La présente invention a pour objet un cir- cuit de régénération d'une onde porteuse Elle trou- ve une application en transmission numérique et, plus particulièrement, dans le cas o, après avoir été transmise par modulation d'une onde électroma- gnétique, une information est restituée par démodu- lation cohérente Le domaine d'application de l'in- vention est donc très large et couvre les modems de transmission de données, les faisceaux hertziens, les systèmes de communications spatiales, voire l'optique (dans le cas des liaisons hétérodynes). La démodulation cohérente d'une onde sup- pose, de la part du récepteur qui la met en oeuvre, la connaissance de la fréquence et de la phase de l'onde porteuse d'émission A cette fin, une onde de démodulation est engendrée par un oscillateur com- mandable en tension (en abrégé et par la suite O.C T) et la tension de commande de cet oscillateur est fournie par un comparateur de phase qui délivre une tension d'erreur E(tf) qui est fonction de l'écart de phase ' entre l'onde modulée et celle qui est engendrée par l'oscillateur Compte tenu du fait que l'onde porteuse d'émission peut être modulée en amplitude et/ou en phase, la structure du compara- teur de phase dépend de la modulation utilisée. Le schéma général d'un circuit de régéné- ration d'une onde porteuse est représenté sur la fi- gure 1 Un OCT 10 possède une entrée de commande Il et une sortie 12 et il délivre une onde appliquée à un organe 20 qui possède une autre entrée 21 rece- vant l'onde modulée et une sortie 22 délivrant un signal d'erreur ú(w) Ce signal est appliqué en re- tour à l'entrée 11 de l'OCT. La caractéristique E(ôf) du comparateur de phase 20 doit posséder les propriétés suivantes: i) elle s'annule avec l'écart de phase ' et chan- ge de signe avec 'i; ii) elle est périodique de période 2 M o M est M l'ordre de la symétrie de la modulation, iii) elle ne s'annule qu'une fois par période. Pour bien comprendre les caractéristiques de l'invention, il n'est pas inutile de rappeler les principaux types connus de structures utilisées pour régénérer ainsi une porteuse Le cas de la modula- tion de phase (en abrégé MDP) sera d'abord abordé, puis celui de la modulation d'amplitude dans sa va- riante à deux ondes en quadrature (en abrégé MAQ). Dans les systèmes à modulation de phase, plusieurs boucles sont connues qui vont être décri- tes rapidement en liaison avec les figures 2 à 4 On suppose que cette modulation fait intervenir M états de phase, M étant en général égal à 4, 8 ou plus. Dans un premier type de boucle, on multi- plie la fréquence, donc la phase, par M, supprimant par là la modulation, et l'on asservit l'OCT sur l'onde pure ainsi créée Une boucle conforme à ce principe est représentée sur la figure 2 Elle com- prend deux multiplieurs par M, respectivement 24 et 26 tous deux reliés à un comparateur de phase 28. Dans un second type de boucle, dit de COSTAS, on forme un signal d'erreur de la forme sin MI, en travaillant en bande de base, c'est-à- dire sur le signal démodulé La figure 3 représente la structure correspondante Elle comprend un démo- dulateur 30 et un circuit de traitement en bande de base 32 apte à élaborer le signal d'erreur en ques- tion. Dans un troisième type de boucle, on com- pare la phase du signal à celle de sa version remo- dulée Une telle boucle est représentée sur la figu- re 4 En plus de l'OCT 10 et du démodulateur 30, elle comprend un circuit de décision 34 destiné à régénérer l'information contenue dans le signal dé- modulé, ce circuit étant suivi d'un remodulateur 35. Un comparateur 36 reçoit l'onde modulée et l'onde remodulée. Dans un autre type de boucle non illustré parce que très voisin du précédent, on réalise le traitement de remodulation en bande de base, comme pour la boucle de COSTAS. Enfin, dans la boucle dite de COSTAS numé- rique, le signal d'erreur formé est du type sgn(sin MI), o sgn représente le signe de la quan- tité qui suit, cette notation