La présente invention a pour objet un procédé d'extraction de l'uranium h partir de gisements souterrains. Les gisements souterrains d'uranium ont été extraits au moyen de solutions de bicarbonate d'ammonium, renfermant habituellement du peroxyde d'hydrogène afin d'oxyder l'uranium de ltétat +4 à l'état +6 nécessaire à la formation d'ions complexes de bicarbonates et de carbonates d'uranium solubles. Bien que des solutions de bicarbonate d'ammonium soient utilisées avec succès pour extraire l'uranium, elles sont difficiles à mettre en oeuvre du fait que des échanges d'ions se produisent entre les ions ammonium et les ions calcium dans les gisements de calcite en dégageant sous terre du gaz ammoniac qui pollue les sources d'eau et ajoute du calcium b la solution.Lorsque la solution est amenée à la surface, la diminution de pression hydrostatique se traduit par un d'gagement de bioxyde de carbonate qui augmente le pM de la solu Tion [(CO2#+2H2 # H3O+ + HCO3-)] précipitant le carbonate de calcium [(CaCO3#+H3O+ + HCO3- # Ca++ +2HCO3- + H2O)]qui bouche les tuyaux. De même l'utilisation de peroxyde d'hydrogène et de bicarbonate d'ammonium augmente le prix de revient du processus d'extraction, notamment en ce qui concerne le cotit des produits chimiques utilisés; leur mesure dans la solution et le contrale de leur concentration. Les carbonates et les bicarbonates de métaux alcalins ont également été utilisés, mais ils présentent aussi les incovénients de polluer les nappes aquifères souterraines. La présente invention vise plus pécisément un procédé d'extraction de l'uranium des gisements souterrains, ce procédé étant caractérisé par lofait que l'on forme une solution de bioxyde de carbone présentant une concentration en bicarbonates inférieure à 9 g/l, exempte de carbonates et de bicarbonates d'ammonium et de métaux alcalins, et qui contient de l'oxygène ou son équivalent à une concentration équivalente à au moins une atmosphère d'air, après quoi on met en contact ces gisements souterrains avec cette solution en présence d'ions calcium, et on transfère de force cette solution en surface. I1 s'est avéré que l'utilisation de carbonates et de bicarbonates de 4taux alcalins et d'amonium pour extraire l'uranium ne permettait pas l'limination complète de ces réactifs. A la place de ces réactifs, on a besoin de n'utiliser que du bioxyde de carbone et de l'air, qui non seulement sont très bon marché mais ne posent en principe aucun problème de pollution. On a découvert que des solutions de bioxyde de carbone et d'air permettent d'extraire à peu près autant d'uranium que lorsqu'on utilise des solutions de carbonate d'ammonium. De même, puisque les ions ammonium ne sont pas présents pour intervenir dans l'change avec des ions calcium, la précipitation du carbonate de calcium est un problème moindre. IL s'est également avéré que le peroxyde d'hydrogène peut précipiter l'uranium et réduire ainsi la quantité récupérée. En utilisant de l'oxygène de l'air, il n'est plus besoin de mettre en oeuvre du peroxyde d'hydrogène sauf pour des gisements renfermant en quantité prédorinante de l'uranium à l'état +4, ainsi que pour récupérer des traces d'uranium à la fin de l'extraction sans peroxyde d'hydrogène. La solution aqueuse oxydante de bioxyde de carbone préparée exempte de bicarbonates et de carbonates de métalux alcalins d'a- ammonium doit avoir une concentration en ions bicarbonates inférieu- re à 5 g/l étant donné qu'une concentration supérieure peut se traduire par une précipitation de carbonate de calcium susceptible d'obstruer les canalisations. Si l'on ne lessive aucune trace de carbonate de calcium dans la solution, cette dernière présentera une concentration en bicarbonate inférieure à 1 g/l. La solution doit contenir de l'oxygène ou son équivalent (par exemple du peroxyde d'hydrogène) à une concentration équivalente d'au moins 1 atmosphère d'air, de préférence équivalente à au moins 1 