La présente invention a pour objet un procédé pour déterminer la viabilité des semences avant la germination. Actuellement, le procédé courant qui sert à déterminer la germination des semences (c'est-à-dire par définition le développement de l'embryon) consiste à planter un nombre prédéterminé de semences dans un sol léger ou du tissu-éponge humide et à déterminer le pourcentage de semences dont la radicule est sortie au bout d'un laps de temps fixé. L'essai de germination en laboratoire vise à indiquer la valeur de plantation en pleine terre d'un échantillon de semence (Règles Internationales d'Essai des Semences, 1966).'ioutefois, certains échantillons de semences présentent une discordance marquée entre la germination en laboratoire et en pleine terre.On a fait antérieurement plusieurs tentatives pour mettre au point des essais (en serre) qui indiquent mieux la germination en pleine terre d'édhantillons de semences, par exemple des essais de germination dans un sol non stérilisé et dans ducompost. Toutefois, ces essais sont difficiles à normaliser et il faut plusieurs jours pour les achever. Voir les articles de S. Matthews et W.T. Bradnock, Proc. Int. Seed Test. jass. volume 32 (1967), nO 3, pages 553 à 563 et Hort. Res., 1968, volume 8, pages 89 å 93. Recherchant un essai meilleur et plus court, les auteurs décrivent un essai d'exsudation en 24 heures comme base permettant de prédire le résultat en pleine terre. Ils indiquent avoir découvert une corrélation négative notable entre la germination en pleine terre d'échantillons de semences de pois et de haricots vert et la facilité avec laquelle des semences provenant des échantillons donnent des électrolytes dans l'eau de macération de semences. Ils ont trouvé que les échantillons qui exsudent facilement des électrolytes, ainsi qu'on le mesure par la conductivité électrique de l'eau de macération de semences au bout de 24 heures, donnent de petits dénombrements de germination en pleine terre. Ils ont trouvé aussi que dans le cas des pois, il existe une relation similaire entre la germination et l'exsudation d'hydrate de carbone solubles.Un travail plus récent de cette nature est signalé par D.A. Berry et J.G. Harrison dans Journal 0f Sxperimen- tal Botany, volume 21, N067, pages 504 à 512, mai 1970. On a proposé antérieurement divers procédés permettant de déterminer la valeur de germination des semences, la plupart étant des procédés destructifs. Par exemple, le brevetdes E.U.A. NO 1 330 112 propose un procédé de détermination de la valeur de germination des semences qui consiste à soumettre des semences choisies à l'action d'un réactif qui cause un contraste de couleur entre les parties saines et les parties altérées de la semence, Le brevet des E.U.A. NO 2 921 598 décrit un appareil servant à déterminer la capacité de germination des semences et comportant un réacteur dans lequel, après avoir fendu longitudinalement par l'embryon des grains choisis, on les soumet à une réaction sur une solution aqueuse d'un composé qui cause une coloration de l'embryon s'il est capable de germer.Le brevet des E.U.A. NO 3 530 372 décrit un procédé d'essai non destructif automatique des semences et de triage des semences, qui est basé sur la proportion d'une substance déterminée telle que l'eau, l'huile etc; On détermine automatiquement le poids d'une semence particulière et la quantité de la substance donnée qu'elle contient et d'après cela, on calcule automatiquement la teneur de la semence en cette substance puis on sélectionne des semences appropriées en se basant sur le fait que la teneur soit supérieure ou non à une valeur désirée et prescrite. Un autre essai que l'on applique aux semences est le dosage de l'humidité au stockage ; toutefois, ce n'est pas un essai de germination en pleine terre. On connait depuis quelques années des instruments électriques de mesure d'humidité servant à indiquer l'humidité des grains stockés. 1'un des instruments anciens de mesure d'humidité est décrit dans le brevet des .U.A. NO 1 059 099. Un autre appareil de type électrique servant à déterminer l'humidité des semences et grains stockés est décrit dans le brevet des E.U.A. NO 2 825 870. Dans le Yearbook of Agriculture, "Seeds" (1961), Ways to Test Seeds for Moisture, Lawrence Zeleny indique à la page 447 que des facteurs autres que la teneur-en humidité influent sur les propriétés électriques des semences et qu'il faut connaitre plus complètement ces facteurs avant de pouvoir attendre un accroissement appréciable de précision des procédés électriques d'essai d'humidité. On comprendra plus clairement la nécessité de déterminer la viabilité virtuelle des semences si l'on songe qu'un cultivateur peut avoir un stock de plusieurs tonnes de semences à mettre sur le marché. Toutefois, s'il trouve que le taux de viabilité de ce lot particulier de semences est inférieur à un taux de germination normal prescrit, fixé par des règlements officiels, il doit jeter tout le lot. Si par contre on disposait d'un procédé permettant de séparer de façon non destructive les semences non viables, il est évident que l'on pourrait conserver, pour la distribùtion, un fort pourcentage du stock de semences. -L'invention a pour objet un procédé d'essai non destructif permettant de déterminer la viabilité de chaque