étant d'ailleurs em- ployée dans toute la suite de la description. Cette dernière boucle présente l'avantage d'une réalisation simple (les multiplications de si- gnes étant faites par des portes logiques OU-exclu- sif) et de posséder de bonnes performances (la pente d&/df du comparateur de phase idéal correspondant serait infinie en l'absence de bruit). En ce qui concerne maintenant les boucles de régénération de porteuse utilisables avec le se- cond type de modulation dite MAQ, elles sont illus- trées sur les figures 5 à 7 La modulation MAQ 16 peut être considérée comme la superposition de deux ondes en quadrature, modulées chacune selon quatre niveaux d'amplitude Les 16 états de modulation pos- sibles peuvent être représentés sur un diagramme de Fresnel appelé aussi constellation, qui est repré- senté sur la figure 5 Sur ce diagramme, chaque axe représente une onde dont l'amplitude peut prendre l'un quelconque de quatre niveaux d'amplitude 3, 1, -1 et -3 et chaque état est représenté par une croix. Plusieurs boucles fonctionnant en MAQ 16 sont connues Certaines sont à remodulation, comme celles de la figure 4, avec cependant une structure plus complexe puisque la modulation MAQ est plus complexe que la modulation MDP. Pour simplifier la réalisation d'une tel- le boucle, on peut ne pas comparer le signal à sa version remodulée, mais au signal à quatre états de phase correspondant à la moyenne des états de chaque quadrant Ces quatre états moyens sont représentés sur le diagramme de la figure 5 par un cercle situé dans chaque quadrant. Plus simple que la boucle précédente, cet- te boucle introduit néanmoins un 'bruit de modula- tion' puisque le signal d'erreur ne s'annule qu'en moyenne pour % = 0. Selon un autre type de boucle, du genre boucle de COSTAS numérique, on traite le signal MAQ 16 comme s'il s'agissait d'un signal MDP 4 De réalisation plus simple que la précédente, cette boucle garde malheureusement le défaut du bruit de modulation. Selon un autre type de boucle, dit de COSTAS numérique avec porte sélective, le signal d'erreur n'est construit qu'à partir des seuls états diagonaux de la constellation, correspondant à des phases de 450, 1350, Z 250 et 3150 qui sont celles d'une modulation MDP 4 On supprime ainsi le bruit de modulation par élimination, au moyen d'une porte sélective, de la contribution des états non diago- naux, au signal d'erreur Cette boucle est décrite dans l'article de Horikawa et al intitulé w Design and performance of a 200 Mbit/s 16 QAM digital radio system' publié dans la revue IEEE Trans COM, 27 décembre 79, p 1953. C'est à ce jour la boucle la plus perfor- mante. Pour ce qui est des modulations MAQ 32 et MAQ 64, aucune structure n'a encore été proposée, hormis l'extension à ces modulations des techniques employées pour la modulation MAQ 16. Tous ces circuits de l'art antérieur pré- sentent de multiples inconvénients: - 1) En MDP 8, tout d'abord, la boucle de COSTAS numérique conduit à une structure très lourde comme on peut en juger par le schéma de la figure 6. La boucle représentée comprend quatre démodulateurs 41, 42, 43 et 44, travaillant avec des ondes dépha- sées de 450 les unes des autres, deux sommateurs 46, 47, deux soustracteurs 48, 49, huit comparateurs à seuil 51 à 58, sept portes logiques OU-exclusif 61 à 67 et quatre bascules 71 à 74 Dans une variante plus simple, on peut n'utiliser que deux démodula- teurs fonctionnant en quadrature, avec un addition- neur, un soustracteur et deux comparateurs supplé- mentaires. Ce type de structure est décrit dans l'ar- ticle de HOGGE publié dans la revue "IEEE COM" 26, n 5, mai 1978, pages 528-533. Avec une telle boucle on forme un signal d'erreur qui, pour la modulation MDP 4, est de la forme: ú(Y) = sgn(X) sgn(Y) sgn(X-Y) sgn(X+Y) 2) En MAQ 16, les inconvénients sont les suivants: dans le cas de la boucle à remodulation partielle et de la boucle de COSTAS numérique classique, il y a apparition d'un bruit de