L'invention concerne la mesure de distances par interférométrie laser. Selon cette technique, l'écartement entre les deux lames de l'interféromètre matérialise la distance à mesurer. Comme l'on utilise leurs propriétés de ré- flexion partielle, ces lames sont également appelées miroirs ou réflecteurs. Dans un premier procédé connu, la fréquence du rayonnement laser est figée, et l'on déplace l'un des miroirs de l'interféromètre le long de la distance à mesurer, tout en coeptant les franges d'interféren- ce qui défilent lors du déplacement. Très précis, ce procédé est de mise en oeuvre lente et délicate car le dispositif de déplacement du miroir doit satisfai- re des impératifs rigoureux de linéarité et de mono- tonie, liés à la longueur d'onde du rayonnement laser. De plus, la mesure est très sensible aux turbulences de l'air ambiant. Ce premier procédé devient pratiqte- ment inapplicable pour des distances de l'ordre du mè- tre ou plus. Un second procédé utilise une source de rayon- nement qui émet des impulsions très courtes, et l'on mesure alors le temps mis par la lumière pour se propa- ger sur la distance à mesurer. Des limites inhérentes aux moyens de mesure de temps ainsi qu'ô la durée des - impulsions engendrées font que l'erreur de distance est de l'ordre de 3 cm. La précision n'est alors satisfai- sante qua sur de très grandes distances, bien supérieu- res à la dizaine de mètres. Selon un troisième procédé, une onde électrcma- gnétique modulée est appliquée à l'interféromètre. Et l'on ajuste la fréquence de modulation pour -qu'elle coïncide avec une résonance de l'interféromètre. Dans le cas d'un rayonnement laser modulé à 100 MHz (lon- gueur d'onde 3 mètres), que l'on amène en coïncidence sur la résonance de l'interféromètre avec une erreur de l'ordre du millième de longueur d'onde, la précision est de l'ordre de 3 mm. Là encore, ce procédé n'est intéressant que pour des distances relativement grandes (au delà de cent mètres). La présente invention a pour but principal de permettre de mesurer rapidement et avec une grande pré- cision des distances comprises entre 1 mètre et quel- ques dizaines de mètres, ce qu'aucun des procédés ci- dessus ne peut faire. L'invention concerne généralement un procédé de mesure de distances, du genre dans lequel un ra- yonnement laser est appliqué à un interféromètre pour mesurer son écartement entre lames, lié à la distance à mesurer; selon ce procédé, on ajuste séparément les fréquences (F1, F2) de deux rayonnements laser mono- fréquences pour qu'elles s'inscrivent respectivement dans deux modes longitudinaux différents de l'interfé- romiètre, et l'on mesure la différence A F entre ces fré- quences (F1, F2) après ajustement,l'écartement L entre les lames de l'interféromètre étant relié à la diffé- rence A F par l'expression: kL c L 2 ^F (1) o c désigne la vitesse de la lumière dans l'interféro- mètre et k est un nombre entier qui dépend de la diffé- rence d'ordre entre les deux modes longitudinaux concer- nés. L'invention propose également un appareil de mesures de distances, du type dans lequel l'écartement en.re lames d'un interféromètre est lié à la distance à mesurer; selon l'invention cet appareil combine s - deux lasers individuellement susceptibles d'une va- riation de fréquence, - des moyens optiques pour réunir les deux faisceaux laser et les acheminer de façon unidirectionnelle vers l'entrée de l'interféromètre, - des moyens d'asservissement qui réagissent au ra- yonnement transmis par l'interféromètre en faisant varier individuellement les fréquences des deux la- sers pour qu'elles s'inscrivent respectivement dans deux modes longitudinaux différents de l'interféro- mètre, et - des moyens pour mesurer la différence A F entre les fréquences des deux lasers, l'écartement L entre les lames de l'interféromètre étant relié à la diffé- rence A F par l'expression (1) donnée plus haut. Dans un mode de réalisation pratique, les moyens d'asservissement comprennent: - des moyens de modulation aptes à créer une modulation en fréquence prédéterminée à l'un des niveaux lasers ou interféromètre, pour provoquer une modulation cor- respondante des rayonnements transmis par l'interfé- romètre autour des fréquences de base respectives F1 et F2 des deux lasers, - des moyens propres à effectuer une détection synchro- ne séparée de chacun des deux rayonnements transmis par rapport à sa fréquence de modulation prédétermi- née, et - deux chaînes de réaction propres à décaler respecti- vement les fréquences de base F1 et F2 des deux la- sers en fonction des signaux issus des deux