Il est bien connu que les lunettes dont la monture est lourde ou dont les verres sont épais et lourds, ce qui est le'cas notamment des verres a foyers multiples, ont tendance a glisser sur le nez de l'usager, par manque d'equilibre et d'ajustage. Il s'ensuit que la vision est perturbee, les foyers n'étant plus & leur place correcte, et que l'usager doit frequemment remonter ses lunettes, ce qui est pour lui un desagrement. La presente invention a pour but de pallier ces inconvenients. A cet effet, elle a pour objet des lunettes comprenant de façon classique une monture avec deux branches dont les extremites libres sont recourbees de façon a se loger et a être retenues derriere les oreilles1 dans le sillon separant le pavillon de l'oreille externe de 1105 temporal, earacterisêes en ce que lesdites extrémistes libres recourbées des branches de la monture sont enrobees d'un moulage en resine durcie dont la forme est très exactement complémentaire de celle dudit sillon.Ainsi, les extrémités recourbées des branches ont une forme anatomique elles elles sont parfaitement adaptees aux oreilles de l'usager et elles assurent une mise en place précise et stable des lunettes , s'opposant aux déplacements inopinés. On réalise ces lunettes en utilisant tous moyens permettant dteffectuer sur les extrémités recourbées des branches un moulage reproduisant en négatif la forme dudit sillon. Ces extrémités recourbees peuvent être de façon connue les embouts en plastique qui sont-montes sur des branches metalliques ou les spatules des branches entièrement moulees en matière plastique. Un premier procédé possible est un procédé direct, caractérisé en ce que l'on prépare une pâte ayant la consistance d'un mastic mou avec une résine autopolymérisante, on enrobe de cette patte les extrémités libres recourbées des branches de la monture, on badigeonne avec de l'huile d'amandes douces le pourtour des oreilles de la personne a qui les lunettes sont destinées, pour éviter 1' adhérence de la resine sur la peau, on met les lunettes en bonne place sur la personne, en appuyant sur les extrémités recourbées des branches pour que la résine molle prenne exactement pour chaque oreille 11 empreinte du sillon séparant le pavillon de l'oreille de l'os temporal avec tous ses accidents de relief, on attend que la résine commence a se polymériser et par suite a durcir, on enlève les lunettes, on Bisse la resine durcir complètement, on ébarbe even- tuellement par meulage les moulages en résine obtenus et on lus polit. Un autre procédé est un orocede indirect, caractérisé en ce que l'on enrobe d'un matériau mou les extrémités libres recourbées des branches de la monture, on met les lunettes bien en place sur la personne à qui elles sont destinées, en appuyant sur les extrémités recourbées des branches pour que ledit matériau mou prenne exactement pour chaque oreille 11 empreinte du sillon séparant le pavillon de l'oreille des laos temporal avec tous ses accidents de relief, on fabrique, à partir des moulages négatifs en matériau mou ainsi obtenus, des moules en deux parties en plâtre à modeler, qui sont des reproductions positives dudit sillon pour chaque oreille2 on retire les branches desdits moules après la prise du plate, on enlève le matériau mou entourant les extrémités recourbées des branches, on le remplace par un enrobage en résine autopolymérisante, on remet lesdites extrémités dans les moules en plâtre pour que la résine prenne la forme des moules, on sépare la résine du place quand elle est dure, on enlève par meulage les bavures éventuelles sur les moulages négatifs en résine obtenus et on polit ces derniers. Au lieu d'enrober les extrémités recourbées des branches avec la résine autopolymérisante, dans le procédé indirect, on peut aussi mettre ces extrémités en place dans les moules en plate et injecter dans les moules la résine autopolymérisante. Les modes opératoires pour réaliser des moulages par voie indirecte sont connus en soi. Le matériau mou utilisé peut être un alginate ou toute résine molle employée en art dentaire et la résine autopolymérisante peut entre, par exemple, une résine acrylique telle que la résine de méthacrylate de méthyle ou une résine phénol-formol telle que celle connue sous la marque "Bakélite". La résine autopolymérisante se compose, avant emploi, d'une poudre de polymère, contenant généralement un accélérateur de polymérisation, et du monomère correspon dant, à l'état liquide; au moment d'utiliser la résine, on mélange la poudre et le liquide. jusqu'à consistance crémeuse, puis pâteuse (du genre de celle de la gomme à mâcher); c'est alors qu'il faut procéder à l'enrobage des extrémités des branches ou à l'injection de la résine dans les moules en plâtre. Une forme particulière d'exécution de lunettes suivant l'invention va être décrite ci-après, èn référence au dessin annexé sur lequel La figure 1 est une vue de cate de telles lunettes. La figure 2 est une vue en coupe suivant la ligne Il-Il de la figure 1. La figure 3 est une vue en coupe suivant la ligne III-III de la