MASSES CERAMIQUES, POUR PROTHESE ET IMPLANTS La présente invention a pour objet des masses céramiques et notamment de telles masses pour l'obtention d'éléments de prothèse au moins en partie implantables. La masse céramique selon l'invention est formée d'une masse de base consistant en une masse céramique convenant pour le remplacement de tissus osseux et contenant de l'argent métallique finement broyé. Comme masses céramiques de base qui sont mélangées aux fibres.précitées pour former les masses céramiques selon l'invention, on peut utiliser les masses céramiques classiques servant à remplacer un tissu osseux, notamment des matières de nature verre-céramique, et les masses céramiques dentaires connues, telles que les masses céramiques dentaires normales, les masses céramiques métalliques et les masses céramiques dures, ainsi que les masses céramiques en oxyde d'alu- minium. Comme exemples de masses céramiques en oxyde d'aluminium, on peut citer les masses céramiques Vitadur- et Vitadur-S, qui sont fabriquées par la Société Vita-Zahnrfabrik Seickingen. On pourra trouver d'autres exemples de masses céra- miques dentaires dans le brevet allemand Nu. 1441 346,qui est cité à titre de référence. Dans le brevet allemand No. 2326 100, on décrit une masse cérami- que de base présentant une phase cristalline d'apatite, qui peut être également utilisée pour la fabrication des masses selon l'invention. On a décrit un autre exemple de masse céramique de base dans la demande de brevet allemand publiée No. 2 238 263. Les masses céramiques de base précitées ne constituent pas en majeure partie de la porcelaine dans le sens de la définition classique, c'est-àdire qu'elles ne constituent pas des mélanges de quartz, de feldspath et de kaolin, mais au contraire des produits porcelaniques considérés dans un autre sens et qui n'ont pas de similitude avec de la porcelaine normale en ce qui concerne la composition, le formage et le mode de calcination. En ce qui concerne cette terminologie, il faut se référer notamment à un article 2 2482082 du docteur Walter Pralow, de Sâckinaen, qui est paru dans le Revue "Das DentaZ- Laborx", Volume 2/1969, pages 66 et suivantes. Le fait qu'on ait attribué à ces masses également la désignation "masses céra- miques" est basé sur le fait que lesdites masses sont préparées d'après des méthodes céramiques, bien qu'elles se rapprochent des verres en ce qui concerne leur composition. On utilise avantageusement des masses dont la température de calcination est comprise entre 900 et 1400C, de préférence entre 900 et 12000C. Les masses céramiques sont constituées d'un mélange contenant de l'argent -10 métallique finement divisé. Ces masses céramiques contenant de l'argent sont utilisées avantageusement dans le cas de demi-implants osseux réalisés dans des zones o les implants sortent du tissu corporel, c'est-à-dire dans des zones o il existe un risque d'infection accru. Dans le cas de dents artificielles, cela correspond à la zone de sortie des racines des dents hors de la paroi osseuse de mâchoire dans la bouche. Dans ces zones, on place par exemple la masse céra- mique contenant de l'argent sur la racine dentaire synthétique, sous la forme d'un anneau d'une largeur d'environ 2 mm, de manière qu'elle constitue, à cause de l'action antibactérielle de l'argent, une barrière empêchant une pénétration des bactéries dans l'os de la mâchoire. L'incorporation de l'argent métallique finement divisé à la masse cérami- que peut être réalisée de la façon suivante: On ajoute à la masse céramique de base -de préférence une masse dentaire- du nitrate d'argent en quantité comprise entre environ 1 et 50% en poids, de préférence 5 à 30% en poids. On incorpore ensuite au mélange un révélateur photographique, ce qui fait pré- cipiter l'argentmétallique. Le produit séché et broyé est ensuite mélangé avec les fibres de la manière décrite ci-dessus, et on continue sa mise en oeuvre. Les masses céramiques selon l'invention présentent l'avantage de pouvoir être mises en oeuvre sans grand frais d'appareillage, par exemple, dans de petits laboratoires dentaires, dont peuvent être équipés également des dentistes indé- pendants. Les masses céramiques selon l'invention peuvent évidemment être utilisées non