La présente invention concerne une talonnière de fixation de ski de sécurité comportant une base à assembler directement ou indirectement avec le ski, sur laquelle il est prévu un chariot se déplaçant au moins approximativement transversale- ment par rapport au sens longitudinal du ski contre la force d'au moins un ressort de retenue, qui comprend une plaque et porte un élément de maintien de semelle. Dans de telles talonnières, que l'on trouve décrites, par exemple, dans le DE-OS 26 58 992, le chariot est maintenu sur la base de façon que, s'il est soumis à une charge exces- sive s'exerçant transversalement par rapport au sens longitu- dinal du ski, il peut se séparer complètement de la base, et par conséquent du ski, et, de cette façon, dégager la chaussu- re de ski de la fixation. Une plaque horizontale sert de pla- que d'appui pour la chaussure de ski. L'élément de maintien de semelle est une partie d'un tendeur à talonnière monté pi- votant dans des coussinets à oeil de la plaque d'appui de se- melle qui, sous l'effet d'un effort vertical excessif s'exer- çant vers le haut, libère la chaussure de ski. Par rapport à d'autres talonnière connues, cette talon- nière offre l'avantage de remplir à elle seule toutes les fonctions de sécurité de la fixation de ski, tout en présen- tant une forme compacte, de sorte qu'elle se prête particuliè- rement à être utilisée avec des fixations pour ski de randon- née. Mais on a constaté que la séparation complète du chariot et de la base provoquée par des chutes tournantes, qui sont, dans la pratique, les plus fréquentes, est un sérieux inconvé- nient. Cela oblige en effet, d'une part, à prévoir pour le chariot un càble d'arrêt particulier ou un élément analogue et, d'autre part, à procéder après chaque déclenchement de cette nature à des manipulations pour réassembler le chariot avec la base qui sont compliquées et longues surtout lorsque le skieur se trouve en terrain difficile et escarpé. C'est donc un but de l'invention de développer et de per- fectionner cette talonnière de telle sorte que, tout en con- servant ses avantages, on puisse éviter de façon simple et sans augmentation notable du prix de revient l'inconvénient signalé ci-dessus. Ce résultat est obtenu par l'invention avec une talon- nière du type décrit ci-dessus grâce au fait que le chariot peut se déplacer de façon limitée des deux côtés par rapport à sa position normale et est en permanence sollicité par le ressort de retenue, que l'élément de maintien de semelle est une partie d'une talonnière automatique s'ouvrant verticale- ment aussi hiern de façon intentionnelle que de façon non in- tentionnelle sous l'effet d'une surcharge, qule la talonnitre autoiaitique est maintenue entre deux joues longitudinales i0 verticales qui sont montées sur le chariot de façon à pou- voir pivoter par rapport au ski autour d'un axe transversal horizontal et que les joues longitudinales sont maintenues dans leur position d'utilisation par un dispositif de ver- rouillage qui se déclenche après un déplacement latéral dé- ]5 terminé du chariot. Avec la talonnière selon!linvention, de 'a même façon que dans les talcnnièrea connues, une surcharge verticale excessive s'exerçant vers le haut entranre une libération de la chaussure de ski par déclenchemen-t du mécanisme automati- qcue de talonnière. Par contre, sous l1effet d'une surcharge excessive s'exerçant transversalteent par rapport au sens longitudinal du ski, il s'effectue seulement un déplacement du chariot vers le côté jusqu'à ce qu'il y ait déclenchement du dispositif de verrouillage des joues longitudinales, ce qui fait pivoter vers le haut le mécanisme automatique de talonnière avec les joues longitudinales et, de ce fait, li- bère la chaussure de ski de l'élément de maintien de semelle. Etant donné que le chariot est soumis en permanence à l'action du ressort de retenue, il est ramené automatiquement dans sa position normale après le mouvement latéral. D'autres points remarquables résultent des sous- revendications. Il faut noter en particulier que la talonnière selon 1' invention se prête elle aussi à être utilisée avantageusement pour les fixations de ski de randonnée. Etant donné que la ta- lonnière remplit toutes les fonctions de sécurité que doit jouer la fixation de ski, on peut utiliser dans tous les cas pour la chaussure de ski une fixation de bout de pied extrê- mement simple, par exemple sous la forme d'un étrier en fil d'acier. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressor- tiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d'exemple, en référence au dessin annexé dans lequel: - la figure 1 est une vue en coupe longitudinale verti- cale de la talonnière selon l'invention; - la figure 2 présente, dans sa moitié supérieure, une vue par dessus de la talonnière dont le système automatique de talonnière n'a pas été montré et, dans la moitié inférieu- re, une coupe effectuée suivant la ligne II-II de la figure 1. Dans le cas choisi et représenté, la talonnière n'est pas destinée à être assemblée au ski directement mais indirec- tement. Il est prévu pour ce faire un bâti de randonnée connu en soi et, par conséquent, non représenté dans le détail. On a montré dans le dessin très schématiquement et désigné par 1 et 2 deux tiges d'un cadre support qui s'étendent dans le sens longitudinal du ski et sur lesquelles la talonnière est montée coulissant longitudinalement pour pouvoir être adaptée à des pointures différentes de chaussure. La base 3 de la ta- lonnière forme un bottier. Sur le côté supérieur du bottier, un chariot 5 est monté mobile en translation transversale dans un guidage 4 correspondant et est bloqué contre tout mouvement vers le haut pouvant le soulever du bottier. Le chariot peut être monté de n'importe quelle façon appropriée, qui n'est pas dans le détail objet de l'invention. Le chariot forme par une patte 6 une pédale pour une chaussure de ski 7 schématisée en traits mixtes à la figure 1. A la pédale se raccorde, à droite dans les figures, une partie du chariot formant plaque 8 qui présente le long de ses deux grands côtés longitudinaux deux parties coudées 9 redressées verticalement en ailes d'U, disposées symétriquement par rap- port à l'axe. Les deux ailes 9 de l'U portent un axe transver- sal 10 horizontal sur lequel sont montées pivotantes deux joues longitudinales il symétriques. Entre ces deux joues lon- gitudinales est prévu un dispositif automatique de talonnière 12. Le détail de ce dispositif automatique n'est pas non plus objet de l'invention. Il peut être du genre qui est, par exemple, décrit dans le DE-AS 1 205 875. Ce dispositif automa- tique de talonnière peut être ouvert aussi bien intentionnel- lement que non intentionnellement en cas de surcharge. Ce dispositif s'engage par dessus l'extrémité de semelle arrière de la chaussure de ski 7 au moyen d'un abaisseur de semelle 13. En partant de sa position normale médiane, le chariot 5 peut se déplacer de façon limitée des deux côtés. Grâce à un galet d'arrêt 14 qui est monté sur ul axe 15 dirigé vertica- lement vers le bas, le chariot est en liaison d'action avec un piston 16 qui coulisse dans le sens longitudinal dans le bottier 3 contre la force de deux ressorts de nression 17 fi- gures en traits interrompus. Un évidement d arrnt 18 central ménagé dans le pistonil 19 reçoit normalemenr le valet d'arrêt 16 et maintient ainsi le chariot 5 dans sa oosition normale. De chaque côté de i'évidement i arrit se raccor&e une portée d'accès 19 pour le galet d'arret 14o Les deux ressorts de pression 17 prennent appui $ymétriquemenrt par rapport à l'axe longitudinal de la base 3 sur une pice -intercalaire 20 qui s'applique elle-mêmie contre un sernu 21 lequel est vissé sur une vis de réglage 27 et est cali en rzct-ation t intérieur de la base. La vis de réglage est ontée tournante dans la base et permet de modifier la %ensin Nes roes s orts de pres- sion 17. La pièce intercalaire 20 o rte de façcn connue en soi un index 23 qui est visible par unsz fedtre 24 prévue sur le côté supérieur de la base 3. Les joues longitudinales 11 sont normalement bloquées en pivotement autour de l'axe I0 dans leur position normale re- presentée à la figure 1. Il est prJvu C cette fin un disposi- tif de verrouillage. Ce dispositif de verrouiliage est cons- titué par un levier à genouillère dFront les bras sont désignés par 25 et 26 et dont la genouillère porte ie nombre de rufd- rence 27. Les deux bras sont constitués par des *léments su- perposés, disposés symétriquement et cazxialement des deux côtés du plan longitudinal vertical, dont un seul est repr6- senté dans chaque figure. Pour cette raison, et pour des mo- tifs de simplification, il n'en sera parlé qu'au singulier dans ce qui suit. Le bras de levier