L’invention concerne une platine (1) de support d’un ensemble (2) d’absorption de chocs, s’étendant entre une face avant (3) et une première face arrière (4), la face avant (3) étant conçue pour fixer un absorbeur (5) de chocs et la première face arrière (4) présentant une interface de fixation (10) conçue pour la fixation de la platine (1) sur une première zone de fixation d’un élément structurel, la platine (1) présentant des moyens de pré-maintien (14) conçus pour coopérer avec la première zone de fixation de sorte à maintenir la platine (1) en regard de la première zone de fixation, une deuxième face arrière (15) prolongeant la première face arrière (4) et positionnée en retrait de la première face arrière (4), les moyens de pré-maintien (14) s’étendant depuis la deuxième face arrière (15) et faisant saillie des première (4) et deuxième (15) faces arrière. (Figure 2) platine de support d’ensemble d’absorption de chocs présentant des moyens de pré-maintien. Le domaine technique concerne les platines de support d’un ensemble d’absorption de chocs, les ensembles d’absorption de chocs comportant de tels platines et les véhicules équipés d’un tel ensemble. En matière de sécurité routière, les constructeurs d’automobiles doivent prendre en compte de multiples préoccupations et réglementations lors du développement de nouveaux véhicules. Ainsi, les constructeurs d’automobiles doivent assurer la sécurité des passagers du véhicule en cas de collision mais également protéger les autres usagers de la route les plus vulnérables tels que les piétons. Enfin il convient de chercher à maitriser les coûts de réparations des véhicules lorsqu’ils subissent des chocs urbains, dénommés chocs réparabilité, c’est-à-dire des chocs subis à de faibles vitesses de l’ordre de 15 à 20 kilomètres par heure. Le comportement des véhicules automobiles dans ces trois situations est réglementé et testé en mettant en œuvre des procédures de tests normalisées. Les exigences en termes de résultats à ces tests sont toujours plus nombreuses et plus difficiles à satisfaire et obligent les constructeurs d’automobiles à innover constamment. Pour répondre aux exigences mentionnées précédemment, les constructeurs de véhicules automobiles ont ainsi développé des systèmes d’absorption de chocs, qui, en règle générale, comportent une poutre de pare-chocs reliée au châssis du véhicule aux moyens de caissons d’absorption disposés entre la poutre de pare-chocs et un longeron et conçus pour se déformer lors d’un choc, typiquement en subissant une compression de sorte à permettre le rapprochement de la poutre de pare-chocs vers les longerons. Habituellement, la poutre de pare-chocs et les caissons d’absorption sont fabriqués en acier ou en aluminium. Les systèmes d’absorption de chocs sont généralement assemblés puis fixés sur le châssis du véhicule aux moyens de deux platines de fixation chacune solidaire d’un caisson d’absorption. Afin de faciliter l’assemblage des systèmes d’absorption de chocs sur un châssis, les platines de fixation sont parfois pourvues d’un pion de centrage conçu pour interagir avec une zone d’assemblage située sur le châssis afin de permettre le pré-positionnement et le maintien du système avant sa fixation au châssis. Les pions de centrage sont habituellement réalisés par pliage d’une partie de la platine de fixation. Lorsque des pions de centrage sont prévus sur les platines de fixation, une des deux zones d’assemblage du châssis du véhicule comporte généralement un orifice circulaire ménagé pour accueillir un pion de centrage, tandis que l’autre zone d’assemblage présente un orifice avec un pourtour ovale afin d’ajuster, avant la fixation du système d’absorption de chocs, le positionnement du système d’absorption de chocs sur le châssis. L’introduction du pion de centrage dans l’orifice ovale ne pause aucune difficulté, tandis que l’interaction avec l’orifice circulaire peut occasionner un défaut de positionnement à cause d’un rayon de courbure présent à la base du pion de centrage, dû au pliage : le pion de