L’invention concerne un kit pour l’émission contrôlée de la bioluminescence d’une bactérie bioluminescente en présence d’oxygène, ledit kit comprenant, d’une part, un lyophilisat d’une culture de ladite bactérie bioluminescente, et d’autre part, un milieu pour la culture de ladite bactérie bioluminescente, ledit substrat étant sous forme liquide ou semi-liquide, et les applications d’un tel kit. KIT POUR L’EMISSION CONTRÔLEE D’UNE BIOLUMINESCENCE ET UTILISATIONS L’invention concerne une application de la bioluminescence par la mise au point d’un kit pour l’émission contrôlée de la bioluminescence d’une bactérie, et ses utilisations. La bioluminescence est un phénomène de production de lumière (luminescence) naturel par des organismes vivants reposant sur deux molécules, un substrat la luciférine et une enzyme la luciférase. Les luciférases sont des oxygénases qui oxydent la luciférine en utilisant l’oxygène moléculaire entrainant la formation d’une molécule ayant des électrons dans un état singulet excité et dont le retour à l’état fondamental libère de l’énergie sous forme de photons. Chez certains organismes, la luciférine et la luciférase sont combinées en une seule protéine, la photoprotéine, protéine sur laquelle vient se fixer l’oxygène moléculaire, et le phénomène s’exerce dès lors que ce complexe photoprotéine-oxygène est mis en présence d’un cofacteur tel que des ions calcium ou magnésium. L’invention couvre ces deux mécanismes majoritaires et de manière générale tout mécanisme de bioluminescence impliquant une luciférine et une luciférase. On connait de nombreuses utilisations de la bioluminescence en biologie, en particulier à des fins de marquage. Dans le présent texte, on décrira l’invention en référence à une bioluminescence d’origine bactérienne, la portée de l’invention n’y est cependant pas limitée et s’étend à ce phénomène quel que soit le microorganisme d’origine. A titre d’exemple, il peut s’agir d’un microorganisme dinoflagellé ; ce peut aussi être le cas d’un organisme génétiquement modifié. La bioluminescence bactérienne est intéressante en ce que la lumière émise est visible par l’œil humain en particulier la nuit. La bioluminescence est généralement mesurée à l’aide d’un luminomètre qui exprime le résultat en URL (unités relatives de lumière) ou un photomultiplicateur (photons/seconde). On considère que la notion de visible se situe à partir de 10E+7 photons/seconde. Ainsi, même hors domaine de la biologie, ses applications ont déjà fait l’objet de nombreuses études, pourtant sans véritable succès commercial. A titre d’exemple, le document WO 97/29319A1 décrit un article qui peut être un objet de décoration, un textile, un produit cosmétique, un aliment ou une boisson, équipé d’un système capable de générer une bioluminescence. Ce système comporte un mélange d’au moins une luciférine et une luciférase notamment d’origine bactérienne qui, au contact d’oxygène moléculaire, déclenche la bioluminescence. Il peut être très diversement mis en œuvre. Le mélange peut effectivement être encapsulé dans une enveloppe, pour la préparation de boissons bioluminescentes entre autres, dans lesquelles l’enveloppe est dissoute, la bioluminescence étant générée par le contact du mélange avec l’oxygène contenu dans la boisson ; pour son application en décoration, l’une ou l’autre de la luciférine ou de la luciférase peut être fixée sur un support solide, lequel est ensuite mis en contact, par exemple par vaporisation, avec l’autre composé, la bioluminescence se manifestant à l’air. Pour toutes ces applications, la lumière générée est strictement dépendante de la concentration des réactifs et la bioluminescence cesse à l’épuisement de ceux-ci ou à la privation d’oxygène. Elle peut être maintenue sur une période de quelques minutes mais décroît rapidement avec une demi-vie d’environ 5 heures. Si l’éventail des applications potentielles de la bioluminescente est