La présente invention concerne et a essentiellement pour objet un procédé pour consolider des terrains, au moyen d'injection de liquides dans le sous-sol, méthode qui permet d'obtenir cette consolidation par la foliation de poteaux ou pieux ou colonnes de fondation, cylindriques ou plans, qui peuvent être obtenus séparément ou en aligne- ment pour constituer une paroi ou bien une galerie dans le terrain, ces poteaux ou pieux de fondation ayant des dimensions bien supérieures au diamètre de la sonde, et les parois ou galeries souterraines peuvent empêcher les infiltrations d'eau car ces poteaux ou pieux de fondation peuvent pénétrer partiellement les uns dans les autres pour définir une paroi ou galerie du type monolithique. La présente invention concerne également les moyens permettant de mettre en oeuvre le procédé ci-dessus décrit. On sait qu'actuellement il existe diverses méthodes pour la consolidation des terrains. Une première technique consiste à effectuer, au moyen de sondes, des trous dans le terrain, jusqu'à la profondeur souhaitée, dont les parois latérales sont revêtues de tubes cylindriques, à l'intérieur les uns des autres, qui se prolongent de la surface du terrain jusqu'au fond de ces trous. Ayant atteint la profondeur souhaitée, toujours selon la technique connue, les trous ainsi revêtus sont remplis de mortier liquide, et pendant ce remplissage, on effectue l'extraction contemporanée des tubes qui auparavant soutenaient les parois de ces trous. Une autre technique couramment utilisée prévoit l'enlèvement et le soulèvement, jusqu'à la surface du sol, du terrain auparavant foré et d'une partie du terrain constituant la paroi du trou. En un second temps, on insère dans la cavité ainsi formée, au moyen d'un arbre d'injection, du mortier liquide seul ou en mélange avec de l'air comprimé, avec extraction contemporanée au moyen d'une rotation, du tube inséré auparavant pour soutenir les parois de cette cavité. Cependant, les techniques du type connu ainsi conçues et réalisées, bien que s'étant révélées adaptées au but recherché, présentent une série d'inconvénients graves. D'abord, selon la première technique indiquée, il faut noter qu'elle comporte une série d'opérations longues et complexes car il faut effectuer la perforation du terrain, enfiler, dans les trous, des tubes pour soutenir les parois du trou, et enfin il faut effectuer l'extraction contemporanée de ces tubes et de l'arbre d'injection qui remplit le trou libéré du tube. En plus des inconvénients ci-dessus, la technique ci-dessus mentionnée nécessite des temps de mise en oeuvre qui sont particulièrement élevés. En outre, cette technique permet d'obtenir des pieux ou poteaux de fondation qui, bien qu'ayant une fonction de consolidation du terrain, peuvent difficilement remplir la fonction de paroi de retenue contre les infiltrations parce qu'il est très difficile de les aligner entre eux pour qu'ils pénètrent partiellement les uns dans les autres et constituent une paroi souterraine monolithique et continue. Pour la seconde technique de consolidation du terrain du type indiqué cidessus, elle demande également, comme la première technique, une série d'opérations longues et complexes avec des temps importants de mise en oeuvre. Dans ce second cas, un autre inconvénient provient du fait que le travail de consolidation demande une consommation importante d'air comprimé pour soulever le terrain foré et d'autre air comprimé est demandé pendant l'injection du mortier liquide à l'intérieur de la cavité creusée dans le terrain. En se référant maintenant à cette dernière opération d'injection, on notera que la présence d'air comprimé au sein du mortier liquide pendant l'injection de ce dernier, comporte la remontée vers le haut ou mieux vers la surface du sol, de l'air introduit dans la cavité, en même temps qu'une partie du mortier injecté. Il est clair que cela produit la perte d'une partie du mortier ce qui, avec la consommation d'air comprimé ci-dessus indiquée, a une incidence remarquable sur le prix final de l'opération ci-dessus indiquée de consolidation du terrain. Enfin, la seconde technique ci-dessus de consolidation des terrains du type connu présente l'inconvénient que, pendant la phase d'injection du mortier liquide, il y a une forte baisse et/ou dispersion de la pression d'injection à cause de la remontée vers le haut, vers la surface du sol, d'une colonne d'air comprimé mélangée