les courroies de transmission trapézoidales, auxquelles l'invention s'applique, sont bien connues ; utilisées dans des transmissions comportant des poulies à gorge, à diamètre constant ou variable, quelles entraient et par lesquelles elles sont entratnées par frottement de leurs flancs sur ceux des gorges des poulies, elles se présentent sous la forme d'une bande sans fin en caoutchouc, enveloppée ou non, de section trapézoldale constante, armée généralement d'une ou plusieurs nappes de ciblés sans fin pratiquement parallèles les uns aux autres, la face inférieure de la bande pouvant présenter des crans transversaux pour améliorer sa souplesse longitudinaae. Dans ce qui précède et dans ce qui suit, on appelle - faces de la courroie ; les surfaces supérieure et inférieure de la courroie correspondant aux bases du trapèze. - flancs de la courroie : les surfaces latérales de la courroie correspondant aux cotés non parallèles du trapèze. - base de la courroie : lapartie de la courroie comprise entre son armature et sa face inférieure. - direction longitudinale : la direction du plan de symétrie longitudinale de la courroie. - direction radiale : la direction perpendiculaire aux faces de la courroie. - direction transversale : la direction perpendiculaire aux directions radiale et longitudinale. - caoutchouc : tout élastomère ou mélange drélastomères contenant éventuellement des charges et des ingrédients. les courroies de transmission trapézoidales sont de plus en plus utilisées et on leur demande un service de plus en plus sévère qui, schématiquement, consiste à transmettre des puissances et des couples de plus en plus importants sans augmentation proportionnelle de leurs dimensions et sans réduction de leur durée de vie. Pour cela, il faut que les déformations des courroies provoquées par la pression qurexercent sur elles les flancs des gorges des poulies (à diamètre variable ou constant) soient faibles; dans le cas contraire, un échauffement excessif se produit, l'arma- ture se décolle et la courroie est rapidement détruite. Jusqu'à présent, on s'est efforçé de résoudre ce problème en constituant la base des courroies trapézoidales de caoutchouc dur, de caoutchouc fibreux, ctest à dire de caoutchouc dans lequel sont dispersées des fibres, en y plaçant des tissus ou des éléments transversaux comme des cabalés, des barreaux ou des tubes ou en combinant ces différents moyens entre eux. Mais avec l'utilisation de ces moyens, qui ne permettent pas de diminuer les déformations des courroies au-delà d'une certaine limite, on ne peut pas franchir un nouveau pas dans la sévérité des conditions de service que l'on peut imposer aux courroies. De plus, beaucoup de ces moyens provoquent une certaine rigidification longitudinale des courroies qui leur interdit de s'enrouler sur des poulies de faible diamètre alors que la diminution du diamètre des poulies, est comme on le sait, extrêmement souhaitable et demandée par les fabricants et les utilisateurs de transmissions. L'invention a pour objet essentiel une courroie de transmission trapézoidale qui se déforme wu sous l'effet des efforts de compression transversale et dont la souplesse longitudinale, c'est à dire l'aptitude à l'enroulement selon de faibles rayons, est au moins égale, et souvent supérieure, à celle des courroies dont la résistance transversale à la compression a été améliorée par les moyens connus jusqu'à présent. Les courroies de l'invention sont notamment caractérisées en ce que leur base comporte des éléments adhérant au caoutchouc de la base, perpendiculaires (ou presque) à la direction transversale et faisant avec la direction radiale un angle égal ou inférieur à gOO ; par la-suite, ces éléments seront appelés éléments rameaux ou éléments disposés radialement et "radiale" ou "direction radiale" sera appliqué à toute partie ou direction faisant avec la direction radiale vraie, telle qutelle a-été précédemment définie, un angle compris entre 0 et 30 . Il est généralement intéressant d'associer à ces éléments radiaux des éléments transversaux par exemple analogues à ceux déjà utilisés dans les bases de