La presente invention a trait a un procède de mise sous vide d'une enceinte et a des dispositifs pour sa mise en oeuvre. Cette invention s'applique tout particulièrement aux cas où lton ne peut amener sur le lieu d'utilisation un materiel important de mise sous vide, et en particulier aux cas où, de plus, enceinte ne peut être close qu'après mise en place. De nombreux procedes ont ete employés dans l'art antérieur, notamment en ce qui concerne les pompes ou trompes à vide, mais plus particulièrement en ce qui concerne l'exemple très courant des ventouses médicales, on a fait appel à un procédé mal commode et pouvant être dangereux s il est mis en oeuvre par un opérateur inexpérimenté. Il consiste à réchauffer l'air de l'enceinte par une conr bustion, ce qui crée une décompression et donc un vide partiel lors du refroi disselpent des gaz. La présente invention permet un travail à froid et sans qu'il soit be soin de recourir à un entratnement spécial de l'opérateur. Le procédé consiste à placer dans enceinte une cavité déformable emplissant la quasi totalité ou une partie de l'espace de l'enceinte. Cette cavité est mise dans un état expansé par mise sous pression puis maintenue en cet état par fermeture du dispositif de branchement par lequel a été effectué le gonflage. Après avoir mis en place l'ensestle et clos l'enceinte,on lâche la pression dans la cavité en la mettant en communication avec l'atmosphère. La cavite ayant été préalablement choisie avec des caractéristiques élastiques telles qu'elle se rétracte en l'absence de pression, l'espace compris entre l'enceinte et la cavité se trouve mis en dépression. Pour mieux faire comprendre les caractéristiques techniques et les avantages de la présente invention, on va en décrire trois exemples de réalisa tion étant bien entendu que ceux-ci ne sont pas limitatifs quant à leur mode de mise en oeuvre et aux applications qu'on peut en faire. Les figures I et 2 représentent schématiquement en coupe axiale le premier exemple de réalisation respectivement avant mise en place et après mise en dépression. Ces figures I et 2 illustrent les caractéristiques essentielles de l'invention car le dispositif concrétise très clairement les diverses forces qui provoqueront le vide. Les figures 3 et 4 représentent un exemple de réalisation très simple également en coupe axiale avant mise en place et après mise en dépression. La figure 5 représente une troisième variante de réalisation en coupe axiale. A la figure I une ventouse médicale comprend un corps I présentant une lèvre 2 destinée à venir s'appliquer sur la peau 3 (fig. 2) du patient; la forme générale du corps 1 est cylindrique ou prismatique, ouverte du côté de la lèvre et fermée à l'autre extrémité; une tubulure 4 permet la mise sous pression comne on le verra ci-dessous. A l'intérieur du corps 1 est monté un piston 5 sollicité vers le haut (en direction opposée à la lèvre 2) par un ressort de rappel 6 prenant appui sur un rebord intérieur 7 du corps de la ventouse. La tubulure 4 met donc en coimnuni- cation la chambre 8 située d'un côté du piston avec l'extérieur la chambre 9, béante avant mise en place étant close par application de la levre 2 sur la peau3 (fig. 2). En branchant la tubulure 4 sur un compresseur ou tout autre dispositif adéquat, on met la chambre 8 sous pression ce qui repousse le piston 5 dans la position de la fig. 1 contre la poussée du ressort 6. On clôt alors la tubulure 4 par tout moyen classique, par exemple, pour soudure ou suture, ce qui maintient l'enceinte 8 sous pression. La poussée élastique du ressort 6 équilibre celle due à la différence des pressions en 8 et en 9 à moins que la pression en 8 amène le piston 5 jusqu a la butée 7 (fig. 1). L'ensemble peut être stocké et transporté dans cet état.Lors de la mise en place sur la peau 3 de la lèvre 2, on ferme donc la chambre 9; on met alors la chambre 8 en communication avec l'at mosphère par ouverture de la tubulure 4; le ressort 6 repousse le piston 5 vers le bout jusqu'à équilibre entre sa poussée et celle due à la différence de pression existant entre la pression atmosphérique régnant en 8, et la dépression créée en 6, à moins que le piston 5 vienne jusqu a buter contre la paroi supérieure du corps 1 (fig. 