la présente invention concerne les dispositifs pour le traitement des métaux en fusion par le vide en vue de les débarrasser des impuretés nuisibles gazeuses et solides. Actuellement, pour le traitement d'un métal liquide par le vide, on emploie des dispositifs comprenant une chambre à vide dans laquelle on place une capacité contenant le métal liquide. De tels dispositifs ontun débit faible, car le vide n'agit que sur la couche de métal se trouvant à la surface et contactant directement le vide. la naissance de bulles de gaz à une profondeur importante dans le métal de la capacité est thermodynamiquement impossible, par suite de la grande pression métallostatique. En outre, dans le dispositif, la température du métal baisse notablement pendant la mise sous vide, aussi faut-il un réchauffage supplémentaire du métal, jusqu'à une température plus élevée, dans les unités de fusion, avant sa mise sous vide. Pour le traitement par le vide de quantités de métal importantes, de l'ordre de 100 à 200 t, il faut employer des pompes à vide de grande puissahce, dont l'utilisation et l'entretien sont compliqués. Tout cela augmente notablement le prix du traitement du métal par le vide. L'exploitation des chambres à vide de grande capacité pour le traitement par le vide des métaux à haute température dé fusion se heurte à des difficultés relativement à leur étanchéité, leur conduite et leur entretien. On sait que la vitesse de dégazage d'un métal liquide sous un vide constant dépend de l'épaisseur de la couche du métal à traiter. C 'est pourquoi, afin d'intensifier le traitement par le vide, on emploie ces derniers temps un dispositif pour la mise sous vide du métal au cours de sa circulation. Un tel dispositif comprend une chambre à vide avec un conduit d'amenée du métal et un conduit d'évacuation du métal, engagés dans la capacité contenant le métal liquide. Pour réaliser le traitement sous vide du métal liquide, on met en dépression la chambre à vide, ce qui provoque le remplissage des conduits d'amenée et d'évacuation par le métal. 1a circulation du métal à travers la chambre à vide est obtenue par insufflation d'un gaz inerte dans le conduit d'amenée du métal.Un tel dispositif permet d'obtenir un métal de meilleure qualité, gracie à l'intensification de son traitement par le vide, et permet de réaliser le dégazage du métal en un temps plus court. L'emploi d'un gaz inerte pour la circulation du métal se heurte à une série de difficultés. Le gaz inerte insufflé dans le conduit de métal entre dans la chambre à vide et y augmente la pression résiduelle. Ceci exige une augmentation de la puissance des pompes à vide, abaisse le débit du dégazage et la température du métal liquide par suite de l'évacuation de la chaleur par le gaz inerte, d'où des frais supplémentaires pour un nouveau réchauffage, ou pour un chauffage préliminaire à une température bien plus haute, ayant la mise sous vide. On connaît un dispositif pour le traitement d'un métal liquide par le vide, dans lequel le transfert du métal de la capacité à la chambre à vide est assuré par une pompe électromagnétique montés sur le conduit d'amenée du métal. Dans ce dispositif on n'utilise pas de gaz inerte pour la circulation du métal, aussi le dégazage du métal est-il plus poussé et le débit du dispositif est-il plus grand. Toutefois, dans ce dispositif aussi, le métal liquide perd une quantité notable de chaleur, car les pompes linéaires électromagnétiques n'assurent pas une compensation suffisante des pertes de chaleur. I1 s'avare donc nécessaire de réchauffer le métal additionnellement avant sa mise sous vide. En outre, dans le cas de mise sous vide d'un métal à bas poids spécifique, la hauteur de la colonne de métal équilibrant la différence entre la pression résiduelle dans la chambre à vide et la pression atmssphérique au-dessus du métal dans la capacité a une valeur importante (pour l'aluminium, elle est de 4,3m), ce qui implique la conception de dispositifs de grand encombrement et entraîne des difficultés dans la réalisation de l'étanchéité et du réchauffage.En outre, après la mise sous vide, le métal