249993E La présente invention a trait à une machine pour la fermeture hermétique de bottes parallélipipédiques de hauteur variable. Dans les brevets italien no 946 715 et américain no 4 060 442, déposés tous deux au nom du Demandeur, on a décrit des machines pour la fermeture étanche de bottes, lesquelles comprennent une base d'appui et d'avance des bottes, une tête supérieure de fermeture hermétique, disposée au- dessus de ladite base d'appui et verticalement mobile, ainsi qu'une tête inférieure de fermeture hermétique incorporée à ladite base d'appui. Pour pouvoir adapter automatiquement la position verticale de la tête supérieure de fermeture hermétique à la hauteur variable des bottes à fermer, il est prévu de monter dans ces machines, à l'extré- mité d'entrée de la tête supérieure de fermeture étanche qui est nor- malement sollicitée par gravité vers sa position de hauteur minimale, un palpeur constitué par un levier sensible pouvant entrer en contact avec la face antérieure des bottes à l'arrivée de celles-ci. Grâce à un dispositif pneumatique approprié, le levier précité, lorsqu'il est sollicité, détermine un relevage de la tête supérieure de fermeture hermétique jusqu'à un niveau suffisant pour dégager le levier sensi- ble, c'est-à-dire une hauteur propre à permettre l'introduction, soit manuelle, soit mécanique ou automatique, de la botte entre la base d'appui et la tête supérieure de fermeture étanche. Par suite du dé- gagement du levier sensible, la tête supérieure de fermeture inter- rompt son mouvement ascendant et se pose par gravité sur le sommet de la botte, en appliquant à celle-ci les moyens de fermeture, par exemple une bande de ruban adhésif, à mesure que la botte progresse, soit manuellement, soit mécaniquement, le long de la base d'appui. L'unique inconvénient que présentent ces machines connues réside dans le fait que le levier sensible est monté sur la tête su- périeure de fermeture hermétique, de telle sorte qu'au cours de la phase de travail ledit levier se trouve maintenu par le propre poids de cette tête à proximité immédiate des pans supérieurs rabattus de la botte. On a pu vérifier expérimentalement qu'en raison des inévi- tables irrégularités de formation et/ou de position de ces pans, il peut en résulter des actionnements indésirables dudit levier sensible et, par conséquent, des fonctionnements anormaux de la tête de ferme- ture hermétique. Il en découle finalement que les bottes sortent de la machine sans avoir été correctement ou hermétiquement fermées. Le but de la présente invention consiste à réaliser une machine -2- de fermeture hermétique du type sus-indiqué, laquelle comporte une adaptation automatique à des bottes de hauteurs différentes, sans que se vérifie l'inconvénient décrit ci-dessus. Conformément à l'invention, ce but est réalisé gràce à une machine qui comprend une base d'appui et d'avance ou alimentation pour les bottes, une tête supérieure de fermeture hermétique, superposée à ladite base d'appui et pouvant se déplacer verticalement à partir d'une position de hauteur minimale, et des moyens sensibles pouvant être actionnés par le corps de la botte afin de déterminer automati- quement le soulèvement de la tête de fermeture entre cette hauteur minimale et une hauteur suffisante pour permettre l'introduction de la botte entre ladite base d'appui et ladite tête de fermeture, cette machine étant caractérisée en ce que lesdits moyens sensibles sont montés sur ladite base d'appui de façon à pouvoir être actionnés par le fond de la botte. En d'autres termes, la machine suivant l'invention prévoit par conséquent le montage de moyens sensibles non plus sur la tête de fermeture à déplacement vertical, mais sur la base d'appui propre- ment dite des bottes, afin que ce soit le fond des bottes qui agisse sur lesdits moyens sensibles pour déterminer le soulèvement de la tête de fermeture hermétique jusqu'à la hauteur désirée. Il en résulte que le comportement de cette tête de fermeture n'est plus influencé par l'état