ii La présente invention, concerne, de manière générale, des produits réfractaires ou non et leur fabrication. La présente invention est relative, en particulier, à des pièces de forme et dimensions déterminées utilisables 5 dans des appareils ou fours thermiques, ou en revêtement de sol non réfractaires;par exemple en métallurgie ou en verrerie. Lfin-vention concerne, en particulier, des blocs,des dalles ou des pièces analogues de forme simple, par exemple parallélipipédique, ou complexe,utilisables pour constituer la sole, les parois, xes pié-10 droits, les piliers et la voûte de fours ou autres installations, tels que des fours métallurgiques, des bassins de verrerie, etc. Le terme "bloc" tel qu'il est utilisé dans la suite du présent mémoire, désigne les pièces en question, quelles que soient leur forme et leurs dimensions. 15 L*invention concerne aussi, en particulier, de nouveaux mélanges agglomérables réfractaires ou non corw enant notamment pour obtenir par des procédés classiques, tels que la coulée ou le moulage, des blocs du type décrit plus haut ou des revêtements pour sols ou parois. 20 On sait que de grandes quantités d'oxydes de mé taux réfractaires électrofondus ou frittés provenant de l'usure, de la démolition et/ou des réparations de fours ou dTappareils thermiques garnis de blocs en matière réfractaire sont considérées comme des déchets. 25 Ces déchets à base dToxydes de métaux réfractaires électrofondus ou frittés contiennent des proportions majeures d'a-lumine et/ou d'oxyde de zirconium et/ou de magnésie, conjointement avec des proportions mineures de silice .et dTautres impurétés,telles que l'oxyde de fer, des agents fondants et analogues. Ces 30 déchets peuvent aussi être constitués de certains oxydes à l'état très pur. Quelques exemples illustrât ifs de la composition de déchets à base d'oxydes de métaux réfractaires électrofôndus ou frittés sont donnés ci-après : 35 EXEMPLE 1 Ti02 3 - 5 % A1203 - 70 - 80 Si02 18 - 23 % Alcalis (NaOH, K0H) environ 1 % r\ c i r g/ 69 01395 2000831 10 15 20 25 30 35 exemple 2 A12°3 sio2 Fondants (alcalis) EXEMPLE 3 Zr0o Al2°3 • SiO, TiO, Alcalis ) EXEMPLE 4 a1^ Zr02 Alcalis Si0o MgO A12°3 Si02 TiO, Alcalis A12°3 Impuretés EXEMPLE 5 ) EXEMPLE 6 94 - 96 ïo 0,5 - 1 CÂ 4—6 > 55 - 96 % 25 - 10 % 4 - 8 $ 5 % 35 - 40 % 2 - 3 ck 10 - 15 % 55 - 96 $ 25-10 % 4 - 8 % 99,99 # 0,01 % On a constaté à présent que ces déchets pratiquement inutilisés jusqu*à lfheure actuelle peuvent être avantageusement récupérés et utilisés conmé charge dans des mélanges durcis-sables moulables ou façonnables contenant un liant hydraulique, thermique ou chimique. LTinvention concerne, par conséquent, les mélanges agglomérables contenant, comme charge, des résidus à base d'oxyde de .métaux réfractaires, électrofondus ou frittés, ainsi qurun agent agglomérant, tel qufun liant- Dans ces mélanges, les résidus à base dToxydes de métaux réfractaires électrofondus ou frittés peuvent se présenter sous forme de morceaux ou de particules présentant les dimensions désirées, par exemple sous forme de poudre ou granulés, notamment pour la confection de bétons réfractaires ou non. Ces morceaux ou particules de dimensions voulues 69 01395-.,. 3 „ r-r o , i b 0 0 { — u 0 u o (3 ] 1 d'oxydes de métaux réfractaires électrofondus eu frittes, ei, soumettant çesc résidus ou déchets à des traitements classiques de con'.cassag.e, •*\ ~~ v ; '• les a.mener à la forme et aux dimensions désirées. 5 Comme agents ai-^iomérants, on peut utiliser di vers ^ants, durcissables à froid ou à chaud, éventuellement en présence d^eau, notamment du ciment, des matières plastiques ther- modur,çi.ssables, tels que des résines phénolformaldéhyae, des aci- s'î es - ~ des, tels que l'acide phosphorique, des "argiles liantes, des li-10 ants céramiques et d'autres liants de nature minérale ou organique. Outre l'agent agglomérant et les résidus.