La présente invention concerne un appareil permettant d'effectuer automatiquement un examen audiométrique de base sur un sujet humain en vue d'obtenir un enregistrement précis de l'état de ses organes auditifs, D'une façon générale, l'acuité auditive d'un sujet est déduite de ses réactions à une série de sons de fréquences différentes. Ce procédé audiométrique s'est longtemps effectué manuellement et seul un audiologue expérimenté pouvait déterminer et appliquer diverses fréquences à divers niveaux d'intensité. Ces procédés classiques d'établissement d'un audiogramme exigent une certaine habileté et un certain entra#nement de la part de l'audiologue ou de la personne utilisant l'audiomètre. Plus récemment, on a imaginé certains appareils effectuant automatiquement un examen audiométrique, comportant des organes appliquant une série d'excitations au sujet et des organes détecteurs de profils évaluant automatiquement les réactions du sujet à ces excitations et déterminant l'existence éventuelle d'un profil de réactions acceptable. Un tel audiomètre, par exemple, est décrit dans le brevet E.U.A0 3 992 241 de E. WEISS et al., du 9 juillet 1968. Ce procédé audiométrique manque de souplesse. L'audiomètre utilisé est limité à quelques profils généraux de réactions en vue de déterminer le seuil d'audibilité, et son circuit de perception de ces profils ne peut déceler la présence d'un profil acceptable de réactions qu'après un nombre donné de périodes d'essais. Si aucun profil n'a été détecté après ces périodes d'essais, le seuil d'audibilité est déterminé au jugé et l'audiogramme indiquera simplement une probabilité de seuil pour une fréquence donnée. On voit donc que, bien qu'il y ait un seuil pour chaque fréquence particulière, ce seuil ne peut être ni déterminé ni enregistré. Dans un examen audiométrique, il arrive fréquemment qu'il soit difficile d'arriver à un profil perceptible pour une fréquence donnée, ce qui peut être attribué, dans certains cas, à la nervosité ou a la fatigue du sujet au cours de l'examen. On a également observé que certains sujets essaient d'influencer l'enregistrement d'un examen. On a donc besoin d'un appareil permettant d'obtenir un enregistrement précis et complet de l'état des organes auditifs des sujets examinés. Pour une fréquence donnée à laquelle la réaction du sujet est si irrégu lière qu'il est impossible de déterminer un seuil, il faut un appareil permettant d'écarter temporairement cette fréquence particulière et de poursuivre examen a d'autres frequences tout en gardant la possibilité de revenir à la fréquence à laquelle aucune réaction acceptable n'avait pu être précédemment obtenue. La présente invention a donc pour objets de réaliser - un nouvel appareil d'examens audiométriques donnant un enregistrement précis et complet du seuil d'audibilité d'un su jet - un audiomètre automatique ordinateur ntexigeant plus la présence d'un audiologue expérimenté, et dont le fonctionnement soit entièrement piloté par un programme d'ordination, le déroulement de l'examen s'effectuant sans l'intervention de l'opérateur - un appareil d'examens audiométriques perfectionné assez souple pour que les fluctuations inévitables de l'examen audiométrique n'affectent que les parties non mécaniques de l'appareil sans nécessiter un circuit complètement différent, comme dans le cas du brevet E.U,A, précité ; et - un audiomètre automatique permettant d'effectuer un examen vocal en sus de l'axamen acoustique. Ces buts sont exposés en détail, ainsi que d'autres buts plus spécifiques, dans la description qui suit, d'exemples préfé rés, non limitatifs, de réalisation de l'invention, faite en se référant aux dessins annexés dans lesquels - la figure 7 est un schéma explicatif du montage d'un audiomètre automatique ordinateur selon l'invention ; et - la figure 2 est un schéma explicatif du montage d'un second exemple d'audiomètre selon ilil n~ Swr l#s schémas explicatifs des deux figures, les munies chiffres désignent les mêmes éléments ou des éléments équivalents. Les divers carrés sont joints par des traits représentant les conducteurs transmettant les divers signaux, un signal acoustique étant représenté par un trait plein et un signal de commande par un trait interrompu. Un audiogramme est la représentation graphique du rapport entre le seuil minimum d'audibilité et la fréquence vibratoire et sert à mesurer l'acuité auditive d'un sujet. Le mode opératoire général d'un examen usuel permettant l'établissement d'un tel audiogramme est très simple : pour diverses fréquences, on envoie au sujet des sons d'amplitudes