La présente invention concerne une barrière mobile d'accès individuel à sens unique, à fermeture automatique et à ouverture de sécurité. Des barrières mobiles autour d'un axe vertical sont aujourd'hui utilisées dans divers locaux, par exemple dans des magasins à grande surface de vente. Des paniers ou chariots sont généralement stockés à l'entrée d'un tel magasin où chaque client peut en emprunter un avant de franchir une barrière mobile dans le sens normal d'accès aux rayons de vente, la sortie s'effectuant, elle aussi,individuellement,par un autre passage sur l'un des cotés duquel une caissière perçoit le prix des achats. La barrière mobile précitée comprend généralement une barre sensiblement horizontale pouvant tourner d'environ un quart de cercle sur un axe vertical où elle est fixée par l'une de ses extrémités. L'articulation est munie d'un ressort ou autre organe de rappel qui tend à faire tournerla barre en sens inverse de celui de ltouverture et à ramener ainsi l'autre extrémité de cette barre contre une butée fixe, empochant ainsi le passage en direction de la sortie. Un écriteau, fixé sur cette barre et tourné vers l'intérieur du magasin, informe tout client ayant pénétré dans l'enceinte des rayons de vente qu'il ne doit pas en sortir par cette issue. La présence de cette butée fixe recevant 11 autre extrémité de la barre et s'opposant à la rotation de cette barre vers l'extérieur présente, au point de vue de la sécurité, un sérieux inconvénient. En effet, au cas où un incendie se déclare qui, même sans danger immédiat réel pour le public alors présent dans un tel local, peut néanmoins déclencher un mouvement de panique, instinctivement, les gens s'élancent vers l'issue la plus proche, y compris vers une telle barrière et, avant que la première personne ait eu à la fois la présence d'esprit et le temps de tirer vers elle la barre, elle est bousculée et poussée contre cette barre par la foule qui la suit, entraînant alors des suites dramatiques. L'invention a pour objet une barrière mobile, à fermeture automatique et à ouverture de sécurité > c'est-à-dire une barrière remplissant en service normal les mêmes fonctions qu'une barrière à fermeture automatique ordinaire tout en supprimant par ailleurs le risque précédemment exposé. La barrière mobile suivant l'invention est du genre comprenant un bras de fermeture pivotant par l'une de ses extrémités dans un plan horizontal, pouvant Xetre écarté d'environ un quart de cercle de sa position de fermeture pour y être ensuite ramené élastiquement.Cette barrière mobile est essentiellement caractérisée par le fait que le bras de fermeture comprend deux éléments sensiblement rectilignes et en prolongement l'un de l'autre en service normal, le plus court de ces deux éléments étant articulé sur une borne du passage pour décrire sensiblement un quart de cercle lors de l'ouverture dans le sens normal et titre ramené en position de fermeture sur une première butée par un dispositif de rappel et le plus long de ces deux éléments, de longueur sensiblement égale à la largeur du passage, étant articulé sur l'élément court par des moyens comprenant un verrouillage élastique susceptible de stabilité en deux positions, une premi ère de service normal dans laquelle les deux éléments court et long sont sensiblement en alignement et une seconde qui peut etre atteinte si l'élément long reçoit, en sens opposé à celui de l'ouverture normale, une poussée suffisante pour vaincre la résistance desdits moyens de verrouillage élastique, cependant qu'une second butée solidaire de l'articulation des deux éléments empoche le plus long de tourner sur le plus court dans le sens normal d'ouverture. Suivant un mode de réalisation préféré, la butée solidaire de l'articulation des deux éléments est située sur le plus court des deux. La description qui va suivre en regard des dessins annexés à titre d'exemple non limitatif fera bien comprendre comment l'invention peut etre mise en pratique. La figure 1 représente, en vue éclatée et en