i La présente invention concerne de façon générale un appareil de traitement d'une matière en feuille et plus précisément un-procédé et un appareil de déplacement précis ou de mise en position d'une matière en feuille sur la surface de support d'une table de travail. On connaît déjà des systèmes comprenant des instruments à commande automatique, ayant des chariots de support d'instrument qui se déplacent dans deux direc- tions de coordonnées au-dessus d'une surface de travail d'une table. Par exemple,un tel système comporte un ensemble ayant un premier chariot supporté afin qu'il se déplace par rapport à la table suivant une première direction, parallèlement à l'axe longitudinal à la sur- face de travail, et un second chariot monté sur le pre- mier et se déplaçant par rapport au premier suivant une autre direction. Le mouvement composite des deux chariots permet le déplacement en translation d'un instrument monté sur le second chariot en un point quelconque au-dessus d'une région de la surface de support qui est parcourue par l'ensemble à chariots. La mise en position précise des chariots et en consé- quence de l'instrument est assurée par des commandes numériques qui proviennent d'un générateur de données connecté au système ou de données déjà programmées. Les machines à commande automatique du type précité peuvent comporter des instruments très divers qui peuvent comprendre par exemple des styles ou des plu- mes de tracé, des têtes lumineuses, des têtes de pour- suite d'un tracé ou des outils de coupe ou de perçage. Ces systèmes connus comprennent aussi un transporteur ou un mécanisme séparé d'entraînement destiné à dépla- cer la matière en feuille à la surface de la table afin qu'un long ruban de matière puisse être traité par segments. De tels transporteurs ou mécanismes moteurs ont aussi été utilisés pour le chargement de la matière sur la table de travail et pour son décharge- ment. La difficulté du traitement de segments contigus successifs d'un ruban de matière est que le déplacement de mise en position d'un ruban, à moins qu'il soit réglé avec une grande précision,ne permet pas la disposition de pièces continues sur les segments contigus du ruban. Bien que la continuité entre les segments puisse ne pas avoir d'importance dans certaines applications, elle est primordiale dans d'autres cas. Lors de la coupe de pièces dans des piles de matière en feuille de grande longueur par exemple, lorsque les pièces des segments adjacents se recouvrent, même de petites quantités, les pièces cou- pées peuvent ne pas convenir à l'utilisation prévue. En outre, lorsque des pièces adjacentes découpées dans des segments successifs suivant des dessins voulus sont sé- parées par une distance superflue, la matière est gachée. On connaît au moins un système dans lequel le problème précité est résolu par couplage direct de la matière en feuille au chariot afin que cette matière soit déplacée avec précision par rapport à la table de travail dans une direction avec le chariot. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3 844 461 décrit un tel appareil. Bien que cet appareil de mise en position convienne très bien aux opérations faciles, par exemple au déplacement d'un papier d'enregistrement dans un appareil de tracé de résolution poussée dans lequel une série de lignes peut être disposée sous forme continue sur plusieurs segments successifs d'un ruban qui a une longueur supérieure à celle de la table de tra- cé, des problèmes supplémentaires se posent lorsqu'un tel système est utilisé pour des opérations difficiles, par exemple pour le déplacement d'un empilement d'étoffes épaisses ou analogues par rapport à-une table de coupe. Un tel appareil relativement lourd nécessite en général un mécanisme supplémentaire de déplacement tel qu'un transporteur ou un autre dispositif destiné à déplacer l'empilement ou à permettre le déplacement de celui- ci par rapport à la table. Normalement, un moteur d'entraînement relativement peu puissant peut être utilisé dans un appareil de découpe d'étoffe pour le déplacement de l'ensemble à chariots qui porte le mécanisme de coupe par rapport à la table. Cependant, lorsque l'empilement d'étoffes est directement couplé à l'ensemble à chariots, ce dernier doit exercer une force de traction qui assure le déplacement à la fois de l'empilement et du mécanisme'de déplacement ou transporteur qui le porte, et le mécanisme moteur doit être relativement puissant. Un autre problème se pose pour la mise en position d'un empilement qui est couplé directement à l'ensemble à chariot, du fait de l'iner- tie de la charge élevée qui doit être lancée et arrêtée par l'ensemble à chariots. L'invention concerne essen- tiellement ce problème. Dans un appareil de coupe d'un empilement du type général décrit, l'instrument de coupe doit en général passer à travers liempilement et doit parvenir à la surface de support de cet empilement. Il est aussi souhaitable en général qu'un dispositif assure la com- pression de l'empilement et son maintien ferme en posi- tion fixe sur la surface de support pendant sa coupe, si bien que toutes les pièces coupées dans l'empilement sont pratiquement identiques. Jusqu'à présent, on a utilisé des feutres garnis de poils, de façon tout à fait satisfaisante pour le maintien sous vide dans des zones successives, la force de maintien pouvant être appliquée localement à la matière, c'est-à-dire dans la région dans laquelle travaille le mécanisme de