L'invention concerne un procédé pour l'obtention dthalo- génures d'organo-étain, plus précisément d'halogénures de tricyclohexylétain. Le chlorure de tricyclohexylétain peut être obtenu par réaction d'un réactif Grignard cyelohexyle et du chlorure stannique dans un rapport molaire de 3:1. L'addition du chlorure stannique au réactif de Grignard donne un faible rendement en chlorure de tricyclohexylétain avec une quantité importante de tétracyclohexylétain. L'addition inverse du réactif de Grignard au chlorure stannique est déjà connue selon le brevet GB 1.084.076 comme donnant le chlorure de tricyclohexylétain, et en particulier,lorsque le réactif de Grignard et une partie du chlorure stannique sont ajoutés simultanément au reste du chlorure stannique, avec addition ultérieure du reste du réactif de Grignard, on obtient un rendement de 87% en chlorure de tricyclohexylétain. La demanderesse a maintenant trouvé un procédé d'addition inverse qui est plus simple que le dernier procédé et peut donner un bon rendement en halogénures de tricyclohexylétain désirés (et leurs produits alkylés sur le noyau) et en hydroxydes correspondants obtenus à partir de ceux-ci. Selon un de ses aspects, l'invention concerne un procédé pour l'obtention d'halogénures de trieyclohexylétain qui consiste à ajouter 3 + 0,3 parties molaires d'un réactif de Grignard qui est un halogénure de cycloalkyl magnésium, dans lequel le groupe cycloalkyle est un groupe cyclohexyle ou un groupe alkyl cyclohexyle contenant de 1 à 3 groupes alkyle ayant chacun de 1 à 4 atomes de carbone et dans lequel l'halogénure est un chlorure, un bromure ou un iodure, à 1 partie molaire d'un halogénure stannique dans lequel l'halogénure est un chlorure, un bromure ou un iodure, l'halogénu re de cycloalkyl magnésium étant dissous dans un solvant de type éther et l'halogénure stannique étant placé dans un diluant liquide inerte, le pourcentage en poids de l'halogénure stannique par rapport au diluant étant inférieur à 25% et l'addition étant effectuée en agitant de façon à obtenir un mélange réactionnel contenant un halogénure de tricycloalkylétain. De préférence, lorsque l'addition est terminée, on maintient le mélange réactionnel pendant au moins 5 minutes afin que la réaction puisse se poursuivre, par exemple à une température d'au moins 40 C, de préférence de 40 à 150 C, avantageusement de 90 à 1500C. La concentration du réactif de Grignard dans l'éther peut varier dans une large'gamme, mais l'halogénure stannique doit être présent en une quantité inférieure à 25% dans le diluant (c'est-àdire le pourcentage en poids de l'halogénure stannique par rapport au diluant), par exemple de 5 à 25%, tel que 9 à 15% ou 10 à 25%, par exemple 10 à 20%, en particulier 15 à 20 ou 15 à 25%. Le réactif de Grignard est ordinairement à une concentration de 15 à 80% en poids dans l'éther (c'est-à-dire le pourcentage en poids du réactif de Grignard par rapport à l'éther), par exemple de 40 à 80%, notamment de 40 à 70%, de préférence 50 à 65% et avantageusement 53 à 60%. Le groupe cycloalkyle dans le réactif de Grignard qui est un halogénure de cycloalkyl magnésium, peut être un groupe cyclohexyle ou un groupe alkyl cyclohexyle avec 1 ou 2 groupes alkyle dans le noyau, ayant chacun 1 ou 2 atomes de carbone. Bien que le groupe cycloalkyle soit de préférence un groupe cyclohexyle,on peut citer d'autres exemples tels que des groupes méthyl et éthyl cyclohexyle. L'halogénure dans lthalogénure de cycloalkyl magnésium et lthalogénure stannique sont de préférence identiques, et avantageusement le chlorure. Le réactif de Grignard est obtenu d'une façon classique à partir de l'halogénure de cycloalkyle correspondant et du magnésium. Si besoin, la réaction peut Etre initiée par addition d'iode, d'un iodure et, dans le cas de- chlorures de cycloalkyle,avec un peu du bromure de cycloalkyle correspondant.La réaction est ordinairement conduite dans un solvant éther, tel que l'éther diéthylique ou le tétrahydrofurane; avantageusement, le solvant éther est le même