L'invention concerne un procédé et un dispositif pour mesurer des conditions de corrosion dans un système liquide. La technique a besoin d'un procédé et d'un dispositif simples et efficaces permettant de percevoir et d'indiquer les conditions de corrosion dans des systèmes liquides où la corrosion constitue un problème. Ce besoin est le plus prononcé dans le cas de systèmes de refroidissement agencés sur des véhicules, par exemple sur des véhicules automobiles. Dans les conditions courantes de la pratique, les propriétai res de camions et d'autres véhicules automobiles ont tendance à laisser le liquide de refroidissement du moteur dans le système pendant des laps de temps d'une longue durée. S'il est procédé à une modification quelconque, il ne s'agit habituellement que du remplacement du liquide qui a été perdu. En conséquence, il peut apparaître dans le système des conditions susceptibles de favoriser la corrosion'et de provoquer ainsi des dommages. les mêmes phénomènes peuvent se produire dans des systèmes autres que des systèmes de refroidissement agencés sur des véhicules. Selon un premier aspect de l'invention, il est prévu un procédé pour déterminer les conditions de corrosion dans un liquide contenu dans un récipient métallique, ce procédé consistant essentiellement à placer une électrode dans le liquide, à mesurer l'intensité de courant passant dans un circuit reliant 1' électrode au récipient de liquide, et à comparer cette intensité de courant avec une intensité de courant normale pour des liquides et récipients similaires. Selon un deuxième aspect de l'invention, il est prévu un dispositii pour déterminer les conditions de corrosion dans un liquide contenu dans un récipient métallique, ce dispositif comportant un instrument de mesure électrique connecté par l'intermédiaire d'un circuit à un élément sensible qui peut être placé dans le liquide et à un connecteur connectable au récipient, le circuit établissant une régulation de la déviation de l'instrument de mesure par rapport à une intensité de courant normale. De nombreuses études de corrosion, poursuivies en particulier au cours des trente dernières années, ont convaincu la plupart des spécialistes que le processus primaire au cours de la dissolution de métaux dans des liquides est de nature électrochimique, et que l'attaque est fondamentalement une réaction chimique accompagnée par le passage d'un courant électrique. L'invention est basée sur les phénomènes électriques qui interviennent et, en ce qui concerne le procédé, consiste fondamentalement à mesurer la corrosion par détermination de l'intensité de courant passant dans un instrument de mesure ayant une borne connectée directement au récipient contenant le liquide tandis que l'autre borne en est connectée à un élé- ment sensible électriquement actif qui est plongé dans le liquide. L'intensité de courant effectivement mesurée est comparée à des valeurs d'intensité de courant déterminées empiriquement et qui représentent respectivement des conditions de corrosion indésirables et des conditions de corrosion normales. Le dispositif faisant l'objet de l'invention a été conçu spécialement pour mettre en oeuvre le procédé faisant également l'objet de ladite invention. L'invention pourra de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit ainsi que des dessins ciannexés, lesquels complément et dessins concernent un mode de réa~ lisation de l'invention choisi à titre d'exemple non limitatif et sont, bien entendu, donnés surtout à titre diindication. La fig. 1, de ces gressins, montre en élévation, portions aria~ chées, une forme de dispositif réalisé selon l'invention. La fig. 2 est une coupe longitudinale selon 2-2 fig. 1. La fig. 3 montre en plan de dessus l'extrémité supérieure du dispositif, avec l'échelle et l'aiguille de l'instrument de mesure. La fig. 4 est un schéma montrant en élévation et en coupe verticale le dispositif en question mis en place en vue de mesure. La fig. 5, enfin, montre en coupe longitudinale et partiellement schématiquement une portion centrale d'une fiche connectrice modifiée faisant partie du montage établi entre le tube de perception et le bottier de l'appareil de mesure. Ainsi que cela apparattra plus clairement ci-après, le dispo sitif en question peut être