La présente invention concerne un procédé pour le renouvellement de la bande de roulement d'un bandage pneumatique ou de caoutchouc plein usé, suivant lequel il est appliqué sur la carcasse préparée du bandage une couche de caoutchouc de liaison et sur celle-ci une bande de roulement en caoutchouc ayant été préparée, pour gros bandages à fortes saillies de préférence sous forme de segments ou saillies individuels se joignant les uns aux autres, les inclusions gazéiformes entre les couches appliquées sont évitées ou évacuées, et l'ébauche ainsi préparée est chauffée dans un autoclave pour la vulcanisation de la couche de caoutchouc de liaison. Dans les procédés connus, l'ébauche est enveloppée d1 une gaine de caoutchouc sur laquelle on fait agir, intérieurement ou extérieurement, une pression, afin que les inclusions gazeuses présentes dans la structure stratifiée de l'ébauche soient amenées à s'échapper. En outre, la stratification de l'ébauche est fixée par la gaine, en particulier pour l'état critique qui se crée lorsque, sous l'influence de la chaleur de vulcanisation, le caoutchouc de liaison devient plastique et meme, peu avant la vulcanisation, devient finalment liquide. Les gaines sont de fabrication coûteuse, elles se détériorent facilement et cessent alors d'etre étanches. Leur durée d'existence est limitée suivant la matière, la température de vulcanisation et le genre du traitement. D'autres procédés connus n'exigent sans doute plus de gaine de caoutchouc, mais ils ne conviennent que pour des types de bandage déterminés et nécessitent des mesures supplémentaires qui rendent le rechapage considérablement plus croûteux, On connaît aussi en principe la mesure consistant à exécuter, pour la fixation de la bande de roulement sur la carcasse, une surface rugueuse nécessaire sur la face inférieure de la bande de roulement, simultanément avec le profil de la chape dans la matrice à compression. Pour cela une matrice avec le profil négatif de la surface rugueuse désirée est pressée sur le caoutchouc brut dans la matrice à compression et y est maintenue pendant la vulcanisation.La matrice peut etre constituée comme pièce détachable, par exemple comme couche de tissu, ou encore directement sur la face intérieure d'une des moitiés de la matrice à compression, ou y être rapportée. En tout cas, la matrice est, à la fin de l'opération de compression, détachée de la surface rugueuse. La surface d'une face rugueuse obtenue de cette façon s'est toutefois avérée, après magasinage prolongé, au cours d'essais comme n'étant pas suffisamment adhérente. La tâche à accomplir suivant l'invention consiste à perfectionner le procédé mentionné au début de façon que l'ébauche puisse, de façon simple, sans la gaine utilisée jusqu'à présent pour le traitement en autoclave, être complètement préparée et chauffée pour vulcanisation de la couche de caoutchouc de liaison sans gaine dans l'autoclave. Comme solution de ce problème il est prévu suivant l'invention que sur la carcasse enduite de la couche de caoutchouc de liaison il est appliqué une bande de roulement ou un anneau de bande de roulement qui, à sa face inférieure, présente une surface rugueuse produite dans la matrice à compression et maintenue adhésive, composée de creux et saillies formant un réseau de voies, et que des inclusions gazéiformes éventuelles sont expulsées des couches par l'emploi de dépression, après quoi les ouvertures de sortie latérales des couches superposées sont hermétiquement fermées, ou ces inclusions sont chassées par emploi de pression mécanique exercée sur la bande de roulement. La combinaison des mesures précitées conduit à une simplification considérable du procédé mentionné au début et à l'abaissement de son prix de revient. Un rôle essentiel joue dans ce cas l'emploi d'une bande de roulement avec une surface rugueuse adhérente déjà obtenue dans la matrice à compression. L'opération consistant à rendre rugueuse la bande de roulement immédiatement avant sa mise en place est supprimée, de même que la perte de matière (caoutchouc) et un temps de main-d'oeuvre considérable pour le travail lui-même.D'ailleurs aucun travail à la machine ne peut être exécuté dans le cas d'emploi de mélanges de caoutchouc à grande résistance à l'arrachement et de bandages à fortes saillies ou de segments de bande de roulement, sauf si l'an emploie un renforcement spécial sous le caoutchouc et un mélange de caoutchouc qui en retour entraîne une dépense indésirable