que celui qui est utilisé dans le procédé de l'invention.G'est ainsi qu'on prépare de préférence le réactif de Grignard dans la solution éthérée, qu'on filtre la solution pour éliminer le magnésium qui n'aurait pas réagi ou toutes autres substances insolubles, afin d'obtenir ainsi le réactif de Grignard utilisable dans le procédé de l'invention. La préparation du réactif de Grignard, son traitement ultérieur et sa réaction avec l'halogénure stannique sont, de préférence, exécutés à Labri de l'humidité, par exemple sous atmosphère inerte telle que notamment d'azote. Le solvant éther pour le réactif de Grignard répond de préférence à la formule R1 - (OR3)n - OR2 dans laquelle (i) chaque groupe R1 et R2, qui peuvent être différents, mais sont de préférence identiques, est un groupe alkyle ayant de 1 à 6 atomes de carbone, et R3 est un groupe alkylène ayant de 1 à 4 atomes de carbone, généralement 2 ou 3 atomes de carbone, et n est égal à 0 ou 1, (ii) lorsque n est égal à 0, R1 et R2 ensemble forment un radical bivalent à 4 ou 5 chaînons, qui est un groupe aliphatique bivalent (ordinairement un hydrocarbyle aliphatique) saturé ou à insaturation éthylénique dans lequel la channe d'atomes de carbone peut être éventuellement interrompue par un atome d'oxygène ou un groupe -NR4, dans lequel R4 est un groupe alkyle ayant de 1 à 4 atomes de carbone.C'est ainsi que éther peut, lorsque n est égal à 0, entre un simple dialkyl éther contenant de 1 à 6 atomes de carbone, ou lorsque n est égal à 1, un diéther de glycol dans lequel R3 est un radical éthylène, ou lorsque n est égal à 0, un éther cyclique à 5 ou 6 cycles dans lequel R1 et R2 forment ensemble un groupe bivalent. Comme exemples de diaikyl éther, on peut citer les éthers diéthylique, dipropylique, diisopropylique, di-n-butylique, di-n- et isoamyliques et di-n-hexylique. Comme exemples de diéther de glycol, on citera les éthers diméthylique, diéthyli que et di-n-butylique de l'éthylène glycol.A titre d'éthers cycliques, on peut citer par exemple le tétrahydrofurane, le 2-mjthyl tétrahydrofurane, le 2-méthoxy- et 2-éthoxy-méthyl tétrahydrofurane, le tétrahydropyrane, le 2-mdthoxy 2-éthoxy tétrahydropyrane, la N-méthyl morpholine et le dioxane. De préférence, I'éther a un total de 4 à 8 atomes de carbone et de 1 ou 2 atomes d'oxygène; des exemples de ces éthers comprennent les éthers diéthylique, diisopropylique, dipropylique et dibutylique; les éthers diméthylique et diéthylique de l'éthylène glycol, le dioxaneset le tétrahydrofurane qui constitue l'éther préféré. L'éther a de préférence un point d'ébullition à la pression de la réaction, normalement à la pression atmosphérique, inférieur à 105 C, et plus précisément inférieur à 90 C , par exemple de 35 à 90 C. Le diluant liquide inerte dans lequel est placé l'halo- génure stannique, est généralement un solvant pour l'halogénure stannique et est ordinairement un hydrocarbure. Comme exemples de diluant, on citera les hydrocarbures aliphatiques, par exemple les éthers de pétrole dont le point d'ébullition est situé entre 60 et 140"C, en particulier entre 100 et 120"C et entre 120 et 1400C; les hydrocarbures cycloaliphatiques, par exemple le cyclohexane; les hydrocarbures aromatiques, par exemple le benzène et les alkyl benzènes tels que le toluène et le xylène. Le diluant inerte a de préférence un point d'ébullition à la pression atmosphérique d'au moins 105 C. Le toluène et plus particulièrement le xylène sont les diluants préférés. Le réactif de Grignard dans la solution éthérée est sajou té à un mélange agité du diluant et de l'halogénure stannique; contrairement au procédé connu, le réactif de Grignard est ajouté à la totalité de lthalogénure et aucun halogénure stannique n'est ajouté en mEme temps que le réactif de Grignard; il n'y a donc pas d'addition séparée ultérieure d'une autre quantité de diluant lorsque la réaction a démarré.Dans le procédé, le réactif de Grignard est ajouté au chlorure stannique afin de former un mélange réactionnel contenant le chlorure stannique