plus ou moins régulier du sommet des bottes, tandis que le fond des bottes, rendu plus régulier par le poids des produits qu'elles renferment, assure à son tour une sollicitation correcte des moyens sensibles et par conséquent un fonctionnement constant et régulier de la machine. De préférence, les moyens sensibles précités sont constitués par un petit levier à deux positions que l'on peut atteindre successi- vement; dans l'une de ces positions, on produit le mouvement ascendant de la tête, alors que dans l'autre position, qui fait suite à l'in- troduction de la botte entre la base d'appui et la tête de fermeture hermétique, s'amorce la descente de la tête sur le sommet de la botte. Alternativement, on peut prévoir l'usage de deux leviers dis- posés successivement le long du trajet parcouru par les bottes. Les caractéristiques de la présente invention ressortiront davantage au cours de la description détaillée qui suit d'un mode préféré de réalisation pratique donnée à seul titre d'exemple non- limitatif en se référant au dessin annexé, sur lequel: -3- La FIGURE 1 montre la machine suivant l'invention, en coupe longitudinale schématique; La FIGURE 2 montre la machine vue en plan, la tète supérieure de fermeture hermétique étant enlevée pour simplifier le dessin; La FIGURE 3 montre la machine en coupe longitudinale, analogue à la Figure 1, mais au cours d'une phase de travail différente; La FIGURE 4 est une vue analogue aux Figures 1 et 3, mais montre la machine au cours d'une autre phase de travail; La FIGURE 5 montre à une échelle agrandie un détail o l'on voit, en position de repos, les moyens sensibles qui déterminent le relevage de la tête supérieure de fermeture hermétique, pour adapter la machine à des bottes de hauteurs différentes; La FIGURE 6 montre ces moyens sensibles en coupe faite sui- vant la ligne VI-VI de la Figure 5, et Les FIGURES 7 à 9 montrent ces moyens sensibles comme sur la Figure 5, mais dans des conditions de travail différentes. La machine pour la fermeture hermétique de bottes que montrent les Figures du dessin annexé comprend une base 1 formée par un châssis rectangulaire 2 comportant à ses extrémités des prolongements 3 ainsi qu'une série de rouleaux 4 qui tournent librement dans ledit chftssis et ses prolongements. Ces rouleaux 4 définissent un plan destiné à permettre l'appui et l'avance, progression ou alimentation des bottes de forme parallélipipédique, lesquelles ont été préalablement rem- plies et fermées mais non hermétiquement, cette fermeture hermétique s'effectuant à l'aide d'un ruban adhésif appliqué sur le fond et le sommet de la botte. Dans une cavité centrale appropriée 6 prévue dans les séries de rouleaux 4 est logée une tête inférieure de fermeture hermétique 7 dont le rôle consiste à appliquer une longueur appropriée de ruban adhésif de fermeture hermétique le long de la fente qui sépare les pans latéraux inférieurs, rabattus ou fermés, du fond des bottes. La structure de cette tête de fermeture hermétique ne sera pas décrite en détail ici, attendu qu'elle est d'un type bien connu dans ce do- maine technique; il convient néanmoins de souligner le fait qu'elle comprend deux courroies sans fin 8 qui, grâce à un entraînement ap- proprié, peuvent porter contre le fond des bottes pour en produire l'avance (de droite à gauche en regardant les Figures 1 à 3). A la tête inférieure de fermeture hermétique 7 est superposée une tête supérieure de fermeture hermétique 9 qui peut se déplacer 249993S -4- verticalement le long de deux montants latéraux 10 soit par gravité (celle-ci tendant à la maintenir dans une position de hauteur minimale, Figure 1), soit par l'actionnement de deux vérins pneumatiques 11 les- quels, lorsqu'ils sont alimentés, peuvent soulever la tête supérieure 9 jusqu'à la hauteur désirée (Figure 3). On ne décrira pas davantage cette tête supérieure de fermeture hermétique 9, attendu qu'il s'agit également d'un dispositif bien connu dans ce domaine technique; tou- tefois, pour permettre de mieux