L'invention concerne le moulage en sable au moyen de machines de type connu qui fabriquent des mottes de sable, généralement parallélépipédiques, dont la face avant porte l'empreinte d'une plaque modèle, tandis que la face arrière porte l'empreinte de la plaque modèle complémentaire, de telle manière que les mottes produites alternativement par la machine viennent s'empiler horizontalement au contact les unes des autres et constituer ainsi un moule complet à ioint vertical à chaque jonction entre deux mottes, la colonne continue de mottes avançant progressivement de la machine de production de mottes au poste de coulée, puis au poste de décochage après refroidissement. On sait qu'avec ces machines, ctest le piston de moulage portant la plaque modèle arrière qui pousse chaque nouvelle motte au contact de la précédente, puis pousse tout l'ensemble de l'empilement qui glisse avec des frottements importants sur une grille à barreaux longitudinaux. Cette poussée est transmise exclusivement par le sable qui ne peut supporter, sans s'écraser, une pression supérieure à une certaine valeur. Il en résulte que la surface sur laquelle agit cette pression, c'est-à-dire la section totale de la motte diminuée de la section de la pièce dans le plan de joint, doit être suffisamment importante et que, par conséquent, la section des pièces moulées par la machine ne peut dépasser une certaine valeur relativement faible.D'autre part, le poids unitaire~des pièces moulees et-.la cadence de--fonct-ionnement-de la machine déter minent la longueur de la colonne nécessaire au refroidissement, laquelle agit directement sur la pression, de sorte que l'on ne peut pas non plus dépasser une certaine valeur pour le poids des pièces produites à l'heure. Pour éviter cet inconvénient, l'extrémité de la grille fixe sur laquelle avancent les mottes est généralement remplacée par un convoyeur à tapis monté sur rouleaux et roulant librement sous l'effet de la poussée mais en réduisant les frottements. Toutefois, il est difficile avec ce dispositif d'avoir un guidage précis et un bon raccordement avec la table, ce qui provoque une sé parution entre les mottes, de sorte que l'on ne peut l'utiliser que pour le refroidissement lorsque les pièces sont déià suffisamment solidifiées. Pour réduire les forces d'inertie, on a également imaginé de motoriser ce tapis, ce qui entraine en outre de grandes difficultés de synchronisation et n'est toujours utilisable qu'après solidification sans permettre d'augmenter la zone utilisable pour la coulée, dont dépend la souplesse de fonctionnement de la machine. Une autre solution consiste à adjoinre à la grille fixe un dispositif d'entraînement constitué par deux très longs patins placés chacun d'un côté de la grille et actionnés, d'une part, par des vérins horizontaux pour serrer les mottes par leurs faces latérales verticales et, d'autre part, par d'autres vérins horizontaux qui les poussent longitudinalement, de manière à entraîner ces mottes par frottement.Ce dispositif, complexe et onéreux, présente en outre l'inconvénient que, d'une part, la synchronisation entre l'avance des patins et le fonctionnement du piston de poussée est extrêmement difficile à réaliser, les mottes n'ayant pas une longueur constante, et que, d'autre part, les patins, toujours métalliques, s'appliquent contre des moules humidifiés par l'eau migrant depuis les zones où le sable est chauffé par la piece moulée, de sorte que le sable se colle contre les patins qui, une fois chargés de sable, risquent, après leur mouvement de retour en position ouverte et lors de chaque nouveau serrage, de défoncer les mottes produites. Enfin, le matériel mécanique délicat constituant les patins et leur actionnement est situé dans une zone exposée aux projections de métal liquide. Le but de l'invention est de réaliser un dispositif d'assistance à l'entraînement des mottes qui permette d'accroître la section et le poids des pieces moulées pour une même machine, ainsi