Le dégagement, selon le procédé traditionnel, de la noix de coco, présente de grands inconvénients i il est réalisé manuellement, est pénible et nécessite une main-d'oeuvre abondante; en effet, le décorticage traditionnel se pratique à l'aide d'un outil tranchant consistant en un pieu métallique fiché en terre. La présente invention vise à assurer un dégagement de la noix dans des conditions revêtant des avantages considérables, particulièrement du point de vue économique. Le procédé selon l'invention a poùr point de départ l'observation faite que la noix est en général un corps ovale enfermé dans une enveloppe divisible en trois lobes dont les arêtes font entre elles des angles de 120"; on peut donc représenter schématiquement la noix de coco comme un corps en fuseau dont la coupe transversale droite est une étoile à trois branches égales; cette coupe permet de dégager six angles égaux de 60 . Notons qu'on observe également que la noix est ovale et orientée longitudinalement suivant le grand axe de l'enveloppe fibreuse qui la renferme.Selon le procédé, on pratique d'abord aux extrémités du fruit deux sciages effectués tangentiellement à la coque, puis longitudinalement dans la bourre on exécute des sciages réalisés tangentiellement à la même coque. Chaque sciage doit aboutir à une séparation complète du morceau de bourre concerné. L'invention concerne également un appareil destiné à la mise en oeuvre du procédé sus-mentionné; cet appareil se caractérise en ce qu'il comporte essentiellement un moyen de réception fixe ou mobile présentant le fruit devant un poste de sciage, dit " poste de décalottage ", et un autre moyen de réception fixe ou mobile présentant le fruit devant un poste de sciage longitudinal, dit " poste de débourrage ". Lorsque ces moyens récepteurs sont mobiles, ils se déplacent suivant des mouvements horizontaux saccadés; ainsi, l'opération de débourrage de la noix de coco peut être rendue automatique. Les caractéristiques et avantages de l'invention re ssortent de la description qui suit, à titre d'exemple, en référence aux dessins annexés, suivant lesquels La fig. 1 est une coupe longitudinale droite de la noix de coco où N représente la noix, B la bourre ou enveloppe fibreuse, E les extrémités. La fig. 2 est une coupe transversale droite du fruit montrant les trois lobes L de l'enveloppe fibreuse et la noix; en joignant les sommets et autres extrémités des lobes, on obtient des droites D faisant entre elles des angles de 60 . La fig. 3 est un ensemble de schémas indiquant les directions de sciage transversal T et longitudinal 1 , le fruit après les sciages trans et longitudinaux versas;, une coupe transversale droite du fruit après les sciages. La fig. 4 représente le moyen de réception qui immobilise le fruit en vue de ltexécution du sciage transversal; ce moyen est représenté vu de côté; les mâchoires sont indiquées séparément. La fig. 5 représente les deux fraises du poste de décalottage; ces fraises travaillent tangentiellement à la coque aux extrémités de la noix. La fig. 6 représente le moyen de réception du poste de débourrage. La fig. 7 représente les deux fraises du poste de débourrage; ces fraises travaillent parallèlement au grand axe de la noix. Les fig. 1, 2 et 3 laissent apparaftre des particularités très intéressantes du fouit : la noix est en général ovale et l'enveloppe fibreuse du fruit présente des symétries D utilisables. Selon l'invention, on pratique deux sciages S aux extrémités du fruit, tangentiellement à la coque et perpendiculairement à l'axe longitudinal de la noix; on effectue par ailleurs, tangentiellement à la coque, un minimum de six sciages longitudinaux dans des plans verticaux, parallèles au grand axe de la noix. Les fig. 4, 5, 6 et 7 montrent qu'un appareil destiné au décorticage de la noix de coco, selon le procédé décrit, comporte essentiellement un poste de sciage transversal, dit " poste de décalottage, où sont sciées les extrémités du fruit, et un poste de débourrage, où les sciages sont effectués longitudinalement dans la bourre. Le poste de décalottage est composé, d'une part, d'un moyen de réception (fig. 4) consistant par exemple en deux machoires 1 - 2, reliées entre elles par un ressort de maintien en position 3 et dont l'une 2 est fixe, et, d'autre part, par deux fraises 4 - 4', de préférence circulaires, identiques, parallèles et montées sur un m ême arbre 5 (fig. 5). Le moyen de réception peut être fixe ou mobile, parce que monté sur un plateau ou sur une bande convoyeuse, ou sur un tambour. Le poste de débourrage (fig. 6) est composé, d'une part, d'un moyen de réception fixe ou monté sur un plateau ou sur une bande convoyeuse; ce moyen récepteur comporte deux supports dentés 6 - 7 à plateaux mobiles autour d'un axe central vertical 8; l'un de ces supports 7 fonctionne comme une vis, ou est fortement appliqué grâce à l'action d'un ressort 9 ou d'un levier 10 ou d'un mécanisme mobile de façon similaire à une lunette de microscope ou au piston d'une sertisseuse; l'un ou l'autre support 6 - 7 porte un système 11 permettant d'imprimer manuellement ou mécaniquement au fruit des rotations régulières.Ce poste est, d'autre part, composé par un ensemble de deux fraises circulaires identiques 12 12', parallèles, verticales, montées sur un même arbre 13 et portées au bout d'un axe mobile 14 se déplaçant suivant un mouvement vertical de vaet-vient, de façon similaire au piston d'une sertisseuse ou d'une machine semblable; ces fraises travaillent parallèlement au grand axe de la noix de coco. Elles sont entraidées