à du mortier liquide. C'est à cause de cette baisse et/ou dispersion de la pression d'injection que la seconde technique de consolidation ci-dessus décrite ne permet pas d'utiliser au maximum la puissance d'effritement et le phénomène d'érosion caractéristiques du jet'd'injection, qui amèneraient ce dernier à s'amalgamer et se cimenter avec le terrain l'entourant, augmentant ainsi le diamètre final du pieu de fondation. La présente invention a pour but de proposer un procédé et les moyens relatifs de mise en oeuvre, pour consolider des terrains par l'injection de liquides dans le sous-sol, ce procédé, par la séquence d'un nombre limité d'opérations simples,rationnelles et très fiables, éliminant les inconvénients ci-dessus indiqués. Un premier objet de la présente invention est de procurer un procédé, avec les moyensqay sont préposés, permettant d'obtenir simplement et rapidement, des pieux ou poteaux souterrains de fondation d'un diamètre nettement supérieur au diamètre de la cavité creusée par forage. Un autre objet l'invention est de procurer un procédé et les moyens relatifs permettant de réaliser une paroi souterraine de consolidation du terrain, ou bien de retenue de l'eau d'infiltration, et qui soit continue, monolithique et compacte parce que les poteaux ou pieux de - fondation qui constituent cette paroi pénètrent partiellement les uns dans les autres. Un autre objet de la présente invention est de procurer un procédé automatique pour la formation d'une paroi ou galerie souterraine sans nécessiter de moyens- séparés d'extraction ou d'injection ou bien de moyens ayant pour but de soutenir les parois de chaque pieu ou poteau de fondation constituant la paroi ou galerie. Selon l'invention, le procédé de consolidation proposé prévoit le forage du terrain par une tige d'injection munie, à son extrémité, de moyens fraiseurs appropriés qui en phase de forage ou de perforation sont lubrifiés par la tige d'injection ci-dessus . Quand la profondeur de consolidation souhaitée a été atteinte, on prévoit, selon l'invention, d'injecter dans le trou ainsi obtenu, un liquide approprié de consolidation avec injection contemporanée dans ce trou, d'air sous pression. Selon l'invention les injections de liquide de consolidation et d'air à haute pression sont effectuées au moyen d'injecteurs ou buses appropriés disposés radialement sur l'extrémité de la tige d'injection ci-dessus. L'éjection latérale à haute pression du liquide de consolidation permet ainsi d'obtenir des poteaux ou pieux de fondation d'un diamètre élevé, avec des propriétés optimales de stabilisation et de consolidation du terrain car le jet de liquide de consolidation effectue la désagrégation ou l'effritement du terrain qu'il entoure, pour s'amalgamer et se cimenter avec ce dernier. Selon une autre solution on peut prévoir dans la présente invention, d'injecter plusieurs liquides de consolidation dans le trou creusé dans le terrain, ces liquides ayant des caractéristiques physico-chimiques diverses, et étant en mélange ou séparés. Selon l'invention, les moyens prévus pour la mise en oeuvre du procédé sont essentiellement constitués d'une tige d'injection, composée de deux tubes ou plus concentriques pour définir des espaces ou chambres pour le passage de l'air et des liquides de consolidation, et à l'extrémité inférieure de cette tige et de préférence radialement par rapport à elle, sont prévus des injecteurs ou buses d'air et des liquides de consolidation. L'invention sera mieux comprise, et d'autres buts, caractéristiques, détails et avantages de celle-ci apparaitront plus clairement au cours de la description explicative qui va suivre, faite en référence aux dessins schématiques annexés donnés uniquement à titre d'exemple illustrant plusieurs modes de réalisation de l'invention et dans lesquels:: - la figure 1 montre de façon schématique, la phase opérative initiale de perforation par le procédé selon l'invention; - la figure 2 est une vue schématique illustrant une phase intermédiaire de formation d'un pieu ou poteau de fondation selon la présente invention; - la figure 3 est une vue schématique illustrant la phase finale de formation d'un pieu ou poteau de fondation constituant une seule unité ou bien l'élément modulaire d'une paroi souterraine; - la figure 4 est une vue en perspective montrant de façon schématique la formation d'un pieu ou poteau de fondation cylindrique,, obtenu au moyen de la