La présente invention a pour objet un moteur thermique, agencé pour transformer une énergie calorifique en énergie mécanique à partir de faibles différences de température. A titre d'exemple non limitatif, de telles différences de température sont observées par exemple entre un ballon de stockage d'eau chaude d'un système de chauffage solaire pour des habitations, ou industriel, et un ventilateur pulsent de l'air froid au travers d'un échangeur dans un second ballon de stockage d'eau froide, provenant par exemple drune pompe de chaleur. Compte tenu du eoût sans cesse croissant de l'énergie, il est en effet économiquement intéressant de pouvoir transformer cette énergie thermique potentielle en énergie mécanique ou cinétique, disponible pour actionner un organe moteur tel qu'une pompe ou un moteur. A cet effet, conformément à l'invention, le moteur thermique comprend - une source chaude sur laquelle est branché un circuit fermé de fluide caloporteur, - une source froide apte à alimenter les compartiments du corps d'échange en fluide caloporteur froid, circulant en circuit fermé. - un corps d'échange thermique monté rotativement autour d'un axe vertical et comportant un ensemble de compartiments périphériques adaptés pour être traversés successivement par le fluide chaud caloporteur provenant du circuit précité, ces compartiments contenant un fluide dilatable, - des moyens pour transmettre les variations de pression et de volume successives du fluide dilatable à un ensemble de pignons disposés annulairement en appui autour d'un pivot central fixe, de façon à faire tourner ces pignons autour du pivot, solidairement avec le corps d'échange lorsque lesdits moyens sont actionnés par les variations de volume et de pression du fluide dilatable, - un système d'engrenages coopérant avec le corps d'échange tournant de façon à mettre en rotation un arbre central, coaxial au corps d'échange, et capable d'entrainer un organe moteur tel qu'un moteur ou une pompe. On comprend que les variations de volume et de pression du fluide dilatable provoquées par le passage du fluide caloporteur chaud provenant de la source chaude à travers les compartiments du corps d'échange, et les contractions et dépressions de ce mme fluide dilatable provoquées par le passage du fluide caloporteur froid provenant de la source froide, entraient des déplacements alternatifs de pistons portés par ce corps d'échange, ces pistons entraînant eux-mêmes en rotation les pignons, de sorte que le corps d'échange se met en rotation autour de son axe, en entraînant l'arbre de sortie par l'intermédiaire des engrenages. Ainsi, à partir d'une faible différence de températures entre la source chaude et la source froide, comme il est courant d'en relever dans l'environnement de l'habitat, et dans l'industrie, il est possible de réaliser un moteur thermique capable de fournir une certaine énergie, et ce sans aucune matière première. En effet, un tel moteur thermique peut être branché par exemple sur un dispositif de chauffage solaire d'habitations dont le ballon de stockage constitue la source chaude, la source froide pouvant être maintenue à la température appropriée par tout moyen convenable, par exemple par un ventilateur, ou une tour de refroidissement. On comprend donc l'intérêt de l'invention dans un contexte de recherches d'économies d'énergie, et d'obtention d'énergie aux moindres frais. Suivant un mode de réalisation de l'invention, la source chaude est un ballon de stockage d'un liquide chaud tel que l'eau, le circuit de distribution de ce liquide caloporteur au corps tournant d'échange comprend un diffuseur-injeeteur placé au-dessus de la périphérie du corps d'échange, une gouttière de récupération du liquide placée au-dessous du corps d'échange, et raccordée à une canalisation de retour au ballon de stockage ainsi qu'une pompe d'alimentation du diffuseur-injecteur en liquide caloporteur, et une vanne à quatre voies pour assurer la stabilité de la température du liquide caloporteur entre le ballon, la pompe et les compartiments du corps d'échange. Dans une forme de réalisation préférée, le corps d'échange tournant est constitué d'une couronne divisée en plusieurs compar timents périphériques dont chacun comporte des tubes verticaux pouvant être traversés par le fluide caloporteur, et qui sont plongés dans le fluide dilatable, l'ensemble étant logé dans une enveloppe