Feuille à durée de vie prolongée pour le marquage des chaussées. La présente invention concerne une feuille à durée de vie prolongée pour le marquage des chaussées. Dans l'industrie du marquage des chaussées, on recher- che des produits économiques ayant une durée de vie supérieu- re à celle des marques peintes ordinaires. L'incapacité d'at- teindre cet objectif se traduit par la grande diversité des produits que l'on utilise à ce jour pour tenter de former des marques à durée de vie prolongée sur les chaussées. Parmi ces produits figurent les peintures à base,àde résine époxyde. Malgré leur longévité accrue, ces peintures ne sont que peu utilisées, sans doute en raison de la lenteur de leur durcissement qui nécessite des modes d'application compliqués et coûteux. Egalement les lignes appliquées tendent à s'écailler et à se fissurer, résistent mal aux chocs et changent de couleur avec le temps. Des revêtements plus épais, faits par exemple de poly- mères thermoplastiques extrudés ou pulvérisés à l'état fondu, ont une durée de vie accrue car la quantité de matière à enle- ver par usure est plus importante. Cependant, l'accroissement de la quantité de matière augmente le coût des marques et l'application nécessite un appareillage coûteux et doit se faire à chaud, ce qui est malaisé. Egalement, l'épaisseur de ces marques peut gêner la circulation et les lignes sont en facilement particulier/enlevées par les lames des chasse-neige. Les mar- ques se séparent également, en particulier du béton, apparem- ment par suite de la différence des propriétés de dilatation thermique entre les marques épaisses rigides et le béton. Des rubans épais préformés d'élasticité réduite ont une longévité suffisamment importante, mais leur coût limite généralement leur emploi au marquage urbain tel que la forma- tion des lignes de délimitation des voies de faible longueur, des marques d'arrêt ou des passages pour piétons aux intersec- tions. Ces bandes conviennent particulièrement bien à de tels emplois lorsqu'une circulation importante, des arrêts et dé- marrages fréquents et des changements de direction des véhicu- les exercent des contraintes sévères. 2 2459132 On a également utilisé des rubans préformés plus min- ki ces, tels que des rubans constitués d'une pellicule d'alimi- nium extrêmement souple portant des revêtements vinyliques pig- mentés dans lesquels des microsphères de verre ou une autre matière en particules sont partiellement incorporées. Ces ru- bàns sont généralement moins coûteux que les rubans préformés plus épais précédemment décrits et leur aptitude exceptionnelle à s'adapter à la forme du substrat favorise une bonne adhéren- ce à la chaussée. Cependant la longévité de ces rubans est in- " i férieure à celle des rubans préformés plus épais et le facteur prix/longévité a généralement limité leur emploi à des cas par- ticuliers, tels que la formation de marques temporaires de construction. En résumé, il n'existe pas à ce jour de technique qui présente d'excellentes performances convenant de façon généra- le à un marquage à grande échelle tel que la formation de lignes continues de délimitation des voies des routes. L'invention concerne une nouvelle feuille pour le mar- quage des chaussées ayant une durée de vie considérablement supérieure à celle des feuilles comparables connues. En résumé, la nouvelle feuille pour le marquage des chaussées de l'invention est constituée de 1) une feuille de base telle qu'une feuille d'alumi- nium extrêmement souple, s'adaptant bien à la surface d'une chaussée; 2) une couche supérieure d'un liant adhérant à une des surfaces de la feuille de base et que l'on a fait réagir pour qu'il soit sous une forme flexible insoluble et pratique- ment infusible telle que la couche supérieure s'adapte bien à la feuille de base et continue à lui adhérer sans rupture même lorsqu'on enroule la feuille autour d'un mandrin de 1 millimètre de diamètre; et 3) une couche unique de particules, telles que des microsphères de verre ou du sable, qui sont partiellement in- corporées à la couche supérieure et partiellement exposées au- dessus de cette couche, et qui sont entourées par la couche supérieure de façon à être fortement maintenues par cette cou- che supérieure et à lui adhérer. 