à base de métaux-réfractaires électrofondus ou frittés, les mélaneres sui- c vants,, peuvent éventuellement contenir également d'autres charges, û\ telles ,que du sable ou du goudron, ainsi que des colorants. 'v, - ^ 15 », n ^ Les mélanges suivant l'invention, qui contiennent un liant hydraulique, tel que du ciment, du plâtre ou de la chaux, peuvent^être transformés, par addition d'eau, en une pâte ou un mortier.-que., l'on peut appliquer, sous forme d'une couche, sur un support,... de manière à former, après la prise du liant, un revête- -A O 20 ment sur ce support. On peut ainsi obtenir des revêtements pour routes, piste d'atterrissage d'aérodromes, planchers d'usines, etc... c Quant aux mélanges suivant l'invention, qui con- 4\ tiennent,.Ain-,liant thermodurcissable, ils peuvent être traités U\ J.U » 'v. .,,2.5i.thjermi.quement sous forme d'une couche de revêtement appliquée sur « s.-r-.l-es^.supports les plus divers. X? £ ^3 W J. À 25 *î ^ — v# C' ^ rsLes proportions et la concentration des consti- ... .tuants,, clgs mélanges suivant l'invention peuvent varier. Le seul ~■ U-—A,'*/il facteur à prendre en considération à cet égard est la proportion 30r.du liante qui doit être suffisante pour permettre l'obtention d'une b'Ji 3 •jîïïïl. mas.se-ou,£pièce agglomérée, cohérente, ainsi que sa compression et o èwjbcj jà r .. . „ y . 1.'éventuelle température de cuisson. SJ 'Jp ±e£lXà On a constaté également que les déchets base (d'oxydes de métaux réfractaires électrofondus ou frittés peuvent c- eei/^xo saso _35~,aussi être utilisés pour fabriquer des blocs du type indiqué au 'lu vile • . . . ^^^ébiuî^ d^jpr.ésent mémoire, possédant des propriétés remarquables, en..comparaison de celles de' blocs réfractaires coulés neufs et des cSTSiU&iâu on f&ejLu; - • • • produits traditionnels à base de chamotte. . L*invention concerne, par conséquent, aussi des 69 01395 k 2000881 (i) d'une couche de pavés monolithiques constitués de déchets à base d'oxydes de métaux réfractaires électrofondus ou frittés, ces pavés étant liés entre eux par un liant constituant un isolant thermique, et (2) d'une couche de ce liant recouvrant ia couche de 5 pavés et formant une phase continue avec ie liant se trouvant entre les pavés. Le bloc ainsi constitué présente une face frontale d'usure constituée par la face des pavés non recouverte de liant et une face dorsale constituée par la surface libre de la cou-10 che de liant. Les pavés formant la première couche du bloc sont 'avantageusement constitués de déchets sains à base d'oxydes de métaux réfractaires électroi'ondus ou frittés ayant un volume d'au moins 10 cm3# de préférence d'au moins 0,5 dm j. Ces pavés ont, 15 dans la plupart des cas, un volume moyen d 'environ 2 dmj. L'expression " déchets sains à base d'oxydes de métaux réfractaires électrofondus ou frittés", telle qu'elle est utilisée dans le présent mémoire, signifie que les déchets constituant les pavés contenus dans le bloc suivant l'invention ont été 23 débarrassés préalablement des fissures ou défauts qui sont apparus antérieurement dans ces matières, sous l'effet des sollicitations thermiques, des influences climatiques, etc-, au cours de l'utilisation et du stockage antérieurs de ces matières. . Pour constituer les pavés utilisés dans le bloc suivant l'invention, on 25 débarrasse les déchets des fissures et autres défauts, tels que retassures, géodes, parties poreuses ou spongieuses, parties mal cristallisées, parties moins