semence qui a aussi l'avantage de séparer les semences d'après leur niveau de vigueur de développement des plantes et de germination en pleine terre. Le nouveau procédé ici décrit a pour principe de contraler un courant bioélectrique engendré dans les plantes dans des conditions d'activité physiologique normale. Tout organisme vivant contient une certaine activité rédox et chez les plantes, il est démontré que des courants bioélectriques établis par réaction rédox sont associés à la mobilité des ions, W.C. Levengood, "Redox Currents Associated with Ion Mobility in Stems of Plants",- Can, J. Bot., 48 pages lO?9 à lolos (1970). Ces courants redox proviennent du grand nombre de mécanismes d'oxydation et de réduction qui existent dans les tissus végétaux; Le procédé ici décrit concerne principalement les mécanismes qui existent lorsque la semence commence initialement ses stades de prégermination. On stocke les semences à l'état sec de métabolisme réduit, parfois appelé état latent. Quand on place une semence sèche dans les conditions de milieu appropriées à la germination, c'est-i- dire à une température suffisammentélevée, d'environ 250C, avec une humidité suffisante, les processus de prégermination s'amorcent. Il existe dans le processus de prégermination de toute semence trois phases essentielles liées dans le temps et que l'on peut définir comme suit : () la phase d'imbibition (absorption d'eau) (2) la phase d'hydratation (enzymes hydrolases) (3) la phase de division et de grossissement des cellules (synthèse de la ribonucléase). Il peut s'écouler plusieurs heures entre l'amorçage de la première phase et celui de la troisième. Toutefois, au moment ou la 3ème phase esten cours, la semence a atteint le stade dtirré- versibilité de son cycle de prégermination. Autremert dit, au 3ème stade, on ne peut plus ramener la semence à l'état sec ou latent sans tuer l'embryon. Par contre, aux phases 1 et 2, bien que l'activité enzymatique soit en cours, on peut sécher la semence et la ramener à l'état sec de mtabolisme réduit pour la stocker sans nuire à sa viabilité ni à sa vigueur. Le procédé d'essai ici décrit s'effectue sur la semence à la 1ère phase de son cycle de prégermination. Quand une semence s'imbibe d'eau, cela déclenche la libération d'hormones et d'enzymes. La libération d'hromones de croissance amorce l'activité respiratoire et comporte le déclenchement des enzymes oxydases et hydrolases qui servent à convertir l'amidon de l'endosperme en sucres solubles devant servir en fin de compte de source d'aliments pour l'embryon en développement. La présence de cette réserve d'oxydases située dans l'endosperme constitue la source du courant bioélctrique. On peut tirer parti de l'activité redox pour contrôler les taux d'activité enzymatique et par conséquent, la viabilité de la semence. L'invention a pour objet un procédé visant à déterminer la viabilité des semences avant germination et caractérisé par le fait que l'on humidifie des semences initialement sèches pendant un temps suffisant et à une température suffisante pour que les semences passent de l'état sec au moins à la 1ère phase de leur cycle de prégermination mais sans amorcer la dernière phase de ce cycle, que l'on applique- à chacune des semences un potentiel électrique de manière à faire passer un courant électrique au travers, que l'on mesure le courant électrique qui traverse chacune des semences et que l'on sépare les semences en groupes selon leurs valeurs mesurées de courant électrique qui sont la mesure de leur viabilité. L'invention propose aussi un procédé d'étalornaFe de la viabilité des semences qui consiste à mettre en corrélation la longueur des radicules avec les valeurs mesurées de courant élec trique des semences correspondantes. On a yrouvé aussi que l'on peut étalonner la viabilité des semences en mettant en corrélation les taux de germination en pleine terre et la hauteur des plantes avec les valeurs mesurées de courant électrique pour les semences correspondantes et en établissant une corrélation entre les conditions de développement en pleine terre et les valeurs mesurées de courant électrique des semences correspondantes. D'autres buts et avantages de l'invention sont indiqués par la description suivante qui se réfère aux dessins annexés sur lesquels : - la figure 1 est un schéma d'un système servant à essayer les semences selon le procédé de l'invention, - les figures 2 et 2a montrent des courbes de réponses types qui indiquent l'intensité de courant rédox en microampères pour deux semences différentes essayées selon l'invention - la figure 3 montre une famille de courbes de taux de germination de semences de betterave sucrière - la figure 4 une famille de courbes de taux de germination d'arachides de très faible viabilité, sélectiozzées par l'appareil d'essai de semences de la figure 1, et - la figure 5 une famille de courbes de taux de germination de pois potagers. La figure 1 est un schéma d'un système d'essai de semences selon le procédé de l'invention. On place la semence entre deux électrodes lî et 12 qui sont branchés dans le circuit électrique d'un potentiomètre. Le potentiomètre comprend une résistance variable 14 qui est branchée dans une boucle en série avec une batterie 15 et un interrupteur 16. L'électrode îl est reliée