perspective, les divers éléments d'une telle barrière. La figure 2 montre, en élévation et partiellement en coupe, suivant un plan vertical passant par l'axe de rotation de sécurité, le détail des articulations du bras de fermeture de ladite barrière sur la partie supérieure d'un pilier creux servant de borne. La figure 3 est une vue en coupe partielle suivant la ligne III-III de la figure 2. La barrière mobile que représente la figure 1 comprend deux éléments principaux, à savoir une barre 1 maintenue hori zontale et une borne 2 dans la partie supérieure de laquelle la barre 1 pivote, par l'une de ses extrémités, sous la poussée de chaque personne franchissant le passage. La borne 2 est constituée par une membrure qui reçoit un capot 2a percé dtune fente horizontale pour le passage de la barre 1 et sa forme générale est ici celle d'un tronc de pyramide à base triangulaire, dans le but de ramener, par guidage, un chariot poussé par un usager dans une présentation correcte pour le passage. En position de repos, c'est-à-dire de fermeture, la barre 1 est sensiblement perpendiculaire à la plus grande face, verticale, de la membrure de la borne 2 et s'étend donc en travers du passage. Pour que sa présence soit mieux remarquée, elle porte, par exemple vissés sur elle dans un plan vertical, les deux secteurs de formation d'un disque 3 de diamètre relativement grand et au recto duquel (non visible sur la figure) peuvent titre portés des signes ou des inscriptions d'interdiction d'accès, la circulation normale devant s'effectuer à sens unique, c'est-àdire toujours en direction du verso de ce disque. Sur sa plus grande longueur, au milieu de laquelle est fixé le disque 3, la barre 1 est constituée par un profilé en U et son extrémité libre porte un galet 4 pouvant faciliter le passage d'un chariot. A l'extrémité gauche du profilé en U, la barre 1 porte un tenon 5 fixé par son embase 6 sur ce profilé. L'extrémité de ce tenon 5 est percée, suivant un axe vertical B, d'un alésage qui reçoit une goupille 7 et permet ainsi la fixation de la barre 1, par l'intermédiaire dudit tenon 5, en articulation sur une pièce pivotante 8 de forme ramassée. Deux trous borgnes identiques, évasés sensiblement en tronc de cane, sont ménagés, suivant deux axes perpendiculaires l'un à 11 autre ainsi qu'à l'axe B précité, dans la paroi verticale de la partie arrondie d'extrémité du tenon 5. Ces trous borgnes constituent deux logements 9 pouvant recevoir à tour de rôle un hémisphère d'une bille 10 en acier. Cette bille 10 est constamment soumise à la pression d'un ressort à boudin 11, très puissant, travaillant en compression dans un trou borgne ménagé dans la pièce pivotante 8, perpendiculairement à l'axe principal B autour duquel pivote ce tenon 5 par rapport à cette pièce 8. Comme on peut le voir sur les figures 1 à 3, cette pièce pivotante 8 comporte un bras 12, profilé en U à extrémité arrondie en quart de cercle centré sur l'axe B et dont le rayon est au plus égal à la distance comprise entre l'axe d'alésage 9 et l'embase 6. Le fond vertical de ce bras 12 forme intérieurement une face de butée 12a contre laquelle, en service normal, est appliqué un des flancs du tenon 5. Il en résulte que, si l'on pousse la barre 1 dans le sens prévu comme sens unique, cette poussée est transmise au bras 12 de la pièce 8. Celle-ci et le bras 1 se comportent alors comme s'il s'agissait d'une seule et même pièce, pivotant sur l'axe principal A. Dans un alésage d'axe A, la pièce 8 reçoit, par l'intermédiaire de roulements à billes 13 et 13a, un pivot 14 qui coopère avec deux oreilles 15 et 15a, fixées à la borne 2, pour maintenir la pièce 8 et la barre 1 sur cette borne. La pièce 8 est séparée de la plaque 15a par une rondelle 16 également traversée par le pivot 14.La pièce 8 peut donc pivoter autour de l'axe A, c'est-à-dire sur le pivot 14, mais son angle de pivotement est limité à environ 900 par butée en deux positions extr#- mes : d'une part, dans le fond d'une échancrure ménagée dans le montant latéral de la