coupe. L'invention concerne aussi des perfectionne- ments à de telles tables de maintien sous vide ayant plusieurs zones. Lorsqu'une table de maintien sous vide ayant une surface délimitée par des poils est utilisée pour le maintien d'une matière en feuille telle qu'une étoffe, dans un appareil de coupe d'empilement, les fils, la charpie et des petits morceaux de matière de déchet ont tendance a s'accumuler entre les poils et à réduire l'efficacité du maintien par la table. L'invention concerne aussi ce problème. Plus précisément, l'invention concerne un appareil de traitement de segments successifs d'une ma- tière allongée en feuille, comprenant une table, un dispositif à chariots, supporté afin qu'il se déplace par rapport à la table en déplaçant un instrument afin qu'il puisse travailler sur un segment de matière en feuille étalé sur la table, un premier dispositif mo- teur destiné à déplacer le dispositif à chariotsdans une première direction par rapport à la table, dans les deux sens, un dispositif de déplacement de la matière en feuille dans cette première direction et par rapport à la table, et un second dispositif moteur destiné à déplacer le dispositif de déplacement. Selon l'inven- tion, un dispositif de détection est destiné à détecter le déplacement du dispositif à chariots dans la pre- mière direction et par rapport à la matière en feuille lors du déplacement de cette dernière. Un dispositif commandé par le dispositif de détection commande le second dispositif moteur et provoque le déplacement de la matière dans la première direction par le dispo- sitif de déplacement, par rapport à la table et sur une distance égale à la distance parcourue par le dis- positif à chariotsdans la première direction, pendant le déplacement de la matière. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront mieux de la description qui va suivre, faite en référence aux dessins annexés sur lesquels: - la figure 1 est une vue en plan avec des parties arrachées d'un appareil de découpe-d'une ma- tière en feuille, selon un mode de réalisation de l'invention; - la figure 2 est une schématique de la machine de la - la figure 3 est une die suivant la ligne 3-3 de la - la figure 4 est une die suivant la ligne 4-4 de la - la figure 5 est une la ligne 5-5 de la figure 4,; - la figure 6 est une la ligne 6-6 de la figure 3; - la figure 7 est une la ligne 7-7 de la figure 3; - la figure 8 est une agrandie d'une partie d'une prei l'appareil de la figure 1; - la figure 9 est une la ligne 9-9 de la figure 8; élévation latérale figure 1; coupe figure coupe figure coupe partielle agran- 2; partielle agran- 3; partielle suivant coupe partielle suivant coupe partielle suivant élévation partielle nière extrémité de coupe partielle suivant - la figure 10 est une élévation latérale partielle agrandie d'une partie du dispositif de net- toyage de feutre garni de poils; - la figure 11 est un schéma d'un circuit de commande du mécanisme de mise en position de la matière en feuille; la figure 12 est un graphique illustrant le fonctionnement du mécanisme de mise en position de la matière en feuille; - la figure 13 est une élévation latérale schématique agrandie d'une partie de la table de cou- pe à plusieurs zones de la figure 1; et - la figure 14 est analogue à la figure 13 mais représente le transporteur de la table de coupe dans une autre position. Comme indiqué sur les dessins et plus pré- cisément sur les figures 1 et 2, un appareil de trai- tement d'une matière en feuille réalisé selon l'inven- tion porte la référence générale 10. Ce dernier con- vient particulièrement bien à la découpe de pièces P dans des segments successifs d'une longue pile 12 d'une matière en feuille, et il comporte une table de travail ou de coupe portant la référence générale 14 et une table d'empilement portant la référence gé- nérale 16. La pile 12 qui comprend plusieurs feuilles d'étoffe molle ou analogue a une longueur nettement supérieure à celle de la table 14 de coupe et est dis- posée depuis la table 16 d'empilement jusqu'à la ta- ble 14 de coupe. Cette dernière a un transporteur portant la référence générale 18 et entraîné par un moteur 20 destiné à déplacer l'empilement 12 par rap- port à la table de coupe afin qu'il puisse être traité par segments. Le transporteur 18 est aussi utilisé pour le chargement et le déchargement de la table 14 de coupe, toutes ces opérations étant décrites plus en détail dans la suite. Un ensemble 22 qui fait partie de l'appareil , comporte un premier chariot 24 supporté afin qu'il se déplace dans la direction longitudinale de la table 14 de découpe, dans une direction de coordonnées X, dans lès deux sens, et il est entraîné par un moteur 26 qui reçoit des signaux de pilotage d'un calculateur ou d'une commande programmable 28. Un second chariot 30 monté sur le premier 24 se déplace avec lui et porte un mécanisme 32 de coupe qui comporte un instrument ou une lame 34. Le second chariot 30 est porté afin qu'il se déplace dans une direction transversale Y de coordonnées, dans les deux sens, sur le premier chariot et par rapport à la table 14. Un moteur 36 monté sur le premier cha- riot 24 fait tourner une vis mère 38, dans le sens ho- raire ou anti-horaire, en fonction de signaux de la commande 28 afin que le second chariot 30 se déplace dans la direction Y, dans un sens ou dans l'autre. La lame 34 qui est mobile alternativement en direction verticale, est de préférence disposée afin qu'elle