que d'accroître la cadence et la longueur de la table de coulée et de refroidissement sans risque d'écraser les mottes et en évitant les inconvénients précédents. L'invention consiste à intercaler entre les barreaux fixes constituant la table sur laquelle avance la colonne de mottes, des barreaux mobiles s'étendant sur la majeure partie de la longueur de cette table et à exercer sur les mottes, à l'aide de ces barreaux mobiles, une force verticale ascendante égale à une fraction du poids des mottes et des pièces, cette force étant exercée sur les barreaux mobiles par un dispositif assurant leur coulissement longitudinal sans frottement avec en outre un dispositif pour assurer le retour de ces barreaux avec une force verticale nulle ou réduite pendant les périodes d'arrêt des mottes. L'invention consiste en outre, d'une part, à exercer sur les barreaux mobiles une force horizontale dans le sens de l'avancement égale à une fraction de la force d'adhérence entre les barreaux mobiles et les mottes et une fraction de la force de frottement des mottes sur les barreaux fixes, et ceci pendant une période commençant avant la mise en mouvement des mottes et se terminant après la période d'accélération de ces mottes, en conservant à l'extrémité de la table une section finale dépourvue de barreaux mobiles et destinée à assurer un appui suffisant des mottes les unes sur les autres et une décélération suffisante de la colonne de mottes en fin de course ; d'autre part, à appliquer pendant les périodes de retour une force verticale telle que la force d'adhérence des barreaux mobiles sur les mottes ne soit qu'une fraction de la force d'adhérence des barreaux fies sur les mottes afin d'assurer le nettoyage des barreaux mobiles tout en évitant le retour en arrière des mottes situées sur les barreaux mobiles. La table fixe comme les barreaux mobiles peuvent avantageusement être fractionnés en plusieurs tronçons avec réglage indépendant des forces verticale et horizontale.Enfin, l'invention prévoit la possibilité, lorsque l'on désire vider la machine après arrêt de la production des mottes, d'augmenter les forces verticale et horizontale de telle manière que la force d'adhérence des barreaux mobiles sur les mottes soit supérieure à la force horizontale exercée sur les barreaux mobiles et que cette dernière soit elle-même supérieure à la force d'entraînement de la colonne de mottes. Cette dernière possibilité est également applicable, à titre permanent, à un dernier tronçon de fin de refroidissement situé après la section fixe. Pour mieux faire comprendre l'objet de l'invention, on va en décrire, à titre d'illustration et sans aucun caractère limitatif, un mode de réalisation pris comme exemple et représenté sur le dessin annexé, sur lequel - la fig. 1 est une vue en élévation fractionnée de la machine - la -fig. 2 est une vue de dessus de cette machine - la fig. 3 représente un exemple de plan de joints de mottes - la fig. 4 représente une vue partielle à plus grande échelle, en coupe selon IV-IV de la fig. 5 - la fig. 5 est une coupe verticale selon V-V de la fig. 4. On voit à la partie droite de la fig. 1 I'extrémité de la machine I fabriquant les mottes 2 avec son piston 3 solidaire de la plaque modèle arrière 4 en train de repousser la dernière motte 2 produite au contact avec l'empile- ment 5 des mottes précédemment fabriquées. Cette colonne de mottes 5 se trouve supportée par une table fixe en forme de grille constituée de barreaux longitudinaux fixes 6 pour permettre l'évacuation facile des gaz dégagés par les mottes au moment de la coulée du métal liquide dans chaque empreinte 7 formée par la juxtaposition de deux mottes.A chaque avancement du piston 3, tout l'ensemble de la colonne avance donc de l'épaisseur de la motte 2 qui vient d'être produite et, à l'extrémité de l'installation correspondant au côté gauche de la fig. 1, les mottes arrivant au-delà de l'extrémité de la table tombent sur la machine à décocher 39 qui désagrège