la présente invention concerne les procédés d'assemblage sans contact de pièces sous l'action de forces électrodynamiques et concerne plus précisément un procédé d'assemblage de pièces amagnétiques conductrices de courant. Le procédé de l'invention peut entre utilisé pour l'automatisation des opérations d'assemblage dans les constructions mécaniques. On connaît un procédé d'assemblage de pièces ferromagné~ ticues du type "arbre-douille" sous l'action de forces électro dynamiques Ce procédé est basé sur le fait qu'on communique à l'une des pièces à assembler un mouvement complexe de rotation et d'avancement par rapport à l'autre pièce dans les limites de l'erreur de montage initial de la pièce. L'alignement requis des axes des pièces lors de l'assemblage est obtenu grtce à la sollicitation de l'une des pièces ferromagnétiques à assembler par un champ magnétique tournant, formé par exemple par le stator d'un moteur électrique monophasé. La pièce (l'arbre) disposée avec un certain jeu dans le stator commence à tourner dans le sens opposé à celui du champ .Si ces extrémités de la pièce sont disposées asymétriquement par rapport aux faces du stator, l'effet de bord a pour effet de faire subir à la pièce en plus du mouvement rotatoire par rapport au stator, une sollicitation le long de son axe. Sn disposant la pièce avec une asymétrie marquée par rapport au c8té dans le sens duquel il faut réaliser l'assemblage à une autre pièce, on peut créer une sollicitation le long de l'axe de la pièce à la rencontre de l'autre pièce à joindre. Ce procédé, qui exige le positionnement d'une pièce par rapport à l'autre, est efficace seulement lorsque l'erreur relative du positionnement initial réciproque des deux pièces représente une faible fraction de la dimension des parties à assembler des pièces. Ce procédé d'assemblage basé sur une "recherche" mécanique probabiliste de la saillie centrale ou de l'ouverture centrale d'une pièce par rapport à l'autre pièce est tout à fait inapplicable lorsqu'on veut procéder simultanément à un positionnement réciproque précis de trois pièces ou plus suivant un axe de symétrie commun. On connaît d'autre part un procédé d'assemblage de pièces conductrices amagnétiques sous l'action de forces électrodynamiques résultant de l'interaction d'un champ magnéto que alternatif primaire et d'un champ magnétique secondaire. L'induction et la fréquence des oscillations du champ magnétique primaire sont alors choisies de manière à être suffisantes pour créer une force électrodynamique assurant le déplacement de la pièce à assembler placée dans ce champ. Ce procédé permet, en particulier, d'effectuer la pose d'un enroulement dans le circuit magnétique d'un stator ou d'un induit. L'enroulement est préalablement disposé sur un mandrin composite, dans la partie inférieur duquel, sous l'enroulement, est placé un cadre en matériau conducteur amagnétique. Le mandrin est réalisé en matériau diélectrique. Lorsque l'enroulement est raccordé à une source d'impulsions de courant, sous l'action du champ magnétique de l'enroulement (du champ magnétique primaire), un courant est induit dans le cadre.L'interaction du champ magnétique de ce courant (du champ magnétique secondaire) avec le champ magnétique de l'enroulement résulte en une force électrodynamique qui repousse l'enroulement du cadre dans les rainures du stator. Le procédé décrit permet d'assembler des ensembles comportant seulement deux pièces, l'une des pièces (le stator ou l'induit) étant passive, c'est-à-dire rigidement liée au poste d'assemblage. Selon ce procédé, il faut envoyer un courant dans la seconde pièce, c'est-à-dire la pièce à déplacer (l'enroulement), ce qui, dans le cas d'une série de pièces, est difficile à réaliser. En outre, la pièce à déplacer doit autre placée avec la plus grande précision possible sur l'axe d'assemblage. Tout ceôi limite le domaine d'utilisation du procédé connu. L'invention est destinée à résoudre le problème de la mise au point d'un procédé d'assemblage de pièces conductrices amagnétiquds sous l'action de forces électrodynamiques, permettant de procéder simultanément au positionnement réciproque sans contact de deux pièces ou plus sur un axe commun (axe d'assemblage), même si l'erreur de positionnement initial des pièces peut atteindre de 8/10 à 9/10 de la dimension linéaire entre les axes des pièces à assembler. sans ce but, le procédé d'assemblage de pièces conductrices amagnétiques sous l'action de forces électrodynamiques résultant de l'interaction d'un champ magnétique alternatif primaire dont l'induction et la fréquence sont suffisantes pour créer une force électrodynamique assurant le déplacement de la pièce à assembler placée dans ce champ, et d'un champ magnétique secondaire, selon l'invention les pièces sont placées dans un champ magnétique primaire dirigé le long de l'axe d'assemblage de telle manière que les zones embrassées par les circuits de courants induits par ce champ dans les pièces et créant des champs magnétiques secondaires soient situés dans des plans à peu près perpendiculaires à l'axe d'assemblage et se recouvrent au moins partiellement dans chaque paire de pièces à assembler voisines. Pour l'assemblage de pièces de configuration compliquée, il est avantageux d'appliquer le champ magnétique primaire par impulsions, et, aux moments des pauses de ce champ, de créer dans la zone d'assemblage un champ magnétique alternatif pulsatoire dont le vecteurgtinduction est dirigé sous un angle par rapport au vecteur d'induction du champ magnétique primaire, et dont la durée des impulsions est égale à la durée des pauses du champ magnétique primaire. Il est préférable que l'angle entre les vecteurs d'induction des champs magnétiques primaire et supplémentaira soit égal à 900. Il est aussi préférable que la durée des impulsions des champs magnétiques primaire et supplémentaire diminue progressivement du commencement à la fin de l'assemblage et que, simultanément, l'amplitude des impulsions du champ primaire augmente progressivement. Il est avantageux que la section transversale du champ magnétique primaire soit de configuration semblable à la section maximale des pièces à assembler dans un plan perpendiculaire à l'axe d'assemblage, et légèrement supérieure à cette section maximale. Il est avantageux qu'à mesure que les pièces à assembler se rapprochent la section transversale du champ magnétique primaire soit réduite jusqu'à sa mise en coincidence avec la section des pièces à assembler dans la zone de jonction, dans ledit plan perpendiculaire à l'axe d'assemblage. Pour retenir les pièces dans la zone d'assemblage, on peut conférer au champ magnétique primaire une intensité irrégulière en concentrant ladite intensité sur la périphérie de la zone d'assemblage. La fréquence des