La présente invention concerne une machine à tambour rotatif dont le but est de faire subie à la viande une combinaison de chutes et de frottements. Ce traitement permet d'améliorer le pouvoir de rétention d'eau des viandes ainsi traitées, ainsi que la qualité des produits obtenus avec ces viandes. Les appareils destinés à ce type de travail appartiennent aux trois types suivants - cuves dont l'axe effectue un mouvement rotatif dans un plan vertical - cuves tournant autour de leur axe, et entraînées sar un moteur solidaire de cet axe - cuves en porte-à-faux sur un axe horizontal ou oblique, ou pouvant pivoter de l'horizontale à la verticale. L'inconvénient de tous ces systèmes est double : encombrement important et incompatible avec la taille d'ateliers ou laboratoires artisanaux, désolidarisation entre cuu" et système d'entraînement difficile. L'avantage essentiel résultant de cette invention consiste en l'obtention d'appareils conciliant des dimensions extérieures très réduites (pereettant, par exemple, de les loger sous une table de travail) et une grande efficacité technologique : l'éclatement des cellules des viandes ainsi traitées provoque en effet la libération d'un suc protéique dans et autour de la viande; ce suc protéique assure simultanémont un rendement pondéral supérieur et un moilleur recollement des différentes parties de viande au cours des traitements thermiques ultérieurs. Le deuxième avantage est la d6 solidarisation instantanée de la partie motrice et du récipient, puisque celui-ci n'est que posé. Il est possible, par exemple, de poser la cuve pleine dans une armoire frigorifique ou vide dans une cabine de lavage. L'appareil objet de l'invention comporte une cuve, munie dans sa partie interne d'un dispositif tel que pales ou godets, permettant à la matière traitée de suivre le mouvement de la cuve dans sa partie ascendante et de chuter ensuite. Cette cuve est posée sur un ensemble de galets assurant tout à la fois entraînement et guidage de la cuve, ainsi que la stabilité de l'ensemble. Les galets sont portés et mûs par les demi-arbres lents d'un ou plusieurs groupes moto-roducteurs, placés ainsi sous la cuve et à une distance éentuellement très réduite de celle-ci. Certains des galets peuvent être simplement porteurs. La vitesse de rotation de la cuve est calculée de façon à permettre un mouvement ponctué de chutes réellesde la matière à l'intérieur de la cuve. Le dessin annexé illustre, à titre d'exemple, un mode de réalisation de la machine conforme à la présente invention. Telle quelle est représentée, la machine comporte une cuve cylindrique 1 munie de pales 2 d'une longueur égale à celle de la cuve. Cette cuve 1 repose sur deux galets d'entraînement 3 et deux galets porteurs 4 d'un diamètre inférieur et placée plus haut de façon à ce que les galets d'entraînement 3 reçoivent la plus grande partie du poids de la cuve et assurent ainsi la meilleure adhérence possible; Un moteur 5 directement accouplé à un réducteur à roue et vis sans fin 6 entrains les galets d'entraînement 3, ceux-ci étant portés par les deux demi-arbres lents de sortie du réducteur 6. L'ensemble moto-roducteur est fixé sur un socle 7. La machine, objet de l'invention, peut être utilisée dans toutes les industries où le traitement d'une matière comporte, à la suite, une phase en récipient rotatif bt une phase statique; il permet d'utiliser le mEme récipient pour les deux phases et évite une manipolation. Ce système permet en particulier l'utilisation d'un nombre indéterminé de récipients pour un seul ensemble soclemoto-réducteur. Les traitements particulièrement intéressés par cette invention peuvent être les opérations de mélange de corps solides ou de poudres, ou ceux ayant pour bat de mélanger intimement an corps solide et une poudre, le salage par exemple. REVENDICÂTIONS 1 Machine permettant de malaxer des viandes caractérisée par le fait qu'elle comporte un cylindre, muni intérieurement de pales, tournant autour de son axe de révolution lui-même en position horizontale ou légèrement inclinée. Cette rotation permet de faire subir aux pièces traitées une suite de chutes et de frottements. 2 Dispositif suivant la revendication 1 caracterisée par le fait que l'entraînement de la cure est réalisée par des galets directement porteurs de la cuve et eux-mêmes directement solidaires du groupe moto-réducteur, permettant ainsi des dimensions d'ensemble très réduites et une déeclidarîsation instantanée de la cuve et du système d'entrainement.