par le conducteur 17 à une extrémité de la résistance variable 14 tandis que le contact-réglable 14a de la résistance variable 14 est relié à une électrode 12 par l'intermédiaire d'un instrument de mesure électrique tel qu'un microampèremètre 19. Si on le désire, l'instrument de mesure peut comprendre un enregistreur graphique servant à donner un enregistrement permanent du courant de sortie de chaque semence essayée.Le circuit du potentiomètre, tel qu'il est représenté, comprend aussi une résistance facultative de sensibilité 20 que l'on peut éliminer du circuit lorsqu'elle n'est pas nécessaire, en fermant l'interrupteur 21. On imbibe d'eau les semences à essayer, par trempage, par arrosage ou autrement, à une température suffisamment élevée pour que le processus de prégermination commence. On poursuit l'imbibés tion jusqu'à ce que les semences soient nettement arrivées à la première phase de prégermination (appelée imbibition) mais non jusqu'à ce que la troisième phase de prégermination commence. Afin d'obtenir un courant de sortie mesurable des semences, on fait varier le temps d'imbibition selon le type de semences essais. Normalement, uneimbibition préalable d'une à deux heures avant l'essai est suffisante ; toutefois, pour certaines semences comme les arachides, ce temps peut entre de 15 minutes seulement. Après l'imbibition préalable et pendant que les semences sont encore humides, on les place entre les deux électrodesll et 12 et on applique entre les électrodes un faible potentiel électrique, de 11 ordre de 1,5 V. Le potentiel électrique peut être engendré par une source extérieure telle qu'une batterie comme l'illustre l'exemple de la figure 1 ou bien par la réaction électrochimique d'électrodes différentes telles que des électrodes de fer et de cuivre, le potentiel d'oxydation entre ces deux métaux étant d'environ 0,96 V. On obtient des résultats pratiquement identiques avec les deux types de sources de potentiel. Dansun mode d'exécution de la disposition de la figure 1, les électrodes 11 et 12 sont en acier inoxydablè l'électrode ll ayant un diamètre d'environ 2 cm et l'électrode 12 un diamètre d'environ 1,2 cm. L'avantage du système qui utilise les électrodes en acier inoxydable sur le système fer-cuivre est qu'il est plus facile de garder les électrodes propres. Pour améliorer le contact électrique avec les électrodes 1l et 12, on place un conducteur flexible entre chaque électrode métallique et la surface extérieure de la semence. Les conducteurs flexibles 23 et 24 de la figure peuvent être de tout type approprié et on a utilisé avec succès du papier absorbant mouillé d'eau du robinet. Pour comparer les sorties bioélectriques des semences à leur viabilité virtuelle, on fait germer les semences après la détermination du courant bioélectrique. On mesure la longueur des radicules au bout de 72 à 96 heures de germination pour établir une relation quantitative entre la vigueur et la viabilité par le procédé d'essai. Quand on place les électrodes 1l et 12 de part et d'autre d'une semence préalablement imbibée, il se produit une augmentation soudaine du courant, puis une diminution rapide jusqu'à une valeur d'état constant. La nature de ces courbes de réponse est indiquée par les figures 2 et 2a qui sont des exemples d'essais effectués sur des semences de haricot de la variété Tendercrop. Le Tableau l ci-après indique les résultats d'essais sur 15 semences de haricot Tendercrop préalablement imbibées pendant une heure dans du tissuéponge humide avant l'essai.On place chaque semence entre des électrodes en acier inoxydable dans un circuit d'essai du type représenté par la figure 1. Les intensités de courant rédox en microampères pour les valeurs de pointe et d'état constant sont indiquées par les tableaux pour chacune des semences et les courbes de réponse des semences 8 et 9 sont indiquées respectivement par les figures 2 et 2a. Quand on place une semence entre les électrodes 11 et 12 et que l'on ferme l'interrupteur de marche et d'arrêt 16 pour boucler le circuit, il se produit une augmentation très soudaine du courant suivie d'une diminution lente, normalement à peu près exponentielle. Il s'écoule environ 15 secondes entre la valeur de pointe obtenue lors de la fermeture du circuit et la valeur d'état constant qui suit.Les longueurs de radicules pour chacune des semences sont relevées au bout de 96 heures de germination. TABLLAU I Haricots lendercrop préalablement imbibés pendant une heure dans du tissu-éponge humide, système à électrodes d'acier inoxydable Semence Intensité de courant rédox AA Longueur de la radi NO pointe état constant cule au bout de 96 h de germination 1 15 7 1,0 cm 2 2 1,2 1,7 cm 3 19 l1 O cm 4 6,5 3,9 2,6 cm 5 2 1,6 4,5 cm 6 18 7,5 0,3 cm 7 2,5 2,0 1,4 cm 8 6 3,9 4,3 cm 9 20 10 O cm 10 19 10 O cm il 15 7 0 cm 12 0,5 1,0 1,8 cm 13 9 4 2,5 cm 14 18 15 0 cm 15 21 9,5 0,2 cm On voit par le tableau I que les semences non viables se présentent dans les échantillons dont la sortie bioélectrique est très grande.En éliminant les huit semences dont l'intensité de courant à l'état constant est supérieure à 5,0 P , c'est-à-dire les semences 1, 3, 6, 9 à 11, 14 et 15, on éliminerait les semences non viables de ce groupe indiqué par le Tableau I. Il est vrai que trois des huit semences du groupe