oscillations du champ magnétique primaire est choisie d'après celle des pièces à assembler, pour laquelle la valeur théorique optimale de la fréquence, pour la valeur assignée de l'induction du champ, est maximale. Pour l'optimisation du processus d'assemblage, il est préférable d'augmenter progressivement la fréquence des oscillations du champ magnétique primaire de 30-50* au fur et à mesure du rapprochement des pièces, jusqu'au moment de leur entrée en contact, par rapport à la valeur choisie de la fréquence, et de la réduire ensuite jusqu'à ladite valeur choisie. Il est préférable aussi, au moment de l'aecostage des pièces suivant leur surface de jonction, d'augmenter momentanément, au moins de deux fois, l'induction du champ magnétique primaire. Lors de l'Sssemblage de pièces du type "manchon-arbre1, il est avantageux de placer dans le champ magnétique primaire d'abord la pièce dù type "manchon1 et de la maintenir dans le champ jusqu'à ce qu'elle atteigne la température assurant l'agrandissement de l'ouverture, après quoi il convient de placer dans le champ magnétique primaire la pièce du type "arbre". Lors de l'assemblage des ensemble. constitués par au moins trois pièces, dont la pièce intermédiaire est constituée par une brasure forte, il est avantageux de chauffer les pièces par le champ magnétique primaire jusqu'à la température de fusion de la brasure. On peut réaliser le chauffage en augmentant la fréquence d'oscillations du champ magnétique alternatif primaire. On peut également réaliser le chauffage en maintenant les pièces dans le champ magnétique primaire. Lorsqu'on doit assembler les pièces sur un mandrin, il est avantageux, avant de placer les pièces dans le champ magnétique alternatif primaire, de disposer dans celui-ci, suivant l'axe d'assemblage, un mandrin en matériau ferromagnétique, et d'utiliser un champ magnétique irrégulier au point de vue intensité, avec une valeur maximale de l'intensité sur l'axe d'assemblage. Le procédé proposé d'assemblage de pièces conductrices amagnétiques à l'aide plan champ magnétique alternatif permet de réaliser positionnement réciproque de deux pièces et plus suivant un axe commun (axe d'assemblage) même si l'erreur de positionnement initial des pièces est de 8/10 à 9/10 de la dimension linéaire entre les axes des pièces à assembler. Le positionnement précis et la jonction réciproque des pièces suivant un axe commun est réalisé sans contact Ce procédé permet de réaliser l'assemblage de pièces à axe de symétrie et de pièces à configuration plus compliquée. Le procéda permet également de réaliser simultanément l'assemblage suivant plusieurs axes de pièces de configuration diverses sur une plaque ou sur un corps. Ce procédé assure une haute précision d'assemblage et une réalisation optimale du processus d'assemblage, car les pièces se déplacent dans la zone d'assemblage selon les trajectoires les plus courtes. Ce procédé peut autre également réalisé au moyen de dispositifs universels et simples. Les caractéristiques de l'invention ressortiront plus particulièrement de la description suivante de plusieurs modes de réalisation non limitatif faite en se référant aux dessins annexés qui représentent s - la figure 1, des pièces à assembler se trouvant dans un champ magnétique (vue en isométrie) ; - les figures 2, 3 et 4, les mimes pièces que sur la figure 1, aux diverses étapes du processus d'assemblage (vue en coupe) ; - la figure 5, des pièces à assembler d'une forme différente (vue en isométrie) ; - la figure 6, des pièces à assembler et les forces électrodynamiques agissant sur elles (vue de c8té) ; - la figure 7, des pièces à assembler, dont une est rigidement liée au poste d'assemblage ;; - la figure 8, la relation entre la force électrodynami que et la fréquence généralisée des oscillations du champ magnétique que - la figure 9, un exemple de réalisation de l'assemblage des pièces dans un champ magnétique à intensite variable ; - la figure 10, la variation de l'induction du champ magnétique B en fonction du temps - la figure 11, un dispositif pour l'assemblage de pièces à axe de symétrie (vue en isométrie) - la figure 12, des pièces à assembler de forme complexe; - la figure 13, ces mimes pièces au cours de l'assembla ge; - la figure 14, la variation dans le temps de la durée des impulsions et des amplitudes de-s champs magnétiques primaire et secondaire ;- - la figure 15, une variante du dispositif pour l'assemblage de pièces de configuration complexe ;; - la figure 16, ce m8me dispositif à une autre étape du travail ; - la figure 17, une pièce de base avec deux autres pièces (vue en isométrie) - la figure 18, mie pièce formant corps de montage avec six autres pièces (vue en isométrie) ; - la figure 19, une variante du dispositif pour l'assemblage de pièces de configuration compliquée à pièce formant corps ; - la figure 20, la même variante, à une autre étape du travail ; - les figures 21, 22, 23, 24, des schémas d'application successive de champs magnétiques locaux dans le cas où un grand nombre d'éléments de jonction sont prévus sur la pièce de base ;; - la figure 25, le schéma d'un dispositif pour l'assemblage de pièces sur mandrin L'essentiel du procédé d'assemblage proposé consiste en ce que les pièces à assembler sont placées dans un champ magnétique primaire alternatif dont le vecteur d'induction est dirigé le long de l'axe d'assemblage (11 axe par rapport auquel sont centrées toutes les pièces à assembler). Lorsque les pièces se trouvent dans le champ, elles sont soumises à des sollicitations tendant à placer les pièces suivant un axe commun, et simultanément, à réunir les pièces le long de cet axe, ce qui assure un cycle complet d'assemblage. l'assemblage s'effectue non pas grace à la probabilité de cornciaence des axes, mais sous l'effet de l'interaction entre, d'une part, les champs magnétiques secondaires créés par les circuits de courants induits dans les pièces, et d'autre part le champ magnétique primaire ; les pièces se dépotent sous l'action des forces électrodynamiques vers l'axe d'assemblage, suivant la trajectoire la plus courte. Lorsqu'on place les pièces dazns le champ magnétique primaire, il faut procéder de telle manière que les zones embrassees par les circuits de courants induits dans les pièces soient disposées dans des plans à peu près perpendiculaires à l'axe d'assemblage, et que dans chaque paire de pièces à assembler voisines elles se recouvrent au moins partiellement. L'induction et la fréquence du champ magnétique primaire sont choisies de tels façon que les forces éléctrodyna- miques créés soient suffisantes pour déplacer n'importe laquelle des pièces à assembler. La figure 1 représente, à titre d'exemple, une vue en isométrie des pièces à assembler, consistant en trois bagues 1, 2, 3 de