le sable et permet de récupérer les pièces. Sur toute la longueur de la colonne, peuvent être opérés successivement la coulée du métal liquide puis le refroidissement des pièces jusqu'à une valeur suffisante pour permettre le décochage, ce qui représente souvent une longueur supérieure à une dizaine de mètres. Dans le mode de travail habituel de la machine, c'est la pression fournie par le piston 3 et transmise par la dernière motte 2 qui assure le déplacement de tout l'ensemble de la colonne. Pour cette motte 2, qui est la plus sollicitée, la pression d'appui se répartit sur la surface S de la section de la motte (voir fig. 3) diminuée de la surface s de l'empreinte, c'est-à-dire de la section de ia pièce dans le plan de joint. La force F qui peut ainsi être transmise est égale à p (S - s), la valeur p représentant le maximum de pression que la motte de sable peut transmettre sans se désagréger, avec naturellement le coefficient de sécurité voulu.Cette force est donc limitée et elle doit d'autre part être égale à la somme du produit du coefficient f de frottement des mottes de sable sur les barres d acier par le poids total de la colonne en mouvement, y compris le poids des pièces moulées, et de la force nécessaire à l'accélération de la masse totale de la colonne. On voit donc que, pour une machine donnée, on ne peut dépasser une certaine dimension pour les pièces moulées car toute augmentation de ces dimensions augmente le temps de refroidissement, donc la longueur de la colonne et la force nécessaire en même temps qu'elle réduit la surface (S - s), ce qui réduit la poussée permise. De la même façon, la cadence de fonctionnement de la machine ne peut dépasser une certaine valeur, même en remplaçant la table fixe par un tapis roulant à l'extrémité, comme exposé plus haut, étant donné que ce tapis roulant ne peut recevoir que des moules contenant des pinces déjà suffisamment refroidies pour être solidifiées. Dans la mise en oeuvre de l'invention, ce tapis roulant peut d'ailleurs être supprimé, comme on le verra par la suite. Le dispositif selon l'invention se compose donc exclusivement d'une table de glissement, de préférence en plusieurs tronçons, chacun comportant une grille formée des barreaux fixes 6 soudés de place en place sur des traverses fixes 8, l'ensemble étant supporté, pour chaque tronçon, par deux tréteaux 9 au moyen de vis de réglage d'horizontalité 10 se vissant dans des équerres-supports 11. Conformément à l'invention, le dispositif comporte une série de barreaux mobiles 12 intercalés avec les barreaux 6 et réunis également de place en place par des traverses 13. Comme on le voit notamment sur les fig. 1, 4 et 5, ces barreaux mobiles 12 ont une largeur mesurée verticalement légèrement plus grande que celle des barreaux 6, sauf au voisinage des traverses 8 où une longue échancrure 14 réduit la largeur à une valeur légèrement plus faible que celle des barreaux 6. Ceci est destiné à permettre à l'ensemble mobile comprenant les barreaux mobiles 12 et les traverses mobiles 13, de se déplacer verticalement avec une faible amplitude et horizontalement avec une amplitude nettement plus grande, sans que les barreaux mobiles 12 ne rencontrent les traverses fixes 8, ni que les traverses mobiles 13 ne rencontrent les barreaux fixes 6. L'ensemble mobile constitué par les barreaux mobiles 12 et les traverses mobiles 13 comporte, à chaque extrémité de chaque tronçon et de chaque côté, une plaque verticale 15, soudée par exemple sous les barreaux 12 les plus extérieurs, et terminée à sa partie inférieure par un rail rectiligne et horizontal 16. Ces plaques 15 sont guidées latéralement par des galets 17 tourillonnant dans les flasques des tréteaux 9 et les rails 16 reposent chacun sur un galet 18 constitue par un roulement à billes étanche dont la bague intérieure est montée sur un excentrique 19 porté par un arbre 20 commun aux deux excentriques 19 d'un même tréteau 9. Cet arbre 20 est monté dans deux paliers 21 