La présente invention concerre Un machine à botteler des fardeaux, notamment des fardeaux allongés pour le conditionnemen@ des produits longs de l'industrie métallurgique. Om connaît diverses machines a botteler du genre indicue, installées par exemple à la sortie d'un train de production continue de prefilés ou de ronds à béton, à côté d'un convoyeur de transport. Le conyoyeur, par exemple horizc-ntal à rouleaux, sert à amener à a machine ies produits à botteler, et à emporter vers l'aval le fardeau le par la machine. Celle-ci comporte un dispositif de cerclaçe à fonctionnement intermittent, pour amener un lien t pour l'enrouler en ligature autour du fardeau, sensiblement suivant un plan moyen transversal au fardeau, et des moyens pour serrer le lien sur le fardeau. Une tête rotative de torsadage à mouvement alternatif intervient ensulte pour nouer ensemble deux parties terminales adjacentes du lien serre sur le fardeau et tranché. Par suite du débit important et d la température élevée des produits métallurgiques sortant des trains de production à desservir, les machines à botteler doivent fonctionner à forte cadence et de manière absolument automatique. Sous peine d'encombrer la sortie du train de production et d'en ralentir le débit d'une manière indésirable, le fonctionnement des machines à botteler doit être parfaitement sur et régulier, sans jamais demander aucune intervention manuelle, par exemple pour corriger le passage d'un lien ou en rectifier le serrage. Les exigences qu'on vient d'évoquer et les diffioultés qui en résultent sont particuiièrement sévères dans le cas des fardeaux réalisés pour le conditionnement des produits métallurgiques longs, auxquels l'invention est spécialement destinée. En effet, le déblt horaire des trains modernes d'où sortent de tels produits correspond souvent à la confection et à dizaines de fardeaux pesant plusieurs tonnes chacun et pouvant mesurer une dizaine de mètres de long, voire davanta@e, et quarente ou cinquante centimètres de diantre. De tels chacun une dizaine de ligatures séparées, par exemple. Plusieurs difficultés pratiques sont à résoudce pour assurer ainsi à cadence élevée, et sans risques d'@@cidents, la confection et la manutention des fardeaux importants nécessaires @our une production intense et un acheminement économique des produits métallurgiques du genre indiqué. En particulier, les ligatures des fardeaux doivent être très solides et fortement serrées, pour éviter tout risque de rupture des fardeaux ou de glissement des produits longs qui les composent. De tels incidents, survenant par exemple sur le convoyeur associé à la machine à botteler, ou ultérieurement au cours d'un chargement à la grue ou d'un transport ferroviaire, pourraient provoquer des accidents corporels graves et avoir en tous cas des conséquences onéreuses. Or, sur les machines à botteler connues, -on constate qu'il est très difficile d'assurer de manière satisfaisante et sans relâchement le serrage des ligatures des fardeaux, par suite de la souplesse naturelle des'produits longs ainsi assemblés. I1 existe en effet un temps mort, entre la fin de l'action des moyens de serrage du lien enroulé autour du fardeau, et l'intervention de la tête rotative de tors adage qui doit se substituer aux moyens de serrage précités, pour nouer ensemble les parties terminales adjacentes du lien. On a cherché à remédier de plusieurs manières au relâchement résultant du temps mort précité. Par exemple, certaines machines à botteler comportent des groupes de sangles auxiliaires de serrage, disposées deux par deux en "U" contrariés et montées sur des supports coulissants à mouvements symétriquement conjugués, pour assurer la formation et le serrage compact du fardeau tant que la ligature n'est pas terminée. Un tel système est encombrant, onéreux, et incomplètement efficace à l'endroit de la ligature. Egalement, on a cherché à augmenter le serrage final du lien résultant du mouvement de torsion de ses extrémités associées à la tête rotative de torsadage. Cette solution complique le mécanisme de la tête de torsadage et donne des noeuds irréguliers, souvent encombrants. En outre, leur solidité est incertaine, du fait de la torsion souvent excessive des parties terminales du lien, adjacentes au noeud. Le but de l'invention est de réaliser de manière économique une machine à botteler du genre indiqué, pouvant fonctionner à forte cadence et sans incident, pour grouper en fardeaux compacts et solides des produits éventuellement élastique et de formes irrégu lières. L'invention vise une machine à botteler des