L'invention se rapporte aux systemes permettant d'obtenir des couples de données numériques qui caractérisent les coordonnées successives d'une pointe avec laquelle des signes graphiques sont tracés la surface d'un plateau de mesure. Elle concerne plus particulierement les systemes de localisation qui mettent en oeuvre la technique de mesure du retard de transmission appliquée à des vibrations mécaniques émises par impulsion. I1 est connu d'utiliser les ondes acoustiques propagées par l'air pour mesurer la distance séparant un émetteur acoustique d'un récepteur. Cette technique présente l'avantage d'utiliser un milieu de propagation isotrope et homogene. Cependant, compte tenu de la faible valeur de la vitesse de propagation, des difficultés de fonctionnement d fréquence élevée, de l'influence de la température et de celle de la pression ambiante, la localisation manque d'exactitude et la fréquence de répétition des mesures est relativement faible. Afin de bénéficier d'une plus grande valeur de la vitesse de propagation et d'être moins influencé par les conditions de température et de pression, il a également été envisagé d'effectuer le repérage au moyen d'ondes élastiques de surface. En utilisant comme milieu de propagation une plaque de céramique piézoélectrique, on peut mettre à profit le champ électrique engendre au voisinage immédiat de la-surface propageant les ondes élastiques de surface pour réaliser une détection efficace. Néanmoins, bien que la céramique soit un matériau isotrope, on rencontre des difficultés dues au manque d'homogénéité du matériau et à l'atténuation importante subie par les ondes elastiques de fréquence élevée. Afin de pallier ces inconvénients, l'invention propose d'utiliser comme milieu de propagation un plateau constitué par au moins une lamelle cristalline. Les directions de propagation des ondes élastiques de surface sont choisies de telle façon que les vibrations se propagent comme dans un milieu isotrope. L'utilisation d'un substrat monocristallin permet d'effectuer très rapidement des localisations à la fois précises et reproductibles. L'invention a pour objet un système de repérage à ondes élastiques de surface comprenant un substrat destiné à propager lesdites ondes des moyens électriques d'excitation par impulsion reliés à des moyens transducteurs électromécaniques couplés audit substrat, une sonde munie d'une pointe exploratri ce et des moyens chronométriques reliés auxdits moyens électriques d'excitation et à ladite sonde, ledit système etant caractérisé en ce que ledit substrat est constitué par un plateau comportant au moins une lamelle cristalline ; lesdites ondes de surface ayant des fronts d'onde rectiligne et se propageant à la surface de ladite lamelle selon deux directions distinctes telles que l'énergie vibratoire se propage perpendiculairement auxdits fronts d'onde rectilignes. L'invention sera mieux comprise au moyen de la description après et des figures annexées, parmi lesquelles - la figure 1 est une vue isométrique d'un système de repérage selon l'invention ; - la figure 2 est une vue en coupe montrant l'agencement de la sonde de tension utilisée dans le dispositif de mesure de la figure 1 ; - la figure 3 est le schéma électrique du système de la figure 1; - les figures 4 et 5 représentent des variantes de réalisation et leurs diagrammes explicatifs ; - les figures 6 et 7 représentent d'autres variantes de réalisation et leurs diagrammes explicatifs - la figure 8 représente un système muni de plusieurs plaquettes cristallines avec son schéma électrique. Sur la figure 1, on peut voir une lamelle piézoélectrique cristalline 1 dont la face principale 2 est équipée de deux réseaux d'électrodes en forme de peignes interdigités. Ces réseaux qui constituent deux transducteurs électromécaniques 4 et 5 sont capables d'exciter des ondes élastiques de surface lorsqu'on leur applique des signaux électriques de forme impulsionnelle produits par l'ensemble d'excitation et de mesure 6. Les intervalles