L'invention, due à la collaboration de M. Daniel MILLET,est relative aux machines du genre des analyseurs automatiques, c est a-dire pour lesquels des liquides, notamment biologiques, préalablement prélevés et arrivant dans des éprouvettes, sont distribués automatiquement a divers dispositifs relatifs aux paramètres considérés (par exemple,urée, glycérine, cholestErol,acide urique,etc), reçoivent les réactifs correspondant 9 ces paramètres et sont ensuite conduits a des appareils de mesure, de lecture et d'enregistrement. Elle a pour but, surtout, de simplifier la réalisation et la continuité de ces machines, donc leur prix de revient. Elle consiste, principalement, partant d'un dispositif distributeur propre a introduire dans des tubes partir de prélèvements effectués,des doses déterminées a soumettre à une ou plusieurs analyses, a faire porter ces tubes par les maillons d'une chaine formant boucle fermée et déplaçable d'un mouvement discontinu ou pas a pas, chaîne le long de laquelle sont placés d'abord les dispositifs pour l'introduction des réactifs, puis les appareils de mesure, notamment photométriques, et les appareils d'enregistrement, et enfin, un éjecteur des tubes ayant subi l'analyse. En particulier, on fera en sorte que la chaîne en question présente des maillons articulés autour d'axes tubulaires qui servent de supports pour les tubes. Le long du parcours de la chaîne, l'ambiance est maintenue a une température déterminée, ladite chaîne circulant a cet effet dans un coffre soumis a une climatisation appropriée. La machine ainsi conçue est munie de moyens pour entrainer la chaîne pas a pas, a une vitesse déterminée, et des moyens commutateurs sont prévus pour permettre d'actionner électriquement les divers dispositifs entrant en jeu,notamment les dispositifs pour 1 t introduction des réactifs, ces moyens étant tels que lesdits dispositifs puissent intervenir à des cadences variables, selon que l'on utilise sianultanément un ou plusieurs de ces dispositifs. C'est ainsi que, si l'on prévoit par exemple quatre analyses différentes sur un meme liquide prélevé, avec introduction de quatre réactifs, ces quatre réactifs seront introduits, notamment simultanément, dans quatre tubes se suivant sur la chaîne. Cela fait, les dispositifs distributeurs de réactifs demeureront inactifs au cours de quatre pas successifs de déplacement de la chaine, et agirontensuite sur une nouvelle série de quatre tubes et ainsi de suite. Si l'on prévoit au contraire une seule analyse, le dispositif de réactif correspondant pourra intervenir à chaque pas de déplacement de la channe, sur des tubes provenant de liquides de prélèvement différents. Même raisonnement dans le cas de deux analyses, ou de trois analyses. Des moyens seront en outre prévus pour la mise en marche et l'arrêt de la chaîne, moyens par exemple du type électromagnétique et pouvant consister en des aimants propres à être placés de façon amovible sur la chaîne et destinés à coopérer avec des récepteurs émetteurs d'ordres. L'invention consiste, mises à part ces dispositions principales, en certaines autres dispositions qui s'utilisent de préférence en même temps et dont il sera plus explicitement question ci-après. Elle vise, plus particulièrement, un certain mode d'application (celui pour lequel on l'applique aux analysesbde liquides biologiques), ainsi que certains modes de réalisation, desdites dispositions ; et elle vise, plus particulièrement encore et ce à titre de produits industriels nouveaux, les machines du genre en question comportant application de ces mêmes dispositions, ainsi que les éléments spéciaux propres à leur établissement et les installations comprenant de semblables machines. Et elle pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que des dessins ci-annexés, lesquels complément et dessins sont, bien entendu, donnés surtout à titre indicatif. Les figures 1 à 3, de ces dessins, montrent respectivement en élévation, en vue en plan et en vue de c6té une machine