072/5 i. 2003910 Du point de vue historique, l'une des principales qualités du titane et des alliages de titane a été l'excellent rapport de la résistance au poids de ces matières pour les applications qui comportent une exposition à des températures modérément élèvées. 5 Du fait de cette propriété, on a fait un emploi étendu des alliages de titane pour la fabrication d'objets qui doivent être soumis à des températures allant jusqu'à 454. Toutefois, la nécessité de performances plus étendues, par exemple dans 1'industrie aéronautique, a obligé à mettre au point des alliages nouveaux 10 et améliorés capables de conserver un rapport résistance/poids désirable à des températures aussi élevées que 538°C. Une matière possédant cette propriété est particulièrement désirable pour la fabrication décomposants de moteurs d'avions. La répartition par groupes cristallographiques naturels du 15 titane et de ses alliages comprend trois catégories, divisées suivant la, ou les, phases qui prédominent dans leur microstructure. Ces groupes sont les phases alpha, béta, et alpha et béta mélangées. Dans le titane pur, la phase alpha, qui est caractérisée par une structure cristallographique hexagonale compacte, 20 est stable à partir de la température ambiante jusqu'à 882°C. La phase béta de titane pur a une structure cubique à corps centré et est stable depuis approximativement 882 °C jusqu'à environ le point de fusion de 1668°C. L'allotrope hexagonal compact, de titane, c'est-à-dire la 25 phase alpha, présente une excellente résistance au fluage. Le renforcement de la solution solide de la phase alpha, par addition d'aluminium, d'étain et de zirconium, a donné des alliages ayant une résistance à la déformation par fluage encore meilleure. Toutefois, on doit limiter d'autres améliorations par addition de 30 ces stabilisants de la phase alpha en raison de la faible stabilité thermique des compositions contenant une trop grande quantité de ces éléments, ce qui se manifeste par une ductilité plus faible après exposition à un fluage.La présente invention fournit une composition d'alliage de titane équilibrée qui possède une 35 résistance au fluage améliorée sans sacrifice exagéré de la stabilité thermique ou de la ductilité après exposition au fluage. Suivant l'invention, on fournit un alliage de titane comprenant essentiellement de 4,0 à 7.8 % d'aluminium, jusqu'à 12,0 $ d'étain, au moins 0,3 % de zirconium, depuis des traces jusqu'à 40 " 0-,5 % de silicium et au moins un stabilisant choisi parmi le mo 69 07275 2. 2003910 lybdène, le niobium, le tantale, le vanadium et le tungstène, la quantité d'aluminium , d'étain et de zirconium répondant à l'équation : fo d'aluminium + % d'étain + % de zirconium ^ g 5 3 6 et la quantité de stabilisant étant conforme à l'équation : % de Mo + 0,5 (% Nb) + 0,2 Ta) + 0,75 {% V) + 0,5 (fo W)=0,1^1,5 et le reste étant essentiellement du titane et les impuretés habituelles. 10 Un alliage préféré conforme à l'invention contient 4,0 à 7,0 % d'aluminium, 0,3 à. J}0 % de zirconium, 2,0 à 8,0 % d'étain, 0,1 à 0,35 % de silicium et 0,1 à 1,2 % d'au moins un stabilisant, choisi parmi le molybdène, le niobium, le tantale, le vanadium efc le tungstène. On a trouvé que les propriétés optimales correspon.-15 dent à une composition dans les limites de 4,7 à 5*3 % d'aluminiun 5,5 à 6,5 % d'étain, 0,5 à 2,5 ^ de zirconium, 0,4 a i,i % de molybdène, 0,2 à 0,3 % de silicium, plus précisément ayant une composition exacte de 5>0 % d'aluminium, 6,0 % d'étain, 2,0 % de sir-conium, 0,8 % de molybdène et 0,25 % de silicium. 