La présente invention est relative à des perfectionnements apportés aux dispositifs permettant éviter la collision de deux ponts roulants ou autres engins circulant sur un mame chemin de roulement. Ces dispositifs anti-collision, qui sont rendus obligatoires par la Loi, sont destinés à éviter que deux engins du genre en question ne se télescopent lorsqu'ils se déplacent à grande vitesse. Les systèmes de sécurité connus comportent généralement des cames télescopiques dont le fonctionnement ne donne pas touJours satisfaction, principalement lorsque les ponts ainsi équipés sont exposés aux intempéries ou à des vapeurs corrosives. Dtautres systèmes fonctionnent au moyen de détecteurs de distance à ultra-son ou grâce à autres systèmes électriques usuels. Ces derniers appareils anti-collision sont deux fonctionnement correct mais leur prix de revient est très élevé ce qui en réduit la vente Les perfectionnements qui font l'objet de présente invention visent à remédier à ces inconvénients et a permettre la réalisation d'un dispositif anti-collision de construction simple et donc bon marché, et dont le fonctionnement soit fiable. Le dispositif anti-collision suivant ltinvention est caractérisé en ce que son fonctionnement électrique est commandé par la détection mécanique de la distance séparant les deux engins. Le dessin annexé, donné à titre exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qutelle présente et les avantages quelle est susceptible de procurer. Fig. 1 illustre la manière dont s'effectue la détection mécanique lorsque le dispositif anti-collision suivant ltinvention est en fonctionnement. Fig. 2 montre deux ponts roulants se trouvant pratiquement en contact ltun avec 11 autre et qui peuvent être amenés dans cette position gracie à un circuit complémentaire du dispositif sui usant Itinvention. Fig. 3 est un schéma électrique montrant les dispositifs anti-collision de deux ponts roulants ou analogues. Fig. W en est une variante permettant le rapprochement total des deux engins. On a montré en fig. 1 le chemin de roulement i sur lequel circulent deux ponts roulants quton a schématisés sous la forme de deux chariots 2, 3 pourvus d'un treuil de levage dont le cAble est associé à un crochet 2a, 3a. Suivant ltsnvention, on dispose au-dessus du chemin de roulement 1, et parallèlement à celui-ci, un conducteur 4 tendu entre ses deux extrémités et qui repose sur des supports intermédiaires non représentés. Le chariot 2 est pourvu d'un trolley 5, tandis que le second chariot est muni d'un trolley fixe 6, moins haut que celui 5 prévu également fixe. La hauteur h à laquelle le conducteur 4 est tendu au-dessus du chemin 1 est telle que le patin du trolley 6 peut coopérer avec lui sur toute sa longueur. On comprend ainsi aisément que lorsque le chariot 2 se rapproche de celui 3, son trolley 5 soulève le conducteur 4, si bien qut un moment donné le trolley 6 du chariot 3 n'est plus en contact avec ce conducteur.La différence de hauteur des trolleys 5 et 6 est déterminée de manière que ce dernier ne coopère plus avec le conducteur 4 lorsque le chariot 3 se trouve à une distance d du chariot 2. Gracie à un montage particulier, le dispositif électrique anticollision permet cependant de rapprocher les chariots jusqu'à ce qu'ils se touchent (fig. 2), mais dans des conditions de déplacement bien spéciales comme on l'expliquera mieux plus loin. Chacun des chariots est pourvu d'un circuit électrique 7, 7t enfermé dans un bottier 8, 81. Ce circuit comporte une alimentation par transformateur à isolement 9, 91 dont le secondaire est branché par l'intermédiaire d'un fil 10, 101 à un conducteur 11, ll':re- liant chaque trolley 5, 6 à un balai 12, 13 qui coopère avec le chemin de roulement 1. Bien entendu, chaque balai pourrait être remplacé par ltun des galets de roulement du chariot 2, 3 correspondant, c'est d'ailleurs la solution adoptée.Un relais R, R1 a cou rsnt continu est branché, par l'intermédiaire dtun redresseur 14, 14' qui peut être du type à "Pont de Graetz", entre le conducteur 11, 11' et un fil 15, 15' provenant de la deuxième borne du secondaire du transformateur 9, 9'. Les deux paires de contact commandées par le relais R, R1 sont disposées de manière que l'une R1, R'1 interrompe le conducteur 11, ll' et l'autre R2, Rti. un fil 16, 16' issu de l'entrée du redresseur 14, 14t correspondant au fil 15, 15'. Au repos les contacts R1, R' sont fermés tandis que ceux R2, R'2 sont ouverts, si bien qu'un second relais RF, RF1 à courant continu bran ché d'une part au conducteur 11, 11' et d'autre part à l'autre ex trémité du fil 16, 16' n'est pas alimenté. Si l'on met le transformateur 9t du chariot 2 sous tension, le relais R' est commandé, les contacts R'1 s'ouvrent et ceux R'2 se ferment.En supposant le cha riot 3 suffisamment éloigne de celui 2 pour que son trolley 6 touche. le conducteur 4 et