L'invention concerne un matelas hydraulique ou matelas à flottaison, et elle a trait plus particulièrement à une structure perfectionnée de matelas pour lits articulés. Dans le domaine de la literie, la forme de lit la plus courante comprend un cadre rectangulaire, horizontal, plat et allongé supportant un matelas en matière souple, élastique et/ou flexible, et un sommier allongé qui repose sur le cadre et qui est disposé au-dessous du matelas afin de le maintenir au-dessus du sol. Ces lits présentent une extrémité avant destinée à supporter la tête d'une personne et une extrémité arrière destinée à supporter les pieds. Un type particulier de lit, largement utilisé dans les hôpitaux et ailleurs, comprend un cadre articulé supportant un matelas et conçu de manière à pouvoir être manoeuvré pour élever l'extrémité de tète du matelas afin que le tronçon de l'extrémité de tête du matelas soit incliné longitudinalement et vers le haut par rapport à la partie restante du matelas et qu'une personne reposant ou portant sur le matelas soit soutenue de façon confortable, dans une position semi-assise ou pratiquement assise. Le lit articulé normal du type décrit ci-dessus est communément réalisé et commandé de manière à élever et plier ou casser la partie du matelas correspondant se trouvant sous les genoux d'une personne reposant sur le matelas, afin d'élever et de supporter de façon confortable les jambes de cette personne, en position élevée et pliée, comme souhaité. Dans le cas du cadre articulé d'un lit normal, le sommier supportant le matelas, qui est normalement rectangulaire et horizontal, est constitué d'une structure divisée comprenant un tronçon extrême de tête, un tronçon extrême de pied et un tronçon central ou intermédiaire. Ces tronçons comportent des bords extrêmes avant et arrière s'étendant latéralement ou transversalement. Le bord arrière du tronçon de tête et le bord avant du tronçon central sont articulés entre eux sur un axe horizontal fixe orienté transversalement au sommier, tandis que le bord arrière du tronçon central et le bord avant du tronçon extrême de pied sont articulés entre eux sur un axe transversal pouvant être déplacé verticalement et longitudinalement. Le bord arrière du tronçon extrême de pied peut être déplacé longitudinale- ment de manière libre et, dans certains cas, il peut être déplacé verticalement. La structure d'un sommier articulé normal du type décrit ci-dessus comprend également des mécanismes à cric ou vérin commandés à la main ou au moyen d'un moteur et reliés au tronçon de tête des sommiers afin de faire pivoter vers le haut et vers le bas les bords avant de ces tronçons. Des seconds mécanismes à cric, analogues aux précédents, permettent de faire monter et descendre les bords articulés du tronçon central et du tronçon extrême de pied et, si cela est nécessaire, des troisièmes mécanismes à cric, analogues aux précédents, peuvent être utilisés pour faire monter et descendre les bords arrière des tronçons extrêmes de pied. Dans le cas de matelas classiques, remplis de fibres ou d'une mousse de matière plastique et recouverts d'étoffe, utilisés avec des sommiers articulés du type décrit ci-dessus, ces matelas se cassent ou se plient à peu près librement et transversalement, suivant des lignes parallèles aux axes reliant les tronçons adjacents des sommiers, afin de donner au matelas les configurations souhaitées. En outre, dans le domaine de la literie, des matelas à flottaison, comprenant des vessies remplies d'eau et constituées de feuilles de matière plastique souple et flexible, sont devenus très courants lors des dernières années et sont à présent reconnus comme offrant, au corps humain, un support notablement supérieur à celui offert par les matelas communs constitués de fibres ou de mousse de matière plastique et recouverts d'étoffe. Le meilleur support du corps offert par les matelas à flottaison est tel que l'utilisation de ces matelas est recommandée et/ou demandée par un nombre toujours croissant d'experts dans les domaines de la médecine et des soins du corps. Par conséquent, au cours des dernières années, des efforts ont porté sur le montage de matelas à flottaison du type à vessies en matière plastique, remplies d'eau, sur des sommiers articulés du type décrit ci-dessus, afin d'associer les avantages des matelas à flottaison à ceux des sommiers articulés. Ces efforts n'ont rencontré que peu ou pas de succès. L'insuccès affectant l'utilisation de matelas à flottaison associés à des sommiers articulés du type décrit ci-dessus réside dans le fait que les matelas normaux à flottaison sont constitués de vessies en feuille de matière plastique molle, souple et flexible, formant des parois supérieure et inférieure horizontales et normalement parallèles, espacées verticalement, et des parois latérales et extrêmes verticales s'étendant entre les parois supérieure et inférieure. Les deux parois horizontales sont constituées de deux feuilles de matière plastique et les parois latérales et extrêmes sont normalement constituées par des prolonge- ments marginaux convenablement découpés, repliés verticalement vers le bas et vers le haut, des parois supérieure et inférieure, ces prolongements comportant des bords correspondants et disposés de manière à se chevaucher entre eux et à être fixés hermétiquement ensemble par thermosoudage suivant des lignes continues. Par conséquent, les parois latérales et extrêmes de ces matelas ont pour caractéristique d'être ininterrompues et divisées par des joints soudés. Outre les joints indiqués ci-dessus, les quatre bords verticaux situés aux angles de ces matelas sont également souvent constitués de joints soudés. Lors de la réalisation des joints par thermo- soudage des feuilles de matière plastique des matelas du type décrit cidessus, de la chaleur et une certaine pression sont appliquées sur et entre les feuilles de matière plastique à souder suivant certaines lignes. La chaleur et la pression appliquées étirent et rapprochent les feuilles de matière plastique, cette dernière fluant et se soudant à elle-même. L'étirage, le rapprochement et/ou le fluage de la matière résultent en une diminution notable de l'épaisseur des feuilles de matière plastique à proximité des lignes de soudure et