courroies. On ne connaît pas bien encore la nature des phénomènes qui font que la présence d'éléments radiaux accroit considérablement la résistance transversale à la compression des courroies de l'invention et qui font qu'elles se déforment moins que les autres courroies ; aussi ltexplication suivante, qui n: est qutune hypothèse, est-elle donnée à titre purement indicatif sans qu'elle puisse limiter la portée de l'invention en quoi que ce soit. Les efforts exercés sur les flancs obliques de la courroie par les faces correspondantes des poulies ont des composantes radiales, dirigées vers la face supérieure de la courroie, qui tendent à faire incurver la face de la courroie, et des composantes transversales qui compriment la base de la courroie.Lorsque la base de la courroie ne comporte que des éléments transversaux, ceux-ci par un effet de poutre, stopposent à la flexion transversale de la courroie, et donc à l'incurvation de ses faces,mais ils s'opposent peu à la déformation du caoutchouc que tendent à provoquer les composantes transversales, surtout dès que celles-ci dépassent une certaine valeur ; dès lors le caoutchouc, qui est pratiquement incompressible, se déforme et cette déformation consiste en un rapprochement des flancs de la courroie compensé par une incurvation de la face inférieure de la courroie qui devient convexe, (du fait de la présence de l?armature qui agit comme une frette, la face supérieure se déforme peu sous ltaction de ces efforts).On pense que, dans les courroies de ltinvention, les éléments radiaux, qui adhèrent au caoutchouc, s'opposent à ce déplacement du caoutchouc vers la face inférieure de la courroie et, donc, au rapprochement de ses flancs et limitent ainsi les déformations de la courroie ; selon cette explication, les éléments radiaux, en quelque sorte, bloqueraient le aoutchouc de la base de la courroie en llempêchnnt de se déformer. lies éléments radiaux peuvent être formés par des chablés, des retors ou des fils, en une matière minérale ou organique, qui, de préférence, stétendent sur la majeure partie de la hauteur de la base. Ils peuvent être aussi formés par des fibres, également en une matière minérale ou organique, ayant unie longueur d au moins 1 mm dispersées dans un caoutchouc. Quels que soient les éléments radiaux employés,ils doivent adhérer suffisamment au caoutchouc pour que les contraintes auxquelles leur interface est soumise ne provoquent pas leur décollement, et, de préférence, ils sont inextensibles ou peu extensibles. lies éléments radiaux et les éléments transversaux sont régulièrement répartis dans la base de la courroie. Pour différentes raisons, notamment de facilité de construction de la courroie et d'homogénéité de celle-ci, on préfère les disposer selon des couches placées selon des plans transversaux, dans lesquelles ils sont noyés dans le caoutchouc ; les couches d'éléments radiaux et celles d'éléments transversaux sont alors alternées ; par exemple on trou vera successivement une ou deux couches d'éléments transversaux, une ou deux couches d'éléments radiaux, puis une ou deux couches d'éléments transversaux et ainsi de suite. Dans certains cas, où il faut que la résistance transversale à la compression soit suffisante mais ne dépasse cependant pas une certaine valeur au-delà de laquelle l'introduction de la courroie dans les gorges des poulies se ferait dans de mauvaises conditions, il est utile de doser cette résistance de façon qu'elle ait la valeur optimum désirée. Cela est facile avec les courroies de l'invention qui permettent de faire varier de nombreux paramètres, par exemple un ou plusieurs des suivants : la densité des éléments radiaux, le rapport de leur longueur à l'épaisseur de la base, leur angle avec la direction radiale vraie (la résistance transversale à la compression décroît lorsque cet angle croît), la nature de la matière dans laquelle ils sont faits, leur texture s'il s'agit de cabalés et de retors, la nature du caoutchouc de la base. On sait que les courroies, notamment celles dont B face inférieure est crantée, périssent fréquemment par suite de craquelures qui