à courant élevé, à savoir 1,6 et 15, présentent un certain développement de la radicule mais on peut voir, en comparant leur longueur de radicule à celle d'autres semences à bas niveau de courant, quelle est beaucoup plus courte et de nature moins vigoureuse. En éliminant les semences dont le courant bioélectrique à l'état constant est supérieur à 5,0 A (soir un courant initial de pointe supérieur à 10 A), on élimine non seulement les semences non viables mais aussi celles de faible rigueur.On peut utiliser le courant de pointe pour un triage automatique rapide, mais on utilise l'inten- sité de courant à l'état constant ans le triage manuel et c'est la valeur qui est mentionnée dans les résultats d'essai décrits ci-après. Les semences no 1, 6 et 15 présentent des radicules sous-développées et très courtes. Les semences présentant les radicules les plus longueues, de 1,4 à 4,5 cm, sont celles qui sont groupées dans les bas niveaux de courant à faible sortie bioélectrique. Dans un procédé d'essai courant, ces semences seraient conservéespour l'usage commercial car ce groupe donne une germination de 100 %0 et une excellente vigueur, s'exprimant par le développement des radicules.On voit donc que la figure 2 montre une courbe de réponse pour la semence n08, qui est une semence viable, tandisque la figure 2a montre la courbe de réponse de la semence no9, qui est une semence non viable. Dans les exemples suivants, on a divisé les diverses quantités de semences essayées par le procédé de l'invention en groupes déterminés par les diverses gammes de courant bioélectrique de sortie. Dans la plupart des cas, les tableaux indiquent le pourcentage de germination ainsi que la longueur des radicules pour chacune des différentes gammes de courant. Il est évident, d'après les divers exemples, que les semences les plus vigoureuses, c'est-à-dire celles qui présentent les plus grandes longueurs de radicule en même temps que les taux de germination les plus élevés, se trouvent dans les groupes choisis aux faibles intensités de courant. Exemple 1 - Semence de poivre (variété Belaire) Le Tableau II ci-après indique les résultats d'essais pour des semences de poivre de la variété Belaire, préalablement imbibées une heure dans l'eau avant l'essai. On essaie les semences dans un système à électrodes en acier inoxydable du type représenté par la figure 1 et immédiatement après l'essai, on les place sur du tissu-éponge humide pour la germination. EABY2AU Il Groupe Gamme de courant Germination Temps de Nombre de ~ VA germination semences ~~~~~~ ~~~~~~~~~~~~~~~~ ~~~~~~~~~~~~ jours ~~~~~~~~~ A 0-2 94,5 % 5,15 36 B 3-6 94,7 ffi 5,29 19 C 7-15 85,7 ffi 5,34 14 Par le tableau II, on voit que les semences sont séparées en trois gammes de courant appelées groupes A, B et C. Il s'agit d'une souche à très forte germination, le groupe C présentant un taux de germination plus bas que les groupes A et B. Il s'agit aussi d'une plante à germination très lente et donc, les temps de germination plus courts des groupes A et 3 ont leur importance. Exemple 2 - Betteraves sucrières Betula vulgaris La figure 3 montre une famille de courbe de taux de germination de semences de betterave sucrière. Le pourcentage de er- mination est porté en fonction du nombre de jours de post-germination. Le mot "post-germination" est ici employé pour désigner le temps qui suit l'imbibition initiale, aux fins de germination. On imbibe préalabfliement les semences pendant une heure, avant l'essai, dans lequel on place chaque semence entre des électrodes en acier inoxydable du circuit d'essai du type représenté par la figure 1. Il y a 50 semences par groupe ce qui dorne une germination globale de 42. Les courbes A, B, C et B de la figure 3 sont basées sur les résultats d'essais donnés par les semences quand on les divide en différentes gammes de courant bioélectrique de sortie. les semences du groupe A ont une gamme de courant de O à O,l ;;iA. Les semences du groupe B ont une gamme de courant de 0,1 à 0,6 FA. les semences du groupe C ont une gamme de courant de 0,6 à 1,5 P et les semences du groupe D une gamme de 1,5 à 3,5+ lIA. D'après la courbe A, on voit que les semences du groupe A ont le plus fort pourcentage de germination et que les semences du groupe D ont le plus faible pourcentage de germination. Ici encore, on voit que les semences les plus vigoureuses qui ont les taux de germination les plus élevés, se présentent dans les groupes choisis aux plus bas niveaux de courant. Exemple 3 - Phaseolus vulgaris, variété Cascade le tableau III ci-après indique les résultats d'essais de semences de haricots blancs de la variété Cascade, préalablement imbibés pendant deux heures sur du tissu-éponge humide avant l'essai. Après la mesure de courant, on ramène les semences à l'état de stockage à sec, on les y maintient quatre jours puis on les fait germer. On essais les semences dans un système à électrodes Fe-Cu du type décrit ci-dessus et on mesure les radicules au bout de 32 heures de germination. TABLEAU III Groupe gamme de Germination Longueur moyenne Nombre de courant A ~~~~~~~~~~~ de la radicule semence A O - 0,3 100 % 2,59 cm B 0,3 - 1,0 100 ? 