L'invention concerne un dispositif de réglage de la pression de freinage d'un véhicule susceptible d'être utilisé par exemple pour contrôler la loi de montée en pression dans certains freins du véhicule en fonction des variations de la répartition des charges statiques et dynamiques sur les essieux de ce dernier. I1 a déjà été proposé un dispositif de réglage de la pression de freinage d'un véhicule comportant une partie fixe solidaire du chassis et une partie mobile par rapport audit chassis, ledit dispositif de réglage comprenant une valve correctrice de pression dont le boitier est monté sur une desdites parties du véhicule et dont les caractéristiques de fonctionnement sont fonction d'une force de réaction variable, agissant sur un élément mobile de la valve et engendrée par les déplacements relatifs entre lesdites parties du véhicule. L'invention prévoit plus particulièrement un mécanisme de transmission de force simple permettant d'adapter à la suspension du véhicule, la variation entre les débattements angulaires de cette dernière et la force de réaction de l'élément mobile de la valve de façon à améliorer le réglage de la pression de freinage. Selon l'invention, le dispositif comporte un mécanisme de transmission de force en forme de U dont le sommet est constitué par une partie courbe élastique montée solidaire d'une part avec un bras coopérant avec ledit élément mobile et d'autre part avec un levier dont l'extrémité libre coopère avec ladite autre partie du véhicule et dont l'autre extrémité est montée pivotante sur des moyens de retenue eux-m8mes montés pivotants sur une pièce d'ancrage fixe par rapport à.la partie du véhicule solidaire dudit boitier. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre et qui se réfère aux dessins ci-annexés dans lesquels la Figure 1 est une vue en coupe du dispositif de réglage selon l'invention, et la Figure 2 est une vue de dessus du dispositif représenté dans la Figure 1. Si l'on considère ces Figures, la référence 10 représente une valve correctrice de freinage convenablement fixée au chassis (non représenté) d'un véhicule automobile. La valve 10 comporte un boitier 12 dont l'orifice d'entrée 14 est relié à une source de fluide sous pression tel qu'un maître-cylindre (non représenté) et l'orifice de sortie 16 est reliée à un récepteur de fluide sous pression tel qu'un jeu de moteurs de frein (non représentés). tes orifices 14 et 16 débouchent à chaque extrémité d'un alésage en gradin 22 sur l'épaulement 24 duquel est susceptible de coopérer de façon étanche un clapet 18. Le clapet 18 est solidaire d'un élément mobile 20 qui est une tige montée coulissante dans le boitier 12 et dont une extrémité se projette à l'exté- rieur du boitier. De telles valves sont bien connues de l'homme de lrart, aussi leur description et leur fonctionnement ne seront pas repris en détail. On rappelle seulement que le clapet soumis à une force de réaction variable transmise par la tige 20 et aux forces de pression dans l'alésage 22 est susceptible de couper le passage de fluide entre les orifices 14 et 16 lorsque la pression du fluide à l'orifice d'entrée 14 atteint une valeur prédéterminée appelée par la suite pression de coupure. Naturellement, la valve 10 représentée sur les Figures est donnée uniquement à titre d'exemple et tous les types de valves correctrices de freinage connus dont les caractéristiques de fonctionnement sont fonction d'une force de réaction variable transmise à un élément mobile de valve sont compris dans l'invent ion. L'invention concerne plus particulièrement un mécanisme de transmission de force 26 monobloc de forme générale en U. Le sommet du U est constitué par une boucle élastique 28 venue de matière avec un bras 30 coopérant avec la tige 20, et un levier 32 dont l'extrémité libre 34 est conçue pour être solidarisée à une partie mobile (non représentée) par rapport au chassis du véhicule, par exemple à la suspension d'une des roues dont les freins sont contrôlés par la valve 10. -t'autre extrémité du levier 32 comporte deux pattes 36 qui se projettent vers le centre de la boucle 28 et comporte des encoches 40. te mécanisme de transmission de force 26 est obtenu à partir d'une tôle plane découpée sensiblement rectangulaire,dont la partie centrale a été déformée pour réaliser la forme en U et dont les bords ont été rabattus à angle droit pour former les pattes 36. te mécanisme de transmission de force 26 est monté sur le boitier 12 par l'intermédiaire de moyens de retenue qui tels que représentés sur les Figures comportent une boucle ouverte 42 de forme trapézoïdale. Une des bases 44 de la boucle est montée pivotante dans une saignée 46 prévue dans le boitier 12, tandis que l'autre est réalisée par deux projections 48 montées pivo tantes dans des encoches 40 prévues en vis à vis sur les pattes 36. Un boulon de réglage initial 50 est vissé dans un alésage fileté 52 du boitier. Ira tige du boulon 50 traverse une ouverture 54 du levier 32 et coulisse dans une bague de guidage 56 montée à force dans une saignée 59 prévue à l'extrémité libre du bras 30. On comprend aisément qu'un opérateur peut régler la précon trainte initiale de l'élément de transmission de force 26 par vissage du boulon 50 dans l'alésage 52. te levier 32 et le bras 30 sont respectivement en appui élastique sur la tête du boulon 50 et la paroi 58 du boitier 12. D'autre part, par