extrêmement large, cette durée est cependant trop courte pour susciter un réel intérêt industriel et, à ce jour, on ne connait pas de domaines où elle est exploitée à grande échelle. Le document WO2018/087504A1 décrit un système pour l’illumination par bioluminescence d’un élément décoratif, d’une façade de bâtiment ou d’un élément de mobilier urbain, dont le principe repose sur la circulation, dans la zone à éclairer, d’une culture en continu ou semi-continu de microorganismes bioluminescents. Ce système consiste en un circuit essentiellement transparent pour la circulation de ladite culture, qui est raccordé à un réacteur dans lequel se développe la culture et qui alimente ledit circuit en culture. Ledit réacteur est lui-même approvisionné par une source de milieu de culture et d’une source de biomasse. Ce système est équipé d’un moyen de prélèvement de la biomasse en excès et de divers capteurs notamment de l’état de la culture dans le réacteur. Si ce système permet de maintenir de longues périodes de luminescence pouvant atteindre deux semaines, il requiert une technologie lourde qui le rend difficilement éligible à une exploitation industrielle et qui peut être rapidement fragilisée par le moindre paramètre affectant la culture des microorganismes. Selon l’invention, on apporte une solution qui permet de s’affranchir des inconvénients des solutions existantes, précisément à la fois de la stricte dépendance entre la consommation d’un réactif et l’émission de lumière, et d’une mise en œuvre complexe du phénomène. A l’origine de l’invention, il a été découvert qu’une culture de bactéries bioluminescentes sous forme lyophilisée pouvait être réactivée par un milieu approprié, permettant d’une part qu’un lyophilisat devienne le réservoir des réactifs nécessaires à la manifestation de la bioluminescence et d’autre part que la bioluminescence soit amorcée à un instant choisi par l’utilisateur. Ainsi, l’invention concerne un kit pour l’émission contrôlée de la bioluminescence d’un microorganisme bioluminescent en présence d’oxygène, ledit kit comprenant, d’une part, un lyophilisat d’une culture dudit microorganisme bioluminescente, et d’autre part, un milieu permettant la culture dudit microorganisme bioluminescent, ledit milieu étant sous forme liquide ou semi-liquide. Selon une variante, l’invention concerne un kit pour l’émission contrôlée de la bioluminescence d’une bactérie bioluminescente en présence d’oxygène, ledit kit comprenant, d’une part, un lyophilisat d’une culture de ladite bactérie bioluminescente, et d’autre part, un milieu permettant la culture de ladite bactérie bioluminescente, ledit milieu étant sous forme liquide ou semi-liquide. Par simple contact du lyophilisat avec le milieu en présence d’oxygène, le processus est enclenché et, principalement en fonction de la bactérie bioluminescente, de la composition du milieu et de l’environnement dans lequel le kit est employé, la lumière est visible immédiatement et s’intensifie rapidement. Grâce à cette réalisation, une fois visible, la lumière est maintenue plusieurs dizaines d’heures, élargissant le champ des possibilités de la bioluminescence. Avant de décrire plus avant l’invention, la définition de termes utilisés dans le présent texte est ci-après donnée. Par kit selon l’invention, on entend une association d’au moins deux parties, à savoir un lyophilisat d’une culture d’une bactérie bioluminescente d’une part, et un milieu permettant la culture de ladite bactérie d’autre part, qui sont séparées l’une de l’autre, de manière essentiellement étanche, et qui sont destinées à être mises en contact pour la manifestation d’une bioluminescence en présence d’oxygène. Tout agencement d’une dite partie par rapport à l’autre peut être envisagé, les agencements autorisant une entrée en contact facile des contenus sont privilégiés. Par milieu permettant la culture de ladite bactérie bioluminescente, selon l’invention, on