FR 2504111 A2 19821022 FR 8107857 A 19810415 PROCEDE D'EXTRACTION DE L'ARSENIC A PARTIR DE SOLUTIONS CONTERONT DES CARBONATE, SULFATE, EVENTUELLElfENT DE L'HYDROXYDE, ALCALINS, AINSI QUE L'UN AU MOINS DES t1ETAUX VANADIUtf, URANIES ET tÇLYBDENE. La présente invention, addition au brevet principal n0 2 404 601, relatif à un procédé de purification de solutions contenant des carbonate, sulfate, hydroxyde ou hydrogénocarbonate alcalins, ainsi que l'un au moins des métaux vanadium, uranium, molybdène et des impuretés minérales et/ou organiques, concerne une épuration sélective en matières arsénicales contenues. Dans le brevet principal n 2 404 601, la demanderesse a décrit un procédé d'épuration de solutions contenant des carbonate, sulfate, hydroxyde et/ou hydrogénocarbonate de sodium, et l'un au moins des mentaux appartenant au groupe constitué par le vanadium, l'uranium et le molybdène sous forme de sel de sodium. Ces solutions provenaient d'un cycle d'attaque d'un minerai uranifère ou vanadifère pouvant égaleront contenir du molybdène, après précipitation et séparation du métal à valoriser selon une méthode connue. Ainsi, dans le cas d'un minerai uranifère par exemple, le minerai étant attaqué par une liqueur de carbonate et/ou bicarbonate de sodium, l'uranium solubilisé, présent dans la liqueur après attaque, était usuellement précipité sous forme d'uranate de sodium. Cet uranate de sodium pouvait être transformé par des moyens connus, tels que par exemple - soit en uranate d'annonium cristallisé par une transposition sulfo ammoniaque qui consistait à traiter l'uranate de sodium par une solu tion de sulfate d'ammonium, - soit par redissolution sulfurique et précipitation du péroxyde d'ura nium par introduction d'eau oxygénée. Quel que soit le mode de précipitation et de séparation de l'uranium, ces opérations conduisaient à ltobtention de solutions contenant du carbonate de sodium, du sulfate de sodium, de la soude libre ou de lthydrogénocarbonate de sodium, qui devaient être purifiés avant d'être recyclées à l'attaque du ninerai. C'est dans cet esprit que la denanderesse avait décrit dans le brevet principal nO 2 404 601 un procédé de purification des solutions précitées qui se caractérisait en ce que l'on traitait lesdites solutions à une température au plus égale à l'ébullition, par une quantité de chaux comprise entre 0,1 et 20 fois la quantité stoéchiométrique nécessaire pour transformer en hydroxyde de sodium les carbonates et hydrogénocarbonates présents, sans tenir compte de la quantité de chaux nécessaire pour précipiter les composés métalliques de calcium insolubles, puis en ce que l'on effectuait la séparation et le lavage d'un premier précipité contenant pour l'essentiel du carbonate de calcium et un mélange d'autres sels organiques et inorganiques de calcium et d'une liqueur qui s'était enrichie en hydroxyde de sodium, en ce que lton concentrait par évaporation le mélange de ladite liqueur et de la liqueur de lavage du premier précipité jusqu'à une teneur en hydroxyde de sodium au plus égale à 50 t pour provoquer l'obtention d'un deuxième précipité, en ce que l'on séparait les cristaux de ce deuxième précipité de leur liqueur-mère riche en hydroxyde de sodium et en ce que l'on récupérait ladite liqueur riche en hydroxyde de sodium. Dans ce procédé, le deuxième précipité était essentiellement constitué par du sulfate de sodium, qui était extrait du cycle du traitement. Après qu'il ait été sorti dudit cycle de traitement, le sulfate de sodium pouvait être soit valorisé dans des applications industrielles, soit stocké en un lieu approprié tel que zones de remblaiement, anciennes carrières, etc... soit encore rejeté dans les voies naturelles d'évacuation telles que les rivières et fleuves. Mais, il arrive que ces solutions provenant d'un cycle d'attaque de mi- nerais vanadifères ou uranifères contiennent également, corne impuretés particulièrement gênantes, de l'arsenic solubilisé sous la forme d'arséniate alcalin, dont la solubilité est d'autant plus grande dans ce milieu que celui-ci est moins concentré en hydroxyde. Dès