comprendre la description en cours, il suffira d'indiquer que cette tête supérieure 9 comporte deux cour- roies parallèles de transport 12, entraînées de façon à faire avancer les bottes en agissant sur le sommet de celles-ci, cette tête 9 com- portant à son extrémité d'entrée un rouleau (ou deux galets disposés côteà-c8te sur un axe commun) 13, contre lequel vient porter le c8té avant de la botte au cours du mouvement ascendant de la tête 9 (Fi- gure 3). Pour assurer la commande du relevage de la tête supérieure de fermeture hermétique 9 il est prévu des moyens sensibles disposés le long du plan d'appui et d'avance des bottes, immédiatement en amont du rouleau 13 porté par ladite tête 9, et qui sont convenablement montés sur ce plan. Ces moyens sensibles, représentés en détail sur les Figures 5 à 9, comprennent un petit levier 14 qui pivote en 15 sur un support 16 fixé au châssis de base 2 tout en étant soumis à la sollicitation d'un ressort 17 vers la position de repos que montrent les Figures 1, 5 et 6; dans cette position, le levier 14 fait nettement saillie au-dessus du plan d'appui et d'avance des bottes (Figures 1). A ce levier 14 est fixé un cliquet 18 lequel, en cas de dépla- cement du levier entre la position de repos et la position d'enfonce- ment maximal (Figure 8) obtenue par suite de la poussée exercée par le fond de la botte (comme le montre la Figure 4), rencontre dans la position intermédiaire (Figure 7) o il est sollicité par ce même fond de botte lorsque celui-ci rencontre le rouleau 13 de la tête supérieure 9 (ainsi que le montre la Figure 3), un bras articulé 19 qui sert d'organe d'actionnement d'une valve pneumatique 20 destinée à commander les vérins 11. Plus précisément, lorsque le petit levier 14 se trouve dans la position que montre la Figure 7, le cliquet 18 fait pivoter le bras 19 autour de son axe 21 (contre la sollicitation d'un ressort convenablement disposé), ce qui contraint le bras arti- culé 19 à appuyer sur la tige 22 de la valve 20 pour faire commuter celleci entre son état de repos, dans lequel elle met à l'échappement 2';9993S - les chambres inférieures des vérins 11 (ce qui permet à la tête supé- rieure 9 d'être maintenue à son tour par son propre poids dans la position de hauteur minimale que montre la Figure 1) et son état de travail, dans lequel les chambres inférieures des vérins 11 sont re- liées par la valve à une source d'air comprimé, afin de produire le relevage de la tète supérieure 9. Ainsi que le montre la Figure 9, le bras articulé 19 est réa- lisé, en fait sous forme d'un ensemble en deux pièces 23 et 24 qui s'articulent entre elles en 25 et sont sollicitées élastiquement de façon qu'elles soient normalement maintenues en position d'alignement réciproque (Figures 7 et 9), tout en pouvant se replier dans le sens qu'indique la Figure 9. En revanche, ces deux pièces ne peuvent pas se replier dans le sens contraire car cela est interdit par la pré- sence d'un linguet 26 porté par la pièce 23 et qui, lorsque le bras 19 est droit, vient buter contre l'autre pièce 24 (Figures 7 et 8). Un autre levier 27, visible sur les Figures 1, 3 et 4, a pour r8le, d'autre part, lorsqu'il est abaissé par les bottes en arrivée, de commander la mise en mouvement des courroies d'entratnement 8 et 12. D'après le mode de réalisation décrit, on peut constater que la machine représentée sur le dessin fonctionne de la façon suivante: La machine étant au repos, la tête supérieure de fermeture hermétique 9 est maintenue par gravité dans sa position de hauteur minimale (Figure 1), à savoir, une hauteur inférieure à la hauteur minimale prévue pour les bottes à fermer hermétiquement. Dans ces con- ditions, la botte en arrivée, poussée manuellement par l'opérateur ou sollicitée dans ce sens par tout autre moyen adéquat, abaisse tout d'abord le levier 27, ce qui met en marche les courroies transporteuses 8 et 12 des deux têtes de fermeture hermétique 7 et 9. La botte 5 est stoppée pendant ce mouvement par le rouleau 13 de la tête