Procédé et installation pour produire des gaz combustibles froids et propres au moyen d'un gazéificateur de combustibles solides. L'invention a pour objet un procédé et une installation pour produire des gaz combustibles froids et propres au moyen d'un gazél- ficateur de combustibles solides. Le secteur technique de l'invention est celui de la transfor- mation des combustibles solides en gaz combustibles dans un gazéifi- cateur (transformation totale ou "gazéification totale", ou partielle appelée "pyrolyse', "carbonisation" ou "distillation"). Le terme gazéificateur est utilisé dans un sens général pour désigner les appareils appelés gazogènes ou carbonisateurs ou fours de pyrolyse, de carbonisation ou de distillation, dans lesquels se produit une combustion incomplète et/ou une pyrolyse et/ou une gazé- fication totale de combustibles solidesminéraux ou végétaux, qui transforment ceux-ci en gaz combustibles qui peuvent être des gaz pauvres (gaz à l'eau et/ou à l'air), des gaz riches ou des gaz de pouvoir calorifique moyen (gaz de pyrolyse). Les gazéificateurspeuvent être des appareils à lit fixe, à lit fluidisé, en "suspension cyclonique", à tube tournant ou tout au- tre type, à chargement de matière continu ou discontinu. Les gazéificateurs peuvent être fixes ou mobiles sur des véhicules terrestres ou sur des navires. Les combustibles solides peuvent être par exemple des char- bons minéraux, du charbon végétal, du bois, des déchets végétaux etc... Les comburants utilisés peuvent être de l'air, de l'oxygène pur, des mélanges d'air, d'oxygène, d'eau et de vapeur d'eau. L'objectif recherché est d'obtenir des gaz combustibles froids et propres avec un débit instantané qui peut varier très rapi- dement en fonction des besoins de l'utilisateur, qui peut être, par exemple, un brûleur à gaz ou un moteur thermique. De plus, dans une grande partie des applications, le gaz propre doit être fourni à une pression constante quelles que soient les variations de régime. La propreté des gaz combustibles délivrés par un gazéifi- cateur de combustibles solides est une condition indispensable pour pouvoir utiliser ceux-ci dans des moteurs thermiques ou des brûleurs sans détériorer ceux-ci et les divers organes à travers lesquels les gaz circulent (canalisations, robinetterie, ventilateurs, etc...). Or, les gaz combustibles provenant de la gazéification de combustibles solides peuvent contenir notamment des goudrons, des hydrocarbures, des résidus pyroligneux provenant de la distillation du bois, des particules et poussières solides, de la vapeur d'eau. Les goudrons, les hydrocarbures et les résidus pyroligneux se conden- sent à des températures comprises entre 50 et 400'C selon leur composition. Un objectif de la présente invention est de procurer des moyens de traitement des gaz sortant d'un gazéificateur de combusti- bles solides qui permettent de débarrasser ceux-ci de tous les produits condensables et des particules en suspension qu'ils contiennent afin d'obtenir des gaz propres tout en limitant la consommation d'eau de la- vage des gaz et évitant qu'elle soit rejetée mélangée avec les rési- dus de lavage, ce qui créerait une importante pollution ou nécessite- rait un traitement de cette eau sale rendant l'installation complexe et onéreuse, et d'un entretien plus délicat. Un autre objectif de l'invention est de procurer des moyens de traitement des gaz sortant d'un gazéificateur qui évitent les col- matages de filtres et les encrassements des appareils de traitement par des dép8ts de condensats de goudrons, d'hydrocarbures ou de rési- dus pyroligneux mélangés à des particules solides. Un autre objectif de l'invention est de débarrasser les gaz de la vapeur d'eau et des gouttelettes d'eau qu'ils entraînent et qui leur confèrent un taux d'humidité élevé qui réduit leur pouvoir calo- rifique. Un autre objectif de l'inventionest de procurer des moyens de traitement des gaz sûrs, qui permettent de maintenir, si cela s'avère utile, les circuits et les