2,26 cm 13 C 1,0 - 3,0 92 % 2,40 cm 26 D 3,0 - 20,0 45 % 1,19 cm 22 On voit par le Tableau III queles semences après essai sont divisées en quatre groupes A à D, les deux groupes A et B ayant une germination de 100 %. Le groupe C donne aussi une germination élevée, 92 ffi ayant une radicule de longueur moyenne presque aussi grande que la moyenne du groupe A. On notera aussi que le groupe D, qui a la gamme de courant la plus élevée a une faible germination de 45 % de façon correspondante, une petite longueur moyenne de radicule.Il nty a pas de perte apparente de vigueur ni de viabilité à la suite de cette imbibition initiale et de l'essai bioélectrique. On voit aussi que le procédé d'essai du type ici décrit est du type non destructif. Exemple 4 - Phaseolus vulgaris, haricots à graine foncée, variété Tendercroa Le tableau IV ci-après montre les résultats d'essais de haricots Tendercrop (à graine foncée) préalablement imbibés 3 heures dans du tissu-éponge humide avant l'essai. Après la mesure de courant, on ramène les semences à l'état de stockage à sec, on les y maintient quatre jours puis on les fait germer. On place les semences entre des électrodes d'acier inoxydable dans un circuit d'essai du type représenté par la figure 1 et on mesure les radicules au bout de 98 heures de germination. Groupe Gamme de Germination Longueur moyenne Nombre de courant A ~~~~~~~~~~~~ de la radicule semences A O - 0,3 100 % 1,85 cm Il B 0,3 - 2,0 100 % 2,02 cm 11 a 2,0 - 3,0 50 % 0,94 cm 18 D 3,0 - 20,0 46 % 0,88 cm 26 On voit par le Tableau IV que les semences des deux groupes A et B ont une germination de 100 g et que la longueur moyenne de la radicule dans ces groupes est notablement plus grande que dans les groupes a et D où le taux de germination est de 50 % ou moins. Comme dans les exemples précédents, les semences des r,rou- pes A et B qui ont les plus basses gammes de courant donnent les taux de germination les plus élevés et les plus grandes longueurs moyennes de radicule. Exemple 5 - Phaseolus vulgaris, haricots à graine foncée, variété Tendercrop. Le Tableau V ci-après indique les données de germination de semences de faible viabilité. On imbibe d'eau pendant une heure des haricots à graine foncée Tenfercrop avant de les essayer dans un système à électrodes d'acier inoxydable du type représenté par la figure 1. On groupe les semences en quatre gammes de courant A à D de 24 semences chacune. Après l'essai, on ramène les semences à l'état de stockage à sec pendant 7 jours puis on les plante uniformément dans des chassis de serre contenant du sable humide. TABTRAU V Groupe Gamme de Germination Plantes Temps, courant des plantes défectueuses ( ) jours A 0 - 0,1 95,8 % 8,7 % 5,3 B 0,1 - 4,Q 91,7 % 9,1 , 5,0 C 4,0 - 10,0 83,3 % 10,0 % 5,5 D 10,0 - 40,0 29,2 % 14,3 40 5,4 (o) les plantes défectueuses sont celles qui sont dépourvues de cotylédons et/ou de feuilles primaires. Germination globale : 75,0 %. On voit que le pourcentage de plantes défectueuses augmente à mesure que le taux de germination diminue. Cela démontre que le procédé sélectionne les plantes défectueuses aussi bien que celles de faible vigueur. Le temps de germination est aussi légèrement inférieur dans les groupes A et B. Exemple 6 - Phaseolus vulgaris, haricots variété Niagara 773 Le Tableau VI ci-après indique les résultats d'essais de germination de haricots Niagara 773. On imbibe préalablement les semences d'eau pendant une heure avant 11 essai dans un système à électrodes d'acier inoxydable du type représenté par la figure 1. On prélève les semences sur un stock viable normal. Après essai, on sélectionne les semences en quatre groupes A à D, on les sèche puis on les plante dans du sable humide. I1 y a seize semences par groupe d'essai. TABLEAU VI Groupe Gamme de Germination Temps, plantes dé- hauteur des courant a jours fectueuses plantes à ( ) 12 jours A 0,1 - 1,0 93,8 % 6,1 6,7 % 7,4 + 0,8 cm B 1,0 - 5,0 87,) % 5,8 7,1 7,2 + 0,9 cm C 5,0 - 10,0 81,3 % 5,5 23,0 6,7 + 1,3 cm D 10,0 - 20,0 50,0 % 6,1 75,0 % 5,1 + 2,1 cm (o) les plantes défectueuses sont celles qui sont dépourvues decotylédons et/ou de feuilles primaires. La germination indiquée sur l'étiquette de la fourniture de semences sur laquelle on a prélevé les semences essayées selon le Tableau VI est de 80,0 %. La germination globale déterminée dans l'essai est de 81,3 %. On notera que les semences du groupe A qui ont la plus basse gamme de courant ont aussi le plus fort pourcentage de germination.Le groupe D a la gamme de courant la plus élevée et non seulement la germination est moindre dans ce groupe, mais le nombre de plantes défectueuses est plus grand (comme c'était le cas du tableau V), la hauteur des plantes est moindre et l'écart-type est plus grand. I1 est intéressant aussi de noter que si les semences du groupe A mettent plus longtemps à germer, la hauteur des plantes à 12 jours est supérieure à celle des autres groupes. On voit donc que le procédé d'essai ici décrit ne sélectionne pas seulement en vue de la germination mais aussi en fonction de la vigueur des semences et de l'uniformité de croissance des plantes. Exemple 7 - Phaseolus vulgaris, haricot à graine blanche, variété Tendercrop. Le tableau VII est particulièrement intéressant parce qu'il compare les essais de germination en laboratoire et les données concernant la croissance en pleine terre et le rendement. Chaque essai est une indication relative de vigueur