tour- ne dans un sens ou dans l'autre autour de son axe ver- tical comme indiqué par la coordonnée à, en fonction de signaux provenant de la commande 28. Ainsi, la lame 34 est portée afin qu'elle subisse un déplacement composite, dans le système de coordonnées X, Y et 8, en coopération avec l'empilement 12 qui est ainsi coupé en fonction de signaux provenant de la commande 28. L'appareil 10 a un mode de fonctionnement pendant lequel la lame 34 est déplacéepar l'ensemble 22 à cha- riots et découpe la pile 12, et un mode de déplacement de matière pendant lequel la lame 34 n'est pas en po- sition de coopération avec la pile 12. Pendant ce mode de déplacement de la matière, l'ensemble à chariots revient dans la direction X, vers sa position initiale de départ par rapport à la table 14, et le transporteur 18 fait avancer le segment suivant de l'empilement vers la position de coupe sur la table. Selon l'invention, un dispositif 40 détecte le déplacement de l'ensemble 22 à chariots dans la di- rection X et par rapport à la pile 12 en mode de dé- placement de la matière. Un dispositif sensible por- tant la référence générale 42 est relié au dispositif de détection et au moteur 20 et cacnande ce dernier d'après le déplacement relatif détecté par le dispositif de détection afin que le transporteur 18 déplace l'empilement 12 dans la direction X par rapport à la table 14 d'une distance égale à la distance parcou- rue par l'ensemble 22 à chariots dans la direction X lors du retour vers la position initiale, c'est-à-dire la position correspondant au début du cycle de coupe. L'appareil comprend aussi un dispositif de détection d'erreur portant la référeme générale 43, destiné à dé- tecter l'amplitude et le sens de l'erreur de mise en position de l'empilement,et d'annulation de l'erreur com- me décrit plus en détail dans la suite. On considère maintenant l'appareil 10 plus en détail en référence aux figures 3 à 7; la table de cou- pe 14 représentée est une table de maintien sous vide à plusieurs zones, et elle a une région de réception de matière à une première extrémité, adjacente à une ex- trémité associée de la table-16 d'empilement et désignée par laréférence R, une région de travail désignée par la référence W, et une région d'enlèvement, à l'autre ex- trémité, repérée par la référence T comme indiqué sur la figure 1. Par exemple,une table de coupe peut avoir une largeur d'environ 1,8 m et une longueur d'environ 10,8 m. De préférence, la région R a une longueur de 1,8 m alors que les régions T et W ont chacune une longueur de 4,5 m. La table 14 a une plaque horizontale 44 formant une sur- face. Une série de lignes de trous 45, distants longi- tudinalement, est formée dans la plaque, chaque ligne étant séparée longitudinalement de la ligne suivante par une distance de 20,3 cm. Une série longitudinale de chambres 46 sous vide est placée sous la plaque 44 qui délimite partiellement ces chambres, et dans la région W de travail et une partie au moins de la région R de réception de matière. Les chambres 46 sont en outre dé- limitées par une plaque inférieure 47 distante sous la plaque 44 formant la surface,et une série de cloisons ou dispositifs 48' empêchant le passage de l'air, dis- tants longitudinalement et placés transversalement à la table, entre les deux plaques 44 et 47. Les cloisons 48 sont de préférence séparées par une distance lon- gitudinale de 61 cm et séparent chaque chambre 46 de la suivante de la série. Une série d'orifices 49 de transmission de vide, distants longitudinalement et séparés par une distance de 61 cm, est formée dans la plaque inférieure 47. Chaque orifice assure la communi- cation entre une chambre associée sous vide et un con- duit commun 50 de vide relié à une pompe 51 à vide pra- tiquement comme représenté sur la figure 2. Plusieurs registres 52 sont portés près de la face supérieure de la plaque inférietre 47. Chaque registre a un trou 53, est placé dans une chambre associée 46 et est mobile entre des positions de fermeture et d'ouverture repré- sentées respectivement en trait plein et en traits interrompus sur la figure 7. Dans la position d'ouver- ture, le trou 53 se trouve en face de l'orifice associé 49. Dans la position de fermeture, le registre 52 recou- vre l'orifice. Chaque registre 52 est normalement re- poussé vers sa position de fermeture et porte un tou- cheau 54 à galet qui dépasse sur le trajet d'une came montée sur l'ensemble 22 à chariots. Le mouvement de cet ensemble dans la direction X provoque la commande successive des registres 52 associés aux chambres suc- cessives 46. - Le transporteur 18 entoure une partie de la table qui comprend la plaque 44 délimitant la surface et les chambres 46 sous vide, et il comprend une cour- roie sans fin comprenant des tronçons 56 de grille ar- ticulés et raccordés par des axes 58 de connexion, à la manière de maillons, ces axes passant dans les tron- çons de grille et étant disposés transversalement par rapport à la table 14. Plus précisément, le transpor- teur 18 est formé de lignes transversales de tronçons 56 de grille, les tronçons de chaque ligne étant placés côte à côte et étant raccordés aux tronçons de grille des lignes adjacentes par des axes 58, séparés par une distance de 20,3 cm. Chaque axe 58 a deux rouleaux 59 montés aux extrémités opposées comme indiqué sur la figure 3 qui représente une extrémité de tige. La cour- roie sans fin formée par les tronçons articulés de grille est portée par