L'invention concerne un avertisseur de flamme cospor- tant un premier circuit aui, par des moyens photoélectriques et un filtre passe-bande, reçoit l'émission d'une flamme au moins dans la gamme de longueurs d'onde de l'anhydride car- bonique ainsi que le vacillement de la flamme et engendre des signaux utiles pour un dispositif d'alarme. - Il est généralement connu que la plupart des matiè- res combustibles comme le bois, l'essence, l'huile, les hy- drocarbures et les hydrates de carbone, bref, les matières organiques, émettent fortement lors de leur combustion dans les gammes de longueurs d'onde voisines de À = 2,7 pm et en particulier de À = 4,4 pm. L'émission du rayonnement se fait dans des spectres de lignes et des spectres de bandes et la gamme de longueurs d'onde de 2,7 pm est caractéristique de l'eau et de CO2 tandis que celle de 4,3 pm est caractéristi- que de CO2. Dans "Report of Fire Research Institute of Japan", n' 30, décembre 1969, dans l'article "Feuerdetektion unter Benutzung von Infrarot-Resonanz-Strahlung", pages 55 à 60, la figure 6 montre le schéma d'un avertisseur sensi- ble au rayonnement de. la flamme et à la température. Cet avertisseur est conçu pour la gamme infrarouge. Toutefois, il n'est pas à l'abri de fausses alertes: en présence de rayonnements parasites de la gamme infrarouge, par exemple de corps chauffants ou de fours dont les rayons caloriques sont interrompus à un certain rythme par un ventilateur ou organe similaire, l'avertisseur peut causer une alerte de façon indésirable alors qu'il n'y a pas de flamme. Dans le brevet français n0 2 151 148, pour le dé- clenchement de l'alerte en cas d'incendie, on interprète deux gammes ou bandes de longueurs d'onde. La sélectivité est obtenue grâce à deux filtres optiques à bande étroite qui laissent passer seulement les deux gammes de longueurs d'onde À = 2,7 et À = 4,3. Les tensions photoélectriques engendrées par ces deux gammes de longueurs d'onde sont in- terprétées pour le déclenchement de l'alerte à l'incendie. L'avertisseur a tendance, comme des expériences l'ont mon- tré, à donner de fausses alertes lorsqu'il existe des sources 2 470 4 1 8 de rayonnement parasite ayant une température de couleur appropriée de sorte qu'on n'a pas pu, avec cet avertisseur, diminuer efficacement la fréquence des fausses alertes. L'invention a pour but de diminuer considérablement la fréquence des fausses alertes et de fournir un avertis- seur de flamme qui, malgré l'apparition de sources de per- turbations, reconnaisse nettement toute flamme en tant que telle et engendre l'alerte. L'invention a encore pour but d'interpréter, pour le déclenchement de l'alerte, des émissions d'une gamme de longueur d'ondes d'environ 4,4 pm. Le verre à vitres normal et le verre à lampes ne laissent pas passer l'émission dans cette gamme. Il est ainsi assuré que le rayonnement solaire ainsi que la lumière électrique normale, dans les locaux o est installé l'avertisseur, n'aient aucune influence sur le déclenchement de l'alerte. L'avertisseur de flamme selon l'invention peut même être installé en plein air, donc hors des locaux car, comme on le sait, le spectre d'émission du soleil présente ce qu'on appelle une lacune d'énergie à 4,3 pm. Ici encore, le soleil en tant que source de pertur- bations est éliminé dans une large mesure. L'invention a encore pour but de faire en sorte que des parties de la gamme de longueurs d'onde supérieure à 6 pm n'aient aucune influence sur le déclenchement de l'a- lerte. On élimine ainsi l'action de corps chauffants et de fours. En outre, l'avertisseur de flamme est conçu de telle sorte que dans le cas o le rayonnement parasite d'un corps chaud a une longueur d'onde inférieure à 6 vm, aucune fausse alerte ne peut être déclenchée. L'avertisseur de l'invention ne déclenche une alerte que s'il existe une flamme émettant dans la gamme de longueurs d'onde de 4,4 pm. L'alerte est déclenchée même si, en outre, un corps chaud émet ses rayons parasites dans la gamme