La présente invention a essentiellement pour objet un procédé de mise en place d'une installation flottante échouable en milieu liquide. L'invention vise également une installation flottante pour la mise en oeuvre de ce procédé. On a déjà proposé des installations flottantes constituées par un support flottant à coque en matière corrodable, telle que par exemple une barge, portant une installation industrielle quelconque telle qu'une usine de fabrication, de traitement ou-de transformation. Ainsi, ladite installation portée par la barge était amenée par flottaison sur le site choisi,puisonla faisait échouer sur un haut-fond par exemple. Les installations flottantes du type général ci-dessus présentaient un inconvénient En effet, il y avait un risque de défaillance ou de déstruction de la coque corrodable avec danger concomitant d'affaissement de ltensemble de l'installation. Un tel inconvénient est considérablement amplifié lorsqu'on se trouve en milieu marin qui, comme chacun sait, est très corrosif. La présente invention a pour but de remédier à cet inconvénient en proposant un nouveau type d'installation flottante qui est non corrodable et est très simple à réaliser. Plus précisemment, la présenteinvention a pour objet un procédé de mise en place d'une installation flottante constituée par un support flottant à coque en matière corrodable, telle que par exemple une barge, portant une installation industrielle quelconque et du type consistant à amener par flottaison ladite installation sur le site choisi puis à la faire échouer sur un haut-fond, caractérisé en ce qu'on double intérieurement ladite coque par une coque autoportante en matériau inaltérable ou incorrodable, tel que par exemple le béton armé. Ainsi, lorsque la coque, qui est le plus souvent métallique, est attaquée par le milieu liquide qui la désagrège et la fait disparaitre, le béton armé se substitue avantageusement à ladite coque pour soutenir l'installation qu'elle porte tout en maintenant ltétancheité nécessaire. Suivant une autre caractéristique de l'invention, le béton précité est coulé sur la paroi interne de la partie immergée et/ou enterrée de ladite coque après échouage de celle-ci Suivant encore une caractéristique de l'invention, on prévoit une masse de béton suffisante pour servir de lest maintenant échouée ladite coque. On notera encore que, selon l'invention, le béton armé précité est de préférence du béton précontraint. L'invention vise également une installation flottante caractérisée en ce qu'elle comporte une coque interne en béton armé revotant intérieurement la coque métallique et obtenue selon le procédé ci-dessus. Selon une autre caractéristique de l'invention, la coque précitée comprend au moins un réservoir de ballastage. D'autres buts et avantages de l'invention apparattront mieux dans la description qui suit et se réfère aux dessins annexés, donnés uniquement à titre d'exemple, et dans lesquels - la figure 1 est une vue en coupe longitudinale d'une coque réalisée selon les principes de l'invention et destinée à supporter une installation industrielle qui peut être quelconque et n'a pas été représentée, et - la figure 2 est une vue en coupe transversale de la coque de la figure 1, faite suivant la ligne II-II de cette figure. Suivant un exemple de réalisation, et comme on le voit sur les figures, une installation flottante selon l'invention est essentiellement constituée par une coque I en matière métallique corrodable qui porte une installation industrielle quelconque et qui est doublée intérieurement par une coque autoportante en un matériau inaltérable ou non corrodable 2, tel que par exemple le breton armé. On n(a pas représenté l'installation industrielle supportée par la coque, étant donné qu'elle ne fait pas partie de la présente invention. il peut s'agir d'une installation quelconque telle que par exemple une usine de fabrication, de transformation ou de traitement. Le béton armé formant coque interne est de préférence précontraint et capable à lui seul de supporter l'installation en cas de destruction de la coque métallique externe d'origine, par corrosion. On a montré schématiquement en 3 des gaines dans lesquelles passent des cibles pour la précontrainte du béton. A cet effet, et comme cela est bien connu dans la technique, on a montré en 4 le point d'ancrage passif des cibles longitudinaux 3, et en 5 le point d'ancrage actif de-ces câbles. On voit clairement sur les