conçu spécialement en vue de divers usages et peut prendre de nombreuses formes. Toutefois, l'utiliser tion la plus importante et celle pour laquelle le dispositif illustré dans les dessins ci-annexés a été conçu est l'épreuve des oon- ditions de corrosion dans des systèmes de refroidissement pour véhicules. Par conséquent, le mode de réalisation particulier de l'invention décrit ci-après concerne des systèmes de refroidissement pour véhicules. Se référant d'abord à la fig. 4, et pour expliquer brièvement le mode général d'utilisation du dispositif, on a représenté en 10 l'extrémité supérieure d'un radiateur typique de véhicule à l'inté rieur duquel circule un liquide de refroidissement 1 Dans des circonstances normales, ce liquide de refroidissement est un des liquides "antigel" typiques, le plus souvent une solution d'éthylène glycol à laquelle peuvent avoir été ajoutés les divers inhibiteurs et autres agents ayant pour but de limiter la corrosion. Normalement, les radiateurs 10 sont construits en laiton, mais bien entendu ils peuvent être en d'autres matières, y compris divers alliages. Au cours de l'explication de l'invention, on admet que le radiateur est en laiton. I;e radiateur comporte un goulot de remplissage 12 dont le bouchon (non représenté) a été enlevé pour procéder à l'épreuve de 11 état du radiateur et du liquide de refroidissement qu'il contient. Le dispositif d'épreuve est indiqué généralement en 13; il comporte une portion de tête élargie 13a ou boftier d'instrument de mesure et une portion 13b de plus petit diamètre constituant une sonde que, en maintenant le dispositif saisi par sa tête, l'on insère dans le goulot de remplissage 12 afin que l'extrémité inférieure de cette sonde plonge dans le liquide de refroidissement 11. L'extrémité inférieure de la sonde 13b supporte un élément sensible 14 exposé à nu. Jusque dans la tête 13a s'étend un conducteur électrique 15 ayant à son autre extrémité une pince électrique typique 16 qui peut affecter la forme de la pince crocodile ordinaire ou toute autre forme adéquate. Pour procéder à l'épreuve, on met le dispositif en place à la main dans la position représentée fig. 4. L'extrémité supérieure de la tête 13a comporte le cadran gradué 17 d'un instrument de mesure qui est représenté fig. 30 Quand la sonde 13b ést plongée dans le liquide de refroidissement, les conditions de corrosion du radiateur et du liquide de refroidissement se trouvent indiquées sur l'échelle graduée 19 par une déviation de l'aiguille 18 de l'instrument de mesure. Comme le montrent les fig. 1 et 2, la sonde 13b comporte un tube cylindrique allongé qui est de préférence moulé en superpolyamide ("Nylon") ou en quelque autre résine synthétique ayant une bonne résistance à l'attaque chimique, une bonne résistance au choc thermique et qui est électriquement non conductrice. L'extrémité supérieure du tube 13b est intérieurement taraudée afin que la tête constituant le boîtier supérieur 13a vienne s'y visser. L'extrémité inférieure du tube 13b comporte un alésage intérieur dans lequel s'engage un élément sensible 14 en forme de coupe. Cet élément 14 est de préférence enfoncé dans l'extrémité inférieure du tube sur une longueur sensiblement égale à la hauteur de sa paroi latérale, de sorte que seule sa paroi inférieure extrême se trouve exposée à nu.L'élément sensible est en une matière galvaniquement active différente de celle constituant le récipient 10, et est de préférence en un zinc de bonne qualité. A l'intérieur de la paroi extrême de l'élément sensible 14 est connecté un conducteur 21 raccordé à une résistance électrique 22. Un conducteur 23 connecte la résistance 22 en série avec un conducteur électrique 24 s'élevant à l'intérieur du tube de sonde jusqu'à une jonction 25. Un conducteur 26 et une deuxième résistance 27 sont connectés au conducteur 24, le conducteur 26 se terminant à une jonction 28. Les résistances 22 et 27, avec leurs conducteurs associés, sont noyées dans une composition d'empotage 29 qui est de préférence une résine époxy mais qui peut aussi être une céramique ou quelque autre matière constituant un bon puits à chaleur. La matière 29 sert aussi à joindre l'élément sensible 14 au tube 13b. Dans le mode de réalisation représenté fig. 2, qui est utilisable avec