d'en- viron 6 pm. Le déclenchement de l'alerte doit avoir lieu même si le rayonnement parasite du corps chaud est seulement modulé approximativement à la fréquence de vacillement de la flamme, car une concordance complète est extrêmement invraisemblable. Ces problèmes sont résolus, selon l'invention, grâce à un avertisseur dont le détecteur de rayonnement comporte un élément capteur et un filtre disposé devant ce dernier, et qui est caractérisé en ce que le filtre présente un élé- ment filtrant en quartz et un élément filtrant en germanium. Diverses autres caractéristiques de l'invention res- sortent d'ailleurs de la description détaillée qui suit. Une forme de réalisation de l'objet de l'invention est représentée, à titre d'exemple non limitatif, au dessin annexe. Les figures la, lb, lc montrent le fonctionnement du circuit logique indiqué à la figure 9. La figure 2 représente sous forme de diagramme la distribution d'intensité sur la gamme de longueurs d'onde d'une flamme. La figure 3 représente sous forme de diagramme une distribution spectrale, typique d'intensité sur la gamme de longueurs d'onde d'un corps chaud. La figure 4 représente sous forme de diagramme les bandes passantes des filtres 1 et 9 des deux circuits. La figure 5 représente sous forme de diagramme les bandes passantes des deux circuits de signal utile et d'un circuit de signal parasite. La figure 6 représente sous forme de diagramme la distribution caractéristique d'intensité du rayonnement so- laire en fonction de sa longueur d'onde d'émission. La figure 7 montre différents cas de fonctionnement de l'avertisseur de flamme selon l'invention. La figure 8 montre un exemple de réalisation d'un filtre et d'un organe photoélectrique. La figure 9 montre un exemple de réalisation de l'ensemble du montage électrique de l'avertisseur de flamme. Aux figures la, lb, 1c, on a porté sur l'axe des temps t des impulsions A, B, C. Des impulsions apparaissent aux jonctions A, B, C de l'exemple de réalisation de la fi- gure 9. La figure la montre le cas o dans le premier cir- cuit, qui reçoit la radiation d'une flamme ou une radiation parasite, une impulsion a été engendrée et existe à la jonc- tion A de l'exemple de réalisation illustré à la figure 9. -Selon la figure la, on suppose qu'au même moment un signal parasite a été reçu dans le deuxième circuit et que l'im- pulsion rectangulaire existe au point B. L'organe logique, dont on parle plus précisément ci-après à propos de l'exem- ple de réalisation de la figure 9, est conçu de telle sorte que, dans le cas présent, aucun signal de sortie n'est en- gendré. A la figure 1, cela est indiqué par le fait que C = O. La figure lb montre le cas o un signal de flamme a été engendré dans le premier circuit et o une impulsion correspondante existe à la jonction A. On suppose qu'au même moment aucun signal parasite n'est reçu dans le deuxième circuit et qu'à la jonction B du deuxième circuit, il appa- raît des impulsions parasites qui ne coïncident pas dans le temps avec les impulsions utiles à la jonction A. A la sor- tie C de l'organe logique de l'exemple de la figure 9, il n'apparaît un signal que lorsqu'il existe un signal utile au point A du premier circuit. La figure lc montre, au point A du premier circuit, l'existence d'un signal utile dû à Une flamme et, dans le deuxième circuit (jonction B), la présence retardée d'un signal parasite. L'organe logique de la figure 9 n'engendre un signal de sortie que lorsqu'il existe, au même moment, une impulsion utile à la jonction A sans aucune impulsion parasite à la jonction B. La figure lc montre que, lorsqu'il existe un certain chevauchement dans le temps entre ces deux impulsions, l'impulsion de sortie à la jonction C de l'or- gane logique disparaît. La figure 2 représente la distribution de l'inten- sité d'un spectre typique de flamme. On a indiqué en abscis- ses la gamme de longueurs d'onde À en micromètres. On a porté en ordonnées l'intensité dans la gamme respective. On voit nettement