"Appareil de prothèse auriculaire dans lequel la suspension du téléphone est perfectionnée". L'invention concerne un appareil de prothèse auriculaire muni d'un microphone et d'un téléphone qui comporte une sortie de son liée à un canal servant à la transmission du son, ledit téléphone étant positionné à l'aide d'une suspension dans le bottier de l'appareil. Un tel appareil de prothèse auriculaire est connu du do- cument allemand "Gebrauchsmuster" Ne 77.07.822. Dans les appareils de prothèse auriculaire connus, le canal servant au transport du son est formé généralement par un petit flexible à mince paroi, réalisé en matériau élastique. Par ce flexible, les ondes de son engendrées par le téléphone peuvent être guidées Jusqu'à l'extérieur de l'appareil de prothèse et fournie à une des oreilles de la personne se servant de l'appareil. Le positionnement du téléphone à l'intérieur de l'appareil de prothèse est réalisé à l'aide d'une sus- pension. A cet effet, en des endroits répartis proportion- nellement sur la surface de paroi du téléphone, le télé- phone contacte mécaniquement le bottier de l'appareil de prothèse auriculaire par l'intermédiaire d'un intercalaire en matériau élastique, le plus souvent soit en forme d'une pointe saillante soit sphérique. Lors de l'emploi des appareils de prothèse auriculaire connus, les personnes qui s'en servent sont gênées par un phénomène de réaction survenant surtout en cas de fortes amplifications, ce qui a comme résultat que l'appareil ne fonctionne plus convenablement. Or, le but de l'invention est d'indiquer des mesures pour contrecarrer de manière simple mais efficace ladite réaction survenant dans les appareils de prothèse auriculaire. A cet effet, l'appareil de prothèse auriculaire conforme à l'invention est remarquable en ce que le canal servant à transporter le son est aménagé dans un consti- tuant réalisé sous forme d'un corps à forte épaisseur de paroi en matériau élastiquement amortisseur, ledit consti- tuant servant également de suspension unique pour le té- léphone, cette suspension étant réalisée essentiellement du côté de téléphone o se trouve la sortie de son de ce téléphone. L'invention est basée sur l'idée suivante. Des expériences ont permis de constater que le phénomène de réaction est principalement la conséquence d'un coupla- ge mécanique-acoustique entre le téléphone et le micro- phone. De par l'engendrement des ondes sonores dans le téléphone, il se forme des forces de réaction qui portent à vibration la paroi du téléphone. Surtout par l'inter- médiaire de la suspension connue réalisée jusqu'à présent pour le téléphone, ces vibrations mécaniques sont trans- mises au bottier de l'appareil de prothèse auriculaire. A leur tour, les vibrations du bottier de l'appareil de prothèse donnent lieu au rayonnement d'ondes acoustiques ou sonores qui aussi bien par l'extérieur que par l'inté- rieur de l'appareil de prothèse sont capables d'atteindre le microphone, sont détectées dans celui-ci pour ensuite être reproduites de façon amplifiée par le téléphone, ce qui ferme le circuit. Il en résulte une irrégularité dans la caractéristique de fréquence de l'appareil à des fré- quences proches de 500 Hz. Or, des expériences ont démon- tré que pour percer le plus efficacement possible ledit circuit fermé, la chatne de transmission mécanique acous- tique doit *tre rompue le plus près possible de la source (c'est-à-dire du téléphone). Cela signifie que pour ainsi dire il est sensé uniquement d'abaisser la qualité de la transmission mécanique entre le téléphone et le bottier de l'appareil. Du fait qu'en conformité a l'invention, le constituant qui forme le canal est utilisé également comme suspension pour le téléphone, but dans lequel il doit être alors réalisé à forte épaisseur de paroi, la suspension est réalisée essentiellement du c8té de téléphone o se trouve la sortie de son. On a constaté que de ce côté, l'amplitude des vibrations mécaniques de la paroi du té- léphone est la plus faible, de sorte que par cette mesure on atteint un découplage