La présente invention concerne un procédé pour améliorer le bilan énergétique des réactions chimiques entre des corps solides à l'état de lit fluidisé. L'invention vise également l'installation pour la mise en oeuvre d'un tel procédé. Selon la technique connue, pour effectuer une réaction chimique entre deux corps solides, on mélange ces deux corps à l'état pulvérulent et on chauffe ce mélange à Lro température au moins égale à la température de réaction entre les deux corps. La courbe de montée en température cu mélange ainsi chauffé présente, généralement, plusieurs paliers correspondant aux différentes transformations chimiques mises en jeu, lors du chauffage. Dans le cas de la fabrication, par exemple du verre, ces transformations chimiques peuvent correspondre à la décomposition des carbonates ou nitrates et à la formation de phases bquides QI solides intermédiaires. Ces transformations chimiques sont nuisibles à l'égard du bilan thermique de la réaction. En effet, à ces transformations correspondent des enthalgies de transformation qui absorbent une fraction importante de la chaleur nécessaire pour l'ensemble de l'opération. On sait, par ailleurs, qu'il est avantageux de réaliser des réactions chimiques entre des corps solides mélangés à l'état de lit fluidisé. On augmente, ainsi, considérablement la surface de contact entre les différents corps solides et, par suite, le rendement global de la réaction. Toutefois, cette façon d'opérer ne permet pas de remédier aux inconvénients précités résultant des enthalgies de transformation. Le but de la présente invention est précisément de fournir un procédé permettant d'améliorer le bilan énergétique des réactions chimiques entre deux corps solides A et B, à l'état de lit fluidisé. Suivant l'invention, ce procédé est caractérisé en ce que l'on chauffe séparément les deux corps solides A et B à l'étant de lits fluidisés, à une température voisine de la température de la réaction entre les deux corps , ou inférieure à la température maximale qu'ils peuvent supporter sans décomposition néfaste, on réunit les deux corps solides ainsi chauffés cr constituer un lit fluidisé unique et on maintient ce lit fliisé à une tempé- rature moyenne inférieure à celle de la réaction entre les deux corps, en portant localement lesdits corps à une température au moins égale à la température de réaction entre les deux corps. En chauffant séparément les deux cor=s solides A et B à l'état de lits fluidisés, on supprime toute transformation chimique intermédiaire entre les deux corps susceptible d'absorber de la chaleur ou de gêner la réaction finale. Après réunion des deux corps ainsi chauffés, à l'état de lit fluidisé unique, il suffit de porter localerent le lit fluidisé à une température égale à la température de réaction, tandis que la température moyenne peut être inférieure = cette température de réaction. Dans cette étape de réaction, la chaleur nécessaire est réduite sensiblement à la chaleur utilisée pour chauffer lcoale- ment le lit fluidisé à la température de réaction. En effet, la chaleur nécessaire pour maintenir le mélange des deux corps a une température moyenne donnée peut être considérée e plus souvent comme négligeable, compte tenu du préchauffage séparé des deux corps A et B. Selon une version avantageuse du procédé, on porte localement les deux corps à une température supérieure de 10 à 20 % environ de la température moyenne du lit fluidisé formé par le mélange des deux corps A et B. Un tel écart de température est, en effet, suffisant pour obtenir une réaction complète entre les deux corps A et B, sans avoir à chauffer l'ensemble du mélange à la température de réaction Selon une version préférée du procédé, avant leur chauffage proprement dit à l'état de lits fluidisés, les corps A et p sont préchauffés séparément par échange thermique avec les gaz formés lors du chauffage des corps A et B à l'état de lits fluidisés. Cet échange thermique est bénéfique pour le rendement du procédé. De préférence, le courant d'air utilisé pour assurer la fluidisation des lits est préchauffé par échancre thermique avec les gaz formés lors du chauffage du mélange des corps A et B. On évite ainsi le refroidissement des lits fluidisés par