à la figure 2 une forte intensité dans la gamme de 4,4 pm. C'est la gamme de longueurs d'onde de l'anhydride carbonique. La distribution d'intensité présente deux maximums nettement prononcés à 2,8 et 4,4 pm. L'intensité de la flamme peut être négligée pour X >6 pm. La figure 3 montre la distribution d'intensité d'un corps chaud à environ 300'C. On a porté en abscisses la lon- gueur d'ondes en pm et en ordonnées l'intensité de l'émission d'un radiateur parasite. Ce radiateur parasite correspond à un appareil de chauffage, par exemple à des serpentins chauf- fants ou à des plaques de cuisson. On suppose que le rayonne- ment est interrompu périodiquement, par exemple par un venti- lateur. Ces interruptions périodiques; qui peuvent se situer dans la gamme de fréquences de 4 à 15 Hz, sont décrites plus précisément ci-après à propos de l'exemple de réalisation de la figure 9. Une autre source parasite du même type peut être le tuyau d'échappement d'un moteur à combustion interne qui, comme on le sait, n'est maintenu que lâchement et effectue donc des mouvements qui se situent approximativement dans la gamme de fréquences de 4 à 15 Hz. Comme on l'explique plus précisément ciaprès en référence avec la figure 9, cette fréquence se situe dans la gamme de la flamme vacil- lante. Par convention, on appellera Si, le type de sources parasites dont il-est question ci-dessus, ce qui est expli- qué davantage plus loin à propos des figures 7a à 7f et du tableau correspondant. Un autre type de sources parasites peut être un corps chauffant ou radiateur ou un four ayant une température de rayonnement notablement plus basse que le type S1 de la figure 3. Le radiateur, le four ou le corps chauffant seront appelés par convention S2 et émettent dans la gamme supérieure à 5,5 pm. Egalementpour ce type de source parasite S2' on admet par convention que le rayonnement est interrompu à une fréquence de 4 à 15 Hz. Une telle interrup- tion peut être provoquée par exemple par des ventilateurs ou par la vibration d'objets disposés devant les sources para- sites. Pour être complet, on signale que le rayonnement pa- rasite, dans l'exemple de réalisation de la figure 9, ne se révèle pas gênant s'il n'est pas interrompu. Cependant, cela est expliqué encore plus précisément dans les exemples de réalisation. 24704 18 Le type de sources parasites S1/S2 est expliqué plus précisément par le tableau décrit en corrélation avec les figures 7 et 8. La figure 4 représente sous forme de diagramme les bandes passantes des filtres 1 et 9 des deux circuits de l'exemple de réalisation de la figure 9. Selon la figure 4, le premier circuit, qui réagit à l'émission de flammes, est muni d'un filtre qui a une bande passante accordée à 4,4 pm. Le filtre 9, disposé devant le deuxième circuit de l'exemple de réalisation mentionné, a une bande passante supérieure à 6 pm. A la figure 4, le filtre 9 qui laisse passer les rayons parasites a une bande passante présentant un flanc ascendant raide au voisinage de 6 vm et un flanc descendant graduelle- ment dans la gamme des plus grandes longueurs d'onde. La figure 5 représente sous forme de diagramme les bandes passantes de deux circuits de signal utile du premier type et d'un circuit de signal parasite du deuxième type. Un premier circuit comporte un filtre 1 ayant une bande passante d'environ 2,8 pm. Un autre premier circuit comporte un filtre passe-bande 1 ayant une bande passante accordée à 4,4 pm. Un deuxième circuit comporte un filtre 9 ayant une bande pas- sante supérieure à 6 Vm. On signale ici que, selon la figure , trois circuits peuvent être prévus. Bien entendu, on peut disposer davantage de circuits. Dans l'exemple de réalisation de la figure 9, seulement deux circuits sont décrits. Selon la figure 5, le filtre 9 du deuxième circuit a une bande pas- sante présentant de part et d'autre des flancs raides. La figure 6 représente sous forme de diagramme la distribution caractéristique d'intensité du rayonnement so- laire normal. La