entend un milieu comprenant au moins les substrats nutritifs et un système tampon approprié, qui sont nécessaires et suffisants pour faire croître les cellules bactériennes. Lesdits substrats nutritifs incluent au moins une ou des sources de carbone, une ou des sources d’azote, une ou des sources de soufre, une ou des sources de phosphore, des nutriments minéraux et éventuellement des vitamines. Cette définition relève des connaissances générales de l’homme du métier qui peut lui-même préparer ou bien se procurer dans le commerce un tel milieu adapté à la bactérie à cultiver. Ce milieu peut contenir en outre tout autre ingrédient favorisant la croissance bactérienne. L’expression de la bioluminescence, à savoir la lumière émise, dépendant de la croissance bactérienne, plus les bactéries seront nombreuses, plus l’intensité lumineuse sera élevée. Il est aussi du ressort de l’homme du métier de déterminer et sélectionner des ingrédients optionnels qui peuvent venir compléter ledit milieu, en particulier pour contribuer à une expression optimale de la bioluminescence. Cette définition s’applique de la même manière à un milieu permettant la culture d’un microorganisme autre qu’une bactérie. Il convient de prendre en compte que la bioluminescence est un phénomène sensible à l’environnement et qu’elle peut ne pas s’exprimer en l’absence des conditions requises comme la température, l’acidité, la teneur en oxygène, même si la bactérie émettrice reste vivante. Ainsi, quelles que soient la bactérie et la résistance de celle-ci, la bioluminescence est thermosensible et ne se produit généralement pas à une température excédant 35°C. De même, elle pourra être affectée dans un milieu dont le pH est en-deçà ou au-delà de l’intervalle de 6-8,5. Ces contraintes sont connues de l’homme du métier et ne sont données qu’à titre indicatif, l’invention n’étant bien entendu pas restreinte à l’expression d’une bioluminescence dans ces conditions. L’invention est ci-après exposée plus en détail, toutes les caractéristiques indiquées ci-dessous devant être considérées seules ou en une quelconque combinaison de deux ou plus. Le lyophilisat de culture d’une bactérie bioluminescente, constituant l’une des parties d’un kit de l’invention, peut être préparé à partir d’une culture bactérienne réalisée dans des conditions classiques, qui peuvent éventuellement être modifiées en particulier pour favoriser le développement du nombre de cellules. Plus la concentration du lyophilisat en cellules sera élevée, plus l’émission de lumière par mise en contact des deux parties du kit sera immédiate et s’intensifiera. Selon une variante de l’invention, cette culture est effectuée dans un milieu identique à celui constituant l’autre des parties du kit. Toutes les bactéries bioluminescentes sont des candidats potentiels à un kit de l’invention. En raison de leur rendement en bioluminescence, on préfère une bactérie bioluminescente de l’un quelconque des genres suivants : Aliivibrio , Enterovibrio , Photobacterium , Photodesmus et Vibrio . On privilégie les bactéries qui expriment à la fois une forte bioluminescence et une bonne résistance à la lyophilisation. Selon une variante avantageuse, on retient une bactérie d’origine marine de l’espère Photobacterium phosphoreum ou Photobacterium kishitanii ou une bactérie de l’espèce Vibrio gigantis ou Vibrio huyengisis. Il a été dit précédemment que la bioluminescence dépend de paramètres physiques de l’environnement, elle est avant tout dépendante de la croissance bactérienne, et favoriser la croissance c’est contribuer à une meilleure luminescence. Selon les applications envisagées, certaines espèces seront préférées en raison de leur culture plus rentable, ou de leur résistance à certaines conditions et en particulier à la lyophilisation. Ainsi, les espèces Photobacterium phosphoreum et Photobacterium kishitanii sont avantageusement choisies car elles continuent