On sait depuis longtemps préparer du chlore par électrolyse de solutions de chlorure de sodium dans une cellule comportant une cathode au mercure. Il se forme dans la cellule, au cours de l'électrolvse, du chlore et un amalgame de sodium. Le sodium et le mercure sont séparés de l'amalgame par mise en contact de l'amalgame avec de l'eau; il se forme simultanément de l'hydroxyde de sodium et de l'hydrogène. La réaction entre l'eau et l'amalgame de sodium est rapide et exothermique. L'hydrogène est formé à une température élevée et il est saturé de vapeurs de mercure et d'eau. L'hydrogène renferme, en outre, généralement de petites particules ou gouttelettes de mercure; il est en général refroidi de manière à permettre la condensation des vapeurs d'eau et de mercure, et on le fait parfois passer dans un séparateur par entrainement pour séparer le mercure particulaire et l'obtenir sous forme de gouttelettes. L'hydrogène quasiment saturé de vapeurs de mercure et d'eau, à la température à laquelle le courant gazeux a été refroidi, renferme des quantités notables de mercure. Il est par conséquent nécessaire de réduire la quantité de mercure dans l'hydrogène effluent à des teneurs qui, lorsaue les gaz sont déchargés dans l'atmosphère, ne soient pas dangereuses. Outre l'hydrogène qui se forme dans la réaction de l'amalgame de sodium avec l'eau, d'autres gaz renfermant des vapeurs de mercure peuvent être engendrés à d'autres stades du procédé par exemple par contact du mercure avec de l'eau chaude ou une liqueur chaude provenant des cellules. Après élimination du sodium par réaction avec l'eau, le mercure chaud est en général lavé à l'eau avant d'être retourné ou recyclé dans les cellules.Les tours de lavage ou laveurs dans lesquels le mercure est mis au contact de l'eau sont généralement sous pression réduite et il en sort un mélange de vapeurs de mercure et d'air. Des mélanges de vapeurs de mercure et d'air peuvent être également traités à l'aide du procédé selon la présente invention. Divers effluents gazeux, tels que ceux provenant de la ventilation des cellules, peuvent également, dans certaines conditions, renfermer des quantités notables de vapeurs de mercure, qu'il est souvent nécessaire d'éliminer des cellules. Des gaz renfermant des vapeurs de mercure peuvent également prendre naissance lors de la préparation du mercure ou lorsqu'on manipule de grands volumes de mercure. Les vapeurs de mercure et les dérivés minéraux du mercure se trouvant dans des courants gazeux ou gaz de n'importe quelle origine, peuvent avantageusement être extraits conformément au procédé de la présente invention, à condition que ces courants gazeux ne renferment pas, en quantités suffisantes pour désactiver la solution d'hypochlorite, de contaminants qui réagissent rapidement avec la solution d'hypochlorite. On sait que les vapeurs de mercure peuvent être éliminées des gaz qui en sont chargés par mise en contact de ces gaz avec une saumure chlorée maintenue dans des conditions acides. Un tel procédé est décrit dans le brevet britannique n0 1 207 215. Les vapeurs de mercure réagissent rapidement avec la saumure chlorée à pH faible pour donner une solution de chlorure de mercure. Cependant, dans ce procédé, lorsque le courant gazeux chargé de vapeurs de mercure est mis au contact de la saumure chlorée, à un pH inférieur à 4, il se produit un entraînement du chlore. Aussi est-il nécessaire d'éliminer le chlore du courant gazeux avant que ce dernier ne soit déchargé dans l'atmosphère. Cette élimination du chlore entraîne une élévation du prix de revient du procédé, ce qui constitue un de ses inconvénients spécifiques. On a tenté de mettre en contact le courant gazeux chargé de vapeurs de mercure avec des solutions alcalines d'hypochlorite, à des PH élevés de l'ordre de 9 à 12. A pH élevé, le mercure n'est pas ou pratiquement pas soluble dans des solutions alcalines d'hypochlorite, et il en résulte par conséquent un faible rendement d'élimination du mercure. Le mercure éliminé du courant gazeux forme des précipités qui ont tendance à se déposer dans les réservoirs, circuits et vannes où circule la solution. Dans le procédé décrit dans