et un produit de réaction initial, une autre partie du réactif de Grignard est alors ajoutée à ce mélange réactionnel jusqu'à ce que tout le réactif de Grignard ait été ajouté, la proportion molaire totale du réactif de Grignard ajouté au chlorure stannique étant de 2,7 : 1 à 3,3 1, par exemple de 2,7 : 1 à 2,95 : 1, mais de préférence de 2,8:1 à 3,05 : 1, par exemple de 2,9 : 1 à 3,05 : 1, cette proportion est avantageusement proche de la valeur stoechiométrique de 3: 1. Au cours de la réaction, le mélange réactionnel devient plus visqueux. Dans l'ancien procédé d'addition inverse, le pourcentage pondéral du diluant, le xylène, par rapport au poids total du xylène et de l'éther qui était le tétrahydrofurane, dans le mélange réactionnel, était d'environ de 22 à 40%, clest-à-dire que le mélange réactionnel contenait surtout du tétrahydrofurane. La demanderesse a maintenant trouvé que la réaction progresse très avantageusement lorsque le pourcentage pondéral du diluant, par exemple le xylène, par rapport au poids total du diluant et de l'é- ther, par exemple le tétrahydrofurane, dansle mélange réactionnel, est de 50 à 80%, par exemple de 60 à 76%, bien que l'on puisse utiliser des pourcentages extérieurs à cette gamme, par exemple de 30 à 80%. L'addition du réactif de Grignard, l'halogénure de cycloalkyl magnésium à l'halogénure stannique est normalement effectuée à une température maximale de 105 C, telle que de 20 à 1050C, par exemple de 40 à 950C, et de préférence de 70 à 850C. La solution du réactif de Grignard est normalement ajoutée lentement à l'halogénure stannique et au diluant, à une vitesse néanmoins suffisante pour maintenir le mélange réactionnel à la température indiquée ci-dessus. Si nécessaire, la réaction peut entre conduite sous pression, si la température de réaction est supérieure au point d'ébullition à pression atmosphérique du mélange d'éther et du diluant liquide, afin de maintenir le mélange à l'état liquide.Dans le procédé que l'on préfère, dans lequel l'éther a un point d'ébullition inférieur à 90 C, il est commode d'ajouter le réactif de Grignard à une vitesse suffisante pour provoquer ltébullition du mélange réactionnel avec reflux de éther. Avec l'éther que l'on préfère, le tétrahydrofurane, la température du liquide réactionnel est de l'ordre de 75 à 85"C. Dans un mode de mise en oeuvre préféré du procédé,l'éther a un point d'ébullition inférieur à celui du diluant et au moins une partie, et de préférence une partie importante, de l'éther dans ledit mélange de réaction après l'addition du réactif de Grignard est évaporée, laissant un milieu contenant lthalogénure de tricy cloalkylétainss mais épuisé en éther. Normalement, 20 à 90% de l'éther sont évaporés et plusprécisément 50 à 80%.Bien que l'évaporation puisse avoir lieu sous pression réduite, elle est normalement effectuée en chauffant le mélange d'éther de diluant et du produit de réaction sous pression atmosphérique jusqu'à une seconde température de réaction qui est supérieure au point d'ébullition de éther, de telle sorte que l'éther est éliminé par distillation et que le distillat peut Etre récupéré pour être réutilisé.La seconde température est normalement de l'ordre de 60 à 1500C, par exemple de 90 à 1500C, de préférence de 105 à l500C et avantageusement de 110 à l500C. Normalement, une fois que l'éther a été chassé par distillation, on maintient le mélange réactionnel à la seconde température de réaction pendant un temps donné, par exemple d'au moins 0,5 heure, de préférence de 1 à 4 heures. Il est opportun de continuer le chauffage en faisant refluer le liquide dans le mélange réactionnel, le liquide contenant normalement une partie prépondérante du diluant et une partie mineure de l'éther. La durée totale de chauffage du produit de réaction au-dessus de 105 "C est normalement de 0,5 à 5 heures.Ce procédé préféré d'évaporation d'au moins une partie de l'éther est particulièrement intéressant lorsque l'éther est totalementmiscible à l'eau comme c'est le cas, par exemple, pour le