Pendant de nombreuses années, le thermomètre à mercuré classique a été le seul instrument indicateur de température à être largement utilisé dans les applications cliniques, pour la mesure de la température du corps humain, ainsi que pour d'autres détermina-5 tions de températures. Toutefois, ce type de thermomètre présente de nombreux inconvénients qui sont à la fois inhérents à sa construction et évidents du fait de son utilisation; et pratiquement toute personne qui a eu l'occasion d'utiliser un tel thermomètre connaît ces inconvénients. Par exemple, ces thermomètres demandent 10 habituellement au moins trois minutes pour donner une indication significative de la température et, dès qu'il a été utilisé une fois, le thermomètre doit être stérilisé avant son utilisation clinique suivante. La fragilité de ces thermomètres, la matière toxique du mercure, le prix unitaire élevé et les précautions exigées 15 pour l'emballage, l'expédition et le stockage de ces thermomètres ne constituent que quelques-uns de leurs inconvénients. Divers autres types de thermomètres ont déjà été proposés pour remplacer le thermomètre à mercure classique. L'un de ces types de thermomètres est le thermomètre dit "à jeter après usage" et qui 20 n'utilise pas de mercure comme substance thermosensible. Au contraire, les substances thermosensibles utilisées dans ce type de thermomètres à jeter sont des mélanges d'acides gras saturés, par exemple les acides myristique, palmitique et laurique« Bien que l'utilisation de ces thermomètres remédie à certains des inconvé-25 nients des thermomètres à mercure classiques, leur application est limitée aux mesures de températures dans l'intervalle de 35»6 à 38,3°C et leur précision est limitée à 0,27°C environ, ce qui exclut leur utilisation pour des mesures plus précises et, en- pratique, ils ne donnent pas une information clinique précise sur la 30 température du corps humain pendant une période de fièvre, dans laquelle la température est fréquemment supérieure à 38,3°C et peut atteindre quelquefois 39 ou même 40,6°C. Une autre difficulté inhérente à ces thermomètres est que la détermination précise de la température dépend du changement d'état total des matières thermo-35 sensibles utilisées» Le changement total d'état de la matière thermosensible utilisée, c'est-à-dire que le passage d'un état solide opaque à un état liquide traïisparent est nécessaire pour donner une lecture valable sur ce type de thermomètres. On connaît un autre type de dispositif indicateur de tempéra-40 ture qui consiste en un thermomètre présentant plusieurs cavités 72 05855 2. 2128345 qui contiennent chacune une composition thermosensible différente de celle des autres cavités et qui fond dans un intervalle de température différent. Chacune des compositions thermosensibles utilisées dans ce type de thermomètre est normalement opaque au-dessous 5 d'une certaine température et elle devient transparente au-dessus d'une certaine température» Toutefois, ici également, l'indication de température est obtenue par un changement total d'état de la matière thermo-sensible contenue dans chaque cavité. En outre, il est nécessaire d'utiliser jusqu'à ko ou 50 composés chimiques diffé-10 rents pour couvrir l'intervalle voulu de températures cliniques. On connaît encore d'autres types de thermomètres qui ont été proposés en remplacement du thermomètre à mercure classique. Par exemple, on a déjà proposé des thermomètres électroniques. Dans ce type de thermomètres, les éléments détecteurs de la température 15 sont constitués par des sondes en fil métallique revêtues d'une gaine à jeter. Toutefois, ces thermomètres électroniques sont généralement encombrants, très coûteux à fabriquer et ils exigent des opérations périodiques de rechargement, étalonnage et entretien, ainsi que des stérilisations fréquentes. 