w9 13167 -1" 2010088 L'invention concerne de nouvelles compositions rapidement po-lymérisables pour former des revêtements et des adhésifs. Elle concerne plus particulièrement des alcoxyalkyl-2-cyanoacrylates fluorés qui forment, par polymérisation, des liaisons adhésives 5 exceptionnellement stables et résistantes en présence d'eau. Les monomères de l'invention conviennent particulièrement aux compositions adhésives destinées à être appliquées en présence d'humi dité; la variation de volume qui se produit pendant et après polymérisation est extrêmement faible. Il est surprenant de consta 10 ter l'augmentation de la force et de la stabilité, en présence d'eau, des liaisons adhésives formées par les fluoroalcoxyalkyl-2-cyanoacrylates de l'invention, comparativement aux 2-cyanoacry lates non fluorés. L'invention concerne également l'application de ces compositions rapidement polymérisables pour former des 15 adhésifs, des revêtements et des obturations, en particulier dans le domaine de 1'ondontologie où elles conviennent pour faire adhérer les prothèses aux dents, pour les bouchages endodon-tiques, comme matière de restauration, pour l'enduction des cavités dentaires avant leur restauration, pour le revêtement des 20 restaurations après leur achèvement, comme revêtement préventif dans les zones dentaires susceptibles de se carier, etc. \ L'emploi des alcoxyalkyl-2-eyanoacrylates dans des compositions adhésives est connu et se trouve décrit, par exemple, dans le brevet américain n° 2.784-.215, mais les liaisons adhésives 25 formées par polymérisation de ces monomères non fluorés, sont nettement plus faibles et moins stables, en présence d'eau, que celles formées par les monomères fluorés de l'invention. Les alcoxyalkyl-2-cyanoacrylates fluorés de l'invention sont des corps nouveaux et leurs propriétés exceptionnelles n'ont pas= en-30 core été suggérées. Les compositions adhésives et obturantes connues Jusqu'à présent et employées dans les domaines orthodontique, prostho-dontique et endodontique de 1*ondontologie, présentent divers inconvénients, dont le plus grave est peut-être celui de leur 35 non résistance à la dégradation par la salive. Ces compositions nécessitent souvent une attaque préalable et nuisible des dents, pour assurer leur adhérence et, étant dégradés par la salive après leur application, fournissent ainsi, sur l'interface adhé— sive, une zone favorable au développement de caries (voir à ce 40 su^et Skinner, et al., Science of Dental Materials, Chap. 29, 59 13167 -2- 2010088 (1967)). Outre leur susceptibilité à l'attaque par la salive, un grand nombre de ces compositions produisent un effet nuisible sur l'émail, ainsi qu'une réaction toxique.avec la pulpe. De plus, elles sont souvent difficiles à préparer et à appliquer. 5 C'est ainsi par exemple que, bien que l'emploi du méthyl-2-cyanoacrylate ait été proposé pour les adhésifs et compositions d'obturation dentaire (voir Gwinnett, et al., Brit Dent.' J. 119» 77-30 (1965) et Cueto et al., J. Am Dent. Assn. 75» 121-128, (1967)), cette application présente de nombreux inconvénients, 10 dont l'un des principaux est sa susceptibilité à la dégradation par la salive, ainsi que sa trop grande vitesse de polymérisation et que son histotoxicité (Arch. Surg. 94-1 153-156 (1967) et J. Biomed Mater. Res. 3-9 (1967)). La classe des 2-cyanoacrylates convenant à l'invention ont 15 pour formule générale : ce x Ï f CH2=C-C02-B-0-CH-Rf où R est un hydrocarbure- aliphatique divalent en chaîne droite 20 ou ramifiée, de 2 à 8 atomes de carbone, de préférence 2 à 6 atomes de carbone, comme les éthylène, propylène, triméthylène, 1,2-butylène, 2,3-butylène, tétraméthylène, et autres composés semblables; R^ est un radical fluoroaliphatique en chaîne droite ou ramifiée (par exemple un radical fluoro-alkyle) de 1 à 8, 25 préférablement 1 à 5 atomes de carbone, et X est R-H, CH^, ou H, de préférence E£ ou H. Par-le terme" "radical fluoroaliphatique", on désigné ici des radicaux aliphatiques ou cycloalipha-tiques fluorés, à chaîne droite ou ramifiée, pouvant contenir des atomes d1 oxygène .dans leur chaîne. ÎDans les composés préfé-30 râbles» le radical R^ contient du fluor dans un rapport d'au moins un atome de fluor par atome de carbone ^ et comportq&a groupe terminal -CF^; si du chlore se trouve présent, le rapport n'est pas supérieur à un atome' de chlore par atome de carbone. Parmi tous l'es composés ainsi définis convenant à l'invention» 35 les composés préférables sont ceux où est un perfluoroalky-lène (comme le ttMflxiiœrcmééa-fc lï.