T'invention se rapporte d'une façon générale à la fabrication de gaines ou conduits verticaux, qui s'étendent sur toute la hauteur d'un immeuble, par exemple les conduits d'évacuation des gaz viciés ou les vide--ordures, aui comportent une conduite tubulaire intérIeure, constituant elle-même la gaine, et composée de poteries èu tuyaux distincts en matière cramique, qui sont assemblés bout-à-bout, et par une enveloppe qui forme un appui résistant et qui comporte éventuellement d'autres canaux, par exemple des canaux d' aération, canaux de passage de câbles électriques eTc..On connait des conduits de ce .type, qui constituent des cheminées d'vacuation des fumées ou, en général des cheminées 'évacuation de gaz viciés (voir modèle d'utilité de la République Fédérale D'Allemagne numéro 1 928-724 ). Dans.ce cas, on utilise comme poteries ou tuyaux distincts, des tuyaux en terre. cuite. Toutefois, on a déjà utilisé-également dans la technique antérieure comme vide-ordures, des conduits de même construction, constituant en réalité des cheminées, la seule différence consistant dans la présence d'ouvertures latérales pour le montage des bouches de vide-ordures. Le point de départ de la .présente.invention a été de chercher à perfectionner la fabrication et la mise en oeuvre des conduits de vIde-ordures ; toutefois, toute une série de connaissances acquises dans cette recherche présentent une importance et un intérêt plus général et peuvent également être mises en oeuvre en particulier pour le perfectionnement des conduits d'évacuation des gaz vicies. Les conduits d'évacuation des gaz et due vide-ordures qui s'étendent sur toute hauteur des immeubles sont en général actuellement composés d'éléments préfabriqués qui ont la longueur de tubes de canalisation ou la hauteur d'un étage. Dans le cas où l'on utIlIse les éléments préfabriqués de la hauteur d'un étage, il est habituel (voir également le modèle d'utilité de la République Fédérale d'AllemagrXe numéro 1 928 724 précité) de réaliser la conduite tubulaire intérieure en plusieurs tuyaux successifs et, en raison de la faible résistance que la conduite tubulaire ainsi obtenue peut opposer aux forces périphériques, faiblesse qui est due à la nature céramique de la matière utilisée, on associe à cette conduite une enveloppe d'appui résistante ayant également la hauteur d'un étage. Pour cette enveloppe, on utilise en général du béton armé massif ; on peut toutefois également utiliser du béton cellulaire ou une autre matière moderne. Dans la construction des cheminées, on dispose ensuite, pour l'i solaticn thermique, une 'couche Intermédiaire entre l'enveloppe résistante proprement dite et la conduite tubulaire intérieure. L'invention est donc en particulier également relative à la construction d'éléments préfabriqués ayant la longueur de tubes ou une longueur correspondant à la hauteur diun étage, pour la construction de conduits verticaux. Les vide-ordures classiques sont composés d'éléments préfabriqués simples superposés. I1 est connu de munir ensuite le conduit, réalisé sur toute la hauteur de l'immeuble, d'un enduit intérieur continu de protection contre l'humidité, à base de gou dron (on/de préférence un enduit de protection composé "d'Inertol" (marque déposée) ). Toutefois, ces enduits ont l'inconvénient de ne pas avoir une résistance à l'abrasion suffisante pour les nouveaux appareils de nettoyage mécaniques qui travaillent fréquemment de façon semi-automatique ou entièrement automatique.On a constaté également des irrégularités de surface aux joints de raccordement entre les éléments préfabriqués, ces irrégularités étant dues à la formation de bourrelets ou de gorges, qui peuvent conduire à retenir les matières jetées dans le vide-ordures ou à accumuler des nids de salissures. Lorsqu'on construit un conduit de vide-ordures en ciment d'amiante (par exemple le produit connu sous la marque déposée "Eternit") la résistance mécanique n'est pas non plus entièrement satisfaisante. De même, lorsque, ainsi qu'on l'a mentionné plus haut, fln utilise comme vide-ordures des conduits construits pour servir de cheminées ou bien les éléments préfabriqués correspondants, la terre cuite du~conduit~intérieur tubulaire ne donne pas entière satisfaction;; Endehors-de l'insuffisance de solidité mécanique, ces éléments' ont l'inconvénient de ne pas être suffisamment étanaches à liteau. Même lorSqu'on utilise des tuyaux en terre cuite intérieurement vitrifiés, ainsi