-i- 2012533 On connaît déjà des caméras cinématographiques comprenant un obturateur réfléchissant et au moins un élément photosensible disposé de façon à recevoir les rayons réfléchis par 11 obturateur dans toutes ses positions d'obturation, des moyens étant prévus pour abais-5 ser le taux de transmission du flux lumineux vers l'élément photosensible dans la position normale d'arrêt de l'obturateur. Plusieurs solutions ont déjà été proposées pour réaliser les moyens destinés à abaisser le taux de transmission du flux lumineux vers l'élément photosensible. Une solution consiste à prévoir, sur 10 la zone active de l'obturateur, une portion de surface présentant un pouvoir de réflexion atténué, de façon que ce pouvoir réfléchissant soit sensiblement égal à la valeur moyenne de réflexion obtenue pendant la rotation de l'obturateur. Cette valeur moyenne est déterminée par l'angle d'ouverture de l'obturateur, pendant lequel 15 il n'y a pas de réflexion, par l'angle de 1'obturateur pendant lequel il y a une réflexion maximum, et par l'angle que couvre la portion à pouvoir réfléchissant atténué. La réalisation de tels obturateurs est relativement compliquée, car il est nécessaire de prévoir deux traitements différents sur la 20 même pièce pour obtenir la zone à pouvoir réfléchissant maximum et la portion de surface à pouvoir réfléchissant atténué. On a également proposé d'autres solutions, notamment celle consistant à munir l'obturateur d'un écran opaque masquant, dans la position d'arrêt de l'obturateur, line portion du faiseeau lumineux 25 dirigée vers l'élément photosensible., de façon à obtenir de celui-ci, dans le cas de conditions d'éclairement inchangées, une indication indépendante du fait que l'obturateur soit entraîné en rotation ou non. La présente invention se rapporte à des moyens particulièrement 50 simples, destinés à éviter une modification du signal fourni par l'élément photosensible en fonction de l'arrêt ou de la rotation de l'obturateur. L'invention a pour objet une caméra cinématographique, comprenant obturateur et au moins un élément photosensible disposé de 35 façon à recevoir les rayons réfléchis par l'obturateur dans toutes ses positions d'obturation, des moyens étant prévus pour abaisser le taux de transmission du flux lumineux vers l'élément photosensible dans la position normale d'arrêt de l'obturateur, la zone active 69 22055 -2- 2012533 de l'obturateur étant formée par un secteur à faces sensiblement parallèles; cette caméra étant caractérisée en ce que la zone active de l'obturateur présente du côté objectif un pouvoir réfléchissant constant sur toute sa surface, à l'exception de la portion de 5 la zone obturant le flux lumineux à l'arrêt de la caméra, cette portion étant en matière translucide, la face de cette portion de zone qui est du côté film constituant une surface de réflexion renvoyant les rayons lumineux de l'objectif vers l'élément photosensible. 10 Le dessin annexé représente, schématiquement et à titre d'exemple, une forme d'exécution de la caméra oBjet de l'invention. La fig. 1 est une vue en plan montrant quelques éléments intérieurs de la caméra. La fig. 2 est une vue de l'obturateur. 15 La fig. 3 illustre, à plus grande échelle, un détail de ladite forme d'exécution. La fig. 4 est une coupe selon IV-IV de la fig. 2. En référence à la fig. 1, la caméra comprend un boîtier 1 portant un objeotif 2 et contenant une bobine 3 sur laquelle le film P 20 à exposer est enroulé, La caméra comprend, bien entendu, une bobine réceptrice, qui n'est pas visible au dessin, ainsi que des moyens d'entraînement du film, non représentés. Le moteur de la caméra entraîne un arbre 4 qui transmet, par l'intermédiaire de deux pignons d'angle 5 et 6, un Mouvement de ro-25 tation à un arbre 7 portant un obturateur 8. L'obturateur selon la fig. 2 présente une zone active 9 constituée par une partie de plus grand diamètre qui est destinée à intercepter, pendant chaque déplacement du film, le faisceau lumineux provenant de l'objectif 2. A l'exception de la portion pc se situ-30 ant à l'arrêt de l'obturateur devant la fenêtre de la caméra, la zone 9 est traitée pour présenter un pouvoir réfléchissant, de préférence aussi élevé que possible. Ainsi, pendant la période d'obturation, et comme représenté à la fig. 1, les rayons lumineux interceptés par 1'obturateur 8 sont réfléchis sur un élément photosensi-35 ble 10. Far la manoeuvre du diaphragme de l'objectif, on règle la quantité de lumière sortant de l'objectif pour obtenir la valeur correcte de l'exposition, qui est indiquée par un courant déterminé de l'élément photosensible, ce courant étant fixé en fonction de la 69 22055 ~3~ 2012533 sensibilité du film utilisé. Dans la position normale d'arrêt de l'obturateur, la surface 11, délimitée par des lignes pointillées à la fig. 2, se trouve en regard des rayons lumineux provenant de l'objectif. Si cette sur-5 face 11 réfléchissait un faisceau lumineux de même intensité que le reste de la zone active 9* l'élément photosensible 10 recevrait, à l'arrêt de la caméra, un faisceau lumineux plus intense que la valeur moyenne de l'intensité du faisceau réfléchi pendant le fonctionnement de la caméra. 