L'invention se rapporte à une barrière de retenue comprenant une vanne de barrage destinée à obturer un passage de bassins d'entreposage juxtaposés et destinés à être remplis de liquide. Une barrière de retenue de ce type trouve une application avantageuse pour l'obturation de passages de bassins d'entreposage remplis d'eau et situés dans les centrales nucléaires. Ces bassins sont destinés essentiellement à l'entreposage temporaire d'éléments combustibles nucléaires usés. Les cloisons entre bassins voisins comportent des passages destinés au transport des éléments combustibles entre eux. Ces passages sont obturés de manière étanche lorsque les bassins individuels doivent demeurer à sec ou lorsqu'ils doivent être vidés de leur eau. I1 est connu d'obturer ces passages à l'aide de vannes de barrage coulées en béton ou à l'aide d'éléments massifs d'acier. Ces vannes de barrage , dont les cores correspondent à celles de la section des passages, peuvent accessoirement être enveloppées d'un métal résistant à la corrosion. Pour obturer un de ces passages, il faut suspendre la vanne à l'aide de crochets devant le passage et l'appliquer sous pression contre les bords de ce dernier' au moyen d'un dispositif mécanique de poussée. I1 est par ailleurs connu aussi d'obturer les passages entre les bassins d'entreposage de ce type au moyen de dispositifs analogues à des portes. Ces dispositifs sont en général conformés en portes pivotantes. Ils sont réalisés en acier sans béton. Pour obturer les passages, il faut transporter les portes devant eux. Les portes sont équipées de crochets ouverts vers le bas et s'engageant dans des appuis de manière à assurer une retenue complémentaire. Ces appuis sont de préférence disposés'de part et d'autre du passage devant être obturé. Les vannes de barrage ainsi que les portes sont équipées de profilés auxiliaires d'étanchéité. Ces profilés d'étanchéité sont disposés de manière à être comprimés contre le châssis entourant chaque passage lors de l'obturation de ce dernier. Les vannes de barrage ainsi que les portes et leurs organes de fixation et de suspension exigent de temps à autre un entretien. I1 faut en particulier échanger les joints d'étanchéitéà des intervalles de quelques années. A cette fin, il faut faire remonter les vannes pour les extraire des bassins. Cette opération s'effectue,comme l'accrochage des vannes et des portesXau moyen d'une grue ou d'un dispositif de levage de type analogue.Lors, de ces opérations de maintenance ou d'entretien, en particulier lors du relèvement et de la réinstallation des vannes de barrage et des portes, il n'est pas à exclure qu'une défaillance du dispositif preneur ou grappin de la grue ait pour conséquence que la vanne ou la porte tombe et se précipite sur les éléments combustibles nucléaires reposant dans le bassin ou sur le revêtement de ce dernier. Les éléments combustibles peuvent en subir des dégâts. Une détérioration du revêtement du bassin ne doit pas non plus être exclue et il est parfaitement possible que ces dégâts aient pour conséquence que le liquide fuie du bassin. L'invention a donc pour objet une barrière de retenue à vanne de barrage réalisée de manière que, lors de l'ouvertu- re et de la fermeture des passages entre. bassins, cette vanne puisse être transportée pour être éloignée et approchée de ces passages alors qu'elle flotte, de manière à interdire dans tous les cas qu'elle puisse entrer en contact avec les produits entreposés dans le bassin ou avec le revêtement de ce dernier. Selon une particularité essentielle de la barrière de retenue du type tel que spécifié et conforme à l'invention, la vanne de barrage est subdivisée intérieurement en une ou plusieurs cavités pouvant être remplies d'un liquide ou d'un gaz et en une ou plusieurs cavités fermées à demeure et remplies en permanence d'un gaz de manière que le poids de la vanne soit au moins compensé par la force ascensionnelle et que le métacentre soit disposé au-dessus du centre de gravité de la vanne de barrage. Selon un mode de réalisation avantageux, la vanne de barrage est subdivisée en au moins une partie supérieure, une partie médiane et une partie inférieure et chacune de ces parties renferme au moins une cavité. Cette disposition réalise le préalable permettant de