A la demande de brevet français No. 77.30.853, qui n'est pas encore publiée et qui a été déposée par- les Demanderesses le 13 octobre 1977, on décrit des substances tensio-actives non ioniques qui doivent être injectées comme agents d'injection dans les gisements, sans liquide de lavage préalable. Ces matières actives sont constituées de glycolipides, ayant des structures determinées, qui doivent être isolés de micro-organismes Dans les formules de ces matières, la partie disaccharidique se compose de tréhalose, de cellobiose, de maltose, d'isomaltose. Les groupes alcoyle des substituants R1 a R4 peuvent être linéaires, ramifiés, saturés, insaturés, ou hydroxyles. Pour stabiliser la dispersion aqueuse, on peut ajouter d'autres substances tensioactives non ioniques. Ces dispersions sont préparées par exemple à l'aide de l'eau du gisement. On doit avoir des concentrations de 0,01 a 5 grammes/litre. On décrit également, dans cette même demande de brevet, l'utilisation de glycolipides de structures déterminées dont la portion monosaccharidique est constituée de glucose, de fructose, de mannose, de galactose. Les groupes alcoyle R1 à 5 peuvent, de même, être linéaires, ramifies, satures, insaturés ou hydroxylés. Dans cette même demande de brevet, on décrit des glycolipides de structure déterminée, dont la partie oligosaccharidique est constituée d'amylopectine, d'amylose, de cellulose, de dextrane, de chitine, de glucolevure, de pullulane ou de glycogène. Les groupes alcoyle des substituants R1 à R3 peuvent aussi être linéaires, ramifiés, saturés, insaturés ou hydroxylés. Ce procédé offre l'avantage que les matières actives injectées avec la dispersion aqueuse dans le gisement ne donnent pas de produit de précipitation avec les ions alcalino-terreux du gisement, ce qui conduirait à des bouchages. Grâce à l'utilisation de ces ma tières actives de structure déterminée comme dispersion aqueuse, il n'est pas nécessaire d'exercer une pression d'injection trop élevee, puisque la viscosité de l'agent d'injection n'est pas élevée par ces matières. Le brevet de la République Fédérale Allemande numéro 2*410.267 fait connaltre la technologie pour améliorer le rendement de la récupération secondaire du pétrole. Suivant ce procédé, on obtient, par biosynthèse avec des cultures submergées en croissance de micro-organismes aérobies, des matières actives dont les structures ne sont pas connues. Ces matières actives, améliorant l'exploitation dwun gisement, doivent être envoyées dans le gisement sous forme de solution de culture, ou doivent être ajoutées à l'eau d'injection. Pour obtenir cette culture submergée, dont la solution de culture renferme les matières actives, il faut mettre en oeuvre, comme source de carbone et d'énergie, un mélange d'eau et de pétrole brut provenant de la production du pétrole brut. Ce procédé évite des bouchages du gisement par la masse cellulaire, qui est séparée de la solution de culture. Un autre avantage de ce procédé est que l'on utilise pendant des jours un fermenteur pour obtenir la solution aqueuse de culture, ce qui permet de se rendre maltre du processus et de contrôler la culture. Mais ce procédé a cependant l'inconvénient que la structure des matières actives obtenue n'est pas connue. I1 n'est donc pas possible de produire ces matières d'une manière optimale, en une concentration et en une composition uniformes. Le procédé suivant l'invention se donne pour but d'injecter des dispersions de glycolipides tensio-actifs non ioniques dans des hydrocarbures de pétrole provenant de gisements de pétrole et de sables pétrolifères, et de mettre en oeuvre des structures préférées qui peuvent être obtenues à partir de mélanges d'hydrocarbures servant de source de carbone. L'invention vise également à effectuer ce procédé en deux stades, en mettant en oeuvre certaines mesures technologiques déterminées. Dans le premier stade, on obtient d'abord des glycolipides à l'aide de micro-organismes et de mélanges d1al- canes en opérant en continu ou en semi-continu, dans des conditions déterminées, tandis que dans le second stade, on les sépare de la masse cellulaire par un choc de température, un choc de pH ou un choc osmotique. On peut également séparer de la masse cellulaire les glycolipides formés à l'aide de solvants organiques non polaires. Le procédé suivant 1' invention permet donc d'obtenir des glycolipides par des moyens biologiques en utilisant des mélanges d'alcanes et d'injecter ces glycolipides dans le pétrole de gisements ou de sables pétrolifères en vue d'ameliorer le rendement. L'invention part du brevet de la République Fédérale Allemande No. 2. 646.507 qui décrit l'état de la technique pour augmenter le rendement de pétrole par injection dans les gisements de pétrole. On décrit des procédés qui proposent de mettre en oeuvre des micro-émulsions ayant des agents tensio-actifs ou cotensio-actifs pour effectuer une extraction secondaire du pétrole. Le brevet No. 1.483.770, qui est cité au document mentionné ci-dessus, propose de préparer et d'utiliser une micro-émulsion d'esters gras partiels du sorbitane, d'alcoylarylsulfonates, d'éthanol et d'une fraction d'essence. La demande de brevet publiée en République Fédérale Allemande sous le No. 1. 