démodu- lations synchrones qui leur sont respectivement asso- ciées, pour obtenir dans chaque cas un extremum de lumière transmise. Avantageusement, les deux rayonnements laser reçoivent des polarisations différentes qui les rendent optiquemert séparables. Dans un premier mode de réalisation particulier, les moyens de modulation modulent à des fréquences res- *pectiveR f1 et f2 les deux rayonnements laser (F1 et F2); de leur côté, les moyens de détection synchrone compren- nent une optique de séparation des deux rayonnements transmis diaprés leur polarisation, dont les deux sor- ties lumineuses sont respectivement amenées à deux dé- tecteurs photoélectriques, ainsi que deux circuits de démodulation synchrone qui démodulent les sorties des deux détecteurs par rapport aux fréquences de modula- tion f et f2 respectivement associées, les sorties de ces deux circuits de détection synchrone étant res- pectivement appliquées aux entrées des deux chaînes de réaction. Bien entendu, les fréquences f et f2 peuvent être égales, et prises en phases par exemple. Une simplification peut être obtenue si l'on module les deux fréquences laser par deux fréquences dif- férentes, ou encore par la même fréquence f, mais en qua- drature. Un seul détecteur suffit alors, la séparation optique des deux rayonnements laser n'étant plus nécessai- re, et les deux circuits de démodulation synchrone fonc- tionnent de manière découplée, avec les signaux locaux à fréquences f1 et f2, ou à la même fréquence f, mais en qua- drature. Dans une variante préférentielle de l'inven- tion, les moyens de modulation modulent symétriquement, à une fréquence f, la position axiale de l'une des la- mes de l'interféromètre; les moyens de détection syn- chrone comprennent une optique de séparation des deux rayonnements transmis d'après leur polarisation, dont les deux sorties lumineuses sont respectivement ame- nées à deux détecteurs photoélectriques, ainsi que deux circuits de démodulation synchrone qui démodulent les sorties des deux détecteurs par rapport à la fré- quence de modulation f, les sorties de ces deux cir- cuits de détection synchrone étant respectivement ap- pliquées aux entrées des deux cha nes de réaction. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de la description détaillée qui va suivre, faite en référence aux des- sins annexés, sur lesquels: - la figure 1 est un schéma général illustrant le procédé et l'appareil selon l'invention, - la figure 2 illustre le schéma de principe du pre- mier mode de réalisation précité, - la figure 3 illustre la version simplifiée de ce premier mode de réalisation, et - la figure 4 illustre la variante préférentielle de l'invention. Sur la figure 1, deux lasers 10 et 20 produi- sent des faisceaux de rayonnement respectifs qui sont amenés, sur un trajet commun par une optique de réunion 31 d'une manière connue. Après cela, est réalisée en 32 une-fonction anti-retour lumineux, accompagnée la plupart du temps d'une polarisation. Une lame séparatrice à réflexion partielle 34 dérive une partie du faisceau commun des deux lasers vers un dispositif de détection et de mesure 70. L'autre partie du faisceau traverse un collimameur/,destiné à adapter les ca- ractéristiques des faisceaux issus des lasers aux modes de l'interféromètre,avant d'arriver à l'interféromètre 40, ccns- titué de deux lames partiellement réfléchissantes 41 et 42. - L'écartement de ces lames définit la distance à mesurer. La lumière transmise par l'interféromètre est recueillie par un dispositif détecteur 50. Enfin le bloc 60 illustre schématiquement l'asservissement des fréquences des deux lasers 10 et 20 à l'aide des si-- gnaux du détecteur 50. Cet asservissement est réalisé de telle sorte que les fréquences (F1 et F2) de ces deux lasers coïncident avec deux modes longitudinaux différents de l'interféromètre, c'est-à-dire que ces deux fré- quences F et F2 vont s'inscrire respectivement à l'intérieur de deux pics différents de la réponse de l'interféromètre en fonction de la fréquence lumineuse qu'il reçoit. De son c8té le dispositif 70 comprend un dé- tecteur d'un type à intermodulation, d'o il résulte une composante de fréquence F 1-F2 mesurée par un compteur électronique, et à partir de laquelle un calculateur 80 détermine la distance entre les lames 41 et 42 de l'interféromètre. Les lasers utilisés peuvent être de nombreux types. On préfère à l'heure actuelle des lasers à gui- de d'ondes au dioxyde de carbone, qui sont à la fois monomodes, très puissants, et susceptibles d'une varia- tion de fréquence assez ample par action sur les