L'invention concerne une baguette de soudage formée de stellite, pour le blindage par chargement de pièces de machine, en particulier exposées à de hautes températures et/ou à l'usure et/ou à la corrosion, par exemple des soupapes d'échappement de moteurs à combustion interne. Comme on le sait, le mot "stellite'1 est une désignation général d'alliages métalliques durs, en particulier caractérisés par une teneur en cobalt, en chrome et en tungstène. Il est connu de fabriquer en une telle matière des baguettes de soudage pour le rechargement. On utilise habituellement le stellite pour blinder des pièces de machine qui sont exposées à une forte usure et en outre, dans bien des cas, à une haute température. On citera ici comme exemple les soupapes d'échappement de moteurs à combustion interne qui, aux vitesses moyennes d'une automobile sur autoroute, soit environ 120 kmyh, sont déjà con- tinuellement chauffées au rouge et atteignent des températures de 950 C'. Un autre exemple de l'application des recherchements de stellite réside dans les articulations des channes sans fin des scies à moteur. Il est évident que ces articulations doivent résister à une usure extrêmement grande. Il est déjà connu depuis longtemps de fabriquer des baguettes de soudage en stellite par coulée dans des moules de sable, Ce procédé connu, ainsi que les baguettes ainsi fabriquées, présentent de nombreux inconvénients graves. Ainsi par exemple, il arrive nécessairement que non seulement des grains de sable provenant du moule adhèrent à la surface extérieure de la baguette, mais qu'en partie, ils pénètreatà l'intérieur de celle-ci. Etant donné que les grains de sable se frittent- par- tiellement avec le stellite de la baguette, à cause des hautes températures de coulée, il est très difficile et très long d'en- lever ensuite les grains de sable de la baguette finie.A ce sujet, on remarquera que le soudage de rechargement n'atteint le résultat voulu (résistance à l'usure et à la chaleur) que si la baguette, ou sa surface, est exempte de corps étrangers ou d'inclusions0 On voit immédiatement à quel point les conditions exigées de ces rechargements sont strictes si l'on songe que par exemple, les soupapes d'échappement des moteurs à combustion interne sont radiographiées avant leur mise en service. Les grains de sable qui adhèrent aux baguettes de soudage fabriquées par le procédé classique de coulée en sable doivent donc être enlevés après coup par choc ou abrasion, de façon pénible, ce qui nécessite beaucoup de temps et de frais. Un autre inconvénient est que par suite de l'usinage après coup de la baguette de soudage, son diamètre peut devenir irrégulier sur l'ensemble de sa longueur. Cela a des inconvénients lorsqu'on utilise la baguette dans des machines à recharger automatiques où il faut pousser uniformément la baguette en avant à travers une buse de diamètre donné. En outre, il est connu de fabriquer de telles baguettes de stellite à l'aide de petits tubes de verre que l'on plonge dans du stellite fondu et que l'on soumet ensuite à une dépression. Par suite de la dépression, ls stellite liquide monte alors dans le tube de verre et s'y solidifie. Après solidification de la baguette de stellite, il faut briser le verre qui l'entoure et on n'y réussit pas toujours car, étant donné la: haute température de fusion, il se produit - de m8me que dans le procédé de coulée en sable - un frittage du verre avec le stellite. Ici encore, il est donc nécessaire de meuler ensuite les baguettes de stellite finies, ce qui comporte les inconvénients déjà mentionnés.Un autre inconvénient notable qui existe d'ailleurs aussi dans le procédé de coulée en sable décrit plus haut, est que par le procédé à tube de verre, étant donné la dépression limitée à 1 atmosphère au maximum, on ne peut fabriquer que des baguettes ayant une longueur très limitée, de 40 à 50 cm au maximum: En outre, les baguettes de stellite fabriquées par le procédé de dépression ont tendance à former, dans le haut, des cavités qui ne peuvent pas être admises et qui nécessitent par conséquent, après coupe, un raccourcassement de la baguette. Pour obtenir les longueurs de baguette de soudage atteignant 3 m qui sont désirées pour le rechargement automatique, on est donc obligé, avec les baguettes de stellite connues relativement courtes, de souder ensuite plusieurs baguettes