à analyser les liquides biologiques, cette machine étant établie conformément à l'invention. Les figures 4 et 5 montrent respectivement et schématiquement, portions en coupe, certaines parties de cette machine. Les figures 6 et 7 montrent, respectivement en coupe à plus grande échelle et en vue en plan-schématique, un appareil doseur et distributeur de réactif, à faire comporter à cette machine, appareil également conforme à l'invention. La figure 8 montre à plus grande échelle, séparément, le couloir traversé par la chaine que comporte ladite machine. La figure 9 montre en élévation, portions en coupe, un dispositif agitateur, que comporte également ladite machine. La figure 10 montre en élévation-coupe schématique un dis- tributeur de liquide aux tubes d'analyse, a faire comporter par ladite machine. La figure Il montre en plan un dispositi du méme genre a quatre élements. La figure 12 montre schématiquement une oommande des ai- guilles que comprend ledit dispositif. La figure 13, enfin, est un schéma électrique de commande de l'ensemble de la machine. Selon l'invention, et plus spécialement selon celui de ses modes d'application, ainsi que selon ceux des modes de réali- sation, de ses diverses parties, auxquels il semble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence, se proposant par. exemple d'établir une machine qui permette d1effectuer des analyses a partir d'é chantillons prélevés dans des éprouvettes 1 amenées par exemple sur un plateau ou dispositif d'attente tel qu'un plateau rotatif 2 (fig.2), on s'y prend comme suit ou de façon analogue. On fait comprendre essentiellement a cette machine (fig. i a 3 > un meuble 61 sont la partie supérieure 62 'comporte les divers dispositifs essentiels a intervenir au cours de l'analyse, notamment les suivants - un préleveur-distrihuteur' PD destiné à venir, a partir du liquide de prélêvement contenu dans les éprouvettes I, distribuer des doses convenables à des tubes d'analyse tels que 3 (fig.I), a transférer aux autres parties de la machine, - un distributeur de r éactif 'DR propre a introduire, dans les doses ainsi prelevées, des doses de réactifs destinés aux opéra- tions d'analyse, - des appareils d'analyse tels que, par exemple, un photo azure P, de type connu, - ,des appareils d'enregistrement E, - un éjecteur des tubes après analyse J, - et, pour réunir entre eux ces divers appareils, on a recours a une chaîne 4 propre a transporter les tubes 3. En particulier, cette chaîne est établie de telle façon que ses maillons soient propres à contenir les tubes 3, ainsi que montré sur la figure 8, od l'on voit que les maillons 4 sont reliés entre eux par des éléments tubulaires 63 de dimensions convenables pour recevoir lesdits tubes, lesquels sont retenus par exemple par un rebord supérieur 64, toute autre solution pouvant être prévue. La chaîne ainsi prévue est établie à l'intérieur d'un tunnel 65 (fig.8), fermé par des parois amovibles 66, et a l'intérieur duquel on fait régner une atmosphère à température convenable, notamment grâce à une climatisation appropriée. On voit sur la figure 3 que des moyens de chauffage sont prévus en 67, pour conduire l'air par des canaux appropriés 68 vers divers endroits dudit tunnel. Des moyens supplémentaires, notamment pour agiter les tubes en vue de permettre, aux réactifs introduits en DR, d'exercer complètement leur action, peuvent être prévus. Ces moyens agitateurs sont par exemple du type à ultra-sons, et sont représentés en 69 sur les figures 3 et 9. La chaine ainsi établie est entrafnée par un moteur approprié, tel que représenté schématiquement en 70 sur la figure 5, et cela suivant un mouvement pas à pas, à toute vitesse désirée, la chaîne étant par exemple déplacée d'un pas à chaque intervalle de temps t de l'ordre notamment de 20 secondes. Ledit mouvement peut être obtenu par un dispositif mécanique tel que croix de Malte ou autre 71 a partir du moteur 70 tournant de façon continue ou de toute autre manière. Des moyens