de la plante. Les haricots à graine blanche Tendercrop essayés sont représentatifs dd'une souche e faible viabilité. On imbibe préalablement les semences d'eau pendant 15 minutes avant de les essayer dans un système à électrode d'acier inoxydable du type représenté par la figure 1. Après essai, on ramène les semences à l'état sec pendant 10 jours avant la germination et la plantation. On effectue les essais de germination sur du tissu-éponge humide et on mesure les radicules au bout de 96 heures. On effectue l'essai de germination en pleine terre en plantant les semences à un espacement de 15 cm. Dans chaque série d'essais, on utilise au total 30 semences des quatre qualités A à D. TABLEAU VII Qualité Gamme de Fraction Taux ( ) Longueur moyenne Germina- Plantes Hauteur des Cosses par courant ua de tri de la radicule tion ( ) défec- plantes à plante tueuses la maturité ( ) 68 jours A 0 -3,0 0,25 93,4 % 2,51 cm 73,4 % 9 % 32,6 cm 11,7 B 3,0-10,0 0,28 90,0 % 2,40 cm 70,0 % 20 % 30,6 cm 10,5 C 10,0-18,0 0,17 80,0 % 2,03 cm 50,0 % 53 % 25,0 cm 5,7 D 18,0-30+ 0,30 40,0 % 1,45 cm 3,3 % 100 % 24,0 cm 1,0 ( ) germination globale 76 % ( ) germination en pleine terre 49 % ( ) Données basées sur le comptage des cosses supérieures à la taille N 2 On voit par le Tableau VII que tous les pourcentages de germination de plantes normales sont inférieurs en pleine terre (comme prévu). Les niveaux relatifs de qualité reste comparable. La hauteur des plantes et le nombre de cosses par plante concordent aussi avec les données sur la longueur des radicules. On voit donc que l'on peut traduire les essais de germination par une évaluation en pleine t erre de la croissance et de la maturité des cosses. Exemple 8 - Arachis hypogaea, semences d'arachide le Tableau VIII ci-après indique les résultats d'essai de semences d'arachide tirées d'un lot à forte germination. On imbibe préalablement les semences d'eau pendant 15 minutes avant de les essayer dans un système à électrodes d'acier inoxydable du type représenté par la figure 1. Après essai, on fait germer les semences sur du tissu-éponge humide et on mesure les radicules au bout de 72 heures de germination. La "fraction de tri" représente la fraction du lot total trié (618 semences) dans cette qualité particulière. On fait germer au total 30 semences dans chaque groupe d'essai. TABLEAU VIII Qualité Gamme de Fraction Germination Longueur moyenne de courant pA de tri ~~~~~~~~~~ la radicule Par le tableau ci-dessus, on voit que si les pourcentages de germination sont élevés dans les trois qualités, la longueur des radicules est notablement plus grande dans les qualités A et B. D'après les divers essais que l'on a effectués, on a trouvé que les longueurs de radicule sont une mesure relative de la vigueur des plantes dans une qualité particulière de séparation. Exemple 9 - Arachis hypogaea, semences d'arachide (semences à faible germination La figure 4 montre une famille de courbes de taux de germination d'arachides de très viabilité ayant une germination globale de 27. On imbibe préalablement les semences d'eau pendant 15 minutes avant essai. On ramène les semences à l'état de stockage à sec pendant quatre jours avant la germination. On place chaque semence entre des électrodes d'acier inoxydable et lecircuit d'essai est du type représenté par la figure 1. Comme le montre la figure 4, les semences du groupe A ont le plus fort pourcentage de germination et ce groupe a aussi la plus basse gamme de courant pendant l'essai. Les gammes de courant pour chacun des groupes A à D sont indiquées au Tableau Ix. TABLEAU IX Groupe Gamme de Fraction de tri germination courant A A 10-15 0,03 73,4 * B 15-20 0,16 35,5 % C 20-25 0,33 20,0 % D 25-40+ 0,48 11,1 % Germination globale 27 %. Exemple 10 - Gossypium hirsutum, semences de coton Le Tableau X ci-après indique les résultats d'essais de semences de coton (variété C-310) de très haute qualité de germination. On voit pourtant que l'essai par le présent procédé sépare les groupes d'après la viabilité et les semences défee- tueuses. Ces données sont récapitulées au Tableau X pour les quatre qualités, à raison de 20 semences par groupe. La "fraction de tri" représente la fraction du lot total de semences (318 semences) que l'on trie dans cettequalité particulière. On imbibe préalablement les semences d'eau pendant 30 minutes avant l'essai dans un circuit qui utilise des électrodes d'acier inoxydable, du type représenté par la figure 1. On ramène les semences à l'état sec de stockage dix jours avant la germination. On mesure les radicules au bout de 72 heures de germination. TABLEAU X Groupe Gamme de Germination Fraction Longueur Embryons courant FA de tri moyenne défectueux des radicules A O -0,5 95 % 0,52 1,00 cm O % B 0,5-1,0 100 % 0,16 1,10 cm O % C 1,0-1,5 90 % 0,18 0,90 cm 22 % D 1,5-2+ 50 % 0,14 0,86 cm 50 % Comme on le voit par le tableau X, les semences des groupes A et B ontune forte germination et une grande longueur moyenne de radicules avec un taux nul d'embryons défectueux. Le groupe C présente une germination de 90 % et une longueur moyenne de radicule relativement grande. I1 présente 22 % d'embryons défectueux. les embryons défectueux sont ceux dont la radicule est déformée et n'est pas complètement sortie du tégument. I1 est intéressant de