-ou R^ ; par exemple: CK ; - - "■ • ■' f '• ï- . -, •• : - . . CH2= C-COg-CCHg^CHgCi^ ' et " 69 18167 -3- 2010088 es ch2« g-g02cgh2)20gh(cp5)2 Ces composés préférables forment des liaisons adhésives d'une stabilité et résistance exceptionnelles en présence d'eau, tout en conservant une excellente flexibilité. Parmi d'autres 2-cyanoacrylates convenant à l'invention, on peut citer s OH I CHc - CC0oCHGHo0GHCP-, 2 2l 2 I 3 ch3 ch3 car *■ ■ CN I GHg - CC02(CH2)30CH2(C1,2)2CÏ,3 f 0eo - ccogcchg^ocfft 2 CK °p2cf3 I /C?2CT3 chg « cc02(ch2)20ch. •CCÏ2)2CP5 CH" f CH2 - CC02(CH2)20(CH2)3CF2GP2H f 0Ï2—OP^ GH2 = CCOg ( CILj ) gOCH^Ol' . . Z^GF2 ^CF^—0^2 •••• on ; ' \ . ~ ch2 - cco2cch2)20ch2cî,2cp20cp3 Selon un mode de préparation des fluoroalcoxyaliyl-2-cyano-acrylates de haute pureté (95 % ou. plus), du formaldéhyde est condensé avec un ester de l'acide cyanoacétique correspondant» 69 18167 -4- 2010088 en. présence d'un mélange d'un-acide et du sel acide d'une alkyl-amine primaire ou secondaire. Tous sels d'alkylamine et tout acide libre peuvent être utilisés, pourvu qu'ils permettent d'obtenir une valeur convenable de pH, telle que décrite ci-^après. 5 Les poly-2-cyanoacrylates ainsi obtenus sont alors thermiquement dépolymérisés, pour donner les monomères cherchés, par exemple selon les techniques" décrites dansles brevets américains n# 2.784.215; 2.721.858; et 2.763.677, ainsi que dans les exemples qui suivent. Dans la préparation des polymères, on emploie les 10 cyanoacétates correspondant aux cyanoacrylates désirés (comme par exemple le 2-(2,2,2-trifluoroéthoxy)-éthyl-2-cyanoacétate pour l^i préparation du 2-(2,2,2-trifluoroéthoxy)-éthyl-2-cyano-acrylate). On fait réagir le cyanoacétate avec le forsaldéhyde, ou ses polymères, comme le paraformaldéhyde, en l'absence d'eau 15 (les solutions aqueuses de formaldéhyde, comme la formaline étant à éviter). Le milieu réactionnel peut être constitué par tout, solvant organique inerte convena lie, capable de former un mélange azéotrope avec l'eau, comme le benzène, le toluène etc., toutes les phases de la synthèse étant effectuées dans des conditions 20 acides. La valeur du pH du mélange.d'acide et de sel acide d'al-kylamine primaire ou secondaire, est une valeur "corrigée?1- d'un pH non supérieur à 5, et peut être déterminée comme suit î Des quantités déterminées d'acide libre et de sel acide d'al-kylamine sont dissoutes dans 25 ml d'eau et le pl est mesuré. 25 Si sa valeur est égale ou inférieure à 5, le mélange convient pour catalyser la réaction de condensation, et lorsque ce mélange est soluble dans l'eau, cette valeur représente la "valeur de pH corrigé". Les mélanges comportant des acides organiques non solubles dans l'èau, peuvent être dissous dans 25 ml.d'un 30 mélange d'éthanol et d'eau, mais alors la .valeur ctepH mesuré doit être corrigée, coàmedéèrit par Gutbexhl et al., S. Am. Qhem. Soc. 75. 565 (1953). • ■ , In sel d'aminé et un acide libre i.«ivent tpujjo^rs, être,présents a l'a'fôië, les acides préférables étant 1! acide, acétique 35 glacial, ou un acide- minéral fort, comme -les acddes, chlorhy-d^ique ou sTilfurique. :La':qu;jantité du= mélange, employée n'est, pas critiqué et petit '"être vàriafrle, une. petite .quantité., comme par exemple 0,5 à 1,0 ^'en t>Ôids, par rapport gu .cyanoacétate #t _ étant géné±àiémënt' côùvénablëv^:' ' *..->• v:. r. . .. £ ^ = ... •••♦.... s;. + ( - - t: f "" *' î ■■ r' 4- «. -v. .1 ..-1 rv" 69 18167 -5- 2010088 Sauf pour l'emploi du mélange d'acide libre et de sel d'aminé la condensation des cyanoacétates avec le formaldéhyde, et la dé polymérisation consécutive, sont effectuées selon les méthodes générales usuelles. 5 Les cyanoacétates servant à la préparation des fluoroalcoxy-alkyl-2-cyanoacrylates désirés, sont facilement obtenus par esté rification directe de l'acide cyanoacétique, en présence d'un acide, comme l'acide sulfurique, ou tout acide semblable, avec des alcools de formule : 10 z " t HO-R-OCH-Rf où R, et X ont la même signification que précédemment. De tels alcools sont connus, et on les prépare selon des méthodes 15 classiques, comme par la réaction, catalysée par une base, d'un alcool fluoré avec un époxyde ou la réaction de substitution d'un alcoxyde fluoré avec un alcool halogéné, où l'halogène est le chlore, le brome où l'iode. "Bien que le procédé de condensation décrit ci-dessus des cya-20 noacétates correspondants, constitue la méthode de préparation préférable des cyanoacrylates de l'invention, on peut employer d'autres méthodes connues pour la préparation des alkyl-2-cyano-acrylates, comme la réaction de condensation, catalysée par une base, du formaldéhyde ou paraformaldéhyde, telle que décrite 25 dans les brevets américains n° 2.721.858 et 2.763.677. Les liaisons adhésives obtenues par polymérisation des composés de l'invention présentent des propriétés qui les rendent particulièrement aptes à l'emploi dans le milieu buccal, et qui