L'invention concerne un dispositif de codage pour des panneaux de circuits électriques enfichables dans un bâti ou un châssis. Elle a notamment pour but d'interdire la connexion électrique d'un panneau porteur d'un circuit électrique avec une source de tension non appropriée et d'éviter ainsi une destruction de ce circuit. Dans certaines installations électriques, telles que les centraux de télécommunications > on utilise souvent un grand nombre de circuits électriques supportés par des panneaux de circuits imprimés de format rectangulaire. Ces panneaux sont généralement chargés dans des glissières fixées dans le bâti du central, par exemple de façon l être montés verticalement par leurs bords longitudinaux dans deux glissières patalleles orientées perpendiculairement aux côtés frontal et arriere du bâti. Pour pouvoir établir des connexions électriques entre ces panneaux ou les alimenter à partir du côté arrière du bâti, les panneaux enfichables sont munis habituellement de moyens de connexion destinés à s'accoupler avec des moyens de connexion complémentaires disposés dans le fond du bâti sur son panneau arrière fixe, encore appelé fond de panier. Lorsqu'on utilise une connexion dite "inversée" selon la norme DIN 41612 l'élément de connexion fixé au panneau enfichable comporte une partie saillante et des conducteurs femelles sur sa face destinée à être accouplée avec l'élé- ment de connexion complémentaire fixé sur le panneau carrière. L'accouplement de ces moyens de connexion s'effectue en poussant les panneaux dans leurs glissières contre le-panneau arrière du bâti. Par suite de leur ressemblance il se peut qu'au moment du chargement on intervertisse par une fausse manoeuvre la position de ces panneaux dans les glissières. Ceci peut arriver dans des centraux électroniques o de nombreux panneaux sont équipés de circuits intégrés fonctionnant à basse tension, et où il y a d'autres panneaux qui comportent des circuits à convertisseurs alimentés sous 48 volts. Si un panneau à circuits intégrés est mal monteS il sera alors branché sur des moyens de connexion alimentés à 48 volts et ces circuits risquent d'être mis hors fonctionnement. Les erreurs de connexion ne peuvent évidemment se produire Si des mesures de protection sont prises préalablement, par exemple par utilisation de dispositifs de codage de type connu. De tels dispositifs sont généralement composes de deux organes, l'un associé au panneau de circuits imprimés et à son élément de connexion, l'autre monté dans le fond de panier à côté de l'autre élément de connexion. Ces organes sont codés de façon à permettre la connexion des panneaux seulement dans les positions qui leur sont permises. On peut donc équiper la totalité des panneaux de circuits électriques avec de tels moyens. Mais une telle opération est très coûteuse, si le nombre de panneaux à charger est élevé, ce qui est couramment le cas dans les centraux téléphoniques plusieurs milliers de lignes d'abonnés. C'est pourquoi un but de la présente invention est la réalisation d'un dispositif de codage constitué par deux organes dont l'un équipe le fond de panier et l'autre organe seulement les panneaux enfichables destinés à être alimentés avec des tensions dangereuses pour les autres panneaux, l'organe qui équipe le fond de panier empêchant les autres panneaux enfichables d'être branchés sur des tensions dangereuses, même quand ceux-ci sont dépourvus de l'autre organe du dispositif. On pourra ainsi dans le cas de centraux de télécommunications électroniques empêcher que des panneaux à circuits intégrés ne soient soumis par suite d'une erreur de chargement à une tension susceptible de les détruire. On sait d'autre part que pour réduire l'encombrement des centraux téléphoniques on cherche à comprimer le maximum de panneaux électriques dans le minimum de volume. Ceci conduit à les monter dans des glissières paralleles qui sont très rapprochées les unes des autres. Ces glissières ont évidemment des rainures un peu plus larges que l'épaisseur des bords de panneaux qui doivent y glisser. En raison du jeu dans les glissières et de leurs tolérances de fabrication très étroites dues aux faibles intervalles existant entre panneaux coulissants voisins, un panneau et son élément de connexion peuvent être décalés latéralement d'un côté ou de l'autre dans la glissière. Ceci n'empêchera pas l'interconnexion desldeux éléments de connexion car ils sont munis en général de chanfreins qui redressent leur course de manière à pouvoir être accouplés. Pour pouvoir jouer leurs rôles respectifs les deux organes