La présente invention concerne les systèmes d'appel par affichage. Dans les services publics qui reçoivent un grand nombre de visiteurs, comme par exemple les bureaux de Sécurité Sociale, il est d'usage courant de distribuer des fiches ou des jetons numérotés aux visiteurs au fur et à mesure de leur arrivée, ces numéros permettant ensuite de les appeler successivement à 1 un des guichets ou des bureaux où ils désirent se rendre. L'appel est généralement fait par un préposé à l'aide, par exemple, d'un haut-parleur ou d'un tableau d'affichage lumineux au moyen duquel il désigne le numéro appelé et indique le bureau ou le guichet où le visiteur doit se rendre. De tels procédés d'appel apparaissent souvent comme peu pratiques, lents, sujets à erreur et coûteux en personnel. De plus, en cas de grosse affluence, il peut entratner une certaine confusion parmi les visiteurs, les appels pouvant échapper à certains d'entre eux. La présente invention a pour objet un dispositif simplifiant les opdrationsd'appel, selon lequel chacune des personnes qui occupent les guichets ou les bureaux où désirent se rendre des visiteurs peuvent appeler directement le visiteur qui porte le premier des numéros restant à se présenter à son guichet ou dans son bureau. Ainsi, le premier visiteur par ordre d'arrivée est directement prévenu que son tour est arrivé et qu'il doit se rendre à tel guichet ou dans tel bureau. A cet effet, selon l'invention, chaque personne recevant des visiteurs dispose d'un clavier d'appel comportant des boutons et des voyants. En outre, chaque guichet ou chaque bureau est muni d'un tableau d'affichage où apparat, sur commande au moyen du clavier d'appel correspondant, et grâce à un dispositif de comptage unique, le numéro du premier visiteur appelé à se présenter; ce numéro n'apparaît pas sur les autres tableaux dtaffichage. De plus, chaque tableau d'affichage comporte un dispositif de sonnerie commandé également par le clavier correspondant et destiné à attirer l'intention d'un visiteur n' ayant pas remarqué l'apparution de son numéro au tableau d'affichage. Les claviers d'appel comportent aussi des voyants indiquant la présence a'un appel fait sur ce clavier ou sur un autre. En outre, le dispositif comporte des moyens empêchant l'appel à partir d'un clavier quand un appel est en cours à partir d'un autre clavier. La description qui va suivre, en regard des dessins annexés, donnée à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut tre mise en pratique. La figure 1 représente schématiquement une partie d'un système d'appel à trois claviers selon l'invention. La figure 2 représente schématiquement le reste du mme système d'appel et concerne plus particulièrement les tableaux d'affichage. La présente description se rapporte à un système d'appel destiné à trois bureaux (ou à trois guichets) de réception. On désignera arbitrairement chacun de ces trois bureaux par les expressions : premier bureau, deuxième bureau, troisième bureau. Dans la pratique, le système peut store appliqué à un nombre quelconque de bureaux. Chaque bureau est équipé d'un clavier d'appel C placé à la portée de la personne qui l'occupe personne que 1'on désignera par le terme d'employé), ainsi que d'un afficheur F et d'une sonnerie à ronfleur SO disposés à l'extérieur du bureau et à proximité de sa porte d'entrée. Un clavier d'appel C est muni d'un bouton de prise en charge BP, d'un bouton d'annulation BA et d'un bouton de sonnerie BS; ces boutons actionnent des contacts électriques. I1 est muni en outre d'un voyant de prise en charge VP et d'un voyant d' occu- pation VO. Un afficheur se compose de trois dispositifs d'affichage FU, FD et FC, juxtaposés horizontalement, chacun d'eux pouvant faire apparaltre sur commande un chiffre, restpectivement celui des unités, des dizaines et des centaines d'un nombre à tros chiffres correspondant à un numéro d'appel. On peut évidemment utiliser un nombre de dispositifs d'affichage différent a trois selon le nombre maximal de numéros d'appel envisagé. Le système d'appel qui va votre décrit comporte des relais électro-magnétiques. Ces relais et leurs contacts portent chacun une référence à deux signes, lettre ou chiffre. Le premier signe de la référence d'uncontact est identique au deuxième signe de la référence du relais qui l'actionne. D'autre part, les références des éléments du système qui se répètent identiquement pour chaque bureau se terminent par un chiffre identique au numéro du bureau correspondant. L'alimentation en énergie électrique du système est assurée par trois sources qui portent les références respectives 56, 58 et 60. Supposons