particulièrement effectif du téléphone par rapport au bottier. Du fait que ledit cons- tituant est réalisé sous forme d'un corps à forte paroi d'épaisseur en matériau élastiquement amortisseur, on obtient en outre que la transmission des vibrations méca- niques du bottier du téléphone au bottier de l'appareil de prothèse auriculaire est réduite davantage. Ceci trouve sa cause dans le fait que les vibrations dans le corps à forte épaisseur de paroi sont amorties davantage et absor- bées. De plus, la mesure prise conformément à l'invention offre des avantages du point de vue technique de construc- tion et de fabrication. Comparativement à ce qui est le cas dans les appareils de prothèse auriculaire dans les- quels le canal servant à transporter le son et la suspen- sion sont deux constituants indépendants, le guidage du son et la suspension dans l'appareil de prothèse auricu- laire conforme à l'invention sont réalisés par un seul constituant ce qui simplifie le processus de production, l'accélère et le rend donc moins co6teux. A remarquer que dans le brevet allemend NO i.160.oio, il est question d'un appareil de prothèse auriculaire dans lequel un constitu- ant qui forme le canal servant au transport du son,est lié également au côté du téléphone o se trouve la sortie de son de ce téléphone. Toutefois, ce constituant ne sert pas au positionnement du téléphone. Dans l'appareil de prothèse auriculaire connu, le téléphone peut notamment encore se mouvoir librement dans le bottier. C'est pour- quoi sur toute sa surface externe, le téléphone est muni de petits blocs amortisseurs grâce auxquels le téléphone est empêché de buter contre la face interne du bottier de l'appareil à l'occasion de secousses de l'appareil de pro- thèse. Un mode de réalisation préférentiel de l'appa- reil de prothèse auriculaire conforme à l'invention est remarquable en ce qu'au moins sur une partie de sa surface externe, le constituant repose librement contre la face interne du bottier, et de préférence sans serrage. Grâce à ce mode de réalisation préférentiel, on obtient le posi- tionnement complet du téléphone dans toutes les directions de sorte que la nécessité de mesures de positionnement supplémentaires qui pourraient perturber le découplage, fait entièrement défaut. Du fait d'aménager l'élément de suspension librement contre la face interne du bottier et de préférence sans serrage, on met optimalement à profit la propriété d'amortissement de l'élément de suspension, ce qui permet 'de réduire au maximum la transmission. Encore un autre mode de réalisation de l'appa- reil de prothèse auriculaire conforme à l'invention a la particularité que le constituant est muni d'une partie à mince épaisseur de paroi qui entoure en grande partie le téléphone. De ce fait, il est possible de fixer mieux le téléphone audit constituant ou à l'intérieur de celui-ci. La description suivante, en regard des dessins annexés, le tout donné à titre d'exemple, fera bien com- prendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 illustre un premier mode de réali- sation de l'appareil de prothèse auriculaire conforme à l'invention. La figure 2 illustre un deuxième mode de réa- lisation de l'appareil de prothèse auriculaire conforme à l'invention. La figure 1 montre en coupe une partie d'un appareil de prothèse auriculaire. Le bottier 1 de cet appa- reil contient un téléphone 2 ainsi qu'un microphone 3. A l'aide d'une suspension 4, 5 connue en soi, le microphone 3 est positionné dans le bottier 1 de l'appareil. L'entrée de son 6 de l'appareil est liée acoustiquement à l'entrée de son 8 du microphone à travers un petit flexible 7. Ce flexible 7 et la suspension 5 ne-forment qu'un seul corps, mais cela n'est pas indispensable. Comme l'invention ne concerne pas le microphone et/ou sa suspension, le mode de réalisation exact de ses constituants de l'appareil de prothèse auriculaire est sans importance et n'est par traité plus en détail ici. Par serrage ou à l'aide d'une colle, ou en- core d'une autre façon, le téléphone 2 est lié à