fixés sur le tréteau 9 de manière réglable en hauteur afin de permettre de régler le niveau et l'horizontalité de l'ensemble mobile.Ces paliers 21 sont, par exemple, pris de chaque côté entre deux écrous 22 montés sur un goujon 23 solidaire du tréteau 9. Sur cet arbre 20 est monté un levier 24 calé dans le sens perpendiculaire à la ligne des centres entre l'arbre 20 et l'excentrique 19, comme représenté sur la fig. 4, et à l'extrémité 25 de ce levier 24 s'articule la tige 26 d'un vérin horizontal 27 articulé dans une chape 28 solidaire d'une traverse fixe 8. Sur l'axe 25 s'articule également une bielle 29 transmettant l'effort horizontal à un autre levier 24 semblable situé dans l'autre tréteau du même tronçon. En alimentant le vérin 27 à l'aide d'air comprimé sous une pression bien précise réglée à l'aide d'un détendeur, on peut ainsi, après multiplication par les deux leviers 24 et par les quatre excentriques 19, exercer sur l'ensemble mobile d'un tronçon quatre forces verticales dont la composante est exactement connue et réglable. I1 est clair que si, pour tous les tronçons, cette composante verticale est égale ou supérieure au poids des mottes et des pièces supportées par ce tronçon, les mottes ne seront plus en contact avec les barreaux fixes 6 et tout l'ensemble mobile portant la colonne de mottes pourra se déplacer librement par roulement sur les galets 18 pratiquement sans aucune résistance horizontale. Ce n'est évidenment pas ce que l'on cherche car, dans ce cas, il deviendrait impossible d'appuyer chaque nouvelle motte 2 au contact de la colonne. En effet, il faut que cette motte soit pressée contre le reste de la colonne avec une force suffisante pour assurer l'étanchéité des moules. Pour cela, on exerce sur la colonne de mottes, à l'aide du dispositif précédent à frottements longitudinaux négligeables, une force verticale ayant pour valeur une fraction seulement du poids total des mottes augmenté de celui des pièces coulées. Soit K1 la valeur de cette fraction inférieure à 1; si M et P désignent respectivement les masses des mottes et des pièces coulées supportées par le dispositif, si g est l'accélération de la pesanteur et f le coefficient de frottement entre les mottes de sable et l'acier, la force horizontale résistante, c'est-àdire la force de frottement restant entre les mottes et les barreaux 6, est égale à r = (1 - K1)(M + P)gf On voit que cette force résistante peut être très notablement inférieure à la force habituelle (M + P)gf. I1 suffit pour cela que K1 soit assez élevé et voisin de 1, par exemple de l'ordre de 0,90. Ce coefficient K1 doit cependant tou jours rester nettement inférieur à 1 afin de maintenir une certaine résistance pour la raison qui vient d'être exposée. Naturellement, dans le calcul de ltef- fort à appliquer au vérin 27, il est nécessaire de tenir compte du rapport des bras de levier et, d'autre part, du poids du dispositif mobile lui-même. En opérant ainsi, on voit facilement que la force résistante qui vient d'être calculée s'oppose constamment au déplacement de la colonne de mottes et ce n'est que lorsque la dernière motte 2 produite vient d'être poussée par le piston 3 au contact de la colonne de mottes que celle-ci se met en mouvement avec des frottements réduits. Après la course en avant du piston 3, un dispositif auxiliaire doit naturellement ramener l'ensemble mobile à sa position de départ sans entraîner la colonne en arrière, c'est-à-dire par exemple en exer çant un effort vertical nul ou faible sur la colonne de mottes. A titre de perfectionnement, il est préférable, selon l'invention, que le dernier tronçon du dispositif se termine par une partie 30 de table fixe dépourvue des barreaux mobiles 12 qui s'arrêtent par conséquent avant cette ex trémité. Si M et P sont encore les masses des mottes-et des pièces supportées par le dispositif mobile et m et p les masses des mottes et des pièces supportées par le prolongement fixe 30, la force horizontale résistante est