deux séries de roues polygonales , distantes transversalement et tourillonnant aux extrémités opposées de la table de coupe, ces roues ayant des dents qui coopèrent avec les tronçons de grille, comme indiqué schématiquement sur la fiqure 2. Chaque ligne de tronçonsde qrille porte un organe transversal 62 d'étanchéité qui est avantageusement formié d'une matière plastique à faible coefficient de frottement et qui a une surface plate destinée à glisser contre la face supérieure de la plaque 44. Chaque organe d'étanchéité a un canal transversal allongé qui loge un organe élastique 64 associé à la. ligne de tronçons de grille qui le porte. Des goupilles passent dans les tronçons de grille et dans des fentes de chaque organe 62 d'étanchéité afin que ce dernier soit retenu sur le tronçon de grille tout en pouvant se dé- placer de façon limitée par rapport à celui-ci comme indiqué pratiquement sur la figure 5. Chaque organe élastique 64 a tendance à repousser l'organe associé 62 d'étanchéité contre la plaque 44 lorsque l'organe d'étanchéité glisse sur cette plaque, si bien que la coopération entre les différents organes d'étanchéité et la plaque 44 qui forme la surface est relativement étroite et étanche. Chaque organe 62 d'étanchéité est disposé transversalement à la plaque 44 et il peut se déplacer dans une position de recouvrement partiel d'une ligne associée de trous 45. Les organes transversaux 62 d'étanchéité sont séparés longitudinalement par une dis- tance de 20,3 cm, de même que les lignes transversales de trous 45. Cependant, il faut noter que le diamètre de chaque trou 45 est légèrement supérieur à la largeur de l'organe 62 d'étanchéité si bien que le transporteur 18 ne peut pas prendre, par rapport à la plaque 44, une position dans laquelle tous les trous 45 sont si- multanément fermés de manière étanche par les organes 62. De préférence et comme représenté, chaque tronçon 56 de grille porte quatre blocs 66 à poils. Chaque bloc est de préférence en matière plastique mou- lée et comprend une base perforée et plusieurs poils ou soies qui en sont solidaires et qui en dépassent. Les perforations de la base de chaque bloc communiquent avec des ouvertures du tronçon 56 de grille sur lequel le bloc est monté comme indiqué clairement sur les fi- gures 4 et 5. Une cloison transversale 68 formée de matière plastique ou analogue, est placée entre les paires de blocs adjacents longitudinalement 66, fixés à demeure sur chaque tronçon de grille. Cette dernière cloi- son est alignée verticalement sur une nervure trans- versale 69 du tronçon de grille et sur un organe as- socié d'étanchéité 62 porté par le tronçon de grille, pratiquement comme représenté sur la figure 5, et elle coopère avec la nervure et l'organe d'étanchéité pour la formation d'une barrière transversale empêchant le passage de l'air. Les blocs 66 sont disposés de manière que les extrémités libres des poils se trouvent dans un plan commun si bien que les différents blocs qui forment le transporteur 18 coopèrent les uns avec les autres pour la formation d'un feutre perforé à poils qui est mobile. Le brin supérieur du feutre garni de poils délimite une surface de support de matière qui est pratiquement horizontale et tournée vers le haut,- cette surface étant destinée à porter l'empilement 12. Chacun des tronçons externes de grille se trouvant sur les côtés longitudinaux du transporteur porte une plaque latérale 70 en forme de L retourné, de caoutchouc ou d'une matière analogue (une plaque étant représentée sur la figure 3). Chaque plaque latérale est placée près des poils et dépasse vers l'intérieur sur une certaine distance près de la surface délimitée par les extrémités supérieures libres des poils. Le bord marginal de chaque plaque 70, comme indiqué sur la figure 3, est disposé en coopération étanche avec un ruban métallique 73 qui est fixé à la face supé- rieure de la plaque 44 et est disposé le long de cette plaque. Une plaque 71 à crémaillère est montée à l'ex- térieur de chaque plaque latérale et près de celle-ci, comme indiqué pratiquement sur la figure 3, et porte des dents d'engrenage. Le brin supérieur de la courroie de transporteur 18 est porté par les organes 62 d'étan- chéité qui se déplacent en glissant sur la plaque 44. Les galets 59 associés au brin supérieur de la courroie du transporteur 18 se logent dans des chemins peu pro- fonds 72 (l'un est représenté sur la figure 3) et ils forment simplement des organes d'armature destinés à former la courroie du transporteur dans la position convenable lors de son déplacement par rapport à la table 14. Cependant, les galets 59 associés au brin inférieur de la courroie roulent sur des chemins 74 (un seul est représenté) et portent le poids du brin inférieur en empêchant la déformation de la courroie si bien que la résistance au déplacement de celle-ci par rapport à la table 14 de coupe est réduite. Le dispositif représenté 40 de détection com- porte un codeur rotatif monté sur lechariot 22 et a un pignon 76 qui coopère avec une crémaillère longitudinale 78 formée par les plaques 71. Le codeur peut être très avantageusement un codeur optique angulaire d'arbre du type "39/39 EM Optical Shaft Angle Encoder", commer- cialisé par Dynamics Research Corporation, Wilmington, Massachusetts. Le codeur est monté afin qu'il détecte le sens de rotation de l'arbre et il est couplé à un moteur 20 par un compteur-décompteur 77, un convertis- seur numérique-analogique 80 et un