La présente invention se rapporte à des réservoirs de transport et de stockage de fluides sous pression, et elle concerne plus particulièrement des réservoirs se trouvant sur des navires ou des paiiches, pour transporter en grande quantité du gaz liquéfié sous pression par mer, ainsi que leur installation de support dans la cale du navire. Une façon très efficace pour stocker du fluide en grande quantité sous pression consiste à utiliser un réservoir de géo-é- trie déterminée mettant la plus grande partie, sinon la totalité du matériau conteneur en tension, au lieu de le mettre en flexion. L'exemple le plus simple en est un réservoir sphérique. Cependant, le volume total disponible pour le stockage est susceptible d'avoir une section transversale rectangulaire, par exemple, dans le cas du transport transocéanique, le volume contenu dans la coque d'un navire, ce qui rend très désirable pour l'économie de l'installa- tion, à la fois en ce qui concerne les termes le coût et la place, que ces réservoirs aient une forme enveloppante sensiblement rectangulaire. Le problème est donc de réaliser un réservoir de forme plus ou moins rectangulaire, dont cependant toutes les régions im portantes soient soumises à des contraintes de tension, et non à des contraintes de flexion. On a déjà proposé des réservoirs à parois lobées ou constituées par des sections partiellement circulaires, mais, de façon générale, les réalisateurs antérieurs se préoccupaient du chargemment à la pression atmosphérique, et n'envisageaient pas à la façon de stocker au mieux des fluides à des pressions supérieures à la pression atmosphérique. Il est préférable, en fait, d'utiliser le métal à l'in- térieur, par exemple sous la forme de plaques de Jonction, plutôt que dans la paroi du réservoir. Bien qutune sphère ait théorique- ment un poids inférieur de 13,4 à celui du réservoir lobééquiva- lent, en pratique la différence s'inverse presque, en raison de la pression hydrostatique plus élevée de la sphère, du fait que les tolérances d'épaisseur et le facteur de soudure s'appliquent à l'ensemble du récipient (mais pas aux plaques intérieures dans les réservoirs lobés), et du besoin d'épaissir la sphère suivant les méridiens à des fins de support, et du mécanisme intérieur non nécessaire dans le réservoir lobé. Selon la présente invention, on préconise un réservoir de stockage et de transport de fluides sous pression, ayant une forme de section transversale sensiblement rectangulaire et comportant des parois contenantes supérieure et inférieure et longitudinales latérales se composant chacune d'une multiplicité de lobes partiellement cylindriques , et des parois terminales composées de domes ou de lobes, ltintérieur du réservoir étant divisé en tunnels parallèles de section transversale rectangulaire, par exemple carre, délimitées par les plaques de jonction. Les extrémités du réservoir peuvent être composées de domes à base carrée, ou de lobes s'étendant dans des directions verticales et/ou transversales. Dans un réservoir à extrémités douées, aux coins et aux bords où les lobes formant les faces latérales, la paroi supérieure et le fond (paroi inférieure) rencontrent les parois terminales, des articulations partiellement sphériques peuvent être prévues pour effectuer la transition entre les lobes des parois latérales et les domes des parois terminales, sans variation du rayon de courbure ou de la corde de l'arc. Dans un réservoir à extrémités lobées, la transition entre les parois longitudinales et les parois latérales peut être réalisée au moyen de congés de raccordement. Selon un mode d'exécution préféré de l'invention, les parois terminales du réservoir peuvent comprendre des dormes à base carrée, et les lobes des parois latérales longitudinales s'éten- dent en direction longitudinale d'une extrémité du réservoir à l'autre, de sorte que les tunnels délimités par les plaques de Jonction sont horizontaus, longitudinaux ou transversaux. Lorien- tation des tunnels peut aussi cependant être verticale. Il stavère queil vaut mieux que les lobes aient des arcs de 500 à 900, notamment de 60e à 70 , plutôt que des arcs atteignant 1800. Pour une pression de service et un module ou distance internodale donnés, le rapport poids/volume est minimum si l'on utilise un angle de lobe de 1800 ; cependant il n'augmente que dtenviron 3 ffi lorsqu'on passe à un angle de lobe de 60 à 700, ce que l'on préfère, du fait que cela donne un accès à la soudure nettement meilleur des deux côtés aux joints plaque/lobe en Y, et t d'amélioration du coefficient d'utilisation du volume de cale disponible, ce qui augmente la capacité de chargement du navire et, par suite, sa valeur proportionnellement, ce qui fait plus que, compenser financièrement l'augmentation du coût du poids du réservoir. Cela a également le résultat secondaire