par une courroie 15, elle-même entrainée par un moteur 16. Ce moteur 16 est monté sur une console 17, solidaire de l'axe mobile 14. La console 17 est guidée dans son mouvement alternatif vertical par des guides 18, solidaires d'un établi supportant l'ensemble de l'appareil. Le mouvement de monte et baisse vertical est obtenu par une crémaillère 19, solidaire de l'axe 14, sollicitée par une boite à pignon 20, solidaire elle-même de l'établi supportant l'ensemble de l'appareil. Cette boite à pignon 20 est commandée par tous moyens appropriés, par exemple par une manivelle 21. Une variante très intéressante dans la conception de l'appareil, et de type artisanal, se caractérise par le fait qu'il e-st constitué par un poste unique réalisant tous les sciages transversaux et longitudinaux; cet appareil comporte les mêmes moyens de réception que ceux déjà décrits et une fraise unique portée au bout d'un axe mobile animé d'un mouvement de va-et-vient vertical ou en forme d'arc de cercle. La rotation du fruit au cours du débourrage longitudinal peut être effectuée manuellement ou mécaniquement. Ainsi, l'appareil peut être complété par tout dispositif adéquat destiné à rendre automatique l'opération de décorticage. Un décorticage réalisé par la mise en oeuvre d'un tel appareil peut être parachevé par une finition effectuée à la main, ce qui peut s'envisager dans le cas du dégagement des noix destinées à la consommation en frais ou à la fabrication du coprah. REVENDICATIONS 1. Procédé de décorticage de la noix de coco par fragmentation de la bourre sous forme de morceaux distincts, caractérisé en ce qu on effectue deux sciages transversaux aux extrémités du fruit, tangentiellement à la coque et perpendiculairement à l'axe longitudinal de la noix, et au minimum six sciages longitudinaux dans la bourre suivant des plans verticaux, à la foix tangents à la coque de la noix interne et parallèles au grand axe de cette noix. 2. Procédé de décorticage de la noix de coco suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les sciages longitudinaux effectués dans la bourre vont de l'une à l'autre base du corps en forme de tonneau créé après les sciages exécutés aux extrémités du fruit. 3. Appareil de décorticage de la noix de coco mettant en oeuvre le procédé suivant les revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'il comprend un moyen de réception du fruit en position, lequel moyen est fixe ou adapté à se déplacer devant un poste de sciage transversal, dit " poste de décalottage ", et un autre moyen de réception fixe ou déplaçable, adapté à maintenir le fruit en position stable devant un poste de débourrage où le sciage longitudinal est exécuté verticalement, et parallèlement au grand axe de la noix située à l'intérieur du fruit. 4. Appareil de décorticage de la noix de coco, suivant la revendication 3, caractérisé en ce que pour le sciage transversal, il comporte un moyen de réception adapté à immobiliser le fruit et constitué par exemple par un système de deux mâchoires dentées ou non, système fixe ou porté par un plateau mobile, une bande convoyeuse ou un tambour. 5. Appareil de décorticage de la noix de coco, suivant la revendication 3,caractérisé en ce que le poste de sciage transversal comporte un système de deux fraises circulaires, identiques, parallèles, verticales, montées sur un même arbre, séparées d'une distance égale à la longueur du grand axe de la noix, et portées à la base d'un axe mobile se déplaçant suivant un mouvement vertical de va-et-vient, de façon similaire au piston d'une sertisseuse ou d'une machine semblable, ces deux fraises travaillant tangentiellement à la coque en ses extrémités. 6. Appareil de décorticage de la noix de coco, suivant la revendication 3, caractérisé en ce que le moyen récepteur du poste de sciage longitudinal comporte deux supports dentés à plateaux mobiles autour d'un axe central vertical, supports dont l'un fonctionne comme une vis, ou est fortement appliqué grâce à l'action d'un ressort, ou d'un levier ou d'un mécanisme mobile similaire à un tube de miscroscope; l'un ou l'autre de ces supports porte un système permettant d'imprimer manuellement ou mécaniquement au fruit des rotations régulières, de 60 par exemple. 7. Appareil de décorticage de la noix de coco, suivant la revendication 3, caractérisé en ce que le moyen récepteur du poste de sciage longitudinal peut être fixe ou porté par un système mobile, par exemple un plateau ou une bande convoyeuse ou un tambour. 8. Appareil de décorticage de la noix de coco, suivant la revendication 3, caractérisé en ce que le poste de sciage longitudinal comporte deux fraises circulaires identiques, parallèles, verticales, montées sur un même arbre, séparées d'une distance égale à la longueur du petit axe de la noix, et portées au bout d'un axe mobile se déplaçant suivant un mouvement vertical de va-et-vient, de façon similaire au piston d'une sertisseuse ou d'une machine semblable, ces deux fraises travaillant parallèlement au grand axe de la noix de coco. 9. Appareil de décorticage de la noix de coco, suivant la revendication 3, caractérisé en ce que sa variante de type artisanal consiste en un appareil oe nstitué par un poste unique réalisant tous les sciages, transversaux d'abord et longitudinaux ensuite, comportant les mêmes moyens de réception que ceux déjà décrits, ayant comme moyen de sciage une fraise unique portée au bout d'un axe mobile animé d'un mouvement vertical de va-et-vient comme un axe de sertisseuse ou animé d'un mouvement en arc de cercle dans un plan vertical.