PERFECTICINNEiMENTS RELATIFS A UN ADDITIF ENZYlNATIQUE. La présente invention concerne des perfec- tionnements relatifs à un agent réducteur de dureté pour une composition détergente; l'invention concerne également une composition détergente et un procédé de lavage. On sait que le lavage de tissus contenant du coton dans des conditions normales est généralement la cause d'une dureté prononcée désagréable. Dans la pratique habituelle du lessivage, on réduit normale- ment cette dureté en traitant les tissus avec un agent adoucissant (agent de conditionnement de rinçage) con- tenant un détergent cationique et ce, au cours d'une étape distincte du lavage principal. Toutefois, ce traitement présente un sérieux inconvénient du fait que l'effet réducteur de dureté est d'une nature temporaire. Après le lavage suivant, la dureté réap- paraî:t à moins que l'on ne traite à nouveau une fois de plus le tissu avec un agent adoucissant. Bien que d'importants investissements aient été consacrés en vue de trouver de meilleures méthodes pour réduire la dureté des tissus, il n'en reste pas moins vrai que les agents adoucissants utilisés dans la pratique ont dû être ajoutés aux tissus au cours d'une étape dis- tincte de l'étape de lavage principale pour exercer pleinement leur effet réducteur de dureté; par ail- leurs, cet effet réducteur de dureté n'est que d'une nature temporaire. Toutefois, la littérature fait mention de différentes suggestions en vue de résoudre ce problè- me. Par exemple, dans la spécification du brevet britannique n0 1.368.599, on décrit, en variante, une méthode prétendument plus efficace pour réduire la dureté des tissus contenant du coton, cette méthode consistant à effectuer un traitement avec une cellu- lase. Il est à noter que ce traitement est toujours effectué au cours d'une étape distincte, par exemple, 248 1712 en guise de prélavage ou de prétrempage, ainsi qu'on l'exposera ci-après de manière plus détaillée mais, dans la spécification de ce brevet britannique nO 1.368.599, on prétend que les tissus contenant du coton et traités avec une cellulase conservent leur douceur au cours de plusieurs lavages. Toutefois, il est à noter que cet agent adoucissant à base de cellulase n'est pas apparu dans le commerce encore que cette technique fut connue dès 1972 (lors de la publication du brevet belge no 773.280, qui est équi- valent au brevet britannique 1.368.599). Dès lors, la description donnée dans la spécification du brevet britannique n0 1.368.599 (ou brevet belge 773.280) doit être considérée non comme un enseigne- ment technique réel, mais bien comme une possibilité théorique que l'on envisage de commercialiser. Il est à noter que les cellulases bactérien- nes sont habituellement assez coûteuses du fait que leur production est normalement très faible.; les cel- lulases fongiques sont les plus prometteuses du point de vue commercial car elles sont généralement produi- tes avec des rendements un peu plus élevés. Par exem- ple, à la page 2, lignes 84-90 de la copie imprimée de la spécification du brevet britannique n0 1.368.599, il est dit: "De nombreux types de cellu- lases dérivant des champignons ont un pH optimum d'environ 5. Au-delà d'un pH de 7, leur activité est normalement fortement réduite et, par conséquent, les enzymes cellulolytiques dérivant des champignons doivent être utilisées dans un milieu acide suivant la présente invention". Ceci signifie que l'opéra- tion de lavage qui est normalement effectuée à un pH alcalin, ne peut avoir lieu au cours de la même étape que le traitement à la cellulase. On effectue ce traitement à la cellulase dans une première étape en guise de prélavage ou de prétrempage acide. après quoi on procède au lavage principal au cours d'une deuxième étape en guise de lavage alcalin. A la connaissance de la Demanderesse, la technique ne fait mention d'aucune description d'une cellulase devant S être utilisée pour effectuer un lavage et un adoucis- sement en une seule étape au cours d'un procédé de lavage pratique. Comme on le comprendra, du fait qu'il est nécessaire dieffectuer le traitement à la cellulase à un pH acide avant le lavage principal, on doit procéder à un rinçage intermédiaire entre le traite- ment acide à la cellulase et le lavage principal à moins qu'un excès d'un alcali destiné à neutraliser l'acidité de la lessive traitée à la cellulase ne soit présent dans le détergent destiné au lavage principal ou à moins que cet excès dtalcali ne soit ajouté à ce détergent. Enfin, si le liquide de traitement à la cel- lulase contient des détergents, l'aptitude au nettoy- age du détergent est normalement assez médiocre aux faibles pH dans le liquide de traitement à la cellula- se. Dès lors, il est urgent de trouver, pour un lavage principal, une composition détergente contenant une cellulase relativement bon marché et exerçant une haute activité aux pH régnant normalement dans les solutions de lavage principal. Toutefois, la technique ne fait mention d'au- cune cellulase économique ayant une haute activité acceptable aux pH régnant normalement dans les solu- tions de lavage principal en dépit du fait que l'on pourrait statendre à réaliser un profit commercial remarquable si ce besoin pouvait être satisfait. A présent, de façon étonnante, suivant l'in- vention, on a trouvé qu'une certaine-cellulase fongi- que, c'est-à-dire la cellulase fongique pouvant 8tre produite à partir d'Humicola insolens (Humicola gri- sea var. thermoidea), exerçait une haute activité de cellulase aux pH régnant normalement dans les so- lutions de lavage principal et ce, contrairement à ce que l'on pouvait escompter sur la base des connais- sances de la technique comme indiqué, par exemple, dans le passage précité de la spécification du brevet britannique n 1.368.599. Dès lors, suivant le premier aspect de la pré- sente invention, on prévoit un agent réducteur de du- reté sous forme d'un additif pour une composition détergente, un composant essentiel de cet agent étant une cellulase fongique pouvant être produite à partir d'une souche d'Humicola insolens (Humicola grisea var. thermoidea), cet agent réducteur de dureté étant des- tiné à une composition détergente pour un lavage prin- cipal. En d'autres mots, l'invention consiste à utiliser la cellulase fongique pouvant être produite à partir d'Humicola insolens comme agent réducteur de dureté pour une composition détergente destinée à un lavage principal. Il est entendu que la cellulase fongique pouvant être obtenue à partir d'Hlumicola insolens peut être produite à partir de souches ordinaires d'Humicola insolens, ainsi qu'à partir de mutants et de variants d'Humicola insolens. En utilisant l'agent réducteur de dureté pour une composition détergente destinée à un lavage principal conformément à l'invention, il est devenu possible pour la première fois, d'effectuer un procé- dé de lavage et de réduction de dureté d'une manière raisonnablement économique et en une seule opération, c'est-à-dire au cours du lavage principal, sans de- voir recourir à un prétrempage ou à un autre traite- ment préalable. Dans "Agric. Biol. Cheim." 