seront prévus pour maintenir la tension de la channe et, éventuellement, pour tenir compte de la nécessite de maintenir les aiguilles, que comportent certains appareils ou dispositifs, correctement en face des tubes tels que 3. C'est ainsi que, dans le mode de réalisation eprésenté, où l'on a supposé que le parcours de la chaine était substantiellement rectangulaire (solution qui n'est nullement limitative), et que le dispositif distributeur de réactif DR était propre à coopé- rer avec un petit côté de la chaîne, on fait supporter ce dispositif (fig. 4 et 5) par un chassies mobile 76 guidé dans le sens de la longueur du meuble 61 et soumis à l'action d'un ressort tendeur 72 s'appuyant par ailleurs sur une partie fixe 73 dudit meuble. De cette manière, les aiguilles de ce dispositif DR seront toujours a l'aplomb de la position correspondante de la chaine 4. On a supposé, sur les figures 4 et 5, que la chaine était amenée a tourner aux quatre coins, d'une part, sur des roues dentées 74 fixées sur le meuble 61 et, d'autre part, sur des roues 75 fixées sur le châssis mobile 76 supportant le dispositif DR. On va, dans ce qui suit, décrire avec quelques détails le dispositif préleveur-distributeur PD et le distributeur de réactif DR. Le dispositif PD sera avantageusement d'un type décrit dans une demande de brevet déposée concurremment à la présente, et-dont la description est rappelée ci-dessous, en référence aux figures 10 à 12. On suppose, comme visible sur ces figures 10 à 12, que l'extraction du liquide à partir des éprouvettes 1, ainsi que l'introduction des doses dans les tubes d'analyse 3, se font à l'aide d'aiguilles ou embouts 5, 6 convenablement reliées de façon souple à des conduits respectifs 7, 8 appartenant au dispositif-distribu- teur PD. En outre, on fait coopérer, avec l'éprouvette 1 et le tube d'analyse 3 considérés, des récipients de lavage tels que 9, 10, qui peuvent etre constamment traversés par de l'eau de lavage, dont le trop-plein est relie à une évacuation telle que visible en 11 (fig.10 En outre, des moyens, tels que notammentdécrits plus loin, sont prévus pour permettre, à volonté, de faire passer les aiguilles correspondantes 5, 6, du récipient de lavage à l'éprou- vette ou au tube d'analyse correspondant, ou inversement. Cela étant, pour faire passer de l'éprouvette 1 à un tube 3 une dose de liquide, on a recours a un dispositif comprenant un tiroir 12 muni de deux canaux parallèles 14, 15, - l'un 14 étant d'une capacité rigoureusement déterminée et constituant le canal volumétrique destiné à isoler la dose requise, à transférer au tube d'analyse 3, - tandis que l'autre 15 constitue un canal supplémentaire intervenant dans les opérations de lavage ou de séchage. Le boîtier du tiroir comprend deux jeux de lumières 16, 17, 13 et 19, 20, 21 qui se font vis-a-vis. Les lumières 16 et 17 sont reliées au conduit 7 que l'on appellera conduit de prélèvement, tandis que la lumière 18 est re liEe à une source d'air comprimé (non représentée). Les lumières 19 et 20 sont reliées à une pompe destinée à aspirer les liquides, par exemple une pompe péristaltique 22 (fig.1), tandis que la lu mière 21 est reliée au conduit 8 que l'on appellera conduit de transfert. La distance desdites lumières entre elles est égale à la distance de deux canaux 14, 15, distance qui représentera le pas d'avancement du tiroir. A l'ensemble ainsi agencé, on fait comporter des moyens pour commander pas à pas, les déplacements du tiroir, dans un sens puis dans l'autre, ces moyens pouvant être de tout type approprié et étant supposés, dans la figure 10, réalisés a l'aide d'un dispositif de bielle et manivelle. Suivant ce mode de réalisation (fig.10), le tiroir 12 supposé vertical et monté coulissant dans les flasques de son abord tier 13, est articulé en 23 sur une tige 24, laquelle est suppor tée, à ses extrémités, respectivement sur une biellette 25 articulée en un polnt fixe 26 et sur une bielle 27 entrainée par un plateau manivelle 28 accouplé à