atmosphère d'oxygène.Ces concentrations élevées d'oxygène sont nécesaires du fait que l'uranium à ltétat +4 n'est pas solubilisé par les ions bicarbonates et restera dans la terre s'il n'est pas oxydé à l'etat +6. La solution est préparée de préférence en injectant de l'air et du bioxyde de carbone, sous forme de gaz ou de glace sèche, dans l'eau au moment où elle est transférée sous terre. Une saturation au moyen d'une couverture de bioxyde de carbone sous pression atmosphérique peut aussi être utilise toutefois de l'oxygène doit être ensuite pulvérisé du fait que le bioxyde de carbone entraine au dehors l'oxygène dissous.L'addition de rdactif chimique à la solution ddgageant le bioxyde de carbone, par exemple du carbonate de calcium et de l'acide chlorhydrique, n'est pas aussi appropriée puisque l'anion acide peut créer d'autres inconvénients. L'utilisation d'oxygène gazeux peut être appropriée si l'uranium dans le gisement souterrain est dans une large mesu- re à l'état +4; toutefois il ne sera pas habituellement nécessaire d'utiliser de l'oxygène gazeux de prix très élevé. Le peroxyde d'hy- drogène peut également être utilisé bien qu'il soit moins approprié du fait de son prix élevé, étant donné qu'il favorise la précipitation du carbonate de calcium, et qu'il peut être remis en cause dans certains cas du fait qu'il dissout d'autres espèces oxydables.Toutefois, il peut être utilisable dans des zones ou pré domine l'uranium à l'état +4 ou bien pour récupérer des traces d'uranium réstant après l'extraction sans l'aide de peroxyde dthy- drogène. Etant donné que la concentration en ion bicarbonate est très petite c'est-à-dire inférieure à 1 g/l) à moins que des ions calcium soient présents, il est nécessaire d'ajouter lesdits ions calcium à la solution si le gisement ne contient pas assez de calcium, qui est souvent présent dans la terre sous forme de calcite, CaC03. Si le gisement est déficient en calcium, on peut ajouter ce dernier à la solution en le pompant sur un lit de pierre à chaux (CaC03), de dolomite (CaCO3. MgCO3) ou de chaux (CaO), jusqu'd ce que la solution ait reçu assez d'ions calcium ou devienne saturée. Lorsque le calcium est présent, en fonctionnement du chantier, la concentration en bicarbonate est d'environ 0,014 M sous une atmos- phère de C0, ce qui est environ la même concentration en bicarbonate que l'on obtiendrait en utilisant 1 g/l de bicarbonate d'aw- monium. La solution, qui a un pH d'environ 3 à environ 7 avant d'entrer dans le sol et d'environ 5,5 à environ 7,5 immédiatement près son retour, ne contient de préférence aucun additif, autre que ceux décrits ci-dessus. Elle est pompée dans le gisement d'uranium par un ou plusieurs puits d'injection. A cause du poids de l'eau et de la pression de la pompe, la pression de gaz carbonique au fond se situe à moins de 2 atmosphères, ce qui accroît en outre la concentration en ions bicarbonate et de ce fait la quantité d'uranium extraite. Quelque temps plus tard la solution est pompée à nouveau par un ou plusieurs puits de récupération. Lorsqu'elle arrive à la surface, l'uranium en est prélevé par une méthode appropriée quelconque.Une méthode particulièrement intéressante consiste à faire passer la solution à travers des colonnes échangeuses d'ions de façon à extraire l'uranium sur la colonne. L'uranium est ensuite élué de la colonne puis précipité, par exemple sous forme de diuranate d'ammonium (ADU). Cet ADU peut être ensuite calciné pour obtenir du U308. L'invention sera mieux comprise à la lecture des exemples non limitatifs suivants s EXEMPLES On prépare initialement les compositions suivantes : 1 2 50 g Minerai d'Uranium 50 g L.O. de Lamprecht (L.O. 100 mi O, 02H 100 ml H2OP CaCl2 A Air (Atm.) Air (1 atm.) 0,8 g C02 0,8 g C02 Comme ci-dessus sauf que la Comme ci-dessus sauf que solution contient la solution contient 1 g/l H2O2et 1 g/l H2O2et 0,1 % MH4HC03 0,1 % NH4HCO3 Chacune des formulations ci-dessus est