alors H = (1 - K1)(M + P)gf + (m + p)gf r 1 On peut ainsi avoir une valeur suffisante de cette force horizontale, donc de la pression au plan de joints des mottes, même avec une valeur élevée de K1, donc une valeur de (1 - K1) faible. En réalité, dans le mouvement de course aller du piston 3, il faut distinguer une première phase au course laquelle le piston subit une accélé ration T , de sorte qu'à la force résistante H précédente vient s'ajouter une r force d'inertie égale à (M + P + m + p + D) lr D étant la masse de l'ensemble mobile comprenant notamment les barreaux 12 et les traverses 13. Dans une deuxième phase, l'ensemble se déplace à vitesse constante et le deuxième terme dû à l'inertie s'annule. Enfin, dans une troisième phase, le piston subit une décélération et le tronçon d'extrémité 30 joue un rôle important en donnant à cette décélération une valeur suffisante tout en appliquant la force correspondante à l'extrémité de la colonne afin de maintenir la cohésion de celle-ci. C'est au cours de la première phase d'accélération que la dernière motte 2 produite se trouve la plus sollicitée en pression et c'est alors que lton doit avoir H + (M + P + m + p + D) Y ( pO (S - s) r Pour une machine à cadence élevée, c'est-à-dire à accélération r élevée, il se peut qu'on ait des difficultés à faire respecter cette inégalité avec un coef ficient de sécurité suffisant. Pour y remédier, on peut, conformément à l'invention et à titre de perfectionnement, disposer un vérin 31 dont une extrémité 32 est articulée dans une chape 33 solidaire d'une traverse fixe 8 et dont l'autre extrémité 34 est articulée de même dans une chape 35 solidaire d'une traverse mobile 13.Ceci permet, en alimentant ce vérin 31, comme le vérin 27, à l'aide d'air comprimé à pression réglée par un détendeur, d'exercer sur l'ensemble mo bile une force motrice horizontale bien déterminée H que l'on peut choisir m égale à une fraction K2 de la force d'inertie pendant la phase d'accélération H = K2 (M + P + m + p + D) "d m Il faut naturellement qu'en fin de phase d'accélération la force H m exercée par le vérin 31 soit annulée.A cet effet, on a prévu, sur un des tréteaux 9 de chaque tronçon, un microrupteur 36 actionné par exemple par une butée réglable sur une des plaques 15 et positionné de telle manière que, dès la fin de la période d'accélération, ou un peu après par sécurité, par exemple à-micourse, la pression d'air soit coupée sur le vérin 31, l'ensemble continuant alors par inertie et par entraînement sous l'effet du piston 3, comme dans 1 'exemple précédent. Dans le choix de la valeur de Hm, il faut toutefois veiller, si l'on veut éviter tout dispositif de synchronisation, à ce que le mouvement de l'ensemble mobile ne commence pas avant que la dernière motte 2 ne vienne rencon trer la colonne. Pour cela, il faut vérifier que cette force horizontale H est m inférieure à la fois à la force de frottement des barreaux mobiles sur les mottes et à la force de frottement des mottes sur les barreaux fixes H = K3 (M + K3 P)K1gf m = K4 g tCM + P)(1 - + m + jJ gf les coefficients K3 et K4 étant encore des coefficients inférieurs à 1 choisis avec un certain coefficient de sécurité lié à l'indétermination sur f. Grâce à cette précaution, si en début de chaque cycle on fait agir le vérin 27, puis, après une légère temporisation, le vérin 31, l'ensemble demeure immobile grâce à l'effet des forces de frottement et ne démarre que sous 1 'effet du piston 3 lorsque a motte 2 vient rencontrer la colonne. De cette maniere, on évite tout dispositif de synchronisation et les inconvénients qui en résulteraient, notamment dans le manque de précision. Après la phase d'accélération, lorsque le microcontact 36 agit, comme exposé plus haut, l'ensemble mobile continue sa course jusqu'à l'arrêt du piston puis s'arrête sous l'effet des forces de frottement H .Un relais temporisé commandé par 36 fait passer alors la pres r sion dans les vérins d'allégement 27 à une valeur inférieure, puis