seulement dans le domaine dentaire mais, également, dans le domaine de tous les autres implants osseux et d'articulation, ainsi que pour le remplacement des valvules du coeur. Lorqu'on utilise les masses céramiques selon l'invention, on obtient des avantages particuliers lorsqu'elles sont réalisées sous la forme de couches ex- térieurs calcinées sur des implants de sorte qu'elles constituent un remplacement de pellicule osseuse qp de pellicule de racine. La niasse céramique de base peut être dans ce cas une masse de noyautage ou une masse dentaire, sa composition particulière dépendantde ceque l'implantest réaliséen métal-céramiqueou en céramique dure. Lorsque lamasse céramique selonl'invention, qui sert àremplacer unepellicule osseuse ouune pellicule deracine, constitue lacouche extérieure d'unimplant osseux ou deracine dedent, il estavantageux delui donner uneépaisseur comprise entre environ 0,let 0,7mm. Pour desimplants dentaires, l'épaisseur estde préférence comprise entre 0,2 et 0,5 mm. D'autres buts et avantages dela présente invention apparaîtront à la lecture de la description suivante etdes figures jointes, données a titre illustratif maisnon- limitatif relativement aucas demasse céramique dentaire pourdes éléments deprothèsE ou implants dentairesou deracines dentaires. Bien entendu, cesmasses peuvent être également utilisées pour l'obtention d'autres prothèses ou implants osseux. La Figure ireprésente unimplant dentaire selonl'invention etelle montresa fabrication à l'aide d'un procédé de pressage de porcelaine. La Figure-2 montre laréalisation d'un implant de racine dentairesuivant une variante du procédé de pressage de porcelaine selon l'invention. La Figure 3représente une autre variante du procédé de pressage de porcelaine mis en évidence sur la Figure 2. La Figure 4montre laréalisation d'un bridge enplusieurs élémentsqui estconstiti d'une matière renforcée pardes fibreset quimet enévidence l'applicationd'une autre variante du procédé de pressage de porcelaine selon l'invention. Les techniques mises en évidence surles Figures l à3 ontété principalement mises aupoint pour la réalisation d'implants qui reproduisent exactement la forme des dents arrachées ou des racines de dents arrachées. Les implants selon l'inventionsont constitués de différentes couches disposéesle! unes surles autres,de la même manièreque leséléments deprothèses dentaires fabriqué! par destechniques classiquesde pressagede porcelaineou faisantintervenir une structure métal-céramique. La Figure représente encoupe longitudinale unedent artificielle 1 agencée selon 1 'inventionet située à1 'intérieur d'unecuvette qui sera décritede façon plus détaillée dans la suite, enréférence auprocédé depressage deporcelaine. Dans cette dent artificielle,la couronne etla racine sontfabriquées enune opération de façon à constituer une seule pièce. La Figure 2 représente, également à l'intérieur d'unecuvette eten sectiondroite, une racinede dentartificielle 2 pendant leprocessus decalcination età unmoment o on commence à introduire unélément derenforcement dans la zone dunoyau. La dentartificielle1 et laracine dedent artificielle 2 ontla mêmestructure strE tifiée dans la zonede racine2a. Ellesse composent,en partantde 1 'intérieurvers l'ex- térieur, d'unemasse denoyautage 3dans laquelleest incorporé, le caséchéant, unélé- ment de renforcement 4. La massede noyautage3 estentorée extérieurementpar unecou- che d'unemasse dentaire 5sur laquelle est déposée une couche 6 de la masse céramique selon l'invention. La couche 6 se compose également d'une masse dentaire ou d'une masse de noyautage qui est pourvue, selon l'invention, de fibres minérales minces, dont le point de fusion est bien supérieure à la température à laquelle les masses de la dent artificielle 1 ou de la racine artificielle 2 sont frittées. La couche 6, dont l'épaisseur est avantageusement comprise entre 0,3 et 0,5 mm, est traversée, comme décrit précédemment, par un grand nombre de vacuoles qui permettent une croissance d'un tissu osseux quand la zone de racine 2a est implantée dans une alvéole de dent artificielle ou naturelle de la. mâchoire. Du fait que la masse dentaire des couches 5 et 6 est la même, la ligne de séparation représentée entre ces couches sur les