enfermée dans des éprouvettes à l'intérieur d'une bombe de Parr ayant un volume d'environ 325 mi. En supposant un volume libre de 200 mi une fois tous les constituants placés dans la bombe, la pression partielle de CO2 est d'environ 2 atm. et la pression partielle de O2 est d'environ 0,2 atm.Chacune des solutions expérimentales précitées est filtrée et analysée pour U et Ca. La durée de contact entre les solutions et le minerai est notée soigneusement et aucune agitation n'est appliquée pendant l'expérimentasion. Quelques centaines de grammes de minerai d'uranium de Lamprecht sont obtenus et renferment approximativement 0,1 % d'uranium. Après avoir découvert qu'une solution diluée froide de SO4H2 du minerais permettait de récupérer par lessivage approximativement trois fois la quantité d'uranium sensée être présente dans le minerai , on a réalisé une analyse plus précise du minerai Trois échantillons du minerai de Lamprecht, provenant d'éprouvez tes différentes, obtenus à différents moments, sont analysés au moyen d'une technique polarographique à fréquence différentielle (DPP). Tous ces échantillons sont passés à travers un tamis 20 mesh correspondant à la norme US après quoi ils sont analysés sans autre processus d'homogénéisation.Ces minerais renferment 0,32, 0,34 et 0,36 % d'uranium décelé par la méthode DPP. Des analyses spectrophotométriques montrent quelques inconvénients sérieux; toutefois une analyse par fluorescence aux rayons X du minerai confirme les résultats obtenus par la méthode DPP. L'analyse du calcium est réalisée par un processus d'absorption atomique faisant intervenir l'utilisation de normes synthétiques et de dilutions appropriées des échantillons. Les résultats des différentes expérimentations de lessivage sont indiqués dans le tableau suivant. En examinant ces données, il est important de noter qu'i la fois les teneurs en uranium et en calcium sont fonction de la composition de lessivage utilisée. Les analyses du calcium sont réalisées quelques jours après les expérimentations de lessivage. L'importance de ce point deviendra évidente lors de la discussion du destin de l'uranium traité par des solutions contenant du peroxyde Le pH des solutions mesurées pendant une demi-heure après la filtration du minerai est sensiblement voisin de 6,5. Après quelques heures les pH des différentes solutions atteignent des valeurs comprises entre 7,2 et 7,8. Ce comportement est identique pour desdonnées déterminées à partir d'essais sur le tas sur des solutions minières et peut être attribué à une perte de C02 se dégageant des solutions. Les solutions de lessivage renfermant du Ca+2 sont préparées en ajoutant 2,222 9 de CaC12 à un litre d'eau. Ceci devrait donner une solution 0,02 M de CaCL2 ou d'environ 800 ppm de Cl 2. L'analyse actuelle de la solution indique une teneur de 775 ppm de Ca+2 La solution de lessivage dans l'ex périmentation 6 a été preparée en ajoutant 0,5 ml de carbonate d'ammonium à 10 % dans 500 ml d'eau renfermant 775 ppm de Ca+2 et 0,1 % de peroxyde d'hydrogène. I1 se forme immédiatement un précipité de carbonate de calcium, éliminant ainsi une certaine partie du Ca de la solution. La concentration en Ca résul- tante a été calculée comme étant de 445 ppm de Ca Les données dans le tableau suivant indiquent qu'il existe une relation, ou pas de relation du tout, entre la solubilité du calcaire et le lessivage de l'uranium. Les expérimentations 1 et 2 sont réalisées simultanément et sont destinées i montrer l'effet d'une teneur élevée en caf sur le lessivage de l'uranium. Malheureusement le réacteur n'était pas bien fermé dans l'expérimentation n 2 et du gaz carbonique a fui graduellement pendant l'expérimentation. Malgré cela, il est intéressant de noter que la solution renfermant 775 ppm de Ca+2 lessive environ 67 % de plus d'uranium que la solution renfermant du gaz carbonique sous pression et ne contenant pas originellement du Ca . En outre, il est