est coulé en présence de l'air, ce qui provoque de nouveau sa saturSion par les gaz et l'abaissement de la qualité des lingots élaborés. On connais un dispositif pour la mise sous vide d'un métal liquide, comportant deux pompes électromagnétiques, dont l'uzeaE m=flè sur le conduit d'amenée, et la seconde, sur le conduit d'évacuation du métal. Ces pompes ont pour but d'assurer la circulation du métal à travers la chambre à vide et de compenser la colonne de métal équilibrant la différence entre la pression atmosphérique au-dessus du métal dans la capacité et la pression résiduelle dans la chambre à vide. Les pompes électromagnétiques permettent de diminuer l'encombrement du dispositif pour la mise sous vide du métal liquide. Toutefois, l'emploi de deux pompes électromagnétiques complique la conception du dispositif pour la mise sous vide du métal liquide et abaisse sa fiabilité Dans ce cas, il est impossible de compenser les pertes de chaleur du métal lors de la mise sous vide, car la puissance thermique des pompes électromagnétiques du type linéaire est insignifiante. Vu la croissance continue de la quantité de métal élaboré, dont la qualité doit satisfaire à des prescriptions sévères, il est devenu nécessaire de créer des dispositifs ayant un débit plus grand et assurant un dégazage poussé du métal. A l'heure actuelle, il n'existe pas d'installations satisfaisant à toutes ces exigences simultanément. Or, la tendance à la mise en oeuvre de processus continus dans la fabrication des moulages et des lingots requiert l'emploi d'installations assurant le traitement complexe du métal, à savoir, la mise sous vide simultanément avec la coulée du métal liquide dans les moules sans contact du métal dégazé avec l'air. Le but de l'invention est de supprimer les complications indiquées. Ou s'est donc proposé de créer un dispositif pour le traitement d'un métal liquide par le vide, dans lequel les moyens assurant la circulation du métal seraient conçus et disposés de façon à contribuer à l'amélioration de la qualité du métal à traiter par le vide, et à prévenir son oxydation pendant la coulée dans le moule. La solution consiste en un dispositif pour le traitement d'un métal liquidar r le vide, comprenant une chambre à vide sous laquelle est disposée une pompe électromagnétique lui amenant le métal par un conduit d'amenée et l'en évacuant par un conduit d'évacuation, dispositif dans lequel, d'apres l'invention, la pompe électromagnétique possède un conduit de métal à double spire mis en communication avec la chambre à vide et avec le conduit d'amenée du métal, le conduit d'évacuation du métal étant raccordé à la portion centrale dudit conduit à double spire, par dessous. Le dispositif pour le traitement d'un métal liquide par le vide, doté d'une pompe électromagnétique dont le conduit de métal est à double spire, assure un dégazage du métal bien plus poussé. L'intensification du traitement de la veine de métal par le vide résulte de son fort tourbillonnement dans la chambre à vide, de l'action des forces électromagnétiques qui engendrent des vibrations du métal et réchauffent le métal pendant son traitement. I1 est avantageux de doter le dispositif d'un conduit de coulée du métal pour transmettre aux moules le métal traité par le vide, et de connecter ce conduit au conduit d'évacuation du métal. Grace à un tel conduit de coulée, le métal allant aux moules après avoir été traité par le vide n'est pas soumis à la resaturation gazeuse. Le conduit de coulée du métal transmettant aux moules le métal traité par le vide peut être doté d'une commande pour le déplacement vertical de son bout d'entrée par rapport au bout de sortie du conduit d'évacuation du métal, de façon à permettre le réglage de la quantité de métal admise dans le moulez fl est souhaitable de raccorder le conduit d'amenée du métal à la portion latérale du conduit de métal à double spire de la pompe électromagnétique. Un tel raccordement permet d'utiliser une seule pompe électromagnétique pour compenser la colonne de métal liquide équilibrant la différence entre la pression résiduelle dans la chambre à vide et