Cette invention concerne l'enrichissement de minerais de sylvinite1 et plus particulièrement, l'enrichissement de minerais de sylvinite contenant de 11 argile. Le minerai de sylvinite1 comme celui que l'on trouve dans le bras du Delaware du bassin permien des Etats-Unis d'Amérique, peut contenir d'environ 3% à environ 7% ou plus d'argile. On trouve également en France et en Allemagne des minerais similaires & forte teneur en argile, De plus, le minerai de sylvinite1 comme celui que l'on trouve dans la région de Saskatoon de l'Etat du Saskatchewan, peut contenir d'environ 5% à environ 6% ou plus d'argile. Malheureusement, le degré de broyage nécessaire pour la séparation des éléments de valeur d'un minerai riche en argile fournit une quantité disproportionnée de fines particules colloldales argile, appelées couramment poussières de minerai1 qui tendent à colmater les circuits de traitement et à absorber les réactifs chimiques de traitement. Les efforts pour dépoussiérer les minerais riches en argile, en utilisant des bacs de décantation, des hydroclasseurs, etc, n'ont pas donné entière satisfaction. En conséquence, le traitement de la sylvinite contenant de l'argile, comme celle que l'on trouve dans la région de Saskatoon, n'est pas compétitif économiquement avec le traitement de la sylvinite à faible teneur en argile. L'invention a pour but de fournir un procédé d'enrichissement des minerais de sylvinite à forte teneur en argile. L'invention a également pour but de fournir un procédé dans lequel on enlève avec le sel gemme grossier une partie importante de l'argile, Cette invention a encore pour but de procurer un procédé dans lequel on enlève une partie importante de l'argile avant de broyer finement la sylvinite. La présente invention concerne un procédé d'enrichissement des minerais de sylvinite contenant au moins environ 3% d'argile et ayant un rapport h O-argile inférieur à environ 5:1, procédé qui consiste (1) à broyer ledit minerai de sylvinite et à classer ledit minerai pour obtenir une fraction contenant des particules ayant une taille maximale d'environ 1,9 cm à environ 1,3 cm et une taille minimale d'environ 1,6 mm ; (2) à séparer par gravitE ladite fraction de (1) dans un milieu ayant une densité de séparation comprise entre la densité de la xylvine et celle du sel gemme, pour enlever les particules contenant de la sylvine dans une fraction de débordement caractérisée par un rapport h O-argile d'au moins environ 10::1, et enlever les particules d'argile et de sel gemme sous forme d'un sous-écoulement ; (3) à classer ladite fraction de débordement de (2) pour obtenir une première fraction dont les particules ont des tailles inférieures à environ 0,65 cm et une seconde fraction dont les particules ont des tailles supérieures à environ 0,65 cm ; (4) à séparer par gravité ladite première fraction de (3) dans un milieu ayant une densité de séparation comprise entre la densité de la sylvine et celle du sel gemme, pour obtenir un trop-plein concentré en sylvine;; (-5) à broyer ladite seconde fraction de (3) et à classer ladite fraction pour obtenir des particules dont la taille est comprise entre environ 0,65 cm et environ 1,6 irna (6) à séparer par gravité lesdites particules broyées de (5) dans un milieu ayant une densité de séparation comprise entre la densité de la sylvine et celle du sel gemme,pour obtenir un trop-plein contenant de la sylvine ; (7) à séparer par gravité ledit trop-pleinde(6)contenant de la sylvine, dans un milieu ayant une densité de séparation comprise entre la densité de la sylvine et celle du sel gemme, pour obtenir un trop-plein concentré en sylvine. Dans un mode de réalisation préféré de l'invention, on effectue un enrichissement par voie humide, ctest-à-dire une flottation par moussage ou une cristallisation, des particules de taille inférieure à 1,6 mm résultant du broyage, par exemple du broyage des étapes (1) et (5) ci-dessus. Comme les argiles ou les minéraux formant des poussières insolubles ont tendance à ètre plus mous que la sylvine ou le sel gemme, on forme une quantité disproportionnée de particules collotdales lorsque l'on broie,pour le séparer,un minerai de sylvinite