249.190 décrit une composition semblable. Ces micro-émulsions utilisent d'innombrables substances, ainsi que du pétrole ou des fractions en provenant, qui doivent être récupérées. Cet état de la technique repose sur l'utilisation d'émulsions ayant une viscosité élevée pour l'extraction secondaire du pétrole. Ces émulsions contiennent des pétrosulfonates qui forment, avec les ions Ca et/ou Mg et Fe du gisement, des préci pités provoquant le bouchage des pores du gisement. I1 est donc nécessaire de mettre en oeuvre des pressions d'injection élevées pour injecter de telles émulsions. La dispersion aqueuse utilisée dans le procédé suivant l'invention est constituée d'une manière plus simple et ne neces- site pas de tels additifs. Elle utilise une matière active non ionique, qui ne donne pas de précipité dans le gisement. Cette dispersion aqueuse n'influence pas non plus la viscosité de l'agent d'injection, et n'exige donc pas de pressions d'injection élevées outre mesure. Le brevet de la République Fédérale Allemande numéro 2.410.267 fait connaître une installation pour l'extraction secondaire du pétrole. Suivant cet état de la technique, on envoie une partie du mélange d'eau et de pétrole provenant de la production directement à un bioréacteur, dans lequel on envoie en outre des agents nutritifs, des agents de croissance, des acides, des lessives, et dans lequel on fait circuler de l'air. Le mélange à quatre phases qui est obtenu est envoyé sur un filtre pour séparer la masse cellulaire, puis la solution de culture est envoyée à un séparateur dans lequel on separe le pétrole restant. La solution de culture est ensuite ajoutée à l'eau d'injection pour le forage d'injection.Cette installation a l'inconvénient que le mélange de pétrole et d'eau est envoyé directement au réacteur et qu'il se forme d'abord une masse cellulaire contenant du pétrole, puis que l'on sépare le pétrole brut restant, et que l'on envoie la solution de culture directement dans l'eau d'injection. L'installation suivant l'invention sépare en revanche dans un séparateur d'abord l'eau et le pétrole brut, et envoie une quantité partielle de ce pétrole brut dans le bioréacteur en un premier stade, bioréacteur dans lequel de préférence on envoie aussi des alcanes normaux, ainsi qu'une solution de sels nutritifs, et de l'eau du gisement, et en ce que l'on fait traverser le bioréacteur par de l'air ou par de l'air enrichi en oxygène. Le mélange de phases est envoyé dans un décanteur où s'effectue d'abord la séparation du pétrole restant qui n'a pas été utilisé, et le mélange de phases est ensuite envoyé au bioréacteur du deuxième stade. Dans ce bioréacteur, on effectue, par exemple, un choc de température, un choc de pH ou un choc osmotique, pour obtenir une concentration plus élevée de glycolipides.La suspension de culture exempte de pétrole est subdivisée dans le séparateur suivant en la masse cellulaire mentionnée et éventuellement à recycler, et en la phase aqueuse contenant les glycolipides. Cette phase aqueuse est transformée en une dispersion stable dans un mélangeur pourvu d'un agitateur, à l'aide d'un solvant et/ou d'un dispersant. Cette dispersion est additionnée en quantités dosées à l'eau d'injection, ou est envoyée directement dans le forage d'injection. Suivant une variante de cette installation, on sépare dans un décanteur la masse cellulaire de la phase aqueuse et du pétrole restant et on extrait ensuite la masse cellulaire dans un extracteur à l'aide d'un agent d'extraction éventuellement recyclé et on obtient un extrait brut dans un évaporateur que l'on disperse de la même manière dans un mélangeur. L'invention a donc pour objet un procédé pour injecter des dispersions aqueuses de substances tensio-actives non ioniques servant d'agent d'injection dans des gisements de pétrole et dans des sables pétrolifères en utilisant un bioréacteur traversé par un gaz, avec ou sans agitation mécanique, dans un premier stade, pour l'obtention d'une culture submergée en croissance de micro-organismes utilisant de l'hydrocarbure, suivant un processus continu ou semi-continu dans des conditions aérobies avec addition de sourcesorganiquesde carbone, de substances minérales nutritives dissoutes dans de l'eau et, le cas échéant, de substances de croissance, tout en envoyant de l'air ou de l'air enrichi en oxygène à une température de réaction déterminée et à un pH constant compris entre 2 et 9, tandis que, en un second stade, on sépare la matière active de la masse cellulaire, la phase aqueuse séparée contenant à l'état dispersé la matière active étant utilisée directement comme agent d'injection, ou comme additif à de l'eau d'injection, caractérisé en ce qu'au premier stade, on produit comme matière active des glycolipides avec les micro-organismes utilisant les hydrocarbures, en mettant en oeuvre un mélange d'hydrocarbures de 1 à 35 % en volume à une température réactionnelle de 20 à 500C, et à un pH constant compris entre 3 et 9, et ensuite en le second stade, on sépare de la masse cellulaire les glycolipides formés par un choc de température, par un choc de pH, ou par un choc osmotique, ou par une extraction et on utilise la phase aqueuse dans laquelle se trouvent les glycolipides à l'état dispersé directement comme agent d'injection, ou on l'ajoute à l'eau d'injection. De préférence, le procédé consiste - à recycler la masse cellulaire exempte de glycolipides en tout ou partie dans une culture submergée en croissance ; - à former un mélange de glycolipides tensio-actifs non ioniques ayant les structures suivant la formule I dans laquelle m est compris entre 8 et 10 et n est compris entre 18 et 21 en utilisant le micro-organisme de l'espèce Nocardia rhodochrous et, comme hydrocarbures, un mélange d'alcanes en C12 à Cl9, ou du pétrole brut provenant de gisements de pétrole ou de sables pétrolifères, et à utiliser ce mélange en dispersion aqueuse ; - à former un mélange de glycolipides tensio-actifs non ioniques, ayant des structures suivant la formule II dans laquelle m est compris entre 20 et 22 et n est compris entre 14 et 17 :: en utilisant le micro-organisme Mycobactérium phlei et, comme hydrocarbures, un mélange d'alcanes en C8 à C24, ou du pétrole brut provenant de gisements de pétrole ou de sables pétrolifères et à utiliser ce mélange en dispersion aqueuse ; - à utiliser comme mélanges d'hydrocarbures un mélange de pétrole brut et d'eau provenant d'un gisement de pétrole, ou de sables pétrolifères en une concentration de 5 à 35 % en volume de pétrole brut mélangé à de l'eau provenant de gisement