La présente invention concerne l'application de Streptomyces albus en agronomie et dans l'industrie alimentaire. Dans la demande de brevet français déposée le même jour par la demanderesse sous le n 76 18849 des produits extraits de souches de Streptomyces albus ont été étudiés. La présente demande vise l'utilisation de souches vivantes de Streptomyces aibus pour le traitement et la protection des sols, des plantes et des produit alimentaires tels que notamment les aliments v6gétaux et utilisation des métabolites et enzymes desdites souches. Les souches qui conviennent selon l'invention sont des souches appartenant au groupe des actinomycétles et, plus précisément, à l'espèce Streptomyces abus. Conviennent notamment les Streptomyces albus 88, Streptomyces albus 10-0 et les souches apparentées notamment celles qui proviennent des Streptomyces albus 88 et 10-0 par mutation et hybridation). les souches de Streptomyces albus 88 et de Streptomyces albus 10-0 ont été déposées auprès du Centraalbureau voor Schimmelcultures de Baarn, Pays-Bas, et enregistrées respectivement sous les n CS 314.76 et c3S 315.76 le 15 juin 1976. La numérotation 88 et 10-0 est la numérotation propre de la demanderesse. Dans ce qui suit, c'est cette dernière numérotation qui, par commodité, a été utilisée. Les Streptomyces albus 88 et 10-0 ont été isolés de sols d'Afrique (Maroc et Sénégal notamment). Les germes sont filamenteux et microsiphonnés (diamètre de l'hyphe : 1 micron environ). La présence d'un mycélium aérien, d'hyphes sporogènes et de chaînes de spores unicellulaires au bout des sporophores assure que ces deux souches sont des Streptomyces. Les spores sont ovoîdes ou quadrangulaires ; l'observation au microscope électronique (G @ 12 000) montre qu'elles sont lisses. Les caractères morphologiques et culturaux des souches S. albus 88 et 10-0 ont été indiqués dans les tableaux I et II ci-après. Le tableau I concerne l'aspect des colonies après ensemencement sur plusieurs milieux décrits dans le tableau Ia ci-après, les cultures étant faites en double en bottes de Petri déposées à la température ambiante ( 15-200C) soit à la lumière, soit à l'obscurité. Les indications du tableau II corroborent celles du tableau I et confirment que les souches 88 et lO-0 appartiennent à l'espèce Streptomyces albus. On constate que les souches 88 et 10-0 se distinguent l'une de l'autre par un aspect différent des spores : les spores de la souche 10-0 sont plus quadrangulaires que celles de la souche 88. On a également étudié le pouvoir de sporulation en fonction du milieu de culture. A cet effet, on ensemence trois fioles de Roux contenant respectivement de la gélose de Czapek-Dox, de la gélose ordinaire, de la gélose à l'extrait de pomme de terre avec 2 ml d'une suspension de spores a 500 000 spores par ml et on laisse à l'obscurité pendant 2 semaines. On lessive, alors, la surface avec 50 ml d'eau physiologique additionnée de triton X 100 a 0,01 % et de billes de verre. On prélève 0,5 ml de cette suspension que l'on met dans un tube d'eau physiologique (9,5 ml) et on fait des dilutions jusqu'à 10-9 Les résultats sont consignés dans le tableau III ci-après. La gélose à l'extrait de pomme de terre obtenue en gélosant le milieu à l'extrait de pomme de terre cité dans le tableau Ia ci-après est donc nettement le milieu le plus favorable à la sporulation pour les deux souches. On a trouvé de façon surprenante que les souches 88 et 10-0 et les souches apparentées ont - une action antibiotique vis- -vis de nombreux germes, a savoir les bactéries gram +? les bactéries gram et les champignons, - une action