supérieure de fermeture hermétique 9 (ce que montre la Figure 3 en traits mixtes), tout en appuyant partiellement sur le levier 14 (formé opportunément de deux parties ayant des inclinaisons opposées), jusqu'à placer ce levier 14 dans la position que montre la Figure 7. Dans ces conditions, le cliquet 18 porté par ce levier 14 agit sur le bras articulé 19 et fait commuter la valve 20 qui alimente en air comprimé les chambres inférieures des vérins 11, ce qui a pour conséquence de faire remonter la tête supérieure de fermeture her- métique 9. Dès que cette tête 9 est parvenue à la hauteur qui corres- pond à celle de la botte (ce que montre la Figure 3 en traits pleins), 2'19993 -6 - la botte 5 peut être introduite entre cette tête 9 et le plan d'appui sous-jacent, ce qui la met en contact avec les courroies transporteuses 8 qui l'entratnent alors vers l'avant; en même temps, la botte 5 appuie sur le levier 14 jusqu'à le placer dans la position que montrent les Figures 4 et 8. Ainsi, le cliquet 18 libère le bras 19 et la valve 20 peut reprendre sa position de repos, mettant de nouveau à l'échappement les chambres inférieures des vérins 11. La tête supérieure 9 est donc en condition de porter librement sur le sommet de la botte et agit sur celle-ci par ses courroies d'entraînement 12 pendant que s'effectue l'application du ruban de fermeture hermétique supérieure, de même que la tête inférieure 7 de fermeture hermétique applique un ruban adhésif contre le fond de la botte. Lorsque la botte, au cours de sa progression, échappe à son maintien précédent réalisé par son fond et le levier 14, ce dernier reprend sa position de repos (Figure 5) mais ceci n'entratne aucune conséquence pour la valve 20 et, par conséquent, pour la tete supérieure 9, puisque l'articulation prévue entre les deux pièces 23 et 24 du bras articulé 19 permet le passage du cliquet 18 sans que se produise la commutation de ladite valve 20 (Figure 9). Dés que la botte est sortie de l'intervalle qui sépare la tête supé- rieure 9 de fermeture hermétique du plan d'appui formé par les rou- leaux 4, cette tête supérieure 9 revient à sa position de repos (Fi- gure 1). -7 - R E V E N D I C A T I 0 N S 1. Machine pour la fermeture hermétique de bottes paralléli- pipédiques (5) de hauteur variable, comprenant une base d'appui et d'avance (1) des bottes, une tete supérieure (9) de fermeture hermé- S tique, qui surmonte ladite base d'appui, de manière à pouvoir se dé- placer verticalement entre une position de hauteur minimale et une hauteur suffisante pour permettre l'introduction de la botte à fermer entre ladite base d'appui et ladite tête supérieure de fermeture, cette machine étant caractérisée en outre par le fait que des moyens sensibles (14, 27) sont montés sur ladite base d'appui dans une posi- tion telle qu'ils puissent porter contre le fond de la botte. 2. Machine selon la Revendication 1, caractérisée en ce que lesdits moyens sensibles (14, 27) sont réalisés de façon à permettre leur actionnement successif par le fond de la botte afin de déterminer d'abord la remontée de la tête supérieure de fermeture hermétique jusqu'à une hauteur suffisante pour permettre l'introduction de la botte puis, lorsque cette introduction a eu lieu, la descente par gravité de la tête supérieure sur le sommet de la botte. 3. Machine selon la Revendication 2, caractérisée en ce que lesdits moyens sensibles sont constitués par un levier à deux posi- tions (14) que ce levier peut atteindre successivement, de manière à coopérer avec une valve (20) d'actionnement et de neutralisation des moyens de soulèvement de la tête supérieure (9) de fermeture hermétique. 4. Machine selon la Revendication 2, caractérisée en ce que lesdits moyens sensibles sont complétés par deux petits leviers (23, 24) disposés successivement le long du parcours d'avance des bottes et qui coopèrent avec des valves respectives (20) d'actionne- ment et de neutralisation des moyens qui assurent la remontée de la- dite tête de fermeture hermétique (9).