L'invention concerne un dispositif synchrone commandé par une carte de dessin Verdol pour actionner une ratière de métier à tisser où la partie transmettant l'énergie comprend, pour chaque lame, une paire de crochets disposés sur un plan Les ratières de ce genre, dont il est question ici, en particulier en corrélation avec le certificat d'auteur tchécoslovaque nO 156 301 sont actionnées par un dispositif à impulsions commandé par une carte ou électromagnétiquement Dans ces ratières, le dispositif à impulsions comprend une paire de leviers à deux bras, montés sur des tiges placées parallèlement. Un de ces bras s'appuie ici toujours soit sur les plots de la carte d'énergie, soit sur un électro-aimant commandé par une carte de dessin. Le dispositif à impulsions mentionné ci-dessus est asynchrone. Son inconvénient réside en ce que si l'on veut exécuter une marche arrière par exemple quand on recherche une duite dont l'insertion est défectueuse, il exige que la ratière exécute une révolution arrière supplémentaire avant que ne s'ouvre la foule de la dernière duite introduite. Quand on a trouvé la duite défectueuse et avant de remettre le métier en route, il est alors nécessaire que la ratière exécute une révolution à vide dans le sens inverse afin de permettre le redémarrage du métier. L'invention a pour objet de réaliser un dispositif à impulsions synchrone pour ratières où la partie qui transmet l'énergie comprend pour chaque axe de lame une paire de crochets disposés sur un plan. A cet effet, l'invention propose un dispositif à impulsions dans lequel, en particulier il est associé a chacun des crochets, un levier à deux bras dont le déplacement angulaire dans une direction, provoqué par un ressort qui y est attaché, est limité sur le bras inférieur par les crochets mentionnés et une butée fixe, et dans le sens opposé par une butée placée à côté de son bras supérieur qui porte une paire d'aiguilles horizontales, montées rotatives, l'aiguille horizontale portant une aiguille palpeuse de la nouvelle duite et étant maintenue par sa butée, au moyen d'un ressort sur le trajet d'une règle de la nouvelle duite, pendant que l'autre aiguille horizontale porte une aiguille palpeuse de l'ancienne duite et est maintenue par une butée, au moyen d'un ressort sur le trajet d'une règle de l'ancienne duite, une règle auxiliaire étant placée à coté des aiguilles horizontales pour les remonter, et une règle d'arrêt étant placée à côté des leviers à deux bras pour les verrouiller dans leurs positions déplacées sur la butée Au point de vue de la construction, il y a avantage a' ce que les leviers à deux bras soient montés sur un plan sur des tiges parallèles, au-dessus des crochets. Il y a aussi avantage à ce que les barres d'arrêt soient placées à côté des leviers à deux bras ce qui facilite le montage du dispositif à impulsions synchrone dans la ratière et son démontage éventuel. Pour que le guidage des aiguilles lectrices soit fiable, on a avantage a' monter ces aiguilles sur des guides. Pour assurer un meilleur contact des leviers à deux bras avec les crochets de la partie de la ratière qui transmet l'énergie, il y a avantage à ce qu'un bras du levier à deux bras placé adJacent au crochet de la partie de la ratière qui transmet l'énergie soit pourvu d'un galet. L'invention sera mieux comprise en regard de la description ci-après et des dessins annexés représentant un exemple de réalisation de l'invention, dessins dans lesquels - la figure I est une vue d'un arrangement d'un dispositif à impulsions synchrone et d'une partie d'une ratière à double lève transmettant l'énergie pour actionner une lame - la figure 2 est une vue de deux positions de travail du dispositif à impulsions synchrone suivant la figure I, actionnant l'un des crochets du mécanisme de transmission d'énergie d'une ratière à double lève, - la figure 3 est une vue du diagramme développé du mouvement circulaire d'une ratière et du dispositif à impulsions suivant la figure I. La ratière comprend pour chaque mécanisme de transmission de force actionnant une lame, une unité du dispositif d'impulsions de synchronisation. Pour plus de clartés la description est dirigée d'abord-sur l'exécution et le mode de fonctionnement d'une partie qui forme, dans la figure I, le côté de gauche du dispositif à impulsions synchrone et qui est illustrée dans la figure 2. Sur une tige 1 (figure 2) dont