de matiere et une élévation de la température d'utilisation du bandage rechapé, et cela sans aucun gain en profondeur de profil. Dans la mise en rugosité à la machine de bandes de roulement, seule une rugosité fine peut être obtenue, de sorte que des obturations par la colle d'un réseau possible de chemins, entrainant le risque d'inclusions regrettables de particules gazeuses ou liquides, sont à craindre. Cela conduit à des pièces de rebut en raison de la formation de soufflures et de parties creuses dans la couche de caoutchouc de liaison vulcanisée. La surface rugueuse obtenue dans la matrice à compression forme au contraire un réseau de chemins très efficace pour l'évacuation d'inclusions éventuelles, grâce aux intervalles déterminables entre les saillies et les creux, et aussi à la hauteur pouvant être choisie des saillies et des creux. Le caoutchouc de liaison peut alors très bien couler dans les parties creuses de la surface rugueuse, alors que dans le cas de la rugosité obtenue jusqu'à présent, la face inférieure de la bande de roulement était simplement entaillée, de sorte que le caoutchouc de liaison devait en coulant rester à la surface. Suivant l'invention il est créé une couche de transition entre la bande de roulement et la couche de caoutchouc de liaison, qui présentent l'une et l'autre des valeurs physiques différentes. Plus la couche de transition, c'est-à-dire la couche formée par le recouvrement des deux matières, est profonde, plus intime et résistante est la liaison pouvant être obtenue par la vulcanisation, et plus grande est aussi la force adhésive par laquelle la bande de roulement est maintenue par la couche de caoutchouc de liaison non encore vulcanisée.La constitution en couches de l'ébauche reçoit ainsi une fixation suffisante grâce au collage beaucoup plus intense des couches produit par la surface rugueuse réalisée dans la matrice à compression. Par ce moyen, la surface rugueuse, dont la rugosité est fortement accrue et qui est par suite beaucoup plus efficace, se charge désormais de la fonction de la gaine de caoutchouc utilisée jusqu'à présent. I1 est sans doute très important que la surface rugueuse obtenue dans la matrice à compression conserve sa faculté de liaison, c' est-à-dire que même après un certain temps de magasinage la surface rugueuse puisse assurer par vulcanisation une liaison intime avec le caoutchouc de liaison. De préférence la surface rugueuse de la bande de roulement sera, après enlèvement de la matrice si une telle est employée, badigeonnée avec une solution connue d'un mélange de caoutchouc de liaison non vulcanisé, dissous dans benzine, benzol, etc. peu de temps après que la bande de roulement aura été retirée de la matrice.La solution lie alors les molécules non saturées dans la partie superficielle de la surface rugueuse, dont la structure est ouverte en effet par l'arrachage de la face rugueuse hors du contact de la face métalliquement pure de la ma trice à compression, et il se forme ainsi une association physicochimique, c' est-à-dire un échange d'ions entre les ponts H des groupes sulfidryles. La surface de la solution appliquée reste ainsi activée, et elle peut éventuellement être activée à nouveau par une seconde application de la solution immédiatement avant la pose de la bande de roulement sur la carcasse. Après application de la solution sur la face rugueuse de la bande de roulement, une pellicule de protection sera utilement collée sur la surface rugueuse; cette pellicule sera enlevée avant que la bande de roulement puisse être placée sur la carcasse. Dans le cas d'emploi d'un tissu ou pièce similaire comme matrice, il est en principe également possible de diminuer la perte de pouvoir agglutinant en ayant soin d'enlever le tissu de la surface rugueuse immédiatement avant l'emploi de la bande de roulement. Pour réaliser la constitution en couches de l'ébauche, la couche de caoutchouc de liaison sera posée de préférence à l'état plastique. Car la plasticité confère à la couche de caoutchouc de liaison le degré de capacité d'écoulement nécessaire pour l'écoulement dans la surface rugueuse. L'état plastique s'obtient soit par l'emploi de caoutchouc de liaison frais, soit par échauffement du caoutchouc de liaison, soit par des additions appropriées à la couche de caoutchouc.Par l'écoulement du caoutchouc de liaison dans la surface rugueuse il est créé déjà une liaison intime entre la carcasse, le caoutchouc de liaison et la bande de