L'invention concerne un récepteur d'impulsions de taxation téléphoniques, Un tel récepteur comprend un dispositif de réception sélective de ces impulsions, branché sur la ligne d'a bonné, et un organe de comptage co=andé par ce dispositif. Les récepteurs de taxation sont utilisés dans le service interurbain automatique pour prélever les impulsions de taxation transmises sur la ligne d'abonné, du central à la station de 1'abonné, afin de les amener à un dispositif d'actionnement approprié qui entrasse un compteur installé chez abonné. Tous les circuits pour la réception des impulsions de taxe ont été conçus jusqu'ici pour recevoir des impulsions dont la fréquence porteuse est unique, et située soit en dessous, soit au dessus de la bande vocale. En particulier, l'on connait d'une part des systèmes de comptage utilisant des impulsions de taxation à haute fréquence, de 12 ou 16 kHz, signaux qui sont envoyés par le central sur les fils a et b de la ligne téléphonique. D'autre part, il existe aussi des réseaux téléphoniques utilisant des impulsions de taxation à basse fréquence, de 50 Hz. Un problème particulier se pose dans ce dernier cas : il est nécessaire de distinguer les impulsions de taxation basse fréquence des signaux d'appel dont la fréquence est très voisine, car le compteur de taxation, branché en permanence sur la ligne, reçoit également les signaux d'appel. La présente invention apporte à cet égard une solution avantageuse. Les récepteurs d'impulsions de taxation sont aussi la source d'un problème plus général : pour des raisons de modernisation, on tend de plus en plus à transformer les réseaux à impulsions de taxation de basse fréquence en des réseaux à impulsions de taxation de haute'fréquence. Cependant, pendant la pdriode de transformation, les deux fréquences sont simultanément utilises. Cette situation est la source d'inconvénients dans les régions où les deux systèmes coexistent : avec un circuit récepteur de taxe qui fonctionne pour une seule fréquence, il faut prévoir deux types de circuits différents ; et lors de l'installation, il faut veiller à ce que le circuit utilisé corresponde à la bonne fréquence. En outre, lors des transformations, tous les anciens circuits doivent être remplaces par des nouveaux, ce qui entratne des pertes de matériel et de temps. Enfin, il faut également prévoir le stockage dans des entrepôts du matériel de réserve des différents récepteurs. La présente invention a donc également pour but de remédier à ces inconvénients en proposant un récepteur d'impulsions de taxation relativement simple, qui peut être utilisé indépendåm- ment du système de taxation sur la ligne, car recevant des impulsions à haute ou à basse fréquence, et qui distingue d'une manière sOre les impulsions de taxation à basse fréquence, c'est-à-dire de 50 Hz, des signaux d'appels ou impulsions de sonnerie qui sont transmis sur la ligne également avec une fréquence basse très prend che. Pour ce qui concerne en particulier lés impulsions de taxation de basse fréquence, le récepteur de l'invention utilise l'observation que ces impulsions sont des signaux "longitudinaux" transmis en mode commun par rapport à la terre. C'est-à-dire que les deux fils sont portés par rapport à la terre à un même potentiel qui varie avec le signal alternatif, à 50 Hz par exemple, constituant l'impulsion de taxation. Les autres signaux transitant sur la ligne, et en particulier les signaux d'appel, -ou impulsions de sonnerie- sont au contraire des signaux transversaux" ou différentiels, c'est-i- dire qu'on transmet ces signaux sous forme d'une différence de potentiel entre les deux fils. Le récepteur de l'invention comporte un circuit récepteur d'impulsions de taxation de basse fréquence, comprenant un montage détecteur dé mode commun, sensible à l'existence, sur les deux fils de la ligne, de signaux en mode commun par rapport i la terre ; le montage détecteur de mode commun comprend su moins une paire d'éléments à conduction unidirectionnelle, branchés dans le même sens respectivement entre les deux fils de ligne et la terre1 ainsi que des moyens à coTncidence couplés à ces éléments à conduction unidirectionnelle, et aptes à déterminer s'ils sont simultanément traversés par un courant. Très avantageusement le montage détecteur de mode commun comprend une autre paire d'éléments à conduction unidirectionnelle, branchés en sens inverse des premier respectivement entre les deux fils de ligne et la terre, et les moyens à coincidence leur sont egalement couplés pour déterminer s'ils sont simultanément traversés par un courant, ce qui permet de détecter continuellement les signaux constituant chaque impulsion de taxation basse fréquence. Selon une autre caractéristique de l'invention, le montage détecteur de mode commun comprend deux paires de photocoupleurs