le brevet britannique n0 1 250 171, on a cherché à éviter les difficultés résultant de l'utilisation d'une solution alcaline d'hypochlorite. Dans ce brevet, il est prévu que les vapeurs de mercure soient efficacement éliminées des gaz qui les contiennent par mise en contact du gaz chargé de vapeur de mercure avec une solution alcaline d'un hypochlorite de métal alcalin, renfermant un chlorure de métal alcalin ou un chlorure de calcium en excès stoechiométrique notable par rapport à la quantité d'hypochlorite de métal alcalin présente. Il est en outre indiqué dans ce brevet qu'une concentration élevée en ions chlorures dans la solution alcaline d'hypochlorite permet de dissoudre les dérivés du mercure.La concentration élevée en ions chlorures permet d'éviter les difficultés dues à la précipitation des sels de mercure dans la solution alcaline. L'inconvénient inhérent au procédé résulte de ce que les solutions renfermant de fortes concentrations en chlorure doivent circuler dans le système et qu'il est par conséquent nécessaire de prévoir des moyens de se débarrasser de solutions de concentration élevée en chlorures. Il est possible de séparer ou éliminer les vapeurs de mercure des gaz qui les contiennent par mise en contact de ces gaz avec du charbon actif ou du carbone activé traité préalablement par un halogène ou le soufre. Les procédés qui mettent en oeuvre des adsorbants sont sensibles à l'humidité et ils présentent l'incon dénient d'exiger que les récipients renfermant la substance adsorbante soient vides lorsque le carbone activé, ou toute autre substance adsorbante employée est saturé . Il est par conséquent nécessaire de prévoir la manipulation de grandes quantités de substances adsorbantes renfermant du mercure et de réussir à se débarrasser de telles substances. Dans les procédés qui mettent en oeuvre une substance adsorbante solide pour adsorber les vapeurs de mercure contenues dans des courants gazeux ou gaz, on fait passer en général le gaz à travers un volume relativement important de substance adsorbante. Des volumes importants d'hydrogène dans des récipients fermés présentent des risques d'explosion inacceptables pour des procédés industriels. La présente invention a pour objet un procédé rapide et efficace de séparation ou élimination du mercure contenu dans des courants gazeux ou gaz. Elle a en outre pour objet une méthode rapide et efficace d'élimination du mercure contenu dans des gaz ou courants gazeux dans laquelle est mis en oeuvre un appareillage peu important. Selon la présente invention, le mercure contenu dans des gaz peut être éliminé par mise en contact du gaz avec une solution d'hypochlorite dont le pH est compris entre 5,5 et 8,5 environ, et dont la température est inférieure à environ 300 C. La solution renfermant le mercure dissous peut être recyclée dans les cellules électrolytiques, ce qui permet de récupérer le mercure; elle peut encore être traitée selon les méthodes connues de récupération du mercure. La mise en contact d'un gaz renfermant du mercure avec une solution d'hypochlorite à un pH de l'ordre de 5,5 à 8,5 et à une température inférieure à environ 309C permet une réaction rapide des vapeurs de mercure renfermées dans le gaz avec la solution d'hypochlorite. La solution d'hypochlorite est stable dans ces domaines de température et de pH, le chlore n'étant pas entraîné hors de la solution et les sels de mercure ne précipitant pas aux concentrations requises. La réaction rapide et l'élimination efficace des vapeurs de mercure contenues dans un courant gazeux permettent de mettre en oeuvre le procédé de l'invention dans un appareillage relativement peu important, ce qui est avantageux lorsque l'on met en contact des gaz dont le constituant principal est l'hydrogène. On peut utiliser un équipement peu important, avec une faible perte de charge (inférieure à 2,5 cm d'eau), ce qui présente l'avantage supplémentaire de fonctionner avec une grande sécurité. Il est indispensable que le pH de la solution aqueuse d'hypochlorite soit maintenu entre 5,5 et 8,5 environ, de préférence entre environ 6,0 et 8,0 environ. A pH inférieur à environ 5,5, la solution d'hypochlorite