La présente invention a pour objet un élément de construction alvéolé, tel qu'une brique creuse ou un bloc porteur perforé, ainsi que le procédé de fabrication de cet élément de construction. Les procédés de construction traditionnels utilisent des briques creuses, à perforations horizontales ou verticales, en terre cuite, entre lesquelles il est nécessaire de réaliser des joints verticaux. Dans le cas de briques simples, à perforations horizontales de forme parallélépipédique, le maçon réalise ces joints de deux façons 1) Pour des briques dont le poids varie entre 10 et 12 ayant un format maximum de 15 cm x 20 cm x 40 cm, le maçon, après constitution du joint de mortier hori zontal, prend la brique à placer dans une main. Il dépose de l r autre main une charge de mortier sur une extrémité de la brique à poser. ensuite, il pose la brique sur le lit horizontal de mortier et la pousse vers la brique précédente, faisant ainsi pénétrer la charge de mortier dans les alvéoles horizontaux. La pénétration du mortier est plus ou moins importante suivant la quantité et la plasticité. du mortier. De plus, la charge de mortier qui pénètre dans les al véoles des briques agit plus comme un tenon que comme une liaison par adhérence,en raison de la forme qu'elle prend. 2) Pour des briques de dimensions et de poids supé rieurs à ceux indiqués ci-dessus en 1, le maçon dépo se la brique à mettre en place sur le mortier du joint horizontal, en laissant environ 15 mm de jeu, à l' endroit du joint vertical. Ensuite il fait pénétrer le mortier entre les deux briques voisines par le chant de sa truelle, en utilisant une planchette pour éviter les fuites i mortier par le côté. Le maçon ren- contre généralement des difficultés pour faire péné trer correctement le mortier entre les deux briques, de sorte que le joint est rarement bien réalisé. Unmur ainsi monté comporte des jours au niveau des joints, dans une proportion importante, dus à l'absence de mortier à des endroits où ilne devrait y avoir aucune lacune.Ce défaut de remplissage des joints est notam ment préjuciable à une bonne isolation acoustique du mur. En vue de l'amQlioration de la constitution du joint vertical entre briquez certains fabricants ménagent une échancrure semicylindrique, d'axe vertical, aux extrémités de chaque brique, ce qui facilite la pénétration du mortier. Cette forme permet effectivement la réalisation d'un bon joint ; toutefois il faut noter la quantité importante de mortier mise en oeuvre, le joint formant un cône dont la base peut, selon la plasticité du mortier, être très large si l'on veut avoir un joint sur toute la hauteur de l'assemblage. Par ailleurs, l'utilisation traditionnelle des briques à perforations horizontales n'utilise pas à plein les qualités de résistance de la terre cuite. Celle-ci est couramment de 600 bars, voire 800 bars. Cette considération a conduit à la fabrication de blocs alvéolés à perforations verticales, dans lesquels les cloisons, travaillant verticalement, permettent de mieux mettre à profit les qualités de résistance du matériau. L'inconvénient rencontré alors est d'assurer la-tenue du mortier de liaison des lits de briques au moment de la pose. L'on est conduit à une section d'alvéoles réduite, d'environ 25mm x 25 mm, ce qui entraîne une surabondance du nombre de cloisonnements et, par suite, des densités très élevées pour les produits ainsi fabriqués. Le but de la présente invention est, en premier lieu, de fournir un élément de-construction alvéolé, à perforations horizontales ou verticales, ne comportant plus les inconvénients précédemment indiqués. A cet effet, l'élément de construction selon l'invention présente des cloisons, délimitant ses perforations, dont les extrémités sont rabattues et viennent obturer partiellement les alvéoles de l'élément, aux endroits où prend place le mortier réalisant le joint entre éléments voisin. Avantageusement, dans le cas d'un élément alvéolé à perforations horizontales les extrémités rabattues de ses cloisons sont toutes dirigées vers le bas et possèdent des longueurs décroissantes de haut en bas, de manière à ménager aux deux bouts de l'élément des échancrures en forme de coin, ayant leur pointe dirigée vers le bas. Grâce à cette conformation particulière, deux éléments voisins délimitent une ouverture en forme de prisme, facilitant l'introduction du mortier lors de la réalisation du joint entre deux briques creuses à perforations horizontales. in raison de la forme de coin, les sections à remplir au niveau de chaque alvéole de la brique diminuent du haut vers le bas, assurant une bonne retenue du mortier. La solidarisation des briques est assurée de façon homogène de