ou à de l'eau fraîche ; - à utiliser du pétrole brut ayant une teneur en alcanes normaux de 5 à 25 % en volume, dont la longueur de chaîne va de C8 a C24 ; - à utiliser comme mélanges d'hydrocarbures un mélange d'alcanes normaux ayant une longueur de chaîne allant de C8 à C24, en une concentration de 0,5 à 5 % en volume ;; - à extraire dans le second stade les glycolipides de formule I ou de formule II de la masse cellulaire provenant du premier stade pour les enrichir en un solvant organique non polaire et à séparer l'agent d'extraction qui est de préférence recyclé ; - à produire les glycolipides de formule I ou de formule II en deux stades, le premier effectué à un débit de 0,1 à 0,7 volume par volume/heure, tandis que le second s'effectue à un débit de 0,02 à 0,3 volume par volume/heure - à effectuer le premier stade à une température de croissance comprise entre 25 et 450C, et à produire au second stade un choc de température à des températures comprises entre 35 et 700C - à ajouter au deuxième stade de 50 à 200 % en volume d'eau de gisement et/ou d'eau fraîche ayant une teneur minimale en sels de 10 % en poids, en vue d'obtenir le choc osmotique ;; - à effectuer le premier stade à un pH de 4 à 8, et à provoquer au second stade un choc de pH pour une valeur de pH comprise entre 8 et 10 I - à se rendre maître de la croissance et de la formation de produits de la masse cellulaire du micro-organisme par addition d'alcalisou d'acidesdestinésà régler le pH à une valeur constante - en ce que la solution aqueuse d'agent nutritif du premier stade contient de l'urée comme source d'azote, ainsi que d'autres sels minéraux nécessaires à la croissance et à la formation de produits de la masse cellulaire du micro-organisme, et des substances de croissance comme un extrait de levure ou un extrait de viande ; ; - à envoyer au premier stade ou au second de l'air enrichi en oxygène ayant une teneur en oxygène comprise entre 20 et 60 % en volume, et avec un débit d'aération de 0,1 à 2,0 volumes par volume/minute, et de préférence de 0,5 à 1,5 volume par volume/minute ; - à ajouter à la dispersion aqueuse des glycolipides, un agent solubilisant, en vue d'obtenir une stabilisation ; - à stabiliser la dispersion aqueuse de glycolipides avant son addition à de l'eau d'injection, par brassage intensif, et/ou par traitement aux ultrasons. L'invention a également pour objet une installation pour exécuter le procédé afin de séparer la masse cellulaire de la phase liquide de la solution de culture, à l'aide d'un choc de température, d'un choc de pH ou d'un choc osmotique, comprenant un bioréacteur pour une culture submergée en croissance continue de micro-organismes aérobies, auquel sont raccordees des conduites d'amenée pour du pétrole brut provenant d'un forage de production, pour des sels nutritifs, pour de- l'eau de gisement, et pour de l'air ou pour de l'air enrichi en oxygène, un conduit de sortie pour l'air qui n'a pas été utilisé, et un conduit de sortie pour la solution de culture, un séparateur pour séparer la masse cellulaire des phases liquides de la solution de culture et auquel sont raccordés des conduits de sortie pour la masse cellulaire et pour la phase liquide de la solution de culture, et un séparateur pour séparer les matières non utilisées de la solution de culture, et auquel sont raccordés des conduits pour ces matières et pour la solution de culture restante, caractérisée en ce qu'un autre bioréacteur 8 est intercalé entre le séparateur 10 immédiatement en aval du bioréacteur 1 et servant à séparer les matières non utilisées pour la séparation de la solution de culture, et le séparateur 3 servant à séparer la masse cellulaire de la solution de culture, cet autre bioréacteur 8 comprenant un échangeur 19 de chaleur et étant raccordé par des conduits d'arrivée supplémentaires pour une lessive ou pour de l'eau de gisement, ou pour une solution de sels, et le conduit 23 de sortie pour la solution de culture exempte de pétrole, qui sort du séparateur 3 debouche dans un mélangeur 5 muni d'un agitateur 25 et d'un conduit 24 pour un agent dispersant, ainsi que d'un conduit 26, 27, 28 de sortiepour l'agent d'injection préparé. De préférence - un séparateur 9 est disposé en amont du premier bioréacteur 1 et est muni d'un conduit 32 d'arrivée du pétrole brut provenant du forage de production, et de conduits de sortie pour le pétrole brut et pour l'eau, le conduit de sortie du pétrole brut communiquant par une dérivation 14 avec le premier bioréacteur 1 - le conduit 21 de sortie de la masse cellulaire du séparateur 3 communique avec le premier bioréacteur 1 par une dérivation 22 en vue de séparer la masse cellulaire de la solution de culture exempte de pétrole. L'invention vise également une installation pour exécuter le procédé en vue de séparer la masse cellulaire de la phase liquide de la solution de culture à l'aide d'une extraction effectuée par un agent dispersant, comprenant un bioréacteur pour une culture submergée en croissance continue de micro-organismes aérobies et auquel arrivent des conduits d'arrivée pour le pétrole brut provenant d'un forage de production, pour des sels nutritifs ou pour de l'eau de gisement, et pour de l'air ou pour de l'air enrichi en oxygène, un conduit de sortie pour l'air non utilisé, et un conduit de sortie pour la solution de culture, un séparateur pour séparer la masse cellulaire de la phase liquide de la solution de culture, dans lequel débouchent des conduits de sortie pour la masse cellulaire et pour la phase liquide de la solution de culture, et un conduit de sortie pour un agent d'injection fini , caractérisée en ce que le conduit 33 de sortie de la masse cellulaire du séparateur communique avec un extracteur 2 qui presente un conduit 34 d'arrivée pour un agent d'extraction et un conduit 35 de sortie pour la masse cellulaire extraite, ainsi qu'un conduit 37 de sortie pour