intéressant de rendre les épaisseurs de la paroi (du corps) et de la plaque presque égale. En outre, lorsque les extrémités du réservoir sont formées par des lobes, l'utilisation d'un angle de lobe relativement faible donne des congés de raccordement terminaux relativement plats. Dans un tel réservoir, les régions des lobes à courbure régulière progressive sont soumises à des contraintes de tension, et non de flexion, lorsque le réservoir subit 1'action de la pression interne ; les "noeuds" où se rencontrent des courbes adjacentes sont supportés intérieurement par les plaques de tension s tendant à la fois suivant la longueur et suivant la largeur du réservoir, et également de haut en bas. Si le réservoir a la même section transversale sur toute sa longueur, les plaques de jonction verticales peuvent avantage serment avoir une direction longitudinale, de sorte que les tunnels carrés délimités par les plaques de jonction sont également longitudinaux. Les plaques verticales s'étendent alors jusqu'aux parois terminales du réservoir et v sont sondées, mals cela n'est pas nécessaire pour les plaques horizontales, si les extrémités sont lobées.Cependant, pour qu'un réservoir de forme effilée ou trenco- nique sue botte dans la coque d'n navire où la section transversale diminue dans le bas de la proue et de la poupe, si les tunnels sont longitudinaux, ils prennent une section transversale rectangulaire et plus petite, à mesure que le réservoir s'amincit, et la structure devient trop lourde. I :ns ces circonstances, on préfère que les plaques verticales et les tunnels soient transversaux. En utilisant des plaques de cloisonnsuent internes, on rend le réservoir essentiellement cellulaire, et cela a pour avantage que la rupture d'un lobe d'une paroi du réservoir ne peut se propager à des lobes de parois adjacentes, ce qui réduit le déver- serment du chargement. Pour une pression de service donnée, le rapport poids/ volume de la charge est réduit, lorsque le nodule ou la distance internodale du réservoir est réduite (et l'on atteint un minium théorique de module nul lorsque la paroi 'disparait"; mais, en pratique il faut trouver un équilibre entre l'avantage de former et d'assembler des plaques étroites, et l'augmentation de soudure qui en résulte, l'optimum étant en général compris entre 3 et 4 mètres ou proche de cet intervalle, ce qui est également optimum pour assurer l'accès au cours de la construction et du contrôle. Dans les réservoirs lobés de étant antérieur, les lobes étaient en genéral très peu nombreux, le réservoir étant plus ou moins un assemblage de grandes sphères ou de cylindre. Ces formes ne sont pas bien adaptées à la forme d'une coque de navire, et elles nécessitent également une grande quantité de métal, rien que pour leur support. Avec les réservoirs selon 1'invention, le volume de la coque peut etre très bien occupé et le métal du réservoir est, tel quel, redistribué avantageusement. Les réservoirs selon l'invention sont particulièrement avantageux pour le transport par mer de gaz liquéfiés à de basses températures (par exemple, de -1000C à -140eC) et sous haute pression (par exemple, de 4 à 10 atmosphères). Le taux d'occupation du volume de la cale du navire peut atteindre 85sol ou meme 90t la structure du réservoir permet la libre contraction au cours du re froidissement et la dilatation avec la pression dans toutes les directions. Il n'y a pas de limite à la mesure dans laquelle les reservoirs sont remplis, par exemple on peut les remplir complètement de liquide ou bien laisser du manquant, compte on le désire.Avec un chargement de gaz naturel liquéfié transporté au-dessous de -1000C et au-dessus de 4 atmosphères (pression nominale), il peut être préférable de charger le réservoir avec un "manquant1 de 1,5*, mais en mer on le transportera alors à 1 état diphasé, le réservoir étant "plein de liquide", à une pression nettement inférieure à son point d'ébullition (au blême poids spécifique), pour éviter de retirer du chargement au cours de la traversée en charge, et pour tenir compte d'un chauffage excessif accidentel, tel que celui qui peut par exemple avoir lieu en raison de l'inondation d'une cale. Un grand avantage pratique de ces réservoirs consiste en ce qu'ils fournissent, pour ainsi dire, leur propre échafaudage, à la fois pendant leur mise en place et pour faciliter le contrôle et l'entretien en cours d'utilisation. Lorsqu'on utilise de tels réservoirs lobés pour contenir du gaz ou du liquide sous pression dans un navire, il est nécessaire d'agencer dans la coque des installations de support tenant compte de plusieurs facteurs. Les supports doivent supporter la charge verticale, y compris les accélérations marines, et. empecher le ré- servoir de se déplacer dans la coque, tout en permettant en meme temps la contraction et la dilatation, lorsque