La présente invention se réfère à un procédé pour la préparation de bandages médicinaux à base de collagène sous forme d'une masse écumeuse destinée à des emplâtres temporaires, en vue de constituer une enveloppe des zones dénudées de peau sur de grandes surfaces, spécialement dans le cas de brûlures ou d'accidents qui auront causé l'arrachement de la peau. Des procédés divers sost connus pour préparer des bandages à base de collagène sous forme de masse écumeuse, en utilisant des solutions de collagène à une concentration de 1,2Z, lesdites solutions étant soumises à une homogénéisation, puis introduites dans un cylindre dont le fond est constitué d'une plaque de verre fritté, et qui reçoit de l'air ou un gaz inerte sous pression. Après Scumage, la mousse est portée à l'état de gel avec une solution normale de nitrate de cadmium qu'on élimine ensuite par lavage. La feuille résultante étant friable, on la recouvre d'une autre feuille également collagénique, mais de consistance plus dure et dans laquelle on peut introduire un agent bactéricide ou bactériostatique. Ce type de bandage collagénique présente l'inconvénient de nécessiter beaucoup d'opérations pour son obtention. De plus, la couverture d'une feuille dure empêche l'élimination des secrétions de la plaie en traitement. Il est encore possible d'obtenir des bandages à base de collagène de constitution spongieuse, en réfrigérant le collagène se trouvant à l'état de sol pendant une nuit à -200C, après quoi l'élimination de l'eau se fait à l'aide d'un solvant organique miscible à l'eau et qui n'attaque pas le collagène, par trois à quatre extractions successives, le temps de déshydratation étant de 8 heures approximativement, cette opération étant suivie d'un séchage à l'air pendant une nuit Les éponges obtenues de cette manière ont une densité de 0,015-0,06 g/cm3. Ce procédé, bien qu'il permette d'obtenir une masse écumeuse de bonne porosité, présente l'inconvénient d'exiger des opérations longues et difficiles. Enfin, on connais encore la possibilité d'obtenir la masse mousseuse collagénique par la congélation d'un sol acide de collagène et la sublimation de l'eau à haute pression, tout en maintenant la température au-dessous du point de congélation. L'inconvénient de ce procédé est que le produit présente une porosité grossière. La présente invention élimine les inconvénients mentionnés en portant la polydispersion de collagène obtenue selon des procédés connus à une concentration de 0,66-2,09., puis en la soumettant à une congélation rapide à des températures comprises entre -650C et -70"C. Ladite dispersion est maintenue sous ces conditions pendant 2,5 à 3,2 heures, puis est séchée par sublimation sous un vide de 10 3 b 10 5 torr, à une température ne dépassant pas + 350C en fin d'opération, et la durée de la sublimation variant entre 24 et 48 heures Deux exemples de mise en oeuvre du procédé selon l'invention sont exposés ci-après. EXEMPLE 1 On ajoute 0,1 g de merthiolate de sodium à 1000 ml de polydispersion de collagène dans une solution d'acide borique à 2%, la polydispersion ayant la concentration de 0,8%. On porte le tout dans un homogénéisateur de type "Turnix" et on homogénéise jusqu'à la disparition des agglomérations de fibres. Après parfaite homogénéisation, la polydispersion est répartie dans des vases en résine époxyde, qui peuvent assurer un échange uniforme de chaleur avec l'ex- térieur, la solution de collagène ntadhérant pas aux parois, et l'épaisseur de la couche atteignant dans ces vases 15mm. Les vases contenant la polydispersion de collagène sont introduits dans le congélateur préparé d'avance, et dans lequel règne une température comprise entre -650C et -700C. On laisse les vases au congélateur pendant 2,5.a.3,2 heures en vue de l'uniformisation de la structure cristallinE de la glace. Après cet intervalle de temps, on sublime en continu le solvant gelé sous un vide de 10 3 à 10 5 torr et à une température initiale de -40 à -50 C. La durée de la sublimation est de 30 heures, la température finale ne dépassant pas + 35 C. Après la sublimation, le produit obtenu présente un aspect spongieux, blanc, élastique, compressible, facile à mouler, aux pores fins et ayant une densité de 0,03 à 0,06 g/cm . Le produit obtenu de cette manière est versé dans des sacs en polyéthymène. Les sacs sont fermés et stérilisés par irradiation aux rayons Gamma ou par d'autres procédés. EXEMPLE 2 Pour accélérer le traitement ét la guérison des plaies, et pour permettre le changement du bandage en conditions thérapeutiques optimales, sans douleur et sans provoquer de lésions de la plaie, on peut ajouter diverses substances médicamenteuses à la polydispersion collagénique homogène, avant la congélation et la sublimation. Lesdites substances médicamenteuses sont choisies parmi les substances à action bactéricide ou bactériostatique, comme les antibiotiques et autres. Ainsi peut-on introduire pour 1000 ml de polydispersion, de 1,5 à 2 g de tétracycline et/ou de 0,5 à 0,75 g d'hydrocortisone. L'invention présente les avantages suivants - elle permet d'obtenir un bandage de bonne capillarité, à large application; - le bandage obtenu contient des médicaments comme adjuvants, ce qui lui assure des qualités supérieures. REVENDICATIONS 1.- Procédé de préparation par lyophilisation de bandages médicinaux de fine porosité et à base de collagène, ledit procédé étant caractérisé en ce que la polydispersion de collagène, obtenue à une concentration de 0,66 à 2% à partir de peaux de bovins, est congelée brusquement à des températures comprises entre -65 C et -70 C pendant 2,5 à 3,2 heures, puis est séchée par sublimation sous un vide de 10-3 à 10-5 torr, la température finale ne dépassant pas + 35 C et la durée de la sublimation variant entre 24 et 48 heures. 2.- Procédé d'obtention de bandages médicinaux à base de collagène selon la revendication 1, caractérisé en ce que la polydispersion collagénique contient des substances bactéricides ou bactériostatiques, seules ou associées entre elles.