La présente invention concerne l’utilisation cosmétique d’un extrait huileux de drèches d'immortelle comme agent éclaircissant du teint. Elle concerne également une composition cosmétique comprenant, dans un milieu physiologiquement acceptable, un extrait huileux de drèches d'immortelle et de l’hexylrésorcinol, ainsi que les utilisations de cette composition. UTILISATION COSMETIQUE D’UN EXTRAIT HUILEUX DE DRECHES D'IMMORTELLE COMME AGENT ECLAIRCISSANT DE LA PEAU DOMAINE DE L’INVENTION La présente invention concerne l’utilisation cosmétique d’un extrait huileux de drèches d'immortelle comme agent éclaircissant de la peau. Elle concerne également une composition cosmétique comprenant, dans un milieu physiologiquement acceptable, un extrait huileux de drèches d'immortelle et de l’hexylrésorcinol, ainsi que les utilisations de cette composition. ARRIERE-PLAN DE L’INVENTION Le mécanisme de pigmentation de la peau est un processus complexe de production de mélanine par les mélanocytes, qui sont des cellules spécialisées situées dans la couche basale de l'épiderme. Ce mécanisme fait intervenir schématiquement les principales étapes suivantes : Tyrosine ---> Dopa ---> Dopaquinone ---> Dopachrome ---> Mélanine, catalysées par la tyrosinase, qui est l'enzyme essentielle intervenant dans cette suite de réactions. La couleur de la peau est principalement déterminée par la nature et la concentration de mélanine produite par les mélanocytes. Ces derniers peuvent être activés par des stimuli internes ou externes à produire de la mélanine dans des organelles spécialisés apparentés aux lysosomes appelés les mélanosomes. Après maturation, les mélanosomes périnucléaires sont transportés le long des microtubules et du cytosquelette d'actine jusqu'à la périphérie des dendrites des mélanocytes. Les mélanosomes, qui contiennent la mélanine, sont ensuite transférés aux kératinocytes adjacents. Toute altération d'une étape de ce processus complexe peut aboutir à des troubles de la pigmentation de la peau. En particulier, une augmentation du nombre de mélanocytes actifs, et/ou une augmentation de la production de mélanine, et/ou une augmentation du transfert de mélanosomes des mélanocytes vers les kératinocytes peuvent conduire à une hyperpigmentation de la peau. Ainsi, des facteurs environnementaux, génétiques et/ou hormonaux peuvent moduler la quantité, le type et la distribution de la mélanine dans la peau et/ou les cheveux, avec des conséquences cosmétiques et psychologiques importantes. Des taches plus foncées et/ou plus colorées peuvent ainsi apparaître sur la peau et plus spécialement sur les mains de certaines personnes au soleil. D’autres types d’hyperpigmentations régionales par hyperactivité mélanocytaire sont les mélasmas idiopathiques, survenant lors de la grossesse ("masque de grossesse" ou chloasma) ou d'une contraception oestro-progestative. A l’inverse, une hypopigmentation de la peau peut être observée en cas d’exposition au soleil de cicatrices ou dans le cas de certaines leucodermies telles que le vitiligo. Dans ces situations, à défaut de pouvoir repigmenter la peau lésée, on achève de dépigmenter les zones de peau normale résiduelle pour donner à l'ensemble de la peau une teinte blanche homogène. L'utilisation de substances dépigmentantes topiques inoffensives présentant une bonne efficacité est tout particulièrement recherchée en vue de traiter toutes ces hyperpigmentations. Une substance est reconnue comme blanchissante ou dépigmentante si elle agit directement sur la vitalité des mélanocytes épidermiques où se déroule la mélanogénèse, et/ou si elle interfère avec une des étapes de la biosynthèse de la mélanine, soit en inhibant une des enzymes impliquées dans la mélanogénèse, en particulier la tyrosinase, soit en s'intercalant comme analogue structural d'un des composés chimiques de la chaîne de synthèse de la mélanine, chaîne qui peut alors être bloquée et ainsi assurer la dépigmentation, et donc l’éclaircissement de la peau. Pour traiter ces problématiques d’hyperpigmentations, on