le réservoir subit des cycles de variations thermiques ou sous pression interne. Sn outre, il est préférable que le contrôle puisse avoir lieu des deux côtés.Les supports doivent permettre de minimiser les charges de flexion et, si le fluide contenu est réfrigéré (cryogénique), il doit y avoir uze réduction des fuites thermiques dans le réservoir à travers les supports. Selon un mode de réalisation avantageux, un réservoir est supporté par-dessous par des supports verticaux sous forme de nervures ou de b tis s'étendant suivant la largeur ou la longueur du réservoir et se trouvant juste an-dessous des noeuds ou des intersections de lobes inférieurs adjacents du réservoir. Ainsi, la charge de la cargaison est transmise par les lobes ais en tension entre les batiks de support, le poids du réservoir lui-sêoe étant seul transmis vers le bas par 11 intermédiaire des plaques verticales intérieures sous la forme d'une contrainte de compression rela tienent faible.Des coupelles d'appui peuvent également être présentes aux bords longitudinaux inférieurs du réservoir. Du fait que le réservoir a une rigidité longitudinale très forte, il peut cor- porter des extrémités en porte à faux. Dans un mode d'exécution avec bâtis de support s'étendant sur la largeur du navire, chaque support peut être divisé en plusieurs sections, la section centrale étant presque rigide, tandis que les sections extérieures sont élastiquement flexibles dans la direction latérale du réservoir. De plus, on peut laisser glisser les sections terminales du support. En ce qui concerne la fixation de chaque support à la coque, il faut prévoir des moyens appropriés pour permettre la contraction thermique de la plaque de base. On peut prévoir des coupelles de support de bord inférieur (non fixées au réservoir) pour supporter les charges fléchissantes en porte à faux. La présence de supports dirigés dans le sens de la largeur du réservoir implique que les lobes formant les parois supérieure et inférieure du réservoir et les tunnels internes soient également dirigés dans le sens de la largeur. De plus, il faut une cloison longitudinale centrale dans chaque réservoir pour assurer une stabilité adéquate du navire, lorsque les réservoirs sont partiellement remplis, ctest-à-dire transportent un chargement avec du Umanquant". La cloison centrale n'a pas à recevoir des charges très fortes et, dans certains cas, il peut être avantageux dwutiliser des réservoirs fendus longitudinalement.Avec des supports dirigés suivant la largeur, on peut obtenir une installation de support entièrement compatible avec les déformations de la coque du navire en haut du réservoir sans imposer de contraintes de flexion au réservoir. Il nssy a pas à prévoir de supports latéraux ou des "butées" supérieures ou terminales. Les charges latérales sont supportées à la façon dtun hamac à la façon des charges du bas, mais par l'intermédiaire d'efforts de tension dans les plaques verticales, ainsi que dans les lobes latéraux. En conséquence, le poids le prix de revient et les pertes de chaleur de l'ensemble de lins- tallation de support sont minimisés.On peut construire le réservoir stases supports, de sorte qu'aucun ne doit être monté dans la cale du navire, avant ou après lZinstallation du réservoir. On obtient également une économie de poids de 5 à 6% dans le cas de réservoirs stamenuisant à la proue et à la poupe, par rapport à l'utilisation de supports longitudinaux. L'utilisation de supports longitudinaux implique qu'il faut tenir compte de l'incompatibilité du réservoir et du navire, en ce qui concerne la flexion, dans certaines cales, mais cela ne constitue pas normalement un problème grave et, dans de nombreux cas, on doit préférer des supports longitudinaux. Une installation de support s satisfaisante utilisant des supports longitudinaux comprend des bâtis longitudinaux, à la fois au-dessous et au-dessus du réservoir, les supports inférieurs étant soudés par lintermEdiaire de sections dtinsertion cruciformes aux noeuds inférieurs du réservoir, et les supports supérieurs étant en contact glissant avec des pièces d'insertion correspondantes, par exemple au moyen d'un agencement à languette et rainure, pour tenir compte de la contraction verticale du réservoir et de sa dilatation verticale et horizontale. En variante, les supports inférieurs peuvent également comporter une fixation par languette et rainure , mais dans ce cas, il faut des butées terminales ou des "nez" pour limiter le déplacement axial. Les sections d'insertion peuvent être en gros cruciformes, mais les branches latérales de la section cruciforme descendant vers le bas (en considérant les sections d'insertion situées au bas du réservoir) pour concorder avec les lobes du réservoir. En outre, on peut prévoir des coupelles de support aux bords inférieurs pour supporter