La présente invention concerne un procédé et un dispositif pour la formation de cavités souterraines, en particulier de tunnels, de galeries de mines ou de galeries ou tranchées couvertes quelconques, par le procédé de creusement utilisant un bouclier à couteaux, la paroi de la section de dégagement étant soutenue ou assurée en arrière du bouclier à couteaux. Pour le creusement de tunnels et de cavités analogues dans un terrain normal ou dans du rocher, on opère par exemple par le procédé de creusement à bouclier, selon lequel lensem- ble des travaux effectués dans la zone de creusement sont assurés sous la protection d'un bouclier qui maintient à cet endroit la section de dégagement et qui est déplacé dans la direction de creusement au moyen de presses hydrauliques. Outre les boucliers monoblocs cylindriques, il est usuel également d'utiliser des boucliers dénommés "boucliers à couteaux" qui sont constitués par des couteaux de creusement prenant appui et guidés sur un cadre ou châssis d'appui, ces couteaux pouvant être enfoncés par poussée dans le terrain, individuellement ou par groupes, au moyen de presses hydrauliques.Dans le cas des deux procédés de creusement, le soutènement final, qui est constitué le plus souvent par un soutènement formé par un cuvelage ou par du béton, est mis en place directement derrière le bouclier de creusement ou bouclier à couteaux. En particulier, dans le cas du creusement de tunnels ou de cavités analogues dans un terrain bouleaux ou dans un sol non stabilisé, il est nécessaire d'assurer la mise en place du soutènement final aussi rapidement que possible , afin que la paroi de la section de dégagement ne demeure sans soutien à aucun moment sur une surface importante en arrière du bouclier.On ne peut pas toujours parvenir à ce résultat, d'une façon générale, avec les rendements de creusement élevés recherchés. I1 est donc nécessaire, d'une façon qui n'est pas exceptionnelle, d'assureur avant la mise en place du soutènement définitif un maintien momentané de la paroi de la section de dégagement en arrière du bouclier, ce qui peut être réalisé à l'aide d'éléments de garnissage, ou bien par une consolidation ou un revêtement de la paroi de la section de dégagement à l'aide de béton projeté ou par des moyens analogues. On a déjà décrit, dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n- 3.733.835, une machine pour le creusement de tunnels qui comporte un bouclier de forme annulaire, assurant le maintien de la section de dégagement au voisinage du front de taille, et auquel se raccordent plusieurs boucliers d'appui ou de soutien tramés derrière le bouclier principal. L'intervalle entre le bouclier d'appui arrière et le soutènement définitif du tunnel est soutenu par du béton qui est introduit derrière un coffrage à béton. Une machine de creusement analogue, comportant un bouclier de creusement de forme annulaire et un bouclier d'appui ou de soutien tramé derrière le précédent, est également décrite dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3.350.889. Lors de l'utilisation de cette machine de creusement, un revêtement en béton est mis en place directement derrière la jupe du bouclier d'appui tramé derrière le bouclier principal. Les machines de creusement précitées sont d'une construction très longue et sont coûteuses. Si le soutènement en béton définitif est établi immédiatement derrière le bouclier, des moyens formant coffrage appropriés sont alors nécessaires. Finalement, il est également connu d'utiliser, comme décrit dans la demande de brevet allemand nO 1.534.670, un bouclier à couteaux dans lequel les couteaux de creusement s'étendent sur toute la longueur du bouclier de creusement. Ce bouclier de creusement prend alors appui sur un garnissage de tunnel terminé. Le but de l'invention est principalement de créer un procédé perfectionné, au moyen duquel la paroi du tunnel ou de la section de dégagement puisse être soutenue de façon store et rapide au voisinage immédiat de la partie qui suit le bouclier de creusement, c'est-à-dire dans la zone critique entre le bouclier et le soutènement définitif, de sorte qu'il ne puisse pas se produire à cet endroit des décompressions ou bien des effondrements partiels du terrain entourant la section de dégagement. L'agencement doit etre en outre réalisé de telle sorte que, lors de l'avance du bouclier, on puisse renoncer autant que possible à un appui sur les tuyaux du tunnel ou les éléments analogues déjà en place. Un autre but de l'invention est de créer un dispositif approprié en vue de la mise en oeuvre de ce procédé, l'ensemble de ce dispositif devant avoir une longueur constructive aussi faible que possible, ce qui est important du point de vue de l'économie du dispositif de creusement, de sa faculté de franchissement des courbes, et de sa fonction de maintien de la section de dégagement dans la zone de creusement. Le procédé suivant l'invention est caractérisé par le fait qu'on fait suivre le bouclier à couteaux d'un bouclier arrière ou bouclier tramé relié à son châssis d'appui de façon à constituer un ensemble unitaire, ou bien d'une manière permettant une modification d'écartement, et en ce que, pendant le rappel de ce bouclier arrière, la paroi de la section de dégagement qui est alors exposée par celui-ci est maintenue par un revêtement de consolidation et (ou) par un garnissage temporaire ou définitif. Le procédé faisant l'objet de l'invention permet d'assurer le maintien de la zone critique entre l'extrémité arrière du bouclier à couteaux proprement dit et le soutènement définitif déjà réalisé du tunnel ou de la cavité analogue, au cours du creusement, d'une façon rapide et parfaitement efficace, de sorte qu'on évite. ainsi avec certitude des décompressions trop importantes du terrain ou du rocher entourant la zone de creusement ou même un effondrement de ce terrain ou de ce