L'invention se rapporte en général à un dispositif pour la mesure et la surveillance de la pression intracranienne sur un animal d'expérience ou lshomme, et plus précisément à un capteur de pression destiné à etre inséré dans une ouverture de la voûte cranienne jusqu'au contact avec la dure mère pour mesurer la pression qui sollicite cette méninge en expansion à travers l'ouverture. L'invention concerne également les dispositifs de mesure et de surveillance adaptés à s'associer avec un tel capteur. Schématiquement ltencéphale est enveloppé par des membranes ou méninges qui l'isolent de la botte cranienne osseuse. Ces méninges comprennent la dure mère, fibreuse, au contact de la botte cranienne, l'aracbnotde transparente au contact de la face interne de la dure mère, et la pie-mère, ténue, qui tapisse étroitement l'encé- plia le en en épousant tous les replis de surface. Entre pie-mère et arachnolde se trouve le liquide céphalorachidien, qui forme milieu amortisseur dans lequel est suspendu l'encéphale. Les méninges se prolongent au-delà du trou occipital dans le canal rachidien pour envelopper la moelle épinière. Le liquide cLéphalorachidien est en circulation lente dans l'espace sous arachnoîdien, compris entre pie-mère et arachnotde, et ses élargissements, ventricules, citernes de base. Il est secrété par les plexus choroïdes à partir de la circulation sanguine arté rie île, et résorbé dans le sinus sagittal vers la circulation veineuse. Ce liquide céphalorachidien se trouve donc porté, dans l'ensemble, à une pression intErmédiaire entre la pression artérielle et la pression veineuse.Par ailleurs la pression dans l'encéphale est légèrement supérieure la pression du liquide céphalorachidien, en raison d'une tension de la pie-mère. La pression du liquide céphalorachidien, en raison de la souplesse de la masse encéphalique et de la pie-mère, est sensiblement représentative des pressions dans le système encéphalique, et est appelée en conséquence pression intracranienne. Les anomalies de cette pression intracranienne, permanentes ou périodiques, sont symptomatiques de troubles du système encéphalique, tumeurs, hématomes.. Une hypertension intracranienne peut provoquer une hernie de ltencéphale dans le trou occipital (engagement cérébral), à conséquences graves. On a donc cherché de longue datera mesurer et surveiller la pression intracranienne. On a opéré par cathétérisation des ventricules ou de l'espace sous arachnoidien, par implantation de capsules manométriques dans ces régions ; ces méthodes ont les graves inconvénients d'intervenir sur la quantité de liquide céphalorachidien ou sur le volume occupé, de perturber la circulation avec blocage éventuel des plexus choroides, des racines des nerfs ou du cerveau, et d'etre sujet à des instabilités à long terme en raison de mouvements du sujet ou de modifications du milieu extérieur.Enfin ces méthodes entratnent des risques d'infection des méninges; Il a été établi que lton pouvait déterminer avec précision la pression intracavitaire d'un organe par un capteur externe appliqué sur les membranes enveloppes, à-condition que les forces de tension de ces membranes soient absorbées à la périphérie de l'élément sensible à la pression du capteur. En effet, le long de la périphérie d'un élément de surface d'une membrane élastique soumise à des forces de pression, l'équilibre exige que les résultantes de forces de tension, coplanaires à la surface, et les résultantes des forces de pression différentielle, normales à la surface, se compensent. Si les résultantes de tension sont nulles sur la périphérie considérée, ce qui se manifeste par la coplanéité des surfaces de membrane de part et d'autre de la pér#iphérie, la résultante des forces de pression différentielle sont nulles, ce qui implique que les pressions de part et d'autre de l'élément de membrane considéré soient égales. Un capteur de pression susceptible d'opérer à travers une enveloppe d'organe comporte une capsule avec une membrane formant organe sensible d'un moyen de mesure de pression et bordée par un anneau rigide. Le capteur est disposé de façon que l'anneau soit en appui sur l'enveloppe d'organe, et que la membrane épouse lrsnve- loppe sur toute sa surface sans que celle-ci s'écarte notablement de sa position naturelle.Une telle disposition a été utilisée pour des mesures de pression intra-utérine, intra-oculaire, et à plusieurs reprises pour des mesures de pression intracranienne à travers la dure mère. Les difficultés rencontrées pour réaliser des capteurs de pression de ce genre tiennent à ce que la capsule doit etre de petite dimension pour pouvoir etre insérée