fardeaux, notamment des fardeaux allongés pour le conditionnement des produits longs de l'industrie métallurgique; en position de service, la machine est placée à côté d'un convoyeur de transport servant à amener les produits à botteler et à emporter le fardeau lie pc 4 -ch celle-ci comporte des moyens de cerclage à fonctionnement intermittent pour faire passer un lien et l'enrouler en ligature autour du- fardeau sensiblement suivant un plan moyen transversal au fardeau et des moyens pour serrer la ligature sur le fardeau; une tête rotative de torsadage à mouvement alternatif est prévue pour nouer ensemble deux parties terminales adjacentes de la ligature serrée sur le fardeau. Selon ltinvention, la machine précitée est caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens de retenue associés aux parties terminales précitées de la ligature, pour maintenir celle-ci serrée autour du fardeaujusqu'à l'achèvement du noeud par la tête de torsadage. En faisant intervenir les moyens de retenue du lien au cours de l'action des moyens de serrage, on empêche tout relâchement du serrage. La tête de torsadage peut ainsi opérer de manière régu lière, avec un nombre de tours modéré, sans risque de formation d'un noeud encombrant et sans risque de rupture du lien par torsion locale excessive. Selon un mode de réalisation préféré de l'invention, les moyens de retenue des parties terminales de la ligature comportent deux contre-plaques associées sensiblement contenues dans un plan tangent au fardeau et disposées de part et d'autre du plan moyen de la ligature; les deuxcontre-plaques sont mobiles et associées à des moyens-moteurs prévus pour rapprocher et écarter cycliquement les deux contre-plaques de manière sensiblement symétrique par rapport au plan transversal de la ligature; du côté de celle-ci, chaque contre-plaque présente une bordure de serrage en regard d'une bordure analogue de l'autre contre-plaque; dans une première position dite de passage du lien, les bordures de serrage des deux contre-plaques sont légèrement écartées de part et d'autre du plan de la ligature, pour le passage et l'enroulement du lien autour du fardeau; dans une seconde position dite de retenue, les bordures de serrage des contre-plaques sont rapprochées et en appui sur les parties terminales adjacentes de la ligature, pour maintenir celle-ci serrée autour du fardeau jusqu'à l'achevement du noeud par la tête de torsadage. L'effort d'appui deXs bordures des contre-plaques asservies aux - ns-moteurs, sur les parties terminales de la ligature servant à former le noeud,permet de maintenir efficacement le serrage de la ligature, jusqu'à la formation complète du noeud final par la tête de torsadage. Comme on l'expose plus loin, le noeud peut être formé au contact immédiat des contre-plaques, à l'opposé du fardeau appli qué sur les contre-plaques. Ainsi, la ligature conserve son serrage initial sans aucun relâchement. De préférence, chaque bordure de serrage présente dans le plan de la contre-plaque correspondante une saillie dirigée vers la bordure associée de l'autre conte-plaque; la hauteur de chaque saillie par rapport à la bordure qui la porte est légèrement inférieure au calibre du lien, pour assurer un pincement des parties terminales croisées de la ligature; un intervalle est ménagé entre deux parties en regard des deux saillies, en position de serrage des deux contre-plaques, pour offrir à travers celle-ci un passage pour les deux parties terminales adjacentes du lien prévues pour coopérer avec la tête de torsadage centrée sur le passage précité. De préférence également, la saillie de chaque bordure de serrage présente une rampe inclinée par rapport au plan de la contreplaque pour épouser le contour cambré du lien enroulé autour du fardeau; les angles saillants et les arêtes des bordures de serrage et de leurs saillies sont arrondis, pour faciliter le passage du lien à enrouler autour du fardeau entre les deux bordures écartées. Comme on l'expose plus loin, les dispositions qu'on vient d'indiquer permettent une réalisation industrielle commode, efficace et endurante d'unie machine à botteler conforme à l'invention. D'une manière avantageuse, dans une troisième position, dite de dégagement, les bordures de serrage des contre-plaques sont largement écartées l'une de l'autre, pour dégager vers l'aval du convoyeur le passage du noeud achevé sur le fardeau. Ainsi qu'on l'explique dans la description présentée par la suite à titre d'exemple, cette troisième position de dégagement des bordures de serrage facilite le -fonctionnement à forte cadence de la machine à