qu'il est connu de le faire dans de nombreux cas pour la construction des cheminées, on ne peut pas obtenir toujours une étanchéité suffisante à l'humidité, mais l'humidité peut au contraire s'infiltrer dans la masse de la terre cuite en passant par les joints existants entre les divers tuyaux ou poteries en terre cuite. Suivant l'invention, pour éviter les inconvénients ci-dessus, dans un élément préfabriqué de conduit de vide-ordures, la conduite tubulaire intérieure est réalisée, non pas en poteries en terre cuite, comme dans la technique antérieure utilisée pour les cheminées, mais en tuyaux ou poteries de grès cérame. De même que la terre cuite, le grès cérame est fortement perméable à l'humidité à l'état non vitrifié. I1 est donc nécessaire de vitrifier aussi la poterie en grès cérame intérieurement. La poterie vitrifiée de grès présente une excellente imperméabilité à l'eau. Sa résistance mécanique aux appareils de nettoyage, est supérieure à toutes les gaines de vide-ordures connues. Une nouvelle caractéristique, particulièrement importante dans le cas des conduits de vide-ordures, réside dans la résistance aux acides, cette caractéristique méritant une attention particulière dans le cas des vide-ordures, qui sont utilisés sans précautions. I1 est habituel, dans la technique des poteries en terre cuite, de raccorder les diverses poteries par un joint à rainure et languette ou par un joint à emboitement à profil en coin, Dans les poteries en grès cérame, le seul raccordement habituel est un manchon conique . Ce mode de raccordement peut également assurer l'étanchéité à-lthumidité au niveau des joints. On pourrait donc en principe utiliser pour la construction de la conduite tubulaire intérieure des poteries en grès céfa- me vitrifiées intérieurement. Dans ce cas, on peut éventuellement prévoir, à la place des manchons coniques , également des nouveaux modes de raccordement de la technique moderne (joint à profil en coin ou joint à rainure et languette), tels que ceux qui sont utilisés uniquement pour les poteries en terre cuite. Dans chaque cas, il subsiste toujours aux joints entre les diverses poteries, une intervalle plus ou moins important dans lequel peuvent se former des accumulations de résidus qui, même s'ils sont de faible. dimension , peuvent être la source d'odeurs gênantes pour les habitants de l'immeuble qui utilisent le vide-ordures. Par ailleurs, il risque également de faire naître des foyers d'infections. Suivant l'invention, pour remédier à cet inconvénient non seulement la surface interne des poteries distinctes mais également les joints de raccordement entre les diverses poteries successives de la gaine sont recouvertes d'une couche interne de vitrification. Cette réalisation permet de conférer au conduit verti- cal du vide-ordures, un revêtement intérieur lisse, dur et imperméable à l'humidité qui s'étend également sur les joints, le conduit présentant ainsi une structure pratiquement homogène. Ce revêtement peut être facilement nettoyé et on peut même périodiquement laver les salissures restées adhérentes au moyen d'agents de nettoyage liquides sans que le liquide ne puisse s'infiltrer dans la masse de la conduite tubulaire intérieure, en particulier à travers les joints de raccordement entre poteries qui existeraient dans les autres cas, ni les imprégner ni même, si le liquide de nettoyage présente une certaine composition, détruire la matière. On peut également utiliser le même mode de construction pour des gaines d'évacuation de gaz viciés, lesquelles doivent titre résistantes aux acides et autres matières corrosives, par exemple au toluène, dans le cas des évacuations de gaz des imprimeries à quatre couleurs, au chlore gazeux etc. Par ailleurs, ce revêtement de vitrification d'un seul tenant ne présente pas seulement des avantages dans le cas des gaines intérieures en poteries de grès cérame mais elle peut également être considérée comme avantageuse lorsque la matière céramique est de la terre cuite comme dans le cas des cheminées Suivant l'invention, il existe plusieurs modes de réaliser une vitrification intérieure d'un seul tenant sur une conduite tubulaire intérieure.Une possibilité consiste à réaliser l'ensemble de la vitrification intérieure après coup lorsque le conduit est déjà monté sur toute la hauteur de l'immeuble. On peut alors utiliser des éléments préfabriqués dont les conduites tubulaires intérieures ne présentent absolument