permettent de surmonter les inconvénients rencontrés jusqu'à 30 présent. C'est ainsi que les compositions de revêtements adhésifs et/ou d'obturation contenant les fluoroalcoxyalÈyl 2-cyano-acrylates permettent d'obtenir des liaisons-d'une.résistance.exceptionnelle à la dégradation par l'humidité de..la 1>ôùcîie, "saiis effet nuisible pour l'émail des dents, et présentant une inter-35 action toxique minimale avec la pulpe. De plus ces composés durcissent par polymérisation à une vitesse (généralement inférieure à 2 minutés, par exemple de 10 à 60 secondes, à la température du corps) qui permet un délai suffisant pour leur manipulation et leur application* dans le milieu bucçal, avant que la 40 polymérisation se produise. La faible viscosité de ces composés 69 18167 -6- 2010088 contribue également à la formation de liaisons fortes avec les surfaces dentaires, une véritable infiltration du monomère liquide se produisant dans les plus petits trous et fissures. La polymérisation est initiée par des substances faiblement 5 basiques, telles que celles rencontrées dans l'humidité atmosphérique. La vitesse du durcissement peut être réglée en faisant varier la quantité des additifs ajoutés à une ôomposition parti-, culière, comme les charges minérales décrites ci-après, et les inhibiteurs ou agents de stabilisation de la polymérisation du. 10 2-cyanoacrylate, tels que l'anhydride sulfureux, l'anhydride nitrique, le trifluorure de bore, et autres substances acides comme les hydroquinone, 4-méthoxyphénol, nitrohydroquinone, ca-téchol et 4-éthoxyphénol. Inversement, des accélérateurs de polymérisation, comme les 15 aminés ou alcools, peuvent être ajoutés lorsqu'on désire accélérer la vitesse du durcissement. On peut encore ajouter un ou plusieurs adjuvants, comme des agents épaississants, des plastifiants, etc, pour améliorer l'emploi du monomère. Bien entendu ces adjuvants doivent être biologiquement acceptables, et ne 20 doivent pas provoquer une polymérisation prématurée de l'adhésif avant son emploi. Dans la plupart des applications des monomères de l'invention comme adhésifs, la polymérisation est catalysée par la faible humidité existant sur la surface des substrats. C'est ainsi 25 qu'on peut placer une goutte du monomère sur la surface d'une des deux pièces métalliques ou en verre à assembler, puis amener l'autre pièce au contact de la première. On maintient ensuite les pièces en contact jusqu'à ce que la polymérisation soit bien avancée, une forte liaison s'établissant rapidement au cours de 30 cette polymérisation. L'humidité atmosphérique est suffisante pour catalyser la polymérisation. Les liaisons, obtenues conservent leur résistance et sont.stables, après exposition aux fluides aqueux, par immersion par exemple, pendant des durées prolongées. Ces propriétés sont sur- ' 35 prenantes, compte tenu des résultats obtenus avec les liaisons .formées par les alcoxyalkyl-2-cyanoacrylates correspondants, non fluorés, qui perdent rapidement leur résistance, dans des conditions semblables. Les fines pellicules d'adhésif sont rapidement autopolyméri-40 sables dans les conditions atmosphériques normales, et les com 69 18167 -7- 2010088 posés de l'invention, essentiellement incolores et transparents, conviennent aux applications dentaires sans additifs, bien qu'âne meilleure stabilité durant leur conservation soit assurée par de petites quantités de l'ordre de 25 à 2000 ppm d'inhibiteurs 5 de polymérisation du 2-cyanoacrylate, comme l'anhydride sulfureux. On peut aussi ajouter des plastifiants, comme 1 % de di-octylphtalate, et des agents anti-microbiens, comme 1 % d'hoxa-chlorophène. La viscosité de la composition peut être augmentée, si on le désire, en y dissolvant des polymères, comme 5 % &e 10 polyméthacrylate. Sans certaines applications, où par exemple les composés sont utilisés dans une matière de restauration composite temporaire, il est préférable d'ajouter une charge minéral» formée de particules, comme le silicate d'aluminium-lithium, des agents colorants ou pigments, ou des microperles 15 de verre, pour augmenter la résistance à l'abrasion et la résistance de la structure, et en améliorer l'esthétique. La quantité de ces ofcarges peut varier de 0 % à environ 80 %, selon la consistance désirée pour une application particulière. D'autres additifs, comme l'hydroxyde de calcium ou le sulfate de baryum 20 peuvent être ajoutés pour favoriser la restauration de la pulpe, ou fournir une radio-opaGité« Les compositions contenant les composés de l'invention sont avantageusement employées comme adhésifs dentaires généraux, dans le domaine prosthétique de la dentisterie. Les méthodes 25 d'application sont celles généralement employées dans l'art dentaire, c'est-à-dire que le