botteler conforme à l'inVention. Cet avantage est particulièrement intéressant pour une réali- sation industrielle de la machine à botteler conforme à l'invention comportant des moyens automatiquep de commande pour coordonner de manière cyclique les mouvements des contre-plaques entre les diverses positions de celles-ci, en fonction des mouvements du fardeau, des mouvements des moyens de cerclage et des moyens de serrage du lien, et des mouvements de la tête de torsadage, pour assurer un débit régulier de la machine à forte cadence et sans incident, comme on l'expose dans la description. D'autres particularités et avantages de l'invention ressortiront encore de la description donnée ci-après de quelques modes de réalisation de l'invention, présentés à titre d'exemples non limitatifs, en référence aux dessins annexés dans lesquels la figure 1 est une vue d'ensemble en perspective d'une machine à botteler conforme à l'invention; la figure 2 est une vue schématique montrant le fardeau en coupe et le dispositif de torsadage en élévation latérale, et représentant d'une manière simplifiée le serrage initial d'une ligature sur la machine de la figure 1, ainsi que l'effet des contre-plaques de retenue de la ligature serrée, en début d'intervention de la tête de torsadage; la figure 3 est une vue en plan schématique suivant TII-III de la figure 2, sans le dispositif de cerclage, montrant les contre-plaques serrées en position de retenue;; la figure 4 est une élévation schématique des contre-plaques, suivant IV-IV de la figure 3, montrant la face des contre-plaques en regard du fardeau et le système de commande et de butée élastique des contre-plaques, celles-ci étant écartées en position de libre passage du lien; la figure 5 est une vue schématique en perspective des bordures de serrage des contre-plaques, correspondant à la perspective de la figure 1, et montrant les bordures@ éccartées, comme sur la figure 4 la figure 6 est une perspective schématique de l'autre face des contre-plaques, montrant les bordures de serrage rapproclls en position de retenue du lien, cor0r-.e sur la figure 3;; la figure 7 est une vue schématique en plan des bordures de serrage vues du côté du fardeau, comme sur la figure S, el rapprochées en position de serrage, comme sur les figures 1,2,3,6 ; la figure 8, analogue à la partie droite de la figure 5, représente une variante de réalisation d'une bordure de serrage d'une contre-plaque, présentant un évasement en regard de la tête de torsadage. Dans le mode de réalisation des figures 1 à 6, la machine à botteler est prévue pour confectionner des fardeaux allongés, pour le conditionnement de produits longs de l'industrie sidérurgique, tels que par exemple des tubes, des profilés, ou des ronds à béton pouvant dépasser une dizaine de mètres de longueur. En position de service (figure 1), la machine est placée à côté d'un convoyeur de transport (non représenté) servant à amener les produits à botteler, et à emporter le fardeau 1 lié par la machine. A titre d'exemple, on a représenté un fardeau 1 en cours de confection, la tête du fardeau a déjà reçu deux ligatures 2, et la confection d'une troisième ligature 2A est commencée. Pour réaliser des ligatures successives 2, 2A, sur le fardeau 1 convenablement mis en place par le convoyeur, la machine comporte un dispositif de cerclage 3A à fonctionnement intermittent (fiv.2), pour amener un lien 3 près du fardeau l,et pour l'enrouler en ligature autour du fardeau, sensiblement suivant un plan moyen "P" transversal au fardeau. Pour plus de clarté, on a représenté schématiquement sur la figure 1 un seul plan transversal "P", correspondant à une première ligature 2 déjà terminée. Par exemple, le lien 3 est un fil homogène d' acier doux, d'environ 5 mm de calibre (figures 1,2,3), dont une bobine est contenue dans un dérouleur 3B associé à un dispositif de retenue 3C. Celui-ci impose au déroulement du lien 3 un effort résistant "F1" assez important, de l'ordre de 200 kg par exemple, pour assurer un serrage efficace des ligatures 2, comme on l'expose plus loin. Pour permettre un réglage du serrage des ligatures 2 sur le fardeau 1, le dispositif de retenue 3C comporte des moyens, tels qu'un système à friction (non représenté), permettant d'ajuster à la demande l'effort de retenue "F1". L'enroulement du lien 3, pour former une ligature 2A autour du fardeau 1, et le serrage initial de la ligature 2A sont assurés par le dispositif de cerclage 3A (figure 2) opérant de manière cyclique, en combinaison avec la manoeuvre des autres organes de la machine à botteler, comme on