La présente invention concerne la formation d'images par mise en oeuvre d'ultrasons. Elle concerne plus particulièrement la formation d'images internes d'objets, optiquement opaques, par échographie ultraso nore Un dispositif selon 1-' invention permet de former, de façon instantanée et continue, des représentations visibles de la section d'un corps hétérogène présentant des discontinuités, même mobiles. Un tel dispositif est particulièrement adapté à des applications médicales car il permet d'observer des structures anatomiques internes d'un être vivant sans perturbation sensible. Bien entendu, le disposi#tif d'échographie ultrasonore selon l'invention a d'autres applications que ltobservation médicale, mais c'est à cette dernière application, qui présente les plus grandes exigences, que l#e dispositif est particulièrement appro prié. On connaît déjà des dispositifs d'échographie ultrasonore permettant la formation d'images d'objets internes, optiquement opaques. Ces dispositifs diffèrent entre eux essentiellement par la forme et le principe de fonctionnement du capteur à ultrasons. Les appareils à sonde plane à faisceaux parallèles comportent un émetteur-récepteur d'ultrasons, constitué par une ou deux séries de transducteurs élémentaires disposés côte à côte, chaque transducteur élémentaire réalisant la conversion de lténergie électrique reçue en vibrations ultrasonores émises et/ou la conversion de lténergie ultrasonore reçue en tension électrique dis ponible, et un ensemble de commutation qui alimente successivement et cycliquement les différents transducteurs en impulsions électriques en provenance d'un générateur d'impulsions, pour produire ltémission d'impulsions ultrasonores par les transducteurs, et qui aiguille les signaux électriques résultant de la conversion des échos ultrasonores renvoyés par objet observé et captés par les transducteurs, successiveme#nt et cycliquement vers des moyens de traitement des signaux qui alimentent un dispositif de visualisation. L'analyse sectorielle d'une coupe peut être obtenue soit au moyen d'un émetteur-récepteur de petites dimensions vibrant mécaniquement, soit au moyen d'un émetteur-récepteur fixe générant un faisceau d'analyse réfléchi par un miroir vibrant, soit par une barrette de transducteurs excités selon des séquences programmées, de telle sorte que le faisceau d'ultrasons, focalisé, ait une direction variable et que la zone d'analyse soit sectorielle. Les dispositifs antérieurs qui mettent en oeuvre des sondes à faisceaux non focalisés, utilisent des faisceaux ultrasonores divergents puisqu'il n'y a pas compensation de la diffraction. La -section de chaque faisceau d'analyse augmente à mesure que l'on s'éloigne du transducteur émetteur. De ce fait deux objets réfléchissants, de section inférieure à celle du faisceau d'analyse, ne sont pas différencié#s. La plus petite section que le système puisse former détermine la définition du système. L'invention a pour but d'obtenir, par un mode de réalisation très simple, des performances analogues aux dispositifs antérieurs, tout en étendant les applications médicales de ces dispositifs par diminution de la zone de la surface du corps humain traversée par les ultrasons. En effet les appareils antérieurs à sonde plane comportent soit un ensemble simple fournissant des images de définition très insuffisante (environ 6 à 10 mm), soit un ensemble très complexe piloté dans certains cas par un ordinateur puissant, élaborant des images ayant une définition proche de la valeur théorique de la moitié de la longueur d'onde des ultrasons mis en-oeuvre. Dans les deux cas, la surface totale de la sonde en contact 2 avec le milieu biologique est importante (10 cm environ). La zone de contact des sondes à balayage mécanique sectoriel est plus réduite que précédemment; cependant cet avantage est largement contrebalancé par les inconvénients inhérents aux systèmes mécaniques (usure, vibration, cadence lente). L'invention a pour objet une sonde à balayage électronique conçue de façon que tous les faisceaux d'analyse passent par une même zone de l'espace, de section voisine à celle d'un faisceau