20 Aussi, en dépit de tous les efforts qui ont été faits pour ré aliser un thermomètre plus approprié, le thermomètre à mercure classique continue à prédominer dans ce champ d'applications et est encore le dispositif indicateur de température prédominant et le plus largement utilisé, aussi bien chez soi que dans diverses ins-25 titutions telles que les hôpitaux et les laboratoires médicaux et industriels. La présente invention a pour but de fournir : - des matières thermosensibles qui puissent être utilisées pour assurer des mesures rapides et précises de températures, par exem- 30 pie de la température du corps humain ou d'autres sujets d'essais; - des compositions indicatrices de température qui subissent un changement d'état rapide et à une température précise et prédé-t erminé e; - des compositions indicatrices de la température telles que 35 l'on peut détecter visuellement et avec précision leur température de fusion commençante. Suivant l'un de ses aspects les plus particuliers, l'invention a pour objet un indicateur de température qui comporte au moins un agent accélérateur qui réduit la durée du processus de changement kO d'état de la composition thermosensible qui est nécessaire pour 72 05855 3. 2128345 permettre la perception visuelle de ce changement d'état et qui permet, par conséquent de réduire d'autant le temps nécessaire à une prise de température. Suivant un mode d'exécution, ledit agent accélérateur consiste 5 en au moins un composé organique eutectisant qui, en entrant en contact avec le liquide qui résulte du changement d'état de la composition thermosensible indicatrice de température, forme un mélange eutectique avec ce liquide, pour donner naissance à une quantité supplémentaire de liquide et, par conséquent, accélérer la détec-10 tion visuelle du changement d'état. D'autres solutions consistent à utiliser : - un agent tensio-actif cationique qui accroît la plage indicatrice changeant d'aspect lors du changement d'état de la composition thermosensible ; 15 - ou encore un agent donnant avec la composition thermosensi ble une réaction exothermique qui accélère le changement d'état de cette composition. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront au cours de la description qui va suivre. Dans toute cette 20 description, on utilisera indifféremment les expressions "matière thermosensible", "substance thermosensible", et "composition indicatrice de température" pour désigner des matières de même nature. Au dessin annexé, donné uniquement à titre d'exemple : - la Fig. 1 est une vue en plan d'un thermomètre suivant l'in-2 5 vention et dans lequel les températures sont indiquées en degrés Fahrenheit ; - la Fig. 2 en est une coupe transversale suivant la ligne 2-2 de la Fig» 1. La Fig. 1 représente un thermomètre 1 qui comprend une partie 30 3 formant poignée et une partie indicatrice 5j et qui est par exemple adaptée pour être introduite dans la bouche d'un patient en vue de la mesure de la température par voie orale. La partie indicatrice 5 comporte plusieurs cavités ou zones 7 convenablement espacées et réparties sur cette partie, comme repré-35 sente sur la Fig. 1. Chaque cavité 7 est remplie d'une composition p indicatrice de température, qui possède une caractéristique thermique différente de celle de la composition de chacune des autres cavités ou zones» Chaque cavité contient donc une composition indicatrice de température qui présente une température de fusion cornet 0 inençante différente de celle de la composition de chacune des autres 72 05855 k. 2128345 cavités ou zones 7» Bien que le thermomètre de la Fig. 1 comprenne plusieurs cavités ou zones 7» il va de soi qu'on peut utiliser des thermomètres ne comportant qu'une seule zone dans le cas où l'indicateur de température est utilisé pour évaluer une température pré-5 déterminée unique, ou un état thermique unique du sujet à examiner. Ainsi qu'on le voit sur la Fig. 2, le thermomètre comporte une feuille support 11 qui présente les cavités 7° La Fig. 2 représente deux de ces cavités avec des dimensions exagérées afin de faciliter la compréhension de la description. 10 La feuille support 11 est généralement constituée par une feuille en une matière souple conductrice de la chaleur, par exemple par un clinquant d'aluminium. Ceci garantit la rapidité de la transmission de la chaleur du sujet examiné aux compositions indicatrices de température contenues dans les cavités. Bien que le 15 clinquant d'aluminium soit très bien approprié pour cette application, on peut également utiliser avec une efficacité analogue, des feuilles souples conductrices de la chaleur en d'autres matières telles que, par exemple le cuivre, l'argent, l'or, l'acier inoxydable ou toute autre matière malléable et conductrice de la chaleur» 20 Naturellement, la feuille support 11 conductrice de la chaleur doit être