affaiblissent physiquement les vessies ainsi formées, cet affaiblissement apparaissant à proximité des lignes de soudure. - Les zones d'affaiblissement des vessies, indiquées ci-dessus, sont sujettes à des ruptures et des déchirements lorsque des pressions intérieures excessives apparaissent dans les vessies. De plus, le thermosoudage tend également à provoquer un durcissement ou une fragilisation de la matière soudée, ce qui affaiblit davantage les structures résultantes. Lorsque des matelas à flottaison remplis d'eau, du type décrit ci-dessus, sont associés à des sommiers de lits articulés et sont pliés ou cassés suivant une ou plusieurs lignes transversales, sous l'effet de la manoeuvre des sommiers, le pliage ou la cassure des matelas provoque, en fait, une compression ou un pincement de certaines parties des matelas, ce qui refoule l'eau de ces parties et accroît notablement la pression hydraulique ou la pression du fluide contenu dans les matelas. Dans le cas de matelas à flottaison normaux, du type décrit ci-dessus, l'accroissement de pression, apparaissant dans un tel matelas lorsque ce dernier est plié ou cassé comme indiqué ci-dessus, est suffisant pour provoquer une rupture ou un éclatement des parties affaiblies adjacentes aux lignes de soudure. Cette rupture ou cet éclatement des matelas se produit en dépit du fait que les parties des matelas qui ne sont pas affaiblies par le soudage ou de toute autre manière sont théoriquement suffisamment résistantes pour supporter l'accroissement de pression indiqué. Des essais pour éliminer les affaiblisse- ments indiqués ci-dessus dans des matelas à flottaison normaux, par un accroissement de l'épaisseur de la feuille utilisée pour la réalisation de ces matelas et, par conséquent, par l'utilisation d'une plus grande quantité de matière pour les lignes de soudure afin de renforcer ces dernières, ont donné des matelas insuffisamment souples et flexibles, ou trop durs et trop rigides pour constituer le support recherché et souhaité pour le corps. Un autre inconvénient apparaissant dans l'utilisation des matelas classiques à flottaison lorsqu'ils sont associés à des sommiers de lits articulés du type décrit ci-dessus réside dans le fait que, lorsque les sommiers sont manoeuvrés pour plier ou casser les matelas, l'écoulement ou déplacement libre du volume d'eau important et unique dans les plans des matelas fait apparaître des situations telles qu'il reste, au-dessous de certaines parties du corps des personnes reposant sur les matelas, une quantité d'eau insuffisante pour empëcher ces corps de faire porter les parois supérieures des matelas contre les parois inférieures, les parois supérieures venant alors s'appliquer contre les parois inférieures, tandis que des volumes d'eau excessifs, situés sous d'autres parties du corps des personnes, sont déplacés et soulèvent ces autres parties, de sorte que le support recherché et souhaité pour le corps ne peut être obtenu. L'invention concerne donc un lit à eau articulé, ainsi qu'un matelas à flottaison qui est particulièrement adapté à une utilisation avec des structures de sommiers de lits articulées. Le matelas à flottaison selon l'invention, destiné à ètre utilisé avec un sommier de lit articulé, est plus résistant et plus durable, tout en étant aussi souple et aussi flexible, que les matelas classiques à flottaison. Le matelas à flottaison selon l'invention comprend une enveloppe extérieure constituée d'une feuille de matière plastique souple et flexible, et plusieurs vessies parallèles et allongées, réalisées dans la même matière, remplies d'eau modérément et disposées et contenues dans l'enveloppe extérieure. Cette dernière et les vessies sont de dimensions proportionnées de manière que l'enveloppe soutienne les vessies et les empêche ou leur interdise de s'étirer et de se détendre au-delà de leurs limites d'élasticité. Les vessies et l'enveloppe sont constituées de feuilles de matière plastique mince, souple et flexible, dont des bords se recouvrent entre eux et sont soudés à chaud suivant des lignes continues. Les lignes de soudure de l'enveloppe sont décalées et espacées des lignes de soudure des vessies de manière que les parties de l'enveloppe soutenant et supportant les soudures des vessies ne soient pas interrompues et/ou affaiblies par des lignes de soudure. L'invention a donc pour objet un matelas perfectionné à flottaison, du type décrit ci-dessus, qui est constitué de manière que, lorsqu'il est cassé ou plié par une manoeuvre du sommier articulé sur lequel il repose et, lorsque certaines parties de ce matelas sont élevées par rapport à d'autres parties, le déplacement et/ou l'écoulement de l'eau se produisant par gravité à l'intérieur du matelas soit limité et contrôlé pour que des volumes d'eau suffisants restent dans les parties élevées du matelas afin d'offrir le support souhaité pour le corps, le déplacement ou écoulement de l'eau vers les parties inférieures du matelas étant insuffisant pour empêcher l'établissement du soutien souhaité et recherché pour le corps. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels: la figure 1 est une vue en perspective d'un sommier de lit articulé comportant le matelas à flottaison selon l'invention; la figure 2 est une vue analogue à celle de la figure 1, montrant certaines parties dans des positions différentes; la figure 3 est une coupe suivant la ligne 3-3 de la figure 1, entre certains éléments de la structure représentée sur les figures 1 et 2; la figure 4 est une coupe partielle suivant la ligne 4-4 de la figure 1, montrant certaines parties de la structure représentée sur les figures 1 et 2; la figure 5 est une vue partielle suivant la ligne 5-5 de la figure 1, montrant certaines parties de la structure représentée sur les figures 1 et 2; la figure 6 est une vue en perspective, avec arrachement partiel, du matelas à flottaison selon l'invention; la figure 7 est une vue en plan de la paroi supérieure de l'enveloppe du matelas et des parties des parois latérales et extrêmes formées d'une seule pièce avec l'enveloppe; la figure 8 est une vue en plan de la paroi inférieure de l'enveloppe et des parties des parois extrêmes et latérales formées d'une seule pièce avec l'enveloppe; la figure 9 est une vue partielle