aucune vitrification intérieure. Pour former cette vitrification intérieure, réalisée après coup et qui revêt tout le conduit, on peut suivant l'invention utiliser une tête de travail que l'on peut faire descendre dans le conduit et qui porte des dispositifs capables de projeter, présécher et cuire les composants de vitrification intérieure en un seul passage. Une autre possibilité consiste à préparer la vitrification intérieure préalablement sur une grande longueur dans les divers éléments préfabriqués utilisés pour la construction du conduit. Cette autre possibilité présente plusieurs variantes dans lesquelles les divers segments de vitrification intérieure des éléments préfabriqués qui constituent le conduit doivent être reliés par des garnitures rapportées sur.les joints de raccordement et vitrifiées ultérieurement. Dans le cas d'éléments préfabriqués de grande longueur, on utilisera en général pour la conduite tubulaire intérieure comme première variante des tuyaux qui sont déjà revêtus d'une vitrification intérieure avant le-montage de l'élément préfabriqué. (onappellera dans la suite cette vitrification intérieure "vitrification d'origine"). Dans le cas d'éléments préfabriqués d'une longeur égale à la hauteur d'un étage et comportant une conduite tubulaire intérieure composée de plusieurs poteries ou tuyaux distincts, on peut, en deuxième variante utiliser également des poteries sans vitrification d'origine et, de la façon qui a été décrite plus haut pour le revêtement par vitrification intérieure. d'un seul tenant sur un conduit construit sur toute la hauteur de l'immeuble, réaliser une vitrification intérieure d'un seul tenant sur l'élément préfabriqué en recouvrant les joints de raccordement des différentes poteries. Dans le cas d'éléments préfabriqués d'une longueur égale à la hauteur d'un étage, on peut également, en troisième variante, utiliser des poteries comportant une vitrification d'origine. Suivant un mode de réalisation particulier de cette troisième variante, on peut vitrifier les joints nécessaires des poteries individuelles vitrifiées en même temps qu'on réalise les vitrifications. de jonction aux raccordements entre éléments préfabriqués après la construction de l'ensemble du conduit sur toute la hauteur de l'immeuble. Suivant /#oU & re de réalisation particulier, on peut toutefois également réaliser en usine les vitrifications de jonction à l'intérieur de chaque élément préfabriqué, ce qui nécesslte toutefois une opération supplémentaire.D'un autre côté, la première realisation particulière exige une opération plus longue au moment de la réalisation des vitrifications de jonction. Davns le cas des conduitès tubulaires intérieures de la hauteur d'un étage réalisées en grès cérame, on peut se suffire de deux poteries. la vitrification de jonction peut être réalisée par projection sous pression du composé fluide, après quoi on nettoie les parties vitrifiées d'origine recouvertes'par la couche de dépôt de jonction sur les éléments préfabriqués ou sur les tuyaux adjacents. Ceci offre l'avantage de ne laisser subsister pratiquement aucune couché de la vitrificåtion de jonction sur la surface intérieure vitrifiée des éléments raccordés, couche qui pourrait se décoller par plaques dans des circonstances particulièrement défavorables. Suivant une variante, la composition de vitrification de jonction peut être déposée à l'état pâteux, de préférence en empiètant des deux côtés sur les surfaces intérieures vitrifiées des éléments préfabriqués ou poteries à raccorder. Ceci peut être réalisé d'une façon particulièrement facile au moyen d'un rouleau de peinture classique. Les gradins de surépaisseur sont si peu marqués qu'ils n'altèrent pratiquement pas la régularité de la surface interne du conduit. Pour assurer un-raccordement homogène entre les vitrifications de jonction et les vitrifications intérieures d'origine des éléments à raccorder, il est préférable de chauffer les vitrifications de jonction à une température qui provoque le ramollissement des vitrifications intérieures d'origine des éléments préfabriqués ou poteries å raccorder. le dispositif pour le durcissement des vitrifications de jonction peut être suivant l'invention un bruleur annulaire que l'on fait descendre dans le conduit et qui est guidé dans l'axe de ce dernier ou bien en variante, un seul brûleur qu'on peut faire descendre dans le conduit et qu'on peut faire tourner en le guidant dans l'axe de ce