l'agent d'extraction et pour un extrait, ce dernier conduit étant raccordé à un évaporateur 4 qui est muni d'un conduit 38 de sortie pour l'agent d'extraction et d'un conduit 39 de sortie pour l'extrait, lequel est envoyé à un mélangeur 5 qui a un agitateur 25, des conduits 24, 43 d'amenée d'un agent dispersant et d'eau d'injection, ainsi qu'un conduit 26, 27, 28 pour l'agent d'injection fini De préférence - en amont du bioréacteur 1 est prévu un séparateur 9 dans lequel débouche un conduit 32 pour amener le pétrole brut provenant du forage de production, et des conduits de sortie pour le pétrole brut et pour l'eau, le conduit de sortie pour le pétrole brut communiquant par une dérivation 14 avec le bioréac- teur 1 ; - le conduit 35 de sortie de l'extracteur 2 pour la masse cellulaire extraite communique avec le bioréacteur 1 par une dérivation 36. Les figures 1 et 2 illustrent deux installations pour exécuter'le procédé suivant l'invention. A la figure 1, un forage 6 d'injection et un forage 7 de production arrivent jusqu'à un gisement G de pétrole. L'installation comprend un bioréacteur 1 du stade 1 qui reçoit, par un conduit 11, des alcanes normaux ou du pétrole brut, par un conduit 12, de l'eau du gisement, et par un conduit 13 allant jusqu'au fond du réacteur 1, de l'air ou de l'air enrichi en oxygène. Un conduit 15 débouche du haut du réacteur 1. Un conduit 14 met en communication le réacteur 1 et un séparateur 9 duquel s'échappe, par un conduit 14a, du pétrole brut. Du bas du séparateur 9 part un conduit 42 pour de l'eau. Un conduit 32 est issu du bas du séparateur 9 et communique avec un conduit 31 pour la déshydratation du pétrole.Par un conduit 16, le mélange de phases issu du bioréacteur 1 arrive au bas d'un séparateur 10 dont part un conduit 16a pour le pétrole restant et, par le haut, un conduit 16b débouchant dans un bioréacteur 8 du second stade. Dans ce bioréacteur 8 débouche également un conduit 8a pour de l'air ou de l'air enrichi en oxygène, un conduit 17 amenant une lessive, et un conduit 18 amenant de l'eau du gisement ou une solution de sels. Dans le bioréacteur 8, se trouve un échangeur 19 de chaleur. Du bas du bioréacteur 8, part un conduit 20 pour une suspension de culture exempte de pétrole. Ce conduit 20 débouche au sommet d'un séparateur 3 du bas duquel part un conduit 21 pour la masse cellulaire. Du conduit 21 part le conduit 22 qui débouche dans le bioréacteur 1. Du stade séparateur 3 part un conduit 23 pour des glycolipides en phase aqueuse.Le conduit 23 débouche dans un mélangeur 25 muni d'un agitateur 27. Au sommet du mélangeur 5, arrive un conduit 24 pour un solvant, tandis que du bas du mélangeur 5 part un conduit 26 pour une dispersion de glycolipides. Le conduit 26 débouche dans un conduit 28 qui arrive dans le forage 6 d'injection, ainsi que dans un conduit 30 pour de l'eau d'injection. Du conduit 28 part un conduit 27 qui débouche dans un conduit 29 issu du conduit 30 et débouchant dans le forage 6 d'injection. A la figure 2, la masse cellulaire issue du séparateur 3 est envoyée, par un conduit 33, à un extracteur 2 qui reçoit en outre, par un conduit 34, un agent d'extraction. Par un conduit 35, la masse extraite sort du bas de l'extracteur 2 et, peut être recyclée le cas échéant par un conduit 36 au réacteur 1. Par un conduit 37, l'agent d'extraction et les glycolipides arrivent au sommet d'un évaporateur 4 du sommet duquel part un conduit 38 pour un agent d'extraction qui débouche dans le conduit 34. Du bas de l'évaporateur 4 part un conduit 39 pour les glycolipides. Le conduit 39 aboutit dans le mélangeur 5. Du conduit 30 part un conduit 43 qui aboutit dans le mélangeur 5. Les exemples suivants illustrent l'invention. Les exemples 1 à 4 illustrent procédé suivant l'invention. L'exemple 5 illustre la préparation d'une dispersion stable. Les exemples 6 et 7 illustrent le meilleur rendement obtenu en pétrole. EXEMPLE 1 Dans le premier stade du procédé, on charge dans un bioréacteur équipé d'un agitateur à turbine, 10 litres d'une solution d'agent nutritif ayant la composition suivante : (NH4)2HP04, 15 grammes, KH2P04,5 grammes, K2HP04.3 H20,10 grammes,Na2HP04. 2 H20, 5 grammes, MgS04 . 7 H20, 1 gramme, KC1, 1 gramme, dissous dans 10 litres d'eau d'injection et 900 grammes de pétrole brut contenant 200 grammes d'un mélange d'alcanes normaux en C8 à C24. On inocule, par 100 ml d'un inoculum d'une culture de Nocardia rhodochrous sp. et on cultive à 300C, et avec un débit d'air de 0,5 en volume par volume/minute et une vitesse de rotation de 400 tours/minute. Pendant la croissance, on maintient automatique -ment la culture submergée par un pH-mètre à un pH de 7,0, par addition d'une solution d'ammoniaque à 12 % en volume. 26 heures après, on passe à un processus en continu en additionnant l'agent nutritif à un débit de 0,4 litre/heure. En même temps, on transvase de ce bioréacteur dans un séparateur la suspension de culture à un même débit en vue de séparer le pétrole brut non utilisé et on envoie la suspension de culture séparée du pétrole restant en continu dans le deuxième bioreacteur par pompage. Dans le deuxième stade du procédé, on fait fonctionner ce deuxième bioréacteur à un volume de travail constant de 20 litres et à une température de 600C, de sorte qu'il se produit un choc de température, la vitesse de circulation de l'air étant de 0,2 volume par volume/minute et la vitesse de rotation étant de 600 tours/minute, avec régulation automatique simultanée du pH, à une valeur de 7,0 par une solution d'ammoniaque à 12 % en volume. De la suspension de culture s'écoulant en continu à un débit de 4 litres/heure, on sépare par centrifugation la masse cellulaire et la phase aqueuse, laquelle contient les glycolipides ayant la composition de l'exemple 4, en une concentration de 100 mg/litre. On utilise directement cette phase aqueuse pour la préparation d'une dispersion aqueuse stable et on l'ajoute à de l'eau d'injection. EXEMPLE 2 Au premier stade du procédé, on charge un bioréacteur de 340 litres, équipé d'une turbine Kaplan et d'un corps de guidage cylindrique, de 200 litres d'une solution nutritive ayant la composition : urée400 grammes, KH2 P04,200 grammes, K2HP04 . 