détoxifiante vis-à-vis des toxines produites par les champignons et notamment l'aflatoxine des Aspergillus - un développement exalté lorsqu'elles sont en contact soit avec l'aflatoxine, soit avec un filtrat de culture d'Aspergillus. Le but de l'invention est de propos à savoir des souches vivantes de S. albus leurs métabolites et enzymes pour traiter et prévenir, par voie biologique, les maladies provoquées par des germes phytotoxiques, tels que l'Aspergillus flavus. Le caractère bénéfique de l'application de souches vivantes de S. albus 88 et 10-0 (qui ont un pH optimal de culture compris entre 6,5 et 8) sera mieux compris à la lecture qui va suivre de résultats d'expérience et d'exemples de mise en oeuvre. Résistance au vieillissement On prépare des tubes å hémolyse contenant 1 g de sable et d'autres contenant I g de terre. On les stérilise et on dépose 0,1 ml de suspension de spores dans chaque tube. On numère sur gélose de Czapek, le premier jour, puis au bout de 3 mois, 6 mois, 9 mois et 12 moins. Les tubes sont conservés à - 200C, 440C, + 20 C, + 37 C et+550C en ambiance normale et à 42 C en atmosphère saturée d'eau Les résultats sont donnés dans les tableaux IVa IVb, IVc et IVd ci-après. Il résulte des tableaux IV que les spores se conservent bien à l'obscurité à -20 C et + 40C et même encore d + 200C. Au-delà, les résultats sont hétérogènes et la conservation est mauvaise, même simplement pendant 3 mois. Par ailleurs, la survie des spores est mieux assurée dans la terre que dans le sable. Activité antibiotique L'activité antibiotique a été appréciée en ensemençant de la gélose avec le même nombre de spores. A cet effet, on place une pastille de cellulose imprégnée de 0,1 ml d'une suspension de 105 106 spores/ml de S. albus au centre d'une boîte de Petri contenant 12 ml de milieu favorable au développement. des germes å tester, soit - gélose ordinaire + Czapek (v/v) pour les bactéries, - gélose Brain-Rart + Czapek (v/v) pour les levures, et - gélose de Czapek pour les moisissures. On laisse à la température ambiante (15-20 C) pendant 8 jours, la pousse de S. albus s'étend régulièrement sur la pastille et autour sur un cercle d'environ 15 à 18 msa de rayon. On ensemence ensuite les souches a tester quant a leur sensibilité vis-à-vis du S. albus. Le rayon d'inhibition est ensuite mesuré. Les résultats sont consignés dans le tableau V ci-après. Culture de S. albus sur filtrat de culture d'autres souches On fait une culture sur milieu de Czapek-Dox, de chacune des moisissures suivantes Aspergillus ochraceus Aspergillus flavus Aspergillus aucun Les deux premières ont abondamment poussé, la 3e plus légèrement, ce qui peut s'expliquer par la carence en sucre du milieu employé, cette dernière étant osmophile. Au 8e jour, on filtre la culture sur filtre Millipore et on dépose des quantités croissantes de ces filtrats dans 4 séries de 5 boîtes de Petri (0,1 - 0,2 - 0,5 - 1 - 2 - 5 ml). Dans 2 suries, on coule de la gélose Czapek et, dans 2 autres séries, on coule de la gélose asparagine. Une série de chaque gélose est ensemencée avec le S. albus 88, l'autre avec le S. albus 10-0. Les boîtes sont mises a l'obscurité, à température ambiante, pendant une semaine, puis l'activité antifongique est testée en prélevant un morceau de gélose de 10 mm de diamètre, de culture par S. albus, qui est déposé sur une botte contenant de la gélose de Czapek ensemencée avec un Aspergillus. Les résultats sont rassemblés dans le tableau VI ci-après où les diamètres d'inhibition des cultures sur filtrats d'Aspergillus sont confrontés avec les diamètres d'inhibition des mêmes