réaction sur la tige du boulon et sur la paroi 58, la boucle trapézoïdale est maintenue élastiquement en coopération de butée dans le fond des encoches 40.Il est à noter pour finir que la saignée 59 s'étend dans le sens longitudinal du bras 30 et que la bague de guidage 56 comporte une ouverture 60 qui est prévue dis symétriquement par rapport à la saignée 59. Il en résulte qu'un opérateur peut également suivant le sens de montage de la bague 56 dans la sai gnée 59, modifier la longueur efficace du bras 30. Naturellement, sans rien changer à l'exprit de l'invention, le boitier 12 peut être monté sur un élément de la suspension du véhicule tandis que le levier 32 coopère avec un organe de liaison fixé au chassis du véhicule. te fonctionnement du dispositif décrit ci-dessus est le suivant En cas de variation de la charge sur l'essieu du véhicule dont la suspension coopère avec le levier 32, ce dernier est sollicité vers la droite de la Figure et engendre une force de réaction agissant sur la tige 20. Il est noté que le levier 32 est susceptible de pivoter autour des projections 48, elles mêmes montées pivotantes autour de l'axe 44; il en résulte une fonction reversible entre les débattements de l'extrémité 34 du levier et la force de réaction sur la tige 20. L'élément de transmission de force 26 décrit ci-dessus permet une grande souplesse d'adaptation sur différents véhicules. En effet, un réglage initial du boulon 50 généralement effectué dans les conditions de charge minimale de l'essieu considéré permet d'obtenir la "pression de coupure à vide" optimale du circuit de freinage du véhicule. D'autre part, en modifiant la position de la boucle 42 dans les encoches 40 et le montage de la bague de guidage 56, l'opérateur modifie la fonction existant entre les débattements de l'extrémité 34 et la force de réaction transmise à la tige 20 de façon à adapter le dispositif de réglage suivant les caractéristiques particulières du véhicule sur lequel il est monté. Parmi les autres avantages du dispositif, on notera la simplicité de fabrication et de montage de l'élément de transmission de force 26. D'autre-part, la disposition de l'alésage 52 au voisinage immédiat de la tige 20 limite les déplacements latéraux relatifs entre le bras 30 et la tête sphérique de la tige 20 et évite l'usure prématurée de ces deux pièces au droit de leurs surfaces de contact. Enfin, dans d'autres modes de réalisation (non représentés) de l'invention, le levier 32 est constitué par une pièce rapportée fixée par exemple par rivetage à une des extrémités de la partie élastique en forme de U 28. REVENDICAT IONS 1. Dispositif de réglage de la pression de freinage d'un véhicule comportant une partie fixe solidaire du chassis et une partie mobile par rapport audit chassis, ledit dispositif de réglage comprenant une valve correctrice de pression dont le boitier est monté sur une desdites parties du véhicule et dont les caractéristiques de fonctionnement sont fonction d'une force de réaction variable, agissant sur un élément mobile de la valve et engendrée par les déplacements relatifs entre lesdites parties du véhicule, ledit dispositif de réglage étant caractérisé en ce qu'il comporte un mécanisme de transmission de force en forme de U dont le sommet est constitué par une partie courbe élastique montée solidaire d'une part avec un bras coopérant avec ledit élément mobile et d'autre part avec un levier dont l'extrémité libre coopère avec ladite autre partie du véhicule et dont l'autre extrémité est montée pivotante sur des moyens de retenue eux-mêmes montés pivotants sur une pièce d'ancrage fixe par rapport à la partie du véhicule solidaire dudit boitier. 2. Dispositif de réglage selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens de retenue comportent une boucle de forme trapézoidale dont les deux bases sont montées pivotantes dans des encoches respectivement prévues sur le boitier et sur ladite autre extrémité du levier. 3. Dispositif de réglage selon la revendication 2, caractérisé en ce que ladite autre extrémité du levier comporte plusieurs encoches parallèles permettant une variation du rapport de transmission de force entre l'extrémité libre du levier et l'élément mobile de la valve. 4. Dispositif de réglage selon l'une des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que les moyens de retenue comportent des moyens de guidage dudit bras audit voisinage dudit élément mobile. 5. Dispositif de réglage selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de réglage initial de la force de réaction. 6. Dispositif de réglage selon la revendication 4, caractérisé en ce que lesdits moyens de réglage initial consistent en un boulon dont la tête coopère par butée avec l'extrémité libre du levier et dont la partie filetée est vissée dans le boitier. 7. Dispositif de réglage selon les revendications 4 et 6 prises en combinaison, caractérisé en ce que ledit bras comporte une saignée dans laquelle est montée à force une bague de guidage coulissante sur la tige dudit boulon. 8. Dispositif de réglage selon la revendication 7, caractérisé en ce que ladite saignée s'étend suivant l'axe longitudinal dudit bras, ladite bague étant montée à force dans ladite saignée et comportant une ouverture disposée dis symétriquement par rapport à ladite saignée de façon à faire varier la longueur efficace du bras suivant le sens de montage de ladite bague.