amplificateur 81 de puissance, tous ces organes formant collectivement le dispositif auxiliaire ou sensible 42, pratiquement comme représenté sur la figure 11. Il faut noter ce- pendant que de nombreux circuits électroniques peuvent assurer-la commande nécessaire et n'entrent pas dans le cadre de l'invention par eux- mêmes. Il faut cependant un dispositif de mesure du déplacement de l'ensemble à chariots dans la direction X et par rapport au transpor- teur 18 lors du retour à la position initiale après la fin du cycle de coupe, et de déplacement du trans- porteur par rapport à la plaque 44 sur une distance sen- siblement égale à la distance mesurée, parcourue par l'ensemble 22 à chariots lorsqu'il revient vers sa position d'origine ou initiale. Selon l'invention, le déplacement du trans- porteur 18 qui fait avancer un segment de la pile, est commandé par le chariot en mode de déplacement de la matière. Une légère erreur sur la mise en position du segment de pile peut être due à la masse du transpor- teur et de la pile qu'il porte, étant donné leur inertie. Cette erreur de position provoque une accumulation d'impulsions du codeur dans le registre ou compteur- décompteur 77, ce nombre étant représentatif d'une dis- tance en plus ou en moins dans la direction X. Le cir- cuit 43 détecte et conserve l'erreur qui est alors transmise à la commande dans laquelle elle est utilisée pour le déplacement de l'origine des données absolues pour les pièces suivantes à couper.La commande trans- met alors un signal au moteur du premier chariot afin que celui-ci se déplace dans la position X et de la distance nécessaire à l'annulation de l'erreur. Ainsi, le déplacement de l'ensemble relativement léger à cha- riots, pour l'annulation de l'erreurpermet la mise en position précise de la lame 34 à l'origine par rapport au segment suivant de la pile à découper. L'appareil 10 comprend en outre un dispositif de nettoyage du feutre garni de poils afin que la charpie, les fils ou la matière de déchet qui peuvent s'être accrochés entre les poils soient retirés, et il comprend une chambre 86 placée sous la face inférieure du brin inférieur du transporteur18 et près de cette surface. La chambre 86 est délimitée en partie par une plaque 87 qui a une face supérieure 4llongée horizontalement. Une fente étroite ou un orifice 88 de la plaque 87 est disposé près de la face inférieure du feutre du transpor- teur. La fente 88 est placée transversalement par rapport au feutre et elle est délimitée par au moins une lèvre dépassant vers le haut sur la plaque 87 et disposée sur le trajet des extrémités libres des poils, afin que les poils soient secoués dans un but qui apparaît clairement dans la suite. La chambre 86 est reliée à la pompe 51 à vide par une soupape 92 qui fonctionne en synchronisme avec le cycle de la table de coupe et en fonction de signaux provenant de la commande 28. Le dispositif de nettoyage des poils comporte en outre un r&teau 94 placé à l'extrémité d'enlèvement de la table de coupe et disposé transversalement au transporteur 18. Ce râteau 94 a de nombreuses dents 95 distantes trans- versalement comme indiqué sur la figure 9, et il est placé de manière qu'il parcoure un trajet courbe dans chaque bloc garni de poils lorsque ce bloc descend sur les roues polygonales 60 dans son trajet de retour si bien que le râteau n'est pas au contact de la cloison associée à chaque paire de blocs adjacents, pratiquement comme représenté sur la figure 8, les trajets du râteau dans deux blocs adjacents montés sur un tronçon 56 de grille étant indiqués en traits interrompus. La table 16 d'empilement comporte une table de support pneumatique et elle a une face supérieure formée par une plaque perforée 96. Une chambre pneu- matique 98 placée juste au-dessous de la plaque 96 com- munique avec les perforations de la plaque. Une autre chambre pneumatique 100 est délimitée en partie par une plaque horizontale perforée 101 recouvrant l'espace compris entre le transporteur 18 et la table 16. Les chambres pneumatiques 98 et 100 sont reliées à une ré- serve d'air comprimé 102 qui peut par exemple être le réservoir récepteur d'un compresseur pneumatique. Une soupape 104 montée entre la réserve 102 d'air comprimé et les chambres 98 et 100 fonctionne d'après la com- mande 28 et transmet de l'air à ces chambres en syn- chronisme avec le cycle de fonctionnement de la table 14 de coupe. On considère maintenant le fonctionnement de l'appareil 10; la matière à couper peut être empilée sur une feuille de papier kraft perforée étalée sur la table 16 de coupe afin que le frottement entre la pile et la surface de la table soit réduit. Lorsque la matière à couper est poreuse, la pile peut êtrerecouverte d'une feuille d'une matière pratiquement imperméable, d'une ma- nière bien connue pour la coupe d'une telle matière sur une table à vide de maintien. Le segment ou morceau antérieur de la pile est déplacé de la table 16 d'empilement à la table 14 de coupe et jusqu'à une position prédéterminée, dans la région W et par rapport à la lame 34, celle-ci oc- cupant sa position initiale ou d'origine au début d'une * coupe comme déterminé par les données absolues du pro- gramme du calculateur 28. Des commandes manuelles de mise en dérivation, non représentées, peuvent aussi être utilisées pour la mise du calculateur en dérivation afin que de l'air puisse être transmis à la table 16 d'empilement et à la plaque 101, que le vide puisse être transmis