appareils contenant du gaz non refroidi à une pression proche de la pression atmosphérique, afin d'éviter des fuites de gaz combustible chaud vers l'extérieur et des risques d'explosion, d'incendie ou de pollution de l'air. Un autre objectif de l'invention est de procurer des moyens qui permettent de gazéifier des combustibles solides en maintenant une pression relative sensiblement constante dans le gazéificateur, réglée à la valeur souhaitée, par exemple proche de zéro par rapport à l'atmosphère. Les objectifs de l'invention sont atteints au moyen d'un pro- cédé pour produire des gaz combustibles froids et propres grâce à un gazéificateur de combustibles solides selon lequel: - on refroidit lesdits gaz jusqu'à une première températu- re tI, à laquelle les goudrons, les hydrocarbures et les résidus pyroligneux se condensent et restent fluides; - on fait passer les gaz dans un séparateur à sec de con- densats; - on refroidit les gaz jusqu'à une deuxième température t2 de l'ordre de 200 à 60'C, de telle sorte que la vapeur d'eau se condense; on sépare l'eau condensée; - et on filtre les gaz dans des filtres à sec. De préférence, avant de refroidir les gaz à la température tl, on extrait la majeure partie des particules en suspension entraî- nées à la sortie du gazéificateur grâce à un dépoussiéreur du type cyclone ou multicyclone, à une température nettement supérieure à la température de début de condensation des goudrons les plus lourds. Avantageusement, on maintient la température tI des gaz à l'entrée du séparateur de condensats sensiblement constante, cette température tI étant comprise entre 70 et 180'C, selon la nature des combustibles solides gazéifiés. Une installation selon l'invention est du type comportant un gazéificateur de combustibles solides et des moyens pour épurer les gaz combustibles sortant dudit gazéificateur. Une installation selon l'invention comporte - un séparateur de goudrons et autres produits condensables; - un échangeur-refroidisseur, qui est situé en amont dudit séparateur et qui comporte des tubes à l'intérieur desquels les gaz chauds circulent; - un capteur de température placé dans les gaz sortant dudit échangeur-refroidisseur; - et des moyens commandés par ledit capteur de température pour réguler automatiquement le débit du fluide de refroidissement qui circule dans ledit échangeur-refroidisseur afin de maintenir la température mesurée par le capteur égale à une valeur de consigne. De préférence, l'échangeur-refroidisseur comporte des tubes verticaux dans lesquels lesdits goudrons et autres produits condensa- bles se condensent et dans lesquels les gaz combustibles circulent de haut en bas. De préférence, l'échangeur-refroidisseur est précédé d'un cyclone, ou multicyclone, sur les gaz chauds,retenant une grande partie des particules en suspension. Le résultat de l'invention est la production de gaz combus- tibles froids et propres par gazéification de combustibles solides. Les gaz combustibles sortant d'une installation selon l'in- vention peuvent être utilisés, par exemple, pour alimenter un moteur fixe ou un moteur de véhicule ou un br leur. Les moyens d'épuration qui sont utilisés les uns après les autres permettent de débarrasser les gaz des particules en suspension, puis des goudrons et autres produits lourds condensables, ensuite de la vapeur d'eau qui peut représenter un volume important et enfin des poussières très fines. Ces épurations sont effectuées successivement à des températures décroissantes. La séparation des particules en suspension a lieu à une tem- pérature nettement supérieure à la température de début de condensa- tion des goudrons les plus lourds, de telle sorte que l'on évite la formation d'une boue constituée par un mélange de particules et de condensats. Avantageusement, cette température est supérieure à 350C. On refroidit ensuite les gaz jusqu'à une température bien déterminée selon les cas et la nature des combustibles solides et des produits condensables auxquels ils