de sodium devient instable. Le chlore est retiré de la solution d'hypochlorite par contact avec le courant gazeux, et il doit être éliminé des gaz avant qu'ils ne soient lâchés dans l'atmosphère ou utilisés pour une combustion. Un pH supérieur à environ 8,5 diminue l'aptitude de la solution d'hypochlorite à réagir rapidement avec le mercure pour donner un sel de mercure soluble. La réaction la plus rapide, dans les conditions réactionnelles les plus larges et sans perte de chlore disponible, est obtenue en utilisant une solution d'hypochlorite à pH compris entre 6,0 et 8,0.A pH compris entre environ 9 et 10, la solution d'hypochlorite ne permet plus d'éliminer convenablement les vapeurs de mercure contenues dans le gaz. La mise en contact d'un gaz avec une solution d'hypochlorite à un pH supérieur à environ 9 n'est pas un moyen efficace de séparation des vapeurs de mercure contenues dans les gaz. La solution d'hypochlorite peut être maintenue dans le domaine de pH nécessaire en ajoutant à la solution de petites quantités de substances alcalines ou acides. La concentration en hypochlorite de la solution doit être supérieure à environ 500 parties par million, exprimée en poids de chlore libre ou disponible, ce poids étant déterminé par addition d'iodure de potassium et titrage à l'aide d'une solution de thiosulfate de sodium. Aux concentrations inférieures à environ 500 parties par million de chlore libre, l'effica- cité de la solution d'hypochlorite pour l'élimination du mercure contenu dans les gaz est moindre. La limite supérieure de concentration de la solution aqueuse d'hypochlorite conforme à la présente invention dépend de la solubilité et de la stabilité de la solution d'hypochlorite.Bien que des solutions renfermant plus de 1,0% de chlore libre présentent une réactivité extrêmement grande et permettent une élimination rapide des vapeurs de mercure contenues dans les gaz, des solutions renfermant des concentrations en hypochlorite de 3000 parties par millionde chlore libre sont tout aussi efficaces. Il semble de peu d'intérêt d'utiliser des concentrations en hypochlorite supérieures à environ 3000 parties par million de chlore libre en poids et il est préférable d'utiliser des concentrations de l'ordre de 900 à environ 2500 parties par million et tout particulièrement des concentrations comprises entre environ 900 et 1500 parties par million, car elles permettent une élimination efficace du mercure et un contrôle aisé du déroulement du procédé. Dans le cadre de la présente invention, par "solution aqueuse d'hypochlorite", on entend une solution aqueuse renfermant un hypochlorite de métal tel que sodium, potassium, calcium ou leurs mélanges. Pour être efficace, il n'est pas nécessaire que la solution aqueuse d'hypochlorite renferme un grand excès d'ions chlorures. La solution d'hypochlorite contient en général une concentration en ions chlorures qui est fonction du mode selon lequel, pour la préparation de la solution, on fait réagir un hydroxyde de métal avec le chlore, et qui est fonction de la décomposition naturelle de la solution d'hypochlorite, de la réaction de la solution d'hypochlorite avec le mercure, de l'addition des réactifs servant à contrôler le pH de la solution circulante et de l'origine de l'eau utilisée pour la préparation des solutions. La température à laquelle la solution d'hypochlorite est mise en contact avec le gaz a une grande importance. A une température supérieure à 55 ou 600C environ, la solution d'hypochlorite est instable et sa teneur en chlore libre diminue rapidement. Cependant, les vapeurs de mercure peuvent être efficacement éliminées du gaz tant que la teneur en chlore libre demeure supérieure à environ 500 parties par million. Du fait de l'instabilité de la solution d'hypochlorite aux températures élevées, il est préférable de mettre en contact le gaz chargé de vapeurs de mercure avec la solution d'hypochlorite à un PH contrôle, à une température inférieure à environ 300C. La solution d'hypochlorite de métal alcalin peut efficacement éliminer les vapeurs de mercure contenues dans des gaz, à une température proche du point de congélation de la solution.On