La présente invention concerne de façon générale la technologie des lasers, et porte plus particulièrement sur les lasers à vapeur métallique Il existe dans l'art antérieur un laser à impulsions qui utilise la vapeur d'un métal alcalino-terreux, comme décrit dans le brevet des EUA 3.484.720 . Ce brevet décrit en particulier des sections d'extrémité dans lesquelles on a fait le vide, qui comportent des fenêtres externes froides. Les chambres dans lesquelles règne le vide permettent à des fenêtres internes exposées à la vapeur de métal de fonctionner à une température suffisamment élevée pour ne pas être le siège d'une condensation.Ce brevet indique que le chauffage destiné à la vaporisation du métal peut être un chauffage externe ou un chauffage par la décharge, bien que l'absence de toute indication relative à un remplissage par un gaz autre que la vapeur métallique suggère la nécessité d'un chauffage externe pour faire démarrer le laser. Ce brevet indique qu'il est souhaitable d'utiliser un retour coaxial pour l'électrode mise à la masse, afin de réduire l'inductance du circuit de décharge. Le tube de décharge n'est entouré par aucun boîtier. En outre, le brevet des EUA 3.562.662 décrit un mode de réalisation qui utilise de la vapeur de manganèse, avec un gaz tampon, dans un tube à décharge qui est entouré par une chemise dans laquelle on a fait le vide, et qui est munie d'un revêtement réfléchissant, afin de permettre un fonctionnement n'utilisant que la chaleur qui est engendrée par la décharge laser. Ce brevet ne suggère pas de faire varier progressivement l'épaisseur de l'écran thermique, pour maintenir une température constante le long du chemin de décharge. Il est indiqué que cette configuration convient pour un fonctionnement jusqu'à 15000C. Un autre mode de réalisation, destiné à des températures plus élevées, utilisant des matériaux tels que le lanthane ou l'yttrium, emploie des électrodes coaxiales avec une décharge transversale. Cette configuration nécessite un élément chauffant supplémentaire pour vaporiser le métal. En outre, le brevet des EUA 3.777.282décrit un laser à vapeur métallique chauffé de façon externe, dans lequel le réservoir de métal est adjacent à l'électrode, et possède un orifice de sortie capillaire, pour doser le flux de vapeur métallique. Le brevet des hUk 3 792 373 décrit un laser qui utilise une vapeur métallique, sans gaz tampon. Pour éviter une condensation gênante de vapeur métallique sur les fenêtres froides, ce laser comporte des fenêtres internes chaudes qui sont suiviespar des fenêtres externes froides, séparées des fenêtres internes chaudes par des chambres d'extrémité dans lesquelles on a fait le vide. Il est indiqué dans ce brevet que les électrodes sont refroidies par liquide. Le brevet des EUN 3 798 486 décrit un laser à vapeur métallique permettant d'effectuer une inversion de polarité,si bien que chaque électrode peut être utilisée aussi bien comme anode que comme cathode. Un élargissement du tube à décharge, entouré par un élément chauffant, est disposé à proximité de chaque électrode. On place une charge du métal pouvant donner lieu à une émission laser dans l'un de ces élargissements. Au cours de l'excitation du laser en courant continu, la vapeur métallique est progressivement transportée par e ietrophorèse le long du tube à décharge, puis se condense finalement dans l'élargissement opposé, qui n'est pas chauffé et qui peut donc faire fonction de condenseur.Il est indiqué que ce mode de fonctionnement conduit à des densités de vapeur métallique différentes le long du tube. Le tube à décharge est donc perce en différents points sur sa longueur, de façon à communiquer avec uné enceinte extérieure qui contient un réseau de grilles métalliques poreuses. Ces grilles reçoivent et emmagasinent la vapeur métallique en excès qui provient du réservoir chauffé, et tendent à lisser les variations de la densité de vapeur le long de l'intérieur du tube à décharge. Lorsque l'élargissement du réservoir qui est chauffé ne contient pratiquement plus de métal, on inverse la polarité des électrodes, et on chauffe l'autre réservoir pour vaporiser le métal