20 il a été démontré que l'on peut obtenir une importante amé lioration des propriétés dans certains systèmes d'alliage en utilisant des phases dispersées. Suivant la présente invention, on utilise le fait que les additions de silicium sont potentiellement utiles au renforcement des alliages de titane par la forraa-25 tion de composés qui peuvent se disperser. L'addition de silicium a pour effet la formation d'une phase de siliciure secondaire qui fait obstacle au mouvement de dislocation et améliore ainsi la résistance au fluage. Cependant, on a trouvé, conformément à l'invention, que l'addition de silicium à une composition de base soi-30 gneusemerit composée avec des éléments alpha^feéta stabilisants équilibrés avec précision, peut porter au maximum l'amélioration, de la résistance au fluage, avec une stabilité thermique et une ductilité acceptables à la suite de l'exposition au fluage. Toutefois, pourctotenir ces résultats, il est essentiel que 35 les composants de l'alliage soient réglés avec précision. Ainsi, par exemple, les alliages conformes à l'invention contiennent de 4,0 % à 7,8 % d'aluminium. Si on dépasse la limite supérieure de l'aluminium, l'alliage devient thermiquement instable ; de mêmes un minimum de 4,0 % d'aluminium est nécessaire pour obtenir des 40 propriétés mécaniques acceptables. On a trouvé que le zirconiUE bàd original 69 07275 3. 2003910 augmente l'effet de renforcement au fluage du silicium, et, dans ce but, il faut au moins 0,3 % de zirconium. Les alliages contenant du zirconium provoquent la formation d'un composé complexe de titane, zirconium et silicium au lieu du siliciure de titane nor-5 mal qui se formerait en l'absence de zirconium. Bien entendu, il faut du silicium, nécessairement, pour renforcer la résistance au fluage. Cependant, on évite les quantités supérieures à 0,5 ^ pour éviter des problèmes de ductilité. L'étain peut agir en tant que remplaçant de l'aluminium, au moins en partie, et est désirable, 10 mais, non absolument nécessaire, du fait qu'il aide,de plus, à assurer la stabilité thermique. Toutefois, une quantité d'étain supérieure à 12,0 % augmente la tendance à l'instabilité thermique. Une quantité réglée avec précision d'au moins un stabilisant choisi parmi le molybdène, le niobium, le tantale, le vanadium et le 15 tungstène, est nécessaire dans l'agencement des composants stabilisants alpha pour assurer une résistance supplémentaire aux températures élevées tout en donnant une stabilité thermique qui est particulièrement avantageuse pour les alliages traités ou chauffés au-dessous di point de transition béta. Cepen dant, on a découvert, 20 suivant la présente invention, que l'addition des stabilisants ne doit pas dépasser la limite de solubilité de la phase alpha pour le stabilisant particulier. Si la solubilité alpha est dépassée, il peut se former un peu de phase béta qui aurait pour résultat une importante perte de résistance, qui peut être accompagnée , 25 tout aussi bien, par une perte de la stabilité à température élevée. Les exemples non limitatifs ci-après servent à illustrer les alliages de titane conformes à l'invention. On a préparé une série d'alliages de diverses compositions 30 et on a examiné des échantillons de ceux-ci pour déterminer la résistance à la traction, la limite élastique, l'allongement et la réduction de surface, avant et après l'exposition à un fluage. On a aussi déterminé l'importance de la déformation due à l'exposition au fluage. On donne dans le tableau I les résultats de ces 35 essais et les compositions impliquées. Le premier échantillon (alliage l) est un alliage à matrice alpha qui présente une déformation au fluage de 0,23 %. L'addition de 0,8 % de molybdène, représentée dans le tableau I par l'alliage N° 2, montre une amélioration de la résistance au fluage, comme cela est indiqué par un 40 plus faible pourcentage de la déformation. L'addition de silicium 69 07275 4. 