L'objet de la présente invention est une préparation aqueuse dans un solvant organique inerte à base de sels de produits de réaction fabriqués à partir de (a) 1,0 équivalent époxy d'un polyglycidyléther du 2,2-bis (4' -hydroxyphényl) -propane, (b) 0,4 à 0,6 équivalent amino d'au moins une monoamine grasse ayant 16 à 18 atomes de carbone, et (c) 0,3 à 0,5 équivalent amino d'un polyalkylène-aminopolyami de basique obtenu à partir de (c')l'acide linoléique et/ou de l'acide linolénique poly mérises; et (c") d'une polyalkylènepolyamine de formule (1) H2N - (CH2-CH2-NH)n-CH,-CH2-NH2 dans laquelle n vaut 1. 2 ou 3, cette préparatxon ayant une teneur en matière sèche de 25 à 35 % en poids et un pH de 4 à 5. Par équivalent époxy, on désigne la quantité de polyglycidyléther, c'est-à-dire de composant (a), en grammes qui est équivalente à une mole de monoépoxyde. Par équivalent amino, on comprend la quantité de monoamine grasse ou de polyamide, c'est-àdire le composant (b) ou (c), qui est équivalente à une mole de monoamine. Pour le composant (a) à partir duquel sont préparés les produits de réaction, il s'agit de préférence d'époxyde ayant une teneur en époxy de 5 à 5,5, en particulier de 5,2 à 5,35 équivalents époxy par kg. Ces époxydes correspondent vraisemblablement à la formule dans laquelle z est un nombre moyenn de O à 0,65. Ces époxydes sont obtenus en faisant réagir l'épichlorhydrine sur le 2,2-bis (4'-hydroxyphényl)-propane. Pour le composant (b), il s'agit par exemple de monoamines grasses comme la palmitylamine, l'oléylamine ou de préférence la stéarylamine. En particulier on utilise des mélanges industriels de ces amines. Ici, l'amine du suif est particulièrement intéressante. La teneur en groupe amino de ces amines est en général de 3 à 4, de préférence de 3,4 à 3,8 équivalents amino par kg. Pour le composant (c), il s'agit d'un polyamide basique qui est obtenu en faisant réagir les acides gras polymérisés avec des polyalkylènepolyamines. De préférence, on utilise ici l'acide linolénique ou de préférence l'acide linoléique, dimérisé à trimérisé. Les produits techniques de ces acides contiennent en général de 75 à 95 % en poids d'acide dimérisé, 85 % en poids d'acide trimérisé et depuis des traces jusqu'à 3 %, d'acide monomère. Comme amines de formule (1), qui servent pour préparer le composant (c), on peut citer la tétra-éthylène-pentamine, surtout la diéthylènetriamine, ou en particulier la triéthylènetétramine. La teneur en groupe amino du composant (c) est de préférence de 3 à 4 équivalents amino par kg. La fabrication des préparations de la présente invention dans lesquelles il s'agit de préférence de solutions aqueuses ou de dispersions aqueuses, s'effectue de la façon suivante; en faisant réagir (a) 1,0 équivalent époxy d'un polyglycidyléther du 2,2-bis (4'-ydroxyphényl)-propane avec (b) 0,4 à 0,6 équivalent amino d'au moins une monoamine grasse ayant 16 à 18 atomes de carbone, puis on fait réagir le produit intermédiaire ainsi obtenu avec (c) 0,3 à 0,5 équivalent amino d'un polyalkylènepolyamide, obtenu à partir de (c') l'acide linoléique et/ou l'acide linolénique, po lymérisés, et (c") une polyalkylènepolyamine de formule (1), toutes les réactions étant effectuées en présence d'un sol vant organique inerte, à des températures de 500 à 950C, et on prend soin à ce que, par addition d'acide, la préparation aqueuse des sels des produits de réaction diluée à 10-40 % en poids présente un pH de 4 à 5. Comme solvants organiques inertes, en présence desquels la réaction des composants (a) et (b) et celle des produits intermédiaires obtenus, et du composant (c), sont effectuées, on peut citer d'abord les solvants organiques solubles dans l'eau, comme les éthers cycloaliphatiques ou aliphatiques ayant 2 ou 3 atomes dtoxygène et 2 à 8 atomes de carbone, par exemple le dioxanne, éthylèneglycol-mono-n-butyléther, diéthylèneglycolmono-n-butyléther, ou surtout les alcanols ayant 1 à 4 atomes de carbone, par exemple le n-butanol, n-propanol, éthanol, méthanol, ou de préférence isopropanol. Les transformations