La présente invention, concernant le freinage, est plus spécifiquement relative à des mettre-cylindres pour systèmes de freinage de véhicules. Les maitre-cylindres comprennent un corps présentant un alésage dans lequel un piston peut coulisser de manière étanche pour mettre un fluide sous pression dans une chambre, laquelle comporte une ouverture de sortie, adaptés à entre reliée à un ou plusieurs cylindres de frein de roue, et une ouverture d'entrée, destinéà entre reliée à un réservoir. Avec un système de freinage qui comporte une multiplicité de circuits de freinage, le mattre-cylindre comporte un nombre correspondant de pistons et de chambres. Pendant longtemps le maitre-cylindre a été fait en acier coulé, l'alésage du cylindre et les ouvertures d'entrée et de sortie étant us-inés. Le corps présentait une surépaisseur dans la région des ouvertures d'entrée et de sortie pour permettre l'aménagement des ouvertures et l'accouplement de tuyauteries, par exemple au moyen de raccords filetés et vissés. Ces mettre-cylindres présentaient l'incon- vénient d'tre lourds et de fabrication relativement chère, en exigeant des opérations d'usinage délicates. Pour surmonter l'inconvénient du du poids, on a proposé de couler les mattre-cylindres dans de l'aluminium, mais par suite des problèmes en relation avec les pièces coulées en aluminium, tels que la porosité, on avait beaucoup de déchets, ce qui augmentait le prix de revient. On a également proposé, pour surmonter les inconvénients mentionnés, de former un cylindre par étirage profond de façon à réaliser l'évidement logeant le piston et de forer dans le cylindre les ouvertures pour entrée et pour la sortie. Après quoi un collier était attaché au cylindre, ce collier présentant une ouverture devant communiquer avec la sortie et comportant un moyen, qui est habituellement un filetage, pour attacher une tuyauterie de frein à l'ouverture. Egalement le réservoir était relié au cylindre par une ouverture communiquant avec l'ouverture d'entrée du cylindre. Le collier pouvait être brasé ou soudé sur le cylindre, ce qui entraînait l t inconvénient que le soudage ou brasage était susceptible de causer la déformation du cylindre et donc de l'alésage interne.En outre l'opération de rattachement devait être effectuée par des ouvriers spécialisés ou au moyen d'une machine et dans les deux cas elle était conteuse. On a proposé que le collier soit en matériau plastique moulé sur le cylindre, mais un tel collier est susceptible de fluage et on éprouve des difficultés pour réaliser le scellement étanche entre le collier et le cylindre de façon à éviter des pertes de fluide. Le but de la présente invention consiste à fabriquer un maitre-cylindre de façon relativement aisée et à bon marché, en éliminant au moins certains des inconvénients mentionnés ci-dessus. Conformément à l'invention on établit un mettre- cylindre qui comprend un corps de cylindre et un collier positionné sur ledit corps par un organe de retenue s'engageant dans une ouverture ou dans un évidement du corps de cylindre, un passage pour le fluide partant de l'intérieur du cylindre et passant au travers du collier. De préférence l'organe de retenue est constitué par une vis ou un boulon qui comporte une jonction filetée et vissée avec le collier et une saillie s'engageant dans ledit évidement ou ouverture. On pourrait aussi bien utiliser le bouchon de fermeture décrit dans la demande de brevet britannique 19605/76 au lieu de l'organe de retenue fileté, en l'entrant dans ledit évidement ou ouverture de manière semblable. A son intérieur l'organe de retenue peut comporter un passage qui fait communiquer l'ouverture du collier avec l'intérieur du corps de cylindre. Suivant une autre solution, ltouverture du collier peut communiquer avec un orifice de sortie du corps de cylindre. De préférence le maitre-cylindre comporte deux tels colliers, dont un sert également à positionner un réservoir à fluide hydraulique. On décrira maintenant, à titre d'exemple non limitatif, des formes de mattre-cylindre selon l'invention, avec une modification, en se référant eux dessins ci-annexés, parmi lesquels - la figure 1 est une coupe transversale axiale d'un mettre-cylindre, selon une première forme de réalisation; - la figure 2, une coupe effectuée suivant la ligne II-II de la figure 1; - la figure 3, une coupe d'un collier des figures 1 et 2, suivant la ligne III-III de la figure 2; - la figure 4, une coupe transversale axiale d'un maitre-cylindre, selon une deuxième forme de réalisation; - la figure 5, une coupe transversale, suivant la ligne V-V de la figure 4; - la figure 6, une coupe transversale d'un collier modifié et - la figure 7, une coupe du collier de la figure 6, suivant la ligne VII-ViI de la figure 6. En se reportant aux figures 1 à 5, chaque mettre- cylindre, selon l'une ou ltautre forme, comprend un corps de cylindre 1, étire profondément, dans lequel peuvent coulisser deux pistons 2, 3, disposés pour mettre sous pression des chambres 4, 5 de la manière habituelle. Deux colliers 6, 7, dont chacun est associé à une chambre, s'adaptent avec coulissement sur le corps de cylindre 1 et chaque collier comporte une ouverture 8 qui est partiellement filetée pour recevoir un organe de retenue 9 vissé, ayant la forme d'un boulon ou d'une