lors que le procédé de purification décrit dans le FR. 2 404 601 est appliqué aux solutions précitées, contenant également de l'arsenic, la denanderesse, pour éviter les inconvénients relatifs à la production du sel double2 Na2S04,Na2CQ3,lors lors de l'évaporation de liqueurresultant d'une caustification préalable incomplète, a été conduite à utiliser une quantité de chaux supérieure à la quantité stoéchiométrique pour précipiter les carbonate, arséniate et autres sels organiques, sous la forme d'un premier précipité constitué pour l'essentiel de carbonate de calcium et d'un mélange de sels organiques et inorganiques de calcium dont l'arséniate. tuais, malgré sa faible solubilité, l'arséniate de calcium, présent dans l'effluent solide constitué sar ce premier précipité, peut être un élément polluant pour ltenvironnement et nécessiter des précautions particulières et coûteuses pour son stockage du fait qu'il est en mélange avec les autres sels éliminés. Il apparaît donc souhaitable et intéressant d'extraire sélectivement l'arsenic sous une forme nermettant, ou bien sa valorisation; ou bien un stockage aisé et non polluant, ou encore de le transformer en arséniate de fer dont le stockage sans précaution particulière est admis par la législation en raison de son extrême insolubilité. C'est pourquoi, poursuivant ses recherches en ce domaine, la demanderesse a maintenant trouvé qu'il était possible de réaliser l'extraction de l'arsenic suivant un procédé nouveau qui évite les inconvénients précités. Le procédé selon l'invention d'extraction de l'arsenic de solution aqueuse à épurer contenant des carbonate, sulfate, hydroxyde ou hydro- génocarbonate alcalins, et pouvant également contenir l'un au moins des métaux vanadium, uraniun et molybdène, qui comporte une caustification desdites solutions au moyen de la chaux pour transformer les carbonates en hydroxydes alcalins, puis la séparation d'une liqueur enrichie en hydroxyde alcalin et du précipité contenant pour l'essentiel du carbonate de calcium qui est soumis à un lavage, la concentration par évaporation du mélange de la liqueur riche en hydroxyde alcalin et de la liqueur de lavage de ce précipité jusqu'à l'obtention d'un autre précipité constitué par du sulfate alcalin, se caractérise par le fait que la caustifi cation desdites solutions s'effectue en deux etapes a) la première étape consistant à traiter lesdites solutions par une quantité de chaux proche, mais toujours inférieure à la quantité stoéchiométrique nécessaire pour transformer en hydroxyde ial- calin les seuls carbonates présents, b) la deuxième étape consistant, après séparation et lavage du premier précipité, à traiter la liqueur constituée par les effluents liqui des de la première étape, par au moins la quantité stoéchiométrique de chaux nécessaire pour précipiter l'arsenic en solution et les ions C03 encore présents. Comme celà a déjà été exprimé dans le brevet n" 2 404 601, les concentrations en ailfate, carbonate, hydroxyde, hydrogénocarbonate alcalins, en l'absence d'hydroxyde et en composés alcalins d'au moins un des mé- taux du groupe constitué par 1 'uranium., le molybdène et le vanadium, ne sont pas critiques. Leurs teneurs relatives peuvent varier dans de larges proportions sans gêner la bonne marche du procédé selon l'invention. Les composés alcalins, tels que sulfate, carbonate, hydroxyde ou hydro- génocarbonate, sont ceux de sodium, de potassium et d'annonium. Pour la suite de la description du procédé selon l'invention, il ne sera fait référence qu'aux seuls composés du sodium, étant entendu que les composés du potassium et d'ammonium peuvent être traités de la même manière. Dans ses caractéristiques essentielles, le nouveau procédé d'élimination de l'arsenic contenu dans les solutions à épurer provenant du traitement de minerai vanadifère, uranifère et/ou nolybdénifère, comporte les phases suivantes dont certaines ont déjà été décrites dans le brevet principal. a) La première étape de caustification des solutions à épurer renfermant des carbonate, sulfate, hydroxyde ou hydrogénocarbonate et arséniate