en un produit de réaction à partir des composants (a), (b) et (c), sont alors effectuées de façon à ce qu'il se forme des produits de polyaddition solubles ou dispersables dans l'eau, en réglant le pH, au plus tard une fois la réaction terminée, à 3,5-5, de préférence 4-4,5. Pour régler ce pH, on utilise par exemple des acides minéraux ou surtout des acides organiques. Comme acides minéraux, on peut citer ici les acides sulfamique, chlorhydrique, nitrique, de préférence les acides phosphoriques et en particulier l'acide ortho-phosphorique. Comme acides organiques préférés, on peut citer surtout les acides alcanecarboxyliques ayant 1 à 3 atomes de carbone et en particulier les acides alcanecarboxyliques facilement volatils, comme l'acide formique et l'acide acétique. Ici, on -préfère surtout l'acide acétique.Des mélanges de ces acides peuvent être également utilisés, par exemple des mélanges d'acides minéraux et d'acides organiques, tels qu'un mélange d'acide orthophosphorique et d'acide formique. Il est également possible d'ajouter au mélange réactionnel dès le début ou peu de temps après ce début de la combinaison du polyamide basique avec l'époxyde, une certaine quantité d'acide et de continuer à ajouter de l'acide, en continu ou par portion, pendant la suite de la réaction. En outre, il est préférable d'opérer à des températures de 650 à 850C. Les solutions ou les disper sions ainsi obtenues, (pour la plupart il s'agit de solutions faiblement opalescentes à troubles), réglées au pH mentionné, avec des acides et diluées avec de l'eau à une teneur de 10 à 40 % en poids, de préférence de 29 à 31 % en poids de produit de réaction, se distinguent par une grande stabilité. Les préparations aqueuses de la présente invention sont des produits de collage remarquables pour le papier, et surtout pour le collage dans la pâte. La présente invention concerne donc également un procédé pour la fabrication de papier et de produits du papier, collés; les nouveaux produits de col-lage à utiliser dans la pâte du papier, et le papier fabriqué de cette façon. Par collage dans la pâte ou collage en pâte du papier, on comprend en général ce qu'on appelle"le collage interne" ou collage dans la machine à papier, car dans la fabrication du papier collé et d'autres produits du papier comme le carton, il est usuel d'ajouter à la suspension de pâte, une substance collante. Par le terme "collage", le fabriquant de papier comprend chacune des propriétés qui peuvent être décrites en liaison avec une aptitude au mouillage du papier par l'eau, limitée. Le collage ainsi nommé est donc dicté à partir de l'application finale du papier ou d'après certaines propriétés régissant la transformation ultérieure du papier. Sont particulièrement intéressants sous ce rapport le papier à écrire, le papier pour impression offset, le papier couché, le papier à dessin, le papier-peint, et le papier d'emballage. Le collage évite l'étalement des traits de l'encre, une trop forte pénétration des eaux de lavage dans l'off- set, une pénétration irrégulière des peintures ou des couleurs d'impression ou des pâtes d'enduction, aqueuses. Avec les préparations de la présente invention, il est maintenant possible d'effectuer le collage qualitativement et économiquement d'une façon optimum. Les produits des préparations de la présente invention ont de l'affinité pour les fibres et, par rapport aux produits de collage sans affinité pour les fibres, ont l'avantage que le papier à coller avec eux, présente déjà à la fin de la partie du présécheur ou de la machine à papier l'état de collage définitif et que ce papier ne vieillit pratiquement pas dans le temps. Les préparations selon la présente invention ont en outre l'avantage d'être ce qu'on appelle des produits de collage neutre ". Le collage neutre est effectué en génrp! dens une zone de pH allant de 7 à 8, le pH de la pâte à papier se réglant le plus souvent par lui-même du fait qu'elle contient des charges, comme la craie ou le kaolin. Les papiers collés avec ces produits neutres sont en général, par