diverses jusqu a ce qu'on atteigne le seuil minimal d'audition. Pour chaque intensité perçue, le sujet signale qu'il a entendu le son transmis. Le système proposé par la présente invention permet l'exécution de ces examens audiométriques fondamentaux conformément aux règles appliquées dans la plupart des examens cliniques usuels. Une fois l'examen amorcé, aucune intervention humaine n'est requise et le système peut fonctionner sans recours à un audiologue mais simplement à un opérateur sommairement entraîné. L'examen est effectué sous la commande d'un ordinateur 10, tel qu'un ordinateur de petite taille comme ceux connus sous les désignations "PDP-8" ou "mini-ordinateur', spécialement programmé en vue de l'examen. Mais le circuit audiométrique peut également être raccordé au pupitre d'un ordinateur central travaillant en régime de "temps partagé" ou "d'information multiples" : il suffira de remplacer les modules intermédiaires pour adapter le système b un ordinateur central0 La souplesse d'emploi de l'un ou l'autre système d'ordinateur facilite un simple changement de programme et se prête aisément aux expériences d'audiométrie clinique. Les spécialistes comprendront que l'ordinateur 10 est un élément de traitement d'informations comportant une mémoire emmagasinant, à leurs adresses respectives, des informations et des instructions pour leur traitement, des éléments de commande de l'exécution séquentielle d'instructions adressées successivement, des éléments de transfert à une instruction enregistrée à une adresse particulière par suite de l'exécution de ces instruction4 et des éléments comparateurs d'informations. Par conséquent, l'élément de traitement d'information 10 utilisé dans la présente invention contient une série de données relatives à des paramètres tels que fréquences audibles, niveaux d'amplitude, périodes de temps, etc., et des instructions sur le déroulement de l'examen audiométrique fondamental permettant à l'ordinateur d'exécuter la série d'instructions emmagasinées dans les adresses successives de la mémoire et de comparer les réponses reçues du sujet examiné et d'autres éléments du circuit audiométrique, comme il sera décrit plus loin, pour donner, au moyen d'un télétype, l'audiogramme dudit sujet. il doit donc être bien entendu que la présente invention ne concerne pas un nouveau programme d'exécution d'un examen audiométrique mais un système et un or dinateur permettant l'exécution de cet examen, Les figures 1 et 2 montrent un magnétophone à bande 12 servant à donner des instructions au sujet examiné et à déterminer si le sujet est en état de subir l'examen.Un élément 16 de commande du magnétophone est monté entre le module intermédiaire 15 et le magnétophone 12 et a pour fonctions, d'une part de transmettre l'ordre de déroulement de la bande au début d'un examen préparatoire ou au cours d'un examen vocal ainsi qu'on le décrira plus loin, et d'autre part de recevoir du magnétophone 12 des signaux indiquant la fin d'une partie de l'examen et interrompant le déroulement de la bande du magnétophone, Une fois donné l'ordre général de commencer l'examen, l'ordinateur émet un signal déclenchant un basculeur (non représenté) lequel, après am- plification, déclenche un relais de puissance (non représenté) faisant démarrer le magnétophone.L'ordre de mise en marche sera donné, de préférence, par un opérateur responsable de l'examen bine bouton puisse envisager une disposition dans laquelle cet ordre sera donné par le sujet examiné lui-mêe. Le magnétophone reçoit deux sortes de signaux, Le premier genre de signaux est fourni par une bande conductrice montée en série avec une bande magnétique.La bande conductrice sert à court-circuiter un signal de tension prédéterminée immobilisant le magnétophone et indiquant la fin de cette partie de 1 'examen0 Dans le cas du circuit de la figure 2, un second signal est reçu pour immobiliser le magnétophone après chaque mot de l'examen vocal, ainsi qu'il sera expliqué plus loin0 L'élément de commande doit indiquer à l'ordinateur qu'un mvt a été prononcé et immobiliser immédiatement le magnétophone, Lorsque la totalité des mots n'est pas utilisée au cours de l'examen vocal, la bande progresse jusqu'à ce qu'elle soit arrêtée par le conducteur métallique porté par la bande et placé à la fin de la série de mots de l'examen.A la fin de l'examen, la bande est toujours ramenée à sa position de départ, Le système selon la présente invention permet d'effectuer un examen complet comportant trois phases principales. Dans la première phase, appelée examen préparatoire, le sujet