en perspective, à échelle agrandie, d'un angle de l'enveloppe; la figure 10 est une coupe partielle à échelle agrandie suivant la ligne 10-10 de la figure 9; la figure 11 est une vue en plan d'une feuille de matière plastique découpée pour former une vessie du matelas selon l'invention; la figure 12 est une élévation d'une vessie la figure 13 est une vue partielle en perspective, à échelle agrandie, d'un tronçon extrême d'une vessie; la figure 14 est une coupe partielle, à échelle agrandie, suivant la ligne 14-14 de la figure 13; la figure 15 est une coupe partielle, à échelle agrandie, suivant la ligne 15-15 de la figure 6; la figure 16 est une coupe longitudinale schématique d'une partie de la structure selon l'invention; la figure 17 est une coupe, analogue à celle de la figure 16, montrant-la structure dans une autre position, la figure 18 est une vue en perspective, avec arrachement partiel, d'une autre forme de réalisation de la structure selon l'invention; et la figure 19 est une coupe longitudinale partielle d'une autre forme de réalisation de l'invention. Les figures 1 à 5 représentent une structure de lit articulée A comportant un matelas M à flottaison et un élément R de retenue de ce matelas. Le lit A représenté ne correspond pas à un lit connu particulier, mais il correspond simplement à un montage typique d'éléments fondamentaux caractérisant la plupart des lits articulés et avec lesquels le matelas perfectionné M peut être utilisé de façon avantageuse. Le lit A comporte des panneaux transversaux et verticaux 10 et Il de pied et de tête comprenant des pieds qui reposent sur le sol, un cadre principal rectangulaire et horizontal P fixé et s'étendant entre les panneaux 10 et 11, à une certaine distance au-dessus du sol, et un sommier articulé et divisé F supporté au-dessus du cadre principal P et supportant lui-même l'élément R de retenue et le matelas M. De plus, le lit A comporte deux- mécanismes J et J' à cric, espacés longitudinalement, portés par le cadre ou sommier principal P et convenablement reliés au sommier F. Les mécanismes J et J' sont représentés sous la forme de mécanismes pouvant être actionnés à la main et comportant des manivelles 12 accessibles sur le côté du lit A. En pratique, ces mécanismes à cric peuvent être commandés au moyen d'un moteur, si cela est souhaité. Dans le lit A représenté, le sommier articulé et divisé F est supporté par le sommier P et il comprend trois sections espacées longitudinalement, à savoir une section avant 14 de tête, une section arrière 16 de pied et une section intermédiaire ou centrale 15. Les sections 14, 15 et 16 sont' représentées comme ayant sensiblement la même dimension longitudinale-; elles présentent, en plan, une forme rectangulaire et comportent des bords latéraux droits, orientés longitudinalement, et des bords extrêmes avant et arrière ou de tête et de pied, orientés transversalement et droits. Le bord extrême de tête de la section centrale 15 est adjacent au bord extrême de pied de la section 14 de tête et articulé sur ce bord extrême de pied, et le bord extrême de pied de la section centrale 15 est adjacent au bord extrême de tête de la section 16 de pied et articulé sur ce bord extrême de tête. Dans la forme de réalisation représentée, les sections 14, 15 et 16 comprennent des plateaux rectangulaires, horizontaux et plats 14', 15' et 16' en contre-plaqué et autre. Les bords latéraux extrêmes de tête de la section 14 de tête sont constitués par des cornières 17 et 18 en fer. Les bords latéraux et extrêmes de pied de la section 16 de pied sont constitués par des cornières 19 et 20 en fer et les bords latéraux de la section centrale 15 sont constitués par des cornières 21 en fer. Les cornières 17 à 21 comportent des ailes verticales extérieures qui, dans la forme de réalisation représentée, s'élèvent des plans supérieurs des plateaux associés afin de former des brides de maintien de l'élément R de retenue. Les extrémités correspondantes des brides verticales extérieures des cornières 18, 20 et 21 se recouvrent mutuellement et sont articulées entre elles par des axes 22 et 23 de pivot. Les parties articulées des cornières forment des charnières H et H' qui articulent entre elles les sections adjacentes 14, 15 et 16, comme montré clairement sur les figures. Les axes 22 de la charnière avant H sont engagés dans une plaque 24 de support afin que la charnière H ne puisse pas se déplacer verticalement et longitudinalement par rapport au sommier principal P. Dans des lits courants ou classiques du type décrit, les sections 14, 15 et 16 comprennent des cadres métalliques dans lesquels sont disposés des ressorts de lit comprenant des ouvrages treillissés intérieurs et plats, constitués de fil métallique, et plusieurs ressorts hélicoïdaux entourant les ouvrages treillissés et portant contre les cadres. Par conséquent, le sommier F représenté constitue un sommier différent ou nouveau avec lequel le matelas selon l'invention peut être utilisé efficacement. Le mécanisme J à cric est représenté comme étant convenablement relié à la section de tête 14. Ce mécanisme J peut être manoeuvré pour faire pivoter vers le haut et vers l'avant la section 14 par rapport à la charnière H, au sommier P et à la section centrale 15, comme montré clairement sur les figures. Le mécanisme J' à cric est représenté comme étant convenablement relié à la section 15 (ou 16). Ce mécanisme J' peut être manoeuvré pour faire pivoter vers le haut et vers l'arrière l'extrémité de pied de la section centrale 15 par rapport à la charnière H, au sommier P et à la section 14 afin de tirer et déplacer ainsi vers l'avant la section 16 de pied et de la faire pivoter vers le haut par rapport au sommier P et vers le bas et vers l'avant par rapport à la charnière H' et à la section centrale 15, comme montré clairement sur les figures. En pratique, la forme et les détails de la structure de lit décrite jusqu'à- présent peuvent varier largement sans affecter l'invention ou sortir de son cadre. Comme représenté sur les figures 1, 2, 3 et 4, l'élément R de retenue est un élément rectangulaire, horizontal et plat, de même dimension que le sommier articulé F et s'étendant sur le dessus de ce -sommier F du lit A, de manière à être supporté par ledit