émissifs des transducteurs 4 et 5 sont rectilignes, afin d'émettre des ondes élastiques de surface à fronts d'onde rectilignes qui cheminent selon les directions perpendiculaires X et Y. Pour que la transmission des ondes vibratoires se fasse selon le mode de surface sans être gêne par le mode de propagation dans le volume de la lamelle 1, la face principale inférieure 3 est soumise à un sablage qui assure la réflexion diffuse des ondes de volume.Des moyens absorbants non représentés sur la figure 1 peuvent être disposés selon les bords de la lamelle 1 opposés aux transducteurs 4 et 5, afin d'empêcheur les ondes élastiques de surface de se réfléchir et de créer des signaux parasites ; un sablage des aretes de la lamelle 1 peut constituer un moyen anti-réflexion efficace, car il diffuse l'énergie vibratoire. La fonction du système de repérage de la figure est de déterminer les coordonnées X et Y du point de contact d'une pointe 8 appartenant à une sonde 7 que l'on manipule à la manière d'un crayon pour tracer sur la face 2 un signe graphique 10. Lorsque la lamelle piézoélectrique 1 est le siège d'une excitation par ondes élastiques de surface, il se développe à proximité immédiate de la face 2 un champ électrique induit que la sonde 7 peut détecter localement grace a la pointe 8 qui s'appuie sur la lamelle 1. Le signal électrique correspondant à cette détection est renvoyé vers l'ensemble d'excitation et de mesure 6 par une liaison appropriée. Sur la figure 1, cette liaison est assurée par un câble électrique 9, mais on peut également prévoir une liaison sans fil par onde porteuse. Ainsi, on peut prévoir une liaison radioélectrique entre la sonde 7 et l'en- semble 8 ; une liaison du type opto-électrique peut également être envisagée en utilisant par exemple la lamelle 1 comme guide de lumière.Dans tous les cas où une liaison sans fil est envisagée, la sonde 7 est munie d'un émetteur modulé par le signal détecté et d'une source d'énergie électrique autonome dont la mise en circuit peut être commandée en appuyant la pointe 8 sur la lamelle 1. Sur la figure 2, on peut voir le détail de réalisation de l'extrémité de la sonde 7. Les références utilisées sont celles de la figure 1. Le nez de la sonde 7 comporte une virole Il en matériau électriquement conducteur munie en son centre d'un manchon isolant dans lequel la pointe conductrice 8 peut coulisser. Le contour de la virole Il, en vis-à-vis de la lamelle 1, est de forme cônique, afin de permettre l'inclinaison de la sonde 7. Un ressort 12 assure le dépassement de la pointe 8 tout en lui permettant de se rétracter en cas de pression exagérée.La virole Il fait office de contre-électrode lors de la détection du champ électrique induit dans la lamelle 1,elle est reliée à la connexion 14 tandis que la pointe 8 est reliée à la connexion 13. Lss connexions 13 et 14 peuvent etre reliées au câble de liaison 9 directement ou par l'intermédiaire d'un circuit de préamplification, d'adaptation d'impédance et/ou de compression d'impulsion. Bien que la détection électrique du signal représentatif de la vibration par ondes de surface soit le plus simple lorsqu'on dispose d'une lamelle cristalline piézoélectrique, il est également possible d'utiliser en liaison mécanique avec la pointe un transducteur électroméeanique. Ce cas peut se présenter lorsque la lamelle cristalline n'est pas taillée dans un matériau piézoélectrique. De meme, les transducteurs 4 et 5 émettant les ondes élastiques de surface peuvent comporter des plaquettes piézoélectriques reliées à la lamelle 1 soit directement, soit indirectement par des prismes de couplage. Avant de considérer le fonctionnement du système de la figure 1, il y a lieu d'indiquer que dans le cas d'une lamelle cristalline la propagation d'ondes élastiques de surface, est un phénomène plus complexe que lorsqu'il s'agit d'un milieu isotrope. En particulier, par analogie avec ce que l'on rencontre en optique, il existe une biréfringence acoustique dont il faut tenir compte pour