qui communique avec une bouteille de remplissage de ladite enveloppe en fluide dilatable. Ainsi, lorsque le liquide caloporteur chaud provenant de la source chaude traverse un compartiment de la couronne, il transmet ses calories au fluide dilatable dans lequel sont plongés les tubes métalliques traversés par le liquide coloporteur. De ee fait, le fluide dilatable subit une augmentation de volume et de pression, qui agit sur des moyens appropriés, à savoir des vérins radiaux qui communiquent avec l'intérieur des différents compartiments. L'invention prévoit complémentairement un système approprié pour transformer les déplacements linéaires des pistons des vérins consécutifs aux variations de volume et de pression du fluide dilatable, en mouvements rotatifs des pignons disposés au centre de la couronne, autour du pivot fixe précité. D'autres particularités et avantages de l'invention appa raieront au cours de la description qui va suivre. Aux dessins annexés, données à titres d' exemples non limitatifs, on a représenté deux formes de réalisation du moteur thermique conforme à l'invention. - La figure 1 est un schéma de principe du moteur thermique selon l'invention. - la figure 2 est une vue en coupe-élévation axiale, à échelle agrandie, du corps tournant d'échange représenté schématiquement à la figure 1. - La figure 3 est une vue de dessus en plan partielle du corps tournant et des sources chaudes et froides correspondant à la figure 2. - La figure 4 est une vue en coupe verticale avec arrachements et à échelle agrandie d'une seconde forme de réalisation des vérins prévus pour transmettre aux pignons centraux les variations de volume du fluide dilatable contenu dans les compartiments de la couronne tournante. En se reportant à la figure 1, on voit, représenté schématiquement, le moteur thermique prévu par ltinvention. Ce moteur comprend essentiellement les éléments constitutifs suivants a - une source chaude désignée dans son ensemble par la référence 1, et sur laquelle est branché un circuit fermé 2 de fluide caloporteur, b - un corps d'échange thermique désigné dans son ensemble par la référence 3, monté rotativement autour d'un axe vertical Z-Z, et qui comporte un ensemble de compartiments périphériques adaptés pour entre traversés successivement par le fluide chaud caloporteur provenant du circuit 2, ces compartiments contenant un fluide dilatable comme on le décrira en détail ci-après, c - des moyens pour transmettre les variations de volume etde pressionsuccessives dufluide dilatable contenu dans les compartiments précités, à un ensemble de pignons 4 (figure 3) disposés annulairement en appui autour d'un pivot central fixe 5 lui-meme coaxial à l'axe Z-Z, ce dispositif permettant de faire tourner les pignons 4 autour du pivot 5 solidairement avec le corps d'échange 3, lorsque les moyens précités sont actionnés par les variations de volume et de pression du fluide dilatable. d - un système d'engrenages désigné dans son ensemble par la référence 6 (voir figure 2), coopérant avec le corps d'échange tournant 3 de façon à mettre en rotation un arbre central 7 coaxial à l'axe Z-Z, et capable d'entraîner un organe moteur non représenté, tel qu'un moteur ou une pompe, e - et une source froide désignée dans son ensemble par la référence générale 8 (figure 1), apte à alimenter les compartiments du corps d'éehange 3 en fluide caloporteur froid, circulant en circuit fermé. Comme on le voit à la figure 1 , la source froide 8 est reliée au corps tournant 3 par l'intermédiaire d'un circuit d'alimentation 9 en fluide caloporteur froid, analogue au circuit 2 de fluide caloporteur chaud. La source chaude 1, est constituée, dans exemple représenté, par un ballon Il de stockage d'un liquide chaud caloporteur tel que de l'eau, ce ballon étant traversé par un échangeur 12 pouvant être relié par exemple à un captevr solaire 13 par des canalisations réalisées de façon connue en soi, et représentées en traits mixtes. le système de chauffage solaire (13, 11) peut etre d'un type connu en soi, agencé pour équiper une habitation, et ne sera donc pas décrit davantage. l'échangeur 12 comporte une arrivée primaire supérieure 12a, et un retour inférieur 1 2b. le circuit 2 d'alimentation du corps tournant 3 en fluide caloporteur chaud provenant du ballon 11 est constitué comme suit d'une vanne à quatre voies 13, partent une canalisation 14 de