Procédé de désodorisation des déchets de la nutrition. L'invention concerne un procédé de désodorisation des déchets de la nutrition, notamment d'origine humaine. Les déchets de la nutrition sont habituellement recueillis par un système de chasse ou un système d'aspiration par le vide et transportés à une station de traitement, où ils sont convertis en gâteaux par une méthode de conversion par activation des boues ou brûlés dans un incinérateur. Ces déchets de la nutrition en forme de gâteaux, ou qui ont été traités thermiquement, sont déchargés à des endroits appropriés. Dans certains cas, on se débarrasse des déchets de la nutrition non traités directement. Ces procédés de traitement classiques, cependant, deviendront tôt ou tard impossibles dans les pays de peu d'étendue à forte densité de population, en raison de la limitation des lieux de décharge. D'autre part, le procédé de brûlage utilise un combustible précieux et pose le problème des odeurs délétères. Dans ces conditions, il existe une demande croissante d'une technique de traitement nouvelle. Pour répondre à cette demande, la présente invention se propose de procurer un procédé qui permette d'effectuer un traitement désodorisant de grandes quantités de déchets de la nutrition d'une façon très simple. L'invention a pour objet un procédé de désodorisation des déchets de la nutrition, qui comprend le chauffage d'acides gras d'huiles végétales et animales et l'introduction des déchets de la nutrition dans les acides gras chauffés pour polymériser les composés azotés cycliques, tels que indol, scatol et substances analogues, qui sont les composants malodorants des déchets de la nutrition, par les acides gras contenus dans les huiles végétales et animales par exemple de poisson, et désodoriser ainsi les déchets de la nutrition. Ce procédé de désodorisation facilite le traitement ultérieur des déchets de la nutrition et élimine le problème d'environnement posé par les odeurs délétères. Conformément à ce procédé de désodorisation, la teneur en eau qui représente plus de 90% des déchets de la nutrition est évaporée par la chaleur de l'huile végétale, animale ou de poisson chauffée, de sorte que les déchets de la nutrition sont convertis à l'état solide d'une teneur en eau d'environ 7 %. Il est possible d'obtenir un gâteau solide ayant un pourcentage en protéine élevé, en séparant l'huile végétale, animale ou de poisson par l'application d'une pression sur les déchets de la nutrition à l'état solide. Les huiles végétales, animales et de poisson utilisables dans le procédé de l'invention sont par exemple, l'huile de line 1'huile de soja, l'huile de colza, l'huile de ricin, l'huile de riz, l'huile de baleine, lihuile-de seiche, l'huile de dauphin, la graisse de porc, le suif et les huiles exprimées des os des animaux et des êtes de poisson. Lorsqu'on utilise ure huile qui a tendance à mousser, il est préférable de soumettre les déchets de la nutrition à un traitement préalable pour éliminer les protéines avant de traiter les déchets par le procédé de l'invention. Pour éliminer les protéines des déchets de la nutrition, il est nécessaire de séparer l'eau qui occupe une place importante dans les déchets de la nutrition sous la forme d'eau ordinaire.Pour effectuer cette séparation, les déchets de la nutrition sont introduits dans l'huile végétale, animale ou de poisson, qui est chauffée au préalable, de façon que l'eau s 'évapore simplement et se sépare de l'huile par la chaleur. Les huiles énumérées ci-dessus jouent aussi un rôle impo.-tant sous ce rapport. Grâce à l'effet stérilisant produit par la chaleur de l'huile, les déchets de la nutrition traités et désodorisés par le procédé de l'invention peuvent être éliminés pratique-ment sans restriction. Après l'évaporation de la majeure partie de la teneur en eau, les déchets de la nutrition sont convertis en gâteaux solides ou pulvérisés pour être utilisés comme fourrage ou engrais. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit et à l'examen du dessin annexé qui représente à titre d'exemple non limitatif un mode de réalisation de l'invention. La figure unique représente un dispositif convenant à la mise en oeuvre du procédé de l'invention. Des déchets de la nutrition et de l'huile de sardine un brute sont introduits dans/réservoir de matière 1 et un réservoir d'huile 2 respectivement. Pour traiter les déchets de la nutrition par le procédé de l'invention, 50 litres d'huile de sardine sont chargés dans une chaudière 3 sous pression interne réduite et sont chauffés jusqu'à une température d'environ 1000C par de la vapeur de chauffage remplissant une chemise de vapeur. 