transporter la vanne de barrage alors qu'elle flotte d'elle-même. Suivant un mode de réalisation de la vanne de barrage, une cavité totalement fermée et remplie en permanence de gaz est disposée à sa partie supérieure. Sa partie médiane renferme deux cavités fermées et juxtaposées. Chacune de ces cavités peut être remplie d'un gaz ou d'un liquide au moyen d'au moins deux conduits de liaison obturables. La partie inférieure de la vanne de barrage ne renferme avantageusement qu'une unique cavité. Cettecavité com- porte des passages libres lui permettant de se vider d'elle-même et d'être remplie d'un gaz ou d'un liquide. Le remplissage des différentes cavités à l'aida d'un gaz ou d'un liquide permet à la vanne de barrage abandonnée à elle-même dans l'eau de subir une grande force ascensionnelle de sorte qu'elle peut être transportée alors qu'elle flotte et occupe une position stable. Le gaz destiné à remplir les cavités est avantageusement de l'air ofl un gaz à densité moindre que celle de l'air. Ainsi, la force ascensionnelle de la vanne de barrage est considérablement augmentée. Les chambres peuvent être remplies d'eau ou d'un liquide ayant une densité supérieure à celle de l'eau de manière à faire diminuer la force ascensionnelle de la vanne de barrage afin de permettre de la faire descendre à la profondeur voulue dans le bassin d'entreposage pour obturer le passage correspondant. La vanne de barrage se bloque au moyen de crochets et d'appuis devant le passage. Son côté tourné vers le passage est équipé de joints profilés supplémentaires destinés à améliorer l'étanchéité. Un dispositif mécanique de poussée serre ces profilés d'étanchéité contre le châssis qui entoure le passage. La vanne d'étanchéité faisant l'objet de la présente invention n'est pas constituée comme les vannes de l'art antérieur d'un bloc parallélépipédique de béton. Bien au contraire, elle comprend des cavités pouvant être remplies d'un gaz, en particulier d'air et d'un liquide, notamment d'eau, ainsi quedescavités remplies en permanence d'un gaz, en particulier d'air. La répartition particulière de ces cavités à la partie supérieure, à la partie médiane et à la partie inférieure de la vanne de barrage permet à cette dernière de subir une force ascensionnelle qui est supérieure à son poids. Cette disposition permet en particulier au métacentre de se trouver au-dessus du centre de gravité de la vanne. I1 est possible ainsi de transporter la vanne alors qu'elle occupe une position stable.La vanne flotte en particulier toujours de telle manière que ses surfaces latérales larges soient perpendiculaires à la surface de l'eau. Seule la cavité située à sa partie supérieure est de préférence remplie en permanence de gaz. Les deux cavités de la partie médiane de la vanne peuvent avantageusement être remplies d'un liquide ou d'un gaz au moyen de canalisations de liaison. Le choix convenable du rapport du volume d'air au volume d'eau à l'intérieur de ces cavités médianes permet de plus de faire varier la profondeur d'immersion de la vanne dans une certaine plage. Lorsque les cavités médianes sont totalement remplies de gaz, la vanne ressort au maximum du liquide que contient le bassin d'entreposage. Lorsque par contre une certaine quantité de liquide est admise dans les cavités médianes, la vanne est immergée plus profondément dans le liquide. Cette disposition permet à la vanne de barrage de l'invention d'être transportée à l'intérieur des bassins d'entreposage en lui évitant d'entrer en contact avec les éléments combustibles entreposés dans ce bassin. Lorsqu'il s'agit de procéder à l'entretien ou à la révision des organes de fixation destinés à bloquer la vanne ainsi que des profilés d'étanchéité placés entre cette vanne et un passage, il est possible de renoncer à utiliser un dispositif de levage et d'écarter la vanne du passage correspondant en remplissant ses chambres d'air, puis de la transporter alors qu'elle flotte vers un emplacement du bassin auquel elle est à bonne distance des éléments combustibles risquant éventuellement d'être endommages. Une grue peut permettre de relever complètement si nécessaire la vanne qui ne risque en aucun cas de provoquer des dégâts même si elle tombe. La vanne de barrage peut être replacée de manière aussi simple dans