diamètres difrérents, placées dans un champ magnétique primaire alternatif B, dont le vecteur a induction est dirigé le long de l'axe d'assemblage 4. Sur la figure 2, oh ces mimes bagues 1, 2 et 3 sont représentées en coupe, on voit que, sous l'action du champ magnétique B, des circuits de courants il, i2, i3 sont induits respectivement dans les bagues 1,2,3. L'interaction du champ magnétique primaire B avec les champs magnétiques secondaires bl, b2, b3 des circuits de courants i1 i2 i3 crée des forces électrodynamiquoeF1, F2, F3 qui déplacent les pièces vers l'axe d'assemblage 4, ctest-à-dire que les pièces se disposent coaxialement. multanément, l'interaction des champs magnétiques des circuits de courants il-i3, crée un "accrochage" des flux magnétiques de ces courants et il se forme un champ magnétique commun b1 2,3 (figure 3) embrassant simultanément les trois bagues 1,ss,3. Les forces électrodynamiques qui apparaissent alors assurent le rapprochement ultérieur des pièces (figure 4) et, en fin de compte, leur jonction dans une position où les bagues 1,2,3 se trouvent disposées concentriquement par rapport à l'axe d'assemblage 4. On voit sur les figure à 4 que pour assurer l'assemblage selon le procédé proposé, il faut que le vecteur d'induçtion du champ magnétique primaire B soit dirigé le long de l'axe d'assemblage 4 et que les pièces (les bagues 1,2,3) soient disposées dans la zone d'assemblage dans une position telle dans chaque paire de pièces à assembler voisines, les zones embrassées par les circuits des courants induits se recouvrent au moins partiellement et qu'elles soient disposées dans des plans à peu près perpendiculaires à l'axe d'assemblage D'autre part, les figures 2 à 4 mettent en évidence que la variation de la direction du vecteur d'induction B du champ magnétique B entratne une variation correspondante de la direction des courants induits, mais que les forces électrodynamiques résultantes assurant l'amenée des pièces sur l'axe commun d'assemblage 4 et leur jonction restent invariables. La figure 5 montre de quelle façon il faut diriger le vecteur d'induction du champ B par rapport à l'axe 4 d'assemblage des pièces 5,6,7,8. Il convient de remarquer que dans un tel champ les pièces de formes différentes : une douille 5, un arbre 6, une rondelle 7, un cylindre creux 8, sont sollicitées exclusivement par des efforts tendant à les amener sur l'axe commun d'assemblage 4 et à les joindre mutuellement. Si la direction du vecteur d'induction du champ ne coricide pas avec l'axe d'assemblage 4, comme représenté par les flèches en pointillés B' sur la figure 5, l'effet d'assemblage est perturbé, car les circuits de courants induits dans les pièces 5, 6, 7 et 8 ne correspondront pas aux surfaces de jonction, et, en outre, une telle orientation du champ a pour conséquence de soumettre les pièces 5, 6, 7, 8 à un couple de forces tendant à faire pivoter chaque pièce séparée suivant la direction du champ magnétique B', ce qui exclut la possibilité d'un assemblage coaxial Ainsi, pour obtenir un effet d'assemblage d'un ensemble composé d'un grand nombre de pièces à axe de symétrie, il faut les amener dans la zone d'assemblage de telle manière que la direction des axes de ces pièces coZnoide avec l'axe d'assemblage 4 et que le vecteur dtinduction du champ magnétique alternatif primaire B soit dirigé le long de l'axe d'assemblage 4. En cas d'assemblage de pièces du type "arbre-manchonn et lorsqu'on doit assurer un assemblage forcé à ajustement serré ou à ajustement bloqué avec un échauffement préalable de la pièce femelle, il est avantageux de réaliser l'échauffement de cette pièce directement dans la zone d'assemblage à l'aide da ce mevme champ magnétique alternatif B, à cet effet, la pièce femelle est amenée dans la zone d'assemblage en premier lieu, tandis que la pièce mtle n'est amenée dans la zone d'assemblage que lorsque la pièce femelle a atteint une température suffisante pour obtenir le type d'assemblage voulu.Ainsi, en particulier, si les pièces représentées sur la figure 5 doivent autre assemblées entre elles de telle manière que la douille 5 soit emmanchée avec pression sur le tourillon de l'arbre 6, et que la rondelle 7 sertie avec pression dans la cavité interne du cylindre 8, il faut d'abord envoyer dans la zone d'assemblage les pièces 5 et 8 et, après leur réchauffement, envoyer dans l'intervalle entre eux respectivement les pièces 6, 7. L'erreur de positionnement réciproque de deux pièces voisines à joindre peut être importante, il suffit seulement que les zones embrassées par les circuits-des courants induits des surfaces à joindre se recouvrent au moins partiellement. Il fait, pour l'assamblage, calculer l'interaction entre les pièces selon une méthode connue en partant des conditions de l'assemblage. En particulier, on tient compte des conditions suivantes : dans quel plan faut-il réaliser l'assemblage (vertical, horizontal ou autre), qu' elle est celle des pièces à assembler par rapport à laquelle on doit réaliser l'assemblage, ctest-à-dire : les pièces 9, 10 (figure 6) sont elles sans liaison rigide, ou l'une des pièces 11 (figure 7) est-elle rigidement liée au poste d'assemblage 12 ? Pour une vitesse assignée d'assemblage, on tient compte de la masse de la forme et des dimensions des diverses pièces à assembler. Après avoir déterminé les efforts nécessaire3 à l'assemblage des pièces, par exemple les forces Fg et F10 pour les pièces 9 et 10 de la figure 6, on établit les paramètres rationnels du champ magnétique alternatif primaire B (la fréquence, l'induction). La fréquence f des oscillations du champ magnétique B est déterminée darses la valeur de la fréquence 4nJralisdc où est la fréquence des oscillations du champ, Hz ; est la conductiviRé électrique du matériau de la pièce, -1 ohms.m . dla permdabilité magnétique du vide, a est la dimension caractéristique de la pièce (l'épaisseur d'une plaque, le rayon d'un cylindre, etc), m. La valeur de la fréquence généralisée est déterminée en tenant compte de la valeur nécessaire de la force électrodynamique selon la relation graphique F = f ( 8) représentée sur la figure 8. En supposant qu'aux forces électrodynamiques F et F10 correspondent les valeurs de fréquence généralisée 69 9 et , et en introduisant les données de la conductivité électrique (8) et de la dimension a9 et a10 de chaque pièce, on trouve la valeur nécessaire de la fréquence f du champ pour chacune des pièces à assembler. La fréquence du champ magnétique primaire B dans la zone d'assemblage est choisi selon la pièce pour laquelle la valeur théorique de la fréquence nécessaire est maximale. Les autres pièces subissent au cours de l'assemblage des sollicitations respectives plus grandes, ce qui, en fin de compte, favorise l'accélération de