longueur d'onde X en pm est portée en abs- cisses et l'intensité en ordonnées, en unités relatives. Le diagramme de la figure 6 montre que les rayons solaires pré- sentent en quelques points caractéristiques des maximums et, en des points déterminés, des minimums. On signalera surtout le minimum d'intensité qui se situe au voisinage de 4,3 pm. La figure 7 représente sous forme de diagramme le fonctionnement de l'exemple de réalisation de la figure 9, en combinaison avec les éléments de la figure 8. Aux figu- res 7a, 7b, 7c, 7d, 7e, 7f, on a porté en abscisses les longueurs d'onde X- en pm et en ordonnées les intensités des bandes passantes des filtres 1 et 9 en unités relatives. La figure 7a montre qu'il n'y a pas de flamme et pas de perturbation. Aux points A et B de la figure 9, il n'y a donc aucune impulsion ni aucune tension. Cela signi- fie qu'aucune alerte n'est déclenchée. La figure 7b montre la présence d'une flamme dans la gamme de longueurs d'onde des figures 4 ou 5. Dans le cas présent, on suppose qu'il n'y a pas de perturbation. Par suite, au point A du premier circuit de l'exemple de réalisation de la figure 9, il existe une impulsion ou une tension. Au point B du deuxième circuit, il n'y a pas de tension. En pareil cas, une alerte est déclenchée. La figure 7c montre le cas o il existe une pertur- bation qui peut se présenter dans la gamme de longueurs d'onde des figures 4 ou 5 et o il n'y a pas de flamme. On suppose que la source parasite est du type S2 et qu'elle peut donc être, selon la définition donnée plus haut, un radiateur, un corps chauffant ou un four ayant une tempéra- ture d'environ 1000C. Selon le cas représenté par la figure 7c, il n'y a pas de tension au point A et il existe une ten- sion ou une impulsion au point B des circuits de la figure 9. En pareil cas, l'alerte n'est pas déclenchée. La figure 7d montre le cas o il existe à la fois une flamme et un rayonnement parasite d'une source parasite du type S2. Les gammes de longueurs d'onde sont choisies selon les figures 4 ou 5. En pareil cas, aux points A et B des circuits de la figure 9, il existe respectivement une tension et une impulsion. Si la tension et l'impulsion exis- tent au même moment en ces points A et B, aucun signal n'est donné au point C par l'intermédiaire de l'organe logique 18, 26, 59 comportant les inverseurs 17, 25, 58. Toutefois, étant donné que la flamme et les rayonnements parasites vacillent dans une large gamme de fréquences de 4 à 15 Hz, il se pro- duit une distribution statistique de telle sorte qu'apparaissent des flammes ou signaux de perturbation aux points A et B tantôt de façon synchrone (figure 7d) et tantôt de façon. non synchrone (figure 7b ou 7c). Entre ces situations, il apparaît ce qu'on appelle des situations intermédiaires o les tensions ou impulsions aux points A et B peuvent se che- vaucher partiellement. Egalement, dans ce cas, représenté par la figure lc, il se produit un signal d'alarme net au point C. Il est ainsi assuré qu'une flamme déclenche une alerte même lorsqu'il existe un rayonnement parasite. La figure 7e montre le cas o un rayonnement para- site venant d'une source de type S1 est émis sur une très large gamme de longueurs d'onde. Un émetteur parasite de ce genre, qui peut être un radiateur thermique (serpentins chauffants ou plaques de cuisson) ayant une température de rayonnement d'environ 300'C (figure 3), n'influence pas seu- lement le circuit de réception des rayonnements parasites (filtre 9) mais encore le circuit de réception des flammes dans l'exemple d'exécution de la figure 9. Cela signifie qu'aux points A et B, il existe des tensions ou impulsions synchrones. Cela est représenté par la figure la. Par suitede cette synchronisation entre la tension utile et la tension parasite, aucun signal d'alarme n'est engendré au point de sortie C de l'organe logique 18, 26, 59. Cela est d'ailleurs correct, puisqu'il n'y a pas de flamme. Pour mieux illustrer cela, à la figure 7e, la part du rayonnement