modulation: le si- gnal d'erreur ne s'annule avec l'erreur de phase qu'en moyenne; 10331 dans le cas de la boucle de COSTAS numérique avec porte sélective, le système peut ne pas tolérer une situation dans laquelle seuls les signaux hors diagonale sont transmis; même dans le cas des boucles de COSTAS numériques, il faut effectuer des soustractions de signaux analogiques, ce qui pose des problèmes de réalisa- tion. Le but de l'invention est de remédier à tous ces inconvénients De façon plus précise, le but de l'invention est de: fournir une structure universelle de boucle de ré- génération de porteuse qui soit appropriée à la fois aux modulations MDP et aux modulations MAQ (alors que généralement, les traitements sont dif- férents); proposer une structure de démodulateur MDP 8 plus simple que celui qui utilise la boucle de COSTAS; obtenir de bonnes performances en MAQ 16 (la pente du comparateur idéal proposé est double de celle de la boucle de COSTAS avec porte sélective) et utiliser tous les points de la constellation, dia- gonaux et non diagonaux; proposer une structure de démodulation en MAQ 32 et MAQ 64. A cette fin, l'invention propose d'utili- ser des moyens qui sont aptes à former un signal d'erreur E(q) qui est donné par l'expression suivan- te E(,f= sgn(X-X)sgn(Y) sgn(Y-Y)sgn(X) o X et Y sont des signaux reconstruits correspon- dant aux signaux démodulés X et Y obtenus par démo- dulations en quadrature. De façon précise, l'invention a donc pour objet un circuit de régénération d'une onde porteuse à partir d'une onde modulée, comprenant de manière connue un oscillateur commandable en tension ayant une entrée de commande et une sortie délivrant ladi- te onde porteuse, un premier démodulateur à deux en- trées, l'une recevant l'onde modulée et l'autre étant reliée à la sortie de l'oscillateur, un second démodulateur à deux entrées, l'une recevant l'onde modulée et l'autre étant reliée à l'oscillateur à travers un déphaseur de 900, chaque démodulateur dé- livrant un signal démodulé, respectivement X pour lé premier et Y pour le second, et des moyens de trai- tement de ces signaux X et Y pour engendrer un si- gnal d'erreur ú(Y) qui est appliqué à l'entrée de l'oscillateur et qui est apte à modifier la phase de celui-ci pour la rendre égale à celle de l'onde mo- dulée Le circuit de l'invention est caractérisé en ce que ces moyens de traitement permettant d'engen- drer le signal d'erreur comprennent: un premier circuit de décision et de reconstruc- tion à une entrée reliée au premier démodulateur et à une sortie délivrant un signal différence (X-X), o X est un signal reconstruit à partir du signal X, un premier comparateur à seuil nul à une entrée reliée au premier modulateur et à une sortie déli- vrant un signal déterminant le signe de X, soit sgn(X); un second comparateur à seuil nul relié à la sor- tie du circuit de décision et de reconstruction et déterminant le signe de la différence X-X, soit sgn(X-X); un second circuit de décision et de reconstruction à une entrée reliée au second démodulateur et à une sortie délivrant un signal différence (Y-Y), ou Y est un signal reconstruit à partir du si- gnal Y; un troisième comparateur à seuil nul à une entrée reliée au second démodulateur et à une sortie dé- livrant un signal déterminant le signe de Y, soit sgn(Y); un quatrième comparateur à seuil nul relié à la sortie du second circuit de décision et de recons- truction et déterminant le signe de la différence Y-Y, soit sgn(Y-9); une première porte logique de type OU-exclusif à deux entrées, l'une reliée à la sortie du troisiè- me comparateur et recevant sgn(X-X) et l'autre à la sortie du second comparateur et recevant sgn(Y), cette première porte délivrant, sur une sortie, un signal sgn(X-X)sgn(Y); une seconde porte de type NON-OUexclusif à deux entrées, l'une reliée à la sortie du quatrième comparateur et recevant sgn(Y-Y) et l'autre à la sortie du premier comparateur et recevant sgn(X), cette