La présente inrention concerne un nouveau revêtement de sol ou autre paroi, du type constitué essentiellement par des carreaux rigides en céramique, voire du parquet, collés sur une mousse en matière plastique ou similaire. En général, les carreaux de céramique ou analogues, tel que parquet sont collés à même le sol. Cette solution quoique largement répandue dans le passé présente néanmoins l'inconvénient notable de transmettre les chocs et de ne pas amortir les bruits. Pour isoler phoniquement ces carreaux, on a tout d'abord suggéré de les placer sur une dalle flottante en ciment avec des joints en caoutchouc. Si cette solution donne d'excellents résultats sur le plan de l'isolation, en revanche, elle est très coûteuse et réduit la hauteur utile des immeubles de sorte qu'elle nta guère été développée. Récemment, on a proposé des carreaux en céramique liés à une sous couche isolante à base de chlorure de polyvinyle cellulaire à forte densité sur laquelle les carreaux sont collés. Cette méthode est assez longue à mettre en oeuvre et n'a pas donné entièrement satisfaction sur le plan de l'isolation, par suite du problême des joints que l'on ne savait pas encore résoudre. On a suggéré alors (voir brevet français 2 215 525 et 2 220 646) dtim- primer la couche de mousse par calandrage à chaud d'une série d'empreintes, correspondant à la forme des carreaux, chaque empreinte étant bordée par un léger bourrelet formant butée de positionnement pour chaque carreau.Cette technique qui donne d'excellents résultats en ce qui concerne l'isolation, reste néanmoins limitée d'une part, car elle nécessite l'emploi de joints spéciaux élastiques d'insonorisation, qui par ailleurs conduisent à des points de faiblesse mécanique et d'autre part, oblige à avoir autant de type de sous-couche que de forme de carreaux, de sorte qu'elle reste encore chère à mettre en oeuvre. On a également proposé de remplacer la sous-couche cellulaire par une nappe non-tissée telle qu'un feutre ou un "spunbonded" épais. Là encore la mise en oeuvre de cette technique reste délicate et assez coûteuse. La présente invention pallie ces inconvénients. Elle se rapporte à un revêtement de sol ou autre paroi, du type constitué essentiellement par des carreaux en céramique, ou autre matière rigide analogue, collés sur une sous-couche isolante intercalaire en matière souple, elle même collée à même le sol, qui soit facile à poser, donne d'excellentes propriétés d'isolation et dont le prix de revient soit abaissé par rapport aux techniques répandues à ce jour. Cette dalle perfectionnée se caractérise en ce que la couche intercalaire en matière souple présente sur chacune de ses deux (2) faces principales un film souple en matière plastique compacte. Avantageusement, la face externe du film destinée a être appliquée sur le sol est grainée ou présente un relief approprié, pour facilitér l'adhésion du complexe sur le sol par collage, et augmentevl'isolation phonique. De même, on améliore la stabilité du complexe en intercalant une grille textile, tissée ou non entre l'un au moins des films et la couche intercalaire souple. Cette couche en matière intercalaire souple peut être réalisée en matière connue telle qu'en une matière plastique cellulaire souple, notamment en chlorure de polyvinyle (pvc), voire ne polyuréthane ou en polyéthylène réticulé. On peut utiliser des nappes non tissées ou des feutres épais. Les films souples en matière plastique compacte sont avantageusement en pvc. On utilise par exemple des films réalisés par calandrage à partir de déchets de matières plastiques ce qui diminue considérablement le prix de revient du complexe fini. La souplesse des films est calculée de façon à éviter au maximum le fléchissement des carreaux rigides à isoler. Les films en pvc sont par exemple plastifiés à environ trente deux à trente huit (32 à 38) pcr (% de plastifiant par rapport à la résine). La colle destinée à fixer d'une part l'envers du complexe sur le sol et d'autre part les carreaux sur l'endroit est d'un type connu, tel que par exemple les colles à base de néoprène ou autres mastics. En pratique, la colle est la même pour les deux faces et est déposée de manière classique par exemple à la spatule crénélée. Pour assurer une bonne isolation phonique entre les dalles et avoir une bonne résistance mécanique aux déformations, on réalise les joints avec des mastics de ciment assoupli par un élastomère ou du pvc. Enfin, pour supprimer les ponts phoniques lors du raccordement du revêtement sur les murs, on utilise des bandes présentant la même composition que le complexe selon l'invention, c'est-àdire formées d'une couche en matériaux souple revêtue sur ses deux faces principales d'un film souple en matière plastique compacte. La matière dont l'invention peut être réalisée et les avantages qui en découlent ressortiront mieux de l'exemple de réalisation qui suint donné à titre indicatif et non limitatif à l'appui des figures annexées. La figure 1 montre en coupe une dalle pour revêtement de sol en céramique réalisée conformément à l'invention. La figure 2 montreunevue perspective sommaire du matériau complexe d'isolation conforme à l'invention. La figure 3 représente en coupe un mode de réalisation d'un pont phonique avec le matériau de l'invention. Dans