donnent naissance. Cette tempé- rature est choisie de telle sorte qu'elle soit suffisamment basse pour que tous les goudrons et autres produits condensables se condensent et suffisamment haute pour qu'ils restent fluides et puissent être récupérés dans le séparateur qui suit le refroidissement. Lorsque cela est possible, on choisit une température supérieure à la tempé- rature de condensation de la vapeur d'eau compte tenu de la pression afin d'éviter de recueillir un mélange volumineux de goudrons et d'eau. On condense ensuite la vapeur d'eau à une température comprise entre 20 et 60'C. Enfin, après séparation de l'eau condensée, on fait passer les gaz secs à travers des filtres à sec pour les débar- rasser des poussières fines. Une installation selon l'invention permet, grâce aux régula- tions de pression et de débit qu'elle comporte, d'alimenter des appa- reils qui consomment les gaz combustibles en répondant aux variations de débit demandés, qui peuvent être très rapides et de grande amplitu- de, tout en maintenant les paramètres de fonctionnement du gazéificateur à des valeurs optimales et en assurant une bonne sécu- rité de l'installation. Les installations selon l'invention sont simples, effica- ces et sûres, peu onéreuses et la pollution est réduite au maximum car les effluents sortant de l'installation sont uniquement les poussières, les condensats et l'eau contenue dans les gaz combustibles. La description suivante se réfère aux dessins annexés qui représentent, sans aucun caractère limitatif, un exemple de réalisation d'une installation selon l'invention. La figure I représente schématiquement, l'ensemble d'une installation selon l'invention. La figure 2 est une coupe transversale d'un condenseur équi- pant une installation selon l'invention. La figure 3 est une coupe transversale d'un échangeur- refroidisseur à air équipant une installation selon l'invention. La figuré 4 est une coupe partielle d'un condenseur selon la figure 2 représentant une variante de réalisation. Le repère I désigne un gazéificateur de tout type connu, par exemple un gazogène à lit fixe, à lit fluidisé, en suspension cyclonique, à tube tournant ou autre. Dans l'exemple représenté, il s'agit d'un gazéificateur comportant un dispositif de chargement continu du combustible solide. Le combustible solide, à l'état divisé, est contenu dans un silo ou une trémie 2 qui alimente un dispositif de dosage continu 3 (dispo- sitif de dosage volumétrique, pesage continu sur bande, ou trémie pe- sée chargée séquentiellement). Ce dispositif de dosage continu 3 reçoit une consigne de débit qui permet d'ajuster ou maintenir: - le débit d'extraction de 2 dans le cas d'un pesage par bande; - le débit d'extraction de la trémie ou du dispositif de dosage continu lui-même, ce qui dans les deux cas, ajuste ou maintient le débit de combustible à la valeur de consigne. Le combustible solide divisé se déverse, directement ou après convoyage, dans le gazéificateur,au travers d'un sas 4 qui peut affecter une forme et une technologie quelconque (écluse rotative, double sas à clapets battants, convoyeur à vis sans fin,ou autres,... ou plusieurs de ces organes disposés l'un après l'autre). Le gazéificateur I comporte, en outre, un dispositif d'in- jection de comburant, par exemple d'air, pouvant comporter un ventila- teur ou un surpresseur 6 et un échangeur de préchauffage de combu- rant 5, dans lequel le comburant circule à contre-courant ou equi- courant des gaz chauds sortant du gazéificateur. Pour éviter tout risque de refoulement de gaz par le circuit de comburant, on dispose sur ce circuit, en un point quelconque, par exemple au refoulement de 6, un clapet anti-retour 6a. Une boucle de régulation comporte un capteur de débit du comburant, par exemple un capteur 7 du type pressostat différentiel associé à un diaphragme ou à un venturi qui mesure le débit sortant du ventilateur 6. Le signal délivré par le capteur 7 modifie le point de consigne du régulateur de débit 3a du