seconde porte délivrant sur une sortie un signal -sgn(Y-Y)sgn(X); un additionneur à deux entrées, la première reliée à la sortie de la première porte, la seconde à la sortie de la seconde porte, cet additionneur déli- vrant sur une sortie un signal sgn(X-X)sgn(Y)- A sgn(Y-Y)sgn(X), qui constitue ledit signal d'er- reur E(f), cette sortie étant reliée à l'entrée de commande de l'oscillateur commandable en tension. Les caractéristiques de l'invention appa- raîtront mieux après la description qui suit, d'exemples de réalisation donnés à titre explicatif et nullement limitatif Cette description se réfère à des dessins annexés dont certains ont déjà été décrits, et sur lesquels: la figure 1 représente la structure d'une boucle à verrouillage de phase, la figure 2 représente une boucle à mul- tiplication, la figure 3 représente une boucle de COSTAS, à traitement en bande de base, la figure 4 représente une boucle à re- modulation, la figure 5 illustre les 16 états de modulation possibles dans la modulation MAQ 16, la figure 6 représente une boucle de COSTAS numérique en modulation MDP 8, la figure 7 représente la structure gé- nérale du circuit de l'invention, la figure 8 représente un mode particu- lier de réalisation d'un circuit de décision et de reconstruction en modulation MAQ 16, la figure 9 est un diagramme illustrant le principe de modulation MDP 8, la figure 10 illustre un mode particu- lier de réalisation d'un circuit de décision et de reconstruction en modulation MDP 8, la figure 11 donne la caractéristique d'un circuit de l'invention travaillant en modula- tion MDP 4, la figure 12 donne cette caractéristique pour la modulation MDP 8, la figure 13 donne cette caractéristique pour la modulation MAQ 16, la figure 14 donne cette caractéristique pour la modulation MAQ 32, la figure 15 donne cette caractéristique pour la modulation MAQ 64, la figure 16 donne les caractéristiques en modulation MDP 4 d'une boucle de COSTAS numérique et d'un circuit conforme à l'invention. Le circuit représenté sur la figure 7 com- prend, de manière connue, un OCT 10 avec une entrée de commande 11 recevant un signal E(f) et une sortie 12 délivrant une onde dont la phase dépend du signal de commande Le circuit comprend encore deux démodu- lateurs 100 et 104, le premier à deux entrées, 101 et 102, recevant respectivement l'onde modulée et l'onde délivrée par I'OCT, et à une sortie 103 déli- vrant un signal X, le second à deux entrées égale- ment, 105 et 106, recevant respectivement l'onde mo- dulée et l'onde émanant de l'OCT préalablement dé- phasée de 90 par un déphaseur 108 et à une sortie 107 délivrant un signal Y. Ces moyens sont déjà utilisés dans les circuits évoqués plus haut pour lesquels le traite- ment est effectué en bande de base, c'est-à-dire à partir des signaux démodulés L'invention porte sur les moyens pour effectuer ce traitement, c'est-à- dire sur la boucle qui permet de commander l'OCT sur son entrée 11 par un signal apte à caler la phase de OCT sur celle-de l'onde modulée. Le circuit de l'invention comprend tout d'abord des moyens de traitement du signal X consti- tués par: un premier circuit 110 de décision et de recons- truction à une entrée 111 reliée au premier démo- dulateur 100 et à une sortie 112 délivrant un si- gnal différence (X-X), o X est un signal recons- truit à partir du signal X, un premier comparateur à seuil nul 113 à une en- trée reliée au premier modulateur 100 et à une sortie délivrant un signal déterminant le signe de X, soit sgn(X), un second comparateur à seuil nul 114 relié à la sortie 112 du circuit de décision et de recons- truction 110 et déterminant le signe de la diffé- A rence X-X, soit sgn(X-X). Le circuit de l'invention comprend de la il même manière, des moyens de traitement du signal Y constitués par: un second circuit de décision et de reconstruction à une entrée 121 reliée au second démodulateur 104 et à une sortie 122 délivrant un signal diffé- rence (Y-Y), o Y