le courant d'air. Ceci permet encore d'améliorer le bilan énergotique du procédé. L'invention vise, également, l'installation pour la mise en oeuvre du procédé conforme à l'invention. Selon une version avantageuse de l'invention, cette installation est caractérisée en ce qu'elle comprend une première enceinte comportant des moyens pour fluidiser et chauffer le corps b, une seconde enceinte comportant des moyens pour fluidiser et chauffer le corps B, un réacteur comportant des moyens pour fluidiser et chauffer localement le mélange des deux corps A et B, et des tubulures pour amener et réunir, dans le réacteur, les corps chauffés A et B. Selon une réalisation préférée, les enceintes de chauffage sont constituées par des colonnes calorifugées comprenant, dans leur partie centrale, une grille pour supporter le lit fluidisé, et un brûleur pour chauffer ce dernier, à leur partie inférieure, un conduit d'amenée pour l'air de fluidisation et à leur partie supérieure un conduit d'évacuation des gaz de combustion et une trémie pour alimenter la colonne en corps solide A ou B à l'état pulvérulent. De préférence, le réacteur est constitué par une colonne calorifugée comprenant, dans sa partie centrale, une grille pour supporter le lit fluidisé formé par le mélange des corps chauffés A et B, des moyens pour chauffer localement ce lit fluidisé, des moyens pour évacuer le produit de la réaction entre les corps A et B, à sa partie inférieure, un conduit d'amenée pour l'air de flui disation et à sa partie supérieure, un conduit d'évacuation des gaz formés lors du chauffage et de la réaction du mélange. D'autres particularités et avantages de l'invention apparaitront encore dans la description ci-après. Aux dessins annexés donnés à titre d'exemples non limitatifs : - la Figure 1 est une vue en élévattr, avec coupes longitudinales partielles, d'une installation conforme à l'invention, - la Figure 2 est un schéma montrant le procédé pour la mise en oeuvre de l'invention, - la Figure 3 est une vue analogue à celle de la Figure 1, concernant une autre installation, - la Figure 4 est une vue partielle, en coupe longitudinale, d'un réacteur d'une installation conforme à l'invention, - la Figure 5 est une vue partielle, en coupe longitudinale, d'un autre réacteur. On va d'abord décrire, en réference à la Figure 1, l'installation conforme à l'invention, puis on décrira, simultanément, le procédé selon l'invention et le fonctionnement de l'installation. L'installation représentée sur la Figure 1 est plus particulièrement destinée à la fabrication d'un "clinker" pour ciment par réaction entre du calcaire et de l'alumine à l'état pulvérulent. Cette installation comprend - une première enceinte 1 comportant des moyens pour fluidiser et chauffer le calcaire, - une seconde enceinte 2 comportant des moyens pour fluidiser et chauffer alumine, - un réacteur 3 comportant des moyens pour fluidiser et chauffer localement le mélange de calcaire et d'alumine et, - des tubulures 4 et 5 pour amener et réunir, dans le réacteur 3, le calcaire chauffé dans l'enceinte 1 d'une part, et l'alumine chauffée dans l'enceinte 2, d'autre part. Les enceintes 1 et 2 sont constituées par des colonnes calorifugées comprenant, dans leur partie centrale, une grille 6, 7, pour supporter le lit fluidisé 8, 9, et un brûleur 10, 11, pour chauffer ce dernier, à leur partie inférieure, un conduit 12, 13, d'amenée pour l'air de fluidisation 14, 15, et à leur partie supérieure, un conduit 16, 17, d'évacuation des gaz de combustion et une trémie 18, 19, pour alimenter chacune des colonnes 1 et 2 en calcaire et en alumine à l'état pulvérulent. Dans l'exemple représenté, les trémies 18, 19, débouchent à l'intérieur des colonnes 1 et 2 par l'interne aire de distributeurs rotatifs 20, 21, commandés par des moteurs 22, 23. D'autre part, un échangeur thermique az-solide 24, 25 est placé entre les trémies d'alimentation 18 et 19 et les lits fluidisés 8 et 9. Ces échangeurs thermiques 24, 25, peuvent être réalisés par exemple par des anneaux en acier réfractaire du type PALL, disposés en chicanes sur une grille 24a, 25a. En outre, les tubulures 4, 5, pour amener et réunir dans le réacteur 3 le calcaire et l'alumine chauffés, comprennent