préfère tout particulièrement opérer par mise en contact du courant gazeux, chargé en vapeurs de mercure, avec la solution d'hypochlorite à une température comprise entre environ 100C et 250C environ. Lorsque l'on abaisse la température opératoire, il est plus facile de maintenir le système dans le domaine de pH critique compris entre environ 5,5 et 8,5 et la concentration en hypochlorite dans le domaine requis pour effectuer l'élimination rapide du mercure. Si le gaz chargé de vapeurs de mercure est chaud, il est souhaitable de le refroidir avant de le mettre en contact avec la solution d'hypochlorite. En refroidissant le gaz, on facilite le maintien de la solution d'hypochlorite dans le domaine de température convenable ainsi que la condensation des vapeurs de mercure, si la pression partielle de vapeur de mercure dans le gaz est supérieure à la pression partielle du mercure à la température à laquelle il est refroidi. L'efficacité de la solution d'hypochlorite vis-à-vis des vapeurs de mercure est relativement indépendante de la concentration en mercure de la solution. Il est préférable, cependant, de maintenir cette concentration en-dessous de 1000 parties par million de mercure en poids, et de creference, en-dessous de 500 parties par million. Lorsque la concentration en mercure de la solution d'hypochlorite atteint la concentration limite selon le procédé de l'invention, une partie de la solution peut être éliminée et remplacée par une solution fraîche d'hypochlorite. La solution renfermant le mercure peut être traitée selon des méthodes connues d'absorption et d'adsorption, par addition de réactifs qui précipitent le mercure, ou servir à l'alimentation d'une cellule d'électrolyse permettant de débarrasser le courant liquide chargé de mercure de son potentiel polluant. Le procédé de la présente invention peut être mis en oeuvre dans un appareillage classique de mise en contact liquide/gaz. Les appareils tels qu'éjecteurs, colonnes de remplissage, tours de pulvérisation et autres moyens connus pour la mise en contact liquide/gaz, peuvent être utilisés dans le cadre de la présente invention. Dans le cadre de la présente invention, il est souhaitable de séparer le mercure particulaire ou sous forme de gouttelettes du gaz avant que celui-ci ne soit mis en contact avec la solution d'hypochlorite à pH contrôlé. Les gouttelettes de mercure ou mercure particulaire peuvent être séparés du gaz par passage de ce gaz dans un système de séparation par entraînement. Les séparateurs par entraînement sont bien connus et des systèmes tels que cyclones, filtres à brouillards, lits immergés, laveurs, et analogues, se sont révélés efficaces.Bien qu'il ne soit pas nécessaire d'éliminer le mercure particulaire avant la mise en contact du gaz avec la solution d'hypochlorite à pH contrôlé, cette façon de procéder est employée de préférence car elle permet d'éviter que de petites quantités de mercure particulaire n'accroissent de façon considérable la charge en mercure de la solution dthypochlorite. Cet accroissement de la charge en mercure entraîne des exigences plus grandes des solutions d'hypochlorite et soulève des problèmes, en liaison avec la récupération du mercure dissous. Après élimination de la substance sous forme particulaire, le gaz renfermant des vapeurs de mercure est ensuite mis au contact de la solution d'hypochlorite maintenue à un pH compris entre environ 5,5 et 8,5 et plus particulièrement compris entre environ 6,0 et 8,0. Les vapeurs de mercure sont rapidement éliminées du gaz. Le liquide est séparé du gaz, et ce dernier, relativement peu chargé en vapeurs de mercure, peut être déchargé dans l'atmosphère. Lors de la mise en contact du gaz chargé de vapeurs de mercure avec la solution d'hypochlorite à pH contrôlé, il peut se produire une nébulisation de la solution d'hypochlorite ou un entraînement de gouttelettes par le gaz. Pour s'assurer que le gaz ne charrie pas une quantité excessive de solution d'hypochlorite, le gaz quittant l'appareil de contact gaz/liquide traverse généralement un système de séparation par entraînement. Il est préférable d'éliminer du gaz les petites gouttelettes de solution