L'invention est relative aux serres-tunnel ayant une ossature constituée principalement d'arceaux revêtus d'un film plastique. an connaît déjà plusieurs types de serres-tunnel dormées principalement d'arceaux réunis par des profilés formant longerons, ces longerons et arceaux étant revêtus d'un film plastique constituant le tunnel proprement dit. L'implantation des tunnels trouve de plus en plus l'adhésion de nombreux maraîchers en raison d'un investissement moins coûteux que la serre verre traditionnelle ou que l'abri plastique assez voisin par sa structure de la serre verre. L'exploitation des serres-tunnel a révélé un certain nombre de problèmes et, parmi les plus délicats à résoudre de manière satisfaisante, ceux de la ventilation. Jusqu'à présent, la respiration des serres-tunnel a été obtenue par différents types d'ouvertures ménagées dans le film plastique, et alignées le plus souvent sur deux génératrices situées à mi-chemin entre le faite du tunnel et sa base au sol. Les plus simples de ces ouvertures sont formées de place en place par des fentes, parallèles aux arceaux et que l'on ouvre plus ou moips en fonction du degré de ventilation désiré. Ce système de ventilation rudimentaire est très peu pratique étant donné que l'exploitant doit effectuer manuellement autant d'opérations d'ouverture ou de fermeture qu'il y a d'ouvertures dans une même serre. Ce travail est particulièrement fastidieux, étant donné qu'une serre-tunnel peut atteindre normalement 80 mètres de longueur avec une moyenne de 40 ouvertures pour les deux côtés de la serre. I1 n'est pas rare de trouver en France des exploitations ayant une moyenne de 5 hectares de serres-tunnel. On voit immédiatement le problème posé par le dosage de la ventilation en- fonction des conditions atmosphériques qui peuvent fluctuer de façon important dans une période de temps courte no tamment-entre l'activité atmosphérique diurne et nocturne. Outre la très grande inertie de réglage du genre d'ouvertures dont il vient autre question, on a noté également des phénomènes de condensation en sommet de voûte donnant lieu à la formation de gouttelettes lenticulaires qui, traversées par les rayons solaires ont-un effet de loupe, ce qui conduit à la déshydratation et àla perte d'un certain nombre de plants pouseant dans de telles serres. On a réalisé également pour de telles serres-tunnel des baies d'aération ouvrant b la manière de fenêtres ou vasistas. Le réglage d'ouverture se fait à l'aide de crémaillèresoiica1ies.Qitre1e de revient de telles ouvertures, (chassies dormant, chassies ouvrant, charnières, visserie, crémone), elles se sont avérées, comme les premières décrites, insuffisantes pour assurer une ventilation correcte du milieu de culture. La présente invention a en conséquence pour but de remédier aux inconvénients des serressunnel connues en fournissant une serre perfectionnée dont les parties ouvrantes, servant a' la ventilation, s'ouvrent ou se ferment à partir d'un point de commande unique actionné par un seul servant. Un autre but de l'invention est de fournir une serre-tunnel perfectionnée ayant un ouvrant pouvant s'étendre de façon continue sur toute la longueur de la serre. Un autre but encore, est de fournir une serre du genre en question dans laquelle sont supprimés les phénomènes de condensation au faîtage. L'invention concerne à cet effet une serre-tunnel comprenant une ossature formée d'arceaux tubulaires dressés verticalement et réunis par des longerons, les arceaux et les longerons constituant un treillis propre à recevoir un vêtement tel qu'un film de matière plastique laissant passer chaleur et lumière, serre caractérisée en ce que le revêtement plastique constitutif des murs latéraux statiques s'étend sur une hauteur limitée du voisinage du sol en direction du sommet des arceaux de manière à laisser libre de revêtement un secteur s'étendant de part et d'autre de l'axe longitudinal qui passe par le sommet des arceaux et en ce qu'elle comprend une structure de faîtage mobile, également revêtue d'un film de matière plastique, ladite structure étant formée de deux volets pivotant s'étendant sur toute la longueur de la serre, ces volets étant articulés autour de l'axe longitudinal qui passe par le sommet des arceaux, de manière à pouvoir occuper notamment deux positions, l'une de fermeture en venant à recouvrement sur les susdits arceaux, l'autre d'ouverture, laissant un espace libre entre le bord longitudinal libre des susdits volets et le sommet de chaque mur latéral de la serre, ledit espace s'étendant sans interruption sur toute la longueur de ladite serre, ce, gr8ce à quoi on peut obtenir un passage de ventilation réglable instantanément pouvant atteindre au moins 25% de la surface couverte. Suivant un mode de réalisation de l'invention, les