La présente invention concerne un dispositif pour le passage pneumatique d'un fil jusqu'à la réception de celui-ci sous forme de bobine sut une machine de renvidage textile. Il est connu depuis fort longtemps, de renvider un fil textile sous forme de bobine. Schématiquement, une machine de ce type se compose d'une pluralité de positions de travail disposées côte à côte, chaque position comprenant essentiellement des moyens d'amenée du fil à renvider et un organe de réception sous forme de bobine. Dans les machines modernes, notamment dans les machines de texturation par fausse-torsion, l'organe de réception est placé sur le corps central de la machine en plusieurs étages superposés, un étage correspondant à chaque position. Dans la description qui suit, l'invention sera plus particulièrement décrite dans sa forme d'exécution adaptée aux machines de texturation par fausse-torsion, mais il est entendu quelle n'est pas limitée à cette forme de réalisation préférée et qu'elle peut s'adapter à toutes machines textiles de renvidage dans lesquelles l'organe de réception du fil sous forme de bobine est placé sur le corps meme de la machine, notamment en étages superposés, chaque étage correspondant à une position de traitement du fil. Dans certaines machines de texturation fausse-torsion, l'organe de réception, dit également organe de renvidage, est placé sous forme d'étages superposés sur le corps meme de la machine, c'està-dire sur le bats central. En pratique, chaque plan de réception comporte par face trois étages superposés, c'est-a-dire trois orga -nes de réception superposés les uns sur les autres, de manière à diminuer l'encombrement entre positions (distance également appelée parfois "pas"), donc la surface au sol de la machine.Comme on le sait, derrière les organes de réception, on trouve - le four de refixation, placé verticalement sur le corps méme de la machine ou à défaut un passage pour le fil depuis le deuxième délivreur, - un délivreur situé au bas et à la sortie du four de refixation servant à la fois à contrôler la relaxation du fil dans ce deuxième four et à commander positivement l'appel de ce fil avant la réception ; en pratique, ce moyen d'amenée du fil est d'un type en soi connu, par exemple à lanière, à galet presseur ou à cabestan. On comprend aisément que plus on a d'organes de réception superposés, plus la manipulation du fil par l'opérateur est délicate, voire impossible. En effet, le fil passant entre le deuxième four et l'organe de réception, est difficilement accessible, ce qui complique les opérations de lancement et de mise en place des bobines. I1 s'agit là d'une des raisons essentielles pour lesquelles on n'a pas développe industriellement les machines ayant quatre étages de réception et plus, superposés. Avec les machines existantes, lorsque l'opérateur désire effectuer une relance du fil, c'est-a-dire recharger une bobine après un arret voulu ou inopiné, il est indispensable de faire passer le fil devant l'organe de renvidage qui se compose essentiellement d'une manière connue - d'un étrier destiné à maintenir le tube support de réception, équipé ou non d'un système d'amortissement et de compensation pour assurer l'homogénéité de l'enroulement, - d'un cylindre moteur sur lequel s'appuie tangentiellement l'enroulement en cours de formation, - d'un dispositif de réduction de course selon le type de bobine envis-agé (enroulement), - de moyens pour former une réserve sur la bobine de fil, - éventuellement, de moyens pour assurer le chargement des bobines vides et le déchargement des bobines pleines, - d'un organe d'aspiration provisoire du fil, placé au voisinage de l'organe de réception, destiné à recueillir le fil pendant les opérations de chargement (cavage) et de déchargement (décavage) des bobines et à évacuer ce fil vers les déchets. Tous ces organes ou ces moyens sont bien connus et n'ont donc pas à etre décrits ici en détail. Lorsque l'opérateur désire amener le fil sur la position spé- rieure d'un étage de réception considéré, il est difficile pour lui de faire passer ce fil depuis le délivreur situé au bas du deuxième four jusqu'au voisinage de l'organe de réception concerné, du fait de la distance importante (de l'ordre du mètre et meme plus) séparant ces