noter que le groupe D a seulement une germination de 50 % et 50 ffi d'embryons défectueux. Le fait que les groupes A et B ne contiennent pas d'embryons défectueux indique une plus grande vigueur de ces qualités. Exemple 11 - Pisum sativum, pois potager (variété Icer-95) La figure 5 montre une famille de courbes de taux de germination de semences de pois potagers. On imbibe préalablement les semences d'eau pendant 15 minutes avant l'essai puis on place chaque semence entre des électrodes d'acier inoxydable, dans un système d'essai du type représenté par la figure 1. Alors que le pourcentage de germination du groupe B est légèrement supérieur à celui du groupe A comme le montre la figure 5, on voit par le Tableau IX ci-après que les semences germées du groupe A one une longueur moyenne de radicule légèrement plus grande. TABlEAU XI Groupe Gamme de Fraction de tri Longueur moyenne des courant A radicules A 0-1 0,29 1,06 cm B 1-5 0,40 1,03 cm C 5-12 0,17 0,62 cm D 12-20+ 0,14 0,49 cm Exemple 12 - Glycine max, soja (variété Cocker Hampton 266-A) Le Tableau XII ci-après indique les résultats d'essais de semences de soja préalablement imbibées d'eau pendant 8 minutes avant l'essai puis ramenées à l'état sec pendant quatre jours avant la germination. On place les semences entre des électrodes d'acier inoxydable dans un circuit d'essai du type représenté par la figure 1. On utilise trente semences dans l'essai de germination en laboratoire. TABLEAU XII Groupe Gamme de Fraction de tri Germination Longueur moyenne courant ~~~~~~~~~~~~~~~~~~ des des radicules A -3 0,27 96,6 % 0,92 cm B 3-6 0,24 96,6 ç 0,55 cm C 6-12 0,14 93,6 % 0,67 cm D 12-20 0,35 36,3 % 0,59 cm On notera que si les groupes A et B ont le même taux de germination, il existe une grande différence dans la longueur de leurs radicules. Exemple 13 - Phaseolus vulgaris, haricot vulgaire (variété Sea Fair) Le tableau XIII donne la comparaison de germination en laboratoire et en pleine terre d'une souche de haricots vulgaires (variété Sea Pair) ayant un grandpotentiel de croissance. On imbibe les semences d'eau pendant 15 minutes avant de mesurer le courant entre des électrodes d'acier inoxydable, dans un circuit d'essai du type représenté par la figure 1. Après essai, on ramène les semences à l'état sec pendant 4 jours avant germination et plantation. I1 y a 30 semences par qualité dans l'essai de germination et 24 semences par qualité dans l'essai en pleine terre. TABLEAU XIII Qualité Gamme de Fraction Germination en germination en pleine courant A de tri laboratoire terre taux longueur taux défectueux hau des teur à radicules 9 j ours A 0-2,0 0,29 100% 0,89 cm 8,3% 7,69+1,18 cm B 2,0-5,0 0,19 10zw 0,70 cm 16,7g 7,32+1,14 cm o 5s0-14S0 0,19 100% 0,80 cm 47,9o 5,98+1,72 cm D 14,0-20+ 0,33 100% 0,64 cm 43,5% 5,60#1,79 cm C'est un exemple de sélection en vue de la vigueur et de plantes saines, dans un lot de semences où le potentiel inhérent de germination est élevé. Exemple 14 - Phaseolus vulgaris (haricot variété Miagara 773) Le tableau XIV ci-après indique les résultats d'essais de floraison précose de haricots Niagara-773. On imbibe préalablement les semences d'eau avant l'essai dans un système d'électrodes en acier inoxydable du type représenté par la figure 1. Après essai, on sépare les semences en quatre groupes A à D selon la gamme de courant. On stocke les semences plusieurs semaines à l'état sec puis on les plante en pleine terre avec espacement de 15 cm entre plantes. I1 y a trente semences par groupe d'essai. TABLEAU XIV Groupe Gamme de Germination en Hauteur moyenne Floraison à courantjiA pleine terre de la plante 44 jours A O - 0,5 96,6 % 34,4 cm 31,1 % B 0,5 - 5,0 93,5 d0 31,5 cm 7,2 % a 5,0 - 10 80,0 ffi 27,8 cm O % D 10 - 40+ 26,7 ffi 26,3 cm O % Par le tableau XIV, on voit que le groupe A (courant le plus faible à essai) donne la plus grande hauteur moyenne de plante et la floraison la plus précose tandis que le groupe D (courant d'essai le plus fort) donne les résultats les plus faibles. On voit donc que le procédé d'essai ici décrit sélectionne aussi en vue de la floraison précoce et donc de rendements précoces de couses des semences sélectionnées. Par ce qui précède, on voit que l'invention est applicable à la détermination de la viabilité d'une large variété de semences et n'est pas limitée aux variétés particulières ici indiquées. près avoir étalonné la viabilité d'une variété particulière de semences selon le procédé décrit, on utilise les intensités de courant ainsi prédéterminées pour discriminer entre les semences viables et non viables de cette variété. Dans la plupart des exemples, les semences sont divisées en quatre groupes (A,B,C,) selon les taux de viabilité, mais il est entendu que le nombre est arbitraire et que l'on peut adopter un nombre plus grand ou plus petit selon le nombre désiré de qualités en lesquelles il s'agit de diviser les semences. On notera d'après les divers exemples que les semences présentant des courants bioélectriques élevés ne sont pas toutes incapables de germer. Toutefois, les semences à courant bioélectrique élevé qui germent effectivement donne normalement des plantes de vigueur réduite, mesurée par la longueur des radicules, les taux de croissance des plantes et le nombre de plantes défectueuses. Donc, l'usager