conduit. Il convient d'apporter une attention particulière au fait que les segments de vitrification intérieure qui couvrent les joints sont réalisés de façon à être homogènes et solides. On peut procéder en remplissant les joints avec un excès de composition de vitrification intérieure de jonction. Toutefois, la résistance mécanique de la formation obtenue est limitée. C'est pourquoi, suivant l'invention, le raccordement des poteries et éléments préfabriqués doit être suffisamment rigide, et muni d'une structure de raccordement telle que l'on puisse réaliser des couches durables et solides de vitrification intérieure qui recouvrent les zones de raccordement. Suivant l'invention, on évite les modes antérieurs de raccordement à recouvrement entre tuyaux de grès cérame, qui utilisent le raccordement à emboitement, ou ceux des tuyaux de terre cuite comportant un joint à profil en coin, ou une liaison à languette et rainure et on choisit à la place de ces modes de jonction une liaison collée, bord à bord, et spécialement choisie. les mortiers de jointoyage normaux/bases de ciment ou de matière plastique ne sont pas appropriés pour servir de support pour les vitrifications. Par contre, il existe déjà dans le commerce un adhésif ou mortier spécial dont les composants forment, sous l'influence de la température, une liaison céramique de sorte que, par assemblage de deux éléments céramiques au moyen de cet adhésif, on obtient une seule pièce céramique homogène. Suivant l'invention, les tuyaux ou poteries d'un élément préfabriqué qui comprend plusieurs poteries distinctes, ainsi que les conduites tubulaires intérieures des divers éléments préfabriqués, sont réunis entre eux bord à bord à leurs surfaces d'extrémités. Il est préférable de réaliser un jointoyage de raccordement simple, à bords droits. Naturellement, on peut également rendre les surfaces de joints rugueuses, les strier, les chanfreiner etc., d'une façon qui est appropriée pour le jointoyage. Lorsque le joint s'est lié en formant une matière céramique, il représente pour la vitrification un support céramique aussi bien que la matière des tuyaux assemblés. Il est évident que ce mode de réunion de tuyaux intérieurs céramiques présente un intérêt encore plus général pour les conduits dans lequel il n'est pas prévu de vitrification intérieure. Les tuyaux en grès cérame ne se trouvent dans le commerce autavec un manchon d'emboîtement à une extrémité. Il est habituel de vitrifier ces tuyaux, mais de plonger dans la cire l'extré- mité du tuyau qui n'est pas élargie et qui est à l'opposé du manchon d'emboîtement, lorsqu'on effectue la vitrification, de sorte qu'à cette extrémité du tuyau, il subsiste une bande annulaire non vitrifiée aussi bien sur la surface interne que sur la surface externe. On utilise alors la bande extérieure non vitrifiée comme surface de fixation d'un mastic de jointoyage que l'on dépose entre le manchon d'emboîtement et la dite bande externe, ce mastic servant à assurer l'étanchéité, aussi bien que des garnitures d'étanchéité en caoutchouc qui peuvent être utilisées en variante. Les tuyaux ou poteries en grès cérame suivant l'inven- tion, bui sont en général cylindriques sans manchon d'emboîtement et qui présentent une section tubulaire constante sur toute la longueur, possèdent au contraire sur la surface interne, à chacune de leurs extrémités, une bande terminale laissée libre par la vitrification intérieure d'origine, et, pour des raisons de fabrication (revêtement par immersion dans la cire), on utilise une simple bande annulaire. Les bandes annulaires de ces tuyaux ont pour but d'offrir une bonne adhérence à la vitrification de jonction, non seulement sur le joint ou le raccordement de nature céramique entre deux tuyaux successifs, mais également sur les tuyaux euxmêmes.Il est avantageux de prévoir des bandes d'extrémité exemptes de vitrification intérieure dans les éléments préfabriqués d'une longueur égale à la hauteur d'un étage et dans lesquels on a réalisé une vitrification intérieure d'un seul tenant qui couvre les joints entre tuyaux distincts ne comportant aucune vitrification d'origine. La réalisation de bons joints céramiques du genre décrit plus haut de même que le prolongement de la vitrification intérieure sur les raccordements entre tuyaux successifs nécessitent en ce qui concerne le centrage, l'orientation angulaire et l'adaptation dans l'espace. et sur les surfaces des extrémités des éléments