L'invention concerne une machine destinée à effectuer des opérations de formage de matériau thermoplastique, de tissus en fibres rétractiles et de tissus enduits provenant d'une bande continue. Actuellement, le formage des matières thermoplastiques s'effectue de manière non automatique. On découpe une feuille de matière thermoplastique dans la bande, puis on lui fait subir les opérations thermiques et mécaniques nécessaires pour la mettre sous la forme désirée. L'invention invention a pour objet une machine permettant d'ef- fectuer automatiquement ces opérations de manière semi-continue. Lorsque l'on effectue des opérations de formage d'une matière thermoplastique, il est nécessaire de maintenir les bords de la feuille étant donné que sous l'effet de la chaleur la matière thermoplastique se détend ou se rétracte. La machine selon l'invention permet de bien maintenir les bords de la surface à traiter. Elle est notamment remarquable par le fait qu'elle comporte un châssis supportant les différents postes de travail, la bande circulant pas à pas devant lesdits postes de travail et par le fait que de part et d'autre du châssis sont disposées deux carnes présentant une trajectoire commune le long de la laquelle ellés s'accrochent l'une dans l'autre, le bord de la bande étant coincé entre les deux chaînes. Selon un mode de réalisation de l'invention, les chaînes précitées sont constituées par des chaînes à rouleaux, les maillons de l'une des chaînes comportant des parties saillantes venant s'insérer entre deux maillons voisins de l'autre chaîne, les deux chaînes étant décalées d'un demi-maillon sur leur trajectoire commune. Selon une autre caractéristi#ue, sur les chaînes sont fixés des dispositifs de fixation transversale de la bande disposés perendiculairement aux chaînes et séparés les uns des autres par une distance égale à la longueur d'une section de la bande. Selon un mode de réalIsation, les dispositifs de fixation transversale sont constitués par une barre transversale fixée à ses deux extrémités sur un maillon d'une chaîne et mu nie de parties saillantes et de deux autres barres, fixées à leurs extrémités sur deux maillons voisins de l'autre chaîne et disposées de part et d'autre desdites parties saillantes, la bande étant coincée entre la première barre d'une part et les deux autres d'autre part. L'invention sera décrite ci-après en détail en se référant au dessin ci-annexé sur lequel - la figure i est une vue d'ensemble longitudinale d'une machine selon l'invention, - la figure 2 est une vue transversale de la machine, - la figure 3 est une vue partielle des chaînes d'entraînement, - la figure 4 est une vue de dessus correspondant à la figure 3, - la figure 5 représente en coupe le dispositif de guidage des chaînes sur leur trajectoire commune, - les figures 6 et 7 représentent en coupe et en vue perspective un dispositif de fixation transversale, - la figure 8 est une vue partielle en coupe d'une étuve, et, - la figure 9 est une vue de détail de la figure 8 montrant la sonde de température. On voit sur les figures 1 et 2 une machine selon l'invention qui est destinée à effectuer des opérations de formage sur des sections ou lés faisant partie d'une bande de matière thermoplastique. Cette machine, qui est nouvelle en soi, comporte un bâti 1 duquel circulent deux chaînes 2 et 3 qui présentent une trajectoire commune 5, les deux chaînes étant disposées de part et d'autre de cette trajectoire. les deux chaînes 2 et 3 stac- rochent l'une dans l'autre lorsqu'elles parcourent la trajectoire commune, les bords de la bande de matière themrolastique étant pincés entre les deux chaînes. Selon un mode de réalisation, comme représenté figure 3, les deux chaînes sont des chaînes à rouleaux et les maillons de l'une des chaînes comportent-des indentations centrales ou pico#ts 6 qui s'insèrent entre deux maillons de l'autre chaîne, les deux chaînes étant décalées l'une par rapport à l'autre dtun de mi-maillon. Les chaînes 2 et 3 sont guidées à chaque extrémité de la machine chacune par un pignon d'entraînement 7 (respectivement 8). Le long de leur trajectoire commune 5, les chaînes sont guidées par des glissières 9 et il qui présentent une partie saillante de section rectangulaire 12 (respectivement 13) dont la largeur est inférieure à la distance séparant deux flasques d'un maillon. Pour obtenir un meilleur entraînement des chaînes, les parties saillantes 12 et 13 peuvent subir un traitement diminuant le coefficient de frottement. Ces parties saillantes peuvent par exemple être recouvertes de téflon. Les glissières disposées d'un même côté de la machine sont fixées de manière réglable sur une entretoise 14 de manière à obtenir un écartement réglable fixe des deux glissières. La machine selon l'invention comporte également des dispositifs de fixation transversale de la matière thermoplastique. Ces dispositifs sont fixés sur les chaînes d'entraînement 2 et 3 perpendiculairement à ces dernières à des distances correspondant à la longueur d'un lé. Selon un mode de réalisation de l'invention, ces dispositifs de fixation transversale sont constitués par des barres, à savoir une première barre fixée sur l'une des chaînes et comportant des picots ou analogues et deux autres barres fixées sur la deuxième chaîne et venant se placer de