La présente invention concerne une palette pour le transport de pièces à usiner entre divers postes d'usinage. Pour les petites et moyennes séries, il est courant d'utiliser des palettes pour transporter les pièces d'un poste d'usinage à un autre. Ces palettes présentent naturellement, par exemple par rapport au transport en vrac dans des caisses, des avantages considérables (risque moins grand de détérioration, préhension plus facile des pièces, etc.). I1 existe toutefois de nombreuses pièces pour lesquelles l'utilisation de palettes ne peut, à priori, être envisagée, car la configuration de ces dernières est par trop liée à la forme des pièces et il faudrait alors pour assurer la manutention de pièces diverses un nombre trop élevé de palettes différentes. I1 faut en outre, notamment lorsque le maniement est assuré par des appareils automatiques, veiller à ce que les faces de préhension ne colncident pas avec celles de fixation. Ceci réduit encore fortement le champ d'application de ces palettes. L'invention a donc pour objet de réaliser une palette du type précité qui présente une même configuration pour un nombre aussi élevé que possible de pièces différentes et convienne indifféremment à une manutention automatique ou manuelle. Une telle palette doit en outre permettre une fixation parfaite des pièces sur leur support en cours de transport, ainsi que leur maintien à une distance déterminée les unes des autres, ce qui est nécessaire pour éviter leur détérioration et indispensable pour l'emploi d'appareils automatiques. A cet effet, dans la palette selon l'invention, la face prévue pour recevoir les pièces à usiner est plane et est munie d'un enduit adhérent. Les forces d'adhérence fournies par cet enduit sont assez grandes pour maintenir solidement même des pièces ayant des faces d'appui relativement petites. I1 en résulte une très grande simplification de la fixation des pièces sur cette palette aussi bien en vue de leur transport d' un poste d'usinage à un autre que pour leur mise en réserve pour leur utilisation ultérieure. I1 devient en outre possible de disposer les pièces suivant un schéma donné en vue de l'utilisation d'appareils de manipulation automatiques. Suivant une autre caractéristique de l'invention, il est avantageux que 1' enduit adhérent soit constitué par une couche de colle de contact. L'emploi d'une telle colle garantit un pouvoir adhérent durable de l'enduit, pouvoir qu'il conserve me- me après qu'un nombre élevé de pièces aient été collées sur la palette, puis séparées de celle-ci. La couche de colle n'est pas détruite par le décollage des pièces et il ne reste aucune trace de colle sur ces dernières. Selon l'invention, il est prévu d'utiliser comme support pour la couche de colle de contact une couche de C.P.V., notamment une couche de C.P.V. dur. C'est là exactement le type de support auquel la colle de contact adhère fortement et de manière durable. Il est également possible d'utiliser comme support pour la couche de colle de contact une matière ayant une élasticité propre. On obtient ainsi une fixation parfaite sur la palette, notamment lorsqu'il s'agit de pièces ayant des faces d' appui particulièrement petites ou fortement bombées L'élasticité de la matière du support assure alors une plus grande surface de contact avec la couche de colle lors de la fixation de la pièce. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé, représentant, à titre d'exemples non limitatifs, plusieurs formes d'exécution de cette palette: Fig. i à 4 représentent des formes connues de palettes pour le transport de pièces à usiner; Fig. 5 est une vue de dessus, en perspective, d'une palette selon l'invention; Fig. 6 montre diverses positions des pièces sur la palette de fig. 5; Fig. 7 est une vue en coupe verticale de la forme d' exécution de palette de fig. 5; Fig. 8 est une vue en coupe verticale d'une autre forme d'exécution. Les fig. 1 et 2 sont respectivement une vue de côté et une vue de dessus d'une palette de type courant. Cette palette est constituée par un support plan 1, qui est rigide pour offrir à toutes les pièces i une face d'appui