très significatif que la teneur en Ca de l'expérimentation 2 ne change même pas bien que 247 ppm d'uranium ont été décelées dans la solution.Puisque de si hautes teneurs en uranium ont été récupérées pendant ces expérimentations durant 16 heures, de nombreuses expérimentations subséquentes ont été réalisées pendant seulement 70 minutes afin d'obtenir plus de données pendant une période de temps plus courte. Les expérimentations 3 et 4 sont identiques à la 1 et à la 2 sauf que le temps de contact est réduit de 16 heures à 70 mi nu- tes. A nouveau, la solution ne renfermant pas de Ca+2 à l'origi- ne lessive plus d'uranium que celle renferment intialement 775 ppm de Cl 2. Cette fois, cependant, la solution renfermant du Ca+2 lessive 85 % plus d'uranium que la solution ne renfermant pas cet ion. De même on notera que la concentration en Ca d'o- rigine décline lentement jusqu'à 750 ppm dans l'expérimentation 4. I1 est également intéressant de comparer l'expérimentation 3 avec la 1. L'expérimentation de 16 heures lessive 216 ppm plus d'uranium que l'expérimentation de 70 minutes; elle ne lessive toutefois que 18 ppm de calcium en plus. Afin de déterminer pourquoi la présence de 775 ppm de Ca+2 retarde apparemment, bien qu'elle ne modère que légèrement le lessivage d'uranium si l'extraction de ce corps ne dépend pas de la dissolution de la calcite, on a entrepris une autre expérimentation (13) afin de montrer l'effet de la présence d'un sel diffèrent pendant le lessivage de l'uranium. Cette expérimentation est conduite de façon que la force ionique obtenue avec une solution 0,02M de chlorure de calcium puisse être neutralisée par une solution de chlorure de sodium.Afin d'obtenir une solution de chlorure de sodium dont la force ionique est équivalente à celle d'une solution 0,02M de chlorure de calcium, la solution de chlorure de sodium doit être O,06M. Les résultats de l'expsrimentation 13 montrent une quantité même inférieure d'uranium lessivé (113 ppm contre 129 ppm) au moyen d'une solution de chlorure de sodium 0,06M qu'avec une solution 0,02M de chlorure de calcium. En outre, la solution de chlorure de sodium provoque la dissolution de 175 ppm de Ca+2 contre les 118 ppm lessivés dans l'expérimentation 3 dans laquelle aucun sel n'est ajouté. Ce dernier résultat n'est pas surprenant puisqu'il était connu que la calcite est beaucoup plus soluble dans l'eau de mer que dans l'eau de source.Ceci est mauvais pour la suite des opérations dans un programme d'exploitation minière par lessivage, dans lequel du chlorure est introduit dans la solution de lessivage. Après avoir réalisé les expérimentations 1, 2, 3 et 4, il est souhaitable de déterminer l'efficacité des réactifs couramment utilisés dans ce domaine et de comparer ces résultats à ceux des expérimentations 3 et 4. Les solutions de lessivage dans les expérimentations 5 et 6 sont identiques à celles des expérimentations 3 et 4 sauf qu'elles contiennent 0,1% de carbonate d'ammonium et 0,1% de peroxyde d'hydrogène. Les résultats des expérimentations 5 et 6 rendent, pendant un moment, tout a' fait perplexes.La teneur en uranium de ces solutions lorsqu'on les mesure d'abord sont inférieures à 70ppm dans l'expérimentation 5 et inférieures à 40 ppm dans l'expérimentation 6. Ces analyses sont indiquées comme "inférieures à" du fait que l'excès de peroxyde d'hydrogène fournit une onde de réduction polarographique énorme qui interfère avec la mesure du pic de l'uranium (VI). L'uranium est évidemment présent mais sa concentration diminue après plusieurs heures et décline en outre après plusieurs jours jusqu a seulement quelques ppm d'uranium en solution. En même temps, on note l'apparition d'une boue jaune-verte dans le fond du conteneur d'échantillonnage. Du liquide clair décanté à partir de cette boue commencera à pré cipiterlu s de matière apres avoir reposé pendant quelques heures. Après filtr'ation de ces solutions, le résidu restant sur