La présente invention concerne un panneau comportant une feuille de matière vitreuse, montée dans une feuillure de châssis. Un tel panneau selon l'invention est utilisé principalement mais non exclusivement en tant que panneau résistant au feu. Il peut être placé dans une paroi ou une porte de batiment. Si la~ feuille est transparente, un tel panneau peut également être utilisé comme regard dans une paroi ou une porte de fourneau ou de four. Comme les bords de la feuille sont maintenus dans une feuillure, ils sont protégés du rayonnement direct émis par toute source de chaleur proche du panneau et ils demeurent ainsi plus froids que la partie centrale de la feuille. Le gradient élevé de température existant ainsi sur les bords de la feuille accroit le risque de casse de la feuille de matière vitreuse à cet endroit, ce qui entraxe la désolidarisation de la feuille du chassis. Il est clair qu'on ne souhaite pas cet état de choses. On a précédemment proposé l'emploi d'un châssis de forme spéciale dans lequel la feuille est maintenue en place au moyen d'une pluralité de dispositifs de serrage présentant un contact ponctuel avec la feuille sur au moins une de ses faces, de sorte que presque la totalité du bord de cette face est directement exposée à toute source de chaleur située de ce côté de cette face. De cette façon le risque de casse dû au choc thermique est considérablement réduit. Cette proposition présente cependant l'inconvénient de nécessiter un châssis de construction spéciale qui peut être couteux ou présenter d-'autres inconvénients. Un des objets de l'invention est de proposer une nouvelle forme de panneau comportant une feuille de matière vitreuse montée dans une feuillure de châssis, dans lequel le risque de choc thermique aux bords de la feuille est réduit sans nécessité l'emploi d'un châssis de forme spéciale. Selon la présente invention, on propose un panneau comportant une feuille de matière vitreuse montée dans une feuillure de châssis, caractérisé en ce que sur le bord d'au moins une face de la feuille qui fait face à une partie du châssis est déposée air moins une couche opaque absorbant et conduisant la chaleur, cette couche s'étendant sur la totalité du pourtour de la dite face. Il en résulte que lorsque la feuille est chauffée à une valeur donnée, le gradient thermique dans le bord de la feuille est réduit substantiellement sur la totalité du pourtour par suite de la présence de cette ou de ces couche(s). De ce fait, quoique le bord de la feuille puisse en usage être protégé du rayonnement direct par une lèvre du châssis, la couche opaque conduisant la chaleur constitue un pont de conduction thermique.De cette façon, le bord de la feuille est chauffé par conduction; ce qui réduit le choc thermique auquel la feuille est soumise sans nécessiter une forme spéciale de châssis. Même dans les cas où la bande conductrice est entièrement masquée par la lèvre du châssis, cette disposition sera avantageuse en raison du chemin supplémentaire par lequel la chaleur peut être conduite le long du bord de la feuille. Evidemment, pour obtenir les meilleurs résultats, la couche conductrice devrait s'étendre vers le centre de la feuille au-delà du châssis, puisque de cette manière la ou les couche(s) peut/ peuvent absorber directement le rayonnement thermique et le conduire sur le bord de la feuille plutôt que de conduire la chaleur à partir du châssis et/ou des parties plus chaudes du bord de la feuille. La ou les couche(s) s'étend(ent) de préférence au moins sur 5 mm au-delà du châssis. Une meilleure protection est obtenue lorsque la ou les couche(s) s'étend(ent) sur au moins 10 mm et de préférence sur au moins 20 mm au-delà du châssis. De préférence, la ou les couche(s) conductrice(s) s'étend(ent) sur les tranches de la feuille, et à titre de variante ou en complément, on préfère que la ou les couche(s) s'étend(ent) sur le pourtour de chaque face principale de la feuille. Cette disposition permet un chauffage plus uniforme sur toute l'épaisseur du bord de la feuille. n est également avantageux qu