choisir les directions de propagation. Conformément à ltinvention, les directions de propagation adoptées sont celles pour lesquelles l'énergie vibratoire se propage normalement par rapport aux fronts d'ondes rectilignes. On obtient ainsi deux modes purs d'axes orthogonaux pour chacun desquels les vecteurs d'onde et d'énergie sont colinéaires. Ce choix étant fait sur la base de la configuration du cristal et de la coupe adoptée, les vitesses de propagation sont bien definies. A titre d'exemple non limitatif, la lamelle 1 peut etre taillée dans un cristal de Niobate de Lithium selon une coupe Y + 410 30'. On obtient sans trop de difficulté et à un prix raisonnable des lamelles carrées de 4 cm de côté et d'une épaisseur de 0,5 mm. Ces lamelles présentent de nombreux avantages parmi lesquels on peut citer : une faible atténuation du signal selon les axes de mesure, un coefficient de couplage électromécanique élevé et une bonne dureté. Sur la figure 3, on peut voir un schéma électrique illustratif des principaux éléments à mettre en oeuvre dans l'ensemble d'excitation et de mesure 6. L'élément principal est un compteur 25 qui reçoit sur l'une de ses entrées un train d'impulsions isochrones délivré par un générateur 15, Une unité de commande constituée par un générateur d'impulsions 16 fixe le déroulement des mesures répétitives effectuées alternativement dans les directions X et Y. Le générateur 16 est synchronisé par le générateur 15 et fournit alternativement deux groupes d'impulsions de commande qui sont séparées par le circuit séparateur 17. Les impulsions de commande destinées à déclencher la mesure selon X sont appliquées à un circuit de mise en forme 18 ; elles sont également appliquées à un registre mémoire 27 qui reçoit les données numériques relatives à la coordonnée X. Les impulsions de commande destinées à déclencher la mesure selon Y sont appliquées à un circuit de mise en forme 19 et simultanément à l'entrée d'un second registre memoire 28 où sont stockées temporairement les données numériques relatives à la coordonnée Y. Le démarrage du compteur 25 est commandé par le circuit séparateur 17 à raison d'une impulsion de commande pour chaque impulsion transmise aux circuits 18 et 19.Les signaux d'excitation délivrés alternativement par les circuits 18 et 19 sont amplifiés par les amplificateurs 20 et 21. Ceux-ci alimentent respectivement les peignes transducteurs 5 et 4. L'arrêt du compteur 25 est provoqué par la détection ponctuelle des ondes élastiques de surface lorsqu'elles atteignent la pointe de la sonde 7. A cet effet, le signal détecté issu de la sonde 7 est appliqué par l'intermédiaire d'un amplificateur 22 à un circuit 23 à seuil de déclenchement. Le circuit 23 commande l'arrêt du compteur 25. Le compteur 25 comporte également des bornes de sortie délivrant les données numériques sous la forme de mots de N bits. Ces données sont transmises aux registres 27 et 28pour stockage temporaire, ce transfert se faisant par lignes omnibus.Le compteur 25 peut être muni d'une sortie supplémentaire reliée à un dispositif 26 indicateur de dépassement de capacité. Le signal de dépassement D indique à l'utilisateur que la sonde 7 n'est pas posée sur la lamelle 1. Une liaison facultative 24 peut être établie entre la ligne omnibus et le circuit de détection 23, afin d'empêcher qu'il ne commande l'arrêt du compteur 25 très peu de temps après sa mise en marche. Cette inhibition prend en compte les éléments binaires de faible poids qui apparaissent en cours de comptage dans la ligne omnibus. Elle sert à éviter qu'un couplage capacitif entre les peignes 4 et 5 et la pointe de la sonde 7 puisse arrêter intempestivement le compteur 25. Afin de mieux préciser un premier mode de fonctionnement voici les données relatives à une réalisation typique. La lamelle 1 étant taillée dans un cristal de Niobate de Lithium, on a formé à sa surface deux transducteurs interdigités comportant seize doigts rectilignes de largeur voisine de 30 microns. L'ecartement