bout à bout et de rectifier ensuite les soudures~. Outre le temps et la dépense que cela nécessite, ce soudage bout à bout de plusieurs baguettes entraine aussi un certain écart de linéarité de l'ensemble de la baguette formée de plusieurs tronçons Cela est à nouveau très désavantageux lorsqu'on envisage d'utiliser la baguette dans des machines à recharger automatiques où il faut faire passer la baguette à une vitesse constante à travers une buse de diamètre prédéterminé, usinée avec grande préísion. Malgré le plus grand soin, on n'a pas pu éviter jusqu' ici un taux de rebut d'au moins 5%, à cause des difficultés cidessus, dans le cas de baguettes de soudage en stellite qui doivent convenir à un rechargement automatique-. L'invention a pour but de fournir une baguette de soudage en stellite qui puisse être fabriquée sans nécessiter beaucoup de temps ni de dépense et qui, sans retouchage après coup, réponde pleinement aux conditions strictes posées pour ce genre de baguettes, en ce qui concerne la précision et l'absence d'inclusions.Selon l'idée fondamentale de l'invention, ce problème est résolu par le fait que la baguette est fabriquée, de manière en eIle#meAme connue, par coulée continuel Il est vrai que le procédé de coulée continu en luimême est connu depuis longtemps, mais non pour la fabrication de baguettes de stellite qui ont un diamètre relativement petit, généralement inférieur à 15 mm'. Jusqu'ici, le procédé de coulée continue s'applique principalement dans l'industrie de l'acier, plus précisément pour la fabrication de demi-produits (brames, billettes, largets etc..) qui sont ensuite transformés dans des laminoirs'. fl existait åusqu'ici chez les praticiens un préJugé contre la fabrication de stellites par coulée continue parce que l'on croyait qu'on ne pouvait pas faire face aux hautes températures de fusion appliquées et en partant desquelles il faut immédiatement abaisser la coulée à la température de solidification à la sortie de la lingotière. Or cela est maintenant pos sigle. Toutefois, n'importe quelle baguette de stellite coulée en continu n'est pas utilisable de façon optimale. Au contraire, pour éviter des difficultés lors du soudage et ensuite de l'ex position à de hautes températures, à l'usure ou à la corrosion, il est nécessaire d'exclure de façon poussée les impuretés solides ou gazeuses.Cela oblige à exclure, dans une large mesure, les points de dép8t de saletés et de gaz nuisibles. Une partie notable de l'invention consiste à remplir cette condition. Les baguettes de soudage en stellite fabriquées par coulée continue selon l'invention se distinguent par une surface propre et relativement lisse de sorte qu'aucun retouchage n'est nécessaire. Elles sont d'une seule pièce, c'est-à-dire formées sans soudage après coup et peuvent atteindre ainsi sans difficulté des longueurs de 3 m. Les tolérances de diasè- tre, sur l'ensemble de la longueur des baguettes, sont infé- rieures à + 0,08 mm environ. Selon une autre caractéristique, la baguette de soudage selon l'invention présente des joints annulaires réguli?re- ment espacés d'environ 3 à 8 cm et la tolérance de diamètre des joints annulaires de forme un peu irrégulière, relativement au diamètre des régions adjacentes, doit être au maximum de + 0,01 mm. Une telle dimension évite, dans la gamme supérieure, des difficultés quant au guidage exact de la baguette pendant le processus de soudage et dans la gamme inférieure, des déports sensibles d'impuretés pendant le transport et le stockage. On peut en particulier éviter, dans une large mesure, le dép8t d'impuretés sur la surface de la baguette de soudage si la profondeur maximale de rugosité (Rt) de la baguette de soudage, mesurée immédiatement après la coulée continue c'est-àdire sans retouchage de la surface de la baguette, et dans la direction de son axe longitudinal, entre joints annulaires successifs, ne dépasse pas 20 jua. Grace à une faible profondeur de rugosité de la surface de la baguette de soudage, il est assuré qu'il ne puisse guère s'y déposer d'impuretés, du moins celles qui ont une grosseur de grains critique pour le rechargement. A ce point de vue il est apparu que la profondeur maximale de rugosité de la baguette est de préférence inférieure à 15 Fm. En pratique, en faisant preuve d'un soin approprié lors de la coulée continue, on peut fabriquer des