La présente invention se réfère aux dispositifs destinés à la traduction de constructions syntactiques d'une langue à une autre. Il est souvent désirable de disposer d'un moyen de communication visuel ou oral entre les personnes de langues maternelles différentes. L'utilisation d'un dictionnaire normal peut suffire en certains cas à donner une traduction raisonnable propre à assurer la communication recherchée. Toutefois dans bien des cas l'on préfère avoir entre les mains un dispositif plus facilement utilisable qui permette à chacun de traduire rapidement et aisément dans une langue étrangère en conservant les rapports syntactiques et sémentiques voulus. On peut trouver un exemple de dispositif de traduction d'une langue en une autre dans le brevet américain 3 089 258 délivré le 14 Mai 1963 aux noms de Kavanaugh et autres. Ce dispositif comprend un casier découpé d'une série d'ouvertures alignées dans le sens transversal, une série correspondante d'éléments portant des colonnes de mots dans la langue "A" et mobiles longitudinalement par rapport au casier de façon à amener successivement les mots en question en coïncidence avec les ouvertures respectives correspondantes, ainsi qu'une autre série de colonnes de mots dans la langue "B", constituant les traductions ou les équivalents des mots des colonnes de la langue "A" et agencés dans un ordre similaire, ces colonnes étant montées soit sur le casier, soit sur les éléments mobiles longitudinalement en plus de la langue "A". Le brevet américain 2 950 544 délivré le 30 Août 1960 au nom de Leighton montre un dispositif de communication bilingue comprenant quatre pages agencées par paires pour constituer une première partie de lettre. Chaque partie de lettre comporte une feuille guide et une feuille message. Les quatre feuilles sont fixées les unes aux autres par le moyen d'agrafes ou analogues au voisinage du haut de l'ensemble, de façon à se correspondre de manière précise. Chaque page est perforée à son bord supérieur pour pouvoir être arrachée. La présente invention vise: - à établir un dispositif traducteur qui soit d'usage facile et qui puisse assurer la traduction d'une langue dans une autre de manière aisée et précise; - à réaliser un tel dispositif qui soit matériellement de forme simple et facile à manoeuvrer pour assurer la traduction requise - et à établir un dispositif comme sus-indiqué qui soit robuste, durable et qui puisse aisément être transporté. Conformément à l'invention le dispositif traducteur comprend une pilede cartes rectangulaires de dimensions identiques disposées dans des encadrements ou diviseurs longitudinaux propres à faciliter leurs déplacements indépendants. Chaque pile comprend un minimum de deux cartes ou un maximum déterminé par les nécessités et les possibilités matérielles. Le premier rôle du dispositif traducteur consiste à conserver systématiquement et de façon synchrone dans l'espace des formes écrites, imprimées et/ou dessinées dans le but de les présenter d'une manière commode à l'usager. Quand on applique une poussée à la carte supérieure de chaque pile, celle-ci glisse sur la surface de la carte située immédiatement en-dessous d'elle. Etant donné que les dimensions des cartes sont identiques, les surfaces découvertes sur la carte inférieure et sur la carte supérieure le sont également, ce qui permet de disposer ou de programmer des formes connexes, complémentaires et/ou équivalentes entre plusieurs langues, c'est-à-dire des traductions apparaissant à des positions synchronisées dans l'espace. Ainsi, en faisant glisser la carte supérieure sur la face de la carte inférieure l'utilisateur peut choisir sur cette dernière un item qu'il connaît en utilisant à cet effet le bord de la carte supérieure comme organe indicateur ou sélecteur. L'information "inconnue" désirée apparaît alors sur le point correspondant de la face découverte de la carte supérieure et peut être relevée par l'usager en renversant vers lui la pile de cartes, donc en échangeant pour lui les faces découvertes des cartes A et B. A cette position c'est le bord de la carte B ainsi que ceux des autres cartes demeurées à leur position initiale, qui sert d'indicateur pour la forme "inconnue" recherchée par l'utilisateur. Comme la même relation existe entre deux cartes successives quelconques, le processus peut être répété en utilisant deux cartes adjacentes appropriées. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, pertmettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer: Fig. 1 est une vue en perspective à petite échelle d'un dispositif traducteur suivant l'invention. Fig. 2 est une vue en plan à plus grande échelle le repré- sentant à l'état ouvert. Fig. 3 à 5 sont des coupes correspondant aux plans III-III, IV-IV et V-V (fig. 2). Fig. 6 est une vue en plan de l'autre côté du dispositif, montrant l'information de traduction. Fig. 7 est une vue en plan par l'avant du dispositif illus- trant son utilisation pour réaliser une phrase complète. Fig. 8 montre l'information disposée sur les cartes adjacen- tes dans une pile. On décrira ci-après-en se reportant au dessin le principe et la conception d'un traducteur suivant l'invention, qui y est désigné par la référence générale 10. Ce dispositif comprend un boîtier 12 comportant des pans antérieurs 14 et 16 qui se chevauchent et se verrouillent mutuellement. Pour fermer le casier 12 on peut faire glisser le pan 16 au dessous des organes de blocage 18 décalés vers l'avant.A l'intérieur du casier 12 et sur le pan 14 sont montées une série de colonnes juxta- posées 20 à 28. Leur nombre et leurs dimensions varient suivant la langue à traduire, ainsi que cela est évident pour tout technicien. Chaque colonne renferme un certain nombre de cartes rectangulaires telles que celle référencée 30 pour la colonne 20. Chacune de ces cartes telle que 30 est disposée dans des glissières individuelles de manière à pouvoir coulisser vers le haut et vers le bas dans la colonne correspon- dante, en l'espèce la colonne 20. Quand on a soulevé la carte 30 dans ladite colonne 20, son verso est à découvert au dessus du bord supérieur du pan 14, comme le montre clairement fig. 7. En même temps apparaît la face supérieure ou face avant de la carte située immédiatement au dessous de celle-ci. Il est donc clair et évident que si les cartes renfermées par chaque colonne 20-28 portent une forme grammaticale différente, celles qui se trouvent dans les colonnes respectives peuvent comporter plusieurs choix pour cette forme particulière, savoir celui approprié dans une langue primaire, laquelle est l'anglais dans l'exemple repré- senté, ce choix s'effectuant en découvrant une ou plusieurs cartes par déplacement vers le haut dans leurs colonnes respectives pour faire apparaître le mot ou expression choisi. Le bord inférieur de la carte ainsi soulevée agit à la façon d'un repère pour afficher le mot choisi ainsi qu'on peut le voir pour la colonne 20et la carte 30. On comprend en se référant à fig. 2, qu'en juxtaposant les co- lonnes 20-28 de façon appropriée l'on peut obtenir des phrases complète- ment structurées. Ainsi, par exemple, la colonne 20 renferme des expres- sions interrogatives, celle 21 des verbes avec sujet, celle 22 des infinitifs, celle 23 des pronoms compléments et des pronoms réfléchis, celle 24 des articles, des nombres et d'autres adjectifs, celle 25 des noms, celle 26 des destinations, emplacements et points d'origine, celle 27 des expressions indiquant pour qui, à partir de qui, avec qui, et enfin celle 28 des expressions de temps formulées en heures, jours, mois et saisons. Il est évident qu'en soulevant les cartes appropriées dans ces colonnes 20 à 28 on peut formuler une affirmation ou question raisonnablement cohérente et grammaticalement précise dans la langue primaire. On peut voir en fig. 8 que les cartes 32 et 32', prélevées à partir de la colonne 25 illustrent l'agencement traducteur suivant l'invention. La carte 32 est celle supérieure de la colonne précitée, c'est à dire celle qui se trouve le plus en avant. Le recto de cette carte a été indiqué en fig. 2, tandis que fig. 8 montre son verso. Quant à la carte 32', c'est celle qui doit se trouver immédiatement au dessous, ou derrière, la carte 32 précitée, son recto portant les noms en langue anglaise, comme montré fig. 8. On notera que les noms