élémentaire, située à l'interface sonde-corps à analyser. Selon l'invention, la sonde cumule les avantages des systèmes à sonde non focalisée à commutation électronique (cadence d'images rapide), ceux des systèmes à balayage mécanique (surface de 2 contact réduite à 1 cm environ) et certains de ceux des systèmes à balayage et focalisation électronique (focalisation et grande profondeur de champ). Un dispositif pour former des images par échographie ultra sonore, selon l'invention, comprend, à la manière connue, une ou deux séries de transducteurs individuels émettant, en réponse à des signaux électriques d'excitation, des signaux ultrasonores vers un objet à examiner et/ou transformant des signaux ultrasonores reçus en signaux électriques, des moyens pour appliquer des signaux électriques d'excitation à la série de transducteurs unique ou à la série réalisant l'émission de signaux ultrasonores et des moyens pour réaliser la formation d'une image à partir des signaux électriques fournis par la série de transducteurs unique ou la série de transducteurs réalisant la réception des signaux ultrasonores, et est caractérisé par le fait que la série unique ou chaque série de transducteurs est disposée suivant une bande recourbée et qu'il comprend un écran opaque aux ultrasons passant par le centre de courbure de la bande ou de chaque bande recourbée et percé d'un orifice autour du ou de chaque centre de courbure. De préférence on prévoit, pour améliorer la qualité de l'image, soit une lentille occupant l'orifice de l'écran lorsque le dispositif comporte une seule série de transducteurs effectuant la conversion d'énergie électrique en énergie ultrasonore et réciproquement et un seul orifice dans l'écran, soit une lentille dans chaque orifice lorsque le dispositif comprend deux séries de transducteurs, l'un pour l'émission d'ondes ultrasonores et l'autre pour la réception des ondes ultrasonores et écran est percé de deux orifices.Il s'agit de lentilles pour les ultrasons; dans le premier cas cette lentille convient à la focalisation des ultrasons émis, d'une part, et réfléchis, d'autre part, alors que dans le second cas la lentille qui occupe le centre de courbure de la série de transducteurs-émetteurs d'ultrasons est conçue pour focaliser le faisceau ultrasonore émis, tandis que la lentille qui est placée au centre de courbure de la série de transducteurs recevant le faisceau ultrasonore réalise la focalisation de ce faisceau. deux deux L'intérêt essentiel de la mise en oeuvre de/lentilles consiste à augmenter la profondeur de champ de la sonde,c'est-à-direla zone d'exploration dans laquelle au moins un des faisceaux ultrasonores garde une section inférieure à une valeur déterminée par la définition souhaitée. L'invention pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que des des sins ci-annexés, lesquels complément et dessins sont, bien entendu, donnés surtout à titre d'indication. La figure 1 représente schématiquement une portion d'un dispositif à une seule série de transducteurs disposés suivant une bande plane selon la technique antérieure. La figure 2 représente schématiquement une portion d'un dispositif selon l'invention à une seule série de transducteurs disposés suivant une bande courbe et avec un écran percé d'un orifice autour du centre de courbure de ladite bande courbe (seuls ont été matérialisées les positions extrêmes des faisceaux émis, à des époques différentes, respectivement par les transducteurs 12a et 12b). La figure 3 illustre l'effet de la fente sur la géométrie du faisceau ultrasonore d'émission dans le secteur analysé. La figure 4 illustre l'effet de la fente sur la géométrie du faisceau réfléchi par un obstacle plan, dans la zone comprise entre la fente et le transducteur-récepteur. Les figures 5 à 8 illustrent schématiquement le trajet du faisceau ultrasonore dans le cas de transducteurs disposés suivant des bandes courbés, respectivement dans les quatre cas suivants - sans écran (figure 5), - avec un écran percé d'un orifice (figure 6), - avec un-écran percé d'un orifice dans lequel est disposée une lentille (figure 7), - avec un écran percé de