L'invention part d'un récipient à pression, en particulier sous forme d'un accumulateur hydropneumatique, comprenant une cloison de séparation (vessie) élastique qui divise l'espace intérieur du récipient en un volume de liquide et un volume de gaz, ainsi qu'une soupape qui est disposée dans une tubulure solidaire du corps du récipient pour l'entrée du fluide de pression dans le récipient et sa sortie de celui-ci, cette soupape possédant un clapet maintenu en position ouverte par an ressort et protégé contre la fermeture prématurée sous l'effet de forces d'écoulement du fluide de pression sortant. Pour empêcher la fermeture prematurée d'une telle soupape, il est connu de munir la tige solidaire de son clapet d'un piston qui délimite une chambre de pression formée dans la tubulure solidaire du corps du récipient et dans laquelle s'établit une contre-pression lors de la sortie du fluide de pression hors du récipient. Cette construction-est relativement conteuse mais elle est surtout d'un fonctionnement peu fiable, c'est-à-dire instable, car elle ne garantit pas que la pression requise règne effectivement dans la chambre de pression. L'invention supprime cet inconvénient par un récipient à pression tel que défini au début, qui est essentiellement caractérisé en ce que la tige du clapet à peu près discorde est verrouillée à la position ouverte par des moyens d'arrêt mécaniques, lesquels sont deverrouilles par un élément de déverrouillage qui est actionné par la cloison lorsqu'elle est presque étendue ou déformée au maximum. Cette disposition a l'avantage d'étire très simple et d'assurer un fonctionnement stable et à l'abri de fausses manoeuvres, du fait que les moyens mécaniques travaillent de façon très sure et toujours de la même manière. Selon d'autres caractéristiques avantageuses de l'invention - les moyens d'arrêt comprennent au moins une bille qui se trouve partiellement dans un perçage transversal de la tige creuse du clapet et qui est poussée en position de verrouillage dans un évidement ménagé dans la paroi de l'alésage recevant la tige par l'élément de déverrouillage - l'élément de déverrouillage est un poussoir guidé dans la tige creuse du clapet et pourvu d'une gorge circonférentielle et d'au moins un chanfrein annulaire, par lequel la bille est poussée dans l'évidement et par lequel cette bille, lors du déverrouillage, peut passer de l'évidement dans la gorge circonférentielle de la tige. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront plus clairement de la description qui va suivre d'un exemple de réalisation non limitatif, ainsi que du dessin annexé, sur lequel - figure 1 est une coupe axiale partielle d'un récipient à pression selon l'invention ; et - figures 2 à 4 représentent les moyens d'arrêt selon l'invention et le clapet de la soupape en différentes positions. Le récipient à pression représenté possède un corps 10 en matériau rigide et une cloison de séparation flexible sous forme d'une vessie 13 qui divise l'espace intérieur du corps 10 en un volume de gaz 11 etun volume de liquide 12. Le corps du récipient possède dans sa partie inférieure un orifice 14 dans lequel est montée solidement et de façon étanche une tubulure 15 présentant un passage 16. Dans le passage 16 est disposée une pièce de guidage 17 traversée de haut en bas par un alésage 18 dans lequel est guidée à joint étanche la tige 19 d'un clapet discorde 20. La pièce de guidage 17 présente un épaulement 21 sur lequel s'appuie un ressort de compression 22 dont l'autre extrémité est appliquee contre le dessous de la tete discoïde 20' du clapet 20 et qui maintient ce clapet en position ouverte. La course d'ouverture du clapet 20 est limitée par une douille 23 qui est fixée sur l'extrémité inférieure de la tige du clapet et qui vient s'appliquer en fin de course contre un épaulement 24 dans la pièce de guidage 17. Le clapet 20 est traversé sur la majeure partie de sa longueur par un alésage 25, dans lequel est guidé à joint étanche un poussoir 26. Un ressort de compression 27 placé dans la partie inférieure de l'alésage 25 presse le poussoir 26 vers le haut, de manière que l'extrémité supérieure arrondie 26' de ce poussoir dépasse en haut de la tte discorde 20' du clapet.Le poussoir 26 est verrouillé à cette position par plusieurs billes d'arrêt 30 qui sont situées partiellement dans des perçages transversaux 31 de la tige 19 et partiellement dans un évidement ménagé dans la paroi de l'alésage 18 et ayant ici la forme d'une rainure annulaire 32 formée dans la pièce de guidage 17 t possédant une section droite qui est légèrement plus petite que la moitié d'un cercle dont le diamètre est un peu plus grand que celui des billes 30. Lorsque le poussoir 26 occupe la position étendue représentée, les billes 30 sont empochées de tomber de la rainure annulaire 32 par une portée 33 sur le poussoir. Les billes s'appliquent en meme temps contre un