rotation et du soulèvement contemporané de la tige d'injection; - la figure 5 est une vue schématique latérale illustrant la formation d'une cloison sensiblement plane au moyen du simple soulèvement de la tige d'injection;; - la figure 6 est une vue schématique partielle d'une paroi souterraine à angle droit, qui est constituée d'une paire d'alignements de pieux ou poteaux de fondation adjacents; - la figure 7 est une vue en coupe longitudinale partielle de l'extrémité inférieure de la tige d'injection; - la figure 8 est une vue en coupe longitudinale de l'un des éléments constituant la tige d'injection cidessus nommée; - la figure 9 est une vue en coupe faite suivant la ligne IX-IX de la figure 8; - la figure 10 est une vue en coupe longitudinale partielle de l'extrémité de la tige d'injection selon une solution perfectionnée de la présente invention; - la figure Il est une vue en coupe longitudinale schématique d'une autre solution perfectionnée; - la figure 12 est une vue avant de l'injecteur de la figure qui précède; et - la figure 13 est une autre forme de réalisation de l'injecteur de la figure 11. Sur ces figures et en particulier sur la figure 1, on peut voir un dispositif de mise en action 1 qui est préposé à la rotation et à la mise en mouvement vertical de la tige d'injection 2, qui doit être insérée dans le terrain 3. il est évident que la pénétration de cette tige d'injection 2 à l'intérieur du terrain 3 effectue la foria- tion d'un trou cylindrique vertical 4. L'extrémité supérieure de la tige d'injection 2, par l'intermédiaire d'un distributeur rotatif 6, est reliée au moyen de conduits 7 et 8, respectivement, à un réservoir de liquide 11 muni d'une pompe adaptée, et à un compresseur d'air 10. En se référant maintenant plus particulièrement aux figures 2 et 3, on peut voir que pendant l'extraction du terrain 3 de la tige d'injection 2, cette dernière opère la formation d'un pieu ou poteau de fondation 5 lequel est sensiblement cylindrique. En se référant plus particulièrement aux figures 4 et 5, on peut voir que l'extraction de la tige d'injection 2 du terrain 3 peut être effectuée de deux façons différentes. Le premier mode d'extraction consiste à soulever et à faire tourner, en même temps, la tige d'injection 2 pour obtenir un pieu ou poteau de fondation 5 sensiblement cylindrique. Un second mode d'extraction de la tige d'injection consiste à soulever simplement la tige d'injection 2 ainsi il se forme dans le terrain, une cloison 13 dont la section transversale 13a est sensiblement configurée en hélice à deux pales ou en noeud à deux boucles. Sur la figure 6 on peut voir la façon dont la paroi souterraine 14 en angle droit peut être obtenue au moyen d'un rapprochement d'un ou plusieurs alignements de pieux cylindriques de fondation 5, lesquels pénètrent partiellement les uns dans les autres. En outre, il est clair que cette paroi angulaire souterraine 14 selon l'invention peut être obtenue par le rapprochement d'une série de cloisons13, comme on peut mieux le voir sur la figure 5. En se référant maintenant plus particulièrement à la figure 7, elle montre la configuration de l'extrémité inférieure de la tige d'injection 2. il faut avant tout remarquer que la longueur souhaitée de la tige d'injection 2 est obtenue au moyen de l'accouplement d'une série d'éléments cylindriques modulaires 2a, lesquels sont reliés entre eux par un manchon de jonction 2b. Evidemment, la tige d'injection 2 peut également être obtenue avec une séquence d'éléments cylindriques 2a qui ne nécessitent pas de manchon de jonction 2b. Les éléments cylindriques 2a ci-dessus (que l'on peut mieux voir sur la figure 8) sont essentiellement constitués d'une paroi cylindrique externe à l'intérieur de laquelle est enfilé, en sens axial, un tube 23. On peut toujours voir sur la figure 8 que les extrémités opposées du tube interne 23 sont avantageusement filetées. il est évident qu'entre l'élément 2a et le tube 23 est défini un espace 27 tandis que le tube interne 23 est supporté par la surface cylindrique interne de l'élément 2a -et lui est relié par l'interposition de deux bagues de support 25 qui sont placées à proximité du filetage extrême du tube central 23. Les bagues 25 sont soudées sur la surface cylindrique externe du tube central 23 tandis qu'elles sont reliées à l'élément 2a par le moyen de cordons de soudure effectués à l'intérieur d'orifices appropriés 24 qui sont placés