Lorsqu'on fabrique des pièces à base d'argile, telles que des briques pour la construction, des-conduites, des tuiles et analogues, on extrude un composé plastique à base d'argile par une matrice qui définit la forme du produit. La plaque ou le boudin formé par extrusion est amenée sur un transporteur et, au cours de son passage sur ce transporteur, est découpée en pièces ou blocs de longueur convenable, Les pièces sont ensuite séchées pendant un certain temps puis finalement cuites ou brûlées. bu cours du séchage, il est essentiel que les pièces soient séparées les unes des autres et en contact avec l'atmosphère environnante. Un certain nombre de pièces sont habituellement disposées, séparées les unes des autres, en rangées sur au moins deux lattes parallèles, ces rangées étant ensuite disposées sur une étagère de séchage. Â cause du poids des pièces, les lattes forment des empreintes ou creux dans le composé à base d'argile encore à l'état plastique, de telle sorte que celle des faces de ces pièces reposant sur les lattes se distingue des autres fa- ces, et est considérée comme principale,.Ceci constitue un incondénient évident si ces produits sont destinés à la réalisation de façades ou pour le parement de murs, ou s'il est autrement visible dans l'utilisation auquel ils sont destinés. On s'est rendu compte qu'il est possible d'éviter une telle dégradation de la face rintérieure d'une pièce si on applique sur toute la longueur de-la plaque une substance sous forme de particules juste à la sortie de la filière de mise en forme, et le transporteur, en amont des organes de découpe, est prévu pour que la substance sous forme de particules soit compri- innée contre le composé à l'état plastique. La substance particulaire est de préférence combustible et l'on peut avantageusement utiliser de la sciure de bois. L'invention permet de réduire la quantité de matériaux rejetés et permet d'utiliser chacun des côtés du produit comme face antérieure. On a précddemment proposé d'appliquer une couche d'une certaine substance sur les lattes mais ceci ne s'est pas révélé satisfaisant. Kême s'il est possible de réduire la taille des creur ou empreintes il a été également possible de prévoir, après la cuisson au cours de laquelle lesdites pièces reposent sur les lattes, dans quelle mesure la substance appliquée influe sur la structure de-la surface. La pièce, de plus, se contracte d'environ 10 ffi au cours du séchage et il en résulte un mouvement relatif de la pièce par rapport aux lattes. Conformément à l'invention, le dispositif comporte, outre la presse d'extrusion courante et le transporteur, des moyens destinés à l'application de la substance particulaire, comportant au moins une bande sans fin présentant au moins la même largeur que la plaque et composée d'une première partie inclinée par rapport au plan horizontal et S'étendant dans un conteneur renfermant la substance particulaire et atteignant à sa partie supérieuzele le niveau du transporteur ainsi que d'une seconde partie horizontale faisant partie du transporteur. Diverses autres caractéristiques de l'invention ressortent d'ailleurs de la description détaillée qui suit. Une forme de réalisation de l'objet de l'invention est représentée, à titre d'exemple non limitatif , au dessin annexé. La fig. 1 illustre de façon schématique une installation pour la fabrication de briques destinées e des façades. La fig. 2 illustre un détail du dispositif de l'invention vu sensiblement suivant la ligne II-II de la fig. 1. Un composé à base d'argile prétraité arrive par un déverseur 10 dans un organe d'extrusion 11, par exemple du type presse à vis, muni d'une matrice ou d'une filière de mise en forme 12. Cet organe délivre une plaque continue 13, de composé argileux de section rectangulaire, sur un transporteur constitué de plusieurs parties. La plaque est découpée en pièces d'épaisseur convenable au moyen d'un organe de découpe 15 d'un type connu quelconque. A l'extrémité du transporteur la plus éloignée de la presse, les pièces sont amenées sur une étagère de séchage 16. Un certain nombre de pièces reposent sur cette étagère, espacées les unes des autres, sur deux lattes 27, étant ainsi en contact avec l'atmosphère environnante. De façon à éviter que les lattes ne forment des empreintes ou creux sur les surfaces inférieures des pièces, on applique à ces surfaces une substance particulaire jùste en aval de la matrice ou de la filière de mise en forme 12. Cette substance particulaire est de préférence constituée par de la sciure de bois, rais il est égalzmeat possible d'utiliser de la ouate de cellulose ou une quelconque autre substance combustible. Il est également possible d'utiliser des substances non combus- tibles, par exemple du sable ou une substance permettant d'obtenir une surface lisse ou glacée. Sous la filière 12 se trouve un conteneur 18 pour la substance particulaire à appliquer et ce conteneur est alimenté par une conduite 19. En partie à l'intérieur du conteneur se trouve un dispositif 20 pour appliquer la substance, comportant une courroie sans fin 21 réalisée en feutre ou en une autre matière poreuse. Oette courroie circule sur un certain nombre de galets 22, 23 et 24, le dernier galet 24 étant entraîné de façon convenable au moyen d'un moiteur 25. Une première partie 21a de la courroie est inclinée par rapport à lthorizontaX et une seconde partie 21b est horizontale et se déplace dans la mens direction que la plaque 13, formant ainsi le départ du transporteur. Â l'intérieur du conteneur 18 se trouve un organe réglable de déroulage 26 qui laisse un jeu d'une hauteur désirée entre son bord inférieur et la face supérieure de la partie contiguë de la bande 21, de façon à déterminer l'épaisseur de la couche de substance particulaire à appliquer sur la plaque. La courroie transporte donc en continu une quantité donné. de