l'assemblage. En faisant varier l'intensité du champ magnétique primaire B (figure 9) dans la zone d'assemblage de telb manière qu'elle s'accroissent en allant de l'axe d'assemblage 4 à la périphérie de la zone d'assemblage, on obtient un effet de maintien sans contact des pièces3, 14, 15 à proximité de l'axe d'assemblage 4. Ceci permet de réaliser dans une méme zone l'assemblage de divers éléments et ensembles. Les forces électrodynamiques agissant sur les pièces augmentent à mesure que les pièces se rapprochent. Ces forces sont directement proportionnelles à l'intensité des courant induits dans les pièces, qui, à son tour, est directement proportionnelle à la valeur de l'induction du champ magnétique. Ainsi, en modifiant l'induction du champ magnétique on peut régler la sollicitation nécessaire à l'assemblage. Une sollicitation suffisante pour amener les pièces sur l'axe d'assemblage et pour les rapprocher, est dans une série de cas, insuffisante pour leur jonction, par exemple en cas d'assemblage juste ou forcé. De ce fait, il est utile de faire varier l'induction du champ magnétique primaire durant l'assemblage, comme représenté sur la relation graphique B=f(t) donnée sur la figure 10.La première étape d'assemblage doit autre réalisée avec une valeur B1 de l'induction du champ magnétique suffisante pour l'assemblage coaxial des pièces au cours d'un intervalle de temps égal à tl, la seconde étape ou étape finale, étant réalisée au cours de l'intervalle de temps t2 en augmentant brusquemeni l'induction du champ magnétique jusqu a une valeur B2. Ensuite on supprime le champ magnétique. Lors de la réalisation de l'assemblage des pièces selon le procédé proposé on a trouvé qu'au moment de la pénétration partielle d'une pièce dans l'autre, il se produit un effet de blindage du champ externe par la plus grande pièce, une aimLinution des courants induits dans la plus petite pièce et comme conséquence, une diminution de la force agissant sur les pièces à assembler, qui, comme on le sait, est proportionnelle aux courants circulant dans les pièces. Pour maintenir la sollicitation nécessaire on peut augmenter l'induction du champ primaire. Cepandant l'augmentation de l'induction du champ magnétique primaire n'est pas toujours possible à cause du suréchauffement des pièces à assembler et de certaines particularités de construction des systèmes magnétiques. D'sutre part, étant donné que la puissance consommée pour l'assemblage est PB2f, même une augmentation insignifiante de l'induction entrasse un accroissement important de la puissance consommée, c'est-à-dire qu'au point de vue énergétique ceci présente un désavantage. La compensation des pertes de sollicitation peut être obtenue d'une autre manière, sans avoir à modifier l'induction du champ magnétique primaire. A cet effet, la fréquence initiale (calculée) du champ magnétique, choisie d'après la pièce pour laquelle cette fréquence est maximale, à mesure du rapprochement des pièces à assembler est augmentée de 30 à 50 au moment où les surfaces orientées les unes vers les autres entrent en contact, puis, au cours de la pénetration des pièces l'une dans l'autre, on réduit la fréquence du champ jusqu'à avaleur calculée. La fréquence du champ peut autre variée d'une façon continue ou discontinue. L'exemple concret suivant permettra de mieux faire comprendre ce qui vient d'étire exposé. On a procédé à l'assemblage de deux bagues en aluminium. Le diamètre extérieur de la plus grande bague était égal à 20 mm, sa hauteur à 5 mm, le diamètre extérieur de la plus petite bague était égal à 14 mm, sa hauteur à 5 mm. Les bagues étaient placées dans un champ magnétique B=0,2 T, dirigé le long de l'axe d'assemblage coïncidant avec l'axe de symétrie des bagues. Lorsque la distance entre les bagues dans la direction de l'axe était égale à 1,5 mm, la fréquence du champ f était égale à 10 kHz. A mesure du rapprochement des bagues, au moment de leur entrée en contact, la fréquence a été progressivement augmentée jusqu'à 15 kHz, puis, à mesure que l'une des bagues pénétrait dans l'autre, la fréquence du champ-était diminuée et lorsque la profondeur de pénétration était égale à 2,5 mm, f dotait égal à 2kHz. L'accroissement de la force électrodynamique, en comparaison de l'accroissement de cette force lors de l'assemblage de bagues analogues dans un champ magnétique 3=0,2T et f = const=10kHz, était d'environ 70%. Dans l'industrie de la radio et l'industrie électrotechnique on utilise largement les jonctions soudées. Ces derniers temps, le processus d'assemblage de telles jonctions est devenu suffisamment avantageux grtce au fait que la brasure solide se présente comme une pièce ayant la forme d'une rondelle, d'une bague ou d'un capuchon. Le processus d'assemblage de telles jonctions se termine en envoyant l'ensemble assemblé dans un four à canal. Gracie au procédé d'assemblage proposé, après l'assemblage des pièces suivant l'axe d'assemblage à l'aide d'un champ magnétique, on réalise à l'aide du mme champ ltéchauffe- ment des pièces jusqu'à la température de fusion de la brasure, en terminant ainsi le processus d'assemblage. L'échauffement des pièces jusqu'à la température de fusion de la brasure est réalisé soit en augmentant momentanément la fréquence des oscillations du champ magnétique primaire, soit en maintenant les pièces un certain temps dans le champ magnétique primaire. Un exemple de dispositif pour l'assemblage de pièces à axe de symétrie selon le procédé proposé est représenté sur la figure 11. Le dispositif se compose d'un électro-aimant 16 en forme de C, dont l'enroulement 17 est raccordée à une source de courant alternatif (non représentée sur le dessin). La zone d'assemblage 18 se situe dans l'espace interpolaire de l'électroaimant 16. Le dispositif-est représenté avec un jeu de pièces 20, 21 et 22 amenée dans la zone d'assemblage 18 par un transporteur 19, et un ensemble assemblé fini 23 évacué de la zone 18 Far le mEme transporteur 19. Le dispositif fonctionne de la façon suivante. Le transporteur 19 amène dans la zone d'assemblage 18 les jeux de pièces à assembler 20 à 22. Simultanément, l'enroulement 17 de l'4lectroaimant 16 est branché sur la source de courant ; dans la zone d'assemblage 18 apparaît alors un champ magnétique primaire qui induit dans les pièces 20 à 22 des courants créant des champs magnétiques secondaires qui coopèrent avec le champ magnétique primaire. Les forces électrodynamiques qui apparaissent alors disposent les pièces 20 à 22 suivant l'axe commun d'assemblage 4 et assurent la mise en cofncidence de leurs surfaces de jonction, comme décrit au cours de l'examen des figures 2 à 4. L'ensemble 23 fini et assemblé à partir des pieces 20 à 22 est évacué de la zone 18 d'assemblage par le transporteur 19. Le dispositif considéré