la pression atmosphérique au-dessus du métal dans la capacité. En outre, la conception du dispositif est simplifiée, sa fiabilité augmente et les dépenses d'énergie pour le traitement sous vide diminuent. On peut incorporer dans le conduit d'amenée du métal une douille à orifice calibré. Cela permet d'admettre dans la chambre à vide une quantité prédéterminée de métal liquide. I1 est avantageux de suspendre le conduit d'amenée du métal dans la chambre à vide par son bout supérieur, dans lequel sont pratiqués des trous pour la sortie du métal, et de le disposer le long de la portion centrale du conduit de métal à double spire et du conduit d'évacuation du métal. Cela permet de réduire les pertes de chaleur du métal pendant son passage à travers le conduit d'amenée du métal et de réaliser un dispositif plus compact. I1 est souhaitable de doter le dispositif d'une commande liée cinématiquement au bout supérieur du conduit d'amenée du métal et destiné à déplacer ce conduit dans la direction verticale. Cela permet de régler la quantité de métal admise dans la chambre à vide, l'intensité du dégazage du métal et son admission dans les moules. Dans le cas où le conduit de coulée du métal est raccordé au bout de sortie du conduit d'évacuation du métal, le long duquel est disposé le conduit d'amenée du métal, il est avantageux de pratiquer dans le conduit d'évacuation un trou pour la sortie du bout inférieur du conduit d'amenée du métal, On peut fixer un filtre dans l'orifice d'entrée du conduit d'amenée du métal. Te filtre prévient le passage des crottes et des inclusions non métalliques solides. Pour une meilleure comprehension de 3'invention, on décrit plus bas des exemples non limitatifs de réalisation du dispositif proposé avec référence auz dessins annexés, dans lesquels - la figure 1 représente un dispositif conforme à l'invention dans lequel le conduit amenant le métal est connecté à une portion latérale du conduit de métal à double spire (vue de face, en coupe suivant l'axe longitudinal) ;; - la figure 2 représente le même dispositif en coupe suivant Il-Il - la figure 3 représente un dispositif conforme à l'invention, dans lequel le conduit amenant le métal est placé dans le conduit évacuant le métal et est maintenu par son bout supérieur (vue de face, en coupe suivant l'axe longitudina7 ) - la figure 4 représente une vue en coupe suivant IV-IV de la figure 3 - la figure 5 représente un schéma illustrant la création des forces électromagnétiques dans le métal, I, étant le courant électrique, B, le champ magnétique, F, les forces électromagnétiques. Le dispositif de l'invention peut être réalisé suivant deux modes, l'un étant celui représenté sur les figures 1 et 2, et l'autre, celui représenté sur les figures 3 et 4. Le dispositif comprend une chambre à vide 1 (figures 1, 2, 3, 4 et 5) raccordée au conduit 2 de métal à double spire d'une pompe électromagnétique 2' (figures 1 et 2), ayant deux inducteurs 3 et 4 (figure 1) avec des circuits magnétiques fermés 3' et 4' et deux bobines 5 et 6 destinées à induire le courant électrique I (figure 5) dans le métal à traiter par le vide, ainsi qu'un inducteur 7 (figure 2) avec un circuit magnétique ouvert 7 et des bobines 8 destinées à engendrer le champ magnétique B (figure 5) dans les zones actives 9 et 10 (figures 1 et 2) de la pompe électromagnétique 2'. La chambre à vide 1 est raccordée à une pompe à vide (non représentée sur les dessins) à l'aide d'une tubulure 71 (figure 1).Le conduit 12 d'amenée du métal est raccordé à une portion latérale du conduit 2 de métal à double spire, et est destiné à amener le métal liquide 13 de la capacité 14 au conduit 2 à double spire. "e conduit 15 d'évacuation du métal est raccordé à la portion centrale du conduit 2 de métal a double spire et sert à ramener le métal traité par le vide dans la capacité 14, ou bien à transmettre le métal au moule 17 à l'aide d'une conduite 16 de coulée qui lui est raccordée. Le conduit 12 d'amenée du matal est doté d'une douille 18 à l'orifice calibré 19. Le conduit 16 de coulée du métal est doté d'une commande 20 destinée à assurer son