La présente invention a pour objet une machine (10) de torréfaction pour la torréfaction de pièces de bois (16) à usage œnologique, caractérisée en ce qu’elle comporte : - au moins une cuve (12, 14) rotative prévue pour recevoir les pièces de bois (16), la cuve (12, 14) étant montée à rotation par rapport à un support fixe (18) autour d’un axe de rotation (T1) transversal, la cuve (12, 14) comportant des parois ajourées permettant la diffusion de chaleur depuis l’extérieur vers l’intérieur de la cuve (12, 14), - au moins un bac (26, 28) prévu pour être alimenté en combustible de manière à former un foyer (30, 32), le bac (26, 28) étant mobile selon au moins une direction longitudinale (L1), entre au moins une position proximale et une position distale par rapport à la cuve (12, 14), de manière à permettre une régulation de la température de chauffe dans la cuve (12, 14) en fonction de la position longitudinale du bac (26, 28). Figure pour l'abrégé : figure 1. Machine de torréfaction pour pièces de bois Domaine technique de l’invention La présente invention concerne une machine de torréfaction pour pièces de bois. L’invention concerne plus particulièrement une machine de torréfaction permettant de torréfier des pièces de bois pour un usage œnologique et un procédé de torréfaction utilisant une telle machine de torréfaction. Arrière-plan technique Il est connu de traiter des pièces de bois en les torréfiant pour permettre leur usage dans le domaine œnologique. Généralement les pièces de bois sont des inserts en chêne dits staves, ou douelles, qui sont préalablement torréfiées dans des fours à induction avant d’être utilisés dans l’élevage du vin, par exemple plongés dans des cuves en inox pour apporter au vin la structure et les profils aromatiques désirés. L’utilisation de fours à induction et d’inserts en chêne de grandes longueurs nécessite un procédé de torréfaction relativement long et coûteux. Le coût de revient de chaque insert en chêne torréfié est donc relativement élevé. Par ailleurs, de tels inserts en chêne ne permettent pas de répondre à tous les besoins des producteurs de vin. L’invention vise à résoudre les problèmes mentionnés précédemment en proposant une machine de torréfaction pour la torréfaction de pièces de bois à usage œnologique, caractérisée en ce qu’elle comporte : - au moins une cuve rotative prévue pour recevoir les pièces de bois, la cuve étant montée à rotation par rapport à un support fixe autour d’un axe de rotation transversal, la cuve comportant des parois ajourées permettant la diffusion de chaleur depuis l’extérieur vers l’intérieur de la cuve, - au moins un bac prévu pour être alimenté en combustible de manière à former un foyer, le bac étant mobile selon au moins une direction longitudinale, entre au moins une position proximale et une position distale par rapport à la cuve, de manière à permettre une régulation de la température de chauffe dans la cuve en fonction de la position longitudinale du bac. La machine selon l’invention permet de produite de manière économique des petites pièces de bois torréfiées aptes à une utilisation œnologique en étant fournies aux producteurs de vins pour être plongées dans des citernes contenant du vin. La machine est particulièrement facile à mettre en œuvre, dans un espace relativement limité, dans des conditions de sécurité relativement facile à contrôler. On peut notamment dimensionner les foyers et les cuves en fonction de l’espace disponible et de la quantité de pièces à fournir. La torréfaction des pièces de bois est relativement facile à contrôler en jouant sur plusieurs paramètres tels que : la position relative du bac par rapport à la cuve, la vitesse de rotation de la cuve, la quantité de braise dans le bac, la quantité de pièces de bois dans la cuve. Selon d’autres caractéristiques de l’invention : - le bac comporte deux parois latérales opposées transversalement et à chaque extrémité longitudinale respectivement une paroi transversale proximale et une paroi transversale distale, les parois latérales et transversales délimitant une ouverture supérieure ; - la paroi transversale distale est pourvue d’un déflecteur externe qui s’étend vers le haut à partir de l’ouverture supérieure ; - le déflecteur externe comporte une portion inférieure qui s’étend globalement verticalement dans le prolongement de la paroi transversale distale et une portion supérieure inclinée