alcalins, consistant à les traiter par une quantité de chaux proche de la stoéchionétrie, mais toujours inférieure à celle-ci et préférentiellement comprise entre 0,80 et 0,98 fois la quantité stoéchiométri- que nécessaire pour transformer en hydroxyde alcalin les seuls carbonates présents. b) La séparation d'un premier précipité imprégné d'eau -mère et constitué essentiellement de carbonate de calcium et d'une liqueur enrichie en hydroxyde alcalin et contenant les arséniate et sulfate alcalins. c) Le lavage de ce premier précipité permettant d'extraire la liqueur d'imprégnation en donnant des eaux de lavage. d) La jonction de la liqueur résultant de la séparation du premier précipité avec les eaux de lavage de celui-ci, ce mélange constituant la solution soumise à la deuxième étape de caustification. e) La deuxième étape de caustification consistant à traiter la solution, mélange des effluents liquides de la première étape, par au moins la quantité stoéchiométrique de chaux nécessaire pour précipiter l'arsenic en solution. f) La séparation du précipité d'arséniate de calcium imprégné d'eaumère et de la liqueur alcaline contenant notamment des sulfate et hydroxyde alcalins. g) Le lavage éventuel du précipité d'arséniate de calcium par de l'eau ou par une liqueur de recyclage. h) La jonction de la liqueur résultant de la séparation du précipité d'arséniate de calcium avec les eaux de lavage dudit précipité, ce mé- lange constituant la solution soumise à la concentration. i) La concentration par évaporation de la liqueur résultant du mélange jusqu'à l'obtention d'un troisième précipité, constitué pour l'essentiel par du sulfate alcalin. j) La séparation des cristaux de ce troisième précipité, imDréqné d'une liqueur-mère, riche en hydroxyde alcalin. k) Le lavage du troisiène précipité avec recyclage des eaux de lavage à la concentration. 1) La récupération de la liqueur riche en hydroxyde alcalin. La température correspondante du traitement de caustification est au plus égale à la température d'ébullition de la liqueur traitée. Elle se situe donc entre 200C et 100C mais, de préférence, entre 500C et 970C, la précipitation et la filtrabilité du résidu obtenu étant, dans la majorité des cas, améliorées quand la température de caustification est proche de la température d'ébullition. La quantité de chaux utilisée dans la deuxième étape de caustification est déterminée à partir des quantités d'arséniate, de carbonate résiduel non transformé lors de la première étape de caustification, ainsi que des autres sels organiques et/ou inorganiques susceptibles d'être préci- pités par la chaux, qui sont présentes dans la liqueur soumise à cette deuxième caustification. Cette quantité de chaux est généralement comprise entre 1 et 20 fois, mais de préférence, entre 1,2 et 5 fois la quantité stoéchiométrique pour précipiter les arséniate, carbonate résiduel et les autres sels organiques et/ou inorganiques encore présents. La liqueur contenant l'hydroxyde alcalin et provenant de la deuxième étape de caustification, est soumise à une concentration par évanora- tion jusqu'à l'obtention d'une concentration en hydroxyde alcalin d'au plus 50 t et telle que la teneur résiduelle en sulfate alcalin de la liqueur après évaporation soit réglée à la valeur désirée corne cela a été exprimé dans le brevet principal. Comme la liqueur-mère récupérée, riche en hydroxyde alcalin, renferme encore des impuretés, il peut être souhaitable d'effectuer un traitement de ladite liqueur en vue d'en extraire les éléments tels que le molybdène, les matières organiques et autres, gênants pour son utilisation ultérieure. De même, ladite liqueur-mère peur subir un traitement de transformation avant d'être utilisée dans le cycle de fabrication. Selon une première variante permettant l'élimination du molybdène, ce métal peut être précipité de manière connue, par exemple sous forme d'un sulfure de molybdène par l'acidification de la liqueur-mère alcaline et l'addition d'un sulfure alcalin en excès par rapport à la quantité stoéchiométrique nécessaire. Selon une deuxième variante nermettant