la réalité, et donc à raccourcir la durée du traitement. Par ailleurs, à l’étape A), l’utilisateur participe activement à son traitement orthodontique, ce qui améliore l’observance. Enfin, classiquement, toutes les gouttières orthodontiques nécessaires au traitement orthodontique sont fabriquées simultanément et remises à l’utilisateur. Cependant, il est rare que le traitement orthodontique se déroule exactement comme prévu initialement et beaucoup de gouttières orthodontiques ne sont finalement pas portées par l’utilisateur. Selon l’invention, à l’étape C), seules les gouttières orthodontiques nécessaires à la partie postérieure du traitement orthodontique sont fabriquées, ce qui évite de fabriquer et de transporter des gouttières orthodontiques qui ne seront pas utilisées. L’impact environnemental du traitement orthodontique en est avantageusement réduit. Le modèle cible est de préférence un modèle représentant l’arcade dentaire dans une configuration visée à la fin de la partie postérieure du traitement orthodontique ou à la fin du traitement orthodontique. La partie postérieure peut, dans un mode de réalisation, être un instant post-traitement orthodontique, la ou les gouttières orthodontiques étant alors de préférence un ou des appareils de contention. De préférence, avant l’instant actualisé, on envoie une notification sur ledit téléphone portable pour rappeler la nécessité d’acquérir ladite représentation actualisée. L’observance du traitement orthodontique en est améliorée. L’envoi d’une notification peut dépendre d’un nombre de constats d’inadaptation de gouttière orthodontique constatées précédemment dans la mise en œuvre du traitement orthodontique. Par exemple, l’envoi de la notification peut être déclenché, de préférence automatiquement si on constate plusieurs fois successivement que la gouttière orthodontique portée par l'utilisateur n’est pas adaptée au traitement orthodontique, par exemple du fait d’un décollement. De préférence, à l’étape A), la représentation actualisée est acquise de manière extraorale. De préférence, - un écarteur dentaire ou - un embout buccal sur lequel est fixé le téléphone portable est utilisé par l'utilisateur à l’étape A). De préférence, à l’étape A), l’instant actualisé est antérieur à l’instant prévu pour la fin de la partie antérieure du traitement orthodontique, ou « instant final antérieur ». L’intervalle temporel entre l’instant actualisé et le premier instant final est de préférence supérieur à 1 jour, 2 jours, 5 jours, 1 semaine et/ou de préférence inférieur à 1 mois, de préférence inférieur à 4 semaines, de préférence inférieur à 3 semaines, de préférence inférieur à 2 semaines. Avantageusement, le cycle peut être exécuté suffisamment rapidement pour que l'utilisateur reçoive les gouttières orthodontiques postérieures avant l’instant final antérieur, ce qui évite l’interruption du traitement orthodontique. L’instant actualisé est cependant proche de l’instant final antérieur pour que le modèle actualisé représente correctement la configuration de l’arcade dentaire à l’instant final antérieur. De préférence, à l’étape A), la représentation actualisée est constituée par un modèle acquis par un scanner intégré dans le téléphone portable et/ou par une ou plusieurs images acquises par une caméra intégrée dans le téléphone portable, au moins une, de préférence chaque image étant de préférence une photo ou une image extraite d’un film. De préférence, à l’étape B), le modèle actualisé est constitué par ledit modèle acquis ou est généré à partir par des images actualisées et/ou du modèle acquis. A l’étape B), le modèle actualisé peut être en particulier généré - au moyen d’un scanner portable intégré dans le téléphone portable, ou - au moyen d’un réseau de neurones, à partir d’une ou plusieurs images actualisées acquises avec le téléphone portable, ou - par assemblage, de préférence au moyen d’un réseau de neurones, de modèles de dents « historiques » en fonction d’un modèle acquis avec un scanner portable intégré dans le téléphone portable et/ou d’une ou plusieurs images actualisées acquises avec le téléphone portable, ou - par déformation, au moyen d’une méthode métaheuristique, d’un modèle de l’arcade dentaire généré avant l’instant actualisé, de préférence avant le début du traitement orthodontique, par exemple le modèle de l’arcade dentaire utilisé pour concevoir la gouttière orthodontique portée par l'utilisateur à l’instant actualisé, de manière que le modèle déformé présente une concordance maximale avec la ou les images actualisées. Ces méthodes permettent avantageusement de générer le modèle actualisé à distance, c'est-à-dire sans que l'utilisateur ait besoin de se déplacer chez un professionnel de soins dentaires, en particulier un orthodontiste. Le réseau de neurones peut être en particulier