condensé qu'il contient alors, tandis qu'on laisse refroidir le réservoir qui était chauffé à l'origine, pour qu'il fasse à son tour fonction de condenseur. Le brevet des EUA 3 878 479 décrit un laser à vapeur de cadmium utilisant de l'hélium comme gaz tampon, qui comporte un tube interne qui limite le volume de décharge, et qui communique avec une enceinte externe. Des rondelles de cadmium placées de façon concentrique autour du chemin de décharge, au voisinage de la cathode, servent de source de vapeur de cadmium. A l'extrémité qui correspond à l'anode, on provoque une modification de la direction de la décharge électrique, mais les atomes de cadmium transportésper érophorèse ne peuvent pas suivre ce changement de chemin, et continuent à se propager dans la même direction en pénétrant dans un condenseur qui se trouve à l'extérieur du chemin de décharge, d'une manière analogue à celle selon laquelle les gouttelettes d'eau sont séparées de la vapeur dans un piège à vapeur à contre-courant. Le brevet des EUA 3 934 211 décrit un laser à chauffage externe qui utilise comme substance source un halogénure du métal qui donne lieu à une émission laser, ce qui offre l'avantage de permettre un fonctionnement à basse température, du fait que les halogénures se vaporisent à des températures relativement basses. Lé brevet des EUk 3 947 781 porte sur une technique destinée à empêcher la pulvérisation de la cathode d'un laser à hélium et vapeur de cadmium. Cette technique consiste à maintenir la surface de la cathode à une température approximativement égale à la température de vaporisation du cadmium, ce qui maintient sur cette électrode une pellicule de cadmium, et protège la surface de la cathode. Enfin , on trouve dans le numéro d' avril 1975 de la revue IEEE Journal of Quantum Electronics, (pages 172 à 174), un article intitulé "A Discharge Heated Copper Vapor Laser" par R.S. Anderson, L.Springer, B.G. Bricks, et T.W. Rairas qui indique qu'on a pu faire fonctionner de façon satisfaisante un laser à vapeur de cuivre, chauffé par la décharge, avec un écran pour le rayonnement thermique. Ce laser utilise un gaz rare comme gaz tampon, et ses impulsions sont déclenchées par la décharge d'un condensateur chargé de façon inductive, en utilisant un interrupteur à thyratron. L'article indique des résultats obtenus, mais ne donne guère plus de détails techniques que ceux qui sont cités ici. En résumé, parmi les aspects inventifs de l'invention, figure un tube à décharge central, en céramique, qui possède des électrodes à chaque extrémité et qui est branché de façon qu'on puisse y faire le vide, avant de le remplir avec un gaz tampon. Du cuivre métallique ou de l'oxyde de cuivre est placé dans un emplacement (qui peut être à l'intérieur du tube à décharge), dans lequel la chaleur produite par une décharge dans le gaz tampon donne naissance à de la vapeur de cuivre ou d'oxyde de cuivre. Dans le cas de l'oxyde de cuivre, l'action de la décharge dissocie encore davantage les molécules, ce qui donne du cuivre libre, qui constitue le milieu laser. Le tube à décharge comporte un écran pour le rayonnement, dont l'épaisseur varie progressivement, afin de maintenir une température approximativement uniforme sur la longueur de ce tube. Une enceinte métallique (munie d'une pièce isolante rapportée) entoure le tube à décharge.Cette enceinte est munie d'un revêtement fortement conducteur, comme de l'argent, pour réduire les pertes dues aux composantes de courant de la décharge dans le laser, qui correspond à une impulsion à court temps de montée. Des fenêtres classiques sont disposées aux extrémités du tube à décharge, mais ces fenêtres sont orientées à 200 par rapport à la normale à l'axe du tube, au lieu d'être orientées de façon classique selon l'angle de Brewster, afin d'utiliser des rayonnements de différentes polarisations (avec une augmentation de la puissance de sortie du laser), au lieu de la polarisation unique qui est transmise par les fenêtres orientées selon l'angle de Brewster. Conformément à l'invention, on utilise un réservoir de cuivre facilement amovible, qui possède une grandecontenance de métal. On utilise