La présente invention a pour objet un dispositif pour le nettoyage automatique des brosses qui dans les machines textiles assurent l'élimination des fibres à partir des différents organes de travail. Le dispositif suivant 141nvention comprend un boiter à l'intérieur duquel pénètre partiellement la brosse considérée, nettoyée elle-même à l'aide d'au moins un peigne tournant monté dans un carter cylindrique, ledit peigne étant déplacé vers l'extérieur dans la zone de rotation de la brosse de façon à ce que ses dents pénètrent entre les poils ou soies en vue de recueillir et d'éliminer les fibres ; ce peigne est ensuite reculé jusqu'à rentrer presque totalement dans le carter précité en laissant, à l'état libre, sur la paroi externe de celui-ci les fibres recueillies qui finalement se trouvent substantiellement en vis-à-vis d'un débouché du bottier relié à une source pour leur aspiration. 1)ans les machines employées à l'heure actuelle pour le tra -vail des fibres textiles discontinues on trouve différents organes exerçant une fonction opérationnelle bien précise et qui sont dotés de pointes sétalliques, du type des garnitures de cardes, des aiguilles de peigne, des disques circulaires à profil extérieur aciculaire, tous ces organes étant entraînés en rotation pour s'enfoncer dans la matière textile à travailler. Par suite de la configuration et du rôle de ces organes, tel par exemple que le contrôle des fibres sous l'action de l'étirage, :I'élimination d'éléments végétaux de ces fibres, etc... on peut vérifier fréquemment que la matière textile s'enroule autour desdits organes avec des conséquences fâcheuses quant au fonctionnement de la machine, quant à son rendement et quant à la qualité du produit obtenu. Pour éliminer ces fibres en vue de remédier à ces inconvénients on a jusqu'à maintenant eu recours à des brosses tournantes de nettoyage comprenant un noyau central en métal, en bois ou similaire, dans lequel sont fixés ou autour duquel sont liés des touffes ou mouchets radiaux de crins ou poils végétaux, animaux ou synthétiques. Ces outils de nettoyage ou brosses peuvent être entraînés en rotation par l'organe tournant lui-même en se déplaçant ainsi à la vitesse de celui-ci, ou bien ils sont commandés à une vitesse périphérique différente de celle de l'organe à nettoyer à l'aide d'une transmission motrice appropriée. La fonction de ces brosses est d'obtenir que les enroulements des fibres ne restent pas en place en transférant sur elles la matière textile accumulée sur les organes précités. Il est en conséquence nécessaire que le nettoyage des brosses soit effectué manuellement à une fréquence qui dépend des difficultés de travail de la matière textile. La présente invention a pour but d'éliminer l'opération manuelle de nettoyage des brosses en la remplaçant par l'action d'un dispositif automatique, du type mécano-pneumatique, susceptible de donner lieu à des résultats positifs quant à la qualité du travail et quant à l'utilisation de la main-d'oeuvre. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer. Fig. 1 est une coupe longitudinale schématique d'un dispositif suivant l'invention lors d'une phase de travail. Fig. 2 reproduit partiellement fig. 1 lors d'une autre phase. Sur ce dessin l'on a représenté en 1 l'organe tournant à nettoyer, et en 2 un boîtier fixe pourvu d'un large débouché 3 en vis-à-vis de sa partie qui fait face à l'organe 1 ; à l'opposé ce boîtier 2 comporte un débouché 4 plus petit quiet relié à une installation d'aspiration non représentée. A l'intérieur du bot- tier 2 est montée une brosse 5 disposée de façon à ce que ses crins ou soies 5a, faisant saillie hors du débouché 3, puissent s'engager entre les pointes la ou éléments similaires de l'organe 1 en vue d'en éliminer les filaments fibreux 6 recueillis sur lesdits crins. La brosse 5 est entraînée en rotation par des moyens non représentés à une vitesse différente de celle de l'organe 7 à nettoyer ; ce nettoyage s'effectue par l'intermédiaire des touffes ou mouchets de crins 5a, ceux-ci étant de nature végétale, animale ou synthétique. Ces