i La présente invention concerne les circuits de synchronisation qui sont destinés à synchroniser un alterna- teur sur un réseau d'énergie électrique, de façon que l'alternateur puisse être connecté au réseau électrique avec une correspondance aussi bonne que possible entre les phases et les fréquences de l'alternateur et du réseau. On sait parfaitement que si les phases et les fréquences d'un alternateur et d'un réseau électrique ne coïncident pas de façon très précise à l'instant o un dis- joncteur se ferme pour connecter l'alternateur au réseau électrique, des transferts d'énergie très importants peuvent se produire entre le réseau électrique et l'alternateur. Le courant électrique élevé résultant peut détériorer les enroulements de stator de l'alternateur. De plus, le couple transitoire associé qui s'exerce sur l'arbre de l'alterna- teur peut atteindre des valeurs allant jusqu'à vingt fois le couple nominal, ce qui peut entraîner une rupture de l'arbre. Il est donc nécessaire que l'alternateur et le réseau soient synchronisés avant que l'alternateur soit connecté au réseau, et il faut que le dispositif de synchronisation soit extrê- mement précis et rapide. Le problème ci-dessus est bien connu et il est décrit par exemple dans le brevet U.S. 3 801 796. La techni- que de synchronisation qui est décrite dans le brevet précité consiste à détecter les différences de fréquence et de phase entre un alternateur et le réseau auquel il doit être connec- té, et à produire des signaux de commande pour modifier la vitesse de l'alternateur jusqu'à ce que la fréquence et la phase soient comprises dans des limites tolérables définies. On produit ensuite un signal de commande pour connecter l'alternateur au réseau sous tension. Cette configuration fonctionne parfaitement mais n'assure pas de façon constante une très faible différence de phase, de préférence moins de degrés électriques environ, entre la tension du réseau et la tension de l'alternateur à l'instant o le disjoncteur se ferme pour connecter l'alternateur au réseau. Le brevet U.S. 3 892 978 décrit une autre technique de l'art antérieur pour assurer la synchronisation entre un alternateur et un réseau de transport d'énergie. Ce brevet décrit un système de commande qui est destiné à synchroniser sur un réseau électrique externe un alternateur entraîné par une turbine à gaz, et qui commande le débit de combustible alimentant la turbine de l'alternateur, pour obtenir la synchronisation. Le système détermine la trajectoire de la vitesse et de la position angulaire de la turbine de façon à obtenir simultanément la vitesse synchrone et une diffé- rence d'angle de phase admissible qui est imposée pour la synchronisation. Cependant, le système du brevet précité n'assure pas que les différences de phase entre la tension du secteur et la tension de l'alternateur à l'instant de la fermeture du disjoncteur soient très faibles, et de préfé- rence inférieures à environ 10 degrés électriques. L'invention offre un système de commande dans lequel la différence de phase entre la tension du réseau et la tension de l'alternateur est exceptionnellement faible, et de préférence inférieure à environ 10 degrés électriques. A l'instant de la fermeture, la fréquence de l'alternateur est proche de celle du réseau, et de préférence légèrement supérieure à cette dernière. L'invention tient compte de l'inertie mécanique du disjoncteur qu'on utilise pour éta- blir la connexion électrique entre l'alternateur et le réseau, et il prend en considération le retard de l'ordre de 0,1 s qui existe entre l'ordre de fermeture et la conne- xion réelle entre l'alternateur et le réseau. De ce fait, et conformément à l'invention, le nouveau circuit de syn- chronisation prévoit de façon sûre la phase et le glisse- ment entre la tension de l'alternateur et la tension du réseau à un instant futur, ces grandeurs étant liées à la durée de retard qui intervient dans la fermeture du disjonc- teur, entre l'instant de l'ordre de fermeture et l'instant o les contacts se ferment réellement et o l'alternateur est connecté au réseau. Dans ce but, on mesure de façon très précise la phase de la tension de l'alternateur et la phase de la tension du réseau de façon à pouvoir calculer avec une grande précision le plus grand nombre possible de dérivées de ces grandeurs. Le circuit produit alors des signaux qui sont