La présente invention concerne un procédé et une machine permettant le soudage automatique de pièces de révolution par-- cordons de soudure discontinus, entre autres le soudage des pieds sur les bouteilles à gaz, cette machine permettant de réaliser d'une façon automatique les opérations de soudage destinées à rendre solidai res-le corps et le pied des bouteilles devant contenir un-gaz co- bustible. Dans le domaine de la fabrication des bouteilles de stockage des gaz combustibles à usage domestique, tels que le but-ane et le propane,. il es#t habituellement prévu d'assembler par. soudage, d'une part, un fond constituan#t la partie inférieure d'un corps de bouteille à deux ou à trois éléments et, d'autre part, un pied assurant la stabilité au.sol-de-la bouteille terminée. D'une façon générale, le fond est réalisé par emboutissage et présente une forme bombée à symétrie sensiblement axiale. De ce fait, le pied qui doit lui être associé par soudage est de préférence constitué -par une couronne comportant un certain nombre de pattes ou de griffes rabattues dont chacune est soudée successivement sur le fond. Lorsque la couronne constituant le pied est réalisée#par cintrage, rapprochement et soudage â partir d'un feuillard de métal cette couronne comporte évidemment un cordon de soudure ou joint de fermeture longitudinal et présente généralement des défauts de géométrie dont le plus g8nant est sans conteste la valeur relativement aléatoire de la distance séparant les deux griffes situées de part et d'autre de ce joint de fermeture, Dans le cas habituel d'un pied a' huit griffes, il existe donc entre les griffes sept intervalles normaux, qui sont égaux-parce que venus de fabricatlon et un huitième intervalle différent qui sépare la première griffe de la dernière. Il est évident que ce huitième intervalle entre les griffes peut- différer non seulement des sept autres intervalles pour un meme pied, mais également d'un pied au suivant.Il en ré suite- -qutaucune machine à Souder actuelle ni- aucun processus de soudage connu ne peuvent permettre de réaliser d'une façon automatique et parfaitement régulière les cordons de soudure séquence tiels qui doivent fixer toutes les griffes sur le fond de chaque bouteille En ce qui concerne les processus de soudage, il est à noter que le procédé le plus généralement utilisé pour lier les griffes du pied et le fond de la bouteille est le soudage à l'arc sous protection gazeuse, le gaz étant habituellement un mélange à base d'argon.Dans ce procédé de soudage classique avec apport de métal sous atmosphère inerte, les cordons de soudure présentent d'une façon inhérente un certain nombre de défauts de géométrie et de structure, notamment au niveau de l'amorçage ou du début du régime d'arc, le long de chaque cordon de soudure et au niveau de l'extinction et de l'arrêt du transfert de métal à la fin de l'opération de soudage de chaque griffe. L'invention a pour but de remédier aux inconvénients précédemment indiqués et d'apporter une solution a ces problèmes en permettant la création d'un procédé et d'une machine de soudage automatique grâce auxquels les cordons de soudure liant respectivement les griffes des pieds aux fonds des bouteilles ne présentent plus les défauts précités quelle que soit la longueur de l'intervalle séparant les première et dernière griffes de chaque pied. Plus précisément, selon l'un de ses aspects, l'invention est matérialisée dans un prodédé pour souder automatiquement des pièces de révolution, notamment les griffes d'un pied sur le fond d'une bouteille destinée à contenir un gaz combustible de manière à obtenir des cordons de soudure parfaitement réguliers et homogènes quelle que soit la longueur de l'intervalle séparant les première et dernière griffes, ce procédé étant caractérisé à titre principal en ce qu'il consiste, d'une part, à caler angulairement les deux pièces à souder de telle sorte que l'élément actif de la tête de soudage soit situé exactement au-dessus du point initial de soudage de la première griffe et, d'autre part, à déterminer un processus de soudage séquentiel de chaque griffe alternant avec un processus d'avance griffe à griffe. Selon un autre de ses aspects, l'invention est matérialisée dans une machine pour souder automatiquement des pièces de révolution, notamment les griffes d'un pied sur le fond d'une bouteille destinée à contenir un gaz combustible, de manière à obtenir des cordons de soudure parfaitement réguliers et homogènes quelle quesoit la longueur de l'intervalle séparant les première et dernière griffes, cette machine étant