dispositif de dosage 3, pour faire varier le rapport entre le débit de combustible et le débit de comburant suivant une loi déterminée, par exemple pour main- tenir ce rapport constant. De plus, le gazéificateur comporte un capteur de pression 8 qui mesure la pression dans le gazéificateur et qui agit sur un dispo- sitif de régulation 6b commandant un registre placé au refoulement (ou éventuellement à l'aspiration) du ventilateur 6 afin de maintenir la pression ou la dépression dans le gazéificateur à une valeur de consigne déterminée. Le gazéificateur I comporte, en outre, un capteur de pression 9 qui commande automatiquement une vanne d'évent motorisée en cas de dépassement d'un seuil de sécurité. La vanne d'évent permet de faire débiter l'installation à l'atmosphère en cas d'un excès dangereux de pression dans le gazéificateur. Les circuits des automatismes de régulation et de sécurité sont représentés en pointillés sur le dessin. Dans l'exemple représenté, le gazéificateur est du type à chargement de combustible continu mais, bien entendu, il pourrait être également du type à chargement de combustible discontinu, et, dans ce cas, les éléments 2, 3, 3a et 7 n'existent pas: le gazéi- ficateur est alors alimenté de façon discontinue et séquentielle par un convoyeur quelconque de combustible solide déversant celui-ci dans le sas 4 qui peut être constitué d'une simple porte ou d'un volume avec double obturation par portes, clapets, vannes à tiroirs ou autres systèmes. Cette alimentation discontinue peut être manuel- le ou automatisée, par exemple en fonction d'une mesure de la quan- tité de combustible contenue dans le gazéificateur (mesure de niveau ou autre). Les gaz sortant du gazéificateur traversent optionnellement un échangeur 5 qui préchauffe le comburant. La sortie de l'échangeur est connectée sur un dépoussiéreur 11, du type cyclone ou multi- cyclone,qui comporte, à l'extrémité inférieure, une botte ou un bac à cendres lia ou tout autre dispositif permettant de stocker ou d'extraire, en continu ou en discontinu, les particules séparées. Les gaz qui traversent le cyclone ou multicyclone Il se trouvent à une température nettement supérieure à celle o les conden- sats les plus lourds peuvent apparaître, par exemple à une tempéra- ture supérieure àa350'C. Le dépoussièreur Il permet d'extraire les particules en suspension dans les gaz ayant des dimensions supérieures à environ 10 microns. La sortie du dépoussiéreur Il est connectée sur un échan- geur-refroidisseur 12. Les gaz circulent dans cet échangeur dans des tubes verticaux et, de préférence, de haut en bas dans la zone o des condensats se déposent sur les parois des tubes, de telle sorte que l'écoulement vers le bas des condensats est favorisé par le sens d'écoulement des gaz. Dans l'exemple représenté figure 3, l'écnahgeur 12 comporte deux étages,un premier étage 12-1, dans lequel il n'y a pas de risques de condensation et o les gaz circule de bas en haut, et un deuxième étage 12-2 dans lequel ils circule de haut en bas, les condensations pouvant se produire. Les deux étages de l'échangeur ne sont pas nécessairement de longueur égale (LI et L2). Les deux étages sont facilement nettoyables, après démontage de deux couvercles supérieurs 12d, 12e, qui permettent d'accéder à l'intérieur des tubes. La figure I représente un mode de réalisation dans lequel l'échangeur 12 est un échangeur gaz-gaz refroidi par un courant d'air qui est refoulé par un ventilateur ou un surpresseur 12a. L'air chaud sortant de l'échangeur peut être rejeté à l'at- mosphère. De préférence, il est utilisé par exemple pour sécher ou par- faire le séchage des combustibles solides avant de les introduire dans le gazéificateur ou pour alimenter en air préchauffé des brûleurs utilisant les gaz combustibles sortant de l'installation. L'air chaud peut être utilisé en totalité ou en partie comme comburant dans le gazéificateur, dans le cas o l'installation ne comporte pas un échangeur 5 de préchauffage du comburant. Selon