dans la paroi de l'élément 2a. Enfin, sur l'épaisseur des bagues de support 25 se trouve un certain nombre de trous passant 26, équidistants, dont les axes longitudinaux se trouvent sensiblement sur la surface cylindrique médiane de l'espace 27. il est évident que le tube central 23 définis un canal central 30 qui est sensiblement coaxial avec l'élément 2a. Comme on l'a indiqué ci-dessus, deux éléments consécutifs 2a sont reliés au moyen d'un manchon de jnnction 2b. Ce dernier est essentiellement constitué de deux queues ou embouts cylindriques opposés 31, creux et intérieurement filetés, qui partent d'un même corps central. Par le moyen d'un orifice central 33, le manchon de jonction 2b ci-dessus indiqué met en communication les canaux centraux 30 de deux éléments opposés 2a. En outre, dans l'épaisseur des queues ou embouts cylindriques filetées 31 se trouve un certain nombre de conduits 32, qu, à leur tour, mettent en communication les espaces 27 de la paire d'éléments opposés 2a. il est évident que les embouts cylindriques creux filetés 31 du manchon de jonction 2b sont vissés sur les extrémités filetées du tube central 23 des éléments 2a, l'étanchéité entre le manchon de jonction 2b et les éléments opposés 2a étant effectuée au moyen de garnitures qui sont insérées entre le corps central du manchon de jonction 2b et l'épaisseur de la paroi externe des éléments 2a. Le dernier élément 2a de la tige d'injection 2 est relié, par l'intermédiaire d'un autre manchon de jonction 37, sensiblement identique àonocdéjà décrit, à un élément terminal 38 à l'extrémité libre duquel est vissée une tête fraiseuse 39. Cette dernière est essentiellement constituée d'un corps cylindrique sur le bord externe duquel sont fixés les ustensiles 40 tandis qu'il présente intérieurement une cavité 41 qui par l'intermédiaire du passage 42, dans le disque intermédiaire 43, communique avec une chambre 44. Sur la face supérieure du disque intermédiaire 43 se trouve un siège de vanne avec lequel vient en contact, pendant la phase de formation du pieu ou poteau de fondation par la tige d'injection 2, l'extrémité inférieure effilée d'un axe central 45, qui est soutenu par un ressort 46 dont l'extrémité opposée s'appuie latéralement sur le siège de vanne du disque intermédiaire 43. Cet axe 45 est donc placé à l'intérieur de la chambre 44, et pendant ses excursions, il est guidé par un disque 47 qui est inséré à l'intérieur de l'élément terminal 38. Le disque 47 est muni d'un certain nombre d'orifices passants 48 pour mettre en communication la chambre 44 avec la chambre du liquide 49, laquelle est placée à l'intérieur de l'élément terminal 38 de la tige d'injection 2. La chambre du liquide 49 est reliée avec l'extérieur de la tige d'injection 2 au moyen d'une série de tuyères ou jets radiaux 50. A l'extérieur de la chambre 49, dans ltélément Erminal 38, est défini un espace d'air 52 qui, comme la chambre du liquide 49, est relié avec l'extérieur de la tige d'injection 2 au moyen d'un série de jets radiaux 51. L'espace d'air 52 est relié à l'espace 27 de l'élément 2a au moyen des conduits 58 qui traversent le manchon 37. De même, par le trou central 59, toujours relié au manchon 37, la chambre du liquide 49 est reliée au conduit central 30 de l'élément 2a. En se référant maintenant aux figures 1 et 10, on proposera une solution perfectionnée, et améliorée de la tige d'injection 2. En se référant à la figure 1, on peut noter que le distributeur rotatif 6, dans ce cas, en plus d'être relié au compresseur d'air 10 et au réservoir du liquide 11, est également relié à un second réservoir de liquide 12 par le conduit 9, ce dernier réservoir 12 étant également muni d'une pompe adaptée. En se référant maintenant à la figure 10, on peut voir que l'extrémité terminale de la tige d'injection indiquée en 22 dans cette solution perfectionnée, estsensiblement identique à l'extrémité de la tige d'injection 2 ci-dessus décrite. Contrairement à la tige d'injection précédente, la tige d'injection 22 est essentiellement constituée d'une série d'éléments 22a qui sont accouplés entre eux par le moyen de manchons appropriés 22b. Les éléments 22a ci-dessus peuvent cependant être réciproquement reliés sans interposition des manchons 22b. Les éléments 22a sont essentiellement constitués d'une paroi externe à l'intérieur de laquelle, et concentriquement avec elle est enfilé un tube intermédiaire 70 qui est soutenu par