riche en argile. Cette invention réduit au minimum les difficultés provoquées par les poussières de minerai, en fournissant un procédé dans lequel on effectue sur le minerai grossièrement broyé une séparation par gravité qui enlève le sel gemme et une quantité importante de l'argile présente. A ce sujet, on a noté que l'argile est en majeure partie associée au sel gemme,et une séparation initiale par gravité est une manière possible d'enlever tant le sel gemme grossierçue l'argile. I1 est important que la séparation initiale par gravité soit efficace pour enlever une partie importante de l'argile, tout en n'épuisant la sylvine qu'à un degré très limité, même si l'on a broyé le minerai jusqu'à séparation complète. Le brevet canadien NO 792.819 décrit, de façon générale, l'enrichissement de la sylvinite par séparation par gravité, Le procédé particulier de cette invention est particulièrement conçu pour l'enrichissement de la sylvinite contenant de 11 argile que l'on trouve dans la région de Saskatoon de l'Etat du Saskatchewan ou dans le bras du Delaware du bassin permien Le minerai de la région de Saskatoon du Saskatchewan contient généralement au moins environ 5% d'argile et généralement d'environ 5% à environ 6% d'argile ou plus. Le rapport * argile du minerai est inférieur à environ 5,5:1, Souvent, le minerai contient environ 25% à environ 30% de sylvine exprimée en h o. La sylvinite que l'on trouve dans le bras du Delaware du bassin permien (et la sylvinite comparable que l'on trouve en France et en Allemagne) contient généralement au moins environ 3% d'argile, et généralement d'environ 3% à environ 7% d'argile ou plus. De tels minerais ont un rapport K20-argile de seulement environ 5:1 ou moins. Souvent, le minerai contient d'environ 12% à environ 22% de sylvine en K20. Un minerai type peut contenir environ 4% d'argile et environ 17% de sylvine en K2O. Les minerais qpe la présente invention concerne, contiennent également du sel gemme, Ils peuvent contenir de petites quantités de constituants tels que la polyhalite, la kaïnite, la kiesérite, le sulfate de magnésium et/ou la léonite. Le broyage à une taille d'environ 0,65 cm permet la séparation de la sylvine du minerai du Saskatoon et de parties d'autres minerais de sylvinite contenant de l'argile, comme celui que l'on trouve dans le bras du Delaware du bassin permien, etc. Le terme "séparation" est employé ici pour désigner le degré de broyage qui permet de séparer physiquement le minerai en un concentré de sylvine ayant, à l'analyse, une teneur de 55% go ou plus et contenant au moins environ 80% de la valeur en g O de la sylvine présente au départ dans le minerai. On estime que la séparation de la sylvine d'un minerai particulier contenant de argile se produit pour une taille de particules qui peut varier quelque peu autour de 0,65 cm. Le terme "argile", employé ici, comprend non seulement les véritables argiles minérales telles que la montmorillonite, le kaolin, et l'attapulgite, mais également d'autres produits insolubles dans leau formant des poussières,tels que la dolomite, la silice, etc. Ces matériaux forment tous des colloïdes ou des semi-colloldes genants,et se conduisent donc pratiquement comme des argiles véritables dans le circuit de traitement. Tous les matériaux désignés par le terme "argiles" sont des minéraux insolubles dans liteau qui tendent à former des poussières. Cette invention permet d'enlever dans la séparation initiale par gravité au moins environ 35% de l'argile présente dans le minerai initial. Généralement, on enlève également au moins environ 35% du sel gemme présent dans le minerai initial. Dans les conditions opératoires préférées, on enlève au moins environ 50% de l'argile présente initialement dans le minerai. Dans de nombreux cas, on enlève également au moins 50% du sel gemme. Dans la séparation préliminaire, on ne perd qu'une quantité de sylvine inférieure à environ 12%. Généralement, on choisit des conditions de traitement, degré de broyage, densité de sépara tion, etc, telles que le rapport global h argile du trop-plein de la séparation initiale par gravité est au moins environ lo:1. I1 est également indiqué