SOUS-PLAFOND L'invention a pour objet un sous-plafond en treil- lis, qui présente des couples de plaques insonorisantes, sensiblement verticales, maintenues par une charpente de sup- port suspendue au plafond brut et composée de poutres en T, lesdites plaques étant en appui sur les ailes des branches transversales desdites poutres. On connalt déjà, pour un sous-plafond de ce type, (modèle d'utilité allemand n0 7 122 514), la méthode qui con- siste à ménager dans une plaque une cavité partant de la face postérieure et d'une face de chant, de telle manière qu'elle puisse être posée sur une aile de la branche transversale d'une routre en T. Les plaques reposent l'une contre l'autre au-dessus de la poutre. La charpente est alors suspendue par les points d'intersection de ses poutres. Dans ce sous-plafond connu, les plaques ne peuvent pas être espacîes. C'est pour- quoi la suspension de la charpente ne peut être effectuée qu'aux points du plafond brut qui correspondent auxdits points d'intersection, ce qui n'est pas toujours possible et néces- site, de ce fait, des constructions auxiliaires compliquées. Le but de l'invention consiste à développer, un sous- plafond du type précité de telle manière que la suspension de la charpente porteuse soit possible indépendamment des points d'intersection des poutres. Ce but est atteint, selon l'invention, de la façon suivante: on ménage sur la face postérieure, à l'opposé de la face visible de chaque plaque, parallèlement à sa face de chant en regard de la pièce à plafonner mais à une certaine distance de ladite face, une ou plusieurs rainures dans lesquelles s'engage l'aile de la branche transversale d'une poutre en T; deux plaques plus longues délimitent latéralement en aligne- ment une plaque plus courte et présentent une encoche frontale faisant suite à la rainure longitudinale et permettant d'y engager la branche transversale de la poutre en T disposée frontalement en bordure; la profondeur des rainures et en- coches des plaques est choisie de manière que deux plaques constituant un couple de plaques soient maintenues à une certaine distance l'une de l'autre. Il est vrai que la méthode consistant à maintenir un espacement entre des plaques disposées par paires était connue par la demande de brevet allemand publiée sous le nO 18 15 781, mais en l'occurrence, la charpente porteuse n'était pas composée de poutres en T. Le sous-plafond selon l'invention présente l'avan- tage de partir d'une charpente très simple composée de pro- filés en T, les plaques étant simplement engagées dans ces derniers par leurs rainures, selon la disposition prévue. Les rainures et encoches peuvent être réalisées très simplement lors de la fabrication des plaques, ce qui maintient à un niveau très bas le prix de revient des éléments du sous-plafond. La mise en place peut être effectuée simplement et rapidement, les poutres de la charpente pouvant être suspendues au plafond brut non pas uniquement aux points d'intersection des poutres, imposés d'avance, mais en n'importe quels points. Un autre avantage du sous-plafond selon l'invention réside dans le fait, qu'en raison de l'engagement latéral des plaques pour réaliser la mise en place des rainures et des encoches sur les branches transversales des poutres en T, on n'a besoin d'aucun espace de montage au-dessus, entre le sous-plafond et le plafond brut. Le sous-plafond selon l'invention laisse apparaître les faces de chant libres des plaques, entre lesquelles subsistent des gorges ombrées d'aspect décoratif, la profondeur desdites gorges pouvant être choisie gr&ce à la possibilité de disposer les rainures et les encoches au niveau voulu. Selon une disposition rationnelle, chaque plaque porte au moins deux rainures longitudinales parallèles entre elles, les plaques longues présentant, en outre, des encoches frontales correspondantes. On peut ainsi, selon le mode d'ins- tallation, choisir la profondeur souhaitée des gorges d'ombre apparaissant entre les plaques. Lorsque les rainures et les encoches se trouvent à des distances respectives identiques des bords de la plaque auxquels elles sont parallèles, il suffit de retourner une plaque dont une surface de chant visible aurait été endommagée. Une stabilité particulièrement bonne des couples de plaques est obtenue en engageant, dans les rainures et enco- ches de deux plaques en regard, des cales d'espacement dont la largeur est égale à celle de la branche transversale des poutres en T. Ces cales d'espacement peuvent d'ailleurs sim- plement consister en éléments relativement courts, placés à une certaine distance les uns des autres, par exemple des ressorts métalliques. Des exemples d'exécution de l'invention, dépourvus de caractère limitatif, font l'objet de la description qui suit, et sont représentés sur le dessin annexé. Sur ce dessin: - la figure 1 est une vue de dessous schématique d'une partie d'un sous-plafond selon l'invention; - la figure 2 est une coupe transversale d'un pre- mier mode d'exécution d'un couple de plaques et de sa suspen- sion; - la figure 3 est une vue analogue d'un second mode d'éxecution d'un couple de plaques et de sa suspension; - la figure 4 représente le couple de plaques de la figure 3 avec une suspension différente; - la figure 5 est une vue en perspective d'un point d'intersection de quatre couples de plaques du sous-plafond; - la figure 6 est une vue de dessous du point d'in- tersection de la figure 5; - la figure 7 est une vue éclatée, en perspective, de la bordure frontale d'une plaque plus longue et du point d'intersection de poutres qui lui correspond. Le sous-plafond représenté sur la figure 1 comporte une charpente porteuse en poutres en T, composée de longerons 1 s'étendant sur toute la longueur et de traverses 2 inter- calées entre lesdits longerons. Les traverses 2 sont perpen- diculaires aux longerons 