sommier. L'élément R de retenue comprend un panneau normalement rectangulaire, horizontal et plat 25 constitué d'une feuille de matière plastique molle et flexible (ou d'une matière équivalente) et un rebord rectangulaire 26 analogue à un cadre, faisant. saillie vers le haut et constitué d'une mousse de matière plastique molle, élastique et flexible (ou d'une matière équivalente), suivant le périmètre du panneau 25 dont elle fait saillie vers le haut et coopérant avec ce panneau pour former un bassin X, ouvert vers le haut, destiné à recevoir et retenir le matelas à flottaison. Dans la forme de réalisation de l'invention représentée, le panneau 25 de l'élément de retenue comporte des saillies- marginales qui sont réalisées de manière à entourer et envelopper le rebord 26. Ce dernier étant enveloppé par des prolongements du panneau 25, celui-ci et le rebord sont solidarisés l'un à l'autre de manière à empêoher efficacement tout déplacement latéral et/ou longitudinal du rebord par rapport au panneau 25 et au sommier du lit associé. En pratique, si cela est souhaité, le panneau 25 peut comporter une couche sous-jacente de support constituée d'une mousse de matière plastique. Il convient de noter que dans le sommier F représenté, les ailes extérieures verticales des cornières 17 à 21 du sommier- articulé F portent contre les arêtes extérieures et inférieures du rebord 26 de manière que l'élément R de retenue soit maintenu efficacement et supporté sur le sommier F. L'élément R de retenue est assez flexible pour que, lQrsqu'il porte le poids du matelas M rempli d'eau, logé dans cet élément, et que, lorsque les sections du sommier F sont manoeuvrées de leurs positions horizontales normales vers des positions relevées et cassées, cet élément R se plie et se casse pour rester en contact uniforme avec le sommier F qui le supporte, comme montré clairement sur les figures. Comme représenté sur les figures 1, 2 et 6, le matelas M à flottaison est un élément rectangulaire, horizontal et plat dont la forme correspond sensiblement, en plan et dans la dimension verticale, à celle du bassin X formé par l'élément R de retenue. Le matelas est disposé dans ce bassin X afin d'être supporté par l'élément 25 de retenue et maintenu par le rebord 26 de cet élément 25. Le matelas M comprend une enveloppe extérieure O constituée d'une feuille de matière plastique flexible et souple, et plusieurs vessies parallèles et allongées B, remplies d'eau, constituées d'une feuille de matière plastique analogue à celle formant l'enveloppe O, ces vessies étant retenues en place dans l'enveloppe. En pratique, les vessies allongées B placées à l'intérieur de l'enveloppe O sont disposées côte à côte et peuvent s'étendre le long de l'enveloppe O, comme représenté en trait plein sur la figure 6, ou bien elles peuvent être orientées latéralement à l'enveloppe O, comme représenté en trait pointillé sur la figure 6 et en trait plein sur la figure 17. La présence et l'utilisation de vessies B s'étendant longitudinalement et espacées latéralement à l'intérieur de l'enveloppe O demande un nombre de vessies B inférieur à celui nécessaire dans le cas o les vessies sont espacées longitudinalement et s'étendent latéralement à l'enveloppe O, et il est possible de chauffer efficacement l'eau contenue dans les diverses vessies au moyen d'un élément de chauffage par effet Joule, du type couverture chauffante, s'étendant latéralement- et reposant sur l'un des plateaux. C'est la raison pour laquelle une telle disposition de vessies est préférée. Bien que des vessies s'étendant longitudinale- ment permettent de contrôler efficacement et comme souhaité les déplacements de l'eau à l'intérieur du matelas M lorsque certaines parties de ce dernier sont élevées et que le matelas est cassé suivant des lignes transversales, la présence et l'utilisation de vessies s'étendant latéralement et espacées longitudinalement permet de mieux contrôler les déplacements de l'eau sous l'effet de la pesanteur, à l'intérieur du matelas, lorsque ce dernier est plié ou cassé comme indiqué ci-dessus. Ce meilleur contrôle du déplacement de l'eau à l'intérieur du matelas M, permis par un groupe longitudinal de vessies disposées latéralement, est suffisant pour rendre une telle disposition très souhaitable et la rendre préférable dans certains cas d'utilisation de l'invention. L'enveloppeextérieure O du matelas est constituée et/ou caractérisée par des parois rectangulaires, horizontales supérieure et inférieure 30 et 31, espacées verticalement et normalement planes, des parois latérales verticales 32 et des parois verticales extrêmes 33 et 34 de tête et de pied. L'enveloppe O est constituée d'une feuille de matière plastique molle, souple et flexible, par exemple une feuille de chlorure de polyvinyle. Dans la forme préférée de réalisation de l'invention, la paroi supérieure 30, une paroi extrême telle que la paroi extrême 34 de pied et une partie de chacune des parois latérales 32 sont constituées d'une première feuille unique de matière plastique, découpée sensiblement comme montré sur la figure 7, tandis que la paroi 31 de fond, l'autre paroi extrême 33 ou paroi de tête et les autres parties des parois latérales 32 sont constituées d'une seconde feuille unique de la même matière plastique, découpée sensiblement comme montré sur la figure 8. Sur les figures 7 et 8, les lignes L sont les lignes de pliage suivant lesquelles la feuille est pliée pour former les aretes d'angle entre les différentes parois de la structure, et les lignes L' sont les lignes de pliage suivant lesquelles la feuille est pliée pour former les quatre angles verticaux de l'enveloppe. Des zones de bords S, situées au périmètre de la feuille de la figure 7, constituent des rebords de cette feuille, disposés de manière à se chevaucher avec des rebords correspondants S de la feuille de la figure 8, et thermosoudés les uns aux autres pour former les joints nécessaires à la structure de l'enveloppe. La structure d'enveloppe représentée comporte un joint S1 à la jonction entre la paroi 31 de fond et la paroi extrême 34 de pied, un joint s2 à la jonction entre la paroi supérieure 30 et la paroi extrême 33 de tête et des joints S3, inclinés longitudinalement vers le haut et vers l'avant