que le premier bureau soit devenu libre; l'employé qui l'occupe désire appeler un autre visiteur. Pour ce faire, il appuie sur le bouton BP1 de son clavier C1. Le contact de travail de ce bouton ferme le circuit de l'un des deux enroulements d'excitation d'un relais R1, à travers des contacts fermés 23 et 33 de relais R2 et R3 au repos et l'enroulement d'un relais RA.De ce fait, les relais R1 et RA se trouvent excités et viennent au collage; un contact de travail 11 du relais R1 ferme le circuit d'un autre enroulement de ce relais, en série avec le contact de repos du bouton d'annulation BA1, les contacts fermés 23 et 33 et l'enroulement du relais RA. Les relais R1 et RA restent donc excités après relâchement du bouton BP1. I1 en résulte l'ouverture d'un contact 12 qui coupe le circuit d'excitation des relais R2 et R3 correspondant aux claviers C2 et C3 et interdit de ce fait toute prise en charge à partir de l'un de ces claviers. Si par contre la prise en charge est demandée à partir d'un autre clavier que le clavier C1, par exemple à partir du clavier C2 au moyen du bouton BP2, c'est le relais R2 qui se trouve excité et maintenu dtune manière toute semblable, et ses contacts 22 et 23, s'ouvrant, isolent les relais R1 et R3 pour interdire de la même manière une prise en charge faite à partir des claviers C1 ou C3, Dans tous les cas, il y a excitation du relais RA. Un contact inverseur A2 du relais RA, venant au travail, ferme un circuit contenant en série les enroulements de deux relais RB et RE, dits relais de passage, une résistance 40 et le contact derepos dtun inverseur E2 du relais RE mettant en liaison des points a et b. Toutefois, les résistances respectives des bobines des relais RB et RE sont telles que seul le relais RE vient au collage. L'inverseur E2 prend alorssa position de travail, reliant le point a à un point c et fournissant un circuit de maintien au relais RE, indépendant du contact de travail de l'inverseur A2. Ainsi, le collage du relais RA entraîne celui du relais RE, avec évidemment un petit retard. Les dispositifs d'inhage FU ai chiffre des unités des aMtcheurs F sont commandés par un relais sélecteur SU à onze positions, mettant au travail à chacune d'elles un des ses onze contacts CU. Ce sélecteur SU comporte deux enroulements d'excita~ tion, dont l'un commande sa remise à zéro; lorsque l'autre enroulement reçoit une impulsion de courant, le sélecteur fait un pas et met au travail le contact de la position ainsi atteinte, tandis que celui de la position qu'il quitte revient au repos. Le circuit d'excitation correspondant à cet enroulement comporte en série un contact El fermé au repos et un contact Alouvert au repos. Pendant le court instant où le relais RA se trouve collé alors que le relais RE ne l'est pas encore, ce circuit est fermé et le sélecteur SU fait un pas. Dans le présent exemple d'application, les dispositifs d'affichage utilisés sont des tubes à gaz bien connus contenant une électrode commune en regard de dix électrodes en forme de chiffres de O à 9. L'application d'une tension électrique suffisante entre ltélectrode commune et d'une des électrodes en regard fait apparaltre sous forme lumineuse le chiffre correspondant à l'électrode excitée. Chacun des contacts du sélecteur SU connecte, dans sa position de travail, par l'intermédiaire d'un contact de travail E3, la source d'alimentation 56, de polarité négative, à une entrée de même rang des tubes d'affichage FU. Toutefois, la prise en charge étant supposée faite à partir du clavier d'appel C1 du premier bureau, seul le tube d'8.ff'idZage fait apparaître le chiffre correspondant, car son-électrode commune est seule à être connectée à la source d'alimentation 58, de polarité positive, par un contact 14 mis au travail par le relais R1, les contacts homologues 24 et 34 étant ouverts Revenons maintenant au premier bureau, où employé a appuyé sur son bouton de prise en charge BP1.D'après les explications précèdents, il en résulte le collage avec maintien des relais R1, RA et RE, d'où l'allumage du voyant de-prise en charge VPl par-un contact de travail 15, l'envoi d'une impulsion d'avancement au sélecteur unités SU et l'application d'une tension positive à l'électrode commune du tube des unités FU1 de l'afficheur Fl. Ce tube fait donc apparaître le chiffre qui suit immédiatement celui qui y était précèdemment affiché.Les sélecteurs SD et SC n'ont pas ae ce fait changé de position et les tubes FD1 et FOI affichent des chiffres de dizaines et de centaines inchangés, grâce aux mêmes contacts E et 14 qui mettent ces tubes en liaison avec les sources d'alimentation 56 et 