rocher dans la section de dégagement. Le bouclier arrière sert au maintien temporaire de la section de dégagement dans la zone critique mentionnée. Le procédé peut être mis en oeuvre en assurant, simultanément au rappel de ce bouclier arrière, le soutien de la paroi de la section de dégagement qui est alors exposée par celui-ci au moyen d'une masse projetée, en particulier par projection de béton.Si le bouclier arrière est relié au châssis d'appui du bouclier à couteaux d'une manière permettant une modification d'écartement par l'intermédiaire de cylindres ou vérins hydrauliques, ce qui est en soi judicieux, le creusement peut alors être effectué indépendamment du rappel du bouclier arrière et ainsi également de façon indépendante des travaux de maintien et de soutènement. Du fait de l'utilisation d'un bouclier à couteaux dont les couteaux de creusement peuvent être enfoncés dans le terrain individuellement ou par groupes au moyen de cylindres de presse hydraulique prenant appui sur le châssis d'appui, et qui servent de portée lors du rappel du châssis d'appui au moyen des mêmes cylindres de presse, aucun effort d'appui n'est transmis au soutènement placé à l'arrière des couteaux. Le procédé suivant l'invention peut être utilisé d'une façon particulièrement avantageuse en mettant en place, dans le bouclier arrière, au moins un garnissage partiel avant le rappel de ce bouclier arrière dans la direction de creusement. Lors du rappel du bouclier arrière, ce garnissage assure alors le maintien de la surface de la paroi correspondant à la section de dégagement qui était couverte auparavant par ce bouclier arrière, de sorte qu'à aucun moment cette surface n'est dégarnie ou ne demeure sans soutien. Avec ce mode de mise en oeuvre, il est nécessaire de pouvoir rappeler le bouclier arrière dans la direction de creusement sans que le garnissage monté au préalable dans ce bouclier arrière, qui peut être formé par un garnissage de soutien temporaire ou bien par une partie du soutènement final du tunnel ou de la cavité analogue, gêne ce mouvement de rappel.Un blocage du bouclier arrière par le garnissage monté dans celui-ci peut être évité sans difficulté, par exemple en utilisant pour former le bouclier arrière une jupe en t8le à paroi lisse ou un ensemble analogue, qui peut être extrait sans difficulté de l'interstice ménagé entre le garnissage et le terrain ou autre formation qui l'entoure. Cet interstice, libéré lors du rappel vers l'avant du bouclier arrière, est ménagé entre le terrain qui entoure le tunnel et le garnissage mentionné et peut être obturé par exemple par introduction d'une masse d'injection capable de durcir, par exemple par injection de béton. Afin d'empêcheur que, lors du rappel du bouclier arrière, le garnissage qui a été posé au préalable dans celui-ci ne soit entraîné, différentes mesures sont possibles. Par exemple, le garnissage peut être ancré par rapport à un point fixe, par exemple par rapport au soutènement définitif placé derrière. Mais selon un mode opératoire plus favorable, le garnissage est posé dans le bouclier arrière de telle sorte qu'il prenne appui, dans la partie correspondant au mur, non pas contre le bouclier arrière, mais au contraire contre le mur proprement dit, d'une façon directe ou indirecte.Le bouclier arrière est alors agencé de telle sorte qu'il recouvre le terrain ou le rocher qui l'en- toure simplement dans la zone correspondant à la couronne du tunnel et judicieusement également dans la partie correspondant aux deux parements latéraux de la section de dégagement. Ceci permet le montage d'éléments de soutènement constitués par exemple par des arcs ou cintres en acier dans le bouclier arrière, dans des conditions telles que, du fait de leur appui contre le mur, ils ne soient pas entrainés par le bouclier lors du rappel de celui-ci. L'utilisation d'un bouclier arrière ouvert en direction du mur permet ainsi le montage en place à l'avance de parties du soutènement terminal, ou bien du garnissage terminal du tunnel, constitués par des arcs ou cintres de soutènement, des cercles de soutènement, des voussoirs et des éléments analogues, dans le bouclier arrière, ce soutènement monté à l'avance pouvant, comme indiqué, prendre appui directement sur le mur ou bien sur une semelle ou une partie analogue disposée à cet endroit. Si l'on prévoit, pour le garnissage du tunnel ou de la cavité analogue, un soutènement en béton fermé ou complet, la section peut être bétonnée à l'avance dans la partie ouverte du bouclier arrière, correspondant au mur. Lors du rappel du boucle arrière, la partie de la surface de la section de dégagement recouverte précédemment par celui-ci peut être munie, au-dessus de la semelle en béton réalisée à l'avance, dwun soutènement en béton, de sorte que finalement on obtient un cuvelage en béton continu, qui forme le soutènement définitif du tunnel ou de la cavité analogue. Pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention, on peut utiliser d'une façon particulièrement avantageuse un dispositif dans lequel il est prévu, à l'extrémité arrière du châssis d'appui du bouclier à couteaux, un bouclier arrière soutenant la section de dégagement de la cavité, disposé sur cette extrémité du châssis d'appui ou bien relié à celui-ci d'une façon permettant une modification d'écartement, les couteaux de creusement du bouclier à couteaux présentant des prolongements arrière ou queues ayant une longueur telle qu'ils recouvrent le bouclier arrière dans toutes les positions de travail. Les couteaux de creusement forment en conséquence ensemble, entre le front de taille et le bouclier arrière, un tubage de bouclier cylindrique fermé, qui est prolongé vers l'arrière par le bouclier arrière.Il est judicieux de disposer, aussi bien entre les couteaux de creusement individuels et le châssis d'appui qu'entre ce châssis d'appui et le