au feutre garni de poils, et que le trans- porteur 18 puisse être commandé et permette l'avance manuelle de la pile, et que le segment antérieur de la pile soit placé convenablement dans la zone W. Un indicateur tel qu'une source lumineuse portée par le mécanisme 32 de coupe et dirigée vers la table, peut par exemple être utilisé pour la mise en position d'un point de référence tel qu'un coin de la pile, par rapport au mécanisme de coupe. Lorsqu'un segment ou morceau de la pile est convenablement disposé par rapport au mécanisme 32 de coupe dans sa position d'origine comme indiqué en trait plein sur la figure 1, l'appareil 10 est prêt à fonctionner de manière commandée lors de la coupe automatique de pièces P dans le segment, d'après un programme prédéterminé de coupe, le segment ou morceau suivant avançant vers la position de coupe sur la ta- ble 14 lorsque le segment précédent a été coupé. En mode de coupe, le transporteur 18 reste au repos et la soupape 92 est en position fermée si bien que le vide maximal possible est appliqué à la surface du feutre garni de poils, au moins dans la région dans laquelle le mécanisme 32 de coupe travaille. La pile 12 est maintenue en position sur la table de coupe et elle est comprimée par le vide appliqué si bien que la coupe est précise, de manière bien connue dans la technique. La lame 34 avance alors par rapport à la pile 12 et découpe les pièces P dans le segment qui se trouve dans la région W, en fonction du programme prédéterminé de coupe. L'appareil 10 est de préférence programmé afin que le mécanisme 32 de coupe puisse avancer de la région W à la région R lorsqu'il coupe la pile afin qu'il puisse terminer une ou plusieurs pièces qui peuvent commencer dans la région W et se prolonger dans la région R. Ainsi, plusieurs pièces complètes P sont découpées dans la pile 12. La commande peut aussi être programmée pour la découpe de la matière de déchet, en mode de coupe, si bien que les déchets sont séparés en piles individuelles dont la manipulation ultérieure est facilitée. Après la fin du mode de coupe, l'ensemble 22 à chariots se trouve dans une position analogue à celle qui est indiquée en traits interrompus sur la figure 1, l'appareil 10 passant ensuite, à partir de cette position, en mode de déplacement de la matière. Au début de ce mode de déplacement de la ma- tière, un signal du calculateur 28 ouvre la soupape 92 afin qu'il réduise la dépression ou le vide appliqué à la table 14 par la pompe 51. Etant donné cette réduc- tion du vide appliqué à la pile pendant le déplacement de la matière, la force appliquée par la pile et le transporteur sur la plaque 24 est nettement réduite et réduit la coopération par frottement des organes 62 d'étanchéité et de la plaque 44. Cependant, une dé- pression suffisante est maintenue afin qu'elle évite un glissement ou un déplacement relatif de la surface du feutre garni de poils et de la pile qu'il porte. Lorsque le vide de la table est abaissé à une valeur préréglée comme indiqué par un capteur de faible vide, le calculateur commande le dispositif sensible ou le circuit logique 42 de commande asservie d'avance de segment à l'aide d'un signal de validation (109 sur la figure 11) si bien que l'ensemble 22 à chariots revient dans la direction X de la position représentée en traits interrompus vers la position représentée en trait plein sur la figure 1. On se réfère maintenant plus précisément à la figure 11; le déplacement de retour initial de l'ensemble 22 à chariot par rapport au transporteur 18 provoque la rotation de l'arbre du codeur dans le sens horaire CW si bien que les compteurs à 12 bits comptent et provoquent alors l'apparition d'une tension positive de sortie du convertisseur numérique- analogique 80, le moteur 20 du transporteur étant alors commandé et pro- voquant le déplacement du transporteur 18 dans le même sens que l'ensemble 22 à chariots. Le transporteur 18 se déplace lentement d'abord mais il atteint finalement une vitesse constante d'environ 0,15 m/s. Lorsque l'ensemble 22 se déplace, le transporteur 18 le suit à une vitesse qui est proche de celle de l'ensemble. Le signal de sortie du codeur correspond à la différence relative de positions de l'ensemble mobile à chariots et du transporteur mobile. Cette condition est reprémntée graphiquement sur la figure 12 sur laquelle les positions relatives de l'ensemble 22 et du transporteur 18 sont portées en fonction du temps. Lorsque l'ensemble à cha- riôts atteint sa position d'origine, il cesse de se dé- placer, sous la commande du calculateur, mais le trans- porteur 18 continue à se déplacer étant donné la tension transmise par le convertisseur. L'erreur de retard ou correspondant à la différence de positions entre l'en- semble et le transporteur, comme indiqué par le circuit 110 de la figure 11, diminue lorsque le codeur change-a. de sens et transmet des impulsions au canal anti-horaire CCW qui provoque alors le décomptage des compteurs à 12 bits. Lorsque le compteur approche d'une valeur spécifiée qui peut correspondre par exemple à une erreur de position de 13 mm entre le transporteur et l'ensemble à chariots, le circuit 111 de détection à fenêtre commande le fonctionnement d'un relais R1 qui arrête la trans- mission de la tension de sortie du convertisseur 80 vers le moteur 20. Après un court retard fixé par le circuit 112 (10 s), le calculateur 113 lit le nombre restant correspondant à l'erreur, comme représenté dans les