membrure de borne 2 (voir la figure 1), d'autre part, contre une butée 17 fixée à cette membrure de borne 2 et recevant, en position de fermeture, la tête d'un boulon 18 vissé dans la pièce 8 et dont le réglage permet de modifier l'amplitude de rotation de la pièce 8. A la base de cette pièce 8, entre l'alésage d'axe A et le bras 12, est fixé verticalement un goujon 19. Sur la face interne de la membrure de la borne 2, un mécanisme 20 de rappel par levier est fixé de telle manière que l'axe de rotation du levier 21 coIncide avec celui du pivot 14, c'est-à-dire qu'il se confonde, dans l'assemblage, avec l'axe principal A de la pièce 8. L'extrémité du levier 21 porte une cuvette cylindrique 22 dont le diamètre intérieur est un peu supérieur au diamètre du goujon 19 qui pénètre dans cette cuvette, coaxialement à celle-ci en position de repos. Cet agencement réalise un certain jeu et il en résulte que si l'on pousse la barre 1 dans l'un ou l'autre sens, on peut sans aucun effort la faire pivoter d'un angle faible, c' est-à-dire jusqu'à ce que le goujon 19 vienne s'appuyer contre la paroi verticale de cette cuvette.Si la poussée sur la barre 1 est exercée dans le sens normal d'ouverture, il résulte de cet appui qu il faut alors vaincre la résistance au ressort de rappel logé dans le mécanisme 20 et qui tend à ramener le levier 21 en une position sensiblement perpendiculaire à la face principale de la borne 2. La tension de ce ressort de rappel peut titre réglée par une vis 23. Ce mécanisme de rappel 20 amorti peut être de tout type connu. On voit qu'après l'ouverture du passage par poussée sur la barre 1 dans le sens normal, c'est-à-dire en direction du verso du disque 3, et lorsque, le passage franchi, la barre 1 n'est plus soumise à aucune poussée, le ressort de rappel du mécanisme 20 fa: tourner le levier 21 en sens inverse du précédent. La paroi intérieure de la cuvette 22 pousse le goujon 19, la pièce 8 pivote ainsi dans le mtme sens que le levier 21 jusqu a ce que la tête du boulon 18 revienne en appui sur la butée 17. il convient de remarquer que pendant ces manoeuvres d'ouverture dans le sens normal et de fermeture automatique, le tenon 5 est en appui contre la butée 12a formée par le fond du profilé du bras 12 et il est immobilisé dans cette position par la pression du ressort 11 contre la bille 10 qui, à son tour, presse fortement dans le logement 9 ménagé dans l'extrémité du tenon 5. L'ouverture de sécurité se déroule selon le processus suivant. Sous l'effet de la pression relativement très énergique exercée en direction du recto du disque 3, le tenon 5 et la barre 1 tendent à tourner autour de l'axe B dans le sens opposé au sens normal d'ouverture. La bille 10 est ainsi obligée de quitter son logement en montant le long de la paroi tronconique de celui-ci pour arriver sur la surface lisse de l'extrémité du tenon 5. Elle refoule ainsi le ressort 11 qui reste fortement comprimé jusqu'à ce que, la barre 1 et le tenon 5 poursuivant leur rotation, le second logement 9 parvienne en face de la bille 10. Le ressort 11 se détend alors de nouveau pour presser la bille 10 énergiquement dans ce second logement 9, immobilisant ainsi la barre 1 dans une position sensiblement parallèle à la plus grande face de la borne 2. Pour la remise en service du mécanisme de fermeture ainsi débrayé, il suffit de ramener d'abord le bras 1 en une position perpendiculaire à la face principale de la borne 2, ceci entraînant la rotation de la pièce 8 d'un quart de cercle pour l'amener en une position parallèle à la face principale de la borne 2. A ce moment, on exerce sur la barre 1, en direction du verso du disque 3, une poussée très énergique qui oblige la bille 10 à sortir de son logement 9 en comprimant le ressort 11 et, au moment de la butée du tenon 5 sur le ceté 12a du bras 12, à pénétrer de nouveau dans le logement initialement occupé. En abandonnant le bras 1, le mécanisme de rappel 20 ramène cette barre 1 en position normale de fermeture et la barrière est de nouveau prote à fonctionner en service normal. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée au seul mode de réalisation ci-dessus décrit et, par exemple, le tenon 5 peut zetre aussi bien formé dans la pièce 8, le bras 12, le ressort ll et la bille 10 étant alors portés par l'extrémité de la barre 1. Il convient de noter qu'en service normal, une personne se présentant à contre-sens et sollicitant le bras 1- y constate une liberté de mouvement correspondant au jeu du goujon 19 dans la douille 22, mais ensuite un appui ferme, qui précise la sensation d'interdiction. En cas d'urgence par contre, l'insistance sur l'appui ferme amène le déverrouillage. La barrière mobile suivant l'invention peut également être combinée à tout dispositif d'avertissement sonore ou optique du basculement du bras 1 sur la pièce 8, de manière à signaler toute utilisation injustifiée du dispositif de sécurité. REVENDICATIONS 1.- Barrière mobile, d'accès individuel à sens unique, du genre comprenant un bras de fermeture pivotant par l'une de ses extrémités dans un plan sensiblement horizontal et pouvant autre écarté de sa position de fermeture pour y être ensuite ramené élastiquement sur une première butée, caractérisée par le fait que ledit bras de fermeture comprend deux éléments sensiblement rectilignes et sensiblement en prolongement l'un de l'autre en service normal, le plus court de ces deux éléments étant articulé sur une borne du passage pour décrire approximativement un quart de cercle lors de l'ouverture dans le sens normal et être rappelé sur ladite première butée en position de fermeture par un moyen de rappel et le plus long de ces deux éléments, de longueur sensiblement égale à la largeur du passage, étant articulé sur le précédent par des moyens de verrouillage élastique à deux positions de stabilité dont la seconde est sensiblement perpendiculaire à la première, occupée en service normal, et peut être atteinte si cet élément reçoit, en sens opposé à celui de l'ouverture normale, une poussée suffisante pour vaincre la résistance desdits moyens de verrouillage élastique, cependant qu'une seconde butée positive, solidaire de l'articulation mutuelle des deux éléments,empeAche le plus long de tourner sur le plus court dans le sens normal d'ouverture. 2.- Barrière suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que la seconde butée solidaire de l'articulation des deux éléments est située sur le plus court des deux. 3.- Barrière suivant la revendication 2, caractérisée par le fait que lesdits moyens de verrouillage élastique comprennent, logé dans l'élément le plus court, un ressort poussant un organe à extrémité convexe en direction des deux évidements correspondants, concaves, ménagés dans un tenon fixé à ltélément le plus long. 4.- Barrière suivant l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisée par le fait que l'élément le plus court comprend un bras en U dont le fond constitue la seconde butée et dont les f1#cs livrent passage à une goupille sur laquelle pivote le tenon fixé à l'élément le plus long. 5.- Barrière suivant l'une quelconque des revendications 1 d 4, caractérisée par le fait que l'élément le plus court est pourvu d'un alésage taraudé recevant un boulon de réglage de l'angle suivant lequel cet élément vient en appui sur une première butée fixée à la borne supportant la barrière. 6.- Barrière suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée par le fait que l'élément le plus court est solidaire, avec un certain jeu, de moyens de rappel élastique amorti par un goujon qui coopère avec une cuvette fixée à l'extrémité d'un levier commandé par lesdits moyens de rappel , le diamètre dudit goujon étant inférieur au diamètre intérieur de ladite cuvette. 7.- Barrière selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée par le fait que ladite borne est pourvue, côté passage, d'une enveloppe offrant une échancrure de débattement du bras, ainsi qutun profilage en tronc de pyramide de guidage de chariots circulant dans le passage correspondant.