Dans toutes sortes de domaines et notamment pour la fabrication en série - est important effectuer un basculement ou un renversement sur un angle déterminé exactement dans une ou plusieurs phases dn; procédé de fabrication. Ceia signifie essentiellement une rotation partielle sur un angle aigu, obtus ou droit, qui doit être freinée à un moment déterminé. Après le retour dans la position initiale il est nécessaire dans beaucoup de cas de répéter cette rotation ou renversement partiel suivi d'un retour sur le même angle à des intervalles réguliers. 'ensemble de ces mouvement peut être commandé de façon connue à l'aide de constructions utilisant des roues dentées, dans lescuè'les l'élément de machine à renverser est muni d'un axe de renversement auquel est fixée une grande roue dentée qui est entraînée par une petite roue dentée. Pour obtenir une position finale désirée caractérisée par un angle de renversement déterminé par rapport à la position initiale, la force d'entraînement doit être alors freinée. Surtout en cas d'éléments de machine plus lourds, il est souvent impossible d'obtenir continuellement des positions initiale et finale précises sans réglage (subséquent) continu du mécanisme. Une méthode analogue travaille avec une transmission par chaînes, dans laquelle la chaîne doit être fortement tendue et être sans élasticité pour atteindre le but visé avec une précision suffisante sur une période assez longue. Ici un réglage subséquent est nécessaire plusieurs fois dans le temps et les positions initiale et finale sont soumises à des fluctuations ou des tolérances souvent indésirables ou inadmissibles. On peut entraîner aussi ladite roue dentée par une crémaillère à dents ou une crémaillère à anneaux de naine via un cylindre avec une tige de piston. Ce système travaille beaucoup mieux, surtout dans le cas d'éléments de machine plus lourds, par exemple de 10 à 2000 kilos ou encore plus, que les systèmes précédents et présente l'avantage que les positions finales sont déterminées par les positions finales du cylindre et sont réglables par des écrous associés à la tige du piston. Mais, dans ce cas, il subsiste tout de même encore, entre la crémaillère et la roue dentée, un jeu qui augmente graduellement et qui constitue, en pratique, un inconvénient si des conditions plus sévères sont imposées aux positions initiale et finale. Be renversement est par exemple de grande importance lorsqu'il s'agit de renverser des corps de moulage, où le matériel à mouler arrive à l'état liquide dans le moule et est transformé dans ledit moule en un produit solide en chauffant ou non le moule. Pendant le remplissage du moule, celui-ci doit se trouver exactement horizontal, tandis que, après le renversement du produit solide, une position très exactement verticale peut être nécessaire avec le moule entourant ledit produit pour éviter des irrégularités dans les parois qui, souvent, ne sont pas encore entièrement rigides lorsqu'on décharge le produit de moulage. Cette méthode de moulage est appliquée entre autres pour la production de corps de moulage de béton qui sont produits en grandes séries. Dans ce cas, le moule est rempli en position horizontale avec un mélange d'eau, de sable, de ciment et de gravier, et la disposition doit être telle que le côté supérieur du moule se trouve exactement dans un plan horizontal. En général, le moule est soumis à des vibrations et le façonnage finals lieu généralement ici également dans le moule. Lorsque le mélange est suffisamment rigide dans le moule, l'objet doit être déchargé en renversant le moule. Surtout dans le cas d'objets assez hauts, une position finale purement verticale est importante pour éviter des irrégularités dans les parois verticales. Dans d'autres méthodes de coulage telles que le moulage de matières synthétiques qui sont introduites comme pâte ou mono mère fluide dans le moule, des positions initiale et finale exactes sont nécessaires pour garantir l'uniformité en forme et en poids. Des matières synthétiques propres à être coulées sont par exemple : des polyesters qui sont polymérisés ultérieurement dans le moule, des esters d'acides méthacryliques qui sont introduits dans le moule comme liquide et qui polymérisent sous l'action