2003910 à cette base, représentée dans l'alliage N° 2.» améliore aussi la résistance au fluage, mais l'alliage est fragile après exposition au fluage. Cependant, l'addition combinée de molybdène et de silicium, Alliage N° 4, donne une résistance au fluage bien 5 meilleure (0,03 %) que les deux alliages ayant les mêmes additions individuelles, c'est-à-dire, les alliages N°s 2 et 3. De plus, l'alliage N° 4 possède une bonne ductilité à la traction après exposition au fluage, alors que l'alliage N° 3 est fragile. o vO TABLEAU I Alliage Composition, % en poids Avant fli liage Après fluage 1 RLT p LE p Ail RS Déf ^ RLT p' LE p Ail RS Kg/cm Kg/cm % % % Kg/cm Kg/cm % % 1 Ti-6Al-3Sn-3Zr 9210 8015 11 26 0,23 8929 8436 8 12 2 Ti-6Al-3Sn-3Zr- 0,8Mo 10335 9140 10 23 0,14 10405 8647 8 15 3 Ti-6Al-3Sn-3Zr- 0,3Si 10124 8999 11 24 0,08 Ruptu re à l'é; Daulen lent 4 T1-6A1-3S n- 3Zr- ■0,3Si-0,8Mo 10-335 8999 11 22 0,04 10264 9140 13 15 1! tt If 11038 9913 8 18 0,01 10897 9843 8 14 It If tt 10967 9913 10. 18 0,03 10967 9983 12 17 5 Ti-6Al-3Sn-3Zr- 0,15S1-0,8Mo 10194 9210 Il 24 0,03 10546 9772 12 20 n tt tt 10405 9210 .10 20 0,04 10194 9280 12 20 6 Ti-6Al-3Sn-3Zr- 0,3Si-0,4Mo 10897 10124 10 21 0,03 10967 10264 10 16 7 Ti-6Al-3Sn-3Zr- 0,3Si-l,2Mo 10967 9421 11 22 0,09 11178 9913 13 16 8 Ti-6Al-2Sn-4Zr- •0,2Si-2,OMo 11108 9772 10 15 0,15 10967 10053 9 11 RLT = résistance limite à la traction. L.E = limite élastique. Ail = allongement. R.S = réduction de surface. 2 (1) Déf = déformation (déformation au fluage après 510°C-3l63 Kg/cm -96heures). K> O O UJ o 69 07275 6. 2003910 Les quantités de molybdène et de silicium ajoutées à l'alliage sont importantes, en ce qu'elles permettent de rendre la résistance au fluage la meilleure possible, avec une ductilité à la. traction après le fluage satisfaisante. Ainsi, en comparant la• 5 résistance au fluage de l'alliage N° ^ dans le tableau I auxal-liages N°s 2 et 2., on voit que l'association des stabilisants béta plus du silicium, par exemple molybdène plus silicium, même pour des teneurs plus basses en silicium, est supérieure. On voit l'influence des stabilisants, dans ce cas le molybdène, en compa-10 rant l'alliage N° 3^ avec les alliages N°s 4, 6 et J dans le tableau I. La légère addition de 0,4$ de molybdène est suffisante pour donner.une résistance au fluage améliorée. Avec 0,8$ de molybdène, on conserve encore l'excellente résistance au fluage. Toutefois, pour une teneur de 1,2 % de molybdène, il se produit 15 une diminution modérée de la résistance au fluage. Des teneurs plus élevées en molybdène, comme dans l'alliage N° 8 , réduisent encore plus la résistance au fluage. On pense que l'amélioration de la résistance au fluage est limitée à la solubilité du stabilisant béta, par exemple le molybdène, dans la phase alpha. La 20 résistance maximale au fluage devrait se produire pour la solubilité maximale qui est d'environ 0,8 % pour le molybdène. D'autres stabilisants béta, ajoutés en quantités comprises dans la limite de solubilité alpha, améliorent aussi la résistance au fluage. Ces limites peuvent être dépassées jusqu'à un certain point, en 25 restant dans le cadre de l'invention, mais avec une certaine perte de la résistance au fluage. Les limites de solubilité alpha sont, pratiquement : tantale, jusqu'à 8,0 % j niobium, jusqu'à 3,0 % ; molybdène, jusqu'à 0,8 % ; vanadium, jusqu'à 1,5 % ; et tungstène, jusqu'à 1,0 %. 