d'extraire les matières organiques, la liqueur-mère alcaline est traitée de manière connue, par exemple - soit par un composé de baryum en mettant à profit la faible solubi lité des organates de baryum dans le milieu sodique. Le composé du baryum est introduit en quantité au moins égale à la quantité stoé chiométrique nécessaire pour permettre la précipitation et l'élimina- tion par séparation des organates de ce métal, - soit par du bioxyde de sodium provoquant la dégradation "in situ" des matières organiques, - soit par de l'eau oxygénée provoquant cette meme dégradation, - soit, enfin, par passage de ladite liqueur sur du charbon actif ayant la propriété connue de retenir les éléments organiques présents dans la liqueur-mère traitée. Selon une troisième variante, la liqueur-mère alcaline peut être partiellement,ou en totalité, carbonatée par sa mise en contact avec du gaz carbonique selon des moyens connus, par exemple par insufflation d'un large excès de ce gaz. D'après les caractéristiques de la liqueur-mère alcaline à la sortie de l'évaporation et les usages à laquelle cette liqueur purifiée est destinée, il est possible d'utiliser soit l'une ou l'autre de ces variantes, soit de les combiner partiellement ou totalement. La figure 1 est une représentation schématique du procédé selon l'invention indiquant en traits pleins le circuit utilisé lorsque l'on désire éliminer sélectivenent les seuls carbonate de calcium, arséniate de calcium et sulfate de sodium et, en traits pointillés, les circuits pour réaliser sur la liqueur-mère riche en soude, soit une purification complémentaire du molybdène et/ou matières organiques, soit une carbonatation, en pratiquant la variante précitée destinée à cet effet, soit en réalisant un traitement complet par la pratique successive des variantes décrites précédemment. Les solutions alcalines à traiter Le, ainsi que la chaux nécessaire pour la première étape de caustification, sont introduites en (A) par Q et par R. La bouillie ainsi obtenue, après traitement par la chaux, est introdui te dans la zone (B) où 1' effectue la séparation d'un gâteau S1 et d'une liqueur L1. Le gâteau S1, introduit en (C), est lavé au moyen d'une quantité d'eau appropriée. Les eaux de lavage L2, ainsi extraites, sont mélangées à la liqueur L1 en formant la liqueur L3. Le gâteau S2 résultant, extrait de (C), est essentiellement constitué par du carbonate de calcium. La liqueur L3, formée par le mélange des liqueurs L1 et L2, est conduite en (AK) où est effectuée la deuxième étape de caustification par introduction de la quantité de chaux appropriée. La bouillie obtenue après ce traitement est introduite dans la zone (AL) où l'on effectue la séparation d'un gâteau S32 et d'une liqueur L32. Le gâteau S32 introduit en ( 4) est lavé au moyen d'une quantité d'eau appropriée. Les eaux de lavage L33, ainsi extraites, sont mélangées à la liqueur L32 en formant la liqueur L34. Le gâteau S33 résultant, extrait de (1),est essentiellement constitué par de l'arséniate de magnésium. La liqueur L34, formée par le mélange des liqueurs L32 et L33, est conduite en (D) où s'effectue une concentration en soude libre par évaporation d'eau, en provoquant la précipitation de sulfate de sodium. La bouillie L4, sortant de la concentration, est introduite en (E) où l'on réalise la séparation d'une liqueur L5 et d'un gâteau S5. Le gâteau S > essentiellement constitué par du sulfate de sodium, est entraîné en (F) où il subit un rinçage soit par de l'eau, soit par une solution saturée en sulfate de sodium, avec recyclage de la liqueur de rinçage L6 en (D). Le gâteau 6 > imprégné de la liqueur de rinçage, peut être sorti du cycle de traitement par (K), ou bien être en partie introduit avec de 11 eau en (G) où s'effectue la préparation de la solution de rinçage L7 destinée à être utilisée en (F). La liqueur L5, riche en soude libre, provenant de (E), peut contenir en solution des impuretés telles que, par exemple, du molybdène, des sels organiques et inorganiques divers qu'il peut être souhaitable d'éliminer. Si lton désire éliminer le molybdène de cette