entrainé en lui fournissant en entrée des images d’arcades dentaires, et, en sortie, des modèles correspondant à ces images, un modèle correspondant à une image lorsqu’il est possible, en l’observant, d’obtenir une vue du modèle superposable en registre avec l’image. De préférence, au début de l’étape C), avec le modèle actualisé, on met à jour le plan de traitement ayant servi à définir le traitement orthodontique de manière à définir ladite partie postérieure du traitement orthodontique. Le traitement orthodontique est ainsi adapté pour prendre en compte la configuration réelle de l’arcade dentaire à l’instant actualisé, modélisée avec le modèle actualisé. Avantageusement, l’efficacité du traitement orthodontique est en considérablement améliorée. De préférence encore, à l’étape C), on définit ladite partie postérieure du traitement orthodontique de manière que le nombre de gouttières orthodontiques postérieures soit compris entre 1 et 50, de préférence inférieur à 40, de préférence inférieur à 20, de préférence inférieur à 15, de préférence inférieur à 10. De préférence, le nombre de gouttières orthodontiques postérieures est compris entre 1 et 15, de préférence entre 3 et 15, de préférence encore entre 5 et 15. Le traitement orthodontique peut être ainsi régulièrement ajusté et l’observance est optimale. En particulier, le nombre de gouttières orthodontiques postérieures est compris entre 1 et 5, mieux est inférieur ou égal à 3, lorsque la partie postérieure est une étape de finition de traitement orthodontique. En particulier, le nombre de gouttières orthodontiques postérieures est de 1 lorsque la partie postérieure est une étape post-traitement orthodontique, la gouttière orthodontique étant un appareil de contention. Un traitement orthodontique peut déplacer plus ou moins rapidement les dents, selon l’instant considéré. Lorsque la vitesse de déplacement est élevée, le risque d’une dérive du traitement orthodontique, c'est-à-dire le risque qu’une gouttière orthodontique ne soit plus adaptée à l’objectif poursuivi, augmente. Il est alors préférable de suivre plus précisément le traitement orthodontique, et donc préférable de donner à l'utilisateur un nombre de gouttières orthodontiques inférieur. De préférence, à l’étape C), le nombre de gouttières orthodontiques postérieures est donc déterminé en fonction d’un risque d’une inadaptation de la dernière gouttière orthodontique postérieure ou en fonction d’une vitesse d’évolution de la forme de l’arcade dentaire pendant la partie postérieure du traitement orthodontique. Le risque d’inadaptation peut être évalué statistiquement, c'est-à-dire en évaluant la probabilité de ne pas atteindre l’objectif poursuivi, par des comparaisons entre des situations « historiques » vécues par d’autres utilisateurs, dits « utilisateurs historiques », et la situation vécue par l'utilisateur pour lequel le procédé selon l’invention est mis en œuvre, ou « utilisateur actualisé ». Les variables pour caractériser ces situations peuvent en particulier comprendre : - des évaluations des mouvements d’une ou plusieurs dents (rotations et/ou translations), - des caractéristiques des appareils orthodontiques portés par les utilisateurs historiques et par l'utilisateur actualisé, par exemple relatives à l’utilisation de taquets ou aux matériaux des gouttières orthodontiques, - une évaluation de l’observance, - des caractéristiques relatives au traitement orthodontique, en particulier relatives à la mise en œuvre de techniques spécifiques, et/ou relatives à la détection d’une dérive au cours du traitement orthodontique, par exemple d’un décollement de gouttière orthodontique. De préférence, à l’étape C), on définit le nombre de gouttières orthodontiques à fabriquer en fonction d’une vitesse de déplacement des dents de l’arcade, de préférence en fonction de la vitesse de déplacement des dents de l’arcade pendant la partie postérieure du traitement orthodontique. La vitesse de déplacement des dents de l’arcade peut dépendre du type de gouttière orthodontique, par exemple de l’épaisseur de la gouttière orthodontique, de la forme de la gouttière orthodontique, du matériau de la gouttière orthodontique, de la présence de taquets sur les dents du patient et/ou de prescriptions de l’orthodontiste, par exemple la durée du port de la gouttière orthodontique par jour, la fréquence de changement de gouttière orthodontique. La représentation actualisée peut être utilisée pour vérifier si le traitement orthodontique se déroule conformément au plan de traitement correspondant. De préférence, après l’étape A), on détermine une information « actualisée » à partir de la représentation actualisée, puis on compare l’information actualisée à une information théorique anticipée, à un instant de simulation antérieur à l’instant actualisé, pour