panneaux de fartage sont articulés autour d'axes pivots, ces axes étant constitués par des douilles soudées au sommet des arceaux tubulaires, en plan horizontal, perpendiculairement auxdits arceaux et dépassant de part et d'autre de l'épaisseur de chaque arceau, de manière telle que les bridés de montage d'un même longeron de panneau pivotant viennent s'engager par simple eiboitement autour des extrémités correspondantes des douilles. Grâce à cette disposition on supprime les huisseries boulonnées, antérieurement connues, qui étaient appliquées à une pluralité de baies ouvrantes. Suivant une autre disposition de l'invention, les longerons d'un même volet pivotant sont réunis par des traverses en forme d'arc boutant, réglables en longueur au moins, l'une des extrémités desdites traverses étant montée coulissante dans une chape portée par l'un des susdits longerons, un moyen d'arrêt étant prévu entre l'une desdites extrémités des traverses et ladite chape pour immobiliser les traverses à la longueur désirée. De ce fait, il devient particulièrement aisé de régler la tension du revêtement plastique des volets pivotants. Suivant une caractéristique de l'invention, l'angle d'ouverture des panneaux de fat- tage est limité par des bras de commande d'ouverture et de fermeture, ces bras se présentant sous la forme générale d'une épingle, dont les branches enjambent à chaque fois un arceau au droit des longerons constituant les bords libres des volets pivotants, les extrémités des branches des susdites épingles étant fixées auxdits longerons. En combinaison avec la susdite caractéristique, les épingles de commande d'un même volet pivotant sont actionnées simultanément soit en mouvement ascendant, soit en mouvement descendant par l'intermédiaire d'un câble continu, à deux brins, l'un moteur passant au niveau des épingles, au dessus des arceaux, l'autre passant en dessous des arceaux, chaque épingle étant reliée au brin moteur par un premier câble auxiliaire fixé d'une part audit brin moteur et, d'autre part, à une attache ména- gée dans le pont de Jonction des branches des épingles, de çsnissre telle que ce cible auxiliaire prenne appui sur une portion de la circonférence supérieure des arceaux, un second câble auxi@aire étant également fixé au brin moteur, à l'opposé du point de fixation du premier câble auxiliaire, une extrémité dudit second câble auxiliaire étant fixée au longeron qui constitue le bord libre des volets, dans un ewaoe situé entre les points de fixation des branches des épingles sur ledit lob gon, se second cible auxiliaire étant disposé de manière à prendre appui sur une portion de la circonférence inférieure des arceaux. D'antres caractéristiques et avantages apparaîtront à la lecture de la deecription détaillée qui va suivre, d'un iode d'exécution de l'invention, en référence aux dessins annexés, donnés à titre d'exemple, et dans lesquels - la figure 1, est une vue extérieure en perspective montrant la structure générale de la serre-tunnel selon l'invention, - la figure 2 est Ire vue intérieure, en perspective, à plus grande échelle montrant le détail de la structure du faîtage ouvrant de la serre, - la figure 3, est une vue intérieure partielle, en perspective, montrant le détail des moyens de - d'ouverture et de fermeture de la structure de faitage, - la figure 4 est une vue schémotiquo de la chatne cinématique de commande d'ouverture ou de fermeture de la structure de fartage. Suivant linvention, et conformément b la figure 1, la serre tunnel se compose d'une série d'arceaux tubulaires 10 dressés verticalement et réunis notamment par des longerons 11 de manière b former un treillis porteur propre b recevoir un revêtement tel qu'un film de matière plastique laissant passer chaleur et lumière. Suivant une première disposition de l'invention,le revêtement plastique constitutif des murs latéraux Statiques ?étend sur une hauteur h limitée entre la base des arceaux et leur sommet, de manière à laisser libre de revêtement un secteur s s'étendant dé part et d'autre de l'axe longitudinal qui passe par le sommet des arceaux. En combinaison avec cette première disposition, la serre comprend une structure de fattage mobile désignée par la référence générale 13. Cette structure est également revêtue d'un film plastique. La structure de fattage est formée de deux volets pivotants respectivement 14a, 14 b s'étendant sur toute la longueur de la serre. Les volets 14a, 14b sont articulés autour de l'axe longitudinal qui passe par le sommet des arceaux 10. De cette manière, les volets peuvent occuper soit une position de fermeture, envenant recouvrement sur les arceaux, soit une position d'ouverture laissant un espace libre E entre le bord longitudinal libre 14c des volets et le sommet 12a de chaque mur latéral 12 de la