44 (3), 481-487 (1980) et 44 (8), 1721-1728 (1980), il est stipulé que l'Humicola insolens est un champignon thermiiophile producteur de cellulase. De même, il est stipulé que les pH optima des cellulases produites à partir dtHumicola insolens sont de 5,3 et de 5,0 respective- ment, si bien que cette cellulase semblerait apparte- nir à la catégorie des cellulases indiquées ci-dessus à propos du brevet britannique n 1.368.599; dès lors, il semblerait que ces cellulases soient totalement inaptes à réaliser l'objet de l'invention. Toutefois, de façon étonnante, suivant l'invention, on a trouvé que Humicola insolens produisait une cellulase réali- sant pleinement l'objet de l'invention. Humicola insolens rentre dans le groupe de la souche thermophile Humicola, laquelle comprend Humicola insolens et Humicola var. thermoidea, la distinction taxonomique entre ces deux souches étant très douteuse. L'activité de cellulase régulière Cx est déterminée en raison du fait que la cellulase hydro- lyse la carboxyméthyl-cellulose en carbohydrates réducteurs dont l'aptitude à la réduction est déter- minée par colorimétrie par réaction au ferricyanure comme décrit par Hoffman, W.S., "J. Biol. Chem." 120, 51 (1937). L'activité de cellulase régulière C est x déterminée par rapport à la carboxyméthyl-cellulose constituant le substrat ("tCMC Hercules, 4M6F"). Les conditions classiques sont les suivantes: pH = 9,50; tampon: tris(hydroxyméthyl)aminométhane ("tris") 0,1M; substrat: 4 g de carboxyméthyl- cellulose/litre de la solution tampon indiquée ci- dessus; température d'incubation: 50 C; temps d'incubation = 20 minutes. Une unité d'activité (le cellulase régulière Cx (que l'on appellera plus brièvement ci-après "une unité d'activité réglièrede Cx") est la quantité de cellulase qui, dans les conditions classiques indiquées ci-dessus, forme un sucre réducteur en une quantité équivalant à 1 rmole de glucose par minute. Dans une forme de réalisation préférée de l'agent réducteur de dureté suivant l'invention, la cellulase fongique est produite au moyen de la souche Humicola DSM 1800. On a trouvé que cette souche pro- duisait une cellulase alcaline ayant une haute activité de C à des pH alcalins. La nouvelle souche Humicola a été identifiée au "Commonwealth Mycological Insti- tute", Kew, Grande-Bretagne, sous le nom "Humicola insolens". Cette nouvelle souche a été déposée le 14 avril 1980 à la "German Collection of Microorga- nisms" (DSM, "Deutsche Sammlung von Mikroorganismen"), G6ttingen, République Fédérale d'Allemagne, sous le n0 DSM 1800. On donnera ci-après une description morpholo- gique et physiologique de la nouvelle souche Humicola DSM 1800 mentionnée ci-dessus. Croissance: courte; mycélium tout d'abord blanc, de- venantplus tard gris foncé avec des taches blanches; hyphes incolores, lisses, cloison d'un diamètre d'en- viron 2,8 ô. Gouttes d'eau incolores parfois pré- sentes. Réverse: jaune devenant brun/gris foncé avec l'âge. Aleuriospores: lisses; brunes; produites indivi- duellement, en terminaison de conidiophores indivi- duels ou multicellulaires; habituellement globeuses 12,6-16,8ï ou parfois subglobeuses 7 x 11,2 - 14 x 16,8. Apicule présent. Chlamydospores: produites individuellement ou en chaîne; lisses, brunes; 11,2-16,8 ô. Phialocondies: absentes. Limites de température: pas de croissance à 260C; bonne croissance à partir de 37-50 C. Colonies de 8 cm de diamètre à 37 C pendant 5 jours. Les observations ci-dessus ont été relevées après 5 jours à 37 C sur un milieu d'YPSS/agar-agar ayant la composition indiquée ci-dessous: Extrait de levure Difco 4 g K2HPO4 1 g MgSO4.7H20 0,5 g Amidon soluble 15 g Eau distillée 1.000 ml Agar-agar 15 g. De façon étonnante, on a trouvé que, en plus de son effet adoucissant, la cellulase produite au moyen de la souche Humicola insolens DSM 1800 exer- çait un puissant effet de détachement de la saleté et d'anti-redéposition. Dans une forme de réalisation préférée de l'agent réducteur de dureté suivant l'invention, la cellulase fongique est enrichie vis-à-vis de la frac- tion de cellulase qui ne se fixe pas à un échangeur d'anions à 6,5 L pH ú 7,5. Comme on l'indiquera en détail ci-après (voir exemple 6), on a trouvé que la fraction de cel- lulase ne se fixant pas à un échangeur d'anions à 6,5 t pH ' 7,5 (que l'on appellera ci-après plus bri- èvement "fraction ACxIl') possède l'aptitude la plus significative à réduire la dureté. On a également constaté que la stabilité thermique de la fraction "ACxIu' était supérieure à celle des autres fractions de la cellulase dtHumicola insolens, ainsi qu'à celle des cellulases fongiques acides décrites dans le bre- vet britannique précité n 1.368.559. Afin de pouvoir établir la teneur de la fraction "ACx I", on peut déterminer l'activité modi- 248 1712 fiée deCx (cellulase) de la manière décrite ci-après. Un tampon de phosphate A est constitué de 26,52 g de dihydroxy-phosphate de sodium à deux molécules d'eau dans 1.000 ml d'eau déminéralisée; dès lors, la molarité de A est de 0,17. On mélange 100 ml de A avec environ 800 ml d'eau déminéralisée, on règle le pH à 7 et on règle le volume total du tampon à 1.000 ml (appelé tampon B) dont la molarité est de 0,017. Dans une colonne, on charge 1 g de l'échangeur d'anions "DEAE-Sepharose C1-6B" (marque commerciale déposée) et on l'équilibre avec le tampon B. On dis- sout ensuite l'enzyme dans le tampon B et on fait passer 25 ml de la solution enzymatique ainsi prépa- rée à travers la colonne équilibrée indiquée ci-des- sus. On détermine l'activitédeC de la solution enzy- matique en aval de la colonne de la manière indiquée ci-dessus pour la détermination de l'activité réguliè- re de cellulase Cx. Cette activité de Cx est appelée "activité modifiéede C " et elle est inférieure à l'ac- x tivité régulière de CÀ lorsqu'une certaine activité de C est adsorbée sur l'échangeur d'anions dans les condi- tions indiquées. Dans une forme de réalisation préférée de l'invention, la cellulase fongique présente un rapport (activité modifiée de CX/activité régulière de C) d'au moins 0,6, de préférence, d'au moins 0,8. On a constaté qu'un agent réducteur de dure- té de ce type était enrichi vis-à-vis de la fraction "'ACxI"' à un point tel que l'aptitude à la réduction x de la dureté est extraordinairement bonne. Dans une forme de réalisation préférée de l'agent réducteur de dureté suivant l'invention, la cellulase fongique est prévue sous forme de