La présente invention concerne un procédé et une machine pour mouler par injection des pièces plastiques constituées de plusieurs matières différentes. différence peut naturellement résider dans la nature même des matières utili es, mais le plus souvent, il s'agit en fait d'une simple différence de rouleurs. A l'heure actuelle, pour réaliser de telles pièces, on procède par tapes successives et en utilisant généralement'. plusieurs machines. Une première méthode consiste à injecter séparément les différentes matières et à les assembler ensuite par soudure dans une machine appropriée. Une seconde méthode consiste à procéder par surmoulage, en injectant la deuxième matière sur la première préalablement injectée et utilisez comme insert, et ainsi de suite. Cette seconde opération peut être réalisée sur une autre machine que celle utilisée pour l'injection de la première matière, ou bien sur la même machine, condition de stocker les parties de pièces réalisées avec la première matière. De toute façon, l'utilisateur doit immobiliser plusieurs machines, ou accepter de multiplier le temps de production des pièces en prévoyant le tockage et la manutention de leurs différentes parties. L'outillage et le personnel s'en trouvent évidemment augmentés, ainsi que l'encombrement des teliers. La présente invention a pour but principal de remédier à ces inconvénients t, pour ce faire, elle a pour objet un procédé de moulage par injection qui se aractérise essentiellement en ce qu'il consiste à injecter simultanément les efférentes matières de la pièce à l'intérieur d'un moule approprié, par des orifices d'injection distincts du moule, convenablement répartis sur celui-ci, t à régler les vitesses et pressions d'injection, de manière que ces matières n rejoignent dans des zones de jonction prédéterminées en formant des soudures. On conçoit aisément qu'ainsi, il est possible de réaliser la pièce en tne seule opération, donc en un temps minimum, avec une seule machine et un outillage unique. De plus, la pièce obtenue de cette façon a une résistance ecanique accrue au niveau des joints entre les différentes matières, car à es niveaux, les matières se mélangent intimement et ne sont pas simplement allées l'une à l'autre. Une machine pour la mise en oeuvre de ce procédé est essentiellement aractérisée en ce qu'elle comprend plusieurs unités d'injection, correspondant ix différentes matières de la pièce à réaliser et coopérant chacune avec un -rifice d'injection distinct du moule. Dans le cas particulier d'une pièce en deux matières ou deux couleurs, 3 deux unités d'injection sont avantageusement disposées horizontalement et nétriquement de part et d'autre du moule, de façon à coopérer respectivement --ec deux orifices d';r; action opposés situés dans le plan de joint du moule. Une forme d'exécution de l'invention est décrite ci-après à titre d'exemple, en référence aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 est une vue simplifiée en plan d'une machine à mouler par injec tion conforme à l'invention - la figure 2 est une vue de détail en coupe de l'outillage équipant cette machine, outillage qui est spécialement conçu pour la réalisation d'un feu arrière d'automobile en deux couleurs - la figure 3 est une vue en coupe suivant la ligne III-III de la figure 2 ; - la figure 4 est une vue en perspective de la pièce réalisée dans le moule des figures 2 et 3 - la figure 5 est une vue en plan de cette pièce ; et - la figure 6 est une vue en coupe suivant la ligne VI-VI de la figure 5. La machine représentée sur la figure 1 comprend tout d'abord un plateau fixe 1 et un plateau mobile 2 susceptible de coulisser le long de colonnes de guidage 3 sous l'action d'un mécanisme de fermeture à genouillère 4. Le plateau fixe 1 et le plateau mobile 2 portent chacun. une moitié de moule, respectivement 5 et 6. Cette machine est complétée par deux unités d'injection 7 et 8, dont le rôle apparaîtra plus clairement par la suite et qui sont disposés horizontalement de part et d'autre du moule. Si l'on se reporte maintenant aux figures 2 et 3, on peut voir que le moule 5-6 est équipé de deux orifices d'injection opposés 9-10, situés dans le plan de joint du moule et qui sont destinés à coopérer respectivement avec les deux unités d'injection 7-8. Cet outillage est spécialement conçu pour la réalisation, selon le procédé de l'invention, d'une pièce plastique il en deux couleurs, représentée en détail