figures est caractérisée par le fait qu'il n'existe aucune fibre en dessous de cette ligne de séparation et que la porosité, c'est-à-dire la pénétration en profondeur de la couche extérieure pourvue des vacuoles, se termine essentiellement dans cette zone. Pour la dent artificielle 1 représentée sur la Figure 1, la structure de la couronne 7 qui forme une seule et même pièce avec la racine 2a, se diffé- renciedelastructuredelaracine simplement par le fait qu'il est prévu,àla place de la couche 6 formée d'une masse céramique selon l'invention, une couche 8 formée d'une masse fusible et, le cas échéant, une couche 9 formée d'une masse de verre clair. Il est évident que la dent artificielle peut être pourvue dans la zone de la couronne 7, et d'une manière connue, de masses produisant un effet déterminé et/ou de colorants qui servent à donner à la dent artifi- cielle la, même apparence optique que les dents naturelles adjacentes. Il est également possible de supprimer dans la zone de racine 2a la couche 5 formée d'une masse dentaire et, dans ce cas, la masse céramique de base de la couche 6 peut être constituée, non pas d'une masse dentaire mais, également, d'une masse de noyautage. On a mis en évidence sur la Figure 3 la réalisation d'une telle dent artificielle suivant une variante du procédé de pressage selon l'invention. La dent artificielle 1 et la racine de dent artificielle 2 peuvent être réalisées à partir de masses métal-céramique, ou bien à partir de masses de porcelaine dure, ou bien également à partir de niasses de Vitadur ou de Vitadur-S, auquel cas on utilise des masses de noyautage correspondantes, des masses den- taires correspondantes-également dans la couche 6-ainsi que des masses fu- sibles correspondantes-et des masses de verre clair correspondantes. Dans le cas de masses métal-céramique, l'élément de renforcement 4 est formé d'un métal, alors que, dans le cas des masses céramiques dures, on utilise des petits batons tubes ou plaquettes en céramique dure, de préférence en oxyde d'aluminium. Avant de décrire les techniques de pressage de porcelaine selon l'inven- tion qui ont été mises en évidence sur les Figures 1 et 2, il faut d'abord préciser que les dents et racines artificielles selon l'invention peuvent être réalisées également d'une manière classique par moulage libre d'après un modèle et par calcination par couches. Ce procédé ne se différencie essen- tiellement pas des techniques céramiques classiques dans sa mise en oeuvre, notamment en ce qui concerne les températures de calcination à utiliser. On ne décrira par conséquent pas ce procédé de façon plus détaillée dans la suite car on le connaît bien d'après la littérature technique disponible. Par rapport à un procédé de fabrication dans lequel les différentes cou- ches sont librement modulées et calcinées, les techniques de pressage de por- celaine selon l'invention sont cependant plus avantageuses car on arrive à réaliser une dent synthétique ou une racine de dent artificielle qui correspond également à la forme initiale de la dent à remplacer et qui est terminée de fabrication, par exemple quelques heures après l'extraction de cette dent, de sorte qu'elle peut être mise en place dans l'alvéole dentaire au bout d'un très court délai. La technique de pressage de porcelaine,représentée schématiquement sur la Figure 1, constitue un perfectionnement apporté à la technique de pressage de porcelaine, connue sous l'appellation "Technique Droege". Cette technique de pressage de porcelaine connue a été par exemple décrite dans la Revue "Zahnnrztliche Woelt/Rundschau", Volume 15, No. 78, Année 1969, pages 682/687, et dans la Revue "Das Dental-Labor", Volume- 8/1970, ainsi que dans la Revue spécialisée de la Commission Technique Dentaire Suisse "Die Zahntechnik", No. 1/1969. On trouvera dans ces documents des exemples de dispositifs servant à la mise en pratique de tels procédés de pressage, notamment des cuvettes et des fours. On ne décrira par conséquent dans la suite que les particularités de cette technique connue de pressage de porcelaine qui sont nécessaires pour la compréhension de l'invention. La Figure 1 représente deux moitiés de cuvette 10 et 11, qui sont égalemen- remplies d'une masse d'encastrement 12. Dans