d’émettre de la lumière à des températures relativement basses (4°C). L’acidité idéale du milieu est relativement commune à toutes les bactéries bioluminescentes étudiées jusqu’à présent et fluctue entre des valeurs de pH comprises entre 6 et 8.5. La disponibilité de l’oxygène, élément indispensable à la réaction de bioluminescence, est également un autre facteur de grande importance. L’affinité du système de bioluminescence bactérienne pour l’oxygène varie également selon les espèces. À titre d’exemple, celles du genre Photobacterium ont démontré une meilleure résistance, voire parfois même une bioluminescence supérieure, aux faibles concentrations en oxygène en comparaison à d’autres espèces de bactéries bioluminescentes. De manière encore plus avantageuse, il s’agit d’une bactérie de la souche Photobacterium phosphoreum ANT-2200. Cette souche a été déposée en vertu du Traité de Budapest auprès de l’autorité de dépôt de la CNCM le 24 février 2021 sous le numéro de dépôt CNCM I-5659. Il peut être envisagé que le lyophilisat soit un lyophilisat d’une culture de plusieurs bactéries bioluminescentes ou soit issu d’une lyophilisation d’un mélange de cultures de différentes bactéries ou d’un mélange de lyophilisats de cultures de différentes bactéries. Le lyophilisat peut être obtenu par toute technique de lyophilisation bien connue de l’homme du métier. Selon un procédé classique, la culture bactérienne, de préférence en phase exponentielle, est placée dans un milieu de lyophilisation et soumise à un traitement de lyophilisation dans tout lyophilisateur disponible dans le commerce. La concentration en cellules bactériennes de la culture placée dans le milieu de lyophilisation va de préférence de 0,6 à 0,8 UDO (unité de densité optique) à 600 nm. En vue d’une préservation optimale de la viabilité des cellules qui vont subir la lyophilisation, la culture comporte avantageusement un ou plusieurs cryoprotectant, tels que le glycérol ou le sucrose. Dans un autre mode d’exécution de l’invention, la culture bactérienne précitée est directement lyophilisée sans être au préalable mise en suspension dans un milieu de lyophilisation et peut dans ce cas n’avoir recours à aucun cryoprotectant. Selon une mise en œuvre préférentielle de l’invention, la bactérie bioluminescente est une bactérie de l’espère Photobacterium phosphoreum et le lyophilisat est préparé par lyophilisation d’un milieu de culture de ladite bactérie dans lequel un cryoprotectant a été introduit. Ce dernier est avantageusement du sucrose en une concentration de 12% (m/m) dans ledit milieu de culture. Le milieu permettant la culture de ladite bactérie bioluminescente, constituant l’autre des parties d’un kit de l’invention, est formulé de telle manière qu’il répond à l’ensemble des conditions permettant la culture, au sens de croissance ou développement, de ladite bactérie luminescente présente dans le lyophilisat. A cet effet, il comprend au moins une ou des sources de carbone, une ou des sources d’azote, une ou des sources de soufre, une ou des sources de phosphore, des nutriments minéraux et éventuellement des vitamines. Ces apports sont généralement satisfaits par la présence des ingrédients suivants : une ou des peptones : une peptone est un hydrolysat de protéines, généralement sous forme de poudre, riche en acides aminés et en peptides courts qui vont apporter du carbone et de l’azote, ainsi que le soufre avec la méthionine et la cystéine ; on y trouve aussi de nombreux coenzymes, ainsi que des nutriments minéraux, apportant notamment le phosphore ; un ou des extraits de levure : il s’agit d’un lysat de levure qui est riche en glucides et qui contient des acides aminés, des bases azotées, des cofacteurs enzymatiques, ainsi que les nutriments minéraux apportant le phosphore entre autres. Le milieu comprend en outre un système tampon capable de maintenir le pH de la culture à une valeur optimale ou à une valeur