dimen- sions de la cavité. Toutefois, d'autres lasers monomodes longitudinaux avec ou sans guide d'onde peuvent également convenir; il est avantageux que les lasers soient égale- ment monomodes transverse, car la surface d'onde est alors de nature à faciliter la détection. En pratique, il est souhaitable pour obtenir les meilleurs performances de réunir les deux lasers 10 et 20 dans une enceinte commune, telle qu'un bloc en Invar, tout en leur mettant en commun, en plus de la structure mécanique, l'alimentation électrique, le cir- cuit du gaz, et le circuit de refroidissement. En ce qui concerne la détection en 70, de nom- breux capteurs sont utilisables; il est souhaitable que le capteur soit rapide, à large bande et sensible, tout en présentant une bonne réponse quadratique (cap- teur d'énergie lumineuse). Ainsi, on peut utiliser avantageusement le détecteur rapide Hg-Cd Te vendu par la Société Anonyme de Télécommunications, ou bien une diode du type MIM (métal-isolant-métal), ou d'au- tres détecteurs sensibles aux fréquences lumineuses con- cernées. Outre l'organe détecteur proprement dit, le bloc 70 comprend un préamplificateur, tel que le modèle HP 84 470 et un compteur tel que HP 5345 A, tandis que l'unité de calcul 80 peut être par exemple le calcula- teur HP 9825 A, tous ces éléments étant vendus par la société Hewlett-Packard. On décrira maintenant un premier mode de réa- lisation de l'invention, en ce qui concerne l'asservis- sement, en faisant référence à la figure 2. Les deux lasers à guide d'onde à C02 sont réu- nis comme précédemment indiqué, et leurs cavités sont individuellement ajustables, par exemple à l'aide de cales piézoélectriques,ce qui permet de faire varier in- dividuellement leurs fréquences de fonctionnement F1et F2. Cette variation est commandée par des circuits électroniques 611 et 612 qui agissent respectivement sur les lasers 10 et 20, en l'occurrence sur leurs ca- les piézoélectriques respectives. En l'espèce, deux chalnes de réaction 641 et 642 viennent commander les fréquences de base F1 et F2 des deux lasers 10 et 20, à travers les circuits 611 et 612. Dans ce mode de réalisation, les fréquences de base F1 et F2 font l'objet d'une modulation à des fré- quences respectives f et ftdéfinies par les signavux de modulation qui émanent des circuits 621 et 622. Les fréquences des deux rayonnements laser varient ainsi symétriquement, de préférence sinusol- dalement, autour des fréquences centrales F et F.. Bien entendu, les fréquences de modulation f et Z peuvNent être égales. Ces fréquences f1 et f2 sont appliquées aussi à des circuits démodulateurs synchrones 631 et 632 dont les sorties commandent les chaines de réaction 641 et 642, respectivement. Les démodulateurs synchrones 631 et 632 ont pour fonction de détecter de manière synchrone l'effeï de la modulation initiale des la- sers sur la lumière transmise par l'interféromètre de Fabry-Pérot. (On verra plus loin la disposition des détecteurs photoélectriques associés). En pareil cas, le signal issu de la détection synchrone est proportionnel à la dérivée première de l'intensité de lumière transmise par rapport à la fré- quence de la lumière. Ces signaux appliqués à l'entrée des chaînes de réaction 641 et 642 permettent donc d'a- juster les valeurs centrales F1 et F2 des rayonnements laser pour obtenir des extremum des intensités de lu- mière transmise autour de ces deux fréquences. Par exemple, les asservissements peuvent agir sur les fré- quences F1 et F2 pour annuler les sorties des démodula- teurs synchrones 631 et 632. Il faut à cet effet séparer les détections effectuées autour des fréquences F1 et F2. Pour cela, on peut réaliser une séparation optique, les rayonnements des deux lasers étant alors polarisés d'une manière dis- tincte: deux polarisations rectilignes perpendiculaires perpendiculaires ou encore deux polarisations circulaires de sens inverse. En pareil cas, on utilise à la sortie de l'interféromètre 40 le séparateur optique 53, qui a- limente les deux détecteurs photoélectriques 51 et 52 respectivement connectés aux deux démodulateurs syn- chrones 631 et 632 (fig. 2). Une autre solution consiste à multiplexer dans Le temps la modulation des lasers 10 et 20. Dans ce cas (non représenté), un seul détecteur est branché à la sortie de l'interféromètre, At sa sortie est démul- tiplexée par des portes électroniques pour être aiguil- lée alternativement vers les démodulateurs synchrones 631 et 632. La figure 3 illustre une autre solution, plus simple. Les deux lasers sont modulés à la même fré- quence f, mais par des signaux en