préfabriqués qui doivent être raccordés entre eux, une précision qui n'est pas encore habituelle dans la construction actuelle des éléments préfabriqués de la hauteur d'un étage. Suivant,l'inven- tion, on prévoit donc que chaque élément préfabriqué de la hauteur d'un étage est ajusté en usine par rapport à l'élément préfabriqué consécutif avec lequel il doit former un ensemble ordonné en ce qui concerne l'ordre de succession des éléments préfabriués. les divers éléments préfabriqués de la hauteur d'un étage sont pour ainsi dire réalisés sur mesures pour une construction déterminée et reçoivent des numéros d'ordre et autres repères qui définissent l'ordre de succession de l'assemblage.Etant donné que la fabrication d'éléments préfabriqués de la hauteur d'un étage du genre ci-dessus s'effectue en général en fonction des besoins d'une construction déterminée, la formation de l'ensemble suivant l'invention exige moins de moyens techniques qui l'on devait fabriquer des éléments préfabtiaués identiques et interchangeables entre eux. Suivant l'invention, pour éviter les difficultés de centrage et d'ajustement angulaire des extrémités de deux éléments préfabriQués qui doivent être raccordés, deux chevillesde repèr2=e, de préférence opposées diamétralement sont montées en saillie sur l'extrémité supérieure de l'élément préfabriqué et se logent dans des douilles de repérage qui ont de préférence une forme en entonnoir et qui sont prévues dans l'extrémité inférieure de l'élé- ment préfabriqué suivant. Ces éléments de repèrage sont avanta geusement montés sur l'enveloppe résistante de l'élément préfabri qué. Pour des raisons de solidité, ces éléments sont de préférence reliés à l'armature de l'enveloppe. Il est connu de noyer dans la surface d'extrémité supé rieure, en particulier sur les éléments préfabriqués de la hauteur d'un étage, un manchon fileté, ou deux manchons filetés diamétrale ment opposés et dans lequel ou lesquels on peut visser sans serra ge un ou des anneaux de transport, pour servir de moyens auxiliai res pour le transport de l'élément préfabriqué. Suivant l'invention, cette fonction est également con fiée en supplément, aux chevilles, ces dernières comportant des trous filetés destinés à recevoir les anneaux habituels à tiges filetées pour le transport de l'élément prafébriqué. La présence des chevilles à double fonction est également d'une façon générale avantageuse pour servir de moyens auxiliaires pour l'assemblage d'éléments préfabriqués de la hauteur d'un étage et qui sont destinés à être associés entre eux. D'autres earactéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, faite en regard du dessin annexé et donnant à titre explicatif et nullement limitatif une forme de réalisation suivant l'invention. Sir ce dessin, la figure 1 est une coupe axiale schématique partielle d'un tuyau de grès cérame suivant l'invention, dont la partie médiane est supprimée La figure 2 est une coupe axiale schématique d'un élément préfabriqué suivant l'invention, de la hauteur d'un étage, dont la conduite tubulaire intérieure est composée de deux tuyaux suivant la figure 1; La figure 3 est une coupe de détail à échelle agrandie de la qui représente la zone entourée d'un cercle au bas/figure 2 ; et La figure 4 est une coupe de détail à échelle agrandie représentant la zone entourée d'un cercle dans la partie supérieure de la figure 2. le. tuyau de grès cérame 10 représenté sur la figure 1 est cylindrique sur toute sa longueur et présente une section également constante sur toute sa longueur, c'est-à-dire que l'élargissement formant manchon d'emboîtement et qui est habituellement prévu à l'une des extrémités est supprimé.- La surface interne 12 du tuyau 10 comporte une vitrifi retre'sentée cation préliminaire,/soUs la forme d'une couche séparée, pour la clarté du dessin, mais il va de soi qu'en réalité cette couche fait corps avec la matière céramique du 'tuyau. Aux deux-extrémités du tuyau de grès, on a laissé sans vitrification une bande terminale annulaire 1S, 18, de même largeur, grâce à un-recouvrement de cire exécuté au trempé. Les deux surfaces d'extrémités ou surfaces radiales 20 et 22 du tuyau 10 sont perpendiculaires à son-axe 24 représenté en traits mixtes sur la figure 1. L'élément préfabriqué de la hauteur d'un étage, qui est représenté sur la figure 2 comprend une conduite tubulaire intérieure 30 et une enveloppe.72 qui sert d'appui résistant pour cette conduite. Cette