On connait différents appareils destines à fixer dans une attitude déterminée et à orienter le corps d'un animal en vue d'effectuer certaines opérations : en particulier, le "travail" permettant de ferrer ou d'opérer les chevaux. L'invention concerne un appareil de contention plus particulièrement destiné à fixer le corps des jeunes veaux en vue du brûlage de leurs cornes. Cette opération exige que la tête de l'animal soit bloquée en position convenable dans le prolongement de son corps, sans torsion ou basculement de celui-ci, et que l'animal ne puisse ni se débattre et se faire mal, ni s'échapper. Les appareils de contention connus ne sont pas appropriés à cette application, dans laquelle le maintien de l'animal est généralement assuré par un homme, ce qui fait que l'opération requiert l'emploi de deux personnes, car il faut attacher les pattes et coucher l'animal. L'invention vise à supprimer cet inconvénient, en procurant un appareil de construction simple, apte à assurer en toute sécurité le maintien de l'animal dans une attitude satisfaisante, en supprimant complètement sa défense. L'appareil suivant l'invention, comprend un bâti formant une sorte de cage dans laquelle pénètre l'animal et est caractérisé par des moyens de soulever temporairement le corps de l'animal au-dessus du sol à l'intérieur du bâti, et des moyens de supporter et de fixer sa tête dans le prolongement de son corps à l'extérieur du bâti. Suivant un mode d'exécution préféré, lesdits moyens de support et de fixation de la tête de l'animal comprennent deux joues solidaires du bâti et délimitant entre elles une fenêtre triangulaire agencée pour laisser passer en la coinçant l'encolure de l'animal et une pièce porte-tête munie de courroies de serrage. D'autres particularités, ainsi que les avantages de l'invention, apparaitront clairement à la lumière de la description ci-après. La figure unique du dessin annexé représente, vue en perspective, un appareil de contention conforme à un mode d'exécution préféré de l'invention. Cet appareil comprend un bâti (1) avantageusement en métal composé de deux cadres rectangulaires (10-11), ce dernier ayant avantageusement des dimensions de 1100 X 450 mm, réunis entre eux par des montants (12 à 15) les faces arrière (12-13) et avant (14-15) de ce bâti sont avantageusement trapézoldales, pour améliorer sa stabilité. Lorsqu'il pénètre à l'intérieur de ce bâti par la face arrière (12-13), l'animal est guidé par deux barres latérales (16-17), situees à cet effet à hauteur convenable, si bien que, lorsque, sa tête étant bloquée, il sera par ailleurs soulevé comme on l'expliquera ci-après, son corps n'aura pas tendance à basculer en risquant par torsion de ltencolure, d'abimer les vertèbres cervicales. La tête de l'animal fait saillie hors du bâti à travers une fenêtre triangulaire délimitée par deux joues (2-3) respectivement solidaires des montants (14 et 15). La pointe de cette fenêtre est orientée vers le bas, si bien que l'encolure de l'animal se trouve coincée lorsque sa tête repose sur une pièce porte-tête (4) composée de deux lames (41-42) disposées en croix. La lame (41) est fixée, de manière non visible au dessin, au bâti (1) ou aux joues (2-3); elle est orientée suivant l'axe longitudinal du bâti et terminée à l'avant par une partie recourbée vers le haut (410) servant de butée au mufle de l'animal. La lame (42), fixée à la lame (41), se termine à chaque extrémité par une partie recourbée vers le haut (420-421)qui sert de butée au cou de l'animal.La lame 41 est munie de deux courroies (411-412) ayant une bande de serrage et dont on ceinture respectivement le museau et le cou de l'animal. Les tranches des joues (2 et 3) qui délimitent la fenêtre sont avantageusement garnies de feutre pour éviter de blesser l'encolure. Lorsque la tête de l'animal est bloquée, on soulève son corps au moyen d'une sangle (5) formant sousventrière et avantageusement constituée en toile forte. Celle-ci est attachée à des chaines (50 à 53). Les chaines (50 et 52) s'enroulent directement sur un tube (54) moulé pivotant sur le cadre (11) et actionné par un volant (55), tandis que les chaînes (51-53) s'enroulent sur le tube (54) après renvoi par des poulies respectives (56-57). La manoeuvre du volant (55) permet ainsi de soulever l'animal au-dessus du sol de quelques centimètres, la hauteur du cadre (11) au-dessus du sol étant par exemple de l,10m. Un organe de blocage (58) immobilise le tube (54) dans la position voulue. Le corps de l'animal n'a plus aucun appui en particulier pour les genoux et se trouve en déséquilibre complet : sa tête reste immobile même s'il effectue des mouvements de pattes. I1 va de soi que diverses modifications de détail pourront être apportées à l'appareil décrit et illustré, sans s'écarter de l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS 1- Appareil de contention plus particulièrement destiné à fixer le corps des jeunes veaux en vue du brûlage de leurs cornes, ledit appareil comprenant un- bati (1) formant une sorte de cage dans laquelle pénètre l'animal caractérise par des moyens {5-50 à 58), de soulever temporairement le corps de l'animal au-dessus du sol à l'intérieur du bâti et des moyens (2-3-4) de supporter et de fixer sa tête dans le prolongement de son corps à l'extérieur du bâti. 2- Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens de support et de fixation de la tête de l'animal comprennent deux joues (2-3) solidaires du bâti et délimitant entre elles une fenêtre triangulaire agencée pour laisser passer èn la coinçant l'encolure de l'animal et une pièce porte-tête (4) munie de courroies de serrage (411-412). 3- Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que ladite pièce porte-tête comprend une première lame (41) orientée suivant l'axe longitudinal du-bâti et recourbée vers le haut à son extrémité avant (410) et une deuxième lame (42), fixée à la première dans une direction perpendicula ire et recourbée vers le haut à ses deux extrémités (420-421j, lesdites courroies 4- Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que les tranches des deux joues (2-3) qui délimitent ladite fenêtre sont garnies d'un feutre de protection. 5- Appareil selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que lesdits moyens de soulever temporairement l'animal comprennent une sangle (5) associés à un treuil (54-58), dont le tambour est constitué-par un tube ou une tige (54), qui pivote sur la face supérieure (11) du bâti (1). 6- Appareil selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que ledit bâti (1) comprend un cadre inférieur (10), un cadre supérieur (11) de plus faibles dimensions, des montants de liaison (12 à 15) formant une face avant (14-15) et une face arrière 02-13) trapézoidales et des barres latérales (16-17) disposées de façon à assurer un guidage latéral de l'animal qui pénètre dans le bâti par la face arrière (12 - 13), les joues (2 - 3) étant solidaires des montants (14 - 15) de la face avant.