2). Pour mettre la tubulure 4 en communication avec l'atmosphère, on peut recourir à de très nombreux moyens classiques, par exemple par rupture, notamment si une zone de moindre résistance 10 est prévue à cet effet. Ce dispositif des figures 1 et 2 peut être réalisé en un très grand nombre de matériaux, par exemple, verre, matière pastique, métal, bois ou la combinaison de certains de ces matériaux. Pour simplifier les problèmes d'étanchéité à la périphérie du piston ou éviter des frottements excessifs, on peut prévoir une chambre souple, non représentée aux figures 1 et 2, à l'intérieur de l'enceinte 8, pouvant être gonflée par la tubulure 4 et pouvant remplir cette enceinte 8 dans la position de la figure 1. On peut également (fig. 3 et 4) recourir à une poche présentant ellemême les caractéristiques élastiques qui évitent le recours à un piston et un ressort de rappel. Le corps 21 de la ventouse est en forme de cloche avec une partie sensiblement hémisphérique. En partie haute est prévue une tubulure 24, à l'autre extrémité une lèvre 22 pour application sur la peau 23. Un ballon élastique 25 par exemple en caoutchouc, peut être gonflé par un col d'entrée 26 tra versant la tubulure 24 et y étant fixé pour tout moyen classique, par exemple, par collage de façon à éviter toute fuite possible entre le col du ballon et la tubulure. Le volume de la ventouse est donc divisé pour le ballon en un volume intérieur au ballon 28 et le volume 29 compris entre ballon, ventouse et peau du patient. Le ballon est gonflé préalablement et clos en 27 par tout moyen adéquat. Il se trouve sous pression équilibrant la pression atmosphérique externe et la tension propre du ballon. On peut garder la ventouse et la transporter en cet état. On la met ensuite en place et on met le ballon en communication avec l'atmosphère, par exemple, en coupant son col; la pression en 28 tombe à la pression atmosphérique, de sorte que le ballon prend une forme qui correspondra à un équilibre entre la pression atmosphérique (en 28) la tension propre du ballon 25 et la dépression ainsi créée en 29. Cette dernière sera d'autant plus grande que le ballon à l'état gonflé occupera une plus grande part du volume interne de la ventouse et que son élasticité lui permettra de revenir vers un volume aussi faible que possible une fois dégonflé. La figure 5 représente en coupe axiale une enceinte conforme à l'invention. Un corps cylindrique 31 est clos par un couvercle 32 vissé en 33, l'é- tanchéité étant assurée par un joint 34. La face intérieure 35 du couvercle est arrondie pour les raisons qui seront exposées ci-dessus. Le couvercle est percé de deux trous 36 et 37 sensiblement orthogonaux entre eux et mettant l'intérieur du cylindre 31 en communication avec l'ex- trieur, c'est-à-dire avec une tubulure 38, qui permet son raccordement à l'aide d'un tube 39 à un dispositif qui sera décrit ci-dessous. Le couvercle 32 est percé d'un trou axial 40 présentant un épaulement 41. Le couvercle est prolongé axialement autour du trou 40 par une saillie tubulaire 42 filetée sur laquelle vient se visser un bouchon 43 percé également axialement. Une tubulure 44 passe à la fois dans le trou 40 et dans le trou du bouchon 43 et présente deux épaulements dont l'un vient buter contre l'épaulement 41 du couvercle et l'autre contre le bouchon. Ce dernier serré assure donc le maintien de la tubulure. il est préférable, pour assurer une bonne étanchéité, d'intercaler le joint entre tubulure et couvercle. La tubulure 44 est percée d'un trou axial 46 mis en communication avec l'extérieur par l'intermédiaire d'un robinet à pointeau 47 et d'un tube 48; un autre trou orthogonal au trou 46 est percé dans la tubulure 44 et est raccordé à un tube 49 pouvant être luimême raccordé à un compresseur ou a toute autre source de gaz comprimé. Dans un trou axial du fond du cylindre 21 passe une pièce 50 vissée sur un-disque 51 couvrant le fond du cylindre et présentant une concavité vers le haut et le trou fileté axial dans lequel vient s'engager la partie filetée de la pièce 50. Cette dernière est percée de deux trous intercommunicants, sensiblement orthogonaux 52 et 53 mettant en communication l'intérieur du cylindre avec l'extérieur, c'est-à-dire avec une tubulure 54 