dans une ouverture de la voûte cranienne pratiquée au trépan et intéressant une zone pratiquement plane de la dure mère, et qu'en conséquence le moyen de mesure de pression doit etre extremement sensible pour répondre correctement à un déplacement très faible de la membrane de la capsule, car la surface de cette membrane étant faible, le moyen de mesure de pression doit réagir à des variations de volume extremement réduites. t'invention a pour objet un capteur de pression, associé dans un dispositif de mesure de pression intracranienne, de petites dimensions pour etre inséré dans une ouverture de la voûte cranienne, et répondant de façon stable et précise à de trds faibles déplacements de la membrane formant organe sensible. t'invention a également pour objet un capteur de pression-de ce genre, simple et peu onéreux en soi, qui s'insère dans un dispositif de mesure de façon reproductible, de façon à etre interchangeable, et pouvoir -etre jeté après usage sans frais excessifs. L'invention a encore pour objet un capteur de pression qui puisse etre laissé en place sur un patient pour des périodes longues, sans que les mesures soient entachées d'erreurs dues à des dérivés de l'appareillage ou à des mouvements du patient. A ces effets l'invention propose, dans un dispositif de mesure de pression intracranienne un capteur de pression destiné à etre inséré dans une ouverture de la voûtecranienne jusqu'au contact de la dure mère, et comportant une capsule avec une membrane élastique bordée par un anneau rigide et formant organe sensible d'un moyen de mesure de pression en sorte que la membrane, épousant la dure mère dans une zone dégagée par ltouverture et limitée en périphérie par l'anneau, transmette au moyen de mesure la pression intracranienne qui sollicite en expansion,-dans la zone limitée par l'anneau, la dure mère sans que celle-ci s'écarte notablement de sa position naturelle, capteur caractérisé en ce qu'il comporte un moyen détecteur de position de la membrane dans l'anneau délivrant un signal de position et un moyen d'introduction dans la capsule de gaz sous pression antagoniste de la pression exercée par la dure mère, une source de pression variable, reliée au moyen d'introduction et équipée d'un transducteur de pression, étant commandée par un moyen d'asservissement sensible à l'écart entre le signal de position et une tension de compensation ajustée correspondant à une position de repos de la membrane. L'asservissement de la pression de gaz à l'intérieur de la capsule pour équilibrer la pression intracranienne permet d'utiliser un transducteur de pression sensible et robuste, les variations de volume dans l'organe sensible du transducteur n'étant pas liées aux variations de volume de la capsule du capteur sous l'effet du déplacement de la membrane. Cette disposition permet également de s'affranchir des variations de volume des liaisons entre capteur et moyen de mesure de pression, par déformations mécaniques ou dilata tions, en sorte que les mesures restent reproductiblés malgré des variations de conditions extérieures. De préférence le moyen détecteur de position comprend une sonde de Hall polarisée par un aimant à une distance variant en fonction de la position de la membrane dans l'anneau. Sonde de Hall et aimant peuvent etre de petites dimensions, relativement peu onéreux et forment un détecteur de position sensible et facilement ajustable, notamment par réglage du courant traversant la sonde de Hall. En disposition préférée l'aimant est un feuillet magnétique collé au centre de la membrane, et la sonde est fixée sur une entretoise coaxiale à l'anneau. Le capteur comprend de préférence un corps tubulaire fileté extérieurement portant la membrane à une tranche d'extrémité et un bouchon insérable dans le corps portant un ajutage d'introduction de gaz et l'entretoise axiale. te corps se visse dans un filetage pratiqué dans l'ouverture de la voûte cranienne, ce qui assure une position précise, fixe et solide du capteur. De préférence le moyen d'asservissement comprend en cascade un préamplificateur de tension Hall, un amplificateur différentiel avec réglage d'une tension compensant la tension Hall préamplifiée correspondant à la position naturelle de la membrane, et un amplificateur de puissance commandant un moyen d'action réversible de la source de pression. Celle-ci peut etre constituée par un piston déplaçable dans un cylindre sous l'action d'un moteur réversible commandé par l'amplificateur de puissance. Sous un autre aspect l'invention a pour objet un dispositif de mesure incorporant un capteur précité et associé à un dispositif de mesure de pression