Les constructeurs de machines agricoles ont, pour mécaniser la récolte des fourrages, tendu leurs efforts vers les ramasseuses-presse pour le fourrage emballé, et vers les remorques auto-chargeuses pour le fourrage en vrac. Non seulement ces machines sont onéreuses et exigent une grosse force de traction, mais elles ne sont pas sans défauts. En effet, un fourrage emballé à plus de 15 % d'humidité perd de sa valeur et chauffe; les balles de fourrage dans les champs sont perméables à la pluie. Les remorques autochargeuses malmènent le fourrage, lui font perdre une partie des feuilles de légumineuses, forment des boudins de fourrage très emmelé qu'il est difficile de détordre. Les constructeurs ont négligé la mécanisation de la mise en meulons du fourrage, opération traditionnelle qui présente les avantages sui vante a) le meulon est perméable à l'air -densité du fourrage en meu lons 60 kg au mètre cube et en balles moyennes, densité 110 kg au mètre cube. b) le fourrage peut terminer son séchage en meulons entre 15 et 20 % d'humidité. Le fourrage à l'intérieur du meulon conserve sa couleur verte et ses vitamines A. b) En cas de menace de pluie, la mise en meulons mécanique est plus rapide que la ramasseuse-presse ou la remorque auto chargeuse et permet ainsi de sauvegarder une plus importante superficie de fourrage presque sec. c) le meulon peu sensible à la pluie permet d'attendre le pressa ge ou le chargement et ainsi de mieux étaler dans le temps les travaux toujours urgents de la fenaison. L'appareil, objet du présent brevet, permet d'obtenir les avan taxes ci-dessus décrits. Une forme de réalisation est représentée par le dessin annexé. La figure 1. est une vue en plan du corps du rateau de forme circulaire (a) ou polygonale (a'). La figure 2. est une coupe suivant l'axe x-y de la figure 1. sur laquelle on voit le corps du rateau (a), les dents flexibles du ratissage (b) et les tiges d'appui (c). La figure 3. est une vue de face de l'appareil montrant l'inclinaison des dents et des tiges extérieures. La figure 4. est une vue latérale de l'appareil tracté, en position soulevé. La figure 5. est une vue latérale de l'appareil poussé après formation du meulon. La figure 6. représente la manoeuvre de l'appareil poussé pour déposer un meulon (m) à côté d'une ligne d'andains (n). Le corps du rateau (a) est constitué par une poutre de 2 m à 2. 50 m. environ de largeur, elle peut être circulaire (a), ou polygonale (a') afin que les brins de fourrage aient tendance à se rassembler au milieu du rateau. Les dents de ratissage (b), figures 2. et 3., légèrement incurvées longues de 0. 50 m environ, sont assez souples pour fléchir sur un obstacle et assez résistantes pour pousser une certaine masse de fourrage. Leur espacement sur le corps du rateau est de l'ordre de 15 à 20 cm. Les tiges d'appui (c), figures 2. et 3., sont des barres verticales de 1 50 m environ de haut, reliées à leur sommet par une barre de soutien (d) figure 3. Les tiges d'appui sont plus espacées que les dents du rateau, elles servent à contenir le meulon en formation. Les dents et les tiges des extrémités du rateau sont disposées obliquement pour faciliter le glissement du Fourrage vers le centre. Figure 3. Appareil tracté - Figure 4. fonctionnement: le rateau est fixé par les deux bras (p) figure 4. sur le système hydraulique de relevage du tracteur et réglé de telle sorte qu'au cours du travail les dents effleurent le sol. Le tracteur marche dans l'axe d'un andain, le rateau rassemble le fourrage. Quand le meulon ainsi formé est suffisamment important - environ 2mettes de haut - le conducteur ralentit, agit sur le relevage, le rateau se soulève au-dessus du meulon. I1 n'y a plus qu'à rabaisser le rateau et reprendre la marche normale. Appareil poussé - Figure 5. Le corps du rateau est fixé à l'avant du tracteur par 2 bras (e) d'une longueur de l. 50 m environ et mobiles dans le sens vertical. Deux roues (f) sur pneumatique à orientation libre sont montées sur des crémaillères (g). Les roues o-rientables suivent les changements de direction du tracteur et supportent le poids de l'appareil. Les crémaillères servent à régler la hauteur du travail et à lever l'appareil pour la circulation d'un champ à l'autre ou sur la route. fonctionnement - figure 6. Le conducteur dirige le rateau dans le sens de l'andain. Quand le meulon est assez important, le conducteur incline sa marche vers la droite ou la gauche, s'arrête, fait une marche arrière, laissant ainsi le meulon en place et reprend le ramassage de l'andain là où il l'avait laissé. Utilisation de l'appareil tracté et poussé L'appareil, qu'il soit tracté ou poussé, permet de ramasser, soit le fourrage rassemblé en andains, soit celui qui, après la coupe, serait resté étendu au sol sans autre manipulation. Il permet le même travail avec la paille. L'appareil permet de déposer les meulons à un endroit choisi de la prairie : au pied de siccateurs ou en un lieu où le fourrage sera pressé ou encore, si on veut le récolter en vrac, à une place où on installera un monte-gerbes. L'appareil peut servir aussi à rassembler les racines, des débris végétaux, des pierres superficielles dans un champ préparé à être semé. Le ramassage est facilité du fait que les ouvriers n'ont pas à circuler sur toute la surface du champ. REVENDICATIONS 1 - La réalisation mécanique dTun rateau pouvant être tiré ou poussé par un tracteur pour ramasser le fourrage coupé et le mettre en meulons. 2 - Le corps du rateau incurvé pour rassembler le fourrage vers son centre. 3 - La combinaison de dents du rateau incurvées et élastiques disposées pour un ratissage correct et de tiges d'appui au-dessus du corps du ra teau pour soutenir le meulon en formation. 4 - L'inclinaison des dents et des tiges d'appui des extrémités du rateau pour faciliter le glissement du fourrage vers le milieu de I'appareil. 5 - L'utilisation d'un dispositif de relevage en soi connu, pour, dans le cas d'appareil tracte, soulever le rateau au-dessus du meulon laissé en place et le ramener au sol après dégagement du meulon. 6" - Dans le cas d'opération en poussée, la manoeuvre de laisser en place un meulon par simple marche-arrière du tracteur.