3 H20, 400 grammes, Na2HP04 . 2 H20, 200 grammes, KC1, 100 grammes, MgS04 . 7 H20, 40 grammes, dissous dans 200 litres d'eau d'injec- tion et 2 kg d'un mélange d'alcanes normaux en C12 à C19, on inocule par 10 litres d'un inoculum de culture de Nocardia rhodochrous Sp. et on cultive à 300C, à une vitesse de passage de l'air de 0,5 V/V/minute et à une vitesse de rotation de 1200 tours/minute.Pendant la croissance, on maintient la culturesubmergée automatiquement à un pH de 7,0 par un poste de régulation du pH par addition d'ammoniaque à 25 ss. 26 heures après, on passe à un processus continu et cela par addition de l'agent nutritif à un débit de 0,3 litre à l'heure. En même temps, on transvase de ce bioréacteur la suspens ion de culture avec le même débit, directement dans un réacteur en forme de boucle équipé d'une buse permettant la projection de deux substances ayant un volume de travail constant de 600 litres. Au second stade du procédé, on maintient ce bioréacteur à 300C avec un débit d'air de 18 m3/heure, une vitesse de rotation de 320 tours/heure et à une valeur de pH maintenue à 9,5 par un dispositif automatique de régulation du pH par addition d'une solution d'ammoniaque à 25 %, ce qui déclenche un choc de pH. De la suspension de culture s'écoulant en continu à un débit de 60 litres/heure, on sépare la masse cellulaire par une centrifugation en continu de la phase aqueuse, laquelle contient les glycolipides ayant la composition de l'exemple 4 en une concentration de 600 mg/litre. On utilise directement cette phase aqueuse pour la préparation d'une dispersion aqueuse stable que l'on ajoute à l'eau d'injection. EXEMPLE 3 Au premier stade du procédé, on charge un bioréacteur de 340 litres de capacité, muni d'une turbine Kaplan et d'un corps de guidage cylindrique, de 200 litres d'une solution nutritive ayant la composition suivante : urée 400 grammes, KH2P04, 200 grammes, K2HP04 . 3 H20, 400 grammes, Na2HP04 . 2 H20, 200 gram- mes, KC1, 100 grammes, MgS04 . 7 H20, 40 grammes, extrait de levure, 20 grammes dissous dans 200 litres d'eau fraîche et de 4 kg d'un mélange d'alcanes normaux en C8 à C247 on inocule par 10 litres d'un inoculum d'une culture de Mycobacterium phlei, on cultive à 370C à une vitesse de passage de l'air de 1,0 V/V/minute et à une vitesse de rotation de 1200 tours/minute.Pendant la croissance, on règle automatiquement la valeur du pH à l'aide d'un appareil régulateur de pH par addition d'une solution d'ammoniaque à 25 % en volume, le pH étant réglé à la valeur de 6,8. 20 heures après, on envoie par pompage 160 litres de la culture submergée dans un second bioréacteur, ayant un volume de travail de 500 litres et équipé d'un agitateur à turbine. Au second stade du procédé, on cultive, pendant encore 10 heures, dans les mêmes conditions qu'au premier stade du procédé. Ensuite, on ajoute 200 litres d'eau d'injection ayant une teneur en sels de 10 % en poids, et on agite encore intensément pendant 4 heures. Par l'addition de l'eau d'injection ayant une certaine teneur en sels, on provoque un-choc osmotique et les glycolipides passent de la masse cellulaire dans la solution de culture. Après séparation de la masse cellulaire, le filtrat de culture contient 124,8 grammes de glycolipides ayant la structure suivante Rendement : 74,88 grammes = 60 %, par rapport au lipide total. Rendement : 49,92 grammes = 40 % par rapport au lipide total. On utilise directement le mélange de ces glycolipides de formules 1 et 2 dans le filtrat de culture pour la préparation d'une dispersion aqueuse stable que l'on ajoute à l'eau d'injec- tion. Après avoir retiré du bioréacteur du premier stade du procédé 160 litres de culture submergée, on mélange les 40 litres de culture submergée restants à 160 litres d'une solution de sels nutritifs et l'on cultive pendant 20 heures dans les mêmes conditions, puis on poursuit l'obtention semi-continue des glycolipides de la même manière. EXEMPLE 4 Dans le premier stade du procédé, on charge un bioréacteur de 14 litres de capacité équipé d'une turbine Kaplan et d'un corps de guidage cylindrique, de 10 litres d'une solution nutritive ayant la composition suivante : (NH4)2HP04, 15 grammes, KH2P04, 5 grammes, K2HPO4 . 3 H20, 10 grammes, Na2HP04 . 2 H20, 5 grammes, MgS04 . 7 H20, 1 gramme, KC1, 1 gramme, dissous dans 10 litres d'eau d'injection et de 100 grammesd'un mélange d'alcanes normaux en C12 à Cl9, on stérilise pendant 30 minutes à 1210C et, après refroidissement à 300C, on inocule par 100 ml d'un inoculum d'une culture de Nocardia rhodochrous sp. et on cultive à 300C avec un débit d'air de 0,5 V/V/minute et une vitesse de rotation de 1200 tours/minute.Pendant la croissance, on maintient automatiquement le pH à une valeur de 7 dans la culture submergée à l'aide d'un dispositif régulant le pH par addition d'une solution d'ammoniaque à 12 .B, 26 heures après, la croissance est achevee. On sépare ensuite la masse cellulaire formée correspondant à 85 grammes de masse sèche de la solution aqueuse de culture dans une centrifugeuse continue à 15000 g. Pour isoler les glycolipides, on extrait la masse cellulaire les contenant au second stade du procédé trois fois par chaque fois 500 ml d'hexane normal, l'extraction s'effectuant à 200C, puis on concentre sous vide les extraits hexaniques réunis et lton adsorbe cet extrait brut sur une colonne de gel de silice ayant un volume de remplissage de 200 ml. On élue ensuite le mélange de 15 grammes d'alcanes normaux encore présents par 250 ml de chloroforme et on élue ensuite les glycolipides par 200 ml d'acétone.On concentre alors l'éluat