artérielle#pour mesurer et surveiller la pression de perfusion cérébrale, différence entre la pression artérielle moyenne et la pression intracranienne. A cet effet un transducteur de pression associé à un cathéter artériel et suivi d'un filtre passe bas délivre un signal de pression artérielle moyenne avec la meme sensibilité que le signal de pression intracranienne associé à la source de pression du capteur. tes deux signaux de pression sont appliqués à un amplificateur différentiel suivi de moyens de mesure et d'enregistrement et d'un détecteur de seuil déclenchant 'une alarme. Pour l'expérimentation animale on peut asservir la pression de liquide céphalorachidien avec un moyen de commande de pression agissant sur un moyen de ponction de liquide céphalorachidien, le moyen de commande de pression étant piloté par un signal différence du signal de pression de perfusion cérébrale et un signal de référence ajusté. tes caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d'exemple, en référence aux dessins annexés dans lesquels la figure 1 représente schématiquement la disposition générale d'un capteur selon l'invention avec sa source de pression asservie ; la figure 2 est une coupe ad'une capsule de capteur selon l'invention ; la figure 3 montre schématiquement la disposition d'une sonde de Hall et de son aimant de polar#isation ;; la figure 4 est une coupe d'un connecteur pour un capteur selon l'invention la figure 5 est un schéma de l'asservissement d'une source de pression la figure 6 est un schéma des circuits de mesure de pression de perfusion cérébrale la figure 7 est un schéma d'un dispositif de pilotage de pression intracranienne les f#igures 8a à 8c représentent une jauge pour déterminer la position d'enfoncement optimale d'un capteur selon l'invention. Selon la forme de réalisation choisie et représentée figure 1, le crante, 1 dans son ensemble, d'un patient dont on veut mesurer la pression intracranienne comporte entre un encéphale 10 et une volte cranienne osseuse 11, une dure mère 12. Dans la voûte cranienne 11 a été pratiquée, au trépan, une ouverture 13 cylindrique, de façon à mettre à nu la dure mère 12. On a vissé dans l'ouverture 13 un capteur de pression ou capsule 2 dans son ensemble, creux et terminé par une membrane souple 20, limitée périphériquement par un anneau rigide 21.Le capteur 2 est vissé dans l'ouverture 13 en sorte que l'anneau 21 vienne à toucher la dure mère 12 en formant prolongement de la voûte cranienne, et que la membrane souple 20 épouse étroitement la dure mère sur toute sa surface limitée par l'anneau Au centre de la membrane 20 est collé un aimant plat 22, qui forme conjointement avec une sonde de Hall 23 un détecteur de position de la membrane 20 par rapport à l'anneau 21. Le signal issu de la sonde de Hall est envoyé par la ligne 23 à un amplifica teur d'asservissement 3, schématiquement composé d'un éta#ge amplificateur 31, suivi d'un amplificateur différentiel 32 qui reçoit sur une entrée un signal de référence délivré par un potentiomètre 33.La sortie de l'amplificateur 33 alimente un dispositif 4 gén# rateur de gaz sous pression, comprenant un moteur 40 commandant le déplacement d'une tige 41 d'un piston 42 dans un cylindre 43. L'espace sous pression 44, entre le cylindre 43 et le piston 42 communique, d'une part, avec le volume interne de la capsule 2 par la tubulure 24, et d'autre part, avec un moyen de mesure de pression 5. La capsule capteur est disposée comme représenté figure 2. Un corps sensiblement tubulaire 60 comporte un filetage extérieur 61, se termine à sa partie inférieure par une tranche annulaire 62, et se termine à sa partie supérieure par une bride 60a. Sertie dans le corps 60, une garniture 63 en caoutchouc de silicone se termine par une membrane 64, affleurant la surface extérieure de la tranche annulaire 62. Un bouchon tubulaire 65 est enfoncé dans la garniture 63 en ménageant une cavité 66 au voisinage de la membrane 64. Du canal central du bouchon 65 part un ajutage latéral 67, passant dans une échancrure 60b du corps 60. Le bouchon 65 repose sur la bride 60a par une bride 65a Un couvercle 68 vient surmonter l'em- plllement des brides 60a et 65a. Le canal central du bouchon 65 est prolongé par une entretoise creuse 69 munie d'orifices latéraux 70. Sur la tranche d'extrémité de l'entretoise 69 est fixée la sonde de Hall 71, en face de l'ai- mant plat 72 collé au centre de la membrane 64. Les fils de connexion 73 de la sonde de Hall 71 passent à travers les orifices 70 dans le canal interne du bouchon 65, et sortent du capteur par l'ajutage 67. Ainsi toutes les connexions du capteur tant électri