dures, etc., de façon à obtenir de gros morceaux monolithiques qui sont taillés ou barillés pour former des pavés ou moellons sains ayant subi une normalisation de 30 leurs tensions internes, par suite d'une longue période d'expositions aux effets thermiques. Le liant utilisé, d'une part, pour lier entre eux, les pavés de la première couche et,., d'autre part,pour former la seconde couche du bloc suivant 1? invention peut être constitué d'un 35 ciment ou d'une argile ou de tout autre liant, de préférence, expansé ou poreux présentant de bonnes qualités d'isolation thermique.Comme liant, on peut utiliser,par exemple,un-ciment réfractai- re à base d'alumine,chargé éventuellement d'alumine globulaire, sphérulaire ou tabulaire?à prise hydraulique,une argile expansée, telle que de la vermiculitesde- la pierre-ponce,ou-un liant chimiaue. 69 01395 5 2000831 contient, de préférence, une charge constituée de déchets pulvérisés ou granulés d'oxydes de métaux réfractaires électrofondus ou frittés ou constituée d'un cxyde plus réfrac taire, tel qie l'oxyde de thorium. Conformément à l'inventi'on, on peut faire varier 5 la proportion de charge du liant contenu dans le bloc suivant l'invention. Ainsi, on peut faire en sorte que les joints de liant se trouvant entre les pavés du bloc contiennent une forte proportion de charge formée de déchets pulvérisés ou granulés d'oxydes de métaux réfractaires électrofondus ou l'rittés, alors que la couche 10 dorsale de liant peut contenir moins de charge, voire même être exempte de charge. En d'autres termes, on peut, par exemple,faire en sorte que la concentration en charge du liant diminue, graduellement ou non, de la face frontale (face d'usure) vers la face dorsale du bloc. 15 Dans la couche de pavés du bloc suivant l'inven tion, ceux-ci sont avantageusement disposés côte à côte de manière à présenter la face la plus résistante à l'usure mécanique vers la surface coplanaire libre du bloc, où les pavés ne sont pas recouverts de liant. 20 L'invention concerne également un procédé de fa brication d'un bloc du type décrit plus haut. Ce procédé comporte essentiellement les phases suivantes ; 1° on choisit de gros morceaux de déchets d'oxydes de métaux réfractaires électrofondus ou frittés provenant de 25 blocs, dalles ou autres pièces usées ayant subi l'influence de multiples chocs thermiques et des intempéries; 2° on soumet ces morceaux à un traitement mécanique, tel qu'un barillage ou un taillage, pour en éliminer les parties non monolithiques, déjà fissurées, 'les parties mal cristalli-30 sées, les parties friables ou fragiles, les parties attaquées, les parties poreuses, les retassures, les géodes, etc.., de manière à obtenir des pavés sains ayant un volume d'au moins 10 cm3, de préférence d'au moins 0,5 dm3 ou mieux encore d'environ 2 dm3; 3° on dispose ces pavés côte à côte dans un moule 35 ou châssis, de façon à former une couche de pavés, dont une face destinée à former la face d'usure du bloc est en contact avec le fond du moule ou châssis, l'intervalle entre les pavés étant aussi petit que possible; 4° on introduit dans les intervalles entre les pa-40 vés un liant poreux ou expansé chargé, de préférence, de déchets 69 01395 6 2000881 pulvérisés ou granulés d'oxydes de métaux réfractaires électrofondus ou frittés; 5° on recouvre la couche de pavés liés entre eux d'une.couche de liant éventuellement chargé de déchets pulvérisés 5 ou granulés d'oxydes de métaux réfractair es électrofondus ou frittés, cette couche de liant constituant une couche de support d'isolation thermique recouvrant le bloc sur sa face opposée à sa face d'usure", et 6° on provoque ou on permet le durcissement du 10 liant. L'épaisseur de la couche de support peut varier fortement selon la résistance pyroscopique et l'isolation thermique désirées, cette épaisseur pouvant être inférieure ou supérieure à celle de la couche de pavés. 