en une matière possédant une haute conductibilité thermique, une surface de contact avec le sujet relativement grande, et elle doit être d'une épaisseur minimale, tout en conservant son intégrité de structure, pour assurer la transmission rapide de la chaleur 25 aux substances thermosensibles contenues dans les cavités. Lorsqu'on utilise un clinquant d'aLuminium comme feuille support, son épaisseur peut varier entre 0,025 et 0,1 micron. En tout cas, le choix de la feuille support conductrice de la chaleur est à la portée de l'homme de l'art et n'exige aucune explication supplémentai-30 re. Chaque composition indicatrice de température est recouverte d'une couche indicatrice 13 qui est en contact intime avec elle, tandis que cette couche est elle-même recouverte d'une couche masque 15. L'ensemble de la couche indicatrice et de la couche masque 35 sera désignée dans la suite par l'expression "système indicateur" ou "moyen indicateur". Une couche transparente 17 » Par exemple une pellicule de poly-propylène, de Mylar (un polyester tel que le polytéréphtalate d'é-thylène), de nitrocellulose, de chlorure de polyvinyle, etc, forme ko une pellicule de recouvrement qui s'étend sur toute la surface de 72 05855 2128345 la feuille support 11 et qui est fixée à cette dernière par scellement ou autre procédé approprié. En outre, pour donner au thermomètre une structure solide et éviter tout contact entre la bouche du sujet et la pellicule d'aluminium, la feuille support 11 comporte 5 une couche inférieure 19 de revêtement (habituellement faite d'une matière analogue à celle de la couche 17) qui présente les mêmes dimensions que la surface inférieure de la feuille support et recouvre cette surface en épousant le profil des cavités. Cette couche de revêtement inférieure est habituellement fixée par collage à 10 la feuille support» L'épaisseur de la couche de revêtement inférieure est généralement de l'ordre de 0,025 à 0,075 micron, pour faciliter la transmission rapide de la chaleur du sujet examiné à la feuille support 11 et, de là, aux substances thermosensibles contenues dans les 15 cavités. Une poudre métallique conductrice de la chaleur peut éventuellement être ajoutée à la couche de revêtement inférieure pour améliorer ses caractéristiques de transmission de la chaleur. L'aluminium métallique pulvérisé s'est révélé particulièrement satisfai-20 sant à cet effet. Bien que les Fig. 1 et 2 représentent la construction détaillée d'un thermomètre du type qui peut être utilisé avec de bons résultats dans la présente invention, il va de soi que l'on peut apporter diverses modifications de construction à l'exemple décrit 25 sans affecter leur utilité pour l'application de l'invention. On trouvera une description plus détaillée d'autres formes de réalisation de ce type de thermomètre dans la demande de brevet déposée aux Etats-Unis d'Amérique le 4 hars 1971 sous le N° 120.995 Par Robert A» Lang. 30 Ceci posé, la Demanderesse a constaté avec surprise que l'on peut accélérer considérablement la détection visuelle de la température en incorporant certains composés organiques dans le système indicateur. Etant donné que ces composés accélèrent la détection visuelle de la température, on les désignera dans la suite par le 35 terme d' "accélérateur"» On a également constaté avec surprise que, lors du changement d'état de la matière thermosensible contenue dans chaque cavité, le liquide résultant est absorbé par le système indicateur et que, sous l'effet de cette absorption et, par conséquent, du contact 40 avec l'accélérateur, il se forme un mélange de. type eutectique 72 05855 6. 2128345 (qu'on appellera dans la suite "mélange eutectique") qui est composé de la matière thermosensible et de l'accélérateur. La température de fusion de l'accélérateur est donc considérablement diminuée, ce qui entraîne la formation d'une quantité sup-5 plémentaire de liquide, et facilite la détection visuelle de la température qui correspond au début de changement d'état de la matière thermosensible, c'est-à-dire la température de fusion commençante . L'expression "mélange eutectique" est utilisée dans le présent 10 mémoire pour désigner un mélange composé de l'accélérateur et de la matière thérmosensible et qui possède un point de fusion inférieur à celui de chacun des constituants. XI convient de noter que, dans toutes