haut en bas, avee une grande facilité de mise en place, Les avantages de cette brique originale sont donc les suivants - Facilité de mise en place des joints verticaux, ne nécessitant aucun appareillage, d'où un gain de temps appréciable. - économie de mortier. - Liaison parfaite sur toute la hauteur du joint, d'où amélioration de la résistance du mur. - Amélioration des qualités d'isolation acoustique du mur, les joints verticaux étant toujours bien remplis. Actuellement, il existe souvent au niveau des joints verticaux des "jours" qui représentent autant de points faibles phoniques. À ces endroits seules les épaisseurs d' enduits intérieur et extérieur contribuent à l'isolation acoustique. Dans le cas d'un élément alvéolé à perforations verticales, les extrémités de toutes ses cloisons parallèles à une meme direction sont toutes rabattues dans le même sens, sensiblement à angle droit, tandis que les autres cloisons, perpendiculaires aux premières, sont toutes interrompues en affleurement des parties rabattues. Le rabattement des cloisons à leurs extrémités permet, par une obturation partielle des alvéoles,de réaliser des alvéoles de dimensions nettement plus importantes que 25 mm x 25 mm, tout en ramenant les ouvertures restante à ces dimensions. Ainsi on peut réaliser des blocs porteurs, à perforations verticales, bien plus légers que ceux actuellement fabriqués. Il est à noter que les alvéoles en partie fermés laissent encore un passage suffisant aux fluides gazeux de séchage et de cuisson. L'invention concerne également un procédé de fabrication de cet élément de construction alvéolé. De manière connue, pour fabriquer des briques creuses ou des blocs porteurs, de l'argile à l'état plastique est propulsée, généralement par une vis d'Archimède, au travers d'une filière qui donne à la brique ou au bloc le profil désiré. La brique ou le bloc avance en continu sur les rouleaux ou sur la bande transporteuse d'un appareil appelé coupeur. Celui-ci, à l'aide d'un fil d'acier, coupe llélément à la longueur désirée. les éléments ont alors leur forme définitive ; ils sont séchés, cuits, et stockés, la fabrication étant alors terminée. Dans le procédé selon l'invention, qui met donc en oeuvre de manière connue un fil d1 acier coupant à la longueur désirée les éléments dont le profil est obtenu à la sortie d'une filière, le rabattement des extrémités des cloisons s'effectue en même temps que la coupe, au moyen d'au moins un outil en forme générale de prisme à base triangulaire déplacé en direction transversale juste derrière le fil d'acier. Llinvention a également pour objet un dispositif spécialement destiné à la mise en oeuvre de ce procédé de fabrication. Dans ce dispositif, l'archet, auquel est fixé le fil d'acier assurant la coupe, porte au moins un outil en forme de prisme 9 base triangulaire, sur les deux bases duquel sont montées deux lames triangulaires à bords saillants et tranchants, aptes à entailler longitudinalement les extrémités des cloisons a rabattre, avant que deux faces de 1' outil en forme de prisme rabattent ces extrémités. Suivant une forme particulière de réalisation, le fil d'acier assurant la coupe passe dans des trous ménagés à proximité de la pointe des deux lames triangulaires de chaque outil. Dans le cas où ce dispositif est destiné à la. fabrica tion d'éléments alvéolés à perforations horizontales, il comporte un seul outil en forme de prisme à base triangulaire, les dimensions de ladite base correspondant à la forme de coin des échancrures à réaliser aux-extrémités des éléments. Dans le cas où ce dispositif est destiné à la fabrica tion d'éléments alvéolés àperforations verticales, il comporte une pluralité d'outils en forme de prisme à base triangulaire, tandis que deux fils coupeurs supplémentaires parallèles, aptes à trancher les extrémités des cloisons non rabattues, en affleurement des parties rabattues, sont tendus entre les sommets en regard des lames triangulaires des différents outils. De toute façon, l'invention sera mieux comprise à 1' aide de la description qui suit, en référence au dessin sch & a- tique annexé représentant, à titre d'exemples non limitatifs, deux formes d'exécution de cet élément de construction alvéolé, et illustrsnt leur procédé de fabrication. Figure i est une vue en perspective d'une brique creuse réalisée conformément â l'invention Figure 2 en est une vue en coupe longitudinale Figure 3 est une vue en coupe longitudinale illustrant le procédé de fabrication de la brique représentée aux figures I et 2 Figure 4 est une vue en perspective montrant outil spécialement destiné à la mise en oeuvre de ce procédé Figure 5 est une vue en coupe transversale