permet également de réaliser l'assemblage simultané de plusieurs ensembles. Alors, le transporteur 19 amène simultanément dans la zone d'assemblage 18 plusieurs jeux de pièces. Dans ce cas, il est utile de réaliser le champ magnétique primaire avec une intensité irrégulière (en modifiant par exemple la forme des pâles de l'électro-aimant T 6), la densité maximale du champ se situant à la périphérie de la zone d'assemblage 18, ce qui contribue à retenir les pièces à assembler dans la zone d'assemblage 18. Pour l'assemblage en un ensemble de pièces de forme plus compliquée, le champ magnétique alternatif primaire est appliqué par impulsions, et au cours des pauses du champ magnétique primaire, on agit sur la zone d'assemblage avec les impulsions d'un champ alternatif pulsé supplémentaire, dont le vecteur d'induction est dirigé sous un certain angle par rapport au vecteur de l'induction du champ magnétique primaire et dont la durée des impulsions est égale à la durée des pauses du champ magnétique primaire. En présence d'une telle action combinée des champs magnétiques primaire et supplémentaire, les pièces, sous l'action du champ magnétique primaire, se rapprochent, et, au cours de ce rapprochement, tendent à s'orienter réciproquement suivant l'axe d'assemblage, tandis que sous l'action du champ supplémentaire elles subissent des sollicitations qui tendent à les repousser réciproquement, grtce à ceci, lors de l'application réitérée du champ primaire, la pièce est de nouveau libre et peut se rapprocher et pivoter. L'application périodique, dans la zone d'assemblage, des champs magnétiques primaire et supplémentaire assure une mise en coincidence rapide et précise des surfaces de jonction, le processus d'assemblage étant réalisé grâce au rapprochement réciproque des pièces selon la trajectoire la plus courte. On va maintenant examiner d'une façon plus détaillée l'essentiel de la variante proposée du procédé d'assemblage, en prenant comme exemple l'assemblage de deux pièces 24 et 25 (figure 12). I1 est tout à fait évident que pour assembler de telles pièces il n'est pas suffisant de les disposer coaxialement. L'hexaèdre de la pièce 24 ne pénétrera dans le logement hexaé La coïncidence coaxiale nécessaire des pièces suivant l'axe d'assemblage 4 est obtenu (figure 12) en agissant préalablement sur les pièces amenées dans la zone d'assemblage à l'aide d'un champ magnétique primaire B dont le vecteur d'induction est dirigé le long de l'axe d'assemblage 4.Les pièces sont disposées dans cette zone de telle manière qu'après l'application du champ magnétique B les circuits de courants i24 et i25 induits dans les pièces à assembler voisines se recouvrent mutuellement au moins en partie, et de telle manière que dans la section perpendiculaire à l'axe d'assemblage leurs surfaces de jonction correspondent. Alors, comme on le sait, apparaissent des forces électrodynamiques qui déplacent les pièces vers l'axe d'assemblage 4. En outre, les pièces se trouvant dans un tel champ se rapprochent l'une de l'autre sous l'action des courants induits. Cepandant, au cas où on n'obtient pas la cofncidence voulue des faces des pièces à assembler, comme représenté sur la figure 13, le processus ultérieur d'assemblage dans le champ magnétirue dont le vecteur d'induction est dirigé le long de l'axe 4 devient extrmement difficile. Ceci s'explique par le fait que, bien que les circuits de courants induits i24 et i25 aient tendance à se disposer de manière que leurs configurations cofncident Wexaèdre avec hexaèdre), le fait que les pièces se trouvent serrées l'une contre l'autre sous l'action des forces électrodynamiques conduit à une durée relativement grande du processus de mise en coincidence des contours des (faces) des pièces, cette durée étant de 30 à 90s.Dans un tel champ magnétique alternatif, les pièces, après autre entrées en contact, subissent des mouvements de vibration et de microrotation, qui font qu'en fin de compte on arrive à assembler des pièces de configuration encore plus compliquées. Pour accélérer le processus d'assemblage de telles pièces, le champ magnétique primaire B est appliqué dans la zone d'assemblage par impulsions. La durée de la première impulsion du champ magnétique alternatif primaire B est déterminée de telle manière que les pièces à assembler se trouvant dans la plus mauvaise position initiale possible se disposent suivant l'axe d'assemblage 4 et entrent en contact entre elles. Ensuite ce champ est Bupprimé et on agit sur les pièces avec un champ magnétique alternatif supplémentaire B3 dirigé de préférence perpendiculairement à l'axe d'assemblage 4. Alors, comme on le voit sur la figure 13, les pièces sous l'action des courants induits i24 et i25 subissent une sollicitation électrodynamique (forces F24 et F25) sous l'action de ces forces, les pièces se repoussent mu tue île ment. La durée d'action de l'impulsion du champ magnétique supplémentaire (durée de la pause du champ magnétique primaire) est calculée de manière que l'éloignement des pièces ne dépasse pas 1-2 min. Puis on applique de nouveau aux pièces à assembler une impulsion de champ magnétique primaire. Ensuite on supprime ce champ et on applique le champ supplémentaire, et ainsi de suite. Les pièces ont alors possibilité de pivoter librement et et de se joindre dans la position nécessaire. Il est remarquable que grâce aux actions électrodynami- ques les pièces viennent s'assembler suivant la trajecSoire la plus courte. Pour améliorer l'efficacité de l'assemilage, il est utile de varier au cours de l'assemblage la durée des impulsions et des pauses du champ magnétique primaire (et par conséquent du champ supplémentaire), de telle manière que chaque impulsion successive du champ magnétique primaire B augmente en amplitude d'induction et diminue en durée d'action (t1, t2...) et que chaque impulsion successive du champ magnétique supplémentaire B3 diminue elle aussi en durée (t2, t2t...). Ceci est représenté sur le diagramme de la figure 14, où l'on voit que t 3 t11 > t1 et ainsi de suite et que, respectivement t2t2,t2 et ainsi de suite. La valeur de l'amplitude d'induction du champ magnétique supplémentaire B3 peut alors rester invariable. La fréquence des oscillations du champ magnétique B est choisie en tenant compte de la conductivité électrique ; du matériau des pièces et de leurs dimensions caractéristiques "a" (dont il a été question d'une manière plus détaillée dans ce qui précède) Compte tenu de ce que la dimension caractéristique "a" d'une meme pièce dans les sens des champs B et B3 est différente, les fréquences respectives des champs magnétiques primaire et supplémentaire peuvent différer sensiblement.Néanmoins, dans certains cas, pour simplifier l'alimentation du système magnétique, il peut s'avérer utile