58. Les visiteurs en attente voient donc apparattre un nombre à trois chiffres sur l'afficheur F1 du premier bureau. Celui qui possède un jeton ou une fiche portant le même numéro entre dans ce bureau. L'employé appuie alors sur le bouton d'annulation BA1 dont le contact s'ouvre, rompant le circuit de maintien des relais R1 et FA. Le contact A2 revient au repos et court circuite la bobine du relais RE qui revient également au repos. Le contact E2 met alors, pendant un court instant, les trois points a, b et c en liaison, ce qui permet une courte excitation du relais RB à travers la résistance 40. Un contact de travail B1 se ferme brièvement de ce fait, commandant l'excitation du deuxième enroulement du sélecteur SU, à condition qu'un contact U1 placé en série soit fermé. Cette condition est réalisée quand ce sélecteur se trouve dans la position qui suit la position 9 et qui est désignée par 00, permettant ainsi l'excitation d'un relais RU retardé au décollage. Le sélecteur SU fait alors un pas supplémentaire qui l'amène à la position 0 où il reste jusqu'à la prochaine excitation de son premier enroulement, laquelle le met en position 1.Le tube d'affichage FU1 fait apparaître le chiffre zéro quand le électeur SU est en position 0, ainsi que lorsqu'il se trouve momentanément en position 00 gracie à la fermeture d'un contact de travail U3. Ainsi est expliqué le processus de passage du sélecteur SU par la position 0. Quant au sélecteur de dizaines SD, il avance d'un pas à chaque passage en position 00 du sélecteur d'unités SU, grâce à un contact inverseur U2. Ce contact, normalement au repos, maintient en charge un condensateur 45 relié par une résistance 46 à la source d'alimentation 60. Lorsqu'il vient au travail, ce qui a lieu pendant un court instant corr s ondant au passage en position con e sateur 00 du sélecteur des unités, ce se aec arge dans le premier enroulement d'excitation du sélecteur SD, lui faisant faire un pas. Le chiffre des dizaines augmente ainsi d'une unité à chaque fois que le chiffre des unités passe de 9 à 0. Ce sélecteur possède également un deuxième enroulement d'excitation connecté en série avec le contact B1 et un contact D1 d'un relais RD.Ce dernier circuit permet le passage de 9 à O du sélecteur SD, d'une manière identique à celle du sélecteur SU. Le sélecteur SD actionne un contact CD à onze positions. Les circuits d'excitation du sélecteur de centaines SC et leur fonctionnement sont en tous points semblables à ceux du sélecteur de dizaine SD. Ils comportent, de meAme, en plus du contact B1, un contact inverseur D2 du relais RD, un condensateur 47, une résistance 48 et un contact Cl d'un relais RC. I1 actionne de même un contact CC à onze positions. Les relais RD et RC sont, comme le relais RU, retardés au décollage et comportent respectivement des contacts D3 et C3 dont le roule est le mssme que celui du contact U3. Ainsi est expliqud le fonctionnement des circuits d'affichage, qui permettent, sur commande des boutons de prise en charge BP, l'affichage successif de tous les numéros de 000 à 999, lequel est suivi du retour à 000. Cet affichage apparat dès qu'un employé appuie sur son bouton de prise en charge, et uniquement, comme on l'a vu, sur le tableau disposé wès de la porte du bureau de cet employé. Pour le cas où le visiteur dont un employé appelle le numéro ne se présenterait pas, on a prévu sur chaque clavier d'appel un bouton BS qui permet à employé d'actionner une sonnerie à ronfleur. Les contacts de travail de ces boutons BS1, BS2 et BS3 sont connectés en parallèle et ferment le circuit d'excitation d'un relais unique RS par l'intermédiaire d'un contact E5 fermé pusiqu'il y a eu une prise en charge et que le relais RE est donc collé.Ce relais RS possède un contact de travail S1 qui permet l'alimentation de celui des ronfleurs S01, S02 ou S03 qui correspond au bureau où on a enfoncé le bouton BS gerce à des contacts placés en série avec le contact S1 et désignés respectivement par 16, 26 ou 36. Si le visiteur appelé persiste à ne pas se présenter, l'employé peut appeler le visiteur suivant par enfoncement du bouton d'annulation, puis, à nouveau, du bouton de prise en charge. Chaque clavier possède de plus un voyant de prise en charge, respectivement VP1, VP2 ou VP3, qui s'allume par la venue au travail d'un contact désigné respectivement par 15, 25 ou 35 et garde mémoire du fait que le bouton de prise en charge du clavier (BP1, BP2 ou BP3) a été enfoncé, jusqu'à l'annulation par enfoncement du bouton BA du même clavier. I1 rappelle donc à l'employé qu'il a appuyé sur le bouton de prise en charge et qu'il n'a pas encore