granulés ne dégageant pas de poussières. Il est essentiel que la préparation de cellulase ait une faible teneur en poussières. En présence d'une importante quantité de poussières, des difficultés peuvent surgir à la fois dans les usines o la préparation de cellulase est mélangée avec des détergents, ainsi qu'au cours du traitement ultérieur du détergent contenant la cellulase. On peut obtenir une préparation de cellu- lase en granulés de diverses manières, par exemple, au moyen d'un appareil appelé IlMarumerizer" (= marque commerciale) comme décrit dans les spécifications des brevets britanniques n0 1.362.365 et 1.361.387 ou au moyen d'une machine de formation de granulés du type décrit dans "Aufbereitungstechiiikt' n0 3/1970, pages 147-153 et n0 5/1970, pages 262278; de même, cette préparation peut se présenter sous forme de perles comme décrit dans la spécification du brevet belge n0 760.135. Toutefois, dans tous les cas, les granulés doivent avoir des propriétés donnant lieu à un faible dégagement de poussières. Dans une forme de réalisation préférée de l'agent réducteur de dureté suivant l'invention, les granulés de cellulase sont enrobés d'un agent de blanchiment, de préférence, TiO2, en combinaison avec un agent fixant les poussières. De la sorte, on ob- tient des granulés de cellulase d'un bel aspect déga- geant un minimum de poussières. Selon une autre forme de réalisation préfé- rée de l'agent réducteur de dureté suivant l'inven- tion, ce dernier est un liquide dans lequel la cellu- lase fongique est prévue sous forme d'un concentrat en suspension dans un agent tensio-actif non ionique. Le concentrat est obtenu sur la base du bouillon de fermentation. Ainsi qu'on lta mentionné précédemment, il est essentiel que la préparation de cellulase dé- gage peu de poussières. Etant donné que, dans cette forme de réalisation, l'agent réducteur de dureté suivant l'invention est un liquide, sa teneur en pous- sières est nulle et, dès lors, on évite totalement les difficultés précitées. Lorsque l'agent réducteur de dureté est une suspension, l1agent tensio-actif non ionique contient avantageusement un agent épaissis- sant. De la sorte, on peut normalement éviter la sédimentation de la cellulase. Comme agent épaissis- sant, on peut utiliser, par exemple, de la silice py- rogénée en particules d'une granularité extrêmement faible. Si lton utilise de la silice pyrogénée comme agent épaississant, sa quantité se situe habituelle- ment dans l'intervalle allant de 0,5 à 10% en poids/ poids, de préférence, dans 1lintervalle allant de 1 à 5% en poids/poids. Selon une forme de réalisation préférée de l'agent réducteur de dureté suivant l'invention, ce dernier est un liquide et la cellulase- fongique est prévue sous forme d'un concentrat de cellulase dissous dans un milieu aqueux, de préférence, en présence d'un agent stabilisant. Comme agent stabilisant, on peut utiliser n'importe quel agent assurant une stabilisa- tion contre la sédimentation et contre la perte de l'activité enzymatique. Suivant le deuxième aspect de la présente invention, on prévoit une composition détergente de lavage principal comprenant des ingrédients détergents et l'agent réducteur de dureté constituant le premier aspect de la présente invention en une quantité per- mettant de réduire la dureté de telle sorte que le pH d'une solution de 1 g de la composition détergente de lavage principal dans un litre d'eau d'une dureté de 100 selon les normes allemandes avant l'addition de cette composition détergente de lavage principal, soit compris entre 7 et 10, de préférence, entre 7,5 et 9,5. Il est entendu que l'expression "composition détergente de lavage principal" désigne une composi- tion détergente qui est utilisée habituellement, mais 248 1712 non nécessairement, au cours d'un seul lavage qui ne doit pas être précédé ou suivi d'autres traitements de la nature d'un lessivage. L'avantage qu'offre la composition détergente de lavage principal suivant la présente invention apparalt très clairement lorsqu'- elle est utilisée au cours d'un seul lavage qui n'est pas précédé ou suivi d'autres traitements de 'la natu- re d'un lessivage. Les ingrédients détergents d'une composition détergente de lavage principal suivant la présente invention ne sont pas critiques, la seule limitation qui leur est imposée, étant leur compatibilité -avec la cellulase fongique. A titre d'exemple, les ingrédients déter- gents et les pourcentages dans lesquels ils sont uti- lisés, peuvent être les suivants: 1) Des agents tensio-actifs, en particulier, agents tensio-actifs anioniques et non ioniques, en une quantité totale de 1 à 100% en poids, spécifique- ment, en une quantité de 5 à 45%. Parmi les agents tensio-actifs anioniques spécifiques, il y a les alkyl-aryl-sulfonates linéaires et les sulfonates dia-oléfines. Des agents tensio-actifs non ioniques spécifiques sont les alkyl-phényl-éthoxylates et les éthoxylates d'alcools gras. 2) Des charges, en particulier, des charges alcalines et des agents réduisant la dureté de l'eau, en une quantité totale de 5 à 80% en poids, spécifi- quement, de 25 à 75%. Des charges spécifiques sont le tripolyphosphate de sodium, les silicates de so- dium-aluminium (zéolites), les silicates de sodium et les carbonates de sodium. 3) Des agents de blanchiment, en particulier, des peroxydes, en une quantité totale de 0 à 40% en poids, spécifiquement, de 0% ou de 15 à 30%. Des agents de blanchiment spécifiques sont le perborate de sodium et le percarbonate de sodium. 4) Dtautres ingrédients, principalement des enzymes, des agents d'avivage optique, des parfums, des colorants, des modificateurs de mousses, des sta- bilisants, des agents anti-redéposition (mais, de préférence, non la carboxyméthyl-cellulose qui, dans une certaine mesure, est décomposée par la cellulase) en une quantité totale de O à 10% en poids, spécifi- quement de 0,1 à 5%. 