parasite qui arrive à l'organe logique par le premier circuit (signaux utiles) est appelée A'. A la figure 7f, on a prévu un autre cas. Dans celui- ci, il existe une flamme et en même temps un rayonnement pa- rasite d'une source de type S1. La fraction provenant du rayonnement parasite et qui est transmise au premier circuit est désignée par A'. La fraction de rayonnement parasite qui arrive par le deuxième circuit est désignée par B. Etant donné que les deux fractions proviennent de la même source parasite, elles sont également synchrones, c'est-à-dire qu'aux points A et B, il apparaît simultanément des tensions ou des impulsions de sorte que les fractions de rayonnement parasite A' et B ne peuvent pas engendrer de signal d'alarme à la sortie C de l'organe logique de la figure 9. C'est le cas représenté par la figure 7e. La flamme de la figure 7f engendre, au point A de l'exemple de réalisation de la fi- gure 9, une tension ou une impulsion qui peut se produire ou non simultanément au rayonnement parasite A' et B. L'or- gane logique 18 engendre un signal d'alarme à la sortie C lorsqu'il existe au point A une tension ou une impulsion correspondant à la flamme et que simultanément, au point B, il n'y a pas de signal de tension du rayonnement parasite. Au bout d'un certain temps d'attente, l'avertisseur déclen- che l'alerte. Les tableaux ci-après permettent une meilleure com- préhension des différents cas représentés aux figures 7a à 7f. Les chiffres indiqués à la rubrique "Remarques" du ta- bleau ont la signification suivante: 1) pas d'impulsion d'alarme, vu l'absence de flamme 2) impulsion d'alarme, vu l'existence d'une flamme 3) état de surveillance 4) sans perturbation ) avec perturbation 6) A' et B, coïncidant dans le temps, donnent C = O; A = A+A' 7) A et B, ne coïncidant pas dans le temps, donnent C = 1; A = A+A'. TABLEAU Hypothèse Résultat Relati- Flam- A Pertur- B A' Type de C Remarques vement me bation! la per- à la oui/ oui/non turba- fig. 7 non tion a non 0 non - 0 1) 3) 4) b oui 1 non 0 - - 4 1 2) 4) c non O oui 1 0 S2 0 1) 3) 5) d oui 1 oui 1 0 S2 1 2) 5) e non O oui 1!1 S1 O 1) 3) 5) 6) f oui 1 ou i 1 S1 O;1 2) 5) 6) 7) I I _ -__ La figure 8 montre le mode de réalisation concret des filtres y compris les organes photoélectriques, tels qu'on les utilise dans l'exemple de réalisation représenté à la figure 9. Selon la figure 8, le filtre 1 du premier circuit est for- mé d'une couche de germanium ou de silicium 70, d'un filtre interférentiel 71 et d'une couche de quartz 72. Ces différen- tes couches sont situées dans des plans parallèles,l'épaisseur de la couche de germanium 70 étant d'environ 1 mm,celle du filtre interférentiel 71 d'environ 1 à 50 m et celle de la couche de quartz 72 d'environ 0,5 mm. Le diamètre de ces couches et du filtre 1 est d'environ 8 à 12 mm. Le filtre interférentiel 71 peut être formé de plusieurs couches.Chaque couche est formée d'une matière métallique ou diélectrique. Le filtre formé des couches 70, 71 et 72 est logé dans un bottier de désignation commerciale "TO-5".Le bottier est relié au fil- tre par un collage 73.Dans le boîtier est logé l'élément sen- sible 74,éventuellement avec un transistor à effet de champ. Cet élément transforme les rayons optiques en signaux électri- ques.Ces signaux arrivent par les lignes 75 aux circuits de la figure 9.L'élément sensible 74 peut être un détecteur pyroé- lectrique,par exemple formé de préférence de tantalate de lithium,de séléniure de plomb ou de zirconate-titanate de 24704 18 plomb, ou une thermistance à coefficient de température négatif ou un photoconducteur ou une pile thermoélectrique. Le filtre ou l'organe photoélectrique 1, 2 de la figure 8 est prévu pour le premier circuit dans l'exemple de la fi- gure 9. Le filtre 9 destiné au deuxième circuit du même exemple est de constitution un peu différente. La couche de quartz est omise. Les dimensions sont celles que l'on a déjà indiquées. En outre, l'élément sensible 74 est constitué d'une