La présente invention concerne un autobus comprenant un compartiment voyageurs dans lequel de l'air peut être introduit par des orifices d'admission d'air a frais et évacué par au moins un orifice d'échappement d'air vicié qui se trouve à l'extrémité avant du véhicule, dans la zone de dépression s'établissant lors de la marche de ce dernier, et où se trouve également au moins une entrée montée du véhicule. On connaît par le brevet britannique 1.359.258 un autobus du type mentionné ci-dessus dans lequel l'air est collecté par deux conduites d'admission situées au voisinage du plancher puis amené à une bote qui se trouve dans la zone avent où une dépression s'établit lors de la marche de l'autobus, et enfin évacué à l'aide d'un orifice d'échappement pourvu d'une grille. L'orifice d'échappement est prévu soit sur l'un des cotés, soit sur les deux côtés de l'autobus. Dans tous les cas, l'orifice grillagé se trouve dans la zone de dépression. Cette solution connue présente l'avantage que l'écoulement s'établissant de lui-même à l'intérieur de l'autobus pendant sa marche est utilisé pour l'aération de l'espace interne.Comme on le sait, la partie avant est entourée lors de la marche par une zone de dépression tandis que la partie restante de l'autobus se trouve en surpression. L'écoulement s'établissant du fait des différentes zones de pression se déplace à l'intérieur du véhicule depuis l'carrière vers l'avant. Comme, conformément à la solution présentée par le brevet britannique 1.359.258, l'ouverture d'échappement d'air est disposée dans la zone en dépression, l'évacuation de l'air contenu à l'intérieur de l'autobus est accentuée du fait de la dépression, c'est-à-dire que l'effet d'aspiration qui se produit accélère l'évacuation de l'air vicié. Ce dispositif connu d'échappement de l'air vicié présente cependant l'inconvénient qu'il nécessite des conduites et boîtiers volumineux qui, de plus, doivent présenter des ouvertures vers l'extérieur sur les parois latérales du compartiment voyageur. Lorsque l'autobus dépasse une certaine vitesse minimale, il en résulte au niveau de l'orifice d'échappement un tel remous que les bruits en sont perceptibles très clairement dans le compartiment voyageurs. On les perçoit notamment très nettement lorsque l'autobus circule près de véhicules à l'arrêt ou en mouvement, par exemple lorsqu'il croise des véhicules, car des bruits particulièrement nets se font alors entendre par suite des tourbillons et des décollements des filets d'air ainsi produits. La présente invention a donc pour objet de perfectionner l'autobus du type mentionné, de telle sorte qu'une évacuation simple et non bruyante de l'air vicié soit possible. Cet objectif est atteint à l'aide d'une bote de logement d'une roue de secours disposée sous le véhicule dans la zone de dépression, ladite bote comportant l'orifice d'échappement de l'air vicié et étant mise en communication par au moins un orifice de passage d'air situé dans la zone d'entrée du véhicule avec l'intérieur de ce dernier. Cette construction permet une évacuation très simple de l'air vicié. Grâce à la disposition de la boîte de logement de la roue de secours sous l'extrémité avant de l'autobus, on aboutit à une solution qui présente plusieurs avantages. La boîte de logement de la roue de secours est aisément accessible de préféren- ce par l'avant et ne gene en aucune façon la construction des autres parties de l'autobus. Sur ses parois et de préférence en bas, un orifice d'échappement éventuellement obturable peut être facilement prévu. De même, la mise en communication avec l'intérieur du véhicule peut être réalisée de façon simple par l'orifice de passage d'air. On conçoit aisément que la réalisation desdits orifices représente un faible coût. La boîte ne sert donc pas seulement au logement de la roue de secours, mais remplit également la fonction d'un réservoir à air. Du fait de la taille des pneumatiques des roues d'autobus, les boîtes de logement sont volumineuses. Ce grand volume permet que les filets d'air décollés s'établissant au niveau de l'orifice d'échappement du fait par exemple de rafales latérales de vent soient collectés et homogénéisés. De même, les bruits d'écoulement survenant le cas échéant au niveau de l'orifice d'échappement sont amortis.Dans la mesure où les orifices d'échappement de l'air vicié sur la boîte de logement de la roue de secours sont disposés dans l'axe milieu du