la masse d'encastrement de la moitié inférieure de cuvette 11, on encastre un modèle en cire, avant son dur- cissement, de telle sorte qu'il soit retourné, c'est-à-dire que le côté labial ou lingual soit dirigé vers le bas. A cet égard, il faut veiller à ce que l'extrémité de racine 2c soit dirigée vers un évidement 13 ménagé sur le bord de la moitié de cuvette 11, auquel cas on ménage dans la masse d'encastrement, de préférence par entaillage de cette niasse durcie, une rainure en forme de canal de coulée qui s'étend de l'extrémité de racine 2c jusqu'à l'évidement 13 Il est cependant également possible d'incorporer à la masse d'encastrement avant sa solidification une bande correspondant au canal de coulée. Après durcissement de la masse d'encastrement dans la moitié inférieure de cuvette 11, on forme une contre-pièce correspondante dans la moitié supé- rieure de cuvette 10. Ensuite, on chauffe le modèle en cire et, le cas échéant, également la cire qui remplit le canal aboutissant à l'évidement 13. A la place du canal 14 aboutissant à l'évidement 13 ou en addition à ce canal, on peut prévoir un autre canal 20 réalisé de façon correspondante et qui s'étend de la zone de couronne 7 jusqu'à un évidement 21 ménagé dans la moitié de cu- vette 11. Quand le canal 20 doit servir à l'introduction du renforcement 4 - comme cela sera précisé dans la suite - celui-ci est avantageusement placé dans le prolongement axial de la dent artificielle 1. Dans les cavités produites de cette manière dans les moitiés de cuvette et 11, on dépose couche par couche les masses de porcelaine d'une manière connue, auquel cas on dépose sur la paroi de la cuvette, dans la zone de racine 2a, une couche de la masse céramique selon l'invention puis, dans la zone de couronne, une couche 9 de la masse de verre clair, puis une couche 8 de la niasse fusible. Par compression ou par effet ultrasonique, on compacte les masses contenant de l'eau ou un liquide de mélange correspondant. La même opération est réalisée pour la couche 5 déposée ultérieurement et formée d'une masse dentaire, et pour la couche 3 formée d'une masse de noyautage. Pour compenser le retrait se produisant à la cuisson, on dépose les masses en quan- tité telle qu'elles débordent légèrement du bord supérieur de la cuvette. On peut ensuite placer dans la masse de noyautage l'élément de renforcement 4. La cuisson ou calcination de la dent artificielle est réalisée d'une ma- nière connue, auquel cas les cuvettes sont appliquées l'une contre l'autre, aussitôt qu'une température de cuisson suffisante est atteinte, de manière que les masses se trouvant dans les deux moitiés 10 et 11 de la cuvette soient assemblées par frittage pour former la dent artificielle homogène 1. L'excès des masses céramiques, qui a été désigné par 15 sur la figure, peut s'écouler à l'extérieur par l'intermédiaire du canal 14 reliant la rac*ine 2c à l'évide- ment 13 et/ou par le canal 20. De cette manière, on évite qu'il s'établisse entre les parois de la cuvette et la couche extérieure de la dent artificielle une pression supérieure à celle qui est nécessaire pour assurer un assemblage correct par frittage des masses. Une pression trop élevée produirait dans la zone de racine 2a un aplatissement plus ou moins fort des vacuoles formées dans la masse céramique selon l'invention. A l'extrémité de gauche, en regardant la Figure 1, de la moitié de cu- vette 11, il est prévu une pièce coudée 16, dont l'extrémité libre 16a est orientée vers le haut et est placée à une certaine distance de la paroi de la cuvette 11. Dans cette extrémité libre 16a de la pièce coudée 16, on mé- nage en regard de l'évidement 13 un trou 17 dont le diamètre correspond à peu près au diamètre extérieur d'un petit baton ou petit tube de porcelaine dure 4a, de sorte que celui-ci est guidé axialement dans le trou 17. Cette structure permet de faire pénétrer l'élément de renforcement 4 à l'in- térieur de la dent artificielle 1 à l'aide d'un poinçon 18. Le petit baton 4a représenté de façon raccourcie sur la Figure i est déplacé vers la droite, après que la température de frittage a été atteinte et à partir de la position de la Figure 1 jusqu'à ce que son extrémité avant prenne la position située à l'extrémité de droite de