du côté opposé à la cuve ; - la paroi transversale proximale comporte une portion supérieure ajourée prévue pour permettre une diffusion de la chaleur produite par le foyer vers une zone située sous la cuve ; - la hauteur de l’axe de rotation de la cuve et la hauteur de la paroi transversale proximale du bac sont choisies de manière que, dans la position proximale du bac, l’ouverture supérieure soit située au moins en partie sous la cuve lorsque le bac occupe sa position distale ; - au moins une des parois latérales du bac comprend une partie mobile permettant de réguler l’arrivée d’air dans le foyer ; - la longueur du bac selon la direction transversale est sensiblement égale à la longueur de la cuve selon la direction transversale, de manière à favoriser une diffusion homogène de la chaleur sur toute la longueur de la cuve ; - la cuve a une section en coupe de forme polygonale, de préférence hexagonale, de manière à favoriser le retournement des pièces de bois à l’intérieur de la cuve pendant la rotation de la cuve ; - la paroi interne de la cuve comporte au moins un déflecteur interne qui favorise le retournement des pièces de bois à l’intérieur de la cuve pendant la rotation de la cuve ; - la cuve comporte un panneau articulé formant porte destiné à permettre le chargement et le déchargement de la cuve, et la paroi interne du panneau articulé comporte un premier et un second déflecteurs internes qui sont inclinés en sens opposés de manière à former un entonnoir facilitant le déchargement de la cuve vers le bas ; - la machine comporte un dispositif d’entraînement configuré pour entraîner en rotation la cuve dans le sens de la remontée des pièces de bois contenues dans la cuve du côté du foyer ; - la machine comporte deux cuves opposées longitudinalement et deux bacs mobiles associés, et le dispositif d’entraînement est prévu pour entraîner simultanément en rotation les deux cuves, le sens de rotation de chaque cuve étant inversé par rapport à l’autre, de manière que les pièces de bois contenues dans la cuve remontent toujours du côté du foyer associé. - la machine comporte un toit agencé au-dessus de la zone de déplacement du bac et au-dessus de la cuve, le toit comportant une ouverture, de manière à retenir la chaleur diffusée par le foyer tout en facilitant l’évacuation des fumées produites par le foyer ; L’invention propose aussi un procédé de torréfaction de pièces de bois à usage œnologique, caractérisé en ce qu’il met en œuvre la machine de torréfaction mentionnée précédemment et en ce qu’il comporte les étapes suivantes : - chargement des pièces de bois dans la cuve, - alimentation du bac en combustible et allumage jusqu’à obtenir une première température de chauffe déterminée, le bac occupant sa position distale, - mise en rotation de la cuve de manière que les pièces de bois situées dans la cuve remontent du côté du foyer, - déplacement du bac vers la cuve, - régulation de la vitesse de rotation de la cuve en fonction de la température de torréfaction désirée pour les pièces de bois, - déplacement du bac jusqu’à sa position distale, - arrêt de la rotation de la cuve, - déchargement des pièces de bois torréfiées. Brève description des figures D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaitront au cours de la lecture de la description détaillée qui va suivre pour la compréhension de laquelle on se reportera aux dessins annexés dans lesquels : – la est une vue en perspective qui représente une machine de torréfaction de pièces de bois 16 selon l’invention lorsque les bac mobiles occupent une position distale ; – la est une vue similaire à celle de la qui représente la machine de torréfaction lorsque les bacs mobiles occupent une position proximale ; – la est une vue en perspective qui représente l’un des bacs équipant la machine de la ; – la est une vue en perspective qui représente l’une des cuves équipant la machine de la lorsque la porte permettant le chargement et le déchargement de pièces de bois est ouverte. Description détaillée de l'invention Pour la description de l'invention et la compréhension des revendications, on adoptera à titre non limitatif et sans référence limitative à la gravité terrestre les orientations verticale, longitudinale et transversale selon le repère V, L, T indiqué aux figures dont les axes longitudinal L et transversal T s’étendent dans un plan horizontal. Dans la description qui va