baguettes présentant des profondeurs maximales de rugosité ( ) de 5 à 13 pm. Avantageusement, gracie aux joints annulaires, la baguette en question est immédiatement reconnaissable comme une baguette de soudage en stellite fabriquée par coulée continue. A ce point de vue, une autre caractéristique avantageuse de l'invention est que la baguette présente une mince pellicule d'oxyde à cause de laquelle les tronçons de baguette compris entre joints annulaires successifs sont en partie bleuâtreset en partie jaunatres, le rapport de longueur entre bleu et jaune étant chaque fois compris entre 0,5 et 3 environ. Selon une autre caractéristique de l'invention, les inclusions de matières non métalliques dans le stellite doivent être limitées à 0,5% au maximum et la proportion de fer à 1% au maximum. Les constituants non métalliques et le fer ensemble ne doivent donc pas dépasser 1,5%. En principe, les conditions de pureté décrites sont posées aussi pour des baguettes de soudage en stellite qui sont fabriquées selon des procédés différents (par exemple par coulée en sable ou coulée en tube de verre) mais elles sont très difficiles à remplir étant donné la mauvaise qualité de surface dss baguettes de soudage en stellite connues. Grâce aux baguez tes de coulée continue selon l'invention, on peut éviter ces inconvénients. Malgré les plus grands soins dans le choix des matériaux de base du stellite fondu à fabriquer, il peut toutefois se produire des difficultés concernant spécialement le procédé de coulée continue selon l'invention Etant donné que jusqu'ici on fabriquait les baguettes de stellite par d'autres procédés où évidemment ces nouvelles difficultés ne se produisaient pas, on n'a pas encore pu expliquer complètement les problèmes nouveaux qui se posent spécialement dans le cas de la coulée continue, ni leurs causes, L'un des problèmes se caractérise par exemple des perturbations lors du processus de coulée, en particulier lors du démarrage de celui-ci, plus précisément en ce sens que la cohésion nécessaire entre la bielle de traction et la matière fondue dans la lingotière n'était pas assez ferme, fl en résultait parfois un décollement de la bielle de traction et, par suite, un arrêt du processus de coulée continue. A nouveau, il en résulte une conséquence très grave, à savoir qu'il faut retirer tout le bain qui se trouve dans le four d'étirage pour nettoyer la buse ou la changer. Alors seulement, on peut faire démarrer à nouveau le processus de coulée continue. Il est évident qu'il en résulte des retards notables et donc aussi une augmentation du coût du processus de fabrication. Une autre difficulté qui se produisait aussi dans certains cas, pour des raisons encore inexpliquées,-est que pour certains bains, il se produisait une usure relativement grande de la lingotière de sorte qu'il fallait la changer assez souvent. Enfin, un autre problème, qui ne se produisait pas régulièrement non plus mais dans certains cas et n'était donc pas explicable, est que lors du soudage de la baguette de stellite finie, il se formait à la surface de la soudure de rechargement une mince pellicule qui entravait l'écoulement de la soudure. En outre, cette pellicule empêchait la formation de la surface à brillant métallique désirée sur la soudure de rechargemment. Les problèmes décrits sont apparus aussi embarrassants, comme on l'a dit, en particulier parce qu'ils se posaient seulement dans le procédé de coulée continue, alors même que dans le choix des matières premières on faisait preuve du m#me soin que dans la fabrication de baguettes de soudage en stellite selon des procédés antérieurement connus. Les difficultés décrites, concernant spécialement le procédé de coulée continue de baguettes de soudage en stellite, ainsi que leurs causes, peuvent être évitées de façon surprenante, selon une particularité très importante de l'invention, grâce au fait que la baguette finie a une teneur en aluminium de O,OZ/o en poids au maximum, de préférence inférieure à 0,01% en poids.On peut obtenir des résultats idéaux quand la teneur en aluminium de la baguette est de 0,003 à OOOSo en poids0 L dée d'une teneur en aluminium extr8mement faible de la baguette repose sur une constatation surprenante, que la demanderesse a seulement faite après des expériences longues et très poussées, à savoir que la cause commune de toutes les