une caractéristique de l'invention, l'échangeur 12 comporte un capteur de température 12b qui est placé dans les gaz refroidis sortant de l'échangeur et ce capteur agit par l'intermé- diaire d'une boucle de-régulation 12c sur le débit du fluide de refroidissement afin de maintenir automatiquement la température des gaz à la sortie de l'échangeur, et à l'entrée de l'appareil de séparation des condensats qui suit l'échangeur, à une valeur tI bien déterminée, qui varie selon la nature des combustibles solides gazéifiés, mais qui se situe généralement dans une plage comprise entre 70 et 180'C. Par exemple, le capteur 12b et la régulation 12c commandent un servomoteur qui entra1ne un registre 12d placé au refoulement ou à l'aspiration du ventilateur 12a pour faire varier le débit d'air. La sortie de l'échangeur 12 est connectée sur un appareil 13 séparateur des gouttelettes de condensats entratnées par le gaz, qui sont principalement des gouttelettes de goudron. Ce séparateur fonctionne sans aucun appoint d'eau ou d'un autre liquide quelconque. Le séparateur 13 comporte, à la partie inférieure, une capacité qui reçoit les condensats et qui permet de les extraire périodiquement. Avantageusement, le séparateur 13 est calorifugé. Le séparateur 13 peut être par exemple un appareil de séparation par centrifuga- tion ou par effet de cyclone. Ce peut être également un appareil de séparation par chocs ou un dévésiculeur à mailles métalliques ou un séparateur comportant une partie mobile vibrante entraînée par un mo- teur ou un appareil utilisant, ensemble, ces différentes techniques ou encore tout autre type de séparateur à sec c'est-à-dire sans appoint d'un fluide de lavage. La sortie du séparateur 13 est connectée sur un condenseur 14 qui peut être de type quelconque,avec ou sans contact direct avec un fluide froid, par exemple un échangeur gaz-eau dans lequel de l'eau froide circule pour refroidir les gaz à une température t2 comprise entre 20 et 60C, de telle sorte que la vapeur d'eau contenue dans les gaz combustibles se condense en partie ou en totalité selon la température de sortie. La figure 2 représente un mode de réalisation préférentiel d'un condenseur 14 comportant des tubes verticaux 14a parcourus de haut en bas par le gaz, à l'extérieur desquels circule l'eau de refroidissement de bas en haut, répartie correctement dans son écou- lement grâce à des chicanes de répartition 14b. Ces chicanes peu- vent être disposées pour répartir le débit d'eau annulairement autour des tubes 14a ou pour réaliser une circulation d'eau alternée perpendicularement à l'axe des tubes 14a (voir figure 4). La partie tubulaire est suivie d'un dispositif de sépara- tion des gouttes d'eau 14c évitant l'entraînement des gouttelettes d'eau condensée comprenant, par exemple, une arrivée tangentielle des gaz et un matelas métallique à séparation par choc 14d. La zone inférieure des deux corps sert de réservoir à eau condensée et comporte une purge manuelle ou automatique. Un accès facile à l'intérieur des tubes s'effectue par le couvercle supérieur démontable, de forme quelconque. A titre d'exemple, la température d'entrée des gaz peut être de 120'C, la température de sortie de 40'C. Bien entendu, l'eau pourrait être remplacée par un autre fluide de remplacement.Dans le cas d'un échangeur à eau, l'eau ré- chauffée sortant de l'échangeur peut être utilisée pour en récupérer les calories ou rejetée. Le débit est faible et cette eau est propre, donc il n'y a aucun risque de pollution chimique ou thermique. Bien entendu, l'eau réchauffée peut également être recyclée dans un réfri- gérant atmosphérique à condensation ou non, ou un échangeur quelconque. La sortie du condenseur 14 est connectée sur l'aspiration d'un ou plusieurs ventilateurs ou surpresseur 15 qui assurent la cir- culation des gaz à travers toute l'installation. Du fait que le ga- zéificateur I est placé entre deux ventilateurs 15 et 6, on régu- le automatiquement le débit du ventilateur 6 pour