liaison avec la partie supérieure du ballon 11, et une canalisation 15 aboutissant à un injecteur 16 placé au-dessus de la périphérie du corps tournant 3, une pompe 17 et une vanne de réglage 18 étant placées sur cette canalisation 15 d'alimentation en fluide caloporteur chaud extrait du ballon 11 ; à la vanne 13 aboutissent également une canalisation 19 d'évacuation du fluide caloporteur ayant traversé un compartiment du corps tournant 3, et enfin une tubulure 21 reliant la vanne 13 à la partie inférieure du ballon 11. Ainsi, lorsque la pompe 17 est mise en action, le fluide caloporteur chaud provenant du ballon il traverse la vanne 13, la pompe 15, la vanne de réglage 18 et parvient dans l'injecteur 16, d'où il est déversé dans le compartiment du corps d'échange 3,placé au-dessous, comme cela sera expliqué en détail ci-après. On décrira maintenant plus particulièrement le corps d' échange thermique 3, en se référant aux figures 2 et 3. Description du corps d'échange 3 (figures 2 et 3). Le corps 3 est constitué d'une couronne divisée en plusieurs compartiments périphériques 22, au nombre de six dans l'exem- ple décrit,ce nombre pouvant toutefois varier dans une large mesure. Chaque compartiment 22 comporte une enveloppe 23 pourvue de cloisons radiales 70 délimitant les compartiments 22 ; à l'intérieur de chacun de oeux-ci est disposé un ensemble de tubes verticaux 24, pouvant être traversés par le fluide caloporteur déversé à partir de l'inaeeteur-diffuseur 16, qui est positionné juste au-dessus des orifices supérieurs des tubes 24. Les tubes 24 peuvent être métalliques ou en toute autre matière appropriée(matière plastique). Ils peuvent être plongés dans un fluide dilatable qui remplit ainsi l'espace délimité entre l'enveloppe 23 et les tubes 24, la partie supérieure de chaque compartiment 22 communiquant par une canalisation 25 avec une bouteille centrale 26 prévue pour le remplissage de l'enveloppe 23 en fluide dilatable. Ce dernier peut être par exemple un éther, une huile de silicone ou du triehloréthylène ou un gaz. Une jaquette calorifugée extérieure 60 entoure l'enveloppe 23. Chaque compartiment 22 est ainsi relié à la: bouteille 26 par une canalisation 25, sur laquelle est placée une vanne 27. D'autre part, dans la partie supérieure de la bouteille 26, débou chent des tubes de trop-plein 28 reliés à la partie supérieure des différents compartiments 22, des soupapes 29 étant placées sur ces tubes 28. Le fluide caloporteur chaud déversé par l'injecteur 16 dans les tubes 24 traverse donc ceux-ci, puis à la base du compartiment 22 est recueilli dans une gouttière 31, d'où il est-acheminé a.- la vanne 13 par la canalisation 19. L'invention prévoit des moyens pour transformer en rotation des pignons 4, les variations de volume et de pression du fluide dilatable dans lequel baignent les tubes 24, consécutivement au passage dans ceux-ci du fluide chaud caloporteur. dan l'exemple décrit, ces moyens comprennent, pour chaque compartiment 22, un vérin radial 32, dont l'intérieur communique avec le volume intérieur à l'enveloppe 23, et contient un piston 33, dont le talon est au contact du fluide dilatable. La tige du piston 33 est entourée par une enveloppe flexible 34 à des fins d'étanchéité, et la.tête 35 de ce piston est en appui contre une biellette 36 articulée autour d'un axe fixe 37 d'une part, et d'autre part articulée sur une bielle 38. Cette dernière est elle-même articulée rotativement sur un maneton transversal 39, traversant le pignon associé 34,ainsi qu'un vilebrequin 42 solidaire d'un arbre 40, ce dernier étant en prise avec une denture du pivot fixe 5, comme le pignon 4 associé. Chaque vérin 32 associé à un compartiment annulaire 22 coopère ainsi avec une transmission mécanique 36, 38, 39, de sorte que, lorsque consécutivement au passage du fluide caloporteur chaud dans les tubes 24 d'un compartiment, le fluide dilatable ayant reçu les calories du fluide caloporteur se dilate, le piston 33 est déplacé vers la biellette 36, qu'il fait pivoter autour de son axe 37. Corrélativement, la bielle 38 met en rotation le pignon 4 et son vilebrequin 42. Ces pièces étant en appui contre le pivot fixe 5, tournent autour de celui-ci en mettant en même temps en rotation autour de l'axe Z-Z la couronne formée par les compartiments 22. le même phénomène se reproduit lorsque le compartiment 22 suivant reçoit à son tour le fluide