l’instant actualisé, dite « information anticipée », de manière à définir un score de conformité, puis on compare le score de conformité à une valeur de seuil, puis en fonction du résultat de ladite comparaison, - on exécute les étapes B) et C) ou - on fabrique des gouttières orthodontiques conformément au plan de traitement, et on remet lesdites gouttières orthodontiques à l'utilisateur ou à l’orthodontiste. Avantageusement, la conception des gouttières orthodontiques postérieures n’est donc réalisée à l’étape C) que si le traitement orthodontique n’est pas considéré comme se déroulant normalement, c'est-à-dire conformément au plan de traitement. Le procédé est donc plus rapide à mettre en œuvre. Les besoins en ressources informatique en sont également réduits. Les gouttières orthodontiques sont considérées comme « conformes » au plan de traitement lorsqu’elles sont définies par le plan de traitement, en vue de réaliser le traitement orthodontique. L’instant de simulation peut être antérieur à l’instant actualisé par exemple de plus de 1 semaine, 2 semaines, ou 4 semaines. L’instant de simulation peut être en particulier l’instant auquel le plan de traitement associé au traitement orthodontique a été réalisé, généralement immédiatement avant le début du traitement orthodontique ou lors d’une étape B) d’un cycle précédent. De préférence, le score de conformité est défini : - en comparant le modèle actualisé avec un modèle de la gouttière orthodontique destinée à être portée par l'utilisateur à l’instant actualisé, et/ou - en comparant le modèle actualisé avec un modèle théorique de l’arcade dentaire, réalisé à l’instant de simulation pour représenter l’arcade dentaire dans sa configuration à l’instant actualisé, et/ou - en comparant les formes de la gouttière orthodontique et de l’arcade dentaire représentés sur la représentation actualisée. De préférence, à l’étape C), les gouttières orthodontiques postérieures remises à l'utilisateur lui sont envoyées par la poste. De préférence, le cycle d’étapes A) à C) est répété plus de 1 fois, plus de 2 fois, plus de 3 fois, et/ou moins de 7 fois, moins de 6 fois pendant le traitement orthodontique. La durée d’un cycle est de préférence inférieure à 1 mois, 3 semaines, 2 semaines ou 1 semaine et/ou supérieure à 1 jour. De préférence, le traitement orthodontique est morcelé en une pluralité de parties de traitement orthodontique, et le procédé comporte des dits cycles pour chaque groupe de deux dites parties consécutives, lesdites parties consécutives étant, pour un dit cycle, lesdites partie antérieure et postérieure du traitement orthodontique. De préférence, l’étape B) et/ou l’étape C), de préférence l’étape B) et l’étape C), sont mises en œuvre par ordinateur, par le seul ordinateur ou en collaboration avec un professionnel de soins dentaires, en particulier un orthodontiste. L’invention concerne également : un programme d’ordinateur, comprenant des instructions de code de programme pour la mise en œuvre d’un procédé selon l’invention, en autonomie ou en coopération avec un opérateur, par exemple un orthodontiste, - la détermination du plan de traitement avant l’étape A), et/ou - la rédaction et/ou l’envoi de notifications de rappel avant l’étape A), et/ou - la détermination du modèle actualisé à l’étape B), et/ou - la conception des gouttières orthodontiques postérieures à l’étape C), et/ou - la détermination de l’information actualisée et/ou de l’information anticipée la mise à jour du plan de traitement au début de l’étape C), et/ou - la comparaison des informations actualisée et anticipée, un support informatique sur lequel est enregistré un tel programme, par exemple une mémoire ou un CD-ROM, et un ordinateur dans lequel est chargé un tel programme. Le programme d’ordinateur peut en particulier comprendre des instructions de code de programme pour, en autonomie ou en coopération avec un opérateur, par exemple un orthodontiste, - la détermination du plan de traitement avant l’étape A), et/ou - la rédaction et/ou l’envoi de notifications de rappel avant l’étape A), et/ou - la détermination du modèle actualisé à l’étape B), et/ou - la conception des gouttières orthodontiques postérieures à l’étape C), et/ou - la détermination de l’information actualisée et/ou de l’information anticipée la mise à jour du plan de traitement au début de l’étape C), et/ou - la comparaison des informations actualisée et anticipée. L’invention concerne aussi un système comportant : - de préférence un premier ordinateur, optionnellement intégré dans le téléphone portable, configuré pour envoyer à l’utilisateur un rappel pour qu’il acquiert ladite représentation actualisée avec le téléphone portable ; - le téléphone portable, configuré pour acquérir ladite représentation actualisée ; - un deuxième ordinateur, identique ou