Aspergillus par les souches 88 et 10-0.Le tableau VI ci-après montre que la présence de filtrat d'Aspergillus exalte (synergie) la croissance des S. albus. EXEMPLE 1 Toxicité vis- -vis des daphnies La toxicité a été étudiée sur les daphnies qui sont de petits crustacés d'eau douce, selon la technique décrite par Jacquet et Col., Bull. Acad. Vet. (1967), 40, 169. Les daphnies sont placées dans des petites salières de serre à l'intérieur de bottes de Petri (où l'on place un coton imbibé d'eau pour maintenir l'humidité de la botte). On met 1 ml de jus de culture de S. albus dilué au 1/1000 etXou 1/10 000 et 5 daphnies par botte, les salières témoins ne recevant que les daphnies et de l'eau. On compte les nombres de survivants (S), de mues (M) et de jeunes (BB) après 1, 5, 7, 24 et 48 h. Les résultats sont consig.nés dans le tableau VII ci-après. EXEMPLE 2 Expérimentation sur terre en présence d'Aspergillus flavus Des pots à fleurs de meme taille (d.- 18 cm), en terre cuite, ont été remplis aux 2/3 de terre tamisée (densite = 8 mm) avec 800 g par pot. Ils sont ensuite couverts avec du papier kraft et stérilisés à l'autoclave (1200C pendant 20 mn). On a préparé 15 pots destinés à constituer l lot de 3 pots témoins qui reçoivent des spores d'Aspergillus flavus, 1 lot de 6 pots témoins qui reçoivent la souche 10-0 et A. flavus, l-lot de 6 pots témoins qui reçoivent la souche 88 et A. flavus, Culture dlAspergillus flavus L'A. flavus choisi provient d'un aliment de bétail importé de Madagascar. I1 est nettement toxigène. Il est ensemencé en fioles de Roux sur 50 ml de milieu de Czapek-Dox gélosé. Lorsque la culture est bien verte, elle est arrosée avec 100 mt d'eau physiologique contenant du triton X100 à 0,001 %, et des billes On agite et on recueille la suspension dans 100 ml d'eau physiologique.On numère la suspension et on la dilue pour obtenir 100 000 spores par gramme de terre. On dis tri bue 8 x 107 spores de A. flavus par pot dans tous les 15 pots, et on mélange avec un agitateur stérile. Culture des S. albus La méme technique est employée pour la préparation des spores de S. albus. On ajuste la suspension pour apporter 100 000 spores par gramme de terre, soit 80 000 000 par pot (contenues dans 50 ml d'eau). On ensemence, ainsi, avec la souche 10-0 > 3 pots (n 7, 8, 9), avec la souche 88 3 pots (n 42 5, 6). Les témoins ne reçoivent que le A. flavus et 50 ml d'eau stérile (pots n 1, 2, 3). Pour les autres pots, on verse 50 ml de milieu de culture de chaque souche filtre sur Buchner. Ce bouillon présente une activité antifongique. Chaque semaine, on arrose chaque pot avec 10 ml d'eau stérile et cela pendant 4 semaines. Qn prélève alors dans chaque pot 5 g de terre que l'on met dans un flacon contenant 45 ml d'eau stérile : on obtient la dilution 10-. On poursuit les dilutions en tubes et on prépare des boîtes de gélose de Czapek-Dox pour les dilutions de 10- à 10-6. On laisse les boites à température ambiante, chaque boite-correspondant à un pot bien déterminé. On constate, après 3 semainesde conservation, que les boites témoins (1-2-3) sont complètement vertes, tandis que les boites t4 - 5 - 6)-souche 88-sont complètement blanches, les boites (7 - 8 - 9)-souche 10-0-sont complètement blanches, les boites (13-14-15)-souche 88 + jus-sont complètement blanches, les boites (10-ll-12)-souche 10-0 + jus-sont complètement blanches. Résultats (numérations faites sur les boites au 6e jour) Les réultats sont donnés dans le tableau VIII ci-après. EXEMPLE 3 Dosage de l'aflatoxine dans les arachides On part de 15 pots de terre renfermant chacun 10 arachnides, chaque pot étant