composé, ou la composition le contenant, est appliqué sur la surface de la dent, directement à l'aide d'un instrument approprié, ou sur l'agencement devant y adhérer, ce dernier étant maintenu en place pendant le temps 30 nécessaire pour qu'un durcissement suffisant permette une adhérence convenable. Les liaisons adhésives se forment rapidement dans lès conditions du fluide buccal. Pour améliorèr 1*adhérencef la dent est, de préférence polie et/ou prétraitée ehla'mouil-- lant, pendant quelques minutes avec une solution faiblement 35 acide, ou une solution de fluorure d'étain. Les compositions contenant les composés de 1'invention conviennent particulièrement à l'emploi dans les.structures côitipo-sites temporaires de restauration dentaires,. Par exemple, dans • le traitement d£s lésions profondes par carie, il peut'être dé-40 sirable de les obturer avec une composition temporaire' de rës-' 69 18167 -8- 2010088 tauration, afin de permettre à la pulpe endommagée de guérir, avant d'être exposée à la composition permanente de restauration. Dans ce cas, il est essentiel que la cavité soit scellée pour la séparer des fls&des de la bouche, et que la composition tem-5 poraire n'irrite pas la pulpe. Une charge d'environ 70 % de silicate de lithium-aluminium revêtu de silane, dans les composés de l'invention, permet d'obtenir une composition temporaire de restauration assurant un scellement satisfaisant de la cavité. Le procédé d'application est semblable à celui utilisé dans l'art 10 dentaire pour appliquer les matières composites de restauration, à base de résines. Les'compositions adhésives de l'invention conviennent également comme charges endodontiques lorsque l'on doit nettoyer et désinfecter la chambre pulpaire de la dent, avant de sceller 15 l'apex. Les agents d'obturation endodontiques doivent être de longue durée, ils ne doivent pas être toxiques vis à vis des tissus périapicaux et de préférence iis doivent être radio-opaques. Une matière composite contenant essentiellement un composé de l'invention et environ 50 % de sulfate de baryum, 20 répond à ces conditions. De plus, la faible viscosité du monomère et son affinité pour les matières dentaires rendent très efficace la pénétration, du polymère dans les cavités de la dent, Geci permet un scellement efficace de 1'apex et des autres canaux secondaires reliant la pulpe aux tissus environnants. Cette 25 matière d'obturation endodontique peut être mélangée à la spa- . tule ou agitée, puis injectée à la seringue dans le Canal convenablement conditionné. : v " • - Etant donné qu'un grand nombre des matières dé restauration actuellement disponibles irritent la pulpe oa laissent s ' infil-30 trer les liquides buccaux entre la dent et la matière ellôr-même, il est ça^jomçnt recommandé dé placer sur les parois de la ca-_vite, avant de l'obturer, un revêtement protécteur qui a pour u rôle de .diminuer ,1a pénétration dans la pulpe des isgrédients . -. nuisibles de la composition, et de sceller ies bords marginaux 35 de cette composition. La résistance que présentent les produits ,.~.dUECi$;,,de l'invention à la pénétration des substances :solubles ;. dans l'eau, y compris les ingrédients éventuellement toxiques :. des compositions résineuses dé restauration, les rend- particu--s 3-ièrement..fptes à. cette application. Outré leursdhérénce ex-40 ceptionnelle aux dents, les"fluoroaïe'ôxyàîkyl-S-cya&oâçrylatgs 69 18167 -9- 2010088 de l'invention, présentent une adhérence encore plus élevée aux matières de restauration couramment utilisées, comme les amalgames, ce qui les désigne aussi à l'emploi comme adhésifs de ces matières sur les dents. La résistance à la pénétration marginale 5 sur les bords des compositions de restauration de classe Y, placées sur des incisives humaines, est démontrée par l'observation desdites incisives traitées, après immersion dans une solution aqueuse à 0,2 % de bleu de méthylène pendant 18 heures à 370C<> La pénétration marginale observée est beaucoup plus faible dans 10 le cas d'un revêtement protecteur contenant du 2-(2,2,2-trifluo-roéthoxy)~éthyl 2-cyanoacrylate, que dans celui d'un revêtement ordinaire, n'en contenant pas, ou en l'absence de tout revêtement. Les compositions de l'invention conviennent particulièrement 15 à l'emploi dans les domaines de la dentisterie préventive et conservatrice, comme par exemple dans l'obturation de cavités et fissures, présentes dans la plupart des dents humaines postérieures, et susceptibles de se carier. On diminue considérablement ce risque de caries en obturant, avec les compositions de 20 l'invention, ces surfaces préférablement prétraitées par du fluorure d'étain (voir Dudding et al., J. Dent. Child. 