différent du premier ordinateur, de préférence distant et en communication avec le téléphone portable, apte à recevoir ladite représentation actualisée du téléphone portable et à concevoir, à partir de la représentation actualisée, l’ensemble de gouttières orthodontiques postérieures, de préférence apte à réaliser des modèles desdites gouttières orthodontiques postérieures ; - une machine de fabrication des gouttières orthodontiques, apte à fabriquer l’ensemble de gouttières orthodontiques postérieures, de préférence à partir de modèles générés par ledit ordinateur ; - de préférence un réseau de transport apte à transporter l’ensemble de gouttières orthodontiques postérieures depuis ladite machine de fabrication jusqu’à l’utilisateur. Définitions Par « utilisateur », on entend toute personne pour laquelle un procédé selon l’invention est mis en œuvre, que cette personne soit malade ou non. Un « traitement orthodontique » est tout ou partie d’un traitement destiné à modifier la configuration d’une arcade dentaire. Un traitement orthodontique nécessite l’utilisation d’un ou plusieurs appareils orthodontiques. Un traitement orthodontique débute à un instant « initial » et se termine à un instant « final » auquel on prévoit que l’arcade dentaire aura atteint la configuration visée. Un traitement orthodontique est planifié avec un « plan de traitement ». On distingue ainsi le « traitement orthodontique » qui désigne une série d’opérations qui se déroulent dans la réalité et le « plan de traitement », qui est le résultat de la conception du traitement orthodontique. Le plan de traitement est donc antérieur au traitement orthodontique. Un traitement orthodontique au moyen de gouttières orthodontiques est la mise en pratique d’un plan de traitement qui définit des modèles pour l’arcade dentaire dans des formes anticipées, avant le traitement orthodontique, pour différents instants lors du traitement orthodontique. La génération d’un plan de traitement inclut classiquement la conception d’une ou plusieurs gouttières orthodontiques et leur modélisation. Un exemple de conception de gouttières est décrit dans « History of Orthodontics », de Basavaraj Subhashchandra Phulari. Le plan de traitement définit ainsi des modèles pour les gouttières orthodontiques mises en œuvre, ces modèles étant utilisés pour fabriquer les gouttières orthodontiques correspondantes. La modélisation des gouttières orthodontiques peut être effectuée automatiquement, par ordinateur, ou manuellement par un professionnel de soins dentaires. Plus précisément, on détermine classiquement une suite de modèles de l’arcade de l’utilisateur, qui représentent des configurations d’arcade consécutives, et une suite de modèles de gouttières orthodontiques correspondant, permettant de fabriquer des gouttières orthodontiques adaptées pour chacune modifier la configuration de l’arcade depuis une configuration représentée sur un modèle d’arcade à la configuration représentée sur le modèle d’arcade suivant. A chaque plan de traitement « correspondent » donc un traitement orthodontique, des modèles de l’arcade en début et en fin du traitement orthodontique associé, et une ou plusieurs gouttières orthodontiques conçues pour atteindre une configuration de l’arcade dentaire conforme au modèle de l’arcade dentaire en fin du traitement orthodontique. Un exemple de logiciel permettant de manipuler des modèles de dent et créer un plan de traitement est le programme Treat, décrit sur la page https://en.wikipedia.org/wiki/Clear_aligners#cite_note-invisalignsystem-10. US5975893A décrit également la création d’un plan de traitement. Un « appareil orthodontique » est un appareil porté ou destiné à être porté par un utilisateur. Un appareil orthodontique peut être destiné à un traitement thérapeutique ou prophylactique, mais également à un traitement esthétique. Un appareil orthodontique peut être en particulier une gouttière orthodontique. Une telle gouttière s’étend de manière à suivre les dents successives de l’arcade sur laquelle elle est fixée. Elle définit une goulotte de forme générale en « U ». La configuration d’un appareil orthodontique peut être en particulier déterminée pour assurer sa fixation sur les dents, mais également en fonction d’un positionnement cible souhaité pour les dents. Plus précisément, la forme est déterminée de manière que, dans la position de service, l’appareil orthodontique exerce des contraintes tendant à déplacer les dents traitées vers leur positionnement cible (appareil orthodontique actif), ou à maintenir les dents dans ce positionnement cible (appareil orthodontique passif, ou « de contention »). Un scanner 3D, ou « scanner », est un appareil permettant d’obtenir un modèle d’une arcade dentaire. Un « scanner portable » pèse moins de 1 kg, de préférence moins de 500 g et/ou plus