garni et ensemencé comme les 15 pots de l'exemple 2. Après un séjour de 6 semaines, les arachides sont retirées des pots et on constate que les arachides des pots témoins (qui n'avaient reçu que l'Aspergillus flavus) étaient moisies et recouvertes par une sorte de gangue verdâtre. Les arachides des pots ayant reçu 1'A. flavus et le S. albus étaient peu ou pas moisies. On a ensuite dosé l'aflatoxine dans chaque pot, le quantité d'aflatoxine rapportée a 1 kg est donnée dans le tableau IX ci-après. EXEMPLE 4 On stérilise des Erlenmeyer de 300 ml, contenant 10 g d'arachides grossièrement broyées et 10 ml d'eau. Chaque Erlenmeyer reçoit 0,3 ml de suspension de spores d'Aspergillus flavus à 5.x lO6 spores par ml soit 1 500 000 spores par erlenmeyer. On prépare des cultures de S. albus'88 et 10-0 en bouteilles de Roux, sur milieu de Czapek-Dox gélosé. Chaque bouteille a été lavée avec 50 ml d'eau stérile. La souche 88 a été utilisée a raison de 1 ml de suspension ramenée à 1 560 000 spores par ml. La souche 10-O a été diluée au 1/100 pour obtenir 1 350 000 spores par ml. On détermine ensuite les quantités d'aflatoxine contenue. Les résultats sont donnés dans le tableau X ci-après et montrent qu'il y a une diminution très nette du taux d'aflatoxine dans les Erlenmeyer ensemencés avec les souches 88 et 10-0. EXEMPLE 5 Les arachides sont réparties dans 12 fioles d'Erlemeyer à raison de 10 g par fiole. Elles sont stérilisées à 1200C, trois fois, pendant 20 mn. On fait une suspension très riche en spores de Streptomyces albus 88 et de Streptomyces albus 10-0. On les numère et on dilue, pour avoir 100 000 000 de spores dans 2 ml d'eau stérile. On distribue, alors, les spores dans les fioles contenant les arachides comme suit - dans quatre fioles, 2 ml de suspension de 88, - dans quatre fioles, 2 ml de suspension de 10-0, - dans quatre fioles, 2 ml d'eau stérile. On laisse 48 h à l'obscurité. On ensemence alors avec les trois souches différentes d'A. flavus de façon que chaque souche soit ensemencée sur un Erlenmeyer témoin, sur un Erlenmeyer préensemencé par S. albus 88 et sur un Erlenmeyer préensemencé par S. albus 10-0. On laisse pousser pendant 2 semaines, en ayant soin d'apporter de l'eau stérile (2 ml), deux fois par semaine, dans chaque fiole. On constate que les arachides se couvrent de moisissures dans toutes les fioles. On extrait l'aflatoxine par le chloroforne, on dégraisse et on titre finalement par dilutions successives, sur des petites plaques à chromatographie suivant la technique préconisée par Boutibonnes, Jacquet et Teherani. La plus petite quantité dtaflatoxine décelée par fluorescence dans les conditions expérimentales (longueur d'onde 3650 ; tâche a 2Q cm)est 0,00065 ?1g par kg . Les résultats sont donnés dans le tableau XI ci-après L'aflatoxine est mieux detruite quand elle est en grande quantité. EXEMPLE 6 Destruction de ltaflatoxine. On met en contact- une quantité d'aflatoxine avec les souches 88 et 10-0 pour mettre en évidence la sécrétion d'up ou plusieurs enzymes détruisant l'aflatoxine. On met en contact 5 ml de suspension de souche (88 et 10-9), 5 ml de tampon à pH7 et respectivement 5 ml d'une solution d'aflatoxine à 5, 10, 20 et respectivement 40 pg/ml, les témoins étant constitué par 5 ml de tamponà pH7 et 5 ml de solution d'aflatoxine. Après 24 heures de contact, on extrait l'aflatoxine par 40 ml de CHCl3, filtre sur Na2S04, reprend par 10 ml de CHCl3 puis passe sur spectrophotometre.Les résultats donnés dans les figures 1 (témoins ), 2 (souche 88) et 3 (souche 10-O) montrent la desetruction de l'afîatoxine;dans ces figures, les