quadrature de phase, notés f(O) et f (7-2). Un seul détecteur 50 est bran- ché entre l'interféromètre 40 et les deux démodulateurs synchrones 631 et 632, dont l'entrée est la même. Ce sont les signaux locaux en quadrature f (O) et f ( ^^L) respectivement appliquées aux deux démodulateurs 631 et 632 qui assurent le découplage des deux rayon- nements laser, si bien que la sortie de 631 représente la dérivée de l'intensité lumineuse transmise autour de la fréquence FP, et celle de 632 la dérivée de l'inten- sité lumineuse transmise autour de la fréquence F2. Ces sorties commandent respectivement les chat- nes de réaction 641 et 642, comme précédemment. On observera que, dans ce premier mode de réali- sation, les fréquences des deux rayonnements laser va- rient en permanence autour de leurs fréquences centrales F1 et F2. Cette variation se retrouve naturellement au niveau du signal A F transmis aux étages de mesure 70 et 80. Cependant, comme la variation est centrée au- tour des valeurs F1 et Fa, un traitement statistique tel qu'une moyenne sui un intervalle de temps suffisant (réalisée de façon inhérente par le comptage) permet d'obtenir finalement un signal représentatif de la dif- férence entre les valeurs centrales F1 et F2, donc d'accéder à la distance entre lames de l'interféro- mètre. La figure 4 illustre une variante préféren- tielle de l'invention. Comme précédemment indiqué, les rayonnements des deux lasers 10 et 20 sont rendus séparables, optiquement, à l'aide de deux polarisations distinctes, de préférence. La sortie de l'interféro- mètre 40 est amenée à un séparateur de faisceaux 53, dans les deux sorties alimentant les deux détecteurs 51 et 52. Dans cette variante, c'est au niveau de l'une des lames de l'interféromètre, montée par exemple sur une cale piézoélectrique, que l'on fait intervenir le signal de modulation issu du circuit 62. Ainsi, la longueur de l'interféromètre est modulée autour de sa valeur centrale L, liée à la distance à mesurer. Par contre, les fréquences laser F1 et F2 ne sont pas mo- dulées. Pour le reste, le fonctionnement est le même que précédemment: les deux démodulateurs synchrones 631 et 632 sont reliés aux deux chaînes de réaction agissant sur les deux fréquences laser, respective- ment, pour obtenir des pics de lumière transmise. Cette variante est actuellement préférée car elle fait intervenir seulement la réponse amplitude- fréquence de l'interféromètre, alors que le premier mo- de de réalisation fait intervenir aussi la réponse am- plitude-fréquence des lasers, à cause de leur modula- tion. Les détecteurs 50 ou bien 51 et 52 peuvent être du même type que le détecteur incorporé au circuit 70. Les circuits électroniques d'asservissement sont de leur côté munis par exemple d'une interruption de boucle et d'une commande manuelle. Les lasers sont amenés sur deux modes différents de l'interféromètre de manière manuelle, après quoi les asservissements sont bouclés et suivent les deux pics ainsi atteints. Bien entendu, on peut aussi prévoir une recherche au- tomatique des pics. Les expériences exécutées pour des distances de 2, 4 et 13 mètres ont permis d'obtenir des préci- sions relatives allant de quelques 10-6, par turbu- lence faible (ambiance de laboratoire sans protection spéciale) à quelques 10-5 par turbulence très forte (jet d'air comprimé traversant la distance mesurée). L'invention permet la mesure rapide et pré- cise de grosses pièces et s'applique notamment aux arbres et paliers de turbines, aux pièces entrant dans la fabrication de cuves de méthanier, aux grosses ma- chines outils et à leur commande automatique, ou en- core aux voilures d'avions, par exemple. REVENDICATION S 1) Procédé de mesure de distances, du type dans lequel un rayonnement laser est appliqué à un inter- féromètre pour mesurer son écartement entre lames. lié à la distance à mesurer, caractérisé par le fait que l'on ajuste séparément les fréquences (F1, F2) de deux rayonnements laser mono-fréquences pour qu'elles s'ins- crivent respectivement dans deux modes longitudinaux dif- férents de l'interféromètre, et que l'on mesure la dif- férence t F entre ces fréquences (F1,F2) après ajus- tement, l'écartement L entre les lames de l'interféro- mètre étant relie à la différence A F par l'expression: k > c L 2.AF o c désigne la vitesse de la lumière dans l'interfé- romètre et k est un nombre entier qui dépend de la différence d'ordre entre les deux modes longitudinaux concernés. 