10 Pour éviter cet inconvénient, la zone oc dans laquelle la surface 11 est contenue, n'est pas miroitée sur la face côté objectif comme le reste de la aone active 9» mais sur la face opposée, comme indiqué en 13 à la fig. 4. L'obturateur 8 est constitué en matière translucide présentant un pouvoir d'absorption d'environ 15 25 fi- Ainsi, les rayons lumineux provenant de l'objectif sous forme d'un faisceau 14, fig. 3, sont réfléchis à l'arrêt de l'obturateur par la surface réfléchissante 13 et parviennent à l'élément photosensible 10 après avoir traversé deux fois l'épaisseur de la matière translucide formant l'obturateur. En raison de l'absorption 20 de la matière translucide, le faisceau réfléchi présente une intensité ne valant qu'environ 50 % de celle du faisceau incident. On obtient de cette façon la correction nécessaire pour obtenir une indication constante de l'élément photosensible 10, aussi bien pendant la rotation de l'obturateur que pendant l'arrêt de celui-ci. 25 II est bien entendu que le taux de diminution du faisceau réfléchi dépend entre autre de la caractéristique de l'obturateur, et notamment du rapport entre son angle d'ouverture et son angle de fermeture. Le pouvoir d'absorption de la matière translucide devra donc être déterminé pour un modèle d'obturateur donné en 30 tenant compte des caractéristiques géométriques de celui-ci. La fabrication d'un tel obturateur est évidemment très simple, car le traitement destiné à rendre réfléchissantes les zones 9 et OC est le même et n'est pas modifié après coup pour diminuer le taux de réflexion de l'une des deux surfaces traitées, par exem-35 pie, par des moyens mécaniques ou chimiques. Il est bien entendu que la matière constituant l'obturateur pourrait, au lieu d'être teintée, être parfaitement transparente et subir avant le miroitage un traitement qui vise à augmenter son 69 22055 -4- 2012533 taux d'absorption de la lumière. Suivant une variante intéressante, il est aussi possible d'obtenir la diminution désirée du taux de réflexion en prévoyant une surfaoe dépolie sur l'une et/ou sur l'autre des faces de la portion 5 de 1'obturateur se trouvant devant l'objectif à l'arrêt de la caméra. Dans le cas où la surface réfléchissante donne un faisceau réfléchi non perturbé, il est possible d'utiliser une partie du faisceau réfléchi pour un viseur reflex, l'autre partie servant à exci-10 ter l'élément photosensible. 69 22055 -5- 2012533 Revendications 1. Caméra cinématographique, comprenant un obturateur et au moins un élément photosensible, disposé de façon à recevoir les rayons réfléchis par l'obturateur dans toutes ses positions d'ob- 5 turation, des moyens étant prévus pour abaisser le taux de transmission du flux lumineux vers l'élément photosensible dans la position normale d'arrêt de l'obturateur, la zone active de l'obturateur étant formée par un secteur à faces sensiblement parallèles, caractérisée en ce que la zone active de l'obturateur présente du 10 côté objectif un pouvoir réfléchissant constant sur toute sa surface à l'exception de la portion de la zone obturant le flux lumineux à l'arrêt de la caméra, cette portion étant en matière translucide, la face de cette portion de zone qui est du côté film constituant une surface de réflexion renvoyant les rayons lumineux 15 de l'objectif vers l'élément photosensible. 2. Caméra selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'obturateur est entièrement constitué en matière translucide. 3. Caméra selon les revendications 1 et 2, caractérisée en ce que la matière translucide formant l'obturateur présente un pou- 20 voir d'absorption dans le spectre de la lumière visible, déterminé en fonction du rapport d'obturation. 4. Caméra selon les revendications 1 et 2, caractérisée en ce que l'obturateur translucide présente une surface dépolie sur l'un des côtés de la portion obturant le flux lumineux à l'arrêt 25 de la caméra.