un élément métallique distinct soit disposé en contact avec la ou les couche(s) et entre la ou les couche(s) et une portion de châssis lui faisant face, de façon à réaliser un chemin conducteur de la chaleur supplémentaire. Un tel élément métallique peut par exemple être constitué par un feuillard d'acier de 1 mm environ d'épaisseur. Dans certaines formes préférées de réalisation de l'invention, la ou chaque couche est constituée d'un émail conducteur de la chaleur. De nombreux émaux peuvent être utilisés, par exemple des émaux contenant de l'argent. Un tel émail est vendu sous le nom commercial DEMETRON N0 245 par Demetron G . far Elektronik Werkstoffe m. b. H., Hanau, R.F.A.. Entre autres émaux, on peut citer les émaux contenant de l'argent décrits dans le brevet britannique n0 1.430. 968. Quoique les émaux contenant de l'argent aient été décrits dans ce brevet pour des applications mettant en oeuvre leurs propriétés électroconductrices, ils sont également utiles pour leurs propriétés de conductibilité thermique dans le cadre de la présente invention. La couche d'émail conducteur de la chaleur a, de préférence, une épaisseur d'au moins 0, OS mm. Cette épaisseur est de préférence comprise entre 0,1 et 0, 2 mm. Dans d'autres formes préférées de réalisation de l'invention, la ou chaque cou-che comporte un revêtement métallique. Un tel revêtement métallique peut aisément être déposé sur le panneau par l'une des nombreuses techniques connues. Le métal utilisé peut par exemple être de l'aluminium, mais de préférence le revêtement est constitué de cuivre. Ces métaux sont moins coûteux que l'argent. Lorsque le revêtement est constitué de métal, et spécialement dans les formes de réalisation dans lesquelles il n'est pas entièrement protégé par le châssis, le revêt#ement métallique présentera avantageusement une surface oxydée. Ceci réduit la quantité de rayonnement infra-rouge provenant de la source de chaleur, réfléchie par la surface du revêtement. On augmente de cette façon l'absorption et le transfert de chaleur vers la feuille de matière vitreuse. De préférence, le revêtement métallique a une épais seur d'au moins 5 et est de préférence comprise entre 10,gm et 20$m. Dans certaines formes de réalisation de l'invention, la ou chaque couche comporte une couche de soudure déposée sur le revêtement métallique. Cette couche de soudure a de préférence une épaisseur comprise entre 0,1 mm et 0, 2 mm. Afin d'accroître la résistance propre à la casse de la ou de chaque feuille de matière vitreuse du panneau, il est préférable que la ou chaque feuille soit une feuille de verre trempé (par exemple trempé chimiquement). Dans certaines formes préférées de réalisation de l'invention, la feuille de matière vitreuse est une feuille transmettant la lumière. Afin d'améliorer le pouvoir d'isolation thermique d'un panneau transmettant la lumière, il est préférable qu'il comporte une feuille de matière vitreuse qui porte un revêtement transmettant la lumière et réfléchissant le rayonnement infra-rouge. Avantageusement, au moins un revêtement transmettant la lumière et réfléchissant 1' infra-rouge est métallique. Les revêtements métalliques présentent de bonnes propriétés de réflexion de l'infra-rouge. De plus ces revêtements peuvent aisément être appliqués à des feuilles trempées chimiquement. De préférence le revêtement réfléchissant l'infra-rouge comprend un ou plusieurs des métaux suivants : or, argent, aluminium, cuivre, palladium, ces métaux réfléchissant particulièrement bien le rayonnement infra-rouge. En variante, au moins un revêtement transmettant la lumière et réfléchissant l'infra-rouge comporte un oxyde ou un mélange d'oxydes. De nombreux revêtements d'oxydes sont très efficaces comme écrans pour le rayonnement infra-rouge tout en permettant en même temps une bonne visibilité à travers l'écran. Un revêtement d'oxyde est de préférence constitué d'un oxyde choisi parmi l'oxyde d'étain et l'oxyde d'indium. Ces oxydes sont particulièrement efficaces et de plus sont durs et résistants à l'abrasion. De préférence au