caloporteur dans ces tubes 24, de sorte que la couronne 22 est entretenue en rotation. Lorsque le premier eompartiment 22 ayant reçu le fluide caloporteur chaud (qui a été récupéré par la canalisation 19 et renvoyé au ballon 11), arrive en regard de la source froide 8, celleci déverse par l'injecteur 16a le fluide caloporteur froid provenant de la partie basse du ballon îîa par des canalisations 41, 42, sur lesquelles sont placées une vanne à quatre voies 13a, et une pompe 17a. le fluide caloporteur froid traversant les tubes 24 reçoit des calories de la part du fluide dilatable qui a été échauffé comme indiqué précédemment par le fluide caloporteur chaud, de sorte que le fluide dilatable se refroidit.Ce refroidissement entrains sa contraction, et le retrait du piston correspondant 33, ainsi que la rotation du pignon associé 4 par l'intermédiaire de la transmission mécanique 36, 38, 42. lorsque le compartiment 22 en question a terminé un tour complet, il repasse sous I1 injecteur-diffuseur 16, et le cycle recommence. On comprend donc que la différence des températures entre les sources froide 8 et chaude 1, met en rotation le corps d'échange 3. le circuit 9,identique au circuit 2, a ses organes constitutifs affectés des mêmes repères avec la lettre t'a", et il comporte donc une canalisation 19a dé récupération du fluide eailopor- teur froid au ballon Ila, par la vanne à quatre voies 13a. L'invention prévoit complémentairement un système d'engrenages permettant de transformer le mouvement tournant du corps d'é- change 3 en une rotation de l'arbre central 7 inférieur,visible à la partie inférieure de la figure 2, et qui sera maintenant décrit. Description du système d'engrenages (figure 2) Ce système est réalisé de façon à assurer une démultiplication de la vitesse de rotation de l'arbre 7 par rapport à celle des compartiments 22, et il est constitué d'un ensemble de trains de pignons et de roues dentées, logés entre le fond 45 du carter 43, sur lequel reposent les arbres 40 et le pivot 5, et une plaque de couche 46. Un train de pignons et de roues dentées est constitué comme suit Sous le flasque 45 et à sa périphérie, se trouve placé un premier pignon 47 en couronne, dont les dents sont coniques, ce pignon engrenant avec une denture 48 solidaire de la couronne formée par les compartiments d'échange 22. Chaque pignon conique 47 est solidaire d'une roue dentée 48 d'un diamètre supérieur, laquelle entraîne une autre roue dentée 49 d'un diamètre inférieur cette dernière est solidaire d'une autre roue dentée 51 d'un diamètre supérieur, qui engrène avec une roue dentée 52 d'un diamètre inférieur, elle-même solidaire d d'une roue dentée d'un diamètre supérieur, et ainsi de suite jusqu'à l'arbre central 7.Dans l'exemple illustré à la figure 2, la roue dentée 52 entrain l'arbre 7 par l'intermédjaire de quatre roues dentées dont la dernière 71 est coaxiale à l'arbre 7. Chaque axe de roues dentées est fixé à la plaque de couche 46, et chaque train de pignons a ses axes placés sur une droite ayant son origine au centre de la couronne, et formant ainsi trois rayons distants l'un de l'autre de 120 degrés. Le but de cette disposition est, tout d'abord de répartir les forces sur la couronne et de ce fait de les équilibrer ; d'amener la sortie de l'arbre moteur 7 au centre de l'ensemble de la machine, et enfin de répartir sur cet arbre moteur trois forces démultipliées et la multiplication de la vitesse. La mise en oeuvre du moteur thermique qui vient d'être décrit est la suivante le liquide caloporteur placé dans le ballon Il étant à température convenable, on met en route la pompe 17, qui, associée à un servo-moteur non représenté pour ne pas surcharger le dessin, introduit le liquide chaud caloporteur dans l'injecteurdiffuseur 16. Le liquide traverse la pomme d'arrosage de cet injecteur, et suit à travers les tubes 24, le trajet symbolisé par les flèches portées sur la figure 2. En traversant les tubes, il cède sa chaleur au fluide dilatable dans lequel sont plongés les tubes métalliques 24.Comme indiqué ci-dessus, le piston 33 du compartiment qui reçoit le liquide caloporteur chaud est poussé par l'augmentation de volume et de pression du fluide dilatable, et met en rotation le pignon 39 et le vilebrequin 42 correspondants, qui commencent à tourner autour du pivot fixe 5 en entraînant en rotation l'ensemble des compartiments d'échange 