La présente invention concerne généralement et a essentiellement pour objet un procédé de régulation automa tique continue de la température dans un milieu confiné formant espace clos sensiblement isotherme, réfrigéré par circulation forcée d'un fluide réfrigérant continuellement refroidi , de préférence gazeux tel que de l'air pulsé par ventilation ou convection forcée et un appareil pour l'exécution de ce procédé ainsi que les diverses applications et utilisations résulant de leur mise en oeuvre et les systèmes, ensembles, engins ou véhicules, bâtiments ou constructions, équipements et installations mobiles ou fixes pourvus de tels appareils. On connatt déjà des enceintes calorifugées réfrigérées notamment pour la conservation ou préservation sensiblement isotherme -de produits périssables ou dégradables tels qu'en particulier des denrées alimentaires, des produits pharmaceutiques, des médicaments, des produits-végétaux ou animaux, etc. De tels enceintes refrigérées et thermiquement isolées peuvent être mobiles pour servir au transport de ces produits en étant constituées par exemple par des cales froides à bord de navires de transport de marchandises ou par des chambres froides dans d'autres types de véhicules et d'engins de transport flottants, roulants oyrbolants tels que des camions et des avions ou encore par des cadres, conteneurs (ou containers), caisses ou récipients analogues d'emballage ou de conditionnement. Les enceintes précitées peuvent aussi être constituées par des chambres froides, locaux ou compartiments analogues dans des batiments ou constructions fixes analogues destinés au stockage, à l'emmagasinage ou à l'entreposage des produits précités.Certains produits, destinés à être transportés en particulier par voie- terrestre maritime ou aérienne , tels que notamment la banane, exigent leur maintien à une température spécifique déterminée sensi blement constante avec une précision relativement grande qui est supérieure à celle requise pour la conservation ou préservation analogue d'autres fruits. Cette grande précision de régulation de température est obtenue notamment dans les cales froides des navires de transport tels que bananiers ou analogues, au moyen de dispositifs de régulation associés ou combinés à des groupes ou machines frigorifiques appropriés pour agir sur le débit d'écoulement, d'alimentation ou de circulation du fluide réfrigérant tel que la saumure ou du fluide frigorigène.Ces dispositifs de régulation connus présenten l'-inconvénient d'être relativement complexes donc coûteux et d'une sûreté de fonctionnement ou fiabilité sujette à caution. On a proposé par ailleurs, notamment dans la demande de brevet français NO E.N. 71-45 002 du 15 Décembre 1971, un cadre ou container réfrigéré adapté au transport terrestre ou maritime, à l'état réfrigéré à court terme, de denrées alimentaires périssables telles que des légumes, des fruits ou des produits congelés ou surgelés qusmrque soit la zone géographique ou les conditions climatiques dans lesquelles s'effectue le transport.Dans un tel container, le refroidissement est assuré par convection forcée d'un fluide réfrigérant tel que l'air atmosphérique et-,à cet effet, le container est équipé individuellement d'un frigorifère sec alimenté par deuxgroupes frigorifiques de puissances respectivement différentes dont le groupe frigorifique à grande puissance Et utilisé pour la mise en froid de l'espace de chargement intérieur et de la charge du container tandis que le groupe frigorifique à faible puissance est destiné surtout au maintien de la température interne à une valeur autant que possible constante, c'est-à-dire dans un domaine de température relativement étroit qui, dans le cas particulier du transport des bananes, implique une tolérance maximale admissible de variation de température de quelquesdixièmes de degré centigrade, soit notamment de 0,4 degré centigrade pour une température optimale de préservation de l'ordre de + 12 ou + 1300. L'obtention d'une telle précision de température dans le transport par container ne peut être r-éaLiéequtau moyen d'un équipement de régulation complexe et onéreux , agissant sur le débit d'écoulement du liquide frigorigène et dont le coût est disproportionné par rapport à la puissance frigorifique mise en jeu. Par ailleurs, les autres types existants de containers ne peuvent pas entre utilisés en toute sécurité pour le transport par exemple de bananes car les groupes frigorifiques, qui les équipent-, ne permettent pas d'atteindre la précision de température désirable. L'invention a principalement pour but de supprimer ces inconvénients et difficultés précités de l'état antérieur de la technique en créant un procédé perfectionné de régulation automatique continue de la température d'une façon générale dans un milieu confiné formant espace clos sensiblement isotherme, réfrigéré par circulation forcée d'un fluide