raccordement doux au conduit 15 d'évacuation du métal. Pour traiter le métal par le vide, on dispose le dispositif sur la capacité 14 de telle façon que le conduit 12 d'amenée du métal et le conduit 15 d'évacuation du métal soient plongés dans le métal 13. On sépare le conduit d'évacuation 15 d'avec le conduit 16 de coulée à l'aide de la commande 20. On met en dépression la chambre à vide 1 à l'aide de la pompe à vide (non représentée sur les dessins), raccordée par l'intermédiaire de la tubulure 11. Sous l'action de la différence entre la pression résiduelle dans la chambre à vide t et la pression atmosphérique au-dessus du métal 13 dans la capacité 14, le métal liquide 13 de la capacité t4 monte par le conduit d'amenée 12 et le conduit d'évacuation 15, arrive dans le conduit 2 à double spire, puis dans la chambre à vide 1. Autour des inducteurs 3 et 4, dont les circuits magnétiques 3' et 4' sont fermés, se forme une spire de métal liquide. Ou met sous tension les bobines 5 et 6. Un courant électrique I (figure 5) est induit dans la spire de métal liquide. On met ensuite sous tension la bobine 8 (figure 2). il s'ensuit l'apparition, dans les entrefers de l'inducteur 7 à circuit magnétique ouvert 71, d'un champ magnétique B (figure 5). Par suite de l'interaction du courant électrique I et du champ magnétique B, le métal liquide se trouvant dans les zones actives 9 et 10 (figures 7 et 2) devient le siège de forces électromagnétiques F (figure 5) qui le chassent vers la capacité 14 (figure 1) par le conduit d'évacuation 15. Une partie du métal liquide 13 de la zone active 10 passe aux portions latérales du conduit 2 de métal à double spire et est ramené dans la chambre à vide 1. En mye temps, sous l'action du vide, le métal liquide 13 de la capacité 14 passe par l'orifice calibré 19 de la douille 18, par le conduit d'amenée 12 et par la portion latérale du conduit 2 à double spire pour arriver dans la chambre à vide 1 où il est traité par le vide. Les forces électromagnétiques F (figure 5) engendrées dans les zones actives 9 et 10 (figure 1) forcent le métal devenir à la capacité 14 par la portion centrale du conduit 2 à double spire et par le conduit d'évacuation 15. Il en résulte une circulation du métal 13 à travers la chambre à vide 1. S'il est nécessaire de dégazer tout le métal 13 dans la capacité 14, on le fait passer à plusieurs reprises à travers la chambre à vide 1, jusqu'à obtention du degré de dégazage voulu.La quantité de métal arrivant à la chambre 1 est réglé par l'orifice calibré 19 de la douille 18, dont la section transversale est calculée en fonction de l'intensité du dégazage, des paramètres des inducteurs de la pompe électromagnétique 2', des dimensions du conduit 2 de métal à double spire et de la distance entre le niveau du métal 13 dans la capacité 14 et le niveau du métal dans la chambre 1. Pour réaliser le traitement par le vide avec coulée directe du métal dans un moule i7, on raccorde le conduit de coulée 16 au conduit d'évacuation 15 à l'aide de la commande 20. Le métal liquide 13 de la capacité 14 traverse alors l'orifice calibré 19, monte par le conduit d'amenée 12 At par la portion latérale du conduit 2 à double spire, arrive dqns la chambre à vide 1 où il subit le traitement, puis, sous l'action des forces électromagnétiques F (figure 5) engendrées dans les zones actives 9 et 10, est refoulé par la portion centrale du conduit 2 à double spire, par le conduit d'évacuation 15 et passe conduit de coulée 16 åusqutau moule 17. La quantité de métal admise dans le moule 17 se règle par variation de l'écartement entre le conduit d'évacuation 15 et le conduit de coulée 16. Ta vitesse de rapprochement du conduit d'évacuation 15 et du conduit de coulée 16 se calcule d'après les prescriptions auxquelles doit satisfaire le processus en ce qui concerne la vitesse de réglage de l'admission du métal dans le moule 17.La valeur de l'écartement circulaire entre le conduit d'évacuation 15 et le conduit de coulée 16 se calcule en tenant compte de la pression engendrée dans les zones actives 9 et 10, de la résistance à l'écoulement du conduit