un autre relais temporisé commande le dispositif de retour, qui peut être constitué par le même vérin 31 à double effet, ce qui ramène l'ensemble mobile en arrière jusqu'au moment où un microrupteur 37, visible à la droite de la fig. 1, coupe l'admission d'air de retour, tandis qu'un amortisseur hydraulique 38 freine la fin du retour en position de départ. En même temps, le microrupteur 37 redéclenche la mise en marche de la première phase du cycle dans l'attente du mouvement du piston 3. Pendant cette course de retour de l'ensemble mobile, naturellement, la force verticale exercée par le vérin 27 se trouve supprimée ou réduite de ma- nière à ne pas entraîner l'ensemble de la colonne de nouveau en arrière. I1 est pourtant avantageux d'éviter que cette force verticale s'annule, c'est-à-dire que les barreaux mobiles décollent d'en dessous la colonne de mottes pour éviter le choc au moment de la reprise de la pression. Mais surtout il est particulièrement avantageux, selon l'invention, de laisser subsister une certaine pression entre les barreaux mobiles 12 et la colonne de mottes pour assurer le nettoyage permanent des barreaux mobiles.Pour cela, si l'on appelle K'1 la fraction du poids des mottes et des pièces prises par l'ensemble des barreaux mobiles 12, il suffit de vérifier que la force d'entraînement en arrière (M + P)K'lgf est inférieure à la force de frottement s'opposant à ce mouvement (M + P)(1 - K'l)gf. I1 suffit donc, par conséquent, que K'1 soit inférieur à 0,5 avec une certaine marge de sécurité. De cette manière, les barreaux 12 comme les barreaux 6 sont constamment lisses et dépourvus de toute adhérence de sable. Enfin, conformément à l'invention, la machine est susceptible de permettre, à certaines périodes de fonctionnement, d'appliquer une force verticale et une force horizontale H de valeurs telles que, contrairement aux conditions m précédentes, on ait cette fois adhérence sur les barreaux mobiles mais glissement sur les barreaux fixes, c'est-à-dire encore H = K'3 (M + P) Klgf et H = K'4 FM + P)(1 - K1) + m + g gf K'4 étant cette fois supérieur à 1 pour qu'il y ait glissement sur les barreaux fixes, tandis que K'3 demeure inférieur à 1, ce qui détermine K1 donc la force verticale. En particulier, on peut choisir K1 = 1, la force horizontale n'étant plus alors déterminée que par les frottements sur la section 30. Ce mode de fonctionnement particulier, qui ne nécessite qu'un changement dans la valeur des pressions d'air fournies par les détendeurs, permet de faire avancer toute la colonne de mottes pas à pas sans intervention du piston 3, ceci en particulier pour vider la machine de son contenu sans aucun dispositif auxiliaire après arrêt de la machine de fabrication des mottes. I1 est également possible d'utiliser ce mode de fonctionnement en permanence pour un dernier tronçon de refroidissement après solidification des pièces, c'est-à-dire au moment où le manque de cohésion dans la colonne de mottes n'a plus grande importance. Dans tous les cas, que l'ensemble de la ligne soit formé d'un ou plusieurs tronçons, et que l'ensemble se termine par la partie fixe 30 ou par un tronçon de refroidissement après cette partie fixe, la partie aboutissant audessus de la table de décochage 39 peut être d'une épaisseur relativement faible, contrairement au convoyeur habituel, ce qui permet de placer cette table de décochage beaucoup plus haut et, en général, d'éviter le creusement d'une fosse. Enfin, lorsque la ligne a une grande longueur et qu'elle est constituée par plusieurs tronçons, il est avantageux de pouvoir régler les pressions de fonctionnement dans chaque tronçon indépendamment, et ceci en particulier au moment de la mise en route de la machine afin, par exemple, de n'exercer la pression dans les vérins 27 et 31 de chaque tronçon que lorsque la colonne de mottes déborde déjà d'une certaine longueur sur le tronçon suivant. L'invention permet ainsi, avec une même machine de fabrication de mottes, de