montés en pont; de sorte que deux paires de diodes électroluminescentes forment une première maille conductrice dans un sens et une seconde maille conductrice dans l'autre sens, entre l'un des fils de ligne la terre et l'autre fil de ligne, tandis que les photodétecteurs associés à la première maille sont reliés à une première sortie commune de même que les photodétecteurs de la seconde maille sont reliés à une seconde sortie commune et que les moyens à cotncidence comportent un circuit logique à coinci- dence recevant comme entrées les première et seconde sorties com vaines. De préférence, il est prévu sur chaque fil de ligne un suppresseur de composante continue, tel qu'un fil passe-haut, en amont des éléments à conduction unidirectionnelle. Selon une autre caractéristique importante de l'invention, le dispositif de réception sélective comporte un second circuit récepteur, comprenant, un filtre passe-bande accordé sur une bande étroite de haute fréquence telle que 12 ou 16 tflz, suivi d'un étage amplificateur, tandis qu'un circuit de combinaison alternative réagit à la sortie des moyens à cotncidence ou à la sortie de cet étage amplificateur en excitant un circuit d'actionnement de l'organe de comptage. Dans un mode de réalisation préférentiel, les moyens à cotncidence comprennent un circuit NON-ET, l'étage amplificateur comprend un amplificateur inverseur et fournit en sortie un signal logique complémenté, et le circuit de combinaison alternative est un autre circuit NON-ET. De son côté, le circuit d'actionnement excité par le circuit logique de combinaison comprend un formeur d'impulsions et un amplificateur, dont la sortie est connectée à l'organe de comptage. Selon une autre caractéristique de l'invention, il est prévu sur la ligne d'abonné un filtre coupe-bande éliminant la bande étroite de haute fréquence à 12 ou 16 kHz, en aval du branchement du second circuit récepteur. De préférence, le récepteur de l'invention comporte en outre un dispositif d'alimentation, connecté à l'un au moins des fils de la ligne téléphonique. Le récepteur de l'invention présente les avantages suivants I1 peut donc fonctionner indifféremment avec des impulsions de taxation à fréquences porteuses basses telles que 50 Hz, et à fréquences porteuses hautes telles que 12 kHz ou 16 kHz. Le branchement restant le même que ce soit pour des impulsions à 50 Hz ou à 12 ou 16 kHz, le travail du personnel des entreprises des téléphones est facilité. Ce récepteur possède en particulier la faculté de pouvoir faire la distinction entre les impulsions de taxation et les signaux d'appel. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparattront à la lecture de la description détaillée qui va suivre, faite en référence au dessin annexé, dont la figure unique illustre la schéma électrique général d'un mode de réalisation préférentiel du récepteur de l'invention. Sur les deux fils a,b, de la ligne d'abonné qui vient du central et à laquelle est connectée une station d'abonné 11 sont branchés, d'une part un circuit de réception à hautes fréquences comprenant un filtre passe-bande 2, qui laisse passer des impulsions de taxe à haute fréquence, par exemple 12 ou 16 kHz, suivi d'un amplificateur inverseur 3, et d'autre part un circuit de réception 5 pour recevoir, les impulsions de taxation à basse fréquence, telle que 50 Hz, par l'intermédiaire d'un circuit 12 d'élimination de la composante continue ou filtre passe-haut travaillant avec des condensateurs C1, C2, et des résistances (non représentées).Les impulsions de taxation à haute fréquence sont transmises par différence de tension entre les deux fils a,b de la ligne téléphonique ; au contraire, les impulsions de taxation à basse fréquence sont transmises en appliquant la même tension aux deux fils a, b par rapport à la terre E, elles font donc intervenir des signaux en mode commun par rapport à la terre. Entre le branchement à haute fréquence 2 et la station d'abonné il est branché un filtre coupe-bande 1 qui bloque la haute fréquence de taxation, par exemple 12 kHz ou 16 kHz. Fournissant une haute impédance en aval de la ligne pour la haute fréquence qu'il bloque, ce filtre assure la transmission de l'essentiel du signal de la taxation haute fréquence au filtre passebande 2. I1 est prévu en 4 un système d'alimentation à partir de l'un au moins des fils de ligne, réalisé de préférence en produisant une chute de tension par le passage du courant de ligne à travers des diodes alimentées par un redresseur en pont inséré dans le brin b de la ligne pour rendre le fonctionnement indépendant de la polarité de celle-ci. Le pont peut être avantageusement réalisé avec des transistors, par exemple pour avoir une chute de tension aussi faible que possible. Le circuit de réception 5 destiné aux impulsions de taxation à fréquence