un moteur 29. Le tiroir 12 étant donc déplacé, à l'aide des dispositifs cinématiques susvisés -- et le moteur 29 convenablement commandé, notamment selon les schémas décrits plus loin -- successivement pas à pas en mouvement d'aller puis en mouvement de retour, et les aiguilles 5 et 6 étant en outre convenablement manoeuvrées à chaque phase, on obtient les quatre phases suivantes - une première phase pendant laquelle, le tiroir étant dans une position haute par rapport à celle de la figure 10, et seul le canal 14 étant en cause, on réalise, par l'action de la pompe 22, le prélèvement du liquide à travers ledit canal, jusqu'à ce que, par l'arrivée dudit liquide dans un commutateur à liquide 30, le moteur 39 est remis en?marche pour faire descendre le tiroir d'un pas, - une deuxième phase pour laquelle, le tiroir restant provisoirement dans cette nouvelle position (celle de la figure 10), on réalise à la fois le transfert de la dose immobilisée dans le canal 14, vers le tube d'analyse 3, par l'action de l'air comprimé, et le lavage du conduit de prélèvement 7 par l'aspiration de la pompe, - une troisième phase dans laquelle, le tiroir étant à nouveau déplacé d'un pas, on réalise, d'une part, par l'air comprimé, le lavage du conduit de transfert 8, et son séchage, et, d'autre part, le lavage du canal volumétrique 14, par l'aspira- tion de la pompe péristaltique 22, l'aiguille 5 plongeant à ce moment dans l'eau de lavage du récipient 9, - et une quatrième phase dans laquelle, le tiroir ayant reculé d'un pas, et l'aiguille 5 étant soulevée hors de l'eau, on réalise à la fois le séchage du tube de prélèvement 7 (par aspiration de la pompe à travers le canal 15) et le séchage du canal volumétrique 14, par l'action de l'air comprimé qui y arrive, - le tiroir étant alors prêt a un nouveau cycle, si le courant est maintenu au moteur. I1 est bien entendu que tout autre cycle pourrait être prévu. Pour ce qui est des moyens pour obtenir les mouvements des aiguilles 5 et 6, on a avantageusement recours à des dispositifs de vérins pneumatiques ou hydrauliques permettant de décomposer en deux temps la course desdites aiquilles,c'est-à-dire une course sensiblement verticale et une course sensiblement horizontale. On a représenté schématiquement sur la figure 12 des vérins de ce genre, savoir deux vérins 31, 32, l'un vertical, l'au- tre horizontal pour l'aiguille 5, et deux autres vérins du même genre 33, 34 pour l'aiguille 6. La liaison entre ces aiguilles et les conduits correspondants 7 et 8 se fait par des tubes souples formant raccords, non représentés. Cela étant décrit, on aura recours, pour assurer, aux moments voulus, d'une part, l'actionnement du moteur 29 du tiroir 12, et d'autre part, l'actionnement-des- susdits vérins, à tous moyens commutateurs en combinaison avec des cames ou autres organes de ce genre. il est loisible au technicien d'imaginer à cet effet de nombreuses solutions. L'une d'elles a été représentée sur la figure 12 et va maintenant être décrite, pour la bonne compréhension de l'ensemble. Selon ce mode de réalisation, on fait commander par le moteur 29 susvisé, par exemple sur un mSme axe - d'une part, une came 42 propre à coopérer avec des inter ruptèurs 431 432 433 434 combinés avec le commutateur à passage de liquide 30 susvisé et avec un temporisateur réglable 44, pour la commande des quatre phases du tiroir, - et, d'autre part, des cames telles que 45 à 48 pour la commande de l'air provenant d'une électrovanne 60 et à distribuer aux divers vérins. Pour ce qui est de la came 42, on l'a représentée, sur le dessin, dans la positon correspondant à la premiere des quatre phases susvisées. L'interrupteur 431 est ouvert, ce qui correspond a l'arrêt du moteur dans ladite position. Mais les bornes de cet interrupteur sont en parallèle sur le commutateur à liquide 30 de sorte que, dès que le liquide arrive audit commutateur, -celui-ç.i se ferme et fait repartir le moteur. On note que les divers interrupteurs 431 à 434 sont en