d'évacuation 15 et du conduit de coulée 16, ainsi que de la différence entre les niveaux du métal dans la capacité 14 et dans le moule 17, de telle façon que la quantité de métal admise dans le moule 17 après traitement par le vide soit maximale quand l'écartement est minimal, et qu'elle soit nulle quand l'écartement est maximal. Pour interrompre l'admission du métal traité dans le moule 17, on met le conduit de coulée 16 en position haute à l'aide de la commande 20, ce qui correspond à l'écartement maximal entre le conduit d'évacuation 15 et le conduit de coulée 16. Le métal traité refoulé à travers le conduit d'évacuation 15 revient alors dans la capacité 14. Pouqgrréter le dispositif, on arrête la pompe à vide (non représentée sur les dessins) et on met la chambre à vide en communication avec l'atmosphère. Le métal liquide le la chambre à vide 1, du conduit 2 à double spire, conduit d'évacuation 15 et du conduit d'amenée 12 descend dans la capacité 14. Ensuite on met hors tension les bobines 5, 6 et 8 des inducteurs. Le dispositif représenté sur les figures 3 et 4 comprend, de même que dans l'exemple décrit plus haut, une chambre à vide 1 raccordée à un conduit 2 de métal à double spire, une pompe électromagnétique 2' possédant deux inducteurs 3 et 4 avec des circuits magnétiques fermés 3' et 4' et des bobines 5 et 6 destinées à induire un courant électrique dans le métal, ainsi qu'un inducteur 7 avec un circuit magnétique ouvert 7' et une bobine 8 destinée à engendrer le champ magnétique B (figure 5) dans les zones actives 9 et 10 (figures 3 et 4). La chambre à vide 7 est raccordée à une pompe à vide (non représentée sur les dessins) par une tubulure 11. A la différence de l'exemple décrit auparavant, le conduit d'amenée du métal 12' est suspenau par son bout supérieur à une tige 21 disposée dans la chambre à vide 1. il passe à travers la portion centrale du conduit 2 de métal à double spire, le long du conduit 15 d'évacuation du métal, et sort de celui-ci à travers un trou pratiqué à sa partie inférieure. Le conduit d'amenée 12' possède à sa partie supérieure des trous 22 pour l'entrée du métal dans la chambre à vide 1. Le conduit d'amenée 12' est réalisé avec un matériau non conducteur et est doté d'une commande 23 pour son déplacement vertical.L'étanchéité de la traversée de la tige 21 dans la paroi de la chambre à vide 1 est assurée à l'aide d'un soufflet 24. Sur le bout inférieur du conduit d'amenée 12', dans son orifice d'entrée est fixé un filtre 25 qui prévient le passage à la chambre à vide 1 des croûtes et des impuretés non métalliques solides. Le conduit d'évacuation 15 est raccordé à la portion centrale du conduit 2 à double spire. il possède à sa partie inférieure, dans sa paroi, un trou pour le passage du conduit d'amenée 12', et un orifice de sortie auquel se raccorde le conduit de coulée 16. Le conduit d'évacuation 15 sert à ramener le métal traité par le vide du conduit 2 à double spire à la capacité 14, ou à le transmettre au moule 17 par l'intermédiaire du conduit de coulée 16, quand celui-ci lui est raccordé. Dans un cas particulier (non représenté sur les dessins), le bout d'entrée du conduit d'amenée peut être coaxial au bout de sortie du conduit d'évacuation, Si le métal traité par le vide doit être seulement ramené dans la capacité, sans transmission au moule. Toutefois, la forme du bout inférieur du conduit 15 d'évacuation du métal, représentée sur les figures 3 et 4, est préférable. Le conduit de coulée 16 est doté d'une commande 20 destinée à assurer son rapprochement progressif du conduit d'évacuation 15. Pour réaliser le traitement du métal par le vide, on place le dispositif, conforme au second exemple de réalisation de l'invention, sur la capacité t4, de telle façon que les parties inférieures du conduit d'amenée 12sot et du conduit d'évacuation 15 soient plongées dans le métal 13. On sépare le conduit d'évacuation 15 d'avec le conduit de coulée t6 à l'aide de la commande 20. On met en dépression la chambre à vide 1 à l'aide de la pompe à vide (non représentée sur les dessins) raccordée par l'intermédiaire de la tubulure 