30 Une série d'exemples, présentés dans le tableau II, illustre les améliorations obtenues par les additions de vanadium, niobium ~ et tungstène. De la même manière, l'addition de tantale, jusqu'à environ 8,0 %, sera efficace. bàd original a- sO TABLEAU II Alliage Composition, % en poids Av ant flu âge A près fl uage RLT p Kg/cm > LE p Kg/cm Ail *■. RS Déf^ % RLT p Kg/cm LE 2 Cg/cm Vil % RS % 1 Ti-6Al-3Sn-3Zr-0,3Si 10124 8999 11 24 0,08 Rupture à l'épaulement 2 Ti-6Al-3Sn-3Zr-0,3Si-0,8Mo ■ 11038 9915 8 18 0,01 10897 9842 8 14 3 Ti-6Al-3Sn-3Zr-0,3Si-l,5V 10757 9421 7 17 0,02 10616 9561 7 15 4 Ti-6Al-3Sn-3Zr-0,3S1-1,0W 10686 9632 9 19 0,03 10827 10264 3 7 5 Ti-6Al-3Sn-3Zr 9210 8015 11 26 0,23 8929 8436 8 12 6 Ti-6Al-3Sn-3Zr+0,5W 9210 8085 14 50 0,29 9491 9069 14 22 7 Ti-6Al-3Sn-3Zr+l,OW 10053 9280 il 22 0,13 10794 9772 7 12 8 Ti-6Al-3Sn-3Zr-l,5W 10264 9350 11 27 0,11 10475 9772 8 12' 9 Ti-6Al-3Sn-3Zr-l,0W+0,8M0 10827 9421 11 20 0,13 10757 9772 12 21 10 Ti-6Al-3Sn-3Zr-l,0W+0,8Mo+0,3Si 11249 9491 11 15 0,00 0,08® 11389 9842 10 11 11 Ti-6Al-3Sn-3Zr-0,8Mo-0,3Si-l*5Nb 11319 9983 10 13 11038 9842 8 9 O K> ■-4 Un (l) Déf = déformation au fluage qprès 510°C - 35163 Kg/cm'1 (2) = déformation au fluage après 558°C - 3163 Kg/omc 96 heures -- 96 heures - ls> O O ou sO 69 07275 8. 2003910 Les alliages N°s à 8,dans le tableau II, montrent les effets avantageux du tungstène, alors que l'alliage N° £ contient à la fois du mobybdène et du tungstène. L'alliage N° 10 contient du silicium, en plus du tungstène et du molybdène, et représente 5 l'alliage ayant la meilleure combinaison de propriétés dans ce système particulier. L'alliage N° 11 contient à la fois du niobium et du molybdène en plus du silicium. D'autres compositions sont, de plus, décrites dans le tableau III et illustrent l'importance du réglage de la teneur en 10 stabilisant béta. Comme on le voit en comparant les alliages N°s 1_, 2 et 3, l'influence bénéfique du silicium est nettement en rapport avec la résistance au fluage. Cependant, la ductilité après fluage est améliorée par l'association des stabilisants béta et du silicium. r cr* TABLEAU III Alliage Com position, % en poids Avant fluage Après fluage Al Sn Zr Mo Si ' RLT p LE p Ail RS Déf^ RLT p LE 2 m RS % % fo $ % Kg/cm Kg/cm % % % Kg/cm Kg/cm % % 1 6 3 3 0,8 0,30 IO967 9913 10 18 0,03 IO967 9983 12 17 2 5 1 1 0,4 0,20 9350 8436 11 27 0,16 9451 8788 10 27 3 7 5 1 1,2 0,40 10756 9139 11 17 0,04 10546 9280 5 10 4 7 l 5 1,2 0,20 11319 9702 10 14 0,04 11389 10124 3 7 5 5 5 5 0,4 0,20 10124 8999 9 26 0,04 10124 9139 11 19 6 5 5 1 1,2 0,40 11108 9421 10 22 0,05 11108 9632 11 21 7 5 1 5 1,2 0,40 11038 9421 8 13 0,04 IO897 9350 8 14 8 7 5 5 0,4 0,40 10475 10124 1 2 0,06 cassant 9 6 3 3 0,8 0,15 10405 9210 10 20 0,04 10194 9280 12 20 10 4 12 0 1,2 0,30 10616 9210. 10 17 0,50 10827 9702 7 11 11 5 9 0 1,2 0,30 11178 9491 12 17 0,12 10756 9421 12 18 12 5 9 2 0,8 0,30 11108 9491 9 17 o,o4 11249 10053 2 6 13 5 8 2 0,8 0,15 0,04 10686 9702 13 13 14 5 8 2 0,8 0,30 0,02 11389 10264 8 12 15 5 9 0 0 0 9210 8155 18 32 1,10 8999 8436 17 30 16 5 9 0 1,2 0 10546 8999 12 19 0,30 10475 9210 13 22 17 6 3 3 0 0 9210 8014 il 26 0,23 8928 8436 8 12 18 6 3 3 0 0,30/p \ r°(2) 0,3o(2) 10124 8999 il 24 0,08 cassant 19 6 3 3 0 IO897 9983 il 26 0,19 10967 101Q4 ii 4 20 6 0 6 0 9069 8225 13 31 0,70 9421 8858 14 28 21 6 0 6 ' 0 10124 9280 10 20 0,13 9702 9139 • 10 17 22 5 5 5 0 0 9069 7944 12 29 0,26 9139 8507 12 23 2 5 5 5 5 0 0,30 10053 8928 10 21 0,14 10053 9210 13 19 24 6 3 3 1,2 0,30 10967 9421 11 22 0,09 11178 9913 13 16 25 6 3 3 0,4 0,30 10897 10124 10 21 0,03 10967 10264 10 16 O *-4 K> Cn (1) déf = déformation au fluage après 510°C - 3163 Kg/cm - 96 heures (2) = + recuit - vo K> O O LU vO —a o 69 07275 10. 