l'expose plus loin. Une fois assuré le serrage de la ligature 2A par le dispositif de cerclage 3A (figure 2), les mécanismes de ia machine à botteler commandent la mise en place d'une tête rotative de torsadage 7. Celle-ci vient en position de service, suivant un axe de torsadage Y-Y, en regard de la partie terminale 4 (figure 2), et d'une partie postérieure adjacente 6 de la ligature 2A. pour terminer la ligature, la tête de torsadage rotative 7 forme un noeud, en tordant ensemble la partie antérieure 4 et la partie pcstérieure 6, préalablement séparée du reste du lien 3. La tête rotative de torsadage 7 comporte des mors 7A (figures 3,4) prévus pour venir en prise avec les parties terminales 4,6, de la ligature 2A. Comme on l'a représenté sur les figures 1,2,3, la tête de torsadage 7 est guidez par un support tubulaire 8, et porte un couteau 7B associé à un contre-couteau 8A du support 8, pour trancher la partie postérieure 6 de la ligature 2A. La tête de torsadage 7 (figure 1) est entrainée en rotation par un arbre moteur 9,associé à un multiplicateur de mouvement 9A manoeuvré par un vérin 9B asservi à des moyens de commande de la machine, décrits plus loin. Le mécanisme de la tête de torsadage 7 est contenu dans un carter 11 solidaire d'un arbre coulissant llA. Celui-ci peut être manoeuvré en translation par un vérin llB, pour écarter la tête 7 du fardeau 1 ou l'en rapprocher. Un autre vérin llC permet de faire basculer le carter 11 autour de l'arbre coulissant llA, pour permettre alternativement la mise en place de la pince de serrage 5 (figure 2) ou celle de la tête de torsadage 7, en regard des parties terminales 4,6, de la ligature. Conformément à l'invention, la machine comporte des moyens de retenue associés aux parties terminales 4,6 de la ligature inachevée 2A (figure 2) pour maintenir la ligature 2A serrée autour du fardeau 1 après l'action exercée par le dispositif de cerclage 3A, jusqu'à l'achèvement du noeud formé par les deux parties 4,6, tordues ensemble par la tête de torsadaçe 7. Ainsi qu'on l'a représenté sur les ~i ures 1 à 6 pc r -n mode de réalisation industrielle de la machine à botteler conforte à l'invention, les moyens de retenue des parties terminales 4,6, de la ligature inachevée 2A comportent par exemple deux contre-plaques 12, 14, associées, sensiblement contenues dans un plan tangent au fardeau 1 botteler. Les deux contre-plaques 12, 14 sont disposées de part et d'autre du plan moyen "P" de la ligature 2A en cours de confection (figure 1), transversal au fardeau 1.Les deux contreplaques 12, 14 sont mobiles et associées à des moyens-moteurs décrits plus loin, prévus pour rapprocher ou écarter cycliquement 11 une de l'autre les deux contre-plaques 12, 3.4, de manière sensiblement symétrique par rapport au plan "P" de la ligature. Du côté du même plan "P", chaque contre-plaque telle que 12 (figures 4 à 8) présente une bordure de serrage 12A, en regard d'une bordure de serrage analogue 14A de l'autre contre-plaque 14. Dans une première position (I) schématisée sur les figures 4,5, dite position de libre passage du lien 3, les bordures de serrage 12A, 14A, des deux contre-plaques sont légèrement écartées de part et d'autre du plan transversal de passage "P11, pour le passage du lien 3 et son enroulement autour du fardeau 1. Ainsi qu'on l'a schématisé sur la figure 5, l'écartement "E" des bordures de serrage 12A, 14A dans la position (I) précitée est supérieur de 2à 3mm par exemple au double du calibre du lien 3, pour faciliter le libre passage de celui-ci entre les deux bordures 12A, 14A. Dans une seconde position (II) des contre-plaques 12, 14, dite position de retenue, schématisée sur les figures 1,3,6,7, les bordures de serrage 12A, 14A, sont rapprochées, et en appui sur les parties terminales adjacentes 4,6, de la ligature inachevée 2A, serrées autour du fardeau 1 (figures 3,4), pour maintenir le serrage initial de la ligature 2A jusqu'à l'achèvement du noeud final par la tête de torsadage 7. De préférence (figures 4 à 7), la bordure de serrage 12A, 14A, de chaque contre-plaque 12, 14, présente dans le plan de la contreplaque une saillie 12B, 14B, dirigée vers la bordure associée 14A, 12A, de l'autre contre-plaque. Pour assurer la retenue des parties terminales 4,6, croisées l'une sur l'autre et pincées entre les bordures de serrage 12R, 14A, la hauteur "El" de chaque saillie 12B, 14B, par rapport à la bordure çui la porte est légèrement inférieure au calibre "D" du lien 3 (figures 6, 7). De préférence également, la saillie 12B, 143, de chaque bordure de serrage 12A, 14A, présente du côté