éléments et du fait que le fil passe derrière les organes de réception. Lorsqu'il s'agit en revanche pour l'opérateur d'amener le fil sur l'une des positions inférieures, il lui faut écarter à la main les fils des positions placées en dessus qui continuent à se renvider. Cette opération entrain un risque de casse et des à-coups de tension qui provoquent des irrégularités de bobinage, donc des irrégularités de tension, d'affinité tinctoriale ou autres sur le fil texturé et sur les étoffes réalisées à partir de ce fil. En outre, une telle astreinte est difficilement compatible avec un système de cavage-décavage, c'est-à-dire chargement-déchargement des bobines, automatique, à moins de faire appel à un dispositif annexe supplémentaire pour écarter justement les fils des positions voisines en travail. La présente invention pallie ces inconvénients. Elle se rapporte à un dispositif simple, économique, d'un emploi facile, permanent et résistant et ne nécessitant pratiquement pas d'intervention manuelle et pas d'entretien pour le lancement d'un fil textile sur une machine de bobinage formée d'une pluralité de positions de traitement, dans laquelle chaque position compor te essentiellement : - des moyens d'amenée du fil à bobiner, - un organe de réception du fil sous forme de bobine, placé sur le corps de la machine, - un organe d'aspiration provisoire du fil, placé au voisinage de 1 'organe de réception, et dans laquelle le fil est amené à l'organe de réception en passant entre le corps de la machine et l'organe de réception, les organes de réception de plusieurs positions différentes étant su superposés sur le cocus meme de la machine.Le dispositif de lancement perfectionné selon l'invention se caractérise en ce qu'il se compose essentiellement - urge formant buse placé entre le corps de la machine et l'organe de réception destiné à aspirer le fil à son entrée et à la propulser à sa sortie - d'un organe d'amenée d'un fluide sous pression audit ajutage; - d'un déflecteur ouvert, espacé de l'ajutage, destiné à renvoyer le courant de fluide issu de l'ajutage dans une direction toisine de la zone d'influence de l'organe d'aspiration provisoire Avantageusement, ce dispositif comporte également un guideprésentoir pour le fil, placé à proximité de l'orifice d'entrée de l'ajutage. On a obtenu de bons résultats en donnant b ce guideprésentoir une forme repliée en forme de V, dont chaque face présente une encoche pour le passage du fil, ledit V étaht ouvert en regard de l'orifice d'entrée de l'ajutage. En pratique, le fluide sous pression alimentant l'ajutage est de l'air comprimé et l'organe d'aspiration provisoire du fil est constitué par une tuyauterie, commune à plusieurs positions, percée d'orifices appropriés à chaque position, reliée à une source de vide commune. Du fait de l'aspiration provisoire ainsi exercée à chaque position, on comprend aisément que se crée autour de l'orifice concerné une zone d'influence de cet organe d'aspiration provisoire, dans laquelle tout ce qui se présente est aspiré par ledit organe. Si on le désire, l'ajutage peut être précédé ou prolongé par un tube dont l'axe longitudinal coincide sensiblement avec le trajet du fil. En pratique, ce tube est vertical et est en contact étroit avec l'ajutage.D'une manière connue, l'ajutage destiné à aspirer le fil à l'entrée et à la propulser à la sortie, a essentiellement la forme d'un venturi. Le déflecteur ouvert destiné à renvoyer le courant de fluide issu de l'ajutage, donc le fil transporté par ce fluide, dans une direction voisine de la zone d'influence de l'organe d'aspiration provisoire, peut etre réalisé avec des matières et des formes très variées, puisqu'il suffit-qu'il puisse modifier l'écoulement du fluide sous pression dans le sens indiqué. On a obtenu de bons résultats avec un déflecteur métallique ayant la forme d'une portion de tore. Si, on le désire, ce déflecteur peut être orientable par pivotement sur et autour d'un axe. La manière dont l'invention peut être réalisée et les avantages qui en découlent ressortiront mieux des exemples de réalisation qui suivent, donnés à titre indicatif mais non limitatif. La figure 1 montre en coupe un dispositif de lancement selon l'invention. Les figres 2 et 5 illustrent en vue perspective