caractérisée â titre principal en ce qu'elle est constituée comme un tour à axe horizontal classique sur la poupée fixe duquel sont adaptés un chariot susceptible d'un lent mouvement circulaire d'avance sur une portion d'arc de cercle de même axe, selon une longueur correspondant à celle d'une griffe en cours de soudage, et portant une tête de soudage susceptible d'un rapide mouvement oscillant transversal au sens du déplaceent, selon une amplitude correspondant à la largeur du cordon de soudn- re, de telle sorte que l'outil de soudage actif porté par la tête est soumis à ces deux mouvements, un ensemble & came de déplace- ment griffe à griffe agissant lorsque l'outil de soudage est ramené à sa position initiale après l'exécution du mouvement circulaire, et un dispositif à taquet rétractable destiné à caler la première griffe du pied en coincidence avec les positions initiales de la came et de l'outil de soudage actif. Un mode de réalisation préféré de la machine à souder automatique mettant en oeuvre le procédé de soudage selon l'invention va maintenant être décrit, à titre d'exemple uniquement, en se référant aux dessins annexés, donnés à titre non limitatif et dans lesquels : La fig. 1 est une vue longitudinale simplifiée montrant lten- semble de la machine selon l'invention. La fig. 2a est une vue transversale simplifiée et partielle montrant à échelle agrandie le dispositif d'entrainement du chariot portant la tête de soudage. La fig. 2b est une vue partielle identique à la précédente, mais montrant les griffes du pied après un déplacement correspondant au pas des griffes. La fig. 3 est une vue en bout, à échelle très agrandie, montrant la came de déplacement pas à pas qui commande la rotation des pièces à souder. Les fig. 4 et 5 sont des vues de côté montrant un pied à griffes et le taquet amovible selon l'invention. Si l'on se réfère maintenant à la fig. 1, celle-ci montre une machine selon l'invention qui est désignée dans son ensemble par 10 et dont la configuration générale est celle d'un tour à axe horizontal ou d'un tour parallèle spécialement adapté et ayant subi quelques modifications. La machine à souder 10 comprend essentiellement un banc 11 portant une poupée fixe 12 et une poupée mobile 13 entre lesquelles sont calées leièces à souder, c'est à-dire un fond 14 et un pied à griffes 15. En outre, la poupée fixe 12 porte un moteur d'entrainement principal 16, un chariot 17 (Fig. 1, 2a et 2b) destiné à supporter une-tête de soudage 18, un ensemble 19 à came de déplacement pas à pas (Fig. 1 et 3) et un dispositif de calage 20 à taquet amovible (Fig. 4 et 5). Pour éliminer le défaut précédemment indiqué, et lié à 1'in- tervalle variable existant entre les première et dernière griffes d'un pied 15, il est prévu de caler le pied sur la machine à 1'ai- de d'un taquet amovible ou rétractable 21 qui est mieux visible sur les fig. 4 et 5. Lorsque l'opérateur charge la machine et bloque un fond 14 et un pied 15 entre les poupéeS12 et 13, le cordon ou joint de soudure longitudinal qui ferme la couronne constituant le pied lui sert de repère pour situer l'intervalle aléatoire. Il suffit d'introduire le taquet de calage 21 dans cet intervalle variable pour déterminer d'une façon certaine la position angulai re du pied 15 et ltemplacementce jazztoutes les griffes à souder par rapport au taquet 21 et donc par rapport au reste de la machine 10. Sur les fig. 4 et 5, on a représenté le taquet amovible ou rétractable 21 sous la forme simplifiée d'une plaque trapézoidale. Il est évident que la mise en place de ce taquet et son blocage peuvent s'opérer par voie manuelle ou par voie pneumatique ou électromécanique ou autrement, ces opérations pouvant être assorties d'un verrouillage partiel ou total du fonctionnement général de la machine 10. Si l'on utilise un taquet de forme purement tra pézoidale, ce dernier permet de déterminer avec exactitude le plan médian de l'intervalle séparant les première et dernière griffes de la couronne formant le pied, ce plan médian passant normalement par l'axe de symétrie des pièces à souder.Lors de la mise en place du taquet, son enfoncement plus ou moins important entre les deux griffes considérées est directement proportionnel à la distance séparant ces dernières et permet de localiser avec précision le début de la première griffe, c'est-à-dire le point d'attaque du cycle de soudage automatique pour le pied considéré. Il est également possible de prévoir un taquet amovible 2t présentant la forme d'un triangle ou d'un trapèze rectangle. Dans ce cas, la distance parcourue par