utilise aujourd’hui divers actifs cosmétiques tels que la vitamine C et ses dérivés, l’arbutine, l’acide azélaïque, l’acide glycolique, le n-butylrésorcinol (ou rucinol), l’hexylrésorcinol, ainsi que le glutathion et ses dérivés. Ces composés présentent différents modes d’action, parmi lesquels l’inhibition de l’activité de la tyrosinase, la réduction de la quantité de mélanine formée ou encore la stimulation de l’élimination de la mélanine au sein des kératinocytes. Certains de ces composés peuvent toutefois entraîner des effets secondaires tels que des brûlures, des érythèmes et une sécheresse de la peau. II subsiste donc le besoin d'un nouvel agent blanchissant de la peau humaine à action aussi efficace que ceux connus, mais n'ayant pas leurs inconvénients, c'est-à-dire qui soit non irritant, non toxique et/ou non allergisant pour la peau. Dans ce contexte, il a déjà été proposé d’utiliser différents extraits d’immortelle comme agents blanchissants, notamment un extrait obtenu par extraction, à l’aide d’un solvant tel que l’éthanol, des parties aériennes d’ Helichrysum gymnocephalum (DC) Humbert. Cet extrait se caractérise par la présence de dérivés monoterpéniques de chalcone ou dihydrochalcone, en particulier de gymnochalcone (FR2970416). On peut également citer le document WO 2007/015232 qui suggère d’utiliser un extrait (non défini) d’ Helichrysum arenarium dans un procédé d’élimination des cicatrices et de la pigmentation de la peau, ainsi que le document CN111973544 qui fait état de l’effet dépigmentant d’un extrait hydroglycolique d’ Helichrysum bracteatum . Il a en outre été attribué des propriétés blanchissantes à l’huile essentielle d’ Helichrysum angustifolium (CN108670926). Il a par ailleurs été suggéré d’utiliser une combinaison de plusieurs extraits différents d’immortelle pour ses propriétés anti-âge, ainsi que sa capacité à atténuer les taches pigmentaires (FR3003167). Enfin, la demande de brevet WO 2019/086602 suggère qu’un extrait à l’eau subcritique des sommités fleuries d’ Helichrysum italicum , renfermant de l’acide caféoylquinique, pourrait présenter des propriétés dépigmentantes et être utilisé comme actif cosmétique anti-taches. La Demanderesse a maintenant mis en évidence de manière tout-à-fait surprenante qu’un autre extrait d’immortelle, déjà connu pour ses propriétés de stimulation de la différenciation des kératinocytes et sa capacité à restaurer la barrière cutanée (WO 2019/180368), présentait une bonne activité dépigmentante, même à faible concentration, tout en étant bien toléré. L'invention a précisément pour objet l’utilisation cosmétique d’un extrait huileux de drèches d’immortelle de l’espèce Helichrysum italicum , appliqué topiquement sur la peau, comme agent blanchissant de la peau et/ou éclaircissant du teint et/ou pour homogénéiser la couleur de la peau et/ou réduire ou prévenir l’apparition des taches pigmentaires. Elle a également pour objet une composition cosmétique comprenant, dans un milieu physiologiquement acceptable, de 0,01 à 1% en poids d’un extrait huileux de drèches d'immortelle tel que défini ci-dessus, et de 0,001 à 5% en poids d’hexylrésorcinol, par rapport au poids total de la composition. L’invention a encore pour objet l’utilisation cosmétique de la composition cosmétique précitée pour blanchir la peau et/ou éclaircir le teint et/ou pour homogénéiser la couleur de la peau et/ou réduire ou prévenir l’apparition des taches pigmentaires, comprenant l'application topique sur la peau de cette composition. FIGURES illustre l’effet de l’extrait selon l’invention sur l’inhibition de la production de mélanine par les mélanocytes B16 de souris, par comparaison avec deux contrôles positifs. illustre l’effet d’un extrait huileux d’ Helichrysum italicum sur l’inhibition de la production de mélanine par les mélanocytes B16 de souris, par comparaison avec deux contrôles positifs. illustre l’effet d’une combinaison d’un extrait selon l’invention avec l’hexylrésorcinol sur l’inhibition de la production de mélanine par les