liqueur L5, celle-ci est introduite en (H) avec la quantité nécessaire de Na2S. La bouillie ainsi obtenue est introduite en (S) où s'effectue la séparation de la phase solide constituée par du sulfure de molybdène qui est éliminé et de la phase L7 qui peut être recueillie en (U) ou bien recyclée dans un autre stade du procédé tel que (I) ou (J). Si l'on désire éliminer de la liqueur L5 les matières organiques présentes, ladite liqueur est introduite en (I) avec, par exemple, une quantité adéquate d'un composé de baryum, provoquant la précipitation des organates de baryum. La bouillie provenant de (I) est alors introduite en (T) où l'on réalise la séparation d'un gâteau S8 et d'une liqueur L8 qui peut être recueillie en (V), ou encore, recyclée dans un autre stade du procédé tel que (J) par exemple. De nême, s'il est souhaitable de carbonater la liqueur L5, riche en soude libre, cette liqueur est introduite en (J) pour y subir la carbonatation par insufflation de C02. La bouillie obtenue peut être utilisée telle que produite ou encore traitée en (}-0 pour séparer le gâteau Sg constitué par du carbonate et/ou bicarbonate de sodium et une liqueur carbonatée Lg qui peut être recueillie en (fi.) ou recyclée en (J). tuais, il est bien évident que la liqueur L5, riche en soude libre, peut subir successivement deux des trois traitements précités selon les impuretés qutil est souhaitable d'éliminer et selon les usages auxquels cette liqueur est destinée après purification. Par exenple, peuvent être combinées en série les éliminations du molybdène et des matières organiques : dans ce cas, une partie aliquote de la totalité de la liqueur L7, provenant de l'épuration en molybdène (S) est introduite en (I) puis (T) pour y subir l'épuration en matières organiques. Inversement, l'épuration en matières organiques peut précéder l'épuration en molybdène.On peut également réaliser successivement l'élimination des matières organiques et une carbonatation de la liqueur : dans ce cas, une partie aliquote ou la totalité de la liqueur L8 provenant de (T), où s'est effectuée l'élimination des matières organiques est introduite en (J) pour y subir la carbonatation souhaitée. Le procédé selon l'invention est remarquable par sa souplesse d'adaptation. Celà est très important car, si la présence de sulfate de sodium dans les solutions à épurer est générale, ainsi d'ailleurs que celle du carbonate de sodium, les autres constituants présents peuvent varier qualitativement et quantitativement selon l'origine des solutions à traiter. Ainsi, le procédé se révèle particulièrement intéressant à l'égard de l'environnement, grâce à l'absence de rejets liquides dans la nature. De plus, ce procédé présente d'autres avantages parmi lesquels on peut citer tout d'abord la possibilité de recycler une solution concentrée de NaCH libre, ou encore une solution de carbonate de sodium, éventuellement une suspension de ce sel, voire même du carbonate et/ ou bicarbonate de sodium à l'état solide, mais aussi de pouvoir régler à la demande la quantité de sulfate de sodium recyclée, ainsi que les teneurs en impuretés (molybdène, matières organiques, vanadium ...). Les avantages du procédé selon l'invention seront beaucoup plus perceptibles grâce à l'exemple donné à titre illustratif. EXEfPLE On a traité selon le procédé de l'invention, une solution nrélevée à la fin d'un cycle d'attaque d'un minerai uranifère, après la précipitation et la séparation de l'uranate de sodium, et renfermant de l'arsenic. Dans les compositions qui sont précitées tout au long de l'exemple, les masses des différents crnstituants sont exprimées en kg avec usage d'une seule décimale, hormis les cas de l'arsenic, de l'uranium et du molybdène, pour lesquels les masses sont exprimées jusqu'à la troisième décimale. Les cumuls des divers constituants sont arrondis à la décimale la plus proche. La solution Le avait la composition suivante, en masses NaOH 2,5 kg Na2C03 14,6 kg Na2S04 12,0 kg Arsenic 1,676 kg Uranium 0,009 kg Molybdène 2,635 kg H20 et divers 320,3 kg 353,7 kg de cette solution ont été introduits en (A), pour