moins un revêtement d'oxyde contient un agent dopant, grâce auquel le revêtement présente des propriétés considérablement accrues de réflexion du rayonnement infra-rouge. Dans les formes de réalisation de l'-invention dans lesquelles au moins un revêtement comporte de l'oxyde d'étain, il est préférable que l'agent dopant soit constitué par de l'antimoine et/ou du fluor et/ou du chlore. Dans les formes de réalisation où au moins un revêtement comporte de l'oxyde d'indium, il est préférable que l'agent dopant soit de l'étain et/ou du fluor et/ou du chlore. De tels éléments dopants sont les plus efficaces lorsqu'ils sont utilisés en com binaison avec les oxydes respectifs. Avantageusement, au moins un revêtement d'oxyde transmettant la lumière a une épaisseur minimumde 100 mm, cette épaisseur étant dans de nombreux cas considérés comme le minimum pratique requis pour obtenir une réflexion adéquate du rayonnement infra- rouge. Dans c ertaines formes préférées de réalisation de l'invention, au moins une couche transmettant la lumière et réfléchissant l'infra-rouge comporte un sulfure, ou un nitrure, ou un carbure, de tels composés formant des écrans efficaces pour le rayonnement infra-rouge. De plus, de nombreux de ces composés sont extrêmement durs et résistants à l'abrasion et possèdent une stabilité chimique élevée, de sorte qu'un revêtement d'un de ces composés peut être appliqué à une des faces extérieures de l'écran sans risque de détérioration, soit par abrasion sur une face exposée du panneau, soit par-âction chimique lorsqu un revêtement comportant un tel composé est dirigé vers l'intérieur d'un four ou d'un fourneau. Certaines formes de réalisation avantageuses prévoient au moins un revêtement comportant de l'oxyde d'indium déposé sur une couche de base de silice. De préférence, la transmission de la lumière visible de l'écran est supérieure ou égale à 20 7o. Une telle valeur de -transmission est nécessaire si on doit maintenir une visibilité adéquate à travers l'écran. Différentes formes de réalisation de la présente inven- tion seront maintenant décrites avec plus de détails en se référant aux dessins annexés dans lesquels les figures 1 à 6 sont des vues de détails en coupe transversale montrant des panneaux de matière vitreuse résistant au feu supportés par un chassis de telle manière qu'ils peuvent être utilisés comme partie de paroi ou de porte. Dans chaque figure, on supposera que le panneau est monté de manière à ce que la source de chaleur ou l'endroit de plus grand risque d'incendie est situé à gauche du panneau. Dans les figures 1 à 4, une feuille unique de matière vitreuse 1 est montée dans une feuillure d'un châssis 2 en forme de U. Le châssis 2 peut par exemple être en bois ou en métal. Une masse de matière 3 est interposée entre la feuille 1 et le châssis 2. Lorsque le panneau doit constituer un regard de fourneau ou de four, la masse 3 peut être constituée d'asbeste ou d'une autre matière de remplissage résistant à la chaleur qui permet d'absorber les différences de dilatation thermique entre la feuille 1 et le chassis 2. Dans d'autres utilisations, la masse 3 peut être constituée d'une matière de scellement utilisée habituellement pour la fixation des vitres. Dans la figure 1, une couche opaque 4 absorbant et conduisant la chaleur est déposée sur le pourtour de la face gauche de la feuille de matière vitreuse 1, c'est-à-dire la face orientée vers la source de chaleur ou l'endroit de plus grand risque d'incendie. On notera dans le dessin que la couche 4 est substantiellement masquée au rayonnement infra-rouge d'une source de chaleur située à gauche du panneau. Cependant, comme les parties non masquées de la feuille 1 sont chauffées, de la chaleur sera conduite par la couche 4 sur le bord de la feuille de sorte que le gradient thermique sera réduit. La figure 2 montre une forme de réalisation préférée dans laquelle une couche opaque absorbant et conduisant la chaleur, ici représentée en 5, s'étend sur le pourtour de la feuille 1 au-delà du châssis 2. Dans cette forme de réalisation, de