suivre, des éléments identiques, similaires ou analogues seront désignés par les mêmes chiffres de référence. Les figures 1 et 2 illustrent un exemple de réalisation d’une machine 10 de torréfaction selon l’invention. La machine 10 comporte ici une première cuve 12 et une seconde cuve 14 rotatives qui sont prévues pour recevoir des pièces de bois 16 à torréfier pour un usage œnologique. Les pièces de bois 16 utilisées avec cette machine 10 sont de préférence des plaquettes parallélépipédiques d’environ 5 à 15 cm de côté et 0,5 à 2 cm d’épaisseur. Bien entendu d’autres formes et d’autres dimensions pourraient également convenir. La machine 10 comporte ici une structure de support 18 fixe comportant un plateau 20 surmonté de quatre poteaux 22 et d’un toit 24. Un premier et un second bacs 26, 28 sont montés coulissants sur le plateau 20 selon une direction longitudinale L1 entre les deux cuves 12, 14. Chaque bac 26, 28 est prévu pour recevoir du combustible de manière à pouvoir former un premier et un second foyers 30, 32 produisant la chaleur nécessaire à la torréfaction. Chaque bac 26, 28 peut ainsi recevoir des morceaux de bois incandescents formant des braises. Chaque cuve 12, 14 est ici montée à rotation par rapport à la structure de support 18 autour d’un axe de rotation transversal T1 soutenu par deux poteaux 22 opposés transversalement. Chaque bac 26, 28 est prévu pour être déplacé selon la direction longitudinale L1 entre une position distale et une position proximale par rapport à la cuve 12, 14 la plus proche de manière à permettre une régulation de la température de chauffe dans chaque cuve 12, 14 en fonction de la position longitudinale du bac 26, 28 associé. Sur la , les deux bacs 26, 28 sont représentés dans une position distale et sur la dans une position proximale. On note que les cuves 12, 14 et les bacs 26, 28 sont ici agencés de manière symétrique par rapport à un plan transversal de symétrie, les deux cuves 12, 14 et les deux bacs 26, 28 étant identiques. On décrit l’un des bacs 26, 28 en relation avec les figures 1 et 3. Chaque bac 26, 28 a globalement une forme parallélépipédique comportant deux parois latérales 34, 36 opposées transversalement ainsi qu’une paroi transversale proximale 38 et une paroi transversale distale 40 délimitant une ouverture supérieure 42 rectangulaire. Chaque bac 26, 28 possède une paroi de fond 44 qui repose ici sur des roulettes 46 permettant de déplacer le bac 26, 28 sur le plateau 20, ou sur le sol, suivant la direction longitudinale L1. Les roulettes 46 sont ici guidées sur le plateau 20 par des rails 47 longitudinaux. Avantageusement, la paroi transversale distale 40 est pourvue d’un déflecteur externe 48 qui s’étend vers le haut à partir de l’ouverture supérieure 42. Le déflecteur externe 48 est de préférence réalisé d’une seule pièce avec la paroi transversale distale 40, et il comporte une portion inférieure 50 qui s’étend verticalement dans le prolongement de la paroi transversale distale 40, et une portion supérieure 52 inclinée du côté opposé à la cuve 12, 14 associée. De préférence, l’angle d’inclinaison a1 de la portion supérieure 52, par rapport à la portion inférieure 50 est compris entre 10 et 45 degrés. La paroi transversale proximale 38 comporte une portion inférieure pleine 54 et une portion supérieure ajourée 56 prévue pour permettre une diffusion de la chaleur produite par le foyer 30, 32 vers une zone située sous la cuve 12, 14 associée. La portion supérieure ajourée 56 comprend ici une série de barreaux 58 verticaux reliant le bord supérieur 60 de la portion inférieure pleine 54 à une traverse 62 formant un bord de l’ouverture supérieure 42. Les barreaux 58 délimitent entre eux des ouvertures ou fenêtres 64 pour la diffusion de la chaleur issue du foyer 30, 32. De préférence la portion supérieure ajourée 56 s’étend sur toute la longueur transversale du bac 26, 28 et le bac 26, 28 s’étend lui-même sur toute la longueur de la cuve associée 12, 14, de manière à favoriser une diffusion homogène de la chaleur sur toute la longueur de la cuve 12, 14. Avantageusement la hauteur de l’axe de rotation T1 de chaque cuve 12, 14 et la hauteur du bac 26, 28 sont choisis de manière que, dans la position proximale du bac 26, 28, l’ouverture supérieure 42 soit située au moins en partie sous la cuve 12, 14. De plus, la hauteur du bac 26, 28 est choisie pour permettre de contenir suffisamment