20Ô3910 L'importance du zirconium dans le système d'alliage conforme à l'invention est montrée par les exemples du tableau IV. Avec le zirconium, on obtient une résistance au fluage plus élevée. L'addition de zirconium a pour résultat la formation d'un compo-5 sé complexe (TiZr)^Si-^ qui améliore la résistance au fluage. Ainsi, une minime quantité de zirconium est nécessaire pour améliorer la résistance au fluage. bad original o -o TABLEAU IV Alliage Composition, $ en poids Avant fluage Après fluage RLT 0 Kg/ cm LE p Kg/cm Ail % RS * Déf(l) * RLT p Kg/ cm LE p Kg/om Ail % RS % 1 Ti-5Al-9Sn-l,2MO-0,3Si 11249 9491 12 17 0,12 10756 9491 12 18 2 Ti-5Al-9Sn-0,8Mo-0,3Si-2Zr 11178 9491 9 17 0,02 11249 10053 3 6 O **4 N> ^4 m p (l) Déf » déformation au fluage après 510°C - 3163 Kg/cm - 96 heures - K> O O LU sO —A O 69 07275 ia. 2003910 On a, de plus, déterminé que l'on obtient une résistance au fluage optimale par un traitement béta ou un traitement thermique, et, à ce point de vue, la composition équilibrée suivant l'invention représente un progrès particulier par rapport aux matières 5 actuellement disponibles commercialement. Cependant, on obtient une limite élastique optimale, dans les alliages au titane du type décrit, par un traitement, c'est-à-dire un traitement thermique, d'une manière telle que l'on évite la formation d'une structure béta transformée. Un procédé typique permettant d'ob-10 tenir une limite élastique optimale comprend : (l) un travail à une température finale inférieure à la température de transition béta, ou (2) un travail à une température finale inférieure à la température de transition béta plus un traitement thermique çu-dessous de cette température. 15 Comme on l'a indiqué précédemment, l'équilibrage des teneurs des éléments de l'alliage doit être soigneusement réglé pour obtenir les effets les plus avantageux de l'invention. Il existe plusieurs possibilités, toutefois, de choisir des compositions optimales pour des buts particuliers. Pour des applications très 20 rigoureuses, exigeant une déformation au fluage inférieure à 0,1$ en même temps qu'une stabilité thermique élevée, c'est-à-dire présentant une réduction de surface par exposition au fluage supérieure à 10 %, les compositions doivent être réglées d'une manière particulière, dans les limites décrites ci-dessus. On a 25 déterminé que le réglage des teneurs en aluminium, étain, zirconium, silicium et stabilisant béta, de manière à répondre à certaines limites décrites ci-après, donne des alliages ayant un degré élevé de résistance au fluage et de stabilité thermique. Les équations utilisées dans ce but sont : 30 A) Résistance au fluage : (déformation permanente après exposition au fluage X 100) 10^36-2,6($ Al)-l,l($ Sn)-0,7($ Zr)-27 ($ Si)-3($ Moe) B) Stabilité : (réduction de surface après exposition au fluage) 10 ^70-7,2($ Al)-0,25($ Sn)-1,5($ Zr)-27,5($ Si)-0($ Mo0) 35 Le symbole Moe dans les équations ci-dessus représente la teneur en molybdène ou l'équivalence en molybdène d'autres stabili sants, c'est-à-dire le niobium, le tantale, le vanadium et le tungstène. L'équivalence en molybdène est exprimée par l'équation $MO+0,5($ Nb)+0,2($ Ta)+0,75($ V)+0,5($ W) = 0,1 à 1,5 40 On détermine le fluage et la stabilité suivant les équations A et B ci-dessus en essayant des échantillons à 510°C sous une 69 07275 13. 