série, mais que, d'autre part, le temporisateur 44 est monté en parallèle sur l'ensemble des interrupteurs 432 433 434. Le moteur, remis en marche par le commutateur à liquide, va donc tourner de 900, c' est-à-dire jusqu'S ce que l'interrupteur 432 soit ouvert par la came. A ce moment, le temporisateur 44 a ses conduits ouverts ; le moteur restera donc arrêté jusqu'S ce que le temporisateur se ferme. I1 repartira alors à nouveau,en tournant de 90". Les mêmes phénomènes se passeront ensuite et de meme encore pour les deux phases suivantes, jusqu'à ce que le moiteur, ayant tourné au total de 3600, retrouve sa position initiale pour laquelle un nouveau cycle pourra recommencer, si la tension d'alimentation est maintenue aux bornes XY du circuit. Tout autre système pourra être imaginé dans le meme but. En ce qui concerne les cames 45 à 48, le seul examen du dessin (fig.12) montre que ces cames, de formes appropriées, cooperent avec des soupapes 49 à 52 de manière à délivrer l'~air comprimé de façon convenable à partir de l'électrovanne 60, en vue de réaliser les commandes désirées, des vérins 31 à 34. L'électrovanne est supposée ouverte pendant tout le temps pendant lequel la tension est maintenue aux bornes-XY du circuit. Sur le dessin, la borne Y est signalée par le signe Q qui figure également en d'autres endroits pour simplifier les circuits. Dans ce qui précède, on a considéré un seul dispositif de tiroir, qui correspond donc à un transfert de liquide dans un seul tube d'analyse, pour une analyse déterminée. Mais, dans la pratique, on est amené souvent à faire plusieurs analyses différentes, pour un même liquide biologique prélevé, c'est-à-dire sur des tubes 3 dont les doses sont empruntées à une même éprouvette de prélèvement 1. On est donc amené, pour satisfaire à ce besoin d'analyses multiples, à prévoir plusieurs-dispositifs de tiroirs groupés dans un même ensemble, comme illustré sur la figure 11, où l'on voit quatre tiroirs 12 différents qui peuvent avantageusement coopérer avec un même moteur 29 et avec un même dispositif de bielle et manivelle, agissant par exemple sur un ensemble de deux tiges 24 reliées par entretoises 50. Dans un tel ensemble, une même aiguille de prélèvement 5 pourra être conjuguée à plusieurs conduits de prélèvement 7 allant aux divers tiroirs, tandis que les conduits de transfert 8 seront au contraire reliés à des aiguilles différentes 6 destinées transférer les doses à des tubes d'analyse 3 également différents L'aiguille 5 est par exemple, dans ce cas, portée par un meme support 55 (fig.ll). Sur cette figure 11, on a supposé que le récipient de lavage 9 était disposé latéralement au plateau ou autre dispositif 2, de sorte ou'on adoptera par exemple, pour les mouvements de l'aiguille 5, un dispositif de vérin a déplacement radial autour d'un axe vertical passant par le support 55. Des moyens seront alors prévus pour permettre de n'agir à volonté que sur l'un quelconque des tiroirs ou sur tous, ou sur certains d'entre eux. A cet effet, une solution intéressante consiste, dans un ensemble du genre de la figure 11, comportant par exemple quatre tiroirs 12 (tels que représentés en I, II, III, IV) a prévoir la possibilité de remplacer un ou plusieurs de ces tiroirs par un bloc de même forme non muni de canaux 14, 15, donc inactif. Si donc, par exemple, on n'envisage que trois analyses, on monte, dans l'ensemble de la figure 11, trois tiroirs actifs, et un inactif. De meme, pour une seule analyse, on ne montera qu'un seul tiroir actif. Pour faciliter ces opérations de remplacement des tiroirs, on les rend aisément amovibles. On va maintenant décrire un mode de réalisation du dispositif distributeur de réactif DR. Ce dispositif comporte de préférence autant d'éléments doseurs-distributeurs que d'analyses a prévoir, ces divers éléments étant susceptibles d'etre actionnés indépendamment, selon le nombre choisi pour ces analyses. Ils peuvent être actionnés, soit par des moteurs commandés indépendamment, comme