figure 1. Les lunettes représentées comprennent une monture 1, pourvue de chaque côté d'une branche 2, dans le cas particulier choisi une branche métallique, a l'extrémité de laquelle est monte un embout 3 en matiere plastique et de forme incurve, constituant l'extrémité libre recourbée de la branche 2, destinée a être-placee derriere l'oreille. La longueur des branches 2 est ajustée pour chaque usager, de façon que la monture demeure au sommet du nez. Toutefois, cet ajustage de la longueur des branches est insuffisant pour le maintien en bonne place des lunettes, lorsque la monture ou les verres sont lourds. Suivant l'invention, l'extrémité libre recourbée 3 de chaque branche est enrobée d'un moulage 4 en resine durcie, dont la forme est très exactement l'empreinte du pourtour de oreille, clest- -dire du sillon séparant le pavillon de oreille externe de l'os temporal On voit sur les figures 1,2 et 3 le galbe du moulage 4, qui est exactement adapte a chaque oreille et a chaque usager Avec cette forme anatomique épousant parfaitement le relief du pourtour de l'oreille, Les branches sont bien retenues derrière les oreilles, la monture reste placée sur le haut du nez et les foyers des verres optiques demeurent a leur place convenable devant les yeux. L'invention accroltdonc le confort et l'efficacité des lunettes. Bien entendu la forme du moulage 4 représentée au dessin variera pour chaque usager. Des modîftations de détail du domaine des équivalents techniques peuvent être apportées, sans que l'on sorte pour cela du cadre de l'invention. En particulier, la branche métallique 2 pourvue d'un embout 3 peut être remplacee par une branche d'une seule pièce en matière plastique moulée, dont l'extrémité libre recourbée et élargie est dénommée spatuler le moulage 4 enrobant alors cette spatule. REVENDICATIONS 1.- Lunettes a monture stable sur les oreilles de l'usager, ces lunettes comprenant de façon classique une monture avec deux branches dont les extrémités libres sont recourbées de façon a se loger et a être retenues derrière les oreilles, dans le sillon séparant le pavillon de l'oreille externe de l'os temporal, caractérisées en ce que lesdites extrémités libres recourbées des branches de la monture sont enrobées d'un moulage en résine durcie dont la forme est tres exactement complémentaire de celle dudit sillon. 2. - Procédé direct de fabrication des lunettes suivant la revendication , caractérisé en ce que l'on prépare une pate ayant la consistance d'un mastic mou avec une resine autopolymérisante, on enrobe de cette pâte les extrémités libres recourbées des branches de la monture, on badigeonne avec de l'huile d'amandes douces le pourtour des oreilles de la personne a qui les lunettes sont destinées, pour éviter l'adherence de la resine sur la peau, on met les lunettes en bonne place sur la personne, en appuyant sur les extrémités recourbées des branches pour que la résine molle prenne exactement pour chaque oreille l'empreinte du sillon séparant le pavillon de l'oreille de l'os temporal avec tous ses accidents de relief, on attend que la résine commence a se polymeriser et par suite a durcir, on enlève les lunettes, on laisse la résine durcir complètement, on ébarbe éventuellement par meulage les moulages en résine obtenus et on les polit. 3.- Procédé indirect de fabrication des lunettes suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'on enrobe d'un matériau mou les extré- mités libres recourbees des branches de la monture, on met les lunettes bien en place sur la personne a qui elles sont destinées, en appuyant sur les extrémités recourbées des branches pour que ledit matériau mou prenne exactement pour chaque oreille l'empreinte du sillon séparant le pavillon de l'oreille de l'os temporal avec tous ses accidents de relief, on fabrique, a partir des moulages négatifs en matériau mou ainsi obtenus, des moules deux parties en plâtre a modeler, qui sont des reproductions positives dudit sillon pour chaqué oreille, on retire les branches desdits moules après la prise du plâtre, on enleve le matériau mou entourant les extrémités recourbées des branches, on le remplace par un enrobage en résine autopolymerisante, on remet lesdites extrémités dans les moules en platre pour que la résine prenne la forme des moules, on sépare la résine du platre quand elle est dure, on enleve par meulage les bavures éventuelles sur les moulages négatifs en résine obtenus et on polit ces derniers. 4S- Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce qu'au lieu d'enrober les extrémités recourbées des branches avec la résine autopolymerisante, on met ces extrémités en place dans les moules en plâtre et on injecte dans les moules la résine autopolymérisante. 5.- Procédé suivant la revendication 3 ou 4, caracterise en ce que ledit matériau est un alginate, ou toute résine molle employée en art dentaire. 6.- Procéde suivant llune quelconque des revendications 2 a 5, caractérisé en ce que ladite resine autopolymerisante est choisie parmi les résines acryliques et les resines phénol-formol.