la manière dont l'invention est mise en oeuvre. La figure 6 représente un ajutage utilisable pour la mise en oeuvre de l'invention. La figure 7 montre en perspective un mode de réalisation du guideprésentoir placé à proximité de l'orifice d'entréede l'ajutage. La figure 8 représente une variante d'exécution de la figure 1 avec tube placé près de l'ajutage. La figure 9 illustre un autre mode de réalisation de l'invention Comme on le sait, . une machine textile de bobinagewnotamment de texturation par fausse-torsion1 se compose essentiellement d'une pluralité de positions de traitement disposées cote à cote, les organes de commande (délivreur,cylindre moteur, etc.) de ces positions étant communs à plusieurs positions. Comme déjà dit, dans ce type de machine concerné, les organes de réception de plusieurs positions voisines sont superposés dans le sens vertical et sont placés sur le corps ( bati. ) meme de la machine, le fil à réception ner par chaque position passant entre le corps de la machine et les organes de réception. Pour ne pas surcharger le dessin et en faciliter la lecture, donc la compréhension, on a représenté un seul trajet de fil, donc un seul organe de réception. I1 est facile d'imaginer que chaque position aura sensiblement le même trajet, étant entendu toutefois que l'organe de réception concerné sera situé plus ou moins haut par rapport aux organes de réception des positions voisines superposés à lui. De même, pour la commodité du dessin, on n'a pas repré senté en tant que tel, le corps (le bâti) de la machine, celui-ci étant essentiellement formé d'une manière connue et largement rd- pandue, de traverses, poutres, longerons, etc., sur lesquels sont accrochés les différents éléments. En se référant aux figures, notamment à la figure 1, une machine de texturation fausse-torsion double four équipée d'un dispositif de lancement selon l'invention, se compose essentiellement - d'un caisson 1 de refixation thermique commun à plusieurs positions de traitement de fil, constitué essentiellement d'un tube métallique chauffé 2, amovible ou non ; ce tube 2, droit ou courbe, est chauffé par un moyen approprié connu, tel que l'électricité ou un fluide caloporteur, et est régulé par des organes classiques connus non reprEsentés, - un débiteur Se fil 3 formé d'un arbre délivreur 4 par exemple en acier chromé, commun à plusieurs positions, entraîné en rotation de manière connue par un moteur non représenté placé à l'une de ses extrémités ; d'un galet presseur 5 maintenu en appui sur l'arbre délivreur moteur 4 revêtu par exemple de caoutchouc ou analogue ; si on le désire, ce débiteur peut être d'un autre type connu, tel que du type à cabestan ou à lanière, - un guide-présentoir 6, illustré en détail à la figure 7, formé essentiellement par une tole métallique pliée en forme de V, placé à proximité de l'orifice d'entrée de la portion suivante et destiné à faciliter l'entrée du fil 3 dans les organes qui suivent ; ce guide-présentoir 6 comporte essentiellement sur chacune de ses faces une encoche respectivement 7 et 8, pour le passage du fil 3, - un tube métallique9, par exemple en acier, sensiblement vertical, équipé à son entrée 10 et à sa sortie 11, d'un guide en céramique pour éviter l'éraillage du fil 3, - un ajutage 12, détaillé à la figure 6, relié par la tuyauterie 13 à une source de fluide (air comprimé) non représentée ; cet ajutage forme buse et aspire le fil 3 à son entrée 35, c'est-à-dire par le tube 9, et le propulse à sa sortie 14, - un déflecteur 15, éventuellement orientable, ayant essentiellement la forme d'une portion de tore (voir figures 2 à 5), en tle métallique (acier, inox) ou autre ; la forme de ce déflecteur 15 est déterminée de manière à capter l'écoulement du fluide portant le fil issu en 14 de l'ajutage 12 et à modifier cet écoulement pour le renvoyer vers la zone d'influence de l'organe d'aspiration (2627-28) dont on parlera ci-après, - une barre de renvoi 16, par exemple en acier chromé, - un organe huileur 17, tel qu'un arbre rotatif dans un bain d'ensimage à circulation permanente, au contact duquel passe le fil 3 à bobiner, - un organe de réception formé essentiellement de manière connue par un arbre moteur de réception 18, commun à plusieurs positions, entraîné