bouclier arrière, des presses hydrauliques, ou bien des mécanismes à piston de poussée, de telle sorte que les couteaux de creusement, le châssis d'appui associé et le bouclier arrière puissent être chaque fois avancés par poussée ou bien rappelés par traction dans la direction de creusement, indépendamment l'un de l'autre. Ceci permet d'effectuer les travaux de soutènement en arrière du bouclier à couteaux et en particulier le soutien de la section de dégagement dans cette zone d'une manière qui est en grande partie indépendante du creusement proprement dit. Si le bouclier arrière est accouplé au châssis d'appui du bouclier à couteaux par des cylindres hydrauliques, ce bouclier arrière peut également être subdivisé dans le sens circonférentiel en plusieurs tronçons, qui présentent individuellement des écartements variables par rapport au châssis d'appui.Dans le cas de conditions difficiles dues au sol et au terrain, ces différents tronçons du bouclier arrière peuvent être rappelés successivement, en commençant par le tronçon qui se trouve au voisinage du mur, la surface de la paroi de la section de dégagement qui était précédemment recouverte par un tronçon du bouclier étant chaque fois, après ou pendant le rappel de ce tronçon, soutenue ou assurée par exemple au moyen d'un revêtement formé par projection de béton ou d'une manière analogue, avant que le tron çon immédiatement supérieur du bouclier arrière ne soit rappelé vers l'avant et que la zone de la paroi de la section de dégagement recouverte par celui-ci ne soit soutenue à l'aide de béton projeté. Il est en outre judicieux d'équiper le dispositif suivant l'invention d'un dispositif d'injection pour la consolidation et le soutien temporaire ou définitif de la paroi de la section de dégagement au moyen dune masse ou matière projetée, de préférence par projection de béton. Ce dispositif de projection peut être disposé sur une plate-forme ou un ensemble équivalent monté dans le châssis d'appui du bouclier à couteaux. Il est judicieusement agencé de telle sorte qu'il puisse tourner autour de l'axe longitudinal du dispositif de creusement. De cette fa çon, il est possible d'appliquer le béton projeté ou le matériau analogue, lors du rappel du bouclier arrière, directement après que la paroi de la section de dégagement a été exposée, sur la totalité de la circonférence de cette section de dégagement. D'une façon particulièrement judicieuse, on utilise un bouclier arrière ouvert en direction du mur et ne soutenant la section de dégagement que dans la partie correspondant à la couronne du tunnel et éventuellement dans la partie correspondant aux parements. Ce bouclier arrière est judicieusement agencé de telle sorte qu'il présente, dans la partie correspondant à la couronne, une longueur d'extension vers l'carrière (largeur) plus grande que dans la partie correspondant aux parements, cette lon- gueur diminuant constamment depuis la couronne du bouclier en direction des côtés ou parements et en direction du mur. De préférence, le bouclier arrière est constitué par une enveloppe de tôle à paroi lisse ayant une forme de segment de cercle. D'autres particularités de l'invention apparaitront à la lecture de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés, donnés à titre non limitatif, et sur lesquels : La Fig. t est une vue de profil d'un dispositif de creusement suivant l'invention. La Fig. 2 montre le dispositif visible sur la Fig. 1, en regardant depuis le front de taille. La Fig. 3 montre un second mode de réalisation de dispositif de creusement suivant l'invention, en coupe longitudinale. La Fig. 4 montre le dispositif visible sur la Fig. 3, en regardant depuis l'arrière, c'est-à-dire en regardant vers le front de taille lors du creusement du tunnel ou de la galerie. La Fig. 5 est une vue en coupe transversale schématique à travers un tunnel, en regardant vers le côté arrière du dispositif visible sur les Fig. 3 et 4 et montrant le bouclier arrière disposé à cet endroit. La Fig. 6 est une vue en coupe par la ligne VI-VI en Fig. 5. Les Fig. 7 et 9 montrent schématiquement les opérations correspondant à la mise en place d'un garnissage ou bien d'un soutènement de tunnel en utilisant un bouclier arrière ouvert en direction du mur, du type visible sur les Fig. 3 à 6. La Fig. 10 montre de façon schématique en coupe à travers un tunnel un bouclier à couteaux en soi connu, ce bouclier à couteaux étant équipé d'un couteau de creusement suivant l'invention en forme de rigole ou de gouge, faisant saillie radialement vers l'extérieur au-delà de la périphérie cylindrique du bouclier. La Fig. Il est une vue en coupe schématique d'un agencement dans lequel le couteau de creusement en forme de gouge représenté sur la Fig. 10 est monté de façon à pouvoir pivoter autour d'un axe de rotation qui est en principe perpendiculaire à l'axe du tunnel. Le dispositif de creusement I représenté sur les Fig. 1 et 2 est constitué par un bouclier à couteaux qui maintient la section de dégagement circulaire au voisinage du front de taille ou front d'attaque (non représenté) et un bouclier arrière ou bouclier tramé II de forme annulaire, qui est relié à la partie arrière du bouclier à couteaux. Ce bouclier à couteaux comporte un châssis d'appui 10 sur la partie extérieure duquel les couteaux de creusement 11 prennent appui et sont guidés. Le châssis d'appui 10 est constitué, comme le montre la Fig. 1, de deux parties annulaires disposées à une certaine distance l'une derrière l'autre et qui sont reliées entre elles par des contrefiches axiales et en diagonale 10a, pour former un châssis rigide. Les couteaux de creusement forment une enveloppe cylindrique fermée pour le bouclier. Entre chaque couteau de creusement Il et la partie arrière du châssis d'appui 10, il est prévu un vérin ou cylindre de poussée hydraulique à double effet 12, qui est monté à