courbes 1, 2, 3 et 4 correspondent aux solutions de 5 ml d'aflatoxine à 5, 10, 20 et 40 pg/ml. L'ensemble des essais et expérimentations rappelés ci-dessus montre que les souches vivantes 88, 10-0, les souches apparentées, leurs métabolites et enzymes ont une action bénéfique vis à vis des germes phytopathogènes, notamment les Aspergillus flavus, glaucus et ochraceus, et de leurs toxines. Les souches vivantes selon l'invention, leur métabolites et enzymes sont utiles pour le traitement et la prévention des sols, des plantes et des substances alimentaires, notamment les graines, les plants et les pousses et en particulier les arachides et les pommes de terre. De façon avantageuse, les souches les métabolites et enzymes notamment contenus dans les milieux de culture seront appliqués en quantité efficace, soit a la culture des végétaux, soit à leur sotckage ; on utilisera notamment au moins 50000 spores par gramme de sol ou par gramme de substances alimentaires. Pour la culture des plantes, on utilisera notamment 100000 spores environ par gramme de terre. L'invention concerne également, en tant que produits, les substances végétales (plantes et aliments) traitées avec les souches selon l'invention, leurs métabolites et enzymes. TABLEAU I Aspect des deux souches 88 et 10-0 sur différents milieux Souche 88 Souche 10-0 Milieu Lumière Obscurité Lumière Obscurité n 1 Petites colonies, Même aspect, pousse Mêmes caractères que la souche 88 Czapek-Dox centre bombé, odeur plus abondante, Odeur de moisi Odeur de moisi de moisi odeur de moisi n 2 Mauvaise pousse, Pousse rare Pousse très rare Pousse très rare Emerson grandes colonies blanches en forme de trèfle n 3 Petites colonies Pousse plus abon- Petites colonies Petites colonies iso Ovalbumine isolées, apparition dante qu'à la isolées lées de filaments lumière n 4 Milieu à l'extrait Pas de pousse Pas de pousse Pas de pousse Pas de pousse de haricots n 5 Colonies grisâtres Colonies grisâtres Colonies grisâtre Colonies grisâtres un Milieu à l'aspa- un peu plus foncées peu plus abondantes ragine que la souche 88 qu'à la lumière n 6 Milieu à la tyro- Jolies colonies Jolies colonies Pousse peu abondante Quelques colonies isosine avec mycélium plus nombreuses lées TABLEAU I (suite) Souche 88 Souche 10-0 Milieu Lumière Obscurité Lumière Obscurité n 7 Très belles colonies Même aspect Colonies divisées Colonies divisées en Gélose peptonée divisées en 4 parties en 4 parties 4 parties n 8 Gelose à l'extrait Pousse très abon- Pousse très abon- Colonies sèches Colonies sèches abonde levure dante dante abondantes dantes n 9 Milieu à la pomme Peties colonies iso- Pousse plus abon- Petites colonies Petites colonies pulde terre lées dante qu'à la pulvérulentes vérulentes lumière TABLEAU Ia Milieu Ingrédients en g/l n Nom Source de glucides Source d'azote Sels minéraux 1 Czapek-Dox Saccharose : 30 NO3Na : 2 K2HPO4 : 1 2 Emerson Glucose : 10 Peptone : 4 ClNa : 5 Extrait de boeuf : 4 3 Gélose - ovalbumine Glucose : 10 Albumine d'oeuf : 0,15 K2HPO4 : 0,5 MgSO4, 7H2O : 0,2 Fe2(SO4)3 : trace 4 Bouillon de haricots Saccharose : 20 Extrait de haricots : 20 5 Glucose - asparagine- Glucose : 10 Asparagine : 0,5 K2HPO4 : 0,5 agar 6 Glucose - tyrosine - Glucose : 10 Tyrosine : 1 K2HPO4 : 0,5 agar (NH4)2SO4 : 0,5 7 Glucose - peptone - Glucose : 40 Peptone : 10 agar 8 Extrait de levure Glucose : 5 Autolysat de levure : 2,5 9 Extrait de pommes de Glucose : 5 terre Extrait de pommes de terre TABLEAU II . Caractères des cultures des souches 88 et 10-0 sur des milieux préconisés par Waksman et Lechevalier pour l'étude des actinomycètes Souche 88 Souche 10-0 