29» 129 (1962)) et séchées par un jet d'air. Les instruments dentaires usuels sont employés, et la composition d'obturation contient, de préférence, un mélange de fluorôalcoxyalkyl-2-cyanoacrylate avec 25 environ 50 % d'une charge comme du silicate de lithium-aluminium revêtu de silane. Les qualités exceptionnelles de résistance et de stabilité des liaisons formées par le fluoroalcoxyalkyl-2-cyanoacrylate avec les matériaux dentaires composites, rendent ce composé par-30 ticulièrement apte au revêtement des matières de restauration qui doivent être protégées contre les liquides buccaux, ou qui sont difficiles à. polir après finition. Un tel revêtement, additionné d'adjuvants convenables, assure la protection désirable de la matière de restauration, et fournit une surface résineuse sus-35 ceptible d'être polie et hautement résistante à la coloration par des taches de café ou thé, par exemple. Les compositions de l'invention comprennent également des mélanges de co-monomères, contenant plus d'un composé de l'irr-- vention, ainsi que des mélanges des fluoroâlcoxyalkyl-2-cyano-40 acrylates de l'invention avec de plus faibles quantités (c'est- 69 18167 -10- 2010088 à-dire moins de 50 moles °ft) d'autres 2-cyanoacrylates convenables, comme des alkyl et alcoxyalkyl-2-cyanoacrylates non substitués ou des fluoroalkyl-2-cyanoacrylates. les propriétés spécifiques désirées pour une composition adhésive destinée à une 5 application particulière, sont obtenues de façon sélective en faisant varier la nature et la quantité des co-monomères employés. Les compositions adhésives de l'invention peuvent être appliquées à l'aide de tous instruments usuels appropriés, tels que 10 tiges de verre, brosses, compte-^gouttes, etc.; dans certains cas cependant on peut aussi les appliquer sous forme d'aérosols, dans lesquels elles sont en solution dans un agent propulseur anhydre compatible. Outre leur emploi comme adhésifs, les monomères de l'inven-15 tion sont facilement polymérisables et copolymérisables, par polymérisation par addition, pour donner des pellicules optiquement transparentes et des polymères thermoplastiques et moula-bles à des températures de l'ordre de 100 à 150°C, inférieures à celles de leur décomposition. Ces polymères ont pour formule 20 générale : 30 55 f IN 3H0—G— 2 i CO. T 25 l R \ ï CHR» ' ■ i où S, et X ont la même signification que précédemment, et n est un nombre entier compris entre 5 et 500. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui suit de plusieurs exemples non limitatifs de modes de réalisation suivant l'invention. Bans ces exemples, toutes les parties sont indiquées- en poids, sauf mention du contraire,, et les pressions sont indiquées en mm de mercure. ETffiM'PT.K 1 2-(2,2,2-Trifluoroéthoxy)-éthano1 40 Dans tin ballon de 1 1 muni d'un agitateur mécanique et de 69 18167 -11- 2010088 10 deux condenseurs à carboglace, on. place 340 g (3,4 moles) de 2,2,2-trifluoroéthanol, 3,4 g de soude et 3,4 ml d'eau, et on chauffe le mélange à 70°0, tout en agitant. On fait passer environ 100 g (2,27 moles) d'oxyde d'éthylène gazeux par le haut d'un des condenseurs, pendant 3 heures )é, le condensât étant introduit dans le mélange réactionnel. On continue à chauffer à 7Ô*G, sous agitation, pendant encore 4 heures, puis on distille le mélange dans une colonne remplie d'hélices en verre. Oa recueille le 2,2,2-trifluoroéthanol en excès, avec une fraction passant à 71-81*0/36-85 mm, composée de 91 % d'alcool produit et da 9 % &e 2,2,2-trifluoroéthanol. EXEMPLE 2 Las fluoroalcoxy-alcools suivants da départ sont préparés suivant le procédé général de l'exemple 1 : Produits de départ Produits formés Alaàol fluoré Epoxyde ou Baloalcool OH I A» CHj-0H-0ïj cho0hch, \2/ 3 B. 01(CFgCFCl)gCFgCHgOH GH2-CH2 N/' hoçhchgochgfj ch3 CH5 HO ( GHg ) gOOHgOPgCGKîlC^l 0. H(0r2)40H20H br(gh2)4ch0h5 h00h(gh^och^cfg^h 0h gh, D. CP5(CT2)20H20H Br(CH2)30H e. c?3(cf2)2chchcich5 oh f. gf^gfgchchgchj OH h0(ch2)^ochg(cf2)2cf5 chcigh^ ch0chch0ch0ch, h0chcho0chv \ 2/ 2 2 3 ( 2 \ O " ' (CH2)2CH5 (gf2^2gf3 ch0-cho \2/"2 O e0(ge2)2çcs^ . 0hoch-, / 2 3 cf2CF5 g. cf3(0f2)2chcf2cf3 chg-chg oh 0 GF20F5 H0(CH2)20GHt^ . . (cf2)2cf5 H. H(GF2)2(0H2)30H BrCH2CH20H ho(,ch2)2o(Ch2)5cf2gf2h 69 18167 -12- 2010088 EXEMPLE 3 2-(2.2 «2-ffrifluor oéthoxy)-éthyl cyanoacétate 85,1 S (1,0 mole) d'acide cyanoacétique sont estérifiés arec 192,5 g (1»25 moles) de 2-(2,2,2-trifluoroéthoxy)-éthan®l, par 5 chauffage d'un mélange des deux réactifs dans 300 al de benzène contenant 0,25 g d'acide p-toluène sulfonique. Lorsqu'il ne se sépare plus d'eau dans un piège de Dean-Stark, on refroidit la solution benzénique, qu'on filtre et concentre sous vide. Par distillation du résidu, oivébtient le cyanoacétate correspondant, 10 de point d'ébullition 98-102°C/0,1-0,2 mm. Analyse : Calculé pour C^HgP^SG^ s C 39»8; H 3,8 , Trouvé s C 39,5; H 3»8. TT.TRUPT'E 4 2-(2..2.2-(Prifluoroéthoxy)-éthyl 2-cyanoacrylate 15 Un mélange de 422,4 g (2,0 moles) de 2-(2,2,2-trifluor©- éthoxy)-éthyl-cyanoacétate, 78 g (2,6 moles) de paraformaldéhyde en poudre, 2,5 g de chlorhydrate de pipéridine et 1 ml d'acide acétique glacial dans 800 al de benzène, est chauffé à reflux, jusqu'à ce qu'il ne se sépare plus d'eau. La solution ofe-20 tenue est diluée avec 400 ml d'acétone, filtrée, additionnée de 210 g de tricrésylphosphate, et concentrée par distillation sous pression réduite. On ajoute 10 g d'acide polyphosphorique et 0,5 g de pyrogallol au résidu visqueux, et on effectue la dépolymérisation par chauffage sous pression réduite, en introdui-25 sant un fort courant d'anhydride sulfureux dans le réacteur, sous agitation mécanique énergique. On recueille 310 g de monomère brut dans un récipient refroidi à la glace carbonique, sous la pression d'un système dont la température de bain est de 185-195°C/0,15 mm. Par redistillation d'une petite quantité 30 de pentoxyde de phosphore en présence d'anhydride sulfureux, on obtient le monomère d'une pureté supérieure à 99 %* V.TRMPLE 5 On prépare les 2-cyanoacrylates suivants, suivant- les procédés généraux des exemples 3 et 4-, en utilisant comme produits d® 35 départ les fluoroaicoxy-aicpols A à H de l'exemple -2 r Produits de départ Produits obtenus Acide cyanoacétique et • fluoroalcoxy-alcools suivants : j I. HO^SCHgOÇHCFj v CH2«CC02CHCH200HCFj . — - CH3 GH3 ; - èfij;--CH3 • 69 18167 -13- 2010088 CN I j. ho(ch2)2och2cf2(cfc1cf2)2c1 ch2=cc02(ch2)20ch2cf2(gfc1cî,2)2c1 5 e. h0ch(gh2)40gh2(cf2)^h ch5 l. h0(ch2)50ch2(cf2)2cf5 chc1ch3 m. h0ghgh20gh ^ 10 15 20 (GH2)2GH3 (GF2)2CF3 CHoGH-, îf. h0(ch2)20ch ^ gf2cf5 0. HOCCH^OCE gf2gf3 (gf2)2gf, p. h0(ch2)20(ch2)5cf2gf2h cm" I ch2=cg02ch(ch2)4och2(cf2)4h CH. cn I ch2=cc02(ch2>50ch2(cf2)2cf5 ^.GHCICH* ■".g— ^vl-'2UXl\J£l2Of11:r cn cho-ccogchghgoch' (gh2)2ch5 (gf2)2gf5 CÏÏT f gh2=cc02(gh2)20gh \ GH2CH5 CF2CF5 f . cf2gf3 gh2=cc02(ch2)20ch (cf2)2cf5 CK f ch2=cc02 c ce2)20(gh2)5cf2cf2h 25 Les exemples suivants décrivent des applications des fluoro— alcoxyalkyl-2-cyanoacrylates de l'invention dans le domaine de 1'ondontologie. EXEMPLE 6 On emploie les monomères fluorés de l'invention ainsi que 30 des alcoxyallcyl-2-cyanoacrylates et le méthyl-2-cyanoacrylate, non fluorés, pour faire adhérer un tampon d'une matière de restauration à la surface polie d'une incisive de boeuf, et' on mesure la force de cisaillement nécessaire pour ll arracher, selon le processus décrit ci-après. 35 Les incisives du boeuf, fraîchement meulées avec du papier émeri (à sable passant au tamis 400), sont immergées dans une solution à 8 % de SnF2 , séchées par essuyage, puis humectées avec le monomère essayé. On humecte de la même façon la surface plate, de 0,3& cm , d'un tampon cylindrique de manière dé res-40 tauration composite, composée de polyacrylate modifié'et réticu 59 18167 -14- 2010088 lé, contenant des perles dé verre enrobées. On laissé les deux surfaces devenir poisseuses pendant 4 minutes, avant de les joindre. 19 minutes après le mouillage initial par le monomère, le système est plongé dans une solution tampon de phosphate 5 0,01 M, de pH 7,3, à 37°G. La force de cisaillement nécessaire pour rompre la liaison est mesurée avec l'appareil dit "Instron Model fDM" vendu par la Société dite Instron Engineering Corp. (vitesse de crosse de 0,05 cm/min.). Les résultats suivants représentent la valeur moyenne de 10 cinq essais effectués pour chaque monomère. 2 Force de cisaillement (K/cm ) Après:1 jour 11 jours 56 jours 15 Monomere GE I CH2=C-C02(CH2)20CH2CÎ,5 CN [ CH2=CC02(CH2)20CH2CH5 GÎT i 20 CH2=CC02(CH2)20CH(CF5)2 GH I CH2=CC02(CH2)20CH(CH5>2 -25 GN t CH2=CC02CH 105,0 18,9 94,5 17,5 77,0 44,1 1,4 63,0 1,4 25,2 28,0 63,0 10,5 EXEMPLE 7 On enduit des"préparations pour restauration'de "classe 7, "" dans des dents humaines, avec une composition contenant le 30 2-(2,2,2-trifluoroéthoxy)éthyl 2-cyanoacrylate, dans deux cas, ,et avec un copolymère d'acrylonitrile-chlorure de vinylidëne (vendu sous la dénomination de "Saran" par la Société dite Dow Cheari-oal Co), dans deux autres cas. Les restaurations fixées comprennent un matériau composite de polyacrylate modifié, réti-35 . culé, contenant des perles de verre enrobées. Les dents ainsi restaurées sont ensuite placées dans une solution aqueuse à 0,2 % de bleu de méthylène, qui subit 6 cycles thermiques de 2 à 65°C, pendant 5 minutes par cycle. Les dents sont maintenues dans les solutions à 37°C pendant 20 heures, après quoi on les 40 retire et on sectionne les matériaux de restauration pour obser- 69 18167 -15- 2010088 ver toute pénétration marginale du