du dispositif doivent être également pourvus de moyens adéquats pour que la partie du dispositif de codage monté sur le panneau enfichable puisse collaborer avec l'autre partie qui est associée avec l'élément de connexion complémentaire fixé sur le panneau arrière du bâti ou du châssis. Pour satisfaire aux exigences précédentes l'invention propose la réalisation d'un dispositif de codage, pour des panneaux de circuits électriques enfichables, notamment de panneaux pourvus de connecteurs usuels pour la connexion "inversée" d l'intérieur d'un bâti, comprenant deux parties coopérantes dont la première est fixée le long du panneau enfichable, paral seulement à ce connecteur, partie en forme de peigne avec plusieurs dents de codage, collaborant avec des languettes de codage de la seconde partie qui est accrochée à un connecteur complémentaire du précédent, fixé dans le bâti, les deux parties étant pourvues de moyens de centrage pour redresser la course du panneau enfichable de façon à présenter la première partie en face d'un obstacle de la seconde partie, cet obstacle s'opposant à la connexion d'un panneau enfichable demuni de la première partie, cette dernière étant munie en outre de moyens pour écarter cet obstacle de manière a permettre l'avance du panneau enfichable et l'accouplement des deux connecteurs. Les objets et caractéristiques de la présente invention apparaîtront plus clairement à la lecture de la description suivante d'exemples de réalisation, ladite description étant faite en relation avec les dessins ci-annexés dans lesquels - la figure 1 représente une vue en perspective du dispositif de codage selon l'invention ; - la figure 2 représente une vue en coupe transversale du dispositif selon la ligne M de la figure 1 ; - la figure 3 représente une vue en coupe transversale du dispositif selon la ligne BB de la figure 1. Le dispositif selon 1 invention est composé des deux parties 10 et 40 représentées en perspective par la figure 1. La partie 10 a la forme d'un peigne rectiligne et elle est fixée par des rivets (non représentés), traversant des perçages 11 a ses deux extrémités, contre le bord 13 plat d'un panneau 12 de circuits imprimés. Au bord adJacent du verso du panneau 12 est fixé par les même rivets un connecteur électrique 30 dont les broches 31 coudées sont soudées aux circuits imprimés du panneau 12. Ce peigne comporte par exemple six doigts de codage 14 sur une moitié de sa longueur. Ces doigts 14 sont orientés selon un plan parallèle au panneau 12, mais dans une direction opposée d son bord 13. Le peigne comporte également une paire de dents 15 a flanc incliné du côté opposé au panneau 12. Ces dents 15 sont suivies d'une partie de bord rectiligne qui aboutit à un doigt de centrage 16 orienté comme les doigts de codage 14 et les dents 15. L'épaisseur de la paroi du peigne est constante sauf entre les deux dents 15 ou la paroi est amincie et se termine au niveau de l'amorce des dents 15 par un bord 17 biseauté du côté opposé au panneau 12. La seconde partie 40 du dispositif selon l'invention est aussi représentée par la figure 1 en dessous de la premiere partie 10. Elle est accrochée a un connecteur électrique 31, de type commercialisé et complémentaire du connecteur 30. Ce connecteur 31 est prévu pour être fixe par son embase 41 sur un panneau fixe et plat (non représenté), qui est perpendiculaire au plan du panneau 12-dans ses glissières. Sa fixation peut être faite par des vis ou des rivets ou encore il peut être rendu solidaire du panneau fixe par soudage de ses contacts 32 électriques, s'ils sont mâles, dans des trous métallisés du panneau. Pour l'accrocher au connecteur 31 cette partie est pourvue de moyens de préhension qui sont constitués principalement par deux parois 45 latérales, élastiques autour de leurs points d'attache avec la paroi 43 longitudinale, et qui comportent des saillies 46 s'étendant parallèlement 9 cette paroi. Ces saillies 46 sont logées dans des échancrures des parois latérales du connecteur 31. Elles s'y maintiennent de par leur forme et par la force élastique des parois 45. Cette partie 40 est adaptée au genre de connecteur 31 commercialisé qui comporte une paroi 33 longitudinale dont la moitié inférieure est légèrement en retrait de la moitié supérieure. Dans ce but elle comprend un élément 44 de positionnement, sorte de languette flexible, à siège 47, venant se placer sous le bord de la paroi 33 en retrait du connecteur 31. Une lame 48 élastique, qui ne dépasse pas le niveau de 1 'embase 41, se raccorde par un pli 55 d la paroi 43 dans une échancrure 