la chaleur provenant du rayonnement infra-rouge absorbé par la couche 5 est conduite vers la partie de la feuille 1 qui est masquée par la couche 5 mais pas par le châssis 2, ainsi que vers le reste du bord masqué par le chassis. Dans une variante, la matière d'étanchéité ou de remplissage 3 est omise entre la couche 5 et le châssis 2, de sorte que la couche 5 est en contact direct face-à-face avec le chassis. Dans la figure 3, une couche opaque absorbant et conduisant la chaleur s'étend sur le pourtour de la feuille 1 aussi bien sur sa tranche que sur les bords de ses deux faces principales. L'effet de cette disposition est double. D'abord, les bords de la feuille sont chauffés plus uniformément sur toute leur épaisseur et ensuite, la feuille est réversible. Comme dans la figure 2, la couche conduisant la chaleur s'étend sur la feuille 1 au-delà des lèvres du châssis 2. La forme de réalisation illustrée à la figure 4 est similaire à celle de la figure 3 sauf qu'un revêtement 7 transmettant la lumière et réfléchissant l'infra-rouge est appliqué sur la face droite de la feuille 1 avant le dépôt de la couche opaque conductrice. On notera qu'un tel revêtement réflecteur peut également être déposé sur les feuilles 1 réprésentées aux figures 1 et 2. Dans des variantes des formes de réalisation illustrées aux figures 1 à 4, les feuilles 1 sont en verre trempé chimiquement. La figure 5 illustre un panneau à double vitrage. Une première feuille 1 portant une couche conductrice 6 s'étendant sur sa tranche et sur le pourtour de ses deux faces (cf. figure 3)estlogéedans une première feuillure 8 d'un châssis 9 en double U au-moyen d'une matière de remplissage 3 résistant à la chaleur. Une seconde feuille de matière vitreuse 10 est de la même façon logée dans une seconde feuillure Il du châssis 9. Sur sa face gauche orientée vers la première feuille 1 et dès lors vers la source de chaleur, la seconde feuille 10 porte un revêtement 12 réfléchissant l'infra-rouge. Dans des variantes de cette forme de réalisation, le revêtement réfléchissant l'infra-rouge est remplacé ou complété par un revêtement réfléchissant l'infra-rouge déposé sur la face droite de la première feuille 1 et/ou sur la face droite de la seconde feuille 10.Dans d'autres variantes de cette forme de réalisation, la première feuille 1 et/ou la seconde feuille 10 est/sont trempée(s) chimiquement. Dans d'autres variantes de cette forme de réalisation, la seconde feuille 10 est également pourvue d'une couche périphérique opaque conduisant la chaleur telle qu'elle est illustrée en 4, 5 ou 6 respectivement aux figures 1, 2 ou 3. La figure 6 illustre une modification de la forme de réalisation montrée à la figure 4. Dans la figure 6, un élément métallique distinct 13, par exemple sous forme d'un feuillard, est placé en contact avec la couche opaque 6 absorbant et conduisant la chaleur, entre cette couche 6 et la partie du châssis 2 lui faisant face. n est placé du coté de la feuille de matière vitreuse 1 orienté, au moment de l'utilisation, vers la source de chaleur. On notera que les formes de réalisation des figures 1, 2, 3 et 5 peuvent être modifiées de la même façon. Dans une variante de chacune des formes de réalisation illustrées, un revêtement réfléchissant le rayonnement infra-rouge est appliqué sur la face gauche de la (première) feuille de matière vitreuse 1, c'est-à-dire sur la face de la feuille 1 dirigée vers la source de chaleur ou l'endroit de plus grand risque d'incendie. Ci-après seront décrits des exemples de pâtes d'émail conducteur qui peuvent être appliquées- et cuites pour former les couches opaques 4, 5 ou 6 conduisant la chaleur. Pâte d'émail n0 1 La pâte n0 1 est obtenue par mélange de particules d'argent de dimension inférieure à 5 microns avec des particules de deux verres de compositions différentes, les particules de verre ayant une dimension inférieure à 3 microns, et par addition d'un véhicule liquide. Un des verres, qui sera ci-après dénomme "verre de liaison", dont le point de ramolissement est inférieur à celui de l'autre verre, a la composition suivante en pourcentage en poids SiO2 25.95 7o > Na2O 1.49 %, K200.61 %, CaO 1.02 % > A1203 + TiO2 8.06 %, BaO 0.41 %, ZrO2l. 35 %, PbO 48.03 %, B2O3 13. 