dioxane ou le tétrahydrofurane. En variante, mais moins avantageusement, le mélange réactionnel est chauffé entre 40 et 1500C, par exemple entre 90 et 1500C, de préférence entre 105 et 1500C, et avantageusement entre 110 et l500C , normalement pendant au moins 5 minutes, soit de 5 minutes à 24 heures, sans évaporation de I'éther, en appliquant une pression si nécessaire afin de garder le mélange liquide et arrêter l'évaporation. Après l'opération de chauffage, que l'éther ait été ou non évaporé, le mélange réactionnel est traité de façon à recueillir l'halogénure de tricycloalkylétain, en le mettant en contact avec un acide aqueux, par exemple de l'eau et un peu d'acide, afin d'hydrolyser le réactif de Grignard et/ou l'halogénure stannique qui n'auraient pas réagi, pour former une phase organique contenant l'organoétain, le diluant et éther, s'il est présent, et une phase acide aqueuse contenant le chlorure de magnésium et l'éther s'il est présent, et s'il est plus ou moins soluble dans l'eau. On sépare les phases. Dans le procédé que l'on préfère, dans lequel au moins une partie de l'éther a été évaporée, le milieu réactionnel a, à la fin de la réaction, une teneur réduite en éther, ce qui est avantageux car alors la plus grande partie de l'éther peut entre récupérée pendant l'évaporation, et si l'éther est soluble dans l'eau, seule une quantité minime, et dans un cas idéal une quanti- té nulle, est alors perdue dans la phase aqueuse. L'halogénure de tricycloalkylétain peut être isolé de la phase organique. La phase aqueuse peut être séparée du solvant volatil, par exemple l'éther s'il est présent, et l'éther peut être réutilisé. En variante, l'halogénure de tricycloalkylétain, avec ou sans isolement de la phase organique, peut être converti directement en'l'hydroxyde correspondant par hydrolyse, par exemple par contact avecun alcali. aqueux tel que l'hydroxyde de sodium, et chauffage, par exemple sous reflux. C'est ainsi que la phase organique contenant le chlorure de tricycloalkylétain peut entre ajoutée lentement en 1 à 2 heures dans une solution aqueuse d'alcali à 70- 1000C > par exemple à 80-900C, en poursuivant le reflux pendant 0,5 à 2 heures. A la fin de l'hydrolyse, tout halogénure de métal alcalin qui n'est pas passé en solution, peut entre dissous en ajou tant une quantité suffisante d'eau.Le produit d'hydrolyse donne une phase organique contenant lthydroxyde de tricycloalkylétain et en une phase aqueuse qui sont séparées. L'hydroxyde de tricycloalkylétain peut alors être isolé de la phase organique, par exemple par évaporation du solvant; il peut entre purifié, par exemple par lavage à l'eau et/ou recristallisation, si nécessaire. Un procédé particulièrement préféré de l'invention consiste à ajouter de 2,8 à 3,05 parties molaires de chlorure de cyclohexyl magnésium dans le tétrahydrofurane, à une partie molaire de chlorure stannique dans le xylène, avec un pourcentage pondéral du chlorure stannique par rapport au xylène compris entre 10 et 25%, l'addition étant effectuée sous agitation à 70-850C pour donner un mélange réactionnel à partir duquel on évapore une grande partie du tétrahydrofurane afin d'obtenir un milieu contenant le chlorure de tricyclohexylétain; le milieu est traité par un acidejaqueux pour donner une phase aqueuse et une phase organique contenant le chlorure de tricyclohexylétain et les phases sont alors séparées. Les halogénures ou hydroxydes-de tricycloalkylétain produits par le procédé selon l'invention peuvent être utilisés comme fongicides ou comme intermédiaire pour la fabrication d'autres composés tricycloalkylétain. Les exemples suivants sont donnés à titre d'illustration de l'invention, toutes les indications de parties s'entendant en poids. EXEMPLE 1 On a préparé du chlorure de cyclohexyl magnésium dans un réacteur équipé d'un agitateur, d'un élément chauffant et d'un réfrigérant à reflux, le contenu du réacteur étant maintenu sous atmosphère d'azote. On a chargé dans le réacteur 72,9 parties de magnésium et on y a ajouté 10,0 