5) Des charges, en particulier, le sulfate de sodium et l'eau, en une quantité calculée de façon à compléter la formulation détergente à un total de %. Dans la brochure intitulée 'Novo Enzymes" pour l'industrie des détergents (B 157a-GB 2000, fé- vrier 1977), on donne une liste d'autres exemples généraux de formules détergentes que l'on pourrait utiliser conjointement avec la préparation de cellu- lase, notamment des compositions caractérisées par des composés ou des catégories de composés spécifi- ques, de même que leurs pourcentage correspondants ou leurs intervalles de pourcentages correspondants. A la page 5 de la demande de brevet danois n 5691/78 déposée le 12 décembre 1978, on donne une liste de certaines compositions détergentes spécifi- ques que lion pourrait utiliser conjointement avec la préparation de cellulase. Dans une forme de réalisation préférée de la composition détergente de lavage principal suivant la présente invention, l'agent réducteur de dureté est présent en une quantité correspondant à 2,5-100 unités d'activité régulière de Cx/g du détergent de lavage principal ou à 1,5-60 unités d'activité modi- fiée de Cx/g du détergent de lavage principal, de préférence, à 5-50 unités d'activité régulière de Cx/g dudétergent de lavage principal ou à 3-30 unités *2481712 2 d'activité modifiée de Cx/g de détergent de lavage principal. De la sorte, on peut obtenir un effet réducteur de dureté satisfaisant et llon peut égale- ment éviter un excès de cellulase (qui rendrait la composition détergente de lavage principal non écono- mique). Selon une forme de réalisation préférée dc la composition détergente de lavage principal suivant la présente invention, cette dernière contient égale- ment une protéinase bactérienne, de préférence, une protéinase obtenue au moyen de Bacillus lichenformis, en particulier, au moyen d"IALCALASE". De façon étonnante, on a trouvé que les additifs détergents, à savoir la cellulase et la protéinase, étaient com- patibles et exerçaient chacun un effet.satisfaisant aux pH régnant au cours du procédé de lavage, bien que l'on puisse penser que l'enzyme protéolytique digère la cellulase. Cet additif détergent combiné exerce à la fois un meilleur effet de nettoyage et un meilleur effet adoucissant lorsqu'il est ajouté au détergent. L'expression "IALCALASE"II est une marque commerciale pour une préparation enzymatique vendue dans le commerce par la firme "Novo". Si l'on utili- se lt"ALCALASE"I et un granulé de cellulase, on peut préparer l'additif enzymatique mixte soit en mélan- geant un granulé préalablement préparé d"'ALCALASE" avec un granulé préalablement préparé de cellulase, soit en m1élangeant un concentrat d' "ALCALASE"I avec un concentrat de cellulase, puis en introduisant ce mé- lange dans un dispositif de granulation, conjointe- ment avec les produits auxiliaires habituels de granu- lation. Selon une forme de réalisation préférée de la composition détergente de lavage principal de la pré- sente invention, un perborate est un des ingrédients détergents. Dans certaines conditions, ce perborate 248 1712 assure une meilleure efficacité de lavage et, de façon étonnante, on a trouvé que le perborate et la cellulase intervenant dans la composition détergente de lavage principal suivant l'invention étaient compa- tibles. Suivant le troisième aspect de la présente invention, on prévoit un procédé de lavage principal, procédé dans lequel on utilise, comme détergent, une composition détergente de lavage principal constitu- ant le deuxième aspect de la présente invention. Selon une forme de riéalisation préférée de ce procédé de lavage principal de la présente inven- tion, on utilise la cellulase fongique dans la solu- tion de lavage en une concentration correspondant à 10-100 unités d'activité régulière de Cx/litre de so- lution de lavage ou à 6-60 unités d'activité modifiée de CX/litre de solution de lavage, de préférence, à -50 unités d'activité régulière de Cx/litre de solu- tion de lavage ou à 12-30 unités d'activité modifiée de Cx/litre de solution de lavage. Selon une forme de réalisation préférée de l'invention, le pH de la solution de lavage se situe entre 7 et 10, de préférence, entre 7,5 et 9, 5, de telle sorte que la cellulase puisse exercer pleinement son activité. Selon une forme de réalisation préférée du procédé de lavage principal suivant la présente inven- tion, on effectue une partie importante du lavage principal à une température inférieure à 700 C, de pré- férence, à une température inférieure à 600C. Les exemples ci-après illustrent davantage la fermentation au moyen de laquelle on obtient l'agent réducteur de dureté suivant l'invention (exemples 1, 6 et 8), de même que les compositions détergentes de lavage principal et les procédés de lavage principal suivant la présente invention (exem- ples 2-8). Exemple 1 On cultive la souche DSM 1800 à 37 C sur un substrat dlagar-agar avec la composition suivante: Extrait de levure Difco 4 g K2HPO4 1 g MgSO4.7H20 0, 5 g Glucose 15 g Eau distillée 1.000 g Agar-agar 15 g. On prépare un premier groupe de ballons d'agitation de 500 ml contenant 100 ml d'un substrat de la composition suivante: Liqueur de macération de mais 2,4% Glucose 2,4% CaCO3 0,5% Huile de soya 0,5% Avant l'addition de CaC03, on règle le pH à 5,5 avec du NaOH 4N et on effectue la stérilisation à 121 C pendant 20 minutes. Après croissance pendant 7 jours sur une cultu- re inclinée d'agar-agar, on transfère les spores dans les ballons d'agitation à 500 ml du premier groupe. On prépare un deuxième groupe de ballons d'agitation à 500 ml; chacun de ces ballons contient ml d'un substrat de la composition suivante: NH4NO3 0,25% KH2PO4 0,56% K2HPO4 0,44% MgSO4.7H20 0,075% Cellulose -2,0% CaCO3 0,25% "Pluronic" 0,01% Avant l'addition de CaCO3, on règle le pH à 6,8-7 au moyen de NaOH 4N et on effectue la stérilisation par traitement en autoclave à 1210C pendant ú0 minutes. Après croissance pendant 2 fois 24 heures à 37 C dans le premier groupe de ballons d'agitation, on effectue l'inoculation avec 6% de ce premier groupe de ballons dans le deuxième groupe. Après fermentation dans le deuxième groupe de ballons d'agitation-pendant 140 heures à 37 C, l'activité de cellulase est de 4,2 unités d'activitérégulière de Cx/ml de bouillon de culture. Ensuite, on purifie le bouillon de culture de la manière sui- vante: on filtre le bouillon sur de la terre d'infu- soires ("Hyflo-supercell"), on concentre le filtrat par ultrafiltration et on lyophilise le produit rete- nu sur le filtre. La poudre lyophilisée (A) a une activité de Cx de 745 unités d'activité régulière de x Cx/g. On effectue deux expériences exactement de la même manière que celle décrite ci-dessus. Après fermentation dans le deuxième groupe de ballons dlagi- tation pendant 140 heures, l'activité régulière de cellulase C lors de ces deux expériences est de 2,2 et 6,0 unités de Cx/ml de bouillon de culture respec- tivement. De même, lors de ces deux expériences, la poudre lyophilisée a une activité régulière de Cx de 558 unités (poudre B) et de 518 unités/g (poudre C). Exemple 2 Dans cet exemple, on utilise la préparation de cellulase en poudre A de l'exemple 1 comme agent réducteur de dureté. On effectue l'expérience de lavage en procé- dant à un lavage en une seule étape avec une machine à la- ver à tambour entièrement automatique "IMIELE" conformément au programme de lavage appelé "Kogevask 95 C" indiqué dans la brochure "T-52001" décrivant la machine à laver "MIELE", type 421 S. "MIELE" est une marque commerciale. Le programme appelé "Kogevask 95 C"I a à peu près le profil température/durée ci-après: Durée (minutes) O 6 12 18 