chanfrein 34 qui se trouve sous la portée 33 et en coopération avec lequel les billes empêchent le poussoir 26 de monter davantage. Le poussoir 26 présente un deuxième chanfrein 35 situé au-dessus de la portée 33 et formant la transition entre cette portée et une gorge circonférentielle 36 du poussoir. La gorge 36 est délimitée en haut par un épaulement 37. Lorsque du fluide de pression sort à grande vitesse du volume de liquide 12 du récipient à travers la tubulure 15, la tête discorde 20' du clapet est exposee à une différence de pression qui, en l'absence de mesures particulières, peut avoir pour effet que le clapet se ferme prématurément, c'est-à-dire à un moment où la totalité du fluide de pression n'est pas encore sortie du récipient. Ce défaut est empêché par les moyens d'arret que forment les billes 30. Le clapet 20 est maintenu par le ressort de compression 22 à la position d'ouverture, où les billes 30 sont poussées par la portée 33 dans la rainure annulaire 32, sous la pression avec laquelle le ressort 27 presse le poussoir 26 vers l'extérieur. Le clapet est donc verrouillé à sa position ouverte. Lorsque le récipient se vide, la vessie 13 se déforme davantage, en s'étendant vers le bas(dans l'exemple de figure 1) sous la pression qui règne dans le volume de gaz 11. Lorsque le volume de liquide 12 est presque vide, la vessie 13 vient en contact avec l'extrémité saillante 26' du poussoir 26 et repousse ce dernier vers le bas contre la force du ressort 27. Les billes 30 passent alors par le chanfrein ?5 dans la gorge circonférentielle 36 sur le poussoir 26. La gorge 36 est suffisamment profonde pour que les billes 30 puissent tomber complètement hors de la rainure 32. Le clapet est alors déverrouillé et la vessie, qui continue à s'étendre, peut presser lue clapet 20 sur son siège 15' au bord supérieur de la tubulure 15. Cela n'est cependant le cas que lorsque tout le fluide de pression a été refoulé hors du volumé de liquide 12. Lorsque la pression du liquide dans le système sur lequel est branché l'accumulateur redevient ensuite plus élevée que la pression du gaz dans l'accumulateur, il y aura de nouveau une entrée de fluide de pression dans le récipient, avec compression de la vessie 13. Le ressort 22 soulève alors le clapet 20 du siège 15' et le ressort 27 peut de nouveau repousser le poussoir 26 vers l'extérieur. REVENDICATIONS 1. Récipient à pression, en particulier accumulateur hydropneumatique, comprenant une cloison de séparation élastique qui divise l'espace intérieur du récipient en un volume de liquide et un volume de gaz, ainsi qu'une soupape qui est disposée dans une tubulure solidaire du corps du récipient pour 1entrée du fluide de pression dans le récipient et sa sortie de celui-ci, cette soupape possédant un clapet maintenu en position ouverte par un ressort et protégé contre la fermeture prématurée sous l'effet de forces d'écoulement du fluide de pression sortant, caractérisé en ce que la tige du clapet à peu près discorde est verrouillée à la position ouverte par des moyens d'arret mécaniques, lesquels sont déverrouillés par un élément de déverrouillage qui est actionné par la cloison lorsqu'elle est presque étendue ou déformée au maximum. 2. Récipient selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens d'arrêt comprennent au moins une bille qui se trouve partiellement dans un perçage transversal de la tige creuse du clapet et qui est poussée en position de verrouillage dans un évidement ménagé dans la paroi de l'alésage recevant la tige par l'élément de déverrouillage. 3. Récipient selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'élément de déverrouillage est un poussoir guidé dans la tige creuse du clapet et pourvu d'une gorge circonférentielle et d'au moins un chanfrein annulaire, par lequel la bille est poussée'dans l'évidement et par lequel cette bille, lors du déverrouillage, peut passer de l'évidement dans la gorge circonférentielle de la tige. 4. Récipient selon l'-une quelconque des revendications 1 3, caractérisé en ce que le poussoir fait saillie de la tête discorde du clapet lorsque le récipient à pression est rempli et est repoussé à l'intérieur du clapet par la cloison lorsque le récipient est presque vide, de manière que la bille peut passer de l'évidement et du perçage transversal dans la gorge circonférentielle de la tige. 5. Récipient selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le poussoir est maintenu en position étendue par un ressort de compression et est guidé- joint étanche dans un alésage longitudinal du clapet. 6. Récipient selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les moyens d'arret comprennent plusieurs billes et en ce que l'évidement pour leur réception est réalisé sous forme d'une rainure annulaire dont la section droite est plus petite que la moitié-d'un cercle dont le diamètre est légèrement plus grand que icelui des billes.