réfrigérant quelconque continuellement refroidi, liquide ou de préférence gazeux tel que de l'air atmosphérique pulsé. par ventilation ou convection forcée, ce procédé étant du genre à système d'action en boucle fermée à commande asservie consistant à mesurer la température réelle actuelle à régler dudit milieu, à la -comparer à une valeur de référence préalablement choisie ou prédéterminée formant température de consigne (valeur théorique à maintenir constante) et à faire varier l'état ou I1 énergie thermique interne du fluide réfrigérant en fonction de écart de température décelé, de façon à annuler celui-ci.A cet effet pour résoudre le problème technique posé, le procédé conforme à l'invention est caractérisé en ce qu'il consiste à mesurer la température du fluide réfrigérant tel que l'air soufflé après son refroidissement et à réchauffer ledit fluide de manière soit continue, soit intermittente ou discontinue par un apport de chaleur sélectivement variable asservi à l'écart actuel de température détecté par rapport à la valeur de cosigne pour compenser celui-ci. Selon une autre caractéristique de l'invention, on réchauffe le fluide réfrigérant précité avant de le refroidir et on le refroidit ensuite en lui fournissant une quantité de froid de préférence à débit au moins approximativement constant. Selon encore une autre caractéristique de l'invention, l'apport de chaleur précité est effectué de façon sensiblement continue mais variablesde de préférence par de petites fluctuations régulièrement périodiques ou de fréquence sensiblement constante, d'intensité sensiblement constante mais de durée variable en fonction croissante de l'écart de température détecté. En raison due la faible amplitude et de la fréquence élevée de ces fluctuations ainsi que de l'inertie thermique des systèmes de chauffage, les variations de chaleur, transmises au fluide réfrigérant, apparaissent pratiquement comme étant sensiblement continues. La méthode de régulation adoptée est de préférence du type à action proportionnelle réversible sur la production de chaleur en étant avantageusement à stabilisation automatique. Selon encore une autre caractéristique de l'invention et d'une fagon connue en soi, l'écart de température précité, formant signal d'erreur, est transformé en un signal de basse tension électrique continue converti en variation d'intensité de flux lumineux commandant, par transformation opto-électronique, la fourniture d'une puissance de chauffage électrique à haute tension alternative modulée progressivement par émission périodique régulière ou intermittente de trains d'impulsions d'onde de tension à durée ou nombre d'alternances par unité de temps variable avec la valeur dudit écart de température. L'invention se rapporte également a' un appareil pour l'exécution du procédé précité, du type comportant au moins une machine frigorifique avec frigorif ère à évaporateur de refroidissement d'un fluide réfrigérant pulsé par exemple gazeux tel que de l'air à ventilation forcée, qui est caractérisé par une batterie de chauffage électrique par résistance (à effet Joule) dudit fluide réfrigérant, interposée dans l'écoulement de fluide réfrigérant pulsé avant ledit évaporateur. Ainsi, la haute précision de régulation thermique est obtenue en décomposant le processus d'obtention de la température désirée en deux phases ou étapesaiccessives, à savoir : chauffage préalable de l'air soufflé ou pulsé au contact de résistances électriques chauffantes puis refroidissement de cet air par passage à travers un évaporateur de la machine frigorifique. L'apport de froid par l'évaporateur est au moins approximativement constant tandis que l'apport de chaleur, qui est variable, est constamment adapté pour obtenir la température désirée. Dans ce but, l'évaporateur est alimenté de la façon la plus régulière possible en fluide frigorigène ou en saumure mais, contrairement à l'état antérieurement connu de la technique, le système de régulation n'agit pas sur cette alimentation. Par contre, la chaleur, dégagée par les résistances électriques, est réglée automatiquement et de façon continue en fonction de la température du courant d'air soufflé ou pulsé par exemple au moyen d'une sonde thermométrique placée dans l'écoulement d'air et agissant sur un bloc de régulation par exemple électronique qui fait varier énergie électrique fournie à ses résistances ou absorbée par celles-ci. Une telle disposition est extrêmement avantageuse car, pour obtenir une grande précision de la régulation thermique, il est beaucoup plus facile d'agir sur l'énergie électrique de chauffage que sur le débit d'alimentation en fluide frigorigène. Par ailleurs, la position des résistances électriques de chauffage en amont de l'évaporateur présente l'avantage d'éviter une dessiccation de l'air pulsé en conservant ainsi à celui-ci une humidité relative ou caractéristiques hygrométriqes