la paroi externe ci-dessus nommée de l'élément 22a, par l'interposition de bagues perforées 76. De même, à l'intérieur du tube intermédiaire 70 est enfilé et est fixé un tube central 71. La liaison de ce dernier tube au tube intermédiaire 70 est obtenue au moyen des bagues interposées 73 dont les bords des pourtours internes sont soudés au tube central 71 tandis que les bords des pourtours externes sont reliés par une soudure à la paroi du tube intermédiaire 70. il est évident qu'entre la paroi de l'élément 22a et la paroi cylindrique du tube intermédiaire 70 est défini un espace 74 qui n'est pas fermé par les bagues 76, car ces dernières présentent un certain nombre de trous passants 75. Cet espace 74 communique avec l'espace 74 de l'élément 22a suivant par le moyen de conduits 77 prévus sur le pourtour du manchon de jonction 22b. Entre le tube intermédiaire 70 et le tube central 71 est défini un espace 78 qui n'est pas fermé par les bagues 73, car ces dernières sont munies d'un certain nombre de trous passants 79. Cet espace 78 est relié avec l'espace 78 de l'élément 22a suivant au moyen de conduits 80 placés dans le manchon de jonction 22b. il est évident que le tube central 71 également définit un passage 72 qui communique avec le même passage 72 de l'élément 22a suivant par le moyen du trou axial 81 dans le manchon de jonction 22b. Le dernier élément 22a de la tige d'injection 22 est relié à l'élément terminal 38 par le moyen d'une douille de raccord 37a. En se référant au dernier élément 22a ci-dessus mentionné, on notera que l'espace d'air 74 communique avec l'extérieur au moyen des jets ou orifices radiaux 84. Dans l'élément terminal 38a sont définies deux chambres 85 et 86 respectivement pour un premier et un second liquide de consolidation. Les chambres 85 et 86 sont reliées avec l'extérieur de la tige d'injection 22 respectivement par le moyen d'orifices radiaux 87 et 88. En se référant maintenant aux figures 11 et 12, on peut voir que la tige d'injection est cnnstituée d'un corps tubulaire externe 90, à l'intérieur duquel est enfilé un tube 91 qui est soutenu et centré par rapport au corps tubulaire externe 90 au moyen de bagues 94a. A ce corps tubulaire externe 90 est relié l'élément terminal 95 à l'extrémité libre duquel se trouve une tête ou pointe fraiseuse 102. L'élément terminal 95 rejoint un corps creux 96 qui définit une chambre 98 du liquide et qui est reliée au conduit central 93 du tube 91. De cette façon, une chambre 97 pour l'air est définie à l'extérieur du corps creux 96, et elle communique avec l'espace 92 au moyen des passages 94 dont sont munies les bagues 94a. Du corps creux 96 part un jet 99 dans la zone centrale duquel se trouve une cavité borgne 100 qui communique avec la chambre 97 de l'air. Cette cavité 100 estiefermée par une paroi qui, avec la paroi externe du jet 99, définit un espace toroïdal 101 qui communique aussi bien avec la chambre 98 du liquide qu'avec l'extérieur de la tige d'injection. Alternativement, comme on peut mieux le voir sur la figure 13, on peut prévoir une série de conduits ioula radialement à la cavité 100, qui sont chacun en connexion avec la chambre g8 du liquide et avec l'extérieur de la tige d'injection. On décrira maintenant le procédé de mise en oeuvre de la présente invention, en employant les moyens adaptés. En se référant aux figures 1 et 7, la tige d'injection 2 est mise en rotation et en pénétration dans le terrain 3 par le dispositif de mise en action 1. En même temps, par l'intermédiaire du distributeur rotatif 6, la tige d'injection 2 est reliée au réservoir de liquide Il pour que, pendant la phase de perforation, le liquide de ce réservoir, par exemple de l'eau, pénètre à l'intérieur du conduit central 30 de la tige d'injection 2. Par les conduits centraux 30, l'eau parvient dans la chambre 44 et de là par le passage 42, elle rejoint la cavité 41 pour lubrifier et refroidir les ustensiles 40 de la tête fraiseuse 39 en plus d'aider l'action de perforation de cette dernière. Cette position opérative est illustrée sur la figure 1. Dès que la tête fraiseuse 39 a rejoint la profondeur souhaitée, dans le terrain 3, en commandant le distributeur rotatif 6, on introduit dans la tige d'injection 2, du mortier liquide et de l'air, tous deux sous pression, provenant respectivement du réservoir 11 et du compresseur 10. En même temps, la tige d'injection 2 est ramenée vers le haut en continuant