maintenir une pression sensiblement constante dans le gazéificateur, réglée à la valeur choisie. Le refoulement du ventilateur 15 est raccordé à un évent de démarrage 16 muni d'une vanne qui est ouverte pendant le démarrage et-le préchauffage de l'installation, de sorte que les gaz sortent par l'évent sans traverser les appareils suivants et, en particulier, le filtre en service. Le refoulement du ventilateur 15 est connecté sur une batterie de deux filtres 17a et 17b, montés en parallèle avec des vannes d'isolement, manuelles ou automatisées, permettant d'isoler un filtre pour le nettoyer. La commutation d'un filtre à l'autre peut être commandé automatiquement par un capteur de pression différentielle qui mesure la perte de charge à travers le filtre qui est en fonctionnement. Les filtres 17a et 17b sont des filtres qui fonctionnent à sec, par exemple des filtres à manchons ou à cartouches filtrantes en tissu ou en toute autre matière filtrante équivalente ou tout autre filtre à sec équivalent. La sortie des filtres est connectée, à anti-retour 18, sur un réservoir tampon 19. Le réservoir tampon 19 est du type à peut être réalisé sous la forme d'un gazomètre à joint hydraulique ou toute autre technique. Sur l'exemple choisi, le réservoir 19 voir à membrane déformable 19a. Il comporte, de enveloppe extérieure de sécurité 19b. Les gaz stockés dans le réservoir 19 pression du circuit de gaz tant que celle-ci est travers un clapet volume variable. Il cloche mobile et est du type réser- préférence, une sont maintenus à la supérieure ou éga- le à une pression de tarage, pression minimum au-dessous de laquelle le réservoir se vide, obtenue par exemple par le poids de la cloche (gazomètre à cloche), par des poids ou par la pression d'un ventila- teur à air s'exerçant sur la face externe de la membrane 19a (ré- servoir à membrane déformable).- Dans le cas du réservoir à membrane déformable, et tel que représenté sur le schéma 1, la face externe de la membrane est sim- plement mise en communication avec la pression atmosphérique, sans utilisation de poids ou de ventilateur de tarage. Le tarage est égal à la pression atmosphérique et le ré- servoir 19 se vide si la pression des gaz descend au-dessous de la pression atmosphérique. Le volume maximum du réservoir tampon 19 doit être déter- miné en fonction de la variation maximum instantanée des besoins en gaz, mais celle-ci est souvent très importante. De ce fait, le volume nécessaire dépend de l'inertie de l'installation productrice de gaz et donc tout particulièrement de l'inertie du gazéificateur et des temps de réponse des dispositifs de régulation de débit de comburant 8, 6b et éventuellement du débit de combustible 7, 3a. A la sortie du réservoir d'accumulation 19, l'installa- tion peut comporter éventuellement, mais non nécessairement, un ventilateur ou surpresseur de gaz 20. Se trouve disposé ensuite l'évent 10 précédemment dé- crit, qui permet de débiter les gaz à l'atmosphère en cas d'excès de pression dans le gazogène. Il peut être connecté ensuite un dispositif de régulation de pression 21 qui délivre des gaz à pression constante qui peut être supérieure, égale ou inférieure à la pression atmosphérique, quelle que soit la demande de gaz et quelle que soit la pression à l'amont pourvu évidemment que celleci soit supérieure à la pression à l'aval. Par exemple, le régulateur 21 est un détendeur dit à zéro qui délivre une pression légèrement inférieure à la pression atmos- phérique et qui se ferme automatiquement lorsqu'il n'y a plus aucune *demande de gaz. La description de l'installation ne comporte pas toutes les vannes de sectionnement, isolement, by-pass, robinets sur flui- des, accessoires de robinetterie, pour des raisons de meilleure compréhension. Le fonctionnement est le suivant Les gaz sortant du gazéificateur 1 sont traités à sec, donc l'installation ne produit pas de l'eau polluée, difficile à évacuer ou à épurer. Les gaz sont débarrassés successivement des particules en suspension