24 30 36 42 45 Tempéra- ture ( C) 16 27 43 61 76 85 85 82 rinça- ge à l'eau froide La solution de lavage a la composition sui- vante: environ 16 litres d'eau d'une dureté d'envi- ron 20 (selon les normes allemandes) contenant 5 g/ litre d'un détergent classique en poudre disponible dans le commerce comportant les ingrédients princi- paux suivants (composition approximative en solides secs, poids/poids): 21% d'agents tensio-actifs (7% d'un alkyl-aryl-sulfo- nate linéaire, 11% de savon et 3% de nonylphényl- éthoxylate) 39% de charges (32% de tripolyphosphate de sodium, 4% de silicate de sodium et 3% de carbonate de sodium) 26% de perborate de sodium 13% de sulfate de sodium. A cette solution de lavage, on ajoute la pré- paration enzymatique protéolytique-d"l'ALCALASE" en une concentration correspondant à 0,06 unité Anson/litre de solution. On détermine l'activité protéolytique de la préparation enzymatique conformément au procédé modifié d'Anson décrit dans "'Novo Analytical Method" N AF 4.3/5-GB (le procédé original d'Anson est dé- crit dans "J. Gen. Physiol.", 22, 79-89 (1939)). A cette soluition de lavage, ou bien on n'ajoute rien ou on ajoute la préparation de cellulase de l'exemple 1 en une concentration correspondant à peu près à 40 unités d'activité régulière de Cx/litre de solution. Les matières d'essai utilisées pour chacune de ces deux expériences effectuées en parallèle sont les suivantes 1) 12 pièces d'un tissu-éponge blanc en coton mesurant 42 cm x 60 cm, et 2) 12 pièces de tissu interlock de coton blanc ayant les mêmes dimensions. De plus, avec les deux types de matières d'essai, on charge du linge propre en coton pour ob- tenir une lessive totale de 3 kg. Avant l'utilisa- tion, on lave 20 fois les matières d'essai avec un détergent classique contenant un perborate et en adop- tant un programme à hautes températures. Après ces 20 lavages répétés qui simulent un lavage pratique des matières d'essai, ces dernières sont prêtes à subir l'expérience de lavage avec ou sans cellulase. On lave 6 fois les matières d'essai en pro- cédant à des séchages intermédiaires sur une corde à linge pendant une nuit. Après le lavage final, on conditionne tous les échantillons d'essai (12 x 2 x 3) sur une corde à linge dans le même local. L'évaluation est effectuée par un jury de membres. Sans connaître l'identité des différents échantillons d'essai, il a été demandé à chacune des dix premières personnes du jury de procéder à six évaluations (c'est-à-dire trois pour le tissu-éponge blanc et trois pour l'interlock de coton blanc) et, sur la base de ces évaluations, il a été possible de sélectionner le jugement correct parmi ceux mention- nés ci-après: 1) le tissu traité avec la cellulase est plus doux que le tissu traité sans cellu- lase, 2) le tissu traité avec la cellulase a le même degré de douceur que le tissu'traité sans cellulase, et 248 1712 3) le tissu traité avec la cellulase est plus dur que le tissu traité sans cellulase. Parmi les 12 échantillons de tissu-épdnge de coton traités à la cellulase, on a choisi trois échan- tillons de matière d'essai et, parmi les 12 échantil- lons de tissu-éponge blanc de coton traités sans cel- lulase, on a également choisi trois échantillons de matière d'essai. On a disposé ces six échantillons en trois paires et l'on a demandé à chacun des dix premiers membres du jury d'évaluer séparément toutes les trois paires. On a procédé à des évaluations semblables avec l'interlock de coton blanc. Ensuite, on a demandé aux dix autres personnes du jury d'éva- luer le reste des matières d'essai de la même manière. En ce qui concerne uniquement le tissu-éponge blanc, chaque membre du jury a procédé à trois évalua- tions, soit, pour tout le jury, un total de 60 évalua- tions pour cette matière d'essai. L'interlock de coton blanc a été évalué de la même manière, le nombre total d'évaluations étant également, dans ce cas, de 60. Les résultats des évaluations décrites ci- dessus sont repris dans le tableau 1 ci-après. Ce tableau 1 indique également le pH de la solution détergente au début du lavage, après 10 minutes et après 20 minutes (t = O, t = 10 et t = 20 respective- ment). Exemple 3 On a répété l'exemple 2. Les résultats obte- nus sont repris dans le tableau 1. Exemple 4 Dans cet exemple, comme agent réducteur de dureté, on a utilisé la préparation de cellulase en poudre B de l'exemple 1. On a répété l'exemple 2, mais en y apportant les modifications suivantes v on a rempli la machine à laver avec la matière d'essai 248 1712 comme décrit à l'exemple 2, puis on a chargé du linge en coton souillé pour obtenir, au total, une lessive de 3 kg. Le linge sale était constitué de sous-vête- ments en coton provenant d'un camp militaire. Les résultats sont repris dans le tableau 1. Exemple 5 Dans cet exemple, comme agent réducteur de dureté, on a utilisé la préparation de cellulase C de l'exemple 1. On a répété l'expérience décrite à l'exemple 2, mais en y apportant les modifications suivantes: on a adopté le programme de lavage appe- lé "Finvask 600ChI dans la brochure 'T-52001". Ce pro- gramme présente le profil approximatif de température/ durée ci-après Durée (minutes) 0 6 12 18 24 30 36 42 Tempéra- ture (oC) 16 24 35 47 57 55 54 rinçage à l'eau froide La solution de lavage a un volume d'environ 26 litres. On règle légèrement le pH de la solution de lavage avec de l'acide citrique. Les résultats obtenus sont repris dans le tableau 1. 248 1712 TABLEAU 1 Exemple Matière Evaluation d'essai 73%: plus doux avec la cellulase Exemple 2 Tissu-éponge 2%: pas de différence pH à 25%: plus dur avec la t = 0: 10,0 cellulase t = 10 9,8 t = 20 9,7 Interlock 77%: plus doux avec la de coton cellulase 8%: pas de différence %: plus dur avec la _ cellulas e 68%: plus doux avec la cellulas e Exemple 3 Tissu-éponge 5%: pas de différence pH à 27%: plus dur avec la t = O 9,9. ..... cellulase t = 10 9,8 78%: plus doux avec la t = 20 9,6 Interlock cellulase de coton 2%: pas de différence %: plus dur avec la cellulase 84%: plus doux avec la cellulase Exemple 4 Tissu-éponge 3%: pas de différence pH à 13%: plus dur avec la t = 9,8 cellulase t = 10 9,7 82%: plus doux avec la t = 20 9, 6 cellulase Interlock 5%: pas de différence de coton 13%: plus dur avec la cellulas e 248 1712 TABLEAU 1 (suite) Exemple 6 On cultive la souche DSM 1800 à 37 C sur un substrat d1agar-agar ayant la même composition que celui de l'exemple -1. On stérilise, à 121 C pendant 45 minutes, 300 litres d'un substrat d'inoculation ou de préfermenta- tion de la composition suivante: Liqueur de macération de mais 2,4% Glucose 2,4% CaCO3 0,5% Huile de soya 0,4% (dont le pH avant l'addition de CaCO3 a été réglé à 5,5 à l'aide de NaOH 4N). Après croissance pendant 14 jours sur le subs- trat d'agar-agar, on