CIRCUIT POUR REDUIRE LA CONSOMMATION DANS UN EQUIPEMENT DE LIGNE D'ABON NE EN CAS DE FAUX APPEL. L'invention concerne un équipement de ligne d'abonné dans lequel le circuit résistif d'au moins une branche du pont alimenté à partir de la batterie centrale est modifié afin de réduire la consommation de la ligne en cas de "faux appel". On sait que la situation normale dite de "faux appel" se présente lorsqu'un abonné conserve son combiné trop longtemps décroché avant de composer le numéro d'appel de son correspondant ou lorsqu'il omet de le raccrocher lorsque la communication téléphonique est terminée. Afin de prévenir dans tous les cas une consommation abusive du courant dans la ligne, le central envoie à partir d'un intervalle de temps spécifié un signal d'état de "faux appel" qui a pour effet d'introduire dans le pont une résistance de valeur élevée, de l'ordre d'une dizaine de kiloohms, limitant ainsi à quelques milliampères la valeur du courant continu de ligne pour une valeur de tension de la batterie centrale égale par exemple à 48 volts. Dans les anciens centraux électromécaniques, la réduction du courant de ligne en cas de "faux appel" est obtenue en renvoyant la ligne de l'abonné sur un équipement spécialisé constitué par des dispositifs à relais encombrants et onéreux dont le nombre nécessairement limité risque de s'avérer insuffisant si le nombre de cas de "faux appel" devient momentanément important. Dans les centraux électroniques, la diminution du courant de ligne en cas de "faux appel" est effectuée au niveau du pont d'alimentation de chaque abonné, l'une au moins des deux branches du pont étant commutée par un contact de relais sur une résistance de forte valeur. Ces diverses solutions nécessitent des systèmes à relais qui consomment des valeurs de courant presque aussi élevées que les valeurs normales du courant de boucle. Le but de l'invention est de proposer un dispositif agissant toujours au niveau du pont d'alimentation et qui tout en conservant l'avantage des relais concernant l'isolement galvanique au niveau de la commande en élimine l'inconvénient majeur par un fonctionnement à très faible consommation. Conformément à l'invention, un équipement de ligne d'abonné dans lequel le circuit résistif d'au moins une branche du pont d'alimentation est modifié pour réduire la consommation de la ligne en cas de "faux appel", est caractérisé en ce que ledit circuit est divisé en une première et une deuxième résistance, ladite deuxième résistance étant shuntée par un interrupteur électronique qui est normalement fermé et qui est commandé pour entre ouvert par le signal d'état de "faux appel" fourni par le central, ledit interrupteur étant constitué par un transistor MOS dont la source et le drain sont connectés aux bornes de ladite deuxième résistance et dont la tension de grille est commandée par ledit signal d'état de "faux appel" transmis au moyen d'un photocoupleur. La description suivante en regard du dessin annexé le tout donné à titre d'exemple fera bien comprendre comment l'invention peut hêtre réalisée. La figure unique représente le schéma du circuit conforme à l'invention pour réduire la consommation en cas de "faux appel" dans un équipement de ligne d'abonné. Sur cette figure, les fils l et l' d'une ligne d'abonné aboutissent respectivement aux bornes 5 et 5' du pont d'alimentation à travers les demi-enroulements 2 et 2' du transformateur qui transmet les courants de conversation et dont l'enroulement 3 est relié au central. Les bornes 5 et 5' sont d'une part interconnectées par le condensateur 4 dont la valeur doit être suffisante pour constituer un quasi court-circuit aux fréquences vocales et d'autre part reliées aux bornes négative 6 et positive 6' de la batterie centrale à travers l'une et l'autre break che du pont d'alimentation, la borne positive 6' étant reliée à la masse La branche du pont connectée entre les bornes 5 et 6 comporte le montage en série d'une thermistance 7, d'une résistance 8 et d'une résistance additionnelle 9. Dans la branche du pont connectée entre les bornes 5' et 6', une thermistance 7' est mise en série avec une résistance 8'. En cas de "faux appel", l'une au moins des branches du pont symétrique formé par les éléments résistifs 7, 7', 8 et 8 est habituellement commutée sur une résistance de plus forte valeur au moyen d'un contact de relais. Ce dispositif nécessite un courant important pour l'excitation du relais. La présente invention lui substitue un circuit à très faible consommation