articulations. Il est par conséquent possible, à l'aide des cylindres de presse, de faire pénétrer les couteaux de creusement individuellement ou par groupes dans le terrain, dans la direction de creusement V, et les vérins de poussée prennent alors appui à l'arrière sur le châssis d'appui fixe 10. Quand tous les couteaux de creusement Il ont été avancés par poussée sensiblement sur une distance correspondant à la course des vérins, le châssis d'appui 10 est alors lui-même avancé par rappel dans la direction indiquée par la flèche V.A cet effet, les vérins 12 sont mis en pression dans le sens opposé, de sorte qu'ils assurent le rappel par traction du châssis d'appui sur une distance correspondant à leur course. Dans ce cas, les vérins de poussée prennent alors appui sur les couteaux de creusement 11 qui, de leur côté, sont en contact de friction avec le terrain qui les entoure. Les couteaux de creusement individuels 11 présentent des prolongements ou queues arrière 11' en forme de languettes, par lesquelles ils entourent ou chevauchent de l'extérieur le bouclier arrière II. Ces queues ou prolongements des couteaux se trouvent ainsi entre la périphérie extérieure du bouclier arrière et la paroi de la section de dégagement du tunnel ou de la cavité analogue. Les couteaux de creusement, ou bien leurs queues ou prolongements arrière 11', ont des dimensions telles qu'ils chevauchent encore le bouclier arrière, même quand les couteaux de creusement ont été avancés sur la totalité de la course des vé rins dans la direction indiquée par la flèche V, à l'aide des vérins de poussée 12. Le bouclier arrière ou bouclier tramé II peut être relié au châssis d'appui 10 du bouclier à couteaux pour former un ensemble unitaire, de sorte que lors du rappel du bouclier à couteaux dans la direction indiquée par la flèche V, il est entraîné par celui-ci. Mais il est également possible d'accoupler le bouclier arrière avec le châssis d'appui par l'intermédiaire de cylindres hydrauliques (non représentés), de sorte que le châssis d'appui et le bouclier arrière peuvent être avancés par rappel indépendamment l'un de l'autre, dans la direction indiquée par la flèche V.Le bouclier arrière de faible longueur II soutient la section de dégagement dans la zone comprise entre l'extrémité arrière du bouclier à couteaux et le soutènement définitif, qui est constitué par exemple par un soutènement en béton de forme annulaire 22. Lors du rappel du bouclier arrière II dans la direction indiquée par la flèche V, la surface de la paroi de la section de dégagement ou du tunnel F qui est exposée par ce bouclier arrière est soutenue d'une manière s'opposant à une décompression ou à un effondrement, ce résultat étant obtenu dans ce cas par mise en place de béton projeté S sur la paroi de la section de dégagement. Sensiblement à mi-hauteur par rapport au châssis d'appui 10, il est prévu dans celui-ci une plate-forme de travail 17, qui porte dans sa partie arrière un dispositif de projection SP, lequel peut pivoter autour de l'axe longitudinal médian Y du dispositif de creusement et du tunnel. Ce dispositif de projection est, à cet effet, monté de façon pivotante dans une couronne de projection 28' et est équipé d'un pistolet ou d'une lance de projection 28. La lance de projection peut, pendant le mouvement de rappel du bouclier arrière, assurer la consolidation par revêtement de la surface de la paroi F de la section de dégagement, qui était d'abord soutenue par ce bouclier arrière et qui est exposée lors du mouvement d'avance de celui-ci dans la direction indiquée par la flèche V, par l'application de béton projeté S. Le soutènement définitif du tunnel, ou bien le garnissage définitif 22 de ce tunnel ou de la cavité analogue, est ensuite réalisé. Toutefois, on peut également, dans le cas d'un soutènement en béton, assurer la mise en place immédiate du soutènement définitif à l'aide de la lance de projection. Au-dessus et au-dessous de la plate-forme de travail 17, il est prévu des dispositifs d'abattage 16 et 16', qui assurent l'abattage du terrain exposé sur le front de taille et qui amènent les débris dans des dispositifs convoyeurs 18 et 18'. Les dispositifs d'abattage sont constitués par des bras de coupe qui portent à leurs extrémités libres des cylindres de coupe 16a entraînés positivement. Les dispositifs d'abattage sont déplaçables au moyen de mécanismes à pistons pousseurs hydrauliques 30 et 31 dans la direction de creusement V. En outre, ils sont déplaçables horizontalement, transversalement à la direction de creusement, sur la plate-forme de travail 17, au moyen de chariots porteurs 32 et 33.Un montage additionnel des dispositifs d'abattage dans des tourelles 34 et 35 permet un pivotement autour d'un axe vertical, de sorte que les dispositifs d'abattage peuvent balayer la totalité du front de taille. On voit qu'au cours du creusement du tunnel ou de la cavité analogue, la totalité du terrain entre le front de taille et le soutènement définitif 22 est toujours soutenue par les couteaux de creusement 11, le bouclier arrière II et le garnissage en béton projeté S. Dans le cas du mode de réalisation représenté sur les Fig. 3 et 4, le bouclier à couteaux est constitué également par un châssis d'appui 10 (indiqué en pointillé sur la Fig. 3) et par des couteaux de creusement 11 associés à des vérins de poussée hydrauliques 12, montés à articulation entre ces parties et au moyen desquels les couteaux de creusement peuvent être déplacés vers l'avant par poussée, dans la direction de creusement V, individuellement ou par groupes, ces vérins permettant ensuite le rappel du châssis d'appui. Les vérins de poussée sont reliés par l'intermédiaire d'articulationsl3 au châssis d'appui 10 et par des articulations 14 à des consoles 15 des couteaux de creusement 11.Le creusement du tunnel ou de la cavité analogue est assuré ici encore