La présente invention a pour objet un procédé pour améliorer la résistance thermique des éléments de construction alvéolés La présente invention a également pour objet un élément de construction obtenu par ce procédé. Par élément de construction alvéolé, on entend ici les éléments, notamment en béton, terre cuite, plate, amianteciment , tels que, par exemple les blocs, entrevous, panneaux de façade préfabriqués et éventuellement composites, briques et éléments de faux plafonds, éléments dans lesquels sont formés un ou plusieurs espaces creux, ou alvéoles, ouverts sur au moins un des cotés de l'élément, lesquels alvéoles constituent des lames d'air qui améliorent la résistance de ces éléments à la transmission de la chaleur. Les éléments de construction alvéolés utilisés jusqu'à présent présentent souvent par eux-memes une résistance thermique insuffisante pour satisfaire aux exigences nouvelles relatives à l'isolation thermique des murs et planchers. Pour augmenter la résistance thermique de ces éléments, on peut envisager soit de les garnir d'un isolant, soit d'augmenter le nombre d'alvéoles. Or le garnissage des éléments de construction par un isolant, par introduction d'un isolant thermique dans les alvéoles ou par revetement d'une ou plusieurs faces des blocs par une couche d'isolant, se traduit par une augmentation sensible du prix de revient de la construction du fait du cotit de l'isolant utilisé et du court de l'opération qu'un tel garnissage nécessite. De plus, la pose de l'isolant est une opération qui, notamment lorsqu'elle est effectuée sur un chantier, doit etre effectuée avec beaucoup de soin pour éviter toute malfaçon. Par ailleurs, l'augmentation du nombre des alvéoles dans un élément de construction se traduit nécessairement par une augmentation de son épaisseur et de son poids, ce qui a pour conséquences une augmentation de son prix de revient, une manutention plus difficile et la réalisation de murs ou planchters occupant, du fatt de leur épaisseur accrue, un espace important. Ainsi, la présente invention a-t-elle pour but de fournir un procédé pour améliorer la résistance thermique d'un élément de construction alvéolé, procédé qui, d'une part, pour un élément alvéolé en un matériau et de dimensions donnés et ayant un nombre et des dimensions d'alvéoles donnés, permet de conférer à cet élément une résistance thermique accrue sans nécessiter l'adjonction d'un garnissage isolant, et procédé qui, d'autre part, permet d'accrottre la résistance thermique d'un élément de construction dépourvu de garnissage isolant sans nécessiter l'augmentation du nombre et/ou de la taille des alvéoles. Ce but est atteint par un procédé selon lequel, conformément à l'invention, on forme dans au moins un alvéole de l'élément et au moins sur les parois opposées limitant la lame d'air constituée par cet alvéole, une couche de revêtement réfléchissant dans le domaine des infrarouges et dont la surface a un coefficient d'émissivité inférieur à 0,7. L'application d'un revêtement réfléchissant sur les parois internes d'un alvéole permet d'abaisser considérablement le coefficient d'émissivité de ces parois et, en conséquence, d'augmenter la résistance thermique de la lame d'air et, par suite, de l'élément. En effet, pour une lame d'air d'épaisseur re lattrement faible,lachaleur est transmise à travers la lame d'air essentiellement par rayonnement, les mouvements de convection étant très faibles, et l'abaissement du coefficient d'émissivité des parois limitant la lame d'air se traduit par une diminution de la chaleur transmise par rayonnement. De préférence, on formera un revêtement réfléchissant dans chaque alvéole de l'élément. Pour former le revêtement réfléchissant, on utilisera par exemple un matériau support, tel qu'une résine ou une peinture comportant des charges métalliques notamment de l'aluminium, du nickel, du chrome ou de l'argent, cette liste n'étant pas limitative. D'autres particularités et avantages de la présente invention ressortiront à la lecture de la description faite ci après, à titre indicatif mais non limitatif, en référence aux figures du dessin joint qui illustrent Figure 1 : une vue schématique en perspective d'un bloc de construction alvéolé, conforme à l'invention ; Figure 2 : une vue schématique en perspective et en coupe du bloc de construction alvéolé représenté à la figure l ; Figure 3 : une vue très schématique d'une installation pour la fabrication de blocs