les extrémités sont montées solidairement sur les parois latérales, qui ne sont pas illustrées, d'un dispositif à impulsions, on a monté à rotation un levier à deux bras 2. La rotation de ce levier 2 est limitée d'une part par une butée 3, placée à côté du bras supérieur 200 de ce levier, et d'autre part par un crochet 4 et un appui fixe 5, qui est placé à côté de son bras inférieur 201 On remarquera que le crochet 4 et l'appui fixe 5 forment déja une partie constitutive d'un mécanisme de transmission de force 400 de la ratière auquel est raccordée une lame qui n'est pas représentée. Du fait que le mécanisme de transmission de force 400 de la ratière est d'un type connu, par exemple d'après le document certificat d'auteur tchécoslovaque nO 156 301, on décrira seulement les parties qui sont nécessaires pour expliquer le fonctionnement du dispositif à impulsions synchrones Afin d'éviter une friction par glissement pendant la rotation du levier à deux bras 2 pendant son contact avec le crochet 4, le bras inférieur 201 du levier 2 est pourvu d'un galet rotatif 6. Pour faciliter le montage, on place une règle d'appui 7 sur le bras supérieur 200 du levier à deux bras 2, comme élément auxiliaire de montage. L'actionnement du levier à deux bras 2 dans une direction, pour l'amener dans la position indiquée en trait plein dans la figure 2, est opéré d'une part au moyen d'une aiguille horizontale 8 d'une duite antérieure, qui est contrôlée par une règle 10 de cette duite antérieure, qui, à son tour, est mue par un mécanisme à leviers non illustré, commandé par une came, et d'autre part, au moyen d'une aiguille horizontale 9 d'une duite nouvelle qui est commandée par une règle Il d'une duite nouvelle qui, à son tour, est aussi mue par un mécanisme non illustré, commandé par une came. Dans le sens opposé, dans la position indiquée par des lignes en tirets (figure 2), le levier à deux bras 2 est basculé au moyen d'un ressort de traction 12 dont une extrémité est fixée sur le bras supérieur 200 du levier à deux bras 2, et l'autre extrémité est bloquée sur une tige 121. L'aiguille horizontale 8 de l'ancienne duite, ainsi que l'aiguille horizontale 9 de la nouvelle duite sont montées à rotation, l'une au-dessus de l'autre sur le bras supérieur 200 du levier à deux bras 2. Les aiguilles horizontales 8 et 9 sont poussées vers les règles 10 et 11 au moyen de ressorts de traction 13 et 14 respectivement, les autres extrémités étant fixées sur le bras vertical 200 du levier à deux bras 2 La lève des aiguilles horizontales 8 et 9 contre l'action des ressorts 13 et 14 est assurée par une règle auxiliaire 15, qui est actionnée par un mécanisme non figuré, commande par un disque a' came.La position du levier à deux bras 2, qui est indiquée dans la figure 2 en trait plein et où le levier à deux bras 2 est deplacé au moyen des aiguilles horizontales 8 et 9, est bloqué par une règle de butée mobile 16, qui est actionnée par un mécanisme non figuré et qui est pourvue d'un verrou de sécurité. A une extrémité de l'aiguille horizontale 8 de l'ancienne duite est suspendue une aiguille pa-lpeuse 17 de cette ancienne duite, et à une extrémité de l'aiguille horizontale 9 de la nouvelle duite est suspendue l'aiguille palpeuse 18 cette nouvelle duite. Les aiguilles palpeuses 17, 18 sont montées coulissantes dans des guides 20, 21 et 22 qui les guident vers une carte Verdo 19 de dessin. Cette carte de dessin 19 est entraînée en rotation d'une façon connue, au moyen d'un cylindre à cartes 23, dans le cas présent dans le sens des aiguilles d'une montre, entraîné par un mécanisme pas à pas connu, non figuré. Le fonctionnement de l'autre partie, suivant la figure t la partie du côté droit, du dispositif à impulsions synchrone que l'on vient de décrire, et en conséquence, les parties appartenant au côté droit portent les memes références que les pièces remplissant les mêmes fonctions appartenant au côté gauche du dispositif à impulsions synchrone, les chiffres référence étant dans ce cas pour plus de clarté pourvus d'une apostrophe. Comme on s'en rend compte d'après la figure l e il n'existe que de légères différences entre les côtés de droite et de gauche du dispositif à impulsions synchrone. Ces différences sont dues au fait que les crochets 4 et 4' et les butées fixes 5, 5' sont disposés sur un même plan que les leviers 2, 2' à deux bras montés sur les tiges