que ce chariot 3 soit au repos, le circuit s'établit ainsi : La borne 9'a du secondaire du transformateur 9' du chariot 2 est reliée par le balai 12 à celui 13 du chariot 3 par l'intermé- diaire du chemin de roulement 1, le courant vient donc à la borne correspondante 9a du secondaire du transformateur 9 puis par l'in- termédiaire des contacts R1, il traverse le conducteur 11, le trolley 6, le conducteur 4 et enfin le trolley 5 et le conducteur 11', si bien que la borne d'entrée 17'a du redresseur 17' associé au relais RFt se trouve reliée à l'arrivée de courant.La deuxième borne 17'b dudit redresseur 17' étant elle aussi alimentée à partir de l'autre borne 9'b du secondaire du transformateur 9' par l'intermé- diaire des fils 15', 16', (les contacts R'2 étant fermés), le relais RF' fonctionne et ses contacts RF'1 se ferment. La borne B' de l'in- verseur du moteur M' se trouve donc reliée à celui-ci par l'inter- médiaire d'un fil 18'- de sorte que si désiré le chariot 2 peut se diriger en direction de autre chariot .Il est également possible que ce dernier se déplace, en effet, ses contacts R1 sont ouverts et ceux R2 fermés, Si bien que les bornes correspondantes 9a, 92a du secondaire des deux transformateurs sont en liaison par l'intermédiaire des balais 12, 13 et du chemin de roulement 1, tandis que les autres bornes 9b, 9tb sont réunies à travers le redresseur 17t,: le trolley 5, le conducteur 4, le trolley 6, le redresseur 17 et les conducteurs 16 et 15. Ce mode de fonctionnement sera mieux expliqué plus loin. Lorsque le chariot 2 arrive à la distance d de celui 3, le conducteur 4 est séparé du trolley 6, si bien que le circuit précédent qui relie entre elles les sorties 9b, 9tb des deux transformateurs 9, 9' est interrompu. Le relais RF du chariot 3 fonctionne et ses contacts RF1 s'ouvrent, si bien que le moteur M ne peut plus être alimenté pour que le chariot 3 se déplace vers celui 2. Afin que le fonctionnement des deux engins puisse à nouveau se produire, il est nécessaire d'éloigner le chariot 2 au-delà de la distance par rapport à celui 3. Bien entendu, si les transformateurs 9, 91 sont alimentés ensemble, les tensions secondaires s'additionnent et le circuit fonctionne alors à une tension deux fois plus importante que précédemment, Cependant, chaque relais R, R' branché en dérivation reste alimenté à la tension initiale, soit par exemple 24 V. Après le fonctionnement des deux relais R, R'; un circuit s'établit à partir de la borne '9b du transformateur 9, qui traverse le redresseur 17 puis celui 17t par ltintermédiaire des trolleys 5, 6 et du conducteur 4 pour venir finalement à la borne 92b du transformateur 9t. Les relais RF, RF' fonctionnent donc en série dans un circuit sous tension double, par exemple à 48 V. Dans le cas où il est nécessaire que les deux engins soient rapprochés d'une distance inférieure à celle d, il faut prévoir un moyen d'effectuer une telle manoeuvre sans que celle-ci ne présente de danger important de collision. Chacun des circuits 7, 7' peut être complété par un appareillage référencé sous le repère général 19 (fig. 4). Celui-ci comprend un conducteur 20 placé en dérivation entre le conducteur 11 et le fil 15. En série avec ce conducteur 20, sont respectivement branchés un relais temporisateur RT, deux contacts LV1, dtun relais LV, ainsi que deux autres contacts RF2 du relais RF. En effet, dans le cas où lton prévoit l'appareillage 19, ce relais comporte deux contacts supplémentaires.Un fil 21 est branché au conducteur 20 en un point 22 situé entre les contacts RF2 et LV1 , il aboutit à l'une des entrées d'un redresseur 23 dont l'autre entrée est réunie au conducteur Il par un fil 24. Le redresseur 23 alimente la bobine du relais LV, dont l'équipage mobile se trouve en liaison avec une barrette propre à fermer ou ouvrir les contacts LV1. On notera que ce relais LV est alimenté par l'in- termédiaire d'un détecteur de proximité 25. Les contacts RT1 du relais RT sont placés en série avec un fil 26 propre à ponter le fil 18 d'alimentation du moteur M. Le fonctionnement est--le suivant En supposant les chariots des ponts roulants situés à la distance d l'un de l'autre, le trolley 6 ntest plus en contact avec le conducteur 4, si bien qu'il est impossible de faire avancer l'un quelconque des chariots en direction de l'autre. Si le transformateur 9 est alimenté, les contacts R2 sont fermés et ceux R1 ouverts, de sorte que le relais RF est sous tension. Il provoque la fermeture de ses contacts RF1, RF2 si bien que la bobine du relais LV est sous tension par l'intermédiaire du détecteur 25. Les contacts LV1 dudit relais LV se ferment, ce qui provoque l'alimentation du relais temporisé RT.Au bout d'un certain temps, les contacts RT1 de ce dernier se ferment, si bien que le moteur est à nouveau en liaison avec la borne B de son inverseur. Le chariot avance donc en