01 %, MgO 0. 067 %. L'autre verre a la composition suivante en pourcentage en poids : SiO2 28.31 %, Na2O 1.72 7o > K2O 0.73 7o, CaO 0.20 %, A12O3 + TiO2 11.41 %, Fe2O3 0.43 %, BaO 0.23 23 %, ZrO2 1.68 %, PbO 47. 08 %, B203 5.06 %, CdO 3.07 7 MgO 0. 0Z %. La pâte comporte les différents constituants spécifiés dans les quantités suivantes : 852,4 g d'argent, 147,6 g de verre de liaison, 200 g de verre à plus haut point de ramolissement et un véhicule organique liquide de type conventionnel en quantité de 15 % en poids du poids total de la pâte. Pâte d'émail n 2 La pâte n0 2 est obtenue par mélange d'argent et de particules de verre ayant approximativement la même dimension moyenne, la dimension de particule étant inférieure ou égale à 2 microns, et par addition d'un véhicule liquide. Les particules de verre comportaient des particules des deux verres différents suivants - verre n0 1 : PbO 48 %, SiO2 26 %, B2O3 13 %, Na2O 2 %, A1203 5 %, TiO2 3 7 BaO 0.4 7 ZrO2 1 7 > , K2O 0.6 %, CaO I % (pourcentages en poids) - verre n0 2 : PbO 45.5 7 SiO2 30 %, B203 5 %, Na2O 1.5 7 A12O3 5.5 %, TiO2, 6.5 Qlo, ZrO2 1.7 %, K20 0.2 %, CaO 0.2 %, BaO 0.2 %,MgO 0,2 %, Fe2O3 0.5 %, CdO 3 % (pourcentages en poids). La composition de l'enduit contenait 800 g d'argent, 100 g de verre n 1 et 300 g de verre n0 2. Des paramètres spécifiques de différents revêtements conduisant la chaleur sont donnés dans le tableau suivant, qui est applicable aux revêtements conducteurs montrés dans chacun des dessins annexés. Dans le tableau, la dimension "recouvrement de châssis" est prise comme étant la dimension sur laquelle le bord de la face de la feuille portant le revêtement opaque est masqué par le chassis. Recouvrement Largeur Epaisseur Composition de châssis de couche de couche de couche i 10 mm 10 mm 0. 1 mm Pâte d'émail nu 1 ii 10 mm 12 mm 0. 2 mm Patte d'émail n0 2 iii 10 mm 10 mm 10 ss m Cuivre iv 10 mm 12 mm 7 , m Aluminium v 15 mm 20 mm 0. 15 mm Pâte d'émail n0 1 vi 15 mm 20 mm 0. 15 mm Pate d'émail n0 2 vii 15 mm 20 mm 20 m Cuivre viii 15 mm 20 mm 15 X ni Aluminium ix 15 mm 30 mm 0. 2 mm Pite d'émail n0 1 x 15 mm 30 mm 0. 2 mm Pâte d'émail n 2 xin 15 mm 30 mm 6 Am Cuivre xii 15 mm 30 mm 10 m Aluminium xiii 15 mm 30 mm 20 m Cuivre xiv 15 mm 35 mm 0, 15 mm Pâte d'émail n0 1 xv 15 mm 35 mm 0. 15 mm Pâte d'émail n0 2 xvi 15 mm 35 mm 15 m Cuivre 200 , m Soudure xvii 15 mm 35 mm 20 #m Cuivre 150 m Soudure xviii 10 mm 35 mm 0. 15 mm Pâte d'émail n0 1 xix 10 mm 35 mm 20 m Cuivre xx 10 mm 35 mm 10 , #m Cuivre 100 #m Soudure xxi 10 mm 35 mm 15 m Aluminium. I1 est particulièrement avantageux lorsque la couche est constituée par du cuivre que le métal soit déposé par pulvérisation à la flamme sur le bord de la feuille. Ceci assurera une bonne oxydation de la surface de la couche de cuivre de façon qu'elle soit non réfléchissante, c'est-à-dire absorbante vis-à-vis du rayonnement infra-rouge. Comme exemple spécifique d'élément métallique 13 distinct, tel que représenté à la figure 6, on peut citer un feuillard d'acier de I mm d'épaisseur. De préférence un tel feuillard a approximativement la même largeur que la couche conductrice opaque avec laquelle elle est en contact. Différents exemples de revêtements réfléchissant l'infra-rouge pouvant constituer les couches 7 et 12 sont donnés dans le tableau suivant: Matière du revêtement Epaisseur du revêtement (nm) i SnO2 150 ii In203 150 iii Au 25 iv SnO2 + 1.5 atoms % Sb 800 v SiO2 10 revêtu de In2O3 + 2. 