rapport au papier à collage acide, un peu plus ouverts et présentent une porosité interne un peu plus élevée, et sont le moins souvent à deux faces et nuageux. L'aptitude au couchage, c'est-à-dire la qualité des couches déposées, est pour le papier collé selon la présente invention, en général meilleure que pour les papiers collés à la résine. Au cours du calendrage, l'effet du collage est toujours augmenté pour le papier collé avec les produits de la présente invention. La quantité des produits de collage de la présente invention à utiliser dépend du grammage du papier, de la structure de la fibre, du degré de broyage, de la quant de charge, du volume spécifique et des autres additifs comme certaines substances anioniques, telles que l'amidon dégradé, la carboxyméthylcellulose, l'alcool polyvinylique ou l'alun. En général, les quantités en préparation aqueuse par rapport à la matière solide du papier fabriqué, sont de 0,4 à 2, en particulier de 0,6 à 1,6 % en poids. Pour les quantités en produit de collage seul pour le papier à écrire et le papier d'imprimerie, sans bois, à base de pâte au sulfite et de pâte au sulfate, blanchies, on utilise de préférence ce 1,2 à 1,6 % en poids de la préparation. Pour le procédé combiné pâte/presse à coller, c'est-à-dire pour un pré-collage dans la pâte, en général des quantités de 0,6 à 1 % en poids suffisent. Pour les papiers contenant du bois, on utililse des quantités allant de.préférence de 1,3 à 1,7 %, tandis que pour le papier a'emballage, à base de pâte au sulfate semi-blanchie ou non-blanchie, les quantités varient de préférence de 0,5 à 1 % en poids. Les préparations de la présente invention peuvent être utilisées en même temps que les autres additifs classiques, comme les agents de rétention, les produits pour améliorer la résistance au déchirement à ltétat humide, les charges, etc. La présente invention est illustrée par les exemples descriptifs et ,non limitatifs ci-après, dans lesquels les pourcentages et les parties sont exprimés en poids. EXEMPLE 1 190 g (1 équivalent époxy) d'un époxyde formé à partir du 2,2bis(4'-hydroxyphényl)-propane et de ltépichlorhydrine (indice d'époxy 5,26 équivalents par kg) sont placés avec 68 grammes de méthanol et 108 g de stéarylamine (0,4 équivalent amino) dans un ballon comportant un agitateur, et chauffé à 68 C de température intérieure. Pendant 15 minutes on maintient la température à 680C. A cette solution on ajoute goutte à goutte en l'espace de 30 minutes une solution de 125 g (0,5 équivalent amino) d'un polyamide préparé à partir de l'acide linoléique dimérisé et de la diéthylènetriamine et 125 g de méthanol. Après cinq heures de réaction à une température inférieure de 650C, on ajoute au produit de la réaction une solution de 75 g d'acide acétique dans 250 g d'eau. Après avoir obtenu une solution claire, on dilue avec de l'eau pour avoir une teneur en matière sèche de 30 %. Le pH de la solution est 4,5 EXEMPLE 2 Dans un récipient laboratoire, on place 135 g (O,5 équivalent amino) d'amine du suif (30 % de C16H33-NH2, 30 d de C18H37-NH2, 40 % de C18H35-NH2, l'indice d'amine est de 3,7 équivalents par kg), et 38 g d'isopropanol et on chauffe à 850C. Ensuite, on ajoute goutte à goutte une solution de 190 g (1 équivalent 4poxy) d'un époxyde formé à partir du 2,2-bis-(4'-hydroxyphényl)-propane et de l'épichlorhydrine, (indice d'époxy 5,26 équivalents par kg) dans 38 g d'isopropanol. Pendant 15 minutes, on maintient la température à 850C. On obtient une solution claire à 81 % du produit de réaction amine-époxyde présentant un poids en équivalent époxy de 3120. A cette solution on ajoute 108 g (0,432 équivalent amino) d'un polyamide formé à partir de l'acide linoléique dimérlsé et de la triéthylènetétramine dissous dans 38 g d'isopropanol. Après 2 heures de réaction à 850C, on ajoute au produit de réaction.une solution de 72 g d'acide acétique dans 227 g d'eau. Après avoir obtenu une solution claire, on dilue avec de l'eau pour avoir un taux de matière sèche de 30 %. Le pH de la solution est 4. EXEMPLE 3 135 g (o,5 