sous vide et on purifie les glycolipides impurs et de couleur jaune par une nouvelle chromatographie, avec des agents d'élution constitués d'une part, par un mélange de chloroforme et d'acétone dans le rapport volumique de 2:1 et, d'autre part, par de l'acétone. On obtient 7,2 grammes de glycolipides ayant les structures suivantes : Le rendement est de 2,88 grammes = 40 96 rapportés aux glycolipides totaux. Le rendement est de 2,16 grammes = 30 ss, rapportés aux glycolipides totaux. Le rendement est de 2,16 grammes = 30 %, rapportés aux glycolipides - totaux. Pour la préparation de dispersions aqueuses, on utilise en pratique l'extrait brut obtenu après l'extraction par l'hexane normal et on l'ajoute à l'eau d'injection. EXEMPLE 5 A 1 litre d'une solution de sels nutritifs, on ajoute 50 mg de glycolipides qui sont contenus dans l'extrait brut pré- paré par le procédé décrit à l'exemple 4 et l'on traite tout en agitant pendant 30 minutes par les ultrasons (25 KH). Cela donne une dispersion laiteuse qui ne se modifie pas, même après un repos assez long. Cette dispersion a, par rapport au pétrole brut du gisement DuSte-Valendis, une tension superficielle d'environ 5 m mettre qui reste constante pendant plus de 100 heures. On utilise la dispersion ainsi essayée comme agent d'injection pour améliorer le rendement en pétrole dans l'essai d'injection donné à l'exemple 6. EXEMPLE 6 Un noyau d'injection, en grès de Bentheimer de 5,2 cm de diamètre et de 27 cm de longueur a, pour une porosité de 19,4 %, un volume de pore de 110 ml. Sa -perméabilité à l'eau est de 1600 millidarcy. On imbibe les noyau de 98,9 ml de pétrole brut provenant du gisement Düste Valendis (viscosité à 400C = 26,3 mPa s) et par 11,1 ml d'eau salée (viscosité à 400C = 09 mPa s), qui contient 28 grammes de CaC12 par litre, 9,6 grammes de MgC12 par litre et 102 grammes de NaCl par litre. Cela donne une saturation initiale en pétrole due 89,9 %. A une température de 400C, on injecte dans le noyau 1143 ml d'eau salée. On obtient alors 40,9 ml de pétrole, ce qui qui correspond à 41,4 % de la teneur initiale en pétrole. La saturation en pétrole s'élève alors seulement à 52,7 %. On injecte ensuite 749 ml de la dispersion préparée à l'exemple 5 et on obtient encore 18,9 ml de pétrole. Le rendement s'élève ainsi à 60,5 %, tandis que la saturation en pétrole du noyau est diminuée à 35,5 %. En injectant 1440 ml d'eau salée à la suite de la dispersion, on récupère encore 10,5 ml de pétrole, élevant ainsi le rendement total à 71,1 % ; la saturation en pétrole du noyau n'est plus alors que de 26 %. Ainsi, grâce à l'injection de la dispersion, on a récupéré en plus 29,4 ml ou 51 % du pétrole se trouvant dans le noyau. EXEMPLE 7 A 960 ml d'une solution de sels nutritifs, on ajoute 40 ml d'une phase aqueuse contenant 24 mg de glycolipides préparés suivant l'exemple 1 et, tout en agitant, on soumet aux ultrasons (25 kH) pendant 30 minutes. I1 se forme une dispersion laiteuse qui ne se modifie pas, même, après un repos assez long. On injecte cette dispersion dans un noyau en grès de Bentheimer ayant un diamètre de 5,2 cm et une longueur de 27 cm et un volume de pore de 108 mm pour une porosité de 19,1 %. La perméabilité à l'eau salée s'élève à 1700 millidarcy.On imbibe le noyau par 98,9 ml de pétrole brut provenant du gisement de'Diiste-Valendis (viscosité à 400C = 40 mPa s) et par 9,1 ml d'eau salée (viscosité à 400C = 0,9 mPa s) qui contient 28 grammes de CaCl2 par litre, 9,6 grammes de MgC12 par litre et 102 grammes de NaCl par litre. Cela donne une saturation initiale en pétrole de 91,6 %. A une température de 400C, on injecte, dans le noyau, 1264 ml d'eau salée et on obtient ainsi 44,5 ml de pétrole, ce qui correspond à un rendement de 45 %. La saturation en pétrole ne s'élève plus alors qu'à 50,4 9s. Ensuite, on injecte 750 ml de la dispersion et on récupère ainsi encore 22 ml de pétrole. Le rendement en pétrole s'élève ainsi à 67,2 %, tandis que la saturation restante en pétrole est diminuée à 30 %. En injectant encore 1120 ml d'eau salée, onrécupère seulement 0,2 ml de pétrole. La saturation restante en pétrole s'abaisse à 29,8 %. Le rendement supplémentaire obtenu par la dispersion de glycolipides s'élève à 22,2 ml ou 41 96 du pétrole restant se trouvant encore dans le noyau. Le procédé suivant l'invention procure l'avantage technique que, par mise en oeuvre de mélanges d'alcanes comme sources d'énergie et de carbone, on obtient pour la première fois, sous forme de mélanges des glycolipides de structure déterminée par synthèse biologique avec optimisation du processus, ces glycolipides étant enrichis et, sous forme de dispersion aqueuse, étant ajoutés a l'eau d'injection ou pouvant être utilisés directement. Le procédé suivant l'invention peut être exécuté avec des concentrations économiques seulement après que l'on a trouvé l'effet technique de la séparation des glycolipides de la masse cellulaire par utilisation d'un choc de température, d'un choc de pH ou d'un choc osmotique, au deuxième stade du procédé. Le procédé présente également un avantage technique en ce que les glycolipides obtenus par cette biosynthèse avec maintien de para metres déterminés, peuvent être enrichis par extraction, à l'aide de solvants organiques non polaires.Un autre avantage technique est que le pétrole brut, provenant des gisements de pétrole ou des sables pétrolifères, peut être utilisé comme mélange d'alcanes normaux après séparation de l'eau du gisement, directement sur le lieu d'emploi, afin de préparer la dispersion contenant les glycolipides servant de source d'énergie et de carbone. Un autre avantage du procédé suivant l'invention et de l'installation pour sa mise en oeuvre est que la masse cellulaire séparée peut être avantageusement recyclée en partie, ce qui permet une économie, notamment sur l'addition de sels nutritifs. Un autre avantage technique est que, pour