pouvant être raccordée au tube 39 dont il a été question plus haut; le trou 53 traverse de part en part la pièce 50 et se termine de l'autre côté de la tubulure au raccord 54 par une partie filetée 55 dans laquelle peut venir se visser pour se raccorder un tube 56. Un ballon 57 en forme de doigt est fixé par un collier 58 à l'extré- mité intérieure de la tubulure 44. Quand on applique la pression en 59, le ballon 57 se gonfle et vient se plaquer contre les parois du cylindre 31 et les parties concaves du couvercle 32 et du disque 51. L'air compris entre le ballon et le cylindre s'échappant par 60, 61, 62 et 56. Ceci-s'opère en principe le robinet 47 fermé; mais si l'on veut ralentir le gonflage, on peut ouvrir le-robinet 47, de sorte qu'une partie du gaz comprimé arrivant en 59 s'échappant, on évite un gonflage trop rapide. Lorsque le ballon occupe la totalité de la cavité définie par le cylindre et les surfaces concaves, on ferme le robinet 47, on ferme la communication 59 par tout moyen non représenté. Dès lors, si l'on branche en 56 une enceinte dans laquelle on désire faire le vide, il suffira de mettre en communication le tube 59 avec l'atmosphere ou d'ouvrir le robinet 47 pour que le ballon se rétracte jusqu a une position où la pression régnant dans le cylindre et ladite enceinte (non représentée) et la tension mécanique interne du ballon équilibrent la pression atmosphérique régnant dans le ballon. On conçoit également que le tube 39 permet d'évacuer l'air qui pourrait se trouver bloqué entre le ballon et le-haut du cylindre lors du gonflage. On peut également, sans sortir du cadre de la présente invention, imaginer une enceinte sphérique ou hémisphérique, la cavité gonflable étant délimitée pour une demi-sphère et une membrane élastique diamétrale venant se plaquer par gonflage sur l'une des parois hémisphériques. On peut enfin utiliser plusieurs dispositifs en parallèle, de façon à utiliser un cylindre ou analogue pour faire le vide dans une enceinte extérieure pendant que l'on gonfle le ballon d'un autre cylindre; cette disposition permet de travailler en continu. Le dispositif présente également l'avantage de pouvoir travailler en circuit fermé en utilisant toujours le même gaz comprimé. REVENDICATIONS 1. Procédé pour la mise sous dépression d'une enceinte caractérisé en ce que l'on met sous pression une cavité dont les parois tendent élastique ment à s'opposer à un gonflage, et ceci jusqu a une pression où la cavité occupe la plus grande part de l'enceinte, en ce qu'on clot la cavité puis qu'on la met en communication avec l'atmosphère pour que les parois de la cavité viennent prendre élastiquement une position où la cavité présente un volume inférieur au précédent en créant une dépression dans le volume compris entre l'enceinte et la cavité. 2. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1 dans lequel une enceinte est divisée par une paroi tendant élastique ment à réduire une première cavité comprise d'un côté de cette paroi et à augmenter une seconde cavité située de l'autre côte, un dispositif pouvant mettre en cosmunication la première cavité avec l'atmosphère. 3. Dispositif selon la revendication 2 caractérisé par le fait que l'enceinte est constituée par une ventouse médicale. 4. Dispositif selon l'une des revendications 2 ou 3 caractérisé par le fait que la paroi mobile est un piston sollicité par un ressort de rappel et coulissant dans une enceinte à parois cylindriques ou prismatiques. 5. Dispositif selon l'une des revendications 2 à 4 caractérisé par le fait que la premiere cavité est délimitée par un ballon élastique. 6. Dispositif selon l'une des revendications 2 à 5 caractérisé par le fait que la cavité emplit la totalité du volume de l'enceinte et que cette dernière est mise en communication avec une seconde enceinte dans laquelle on désire faire le vide. 7. Dispositif selon la revendication 6 caractérisé par le fait que la première enceinte est conformée de façon que la cavité gonflée vienne se plaquer contre les parois. 8. Dispositif selon l'une des revendications 6 ou 7 caractérisé par le fait que divers points de la première enceinte sont reliés à l'extérieur pour élimination de l'air compris entre l'enceinte et la cavité au moment du gonflage.