liés à la différence de phase et à la vitesse de variation de la différence de phase entre la ten- sion du réseau et la tension de l'alternateur, et les ten- dances de variation de la phase et du glissement sont extrapolées dans le futur sur une durée qui correspond au temps que met le disjoncteur pour se fermer. On émet alors un ordre de fermeture du disjoncteur lorsque les trois con- ditions suivantes sont remplies simultanément: (1) la phase et le glissement instantanés sont compris entre des limites admissibles prédéterminées; (2) la phase et le glissement prévus à l'instant de fermeture du disjoncteur sont compris entre des limites données; (3) la phase et le glissement à l'instant de la fermeture du disjoncteur sont optimaux pour la trajectoire donnée, c'est-à-dire que les trajectoires de phase et de glissement montrent que ces grandeurs seront les plus pro- ches de leurs valeurs les plus souhaitables au cours de la transition donnée. Le circuit de l'invention produit des signaux de sortie de mise en coïncidence de vitesse, ce qui fait appa- raitre un signal destiné à augmenter ou à diminuer-la vitesse de l'alternateur lorsque le glissement mesuré est respectivement inférieur ou supérieur à des limites infé- rieure et supérieure fixées. La suite de la description se réfère aux dessins annexés qui représentent respectivement: Figure 1: un schéma synoptique du nouveau cir- cuit de synchronisation correspondant à l'invention. Figure 2: la tension mesurée de l'alternateur et la tension mesurée du réseau en fonction du temps, après conversion sous forme de signaux carrés. Figure 3: un diagramme d'une région de fermeture admissible dans un plan de phase correspondant à la diffé- rence de phase et au glissement, avec deux trajectoires par- ticulières liées à la phase et au glissement superposées sur le plan de phase. Figure 4: la variation d'un indice d'optimisation I en fonction du temps, cet indice étant lié au diagramme qui est représenté sur la figure 3. Figure 5: une représentation schématique de lignes à I constant (optimisation) pour des exigences de synchronisation particulières. Figure 6: un schéma détaillé d'un circuit de synchronisation qu'on peut utiliser avec l'invention. Figure 7: un schéma synoptique du système de l'invention. On va tout d'abord considérer la figure 1, sur laquelle le circuit de synchronisation de l'invention, qui est représenté schématiquement, comporte une borne 10 qui est connectée à une barre omnibus du réseau et une borne 11 qui est connectée à une barre omnibus de l'alternateur. La tension qui est appliquée sur la borne 10 de la barre omni- bus du réseau est transmise à un circuit détecteur de passa- ge par zéro en sens positif, 12, d'un type approprié, qui produit un signal de sortie carré qui est désigné par VL sur la figure 2 et représente la tension du réseau après conversion sous forme carrée. De façon similaire, la borne de barre omnibus d'alternateur 11 est connectée à un circuit détecteur de passage par zéro en sens positif, 13, qui pro- duit un signal de sortie carré qui est désigné par Vg sur la figure 2 et qui constitue la tension de l'alternateur après conversion sous forme carrée. Ces deux signaux, Vg et VLo contenant respective- ment une information relative à la phase de la tension de l'alternateur et à celle de la tension du réseau, sont appliqués à un micro-ordinateur approprié 14, qui peut être un micro-ordinateur Intel 8748. Le microordinateur 14 traite de façon appropriée les signaux VL et V, comme on le décrira ultérieurement. Le micro-ordinateur 14 est bran- ché à un circuit séquenceur 15 qui peut 8tre un séquenceur Intel du type 8253. Le circuit de la figure 1 comporte éga- lement trois bornes d'entrée 20, 21 et 22 qui reçoivent respectivement des signaux liés au démarrage/arrêt du cir- cuit de synchronisation, un signal d'état fermé du disjonc- teur; et un signal qui indique une coïncidence de tension. Ces bornes de signaux sont connectées à un circuit tampon d'entrée 23 qui est lui-même connecté au micro-ordinateur 14 de façon à fournir à ce dernier des données concernant l'ordre de démarrage ou d'arrêt, un signal d'état fermé du disjoncteur et un signal de coïncidence de tension. Le micro-ordinateur 14 est également branché à un circuit tampon de sortie 30 qui comporte trois bornes de sortie 31, 32 et 33. La borne de sortie 31 est une borne de