au moyen d'une machine d'abattage et de creusement 16 montée dans le châssis d'appui et représentée en traits mixtes sur les Fig. 3 et 4, cette machine étant elle-même montée sur une plate-forme 17 du châssis d'appui. La machine de creusement sert principalement simplement à détacher le terrain exposé sur le front de taille et à charger les débris, qui sont évacués par l'intermédiaire d'un convoyeur 18. Comme le montre la Fig. 3, le châssis d'appui 10 présen te sur sa face arrière une bride annulaire 20 sur laquelle le bouclier arrière ou bouclier traîné II est fixé, par exemple au moyen de boulons. Le bouclier arrière est constitué par une jupe en tôle à paroi lisse 21, qui se présente sous la forme d'un segment de cercle et qui s'étend depuis la voûte de la galerie vers les deux côtés, en direction du mur, ce bouclier s'interrompant toutefois en 21' à une certaine distance au-dessus du mur, mais toutefois au-dessous de l'axe longitudinal de la galerie. Dans la vue de profil qui constitue la Fig. 3, le bouclier arrière présente dans sa partie supérieure, en 21", une portée vers l'arrière maximale, et il va en s'amenuisant constamment en direction du bas. La référence 21''' désigne le bord terminal arrière de ce bouclier arrière, qui s'étend obliquement en assurant une diminution constante de la largeur axiale du bouclier arrière, sensiblement jusqu'à l'axe longitudinal de la galerie, pour rejoindre à cet endroit les tronçons inférieurs 21 " " du bouclier arrière, qui présentent sensiblement la même largeur axiale jusqu'au bord inférieur 21'. On voit que le bouclier arrière, réalisé en tôle, soutient ainsi la section de dégagement immédiatement derrière le bouclier à couteaux dans la partie correspondant à la couronne du tunnel ou de la galerie et dans la partie correspondant aux deux parements, tandis que la paroi de la section de dégagement n'est pas recouverte par le bouclier arrière dans la partie correspondant au mur, c'est-à-dire sensiblement dans le tiers inférieur de la section droite de dégagement. Si le soutènement de la galerie est réalisé à l'aide de béton coulé sur place, cette partie correspondant au mur peut en conséquence être bétonnée à l'avance, avant le bétonnage de la partie périphérique de la section de dégagement qui était recouverte par le bouclier arrière, ce bétonnage ayant lieu après le rappel du bouclier à couteaux et du bouclier arrière qui lui est relié. Les couteaux de creusement 11 présentent des queues ou prolongements 11' constitués par des tôles à paroi lisse, qui chevauchent le bouclier arrière. Lors du fonçage des couteaux de creusement 11 dans le terrain au moyen des vérins de poussée 12, les queues 11' des couteaux glissent sur l'enveloppe en tôle du bouclier arrière. Quand tous les couteaux de creusement Il ont été enfoncés dans le terrain sur la distance correspondant à la course des vérins de poussée, le châssis d'appui 10 et avec lui le bouclier arrière 21 sont rappelés vers l'avant par un seul pas d'avance. Immédiatement derrière le bouclier arrière II, le soutènement définitif est mis en place. On comprend que, lors du rappel du châssis d'appui 10 et du bouclier arrière sur une distance correspondant à la course des vérins de poussée, la partie de la périphérie de la section de dégagement qui était précédemment recouverte et soutenue par le bouclier arrière est alors exposée, de sorte qu'il pourrait se produire à cet endroit une décompression du terrain. Afin d'éviter ceci, on peut, comme cela a été décrit en regard des Fig. 1 et 2, former à l'aide d'un dispositif de projection 28 un recouvrement de consolidation en béton projeté sur la surface exposée de la paroi de la-section de dégagement.Mais il est également possible, avant le rappel du bouclier arrière, de monter dans celui-ci au moins un élément de soutènement, ou bien des parties d'un garnissage de tunnel, de telle sorte que celui-ci assure, après le ripage ou l'avance du châssis d'appui et du bouclier arrière, le soutien de la zone périphérique de la section de dégagement qui était précédemment recouverte par le bouclier arrière. Ce mode opératoire est représenté schématiquement sur les Fig. 5 à 9. On voit sur ces Fig. 5 à 9 le châssis d'appui 10, avec le bouclier arrière 21 disposé derrière ce châssis. Pour des raisons de clarté dans la représentation, on a montré simplement un petit nombre de couteaux de creusement Il sur la Fig. 6. Le soutènement définitif du tunnel est tout d'abord mis en place dans la partie inférieure de ce tunnel, jusqu'au-dessous du bouclier arrière 21, c'est-à-dire jusqu'à une position immédiatement voisine du chassis d'appui 10. Sur les Fig. 5 et 6, on a désigné ce soutènement mis en place de façon anticipée dans la partie inférieure du tunnel par la référence 22g. Ce soutènement est constitué par exemple par un soutènement en béton projeté, qui est appliqué à l'aide de la machine de projection de béton 28, sensi -blement jusqu'à la hauteur du bord inférieur 21' du bouclier arrière 21. Après le durcissement du béton projeté, on pose au-dessous du bouclier arrière 21 des éléments de soutènement, en particulier des cintres ou arcs en acier, qui d'une façon en soi connue sont constitués par plusieurs segments. Sur la Fig. 6, on a indiqué deux éléments de soutènement de ce type en 23, ces éléments prenant appui par leurs pieds 23t sur le radier ou la se melle en béton durci 22', au voisinage du mur du tunnel. Entre les éléments de soutènement 23, qui s'étendent parallèlement les uns à côté des autres mais à une certaine distance, on place judicieusement des grillages 24, par exemple des grillages en fil métallique, en tôle déployée ou d'un type analogue. Après la pose des éléments de soutènement 23, le bouclier à couteaux peut être avancé avec le bouclier arrière 21 dans la direction de creusement V.Dans ce cas, le bouclier arrière 21 constitué par