à tourner. Il faut préciser, à titre purement indicatif, que le mortier liquide provenant du réservoir Il est introduit à l'intérieur de la tige d'injec 2 tion 2 à une pression qui est sensiblement de 200 kg/cm2, tandis que l'air provenant du compresseur 10, est introduit dans la tige d'injection 2 à une pression qui est sensiblement de 7 kg/cm2. Le mortier liquide et l'air sous pression parviennent respectivement dans la chambre du liquide 49 et dans l'espace d'air 52. Ce mortier liquide et cet air sous pression s'échappent ensuite radialement de la tige d'injection 2, respectivement par les jets 50 et les jets 51. il est évident qu'à cause de la pression élevée à laquelle est soumis le mortier liquide, l'axe 45 est pressé vers le bas et le ressort de compression 46 est comprimé et l'extrémité de l'axe 45 ferme le siège de vanne placé sur le disque intermédiaire 43. I;ést évident qu'à cause de la pression élevée à laquelle est soumis le mortier liquide , par suite de phénomènes de cavitation et d'érosion, et à cause de la charge de poussée de ce mortier liquide, qui est due à la rotation des jets d'expulsion 50, le terrain 3 placé latéralement à la zone de la tige d'injection 2 qui est munie des jets 50, est fragmenté et pulvérisé pour s'amalgamer et se cimenter avec le mortier liquide. En outre, comme on peut mieux le voir sur la figure 4, en se référant aux effets ci-dessus nommés du mortier liquide sous pression, le diamètre du poteau ou pieu de fondation 5 est très supérieur au diamètre de la tige d'injection 2. En se référant maintenant aux figures 2, 3 et 4, on peut voir que l'opération d'extraction de la tige d'injection 2 continue de la façon décrite jusqu'à la formation complète du pieu de fondation 5 qui rejoint la surface du terrain. On se réfèrera maintenant plus particulièrement à la figure 6, et le procédé selon l'invention permet aussi bien de former des pieux de fondation 5 que de permettre d'obtenir des parois souterraines de retenue ou de solidification et de consolidation du terrain 14. La paroi 14 est évidemment obtenue par un alignement de pieux de fondation 5 dont la distance réciproque est légèrement inférieure au diamètre du pieu de fondation 5 permls par la nature du terrain. En fait, en maintenant un pas entre les divers pieux de fondation 5, inférieur au diamètre de chaque pieu, on obtient une compénétration partielle et une cimentation en même temps de deux pieux de fondation 5 consécutifs. Pour durcir ultérieurement l'alignement de pieux et obtenir une paroi souterraine 14 solide et impernéable, cette dernière peut être obtenue par un alignement de pieux de fondation 5 parallèle à l'alignement obtenu précédemment, ce second alignement étant distant du premier d'un pas qui est inférieur au diamètre d'un pieu de fondation 5, pour que les deux alignements parallèles pénètrent les uns dans les autres, et ce second alignement peut également être légèrement décalé par rapport au premier en se référant à une paire de pieux côte à côte des deux alignements. En se référant maintenant plus particulièrement à la figure 5, on peut voir que le procédé permet d'obtenir des cloisons souterraines 13kui sont sensiblement planes. En fait, ces cloisons13r.e peuvent être parfaitement planes car l'épaississement le plus important du mortier liquide se produit dans la zone la plus éloignée de la tige d'injection 2. Donc cette cloison 13 présente une section qui est sensiblement configurée en hélice à deux pales 13a ou bien en noeud à deux boucles. il est clair que les cloisons 13 ci-dessus sont obtenues en soulevant simplement la tige d'injection 2 en 1' absence de rotation de cette dernière. il est évident que dans le cas de la doison 13 également, on peut obtenir une paroi 14 du type décrit en précisant seulement que la solidité de cette paroi 14 peut simplement être augmentée si des cloisons adjacentes 13 pénètrent partiellement les unes dans les autres en se cimentant entre elles. En outre, le procédé selon l'invention permet d'obtenir également une paroi souterraine horizontale. Cette paroi horizontale n'est pas représentée sur les dessins pour la clarté de l'étude, mais il est clair qu'on peut l'obtenir en faisant pénétrer toujours à la même profondeur la tige d'injection 2 et en formant dans le terrain 3, à cette même profondeur, une série de disques côté à côte et pénétrant partiellement les uns dans les autres, et cimentés ensemble, et qui