L'invention a pour objet un appareillage pour le transfert de pièces sur machines automatiques. Dans de nombreux domaines, tels que par exemple le surmoulage de résine synthétique sur des inserts métalliques, des opérations successives de découpage sur des presses il est nécessaire de transférer d'un poste à un autre les pièces à travailler. Des appareillages de transfert sont utilisés à cette fin.Ils sont généralement de trois types - Les uns consistent en des chaînes ou en des courroies sans fin, qui sont animées d'un mouvement de translation discontinu, mais toujours dans le même sens; - les autres consistent en des barres qui poussent ou tirent les pièces à travailler et sont obligatoirement animées d'un mouvement de translation rectiligne alternatif et discontinu; - et les autres encore consistent en des plateaux circulaires qui sont animés d'un mouvement de rotation discontinu grâce auquel les pièces à travailler, régulièrement réparties, se présentent successivement aux divers postes de travail. Les appareillages des deux premiers types nécessitent que la pièce à travailler soit libérée par l'appareillage de transfert à chaque poste de travail et soit ensuite reprise pour son transfert à un autre poste. Ils présentent en outre, pour ceux du premier type, l'inconvénientde ne pas permettre un bon positionnement des pièces, en raison notamment d'une usure assez rapide de ltorgane de transfert, surtout s'il s'agit d'une chaîne; et pour ceux du deuxième type ils présentent l'inconvénient d'être lents, en raison du mouvement rectiligne alternatif qui doit être imposé aux barres servant de poussoirs ou de pinces. Quant à ceux du troisième type, ils sont très volumineux, ce qui limite le nombre de postes à desservir et oblige à ne les utiliser que pour des pièces de faible surface. Enfin, quel que soit leur type, les appareillages habituels ne permettent le transfert que des pièces une à une, ce qui limite les cadences de transfert et donc de travail. L'invention remédie à ces inconvénients. Elle a pour objet un appareillage réalisant le transfert des pièces dans les conditions essentielles ci-après - très grande précision dans le transfert des pièces d'un poste de travail à un autre, ce qui évite toute perturbation résultant d'un mauvais positionnement d'une pièce à un poste, - transfert effectué à une cadence rapide et sans usure des outillages, - et possibilité de transférer en une seule fois un nombre important de pièces, ce nombre n'étant limité que par la forme et le poids des pièces à travailler, et par la nature des opérations à leur faire subir à chaque poste de travail. Cet appareillage comporte,à cet effet, une pluralité de chariots de même longueur qui, recevant les pièces à transférer et à travailler sont situés bout à bout sur un même chemin de déplacement qui traverse le ou les postes de travail et aux deux extrémités duquel accèdent les parties supérieures de deux ascenseurs dont l'un amène sur l'extrémité amont de ce chemin un chariot avant réception des pièces à travailler et dont l'autre évacue hors de l'extrémité aval de ce chemin un chariot après évacuation des pièces travaillées, les extrémités inférieures des deux ascenseurs étant réunies par un chemin incliné dans un sens tel que les chariots se déplacent par gravité du côté aval en direction du côté amont, ces chariots constituant, à la partie supérieure de l'appareillage, une rame ou train animé, par des moyens extérieurs, d'un mouvement de déplacement rectiligne discontinu d'amplitude égale à la longueur d'un chariot. Pour que les pièces à travailler se présentent rigoureusement à la position voulue dans tel ou tel poste de travail, trois conditions doivent être impérativement respectées - les chariots doivent avoir toujours la même longueur, - le déplacement des chariots doit se faire pas à pas et avoir une amplitude égale à la longueur des chariots, - et les chariots doivent être immobiles pendant la ou les phases de travail des pièces. Divers moyens sont prévus pour remplir ces conditions et ressortiront, d'ailleurs, de la description qui suit, en référence au dessin annexé représentant, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de cet appareillage, et dans lequel Figures 1 et 2 sont des vues très schématiques de l'ensemble de l'appareillage, dans le cas particulier où il est destiné à transférer sur deux presses d'injection des tringles métalliques dont les deux extrémités doivent être revêtues d'embouts en résine synthétique; Figures 3, 4, 5 et 6 sont des schémas illustrant le fonctionnement de cet appareillage. Aux figures 1 et 2, i désigne de façon générale deux presses à injecter qui sont placées de part et d'autre du chemin de déplacement de l'appareillage devant effectuer le transfert des pièces métalliques, qui