la jupè en tôle coulisse de façon à être extrait de l'interstice ménagé entre les éléments de soutènement 23 et le terrain entourant ceux-ci, lequel est alors soutenu depuis le dessous par les éléments de soutènement 23, qui demeurent dans la position dans laquelle ils ont été posés. On peut, dans l'interstice mentionné, qui est indiqué en 25 sur la Fig. 6, injecter alors du béton. Dans ce cas, la mise en place du soutènement en béton est assurée judicieusement de telle sorte que la totalité de l'espace ménagé entre les éléments de soutènement voisins 23 et entre ceux-ci et le terrain qui les entoure soit garnie de béton projeté sous pression. Ainsi, comme visible sur la Fig. 6 (à droite), on obtient une enveloppe en béton 26 dans laquelle les éléments de soutènement 23 sont placés. Ces éléments de soutènement 23 demeurent donc dans le soutènement définitif du tunnel. Dans le cas du procédé décrit précédemment, le soutènement en béton projeté est réalisé de telle sorte que la mise en place du béton projeté dans la partie inférieure du tunnel sef- fectue à l'avance par rapport à la partie supérieure ou couronne de ce tunnel, sur une distance correspondant à la largeur axiale du bouclier arrière, le béton projeté étant chaque fois appliqué avec un certain décalage vers l'arrière au fur et à mesure que l'on s'élève, du fait de l'étendue croissante vers l'arrière du bouclier arrière au fur et à mesure que l'on se rapproche de la couronne du tunnel, de sorte que chaque couche s'appuie sur une couche de béton projeté déjà durci.Il est possible, avec ce mode opératoire, d'appliquer très rapidement le soutènement en béton projeté dans la partie située à l'arrière du bouclier à couteaux, de sorte qu'à cet endroit aucune zone périphérique de la section de dégagement ne demeure non soutenue pendant un laps de temps important lors de l'avance du bouclier à couteaux. Comme le montrent en particulier les Fig. 7 à 9, la mise en place du béton projeté est assurée judicieusement, avec ce mode opératoire, en réalisant tout d'abord une couche de béton projeté 27 à l'aide de la machine de projection 28 au-dessous du bouclier arrière 21, cette couche s'étendant jusqu'à la paroi intérieure de ce bouclier arrière 21. Après le durcissement de cette couche de béton projeté, dans laquelle les grillages 24 sont noyés, on procède au rappel du bouclier arrière 21 comme visible sur la Fig. 9. Ensuite, l'interstice 29 est rempli de béton projeté (Fig. 9), une seconde couche de béton projeté 30 étant formée ainsi entre la première couche de béton projeté 27 et la paroi de la section de dégagement. Les arcs ou cintres de soutènement 23 sont alors noyés dans le soutènement en béton projeté 27, 30 ainsi réalisé. Le procédé décrit ci-avant peut être modifié de diverses manières. Par exemple, il est possible d'utiliser, au lieu des arcs ou cintres en acier 23, des cercles en acier d'un agencement connu, constitués par des segments individuels, qui lors de leur mise en place dans le bouclier arrière 21 prennent appui directement sur le mur au-dessous de celui-ci. Au lieu du soutènement en béton projeté mis en place à l'avance dans la partie voisine du mur, au-dessous du bouclier arrière, on peut également réaliser à cet endroit un autre soutènement ou une autre semelle formant radier, par exemple à l'aide d'éléments préfabriqués en béton. Il est également possible de faire reposer les éléments de soutènement 23, dans la partie voisine du mur, sur des traverses formant semelles ou des éléments analogues.Le procédé faisant l'objet de l'invention peut en outre être également mis en oeuvre sans utiliser de soutènement en béton projeté. Par exemple, il est également possible de monter dans le bouclier arrière 21 au moins un élément de soutènement en forme de cercle, d'arc ou de cintre, qui après le rappel du bouclier arrière est écarté ou bloqué contre la paroi de la section de dégagement, en obturant l'interstice périphérique 25 (Fig. 6). Le bouclier arrière 21 est, comme représenté sur le dessin, fixé ici rigidement à l'extrémité arrière du bouclier à couteaux ou bien de son châssis d'appui. Mais il est également possible d'accoupler le bouclier arrière, par exemple par l'intermédiaire de cylindres d'avance hydrauliques, avec le bouclier de creusement ou bouclier à couteaux, de telle sorte que ce bouclier à couteaux puisse être d'abord avancé par poussage, puis qu'au cours d'un autre stade opératoire, le bouclier arrière puisse être rappelé à l'aide des cylindres d'avance, en exposant alors le soutènement qui a été monté dans ce bouclier arrière. On a représenté sur les Fig. 10 et 11 un mode de réalisation judicieux de bouclier à couteaux qui peut être utilisé de façon avantageuse pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention. Les couteaux de creusement 11, qui peuvent être enfoncés dans le terrain par poussée individuellement ou par groupes, au moyen des vérins de poussée hydrauliques 12, et qui forment une enveloppe de bouclier cylindrique fermée, sont également, dans ce cas, guidés sur un châssis d'appui 10 sur lequel ils prennent appui. Les vérins de poussée 12 attaquent par leurs pistons les couteaux de creusement Il de façon articulée en 14, sur la face intérieure de ces couteaux, et ils prennent appui à l'arrière sur le châssis d'appui 10.Sur ce chassis d'appui, les couteaux de creusement sont guidés dans la direction de poussée ou de fonçage au moyen de guides 40 constitués par des rainures à section T. Sur la Fig. 10, pour des raisons de simplification, on a représenté simplement les rainures de guidage 40 des couteaux de creusement inférieurs, qui se trouvent au voisinage du mur. Les couteaux de creusement présentent à leur extrémité avant un tranchant 41, de la façon habituelle. On a montré à l'intérieur du bouclier cylindrique formé par les couteaux de creusement les dispositifs nécessaires