parallèles I, 1', de sorte que le levier à deux bras 2' du côté droit est plus éloigné de la carte Verdol 19 que le levier a' deux bras 2 du câté gauche du dispositif à impulsions.En conséquence les aiguilles horizontales 8', 9' des anciennes et nouvelles duites, respectivement, sont plus longues sur le levier 2' à deux bras du côté droit et sont montées sur ce dernier de façon à être parallèles aux aiguilles horizontales 8, 9 des ancienne et nouvelle duites respectivement du levier à deux bras 2 Les aiguilles palpeuses 17', 18' qui sont sur les aiguilles porte zontales 8', 9' des ancienne et nouvelle duites du levier 2' à deux bras sont décalées par rapport aux aiguilles palpeuses 17, 18 des ancienne et nouvelle duite du levier à deux bras 2 de gauche, afin de conserver le poinçonnement habituel de la carte de dessin Verdol 19.Pour simplifier. les guides 20 21, 22 sont communs à toutes les aiguilles palpeuses 17. 17'. 183 18' de même que la règle 15 est commune aux aiguilles horizontales 8, 8', 9, 9' et destinée à les soulever. Le fonctionnement du côté gauche du dispositif å impulsions synchrone décrit ci-dessus est le suivant conformément au diagramme de mouvement circulaire développé de l'ensemble de la ratière, illustré dans la figure 3. Suivant le diagramme de mouvement circulaire développé (voie 9 dans la figure 3, ligne brisée verticale), les aiguilles palpeuses 17 et 18 sont levées par la règle 15, en commun avec les aiguilles horizontales 8 et 9, et passent de leur position indiquée en trait plein dans la figure 2 dans les positions indiquées par des lignes en tirets. Après la lève des aiguilles palpeuses 17, 18, la carte de dessin 19 Verdol se déplace, (voir voie 10, figure 3), dans le sens des aiguilles d'une montre, de deux duites, c'est-à-dire que le repère de la carte Verdol 19 qui se trouve sous l'aiguille palpeuse 18, arrive sous l'aiguille palpeuse 17.Au plus tard après la rotation de la carte Verdol 19 (figure 2), la règle 15 commence à retourner en arrière dans sa position inférieure représentée dans la figure 2 en trait plein, et avec elle, retournent aussi en arrière les aiguilles horizontales 8, 9 et les aiguilles palpeuses 17, 18 de l'ancienne et de la nouvelle duite, l'aiguille palpeuse 18 de la nouvelle duite commençant à palper la nouvelle duite et l'aiguille palpeuse 17 de l'ancienne duite à palper l'ancienne duite.Suivant le dessin qui est dessiné sur la carte Verdol sous la forme de trous, les aiguilles palpeuses 17 et 18 prennent leurs positions correspondant à ce dessin et en meme temps les aiguilles horizontales 8, 9 prennent aussi les leurs. Si, par exemple, il se présente dans la carte Verdol un trou pour l'aiguille palpeuse 18 de la nouvelle duite, cette aiguille palpeuse 18 tombe dans ce trou1 de sorte qu'une butée 24 prevue sur l'aiguille horizontale 9 de la nouvelle duite se place sur le chemin de la règle Il de cette nouvelle duite.Cela se produit de même, si, dans la carte Verdol 19, il se présente un trou pour l'aiguille 17 de l'ancienne duite qui provoque sa chute dans le trou de la carte Verdol de sorte qu'une butée 25 de l'aiguille horizontale 8 se place également sur le chemin de la règle de l'ancienne duite. Il ressort du diagramme de mouvement circulaire développé (figure 3) qu'avant même que le palpage proprement dit suivant la voie nO 9 soit terminés la règle 10 de l'ancienne duite (figure 2) commence à se déplacer le long de la voie nO 6 (figure 3). Cette règle lO de l'ancienne duite (figure 2! est par suite en état de travailler plus tât parce que le tracé de la course de la duite précédente1 c'est-à-dire ancienne1 a déjà été arreté par la règle d'arret 16 depuis le cycle précédent. Quand le palpage est terminé, c'est la regle lo de l'ancienne duite qui termine d'abord sa course et qui, si l'aiguille palpeuse 17 de l'ancienne duite tombe dans un trou, soutient seulement la butée 25 dont la position illustrée en trait plein dans la figure 2 a déjà été solidement établie par la règle de butée 26, par l'intermédiaire du levier à deux bras Du fait que la butée 25 est supportée par la règle 10 de l'ancienne duite, il se crée un jeu entre le bras supérieur 200 du levier 2 à deux bras et la règle de butée 16. Comme on peut le voir dans le diagramme de mouvement circulaire développé (figure 3), la règle de butée 16 (figure 2) commence à se déplacer vers le haut (voir voie n 8 figure 