roulement avant la vulcanisation, et cela est une condition préalable importante pour que des moyens auxiliaires tels que l'emploi d'une gaine de caoutchouc ou système analogue soient superflus lors de la Yulcanisation. Par le traitement à la chaleur et à la pression dans l'autoclave, l'opération d'écoulement du caoutchouc de liaison est amenée à sa fin. La bande de roulement sera, le plus possible sous forme d'un anneau, appliquée sur la carcasse enduite d'une couche de caoutchouc de liaison, de préférence sous prétension. Pour la préparation de l'ébauche en vue du traitement en autoclave il existe plusieurs procédés recommandables : On peut appliquer au rouleau la bande de roulement, sans inclusion d'air, sur la carcasse enduite de caoutchouc de liaison, en partant toujours du milieu et en progressant vers les bords, afin que les inclusions puissent couri vers les orifices d'entrée latérales et de là s'échapper. Cette évacuation est facilitée par la mise en place d'une bande de roulement sous tension préalable. Les ouvertures de sortie des couches peuvent ensuite être bouchées hermétiquement, pour d'une part éviter une nouvelle pénétration d'inclusions dans la structure en couches, et d'autre part obtenir par la fermeture hermétique des ouvertures de sortie une fixation supplémentaire de la forme stratifiée de l'ébauche. Dans des cas particuliers, par exemple dans le cas d'utilisation de bandes de roulement à fortes saillies, en particulier sous forme de parties en saillie individuelles ou de segments, il est recommandable d'appliquer de façon libre sur l'ébauche une gaine dite de confection (à ne pas confondre avec la gaine de caoutchouc coûteuse en usage jusqu'à présent) et l'étanchéifier latéralement sur le bandage, puis la mettre sous vide et appliquer au rouleau la matière de la bande de roulement posée librement. Avec ce mode de procéder on peut, même dans le cas d'une sous-couche de caoutchouc très mince, rendre possible un enroulement sans inclusions d'air de la bande de roulement sur la carcasse. L'évacuation des inclusions se fait par les réseaux de chemins maintenus libres sur le côté du bandage.La gaine est alors enlevée, et les ouvertures de sortie des couches sont le cas échéant étanchéifiées. Pour l'évacuation des inclusions d'air et en même temps pour le maintien de la bande de roulement sur la carcasse, on peut entourer cette bande de roulement d'une bande élastique en caoutchouc ou matière plastique, qui sera autant que possible perforée, ou d'un filet élastique. La section transversale de la bande de tension diminue en allant du milieu vers les cotés, de sorte qu'il se produit une baisse de tension automatique vers les bords, qui est encore accru par la courbure de la carcasse. L'évacuation des inclusions gazeuses hors des couches de l'ébauche peut être encore facilitée par le fait que les inclusions sont dirigées par des canaux conduisant vers les cotés de la bande de roulement, et qui ont pu être réalisés dans la surface rugueuse en même temps que celle-ci dans la matrice à compression. On devrait, pendant la confection et la vulcanisation, tenir la carcasse montée sur une jante et mise sous pression d'air comprimé. Cela est particulièrement à recommander dans le cas des carcasses ayant tendance à se rétrécir. Comme agent de chauffage dans l'autoclave, il convient d'employer outre l'eau, également l'air chaud, en particulier de l'air humide, et la vapeur. Si la carcasse à rechaper est détériorée dans le bandage, on peut employer une bande de roulement consistant en une partie su périeure et une partie inférieure, la partie inférieure présentant des garnitures en toile métallique, tissu de matière synthétique, etc. Pour réaliser ce procédé de façon économique et sure, la partie inférieure et la partie supérieure de la bande de roulement sont, en tant que pièces indépendantes, exécutées chacune, déjà dans la matrice à compression, avec des faces rugueuses dans les cotés de liaison puis, avec intercalation d'un autre mélange de caoutchouc, placées l'une après l'autre sur la carcasse. Comme par suite des garnitures la partie inférieure n'est pas extensible, la périphérie de la carcasse doit, lors de l'adjonction à la carcasse de la partie inférieure annulaire, être réduite, par exemple par pliage de la carcasse pendant l'application, en plusieurs endroits le long de la périphérie de la carcasse. Si la bande de roulement est, déjà sous forme d'un anneau fermé, appliquée sur la carcasse