au creusement du tunnel ou de la cavité analogue, et ceux servant à l'évacuation des matériaux abattus ou à des fins analogues. Sur la Fig. 10, la référence 16 désigne le corps d'une machine de creusement qui est montée sur une plate-forme 17 du châssis d'appui 10. Sur la Fig. 11, on a représenté le châssis d'appui 10 simplement par sa partie avant voisine du front de taille. Ce châssis d'appui s'étend bien entendu dans le bouclier à couteaux, en direction de l'arrière, à un degré tel que les couteaux de creusement soient soutenus et guidés à la fois dans leur partie avant et dans leur partie arrière sur les éléments annulaires du châssis d'appui, et que les vérins de poussée 12 trouvent une portée constituée par ce chassis d'appui dans leur partie arrière. Le bouclier à couteaux présente dans la partie la plus basse du tunnel, formant le mur, un couteau de creusement 42 qui est décalé radialement vers l'extérieur par rapport aux autres couteaux de creusement 11, disposés sur une circonférence commune, de sorte qu'il fait saillie radialement vers l'extérieur par rapport à la périphérie externe du bouclier à couteaux. Ce couteau de creusement 42 est guidé dans la direction de creusement, au moyen d'une rainure de guidage 43 à section en T, sur un guide de couteau particulier 44 qui est prévu à l'extérieur du châssis d'appui 10. L'avance du couteau de creusement 42 est assurée au moyen d'un vérin de poussée particulier (non représente) qui prend également appui sur le châssis d'appui. On conçoit que, lors de l'avance du couteau de creusement 42, celui-ci taille dans la partie inférieure ou mur du tunnel une rigole 45.A cet effet, le couteau d'appui présente un profil d'arête de coupe 42' sensiblement en forme de gouge. En service, on effectue tout d'abord une coupe préalable à l'aide du couteau de creusement 42, pour former la rigole 45, avant que les autres couteaux de creusement 11 ne soient avancés par poussée. Le couteau de creusement 42 engagé dans la rigole 45 constitue une nervure de guidage radiale qui, à la manière d'une nageoire de stabilisation, assure la stabilisation du bouclier à couteaux lors du fonçage par poussée des couteaux de creusement individuels 11, d'une manière s'opposant à son déplacement angulaire autour de l'axe longitudinal du tunnel. La gouttière ou rigole 45 taillée dans le mur par le couteau de creusement 42 peut, lors du creusement du tunnel ou de la cavité analogue dans des couches aquifères, servir de rigole de drainage pour l'évacuation des eaux parvenant au tunnel. Pour pouvoir effectuer certains mouvements de commande, le couteau de creusement 42 peut également être monté de façon déplaçable. Comme le montre la Fig. 11, ce couteau de creusement 42 peut, à cet effet, être monté de façon pivotante dans la partie avant, orientée vers le front de taille, du bouclier à couteaux, au moyen d'une articulation 46, de façon à disposer d'un axe d'articulation vertical passant par l'axe médian du tunnel, grâce auquel il puisse subir un réglage angulaire de faible amplitude par rapport à la direction de creusement. Sur la Fig. 11, ce réglage angulaire possible est désigné par X. Le réglage angulaire du couteau de creusement 42 peut être obtenu à- l'aide de divers dispositifs de réglage, par exemple de tiges filetées ou bien de cylindres de poussée 47.Sur la Fig. 11, ce dispositif de réglage angulaire 47 est prévu dans la partie avant du châssis d'appui 10. Mais il est judicieux de le prévoir à l'extrémité arrière du châssis d'appui, afin d'obtenir un bras de levier aussi grand que possible pour le pivotement. L'agencement peut également être réalisé de telle sorte que l'ensemble du guide 44 puisse pivoter autour de l'axe sus-mentionné, conjointement au couteau de creusement 42 guidé longitudinalement sur lui dans la direction de creusement. Le réglage angulaire du couteau de creusement peut être assuré par exemple à l'aide de coins ou de guides obliques, ou bien d'éléments équivalents, qui sont montés de façon à être déplaçables axialement sur le châssis d'appui, de telle sorte que lors de leur déplacement axial le couteau de creusement 42 bascule latéralement sous l'effet de leurs surfaces en forme de coins. Le réglage angulaire du couteau de creusement 42 assure, dans une certaine mesure, un effet de guidage hélicoïdal qui s'oppose le cas échéant à un mouvement angulaire asservi du bouclier à couteaux, et qui maintient en conséquence ce bouclier à couteaux dans la position désirée. Des modifications peuvent être apportées aux modes de réalisation décrits, dans le domaine des équivalences techniques, sans s'écarter de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Procédé pour la formation de cavités souterraines, en particulier de tunnels, de galeries de mines ou de galeries quelconques par le procédé de creusement utilisant un bouclier à couteaux, la paroi de la section de dégagement étant soutenue en arrière du bouclier à couteaux, caractérisé en ce quton fait suivre le bouclier à couteaux (I) d'un bouclier arrière ou bouclier traîné (Il) relié au chassis d'appui (10) du bouclier à couteaux pour former un ensemble unitaire ou bien d'une manière permettant une modification d'écartement, et en ce que, pendant le rappel de ce bouclier arrière, on assure le maintien de la paroi de la section de dégagement qui est exposée par ce rappel au moyen d'un revêtement de consolidation et (ou) d'un garnissage temporaire ou définitif. 2.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que, simultanément au rappel du bouclier arrière (II), on assure le soutien de la paroi de la section de dégagement exposée par celui-ci au moyen d'une masse de projection, en particulier de béton projeté (S). 3.- Procédé suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'on monte dans le bouclier arrière (II) au moins-un revêtement ou garnissage temporaire (23, 24) avant que ce bouclier arrière ne soit rappelé dans la direction de creusement (V > . 