uniforme des doigts est tel que la fréquence centrale d'émission se situe dans une piage allant de 25 a 30 MHz. Les directions de propagation non sensibles à l'effet de biréfringence acoustique correspondent à des vitesses de phase respectivement égales à 4000 et 3700 mètres par seconde. La fréquence de répétition des impulsions fournies par le générateur 15 est de 40 MHz et celle des impulsions de commande du démarrage du compteur 25 est de l'ordre de 2000 Hz, mais peut être portée aisément à 5000 Hz.Le signal électrique excitation délivré par les amplificateurs 20 et 21 est un échelon de tension d'une amplitude de 20 volts. Le seuil de déclenchement de circuit 23 est fixé à 0,5 volt et peut déterminer le déclenchement soit sur la première alternance du signal détecté par la sonde, soit sur l'enveloppe du signal détecté après redressement. Dès qu'une impulsion de commande est émise par le circuit 16, le circuit séparateur 17 commande le démarrage du compteur 25 et la mise en condition d'attente de données du-registre mémoire 27 ou 28. Simultanement, une impulsion vibratoire d'ondes élastiques de surface est émise par le peigne 5 ou 4.- Après un intervalle de temps proportionnel à la distance franchie par l'impulsion vibratoire, la sonde 7 délivre un signal actionnant le circuit à seuil 23 et ce dernier commande l'arrêt du compteur 25. Si la sonde 7 est trop près du peigne émetteur ou si elle n'est pas posée sur la lamelle 1, le compteur n'est pas arrêté et une indication de dépassement D est fournie. Dans l'exemple qui vient d'être considéré, on a utilisé un signal d'excitation en échelon et des peignes dont la structure est régulière et présente un écartement uniforme. Une première variante de réalisation consiste à exciter les peignes au moyen d'une impulsion de Dirac. Cependant, on peut améliorer le fonctionnement en mettant en oeuvre les techniques de corrélation ou de compression d'impulsion. Ainsi, sur la figure 4, on peut voir en (e) un signal d'excitation 29 en forme d'impulsion de Dirac. Le transducteur émetteur auquel on applique ce signal 29 est représenté en (a). il comporte deux peignes 30 et 31 dont les doigts 32 sont imbriqués de façon non régulière, bien que les intervalles interdigitaux soient égaux entre eux. L'onde élastique de surface émise dans ces conditions présente la forme d'onde 33 illustrée en (b). Cette forme d'onde peut se décomposer en cinq parties comme illustré en (c) sur la figure 4. La phase de l'onde de surface est inversée dans l'une de ces parties, afin de traduire un mot codé qui peut s'écrire en notation binaire IIIOI. Le décodage de cette information nécessite un filtre adapté qui doit etre intercalé entre la sonde 7 et le circuit à seuil 23. Le filtre adapté peut être un dispositif à ondes élastiques de surface- tel que représenté en (d) sur la figure 4. il comprend un substrat 34 muni de deux transducteurs 35 et 36. Le transducteur 35 ne comporte qu'un seul intervalle émissif et l'autre transducteur ou peigne comporte un agencement tout à fait semblable à celui qui est représenté en (a) sur la figure 4. Lorsque le signal recueilli par la sonde 7 a été traité par le dispositif (d) de la figure 4, on obtient par auto-corrélation la forme d'onde 37 illustrée en (f) sur la figure 4. Cette forme d'onde présente un pic étroit et de grande amplitude qui sert à declencher le circuit à seuil 23. La technique de corrélation permet de réduire le niveau des signaux parasites qui sont occasionnés par la propagation par ondes de volume, le couplage électrostatique et les réflexions d'ondes de surface.Il est également possible grâce au codage de différencier les émissions d'ondes élastiques de surface destinées aux mesures suivant X et Y. On peut dont faire en sorte que ces mesures, au lieu de se faire en alternance ? soient faites simultanément à condition de prévoir un dédoublement des moyens de comptage et d'arrêt, avec deux filtres adaptés distincts reliés à la sonde 7. La figure 5 illustre une autre variante de