substance et l'amène au contact de la face inférieure de la plaque à laquelle on la fait adhérer. Sur la partie supérieure de la plaque se trouve une charge 28 pour appliquer la plaque contre l'arrondi que forme la courroie 21. La plaque 13 continue à être déplacée sur la seconde partie 21b de la courroie, la substance particulaire est solidement fixée à la face intérieure de la plaque. Au,dessus de la seconde partie de la courroie, se trouve une seconde charge 29 qui pousse la plaque vers le bas. Un certain nombre de galets 30, de faible diamètre, supportent la courroie dans la partie 21b. Le transporteur, en aval de l'organe de découpe 15, est constitué par un transporteur à galets 32 comportant un certain nombre de galets entraînés 33. Àu cours de leur déplacement sur ce transporteur à galets, les pièces sont animées, en passant d'un galet à l'autre, d'un mouvement oscillant qui sépare chaque pièce les unes des autres. En fin de course 34 du transporteur à galets, les galets sont disposés de telle manière que des lattes 17 peuvent entre introduites sous les pièces 14 et ainsi enlever du transporteur ces pièces 14 pour les amener sur l'étagère de séchage 16. L'installation n1 est que très schématiquement représentée au dessin annexé et il existe de nombreux dispositifs connus dans la technique pour transférer les pièces depuis le transporteur sur l'étagère de séchage, qui, de préférence, fait parti. d'un chariot prévu pour être introduit dans une étuve de séchage. Cette partie de l'installation ne concerne pas l'invention qui, en d'autres termes, indique que les pièces sont disposées sur des lattes et que celles-ci perdent habituellement leurs emprein- tes lorsqu'elles ont atteint le stade du produit fini. En fonction du type de produit à fabriquer, le dispositif de l'invention peut être réalisé de façon quelque peu différente de celle illustrée au dessin et il apparatt de façon évidente que la première partie inclinée de la courroie peut fonctionner indépendamment de la seconde partie horizontale de ladite cours roie. Il peut être intéressant d'obtenir, après la cuisson, une surface uniforme sur toutes les faces des pièces et il est alors nécessaire d'appliquer la même substance sur la face supérieure et sur les faces latérales de la plaque. Ceci peut être réalisé au moyen de dispositifs simples et n'est pas reprd- senté au dessin. La caractéristique essentielle de l'invention, et pour laquelle des difficultés ont été rencontrées jusqu'à présent, réside dans le fait d'appliquer une substance sur la face inférieure d'une plaque en déplacement, en quantité suffisante et de façon suffisamment adhérente pour obtenir un produit final dont la face inférieure est également utilisable pour servir de façade. Avant que la substance soit appliquée, il est également possible, d'une manière connue en soi, de graver en relief ou d'érafler la plaque de façon à réaliser un motif désiré. Un avantage de l'invention réside dans le fait qu'il est possible de régler l'épaisseur de la couche suivant le besoin et qu'on n'est pas dépendant, comme par exemple lors d'une ap plication par pulvérisation, des conditions d'adhérence d'une matière sur une surface mouillée. La technique de pulvérisation nécessite l'utilisation de particules de taille donnée et dgalement d'une substance relativement sèche, alors quil est possible, suivant l'invention, de choisir une substance présentant une taille de particule quelconque et une teneur variable en eau. L'invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation représenté et décrit en détail, car diverses modifications peuvent y être apportées sans sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1- Procédé pour la fabrication de produits à base d'ar gile, au cours duquel on extrude un composé à l'état plastique par une matrice ou par une filière de mise en forme pour obtenir une plaque sur un transporteur, la plaque, en oirculant sur ledit transporteur, étant découpée en pièces de longueur appro priée, lesdites pièces étant ensuite transférées sur une étagère de séchage avant d'être cuite,caractérisé en ce qu'on applique une couche d'une substance particulaire sur toute la largeur de la face inférieure de ladite plaque, en aval de la matrice ou de la filière de mise en forme, et en ce qu'on dispose le transporteur en amont de l'organe de découpe, de telle sorte que la sub stance particulaire soit comprimée contre le composé plastique. 2- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on choisit la sciure de bois comne substance particulaire. 3- Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé des revendications 1 et 2, comportant une presse d'extrusion munie d'une matrice ou d'une filière de mise en forme, un transporteur pour recevoir la plaque de composé plastique issu de la filière, ut organe de découpe et d'autres moyens destinés à amener les pièces sur une étagère de séchage où chaque pièce repose sur au moins deux lattes disposées parallèlement à la direction longitu dinale du transporteur, caractérisé en ce qutil comporte des moyens pour appliquer la substance particulaire, ces moyens comprenant au moins une courroie sans fin présentant au moins la même largeur que celle de la plaque, cette courroie comprenant une première partie inclinée par rapport à l'horizontale et s'étendant vers un conteneur de la substance particulaire et at teignant le niveau du transporteur ainsi qu'une seconde partie horizontale aonstituant un des éléments du transporteur. 4- Dispositif suivant la revendication 3, caractérisé en ce qu'il comporte un organe de démoulage disposé de façon à coopérer avec la courroie sans fin et adapté pour déterminer l'épaisseur de la couche à appliquer. 5- Dispositif suivant l'une des revendications 3 et 4, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens pour appliquer la plaque contre la courroie sans fin.