appropriées. L'invention présente ainsi l'avantage d'être d'une structure organique relativement simple donc de fabrication et d'installation économiques et d'un fonctionnement très efficace et sûr donc d'une grande fiabilité. Elle peut être utilisée avec un groupe frigorifique d'un type quelconque et est applicable à tout type de container réfrigéré à air soufflé ou - pulsé quels que -soient le s-ystème de soufflage, la taille ou le volume du container, la température de transport, le circuit du fluide frigorigène, le nombre de machines frigorifiques ou de compresseurs et la nature du fluide frigorigène. L'invention sera mieux comprise et d'autres buts, caractéristiques, détails et avantages de celle-ci apparaitront plus clairement à la lecture de la description explicative qui va suivre en se reportant aux dessins schématiques annexés donnés uniquement à titre d'exemple non limitatif illustrant un mode de réalisation préféré de l'invention et dans lesquels - la figure 1 représente une vue arrachée en perspective d'un container réfrigéré équipé d'un groupe frigorifique individuel conforme à l'invention - la figure 2 représente un schéma du circuit de réfrigération pour le container précité ; et - la figure 3 représente le schéma du circuit de régulation électrique de la puissance de chauffage. Selon l'exemple de réalisation représenté sur la figure 1, le système conforme à l'invention est appliqué à un container ou cadre de transport analogue 1 réfrigéré et ventilé uniformément dans tout le volume utile de son espace intérieur de chargement 2, de façon ay maintenir une température homogène. Ce container est avantageusement du type décrit et représenté dans la demande de brevet français antérieure précitée.Ce container est généralement à double paroi au moins dans la région du plafond et du plancher, de manière à délimiter ainsi, entre l'enveloppe intérieure 3 définissant le volume utile de chargement 2 et les parois;extérieures notamment supérieure et inférieure du container des espaces intermédiaires formant gaines ou conduites de distribution communiquant avec un compartiment séparé latéral ou extrême 4 du container destiné à loger le frigorifère du ou des groupes frigorifiques avantageusement autonomes et individuels placés dans un caisson 5 attenant au container 1 en y étant de préférence incorporé de façon à faire partie intégrante de celui-ci.La circulation de l'air réfrigérant a lieu dans la direction indiquée par des flèches sur la figure 1, l'air froid étant soufflé à partir du compartiment frigorifère 4 dans la double paroi du plancher pour être expulsé dans l'espace de chargement intérieur 2 à travers des orifices ou perforations analogues du plancher et ressort par le plafond pour être renvoyé et repris dans le compartiment frigorifère en passant dans la double paroi du plafond. Pour la réfrigération d'un tel container, il est prévu au moins une machine frigorifique de préférence du type à compression de vapeur de fluide frigorigène avec changement de phase, la compression et/ou la détente pouvant éventuellement être étagées avec marche éventuelle en surchauffe. Le fluide frigorigène ou cryogène est avantageusement constitué par un dérivé chlorofluoré d'hydrocarbure saturé connu commercialemelt sous le nom de fréon. Une telle machine frigorifique comprend au moins (figure 2) un compresseur mécanique 6 entraîné par un moteur électrique ou à combustion interne et dont le côté refoulement est relié par une conduite 7 par l'intermédiaire d'un tuyau souple ou flexible 8 à l'entrée d'un condenseur 9 à refroidissement par air soufflé par un ventilateur 10. Au départ de la conduite de refoulement 7 sont branchés en dérivation un manomètre Il et un manostat ou relais manométrique analogue 12 destiné à donner r l'alarme ou à arr8ter le compresseur en cas de pression de refoulement trop élevée. La conduite 7 comporte également un robinet d'arrêt ou une vanne d'isolement analogue 13.La sortie du condenseur 9 est reliée par l'intermédiaire d'un régulateur de pression de condensation 14 et d'une vanne d'arr & ou d'un robinet d'isolement analogue 15 à la partie supérieure d'une bouteille accumulatrice de liquide frigorigène 16. Entre la vanne 15 et la bouteille accumulatrice 16 est branchée une tubulure de remplissage 17 pour fluide frigorigène, pourvue d'un robinet d'arrêt 18 et d'un raccord de remplissage 19. La conduite de refoulement 7 est également reliée directement en dérivation à la partie supérieure de la bouteille accumulatrice 16 au moyen d'une conduite 20 branchée sur la conduite 7 entre l'entrée du condenseur 9 et la vanne 13 et dans laquelle sont intercalés en série respectivement un régulateur de pression 21 et une vanne d'isolement 22 placée entre le régulateur 21 et la bouteille accumulatrice 16. La sortie ou le fond inférieur de la bouteille accumulatrice 16 est resté relié par une conduite 23 à l'entrée d'un évaporateur 