à genouillère 25 est articulé au moyen d'un pivot 28 à l'aile d'U 9, tandis que le bras de levier à genouillère 26 est articulé au moyen d'un pivot 29 à la joue longitudinale 11. L'articulation affecte la forme d'un tou- rillon qui s'étend entre les deux ailes 9 de l'U, c'est-à- dire entre les deux parties de bras de levier superposées. Le levier à genouillère est maintenu par un levier de blocage 30 dans sa position de verrouillage représentée par les figures. Ce levier de blocage est monté sur le chariot 5, pivotant autour d'un autre axe 31 parallèle aux axes de levier à ge- nouillère. Il possède un tenon de guidage 32 qui s'engage par son extrémité libre dans une rainure de guidage 33 sur la face interne inférieure du bottier 3. La moitié inférieure de la figure 2 permet de voir la forme de la rainure de guidage. De l'autre côté, elle présente une forme symétrique. Dans sa partie médiane, la rainure de guidage va en s'élargissant vers la gauche des figures. Par dessus cet élargissement est dis- posé un coulisseau plat 34 sur l'extrémité gauche duquel agis- sent les ressorts de pression 17. On voit ainsi que le levier de blocage 30 est maintenu immobilisé dans sa position norma- le sous l'action de ressorts. La figure 1 montre la talonnière dans sa position d'uti- lisation, c'est-à-dire la chaussure de ski 7 y étant engagée. On suppose de plus que le bâti de randonnée qui s'étend jus- que derrière la talonnière est verrouillé par rapport au ski, de sorte que la fixation de ski de sécurité est disposée pour la pratique du ski de descente. Si l'abaisseur de semelle 13 du dispositif automatique de talonnière 12 est soumis à l'ac- tion d'une force dirigée vers le haut qui est plus grande que la force antagoniste du dispositif automatique de talonnière, il s'effectue de façon connue en soi pour ce genre de disposi- rif une ouverture de sécurité par rétro-pivotement provoquant une libération de la chaussure de ski. L'ouverture intentionnelle de la talonnière s'effectue de la méme façon mais, dans ce cas, la force est appliquée non pas à l'élément abaisseur de semelle mais à la partie lon- gue, non représentée, du dispositif automatique de talonnière. Si l'effort subi est un effort de torsion, il se produit un transfert de force de la chaussure 7 sur l'élément de main- tien de semelle 13, vers le plan du dessin ou dans le sens opposé, l'extrémité avant de la semelle formant le centre de rotation pour la chaussure de ski 7, ce pourquoi elle est montée et maintenue en conséquence de façon connue en soi et non représentée, sur le bâti de randonnée. Si cet effort la- téral ne dépasse pas la valeur de préhension des ressorts de pression 17, le chariot 5 conserve sa position par rapport à la base 3. Si l'effort est plus grand, le chariot repousse par l'intermédiaire de son galet d'arrdt 14 le piston 16 con- tre la force des ressorts de pression 17, c'est-à-dire vers la gauche en regardant les figures. Le galet d'arrêt 14 sort alcrs de l'évidement d'arrdt 18 et roule sur la portie d'ac- L0 cès 19 correspondante. En mîe temps que le chariot se déplace tr:nsversalement, le tenon de guidag^e 32 du levier de blocage se dëplace égaleaent vers le c5t darns la r:einure de gui- deg 33. Lorsque l'effort cesse d3 s'exercer, le chariot re- vient dans sa position de départ sous l'action des ressorts de 1r pression 17. Mais. si la force la.trale exercée est suffisen- ment grande pour qu'ern se dépaIaînt lat6ralement' le chariot aille suffisanment loin pour que le tenon de guidage 32 pénè- tre dans la partie courbe de la ralnure de guidage, le levier de blocage 30 pivote autour de Pcn axe 31 dans le cens des aiguilles d'une ion-tre i on regare la figure 1, ce qui a pour suite de débloquer la Len:aibère 27. Ix dtlocage de la genouilllre fait entrer en acticn une conposante de force qui a pour effet de faire pivoter la dispositif automatique de ta- lonnière 12 avec les joues longitudinales 11 autour de l'axe transversal 10 également dans le sens des aiguilles d'une montre si on regarde la figure. La chaussure de ski 7 est ain- si libérée et peut se séparer du ski. Apres que l'effet de la force a cessé de se faire sentir, le chariot 5 est revenu automatiquement dans sa position nor- male. Le levier de blocage 30 a été lui aussi ramené dans sa position de blocage. Pour remettre maintenant la talonnière dans sa position d'utilisation, il suffit de faire pivoter le dispositif automatique de talonnière 12 avec les joues longi- tudinales 1l dans le sens inverse de celui des aiguilles d'une montre. La genouillère 27 vient alors rencontrer le levier de verrouillage 30 et fait pivoter celui-ci, par déplacement vers la gauche du coulisseau 34, jusqu'à ce qu'elle l'ait dépassé. Ensuite, le levier de blocage 30 revient élastiquement en po- sition et bloque la genouillère et, par conséquent, les joues longitudinales 11 et la commande automatique de talonnière 12. 