des charges de porte à faux.Pour maintenir la répartition uniforme des charges sans imposer de contraintes de flexion au réservoir, lorsque le haut de l'enveloppe du réservoir se déforme longitudinalement, on peut placer des enveloppes hydrauliques hermétiques sous les supports inférieurs (mais non sous les coupelles de support) dans une partie ou la totalité des réservoirs d'une coque. Une autre solution consiste à rendre le réservoir flexible longitudinalemont par une ondulation verticale de ses plaques verticales, rais ltaug entation de contrainte des plaques horizontales qui en resulte implique une augmentation notable du poids du réservoir. Au lieu d'utiliser des supports longitudinaux supérieurs, on peut prévoir des supports latéraux qui doivent avoir une certaine flexibilité pour tenir compte de la dilatation et de la contraction, et dans ce but ils peuvent comprendre des coussinets hydrauliques ajustables Bien que l'on préfère que les supports soient soudés au réservoir ou positionnés latéralement par un agen cernent à languette et rainure, le réservoir peut aussi reposer li brument sur les supports, en particulier pour des réservoirs de stockage fixes. On peut empêcher le glissement longituninal en prévoyant des prolongements repliés vers le haut en forme de "nez1 aur extrémités des supports inférieurs, ou bien au moyen de butées terminales. On va décrire à présent des exemples d'exécution non li imitatifs de l'invention, en regard des dessins annexés dont : La figure 1 est une vue en perspective avec arrachement partiel d'un réservoir comportant des parois terminales constituées par des domes La figure 2 est une vue détaillée montrant la façon dont le réservoir de la figure 1 est fabriqué La figure 3 est une vue en perspective d dtun support in- férieur du réservoir La figure 4 représente le support inférieur de la figure 3 en coupe transversale La figure 5 représente un support supérieur du réservoir, en coupe transversale. En se référant d'abord à la figure 1, le réservoir représenté est destiné à être installé dans un navire pour le transport en grandes quantités de gaz naturel liquéfié à une pression de 5 à 10 atmosphères, ce qui réduit les conditions de réfrigération (-115-C à -135eC) par rapport au transport du gaz naturel liquéfié à la pression atmosphérique (-161.C). Lorsqu'il sera instal- lé sur un navire, le réservoir fera partie dtune série logée dans l'espace de cale de la coque, les réservoirs se trouvant en proue et en poupe étant de forme effilée.Cependant, on peut utiliser la môme structure de réservoirs pour le stockage à terre ou dans des péniches, Le réservoir est en acier au nickel à 9,' et il a une section transversale de force générale rectangulaire. Sa paroi (son corps) comprend une paroi supérieure (haut ou couvercle"), une paroi inférieure (fond) et des parois latérales longitudinales composées de lobes parallèles partiellement cylindriques 11 ayant une convexité tournée vers 11extérieur, s'étendant horizontalement d'un bout à l'autre du réservoir. Bien que, dans le réservoir representé ici1 il n'y ait que quatre lobes sur la largeur et trois dans-le sens de la profondeur du réservoir, il est clair que c'est une simplification pour des raisons de représentation, et en pratique il y aura en général davantage de lobes.Les lobes ont chacun un arc d'environ 65*, sauf en ce qui concerne les lobes de coin (d'angle) lia qui ont des arcs beaucoup plus grands environ 1550, pour joindre les côtés du réservoir au haut et au fond. Les parois terminales du réservoir se composent de domes à base carrée 12 avec des articulations partiellement sphériques 12a achevant les lobes des côtés du réservoir, du haut et du bas aux extrémités du réservoir.Tous les lobes, d6mes et articulàtions ont le même rayon de courbure et, dans le réservoir représenté, la dimension des modules c'est-a-dire la longueur de corde de chaque lobe est constante (sauf pour les lobes de coin) sur les quatre parois longitudinales. Cependant, pour un réservoir effilé se trouvant en proue ou en poupe, la dimension des modules doit varier le long du réservoir. Aux plans d'intersection des lobes, c'est-à-dire aux "noeuds" entre arcs de lobe consécutifs, des plaques de jonction sont montées en séries parallèles horizontales et verticales 13, 14 dirigées longitudinalement par rapport au réservoir, et divisant donc l'intérieur du réservoir en une pluralité de cellules longitudinales ou tunnels carrés 15. La structure complète est soudée à chaque intersection et à chaque noeud inter-lobes, de sorte que les côtés de la paroi (du corps) sont liés transversalement latéralement et que le haut et le fond sont reliés l'un à l'autre verticalement. De plus, les plaques internes sont réunies à leurs extrémités aux noeuds inter-domes, de sorte que les extrémités du réservoir sont, de