part et d'autre des picots précités. Ainsi on peut voir sur les figures 6 et 7 une première barre inférieure 41 fixée sur un maillon de la chaîne inférieure et présentant sur toute sa longueur des picots centraux 12 et deux autres barres 43 par exemple de forme cylindrique fixées sur deux maillons adjacents de la chaîne supérieure. Ces barres sont fixées sur des axes 10 frisant saillie sur les chaînes (voir figure 4). On voit que les bords de la bande de matière thermoplastique sont coincés entre les deux chaînes 2 et 3 sur toute la longueur de la trajectoire commune de ces dernières. De cette manière, la bande est solidement maintenue lors de son passage dans la machine. Par ailleurs, elle est également solidement maintenue à chaque longueur de lé, ce qui permet d'éviter que la déformation d'un lé ne se répercute sur les lés voisins. La machine selon ltinvention comporte des étuves destinées à chauffer la matière thermoplastique. Une telle étuve est représentée schématiquement à la figure 8. Elle comporte une enceinte 21 isolante thermiquement qui est fermée de toute part sauf à son entrée et à sa sortie où elle comporte des passages pour les chaînes d'entraînement et la feuille thermoplastique, ces passages étant les plus réduits possibles. Le chauffage s'effectue par exemple au moyen de résistances schématisées en 22 et disposées de part et d'autre du trajet de la bande. De préférence, des plaques de rayonnement 23 sont interposées entre la trajectoire de la bande et les résistances précitées. Pour éviter de réchauffer le bord de la bande, car dans ce cas elle risquerait de se déchirer sur les picots et la bande ne serait plus maintenue, les plaques de rayonnement 23 sont courbées à leur extrémité adjacente aux glissières. Par ailleurs, dans le même but, on ne dispose pas de résistances à l'aplomb des glissières. Il y a lieu de noter que lorsque les chaînes sont munies de dispositifs de fixation transversale, elles font le tour de la machine en haut et en bas sur leur trajet de retour, comme représenté figure 1. De cette manière, les dispositifs de fixation transversale ne gênent pas le mouvement des différents appareils de la machine. Par ailleurs, cette disposition allonge le chemin parcouru dans l'air par les chaînes qui sont donc mieux refroidies. Le chauffage par résistances électriques peut être remplacé par un chauffage à air chaud, les deux modes de chauffage pouvant d'ailleurs être combinés. La régulation de la température de l'étuve étant un facteur essentiel, il est nécessaire de la contrôler en effectuant sa mesure le plus près possible de la feuille thermoplastique. A cet effet, suivant une caractéristique de l'invention la température de ltétave est mesurée et contrôlée au moyen d'une sonde de température 24 noyée dans la surface de la pla que de rayonnement 25 du côté de la bande. Selon un mode de réalisation, la sonde de température 24 est logée dans la tête d'une vis 25, par exemple à tette fraisée, qui est vissée dans la plaque de rayonnement 23 (voir figure 9). Les chaînes sont entraînées au moyen d'un moteur unique entraînant l'axe d'un des pignons dentés tels que le pignon 8. Cet entraînement est effectu au moyen d'un moto-réducteur à fréquence variable constitué par un moteur frein. Avantageusement, ledit moteur est muni d'un rhéostat de démarrage. La machine comporte des presses à double effet réalisant la déformation du matériau thermoplastique lorsqu'il a été cbauf- fé et comportant deux parties coopérant l'une avec l'autre et disposées de part et d'autre de la bande thermoplastique. Chaque partie est constituée d'une table 31 sur laquelle sont fixés les moules et qui est guidée par des glissières et commandée par la tige d'un vérin à course réglable 32, dont le cylindre est lui-même fixé sur un support 33 réglable en position. La presse est de type pneumatique, elle peut être de type hydraulique ou oléo-pneumauique si les pressions de travail sont importantes. L'ensemble de la machine Ponctionne de manière automatique en semi-continu ; la bande avance pas à pas, le pas étant égal à la longueur d'un lé. Le dispositif de commande est constitué par des circuits logiques pneumatiques, ce qui est part i- culièrement intéressant dans le cas où la presse est commandée par des vérins pneumatiques. La machine selon l'invention peut être utilisée pour fabriquer des objets de toute nature par déformation d'une feuille thermoplastique. Dans ce cas, la machine comporte un dispositif de découpe qui coupe les différents lés juste à leur sort e de la machine. a machine selon l'inveition permet en particulier de réaliser des vêtemerlts. Sans ce cas, le vêtement est fabriqué sa: moitié e une seule opération sous la forme désirée sans avoir à réaliser de coutures ni de pInces. La machine selon l'invention peut également être tti- lisée pour effectuer des o#drations le préparation d'une pade de matière thermoplastique, cette préparation consistant par exemple en une impression de motifs en relief éventuellement colorés. Dans ce cas, la bande est rebobinée à sa sortie de la machine. Du fait du fonctionnement en semi-continu de la machine, chaque lé passant successivement dans différents postes de travail, il est avantageux de réaliser certaines opérations en plusieurs fois de manière à obtenir un temps unitaire