on le décrira ci-après, soit a partir d'un même moteur et d'éléments propres à transmettre le mouvement du moteur, à volonté, à un ou plusieurs desdits élé- ments. Selon le mode de réalisation représenté, chaque élément, muni d'un moteur individuel 77 (fig.6 et 7), comporte son flacon de réactif 78 et un dispositif doseur-distributeur à piston 79, 80, propre, en combinaison avec deux clapets 81, 82, à aspirer une dose à partir du flacon, pour la refouler dans une aiguille 83 propre~! venir se placer en face du tube d'analyse correspondant 3. La manoeuvre du piston 80 s'obtient par exemple à l'aide d'un dispositif à bielle 84 et manivelle 85 accouplé au moteur 77, ce dispositif attaquant le piston par un organe de commande 86, convenablement guidé. Des moyens sont prévus pour modifier à volonté le volume de la dose, moyens réalisés par exemple en faisant traverser l'ar- gane de commande 86 par la tige 87 dudit piston et en prévoyant sur cette tige une butée réglable 88. L'ensemble de ces trois organes est rendu solidaire d'un support tel que 89 susceptible d'être monté de façon amovible sur une embase 90 solidaire de la table 62, cela par exemple par emboitement en 91, notamment sous l'action d'une bille de maintien 92 soumise à l'action d'un ressort 93, tous autres moyens pouvant être imaginés. On prévoit autant d'embases 90 que d'éléments doseurs utilisés, de sorte qu'il est loisible au technicien, selon le nombre d'analyses à prévoir, de monter un, deux, trois ou quatre élé- ments de ce genre. I1 reste à établir la correspondance exacte entre le travail du distributeur de réactif DR ainsi agencé et celui du prEleveur-distributeur PD. La chatne étant supposée fonctionner pas à pas, il convient donc, si par exemple quatre analyses sont prévues,c'est-à-dire avec quatre tiroirs 12 (fig. 11), et quatre éléments doseurs 89 (fig. 2 et 7), de commander l'ensemble de façon telle que les commandes électriques et pneumatiques, aux divers éléments, ne soient assurées que tous les quatre pas. De même, pour une triple analyse, tous les trois pas ; pour une double analyse, tous les deux pas. Pour une analyse unique, les commandes peuvent être assurées suc cessivement à chaque pas. De nombreux systèmes commutateurs peuvent être prévus pour assurer ces conditions, systèmes tels que, par exemple, celui représenté sur la figure 13. Selon ce mode de réalisation - on vient d'abord monter, par exemple sur l'axe du moteur d'entraînement 70 de la chaîne, un commutateur à quatre contacts rotatifs 94a 94but 94c 94d destinés à permettre d'assurer la liaison entre par exemple le pôle positif X de la source S de courant, respectivement avec quatre bornes a,b,c,d, c'est-a-dire:: - pour la borne a, une fois a chaque pas de la chaîne, - pour la borne b, une fois tous les deux pas, - pour une borne c, une fois tous les trois pas, - pour une borne d, une fois tous les quatre pas, et on assure un multiplage de ces bornes a, b, c, d, respectivement par rapport aux contacts, supposés aussi au nombre de quatre, de cômmutateurs de programmation, reliés, - l'un Cp an préleveur-distributeur PD, - les autres C1, C2, C3, C4, respectivement aux éléments 89 du distributeur de réactif et également, le cas échéan~t, à d'autres dispositifs tels, par exemple, que les agitateurs électro- magnétiques à ultra-sons et le photomètre P. En outre, on combine avantageusement, à cet ensemble, des moyens pour assurer le démarrage automatique, par exemple par l'introduction, sur la charnue, en tete de celle-ci, d'un aimant permanent 95 propre à envoyer une impulsion sur des dispositifs déclencheurs, notamment un dispositif de ce genre 86 combiné avec le préleveur-distributeur PD, et un autre du même genre 97 combine avec le distributeur de réactif DR. Ces dispositifs 96, 97 sont constitués avantageusement par des bascules bistables et sont commandés par des tetes magnétiques 98, 99 influencées par l'aimant 95. L'ensemble fonctionne comme suit. La chaîne étant mise en marche, l'aimant 