opposé au fardeau 1 une rampe 12C, 14C inclinée par rapport au plan de la contreplaque 12, 14, pour guider les extrémités 4,6, de la ligature 2A serrée sur le fardeau 1 (figures 2,5). Les angles saillants et les arêtes des bordures de serrage 12A, 14A, et de leurs saillies 12B, 14B, sont arrondis, pour faciliter le passage du lien 3 à enrouler autour du fardeau 1 entre les bordures 12A, 14A, légèrement écartées en position (I), telles qu'on les a représentées sur la figure 5. Chaque contre-plaque 12, 14 (figures 1,3,4) est par exemple montée transversalement sur une extrémité d'un bras oscillant 16, dont l'autre extrémité est articulée sur un support fixe 16A. Les deux bras oscillants 16, associés chacun à une contre-plaque 12, 14, sont sensiblement parallèles en position (I) de libre passage du lien (figure 4). D'une manière avantageuse (figure 4), un bras oscillant 16 porte une butée rigide 17, adaptée à venir en appui dans la position (I) précitée des contre-plaques 12, 14, contre une butee élastique 17A correspondante de l'autre bras oscillant 16, sous l'effet d'un effort modéré des moyens-moteurs des contre-plaques 12, 14. Ces moyens-moteurs sont constitués par exemple par deux vérins symétriques 18 (figure 1), dont les tiges 18A sont articulées chacune sur un bras oscillant 16. La butée élastique 17A comporte un ressort antagoniste 17B qui peut s'écraser complètement sous un effort prédéterminé des tiges 18A, et sur une course "E2" supérieure à l'écartement "E" des bordures de serrage 12A, 14A, en position (I) de libre passage du lien 3 (figures 4,5). Ainsi, les deux bordures de serrage 12A, 14A des contre-plaques 12, 14 peuvent se rapprocher et venir en position (II) en appui sur les parties terminales croisées 4,6 (figure 7), dès que l'effort exerce par les tiges 18A sur les bras oscillants 16 dépasse la valeur prédéterminée précitée. Ainsi qu'on l'a représenté schématiquement sur la figure 4, les deux bras oscillants 16' des contre-plaques 12, 14, peuvent etre relies avantageusement par un mécanisme de conjugaison 19 assurant des deplacements symétriques des contre-plaques 12, 14, par rapport au plan P de la ligature 2A (figure 1). Le mecanisme de conjugaison précité comporte par exemple deux bielles 19A ayant chacune une extrémité articulée sur l'un des bras oscillants 16, et l'autre extrémité montée sur un fléau de liaison 19B dont le milieu est solidaire d'un pivot fixe. Pour assurer un débit continu de la machine à cadence régu lière, celle-ci comporte des moyens automatiques de commande, servant à coordonner de manière cyclique les mouvements des contreplaques 12, 14, entre les positions précitées (I),(II) qu'on a représentées sur les figures 1 et 3 à 7. Les mouvements cycliques des contre-plaques sont ainsi coordonnés en fonction des mouvements du fardeau 1, des mouvements du dispositif de cerclage 3A (fig. 2: pour le passage et l'enroulement du lien, et des mouvements de la tête de torsadage 7 (figures 1 à 4). Les mouvements des divers organes précités peuvent être assurés par des vérins à fluide sous pression, ainsi qu'on l'a représenté schématiquement pour les vérins déjà mentionnés 9B, llB, llC, de la tête de torsadage 7, et pour les vérins de manoeuvre 18 des bras oscillants 16 portant les contre-plaques 12, 14. Les canalisations desservant ces divers vérins sont raccordées par exemple à un régulateur central (non représenté) comportant des moyens de programmation appropriés pour commander de manière coordonnée l'ensemble des mouvements désirés. On va maintenant exposer le fonctionnement de la machine à botteler qui vient d'etre décrite en référence aux figures 1 à 8. A chaque emplacement prévu pour la réalisation d'une ligature 2, par exemple à chaque mètre environ, le convoyeur (non représente: assure 1'immobilisation des produits longs à grouper et du fardeau 1 progressivement constitué, en regard du dispositif de cerclage A (figure 2) et de la position de travail de la tête de torsadage Après le cerclage du fardeau 1 assuré par le dispositif 3A, la tête de tors adage 7 est amenée dans la position de travail précitée définie par l'axe de torsadage Y-Y.Des moyens auxiliaires (non représentés) assurent au besoin un serrage provisoire du fardeau lr par exemple à l'aide de sangles à mouvements opposés, pour facil- ter le passage du lien 3 et son enroulement autour du fardeau 1 par le dispositif de cercl > -e 3k. Les produits allongés constituant le fardeau 1, souris a un serrage préalable sont groupés de manière compacte suivant l'axe longitudinal X-X du fardeau 1 (figure 1). Les parties terminal 