enveloppe ne sera pas décrite en détail en ce qui concerne sa structure et elle peut éventuellement être réalisée d'une façon classique sous la forme de frette multiples elle peut contenir des fers d'armature et être creusée de chambres ou canaux supplémentaires, etc. Pour la simplicité du dessin, on n a pas représenté l'ouverture latérale destinée à recevoir une bouche de vide-ordures, ce qui est habituellement la forme des éléments préfabriqués des conduits de vide-ordures. Dans le cas où le conduit est utilisé comme gaine d'évacuation des gaz viciés, on peut au contraire ménager des canaux d'évacuation latéraux. La conduite intérieure tubulaire 10 est composée de deux tuyaux 10 superposés en grès cérame, conformes au mode de réalisation de la figure 1. Au joint de raccordement entre la surface d'extrémité supérieure 20 du tuyau inférieur et la surface d'extrémité inférieure 22 du tuyau supérieur, est prévu un collage bord à bord exécuté au moyen d'un mortier qui forme en se liant. une substance céramique. Les parties vitrifie'es'd'origine 14 des deux tuyaux de grès 10 sont raccordées par une vitrification de jonction non représentée, qui couvre la bande inférieure 18 libre de vitrification du tuyau supérieur, le joint céramique 34, ainsi que la bande supérieure 16 libre de vitrification du tuyau inférieur 10 et qui peut éventuellement empiéter sur les vitrifications d'origine. Il est possible de cuire cette vitrification de jonction, ainsi que le mortier céramique non encore durci, en une seule passe de travail.Lorsque le dépôt de la composition dé vitrification de jonction n'est exécuté sur le joint que sur le chantier de construction, en même temps que le jointoyage et la jonction des parties vitrifiées des éléments préfabriqués consécutifs, ce qui peut être réalisé en principe exactement comme le jointoyage des tuyaux 1 de l'élément préfabriqué représenté sur la figure 2, le mortier céramique de cet élément préfabriqué, au joint 34 de réunion des tuyaux, peut ne pas être encore lié à l'état de substance céramique. Ainsi qu'on l'a représenté avec plus de détails sur les figures 3 et 4, deux chevilles de repérage 40, qui ont en pratique une longueur d'environ 8 à 10cm, font saillie sur la surface d'extrémité ou radiale supérieure de l'enveloppe résistante 32, ces deux chevilles étant disposées en des points diamétralement opposés et coopérant avec des douilles de repérage 42 correspondantes qui sont noyées dans la surface d'extrémité ou radiale inférieure de l'enveloppe lorsque plusieurs éléments préfabriqués ont superposés. Sur la figure 3, on peut voir que les douilles 42 ont une forme en entonnoir et comprennent une partie avant 44 fortement conique ainsi qu'une partie arrière 46 cylindrique ou de préférence légèrement conique. Sur la figure 4, les chevilles de repérage 40 sont ancrées au moyen d'un manchon 48 sur un fer 50 de l'armature de l'enveloppe 12 en béton lourd. A la place du manchon 48, on peut éventuellement prévoir également une ferrure d'ancrage correspon dante.Oh pourrait également donner à la partie d'ancrage de la cheville 40 une profondeur de pénétration gans e téton 12. A l'extrémité libre de chaque cheville de repérage 40 est formé un trou borgne taraudé 52 dans lequel on peut visser un anneau de transport habituel, qul peut être enlevé après le transport. le diamètre de la cheville 40 doit donc être d'environ 1cm ou plus. Ainsi qu'on peut le voir sur le dessin, l'enveloppe 12 est légèrement en retrait par rapport aux tuyaux 10 au niveau des surfaces d'extrémités comme représenté en 60 et 62 et, au moins sur une partie de la section. La section qui n'est pas en retrait peut constituer une couche intermédiaire mais elle n'est pas absolument nécessaire. On peut injecter un mortier de jointoyage dans la fente qui subsiste entre les parties en retrait 60 et 62 de deux éléments préfabriqués successifs, pour lier également les unes aux autres, les enveloppes 32 des éléments préfabriqués successifs d'un conduit qui s'étend sur la hauteur d'un immeuble. Il va de soi que l'invention n'a été décrite ci-dessus qu'à titre explicatif et nullement limitatif et que l'on pourra y apporter toutes variantes sans pour cela sortir de son domaine. R E V E N D I C A T I O N S 1. Elément préfabriqué,- notamment pour conduits de videordures, comprenant une conduite tubulaire intérieure qui forme le conduit, et une enveloppe résistante qui sert d'appui et qui comporte éventuellement d'autres canaux, par exemple des canaux d'aération, des canaux de passage de câbles électriques, etc., cet élément préfabriqué étant caractérisé en ce que la conduite tubulaire intérieure est composée de tuyaux de grès cérame. 