d'hypochlorite, celles-ci étant corrosives. Les gaz chargés de vapeurs de mercure peuvant avoir n'importe quelle origine à condition qu'ils ne renferment pas une quantité massive de substance susceptible de réagir avec la solution d'hypochlorite et ainsi d'éliminer le chlore libre de la zone réaction nelle La solution d'hypochlorite permet non seulement la séparation des vapeurs de mercure contenues dans le gaz, mais également de séparer le mercure particulaire et les sels minéraux du mercure, tels que mercure, sulfures et oxydes. Dans la présente description, la dénomination générale "mercure" désigne egalement le mercure renferme dans les sels minéraux de mercure. Des gaz tels qu'hydrogène et air peuvent être efficacement traités à l'aide du procédé selon la présente invention. Le procédé de la présente invention est illustré par référence à la figure 1. Le gaz chargé de vapeurs de mercure peut provenir de la réaction de l'amalgame de sodium avec l'eau, des compartiments terminaux de cellules au mercure, du système de ventilation des cellules, ou des installations où l'on élabore ou utilise du mercure, telles que par exemples des installations de récupération de mercure, laboratoires et certaines unités de construction de matériel électrique. Si cela est nécessaire, le courant gazeux chargé de vapeurs de mercure traverse une zone de pré-traitement 2 des gaz. Dans cette zone 2, le-gaz peut être traité de façon à permettre l'élimination des substances particulaires, le refroidissement éventuel du courant gazeux et toute autre opération qu'il est nécessaire de réaliser avant la mise en contact du courant gazeux avec la solution d'hypochlorite. Bien que cette étape de pré-traitement du courant gazeux ne soit pas nécessaire dans le cadre de la présente invention, elle est cependant utile car elle permet la récupération du mercure métallique qui est entraîné dans le courant gazeux, permet de déplacer les matières particulaires qui ont tendance à se déposer dans la solution d'hypochlorite et à boucher les vannes ou conduits, et permet de refroidir le courant gazeux avant sa mise en contact avec la solution d'hypochlorite.La nécessité d'un pré-traitement du courant gazeux ne dépend que de L'origine du gaz chargé de vapeurs de mercure ainsi que des moyens choisis pour effectuer le contact gaz/liquide. Il est évidemment nécessaire d'effectuer une préparation du gaz lorsque la composition et les paramètres physiques du gaz charge de vapeurs de mercure sont connus lors de la mise en oeuvre du procédé de la présente invention. Le courant gazeux chargé de vapeurs de mercure, après avoir traversé le cas échéant la zone de pre-traitement du courant gazeux, est mis en contact avec la solution d'hypochlorite à un pH compris entre environ 5,5 et 8,5, et de préférence entre 6,0 et 8,0, de manière que le mercure soit élimine dans la zone de contact 3. Le contact entre le courant gazeux et la solution d'hypochlorite peut être effectué à l'aide de moyens de contact liquide/gaz classiques tels qu'éjecteur, tour de remplissage, chambre de pulvérisation et autres moyens d'épuration combinant l'action d'un liquide et une action mécanique, tels que lits immergés, chambres de pulvérisation, cyclones et analogues. Après mise en contact avec la solution d'hypochlorite, le gaz quitte la zone de contact. Il est en général souhaitable de faire passer le gaz dans une zone de séparation par entraînement 4 pour séparer la solution d'hypochlorite qui peut avoir été entraînée par le gaz avant de faire quitter l'installation à ce dernier. On sait que lors du contact liquide/gaz, il peut se produire, sous certaines conditions, un entraînement de la phase liquide par le courant gazeux. Du fait que le liquide entraîné peut être corrosif vis-à-vis de l'installation de l'étape ultérieure, il est préférable de l'éliminer. Il est souhaitable, mais non indispensable, d'utiliser un système de séparation par entraînement à la sortie de la zone de contact liquide/gaz.La séparation par entraînement peut être effectuée à l'aide de moyens tels que tampon-filtre, cyclones, chicanes et autres moyens industriels connus de séparation des liquides des gaz. Le