apparaissent à la face inférieure et s' étendent ensuite rapidement. Pour éviter ou retarder l'apparition de ce phénomène auquel les courroies de l'invention pourraient être d'autant plus sensibles snaxi que leurs bases sont généralement formées par des couches successives (celles des éléments transversaux et celles des éléments radiaux) transversales qui pourraient donc tendre à se cliver dès qu'apparaîtrait une déchirure ou un décollement entre deux d'entre elles, on peut disposer les couches contenant les éléments radiaux, et celles contenant les éléments transversaux de façon qutelles soient inclinées, par rapport à la direction transversale, d'un certain angle qui ne doit pas satyre sensiblement supérieur à 200. Pour améliorer la résistance à la flexion transversale de la courroie, c'est à dire pour éviter ou limiter la courbure des faces de la courroie sous l'action de la pression exercée par les flancs des gorges des poulies, on peut, si besoin est, disposer les éléments transversaux de façon qu'au lieu d'entre perpendiculaires à la direction radiale vraie, ils fassent avec un angle compris entre 600 et 900, les éléments de deux couches successives d'éléments transversaux étant inclinés par rapport à la direction radiale vraie d'angles égaux mais de sens contraire de façon qutavec les éléments radiaux soit réalisée une véritable triangulation. Dans les schémas annexés, 1 désigne les câbles longitudi naux formant l'armature de résistance mécanique, 2 désigne un tissu enveloppant les différentes courroies, 3 désigne les éléments transversaux et 30 les couches formées par ces éléments, 4 désigne les éléments radiaux et 40 les couches formées par ces éléments. Pour une meilleure compréhension des dessins, ces éléments radiaux et transversaux sont généralement représentés tangeants mais il est bien entendu qu'ils sont, en fait, généralement séparés les uns des autres par une couche de caoutchouc plus ou moins épaisse. Les schémas des figures I et 2 correspondent à une courroie témoin Â réalisée selon l'art antérieur à l'invention, celui de la figure 1 étant une coupe de cette courroie selon son plan de symétrie et celui de la figure 2 étant une coupe transversale selon la ligne II, II de la figure 1. Dans cette courroie, des éléments transversaux 3 sont régulièrement répartis dans toute la base ; la face inférieure ayant une largeur de 26 mm, les flancs sont inclinés de 740 par rapport aux faces, la distance séparant les faces est de 12 mm, l'épaisseur de la base est de 7 mm, les éléments transversaux sont répartis en 8 couches longitudinales et sont constitués par un ciblé de rayonne ayant un diamètre de 0,6 mm et formés de 2 retors ; il existe 13 de ces éléments par cm de longueur de chacune des 8 couches. Le câblé de rayonne a reçu un traitement approprié pour le rendre adhérant au caoutchouc. On remarquera que, dans la courroie A, ces éléments transversaux sont particulièrement denses et, donc, que cette courroie est une de celles ayant la meilleure résistance transversale à la compression que l'on sait construire en utilisant les techniques antérieures à l'invention. lies schémas des figures 3 et 6 correspondent à une courroie 3 conforme à l'invention ; celui de la figure 3 est une coupe de la courroie selon son plan de symétrie, ceux des figures 4 et 5 sont des coupes transversales selon les lignes IV, IV et V, V de la figure 3 et celui de la figure 6 est une coupe selon un plan perpendiculaire au plan de symétrie (ligne IV, VI de la figure 3). La base de la courroie B comporte non seulement des éléments transversaux 3 mais aussi des éléments radiaux 4 ; les éléments transversaux 3 sont répartis dans des couches 30 et deux couches successives 30 sont séparées l'une de l'autre par deux couches 40, juxtaposées, formées d'éléments radiaux 4 perpendicu laires, ou presque, à la directionttransversale ;les couches 30 et 40 sont placées selon des plans transversaux et elles font avec la direction radiale vraie, un angle compris entre 0 et 300.Les éléments transversaux et radiaux de la courroie B sont faits dans le meme cablé de rayonne que les éléments transversaux