même, reliées ensemble longitudinalement. Les passages axiaux formés par les tunnels internes doivent être reliés entre eux, pour permettre le passage du fluide au cours du chargement et de léva- cuation du réservoir et pour d'autres raisons, et l'on y parvient en pratiquant des ouvertures ovales ou arrondies suivant une autre forme près des extrémités de toutes les contre-plaques de serrage 13, 14 dans les régions où les contraintes de principe B tatténuent en une contrainte mineure, de sorte que les ouvertures peuvent ne pas avoir à être compensées. La figure 2 représente le exode de fabrication de la structure de réservoir. Aux intersections des plaques de jonction intérieures horizontales et verticales 13, 14, les joints sont formés par soudage dans des pièces de jonction 16 de section transversale cruciforme. On utilise des pièces d'insertion 17 de section transversale de forme générale en Y pour réaliser des Joints de soudure entre les plaques de jonction et les lobes 11 du corps du réservoir et, dans ce cas, les pièces d'insertion sont plus grandes.Lorsque les supports extérieurs du réservoir doivent entrer en contact avec lui aux noeuds inter-lobes, co-e on le décrira plus loin, on utilise des pièces d'insertion cruciformes 17a, au lieu des pièces d'insertion en Y 17, et si l'on considère les pièces d'insertion cruciformes du fond par exemple, les branches latérales 17b des pièces d'insertion cruciforme 17a descendent dans les sses positions angulaires au niveau des bras des pièces deinsertion en Y 17, de façon à faire correspondre les extrémités des arcs des lobes.La structure représentée permet deaccéder librement aux deux côtés de toutes les soudures, ce qui garantit une pénétration de soudure à 100 * sans plaques de renforcement et facilite le contro- le radiographique subséquent des soudures. Lorsque l'angle des arcs des lobes augmente au-dessus de 7 6 , ltaccès aux soudures devient de plus en plus difficile. Cc-ne on la déjà indiqué, les plaques intérieures vont jusqu'aux lignes d'intersection ou noeuds des dômes à base carrée partiellement sphériques 12 aux extrémités du réservoir, et il est essentiel que l'étayage interne s'étende de façon continue dune extrémité du réservoir à l'autre de cette façon. Ainsi, la structure du réservoir permet de faire supporter toutes les pressions par des efforts de tension dans les plaques corps du réservoir et dans la structure d'étayage interne. Par exemple, si l'on considère un lobe longitudinal, la force agissant sur ce lobe dépend du rayon du lobe et de la pression régnant à l'intérieur du réservoir. Cette force est supportée par les plaques de jonction stendant sur la largeur du réservoir qui subissent directement une contrainte de tension. La résistance effective sur le corps est réalisée par des contraintes de tension dans des lobes partiellement cylindriques, aucune ----- contrainte de flexion n1 étant impliquée. En ce qui concerne les extrémités, on peut faire des considérations analogues. Dans ce cas, la charge que doit supporter un d & e est la force de pression stexerçant sur la zone couverte par un dbore partiellement sphérique, et elle est supportée par les plaques de jonction longitudinales en liaison avec ce dome par- ticulier. Les plaques internes de direction longitudinale supportent leurs efforts principaux de haut en bas et latéralement respectivement. Cependant, en direction longitudinale, l'effort aux extrémités est supporté par les plaques horizontales et verticales conjointement et les lobes latéraux du haut et du fond conjointement, à environ la moitié de la contrainte transversale. En raison de l'énergie produite constamment par ltefret de distorsion, la contrainte theorique dans toutes les plaques et tous les lobes est réduite de et les épaisseurs requises sont réduites corrélativement. Le poids d'un réservoir réalisé selon la présente description peut être inférieur à celui d'un réservoir sphérique ou cylindrique classique pour la même pression et la même capacité. Dans la présente structure, les efforts sont supportés par la structure interne, tandis que, dans un réservoir classique, ils sont soutenus par le corps, et il faut prévoir une épaisseur de tolérance ou surdimensionnée dans le cas où les plaques du corps, tandis que cela n'est pas nécessaire pour la structure interne du prisent réservoir. Comme on l'a déjà mentionné, plus le rayon des lobes et dômes est faible, plus les plaques du corps peuvent être minces. Un grand avantage de plaques minces consiste en ce que les profondeurs des soudures nécessaires pour construire le réservoir sont réduites. Pour obtenir un réservoir de forme effilée s'adaptant à l'intérieur de 1 'extrémité de la coque d'un navire, de section transversale décroissante, si les lobes du réservoir sont dirigés longitudinalement dans le navire, il suffit de