l'élément de renforcement 4. Les sections de 1 'ou- verture 13 et du canal 14 sont choisies de manière que l'excès de matière 15 puisse facilement fluer le long du baton engagé en position. Lorsqu'on doit effectuer, à la place de la dent artificielle 1, la cal- cination d'un corps de forme constitué d'une niasse céramique selon l'inven- tion et en vue d'assurer son compactage sous pression de manière à éliminer les vacuoles et à obtenir une résistance optimale, on peut opérer comme décrit ci-dessus, en rétrécissant suffisamment les sections de l'ouverture 13 et du canal 14 pour qu'il ne puisse s'échapper pratiquement pas ou peu de matière vers l'extérieur lorsque le baton 4a est enfoncé par le poinçon 18. Le canal 20 ou l'évidement 21 sont alors fermés. La Figure 2 représente une variante d'application du procédé de pressage de porcelaine selon l'inventiondécrit précédemment, dans lequel on n'utilise pas de moule de coulée ou de cuvette 19. On introduit dans la masse d'enrobage 1 un modèle de la dent artificielle de remplacement 2 de façon que l'extrémité de racine 2c soit dirigée vers le bas. La matière est introduite dans le moule comme décrit ci-dessus en référence à la Figure 1. On obtient le compactage nécessaire à la cuisson du fait que toute la chambre de cuisson 19 dans laquel se trouve la cuvette est mise en surpression, le cas échéant, en utilisant un gaz protecteur. La racine de dent artificielle 2 représentée sur la Figure 2 reçoit éga- lement dans la niasse de noyautage 3 un élément de renforcement 4 qui est engag en position. Quand l'élément de renforcement 4 a une épaisseur suffisante, on peut éviter la mise en pression de la chambre de cuisson, car il se produit un. compactage suffisant sous l'action de l'engagement dudit élément de renfor- cement. -- 2 48 2082- Alors que, dans le cas d'un processus opératoire tel que celui de la Figure 1, lorsque le petit barreau ou le petit tube 4a est engagé dans la niasse de noyautage, son extrémité qui dépasse de l'extrémité de racine 2c doit être recouverte par la matière en excès se collectant également dans cette zone après terminaison de fabrication de la dent artificielle, l 'extrémité libre de-l'élément de renforcement 4,qui dépasse supérieurement de la surface 2d de la racine de dent artificielle 2, peut servir de support pour la couronne à mettre en place ultérieurement, ou bien pour la fixation et l'appui tempo- raires de la racine de dent artificielle sur des dents adjacentes. La Figure 3 montre une variante de la technique de pressage de porcelaine de la Figure 2. La masse d'encastrement 12 se trouvant dans la cuvette 25 constitue comme sur la Figure 2 un moule négatif correspondant à la racine de dent artificielle à produire. Ce moule est revêtu d'une couche 26 de la masse céramique selon l'invention qui doit former, après l'ipération de cuisson ou calcination, la couche extérieure poreuse, et il se compose d'une niasse dentaire ou de noyautage qui contient les fibres minérales appropriées. Le volume intérieur subsistant du moule est rempli d'une masse dentaire ou de noyautage 3. Sur la cuvette, on vient fixer, comme indiqué par la ligne en traits interrompus 27, un support 28 qui comporte deux trous alignés 29 et 30. Le trou 30 le plus petit débouche par son extrémité inférieure dans le moule. Un élément de renforcement 24, dont le diamètre extérieur correspond au diamètre intérieur du trou 30 - à savoir,dans le cas représenté, un petit tube en porcelaine dur ou en métal qui est obturé à son extrémité inférieure - est engagé, comme le montre la Figure 3, à l'aide d'un poinçon 31 guidé dans le trou le plus grand 29 vers le bas dans la masse dentaire ou de noyautage lorsque celle-ci est frittée, cette condition étant détectée par l'intermédiaire d'une thermo-sonde 33 disposée dans le fond de la cuvette 25. Par l'intermédiaire d'un dispositif de force 32, on fait en sorte que la force P s'exerçant sur le poinçon 31 ne dépasse pas une valeur déterminée. En faisant varier cette force en correspondance, on peut contrôler le post- compactage de la matière flittée se trouvant dans le moule, et par conséquent également la porosité de la couche extérieure 26, en fonction de sa çpncen- tration en fibres. L'agencement représenté sur la Figure 3 peut être utilisé également, en cor- respondance à celui de la Figure 4, pour fabriquer des pièces moulées sous pression, comme par exemple le bridge 33, constitué de trois éléments et qui comporte une couche extérieure 34 formée d'une niasse dentaire et une couche 35 formée d'une masse de noyautage armée de fibres. 