de combustible pour produire la chaleur nécessaire à la torréfaction pendant une période déterminée. Avantageusement, au moins une des parois latérales 34, 36 du bac 26, 28 comprend une partie mobile 66 permettant de réguler l’arrivée d’air dans le foyer 30,32. La partie mobile 66 est ici constituée par un volet pivotant 68 articulé dans la partie basse de la paroi latérale 36. Diverses solutions peuvent être prévues pour commander et verrouiller le volet pivotant 68 en position fermée et en position ouverte. En remplacement de ce volet pivotant 68 ou en plus du volet pivotant 68, la paroi latérale 34, 36 peut être montée coulissante verticalement par rapport aux parois transversales 38, 40 de manière à pouvoir se décaler vers le haut et ainsi créer une arrivée d’air dans le bas du bac 26, 28. Le volet pivotant 68 permet à la fois d’évacuer les cendres du foyer 30, 32 et de faire arriver l’air de chaque côté du foyer 30, 32 pour réguler le tirage et assurer une homogénéité de chauffe sur toute la longueur du bac 26, 28. On décrit maintenant plus en détail les cuves 12, 14 rotatives en relation avec les figures 1 et 4. Chaque cuve 12, 14 comporte ici deux plaques d’extrémité 70, 72 de formes hexagonales reliées par six panneaux ajourés 74. Chaque cuve 12, 14 possède ainsi une section longitudinale de forme hexagonale. La forme de la cuve 12, 14 est choisie pour favoriser le brassage et le retournement des pièces de bois 16 à l’intérieur de la cuve 12, 14 pendant sa rotation. Selon des variantes de réalisation (non représentées) la section pourrait être d’une forme polygonale différente d’un hexagone, ou bien pourrait être circulaire ou ovale. Les panneaux ajourés 74 sont constitués par des grilles métalliques, de préférence en acier inoxydable, aptes à supporter les températures du foyer 30, 32 qui peuvent monter à environ 400 degrés. Le maillage des panneaux ajourés 74 doit permettre une bonne diffusion de la chaleur provenant du foyer 30, 32 et aussi être suffisamment serré pour retenir les pièces de bois 16 qui sont chargées dans la cuve 12, 14. Avantageusement, l’un des panneaux ajourés 74 est articulé sur l’un de ses bords de transversal au moyen de charnières 76 de manière à former une porte 78 qui donne accès à l’intérieur de la cuve 12, 14 pour permettre son chargement et son déchargement. Avantageusement, la paroi interne de la cuve 12, 14 comporte au moins un déflecteur interne 80 qui favorise le retournement des pièces de bois 16 à l’intérieur de la cuve 12, 14 pendant sa rotation. Selon le mode de réalisation représenté, la cuve 12, 14 comporte deux déflecteurs internes 80 qui sont fixés sur la face interne de la porte 78. Les deux déflecteurs internes 80 sont ici formés de deux cornières métalliques inclinées en sens opposés pour former un rétrécissement ou entonnoir permettant, en phase de déchargement, de guider les pièces de bois vers la partie médiane de la porte 78 ou de la cuve 12, 14. Comme illustré sur les figures 1 et 2, la machine 10 comporte un dispositif d’entraînement 82, comportant par exemple un moteur électrique, qui est prévu pour entraîner en rotation les deux cuves 12, 14, par exemple au moyen d’un système de chaînes et pignons, ou courroies et poulies. De préférence les deux cuves 12, 14 sont entraînées simultanément dans le sens de la remontée des pièces de bois 16 du côté de chaque foyer 30, 32 associé. Ainsi il est prévu d’entraîner la première cuve 12 dans le sens horaire R1 et la seconde cuve 14 dans le sens anti-horaire R2 en considérant les figures 1 et 2. Avantageusement, le dispositif d’entraînement 82 comporte un réducteur (non représenté) qui permet de contrôler la rotation inversée des deux cuves 12, 14. Il a été constaté une meilleure torréfaction des pièces de bois 16 lorsqu’elles sont brassées vers le haut à proximité du foyer 30, 32 associé. En effet, lors de la rotation de la cuve 12, 14, les pièces de bois 16 ont tendance à être emmenées vers le haut sur les parois ajourées 74, aidées par les déflecteurs internes 80, avant de retomber puis de revenir à proximité des foyers 30, 32. Avantageusement, un seul moteur électrique est relié par un système de réducteur aux deux cuves 12, 14 pour les entraîner en rotation simultanément. Selon une variante de réalisation, un système de désaccouplement et/ou une commande individuelle pour chaque cuve 12, 14 peuvent permettre de commander la rotation