La présente invention concerne un nourrisseur pour case d'engraissement de porcs et, plus particulièrement, un nourrisseur en béton ou en matériau similaire. D'une manière générale, pour une utilisation en porcherie, les éléments de case d'engraissement, tels que les cloisons, les planchers et les nourrisseurs, ont une durée de vie plus grande quand ils sont réalisés en béton. En effet, contrairement au métal, le béton n'est pas altéré par les produits de lavage utilisés pour le nettoyage des cases, ni par l'urine des porcs. Par contre, les éléments en béton et, particulièrement, les nourrisseurs sont relativement lourds. Dans les cases d'engraissement connues, le nourrisseur est fixe et une porte est prévue, dans le prolongement du nourrisseur, pour pouvoir faire communiquer la case et le couloir. La largeur occupée par la porte constitue en fait une place mal utilisée. En effet, la suppression de la porte permet soit de réduire la distance entre les cloisons latérales, soit d'augmenter le nombre de porcs par case en conservant la distance entre cloisons. Pour supprimer la porte, il faut évidemment prévoir un nourrisseur amovible. Jusqu'ici le poids des éléments en béton n'a pas permis de trouver une solution viable à ce problème. Un objet de la présente invention consiste à prévoir un nourrisseur en béton capable de pivoter. Suivant une caractéristique de l'invention, il est prévu un nourrisseur monté sur un pivot constitué par la surface d'un plot de ciment, solidaire du sol, au centre duquel est inséré un axe qui se loge dans un creux de la face inférieure du nourrisseur. Suivant une autre caractéristique, le plot a une forme cylindrique, le diamètre du cylindre étant légèrement inférieur à la largeur de la base du nourrisseur et la hauteur du cylindre étant petite de l'ordre de 1 cm. Suivant une autre caractéristique, de la graisse est introduite entre la surface portante du plot et la surface portée du nourrisseur. Les caractéristiques de l'invention mentionnées ci-dessus, ainsi que d'autres, apparaîtront plus clairement à la lecture de la description suivante d'un exemple de réalisation, ladite description étant faite en relation avec les dessins joints, parmi lesquels: la Fig. 1 est une vue en élévation d'un nourrisseur monté sur un pivot, suivant l'invention, la Fig. 2 est une vue en coupe verticale du pivot de la Fig. 1, passant par le centre du pivot, la Fig. 3 est une vue en plan du pivot de la Fig. 2, et la Fig. 4 est une vue en coupe d'une variante de montage du pivot de la Fig. 2. Le nourrisseur 1 de la Fig. 1 ferme une case d'engraissement dont on a représenté le plancher 2 et les deux cloisons latérales 3 et 4, le dernier côté de la case, non visible étant généralement constitué par un mur de la porcherie. Le nourrisseur 1 comprend classiquement une ouverture supérieure 5 par laquelle l'éleveur peut verser des aliments et une partie basse en forme d'auges plus ou moins délimitées par des cloisons partielles 6. La base inférieure 7 du nourrisseur 1 est une plaque de béton horizontale plane 8 au centre de laquelle est prévu un trou borgne 9. La partie centrale de la plaque 8 repose sur la surface plane supérieure d'un plot 10 au centre duquel est inséré un tenon ou axe vertical 11. L'extrémité libre de l'axe 11 pénètre dans le trou 9, sans toucher le fond de ce dernier. Ainsi, la plaque 8 repose effectivement sur la surface du plot 10 qui sert de véritable pivot. Dans l'exemple des Figs. 1 et 2, le plot 10 fait partie intégrante d'une plaque de seuil 12 de forme rectangulaire et occupant toute la largeur de la case entre les cloisons 3 et 4, et le plot n'est constitué que par une partie légèrement en relief de cette plaque 12 qui est scellée dans le plancher 2 de la case, ce qui assure une bonne assise au nourrisseur. La largeur du nourrisseur 1 est légèrement inférieure à celle de la case pour laisser le jeu nécessaire entre