et s'étendant diagonalement aux parois latérales 32, des angles inférieurs des extrémités de pied jusqu'aux angles supérieurs des extrémités de tête des parois latérales. Outre les joints S1i S2 et 53 indiqués ci-dessus, les tronçons extrêmes de pied des parois latérales 32 comportent des joints S4 inclinés vers le bas et vers l'avant et s'étendant des angles supérieurs des extrémités de pied des parois latérales jusqu'aux joints S3, et des joints 55 inclinés vers le bas et vers l'arrière et s'étendant des angles supérieurs des extrémités de tête des parois latérales jusqu'aux joints S3. Les joints S1, s2 et S3 sont formés d'une seule soudure continue, réalisée à chaud, et les joints S4 et S5 comprennent des soudures continues réalisées à chaud qui joignent les soudures du joints S3. Il convient de noter que les joints S et S situés aux extrémités de l'enveloppe O s'étendent longitu- dinalement aux arêtes supérieures et inférieures de l'enveloppe et qu'ils ne pénètrent pas dans les plans des parois extrêmes verticales correspondantes et qu'ils ne traversent pas ces plans. Il est également important de noter que les joints S des parois latérales 32 s'étendent diagonalement à ces dernières de manière à se trouver - à proximité immédiate du plan horizontal moyen ou central de l'enveloppe O, en des points ou des positions de l'enveloppe espacés longitudinalement, situés au-dessus des charnières H et H' du sommier F qui supporte le matelas M. Lorsque ce dernier est plié ou cassé par une manoeuvre du sommier F, les tronçons des joints S3 situés à l'emplacement des pliures ou des cassures du matelas sont sensiblement ou suffisamment rapprochés du plan horizontal moyen du matelas pour n'être soumis pratiquement à aucune contrainte longitudinale de la structure. Il convient également de noter que si les tronçons des joints S3 situés aux pliures ou cassures du matelas se trouvaient à une certaine distance radiale vers l'extérieur du planhorizontal moyen de la- structure du matelas, les joints seraient soumis à des tractions importantes et risquant de les détériorer, et ils gêneraient et nuiraient au pliage ou à la cassure du matelas. De plus, si les joints S3, situés au niveau des pliures ou des cassures du matelas, se trouvaient à une certaine distance radialement vers l'intérieur du plan horizontal moyen du matelas par rapport aux pliures ou cassures de ce dernier, ces joints seraient soumis à des forces accrues de compression et à des déformations, des ondulations et des efforts tels que l'écrouissage de la matière serait accéléré et qu'il en résulterait une détérioration prématurée de la structure. Compte tenu de ce qui précède et conformément à l'invention, la structure de l'enveloppe selon l'invention, telle que décrite et représentée, comporte des joints situés sur les côtés de cette enveloppe et réalisés de manière à se trouver dans le plan horizontal central ou moyen ou à proximité immédiate du plan horizontal central ou moyen de l'enveloppe, sensiblement dans la zone des lignes transversales de pliure ou de cassure traversant l'enveloppe. Conformément à ce qui précède, il apparait que les joints S3 peuvent être réalisés suivant un certain nombre de lignes de formes différentes pour satisfaire le critère indiqué ci- dessus, et que les lignes droites diagonales représentées sur les figures et décrites ci-dessus ne constituent qu'un exemple simple et pratique de réalisation de joints permettant d'atteindre le but recherché. En pratique, l'enveloppe O peut avoir, par exemple, une dimension verticale de 10 à 20 cm, une largeur de 120 cm et une longueur de 200 cm. Les dimensions du bassin X de l'élément R de retenue sont sensiblement égales aux dimensions de l'enveloppe O données ci-dessus. Les vessies B peuvent avoir une section droite sensiblement carrée et leur dimension verticale peut être pratiquement égale ou très légèrement supérieure à celle de l'enveloppe Q. Par conséquent, dans l'exemple donné, les vessies peuvent avoir une section droite comprise entre environ 10 x 10 cm et environ 20 x 20 cm. En outre, la dimension longitudinale des vessies est pratiquement égale ou peut âtre légèrement supérieure à la dimension longitudinale ou à la dimension latérale de l'enveloppe O, suivant la direction dans laquelle ces vessies sont disposées à l'intérieur de l'enveloppe O. Conformément à ce qui précède, dans l'exemple donné, les vessies ont une longueur d'environ 1,2 mètre ou 2 mètres. Si les vessies B ont une longueur de 2 mètres et sont disposées longitudinalement à l'enveloppe O, on utilise six vessies. Par ailleurs, si les vessies B ont une longueur de 1,2 mètre et sont disposées latéralement à l'enveloppe, on utilise dix vessies. Comme montré sur les figures, les vessies B sont identiques et comprennent chacune des parois supérieure et inférieure 40 et 41, normalement planes et horizontales, des parois latérales et verticales 42 et des parois extrêmes, verticales et identiques 43. Chaque vessie B est de préférence constituée d'une seule feuille de matière plastique molle, souple et flexible, par exemple de chlorure de polyvinyle, découpée sensiblement comme montré sur la figure 11. Les lignes L2 de la figure 11 sont les lignes de pliage qui définissent les douze arêtes de la vessie finie, et les zones de bords situées au périmètre de la feuille découpée montrée sur la figure 11 constituent des ailes qui permettent la réalisation des joints nécessaires à la vessie. Chaque vessie comprend un joint longitudinal S6 qui peut être orienté diagonalement le long d'une paroi latérale 42, comme montré sur les figures 12 et 13. Cette 16 2483203 disposition en diagonale du joint S6 est particulièrement souhaitable dans le cas o les vessies B sont disposées longitudinalement à l'enveloppe, ceci pour les mêmes raisons que celles pour lesquelles les joints S3 de l'enveloppe O sont inclinés. Lorsque les joints S6 des vessies sont orientés longitudinalement aux vessies et sont inclinés, comme indiqué précédemment, ils sont de préférence inclinés en-sens opposé à celui de l'inclinaison des joints S3 de l'enveloppe. Autrement dit, par exemple, au lieu d'être inclinés vers l'avant et vers le haut comme le sont les joints S3, les joints S6 sont inclinés vers l'avant et vers le bas. Par