réduire progressi vement la longueur d'arc des lobes, tout en maintenant le même rayon de lobes. Dans une structure typique, les plaques internes peuvent avoir, par exemple, 11 mm d'épaisseur, et les plaques de revêtement du corps 7 millimètres d'épaisseur. On peut réaliser un tel réservoir par un choix judicieux des épaisseurs relatives des plaques, de façon que le niveau des contraintes ne soit pas le même dans les plaques internes et dans le corps. il peut etre avantageux dans certains cas d'avoir un niveau de contrainte plus faible dans les plaques du corps que dans l'étayage intérieur. Pour des applications aux faibles températures, le métal est de l'acier au nickel, on peut le remplacer par un autre alliage approprié. Dans un tel réservoir, un avantage particulier des plaques internes consiste en ce que, dans le cas de réservoirs de transport de liquides, elles suppriment le problème de l'écla- bous sure des charges de liquide dans le réservoir, et le risque que le chargement se retourne Bien que, comme on la expliqué ici, la structure décrite soit destinée à faire supporter une pression interne à des réservoirs, il va de soi que l'on peut aussi utiliser de tels réservoirs dans des applications où le fluide intérieur est à la pression atmosphérique. Néanmoins, dans un exemple typique des conditions de service auxquelles le réservoir représenté est destiné, du gaz naturel liquéfie (LNG) pressé à 1480 kcal/m3 est transporté à uni poids spécifique de 15,4 g/dm3, à -120 C et 7,7 kg/c-2 (pression relative) (densité = 0,529). Les pressions maximales du réservoir sont de 8,6 kg/cfl2 (haut) 9,40 kg/cm (milieu), 10,1 kg/cm (bas), et toutes les plaques peuvent avoir 10 d'épaisseur, sauf les dômes et les articulations, ce qui donne un poids dsensiron 1.800 tonnes, avec 40.000 mètres cubes de volume de cargaison. Au lieu de constituer les extrémités avec des dômes, on peut réaliser le réservoir avec des extrémités lobées. Un type de structure comporte des lobes verticaux à une extrémité et horizon, taux à 1 1autre, mais l'agencement préféré comprend des lobes horizontaux maintenus ensemble par des plaques horizontales de largeur réduite. DU fait que, dans cette structure, les lobes longitudinaux et d'extrémité se rejoignent en des joints qui sont, en fait, des joints en T, il faut des raccordements spéciaux aux bords du réservoir pour fabriquer ces joints. Lagencement évite que les lobes d'extrémité aient à suivre les déformations des plaques principales et permet de fermer les plaques verticales en bas pour améliorer la stabilité du navire, lorsqu'il est chargé. partiellement. L'agen- cessent est un peu plus lourd que les extrémités dopées, mais il est d'une fabrication plus facile. Un tel réservoir tient tout seul, du fait qu'il a une très grande solidité et rigidité en direction longitudinale et est supporté par le bas, avec la présence de supports de stabilisation sur les côtés et/ou en haut, sans imposer efforts de flexion notables au réservoir. Les figures 3 et 4 représentent un support inférieur pour le réservoir des figures 1 et 2. Une barre massive 20 de section transversale sensiblement triangulaire est dirigée dans le sens de la longueur du navire et est supportée à intervalles par des bâtis en pyramide 21 auxquels est soudé le bord inférieur de la barre 20. Le bord supérieur de la barre 20 est, quant à lui, relié à la branche inférieure dans pièce à'insertion cruciforme respective 17a du fond du réservoir ; si l'on utilise une connexion de type à languette et rainure à ce point, elle permettra une contraction et une dilatation longitudinales du réservoir, mais on peut aussi prévoir un joint de soudure, du moment que l'on tient compte des mouvements relatifs du réservoir et de la coque ailleurs. La plaque de base 22 de chaque bâti en pyramide 20 est fixée vers le bas à un bloc calorifuge longitudinal 23 en bois durci, par exemple en bois comprimé imprégné de résine synthétique, fixé à son tour au couvercle 24 du réservoir sur le fond de la coque du navire, au moyen de ferrures de support 25. Le positionnemont latéral du réservoir est fixe et rigide, du fait que les lobes du réservoir sont eux--c,emes suffisamment flexibles pour tenir compte de la dilatation et de la contraction du réservoir. Si on le désire, on peut faire en sorte que ce type de support permette un mouvement de dilatation et de contraction longitudinale , sans transmettre les mouvements du réservoir à la plate-forme à réservoirsdu navire, grace à la présence de trous allons pour des boulons de fixation. On peut permettre un certain porte à faux aux extrémités des réservoirs, si on le désire, du fait que, bien que le réservoir soit flexible transversalement, il est extrômement solide et rigide longitudinalement. Pour que la flexion de la coque du navire n'impose pas de contraintes de