le taquet pour atteindre une position correspondant à l'intervalle séparant les griffes est deux fois plus importante et, de ce fait, la précision est doublée pour la détermination du point de début du cycle de soudage. Il est encore possible de prévoir un dispositif asservissant la mise en position initiale de l'élément actif de la tête de soudage 18 à 1 1enfoncement du taquet amovible 21. D'une façon générale, le dispositif de calage 20 comportant le taquet amovible 21 fonctionne conjointement avec l'ensemble 19 à came de déplacement pas à pas, ce dernier comprenant essentiellement une came circulaire taillée 22 et un organe de verrouillage 23, comme le montre le mieux la fig. 3. La came de déplacement pas å pas 22 présente un nombre de dents qui est égal au nombre des griffes du pied considéré (c'est-â-dire huit dents dans le cas représenté ici) et l'intervalle existant entre les dents de la came correspond à la longueur des griffes. Initialement, la mise en position du taquet amovible 21, qui détermine le calage angulaire de la première griffe du pied 15 à souder sur le fond 14, correspond au calage angulaire de la came 22. Par conséquent, la came d'avance pas à pas 22 étant verrouillée en position par l'organe 23 et la position initiale de l'élément actif de la tête de soudage 18 étant déterminée comme indiqué précédem- ment, l'opération de soudage destinée à fixer la première griffe du pied 15 sur le fond 14 s'effectue automatiquement d'une façon qui sera expliquée plus en détail ci-après. A la fin de cette première séquence de soudage, ctest-à-dire après le retour à sa position initiale de l'élément actif de la. tête de soudage 18, organe de verrouillage 23 est relevé et il libère la came 22 en permettant la rotation de cette dernière. La came d'avance pas à pas 22# tourne selon une distance angulaire correspondant au pas des dents de cette came et correspondant également au pas des griffes du pied 15. De ce fait, lorsque l'organe de verrouillage 23 retombe et bloque la came 22, la seconde griffe du pied 15 se trouve exactement dans la même position que celle qu'occupait la première griffe avant son soudage et la seconde sé quence de soudage s'effectue alors automátiquement, le cycle d'avance pas à pas de la came 22 se poursuivant ensuite comme indiqué précédemment. Il est évident que l'avance pas à pas de la came 22 est commandée par un vérin 34 (Fig. 1) et qu'elle s'effectue A une vitesse relativement élevée. Pour faciliter la compréhension de ce processus, on a représenté schématiquement sur les fig. 2a et 2b une cou- ronne formant un pied à huit griffes dont les trois premières griffes sont respectivement désignées par 1,2 et 3. Sur la fig. 2a. la griffe 1 occupe la position de soudage initiale tandis que c'est la griffe 2 qui occupe cette position sur la fig. 2b. I1 est prévu divers dispositifs complémentaires de commande automatiques et d'accouplement débrayables permettant d'asservir le mouvement d'avance rapide de la came 22 au relevage de l'organe de verrouillage 23 et au retour en position initiale de l'élément actif de la tête de soudage 18, mais ces dispositifs sont généralement bien connus des spécialistes et n'ont pas lieu d'être décrits ici. Il y a lieu de noter néanmoins que l'ensemble 19 à came de déplacement pas à pas et le dispositif de calage 20 å taquet amovible ou rétractable permettent d'éliminer dans des conditions particulièrement satisfaisantes les défauts généralement dus å la distance aléatoire séparant les première et dernièrefriffes de la couronne formant le pied devant être soudé sur le fond des bouteilles. En ce qui concerne le cycle de soudage proprement dit, ce dernier comprend un nombre de séquences de soudage qui est évidemment fonction du nombre des dents de la came d'avance pas & pas 22, c'est-â-dire du nombre des griffes du pied à souder. Pour éliminer les défauts de géométrie et de structure qui ont été indiqués ci-avant et qui sont inhérents aux cordons de soudure liant les griffes des pieds et les fonds des bouteilles, l'invention prévoit que la séquence de soudage de chaque griffe s'effectue selon quatre phases opératoires successives tandis que la griffe à souder reste fixe au-dessous de l'élément actif de la tête de soudage 18, cet élément se déplaçant selon diverses trajectoires comme cela sera expliqué en détail ci-après. Au cours d'une première phase, qui correspond à la constitution du bain de fusion, il n'existe aucun déplacement de l'élément actif de la tête de soudage par rapport à la griffe fixe et le soudage peut être considéré comme stationnaire