2482082- L'élément de renforcement qui n'est pas nécessaire dans ce cas est supprimé. A la place, la masse de noyautage 35 remplie le trou 30 et le trou 29 en- dessous du poinçon 31. Avant l'exécution de l'opération de pressage proprement dite, il est recom- mandé de soumettre les cuvettes à un léger vide afin d'éliminer les petites bul- les d'air se trouvant dans la matière et qui pourraient autrement altérer la qualité du produit final. Après la cuisson de la dent ou de la racine artificielle et le refroidisse- ment, on enlève les bavures de matière en excès. La zone de racine est en outre traitée après recouvrement de la couronne, par exemple à l'aide de cire, par léger sablage, de préférence avec du carborandum très fin, de manière que les bords de la pellicule de racine artificielle soient ouverts. Dans la zone de couronne, on fait en outre subir à la dent artificielle un recuit destiné à lui donner de la brillance. On va maintenant décrire une autre variante du procédé selon l'invention. Cette variante consiste à réaliser une dent ou racine artificielle à partir de masses céramiques appropriées, notamment des-masses métalcéramiques, ou des masses de porcelaine dure, et à enlever dans la zone de la racine, par exemple à l'aide d'un pistolet de sablage, une mince couche sur laquelle on vient ensuite fixer par calcination une masse céramique selon l'invention, de façon que la ra- cine de la dent comporte une pellicule constituée par une couche traversée par des vacuoles. Du fait que la matière de base intervenant dans la masse céramique selon l'invention peut, dans ce cas, être identique à celle de la couche située en-dessous, la calcination de la masse céramique selon l'invention ne pose abso- lument aucun problème, de sorte qu'on obtient une liaison intime et solide sans avoir à craindre un écaillage ou une rupture. On va donner dans la suite quelques exemples de réalisation d'implants selon l'invention. EXEMPLE 1 a) On a mélangé une masse dentaire de Vitadur avec environ 0,1% en poids de fibres de basalte, ayant un diamètre d'environ 6p et des longueurs d'envi- ron 1 mm. On a formé avec ce mélange une pâte par incorporation d'environ % en poids de beurre de cacao chauffé. On a déposé la masse obtenue sous la forme d'une couche d'une épaisseur d'environ 400p sur la paroi d'un négatif de racine dentaire réalisée par moulage. Dans la zone de pénétration de la racine dans l'os de mâchoire, on a dégagé soigneusement un anneau d'environ 2 mm de largeur par rapport à la masse. b) On a mélangé une masse dentaire de Vitadur avec 30% en poids de nitrate d'argent, on a formé une pâte à l'aide d'un révélateur photographique ser- vant à convertir le nitrate d'argent en argent métallique finement divisé, puis on a effectué un séchage et un broyage. Le produit séché a été mélangé avec 'environ 10% en poids de beurre de cacao pour former une pâte, et on l'a déposé dans la zone annulaire nettoyée de la partie de traversée de racine du négatif avec une épaisseur d'environ 400p. c) A une température d'environ 5000C, on a effectué le dégazage du négatif de racine de dent pendant environ 10 mn, jusqu'à ce que la masse de porcelaine initialement noire prenne une coloration blanche. d) On a ensuite porté le four à une température d'environ 920C. A cette tem- pérature, on a effectué la calcination ou la cuisson de la masse de porce- laine pendant 10 mn.