flexion au réservoir, on prévoit des coussinets hydrauliques 26 fermés hermétiquement entre la plate-forme à réservoirs du navire 24 et les blocs de bois durci 23. On peut prévoir des supports de type analogue, selon les nécessités, sur les côtés des réservoirs. Cependant, ce sont simplement des renforcements et ils n'ont pas à assurer une liaison solide entre le réservoir et la coque, du fait que le réservoir s'en éloigne par contraction en refroidissant. Cependant, on donne de préférence au réservoir un support latéral au moyen de supports supérieurs tels que celui représenté sur la figure 5. Ces supports supérieurs 27 sont, comme les supports inférieurs, inversés, avec des assemblages à languette et rainure, comme en 28, pour permettre un déplacement vertical relatif. Il n'y a pas à prévoir de mouvement relatif entre les supports 27 et le point 281 du navire auquel on peut les fixer, et il n'y a pas besoin d'amortisseurs hydrauliques. Aux coins inférieurs du réservoir qui s'étendent longitudinalement, on peut prévoir des coupelles d'angle incurvées pour supporter des charges de porte à faux, chaque coupelle étant supportée sur la coque du navire sur deux bâtis en V placés près des extrémités de la coupelle. Ces coupelles d'angle assurent une retenue latérale, tout en supportant des charges de poids surplombant les supports inférieurs principaux. Cependant, une autre façon de supporter les charges fléchissantes de porte à faux consiste à renforcer localement les plaques horizontales intérieures. Cela peut être nécessaire à cause de la flexibilité du réservoir dans le plan transversal. Si les supports inférieurs ne sont pas soudés au réservoir, une fa çon de garantir que le réservoir ne se déplace pas en bloc dans le navire en direction longitudinale consiste à munir les extrémités des supports inférieurs de néz repliés vers le haut entrant en contact avec les extrémités du réservoir. Lorsque le réservoir est installé de la façon indiquée ci-dessus, on peut l'isoler au moyen d'une isolation par bloc ou de matière plastique pulvérisée fixée sur toutes les surfaces de la cale contenante. Avantageusement, on prévoit des interstices partout entre l'isolation et le réservoir, pour faciliter l'accès au réservoir. Dans des réservoirs de la structure décrite, non seulement toutes les contraintes sont en prédominance des contraintes de tension, mais les déformations dans les plaques et les lobes sont égales, la fléxibilité circonférentielle des lobes permet de faire face facilement à la contraction et à la dilatation du réservoir, et les charges verticales principales n'imposent pas de contraintes de flexion au réservoir. Dans certains cas, il peut être avantageux d'avoir des contraintes plus fortes dans les plaques centrales que dans les lobes. Bien que le cas dans lequel les lobes des parois longitudinales et les tunnels intérieurs sont dirigés verticalement n'ait pas e té décrit particulièrement ici, c'est une structure présentant certains avantages, notamment en ce qui concerne le support, du fait qu'un tel réservoir ne nécessite que des supports soudés inférieurs. REVSXDICÂTIONS 1.- Réservoir destiné au stockage et au transport de fluides sous pression, caractérisé en ce qu'il présente une section transversale de forme sensiblement rectangulaire et des parois contenantes supérieure, inférieure et longitudinales latérales se composant chacune dune pluralité de lobes partiellement cylindriques, et des parois terminales se composant de lobes et/ou de dômes, avec des plaques de jonction se coupant à angle droit reliant les noeuds inter-lobes des parois opposées, de sorte que l'intérieur du réservoir est divisé en tunnels parallèles de section transversale rectangulaire, -par exemple carrée, délimités par les plaques de jonction. 2.- Réservoir selon la revendication 1, caractérisé en ce que ses parois terminales se composent de dômes à base carrée, 3.- Réservoir selon la revendication 1, caractérisé en ce que ses parois terminales se composent de lobes s6tendPt dans les directions verticale et/ou transversale. 4.- Réservoir selon la revendication 1, caractérisé on ce que ses parois terminales se composent d'un mélange de lobes et de dômes. 5.- Réservoir selon ltune quelconque des revendications i à 4, caractérisé en ce que les lobes des parois latérales longitudinales du réservoir s 'étendent longitudinalement de l'une des extrémités du réservoir à l'antre, de sorte que les tunnels délimités par les plaques de jonction qui se coupent sont horizontales. 6.- Réservoir selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les lobes ont des arcs compris entre 500 et 900. 7.- Réservoir selon la revendication 6, caractérisé en ce que les lobes ont des arcs d'environ 650. 8.