de créer des champs magnétiques primaire et supplémentaire de même fréquence, en choisissant celle dont la valeur est la plus élevée. Ceci, en fin de compte, non seulement simplifie, mais de plus améliore l'efficacité du processus d'assemblage. Le cycle commun d'action des champs magnétiques primaire et supplémentaire est choisi en fonction du temps nécessaire d'assemblage des pièces. Ce cycle est déterminé sur la base des plus mauvaises positions initiales des pièces et de l'exigence d'un assemblage fiable. Les essais effectués ont confirmé l'efficacité du procédé proposé d'assemblage. La durée du cycle d'assemblage des pièces 24 et 25 représentées sur la figure 12 est d'erviron 1 s. tes figures 15 et 16 représentent un dispositif pour la réalisation du procédé d'assemblage proposé aux cours de différentes étapes de son fonctionnement. te dispositif se compose de quatre solénoïdes 26, 27, 28 et 29 raccordés à une source de courant alternatif (non représentée) par l'intermédiaire de commutateurs à commande automatique 30, 31, 32, 33. tes bobines 26 et 27 créent le champ magnétique primaire alternatif B (figure 15). tes bobines 28 et 29 créent un champ magnétique supplémentaire B3 (figure 16). L'espace entre les bobines 26, 27, 28 et 29 est choisi en tenant compte des conditions d'assemblage (des dimensions des pièces,de leur position initiale, etc). Sur les figures 15 et 16 sont représentées également les pièces 34 et 35 disposées dans la zone d'assemblage. te dispositif fonctionne de la façon suivante. tes pièces 34 et 35 à assembler sont amenées dans l'espace entre les bobines 26 et 27 dans la zone d'assemblage comme le montre la figure 15, l'amenée des pièces 34 et 35 peut etrgréalisée simultanément à travers les ouvertures de la bobine 26 et de la bobine 27 ou bien latéralement à travers les ouvertures des bobines 28 et 29. A ce moment, tous les commutateurs 30 à 33 sontouverts. Après l'amenée des pièces 34 et 35 dans la zone d'assemblage, on branche les bobines 26 et 27 sur la source de courant en fermant les commutateurs 30, 32 comme reprdsenté sur la figure 15. Sous l'action du champ magnétique primaire B s'effectue le premier cycle d'assemblage (l'amenée des pièces 34, 35 sur l'axe d'assemblage 4 et le rapprochement des pièces).Au bout d'un intervalle de-temps t1 les commutateurs 30 et 32 s'ouvrent automatiquement et les commutateurs 31 et 33 se ferment, comme représenté sur la figure 16. Alors les pièces 34 et 35 sont soumises à l'action du champ magnétique supplémentaire 33. Au bout d'un in tèrvalle de temps t2 les bobines 28 et 29 se débranchent du réseau, et, conformég nt au diagramme de la figure 14, les bobines 26 et 27 sont de nouveau branchées sur le réseau, et ainsi de suite jusqu'à la fin du cycle d'assemblage. L'ensemble assemblé est retiré de la zone de travail à travers l'une des ouvertures des bobines 26 à 29. De tels dispositifs ne présentent aucune difficulté en ce qui concerne l'amenée et l'évacuation des pièces à l'aide des moyens de chargement automatiques largement utilisés actuellement. il est évident, également, que de tels systèmes magtiétiques peuvent être aisément associés aux mécanismes des machines d'assemblage automatiques et des chaînes d'assemblage. Le processus d'assemblage peut autre réalisé soit lorsqu'unie des pièces à assembler est solidaire d'une base rigide ou d'un élément d'un dispositif d'amenée, soit en l'absence de liaisons rigides des pièces. Pour simplifier l'exposé de l'essentiel du procédé proposé, celui-ci a été décrit à l'aide d'exemples d'assemblage d'ensembles constitués de deux pièces. Ce m8me effet de positionnement mutuel suivant un axe peut entre obtenu pour trois pièces et plus. Le processus d'assemblage est particulièrement efficace lorsrue la section droite transversale du champ magnétique primaire a une configuration semblable à celle de la section maximale de l'ensemble à assembler à partir des pièces, dans le plan perpendiculaire à l'axe d'assemblage. Au début du processus d'assemblage, l'aire de la section du champ magnétique doit dépasser l'aire de la section maximale de l'ensemble à. obtenir de telle manière que ce champ embrasse toutes les pièces à assembler se trouvant dans la zone d'assemblage puis, au fur et à mesure dela mise en coïncidence des pièces, il faut rétrécir la section transversale du champ magnétique primaire jusqutà ce qu'elle coricide avec la section des pièces à assembler dans la zone de jonction dans le plan perpendiculaire à l'axe d'assemblage. Ainsi,on peut réaliser l'assemblage de plusieurs pièces de configurations diverses à une pièce de base possédant plusieurs surfaces de jonction. A cet effet, le long de chacun des axes d'assemblage de la pièce de base, on applique son propre champ magnétique alternatif primaire local, dont le flux reçoit, en section transversale, une configuration similaire à celle de la section de l'élément de base d'assemblage.Au début du processus d'assemblage, l'aire de section du champ magnétique local suivant une direction perpendiculaire à l'axe d'assemblage est choisie de telle manière que ce champ embrasse aussi bien le contour de jonction de la pièce de base que les autres pièces à assembler suivant un axe prédéterminé, puis, au fur et à mesure de la mise en coincidence des contours à joindre, on rétrécit l'aire du flux magnétique jusqu'à ce qu'il coincide avec le contour de jonction de la pièce de base. Les champs magnétiques locaux suivant tous les axes d'assemblage sont appliqués soit simultanément, soit à tour de rôle suivant chaque axe ou groupe d'axes se situant à des distances permettant d'éviter les signaux parasites. On va maintenant examiner d'une façon plus détaillée l'essentiel de la variante proposée du procédé d'assemblage, à l'aide d'un exemple d'assemblage d'une pièce de base 36 (figure 17) à des pièces 37 et 38, la pièce 37 devant être assemblée à la pièce 36 suivant la surface de jonction d'un lo-gement 39 (axe d'assemblage 437). D'une manière correspondante, la pièce 38 doit être amenée avec précision et se joindre à un logement 40 (axe d'assemblage 438)- La figure 17 montre que les champs magnétiques primaires locaux B et B38 dirigés suivant 37 38 les axes d'assemblage 437 438 ont des sections transversales dont les configurations sont semblables à celles des logements 39 et 40. Une telle action des champs magnétiques B37 et B38 permet d'obtenir une répartition suffisament précise des circuits de courants induits i39 et i40 suivant les périmètres des surfaces de jonction de la pièce de base 36, c'est-à-dire que suivant le périmètre du logement 39 sont induits les courants i39 et que suivant le périmètre du logement 40 sont induits les courants i40. Simultanément, dans les pièces à assembler 37 et 38 sont induits respectivement les