reçoit des explications concernant l'examen et est soumis à un examen très bref destiné à vérifier qu'il a bien compris ces explications. Dans la seconde phase, le sujet pourra être soumis à un examen vocal consistant à lui transmettre une série de mots préalablement enregistrés sur la bande magnétique du magnétophone. Pour chaque mot émis, un groupe de mots (six par exemple) s'allument sur un tableau 18 faisant face au sujet dans la cabine. Le sujet doit déprimer le bouton placé à proximité du mot allumé et entendu. Selon que la réponse est correcte ou non, 1 'in- tensité du mot transmis ensuite reçoit une amplitude plus grande ou plus basse et un nouveau groupe de mots devient visible sur le tableau. Après quelques mots, le seuil minimal d'audibilité est atteint et l'amplitude varie autour de ce niveau0 Cet examen est effectué pour chaque oreille. Dans la troisième phase, on fait entendre au sujet des sons purs à des fréquences comprises entre 125 Hz et 8 000 Hz et de niveaux d'intensité décroissants pour chaque fréquence. Normalement, l'examen est d'abord effectué par conduction aéro-tympanique et peut être suivi d'un examen par conduction osseuseSes examens sont effectués pour les deux oreilles. Si l'on décèle une grande différence de seuil minimal entre les deux oreilles, on procède à un examen de l'oreille la plus faible en produisant un bruit d'assourdissement sur la meilleure oreille. Les résultats de tous ces examens sont imprimés sur un formulaire normalisé par le téléscripteur associé à l'ordinateur. Le magnétophone à bande 12 est constitué par une bande sans fin sur laquelle les instructions ont été préalablement enregistrées. Les diverses phases d'exécution de l'examen sont clairement indiquées sur cette bande. De plus, après la transmission de chaque mot au cours de l'examen vocal , un signal immobilise le magnétophone et envoie une impulsion à l'ordinateur provoquant l'allumage des lampes du tableau. Le magnétophone est immobilisé une fois que le sujet a répondu ou après expiration de la période maximale d'attente. Le sélecteur de fréquence 18 a pour fonction de donner, pour chaque valeur de fréquence emmagasinée dans l'ordinateur, un signal ouvrant une porte sélectionnant une fréquence dans l'oscillateur. Les examens audiométriques utilisent jusqu'à onze fréquences différentes, les fréquences normales étant 125, 250, 500, 750, 1 000, 1 500, a oûû, 3 oxo, 4 ooo, 6 oxo et 8 000 Hz. L'élément 18 peut être constitué de onze circuits basculeurs correspondant chacun à une fréquence. La commande de fréquence est transmise de l'ordinateur 10 au sélecteur 18 qui retrouve la fréquence recherchée au moyen de ses circuits basculeurs, Un mot de onze unités d'information pourra être utilisé dans l'ordinateur pour vérifier l'état des bascules.Pour chaque ordre, une seule des unités d'information a la valeur 1 correspondant à cette fréquence recherchée. Chaque unité d'information commande un commutateur sélectionnant une résistance d'entrée à l'oscillateur déterminant la fréquence. Un oscillateur 20 est relié directement au sélecteur de fréquence 18o Cet oscillateur est conçu de façon à s'adapter facilement à une commande par ordinateur et convertira le signal reçu de l'élément 18 en fréquence spécifique. On obtient donc, à la sortie de l'oscillateur, un signal d'amplitude normale et d'une fréquence déterminée. Un relais 22 est relié à l'oscillateur 20 et sert à commander le passage du signal de l'oscillateur selon la période d'examen utilisée, Sur la figure 2, le relais 22 sert également à relier à la chaîne sonore, soit le signal provenant de l'oscillateur, soit celui provenant du magnétophone. Le signal de fréquence désirée et d'amplitude normale est transmis à un étténuateur (24 sur la figure 2) faisant partie d'un élément de commande d'amplitude 26. La gamme de niveaux d'amplitudes nécessaires à la production d'un audiogramme acceptable est très grande et s'étend sur 120 décibels. En conséquence, pour obtenir un signal variant sur une gamme aussi étendue, on utilise un montage de deux atténuateurs en cascade. Un premier atténuateur produira une atténuation brute, le signal étant atténué d'un facteur de 2n et une puissance de 2 étant utilisée pour correspondre au signal binaire de l'ordinateur0 L'atténuation précise est effectuée au moyen d'un convertisseur numérique-analogique comportant 12 unités d'information à l'entrée. De préférence, pour eiiter la présence de tensions trop faibles dans le convertisseur, il y a avantage à placer l'atténuateur précis en amont de l'atténuateur brut. Le convertisseur multiplicateur