est un signal reconstruit à par- tir du signal Y, un troisième comparateur à seuil nul 123 à une entrée reliée au second démodulateur 104 et à une sortie délivrant un signal déterminant le signe de Y, soit sgn(Y), un quatrième comparateur à seuil nul 124 relié à la sortie 122 du second circuit de décision et de reconstruction 120 et déterminant le signe de la différence Y-Y, soit sgn(Y-Y). Il est fréquent dans la pratique, que les circuit de décision et de reconstruction 110 et 120 comprennent par eux mêmes des moyens de détermina- tion du signe de X et de Y C'est la raison pour laquelle les moyens 113 et 123 sont représentés à l'intérieur des circuits 110 et 120. Le circuit de l'invention comprend enco- re: une première porte logique de type OU-exclusif 130 à deux entrées 131 et 132, la première reliée à la sortie du troisième comparateur 114 et recevant sgn(X-X) et la seconde à la sortie du second com- parateur 123 et recevant sgn(Y), cette première porte 130 délivrant, sur une sortie, un signal sgn (X-X) sgn (Y), une seconde porte 134 du type NON-OU-exclusif à deux entrées 135 et 136, la première reliée à la sortie du quatrième comparateur 124 et recevant sgn(Y-Y) et la seconde à la sortie du premier com- parateur 113 et recevant sgn(X), cette seconde porte délivrant sur une sortie un signal A -sgn (Y-Y) sgn (X) Le circuit comprend enfin un additionneur à deux entrées, la première reliée à la sortie de la première porte 130, la seconde à la sortie de la seconde porte 134, cet additionneur délivrant sur une sortie un signal sgn(X-f)sgn(Y)-sgn(Y-Y') sgn(X), qui constitue le signal d'erreur E(wf), cette sortie étant reliée à l'entrée 11 de commande de l'oscilla- teur commandable en tension 10. Il va de soi qu'on ne sortirait pas du cadre de l'invention en utilisant, comme porte logi- que 134, une porte OU-exclusif identique à la por- te 130 Dans ce cas, la sortie de la porte en ques- tion ne serait plus inversée, mais il suffirait d'utiliser un soustracteur aux lieu et place de l'additionneur 140 Cependant, la variante décrite est plus simple puisque requérant un additionneur. A titre explicatif, deux exemples de cir- cuit de décision et de reconstruction tels que 110 et 120 vont être décrits, respectivement dans le cas des modulations MAQ 16 et MDP 8. Dans le cas de la modulation MAQ 16, tout d'abord, un circuit possible est illustré par la fi- gure 8 Il correspond au circuit 110 de la figure 7 traitant le signal X Le circuit 120 est identique mais traite le signal Y. Le circuit représenté comprend trois com- parateurs à seuil 151, 152, 153, ces seuils étant respectivement 2, 0 et 2 Chaque comparateur est suivi d'une bascule, respectivement 161, 162, 163. Les sorties de ces bascules sont reliées à un cir- cuit logique 165 apte à traduire l'état de trois bascules en un nombre à deux éléments binaires a et y Ces deux éléments apparaissent sur des sorties 166 et 167 et les éléments complémentaires a et y sur des sorties 168 et 169. Le circuit représenté comprend encore un circuit de reconstruction 170 à deux entrées 171 et 172 recevant respectivement les éléments binaires complémentaires a et Y et à une sortie 173 délivrant un signal -X Enfin, un additionneur 174 à deux en- trées reliées à la sortie 173 du convertisseur et à l'entrée 111 complète le circuit. Le fonctionnement de ce circuit est le suivant Dans une modulation MAQ 16, le modulateur, pour chacune des deux porteuses en quadrature, fait correspondre à un nombre à deux éléments binaires,un état d'amplitude pris parmi 4 (dans l'exemple consi- déré + 3, + 1, -1, -3) Le récepteur doit régénérer cette information numérique à partir de l'onde démo- dulée A cette fin, le circuit 110 doit remplir tout= d'abord une fonction de décision afin de restituer l'information numérique en question, c'està-dire les deux éléments binaires d'origine et ce à l'aide du signal démodulé X; puis le circuit doit effec- tuer une reconstruction apte à former un signal