3) dans la position indiquée en tirets. Avant même que ce mouvement de remontée soit terminé la regle Il de la nouvelle duite (figure 2) commence à opérer le long de la voie nO 7 (figure 3) et emmène avec elle, par l'intermédiaire de la butée 24, l'aiguille horizontale 9 de la nouvelle duite et le levier à deux bras 2, dans la position tracée en trait plein. Le galet 6 du levier à deux bras 2 arrive ainsi å une position si élevée au-dessus du crochet 4 que ce dernier tourne sous l'effet du ressort 27 sur un axe 26 vers un couteau 28 et s'encliquette sur celui-ci. Ensuite suivant le diagramme du cercle développé de la voie nO 2 (figure 3) le coutea-u 28 commence à se déplacer en commun avec le crochet qui y est engagé et par suite, il se produite au moyen du mécanisme de transmission de force, une lève d'une lame, non figurée Avant que le couteau 28 commence sa course1 la règle lo de l'ancienne duite est revenue à sa position initiale (illustrée en tachures dans les dessins). La règle 11 de la nouvelle duite reste dans a position où elle est déplacée jusqu a ce que la règle 16 d'arrêt retourne dans sa position initiale illustrée en trait plein dans la figure 2, de sorte qu'elle arrete le bras supérieur 200 du levier à deux bras 2 et ce dernier reste déplacé pour le passage de retour du crochet 4, revenant dans la position de départ. Alors seulement, la règle de la nouvelle duite retourne dans sa position initiale (hachurée). Les deux mouvements mentionnés en dernier sont bien perceptibles d'après le diagramme du cercle développé (figure 3) des trajets nO 7 et 8 Ainsi se trouve décrit un cycle d'engagement du crochet 4 (figure 2 > avec le couteau 28.Comme on peut s'en rendre compte d'après le diagramme du mouvement circulaire développé, le côté droit de la ratière à double lève est aussi commandé suivant les voies nO 1 3 4 et 5 (figure 3), aucun nouveau palpage ne se produisant Le synchronisme du dispositif à impulsions réside en ce que si l'on fait tourner la ratière en sens inverse, les fonctions de la règle 11 de la nouvelle duite (figure 2) et de la règle 10 de l'ancienne duite sont échangées de telle façon que la succession des mouvements est inversée par rapport aux mouvements originaux. I1 est ainsi garanti que, si l'on exécute une marche arrière (par exemple quand on recherche une duite intrsdul t e d'une façon erronée), il ne se produit aucun retard dans le dispositif à impulsions. I1 y a aussi lieu de faire remarquer qu'une supériorité importante du dispositif å impulsions synchrone réside en ce que ce dispositif fonctionne dans une zone d'arrêt des cames qui commandent les couteaux 28 (figure 2) de 45 à 750 des voies 1, 2 (figure 3) par rapport au métier qui occupe 90 à 1500 (échelles Il, 12). REVENDICAT IONS 10) Dispositif à impulsions synchrone commandé par une carte Verdol pour actionner une ratière de métier à tisser dont la partie transmettant la force comprend, pour chaque lame, une paire de crochets disposés sur un plane caractérisé en ce qu'il est associé à chacun des crochets (4r 4'), un levier à deux bras (2, 2') dont le déplacement angulaire dans une direction, provoqué par un ressort (12D 12') qui y est attaché, est limité sur le bras inférieur (201, 2012) par les crochets (4, 4') mentionnés et une butée fixe (5, 5'), et dans le sens opposé par une butée (3, 3') placée à côté de son bras supérieur (200, 200') qui porte une paire d'aiguilles (8, 8' r 9r 9') horizontales, montées rotatives, l'aiguille horizontale (9J 92) portant une aiguille palpeuse (18, 18') de la nouvelle duite et étant maintenue par sa butée (24, 24'), au moyen d'un ressort (14, 14') sur le trajet d'une règle (11, 11') de la nouvelle duite, pendant que l'autre aiguille horizontale (8, 8') porte une aiguille palpeuse (17 17') de ancienne duite et est maintenue par une butée (25, 25')î au moyen d'un ressort (13, 13') sur le trajet d'une règle (10, 10') de l'ancienne duite une règle auxiliaire (15) étant placée à côté des aiguilles horizontales (8, 8', 9, 9') pour les remonter, et une règle d'arrêt (16, 16') étant placée à côté des leviers à deux bras (2, 21) pour les verrouiller dans leurs positions déplacées sur la butée (3, 3'). 20) Dispositif à impulsions synchrone, suivant la revendication l, caractérisé en ce que les leviers a' deux bras (2, 21) sont montés sur un plan, sur des tiges parallèles (t, I') au-dessus des crochets (4r 4).