de 50 g et la plus grande dimension du scanner portable est inférieure à 30 cm, à 20 cm ou à 15 cm et/ou supérieure à 5 cm. Le scanner portable est configuré pour être manipulé à la main. Il est de préférence intégré dans le téléphone portable. La « position de service » est la position d’une gouttière orthodontique lorsqu’elle a été fixée sur l’arcade afin de traiter cette arcade. Classiquement, la fixation est désactivable par l’utilisateur, par une simple traction sur la gouttière. Quand une gouttière est fixée sur une arcade dans la position de service, on appelle « dents décollées » et « dents non décollées » les dents qui ne prennent pas correctement appui sur la gouttière (situation appelée « unseat » ) et qui prennent correctement appui sur la gouttière, respectivement. La détection d’un « décollement » correspond à la détection de dents décollées. Un professionnel de soins dentaires sait parfaitement distinguer les dents décollées des dents non décollées. Cette distinction peut être également effectuée par un ordinateur, en particulier en évaluant la distance entre une dent et le fond de la goulotte de la gouttière qui y est fixée. Une configuration d’une arcade est dite « réelle » lorsqu’elle est celle de l’arcade de l’utilisateur dans la réalité. Une configuration d’une arcade est dite « théorique » ou « anticipée » lorsqu’elle est celle de l’arcade de l’utilisateur telle que « simulée » ou « prévue » à un instant futur. Par « modèle », on entend un modèle tridimensionnel numérique. Un modèle est constitué d’un ensemble de voxels. Un « modèle de dent » est un modèle numérique tridimensionnel d’une dent de l’arcade d’un utilisateur. Un modèle d’une arcade peut être découpé de manière à définir pour au moins une partie des dents, de préférence pour toutes les dents représentées dans le modèle de l’arcade, des modèles de dent. Les modèles de dent sont donc des modèles au sein du modèle de l’arcade. La montre un exemple de vue d’un modèle d’arcade découpé en modèle de dent 32. Il existe des outils informatiques pour manipuler les modèles de dent d’un modèle d’arcade. Ces outils permettent d’imposer des contraintes, en particulier pour limiter les déplacements des modèles de dent à des déplacements réalistes, par exemple pour empêcher que des modèles de dents adjacents ne s’interpénètrent. Un agencement de modèles de dent est donc un modèle. Par "image", on entend une image en deux dimensions, comme une photographie ou une image extraite d’un film. Une image est formée de pixels. Par « image d’une arcade », « vue d’une arcade », « représentation d’une arcade », « scan d’une arcade », ou « modèle d’une arcade », on entend une image, une vue, une représentation, un scan ou un modèle de tout ou partie de ladite arcade dentaire, de préférence représentant au moins 2, de préférence au moins 3, de préférence au moins 4 dents. La montre un exemple de vue d’un modèle d’arcade. Les méthodes « métaheuristiques » sont des méthodes d’optimisation connues. Elles sont de préférence choisies dans le groupe formé par - les algorithmes évolutionnistes, de préférence choisie parmi: les stratégies d’évolution, les algorithmes génétiques, les algorithmes à évolution différentielle, les algorithmes à estimation de distribution, les systèmes immunitaires artificiels, la recomposition de chemin Shuffled Complex Evolution, le recuit simulé, les algorithmes de colonies de fourmis, les algorithmes d’optimisation par essaims particulaires, la recherche avec tabous, et la méthode GRASP ; - l’algorithme du kangourou, la méthode de Fletcher et Powell, la méthode du bruitage, la tunnelisation stochastique, l’escalade de collines à recommencements aléatoires, la méthode de l'entropie croisée, et - les méthodes hybrides entre les méthodes métaheuristiques citées ci-dessus. Les dispositifs d’apprentissage profond, dits algorithmes de « deep learning » , sont bien connus de l’homme de l’art. Ils comprennent les « réseaux de neurones » ou « réseaux neuronaux artificiels ». L’homme de l’art sait choisir un réseau de neurones, en fonction de la tâche à effectuer. Notamment, un réseau de neurones peut être en particulier choisi parmi : - les réseaux spécialisés dans la classification d’images, appelés « CNN » (« Convolutional neural network »), par exemple AlexNet (2012), ZF Net (2013), VGG Net (2014), GoogleNet (2015), Microsoft ResNet (2015), Caffe : BAIR Reference CaffeNet, BAIR AlexNet, Torch :VGG_CNN_S, VGG_CNN_M, VGG_CNN_M_2048, VGG_CNN_M_1024, VGG_CNN_M_128, VGG_CNN_F, VGG ILSVRC-2014 16-layer, VGG ILSVRC-2014 19-layer, Network-in-Network (Imagenet & CIFAR-10), Google : Inception (V3, V4), - les réseaux spécialisés dans la localisation, et détection d’objets dans une image, les Object Detection Network, par exemple R-CNN (2013), SSD (Single Shot MultiBox Detector : Object