ou ponctuel. Au cours d'une deuxième phase, qui correspond à la réalisation du cordon de soudure, l'élément actif de la tête de soudage effectue simultanément, d'une part, un lent mouvement en arc de cercle, ce mouvement étant transversal par rapport à l'axe des pièces à souder 14 et 15, c'est- & dire par rapport à l'axe principal de la machine 10 et, d'autre part, un rapide mouvement oscillant qui est longitudinal par rapport à l'axe de la machine. Le lent souvement d'avance circulaire s'effectue selon un arc de cercle qui est centré sur l'axe des pièces en cours de soudage et dont la longueur correspond à la longueur de la griffe.Le rapide mouvement d'oscillation perpendiculaire au cordon de soudure en cours de formation, permet de donner à ce cordon de métal en cours de dépôt la forme et le volume voulus, notamment en ce qui concerne la largeur du cordon, le raccordement sur les rives, la profondeur de pénétration, l'aspect, etc... Au cours d'une troisième phase, qui correspond à la finition du cordon de soudure, l'élément actif de la tête de soudage effectue un court mouvement de retour en arrière dans l'axe du cordon soudé tout en poursuivant son mouvement d'oscillation rapide dans le sens transversal par rapport à ce cordon. Il en résulte une recharge ou un comblement du cratère de solidification qui apparait au cours du refroidissement. A la fin de cette troisième phase, il est prévu d'interrompre le transfert métallique dans l'arc tout en assurant pendant une certaine période de temps le refroidissement sous protection gazeuse du métal en cours de solidification. Au cours d'une quatrième phase, qui correspond au retour à la position initiale, l'élément actif de la tête de soudage effectue un rapide mouvement circulaire en arrière le ramenant à la position qu'il occupait au début de la séquence de soudage de la griffe considérée. A l'achèvenent de cette séquence de quatre phases opératoires, l'ensemble 19 à came d'avance pas à pas 22 détermine la rotation des pièces à souder 14 et 15 comme cela a été indiqué précédemment, jusqu'à ce que la griffe à souder suivante occupe exactement la place de la griffe qui vient d'être soudée. Lorsque le cycle des séquences est entièrement terminé, un dispositif de détection (non représenté) arrête la machine et commande l'enlèvement mécanique des deux pièces soudées. Il est à noter que tous les mouvements effectués par l'été ment actif de la tête de soudage 18 au cours des quatre phases précédemment décrites sont réglables à la fois dans l'espace et dans le temps. En outre, il est prévu divers dispositifs pneumatiques ou électromécaniques assurant les commandes et les contr8- les nécessaires pour que le cycle entier des n séquences correspondant aux n dents de la came 22 et aux n griffes du pied se déroule d'une façon entièrement automatique. En pratique, les divers mouvements- de l'élément actif de la tête de soudage 18 peuvent être obtenus de la manière précisée ci-après, le mode de réalisation décrit ici n'étant donné qu'à titre d'exemple. Il a été indiqué précédemment que la poupée fixe 12 porte un chariot 17 destiné à supporter la tête de soudage 18. Si l'on se réfère à la fig. 2a, celle-ci montre que le chariot 17 peut rouler selon un arc de cercle centré sur l'axe des pièces à souder 14 et 15. En effet, la partie inférieure 24 du chariot 17 est portée par des galets 25 qui roulent sur la piste extérieure d'une couronne 26 centrée sur l'axe principal de la machine et montée sur la poupée fixe 12. Le rayon de l'arc de cercle selon lequel roule le chariot 17 est réglable afin de permettre d'amener l'élément actif de la tête de soudage 18 à distance convenable pour former les cordons de soudure d'une façon optimale. Ce réglage peut évidemment être obtenu par un choix judicieux des diamètres des galets 25 et de la piste de roulement de la couronne 26, mais il peut également être effectué au niveau de la tête de soudage 18 ou de son élément actif. Selon un mode de réalisation possible, l'entratnement du chariot 17 suivant une direction transversale perpendiculaire à l'axe de la machine est obtenu en utilisant le motoréducteur 16 à excitation séparée et à contrôle de vitesse attaquant un dispo sitif du genre à crémaillère et à pignon ou un autre dispositif tel que celui qui est visible sur la fig. 2a et qui comprend essentiellement une coulisse 27 et une molette cannelée 28. La coulisse 27 porte un ergot ou un pion cl'entraînement 29 qui est prisonnier d'une lumière ménagée & la partie supérieure 30 du chariot 17 ou d'un autre organe rendu solidaire de ce dernier. La