véhicule, on obtient de surcroît avantageusement une distance plus importante entre un objet latéral créant éventuellement un filet d'air perturbateur et l'orifice d'échappement que dans la solution connue présentée par le brevet britannique 1.359.258 où, comme on le sait, l'orifice d'échappement est disposé sur l'un ou les deux côtés extérieurs de l'autobus. L'orifice de passage d'air situé dans la zone de montée avant du véhicule présente en outre l'avantage que l'air froid infiltré éventuellement par des portes non étanches est immédiatement réaspiré. Dans un perfectionnement de l'invention, l'entrée du véhicule est pourvue de marches et l'orifice de passage d'air se trouve sur la paroi verticale d'une marche. Cet arrangement est avantageux car l'orifice de passage d'air peut être disposé sans préjudice esthétique dans la montée de l'autobus et en outre l'écoulement de l'air vicié au voisinage du plancher du compartiment des voyageurs et tout au long de celui-ci est favorisé. On décrira maintenant, à titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation particulier de l'invention en se référant aux dessins annexés, dans lesquels - la Fig. 1 est une vue de dessus schématique du plancher d'un autobus, et - la Fig. 2 est une vue de côté schématique de l'autobus représenté sur la figure 1. L'autobus est repéré globalement par le chiffre 1. Le sens de roulement en marche avant est indiqué par la flèche FR. On reconnaît clairement l'essieu avant orientable 2 et l'essieu arrière 3. Entre l'essieu avant 2 et l'avant de l'autobus se trouve l'entrée avant des voyageurs 4 avec des marches 5. Dans le milieu de la partie avant de l'autobus se trouve une boîte de logement d'une roue de secours 6, accessible par l'avant, dans laquelle est placée une roue de secours 7. Cette boîte se trouve sous le plancher du compartiment du conducteur. La boîte 6 est pourvue vers sa face inférieure, qui constitue en même temps le dessous de l'autobus d'un orifice d'échappement d'air vicié 8, obturable par un clapet non représenté, qui est conçu dans le cas présent comme une fente rectangulaire disposée transversalement par rapport à la direction de marche. La boîte de logement de la roue de secours 6 est reliée à deux conduites d'air 9 et 10 qui s'étendent parallèlement à l'axe longitudinal de l'autobus. Elles sont encastrées toutes deux dans les parois latérales du couloir de passage qui traverse toute la longueur du compartiment des voyageurs entre les rangées de sièges non représentées. Chaque conduite se termine au voisinage de l'essieu arrière sur une conduite de jonction 11. Les conduites sont pourvues d'orifices 12. Dans la zone d'entrée des voyageurs 4 se trouvent de plus des orifices grillagés 13 assurant le passage de l'air vers la boîte de logement de la roue de secours, lesdits orifices étant ménagés sur les parois verticales de chaque marche. Lors de la marche de l'autobus, une zone de dépression 14 s'établit dans la partie avant de ce dernier et également sous celui-ci. Par conséquent, si l'on introduit de l'air frais dans le compartiment des voyageurs par des entrées d'air non représentées, par exemple par des bouches situées à proximité du toit de l'autobus, cet air va parcourir toute la hauteur du compartiment des voyageurs et sera aspiré par les deux conduites 9 et 10 et par les orifices de passage d'air 13 au voisinage du plancher. Ceci est avantageux car on obtient ainsi une alimentation en air uniforme sur toute la section et toute la longueur de l'autobus. REVENDICATIONS 1. Autobus comprenant un compartiment voyageursdans lequel de l'air peut être introduit par des orifices d'admission d'air frais et évacué par au moins un orifice d'échappement d'air vicié qui se trouve à l'extrémité avant du véhicule, dans la zone de dépression s'établissant lors de la marche de ce dernier, et où se trouve également au moins une entrée du véhicule, caractérisé en ce qu'unie boîte de logement d'une roue de secours est disposée sous le véhicule dans la zone de dépression, ladite boîte comportant l'orifice d'échappement de l'air vicié et étant mise en communication par au moins un orifice de passage d'air situé dans la zone d'entrée du véhicule avec l'intérieur de ce dernier. 2. Autobus selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'entrée du véhicule est pourvue de marches et en ce que l'orifice de passage d'air 13 se trouve sur la paroi verticale d'une marche 5.