FR 2473921 A2 19810724 FR 8001175 A 19800121 L'invention se rapporte aux bijoux OR/AR T reposant en France aux exigences de la décision ministerielle du 1 octobre 1932 insculpés de la mention règlementaire et sus ceptibles de recevoir le poinçon mixte. On sait que ce poinçon n'est apposé par le Service de In Garantie que sur les ouvrages de fabrication française composés d'or et d'argent dans lequel le poids de ce dernier métal dépasse la proportion de 3 t du poids total des deux métaux. De son côte, la décision ministérielle du 28 octobre 1932 impose que le poids d'or contenu soit supérieur à 30 % du poids total des deux métaux après ponçage (cette proportion est actuellement ramenée à 15 %)et que l'argent apparaisse sous sa couleur naturelle sur une des faces de ltob-- jet. Dans la pratique, seuls les bijoux mixtes laminés répondaient à ces exigences comme par exemple les boîtiers de montre, mais il était impossible de réaliser une chaîne creuse façonnée, ciselée, facettée, composée d'anneaux, fabriqués à partir de cannetilles formées elles-memes à partir de bandes découpées dans un métal plaqué bi-metalli- que or/argent de faible épaisseur par ce qu'un tel métal est insuffisamment résistant à l'outil (burins, matoirs, cise lets). La demanderesse, par ailleurs, a déjà proposé dans son brevet français n0 7405676 du 20 février 1974 de réaliser des bijoux creux et notamment des chaînes - en plaquant de l'or sur du fer doux - en découpant des bandes dans la plaque bi-métallique ainsi obtenue - en repliant chaque bande en U à l'intérieur duquel est placé une âme en fil également de fer doux - en tréfilant jusqu'à rapprochement des lisières - en formant une cannetille puis des anneaux qui sont ensuite emmaillés, la chaîne ainsi obtenue étant façonnée, ciselée, facettée, avant d'etre trempée dans une solution d'acide su.- furique en vue d'éliminer le fer qui servit de substrat pro- visoire. Dans son addition n0 74.42625 du 24 décembre 1974, la demanderesse décrit et revendique un procédé analogue s'appliquant aux bijoux creux en Argent. La hausse incessante actuelle du prix de l'or perturbe le marché du bijou et plus particulièrement du bijou en or de prix modique qui constitue habituellement la majorité des cadeaux traditionnels à la portée de tout le monde. Le procédé revendiqué au brevet 7405676 précité, conduit lui-même à des bijoux trop chers , du fait que, devant rester d'un poids fini convenable, il utilise encore trop d'or. L'invention offre une solution satisfaisante à ce problème tout en permettant d'obtenir un bijou creux, notamment une chaîne façonnée, ciselée, facettée, répondant aux exigences légales et règlementaires. Il vise à remplacer dans le bijou fini une partie de l'or par de l'argent, tout en conservant un poids total satisfaisant dans lequel le poids de l'or dépasse néanmoins la teneur minimale règlementaire. Ce procédé consiste à pratiquer un double-placage or/argent/fer en une seule opération. Le substrat fer doux est de la nuance B 24 (A.37) de la norme NF A 35-501. Les faces des trois métaux devant entrer en contact, sont émérisées avec soin. On étend sur les faces argent et fer qui rentrent en contact l'une sur l'autre, un produit décapant et anti-oxydant, et l'on place sur l'extrémité de ces deux plaques une lamelle de soudure avant placage. Cette soudure est à faible température de fusion et à haute teneur en argent. Le produit décapant est une solution aqueuse de fluoborate alcalin et d'acide borique, qui sert pour la préparation des zones à souder et zones marginales des deux plaques. Les plaques une fois préparées sont placées l'une contre l'autre, et on empile plusieurs jeux de ces plaques en interposant entre chaque jeu une plaque en acier oxydé enduite d'ail. On immobilise l'empilage par serrage des plaques d'acier extrêmes par des vis de serrage aux deux extrémités, ou tout autre dispositif convenable. Le paquet est enveloppé dans une papillote faite en feuille de cuivre. Le tout est porté à une température de 850 à 9000 C. maximum, dans un four à gaz pendant 60 minutes. Le paquet est ensuite pressé à 45 tonnes pendant deux minutes environ entre les plaques d'une presse hydraulique. On relâche la pression après ces deux minutes. Le paquet est refroidi par immersion dans l'eau. On procède alors au laminage de chaque jeu de plaques tri-métallique or - argent - fer, d'une manière classique. Ces plaques ont au départ l'épaisseur suivante - plaque or............................... or 7,5/10 de mm - plaque argent .........................22,5/10 22,5/10 demm - plaque fer ............................. 