ques vers la commande d'asservissement, que pneumatique depuis la source de gaz sous pression, sont réalisées dans 1'ajutage latéral 67. La figure 3 indique schématiquement la disposition connue d'une sonde de Hall. Un parallélépipède plat 100 en matériau semiconducteur comporte sur ses faces latérales des contacts 101, 102, 103 et 104. Une source de courant continu 105 fait passer un courant entre les contacts opposés 101, 102. Sous l'effet de l'induction magnétique B créée par l'aimant 106 perpendiculairement au plan des contacts 101 à 104, il apparait entre les contacts 103 et 104 une tension sensiblement proportionnelle à l'induction B et au courant passant entre les contacts 101, 102. Comme l'induction B créée dans le parallélépipède 100 par l'aimant 106, équivalant àun feuillet magnétique, est fonction de la distance entre les éléments 100 et 106, la tension de Hall est également fonction de cette distance. Pour ne pas surcharger la figure 2, on n'a représenté que deux des quatre conducteurs 73 de la sonde de Hall. Ces conducteurs se prolongent à l'intérieur d'un tube souple (24 de la figure 1) jusqu'à une tete de connexion telle que représentée figure 4. Le tube souple 150 contenant le faisceau 151 des quatre conducteurs venant de la sonde de Hall, vient s'emmancher sur une fiche 152 en matière isolante avec un canal annulaire 153. La fiche se termine par une cloison perforée 154 prolongée par une pointe mousse 155 munie d'un chas. t'extrémité de la fiche 152 se rétrécit en quatre gradins successifs munis chacun d'une bague métallique 156 à 159. Chaque bague 156 à 159 est connectée électriquement avec l'un des conducteurs du faisceau 151. La fiche 152 vient s'engager dans une douille de connexion 160, avec un canal central 161 pour la liaison avec la source de gaz sous pression. La douille 160 comporte quatre contacts latéraux internes 162 à 165, chacun correspondant à une des bagues 156 à 159, pour venir s'appuyer sur sa bague correspondante lorsque la fiche 152 est engagée dans la douille 160. Un joint torique 166 assure l'étanchéité entre fiche et douille. On comprendra que le capteur avec son tube souple et sa fiche de connexion forme un ensemble indépendant et maniable, de diamètre inférieur à 6 mm, que l'on peut stériliser, et qui se relie à ce dispositif de commande et#de mesure très simplement et rapidement. En outre, après mise en place du capteur dans la voûte cranienne, on peut glisser le tube souple sous le cuir chevelu pour ressortir dans la région du cou en le tirant par un cordonnet attelé à la fiche de connexion par le chas de la pointe mousse 155. Le capteur ne risque pas alors d'etre déplacé par les mouvements du patient. Le fonctionnement du capteur de pression intracranienne de l'invention va etre expliqué maintenant en référence à la figure 1. Le capteur, à l'air libre et non relié au générateur de pression 4, est connecté au dispos#itif d'asservissement 3, et l'on règle le potentiomètre 33 de façon que la tension de sortie de l'amplificateur différentiel 32 soit nulle. De cette façon, la membrane 20 étant dans sa position d'équilibre et soumise de part et d'autre à des pressions égales, la tension de Hall issue de la sonde 23 et amplifiée par 1àmplificateur 31 est exactement compensée par la tension de référence réglée par le potentiomètre 33. Après que l'ouverture 13 ait été pratiquée dans la vo#te- cra- nienne ll jusqutà dégager la dure mère 12, on exécute un taraudage dans la paroi de l'ouverture 13, avec un pas correspondant au pas du filetage du corps de capteur 2. Ce capteur 2 est alors vissé dans l'ouverture 13 jusqu'à ce que l'anneau 21 vienne au contact de la dure mère 12, et que la membrane 20 épouse étroitement cette dure mère sur toute sa surface limitée par l'anneau 21, La dure mère, sollicitée en expansion par la pression intracranienne, chasse la membrane 20, et l'aimant 22 en direction de la sonde de Hall 23. Le capteur est alors relié au dispositif dwasservissement 3 et au générateur de pression 4. Comme la tension de Hall est supérieure à sa valeur d'équilibre, du fait que l'aimant 22 est rapproché de la sonde 23, une tension apparaît en sortie de l'amplificateur différentiel 32 et provoque la mise en rotation du moteur 40, dans le sens qui enfonce le piston 42 dans le cylindre 43 L'air contenu dans l'espace 44 est progressivement comprimé et passe par le tube 24 dans l'espace intérieur du capteur 2, pour solliciter la membrane 20 à l'encontre de la pression intracranienne.Lorsque la membrane 20 a retrouvé sa posi- tion d'équilibre, le moteur 40 ne reçoit plus de tension de lgam- plificateur différentiel 32, et le