une garde hydraulique 26, 27, adjacente à chacun des lits fluidisés 8 et 9 formés par le calcaire et l'alumine. De plus, ces tubulures 4 et 5 débouchent dans le réacteur 3, au-dessus du lit fluidisé 28 formé par le mélange d'alumine et de calcaire. Dans la réalisation de la Figure 1, le réacteur 3 est constitué par une colonne calorifugée comprenant, dans sa partie centrale, une grille 28a pour supporter le lit fluidisé 28 formé par le mélange d'alumine et de calcaire préalablement chauffés, un brûleur 29 pour chauffer localement ce lit fluidisé, des moyens pour évacuer le produit de la réaction entre l'alumine et le calcaire, à sa partie inférieure,un conduit 30 d'amenée pour l'air 31 de fluidisation et à sa partie supérieure, un conduit 32 d'évacuation des gaz formés lors du chauffage et de la réaction du mélange de calcaire et d'alumine. Le brûleur 29 débouche dans la colonne 3 axialement au-dessus de la grille 28a. Dans l'exemple représenté, les moyens pour évacuer le produit de la réaction entre le calcaire et l'alumine comprennent une garde hydraulique 33 adjacente au lit fluidisé 28 formé par le mélange de calcaire et d'alumine. Cette garde hydraulique 33 est reliée à une tubulure 34 qui débouche dans la colonne 3 sous la grille 28a, et un conduit 35 d'évacuation du produit final est prévu au bas de la colonne 3. On voit,d'autre part, qu'un échangeur thermique 24a gaz-solide, du même type que les échangeurs 24 et 25, est placé entre l'arrivée 30 de l'air de fluidisation 31 et la sortie 34a de la tubulure 34 reliée à la garde hydraulique 33. La partie supérieure du réacteur 3 comprend un échangeur thermique 36 chauffé par les gaz sortant du réacteur 3 et associé à un conduit 37 d'amenée d'air, communiquant avec les tubulures 12 et 13 prévues pour l'admission d'air de fluidisation dans les deux colonnes i et 2. La mise en oeuvre du procédé conforme à l'invention, dans l'installation de la Figure 1, est la suivante (voir égale ment le schéma de la Figure 2 montrant le principe du procédé) - On introduit dans chacune des colonnes 1 et 2, en continu, au moyen des trémies 18 et 19, des charges dans les proportions appnwri6s de croate et d'alumine à l'état pulvérulent. Dans chaque colonne, on réalise sur les grilles 6 et 7 des lits fluidisés 8 et 9, au moyen des courants d'air ascendants 14 et 15. Avant d'alimenter les lits fluidisés 5 et 9. le calcaire et l'alumine traversent les échangeurs thermiques solide-gaz 24 et 25 qui permettent de préchauffer le calcaire a' 9000 C environ, et l'alumine à 1.000 C environ, grâce aux gaz de combustion formés par les brûleurs 10 et 11 au sein des lits fluidisés 8 et 9. Ce préchauffage a pour effet de transformer le calcaire en chaux vive. Après ce préchauffage, la chaux est portée 'a environ 1.000 C par le brûleur 10, tandis que l'alumine est portée b 1.200 C environ au moyen du brûleur 11. La chaux et l'alumine sont évacuées automatiquement vers le réacteur 3, grâce aux gardes hydrauliques 26 et 27 et aux tubulures 4 et 5. Le lit fluidisé 28, formé dans le réacteur 3 par la réunion du calcaire et de la chaux, est porté localement à une température d'environ 1.400"C, tandis que la température moyenne du lit fluidisé est maintenue à 1.100"C environ. Cette température locale d'environ 1.400 C suffit pour engendrer la réaction de formation du "clinker", grâce au fait que les particules solides du lit 28 sont continuellement en mouvement sous l'effet du courant d'air ascendant 31 d'une part, et de la pression engendrée suivant l'axe de la colonne 3 par le brûleur 29 d'autre part. Le produit de la réaction, à savoir l'aluminate de cal sium, est évacué par la tubulure 34 qui débouce dans la partie inférieure du réacteur 3. Ce produit chaud traverse l'échangeur solide-gaz 24a, ce qui permetde préchauffer à 900" C environ l'air de fluidisation 31. L'aluminate de calcium utilisable directement comme t'clinker" pour la fabrication du ciment est recueilli en 35, au bas de la colonne 3, à une température égale à environ 400 C. Les gaz formés par le chauffage du lit fluidisé 28 sortent du réacteur en 32 après avoir préchauffé à 7000 C et 800" C respectivement l'air de fluidisation 14 et 15 des lits 8 et 9. L'installation représentée sur