les compositions de la technique antérieure, la matière thermosensible doit, pour permet-15 tre une mesure précise de la température, avoir subi un changement d'état total ou au moins un certain degré, ou degré suffisant de changement d'état. L'utilisation de ces compositions entraîne donc un défaut inhérent de précision de la mesure de la température, qui est dû au temps nécessaire pour que ces compositions subissent le 20 degré voulu de changement d'état. L'utilisation suivant l'invention d'un accélérateur supprime ces défauts inhérents de précision en réduisant considérablement le temps nécessaire pour la détection visuelle de la température, puisqu'elle permet une détection visuelle qui correspond essentiel-25 lement à la température de fusion commençante des matières thermosensibles contenues dans les alvéoles. Les composés qui se sont révélés particulièrement utilisables comme accélérateurs pour les besoins de l'invention sont ceux qui forment des mélanges eutectiques possédant un point de fusion infé-30 rieur à celui de chacun des constituants de ces mélanges. Les substances thermosensibles utilisées sont constituées par des solutions solides (comme décrit dans la demande de brevet déposée aux Etats-Unis d'Amérique le 4 Mars 1971 sous le N° 120.998 aux noms de Zsigmond Sagi et Berel Weinstein), ou sous la forme de constituants 35 distincts présentant des caractéristiques thermiques différentes» En outre, l'accélérateur doit posséder un point de fusion supérieur à celui de la composition indicatrice de la température la plus élevée utilisée. On a constaté que, en pratique, le point de fusion'de ces accélérateurs doit être supérieur de 2 à 8,5°C au kO point de fusion de la composition indicatrice de température qui 72 05855 7. 2128345 fond à la température la plus élevée. Il ressort de la description donnée ci-dessus que le choix de l'accélérateur est dicté dans une large mesure par le choix de la composition indicatrice qui est utilisée. Par exemple, lorsqu'on 5 utilise une solution solide d'ortlio-chloronitrobenzène et d'ortho-bromonitrobenzène comme composition indicatrice de température, on a constaté que le succinate de dibenzyle, le salicylate de phényle et le dibenzyle constituaient des accélérateurs particulièrement efficaces. 10 Lorsqu'on utilise le succinate de dibenzyle comme accélérateur en combinaison avec une solution solide d'ortho-chloronitrobenzène et d'ortho-bromonitrobenzène, au moment du changement d'état de la solution solide et de l'absorption du liquide résultant par le système indicateur, ce liquide se combine avec le succinate de diben-15 syle pour former un mélange eutectique ternaire. Etant donné que la température de fusion de ce mélange eutectique est inférieure à la température de fusion de chacun de ses trois constituants, il se forme dans le système indicateur une quantité de liquide supplémentaire, ce qui facilite la détection visuelle du changement d'état. 20 Bien que l'accélérateur puisse être incorporé dans la couche indicatrice ou dans la couche masque, les avantages de l'invention sont particulièrement bien obtenus lorsque l'accélérateur est incorporé dans la couche masque. On a constaté que ceci assure une mesure de la température avec un degré de précision élevé, par ex-25 emple de 0,1°C ou même moins, lorsqu'on utilise l'accélérateur dans la couche masque pour les mesures de température dans l'intervalle des températures cliniques. Le mode d'addition de l'accélérateur à la couche masque sera décrit dans la suite à propos d'un système dans lequel la substance 30 thermosensible est une solution solide d'ortho-chloronitrobenzène et d'ortho-br omoni trobenzène et où l'accélérateur est le succinate de dibenzyle. On prépare une solution de 4 en poids de succinate de dibenzyle dans le méthanol, par simple dissolution0 Ensuite, on trempe 35 la couche masque (un papier poreux du type généralement utilisé pour la fabrication des cigarettes) dans cette solution pendant plusieurs secondes, jusqu'à ce qu'elle soit entièrement saturée et que le solvant soit entièrement évaporé. La quantité d'accélérateur contenue dans la couclie masque produite de cette façon représente 40 l/30ème de la.quanti té de solution solide contenue dans chaque 72 05855 8. 