4,6, de la ligature inachevée 2A sont ainsi disposes dans le plan transversal moyen P de la ligature, orientées de manière sensiblement symétrique de part et d'autre de l'axe de torsadage Y-Y (figure 2). Pour faciliter la mise en place du lien 3, afin de constituer la ligature inachevée 2A, comme il vient d'être dit, les deux contre-plaques 12, 14, sont écartées dans leur position (I) de libre passage du lien, telle que représentée sur les figures 4 et 5.Les tiges 18A des vérins de manoeuvre 18 (figures 1,5) assurent un effort suffisant pour mettre les butées 17, 17A en appui l'une sur l'autre, sans comprimer le ressort antagoniste 17B. Une fois assuré le passage du lien, pour constituer la ligature 2A (figure 2), le système de commande de la machine agit sur les vérins de manoeuvre 18, pour augmenter l'effort exercé par les tiges 18A sur les bras 16 et comprimer le ressort antagoniste 173, jusqu'à rapprocher les contre-plaques 12, 14, dans leur position (II) de retenue, représentée sur les figures 1,3,6. Ce faisant, les parties terminales croisées 4,6, de la ligature 2A destinées à coopérer avec la tête de torsadage 7 (figures 3,4) se trouvent pincées l'une contre l'autre, entre les bordures de serrage 12A, 14A des contre-plaques 12, 14 (figures 3,6,7). L'effort prédéterminé exercé par les tiges 18A sur les bras 16 dans la position rapprochée (II) des contre-plaques 12, 14, est réglé pour assurer un écrasement complet du ressort antagoniste 173, et un serrage nctable des parties terminales 4,6, de la ligature 2A, croisées l'une sur l'autre et pincées entre les bordures 12A, 14A des contre-plaques. Le fardeau 1 se trouve ainsi comprimé de manière compacte et etroitement appliqué contre les deux contre-plaques 12, 14 (figures 2,3) dont les rampes l2C, 14C (figures 3,7) assurent le guidage des extrémités 4,6 de la ligature, associées à la tête de torsadage 7. Le serrage exercé par les bordures 12A, 14A des contre-plaques (figures 7,8) sur les parties terminales croisées 4,6, de la ligature inachevée 2A, maintient d'une manière irréversible le serrage de la ligature, jusqu'à l'achèvement du noeud par la tête de torsadage 7. Le système de commande de la machine à botteler prox~^c-se alors un basculement du carter de torsadage 11 a tour de son autre 11A. Le basculement précité est combiné avec un coulissement de l'arbre llA, pour amener la tête de tors adage 7 en position de travail (figures 1,2,3) suivant l'axe Y-Y, en regard des bordures 12A, 14A, ?prochées en position (II). Dans cette position de travail de la tête de torsadage 7, les parties terminales 4,6, de la ligature 2A se trouvent engagées dans les mors 7A de la tête (figures 2,3). Celle-ci est alors entraînée en rotation, par son arbre 9 (figures 1,2,3) commandé par le vérin 9B, par l'intermédiaire du multiplicateur de mouvement 9A. La tête de torsadage 7 effectue ainsi environ deux tours complets, assurant dès le début de sa rotation le sectionnement de la partie terminale postérieure 6 de la ligature (figures 3,5) au moyen des couteaux associés 7B et 8A. Une fois terminé le noeud final de la ligature 2A, réalisé par la tête de torsadage en tordant ensemble les deux parties terminales 4,6, de la ligature 2A, le système de commande de la machine assure à nouveau l'écartement en position I des contre-plaques 12, 14, en agissant sur les vérins de manoeuvre 18 (figure 1), pour le libre passage du lien. Le noeud de la ligature 2 nouvellement formée se trouve ainsi libéré, permettant au convoyeur (non représenté) de déplacer le fardeau 1 d'une distance convenable vers l'aval, pour la confection de la ligature suivante. De préférence, ainsi qu'on l'a représenté sur la figure 1, on réalise à chaque extrémité du fardeau I deux ligatures 2 relativement rapprochées, pour plus de sécurité. Une fois réalisées toutes les ligatures 2 prévues pour la confection du fardeau 1, celui-ci est conduit par le convoyeur jusqu'à un poste de stockage ou d'embarquement (non représenté). La machine conforme à l'invention, telle qu'on vient de la décrire en référence aux figures 1 à 7, présente plusieurs avantages. Les contre-plaques 12, 14 (figure 2), en appui le long du fardeau 1 à I'emplacement des carties terminales 4,6, de la ligature 2A pendant le serrage de celle-ci par la pince 5, permettent d'assurer un serrage efficace de la ligature 2A, et un tassement compact des éléments du fardeau allongé 1, en particulier dans la zone du fardeau voisine des extrémités 4,6 (figure 2). Les rampes inclinées 12C,- 14C des saillies 12B, 14B des contre-plaques améliorent le guidage des extrémités du