la Figure 3 est plus particulièrement destinée à la fabrication de silicate de soude à partir de silice (sous forme de sable) et de chlorure de sodium, suivant la réaction suivante Cette installation comprend - une colonne 40 pour préchauffer et chauffer le chlorure de sodium, - une colonne 41 pour préchauffer et chauffer le sable, - un réacteur tubulaire 42 pour chauffer localement le mélange de chlorure de sodium et de sable pour obtenir du silicate de soude. Comme dans la réalisation de la Figure 1, les colonnes 40 et 41 comprennent des trémies d' alimentation 43, 44, des échangeurs thermiques solide-gaz 45, 46 pour préchauffer respectivement le chlorure de sodium et le sable, des grilles 47, 48 pour supporter les lits fluidisés 49, 50, des brûleurs 51, 52, pour chauffer ces derniers et des conduits 53, 54 d'amenée pour l'air de fluidisation 55, 56. La colonne 41 prévue pour recevoir le sable a une capacité qui est approximativement supérieure à dix fois celle de la colonne 40 destinée à recevoir le chlorure de sodium. D'autre part, on remarque sur la figure 3 que l'air de fluidisation 55 de la colonne 40 n'est pas préchauffé. Les lits fluidisés 49 et 50 communiquent avec le réacteur 42 au moyen de gardes hydrauliques 57 et 58 et de tubulures inclinées 59 et 60 qui débouchent dans le réacteur 42, à l'emplacement du lit fluidisé 61 formé par le mélange Na Cl et Si 02. Ce lit fluidisé 61 est chauffé localement par un brûleur 62 qui débouche axialement dans le réacteur 42 à la partie inférieure du lit fluidisé 61. On voit, par ailleurs, que le réacteur 42 comprend une tubulure interne axiale 63, dont la partie inférieure 63a est en contact avec le lit fluidisé 61 et dont la partie supé rieùre 63b débouche dans un compartiment 64 séparé de la partie inférieure du réacteur 42 par une cloison perforée et inclinée 65. La partie basse de cette cloison 65 est reliée à un conduit incliné 66 qui débouche dans la partie inférieure de la colonne 41 dè chauffage du sable. Sous la sortie de la tubulure 66 est placé un échangeur thermique solide-gaz 67 qui assure le préchauffage de l'air de fluidisation 56 et, par suite, le refroidissement du silicate de soude qui est recueilli en 68, au bas de la colonne 41. La vapeur d'eau nécessaire à la réaction est introduite soit dans l'air de fluidisation 69, soit directement dans le lit 61, au moyen d'une tubulure (non représentée), soit au moins partiellement sous forme de vapeur contenue dans les fumées du brûleurgaz 62. Par ailleurs, l'air de fluidisation 69 est préchauffé en 70, par échange thermique avec les fumées 71 qui sortent du réacteur 42 par l'embouchure 72. Le fonctionnement de l'installation, selon la figure 3, est sensiblement le meme que celui de l'installation selon la figure 1. Le chlorure de sodium est préchauffé à 700 C environ, avant son chauffage proprement dit à 8o00C par le brûleur 51. De même, le sable est préchauffé à 1.000 C environ, avant son chauffage à 1.1500C par le brûleur 52. Le chlorure de sodium et le sable ainsi chauffés sont réunis et mélangés pour alimenter en continu le lit fluidisé 61 dont la température moyenne est de l'ordre de i.CCO0C. Les gaz à 1.4000C injectés dans le réacteur 42 par la tubulure 62 déclenchent la réaction de formation du silicate de soude et la chaleur de la réaction porte localement le lit fluidisé 61 à une température de l'ordre de 1.150 C. De plus, les gaz entraînent le silicate de soude formé à grande vitesse au travers du conduit axial 63, vers le compartiment 64. Le silicate de soude ainsi formé est immédiatement refroidi à 8000C environ. Les fumées 71, renfermant de l'acide chiorydrique, sortant du réacteur 42, préchauffent l'air de fluidisation 69. Le silicate de soude recueilli dans le compartiment 64 est évacué vers la colonne 41 par la tubulure 66. En traversant l'échangeur solide-gaz 67, le silicate de soude préchauffe l'air de fluidisation 56 à 700oc environ, après quoi, ce silicate de soude est recueilli en 68 à une température d'environ 50 C. Ce silicate de soude très riche en silice est utilisable directement, par exemple, en tant que matière première pour la fabrication du verre. On peut aussi éliminer le sable en excès par dissolution du produit obtenu dans