introduit dans le signal une distorsion d'amplitude fixe. En introduisant dans le convertisseur des signaux faibles, il y a risque d'introduire une distorsion qui produirait un bruit indésirable dans le signal, D'autre part, l'atténuateur brut ne comportant que des résistances et des relais ne permet pas d'éviter les erreurs non-linéairesO L'avantage d'utiliser un convertisseur multiplicateur est de faciliter l'étalonnage, la correction d'atténuation pouvant se faire au niveau du programme. L'élément de commande d'amplitude 26 comporte également un élément amplificateur de puissance et éliminateur de parasites 28 monté en série avec l'atténuateur 24. L'amplificateur de puissance est nécessaire du fait que l'impédance de l'atténuateur est trop élevée pour être reliée directement aux écouteurs ou aux vibrateurs. Le filtre sert à éliminer les parasites à la fréquence de la ligne. Ce filtre doit avoir un facteur de qualité assez élevé car on cherche à atténuer le bruit à 60 Hz sans affecter le signal à 125 Hz. Un tel filtre peut être constitué, par exemple, par un amplificateur et par deux circuits de réjection résistance-capacitéO Un tel système permet une réjection plus sélective évitant d'étténuer le signal à 125 Hz. Un temporisateur 30 est monté entre le module intermédiaire 15 de l'ordinateur 10 et le relais 22. Ce temporisateur sert à limiter la durée de la transmission de signal au sujet examiné et à mesurer le temps s'écoulant avant la réception d'une réponse de ce dernier ainsi que la période de latence entre incitations. Le circuit du temporisateur comportera trois parties : un générateur d'impulsions, un compteur et un circuit comparateur0 Le générateur d'impulsions émet des impulsions à intervalles prédéterminés, par exemple 0,1 seconde. Ces impulsions sont transmises a un compteur, Le temporisateur est déclenché par des signaux re çus de l'ordinateur0 Certaines bascules étant alors à une valeur différente de zéro, le comparateur excite une porte commandant le passage du signal du générateur d'impulsions au compteur, Les valeurs reçues de l'ordinateur établissent une valeur initiale pour le compteur et, partant du moment où les signaux sont reçus de l'ordinateur, ce dernier commence à décompter jusqu'à ce que toutes les bascules du compteur soient revenues à la valeur zéro. Avec un compteur ayant six bascules, on peut obtenir un temporisateur décomptant toutes les périodes de 0,1 seconde à 6,3 secondes par augmentation de 0,1 seconde. Une caractéristique de la présente invention est la possibilité d'insérer dans le système un générateur de bruit 32 afin que, dans les cas où le sujet présente une meilleure acuité auditive d'une oreille que de l'autre, l'examen puisse porter sur l'oreille faible en envoyant un bruit d'assourdissement dans l'oreille fine et éviter que l'oreille non examinée ne perçoive, par simple conduction osseuse, des sons uniquement destinés à l'oreille examinée. Il y a delnombreux types de générateurs de bruit mais on préfère généralement un générateur ayant une bande étroite de part et d'autre de la fréquence d'examen.La commande de fréquence du générateur de bruit 32 utilise le même signal que celle de l'oscillateur 20o En ce qui concerne la commande d'amplitude, celle-ci est déterminée par des commutateurs commandés par un signal reçu de l'ordinateur. Un multiplexeur 36 commandé par son propre élément de commande 37 établit les connexions correctes entre les signaux acoustiques reçus et les organes de transmission des incitations, c'est-à-dire les écouteurs et les vibrateurs. Le mutt;iplexeur 36 permet les combinaisons suivantes a) envoi du signal du magnétophone aux deux oreilles pour l'e xamen préalable b) envoi du signal du magnétophone à une oreille, l'autre oreil le restant au repos c) envoi du signal de l'oscillateur à une oreille, l'autre oreil le restant au repos d) envoi du signal de l'oscillateur à un écouteur, l'autre écou teur recevant un signal du générateur de bruit e) envoi du signal de l'oscillateur à un côté du vibrateur, l'autre coté restant au repos f) envoi du signal de l'oscillateur à un cOté du vibrateur, l'autre cOté recevant un signal du générateur de bruit0 En se reportant plus spécialement à la figure 2, on voit que la cabine d'examen 38 comporte en outre un tableau 18 divisé en un certain nombre de plaques 43 portant inscrits un nombre correspondant de mots. Ces mots ne sont pas normalement visibles par le sujet et peuvent être occultés par un verre dépoli recouvrant les plaques.Chaque mot ou groupe de mots est rendu visible par un éclairage adéquatement