ana- logique X à partir des deux éléments binaires en question Dans le circuit de la figure 8, la prise de décision est effectuée par les trois comparateurs à seuil 151 à 153 qui comparent le signal démodulé X à des seuils respectifs + 2, 0, -2 Grâce à ces moyens, il est possible de trouver lequel des quatre niveaux + 3, + 1, -1, -3 est présent sur le signal modulé Les bascules 161 à 163 ont pour rôle de mé- moriser l'état des comparateurs Le circuit 165 tra- duit ces états en un nombre à deux éléments binaires a et y. On remarquera que le comparateur à zéro 152 et sa bascule associée 162, permettent à eux seuls de détecter le signe de X Ce comparateur et cette bascule constituent donc, en l'occurrence, le moyen 113 délivrant le signal sgn X En pratique, c'est l'élément binaire a qui reflète ce signe, de sorte que sgn X peut être prélevé sur la sortie 166 du circuit logique 165. * A partir des éléments binaires a et y, le signal à quatre niveaux peut être reconstruit aisé- ment C'est la fonction du circuit 170 Ce dernier peut être un sommateur à deux résistances dont l'une a une valeur double de l'autre, les tensions corres- pondant aux éléments binaires étant appliquées aux extrémités des résistances Le signal analogique X est alors prélevé, entre les résistances (ce moyen est représente en pointillé sur la figure 8). Dans la mesure o l'on doit former la dif- férence X-X, il est plus simple de former directe- ment -X au lieu de X car il suffit alors d'ajouter X à (-X) pour obtenir la différence recherchée, ce qui permet d'employer un sommateur 174 au lieu d'un soustracteur, plus complexe Dans ces conditions, pour obtenir X, le circuit de reconstruction 170 est relié non pas aux sorties 166 et 167 du circuit , mais aux sorties complémentaires 168 et 169. En modulation MDP 8 maintenant, le modu- lateur associe à chaque état de phase un triplet d'éléments binaires A la réception, la démodulation consiste à utiliser quatre démodulateurs attaqués par des ondes dont les phases respectives sont 0 , 450, 90 et 1350 Dans un plan de Fresnel, tel que celui de la figure 9, ces ondes correspondent aux axes Ox, Oy, Oz et Ot Le vecteur Os?, d'angle polai- re If, représente l'onde à démoduler La démodulation se traduit, dans ce plan de Fresnel, par la projec- tion du point M sur les quatre axes Les deux pro- jections sur Ox et Oy ne sont autres que les sorties démodulées X et Y Si l'on calcule OM 1 sortie du démodulateur à 45 , et OM 2, sortie du démodulateur à , on trouve sans difficulté: OM = X+Y OM = X-Y Cela signifie que, au lieu d'utiliser les deux démodulateurs à 45 et 1350, on peut, à partir des sorties X et Y des démodulateurs à O et 90 , construire les quantités X+y et et obtenir les mêmes informations. Par ailleurs, les informations sgn X et sgn Y permettent de déterminer un quadrant parmi les quatre quadrants ( O o-90 ) ( 90 -180 ) ( 180 -270 ) ( 270 -360 ) alors que les informations sgn(X-Y) et sgn(X+Y) permettent de déterminer un autre quadrant pris parmi les quadrants ( 315 -45 ) ( 450-135 ) ( 135 -225 ) ( 225 -315 ) Ces deux déterminations définissent un secteur circulaire d'angle au sommet et permettent de savoir laquelle des huit phases possibles a été émise. Pour reconstruire les signaux X et Y à partir des signaux démodulés X et Y, il suffit alors de former les quantités: X = sgn(X+Y) + sgn(X-Y) + sgn X = sgn(X+Y) sgn(X-Y) + sgn Y Comme en pratique ce sont les quantités (X-X) et(Y-Y) qui sont recherchées, au lieu de re- construire et i on s'attache plutôt à reconstruire -X et - comme dans le cas précédent, ce qui permet, par simple addition avec X et Y, d'obtenir les dif- férences recherchées. On observera que la reconstruction de X et Y ne nécessite que la connaissance des signes de certaines quantités et non, comme en modulation MAQ 16, la connaissance des éléments binaires cor- respondant à l'état de phase traité En conséquence, un circuit de reconstruction en modulation MDP 8 ne comprend