24 de refroidissement d'air à détente directe du fluide frigorigène généralement liquide et à ventilation forcée au moyen d'un ventilateur soufflant ou aspirant 25. L'évaporaoeurest généralement constitué par une batterie de tubes à ailettes enfermée dans un caisson formant support de ventilateur et constituant un frigorifère à buses de soufflage d'air avec aubage d'orientation des jets d'air froid.Dans la conduite 23 sont avantageusement insérés en série un séparateur de liquide ou déshydrateur 26 et un voyant d'observation 27 disposés généralement au voisinage de la bouteille accumulatrice 16 ainsi qu'une vanne à commande électromagnétique 28 et un détendeur thermostatique ou frigo statique à commande automatique 29, ces deix-derniers organes étant placés de préférence au voisinage de l'entrée de l'évaporateur 24. Un échangeur de chaleur 31 est intercalé en série d'une part dans la tuyauterie 30 reliant la sortie de fluide frigorigène de l'évaporateur 24 au côté d'aspiration du compresseur mécanique 6 et d'autre part dans la tuyauterie 23 reliant la sortie de la bouteille accumulatrice lo à l'entrée du détendeur 29.A cet effet, la sortie de l'évaporateur 24 est reliée au côté d'aspiration du compresseur 6 par la conduite 30 en passant successivement par l'échangeur de chaleur 31, une vanne d'arrêt 32 et un tuyau de raccordement flexible 33. Un manomètre 34 et un manostat, ou relais manométrique analogue 35 (actionnant un avertisseur ou arrêtant le compresseur en cas de pression d'aspiration trop faible) sont respectivement branchés en dérivation sur la conduite 30- entre l'échangeur de chaleur 31 & la vanne d'arrêt 32 ou le compresseur 6.La conduite 23 traverse également l'échangeur de chaleur 31, de sorte que celui-ci est parcouru à cqntre-courant suivant une circulation méthodique d'une part par le fluide frigorigène quittant l'évaporateur 34 en étant aspiré par le compresseur 6 et d'autre part par le fluide frigorigène s'écoulant de la bouteille accumulatrice 16 vers l'évaporateur 24. Une sonde thermométrique 36 ou un capteur thermosensible analogue formant détecteur de température est en contact thermique externe avec la tuyauterie 30 à la sortie de l'évaporateur 24 et est reliée, par un tube capillaire 37 contenant un liquide dilatable et faisant au moins une boucle de dilatation 38, au détendeur thermostatique 29 pour la commande de celui-ci. Le côté refoulement du compresseur 6 est relié, en dérivation au moyen d'une conduite 39 branchée entre le compresseur 6 et la vanne 13, à l'entrée de l'évaporateur 24 entre celle-ci et la sortie du détendeur 29. Cette conduite 39 comporte, de préférence au voisinage de son point de départ, un régulateur de capacité ou analogue 40. Sur le trajet du courant d'air pulsé par le ventilateur 25 et en amont de l'évaporateur 24 dans le sens d'écoulement de ce courant d'air est disposée une batterie de chauffage électrique par résistance 41 connectée à un variateur de puissances électriques 42 lui-même connecté à un régulateur électrique 43 relié électriquement à une sonde thermométrique 44 placée dans le courant d'air soufflé par le ventilateur 25 et qui sort de l'évaporateur 24 après avoir traversé celui-ci.La sonde thermométrique 44 est avantageusement du type à thermistance ou analogue dont la résistance ohmique de l'élément sensible varie avec la température ambiante selon un coefficient de température négatif, c'est-à-dire en fonction décroissante de la température. C'est ainsi par exemple que la valeur de la résistance ohmique de la sonde diminue proportionnellement de 3,5 * par degré centigrade d'élévation de température. Le régulateur 44 permet de fixer à volonté la valeur de la température de consigne, par exemple de +12 C pour des bananes et sert à comparer la valeur affichée de cette température de consigne avec la température réelle. Le fonctionnement d'un tel groupe frigorifique est bien connu. Le fluide frigorigène tel que le fréon est d'abord aspiré à l'état de vapeur en provenance de l'évaporateur 24 et comprimé dans le compresseur 26 puis liquéfié dans le condenseur 9 par refroidissement par circulation forcée d'air et sous-refroidi pour être stocké dans la bouteille accumulatrice 16. Ce liquide est ensuite détendu par passage au travers du détendeur 29 formant robinet de détente ou régleur à ouverture très progressive avec orifice calibré de section réglable permettant de faire varier la production de froid et envoyé dans ltévaporateur 24 où il se vaporise en refroidissant le courant d'air à convection forcée aspiré par le ventilateur 25 au travers de l'évaporateur 24.Le fluide gazeux est alors aspiré par le compresseur 6, comprimé et liquéfié de nouveau en recommençant ainsi un nouveau cycle. Lors de l'aspiration des vapeurs de fluide frigorigène provenant de l'évaporateur 24, celles-ci traversent l'échangeur de chaleur 31 où elles subissent un échauffement préalable