d'utiliser le procédé pour obtenir un matériau de taille inferieure à 1,6 mm, qui est caractérisé par un rapport pondéral global h argile d'au moins environ 8:1 et de préférence d'au moins environ 10:1. I1 est indiqué de concasser initialement le minerai à une taille inférieure à environ 1,9 cm, puisque les particules d'environ 1,9 cm sont les plus grosses que l'on peut pratiquement enrichir pour les besoins de cette invention, dans un séparateur par gravité, t-1 un séparateur basé sur le principe du vortex. Le broyage à des tailles seulement inférieures à 1,9 cm évite au maximum la fragmentation non nécessaire de l'argile. Si l:on préfère dans la pratique de cette invention des minerais broyés à 1,9 cm (dont les particules ont une taille inférieure à 1,9 cm), on peut également obtenir des résultats avantageux en employant des minerais brcyés à environ 1,3 cm, ou dont la taille maximale est comprise entre 1,9 cm et 1,3 cm On estime que lorsque la taille maximale du broyage décrott, davantage d'argile a tendance à se transformer en poussières, et que le broyage maximal acceptable varie quelque peu selon le minerai particulier traité. Pour faciliter la présentation, on décrit par la suite la pratique de cette invention en considérant le traitement d'une fraction de minerai de taille inférieure à l,9cm mais supérieure à 1,6 mm et en considérant que l'on obtient la séparation à 0,65 cm. On peut facilement mettre en oeuvre le procédé de cette invention en employant l'équipement normal bien connu dans la technique. Par exemple, on peut employer dans la pratique de cette invention le broyage soit par voie humide soit par voie sèche, et parmi les appareils appropriés, citons le broyeur à boulets, le broyeur à marteaux, le broyeur à barres, le broyeur à chocs, etc. De tels équipements fournissent des particules dont la taille décroît à partir d'une taille maximale choisie. Comme il est indiqué de conserver l'argile autant que possible dans les parties les plus grandes, on maintient de préférence le broyage à un minimum, conformément à la taille nécessaire pour le minerai. Dans un mode de realisation préféré-ians lequel on utilise la flottation par moussage et où les particules de minerai ont des tailles comprises entre 1,9 cm et 1,6 mm, il est indiqué qu'au moins 30% des particules aientune taille d'environ o,95 cm ou plus, Dans un mode de réalisation, cette invention prévoit le séchage du minerai brut ou grossièrement concassé pour enlever l'eau libre de l'argile, et obtenir de ce fait une argile quelque peu moins susceptible de former des poussières. on effectue généralement le séchage à des températures comprises entre environ 650C et environ 3700C, Le temps de séchage dépend évidemment de la temperature. Dans une étape type de séchage, on maintient le minerai à environ 1770C pendant environ 10 à 20 minutes. Le broyage produit évidemment quelques fines qui peuvent gêner la séparation par gravité en modifiant la densité du milieu ou en gênant la séparation de l'agent alourdissant des particules de minerai, En conséquence, on classele minerai broyé en utilisant des hydrocones, des classeurs à râteaux, des cribles, etc, pour enlever au moins la fraction inférieure à 1,6 mm. On peut dépoussiérer la fraction inférieure à 1,6 mm et l'enrichir par les techniques conventionnelles de flottation ou de cristallisation , qui sont décrites plus en détail ci-dessous. Onfiso1Er une séparation par gravité à la fraction inférieure à 1, 9 cm mais supérieure à 1,6 mm, en utilisant un liquide qui a une densité comprise entre la densité du sel gemme (environ 2,17 à 200C) et celle de la sylvine (d peu près 1,99 à 200C). Comme exemples de récipients employés pour la séparation par gravité, citons : les canes, les classeurs, les récipients de type tambour ou les récipients de séparation du type vortex tels que les hydrocyclones. Pour réduire au minimum la formation de particules d'argile pendant la manipulation du minerai, il est indiqué d'éviter des conditions d'abrasion pendant la mise en pulpe du minerai dans le milieu liquide. Le milieu liquide employé pour la séparation par gravité peut être ce que lton appelle un milieu lourd" ou ce que