ses côtés et les cloisons lorsqu'on fait pivoter le nourrisseur 1 sur le pivot 10 pour faire entrer ou sortir les porcs. La hauteur du plot 10 est de l'ordre de 1 cm, c'est à dire suffisamment petite pour ne pas créer un courant d'air préjudiciable à la santé des porcs. Entre la surface portante du plot 10 et la surface portée de la plaque 8, on insère de la graisse qui se loge dans les pores du béton et s'y conserve, si bien que l'amélioration du coefficient de glissement se conserve longtemps. D'un côté du pivot 10, la plaque 12 présente un brossage 13 dont la hauteur est inférieure à celle du plot 10 et qui sert à recevoir une cale de verrouillage insérée entre la surface de 13 et celle de 8 en soulevant légèrement un côté du nourrisseur au moyen d'un outil du genre levier. Le bossage 13 est placé assez loin de 10 pour que le basculement pour obtenir le verrouillage du nourrisseur par rapport à 10 ne demande qu'un effort réduit. Une fois la cale placée, le nourrisseur est verrouillé en position fermée.Bien entendu, on peut envisager d'autres moyens de verrouillage entre le nourrisseur et le sol ou les cloisons, tels que des verrous classiques de porte, etc. Au lieu d'une plaque de seuil complète 12 insérée dans le sol, comme on l'a montré à la Fig.1, on peut également prévoir un simple pivot 14, identique à 10 plus la partie de 12 située au-dessous de 10, qui est directement inséré dans le sol, déjà existant ou nouveau, et qui porte, comme 10, un axe 11. Dans l'exemple décrit, on a supposé le plot 10 cylindrique, mais il peut avoir une forme quelconque, qui de préférence s'inscrive dans la plaque 12. Dans la description qui précède on a envisagé comme matériau le béton ou le ciment, mais il est bien évident que l'installation suivant l'invention peut utiliser des matériaux équivalents en totalité ou partiellement, notamment pour améliorer le coéfficient de glissement des surfaces en contact. On peut aussi insérer entre les surfaces portante et portée une rondelle en un matériau améliorant le coefficient de glissement. Dans la description qui précède, ainsi que dans les revendications, le terme "nourrisseur" désigne d'une manière plus générale une auge ou un dispositif équivalent. Par ailleurs, dans les dessins joints, on a prévu le pivot au milieu de la largeur de la case, et donc de la longueur de la face inférieure du nourrisseur, mais cette position n'est pas obligatoire, le pivot pouvant être déporté, par exemple en l'éloignant du bossage 13. REVENDICATIONS 1! Nourrisseur ou auge en béton pour case d'engraissement cracterisé en ce qu'il est mcrte sur un pivot constitué par la surface d'un plot (10) de ciment, solidaire du sol, au centre duquel est inséré un axe (lt) qui se loge 3ans un creux (r) de la face inférieure du nourrisseur (1). 2) Nourrisseur monté sur pivot salivant la revendication 1, caractérisé en ce que le plot (10! a une forme cyl:ndrique, le diarnètre du cylindre étant de l'ordre de la lurgeur ii la base du nourrisseur (1) et la hauteur du cylindre étant petite de l'ordre de 1 cm. 3) Nourrisseur monté sur pivot suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que de la graisse est introduite entre la surface portante du plot (10) et la surface portée du nourrisseur (1). 4) Pivot pour nourrisseur ou auge en béton, caractérisé en ce qu'il est constitué par la surface d'un plot (10) de ciment, solidaire du sol, au centre duquel est prévu un axe de diamètre réduit (11) qui se loge dans un creux (9) de la face inférieure du nourrisseur (1). 5) Nourrisseur monté sur pivot suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que, vers une extrémité de la face inférieure du nourrisseur (1), il est prévu en relief sur le sol adjacent un bossage (13) sur lequel se place une cale de verrouillage entre la surface du bossage (13) et ladite face inférieure, le bossage (13) ayant une hauteur inférieure à celle du plot (10).