un filtre 0,45 millipore présente un aspect jaune clair. La caractérisation partielle de ce dépôt est décrite plus en détail dans ce qui suit mais suffit à dire que le résidu renferme des quantités importantes d'uranium et de calcium. On notera que la solution à laquelle aucun calcium n'a été ajouté est très faible en calcium et que la solution qui renferme à ltorigine 445 ppm de Ca n'accroît sa teneur en calcium que de 40 ppm. Dès qu'il fut découvert que l'uranium a précipité des solutions dans les expérimentations 5 et 6, on a commencé une autre expérimentation (9) en utilisant la même solution de lessivage mais avec un temps de contact de 4 heures. La teneur en uranium de cette solution s'est révélée être inférieure à la quantité trouvée lors de l'expérimentation 5. De prime abord, on serait tenté de rejeter cette formation comme entièrement prévisible puisque le temps de contact de 4 heures est suffisamment long pour récupérer une quantité plus importante d'uraniux de la solution par précipitation.Cette observation est vraie mais elle signifie aussi que la précipitation se produit dans des conditions souterraines simulées et ne se traduit pas par un transfert de la solution sous pression atmosphérique avec une perte simultanée de gaz carbonique et une élévation du pH. Ceci implique que l'uranium, bien qu'à l'état oxydé sous terre, peut aussi être précipité dans ces conditions souterraines sous forme de sel de cal cium insoluble. Le taux de calcium dans cette solution pendant l'expérimentation 9 est très bas, comme cela se produirait s'il était précipité en même temps que l'uranium. L'aspect du précipi td jaune dans le fond du récipient d'échantillonnage est évident. Jusqu'S ce moment, aucun précipité n'a été observé dans aucune expérimentation, sauf celles dans lesquelles on utilise du carbonate d'ammonium et du peroxyde d'hydrogène. Les expérimentations 7 et 8 ont déjà été mises en oeuvre, de façon à améliorer les conditions nécessaires pour former le précipité. Si la pression partielle de gaz carbonique ou la concentration en ions HCO3 constituent des facteurs- de précipitation, il sera possi ble d'obtenir le précipité avec du carbonate d'ammonium (expérimentation 8) ou d'élever la pression partielle de gazcarboni que (expérimentation 7) ce qui se traduira par une augmenta tlon de la concentration en HC03 et accroîtra la solubilité de la calcite. Comme représenté dans le tableau suivant, la teneur en uranium de la solution provenant de l'expérimentation 7 est 10 % de celle obtenue à l'expérimentation 3; la teneur en calcium est environ deux fois plus élevée et aucun précipité n'est observez même après plusieurs jours. La solution provenant de l'expérimentation 8 contient essentiellement la meme teneur en uranium que celle de l'expérimentation 3 la teneur en calcium correspondante étant de 25 ppm inférieure. En outre, aucun précipité n'est observé même après plusieurs jours. A la fin de ces expériences, il est évident que la précipitation de l'uranium ne se produit qu'au moment où du peroxyde d'hydrogène est présent dans la solution. Deux expérimentations supplémentaires semblent souhaitables afin de répondre à deux questions pertinentes : "la teneur en uranium des solutions continuera-t-elle à s'élever pour des temps de récupération plus longs 7"et "l'air et l'eau seuls lessiveront-ils de façon efficace l'uranium du minerais 7". Les expérimentations 10 et Il ont été réalisées pour déterminer de façon plus précise les temps de contact sur le terrain bien qu'un temps de 66 heures puisse être encore considérablement inférieur à celui des conditions d'exploitation. L'expérimentation Il que l'on réalise avec une solution de carbonate d'ammonium à O,l % permet d'extraire 580 ppm d'uranium, ce qui est approximativement 10 % de plus et environ 60 ppm de calcium en moins qu'avec la solution de l'expérimentation 10 qui renferme uniquement du gaz carbonique, de l'air. et de l'eau. Afin