mélanocytes B16 de souris, par comparaison avec chacun de ces deux actifs et avec deux contrôles positifs. EXEMPLES L’invention sera mieux comprise à la lumière des exemples suivants, qui sont donnés à titre purement illustratif et n’ont pas pour but de limiter la portée de l’invention, définie par les revendications annexées. Exemple 1 : Préparation et caractérisation de l’extrait – Comparaison avec un extrait huileux de sommités fleuries 1.1 - Préparation des extraits On a produit une huile essentielle et un hydrolat par hydrodistillation des sommités fleuries d’ Helichrysum italicum, puis le résidu d’hydrodistillation (drèches) a été isolé et extrait à l’aide de CO 2 supercritique à une température de 60 °C et sous une pression de 285 bars. Les insaponifiables ainsi obtenus ont été dilués dans l'huile de tournesol, puis soumis à une étape de distillation moléculaire à 200°C et le distillat résultant a été standardisé en le diluant à hauteur de 3-5% en poids dans des triglycérides caprylique / caprique. On a comparé la composition en polyphénols de cet extrait avec celle d'un extrait huileux d' Helichrysum italicum obtenu comme suit : on a mélangé 9% en poids de poudre de plante (sommités fleuries) séchée et broyée avec 91% d'une huile de tournesol désodorisée à l'aide d'ultrasons, dans un récipient refroidi à 10°C. L'extraction a été réalisée pendant 30 min, sous ultrasons, avec une agitation de 500 tours/min. L'extraction a été poursuivie au micro-ondes sous un flux d'azote de 0,4 L/min. Les phases solide et liquide huileuse obtenues ont été séparées par décantation, puis la phase huileuse a été filtrée et stockée sous atmosphère inerte, à l'abri de la lumière. 1.2 – Caractérisation des polyphénols Matériel - Chromatographie liquide ultra haute performance (Agilent Technologies, USA) - Injecteur automatique 1290 series - Détecteur à barrette de diodes (DAD) 1260 series - Spectromètre de Masse : Esquire 6000 (Bruker Daltonics, Bremen) équipé d'une source d'ionisation Electrospray (ESI). Préparation des échantillons L'extrait selon l'invention été préparé par dissolution de 2g d’extrait de drèches dans 1mL d’hexane. Cette solution huileuse a été extraite 3 fois par 2mL d’un mélange MeOH/H 2 O (60/40). Les phases MeOH/H 2 O ont ensuite été regroupées et diluées au ½ dans un mélange MeOH/H 2 O (60/40). Méthode d’analyse Les solutions obtenues après dilution/extraction ont été filtrées sur filtre PTFE (0,45 μm) puis injectées (1μL) sur une colonne Agilent C18 (2,1 mm x 100 mm ; 1,8 μm) à une température maintenue à 25°C et à un débit de 0,4 mL/min. On a utilisé comme solvants : A = H 2 O/HCOOH (0,1%) et B = ACN/HCOOH (0,1%). Le gradient d'élution des polyphénols était le suivant : Temps (min.) % Solvant B 0 5 2 18,3 6 29 6,5 31,7 9,5 38,3 11,5 71 15 95 16 100 17 100 17,2 5 20,2 5 A la sortie du détecteur à barrette de diode, l’éluant a été injecté dans le spectromètre de masse. Les analyses ont été réalisées en mode négatif ou positif. Les spectres de LC-MS ont été acquis sur l'ensemble de la gamme des masses (m/z) allant de 100 à 1400. L'ensemble des données a ensuite été collecté et traité par le logiciel Hystar version 3.0. Résultats Composé Extrait de drèches Isomère d'acide chlorogénique n.d. Acide chlorogénique n.d. Isomère d'acide chlorogénique n.d. Acide dicaféoyl glucarique n.d. Acide caféique n.d. Acide dicaféoyl glucarique n.d. Quercetagétine-O-hexoside n.d. Flavonoïde-O-hexoside n.d. Acide dicaféoyl quinique n.d. Acide dicaféoyl quinique n.d. Acide dicaféoyl quinique n.d. Acide dicaféoyl quinique n.d. Acide dicaféoyl quinique n.d. Quercétine-O-hexoside-O-rhamnoside n.d. Arzanol 37,7 ± 1,3 Méthylarzanol 2,4 ± 0,3 Diméthylarzanol n.d. 12-hydroxytrémétone Présence Gnafaliol Présence n.d : non détecté ; 1.3 – Caractérisation des chalcones On a évalué la présence de quatre chalcones (lindératine, linderachalcone, méthyl-lindératine, gymnochalcone) dans l’extrait de drèches décrit ci-dessus, selon une méthode de RMN 2D à spectre HSQC 1 H / 13 C . Matériel et méthode : Un aliquot de l’extrait de drèches (15mg) a été dissous dans 700 μL de DMSO-d6 afin d’être analysé en RMN 2D à 298 Kelvin. L’analyse RMN 2D a été réalisée à l’aide d’un spectromètre Bruker Avance AVIII-600 équipé de la sonde RMN Cryoprobe ® . Les valeurs obtenues par RMN ont été comparées avec celles calculées à l’aide du logiciel ACD Labs. Résultat : il n’a pas été détecté de chalcones dans l’échantillon. 