des semences essayées par ce procédé ne peut pas seulement être assuré d'un taux de germination élevé et garanti mais aussi d'un pourcentage de plantes faibles, rabougries ou autres plantes peu vigoureuses qui est inférieure à la normale. Cela assure à l'utilisateur un rendement plus élevé par hectare lorsqu'il utilise des semences essayées et cela permet aussi au producteur de semences de vendre comme semences de première qualité celles qui satisfont à l'essai de viabilité. REVENDICATIONS 1 - Procédé visant à déterminer la viabilité des semences avant germination et caractérisé par le fait que l'on humidifie des semences initialement sèches pendant un temps suffisant et à une température suffisante pour que les semences passent de l'état sec au moins à la 1ère phase de leur cycle de prégermination mais sans amorcer la dernière phase de ce cycle, que l'on applique à chacune des semences un potentiel électrique de manière à faire passer un courant électrique au travers, que l'on mesure le courant électrique qui traverse chacunedes semences et que lton sépare les semences en groupes selon leurs valeurs mesurées de courant électrique qui sont la mesure de leur viabilité, la viabilité diminuant àmesure que les intensités mesurées de courant électrique augmente, les intensités maximales mesurées à l'état constant ne dépassant pas environ 40 FA avec un potentiel appliqué de 1,5 V. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on sèche les semences d'au moins un des groupes pour les ramener à l'état sec. 3 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on sèche les semences de tous les groupes pour les ramener à l'état sec. 4 - Procédé visant à déterminer la viabilité des semences avant germination et caractérisé par le fait que l'on humidifie les semences pendant un temps $suffisant et à une température suffisante pour qu'elles passent de l'état sec à lapremièrephase de leur cycle de prégermination, qu'à ce stade, on applique un potentiel électrique à chacune des semences de manière à faire passer un courant électrique au travers et on mesure le courant qui passe à travers chacune des semences, et que l'on sépare les semences en groupes selon leur viabilité, déterminée par une valeur maximale prédéterminée de courant électrique mesuré, la viabilité diminuant à mesure que les intensités mesurées augmentent, les valeurs maximales mesurées de courant électrique à l'état constant ne dépassant pas environ 40 P avec un potentiel appliqué de 1,5 V. 5 - Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fait que l'on sèche les semences du groupe qui donne une intensité inférieure à la valeur prédéterminée, pour les ramener à l'état sec. 6 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que pour appliquer un potentiel électrique, on place chacune des semences dars un circuit électrique de mesure, et qu'après la mesure d'intensité, on sèche au moins les semences du groupe donnant une intensité inférieure à la valeur maximale prédéterminée pour les ramener à l'état de stockage à sec; 7 - Procédéselon la revendication 1, caractérisé par le fait que les intensités mesurées de courant électrique sont les valeurs à l'état constant. 8 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les valeurs mesurées de l'intensité sont les valeurs initiales de pointe. 9 - Procédé d'étalonnage de la viabilité des semences, caractérisé par le fait que l'on humidifie un groupe choisi de semence pendant un temps suffisant et à une température suffisante pour les faire passer de l'état sec à la première phase de leur cycle de prégermination, qu'à ce stade, on applique un potentiel électrique à chacune des semences pour faire passer un courant électrique au traverse t on mesure le courant qui traverse chacune des semences, les intensités maximales mesurées à l'état constant ne dépassant pas 40 P environ, pour un potentiel appliqué de 1,5 V, que l'on termine le cycle de germination de chacune des semences pendant un temps prédéterminé pour former une radicule, que l'on mesure la longueur de chacune des radicules et que l'on met en corrélation la longueur des radicules avec les intensités de courant mesurées pour les semences correspondantes, la longueur des radicules diminuant à mesure que l'intensité mesurée augmente. 10 - Procédé d'étallonage de la viabilité des semences, caractérisé par le fait que l'on humidifie un groupe choisi de semence pendant un temps suffisant et à une température suffisante pour les faire passer de l'état sec à la première phase de leur cycle de prégermination, qu'à ce stade, on applique unpotentiel électrique à chacune des semences pour faire passer un courant électrique au traverset on mesure le courant qui traverse chacune des semences, les intensités maximales mesurées à l'état constant dépassant pas 40 P environ, pour un potentiel appliqué de 1,5 ,que l'on plante les semences dans le sol pendant un temps prédéterminé, suffisant pour permettre à au moins une partie des plantes de germer, que l'on mesure la hauteur des plantes et que l'on met en corrélation les taux de germination en plaine terre et la hauteur des plantes avec les intensités de couinant mesurées pour les semences correspondantes, les taux de germination et la hauteur des plantes diminuant à mesure que l'intensité mesurée augmente.