le passage. I1 suffit à cette fin de la transporter alors qu'elle flotte pour la ramener vers l'ouverture. I1 faut alors chasser le gaz, en particulier l'air, des cavités qui en avaient été préalablement remplies en les inondant d'un liquide, en particulier d'eau, la vanne descendant alors d'elle-même dans le passage. Elle s'engage alors dans les organes d'arrêt destinés à la fixer, puis un dispositif mécanique de serrage la comprime accessoirement contre l'ouverture. L'invention va être décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemple nullement limitatif et sur lesquels - la figure 1 est une vue schématique en perspective d'une vanne de barrage selon l'invention - la figure 2 est une vue schématique en perspective de trois bassins juxtaposés d'entreposage qui communiquent par des passages - la figure 3 est une vue en plan d'une cloison séparant deux bassins et en montre un passage ; et - la figure 4 est une élévation d'un passage sur lequel est installée une vanne de barrage. La figure 1 illustre une vanne de barrage I qui constitue l'élément essentiel de la barrière de retenue. La vanne elle-même a la forme d'un parallélépipède. Elle est toujours disposée pour former une barrière de retenue des passages devant être obture'se manière que ses deux surfaces latérales larges soient verticales. Cette position sera dénommée pour abréger dans la suite de la description : position normale de la vanne. Lorsque la vanne de barrage 1 est à cette position normale, elle est subdivisée en une partie supérieure, une partie médiane et une partie inférieure. La vanne d barrage 1 comprend par ailleurs plusieurs cavités internes 3,4 et 5. Au moins l'une de ces cavités 3,4,5 se trouve dans chacune des parties mentionnées de la vanne 1. Les surfaces extérieures qui enveloppent la vanne sont de préférence en un métal résistant à la corrosion. Des tôles planes 6 séparent les cavités 3,4,5 situées à l'intérieur de la vanne. Deux de ces tôles 6 sont soudées l'une à l'autre le long de leurs lieux de contact. Les tôles 6 sont reliées de la même manière aux surfaces 2 de l'enveloppe aux lieux de contact communs. Comme le montre par ailleurs la figure 1, la partie supérieure de la vanne de barrage 1 renferme une cavité 3. Cette cavité formant une chambre est remplie d'un gaz, avantageusement d'air dans l'exemple de réalisation particulier qui est représenté et elle est fermée hermétiquement de toutes parts vis-à-vis de l'extérieur de manière qu'aucune substance étrangère, en particulier un liquide, ne puisse y pénétrer. La vanne de barrage 1 comporte dans la partie médiane deux cavités 4 sensiblement de même grandeur. Des tôles 6 les ferment en haut et en bas et une autre tôle 6 les sépare l'une de l'autre. Deux canalisations de liaison 7 et 8 pénètrent dans chacune des deux cavités 4 par la surface extrême, tournée vers le haut, de la vanne 1. Ces quatre canalisations passent verticalement par la cavité 3.Elles sont soudées hermétiquement à l'enveloppe 2 et aux tôles 6 à leur traversée dans ces dernières de manière à garantir que la cavité 3 soit fermée hermétiquement de toutes parts malgré qu'elle soit traversée par ces canalisations 7 et8. Ces dernières ressortent de la surface extrême, tournée vers le haut, de la vanne 1 de quelques centimètres et comportent à cet endroit des raccords destinés à l'introduction d'air et d'eau. L'autre extrémité des canalisations 7 s'arrête dans le haut des deux cavités 4. Par contre, les deux canalisations 8 se prolongent jusqu'au fond de ces deux cavités et comportent à cet emplacement des petits prolongements parallèles à. ce fond.Ces canalisations 8 sont déstinées de préférence à l'introduction et à l'évacuation d'un liquide qui, dans l'exemple particulier de réalisation, est de préfépence de l'eau. Des prolongements raccordés à l'extrémité inférieure des canalisations 8 facilitent la vidange des cavités remplies d'eau. Comme mentionné plus haut, les canalisations 7 s'arrêtent de préférence dans le haut des cavités 4. I1 est ainsi certain qu'au moment du remplissage des chambres par de l'eau ou un liquide plus lourd,l'airqui s'y trouve peuts'échap?er facilement et en totalité. Lorsqu'il faut éventuellement remplir les cavités4 d'un autre gaz que l'air, par exemple plus léger quecelui-ci,il