également un circuit de décharge qui produit une décharge à temps de montée court, malgré l'inductance des conducteurs qui relient le laser à la source d'impulsions. La suite de la description se réfère aux dessins annexés qui représentent respectivement Figure 1: une coupe de la structure générale d'un mode de réalisation de l'invention. Figure 2: un écran thermique, avant qu'il soit enroulé pour prendre sa forme définitive. Figure 3: le détail de la structure d'un écran thermique, une fois mis en place. Figure 4: la répartition detempérature dans le mode de réalisation comportant l'écran thermique de lrinvention, comparée avec la répartition que l'on obtient avec un écran thermique de l'art antérieur. Figure 5: la structure d'un réservoir de métal. Figure 6: le réservoir de métal en place dans le mode de réalisation considéré. Figure 7: les circuits d'un générateur d'impulsions laser. Is figure 1 est une coupe diamétrale de la configuration générale du laser de l'invention. Le tube à décharge 18 est cylindrique, non conducteur de l'électricité, imperméable, et est constitué par une matière réfractaire de densité élevée, de préférence de l'alumine, bien qu'il soit également possible d'utiliser de l'oxyde de zirconium, de l'oxyde de béryllium, ou du quartz. Les deux extrémités du tube à décharge 18 comportent des électrodes respectives 16 et 26, coaxiales par rapport au tube à décharge. Les électrodes peuvent être placées à l'intérieur du tube 18, bien qu'il soit également possible, mais un peu moins souhaitable,de les disposer sous la forme de manchons entourant l'extérieur des extrémités du tube 18.Les électrodes 16 et 26 peuvent être scellées hermétiquement aux extrémités du tube 18 par des moyens connus, comme par exemple par brasage, ou à l'ai'de d'un ciment céramique. Cependant, du fait que l'enceinte cylindrique 22 entoure le sous-ensemble intérieur, et qu'on fait le vide dans cette enceinte par pompage par le tube 38, on peut admettre que les électrodes 16 et 26 soient simplement bien ajustées mécaniquement de façon glissante sur les extrémités du tube 18, de manière que les accouplements avec le tube présentent de légères fuites.Le pompage permanent par le tube 38 fait disparaître le gaz qui fuit par ces accouplements Dans le cas de lasers expérimentaux, cette dernière solution a l'avantage d'absorber la dilatation du tube à décharge, et de permettre un démontage facile de l'ensemble de la structure, par exemple pour nettoyer l'intérieur du tube 18 afin de faire disparaître la vapeur métallique condensée, et pour refaire le plein de cuivre 9. L'existence de fuites légères a un autre avantage qui est particulièrement intéressant pour les lasers expérimentaux. Il est possible de faire pénétrer un gaz tampon par les tubes 12 ou 30 à une vitesse égale à la vitesse de fuite.De ce fait, le tube à décharge 18 est en permanence purgé de toutes les impuretés gazeuses qui peuvent être libérées par les électrodes ou d'autres matériaux qui n'ont pas été dégazés, soit pour gagner du temps, soit parce qu'ils contiennent des composés qui ne libèrent du gaz que très lentement, soit parce qu'ils sont très poreux, et qu'ils ont une grande surface à dégazer. On notera que dans ce mode de fonctionnement, il peut être souhaitable d'établir des fuites assez importantes autour des électrodes 16 et 26, afin que le débit du gaz de complément dans les tubes 12 ou 30 soit suffisamment élevé pour pouvoir être réglé facilement. Les électrodes 16 et 26 sont fixées par des moyens classiques, comme par un ajustage glissant, par soudage ou par brasage à des flasques respectifs 14 et 28, en forme de disques, qui assurent les connexions électriques avec les électrodes.Un circuit de décharge laser 40 est connecté à ces flasques. Un écran pour le rayonnement thermique, 20, représenté plus en détail sur la figure 3, entoure le tube à décharge 18 pour règler.latempérature de ce tube et de son volume intérieur, lorsqu'il est échauffé par la décharge laser. L'enceinte 22 entoure le tube 18 et l'écran 20. Cette enceinte peut commodément être en acier inoxydable ou en cuivre. Du fait que si cette enceinte se prolongeait