d'activants à une température comprise entre 50 et 1000C pour donner une matière synthétlque dure, et encore beaucoup d'autres. Le problème de faire effectuer un mouvement alternatif à l'axe d'un élément de machine sur un angle déterminé exactement de façon que les deux positions extrêmes soient toujours les mêmes, est résolu selon l'invention par l'entraînement de l'élément de machine à renverser au moyen d'un élément qui présente du côté opposé à l'élément de machine une face perpendiculaire à l'axe de rotation, sur laquelle se trouvent deux manetons sous un angle prédéterminé avec l'axe de rotation, l'entraînement ayant lieu par lesdits manetons à l'aide de deux tiges de piston, fonctionnant comme bielles dlentralnement, de deux cylindres qui sont montés pivotants chacun à leur extrémité libre autour d'un point fixe et qui fournissent l'énergie de renversement par le déplacement des pistons, l'ensemble étant de préférence agencé de façon que les limitations de l'angle de renversement sont déterminées par les positions rentrées et sorties respectivement des tiges de piston (d'entraînement) coopérantes. Be mouvement des pistons dans les cylindres est réglé par un fluide sous pression, notamment de l'huile, se trouvant des deux côtés des pistons. L'invention sera mieux comprise à l'aide des figures 1 à 6 des dessins annexés dans lesquels Les figures 1 à 3 représentent schématiquement un mode de réalisation d'un mécanisme de renversement, dans lequel les cylindres se trouvent de part et d'autre-de l'axe de rotation. Tes figures 4 à 6 sont une autre représentation schématique du mécanisme de renversement, dans laquelle les cylindres se trouvent du même côté de l'axe. Dans la figure 1, l'axe de renversement est indiqué par Il et l'objet à renverser par 2 avec son extrémité 2'. Les cylindres sont indiqués par 5 et 9 avec leurs tiges de piston respectives 4 et 8 et les manetons y associés 3 et 7. Tes manetons 3 et 7 sont solidaires de l'élément coudé à angle droit 1, 1', qui-est lui-même solidaire de l'axe de rotation 1 auquel est fixé l'objet 2, 2'. Des cylindres sont montés pivotants à leur extrémité libre en 6 et 10. Dans la figure 1, la tige de piston 4 se trouve dans la position sortie, donc à l'extrémité de la course. Si le cylindre 9 avec la tige de piston 8 va reprendre l'entraînement, le maneton 7 doit se déplacer d'abord dans le sens des aiguilles d'une montre vers la position 3 dans la figure 1.La tige de piston 4 se déplace vers la droite et la tige de piston 8 fait d'abord encore un faible mouvement latéral dans les deux directions, ce qui est rendu possible par une soupape ouverte ou un autre réglage contrôlant l'admission d'énergie. Quand la tige de piston 4 est arrivée dans la position rentrée, les deux cylindres 5 et 9 se trouvent dans le prolongement l'un de l'autre, comme cela est représenté dans la figure 2. les manetons 3 et 7 ont parcouru chacun un angle de 900. 1'objet 2 a été tourné aussi de 900, ce qui ressort de la position de l'ez- trémité 2' montrée dans la figure 2. l'entraînement peut être repris maintenant par le cylindre 9. Dans la figure 3 la tige de piston 8 atteint la position sortie et les manetons 3 et 7 ont été tournés encore de 900 plus loin. L'objet 2,2' a été maintenant complètement renversé. Une variante de ce qui précède a été représentée sur les figures 4 à 6. Les cylindres 14 et 18 se trouvent ici tous les deux à gauche de l'axe de renversement 11. Dans la figure 4, la tige de piston 20 du cylindre 18 monté pivotant en 17 se trouve à peu près dans la position sortie et la tige de piston 15 du cylindre 14 est entièrement dans la position rentrée. le cylindre 14 reprend graduellement l'entraînement, tandis que la tige de piston 20 se déplace encore un peu avant d'arriver entièrement dans la position rentrée (figure 5). Dans la figure 5, les deux cylindres sont parallèles et le mouvement de la tige de piston-nu bielle motrice 20 vers la gauche commence. finalement la situation de la figure 6 est atteinte. L'objet 2 a été tourné entretemps de 1800 et est donc ainsi complètement renverser. Bien entendu, l'élément coudé à angle droit 1,1' peut avoir la forme d'une roue ou d'un cercle, ou il peut présenter toute autre forme. Seules sont déterminantes