de répondre à la seconde question posée ci-dessus, on a réalisé l'expérimentation 12 en utilisant uniquement de l'eau et de l'air. Les concentrations respectives en uranium et en calcium dans cette expérimentation sont très basses, ce qui laisse supposer que le gaz carbonique est nécessaire bien évidemment pour obtenir un lessivage efficace de l'uranium. Poids de H2O2 (NH4) CO2 Expérimen- Temps Air Analyse (ppm) minerais (atm) Précipité tation de (atm) Autres (g) contact U Ca+2 1 50,28 16 h 0 0 2 1 aucun 367 136 non 2 50,40 16 h 0 0 2 1 0,02M CaCL2 247 775 non 3 50,26 71 mn 0 0 2 1 aucun 151 118 non 4 50,33 70 mn 0 0 2 1 0,02M CaCL2 129 750 non 5 45,09 70 mn 0,1% 0,1% 2 1 aucun CaCO3) 7 50,78 70 mn 0 0 4 1 aucun 138 255 non 8 50,07 70 mn 0 0,1 % 2 1 aucun 149 93 non 9 51,46 4 h 0,1% 0,1% 2 1 aucun Après examen attentif des données du tableau ci-dessus, on peut tirer les conclusions suivantes 1 - les récupérations d'uranium à partir de solutions de lessivage renfermant du peroxyde d'hydrogène sont médiocres du fait de la précipitation d'un sel de calcium - uranium insoluble. 2 - le bioxyde de carbone, l'air et l'eau lessiveront l'uranium du minerais de façon efficace, mais l'eau et l'air ne le feront pas. 3 - les solutions de carbonate d'ammonium peuvent fournir quelques petits avantages sur le gaz carbonique, l'air et l'eau nais cela n'a pas été prouvé de façon concluante,etenoutre une précipitation de calcite se produit dans les puits d'injection lorsque l'on utilise du carbonate d'ammonium. 4 - La quantité d'uranium dans les diverses solutions de lessivage ne semble pas présenter de relation avec la quantité de calcite qui a été solubilisée, et agit uniquement dans une faible mesure sur la quantité de calcium dans la solution de lessivage, bien qu'un peu de calcium doive être présent. CARACTERISATION DU PRECIPITE DE CALCIUM - URANIUM Après séparation du préciplté, un petit morceau de papier filtre contenant une mince couche de résidu est dissout dans de l'acide nitrique et de l'acide sulfurique, après quoi on analyse la teneur en uranium de la solution. On trouve un équivalent de 3,5 mg d'uranium. Bien que ceci soit un essai qualitatif de dé termination de l'uranium, il est clair que ce dernier est un constituant important du résidu. Une analyse par diffraction-aux rayons X du résidu est réa- lisée et montre des images appuyées suggérant la présence de carbonate de calcium et d'autres composés provenant évidemment de composés uraniques, que l'on n'a pas toutefois identifiés de façon formelle. Une analyse spectrographique du résidu est réalisée et montre que les constituants principaux sont le calcium et l'uranium avec des quantités moindres de silicium, d'aluminium, de magnésium et de titane. UTILISATION de BICARBONATE d'AMMONIUM La valeur de la concentration à l'équilibre pour HC03 en équilibre avec le carbonate de calcium sous atmosphère de gaz carbonique est de 1,41 x 10- M. Ce résultat est obtenu en utilisant la première constante de dissociation acide de l'acide carbonique, en supposant une pression partielle de gaz carbonique de l atmosphère, un pH de 6 et en substituant ces valeurs dans l'équation d'équilibre appropriée suivante [H+] [HCO3-] =Ka1 = 4,4 x 10-7 [CO2] La solubilité molaire du gaz carbonique sous atmosphère de gaz carbonique est de 3,4 x lO 2 Mol par litre. En substituant toutes ces valeurs dans l'équation précitée, on obtient-: [HCO3] = 1,41 x lO M. Si l'on ajoute l gramme par litre de bicarbonate d'ammonium à la solution de lessivage, la concentration de bicarbonate sera approximativement 1,3 x 10-2 2 M. Ceci est essentiellement la même valeur que l'on obtiendrait en ajoutant de l'eau pour venir à l'équilibre avec de la calcite sous une atmosphère de gaz carbonique. Si la pression partielle de gaz carbonique est supérieure à une atmosphbre, la concentration en ions bicarbonate est alors supérieure à 1,41 x 10-2 M. On notera que le minerais particulier