sortie qui est connectée au circuit de commande de vitesse de l'alternateur (non représenté) et le signal qui apparalt sur cette borne produit une diminution de la vitesse de l'alternateur et donc de la fréquence de ce dernier. La borne de sortie 32 produit un signal de sortie lorsqu'il est nécessaire d'augmenter la vitesse de l'alternateur afin que sa fréquence augmente jusqu'à un certain niveau de synchronisation fixé à l'avance. Un signal apparaît sur la borne de sortie 33 à l'instant o on désire déclencher la fermeture du disjoncteur, du fait que les conditions de synchronisation qui sont nécessaires ont été atteintes. Le circuit tampon de sortie 30 comporte également une liaison de communication externe appropriée 34, comme représenté. Le circuit de la figure 1 fonctionne de la manière suivante et on peut parvenir à ce fonctionnement en pro- grammant le micro-ordinateur d'une manière appropriée qui apparaÂtra de façon évidente à tout programmeur. Le circuit de synchronisation reçoit deux signaux périodiques, à savoir la tension de l'alternateur V (t) et la tension du réseau VL(t). Les circuits de conversion sous forme carrée 12 et 13 produisent des signaux carrés dont les instants de montée sont les instants tgo0 tgi9 tg2,... tgi pour la tension de l'alternateur et les instants tLO0 tLl' tL2,... tLi pour la tension du réseau. Ces instants sont ceux auxquels la tension de l'alternateur V et la ten- sion du réseau VL passent par zéro en passant d'une valeur négative à une valeur positive. A ces instants, des inter- ruptions sont appliquées à l'ordinateur 14 et peuvent par exemple faire en sorte qu'il lise l'état d'un compteur d'impulsions qui est attaqué par un oscillateur à quartz à résolution élevée (non représenté). La différence entre les valeurs lues est proportionnelle au temps ai tgi tLi Le temps ai constitue une mesure de la différence de phase entre VL (t) et Vg (t). On notera que la vitesse de varia- tion de a. constitue une mesure du glissement. La valeur de ai est calculée une fois par période, immédiatement après l'interruption qui résulte de la ten- sion qui n'est pas en avance. On considère qu'une transi- tion de tension V L est en avance si l'interruption la plus récente résultant de la tension Vg précède l'interruption résultant de la tension VL de plus de la moitié d'un cycle de l'onde à 50 Hz. Par exemple, sur la figure 2, à l'instant tL2 la tension VL est en avance, et à l'instant tgo la tension du réseau VL n'est pas en avance. Oi. voit claire- ment que la relation d'avance a changé entre tgo et tL2. Le calcul des paramètres de synchronisation suit le calcul de ai, ce qui assure qu'aucune interruption ne se produit pen- dant le demi-cycle suivant, c'est-à-dire pendant 10 ms dans un système à 50 Hz. Lorsque la relation d'avance change, la valeur de "a" change de signe, comme le montre la figure 2. Pour que ceci se produise, deux interruptions consécutives doivent provenir de la même source. L'ordinateur 14 est programmé de façon approprié afin de détecter cet événement en comptant les passes par les branches qui correspondent à une interruption donnée. La relation d'avance change égale- ment lorsque la différence de phase "ai" dépasse un demi- cycle. L'ordinateur 14 effectue la comparaison et il change la relation d'avance au moment opportun. Pour déterminer la valeur courante de la phase Ai, on calcule la moyenne algébrique des quatre dernières valeurs consécutives de "a". On utilise la moyenne algébri- que du fait que les erreurs qui entachent la lecture de "a" tendent à se compenser au cours de cycles successifs. De cette manière, l'effet du bruit de fréquence supérieure à Hz est réduit d'au moins 75%. Lorsque la relation d'avance a changé du fait que ?462044 la différence de phase a dépassé un demi-cycle, les valeurs précédentes de "a" sont annulées et on doit accumuler un ensemble de quatre nouvelles valeurs avant de calculer la nouvelle valeur de A. La valeur de A est donc mise à jour une fois par cycle jusqu'à ce que la phase passe à nouveau par 1800. On calcule le glissement (Si) sous la forme d'une variation de la phase moyenne "A", considérée sur quatre cycles consécutifs. On a ainsi Si = i4 (2) La moyenne arithmétique permet d'annuler ou de réduire fortement toutes les erreurs correspondant à des fréquences élevées. On calcule d'une manière analogue la vitesse de