préparée, il existe le risque pour la couche de caoutchouc de liaison d'être irrégulièrement répartie, ou que la bande de roulement adhère fixement à la couche de caoutchouc de liaison avant d'être à la place' désirée D'autres procédés connus exigent un travail de machine relativement considérable, sinon il se produit fréquemment de fâcheux balourds par suite de la répartition irrégulière de la matière de la bande de roulement sur le pourtour de la carcasse. I1 est en conséquence prévu selon l'invention que la bande de roulement annulaire soit, immédiatement avant sa pose sur la carcasse, soumise à un allongement dans le sens périphérique qu'elle conservera momentanément sans agent d'étirage, de façon que le diamètre de la bande de roulement annulaire allongée soit plus grand que le diamètre de la carcasse. D'après ce procédé selon l'invention, pour lequel la protection est demandée indépendamment des autres sections de procédé et caractéristiques précédemment décrites, la bande de roulement annulaire est, immédiatement avant sa pose sur la carcasse, mise dans un dispositif d'étirage simple et très fortement allongée, de sorte que lorsqu'elle est retirée du dispositif d'étirage elle présente momentanément une extension libre d'environ 3 à 4 /0, qui permet de poser la bande de roulement annulaire sans autre moyen auxiliaire sur la carcasse, de préférence dans la position horizontale de la carcasse, en bon ordre relativement à la périphérie de la carcasse. L'extension libre de, par exemple, 4 ;O diminue rapidement de façon continue jusqu a environ 1 ou G d'allon- gement restant.En tout cas le temps restant disponible après l'o- pération d'étirage, et pendant lequel se maintient momentanément l'extension libre, est suffisant pour placer la bande de roulement annulaire de façon simple sur la carcasse. La mesure du bref allongement nécessaire de la bande de roulement annulaire dépend de différents facteurs, en particulier du degré de l'extension libre désirée et de la composition du caoutchouc de la bande de roulement. Dans des essais pratiques avec une matière de bande de roulement courante du commerce, il est apparu par exemple qu'un étirage de 100 % avait laissé une extension libre d'environ 4 SE cependant, des degrés d'étirage moindres se sont aussi montrés suffisants. Comme l'opération d'étirage et également l'état d'allongement libre momentané affectent toutes les parties de la bande annulaire, la disparition progressive de l'allongement, à part une valeur restante, se fait aussi partout régulièrement le long de la périphérie de l'anneau, de sorte que des balourds ne peuvent pas se produire. On peut donner au diamètre de la bande de roulement annulaire non étirée la même dimension qu'au diamètre de la carcasse. Dans ce cas, le reste de l'allongement libre, qui ne représente qu'un très minime pourcentage, pourrait être facilement compensé par le roulage de la bande de roulement annulaire mise en place. I1 est cependant préférable que le diamètre de la bande de roulement annulaire soit, avant l'étirage, plus petit que le diamètre de la carcasse, soit au moins d'un pour cent. Cela a pour conséquence qu'après la disparition de l'extension libre il ne reste aucune surmesure, et les diamètres de la bande annulaire et de la carcasse sont égaux.Le choix d'un diamètre de la bande de roulement annulaire plus petit de plus de 1 % avant l'étirage conduit finalement à ce que la bande annulaire se trouve placée avec tension sur la carcasse, puisque le diamètre de la bande annulaire est, après la disparition de l'allongement libre, plus petit que le diamètre extérieur de la carcasse. Dans ce cas se trouve réuni l'avantage de la pose facile de la bande de roulement annulaire, à laquelle a été donné un allongement libre momentané, à une autre amélioration, en ce que la bande de roulement annulaire se trouve serrée sur la carcasse. ssn outre, on obtient ainsi une évacuation automatique des particules gazeuses hors des interstices.Car l'application de la bande de roulement sur la carcasse bombée commence, vue en coupe transversale, en son milieu et augmente progressivement vers les côtés, de sorte que les particules gazeuses sont chassées latéralement et ne peuvent pas être enfermées. Si pour cela une pression supplémentaire est encore nécessaire, on peut éventuellement utiliser en outre une bande de pression ou un filet élastique, comme mentionné plus haut. Si pour la mise en place de la bande de roulement annulaire