entre les flasques 14 et 28, en forme de disques, elle mettrait le laser en courtcircuit, elle est interrompue au point de vue électrique par une section d'isolation 24, qui peut être en alumine. Bien que la décharge dans le tube à décharge 18 ait une cadence de répétition qui ne dépasse habituellement pas quelques kilohertz à quelques dizaines de kilohertz, il est essentiel que le courant de décharge présente la montée la plus rapide possible, pour que le laser ait un bon rendement. Ce courant présente donc des composantes de haute fréquence d'amplitude élevée, avec des courants de surface dans l'enceinte 22. On a constaté qu'il apparaît une dissipation de chaleur importante dans l'enceinte 22 lorsque ses surfaces sont en acier inoxydable. Il est donc préférable que les surfaces de l'enceinte soient constituées par un matériau fortement conducteur de l'électricité, ne se ternissant pas et supportant des températures élevées, comme l'argent, bien qu'on puisse également employer du cuivre propre. Ceci réduit l'impédance du chemin de décharge, et contribue également à l'obtention d'un temps de montée' court et d'un transfert efficace de l'énergie dans le tube à décharge. Un tube 38 peut être branché à une source de vide classique et donc non représentée, pour réduire la pression à l'intérieur de l'enceinte, afin de réduire les pertes de chaleur à partir du tube à décharge 18, et d'empêcher que la décharge électrique ne soit mise en court-circuit entre les flasques en forme de dis ques 14 et 28, à ljextérieur du tube à décharge 18. Les extrémités de l'enceinte 22 peuvent être scellées pour former une chambre dans laquelle on peut faire le vide, et ces extrémités peuvent être munies de fenêtres de passage de la lumière, destinées à transmettre le rayonnement laser. La section d'extrémité 10, munie d'un tube 12 destiné à faire le vide et à faire pénétrer un gaz tampon, porte une fenêtre 36 qui est scellée hermétiquement dans cette section d'extrémité. La section d'extrémité 32, munie d'un tube 30 qui peut également être utilisé pour faire le vide et pour faire pénétrer un gaz, porte de façon similaire une fenêtre scellée 42. Les deux sections d'extrémité 10 et 32 doivent être munies d'un revêtement à haute conductivité. La technique classique consiste à orienter les fenêtres 36 et 42 selon l'angle de Brewster, et ces fenêtres ne transmettent alors que le rayonnement qui correspond à une seule polarisation. On a constaté qu'il était possible d'obtenir une puissance de sortie supérieure pour le laser en orientant les fenêtres 36 et 42 non pas selon l'angle de Brewster, mais de façon presque orthogonale'à l'axe du tube 18,pourglEDes scIent traversées par un rayonnement qui correspond à deux pdarisations orthogonales.Les fenêtres 36 et 42 ne doivent pas être exactement orthogonales à l'axe du tube 18, et doivent s'écarter suffisamment de la véritable orientation orthogonale pour qu'une normale à l'une ou l'autre des fenêtres ne puisse pas traverser entièrement le tube 18 et atteindre l'autre fenêtre, ce qui produirait une réaction optique qui n'est pas sou- haitable pour le mode de fonctionnement prévu. Conformément à la pratique courant dans le domaine des lasers, on place des miroirs 34 et 44 à l'extérieur des fenêtres respectives 36 et 42, pour produire une réaction qui renforce l'effet laser. L'inclinaison des fenêtres empêche toute réaction de ce type à partir d'elles. Dans les modes de réalisation réellement fabriqués, le gain du laser est suffisamment élevé, si bien qu'on utilise pour le miroir 34 un miroir aussi réfléchissant que possible, ce qui est classique, mais on utilise avantageusement pour le miroir 44 (par lequel le rayonnement laser sort pour être utilisé) un miroir de réflectivité très faible (de l'ordre de 4 à 8%), ce qui peut être obtenu à l'aide d'une lame de verre transparente. Dans un mode de fonctionnement optimisé, on remplace la fenêtre 42 par un miroir de sortie 44 orienté de façon appropriée, qui fait alors fonction simultanément de fenêtre et de miroir De façon similaire, on peut remplacer la fenêtre 36 par un miroir 34 correctement orienté. Sur la figure 1, l'écran