difficultés en elles-mêmes très différentes que l'on a décrites doit être recherchée dans une teneur tout à fait minimale en aluminium du stellite dont est fabriquée la baguette.A ce propos, par exemple, on a constaté de façon surprenante que le capuchon protecteur à revêtement d'aluminium du thermomètre avec lequel il faut nécessairement contrôler la température du bain, capuchon qui fond lorsquton le plonge dans le bain, doit être considéré comme l'une des causes essentielles d'une augmentation minimale de la teneur en aluminium du bain, qui conduit aux inconvénients décrits. Il est apparu qu'une autre cause de la teneur minimale mais tout de même nuisible du stellite en aluminium doit autre recherchée dans le fait que le silicium utilisé comme matière première contient des impuretés minimes qui, toutefois, sont formées en majeure partie#de fer, constituant relativement peu nuisible.Pour éliminer aussi ce facteur d'impureté, l'invention propose d'utiliser, pour fournir la teneur en silicium nécessaire, un silicium d'une pureté d'au moins 98% de préférence de plus de 99 /v. La teneur en aluminium de 0,003 à 0900% en poids indiquée plus haut et qui doit être considérée comme idéale peut etre obtenue si Ston utilise un silicium d'une pureté de 9998ss. Si l'on examine la structure d'une telle baguette de soudage selon l'invention en direction radiale, on constate dans la croûte extérieure une structure rayonnée limitée par le diamètre extérieur D et la transition vers une structure moins orientée, avec un diamètre moyen de surface limite d. Le rapport d:D doit être compris entre 8,1 et 0,7 environ.Dans la matière solidifiée peu orientée, il peut se constituer des retassures axiales et radiales irrégulières qui, selon l'invention, ne peuvent représenter que 20% au maximum, de préférence 10% au maximum du volume total de la baguette, mesuré sur une longueur déterminée, car ainsi, on a observé, dans des essais de transport mation, que les propriétés d'utilisation ne sont pas encore al térées# Cette constatation surprenante est en contradiction avec les essais de transformation de baguettes de soudage en stellite étirées dans des tubes de verre et qui, lorsqu'elles ont des retasstress présentent des pores et autres inconvénients. C'est pourquoi on contrôle aux ultrasons ces baguettes, dans des cas spéciaux on les radiographie même, ce qui n'est pas né cessaire pour les baguettes de stellite fabriquées selon l'invention. Selon un autre aspect très important, l'inventioaa pour objet un procédé de fabrication d'une baguette de soudage en stellite présentant les particularités ci-dessus, caractérisé par le fait que 1'on fond le stellite dans un four de fusion et que l'on introduit ensuite le bain dans une lingotière dont la sortie est refroidie de manière en elle-même connue et que l'on retire ou que l'on transporte hors de la lingotière la coulée solidifiée, avec une vitesse discontinue. De préférence, la vitesse de transport de la coulée continue sortant de la lingotière varie périodiquement. On obtient ainsi, dans la b ; guette de soudage selon l'invention, les joints annulaires déjà mentionnés. Il est très avantageux dans le cas présent, de retirer la coulée solidifiée de la lingotière à une vitesse discontinFe parce que les matériaux durs, contrairement à d'autres corps tels que les métaux, ne passent pas directement de l'état liquide à l'état solide à une température déterminée mais sont d'abord pâteux dans un intervalle de température déterminé tuant de se solidifier lorsqu'on les#refroidit davantage. Par suite, il faut que le stellite séjourne un certain temps dans la lin- gotière avant que la coulée ne soit à l'état solide la sortie de celle-ci, permettant seulement alors de la retires. Selon un mode d'exécution de cette idée de l'inven- tion qui est d'appliquer une vitesse de retrait discontinue et de préférence périodique, on propose que la vitesse de trans- port de la coulée solidifiée sortant de la lingotière varie périodiquement entre zéro et un maximum^. Toutefois, un mode d'exécution particulièrement préférentiel est caractérisé par le fait que l'on fait sortir la coulée solidifiée de la lingotière par un procédé à pas de pèlerin. De préférence#, le rapport entre mouvement vers l'extérieur et mouvement vers l'intérieur, dans le transport de la coulée à pas de pélerin, est compris entre 