l'on appelle un "liquide lourd". Un milieu lourd est une suspension d'un agent alourdissant, ou d'un mélange d'agents alourdissants, dans une saumure qui est de préférence pratiquement saturée vis-à-vis de la charge de sylvinite. Comme agent alourdissant, on préfère les milieux ferreux, tels que la magnétite et/ou le ferrosilicium, en raison de leur disponibilité commerciale, de leur faible prix, de leur facilité de récupération et de nettoyage par des moyes magnétiques,etleur aptitude à former dans la saumure un milieu fluide ayant une densité prédéterminée.On utilise généralement les milieux ferreux en particules pratiquement toutes inférieures à 150 microns. On les met très facilement en suspens ion dans la saumure et la suspension résultante reste en suspension d'elle-m8me en raison de l'agitation modérée produite par le recyclage de la suspension dans une opération normale. Les hydrocarbures halogénés et les mélanges de ceux-ci peuvent être utilisés comme liquides lourds. Comme exemples de tels hydrocarbures halogénés, citons le bromure de méthylène (densité de 2,49) et le chlcrobromure de méthylène (densité de 1,92). On peut également utiliser des alkyles substitués par du fluor ou substitués par de l'iode. On utilise ici les expressions "densité de circulation" et "densité de séparation" selon leur usage généralisé dans la technique.Ainsi, 'densité de circulation" désigne la densité réelle du milieu de séparation, alors que densité de séparation" désigne la densité apparente du milieu de séparationipar rapport ausséparations que l'onpateffectuer avec ce milieu dans un récipient de séparation donné .Quand le récipient de séparation utilisé est un de ceux dans lesquels le chemin pris par les différentes particules est déterminé seulement par leur densité respective, comme dans un cône, un classeur ou un récipient du type tambour conventionnels, la densité de circulation et la densité de séparation sont les mêmes.Dans de tels cas, le milieu de séparation (soit en circulation soit dans le récipient de séparation) a une densité intermédiaire. Quand on utilise le récipient de séparation comme dans le mode d'utilisation préféré de cette invention, on utilise les forces centrifuges qui sont plusieurs fois plus grandes que les forces de gravité. Dans de tels cas, un milieu lourd donné peut avoir lui-même une densité, c'est-à-dire une densité de circulation, inférieure à la densité du sel gemme ou de la sylvine, mais peut produire,dans un récipient de type vortex tel qu'un hydrocyclone, une séparation entre la sylvine et le sel gemme parce que les forces dans le récipient donnent une densité de séparation plus grande. Par exemple, une densité de séparation de 1,85 peut donner,dans un récipient de type vortex,un milieu qui a les caractéristiques d'une densité de 2,1. La densité de séparation d'un tel milieu lourd serait alors dite égale à environ 2,1.La relation entre la densité de circulation et la densité de séparation varie quelque peu,selon l'appareil et les conditions opératoires,mais est facilement déterminée par l'homme de l'art. Le trop-plein du séparateur par gravité contient une fraction importante de la teneur en sylvine du minerai et sa teneur en argile a sensiblement été diminuée. On classe ce trop-plein après enlèvement du milieu lourd si on le désire, pour obtenir une première fraction ayant des particules plus grandes que 0,65 cm et une seconde fraction ayant des particules inférieures à 0,65 cm. En fait, la seconde fraction contient le minerai avec les constituants minéraux séparés alors que la première fraction contient du minerai non séparé. On broie la fraction la plus grande jusqu'à une taille inférieure à environ 0, 65 cm et on la crible pour enlever le matériau de taille inférieure à 1,6 mm. Le résultat net de ce traitement est de fournir des particules de minerai séparé ayant une taille comprise entre environ 0,65 cm et 1,6 mm, que l'on peut ensuite enrichir par séparation ou par gravité, comme on le décrit en détail en se référant au dessin ci-joint I1 est probable que l'on forme dans le traitement suffisamment de matières inférieures à 1,6 mm pour justifier également l'enrichissement de