tels que celui représenté à la figure 2, et Figure 4 : une vue schématique en élévation d'un mode de réalisation du dispositif d'application de revêtement réfléchissant de l'installation représentée à la figure 3. On a représenté aux figures 1 et 2 un bloc préfabriqué en béton 1 qui, dans l'exemple illustré, présente une forme sensiblement parallélépipédique rectangle et comporte plusieurs rangées d'alvéoles 2. Les alvéoles 2 constituent des lames d'air limitées par des parois 2a s'étendant perpendiculairement à la direction dans laquelle la résistance thermique de l'élément 1 doit etre augmentée. Dans l'exemple illustré, les alvéoles 2 ont leurs parois 2a parallèles aux grandes faces la de l'élément 1 et ces alvéoles présentent chacun une ouverture 2b sur un meme et seul côté lb de l'élément l. Conformément à l'invention, la surface interne des alvéoles est munie d'une couche de revêtement 3, réfléchissant dans le domaine des infrarouges et ayant une surface qui présente un coefficient d'émissivité inférieur à 0,7 et couvrant au moins les parois 2a limitant les lames d'air et, éventuellement, la totalité des parois des alvéoles 2. Le coefficient d'émissivité d'une paroi brute de maçonnerie étant généralement compris entre 0,90 et 0,95, la présence du revêtement 3 dans les alvéoles 2 se traduit par une augmentation notable de la résistance thermique des lames d'air constituées par ces alvéoles et, par suite de l'élément. La formation du revêtement 3 est réalisée de préférence par dépôt sur les parois internes des alvéoles 2 d'un produit de revêtement comportant un matériau-support et des charges métalliques, telles que par exemple de l'aluminium, du chrome, du nickel, de l'argent, cette liste n'étant pas limitative. Avantageusement, on utilisera un matériau de support liquide ou visqueux, tél qu'une résine ou une peinture permettant une application par trempage ou projection et susceptible de durcir sans apport de chaleur. En particulier, le revêtement 3 peut être formé par application d'une peinture connue et d'usage répandu chargée de poudre d'aluminium ou de poudre de chrome. La quantité de produit à utiliser pour former un revetement 3 présentant un coefficient d'émissivité désiré est fonction des caractéristiques physiques de la surface à revetir et du produit utilisé. Ainsi, pour une même quantité de produit utilisé, on obtiendra de meilleurs résultats lorsque la paroi à revêtir est lisse. En effet, si la paroi à revêtir est rugueuse, la présence à la surface de cette paroi de petites cavités favorise l'absorbtion de chaleur par cette paroi qui se comporte pratiquement comme un corps noir-, Par ailleurs, dans le cas d'une paroi à revetir poreuse, il est souhaitable, voire nécessaire, de prévoir une quantité supplémentaire de produit pour tenir compte de la fraction absorbée au sein du matériau à revêtir. Dans ce dernier cas, on procédera avantageusement au dépôt préalable d'une couche primaire pour obstruer les pores de la paroi et permettre de limiter la quantité de produit de revêtement réfléchissant à utiliser. Une telle couche primaire peut être constituée par un produit contenant une résine ou une peinture, par exemple acrylique, et de préférence visqueuse, et éventuellement un durcisseur permettant une pclymérisation très rapide à température ambiante. Un résultat non négligeable de la formation d'une telle couche primaire sur les parois des alvéoles est la diminution considérable de la perméabilité de ces parois. Cet effet d'imperméabilisation relative des parois des alvéoles est d'ailleurs obtenu de par la seule présence du revêtement 3, de façon plus ou moins efficace selon la nature du matériau support utilisé. En effet, l'imperméabilisation relative des parois des alvéoles est source d'avantages notables, en particulier lorsque l'élément de construction est en matériau poreux, avantages qui résultent de l'opposition à la pénétration et à la migration par capillarité d'eau au sein de l'élément de construction. Ainsi l'effet de"pare-vapeur"de ltélément est amélioré et le taux d'humidité utile de l'élément, taux résultant-de l'établissement de conditions d'équilibre fonction en particulier de la différence entre les températures régnant de chaque coté de l'élément, est diminué, ce qui améliore encore la résistance thermique de 1'élément. Un exemple de réalisation d'un élément de construction conforme à l'invention est donné ci-après à titre purement indicatif. EXEMPLE