variation du glissement (D), sous la forme d'une variation du glissement S, considéré en moyenne sur quatre cycles consécutifs. On a ainsi D Si i-4 (3) On réalise la fonction de mise en coïncidence de vitesse en comparant le glissement S à deux limites prédé- terminées, à savoir une limite inférieure DL et une limite supérieure Dh. Si S est inférieur à DL, un ordre est émis sur la borne 32 de la figuré 1 pour augmenter la vitesse de l'alternateur. De façon similaire, si S dépasse Dh, un ordre est émis sur la borne 31 de la figure 1 pour diminuer la vitesse de l'alternateur. Si S est compris entre DL et Dh, aucun ordre n'est émis sur l'une ou l'autre des bornes 31, 32. Conformément à l'invention,et pour le processus de synchronisation, on fait intervenir dans le processus de commande les valeurs de phase et de glissement à l'instant auquel le disjoncteur se fermera, c'est-à-dire au moment o la connexion électrique est effectuée, et non leurs valeurs instantanées. Le temps de fermeture du disjoncteur t varie en fonction de la structure du disjoncteur et il dépend de l'inertie mécanique du disjoncteur ainsi que d'autres facteurs. On peut calculer les valeurs prévues de la phase et du glissement à l'instant de fermeture du dis- joncteur, soit respectivement A (V) et S (Z'), à partir des valeurs instantanées de la phase et du glissement A et S, au moyen d'un développement en série de Taylor S (Vt) = S + Dr' (4) A (t) = A + SV' + D 2 (5) A* et S* désignent les valeurs optimales, les plus souhaitables, de A ( t) et S (e). S* a habituellement une valeur positive faible, de l'ordre de 0,002, ce qui assure qu'au moment de la fermeture du disjoncteur l'équipe- ment qui entraÂne l'alternateur-fournira de la puissance au réseau, au lieu d'être lui-même entralné par le réseau. La valeur de A* est habituellement égale à zéro. Une mesure de la "qualité" du processus de synchronisation réside dans la "proximité" entre les paramètres A et S et la paire optimale A* et S*. On définit un indice d'optimisation I (A,S) sous la forme suivante: I(A,S) = A-A*I + K | S.S*I (6) en désignant par "K" une constante qui pondère l'importance relative de A et S. La synchronisation entre l'alternateur et le réseau est d'autant meilleure que la valeur de I à l'instant de fermeture du disjoncteur, soit I (Zt) est plus faible. Pendant la synchronisation, les-valeurs de A et S varient au cours du temps, et on peut les considérer comme des variables d'état qui décrivent une trajectoire dans un plan de phase, comme représenté sur la-figure 3. Deux tra- jectoires TI (t) et T2 (t) sont représentées sur la figure 3. Les lignes à I constant dans le plan de phase (A,S) ont une forme en losange. On supposera que la trajectoire suivie est la trajectoire T (t) sur la figure 3 et que le circuit de synchronisation émet un signal "d'autorisation de fermeture du disjoncteur" sur la borne 33 de la figure 1 lorsque la valeur de I (t) tombe au-dessous d'une valeur donnée I, c'est-à-dire lorsque I (t) se trouve à l'intérieur de la région hachurée sur la figure 3. Dans ces conditions, le disjoncteur reçoit un ordre de fermeture à l'instant auquel la trajectoire atteint le point t et la fermeture réelle, au bout d'un temps t:, a lieu à l'instant t1, avec ti = to + Dû La figure 3 montre clairement qu'il aurait été préférable que le circuit de synchronisation retarde l'émission de l'ordre jusqu'à l'instant t2 qui précède de t l'instant t* auquel l'indice I atteint la valeur mini- male sur la trajectoire complète T2 (t). L'instant t2 est le meilleur instant pour commander la fermeture du disjonc- teur du fait que l'instant t* est le meilleur instant pour effectuer la connexion électrique. La figure 4 permet de comprendre la détermination du meilleur instant t2 pour émettre l'ordre de fermeture du disjoncteur. Pour trouver l'instant t2, on programme l'ordi- nateur de façon qu'il calcule I (t + t) qui est la valeur prévue de l'indice I (t) pour un instant futur éloigné de V seconde. Aussi longtemps que I (t + V) décroît progres- sivement (de t0 à t* sur la figure 4), aucun ordre de fer- meture du disjoncteur n'est émis. Dès que I (t + Dû) commen- ce à augmenter, on commande la fermeture du disjoncteur et la fermeture réelle a lieu t seconde plus tard, très pro- bablement à l'instant t* auquel I (t) atteint un minimum local. Le fait que la fonction I (t + r) atteigne un