on préfère une différence seulement minime des diametres de la bande annulaire et de la carcasse, il est alors recommandable de recouvrir la couche de caoutchouc de liaison, avant la mise en place de la bande de roulement annulaire, d'une pellicule glissante en matière synthétique qui devra, après cette mise en place, être retirée des couches appliquées. Cet enlèvement aura lieu utilement aussitôt après la pose de la bande de roulement annulaire, avant que l'extension libre de celle-ci diminue à nouveau. La pellicule glissante est de préférence suspendue librement comme une nappe de table au-dessus du bandage disposé horizontalement, de façon que les parties marginales de la pellicule glissante recouvrent la périphérie de la carcasse au moins jusqu'à son milieu.Une entaille médiane dans la pellicule peut servir au centrage facile de la pellicule relativement au bandage. Pour le cas également où la bande de roulement annulaire est revêtue de la couche de caoutchouc de liaison, la pellicule de glissement est étendue sur la carcasse. Le procédé selon l'invention va être dans. ce qui suit expliqué plus en détail à l'aide des dessins, dans lesquels La figure I est une représentation perspective d'une bande de roulement annulaire avec face rugueuse produite dans la matrice à compression. La figure 2 est une vue perspective d'un segment de bande de roulement, avec face rugueuse produite dans la matrice sur la face inférieure et sur les bords. La figure 3 est une coupe transversale menée à travers une bande de roulement avec face rugueuse produite dans la matrice à compression. Les figures 4 à 7 représentent des fractions d'une surface rugueuse produite dans la matrice, mais avec des formes de surface rugueuse différentes. La figure 8 montre en coupe transversale une ébauche avec une bande de roulement composée d'une partie inférieure et d'une partie supérieure. La figure 9 est une vue en coupe transversale d'un bandage confectionné ou ébauche, où pour le bandage de la moitié gauche du dessin les bords finissant de la bande de roulement sont mis sous tension, et dans la moitié droite du dessin il est représenté un bandage recouvert d'une gaine de confection. La figure 10 est la représentation schématique d'une carcasse lors du soulèvement de la partie inférieure d'une bande de roulement. La figure 11 est la représentation schématique d'un dispositif d'étirage qui peut être utilisé dans la première phase de l'application d'une bande de roulement annulaire sur une carcasse. La figure 12 est une vue latérale schématique de la seconde phase, où une bande de roulement annulaire étirée est placée sur une carcasse. La figure 13 est une vue en coupe de la carcasse dans la seconde phase, où il est utilisé une pellicule glissante. La figure 14 est une vue latérale schématique d'une carcasse dans la troisième phase, où la bande de roulement annulaire est appliquée fixement à la carcasse. La bande de roulement annulaire 1, représentée à la fig 1, prét sente sur son côté intérieur une face rugueuse 3 et à sa face extérieure un profil 2 qui, l'un et l'autre, ont été formés simultanément avec la fabrication de la bande de roulement 1 dans la matrice sous pression. Le segment de bande de roulement 4 à fort profil 2, représenté à la figure 2, présente aussi une face intérieure rugueuse 3, avec des faces de bord rugueuses 5, 6 où une liaison au moyen de caoutchouc de liaison devra également être effectuée. Suivant le genre et la forme de la matrice, les faces rugueuses 3 ont la structure choisie, la dimension à déterminer et présentent l'intervalle à définir des saillies 14 et des creux entre celles-ci 15 (voir fig. 4 à 7). Même des saillies dépouillées (de forme rétentive) 15 peuvent être réalisées, comme le montre la figure 6. La figure 7 montre par exemple une structure de la face rugueuse 3 obtenue par simple impression de creux irréguliers que-porte la moitié supérieure de la presse, c'est-à-dire le couvercle de la matrice. I1 est clair qu'une face rugueuse 3 d'un tel genre constitue un réseau de chemins supérieur pour l'évacuation des particules gazeuses et liquides hors de la constitution stratifiée d'un bandage confectionné. On a représenté à la figure 8 la constitution stratifiée d'un bandage confectionné, dont la carcasse 8 est recouverte d'une bande de roulement droite ou annulaire 1 composée d'une partie supérieure la et d'une partie inférieure lb munie de garnitures 11. La partie inférieure lb sert au renforcement