1,3 et 3 environ. On peut effectuer 20 à 120 tractions par minute -selon le diamètre de la baguette- et la vitesse de traction peut être en moyenne de 1 à 10 m/mn. Pour le principe, on signalera ici qu'aux aoints annulaires de la baguette, dûs au procédés de couléé continue à pas de pélefln, il se produit de plus grandes profondeurs de rugosité que dans les régions situées entre les joints annulai rets, Toutefois, les joints annulaires ne constituent qu'une très petite fraction de la surface totale de la baguette, de sorte qu'en ce qui concerne la quantité d'ensemble de la surface, ils n'entrent pas en ligne de compte, Pour cette raison, il est superflu aussi de retoucher après coup les aoints-annulai- res par rectification etcs. En ce qui concerne le refroidissement de la sortie de la lingotière, selon un mode d'exécution avantageux, les parois de la sortie de la lingotière sont parcourues par de l'eau de refroidissement à une température de 35 à 70 C. Bien entendu, il est avantageux d'harmoniser la température de l'eau de refroidissement avec le diamètre de la coulée, la vitesse de traction et la fréquence de retrait et de la régler automatique ment. Pour illustrer l'invention, on décrira ci-après un exemple d'exécution. La baguette de soudage selon l'invention, qui convient aussi bien au rechargement manuel qu'à la machine, sa longueur étant de préférence plus grande dans ce dernier cas, est formée d'un stellite. Il peut s'agir d'un alliage cobalt-chrome-tungstène qui peut, en outre, contenir de petites proportions de molybdène, de fer et éventuellement d'autres éléments. Les pourcentages des constituants principaux, cobalt, tungstène et chrome, dépendent de l'utilisation prévue. Une baguette de soudage en stellite de ce genre présente des joints annulaires de forme légèrement irrégulière, régulièrement espacés, qui subdivisent la baguette en segments, ce qui ne nuit aucunement, toutefois, à l'utilisation de la baguette pour le rechargement. Les diamètres des différents joints annulaires ne sont également que très peu différents du diamètre des régions adjacentes. lie diamètre de ces baguettes de stellite est généralement inférieur à 15 mm, de préférence de 6 à 10 mm. Dans la plupart des cas, le diamètre de la baguette aux joints annulaires correspond exactement au diamètre des régions adjacentes ; les écarts possibles sont de + 0,01 mm au maximum. Les joints annulaires sont un trait caractéristique des baguettes selon l'invention, fabriquées par coulée continue, et sont dûs à la vitesse de traction discontinue, à variation périodique, de la coulée sortant de la lingotière. Une caractéristique particulière d'une telle baguette de stellite selon l'invention réside dans les colorations alternativement feues et jaunes entre les joints annulaires, nettement reconnaissables à la circonférence. La coloration différente des différents segments est causée par le fait que l'on retire de la lingotière la baguette solidifiée par un procédé dit à pas de pélerin. De façon surprenante, on a trouvé qu'en général, il faut commander le processus de traction de façon telle que le rapport de longueur entre les surfaces latérales à coloration bleue et à coloration jaune, mesurées dans la direction axiale de la baguette, ne puisse varier qu'entre 0,5 et 3, selon l'ana- lyse et le diamètre. En effet, on a trouvé par hasard que dans cette gamme, la coulée encore chaude se rompt très rarement car on obtient une résistance particulièrement grande de la baguette qui se refroidit. Si le rapport est inférieur à cette gamme, le front de solidification de la baguette seulement solidifiée dans la crotte se déplace de façon incontrôlée tandis que si le rapport est supérieur, le bilan thermique de la lingotière varie trop. On a ainsi la possibilité de régler un processus aussi complexe. Selon l'invention, il est aussi possible, après avoir déterminé les paramètres du processus de traction de la façon décrite, de refroidir la coulée, solidifiée mais encore chaude, non pas à l'air où les colorations apparaissent, mais sous gaz inerte à moins de 3000C, de manière à empêcher la formation de ces colorations. Les baguettes de soudage selon l'invention sont en outre caractérisées par plusieurs constitutions de la surface. Premièrement, il se forme sur une partie de la surface des régions cohérentes présentant de nombreuses