dispositif se stabilise. Comme il a déjà#été expliqué, lorsque la membrane 20 est dans le plan de l'anneau 21, et que la dure mère 12-est en appui sur toute la surface définie par la membrane et l'anneau, la pression à l'intérieur du capteur 2 équilibre exactement la pression intracranienne qui sollicite la dure mère 12 en expansion dans l'ouverture 13 de la volte cranienne 11. Ainsi la pression fournie par le générateur de pression 4 suit-elle la pression intracranienne.; cette pression est indiquée par le moyen de mesure 5. La sensibilité du capteur dépend de deux paramètres, le courant qui traverse la sonde de Hall (entre les bornes 101 et 102 de la figure 3 et l'intensité d'induction dans la sonde, qui dépend à son tour de la distance entre sonde de Hall et aimant. En se reportant à la figure 2, la distance entre sonde 71 et aimant 72 peut etre réglée par ajustement de la profondeur d'enfoncement du bouchon 65 dans le corps 60, ce qui peut etre obtenu en calant la bride 65a sur la bride 60a. La figure 5 représente de façon plus détaillée l'agencement du dispositif d'asservissement en pression. La sonde de Hall 200 est alimentée en courant continu entre masse et curseur d'un pont potentiométrique 201 disposé entre sources positive et négative par rapport à la masse. La tension entre les bornes latérales 200a et 200b est appliquée entre les entrées directe et inverseuse de l'amplificateur opérationnel 202 dont le gain est ajusté par rétroaction de façon classique. La tension de sortie de l'amplificateur 202 est appliquée à l'entrée inverseuse de l'amplificateur opérationnel 203, tandis que la tension de référence sur le curseur du potentiomètre 204 est appliquée à l'entrée directe de cet amplificateur 203-. La tension de sortie de l'amplificateur 203 est appli quée à un montage 205 amplificateur de puissance.Ce montage 205 comprend deux amplificateurs pilotes 206, 207 attaqués en opposition par la tension issue de l'amplificateur 203 et qui sont suivis de deux étages de puissance 208, 209 montés en amplificateurs de courant réversibles, le moteur 210 étant alimenté entre les sorties des étages de puissance 208, 209. L'axe de sortie du moteur 210 est équipé d'un réducteur 211 qui attaque un vérin à vis 212. La tige du vérin à vis 212 est prolongée jusqu'à un piston 214 qui coulisse dans le cylindre 213. L'orifice de sortie 215 du cylindre 213 comporte une déviation vers un transducteur de pression 216, aux bornes de sortie duquel apparaît une tension proportionnelle à la pression en sortie 215 du cylindre.La sensibilité du capteur est ajustée par réglage du courant traversant la sonde 200 à l'aide du potentiomètre 201, et la valeur d'équilibre par le potentiomètre 204. La démultiplication apportée par le réducteur 211 et le vérin à vis 212 permet d'annuler sensiblement la tension résiduelle sur le moteur 210 qui correspond au couple d'équilibrage de la pression sur le piston 214. Le dispositif représenté figure 6 est prévu pour la mesure et la surveillance de la pression intracranienne et de la pression de perfusion cérébrale. Cette pression de perfusion cérébrale est la différence entre la pression sanguine moyenne dans le système artériel et la pression intracranienne, autrement dit la perte de charge à la secrétion du liquide céphalorachidien. Un transducteur 300 est sensible à la pression asservie dans un capteur de pression intracranienne, tel que décrit précédemment. Un transducteur de pression 301, de meme sensibilité que le transducteur 300, est relié à un cathéter 302 implanté dans une artère 303, en sorte que la tension de sortie du transducteur 301 est une représentation de la pression dans l'artère 303. Les transducteurs 300 et 301 attaquent des amplificateurs respectivement 305 et 306, dont les gains sont réglés par rétroaction de telle façon que les tensions de sortie des amplificateurs 305 et 306 représentent les pressions appliquées respectivement aux transducteurs 300 et 301 avec exactement le meme coefficient de proportionalité.L'amplificateur 306 de pression artérielle est suivi d'un filtre actif passebas, constitué d'un amplificateur 308 avec un réseau RC de rétroaction, à fréquence de coupure 0,1 Hz. La sortie du filtre 307, 308 est la représentation de la pression artérielle moyenne intégrée. Les sorties 305a et 308a des amplificateurs 305 et 308 peuvent etre reliées à des dispositifs de mesure et d'enregistrement de pression intracranienne (3 OSa) et de pression moyenne artérielle (308a). Les tensions issues respectivement de l'amplificateur 305 et du filtre actif 307, 308 sont appliquées aux entrées directe et inverseuse d'un amplificateur