15 La figure unique du dessin ci-annexé montre un bloc suivant l'invention en perspective avec découpe partielle. Le bloc représenté par le. dessin comporte une première couche 1 formée de pavés 2 d'un volume d'environ 2 dm3. Ces pavés ou moellons sont constitués de morceaux sains de déchets à 20 base d'oxydes de métaux réfractaires électrofondus ou frittés provenant de la démolition d'un four nétallurgique ou de verrerie. La face d'usure, c'est-à-dire la face destinée à être exposée, dans un four ou appareil thermique, à une usure mécanique est désignée par la notation de référence 3» cette face étant formée par les 25 faces supérieures sensiblement coplanaires et lisses des pavés 2. Les intervalles entre les pavés sont formés par des joints 4 de liant expansé ou poreux, par exemple un ciment ré-frac-taire à base d'alumine ou une argile expansée, ce liant contenant avantageusement, comme charge, des particules (poudre ou 30 granulés) de déchets d'oxydes de métaux réfractaires électrofondus ou frittés. Sur la couche de pavés 2 liés par. les joints de liant 4 est appliquée une couche 5 du même liant éventuellement chargé de particules des déchets précités. Dans les joints 4» la 35 proportion de charge peut être éventuellement pius élevée que dans la couche 5• Comme le montre le dessin, la couche de liant 5 forme une phase continue avec le liant 4 formant les joints entre les pavés. 69 01395 7 200038"'! La couche de liant 5 constitué un'bouclier thermique résistant à la compression, tandis que la couche de pavés 2 constitue une couche présentant une conductibilité thermique élevée, de même qu'une résistance élevée à l'abrasion et à l'usure 5 mécanique. L'épaisseur de la couche de liant 5 peut varier selon la mesure dans laquelle la déperdition calcrifique due à la conductibilité thermique de la couche de pavés 2 doit être réduite et selon l'importance des sollicitations thermrlques que le bloc aura à supporter. 10 L'exemple suivant décrit, à titre illustrâtif et non limitatif, la fabrication d'un bloc réfractaire suivant l'invention. EXEMPLE 7 On part de morceaux de déchets à base d'oxydes de 15 métaux réfractaires électrofondus provenant par exemple de la démolition d'un four de verrerie. Ces morceaux sont d'abord débarrassés mécaniquement de la couche de verre solidifié qui adhère à certaines de leurs faces, après quoi ces mêmes faces sont débarrassées du verre 20 restant par attaque à l'acide fluorhydrique ou par d'autres, moyens. Les morceaux ainsi nettoyés sont ensuite traités mécaniquement dans un concasseur à tambour rotatif, dans lequel ces morceaux sont débarrassés des parties friables et poreuses et des parties mal cristallisées et sont disloqués suivant les plans de 25 clivage ou de fissurage. A la sortie du concasseur, on obtient de gros morceaux monolithiques sains qui sont ensuite taillés pour former des pavés ou moellons de forme sensiblement cubique ayaifc , en moyenne, un volume de 2 dm3. ■ . Dans un moule métallique de 60 cm x ^0 cm x 25 cm 30 on dispose côte à côte une série de pavés d'une hauteur d'environ 18 cm, de manière à former au fond du moule une couche de pavés, en veillant à ce qu'une face lisse et plane de ces pavés soit en contact avec le fond du moule. Les intervalles entre les pavés-ont, en moyenne, une largeur inférieure à 1' cm. 35 " Dans les intervalles entre les pavés, on coule • un mortier de ciment ou argile réfractaire du commerce à base d'alumine globulaire, auquel on a ajouté