2128345 cavité„ Naturellement, la quantité d'accélérateur varie suivant le système employé et suivant le type de couche masque utilisé. Toutefois, dans tous les cas, cette quantité doit être supérieure à la 5 quantité minimale nécessaire pour faciliter la détection visuelle de la température. Ainsi qu'on l'a décrit plus haut, les accélérateurs suivant 1* invention peuvent être utilisés en combinaison avec les mélanges décrits dans la technique antérieure, avec les solutions solides 10 décrites dans la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique N° 120„998 précité, ou avec des matières thermosensibles uniques. Lorsqu'ils sont utilisés en combinaison avec une substance thermosensible unique, lors du changement d'état de cette substance, le liquide résultant de ce changement d'état est absorbé par le système in-15 dicateur, comme décrit plus haute En entrant en contact avec l'accélérateur, ce liquide donne naissance à un eutectique binaire, par mélange de l'accélérateur et de la substance thermosensible. Etant donné que le point de fusion du mélange eutectique est inférieur au point de fusion de chacun de ses constituants, la fusion du mélange 20 eutectique engendre une quantité supplémentaire de liquide dans le système indicateur, ce qui facilite la détection visuelle de la température qui correspond essentiellement à la température de fusion commençante de la composition indicatrice. On voit donc que les avantages de la présente invention peuvent 25 être particulièrement obtenus lorsque les accélérateurs mentionnés ci-dessus sont utilisés en combinaison avec une matière thermosensible unique. Les composés organiques qui étaient utilisés jusqu'à présent comme compositions indicatrices de la température fondaient fréquemment sur un intervalle de température relativement large, 30 par exemple de 1°C ou plus» En incorporant l'accélérateur dans la couche masque suivant l'invention, on provoque la formation d'une quantité suffisante de liquide dans la couche masque à une température qui correspond essentiellement à la température de fusion commençante de la matière thermosensible contenue dans la cavité con-35 sidérée. Ceci permet d'observer visuellement cette température avant que la substance thermosensible n'ait subi un changement d'état total, ou avant même le changement d'état d'une quantité suffisante de cette matière, comme décrit dans la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique N° 120.998 précitée. ko Les cavités peuvent être remplies d'une substance thermosensi 72 05855 9. 2128345 ble par des moyens connus, par exemple en dosant ou en distribuant des quantités prédéterminées dans ces cavités, ou par d'autres moyens appropriés adaptés à la fabrication en série. Ainsi qu'on l'a mentionné plus haut, le système indicateur est 5 un composite de la couche indicatrice et de la couche masque. La couche indicatrice est habituellement formée d'un papier très absorbant, possédant une haute porosité et une forte action capillaire, ce qui facilite le mouillage de cette couche au moment du changement d'état de la matière thermosensible contenue dans la cavité 10 correspondante» Cette couche peut être imprégnée d'un colorant ou d'un pigment pour donner une indication colorée de ce changement d'état. La couche masque est ordinairement un papier qui possède les mêmes propriétés générales que la couche indicatrice mais qui est 15 d'une couleur contrastée par rapport à celle de la couche indicatrice» I)e cette façon, au moment du changement d'état de la substance thermosensible contenue dans un alvéole, le liquide est rapidement absorbé par la couche indicatrice et il dissout le colorant ou pigment contenu dans cette couche» La solution (ou dispersion) 20 de colorant ou de pigment qui résulte de cette dissolution migre à travers la couche indicatrice et pénètre dans la couche masque, ce qui facilite la détection visuelle du changement de couleur de cette couche masque. On pourra se reporter à la Fig. 1 où le thermomètre est gradué 25 en degrés Fahrenheit et dixièmes de degrés Fahrenheit. On rappelle que n°F = (n-32)^-°C. Si la température du sujet examiné est de 37°C (98>6°F), toutes les régions qui correspondent à des températures de 35»6°C (96°F) à 37°C (98,6°F) présentent un changement permanent de cou-30 leur tandis que les régions qui correspondent aux températures supérieures à 37°C (98,6°F) ne présentent aucune coloration. Les mesures de température sont donc irréversibles et le thermomètre peut être jeté après un seul usage» Toutefois, dans les applications non cliniques, le thermomètre peut encore être utilisé à plusieurs re-35 prises pour mesurer des températures supérieures à celles qui ont été précédemment mesurées. Le colorant ou pigment utilisé peut être incorporé dans l'indicateur 15, ou bien ajouté directement à la solution solide. Lorsqu'il est incorporé dans la couche indicatrice, on peut simplement ^0 plonger cette couche dans la solution de colorant ou dans une dis- 72 05855 10. 