différentiel 309. La sortie 310 de l'amplificateur différentiel sera reliée à un dispositif de mesure et d'enregistrement de pression de perfusion cérébrale. En outre la tension de sortie de l'amplificateur 309 est appliquée à l'entrée d'un déclencheur à seuil constitué d'un amplificateur à grand gain 311 dont l'entrée inverseuse est polarisée par une tension de seuil réglée par le potentiomètre 312; Le déclencheur à seuil basculera d'une tension de sortie négative à une tension de sortie positive lorsque la tension de pression de perfusion cérébrale sera en valeur relative supérieure à la tension de seuil, ce qui, compte tenu du branchement de l'amplificateur 309, correspond à une pression de perfusion cérébrale inférieure à une limite surveillée, ctest-à-dire à une pression intracranienne relative anormalement élevée. La sortie de l'amplificateur 111 du déclencheur à seuil pilote un transistor modulateur 313, qui déclenche une alarme avec un voyant 314 et un vibreur 315. La tension de pression de perfusion cérébrale est également appliquée à une première entrée d'un amplificateur différentiel 316, tandis que l'autre entrée est polarisée par une tension de consigne de pression de perfusion cérébrale réglée par le pont potentiométrique 317. La tension d'écart en sortie de l'amplificateur 316 est amplifiée par l'amplificateur 318 muni d'un réglage de zéro 319 et s'est amplifiée en 320. Cette tension d'écart 320 est utilisable pour asservir la pression intracranienne en expérimentation animale comme il va etre expliqué maintenant en référence à-la figure 7. Sur cette figure 7 est représentée schématiquement une coupe 350 du crane d'un animal d'expérience, par exemple un chien, comprenant la voute cranienne 351, l'encéphale 352, la dure mère 353 et une citerne de base 354. Dans la voûte cranienne est inséré un capteur de pression 360, avec un dispositif d'asservissement 361 attaquent un moteur 362 agissant sur un ensemble cylindre piston 363 relié par une tubulure 364 à l'espace interne du capteur 360, la tubulure 364 passant sous la peau du crante de l'animal. Cette disposition capteur asservissement correspond étroitement aux dispositions décrites précédemment. Un transducteur de pression 365 est disposé en dérivation à la sortie du générateur de pression 363 pour délivrer une tension de pression intracranienne mesurée par l'appareillage 366. Dans une artère 355 est implanté un cathéter 368 en liaison avec un trans#ducteur de pression 367 suivi d'un intégrateur de moyenne 369 qui délivre en sortie une tension de pression artérielle moyenne mesurée par l'appareillage 370. La tension de pression intracranienne issue du transducteur 365 et la tension de pression artérielle moyenne formée par l'intégrateur 369 sont appliquées aux deux entrées d'un amplificateur différentiel 371 qui délivre en sortie une tension de pression de perfusion cérébrale mesurée par l'appareillage 372. Cette tension de pression de perfusion cérébrale est appliquée à un amplificateur différentiel 373, qui reçoit sur une seconde entrée une tension de consigne ajustée par le potentiomètre 374. En sortie de l'amplificateur 373 on obtient un signal de pilotage de pression intracranienne Toutes ces dispositions ont déjà été décrites et ne sont rappelées que pour mémoire. Le signal de pilotage de pression intracranienne est appliqué à un amplificateur d'asservissement 375, semblable à celui qui a été décrit en référence à la figure 5. Un moteur 376, commandé par l'amplificateur d'asservissement 375, agit sur un générateur de pression 377, avec un ensemble cylindre piston semblable à l'ensemble 363. Le générateur de pression 377 contient du liquide céphalorachidien (ou une solution compatible) et communique par une tubu luxe 379 équipée d'un cathéter 380 avec la citerne de base 354 de Lanimal d'expérience. On conçoit que le dispositif d'asservissement de la pression intracranienne constitué par Iramplificateur 375, le moteur 376 et le générateur de pression 377 va agir pour injecter ou ponctionner du liquide céphalorachidien dans la citerne de base 354 pour ajuster la pression intracranienne à une valeur telle que la pression de perfusion cérébrale, obtenue par différence de la pression artérielle moyenne et de la pression intracranienne mesurée, soit égale à la valeur de consigne affichée électriquement par le potentiomètre 374. Il a été souligné précédemment que la mesure correcte de la pression intracranienne nécessitait une mise en place à profondeur précise du capteur selon l'invention dans la volte cranienne. ta figure 8a illustre une insertion incorrecte du capteur, l'anneau 403 étant vissé dans la