de la courroie À et, dans les couches 30 et-40 il existe, par cm de longueur, le meAme nombre d'élément que dans les couches d'éléments transversaux de la courroie B ; la courroie B étant par ailleurs identique à la courroie A, dans les deux courroies le rapport du volume occupé par les éléments transversaux et radiaux dans la courroie B et transversaux dans la courroie À au volume du caoutchouc de la base soil sensiblement le même dans l'une et l'autre courroies0 lies courroies A et B ont été essayées statiquement et dynamiquement. lie dispositif d'essai statique est schématisé aux figures 7 et 8, la figure 7 représentant une coupe verticale de ce dispositif, l'éprouvette étant en place, et la figure 8 une coupe selon la ligne VIII, VIII de la figure 7. Pour que seuls interviennent les efforts de compression transversale pure, la courroie est découpée de façon que sa section soit un rectangle correspondant à la petite base du trapèze ctest à dire de façon à former un parallèlépipède dont tue face est la face inférieure de la courroie. L'éprouvette 5 ainsi obtenue est soumise à une compression transversale, de valeur connue, au moyen du plateau 6 d'un dynamomètre. Lorsque la courroie est en service, son armature de résistance mécanique est tendue et comme elle est située près de la face extérieure de la courroie, elle agit comme une frette empêchant la déformation de la face externe ; aussi, dans le dispositif d'essai statique, place-t-on l'éprouvette à l'intérieur dlune courroie métallique 7 qui s'oppose à la déformation de la face extérieure. On mesure les variations de laflèche de l'éprouvette (c'est à dire les variations de son épaisseur) lorsque la valeur de la compression transversale varie. Dans les expériences réalisées, 11 éprouvette 5 résultant de la découpe de la courroie telle qu'indiquée précédemment, avait un diamètre extérieur de 110 mm, une épaisseur (distance entre faces de 15 mm, une hauteur (distance entre flancs après découpe) de 30 mm et la couronne métallique 7 une hauteur de 27 mm et la température était de 60 C ; la force exercée par le plateau 6 variait uniformément de O à 800 DaN puis de 800 à O 3aN en 70 secondes ce qui correspond à des pressions transversales de O à 20 bars ; la diminution d'épaisseur était constamment mesurée. On eonstate que lors des trois premiers cycles les mesures donnent des résultats différents lors de chacun d'eux et que, à partir du quatrième cycle, les résultats des mesures en varient pratiquement plus par la suite, sans doute, d'une stabilisation de l'éprouvette. La figure 9 montre les courbes obtenues lors du quatrième cycle avec des éprouvettes tirées de a courroie témoin A, et de la courroie B conforme à l'invention. lies courbes obtenues montrent l'existence d'une certaine hysteresis dans l'un et l'autre cas mais la courbe en pointillée, correspondant à la courroie B conforme à l'invention, qui est située très en dessous de celle correspondant à la courroie témoin A, montre que toutes choses étant égales par ailleurs, le fait de disposer des éléments dans la direction radiale réduit considérablement les déformations de la courroie ; par ailleurs, ces courbes montrent que l'hysteresis de la courrroie conforme à l?invention est plus faible que celle de la courroie témoin À ce qui est une autre condition favorable. Ta courroie A et la courroie B présentent la meme souplesse longitudinale. L'une et 11 autre ont subi des essais dynamiques accélérés sur un dispositif constitué d'une poulie motrice de diamètre 100 mm, tournant à 3000 tours/mn et d'une poulie réceptrice de diamètre 200 mm freinée de façon que le couple, mesuré sur la poulie motrice, soit de 5 m Kg ; la tension, exercée sur l'axe de la poulie motrice, était de 140 DaN. Àu bout de 10 mn, la courroie témoin A s'écrase, vient en fond de gorge des poulies, patine et brille. La courroie B conforme à ltinvention, a assuré pendant 4 heures un fonctionnement normal sans venir en fond de gorge des poulies ; son examen après cet essai n'a rien révélé d'anormal. La base d'une courroie comme celle de la courroie B précédente peut facilement être