centrage ne peut pas être introduit entièrement dans l’orifice circulaire et la platine de fixation se retrouve décalée du châssis. En conséquence le pré-positionnement du système d’absorption de chocs n’est pas toujours adéquat. Ainsi, il existe un besoin d’une solution permettant d’améliorer le pré-positionnement des systèmes d’absorption de chocs sur le châssis avant leurs fixations. La présente invention a pour objet de pallier les problèmes exposés précédemment. Dans ce contexte technique, un but de la présente invention est de fournir une platine de support permettant son pré-maintien optimal sur un châssis de véhicule présentant au moins un orifice de centrage circulaire. A cet effet, la présente invention se rapporte à une platine de support d’un ensemble d’absorption de chocs pour véhicule automobile, la platine s’étendant entre une face avant et une première face arrière, la face avant étant conçue pour fixer un absorbeur de chocs et la première face arrière présentant une interface de fixation conçue pour la fixation de la platine sur une première zone de fixation d’un élément structurel de châssis du véhicule, la platine présentant des moyens de pré-maintien conçus pour coopérer avec la première zone de fixation de sorte à maintenir la platine en regard de la première zone de fixation, la platine comportant une deuxième face arrière prolongeant la première face arrière et positionnée en retrait de la première face arrière, en direction de la face avant, les moyens de pré-maintien s’étendant depuis la deuxième face arrière et faisant saillie des première et deuxième faces arrière. L’invention concerne également un ensemble d’absorption de chocs pour véhicule automobile, comportant au moins une platine de support selon l’invention et un absorbeur de chocs fixé sur la face avant de la platine. Avantageusement alors, la partie des moyens de pré-maintien faisant saillie de la première face arrière étant conformée pour interagir avec la première zone de fixation de sorte à permettre d’amener la première face arrière en contact avec la première zone de fixation. Enfin, l’invention concerne un véhicule comportant un ensemble selon l’invention, dans lequel la partie des moyens de pré-maintien faisant saillie de la première face arrière est conformée pour interagir avec la première zone de fixation de sorte à permettre d’amener la première face arrière en contact avec la première zone de fixation. Ainsi, une platine de support selon l’invention permet de fixer un absorbeur de chocs et donc une traverse de pare-chocs grâce à la face avant pour former un ensemble selon l’invention. L’ensemble selon l’invention peut être assemblé sur un véhicule de sorte à ce que la première zone de fixation soit amenée en contact avec la première face arrière de la platine : en effet les moyens de pré-maintien permettent l’interaction avec la première zone de fixation d’un élément structurel afin de maintenir la platine en regard de la première zone de fixation, comme le font les pions de centrage habituels. Grâce à la deuxième face arrière, disposée en retrait de la première face arrière, les moyens de pré-maintien s’étendent depuis la deuxième face arrière et font saillie des première et deuxième faces arrière. Ainsi, la partie des moyens de pré-maintien faisant saillie de la première face arrière permet d’amener en contact la première face arrière avec la première zone de fixation de l’élément structurel du châssis. Selon un mode de réalisation de l’invention, les moyens de pré-maintien viennent de matière avec la deuxième face arrière. Avantageusement, les moyens de pré-maintien forment un crochet obtenu par pliage de la deuxième face arrière, le pliage étant contenu dans un espace entre la première et la deuxième face arrière. Selon un mode de réalisation, la deuxième face arrière forme un soyage de retrait par emboutissage de la première face arrière. Selon une possibilité de l’ensemble, l’absorbeur de chocs s’étend entre deux extrémités, l’ensemble comportant une traverse solidaire de l’absorbeur de chocs