fautque spécial les canalisations 7 et 8 soient équipées d'obturateurs . Mais lors que les cavités 4 ne son~t rempliesque que d'air,aucun obturateur n'est nécessaire, car la surface extrême, tournée vers le haut, de la vanne de barrage n'est jamais immergée dans le liquide se trouvant dans le bassin d'entreposage. Une cavité 5 se trouve à la partie inférieure de la vanne 1, de la manière représentée sur la figure 1. Des tôles 6 séparent aussi cette cavité 5 des cavités 4 se trouvant audessus d'elles. Le fond et la région supérieure de l'enveloppe extérieure de la cavité 5 comportent des trous 9. Ces trous peuvent être ronds ou oblongs. I1 est par ailleurs possible de prévoir aussi des trous formés de la même manière le long du bord inférieur des éléments latéraux 2 de l'enveloppe qui sont orientés vers l'extérieur. Les trous 9 du fond de la cavité 5 peuvent aussi être supprimés et remplacés par des trous réalisés dans le haut et dans le bas des surfaces 2 formant l'enveloppe. I1 est par ailleurs aussi possible de laisser ouvert le fond de la cavité 5. La vanne comporte des butées d'appui ou de retenue 10 sur les deux surfaces latérales étroites et verticales, lorsqu'elle est en position normale. Ces butées sont disposées verticalement à des distances prédéterminées sur le milieu de ces surfaces latérales. Par ailleurs, la vanne 1 comporte des profilés d'étanchéité il de caoutchouc ou de ma tière plastique sur les deux surfaces latérales verticales larges. Ces profilés d'étanchéité 11 sont de préférence fixés sur le bord inférieur et sur les deux bords latéraux de ces surfaces latérales larges.D'autres profilés d'étanchéité 11 sont fixés sur ces deux surfaces latérales larges à une distance prédéterminée des premiers profilés 11. I1 faut que la distance séparant les deux profilés parallèles 11 soit inférieure à la largeur du châssis 15 entourant le passage 14. La figure 2 représente trois bassins juxtaposés d'entreposage 12 qui sont remplis d'eau ou d'un autre liquide et sont séparés par des cloisons 13. Ces bassins 12 sont destinés avantageusement à l'entreposage temporaire d'éléments combustibles de réacteur nucléaire. Pendant que ces éléments combustibles sont entreposés dans ces bassins 12, ceux-ci sont remplis d'eau. Le niveau de cette eau est suffisamment haut pour que tous les éléments combustibles (non représentés) soient totalement immergés. Un passage 14 relie deux bassins voisins afin de permettre de transporter ces éléments combustibles d'un bassin à l'autre de manière qu'ils soient toujours immergés dans l'eau. Le passage 14 a de preférence une section rectangulaire. I1 est ouvert vers le haut. Son bord inférieur n'est pas formé par le fond des deux bassins, mais par un seuil 17. Ce seuil 17 relie la partie inférieure des deux éléments de la cloison 13 qui délimitent le passage. La vanne de barrage 1 décrite plus haut est destinée à obturer l'un de ces passages 14. I1 faut que la largeur minimale du passage soit d'environ 0,8 m pour permettre de transporter un élément combustible d'un bassin 12 dans l'autre. Les passages 14 représentés sur la figure 2 ont cette cote minimale dans les parties larges. Seules les parties des passages 14 tournées vers le bassin situé à droite dans la représentation du dessin sont élargies symétriquement de quelques centimètres, de manière à former un épaulement en gradin dans les deux surfaces extrêmes de la cloison 13 qui délimitent les passages. La vanne de barrage 1 se monte dans cet élargissement du passage 14. Cette vanne est elle-même de quelques centimètres plus large que la largeur minimale du passage 14 indiquée plus haut. La figure 3 illustre en plan une cloison séparant deux bassins et comportant un passage 14. La vanne de barrage 1 est logée dans l'élargissement du passage 14 de manière que sa surface latérale verticale large, sur laquelle sont dispo sés les profilés d'étanchéité 11, obture le passage 14. La partie du passage 14 devant être obturée par la vanne 1 est accessoirement entourée d'un châssis rectangulaire 15 qui est ouvert vers le haut. La largeur adoptée de ce châssis 15 est telle qu'il dépasse des deux côtés de la vanne 1 placée devant le passage 14. Des crochets 15 tournés vers le haut sont destinés à immobiliser la vanne 1. Ces crochets sont