La présente invention a pour objet un procédé permettant d'obtenir des pièces articulées entre elles et indissociables en matière plastique. Une articulation est un assemblage de deux ou plusieurs pièces mobiles les unes sur les autres. Par conséquent cet assemblage impose un jeu nécessaire entre les pièces afin que leur mouvement soit aisé. C'est le cas par exemple des chaines, des charnières et des paumelles de portes, mais non exclusivement. Lorsque des pièces peuvent être assemblées une fois terminées, on peut leur réserver des dimensions différentes et le montage s'effectue avec le jeu nécessaire à leur articulation. Or si l'on veut mouler des pièces imbriquées entre elles afin de les rendre indissociables, il apparaît tout d'abord impossible de ménager le jeu nécessaire à leur articulation. Le procédé qui va être décrit permet d'obtenir que les pièces soient moulées ensemble et qu'elles s'articulent aisément tout en leur interdisant de se dissocier. Le procédé consiste, dans un premier temps à mouler la partie femelle de l'articulation, celle qui va enserrer l'axe lui-même, et, dans un second temps, de mouler la partie mâ- le, c'est à dire l'axe d'articulation, en combinaison avec la partie femelle préalablement obtenue, en réservant entre eux le jeu nécessaire. Il sera pris pour exemple la réalisation d'une chaîne plate, telle que représentée sur les dessins annexés. La figure 1 montre une partie de chaîne plate en élévation et en coupe. Le maillon 1 est en quelque sorte la partie femelle de l'assemblage, tandis que le maillon 2 en constitue la partie mâle. La figure 2 est une vue en coupe de profil de la chaîne précédente suivant la ligne A-A de la figure 1. On y voit représenté en 3 le jeu nécessaire à l'articulation, jeu qui a été un peu exagéré pour faciliter la lecture du dessin. La figure 3 représente schématiquement le moule en deux parties servant à la deuxième opération de moulage, vu en coupe au niveau de A-A de la figure 1. Les flèches symbolisent la pression judicieusement calculée qui comprime les maillons 1 dans les empreintes qui leur sont imparties et dont les cotes sont sensiblement inférieures à leurs dimensions extérieures. La figure 4 représente un autre exemple de chai- ne d'une facture différente, mais réalisée avec le même procédé. Le procédé se définit par la succession des opérations ci-après: - 1er temps: les maillons 1 sont moulés dans un moule en deux parties qui réserve des trous de diamètre D pour le passage des maillons 2. - 2ème temps: les maillons 1 ainsi obtenus sont disposés dans un deuxième moule comportant des empreintes pour les maillons 1 venant d'être moulés, et des empreintes pour les maillons 2 qui vont être ioulés. La caractéristique de ce deuxième moule réside dans le fait que les empreintes réservées pour les maillons 1 sont de diaensioqs extérieures légèrement plus petites que celles des maillons 1 qui ont été préalablement ioulés, de sorte qu'en étant prisonniers desdS s empreintes, les maillons 1 sont comprimés sur leur pourtour, comme l'indique les flèches de la figure 3. Cette compression a pour effet de ramener le diamètre intérieur des trous des maillons 1 à une dimension dé si guée par d, plus faible que celle obtenue au moulage. Cette compression est possible en raison du coefficient de malléabilité de la matière plastique constituant les maillons. Les maillons 2 sont alors moulés et la matière plastique envahit les espaces réservés, notamment les trous des maillons 1 , pour former les maillons intermédiaires reliant les autres, avec pour diamètre d. Au démoulage, la décompression redonne aux maillons 1 leurs dimensions primitives, c'est à dire diamètre des trous D. De plus, le retrait propre au matériau employé ramène le diamètre d des maillons 2 d'un léger pourcentage. Ces deux facteurs sont générateurs du jeu que l'on constate entre les maillons et qui leur confère les capacités d'articulation recherchées, formant un ensemble de chaîne avec une rotation aisée. Les pièces ainsi moulées sont alors indissociables. Ce qui est valable pour la chaîne qui a été prise pour exemple, l'est bien entendu à toutes autres fins demandant une articulation et ce, naturellement, sans restriction de matière, forme et couleur. REVENDICÂTIONS 1- Procédé permettant d'obtenir des pièces articulées entre elles et indissociables en matière plastique, caractérisé par le fait qu'il consiste, dans un premier temps, à mouler les pièces femelles et, dans un second temps, à mouler les pièces mâles dans les pièces femelles précédentes, le jeu nécessaire aux articulations étant obtenu par le fait que l'on comprime les pièces femelles pour entraîner la diminution du diamètre récepteur des pièces mâles, lesdites pièces femelles reprenant ensuite les dimensions primitives par suite de l'élas- ticité de la matière qui les compose. 2- Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que pour JKr comprimer les pièces femelles, les dimensions des empreintes creusées dans le moule d'ensemble sont plus petites que les dimensions des pièces femelles destinées à être incluses dans lesdites empreintes, ce qui a pour effet de contracter le trou interne desdites pièces femelles dans lequel sera introduit la matière injectée pour constituer les pièces mâles. 3- Procédé et dispositif suivant les revendications 1 et 2, caractérisés par le fait qu'ils s'appliquent à la réalisation de toutes pièces articulées indissociables telles que chaînes plates, paumelles, charnières, pat exemple mais non exclusivement.