vis. Dans le mettre-cylindre des figures t è 3, chaque organe de retenue 9 comporte une saillie Il qui s'engags dans une ouverture 12 formée dans le corps de cylindre 1. Une ouverture 13, dirigée transversalement, débouchs dans l'intérieur du collier et communique avec l'intérieur du corps 1 par une partie de passage annulaire 14 et par l'ouverture 12. Des joints sur deux faces 15 obturent la partie de passage 14, comme on voit au mieux sur la figure 1, les joints 15 reposant dans des évidements 16 ménagés dans le collier (figure 3). Ainsi, un passage est formé par l'ouver- ture 13, la partie de passage 14 et l'ouverture 12. Selon une autre possibilité, une ouverture peut etre ménagée dans la paroi de maitre-cylindre avoisinant l'extrémité intérieure de l'ouverture 13 pour fournir un trajet d'écoulement de fluide plus direct.L'ouverture 13 comprend une partie filetée 13A servant à l'attache d'un système de canalisations par un raccord convenable. Un réservoir 17, positionné par le collier 7, est monté et fixé sur le corps de cylindre 1 par tout moyen convenable. La forme de l'ensemble des figures 4 et 5 est semblable à celle des figures 1 à 3 et les parties correspondantes sont désignées par les mêmes repères. Dans l'ensemble des figures 4 et 5, l'ouverture transversale 13 dans le collier communique avec l'intérieur du corps 1 par une partie de passage 18 ménagée dans l'organe de retenue 9. Dans ce cas, des joints 20 sont prévus pour empêcher la fuit /tors e de l'organe de retenue. Un évidement annulaire 18A est ménagé entre l'organe 9 et le collier pour accommoder un défaut d'alignement possible de la partie de passage 18 et de l'ouverture 13. Dans ce mode de réalisation le passage est fourni par la partie 18, l'évidement ISA et l'ouverture 13. Sur les figures 6 et 7 on a représenté une forme de collier modifiée, qui est annulaire seulement en partie. L'ouverture transversale 13 débouche dans un évidement 21 peu profond, ménagé dans la surface intérieure du collier. Une broche 22, dirigée radialement vers l'intérieur à partir de la surface intérieure du collier, en en étant solidaire, peut s'engager dans une ouverture 12 du corps du mattre- cylindre pour positionner et retenir le collier sur le corps. Autour de l'évidement 21 se trouve un évidement ovale 23 plus profond, qui reçoit un joint, non représenté. La forme partiellement annulaire du collier fournit une élasticité suffisante pour permettre l'assemblage du collier sur le corps de cylindre, la broche glissant sur la surface exté- rieure du corps jusqu'à ce qu'elle entre dans un évidement ou ouverture du corps. On comprendra qu'au prix d'une certaine modification de la conformation de l'organe 9 de façon à y prévoir l'attache d'un raccord, le passage pourrait passer axialement au travers de l'organe. Les ensembles de maitre-cylindre décrits ci-dessus présentent l'avantage que le corps 1 est de fabrication relativement peu conteuse, en comparaison de pièces coulées, et les colliers peuvent y être montés en utilisant une main d'oeuvre non specialisée, en comparaison du travail spécialisé ou des machines conteuses nécessaires pour souder ou braser des colliers sur un corps. REVENDICATIONS 1. Mattre-cylindre comprenant un corps de cylindre et un collier placé sur le corps de cylindre, caractérisé en ce que ledit collier est positionné par un organe de retenue s'engageant dans une ouverture ou évidement du corps de cylindre et incluant un passage pour le fluide, qui part de l'intérieur du corps de cylindre et passe au travers du collier. 2. Maitre-cylindre selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'organe de retenue comprend une vis ou un boulon qui comporte une jonction filetée et vissée avec le collier et une saillie passant dans ledit évidement ou ouverture. 3. Maitre-cylindre selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le passage présente une ouverture partant de l'extérieur du collier et qu'une partie du passage s'étend entre l'extérieur du corps de cylindre et l'intérieur du collier, ladite partie étant entourée par un ou plusieurs joints. 4. Maitre-cylindre selon la revendication 3, caractérisé en ce que ladite partie du passage est annulaire. 5. Mettre-cylindre selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l'organe de retenue s'engage dans une ouverture dans le corps du cylindre, ladite ouverture faisant partie du dit passage. 6. Maitre-cylindre selon la revendication I ou 2, caractérisé en ce qu'au moins une partie du passage passe au travers de l'organe de retenue. 7. Mattre-cylindre selon la revendication 6, caractérisé en ce que ladite partie du passage communique avec une ouverture du collier par l'intermédiaire d'une partie annulaire entre l'organe de retenue et le collier. 8. Mettre-cylindre selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'organe de retenue est une saillie solidaire du collier et partant de la surface interne du collier. 9. Maitre-cylindre selon la revendication B, caractérisé en ce que le collier est en partie annulaire, pour fournir un degré d'élasticité permettant l'assemblage du collier sur le corps de cylindre. 10. Mattre-cylindre selon l'une des revendications I à 9, caractérisé en ce qu'il comporte deux dits colliers, dont l'un sert à positionner un réservoir à fluide hydraulique.