La présente invention est relative à un procédé pour fabriquer des abat-jour: utilisables dans l'ameublement Il est connu do fabriquer des abat-Jour de forme cy- lindrique ou tronconique par enroulement d'une feuille de matière souple sur une carcasse, généralement métallique, comportant deux anneaux circulaires on haut et en bal. Si la matière présente une rigidité suffisante, et si lábat-jour n'est pas trop grand, il n'est pas nécessaire que les anneaux du haut et du han seient racordés par des éléments rigides. Si l'on désire confectionner un abat-jour en forme de tronc de prisme ou de pyramide, présentant des arêtes vives séparées par des faces planes ou courbes, le simple enroulement d'une fouille sur des anneaux en haut et on bas ne permet pas d'obtenir des formes satisfaisantes, et on opère en général de la façon suivant: on prépare une carcasse comportant, outre les anneaux haut et bas, on forme de polygone à côtes droits ou cour- bes, des tiges rectilignes qui relient les sommets des polygones constituant les anneaux haut et bas, constituant ainsi une sorte de cage dont on garnit les faces latérales une à une avec des pièces de la matière choisie ou flans, découpés à la forme voulue, et qu'on fixe sur les côtés des anneaux et les tiges de raccord. Habituellement, en dispose un galon sur les bords de toutes les faces latérales de l'abat-jour, afin de dissimuler les joints. Cette manière d'opérer traditionnelle présente l'inconvé- nient déxiger une main-d'oeuvre importante et soigneuse. b. plus, les tiges de raccord et les galons qui les recouvrent constituent autant de lignes opaques, dont la présence n'est pas forcément désirée. Le matériau utilisé pour constituer les flans est fréquemment constitué de deux couches de matières différents, assemblées par collage: on utilise en général une couche-support en matière plastique translucide, telle que du chlorure de polyvinyle qui apporte les propriétés méchaniques convenables, et sur laquelle est fixée une couche de matière décorative flexible, par exemple du tissu. Dans ce cas, étant donné la rigidité de la couche support, et le fait que pour obtenir une fixation solide sur les anneaux haut et bas de la carcasse on doit replier le flan vers l'intérieur autour de l'anneau, on doit enlever la couche sur ses bords haut et bas. Pour cela, on pratique une incision près du bord inférior ou supérieur du flan, et parallèle à celui-ci, dans la matière de la couche-support, et on décolle une bande de celle-ci, ce qui exige une main-d'oeuvre supplémentaire et ne permet pas l'emploi, comme matière décorative, de certaines substances ayant une trop faible résistance mécanique. La présente invention permet de remédier à ces inconvénients, et d'obtenir un procédé permettant une industrialisation de la fabrication d'abat-Jour de forme prismatique ou pyramidale, présentant des arêtes vives, séparées par des surfaces planes ou courbes formées d'une couche-support en matière plastique déformable, cette couche-support étant revêtue extérieurement d'une couche de matière décorative flexible, par exemple en tissu, l'enzemble étant supporté par une carcasse comportant au moins deux anneaux rigides en forme de polygone ayant des sommets en nombre égal à celui des arêtes en haut et on bas. Un procédé selon l'invention pour fabriquer de tels abat-Jour comporte le collage de la matière décorative sur la couche-support, le découpage d'un flan à la géométrie convenable pour couvrir l'ensemble de l'abat-jour, le montage dU flan sur la carcasse, le pliage des bords supérieur et inférieur de l'abat-jour autour des anneaux de la carcasse, après enlèvement éventuel d'une partie de la couche-support pour faciliter ce pliage.Selon ce procédé, a) on procède à wn formage préalable des arêtes, pour rigidifier celles-ci; et b) on replie le flan autour des anneaux de la carcasse, ces anneaux présentant, aux sommets correspondant aux arêtes, une courbure analogue à celle des arêtes préformées, ce repliage se faisant dans la yone où la couche-support a été enlevée. Pour former les arêtes, on opère de préférence par formage à chaud: la matière de la couche support est pliée sur un angle vif à la température convenable, puis l'angle du pli est port à 180 par écrasement. Il est évidemment possible d'opérer également à froid, avec des pressions convenables La raison de l'emploi d'anneaux de carcasse ayant, aux sommets, une courbure analogue à celle des arêtes préformées, c'est-à-dire à angles vifs, a pour but d'obtenir des arêtes régulières aussi bien vers les bords de l'abat-jour que dans sa partie centrale.L'emploi de fers à section ronde traditionnelle se révèle difficile pour obtenir de tels angles vifs, et il est préférable d'utiliser un fer plat, c'est-à-dire à section ayant une dimension verticale plus grande que sa dimension horizontale. Le fer peut d'ailleurs être remplacé avantageusement par une matière plastique convenable, les angles vifs pouvant alors être obtenus par moulage. L'emploi d'anneaux de carcasse ayant un section de "fer plat" a pour conséquence que le collage du bord du flan ne doit plus se faire sur une surface arrondie mais sur une surface relativement plane, à savoir la surface inférieure de l'anneau. Rappelons que, pour un abat-jour de forme pyramidale, la surface extérieure de l'anneau a section en forme de "fer plat" ne peutconvenir pour le collage du flan, car elle est normalement prismatique et non pyramidale, ce qui entraînerait des défauts d'aspect. Ce fait a une conséquence heureuse; en effet, suivant une modalité particulièrement avantageuse du procédé de l'invention, on pratique dans la couche support, sur chaque bord inférieur et supérieur du flan, une paire d'incisions parallèles dont l'écarte- ment est sensiblement égal à l'epaisseur de l'anneau et la distance au bord du même ordre que la hauteur de l'anneau, ces incisions n'atteignant pas la matière décorative, et