suite de cette disposition, les joints S3 de l'enveloppe ne sont pas adjacents et ne s'étendent pas parallèlement aux joints S6 des vessies adjacentes, mais ils sont, pour la plupart, espacés des joints S6 et se trouvent sur des axes qui ne se coupent qu'en un point situé entre les extrémités de la structure du matelas: Les parois extrêmes 43 de chaque vessie sont identiques et peuvent être formées chacune, par exemple, de quatre rabats convenablement coupés et façonnés, situés aux extrémités des quatre parois longitudinales 40, 41 et 42, sensiblement comme montré sur la figure 11. Les rabats indiqués sont fixés et scellés entre eux par des joints S7 formés par thermosoudage, comme montré sur la figure 13. Avec la structure B de vessies décrite ci-dessus, lorsque plusieurs vessies sont disposées côte à côte et longitudinalement à l'enveloppe, le joint latéral S6 de chaque vessie, adjacent à une autre vessie, est renforcé et supporté par la paroi latérale d'une vessie, cette paroi latérale n'étant pas interrompue et/ou affaiblie par un joint soudé. En outre, les parois extrêmes 43, qui comportent les joints S, sont renforcées et supportées par les parois extrêmes 33 et 34 de tête et de pied de l'enveloppe O. Les parois extrêmes 33 et 34 de l'enveloppe ne sont pas inter- rompues et/ou affaiblies par des joints soudés et elles offrent un soutien et un renfort efficaces aux joints S7- situés aux extrémités des vessies. 17 2483203 Dans le cas o les vessies B sont disposées latéralement à l'enveloppe O et ne sont pas pliées ou cassées entre leurs extrémités, les joints longitudinaux S9 sont de préférence disposés de manière à s'étendre le long du bord inférieur de l'une des parois latérales, comme représenté en trait pointillé sur les figures 11, 12 et 13. Dans cette disposition, les joints latéraux S9 ne sont pas soumis à un travail important pendant l'utilisation de la structure. De plus, chaque vessie B comporte un raccord convenable D de remplissage, permettant le passage de l'eau et au moyen duquel cette vessie peut âtre remplie modérément d'eau. L'enveloppe O comporte un raccord E d'évent ou d'évacuation de l'air permettant à l'air contenu dans cette enveloppe de sortir lorsque les vessies sont remplies, puis permettant à l'air d'âtre évacué pour tirer et appliquer l'enveloppe en contact sensiblement uniforme avec les surfaces opposées des vessies. Les raccords D de remplissage et le raccord E d'évent peuvent prendre des formes très variables. La figure 15 représente une -forme de réalisation de raccord D et une forme de réalisation de raccord E donnant satisfaction pour l'invention. Le raccord D est logé hermétiquement dans une ouverture 50 ménagée dans la paroi supérieure de l'enveloppe O et dans une ouverture 50' ménagée dans la paroi supérieure 40 de la vessie B, à proximité d'une extrémité de cette vessie. Le raccord D comporte un collet tubulaire, flexible et allongé 51 qui comprend une partie extrême supérieure qui s'ouvre vers le haut et qui présente un grand diamètre, cette partie faisant normalement saillie vers le haut et pénétrant à l'intérieur de la vessie, et une partie extrême inférieure et allongée, de diamètre réduit, qui remonte dans la partie supérieure et qui est normalement fermée par un bouchon amovible 52. Le collet 51 est tel que sa partie inférieure et le bouchon associé 52 se trouvent normalement dans la partie supérieure dudit collet, au-dessous du plan supérieur du matelas et qu'ils peuvent être tirés verticalement vers le haut pour faire saillie au-dessus de ce plan supérieur du matelas afin qu'il soit possible d'accéder commodément au 18 2483203 bouchon 52 et de le retirer pour permettre un accès libre à l'extrémité libre et ouverte du collet lors du remplissage de la vessie avec de l'eau. Le raccord E d'évent montré sur la figure 15 comprend un simple corps 55 en forme de disque, fixé hermétiquement à la paroi supérieure 30 de l'enveloppe O afin de recouvrir une ouverture 56 et/ou de faire saillie par cette ouverture 56 ménagée dans cette paroi. Le corps 55 est traversé par une ouverture verticale et centrale dans laquelle un bouchon convenable 57 est logé de manière amovible. Le raccord E est suffisamment plat et de dimension verticale limitée afin d'affleurer pratiquement, en temps normal, le plan supérieur du panneau 30 et de dépasser vers le bas de ce panneau sur une distance limitée de manière à ne pas gêner ou affecter le fonctionnement de la vessie B se trouvant eu-dessous de lui. Lorsque les vessies B sont remplies modérément d'eau par introduction de cette dernière au moyen des raccords D, le raccord E est ouvert pour permettre à l'air contenu dans l'enveloppe d'être refoulé de cette dernière. Lorsque les vessies sont remplies et que les raccords D sont bouchés hermétiquement, et avant que le raccord E soit bouché hermétiquement, l'air en excès peut être évacué de l'intérieur de l'enveloppe pour que cette dernière entre en contact intime avec les vessies, sur le pourtour de ces dernières, et pour éliminer les poches d'air restant à l'état libre à l'intérieur de l'enveloppe et-risquant de se déplacer dans cette dernière et de nuire à son fonctionnement. En pratique et pour assurer les mouvements relatifs libres et souhaités des vessies B les unes par rapport aux autres et le mouvement relatif entre l'enveloppe et les vessies, les surfaces extérieures des vessies et les surfaces intérieures de l'enveloppe peuvent être revêtues d'un lubrifiant convenable, par exemple de talc, d'une matière siliconée convenable ou autre. Enfin, le matelas M peut comporter, à l'extrémité de tête de l'enveloppe O, des moyens d'ancrage G permettant de relier de manière amovible cette extrémité du matelas à 19 2483203 l'élément R de retenue ou au sommier F pour empêcher le matelas de se décaler ou de se déplacer axialement vers l'extrémité de pied du sommier P et de l'élément R de retenue lorsque l'extrémité de tête est élevée au moyen du sommier F, comme montré sur la figure 2. Les moyens d'ancrage G représentés comprennent un prolongement longitudinal 60 de la paroi supérieure 30 de l'enveloppe O. Ce prolongement 60 est appliqué et rabattu sur la face extérieure de l'extrémité de tête de l'élément R de retenue. Le tronçon extrême inférieur et