réalisation basée sur la technique de compression d'impulsion. Les transducteurs d'émission sont réalisés conformément au schéma (a) avec des doigts 38 dont l'écartement varie linéairement le long des peignes. L'onde élastique de surface émise est une impulsion modulée linéairement en fréquence et avec le filtre adapté représenté en (b), intercalé entre la sonde 7 et le circuit à seuil 23, il est possible d'obtenir une impulsion comprimée en durée dont le pic principal sert à déclencher l'arrêt du compteur 25. Dans les variantes illustrées par les figures 4 et 5, le signal électrique d'excitation des peignes transducteurs est plus bref que le signal électrique détecté par la sonde 7. Il en résulte que l'impulsion vibratoire propagée par la lamelle cristalline 1 est relativement longue. On peut également faire l'inverse, c'est-à-dire émettre une impulsion vibratoire courte moyennant une excitation électrique de durée relativement grande Les circuits de mise en forme 18 et 19 peuvent être agencés pour émettre des ondes porteuses modulées en impulsion. Si l'on utilise un peigne émetteur d'ondes élastiques de surface à espacement uniforme, telle la structure interdigitée 43 représentée en (c) sur la figure 6, on voit qu'une forme d'onde 39 visible en (a) et utilisée pour exciter le peigne peut engendrer une onde vibratoire 42 à enveloppe 41 triangulaire, telle qu'illustrée en (b) sur la figure 6. L'onde à enveloppe triangulaire est détectée par la sonde 7, mais sa durée totale est supérieure à la durée T de l'impulsion rectangulaire d'excitation. Après redressement, l'enveloppe est amenée à recouper le niveau du seuil de déclenchement du circuit 23, ce qui assure encore un arrêt précis du compteur si l'atténuation le long de la lamelle cristalline est faible. Pour un arrêt encore plus précis du compteur 25, même si l'atténuation des ondes de surface est sensible, on peut faire en sorte que les circuits de mise en forme 18 et 19 délivrent des impulsions modulées en fréquence telles que la forme d'onde 39 représentée en (a) sur la figure 7. En utilisant des transducteurs en peignes ayant la structure 43 illustrée en (c) sur la figure 7, l'impulsion vibratoire émise est comprimée en durée. Cette impulsion. comprimée est représentée en (b) sur la figure 7, elle comporte une onde porteuse 42 et une enveloppe 41 qui est approximativement la transformée de Fourier de l'enveloppe rectangulaire 40 de l'impulsion électrique d'excitation. Le fait d'exciter les transducteurs en peignes avec une onde porteuse modulée en impulsion permet de différencier aisément les deux directions de mesure. I1 en résulte que les mesures suivant X et Y peuvent avoir lieu simultanément pour la détermination de chaque couple de coordonnées. Quand il s'agit de repérer un graphisme de petite taille, par exemple une signature, il suffit d'utiliser un panneau de quelques centimètres de côté constitué par une seule lamelle cristalline. La réalisation de panneaux de plus grande étendue est prévue par juxtaposition de lamelles munies ou non de peignes transducteurs. Sur la figure 8, on peut voir un système de repérage comportant quatre lamelles cristallines juxtaposées. Les ondes élastiques de surface ne peuvent passer d'une lamelle à ses voisines, car aucun couplage mécanique n'est prévu suivant les lignes de séparation. Les lamelles 44, 45, 46 et 47 sont respectivement équipées de transducteurs 54 et 60, 59 et 61, 55 et 56, 57 et 58. Les transducteurs parallèles à une même ligne de séparation sont interconnectés, afin de rayonner simultanément vers cette ligne des ondes élastiques de surface. Les fronts d'ondes rayonnés sont parallèles aux lignes de séparation. Comme la sonde 7 ne détecte que sur l'une des quatre lamelles 44, 45, 46 et 47, il est nécessaire d'adopter un mode de fonctionnement qui permette d'identifier la lamelle sur laquelle repose la pointe de la sonde. Dans l'exemple de la figure 8, il s'agit d'un fonctionnement séquentiel avec différenciation en fréquence. Le signal