Origine Sol du Maroc (jardin de Casablanca) Sol du Sénégal (dune du lac de Retha) Morphologie Sporophores flexueux ondulés, non spiralés Sporophores flexueux ondulés, non spiralés Cultures Pas de production de mélanine. Pas de Pas de production de mélanine. Pas de libé libération de pigment, si ce n'est, ration de pigment sauf, quelquefois, un parfois, un pigment brun très pâle ou jaune pigment brun clair, gris pâle ou jaune Gélose nutritive Le mycélium est blanc, crémeux, sec et pul- Mycélium blanc crème. Bouts blancs. Pousse ordinaire vérulent. Colonies bombées au centre. Le épaisse. Même aspect à 20 et à 37 C. revers est jaune, orangé. Même aspect à 20 et à 30 C. Gélose de Czapek Mycélium blanc sale, non envahissant. Mycélium blanc-gris, peu extensif. Bords Bords fastonnés, Revers pâle blancs. Gélose de Czapek Pousse très sèche et très légère, presque Pousse peu extensive. Bords festonnés. en atmosphère de transparente. Revers blancs Revers blancs. gaz carbonique Pommes de terre A 20 C pousse très dense et épaisse, A 20 C culture très dense d'aspect blanc en tranches d'aspect blanc rosé. crayeux, sec. A 30 C mêmes caractères, moins rose. A 30 C mêmes caractères, couleur plus grise Milieu de Yalcin A 20 C et à 30 C, production d'hydro- A 20 C et 30 C production d'hydrogène gène sulfuré. sulfuré. Aérobie strict, ne pousse qu'en surface Aérobie strict ne pousse qu'en surface. TABLEAU II (suite) Souche 88 Souche 10-0 Gélose amidon Amylolyse Amylolyse Saccharose Absence d'hydrolyse Absence d'hydrolyse Glucose Pas d'acidification Pas d'acidification Maltose Pas d'acidification Pas d'acidification Lactose Pas d'acidification Pas d'acidification Odeur Caractéristique de moisi Odeur caractéristique de moisi TABLEAU III Nombre de spores formés par boîte de Roux par les S. albus 88 et 10-0 (en millions) Souche Czapek-Dox Gélose à l'extrait de Gélose ordinaire pomme de terre 88 440 000 6 200 000 10 10-0 54 000 800 000 4 000 TABLEAU IVa A- SOUCHE 88 Durée de conservation en mois Témoin Température 3 6 9 12 en @ Dans le sable 1.600.000 - 20 300.000 300.000 200.000 150.000 + 4 530.000 580.000 208.000 160.000 + 20 moisissures moisiss @ 30.000 1.000 et levures = 37 " " 0 0 + 42 " 0 O + 55 " " 0 0 Dans la terre 1.400.000 - 20 1.000.000 880.000 1.000.000 800.000 + 4 80.000 10.000 40.000 320.000 + 20 70.000 5.4001 5.600 100 + 37 100.000 100.000 100.000 0 + 42 milieux illisibles car envahis par les moisissures + 55 pas de pousse TABLEAU IVb B- SOUCHE 100 Durée de conservation en mois Témoin Température 3 6 9 12 en C Dans le sable 3.000.000 - 20 1.000.000 400.000 500.000 20.000 + 4 920.000 200.000 20.000 3.000 + 20 40.000 16.000 11.000 300 + 37 4.000 1.200 10 200 + 42 Pas de pousse ! + 55 Pas de pousse Dans la terre . 3.200.000 - 20 1.600.000 1.200.000 1.300.000 1.200.000 + 4 170.000 . 44.000 100.000 220.000 + 20 500.000 480.000 260.000 45.000 + 37 0 O 0 . 100 600 + 42 O O O 1.200 + 55 0 O 0 0 0 TABLEAU IVc Conservation de souches exposées en pleine lumière à 200C Témoin 3 6 9 12mois Souche 88 Terre 24.000 100 10 0 0 Sable 12.000 100 10 0 0 Souche 100 Terre 44.000 3.000 10 100 100 Sable 64.000 6.000 10 0 0 TABLEAU IVd Souches conservées en exsiccateur à 17 C Témoin 3 6 9 12mois Souche 88 Terre 24.000 100 20 0 0 Sable 12.000 100 10 0 0 Souche 100 Terre 44.000 3.000 10 100 100 Sable 64.000 4.000 20 800 500 TABLEAU V SOUCHE 88 SOUCHE 10-0 sur gélose sur gélose sur gélose sur gélose nutritive sur gelose nutritive sur gelose ordinaire Brain-Hart ordinaire Brain-Hart Staphylococcus aureus 50 50 60 60 S. aureus (origine Richou) 50 50 60 60 S. aureus 50- 50 60 60 S. aureus oxford