95 vient influencer en 98 la bascule 96 qui se ferme. Le courant va dànc pouvoir s'établir à travers le distributeur PD et à travers le système de commutateurs Cp, grâce à la liaison avec la source d'alimentation (Sx) effectuée par l'intermédiaire des commutateurs Cp et 94. Le courant passe pendant le temps t où le contact rotatif correspondant ( 94a ou 94b ou 94c ou 94dt selon la position du contact rotatif de Cp) demeure devant le contact fixe correspon dant, Sur le dessin par exemple, le contact rotatif du commuta- teur cp est sur la droite, c'est-à-dire sur la borne d prévue pour quatre analyses ; cela veut dire que : - d'une part, comme dit plus haut, le courant va subsister pendant le temps t (pas de la chaîne), temps calculé suffisant pour qu'aient lieu les opérations de transfert des doses de liguide, depuis le tube 1 jusqu au quatre tubes correspondants 3, - et, d'autre part, le courant est ensuite supprimé pendant quatre passes successives de îa chaîne, cela puisque le contact 94d ne rétablit le courant qu'auprès une rotation de 1200, comme visible sur le dessin. Si au contraire le contact du commutateur Cp était sur la position de. gauche, cela voudrait dire qu'on ne procédé qu'à une analyse. Le courant, une fois supprimé, serait rétabli par 94a au pas suivant, c'est-a-dire après une rotation de 30 . Considérant maintenant le fonctionnement du distributeurdoseur de réactif DR, ce fonctionnement commence lorsque l'aimant 95 vient influencer le dispositif récepteur 99 de la bascule 97. A ce moment, la bascule se ferme et le courant va s'établir, comme c'était le cas pour Cp, à tous les commutateurs C1, C2, C3, C4 reliés aux divers éléments 89 du doseur de réactif DR. Ceux-ci seront donc commandés en fonction, dlune part, Qe la nature des analyses, et, d'autre part, du nombre d'analyses simultanées prévues, ce choix et ce nombre déterminant les positions des organes mobiles de ces commutateurs. I1 en résulte de même le fonctionnement des agitateurs électromagnétiques à ultra-sons et, bien entendu aussi,d appareSs photométriques, qui seront convenablement reliees aux commutateurs C1, C21 C31 C4. C'est dans un but de simplification qu'on a représenté seulement, sur le dessin, la liaison du contact C1 avec un élément 89, mais bien entendu les autres contacts sont notamment reliés avec les autres éléments 89, avec les agitateurs, avec les photomètres, etc., comme indiqué schématiQuement en D. D'une façon générale, le commutateur C1, C2, C3, C4 sera réalisé sous forme d'un commutateur à touches, sur lequel on pourra aisément programmer les opérations I1 convient encore d'ajouter que la fin du travail de la machine sera obtenue de la même manière que sa mise en marche, ctest-a-dire par l'introduction d'un aimant 100 placé en arrière de la chaine (fig.13) et venant agir sur les bascules pour les ramener en arrière et couper ainsi le courant. En suite de quoi, quel que soit le mode de réalisation adopté, on peut établir une machine dont le fonctionnement ressort suffisamment de ce qui précède pour qu'il soit inutile d'insister à son sujet et qui présente, par rapport aux machines du genre en question déjà existantes, de nombreux avantages. En particulier, une telle machine permet à un technicien de réaliser des séries de dosages différents à la suite l'un de l'autre sans perte de temps grave à l'amovibilité des différents éléments, c' est-à-dire, soit des blocs tiroirs 12, soit des élé- ments 89 du doseur de réactif. On réalise une mise en marche très rapide, l'obtention du premier résultat, après mise en marche de l'appareil, étant de l'ordre de 5 minutes pour les dosages courants. La vitesse de fonctionnement est très enlevée. C'est ainsi que, sur quatre canaux, on pourra obtenir des résultats en 20 secondes, ou, pour un seul dosage, un résultat en 5 secondes. - Ceci correspond pratiquement à tous les desiderata qui figurent actuellement à la nomenclature des actes de biochimie cliniaue,aussi bien des dosages enzymologlques que