par le liquide frigorigène provenant de la bouteille accumulatrice 15. La sonde thermométrique 36 formant capteur de température à bulbe commande le détendeur cryostatique 29 de façon que le débit de froid de l'évaporateur 24 soit au moins approximativement constant. La sonde thermométrique 44 actionne le régulateur 43 qui commande le variateur de puissance électrique 42 de façon à régler l'alimentation en énergie électrique de la batterie chauffante 41 pour réchauffer préalablement le courant d'air soufflé de façon appropriée avant son passage à travers l'évaporateur 24 comme cela sera expliqué plus loin lors de l'exposé de la régulation électrique. Dans le cas présent, le froid produit à l'évaporateur 24 est transmis directement à l'air pulsé ambiant à refroidir (refroidissement par détente directe). En variante, il peutl'tre parl'intermédiaire d'une saumure incongelable qui sera lors préalablement réchauffée par la batterie électrique chauffante 41 avant d'être refroidie par l'évaporateur 24. La bouteille accumulatrice 16, placée à la sortie du condenseur 9, sert à constituer une réserve de liquide frigorigène entre le condenseur et les organes de détente constitués par l'évaporateur 24. La capacité de la bouteille accumulatrice 16 est déterminée de façon à contenir, au remplissage normal, une quantité de liquide frigorigène suffisante pour alimenter l'évaporateur 24 pendant un certain temps, par exemple un quart d'heure, ou bien, en ajoutant la capacité du condenseur 9, pour stocker la totalité de charge de fluide frigorigène de 'installation. D'autres organes accessoires tels que clapets de retenue, séparateurs d'huile, filtres, déséaérateurs pour purge de gaz non condensables, n'ont pas été représentés dans le dessin par raisari de simplification. La vanne à commande électromagnétique 28 est fermée à 1'arrêt du groupe frigorifique. Le régulateur de capacité 40 est constitué par un détendeur assurant une pression constante dans l'évaporateur 24 et permet de faire fonctionner en permanence un compresseur mécanique 6 de grande capacité, ce qui est plus favorable relativement à la précision désirée de régulation thermique qu'une marche en régime intermittent. Le régulateur de pression 21 dans la conduite de dérivation 20 sert à maintenir constante la pression régnant en amont du détendeur frigo statique 29 afin de tenir compte des variations de la température ambiante extérieure par exemple au cours d'un voyage impliquant un changement de lieu géographique donc de climat . Le régulateur de pression de condensation 14 ne s'ouvre ou ne laisse passer le fluide frigorigène que s'il règne, dans le condenseur 9, une pression déterminée par exemple supérieure ou égale à 10 bars. S'il se produit par exemple une pointe d'appel de fluide frigorigène par le détendeur frigostatique 29, le régulateur de pression 21 de la bouteille accumulatrice s'ouvre pour une pression par exemple inférieure à 9 bars dans la bouteille accumulatrice 16 afin d'éviter une baisse de pression excessive dans celle-ci.La capacité de la bouteille accumulatrice 15 doit être suffisante pour satisfaire à la demande en fluide frigorigène à tout moment. La batterie chauffante 41 peut être avantageusement utilisée pour dégivrer l'évaporateur 24. Comme cela a été indiqué au début, il est intéressant, en vue d'améliorer la précision de la régulation thermique, de disposer d'au moins deux groupes et circuits frigorifiques distincts ou séparés à puissances respectivement différentes dont celui à puissance plus grande sert à la mise en froid de l'enceinte tandis que l'autre à puissance plus petite est destiné au maintien du froid à une température sensiblement constante. Dans ce cas, le groupe frigorifique de puissance plus grande sera avantageusement identique à celui de puissance plus petite, sauf qu'il n'aura pas de système de chauffage électrique tel que 41 à 43 ni de sonde thermométrique telle que 44 ni de ventilateur propre ou individuel tel que 25 et son évaporateur 45 sera intercalé entre le ventilateur 25 et l'évaporateur 24 du groupe frigorifique à puissance réduite.L'évaporateur 45 du groupe frigorifique à grande puissance sera alimenté par-l'intermédiaire d'un détendeur thermostatique à commande automatique tel que 29. Ainsi dans le cas de la préservation ou du transport d'une marchandise ne nécessitant pas une régulation de température aussi précise que dans le cas des bananes mais exigeant par contre uneXempérature beaucoup plus basse par exemple négative comme dans le cas de la viande congelée, on utilisera alors seulement le groupe frigorifique à grande puissance à l'exclusion du groupe frigorifique à faible puissance car on a besoin d'une puissance frigorifique relativement élevée. Cependant, danse cas de marchandises telles que des bananes, nécessitant une régulation de température très précise, le groupe frigorifique à grande puissance peut constituer