lien associées à la tête de torsadage pour assurer la formation d'un noeud précis et régulier, de dimensions limitées. Le pincement exercé sur les parties terminales croisées 4,6, de la ligature 2A par les bordures de serrage 12A, 14A des contre-plaques 12, 14 (figures 6,7) assure de manière irréversible le maintien du serrage de la ligature 2A jusqu'à l'achèvement complet du noeud formé par la tête de torsadage 7 (figure 2). La butée élastique 17A associée à la butée fixe 17 permet d'effectuer commodément le rapprochement des contre-plaques 12, 14 portées par les bras oscillants 16, en augmentant d'une valeur prédéterminée l'effort exercé sur les tiges de manoeuvre 18A par les vérins de commande 18 (figures 1,5). Le système de commande centralisée prévu pour la machine permet de manoeuvrer avec précision les contre-plaques de retenue 12, 14, en combinant leurs mouvements avec ceux des autres organes de la machine, pour assurer de manière coordonnee l'ensemble des mouvements désirés. On peut obtenir ainsi un débit régulier de la machine, à forte cadence. La solidité du fardeau 1 assurée par la machine conforme à l'invention et le débit élevé de celle-ci sont favorables a la sécurité et au rendement économique du train de production auquel la machine est associée, et des opérations de manutention et de transport des fardeaux allongés confectionnes par la machine. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux mode de réalisation qu'on vient de décrire à titre d'exemples, et G: peut y apporter de nombreuses variantes sans sortir du domaine de l'invent ion. Sur les figures 1 et 4, on a représenté une troisième position (III) dite de dégagement des contre-plaques 12, 14. Dans cette position (III) de dégagement, les bordures de serrage 121, 141 des contre-plaques peuvent être largement écartées, d'une manière avantageuse, pour dégager vers l'aval du convoyeur le passage du noeud d'une nouvelle ligature 2A achevée sur le fardeau par la tête de torsadage 7. Cette disposition permet d'assurer un débit régulier de la machine à forte cadence, en évitant les risaues d'accrochage du noeud de chaque nouvelle ligature 2A sur les bordures des contreplaques 12, 14. En variante (figure 8), les bordures de serrage des de x contre-plaques rapprochées en position de retenue (II) peuvent présenter en regard de la tête de torsadage analogue à la tête 7 de la figure 2 un évasement centré sur l'axe de torsadage Y-Y des deux parties terminales 4,6, de la ligature 2A (figure 2). Ainsi qu'on l'a représenté sur la figure 8 analogue à la partie droite de la figure 5, la contre-plaque 24, présente un évasement 25 de profil adapté à un profil chanfreiné (non représenté) d'une tete de torsadage annalogue à la tête 7 de la figure 2. La combinaison des profils précités de ltévasement 23 et de la tête de torsadage chanfreinée améliore le guidage des parties terminales de la ligature, telles que les parties 4,6, de la figure 2, associées à la tête de torsadage. Le mécanisme de commande des deux contre-plaques 12, 14, tel qu'on l'a représenté sur les figures 1 et 4, peut être réalisé différemment. En particulier pour des machines à botteler de forte puissance destinées à fonctionner de manière prolongée à cadence élevée, les deux contre-plaques telles que 12, 14, peuvent être associées à des glissières (non représentées) rectilignes ou circulaires. Ces glissières assurent un guidage robuste et précis des deux contre-plaques, par rapport à l'axe longitudinal X-X du fardeau 1 et à l'axe de torsadage Y-Y (figures 2,3,4), permettant notamment une retenue énergique et précise du serrage de la ligature 2A (figure 2), sans aucune flexion latérale des contre-plaques 12, 14. REVENDICATIONS 1.- Machine â botteler des fardeaux, notamment des fardeaux allongés pour le conditionnement des produits longs de l'industrie métallurgique, la machine étant placée en position de service à côté d'un convoyeur de transport servant à amener les produits à botteler et à emporter le fardeau ligaturé par la machine, celle-ci comportant des moyens de cerclage à fonctionnement intermittent pour faire passer un lien et pour l'enrouler en ligature autour du fardeau sensiblement suivant un plan moyen transversal au fardeau, des moyens pour serrer la ligature sur le fardeau, et une tête rotative de torsadage à mouvement alternatif pour nouer ensemble deux parties terminales adjacentes de la ligature, la machine étant caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens de retenue associés aux parties terminales précitées de la ligature pour la maintenir serrée autour du fardeau jusqu'à l'achèvement du noeud par la tête de torsadage. 