La présente invention a pour objet une machine à sertir des embouts sur des tuyauteries souples. Le développement de l'hydraulique et son évolution vers des circuits haute pression ont conduit à la réalisation de compo sants de plus en plus élaborés tels que notamment des conduits flexibles renforcés de tressesou nappes en fil d'acier. Le raccordement de différents éléments d'une installation comportant des tuyauteries souples est réalisé par le montage d'embouts aux extrémités de celle-ci. Les embouts peuvent être fixés de différentes façons, telles que par vissage. Néanmoins, cette technique ne donne pas de résultats très satisfaisants dans le cas de tuyauteries très haute pression renforcées de nappes métalliques, Il a donc bté imaginé de fixer ces embouts par sertissage sur les tuyauteries. De façon traditionnelle, le sertissage dun embout sur une tuyauterie fut tout d'abord réalisé de la manière suivante L'embout à sertir équipant le flexible était poussé verticalement à l'intérieur d'une matrice comportant une surface conique. Le passage du grand au petit diamètre par le biais de la surface conique permettait la réalisation du sertissage. Un tel dispositif présente les inconvénients suivants - à une matrice correspond un diamètre de sertiseage unique, nécessitant une multiplication des outillages à utiliser - il est nécessaire de prévoir des poussoirs adaptes à chaque type de raccordement possible - il est délicat de réaliser le sertissage d'embouts coudés. Il a ensuite été imaginé de réaliser le sertissage au moyen de doigts déplacés radialement à l'embout à sertir. A cet effet les machines de type traditionnel comportent un certain nombre de doigts radiaux déplaçables dans les fentes radiales d'un porte-doigts, chaque doigt pressentant du côté extérieur une arête inclinée. Ce dispositif comporte une couronne de sertissage présentant une ouverture tronconique dont la surface présente la même inclinaison que les arêtes inclinées des doigts. Le sertissage est réalisé par déplacement relatif de la couronne et du portedoigts, la surface inclinée de la couronne venant prendre appui sur les arêtes extérieures des doigts pour réaliser le rapprochement de ceux-ci. Le brevet français 74.30115 décrit une machine de sertissage dans laquelle le porte-doigts est monté de façon fixe sur un plateau solidaire du bâti de la machine, la couronne de sertissage étant déplaçable relativement au porte-doigts par l'intermédiaire d'un vérin également solidaire du bâti. La solidarisation entre le vérin et la couronne est réalisée par l'intermédiaire d'un certain nombre de colonnes traversant le plateau support du porte-doigts. Un tel agencement est intéressant du fait de l'immobilité du porte-doigts ce qui facilite la tâche de l'opérateur pour le maintien de l'embout à sertir, ce positionnement étant réalisé plus facilement au centre d'une pièce fixe que d'une pièce mobile. Quoique-donnant des résultats tout à fait satisfaisants, ce dispositif présente le léger inconvénient d'être relativement lourd et volumineux excluant son utilisation "sur le terrain" par exemple, lorsqu'il faut procéder au remplacement sur place des flexibles d'une machine déterminée. La présente invention vise à pallier les inconvénients des dispositifs existants. La machine qu'elle concerne est du type de celles comportant un certain nombre de doigts radiaux, dont chacun présente du côté extérieur une arate inclinée, et peut coulisser radialement dans des fentes managées dans un porte-doigts, et une couronne de sertissage présentant une ouverture tronconique dont la surface possède la même inclinaison que les extrémités inclinées des doigts, le porte-doigts étant monté fixe sur un plateau solidaire du bâti de la machine et la couronne de cette dernière étant montée déplaçable par rapport à celui-ci. Selon l'invention, du côté du porte-doigts opposé à celui du cô-St duquel se trouve la couronne de sertissage sont montés, solidaires du bâti, au moins deux vérins, d'axes perpendiculaires au plateau du porte-doigts, et dont les extrémités des tiges sont solidaires de la couronne. Une telle machine présente l'intérêt d'être réalisée à partir d'un nombre de pièces très réduit, tout en étant facile d'emploi et en permettant l'obtention de bons résultats. Etant donné le faible nombre de pièces la constituant, elle est d'un faible encombrement et d'un poids peu élevé ce qui facilite sa manipulation. La pluralité des vérins autorise l'a- tilisation de vérins plus petits que dans les machines traditionnelles, aptes à travailler à de plus