écailles très fines qui ont une extension notaBLe en direction circonférentielle et très réduite en direction axiale et se raccordant étroitement en étant seulement séparées par des sillons très fins.Ces sillons intermédiaires peuvent avoir une grandeur différente selon les conditions de fabrication (conditions de température à l'intérieur et à l'extérieur de la lingotière, conditions de mouvement telles que la vitesse moyenne de traction, le rythme de traction, les pauses de traction, les courses de traction etc..) On a trouvé que les sillons intermédiaires restent pra tiquement et automatiquement sans influence sur le processus de soudage si l'extension axiale moyenne des écailles fines reste inférieure à 0,05 mm. En pareil cas, le risque de dépôt de salissures dans les sillons intermédiaires est pratiquement insignifiant de sorte que l'on peut se passer de rectifier les baguettes. Deuxièmement, la surface des baguettes selonVinven- tion présente à des intervalles irréguliers, sur de grandes longueurs, de très fins bourrelets axiaux continus aux flancs desquels il existe, à nouveau, un risque de dépôt d'impuretés. On a trouvé que même ces bourrelets très fins restent entièrement inoffensifs si l'on limite leur largeur à moins de 0,5 mm envi- ron, telle qu'elle est mesurée à la circonférence de la baguette. On peut y arriver en choisissant convenablement la matière de la lingotière, le moment du démontage de celle-ci et éventuellement aussi, en éliminant les coulées ratées,#ainsi qu'en agisssant sur les conditions de température et de mouvement susdites. Une troisième constitution de la surface comporte des stries longitudinales occasionnelles qui, à la différence des bourrelets longitudinaus susdits, pénètrent dans la profondeur de la matière. Il est compréhensible que ces stries longitudinales forment des points préférentiels de dépat des impuretés et que par suite, il faut les maintenir aussi petites que possible, ce qui ntest pas garanti et ne pe#ut être obtenu que par des mesures spéciales. On a trouvé que les stries longitu dinales, notamment celles qui s'étendent sur une grande longueur, ne doivent pas dépasser en direction circonférentielle une largeur de 0,05 mm, ce que l'on peut obtenir en faisant en sorte que le bain, le four et la lingotière soient exempts même des plus petites particules solides qui peuvent donner lieu à des fissurations dans la lingotière. Pour récapituler, il faut souligner qu'un soudage satisfaisant est seulement possible si l'on évite les points de dépôts d'impuretés de grandeur excessive à la surface des baguettes coulées en continu et non rectifiées. REVNDICADIONS 1) Baguette de soudage formée de stellite, pour le blindage par chargement de pièces de machine, en particulier exposées à de hautes températures et/ou à l'usure et/ou à la corro sien, par exemple des soupapes d'échappement de moteurs à combustion interne, baguette caractérisée par le fait qu'elle est fabriquée, de manière- en elle-même connue, par coulée continue. 2) Baguette selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'elle présente, de manière-en elle-meme connue, un diamètre inférieur à 15 mm. 3) Baguette selon l'une des- revendications 1 et 2, caractérisée par le fait qu'elle est utilisée sans retouchage de sa surface. 4) Baguette selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée par le fait étau'elle est d'une seule pièce dès le départ, c'est-à-dire n'est pas obtenue par soudage de tronçons, et qu'elle a une longueur atteignant environ 3 m, de préférence de 1 à 3 m. 5) Baguette selon l'une des revendications 1 à 4, ca ractérisée par le fait qu'elle présente sur toute sa longueur une tolérance de diamètre inférieure à + 0,08 mine 6) Baguette selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisée par le fait qu'elle présente, à des distances régulières d'environ 1 à 8 cm, des joints annulaires et que la tolérance de diamètre de ceux-ci, relativement au diamàtre des régions adjacentes, est au maximum de + 0,01 mm. 7) Baguette selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisée par le fait qu'elle présente une mince pellicule d'oxyde à cause de laquelle les tronçons de baguette compris entre joint annulaires successifs sont en partie bleuâtre et en partie jaunâtres, le rapport de longueur entre bleu et jaune étant chaque fois compris entre 0,5 et 3 environ. 