Detection network), Faster R-CNN (Faster Region-based Convolutional Network method : Object Detection network), Faster R-CNN (2015), SSD (2015), RCF (Richer Convolutional Features for Edge Detection) (2017), SPP-Net, 2014, OverFeat (Sermanet et al.), 2013, GoogleNet (Szegedy et al.), 2015 , VGGNet (Simonyan and Zisserman), 2014, R-CNN (Girshick et al.), 2014, Fast R-CNN (Girshick et al.), 2015, ResNet (He et al.), 2016, Faster R-CNN (Ren et al.), 2016, FPN (Lin et al.), 2016, YOLO (Redmon et al.), 2016, SSD (Liu et al.), 2016, ResNet v2 (He et al.), 2016, R-FCN (Dai et al.), 2016, ResNeXt (Lin et al.), 2017, DenseNet (Huang et al.), 2017, DPN (Chen et al.), 2017, YOLO9000 (Redmon and Farhadi), 2017, Hourglass (Newell et al.), 2016, MobileNet (Howard et al.), 2017 , DCN (Dai et al.), 2017, RetinaNet (Lin et al.), 2017, Mask R-CNN (He et al.), 2017, RefineDet (Zhang et al.), 2018, Cascade RCNN (Cai et al.), 2018, NASNet (Zoph et al.), 2019, CornerNet (Law and Deng), 2018, FSAF (Zhu et al.), 2019, SENet (Hu et al.), 2018, ExtremeNet (Zhou et al.), 2019 , NAS-FPN (Ghiasi et al.), 2019, Detnas (Chen et al.), 2019, FCOS (Tian et al.), 2019, CenterNet (Duan et al.), 2019, EfficientNet (Tan and Le), 2019, AlexNet (Krizhevsky et al.), 2012 - les réseaux spécialisés dans la génération d'images, par exemple Cycle-Consistent Adversarial Networks (2017), Augmented CycleGAN (2018), Deep Photo Style Transfer (2017), FastPhotoStyle (2018), pix2pix (2017), Style-Based Generator Architecture for GANs (2018), SRGAN (2018). La liste ci-dessus n’est pas limitative. L’entrainement d’un réseau de neurones consiste à le confronter à une base d’apprentissage contenant des informations sur les deux types d’objet que le réseau de neurones doit apprendre à faire « correspondre », c'est-à-dire à connecter l’un à l’autre. L’entrainement peut se faire à partir d’une base d’apprentissage constituée d’enregistrements comportant chacun un premier objet d’un premier type et un deuxième objet correspondant, d’un deuxième type. Alternativement, l’entrainement peut se faire à partir d’une base d’apprentissage constituée d’enregistrements comportant chacun soit un premier objet d’un premier type, soit un deuxième objet d’un deuxième type, chaque enregistrement comportant cependant l’information relative au type d’objet qu’il contient. De telles techniques d’entrainement sont par exemple décrites dans l’article de Zhu, Jun-Yan, et al. "Unpaired image-to-image translation using cycle-consistent adversarial networks." L’entrainement du réseau de neurones avec ces enregistrements lui apprend à fournir, à partir d’un objet quelconque du premier type, un objet correspondant du deuxième type. La qualité de l’analyse réalisée par le réseau de neurones dépend directement du nombre d’enregistrements de la base d'apprentissage. De préférence, la base d’apprentissage comporte plus de 10 000 enregistrements. On appelle « concordance », ou « conformité » (« match » ou « fit » en anglais) entre deux objets une mesure de la différence entre ces deux objets. Une concordance ou une conformité est maximale (« best fit ») lorsqu’elle résulte d’une optimisation permettant de minimiser ladite différence. Deux images ou « vues » qui présentent une concordance maximale représentent sensiblement un même objet, de la même façon. Autrement dit, les représentations de l’objet sur ces deux images sont sensiblement superposables. Un modèle présente une concordance maximale avec une image lorsqu’il comporte une vue présentant une concordance maximale avec ladite image. La détermination de la concordance peut résulter de la comparaison entre deux images. De préférence cette comparaison résulte elle-même de la comparaison de deux cartes correspondantes. On appelle classiquement « distance » une mesure de la différence entre deux cartes ou entre deux images. Une carte peut représenter une information discriminante, qui est une information caractéristique qui peut être extraite d'une image ( "image feature" ), classiquement par un traitement informatique de cette image. L’information discriminante est de préférence choisie dans le groupe constitué par une information de contour, une information de couleur, une information de densité, une information de distance, une information de brillance, une information de saturation, une information sur les reflets et des combinaisons de ces informations. L’information discriminante est de préférence une information de contour. « Comprendre », « comporter » ou « présenter » doivent être interprétés de manière large, non limitative, sauf indication contraire. D’autres caractéristiques et avantages de l’invention apparaîtront encore à la lecture de la description détaillée qui va suivre et à l’examen du dessin annexé dans lequel : - la illustre schématiquement un procédé selon