colorant. Dans trois cas, les préparations sont prétraitées, avant d'être enduites, pendant 4 minutes, avec une solution à 8 % de SnPg» dans l'un de ces trois cas, le matériau de restauration 5 fixé est aussi revêtu de 2-(2,2,2-trifluoroéthoxy)-éthyl 2-cyanoacrylate. Dans le quatrième cas, on n'- emploie aucun prétraitement ni revêtement. La profondeur de pénétration est estimée de O à +5, comme décrit dans J. 1m. Dent. Assn., 73, 107 (1966). On obtient les ré-10 sultats suivants : Dent Nature de la couche enduite Prétraitement Evaluation H° 1 "Saran" néant +5, +5 2 "Saran" 8 % SnPg +4, +4 15 3 2(2,2,2-trifluoroéthoxy)- éthyl 2-cyanoacrylate 8 % Snî^ +1, +1 4 2(2,2,2-trifluoroéthoxy)- 8 % SnPp, O» O éthyl 2-cyanoacrylate Mat 20 EXEMPLE 8 Des molaires et prémolaires humaines, non cariées, sont nettoyées à la brosse avec de la pierre ponce, rincées à l'eau et séchées dans un jet d'air. Une composition d'obturation, composée d'1 partie de 2-(2,2,2-trifluoroéthosy)-ét]vl 2-cyanoacrylate 25 et d'1 partie de poudre de silicate de lithium-aluminium revêtu de V -méthacryloxy-propyltriméthoxy-silane, est mélangée à la spatule et appliquée sur les fissures, rayures et trous des surfaces d'emboîtement des dents.Après durcissement de la composition, les dents sont placées dans l'eau à 37®C pendant i50 30 jours. On mesure le temps nécessaire pour retirer le matériau d'obturation à l'aide d'une rugine, du type vendu sous la dénomination "Darley-Perry N° 11"*par la Société dite S.S. WHITE DENTAL MANUFAGTURING Oo. Les résultats indiqués ci-après, qui sont la 35 moyenne de trois essais effectués à 1 jour d'intervalle, montrant que l'obturation demeure fermëment liée à la surface de la dent, malgré son exposition prolongée à. l'eau. ' f 69 18167 -16- 2010088 Temps après obturation Temps nécessaire pour arracher l'obtu- ration (en minutes) 1 jour 5 14 jours 4 5 28 jours 5 150 jours 1 %. .... EXEMPLE 9 On polit et traite par Snl^ 5 incisives de boeuf, comme dans l'exemple 6, et on applique du 2-(2,2,2-trifluoroéthoxy)-éthyl 10 2-cyanoacrylate avec un flacon de matière plastique non rigide. Une tige d'acier inoxydable à crochet latéral est immédiatement amenée au contact de la dent, à la pointe de l'adhésif, et maintenue 'en place jusqu'au durcissement de celui-ci. On mesure la force de cisaillement nécessaire pour rempre la liaison, 4 heures 15 après la polymérisation, comme décrit dans l'exemple 6. On trouve une valeur moyenne de 49*0 K/çm2. EXEMPLE 10 On pratique deux cavités semblables déclassé T dans chacune de J prémolaires humaines (c'est-à-dire sur le tiers gingival 20 des surfaces labiale, buccale ou linguale). On remplit complètement ces cavités avec un matériau de restauration identique à celui de l'exemple 6 et en polit d'abord avec un disque abrasif moyen, puie fin» Ensuite une des restaurations, dans chaque dent, est revêtue d'une pellicule fine d'une composition dë 2-(2,2,2-25 trifluor©éthoxy)?éthyl 2-cyanoacrylate, l'autre ne l'étant pas. Les dents sont ensuite placées, séparément, dans des solutions concentrées- de thé et café et,dans du bleu de méthylène à 0,2 où on les maintint à 37*C pendant 48. jour s. , de la solution fraîche étant périodiquement ajoutée. 30 ' - Après; ou, obserje des taches considérables sur la restauration non revêtue, immergée dans le bleu de méthylène. "Après 48 )jour6-, çiiacune des restaurations non revêtues est nettement tachée, surtout sur -les bords. Aucune tache n'est observée sur las restaurations portant une couche de revêtement. 3$ •• r : • • . EXEMPLE 11 Dès molaires humaines sont prétraitées.pendant 4 minutes dans une solution à 8 % de SnE^* séduites dej2-(2,2*2-trifiuoroétho-xy)-éthyl 2-cyanpacrylate, stabilisé par environ 100 ppm de SOg, puis maintenues dans de l'eau à 37°C pendant 6 mois. Après les 40 avoir retirées $t séchées,:,onctrouve que leur revêtement est 69 18167 -17- 2010088 intact et nullement dégradé. JSXEKELE 12 Deux cavités dentaires sont remplies d'une composition de restauration temporaire composée de 70 % de poudre de.silicate de 5 lithium-aluminium traité au ^ -méthacryloxy propyltriméthoxy silane, et de 30 % de 2-(2,2,2-trifluoroéthoxy)-éthyl 2-cyanoacrylate, et stabilisée par 200 ppm de SO^ et 15 ppm d'éther monométhylique d'hydroquinone. Les dents remplies sont maintenues dans de l'eau à 37°C pendant 2 mois, après lesquels les obtura-10 tions sont retirées, par trituration énergique à l'aide d'une rugine en acier inoxydable. On n'observe aucune détérioration des matériaux d'obturation. KSŒMELK 13 Cinq tampons cylindriques de 1,2 cm de long et 0,6 cm de 15 diamètre, de la composition de restauration de l'exemple 12, sont soumis à l'essai de résistance à la compression à l'aide de l'appareil vendu sous la