des radiateurs, les jonctions 25 et 28 sont connectées aux pièces d'une tige 31 d'un montage 30 du type fiche de jack pour téléphone. Cette borne s'étend de bas en haut au travers d'un manchon S supporté dans un collier isolant 30a en matière plastique ou autre, emmanché à la presse ou formé dans l'extrémité supérieure du tube 13b. La jonction 25 est connectée par un conducteur convenable à 1 'extrémité supérieure 31 a de la tige de la fiche, et par un contact 31b à un conducteur 32 connecté à une borne de l'instrument de mesure électrique 33.L'autre jonction 28 est connectée à la partie inférieure 31c de la tige, quiet électriquement isolée de l'extrémité supérieure 31a, et se trouve en contact avec le cylindre de l'ensemble constituant le manchon S. Ce manchon est connecté par un conducteur 34 à l'autre borne de l'instrument de mesure 33. Le conducteur 15, qui comporte une pince 16, est connecté par un contact 31d à la portion inférieure 31c de la fiche. Comme on le décrit ci-après en se référant à la fig. 5, dans des dispositifs utilisés dans des conditions où la polarité du circuit est inverse de celle représentée fig. 2, la fiche 30 du tube de perception est construite de façon à fournir des lectures correctes en dépit de l'inversion de polarité. L'instrument de mesure électrique 33, qui est typiquement un ampèremètre pour faibles intensités de courant, est monté sur la face frontale 35 constituant l'extrémité supérieure du boiter creux 13a. Ce bottier comporte une tubulure 36 qui sevisse dans l'extrémité supérieure taraudée du tube inférieur 13b. La plaque frontale 35 est fixée aux extrémités supérieures de bossages appropriés pré "us sur la paroi intérieure du bottier 13a, par exemple au moyen de vis 37 aux quatre coins. L'instrument de mesure est lui-même suspendu à la plaque 35 par des vis 38. Un couvercle transparent 39 protège aussi la face frontale de 1'instrument. Les circuits électriques du dispositif comportent un circuit en série s'étendant à partir de l'élément de perception 14 en passant par la résistance 22,- le conducteur 23, le conducteur 24, le conducteur 32, au travers de l'instrument de mesure 33 jusqu'au conducteur 34, à la tige 31c de la fiche, au contact 31d, au conducteur 15 et à sa pince de connexion 16. Dans le mode de réalisation représenté, il existe aussi une résistance en parallèle 27 qui est connectée par la fiche de jack 30 au conducteur 34 et à l'autre borne de 1' instrument de mesure. Ce circuit en parallèle peut etre prévu ou omis, selon la nature et la résistance de l'instrument de mesure. Les circuits du dispositif sont basés sur une simulation du circuit formé quand deux métaux différents sont joints électriquement par un parcours conducteur classique et sont plongés dans une solution pour permettre à un courant électrique de passer à partir d'un métal au travers de la solution jusqu'à l'autre métal. Ce circuit peut être défini mathématiquement par l'expression suivante b - IIRb (I) où Eb représente le potentiel électrique établi en volts, li est l'intensité de courant en ampères et Rb est la résistance totale en ohms dans le circuit. On ne peut toutefois pas tirer une me sure à partir de ce circuit, étant donné que tout dispositif de mesure ajouterait une résistance. Une simulation est donc nécessaire. Le circuit établi conformément à l'invention représente le circuit électrique qui existerait entre une électrode de zinc plongée dans le liquide de refroidissement 14 et la paroi en laiton du radiateur 10. Si Rm est la résistance électrique du circuit établi à partir de l'électrode au travers des résistances en série et en parallèle avec l'instrument de mesure et l'instrument de mesure jusqu'au point de-connexion du fil conducteur avec le récipient, l'équation du circuit est alors : Eb = I2 (Rm + Rb) (il) où I2 est l'intensité du courant traversant le liquide. Si l'on tire 12 à partir de l'équation II et si l'on remplace par sa valeur tirée de l'équation I, i1 vient : @b I2 = (III) Rm + I1 Dans un cas donné quelconque, il existe des facteurs d'ambiance dont on doit tenir compte et qui affectent l'intensité de courant.Plutôt que de définir ces facteurs d'ambiance individuellement et leur effet sur l'intensité de courant mesurée par l'instru- ment de mesure, on pense