en rotation de manière classique à l'une de ses extrêmités par un moteur non représenté ; sur cet arbre 18 est monté à chaque position (voir figures 2 à 5) un cylindre de réception 19 formé de maniere classique, par exemple par deux coquilles en bY;elite , . une barre 20 porte-fourche de réception ; . une fourche de réception pivotante formée de deux bras 21 et 22 portant à leurs extrêmités libres des flasques centreurs 23 du support 24 d'enroulement (bobine, tube, etc.) sur lequel se forme ledit enroulement 25 par entraînement par contact tangentiel du support 24 avec le cylindre 19 suivant une génératrice de ce dernier pour la commodité du dessin, on n'a pas représenté les équipements optionnels de commande de la course de la bobine ainsi que ceux de formation de la réserve ou de chargement-déchargement des bobines, équipements qui sont classiques, - un organe d'aspiration provisoire du fil, placé au voisinage de l'organe de réception, d'un type connu, tel que celui qui est commercialisé par la Demanderesse sur la marque DOFIL, constitué essentiellement par : une canalisation 26 sensiblement parallèle à la barre 20 commune à plusieurs positions, reliée par une de ses extrémités à une source de vide (turbine ou analogue) non représentée ; pour chaque position, un conduit 27 pexpendiculaire à la canalisation 26, dont l'orifice 28 peut être obstrué par un clapet maintenu par un ressort ; du fait de l'aspiration exercée en 28 et matérialisée à la figure 2 par des petites flèches, du moins quand le clapet d'obturation est ouvert, il se crée autour de cet orifice 28 une zone dans laquelle s'exerce cette aspiration, de sorte que tout ce qui passe dans cette zone est aspiré en 28 ; c'es notamment le cas du fil à mettre en position provisoire pendant les opérations de chargement-déchargement des bobines, - d'une manière également connue, sur la canalisation 26, on raccorde par une tuyauterie souple 29 un pistolet aspirant 30 (figures 2 à 5) destiné à permettre le passage du fil sur les diffe- rents organes de la machine. La machine comporte encore également des montants 31, formant le bâti (corps) sur lesquels sont placés des bras 32 et 33, destinés respectivement à maintenir l'ensemble tube 9 - ajutage 12 et le déflecteur 15 ; ce dernier peut pivoter autour d'un axe 34 et être ainsi orienté dans l'espace. Un manomètre 35 monté sur la tuyauterie 13 permet de lire la pression du fluide sous pression (air comprimé) issu de la source non représentée. La figure 8 illustre sommairement un autre mode de réalisation de l'invention dans lequel le tube de guidage sensiblement vertical 9 est placé non plus avant mais après l'ajutage 12. L'ajutage 12 se compose essentiellement (voir figure 6) - d'une entrée 35 en forme de cône pour permettre la jonction avec la sortie 11 du tube d'amenée 9 lorsque celui-ci est légèremen incliné, - d'un corps de buse 36, par exemple en acier, métal léger ou autre matière, percé d'un canal 37 pour le passage du fil dont la sortie présente un guide-fil cylindrique 38, par exemple en céramique, destiné à éviter l'éraillage du fil, et l'entrée 39 a la forme d'un venturi, - d'un fonds de buse 40, emboîté et éventuellement collé avec le corps 36, également en acier ou autre matière, raccordé par ailleurs avec le cône d'entrée 35, dont le centre a la forme d'un canal cylindrique 41 pour le passage du fil aligné avec le canal 37 ltextrêmité extérieure 42 de ce canal cylindrique 31 forme avec le venturi 39 un cône doseur 44 canalisant l'air comprimé issu de la tuyauterie 13 qui débouche dans la chambre 43. Ainsi, du fait de la forme du venturi 39 et de la paroi 42 ainsi que des canaux 37-41, le fluide sous pression (air comprimé) issu de 13, débouchant dans 43 et passant dans le cône doseur 44, exerce - une aspiration au niveau du cône d'entrée 35, - une éjection sous pression au niveau de l'orifice de sortie 14. De la sorte, le fil amené au voisinage de l'ajutage 12, alimenté en air comprimé, est aspiré par dépression en 35 et est propulsé par la pression en 14, dans une direction coïncidant sensiblement avec l'axe longitudinal du canal 37. En se référant à la figure 7, le guide-présentoir 6, placé à proximité de l'entrée de l'organe d'aspiration (c'est-à-dire 10 à la figure 1 et 35 à la