votre cranienne 401 sans venir en appui sur la dure mère 402. Cette dure mère 402, sous l'effet de la pression intracranienne régnant dans l'encéphale 400, fait saillie dans l'ouverture 4Ola pratiquée dans la volte cranienne 401. Par ailleurs la membrane 404 est sollicitée à luencontre de la dure mère 402 par la pression interne d'asservissement.On voit que la membrane 404 et la dure mère 402 ne sont en contact que partielle ment, et qutau-delà de la surface de contact mutuel les surfaces de la dure mère 402 et de la membrane 404 présentent des discontinuités angulaires qui dénotent l'interaction des forces de tension des membranes en contact et des forces de pression. La position du centre de la membrane 404 dans le plan de la tranche de l'anneau 403 ne correspond pas à l'égalité des pressions qui agissent sur la dure mère 402 et la membrane 404. Par contre la figure 8b illustre l'enfoncement à profondeur correcte de l'anneau 403 dans l'ouverture 401a de la voûte cranienne 401. ta tranche de l'anneau 403 est en continuité avec la surface interne de la voûte cranienne 401, en sorte que la dure mère 402 est maintenue dans sa position naturelle sensiblement plane, par la tranche de l'anneau 403 pour la couronne en contact avec cet anneau, et par la membrane 404 à 1 'intérieur de l'anneau Cette membrane est sollicitée contre la dure mère 401 par la pression interne asservie dans le capteur, tandis que la dure mère est sollicitée en saillie dans l'ouverture 401a par la pression intracranienne dans l'encéphale 400. te fait que la dure mère 402 S'étende sensiblement selon un plan au contact aussi bien de la voûte cranienne 401 que de la tranche de l'anneau 403 et de la membrane implique l'égalité de la- pression intracranienne et de la pression antagoniste asservie. Pour déterminer avec exactitude la profondeur d'enfoncement nécessaire on peut utiliser la jauge d'enfoncement représentée #figure 8c La jauge 410 est réalisée en matière transparente, par exemple en méthacrylate de méthyle, et comporte un corps fileté 410a terminé à une extrémité par une tranche plane, et surmonté d'une couronne 4lOb. Le profil extérieur du corps fileté 410a est identique au profil du corps de capteur (figure 2) et la couronne 4lOb comporte un repère 410c. Lorsque l'on visse la jauge 410 progressivement dans l'ouverture filetée 401a, qui a été pratiquée dans la voûte cranienne 401, la tranche d'extrémité du corps fileté 410a vient prendre contact avec la dure mère 402, par une surface progressivement croissante 411.La dure mère 402 est toujours humide, et l'humidité superficielle de la surface forme joint optique avec la tranche d'extrémite de la jauge 410. Il en résulte que, par observation de la dure# mère à travers-la jauge transparente 410, il apparatt une zone centrale 411 où la texture de la dure mère est nettement visible, entourée d'une couronne circulaire 412 où la texture est partiellement masquée par des reflets. On conçoit que, au fur et à mesure du vissage de la jauge 410, la couronne 412 se restreint, tandis que la zone nette 411 envahit la tranche d'extré- mité, et que l'enfoncement à profondeur correct est obtenu au moment de la disparition totale de la couronne 412. Par comptage du nombre de tours effectués pour le vissage de la jauge 410 jusqu'à disparition de la couronne 412, comptage aidé par la présence sur la couronne 410~ du repère 410c, on connatt le nombre de tours exact dont il faut visser le capteur pour obtenir sa position correcte. Il est facile d'apprécier au moins le huitième de tour, autrement dit d'enfoncer le capteur avec une précision sur la profondeur d1au moins un huitième de pas du filetage Bien entendu l'invention n'èst pas limitée aux exemples de réalisation décrits, maïs en embrasse au contraire toutes les variantes - d1exécution. REVENDICATIONS 1. Dans un dispositif de mesure de pression intracranienne un capteur de pression destiné à etre inséré dans une ouverture de la volte cranienne jusqu'au contact de la dure mère, et comportant une capsule avec une membrane élastique bordée par un anneau rigide et formant organe sensible d'un moyen de mesure de pression en sorte que la membrane, épousant la dure mère dans une zone dégagée par l'ouverture et limitée en périphérie par l'anneau ,transmette au moyen de mesure la pression intracranienne qui sollicite en expansion, dans la zone limitée par l'anneau, la dure mère sans que celle-ci s'écarte notablement de sa position naturelle, capteur caractérisé en ce qu'il comporte un moyen détecteur de position de la membrane dans l'anneau délivrant un signal de position, et un moyen d'introduction dans la capsule de gaz sous pression antagoniste de la pression exercée par la dure mère, une source de pression variable,reliée au moyen d'introduction et équipée d'un transducteur de pression,étant commandée par un moyen d'asservissement sensible à l'écart entre le signal de position et une tension de compensation ajustée correspondant à une position de repos de la membrane 2. Capteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le dit moyen détecteur de position comprend une sonde de Hall polarisée Ea run aimant à une distance variant en fonction de la position de la membrane dans l'anneau. 