la connexion fixe avec l'objet 2 (moule) et avec l'axe de renversement 11 et la position des manetons 3,7 par rapport à l'axe de renversement 11. D'autres angles que 180 peuvent aussi être obtenus avec cette consUruction, tien que surtout le renversement complet satisfasse le besoin de plus grande exactitude et d'usure négligeable qui existe dans beaucoup de procédés de fabrication. La disposition des cylindres d'un côté de l'axe de renversement est surtout avantageuse au point de vue de l'économie d'espace. Un réglage subséquent éventuel des éléments de l'installation est très simple et peut être effectué d'une autre façon par exemple par une construction à fourche et à écrou aux manetons ou aussi par un réglage de la course du piston. Un appareil tendeur aux points d'articulation des cylindres permet également un réglage subséquent facile. Une asure extrêmement -faible est obtenue grâce à la simplicité de la construction et au petit nombre de pièces rotatives, et en outre l'installation peut être fabriquée aussi en série à bon marché. J automatisation de l'entraînement demande un appareillage connu et très simple. Il est évident que le retour de la position finale vers la position initiale ne pose aucun problème et peut être réglé aussi automatiquement. L'invention est applicable-très avantageusement à des machines à mouler lourdes qui en cas de moulage traitent 100 à 1000 kilos jusqu'à 2000 kilos on encore plus. Une machine à mouler pour la fabrication d'objets moulés en béton peut être considérée comme un exemple typique. Les moules sont fixés chacun ou en série à un axe de renversement et sont remplis dans la position initiale avec un mélange d'eau, de sable, de ciment et de gravier, combiné éventuellement avec une armature; il est important dans ce cas de commencer dans une position purement horizontale de telle sorte que la forme et le poids de l'objet moulé soient toujours les mêmes. La poutre de moulage se déplace en général entre des guides verticaux qui se déplacent avec des roues sur des rails. Après la formation, mais généralement longtemps avant que la résistance finale soit obtenue, la poutre doit être renversée. Un renversement parfait est ici notamment important pour être sur d'un moule parfait, de façon que des parties verticales puissent être déchargées facilement et sans défaut. En outre, dans le cas des moules compliqués il ne doit rien rester dans le moule. - REVENDICATIONS 1.- Dispositif d'entraînement pour animer d'un mouvement alternatif un élément de machine sur un angle exactement déterminé de façon que les deux positions extrêmes soient toujours les mêmes, caractérisé par un élément plat ayant un côté (1,1') perpendiculaire à l'axe de rotation (11), sur lequel deux manetons (3,7;16,19) se trouvent sous un angle prédéterminé avec l'axe de rotation, au moyen desquels l'entraînement a lieu à l'aide de deux tiges de piston (4,8;15,20), fonctionnant comme bielles d'entraînement, de deux cylindres (5,9; 14,18) qui sont montés pivotants chacun autour d'un point fixe (6,10;13,17) à leur extrémité libre et qui fournissent l'énergie de renversement par un déplacement des pistons, l'ensemble étant agencé de façon que les limitations de l'angle de renversement sont déterminées de préférence par les positions rentrées et sorties respectivement des bielles d'entrat- nsment coopérantes. 2.- Dispositif d'entraînement selon la revendication 1, caractérisé en ee que l'angle de renversement est au moins de 900. 3.- Dispositif d'entraînement selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'angle de renversement est de 1800. 4.- Procédé d'entraînement d'un élément de machine pour réaliser un mouvement alternatif sur un angle de 90 à 1800, caractérisé en ce quton emploie à cet effet le dispositif décrit dans l'une quelconque des revendications 1 à 3, et on règle le mouvement des pistons dans les cylindres (5,9;14,18) par un fluide sous pression, notamment de lthuile, se trouvant des deux côtés des pistons. 5.- Machine à mouler caractérisée par un dispositif d'entraînement selon l'une quelconque des revendications 1 à 3. 6.- Machine à mouler selon la revendication 5, caractérisée par un mécanisme de renversement pour le(s) moule(s) selon la revendication 3.