façon qui correspond à son utilisation dans le premier ou le deuxième circuit. Par exemple, on peut utiliser un dé- tecteur pyroélectrique pour les deux circuits. On peut aussi utiliser pour les deux circuits la thermistance à coefficient de température négatif, le photoconducteur et la pile ther- moélectrique. Si l'élément sensible 74 est sous la forme d'une cellule photovoltaïque ou d'un tube à gaz sensible aux rayons ultraviolets, on peut utiliser l'organe photoélectri- que 2 dans le premier circuit seulement. En pareil cas, on peut même renoncer au filtre formé des couches 70, 71, 72. La figure 9 montre un premier exemple de réalisation formé de deux circuits. Le premier circuit est équipé d'un filtre 1 et d'un organe photoélectrique 2, la bande passante étant de 4,1 à 4,8 pm. Cette gamme est telle que le rayon- nement émis par une flamme arrive à travers le filtre 1 sur l'organe photoélectrique (élément sensible 74 de la figure 8) et y déclenche des signaux électriques utiles correspon- dants. Ces signaux utiles sont amplifiés dans l'amplifica- teur 3 qui fait suite. Ces signaux amplifiés sont indiqués par 53 au bas de la figure 9. Le filtre passe-bande 4 qui fait suite a une bande passante pour la fréquence de vacil- lement de la flamme qui se situe entre 4 et 15 Hz. Ensuite vient un limiteur d'amplitude 5 qui écrête les amplitudes du signal amplifié 53 et engendre des signaux trapézoïdaux 54. Ceux-ci arrivent à un organe de différenciation 6 qui engendre, à chaque flanc ascendant des signaux 54, une im- pulsion de tension 55. Ces impulsions sont redressées dans le redresseur 7 qui fait suite, en ce sens que seules les dérivées d'impulsions de tension 56 d'une polarité arrivent au multivibrateur monostable 8 qui fait suite. Celui-ci engendre des impulsions 50 d'amplitude constante et de largeur constante. Dans le cas présent, l'amplitude et la largeur ne dépendent pas de l'intensité de la flamme. Le deuxième circuit, dont le filtre 9 a une gamme passante de 6 à 6,7 pm, est constitué de la même façon que le premier circuit dont on vient de parler. L'amplificateur 11 ampli- fie les signaux électriques de l'organe photoélectrique 10. Le filtre passe-bande 12 a une bande passante pour la fré- quence de vacillement de la source parasite qui se situe également entre 4 à 15 Hz. Le limiteur d'amplitude 13, l'or- gane de différenciation 14, le redresseur 15 et le multivi- brateur monostable 16 fonctionnent de la façon déjà décrite à propos du premier circuit. Le multivibrateur monostable 16 engendre des impulsions 51 ayant une amplitude et une largeur constantes. L'amplitude et la largeur de ces impul- sions ne dépendent pas de l'intensité du rayonnement para- site. On suppose maintenant qu'à la figure 9 il existe seu- lement une émission de flamme. En pareil cas, le premier cir- cuit engendre au point A les impulsions 50. Le deuxième cir- cuit n'engendre pas d'impulsion au point B (état 0). Par suite, l'inverseur 17 qui fait suite engendre l'état "1' qui est transmis à l'organe logique sous forme de porte ET de sorte que la porte ET engendre une impulsion à sa sortie. Cette impulsion arrive à l'intégrateur 19 qui fait suite et qui, au moyen de l'organe de temps 20, est remis à zéro au bout d'un temps déterminé, par exemple de 5 à 15 secondes. Dans le mode de réalisation numérique de la porte ET 18, l'intégrateur 19 contient un compteur qui compte les impul- sions C ayant une largeur minimale. Seulement lorsqu'une série d'impulsions de sortie arrive au compteur et qu'un seuil déterminé fixé préalablement au compteur est dépassé, l'intégrateur 19 transmet une impulsion d'alarme aux compo- sants suivants. L'impulsion d'alarme peut seulement être en- gendrée par l'intégrateur quand le seuil du compteur a été dépassé avant la remise à zéro par la minuterie 20. Afin qu'une alerte ne soit pas déclenchée trop rapidement, par exemple en l'espace de 2 secondes, on a encore prévu un organe 21 qui retarde la transmission du signal d'alarme de