ces matières. Cn peut facilement enrichir ces matières soit par une flottation classique par moussage soit par une cristallisation classique.On emploie ici l'expression "enrichissement par voie humide" pour indiquer soit une flottation par moussage soit une cristallisation. Dans un enrichissement par flottation classique-de particules inférieures à 1,6 mm, on peut enlever les poussières dans un hydroclasseur, puis faire réagir le minerai dépoussiéré avec un agent cationique de flottation, et soumettre cette fraction à une flottation par moussage. Comme agent cationique de flottation approprié, citons : les amines aliphatiques, teLs que la n-laurylamine , et les amines aliphatiques à haut poids moléculaire contenant environ 14 à 20 atomes de carbone, et leursselsd'addition solubles dans l'eau, ainsi que les sels d'ammonium quaternaire , comme par exemple, l'acétate d'octadécylamine, le chlorhydrate d'hexadécylamine, etc.On introduit finalement le minerai conditionné dans un récipient approprié de flottation, qui généralement comprend une batterie d'unitésen parallèle ou en série La flottation est efficace pour enlever, sous forme d'un trop-plein concentré, une quantité importante de la teneur en sylvine de la fractIon fine en même temps qu'une partie du sel gemme. On sèche et on emmagasine le concentré de la flottation. On enlève la queue du sous-écoulement de l'opération de flottation, constituée an majeure partie de sel gemme et d'une petite quantité de sylvine, et on la met au rebut. Dans un procédé classique de cristallisation, on met en contact le minerai avec une saumure chauffée, non saturée vis-à-vis de IRC1 mais saturée vis-à-vis de Na Cl, pour solubiliser le KCl du minerai. On refroidit ensuite la saumure pour qu'elle laisse déposer des cristaux de KC1. Comme la solubilité de NaCl n'est pas afrectée par les va-riations de température de la même manière que celle de KC1, c'est un procédé sélectif de production de cristaux de KC1. Le dessin ci-joint est une représentation graphique de l'écoulement illustrant un mode de réalisation préféré de cette invention. Sur le dessin, on introduit le minerai dans le concasseur 1 qui broie le minerai en particules inférieures à 1,9 cm. En général, on associe le broyeur à un crible pour enlever les particules trop grandes et pour faciliter le recyclage de telles particules dans le concasseur, On introduit les particules inférieures à 1,9 cm dans le crible 2 pour enlever les particules inférieures à 1,6 mm qui suivront le trajet 3. On introduit la fraction la plus importante du crible 2, consistant en particules dont la taille est comprise entre 19 et 1,6 mm, dans un séparateur par gravité 4 tel qu'un hydrocyclone, dans lequel le milieu, de préférence une saumure alourdie par de la magnétite, a une densité de séparation comprise entre environ 2,10 et environ 2,16 et de préférence environ 2,14.On enlève en 5 le sous-écoulement de l'hydrocyclone,qui est formé de sel gemme et d'argile associée. On enlève par le trajet 6 le trop-plein de lthydrocyclone,qui est formé d'une matière contenant de la sylvine. I1 faut noter que l'équipement auxiliaire normalement associé à un hydrocyclone n'est pas représente sur la figure ci-jointe, Donc, par exemple, si l'on effectue-par voie sèche le broyage et le classement initial , il faut mettre sous forme de pulpe la fraction de 19 à 1,6 mm, avec de la saumure et de la magnétite,pour obtenir une boue dans le milieu lourd.De même1 on enlace couramment les agents alourdissants ou les liquides lourds des trop-plein et écoulement de l'hydrocyclone, par criblage, lavage de la saumure, etc, Au cas où l'on traite par une autre séparation par gravité un écoulement intermédiaire contenant les milieux lourds ou les liquides lourds, il est possible de traiter l'écoulement sans enlever entre-temps le milieu ou le liquide lourd. Dans un tel cas, il faut prendre soin de ne pas modifier la densité voulue pour la séparation par gravité suivante, par un transfert non contrlé du milieu ou du liquide lourd de la première séparation par gravité. Si l'on peut ajouter d=nsunbroyeur à-?ulpe de la s.aumure.et de la magnétite pour obtenir la densité de milieu