60 litres de déchets de la nutrition sont ensuite chargés dans la chaudière 3 et tandis quton agite le contenu le chauffage de l'huile de sardine est continué pour porter la température de la chaudière 3 jusqu'à 135 à 1400C. La pression interne de la chaudière 3 est alors réduite par l'action d'un régulateur de pression 6 et d'une pompe à vide 5 jusqu'à une pression absolue de 160 mm de mercure. L'eau évaporée et libérée de la chaudière 3 est envoyée dans des tours d'absorption de gaz 7, 8 , où le gaz aux odeurs délétères est absorbé par l'eau de refroidissement qui est fournie par le tuyau 9 avant d'être évacuée. L'eau de refroidissement est évacuée dans un canal 10. Après l'achèvement de la réaction, on arrête l'agitation de façon que les déchets de la nutrition solides flottent à la surface de l'huile de sardine. La vanne 11 de la chaudière 3 est alors ouverte pour décharger le contenu et la matière solide est séparée de l'huile de sardine par une trémie de séparation de l'huile 12. L'huile de sardine contenue dans la matière solide est ensuite exprimée et expulsée au moyen d'un expulseur 13 pour produire une matière solide sèche en flocons ou en poudre n'ayant pas d'odeur délétère. En utilisant des déchets de la nutrition d'origine humaine contenant 90 % d'eau, 1% de graisse, 5,5 % de protéine et d'une teneur en cendres de 3,5 % comme matière, on a obtenu des matières solides contenant 50 % de protéine, 32 % de cendres, 12 % de graisse et 6 % d'eau. Cette matière solide peut très bien être utilisée comme engrais ou fourrage pour les animaux domestiques. De plus, puisqu'il ne se dégage pas d'odeurs délétères, même après une longue exposition à la lumière, la matière solide peut être déposée pratiquement sans restriction au lieu de décharge. Le taux de consommation de l'huile de sardine est d'environ 0,6 % de la matière utilisée. Sur la figure, le chiffre de référence 4 désigne une soupape de sûreté. L'effet désodorisant obtenu par l'huile chauffée dans la chaudière 3 est attribuable au fait que l'indol, le scatol ou les composants malodorants analogues des déchets de la nutrition sont polymérisés par l'acide gras contenu dans l'huile de sardine et deviennent des composés non volatiles, de sorte que le contenu malodorant est anéanti. Ainsi, il est possible, conformément à l'invention, de désodoriser les déchets de la nutrition par un procédé simple. I1 est de plus avantageux que l'huile résiduelle, qui ne peut être utilisée comme huile comestible ou de fourrage, puisse effectivement être utilisée pour la désodorisation conformément à l'invention. En outre, l'huile peut être utilisée à plusieurs reprises avec un petit appoint d'huile consommée dans chaque opération de désodorisation. L'huile utilisée dans ia désodorisation peut finalement être utilisé comme combustible pour engendrer la vapeur destinée au chauffage de la chaudière. Le traitement désodorisant de l'invention peut ainsi être exécuté très économiquement. De plus, le procédé de l'invention permet de traiter les déchets de la nutrition sans dégager d'odeurs délétères dans l'environnement autour de la station de traitement. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée à l'exemple décrit et représenté, elle est susceptible de nombreuses variantes accessibles à l'homme de l'art, suivant les applications envisagées et sans s'écarter pour cela du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1 - Procédé de désodorisation des déchets de la nutrition, notamment d'origine humaine, caractérisé en ce qu'on introduit dans un réservoir sous pression interne réduite des huiles végétales ou animales. On chauffe lesdites huiles et on mélange lesdits déchets de la nutrition et lesdites huiles pour polymériser les composants malodorants, notamment l'indol et le scatol, par les acides gras desdites huiles végétales et animales et on désodorise ainsi lesdits déchets de la nutrition. 2 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on chauffe l'huile jusqu'à environ 1000 C, on introduit les déchets de la nutrition, on mélange et on amène la température jusqu'à environ 1350C, la pression interne étant réduite jusqu'à une pression absolue d'environ 160 mm de mercure.