mini- mum à l'instant t-t2 ne suffit pas pour considérer que la synchronisation est acquise. La valeur de l'indice à l'ins- tant de la fermeture, I (t*), doit également être suffisam- ment faible et inférieure à une constante donnée B2. Du fait qu'on calcule A (t*) et S (t*) à l'aide de plusieurs différentiations, comme dans l'équation (4) et l'équation (5), ces grandeurs sont sujettes à erreur. Pour assurer qu'une telle erreur ne conduit pas à une fermeture du disjoncteur avec-un déphasage, la valeur de I à l'ins- tant t2 doit également être suffisamment faible et infé- rieure à une constante donnée B i. De plus, pour se protéger contre les erreurs qui résultent d'une déformation d'un seul cycle d'une sinusoïde de tension, il est également nécessaire que la valeur de I un cycle avant t2 soit inférieure à B1. Ainsi, pour qu'un ordre de fermeture du disjoncteur soit émis à l'instant t2, les quatre conditions suivantes doivent être remplies simultanément: 1) I (t2) B1 2) I (t2 - A t) 4 B1 avec At = 20 ms, soit une période d'une onde à Hz. 3) I (t2 + t)S B2 4)[dI (t +)] 2 4) dt J_ t2 Il n'est pas nécessaire que l'indice I soit for- mulé par l'équation (6). Dans une représentation classique, les lignes à I constant forment un rectangle, comme le montre la figure 5, et l'expression de I est: I (A,S) = Max ( IS - S*i, K [A - A*j) Une exigence courante pour la synchronisation consiste en ce que la phase A soit comprise entre -15 et +150 et que le glissement S soit compris entre -0, 1% et +0,3%. Dans un tel cas on a: S* 0,001, A* = O, et K = 2,88. Ces lignes à I constant sont représentées sur la figure 5. La ligne en trait épais entoure la région admissi- ble. On va maintenant considérer la figure 6 qui repré- sente un schéma détaillé du nouveau circuit de synchronisa- tion et de mise en coincidence de vitesse qui correspond à l'invention. On a utilisé la configuration de la figure 6 pour synchroniser un alternateur entrainé par une turbine à gaz avec un réseau pouvant fonctionner sur 50 Hz. Le réseau électrique est connecté entre deux bornes 50 et 51 à un transformateur de signal 52 qui est branché de la manière représentée. De façon similaire, la sortie de tension de l'alternateur est connectée entre deux bornes 53 et 54 à un il transformateur 55, et les circuits de prélèvement de la ten- sion du réseau et de la tension de l'alternateur sont iden- tiques. Une borne de l'enroulement secondaire à prise centrale du transformateur 52 est connectée à une borne d'entrée d'un amplificateur 60, tandis que l'autre borne de l'enroulement secondaire est connectée à l'entrée d'un ampli- ficateur 61. On notera que chaque amplificateur 60 et 61 peut être constitué par 1/4 d'un circuit intégré du type LM339. Les autres bornes d'entrée de chacun des amplifica- teurs 60 et 61 sont connectées à la masse, tandis que leurs sorties sont connectées à la porte OU 62. Le circuit décrit ci-dessus produit la tension du réseau VL après conversion sous forme carrée, comme repré- senté sur la figure 2. Il existe un circuit identique pour produire la tension de l'alternateur Vg après conversion sous forme carrée, et ce circuit est connecté à l'enroule- ment secondaire du transformateur 55. Ce circuit comprend des sections d'amplificateur 70 et 71,.chacune d'elles étant constituée par 1/4 du circuit intégré LM339 qui constitue également les sections d'amplificateur 60 et 61. Les sor- ties des sections d'amplificateur 70 et 71 sont connectées à la porte OU 72. On notera que chaque porte OU 62 et 72 est constituée par 1/4 d'un circuit intégré du type 74LS32. Les sorties des portes OU 62 et 72 sont connectées à un micro-ordinateur 80 qui est un micro-ordinateur du type 8748 fabriqué par la firme Intel Corporation. Des bornes 81 à 84 sont également connectées au micro-ordinateur 80 et ces bornes reçoivent des signaux liés au démarrage du circuit de synchronisation, un signal d'annulation de synchronisation, un signal de coïncidence de tension et un signal d'état fermé du disjoncteur. Tous ces signaux sont appliqués au micro-ordinateur 80 par l'in- termédiaire d'inverseurs respectifs 85 à 88. Une borne d'alimentation P5 et une borne de res- tauration 90 sont également connectées au micro-ordinateur 80. Un quartz à 6 MHz, 91, est branché au micro-ordinateur de la manière représentée. 