On dépose par projection une peinture de base acrylique chargée de poudre d'aluminium sur les parois internes des alvéoles de blocs du type de celui représenté aux figures 1 et 2 et comportant cinq rangées d'alvéoles. La peinture est appliquée sur les parois brutes des alvéoles, aucune couche primaire n'étant préalablement déposée. La quantité de peinture utilisée corres 2 pond environ à 15 g d'aluminium par m On obtient des blocs dont les surfaces des parois revetues présentent un coefficient d'émissivité égal environ à 0,50, alors que la surface de paroi brute de maçonnerie a un coefficient d'émissivité compris environ entre 0,90 et 0,95. La résistance thermique d'un mur xFalisé par assemblage des blocs est augmentée de plus de 45 ace qui correspond sensiblement au résultat qui serait obtenu en doublant le nombre d'alvéoles du bloc d'origine. I1 va de soi que la quantité de produit de revêtement à utiliser peut être nettement inférieure à celle indiquée dans l'exemple précédent, selon la nature de la surface des parois revêtues et notamment si l'on procède A l'application préalable d'une couche primaire ou si l'on ne désire qu'une augmentation moindre de la résistance thermique. L'application du revêtement 3 peut être réalisée par trempage des blocs 1 dans un bain contenant le produit de revêtement, les faces extérieures des blocs étant éventuellement protégées. Il pourrait en effet etre avantageux dans certains cas de déposer une couche de revêtement sur une ou plusieurs faces extérieures des blocs notamment pour imperméabiliser ces faces, en particulier celles devant se trouver en façade, pour éviter d'avoir à revêtir ces faces par un enduit, ou dans un but purement esthétique. De préférence cette application est réalisée par projection, notamment par pulvérisation du produit de revêtement au moyen de buses pénétrant dans les alvéoles 2 par les ouvertures 2b. Le revêtement des parois des alvéoles des blocs est avantageusement effectué au stade de fabrication des blocs en adjoignant un dispositif d'application de revêtement à l'installation de fabrication de ces blocs. La figure 3 illustre schématiquement une telle installation, pour la fabrication de blocs alvéolés analogues'par exemple à celui représenté à la figure 2. Cette installation comporte une presse de fabrication 4 d'où les blocs, reposant sur des planches, sont extraits et transférés dans une étuve 5. Les planches portant les blocs durcis sortant de l'étuve 5 sont transférées, au moyen d'un descenseur 6,sur un transporteur 7 qui les amène à un dispositif 8 d'application de revêtement réfléchissant, dispositif dont un mode particulier de réalisation sera décrit ci-après. Les planches portant les blocs alvéolés, après revSte- ment des surfaces internes des alvéoles, sont reprises par le transporteur 7 en sortie du dispositif 8 et acheminées sur une table de poussée 9. Les blocs finis sont poussés hors des planches et acheminés par un transporteur 10 vers un dispositif de palettisation tandis que les planchee sont renvoyées à l'entrée de la presse de fabrication au moyen d'un transporteur 11. On notera que l'installation ci-dessus décrite ne se distingue d'une installation LassiqE pour la fabrication de blocs que par l'adjonction du dispositif 8 d'application de revetement en sortie de l'installation d'étuvage, ou plus en aval. Le dispositif 8 peut par exemple comporter un ensemble de buses 12 alimentées sous pression en produit de revetement (figure 4). Les buses sont fixées aux extrémités de tiges verticales 13 supportées par un plateau 14 qui est susceptible de coulisser verticalement par exemple sous l'action de vérins (non représentés). Lorsqu'une planche 15 portant des blocs 1 parvient au dispositif 8, le transporteur 7 est immobilisé sous la commande, par exemple, d'un interrupteur actionné mécaniquement par la planche 15, cette dernière et les blocs 1 qu'elle porte occupant alors une position prédéterminée par rapport aux buses 12, de manière que les alvéoles 2 des blocs 1 se situent à la verticale des buses 12. La descente du plateau 14 est commandée en synchronisme avec l'arrêt du transporteur 7. Avec un retard prédéterminé après le début de la descente du plateau 14, les buses 12 sont alimentées en produit sous pression et commencent à projeter ce produit sur les parois des alvéoles 12 dès qu'elles pénètrent dans ces derniers. Pour le revêtement de chaque alvéole 2, on pourra utiliser une, ou éventuellement