basse telle que 50 Hz est constitué par un pont de quatre photocoupleurs 01 à 04 dont les entrées sont connectées aux deux fils a et b de la ligne par l'intermédiaire du circuit (12) d'élimination de la composante continue. Une première maille, conductrice dans un sens, part de l'une des entrées, pour passer par la diode électroluminescente 51, la terre, la diode électroluminescente 52, et aboutir à l'autre entrée. Une seconde maille, conductrice en sens inverse de la première, part de la première entrée, pour passer par la diode électroluminescente 53, la terre, la diode électroluminescente 54, et aboutir à l'autre entrée. Les photodétecteurs associés aux diodes 51 et 52 sont branchés avec sortie commune - sur l'émetteur pour des phototransistors - fournissant un signal A.De même, les deux autres photodétecteurs fournissent sur une autre sortie commune un signal B. Les deux signaux A et B n'existent simultanément que lorsque les impulsions reçues sont en mode commun par rapport à la terre, c'est-à-dire qu'il s'agit d'impulsions de taxation qui arrivent par les lignes a et b et repartent par la terre E, et vice versa. Lorsque le signal reçu est différentiel, c'est-à-dire quand le signal arrive par la ligne a et repart par la ligne b, ou vice versa, les deux signaux A et B apparaissent successivement. C'est le cas pour les signaux d'appel qui sont de cette manière bien distingués des impulsions de taxation de basse fréquence. La réalisation avantageuse au moyen de coupleurs optiques 01 à 04, constitués chacun par une diode luminescente et un phototransistor, permet d'avoir une entrée à faible niveau d'énergie et à haute impie'dace et une isolation élevée entre le circuit et la ligne téléphonique. Les signaux A et B provenant du circuit de réception 5 sont envoyés dans un circuit NO-ET 6. Ce circuit NON-ET 6, comme connu, a la caractéristique d'avoir à sa sortie un signal D nul seulement s'il existe un signal à ses deux entrées ; dans tous les autres cas c'est-à-dire s'il y a seulement un signal à une des deux entrées, ou s'il n'y a pas de signal, son signal de sortie est égal à un. La sortie de ce circuit NON-ET 6 est reliée à une entrée d'un deuxième circuit NOX-ET 7 dont l'autre entrée est reliée à la sortie de l'amplificateur 3. Cet amplificateur est inverseur, ctest-à-dire, qu'il délivre un signal de sortie C=1 s'il n'y a pas d'impulsions de taxation d haute fréquence tandis que, si une telle impulsion arrive, son signal de sortie C devient nul. Dans ces conditions un signal de sortie S est toujours présent à la sortie de l'élément NOS-ET 7 s'il existe une impulsion à haute fréquence ou à basse fréquence. A la sortie du circuit MON-ET 7 est prévu un filtre passe-bas 8 qui représente un formeur d'im- pulsions pour éliminer les signaux parasites. Pour cette raison, il est conçu de telle manière que les signaux doivent avoir une durée supérieure à une valeur déterminée pour produire un effet. A la sortie de ce filtre basse-bas 8 est monté un amplificateur final 9 suivi d'un compteur 10, par exemple électromécanique. Cet amplificateur 9 comprend avantageusement un système monostable de type connu afin de fournir à sa sortie une impulsion dont la durée est indépendante de la durée de l'impulsion de taxation. On obtient ainsi un fonctionnement régulier du compteur 10 et l'on économise de l'énergie électrique dans le cas où l'impulsion de taxation dure plus longtemps que le temps nécessaire au mouvement d'avance du compteur. Le circuit qui vient d'être décrit fonctionne de la façon suivante Dans le cas où le réseau fonctionne avec des impulsions de taxe à fréquence porteuse haute telle que 12 kHz ou 16 kHz, il n'y a pas de signal à la sortie de l'amplificateur 3, donc C est nul ; il n'y a également pas de signal aux deux sorties du circuit 5, donc les signaux A et B sont également nuls ; par conséquent à la sortie du circuit NOg-ET 6 il y a un signal D=1 et par suite à la sortie du circuit NON-ET 7 le signal est également présent donc S=1, ce qui fait avancer le compteur 10 à chaque impulsion. Dans le cas où le réseau fonctionne avec des impulsions de taxe à fréquence porteuse basse telle que 50 Hz, il y a un signal à chacune des sorties du circuit 5, donc A = B = 1 ; par conséquent, le signal D à la sortie du circuit NON-ET 6, reliéè à une entrée du circuit NON-ET 7, est nul. Etant donné que le signal C à la sortie de l'amplificateur 3, reliée à l'autre entrée du circuit NON-ET 7 est égal à 1, il s'en suit qu'un signal S égal 1 à la sortie du circuit est présent, ce qui fait avancer le compteur 10 à chaque impulsion. Lorsque les deux systèmes de taxation coexistent temporairement, le récepteur de l'invention fonctionne tout aussi bien, puisqu'un signal S égal à 1 est également produit lorsque C = O et D = 0 simultanément. Quand il y a un