d’une seule cuve 12, 14 lorsque l’on souhaite torréfier une plus petite quantité de pièces de bois 16, par exemple. Avantageusement, le toit 24 est à deux pans d’inclinaison légèrement différente pour ménager une ouverture transversale 84 facilitant l’évacuation des fumées, à la jonction entre les deux pans du toit 24. Le toit 24 est de préférence réalisé en acier inoxydable pour résister aux fortes températures et pour contribuer à maintenir une chaleur homogène au voisinage des cuves 12, 14. Dans le mode de réalisation de l’invention décrit et représenté sur les figures 1 à 4, la machine 10 comporte deux cuves 12, 14 et deux bacs 26, 28. Bien entendu, l’invention s’applique aussi au cas d’une machine 10 ayant un seul bac 26 pour un seul foyer 30 et une seule cuve 12. On décrit maintenant le procédé de torréfaction de pièces de bois 16 à usage œnologique mettant en œuvre la machine 10 selon l’invention. Au cours d’une phase de préparation, les bacs 26, 28 sont amenés en position distale, comme sur la , pour pouvoir y préparer les foyers en déversant dans les bacs 26, 28 du combustible tel que des buchettes ou autres morceaux de bois aptes à fournir des braises après un allumage approprié. Le feu est ensuite allumé dans chaque bac 26, 28 pour former les braises et les foyers 30, 32. Les bacs 26, 28 forment ainsi des braseros qui produisent de la chaleur apte à torréfier les pièces de bois 16. On note que le déflecteur externe 48 prévu sur chaque bac 26, 28 permet de guider les fumées produites par les foyers 30, 32 vers le haut et à l’écart des cuves 12, 14. En effet, il est important de minimiser la quantité de fumée traversant les cuves 12, 14 car elle risquerait de transmettre aux pièces de bois 16 un goût de fumée qui n’est pas recherché pour un usage œnologique. Chaque déflecteur externe 48 contribue aussi à une bonne répartition de la chaleur produite par les braises vers la cuve 12, 14 associée. En effet, le déflecteur externe 48 est de préférence réalisé en métal comme le reste du bac 26, 28, et sa montée en température va produire un rayonnement vers la cuve 12, 14 associée. Dans la suite de la description, on utilisera le terme de température de chauffe qui correspond à une température de référence mesurée à proximité du foyer 30, 32, par exemple en un point médian sur la traverse 62. Au cours de cette phase de préparation, chaque cuve 12, 14 est chargée par la porte 78 avec une quantité déterminée de pièces de bois 16 destinées à un usage œnologique. Au cours d’une phase de montée en température, les bacs 26, 28 sont maintenus dans leur position distale et les cuves sont mises en rotation 12, 14 grâce au dispositif d’entraînement 82, de manière à faire monter les pièces de bois 16 en température dans les cuves 12, 14. Pendant la rotation des cuves 12, 14, les pièces de bois 16 sont brassées dans chaque cuve 12, 14, en remontant avec les parois ajourées 74, du côté des cuves 12, 14, et en retombant les unes sur les autres. Les déflecteurs internes 80 contribuent aussi à ce brassage en favorisant le déplacement des pièces de bois 16 sur toute la longueur de la cuve 12, 14. Ce brassage permet une diffusion homogène de la chaleur produite par les foyers 30, 32 sur toutes les pièces de bois 16 en évitant toute surchauffe qui pourrait conduire à une combustion de ces pièces de bois 16. Lorsque la fumée produite par la formation des braises commence à se dissiper et que la température de chauffe atteint une valeur prédéterminée, par exemple une valeur comprise entre 300 et 400 degrés, les bacs 26, 28 sont déplacés longitudinalement vers les cuves 12, 14 associées de manière à augmenter la température à l’intérieur des cuves 12, 14 ce qui permet la torréfaction des pièces de bois 16. On note que la vitesse de rotation des cuves 12, 14 est choisie pour permettre la torréfaction des pièces de bois 16. Une vitesse trop lente entraîne une chauffe trop intense des pièces de bois 16 et une vitesse trop rapide ne permet pas de chauffer suffisamment les pièces de bois 16 pour obtenir l’effet torréfié. Pendant la torréfaction, la position longitudinale de chaque bac 26, 28 peut être ajustée pour assurer une intensité de chauffe appropriée, en combinaison avec un choix approprié de la vitesse de rotation des cuves 12, 14. Sur la les cuves 12, 14 sont représentées dans la position proximale où l’ouverture supérieure 42 se situe au droit de l’axe de