plane, même lorsque la palette repose sur une surface inégale. Des tiges 2 sont fixées à intervalles sur le support plan I, perpendiculairement à lui, et les pièces 3 sont enfilées sur ces tiges. Ce mode de fixation des pièces sur la palette nécessite donc la présence d'un perça ge dans les pièces, ce qui limite d'entrée considérablement le champ d'application de la palette. En outre, parmi les pièces munies d'un perçage, toutes n'ont pas un diamètre de perçage tel que le jeu entre la tige et la pièce soit suffisamment faible. Ces palettes ne conviennent donc pas à une utilisation avec des appareils automatiques de manipulation. il existe en outre un risque de détérioration des tiges 2 lors du transport de palettes vides. Enfin, le nombre des pièces 3 qui peuvent être fixées sur cette palette est limité au nombre de tiges 2, même si ces pièces ont de petites dimensions et pourraient être rapprochées davantage les unes des autres sur la palette. Les fig. 3 et 4 sont respectivement une vue de côté et une vue de dessus d'une palette sur laquelle on peut fixer des pièces 4 qui ne présentent par de perçage. Comme la précédente, cette palette comporte un support plan rigide 1, muni de tiges 2 aptes à immobiliser les pièces 4 en forme de barreaux de section circulaire. il faut au total six tiges 2 pour la fixation d'une pièce 4, mais grace à leur disposition serrée, chaque groupe de deux tiges peut contribuer à maintenir deux pièces adjacentes. La palette qui vient d'être décrite est encore plus tributaire de la forme extérieure des pièces que celle représentée aux fig. i et 2. Ici aussi, l'utilisation d'appareils automatiques n'est pas possible lorsque le diamètre des pièces est de beaucoup inférieur à l'écartement entre deux tiges 2 ou lorsque leur longueur est beaucoup plus faible que lå distance entre les deux rangées extérieures de tiges 2. I1 existe une variété innombrable de palettes construi tes sur le principe des deux modèles qui viennent d'être décrits. Elles ne conviennent toutes qu'a un nombre très limité de pièces différentes et dans chaque cas les pièces doivent être enlevées à la main des palettes et y être replacées de même après usinage. La fig. 5 est une vue de dessus en perspective de la palette selon l'invention. La base 1 est faite d'un treillis de tôle et elle est donc à la fois légère et rigide. Sur cette base 1 est appliqué un support 5, 7 pour la couche adhérente, qui est fait, par exemple, de C.P.V. dur 5, matière à laquelle l'en- duit de colle de contact 6 adhère particulièrement bien. On peut aussi utiliser comme support pour la couche de colle une matière élastique 7, qui est particulièrement utile lorsque les pièces ont des faces d'appui très petites ou fortement bombées. Dans de nombreux cas, il suffit d'enduire le support 5 de C.P.V. dur d' une couche un peu plus épaisse de colle contact. La fig. 6 est une vue de côté d'une palette 7 sur laquelle est posée une pièce 2 dans trois positions différentes. Cette figure montre qu'une pièce 2 peut être posée et immobilisXe sur la palette selon l'invention d'une manière qui est pratiquement indépendante de sa forme extérieure, dans la position qui convient le mieux pour sa mise en place dans la machine-outil suivante. GrAce à liabsence de tout élément de fixation saillant à la surface de la palette, les pièces peuvent être posées exactement à l'endroit où elles seront accessibles, par exemple, à n dispositif de manipulation automatique. Un dérangement des pièces 2 en cours de transport ou pendant leur stockage n'est donc pas possible. On reconnatt à la fig. 7 une vue en coupe verticale de la palette décrite en référence à la fig. 5. La référence 1 dési- gne un treillis fait de bandes de tôle entrecroioaqC, Sur ce traillis 1 est fixée, par exemple par collage, une couche 5 de chlorure de polyvinyle dur. L'épaisseur de la couche 5 peut astre de 2 fln par exemple. Sur la couche 5 est appliquée une couche de colle de contact 6. Cette couche 6 est, par exemple, une solution très visqueuse d4un éther polyvinylique ou de polyisobutylène. L'épaisseur de la couche de colle 6 est fonction de la ior e, du poids