nécessaire, il est également possible d'employer une opération initiale de mise sous forme de pulpe, dans laquelle on met le minerai sous forme de pulpe dans la saumure et on le classe pour enlever toutes particules inférieures à 1,6 mm produites pendant la mise sous forme de pulpe, On effectue ensuite sur le matériau classé une seconde opération de mise sous forme de pulpe dans laquelle on ajoute de la magnétite et de la saumure supplémentaire, si nécessaire, pour obtenir la densité requise. On place dans le crible 7 le trop-plein de lthydrocyclone 4, pour obtenir une fraction grossière ayant des particules dont la taille est comprise entre environ 19 mm et environ 6,5 mm,que l'on envoie au concasseur 9 dans lequel on broie le minerai jusqu à une taille inférieure à 6,5 Tom. On classe le minerai broyé sur le crible 10 pour enlever les particules inférieures à 1, 6 mm et on effectue une séparation par gravité des particules inférieures à 6,5 mm mais supérieur à 1,6 mm dans. un séparateur par gravité tel que l'hydrocyclone 11, qui a de préférence une densité apparente de séparation d'environ 2,10 à environ 2,16, et de préférence environ 2,11 On enlève comme queues en 12 le sous-écoulement de lthydrocyclone 11. On. envoie par 13 le trop-plein concentré de l'hydrocyclone 11, à un séparateur par gravité tel que l'hydrocyclone 14, dans lequel la densité de séparation est environ 2,02 à environ 2,06 et de préférence environ 2,05. En fait, les hydrocyclones 4 et 11 constituent des séparateurs de "dégrossissage", alors que l'hydrocyclone 14 constitue un séparateur dS "épuration". L'hydrocyclone 14 traite non seulement le concentré de lthydro- cyclone 11 mais également les particules de taille inférieure à 6,5 mm mais supérieure à 1,6 mm,que l'on sépare du rop-plein concentré de lthydrocyclone 4. Cette dernière fraction passe du crible7 à l'hydrocyclone 14 par un trajet 15. L'hydrocyclone 14 donne un trop-plein contenant de la sylvine,que liron enlève en 16. On enlève en 17 le sous-écoule- ment de lthydrocyclone 14,qui peut avoir des teneurs en sylvine suffisantes pour justifier un broyage dans le concasseur 18 à des tailles inférieures à 1,6 mm et le recyclage dans le crible 2, ou bien on peut soumettre l'écoulement à un enrichissement par voie humide. On peut dépoussiérer dans l'hydroclasseur 21 les particules inférieures à 1,6 mm enlevées en 3 du crible 2 et les particules inférieures à 1,6 mm enlevées en 20 du crible 10, puis les FOWlet- te à une flottation cationique par moussage dans le circuit de flottation 22. Si on le désire, on peut évidemment dépoussiérer séparément les écoulements. La flottation donne le produit sylvine 23 et un sous-ecoulement de queue 24 contenant en majeure partie du sel gemme. Au lieu d'une flottation par moussage, on peut effectuer une cristallisation sur le matériau inférieur à 1,6 mm pour obtenir la sylvine. Alors que le schéma technologique c-ioint comprend deux séparateurs grossiers, 4 et 14, on peut effectuer le traitement en recyclant les particules du concasseur 9 à l'hydrocyclone 14 soit avant soit après avoir enlevé les particules de 1,6 mm. Si on supprime le crible lO,on enlève les fines (moins de 1,6 mm) du crible 2 et on effectue ensuite une séparation par gravité, dans r'hydrocyclone 4,des particules séparées et recyclées. L'exemple suivant a seulement un but d'illustration et ne doit pas être considéré comme limitant le domaine de l'invention. EXEMPLE 1 On broie et on classe pour obtenir une fraction de 19 à 1,6 mm, mille parties d'un minerai de sylvinite de la région de Saskatoon du Saskatchewan contenant 260 parties de h O et 60 parties d'argile. Environ 700 parties du minerai étaient inférieures à 19 mm mais supérieures à 1,6 mm, alors que les 300 parties restantes étaient inférieures à 1,6 mm. On enrichit la fraction de 19 à 1,6 mm dans un hydrocyclone de "ddgrossissage ayant une densité de séparation de 2,14. La séparation par gravité rejette environ 375 parties contenant 47 parties d'argile (78% de l'argile présente au départ) et 18 parties de K2O.Le trop-plein concentré (environ 360 parties) du séparateur par gravité contient 160 parties de et et 5 parties d'argile