bascules quadruples 114. Cette erreur restante qui représente la distance en plus ou-en moins est utilisée pour le déplacement de l'origine des données absolues pour le groupe suivant de pièces à couper dans le mor- ceau suivant de la pile 12. L'ensemble 22 à chariots place alors le mécanisme 32 de découpe à la nouvelle position d'origine en fonction du signal de sortie du calculateur 28. Celui-ci transmet ensuite un signal de vide poussé au circuit 115 de réglage de vide afin que la soupape 92 soit fermée, et le mode de coupe re- commence. Le circuit de la figure 11 représente aussi un circuit 116 de vérification d'erreur, un circuit 117 destiné à commander le fonctionnement normal ou automatique du transporteur, un circuit 118 à retard de 2 s, un réducteur de vitesse 100/1 119 et un tachymètre 120. donnant une tension de 5 V à 1000 tr/min. Lorsque l'ensemble à chariots se déplace lon- gitudinalement par rapport à la table 14 en mode de dé- placement de la matière, la came 55 qui commande les registres 52 maintient en position ouverte un au moins et de préférence deux des registres si bien que le vide est appliqué simultanément à deux chambres adjacentes sous vide. On se réfère maintenant plus précisément aux figures 13 et 14 sur lesquelles deux chambres adjacentes sous vide portent les références 46a et 46b, afin que la description du fonctionnement du transporteur sous vide à zones soit plus commode. On se réfère d'abord à la figure 13 qui indique que, lorsque le transporteur 18 occupe la position représentée en trait plein et lors- que les registres 52a et 52b sont maintenus en position ouverte par la came 55, le vide est appliqué à la face supérieure du feutre garni de poils dans la zone portant la référence V1i disposée longitudinalement entre les cloisons transversales 68a et 68b. Plus précisément, l'air est aspiré par la surface du feutre garni de poilset les bases perforées des blocs 66 qui forment le feutre, puis dans les orifices des tronçons 56 de grille qui les portent et dans les divers trous 45 puis dans les chambres 46a et 46b et les orifices 52a et 52b qui sont ouverts, vers le conduit 50 sous vide comme indiqué par les flèches sur la figure 13. Les cloisons 68a et 68b et les nervures 69a et 69b sont alignées verticalement sur les barrières 48a et 48b empêchant le passage de l'air si bien que la région V1 se trouve juste au-dessus des chambres 46a et 46b sous vide. Lorsque le transporteur 18 se déplace dans le sens de retour comme indiqué par la flèche sur la figure 13, les cloisons 68a et 68b avancent vers les positions indiquées en traits interrompus dans lesquelles les organes d'étanchéité 62a et 62b viennent fermer les trous associés 45 pratiquement comme représenté. Les cloisons 68a et 68b continuent à délimiter la longueur de la zone sous vide mais il faut noter que la zone s'est déplacée d'environ 10,2 cm dans le sens de dépla- cement du transporteur, depuis la position indiquée par la référence V1 vers une nouvelle position indiquée par la référence V2 sur la figure 13. On se réfère maintenant à la figure 14 qui indique que, lorsque les cloisons 68a et 68b avancent vers les positionsreprésentées en trait plein, la com- mande de la zone sous vide délimitée par le feutre garni de poils passe brutalement des cloisons 68a et 68b (fi- gure 13) au jeu suivant de cloisons 68a' et 68b' comme indiqué sur la figure 14. Ainsi, la zone sous vide se dé- place brutalement en sens opposé au sens de déplacement du transporteur et de la position indiquée par la réfé- rence V2 sur la figure 13 à la position indiquée par la référence V3 sur la figure 14, sur une distance d'environ ,3 cm. La zone sous vide migre alors de sa position V3 de la figure 14 à sa position V2 de la figure 13 lorsque le transporteur continue à avancer. Ce déplacement brutal vers l'arrière et cette migration progressive vers l'avant de la zone sous vide se poursuivent jusqu'à -ce que la came 55 portée par l'ensemble 22 à chariots qui avance permette la fermeture du registre 52b et l'ouver- ture du registre suivant 52c, la commande de la position longitudinale de la zone sous vide se déplaçant vers les chambres adjacentes sous vide 46a et 46c. Lorsque l'appareil passe en mode de coupe, l'opérateur peut séparer, regrouper et retirer les pièces coupées et les piles de matière de déchet dans la région d'enlèvement T. Cependant, le cas échéant, un transporteur convenable d'enlèvement non représenté peut être placé près de l'extrémité d'enlèvement du transporteur de coupe afin qu'il reçoive la matière coupée et la déplace vers un -poste de travail ultérieur. L'appareil de nettoyage de feutre qui comprend le r&teau 94 et la chambre pneumatique 86 fonctionne en mode de déplacement de la matière. Le rateau 94 peigne chaque bloc successif garni de poils et retire les gros morceaux de déchets coupés et les fils du feutre. Comme indiqué sur la figure 10, lorsqu'une partie du feutre garni de poils se déplace à la face supérieure de la plaque 87, les lèvres 90 qui délimitent la fente 88 écartent les poils et libèrent des débris. Les cloisons adjacentes 68 du feutre coopèrent avec la face supérieure de la plaque en entourant la région du feutre si bien que l'air est aspiré vers le bas par les trous de la base du feutre et vers la fente 88. L'air à grande vitesse s'écoule localement le long des poils au voisinage de la fente 88 et nettoie ces poils. La chambre 86 qui est représentée de façon rela- tivement