détecté par la sonde 7 a une fréquence f1 lorsqu'il est engendré par des ondes élastiques de surface provenant des transducteurs 54, 55, 56 et 57. Par contre, le signal détecté a une fréquence f2 s'il résulte de l'émission des transducteurs 58, 59, 60 et 61. La différenciation en fréquence, qui n'est donnée qu'à titre d'exemple non limitatif, peut être obtenue en jouant sur au moins l1un des deux facteurs-qui sont la vitesse de phase des ondes élastiques de surface et l'écartement des doigts des transducteurs en peignes. Ceci dit, pour l'essentiel, le fonctionnement du système de la figure 8 est analogue à celui du système de la figure 3. Il est prévu en supplément une chaîne de lever de doute reliée à la sonde 7 et une unité arithmétique 62 intercalée entre la sortie numérique du compteur 25 et la ligne omnibus qui alimente en données les registres mémoire 27 et 28. La chaîne de lever de doute comporte un filtre 63 transmettant sélectivement le signal détecté ayant l'une des fréquences f1 et f2 et un circuit de commande 64 qui détermine celui des modes de calcul qui est à exécuter par l'unité arithmetique 62. En admettant que le filtre 63 soit un filtre passe bande transmettant les signaux à la fréquence fi, l'opération faite par l'unité arithmétique est un simple transfert ordonné par le circuit de commande 64. Lorsque la sonde 7 se situe au-dessus de la ligne de séparation horizontale ou à droite de la ligne de séparation verticale, le circuit de commande 64 ordonne à l'unité arith métique 62 de soustraire l'indication fournie par le compteur 25 à une valeur constante. Cette opération est nécessitée par le fait que toutes les données numériques doivent se référer au même système d'axes de coordonnées: Le dispositif de la figure 8 peut à titre d'exemple utiliser quatre lamelles cristallines de quatre centimètres de côté. Le panneau de repérage peut donc se présenter sous la forme d'un carré de huit centimètres de côté. On a également la possibilité d'accroître les dimensions du panneau de repérage en réunissant entre elles plusieurs lamelles par un joint de matériau à haut:pouvoir adhésif, par exemple une résine époxyde. Dans ces conditions, chacune des lamelles représentées à la figure 8 pourrait être en fait constituée par l'assemblage en carré de quatre lamelles élémentaires collées l'une à l'autre par la tranches Bien que cette technique introduise une atténuation modérée des ondes élastiques de surface lors du franchissement du joint de raccordement entre-deux lamelles contigues, elle permet d'envisager la réalisation d'un panneau de repérage carré pouvant atteindre 16 cm de côté et composé de seize lamelles élémentaires agencées en mosaïque. Les lamelles cristallines peuvent être taillées dans un cristal du système hexagonal en adoptant une coupe perpendiculaire à l'axe de symétrie d'ordre six. Dans ces conditions, toutes les directions contenues dans la face principale propageant les ondes élastiques de surface satisfont à la condition de colinéarite du vecteur a'énergie et du vecteur d'onde. Comme matériaux utilisables pour la mise en oeuvre de ee mode de réalisation particulier, on peut citer l'oxyde de zinc Z O et le n sulfure de cadmium CdS REVENDICATIONS 1. Système de repérage à ondes élastiques de surface comprenant un substrat destiné à propager lesdites ondes3 des moyens électriques d'excitation par impulsion reliés à des moyens transducteurs électromécaniques couplés audit substrat, une sonde munie d'une pointe exploratrice et des moyens chronométriques reliés auxdits moyens électriques d'excitation et à ladite sonde, ledit système étant caractérisé en ce que ledit substrat est constitué par un plateau comportant au moins une lamelle cristalline ; lesdites ondes de surface ayant des fronts d'onde rectilignes et se propageant à la surface de ladite lamelle selon deux directions distinctes telles que l'énergie vibratoire se propage perpendiculairement auxdits fronts d'onde rectilignes. 