procédé de la présente invention convient particulièrement pour l'élimination des vapeurs de mercure renfermées dans l'hydrogène produit par la réaction de l'amalgame de sodium provenant des cellules au mercure pour la production de chlore. L'amalgame de sodium est mis au contact de l'eau; le sodium réagit avec l'eau pour donner une solution d'hydroxyde de sodium et de l'hydrogène. L'hydrogène quitte la zone réactionnelle à une température élevée; il est saturé d'eau et de vapeurs de mercure. L'hydrogène est en général refroidi afin de condenser le mercure et la vapeur d'eau. L'hydrogène chargé de vapeurs de mercure, de fines gouttelettes de mercure et d'eau, traverse ensuite les systèmes de séparation par entraînement où le mercure particulaire ou en gouttelettes et l'eau sont extraits du gaz. L'hydrogène pratiquement saturé de mercure et de vapeur d'eau, à une température inférieure à 300C environ, passe ensuite dans la zone de contact. Il a été établi qu'il suffisait d'une étape de contact dans un système d'éjection ou un lit de remplissage relativement mince sur lequel on fait circuler une solution d'hypochlorite, pour éliminer plus de 90%, et dans les conditions préférées, plus de 95%, des vapeurs de mercure renfermées dans le gaz. L'utilisation d'un éjecteur peut notablement diminuer les effets de la pression sur le système de contact. Si l'on désire une diminution plus importante de la teneur du gaz en vapeurs de mercure, on peut utiliser une seconde étape de contact ou un lit de remplissage de plus grande épaisseur.L'hydrogène, après avoir été purifié de la majeure partie des vapeurs de mercure, passe dans un système de séparation par entraînement où on extrait toutes les gouttelettes de solution d'hypochlorite entraînées par le gaz. L'hydrogène est ensuite lâché dans l'atmosphère ou brûlé. D'autres buts et avantages de la présente invention apparaîtront plus clairement à la lecture des exemples suivants donnés à titre illustratif et non limitatif. EXEMPLE 1 On détermine les effets du pH sur l'élimination des vapeurs de mercure d'un gaz chargé de vapeurs de mercure. Un courant d'hydrogène provenant de la décomposition d'un amalgame de sodium traverse, après refroidissement, à une température comprise entre 290C et 300C, un séparateur permettant de séparer de ce courant le mercure particulaire; ce courant est ensuite mis au contact d'une solution d'hypochlorite de sodium dans un éjecteur de 7,5 cm. L'éjecteur en fonctionnement est parcouru par une solution d'hypochlorite de sodium. On fait passer par l'éjecteur environ 75 litres d'hydrogène par litre de solution d'hypochlorite de sodium renfermant environ 1200 à 1435 parties par million de chlore libre. Le tableau I, partie A, montre l'efficacité du traitement de séparation des vapeurs de mercure contenues dans le courant gazeux, ainsi que l'effet du pH sur la quantité de chlore entraînée par le courant gazeux après contact avec la solution d'hypochlorite. A l'examen de ce tableau I, il apparaît qu'à un pH inférieur à environ 5,5, la solution d'hypochlorite de métal alcalin est capable d'éliminer les vapeurs de mercure du gaz en un seul contact, mais la quantité de chlore dans le gaz est toutefois trop forte pour qu'elle soit évacuée dans l'atmosphère. Le tableau I montre également qu'à 300C, la solution d'hypochlorite est moins efficace à pH 7,7 qu'à un pH 6,6. TABLEAU I expé- Temp. rapport parties de % de meroure ppm de chlore gaz/ pH chlore éliminé dans le gaz rience C liquide libre par de sortie million Partie A 1 29-30 75 2,7 1200-1435 99 > 30 2 29-30 " 3,5 1200-1435 99 > 30 3 29-30 " 4,8 1200-1435 99 4,3 4 29-30 " 6,6 1200-1435 99 5 29-30 " 7,7 1200-1435 99 Partie B 7 29-30 75 6,6-7,0 635 63 4 29-30 " 6,6 1435 98 Partie C 9 29 75 6,6 1435 98 9A 29 120 6,6 1435 99 10 29 75 7,7 1200 90 10A 29 135 7,7 1200 63 11 29 67,5 7,0 635 63 11A 29 112,5 7,0 635 32 Partie D 12 29 37,5-75 6,6-7,0 1435 98 13 55 37,5-75 6,6-7,0 1435 97 EXEMPLE 2 On utilise l'appareillage de l'exemple 1 pour déterminer l'effet de la concentration en hypochlorite sur l'élimination des vapeurs de mercure contenues dans un courant d'hydrogène. Ce courant est mis au contact