56 de celle-ci. Un intervalle suffisant existe entre la paroi 43 et la lame 48 de sorte que cette dernière peut être repoussée vers cette paroi 43. Un peu au-dessus du niveau du bord supérieur de la paroi 43 la lame 48 se termine par une tête 50 flanquée de deux ailes 49, ou embouts longitudinaux, section triangulaire, disposés symétriquement de part et d'autre dans le plan de la lame 48. Des faces 51 inclinées des ailes 49 se trouvent dans ces conditions dans l'alignement de la paire de dents 16 du peigne 10. La tete 50 a une forme quadrangulaire et possède un sommet plat qui est orthogonal au bord 16 biseauté du peigne 10. Sur les figures 2 et 3 on voit que la face de la te te 50 tournée vers le connecteur 31 présente un double menton 52, 53. Le premier menton 52 se place au-dessus du bord 33a, longitudinal du connecteur 31 quand la tette est dans sa position normale de repos et le second 53 est en appui et maintient un intervalle entre la face frontale de la lame 48 et la paroi 33 du connecteur 31. La lame 48 et la tête 50 constituent un obstacle qui empêche l'interconnexion des connecteurs 30 et 31 si le panneau 12 est démuni de la partie 10 du dispositif et si le connecteur 31 est associé une partie 40 du dispositif. Le fonctionnement de cet obstacle sera décrit plus loin dans ce texte. Les moyens de codage de cette pièce 40 sont représentés par six languettes rigides espacées uniformement et se dressant en face de la paroi 43 longitudinale entre les positions de l'obstacle 48, 50 et des moyens de position nement 44, 47. Leurs extrémités coudées a angle droit arrivent sensiblement -la hauteur des ailes 49 de l'obstacle. Selon un processus connu, ces languettes peuvent être Si nécessaire pourvues lors du moulage de cette pièce de rainures ou de perçages (non représentés), de manière pouvoir les casser par un effort manuel a mihauteur. Par suite du jeu existant dans les glissières et des variations en fabrication de celles-ci ainsi que des variations sur l'épaisseur du panneau guidé par les glissières il est nécessaire de prévoir, de part et d'autre des moyens de codage et de I'obstacle, un moyen de centrage permettant de redresser si nécessaire la direction du panneau 12 de manière à ce que le bord 17 et les dents 15 se présentent respectivement au-dessus de la tête 50 de l'obstacle et des faces 51 des ailes 49. Un tel moyen peut être constitué par un prisme redresseur 60 qui s'élève sur une partie 54 saillante de la paroi 43 longitudinale. Ce prisme 60 comporte deux facettes 60a et 60b actives. La première 60a sert repousser le doigt 16 de centrage du peigne 10, montée sur le panneau 12, dans un sens transversal arrière gens de la flèche q tandis que la deuxième 60b sert à repousser dans un sens opposé le bord chanfreiné d'un connecteur 30 électrique monté sur un panneau parallèle et voisin qui serait placé parallèlement au précédent, du côté de la paroi 43. La figure 2 montre la vue en coupe transversale selon la ligne AA du dispositif selon l'invention et des deux connecteurs électriques. Sur la figure 2 le panneau 12 a été montré dans une position avancée précédant l'accouplement des deux connecteurs 30 et 31. Le glissement du panneau n'est obtenu que grâce à un certain jeu dans les glissières. Par conséquent le panneau 12 peut hêtre légèrement désaxé durant sa course. Un tel cas est représente par la figure 2 ou le panneau et son connecteur 30 sont déportés vers la gauche au début de leur avance. Le dispositif va intervenir pour corriger leur course. Cette première fonction du dispositif est obtenue l'aide du doigt de centrage 16 qui entre en contact par son biseau avec la facette 60e du prisme redresseur 6t ce qui le dévie ensuite en direction des flèches. Maintenant, étant donné que le connecteur 30 précède le panneau 12, il entrerait par son socle en contact avec la tête 50 de l'obstacle qui stappuie contre le connecteur 31 si cet obstacle ne s'écartait pas de son chemin. C'est ce qui arriverait si le panneau 12 n'était pas muni de la première partie 10 du dispositif. Mais dans le cas présent l'obstacle sera repoussé comme le montre la figure 3. En effet, dans un premier temps les deux dents 15 du peigne 10 vont entrer en contact avec les faces 51 des deux ailes 49 puis les repousser progressivement en direction de la paroi 43. Dans un deuxième temps ce sera le bord 17 incliné qui viendra en contact du coin 50a de la tête 50 pour repousser celle-ci en arrière vers la paroi 43. Cette action en deux temps est due a l'encombrement et la course nécessairement réduits des pièces en