parties de chlorure de cyclohexyle, 8,1 parties de bromure de cyclohexyle et 83,1 parties de tétrahydrofurane. Lorsque la réaction a été initiée, on a ajouté un mélange de 339,6 parties de chlorure de cyclohexyle et 670 > 7 parties de tétrahydrofurane, à une vitesse suffisante pour maintenir un reflux constant. On a laissé le mélange refluer pendant 1 heure. On a refroidi le mélange réactionnel, puis on a filtré, le filtrat contenant une solution de chlorure de cyclohexyl magnésium dans le tétrahodrofurane. Dans un réacteur équipé d'un agitateur, d'un élément chauffants d'un réfrigérant à reflux, et maintenu sous atmosphère d'azote, on a chargé une solution de 260,7 parties de chlorure stannique dans 1500 parties de xylène. On a agité la solution et on y a ajouté la solution de chlorure de cyclohexyl magnésium à une vitesse telle que la température de la réaction ne dépasse pas initialement 85 C, mais soit cependant suffisante pour maintenir le reflux lorsqu'on a ajouté suffisamment de tétrahydrofurane. Lorsque l'addition a été terminée, soit 1,5 heure après, on a élevé lentement la température réactionnelle à 120 C en distillant le tétrahydrofurane et on a fait reflux le mélange à 120 C pendant 2 heures au total après la fin de l'addition, afin d'obtenir un mélange ayant une faible teneur en tétrahydrofurane. On a refroidi le mélange réactionnel à 300C et on y a ajouté un mélange de 645 parties d'eau et de 33,0 parties d'acide chlorhydrique à 30% tout en refroidissant. On a séparé la phase organique formée de la phase aqueuse produite, on a filtré et on a obtenu une solution de chlorure de tricyclohexylétain à partir de laquelle on a pu recueillir le chlorure par évaporation du solvant. On a converti le chlorure de tricyclohexylétain en hydroxyde de tricyclohexylétain par addition d'une solution organique du chlorure à un mélange de 45 parties d'hydroxyde de sodium, et de 45 parties d'eau à 80 - 85 C, en une heure et demie. On a chauffé le mélange sous reflux pendant 1 h et on a refroidi avant d'ajouter 162 parties d'eau pour dissoudre le chlorure de sodium. On a séparé les phases aqueuse et organique produites et on a évaporé à sec la phase organique afin d'obtenir un solid brut qu'on a lavé à l'eau et péché pour recueillir finalement 350-parties 4'hydro- oxyde de tricyclohexylétain (90 % de pureté et 91 % de rendement). EXEMPLE 2 - 5, EXEMPLE COMPARATIFES A - C On a répété le procédé de préparation du chlorure de tricyclohexylétain décrit dans l'exemple 1, mais on a fait varier les quantités de tétrahydrofurane et de xylène et/ou les conditions de traitement thermique après l'addition du chlorure de cyclohexyl magnésium. Dans chaque cas,on a préparé un réactif de Grignard cyclohexyle dans le tétrahydrofurane à partir de 24 > 3g (1 atome/g) de magnésium et, comme dans l'exemple l,on l?a ajoute à une solution de 86,9g (0,33 mole) de chlorure stannique dans le xylène.A la fin de l'addition, on a maintenu la température à 80"C (pour l'exemple 4) ou on a chauffé à des températures plus élevées, comme indiqué dans le tableau ci-dessous, avec récupération du tétrahydrofurane par distillation dans l'exemple 3 et dans l'exemple A seulement; on a poursuivi chaque réaction, après l'addition, pendant un temps identique, 2 heures dans chaque cas. Après le traitement thermique, on a traité chaque mélange réactionnel comme dans ltexemple 1 et on a analysé la phase organique par chromatographie en phase gazeuse GPC. On a évaporé la solution de chlorure de tricyclohexylétain et on a déterminé le rendement brut en chlorure de tricyclohexylétain. Dans le tableau ci-après THF = tétrahydrofurane, cHex = cyclohexyle Les exemples A - C sont des exemples comparatifs. Les résultats rapportés dans le tableau ci-après montrent l'importante amélioration concernant le rendement et la pureté du chlorure de tricyclohexylétain obtenu à partir de réactions avec des solutions de SnC14 dans le xylène contenant moins de 25% de SnC14 par rapport au xylène, comparativement à celles contenant plus de 25% de