fabriquée avec le dispositif schématisé aux figures 10 à 14. Dtune façon bien connue dans l'industrie du caoutchouc on prépare, par exemple au moyen d'un cancre et d'une calandre, des nappes appelées "tissus cord" formées d'éléments parallèles noyés dans du caoutchouc qui procure sa cohésion à l'ensemble ; certaines de ces nappes sont formées par des éléments qui deviendront les éléments transversaux et d'autres sont formées par ceux qui deviendront les éléments radiaux.Ces nappes éléments radiaux et celles d'éléments transversaux sont constituées exactement comme le seront les couches correspondantes de la courroie terminée ; c'est ainsi que la densité et la nature des éléments des nappes seront celles des couches successives d'éléments radiaux et transversaux (d'une façon différente de ce qui existe dans la courroie B réalisée pour montrer ce qu'apporte l'invention par rapport à la courroie témoin A les éléments radiaux et transversaux peuvent être différents et se trouver à des densités différentes dans les couches qutils forment). Ces tissus cords sont ensuite superposés en étant croisés de façon que les éléments radiaux soient placés transversalement et les éléments transversaux longitudinalement. Par exemple, pour placer les éléments radiaux transversalement, on découpe le tissu cord correspondant en parties de longueur égale àla largeur du tissu cord destiné à former des éléments transversaux et on applique bout à bout sur ce dernier ces différentes parties après les avoir fait tourner d'un quart de tour dans leur plan. Dans l'ensemble qui correspond à la réalisation de la courroie B, la nappe d'éléments transversaux 3 est enserrée par deux nappes d'éléments radiaux 4 (figure 11) mais, d'une façon plus générale, on alternera les nappes d'éléments radiaux et transversaux en fonction de l'alternance particulière entre couches dlélé- ments radiaux et transversaux que l'on veut obtenir dans la base de la courroie. Le dispositif et le wocédé utilisés ensuite sont illustrés par - la figure 10 qui représente le dispositif en élévation. - la figure il qui représente une coupe selon la ligne XI, XI de la figure 10. - la figure 12 qui représente une coupe selon la ligne XII de la figure 10. - la figure 13 qui représente une vue en plan, selon la flèche XIII, du dispositif de la figure 10. - la figure 14 qui représente le détail XIV de la figure 13. L'ensemble 8 formé par les nappes superposées d'éléments radiaux et transversaux est enroulé sur un cylindre 9 qui est muni d'un frein-de façon que l'ensemble 8 s-oit ensuite déroulé sous une certaine tension ; ensuite ltensemble 8 passe sur un cylindre 10 sur lequel il s'enroule sur un arc de 1800 et, au cours de son passage sur le cylindre 10 il est découpé par des couteaux circulaires il en des bandes 12 dont la largeur est égale à la hauteur de la base des courroies ; ces bandes sont ensuite retournées dtun quart de tour par passage sur des peignes ou rouleaux 13 d'axe perpendiculaire à l'ensemble 8.Ces rubans 12 séparés les uns des autres, forment alors une nappe horizontale, qui ensuite, passe entre deux cylindres presseurs 14 de façon que les rubans 12 soient fermement appliqués les uns sur les autres et que, collant les uns aux autres par l'intermédiaire du caoutchouc enveloppant les éléments, ils constituent alors une bande 15 dtépaisseur égale à la hauteur de la base de la courroie. Tes cylindres 16, d'axe parallèle à la bande i5 sont moteurs et entraînent la bande 15, les rubans 12 et l'ensemble 8. Un couteau 17 mobile verticalement, découpe la bande 15 en parties 18 ; ces parties 18 sont ensuite entraînées latéralement mises bout à bout en les pressant de façon à former une nouvelle bande dont la structure sera semblable à celle de la base de la courroie ; cette dernière bande est ensuite découpée en éléments ayant la longueur de la base des courroies que lton veut fabriquer. Par la suite ces courroies seront confectionnées et vulcanisées d'une manière habituelle en utilisant les éléments précédents. Pour fabriquer cette base de courroie dans laquelle les éléments radiaux font, avec la direction radiale