disposé derrière les mots inscrits0 Chaque plaque comporte un organe indicateur de réponse 45 permettant au sujet de faire savoir qu'il a entendu le mot, ou l'un des mots, illuminés pendant l'examen vocal. Le tableau 18 comporte en outre une plaque supplémentaire 46 permettant au sujet de signaler qu'il n'a rien entendu, ce qu'il fait lorsqu'il n'a pas perçu auditivement certains mots illuminés sur le tableau. La commande du tableau peut consister en circuits basculeurs qui, d'une part, reçoivent l'information de l'ordinateur et la gardent en mémoire pendant le fonctionne ment du tableau et dans lesquels, d'autre part, le circuit basculeur correspondant au mot choisi par le sujet est immédiatement ramené à zéro,permettant ainsi d'évaluer la réponse dans l'ordinateur en la comparant à l'excitation. L'ordinateur reçoit également un signal indiquant qu'une réponse a été donnée. Le système comporte également des éléments 44 indiquant si l'examen est en cours ou terminé, ou s'il se déroule dans la phase préparatoire, vocale ou acoustique. On va maintenant décrire le déroulement d'un examen audiométrique fondamental au moyen du système conforme à la présente invention. Le sujet à examiner est installé dans la cabine d'examens et l'opérateur vérifie que les écouteurs (ainsi que les vibrateurs servant à l'examen de conduction osseuse) sont bien placés sur le sujet. Toutes les mentions nécessaires au dossier du sujet ont été préalablement inscrites et l'examen commence sur un ordre venant du télétype. Au cours de l'examen préparatoire, on donne au sujet toutes les informations concernant l'exécution de l'examen et la façon dont il doit donner une réponse. On procède de préférence à deux examens brefs pour éliminer les sujets qui, pour une raison ou une autre, seraient incapables de subir l'examen intégralement. D'où l'avantage de la présente invention de pouvoir éliminer l'inconvénient de devoir imposer, en vain, un examen prolongé aux sujets inaptes à le subir et de les mettre dans une condition rendant difficile à mener l'examen subséquent fait par un audio loge, Un autre avantage de l'invention est la brièveté de l'utilisation de l'ordinateur dans les cas réfractaires au présent système. L'ordinateur donne l'ordre de démarrage au magnétophone dont la bande magnétique donne au sujet l'explication de l'examen et les directives appropriées. La chaîne sonore est branchée sur les écouteurs. Les directives sont alors suivies de deux examens sommaires très brefs. Au cours du premier examen, le sujet est invité à indiquer sur le tableau 18 les mots qu'il a entendus. Puis un certain nombre de mots (trois, par exemple) sont énoncés à assez haute voix pour que la plupart des sujets puissent les percevoir : pour cet examen, l'atténuateur est réglé à 70 décibels et le son est transmis aux deux écouteurs. Dès qu'un mot a été prononcé, six mots, par exemple, apparaissent visibles sur le tableau et le sujet doit désigner le mot qui a été énoncé. il presse donc le bouton 45 correspondant et sa réponse est transmise à l'ordinateur. Si la réaction du sujet est correcte pour ces trois mots, on lui expose un second examen préalable. Chaque fois que le rectangle portant les mots "ENDENDEZ-VOUS ?" s'allume, il doit signaler qu'il a perç un son en déprimant le bouton "OUI". Le rectangle s'allume trois fois au cours de cet examen : la première et la troisième fois on transmet aux écouteurs un son de 750 Hz à 70 décibels, mais la seconde fois aucun son n'est transmis. Si le sujet donne une réponse erronée, l'un des trois examens est repris et, lorsqu'il a correctement répondu aux trois examens, un message approprié, enregistré sur la bande, lui signale que l'examen proprement dit va commencer. Si le sujet ne peut répondre correctement à ces examens préalables, l'examen est interrompu et le télétype en porte mention sur la fiche du sujet. En ce qui concerne l'examen vocal, une série de mots est enregistrée sur la bande magnétique. Après l'énoncé de chaque mot, la bande est arrêtée par un signal provenant d'une seconde piste de la bande et l'ordinateur commande l'allumage d'un certin nombre de lampes sur le tableau 18 ainsi que celui de la plaque portant les mots "JE 'ENTENDS PAS". Simultanément, le temporisateur 30 est mis en marche et commence à décompter une période prédéterminée, par exemple six secondes.Le premier mot énoncé est transmis aux écouteurs avec une amplitude de 500 dé décibels. Si le sujet déprime le bouton de la plaque corres# iI#i- te ai cours de cette période de 6 secondes, l'ordinateur produit une atténuation de 10 décibels et fait