équivalent amino) de stéarylamine sont placés en même temps que 40 g d'éthylèneglycolmono-n-butyléther dans un récipient muni d'un agitateur et chauffé à 800C de température intérieure. Ensuite on fait couler goutte à goutte une solution de 190 g (1 équivalent époxy) d'un époxyde formé à partir du 2,2-bis (4'-hydroxyphényl)-propane et de l'épichlorhydrine (indice d'époxy 5,26 équivalents par kg) et 40 g d'éthylèneglycol-mono-n-butyléther. On maintient la température à 850C pendant 15 minutes. A cette solution on ajoute 125 g (0,5 équivalent amino) d'un polyamide obtenu à partir de l'acide linoléique dimérisé et de la triéthylènetétramine et 100 g dréthylène-glycol-monobutyléther. Après deux heures de réaction à 850C, on ajoute au produit de réaction une solution de 83 g d'acide acétique dans 230 g d'eau. Après avoir obtenu une solution claire, on dilue avec de l'eau pour avoir un taux de matière sèche de 30 %. Le pH de la solution est 4,6. EXEMPLE 4 A une solution de 56,2 parties (0,2 équivalent amino) d'un mélange d'amines grasses composé de palmitylamine, stéarylamine et oléylamine dans 15 parties d'isopropanol, on ajoute goutte à goutte en l'espace d'une heure, une solution de 75 parties (0,4 équivalent époxy) d'un époxyde formé à partir du 2,2-bis-(4'hydroxyphényl)-propane et de l'épichlorhydrine dans 15 parties d'isopropanol à 8O0-900C. Une fois l'addition d'époxyde terminée, on maintient le mélange réactionnel pendant 1/4 d'heure à 85 - 900C. Ensuite on ajoute au mélange réactionnel une solution de 42,75 parties (0,17 équivalent amino) d'un polyéthylène-aminopolyamide obtenu à partir de l'acide linoléique polymérisé et de la triéthylènetétramine dans 15 parties d'isopropanol.Une fois le polyamide ajouté, on maintient le mélange réactionnel pendant deux heures à 850-9O0C. Ensuite au mélange réactionnel, on ajoute un mélange de 12,5 parties d'acide orthophosphorique à 85 % et de 13 parties d'acide acétique (sous forme d'acide acétique glacial) en l'espace d'une demi-heure et au bout de ce temps, on ajoute 412 parties d'eau désionisée. On obtient une solution très fluide dont le taux de matière sèche atteint 30 % et le pH est 4. EXEMPLE 5 On procède comme dans l'exemple 4 mais au mélange réactionnel, on ajoute d'abord 7,15 parties d'acide orthophosphorique à 85 %, puis 5 parties d'acide formique à 85 % (à la place du mélange de 12,5 parties d'acide orthophosphorique et de 13 parties d'acide acétique) en l'espace d'une demi-heure, puis on ajoute 385 parties (au lieu de 412 parties) d'eau désionisée. On obtient une solution très fluide dont le taux de matière sèche est de 30 % et le pu est 4. EXEMPLE 6 On procède comme dans l'exemple 4, mais au mélange réactionnel, on ajoute 19,6 parties d'acide nitrique à 63 %(à la place du mélange de 12,5 parties d'acide orthophosphorique et de 13 parties d'acide acétique) en l'espace d'une demi-heure, puis 383 parties (au lieu de 512 parties) d'eau désionisée. On obtient une solution très fluide dont le taux de matière sèche est de 30 % et le pH est 4,9. EXEMPLE 7 On procède comme dans 'exemple 4, mais au mélange réactionnel, on ajoute 24 parties d'acide chlorhydrique à 30 (à la place du mélange de 12,5 parties d'acide orthophosphorique et de 13 parties d'acide acétique) en ltespace d'une demi-heure, puis 360 parties (au ieu de 412 parties) d'eau désionisée.0n obtient une solution très fluide dont le taux de matière sèche est de 30 et le pH est4,6. EXEMPLE 8 100 kg de pâte au sulfite blanchie sont broyés dans une pile du type Hollander de façon classique, puis vidés dans un récipient mélangeur. Dans celui-ci, on ajoute 20 kgde carbonate de calcium comme charge. Une fois que la charge s'est bien répartie dans la pâte, on ajoute 0,3 à 0,7 % du produit de l'exemple 1, calculé sur la pAate et la quantité de matière de solide. En passant par le stade ultérieur du procédé de la fabrication du papier, le mélange de pâte arrive à la machine à papier. Afin d'augmenter la rétention de la charge, on ajoute un agent de rétention rapidement avant l'arrivée de la pâte. Les papiers