consistent en des tiges 2 dont les deux extrémités doivent être revêtues de résine synthétique. L'appareillage de transfert qui fait l'objet de l'invention est constitué par une pluralité de chariots 3 qui ont une longueur rigoureusement égale et sont équipés de roues 4 ou de tout autre moyen permettant leur déplacement sur une voie rectiligne 5 passant entre les deux presses 1. Cette voie 2 est horizontale et a une longueur égale à un multiple du nombre de chariots; et c'est ainsi que dans le cas représenté au dessin, la voie 5 a une longueur qui est égale à cinq fois la longueur d'un chariot 3. L'agencement des chariots peut bien entendu être quelconque; ils peuvent être montés sur roulements à billes ou à aiguilles; et ils sont rigoureusement guidés de façon latérale. Chaque chariot possède, sur sa face supérieure, des logements destinés à recevoir les pièces à travailler 2. Ces logements sont en nombre quelconque, à savoir trois dans le cas de la forme d'exécution représentée au dessin; mais il est évident que ce nombre pourrait être supérieur.Ce qui importe, c'est de constater que ces pièces 2 débordent latéralement par rapport au chariot 3, afin que lorsqu'elles sont amenées au poste de travail, c'est-à-dire au niveau des presses à injecter 1, les extrémités débordantes des pièces 2 soient placées sous les buses d'injection 6 alimentant les différentes empreintes du moule, I désignant chacune des deux trémies provenant des magasins de résine synthétique et alimentant la vis de chacune des deux presses 1. Etant donné que l'injection de résine synthétique sur les extrémités des tiges 2 doit se faire dans les deux presses 1 disposées latéralement par rapport aux chariots 3 qui assurent le transfert des pièces 2, il est bien entendu nécessaire que chaque chariot 3 soit rigoureusement positionné lorsque les pièces 2 qu'il transporte se présentent dans les deux presses latérales 1. Ce but est atteint, non seulement en donnant auxchariots 3 des longueurs rigoureusement identiques, mais en les plaçant bout à bout les uns à la suite des autres sur la voie de guidage 2 et en les déplaçant, pour chaque phase de moulage, d'une longueur égale à leur longueur. Ce déplacement des chariots 2 est réalisé au moyen d'un poussoir 8 constituant l'extrémité du piston d'un vérin 9 disposé en amont des chariots 2 et dans leur prolongement. Le fonctionnement de ce vérin 9 est d'ailleurs asservi à celui d'organes de verrouillage qui ne sont pas représentés au dessin et qui permettent d'immobiliser les chariots 2 dans la position qu'ils ont atteinte lorsque le chariot 2 situé en amont a reçu du poussoir 8 une poussée qu'il a transmise à toute la rangée de chariots. Les chariots sont ainsi animés d'un mouvement de déplacement rectiligne mais discontinu, dans le sens des flèches 10 des figures 1 et 2; mais il est évident qu'il est nécessaire de dégager chaque chariot lorsqu'il a terminé sa course de transfert des pièces 2 et deiréintroduire dans l'appareillage en vue d'une nouvelle opération de transfert. Ce but est atteint en prévoyant deux ascenseurs désignés de façon générale par 12 et li aux deux extrémités amont et aval de l'appareillage. Chacun d'eux consiste en un vérin respectivement 12a, 13a d'axe vertical et dont le piston sert de support à un plateau, respectivement 12b, 13b, qui est appelé à se déplacer verticalement dans une cage, respectivement 12c, 13c.La voie horizontale 2 sur laquelle se déplacent les chariots 3 aboutit précisément dans ces cages 12c, 13c, qui sont par ailleurs réunies entre elles dans leur zone inférieure par une voie inclinée 14 destinée à la circulation des chariots 2 pendant leur phase de retour. L'appareillage de transfert est complété par d'autres organes et accessoires, dont notamment un magasin 15 destiné à l'alimentation des chariots 3 en pièces 2, des cellules photoélectriques 16 réalisant le contrôle du bon positionnement des pièces 2 dans leur logement sur les chariots i, ainsi qutéven- tuellement leur contrôle, et des meules ou des fraises li qui, situées en aval des presses 1, tournent à grande vitesse pour ébarber les carottes de moulage, cet ébarbage se faisant automatiquement lorsque les pièces transférées par les chariots 2 passent devant les meules ou fraises 17. 