SnC14 par rapport au xylène. Ex. Poids Poids Poids % Poids % Poids % Température Anlyse du produit par N de de de SnCl4 de Gri- de xylè- de chauffa- chromatographie en Rendement THF xylè- par rap- gnard ne par ge après phase gazeuse, en % en brut en g (g) ne port au par rap- rapport addition poids (g) xylène port au au xylè- ( C) THF ne + THF % de % de % de cHex4Sn cHex3SnCl cHex2SnCl2 2 254,6 387,0 22,45 56,1 60,3 93 4,8 91,3 4,0 119,2 3 254,6 387,0 22,45 56,1 60,3 135 4,6 91,8 3,6 116,0 A 180,2 273,6 31,7 79,2 60,3 120 20,5 75,7 3,8 102,5 B 387,5 258,0 33,7 36,8 40,3 95 23,7 70,5 5,8 118,9 4 753,6 387,0 22,45 18,9 33,9 80 6,5 90,5 3,0 120,5 5 254,6 774,0 11,2 56,1 75,2 110 2,7 94,3 3,0 125,0 C 254,6 129,0 67,4 56,1 33,6 env. 90 28,0 66,8 5,1 117,0 REUENDICATIONS . 1. Procédé pour l'obtention d'halogénures de triorganoétain qui consiste à ajouter 3 + 0,3 parties molaires d'un halogénure de cycloalkyl magnésium ou réactif de Grignard, dans lequel le groupe cycîoalkyle est un groupe cyclohexyle ou un groupe alkyl cyclohexyle contenant de 1 à 3 groupes alkyle ayant chacun de 1 à 4 atomes de carbone, et dans lequel l'halogénure est un chlorure, un bromure ou un iodure, à 1 partie molaire d'un halogénure stannique dans lequel l'halogénure est un chlorure, un bromure ou un iodure, l'ha- logénure de cycloalkylmagnésium étant dissous dans un solvant éther et l'halogénure stannique étant placé dans un diluant liquide inerte, caractérisé en ce que lthalogénure de cyoloalkyl magnésium réa- git avec l'halogénure stannique dans le diluant dans lequel le poucentage pondéral de I'halogénure stannique par rapport au diluant est inférieur à 25% et en ce que l'addition est effectuée sous agitation, afin de former un mélange réactionnel contenant un halog6- nure de tri cycloalkylé tain. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'é- ther est le tétrahydrofurane. 3. Procédé selon l'une des revendications I ou 2, caractérisé en ce que le diluant est un hydrocarbure liquide. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'éther aunpoint d'ébullition inférieur à ce- lui du diluant et en ce qu'au moins une partie de l'éther dans ledit mélange réactionnel est évaporée en laissant un milieu épuisé en éther. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que le milieu est traité avec un acide aqueux afin de former une phase organique contenant l'halogénure de tricycloalkylétain et une phase aqueuse qui sont ensuite séparées. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que l'addition de 1'halogénure de cycloalkyl magnésium à l'halogénure stannique est effectuée à une température comprise entre 40 et 1050C. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications I à 6, caractérisé en ce que le pourcentage pondéral du diluant à la totalité du diluant et de éther est compris entre 50 et 80%. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que le milieu réactionnel est maintenu à 90 1500C après l'addition. 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le pourcentage pondéral de l'halogénu- re stannique par rapport au diluant est de 15 à 25%. 10. Procédé.selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu'il consiste à ajouter de 2,8 à 3,05 parties molaires de chlorure de cyclohexyl magnésium dans le tétrahydrofurane à une partie molaire de chlorure stannique dans le xylène, et en ce que le pourcentage pondéral du chlorure stannique au xylène est de 10 à 25%, addition étant effectuée sous agitation entre 70 et 85 C, afin d'obtenir un mélange réactionnel à partir duquel on évapore la plus grande partie du tétrahydrofurane pour donner un milieu contenant le chlorure de tricyclohexylétain, le milieu est traité par un acide aqueux pour donner une phase aqueuse et une phase organique contenant le chlorure de tricyclohexylétain et les phases sont séparées. 11. Application du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 10 pour l'obtention d'hydroxydes de triorganoétain, caractérisé en ce qu on traite lthalogénure de triorganoétain par un alcali aqueux.