dosages chimiques, ces procédés étant possibles grâce à la vitesse de réalisation et à la'possibilité de placer les modules nécessaires à la réalisation d'un dosage en n'importe quel endroit du parcours de la chaine analytiaue. Comme il va de soi, et comme il résulte l'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite.nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIOMS 1 - Machine du genre des analyseurs automatiques, dans laquelle les tubes d'analyse sont transfères par un systeme de transporteur déplaçable d'un mouvement pas à pas, avec un préleveurdistributeur pour prendre le liquide à doser à partir d'eprouvet- tes et le distribuer auxdits tubes, caractérisée par le fait qu'elle comporte une chaîne unique disposée autour d'une table sur laquelle sont montés, à l'intérieur de ladite chaine, notamment à une extrémité de la table, d'une part, un plateau tournant recevant les eprouvettes, d'autre part, à proximité de celui-ci, le préleveur-distributeur qui prend le liquide dans les éprouvettes pour le distribuer aux tubes, et, enfin, à l'extrémité correspondante de la table, un distributeur-doseur de réactif, les autres appareils tels que photometres, lecteurs, enregistreurs étant distribués à la suite les uns des autres sur la table, et le long de la chaîne 2 - Machine selon la revendication 1, caractérisée par le fait que la chalne est agencée de façon que soient prévus, suivant les axes de ses maillons, des récipients tubulaires propres à recevoir les tubes d'analyse. 3 - Machine selon la revendication ou 1 et 2, caractérisée par le fait que la chaine se déplace dans un coffre ou carter climatisé à parois amovibles. 4 - Machine selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le distributeur-doseur de réactif comporte des éléments amovibles correspondant respectivement aux divers réactifs, chaque élément ayant son propre moteur électrique. 5 - Machine selon la revendication 4, caractérisée par le fait que chaque élément distributeur-doseur comporte un flacon et un dispositif de piston àcourse réglable, commandé par le moteur. 6 - Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée par le fait que l'ensemble du distributeur-doseur de réactif est monté suivant le petit coté de la chaîne, de parcours substantiellement rectangulaire, et qu'il est porté par un plateau mobile soumis à l'action d'un ressort contribuant à maintenir la chaîne tendue de sorte que, quel que soit l'état de tension de la chaîne, le distributeur-doseur se trouve toujours à l'aplomb des tubes d'analyse. 7 - Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, avec une programmation électrique qui permet d'établir le cou rant Flectrique, dans les moteurs des divers dispositifs, à à des intervalles variables en fonction du nombre et de la nature des analyses, caractérisée par le fait que le programmateur (cp, C1 Car fig.3 > qui permet de diriger le courant vers les moteurs (29, 27) des dispositifs considérés, est combiné avec un commutateur (92a.... 92d) à par exemple quatre éléments, entraîne avec la channe, et assurant la mise en route des dispositifs susvisés à chaque pas de la chaîne ou tous les deux, trois ou quatre pas, selon les opérations. 8 - Machine selon la revendication 7, caractérisée par le fait que, pour tenir compte du parcours de la chaîne entre les divers dispositifs, la mise en train de ceux-ci est commandée, en fonction du degré d'avancement de celle-ci, notamment par un aimant amovible 95 (fig.3) porté par cette dernière, et coopérant avec un récepteur-émetteur d'impulsions, prévu sur chacun desdits dispositifs. 9 -Machine selon la revendication 8, caractérisée par le fait que le récepteur-émetteur d'impulsions coopère avec une bascule (96, 97? propre à permettre 15établissement du courant entre le dispositif considéré et le programmateur. 10 - Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée par le fait que l'on prévoit sur la chaîne un aimant amovible 100 (fig. 13) permettant d'assurer la fin des opérations.