de la carcasse 8 dont les ceintures étaient endommagées et avait été entièrement ou partiellement enlevées à la meule au cours de la préparation de la carcasse 8 en vue du rechapage. La partie inférieure lb présente de tous côtés des faces rugueuses produites de préférence dans la matrice à pression.Car le côté inférieur de la partie inférieure lb sera, au moyen d'une couche de caoutchouc de liaison 10, reliée au côté supérieur de la carcasse 8, tandis qu'une autre couche de caoutchouc de liaison 9 appliquée tout autour de la partie inférieure lb et qui s'étend aussi, comme représenté, sur toute la partie inférieure lb relie la partie supérieure la à la partie inférieure lb et aussi, par les bords de la bande de roulement, à la carcasse 8. Une application de matière 12 est destinée, comme le montre la figure, à fermer les places de sortie latérale 12a de la constitution stratifiée, avant qu'on applique suivant une des manières citées la dépression pour qu'elle agisse sur cette constitution stratifiée du bandage confectionné dans le but d'éliminer les inclusions éventuelles de forme gazeuse ou liquide. La figure 9 montre dans sa partie gauche comment on peut, par intercalation d'une bande de caoutchouc de liaison 12 sous les bords finissant 13 de la bande de roulement droite ou annulaire 1, produire à cet endroit une prétension pour la fixation de la constitution stratifiée sur la carcasse 8. La partie droite de la figure 9 montre comment on peut, en particulier dans le cas de profil à fortes saillies, avec un souscaoutchouc mince (non représenté ici), évacuer pratiquement les inclusions liquides ou gazeuses sous une gaine de confection 13 qui est mise sous vide, tandis qu'on agit sur la bande de roulement 1, ou sa partie supérieure la après que celle-ci a été posée librement, avec un rouleau en commençant au milieu et en progressant vers les côtés. La gaine de confection 13 est rendue étanche, de façon pratique, au talon 16 avec une jante, et les inclusions sont retirées par la voie d'un canal 15 qui est formé devant un anneau 14. Avant la mise de l'ébauche dans l'autoclave, cette gaine est enlevée. La figure 10 montre de façon purement schématique qu'il faut réduire l'enveloppe périphérique et par suite le diamètre de la carcasse 8 quand la partie non extensible lb de la bande de roulement 1 doit être appliquée sur la carcasse 8. Le rapetissement de la carcasse 8 peut être effectué par exemple au moyen des barres esquissées 18, qui sont pressées par voie mécanique, en une disposition symétrique, dans la périphérie de la carcasse, ce qui rend possible la mise en place de la partie inférieure lb. D'après un procédé particulier pour la mise en place d'une bande de roulement de forme annulaire sur une carcasse 22, -la bande de roulement annulaire 21 munie d'une face rugueuse préformée est soumise à une extension d'environ 100 % (suivant le mélange de caoutchouc, la forme du profil, 11 épaisseur du caoutchouc de la bande de roulement, l'extension libre désirée), en ce que la bande de roulement annulaire 21 est placée sur deux rouleaux 23, et un rouleau 25 pouvant être déplacé, par voie électrique ou hydraulique, dans le sens de la flèche 24, et la bande est étirée par le déplacement approprié du rouleau 25.Par l'effet de cette brève extension, la bande de roulement annulaire 21 présente immédiatement après sa libération un allongement libre dans le sens péri sphérique d'environ 4 %, par exemple, lequel va diminuer à nouveau progressivement jusqu'à une valeur restante d'environ 1 %, qui est atteinte à bref délai Si le diamètre intérieur de la bande de roulement annulaire 21 est aussi grand que le diamètre de la périphérie de la carcasse 22 revêtue d'une couche de caoutchouc de liaison 26, ou plus petit, par exemple de 1 à 2 %, que ce diamètre de carcasse, la bande de roulement annulaire 21 (fig. 12) pourra être glissée sans peine sur la carcasse 22 enduite du caoutchouc de liaison 26, cependant que par suite de l'extension momentanée il se sera produit un petit intervalle entre la carcasse 22 et la bande de roulement 21. Dans ce cas il est essentiel que la bande de roulement annulaire 21 soit appliquée sur la carcasse 22 immédiatement après l'opération d'étirage. Dans le cas de diamètres primitivement égaux, et dsun allongement libre momentané de 12 cm sur la périphérie, l'intervalle est d'environ 2 cm, de sorte qu'un glissement sans obsta cle de la bande de roulement annulaire 21 sur la carcasse 22 est