La présente invention concerne un maître-cylindre comportant une soupape centrale agencée dans un piston, pour un équilibrage de pres- sion entre une chambre de pression du cylindre de frein et un réservoir de compensation, cette soupape centrale présentant un obturateur qu'un ressort charge dans le sens de la fermeture et un poussoir agencé dans un trou longitudinal traversant aménagé dans le piston, ce maître- cylindre comportant,en outre, pour actionner le poussoir, une butée solidaire du corps du maître-cylindre. Un tel maître-cylindre est connu par la demande de brevet JO allemand DEOS 26 45 134. Dans ce maitre-cylindre connu, une vis orientée transversalement à l'axe longitudinal du corps du maître-cylindre est immobilisée dans ce corps. La tige de cette vis traverse une rainure longitudinale aménagée dans le piston, rainure dont la longueur corres- pond à la course maximale du piston augmentée du diamètre de la vis. Lorsque le piston se déplace vers sa position de repos, le poussoir de l'organe obturateur de la soupape heurte la tige de la vis, ce qui a pour effet d'ouvrir la soupape. La rainure longitudinale prévue dans le piston implique un important encombrement longitudinal du maître- cylindre. La présente invention a pour objet d'améliorer ce maître- cylindre connu, de façon que son encombrement soit réduit. Selon l'invention, ce but est atteint par le fait qu'il est prévu un organe de transmission qui est agencé dans un évidement du piston et peut être entraîné par celui-ci, cet évidement étant dimensionné de -25 façon à autoriser un mouvement axial relatif de l'organe de transmission par rapport au piston associé à une tige de poussée. Comme l'organe de déverrouillage de la soupape centrale se déplace avec le piston, on obtient un montage d'étanchéité compact contre le corps du piston, de sorte que l'encombrement du piston à l'intérieur de l'alésage du corps du maître-cylindre est limité à un minimum. Cela permet aussi, entre autres, de placer la soupape centrale dans des cylindres préexistants, sans les modifier. Les coûteuses ral- longes de cylindre, telles que celles nécessaires avec les cylindres connus, sont éliminées. Par le brevet allemand DD-PS 66 564, on connaît certes déjà un maîtrecylindre à deux circuits pour installations de freinage hydraulique, dans lequel un organe de transmission, en forme de broche, est déplacé avec le piston. Ce maître-cylindre connu, pour deux circuits, se base néanmoins sur des préalables différents car, au contraire de l'invention, les pistons qu'il comporte consistent chacun en deux compo- sants de piston. Ces deux composants de piston sont assemblés en une unité par l'organe de transmission mentionné. Aussi, pour ce qui est de la constitution de la soupape, les conditions prévalant dans le cylindre connu sont fondamentalement différentes de celles inhérentes à l'inven- tion. Dans ce cylindre connu, l'organe obturateur est constitué par un organe d'étanchéité qui est agencé sur la face extrême des composants de piston. Lors d'un actionnement du maître-cylindre, le piston et, par conséquent, l'organe d'étanchéité sont déplacés vers la chambre de haute pression, par une tige de poussée, l'organe d'étanchéité fermant alors l'orifice de compensation. Lorsque le freinage est terminé, un grand ressort de compression, prévu contre la face extrême du corps, repousse les pistons à leur position initiale, l'organe d'étanchéité libérant alors l'orifice de compensation. Ce maître-cylindre connu présente aussi un important encombrement longitudinal du fait du grand ressort de compression situé à l'extérieur et de la partition des pistons. Selon une forme de réalisation avantageuse, l'invention pré- voit que l'organe de transmission est une broche agencée dans un anneau d'arrêt et que la butée solidaire du corps du maître-cylindre est un anneau élastique placé dans une gorge du corps du mattre-cylindre. Ces configurations autorisent, avec avantage, une construction du maître- cylindre particulièrement simple et compacte, avec laquelle on est assuré que l'orientation de l'organe de transmission,par rapport à la butée et au poussoir de la soupape,sera toujours optimale, et que l'organe de transmission en forme cle broche ne frottera pas contre l'alésage du cylindre, de sorte que la fiabilité de la soupape est encore accrue. Par le brevet US 3 165 896, on connaît certes déjà un maître- cylindre dans lequel il est prévu une bague se déplaçant avec le piston. Cette bague assure toutefois une fonction tout à fait différente de celle de l'anneau d'arrêt prévu dans les formes de réalisation de l'invention. Au contraire de ce qui est prévu par l'invention, ce maître-cylindre connu ne comporte pas de soupape centrale. En outre, la soupape est constituée par la bague précitée agissant en tant que joint d'étanchéité à profil en U, ce qui présente l'inconvénient de provoquer un frot- tement accru contre la bague d'étanchéité. L'invention sera mieux comprise et d'autres caractéristiques apparaîtront à l'aide de la