dans le dépoussiéreur 11, des liquides condensables tels que goudrons, hydrocarbures ou résidus pyroligneux dans le séparateur 13, de l'eau condensée dans le condenseur 14 et des poussières très fines à travers les filtres 17. La séparation des goudrons a lieu dans les conditions opti- males du fait qu'elle est réalisée à une température qui est maintenue constante, à une valeur optimale. Les condensats de goudrons et autres résidus condensables ne sont pas mélangés à l'eau condensée, qui peut représenter des quantités importantes, et il est donc plus facile de se débarrasser de ces résidus, par exemple en les brulant à haute température. Le gazéificateur 1 est maintenue à pression constante quel que soit le débit de gaz demandé par l'utilisateur et la variation de perte de charge des divers appareils de l'installation. Le gaz combustible est délivré par une installation selon l'invention à pression constante quels que soient les besoins. Dans le cas d'un gazéîficateur I comportant une alimenta- tion continue en combustible solide, le débit de combustible peut varier en fonction du débit d'air entrant dans l'appareil suivant une loi déterminée par. exemple dans un rapport constant ou toute autre loi. R E V E N D I C A T I 0 N S 1. Procédé pour produire des gaz combustibles froids et propres au moyen d'un gazéificateur de combustibles solides, carac- térisé en ce que: - on refroidit lesdits gaz jusqu'à une première température tl, à laquelle les goudrons, les hydrocarbures et les résidus pyro- ligneux se condensent et restent fluides; - on fait passer les gaz dans un séparateur à sec de conden- sats (13); - on refroidit les gaz jusqu'à une deuxième température t2 de l'ordre de 200 à 60'C dans un condenseur (14), de telle sorte que la vapeur d'eau se condense; - on sépare l'eau condensée; - et on filtre les gaz dans des filtres à sec (17a, 17b). 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, avant refroidissement desdits gaz jusqu'a la température tl, on extrait la majeure partie des particules en suspension entraînées à la sortie du gazéificateur grâce à un dépoussiéreur du type cyclone ou multicyclone, à une température nettement supérieure à la tempéra- ture de début de condensation des goudrons les plus lourds. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que la température des gaz au dépoussiéreur est supérieure ou égale à 3500C. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on maintient sensiblement constante la température tl des gaz à l'entrée dudit séparateur de condensats (15). 5. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'on maintient les gaz à l'entrée dudit séparateur de conden- sats (13) à une température constante qui est comprise entre 70'C et 180'C selon la nature des combustibles solides gazéifiés. 6. Installation pour produire des gaz combustibles froids et propres du type comportant un gazéificateur (1) de combustibles solides et des moyens pour épurer les gaz combustibles sortant dudit gazéificateur, caractérisée en ce qu'elle comporte: - un séparateur (13) de goudrons et autres produits conden- sables; - un échangeur-refroidisseur (12), qui est situé en amont dudit séparateur (13) et qui comporte des tubes à l'intérieur desquels les gaz chauds circulent; - un capteur de température (12b) placé dans les gaz sortant dudit échangeur-refroidisseur; - et des moyens commandés par ledit capteur de températu- re pour réguler automatiquement le débit du fluide de refroidissement qui circule dans ledit échangeur-refroidisseur afin de maintenir la température mesurée par le capteur constante égale à une valeur de consigne. 7. Installation selon la revendication 6, caractérisée en ce que ledit échangeur-refroidisseur (12) est un échangeur à air et est réalisé en tubes verticaux traversés par le gaz à refroidir, en deux parties, la première (12-1) o les gaz circulent de bas en haut, la seconde (12-2) o les gaz circulent de haut en bas, la lon- gueur des deux parties étant déterminée pour que les condensations s'effectuent dans la partie o l'écoulement des gaz s'effectue de haut en bas et les deux parties comportant un couvercle démontable (12-d, 12-e) permettant l'accès à l'intérieur des tubes. 