environ 60 en poids de granulés de déchets d'oxydes de métaux réfractaires 'électrofondus. Sur la couche de pavés, on coule ensuite une couche d'environ 6 cm 69 01395 8 2000831 proportion et la nature des charges et du liant. Après prédurcissernent du liant, on démoule le bloc obtenu que l'on soumet éventuellement à une cuisson. le bloc composite suivant l'invention présente de 5 nombreux avantages, en comparaison des blocs classiques coulés neufs obtenus par électrofusion ou frittage d'oxydes .de métaux réfractaires, ainsi que des blocs ou briques classiques à base de chamotte . 1. Résistance aux chocs thermiques 10 Du fait de l'utilisation de pavés sains provenant de déchets qui ont subi de multiples chocs thermiques ayant eu pour effet de les stabiliser au point de vue de leurs tensions internes et qui ont été débarrassés des parties ayant mal réagi à ces chocs thermiques (parties fissurées), ainsi que des défauts 15 originels (parties mal cristallisées, retassures, géodes, etç) et des parties poreuses ou spongieuses provenant d'attaques physicochimiques, les blocs suivant l'invention présert ent une résistance remarquable aux chocs thermiques. Cette remarquable résistance aux chccs thermiques 20 est également due à l'effet de protection obtenu par l'enrobage des pavés à l'aide d'un liant thermiquement isolant, sur près de 80 % de leur surface. Cet enrobage a pour effet de modifier le gradient de température que subissent les pavés. En pratique, dans le bloc suivant l'invention, on se trouve en présence d'un 25 ensemble de pavés monolithiques de même nature qui sont plus rapidement normalisés, en ce qui concerne le gradient de température interne, que dans le cas d'un bloc coulé en oxydes de métaux réfractaires électrofondus sous forme d'une seule pièce ayant des dimensions correspondant à celles de l'ensemble des pavés isolés les 30 ans des autres par un liant thermiquement isolant. Des essais ont démontré qu'un bloc .coulé neuf à base dvoxydes de métaux réfractaires électrofondus,.présentant une forme parallélipipédique (60 cm x 40 cm x 25 cm), se fissure lorsqu'il est chauffé, une seule fois, à une température de. lit.00°C sur 35 une face et refroidi sur la face opposée, alors qu'un bloc suivant l'invention ayant les mêmes dimensions et traité de la même manière ne se fissure . qu'après 8 chocs thermiques. Des essais pratiques d'utilisation de blocs suivant l'invention dans un four ont révélé l'apparition de fissures 40 après 20 à 35 cycles de chauffage, alors que des. blocs coulés neufs 69 01395 9 2000881 ont déjà révélé l'apparition de fissures après 10 à 15 cycles. 2.- Coefficient de glissement Etant donné que les pavés contenus dans les blocs suivant 1'invention sont des pièces monolithiques non poreuses, 5 ces blocs présentent un coefficient de glissement au moins comparable à celui des blocs coulés neufs, leur coefficient de glissement étant compris entre 3 (pour la face frontale d'usure) et 1 (pour la face dorsale). 3Résistance à l'usure 10 A cause de la nature non poreuse des pavés qu'ils contiennent, les blocs suivant l'invention présentent une résistance à 1*usure et à l'attaque d'agents chimiques supérieure à celle des blocs ou briques de fabrication courante constitués de granulés (chamotte). 15 Cette résistance à l'usure s'accompagne d'une grande résistance à l'attaque et au mouillage par les scories. Des essais effectués selon la norme allemande DIN 52 108 (attaque à l'aide d'une meule de corindon) ont permis de constater que la résistance à l'usure des blocs suivant l'inven-20 tion est meilleure que celle des blocs agglomérés à base de chamotte . 4.