L’invention concerne une charnière pantographe comprenant un dispositif de recentrage. La charnière pantographe (2) comprend un charnon fixe (4) et un charnon mobile (6). Les charnons sont liés à deux biellettes (8, 8A) par l’intermédiaire de liaisons pivots (10). Les axes de rotation des liaisons pivots sont parallèles à un même axe de travail (12). Une biellette (8A) comprend un rebord (20) s’étendant dans une direction parallèle ou sensiblement parallèle à l’axe de travail (12). Le charnon fixe (4) comprend une butée mécanique (16) prenant appui contre le rebord (20) de la biellette (8A), lorsque la charnière pantographe (2) est fermée. La butée mécanique (16) et le rebord (20) de la biellette (8A) sont de forme complémentaire, de manière à s’emboîter selon une direction radiale ou sensiblement radiale à l’axe de travail (12), lorsque la charnière pantographe (2) est refermée. (Figure 1) Charnière pantographe comprenant un dispositif de recentrage Domaine technique auquel se rapporte l'invention La présente invention concerne le domaine technique des véhicules automobiles et, plus particulièrement, les charnières pantographes employées pour manœuvrer un ouvrant d’un véhicule automobile. Arrière-plan technologique Dans le domaine de l’automobile, il est connu l’emploi de charnières pantographes pour manœuvrer un ouvrant d’un véhicule automobile. De façon avantageuse, les charnières pantographes permettent des lignes de découpes plus imbriquées entre l’ouvrant et la carrosserie, lorsque l’ouvrant est fermé. Les charnières pantographes sont ainsi de plus en plus utilisées pour créer de nouvelles esthétiques. Les charnières pantographes sont des charnières plus complexes que les charnières ciseaux ou les charnières cols de cygne, habituellement utilisées dans ce domaine. Une charnière pantographe se compose d’un charnon fixe, destiné à être solidarisé à la carrosserie d’un véhicule automobile, et d’un charnon mobile destiné à maintenir un ouvrant. Les charnons fixe et mobile sont reliés par l’intermédiaire de biellettes. Chaque extrémité des biellettes est maintenue à un charnon par l’intermédiaire d’une liaison pivot, dont l’axe de rotation est perpendiculaire à l’axe longitudinal de la biellette. Les biellettes permettent ainsi un mouvement d’écartement ou de rapprochement des charnons, selon une trajectoire non circulaire. Du fait du nombre de pièces et de la complexité de leur articulation, les charnières pantographes sont plus flexibles que les charnières habituellement utilisées dans le domaine de l’automobile. Afin de renforcer leur rigidité, il s’avère nécessaire de mettre sous contrainte mécanique les charnières pantographes lorsqu’elles sont fermées. Cette mise sous contrainte est réalisée à l’aide d’une butée mécanique, liée au charnon fixe, dont l’extrémité libre est de surface plane et destinée à prendre appui contre un rebord plan d’une biellette. En dépit de cette mise sous contrainte mécanique, il a été constaté l’existence d’un jeu de glissement latéral entre les charnons, lorsque la charnière pantographe est fermée. L’invention vise à réduire ce jeu de glissement latéral, en proposant une charnière pantographe comprenant un dispositif de centrage dédié. Objet de l’invention Pour cela, l’invention propose une charnière pantographe comprenant : - un charnon fixe, destiné à être solidarisé à la carrosserie d’un véhicule automobile ; et - un charnon mobile, destiné à maintenir un ouvrant ; et - deux biellettes dont les extrémités sont maintenues aux charnons par l’intermédiaire de liaisons pivots, les axes de rotation des liaisons pivots étant parallèles à un même axe de travail, une des biellettes comprend un rebord s’étendant dans une direction parallèle ou sensiblement parallèle à l’axe de travail ; et - le charnon fixe comprend une butée mécanique agencée de manière à prendre appui contre le rebord de la biellette, lorsque la charnière pantographe est fermée. L’invention est remarquable en ce que la butée mécanique et le rebord de la biellette sont de forme complémentaire, de manière à s’emboîter selon une direction radiale ou sensiblement radiale à l’axe de travail, lorsque la charnière pantographe est refermée. L’emboîtement de la butée mécanique et du rebord de la biellette permet avantageusement de former une nouvelle liaison mécanique, entre le charnon fixe et la biellette. Ainsi, la rigidité mécanique de la charnière pantographe est accrue lors de sa fermeture. Le phénomène de glissement entre les charnons est de ce fait réduit lorsque la charnière pantographe est fermée. L’invention porte également sur les variantes de réalisation suivantes : - lorsque la charnière pantographe est fermée, au moins une surface de la butée mécanique, comprise dans