12 - Un séquenceur 92 pour le micro-ordinateur 80 est constitué par un séquenceur en circuit intégré du type 8253 fabriqué par la firme Intel Corporation. Le séquenceur 92 est connecté au micro-ordinateur 80 de la manière représentée. Une borne d'horloge du séquenceur 92 est connectée à l'inverseur 100, au micro-ordinateur 80 et à une borne de sortie 101. Les bornes P10, Pil, P12 du micro-ordinateur 80 sont respectivement connectées à des inverseurs 102, 103 et 104, et les sorties de ces inverseurs sont respectivement connectées à une borne 105 relative à la diminution de la vitesse de l'alternateur, à une borne 106 relative à l'aug- mentation de la vitesse de l'alternateur et à une borne 107 relative à un signal d'indication de la synchronisation. Une autre sortie du séquenceur 92 est connectée à une porte OU 110 qui peut également être constitué par 1/4 du même circuit intégré que les portes OU 62 et 72. La sortie de la porte OU 110 est connectée à une borne de sor- tie de cadence de baud 111. D'autres circuits intégrés, comme par exemple des circuits intégrés d'interface, de mémoire, etc, peuvent également être connectés au micro- ordinateur 80,-de n'importe-quelle manière désirée détermi- née par le programmeur et concepteur du circuit. On pro- gramme ensuite le micro-ordinateur 80 et le séquenceur 92 pour effectuer les calculs qui ont été décrits précédemment. L'homme de l'art notera qu'on peut utiliser divers program- mes pour accomplir les calculs décrits. La description précédente montre la réalisation du système de l'invention en technologie à microprocesseur. Il est cependant évident qu'on pourrait utiliser n'importe quels circuits de mesure et de traitement de signal, comme le montre la figure 7. On voit ainsi sur la figure 7 une ligne ou un réseau électrique monophasé 200 qui est alimenté par d'autres alternateurs, non représentés, et un alterna- teur 201 qui doit être connecté au réseau 200. On notera qu'on aurait également pu représenter un circuit polyphasé. On connecte l'alternateur 201 au réseau 200 en fermant le disjoncteur classique 202. Le disjoncteur 202 est commandé par un mécanisme de manoeuvre classique 203 qui reçoit lui- même l'autorisation de fermer le disjoncteur 202 par un signal de déclenchement provenant du circuit 204. Le retard se manifeste entre l'instant d'apparition du signal de déclenchement et l'instant de fermeture des contacts. Des circuits de mesure de phase 205 et 206 sont respectivement connectés à l'alternateur 201 et au réseau et ces circuits appliquent des signaux de sortie à un élément de mesure de glissement tel qu'un circuit 207. Le circuit de mesure de glissement 207 peut être un circuit analogique et il applique des signaux de sortie à l'alter- nateur 201 pour augmenter ou diminuer sa vitesse jusqu'à ce que le glissement mesuré soit compris entre des limites données. Le circuit de mesure de glissement 207 est égale- ment connecté à un circuit 208 qui produit un signal lié au glissement prévu à un certain temps t' dans le futur, en fonction de la vitesse de variation du glissement instanta- né. Le circuit 207 est également connecté aux circuits de mesure de trajectoire de phase et de glissement, 209, qui déterminent leur trajectoire et qui produisent un signal de sortie lorsque leur trajectoire est optimale. Les circuits 207, 208 et 209 peuvent être des circuits analogiques, ou bien leurs fonctions peuvent être accomplies par un micro- ordinateur, comme sur les figures 1 et 6. Les circuits 207, 208 et 209 commandent ensuite le générateur de signal de déclenchement 204 de façon qu'aucun signal de déclenchement ne puisse être appliqué au mécanisme 203 tant que les signaux de sortie de ces cir- cuits ne sont pas compris entre des limites prédéterminées. A la lecture de la description précédente, l'homme de l'art peut voir que l'invention offre un circuit de commande original pour synchroniser un alternateur et un réseau ou une ligne électrique de façon que la connexion entre l'alternateur et le réseau se produise lorsque les trois conditions suivantes sont simultanément remplies: (1) la phase et le glissement instantanés sont compris entre des limites admissibles prédéterminées, (2) la phase et le glissement prévus à l'instant de fermeture du disjoncteur sont compris dans des limites données, et (3) la phase et le glissement à l'instant de fer- meture du disjoncteur sont optimaux pour la trajectoire donnée, c'est-à- dire que les trajectoires de phase et de glissement montrent qu'elles seront les plus proches de leurs valeurs les plus souhaitables au cours de la transi- tion donnée. 