22 constituant la couronne. L'injecteur-diffuseur 16 remplit ainsi successivement les différents compartiments 22 de liquide caloporteur, tandis que corrélativement le fluide dilatable échauffé par le liquide caloporteur chaud cède à son tour sa chaleur au fluide caloporteur froid amené à l'injecteur 16a par la pompe 17a, également associée à un servomoteur 50a.La couronne poursuit donc sa rotation tandis que le fluide caloporteur froid, réchauffé par le fluide dilatable, est récupéré par la vanne 13a dans le ballon 11a. En même temps, la couronne, qui fonctionne comme volant d'inertie assurant la stabilité du moteur, et le carter 43 dont elle est solidaire, entraînent en rotation le train de pignons 6 précédemment décrit par l'intermédiaire de la denture 48 fixée sur le pourtour inférieur des compartiments 22, ce qui met 11 arbre 7 en rotation avec une vitesse démultipliée par rapport à la vitesse angulaire de la couronne. Sur cet arbre 7, on peut accoupler un organe moteur quelconque approprié, tel qu'un moteur ou une pompe. L'échangeur 12 constitué par le serpentin ou tube annulaire intérieur au ballon 1 1 échauffe l'eau du ballon, grâce à la source de chaleur à laquelle elle est reliée, par exemple le capteur solaire 13. l'eau réchauffée est aspirée au point haut du ballon 11 par la pompe 17, et refoulée vers l'ìnjeeteur-diffuseur 16, puis recueillie dans la gouttière 31 et ramenée dans le ballon 1 1 par gravité à travers la vanne 1 3.Cette dernière régularise l'eau à température constante par l'intermédiaire du servo-moteur 50 et d'une sonde de tampérature non représentée.la pompe 17 permet d'acheminer l'eau du ballon 11 jusqu'à l'injecteur 16, en conservant une pression et un débit constants,avec un by-pass entre la sortie et l'entrée de la pompe.la vanne 18 de réglage agit sur le débit d'eau en créant une perte de charge suivant les besoins. L'injecteur 16 propulse l'eau chaude dans l'ensemble d'échange 3, avec un certain angle de jet réglé par une rotule (voir figure 2), suivant les stries directionnelles,afin de récupérer la charge dynamlque du fluide caloporteur. Comme indiqué précédemment, la source froide 8 est constituée de façon analogue à la source chaude, l'eau froide étant puisée dans le fond du ballon Ila, par un tuyau 41 et l'eau de retour étant récupérée en haut du ballon (figure 1). Après vérification des températures des sources chaudes et froides, on procède au remplissage des compartiments d'échange 22, en arrêtant tout d'abord la source chaude, puis en faisant fonctionner la source froide 8 et en règlant convenablement la vanne 13a pour faire circuler le maximum d'eau froide afin de refroidir le plus possible les compartiments 22. On fait alors tourner la couronne afin que l'ensemble des compartiments 22 soient tous à la même température froide. Ensuite on remplit la bouteille centrale 26 de fluide dilatable froid, et on ouvre les vannes de remplissage 27, 27a, les vannes de vidange étant fermées. Pour mettre en route la source chaude 1, on règle l'affi chage de la température à un thermostat non représenté, ou à la sonde de température, on vérifie le niveau du ballon de stockage d'eau chaude 11 et sa température, puis on met en fonetionnement la pompe centrifuge 17, en réglant l'injecteur 16 suivant un angle déterminé par rapport à la couronne. La mise en route de la source froide 8 s'effectue de façon analogue, et en même temps que celle de la source chaude 1. les flux thermiques subis par le fluide dilatable entraînent les dilatations ou contractions de celui-ci : dilatations lorsque le flux thermie va du fluide caloporteur au fluide dilatable, et contractions lorsque le flux thermique va du fluide dilatable au fluide caloporteur. Le talon et la tête des différents pistons 33, ainsi que le flexibles 34 qui entourent la tige des pistons, sont guidés à l'intérieur du corps des vérins72, la déformation de flexibles étant limitée par la tigedes pistonset les corps deseylindre 32. Des trous de dépression (non représentés), aménagés dans le talon et dans la tête despistons33, permettent la libre circulation du fluide pendant les translations des pistons. Dès que la pression exercée sur le talon du piston 33 est supérieure à la réaction exercée sur sa tête 35 par la biellette 36, le piston 33 se déplace vers l'extérieur des compartiments 22. Suivant une variante de réalisation possible, la couronne