- e) Après refroidissement jusqu'à la température ambiante, on a rempli le noyau de racine d'une masse de noyautage Vitadur, qui avait été transformée au préa- lable en pâte, d'une manière classique, par adjonction d'un liquide de mou- lage. f) A une température de 1020 C, on a effectué la cuisson de la masse dans un four, tel que celui de la Figure 3, pendant 10 mn. g) Ensuite, on a engagé un petit barreau en porcelaine dure, formé d'A1203, à partir de la couronne et à l'aide d'un poinçon dans la cavité du négatif de racine remplie de la masse de porcelaine. On a alors arrêté le four. h) Après un refroidissement à 7000C, on a sorti la cuvette du four. i) Après solidification, la racine de dent artificielle a été sortie du moule, nettoyée, et adaptée dans le modèle en plâtre reproduisant l'alvéole den- taire. j) Ensuite, la racine de dent a été meulée très précautionneusement à l'aide d'un disque en papier-diamant, puis elle a été soumise à un sablage, ce qui a provoqué une ouverture des vacuoles existantes. k) Après stérilisation, la racine de dent a été implantée.et elle a été fixée sur les dents adjacentes pendant une période de six semaines. (On a mis en évidence aux rayons X la couche d'argent déposée dans la zone d'engagement de la racine de dent au-travers.de l'os de mâchoire). EXEMPLE 2 On a répété l'essai de l'Exempte 1, en ce qui concerne les phases a) à j), mais, cependant, on a utilisé à la place des fibres de basalte, 0,05% en poids de fibres de carbone, ayant un diamètre d'environ 6p et des longueurs d'environ 1 mm. il 2482082 La calcination a été réalisée sous vide de façon à empêcher une oxydation des fibres de carbone. On a obtenu un implant comportant une surface solide traversée par des vacuoles relativement uniformes, EXEMPLE 3 On a répété l'essai de l'Exempte 2 et on a obtenu de très bons résultats avec la même quantité (0,05% en poids) de whiskers de carbure de siliciums ayant une longueur d'environ 2 mm. Bien entendu, la présente invention n'est nullement limitée aux exemples et modes de mise en oeuvre mentionnés ci-dessus; elle est susceptible de nom- breuses variantes accessibles à l'homme de l'art, suivant les applications envi- sagées et sans que l'on ne s'écarte de l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Masse céramique, notamment pour l'obtention d'éléments de&prothèse au moins en partie implantables, caractérisée en ce qu'elle consiste en une masse de-base formée de masse céramique convenant pour le remplacement de tissus osseux et contenant de l'argent métallique finement broyé. 2.- Masse céramique selon la revendication 1, caractérisée en ce que la masse de base est une masse de céramique dentaire. 3.- Masse céramique selon la revendication 1, caractérisée en ce que la masse de base est une masse de céramique métallique. 4.- Masse céramique selon la revendication 1, caractérisée en ce que la masse de base est une masse céramique en oxyde d'aluminium. 5.- Procédé de fabrication de masses céramiques selon une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'on mélange la masse de base avec du nitrate d'argent et en ce qu'on forme ensuite une pâte à l'aide d'un révélateur photographique de façon à faire précipiter l'argent métallique. 6.- Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que le nitrate d'argent est employé à raison de 1 à 50% en poids, et de préférence 5 à 30% en poids par rapport au poids de la masse céramique. 7.- Elément de prothèse, caractérisé en ce qu'il se compose d'une masse céramique conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 6, et en ce qu'il est réalisé par calcination aux températures utilisées classiquement pour les masses céramiques de base correspondantes. 8.- Elément de prothèse selon la revendication 7, caractérisé-en ce qu'il contient un support ou substrat en métal ou en céramique dure, sur lequel est déposée la masse céramique sous la forme d'une couche extérieure. 9.- Elément de prothèse selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'il contient, entre le support en métal ou en céramique dure et la masse céramique, une couche intercalaire formée d'une masse de noyautage en métalcéramique ou- en céramique dure, et en ce que la masse céramique de base mélangée à des fibres est une masse dentaire, ou bien une masse céramique de noyautage, ou encore une masse céramique fusible. 10.- Elément de prothèse selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'on dépose en-dessous de la masse céramique, une couche formée d'une masse céramique dentaire pure. 13 2482082 11.- Elément de prothèse selon l'une quelconque des revendications 7 à 10, caractérisé en ce que la masse céramique constitue une couche de revêtement d'une épaisseur comprise entre environ 0,1 et 0,7 mm, et de préférence entre environ 0,3 et 0,5 mm.