direction de l'autre. Mais, le détecteur 25 étant en liaison avec une masse métallique, non représentée, solidaire d'un des galets du chariot considéré, celle-ci agit sur ce détecteur pour provoquer la coupure de l'alimentation du relais LP au moment de son passage devant ledit détecteur. Le chariot en question starrtte à nouveau. Après le temps de fonctionnement du relais temporisé RT, celui-ci fonctionne à nouveau, ce qui permet de faire avancer le chariot considéré d'une longueur correspondant à la circonférence du galet ou autre dispositif portant la masse métallique d'actionnement du détecteur 25. Cet autre dispositif peut titre par exemple une roue indépendante des galets des chariots et qui coopère avec leur chemin de roulement. La longueur de la temporisation du relais RT est préférablement prévue inférieure au temps mis par la masse métallique pour accomplir une rotation complète ; de cette façon, si la vitesse du chariot considéré est trop grande, le relais temporisé RT ne commande jamais la fermeture de ses contacts RT1 de sorte que la mise en route ne peut pas avoir lieu. Au contraire, si ltopérateur choisit une faible vitesse de déplacement, le relais RT aura le temps de se ré-armer entre deux passages successifs de la masse métallique devant le détecteur 25, si bien qu'don ne peut faire avancer le pont que suivant un mouvement discontinu, ce qui évite tout risque de collision importante entre deux engins en mouvement. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède nta été donnée qu'à titre exemple et quelle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. En particulier RT dont la temporisation est prévue réglable dans ltexem- ple ci-dessus, pourrait être remplacé par un système à condensateur qui se chargerait au fur et à mesure de l'avancement du pont ou cha riot; soit pendant un temps fixe, et qui se déchargerait pour provoquer la fermeture des contacts RT, après ce temps. De meme un condensateur 27 est branché aux bornes de chaque relais RF, RF' pour éviter qu'il ne batte. R E V E N D I C A T I O N S 1. Dispositif propre à éviter la collision de deux engins se déplaçant sur un meme chemin de roulement, caractérisé en ce que son fonctionnement électrique est commandé par la détection mécanique de la distance séparant lesdits engins. 2. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la détection mécanique s'effectue au moyen d'un conducteur tendu parallèlement au-dessus du chemin de roulement et qui est destiné à coopérer avec un trolley fixe placé sur chaque engin, le trolley dtun engin étant moins haut que celui de l'autre. 3. Dispositif suivant la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend un appareillage électrique disposé sur chaque engin, la mise sous tension de l'appareillage d'un des engins provoquant la fermeture d'un circuit par l'intermédiaire du conducteur tendu au-dessus du chemin de roulement, des trolleys, de ce chemin luimême, et de ltappareillage de l'autre engin en vue dSétablir la liaison entre lXinverseur de commande et le moteur de translation correspondant de engin alimenté, par ltintermédiaire deux relais approprié. 4. Dispositif suivant la revendication 3, caractérisé en ce que les appareillages électriques des deux engins sont organisés de manière que si l'un de ceux-ci est mis sous tension, 11ailimentation de l'autre en vue de provoquer la translation de ltengin correspondant puisse s'établir. 5. Dispositif suivant la revendication 4, caractérisé en ce que le circuit des deux appareillages comprend un relais d'inver- sion et un relais pour la liaison entre l'inverseur de commande et le moteur de translation de chaque engin, de manière que les relais de liaison soient alimentés en parallèle ou en série suivant qutun seul engin est en marche ou que les deux fonctionnent ensemble. 6. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les relais sont prévus à courant continu, un redresseur étant convenablement branché à ses bornes. 7. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que chaque appareillage comprend en outre un circuit électrique permettant aux engins de se rapprocher totalement à faible vitesse et suivant un mouvement discontinu. 8. Dispositif suivant la revendication 7, caractérisé en ce que chaque circuit électrique permettant le rapprochement total comprend un autre relais, qui est alimenté à partir dtun second contact du relais de liaison, lequel contact est placé en série avec un détecteur de proximité actionné de manière proportionnelle au déplacement linéaire de l'engin, et un relais temporisé dont les contacts relient l'inverseur et le moteur précités par ti;ntermé- diaire d'une dérivation. 9. Dispositif suivant la revendication 8, caractérisé en ce que la durée.de la temporisation du relais temporisé est inférieure au temps mis par l'engin pour parcourir à basse vitesse une distance déterminée.