2. Système de repérage suivant la revendication 1, caractérisé en ce que ladite lamelle est taillée dans un matériau cristallin piezoélectrique ; ladite sonde comportant une pointe exploratrice électriquement conductrice et une contreélectrode située au voisinage immédiat de ladite pointe ; un signal électrique étant engendré entre ladite pointe exploratrice et ladite contre-électrode sous l'influence du champ électrique produit par lesdites ondes élastiques de surface. 3. Système de repérage suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que lesdits moyens transducteurs électromécaniques sont constitués par des électrodes en forme de peignes interdigités déposées sur l'une des faces principales de ladite lamelle cristalline ; les doigts desdits peignes étant rectilignes. 4. Système de repérage suivant la revendication 3, caractérisé en ce que les doigts desdits peignes délimitent des intervalles émissifs d'espacement uniforme. 5. Système de repérage suivant la revendication 3, caractérisé en ce que les doigts desdits peignes délimitent des intervalles émissifs d'espacement non uniforme. 6. Système de repérage suivant la revendication 4, caractérisé en ce que les doigts desdits peignes sont interdigités de façon à émettre des oscillations vibratoires codées comportant au moins une inversion locale de phase ; des moyens corrélateurs traitant lesdites oscillations vibratoires codées après leur détection par ladite sonde. 7. Système de repérage suivant la revendication 5, caractérisé en ce que les caractéristiques dispersives desdits peignes sont choisies de façon à assurer la compression des impulsions provenant desdits moyens électriques d'excitation et appliquées auxdits moyens chronométriques. 8. Système de repérage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que ledit plateau comporte plusieurs lamelles cristallines jointives ; les lignes de séparation desdites lamelles étant parallèles auxdits fronts d'ondes rectilignes. 9. Système de repérage suivant la revendication 8, caractérisé en ce que la jonction desdites lamelles cristallines assure la transmission desdites ondes élastiques de surface. 10. Système de repérage suivant la revendication 8, caractérisé en ce que chacune desdites lamelles est munie de moyens transducteurs électromécaniques. 11. Système de repérage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que le matériau propageant lesdites ondes élastiques de surface est un cristal du système hexagonal taillé perpendiculairement à l'axe de symétrie d'ordre six. 12. Système de repérage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que lesdits moyens électriques d'excitation délivrent des signaux électriques comportant une onde porteuse modulée en impulsion, 13. Système de repérage suivant l'une quelconque des revendications 8 à 10, caractérisé en ce que les signaux détectes par ladite sonde sont différenciés en fréquence ; des moyens sélectifs en fréquence étant associés auxdits moyens chronométriques, afin de fournir à une unité arithmétique des instructions permettant le calcul des coordonnées de ladite pointe exploratrice à partir des indications numériques fournies par lesdits moyens chronométriques. 14. Système de repérage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé en ce que lesdites ondes élastiques de surface sont émises alternativement selon lesdites directions distinctes. 15. Système de repérage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 14, caractérisé en ce que lesdits moyens chronométriques comporte au moins un compteur associé à une source d'impulsions isochrones ; ledit compteur étant mis en marche par lesdits moyens électriques d'excitation et arrêté par un signal détecté provenant de ladite sonde ; une indication de dépassement de capacité etant fournie par ledit compteur lorsque ladite sonde n'est pas appuyée sur ladite lamelle cristalline. 16. Système de repérage suivant la revendication 15, caractérisé en ce que des moyens sont prévus pour prévenir l'arrêt du compteur immédiatement après sa mise en marche.