rotation T1 de la cuve 12, 14 associée, ce qui assure la température de chauffe maximale pour les pièces de bois 16. On note que l’inclinaison de la portion supérieure 52 du déflecteur externe 48 permet d’approcher au maximum longitudinalement le bac 26, 28 de la cuve 12, 14 associée, sans être bloqué par le déflecteur externe 48, tout en utilisant un déflecteur externe 48 suffisamment haut pour qu’il produise un maximum d’effet. Lorsque les pièces de bois 16 ont atteint le niveau de torréfaction désiré, les bacs 26, 28 sont ramenés vers leur position distale, puis la rotation des cuves 12, 14 est arrêtée. Le procédé de torréfaction selon l’invention se déroule au total par exemple sur une période de une demi-heure à une heure. Les pièces de bois 16 torréfiées sont alors déchargées par la porte 78 de chaque cuve 12, 14. Il suffit par exemple de placer un bac de récupération (non représenté) sous la cuve 12, 14, en face de l’espace situé entre les deux déflecteurs internes 80. Les pièces de bois 16 se déversent alors dans le bac de récupération, les déflecteurs internes 80 guidant les pièces de bois 16 à la façon d’un entonnoir, vers le centre. Selon une variante de réalisation de la machine 10 selon l’invention, la position de chaque cuve 12, 14 pourrait être réglable, par exemple en hauteur. Selon une autre variante de réalisation, les bacs 26, 28 pourraient être montés coulissants transversalement afin de faciliter le rechargement en combustible. Ils pourraient aussi être commandés en déplacement longitudinal par un système d’entraînement (non représenté). LEGENDE 10 : machine 12 : première cuve 14 : seconde cuve 16 : pièces de bois 18 : structure de support 20 : plateau 22 : poteau 24 : toit 26 : premier bac 28 : second bac 30 : premier foyer 32 : second foyer 34 : première paroi latérale 36 : seconde paroi latérale 38 :paroi transversale proximale 40 : paroi transversale distale 42 : ouverture supérieure 44 : paroi de fond 46 : roulettes 47 : rail 48 : déflecteur externe 50 : portion inférieure 52 : portion supérieure 54 : portion inférieure pleine 56 : portion supérieure ajourée 58 : barreau 60 : bord supérieur 62 : traverse 64 : fenêtre 66 : partie mobile 68 : volet pivotant 70 : première plaque d’extrémité 72 : seconde plaque d’extrémité 74 : panneau ajouré 76 : charnière 78 : porte 80 : déflecteur interne 82 : dispositif d’entraînement 84 : ouverture transversale a1 : angle d’inclinaison L1 : direction longitudinale R1 : sens de rotation de la première cuve R2 : sens de rotation de la seconde cuve T1 : axe de rotation transversal Machine (10) de torréfaction pour la torréfaction de pièces de bois (16) à usage œnologique, caractérisée en ce qu’elle comporte : - au moins une cuve (12, 14) rotative prévue pour recevoir les pièces de bois (16), la cuve (12, 14) étant montée à rotation par rapport à un support fixe (18) autour d’un axe de rotation (T1) transversal, la cuve (12, 14) comportant des parois ajourées permettant la diffusion de chaleur depuis l’extérieur vers l’intérieur de la cuve (12, 14), - au moins un bac (26, 28) prévu pour être alimenté en combustible de manière à former un foyer (30, 32), le bac (26, 28) étant mobile selon au moins une direction longitudinale (L1), entre au moins une position proximale et une position distale par rapport à la cuve (12, 14), de manière à permettre une régulation de la température de chauffe dans la cuve (12, 14) en fonction de la position longitudinale du bac (26, 28). Machine (10) selon la revendication précédente, caractérisée en ce que le bac (26, 28) comporte deux parois latérales (34, 36) opposées transversalement et à chaque extrémité longitudinale respectivement une paroi transversale proximale (38) et une paroi transversale distale (40), les parois latérales (34, 36) et transversales (38, 40) délimitant une ouverture supérieure (42). Machine (10) selon la revendication précédente, caractérisée en ce que la paroi transversale distale (40) est pourvue d’un déflecteur externe (48) qui s’étend vers le haut à partir de l’ouverture supérieure (42). Machine (10) selon la revendication précédente, caractérisée en ce que le déflecteur externe (48) comporte une portion inférieure (50) qui s’étend globalement verticalement dans le prolongement de la paroi transversale distale (40) et une portion supérieure (52) inclinée du côté opposé à la cuve (12, 14). Machine (10) selon