figure 8) se compose essentiellement comme déjà dit, d'une tôle métallique ou non, pliée en forme de V, dont chaque face 45 et 46 présente deux encoches respectivement 7 et 8, pour le passage du fil 3. La face 45 est raccordée à une patte 47 percée d'une fenêtre 48 permettant de positionner dans l'espace ce guide-présentoir 6. En pratique, la découpe de l'encoche 7 est plus profonde que celle de l'encoche 8, de manière à ce que le fil 3 en position de marche ne touche pas le guide-présentoir 6. Par exemple, le fond 49 de l'encoche 7 est situé, par rapport au trajet normal du fil 3 en position de bobinage, de l'autre côté de l'ouverture de cette encoche 7.Ainsi, comme déjà dit, en cours de marche, c'est-d-dire en cours de bobinage, le fil 3 ne touche pas ce guideprésentoir 6. En revanche, l'encoche 8 sert essentiellement à déposer le fil 3 pendant l'opération de lancement. Le dispositif selon l'invention fonctionne de la manière suivante (voir notamment figures 2 à 5). Par suite d'une intervention, d'une casse ou d'un changement de bobine, le fil n'est plus bobiné. D'une manière connue, 1opérateur amène le fil 3 jusqu'à l'organe délivreur 4-5, notamment à l'aide d'un pistolet aspirant 30 (voir figure 2). I1 dépose ensuite le fil 3 sur le présentoir 6, plus précisément en le plaçant dans I'encode 8 (figure 7). Les autres organes de la machine sont dans les positions illustrées à la figure 2. La tuyauterie 13 ne reçoit pas de l'air comprimé, comme indiqué par la position au zéro de l'aiguille du manomètre 35. Par ail leurs, la fourche de réception 21-22 est en position verticale et l'organe d'aspiration provisoire (28-2?-26) est ouvert (zone d'influence flèche). Le fil étant maintenu par l'opérateur dans l'encoche 8 du présentoir 6 grâce au pistolet 30, ltopérateur (voir figure 3) ouvre l'arrivée en air comprimé dans la tuyauterie 13 (aiguille du manomètre décalée du zéro). Cet air comprimé est réglé par exemple à 0,5 bar. Ensuite (voir figure 4) l'opérateur soit casse le fil, soit le coupe à l'aide d'un ciseau 50 ou de tout autre organe coupant. Du fait de la dépression exercée en 10 par l'ajutage 12, le fil 3 est aspiré par le tube 9 (voir figure 5) puis par l'ajutage 12 et est propulsé vers la sortie 14 dans le sens indiqué par les flèches.Le courant d'air sous pression issu de l'ajutage entrain ainsi le fil, rencontre le déflecteur 15 qui du fait de sa forme amène cet écoulement d'air, donc le fil 3, au voisinage de la zone d'influence de îtorifice 28 de l'organe d'aspiration provisoire 27-26, dont la dépression est réglée par exemple à cent vingt (120) millimètres de mercure. Ainsi le fil 3 est amené tendu aux déchets et au voisinage immédiat de l'organe de réception. On peut alors effectuer, automatiquement ou non, les opérations classiques de mise en place du tube 24, d'appui de ce tube 24 sur le cylindre entraîneur 19, de formation de la réserve et de formation de l'enroulement. Le dispositif montré aux figures 2 à 5 comporte un manomètre 35 par position. On peut également avoir un seul manomètre pour touté la machine, c'est-d-dire l'ensemble de toutes les positions, avec un clapet manoeuvrable sur chaque position ou encore une prise d'air comprimé déplaçable (avec raccord rapide par exemple) que l'on branche à la demande sur chaque position. D'une manière connue, la machine comporte des éléments tradition nels d'alimentation de fil -(cantres), des organes d'amenée de fil.1 de organes de traitement (par exemple, broches de texturation), des organes de commande, moteurs, etc. La figure 9 illustre un autre mode de réalisation de l'invention Ici, l'organe d'aspiration provisoire 26-27 est placé immédiatement derrière le cylindre de réception 19 et juste à côté de la fourche (20-21-22). Le déflecteur 15. est orienté de manière appropriée, par pivotement sur son axe 34, de manière à projeter le fil au voisinage de la zone d'influence de l'organe d'aspiration (27-28).Dans cette forme de réalisation, le fil peut alors être saisi directement par le centreur 23 de tube, ce qui permet de fermer la première réserve Le dispositif selon l'invention présente de nomhreux avantages par rapport aux dispositions utilisées à ce jour, tels que notammen - possibilité d'avoir un système automatisé, nécessitant