2. Elément préfabriqué, d'une longueur égale à la hauteur d'un étage, suivant la revendication 1, caractérisé en ce que, comme dans la technique connue, l'enveloppe possède une longueur égale à la hauteur d'un étage et la conduite tubulaire intérieure est composée de plusieurs tuyaux ou poteries distincts mis bout à bout. 3. Elément préfabriqué suivant la revendication 2, carac térisé en ce que la conduite tubulaire intérieure n'est composée que de deux tuyaux. 4. Elément préfabriqué suivant l'une des revendications 1, 2, et 3, caractérisé en ce que chaque tuyau comporte une vitri 2ication intérieure d t orieine, réalisée avant la construction de 1' élément préfabriqué. 5. Conduit s'étendant sur toute la hauteur d'un immeuble, par exemple pour l'évacuation des gaz viciés ou pour servir de videordures, comprenant d'une part, une conduite tubulaire intérieure qui forme le conduit, en matière céramique, notamment en grès cé- rame, dont les tuyaux ou poteries distincts portent une vitrification intérieure, et d'autre part, une enveloppe résistante qui sert d'appui et qui comporte éventuellement d'autres canaux, par exemple des canaux d'aération, des canaux de passage de cabales, etc. ce conduit étant composé d'éléments préfabriqués ayant la longueur normale des tubes ou une longueur égale à la hauteur d'un étage, notamment suivant l'une des revendications 1, 2, 3, et 4, ce conduit étant caractérisé de plus en ce que, non seulement la surface interne des tuyaux, mais également les joints de raccordement qui réunissent les divers tuyaux successifs-de la conduite tubulaire, sont revêtus d'une couche de vitrification intérieure. 6. Conduit suivant la revendication 5, caractérise en ce qu'une vitrification intérieure continue et d'un seul tenant est est réalisée après la construction de l'ensemble de la conduite tubulaire, sur la surface intérieure de celle-ci, et recouvre les joints de raccordement. 7. Conduit suivant la revendication 5, dans lequel la conduite tubulaire intérieure de chaque élément préfabriqué porte une vitrification intérieure distincte, laquelle est notamment constituée par une vitrification d'origine portée par chacun des tuyaux, ce conduit étant caractérisé en ce que les divers segments de vitrification intérieure des éléments préfabriqués qui forment le conduit sont reliés entre eux, avec recouvrement des joints de raccor- dement par des vitrifications de jonction réalisées après coup. 8. Conduit suivant l'une des revendications 5, 6 et 7, caractérisé en ce que la vitrification intérieure qui recouvre les joints remplit ceux-ci au moyen d'un excès de composition de vitrification. 9. Conduit suivant l'une des revendications 5, 6, 7 et 8, caractérisé en ce que les conduites tubulaires intérieures des éléments préfabriqués qui forment le conduit sont réunis, de préférence bord à bord, au moyen d'un mortier céramique. 10. Procédé de raccordement d'éléments préfabriqués mis bout-àout dans un conduit suivant la revendication 9, caractérisé en ce que la vitrification intérieure qui couvre les joints de raccordement des conduites tubulaires intérieures des éléments préfabriqués est réalisée sur un mortier de jointoyage qui durcit à la chaleur et se lie en une matière céramique, avant le durcissement de ce mortier, et la vitrification intérieure et le mortier de jointoyage sont ensuite durcis à la chaleur en un seul processus. 11. Procédé de dépôt de vitrification de jonction sur les joints de raccordement des éléments préfabriqués successifs d'un conduit suivant l'une quelconque des revendications 7, 8 et 9, et/ ou de tuyaux successifs incorporés dans un même élément préfabriqué, ce procédé étant caractérisé en ce que la composition de vitrification de jonction est déposée à l'état péteux, de préférence en empiétant des deux cotés sur'les parties intérieures vitrifiées des éléments préfabriqués ou des tuyaux distincts. 12. Procédé de réalisation de vitrification de jonction sur les joints de raccordement entre les éléments préfabriqués successifs d'un conduit suivant l'une des revendications 7, 8 ou 9, et/ou entre les tuyaux successifs d'un même élément préfabriqué, caractérisé en ce que la composition de vitrification de jonction est projetée sous pression à l'état d'un liquide visqueux et, ensuite les parties intérieures vitrifiées d'origine des éléments préfabriqués ou tuyaux de ces éléments sont nettoyées et débarrassées de la couche de composition de vitrification de jonction qui les recouvre. 