11. Sous l'action de la différence entre la pression résiduelle dans la chambre à vide t et la pression atmosphérique au-dessus du métal 13 dans la capacité t4, le métal liquide 13 monte dans la chambre à vide 1 en passant par le conduit d'amenée 12', par le conduit d'évacuation 15 et par le conduit 2 à double spire. Autour des inducteurs 3 et 4 à circuits magnétiques 3' et 4' il se forme une spire de métal liquide. On met sous tension les bobines 5 et 6 des inducteurs. Un courant électrique I (figure 5) est induit dans la spire de métal liquide. On met sous tension la bobine 8 (figure 4) de l'inducteur 7. Il apparaît alors dans les entrefers de l'inducteur 7 à circuit magnétique ouvert 7' un champ magnétique B (figure 5). Par suite de l'interaction du courant électrique I et du champ magnétique B, le métal liquide se trouvant dans lee ones actives 9 et 10 (figures 3 et 4) devient le siège de forces électromagnétiques F (figure 5) chassant le métal vers la capacité 14 (figures 3 et 4) par le conduit d'évacuation 15.Une partie du métal liquide de la zone active 10 passe aux portions latérales du conduit 2 à double spire et revient dans la chambre à vide 1. En même temps, le métal liquide 13 de la capacité 14 monte par le conduit d'amenée 12' sous l'action du vide et, à travers les trous 22, entre dans la chambre à vide 1 où il se disperse dans le vide et abandonne ses impuretés nuisibles. Ensuite, sous l'action des forces électromagnétiques F (figure 5) engendrées dans lee zones actives 9 et 10 (figures 3 et 4), le métal est renvoyé à la capacité 14 à travers la portion centrale du conduit 2 à double spire et le conduit d'évacuation 15. De la sorte, le métal circule à travers la chambre à vide 1.S'il est nécessaire de dégazer tout le métal 13 se trouvant dans la capacité 14, on le fait passer à plusieurs reprises à travers la chambre à vide 1, en obtenant le taux de dégazage voulu. Le réglage de la quantité de métal admise dans la chambre à vide s'effectue par déplacement du conduit 12' d'amenée du métal, à l'aide de la commande 23 de déplacement vertical. La quantité de métal admise à travers le conduit d'amenée 12' est maximale quand ce conduit est placé de façon que ses trous 22 eoient situés plus haut que la zone active 9. Quand les trous 22 du conduit d'amenée 12-' sont descendus progressivement à partir de la limite supérieure de la zone active 9, la quantité de métal admise dans la chambre à vide diminue. Quand les trous 22 du conduit 12' sont descendus de la limite inférieure de la zone active 9 à la limite supérieure de la zone active 10, la quantité de métal admise dans la chambre à vide 1 reste inchangée. Quand les trous 22 sont descendus de la limite supérieure à la limite inférieure de la zone 10, l'admission du métal cesse.De la sorte, par déplacement vertical du conduit d'amenée 12', on peut régler l'admission du métal à la chambre à vide 1 et, par conséquent, l'intensité du traitement du métal par le vide dans la chambre à vide 1. Pour réaliser le traitement du métal par le vide simultanément avec sa coulée dans le moule 17, on rapproche le conduit de coulée 16 du conduit d'évacuation 15 à l'aide de la commande 20. Le métal liquide 13 de la capacité 14 monte alors dans le conduit d'amenée 12', passe à travers les trous 22 pour entrer dans la chambre à vide 1 où il est débarrassé des impuretés. Sous l'action des forces électromagnét ques 5 (figure 5) engendrées dans lex zones actives 9 et 10 (figures 3 et 4), le métal est refoulé dans le conduit d'évacuation 15 à travers la portion centrale du conduit 2 à double spire, puis dans le conduit de coulée 16 qui l'amène au moule 17.Le réglage de la quantité de métal admise au moule 17 s'effectue par deux procédés : par déplacement du conduit d'amenée 12' (décrit plus haut), ou bien par variation de l'écartement circulaire entre le bout de sortie du conduit d'évacuation 15 et le bout d'entrée du conduit de coulée 16. Pour arrêter l'admission du métal 13 dans le moule 17, on met le conduit de coulée 16 en position haute . Il est alors écarté au maximum du conduit d'évacuation 15. Pour arrêter le