obtenir le choc osmotique au second stade procédé, on peut utiliser de l'eau du gisement ayant au moins une teneur en sels de 10 % directement sur le lieu d'utilisation de la suspension de culture contenant les glycolipides. Le procédé suivant l'invention permet de mettre en oeuvre la dispersion contenant les glycolipides lors de l'extraction secondaire et tertiaire de pétrole de gisements de pétrole ou de sables pétrolifères par injection de boues aqueuses en vue d'augmenter le rendement en pétrole. REVEND ICAT IONS 1. Procédé pour injecter des dispersions aqueuses de substances tensio-actives non ioniques servant d'agent d'injection dans des gisements de pétrole et dans des sables pétrolifères en utilisant un bioréacteur traversé par un gaz, avec ou sans agitation mécanique, dans un premier stade, pour l'obtention d'une culture submergée en croissance de micro-organismes utilisant de l'hydrocarbure, suivant un processus continu ou semicontinu dans des conditions aérobies avec addition de sources organiques de carbone, de substances minérales nutritives dissoutes dans de l'eau, et le cas échéant, de substances de croissance, tout en envoyant de l'air ou de l'air enrichi en oxygène a une température de réaction déterminée et à un pH constant compris entre 2 et 9, tandis que, en un second stade, on sépare la matière active de la masse cellulaire, la phase aqueuse séparée contenant à l'état dispersé la matière active étant utilisée directement comme agent d'injection, ou comme additif à de l'eau d'injection, caractérisé en ce qu'au premier stade, on produit comme matière active des glycolipides avec les micro-organismes utilisant les hydrocarbures, en mettant en oeuvre un mélange d'hydrocarbures de 1 à 35 % en volume à une température réactionnelle de 20 a 5O0C, et à un pH constant compris entre 3 et 9, et ensuite en le second stade, on sépare de la masse cellulaire les glycolipides formés par un choc de température, par un choc de pH, ou par un choc osmotique, ou par une extraction et on utilise la phase aqueuse dans laquelle se trouvent les glycolipides à l'état dispersé directement comme agent d'injection, ou on l'ajoute à l'eau d'injection. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à recycler la masse cellulaire exempte de glycolipides en tout ou partie dans une culture submergée en croissance. 3. Procédé suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'il consiste à former un mélange de glycolipides tensioactifs non ioniques ayant les structures suivant la formule I dans laquelle m est compris entre 8 et 10 et n est compris entre 18 et 21 : en utilisant le micro-organisme de l'espèce Nocardia rhodochrous et, comme hydrocarbures, un mélange d'alcanes en C12 à Cl9, ou du pétrole brut provenant de gisements de pétrole ou de sables pétrolifères , et à utiliser ce mélange en dispersion aqueuse. 4. Procédé suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'il consiste à former un mélange de glycolipides tensioactifs non ioniques, ayant des structures suivant la formule dans laquelle m est compris entre 20 et 22 et n est compris entre 14 et 17 en utilisant le micro-organisme Mycobacterium phlei et, comme hydrocarbures, un mélange d'alcanes en C8 à C24, ou du pétrole brut provenant de gisements de pétrole ou de sables pétrolifè- res et à utiliser ce mélange en dispersion aqueuse. 5. Procédé suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'il consiste à utiliser comme mélanges d'hydrocarbures un mélange de pétrole brut et d'eau provenant d'un gisement de pétrole ou de sables pétrolifères en une concentration de 5 à 35 96 en volume de pétrole brut mélangé à de l'eau provenant de gisements ou à de l'eau fraîche. 6. Procedé suivant l'une des revendications 1, 2, 4, ou 5, caractérisé en ce qu'il consiste à utiliser du pétrole brut ayant une teneur en alcanes normaux de 5 à 25 % en volume, dont la longueur de chaîne va de C8 à C24. 7. Procédé suivant l'une des revendications 1, 2, 4, ou 5, caractérisé en ce qu'il consiste à utiliser comme mélange d'hydrocarbures un mélange d'alcanes normaux ayant une longueur de chaîne allant de C8 à C24, en une concentration de 0,5 à 5 s en volume. 8. Procédé suivant 11 une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'il consiste à extraire dans le second stade les glycolipides de formule I ou de formule II de la masse cellulaire provenant du premier stade pour les enrichir en un solvant organique non polaire et à séparer l'agent d'extraction qui est de préférence recyclé. 9. Procédé suivant l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu il consiste à produire les glycolipides de formule I ou de formule II en deux stades, le premier effectué à un débit de 0,1 à 0,7 volume par volume/heure, tandis que le second s'effectue à un débit de 0,02 à 0,3 volume par volume/ heure. 10. Procédé suivant l'une des revendications 1 à 7 ou 9, caractérisé en ce qu'il consiste a effectuer le premier stade à une température de croissance comprise entre 25 et 450C, et à produire au second stade un choc de température à des températures comprises entre 35 et 700C. 11. Procédé suivant l'une des revendications 1 à 7, ou 9, caractérisé en ce qu'il consiste à ajouter au deuxième stade de 50 à 200 % en volume d'eau de gisement et/ou d'eau fraîche ayant une teneur minimale en sels de 10 96 en poids, en vue d'obtenir le choc osmotique. 12. Procédé suivant l'une des revendications 1 à 7, ou 9, caractérisé en ce qu'il consiste à effectuer le premier stade à un pH de 4 à 8, et à provoquer au second stade un choc de pH pour une valeur de pH comprise entre 8 et 10. 13. Procédé suivant l'une des revendications 1 à 12, caractérisé en ce qu'il consiste à se rendre maître de la croissance et de la formation de produits de la masse cellulaire du micro-organisme par addition d'alcalis ou d'acidesdestinésà régler le pH à une valeur constante. 