transfère les spores dans les 300 litres du substrat stérilisé de préfermentation. On fait passer de l'air stérile à travers le bouillon de préfermentation ainsi préparé pendant 49 heures à 37 C sous une pression de 0,5 atmosphère et à raison de 300 litres/minute. Par ébullition à 123 C pendant 60 minutes, on stérilise 350 litres d'un substrat de fermentation Exemple Matière Evaluation d'essai 93%: plus doux avec la cellulase Exemple 5 Tissu-éponge 0%: pas de différence pH à 7%: plus dur avec la t = O: 8,9 cellulase t = 10: 8,8 93%: plus doux avec la t = 30: 8,9 cellulase Interlock 2%: pas de différence de coton 3%: plus dur avec la cellulase principale de la composition suivante: Liqueur de macération de mais 10% Cellulose 3% CaCO3 0,25% NH4NO3 0,25% KH2PO4 0,56% K 2HPO4 0,44% 2 4 v4 MgS04 0,08% "Pluronic"t 0,014% (dont le pH avant l'addition de CaC03 a été réglé à 6,8-7 à l'aide de NaOH 4N). On transfère 35 litres du bouillon de préfermen- tation dans le substrat ainsi stérilisé de fermentation principale. On fait passer de l'air stérile à travers le bouillon ainsi préparé de fermentation principale sous une pression de 0,5 atmosphère et à raison de 300 1/minute. On maintient le pH sous 7 avec addition de KH2PO4. On effectue la fermentation à 37 C pendant 136 heures. Au terme de la fermentation, l'activité est de 29 unités d'activité régulière de Cx/ml. On purifie le bouillon de culture de la manière suivante: On filtre le bouillon de culture sur de la terre d'infusoires ("Hyflo-supercell"). On concentre le fil- trat par ultrafiltration et on lyophilise le produit retenu sur le filtre (qui, pour plus de brièveté, sera appelé ci-après "produit retenu D"). La poudre lyophilisée D a une activité régu- lière de Cx de 1.316 unités/g et une activité modifiée de Cx de 953 unités/g. De la même manière que celle indiquée ci- dessus, on effectue deux fermentations supplémentai- res avec des ultrafiltrations ultérieures, Les pro- duits retenus correspondants sont appelés "produits retenus E et F". On lyophilise le produit retenu F et la poudre lyophilisée F a une activité régulière de Cx de 743 unités/g et une activité modifiée de Cx 248 1712 de 580 unités/g. On sépare la poudre lyophilisée D en compo- sants différents par chromatographie dl'échange d'a- nions de la manière suivante: on en dissout 100 g dans 2.000 ml dleau distillée à 4 C. On règle le pH à 7,5 avec le tampon "tris" 1M. Ensuite, on applique la solution dans une colonne échangeuse d'ions de 4.000 ml avec 100 g de "DEAE-Sephadex A-50". La fi- gure 1 montre la capacité d'absorption OD280 à 280 nm des fractions libérées de la colonne. On élue les protéines fixées dans la colonne par un gradient de NaCl; on mesure la concentration de NaCl et on en trace une courbe dans le diagramme de la figure 1 conjointement avec la capacité d'absorption des frac- tions. On forme des groupes des fractions contenant des protéines comme indiqué par les crochets de la figure 1 et les fractions groupées sont numérotées de 1 à 5. Ensuite, on lyophilise séparément les groupes de fractions 1 à 5. Les groupes de fractions lyophilisées sont caractérisés par la quantité de protéines, la compo- sition des protéines et l'activité régulière de Cx (voir tableau 2 ciaprès). On détermine le point isoélectrique des protéines avec un appareil "LKB multiphoer". TABLEAU 2 Protéines Nombre Inter- Ren- Rende- (g) total valle dement ment d'uni- du pH en en C x tés protéi- (%) d'actines vité ré- (%) gulière de C Matière de départ 53,0 131.600 3,5-9,0 Groupe 1*) 8,6 47.400 6-9,0 16 36 Groupe 2 0,9 1.000 4-6 2 1 Groupe 3 4,8 9.500 4-5,5 9 7 Groupe 4 7,1 11.000 3,5-5,5 13 8 Groupe 5 17,7 18.600 3,55 33 14 [I______ _Total 73 66 *) (= fraction ACxI). Le groupe 1 contient tous les calins, c'est-à-dire les protéines qui fixées à la résine échangeuse d'anions composants al- ne sont pas à 6,5 t pH t 7,5. Dès lors, la quantité totale d'activité de cellulase modifiée C est présente dans le groupe 1. qui contient également toutes les activités cellulolytiques d'un pH supérieur à 6. Afin d'évaluer lequel des cinq groupes con- tient la fraction exerçant l'effet adoucissant le plus intense, on effectue les expériences décrites ci- après. On soumet un tissu-éponge de coton à 20 pré- lavages comme décrit à l'exemple 2. Après ces pré- lavages, on découpe des échantillons de 10 cm x 10 cm (environ 4 g) et on les marque. On-effectue ensuite le traitement à la cel- lulase dans une machine à laver de laboratoire "Terg-O-Tometer" dans les conditions suivantes: Détergent et dosage: comme indiqué à l'exemple 2, à l'exception du dosage de la cellulase pH initial: Température: Durée: Dureté de l'eau: Volume par becher: Nombre d'échantillons par becher: Dosage de la cellulase: environ 9,5 500C minutes (normes al- lemandes) 1.200 ml voir tableau ci-dessous; dans tous les cas: mg des grou- pes lyophilisés/ litre Dosage: Groupe Groupe Groupe Groupe Groupe mg de protéine/l 1 2 3r 4 5 1 2 3 4 $ 31 13 28 34 52 Unités d'activité régulière de Cx/l 170 15 56 52 55 Unités d'activité modifiée de Cx/1 170 O O O j O L'évaluation est effectuée par un jury de 10 membres auxquels on a donné différents jeux d'échan- tillons constitués chacun de 3 échantillons et on leur a demandé de classer les échantillons de chaque groupe en fonction de leur douceur. Chaque jeu était cons- titué de deux échantillons que l'on avait lavés avec un des groupes, ainsi que d'un échantillon faisant office de témoin. Sur les dix membres du jury, neuf I I I I i ont trouvé que les échantillons lavés avec le groupe 1 étaient plus doux que celui auquel on n'avait pas ajouté le groupe. Tous les autres groupes n'ont pas adouci sensiblement les échantillons. D'après l'exposé ci-dessus, on peut conclure que le groupe 1 contient l'activité de C exerçant x un effet adoucissant. L'activité de Cx des groupes 3-5 n'exerce aucun effet adoucissant important à des dosages auxquels cet effet s'exerce normalement. Exemple 7 On soumet le produit retenu E de l'exemple 6 à un séchage par pulvérisation afin de former un con- centrat brut. On fait passer ce concentrat brut à travers un tamis dont les trous ont un diamètre de 0,5- mm, pour obtenir ainsi un diamètre moyen de 17,4 r. L'activité de cellulase du concentrat dans cet état est de 650 unités d'activité régulière de Cx/g. Dans un mélangeur ("L6dige FM 50/1MZ") tour- nant à une vitesse de 120 tours/minute et dont la lame * tourne à 3.000 tours/minute, on malaxe un mélange com- prenant: le concentrat de cellulase ci-dessus 2,5 kg Poudre de cellulose ("Arbocel BC 200") 1,0 kg TiO2 0,2 kg NaCl (granularité des particules: Au mélange ainsi obtenu, on ajoute 1 kg d'une solution aqueuse à 20% de polyvinylpyrrolidone (PVP K 30) de façon à maintenir les vitesses de rotation indiquées ci-dessus