25003 1 6 REVENDICATIONS 1. Talonnière de fixation de ski de sécurité comportant une base à assembler directement ou indirectement avec le ski, sur laquelle il est prévu un chariot se déplaçant au moins ap- proximativement transversalement par rapport au sens longitu- dinal du ski contre la force d'au moins un ressort de retenue, qui comprend une plaque et porte un élément de maintien de semelle, caractérisée en ce que le chariot (5) peut se dépla- cer de façon limitée des deux côtés par rapport à sa position normale et est en permanence sollicité par le ressort de re- tenue (17), en ce que l'élément de maintien de semelle (13) est une partie d'un dispositif automatique de talonnière (12) connue en soi, s'ouvrant verticalement aussi bien de façon intentionnelle que de façon non intentionnelle sous l'effet d'une surcharge, en ce que le dispositif automatique de talon- nière est maintenu entre deux joues longitudinales (11) ver- ticales qui sont montées sur le chariot (5) de façon à pouvoir pivoter par rapport au ski autour d'un axe transversal (10) horizontal, et en ce que les joues longitudinales (11) sont maintenues dans leur position d'utilisation par un dispositif de verrouillage (25, 26, 27) qui se déclenche après un dépla- cement latéral déterminé du chariot (5). 2. Talonnière selon la revendication 1, caractérisée en ce que le dispositif de verrouillage est constitué par un levier à genouillère (25, 26, 27) disposé parallèlement à 1' axe de pivotement (10) des joues longitudinales (11) entre ces joues longitudinales et le chariot (5), et d'un levier de blocage (30) qui est monté pivotant autour d'un autre axe (31) parallèle aux axes de levier à genouillère et, au moins dans sa position normale, est sollicité par ressort dans le sens de blocage, ledit levier de blocage comportant un tenon de guidage (32) grâce auquel il s'engage dans une rainure de guidage (33) de la base (3). 3. Talonnière selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que le chariot (5) possède un galet presseur (14) monté sur un axe vertical (15) qui est en liaison d'action avec au moins un organe de commande (16) sollicité par le ressort de retenue (17). 4. Talonnière selon la revendication 3, caractérisée en ce qu'il est prévu comme organe de commande piston (16) qui coulisse dans la base (3) présentant la forme d'un bottier dans le sens longitudinal du ski, et qui comporte une cuvette d'arrêt (18) dans laquelle s'engage le galet presseur (14). 5. Talonnière selon la revendication 3, caractérisée en ce qu'il est prévu commle organes de commande deux leviers agissant chacun d'un côté sur le galet presseur, montés pivo- tants sur la base (3) autour d'axes verticaux. 6. Talonnière selon une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que, de façon connue en soi, le chariot (5) est maintenu sur la base (3) exclusivement au moyen de rails de guidage (4). 7. Talonnière selon une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que le chariot (5) forame la bielle d'un quadrilatère articulé dont les leviers sont inontés pivo- tants sur la base autour d'axes verticaux. 8. Talonnière selon une quelco;%que des revendications 2 à 7, caractérisée en ce qu'un organe de commande à la main destiné à débloquer intentionnellement le levier à genouillère (25, 26, 27) est monté sur l'axe (31) portant le levier de blocage (30). 9. Talonnière selon une quelconque des revendications 2 à 8, caractérisée en ce que le levier de blocage (30) est sou- mis à l'action du ressort de retenue (17). 10. Talonnière selon une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que cette talonniêre est dis- posée sur un levier pivotant au moyen duquel elle est reliée au ski. 11. Talonnière selon la revendication 10, caractérisée en ce que cette talonnière est montée sur le levier pivotant, réglable dans le sens longitudinal de ce dernier.