pas obligatoirement les circuits logiques permettant l'extraction des éléments binaires. Dans ces conditions, les circuits de déci- sion et de reconstruction 110 et 120 peuvent se pré- senter comme illustré sur la figure 10. Le circuit 110 tout d'abord comprend un soustracteur 180, qui reçoit les signaux démodulés X et Y et délivre un signal X-Y, deux comparateurs à seuil nul 181, 182 recevant respectivement les si- gnaux X et (X-Y) et délivrant, par l'intermédiaire de bascules associées 183 et 184, respectivement les signes de X et de (X-Y) En fait, pour les raisons indiquées plus haut, on utilise des sorties complé- mentaires qui délivrent sgn(X) et sgn(X-Y) Le cir- cuit 110 se termine par un additionneur 186 à quatre entrées recevant respectivement X, sgn(X), sgn(X-Y) ainsi que sgn(X+Y) provenant du second circuit de décision et de reconstruction 120 L'additionneur 186 forme directement la différence X-X. On observera que le comparateur 181 et la bascule 183 associée forment les moyens 113 de dé- termination du signe de X dont il a été question dans la définition générique de l'invention. Quant au circuit 120, il comprend un addi- tionneur 190 à deux entrées recevant les signaux dé- modulés X et Y, deux comparateurs 191, 192 reliés respectivement au démodulateur 104 et à l'addition- neur 190, ces comparateurs étant associés à deux bascules 193, 194 La bascule 193 délivre sgn Y et son complément sgn Y La bascule 194 délivre sgn(X+Y), qui est utilisé par ailleurs dans l'addi- tionneur 186 du circuit 110 Le circuit 120 comprend en outre un additionneur 196, recevant respective- ment Y, sgn Y et sgn(X+Y) ainsi que sgn(X-Y) prove- nant de la bascule 184 du circuit 110 Cet addition- neur forme directement la différence (Y-Yt. Les figures 11 à 15 illustrent les résul- tats obtenus avec le circuit de l'invention Elles représentent la caractéristique du circuit, c'est- à-dire la variation du signal d'erreur ú(tf) en fonc- tion de l'écart de phase ô Elles se rapportent res- pectivement aux cas des modulations: MDP 4 (figure yl) (rapport onde porteuse à bruit: d B), MDP 8 (figure 12) (rapport onde porteuse à bruit: 15 d B); MAQ 16 (figure 13) (rapport onde porteuse à bruit: 19 d B), MAQ 32 (figure 14) (rapport onde porteuse à bruit: 20 d B), MAQ 64 (figure 15) (rapport onde porteuse à bruit: 30 d B). Sur toutes ces figures, les courbes en trait continu sont des courbes théoriques et celles en trait interrompu des courbes expérimentales. On observera que la propriété iii) men- tionnée plus haut pour le signal d'erreur, n'est pas satisfaite pour la modulation MAQ 32, car le signal possède un zéro pour tf= 450 Cependant, le minimum local de la courbe étant de faible amplitude, un léger décalage de tension sur l'oscillateur permet de supprimer aisément ce zéro parasite. La figure 16, enfin, permet d'effectuer une comparaison entre les résultats procurés par le circuit de l'invention en modulation MDP 4 et ceux que l'on obtient avec une boucle de COSTAS numéri- que Les courbes correspondent à plusieurs rapports porteuse à bruit Celles qui sont tracées en trait continu correspondent au circuit de l'invention et celles en trait interrompu à la boucle de l'art an- térieur. On voit, après cette description, que l'invention procure de nombreux avantages: une meilleure pente d( une utilisation de tous les points de la constel- lation (en MDP et en MAQ), une réalisation technologique plus simple (utili- sation d'additionneurs et de portes OU-exclusif), -des performances en MDP 4 et MDP 8 identiques à celles de la boucle de COSTAS numérique classique, mais avec une pente d_/d' meilleure. REVENDICATIONS 1 Circuit de régénération d'une onde porteuse à partir d'une onde modulée, comprenant un oscilla- teur commandable en tension ( 10) ayant une entrée de commande ( 11) et une sortie délivrant ladite onde porteuse, un premier démodulateur ( 100) à deux en- trées, l'une recevant l'onde modulée et l'autre étant reliée