les figures, les proportions respectives des différents éléments n'ont pas été respectées de manière à mettre en évidence les éléments caractéristiques de l'invention. Sur ces figures - 1 - désigne la couche intercalaire souple par exemple en pvc cellulaire de densité 0,5 et d'épaisseur de deux millimètres (2), - 2 - un film souple face endroit deun millimètre d'épaisseur en matière plastique compacte, adhérant fermement sur la face supérieure de la couche 1 et dont la face apparente destinée à recevoir la couche de colle 6 est lisse, - 3 - un film souple face envers également de-un niltStre d'épais seur en matière plastique compacte de même composition chimique que le film 2 par exemple en pvc réalisé à partir de déchets calandres adhérant également à la face inférieure de la couche 1 et dont la face apparente destinée à être en contact avec le sol est grainée ou presente un relief approprié, - 5 et 6 - une couche de colle, par exemple à base de néo prène ou de polychloroprène, posée à raison de cinq --cents grammes (500) au mètre carré par exemple à la spatule, - 7 - des carreaux en céramique ou autre matériau analogue, parquet etc., nécessitant de l'isolation, - 8 - des joints souples par exemple en ciment assoupli avec un élastomère, - 9 et 10 - les films chaîne et trame dlune grille textile non tissée d'emploi courant pour cette application par exemple en fils de verre de trente quatre (34) tex ayant une contexture de cinq (5) fils en chaîne et de trois (3) coups en trame au cen timètre, - 11 - un joint phonique réalisé avec le même complexe isolant c'est-à-dire comportant un coeur 12 en mousse cellulaire identique à 1, et deux films de surface souple 13 et 14 identiques à 2 et 3, en pratique ce joint phonique est découpé dans le complexe isolant décrit ci-dessus, - 15 - le mur où se raccordent les carreaux 7 revêtu d'autres carreaux 16 ou autrcs matières de revêtement. En pratique, on réalise en usine le complexe intercalaire que l'on découpe en dalles de dimensions appropriées. Sur le chantier, le carreleur encolle le sol, place les dalles, les revêt d'une nouvelle couche de colle, avantageusement la même que précédemment, puis, applique de manière connue les carreaux en céramique ou de parquet disposés sur un papier ou sur une grille. Les ponts phoniques sont réalisés comme montrés à la figure 3. Le complexe intercalaire peut être réalisé de différentes manières connues. On peut par exemple tout d'abord réaliser la couche cellular re 1 que l'on stabilise sur une de ses faces par enduction-transfert avec une grille textile 9. Ensuite, on thermocolle à la calandre, sur la face libre, un film souple calandré compact grainé 3, puis on encolle la face grille 9 d'une colle de polyuréthane sur laquelle on pose à la calandre un autre film 2 souple calandré compact. Enfin, de manière connue, on découpe l'ensemble en dalles dimensionnées. Dans une autre forme de réalisation, onpeut réaliser ce complexe par enduction-transfert d'éléments préparés séparement. Le matériau selon l'invention est économique à réaliser, il est facile à mettre en oeuvre et donne d'excellentes propriétés d'isolation phonique et thermique. Le matériau selon l'invention est facile à mettre en oeuvre, principalement lorsqu'il s'agit de faire des découpes. De plus, le film de surface associé à la grille textile permet de stabiliser dimensionnellement le matériau, de répartir les contraintes lorsque les éléments sont soumis à des chocs et ainsi d'éviter la rupture des carreaux. Le film envers fortement calandré améliore d'une part la qualité du collage et d'autre part la détérioration de la couche intercalaire et la formation de pont phonique. REVENDICATIONS 1/ Revêtement de sol ou autre paroi, du type constitué essentiellement par des carreauxj en céramique ou autre matière ri-. gide analogue (parquet) collés sur une sous-couche isolante ou insonorisante intercalaire en matière souple,-elle même collée sur le sol, caractérisé en ce que la couche intercalaire en matière souple présente sur chacune de ses deux faces principales un film souple en matière plastique compacte. 2/ Revêtement de sol selon la revendication 1 caractérisé en ce que la couche intercalaire souple est formée par une nappe textile non-tissée ou par un feutre. 3/ Revêtement de sol selon la revendication 1, caractérisé en ce que la couche intercalaire souple est constituée par une matière plastique cellulaire. 4/ Revêtement de sol selon la revendication 3, caractérisé en ce que la matière plastique cellulaire est choisie dans le groupe des mousses en pvc, en polyuréthane, en polyéthylène réticulé. 5/ Revêtement de sol selon l'une des revendication 1 à 4, caractérisé en ce que la face externe du film destinée à être appliquée sur le sol est grainée. 6/ Revêtement de sol selon l'une des revendicationsl à 5, caractérisé en ce qu'il comporte une grille textile intercalée entre l'un au moins des films de surface et la couche intercalaire souple. 7/ Revêtement de sol selon l'une des revendication 1 et 3 à 6, caractérisé en ce que la couche intercalaire cellulaire et les films compacts de surface sont réalisés dans la même matière plastique. 8/ Revêtement de sol selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'il se présente sous forme de dalles.