de traitement #compatible avec les différents traitements. Ainsi par exemple on peut prévoir trois étuvages successifs, d'une durée de trente secondes chacun et un seul refroidissement d'une durée de trente secondes également. Le fait d'effectuer le chauffage en plusieurs étapes permet en outre de mieux contrôler la température de la matière et d'obtenir un chauffage à coeur sans brayer la bande, la température des différentes étuves augmentant progressivement. Dans le cas de matières thermoplastiques présentant de fortes variations, dilatation ou contraction, à la chaleur, on peut prévoir de faire varier l'écartement des chaînes disposées de part et d'autre de la bande, la trajectoire étant alors cour be et non plus invite ~ dans ce cas, la chaîne doit présenter une certaine souplesse latérale. On voit que l'invention permet de réaliser un fonctionnement automatique parfait puisque la bande est bien maintenue pendant tout son traitement et que les déformations d'un lé ne peuvent se transmettre aux lés voisins. La machine fonctionnant en semi-continu, l'utilisation d'un rhéostat de démarrage pour le moteur d'entraînement des chaînes,- permet d'obtenir des démarrages sans à-coups sur la bande. Par ailleurs, l'utilisation d'un moteur frein permet d'avoir une très bonne précision dans le positionnement des lés à chaque changement de séquence. Il y a lieu- de noter que le dispositif à chaîne d'entraînement de la bande est de conception particulièrement simple, ce qui augmente la sûreté de fonctionnement et réduit lten- tretien de la machine. La machine peut être adaptée facilement à l'épaisseur de la bande par réglage de l'écartement des glissières sur les entretoises. - REVENDICATIONS 1. Machine pour le formage de matière thermoplastique, de tissus en fibres rétractiles et de tissus enduits provenant d'une bande continue, caractérisée par le fait qu'elle comporte un chassies supportant les différents postes de travail, la bande circulant pas à pas devant lesdits postes de travail et par le fait que de part et d'autre du châssis sont disposées deux chaînes présentant une trajectoire commune le long de laquelle elles s'accrochent l'une dans l'autre, le bord de la bande étant coincé entre les deux chaînes. 2. Machine selon la revendication 1, caractérisée par le fait que les chaînes précitées sont constituées par des chaînes à rouleaux, les maillons de l'une des chaînes comportant des parties saillantes venant s'insérer entre deux maillons voisins de l'autre chaîne, les deux chaînes étant décalées d'un demi maillon sur leur trajectoire commune. 3. Machine selon la revendication 2, caractérisée par le fait que les chaînes sont guidées sur leur trajectoire commune par des glissières comportant une partie saillante de section rectangulaire dont la largeur est légèrement inférieure à l'écartement des flasques des maillons des chaînes. 4. Machine selon la revendication 1, caractérisée par le fait que les glissières sont fixées sur des entretoises de manière que leur distance soit réglable. 5. Machine selon la revendication 1, caractérisée par le fait que sur les chaînes sont fixés des dispositifs de fixation transversale de la bande disposés perpendiculairement aux chat- nes et séparés les uns des autres par une distance égale à la longueur d'une section de la bande. 6. Machine selon la revendication 5, caractérisée par le fait que les dispositifs de fixation transversale sont constitués par une barre transversale fixée à ses deux extrémités sur un maillon d'une chaîne et munie de parties saillantes et de deux autres barres, fixées à leurs extrémités sur deux maillons voisins de l'autre chaîne et disposées de part et d'autre desdites parties saillantes, la bande étant coincée entre la première barre d'une part et les deux autres d'autre part. 7. Machine selon la-revendication 1, caractérisée par le fait que de chaque côté de la machine, seule l'une des chaînes est entraînée par un moteur d'entraînement. 8. Machine selon la revendication 7, caractérisée par le fait que le moteur précité est un moteur frein électrique alimenté en fréquence variable. 9. Machine selon la revendication 1, caractérisée par le fait que les étuves de chauffage comportent des plaques de rasn- nement disposées entre la bande et la source de chaleur, lesdites plaques étant incurvées à leurs extrémités parallèles aux chaînes de manière à éviter la transmission de chaleur à la chaîne d'entraînement ainsi qu'au bord de la bande. 10. Machine selon la revendication 9, caractérisée par le fait qu'une sonde de température destinée à la régulation de la température est noyée dans une des plaques de rayonnement. 11. Machine selon la revendication 10, caractérisée par le fait que la sonde est logée dans la tête d'une vis engagée dans la plaque de rayonnement. 12. Machine selon la revendication 1, caractérisée par le fait que les presses de formage sont des presses à double effet. 13. Machine selon la revendication 12, caractérisée par le fait que chaque moitié des presses de formage comporte une table servant de support aux moules et reliée à un dispositif d'appui à positions réglables par l'intermédiaire d'un vérin à course réglable. 14. Machine selon la revendication 1, caractérisée par le fait que la machine comporte un dispositif de commande à logique pneumatique.