51DV-2583 R E V E N D I C A T I O N S 1. Dispositif automatique destiné à assurer la synchronisation entre la tension de sortie d'un alternateur (201) et la tension d'un réseau électrique (200) auquel l'alternateur doit être connecté, à l'instant de la ferme- ture d'un disjoncteur (202) qui connecte l'alternateur au réseau électrique, ce disjoncteur comportant un circuit de fermeture (203) qu'on peut alimenter et qui provoque la fer- meture des contacts du disjoncteur après un certain retard, caractérisé en ce qu'il comprend: un premier détecteur de phase (205) qui détecte la phase instantanée de la tension de sortie de l'alternateur; un second détecteur de phase (206) qui détecte la phase instantanée de la tension du ré- seau électrique; un élément de détermination du glissement (207) qui est connecté aux premier et second détecteurs de phase de façon à produire des signaux liés au glissement entre les phases instantanées de la tension du réseau élec- trique et de la tension de sortie de l'alternateur; et un générateur de signal (204) qui fonctionne sous la dépendance des premier et second détecteurs de phase et de l'élément de détermination de glissement de façon à appliquer un signal au circuit de fermeture de disjoncteur qui peut être alimenté, afin de déclencher la fermeture du disjoncteur à un instant auquel la phase et le glissement instantanés sont compris entre des limites données et auquel la phase et le glissement prévus à l'instant de fermeture du disjoncteur sont compris entre des limites données. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend en outre un élément de détermination de trajectoire (209) qui détermine la trajectoire du glissement et de la phase pour prévoir les valeurs du glissement et de la phase à des instants futurs; et cet élément de détermina- tion de trajectoire fonctionne conjointement au générateur de signal et empêche en outre le déclenchement de la fermeture du disjoncteur tant que la phase et le glissement ne sont pas optimaux compte tenu de leur trajectoire particulière. 3. Dispositif selon l'une quelconque des revendica- tions 1 ou 2, caractérisé en ce qu'il comprend en outre un ?462044 élément de commande de la vitesse de l'alternateur, et l'élément de détermination du glissement est connecté à cet élément de commande de la vitesse de l'alternateur pour augmenter ou diminuer la vitesse de l'alternateur afin de faire varier le glissement et d'amener le glissement dans une plage prédéterminée de valeurs. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendi- cations 1 à 3, caractérisé en ce que les premier et second détecteurs de phase comprennent des détecteurs respectifs de passage par zéro en sens positif qui sont identiques. 5. Dispositif selon la revendication 1, caracté- risé en ce qu'il comporte en outre un micro-ordinateur pour déterminer le glissement entre les phases de l'alternateur et du réseau électrique, et pour déterminer la trajectoire du glissement et de la phase. 6. Procédé de connexion d'un alternateur à un réseau électrique sous tension lorsque les deux sont syn- chronisés et en phase à moins d'environ 10 degrés électri- ques près, caractérisé en ce que: on mesure la phase ins- tantanée de la tension de sortie de l'alternateur (201); on mesure la phase instantanée de la tension du réseau élec- trique (200); on détermine le glissement entre l'alternateur et le réseau électrique; on détermine la trajectoire de la phase et du glissement instantanés; et on produit un signal pour déclencher la fermeture d'un disjoncteur (202) afin de connecter l'alternateur au réseau lorsque: (a) le glisse- ment instantané est compris entre des limites données,-et (b) le glissement qui est prévu à l'instant de fermeture des contacts du disjoncteur, après un retard donné faisant suite au signal de fermeture du disjoncteur, est compris entre des limites données. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'on produit le signal de déclenchement de la fermeture lorsque les conditions (a) et (b) sont remplies et lorsqu'est en outre remplie une condition nécessaire qui consiste en ce que la phase et le glissement sont optimaux pour une trajec- toire donnée au cours d'une transition donnée.