2128345 persion du pigment, ou bien on peut au contraire pulvériser ou déposer cette solution ou dispersion sur cette couche indicatrice. Naturellement, on doit incorporer une quantité de colorant ou de pigment suffisante pour permettre la détection visuelle rapide du 5 changement de couleur ré su1tant. Si le colorant ou pigment a été ajouté directement à la solution solide, la quantité de colorant ou de pigment utilisé doit ici également être suffisante pour permettre la détection visuelle rapide du changement de coloration, ainsi qu'on l'a précisé plus haut. 10 Toutefois, l'addition directe d'un colorant ou d'un pigment aux solutions solides peut dans certains cas affecter défavorablement les intervalles de fusion de ces' solutions. Dans les cas où l'on exige des mesures de température très précises, par exemple avec une précision de moins de 0,1°C, le premier procédé est préférable, sauf 15 si le colorant ou pigment choisi pour cette application est connu pour ne pas exercer d'effet défavorable sur la précision de l'intervalle de fusion des solutions solides. Que le colorant ou pigment soit ajouté directement à la solution solide ou qu'il soit incorporé dans l'indicateur, il est sou-20 haitable d'éviter tout contact entre la solution solide contenue dans les cavités et l'indicateur avant que le thermomètre ne soit effectivement utilisé» Ceci évite tout risque de contamination des solutions solides par le colorant ou le pigment. On peut prévoir une couche séparatrice (non représentée), pour éviter ce contact et 25 ce risque de contamination. Ce séparateur peut être formé d'une couche pelable que l'on arrache immédiatement avant d'utiliser le thermomètre. Les détails de la construction de ce séparateur sont décrits dans la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique N° 120.995 précitée» 30 En général, on a constaté que les colorants solubles dans les huiles qui sont compatibles avec les liquides résultant du changement d'état des solutions solides contenues dans les cavités sont particulièrement bien appropriés pour être incorporés dans l'indicateur suivant l'invention. 35 Dans le cas de pigments, on a constaté que l'on peut obtenir une meilleure absorption du liquide et une meilleure indication colorée en utilisant des pigments dont la dimension de particules est comprise entre 0,2 et 0,5 micron plutôt que des pigments possédant une dimension de particules nettement plus grande, par exemple de 40 1 micron ou plus. Toutefois, il convient de souligner que l'on peut 72 05855 1 2128345 obtenir les avantages apportés par la présente invention en utilisant n'importe lequel des colorants ou pigments capables de faciliter la détection visuelle du changement d'état de la solution solide contenue dans chaque alvéole, 5 Bien qu'on ait décrit en détail un certain moyen ou s3rstème indicateur pour faciliter la compréhension de l'invention, il convient de souligner que cette description n'est donnée qu'à titre explicatif et que les détails qui y sont indiqués ne doivent pas être considérés comme limitatifs du cadre de l'invention. On peut, 10 par exemple, utiliser d'autres systèmes indicateurs pour détecter les températures qui correspondent au changement d'état des solutions solides, comme ceux qui sont décrits dans la demande des Etats-Unis d'Amérique N° 120.995 précitée. Alors que les accélérateurs qui ont été mentionnés plus haut 15 sont ceux qui forment des mélanges eutectiques avec les matières thermosensibles, le Demandeur a également constaté que l'on peut accélérer la détection visuelle de la mesure de température désirée en ajoutant des tensio-actifs au système indicateur, ou en ajoutant directement ces substances à la substance thermosensible. Bien que 20 l'on puisse utiliser pour les besoins de l'invention les divers