1.4 – Caractérisation des autres constituants Parallèlement, on a évalué la présence de différents composés organiques dans les deux extraits ci-dessus, ainsi que dans un extrait obtenu de manière similaire à l’extrait selon l’invention, mais suivant un procédé mis en oeuvre sur les sommités fleuries d’immortelle et non sur leur résidu d’hydrodistillation. Matériel - Chromatographie gazeuse Trace GC Ultra (ThermoElectron SAS) - Spectromètre de Masse : ISQ MASS SPECTROMETER EI LT LARGE T (ThermoElectron SAS) utilisé en mode EI Préparation des échantillons Les échantillons ont été préparés par dilution de 0,3g d’extrait dans 6mL d’isooctane. 0,6mL de potasse méthanolique sont ajoutés et le mélange est agité 30s au vortex. 1g de NaHSO 4 est ajouté et le mélange est agité 30s au vortex. Le mélange est ensuite mis à décanter. La partie supérieure du surnageant est prélevée pour analyse chromatographique. Méthode d’analyse Les échantillons sont analysés selon les conditions suivantes : Colonne chromatographique polaire de type TR WAX 60m x 0.25µm x 0.25mm Débit d’H 2 : 1mL/min Programmation du Four : 50°C (2min) puis 10°C/min jusqu’à 250°C (18min) Split ratio : 100 Volume d’injection : 1µL Température de l’injecteur : 250°C Mass range : 50-650 amu Résultats Il a notamment été observé que l’extrait de drèches d’immortelle selon l’invention se différencie de l’extrait huileux de sommités fleuries en ce qu’il ne renferme pas de limonène, contient beaucoup plus de β-eudesmol et renferme des acides gras et/ou leurs esters éthyliques (acides heptanoïque, 2-octénoïque, 4-octénoique, nonanoïque, 2-décénoïque, 4-décénoïque, linoléique) et de l’acide benzoïque qui ne sont pas présents dans l’extrait huileux de sommités fleuries d’immortelle. En outre, l’extrait de drèches selon l’invention se différencie notamment de l’extrait au CO 2 supercritique de sommités fleuries en ce qu’il ne renferme pas d’acides gras saturés de plus de 10 atomes de carbone et en ce qu’il renferme beaucoup moins, voire pas du tout, de terpénoïdes (mono-terpènes et sesquiterpènes notamment), en particulier en ce qu’il est dépourvu de nérol et de linalol, et renferme beaucoup moins, voire pas du tout, d’alcanes lourds (renfermant plus de 16 atomes de carbone), et est dépourvu d’acides palmitoléique, isobutyrique et isovalérique, de 2-décénal et d’hexadécénol. L’extrait de drèches selon l’invention renferme par ailleurs des molécules caractéristiques qui ne sont pas présentes dans l’extrait au CO 2 supercritique de sommités fleuries, à savoir les acides (2)-(Z)-décénoïque et 4-(Z)-décénoïque. Exemple 2 : Effet de l’extrait de drèches d’immortelle selon l’invention sur la mélanogénèse L’extrait de drèches d’immortelle et l’extrait huileux de sommités fleuries décrits à l’Exemple 1 ont été testés pour évaluer leur capacité à inhiber la production de mélanine. 2.1 - Matériels & Méthode Des mélanocytes (lignée B16 de souris) sont ensemencés en plaque 96 puits à raison de 2000 cellules par puits en milieu DMEM sans rouge de phénol contenant 10% de sérum de veau fœtal, 2mM de glutamine, 1 mM de pyruvate de sodium et 100 µg/ml de Normocine. Le lendemain, les cellules sont traitées par addition de 0,1 µM de NDP-MSH pour induire la pigmentation. Dans les conditions de test, en présence de NDP-MSH, l’acide kojique à 3mM et la vitamine C (ascorbyl glucoside) à 0,5% sont utilisés comme témoins positifs d’inhibition de la pigmentation et les extraits à évaluer sont testés à plusieurs concentrations. Toutes les conditions sont testées en triplicat. Les cellules sont incubées à 37°C 5% de CO2 durant 72h en présence des extraits et témoins