libre du prolonge- ment est relié de manière amovible à l'élément de retenue par des moyens convenables I de fixation comprenant, de préférence, un premier ruban d'étoffe portant un velours bouclé et fixé à une première partie, par exemple au prolongement 60, et un second ruban d'étoffe portant un velours en crochets et fixé à l'autre partie, à savoir l'élément de retenue, le velours en crochets s'enclenchant de manière amovible avec le velours à boucles du premier ruban. Le type de moyen de fixation décrit ci-dessus est commercialisé sous le nom de "Velcro". Dans la forme de réalisation décrite ci-dessus et représentée sur les figures, lorsque le matelas est plié ou cassé transversalement par pivotement des sections du sommier articulé F et manoeuvre des crics J et/ou J', l'accroisse- ment des pressions hydrauliques régnant à l'intérieur des vessies tend à étirer et dilater ces dernières. Si cette dilatation et cet étirement des vessies ne sont pas contrôlés, les vessies sont soumises à des risques de rupture ou d'éclatement à leurs points les plus faibles, c'est-à-dire à proximité d'un ou plusieurs de leurs joints thermosoudés. Dans la forme de réalisation décrite, l'enveloppe O entourant les vessies maintient et soutient fixement ces dernières lorsqu'elles se dilatent sous l'effet d'un accroissement des pressions hydrauliques internes. En particulier, l'enveloppe O soutient et supporte directement les joints des vessies avec lesquels elle est en contact et elle empêche ces joints ou la feuille de matière plastique adjacente aux joints de s'étirer ou de se distendre jusqu'à ses limites d'élasticité ou au-delà de ces limites. 2483203 Dans la forme de réalisation de l'invention dans laquelle les vessies sont disposées transversalement à l'enveloppe, le long de cette dernière, comme montré en trait pointillé sur la figure 6 et comme représenté schématiquement sur les figures 16 et 17, lorsque la structure du-matelas est pliée ou cassée suivant des lignes transversales par pivotement et élévation de certaines parties de ce matelas, les vessies supérieures ou élevées sont supportées ou soutenues par les vessies adjacentes et inférieures, et les volumes d'eau occupant diverses parties espacées le long du matelas restent sensiblement constants. Autrement dit, il ne se produit pas d'écoulement ni de déplacement de l'eau par gravité des parties élevées du matelas vers les parties plus basses; un tel déplacement de l'eau tendrait à ne pas laisser suffisamment d'eau dans les parties supérieures ou élevées du matelas pour que ces parties puissent épouser comme souhaité les régions du corps d'une personne portant contre elles, ou bien les parties inférieures du matelas tendraient à se remplir excessivement et/ou à se dilater sous l'effet de l'eau déplacée, ce qui empêcherait ces parties inférieures d'épouser de façon satisfaisante les régions du corps d'une personne portant sur ces parties inférieures. Dans la forme de réalisation de l'invention décrite ci-dessus, chaque vessie B est remplie modérément d'eau afin de supporter de façon indépendante, et en l'épousant comme souhaité, une partie du corps d'une personne reposant sur elle. Autrement dit, le support offert par chaque vessie est sensiblement indépendant de celui offert par les autres vessies mais,- cependant, les différentes vessies coopèrent entre elles pour constituer un support uniforme et pratiquement non interrompu permettant à un seul corps, reposant sur le matelas, d'être supporté, en différents points, par plusieurs desdites vessies. En pratique, en raison de la forme et des proportions relatives de l'enveloppe et des vessies et en raison de la mollesse et de la flexibilité naturelles de la structure du matelas, les vessies adjacentes tendent à 21 2483203 glisser et/ou se déplacer au-dessus et au-dessous les unes des autres, de sorte qu'elles peuvent finir par changer de position et rendre le matelas inefficace. Autrement dit, les vessies peuvent avoir tendance à redescendre des parties élevées du matelas et à se regrouper vers les parties inférieures du matelas cassé ou plié. Si, dans l'une quelconque des formes de réalisation du matelas selon l'invention, le déplacement indésirable, indiqué ci-dessus, des vessies doit être empêché, l'enveloppe O peut être avantageusement équipée de cloisons verticales planes P passant entre les vessies adjacentes B, comme montré clairement sur la figure 18. Les cloisons P sont constituées de bandes réalisées dans la même feuille de matière plastique que celle utilisée pour la formation de l'enveloppe et des vessies. Les cloisons P comportent des rebords supérieur et inférieur soudés aux parois supérieure et inférieure 30 et 31 de l'enveloppe, comme indiqué en S10 sur la figure 18. Par suite de la présence des cloisons P indiquées ci-dessus, les vessies B sont maintenues efficacement en position fixe à l'intérieur de l'enveloppe. De plus, les cloisons P renforcent la structure de l'enveloppe et constituent un support supplémentaire pour les vessies. Les figures 10 et 14 représentent deux formes fondamentales de joints soudés, communément utilisés pour la réalisation des matelas hydrauliques. Le joint S3 montré sur la figure 10 et utilisé, comme représenté, dans l'enveloppe O, est un joint en bout, tandis que le joint S6 montré sur la figure 14 et utilisé, comme représenté, pour les vessies B, est un joint à recouvrement. En pratique, les joints à recouvrement sont plus résistants et sont utilisés lorsqu'ils peuvent être réalisés efficacement. En règle générale, les joints en bout sont utilisés dans les cas o il est impossible de réaliser efficacement des joints à recouvrement. Il convient de noter que les soudures des joints S et s6 entraînent une diminution de l'épaisseur de la paroi de la feuille de matière plastique au niveau du joint (de part et d'autre de la ligne de soudage). Cette diminution de 22 2483203 l'épaisseur de la paroi est nuisible et affaiblit notablement la structure finie. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées au lit décrit et représenté sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Lit articulé, caractérisé en ce qu'il comporte un sommier allongé et divisé (F), normalement plat et horizontal, supportant un matelas (M) et comprenant des sections (14, 15, 16) de support du matelas, espacées longitudinalement et présentant des bords transversaux opposés qui sont reliés par des charnières (H, R') permettant aux sections adjacentes du sommier de pivoter les unes par rapport aux autres, le lit (A) portant des mécanismes (J, JI) à cric reliés à certaines desdites sections afin de les faire pivoter vers le haut et vers le bas par rapport aux sections voisines, un matelas allongé (M) à flottaison, normalement plat et horizontal, recouvrant le sommier et étant supporté par lesdites sections, ce matelas comprenant une enveloppe extérieure (O) constituée d'une feuille de matière plastique souple et flexible, cette enveloppe comportant des parois supérieure et inférieure (30, 31), normalement horizontales, sensiblement planes et espacées verticalement, des parois latérales verticales (32) et des parois extrêmes (33, 34), plusieurs vessies allongées (B), constituées d'une feuille de matière plastique souple et flexible et comportant des parois supérieure l'enveloppe et soient renforcées par cette dernière. 2. Lit articulé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'air est évacué de l'intérieur de l'enveloppe afin que les parois de cette dernière réalisent un contact sensiblement uniforme avec les parois opposées et correspondantes des vessies. 3. Lit articulé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte un élément (R) de retenue destiné à maintenir le matelas sur le sommier et comprenant un panneau flexible, rectangulaire et allongé (25), qui s'étend sensiblement sur toute la surface du sommier et qui est disposé entre la paroi inférieure du matelas et les sections du sommier, l'élément de retenue comprenant également un rebord rectangulaire (26) en matière molle et flexible, situé au périmètre du panneau et faisant saillie vers le haut de ce dernier afin de porter contre les parois latérales et extrêmes de l'enveloppe. 4. Lit articulé selon l'une quelconque des revendications 1, 2 et 3, caractérisé en ce que les vessies sont disposées de manière que leurs axes longitudinaux soient parallèles à l'axe longitudinal de l'enveloppe. 5. Lit articulé selon l'une quelconque des revendications 1, 2 et 3, caractérisé en ce que les vessies sont disposées de manière que leurs axes longitudinaux soient orientés transversalement à l'axe longitudinal de l'enveloppe. 6. Lit articulé selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens d'ancrage (G) situés à une extrémité de l'enveloppe et reliant de manière amovible cette enveloppe à l'extrémité adjacente du rebord de lVélément de retenue de manière à empêcher l'extrémité fixée du matelas de se déplacer longitudinalement à l'élément de retenue et de s'éloigner de ladite extrémité du rebord. 7. Lit articulé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte des cloisons (P) situées à l'intérieur de l'enveloppe, entre les vessies adjacentes, et fixées à et s'étendant entre les parois supérieure et inférieure de l'enveloppe. 8. Lit articulé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend un raccord (D) de remplissage, conduisant l'eau et normalement fermé de façon étanche à l'eau, étant fixé hermétiquement à travers une première partie extrême de chaque vessie et à travers une paroi de l'enveloppe, et un raccord (E) d'évent, normalement fermé, étant fixé hermétiquement à travers une paroi de l'enveloppe. 9. Lit articulé selon l'une quelconque des revendications 3, 7 et 8, caractérisé en ce qu'une quantité d'air suffisante est évacuée de l'intérieur de l'enveloppe pour que les parois de cette dernière établissent un contact sensiblement uniforme avec des parois opposées des vessies. 10. Lit articulé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'enveloppe et les vessies sont constituées de pièces de feuilles de matière plastique, découpées suivant une forme prédéterminée et comportant, à leurs périmètres, des rebords allongés (S) définissant des joints, les rebords de chaque pièce étant adjacents aux rebords correspondants d'autres pièces auxquels ils sont soudés de façon étanche afin de former des joints allongés, les joints des vessies et de l'enveloppe étant disposés de manière qu'aucun joint, dans le matelas, ne se trouve adjacent et ne soit orienté parallèlement à un autre joint dans ce même matelas. 11. Lit articulé selon la revendication 10, caractérisé en ce que l'enveloppe et chaque vessie comportent des joints allongés qui s'étendent le long de la structure du matelas et dont des tronçons sont situés entre les plans supérieur et inférieur du matelas et à proximité immédiate du plan horizontal moyen du matelas, à un emplacement o ces tronçons traversent les plans verticaux compris entre les sections adjacentes du sommier. 12. Matelas à flottaison destiné à âtre utilisé avec un sommier articulé (F) de lit et caractérisé en ce qu'il comporte une enveloppe rectangulaire (O), normalement plane et horizontale, constituée d'une feuille de matière plastique souple et flexible qui forme des parois supérieure et inférieure (30, 31), normalement planes et espacées verticalement, des parois latérales verticales 26 2483203 position et à l'état assemblé et qu'elles soient supportées et renforcées par l'enveloppe, un raccord (D), permettant le passage de l'eau, étant fixé à chaque vessie et traversant hermétiquement une paroi correspondante (30) de l'enveloppe, un organe (52) fermant normalement chaque raccord (D) de remplissage, les vessies étant normalement remplies d'eau modérément et l'enveloppe étant normalement assez vidée d'air pour établir et maintenir un contact intime avec l'assemblage des vessies. 13. Matelas selon la revendication 12, caractérisé en ce qu'il comporte des cloisons allongées (P), constituées chacune d'une feuille de matière plastique flexible et intercalées avec les vessies, ces cloisons étant fixées aux parois supérieure et inférieure de l'enveloppe. 14. Matelas selon la revendication 13, caractérisé en ce que les vessies ont une section droite sensiblement carrée. 15. Matelas selon la revendication 13, caractérisé en ce que les vessies ont une section droite sensiblement triangulaire et sont disposées de manière que des côtés des vessies adjacentes soient sensiblement parallèles et opposés entre eux.