vraie, un angle voisin de 00, les couteaux circulaires Il ont été placés perpendi culairement au cylindre 10 de façon que la section des bandes 12 soit rectangulaire. Si on veut que ces éléments radiaux fassent, avec la direction radiale vraie un angleY inférieur ou égal à 30, les couteaux circulaires 11 sont inclinés de cet angleYsur la perpendiculaire au cylindre 10 ; la section des rubans 12 a alors la forme d'un parallèlogramme dont le petit angle est égal à 900-et, par la suite, les peignes ou rouleaux 13 sont placés de façon que chaque ruban 12 soit retourné d'un angle égal à 900+ou 900-)lselon le sens du retournement de façon que leurs faces supérieures soient dans un meme plan. Dans ce cas la largeur des rubans 12 nïest plus égale à la hauteur de la base de la courroie mais égale à la hauteur de la base divisée par cesy, Par la suite, on procède comme précédemment. La base de la courroie représentée en coupe longitudinale à la figure 15 et à la figure 16 en une coupe selon la ligne XVI, XVI de la figure 15, est analogue à celle de la courroie B mais, pour éviter 11 apparition de déchirures et leurs propagations éventuelles, les couches 30 et 40 formées par les éléments transversaux 3 et radiaux 4 sont inclinées par rapport à la direction transversale T d'un angleo(compris entre 0 et 200. De telles courroies peuvent être facilement fabriquées avec le procédé et le dispositif décrit précédemment ; il suffit en effet que le couteau i7 au lieu d'erre perpendiculaire à l'axe de la bande soit incliné par rapport à cet axe d'un angle égal à 90 - d'être mises bout à bout. Les figures 17 à 20 correspondent à une courroie de l'invention dans laquelle les éléments transversaux ont été disposés de façon à améliorer sa résistance à la flexion transversale ; la figure 17 représente une coupe longitudinale, la figure 18 représente une coupe transversale (selon la ligne XVIII de la figure 17) faite au droit d'une couche 40 d'éléments 4 radiaux, les figures 19 et 20 représentent des coupes transversales faites au droit de deux couches successives 30 formées d'éléments transversaux 3 (respectivement selon les lignes XIX, XIX et XX, XX de la figure 17). Dans une couche 30 qui est dans un plan transversal ou légèrement incliné par rapport à la direction transversale, les éléments transversaux 3 sont inclinés par rapport à la direction transversale d'un angles, , inférieur ou égal à 300, tandis que ceux de la couche 30 suivante ou précédente sont inclinés par rapport à cette même direction, d'un angle 9; ainsi, les éléments transversaux 3 de deux couches 70 successives avec les éléments radiaux 4 de la ou des couches intermédiaires réalisent une véritable triangulation. Pour construire une telle courroie, il suffit de procéder de la façon décrite précédemment avec le meme dispositif. Par exem pe, lorsque lton réalise l'ensemble 8, au lieu de placer les éléments transversaux longitudinalement, on les placera de façon qutils soient inclinés alun angle égal à par rapport à l'axe longitudinal et par la suite on placera les peignes ou rouleaux redresseurs 13 de façon qu'un-ruban 12 étant tourné dans un sens d1un quart de tour, les rubans 12 voisins soient tournés d'un quart de tour dans le sens contraire. Dans ces exemples de réalisation, les éléments radiaux et transversaux sont continus et s'étendent sur toute la hauteur ou la largeur de la base de la courroie mais, comme il a été indiqué, ce pourrait être des fibres ayant une longueur d'au moins 1 mm, dispersées dans du caoutchouc et orientées de façon que la plus grande partie d'entre elles, par exemple au moins 80 %, le soient comme les éléments 5 ou 4 précédents. Dtune façon générale, on réalisera, par exemple par calandrage ou extrasion, des feuilles de caoutchouc dans iBquelles les fibres seront orientées longitudinalement et, ensuite, ces feuilles seront traitées comme les tissus corda précédents,certaines de ces feuilles de caoutchouc fibreux correspondant aux couches 30 et d'autres aux feuilles 40. Les courroies réalisées avec des fibres comme éléments radiaux et/ou transversaux donnent aux essais, des résultats comparables à ceux des courroies dont les éléments transversaux et/ou radiaux sont continus. Bien entendu, les moyens décrits séparément dans les exemples de réalisation précédents peuvent etre combinés entre eux. REVENDICATIONS Etant précisé notamment que dans une courroie de transmission trapézoidale on entend par direction longitudinale, la direction du plan de symétrie longitudinale de la courroie, par direction radiale la direction perpendiculaire aux faces de la courroie, par direction transversale une direction perpendiculaire ou presque à la direction longitudinale et à la direction radiale. 