préparés avec cette pâte ou des compositions de pâteanalogues, sont surtout utilisés comme papier à écrire et papîr d'imprimerie et présentent une résistance à l'encre remarquable, ce qui est la conséquence d'un bon collage. Le sulfate d'aluminium qui est introduit en quantité plus ou moins grande par mélange avec des déchets de papier, dans ce système, ne détruit pas du tout le collage. Dans ce système, le carbonate de calcium peut être remplacé également par le kaolin du commerce. L'effet de collage est le mme qu'en utilisant du carbonate de calcium. EXEMPLE 9 Dans un hydrodéchiqueteur à pâte on introduit 65 de cellulose et 20 de déchets sans bois du même papier (pourcentage par rapport au papier terminé) et on dilue avec de l'eau pour avoir un taux de matière solide de 3,5 et on broie à un degré de broyage de 330SR. Dans la caisse mélangeuse, on ajoute à cette suspension de matière solide, une suspension de kaolin dans l'eau (300 g/l de matière solide) à un pH de 7,2, qui se règle de lui-même, de façon à ce que le papier offset sans bois ainsi préparé ait une teneur en cendre de 10 à 11 . Dans la pâte, le papier est collé au préalable avec lX de la préparation de l'exemple 1, qui a été diluée avec de l'eau dans un rapport de 1 : 6 en ajoutant continuellement le produit dilué juste avant la sortie. La suspension de pâte est ensuite débarrassée de son eau dans la machine à papier puis séchée. Ensuite, le papier est traité dans la presse à coller avec une absorption d"environ 1,5 g par m2 et par face avec un bain contenant 10 g/l d'un amidon dégradé, 0,4 g/l de carboxyméthylcellulose et 5 g/l d'un azurant optique. On obtient un papier-offset sans bois de 75 g/m2. Le collage du papier donne avant satinage une résistance à la pénétration de l'encre DIN de 280 secondes et après le satinage, une résistance à la pénétration supérieure de 11 % (pénétration de ltencre (=TSD) avec l'encre d'épreuve selon DIN 53126). L'absorption d'eau selon Cobb est de 16 g/m2 (essai Cobb après 30 secondes de durée d'action =WA Cobb30). Le papier qui a été fabriqué sans ajouter la préparation de l'exemple 1 à la suspension de patate, présente une WA Cobb30 de 100 g/m2 et une TSD de 10 secondes seulement. La WA Cobb30 est déterminé selon la norme DIN 53 132. La TSD est déterminée comme suit Dans une capsule de porcelaine de 10 x 12 cm, on verse assez d'encre bleue d'épreuve pour papier selon la norme DIN 53 126, pour atteindre un niveau de 0,5 cm. Le papier à essayer est plié en nacelles avec bord relevé (grandeur 4 x 4 cm). Au moyen dXurebru- celle, on pose les nacelles sur la surface de l'encre. En même temps, on déclenche un chronomètre et on mesure. le temps au bout duquel une traversée visible de L'encre d'épreuve a lieu. Les résultats exprimés en secondes sont arrondis par intervalles de 10 secondes. EXEMPLE 10 On procède comme dans l'exemple 8, mais on ajoute 0,6 % du produit de l'exemple 2, ou bien 0,6 % du produit de l'exemple 4 (au lieu de 0,3 à 0,7 % du produit de l'exemple 1) à la suspension de pâte de fibres. La WA Cobb30et la TSD du papier ainsi collé sont déterminées, ce qui donne les résultats rassemblés dans le tableau ci-après. (Voir tableau page 10). TABLEAU 2 Papier WA Cobb30 g/m TSD secondes Collé avec le produit de l'exemple 2 16 790 Collé avec le produit de l'exemple 4 17 720 Préparé sans produit de collage 100 10 Des résultats analogues sont obtenus avec les produits des exemples 3, 5, 6 et 7. REVENDICATIONS 1.- Préparation aqueuse dans un solvant organique inerte de sels de produits de réaction, préparés à partir de (a) 1,0 équivalent époxy d'un polyglycidyléther du 2,2-bis (4'-hydroxyphényl)-propane, (b) 0,4 à 0,6 équivalent amino dau moins une monoamine grasse ayant 16 à 18 atomes de carbone, et (c) 0,3 à 0,5 équivalent amino d'un polyalkylène-aminopolyamide, obtenu à partir de (c') l'acide linoléique et/ou de l'acide linolénique, polymérisés, et (c) d'une polyalkylène-polyamine de formule H2N - (CH -CH CH -CH CH2 avant 2 2 2 dans laquelle n vaut 1, 2 ou 3, cette préparation ayant un taux de matière sèche de 25 à 35 % en poids, et un pH de 4 à 5. 