pour le rayonnement thermique, 20, est représenté pour simplifier sous la forme d'une seule couche, mais cet écran présente en fait une épaisseur qui varie de façon progressive sur la longueur du tube à décharge 18. On obtient ce résultat en fabriquant 1técran-20 à partir d'une feuille de métal mince, par exemple en molybdène, revêtue d'une substance telle que l'oxyde de zirconium, et en découpant la feuille de la manière représentée sur la figure 2, afin d'obtenir une forme qui correspond approximativement à deux triangles rectangles dont les hypoténuses sont placées face à face.En enroulant cette feuille sur elle-même pour qu'elle s'adapte autour du tube à décharge 18, on obtient un écran 20 qui comporte plusieurs couches à chaque extrémité du tube à décharge 18, et qui ne comporte qu'une ou deux couches au milieu du tube (voir la figure 3). Pour réaliser une séparation uniforme entre les couches enroulées et pour éviter tout contact des surfaces métalliques les unes contre les autres au cours de la manipulation ou sous l'effet de la dilatation et de la contraction thermiques, on peut placer contre la feuille de la figure 2, avant de l'enrouler, une couche mince d'alumine, pour obtenir un écartement de 0,25 à 0,50 millimètres. On peut alors supprimer le revêtement d'oxyde de zirconium.De façon caractéristique, pour un tube 18 d'environ 25 mm de diamètre, il peut être nécessaire d'utiliser un écran 20 comportant jusqu'à 30 couches aux extrémités, pour atteindre la température de 14000C, tandis que pour un tube 18 de diamètre moitié, il suffit d'utiliser quelques couches. Le nombre réel de couches dépend de la dissipation de chaleur moyenne dans le tube 18, qui est fonction de l'énergie d'entrée par décharge, et de la cadence de répétition des décharges. La figure 4 montre la différence de répartition de température le long du tube 18, dans le cas où on emploie un écran uniforme, la température présentant alors une valeur maximale marquée au milieu du tube, et dans le cas où on emploie un-écran à variation progressive d'épaisseur, ce qui donne une température uniforme sur la majeure partie du tube 18. On a constaté que la température de fonctionnement préférable est de l'ordre 1400 à 16000C, en fonction du diamètre du tube et de la cadence de répétition. Cette température est suffisamment élevée pour permettre un refroidissement important par rayonnement. Des températures plus élevées, en présence de cuivre, donnent une densité de vapeur supérieure à la densité compatible avec une puissance de sortie maximale du laser. On a constaté qu'il existait des ensembles de conditions cohérentes correspondant à au moins deux régimes de fonctionnement. Ces deux régimes sont les suivants: (1) faible cadence de répétition (de l'ordre de 1 kHz), et énergie de sortie élevée par impulsion (10 à 12 mJ/impulsion), et (2) cadence de répétition élevée (de l'ordre de 6 kHz), et énergie de sortie modérée par impulsion (3 à 4 mJ/impulsion). On notera qu'on peut également obtenir des conditions cohérentes pour d'autres valeurs de la cadence de répétition. Les conditions cohérentes pour le régime (1) sont les suivantes. On utilise un tube à décharge d'environ 38 mm de diamètre intérieur, muni d'un écran approprié pour le rayonnement, de façon que la température soit comprise entre 1500 et 16000C. Sur la figure 7, le condensateur 58 a une valeur nominale de 20 nF, et le condensateur 64 a une valeur nominale de 6 nF, tandis que l'inductance 52 a une valeur nominale de 1,5 H. Les conditions cohérentes pour le régime (2) sont les suivantes. On utilise un tube à décharge d'environ 25 mm de diamètre intérieur, muni d'un écran approprié pour le rayonnement, de façon que sa température soit comprise entre 1400 et 14500C. Le condensateur 58 de la figure 7 a alors une valeur nominale de 5,0 nF et le condensateur 64 a une valeur nominale de 2,5 nF, tandis que l'inductance 52 a une valeur nominale de 400 mH. Le mode de fonctionnement général du laser représenté sur la figure 1 est le suivant. On place du cuivre sous la forme de morceaux d'environ 1 gramme le long de la partie centrale de l'intérieur du tube à décharge 18, en