à travers un joint vertical réalisé entre deux briques telles que celle représentée aux figures I et 2 Figure 6 est une vue en perspective d'un bloc porteur perforé réalisé conformément à l'invention ;; Figure 7 en est une vue en coupe longitudinale Figure 8 est une vue en coupe longitudinale illustrant la fabrication du bloc porteur représenté aux figures 6 et 7 Figure 9 est une vue an plan par dessus, correspondant à la figure 8. Une brique creuse comporte, de façon connue, des cloisons horizontales n et verticales 2 formant un quadrillage et délimitant des perforations ou alvéoles, comme on peut le voir notamment aux figures 1 et 2. La brique selon l'invention présente en outre, aux extrémités de certaines de ses cloisons horizontales 1 , des parties rabattues la et lb qui viennent obturer partiellement certains alvéoles. D'une maniera plus précise, il faut noter que les parties rabattues la et lb possadent des longueurs décroissantes de haut en bas, comme on peut le voir notammenta a la figure 2, de sorte que les deux bouts de 1' élément présentent des échancrures n en forme de coin, ayant leur pointe dirigée vers le bas. Lorsque deux briques 4 ainsi constituées sont mises bout à bout, comme montré à la figure 5, les échancrures 3 de leurs extrémités voisines forment un prisme à hase triangulaire qu'ils suffit de remplir de mortier 5 pour obtenir le joint vertical entre briques 4. Les extrémités rabattues la et lb des cloisons horizontales 1, toutes orientées de la meAme façon vers le bas, limitent la quantité de mortier 5 mise en oeuvre tout en assurant, grace à leur forme en crochet, une solidarisation efficace. Pour obtenir des briques de cette forme, à la sortie d'une filière, l'archet 6 portant un fil d'acier 7 habituellement utilisé pour couper les briques à la longueur désirée, porte encore un outil 8 en forme de prisme à base triangulaire spécialement destiné à former les échancrures 3 (voir figure 4). L'outil 8 possède la forme d'un prisme à base triangulaire, sur les bases duquel sont montées deux lames triangulaires 9 à bords saillants-et tranchants. 'le fil d'acier 7 passe dans des trous percés à proximité de la pointe des deux lames triangulaires 9. Dans le cas illustré par la figure 3, la coupe du pain d 'argile au moyen du fil d'acier 7 est réalisée de haut en bas. Àu cours de la descente de l'archet 6, le fil d'acier 7 tendu entre ses deux montants coupe le pain transversalement et les lames triangulaires 9 entaillent longitudinalement les cloisons horizontales 9 à faible distance des cloisons verticales 2. Lloutil 8 en forme de prisme, qui accompagné le fil d' acier 7 dans son mouvement de haut-en bas, rabat les extrémités la et lb des cloisons horizontales I vers le bas. La forme triangulaire de l'outil 8 correspond bien entendu à la forme ) de coin recherchée pour les échancrures 3. Ensuite l'archet 6 remonte, et la même opération recom mence chaque fois'qu'une longueur égale à celle d'une brique 4 sort de la filière. Suivant le type de coupeur automatique utilisé, le même dispositif peut être déplacé de haut en bas ou de has en haut, comme de droite à gauche ou de gauche à droite Les figures 6 et 7 représentent un élément de construc- tion différent, du type bloc porteur", c'est-à-dire dont les cloisons iS et 72 sont, en position d'utilisation, dans des plans verticaux, les extrémités lia et ilb de toutes les cloisons Il parallèle s à une même direction sont rabattues sensiblement à angle droit, toutes dans -le même sens, de manière à obturer partiellement tous les alvéoles.Les autres cloisons 2, peroendiculaires aux cloisons il, sont toutes interrompues en affleurement des parties rabattues lia et lib. Pour obtenir des blocs possédant cette forme, à la sortie d'une filière, on utilise des outils 18a, 18b, 18c accompagnant le fil de coupe habituel 17 et visibles aux figures 8 et 9. Chacun de ces outils possède une forme de prisme à base triangulaire, sur les bases duquel sont montées deux lames triangulaires à bords saillants et tranùbants, respectivement í9a, 19b et 19c. Le fil d'acier 17 passe dans des trous percés à proximité de la pointe inférieure de chacune de ces lames triangulaires. En outre, deux fils coupeurs supplémentaires 20a et 20b, parallèles au fil 17, sont tendus entre les sommets supérieurs situés en regard, des lames triangulaires 19a, 19b et 1o,c. Chaque outil 18a, 18b ou 18c est fixé à l'archet portant le fil de coupe 17 par l'intermédiaire dlun support vertical, respectivement 21a, 21b et 21c. Les outils ainsi que les fils 2Oa et 20b accompagnent donc le fil 17 au cours de sa descente, si bien que quatre opérations se déroulent simultanément, dans le même mouvement; 1) Le fil d'acier 17 sépare deux éléments. 