donc peu dlinte: nvions manuelles et même aucune intervention au niveau du fonctionnement du dispositif de relance, - compatibilité avec un système automatique et a fortiori semi automatique pour le chargement et le déchargement des bobines, - facilité à construire, - simplicité et économie en cours de fonctionnement, n'entraI- nant pratiquement pas de consommation d'énergie, - possibilité de conserver les avantages inhérents à ce système de réception sur corps central, sans avoir à écarter les fils des bobines supérieures pendant une opération de relance, donc d'éviter les inconvénients cités dans le préambule, grandes facilités et rapidité de mise en oeuvre. Tous ces avantages permettent d'utiliser cette disposition avec succès sur toutes les machines de bobinage textile dans lesque les on réceptionne le fil sur le corps central même de la machine et notamment sur les métiers de texturation fausse-torsion. Ainsi on peut réaliser des machines présentant sur la même verticale quatre et plus positions de réception superposées. REVENDICATIONS 1/ Dispositif pour le lancement d'un fil textile sur une machine de bobinage formée d'une pluralité de positions de trai teint dans laquelle chaque position comporte essentiellement - des moyens 4-5 d'amenée du fil 3 à bobiner, - un organe de réception 18-20-21 du fil 3 sous forme de bobine 25 placé sur le corps de la machine, - un organe d'aspiration 26-27-28 provisoire du fil 3, placé au voisinage de l'organe de réception, et dans laquelle le fil 3 est amené à l'organe de réception en passantbntre le corps de la machine et l'organe de réception, les organes de réception de plusieurs positions différentes étant superposés sur le corps même de la machine, caractérisé en ce qu'il comporte en outre pour chaque position - un ajutage 12 formant buse, placé entre le corps de la machine et l'organe de réception, destiné à aspirer le fil à son entrée 35 et à le propulser à sa sortie 14, - un organe d'amenée 13 d'un fluide sous pression audit ajutage 12, - un déflecteur 15 ouvert, espacé de l'ajutage 12, destiné à renvoyer le courant de fluide issu de l'ajutage 12 dans une direction voisine de la zone d'influence de l'organe d'aspiration provisoire 28. - lm ttlhe 9 9 prolongeant l'ajutage 12 et dont l'axe cotnci- de avec le trajet du fil. 2/ Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte également un guide-présentoir 6, placé à proximité de l'orifice d'entrée 10 de l'ajutage 12. 3/ Dispositif sélon la revendication 2, caractérisé en ce que le guide-présentoir 6 à une forme de V, dont chaque face prE- sente une encoche 7-8 pour le passage du fil 3, ledit V étant ouvert sur l'orifice d'entrée 10 de l'ajutage 12, la découpe de l'encoche 7 étant avantageusement plus profonde que celle de l'encoche 8 taillée sur l'autre face du V. 4/ Dispositif selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'ajutage 12 est précédé d'un tube 9 dont l'axe longitudinal coïncide sensiblement avec le trajet du fil 3 et dont l'entrée 10 est située au voisinage du guisse--pr8sentoir 6. 5/ Dispositif selon l'une des revendications 1 à 3, carac taris8 en ce que l'ajutage 12 est prolongé d'un tube 9 dont l'axe longitudinal coïncide avec le trajet du fil 3 et dont l'entrée est située au niveau de l'orifice de sortie 14 de l'ajutage 12. 6/ Dispositif selon l'une des revendications 4 et 5, caractérisé en ce que le tube 9 est sensiblement vertical et est en contact étroit avec l'ajutage 12. 7/ Dispositif selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que l'ajutage 12 a essentiellement la forme d'un venturi 39-42-44. 8/ Dispositif selon l'une des revendications 1 à 7, carac terse en ce que le déflecteur 15 est orientable et a sensiblement la forme d'une portion de tore. 9/ Dispositif selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que l'organe d'aspiration provisoire situé au voisinage de l'organe de réception, derrière ou à cté de la fourche de réception 20,21, est constitué essentiellement d'une canalisation 26 commune à plusieurs positions reliée à une source de vide sur laquelle estbranché un tube 27 dont l'orifice 28 peut être obstrué. 10/ Machine textile telle que machine de texturation par fausse torsion équipée d'un dispositif selon l'un des revendications 1 à 9.