fixés des deux côtés du châssis 15 verticalement les uns au-dessous des autres à une distance prédéterminée sur les éléments de cloison 13a. Par ailleurs, les crochets 16 sont fixés de manière à s'écarter horizontalement des cloisons. La distance séparant les crochets superposés verticalement de-chaque côté du châssis 15 correspond à la distance des butées d'appui ou de retenue 10 fixées sur les deux surfaces latérales étroites de la vanne de barrage 1. Mais les crochets 16 pourraient aussi être fixés à la place des butées 10 sur les deux surfaces latérales étroites de la vanne. Il faut dans ce cas qu'ils soient disposés de manière que leur ouverture soit tournée vers le bas. Les butées d'appui ou de retenue 10 doivent être alors fixées des deux côtés du châssis 15 sur les surfaces 13a de la cloison. Le mode de fonctionnement de la barrière de retenue obturant le passage 14 va être décrit. Lorsqu'il faut obturer un passage 14 situé entre deux bassins d'entreposage remplis d'eau et tels que représentés sur les figures 2, 3 et 4, il faut faire descendre dans l'un des deux bassins au moyen d'un dispositif de levage ane vanne de barrage 1 en un emplacement déterminé de ce bassin. Aucun élément combustible ne se trouve de préférence à proximité immédiate de l'emplacement adopté. Les cavités 4 de la partie médiane de la vanne 1 sont déjà remplies d'air lors de la descente de cette vanne dans l'eau 18 des bassins. Mais il ne faut pas que les cavités 4 soient totalement remplies d'air. Bien au contraire, elles peuvent contenir une plus ou moins grande quantité d'eau en plus d'une certaine quantité d'air.Un rapport déterminé du volume d'air à celui de l'eau se trouvant dans les cavités 4 permet de faire varier dans une certaine plage la profondeur d'immersion de la vanne de barrage. Lorsque les cavités 4 sont totalement remplies d'air, la vanne ressort au maximum de l'eau du bassin. I1 est possible de la faire plonger plus profondément dans l'eau en introduisant une certaine quantité d'eau. La cavité 3 de la partie supérieure de la vanne 1 est aussi remplie d'air, comme mentionné précédemment. Seule la cavité 5 située à la partie inférieure comporte des trous 9 qui ne sont pas obturables. Lors de la descente de la vanne 1 dans le bassin, l'eau pénètre dans la cavité 5 par ces trous 9 et en chasse l'air qui s'y trouve par les trous situés plus haut. Le remplissage partiel ou total des cavités 4 à 1 'aide d'air donne à la vanne laissée alors librement dans l'eau une force ascensionnelle suffisante pour qu'elle flotte. La vanne 1 est conformée de manière qu'elle flotte en occupant sa position normale mentionnée plus haut, c'est-à-dire de manière que ses deux surfaces latérales larges soient toujours verticales. Cette position de flottement est stable, car la force ascensionnelle de la vanne est suffisamment grande pour que le métacentre se trouve au-dessus du centre de gravité de la vanne. Lorsque cette vanne est à la position de flottement la plus profonde, elle ressort toujours de quelques centimètres de la surface de l'eau. La vanne qui est ainsi flottante peut être transportée de cette manière vers le passage 14. I1 n'est pas nécessaire de rapprocher la vanne du passage 14 à l'aide d'une grue. La possibilité que la vanne se dégage du dispositif preneur de la grue et se précipite dans l'un des bassins ou sur le revêtement de ces derniers est ainsi exclue. Lorsque l'élargissement du passage 14 destiné à loger la vanne de barrage 1 ne se trouve pas sur le côté du bassin sur lequel cette vanne a été laissez à elle-même dans l'eau, il est possible de la faire passer très simplement par le passage 14. I1 faut la tourner à cette fin de manière que ses surfaces latérales étroites qui sont verticales soient orientées dans la direction du déplacement. Ces surfaces latérales étant plusétroites que la largeur minimale du passage, rien n'empêche cette vanne d'y passer. Lorsque la vanne 1 a atteint l'élargissement du passage 14, il suffit de la faire tourner de manière que sa surface latérale large sur laquelle se trouvent les profilés d'étanchéité 11 soit placée en face du châssis 15 entourant le passage 14. De l'eau peut alors être envoyée dans les deux cavités 4.L'air qui s'y trouvait en est alors chassé. La vanne 1 descend dans