2) Les lames triangulaires 19a, i9b et 19a entaillent longitudinalement les cloisons horizontales 11, à faible distance des cloisons verticales 12. 3) Les outils en forme de prisme 18a, l8b et 18c rabat tent à angle droit, vers le bas, les extrémités lia et ilb des cloisons horizontales il. 4) Les fils supplémentaires 20a et 20b tranchent les parties extrêmes 12a et 12b des cloisons verti- cales 12, en affleurement des parties rabattues 11a et 11b. Il est à noter que la forme particulière du support sur lequel repose le fond des blocs per met de trancher les parties 12a et 12b sur toute leur hauteur, sans rabattre les extrémités du fond. ici aussi, suivant le type de coupeur utilise, le m8me dispositif peut être déplace de haut en bas ou de bas en haut, comme de droite à gauche ou de gauche à droite. La miseen place des blocs porteurs ainsi constitués et fabriqués se fait de la même façon que pour les blocs classiques. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas aux seules formes d'exécution de cet élément de construction alvéolé décrites ci-dessus à titre d'exemples non limitatifs ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation, quelle que soient notamment la forme, les dimensions et la destination de l'élément alvéolé considéré. Ainsi, l'invention s'applique non seulement aux éléments intervenant dans la réalisation de murs, mais également aux éléments de hourdis. REVENDICATIONS 1. - Elément de construction alvéolé, tel que brique creuse ou bloc porteur perforé en terre cuite, à perforations horizontales ou verticales, caractérisé en ce qu'il présente des cloisons, délimitant ses perforations, dont les extrémités sont rabattues et viennent obturer partiellement les alvéoles de l'élément, aux endroits où prend place le mortier réalisant le joint entre éléments voisins. 2. - élément de construction alvéolé, à perforations horizontales, sn la revendication 1, caractérisé en ce que les extrémités rabattues de ses cloisons sont toutes dirigées vers le bas et possèdent des longueurs décroissantes de haut en bas, de manière à ménager aux deux bouts de l'élément des échancrures en forme de coin, ayant leur pointe dirigée vers le bas. 3. - Elément de construction alvéolé, à perforations verticales, selon la revendication 1, caractérisé en ce que les extrémités de toutes ses cloisons parallèles à une ême direction sont toutes rabattues dans le même sens, sensiblement à angle droit, tandis que les autres cloisons, perpendiculaires aux premières, sont toutes interrompues en affleurement des parties rabattues. 4. - Procédé de fabrication de l'élément de construction alvéolé selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, mettant en oeuvre de manière connue un fil d'acier coupant à la longueur désirée les éléments dont le profil est obtenu à la sortie d'une filière, caractérisé en ce que le rabattement des extrémités des cloisons s'effectue en même temps que la coupe, au moyen d'au moins un outil en forme générale de prisme à base triangulaire dplac en direction transversale juste derrière le fil d'acier. 3, - Dispositif destiné å la mise en oeuvre du procédé de fabrication selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'archet, auquel est fixé le fil d'acier assurant a coupe, porte au moins un outil en forme de prisme à base triangulaire, sur les deux bases duquel sont montées deux lames triangulaires à bords saillants et tranchants, aptes a entailler loneitudinale.ment les aftrmités des cloisons à rabattre, avant que deu faces de l'outil en forme de prisme rabattent ces extrémités. 6. - Dispositif selon la revendication 5,-caractérisé en ce que le fil d'acier assurant la coupe passe dans des trous ménagés a proximité de la pointe des deux lames triangulaires de chaque outil. 7. - Dispositif selon la revendication 6, destiné notamment 9 la fabrication d'éléments alvéolés à perforations horizontales selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comporte un seul outil en forme de prisme à base triangulaire, les dimensions de ladite base correspondant à la forme de coin des échancrures à réaliser aux extrémités des éléments. 8. - Dispositif selon la revendication 6, destiné notamment à la fabrication d'éléments alvéolés à perforations verticales selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'il comporte une pluralité d'outils en forme de prisme à base triangulaire, tandis que deux fils coupeurs supplémentaires parallèles, aptes trancher les extrémités des cloisons non rabattues, en affleurement des parties rabattues, sont tendus entre les- sommets en regard des lames triangulaires des différents outils.