- Conductibilité thermique Les blocs suivant l'invention, qui sont pourvus d'une couche isolante de liant sur leur face dorsale, présentent 25 un coefficient de conductibilité thermique beaucoup plus faible que celui de blocs coulés neufs. Des essais ont révélé que des blocs coulés neufs à base dvoxydes de métaux réfractaires électrofondus ou frittés présentent des coefficients de conductibilité thermique de 2,8 à 30 3S8 Kcal/heure/mm2/°C, alors que des blocs suivant l'invention présentent des coefficients de conductibilité thermique de 0,8 à 1,4 Kcal/heure/mm2/°C. Grâce à leur faible conductibilité thermique, les blocs suivant l'invention se révèlent nettement plus avantageux 35 que les blocs coulés neufs. En effet, l'emploi des blocs suivant \ l'invention, dont la déperdition calorifique par la face dorsale est minime, permet de supprimer ou tout au moins de réduire notablement la nécessité de dispositifs à circulation d'air ou d'eau, de dispositifs de calfeutrage ou de dispositifs isolants (murs ou 69 01395 2000881 pensable, clans la plupart des cas, d'utiliser de tels dispositifs pour éviter les déperditions de chaleur à la face dorsale des blocs. Un autre avantage des blocs suivant l'invention réside dans le fait que ces blocs peuvent pratiquement être utili-5 sés jusqu'aux 2/3 de leur épaisseur, grâce à la faible conductibilité thermique de la couche dorsale. Ceci n'est pas le cas avec les blocs connus dont la durabilité est moins grande en raison du fait que, dans ces blocs connus, la matière à forte conductibilité thermique s'étend d'une manière continue jusqu'à la face dor-10 sale et présente de ce fait une déperdition calorifique telle que ces blocs deviennent plus rapidement inutilisables. " 5-- Résistance pyroscopique. En raison du fait que l'on.peut faire varier la composition du liant enrobant les morceaux de déchets d'oxydes de 15 métaux réfractaires électrofondus ou frittés ainsi que la compcci=^--tion de la couche dorsale des blocs, par incorporation d'autres oxydes de métaux plus réfractaires (par exemple, l'oxyde de thorium) on peut augmenter, tant dans toute l'épaisseur du bloc que dans la couche dorsale, la résistance pyroscopique de ce dernier, en compa-20 raison de celle des blocs coulés d'une pièce. Ainsi, on peut notamment fabriquer des blocs, dont la couche dorsale est capable de supporter des températures plus élevées que la face d'usure; de tels bloçs peuvent,par exemple, être utilisés pour constituer des mouffles internes de fours ou pour constituer la sole de fours à 25 chauffage par la sole. II. convient également de signaler que le prix de revient des blocs suivant l'invention est plusieurs fois moins élevé que celui de blocs coulés neufs comparables. 69 01395 ii 2 0 0 0 8 'J i. REVENDICATIOMS Mélange^ agglomérables. caractérisés en ce qu'ils contiennent une charge constituée de particuxes ou morceaux de dé-- chets à base d'oxydes de métaux réfractaires électrofondus ou frit 5 tés j, ainsi qu'un liant. formé (1) dçune couche de pavés monolithiques constitués de déchets à base d'oxydes de métaux réfractaires électrofondus ou frit tés, ces pavés étant liés entre eux par un liant- et (2) d'une cou-10 che de ce liant recouvrant. la couche de pavés et formant une phase continue avec le liant se trouvant entre les pavés. • 3.- Bloc suivant la revendication 2S caractérisé en ce que les pavés formant la première couche du bloc sont constitués de morceaux de déchets sains à base d'oxydes de métaux ré- 15 fractaires électrofondus ou frittés ayant un volume dTau moins 10 cm3- 4.- Bloc suivant la revendication 3* caractérisé en ce que les pavés ont un volume d'au moins 0,5 dm3 . 5.