progresser le magnétophone jusqu'au mot suivant puis le fait s'arrêter. Si le sujet déprime le bouton d'une autre plaque que celle du mot énoncé, ou le bouton de la plaque "JE N'ENTENDS PAS, ou s'il ne réagit pas dans la période de six secondes, l'ordinateur déclenche une augmentation de 10 décibels du niveau d'intensité du mot et fait avancer le magnétophone en vue de l'énoncé d'un autre mot après avoir éteint les lumières allumées sur le tableau. Cet examen est effectué pour chaque oreille séparément. Le chiffre O sert à indiquer une réponse erronée ou l'absence de réponse, et le chiffre 1 une réponse correcte, Si après énoncé d'un certain nombre de mots on a obtenu la séquence 0101, on cesse l'examen de l'oreille en cours, le seuil minimal d'audition correspondant alors au niveau du dernier énoncé, Si on re cueille une séquence de 1010, on cesse également l'examen, le seuil minimal d'audition étant alors 10 décibels au-dessus du niveau du dernier énoncé. Si, après énoncé de tous les mots enregistrés sur la bande, on n'obtient aucune des séquences cidessus, on considère l'amplitude utilisée pour le dernier mot comme seuil minimal si le sujet a donné une réponse correcte.Si la réponse au dernier mot est incorrecte, le seuil minimal est 10 décibels au-dessus de l'amplitude à laquelle le dernier mot avait été énoncé. On notera que le nombre de mots apparaissant sur le tableau 18 après chaque énoncé d'un mot peut être facilement modifié par simple modification du programme de 1 'ordina- teur. Le sujet est alors averti de l'examen acoustique par un passage enregistré sur la bande magnétique : on lui fait savoir qu'il doit répondre en déprimant le bouton "OUI" lorsqu il per çoit un son. On transmet aux écouteurs des sons purs de fréquences données et de niveaux décroissants d'intensité. D'une façon générale, tous les essais portent sur l'oreille droite puis sont transférés à l'autre oreille à moins que l'on sache que l'oreille gauche est en meilleur état que la droite. On utilise la suite de fréquences ci-après : 1 000, 2 000, 4 000, 8 000, 1 000, 500, 250, et 125 Hz. Le niveau d'intensité du premier examen à 1 000 Hz est de 30 décibels au-dessus du seuil minimal d'audibilité donné par l'essai vocal. Â chaque réponse correcte, le signal est atténué par paliers de 10 décibels.Dès que le sujet ne répond plus, l'ordinateur amorce une série d'essais en vue de déterminer avec précision le seuil minimal d'audibilité. Les sons purs sont transmis pendant une période donnée, environ une seconde par exemple. Puis suit une période d'attente d'environ deux secondes. Toutes les réponses données dans ces trois secondes sont interprétées comme correctes. Dès que le sujet répond, ou des que la période d'attente est terminée, il s'écoule une période de transition, sans émission, jusqu'à l'émission du son suivant. Cette période de transition peut durer de une a six secondes ; elle est variable en vue d'éviter l'éta- blissement d'un rythme auquel le sujet s'accoutumerait et donnerait des réponses indépendamment de sa perception d'un son et que líordinateur pourrait traiter comme correctes.Une réponse formulée pendant la période de transition n'est pas considérée comme correcte, bien qu'enregistrée0 Trois réponses pendant la crois réponses pendant la période de transition pour un examen à une fréquence donnée sont considérées comme une aberration ceci élimine le risque de voir le sujet déprimer fréquemment les boutons au cours de l'examen même s'il ne perçoit aucun son. Pour chaque réponse correcte, l'amplitude du son suivant est diminuée de 10 décibels. L'examen se poursuit tant que les réponses sont correctes, jusqu'à ce que le sujet ne réponde plus0 On donne ci-après un exemple de la souplesse du système seion l'invention. Supposons que les lettres ...C, B, A, , S, R, ... représentent une suite de niveaux d'amplitude décroissant progressivement de 10 décibels, et que À soit le premier niveau auquel le sujet n'a pas répondu. On envoie au sujet un son d'amplitude A+ de 5 décibels plus haut que A, puis un son d'amplitude A, puis encore une fois un son d'amplitude Â+. Les résultats de cette série d'essais A, A+, A, A+ permettent les solutions suivantes a) la limite de seuil est À ou A+À b) augmenter l'amplitude et répéter l'examen pour B et B+ (B est à 10 décibels au-dessus de A) c) diminuer l'amplitude et poursuivre l'examen pour T d) interrompre l'examen en vue de le reprendre ultérieurement,les résultats obtenus étant considérés comme une aberration. Par convention, "1" représentera une réponse affirmative à une audition, et "On une