3 2459132 Le support créé par les particules partiellement incor- porées à la feuille de l'invention diffère du support créé par les feuilles ayant une base faite d'une pellicule d'aluminium de l'art antérieur. Lors de la fabrication des matières de l'art antérieur, on fait tomber les microsphères ou d'autres particules dans une solution de liant revêtant la feuille de base. La solution de revêtement forme des congés avec les cô- tés des particules, mais l'évaporation du solvant lors du sé- chage ultérieur du revêtement réduit considérablement l'épais- seur dans les espaces séparant les microsphères. L'examen au microscope de la feuille finie montre qu'après l'évaporation du solvant, les particules sont placées sur des piliers ou des socles faits du liant séché. Le seul liant qui entoure les microsphères est constitué du congé mince de liant qui demeure après évaporation du solvant. Les piliers séchés et les congés minces de liant des matières de l'art antérieur offrent peu de résistance à l'abrasion et aux autres forces appliquées aux marques des chaussées pendant l'emploi. Les piliers et le congé mince de liant entourant les particules peuvent être fléchis par ces forces et éventuellement les forces maintenant les particules dans la marque pour chaussée sont déplacées et les particules sont arrachées. Dans la feuille de l'invention, la couche supérieure de liant forme également un congé autour des particules incor- porées. Cependant le congé est un congé "plat", c'est-à-dire un congé selon lequel la couche supérieure ne s'abaisse que progressivement et faiblement à partir de son niveau sur les particules incorporées. On peut, pour obtenir un tel congé plat, former la couche supérieure à partir d'un liquide conte- nant peu ou pas de solvant pour qu'il n'y ait que peu ou pas de diminution de l'épaisseur lors du séchage ou du durcisse- ment. En général, le congé est suffisamment plat pour qu'aux points distants d'un rayon d'une particule de diamètre moyen, la couche supérieure ait une épaisseur égale au moins au tiers du diamètre de la particule. Egalement la couche supé- rieure n'est pas en retrait par rapport à son niveau sur la particule de diamètre moyen ou est en retrait d'une valeur ne 4 2459132 dépassant pas le tiers du diamètre de la particule. De préfé- rence, le retrait ne dépasse pas le quart du diamètre de la particule. L'emploi d'une couche supérieure que l'on a fait réa- gir améliore également l'union ou l'adhésion des particules incorporées et l'adhésion est encore accrue dans les feuilles préférées de l'invention par emploi d'un agent favorisant l'adhésion ou agent de couplage, tel qu'un agent de couplage de type silane à l'interface entre les particules et la cou- O che supérieure. La couche supérieure que l'on préfère actuel- lement est à base de résine époxyde et de préférence elle con- tient également un polymère d'assouplissement qui apporte à la couche supérieure au moins 5 parties en poids de segments élastomères pour 100 parties de segments de résine époxyde. La nature assouplie de la couche supérieure la rend résistante aux chocs qui tendent à libérer les particules de leur loge- mentèn conservant à la feuille son aptitude à bien s'adapter à la forme du substrat. Dans la présente description, on entend par "élasto- mère" des substances que l'on peut étirer à la température ordinaire à aumoins deux fois leur longueur d'origine et qui, après étirage et suppression de la traction, reviennent fortement et en peu de temps à peu près à leur longueur d'ori- gine. On entend dans la présente description par "précurseurs d'élastomères vulcanisables" ou plus simplement par "précur- seurs d'élastomères" des matières polymères que l'on peut réticuler selon une réaction de vulcanisation pour obtenir une substance élastomère selon la définition précédente. Par exemple, dans la présente description, les termes "précurseurs d'élastomères vulcanisables" et "précurseurs d'élastomères" englobent des élastomères liquides tels que les polymères liquides d'acrylonitrile et de butadiène. Dans la présente description, on entend par "segment" une molécule ou une por- tion de molécule. Le terme "segments élastomères" s'applique soit à des molécules élastomères séparées, soit à des por- tions de molécules qui seraient des élastomères ou des pré- curseurs d'élastomères vulcanisables selon les définitions précédentes si elles constituaient des molécules séparées et 2459132 non des portions de molécule. Le terme "segment de résine épo- xyde" concerne soit des molécules séparées comportant un ou plusieurs radicaux époxy réactifs, soit des portions de molé- cules ayant la même structure et la même composition que ces molécules séparées de résine époxyde. La couche supérieure que l'on a fait réagir et que l'on a assouplie résiste également mieux aux