peut être entrainée par un ensemble de vilebrequins et de trains de pignons, constitués en deux étages. Dans le premier étage, on aura par exemple six pignons de même diamètre, placés sur une circon férenee, emboîtés les uns dans les autres, et comprenant trois pignons menants et trois pignons fous, tandis que le deuxième étage comporte quatre pignons dont trois menants et un fixe. le carter 43, qui contient les organes de transmission mécaniques entraant la couronne en rotation, est rempli en totalité d'huile antifriction, qui permet la lubrification de l'ensemble des organes. La pression de l'huile est avantageusement égale à la pression atmosphérique, afin de ne pas opposer de force à celle des pistons 33. Chaque compartiment d'échange 22 est pourvu d'une soupape de sécurité 29, reliée par le tuyau 28 de trop-plein en partie haute à la bouteille 26. la soupape 29 de sécurité a pour fonction de laisser s'échapper partiellement le fluide dilatable, lorsque la pression interne est supérieure à celle de la pression de fonctionnement, et de conserver la pression admissible pour l'appareil. La bouteille de remplissage 26 tourne avec la couronne du corps d'échange 3, et comporte un couvercle à membrane déformable 54 ; elle communique à sa partie supérieure avecles6-tuyaux de tropplein 28, et à sa partie basse aveele=6tuyauz 25 pour le remplissage des compartiments 22. La variante de réalisation représentée à la figure 4, montre un vérin 55, constitué par la combinaison d'un premier piston 56 disposé verticalement, et d'un second piston 57 horizontal, dont la tête 57a est en contact avec une bielle 58 reliée à un pignon 4 par une transmission analogue à celle décrite précédemment. le premier piston 56 a son talon 56a placé à la sortie d'un canal 59, incurvé vers le haut et qui débouche à l'intérieur du compartiment correspondant 22. le piston 56 a sa tige entourée par une membrane flexible 61, de même que la tige du piston 57, qui est entourée par une membrane flexible 62. Les deux pistons 56, 57, peuvent donc se déplacer dans des directions perpendiculaires, le volume 63 situé entre la tête du piston 56 et le talon du piston 57 étant rempli d'un liquide dont la compression par le déplacement du piston 56 pousse le second piston 57 contre la bielle 58. Inversement, les contractions du fluide dilatable remplissant le raccord coudé 59 ramènent le piston 56 à sa position basse, représentée en traits continus à la figure 4. Un fluide dilatable comme le trichloréthylène peut être utilisé dans une fourchette de température comprises entre -200C et +600C. En pratique, la source froide peut être, dans certaines industries, un gaz liquéfié convenable. Dans l'environnement courant, la source froide pourra être un puits, ou un lac ou une rivière, et sa température sera alors le plus souvent de l'ordre de 100C environ. Le fLuide caloporteur peut être autre que de l'eau, par exemple de l'huile ou un gaz etc... On donnera encore les exemples -possibles suivants pour les sources chaude et froide : en hiver, la source chaude peut être une chaudière de chauffage central et la source froide un ou des radiateurs de l'installation, la différence de température étant par exemple de 200C environ. La source froide peut être une pompe à chaleur (à -100C par exemple), la source chaude associée étant l'air ambiant, ou un réservoir d'eau. la source chaude peut être constituée par les gaz chauds de sortie d'une chaudière, d'un four, ou d'un moteur thermique. La sortie d'une turbine hydraulique peut aussi former la source froide et/ou la source chaude. Par ailleurs, en règle générale, le choix du fluide dilatable le mieux approprié à chaque type particulier de moteur selon l'invention doit être fonction des trois facteurs déterminants suivants : module de compressibilité et coefficient de dilatation de ce fluide, et fourchette des températures entre la source froide et la source chaude. A titre indicatif, si la couronne peut tourner à 10 tours minute par exemple, et si le rapport variable de démultiplication de la vitesse est de 70, on voit que l'arbre central 7 peut être entraîné à grande vitesse. On voit, par la liste des exemples d'applications possibles ci-dessus, que l'invention est susceptible de recevoir de nombreuses applications, tant industrielles que domestiques, et peut comporter de très nombreuses variantes d'exécution. Ainsi, on peut faire