8) Baguette selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisée par le fait que les inclusions de matières non mé talliques dans le stellite sont limitées à 0,5% au maximum. 9) Baguette selon l'une des revendications 1 à 8 caractérisée par le fait que le stellite contient au maximum 1% de fer. 10) Baguette selon l'une des revendications 1 à 9 caractérisée par le fait que la baguette finie a une teneur en aluminium de 0,02% en poids au maximum, de préférence inférieure à 0,01% en poids. 11) Baguette selon la revendication 10, caractérisée par le fait que la teneur en aluminium est de 0,003 à 0,008'# en poids. 12) Baguette selon l'une des revendications 1 à 11, caractérisée par le fait que la profondeur maximale de rugosiré (Rt) de la baguette immediatement après la coulée continue, donc sans usinage après voup des surfaces, dans la direction de son axe longitudinal, mesurée entre deux joints annulaires voisins, ne dépasse pas 20 pm 13) Baguette selon la revendication 12, caractérisée par le fait que la profondeur maximale de rugosité est inférieu- re à 15 Wm, 14) Baguette selon l'une des revendications 12 et 13, caractérisée par le fait que la profondeur maximale de rugosité est de 5 à 13 pU. 15) Baguette selon l'une des revendications là 14, caractérisée par le fait qu'elle est formée d'une couronne extérieure à structure orientée ayant un diamètre extérieur (D) et un diamètre intérieur (d) et d'une structure intérieure solidifiée moins orientée, et que la limitation du joint entre les deux sortes de structure obéit à la relation d : D = 0,1 à 0,7. 16) Baguette selon l'une des revendications 1 à 15, caractérisée par le fait qu'elle présente une porosité irrégulière (retassures axiales + retassures radiales) représentant au maximum 20%, de préférence au maximum 1#o' du volume total de la baguette, mesuré sur une longueur déterminée. 17) Baguette selon l'une des revendications 1 à 16, caractérisée par le fait que sur une partie de sa surface sont constituées des régions cohérentes d'écailles très fines qui ont une extension notable en direction circonférentielle mais beaucoup plus petite (moins de 0,05 m) en direction axiglerO 18) Baguette selon l'une des revendications 1 à 17, caractérisée par le fait que sa surface présente sur une grande longueur des bourrelets axiaux continus très fins dont la largeur mesurée à la circonférence de la baguette est inférieure à 0,5 mm. 19) Baguette selon l'une des revendications 1 à 18 caractérisée par le fait que sa surface présente des stries longitudinales continues dont la largeur en direction circonf & en- tielle est inférieure à 0,05 mmO 20) Procédé de fabrication d'une baguette de soudage selon l'une des revendications 1 à 19, caractérisé par le tait que l'on fond le stellite dans un four de fusion et que l'on introduit ensuite le bain dans une lingotiere dont la sortie est refroidie de manière en elle-même connue et que l'on retire ou que lton transporte hors de la lingotière la coulée solidifiée, avec une vitesse discontinue. 21) Procédé selon la revendication 20, caractérisé par le fait que la vitesse de transport de la coulée solidifiée sortant de la lingotière varie périodiquement. 22) Procéde- selon l'une des revendications 20 et 21, caractérisé par le fait que la vitesse de transport de la coulée solidifié sortant de la lingotière varie périodiquement entre zéro et un maximum. 23) Procédé selon l'une des revendications 20 et 2t, caractérisé par le fait que l'on retire de la lingotière la coulée solidifiée par un procédé à pas de pélerin. 24) Procédé selon laine des revendications 20 à 23, caractérisé par le fait que la coulée solidifiés sortant de la lingotière refroidie est à une temperature de 500 à 9000C. 25) Procédé selon l'une des revendications 20 à 24, caractérisé par le fait que l'on refroidît sous gaz inerte, à une température inférieure à 3#0O, la coulée sortant de la lingotière refroidie. 26) Procédé de fabrication d'une baguette de soudage selon l'une des revendications 1 à 19, en particulier selon l'une des revendications 10 et 11, caractérisé par le fait que pour introduire la teneur en silicium nécessaire, on utilise un silicium ayant un degré de pureté d'au moins 98%, de préférence supérieur à 99%. 27) Procédé selon la revendication 26, caractérisé par le fait que l'on utilise un silicium ayant une pureté de 99,8%.