températures ex- trêmes que les feuilles connues dont la base est une pellicule d'aluminium. Des chocs qui fissurent la couche supérieure des feuilles connues aux températures de congélation ne fissurent pas la couche supérieure des feuilles de l'invention. Egale- ment, comme on l'a fait réagir, la couche supérieure résiste au ramollissement aux températures élevées et résiste égale- ment à la dissolution par l'essence et les autres agents chi- miques ambiants. Des essais ont montré que l'on peut attribuer à la feuille de l'invention une durée de vie remarquablement impor- tante qui semble due au maintien des microsphères de verre ou des autres particules dans la couche supérieure. Les particu- les semblent mieux résister à l'usure que le liant organique (il est intéressant de noter que la couche supérieure préférée à base de résine époxyde précédemment décrite, ne semble pas présenter une résistance à l'abrasion nettement supérieure à celle de la couche supérieure vinylique des produits de l'art antérieur comportant une pellicule d'aluminium), et les parti- cules empêchent le contact direct entre les pneumatiques des véhicules et la couche supérieure. Egalement, le maintien de la présence des microsphères de verre accroît la période pen- dant laquelle les marques présentent un pouvoir de rétro- réflexion utile. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui suit et à l'examen des dessins an- nexés dans lesquels la figure 1 est une coupe d'une feuille 10 de l'inven- tion. La feuille 10 est constituée d'une feuille de base il s'adaptant bien à la forme du substrat, d'une couche supérieu- re 12 adhérant à une des faces de la feuille de base, de par- ticules résistant à l'usure sous forme de microsphères de 6 2459132 verre 13 et de particules antidérapantes 14 partiellement in- corporées à la couche supérieure 12 et d'une couche 15 d'adhésif portée par l'autre côté ou revers de la feuille de base 11. Comme on le voit, la couche supérieure forme autour des particules résistant à l'usure des congés plats tels qu'aux points 16 distants d'un rayon de la surface d'une par- ticule de diamètre moyen (à titre illustratif la microsphère 13a), la couche supérieure a une épaisseur 17 égale au moins au tiers du diamètre de la sphère 13a, et la couche supérieure iO n'est pas en retrait par rapport à son niveau sur la sphère 13a de plus d'un tiers de diamètre (c'est-à-dire que la distan- ce 18 n'est pas supérieure au tiers du diamètre de la sphère 13a); et la figure 2 est une coupe d'une feuille de l'art anté- rieur comportant les mêmes composants de construction fondamen- taux que la feuille de la figure 1, mais o les microsphères et les particules antidérapantes reposent sur des piliers 19 de liant au lieu d'être profondément incorporées à la couche supérieure. La feuille de base-que l'on préfère utiliser dans l'in- vention est une pellicule d'aluminium extrêmement souple, qui s'adapte facilement à la forme du substrat et qui conserve presque totalement la forme à laquelle on l'a adaptée sans application additionnelle d'une pression d'adaptation. D'au- tres feuilles de base utiles s'adaptant bien à la forme du substrat sont les feuilles d'élasticité réduite décrites dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique No. 4.117.192 qui sont faites de précurseurs d'élastomères non vulcanisés, de résines diluantes telles que des paraffines chlorées et de charges et les nappes non tissées telles que celles faites de fibres de polyoléfines. Bien que les feuilles de base faites de ces der- nières matières puissent avoir plus d'élasticité ou de mémoire élastique qu'une matière extrêmement souple, la force élastique exercée après adaptation de la feuille de base à la surface d'une chaussée est généralement inférieure à la force imposée par l'adhésif qui maintient la feuille à la chaussée et la feuille de base est donc adaptée de façon permanente à la surface de la chaussée. Pendant une certaine période de 7 2459132 temps, les matières préférées peuvent présenter une adapta- tion complémentaire de façon à épouser exactement de petites irrégularités de la surface de la chaussée telles que des cailloux saillants. L'épaisseur de la feuille de base est géné- ralement comprise entre environ 0,025 mm et 1 ou 2 mm pour que la feuille ait la capacité d'adaptation à la forme du substrat et la résistance mécanique désirées; les pellicules d'alumi- nium extrêmement souples ont une épaisseur généralement infé- rieure à 0,1 mm. La couche supérieure appliquée à la feuille de base a le