courants i37 et i38.Le processus subséquent d'assemblage se déroule d'une façon analogue à celle décrite plus haut, c'est-à-dire qu'il y a interaction des circuits de courants i37 et i39 assurant le positionnement mutuel, le rapprochement et la jonction de la pièce 37 au logement 39, et que l'interaction des circuits de courant i38 et i40 assure l'assemblage de la pièce 38 au logement 40. La figure 18 représente un exemple d'assemblage simultané d'une pièce formant corps 41 à des pièces 42, 43, 44, 45, 46, 47 qu'il faut positionner avec précision et joindre aux éléments correspondants de la pièce de base 41 suivant six axes d'assemblage 442, 443 > 444 > 445 > 46 > 447 Un tel assemblage est réalisé en agissant suivant les axes d'assemblage 442 à 447 au moyen de champs magnétiques locaux B42, B43, B44, B45, B46, B47 d'une manière analogue à celle décrite lors de l'examen de la figure 17.Au cas où les axes d'assemblage ne coïncident pas avec des directions verticales, par exemple 443 à 447 sur la figure 18, il faut retenir la pièce dans la position initiale nécessaire jusqu'au moment de l'application du champ)iagnétique local, en faisant appel pour cela à des moyens mécaniques, par exemple des auges, des pinces, des butées et autres éléments analogues de mécanismes d'amenée. Si la conductivité éléctrique du matériau des pièces à assembler est bonne(par exemple lorsqu'elles sont réalisées en cuivre, en aluminium), la valeur des forces électrodynamiques dépasse la valeur des forces de gravité et, par conséruent, le processus d'assemblage peut Entre réalisé sans avoir recours à des moyens mécaniques supplémentaires. Les champs magnétiques locaux B42 à B47 sont aisément obtenus à l'aide d'électroaimants en C. Lors de l'agencement du dispositif d'assemblage il faut tenir compte des conditions nécessaires pour que l'amenée des pièces en vue de leur assemblage et l'évacuation de l'ensemble assemblé soient aisées. Ceci est facile à obtenir si les circuits magnétiques des électro-aimants possèdent des jonctions articulées. La valeur de l'induction du champ magnétique local est choisie en tenant compte de l'effort d'assemblage nécessaire, oui dépend du périmètre de la jonction, de la plasticité du matériau des pièces à assembler, du caractère de l'ajustage, etc., comme décrit plus haut. La valeur de la fréquence de chaque champ magnétique local est choisie en tenant compte du matériau , des dimensions et de la forme des pièces à assembler. Pour simplifier la source d'alimentation on peut brancher tous les électro-aimants du dispositif d'assemblage sur une source de courant à une seule fréquence de champ, auquel cas on choisit la fréquence d'alimentation qui a la plus grande valeur. En tenant compte de ce que l'erreur dans l'amenée des pièces en vue de leur assemblage peut autre relativement élevée, il est avantageux que, au début du prosessus d'assemblage, l'aire de la section du champ magnétique alternatif local dans la direction perpendiculaire à l'axe d'assemblage correspondant embrasse tant le contour de jonction de la pièce de base que les autres pièces à assembler suivant l'axe d'assemblage. Ceci exclut la sortie spontanée des pièces de la zone d'assemblage. Au fur et à mesure de l'amenée de la pièce sur l'axe commun d'assemblage, on rétrécit l'aise du champ magnétique local jusqu'à ce qu'il corresponde à l'aire de la section de l'élément de base de jonction. Ceci peut être obtenu à l'aide de divers moyens connus, y compris le dispositif représenté schdmatique ment sur les figures 19 et 20 pendant les diverses étapes de travail. Le dispositif comporte un électro-aimant qui se compose de circuits magnétiquEs 48 et 49 en C. Le circuit magnétique 49 peut se déplacer par rapport au circuit magnétique 48 suivant un guide 50. Ceci est prévu pour permettre la disposition de pièces formant des corps de configuration compliquée entre les piles de l'électro-aimant. A titre d'exemple d'une telle pièce, on a représenté sur les figures 19 20 la section IIX-I de la pièce 41 représentée sur la figure 18. Pour disposer la pièce 41 dans l'espace interpolaire de lélectro-aimant, le circuit magnétique 49 est déplacé jusqu'à la position représentée en pointillés sur les figures 19 et 20, la pièce 41 est disposée de manière i étre orientée à peu près le long de l'axe d'assemblage, par exemple le long de l'axe 444, après quoi le circuit magnétique 49 est ramené en position initiale. Sur les épanouissements polaires sont engagées des douilles 51, 52 réalisées en matériau ferromagnétique possédant une perméaàilité magnétique plus faible que la partie restante du circuit magnétique 49, 50. Sur le circuit magnétique 49 et 50 se trouve un enroulement d'aimantation qui se compose de bobines 53, 54, 55 et 56. Les bobines 54, 55 sont branchées sur une source de courant alternatif (non représentée) pendant toute la durée du processus d'assemblage. Les bobines 53, 56 sont branchées sur la source de courant alternatif pendant le temps -nécessaire à la formation d'un champ magnétique B'44 à plus grande aire de section transversale, comme représenté sur la figure 19.Le champ magnétique B44 à plus faible section transversale est obtenu en coupant l'alimentation en courant des bobines 53 et 56, comme représenté sur la figure 20. Un effet de mOdification de la section transversale du flux magnétique dans la zone d'assemblage peut être également obtenu d'une autre façon, par exemple en faisant passer un courant continu par les bobines 53 et 56. Si les éléments à joindre de la pièce de base se trouvent relativement près les uns des autres, il est plus rationnel d'appliquer les champs magnétiques locaux à tour de racle suivant chaque axe ou groupe d'axes se situant à des distances excluant les signaux parasites au cours de l'assemblage. Par exemple, sur une pièce de base 57 (figures 21, 22, 23 et 24) il y a des logements 58, 59, 60, 61, 62, 63, 64, 65, 66, 67, 68, 69 suivant lesquels il faut réaliser l'assemblage des pièces (non représentées) sur une telle pièce il est avantageux d'agir d'abord à l'aide de champs magnétiques locaux dirigés suivant les axes d'assemblage des logements 58, 61, 64, 66 et 68 (figure 22) pour induire les circuits de courants i58, i61, 'i 66 i66 68- A l'étape d'assemblage suivante, on agit à l'aide de champs magnétiques locaux suivant les axes d'assemblage pour les logements 60, 62, 63 et 69 (figure 23). Suivant les périmètres de ces logements sont induits les courants i60, i62 i63 et i69. A la troisième étape d'assemblage, on agit à l'aide de champs magnétiques locaux dirigés suivant les axes d'assemblage des logements 59, 65 et 67, assurant l'induction des courants i59, i65 et i67 (figure 24) suivant le périmètre des trois logements restants. La séquence d'action des champs locaux peut être