pour le mélangeur et la lame. On effectue l'addition de la solution aqueuse au moyen d'un aju- tage à pression et cette addition exige une durée d'une minute. Ensuite, on soumet ce mélange humide à un traitement complémentaire pendant 3 minutes dans le mélangeur tournant à 200 tours/minute et dont la lame tourne à 3.000 tours/minute. On ajoute deux fois une quantité supplémentaire d'eau (à savoir respec- tivement 200 et 100 g d'eau) on procédant chaque fois à un traitement ultérieur d'une durée de 3 minutes dans le mélangeur. On observe que la température de la masse s'élève de 25 à 30 C au cours de la granula- tion. On sèche les granulés humides dans un lit flui- de jusqu'à une teneur en eau de 1,6%. Les expressions "L6dige" et "Arbocel" désignent des marques commercia- les. Activité régulière de C des granulés secs: Calculé 164 units d'activité régulière de C/g Trouvé 164 unités d'activité régulière de Cx/g Trouvé 136 unités d'activité régulière de Cl/g Perte d'activité: 17%. Ce produit se présente sous forme de parti- cules lenticulaires. Il sera appelé plus brièvement "granulé E". La granulométrie de ce granulé E est la sui- vante: Granularité des particules (m) % de particules >1.180 15 >1.000 28 > 850 43 > 707 62 > 600 76 >500 87 >420 94 > 300 1,8 Diamètre moyen = 790,m. On enrobe le granulé E de la manière décrite ci-après. On verse 4 kg du granulé E dans un mélan- geur ('L6dige"l, type M 20E). On chauffe le mélange à 650C, puis on ajoute 160 g de polyéthylène-glycol 4000 fondu (poids moléculaire: 4.000); on malaxe ce mélange pendant 1 minute. Ensuite, on saupoudre le granulé avec 360 g de TiO2 et 90 g de silicate de ma- gnésium. Après un temps de mélange de 5 minutes, on verse encore 40 g de polyéthylène-glycol 4000 sur le mélange et l'on poursuit le malaxage pendant une minu- te. On laisse refroidir la charge. Pendant 1,5 minu- te, à une température de 650C, on saupoudre les granu- lés enrobés ainsi obtenus sur un lit fluide. L'analyse suivante fait ressortir l'activité du granulé. Le granulé enrobé, le granulé enrobé et sau- poudré, de même que le granulé E indiqués ci-dessus sont des formes de réalisation spécifiquesd'un agent réducteur de dureté sous forme d'un additif pour dé- tergent. On effectue une expérience de lavage avec le granulé E comme décrit à l'exemple 6, mais en appor- tant les modifications suivantes Dosage de la cellulase 333, 667, 1.000, 1.333 et 1.667 mg/litre. On effectue l'évaluation comme décrit à l'e- xemple 6, mais avec les changements suivants: Chaque jeu d'échantillons est constitué de deux échantillons, à savoir un échantillon lavé avec la solution détergente contenant de la cellulase ren- due inactive et un échantillon lavé avec la solution détergente contenant de la cellulase active. On ob- tient la cellulase rendue inactive en préparant une solution mère avec 10 g du granulé E dissous dans l'eau à 250 ml, puis en chauffant cette solution.à 901C et en maintenant cette température pendant 10-15 minutes. Au total, on évalue 5 jeux; les résultats des évaluations sont repris dans le tableau 3 ci-après: Granulé Granulé enrobé et enrobé saupoudré Unités d'activité régulière de Cx/g 137 138 TABLEAU 3 Evaluation de la douceur (%) Exemple 8 Dans cet exemple, on compare différentes sou- ches d'Humicola insolens à savoir les souches CBS 14764 (identique à la souche ATCC 22082), DSM 2069 et DSM 2068). On cultive ces souches comme indiqué à l'exemple 1, avec cette exception qu'en plus des constituants indiqués dans cet exemple 1, le subs- trat du deuxième groupe de ballons d'agitation con- tient 14% d'alcool de mais. On forme les poudres lyo- philisées à partir des bouillons de fermentation comme indiqué à l'exemple 1. On élimine les sels des pou- dres lyophilisées, on les redissout et on en élimine à nouveau les sels dans une colonne de "Sephadex G 25", puis on les lyophilise à nouveau. Ces poudres lyo- philisées ont respectivement des activités régulières de Cx de 1.096 unités, 480 unités et 690 unités/g. De même, dans cet exemple, on utilise une portion de la poudre lyophilisée F de l'exemple 6 (DSM 1800). On soumet le groupe lyophilisé 1 de ltexem- ple 6 à une purification complémentaire par échange de cations sur "CMSepharosc CL 6B". On dissout ce groupe lyophilisé 1 en une quantité correspondant à Jeu n0 Dosage de la Cellulase | Cellulase inactive cellulase Evalution: l'échantillon trai- (mg/litre) té comme indiqué est le plus doux, à savoir: 1 333 60% 40% 2 667 70% 30% 3 1.000 70% 30% 4 1.333 70% 30% 1.667 90% 10% 1,7 g de protéine dans un tampon d'acide citrique à un pH de 5 et on applique la solution ainsi obtenue dans une colonne de 1.000 ml contenant lléchangeur de cations sur lequel s'est fixée la protéine. On élue avec un gradient de NaCl et-, à une concentration en NaCl de 250 mM, on élue la protéine ACxI active de carboxyméthyl-cellulose pure. Par électrophorèse sur gel de SDS, on constate que le poids moléculaire de cette protéine est de 80.000. On utilise également cette protéine pour la préparation dtantisérum (lapins). On utilise ensuite cet antisérum pour la quantification de la teneur de la protéine ACxI au moyen de techniques immunologiques, c'est-à-dire l'limmunoélectrophorèse en fusées, comme décrit par B. Weeke dans "Scandinavian I. Immun.1" 2 suppl. 1, page 37 (1973). La figure 2 donne 1image de limmunoélectro- phorèse en fusées. On effectue cette électrophorèse pendant une nuit dans un tampon de tris-maléate d'un pH de 7 et avec un gradient de tension de 1 volt/cm. En figure 2, a correspond au produit DSM 2069 (3 mg/ml), b correspond au produit CBS 14764 (2 mg/ml), c correspond au produit DSM 2068 (3 mg/ml) et dn correspond au produit DSM 1800 (n mg/ml). Les préparations de cellulase indiquées ci- dessus et provenant des produits DSM 1800, CBS 14764, DSM 2068 et DSM 2069 ont été utilisées dans l'expérience de lavage décrite ci-dessous: On soumet un tissu-éponge de coton à 20 pré- lavages comme décrit à l'exemple 2. Après ces pré- lavages, on découpe des échantillons de 10 cm x 10 cm (environ 4 g) et on les marque. On effectue ensuite le traitement à la cel- lulase dans une machine à laver de laboratoire "ITerg-O-Tometer" dans les conditions suivantes: Détergent et dosage: comme indiqué à l'exemple 2, à l'exception du dosage de la cellulase pH initial: environ 9,5 Température: 50 C Durée: 30 minutes Dureté de l'eau 20 (normes alle- mandes) Volume par becher: -1.200 ml Nombre d'échantillons par becher: 10 Dosage de la cellulase: voir tableau ci-après On ajoute la préparation de cellulase prove- nant du produit DSM 1800 en un dosage de 76 unités d'activité régulière de Cx/litre et l'on ajoute les autres préparations de cellulase en un dosage donnant, dans la solution de lavage, la même concentration de protéine