un moyen de secours susceptible de fonctionner en cas de défaillance du groupe frigorifique à faible puissance. La figure 3 représente le schéma du circuit électrique de régulation automatique de la puissance de chauffage électrique dissipée ou dégagée par effet Joule dans la batterie de chauffage électrique par résistance ohmique 41. Le dispositif de régulation, connu en soi, se compose principalement d'un régulateur électronique 43 et d'un Variateur de puissance électrique 42 commandé pr ce régulateur. Le régulateur électronique 43, qui est de préférence entièrement transistorisé donc sans contact mécanique, est un régulateur à action proportionnelle de sens réversible, c'est-à-dire à action directe-ou inverse convenant pour une température ambiante maximale par exemple de 45 C et absorbant une puissance électrique apparente maximale de par exemple 50 VA.Ce régulateur est alimenté par une source de basse tension électrique alternative par exemple d'une valeur de 24 V et d'une fréquence de 50 Hz, susceptible d'être branchée aux bornes 46 du régulateur. La tension alternative, d-élivrée par la source d'énergie électrique précitée, est transformée en une tension électrique continue par un pont de redresseurs 47 alimentant le régulateur 43. Le principe de fonctionnement du régulateur est basé sur unqlméthode d'opposition utilisant un montage en pont de Wheatstone branché entre les lignes de sortie respectivement positive et négative du pont redresseur 47.Ce pont de Whesstone comprend successivement: - une première branche constituée par la thermistance de la sonde thermométrique 44 (formant une résistance variable en fonction décroissante de la température); - une deuxième branche adjacente à la première et constituée par une résistance réglable 48 formant rhéostat potentiométrique et par une résistance fixe 49 connectées en série; - une troisième branche adjacente à la seconde et constituée par une résistance fixe 50 et par un potentiomètre 51 connectés en série; et - une quatrième branche adjacente à la troisième et à la première et constituée par une résistance fixe 52.Dans la diagonale de ce pont de Wheatstone est monté un amplificateur opérationnel du type différentiel 53 branché entre les lignes de sortie respectivement positive et négative du pont redresseur 47 et dont l'entrée est connectée d'une part à la jonction entre la thermistance 44 et le rhécstat potentiométrique 48 et d'autre part au curseur mobile du potentiomètre 51. Le taux d'amplification de l'amplificateur 53 est réglable au moyen d'un potentiomètre 54. Entre la borne de sortie de l'amplificateur 53 et la ligne de sortie positive du pont redresseur 47 est branchée une lampe d'éclairage par exemple à incandescence 55 alimentée par le signal de sortie de l'amplificateur 53 qui est un courant électrique continu proportionnel d'une tension variable de O à 20 V par exemple, la valeur de ce signal étant indiquée par la variation d'intensité du flux lumineux de la lampe 55. La puissance maximale de sortie du régulateur 43 est ainsi par exemple de 40 W pour une tension électrique de sortie de 20 V. Le potentiomètre 48 permet le réglage ou la modification et la fixation du point de consigne c'est-à-dire de la température de consigne pour laquelle le pont de Wheatstone doit être en équilibre.La plage de réglage pour l'affichage du point de consigne s'étend par exemple de -150C à +200C et, dans le cas du transport de bananes en container réfrigéré, le régulateur 43 est réglé pour afficher une température de consigne par exemple de +12"C. Le régulateur 43 comporte ainsi une sortie et pour sa grandeur d'entrée, les résistances du pont ae Wheatstone peuvent être modifiées de façon à varier depuis une valeur minimale de deux fois 400 ohms jusqu'à une valeur maximale de deux fois 8 000 ohms.La bande proportionnelle du régulateur est réglable par exemple de 0,2 à 8 % de la valeur de la grandeur d'entrée, la bande proportionnelle présentant ainsi une valeur minimale par exemple de 0,070C, Quand la température de l'air soufflé dans le container s'écarte de la valeur de consigne, soit par exemple + 12 C, la sonde thermométrique 44 produit un déséquilibre dans le pont de Wheatstone et ce déséquilibre est amplifié par l'amplificateur 53 qui délivre une tension électrique de sortie aux bornes du variateur de puissance 42 auquel le régulateur 43 est connecté, lesquelles bornes sont constituées par les bornes d'alimentation de la lampe à filament incandescents 55 qui fait partie intégrante du variateur 42.Le rayonnement lumineux de la lampe 55 irradie une cellule photo-résistante 56 connectée à un générateur d'impulsions et indicateur de tension nulle 57 avantageusement constitué par une bascule électronique 57 elle-même connectée à la gâchette d'un interrupteur bidirectionnel de courant alternatif à triode dit triac 58 équivalent àundouble thyratron sec formé par deux