deux orifices dans lesquels sont disposées deux lentilles qui sont traversées l'une par le faisceau ultrasonore émis et vautre par le faisceau ultrasonore réfléchi, dans le cas d'un dispositif qui comporte deux séries de transducteurs (figure 8). Les figures 9 et 10 représentent schématiquement deux dispositifs selon l'invention, la figure 9 correspondant au cas d'une barrette unique pour l'émission et la réception ultrasonores et la figure 10 au cas où l'on prévoit deux barrettes distinctes pour l'émission et la réception ultrasonores. La figure 11, enfin, illustre, d'une manière plus détaillée, le mode de réalisation illustré schématiquement sur la figure 8. Selon l'invention et plus spécialement selon celui de ses modes d'application ainsi que selon ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, auxquels il semble qu'il y ait lieu d'ac corder la préférence, se proposant, par exemple, de réaliser un dispositif pour former des images par échographie ultrasonore convenant notamment pour l'examen interne du corps humain, on s'y prend comme suit ou d'une manière analogue. Avant cette description d'un dispositif selon l'invention, on rappelle tout d'abord, avec référence à la figure 1, qu'il existe des dispositifs pour former des images par échographie ultrasonore, qui comportent une série 1 de n transducteurs élémentaires 2 disposés côte à côte suivant une bande et qui - d'une part, servent à émettre un faisceau ultrasonore en réponse à une excitation électrique, et - d'autre part, transforment un faisceau ultrasonore, en fait un faisceau réfléchi par-l'objet à observer et qui constitue un écho, en un signal électrique fonction de l'intensité du signal ultrasonore recueilli. Sur la figure 1 on a indiqué, d'une part, les positions extrêmes du faisceau d'analyse émis successivement par chacun des n transducteurs élémentaires 2 constituant la série 1, savoir les positions 3a (du faisceau émis par le transducteur 2a) et 3b (du faisceau émis par le transducteur 2b) et, d'autre part, le plan d'analyse 4 à un instant donné, qui s'éloigne des transducteurs à la vitesse de propagation des ultrasons. Chaque transducteur 2 n'est relié à l'ensemble électronique émetteur-récepteur-visualisation que pendant le temps de formation d'une ligne de l'image (correspondant au temps de trajet sonde-structure la plus éloignée-sonde) des ultrasons (200 microsecondes pour une profondeur de 15 cm). Un transducteur adjacent n'est excité que lorsque l'onde ultrasonore réfléchie par la structure la plus# éloignée est venue faire vibrer le transducteur utilisé en convertis#seur mécanique-électrique. A chaque point du plan d'analyse# correspond un point de l'écran de visualisation et un seul, dont la brillance est fonction de l'intensité de l'ondeteçue. Sur le plan 4 on a représenté en 5 la zone la plus ttéclairéett par le faisceau ultrasonore 3b,en 6 la zone de "pénombre" recevant moins d'ultrasons. Les transducteurs sont constitués par des céramiques du type PZT métallisés sur les deux faces. Les surfaces élémentaires sont obtenues par meulage ou par attaque chimique de l'une des deux faces. Un dispositif selon la figure 1 présente l'inconvénient que les transducteurs 2 émettent et reçoivent des faisceaux ultrasonores non diaphragmés et non focalisés, d'où une mauvaise définition des images et, lorsqu'il s'agit d'observer un organe ou un tissu à l'intérieur d'un organisme vivant, ce dispositif exige une surface de contact importante avec la peau du patient (de 2 l'ordre de grandeur de 10 cm Conformément à la disposition essentielle de l'invention illustrée sur la figure 2, on remplace la barrette plane 1 de transducteur 2 selon la technique antérieure (illustrée sur la figure 1) par une barrette courbe 11, par exemple en forme d'arc de cercle, comportant une série de transducteurs 12 du même type que les transducteurs 2 (céramique du type PZT métallisée sur les deux faces) et on prévoit un écran 17 percé d'un orifice 18 en forme de fente dis#posé autour du centre de courbure 19 de la barrette Il de manière à diaphragmer les faisceaux ultrasonores, à savoir tant un faisceau émis par un transducteur (comme le-faisceau 13a émis par le transducteur 12a) qu'un faisceau réfléchi par un obstacle situé dans la zone d'exploration qui se trouve au-delà de la fente. L'obstacle, frappé par les ultrasons, réémet une onde acoustique dans toutes les directions, en particulier selon la direction objet-fente-transducteur 12a. Cette onde de retour est à nouveau diaphragmée lors de son passage par la fente. Elle frappe ensuite le transducteur 12a et le ou les transducteurs adjacents. Toutefois seul le signal électrique fourni par le transducteur 12a est utilisé puisque lui seul est relié au récepteur. Sur la figure 2 on a également représenté l'autre faisceau ultrasonore extrême 13b émis par le transducteur 12b. Sur la figure 2 on aperçoit la zone 15 qui est observée à un instant t donné et on constate que le contact entre les dispositifs et la peau du patient, dans le cas de l'observation interne du corps humain, peut être limité à une zone très petite correspondant à la fente 18. Ceci est très avantageux lorsqu'il s'agit d'observer le coeur humain, la fente 18 pouvant se disposer entre deux côtes, c'est-à-dire là où le passage des ultrasons est aisé. Ceci n'est pas possible avec un dispositif du type connu selon la figure 1 qui exige une large surface de contact englobant généralement plusieurs côtes qui forment obstacle au passage des ultrasons. En particulier la fente 18, dont les dimensions sont fonc tion de la fréquence des ultrasons, du rayon de courbure de la barrette et de la définition souhaitée, a une section d'environ 2 1 cm ; elle joue ainsi le rôle de diaphragme. La barrette courbe Il de la figure 2 comporte deux séries de n transducteurs, une pour l'émission et l'autre pour la réception, mais il est bien entendu qu'on peut prévoir une seule série de n transducteurs servant à l'émission comme à la réception (comme c1 est le cas pour la barrette plane de la figure 1). Sur la figure 3 on a -illustré le faisceau 13A émis par le transducteur d'émission actif 12A et sa limitation au faisceau 13B après passage à travers l'orifice 18 (la prolongation du faisceau 13A, s'il n'y avait pas eu d'écran, est représentée par des traits interrompus en 13C). Dans le plan d'analyse, on a représenté en 15B et 15C les zones frappées par le faisceau 13B et 13C respectivement, c'est-à-dire avec écran à orifice et sans écran respectivement. On aperçoit facilement l'effet de diaphragme produit par l'écran 17 et la fente 18. Sur la figure 4-on a illustré lteffet de diaphragme pour le faisceau 16A réfléchi par la zone 13B. L'écran 17 limite ce faisceau 16A au faisceau 168 ayant traversé l'orifice 18; le faisceau diaphragmé 16B ne frappe qu'un transducteur récepteur actif 128. Sur la figure 5 on a représenté schématiquement le faisceau émis par un transducteur tel que 12c lorsqu'il-n'y a pas d'écran 17 et de fente 18, c'est-à-dire sans diaphragme. Il y a alors diffraction. La mise en oeuvre d'un écran 17 avec une fente 18 permet, comme illustré sur la figure 6, de réduire cette diffraction car cette fente joue le rôle d'une source secondaire tant à l'émis- sion qu'à la réception du faisceau ultrasonore par les transducteurs. De ce fait la fente 18 affine deux fois chaque faisceau élémentaire, à savoir lorsque les ultrasons la traversent à l'émission et pour la réception (comme expliqué avec référence aux figures 3 et 4). Sur la figure 7 on illustre l'avantage procuré lorsque l'on dispose dans la fente 18 une lentille 20 pour les ultrasons, cette lentille limitant encore la diffraction. Lorsqu'on prévoit une lentille 20, chaque faisceau unitaire d'exploration, tel que le faisceau 13a, possède une épaisseur plus faible et il en est de même pour le faisceau réfléchi, ce qui améliore la définition latérale. En outre la lentille 20 per met d'augmenter, à ouverture égale, le nombre d'émetteurs, donc la finesse de l'image. Enfin, comme illustré sur la figure 8, on peut prévoit non pas une seule barrette Il réalisant l'émission et la réception des faisceaux ultrasonores, mais deux barrettes IlA et 11B, la première servant à l'émission et la seconde à la réception. Dans ce cas on prévoit deux lentilles 20A et 