serre. On remarque que l'espace E s'étend sans interruption sur toute la longueur de la serre. En figure 2. on a montré le détail de la structure du fattage. Les panneaux 14a, 14b sont articulés autour d'axes pivots 15 constitués par des douilles soudées aux sommets des arceaux 10. Les douilles sont disposées en plan horizontal, perpendiculaires aux arceaux et dépassant de port et d'autre de l'epaisseur de chaque arceau pour former un support pour des brides de montage 16 appartenant à chacun des volets pivotants. Les brides 16 soudées sur un même longeron 170 et 17b s'engagent par simple embottement autour des extrémités correspondantes des douilles 15 ce qui rend le montage des volets extrêmement rapide et économique. Suivant vn mode d'exécution préféré, les longerons d'on même volet pivotant sont réunis par des traverses 18 en forme d'arc boutant. Ces traverses sont réglables en longueur et, b cet effet, elles ont une extrémité 18a montée coulissante dans une chape 19 portée par les longerons 17a ou 17b. Un moyen d'arrêt, tel qu'une goupille 20 est prévus pour passer au tra xers de l'un quelconque des orifices 21 ménagés dans ladite extrémité de la traverse, ce qui permet d'immobiliser la traverse 18 par rapport à la chape 19 et d'obtenir une possibilité de réglage de la tension du film de revêtement. Les traverses 18 sont de préférence des éléments tubulaires ayant une courbure identique à la courbure des arceaux 10. L'extrérité 18b de chaque traverse est fixée au longeron 14c qui forme le bord longitudinal libre s volets 14a 14b. Cette fixation se fait par l'intermédiaire d'un goujon 22 soudé sur la face intérieure du longeron 14c de sorte que, l'extrémité 18b-dela traverse 18 s'emboîte sur le goujon 22. Ce montage simplifié évite l'usage de boulons de fixation. Suivant une autre disposition de l'invention montrée aux figures 2, 3 et 4, l'angle d'ouverture des panneaux de fartage 14a, 14b est limité par des bras 23 de commande d'ouverture et de fermeture. Les bras 23 sont en forme générale d'épingles et leurs brqnches 23a, 23b enjambent à chaque fois un arceau 10 au droit des longerons 14c qui constituent les bords libres des volets pivotants. Les extrémités des bronches 23a, 23b des épingles sont fixées aux longerons 14c par l'intermédiaire de chapes 24 préférablement soudées auxdits longerons. En combinaison avec cette disposition, les épingles 23 d'un même volet pivotant sont actionnées simultanément soit en mouvement ascendant, soit en mouvement descendant pour assurer l'ouverture ou la fermeture du sus- dit volet. Les mouvements ascendants ou descendants sont transmis par l'intermédiaire d'un câble continu à deux brins. Ce cible comprend un brin moteur 25a passant au niveau des épingles 23, au-dessus des arceaux 10, cha que épingle étant reliée à ce brin moteur par un premier cable auxiliaire 26a fixé d'une part, audit brin moteur par l'intermédiaire d'un serre-côble 27 et, d'autre part, à une attache 28 ménagée dans le pont de jonsstion 23c des épingles 23.Le côble auxiliaire 26a coopérant à la commande du mouvement ascendant des épingles a pour point d'appui une portion de la circonférence supérieure des arceaux 10. Un second câble auxiliaire 26b est également fixé d'une part, au brin moteur 25a par un serre-cAble 29 b l'opposé du point de-fixation du premier câble auxiliaire et, d'autre part, au longeron 14c qui constitue le bord libre des volets 14a, 14b. La fixation du cible auxiliaire, coopérant à la commande de mouvement descendant, est située sur une attache 30 entre les points fixation des branches 23a, 23b des épingles sur le longeron 14c. Le second côble auxiliaire 26b a pour point d'appui une portion de la circonférence inférieure des arceaux 10. On atrouvé avantageux de faire porter les câbles auxiliaires directement sur les arceaux 10, mais il va de soi que les arceaux pourraient être éventuellement équipés d'une poulie à deux gorges apte à recevoir les câbles 26a, 26b. Le cable de commande principal comprend un brin retour 25b et l'agencement complet de ce cible principal est montré en détail figure 4. Dans ce mode d'exécution, les deux brins 25a, 25b du câble principal sont reliés aux channes motrices 31a, 31b d'un palan manuel 32. Ce palan peut bien entendu être mécanisé ou encore être un treuil électrique. On conçoit que, grâce à cette disposition, on peut agir simultanément sur toutes les épingles de commande d'un même volet, de sorte -quil est possi ble a à partir d'un seul poste de commande, de commander l'ouverture, la fermeture, le réglage d'ouverture d'un volet qui peut s'étendre avantageusement, sur toute la longueur de la serre. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à l'exemple d'exécution ci-dessus décrit et représenté pour lequel on pourra prévoir d'autres variantes sans pour cela sortir du cadre des revendications annexées. REVENDICATIONS 1. Serre-tunuel comprenant une ossature formée d'arceaux tubulaires dressés verticalement et réunis par des longerons, les arceaux et les longerons constituant un treillis propre à recevoir un revêtement tel qu'un fi de matière plastique laissant passer chaleur et luiièret serre caractérisée en ce que le revêtement plastique constitutif des Hmrs latéraux statiques s'étend sur une hauteur limitée du voisinage dn sol en direction du sommet des arceaux de manière à laisse libre de revêtement un secteur s' étendant de part et d'autre de l'ase longitudinal qui passe par le sommet des arceaux et en ce quelle comprend une structure de faîtage mobile, également revêtue d'un film de matière plastique, ladite structure étant formée de-deux volets pivotants s' étendant sur toute la longueur de la serre, ces volets étant articulés autour de l'aie longitudinal qui passe par le sommet des arceaux, de manière à pouvoir occuper notamment deux positions, l'une de fermeture, en venant à recouvrement sur les susdi-ts arceaux, l'autre d'ouverture, laissant un espace libre, entre le bord longitudinal libre des susdits volets et le sommet de chaque mur latéral de la serre, ledit espace s'étendant sans interruption sur toute la longueur de ladite serre, l'angle d'ouver- ture des panneaux de faîtage étant limité par des bras de commande d1 ouverture et de fermeture, les bras de commande d'un méme volet étant actionnés simultanément par un moyen de commande manuel ou mécanisé, disposé à l'une quelconque des extrémités de la serre. 2. Serre-tunnel selon la revendication 1, caractérisée en ce que les panneaux de fartage sont articulés autour d'axes pivots, ces axes étant constitués par des douilles soudées su sommet des arceaux tubulaires, en plan horizontal, perpendiculairement auxdits arceaux et dépassant de part et d'autre de l'épaisseur de chaque arceau, de manière telle que les brides de montage d'un même longeron de panneau pivotant viennent s'engager par simple embottement autour des extrémités correspondantes des douilles. 3. Serre-tunnel selon les revendications 1 et 2, caractérisée en ce que les longerons d'un me volet pivotant sont réunis par des traverses en forme d'arc boutant, réglables en longueur, au moins l'une des extrémités desdites traverses étant montée cou lissante dans une chape portée par l'un des susdits longerons, un moyen d'arrêt étant prévu entre l'une desdites extrémités des traverses et ladite chape pour immo- biliser les traverses à la longueur désirée. 4. Serre-tunnel selon l'une quelconque des revendications 1 6 3, caractérisée en ce que les traverses en forme d'arc boutant sont des éléments tubulaires, l'unedes extrémités des susdits éléments tubulaires étant fixée au longeron qui forme le bord longitudinal libre desdits volets, à l'aide d'un goujon soudé sur la face intérieure dudit longeron, ladite extrémité des éléments tubulaires s'emboitant sur le susdit goujon. 5. Serre-tunnel selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que les bras de commande se présentent sous la forme générale d'une épingle dont les branches emjambent à chaque fois un arceau au droit des longerons constituant les bords libres des volets pivotants, les extrémités des branches des susdites épingles étant fixées auxdits longerons, 6.Serre-tunnel selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que les épingles de commande d'un mSme volet pivotant sont actionnées sisoltanément soit en mouvement ascendant, soit en mouvement descendant par l'intermédiaire dun câble continu, à deux brins, l'un moteur passant au niveau des épingles, au-dessus des arceaux, l'autre passant en-dessous des arceaux, chaque épingle étant reliée au brin moteur par un premier câble auxiliaire fixé d'une part, audit brin moteur, et d'autre part, à une attache ménagée dans le port de fonction des branches des épingles de manière telle que ce câble auxiliaire prenne appui sur une portion de la circonfé- rence supérieure des arceaux, un second câble auxiliaire étant également fixé au brin moteur, à l'opposé du point de fixation du premier câble auxiliaire, une extrémité dudit second cible auxiliaire étant fixée au longeron qui constitue le bord litre des volets, dans un espace situé entre les points de fixation des branches des épin- gles sur ledit longeron, ce second cible auxiliaire étant disposé de manière à prendre appui sur une portion de la circonférence inférieure des arceaux. 7. Serre-tunnel selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que la commande d'ouverture ou de fermeture de chaque volet pivotant est obtenue par un palan manuel ou mécanisé agissant sur cAble à deux brins relie, par les elles auxiliaires aux épingles et aux longerons des susdits volets.