réaliser la première étape de caustification, au moyen de 11,3 kg de chaux, représentant une quantité légerement insuffisante pour réaliser la précipitation totale du C03 présent par chauffage et maintien à 950C pendant un temps d'environ trois heures. La bouillie obtenue était alors transvasée en (B) où s'opérait la séparation des phases solide S1 et liquide L1. La liqueur L1 représentait une masse de 338,5 kg et avait la composition suivante, en masses NaOH 12,1 kg Na2C03 1,3 kg Na29?4 11,6 kg Arsenic 1,619 kg Uranium 0,009 kg molybdène 2,545 kg H20 + divers 309,3 kg Le gâteau S1 était ensuite rincé en (C) par 25 kg d'eau. Les eauxmères qui imprégnaient le gâteau S1 étaient ainsi extraites et jointes à la liqueur L1 provenant de la séparation (B). Le gâteau S2, qui avait une masse de 19,2 kg, avait la composition suivante exprimée en masses Cas03 12,55 kg H20 imprégnation et divers 6,65 kg La liqueur L3, constituée par le mélange des liqueurs L1 et L2, représentait une masse de 370,8 kg et avait la composition suivante exprimée en masses NaOH 12,5 kg Na2C03 1,3 kg Nua2504 12,0 kg Molybdène 2,635 kg Uranium 0,009 kg Arsenic 1,676 kg Eau et divers 340,7 kg Elle était introduite en (AK) pour réaliser la deuxième étape de caustification au moyen de 47 kg de chaux en vue de réaliser la précipitation de la faible quantité résiduelle de C03 , ainsi que la précipitation de l'arséniate de calcium, par chauffage et maintien à 900C pendant une durée d'environ 1 heure. La bouillie obtenue était alors transvasée en (AL) où s'opérait la séparation des phase solide S32 et liquide L32. La liqueur L32 représentait une masse de 363,9 kg et avait la composition suivante, exprimée en masses NaOH 15,2 kg Na2S 4 11,8 kg Arsenic 0,496 kg Uranium 0,009 kg Molybdène 2,597 kg H20 et divers 333,8 kg Le gâteau S32 était ensuite rincé en (4) par 10 kg d'eau. La liqueurmère, qui imprégnait le gâteau S32, était ainsi extraite et jointe à la liqueur L32 provenant de la séparation. Le gâteau S33, qui avait une masse de 10,7 kg, avait la composition suivante, exprimée en masses Arsenic 1,174 kg CaC03 1,23 kg H20 et divers 8,30 kg La liqueur L34, constituée par le mélange des liqueurs L33 et L32, représentait une masse de 374,8 kg et avait la composition suivante, exprimée en masses Na0H 15,4 kg Na2S04 12,0 kg Uranium 0,009 kg Molybdène 2,588 kg Arsenic 0,503 kg Eau + divers 344,3 kg Elle était conduite en (D) où s'effectuait une concentration par évaporation de 316,7 kg d'eau. La bouillie sortant de (D) était transvasée en (E) où s'effectuait la séparation d'un gâteau S5 et d'une liqueur L5. Le gâteau S5 était ensuite soumis à un rinçage en (F) par 12,0 kg d'une liqueur renfermant 10,0 kg d'eau et 2,0 kg de Na2S04 en donnant un gâteau S6. La liqueur de lavage L6 était recyclée en (D) pour y subir la concentration. Le gâteau S6 représentait une masse de 23,2 kg et avait la composition suivante exprimée en masses NaOH 1,3 kg Na2S04 13,5 kg Molybdène 1,395 kg Arsenic 0,043 kg Eau + divers 6,9 kg La liqueur L5, provenant de la séparation (E) représentait une masse de 47,0 kg et avait la composition suivante, exprimée en masses NaCH 14,1 kg Na2S04 0,5 kg Uranium 0,008 kg Molybdène 1,240 kg Arsenic 0,460 kg H20 + divers 30,7 kg A la sortie de (E), la liqueur L5 était utilisée, pour une partie, pour la précipitation de l'uranate de sodium et était soumise, pour l'autre partie, à une carbonatation avant d'être recyclée à l'attaque du minerai. La liqueur de lavage L6, provenant de (F), et recyclée en (D), représentait une masse de 13,8 kg et avait la composition suivante en masses Na(I 1,3 kg Na2S04 1,6 kg Molybdène 0,115 kg Uranium 0,001 kg Arsenic 0,043 kg H20 + divers 10,7 kg REVEMDICATIONS 10/ - Procédé d'extraction de l'arsenic de solutions aqueuses à épurer, selon la revendication 1 du brevet nO 2 404 601, contenant des carbonate, sulfate, hydroxyde ou hydrogênocarbonate et arséniate alcalins, ainsi que, principalement, l'un au moins des métaux appartenant au groupe constitué par le vanadium, l'uranium et le molybdène, sous la forme de sels alcalins, et des impuretés