thyristors montés en tête-bêche et dont une seule gâchette permet l'amorçage -en un point déterminé de l'une ou de l'autre demi-alternance. La sortie du variateur de puissance électrique 42 est constituée par les bornes de sortie du triac 58 qui est inséré dans le circuit de la batterie de chauffage électrique 41 alimentée par une source de tension électrique alternative primaire-d'une valeur par exemple de 220 V ou 380 V sous fréquence de 50 Hz, raccordée aux bornes 59.Le triac 58 permet de contrôler la phase du courant alternatif et agit sur ce dernier comme un interrupteur à grande vitesse de commutation bloquant ou laissant passer la tension alternative selon la polarisation de sa gâchette actionnée par l'émetteur d'impulsions 57. Lorsqu'un courant positif est injecté par la gâchette dans le triac 58, un courant électrique s'établit entre ses bornes de sortie et le triac est amorcé.Comme la batterie chauffante 41 présente une inertie relativement importante, on peut, au lieu d'une commande par déphasage, se contenter de faire varier le rapport d'un nombre entier d'alternances passantes au nombre d'alternances bloquées en synchronisant les impulsions reçues par la gâchette avec les passages par zéro de la tension alternative contrôlée, de sorte que la commutation à toujours lieu ainsi lors du passage par zéro de la tension électrique d'alimentation. On évite ainsi la production de parasites radio-électriques (fréquences perturbatrices interférant avec des émissions de radiodiffusion). Le générateur d'impulsions 57 émet des impulsions rectangulaires, carrées ou en créneaux dont la durée dépend de la résistance de la cellule photo-résistante 56 (qui, avec la lampe 55, forme un relais opto-électronique à séparation galvanique). Le triac 58 laisse passer le courant alternatif de chauffage quand sa gâchette e st excitée et jusqu'à ce que le créneau s'annule. Comme cela a déjà été mentionné plus haut, on s'arrange pour que le courant alternatif cesse de traverser le triac à une valeur nulle de son intensité ou après un nombre entier d'alternances. Cette méthode de coupure par tension électrique nulle permet au triac de délivrer la puissance électrique à la batterie de chauffage 41 lorsque la tension électrique instantanée, qui lui est appliquée, passe par zéro.Ainsi, le triac régle la puissance en laissant passer des trains d'ondes de tension plus ou moins longs, selon l'écart de température détecté par le régulateur 43. Si l'écart de température nécessite la pleine puissance de chauffage, le triac 58 laissera passer un flot ininterrompu ou train continu d'ondes alternatives de tension électrique tandis que, quand l'écart de température diminue, le triac laisse passer un nombre moins grand de périodes par unité de temps dans les résistances chauffantes 41, ce qui correspond à une puissance dissipée moins importante. Lorsque l'écart de température s'annule, le triac est bloqué, la tension électrque appliquée à la batterie chauffante 41 est nulle et, par conséquent,iln'y a aucun dégagement de chaleur. Comme cela a déjà été indiqué précédemment, l'écart de température, détecté par le régulateur 43, forme un signal d'erreur traduit par l'intensité du flux lumineux émis par la lampe 55, laquelle intensité est directement proportionnelle à l'écart de température précité. La cellule photo-résistante 56 transforme l'émission de lumière en un signal propre à modifier, par l'intermédiaire du générateur d'impulsions 57, la tension électrique alternative appliquée à la batterie chauffante, de façon à corriger ou à compenser l'écart de température précité. La modulation de la tension électrique par le variateur de puissance 42 s'effectue par un train d'alternances émis avec une fréquence de pulsation de par exemple 0,6 s, le nombre d'alternances délivrées dépendant du signal d'erreur fourni par le régulateur.Ce système permet ainsi de doser la puissance électrique de chauffage d'une façon continue depuis une valeur nulle jusqu'à la pleine puissance et la puissance, dissipée dans le variateur 42, reste très minime et ne dépasse pas par exemple 1 de la puissance maximale dissipée dans la batterie de chauffage électrique 41. A titre purement indicatif, un tel variateur de puissance 42 peut présenter les caractéristiques suivantes: Signal de tension électrique d'entrée: O à 20 V par hachage de phase; Plage de fonctionnement: 7 à 14 V; Résistance d'entrée: 220 ohms; Puissance d'entrée maximale: 2,5 W; Puissance maximale de sortie: 3 kw; Intensité maximale du courant électrique de sortie: 15 A; Puissance minimale des résistances: 22Q W; Puissance maximale dissipée: 30 W; Facteur de puissance minimal: 0,85. Une augmentation de la grandeur du signal d'entrée entraîne une augmentation de la puissance de sortie et on obtient ainsi une régulation progressive sur toute la plage de travail. Bien entendu, l'invention nrest nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, celles-ci