d'une solution d'hypochlorite de sodium maintenue à une température de l'ordre de 29 à 300C et à pH compris entre 6,6 et 7, à raison de 75 litres d'hydrogène par litre de solution d'hypochlorite. La concentration en chlore libre de la solution d'hypochlorite varie entre 635 et 2000 parties par million. Le tableau I, partie B, rassemble les résultats de cet essai. A une concentration d'environ 635 parties par million de chlore libre, le pourcentage d'élimination des vapeurs de mercure est d'environ 63% tandis qu'à une concentration de 1435 parties par million de chlore libre, le pourcentage d'élimination des vapeurs de mercure présentes dans le gaz entrant est supérieur à 98%. Comme on le constate, des concentrations en hypochlorite de sodium supérieures à environ 500 parties par million de chlore libre permettent l'élimination des vapeurs de mercure. EXEMPLE 3 On utilise l'appareillage de l'exemple 1 pour déterminer l'effet du rapport liquide/gaz sur l'élimination des vapeurs de mercure contenues dans un courant d'hydrogène. L'hydrogène, à une température de 290C, est mis au contact de solutions d'hypochlorite de sodium à divers pH et diverses concentrations de chlore libre. Les essais 9 et 9A montrent qutà un rapport gaz/liquide de 75 à 120 litres par litre, à pH 6;6 et à une concentration de 1435 parties par million de chlore libre, on élimine 98 à 99% du mercure de l'hydrogène. Avec des rapports gaz/liquide compris entre 75 et 135 litres par litre, à PH 7,7 et à une concentration de 1200 partieE par million de chlore libre, les expériences 10 et 10A montrent qu'on élimine de 63 à 90% du mercure.Lorsque la concentration en chlore libre est ramenée à 635 parties par million, à pH 7,7 avec un rapport gaz/liquide égal à 9 , on élimine 63% du mercure. Pour des concentrations en chlore libre faibles, on doit utiliser des rapports gaz/liquide plus petits si on veut éliminer une proportion plus importante du mercure présent. Pour une concentration d'environ 1435 parties par million de chlore libre et à un pH d'environ 6,6, des rapports gaz/liquide élevés permettent d'éliminer efficacement une quantité notable de mercure du courant gazeux. EXEMPLE 4 On utilise l'appareillage de l'exemple 1 pour déterminer l'effet de la température sur la sésaration du mercure contenu dans un courant gazeux. De l'hydrogène contenant des vapeurs de mercure est mis en contact avec une solution d'hypochlorite de sodium contenant de 1400 à 1435 parties par million de chlore libre, à pH compris entre 6,6 et 7 et avec un rapport gaz/liquide compris entre 37,5 et 75 litres par litre de liquide traversant l'éjecteur. A l'examen du tableau I, partie D, on constate qu'une variation de la température entre 290C et 550C a peu d'effet sur le taux d'élimination du mercure. Bien que l'absorption des vapeurs de mercure contenues dans un courant gazeux puisse être effectuée efficacement à une température de 550C, l'instabilité de la solution d'hypochlorite est telle que la solution se casse et que la quantité de chlore libre diminue rapidement. Du fait de l'instabilité de l'hypochlorite à une température de l'ordre de 550C, il est préférable d'opérer à une température inférieure et de préférence inférieure à 300C et plus particulièrement inférieure à 250C. Les basses températures n'affectent pas l'absorption des vapeurs de mercure. La stabilité de la solution d'hypochlorite est plus grande à basse température et la concentration en hypochlorite de la solution circulante est plus facile à contrôler. EXEMPLE 5 On détermine l'effet du contact du courant gazeux renfermant des vapeurs de mercure dans un lit de remplissage. On utilise pour cet essai, un lit de 0,91m de haut contenant â titre de remplissage des selles Intalox de 1,25 cm. On fait circuler dans le lit un courant d'hypochlorite de sodium contenant 1400 parties par million de chlore libre à une température de 20 C, à un débit liquide pondéral de 0,72 à 2,44 kg par heure par cm2. On fait passer dans le lit 735 Nt/mn d'hydrogène à 20 C, contenant environ 1 partie par million de vapeur de mercure. Dans le tableau Il, partie A, sont consignés les résultats de cet essai. Ces essais montrent