varier le rapport de démultiplication de la vitesse de l'arbre 7 en modifiant de façon appropriée, connue en soi, le système d'engrenages. REVEDlCAT IONS 1 - Moteur thermique, agencé pour transformer une énergie calorifique en énergie mécanique à partir de faibles différences de températures, caractérisé en ce qu'il comprend - une source chaude sur laquelle est branché un circuit fermé de fluide caloporteur, - une source froide apte à alimenter les compartiments du corps d'échange en fluide caloporteur froid, circulant en circuit fermé, --un corps d'échange thermique monté rotativement autour d'un axe vertical et comportant un ensemble de compartiments périphériques adaptés pour être traversés successivement par le fluide chaud ou froid caloporteur provenant du circuit précité, ces compartiments contenant un fluide dilatable, - des moyens pour transmettre les variations de volume et de pression successives du fluide dilatable à un ensemble de pignons disposés annulairement en appui autour d'un pivot central fixe, de façon à faire tourner ces pignons autour du pivot, solidairement avec le corps d'échange lorsque lesdits moyens sont actionnés par les variations de volume et de pression du fluide dilatable. - et un système d'engrenages coopérant avec le corps d'échange tournant de façon à mettre en rotation un arbre central, coaxial au corps d'échange et capable d'entraîner un organe moteur tel qu'un moteur ou une pompe. 2 - Moteur thermique selon la revendication 1, caractérisé en ce que la source chaude est un ballon de stockage d'un liquide chaud tel que l'eau, en ce que le circuit de distribution de ce liquide caloporteur au corps tournant d'échange comprend un diffuseurinjecteur placé au-dessus de la périphérie du corps d'échange, une gouttière de récupération du liquide placé au-dessous du corps d'échange et raccordée à une canalisation de retour au ballon de stockage ainsi qu'une pompe d'alimentation du diffuseur-injecteur en liquide caloporteur, et une vanne à quatre voies pour assurer la stabilité de la température du fluide caloporteur entre le ballon, la pompe et les compartiments du corps d'échange. 3 - Moteur thermique selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le corps d'échange tournant est constitué d'une couronne divisée en plusieurs compartiments périphériques dont chacun comporte des tubes verticaux pouvant être traversés par le fluide caloporteur, et qui sont plongés dans le fluide dilatable, et en ce que les différents compartiments communiquent avec une bouteille de remplissage de ladite enveloppe en fluide dilatable. 4 - Moteur thermique selon la revendication 5. earae.téri- et et pression sé en ce que les moyens pour transmettre les variations de volume/ du fluide dilatable aux pignons comprennent, pour chaque compartiment périphérique,un vérin radial qui communique avec l'intérieur du compartiment, et qui est équipé d'un piston déplaçable par les va - et dnressioii .~ nations ae volume/ou Ilulae ollataDle, et une transmission des de- placements linéaires du piston au pignon central associé comprenant une biellette articulée sur un axe fixe et en contact avec la tête du piston, ainsi qu'une bielle articulée, d'une part sur la biellette et dtautre part sur le pignon, de telle sorte que les déplacements du piston consécutifs aux dilatations ou contractions du fluide dilatable mettent le pignon correspondant en rotation autour du pivot fixe d'appui, les pignons entraînant ainsi la couronne en rotation, tandis que les compartiments de celle-ci reçoivent successivement le fluide chaud caloporteur. 5 - Moteur thermique selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la source froide comporte un ballon de sto ckage d'un fluide froid caloporteur, un circuit fermé de liaison entre ce ballon et les compartiments du corps d'échange muni d'un injecteur apte à déverser le fluide froid dans les compartiments au fur et à mesure de leur passage sous l'injecteur, de façon que ce fluide caloporteur froid reçoive les calories du fluide dilatable en provoquant la contraction de ce dernier. 6 - Moteur thermique selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'il est équipé d'un dispositif démultiplicateur de la vitesse de rotation de l'arbre, constitué d'un ensemble de trains de pignons et de roues dentéesrlogés sous un carter contenant les vérins, les pignons et les transmissions associées.