2) Appareil de mesures de distances, du type dans lequel l'écartement entre lames d'un interféromètre est lié à la distance à mesurer, caractérisé par le fait qu'il comporte, en combinaison: - deux lasers, individuellement susceptibles d'une va- riation de fréquence, - des moyens optiques pour réunir les deux faisceaux la- ser et les acheminer de façon unidirectionnelle vers l'entrée de l'interféromètre, - des moyens d'asservissement qui réagissent au rayon- nement transmis par l'interféromètre en faisant va- rieic individuellement les fréquences des deux lasers pour qu'elles s'inscrivent respectivement dans deux modes longitudinaux différents de l'interféromètre, et - des moyens pour mesurer la différence A F entre les fréquences des deux lasers, l'écartement L entre les lames de l'interféromètre étant relié à la différence t Fpar l'expression: L_ k. c 2. BOF o c désigne la vitesse de la lumière dans l'interfé- romètre et k est un nombre entier qui dépend de la dif- férence d'ordre entre les deux modes longitudinaux con- cernés. 3) Appareil selon la revendication 2, caractérisé par le fait que les moyens d'asservissement comprennent: - des moyens de modulation aptes à créer une modulation en fréquence prédéterminée à l'un des niveaux lasers ou interféromètre, pour provoquer une modulation cor- respondante des rayonnements transmis par l'interfé- romètre autour des fréquences de base respectives F.1 et F2 des deux lasers, - des moyens propres à effectuer une détection synchro- ne séparée de chacun des deux rayonnements transmis par rapport à sa fréquence de modulation prédéterminée, et - deux chaines de réaction propres à décaler respective- ment les fréquences de base F 1 et F2 des deux lasers en fonction des signaux issus des deux démodulations synchrones qui leur sont respectivement associées, pour obtenir dans chaque cas un extremum de lumière transmise. 4) Appareil selon la revendication 3, caractérisé par le fait que les deux rayonnements laser reçoivent des polarisations différentes qui les rendent optique- ment séparables. ) Appareil selon la revendication 4, caractérisé par le fait que les moyens de modulation modulent à des fréquences respectives f et f les deux rayonnements laser (F1 et F2), que les moyens de détection synchrone comprennent une optique de séparation des deux rayonne- ments transmis d'après leur polarisation, dont les deux sorties lumineuses sont respectivement amenées à deux détecteurs photoélectriques, ainsi que deux cir- cuits de démodulation synchrone qui démodulent les sorties des deux détecteurs par rapport aux fréquences de modulation f1 et f2 respectivement associées, les sorties de ces deux circuits de détection synchrone é- tant respectivement appliquées aux entrées des deux chaînes de réaction. 6) Appareil selon la revendication 4, caractérisé par le fait que les moyens de modulation modulent symé- triquement, à une fréquence f, la position axiale de l'une des lames de l'interféromètre, que les moyens de détection synchrone comprennent une optique de sépara- tion des deux rayonnements transmis d'après leur pola- risation, dont les deux sorties lumineuses sont respec- tivement amenées à deux détecteurs photoélectriques, ain- si que deux circuits de démodulation synchrone qui démo- dulent les sorties des deux détecteurs par rapport à la fréquence de modulation f, les sorties de ces deux cir- cuits de détection synchrone étant respectivement appli- quées aux entrées des deux chaînes de réaction. 7) Appareil selon la revendication 3, caractérisé par le fait que les moyens de modulation modulent à la même fréquence f, mais en quadrature, les deux rayonne- ments laser (F1 et F2), que les moyens de détection synchrone comprennent un détecteur photoélectrique uni- que, sur lequel est amenée la lumière transmise par l'in- terféromètre, ainsi que deux circuits de démodulation synchrone qui sont reliées à la sortie du détecteur u- nique et démodulent cette sortie par rapport à des com- posantes en quadrature à la fréquence f, les sorties de ces deux circuits de détection synchrone étant respec- tivement appliquées aux entré,es des deux chaînes de. réaction. 8) Appareil selon l'une des revendications 2 à 7, caractérisé par le fait que les deux lasers sont de type monomode longitudinal. 9) Appareil selon la revendication 8, caractérisé par le fait que les deux lasers sont également de type monomode transverse, tels que des lasers à guide d'on- des à CO2. ) Appareil selon l'une des revendications 2 à 9, caractérisé par le fait que les deux lasers sont logés dans une enceinte commune, telle qu'un bloc en Invar, o ils partagent leur alimentation électrique, leur circuit de gaz, et leur circuit de refroidissement.