forment une partie d'une série de pieux de fondation 5, ou bien qui sont un rapprochement coplanaire des extrémités inférieures d'une série de pieux de fondation 5. Enfin, le procédé selon l'invention permet d'obtenir une galerie souterraine pour sauvegarder l'intégrité de structures ou canalisations souterraines placées dans un terrain très mou. En fait, cette galerie souterraine peut être obtenue par la formation de deux parois inclinées 14 dont la section transversale est configurée en V inversé. il est évident qu'à l'intérieur de ce V inversé sera placée la canalisation ou structure semblable destinée à être protégée contre les éboulements éventuels du terrain, et les côtés de ce V inversé sont constitués d'une paire de parois inclinées 14 qui sont constituées d'un certain nombre de piéux de fondation 5 coplanaires. Evidemment, il n1 est pas nécessaire que les pieux de fondation 5 ci-dessus se terminent près de la surface du sol, mais ils sont formés en partant de la profondeur souhaitée et se terminent à l'emplacement de leur intersection avec les pieux de fondation 5 de la paroi opposée du V inversé. En se référant plus particulièrement à la figure 10, il est évident que l'emploi de la tige d'injection 22 et la mise en oeuvre du procédé selon la présente invention sont réalisés de la même façon que ce qui a été décrit ci-dessus. il faut seulement préciser que dans cette tige d'injection 22, comme dans la tige précédente, pendant la phase de perforation, la tête fraiseuse 39 est lubrifiée et refroidie par l'eau qui est introduite dans la chambre 85. Par ailleurs pendant la phase de formation du pieu de fondation 5, on introduit dans la chambre 85, du mortier liquide provenant du réservoir Il tandis que l'on introduit dans la chambre 86, un second liquide de consolidation dont les caractéristiques varient en fonction des caractéristiques physico-chimiques du terrain 3 à consolider, et qui peut par exemple, être du verre soluble, comprenant principalement du silicate de sodium, un polymère comprenant principalement de l'acrylamide, ou bien un produit liquide de rebut du traitement du papier et analogue. Evidemment, la formation des pieux de fondation 5, ou bien des cloisons 13, est effectuée dans ce cas comme dans les modes ci-dessus décrits, en effectuant respectivement le soulèvement et la rotation de la tige d'injection 22 ou bien uniquement le soulèvement de cette tige. Donc pendant cette formation, le mortier liquide présent à l'intérieur de la chambre 85 est pulvérisé radialement vers l'extérieur par les jets 87, tandis que le liquide de consolidation, provenant du réservoir 12, et présent à l'intérieur de l'espace 86, est pulvérisé radialement vers l'extérieur de la tige d'injection 22 par les jets 88. il faut préciser qutil n'est pas nécessaire que le mortier liquide et le liquide de consolidation soient distincts mais qu'ils peuvent être mélangés entre eux et/ou avec d'autres liquides de consolidation, aux pourcentages souhaités, puis être injectés dans le terrain. En même temps, l'air présent dans l'espace 74 s'échappe par les jets 84 pour effectuer un premier effritement partiel de la paroi interne de la cavité 4. il est évident que, bien que cela puisse sembler superflu, pendant la formation des pieux de fondation 5, ou bien des cloisons 13, l'extrémité inférieure de l'axe central 45 est en contact avec le siège de vanne sur le disque intermédiaire 43, étant donné la pression élevée d'admission du mortier liquide. Enfin et également pour la solution alternative représentée schématiquement sur les figures Il et 12, le procédé est réalisé de la façon ci-dessus décrite parce que l'air et le mortier liquide, provenant respectivement du compresseur 10 et du réservoir 11, parviennent dans la chambre 97 et du liquide 98 et s'échappent radialement vers l'extérieur de la tige d'injection ; l'air passant par l'embouchure de la cavité 100 du jet 99 et le mortier liquide par l'espace toroïdal 101 du même jet. De même, dans le cas de la figure 13, on prévoit que l'air s'échappe radialement de l'embouchure de la cavité 100 tandis que le mortier liquide, ou autre matériau équivalent s'échappe par des conduits 101a en dehors du jet 99. il faut enfin préciser et souligner que le procédé selon l'invention prévoit la formation de pieux ou poteaux de fondation 5 pendant la phase de forage de la tige d'injection. A la suite d'expériences exécutées, on a relevé que le