14. Procédé suivant l'une des revendications 1 à 13, caractérisé en ce que la solution aqueuse d'agent nutrifif du premier stade contient de l'urée comme source d'azote, ainsi que d'autres sels minéraux nécessaires à lâ croissance et à la formation de produits de la masse cellulaire du micro-organisme, et des substances de croissance comme un extrait de levure ou un extrait de viande. 15. Procédé suivant l'une des revendications 1 à 14, caractérisé en ce qu'il consiste à envoyer au premier stade ou au second de l'air ou de l'air enrichi en oxygène, ayant une teneur en oxygène comprise entre 20 et 60 9s en volume, et avec un débit d'aération de 0,1 à 2,0 volumes par volume/minute, et de préférence de 0,5 à 1,5 volume par volume/minute. 16. Procédé suivant l'une des revendications 1 à 15, caractérisé en ce qu'il consiste à ajouter à la dispersion aqueuse des glycolipides, un agent solubilisant, en vue d'obtenir une stabilisation. 17. Procédé suivant l'une des revendications 1 a 16, caractérisé en ce qu'il consiste à stabiliser la dispersion aqueuse de glycolipides avant son addition à de l'eau d'injection, par brassage intensif, et/ou par traitement aux ultrasons. 18. Installation pour exécuter le procédé suivant l'une des revendications 1 à 17, afin de séparer la masse cellulaire de la phase liquide de la solution de culture, à l'aide d'un choc de température, d'un choc de pH ou d'un choc osmotique, comprenant un bioréacteur pour une culture submergée en croissance continue de micro-organismes aérobies, auxquels sont raccordées des conduites d'amenée pour du pétrole brut provenant d'un forage de production, pour des sels nutritifs, pour de l'eau de gisement, et pour de l'air ou pour de l'air enrichi en oxygène, un conduit de sortie pour l'air qui n'a pas été utilisé, et un conduit de sortie pour la solution de culture, un séparateur pour séparer la masse cellulaire des phases liquides de la solution de culture et auquel sont raccordés des conduits de sortie pour la masse cellulaire et pour la phase liquide de la solution de culture, et un séparateur pour séparer les matières non utilisées de la solution de culture, et auquel sont raccordés des conduits pour ces matières et pour la solution de culture restante, caractérisée en ce qu'un autre bioréacteur (8) est in tercalé entre le séparateur (10), immédiatement en aval du bioréacteur (1) et servant à séparer les matières non utilisées pour la séparation de la solution de culture, et le séparateur (3) servant à séparer la masse cellulaire de la solution de culture, cet autre bioréacteur (8) comprenant un échangeur (19) de chaleur et étant raccordé par des conduits d'arrivée supplémentaires pour une lessive ou pour de l'eau de gisement, ou pour une solution de sels, et le conduit (23) de sortie pour la solution de culture exempte de pétrole, qui sort du séparateur (3) débouche dans un mélangeur (5) muni d'un agitateur (25) et d'un conduit (24) pour un agent dispersant, ainsi que d'un conduit (26, 27, 28) de sortie pour l'agent d'injection fini. 19. Installation suivant la revendication 18, caractérisée en ce qu'un séparateur (9) est disposé en amont du premier bioréacteur (1) et est muni d'un conduit (32) d'arrivée du pétrole brut provenant du forage de production, et de conduits de sortie pour le pétrole brut et pour l'eau, le conduit de sortie du pétrole brut communiquant par une dérivation (14) avec le premier bioréacteur (I). 20. Installation suivant la revendication 18 ou 19, ca ractérisée en ce que le conduit (21) de sortie de la masse cellulaire du séparateur (3) communique avec le premier bioréacteur (1) par une dérivation (22) en vue de séparer la masse cellulaire de la solution de culture exempte de pétrole. 21. Installation pour exécuter le procédé suivant l'une des revendications 1 à 17, en vue de séparer la masse cellulaire de la phase liquide de la solution de culture à l'aide d'une extraction effectuée par un agent dispersant, comprenant un bioréacteur pour une culture submerge en croissance continue de micro-organismes aérobies et auquel arrivent des conduits d'arrivée pour le pétrole brut provenant d'un forage de production, pour des sels nutritifs ou pour de l'eau de gisement, et pour de l'air ou pour de l'air enrichi en oxygène, un conduit de sortie pour l'air non utilisé, et un conduit de sortie pour la solution de culture, un séparateur pour séparer la masse cellulaire de la phase liquide de la solution de culture, dans lequel débouchent des conduits de sortie pour la masse cellulaire et pour la phase liquide de la solution de culture, et un conduit de sortie pour un agent d'injection fini , caractérisée en ce que le conduit (33) de sortie de la masse cellulaire du séparateur (3) communique avec un extracteur (2) qui présente un conduit (34) d'arrivée pour un agent d'extraction et un conduit (35) de sortie pour la masse cellulaire extraite, ainsi qu'un conduit (37) de sortie pour l'agent d'extraction et pour un extrait, ce dernier conduit étant raccordé à un évaporateur (4) qui est muni d'un conduit (38) de sortie pour l'agent d'extraction et d'un conduit (39) de sortie pour l'extrait, lequel est envoyé à un mélangeur (5) qui a un agitateur (25), des conduits (24, 43) d'amenée d'un agent dispersant et d'eau d'injection, ainsi qu'un conduit (26, 27, 28) pour l'agent d'injection fini 22. Installation suivant la revendication 21, caractérisée en ce qu'en amont du bioréacteur (1) est prévu un séparateur (9) dans lequel debouche un conduit (32) pour amener le pétrole brut provenant du forage de production, et des conduits de sortie pour le pétrole brut et pour l'eau, le conduit de sortie pour le pétrole brut communiquant par une dérivation (14) avec le bioréacteur (1). 23. Installation suivant la revendication 21 ou 22, caractérisée en ce que le conduit (35) de sortie de l'extracteur (2) pour la masse cellulaire extraite communique avec le bioréacteur (1) par une dérivation (36).