4.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que, lors de l'utilisation d'un bouclier arrière (21) ouvert au voisinage du mur, le maintien de la paroi de la section de dégagement est effectué au voisinage du mur, au-dessous du bouclier arrière, de façon préalable, avant que ce bouclier ne soit rappelé ou avancé dans la direction de creusement (V). S,- Procédé suivant la revendication 3 ou 4, caractérisé en ce que des éléments ou parties du soutènement définitif constitués par des arcs de soutènement (23), des cercles de soutènement, des grillages, des tôles ou des éléments analogues, sont installés dans le bouclier arrière (21) ouvert au voisinage du mur de telle sorte qu'ils prennent appui dans la zone correspondant au mur, sur celui-ci ou bien sur une semelle (22') placée à cet endroit. 6.- Procédé suivant la revendication 4 ou 5, caractérisé en ce qu'on place, sur la semelle (22') disposée au-dessous du bouclier arrière (21) et constituée de préférence par du béton, au moins un arc de soutènement (23), et en ce qu'on recouvre l'espace ménagé entre les arcs de soutènement voisins (23) au moyen de grillages (24) ou d'éléments analogues, les arcs de soutènement et les grillages étant noyés dans le béton projeté (27 > . 7.- Procédé suivant la revendication 5 ou 6, caractérisé en ce que l'interstice (25) qui se forme lors du rappel du bouclier arrière (21) est rempli d'une masse durcissable, en particulier de béton projeté. 8.- Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, constitué par un bouclier à couteaux soutenant toute la section de dégagement dans la zone de creusement et pouvant être avancé au fur et à mesure du creusement, ce bouclier comportant un châssis d'appui sur lequel les couteaux de creusement avancés par fonçage prennent appui, caractérisé en ce qu'il est prévu, à l'extrémité arrière du châs- sis d'appui (10), un bouclier arrière ou bouclier traîné (II) soutenant la section de dégagement, ou bien en ce qutun tel bouclier est relié à ce chassis d'appui d'une manière permettant une variation d'écartement, et en ce que les couteaux de creusement (11) présentent des prolongements ou queues arrière (11w) ayant une longueur telle qu'ils recouvrent le bouclier arrière dans chaque position de travail. 9.- Dispositif suivant la revendication 8, caractérisé en ce que des vérins hydrauliques (12) sont prévus aussi bien entre les couteaux de creusement (11) et le châssis appui (10) qu'entre ce châssis d'appui et le bouclier arrière (II). 10.- Dispositif suivant la revendication 8 ou 9, caractérisé en ce que le bouclier arrière (II) est constitué par un cercle ou anneau. 11.- Dispositif suivant la revendication 10, caractérisé en ce que le bouclier arrière annulaire (II) est subdivisé sur la longueur de sa circonférence en plusieurs tronçons dont les écartements peuvent varier individuellement par rapport au châssis d'appui (lot. 12.- Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 8 à 11, caractérisé en ce que les prolongements ou queues arrière (11g) des couteaux de creusement (11) sont guidés dans des fentes du bouclier arrière. 13.- Dispositif suivant l'une quelconque des revendica tions 8 à 12, caractérisé en ce qu'il est prévu, sur le châssis d'appui (10), une plate-forme (17) qui comporte dans sa partie arrière un dispositif de projection (SP) pouvant pivoter autour de l'axe longitudinal (Y > du bouclier, pour assurer le revêtement de consolidation et le soutien temporaire ou définitif de la paroi de la section de dégagement. 14.- Dispositif suivant la revendication 13, caractérisé en ce qu'il est prévu, sur la plate-forme (17) disposée horizontalement sensiblement à mi-hauteur du châssis d'appui (10), un dispositif d'abattage (16, 16' > associé à un dispositif convoyeur (18, 18' > placé en aval. 15.- Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 8 à 14, caractérisé en ce que le bouclier arrière (21) est ouvert dans sa partie voisine du mur. 16.- Dispositif suivant la revendication 15, caractérisé en ce que le bouclier arrière (21) présente, dans la partie du tunnel correspondant à la couronne, une longueur maxima en direction de l'arrière, cette longueur décroissant depuis la couronne vers les deux parements et en direction du mur. 17.- Dispositif suivant la revendication 15 ou 16, caractérisé en ce que le bouclier arrière (21) est constitué par une enveloppe en tôle à paroi lisse en forme de segment de cercle. 18.- Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 8 à 17, caractérisé en ce que le bouclier à couteaux (I) formant un garnissage cylindrique présente au moins un couteau de creusement (42) faisant saillie radialement vers l'extérieur au-delà de sa périphérie externe et présentant un profil de coupe en rigole ou en forme de gouge. 19.- Dispositif suivant la revendication 18, caractérisé en ce que le couteau de creusement (42) faisant saillie radialement est disposé à la partie la plus basse, correspondant au mur, du bouclier cylindrique à couteaux. 20.- Dispositif suivant la revendication 18 ou 19, caractérisé en ce que le couteau de creusement (42) faisant saillie radialement est guidé sur un guide de couteau (44 > . 21.- Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 18 à 20, caractérisé en ce que le couteau de creusement (42) faisant saillie radialement est réglable éventuellement angulairement avec son guide (44) par rapport à l'axe longitudinal du bouclier à couteaux. 22.- Dispositif suivant la revendication 21, caractérisé en ce que le couteau de creusement (42) faisant saillie radialement est monté de façon pivotante dans sa partie avant au moyen d'une articulation (46) et en ce qu'il est prévu, dans la partie arrière de ce couteau de creusement, un mécanisme de pivotement (47) qui le fait pivoter autour de cette articulation.