ACxI (déterminée par voie immunologique comme décrit ci-dessus dans le présent exemple) que dans la préparation DSM 1800. On répète six fois les traite- ments à-la cellulase. Après chaque traitement, on lave convenablement les échantillons dans de l'eau du robinet et on les sèche à l'air pendant une nuit sur une corde à linge. L'évaluation est effectuée par un jury de membres auxquels on a donné quatre jeux différents d'échantillons constitués chacun de trois échantil- lons et on leur a demandé de classer Ies échantil- Dosage de la Néant DSM CBS DSM DSM cellulase -1800 14764 2068 2069 (mg/litre) O 102 39 96 o105 Unités dt'acti- vité régulière de Cx/litre 76 43 66 50 - _ _ _ _ _ _ _ _ ___ a___ à _ _ I_ lons de chaque jeu en fonction de leur douceur. A l'échantillon le plus doux d'un jeu, on a attribué le chiffre "1", à l'échantillon suivant, le chiffre 1"2" et ainsi de suite. Le tableau 4 ciaprès donne la composition des jeux évalués, de même que les ré- sultats des évaluations, exprimés en pour-cent (pour- centage du jury rangeant un certain échantillon dans une certaine catégorie de douceur): TABLEAU 4 Evaluation de la douceur (%) Jeu n Cellulase Catégorie de douceur échan- tillon le plus doux 1 Néant 0 10 90 Poudre C (exemple 6) 80 20 0 Poudre de CBS 20 70 10 2 Néant 0 30 70 Poudre C (exemple 6) 70 30 0 Poudre de DSM 2068 30 40 30 3 Néant 0 20 80 Poudre C (exemple 6) 30 50 20 Poudre de DSM2069 70 30 O ....,..DTD: REVENDICATIONS 1. Agent réducteur de dureté sous forme d'un additif pour une composition détergente, un composant essentiel de cet agent étant une cellulase fongique, caractérisé en ce que la cellulase fongique peut être produite par une souche d'Humicola insolens (Humicola grisea var. thermoidea), tandis que l'agent réducteur de dureté est destiné à une composition détergente pour un lavage principal. 2. Agent réducteur de dureté suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la souche d'Humicola insolens est celle cld6posée sous.le n DSM 1800. 3. Agent réducteur de dureté suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la cellulase fongique est enrichie vis-à-vis de la fraction de cellulase qui ne se fixe pas à un échangeur d'anions à 6,5 ' pH - 7,5. 4. Agent réducteur de dureté suivant la revendication 3, caractérisé en ce que la cellulase fongique présente un rapport (activité modifiée de Cx/activité régulière de Cx) d'au moins 0,6, de pré- férence, d'au moins 0,8. 5. Agent réducteur de dureté suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'il est un granulé ne dégageant pas de poussiè- res. 6. Agent réducteur de dureté suivant la revendication 5, caractérisé en ce que le granulé ne dégageant pas de poussières est enrobé d'un agent de blanchiment en combinaison avec un agent fixant les poussières. 7. Agent réducteur de dureté suivant la revendication 6, caractérisé en ce que l'agent de blanchiment est le TiO2. Z 4 8 1 7 1 2 8. Agent réducteur de dureté suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'il est un liquide, tandis que la cellulase fon- gique est prévue sous forme d'un concentrat de cel- lulase en suspension dans un agent tensio-actif non ionique. 9. Agent réducteur de dureté suivant la revendication 8, caractérisé en ce qu'il contient également un agent épaississant. 10. Agent réducteur de dureté suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'il est un liquide, tandis que la cellulase fon- gique est prévue sous forme d'un concentrat de cellu- lase en solution dans un milieu aqueux, de préférence, en présence d'un agent stabilisant. Il. Composition détergente pour lavage prin- cipal, caractérisée en ce qu'elle comprend des ingré- dients détergents et un agent réducteur de dureté suivant l'une quelconque des revendications l à 10 en une quantité réduisant la dureté de telle sorte que le pH d'une solution de 1 g de cette composition dé- tergente de lavage principal dans un litre d'eau d'une dureté de 100 (selon les normes allemandes) avant l'addition de cette composition détergente de lavage principal, se situe dans l'intervalle allant de 7 à 10, de préférence, dans l'intervalle allant de 7,5 à 9,5. 12. Composition détergente de lavage prin- cipal suivant la revendication 11, caractérisée en ce que l'agent réducteur de dureté est présent en une quantité correspondant à 2,5-100 unités d'activité régulière de Cx/g de la composition détergente de la- vage principal ou à 1,5-60 unités d'activité modifiée de Cx/g de la composition détergente de lavage prin- cipal. a 13. Composition détergente de lavage prin- cipal suivant la revendication 12, caractérisée en ce que l'agent réducteur de dureté est présent en une quantité correspondant à 5-50 unités d'activité régu- lière de Cx/g de la-composition détergente de lavage principal ou à 3-30 unités d'activité modifiée de Cx/g de la composition détergente de lavage principal. 14. Composition détergente de lavage prin- cipal suivant l'une quelconque des revendications 11 à 13, caractérisée en ce qu'elle contient également une protéinase bactérienne. 15. Composition détergente de lavage prin- cipal suivant la revendication 14, caractérisée en ce que la protéinase bactérienne est une protéinase obtenue au moyen de Bacillus licheniformis. 16. Composition détergente de lavage prin- cipal suivant l'une quelconque des revendications 11 à 15, caractérisée en ce qu'un des ingrédients détergents est un perborate. 17. Procédé de lavage principal, caracté- risé en ce que, comme détergent, on utilise un déter- gent de lavage principal suivant l'une quelconque des revendications 11 à 16. 18. Procédé de lavage principal suivant la revendication 17, caractérisé en ce qu'on utilise la cellulase fongique dans la solution de lavage en une concentration correspondant à 10-100 unités dlacti- vité régulière de Cx/litre de solution de lavage ou à 6-60 unités d'activité modifiée de Cx/litre de so- lution de lavage. 19. Procédé de lavage principal suivant la revendication 18, caractérisé en ce qu'on utilise la cellulase fongique dans la solution de lavage en une concentration correspondant à 20-50 unités dlactivi- té régulière de Cx/litre de solution de lavage ou à 12-30 unités d'activité modifiée de Cx/litre de solu- 248 1712 tion de lavage. 20. Procédé de lavage principal suivant l'une quelconque des revendications 17 à 19, caracté- risé en ce que le pH de la solution de lavage se situe entre 7 et 10, de préférence, entre 7,5 et 9,5. 21. Procédé de lavage principal suivant l'une quelconque des revendications 17 à 20, caracté- risé en ce que la majeure partie du lavage principal a lieu à une température inférieure à 700C. 22. Procédé de lavage principal suivant la revendication 21, caractérisé en ce que la majeure partie du lavage principal a lieu à une température inférieure à 600C.