signal d'appel, à cause du caractère successif des signaux A,B l'on a D=l1 C=1 donc le signal S est nul. Bien entendu, quand il y a un signal d'appel, il n'y a pas d'impulsion de taxation car la liaison téléphonique n'est pas établie, et inversement pendant la liaison téléphonique, on re reçoit pas de signal d'appel, En plus des avantages déjà cités du récepteur selon l'invention, le circuit est indépendant de la polarité de la ligne et peut être alimenté entièrement à partir de celle-ci. L'invention n'est pas limitée aux éléments décrits mais peut être réalisée avec d'autres composants électriques équivalents, et s'étend généralement à toute variante conforme à son esprit, En particulier, on peut modifier la position de branchement des circuits 4 et 12 par rapport au filtre coupe-bande 1. REVENDICATIONS 1. Récepteur d'impulsions de taxation téléphonique, du type comprenant un dispositif de réception sélective de ces impulsions, destiné à être branché parallèle sur une ligne téléphonique d'abonné, ainsi qu1à commander un organe de comptage, caractérisé par le fait que le dispositif de réception sélective comporte un circuit récepteur d'impulsions de taxation de basse fréquence comprenant un montage détecteur de mode commun, sensible à l'existence, sur les deux fils de la ligne, de signaux en mode commun par rapport à la terre, les impulsions de taxation de basse fréquence étant les seuls signaux de ce type, et par le fait que le montage détecteur de mode commun comprend au moins une paire d'éléments à conduction unidirectionnelle, branchés dans le même sens respectivement entre les deux fils de ligne et la terre1 ainsi que des moyens à colncidence couplés à ces éléments à conduction unidirectionnelle, et aptes à déterminer s'ils sont simultanément traversés par un courant0 2. Récepteur d'impulsions selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le montage détecteur de mode commun com- prend une autre paire d'éléments à conduction unidirectionnelle, branchés en sens inverse des premiers respectivement entre les deux fils de ligne et la terre, et que les moyens à cotncidence leur sont également couplés pour déterminer s'ils sont simultanément traversés par un courant, ce qui permet de détecter continuellement les signaux de taxation basse fréquence. 3. Récepteur d'impulsions selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que le montage détecteur de mode commun comprend deux paires de photocoupleurs montés en pont, de sorte que deux paires de diodes électroluminescentes forment une première maille conductrice dans un sens et une seconde maille conductrice dans l'autre sens, entre l'un des fils de ligne, la terre et l'autre fil de ligne, tandis que les photodétecteurs associés à la première maille sont reliés à une première sortie commune de même que les photodétecteurs de la seconde maille sont reliés à une seconde sortie commune et que les moyens à cornci- dence comportent un circuit logique à coPncidence recevant comme entrées les première et seconde sorties communes. 4. Récepteur d'impulsions selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait qu'il est prévu sur chaque fil de ligne un suppresseur de composante continue, en amont des éléments à conduction unidirectionnelle. 5. Récepteur d'impulsions selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que le dispositif de réception sélective comporte un second circuit récepteur, comprenant un filtre passe-bande accordé sur une bande étroite de haute fréquence, telle que 12 ou 16 kHz, et suivi d'un étage amplificateur, tandis qu'un circuit de combinaison alternative réagit à la sortie des moyens à coSncidence ou à la sortie de cet étage amplificateur en excitant un circuit d'actionnement de l'organe de comptage. 6. Récepteur d'impulsions selon la revendication 5, caractérisé par le fait que les moyens à cotncidence comprennent un circuit NOX-ET, que l'étage amplificateur comprend un amplificateur inverseur et fournit en sortie un signal logique complémenté, et que le circuit de combinaison alternative est un autre circuit NON-ET, 7. Récepteur d'impulsions selon lune des revendications 5 et 6, caractérisé par le fait que le circuit d'actionnement excité par le circuit logique de combinaison comprend un formeur d'impulsions et un amplificateur, dont la sortie est connectée à l'organe de comptage. 8. Récepteur d'impulsions selon l'une des revendications 5 à 7, caractérisé par le fait qu'il est prévu sur la ligne d'abonné un filtre coupe-bande éliminant la bande étroite de haute fréquence à 12 ou 16 kHz, en aval du branchement du second circuit récepteur. 9. Récepteur a d'impulsions selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé par le fait qu'il comporte en outre un dispositif d'alimentation, connecté à l'un au moins des fils de la li gne téléphonique.