l’une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisée en ce que la paroi transversale proximale (38) comporte une portion supérieure ajourée (56) prévue pour permettre une diffusion de la chaleur produite par le foyer (30, 32) vers une zone située sous la cuve (12, 14) lorsque le bac (26, 28) occupe sa position distale. Machine (10) selon l’une quelconque des revendications 2 à 5, caractérisée en ce que la hauteur de l’axe de rotation (T1) de la cuve (12, 14) et la hauteur de la paroi transversale proximale (38) du bac (26, 28) sont choisies de manière que, dans la position proximale du bac (26, 28), l’ouverture supérieure (42) soit située au moins en partie sous la cuve (12, 14). Machine (10) selon l’une quelconque des revendications 2 à 6, caractérisée en ce qu’au moins une des parois latérales (34, 36) du bac (26, 28) comprend une partie mobile permettant de réguler l’arrivée d’air dans le foyer (30, 32). Machine (10) selon l’une quelconque des revendications 2 à 7, caractérisée en ce que la longueur du bac (26, 28) selon la direction transversale est sensiblement égale à la longueur de la cuve (12, 14) selon la direction transversale, de manière à favoriser une diffusion homogène de la chaleur sur toute la longueur de la cuve (12, 14). Machine (10) selon l’une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la cuve (12, 14) a une section en coupe de forme polygonale, de préférence hexagonale, de manière à favoriser le retournement des pièces de bois (16) à l’intérieur de la cuve (12, 14) pendant la rotation de la cuve (12, 14). Machine (10) selon l’une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la paroi interne de la cuve (12, 14) comporte au moins un déflecteur interne (80) qui favorise le retournement des pièces de bois (16) à l’intérieur de la cuve (12, 14) pendant la rotation de la cuve (12, 14). Machine (10) selon la revendication précédente, caractérisée en ce que la cuve (12, 14) comporte un panneau articulé formant porte (78) destiné à permettre le chargement et le déchargement de la cuve (12, 14), et en ce que la paroi interne de la porte (78) comporte un premier et un second déflecteurs internes (80) qui sont inclinés en sens opposés de manière à former un entonnoir facilitant le déchargement de la cuve (12, 14) vers le bas. Machine (10) selon l’une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu’elle comporte un dispositif d’entraînement (82) configuré pour entraîner en rotation la cuve (12, 14) dans le sens de la remontée des pièces de bois (16) contenues dans la cuve (12, 14) du côté du foyer (30, 32). Machine (10) selon la revendication précédente, caractérisée en ce qu’elle comporte deux cuves (12, 14) opposées longitudinalement et deux bacs (26, 28) mobiles associés, et en ce que le dispositif d’entraînement (82) est prévu pour entraîner simultanément en rotation les deux cuves (12, 14), le sens de rotation de chaque cuve (12, 14) étant inversé par rapport à l’autre, de manière que les pièces de bois (16) contenues dans chaque cuve (12, 14) remontent toujours du côté du foyer (30, 32) associé. Machine (10) selon l’une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu’elle comporte un toit (24) agencé au-dessus de la zone de déplacement du bac (26, 28 et au-dessus de la cuve (12, 14), le toit (24) comportant une ouverture (84), de manière à retenir la chaleur diffusée par le foyer (30, 32) tout en facilitant l’évacuation des fumées produites par le foyer (30, 32). Procédé de torréfaction de pièces de bois (16) à usage œnologique, caractérisé en ce qu’il met en œuvre la machine de torréfaction (10) selon l’une quelconque des revendications précédentes et en ce qu’il comporte les étapes suivantes : - chargement des pièces de bois (16) dans la cuve (12, 14), - alimentation du bac (26, 28) en combustible et allumage jusqu’à obtenir une première température de chauffe déterminée, le bac (26, 28) occupant sa position distale, - mise en rotation de la cuve (12, 14) de manière que les pièces de bois (16) situées dans la cuve (12, 14) remontent du côté du foyer (30, 32), - déplacement du bac (26, 28) vers la cuve (12, 14), - régulation de la vitesse de rotation de la cuve (12, 14) en fonction de la température de torréfaction désirée pour les pièces de bois (16), - déplacement du bac (26, 28) jusqu’à sa position distale, - arrêt de la rotation de la cuve (12, 14), - déchargement des pièces de bois (16) torréfiées.