2.- Préparation selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'elle est réglée à pH de4à 5avec un acide minéral et/ou un acide alcane-carboxylique ayant 1 à 3 atomes de carbone. 3.- Préparation selon la revendication 2, caractérisée par le fait que cette préparation est réglée à pH de 4 à 5 avec un acide alcane-carboxylique ayant 1 à 3 atomes de carbone. 4.- Préparation selon exemple 1, caractérisée par le fait que pour la fabrication des produits de réaction, on utilise comme composant (c), la triéthylènetétramine. 5.- Préparation selon la revendication 1, caractérisée par le fait que pour la fabrication des produits de réaction comme composant (c),on utilise la triéthylènetétramine. 6.- Préparation selon la revendication 1, caractérisée par le fait que pour la fabrication des produits de réaction, on utilise un composant (a) ayant uneeneur en époxyde de 5 à 5,5 équivalents par kg, et des composants (b) et (c) ayant une teneur en groupes amino de 3 à 4 équivalents amino par kg. 7.- Préparation selon la revendication 1, caractérisée par le fait que cette préparation contient comme solvant organique inerte, un éther cycloaliphatique ou aliphatique ayant 2 ou 3 atomes d'oxygène et 2 à 8 atomes de carbone. 8.- Préparation selon la revendication 1, caractérisée par le fait que cette préparation continent comme solvant organique inerte, un alcanol ayant 1 à 4 atomes de carbone. 9.- Procédé pour la fabrication de préparations aqueuses de produits de réaction à partir d'époxydes, d'amines grasses et de polyamides, caractérisé par le fait qu'on fait réagir (a) 1,0 équivalent époxy d'un polyglycidyléther du 2,2-bis (4' -hydroxyphényl ) propane avec (b) 0,4 à 0,6 équivalent amino d'au moins une monoamine grasse ayant 16 à 18 atomes de carbone et qu'on fait réagir le produit intermédiaire ainsi obtenu avec (c) 0,3 à 0,5 équivalent amino d'un polyalkylènepolyamide obtenu à partir de (c') l'acide linoléique et/ou de l'acide linolénique, polymérisés, et (c) d'une polyalkylènepolyamine de formule H2N- ( CH2-CH2-NH) n-CH2-CH2-NH2 où n vaut 1, 2 ou 3, toutes les réactions étant effectuées en présence d'un solvant organique inerte, à des températures de 500 à 95bu, et qu'on prend soin à ce que, par addi tion d'un acide, la préparation aqueuse des sels des produits de réaction diluée à 10 - 40 % en poids, pré sente un pH de 4 à 5. 10.- Procédé selon la revendication 9, caractérisé par le fait qu'on effectue la réaction dans un éther cycloaliphatique ou aliphatique ayant 2 à 3 atomes d'oxygène et 2 à 8 atomes de carbone, comme solvant organique inerte. 11.- Procédé selon la revendication 9, caractérisé par le fait qu'on effectue la réaction dans un alcanol ayant 1 à 4 atomes de carbone, comme solvant organique inerte. 12.- Procédé selon la revendication 9, caractérisé par le fait qu'on règle le pH en ajoutant un acide minéral et/ou un acide alcanecarboxylique ayant 1 à 3 atomes de carbone. 13.- Procédé selon la revendication 12, caractérisé par le fait qu'on règle le pH en ajoutant un acide alcanecarboxylique ayant 1 à 3 atomes de carbone. 14.- Procédé selon la revendication 9, caractérisé par le fait qu'on utilise comme composant (b) l'amine du suif. 15.- Procédé selon la revendication 9, caractérisé par le fait qu'on utilise comme composant (c") la triéthylènetétramine. 16.- Procédé selon la revendication 9, caractérisé par le fait qu'on utilise un composant (a) ayant une teneur en époxy de 5 à 5,5 équivalents par kg, et des composants (b) et (c) ayant chacun 3 à 4 équivalents amino par kg. 17.- Procédé selon la revendication 16, caractérisé par le fait qu'on utilise un composant (a) avec 5,2 à 5,35 équivalents époxy par kg, un composant (b) ayant 3,4 à 3,8 équivalents amino par kg, et un composant (c) ayant 3 à 4 équivalents amino par kg. 18.- Procédé pour le collage du papier, caractérisé par le fait qu'on incorpore à la suspension de pâte, la préparation aqueuse selon l'une quelconque des revendications 1 à 8. 19.- Le papier collé selon la revendication 18.