sont exécutées selon l'esprit de l'invention. R 1D V E N D I C A 2 I O N S REVENDICATIONS Procédé de régulation automatique continue de la température dans un milieu confiné formant espace clos sensiblement isotherme, réfrigéré par circulation forcée d'un fluide réfrigérant continuellement refroidi, de préférence gazeux tel que de l'air pulsé par ventilation et/ou convection forcée, du type à système d'action en boucle fermée à commande asservie, consistant à mesurer la température réelle actuelle à régler dudit milieu, à la comparer à une valeur de référence choisie comme température de consigne et à faire varier son état ou énergie thermique interne en fonction de l'écart de température décelé, de façon à annuler cell ci, carac térisé en ce qulil consiste à mesurer la température du fluide ré frigérant tel que l'air soufflé après son refroidissement, à rechauffer ledit fluide de manière soit continue, soit intermittente ou discontinue par un apport de chaleur sélectivement variable asservi à 11 écart actuel de température détecté pour compenser celuici, et à le refroidir ensuite en lui fournissant une quantité de froid à débit sensiblement constant. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'apport de chaleur précité est effectué de façon sensiblement continue mais variable et par exemple par de petites fluctuations régulièrement périodiques, d'intensité sensiblement constante mais 1e durée variable en fonction croissante de I1 écart de température détecté. 3. Procédé selon l'une des revendications précédentes, du type à régulation à action proportionnelle réversible sur la production de chaleur et par exemple à stabilisation automatique, caractérisé en ce que, d'une façon connue en soi, l'écart de température précité, formant signal d'erreur, est transformé en un signal de basse tension électrique continue, converti en variation d'intensité de flux lumineux commandant, par transformation opto-électronique, la fourniture d'une puissance de chauffage électrique à haute tension alternative, modulée progressivement par émission périodique régulière ou intermittente de trains d'impulsions d'onde de tension à durée ou nombre d'alternances par unité de temps variable avec la valeur dudit écart de température. 4. Appareil pour l'exécution du procédé selon l'une des revendications précédentes, du type à au moins une machine frigorifique avec frigorifère à évaporateur de refroidissement d'un fluide réfrigérant pulsé par exemple gazeux tel que de l'air à ventilation forcée, caractérisé par une batterie de chauffage électrique par résistance dudit fluide réfrigérant, interposée dans l'écoulement de fluide réfrigérant pulsé ou en corrélation d'échange thermique avec celui-ci, avant ledit évaporateur. 5. Appareil selon la revendication 4, caractérisé en ce que, d'une façon connue en soi, la batterie de chauffe électrique par résistance précitée est alimentée au moyen d'une source d'énergie électrique à courant alternatif par l'intermédiaire d'un variateur de puissance électrique piloté par un régulateur formant dispositif comparateur commandé par une sonde thermométrique à thermistance placée dans l'écoulement de fluide réfrigérant froid pulsé tel que le courant d'air froid pulsé à la sortie de l'évapo- rateur précité. 6. Appareil selon la revendication 4 ou 5, à machine frigorifique à compression de vapeur de fluide frigorigène avec changement de phase, avec bouteille accumulatrice de liquide frigorigène intercalée en série entre la sortie du condenseur et l'entrée de l'évaporateur en étant reliée à ladite entrée par un détendeur à commande automatique, caractérisé en ce que ledit détendeur est commandé par une sonde thermométrique placée à la sortie de fluide frigorigène de 11 évaporateur précité, de façon que ce dernier produise un débit de froid sensiblement constant. 7. Appareil selon la revendication 6, caractérisé en ce que le coté refoulement du compresseur mécanique est relié, en amont du condenseur précité, en dérivation à l'entrée de l'évaporateur précité en aval du détendeur précité par l'intermédiaire d'un régulateur de capacité. 8. Appareil selon la revendication 6 ou 7, caractérisé en ce que le côté refoulement du compresseur mécanique est relié, en amont du condenseur précité, en dérivation à la bouteille accumulatrice précitée située après ledit condenseur, par l'intermédiaire d'un régulateur de pression. 9. Appareil selon l'une des revendications 4 à 7, à au moins deux groupes frigorifiques de puissances respectivement élevée de mise en froid et faible de maintien du froid, caractérisé en ce que l'évaporateur de refroidissement de fluide réfrigérant tel que lrair dudit groupe frigorifique de puissance élevée est disposé en corrélation d'échange thermique avec le courant dudit fluide réfrigérant pulsé tel que l'air après l'évaporateur dudit groupe frigorifique à faible puissance.