plus souvent une épaisseur comprise entre environ 0,025 et 0,25 mm, bien que l'on puisse utiliser des épaisseurs plus importantes si les microsphères ou les autres particules que l'on doit incorporer à la couche sont plus grosses. De préfé- rence, la couche supérieure a une épaisseur d'au moins 0,1 mm. Le liant que l'on préfère de beaucoup utiliser dans la couche supérieure d'un ruban de l'invention est à base d'un éther diglycidylique de bisphénol A hydrogéné (c'est-à- dire le bis[(époxy-2,3 propoxy)-4 cyclohexyl]propane). Un premier avantage de cette résine est qu'elle ne présente pas de changement de coloration lors du vieillissement d'un ruban de l'invention, tandis que les autres résines époxydes insatu- rées peuvent présenter un tel changement da à leurs doubles liaisons conjuguées. De plus, l'emploi de cette résine époxyde donne à la couche supérieure durcie une plus grande flexibi- lité. Bien que l'on utilise de préférence un polymère assou- plissant avec la résine époxyde, des quantités moindres d'un tel polymère assouplissant permettent de donner à la couche supérieure finie une flexibilité globale supérieure à celle qu'on obtiendrait avec des éthers diglycidyliques de bisphénol A non hydrogéné. Ces quantités moindres sont avantageuses car la dilution de la résine époxyde est moins importante et l'adhésion à la feuille de base et aux particules partielle- ment incorporées à la couche supérieure est meilleure. Un au- tre avantage des éthers diglycidyliques du bisphénol A hydro- géné est que la couche supérieure présente moins de retrait lors du vieillissement que les couches supérieures à base d'autres résines époxydes. Les couches supérieures constituées au moins en partie d'autres résines époxydes présentent un re- trait lors de la réaction ou du durcissement, soit immédiate- ment pendant le processus de fabrication, soit ensuite lors du vieillissement sur la chaussée. Ce retrait peut provoquer un délaminage entre la couche supérieure et la couche de base ou même un soulèvement de la feuille à la surface de la chaussée. Cependant, dans des applications plus limitées, on peut utiliser d'autres résines époxydes dans les feuilles de marquage des chaussées de l'invention. De façon-générale, toute résine époxyde durcissable comportant en moyenne plus d'un radical époxy réactif par molécule convient pour former une couche supérieure que l'on a fait réagir ou que l'on a durcie, adhérant.bien et possédant une bonne durabilité physi- que utile dans une feuille de l'invention. Par exemple, on peut utiliser des éthers diglycidyliques de bisphénol A non hydrogéné ainsi que des résines époxydes cycloaliphatiques, bien que ces matières soient moins souhaitables en raison de leur vitesse de réaction plus lente et par conséquent des temps de fabrication plus importants. Les polymères assouplissants d'acrylonitrile-buta- diène sont les polymères assouplissants que l'on préfère dans les couches supérieures à base de résine époxyde de l'inven- tion, car ils forment une couche supérieure compatible, flexi- ble et peu coûteuse. On peut également utiliser des polymères de butadiène de même que des polyéthylènediamines telles que la poly(tétraméthylène-oxyde)diamine décrite dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique No. 3.436.359. En général, on peut mélanger uniformément les polymères assouplissants utiles sous une forme finement divisée à la résine époxyde. On les incor- pore généralement en des quantités telles qu'il y ait moins de 250 parties de segments élastomères pour 100 parties de segments de résine époxyde. De préférence, les polymères assouplissants compor- tent des radicaux réactifs pouvant réagir avec la résine époxyde, car cela semble améliorer la résistance mécanique du revêtement. De plus, avant l'incorporation à la couche supé- rieure, on peut effectuer la préréaction d'au moins une cer- 9 24591 2 taine quantité de polymère assouplissant et de résine époxyde. On peut utiliser divers types de radicaux réactifs tels que les radicaux amino, acide carboxylique, mercapto et époxy. On préfère les radicaux amino, car ils réagissent plus rapide- ment avec la résine époxyde aux températures utiles de mise en oeuvre et, par conséquent, réduisent le temps de fabrica- tion de la feuille de l'invention. On peut incorporer des agents de durcissement ou des catalyseurs pour favoriser la réaction entre les radicaux époxy et/ou entre les radicaux époxy et les radicaux réactifs du polymère assouplissant. On peut également, au lieu ou en plus de la résine