schématique peut évidemment avoir un orifice convenable d'accès permettant le retrait de la charpie, des petits morceaux de déchet et des autres débris qui s'y accumulent. Ainsi, l'appareil de nettoyage a le double rôle de nettoyage du feutre garni de poils et de réduction de la dépression appliquée à la table à vide en mode de déplacement de la matière, comme décrit précédemment. REVENDICATIONS 1. Appareil de traitement d'une matière en feuille, du type qui comporte une table à vide, un instrument des- tiné à traiter la matière en feuille, un chariot supporté -afin qu'il se déplace par rapport avec la table et qu'il déplace l'instrument lorsque celui-ci traite la matière en feuille étalée sur la table, un premier mécanisme moteur destiné à déplacer le chariot, une commande du premier mécanisme moteur, destinée à commander le dépla- cement du chariot, un mécanisme de déplacement de matière destiné à déplacer la matière en feuille par rapport à la table, et un second mécanisme moteur destiné à dépla- cer le mécanisme de déplacement de matière, l'appareil ayant un mode de travail dans lequel le chariot se dépla- ce par rapport à la table et à la matière étalée sur la table en fonction de signaux provenant de la commande afin que l'instrument se déplace en traitant la matière, et un mode de déplacement de matière dans lequel l'ins- trument ne traite pas la matière en feuille et le méca- nisme de déplacement de matière déplace la matière en feuille par rapport à la table, ledit appareil étant caractérisé en ce que le mécanisme de déplacement de matière est un transporteur (18) sans fin, faisant partie de la table (14) et comprenant un feutre garni de poils (66) délimitant une surface mobile de support de matière de la table (14), cette surface de support ayant des pas- sages de circulation d'air qui la traversent, l'appareil comprenant une pompe à vide (51) et un conduit de vide (50) destiné à relier cette pompe à vide (51) à une par- tie au moins de la surface de support de la matière afin qu'une dépression soit appliquée à ladite partie de la surface de support de matière. 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite partie de table (14) délimite une série longitudinale de zones contiguës de support de matière, et l'appareil comporte un mécanisme (49, 52, 53, 54 et ) destiné à relier la pompe à vide (51) aux zones suc- cessives de la surface de support et à la déconnecter de ces zones en fonction du déplacement du chariot (22) dans la première direction et par rapport à la table (14). 3. Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que la table (14) comprend une plaque (44) déli- mitant une surface et ayant une série longitudinale de trous (45) qui traversent cette plaque, et l'appareil com- prend une série de chambres sous vide distantes longitudi- nalement et placées sous la plaque (44), chacune de ces chambres sous vide (46) communiquant avec un trou associé (45), et le transporteur (18) entoure une partie de la table (14) et porte une série d'organes d'étanchéité (62, 66) distants longitudinalement et disposés transversa- lement à la plaque de support, ces organes d'étanchéité se déplaçant sur les trous (45) avec le transporteur (18) et glissant-sur la plaque (44). 4. Appareil selon l'une quelconque des revendica- tions 1 à 3, caractérisé en ce que le transporteur (18) comporte plusieurs tronçons articulés de grille (56) raccordés autour d'axes, et le feutre garni de poils est formé par des blocs garnis de poils (66) portés par les tronçons de grille (56). 5. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend-un mécanisme (86, 92, 28, 43, 42) destiné à réduire la dépression appliquée à ladite partie de surface de support de matière, pendant le mode de déplacement de la matière en feuille. 6. Appareil selon la revendication 5, caractérisé en ce que le mécanisme (86, 92, 28, 43, 42) de réduction de la dépression est un mécanisme de nettoyage du feutre garni de poils. 7. Appareil selon la revendication 1, du-type dans lequel ledit instrument est un outil de coupe, ledit appareil étant caractérisé en ce que la courroie a un brin supérieur qui a des poils qui dépassent vers le haut et qui délimitent la surface de support de la ma- tière, et un brin inférieur ayant des poils qui dépassent vers le bas et qui délimitent une surface inférieure du transporteur (18) sans fin, et l'appareil comporte une chambre sous vide (86) placée sous le brin inférieur et ayant un orifice (88) qui est adjacent à la surface in- férieure. 8. Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'orifice est une fente (88) disposée transver- salement à la direction de déplacement de la courroie et délimitée par au moins une lèvre transversale (90) qui dépasse sur le trajet des extrémités libres des poils tournés vers le bas. 9. Appareil selon l'une des revendications 7 et 8, caractérisé en ce qu'il comporte un mécanisme (86, 92, 43, 42) destiné à réduire la dépression appliquée à la- dite partie de surface de support de matière, dans le mode de déplacement de la matière en feuille. 10. Appareil selon la revendication 9, caractérisé en ce que la pompe à vide (51) aspire l'air de la cham- bre sous vide, et le mécanisme de réduction de dépres- sion comporte une soupape (92) destinée à relier la pompe à vide (51) à:la chambre sous vide (86) pendant le mode de déplacement de la matière en feuille, et à dé- connecter la pompe à vide (51) de la chambre sous vide (86) en mode de travail.