l'eau. Dans la réalisation de la figure 4, qui vise un perfectionnement du réacteur 3 de la figure 1, le brûleur 29 débouche dans le réacteur 3 entre deux cloisons 73, 74, décalées l'une par rapport à l'autre, suivant l'axe du réacteur 3. La longueur de ces cloisons 73, 74 est sensiblement égale à l'épaisseur e du lit fluidisé 28. La cloison 73 située en regard du conduit d'évacuation 34 du produit formé (aluminate de calcium) est en contact avec la grille 28a et les tubulures 4, 5, d'amenée du calcaire et de l'alumine chaufféS débouchent dans le réacteur 3, entre l'autre cloison 74 et la paroi adjacente 3a du réacteur 3. Ainsi, sous l'effet de la pression du brûleur 29, les particules en réaction décrivent une trajectoire r qui a pour effet d'enrichir en produits de réaction la partie du lit fluidisé 28 adjacente à la tubulure d'évacuation 34, et à 2me~er au contact du brûleur 29, les produits situés dans la partie ocosée du lit fluidisé 28. Cette disposition permet d'améliorer De rendement de la réaction. Ce rendement peut encore être amélioré grâce à la réalisation de la Figure 5. Dans cette réalisation, la tubulure c d'amenée de l'un des deux corps débouche dans le réacteur 75, à :'emplacement du lit fluidisé 77 et à l'opposé de la tubulure d'évcssation76a du produit de la réaction entrerles deux corps. L'autre corps est amené au contact du lit fluidisé 77 par plusieurs canaux successifs 78, 79, 80, 81, répartis tout au long de la grille 82. Ces canaux 78 à 81 sont compris chacun entre deux cloisons 83, 84 - 85, 86 87, 88 - etc., s'étendant suivant l'épaisseur ou lit fluidisé 77 en déterminant des chicanes pour la progression du mélange des deux corps solides fluidisés entre la tubulure 76 d'amenée du premier corps et la tubulure 76a d'évacuation du produit de la réaction. De plus, entre chaque paire de cloisons 83, 84 - 85, 86 - 57, 88 -, débouche un brûleur 89, 90, 91, etc. Par ailleurs, au droit de chaque paire de cloisons est placée une cheminée 92, 93, 94, pour l'évacuation des gaz de combustion et de réaction. Grâce à cette disposition, on obtient, non seulement, un déplacement des produits de la réaction entre la tubulure d'amenée 76 du premier corps et la tubulure 76a d'évacuation, mais également un enrichissement progressif du mélange des de x corps par le deuxième corps et par le produit de la réaction formé à proximité des brûleurs 89, 90, 91, etc. On améliore ainsi considérablement le rendement des réactions à l'état solide. Le procédé conforme à l'invention présente de nombreux avantages techniques. En effet, le fait de chauffer séparément les corps solides avant de les mettre en contact en vue de la réaction, permet d'économiser l'apport de chaleur correspondant aux enthalgies des transformations intermédiaires entre les deux corps solides. A la suite de ces chauffages préalables, il suffit de réunir les deux corps et de déclencher la réaction par un apport de chaleur minime suffisant pour porter localeÉt les deux corps à une température supérieure de 10 à 20% environ de la température moyenne du mélange des deux corps. Par ailleurs, le Demandeur a constaté ue la mise en oeuvre du procédé permet de réaliser des réacticns chimiques solidesolide, avec des rendements excellents, qui dans d'autres conditions ne peuvent être réalisées qu'avec de très faibles rendements. Tel est le cas, par exemple, de la réaction du chlorure de sodium avec la silice. On peut ainsi envisager de fabriquer du silicate de soude, utilisable comme matière première pour l'éla- boration du verre, en partant du chlorure de sodium qui est un produit peu coûteux. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples que l'on vient de décrire et on peut apporter à ceux-ci de nombreuses modifications sans sortir du cadre de l'invention. Ainsi, le procédé et l'installation conformes à l'invention peuvent s'appliquer à toutes les réactions chimiques solidesolide effectuées jusqu'à présent, en mélangeant les corps solides, puis en chauffant ceux-ci à la température de réaction. En outre, les brûleurs décrits sont susceptibles d'utiliser toutes sortes de combustibles solides liquides ou gazeux. REVENDICATIONS l. Procédé pour améliorer le bilan énergétique des réactions chimiques entre deux corps solides A et B mélangés à l'état de lit fluidisé, dans lequel le mélange de ces deux corps est chauffé à une température au moins égale à la température de réaction entre les deux corps, caractérisé en ce que l'on chauffe séparément les deux corps solides A et B à l'état de lits fluidisés à une température voisine de la température de la réaction entre les deux corps ou inférieure à la température maximale qu'ils peuvent supporter sans décomposition néfaste, on réunit les deux corps solides ainsi chauffés pour constituer un lit fluidisé unique et on maintient ce lit fluidisé à une température moyenne inférieure à celle de la réaction entre les deux corps, en portant localement lesdits corps à une température au moins égale à la température de réaction entre les deux corps. 2. Procédé conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que l'on porte localement les deux corps à une température supérieure de 10 à 20X environ de la température moyenne du lit fluidisé formé par le mélange des deux corps A et B. 3. Procédé conforme à l'une quelconque des revendications l ou 2, caractérisé en ce qu'avant leur chauffage proprement dit, à l'état de lits fluidisés, les corps A et B sont préchauffés séparément par échange thermique avec les gaz formés lors du chauffage des corps A et B à l'état de lits fluidisés. 4. Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 3, dans lequel la fluidisation des lits est assurée par un courant d'air continu, caractérisé en ce que ce courant d'air est préchauffé par échange thermique avec les gaz formés lors du chauffage du mélange des corps A et B. 5. Procédé conforme à l'une quelconque des revendications l à 4, dans lequel le corps A est du calcaire et le corps 3 est de l'alumine, caractérisé en ce que le calcaire est chauffé à une température égale à environ 1.0000 C, en ce que l'alumine est chauffée à une température égale à environ 1.200 C, et en ce que le calcaire et l'alumine portés aux températures précitées sont mélangés, puis maintenus à une température moyenne de 12 00 C environ, et localement à 1.403 C environ, jusqu'à l'obtention d'aluminate de calcium. 6. Procédé conforme à l'une quelconque des revendications l à 4, dans lequel le corps A est du chlorure de sodium et le corps B du sable, caractérisé en ce que le chlorure de sodium est chauffé à une température égale à environ c2 C, en ce que le sable est chauffé à une température égale à erviron 1.1500 C et en ce que le chlorure de sodium et le sable ;-rtés aux températures précitées sont mélangés et maintenus à Jre température moyenne de 1.0000 C, et localement à 1.1500 C, Jusqu'à l'obtention de silicate de soude. 7. Installation pour la mise en oeuvre du procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce qu'elle comprend une première enceinte comportant des moyens pour fluidiser et chauffer localement le corps A, une seconde enceinte comportant des moyens pour fluidiser et chauffer le corps B, un réacteur comportant des moyens pour fluidiser et chauffer localement le mélange des deux corps A et B, et des tubulures pour amener et réunir dans le réacteur les corps chauffés A et B. 8. Installation conforme à la revendication 7, caractérisée en ce que lesdites enceintes sont constituées par des colonnes calorifugées comprenant, dans leur partie centrale, une grille pour supporter le lit fluidisé, et un brûleur pour chauffer localement ce dernier, à leur partie inférieure, un conduit d'amenée pour l'air de fluidisation et à leur partie supérieure, un conduit d'évacuation des gaz de combustion et une trémie pour alimenter la colonne en corps solide A ou B à l'état pulvérulent. 9. Installation conforme à la revendication 7, caractérisée en ce qu'un échangeur thermique gaz-solide est placé entre la trémie d'alimentation en corps solide A ou B et le lit fluidisé correspondant. 