et on le crible à 6,5 mm, On broie à une taille inférieure à 6,5 mm la partie supérieure à 6,5 mm (environ 122 parties contenant environ 38 parties de K20 et environ 2 parties d'argile) et on la recycle à l'opération initiale de classement. On effectue un second enrichissement de la fraction inférieure à 6,5 mm dans un hydrocyclone d'"épuration" avec une densité de séparation de 2,04. l'hydrocyclone d' 11épuration" fournit 17 parties de trop-plein contenant 103 parties de K20 (56% de K20) et une partie d'argile. L'hydrocyclone d'"épuration" produit également 6C parties de mixtes (sous-écoulement) contenant 19 parties de K20 et 2 parties d'argile, que l'on peut enrichir par voie humide. L'analyse du minerai tout-venant et des diverses fractions est indiquée dans le Tableau 1 ci-dessous. Tableau 1 Parties % en poids Rapport totales de K20 d'argile K20-argiîe Minerai tout-venant 1000 26 6 4,5:1 Queues de dégrossissage 375 4,8 12,5 Concentré de dégrossissage 360 44,5 1,4 32.1 Concentré d'épuration 178 58 ,6 103:1 Charge totale pour l'enrichissement par voie humide 447 31 2,7 11,6:1 La teneur en K2O indiquée ici, et employée dans cette description, désigne le potassium présent dans le minerai sous forme de sylvine. REVENDICATIONS 1. Procédé d'enrichissement de minerais de sylvinite contenant au moins environ 3 % d'argile et ayant un rapport K20-argile inférieur à environ 5:1, consistant 1) à broyer ledit minerai de sylvinite et à classer ledit minerai pour obtenir une fraction contenant des particules dont la taille maximale est d'environ 2,5 cm à environ 1,3 cm et la taille minimale d'environ 1,6 mm; 2) à séparer par gravité ladite fraction de (1) dans un milieu ayant une densité de séparation comprise entre la densité de la sylvine et celle du sel gemme, pour enlever les particules contenant de la sylvine, sous la forme d'une fraction de débordement caractérisée par un rapport K20-argile d'au moins environ 10::1, et pour enlever les particules de sel gemme et d'argile sous forme d'un sous-écoulement; caractérisé en ce qutil consiste ensuite (3) à classer ladite fraction de débordement de (2) pour obtenir une première fraction où les particules ont une taille inférieure à environ 0,65 cm et une seconde fraction où les particules ont une taille supérieure à environ 0,65 cm; (4) à séparer par gravité d'une manière connue, ladite première fraction de (3) dans un milieu ayant une densité de séparation comprise entre la densité de la sylvine et celle du sel gemme, pour obtenir un concentré de sylvine comme fraction de débordement ; (5) à broyer ladite seconde fraction de (3) et à classer ladite fraction pour obtenir des particules ayant des tailles comprises entre environ 0,65 cm et environ 1,6 mm;; (6) à séparer par gravité lesdites particules broyées de (5) dans un milieu ayant une densité da séparation comprise entre la densité de la sylvine et celle du sel gemme pour obtenir une fraction de débordement contenant de la sylvine; et (7) à séparer par gravité ladite fraction de débordement contenant de la sylvine, dans un milieu ayant une densité de séparation comprise entre la densité de la sylvine et celle du sel gemme, pour obtenir un concentré de sylvine comme fraction de débordement. 2. procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le rapport K20 combiné-argile desdites fines du crible est d'au moins environ 8:1. 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le rapport K20 combiné-argile desdites fines du crible est d'au moins environ 10 : 1. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1, 2 et 3, caractérisé en ce que l'on fait subir une autre séparation par gravité aux particules broyées de l'étape (5), en les recyclant à la séparation par gravité de l'étape (2). 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 3 et 4, caractérisé en ce que l'on broie le sous-écoulement résultant de la séparation par gravité de (7) et qu'on le recycle à la séparation par gravité de (2). 6. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on fait subir un enrichissement par voie humide aux fines du crible résultant du broyage ct au sous-écoulement résultant de la séparation par gravité de (7).