20B pour les ultrasons, l'une agissant sur le faisceau 13a émis et l'autre sur le faisceau réfléchi 13b. Le mode de réalisation de la sonde avec deux barrettes se justifie par le fait que le transduc#teur-émetteur est constamment isolé du transducteur-récepteur, ce qui facilite la réalisation du commutateur qui assure la liaison séquentielle de chacun des transducteurs-récepteurs au préamplificateur à faible bruit, puisque les impulsions, appliquées au transducteur-émetteur, ne le sont plus également à l'entrée de ce commutateur. Par ailleurs, à cause du fait que les deux transducteursémetteur et récepteur sont dans le même plan, il y a moins d'énergie réfléchie vers le transducteur-récepteur dans la zone proche de la fente que dans la zone éloignée. Cette diminution de sensibilité compense en partie celle occasionnée par l'atténuation pour la zone éloignée de la fente. Le gain du récepteur varie en fonction de la profondeur d'ex- ploration, de façon à détecter des signaux d'amplitude propres à moduler le faisceau d'électrons du tube de visualisation. La correction de gain sera donc plus faible avec deux barrettes juxtaposees. On va maintenant, avec référence aux figures 9 et -10, décrire brièvement l'ensemble d'un dispositif selon l'invention comportant soit une seule barrette commune à l'émission et à la réception (figure 9), soit deux barrettes distinctes pour l'émis sion et la réception (figure 10). Sur la figure 9 on a représenté un dispositif à barrette unique constitué essentiellement de trois ensembles, savoir : - une sonde 21 comportant une barrette unique Il avec une série de transducteurs disposés côte à côte suivant une bande courbe dont le centre de courbure se trouve en 19, avec un écran non représenté comportant une lentille (non représentée) autou#r de 19; on aperçoit, sur la figure 9, les conducteurs électriques 22, savoir un conducteur pour chaque transducteur, - un ensemble électronique 23 connecté par un câble 24 à la sonde 21 (en fait aux conducteurs 22 de cette sonde) comprenant l'émetteur, les commutateurs séquentiels et le récepteur, - un oscilloscope de visualisation 25 sur l'écran 26 duquel on aperçoit l'image 27 de l'objet à observer. Le secteur reconstitué sur l'écran est homothétique du secteur analysé. Dans le cas particulier, il s'agit du coeur 28 d'un patient 29, le coeur étant observé à travers la cage thoracique 30 dont on voit les côtes 31 difficilement traversées par les ultrasons; le contact entre l'appareil 21, 23, 25, notamment la sonde 21, et le patient, est réalisé à travers la peau 32 dans une très petite 2 zone de quelques cm entourant le centre de courbure 19, à savoir au niveau de la lentille disposée autour de ce centre. Sur la figure 10 on a représenté un dispositif plus complexe selon l'invention, compor#tant deux barrettes lIA et 118, la première pour l'émission et la seconde pour la réception des faisceaux ultrasonores. Pour simplifier la figure, on a représenté une seule fente 18 au niveau de laquelle est disposée une lentille 20 pour les ultrasons L'ob-jet à examiner est représenté en 33. Sur la figure 10 on a matérialisé (en traits pleins) les trajets aller et retour du faisceau d'ultrasons 3a correspondant à la formation d'une ligne de l'image et ceux du faisceau 3b (en traits pointillés) correspondant à la formation de la ligne suivante. Le dispositif de la figure 10 comprend - un oscillateur déclenché 34, fournissan#t aux transducteurs 12A de la barrette lIA une onde sinusoldale de fréquence quelques mégahertz pendant une à quelques microsecondes, de quelques dizaines de volts d'amplitude, de temps de montée et de descente très faibles (inférieur à une demi-période de l'onde sinusoidale), - un récepteur 35 qui amplifie et détecte les signaux captés par les transducteurs-récepteurs 128 de la barrette 118, - un dispositif de visualisation 25 (tube à rayons cathodi ques), l'image étant visible en 27a sur l'écran 25, - un double commutateur analogique 36 qui assure les liaisons séquentielles, d'une part, entre l'oscillateur déclenché 34 et chacun des transducteurs-émetteurs 12A et, d'autre part, entre chacun des