2003910 2 charge de 3163 kg/cm pendant 96 heures. On obtient la réduction de surface (RS) en déterminant sur des échantillons après exposition au fluage, la déformation due au fluage, sans préparation ultérieure de l'échantillon. Antérieurement à l'invention,, il n'a-5 vait pas été possible de disposer d'alliages industriels répondant aux conditions indiquées ci-dessus de résistance au fluage et de stabilité. On a représenté à la figure unique du dessin annexé une illustration graphique des effets décrits dans le tableau III. Sur 10 ce dessin, on a porté en ordonnées la déformation au fluage d'une série de composés en fonction de la réduction de surface pour cent après fluage, en particulier en ce qui concerne l'aluminium et l'étain pour la résistance au fluage et la stabilité thermique. Le graphique se rapporte à une composition de base Ti - XAl - YSn -15 2Zr - 0,8 Mo - 0,25 Si basée sur un seuil d'instabilité de moins de 8, où l'aluminium, l'étain et le zirconium, c'est-à-dire les stabilisants alpha, sont liés par les équations : % Al + # Sn + % Zr 7,5 % 3 b 20 Sur le graphique, la ligne de pente représente la teneur en étain pour différentes teneurs en aluminium pour lesquelles la perte de ductilité est, de manière disproportionnée, plus grande avec l'augmentation de la résistance au fluage, c'est-à-dire le point pour lequel les équations données ci-dessus ne sont plus applica-25 bles. 69 07275 14. 2003910 REVENDICATIONS 1. Un alliage de titane constitué essentiellement par 4,0 à 7,8 % d'aluminium, jusqu'à 12,0 % d'étain, au moins 0,3 % de zirconium, entre des traces et 0,5 % de silicium et au moins un sta-5 bilisant choisi parmi le molybdène, le niobium, le tantale, le vanadium et le tungstène ; la quantité d'aluminium, d'étain et de zirconium satisfaisant à l'équation : % d'aluminium + % d'étain + % de zirconium / 8 ; 3 6 10 et la quantité de stabilisant étant conforme à l'équation d'équivalence du molybdène : % Mo+0,5(# Nb)+0,2(# Ta)+0,75(# V)+0,5(# W) = 0,1 à 1,5 %, le reste étant essentiellement du titane et les impuretés habituelles. 15 2. Un alliage de titane suivant la revendication 1, conte nant de 4,0 à J,0 % d'aluminium, de 0,3 à 7»0 % de zirconium, de 2,0 à 8,0 % d'étain, de 0,1 à 0,35 % de silicium et au moins un stabilisant choisi parmi le molybdène, le niobium, le tantale, le vanadium et le tungstène, présent en quantité exprimée par ladite 20 équation d'équivalence du molybdène à une valeur comprise entre 0,4 et 1,2 %. 3. Un alliage de titane suivant la revendication 2, contenant de 0,3 à 4,0 % ûe zirconium. 4. Un alliage de titane suivant la revendication 2,contenant 25 du molybdène, jusqu'à 8,0 % de tantale, jusqu'à 3*0 % de niobium,, jusqu'à 1,5 $ de vanadium et jusqu'à 1,0 % de tungstène. 5. Un alliage de titane suivant la revendication 2, contenant jusqu'à 8,0 % de tantale, jusqu'à 3,0 % de niobium, jusqu'à 1,5 % de vanadium et jusqu'à 1,0 % de tungstène. 30 6. Un alliage de titane suivant la revendication 1, conte nant de 4,7 à 5*3 % d'aluminium, de 5,5 à 6,5 % d'étain, de 0,5 à 2,5 % de zirconium, de 0,4 à 1,1 % de molybdène, et de 0,2 à 0,3 % de silicium. 7. Un alliage de titane suivant la revendication 6, conte-35 nant 5,0 % d'aluminium, 6,0 % d'étain, 2,0 % de zirconium, 0,8 % de molybdène et 0,25 % de silicium. 8. Un alliage de titane suivant la revendication 6; contenant, en outre, de 0,53 à 1,33 % de vanadium. 9. Un alliage de titane suivant la revendication 6, conte-40 nant, en outre, de 0,8 à 2,0 % de tungstène. 69 07275 15. 2003910 10. Un alliage de titane suivant la revendication 1, contenant de 5*7 à 6,3 % d'aluminium, de 2,5 à 3*5 % d'étain, de 1,5 à 2,5 % de zirconium et de 0,15 à 0,35 % de silicium, jusqu'à 1,1 % de molybdène, jusqu'à 8,0 fo de tantale, jusqu'à 3,0 % de 5 niobium, jusqu'à 1,5 % de vanadium et jusqu'à 1,0 % de tungstène.