époxyde, utiliser dans la couche supérieure d'autres polymères ou d'autres résines. Par exemple, on peut utiliser, pour for- mer une couche supérieure adhérant bien à la feuille de base et aux particules partiellement incorporées à la couche supé- rieure, des mélanges de polyisocyanates formant des uréthanes et des polyols. De plus, on peut préparer des polyuréthanes flexibles sans addition d'un polymère assouplissant. Bien que pour former la couche supérieure d'une feuille de l'invention, on applique généralement les ingré- dients liquides directement à la feuille de base, on peut for- mer séparément la couche, puis l'unir à la feuille de base selon une opération de stratification, avec interposition d'une couche adhésive entre la couche supérieure et la feuille de base. On incorpore partiellement à la couche supérieure les particules résistant à l'usure (microsphères de verre ou d'autres particules durables généralement minérales) typique- ment de façon dispersée ou répartiesau hasard. Une disposition dispersée des microsphères de verre permet d'obtenir le pou- voir de rétroréflexion que l'on attend habituellement des mar- ques de chaussées et une telle disposition est plus antidéra- pante qu'une couche de microsphères à garnissage dense. On peut incorporer à la feuille de l'invention,avec les microsphères, des particules minérales antidérapantes irrégulières ou angu- leuses telles que du sable ou d'autres particules abrasives dans certaines applications o le pouvoir de rétroréflexion 2459132 est inutile, les particules antidérapantes peuvent être les seules particules utilisées. Il est souhaitable que la feuille de l'invention présente une résistance au dérapage d'au moins BPN, cette valeur étant mesurée avec un British Portable Skid Tester, ce qui est la valeur souhaitable de la résistance au dérapage fixée par divers services gouvernementaux. Les microsphères de verre que l'on utilise ont, de façon typique, un indice de réfraction compris entre environ 1,5 et 2 et, mieux, un indice d'au moins 1,7 pour qu'on obtienne un bon pouvoir de réflexion en conditions sèches. Si la feuille doit réfléchir la lumière à l'état humide, une partie ou la totalité des microsphères doit avoir un indice de réfraction d'environ 2,2 ou plus. Les microsphères doivent, de façon générale, avoir un diamètre moyen compris entre envi- ron 150 et 500 pm et les autres matières en particules doivent avoir une taille de même ordre. Comme précédemment indiqué, on traite de préférence les microsphères ou les autres particules incorporées avec un agent qui améliore leur adhésion avec la couche supérieure; sinon on incorpore un tel agent à la couche supérieure pour qu'il vienne en contact avec les microsphères ou les particu- les lorsqu'on les incorpore à cette couche. Les molécules d'un tel agent ont généralement une portion minéralophile qui s'associe aux microsphères ou particules incorporées et une portion organophile qui s'associe aux ingrédients organiques de la couche supérieure et peut réagir avec eux. Des agents de couplage de type silane sont particulièrement utiles. On incorpore à la couche supérieure des pigments ou d'autres agents colorants en une quantité suffisante pour lui donner une coloration la rendant utile comme marque de signa- lisation. De façon typique, on utilise le dioxyde de titane pour obtenir une coloration blanche, tandis que l'on utilise le chromate de plomb pour obtenir une coloration jaune. Le rouge et l'orange sont aussi des couleurs classiques de signa- lisation et on peut utiliser d'autres couleurs pour des mar- ques destinées à des applications particulières. La feuille de l'invention peut porter une couche adhé- sive ou on peut appliquer un adhésif à une surface et faire adhérer la feuille sur l'adhésif. On préfère les adhésifs auto- collants, mais on peut également utiliser des adhésifs activés par la chaleur ou un solvant ou des adhésifs de contact. Le plus souvent, on utilise la feuille de l'invention sous forme d'un ruban allongé, mais on peut employer d'autres formes, par exemple pour former des inscriptions, des flèches, des lignes de stop et similaires. L'invention est illustrée par les exemples non limita- tifs suivants. EXEMPLE 1 On prépare un mélange des ingrédients suivants. On revêt de ce mélange/rne pellicule extrêmement sou- ple d'aluminium épaisse de 50 pm. On fait ensuite tomber sur la surface du revêtement, alors qu'il est encore liquide, un mélange de microsphères de verre ayant un diamètre compris entre 150 et 250 vm avec une moyenne de 200 pm