13. Procédé de durcissement de la; vitrification de jonction réalisée suivant l'une des revendications 11 et 12, caractérisé en ce qu'on chauffe les compositions de vitrification de jonction jusqu'au point de ramollissement des vitrifications intérieures d'origine des éléments préfabriqués ou tuyaux à raccorder. 14. Dispositif pour durcir les vitrifications de jonction réalisées notamment suivant l'une des revendications 11 et 12, caractérisé par un brûleur annulaire que l'on peut faire descendre dans le conduit et qui est guidé dans une position centrée sur l'axe de ce dernier. 15. Dispositif pour durcir les vitrifications de jonction, notamment réalisées suivant l'une des revendications 11 et 12, caractérisé par un brûleur unique qu'on peut faire descendre dans le conduit et qui est rotatif et guidé dans une position centrée sur l'axe de ce conduit. 16. Dispositif destiné à réaliser la vitrification intérieure dans un conduit suivant la revendication 6, dispositif caractérisé par une tête travaillante que l'on peut faire descendre dans le conduit, et qui porte des dispositifs servant à projeter la composition de vitrification intérieure, lui faire subir un préséchage et la cuire, le tout en un seul passage. 17. Tuyau en matière céramique, en particulier en grès, pour un élément préfabriqué suivant la revendication 4 ou pour un conduit suivant l'une quelconque des revendications 7, 8 et 9, ce tuyau étant caractérisé en ce que les deux extrémités du tube 10 sont identiques et présentent des surfaces d'extrémité planes, et la vitrification d'origine réalisée sur la surface interne de ce tuyau laisse non revêtue une bande terminale à chaque extrémité de la surface interne de chaque tuyau. 18. TuYau suivant la revendication 17, caractérisé en ce que les deux bandes terminales sont de même largeur. 19. Elément préfabriqué de la hauteur d'un étage pour un conduit suivant la revendication 5, caractérisé en ce qu'une vitrification intérieure continue et d'un seul tenant est réalisée sur la surface interne de la conduite tubulaire intérieure de ce conduit et couvre les joints de raccordement des différents tuyaux de cet élément, de préférence en laissant non revêtues des bandes terminales aux extrémités de la conduite tubulaire intérieure. 20. Elément préfabriqué pour conduit, en particulier élément de la hauteur d'un étage suivant l'une quelconque des revendications 5, 6, 7, 8 et 9, caractérisé en ce qu'il est ajusté en usine sur l'élément préfabriqué adjacent, avec lequel il forme un ensemble de construction-dans lequel les éléments sont disposés dans un ordre donné. 21. Elément préfabriqué suivant la revendication 20, caractérisé en ce que deux chevilles de repérage, de préférence diamétralement opposées, font saillie sur l'extrémité supérieure de cet élément et deux douilles de repérage correspondantes, dé préférence en forme d'entonnoirs, sont noyées dans l'extrémité inférieure de cet élément. 22. Elément préfabriqué suivant la revendication 21, caractérisé en ce que l'embouchure en entonnoir-de chaque douille est fortement conique et la zone intérieure de chaque douille ne présente qu'une légère conicité. 23. Elément préfabriqué suivant l'une des revendications 21 et 22, caractérisé en ce que les chevilles sont réunies à l'armature de l'enveloppe résistante. 24. Elément préfabriqué suivant la revendication 23, caractérisé en ce que les chevilles comportent des trous taraudés destinés à recevoir les anneaux de transport à tige filetée habituellement utilisés pour le transport de ces éléments préfabriqués. 25. Elément préfabriqué de la hauteur d'un étage, pour un conduit d'évacuation des gaz viciés ou pour former un vide-ordures, comprenant une conduite intérieure tubulaire, composée d'aumoins deux tuyaux céramiques réunis bout-à-bout, et une enveloppe résistante d'appui, en particulier pour un conduit vitrifié intérieurement suivant ltune quelconque des revendications 5, 6, 7, 8 et 9, caractérisé en ce que les tuyaux céramiques se rejoignent bordcà-bord et sont assemblés par un mortier de jointoyage qui forme une substance céramique en se liant, pour constituer une conduite tubulaire céramique d'un seul tenant de la hauteur d'un étage.