réduire la section (S - s) nécessaire, donc d'agrandir la section s des pièces et en même temps, par l'allongement approprié de la colonne de mottes, d'augmenter le poids unitaire des pieces moulées et également la cadence de fonctionnement de la machine, grâce aussi à la compensation des accélérations, ce qui permet finalement d'augmenter considérablement la productivité de la machine en poids de pièces produites par heure. D'autre part, elle permet d'allonger considérablement la table de coulée afin de stocker un nombre important de moules et autoriser ainsi à couler plus librement le métal, ce qui rend le fonctionnement du chantier beaucoup moins dépendant de l'approvisionnement et de la nature du métal. Enfin, I'appareil selon l'invention est extrêmement simple puisqu'il ne comprend, au point de vue mécanique, que de petits vérins à air comprimé avec un jeu d'électrovannes et de détendeurs pour sa commande sans nécessiter aucun dispositif complexe ni de précision. REVENDICATIONS 1. Dispositif d'entraînement des mottes pour une machine à mouler en mottes à joint vertical, caractérisé par le fait quril comprend une grille fixe formée de barreaux longitudinaux et une grille mobile formée de barreaux intercalés avec les précédents avec des moyens mécaniques réglables pour exercer sur les mottes, à l'aide de cette grille mobile, une force verticale ascendante égale à une fraction du poids des mottes et des pièces supportées par l'ensemble des deux grilles, tout en assurant le libre coulissement longitudinal sans frottement de la grille mobile, avec en outre un dispositif pour assurer le retour en position de départ de cette grille mobile avec une force verticale nulle ou réduite pendant les périodes d'arrêt des mottes. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il comporte une dernière section de grille fixe dépourvue de grille mobile. 3. Dispositif selon une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait qu'il comporte des moyens mécaniques pour exercer sur la grille mobile une force horizontale de l'ordre de grandeur des forces d'inertie pendant la période d'accélération. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé par le fait que la force horizontale demeure inférieure aux forces de frottement de la grille mobile sur les mottes et des mottes sur la grille fixe, et qu'elle commence à être appliquée avant le début de la période d'accélération et se termine après la fin de l'accélération mais bien avant la fin de la course. 5. Dispositif selon une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que, pendant les périodes de retour de la grille mobile, la force verticale exercée par celle-ci sur la colonne de mottes est légèrement inférieure à la moitié du poids des mottes et des pièces supportées par l'ensemble des deux grilles. 6. Dispositif selon une des revendications précédentes, caractérisé par le fait qutil est susceptible de fonctionner dans le sens aller avec une force verticale et une force horizontale réglées à des valeurs telles que la grille mobile adhère sur la colonne de mottes, tandis que celle-ci glisse sur la grille fixe sous le seul effet de ces forces afin de permettre entre autre le vidage de la machine. 7. Dispositif selon une des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'il comporte, en fin de parcours des mottes, un tronçon de grilles fixe et mobile fonctionnant en permanence de la manière décrite à la revendication 5. 8. Dispositif selon une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que les moyens mécaniques destinés à exercer les efforts tant verticaux qu'horizontaux sont constitués par des vérins à air comprimé alimentés par l'in termédiaire de détendeurs réglables, le vérin exerçant la force horizontale étant à double effet pour servir en même temps de dispositif de retour, tandis que des microcontacts, des relais temporisés et des électrovannes appropriés distribuent dans l'ordre voulu les diverses pressions réglées par les détendeurs.