figures que les deux points d'ancrage 4 et 5 des cibles 3 sont situés sensiblement aux extrémités de la coque ou barge 1, que llon considère ladite barge en coupe longitudinale (figure 1), ou bien en coupe transversale (figure 2). Le béton est évidemment coulé sur la paroi interne de la partie immergé de la coque 1. Comme on le voit bien sur les figures, la partie inférieure de la coque 1 peut être enterrée dans un fond marin ou fluvial préalablement aménagé. On a montré-en 6 sur la figure 2 des réservoirs de ballastage qui peuvent être remplis avec une matière quelconque telle que de l'eau, pour lester la barge une fois amenée sur son site. Nais il faut remarquer qu'on peut prévoir suivant 11 invention, une masse de béton suffisante pour maintenir échouée la coque ou barge 1. On a montré en 7 des profilés métalliques de raidissage de la barge 1, et en 8 un pont ou analogue revêtu d'une chape de béton et formant plafond de ballast. La mise en place de l'installation flottante de l'invention s'effectue de la façon suivante. On amène par flottaison la barge supportant l'installation sur le site d'implantation choisi après l'avoir éventuellement aménagé préalablement par des travaux de terrassement ou de fondation. Le site est constitué soit par un haut-fond marin à faible profondeur d'eau par marée basse et à faible marnage, sur lequel fond, la barge est amenée par marée haute, soit par une souille creusée artificiellement et remplie d'eau. On fait ensuite échouer la barge soit sur le haut-fond par marée basse en la lestant par remplissage de ses réservoirs de ballastage, soit en fermant la souille pour l'isoler de la mer ou du fleuve et en épuisant l'eau par pompage. On coule ensuite le béton comme il a été décrit en détail précédemment de façon à recouvrir la paroi interne de la coque métallique. On obtient ainsi une coque métallique doublée d'une coque en béton qui sert en même temps de lest pour maintenir l'ensemble échoué et qui est étanche. La barge échouée peut sistre ensuite remblayée tout autour de façon qu'elle soit partiellement enterrée ou enfouie, comme on le voit sur les dessins, de sorte qu'elle peut être entourée soit par de la terre ferme soit par de 11 eau. On a donc réalisé suivant l'invention une installation flottante supportée par une coque autoportante, incorrodable et étanche. Binn entendu, l'invention n'est nullement limitée au mode de réalisation décrit et illustré qui n'a été donné qu'à titre d'exemple. il est bien évident que la forme de la coque, .sa structure interne et le nombre de ponts qu'elle comporte, peuvent autre quelconques sans sortir du cadre de l'invention. il en est de même en ce qui concerne la qualité et la quantité du béton utilisé. C'est dire que l'invention comprend tous les équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. RRVENDICAT IONS 1. Procédé de mise en place d'une installation flottante constituée par un support flottant à coque en matière corrodale, telle que par exemple une barge, portant une installation industrielle quelconque et du type consistant à amener par flottaison ladite installation sur le site choisi puis à la faire échouer sur un haut fond, caractérisé en ce qu'on double intérieurement ladite coque par une coque autoportante en un matériau inaltérable ou incorrodable et de préférence étanche, tel que par exemple le béton armé. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le béton armél?récité est coulé sur la paroi interne de la partie immergée et/ou enterrée de ladite co-que après échouage de celle-ci. 3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'an prévoit une masse de béton suffisante pour servir de lest maintenant échouée ladite coque. 4. Procédé suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le béton armé précité est du béton précontraint. 5. Installation flottante, caractérisée en ce qu'elle comporte une coque interne en béton armé revêtant intérieurement une coque métallique et obtenue par le procédé selon l'une des revendications précédentes. 6. Installation suivant la revendication 5, caractérisée en ce que la coque précitée comprend des réservoirs de ballastage. 7. Barge portant une installation industrielle quelconque et du type comprenant une coque métallique, caractérisée en ce que ladite coque métallique comporte un revêtement intérieur de béton armé qui est coulé sur la paroi interne de la partie immergée et/ou enterree de ladite coque après échouage de celleci.