types de tensio-actifs, c'est-à-dire les tensio-actifs cationiques, non ioniques et anioniques, les tensio-actifs cationiques, par exemple les dérivés azotés d'acides gras sont préférables pour cette application. Lorsque ce type de tensio-actifs est incorporé dans la 25 couche masque, par exemple, le degré d'absorption du liquide est nettement renforcé, ce qui accélère la détection visuelle du changement éventuel de couleur du système indicateur. Les tensio-actifs non ioniques, par exemple les dérivés d'oxyde de polyéthylène et les tensio-actifs anioniques, par exemple les 30 sels de sodium des acides gras et leurs esters peuvent également être utilisés pour accroître la vitesse d'absorption du liquide et de propagation de ce liquide dans le système indicateur. En outre, on a également constaté que l'addition de certains autres composés à la couche indicatrice facilite également la dé-35 tection visuelle de ce changement de coloration. C'est ainsi que, en ajoutant à la couche indicatrice des composés qui donnent une réaction exothermique avec la substance thermosensible, on détermine la formation d'une quantité supplémentaire de liquide qui accélère la détection visuelle de la température. Par exemple, on peut kO incorporer dans l'indicateur des composés alcalins tels que, par 72 05855 12. 2128345 exemple l'hydroxyde de sodium, etc, lorsqu'on utilise des acides gras (par exemple l'acide caprique et l'acide laurique) en qualité de substances thermosensibles. Sous l'effet du changement d'état de ces dernières substances, le liquide résultant réagit avec les com-5 posés alcalins de la couche indicatrice. Cette réaction est exothermique, de sorte qu'elle dégage la chaleur et, par conséquent, donne naissance à une nouvelle quantité de liquide supplémentaire, qui accélère la détection du changement de couleur de la couche masque. 10 Naturellement, on peut utiliser différentes combinaisons de composés et de substances thermosensibles pour provoquer ces réactions exothermiques. Bien que l'utilisation des compositions indicatrices de température et des accélérateurs qui ont été mentionnés plus haut ait 15 été décrits ci-dessus dans l'application à des instruments destinés à la mesure des températures, il convient de souligner que ces exemples ne doivent pas être considérés comme exclusifs ni limitatifs. En effet, ces compositions indicatrices de la température peuvent être tout aussi utiles dans d'autres applications telles que, par 20 exemple, les pyromètres, ainsi que pour la détection des surchauffes des transformateurs, moteurs, et autres appareils électriques ou mécaniques analogues. Naturellement, pour ces applications, le système indicateur de température doit être modifié de manière à être adapté pour l'utilisation dans ces environnements. Toutefois, 25 ces modifications sont du domaine de l'homme de l'art et elles n'altèrent pas le principe de l'invention. Néanmoins, il convient de souligner que, lorsque les compositions indicatrices de température sont utilisées pour la détermination de la température dans les applications cliniques, elles sont capables de détecter la températu-30 re du corps humain avec une précision de 0,1°C ou même moins. Lorsque le thermomètre est utilisé pour la détermination de la température dans le domaine médical, il est à recommander de le placer dans la bouche du patient, en contact avec la langue, pendant line période de quinze à quarante secondes. On retire ensuite 35 le thermomètre et on détermine la température en observant la dernière région qui a présenté le changement de couleur mentionné plus haut (voir Fig. 1). Bien que ce temps soit généralement satisfaisant pour donner une mesure de la température avec la précision désirée, c'est-à-dire 0,1°C (ou moins), on a constaté en général que, 40 dans la plupart des cas, il suffit d'une période de quinze secondes. 72 05855 13. 