10) Courroie de transmission trapézoidale caractérisée en ce que la base comporte des éléments de renforcement ci-dessous appelés éléments radiaux, adhérant au caoutchouc et perpendiculaires ou presque à la direction transversale et faisant avec la direction radiale, un angle compris entre O et 300. 20) Courroie selon la revendication 10 caractérisée en ce que la base comporte aussi des éléments de renforcement appelés ci-dessous éléments transversaux faisant avec la direction transversale un angle compris entre 0 et 200 et, avec la direction radiale un angle compris entre 90 et 600. 30) Courroie selon la revendication 20 caractérisée en ce que les éléments radiaux et transversaux sont disposés selon des couches se succèdant et alternant, éventuellement par groupes, tout le long de la courroie. 40) Courroie selon la revendication 30 caractérisée en ce que les angles faits avec la direction radiale par les éléments transversaux de deux couches ou de deux groupes de couches séparés par une couche ou un groupe de couches d'éléments radiaux sont égaux compris entre 60 et 900 et de sens inverse. 50) Courroie selon l'une des revendications 30 ou 40 caractérisée en ce que les couches d'éléments transversaux ou radiaux sont inclinées par rapport à la direction transversale d'un angle inférieur ou égal à 200. 60) Courroie selon l'une des revendications précédentes caractérisée en ce que les éléments radiaux et/ou transversaux sont des câblés, des retors ou des fils, en une matière organique ou minérale, s'étendant sur presque toute ltépaisseur de la base. 7 ) Courroie selon l'une des revendications précédentes caractériséé en ce que les éléments radiaux et/ou transversaux sont des fibres longues dpau moins 1 mm. 80) Courroie selon l1une des revendications 30, 40 ou 50 dans laquelle les éléments transversaux ou radiaux sont des fibres caractérisé en ce que, dans chaque couche, 80 fo au moins des fibres sont orientées de façon à constituer des éléments transversaux ou radiaux. 90) Procédé de fabrication de la base de la courroie selon lsune des revendications précédentes caractérisé en ce que - I on prépare un ensemble constitué de nappes formées chacune soit des éléments radiaux soit des éléments transversaux parallèles les uns aux autres et noyés dans du caoutchouc, lesdites nappes étant superposées de façon que les éléments transversaux fassent avec la direction longitudinale, un angle compris entre 0 et 300. - 2 on découpe cet ensemble en rubans de section rectangulaire ayant une largeur égale à la hauteur de la base de la courroie ou, étant un angle égal ou inférieur à 300, en rubans dont la section a la forme d'un prallèlogramme dont le petit angle est égal à 90 - , la largeur des rubans étant alors égale à la hauteur de la base de la courroie divisée par ces Y. - 3 on fait tourner ces rubans autour de leur axe de symétrie d'un aigle égal à 900cl ou à 90 - selon le sens de retournement de façon que leurs faces supérieures soient dans un meme plan. - 4 on applique ces rubans les uns sur les autres de façon à constituer une bande. - 5 on coupe cette bande en parties d'une certaine longueur de façon à obtenir soit des rectangles soit des parallèlogrammes obliques dont les petits angles sont égaux ou supérieurs à 600. - 6 on juxtapose les parties obtenues en les pressant l:une contre l'autre par leurs bords latéraux après que, si elles sont des parallèlogrammes obliques, on les fait tourner dans leur plan de angle complémentaire du petit angle de ces parallèlogrammes.