à l’extrémité opposée à la platine. L’invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui va suivre, donnée uniquement à titre d’exemple non limitatif et faite en se référant aux dessins annexés sur lesquels : la , représente une vue en perspective d’un ensemble selon l’invention ainsi que de la première zone de fixation de l’ensemble sur un châssis de véhicule ; la , représente une vue en perspective d’une platine de support selon l’invention, utilisée dans l’ensemble de la ; la , représente une vue de dessus de la platine de support de la . Dans ces figures, les mêmes références sont utilisées pour désigner les mêmes éléments. Une Platine 1 de support selon l’invention, illustrée sur les figures 1 à 3, est conçue pour supporter un ensemble 2 d’absorption de chocs pour véhicule automobile. A cet effet, la platine 1 s’étend entre une face avant 3 et une première face arrière 4, toutes deux sensiblement planes. La platine 1 est par exemple réalisée en métal. La face avant 3 est conçue pour fixer un absorbeur 5 de chocs, illustré sur la et partiellement sur les figures 2 et 3. L’absorbeur 5 de chocs s’étend entre deux extrémités 6, 7, l’une 6 étant fixée à la face avant 3 de la platine 1, par exemple par soudage pour former un ensemble 2. L’ensemble 2 comporte également, comme illustré sur la , une traverse 8 fixée à l’extrémité 7 opposée à l’extrémité 6 de l’absorbeur 5 sur laquelle est fixée la platine 1, par exemple par soudage ou tout autre moyen de fixation. Dans l’exemple illustré sur la , l’ensemble 2 comporte en outre, un deuxième absorbeur 5 de chocs également solidaire de la traverse 8. Ce deuxième absorbeur 5 de chocs est fixé à une plaque de fixation 9 permettant la solidarisation de l’ensemble à un élément structurel du véhicule, non illustré, tel que par exemple un longeron. La première face arrière 4 de la platine 1 présente une interface de fixation 10 conçue pour la fixation de la platine 1 sur une première zone de fixation 11, illustrée sur la , d’un élément structurel de châssis du véhicule. L’interface de fixation 10 présente une forme complémentaire à la première zone de fixation 11 et des moyens de fixation 12, tels que des orifices de vissage 13, illustrés sur les figures 1 et 2, permettant le vissage de l’interface de fixation 10 sur la première zone de fixation 11. La platine 1 présente des moyens de pré-maintien 14 conçus pour coopérer avec la première zone de fixation 11 de sorte à maintenir la platine 1 en regard de la première zone de fixation 11, en vue de sa fixation grâce aux moyens de fixation 12. La platine 1 comporte une deuxième face arrière 15 qui prolonge la première face arrière 4. Cette deuxième face arrière 15 est positionnée en retrait de la première face arrière 4, en direction de la face avant 3. Les moyens de pré-maintien 14 s’étendent depuis la deuxième face arrière 15 et font saillie des première 4 et deuxième 15 faces arrière. Avantageusement, les moyens de pré-maintien 14 viennent de matière avec la deuxième face arrière 15. De même la plaque de fixation 9 permet sa fixation sur une deuxième zone de fixation 16, illustrée sur la , ménagée sur le châssis. La plaque de fixation 9 présente un pion de centrage 17 faisant saillie de la plaque de fixation 9 et conçu pour coopérer avec le pourtour d’un orifice ovale 18 ménagé dans la deuxième zone de fixation 16. Le pion de centrage 17 permet ainsi le pré-positionnement de la plaque de fixation 9 sur la deuxième zone de fixation 16. Dans le mode de réalisation illustré sur les figures, les première 4 et deuxième 15 faces arrière sont sensiblement parallèle. Pour ce faire la deuxième face arrière 15 est formée par emboutissage de la première face arrière 4 et la deuxième face arrière 15 forme un soyage de retrait 19 de la première face arrière 4, visible sur les figures 2 et 3. Dans l’exemple illustré sur les figures, les moyens de pré-maintien 14 forment un crochet 20 obtenu par un pliage 21 de la deuxième face arrière 15. Ledit pliage 21 formant un rayon de pliage R de préférence inférieur à la