-1- La présente invention concerne un pistolet de scellement, actionné par force explosive, pour l'enfoncement de goujons, de clous et analogues dans des matériaux récepteurs durs, comportant une chambre d'explosion disposée dans une partie de carter et dé- limitée d'un côté par un organe d'introduction de charges explosi- ves sans douilles et d'autre part un contre-appui servant à rece- voir des moyens d'amorçage. Par suite de l'augmentation croissante des prix des ma- tières premières, notamment des métaux non ferreux utilisés prin- cipalement pour des douilles de cartouches, on a cherché ces der- niers temps à utiliser des charges explosives sans douilles. Ce- pendant l'utilisation de charges explosives sans douilles pose principalement le problème de l'étanchéité de la chambre d'explo- sion. Sous l'effet de la forte pression de crète se produisant lors de l'amorçage d'une charge explosive sans douille, une partie importante des gaz d'explosion peut également s'échapper par des intervalles de joint très étroits et réduire ainsi considérablement la puissance d'enfoncement de l'appareil. Des essais effectués avec des bagues d'étanchéité, correspondant aux segments de pistons connus d'une façon générale, n'ont pas été satisfaisants jusqu'à maintenant. Sous l'effet de l'usure se produisant en cours de marche, les intervalles de joint, qui ont été maintenus très étroits au début, s'élargissent au cours du temps. L'invention a en conséquence pour but de créer, dans un pistolet du type défini ci-dessus, une étanchéité du contre-appui qui soit aussi bonne que possible et qui fonctionne encore correc- tement même au bout d'une longue période de service. Conformément à l'invention, de but est atteint par le fait que le contreappui comporte un cône d'étanchéité diminuant de section dans une direction opposée à la chambre d'explosion et qui coopère avec une surface d'étanchéité correspondante de la partie de carter. Avec l'agencement selon l'invention, on établit ainsi entre le contreappui et la partie correspondante de carter ce qu'on appelle un siège conique. Un siège conique offre, par rap- port à un siège plan, c'est-à-dire une surface d'étanchéité orien- tée perpendiculairement à un axe, une étanchéité bien meilleure. Cela est principalement imputable au fait que l'étendue de la surface conique est bien supérieure à celle d'une surface plane ayant le même diamètre extérieur et le même diamètre intérieur. -2- Pour assurer une bonne étanchéité, il est cependant nécessaire que les deux surfaces d'étanchéité présentent un angle de cône exac- tement identique. Cela peut par exemple être réalisé, selon les techniques utilisées dans le domaine des moteurs par ce qu'on appelle un rodage, c'est-à-dire un frottement des deux surfaces d'étanchéité l'une contre l'autre avec addition d'un agent-de ro- dage. En cas de remplacement d'une des deux parties, celle-ci doit être à nouveau rodée en coopération avec la partie inchangée. La surface conique d'étanchéité a un effet d'auto-centrage sur le contre-appui. Pour éviter un coincement, il est nécessaire pour cette raison de donner un jeu correspondant aux autres guides du contre-appui. Pour l'amorçage des charges explosives sans douilles, on utilise à l'heure actuelle en principe deux méthodes différen- tes. Il s'est avéré particulièrement avantageux d'agencer les agents d'amorçage sous la forme d'une électrode d'amorçage. L'amor- çage de la charge explosive s'effectue ainsi électriquement. L'é- nergie nécessaire à cet effet peut par exemple être fournie par une batterie incorporée au pistolet de scellement. Cela procure l'avantage de ne pas avoir à exercer une énergie mécanique pour l'amorçage. Une autre solution connue consiste à agencer les agents d'amorçage sous la forme d'un percuteur d'amorçage mobile axiale- ment. Dans ce cas, l'énergie d'amorçage nécessaire doit être four- nie par un moyen mécanique. Cela présente un certain inconvénient par rapport à un amorçage électrique. Un avantage important de l'amorçage mécanique consiste par contre en ce qu'on n'a pas à remplacer de batterie et en ce que l'amorçage peut être effectué aussi souvent qu'on le désire. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention seront mis en évidence dans la suite de la description, donnée à titre d'exemple non limitatif, en référence au dessin annex* dont la figure unique représente, en vue en élévation et en partie en coupe un pistolet de scellement de goujons selon l'invention. Le pistolet de scellement se compose essentiellement d'un carter, désigné dans son ensemble par 1, et d'une poignée la placée latéralement sur le carter. Dans le carter 1 peut coulisser un canon désigné dans son ensemble par 2. Le carter 1 comporte un canal de magasin lb qui est ménagé dans le canon 2. Dans ce canal de magasin lb se trouve un magasin 4 pour des charges explosives -3- sans douilles. Le canon 2 comporte, à son extrémité arrière, un organe d'introduction 2a. Cet organe d'introduction 2a sert à éjec- ter une charge explosive 5 hors du magasin 4 et à introduire cette charge explosive 5 dans une chambre d'explosion ic disposée coaxia- lement au canon 2. Sur le côté de la charge explosive 5 opposé à l'organe d'introduction 2a, il est prévu un contre-appui désigné dans son ensemble par 6. Ce contre-appui 6 est monté de façon à pouvoir coulisser axialement dans le carter 1 et il est poussé par un ressort de pression 7 en direction de la chambre d'explosion lc. Lors de la mise en place du pistolet de scellement, le contre-appui 6 est amené dans la position représentée par le canon 2 au-dessus de la charge explosive 5 et en opposition à la force du ressort de pression 7. Le contre-appui 6 comporte, dans sa zone avant, un cône d'étanchéité 6a diminuant de section dans une direction oppo- sée à la chambre d'explosion lc. Le cône d'étanchéité 6a coopère avec une surface d'étanchéité Id du carter 1. L'angle de cône du cône d'étanchéité 6a et de la surface d'étanchéité id est compris entre environ 30 et 600, et est de préférence de 45 . Du fait que le contre-appui est soumis à une très forte usure, on utilise avan- tageusement un acier de grande résistance à l'usure, par exemple un acier trempant. Comme cela a déjà été précisé, la surface du cône d'étanchéité 6a et également la surface d'étanchéité id doi- vent présenter un état de surface aussi bon que possible. Il est par conséquent avantageux de roder ensemble les deux parties. Le contre-appui 6 comporte en outre dans son noyau des moyens pour amorcer la charge explosive 5. Dans l'exemple représenté, ces moyens d'amorçage sont agencés sous la forme d'une électrode d'a- morçage 8. L'amorçage de la charge explosive 5 est ainsi effectué électriquement. A la place d'une électrode d'amorçage 8, on pourrait cependant utiliser un percuteur comportant des moyens assurant son actionnement mécanique. L'organe d'introduction 2a comporte un conduit central d'introduction 2c débouchant dans la chambre d'explosion 2b. -4- REVENDICATIONS 1. Pistolet de scellement, actionné par force explosive, pour l'enfoncement de goujons, de clous et analogues dans des ma- tériaux récepteurs durs, comportant une chambre d'explosion dispo- sée dans une partie de carter et délimitée d'un côté par un organe d'introduction de charges explosives sans douilles et d'autre part un contre-appui servant à recevoir des moyens d'amorçage, caracté- risé par le fait que le contre-appui (6) comporte un cône d'étan- chéité (6a) diminuant de section dans une direction opposée à la - chambre d'explosion (lc) et qui coopère avec une surface d'étan-- chéité correspondante (ld) de la partie de carter. 2. Pistolet de scellement selon la revendication 1, ca- ractérisé par le fait que les agents d'amorçage sont agencés sous forme d'une électrode d'amorçage (8). 3. Pistolet de scellement selon la revendication 1, ca- ractérisé par le fait que les agents d'amorçage sont agencés sous la forme d'un percuteur d'amorçage déplaçable axialement.