15/10 de mm soit au total pour les trois plaques :... 45/10 de mm. Chaque jeu de plaques est laminé jusqutà une épaisseur de 6/10. On découpe chaque plaque tri-métallique laminée en bande, puis on tréfile de la manière suivante : on replie chaque bande en U à l'intérieur duquel on place l'extrémité d'une ame en fer doux. On fait la pointe, on introduit la pointe dans la filière et l'on tréfile. Le fil obtenu a une épaisseur d'or d'environ 6/100 de millimètre. Les fils obtenus sont d'une manière traditionnelle mis en cannetille et servent à fabriquer la chaîne. Lorsque la chaîne a son aspect définitif (ciselure - fa- cettage du fil - bombage - règlage...), on procède à l'éli- mination du fer doux dans une solution aqueuse à 700 C. contenant 5 t en poids d'acide sulfurique ordinaire à 65 - 660 Ré. Une agitation continue est nécessaire pour activer l'action de dissolution du fer. Celui-ci s'échappe par la fente de l'assemblage. Ce procédé permet ainsi d'obtenir des bijoux en or/argent ayant une finition aussi parfaite que celle des bijoux fabriqués en or 750 /Ooe Ces bijoux creux seraient irréalisables sans cette technologie. REVENDICATIONS 1- Procédé de fabrication d'un bijou creux notamment d'une chaîne, de faible épaisseur en or/argent à partir de cannetilles caractérisé en ce que pour obtenir ces cannetilles on commence par plaquer en une seule opération une feuille d'or sur une plaque d'argent, laquelle est elle-même plaquée sur un substrat de fer doux de grande pureté (par exemple nuance B 24 (A.37 de la norme NF. A 35 - 501. 2 - Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que initialement la feuille d'or a une épaisseur de 7,5/10 de millimètre, la plaque d'argent, une épaisseur de 22,5/10 de millimètre et le substrat de fer doux, une épaisseur de 15/10 de millimètre. 3 - Procédé selon l'une des revendications précédentes, dans lequel après émérisage des interfaces de ces trois éléments et l'induction au moyen d'une solution aqueuse d'un produit décapant et anti-oxydant des interfaces Argent et Fer et la pose sur l'extrémité de ces plaque et substrat d'une lamelle de soudure à faible température de fusion et haute teneur en argent, on empile ces trois éléments dans l'ordre pmicité par jeux (avec interposition entre jeux d'une plaque séparatrice oxydée) que l'on immobilise par compression et que l'on enferme dans une papillote sensiblement étanche à l'air et faite d'une feuille de cuivre caractérisé en ce que cette papillote et son contenu sont portés à une température comprise entre 850 et 9000C pendant 60 minutes 4 - Procédé selon la revendication 3 selon lequel le contenu de la papillote chauffée est pressée par une presse hydraulique caractérisé en ce que la pression à laquelle est soumise ce contenu est de 45 tonnes pendant 2 minutes. 5 - Procédé selon la revendication 4 selon lequel à la sortie de la presse, chaque jeu de plaques est laminé carac térisé en ce que le laminage est conduit jusqu'à ce que lten- semble tri-métallique tel que défini à la revendication 2, ait une épaisseur de 6/10 de millimètre. 6 - Procédé d'obtention d'un bijou creux selon lequel on découpe des bandes dans les plaques laminées, on replie en U chaque bande, on place à l'intérieur du U une âme constituée par un fil en fer doux, on tréfile, on forme les can netilles,#on fabrique la chaîne, on lui donne son aspect définitif (ciselure, facettage du fil, bombage, réglage etc..) on procède à l'élimination du fer par immersion dans une solution aqueuse à 700C contenant 5 % en poids d'acide sulfurique ordinaire à 65 - 660 baumé caractérisé en ce que les plaques laminées découpées en bandes sont celles obtenues en fin de l'opération de laminage conduite selon la revendication 5. 7 - A titre de produit, une chaîne creuse OR/ARGENT obtenue selon le procédé de la revendication 6.