distance entre la première face arrière 4 et la deuxième face arrière 15, cette distance étant égale à l’épaisseur de la platine 1 entre la face avant 3 et la première face arrière 4. Ainsi, le pliage 21 est contenu dans un espace 22, illustré sur la , entre la première 4 et la deuxième face arrière 15. Le crochet 20 présente, par exemple, une forme de lame 23 parallélépipédique s’étendant suivant une direction sensiblement orthogonale à la première face arrière 4. Sur chacune des tranches de la lame 23, le crochet 20 présente au moins une gorge 24 permettant l’interaction avec la première zone de fixation 11. Comme illustré sur la , la première zone de fixation 11 présente un orifice de centrage 25 circulaire dimensionné et positionné pour coopérer avec les moyens de pré-maintien 14. Le diamètre de l’orifice de centrage 25 est choisi pour permettre d’accueillir le crochet 20. Ainsi, les moyens de pré-maintien 14 permettent d’amener la première face arrière 4 en contact avec la première zone de fixation 11 de l’élément structurel du châssis pour former un véhicule selon l’invention. Ce contact est rendu possible car le pliage 21 est disposé entre les première 4 et deuxième 15 faces arrière. Ainsi, la platine 1 de support permet son positionnement optimal sur le châssis du véhicule dont le châssis présente un orifice de centrage 25 de forme circulaire. L’invention ne se limite pas aux modes de réalisation de la platine de support ou de l’ensemble décrits ci-avant, seulement à titre d’exemple, mais d’autres modes de réalisation peuvent être conçus par l’homme de métier sans sortir du cadre et de la portée de la présente invention. Platine (1) de support d’un ensemble (2) d’absorption de chocs pour véhicule automobile, la platine (1) s’étendant entre une face avant (3) et une première face arrière (4), la face avant (3) étant conçue pour fixer un absorbeur (5) de chocs et la première face arrière (4) présentant une interface de fixation (10) conçue pour la fixation de la platine (1) sur une première zone de fixation (11) d’un élément structurel de châssis du véhicule, la platine (1) présentant des moyens de pré-maintien (14) conçus pour coopérer avec la première zone de fixation (11) de sorte à maintenir la platine (1) en regard de la première zone de fixation (11), la platine (1) comportant une deuxième face arrière (15) prolongeant la première face arrière (4) et positionnée en retrait de la première face arrière (4), en direction de la face avant (3), les moyens de pré-maintien (14) s’étendant depuis la deuxième face arrière (15) et faisant saillie des première (4) et deuxième (15) faces arrière. Platine (1) selon la revendication 1, caractérisée en ce les moyens de pré-maintien (14) viennent de matière avec la deuxième face arrière (15). Platine (1) selon la revendication 2, caractérisée en ce que les moyens de pré-maintien (14) forment un crochet (20) obtenu par pliage de la deuxième face arrière (15), le pliage (21) étant contenu dans un espace (22) entre la première (4) et la deuxième (15) face arrière. Platine (1) selon l’une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la deuxième face arrière (15) forme un soyage de retrait (19) par emboutissage de la première face arrière (4). Ensemble (2) d’absorption de chocs pour véhicule automobile, comportant au moins une platine (1) de support selon l’une des revendications 1 à 4 et un absorbeur (5) de chocs fixé sur la face avant (3) de la platine (1). Ensemble (2) selon la revendication 5, caractérisé en ce que l’absorbeur (5) de chocs s’étend entre deux extrémités (6, 7), l’ensemble (2) comportant une traverse (8) solidaire de l’absorbeur (5) de chocs à l’extrémité (7) opposée à la platine (1). Véhicule comportant un ensemble (2) selon la revendication 5 ou 6, dans lequel la partie des moyens de pré-maintien (14) faisant saillie de la première face arrière (4) est conformée pour interagir avec la première zone de fixation (11) de sorte à permettre d’amener la première face arrière (4) en contact avec la première zone de fixation (11).