testé constitue essentiellement une source infinie de bicarbonate et qu'il n'était pas nécessaire d'en ajouter. En outre, le NH4+ peut s'échanger avec Mg+2 et Ca+2 dans certaines argiles "échangeuses d'ions dans le minerais, élevant ainsi leur taux dans la solution et créant un problème plus sérieux de la précipitation de la calcite. UTILISATION de PEROXYDE d'HYDROGENE Les expérimentations montrent que l'uranium précipite très lentement des solutions de lessivage renfermant du peroxyde en excès. Bien que ce précipité n'ait pas été quantitativement caractérisé, on sait qu'il contient des quantités élevées d'uranium. L'utilisation de peroxyde d'hydrogène peut donner satisfaction en provoquant l'oxydation de l'uranium dans le minerais iui-mêse, ce qui se traduit ensuite par une précipitation de l'uranium dans le minerai . Quelques-uns des précipités souterrains qui peuvent se produire dans les récipients de charge ainsi que dans les colonnes échangeuses d'ions peuvent également être des composés renfermant de l'uranium. Il est habituel de dire que le peroxyde d'hydrogène se décomposera au contact du minerais et de ce fait la précipitation souterraine de l'uranium 'est pas un facteur évident. Toutefois, les expérimentations montrent qu'après 4 heures de contact avec le minerai, le taux de peroxyde est encore très élevé.La précipitation quantitative de l'uranium peut également se produire dans des solutions à pH 3,5 en présence de peroxyde d'hydrogène, ce qui fait qu'une précipitation incom- plète de l'uranium à pH 5,5 - 6,0 en milieu souterrain ne serait pas surprenante. PRECIPITATION de la CALCITE La raison de l'existence d'une précipitation de calcite dans la phase d'injection du procédé réside dans le fait que le pH de la solution de lessivage a été accru par l'addition de gaz ammoniac ou de bicarbonate d'ammonium à un niveau où la calcite ne présente qu'une solubilité limitée. L'élévation du pH est un exercice futile et non obligatoire bien que la solution vienne finalement & l'équilibre avec le minerai pour former une solution dont le pH est commandé dans une large mesure par les équilibres C02-1420-calcite. Si le pH de la solution de lessivage n'est pas accru mais au contraire abaissé, la précipitation de la calcite ne sera pas un problème. Ceci implique évidemment que la solution de lessivage soit recyclée sans élimination du calcium et amène la question l'uranium peut-il être récupéré efficacement sans avoir éliminé le calcium ? n, On sait que la réponse à cette question est "oui, cela se peut", bien que l'expérimentation à ce jour n'ait pas apporté des conclusions sur ce point. Considérons ce que les résultats de ces expérimentations par rapport à la concentration en calcium et à la récupération d'uranium ont démontré. L'expérimentation avec 800 ppm de Ca montre que la récupération d'uranium est d'environ 85 X de la quantité récupérée lorsque le calcium est absent. Ceci n'est pas une réduction drastique et peut être une récupération absolue plus élevée que celle obtenue présentement avec un processus habituel. Le système d'élimination de la calcite est coûteux et provo que un accroissement des-taux de Cl dans les solutions de lessivage, ce qui conduit à accrortre la solubilité de la calcite dans le minerai, créant ainsi un "cercle vicieux" qui peut être évité en éliminant le système d'élimination de la calcite, à savoir l'utilisation de bicarbonate d'ammonium Si du gaz carbonique, de l'air et de l'eau sont ajoutés à la solution lorsqu'elle provient de la colonne échangeuse d'ions pour récupérer l'uranium et qu'elle est recyclée sur le chantier d'exploitation, le pH de la solution sera abaissé de sorte qu'il ne se produira aucune précipitation de calcium. Les taux de calcium dans les solutions minières resteront à peu près constants avec une légère dérive ascensionnelle due à une augmentation graduelle de la force ionique provoquée en partie par l'accroissement des taux