8. Installation selon l'une quelconque des revendications 5, 6 et 7, caractérisée en ce que ledit échangeur-refroidisseur (12) est un échangeur à air et l'air chaud sortant dudit échangeur sert à sécher ou parfaire le séchage des combustibles solides avant leur introduction dans le gazéificateur, ou est utilisé comme air de combustion préchauffé pour alimenter un ou plusieurs brûleurs utili- sant les gaz combustibles sortant de l'installation. 9. Installation selon l'une quelconque des revendications 6 à 8, caractérisée en ce qu'elle comporte, en outre, un condenseur (14) de la vapeur d'eau contenue dans ledits gaz combustibles et, en aval de celui-ci, un ou plusieurs filtres à sec (lia, 17b) montés en parallèle, en série ou formant une batterie de filtres en parallèle commutables en marche. 10. Installation selon la revendication 9, caractérisée en ce que ledit condenseur est un échangeur comportant des tubes verticaux (14a) dans lesquels les gaz circulent de haut en bas, à l'extérieur desquels circule de l'eau de bas en haut, répartie correctement grâce à des chicanes (14b), répartissant annulairement le débit d'eau autour de chaque tube ou réalisant une circulation d'eau alternée perpendiculairement à l'axe des tubes, et équipé, à la sortie de gaz, d'un dispositif (14c) de séparation des gouttes d'eau. 11. Installation selon l'une quelconque des revendications 6 à 10, caractérisée en ce qu'elle comporte, d'une part, un premier ventilateur (15) qui aspire les gaz combustibles sortant du gazée- ficateur (1) et, d'autre part, un deuxième ventilateur (6) qui re- foule un comburant gazeux dans ledit gazéîficateur et, en outre, un capteur de pression (8) qui mesure la pression dans ledit gazéifica- teur (1) et qui commande automatiquement un servomoteur entraînant un registre placé au refoulement ou à l'aspiration du deuxième venti- lateur (6) afin de maintenir la pression dans le gazé;ficateur égale à une valeur sensiblement constante en agissant sur le débit de comburant. 12. Installation selon l'une quelconque des revendications 6 à 11, caractérisée en ce que ledit gazéificateur comporte un dispo- sitif de dosage continu des combustibles solides (3), équipé d'une régulation de débit (3a) et ledit gazéîficateur comporte, en outre, un capteur de débit (7) qui mesure le débit effectif de comburant gazeux entrant dans le gazéificateur et qui modifie automatiquement le point de consigne dudit extracteur pour faire varier le rapport entre le débit de combustible et le débit de comburant suivant une loi déterminée. 13. Installation selon l'une quelconque des revendications Il et 12, caractérisée en ce qu'elle comporte, sur le circuit de gaz, après refroidissement de ceux-ci, un réservoir tampon(19) de gaz froids à volume interne variable, le volume des gaz étant maintenu à la pression du circuit de gaz, et en tous cas au moins égale à une pression de tarage quelconque s'exerçant par un moyen quelconque sur le volume variable, le volume maximum interne dudit réservoir tampon étant déterminé et choisi en fonction du temps de réponse du gazéifi- cateur et des dispositifsde régulation du débit de comburant et, éventuellement, du débit de combustible solide, décrits dans les revendications 8 et 9. 14. Installation selon la revendication 13, caractérisée en ce que ledit réservoir tampon (19) comporte une membrane déforma- ble (19a) et une enveloppe de sécurité (19b). 15. Installation selon l'une quelconque des revendications 6 à 14, caractérisée en ce qu'elle comporte, à la sortie, un détendeur dit à zéro, qui délivre les gaz sous une pression constante légère- ment inférieure à la pression atmosphérique, quelle que soit la pression amont, et qui se ferme 'automatiquement lorsque la demande de gaz combustible à l'aval du détendeur est nulle.