dispositif, on arrête la pompe à vide (non représentée sur les dessins) et on met la chambre à vide 1 en communication avec l'atmosphère. Le métal liquide se déverse alors des conduits 2, 12' et 15 dans la capacité 14. Ensuite on coupe l'alimentation des bobines -5, 6 et 8 des inducteurs. Le dispositif réalisé conformément à l'exemple représenté sur les figures 3 et 4 est d'un emploi avantageux quand l'admission du métal liquide dans la chambre à vide doit être réglable et l'élimination des impuretés nuisibles du métal poussée. Le dispositif pour le traitement d'un métal liquide par le vide conformément à l'invention assure le traitement du métal dans les conditions les plus favorables pour son dégazage, ledit métal circulant en couche mince ou en jet. De plus, la circulation du métal dans la chambre à vide steffectue avec tourbillonnement sous l'action des forces électromagnétiquen F (figure 5) engendrées dans les zones actives 9 et 10 (figures 1, 2, 3 et 4), et avec turbulence dans le plan vertical des deux cotés de la zone active 9. Sn outre, le passage du étal dans les portions latérales du conduit 2 a double spire permet le passage à plusieurs reprises du métal dans la chambre à vide 1 et, par conséquent, une épuration plus pousse. la superposition des champs magnétiques dans le métal de la chambre à vide 1 contribue à l'élimination des impuretés nuisibles grace à l'apparition de vibrations dans le métal. Tous les facteurs énumérés ci-dessus contribuent à l'obtention d'un métal ayant une très basse teneur en impuretés nuisibles. L'utilisation d'une pompe électromagnétique pour l'évacuation du métal de la chambre à vide dans laquelle le métal arrive en quantité prédéterminée gracie à l'effet d'étranglement de l'orifice calibré (dans le premier exemple de réalisation du dispositif) ou des trous 22 (figures 3 et 4) du conduit d'amenée, et au déplacement de ce conduit par rapport aux zones actives (dans le second exemple de réalisation), permet d'assurer la compensation de la colonne de métal équilibrant la différence entre la pression atmosphérique et la pression résiduelle dans la chambre à vide. Ceci permet de réaliser, pour le traitement par le vide et la coulée de métaux à bas poids spécifique (aluminium et ses alliages), des dispositifs d'encombrement réduit, de conception simple et d'utilisation aisée. L'emploi, dans la pompe électromagnétique, d'inducteurs à circuits magnétiques fermés autour de la spire de métal liquide constituée par le conduit de métal à double spire, permet d'induire dans le métal un courant électrique de grande densités dont la circulation dégage une grande quantité de chaleur, - suffisante pour compenser les pertes thermiques du métal lors de son passage à travers le dispositif. Le dispositif peut assurer un chauffage complementalze du métal, Si cela est nécessaire, ce qui donne la possibilité d'élaborer le métal à basse température et, par cons-Euent, avec faible saturation par les gaz de l'atmosphère, ainsi que de couler le métal à des températures plus hautes, ayant les valeurs requises par les méthodes de fabrication de moulages su de lingots.Le transfert de l'énergie électrique au metal par des inducteurs à circuits magnétiques fermés s'effectue avec un grand rendement, proche de celui d'un transformateur, ce qui abaisse les frais d'électricité pour le dispositif En assurant une admission réglable, dans le moule, du métal traité par le vide, le dispositif permet de maintenir automatiquement le niveau du métal dans la lingotièrF dans le cas de coulée semi-continue ou continue de lingots, ou bien de doser Be métal dans la fabrication de pièces par coulée en coquilles sous pression ou en mottes. Ia transmission du métal traité sous vide aux moules par des conduits isolés de l'atmosphère protège le métal contre la resaturation par les gaz de l'atmosphère et assure une haute qualité des moulages et des lingots. Le dispositif est réalisé sous la forme d'un ensemble transportable et peut être utilisé pour le traitement par le vide et la coulée du métal à partir de fours de fusion et de distribution, de mélangeurs, de poches et