pas de pousse 60 60 S. hemolyticus 50 50 60 60 Micrococcus conglomeratus pas de pousse, très 14 14 denitrificaus .grande zone d'inhibition 14 20 conglomeratus 2 " " " 14 14 roseus " " " 20 20 caseolyticus " " " 28 20 Gaffkya tetragenes 20 20 20 20 Sarcina lutea @ 30 40 Bacillus authracis 30 30 subtilis 30 30 70 70 thuringiensis 30 30 20 20 megatherium- pas de pousse - t 36 - 40 cereus 40 35 - - 48 - 40 flavobacterium 15 ' 15 20 20 Escherichia coli pousse rare sur pousse rate sur 20 15 40 - 40 Klebsiella pneumoniae 24 20 25 25 Enterobacter aerogenes 40 40 inhibition partielle sur 40 mm Enterobacter cloacae Très peu sensible Bethesda 24 25 50 50 Providencia 10 10 peu sensible Proteus Mirabilis 0 inhibition partielle sur 20 mia P. vulgaris 0 0 P. MorganU O O roteûs L 0 0 TABLEAU V (suite) SOUCHE 88 ≈ SOUCHE 10-0 sur gélose sur gélose sur gélose sur gélose nutritive nutritive Brain-Rart ordinaire @@@@@-@@@@ ordinaire Serratia marcescens O O Pseudomonas O O Saccharomyces cerevisiae O O zaccharomyces carlhergensis O 40 Candida utilis 0 O C. tropicalis O 30 Aspergillus flavus 25 40 A. glaucus 55 55 A. ochraceus 30 45 A. oryzae 20 25 A. effusus 30 30 A. parasiticus 40 40 A. aurautiaticus 30 30 A. zonatus 30 30 A terreus 30 30 A. neiger O O Penicillium caseicolum O 0 P. roqueforti O O Mucor mucedo O O Geotrichum candidum O 0 Rhisopus nigricans O O TABLEAU VI CULTURE DE S. ALBUS 88 CULTURE DE S. ALBUS 10-0 Addition de filtrat de A. glaucus Addition de filtrat de A. glaucus Agrandissement de l'auréole d'inhibition sur les trois Faible augmentation du diamètre de l'auréole d'inhibimoisissures de 28,5 (valeur moyenne des diamètres des tion sur les trois moisissures de 26,9 (valeur moyenne témoins) à 34,3 (valeur pour l'addition de 5 ml de des témoins) à 27,8 (valeur pour l'addition de 5 ml de filtrat) filtrat) Addition de filtrat de A. ochraceus Addition de filtrat de A. ochraceus Agrandissement de l'auréole d'inhibition sur les Agrandissement de l'auréole d'inhibition sur les moisissures de 28 mm (valeur moyenne des témoins) moisissures de 23,8 mm (valeur moyenne des témoins) à 34 mm (valeur moyenne pour l'addition de 5 ml de à 33,8 mm (valeur moyenne pour l'addition de 5 ml de filtrat) filtrat) Addition de filtrat de A. flavus Addition de filtrat de A. flavus Agrandissement de l'auréole d'inhibition sur les Agrandissement de l'auréole d'inhibition sur les moisissures de 24,6 mm (valeur moyenne des témoins) moisissures de 29,3 mm (valeur moyenne des témoins) à 36,6 mm (valeur moyenne pour l'addition de 5 ml de à 33 mm (valeur moyenne pour l'addition de 5 ml de filtrat) filtrat) T A B L E A U VII durée de contact 1 h 5 h 7 h 24 h 48 h Témoin (1er lot) 5S 5S 5S 5S 1M Témoin (2e lot) 5S 5S 5S 5S 2S 1M 3BB 5BB 4BB 3BB 1M 3M 5M Souche 88 dilution 10- 5S 5S 5S 4S 1S 3M 4M Souche 88 dilution 10-4 5S 5S 5S 4S 1S 3BB 3BB 1M 4M Souche 10-0 dilution 10- 4S 4S 4S 3S 1S 1M 2M 3BB 3BB Souche 10-0 dilution 10-4 5S 5S 5S 4S 2S 1M 2M 4M T A B L E A U VIII Souche Lot n numération Témoins 1 1.700.000 spores d'Aspergillus flavus par g 2 700.000 spores " " " " 3 2.100.000 spores " " " " Spores de S. albus 88 4 pas d'Aspergillus après 2 semaines, les boîtes 5 " " sont envahies par l'action 6 " " mycète qui est seul présent Spores de S. albus 10-0 7 pas d'Aspergillus les boîtes sont envahies par 8 " " l'actinomycète 9 " " Jus de culture S. albus 10-0 10 pas d'Aspergillus les boîtes sont envahies par 11 " " l'actinomycète 12 " " Jus de culture S. albus 88 13 pas d'Aspergillus les boîtes sont envahies par 14 " " l'actinomycète 15 " " T A B L E A U IX Lot Germes Quantité d'aflstoxine n 1, 2 et 