l’invention ; - la représente un exemple d’écarteur dentaire ; - la représente, schématiquement, un exemple de kit selon l’invention ; - la représente, schématiquement, le kit selon l’invention dans une position de service, l'utilisateur étant vu de face ; - la représente, schématiquement, le kit selon l’invention dans une position de service, l'utilisateur étant vu de côté ; - la représente un exemple de modèle actualisé acquis avec un scanner portable intégré dans le téléphone portable et comportant 5000 points ; - [ ] la représente un exemple de modèle dont les modèles de dent ont été découpés (seuls les modèles de dents sont représentés) ; - la représente un exemple de système selon l’invention. D’autres détails et avantages de l’invention sont fournis dans la description détaillée qui va suivre, fournie à des fins illustratives et non limitatives. Procédé de distribution de gouttières orthodontiques destinées à un traitement orthodontique d’une arcade dentaire d’un utilisateur, ledit procédé comportant un cycle comportant les étapes suivantes: A) à un instant actualisé au cours d’une partie « antérieure » du traitement orthodontique, acquisition, par l’utilisateur et avec un téléphone portable, d'une représentation actualisée de ladite arcade dentaire, puis C) à partir de la représentation actualisée, conception et fabrication des seules gouttières orthodontiques nécessaires à une partie « postérieure » du traitement orthodontique consécutive à ladite partie antérieure du traitement orthodontique, dites « gouttières orthodontiques postérieures », et remise de la ou des gouttières orthodontiques postérieures à l’utilisateur. Procédé selon la revendication précédente, comportant, entre les étapes A) et C), l’étape suivante : B) à l’aide de la représentation actualisée, détermination d’un modèle tridimensionnel numérique représentant l’arcade dentaire à l’instant actualisé, dit modèle « actualisé », procédé dans lequel, à l’étape C), on utilise ledit modèle actualisé pour lesdites conception et fabrication. Procédé selon la revendication immédiatement précédente, dans lequel, à l’étape C), on compare ledit modèle actualisé avec un modèle tridimensionnel numérique « cible » de l’arcade dentaire. Procédé selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel, avant l’instant actualisé, on envoie une notification sur ledit téléphone portable pour rappeler la nécessité d’acquérir ladite représentation actualisée. Procédé selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel, à l’étape A), l’instant actualisé est antérieur à l’instant prévu pour la fin de la partie antérieure du traitement orthodontique, ou « instant final antérieur », l’intervalle temporel entre l’instant actualisé et le premier instant final étant supérieur à 1 semaine et inférieur à 1 mois. Procédé selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel, à l’étape A), - un écarteur dentaire ou - un embout buccal sur lequel est fixé le téléphone portable est utilisé par l'utilisateur. Procédé selon l’une quelconque des revendications 2 à 6, la revendication 2 s’appliquant, dans lequel, à l’étape A), la représentation actualisée est constituée par un modèle acquis par un scanner intégré dans le téléphone portable et/ou par une ou plusieurs images acquises par une caméra intégrée dans le téléphone portable, et dans lequel à l’étape B), le modèle actualisé est constitué par ledit modèle acquis ou est généré à partir par des images actualisées et/ou du modèle acquis. Procédé selon l’une quelconque des revendications 2 à 7, la revendication 2 s’appliquant, dans lequel, à l’étape B), le modèle actualisé est généré - au moyen d’un scanner portable intégré dans le téléphone portable, ou - au moyen d’un réseau de neurones à partir d’une ou plusieurs images actualisées acquises avec le téléphone portable, ou - par assemblage de modèles de dents « historiques » en fonction d’un modèle acquis avec un scanner portable intégré dans le téléphone portable et/ou d’une ou plusieurs images actualisées acquises avec le téléphone portable, ou - par déformation, au moyen d’une méthode métaheuristique, d’un modèle de l’arcade dentaire généré avant l’instant actualisé, de manière que le modèle ainsi déformé présente une concordance maximale avec la ou les images actualisées. Procédé selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel, au début de l’étape C), avec le modèle actualisé, on met à jour le plan de traitement ayant servi à définir le traitement orthodontique, de manière à définir ladite partie postérieure du traitement orthodontique. Procédé selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel, à l’étape C), on définit ladite partie postérieure du traitement orthodontique de manière que le nombre de gouttières orthodontiques postérieures soit compris entre 1 et 15. Procédé selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel, à l’étape C), on définit ladite partie postérieure du traitement orthodontique de manière que le nombre de gouttières orthodontiques postérieures soit compris entre 1 et 3, la partie postérieure du traitement orthodontique étant une étape de finition du traitement orthodontique. Procédé selon l’une quelconque des revendications 1 à 10, dans lequel, à l’étape C), on définit ladite partie postérieure du traitement orthodontique de manière que le nombre de gouttières orthodontiques postérieures soit de 1, la partie postérieure du traitement orthodontique étant une étape post-traitement orthodontique. Procédé selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel, à l’étape C), le nombre de gouttières orthodontiques postérieures est déterminé en fonction d’un risque d’une inadaptation de la dernière gouttière orthodontique postérieure. Procédé selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel, à l’étape C), on définit le nombre de gouttières orthodontiques à fabriquer en fonction d’une vitesse de déplacement des dents de l’arcade, de préférence en fonction de la vitesse de déplacement des dents de l’arcade pendant la partie postérieure du traitement orthodontique. Procédé selon l’une quelconque des revendications précédentes, comportant plus de 1 et moins de 7 cycles d’étapes A) à C). Procédé de distribution de gouttières orthodontiques destinées à un traitement orthodontique d’une arcade dentaire d’un utilisateur, ledit procédé comportant un cycle comportant les étapes suivantes: A) à un instant actualisé au cours d’une partie « antérieure » du traitement orthodontique, acquisition, par l’utilisateur et avec un téléphone portable, d'une représentation actualisée de ladite arcade dentaire, puis après l’étape A), détermination d’une information « actualisée » à partir de la représentation actualisée, puis comparaison de l’information actualisée à une information anticipée, à un instant de simulation antérieur à l’instant actualisé de plus de 1 semaine, pour l’instant actualisé, dite « information anticipée », de manière à définir un score de conformité, puis comparaison du score de conformité à une valeur de seuil, puis en fonction du résultat de ladite comparaison du score de conformité à la valeur de seuil, fabrication des gouttières orthodontiques conformément à un plan de traitement défini à l’instant de simulation, et remise desdites gouttières orthodontiques à l'utilisateur ou exécution des étapes B) et C) suivantes , B) à l’aide de la représentation actualisée, détermination d’un modèle tridimensionnel numérique représentant l’arcade dentaire à l’instant actualisé, dit modèle « actualisé », puis C) à partir du modèle actualisé et d’un modèle tridimensionnel numérique « cible » de l’arcade dentaire, conception et fabrication des seules gouttières orthodontiques nécessaires à une partie « postérieure » du traitement orthodontique consécutive à ladite partie antérieure du traitement orthodontique, dites « gouttières orthodontiques postérieures », et remise de la ou des gouttières orthodontiques postérieures à l’utilisateur. Procédé selon la revendication immédiatement précédente, dans lequel le score de conformité est défini - en comparant le modèle actualisé avec un modèle de la gouttière orthodontique destinée à être portée par l'utilisateur à l’instant actualisé, et/ou - en comparant le modèle actualisé avec un modèle théorique de l’arcade dentaire, réalisé à l’instant de simulation pour représenter l’arcade dentaire dans sa configuration à l’instant actualisé, et/ou - en comparant les formes de la gouttière orthodontique et de l’arcade dentaire représentés sur la représentation actualisée. Système pour la mise en œuvre d’un procédé selon l’une quelconque des revendications précédentes comportant : - de préférence un premier ordinateur (42), configuré pour envoyer à l’utilisateur (U) un rappel pour qu’il acquiert ladite représentation actualisée (46) avec le téléphone portable (12) ; - le téléphone portable (12), configuré pour acquérir ladite représentation actualisée (46) ; - un deuxième ordinateur (48), identique ou différent du premier ordinateur, apte à recevoir ladite représentation actualisée du téléphone portable et à réaliser, à partir de la représentation actualisée, lesdites gouttières orthodontiques postérieures ; - une machine (52) de fabrication des gouttières orthodontiques, apte à fabriquer l’ensemble postérieur de gouttières orthodontiques postérieures à partir de modèles générés par ledit deuxième ordinateur (48). Système pour la mise en œuvre d’un procédé selon la revendication 18, comportant un réseau de transport (56) apte à transporter l’ensemble postérieur de gouttières orthodontiques depuis ladite machine de fabrication jusqu’à l’utilisateur.