2128345 XI convient de souligner en outre que, alors que l'utilisation des solutions solides décrites a été donnée à propos des thermomètres médicaux destinés à la mesure de la température orale du corps humain, ces thermomètres peuvent également être utilisés pour d'-5 autres mesures de la température. Toutefois, lorsqu'ils sont utilisés pour d'autres applications, l'échelle des températures sera légèrement décalée, sans cependant affecter la précision de la lecture des températures» Ceci est dû à la différence des conditions d'environnement, différence qui affecte la vitesse de la transmission 10 de la chaleur du sujet examiné aux solutions solides. C'est ainsi-que, par exemple, lorsque le thermomètre médical est utilisé pour mesurer la température d'un bain liquide, l'échelle des températures doit être décalée de 0,2°C pour tout l'intervalle des températures cliniques intervenant dans le domaine médical. La région qui 15 indiquerait une température de 37»^5°C dans le cas de la mesure d'une température par voie orale indiquerait une température de 37,2°C dans le cas de la mesure de la température d'un bain liquide. Toutefois, ces calibrages et ajustements de l'échelle des températures peuvent être faits à l'avance pour ces autres applica-20 tions, sans affecter la précision des mesures de températures. 72 05855 14. 2128345 - REVENDICATIONS. - 1 - Indicateur de température comprenant un support qui compor te une partie indicatrice de la température, laquelle comprend au moins une zone contenant à la fois une substance thermosensible qui 5 sttbit un changement d'état à une température précise et prédéterminée et un moyen indicateur placé en contact étroit avec ladite substance thermosensible pour faciliter la détection visuelle du changement d'état de cette substance thermosensible, cet indicateur de température étant caractérisé en ce que le moyen indicateur con- 10 tient tin agent accélérateur qui réduit la durée du processus de changement d'état de la substance thermosensible, durée nécessaire pour la perception visuelle du changement d'état. 2 - Indicateur de température suivant la revendication 1, caractérisé en ce que ledit agent accélérateur est un composé eutec- 15 tisant qui forme un mélange eutectique avec ladite substance thermo sensible et qui possède un point, de fusion supérieur à celui de la substance thermosensible. 3 - Indicateur de température suivant les revendications 1 et 2, et à plusieurs zones espacées, caractérisé en ce que l'agent ac- 20 célérateur possède un point de fusion supérieur à celui de celle des substances thermosensibles affectées à ces zones qui fond à la température la plus élevée. h - Indicateur de température suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le moyen indicateur comprend, comme agent accé- 25 lérateur, un composé tensio-actif cationique» 5 - Indicateur de température suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le moyen indicateur comprend, comme agent accélérateur un composé qui réagit exothermiquement avec la substance thermosensible de la ou chaque zone lors du changement d'état de 30 cette substance» 6 - Indicateur de température suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5» caractérisé en ce que la substance thermosensible de la ou de chacune desdites zones est formée d'une solution solide. 35 7 - Indicateur de température suivant la revendication 6, ca ractérisé en ce que ladite solution solide est composée d'ortho-chloronitrobenzène et d'ortho-bromonitrobenzène. 8 - Indicateur de température suivant l'une quelconque des revendications 2, 3 et 7» caractérisé en ce que la solution solide ^0 étant composée d'ortho-chloronitrobenzène et d'ortho—bromonitro— 72 05855 15. 2128345 benzène, l'agent accélérateur eutectisant contenu dans le moyen indicateur est le succinate de dibenzyle, le salicylate de phényle ou le dibenzyleo 9 - Indicateur de température suivant les revendications 5 et 5 6, caractérisé en ce que la solution solide est composée d'acides gras et l'agent accélérateur est un composé alcalin. 10 - Indicateur de température suivant l'une quelconque des revendications précitées et destiné à mesurer les températures humaines comprises dans l'intervalle clinique, chacune des zones conte- 10 nant à la fois une substance thermosensible qui subit un changement d'état à une température précise et prédéterminée, qui n'est différente que d'une valeur inférieure à environ 0,1°C à la température de changement d'état de la substance thermosensible de la zone adjacente, et le moyen indicateur pourvu d'un agent accélérateur et 15 placé en contact étroit avec ladite matière thermosensible. 11 - Indicateur de température suivant l'une quelconque des revendications précitées, caractérisé en ce que le moyen indicateur comprend également un colorant ou un pigment.