transducteurs-récepteurs 128 et le pré#amplificateur du récepteur 35. Dans les dispositifs des figures 9 et 10 on peut opérer en mode série ou en mode parallèle. Dans le mode série on alimente successivement les différents transducteurs de la barrette Il ~(figure 9) ou lIA (figure 10) de manière à faire émettre-successivement et cycliquement chacun des transducteurs, la réception ayant lieu également dans le mode série : chacun des transducteurs de la barrette 11 ou lIA reçoit des signaux ultrasonores et émet, en réponse, des signaux électriques qui sont envoyés successivement et cycliquement à l'unité 35. Si n est le nombre de transducteurs élémentaires et FI la fréquence lignes (cadence de fonctionnement de l'oscilllateur déclenché, soit quelques kilohertz), la cadence d'image est égale à soit 50 à 200 images par seconde environ. n Dans le mode parallèle, on envoie simultanément des signaux électriques à tous les transducteurs de la barrette Il ou lIA; tout le secteur est exploré pendant la durée d'une ligne. La cadence d'image est alors fonction du mode de fonctionnement du commutateur de la voie réception, utilisé en chopper rapide; la valeur maximale obtenue étant égale à la cadence de déclenchement de l'oscillateur. Sur la figure Il on a illustré plus en détail le dispositif de la figure 10. Sur la figure Il on retrouve les deux barrettes lIA et 118 avec les transducteurs 12A et 12B respectivement, l'émetteur 34 de signaux électriques, le tube de visualisation 25 avec l'écran 26 et l'image 27a alimentée par le récepteur 35. L'ensemble de commutation 36 de la figure 8 a été divisé en deux moitiés 36A et 36B, l'une pour l'émission (36A) et l'autre pour la réception (36B). De même l'ensemble 37 de la figure 8 a été divisé en deux unités 37A de synchronisation et 37B de balayage pour le tube 25. Sur la figure Il on a illustré les différents conducteurs 22A, reliant chaque transducteur 12A à son amplificateur de puissance et circuit d'adaptation 38, et 22B, #reliant chaque transducteur 128 à son préamplificateur à faible bruit 35. Dans ce mode de réalisation on a en effet préféré utiliser autant de récepteurs qu'il y a de voies de réception et commuter les signaux de sortie, donc à haut niveau, avec des commutateurs analogiques standards, plutôt que de commuter à très bas niveau les signaux fournis par les transducteurs 128. Dans le mode d'utilisation série, le fonctionnement du dis positif de la figure Il est semblable à celui des dispositifs à sondes à faisceaux parallèles et balayage séquentiel. Le générateur 34, sous l'action des signaux de commande de l'unité de synchronisation 37A, engendre des trains d'ondes #sinu soldates de durée brève (1 microseconde) qui sont aiguillés sé- quentiellement vers chacun des transducteurs 12A par l'intermédiaire du commutateur 36A : Si une impulsion est appliquée à un transducteur donné, l'impulsion suivante est appliquée au transducteur adjacent età lui seul, et ainsi de suite. Lorsque le transducteur 12A est excité, seul le signal issu du récepteur alimenté par le transducteur 12B est utilisé pour commander la brillance du tube de visualisation, par l'intermédiaire de la ligne collective 40 et du conducteur 41. On notera que dans le mode de réalisation des figures 7, 8, 9, l'image formée est du type B, A titre de variante, on peut réaliser des barrettes de transducteurs qui ont la forme d'une calotte sphérique au lieu d'avoir la forme d'une bande circulaire, ce qui permet d'élaborer des images de type "C" avec possibilité d'explorer des plans de profondeur et d'inclinaison variables. On peut également réaliser l'excitation simultanée de plusieurs transducteurs adjacents par des signaux déphasés les uns par rapport aux autres, de quantités prédéterminées, de façon à compenser les retards de phase dus aux trajets différents et engendrer ainsi un faisceau ultrasonore focalisé. Le faisceau adjacent est obtenu en décalant le groupe de transducteurs excités de la même façon que précédemment. Le groupement peut être réalisé dans un plan de façon à obtenir un faisceau focalisé dans les deux directions transversales. On va fournir maintenant quelques