à la sortie de l'oscillateur, un second démodulateur ( 104) à deux entrées, l'une recevant l'onde modulée et l'autre étant reliée à l'oscilla- teur à travers un déphaseur de 90 ( 108), chaque démodulateur délivrant un signal démodulé, respec- tivement X pour le premier et Y pour le second, et des moyens de traitement de ces signaux X et Y pour engendrer un signal d'erreur E(y) qui est appliqué à l'entrée ( 11) de l'oscillateur et qui est apte à modifier la phase de celui-ci pour la rendre égale à celle de l'onde modulée, ce circuit étant caractéri- sé en ce que ces moyens de traitement permettant d'engendrer le signal d'erreur comprennent: un premier circuit ( 110) de décision et de recons- truction à une entrée ( 111) reliée au premier dé- modulateur ( 100) et à une sortie ( 112) délivrant un signal différence (X-X), o X est un signal reconstruit à partir du signal X, un premier comparateur à seuil nul ( 113) à une entrée reliée au premier modulateur ( 100) et à une sortie délivrant un signal déterminant le signe de X, soit sgn(X), un second comparateur à seuil nul ( 114) relié à la sortie ( 112) du circuit de décision et de recons- truction ( 110) et déterminant le signe de la dif- férence X-X, soit sgn(X-x), un second circuit de décision et de reconstruction ( 120) à une entrée ( 121) reliée au second démodu- lateur ( 104) et à une sortie ( 122) délivrant un signal différence (Y-Y), o Y est un signal re- construit à partir du signal Y, un troisième comparateur à seuil nul ( 123) à une entrée reliée au second démodulateur ( 104) et à une sortie délivrant un signal déterminant le si- gne de Y, soit sgn(Y), un quatrième comparateur à seuil nul ( 124) relié à la sortie ( 122) du second circuit de décision et de reconstruction ( 120) et déterminant le signe de la différence Y-Y, soit sgn(Y), une première porte logique de type OU-exclusif ( 130) à deux entrées ( 131, 132), l'une ( 131) reliée à la sortie du troisième comparateur ( 114) et re- cevant sgn(X-X) et l'autre ( 132) à la sortie du second comparateur ( 123) et recevant sgn(Y), cette première porte ( 130) délivrant, sur une sortie, un signal sgn(X-X)sgn(Y), une seconde porte ( 134) de type NON-OUexclusif à deux entrées ( 135, 136) l'une ( 135) reliée à la sortie du quatrième comparateur ( 124) et recevant sgn(Y-i) et l'autre ( 136) à la sortie du premier comparateur ( 113) et recevant sgn(X), cette secon- de porte délivrant sur une sortie un signal A -sgn(y-Y)sgn(X), un additionneur ( 140) à deux entrées, la première reliée à la sortie de la première porte ( 130), la seconde à la sortie de la porte ( 134), cet addi- tionneur délivrant sur une sortie un signal sgn(X-X)sgn(Y)-sgn(Y-Y)sgn(X), qui constitue le- dit signal d'erreur E("), cette sortie étant re- liée à l'entrée ( 11) de commande de l'oscillateur commandable en tension ( 10). 2 Circuit selon la revendication 1, ca- ractérisé en ce que le premier et le second circuits de décision et de reconstruction comprennent, dans le cas d'une modulation MAQ 16: trois comparateurs à seuils différents ( 151, 152, 153) suivis chacun d'une bascule ( 161, 162, 163), un circuit logique ( 165) relié aux bascules et apte à traduire les états de celles-ci en un nom- bre à deux éléments binaires (a, y), un circuit de reconstruction ( 170) convertissant les deux dits éléments binaires en un signal reconstruit. 3 Circuit selon la revendication 1, ca- ractérisé en ce que le premier et le second circuits de décision et de reconstruction ( 110, 120) compren- nent chacun, dans le cas d'une modulation MDP 8: un additionneursoustracteur ( 180-190), deux comparateurs à seuil ( 181, 182) associés à deux bascules ( 183, 184) l'un des comparateurs étant relié à l'additionneur/soustracteur, un additionneur ( 186/196) à quatre entrées dont deux sont reliées auxdites bascules, l'une à l'en- trée du circuit auquel l'additionneur appartient, et la dernière à une bascule du circuit auquel l'additionneur n'appartient pas.