écartant les morceaux de façon qu'ils n'établissent pas un chemin de conduction qui constituerait un court-circuit pour la décharge. On fait le vide à l'intérieur du tube 18, à l'aide des tubes 12 et/ou 30, puis on fait pénétrer dans le tube 1Sde l'hélium, sous une pression de 2 à 15 torrs. Simultanément, on fait le vide dans l'enceinte 22, par l'intermédiaire du tube 38, pour obtenir une pression rési duelle d'environ 10 3 torr . On fait fonctionner le circuit de décharge 40 du laser, ce qui fait apparaître une décharge dans le gaz tampon, c > est-à-dire l'hélium.La chaleur qui est dégagée par cette décharge élève la température à l'intérieur du tube 18, ce qui fait apparaître de la vapeur de cuivre, et lorsque la quantité de vapeur de cuivre est suffisante, le laser commence à fonctionner. La procédure qui vient d'être décrite peut faire l'objet de nombreuses variantes. On peut utiliser n'importe quel autre gaz rare comme gaz tampon (à l'exception du radon qui est désavantageux aussi bien du fait de son court que de sa radioactivité), mais l'hélium semble donner les meilleurs résultats. On peut utiliser de l'air comme gaz tampon. Dans ce cas, le cuivre est oxydé, mais l'oxyde de cuivre possède également une pression de vapeur appropriée à des températures de fonctionnement qui ne sont inférieures que de quelques centaines de degrés aux températures indiquées. On peut utiliser directement de l'oxyde de cuivre, à la place du cuivre métallique, comme source de cuivre. Il a été proposé dans l'art antérieur d'utiliser des halogénures de cuivre dans ce but. Cependant, ces halogénures donnent des pressions de vapeur appréciables à des températures trop basses pour permettre l'utilisation du refroidissement par rayonnement. La figure 5 représente une variante à la technique qui consiste à placer directement desmDrenuX de cuivre dans le tube 18. On utilise dans ce cas un tube d'alumine 80, de section transversale en D, et de taille appropriée pour pouvoir être logé dans le tube 18. Le tube d'alumine est muni d'ouvertures, comme les trous ou les fentes 82, et est empli de cuivre 84, réparti en plusieurs compartiments par des séparateurs constitués par des plaques d' alumine 86. (La division en compartiments est destinée à empêcher la formation d'un chemin de conduction long, qui constituerait un court-circuit pour la décharge.) La vapeur de cuivre sort par les ouvertures 82 (qui peuvent s'étendre sur toute la longueurvdu tube 80, ou seulement au niveau des extrémités, plus froides).En faisant en sorte qu'une extrémité du tube 80 soit largement en retrait par rapport à l'extrémité du tube,18, comme il est représenté sur le côté gauche de la figure 6, le cuivre en excès 98 peut se condenser dans une grande proportion à l'extrémité du tube 80, à l'intérieur du tube 18, c'est-à-dire dans un emplacement dans lequel ce cuivre ne masque pas le faisceau laser, et peut être facilement enlevé. On peut faire en sorte que l'extrémité du tube 80 coincide avec l'extrémité du tube 18, comme il est représenté du côté droit de la figure 6, et placer un manchon céramique po 90 autour de l'extrémité du tube 18. Le cuivre 88 se condense alors dans le manchon 90, qui peut ensuite être séparé du tube 18, ce qui facilite encore davantage le nettoyage. La figure 7 représente schématiquement un circuit dedécharge recommandé,qui constitue un mode de réalisation du circuit 40 de la figure 1. Les bornes 50 sont connectées à une source d'impulsions de haute tension qui produit des impulsions positives d'une amplitude caractéristique de 5 ou 6 kV. Ces impulsions sont transmises par l'inductance de charge résonnante 52 (d'une valeur caractéristique de 400 mH) et par la diode 54, de façon à charger le condensateur 58 à une tension approximativement égale au double de la tension des impulsions appliquées sur les bornes 50. La résistance 62 (d'une valeur caractéristique de 200 ohms) assure le chemin de retour du courant de charge. Le thyratron 56 est amorcé après la fin de l'impulsion appliquée sur les bornes 50. Ceci met effectivement à la masse la borne du condensateur 58 qui porte une charge positive, et provoque l'application d'un