qu'une colonne de remplissage relativement courte peut éliminer efficacement le mercure contenu dans un courant gazeux lorsque la colonne est baignée par une solution d'hypochlorite à pH contrôle. TABLEAU II - Lit de remplissage charge en %de chlore meroure de Expé- Temp. vitesse meroure libre la solution rience C pH pondérale éliminé ppm d'hypochlorite kg/h/cm ppm Partie A 14 20 3,5 0,72 à 2,44 99 1400 15 20 4,5 " " 99 1400 16 20 5,5 " " 99 1400 17 20 7,0 " " 99 1400 18 20 8,9 0,72 96 1400 19 20 8,9 2,44 97 1400 20 20 10,1 2,44 0 1400 21 20 10,9 2,44 0 1400 Partie B 22 20 7,0 99 1400 15 23 20 7,0 99 1400 50 24 20 7,0 99 1400 100 25 20 7,0 99 1400 500 EXEMPLE 6 On détermine l'effet de la charge en mercure de la solution d'hypochlorite sur l'absorption des vapeurs de mercure. On utilise, pour cet essai, l'appareillage de l'exemple 5. On effectue cette expérimentation avec des charges de mercure de la solution d'hypochlorite de 15, 50, 100 et 500 parties par million. Le tableau Il, partie B, montre que, dans ce domaine, la charge en mercure n'affecte pas l'élimination des vapeurs de mercure. Le débit pondéral du liquide et les débits gazeux sont les mêmes que dans l'exemple 5. Les exemples ci-dessus montrent clairement que les vapeurs de mercure peuvent être éliminées d'un courant gazeux renfermant des vapeurs de mercure, par mise en contact des courants gazeux renfermant des vapeurs de mercure avec une solution d'hypochlorite à pH contrôlé compris entre environ 5,5 et 8,5 et de préférence compris entre 6 et 8. Dans ce domaine de pH, le chlore n'est pas entraîné par le courant gazeux et les vapeurs de mercure peuvent être éliminées du courant gazeux sans qu'il soit nécessaire d'éliminer ultérieurement le chlore du courant gazeux. Bien entendu, la présente invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits, elle est susceptible de nombreuses variantes accessibles à l'homme de l'art, sans s'écarter pour cela de l'esprit de l'invention. REVEND ICAT I ON S 1.- Procédé d'élimination du mercure renfermé dans des courants gazeux, caractérisé en ce que l'on met en contact le courant gazeux renfermant du mercure avec une solution d'hypochlorite maintenue à un pH compris entre environ 5,5 et 8,5. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la solution d'hypochlorite renferme en poids plus de 500 parties environ par million de chlore libre, et de préférence de 500 à 3000 parties par million. 3.- Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la température de la solution d'hypochlorite est inférieure à environ 300C et de préférence comprise entre 100 et 250C environ. 4.- Procédé selon une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le courant gazeux renfermant du mercure est mis en contact avec une solution d'hypochlorite renfermant en poids de 500 à environ 2500 parties par million de chlore libre, à un pH compris entre environ 6 et environ 8,0 et à une température inférieure à 250C environ. 5.- Procédé selon une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l'hypochlorite est l'hypochlorite de sodium. 6.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la solution d'hypochlorite de sodium contient en poids de 900 à environ 1500 parties par million de chlore libre. 7.- Procédé selon une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le mercure est sous forme de vapeurs de mercure. 8.- Procédé selon une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que l'on fait passer un courant gazeux contenant du mercure dans une zone de conditionnement du gaz où le courant gazeux est refroidi à une température inférieure à 300C et où la substance particulaire est isolée du courant gazeux, ledit courant gazeux sortant ensuite de ladite zone de conditionnement du gaz et traversant une zone de contact dans laquelle le courant gazeux est mis en contact avec une solution d'hypochlorite maintenue à un pH compris entre environ 5,5 et 8,5, le mercure étant ainsi éliminé du courant gazeux, puis en ce que le courant gazeux passe ensuite dans une zone de séparation dans laquelle le liquide entraîné est isolé du courant gazeux, ce qui permet d'obtenir un courant gazeux exempt de mercure.