L'invention a pour objet un mât télescopique autobloquant verrouillable. Ce type de mat peut être utilisé notamment pour des antennes directives ou omnidirectionnelles. Ces mâts extensibles peuvent être utilisés sur du matériel roulant et doivent pouvoir être montés ou démontés rapidement. Les systèmes de levage actuels sont de différents types et peuvent s'effectuer à main, par mâtereau, par levage vertical au moyen d'un treuil, par pompe pneumatique à main ou à moteur. Les tubes qui constituent le mât rentrent les uns dans les autres par assemblage télescopique. Afin d'assurer une bonne stabilité au mât, le jeu entre les différents tubes est faible. I1 s'ensuit que, par exemple, dans certaines conditions de température, lorsqu'il y a formation de gel, il n'est plus possible de manoeuvrer le mât, celui-ci est complètement bloqué. Des grains de sable peuvent également empêcher toute manoeuvre du mât télescopique. L'invention évite tous ces inconvénients. Le mât télescopique selon l'invention est autobloquant et verrouillable. A cet effet, le mât télescopique comporte au niveau de la jonction, entre deux tubes de diamètre différent, une bague de raccord, ladite bague de raccord entre les deux tubes loge un joint à diamètre variable. coopérant avec des moyens de guidage du tube intérieur. Le joint ou cône flottant est composé d'au moins deux secteurs tronconiques comportant des moyens faisant office de ressorts. Le tube intérieur comporte au moins deux lardons de guidage sur toute sa longueur sauf peu avant l'extrémité inférieure. Le joint comporte des moyens de passage pour les lardons du tube intérieur. Ces moyens de passage sont disposés au niveau des ressorts des secteurs tronconiques. Les ressorts tendent à maintenir l'ensemble du joint flottant vers le haut contre la partie supérieure de la bague. La partie supérieure du joint ou des secteurs est munie d'encoches pour qu'après avoir été dégagés, les lardons du tube intérieur viennent s'y loger et verrouiller ledit tube intérieur sur la bague de raccord du tube inférieur. L'extrémité inférieure du tube intérieur est munie d'une butée pour empêcher de sortir complètement un tube au moment du levage de son tube de logement. Les dessins ci-joints donnés à titre d'exemple indicatif et non limitatif permettront aisément de comprendre l'invention. Ils représentent un mode de réalisation préféré selon l'inven- tion. La figure 1 est une vue en coupe de deux tubes emboîtés l'un dans l'autre au niveau de la bague de raccord. La figure 2 est une vue en coupe au niveau de la bague de raccord lorsque le tube intérieur est complètement dégagé de son tube de logement et que le tube intérieur a subi un quart de tour pour que ses lardons de guidage viennent se loger dans les encoches de la partie supérieure des secteurs flottants. La figure 3 est une vue en coupe longitudinale selon I' axe A-A représenté sur la figure 1. La figure 4 est une vue en coupe longitudinale selon l'axe A-A représenté sur la figure 1, mais lorsque le tube intérieur est complètement dégagé de son tube de logement. La figure 5 est une vue en coupe longitudinale selon l'axe C-C représenté sur la figure 2. Comme on peut le voir sur la figure 4, il existe un jeu 1 entre les différentes pièces au niveau de la bague de raccord 2, ce qui permet toutes les manoeuvres du mât et ce, dans des conditions très dures, par exemple entre -50 C et +850 C. Le tube de logement 3 comporte à sa partie supérieure une bague de raccord 2. Cette bague de raccord 2 loge un joint formé d ' au moins deux secteurs tronconiques 4 et 5 flottants, dans un logement adéquat 6 formé par le corps de ladite bague 2. La partie supérieure 7 du joint ou des secteurs 4 et 5 porte au moins deux encoches 8 et 9 qui sont disposées suivant un quart de tour par rapport à l'axe passant par les glissières de passage 10 et 11 pour les lardons de guidage 12 et 13 du tube intérieur 14. Les secteurs tronconiques 4 et 5 sont maintenus par des ressorts R1 et R2 dans leur logement 6. Le déploiement du mât se fait ainsi, le tube 14 est levé jusqu'à ce que les lardons de guidage 12 et 13 aient quitté les 14 glissières de passage 10 et 11 ; puis le tube intérieur/ subit une rotation, par exemple, d'un quart de tour comme représenté dans les figures 2 et 5 et est légèrement descendu pour que les lardons de guidage 12 et 13 viennent se loger dans les encoches 8 et 9. Le tube 14 est ainsi verrouillé. Il y a lieu de noter que sans effectuer de quart de tour, le tube 14 est autobloquant. En effet, si, comme représenté dans la figure 4, le tube 14 est redescendu, les lardons 12 et 13 viennent s'appuyer sur le joint et par le propre poids du tube 14 assure le blocage puisque le jeu 1 entre les pièces disparaît comme dans la figure 4, mais sans verrouillage. L ' extrémité du tube intérieur 14 est munie d ' une butée d 'ar- rêt 15. REVENDICATIONS 1. Mât télescopique à levage vertical, caractérisé par le fait qu'il comporte au niveau de la jonction, entre deux tubes ladite ba bague ue différents, une bague de raccord (2), /loge un oint flottant à diamètre variable pour maintenir ou rattraper le jeu adéquat entre les pièces et en temps utile coopère avec des moyens de guidage du tube intérieur (14). 2. Mât télescopique à levage vertical, selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le joint ou cône flottant à diamètre variable est composé d'au moins deux secteurs (tronconiques) (4 et 5) et des moyens faisant office de ressort (R1 et R2) . 3. Mât télescopique à levage vertical, selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que le tube intérieur (14) comporte des lardons de guidage (12 et 13) sur toute sa longueur sauf peu avant son extrémité inférieure de manière à pouvoir permettre son dégagement du joint flottant. 4. Mât télescopique à levage vertical, selon l'une quelconque des revendications 1,2 ou 3, caractérisé par le fait que le joint flottant comporte des glissières de passage (10 et 11) pour les lardons de guidage (12 et 13) du tube intérieur (14). 5 Mat télescopique à levage vertical, selon l'une quelconque des revendications 1,2 3 ou 4, caractérisé par le fait que les secteurs (4 et 5) composant le joint flottant sont maintenus entre eux par des ressorts (R1 et R2) disposés au niveau des glissières de passage (10 et 11), lesdits ressorts tendent à maintenir l'ensemble du joint flottant vers le haut contre la partie supérieure (7) de la bague de raccord (2). 6. Mât télescopique à levage vertical, selon l'une quelconque des revendications 1,2,3,4 ou 5, caractérisé par le fait que les secteurs (4 et 5) comportent sur leur face supérieure, des encoches (8 et 9) pour loger les lardons de guidage (12 et 13) qui verrouillent le tube intérieur (14) lorsqu'il est sorti du tube (3) qui lui sert de logement. 7. Mat télescopique à levage vertical, selon l'une quelconque des revendications 1,2,3,4,5 ou 6, caractérisé par le fait que l'extrémité inférieure du tube intérieur est munie d'une butée d'arrêt (15).