potentiel négatif à la borne du laser qui n'est pas reliée à la masse, ainsi qu'au condensateur 64 et à la résistance 62. Le condensateur 64 et la résistance 62 sont placés très près du laser, si bien que leurs connexions ont une inductance minimale.Les connexions entre le condensateur 58 et le condensateur 64 sont en général plus longues, et ont une inductance supérieure. De façon caractéristique, pour un fonctionnement à 6 kHz, le condensateur 64 peut avoir une valeur de 2,5 nF, et le condensateur 58 une valeur de 5 nF. On a constaté que cette configuration donne un meilleur rendement et une meilleure puissance de sortie du laser que diverses autres variantes, toutes choses égales par ailleurs. On pense que la combinaison des condensateurs 58 et 64, et l'inductance dans les connexions qui les relient, forment une section de filtre en pi qui donne un temps de montée très court, ce qui se traduit par un rendement élevé du laser. L'attaque du thyratron soulève un certain nombre de difficultés dont la solution apparaît dans le mode de réalisation représenté. L'instant d'apparition de l'impulsion d'amor çage est défini par le signal de sortie du générateur d'impul -sions 66, qui est amplifié par le préamplificateur 68 et l'amplificateur de puissance 60, avant d'être appliqué à la grille du thyratron 56. L'impulsion d'amorçage n'apparat qu'après la fin de l'impulsion qui est appliquée sur les bornes 50 Ainsi, une fois que le condensateur 58 s'est déchargé, la tension aux bornes du thyratron 56 est normalement nulle, et ce thyratron peut se désioniser par dérive thermique des charges.Ce processus prend un temps trop long pour être compatible avec les cadences de répétition élevées que l'on désire obtenir, et on applique de ce fait une polarisation négative élevée (pour produire un champ de balayage des charges) sur la grille du thyratron 56, à partir d'une alimentation continue 76 sur laquelle une diode 72 et une résistance 74 sont branchées en shunt. L'alimentation 76 applique la tension de polarisation par l'intermédiaire de l'inductance 70 grâce à laquelle les impulsions qui proviennent de l'amplificateur de puissance 60 ne sont pas influencées par la polarisation et portent la grille à un potentiel nul ou positif. On a constaté que l'amorçage du thyratron 56 fait apparaître dans son circuit de grille des transitoires qui peuvent effectivement détruire le circuit d'attaque de grille. La diode zener 72 et la résistance 74 sont insérées pour amortir ces transitoires afin de les ramener à des niveaux ne présentant pas de danger. REVENDICATIONS 1. Laser à vapeur métallique de structure perfectionnée, caractérisé en ce qu'il comprend: un tube à décharge cylindrique et allongé, électriquement isolant, dont chaque. extrémité possède une électrode de décharge munie de connexions électriques externes, ce tube à décharge s'ouvrant dans des sections d'extrémité associées aux électrodes de décharge et se terminant par des fenêtres transparentes au rayonnement laser, qui sont scellées hermétiquement aux sections d'extrémité, la combinaison du tube à décharge, des électrodes de décharge, des sections d'extrémité et des fenêtres formant une première chambre dans laquelle on peut faire le vide, et que l'on peut emplir d'un gaz, par l'intermédiaire d'un tube qui pénètre dans l'un au moins des éléments de cette combinaison; un écran pour le rayonnement thermique qui comprend plusieurs couches de métal qui entourent le tube à décharge; et une enceinte qui entoure le tube à décharge et l'écran pour le rayonnement thermique, cette enceinte étant scellée hermétiquement à la première chambre pour former une seconde chambre dans laquelle on peut faire le vide par l'intermédiaire d'un tube qui pénètre dans l'enceinte. 2. Laser selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'enceinte comprend une partie métallique et une partie isolante au point de vue électrique, et s'étend. entre les connexions externes reliées aux électrodes de décharge. 3. Laser selon la revendication 2, caractérisé en ce que la partie métallique comporte un revêtement en argent. 