différente. Les gammes de dimensions des pièces pouvant être assemblées selon le procédé proposé peuvent varier depuis les pièces de mécanismes d'horlogerie jusqu'aux ensembles destinés aux automobiles. Dans une série de cas, lorsque les pièces à assembler pour former un ensemble sont réalisées en forme de bagues, de douilles, de galets, de pignons, etc, le processus d'assemblage est effectué sur mandrin. Lors de l'assemblage des pièces 70, 71, 72 et 73 représentées sur la figure 25, selon le procédé proposé, l'intensité du champ magnétique primaire B est concentrée suivant l'axe d'assemblage 4. On place d'abord dans ce champ un mandrin 74 en matériau ferromagnétique (ferrite ou acier magnétique) qui joue le racle d'un circuit magnétique, et sur l'une des extrémités du mandrin on dispose un enroulement d'aimantation 75. Lorsque l'enroulement d'aimantation 75 est branché sur une source de courant alternatif (non représentée) on amène dans la zone d'assemblage les pièces 70 à 73. il est avantageux de concentrer l'intensité du champ magnétique suivant l'axe du mandrin, car ceci permet d'économiser l'énergie nécessaire à la formation du champ magnétique.L'assemblage obtenu peut être déposé du mandrin 74 en augmentant par impulsions l'induction du champ B. Cette variante du procédé d'assemblage peut Titre réalisée également à l'aide d'un autre dispositif, par exemple avec un aimant en C, dans l'espace interpolaire duquel il est crée un champ magnétique selon les figures 9, 11. De tels dispositifs sont faciles à agencer avec des moyens connus d'amenée des pièces et d'enlèvement des articles assembles. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qu'à titre d'éxemple. En particulier, ile comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dns le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Procédé d'assemblage de pièces amagnétiques conductrices de courant, sous l'action de forces électrodynamiques résultant de l'interaction entre, d'une part, un champ magnétique alternatif primaire dont l'induction et la fréquence sont suffisantes pour créer des forces électrodynamiques assurant le déplacement, dans ce champ, de la pièce à assembler,et d'autre part un champ magnétique secondaire, caractérisé en ce que les pièces à assembler sont placées dans un champ magnétique primaire dirigé le long de l'axe d'assemblage de telle manière que les zones embrassées par les circuits de courants induits dans les pièces par ce champ soient disposées dans des plans sensiblement perpendiculaires à audit axe d'assemblage et que dans chaque paire de pièces à assembler voisines ledit circuits se recouvrent au moins partiellement. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le champ magnétique primaire est un champ pulsatoire et qu'aux moments des pauses de ce champ on crée dans la zone d'assemblage un champ magnétique alternatif pulsatoire supplémentaire, dont le vecteur d'induction est dirigé sous un angle par rapport au vecteur d'induction du champ magnétique primaire et dont la durée des impulsions est égale à la durée des pauses du champ magnétique primaire. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que'angle entre les vecteurs d'induction des champs magnétiPues primaire et supplémentaire est égal à 900 4. Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la durée des impulsions des champs magnétiques primaire et supplémentaire diminue progressivement du début à la fin de l'assemblage, avec accroissement progressif simultané de l'amplitude des impulsions du champ primaire. 5. Procédé selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la section transversale du champ magnétique primaire est semblable et légèrement supérieure à la section maximale des pièces à assembler dans un plan perpendiculaire à l'axe d'assemblage. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'au fur et à mesure de la mise en coincidence des pièces à assembler, on rétrécit la section transversale du champ magnétique primaire jusqu'à sa mise en coïncidence avec la section des pièces à assembler dans la zone de jonction, dans ledit plan perpendiculaire à l'axe d'assemblage. 7. Procédé selon la revendication t, caractérisé en ce nue le champ magnétique alternatif primaire possède une intensité irrégulière, qui va en augmentant de l'axe d'assemblage à la périphérie dudit champ. 8. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la fréquence des oscillations du champ magnétique primaire est choisie d'après celle des pièces à assembler pour laquelle la valeur calculée optimale de la fréquence est maximale pour une valeur donnée de l'induction du champ. 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que la fréquence des oscillations du champ magnétique primaire au fur et à mesure du rapprochement des pièces et jusqu'au moment où elles entrent en contact est progressivement accrue dans une proportion de 30 à -50 au-dessus de la valeur choisie de la fréquence, après leur entrée en contact on réduit la fréquence jusqu'à ladite valeur choisie. 10. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'au moment oh les pièces entrent en contact par leurs surfaces de jonction, on augmente momentanément, au moins de deux fois, l'induction du champ magnétique primaire. 11. Procédé selon la revendication 1, dans lequel les pièces à assembler sont du type "douille-arbre", caractérisé en ce qu'on place d'abord dans le champ magnétique primaire la pièce du type "douillet et on la maintient dans ledit champ jusqu'd ce que sa température assure l'accroissement nécessaire de son ouverture, après quoi on place dans le champ magnétique primaire la pièce du type "arbre". 12. Procédé selon la revendication 1, pour l'obtention d'un ensemble se composant d'au moins de trois pièces assembldes, la pièce intermédiaire étant constituée par une brasure solide, caractérisé en ce que les pièces sont réchauffées par le champ magnétique primaire jusqu'à la température de fusion de la brasure. 13. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que ledit échauffement est réalisé par augmentation de la fréquence des oscillations du champ magnétique alternatif primaire. 14. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que l'échauffement est effectué en laissant séjourner les pièces dans le champ magnétique primaire. 15. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'avant de placer les pièces dans le champ magnétique alternatif primaire, on dispose dans celui-ci, suivant l'axe d'assemblage, un mandrin en matériau ferromagnétique, ledit champ magnétique étant d'une intensité irrégulière dont la valeur maximale se situe sur l'axe d'assemblage. 16. Les ensembles constitués d'au moins deux pièces assemblées, caractérisés en ce qu'ils sont obtenus par le procédé faisant l'objet de l'une des revendcations 1 à 15.