description ci-après et des dessins joints o: - la figure 1 représente une vue partielle, en coupe longitudinale, d'un mattre-cylindre; et - la figure 2 représente un organe de transmission avec anneau d'arrêt. Le mattre-cylindre 1,représenté en partie sur la figure 1, présente un corps 2 dans lequel est agencé un piston 4 actionnable au moyen d'une tige de poussée 3. Un trou de compensation 5 aménagé dans ]0 la paroi du corps relie un réservoir de compensation, non représenté, I une chambre de pression 6. Dans le piston 4 associé à la tige de pousséeest agencée une soupape centrale qui, en condition de non-actionnement, est ouverte afin d'assurer que le circuit de frein considéré est sensiblement exempt de pression. La soupape centrale est constituée d'un organe obturateur 8 agencé dans un évidement central 7 du piston 4, avec un poussoir 9 qui est agencé dans un trou longitudinal central i. aménagé dans le piston 4. L'obturateur 8 est chargé, dans le sens de la fermeture, par un ressort 10. Dans la position de fermeture, position dans laquelle le trou longitudinal central J1 est fermé par la tête de l'obturateur 8, le poussoir 9, sur celui des côtés de cette tête qui est tourné vers le trou 11, dépasse hors de celui-ci et pénètre dans un évidement traver- sant 12 qui est aménagé dans le piston 4 et est orienté transversa- lement au trou longitudinal Il. Dans cet évidement traversant 12 est prévu un organe de transmission, avantageusement une broche ou goupille J3, qui fait saillie, en direction radiale, hors du piston 4. Cette goupille de tranemission 13 est avantageusement serrée dans un anneau d'arrêt 14 qui est déplaçable axialement sur la surface extérieure du piston. Une butée, ayant avantageusement la forme d'un anneau élas- tique 15 (jonc d'arrêt), est disposée dans une gorge ou rainure du corps 2, devant la goupille de transmission 13, ou encore devant l'anneau d'arrêt 14. Le maître-cylindre, et notamment la soupape centrale, opèrent comme suit. Lors de l'actionnement de la tige de poussée 3, le piston 4 associé à cette tige de poussée est déplacé dans le même sens et passe d'abord devant le trou de compensation 5, fermant ainsi la chambre de pression 6. Cela a pour effet que le fluide de frein est soumis à la surpression fournie ici par le piston 4. A l'occasion de ce mouvement, la soupape centrale est fermée au moyen du ressort 10, de sorte que la pression nécessaire peut s'établir. A la fin du freinage, la tige de poussée 3, et par conséquent le piston 4.qui lui est associé, sont reculés dans le sens inverse par un ressort de compression 16. Au cours de la phase finale de ce mouvement, l'anneau d'arrêt 14 rencontre le jonc d'arrêt 15 faisant office de butée, de sorte que l'anneau ao d'arrêt 14, avec la goupille de transmission 13, subit, dans l'évide- ment 12, un déplacement relatif par rapport au piston 4. Ce mouvement relatif a pour effet que la goupille de transmission 13 presse le poussoir 9 de l'obturateur 8, de sorte que celui-ci est déplacé axia- lement et libère ainsi le trou longitudinal 11, d'o il résulte qu'un équilibre de pression peut, via le trou de compensation 5, s'établir entre la chambre de pression 6 et le réservoir de compensation. Bien entendu, l'exemple de réalisation décrit n'est nulle- ment limitatif de l'invention. REVENDICATIONS 1. Maître-cylindre pour système de freinage hydraulique, comportant une soupape centrale, agencée dans un piston pour un équi- librage de pression entre une chambre de pression du cylindre de frein et un réservoir de compensation, cette soupape centrale présentant un obturateur qu'un ressort charge dans le sens de la fermeture, un poussoir, agencé dans un trou longitudinal traversant aménagé dans le piston, et une butée solidaire du corps du ma tre-cylindre pour actionner le poussoir, ce maître-cylindre étant caractérisé en ce qu'il est prévu un organe de transmission (J3) qui est agencé dans un JO évidement (12) du piston (4) et peut être entraîné par celui-ci, cet évidement (12) étant dimensionné de façon à autoriser un mouvement axial relatif de l'organe de transmission (]3) par rapport au piston (4) associé à une tige de poussée. 2. Maitre-cylindre selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'organe de transmission (13) est une broche qui fait saillie radialement hors de l'évidement (12) afin de coopérer avec une butée (15) solidaire du corps du mattre-cylindre. 3. Ma tre-cylindre selon la revendication 2, caractérisé en ce que la broche (13) est agencée dans un anneau d'arrêt (14) qui porte sur la surface extérieure du piston avec possibilité d'y coulisser. 4. Mattre-cylindre selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la butée (15), solidaire du corps du maîtrecylindre,est un anneau élastique placé dans une gorge du corps (2) du maître-cylindre. 5. Maitre-cylindre selon l'une quelconque des revendications 1 I 4, caractérisé en ce que la broche (13) est une goupille élastique autoserrante qui est fixée dans l'anneau d'arrêt (14) par une liaison par frottement.