un cons- tituant 9. Celui-ci comporte un canal 10, et c'est seule- ment à l'aide d'une tubulure Il que ledit constituant 9 est lié solidement au bottier 1. La forme externe du cons- tituant 9 est telle que ce corps repose librement contre la face interne du bottier 1 de l'appareil de prothèse, et de préférence sans serrage. Les dimensions externes du constituant 9 sont donc un peu plus petites que les dimen- sions internes du bottier 1 à l'endroit o le constituant 9 est positionné dans le bottier 1. Il est à remarquer qu'il n'est pas indispensable que le constituant 9 repose pratiquement par sa face externe complète contre la face interne du bottier 1, comme c'est le cas sur la figure 1 de mSme que sur la figure 2 encore à décrire. Il se peut que sur au moins une partie de sa surface externe le cons- tituant 9 repose contre la face interne du bottier 1. Le téléphone 2 n'est fixé qu'au constituant 9, et le contact mécanique du téléphone avec le bottier 1 n'a lieu que par l'intermédiaire du constituant 9. Ce constituant 9 ne fait donc office que d'élément de suspension unique pour le téléphone 2, suspension qui est réalisée essentiellement du côté de téléphone o se trouve la sortie de son 12, et de ce fait le téléphone 2 est positionné dans sa position correcte dans le bottier de l'appareil. De préférence, le constituant 9 est un corps à forte épaisseur de paroi en matériau élastiquement amortisseur, par exemple du caout- chouc. La sortie de son 12 du téléphone 2 débouche dans une extrémité du canal 10. Ce dernier sert au transport des ondes sonores. L'autre extrémité du canal 10 s'engage dans une tubulure 11 qui continue jusqu'à l'extérieur du bottier de l'appareil. Sur la partie appartenant à la tu- bulure 11 et faisant saillie dans le bottier de l'appareil de prothèse, on a placé un petit tuyau de son 13. Ce tuyau assure le guidage du son à partir de l'appareil de pro- thèse jusque dans l'oreille de la personne se servant de l'appareil. La tubulure 11 est liée rigidement au bottier 1. On voit clairement que non seulement le constituant 9 assure la suspension du téléphone mais qu'il intervient également dans le guidage du son de téléphone jusqu'à l'extérieur de l'appareil de prothèse auriculaire. La figure 2 montre en coupe une partie d'un autre appareil de prothèse auriculaire conforme à l'inven- tion. En grande partie, le mode de réalisation illustré sur la figure 2 correspond à celui illustré sur la figure 2. Les constituants qui sur les deux figures 1 et 2 por- tent les mêmes références sont identiques. Dans le cas de la figure 2, le constituant 9 toutefois est muni d'une partie 14 à mince épaisseur de paroi, partie qui entoure grandement le téléphone 2. A remarquer que l'invention ne s'applique pas uniquement aux appareils de prothèse auriculaire répondant aux figures, mais également aux appareils de prothèse au- riculaire qui, sur des points ne se rapportant pas à l'in- vention, diffèrent des appareils de prothèse auriculaire selon les figures. REVENDICATIONS - Appareil de prothèse auriculaire muni d'un microphone et d'un téléphone qui comporte une sortie de son liée à un canal servant à la transmission du son, le- dit téléphone étant positionné à l'aide d'une suspension dans le bottier de l'appareil, caractérisé en ce que le canal servant à transporter le son est aménagé dans un constituant réalisé sous forme d'un corps à forte épais- seur de paroi en matériau élastiquement amortisseur, ledit constituant servant également de suspension unique pour le téléphone, cette suspension étant réalisée essentielle- ment du c8té.de téléphone o se trouve la sortie de son de ce téléphone. - Appareil de prothèse auriculaire selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'au moins sur une partie de sa surface externe, le constituant repose libre- ment contre la face interne du bottier. - Appareil de prothèse auriculaire selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le constituant est muni d'une partie à mince épaisseur de paroi qui entou- re en grande partie le téléphone.