indications pratiques sur un exemple de réalisation donné à titre non limitatif, les caractéristiques étant déterminées en vue d'une application générale en médecine. Comme la résolution en profondeur est directement liée à la largeur des impulsions ultrasonores, la bande passante des transducteurs doit être très grande de façon à restituer, lors de la reconversion acousto-électrique, des signaux dont les temps de montée et de descente restent voisins de ceux de l'impulsion d'excitation (inférieure à 100 ns). De telles réponses transitoi res sont obtenues soit par amortissement de la face arrière, soit de préférence par adaptation d'impédance mécanique (interposition de deux lamelles de nature et d'épaisseur convenables entre les transducteurs et le milieu de propagation des ultrasons).L'adaptation mécanique multicouche présente en outre les avantages suivants : perte de conversion globale très faible du transducteur (voisine de 3 dB), d'où diminution possible du niveau d'émission; grande commodité de réalisation des transducteurs élémentaires puisque ceux-ci sont formés sur la face arrière du transducteur qui est libre d'accès. La fréquence est par exemple une fréquence de 2 MHz (longueur d'onde 0,75 mm), le choix de la fréquence résultant d'un compromis entre la définition latérale et la profondeur maximale d'exploration, compromis imposé par la diffraction dont les effets diminuent lorsque la fréquence augmente, et l'atténuation, qui augmente avec la fréquence. Les transducteurs sont réalisés à partir d'une plaquette de céramique PZT usinée courbe, du type PI.60, choisie pour ses propriétés électriques et piézoélectriques. Leurs dimensions sont 4 x 10 mm avec espacement de 0,2 mm (20 éléments sous 60 ) ou 3 x 10 mm (20 éléments sous 45 ). Les dimensions de la fente sont déterminées en fonction de la longueur d'onde, de la profondeur de champ et de la définition souhaitée. Les lentilles sont en général de focales différentes (2,5 cm et 4 cm) afin d'augmenter la profondeur de champ (10 cm). Elles peuvent être cylindriques ou sphériques. On remarquera enfin que la caractéristique essentielle de l'invention est constituée par la sonde comprenant la barrette courbe et l'écran percé d'au moins une fente, cette fente ou ces fentes étant de préférence occupées par une lentille ou deux lentilles, selon le cas. De ce fait on peut transformer un dispositif pour former les images au moyen d'ultrasons du type antérieur à barrette rectiligne et sans écran en un dispositif selon l'invention, en remplaçant la barrette du type antérieur par une sonde selon l'invention et en substituant au balayage rectangulaire un balayage sectoriel. Selon l'invention, cette sonde est cintrée; elle peut être cylindrique ou sphérique, et dans ce cas elle réalise une compensation partielle de la diffraction dans une direction transversale; elle peut être constituée par une ligne ou bande de-trans ducteurs ou par une matrice de transducteurs. On peut prévoir un système mécanique déformant la ou les lentilles, de façon à pouvoir, à partir d'une même sonde, analyser finement les zones proches puis les zones profondes, depuis l'interface où est disposé l'écran, en faisant varier le rayon de courbure, donc la focale, des lentilles. Le centre de courbure de la sonde pourrait être quelque peu en-deça de l'interface sondepeau (en cas d'observation d'organes internes) pour permettre la visualisation plus détaillée des régions proches de la peau. Dans le cas des deux barrettes de transducteurs, celles-ci pourraient avoir des rayons de courbure différents. En ce qui concerne la commande électronique, on peut prévoir différents types connus de balayages à l'émission et à la réception. Enfin on peut prévoir une cloison séparant les transducteursémetteurs des transducteurs-récepteurs, au cas où il y a deux séries de transducteurs distinctes pour l'émission et la réception, afin d'éviter que les faisceaux ultrasonores parasites, réfléchis par le# bord de la fente ou par la lentille, frappent les transducteurs-récepteurs. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Sonde destinée à un dispositif de formation d'images par échographie ultrasonore, comprenant des transducteurs répartis sur une surface courbe, sous forme de mosaïque ou de barrette, permettant, par commutation électronique, de réaliser un balayage angulaire sectoriel et pouvant engendrer des faisceaux d'ultrasons convergeant vers une région localisée. 2. Dispositif selon la revendication I, comprenant un écran opaque aux ultrasons, placé dans la région de convergence des ultrasons et percé d'un orifice au centre de la région de convergence. 3. Sonde, comportant une ou deux séries de transducteurs individuels, pour un dispositif destiné à former des images par échographie ultrasonore, cette sonde étant apte à coopérer avec un ensemble électronique d'excitation des transducteurs et de visualisation des échos ultrasonores reçus par ces trans-ducteurs et étant caractérisée par le fait que la série unique ou chaque série de transducteurs est disposée suivant une bande recourbée et qu'elle comprend un écran opaque aux ultrasons passant par le centre de courbure de la bande ou de chaque bande recourbée et étant percé d'un orifice autour du ou de chaque centre de courbure, cet orifice étant de préférenc#e occupé par une lentille pour les ultrasons. 4. Dispositif pour former des images par échographie ultrasonore comprenant, à la manière connue, une ou deux séries de transducteurs individuels émettant, en réponse à des signaux électriques d'excitation, des signaux ultrasonores vers un objet à examiner et/ou transformant des signaux ultrasonores reçus en signaux électriques, des moyens pour appliquer des signaux électriques d'excitation à la série de transducteurs unique ou à la série réalisant l'émission de signaux ultrasonores et des moyens pour réaliser la formation d'une image à partir des signaux élec#triques fournis par la série de transducteurs unique ou la série de transducteurs réalisant la réception des signaux ultrasonores et caractérisé par le fait que la série unique ou chaque série de transducteurs est disposée suivant une bande recourbée et qu'il comprend un écran opaque aux ultrasons passant par le centre de courbure de la bande ou de chaque bande recourbée et percé d'un orifice autour du ou de chaque centre de courbure 5.Dispositif selon la revendication 4, comprenant une seule sérievde transducteurs et un écran avec un orifice, caractérisé par le fait que cet orifice est occupé par une lentille pour ultrasons. 6. Dispositif selon la revendication 4, comprenant deux séries de transducteurs et un écran avec deux orifices, caractérisé par le fait que ces orifices sont occupés chacun par une lentille pour ultrasons, les distances focales des deux lentilles pouvant être différentes. 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 4 à 6, caractérisé par le fait que la ou les séries de transducteurs sont disposées suivant une bande recourbée de forme cylindrique. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 4 à 6, caractérisé par le fait que la ou les séries de transducteurs sont disposées suivant une bande recourbée de forme sphérique. 9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 4, 6, 7 et 8, caractérisé par le fait qu'il comporte une cloison qui sépare# les deux séries de transducteurs d'émission et de réception, de façon à éviter que les échos parasites réfléchis par les bords de la fente ou par la lentille ne puissent atteindre les transducteurs-récepteurs. 10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 4, 6, 7, 8 et 9, caractérisé par le fait que les axes des deux lentilles ou des deux barrettes distinctes font un angle faible entre elles, de façon à converger en un point situé dans le secteur d'analyse. 11. Disppsotif selon l'une quelconque des revendications 4 à 10, caractérisé par le fait qu'il comprend des moyens pour faire varier le rayon de courbure, donc la focale, de la-ou des lentilles. 12. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 4 à 11, comportant plusieurs sondes selon la revendication 1, 2 ou 3, caractérisé par le fait que ces sondes sont, en synchronisme, mobiles dans un plan, de façon à restituer, sur un même écran, simultanément plusieurs secteurs d'analyse.