quelques secondes et commande seulement le dispositif d'a- larme 22 lorsque, dans ce laps de temps, le signal d'alarme venant de l'intégrateur 19 persiste encore. A propos de la figure 9, on a parlé du cas représenté à la figure 7b. On explique maintenant brièvement le cas de la figure 7f. Etant donné qu'il existe une flamme, le multivibrateur mo- nostable 8 engendre au point A les impulsions 50. Etant donné qu'il existe une source parasite de type Si, le multi- vibrateur monostable 16 engendre également au point B des impulsions 51. En outre, la source parasite du type S1 a une gamme d'émission si large que le rayonnement parasite in- fluence le premier circuit et le multivibrateur monostable 8 * engendre des impulsions de sortie 50 au point A. Les impul- sions 50, qui proviennent du rayonnement parasite (voir fraction A' de la figure 7f), sont toujours synchrones des impulsions 51 au point B. A cause de l'inverseur 17, la porte ET 18 est bloquée lorsque ces impulsions synchrones 50, 51 se présentent. Etant donné que les fréquences de va- cillement de la flamme et du rayonnement parasite ont entre elles une distribution statistique, il se produit des diffé- rences de temps entre les impulsions 50 des flammes et 51 aux points A et B de sorte que la porte ET 18 est ouverte en grande partie pour transmettre les impulsions utiles 50 à l'intégrateur 19 qui fait suite. Ainsi, il est assuré que l'alerte soit déclenchée lorsqu'il existe une flamme et une perturbation. Tous les exemples de la figure 7 et du tableau peuvent être réalisés avec l'exemple de réalisation de la figure 9. Les différents composants électroniques des deux circuits de la figure 9 ne sont pas décrits en détail car ils sont connus en eux-mêmes par la littérature se rappor- tant à l'électronique, par exemple "Linear Applications Handbook", volumes 1, 2, 1977, de la firme National Semi- conductor. "Applications of Operational Amplifiers", McGraw- Hill, New York, 1976, "Sourcebook of Electronic Circuits", McGraw-Hill, New York 1968, brevets suissesNos 519 761 et 558 577. Pour c.erminer, on signale encore que l'exemple de réalisation de la figure 9 peut comporter plusieurs cir- cuits du premier type pour les signaux utiles de l'émission de flamme et un seul circuit du deuxième type pour les si- gnaux parasites de la source parasite. Cela veut dire que chacun des circuits de signal utile travaille dans une gamme différente de longueurs d'onde, par exemple dans les gammes de 4 à 4,8 pm, de 3 à 3,8 pm, de 1,8 à 2,8 pm, de 0,7 à 1,2 pm et/ou de 0,1 à 0,5 pm tandis que le circuit de signal parasite travaille dans la gamme supérieure à 6 pm, comme le représente par exemple la figure 5. REVEINTDI CATi ONi S I - Détecteur de rayonnement pour un avertisseur de flarmme comportant un élément capteur (74) et un filtre disposé devant ce dernier, caractérisé en ce que le filtre présente un élément filtrant en quartz (72) et un élément filtrant en germanium (76)- 2 - Détecteur suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on pr6voit un filtre à bande spectrale. - Détecteur suivant l'une des revendications q et 2, caractérisé en ce que le filtre est prévu pour des longueurs d'onde comprises entre 4,0 et 4,8 =m. 4 - Détecteur suivant l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'on prévoit un élément filtrant pour une longueur d'onde comprise entre 4,3 et 4,4 pum. 5 - Détecteur suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le filtre comprend un élément filtrant supplémentaire (71) constitué par des couches filtrantes interférentielles. 6 - Détecteur suivant l'une des revendications I à 5, caractérisé en ce que l'élé1ment capteur (74) est réalisé sous ore d'un détecteur py-eo-électrique. 7 - Détecteur suivant l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que l'élément capteur (74) est réalisé en tantalate de lithium. 8 - Détecteur suivant l'une des revendications I à 7, caractérisé en ce que l'élément capteur (74) est réalisé en zirconate-titanate de plomb.