l'elar- gissement du passage 14 et ainsi les butées d'appui ou de retenue 10 fixées sur ses deux surfaces latérales s'engagent dans les crochets 16 de la manière représentée sur la figure 4. La longueur adoptée de la vanne de barrage utilisée pour obturer le passage 14 est telle que cette vanne couvre la distance comprise entre le bord supérieur du seuil 17 et le sommet du passage 14. Un dispositif mécanique de poussée (non représenté) peut avantageusement être utilisé pour serrer la vanne 1 contre le châssis fixe 15 qui entoure le passage 14. Ainsi, les deux bassins 12 sont isolés l'un de l'autre. Seule une faible quantité d'eau peut fuir par la barrière de retenue. La vanne de barrage 1 étant conçue de manière à être capable de supporter des deux côtés une pression d'eau d'environ l~bar, il est possible de pomper l'eau pour l'extraire du bassin 12 devant etre vidé.Lorsque les deux bassins sont à nouveau remplis d'eau à la fin d'un certain temps, il est possible de réouvrir si nécessaire le passage 14 en effectuant les opérations inverses. I1 faut prendre garde lors de l'ouverture que le niveau de l'eau soit sensiblement égal dans les deux bassins. I1 faut d'abord dégager le mécanisme de serrage, s'il existe, lors de l'ouverture I1 faut ensuite chasser partiellement ou totalement l'eau se trouvant dans les cavités 4 en injectant de l'air. La vanne de barrage subit alors une force ascensionnelle suffisante pour qu'elle remonte de quelques centimètres et occupe une position stable de flottement. Lors de la remontée, les butées 10 engagées dans les crochets 16 se dégagent, car ces crochets sont ouverts vers le haut. Le passage est ainsi libéré et la vanne de barrage 1 peut en être éloignée en étant transportée alors qu'elle flotte. REVENDICATIONS 1. Barrière de retenue à vanne de barrage destinée à obturer un passage reliant deux bassins juxtaposés d'entreposage pouvant être remplis d'un liquide, caractérisée en ce que la vanne de barrage (1) est subdivisée intérieurement en une ou plusieurs cavités (3,4,5) pouvant être remplies d'un liquide ou d'un gaz et en une ou plusieurs ca vités fermées de toutes parts et remplies en permanence d'un gaz,de manière que le poids de cette vanne (1) soit au moins compensé par la force ascensionnelle et que le métacentre se trouve au-dessus du centre de gravité de la vanne (1). 2. Barrière de retenue selon la revendication 1, caractérisée en ce que la vanne de barrage (1) est subdivisée en au moins une partie supérieure, une partie médiane et une partie inférieure et chacune de ces parties renferme au moins une cavité (3,4,5). 3. Barrière de retenue selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que la partie supérieure renferme une cavité (3) qui est totalement fermée et qui est remplie en permanence de gaz. 4. Barrière de retenue selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la partie médiane renferme au moins deux cavités (4) dont chacune peut être remplie d'un gaz ou d'un liquide au moyen d'au moins deux-canalisations de liaison (7 et 8). 5. Barrière de retenue selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que la partie inférieure de la vanne renf-erme une cavité (5) qui comporte dans le haut et dans le bas des trous libres (9) permettant à cette cavité de se remplir et de se vider d'elle-même d'un gaz ou d'un liquide. 6. Barrière de retenue selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que le gaz que renferment les cavités (3,4,5) est de l'air. 7. Barrière de retenue selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que lesdites cavités (3 et 4) peuvent être remplies d'un gaz dont la densité est plus faible que celle de l'air. 8. Barrière de retenue selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que les cavités (4,5) peuvent être remplies d'eau. 9. Barrière de retenue selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que les cavités (4 et 5) peuvent être remplies d'un liquide dont la densité est supérieure à celle de l'eau. 10. Barrière de retenue selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée en ce que des profilés d'étanchéité (11) de caoutchouc ou de matiere plastique sont fixés accessoirement sur le bord inférieur et les deux bords latéraux de l'une des surfaces latérales larges de la vanne de barrage (1).