2 atoms 7 > Sn 200 vi Ag 10 vii Al 7.5 viii AI 10 ix Cu 11 x SnO2 dopéd with F and Cl 300 xi In203 250 xii Pd 12 xiii Ti3N4 200 - 250 Dans une forme de réalisation plus concrète on a mis en oeuvre une feuille de verre présentant la composition suivante SiO2 :70 %; Na2O : 8 7 > ; CaO: 3 7 > ; MgO : 1 %; %, Al O 10 %; 23 3203 8 7 > . L'épaisseur de la feuille était de 8 mm Le bord périphérique d'une face de cette feuille était muni d'un revêtement de cuivre de 20 microns d'épaisseur. La largeur du revêtement était de 20 mm. Ce revêtement est déposé par pulvérisation à la flamme d'un fil de cuivre, selon une technique connue. La feuille de verre ainsi traitée est placée dans un chassais en bois, le revêtement de cuivre étant placé contre la feuillure sans interposition de mastic, Le revêtement en cuivre débordait du châssis sur une hauteur de 5 mm. La feuille était maintenue en place par du mastic déposé dans le feuillure contre la face non revêtue de la feuille. L'on a pu constater que l'écart de température entre deux points de la feuille de verre situé dans la feuillure et disposés l'un par rapport à l'autre dans le sens de la profondeur de la feuillure était inférieur à celui mesuré entre deux points correspondants d'une feuille dans un montage similaire mais non munie du revêtement de cuivre, lorsque le chassis vitré est soumis à un chauffage à partir du côte de la face de la feuille portant le revêtement. La composition donnée ci-dessus pour la feuille de verre a été choisie pour obtenir un coefficient de dilatation thermique assez bas. Elle peut évidemment varier dans certaines limites. Celles-ci peuvent par exemple être les suivantes : SiO2 : 70 à 75 7 > ; Na2O : 6 à 11 7 > ; CaO: 0 à 8 %, MgO : 0 à 4 7 > ; Al2O3 : : 6 à 10 %; 3203 : 0 à 10 %; Li2O : 0 à 4 7 > . REVENDICATIONS 1. Panneau comportant une feuille de matière -witreu- se montée dans une feuillure de ch ssis, caractérisé en ce que sur le bord d'au moins une face de la feuille (1) qui fait face à une partie du chassis (2, 9) est déposée au moins une couche opaque !4, ,, 6j absor bant et conduisant la chaleur, cette couche #étendant sur la totalité du pourtour de la dite face (1). 2. Panneau selon la revendication 1, caractérisé en ce que la ou les couche(s) s'étend (ent) au mo-ins sur O rnrr., et de pré- férence sur au moins 10 mm au-delà du chassis (2, 9). 3. Panneau selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que la couche s'étend sur la périphérie de chaque race principale de la feuille (1). 4. Panneau selon l'une des revendications 1 à 3, caractéris-é en ce que la ou les couche(s) s'étend(ent) sur les tranches de la feuille (1). 5. Panneau selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu un élément métallique distinct (13) est disposé en contact avec la ou les couche(s) (6) et entre la ou les couches et une portion de chassies (2) lui faisant face. 6. Panneau selon l'une des revendications I à :, caractérisé en ce que la ou chaque couche est co#nstituée d'un émail conducteur de la chaleur. 7. Panneau selon la revendication 6, caractérisé es ce que l'émail est un émail contenant de l'argent. 8. Panneau selon l'une des revendications 6 ou 7, caractérisé en ce que la couche d'émail conducteur de la chaleur a une épaisseur d'au moins 0, OS mm et est de préférence comprise entre 0,1 et 0,2 mm. 9. Panneau selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la ou chaque couche comporte un revêtement métal lique déposé sur la feuille (1). 10. Panneau selon la revendication 9, caractérisé en ce que le revêtement métallique est un revêtement de cuivre. 11. Panneau selon l'une des revendications 9 ou 10, caractérisé en ce que le revêtement métallique présente une surface oxydée. 12. Panneau selon l'une des revendications 9 à 11, caractérisé en ce que le revêtement métallique a une épaisseur d'au moins 5/ m et est de préférence comprise entre 10/Pm et Z0 2 m. 13. Panneau selon l'une des revendications 9 à 12, caractérisé en ce que le ou chaque couche comprend une couche de soudure déposée sur le revêtement métallique. 14. Panneau selon la revendication 13, caractérisé en ce que la couche de soudure a une épaisseur comprise entre 100,li et 200 m. 15. Panneau selon l'une des revendications 1 à 14, caractérisé en ce que la feuille de matière vitreuse est une feuille de verre trempé. 16. Panneau selon l'une des revendications I à 15, caractérisé en ce que la feuille de matière vitreuse porte un revêtement réfléchissant l'inra-rouge (7, 12).