La présente invention concerne un composé biologique de traitement destiné pour les patients atteints de la kératite amibienne qui se base sur une solution virale contenant un virus non pathogène humain nommé Keratovirus appartenant au groupe Tunisvirus de la famille Marseilleviridae . Il s’agit du premier produit biologique destiné pour le traitement de la kératite amibienne basé sur une composition virale. Il s’agit donc du premier amibicide biologique efficace contre les deux formes d’amibes à savoir la forme “trophozoîte” active et la forme “kyste” dormant. Cette invention concerne l’utilisation biotechnologique des virus pour traiter et lutter contre les infections amibiennes et pour toute autre utilisation environnementale, technologique et industrielle. Listes des Figures PROCEDE BIOTECHNOLOGIQUE POUR TRAITEMENT BIOLOGIQUE DE LA KERATITE AMIBIENNE PAR SOLUTION VIRALE La présente invention concerne une solution virale et son procédé pour le traitement de la kératite amibienne. CONTEXTE DE L’INVENTION: Le premier cas de kératite à Acanthamoeba a été rapporté dans la littérature scientifique en 1974 [Naginton J, Watson PG, Playfair TJ, et al. Amoebic infection of the eye. Lancet;2(7896):1537–40]. La kératite à Acanthamoeba est encore considérée généralement comme un type de maladie rare comparativement à la kératite bactérienne et fongique. Bien que cette maladie présente une distribution géographique différente par pays et même par région. Il faut signaler, que le niveau de cognition clinique et de diagnostic de laboratoire de cette maladie a été progressivement amélioré à partir des années 1980. On pense qu’il y’a une relation de cause à effet entre l’augmentation de la population des porteurs de lentilles cornéennes et le nombre des cas diagnostiqués de kératite à Acanthamoeba . Il est remarquable que l'incidence de La kératite à Acanthamoeba diffère entre les pays ou les différentes régions du même pays. Ceci s’explique par plusieurs facteurs de risque, comme le port de lentilles cornéennes, le changement du climat, l’état sanitaire de l'eau du robinet, la répartition et la virulence des souches d' Acanthamoeba , etc [Ibrahim YW, Boase DL, Cree IA. Factors affecting the epidemiology of Acanthamoeba keratitis .Ophtalmic Epidemiol. 2007; 14(2): 53–60]. Dans le cas de kératite amibienne le pathogène est incapable de survivre indépendamment de leur hôte. En effet, les amibes libres représentent un groupe de protozoaires capables de survivre et se reproduire avec leur propre système biologique de métabolisme au lieu de vivre dans une hôte. Malgré leurs omniprésences dans les différent milieux allant du milieu occupé par l’être humain, les animaux et les végétaux jusqu’aux milieux extrêmes hyper salins, hyperthermiques et hyperbares. Les amibes libres sont donc largement répandues dans divers environnements naturels. Mais également dans des environnements artificiels. Les amibes libres ont été isolées de divers sources d'eau naturelles (comme les lacs, les rivières, les mers, etc.), le sol, la poussière, la saleté, la décomposition des plantes et les particules en suspension dans l'air. Les amibes libres ont également été isolées des corps d'insectes, de poissons, d'amphibiens, de reptiles et d'autres animaux vivants ou morts. En plus des environnements naturels, les amibes libres ont été isolées à partir de bouteilles d'eau distillée, de piscines, de tuyaux d'égout, d'eau du robinet, unités de climatisation, et ainsi de suite. La majorité des espèces d'amibes libres vivantes dans l'environnement ne provoque pas d’infections humaines. Cependant dans certains cas quelques espèces peuvent survivre et se reproduire chez les insectes, les animaux et les êtres humains dans différentes conditions. A cause de ce pouvoir pathogène ils sont appelés parasites facultatifs ou amibe libre pathogène ou pathogène opportuniste. C à dire capable de causer certaines maladies chez les animaux et les humains [Naginton J, Watson PG, Playfair TJ, et al. Amoebic infection of the eye. Lancet. 1974;2(7896):1537–40]. Les amibes représentent des protozoaires unicellulaires avec une simple structure biologique. Selon la taxonomie ils appartiennent au phylum de Protozoan, classe Lobosa, et ordre d’Amoebida. Les amibes liées aux maladies humaines peuvent etre diviser en deux groupe, les amibes parasites et les amibes libres. Plus particulièrement les amibes sont trouvés même dans les cliniques dentaires, les hôpitaux, les unités de dialyse et des lentilles cornéennes [Ibrahim YW, Boase DL, Cree IA. Factors affecting the epidemiology of Acanthamoeba keratitis . Ophthalmic Epidemiol. 2007;14(2):53–60, Poggio EC, Glynn RJ, Schein OD, et al. The incidence of ulcerative keratitis among users of daily-wear and extended-wear soft contact lenses. N Engl J Med. 1989;321(12):779–83]. Cette large distribution d'amibes libres a suggéré que les gens rencontrent souvent ces organismes dans leurs vies de routine sans être infecté par ses microorganismes. Cependant, certains amibes libres sont pathogènes et sont liée à des infections oculaires on parle généralement de kératites amibiennes qui comprend principalement Acanthamoeba spp de la famille Acanthamoebida et Naegleria spp , De la famille Dimastiamoebidiae . Cependant il parait que Acanthamoeba spp , (surtout Acanthamoeba keratitis ) est le pathogène le plus commun pour les infections oculaires et très peu de cas d'infections cornéennes sont causés par Naegleria spp qui ont étaient rapporté dans la littérature [Seal DV. Acanthamoeba keratitis update-incidence, molecular epidemiology and new drugs for treatment. Eye. 2003;17(8):893–905]. Solution virale pour son utilisation dans le traitement d’une infection à l’amibe Acanthamoeba , caractérisée en ce que la solution comprend un virus géant non pathogène humain du groupe Tunisvirus de la famille Marseilleviridae. Solution virale selon la revendication précédente caractérisée en ce que l’infection est une kératite Amibienne à Acanthamoeba, plus préférentiellement à Acanthamoeba mauritaniensis et Acanthamoeba pearcei Acanthamoeba castellanii (ATCC® 30868™), Acanthamoeba griffini (ATCC®50702™). Solution virale selon l’une des revendications précédentes, caractérisée en ce que la solution soit sous une forme adaptée pour une application oculaire. Solution virale selon l’une des revendications précédentes, caractérisée en ce qu’elle présente une concentration de 10 5 à 5 10 5 particules virales de Keratovirus par millilitre de solution. Solution virale selon l’une des revendications précédentes, caractérisée en ce que les amibes sont des amibes libres. Solution virale selon l’une des revendications précédentes, caractérisée en ce que les amibes sont sous forme « trophozoîte » ou sous forme de « kyste ».