et de la composition de la matière des pièces à fixer. z a une élasticité propre et compense ainsi les inégalités de surface des pièces. Il-en résulte que même des pièces dont les faces d'appui sont irrégulières ont, par suite de la déformation 6- lastique que peut subir la couche de colle, une surface de contact suffisante avec cette dernière. On choisira donc l'épaisseur de la couche 6 pour chaque usage, suivant la nature des pièces à fixer.Pour la déterminer, on se rappellera qu'elle doit, dtune part, être aussi mince que possible pour économiser de la colle et, d'autre part, suffisamment épaisse pour qu'elle puisse subir une déformation élastique dans les zones de contact avec des pièces dont les faces appui présentent des inégalités, afin que ces zones soient suffisamnent grandes. Des essais ont montré qu'une épaisseur de 0,1 à 1 ms de la couche de colle convient dans la plupart des cas. Dans tous les cas, la nature de la colle de contact doit être telle qu'elle adhère plus fortement à son support qu'aux pièces à fixer.Elle doit avoir aussi une cohésion suffi- sante pour que l'enlèvement d'une pièce posée sur la couche d' adhérence ne provoque pas l'arrachement par la pièce de quantités notablesde colle. Le problème du choix d'une colle qui adhère plw fortement au support qu'aux pièces et qui présente une cohésion interne plus forte que la force qui retient fixée la pièce peut âtre résolu avec un grand nombre de colles de contact pour pièces métalliques. Mais il peut aussi être résolu pour des pièces faites des matières plastiques les plus diverses. Toutefois, la palette selon l'invention est à utiliser de préférence pour des pièces métalliques. La fig. 8 montre une autre forme d'exécution d'une palette selon 1'invention. On y reconnaît aussi un treillis de bandes métalliques, désigné par la référence 1. Sur ce traillis est fixée une couche 5 de C.P.V. dur, d'une épaisseur de 2 mm par exemple. Sur le couche 5 est collée une couche 8 de matériau mousse, par exemple une couche de mousse de polyéthylène ou de mousse de C.P.V. Cette couche de matériau mousse possède une élasticité telle qu'elle peut se déformer sous le poids des pièces pour reprendre ensuite sa forme initiale après enlèvement des pièces. La couche élastique 8 a une épaisseur comprise entre 0,5 et 1 mm, par exemple. Sur cette couche 8 est fixée une couche de matière plastique tendre 9, par exemple une couche de polyéthylène ou de PVC. La couche 9 sert de support à une couche de colle de contact 10. Ici aussi, la couche 10 peut être faite d'une solution très visqueuse d'un éther polyvinylique ou de polyisobutylène. Dans cette forme d'exécution, la couche de colle 10 peut être très mince, car l'adaptation de la surface de la palette aux inégalités éventuelles des faces d'appui des pièces est assurée par l'élasticité de la couche de matériau mousse 8. Cette épaisseur peut être comprise, par exemple, entre 0,05 et 0,3 mm. En ce qui concerne la couche 9, il faut qu'elle soit assez souple pour épouser les déformations subies par la couche de matériau mousse 8 sous le poids des pièces. Pour le reste, il faut aussi dans cette forme d'exécution que l'adhérence de la couche de colle 10 à la couche de matière plastique souple 9 soit plus forte que son pouvoir adhérent à l'égard des pièces à fixer et que sa cohésion interne soit également supérieure à la force avec laquelle elle retient les pièces. - REVENDICATIONS i.- Palette pour le transport de pièces à usiner entre divers postes d'usinage, caractérisée en ce que sa face prévue pour recevoir les pièces à usiner est plane et est revêtue d' un enduit adhérent. 2.- Palette selon la revendication i, caractérisée en ce que l'enduit adhérent est une couche de colle de contact. 3.- Palette selon la revendication i ou la revendication 2, caractérisée en ce que l'enduit adhérent est appliqué sur un support constitué par une couche de chlorure de polyvinyle, notamment de chlorure de polyvinyle dur. 4.- Palette selon la revendication i ou la revendication 2, caractérisée en ce que l'enduit adhérent est appliqué sur un support constitué par une matière élastique.