3. 3. Capteur selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'aimant est un feuillet magnétique collé au centre de la membrane, tandis que la sonde est fixée sur une entretoise coaxiale à l'anneau. 4. Capteur selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'il comprend un corps tubulaire fileté extérieurement portant la membrane à tranche d'extrémité, et un bouchon insérable dans ledit corps portant un ajutage d'introduction de gaz et ladite entretoise axiale. 5. Capteur selon la revendication 4, caractérisé en ce que le bouchon comporte un moyen de réglage de profondeur d'insertion. 6. Capteur selon la revendication 4 ou 5, caractérisé en ce que ledit ajutage est prolongé par une tubulure souple terminée par une tete de connexion à la source de tension, des conducteurs d'alimentation et de signal de la sonde de Hall passant par l'ajuta- ge et la tubulure pour aboutir à un connecteur dans la tete 7. Capteur selon la revendication 6, caractérisé en ce que la tete de connexion, de diamètre non supérieur à six millimètres est munie d'un moyen de traction à son extrémité libre, en sorte que la tubulure souple puisse etre glissée sous le cuir chevelu en suivant la tete de connexion. 8. Dispositif de mesure de pression intracranienne comportant un capteur selon une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que ledit moyen d'asservissement comprend en cascade un préamplificateur relié en entrée différentielle à deux électrodes de sorties latérales de la sonde à effet Hall, un amplificateur différentiel attaqué, d'une part, par-la sortie dudit préamplifica teur et, d'autre part, par une tension de compensation issue d'un pont potentiométrique, et un amplificateur de puissance adapté à commander un moyen d'action réversible de la source de pression. 9. Dispositif de mesure de pression intracranienne selon la revendication 8, caractërisé en ce que la source de pression est constituée par un piston déplaçable dans un cylindre dans l'un ou l'autre sens sous l'action d'un moteur réversible alimenté par ledit amplificateur réversible. 10. Dispositif de mesure de pression intracranienne comportant un capteur selon une quelconque des revendications 1 à 7, en association avec un dispositif de mesure de pression artérielle pour déterminer la pression de perfusion cérébrale, le dispositif de mesure de pression artérielle comprenant un catheter artériel associé à un transducteur de pression artérielle, caractérisé en ce que, le transducteur de pression artérielle suivi d'un filtre passe bas adapté à délivrer un signal de pression moyenne ayant une sensibilité égale à celle du transducteur équipant la source de pression, le dispositif de mesure comporte un amplificateur différentiel attaqué par les deux transducteurs précités et délivrant en sortie un signal de pression de perfusion cérébrale appliqué à des moyens de mesure et d'enregistrement, et à un détecteur de seuil déclenchant une alarme 11. Dispositif de mesure selon la revendication 10, et destiné à l'expérimentation animale, caractérisé en ce qu'il comporte en outre un moyen de commande de pression agissant sur un moyen de ponction de liquide céphalo rachidien, et asservi à un signal différence entre le signal de pression de perfusion cérébrale et une tension ajustée correspondant à une pression de perfusion cérébrale fixée. 12. Dispositif de mesure de pression intracranienne selon une quelconque des revendications 8 à il, où le capteur comporte un filetage extérieur destiné, en coopération avec un taraudage pratiqué dans 1'ouverture de la volte cranienne, à fixer le capteur dans la voûte à une profondeur réglable, dispositif caractérisé en ce qu'au capteur est associée unè jauge en matière transparente, de conformation extérieure semblable à celle de la partie du capteur qui s'insère dans la volte cranienne, en sorte que l'angle de vissage de la jauge dans la voûte jusqu'à contact optique de sa tranche d'extrémité avec la dure mère ait pour réplique l'angle de vissage du capteur déterminant la profondeur d'insertion voulue.