plusieurs buses munies d'orifices de pulvérisation à leur périphérie, ces orifices étant disposés de manière à couvrir un ou plusieurs secteurs déterminés. Avantageusement on utilisera une buse par alvéole en conférant à cette buse une forme adaptée à celle de l'alvéole. Lorsque les buses 12 parviennent b proximité du fond des alvéoles 2, le plateau 14 ayant accompli une course de descente de longueur prédéterminée, la projection de produit est interrompue et le plateau 14 est relevé. L'arrêt de la projection du produit et le relevage du plateau 14 sont commandés par exemple au moyen d'un interrupteur de position réglable actionné par le plateau 14 lorsque ce dernier atteint sa limite de course inférieure. A titre de variante, on ne pourra interrompre la projection du produit qu'après un intervalle de temps prédéterminé suivant le relevage du plateau 14 de manière à procéder à la projection d'une seconde couche de produit lors de ce relevage. La remise en route du transporteur 7, jusqu'à l'arrivée de la planche suivante, est commandée automatiquement après le transfert, par le descenceur 6, d'une nouvelle planche sur le transporteur 7. Bien que dans la description qui précède, on ait envisage le cas de blocs de béton alvéolés, il est bien entendu que la présente invention concerne également les autres éléments de construction alvéolés, en béton, terre cuite, platre, amiantec i m e n t , en particulier les entrevous, panneaux préfabriqués de façade, briques et éléments préfabriqués de faux-plafonds. En effet, pour tous ces éléments, l'application drun revetement réfléchissant présentant un coefficient d'émissivité réduit sur les faces internes des alvéoles permet d'atteindre le but visé par la présente invention, à savoir une augmentation de la résistance thermique des lames d'air et, par suite, de l'élément. REVENDICATIONS 1. Procédé pour améliorer la résistance thermique d'un élément de construction alvéolé comportant au moins un espace creux, ou alvéole, délimitant une lame d'air et ouvert sur au moins un côté de l'élément, caractérisé en ce que on forme, dans au moins un alvéole de l'élément et au moins sur les parois opposées limitant la lame d'air constituée par cet alvéole, une couche de revetement réfléchissant dans le domaine des infrarouges et dont la surface a un coefficient d'émissivité inférieur à 0,7. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que on forme ladite couche de revêtement dans chaque alvéole de l'élément. 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que on forme ladite couche de revêtement par dépôt sur lesdites parois des alvéoles d'un produit de revêtement comportant un matériau-support et des charges métalliques. 4. Procédé selon la revendication 3,caractérisé en ce que lesdites charges métalliques sont choisies parmi l'aluminium, le chrome, le nickel et 11 argent. 5. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que on utilise une résine comme matériau-support. 6. Procédé selon.la revendication 3, caractérisé en ce que on utilise une peinture comme matériau-support. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 à 6, caractérisé en ce que on dépose ledit produit de revêtement par trempage de l'élément dans un bain contenant ce produit de revêtement. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 à 6, caractérisé en ce que on projette ledit produit de revêtement sur lesdites parois, au moyen d'au moins une buse de pulvérisation pénétrant dans chaque alvéole de l'élément. 9. ProcEdé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que on dépose préalablement una couche primaire aur lesdites parois avant la gorwatiop de ladite couche de revêtement. 10. Elément de construction alvéolé comportant au moins un espace creux, ou alvéole, délimitant une lame d'air et ouvert sur au moins un côté de l'élément, caractérisé en ce qu'il comporte, dans au moins un alvéole, une couche de revêtement réfléchissant dans le domaine des infrarouges et revêtant au moins les parois opposées limitant la lame d'air constituée par cet alvéole, la surface de ladite couche de revêtement ayant un coefficient d'émissivité inférieur à 0,7. 11. Elément de construction selon la revendication 10, caractérisé en ce que ladite couche de revêtement comporte des charges métalliques. 12. Elément de construction selon la revendication 11, caractérisé en ce que lesdites charges métalliques sont choisies parmi l'aluminium, le chrome, le nickel et l'argent.