hautes pressions et avec un faible débit permettant l'utilisation de pompes peu importantes telles que par exemple, des pompes à main. De par ses propriétés, cette machine est très intéressante pour ses possibilités d'utilisation "sur le terrain". Le nombre des vérins utilisés est par exemple de trois. Avantageusement, le plateau supportant le porte-doigts est muni d'un certain nombre d'ouvertures pour le passage des tiges des vérins, et les corps des vérins sont fixés sur le plateau supportant le porte-doigts et forment avec lui le bâti de la machine. Cet agencement permet encore de réduire le nombre de pièces de la machine1 tandis que le fait que les tiges des vérins traversent le plateau porte-doigts assure un bon guidage de celles-ci. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de cette machine. Figure 1 en est une vue de côté, partiellement en coupe avant sertissage Figure 2 en est une vue de côté, partiellement en coupe suivant la ligne 2-2 de figure 3, au cours de l'opération de sertissage; Figure 3 en est une vue de dessus au cours de l'opération de sertissage. La machine 2 selon l'invention, comporte un plateau fixe 3 sur lequel est monté un porte-doigts 4. Ce porte-doigts est muni d'une ouverture centrale 5 dans Laquelle peut être positionnée l'extrémité d'une tuyauterie et d'un embout à solidariser. Le porte-doigts 4 est muni d'un certain nombre de rainures radiales dans lesquelles peuvent coulisser un certain nombre de doigts de sertissage 6. Chacun de ces doigts de sertissage possède une arête extérieure 7 orientée de haut en bas et de l'intérieur vers Cette machine comporte en outre une couronne de sertissage 8 possédant une ouverture 9 délimitée par une surface tronconique de même inclinaison que les arêtes 7. Du côté du plateau 3 opposé à celui du côté duquel se trouve la couronne 8 sont montés trois vérins 10, dont les corps 12 sont fixés par l'intermédiaire de vis 13 sur le plateau 3. Ce dernier présente trois ouvertures 14 chacune pour le passage d'une tige 15 d'un vérin 10. Les extrémités filetées des tiges 15 sont solidarisées par l'intermédiaire d'écrous 16 â la couronne de sertissage 8. D'un point de vue de son fonctionnement il suffit, la machine étant dans la position représentée à la figure 1, c'est-i-dire les tiges 15 des vérins étant sorties, de positionner l'extrémité de la tuyauterie et l'embout à assembler au centre du portedoigts 4 et d'actionner les vérins 10 de façon à provoquer la rentrée de leur tiges 15 Ce mouvement provoque le déplacement de la couronne de sertissage 8 relativement au porte-doigts 4 en direction de celui-ci. Au cours de ce mouvement, la surface 9 de la couronne 8 prend appui sur les arêtes 7 des doigts 6 provoquant le rapprochement de ceux-ci et par suite, le sertissage de l'embout sur la tuyauterie. il peut être prévu de façon connue des dispositifs de détection et de commande provoquant l'arrêt du déplacement de la couronne lorsque celle-ci atteint la position dans laquelle le sertissage obtenu est satisfaisant. Comme il va de soi l'invention ne se limite pas à la seule forme d'exécution de cette machine décrite ci-dessus à titre d'exemple, elle en embrasse au contraire toutes les variantes de réalisation. - REVENDICATIONS 1. - Machine à sertir des embouts sur des tuyauteries souples, du type de celles comportant un certain nombre de doigts radiaux, dont chacun présente du côté extérieur une arête inclinée, et peut coulisser radialement dans des fentes ménagées dans un porte-doigts, et une couronne de sertissage présentant une ouverture tronconique dont la surface possède la même inclinaison que les extrémités inclinées des doigts, le porte-doigts étant monté fixe sur un plateau solidaire du bâti de la machine et la couronne de cette dernière étant montée déplaçable par rapport à celui-ci, caractérisé en ce que du côté du porte-doigts opposé à celui du côté duquel se trouve la couronne de sertissage sont montés, solidaires du bâti, au moins deux vérins, d'axes perpendiculaires au plateau du porte-doigts, et dont les extrémités des tiges sont solidaires de la couronne 2. - Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que les vérins sont au nombre de trois. 3. - Machine selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que le plateau supportant le portedoigts est muni d'un certain nombre d'ouvertures pour le passage des tiges de vérins. 4 - Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que les corps des vérins sont fixés sur le plateau supportant le porte-doigts, et forment avec lui le bâti de la machine.