- Bloc suivant l'une ou l'autre des revendications 23 2 à 4P caractérisé en ce que les pavés onts en moyenne, un volume d'environ 2 dm3• 6.- Bloc suivant l'une ou l'autre des revendications 2 à 5» caractérisé en ce que le liant est constitué d'un ciment réfractaire ou chimique. 25 7-- Bloc suivant la revendication 6, caractérisé en ce que le ciment réfractaire est à base d'alumine-. 8.= Bloc suivant l'une ou l'autre des revendications 2 à 5S caractérisé en ce que le liant est constitué par une argile. 9.- Bloc suivant l'une ou l'autre des revendications 30 2 à 8, caractérisé en ce que le liant contient une charge constituée de particules de déchets d'oxydes de métaux réfractaires électrofondus ou frittés. 10.= Bloc suivant l'une ou l'autre des revendications 2 à 9» caractérisé en ce que le liant contient une charge d'oxyde 35 réfractaire globulaire. 11.- Bloc suivant l'une ou l'autre des revendications 2 à 10, caractérisé en ce que le liant contient une charge d'oxyde plus réfractaire que les déchets d'oxydes de métaux réfractaires 2.- Bloc réfractaire, caractérisé en ce qu'il est 69 01395 12 2000881 12.- Bloc suivant l'une, ou-l'autre des revendications 9 à 11, caractérisé en ce que la nature et/ou la concentration de la charge du liant se trouvant entre les pavés est différente de la nature et/ou de la concentration de la charge du liant formant 5 la couche dorsale du bloc. 13.- Bloc réfractaire, en substance, tel que décrit plus haut. 14.- Procédé d'obtention d'un bloc réfractaire suivant l'une ou l'autre des revendications 2 à 13, caractérisé en ce que 10 (a) on choisit de gros morceaux de déchets d'oxydes de métaux réfractaires électrofondus ou frittés provenant de pièces usées ayant subi l'influence de chocs thermiques, (b) on soumet ces morceaux à un traitement mécanique pour en éliminer les parties non monolithiques présentant des défauts de structure, de manière à 15 obtenir des pavés ou moellons sains ayant un volume d'au moins 10 cm3 (c) on dispose ces pavés côte à côte dans un moule, de manière à former une couche de pavés, (d) on introduit dans les intervalles entre les pavés un liant, ( e) on recouvre une face de la couche de pavés de liant, et (f) on provoque ou on permet le 20 durcissement du liant. 15-- Procédé suivant la revendication 14, caractérisé en ce qu'on utilise des pavés ayant un volume d'au moins 0,5 dm3. 16.- Procédé suivant la revendication 15» caractérisé en ce qu'on utilise des pavés ayant, en moyenne, un volume de 25 2 dm3. 17«- Procédé suivant l'une ou l'autre des revendica tions 14.à 17, caractérisé en ce qu'on utilise un liant constitué d'un ciment réfractaire ou chimique ou d'une argile. 18.- Procédé suivant l'une ou l'autre des revendica-30 tions 14 à 17, caractérisé en ce qu'on mélange au liant une charge constituée de particules de déchets d'oxydes de aiétaux réfractaires électrofondus ou frittés. 19.- Procédé suivant l'une ou l'autre des revendications 14 à 18, caractérisé en ce qu'on mélange au liant une charge 35 d'oxyde réfractaire globulaire. 20.- Procédé suivant l'une ou l'autre des revendications 14 à 19, caractérisé en ce qu'on mélange au liant une charge d'oxyde plus réfractaire que les déchets d'oxydes de métaux réfractaires électrofondus ou frittés. &ad original 01395 13 2'.00881 2le- Procédé suivant leune ou l'autre des revendica tions 18 à 20, caractérisé en ce qu'on utilise, dans le liant destiné à former les joints entre les pavés une charge dont la nature et/ou la concentration sont différentes de la nature et/ou de concentration de la charge contenue dans le liant formant la couche dorsale du bloc* 22o- Procédé dffobtention dçun bloc réfractaire, en substance, tel que décrit plus haut, notamment dans l'exemple 7° BAD ORIGINAL