- Réservoir selon lune quelconque des revendications 5, 6 ou 7, caractérisé en ce que sa section transversale est uniforme sur toute sa longueur, et en ce que les lobes des parois su périeure et inférieure sont longitudinaux, de sorte que les tunnels délimités par les plaques de jonction qui se rencontrent sont éga lemont longitudinaux. 9.- Réservoir selon 1 lune quelconque des revendications 5, 6 ou 7, caractérisé en ce qu'il s'amincit longitudinalement, et en ce que leslobes des parois supérieure et inférieure sont transversales, de sorte que les tunnels délimités par les plaques de jonction qui se rencontrent sont également transversales. 10.- Réservoir selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que la distance modulaire entre noeuds inter-iobes consécutifs est comprise entre 3 et 4 mètres, et de préférence égale à 3,5 mètres. 1 Réservoir selon lsune quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que la contrainte principale des plaques de jonction est supérieure à la contrainte en direction circonférentielle dans les lobes. 12.- Réservoir selon lune quelconque des revendications 1 à i1, caractérisé en ce que les plaques de jonction verticales sont épaissies dans le bas ou comportent des renforts à intervalles pour résister au gondolage. 13.- Réservoir selon l'une quelconque des revendications 5, 8 et 9 caractérisé en ce que les plaques comportent des ouvertures près de leurs extrémités à faible contrainte, et en ce que les plaques verticales en comportent également, mais seulement en haut. 14.- Réservoir selon lune quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé en ce qu'en certains Joints, les plaques intérieures sont raccordées aux lobes au moyen de pièces d'insertion soudées dont la section transversale a une forme générale en Y. 15.- Réservoir selon la revendication 1, caractérisé en ce que les lobes des parois latérales longitudinales sont verticales et en ce que les tunnels délimités par les plaques de jonction qui se rencontrent sont également verticales. 16.- Ensemble du réservoir selon la revendication 1, et drune installation de support dudit réservoir, caractérisé en ce que le réservoir est supporté intérieurement par des supports verticaux en forme de nervures ou de batiks en pyramide s'étendant sur la largeur ou la longueur du réservoir et placés juste au-dessous des noeuds ou intersections de lobes inférieurs adjacents du réservoir. 17.- Ensemble selon la revendication 16, caractérisé en ce que les lobes de la paroi supérieure et de la paroi inférieure du réservoir et de ses parois longitudinales et les supports sont dirigés longitudinalement. 18.- Ensemble selon la revendication 1.7, caractérisé en ce que les raccords des supports avec le réservoir permettent un mouvement longitudinal relatif. 19.- Ensemble selon la revendication 17 ou 18, caractérisé en ce qu'il comprend en outre des supports longitudinaux au-dessus du réservoir, qui y sont raccordés par des joints permettant un glissement vertical relatif. 20.- Ensemble selon l'une quelconque des revendications 17, 18 ou 19, installé sur un navire, caractérisé en ce que les supports inférieurs comprennent des moyens hydrauliques, tels que des enveloppes hydrauliques fermées hermétiquement, pour éviter qutil s'exerce des charges de flexion sur le réservoir, lorsque le navire subit des mouvements de flexion. 21.- Ensemble selon lBune quelconque des revendications 17 à 20, caractérisé en ce que les supports inférieurs longitu dinar comportent des prolongements repliés vers le haut en forme de nez pour empêcher le glissement longitudinal du réservoir. 22.- Ensemble selon la revendication 16, caractérisé en ce que les lobes de la paroi supérieure et de la paroi inférieure du réservoir sont transversaux, et en ce que les supports sont dirigés dans le sens transversal. 23.- Ensemble selon la revendication 22, caractérisé en ce que les supports inférieurs comportent chacun une section centrale rigide et des sections extérieures élastiquement flexibles. 24. - Ensemble selon la revendication 22 ou 23, caractérisé en ce que le réservoir comporte une cloison longitudinale, ou bien est fendu longitudinalement. 25.- Ensemble selon l'une quelconque des revendications 16 à 24, caractérisé en ce que des coupelles dtangles sont présentes pour supporter les charges fléchissantes. 26.- Ensemble selon l'une quelconque des revendications 14 à 25, caractérisé en ce que les supports sont reliés au réservoir par l'intermédiaire de pièces d'insertion de section cruciforme. 27.- Ensemble selon la revendication 26, caractérisé en ce que, si l'on considère les supports inférieurs, les pièces d'insertion cruciformes comportent des branches latérales tombantes. 28.- Réservoir ou ensemble selon l'une quelconque des revendications 1 à 27, caractérisé en ce que le réservoir est entouré par une isolation partout à l'écart de la structure du réservoir, pour permettre d'accéder audit réservoir.