18 désigne enfin des rampes qui, situées au-dessus de la cage aval 13c permettent la récupération des pièces 2 sur les chariots 2, après que des embouts en résine synthétique aient été surmoulés à leurs extrémités; Ces rampes 18 permettant la récupération dans un réservoir a des pièces 2 ainsi terminées. Le fonctionnement de cet appareillage de transfert est illustré aux figures 3 à 6. Dans la position visible à la figure 3, le poussoir 8 est reculé, les deux plateaux 12b et 13b des deux ascenseurs 12 et 13 sont en position haute, un chariot 3 est porté par le plateau 12b, ctest-à-dire par l'ascenseur amont 12,et le plateau 13b de l'ascenseur aval li est libre, en ce sens qu'il ne porte pas de chariot. Cela étant, le poussoir 8 entre en action sous lteffet du vérin 9 et exerce ainsi une poussée sur ltensemble des chariots 4, cette poussée s'effectuant sur une longueur égale à celle de chacun des chariots 3. Lorsque cette poussée est terminée, les chariots sont immobilisés en position par des moyens non visibles au dessin.Dans cette position, qui est visible à la figure 4, l'un des chariots se trouve rigoureusement positionné au niveau des deux presses d'injection 1 et le chariot aval se trouve porté par le plateau 13b de l'ascenseur li Les plateaux des deux ascenseurs 12b et 13b descendent alors jusqu'a leur position inférieure visible à la figure 5; et lorsqu'ils ont atteint cette position, le chariot 3 qui avait été descendu par le plateau 13b est soumis à l'action d'un poussoir qui le dégage en direction de la rampe inclinée 14 grâce à laquelle ce chariot descend de lui-même par gravité jusqu'au plateau 12b de l'ascenseur amont 12.C'est alors la position représentée par la figure 6. il suffira aux deux plateaux 12b et 13b de se déplacer à nouveau vers le haut pour revenir à la position de la figure 6; et c'est au cours de ce retour que le plateau 12b ramène le chariot vide à la partie supérieure de la cage 120, c'est-à-dire entre le poussoir 8 et le chariot 3 situé en amont sur la voie Il est évident que le nombre des chariots peut etre supérieur à celui strictement nécessaire, ce qui permet de disposer d'une réserve de chariots sur la voie inclinée 14; des moyens sont alors bien entendu prévus pour immobiliser les chariots sur cette voie 14, lorsque le plateau 12b de l'ascenseur est en position haute. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas à la seule forme d'exécution de cet appareillage de transfert qui a été ci-dessus décrite et représentée à titre d'exemple; elle en embrasse au contraire toutes les variantes de réalisation, quels que soient notamment l'agencement des chariots, le nombre de postes qu'ils traversent, et quelle que soit la nature de ces postes qui peuvent être par exemple des postes d'injection, d'impression, de soudure,de perçage, de taraudage, ...... REVENDICATIONS 1. - Appareillage pour le transfert de pièces sur machines automatiques, caractérisé en ce qu'il comporte une pluralité de chariots de même longueur qui, recevant les pièces à transférer et à travailler, sont situés bout à bout sur un même chemin de déplacement qui traverse le ou les postes de travail et aux deux extrémités duquel accèdent les parties supérieures de deux ascenseurs dont l'un amène sur l'extrémité amont de ce chemin un chariot avant réception des pièces à travailler et dont l'autre évacue hors de l'extrémité aval de ce chemin un chariot après évacuation des pièces travaillées, les extrémités inférieures des deux ascenseurs étant réunies par un chemin incliné dans un sens tel que les chariots se déplacent par gravité du côté aval en direction du côté amont, ces chariots constituant à la partie supérieure de l'appareillage une rame ou train animé, par des moyens extérieurs, d'un mouvement de déplacement rectiligne discontinu d'amplitude égale à la longueur d'un chariot. 2.- Appareillage selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte une voie de déplacement horizontal et rectiligne qui ayant une longueur égale à un nombre multiple de la longueur de chaque chariot débouche en amont et en aval dans deux cages d'ascenseur équipées chacune d'un plateau porteur d'une portion de voie destinée à venir en alignement avec la voie principale, la hauteur de déplacement de l'ascenseur aval étant inférieure à celle de ltascenseur amont, afin que lorsque les deux ascenseurs sont en position basse, le chariot porté par l'ascenseur aval puisse rejoindre l'ascenseur amont par la voie inclinée reliant les deux ascenseurs. 3.- Appareillage selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'il comporte un vérin d'axe horizontal commandant un poussoir qui agit sur le chariot en attente sur le plateau de l'ascenseur amont, afin de donner à l'ensemble des chariots un déplacement de longueur égale à celle d'un chariot. 4.- Appareillage selon les revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens d'immobilisation des chariots sur leur voie horizontale de déplacement, des moyens de freinage,des chariots sur leur voie inclinée de retour, des moyens de mise en place des pièces à travailler sur les chariots, des moyens de contrôle du positionnement de ces pièces sur les chariots, des moyens de comptage de ces pièces et des moyens d'évacuation desdites pièces hors des chariots après leur travail.