dénomination de "Universel testing machine" par la Société dite Instron Corporation (vitesse de crosse de 1,27 cm/minute). La force de compression moyenne pour 20 la rupture est de 650 K/cm , avec un allongement de 7 %- axaMPLs 14 On traite cinq dents humaines par SnFg comme dans l'exemple 6 et on leur applique une couche de 2-(2,2,2-trifluoroéthoxy)-éthyl 2-cyanoacrylate, stabilisé par 200 ppm de SOg, à 1'aide 25 d'un applicateur à boule dit de Kerr Cavitec. Après durcissement, les dents enduites sont immergées dans une solution aqueuse à 0,2 % de bleu de méthylène, qui subit six cycles thermiques de 2 à 65°C, de 5 minutes par cycle.' On maintient ensuite la solution à 37°C pendant 20 heures. Après avoir retiré lés dents, 30 on n'observe sur elles aucune pénétration marginale «ïu colorant. EXEMPLE 15 Des préparations pour obturation-, a base de GaCOH^» &o&t enduites sur une lame de verre, puis traitées par deipc couches de revêtements pour cavités, composés de 2-(2,2,2-triflueroéthyl) 35 2-cyanoacrylate; 2~(1,1,1,3,3,3-hexafluoroisopropoxy)-éthyl 2-cyanoacrylate; "Saran" ; "Copalite" ; et "S.S. White", On place une goutte d'une solution d'Indicateur coloré sur- chaque..revêtement, et on observe la pénétration du colorant ainsi que le temps (en minutes) nécessaire pour un changementâ.e -sa couleur 40 fondamentale. Les résultats obtenus sont donnés au Tableau suivant. Revêtements HpO PhénoX-phtaXéine Rouge MMA MéthyX Rouge GMA PhénoX MAA PhénoX-phtaXéine Rouge MAA PhénoX ON 0H2=C-CQa-(GH2)gOCHgOïj 1 2 9 ' CN 1 GH2^G02(GH2)20QH(GFp2 30 2 4 6 "Saran" 0,1 , 0,1 0,15 0,05 "Copalite" (1) 0,1 0,3 0,05 Revêtement de cavité et vernis (2) 0,2 0,5 1,5 ■ 0,5 MIA ç= méthyX-*ïiiéthaçryXate GMA - gXycidyli-méthacryXate MAA = acide méthacryXique (D (2) Résine de copal dissoute dans Xe chXoroforme, vendue sous Xa dénomination de "CopaXite" par Xa Société dite CooXey and CooXey Ltd, Composition résineuse vendue par Xa Société dite S.S. White DentaX Mfg Co. Bien entendu, X'invsntion n'est nuXXement Ximitée aux exempies décrits, eXXe est suscep-tibXe de nombreuses variantes accessibies à X'homme de X'art, suivant Xes appXications envisagées et sans qu'on s'écarte pour ceXa du cadre de X1invention. 69 18167 -19- 2010088 - Rh,VailDICATIONS - 1 - Fluorocyanoacrylates, de formule : ^.gïï x CS2 - C OOgROCHE^ où £ est un hydrocarbure aliphatique, en chaîne droite ou ramifiée, contenant 2 à 8 atomes de carbone; Ef est un radical fluo-rosliphatique, en chaîne droite ou ramifiée, contenant 1 à 5 sternes de carbone; et x est un radical du groupe des radicaux 10 E-H, -GHj, Ef ou H, dans lesquels E et Bf ont la même signification que ci-dessus. 2 - Composé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que Ef est un radical Ef'-T, où Ef ' est un radical perfluoroalkylène diraient, en chaîne droite ou ramifiée, contenant 1 à 5 atomes 15 de carbone, et T est un atome de fluor ou d'hydrogène. 3 - Composé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le radical E est -CHg-CHg-; Ef est -CF^; et x est -H. 4 - Composé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le radical E est -CHg.CHg-; Ef est --CŒj» et x est -CF^. 20 5 - Composé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le radical E est -CHg.CIL,-; E^ est -CFg.CFg.H; et X est -H. 6 - Composition adhésive contenant le 2-cyanoacrylate monomère, suivant les revendications 1 à 5» un inhibiteur de polymérisation acrylique pour stabiliser le cyanoacrylate, et, éven- 25 tuellement, une chargé sous forme de particules, ladite composition étant susceptible de se polymériser rapidement sous l'effet de faibles quantités d'humidité. 7 - Composition suivant la revendication 6, caractérisée en ce que l'inhibiteur de polymérisation est l'anhydride sulfureux. 30 8 - Composition suivant la- revendication 6, caractérisée en ce qu'elle contient au moins deux 2-cyanoacrylates monomères. 9 - Polymère d'addition thermoplastique, dérivé d'un cyano-acrylate suivant les revendications 1 à 5» 10 - Procédé de traitement des dents qui consiste à appliquer 35 sur la surface; d'une dent, une composition contenant, comme agent adhésif principal, au moins un: fluorocyanoacrylate monomère suivant les revendications 1 à 5» et à.polymériser ensuite ladite composition in situ. 11 - Procédé suivant la revendication 10 tr. caractérisé en ce 40 que la surface de la dent est de l'émail." 69 18167 -20- 2010^88 12 - Procédé suivant la revendication 10, caractérisé en ce que la surface de la dent est de la dentine. 13 - Procédé suivant la revendication 10, caractérisé en ce que la surface de la dent est celle d'une cavité dans la dent. 14 - Procédé suivant la revendication 10, caractérisé en ce que la composition contient aussi des particules d'une charge inerte.