2.- Machine à botteler conforme à la revendication 1, caractérisée en ce que les moyens de retenue des extrémités de la ligature comportent deux contre-plaques associées sensiblement contenues dans un plan tangent au fardeau à botteler et disposées de part et d'autre du plan moyen précité de la ligature, les deux contreplaques étant mobiles et asservies à des moyens-moteurs prévus pour rapprocher et écarter cycliquement les deux contre-plaques de manière sensiblement symétrique par rapport au plan de la ligature, chaque contre-plaque présentant du côté de la ligature une bordure de serrage en regard d'une bordure de serrage analogue de l'autre contre-plaque, les bordures de serrage étant écartées l'une de l'autre de part et d'autre du plan précité de la ligature dans une première position dite de passage, pour le passage du lien et son enroulement autour du fardeau, les bordures de serrage des contreplaques étant rapprochées et en appui sur les parties adjacentes précitées de la ligature dans une seconde position dite de retenue, pour maintenir la ligature serrée autour du fardeau jusqu'à l'ache- vement du noeud par la tête de torsadage. 3.- Machine à botteler conforme à la revendication 2, caracterisée en ce que la bordure de serrage de chaque contre-plaque présente dans le plan de la contre-plaque une saillie dirigée vers la bordure associée de l'autre contre-placue, la hauteur ce caque saillie par rapport à la bordure qui la porte étant inférieure au calibre du lien, pour assurer un pincement des parties terminales croisées de la ligature. 4.- Machine à botteler conforme à la revendication 3, caractérisée en ce que la saillie de chaque bordure de serrage présente du côté opposé au fardeau une rampe inclinée par rapport au plan de la contre-plaque, pour guider les extrémités du lien associées à la tête de torsadage. 5.- Machine à botteler conforme à l'une des revendications 3 ou 4, caractérisée en ce que les aretes et les angles saillants des bordures de serrage et de leurs saillies sont arrondis pour faciliter le passage du lien à enrouler autour du fardeau entre les bordures écartées. 6.- Machine à botteler conforme à l'une des revendications 2 à 5, caractérisée en ce que chaque contre-plaque est montée transversalement sur une extrémité d'un bras oscillant dont l'autre extrémité est articulée sur un support fixe, les deux bras oscillants associés chacun à une contre-plaque étant sensiblement parallèles en position de passage du lien, un bras oscillant portant une butée rigide adaptée à venir en appui dans la position précitée contre une butée élastique correspondante de l'autre bras oscillant sous un effort modéré des moyens-moteurs des contreplaques, la butée élastique précitée pouvant être déformée par un effort accru d'une valeur prédéterminée des moyens-moteurs, pour rapprocher temporairement les bordures de serrage des contreplaques et les mettre en appui sur les parties terminales de la ligature dans la position de retenue précitée. 7.- Machine à botteler conforme à la revendication 6, caractérisée en ce que les deux bras oscillants des contre-plaques sont reliés entre eux par un mécanisme de conjugaison assurant des deplacements symétriques des contre-plaques par rapport au plan de la ligature. 8.- Machine à botteler conforme à l'une des revendications 2 à 7, caractérisée en ce que les deux bordures de serrage rappro chées en position de retenue forment en regard de la tête de torsadage un évasement centré sur l!intervalle de passage des deux parties terminales adjacentes de la licature, l'évasement comportant un profil adapté à un profil chan-relne de la tête ce torsadage pour améliorer le guidage des parties terminales de la ligature associées à la tête de torsadage. 9.- Machine à botteler conforme à l'une des revendications 2 à 8, caractérisée en ce que, dans une troisième position dite de dégagement, les bordures de serrage des contre-plaques sont largement écartées l'une de l'autre pour dégager vers l'aval du convoyeur le passage du noeud de la ligature achevée sur le fardeau. 10.- Machine à botteler conforme à l'une des revendications 2 à 9, caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens automatiques de commande pour coordonner de manière cyclique les mouvements des contre-plaques entre les diverses positions de celles-ci, en fonction des mouvements du fardeau, des mouvements des moyens de cerclage et de serrage du lien, et des mouvements de la tete de torsadage, pour assurer un débit continu de la machine, a cadence régulière.