aussi proche de celle-ci. Ce système est à base d’eau, et si la bactérie est d’origine marine, il est à base d’eau de mer. Un milieu d’un kit de l’invention peut comprendre tout autre ingrédient complémentaire contribuant à augmenter l’expression de la bioluminescence, son intensité et/ou sa durée. Il peut ainsi inclure des vitamines, comme les vitamines de Balch [WE Balch et al. (1979) Methanogens: reevaluation of a unique biological group . Microbiol Rev 43:260-296]. Il peut être liquide, il peut aussi être semi-liquide au sens où il tend vers une texture plus visqueuse sous réserve de ne pas gêner la diffusion du lyophilisat, lors de la mise en contact des deux parties du kit. A cette fin, il comprend un agent gélosant ; s’il s’agit de l’agar, le milieu peut comporter jusqu’à 15 g/L d’agar. Avantageusement, le milieu permettant la culture favorise le développement de la culture jusqu’à la phase exponentielle. Un autre avantage de l’invention réside dans sa grande diversité de mise en œuvre, à condition que, jusqu’au moment souhaité du déclenchement du phénomène, les parties soient étanches l’une par rapport à l’autre et qu’une source d’oxygène moléculaire soit accessible. Ainsi, le lyophilisat et le milieu pour la culture de la bactérie luminescente sont selon une variante chacun dans un réservoir, souple ou rigide, en tout matériau étanche aux solides et aux liquides, par exemple plastique, transparent ou non, lesdits réservoirs étant reliés directement ou non. Selon une variante, le lyophilisat et le milieu sont chacun dans un réservoir souple ou rigide en tout matériau plastique étanche aux solides et aux liquides, mais perméable aux gaz dont l’oxygène ou une source d’oxygène comme l’air. Dans un autre mode de réalisation d’un kit de l’invention, le lyophilisat et le milieu sont chacun dans un réservoir, souple ou rigide, étanche aux solides, aux liquides et aux gaz, en tout matériau approprié par exemple verre, plastique. Dans ce cas, de l’oxygène ou une source d’oxygène doit être disponible pour produire la bioluminescence ; à titre d’exemple, l’atmosphère de l’un et/l’autre des réservoirs peut être suffisante ; il ou elle peut aussi être apporté(e) par un troisième réservoir faisant partie du kit. Les réservoirs peuvent être reliés ou non. Ainsi, le kit peut être sous la forme d’un contenant comprenant les réservoirs des parties du kit, ledit contenant comportant une partie sécable pour la mise en contact des contenus des deux dites parties. Dans une version particulière, la partie sécable dudit contenant contient de l’oxygène ou une source d’oxygène. Quelle que soit la variante, le matériau est de préférence transparent, ou à tout le moins il laisse passer toute ou presque toute la lumière émise. Bien entendu, le lyophilisat et le milieu peuvent être dans des compartiments de matériaux différents et toute combinaison peut être envisagée. Il peut aussi être construit selon diverses conformations, par exemple, les deux parties au moins du kit peuvent être liées l’une à la suite de l’autre ou bien l’une peut entourer tout ou partie de l’autre. Selon l’application envisagée, on préférera recourir à plusieurs kits de l’invention, identiques ou différents, plutôt qu’un seul kit dont le volume du/des contenants serait trop grand. Ainsi, l’invention concerne aussi une multiplicité de kits, identiques ou différents, tels que définis ci-dessus, lesdits kits étant par exemple enfermés dans un emballage solide, tel qu’une boîte. A titre d’exemple, le kit peut se présenter sous la forme d’une capsule à enveloppe souple ou dure, constituée d’au moins deux parties séparées, l’une contenant le lyophilisat de culture d’au moins une bactérie luminescente, l’autre contenant un milieu pour la culture de la dite ou des dites bactéries, les deux parties au moins étant séparées par une cloison qui peut être rompue pour mettre en commun les deux parties. Cette cloison peut être