qu'il est plus simple et plus facilement compréhensible de les exprimer sous une forme algébrique, comme suit où Eb = f(C) -N et :: ÂN = superficie de métal d'électrode non exposée A1 = superficie de métal d'électrode exposée à la solution éprou vée C = concentration d'ions libres dans la solution D = dispersion d'impuretés dans le métal d'électrode E b = différence de potentiel électrique entre le récipient et la pointe sensible de la sonde dans une solution particulière f( ) = fonction de = = chaleur spécifique de la matière constitutive de l'électrode HF = chaleur spécifique de la composition d'empotage dans l'élec- trode HT = chaleur spécifique de la matière constituant le tube de la sonde li = intensité du courant électrique dans le circuit initial où intervient la corrosion I2 = intensité du courant dans le circuit simulant le circuit initial M = constante pour la matière constitutive de l'électrode P = coefficient de pureté de l'électrode Rb = résistance électrique du circuit à partir du point de contact de la solution avec l'électrode, au travers de la solution, au travers du récipient, au travers du point de connexion du fil conducteur de l'instrument de mesure de la corrosion Rm = résistance du circuit à partir de l'électrode au travers des résistances en série et en parallèle avec l'instrument de mesure et jusqu'au point de connexion du fil conducteur avec le récipient S = indication désirée sur 11 échelle T = température d'électrode t = épaisseur de la matière constitutive de l'électrode VE, = volume de la composition d'empotage à l'intérieur de l'élec trode VT = volume du tube de sonde participant au transfert de chaleur à l'élément sensible de perception z = constante sans dimensions il convient de-remarquer que f(T) se trouve à la fois dans le numérateur et dans le dénominateur de l'équation.Ceci indique que si le circuit est établi de façon que f(T) dans la portion de résistance du circuit ait la même valeur que f(T) dans la portion du circuit qui développe le potentiel, l'intensité de courant I2 devient indépendante de la température. D'autre part, si f(2) est omise dans la portion de résistance du circuit I2, l'indication sur l'échelle ne sera précise qu'à une température donnée (ou dans un intervalle de températures, si la dérivée de f(T) est constante dans le susdit intervalle de températures). De l'examen de l'équation III, il ressort que la profondeur d'immersion de l'électrode ni la dimension du récipient contenant le liquide n'entrent en ligne de compte pour l'établissement de la valeur d'intensité indiquée étant donné que Rb disparaît. L'instrument de mesure 33 est typiquement un appareil assez sensible. Pour un indicateur de corrosion d'un système de refroi dissertent d'un véhicule, on peut utiliser un ampèremètre permettant de mesurer une intensité de courant de 1,0 milliampère sur la totalité de l'échelle. Les résistances 27 et 22 sont de préférence montées de la manière représentée, c'est-à-dire noyées dans la composition d'empotage 29, pour obtenir la meilleure compensation thermique. Si l'agencement de compensation thermique ne fait pas partie de l'installation, il peut être établi quelque part ailleurs. On peut se rendre compte du fait quelles valeurs ohmiques des résistances sont ajustées de manière à adapter les caractéristiques de l'instrument à un liquide particulier et à des conditions particulières. Des valeurs typiques pour un indicateur de corrosion du système de refroidissement d'un véhicule sont de 100 ohms pour la résistance 22 et 33,2 ohms pour la résistance en parallèle 27. Dans un dispositif typique indicateur de corrosion du système de refroidissement d'un véhicule, on utilise du zinc de bonne qualité pour constituer l'électrode ou élément de perception 14 ayant une surface externe exposée à nu de 5,87 cm2 et une surface externe non exposée à nu (c'est-à-dire protégée par l'extrémité inférieure du tube 13b) de 8,52 cm2. L'épaisseur est de 0,356 mm. La résistance de l'instrument de mesure est typiquement de 64 ohms quand on la mesure entre les connexions externes de cet instrument, et on préfère une graduation d'échelle d'environ 32 pour la totalité de la déviation. La manière la plus simple d'étalonner la graduation d'un instrument consiste à le faire sur une base