effectué l'annulation. Chaque clavier possède enoutre un voyant d'occupation (respectivement VOl, V02 ou03), qui s'allume par la fermeture d'un contact de travail E4, donc par l'enfoncement d'un quelconque bouton de prise en charge BP, et s'éteint au moment de l'annulation par le bouton BA du clavier où on a enfoncé le bouton BP. L'allumage de ce voyant indique l'occupation des circuits du fait qu'un bouton BP a été enfoncé; on doit attendre son extinction pour procéder à une nouvelle prise en charge à partir d'un quelconque clavier. Lorsqu'on coupe 11 alimentation électrique de l'installation qui vient autre décrite, par exempt en fin de journée, les relais sélecteurs conservent la position qutils avaient atteinte, de sorte que, le lendemain matin, l'affichage des numéros d'appel reprend là où il avait été interrompu, sans retour à zéro. Cette caractéristique est commode dans le cas où les numéros d'appel distribués aux visiteurs sont portes par des fiches extraites d'un carnet å souche, chaque carnet pouvant ainsi eAtre utilisé jusqu'à épuisement. I1 va de soi que, sans sortir du cadre de l'invention, on peut apporter des modifications à la rorme d'exécution qui vient d'autre décrite. - REVENDICATIONS 1.- Système appel sélectif de visiteurs à tour de rôle dans des lieux de réception, caractérisé par le fait que chacun des lieux est équipé d'un moyen d'appel placé à la disposition de la personne qui y reçoit les visiteurs et d'un moyen d'affichage placé en vue des visiteurs, et que, grâce à un moyen de comptage unique des appels et de moyens de commutation, par la manipulation d'un quelconque moyen d'appel, on fait apparaltre en succession des signes correspondant aux signes attribués aux visiteurs, sur le moyen d'affichage partioulier au lieu où on a manipulé le moyen d'appel. 2.- Système d'appel selon la revendicakion 1, caractérisé parle fait que les moyens d'appel sont des claviers et que la manipulation à'un élément de commande sur l'un de ces claviers entraîne la possibilité d'apparition, uniquement sur le moyen d'affichage correspondant, d'un signe d'appel. -3.- Système d'appel selon la revendication 2, caractérisé par le fait que ledit élément de commande est un bouton, dit bouton de prise en charge, et que la cessation de l'affichage du signe d'appel-est causée par la manipulation d'un autre bouton du mebme clavier d'appel, dit bouton d'annulation. 4.- Système d'appel selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisé par le fait que chaque clavier d'appel comporte un voyant, dit oyant de prise en charges lequel signale qu une manipulation du bouton de prise en charge a eu lieu sur ce mebme clavier, jusqu'à une manipulation du bouton d'annulation. 5.- Système d'appel selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé par le fait que chaque clavier d'appel est muni d'un voyant, dit voyant d'occupation, lequel signale la manipulation du bouton de prise en charge d'un clavier quelconque, jusqu'à la manipulation du bouton d'annulation de ce même clavier. 6.- Système d'appel selon l'une quelconque des revendications 2 à 5, caractérisé par le fait que chaque clavier d'appel comporte un bouton dont la manipulation déclenche le fonctionnement d'un dispositif d'appel sonore destiné aux visiteurs et particulier au lieu où est placé ledit clavier d'appel. 7.- Système d'appel selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que les signes apparaissant sur les moyens d'affichage sont des nombres successifs représentant des numéros d'appel, chaque nombre excédant d'une unité le nombre précèdemment affiché, grâce au moyen de comptage. 8.- Système d'appel selon la revendication 7, caractérisé par le fait que le moyen de comptage comporte plusieurs dispositifs de comptage, chacun d'eaux étant affecté aux chiffres d'un rang déterminé des nombres représentant les numéros d'appel, son fonctionnement étant commandé par les moyens de commutation. 9.- Système d'appel selon 1 'une quelconque des révendi- cations 2 à 8, caractérisé par le fait que les moyens de commutation comprennent des moyens d'interdiction d'une nouvelle prise en charge à partir d'un clavier quelconque, tant qu'une prise en charge est en cours et ntest pas achevée sur l'un d'entre eux. 10.- Système d'appel selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé par le fait que les moyens de commutation et de comptage utilisent des relais et des sélecteurs éleetro- magnétiques. 11. Système d'appel selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé par le fait que chaque moyen d'affichage est constitué par au moins un tube à affichage lumineux par ionisation de gaz.