obtenu en shuntant la résistance additionnelle 9 par un interrupteur électronique constitué par un transistor MOS 10 dont le drain est relié à la borne d'interconnexion des résistances 8 et 9, dont la source est reliée à la borne négative 6 de la batterie et dont la grille est reliée au drain à travers la résistance 11 constituant un élément du circuit diviseur de tension formé par le montage en série entre les bornes' négative 6 et positive 6' de la batterie des résistances 11, 12 et 13.La commande d'état de "faux appel" est transmise à la grille du transistor interrupteur 10 au moyen d'un photocoupleur dont la diode émissive 14 est montée en série avec une source de courant continu 16 et un interrupteur 17 qui reçoit du central le signal d'état de "faux appel" et dont le transistor 15 a son émetteur relié à la borne négative 6 de la batterie et son collecteur relié à la borne d'interconnexion des résistances 12 et 13. En l'absence du signal d'état de "faux appel", l'interrupteur 17 est ouvert et la diode émissive 14 n'est parcourue par aucun courant ; le transistor 15 est bloqué ét le circuit diviseur de tension formé par les résistances 11, 12 et 13 est déterminé pour établir sur la grille du transistor interrupteur 10 une valeur de tension positive qui rend ce transistor conducteur ; il en résulte que la résistance 9 se trouve court-circuitée. Les deux branches du pont sont alors symétriques et présentent chacune une impédance continue égale par exemple à 150 ohms. Lorsque la commande d'état de "faux appel" est établie par la fermeture de l'interrupteur 17, un courant circule dans la diode émissive 14 ce qui a pour effet de rendre conducteur le transistor 15 c'est-à-dire de court-circuiter les résistances 11 et 12 ; le transistor interrupteur 10 ayant ainsi sa grille amenée à la borne négative 6 de la batterie se bloque et la résistance 9 de l'ordre d'une dizaine de kiloohms par exemple est alors introduite dans le pontbafin de limiter la valeur du courant de boucle. La thermistance 7 dont le rôle est de protéger le circuit du pont d'alimentation en cas de surcharge sur la ligne d'abonné a un temps de réponse de l'ordre de la seconde ce qui la rend impropre à assurer la protection du transistor interrupteur 10. I1 est prévu à cet effet le circuit connecté entre la borne 5 du pont et la borne de grille du transistor 10 et constitué par le montage en série de la diode de Zener 18 et de la résistance 19. Lorsque le transistor 10 est conducteur, il peut écou ler des intensités de l'ordre de 2 ampères résultant d'une surtension sans risquer d'être endommagé s'il a été convenablement dimensionné. Mais lorsqu'il se trouve bloqué, une tension de 250 volts entre drain et source pourrait entraîner sa destruction par claquage. Le circuit de protection intervient à partir de la référence Zener pour faire circuler un courant dans la résistance 19 ce qui a pour effet de rendre conducteur le transistor 10 en portant sa grille à une valeur de tension positive. Sur la figure unique, le circuit conforme à l'invention est monté sur une branche du pont d'alimentation. I1 faut remarquer qu'un circuit identique pourrait être monté sur l'autre branche par raison de symétrie, ce qui présenterait l'avantage de rendre la détection du courant de boucle insensible aux courants longitudinaux induits sur la ligne. REVENDICATION5 : 1. Equipement de ligne d'abonné dans lequel le circuit rb- sistif d'au moins une branche du pont alimenté à partir de la batterie centrale est modifié afin de réduire la consommation de la ligne en cas de "faux appel", caractérisé en ce que le circuit de ladite branche est divisé en une première et une deuxième résistance, ladite-deuxième résis- tance étant shuntée par un interrupteur électronique qui est normalement fermé et qui est commandé pour être ouvert par le signal d'état de "faux appel" fourni par le central, ledit interrupteur étant constitué par un transistor MOS dont la source et le drain sont connectés aux bornes de ladite deuxième résistance et dont la tension de grille est commandée par ledit signal d'état de "faux appel" transmis au moyen d'un photocoupleur. 2. Circuit selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit interrupteur est muni d'un circuit de protection contre les surtensions pouvant survenir sur la ligne d'abonné constitué par le montage en série d'une diode de Zener et d'une troisième résistance entre la borne non raccordée à la batterie de ladite branche du pont et la borne de grille du transistor MOS.