plan radial à l’axe de travail, est en contact avec au moins une surface du rebord de la biellette ; - lorsque la charnière pantographe est fermée, au moins une surface de la butée mécanique, comprise dans plan parallèle ou sensiblement parallèle à l’axe de travail, est en contact avec au moins une surface du rebord de la biellette ; - le sommet de la butée mécanique est de forme convexe ; - le rebord de biellette comprend un renfoncement de forme complémentaire au sommet de la butée mécanique ; - le rebord de biellette supporte un ergot, positionné en vis-à-vis du charnon fixe, et la face de l’ergot en vis-à-vis de la butée mécanique comprend un renfoncement de forme complémentaire au sommet de la butée mécanique ; - le sommet de la butée mécanique est de forme concave ; - le rebord de biellette comprend un appendice de forme complémentaire au sommet de la butée mécanique ; - le rebord de biellette supporte un ergot positionné en vis-à-vis du charnon fixe, et la face de l’ergot en vis-à-vis de la butée mécanique comprend un renfoncement ou une excroissance de forme complémentaire au sommet de la butée mécanique ; - la butée mécanique est vissée dans le charnon fixe, et l’axe de vissage de la butée mécanique est perpendiculaire à un axe passant par les liaisons pivots de la biellette comprenant le rebord, lorsque la butée mécanique et le rebord sont emboîtés. D’autres avantages et caractéristiques pourront ressortir plus clairement de la description qui va suivre. Description des figures L’invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre, donnée uniquement à titre d’exemple non limitatif et faite en se référant aux dessins dans lesquels : représente une vue latérale schématique d’une charnière pantographe selon l’invention, en position ouverte ; représente une coupe transversale de la charnière pantographe illustrée par la ; représente une vue latérale schématique d’une charnière pantographe selon l’invention, en position fermée. représente une coupe transversale de la charnière pantographe illustrée par la ; représente une variante de réalisation de l’emboîtement d’une butée mécanique avec un rebord d’une biellette, selon l’invention ; représente une autre variante de réalisation de l’emboîtement d’une butée mécanique avec un rebord d’une biellette, selon l’invention. Dans ces figures, les mêmes références sont utilisées pour désigner les mêmes éléments. Description détaillée de l’invention Pour rappel, l’invention propose une charnière pantographe, permettant de réduire un phénomène de glissement latéral entre les charnons de la charnière, en position fermée. Les figures 1 à 4 représentent un mode de réalisation non limitatif d’une charnière pantographe 2 selon l’invention. La charnière pantographe 2 comprend un charnon fixe 4 et un charnon mobile 6. Le charnon fixe est destiné à être fixé à la carrosserie d’un véhicule automobile non représenté. Le charnon mobile est destiné à être fixé sur un ouvrant non représenté. Les charnons sont liés entre eux par l’intermédiaire de deux biellettes 8, 8A. Les extrémités des biellettes sont maintenues aux charnons par l’intermédiaire de liaisons pivots 10. Les liaisons pivots 10 permettent le pivotement des biellettes autour d’axes de rotation, parallèles ou sensiblement parallèles à un axe de travail 12 visible sur la . Le charnon fixe 4 comporte un bord 14 faisant saillie. Le bord 14 s’étend selon une direction parallèle ou sensiblement parallèle à l’axe de travail 12. Une ouverture est ménagée à travers le bord 14, de sorte à permettre le passage d’une butée mécanique 16. Selon le présent exemple, la butée mécanique comprend une tige filetée et la paroi interne de l’ouverture est taraudée afin de contrôler précisément la longueur de l’extrémité libre de la tige filetée dépassant du bord 14. Selon le présent exemple, le sommet 18 de la butée mécanique est de forme convexe, plus précisément de forme conique. Un rebord 20 d’une biellette 8A s’étend également selon une direction parallèle ou sensiblement parallèle à l’axe de travail 12. Le rebord est agencé sur la biellette de sorte à être en vis-à-vis de la butée mécanique 16. Comme illustré par les figures 3 et 4, le rebord 20 comporte un renfoncement 22 configuré pour permettre l’emboîtement du sommet 18 de la butée mécanique, lorsque la charnière pantographe est fermée (voir figures 3 et 4). Ainsi, lorsque la charnière pantographe 2 est refermée, une nouvelle liaison mécanique est formée entre le charnon fixe et la bielle 8A, par l’imbrication du sommet 18 de la butée mécanique dans le renfoncement 22 du rebord 20. La rigidité mécanique de la charnière pantographe est de ce fait accrue, et le phénomène de glissement latéral entre les charnons est minimisé. En d’autres