empirique avec une conne- xion donnée de tube de sonde typique. Pour déterminer les valeurs en ampères et en ohms pour l'appareil de mesure final à réaliser, on part d'un appareil de mesure ayant des valeurs connues de la résistance en courant continu et de l'intensité en ampères pour une déviation sur la totalité de l'é- chelle, de la construction du tube de perception que l'on se propose d'expérimenter (et qui peut, à titre d'exemple, être celle décrite ci-dessus), et du récipient connu. On place l'élément sensible dans une solution ayant la corrosivité maximum à mesurer, et on mesure l'intensité en ampères du courant électrique qui passe. La solution ayant la corrosivité maximum à mesurer est une solution choisie empiriquement.Par exemple, à propos de systèmes de refroidissement pour véhicules, et plus particulièrement à propos de radiateurs de véhicules automobiles, on peut choisir un échantillon statistique de radiateurs qui contiennent une solution antigel restée dans le radiateur pendant une période de trois ans sans avoir été changée et qui a été soumise à une circulation comparable à 58.000 kilomètres de conduite d'une voiture. En ce qui concerne la présente application, cette détermination a été faite au cours d'un temps se chiffrant en mois à partir de mesures réelles. Prenant la valeur moyenne de l'intensité en ampères mesurée au cours de la mise en oeuvre du mode opératoire décrit ci-dessus, on convertit les ampères en microampères (ampères x 10-6) et on calcule la puissance P du circuit en watts x 10-12 en utilisant la formule P = 1 2R p où 1p est l'intensité de courant en microampères et R est la résistance en courant continu du circuit (résistance de l'appareil de mesure + résistance de l'élément sensible) en ohms. Pour déterminer quel est l'appareil de mesure qu'il convient d'utiliser afin d'obtenir une déviation sur la totalité de l'échelle pour une valeur P de la puissance, on calcule IM à partir de l'expression p1,3 IM = où 1M est une intensité en ampères x 10-6, P est en watts x 10 12, et K est choisi d'après le Tableau I ci-après. Il est ensuite possible de déterminer la résistance totale du circuit à partir de K R = IM 1,2319 où R est en ohms, I est en ampères x 10-6 et K est à nouveau choisi d'après le Tableau I ci-après. Tableau I Coefficients de sensibilité K 1,0 x 2.125.000 5,0 x 425.000 25,0 z 85.000 Les coefficients de sensibilité varient en raison inverse de la constante K. Autrement dit, la désignation 5,0 i dans le Tableau I indique pour K une valeur pour laquelle la sensibilité de l'appa- reil de mesure doit être cinq fois plus grande que celle que l'on obtiendrait avec une valeur de K égale à 2.125.000. D'une manière analogue, pour obtenir une sensibilité 25 fois plus élevée de l'instrument, il faudrait utiliser pour la constante K une valeur de 85.000. Une interpolation et une extrapolation sont possibles si cela est nécessaire pour s'adapter quelque peu à un modèle normal d'instrument de mesure. Dans l'instrument pour systèmes de refroidissement de véhicules, on utilise une valeur de- K de 2.310.000 qui donne une bonne sensibilité dans les intervalles de conditions auxquels on peut s'attendre. Les constantes K peuvent être déterminées empiriquement à partir d'essais effectués dans-des milieux corrosifs de différentes qualités. Il convient d'utiliser le faible coefficient de sensibilité quand la valeur de l'activité électrochimique est élevée, comme. c'est le cas avec des systèmes de refroidissement de véhicules. Il est alors possible de déterminer les valeurs qu'il convient de donner aux résistances 22 et 27 de la sonde. A cette fin, la résistance connue de l'appareil de mesure choisi est retranchée de la valeur de R calculée ci-dessus, la résistance en parallèle 27 est ajustée pour donner la déviation convenable sur la totalité de l'échelle de l'instrument de mesure telle que déterminée d'après IH ci-dessus, et la valeur de la résistance 22 est déterminée par com- binaison de la résistance 27 en parallèle avec la résistance de l'appareil de mesure (multiplier les valeurs ohmiques l'une par l'autre et diviser le résultat par la somme des valeurs ohmiques), et en retranchant cette valeur de résistance combinée de la valeur de R calculée ci-dessus. Pour contrôler et étalonner