d'autres usités similaires. Le dispositif permet d'automatiser les operations d'épuration et de coulée du métal, qui exigent beaucoup de main-d'oeuvre, contribue à l'accroissement de la production et abaisse le prix des produits. Le dispositif assure l'obtention d'un métal de haute qualité, permet de diminuer les rebuts de fonderie dils aux porosités provoquées par les gaz et les inclusions non métalliques, ainsi que d'améliorer les conditions sanitaires du travail. Le dispositif proposé pour le traitement d'un métal liquide par le vide a subi des essais industriels et a montré une grande efficacité d'utilisation. L'encombrement du dispositif essayé était de 800 x 800 x 1600 mm, pour une profondeur du métal de 600 mm dans la capacité à partir de laquelle il devait être coulé. La dépression dans la chambre à vide était de 1 à 1,10'2 2 mm Hg. La puissance du dispositif était de 15 à 20 kW . Le débit à la coulée était réglé de 0,05 à 3 kg/s. Le dispositif assurait un abaissement du taux d'hydrogène dans le métal de 0,8 cm3/100 g à 0,04 cm3/100 g. La charge de rupture des éprouvettes découpées dans les moulages s'est accrue de 20 à 30%, et l'allongement relatif, de 2 à 3 fois, comparativement aux moulages obtenus par coulée directe à partir de la poche, sans raffinage. La précision du dosage du métal lors de la fabrication de moulages d'un poids de 1 à 10 kg était de 1 à 3% en poids. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n1 ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, Si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour le traitement d'un métal liquide par le vide, du type comprenant une chambre à vide sous laquelle est disposée une pompe électromagnétique amenant le métal dans ladite chambre par un conduit d'amenée et l'en évacuant par un conduit d'évacuation, caractérisé en ce que la pompe électroioagnétique possède un conduit de métal à double boucle ou spire de circulation, communiquant avec la chambre à vide et avec le conduit d'amenée du métal, la zone centrale dudit conduit à double boucle de circulation étant raccordée par sa partie inférieure audit conduit d'évacuation du métal. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est doté d'un conduit de coulée du métal servant à amener à un moule le métal traité par le vide et raccordé audit conduit d'évacuation du métal. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que le conduit de coulée du métal amenant au moule le métal traité par le vide est doté d'une commande pour le déplacement vertical de son extrémité d'entrée par rapport à l'extrémité de sortie du conduit d'évacuation du métal, de façon à permettre le réglage de la quantité de métal admise dans le moule. 4. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le conduit d'amenée du métal dans la chambre à vide est raccordé à une zone latérale du conduit de métal à double boucle ou spire de circulation de la pompe électromagnétique. 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que dans le conduit d'amenée du métal dans la chambre à vide est incorporée une douille à orifice calibré. 6. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le conduit d'amenée du métal dans la chambre à vide est fixé à celle-ci par son extrémité supérieure, au voisinage de laquelle sont pratiqués des trous pour la sortie du métal, et est disposé le long de la zone centrale du conduit de métal à double boucle ou spire de circulation et du conduit d'évacuation du métal. 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'il comporte une commande liée cinématiquement à l'extrémité supérieure du conduit d'amenée du métal dans la chambre à vide et destinée à déplacer ce conduit verticalement. 8. Dispositif selon l'une des revendications 2 et 6, caractérisé en ce que le conduit d'évacuation du métal possède, au voisinage de son extrémité de sortie, un trou pour la sortie de l'extrémité inférieure du conduit d'amenéé du métal dansa chambre à vide. 9. Dispositif selon l'une des revendications 4 ou 6, caractérisé en ce qutil comporte un filtre placé dans l'orifice d'entrée du conduit d'amenée du métal dans la chambre à vide.