possible. Par suite de la diminution de l'allongement on arrive à bref délai, suivant le choix du diamètre avant étirage, à la phase représentée à la figure 14, où la bande de roulement annulaire 21 est appliquée serrée sur la carcasse enduite du caoutchouc de liaison 26. La mise en place de la bande de roulement annulaire 21 peut être effectuée sans moyens auxiliaires particuliers, et le rapport des diamètres existant immédiatement après étirage donne la possibilité, par un déplacement de réglage approprié relativement à la carcasse 22, d'amener la bande de roulement annulaire 21 à une position exactement centrée sur la carcasse 22. On suspend toutefois pour plus de commodité, pour pouvoir glisser la bande de roulement annulaire 21 sans précaution particulière sur la carcasse 22, une pellicule glissante 27, de préférence en un tissu très fin, ajustable avec souplesse, fait de matière synthétique, avec une entaille de centrage médiane 28 (fig. 13), au-dessus de la carcasse 22 placée horizontalement. Après mise en place de la bande de roulement annulaire 21, la pellicule glissante 27 s'enlève sans peine de l'ébauche. Un autre avantage essentiel de l'invention consiste en ce qu'on peut employer la même dimension de bande de roulement annulaire pour le champ de tolérance tout entier des carcasses d'une grandeur de bandage, c'est-à-dire qu'on peut réaliser la compensation nécessaire par un étirage correspondant. Une fois atteinte la troisième phase suivant figure 14, l'ébauche ainsi préparée peut, pour la vulcanisation de la couche de caoutchouc de liaison 16, être introduite dans un espace sous pression et chauffée. En cas de besoin, un traitement sous dépression d'un genre quelconque peut encore être appliqué pour évacuer les inclusions gazeuses éventuelles pouvant se trouver entre les couches superposées. I1 est possible aussi, avant le chauffage dans l'espace sous pression, de relier la bande de roulement annulaire 21, dans la région des places de sortie latérales de la couche de caoutchouc de liaison 26, à la carcasse 22 de façon solide et étanche, par voie mécanique ou chimique, pour empêcher un glissement éventuel de la bande de roulement annulaire 21, * la couche de caoutchouc de liaison 26 devenait liquide immédiatement avant la vulcanisation. Si le diamètre intérieur de la bande de roulement annulaire 21 a été choisi plus petit que le plus grand diamètre extérieur de la carcasse bombée 22, il se produit comme exposé déjà plus haut, une évacuation des particules gazeuses hors des espaces intermédiaires; cette évacuation se fait automatiquement parce que la bande de roulement annulaire 21 s'applique sur la carcasse 22 progressivement du milieu vers les côtés. Cette évacuation est favorisée par le réseau de chemins existant dans la surface rugueuse préformée. Pour la mise en place de la bande de roulement annulaire, la carcasse sera posée, de façon commode, sur une table de centrage dont le dessus est en forme d'entonnoir, de sorte que des carcasses de grandeur différente peuvent être couvertes sur la même table. La bande de roulement annulaire peut glisser jusqu'8 la face de réception oblique; elle prend alors toujours une position centrée relativement à la carcasse. RhViEDICAT10N5 1 - Procédé pour le renouvellement de la bande de roulement d'un bandage pneumatique ou de caoutchouc plein usé, suivant lequel il est appliqué sur la carcasse préparée du bandage une couche de caoutchouc de liaison et sur celle-ci une bande de roulement en caoutchouc ayant été préparée, pour gros bandages à fortes saillies de préférence sous forme de segments ou saillies individuels se joignant les uns aux autres, les inclusions gazéiformes entre le-s couches appliquées sont évitées ou évacuées, et l'ébauche ainsi préparée est chauffée dans un autoclave pour la vulcanisation de la couche de caoutchouc de liaison, caractérisé par le fait que sur la carcasse enduite de la couche de caoutchouc de liaison est appliquée une bande de roulement droite ou annulaire, qui à sa face inférieure présente une surface rugueuse produite dans la matrice à compression simultanément avec la bande de roulement et maintenue capable d'adhérence, cette surface rugueuse étant composée de saillies et de creux formant un réseau de chemins, et que des inclusions gazeuses éventuelles sont évacuées hors des couches par l'emploi de dépression, après quoi les ouvertures de sortie latérales des couches superposées sont fermées de façon étanche ou sont chassées par pression exercée par voie mécanique sur la bande de roulement. 