présence. L'obstacle étant écarté,les deux connecteurs pourront être maintenant accouplés Si par ailleurs toutes les conditions de codage sont remplies. Pour cela il faut qu'd une position d'un doigt 14 de codage entier sur le peigne 10 corresponde chaque fois en face un emplacement ou une languette 42 a été cassée et enlevée et, invergement,qu'd une position d'un doigt 14 cassé et enlevé corresponde en face une position de languette 42 de codage entière. Dans le présent exemple on avait choisi un dispositif à six doigts de codage et six languettes de codage cassables. On pourra évidemment réduire ou augmenter sans difficulté le nombre de ceux-ci par un simple changement de la longueur du dispositif ou de leur disposition sur le peigne 10. Lorsque les conditions de codage sont remplies une nouvelle avance du panneau dans ses glissières provoquera l'emboîtement de la partie mâle du connecteur 30 dans la partie femelle du connecteur 31 ainsi que l'interconnexion des conducteurs mâles et femelles de ces connecteurs. Si le panneau 12 doit être tiré en arrière ou retiré des glissieree, l'obstacle revientra de par son élasticité et de lui-même dans sa position primitive. Les avantages du dispositif décrit précédemment sont les suivants si le connecteur 31 fixé au panneau arrière est équipé d'une pièce 40, l'obstacle 48, 50 empêchera son accouplement avec un connecteur 30 complémentaire fixé sur un'panneau 12 enfichable si ce dernier n'a pas été associé à une pièce 10 du type décrit. Par conséquent, si un grand nombre de panneaux sont alimentés par des tensions électriques équivalentes et que peu de panneaux sont à alimenter par des tensions de valeurs différentes, on n'aura nul besoin d'équiper les panneaux les plus nombreux avec des pièces ou peignes 10. On choisira de n'équiper que les panneaux les moins nombreux avec des peignes 10 codés, pour les distinguer entre eux, et de coder en conséquence la pièce 40 à languettes 42. Bien que les principes de la présente invention aient été décrits ci-dessus en relation avec des exemples particuliers de réslisation, on comprendra clairement que ladite description est faite seulement à titre d'exemples et ne limite pas la portée de l'invention. REVENDICATIONS 1. Dispositif de codage pour panneaux de circuits électriques enfichables pourvus d'un connecteur électrique usuel pour la connexion "inversée" à l'intérieur d'un bâti, comprenant deux parties coopérantes, la première fixée le long du panneau parallèlement à ce connecteur, partie qui comporte un peigne à plusieurs dents de codage collaborant avec des languettes de codage de la seconde partie qui est accrochée à un connecteur complémentaire fixé dans le bâti, dispositif caractérisé en ce que la seconde partie comporte un obstacle s'opposant à la connexion d'un panneau démuni de la premiere partie, en ce que la première partie comporte des moyens pour écarter cet obstacle et en ce que les deux parties comportent en outre des moyens de centrage pour diriger les moyens écartant l'obstacle vers ce dernier lorsque le panneau équipé de la première partie est desaxé. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de centrage de la première partie comprennent une dent droite dans le plan du peigne comportant un biseau. 3. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de centrage de la seconde partie sont constitués par un prisme redresseur. 4. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'obstacle de la seconde partie est formé par une lame pouvant osciller transversalement à la direction d'enfichage du panneau, terminée par une tête plate orthogonale à cette direction d'enfichage. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 et 4, caractérisé en ce que l'obstacle comporte en outre deux ailes symétriques, à flanc incliné par rapport à la direction d'enfichage. 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 et 5, caractérisé en ce que les moyens pour écarter l'obstacle sont constitués par deux dents à flanc incliné dans le meme sens que le flanc des deux ailes et entre les deux dents par un bord du peigne biseaute, plus long que la tête de l'obstacle. 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1, 3, 4, 5, caractérisé en ce que le corps de la seconde partie comprend une paroi plate longitudinale, et deux parois latérales flexibles conformées pour s'accrocher aux extrémités du connecteur complémentaire. 8. Dispositif selon l'une quelconque-des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que la seconde partie comprend deux elements de positionnement flexibles comportant un siège.