l'instrument, on détermine une if tensité de courant normale à partir de données d'essais obtenues en utilisation réelle et en laboratoire. Cette allure de corrosion normale est déterminée par l'épreuve de nombreux échantillons dans lesquels on sait que la corrosion est faible, comme par exemple'in nouveau liquide de refroidissement ou antigel que l'on vient de placer dans un radiateur propre. Le point normal est arbitrairersnt choisi comme étant situé à l'extrémité de gauche de l'échelle. Il convient que le point normal se trouve entre 5 et 15 % de la dévia- tion totale sur l'échelle de l'instrument de mesure.Si l'élément sensible et l'instrument de mesure que l'on se propose d'utiliser donnent umeindication située trop loin vers l'extrémité de droite de l'échelle de lecture, alors il peut être nécessaire de modifier la résistance en parallèle et/ou la résistance en série pour obtenir le résultat voulu. Mais dans ce cas la déviation pour une corW rosion maximum peut être quelque peu modifiée. En utilisant l'équation III ci-dessus, on peut ensuite étalon- ner convenablement l'échelle de lecture basée sur des valeurs d'in- tensité de courant. Le type d'instrument pour véhicules automobiles ou analogues du mode de réalisation préféré de l'invention est étaZ lonné en multiples de deux selon une progression géométrique, c'estS à-dire 1, 2, 4, 8, 16, etc., fois l'allure de corrosion normale. Autrement dit, 1 représente le point normal. On peut observer qu'il est possible de concevoir un système régulier de graduation à partir de la plus grande sensibilité jusqu'à la plus faible sensi bilié, pouvant partir de très basses valeurs telles qu'une allure de 10-6 pour aboutir à des valeurs telles que 106. Dans un système normalisé de détermination de l'allure de corrosion, ceci est possible en raison du fait que les relations mutuelles s'expriment facilement mathématiquement comme on l'a indiqué ci-dessus. Eb variera et l'intervalle de variation doit être considéré pour calculer le point d'étalonnage de l'échelle étant donné qu'une variation proportionnelle de l'intensité de courant "réelle" n'a pas pour résultat une- variation proportionnelle de l'intensité dans l'instrument de mesure. On peut utiliser un voltmètre à tubes à vide pour déterminer cet intervalle de Eb. Le fonctionnement du dispositif est basé sur les principes définis ci-dessus, à savoir que des solutions chimiquement actives qui provoquent une corrosion sont aussi une source de production d'électrons pour le passage d'un courant électrique. Des solutions qui provoquent une corrosion des types chimique, électrochimique, galvanique et par cavitation sont aussi une source de production d'électrons pour le passage d'un courant électrique. La tendance d'une solution à provoquer une corrosion dans un système donné est proportionnelle à une intensité de courant électrique produite par des solutions et des récipients chimiquement actifs et électriquement conducteurs. La résistance électrique de la solution n'affecté pas l'action du dispositif, et par conséquent ni la dimension du récipient ni la profondeur d'immersion de l'élément sensible dans la solution ne sont à prendre en considération. Une seule électrode placée sur la sonde du dispositif est donc utilisable et pratique. Le dispositif étant thermiquement sensible peut être étalonné à une température donnée ou dans un intervalle de température donné. Une compensation de température est réalisable en accroissant d'une quantité adéquate au fur et à mesure que la température s'élève. Lors de l'utilisation du dispositif et lors de la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, il convient que le liquide de refroidissement ou autre soit à une température normale de fonctionnement. Des liquides froids, extremement chauds ou mousseux peuvent donner des lectures imprécises. On peut ajouter de l'eau pour diminuer la formation de mousse avant la mesure, mais il convient de faire circuler le liquide de refroidissement afin d'y bien mélanger l'eau avant de procéder à l'épreuve. Il convient d'essuyer l'élément sensible du dispositif avec un linge sec et propre avant l'utilisation et, s'il apparat terne ou corrodé, il convient de le nettoyer doucement avec de la laine d'acier fine. On fixe la pince crocodile