2 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que la capacité de liaison de la surface rugueuse de la bande de roulement est maintenue par le badigeonnage de cette surface avec une solution d'un mélange de caoutchouc immédiatement après l'en vivement de la bande de roulement hors de la matrice. 3 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que sur les faces de la matrice produisant les surfaces rugueuses, ou directement sur les surfaces de l'ébauche mise dans la matrice, il est appliqué un agent retardant la réaction de vulcanisation, afin de maintenir la capacité de liaison des surfaces rugueuses finies. 4 - Procédé suivantl'une des revendications précédentes 1 à 3, caractérisé par le fait que l'ébauche, soit le remplissage du moule pour la fabrication de la bande de roulement annulaire, est mis dans le moule sous pression par la voie d'un procédé de moulage par injection. 5 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que les inclusions gazeuses sont évacuées par des canaux conduisant au côtés de la bande de roulement, qui sont produits, dans la surface rugueuse, en même temps que celle-ci dans le moule sous pression. 6 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait qu'une bande de roulement consistant en une partie supérieure et une partie inférieure est placé sur la carcasse, la partie inférieure présentant des garnitures ou bandages en toile d'acier, tissu de matière synthétique ou matière analogue. 7 - Procédé suivant la revendication 6, caractérisé par le fait que la partie inférieure et la partie supérieure de la bande de roulement sont produites chacune dans le moule sous pression comme pièces indépendantes avec surface rugueuse sur les côtés de liaison, et posées sur la carcasse l'une après l'autre avec intercalation d'une autre couche de caoutchouc de liaison. 8 - Procédé suivant l'une des revendications précédentes 1 à 7, caractérisé par le fait que la couche de caoutchouc de liaison est appliquée à l'état plastique. 9 - Procédé suivant l'une des revendications k à 8, caractérisé par le fait que l'étanchéité latérale des couches de l'ébauche est obtenue par une application de matière, par exemple de caoutchouc de liaison, ou par le recouvrement au. moyen de bandes de pellicule collées. 10 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 9, caractérisé par le fait que la bande de roulement annulaire est, avant sa pose sur la carcasse, soumise à une opération d'étirage qui lui donne dans le sens périphérique une extension que cette bande de roulement annulaire conserve momentanément sans l'emploi de moyens d'extension, de façon que le diamètre de la bande de roulement annulaire allongée est plus grand que le diamètre de la carcasse. ll - Procédé suivant la revendication 10, caractérisé par le fait que l'allongement libre momentané résultant de l'étirage de la bande de roulement annulaire est, immédiatement après l'étirage, d'environ 3 à 4 %. 12 - Procédé suivant la revendication 10 ou 11, caractérisé par le fait que le diamètre de la bande de roulement annulaire est avant étirage plus petit que le diamètre de la carcasse. 13 - Procédé suivant la revendication 12, caractérisé par le fait que le diamètre de la bande de roulement annulaire est d'au moins 1 % plus petit que le diamètre de la carcasse. 14 - Procédé suivant l'une des revendications iO à 13, caractérisé par le fait que la carcasse enduite de la couche de caoutchouc de liaison est, avant l'application de la bande de roulement annulaire, munie d'une pellicule glissante en matière synthétique qui, après mise en place de la bande de roulement annulaire, est retirée des couches appliquées. t5 - Procédé suivant la revendication 14, caractérisé par le fait que la pellicule glissante est étalée comme une nappe de table sur la carcasse placée horizontalement, de façon que les régions marginales de la pellicule glissantes recouvrent la périphérie de la carcasse au moins jusqu'à son milieu, et que la pellicule glissante présente au centre une entaille de centrage. 16 - Procédé suivant l'une des revendications 10 à 15, caractérisé par le fait que la bande de roulement annulaire est glissée sur la carcasse posée sur une table de centrage, et poissée vers le bas jusqu'à ce que le bord inférieur de la bande de roulement annulaire s'applique tout autour sur la surface oblique de réception et de centrage de la table de centrage.