et ayant un in- * dice de réfraction d'environ 1,7 et de particules de sable ayant approximativement la même taille. Les microsphères et le sable ont été traités avec un agent de couplage constitué Ingrédient Parties en poids Ether diglycidylique du bisphénol A hydrogéné ayant un équivalent pondérai en époxyde d'environ 235 (résine époxyde DRH-151 de Shell Chemical Company). Précurseur d'élastomère de type acryl- onitrile-butadiène à terminaison amino ayant un poids moléculaire d'environ 4.000, une teneur en acrylonitrile fixé 19 de 16 % en poids et une fonctionnalité en amine de 2 (Hycar ATBN de B.F. Goodrich) Pigments de type dioxyde de titane 26 Composé d'addition d'oxyde d'éthylène et de la diéthylènetriamine 5 (Ancamine T-1) Mélange solvant de trois parties de méthyléthylcétone et d'une partie 12 d'éther monobutylique d'éthylèneglycol 12 2459132 de y-aminopropyltriéthoxysilane. Ensuite on durcit le revête- ment pendant 10 minutes à 1500C. On plaque ensuite au revers de la pellicule d'aluminium une couche d'un adhésif auto- collant constitué d'un caoutchouc-résine à base de butylcaout- chouc que l'on a préalablement appliqué sous forme d'une solution à un support provisoire. On découpe la feuille en largeurs de 10 cm convenant pour la délimitation des voies et on stocke en rouleau. EXEMPLE 2 Une autre couche supérieure utile dans une structure semblable à celle décrite dans l'exemple 1 contient les ingré- dients suivants. - 15 Ingrédient Parties en poids On peut mélanger ces ingrédients et les appliquer à la pellicule d'aluminium sous forme d'un liquide non volatil à 100 %. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux exemples décrits et représentés, elle est susceptible de nom- breuses variantes accessibles à l'homme de l'art, suivant les applications envisagées sans qu'on s'écarte pour cela de l'esprit de l'invention. Isocyanate aliphatique polyfonctionnel 12 (Desmodur N de Mobay Chemical Company) Polyester à terminaison hydroxy ayant un indice d'hydroxyle de 45 (Multron 62,5 R16 de Mobay Chemical Company) Dioxyde de titane 25 Dilaurate de dibutylétain 0,5 13 2459132 REVENDICAT IONS 1. Feuille pour le marquage des chaussées, consti- tuée d'une feuille de base qui peut s'adapter à la forme d'une chaussée, d'une couche supérieure de liant coloré, utile comme marque de signalisation de la circulation, adhérant à une des surfaces de la feuille de base et d'une couche unique de par- ticules partiellement incorporées à la couche supérieure et dépassant partiellement de la couche supérieure, caractérisée en ce que l'on fait réagir le liant sous une forme flexible, insoluble et pratiquement infusible et en ce que la couche supérieure entoure les particules de telle sorte qu'aux points distants d'un rayon de la surface d'une particule de diamètre moyen, la couche supérieure ait une épaisseur égale au moins au tiers du diamètre de la particule et ne soit pas en re- trait par rapport à son niveau sur la particule de plus d'un tiers du diamètre de la particule, de sorte que les particu- les sont retenues dans la couche supérieure et protègent la couche supérieure de l'usure. 2. Feuille selon la revendication 1, caractérisée en ce que la feuille de base est constituée d'une pellicule d'aluminium. 3. Feuille selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce que la couche supérieure est constituée d'une résine époxyde. 4. Feuille selon la revendication 3, caractérisée en ce que la résine époxyde est constituée d'un éther diglycidy- lique du bisphénol A hydrogéné. 5. Feuille selon l'une des revendications 3 ou 4, caractérisée en ce que le liant est constitué d'un polymère assouplissant qui apporte à la couche supérieure au moins 5 parties en poids de segments élastomères pour 100 parties en poids de segments de résine époxyde. 6. Feuille selon la revendication 5, caractérisée en ce que le polymère assouplissant est constitué d'un polymère d'acrylonitrile-butadiène. 7. Feuille selon l'une des revendications 5 ou 6, caractérisée en ce que le polymère assouplissant porte des radicaux réactifs par lesquels on l'a fait réagir avec la 14 2459132 résine époxyde. 8. Feuille selon la revendication 7, caractérisée en ce que les radicaux réactifs sont constitués de radicaux amino. 9. Feuille selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que les particules résistant à l'usure ont été mises en contact avec un agent favorisant l'adhésion constitué de molécules dont une portion adhère bien aux particules et une autre portion adhère bien à la couche supérieure.