sur le goulot de remplissage du radiateur, et il est nécessaire quten ce point une bonne connexion électrique soit réalisée. On introduit l'électrode sensible dans le réservoir du radiateur par le goulot de remplissage. On doit veiller soigneusement à ne pas mettre l'élément sensible en contact direct avec le réservoir ou les tubes du radiateur, et il convient de ne relever les lectures qu'après avoir observé la stabilité de l'aiguille de l'ions trument de mesure pendant environ quinze secondes. Se référant à la fig. 5, on y trouve représentée une tige de fiche modifiée à monter dans des tubes sensibles à utiliser dans des cas ou la polarité du circuit de corrosion est inverse de celle du cas illustré fig. 2. L'enveloppe de l'instrument de mesure et les portions du montage de jack S qui y sont connectées sont les mêmes que celles décrites ci-dessus en se référant à la fig. 2. Toutefois, la tige 31 est divisée en trois sections ou portions au lieu de deux, à savoir une portion supérieure 31a', une portion inférieure 31c' et une portion intermédiaire 31e'. Les portions de la tige sont électriquement isolées les unes des autres. Les conducteurs 24' et 26' sont connectés aux résistances appropriées et à l'élément sensible de la même manière que dans le mode de réalisation décrit ci-dessus. Par conséquent, le conducteur 24' va de l'élément sensible 14 à la portion inférieure de tige 31c' et de là par un conducteur 34 à la borne positive de l'instrument de mesure. La pince 16 est connectée à la borne négative de l'instrument de mesure par un ressort de contact 31d, la portion de tige dola' et un conducteur 32. Le circuit de mise en parallèle entre la pince 16 et ltélément sensible passe par le ressort de contact 31d et un conducteur 26'. Pour changer le tube-sonde dans l'un ou l'autre mode de construction, il suffit de dévisser le tube à partir de la tête 1 3a et de tirer dessus. La fiche de jack du type téléphonique permet une rupture de la connexion électrique entre l'instrument de mesure et l'élément sensible. On peut connecter un nouveau tube à l'instrument de mesure en opérant d'une manière inverse. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux des modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, ayant été plus spécialement envisagés; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. BEVENDICBTIONS 1 - Procédé pour déterminer les conditions de corrosion dans un liquide contenu dans un récipient métallique, lequel procédé est caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement : à insérer une électrode dans le liquide; à mesurer 1' intensité du courant électrique passant dans un circuit connectant 1' électrode au récipient contenant le liquide; et à comparer l'intensité de courant avec une intensité de courant normale pour des liquides et récipients similaires. 2 - Dispositif pour déterminer les conditions de corrosion dans un liquide contenu dans un récipient métallique, lequel dispositif est caractérisé en ce qu'il comprend essentiellement: un élément sensible 14 pouvant être inséré dans le liquide et connecté à un instrument de mesure 33; un connecteur 1.6 connecté au récipient 12; et des éléments de circuit 22, 27 permettant de réaliser une régulation de l'instrument de mesure par rapport à une intensité de courant normale. 3 - Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comporte une sonde portative 13a, 13b à laquelle l'élément sensible 14 est attaché et sur laquelle l'instrument de mesure 33 peut être monté d'une manière détáchable. 4 - Dispositif selon les revendications 2 ou 3, caractérisé en ce qu'il- est prévu un commutateur 31 pour commuter la polarité des connexions 32, -34 à l'instrument de mesure. 5 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2, 3, 4, caractérisé en ce qu'il comporte une portion de matière 29 de grande capacité thermique placée dans le voisinage immédiat de l'é- lément - sensible 14. 6 - Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'il comporte une sonde creuse 13b à une extrémité de laquelle est fixé l'élément sensible 14, la portion de matière 29 étant placée à l'intérieur de la sonde. 7 - Dispositif selon la revendication 5 ou 6, caractérisé en ce que les éléments. de circuit 22, 27 sont situés à l'intérieur de la matière 29.