sécable, sa rupture étant alors provoquée par un traitement approprié comme l’application d’une pression sur la ou de préférence un ensemble de capsules. Dans une autre variante, elle peut être dissolvable, sa mise en contact avec un solvant la désagrégeant spécifiquement ou désagrégeant et la cloison et l’enveloppe de la capsule, La cloison peut être aussi rompue par un changement de température, par l’exposition à une lumière. Selon une autre mise en œuvre, une capsule peut être rechargeable en lyophilisat et en milieu de culture, respectivement. L’invention concerne toute application d’un kit ou d’une multiplicité de kits décrits ci-dessus. Ainsi, elle apporte un article pourvu d’un kit ou plusieurs kits, ledit article étant un objet de décoration, un produit événementiel, un accessoire d’éclairage, un dispositif de signalétique, une partie de la structure d’un bâtiment. L’invention a encore pour objet un procédé pour illuminer un support, selon lequel on dispose d’un kit de l’invention et d’un support, on met en contact le lyophilisat et le milieu, puis on applique le mélange résultant sur ledit support pour son illumination. La bioluminescence étant observée par la mise en contact des parties du kit en présence d’oxygène, il peut être envisagé que l’oxygène soit présent dès la mise en contact desdits milieux, ou bien seulement au moment de l’application du mélange sur ledit support. Ainsi, selon le procédé de l’invention, on met en contact le lyophilisat et le milieu en présence ou en l’absence d’oxygène. Selon une variante, on met en contact le lyophilisat et le milieu en l’absence d’oxygène et on applique le mélange sur ledit support en présence d’oxygène. L’application peut être opérée par toute technique appropriée, telle que la pulvérisation, la nébulisation ou l’atomisation. Elle pourra être adaptée à la surface à traiter et/ou à la technique d’impression, ainsi, pour traiter des surfaces importantes et/ou complexes ou dans la technique du pochoir, on retiendra avantageusement la pulvérisation. A cette fin, l’utilisateur pourra se servir d’un pistolet de type pistolet à peinture, un pulvérisateur, un aérographe…. L’invention est illustrée dans les exemples suivants qui mettent en évidence ses avantages. Exemple 1 : Préparation d’un lyophilisat d’une culture d’une bactérie de la souche Photobacterium phosphoreum ANT-2200 Une culture de P. phosphoreum ANT-2200 est réalisée, à 19°C, dans un milieu liquide de type ZoBell comprenant pour 1000 mL de milieu : 5 mg de peptone 3 mg d’extrait de levure (Yeast Extract) 3 mL de glycérol 750 mL d’eau de mer 250 mL d’H 2 O, et dont le pH est ajusté à 7,5. 25 mL de cette culture en fin de phase exponentielle (déterminée par une densité optique DO aux environs de 0,7 et une bioluminescence de aux environs de 10E+7URL) sont prélevés et centrifugés pendant 20 minutes à 8000 tours/minute. Le culot résultant est remis en suspension dans 200 µL de surnageant puis transféré dans un tube Eppendorf de 1,5 mL 200 µL d’une solution de sucrose à 24% (m/m) y sont additionnés. L’échantillon est soumis à une congélation rapide (fast-freeze) dans l’azote liquide puis stocké à -80°C pendant 3 jours. L’échantillon est ensuite lyophilisé pendant 24h. Le lyophilisat obtenu est exposé à un flux d’azote pendant 1 minute puis conservé à température ambiante. Exemple 2 : Efficacité d’un kit selon l’invention L’efficacité d’un kit de l’invention est évaluée à partir d’un lyophilisat de l’Exemple 1 constituant une partie du kit, et d’un milieu liquide de type ZoBell tel que décrit à l’Exemple 1 constituant l’autre partie du kit selon les protocoles indiqués ci-après. 