10. Installation conforme à l'une quelconque des revendications 7 à 9, caractérisée en ce que les tubulures pour amener et réunir, dans le réacteur, les corps chauffés A et B, comprennent une garde hydraulique adjacente à chacun des lits fluidisés formés par les corps A et B, et en ce que ces tubulures débouchent dans le réacteur à l'emplacement du lit fluidisé formé par le mélange des corps A et B. 11. Installation conforme à l'une quelconque des revendications 7 à 10, caractérisée en ce que le réacteur est constitué par une colonne calorifugée comprenant, dans s tartie centrale, une grille pour supporter le lit fluidisé forgé rar le mélange des corps chauffés A et B, des moyens pour chauffer localement ce lit fluidisé, des moyens pour évacuer le produit de la réaction entre les corps A et B, à sa partie inférieure, ur conduit d'amenée pour l'air de fluidisation et à sa partie supérieure, un conduit d'évacuation des gaz formés lors du chauffage et de la réaction du mélange. 12. Installation conforme à la revendication 11, caractérisée en ce que les moyens pour évacuer le produit de la réaction entre les corps A et B comprennent une garde Çreulique adjacente au lit fluidisé formé par le mélange A et B, cette garde hydraulique étant reliée à une tubulure qui débouche dans la colonne sous la grille, en ce qu'un conduit d'évacuation du produit est prévu au bas de la colonne et en ce qu'un échangeur thermique gaz-solide est placé entre l'arrivée de l'air de fluidisation et la sortie de la tubulure reliée à la garde hydraulique. 13. Installation conforme à l'une quelconque des revendications Il ou 12, caractérisée en ce que la partie supérieure du réacteur comprend un échangeur thermique chauffé par les gaz sortant du réacteur et associé aux tubulures pour l'admission de l'air de fluidisation dans les deux colonnes de chauffage des corps A et B. 14. Installation conforme à l'une quelconque des revendications Il ou 12, caractérisée en ce que la partie supérieure du réacteur comprend un échangeur thermique chauffé par les gaz sortant du réacteur et associé à la tubulure pour l'admission de l'air de fluidisation dans le réacteur. 15. Installation conforme à l'une quelconque des revendications 11 à 14, caractérisée en ce que les moyens de chauffage du lit fluidisé formé dans le réacteur sont constitués par au moins un brûleur qui débouche dans la colonne axialement au-dessus de la grille. 16. Installation conforme à la revendication 15, carac térisée en ce que la colonne comprend une tubulure interne axiale dont la partie inférieure est en contact avec le lit fluidisé et dont la partie supérieure débouche dans un compartiment séparé de la partie inférieure de la colonne par une cloison perforée et inclinée, la partie basse de cette cloison étant reliée à un conduit incliné qui débouche dans la partie inférieure de la colonne de chauffage du corps B (sable), et en ce que la colonne de chauffage du corps B (sable) comporte, entre l'arrivée de l'air de fluidisation et la sortie du conduit incliné, un échangeur thermique pour réchauffer l'air de fluidisation par échange thermique avec le produit chaud sortant du conduit précité. 17. Installation conforme à la revendication 15, caractrissée en ce que le brûleur débouche dans la colonne entre deux cloisons décalées l'une par rapport à l'autre suivant l'axe de la colonne, la longueur de ces cloisons étant sensiblement égale à l'épasseur du lit fluidisé, en ce que la cloison située en regard du conduit d'évacuation du produit formé est sensiblement en contact avec la grille et en ce que les tubulures d'amenée des corps chauffés À et B débouchent dans la colonne entre l'autre cloison et la paroi adjacente de cette colonne. 18. Installation conforme à l'une quelconque des revendications 11 à 17, caractérisée ence que la tubulure d'amenée de l'un des corps débouche dans le réacteur, à l'emplacement du lit fluidisé et à l'opposé de la tubulure d'évacuation du produit de la réaction entre les deux corps, et en ce que l'autre corps est amené au contact du lit fluidisé par plusieurs canaux successifs répartis entre deux cloisons s'étendant suivant l'épaisseur du lit fluidisé et déterminant des chicanes pour la progression du mélange des deux corps solides fluidisés entre la tubulure d'amenée du premier corps et la tubulure d'évacuation du produit de la réaction et en ce qu'entre chaque pare de cloisons débouche un brûleur. 19. Installation conforme à la revendicatian 18, caractérisée en ce qu'au droit de chaque paire de cloisons est placée une cheminée pour l'évacuation des gaz de combustion et de réaction.