L'invention concerne un procédé de fabrication d'une bande sans fin d'impression pour machine à imprimer du type à bande. Jusqu'ici, dans la fabrication des bandes d'impression, les caractères étaient fixés par des broches ou analogues sur une bande sans fin. Ce procédé obligeait à monter les caractères sur la bande un par un au prix d'opérations fastidieuses, et à pratiquer en outre dans la bande des ouvertures correspondant avec précision ou alignées avec les caractères et repères. Cela signifie un prix de revient élevé et des opérations compliquées pour la fabrication de la bande dfimpression. De plus, la bande d'impression risque de se rompre sous le poids accru des caractères. L'invention a pour but d'éviter les inconvénients inhérents à ce procédé connu et elle vise un procédé perfectionné pour la fabrication d'une bande d'impression. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui suit et à l'examen des figures jointes, données dans un but non limitatif et qui représentent un mode de réalisation de l'invention. La figure 1 est une vue en perspective d'une bande d'impression suivant l'invention, formée en bande sans fin; la figure 2 est une vue en plan du dessus de la bande d'impression après photogravure mais avant découpage et façonnage final en bande sans fin; la figure 3 est une vue en coupe transversale de la bande de la figure 2. Sur les dessins, on a représenté une bande métallique 4 de largeur D qui présente une fois façonnée en bande sans fin une longueur totale L. La bande 4 comprend des caractères d'imprimerie 1, des repères 2, des empreintes 3, une zone non photogravée ou zone de jeu 5, des marges longitudinales 7 et des marges transversales 8. Une soudure transversale 6 ferme la bande sans fin. On va maintenant décrire à titre d'exemple non limitatif un mode de mise en oeuvre du procédé suivant l'invention. On utilise comme matériau de départ un rouleau ou une bobine d'acier inoxydable martensitique fabriqué dans un four de fusion sous vide. La composition nominale de ce matériau est la suivante : C: 0,35%; Si: 0,3%; Mn: 0,3%; Cr: 13,5%; Mo: 1,3% et Fe: q.s.. Le matériau a une dureté de 400 à 600 mHv et une épaisseur de 0,4 mm. On découpe ce matériau en feuilles longues et étroites de largeur D égale à la largeur finale de la bande d'impression plus deux marges transversales â de 30 mm. La feuille est découpée à une longueur L à laquelle s'ajoutent deux marges longitudinales 7 de 30 mm au total.On soumet ensuite la bande 4 ainsi obtenue à une opération de photogravure pour définir les caractères d'imprimerie 1, les repères 2, les empreintes 3 ainsi que des zones non gravées 5 tandis que les marges longitudinales 7 et transversales 8 de mêmes dimensions sont formées sur les quatre côtés de la bande. A ce moment, on vérifie que l'épaisseur du matériau de la bande 5 est égale à 0,14 mm. On photograve également l'autre face de la bande sur une profondeur de l'ordre de 0,01 mm. On chauffe la bande 4 ainsi traitée à 2000C environ pendant deux heures. On perfore les zones non photogravées 5 d'ouvertures de référence qui sont utilises pour les opérations de compression et de soudage décrites plus loin. On découpe ensuite les marges longitudinales 7 et on meule et lisse les faces d'extrémité jusqu'à 1,5 S environ. On soumet ensuite le matériau de la bande à des opérations de démagnétisation et de dégraissage et on fixe temporairement ensemble les extrémités de la bande au moyen des ouvertures de référence précitées. On monte alors la bande ainsi fixée en forme de bande sans fin avec sa face qui porte les caractères à l'extérieur dans une machine à souder par faisceau d'électrons du type à chambre à vide. Les extrémités de la bande sont soudées bout à bout par un faisceau d'électrons de 250 Hz qui est concentré à un diamètre de 0,2 mm. On diminue alors l'intensité du courant d'alimentation et on balaie de nouveau la zone de soudure 6 avec un faisceau d'électrons de moindre énergie formant une tache légèrement divergente, de façon à éliminer la tension ou cambrure de soudage et à rendre la valeur de dureté dans la zone soudée de l'ordre de 400 à 600 mHv. Lorsqu'on effectue les deux opérations successives de balayage électronique, il est essentiel de contrôler parfaitement les valeurs de la tension d'accélération, du courant d'alimentation et de concentration. On supprime la marge transversale 8 par meulage au moyen des ouvertures de référence et on ajuste pour respecter les tolérances dimensionnelles voulues. On chrome la face des caractères ou on la recouvre de carbure de titane pour améliorer leur résistance à l'usure. La bande d'impression ainsi obtenue selon le procédé de l'invention porte des caractères et des repères formés d'un seul tenant avec elle, et elle est fabriquée à partir d'une bande d'acier inoxydable trempé dont on relie les deuxxextrémités par soudage électronique pour former une bande sans fin. Il est à noter qu'après soudage, on traite la bande avec un faisceau électronique auxiliaire pour éliminer les tensions ou courbures de soudage. On peut ainsi obtenir à bon marché une bande d'impression de grande résistance et très précise. Pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention, on peut utiliser avantageusement comme matière première de l'acier allié, de l'acier pour outils, de l'acier à ressort ou de l'acier pour paliers, ces divers matériaux présentant la propriété de durcir à la trempe Bien entendu, l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit et représenté, elle est susceptible de nombreuses variantes, accessibles à l'homme de l'art, suivant les applications envisagées et sans s'écarter pour cela de l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Procédé de fabrication d'une bande sans fin d'impression pour machine à imprimer du type à bande, caractérisé en ce qu'il consiste - à établir par photogravure sur une mince bande d'acier traité à chaud des zones marginales sur les quatre côtés de la bande, des caractères d'impression, des repères chronométriques, des emprein tes et des zones non photogravées, lesdites zones non photo gravées se trouvant dans les zones marginales transversales; - à soumettre l'autre face de la bande de métal à un faible degré de photogravure; - à chauffer la bande de matériau; à pratiquer dans les zones non photogravées des ouvertures de référence utiles pour les opéra tions de soudage et d'ajustage; - à supprimer les zones marginales longitudinales; - à meuler les bords d'extrémité de la bande; - à fixer ensemble les bords d'extrémité de la bande de façon que la face portant les caractères se trouve à l'extérieur; - à souder les bords fixés de la bande au moyen d'un faisceau d'électrons concentré en une tache circulaire; - à appliquer a la zone soudée un faisceau d'électrons auxiliaire de moindre énergie après achèvement du soudage avec un courant de moindre intensité et une tache divergente du faisceau; - à supprimer les zones marginales transversales par meulage et à finir les surfaces des caractères. 2.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le matériau qui constitue la bande d'acier est de l'acier inoxydable martensitique traité à chaud. 3.- Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que le chauffage du matériau en bande après photogravure est effectué à une température d'environ 2000C pendant environ 2 heures. 4.- Bande sans fin pour impression à la machine, caractérisée en ce qu'elle est formée par un procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3.