1 er essai : A t 0 , la totalité d’un tube de lyophilisation est resuspendu dans 5 ml de milieu ZoBell biopeptone (dans un flacon de 50 ml) puis 250 µl de cette suspension sont étalés sur une boite de Petri contenant aussi du ZoBell biopeptone. Après 3 h, la culture liquide commence à briller. Après 14h, la culture brille de manière intense. Jusqu’à presque 3 jours, la bioluminescence est régulièrement mesurée, les valeurs suivantes sont déterminées : à t 0 + 17h30 3 10E7, à t 0 + 24h 3 10E7, à t 0 + 42h 2,8 10E7, à t 0 + 49h 2,8 10E7 : on observe toujours une brillance franche, à t 0 + 67h 2,4 10E7 2 nd essai : A t 0 , la totalité d’un tube de lyophilisation est ajoutée à 10 ml de milieu ZoBell biopeptone (dans un flacon de 50 ml) puis 250 µl de cette suspension sont étalés sur une boite de Petri contenant aussi du ZoBell biopeptone. Jusqu’à 3 jours, la bioluminescence est régulièrement mesurée, les valeurs suivantes sont mesurées : à t 0 + 15h, 1,16 10E7, à t 0 + 20h 2,98 10E7, à t 0 + 24h 2,05 10E7, à t 0 + 39h 1,3 10E7, à t 0 + 45h 1,3 10E7, à t 0 + 76h 7 10E6. Tant que la valeur de la bioluminescence est supérieure à 10E7, alors elle est parfaitement visible à l'œil nu. Ces deux essais démontrent la performance d’un kit de l’invention, au moins 3 jours après la mise au contact du lyophilisat de culture avec un milieu de culture selon l’invention, en présence d’air ambiant, et ce, même à de faibles concentrations cellulaires du lyophilisat. Kit pour l’émission contrôlée de la bioluminescence d’une bactérie bioluminescente en présence d’oxygène, ledit kit comprenant, d’une part, un lyophilisat d’une culture de ladite bactérie bioluminescente, et d’autre part, un milieu pour la culture de ladite bactérie bioluminescente, ledit substrat étant sous forme liquide ou semi-liquide. Kit selon la revendication 1, caractérisé en ce que la bactérie bioluminescente est choisie parmi les espèces Photobacterium phosphoreum, Photobacterium kishitanii, Vibrio gigantis et Vibrio huyengisis . Kit selon la revendication 2, caractérisé en ce que la bactérie bioluminescente est une bactérie de la souche Photobacterium phosphoreum ANT-2200 qui a fait l’objet du dépôt à la CNCM le 24 février 2021 sous le numéro de dépôt CNCM I-5659. Kit selon l’une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le lyophilisat et le milieu pour la culture de la bactérie luminescente sont chacun dans un réservoir, souple ou rigide, en tout matériau étanche aux solides et aux liquides, par exemple plastique, transparent ou non, lesdits réservoirs étant reliés directement ou non. Kit selon la revendication 4, caractérisé en ce que les réservoirs sont en matériau étanche aux gaz. Kit selon l’une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu’’il est sous la forme d’un contenant comprenant les réservoirs, ledit contenant comportant une partie sécable pour la mise en contact des deux dits milieux biologiques. Kit selon la revendication 6, caractérisé en ce que la partie sécable dudit contenant contient de l’oxygène ou une source d’oxygène. Multiplicité de kits selon l’une quelconque des revendications 1 à 7, identiques ou différents, et enfermés dans un emballage solide, tel qu’une boîte. Article pourvu d’un kit ou plusieurs kits selon l’une quelconque des revendications 1 à 7, ledit article étant un objet de décoration, un produit événementiel, un accessoire d’éclairage, un dispositif de signalétique, une partie de la structure d’un bâtiment. Procédé pour illuminer un support, caractérisé en ce qu’on dispose d’un kit selon l’une quelconque des revendications 1 à 8 et d’un support et en ce qu’on met en contact le lyophilisat et le milieu puis on applique le mélange résultant sur ledit support. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce qu’on met en contact le lyophilisat et le milieu en présence d’oxygène. Procédé selon la revendication 10 ou 11, caractérisé en ce qu’on met en contact le lyophilisat et le milieu en l’absence d’oxygène et on applique le mélange sur ledit support en présence d’oxygène. Procédé selon l’une quelconque des revendications 10 à 13, caractérisé en ce qu’on applique le mélange sur ledit support par pulvérisation, nébulisation ou atomisation.