mouchets peuvent être orientés de manière tangentielle ou radiale par rapport au noyau central de la brosse, lequel est susceptible d'être réalisé en métal ou en bois. On a indiqué en 7 un peigne muni d'un nombre variable de dents ou pointes destinées à pénétrer dans les mouchets 5a de la brosse 5 et qui, par suite de la rotation, saisissent et éliminent les filaments 6 retenus dans les soies de ladite brosse. Ce peigne 7 est monté fou autour d'un axe-support 8 qui est disposé à l'intérieur d'un carter cylindrique 9 à surface extérieure lisse, en étant excentré par rapport à l'axe de rotation 10 du car ter précité. Ce dernier est découpé sur sa paroi latérale d'une fente Il ou d'une série de perforations alignées de guidage, à travers lesquelles peuvent s'engager et dépasser les dents ou pointes de chaque peigne 7, celui-ci étant unique dans la forme de réalisation illustrée. Le carter 9 est commandé de manière à tourner autour de son axe 10 ; cette rotation et la position parallèle, mais excentrée, de l'axe 8 qui supporte le peigne 7, provoquent la mise en rotation de celui-ci dont les dents éliminent les fibres ou filaments 6 de la brosse 5. Ces filaments 6 restent donc attachés au peigne 7 (phase de fig. 1). En outre les dents de celui-ci effectuent un déplacement vers l'extérieur et vers l'intérieur par rapport au carter 9 ; après une rotation d'environ 1800 de ce dernier et donc du peigne 7, les aiguilles ou dents de celui-ci reculent presque complètement à l'intérieur dudit carter 9, en libérant les fibres 6 qui s'étaient accumulées sur ledit peigne et qui avaient été arrachées à la brosse 5 au cours de la phase précédente. Ces fibres s'appliquent sur la surface extérieure polie du cylindre 9 sans aucune force ou effort de retenue ; elles peuvent être aspirées à travers le débouché 4 relié à l'installation centrale d'aspiration, ce débouché se trouvant à une position appropriée à cet effet (fig. 2). il convient de noter que le mouvement de rotation du carter 9 et du peigne 7 peut être continu ou alterné dans les deux sens ou bien encore de nature complexe. On conçoit en outre que le mouvement relatif du peigne 7 par rapport au carter 9 peut être obtenu de toute autre manière appropriée. il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en rem, plaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. REVENDICATIONS 7. Dispositif à fonctionnement automatique pour le nettoyage d'une brosse destinée à éliminer les filaments de l'organe tournant d'une machine pour le travail des fibres textiles, caractérisé en ce qu'il comprend un bottier à l'intérieur duquel pénètre partiellement la brosse à nettoyer convenablement entraînée en rotation et qui est débarrassée des filaments par au moins un peigne rotatif monté à rotation sur un axe parallèle à celui de la brosse, lequel peigne, conformé de façon à ce que ses dents viennent se disposer dans les poils de la brosse, est logé à l'intérieur d'un carter tournant dont la paroi cylindrique comporte une fente ou une série de perforations alignées de guidage pour le passage des dents précitées et dont l'axe de rotation est excentré par rapport à l'axe-support dudit peigne, des moyens étant prévus pour faire sortir les dents de ce peigne lorsque celui-ci se trouve en vis-à-vis de la brosse et pour les faire ensuite rentrer en vue de déposer sur la paroi extérieure du carter les fibres ainsi recueillies, une ouverture reliée à une installation d'aspiration étant ménagée dans le boîtier au niveau de la zone de rentrée des dents du peigne. 2. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le carter est animé d'un mouvement de rotation dans un seul sens ou alternativement dans les deux sens opposés, tandis que le peigne, monté fou sur son-axe-support, est entraîné en rotation à partir du carter tournant par ses dents ou pointes qui prennent appui, par traversée, contre les bords de la fente ou des perforations alignées de guidage ménagées dans la paroi dudit carter. 3. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la paroi extérieure du carter est polie.