en langue secon- daire qui apparaissent sur le verso de la carte 32 représentent la traduction et l'indication phonétique de prononciation dans cette langue, savoir l'espagnol dans le présent cas. Il est évident que le recto de la carte 321 porte la traduction des mots anglais qui figurent sur le recto de la troisième carte de la colonne 25. En conservant présent à l'esprit ce qui précède, on peut se référer à nouveau à fig. 7 dans laquelle on a fait apparaître une question en anglais en déplaçant les cartes appropriées dans leurs colonnes respectives pour faire la question désirée. On peut noter que si l'on retourne tout le pan 14, les extrémités des cartes qu'on a déplacées dans les colonnes 20-28 pour découvrir les mots anglais, portent sur leur recto la traduction de la question ainsi posée dans cette langue, le bord du pan agissant à la façon d'un repère pour indiquer la traduction correcte dans la langue secondaire, accompagnée d'un guide phonétique de prononciation. Les colonnes 20-28 peuvent être disposées suivant toute relation séquentielle, sémantique et/ou syntactique susceptible d'exister entre les formes de langage enregistrées dans chacune d'elles. De cette manière le dispositif traducteur sert d'intégrateur des composants syntactiques et l'on notera qu'en dépit de l'irrégularité des plans de ceux de ces derniers qui ont été choisis sur la face langue primaire de ce dispositif, la phrase intégrée sur l'autre face du pan 14 est inva- riablement affichée de façon linéaire, ce qui rend simple et facile la lecture de la traduction sur celle-ci. Il convient de remarquer que lorsque les langues primaire et secondaire présentent des ressemblances de structure suffisantes, le dispositif peut s'utiliser pour traduire des phrases complètes ainsi que de plus petites unités grammaticales, telles que des mots et des expressions. Dans le cas de langues comportant des constructions de phrases dissem- blables, on peut tout aussi bien l'employer avec avantage au niveau des mots et des expressions. Il peut également servir dans des applications autres que la traduction directe d'une langue dans une autre. C'est ainsi, par exemple, que si les langues primaire et secondaire sont les mêmes, il joue alors simplement le rôle d'un intégrateur d'éléments de cette langue pour présenter des phrases complètes utilisables en guise de moyen de communication pour des sourds-muets, etc... Le dispositif suivant l'invention comporte des fonctions et applications utiles dans d'autres domaines que celui de l'éducation. Ce dispositif traducteur est simple en ce qui concerne sa réalisa- tion et son fonctionnement. Il tire parti des ressemblances entre les langues pour réaliser les moyens grâce auxquels une personne peut composer des expressions et/ou des phrases dans sa propre langue en obtenant simultanément leur équivalent dans une autre. Cela est réalisé, comme sus-exposé, par les composants syntactiques de ces deux langues, synchronisés dans l'espace, moyennant utilisation à cet effet des deux faces de cartes rectangulaires, en plastique feuilleté, empilées en juxtaposition, le nombre et la succession des colonnes étant déterminés par la nature de la syntaxe des langues intéressées ainsi que par d'autres facteurs. Le nombre des cartes dans chaque empilage est fixé par la nature ou la classe des structures qui s'y trouvent renfermées, par les besoins de l'usager du dispositif et par les possibilités matérielles. Il convient de remarquer que ces possibilités matérielles - ne s'opposent pas à la représentation compréhensible de certaines catégories de composants du langage, telles que les formes interrogatives qui n'exigent pas plus de 4 ou 5 cartes ou éléments porteurs de mots. En outre, la simplicité de construction et de fonctionnement du dispositif élimine toute nécessité de pièces ou ensembles mécaniques encombrants ce qui permet d'empiler douze à treize cartes porte-mots avec leurs sépara- tions dans un ensemble n'occupant qu'un espace d'au plus 1/2 pouce (12,7mm) d'épaisseur. On peut également utiliser une technique à code de couleur pour adapter les articles, les adjectifs et les substantifs dans la langue primaire