réponse négative ; de plus toutes les combinaisons possibles A, A+, A, A+ ou B, B+, B, B+ sont représentées par X, X+, I, X+ ; en outre les résultats 0 1 et 1 0 pour une amplitude sont considérés comme équivalents0 augmenter 3 enregistrer X i enregistrer X+ > aberration insuffisant poursuivre avec X' entre X et X+ diminuer - aberration enregistrer X+ + augmenter insuffisant, répéter X+ 8 enregistrer X , aberration insuffisant, répéter X ss diminuer enregistrer I+ poursuivre avec enregistrer X+ ,# augmenter Avant d'abaisser le niveau d'amplitude, le résultat obtenu est enregistré dans la mémoire et, si les examens à plus faible amplitude sont négatifs, le seuil d'audibilité sera X. De plus, Si une augmentation du niveau A au niveau B, par exemple, n1 est pas suivie d'une diminution de B à A, la limite sera A+. Si l'on trouve plus de deux aberrations au cours de l'examen, ce dernier est interrompu et l'appareil indique l'impossibilité de le poursuivre.Dans cette méthode, il faut deux réponses correctes sur trois pour établir que le sujet ne perçoit pas un son d'une amplitude donnée, L'exemple d'examen ci-dessus a pour but de montrer que la présente invention permet d'obtenir un résultat sans imposer des examens prolongés. Mais on doit noter qu'il est possible d'utiliser divers algorithmes et que les modifications sont faciles à effectuer puisqu'elles ne s'effectuent qu'au niveau du pnogram- me. Lorsque le seuil minimal d'audibilité a été déterminé pour une fréquence, l'examen est le même pour toutes les autres fré quenceso Pour chaque fréquence, l'amplitude de départ sera de 30 décibels au-dessus du seuil minimal déterminé par la fréquence précédente. Dans deux cas, l'examen d'une oreille pourra être effectué ou recommencé pour certaines frequences. Premièrement, si la recherche du seuil minimal semble donner des réponses incohérentes, l'examen pour cette fréquence est interrompu et sera repris plus tard après exécution des examens pour toutes les fréquences normales. Deuxièmement, si la différence de seuil entre deux fréquences adjacentes est supérieure à 30 décibels, un examen est effectué pour une fréquence intermédiaire entre ces deux fréquences. Les fréquences intermédiaires sont : 750, 1 500, 3 000 et 6 000 Hz. Tous ces essais sont déclenchés automatiquement par 1 'ordinateur. Quand les deux oreilles sont examinées, l'ordinateur peut amorcer l'essai de Weber avec les vibrateurs. La séquence suivie pour cet examen est la même que pour l'examen avec écouteurs. Une fois ces examens terminés, l'ordinateur évalue les résultats obtenus pour les deux oreilles. Si la différence entre les deux oreilles est considérable, la mesure d'audibilité de L'oreille la plus faible peut être altérée par la conduction osseuse qui# transmet les sons de cette oreille faible à l'autre oreille. On répète l'examen de l'oreille faible en envoyant un son d'assourdissement dans l'oreille plus fine. Ce son appartient à une bande de fréquence voisine de la fréquence utilisée pour l'examen de l'oreille faible. Les critères d'utilisation de bruits d'assourdissement ne sont pas nettement déterminés en audiologie. Ceux qui sont expo sés ci-après sont donc susceptibles de modificationa au niveau du programme. Pour déterminer la nécessité d'un assourdissement, on mesure la différence entre le seuil minimal d'audibilité par conduction osseuse dans l'oreille la plus fine et le seuil minimal d'audibilité par conduction aéro-tympanique dans l'oreille la plus faible. Si la différence entre ces deux seuils est égale ou supérieure à 5 décibels, on répète l'examen de l'oreille faible par conduction osseuse en provoquant l'assourdissement de l'oreille fine. Si la différence depasse 40 decibels, on répète l'examen de l'oreille faible par conduction aero-tympanique. Le niveau d'assourdissement dépend du seuil minimal de l'oreille fine en conduction aéro-tympanique. Un signal suffisant pour assourdir cette oreille est émis et l'examen est répété pour l'oreille faible. Si le seuil obtenu est le même que celui obtenu sans assourdissement, l'examen est terminé. Si le seuil a augmenté, le niveau d'assourdissement est relevé de 10 décibels et l'examen se poursuit jusqu'à ce que le seuil d'audibilité reste stable. Bien que l'invention ait été décrite en se référant à deux modes spécifiques de réalisation, il apparaîtra aux spécialistes qu'elle est susceptible de divers perfectionnements et modifications sans s'écarter de son domaine propre. REVE#DICÂT IONS îo- appareil automatique pour examersaudiométriques sur sujet humain caractérisé en ce qu'il comporte, en combinaison