minérales et/ou organiques, qui comporte la caustification desdites solutions au moyen de la chaux pour transformer les carbonates en hydroxydes alcalins, puis la concentration par évaporation des effluents liquides issus de la caustification jusqu'à l'obtention d'un précipité constitué pour l'essentiel par du sulfate alcalin, caractérisé en ce que la caustification desdites solutions s'effectue en deux étapes a) la première étape consistant à traiter lesdites solutions par une quantité de chaux proche, mais toujours inférieure à la quantité stoéchiométrique nécessaire pour transformer en hydroxyde alca--- lin les seuls carbonates présents, b) la deuxième étape consistant, après séparation et lavage du premier précipité, à traiter la liqueur constituée par les effluents liqui des de la première étape, par au moins la quantité stoéchiométrique nécessaire pour précipiter l'arsenic en solution et les ions C03 encore présents. 20/ - Procédé d'extraction de l'arsenic selon la revendication 1, caractérisé en ce que les carbonate, sulfate, hydroxyde et/ou hydrogénocarbonate et arséniate alcalins, sont ceux de sodium, de potassium et d'ammonium. 30/ - Procédé d'extraction de l'arsenic selon la revendication 1, caractérisé en ce que la quantité de chaux introduite dans la première étape de caustification est préférentiellement comprise entre 0,80 et 0,98 fois, la quantité stoéchiométrique nécessaire pour transformer en hydroxyde alcalin les seuls carbonates présents. 40/ - Procédé d'extraction de l'arsenic selon les revendications 1 et 3, caractérisé en ce que la quantité de chaux introduite dans la deuxième étape de caustification généralement comprise entre 1 et 20 fois, mais préférentiellement entre 1,2 et U fois la quantité stoéchiométrique pour précipiter les arséniate, carbonate résiduel et les autres sels organiques et/ou inorganiques Présents. 50/ - Procédé d'extraction de l'arsenic selon la revendication 1, caractérisé en ce que la température de caustification dans l'une et l'autre étape est au plus égale à la température d'ébullition de la liqueur traitée et, de préférence, comprise entre 500C et 970C. 60/ - Procédé d'extraction de l'arsenic selon la revendication 1, caractérisé en ce que la liqueur provenant de la deuxième étape de caustification est soumise à une concentration par évaporation jusqu'à l'obtention d'une concentration en hydroxyde alcalin d'au plus 50 % et jusqu'à l'obtention d'un précipité constitué, pour l'essentiel, par du sulfate alcalin. 70/ - Procédé d'extraction de l'arsenic selon les revendications 1 et 6, caractérisé en ce que l'on traite la liqueur riche en hydroxyde alcalin,séparée du précipité essentiellement constitué de sulfate alcalin,par acidification et introduction d'un sulfure alcalin pour provoquer la précipitation de sulfure de molybdène. 8 / - Procédé d'extraction de l'arsenic selon les revendications 1 et 6, caractérisé en ce que l'on traite la liqueur riche en hydroxyde alcalin séparée du précipité essentiellement constitué de sulfate alcalin, par introduction d'un composé du baryum en quantité au moins égale à la quantité stoéchiométrique, pour provoquer la précipitation d'organates de baryum. 90/ - Procédé d'extraction de l'arsenic selon les revendications 1 et 6, caractérisé en ce que l'on traite la liqueur riche en hydroxyde alcalin,séparée du précipité essentiellement formé de sulfate alcalin, par l'un des moyens constitué par le bioxyde de sodium et l'eau oxygénée en provoquant "in situ" la dégradation des matières organiques. 100/ - Procédé d'extraction de l'arsenic selon les revendications 1 et 6, caractérisé en ce que lton traite la liqueur riche en hydroxyde alcalin, séparée du précipité essentiellement formé de sulfate alcalin, par passage de ladite liqueur sur du charbon actif. 110/ - Procédé d'extraction de l'arsenic selon les revendications 1 et 6, caractérisé en ce que l'on traite la liqueur riche en hydroxyde alcalin, séparée du précipité essentiellement formé de sulfate alcalin, par insufflation de gaz carbonique en vue de carbonater partiellement ou totalement ladite liqueur.