4. Laser selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'écran pour le rayonnement thermique comprend un petit nombre de couches dans la partie médiane du tube à décharge, un nombre de couches intermédiaire de part et d'autre de la partie médiane du tube à décharge, et un grand nombre de couches aux extrémités de cet écran. 5. Laser selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'écran pour le rayonnement thermique est formé par une feuille de métal rectangulaire qui comporte une encoche triangulaire, et qui est enroulée en spirale autour du tube à décharge. 6. Laser selon la revendication 5, caractérisé en ce que la feuille de métal rectangulaire est en molybdène, et ses spires successives sont séparées mutuellement par une couche d'alumine. 7. Laser selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend en outre un tube isolant en céramique qui possède plusieurs ouvertures qui traversent sa paroi , et qui peut être logé à l'intérieur du tube à décharge, de façon que la vapeur puisse pénétrer librement dans le tube à décharge; et le tube en céramique peut en outre contenir plusieurs charges de métal à vaporiser, ces différentes charges étant séparées les unes des autres et des extrémités du tube par des barrières qui sont formées par des plaques de céramique placées à l'intérieur du manchon isolant en céramique, entre les charges de métal. 8. Laser selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend en outre un tube d'alumine muni d'un certain nombre d'ouvertures qui traversent sa paroi, ce tube étant placé à l'intérieur du tube à décharge et contenant plusieurs charges de cuivre, séparées les unes des autres par des barrières en plaques d'alumine. 9. Laser selon la revendication 7, caractérisé en ce que le tube isolant en céramique possède un côté aplati, ce qui lui donne une section transversale en D. 10. Laser selon la revendication 8, caractérisé en ce que le tube d'alumine possède un côté aplati, ce qui lui donne une section transversale en D. 11. Laser à vapeur métallique possèdant un tube à décharge rectiligne muni de fenêtres planes placées sur son axe, pour transmettre le rayonnement laser, caractérisé en ce que les fenêtres sont approximativement normales à l'axe, mais présentent un écart suffisant par rapport à la normale, pour qu'une normale à la fenêtre ne traverse pas le tube à décharge en atteignant la fenêtre opposée. 12. Circuit de décharge pour laser, caractérisé en ce qu'il comprend: un laser qui possède deux bornes, dont l'une est connectée à la masse; une résistance branchée entre les bornes du laser; un premier condensateur branché entre les bornes du laser, la résistance et le premier condensateur étant placés à proximité immédiate du laser; un second condensateur dont une borne est connectée à la borne du laser qui n'est pas connectée à la masse, et dont l'autre borne est connectée'à une source d'impulsions positives de haute tension, par l'intermédiaire d'une diode et d'une inductance de charge; et un thyratron dont l'anode est connectée à la borne du second condensateur qui est connectée à la source d'impulsions positives, dont'la grille est connectée à une source d'impulsions d'amorçage de sens positif, ainsi qu'à une inductance de blocage des impulsions, cette inductance étant branchée à une source de potentiel négatif sur laquelle une résistance et une diode zener sont branchées en shunt. 13. Circuit selon la revendication 10, caractérisé en ce que le laser comprend un tube à décharge d'un diamètre d'environ 25 mm; la résistance à une valeur de 200 ohms; le premier condensateur a une valeur de 2,5 nF; le second condensateur a une valeur de 5 nF ; l'inductance de charge a une valeur de 400 mH; et la source d'impulsions d'amorçage de sens positif a une cadence de répétition d'environ 6 kHz. 14. Circuit selon la revendication 10, caractérisé en ce que le laser comprend un tube à décharge d'un diamètre d'environ 38 mm; la résistance a une valeur de 200 ohms; le premier condensateur a une valeur de 6 nF; le second condensateur a une valeur de 20 nF; l'inductance de charge a une valeur de 1,5 H; et la source d'impulsions d'amorçage de sens positif a une cadence de répétition d'environ 1 kHz.