positifs. Puis la viabilité cellulaire est évaluée par la méthode du XTT et seules les conditions non-cytotoxiques (dont la viabilité est supérieure à 85% de celle du contrôle non traité) sont analysées pour la quantité de mélanine. Pour le dosage de mélanine, le milieu de chaque puits est aspiré et les cellules lysées par ajout de 50 µl de NaOH 1M sur le tapis cellulaire. Les plaques sont agitées 30 minutes à température ambiante puis le lysat est transféré en flacons de verre et incubé 1 nuit à 95°C. après incubation, les lysats sont centrifugés à 2000 tours/min pour éliminer les débris cellulaires. L’absorbance du surnageant est lue à 405 nm et reflète la quantité de mélanine de chaque puits et la moyenne des 3 réplicats est réalisée pour chaque condition. Un puits de cellules non traitées à la NDP-MSH est utilisé comme témoin et sa valeur de DO soustraite à toutes les valeurs de DO des autres puits. Puis le pourcentage d’inhibition de la mélanine est calculé selon la formule : 100- ((quantité de mélanine de la condition test/ quantité de mélanine du témoin non traité) x100) La significativité des résultats est évaluée au moyen du test Anova à un facteur (pour l’extrait de drèches et l’extrait huileux de sommités fleuries) ou du test de Student (pour l’acide kojique et la vitamine C). 2.2 - Résultats Comme illustré par les Figures 1 et 2, le test est validé par mise en évidence de l’efficacité de l’acide kojique et de la vitamine C (***p En outre, la montre que l’extrait de drèches d’immortelle selon l’invention inhibe la pigmentation des mélanocytes de manière significative et de manière dose-dépendante à partir d’une concentration de 0,05% (****p Cet exemple démontre ainsi que l’extrait de drèches d’immortelle selon l’invention constitue un actif cosmétique de choix pour éclaircir la peau. Par comparaison, la montre que l’effet sur la pigmentation de l’extrait huileux de sommités fleuries d’immortelle n’est pas significativement différent du témoin. Exemple 3 : Effet d’une combinaison d’hexylrésorcinol et d’un extrait de drèches d’immortelle selon l’invention sur la mélanogénèse Le test décrit à l’Exemple 2 a été reproduit en ajoutant à l’extrait de drèches d’immortelle selon l’invention de l’hexylrésorcinol. Une étude préalable de cytotoxicité a permis de définir les doses maximales non cytotoxiques pouvant être appliquées sur les cellules, à savoir de 10 µg/mL pour l’hexylrésorcinol et de 1% pour l’extrait de drèches d’immortelle selon l’invention. Ces deux actifs ont été testés à une concentration de 0,035% pour l’extrait de drèches d’immortelle et de 5 µg/mL pour l’hexylrésorcinol. Les résultats ont été comparés à l’effet obtenu avec l’extrait selon l’invention seul et l’hexylrésorcinol seul, utilisés aux mêmes doses. Comme le montre la , le test est validé par mise en évidence de l’efficacité de l’acide kojique et de la vitamine C (****p En outre, la combinaison testée inhibe plus fortement la pigmentation que lorsque les deux actifs sont utilisés seuls. Cette efficacité est significativement différente du contrôle non traité mais également de chaque actif utilisé seul à la même concentration (Test Anova à un facteur, $$ p Cet essai démontre ainsi que l’effet de l’hexylrésorcinol sur la mélanogénèse est significativement potentialisé par addition de l’extrait selon l’invention, ce qui n’était pas prévisible. Exemple 4 : Compositions cosmétiques Les composition suivantes sont préparées de manière classique pour l'homme de l'art, en mélangeant les ingrédients ci-dessous dans les proportions pondérales indiquées. Crème Mains Huiles 10-15% Polyols 20% Beurre de karité 5 % Tensioactifs non ioniques 3-5% Co-émulsionnant 1-5-2% Charges pulvérulentes 2-5% Gélifiants aqueux 1-2% Hexylrésorcinol 0,5 % Extrait selon l’invention 0,1% Huile essentielle d’immortelle 0,001% Adénosine 0,04% Anti-oxydant qs Parfum qs Eau qsp 100% Huile visage et corps Huiles Esters d’acides gras 50-60% Huiles végétales 15-20% Alcanes 10-15% Alcools gras ramifiés 10-20% Extrait selon l’invention 