1. Aux longerons 1 sont associés des plaques 3, dont la longueur-dépasse de deux épaisseurs de plaque celle des plaques plus courtes 4, ces dernières étant disposées entre les plaques plus longues, de façon que leurs faces frontales verticales jouxtent les grandes faces exté- rieures des plaques plus longues 3 voisines. Chacune des poutres en T 1, 2 comporte une branche transversale 5, une Ame 6 et une saillie 7 sur laquelle viennent s'accrocher les fils métalliques ou cables 14 servant à suspendre le sous-plafond au plafond brut 15 ou à tout autre élément de construction. Comme le montre la figure 2, des rainures longitu- dinales 10 sont ménagées dans les plaques plus courtes 4 sur la face postérieure, à l'opposé de la grande face visible, parallèlement à la face de chant 13 et à une certaine distance de cette dernière. Dans ces rainures 10 s'engagent les ailes de la branche transversale 5 de la traverse 2, les plaques plus courtes 4 se trouvant ainsi placées sensiblement verti- calement, à une distance fixée l'une de l'autre. De même, des rainures longitudinales 10 sont ména- gées dans les plaques plus longues 3, ce qu'illustre la figure 7. Pour permettre aux plaques longues d'envelopper les branches transversales des traverses 2 auxquelles elles aboutissent, leurs bordures frontales 17 présentent des encoches 12, qui se raccordent aux rainures 10 correspondantes. Grâce à cet agen- cement des plaques plus longues 3 et des plaques plus courtes 4, on obtient une disposition en nids d'abeille quadrangulaires représentée sur la figure 1 par une vue de dessous, sur la figure 5 par une vue en perspective et sur la figure 6 par une vue en coupe d'un détail à un point d'intersection de poutres, à plus grande échelle. Pour le montage, les plaques sont enga- gées par leurs rainures et, lorsqu'elles existent, par leurs encoches sur les branches transversales des poutres en T, case par case, soit latéralement, soit en suivant la longueur des poutres. Dans l'exemple de la figure 1, les traverses 2 de la charpente peuvent s'assembler avec les longerons 1 soit directement soit au moyen d'une patte mince 18 disposée en bout. Dans le mode d'exécution illustré à la figure 3, les faces postérieures des plaques plus courtes 4 présentent, en plus dés rainures 10, d'autres rainures 11 également longitu- dinales, situées à la môme distance des faces de chant 13 opposées. De même, les plaques plus longues 3, non représen- tées, comportent des rainures symétriques 10 et 11 se prolon- geant par des encoches correspondantes 12. Dans cet agencement, on peut, comme représenté sur la figure 3, adopter une disposition, o la traverse 2 est introduite dans les rainures les plus basses 10, ce qui permet d'obtenir une gorge d'ombre 16 de profondeur normale. Par contre, si l'on engageait la traverse 2 dans les rainures 11, on obtiendrait une gorge d'ombre très profonde. Pour améliorer la stabilité, on peut enfoncer dans les faces de chant supérieures 13 des plaques plus courtes 4, (comme dans celles des plaques plus longues 3), des agrafes 20. Dans le mode d'exécution représenté sur la figure 4, la traverse 2 est engagée dans les rainures supérieures 11 tandis qu'une cale d'espacement 9, en forme de barrette, est engagée dans les rainures inférieures 10. En outre, dans ce mode d'exécution du sous-plafond, des plaques horizontales de recouvrement 8 sont posées sur les faces de chant supérieures 13. Les rainures 10 et 11 peuvent aussi être ménagées à des distances inégales des faces de chant respectives 13, de manière qu'après montage, l'une des plaques de chaque couple dépasse, en direction de la pièce plafonnée, l'autre plaque dudit couple, ce qui permet d'obtenir de nouveaux effets opti- ques, en recourant, le cas échéant, à des effets de coloration. REVENDICATIONS 1. Sous-plafond en treillis, qui présente des couples de plaques insonorisantes, sensiblement verticales, maintenues par une charpente de support suspendue au plafond brut et composée de poutres en T, lesdites plaques étant en appui sur les ailes des branches transversales desdites poutres en T, caractérisé par le fait que la face postérieure, à l'opposé de la face visible, de chacune des plaques (3, 4) présente, parallèlement à sa face de chant (13) en regard de la pièce à plafonner, mais à une certaine distance de ladite face, au moins une rainure (10, 11) dans laquelle s'engage une aile de la branche transversale (5) d'une poutre en T (1, 2); que deux plaques plus longues (3) délimitent latéralement en ali- gnement une plaque plus courte (4) et présentent une encoche frontale (12) faisant suite à la rainure longitudinale (10, 11) et permettant d'y engager la branche transversale (5) de la poutre en T (2) disposée frontalement en bordure; et que la profondeur des rainures (10, 11) et encoches (12) des plaques (3, 4) est choisie de manière que les deux plaques constituant un couple de plaques soient maintenues à une certaine distance l'une de l'autre. 2. Sous-plafond selon la revendication 1, caractérisé par le fait que chaque plaque (3, 4) présente au moins deux rainures longitudinales parallèles (10, 11) et que les plaques plus longues (3) présentent des encoches frontales (12) cor- respondant auxdites rainures. 3. Sous-plafond selon la revendication 2, caractérisé par le fait que les rainures longitudinales (10, 11) et les encoches (12) des plaques (3, 4) sont disposées à des distances identiques des faces de chant (13) parallèles et opposées. 4. Sous-plafond selon l'une des revendications 2 ou 3, caractérisé par le fait que des cales d'espacement (9) s'enga- gent dans les rainures en regard (11) des deux plaques (3, 4) d'un même couple, ainsi que dans les encoches correspondantes (12), la largeur desdites cales (9) correspondant à la largeur de la section droite des branches transversales (5) des poutres en T (1, 2).