longueur de l'arc de cercle selon lequel se déplace le chariot 17 est réglable de manière que la course angulaire de l'é- dément actif de la tête de soudage 18 corresponde exactement à la longueur d'une griffe du pied 15. Ce réglage peut évidemment être obtenu en agissant directement sur le motoréducteur, plus exactement sur son circuit d'alimentation et sur son dispositif de temporisation associé, mais il peut également être obtenu en modifiant la distance séparant la coulisse 27 de l'axe de la machine 10. Pour faciliter la compréhension du fonctionnement du chariot 17, on a représenté en traits pleins la position initiale de ce chariot (extrémités inférieure 24 et supérieure 30) et on a représente en traits mixtes sa position finale. Le chariot 17 passe de sa position initiale à sa position finale selon un mouvement d'avance en arc de cercle correspondant à la flèche désignée par A et il revient à sa position initiale selon un mouvement de retour correspondant à la flèche désignée par R et déterminé essen tellement par un dispositif de retour rapide 31, ce dernier pouvant être du genre vérin pneumatique ou hydraulique. Pendant que le chariot 17 effectue son mouvement circulaire, la tête de soudage 18 qu'il entrain avec lui est animée d'un mouvement oscillant rapide transversal au déplacement de l'élément actif. Si l'on se réfère à la fig. 1, celle-ci montre un mode de réalisation simple permettant d'obtenir ce mouvement oscillant grâce à un motoréducteur attaquant un système réglable à bielle et excentrique. Il en résulte que l'élément actif de la tête de soudage 18 effectue, transversalement à son déplacement, un mouvement alternatif rapide dont l'amplitude et la fréquence peuvent être réglées de manière à reproduire le mouvement de balayage ou de balancement généralement utilisé dans le soudage dénommé "en passes larges". En ce qui concerne l'élément actif de la tête de soudage 18, ce dernier correspond à la torche qui est désignée dans son ensemble par 32 sur la fig. 1 et qui comprend le tube de mise sous tension du fil formant électrode et la buse d'écoulement de gaz. Sur la fig. 1, on a également représenté un dispositif de dévidage de fil désigné par 33. Lors du fonctionnement, lorsque l'opérateur achargé la machine 10 et calé les pièces à souder 14 et 15 en utilisant le dispositif 20 à taquet amovible ou rétractable pour mettre la première griffe du pied 15 en correspondance avec la position de la came d'avance pas à pas 22, le cycle de soudage séquentiel peut etre déclenché, à condition bien entendu que tous les réglages voulus aient été effectués. Il y a lieu de se rappeler que la première phase opératoire de chaque séquence est une phase sans-mouvement destinée simplement à créer le bain de fusion. L'établissement du courant de soudage déclenche le fonctionnement d'un dispositif de temporisation (non représenté) auquel peut être associé un dispositif de détection sensible aux fluctuations d'amorçage d'arc. Au début de la deuxième phase opératoire, le dispositif de temporisation détermine l'excitation du motoréducteur agissant sur le chariot 17 en provoquant la venue en contact et la rotation de la molette cannelée 28 sur la coulisse 27. En même temps, le motoréducteur associé å la tête de soudage et commandant le mouvement alternatif rapide de la torche 32 est mis en fonctionnement. A la fin de la deuxième phase opératoire, le dispositif de temporisation agit sur un frein synchronisé avec le débrayage et le rappel de la molette cannelée 28. Simultanément, un dispositif à levier (non représenté) commandé pneumatiquement et solidaire du frein immobilisant la coulisse 27 provoque un léger retour en arrière de celle-ci, l'amplitude et la durée de ce mouvement étant modifiables à volonté. Puis l'alimentation en métal de soudage est interrompue tandis que la protection gazeuse est maintenue jusqu'à la fin de cette troisième phase opératoire par le dispositif de temporisation ou par un autre dispositif de ce genre. Lors de la quatrième phase opératoire, la coulisse 27 est rapidement ramenée à sa position initiale par le vérin 31, puis la came 22 fait tourner les pièces à souder comme cela a déjà été indiqué et la séquence suivante s'effectue de la même manière. Il est à noter que les divers dispositifs de temporisation, de commande et de contrale, tant électriques que mécaniques, n'ont pas été décrits en détail du fait que les spécialistes de ces techniques pourront aisément envisager les asservissements nécessaires à la bonne exécution du cycle complet de soudage. D'autres modifications peuventêtre