a) un organe de traitement d'information comprenant une mémoire emmagasinant des informations et des instructions ainsi que des organes de commande d'exécution séquentielle d'instructions adressées successivement, lesdites informations emmagasinées représentant une série de fréquences acoustiques, de niveaux d'amplitude et de périodes de temps, prédéterminés, et lesdites instructions emmagasinées représentant l'exécution d'un examen audiométrique b) un organe traducteur relié audit organe de traitement d'information engendrant, pour chaque fréquence emmagasinée dans ledit organe de traitement d'information, un signal correspondant à ladite fréquence c) un organe oscillateur relié audit organe traducteur convertissant chaque signal reçu en un son d'amplitude normalisée d) un organe atténuateur couplé audit organe oscillateur et audit organe de traitement d'information, communiquant audit son une pluralité de niveaux d'amplitude conformément auxdits niveaux d'amplitude emmagasinés dans ledit organe de traitement d'information e) un organe temporisateur monté entre ledit organe de traitement d'information et ledit organe atténuateur, convertissant en periodes de temps les informations reçues dudit organe de traitement d'information f) un organe multiplexeur relié audit organe atténuateur, dirigeant chaque son sur au moins une oreille du sujet examiné ; et g) des organes de réponse reliés audit organe de traitement dtinformation, permettant au sujet de formuler une réponse à chaque son perçu en provenance dudit organe multiplexeur ledit organe de traitement d'information comportant des organes d'évaluation de chaque reponse du sujet à chaque son transmis, et d'exécution d'une des instructions suivantes 1) poursuite de l'examen en utilisant un niveau d amplitode dif férent pour la même fréquence de son c) enregistrement du seuil minimal d'une fréquence de son 3) poursuite de l'examen en utilisant une frequence de son dif ferente ; ou 4) enregistrement d'une aberration. a.- appareil selon la revendication l, caractérise en ce qu il comporte en outre un magnetophone a bande monte entre l'organe de traitement d'information et le sultiplexeur pour donner au sujet des instructions prealablement enregistrees en vue de l'examen a effectuer. 3.- appareil selon la revendication c, caractçrise en ce que le magnetophone comporte les elements d'execution d'un examen prealable destine a verifier que le sujet est capable de subir l'examen principal. 4.- appareil selon la revendication c, caracterise en ce que que le magnetophone comporte les eléments d'execution d'un essai vocal consistant en une série de mots prealablement enregistrés sur la bande du magnetophone et transmis au sujet, l'appareil comportant en outre des organes presentant au sujet une serie de mots et lui permettant de faire savoir à l'organe de traitement d'information par les organes de reponse lequel des mots de la série presentee il a entendu. 5.- appareil selon la revendication 4 caracterise en ce que les organes de présentation comportent un tableau comportant des plaques portant des mots, et des lampes près de chaque plaque dont 1'allumage permettra au sujet de percevoir le# mots portes spar lesdites plaques. 6.- appareil selon une quelconque des revendications a, 4 ou 5, caractérisé en ce qu'il comporte en outre un commutateur raccordant alternativement l'atténuateur a l'oscillateur et au magnétophone. 7.- Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte en outre un générateur de bruit monté entre l'or- gane de traitement d'information et le multiplexeur en vue d'engendrer un bruit destine à assourdir une des oreilles du sujet, 8.- appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce que le générateur de bruit comporte un élément générateur et un élément de commande, ledit élément générateur étant relié à l'organe traducteur et le bruit s'étendant sur une bande étroite de part et d'autre de la fréquence acoustique de 11 examen. 9.- appareil selon une quelconque des revendications 1, 2 ou 4, caractérisé en ce qu'il comporte en outre des organes d'amplification et de filtrage des bruits montes entre l atte- nuateur et le multiplexeur. 10.- appareil selon une quelconque des revendications 1, c ou +, caractérise en ce qu'il comporte en outre des organes reliés à l'organe de traitement d'information pour indiquer l'état de l'examen en cours. Ilo appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte en outre des elements reliés à l'organe de traitement d'information en vue de reproduire le seuil minimal d'audibilité enregistré d'un sujet examiné.