3 (témoins) A. flavus 1300 g/kg n 4, 5 et 6 A. flavus moins de 78 g/kg + spores de S. albus 88 n 7, 8 et 9 A. flavus moins de 78 g/kg + spores de S. albus 10-0 n 10, 11 et 12 A. flavus 78 g/kg + jus de culture de S. albus 10-0 n 13, 14 et 15 A. flavus moins de 78 g/kg + jus de culture de S. albus 88 TABLEAU X A. flavus Adjuvant Aflatoxine en mg/kg 1 500 000 spores 10 ml d'eau 5,2 1 500 000 spores 9 ml d'eau + 1 ml spores 88 0,5 (pour 2 essais) 1 500 000 spores 9 ml d'eau + 1 ml spores 10-0 2,6 et 5,2 T A B L E A U XI LIBERATION D'AFLATOXINE PAR A. FLAVUS EN FRESENCE DE S. ALBUS Production d'aflatoxine en mg/kg A.flavus 4 5 200 A.flavus 4 + S.albus 88 1 300 A.flavus 4 + S.albus 10-0 2 600 A.flavus 19 A.flavus 19 + S;albus 88 520 A.flavus 19 + S.albus 10-0 1 040 A.flavus 20 26 000 A.flavus 20 + S.albus 88 1 040 A.flavus 20 + S.albus 10-0 5 200 REVNDI CATIONS 1. Application de Streptomyces albus en agronomie et dans l'industrie alimentaire, caractériséeen ce que l'on utilise comme agent antibiotique et détoxifiant au moins une souche vivante de Streptomyces albus choisie parmi les S. albus CBS 314.76 et CBS 315.76 de la collection du "Centraalbureau voor Schlmmelcultures" de Baarn (Pays-Bas) et les souches apparentées, notamment celles obtenues par mutation et hybridation desdites Streptomyces albus CBS 314.76 et CBS 315.76 et leurs métabolites et enzymes. 2. Application selon la revendication 1, caractérisée en ce que ladite souche vivante est utilisée comme moyen de traitement et de prévention des sols, des plantes et notamment des graines, des plants et des pousses, vis-a-vis des moisissures, notamment les Aspergillus, et de leurs toxines. 3. Application selon la revendication 1, caractérisée en ce que ladite souche vivante est utilisée comme moyen de traitement et de prévention des arachides et des pommes de terre. 4. Procédé de traitement et de prévention des sols, des- plantes, notamment des graines et desplants,et des produits alimentaires, au moyen d'une souche vivante de Streptomyces albus ledit procédé étant caractérisé en ce que l'on apporte aux sols, aux plantes, notamment aux graines et aux plants, et aux produits alimentaires au moins une quantité efficace de spores d'au moins une souche choisie parmi les S. albus CBS 314.76 et CBS 315.76 et les souches apparentées, notamment celles obtenues par mutation et hybridation desdits S. albus CBS 314.76 et CBS 315.76. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'on administre aux sols et aux produits alimentaires une quantité au moins égale 50 000 spores de S. albus par gramme. 6. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'on administre dans la terre des sols où sont cultivées les arachides et les pommes de terre une quantité de 100 000 spores de S. albus par gramme de terre. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 4 et 5, caractérisé en ce que l'on met en terre les graines, les plants et les pousses en même temps que les souches vivantes de S. albus. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 4 à 7, caractérisé en ce qu'il est appliqué à la culture et au stockage des arachides et des,pommes de terre. 9. Procédé de traitement et de prévention des sols, des plantes, notamment des graines et des plants, et des produits alimentaires, caractérisé en ce que l'on apporte aux sols, aux plantes, notamment aux graines et aux plants, et aux produits alimentaires uné quantité efficace d'au moins un métabolite ou enzyme des souches S. albus 314.76 et 315.76 et des souches apparentées. 10. Substance végétale traitée selon le procédé de l'une quelconque des revendications 4 9.