apportées aux modes de réalisation décrits, dans le domaine des équivalences techniques, sans s'écarter de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Procédé pour souder automatiquement des pièces de révolution, notamment les griffes d'un pied sur le fond d'une bouteille destinée à contenir un gaz combustible, de manière à obtenir des cordons de soudure parfaitement réguliers et homogènes quelle que soit la longueur de l'intervalle séparant les première et dernière griffes, ce procédé étant caractérisé en ce qu'il consiste, d'une part, à caler angulairement les deux pièces à souder de telle sorte que l'élément actif de la tête de soudage soit situé exactement au-dessus du point initial de soudage de la première griffe et, d'autre part,à déterminer un proc#essus de soudage séquentiel de chaque griffe alternant avec un processus d'avance griffe a' griffe. 2.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le calage angulaire des deux pièces à souder est réalisé par enfoncement d'un taquet trapézoidal rétractable entre les première et dernière griffes, simultanément avec le calage angulaire d'une came d'avance dont le pas est celui des griffes et avec la mise en position initiale de lteSément actif de la tête de soudage. 3.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le processus de soudage séquentiel de chaque griffe comprend quatre phases opératoires successives dont la première correspond à la constitution d'un bain de fusion, dont la seconde consiste à déterminer à la fois un lent mouvement circulaire d'avance en arc de cercle combiné avec un rapide mouvement oscillant transversal de l'outil de soudage actif, dont la troisième consiste à déterminer un faible mouvement circulaire en arrière sur une portion d'arc de cercle tout en maintenant le mouvement oscillant transversal, à interrompre l'alimentation en métal et à interrompre ensuite la protection gazeuse, et dont la quatrième consiste à déterminer le retour rapide de l'outil de soudage jusqu'à sa position initiale pour déclencher le processus d'avance griffe à griffe. 4. - Machine pour souder automatiquement des pièces de révolution, notamment les griffes d'un pied sur le fond d'une bouteille destinée à contenir un gaz combustible de manière à obtenir des cordons de soudure parfaitement réguliers et homogènes quelle que soit la longueur de l'intervalle séparant les première et dernière griffes, cette machine étant caractérisée en ce qu'elle est constituée comme un tour à axe horizontal classique# sur la poupée fixe duquel sont adaptés un chariot susceptible d'un lent mouvement circulaire d'avance sur une portion d'arc de cercle, de même axe, selon une longueur correspondant à celle d'une griffe en cours de soudage, et portant une tête de soudage susceptible d'un rapide mouvement oscillant transversal au sens du déplacement selon une amplitude correspondant à la largeur du cordon de soudure, de telle sorte que l'outil de soudage actif porté par la tête est soumis à ces deux mouvements, un ensemble à came de déplacement griffe à griffe agissant lorsque l'outil de soudage est ramené å sa position initiale après l'exécution du mouvement circulaire, et un dispositif à taquet rétractable destiné à caler la première griffe du pied en cotncidence avec les positions initiales de la came et de l'outil de soudage actif. 5.- Machine suivant la revendication 4, caractérisée en ce que le mouvement en arc de cercle est centré sur l'axe des pièces à souder et est réglable à la fois par des modifications de son rayon et de sa longueur, tandis que le mouvement oscillant est réglable en amplitude et en fréquence. 6.- Machine suivant la revendication 4 ou 5, caractérisée en ce que le chariot roule sur une couronne centrée sur l'axe des pièces à souder et est entra#né circulairement par un dispositif & molette cannelée débrayable attaquant une coulisse portant un ergot prisonnier d'une lumière du chariot, le retour rapide de la coulisse à sa position initiale étant assuré par un vérin, tandis que la tête de soudage est liée à l'outil de soudage actif par l'in termédiaire d'un dispositif réglable à bielle et excentrique. 7,- Machine suivant la revendication 4, caractérisée en ce que le taquet rétractable est une plaque présentant la forme d'un trapèze isocèle ou rectangle. 8.- Machine suivant la revendication 4, caractérisée en ce que la came est circulaire, présente un nombre de dents égal au nombre des griffes du pied à souder et est bloquée par un organe de ver touillage tant que l'outil de soudage actif n'est pas revenu A sa position initiale.