on colle le bord du flant sur la face intérieure de lánneau. De préférence, ces incisions sont pratiquées avant le formage des arêtes. Selon la nature des matériaux, il peut être avantageux d'augmenter la souplesse des bords du flan on enlevant, par exemple en la décollant, la matière de la couche support qui se trouve n- tre les deux incisions d'une même paire. Comme cette matière est conservée jusqu'au bord du flan, cet enlèvement de matière peut être opérée sans détériorer la matière décorative, même si elle présente de médiocres propriétés mécaniques. Par ailleurs, pour permettre le pliage aux angles saillants, le flan présente sur ses bords des entailles, découpées de préférence à l'emporte- pièce, au droit des arêtes préformées, et qui vont jusqu'aux incisions. Avantageusement, ces entailles sont préparées lors du découpage initial du flan, et servent de re pères pour le formage des arêtes. Suivant une modalité préférée de l'invention, le procédé s'exécute en deux temps. Dans un premier temps, on prépare en usine le flan avec ses arêtes préformées, et de préférence, ses incisions, puis on le transporte sensiblement à plat et ou plié selon les arêtes préformée, puis, dans une installation située à proximité des lieux de vente, en procede au montage. En effet, le préforma des arêtes exige des machines importantes et coûteuses, de même que la formation des incisions, alors qu'un abat-Jour, une fois monté, pose des problèmes de transport. Il est donc conforme à l'invention de procéder séparément aux opérations de préparation et de montage, et/ou de mettre dans le commerce les abat-Jour à l'état d'ébauche non terminée. Un autre avantage de 1' invention réside dans le fait que le formage préalable des arêtes confère à celles-ci une grande résistance à la flexion et à la torsion, si bien qu'il est possible de supprimer les tiges reliant les sommets des polygones constituant les anneaux du haut et du bas. On obtient ainsi une structure allégée, qui jusqu'ici n'était utilisée que pour des abat-jour eyrindriques ou tronconiques, et on supprime les ombres correspon dantes. Pour illustrer l'invention, on a représenté: Fig.1 en perspective, un abat-jour du type selon l'invention; Fig. 2 une coupe à échelle agrandie du bord d'un tel abat-Jour. On voit sur la figure 1 un abat-Jour 1 de forme prismati- que, présentant un certain nombre d'arêtes 2, séparées par des faces curvilignes 3, et on aperçoit le repli intérieur 4 de la matière de l'abat-jour. Sur la figure 2,on a représenté on 5, en coupe, un anneau à section en forme de fer plat, une couche-support 6 , on PVC, reveAtue d'une couche do tissu 7. La matière de la couche support a été enlevée entre-les deux incisions dont il reste une lèvre 8,9 pour chacune, et le tissu vient en appui sur le bord de l'anneau, contre lequel est collé le repli 4. On apprécie que les bords sont parfaitement nets. -REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication d'abat-jour de forme prismatique ou pyramidale présentant des arêtes vives séparées par des surfaces planes ou courbes, formé d'une couche-support on matière plastique déformable, cette couche-support étant revêtue extérieu rement d'une couche de matière décorative flexible, par exemple en tissu, l'ensemble étant supporté par une carcasse comportant au moins deux anneaux rigides en forme de polygone ayant des sommets en nombre égal à celui des arêtes en haut et en bas, le procédé comportant le collage de la matière décorative sur la couche-support, le découpage d'un flan à la géométrie convenable pour couvrir l'ensemble de l'abat-jour, le montage du flan sur la carcasse et le pliage des bords supérieur et inférieur de l'abat-jour autour des anneaux de la carcasse, après enlèvement éventuel d'une partie de la couche-support pour faciliter ce pliage, caractérisé on ee que: a) on procède à un formage préalable pour rigidifier les arêtes, b) on replie le flan autour des anneaux de la carcasse, ces anneaux présentant , aux sommets correspondants aux arêtes, une courbure analogue à celle des arêtes préformées, ce repliage se faisant dans la partie où la couche-support a été enlevée. 2. Procédé selon la revendication 1, dans lequel on utilise des anneaux ayant un section analogue à celle d'un fer plat, et dont la hauteur verticale est plus grande que l'épaisseur hori sontale, caractérisé en ce qu'on pratique dans la couche support, sur chaque bord inférieur et supérieur du flan, une paire d'inci- sions parallèles dont l'écartement est sensiblement égal à l'épaisseur de l'anneau et la distance au bord du même ordre que la hau- teur de l'anneau, ces incisions n'atteignant pas la matière décora- tive, et on colle le bord du flan sur la face intérieure de l'anneau. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'on enlève la matière de la couche support comprise entre deux incision d'une même paire avant de proséder à la fixation sur les anneaux. 4. Flan pour la fabrication d'abat-jour selon le procédé de la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les arêtes sont préformées et que le flan est disposé à plat pour le transport. 5. Flan selon la revendication 4, caractérisé sn ce qu'il comporte des paires d'incisions parallèles à chacun de ses bords supérieur et inférieur , ces incisions étant faites dans la matière de la couche support et n'atteignant pas la couche décora tive. 6. Flan selon la revendication 5, caractérisé en ce que la matière entre les incisions d'une paire est enlevée. 7. Abat-Jour obtenu par le procédé selon l'une quel- conque des revendications 1 à 3, et de forme prismatique ou pyramidale à faces planes ou courbes séparées par des arêtes vives, caractérisé en ce que sa carcase comprend deux anneaux en forme de polygone à angles vifs a section de ces anneaux étant applatie dans le sens vertical, et en ce que ces anneaux ne sont reliés l'un à l'autre que par la matière constituant l'abat-Jour.