sur les figures 4 à 6. La pièce 11 constitue en l'occurrence le feu arrière d'une automobile. On sait en effet que de telles pièces doivent comporter une partie de couleur rouge telle que 12 et une partie de couleur orange telle que 13. Jusqu a maintenant, les deux parties 12 et 13 étaient réalisées séparé- ment et ensuite soudées l'une à l'autre dans une machine appropriée. Au contraire, avec le procédé de l'invention, il est possible de réaliser la pièce Il en une seule opération et avec une seule machine. A cet effet, on injecte simultanément à l'intérieur du moule les deux matières colorées devant constituer les deux parties 12 et 13, au moyen des deux unités d'injection 7 et 8 coopérant respectivement avec les deux orifices d'injection opposés 9 et 10 du moule. Ce faisant, les deux matières remplissent simultanément la cavité du moule, pour se rejoindre au niveau de la cloison médiane 14 où elles se mélangent en formant une liaison efficace entre les deux parties 12 et 13. Ainsi, la résistance mécanique de la pièce n'est pas plus faible au n#iveau de la jonction entre les deux matières qu'ailleurs. Dans la zone de jonction 14, les deux couleurs se trouvent évidement mélangées, mais ce mélange des couleurs n'a pas d'importance, car il ne se produit que sur une zone très étroite et n'affecte pas les parties utiles 12 et 13. Bien entendu, l'étude de la forme de la pièce permet de faciliter la localisation de la zone de mélange des couleurs, en prévoyant par exemple, comme dans le mode de réalisation décrit ici, une cloison de séparation intermédiaire 14. De môme, l'emplacement des carottes d'alimentation 15 sera choisi en fonction des impératifs d'aspect, de manière à ne pas nuire au bon cheminement de la matière lors de la phase d'injection. Les deux unités d'injection 7 et 8 sont prévues réglables indépendament l'une de l'autre en ce qui concerne la vitesse et la pression d'injection, ainsi que la course de plastification qui détermine la quantité de matière injectée, afin de permettre de réaliser différentes sortes de pièce. Dans la pièce 11 décrite ici à titre d'exemple, il existe un plan de symétrie séparant les deux matières, mais l'on pourrait tout aussi bien réaliser des pièces dissymétriques en réglant simplement chaque unité d'injection séparément. Les unités d'injection 7 et 8 sont également prévues réglables en position dans les trois dimensions, afin de pouvoir stadapter à différentes sortes d'outillages susceptibles d'être montés sur la machine, outillages dans lesquels les orifices d'injection n'occupent évidement pas toujours le même emplacement. Il va de soi par ailleurs que l'on pourrait très facilement, si besoin était, prévoir l'injection simultanée d'une troisième matière au moyen d'une troisième unité d'injection coopérant avec un orifice d'injection ménagé de façon classique sur le fond de la partie fixe 5 du moule. Bien entendu, le bloc de fermeture, qui dans l'exemple représenté ici est disposé horizontalement, comme les unités d'injection, pourrait également être disposé verticalement afin de favoriser l'introduction d'inserts dans l'outillage. Dans ce cas, la troisième unité d'injection éventuelle serait aussi disposée au niveau du plan de joint, et on pourrait même prévoir une quatrième unité d'injection sur le quatrième côté resté libre de ce plan de joint. REVENDICATIONS 1.- Procédé pour mouler par injection des pièces plastiques constituées de plusieurs matières différentes, caractérisé en ce qu'il consiste à injecter simultanément les différentes matières de la pièce à l'intérieur d'un moule approprié, par des orifices d'injection distincts du moule, convenablement répartis sur celui-ci, et à régler les vitesses et pressions d'injection, de manière que ces matières se rejoignent dans des zones de jonction prédéterminées en formant des soudures. 2.- Machine pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle-comprend plusieurs unités d'injection, correspondant aux différentes matières de la piece a realiser et coopérant chacune avec un orifice-d'injection distinct du moule. 3.- Machine selon la revendication 2, appliquée au cas particulier d'une pièce en deux matières ou deux couleurs, caractérisée en ce que les deux unités d'injection sont disposées horizontalement et symétriquement de part et d'autre du moule, de façon à coopérer respectivement avec deux orifices d'injection opposés situés dans le plan de joint du moule.