temps employé pour la formation d'un pieu de fondation 5 pendant la phase de forage du terrain 3 est bien inférieur au temps employé par les moyens classiques. En fait, pendant la perforation, la vitesse de descente de la tige d'injection est très basse et les flux provenant des jets ci-dessus ont tout le temps nécessaire pour broyer le terrain ce qui, dans la plupart des cas, produit un diamètre du pieu de fondation bien agrandi. Le pieu ou poteau de fondation est donc déjà formé pendant la phase de perforation, mais il est creux étant donné la présence de la tige d'injection, mais cette cavité est remplie pendant la phase d'extraction de la tige. L'extraction ci-dessus est effectuée à grande vitesse, parce que cette cavité a des dimensions limitées et le temps employé pour former le pieu de fondation est par conséquent diminué. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits, ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Procédé pour consolider des terrains par la création de masses résistantes ayant la forme de colonne, plaque, cloison, paroi quelconque orientée et galerie, caractérisé en ce qu'il comprend les étapes suivantes - insérer dans le terrain des moyens d'injectioe,sous forme d'une tige à au moins deu6onduits séparés, et munie de deux séries de jets faisant face chacun à un conduit; - émettre d'une série desdits jets, un matériau de consolidation sous forme liquide à la pression de 150 à 400 kg/cm2;; - émettre en même temps de 1' autre série- de jets, de l'air comprimé à la pression de 5 à 10 kg/cm2, lesdits jets d'une série étant intercalés et adjacents ou bien concentriques aux jets de l'autre série, et - extraire lentement lesdits moyens du terrain pour donner le temps, au matériau de consolidation, de pénétrer dans ledit terrain. 2. Procédé selon la revendication 1,caractérisé en ce que le matériau liquide de consolidation précité est du ciment liquide. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le matériau liquide de consolidation précité est une résine époxyde. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le matériau liquide de consolidation précité est un silicate de sodium soluble. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le matériau liquide de consolidation précité est un polymère comprenant principalement de l'acrylamide. 6. Moyens de mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, caractérisés en ce qu'ils comprennent une tige munie de plusieurs jets dont une partie émet un liquide sous pression et une partie émet de l'air comprimé, ladite tige pouvant pénétrer dans le terrain jusqu'à la profondeur souhaitée, et être extraite dudit terrain en la mettant en même temps en rotation ou bien en la faisant simplement glisser. 7. Moyens selon la revendication 6, caractéris8en ce que la tige précitée est composée de deux tubes concentriques et qui crée entre eux un espace, en ce que l'air comprimé est amené à travers ledit espace, et en ce que le liquide sous pression précité est amené à travers le tube le plus interne. 8. Moyens selon l'une des revendications 6 ou 7, caractérisésen ce que la tige précitée est composée de trois tubes concentriques pouvant définir deux espaces et une zone centrale, en ce que l'air sous pression est amené par l'un des deux espaces,un premier liquide de consolidation est amené par l'autre espace, et un second liquide de consolidation est amené par la zone centrale. 9.Moyens selon l'une des revendications 6 ou 7, caractérisés en ce que l'espace externe communique vers l'extérieur par des jets radiaux, en ce que le corps central interne communique vers l'extérieur par des jets radiaux pour injecter, dans le terrain, respectivement l'air sous pression et un liquide de cnnsolidation. 10. Moyens selon l'une des revendications 6 ou 8, caractérisés en ce que les espaces précités et la partie interne de la tige précitée communiquent vers l'extérieur par des jets qui éjectent l'air comprimé et les liquides de consolidation en direction radiale. 11. Moyens selon l'une des revendications 6 à 10, caractérisés en ce que la tige précitée est composée de plusieurs sections successives vissées, dont seule la dernière est munie de jets. 12. Moyens selon l'une des revendications 6 à 11, caractérisés en ce que la tige précitée est reliée à une motorisation pouvant la faire glisser axialement et/ou tourner, ainsi qu'à des réservoirs sous pression d'alimentation en liquides et en air.