lorsque la langue secondaire comporte les distinctions de genre et exige que ces articles, adjectifs et substantifs y soient adaptés. Une telle technique améliore la précision de la traduction par le dispositif. Un autre modèle de dispositif traducteur dans lequel les rôles et la disposition alphabétique des deux langues seraient inversés per- mettrait à une personne dont la langue maternelle serait la langue secondaire, de composer des expressions et/ou des phrases dans cette langue de façon à obtenir simultanément la construction d'expressions et/ou phrases équivalentes dans la langue primaire. Ainsi, en utilisant deux modèles de dispositif traducteur du genre décrit, la conversation pourrait s'établir entre des personnes de langues maternelles différentes sans que l'une connaisse la langue de l'autre. Le dispositif traducteur 10 représenté comporte encore des moyens auxiliaires susceptibles de contribuer à la traduction, savoir des parties d'un bloc-note 34, référencées de façon appropriée et qui renferment des indications imprimées utiles concernant l'usage du dispositif, ainsi que la traduction d'expressions courantes avec des espaces propres à recevoir des annotations. Ce bloc comporte appro- ximativement les mêmes dimensions que la partie complète qui renferme les colonnes 20-28 et il peut donc se loger commodément dans le casier 12 quand celui-ci est refermé. Des entretoises 36 sont fixées sur chaque côté de ce casier pour assurer la réalisation d'un espace régulier en vue de recevoir les colonnes 20-28 et le bloc-note 34. Il doit d'aillleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. R E V E N D I C A T I 0 N S 1. Dispositif propre à permettre de composer des constructions grammaticales, caractérisé en ce qu'il comprend - une première colonne; plusieurs cartes de forme similaire disposées en superposition dans cette colonne, ces cartes pouvant coulisser les unes par rapport aux autres; une seconde colonne - plusieurs secondes cartes disposées dans cette seconde colonne, ces cartes étant de formes générales similaires et pouvant coulisser les unes par rapports aux autres; - plusieurs premières constructions syntactiques prévues sur chacune des premières cartes; - et plusieurs secondes constructions syntactiques prévues sur chacune des secondes cartes. 2 Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que chacune des premières cartes porte sur son recto plusieurs premières constructions syntactiques traduites en une langue différente de celle des constructions syntactiques précitées. 3. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, propre à organiser la construction syntactique de phrases et analogues dans une première langue et leur traduction dans une seconde, caractérisé en ce qu'il comprend en combinaison les éléments suivants dont certains au moins sont connus soit à l'état isolé, soit dans des combinaisons différentes de celle ci-après - un casier; - plusieurs colonnes disposées à l'intérieur de ce casier, en juxtaposition les unes avec les autres; plusieurs cartes placées dans chacune desdites colonnes o elles sont superposées les unes aux autres en pouvant coulisser les unes par rapport aux autres; - et des moyens indicateurs disposés sur chacune des faces' de chaque carte, ceux de ces moyens qui se trouvent sur les mêmes côtés des diverses cartes étant établis dans une même langue. 4. Dispositif suivant la revendication 3, caractérisé en ce que chaque colonne renferme des cartes comportant une forme syntactique semblable. 5. Dispositif suivant la revendication 3, caractérisé en ce que les cartes des différentes colonnes portent des formes syntactiques différentes. 6. Dispositif suivant la revendication 3, caractérisé en ce que dans chaque colonnne les cartes sont de dimensions identiques. 7. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications qui précèdent, caractérisé en ce que les colonnes sont montées sur un pan du casier, chaque carte pouvant coulisser dans la colonne correspondante pour découvrir des parties de la carte situées au-dessous d'elle, tandis que le recto de la carte qu'on a fait coulisser est découvert au-delà d'un des bords du pan précité.