de Cl comme résultat des échanges de Cl dans les colonnes échangeuses d'ions destinées à récupérer les espèces d''uranium. S'il ne se produisait pas d'accroissement de la force ionique, on pourrait s'attendre à ce que la teneur en calcium s'élève jusqu'à un taux d'équilibre quelque part entre 100 ppm et 1 000 ppm dans le puits de récupération qui demeure constant. Il devrait rester constant du fait que la solution de lessivage serait déjà en équilibre avec la calcite solide dans le minerai. On peut s'attendre à une certaine précipitation de la calcite lorsque la solution est transférée en surface du fait de la pontée du pH et du dégagement du gaz carbonique. Toutefois, une moindre précipitation devrait se produire selon l'invention puisque les taux de calcium devraient être inférieurs à ceux obtenus dans le procédé mettant en oeuvre le bicarbonate d'ammonium qui est à l'origine d'une solubilité plus grande de la calcite en milieu souterrain, et, en conséquence, apporte plus de calcite pré cipitée en surface. REVENDICATIONS 1.- Procédé d'extraction de l'uranium à partir de gisements souterrains, caractérisé par le fait que Z (l) on forme une solution de bioxyde de carbone présentant une concentration en bicarbonate inférieure à 5 g/l, exempte de bicarbonates et de carbonates d'ammonium et de métaux alcalins, et renfermant de ltoxy- gène ou son équivalent à une concentration équivalente à au moins i atmosphère d'air; (2) on met en contact ces gisements souterrains avec ladite solution en présence d'ions calcium; (3) on transfère à force cette solution en surface. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la solution est saturée avec du gaz carbonique. 3.- Procédé selon la revendication i ou 2, caractérisé par le fait que de l'air est ajouté i ladite solution pour la rendre oxydante. 4.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que les ions calcium proviennent de la dissolution des gisements souterrains de calcite dans ladite solution. 5.- Procédé selon l'une des revendications i i 3, caractérisé par le fait que les ions calcium sont introduits dans la solution en faisant passer cette dernière sur un composé de cal cium avant ladite solution. 6.- Procédé selon la revendication 5, caractérisé par le fait que le composé de calcium est du carbonate de calcium. 7.- Procédé selon la revendication 5, caractérisé par le fait que le composé de calcium est de la chaux. 8.- Procédé selon l'une des revendications i à 7, caractérisé par le fait que du peroxyde d'hydrogène est ajouté à ladite solution. 9.- Procédé selon la revendication 8, caractérisé par le fait que la quantité de peroxyde d'hydrogène se situe entre 0,5 et i gramme par litre de solution. 10.- Procédé selon l'une des revendications l à 9, caractérisé par le fait qu'après avoir utilisé cette méthode dans un gi- sement souterrain d'uranium, on la met en oeuvre à nouveau en utilisant une solution à laquelle on a ajouté du peroxyde d'hydrogène. ll.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisé par le fait que l'on met en oeuvre les étapes finales ultérieures-dans lesquelles on fait passer la solution à travers une colonne échangeuse d'ions, ce qui permet de récupérer l'uranium de cette solution sur la colonne. 12.- Procédé selon la revendication 11, caractérisé par le fait que l'on met en oeuvre les étapes ultérieures finales consistant à laver l'uranium hors de la colonne et à le précipiter de la solution de lavage. 13.- Procédé selon la revendtcation l2 caractérisé par le fait que l'uranium est précipité puis calciné, pour obtenir u308. 14.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 13, caractérisé par le fait que la solution contient de l'oxygène ou son équivalent à une concentration équivalente d'au moins l atmosphère d'oxygène. 15.- Procédé on l'une des revendications 1 à 14, caractérisé par le fait que la solution est formée lorsque le gaz carbonique et l'air sont injectés dans l'eau.