termes, la butée mécanique 16 et le rebord 20 de la biellette 8A forme un dispositif de recentrage lors de la fermeture de la charnière pantographe 2. De préférence, la paroi interne de l’ouverture s’étend le long d’un axe 24 formant un angle, avec un axe 26 passant par les centres des liaisons pivots 10, dont la valeur est de l’ordre de 90, de préférence égale à 90°. La illustre une variante de réalisation de l’invention, se distinguant du mode de réalisation décrit ci-dessus, en ce que le rebord 20 de la biellette n’est pas renfoncé. Le rebord 20 sert de support à un ergot 28, maintenu en vis-à-vis de la butée mécanique 16. L’ergot comprend un renfoncement au niveau de son sommet 30, dont la forme complémentaire au sommet 18 de la butée mécanique, de sorte à permettre l’emboîtement dudit sommet lorsque la charnière pantographe 2 est fermée. La illustre une variante de réalisation de l’invention, se distinguant du mode de réalisation décrit ci-dessus, en ce que l’ergot 28 maintenu en vis-à-vis de la butée mécanique 16, comprend une excroissance 32 de forme complémentaire à un renfoncement 34 ménagé au sommet de la butée mécanique 16. Bien entendu, l’invention ne se limite pas à ces seuls modes de réalisation, de sorte que l’emboitement de la butée mécanique avec le rebord de la biellette peut être réalisé d’autres manières Charnière pantographe (2) comprenant : - un charnon fixe (4), destiné à être solidarisé à la carrosserie d’un véhicule automobile ; et - un charnon mobile (6), destiné à maintenir un ouvrant ; et - deux biellettes (8, 8A) dont les extrémités sont maintenues aux charnons par l’intermédiaire de liaisons pivots (10), les axes de rotation des liaisons pivots étant parallèle à un même axe de travail (12), une des biellettes comprend un rebord (20) s’étendant dans une direction parallèle ou sensiblement parallèle à l’axe de travail (12) ; et - le charnon fixe (4) comprend une butée mécanique (16) agencée de manière à prendre appui contre le rebord (20) de la biellette (8A), lorsque la charnière pantographe (2) est fermée, caractérisé en ce que la butée mécanique (16) et le rebord (20) de la biellette (8A) sont de forme complémentaire de manière à s’emboîter, selon une direction radiale ou sensiblement radiale à l’axe de travail (12), lorsque la charnière pantographe (2) est refermée. Charnière pantographe (2) selon la revendication 1, caractérisée en ce que lorsque la charnière pantographe (2) est fermée, au moins une surface de la butée mécanique (16), comprise dans plan radial à l’axe de travail (12), est en contact avec au moins une surface du rebord (20) de la biellette (8A). Charnière pantographe (2) selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que lorsque la charnière pantographe (2) est fermée, au moins une surface de la butée mécanique (16), comprise dans plan parallèle à l’axe de travail (12), est en contact avec au moins une surface du rebord (20) de la biellette. Charnière pantographe (2) selon l’une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que le sommet (18) de la butée mécanique (16) est de forme convexe. Charnière pantographe (2) selon la revendication 4, caractérisée en ce que le rebord (20) de biellette (8A) comprend un renfoncement (22) de forme complémentaire au sommet (18) de la butée mécanique (16). Charnière pantographe (2) selon la revendication 4, caractérisée en ce que le rebord (20) de biellette (8A) supporte un ergot (28) positionné en vis-à-vis du charnon fixe (, et en ce que la face de l’ergot en vis-à-vis de la butée mécanique (16) comprend un renfoncement de forme complémentaire au sommet (18) de la butée mécanique (16). Charnière pantographe (2) selon l’une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que le sommet (18) de la butée mécanique (16) est de forme concave. Charnière pantographe (2) selon la revendication 7, caractérisée en ce que le rebord (20) de biellette comprend un appendice de forme complémentaire au sommet (18) de la butée mécanique (16). Charnière pantographe (2) selon la revendication 7, caractérisée en ce que le rebord (20) de biellette supporte un ergot positionné en vis-à-vis du charnon fixe (4), et en ce que la face de l’ergot en vis-à-vis de la butée mécanique (16) comprend un renfoncement (30) ou une excroissance (32), de forme complémentaire au sommet (18) de la butée mécanique (16). Charnière pantographe (2) selon l’une des revendications 1 à 9, caractérisée en ce que la butée mécanique (16) est vissée dans le charnon fixe (4), et en ce que l’axe de vissage (24) de la butée mécanique (16) est perpendiculaire à un axe (26) passant par les liaisons pivots (10) de la biellette (8A) comprenant le rebord (20), lorsque la butée mécanique (16) et le rebord (20) sont emboîtés.