0,05% Anti-oxydant qs Parfum qs Utilisation cosmétique d’un extrait huileux de drèches d’immortelle de l’espèce Helichrysum italicum , appliqué topiquement sur la peau, comme agent blanchissant de la peau et/ou éclaircissant du teint et/ou pour homogénéiser la couleur de la peau et/ou réduire ou prévenir l’apparition des taches pigmentaires. Utilisation selon la revendication 1, caractérisée en ce que l’extrait huileux de drèches d’immortelle renferme moins de 10% de fraction volatile, telle que déterminée par chromatographie en phase gazeuse. Utilisation selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que l’extrait huileux de drèches d’immortelle renferme des acides carboxyliques linéaires, saturés ou insaturés, en C 7 -C 10 , y compris l'acide 2-(Z)-décénoïque et l'acide 4-(Z)-décénoïque ; et des esters éthyliques d'acides gras linéaires, saturés ou insaturés, en C 8 -C 18 . Utilisation selon la revendication 3, caractérisée en ce que les acides carboxyliques linéaires, saturés ou insaturés, en C 7 -C 10 comprennent les acides heptanoïque, octénoïque et décénoïque ; et les esters éthyliques d'acides gras linéaires, saturés ou insaturés, en C 8 -C 18 comprennent les caprylate, caprate, et linoléate d'éthyle. Utilisation selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que l’extrait huileux de drèches d’immortelle renferme des stérols. Utilisation selon la revendication 5, caractérisée en ce que les stérols sont majoritairement constitués du beta-sitostérol. Utilisation selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que l’immortelle de l’espèce d’ Helichrysum italicum est d’origine Corse. Utilisation selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que l'extrait huileux de drèches d'immortelle est obtenu suivant un procédé comprenant une étape d’extraction des drèches à l'aide d'un fluide supercritique, de préférence le dioxyde de carbone à l'état supercritique, éventuellement suivie d’une étape de distillation moléculaire. Utilisation selon la revendication 8, caractérisée en ce que l'extrait huileux de drèches d'immortelle obtenu par extraction et éventuellement distillation moléculaire est dilué dans un solvant huileux, tel que les triglycérides d'acide caprylique / caprique. Utilisation selon la revendication 8, caractérisée en ce que les drèches d’immortelle sont obtenues suivant un procédé comprenant une étape d’hydrodistillation ou entraînement à la vapeur de tout ou partie de la plante, de préférence des parties aériennes de la plante, en particulier de ses fleurs ou sommités fleuries, suivie d’une étape de récupération du résidu de distillation ou d’entraînement à la vapeur. Utilisation selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisée en ce que l’extrait huileux de drèches d'immortelle est appliqué sur la peau du visage, du décolleté, du cou, des bras, des mains et/ou des jambes. Utilisation selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisée en ce que l’extrait huileux de drèches d'immortelle est appliqué sur la peau en quantité suffisante pour inhiber la mélanogénèse. Utilisation selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisée en ce que l’extrait huileux de drèches d'immortelle est appliqué sur la peau de personnes présentant une inhomogénéité de la couleur de la peau due aux facteurs environnementaux, notamment des taches pigmentaires, un chloasma et/ou des défauts de pigmentation dus à des cicatrices ou des marques d’acné. Composition cosmétique comprenant, dans un milieu physiologiquement acceptable, de 0,01 à 1% en poids d’un extrait huileux de drèches d'immortelle tel que défini dans l’une quelconque des revendications 1 à 10, et de 0,001 à 5% en poids d’hexylrésorcinol, par rapport au poids total de la composition. Utilisation cosmétique de la composition selon la revendication 14, pour blanchir la peau et/ou éclaircir le teint et/ou pour homogénéiser la couleur de la peau et/ou réduire ou prévenir l’apparition des taches pigmentaires, comprenant l'application topique sur la peau de cette composition.