ta présente invention concerne un procédé de collage (stratification)d'une feuille de mousse de polyuréthane à une seconde feuille d'une matière telle qu'un textile, une pellicule continue, du papier, une feuille de métal ou une seconde feuille de matière plastique mousse ou d'élastomère. Les brevets britanniques Nos 888 367, 888 368 et 1 220 232 décrivent des procédés de collage d'une mousse dans lesquels la surface de la mousse est chauffée directement pour provoquer la formation dtune substance collante qui est utilisée ensuite pour colle r la mousse à une seconde matière en feuille, par exemple une étoffe. Ces procédés font intervenir un brûlage appréciable de la mousse, c'est-à-dire une pyrolyse, donnant des produits de décomposition volatils visibles sous forme de vapeur dense. On sait maintenant que ces produits volatils contiennent des substances avec des groupes isocyanato libres formés par dépolymérisation de la mousse de polyuréthane. On a également observé qu'une épaisseur très appréciable de mousse, au moins égale à 0,63 mm doit être décomposée de cette manière pour obtenir une adhérence satisfaisante. Outre le cotit élevé de cette diminution d'épaisseur, la toxicité des isocyanates organiques libres est beaucoup plus élevée qu'on ne l'admettait Jusqu' maintenant. Cette toxicité existe pour une partie pour 20 millions et la pollution de l'environnement est unecaractéristique hautement indésirable, et on pense que l'inhalation ou l'absorption d'isocyanates organiques provoque des maladies des poumons et du coeur. La spectroscopie infra-rouge a montré que des isocyanates organiques peuvent subsister dans les stratifiés, ce qui les rend inutilisables pour l'habille- ment et le mobilier. Un autre inconvénient de ces procédés est qu'ils nécessitent un apport de chaleur très important et très précis étant donné que la quantité et la répartition, ainsi que la nature chimique réelle, de l'adhésif produit par décomposition de la mousse sont tous liés à ltopération de chauffage. Les mousses souples modernes ont des températures de décomposition, auxquelles des produits collants se forment, au moins égales à 3200C et ces produits de décomposition -collants doivent être refroidis avant collage afin d'éviter toute brAlure du tissu. Ces produits adhésifs sont liquides, ce sont par exemple des polyesters formés par une depolymérisation, et I'utilisatiuli d'adhésifs liquides pour l'opération de collage donne lieu à des didficultés dues à la pénétration de l'adhésif dans la mousse ou la matière textile poreuse, par exemple si la pression de collage est élevée ce qui crée de la rigidité, donne naissance à des stries et diminue l'adhérence. Dans ce procédé, il y a une limitation d'emploi évidente à un adhésif unique, et une autre restriction consiste en ce qu'une mousse de polyuréthane polyéther ne convient pas pour un tel collage à chaud. Selon la présente invention, le collage d'une feuille de mousse de polyuréthane à une seconde matière en feuille est mis en oeuvre en deux phases. Dans la première phase, un adhésif est appliqué sur une des surfaces, ou les deux, de la feuille de mousse de polyuréthane et est présent à l'état inactif, c'est-à-dire à l'état non adhésif, lorsqu'fol est à la températire ambiante ce qui permet d'enrouler la feuille de mousse sur des bobines sans collage - c'est-à-dire sans adhérence des feuilles de mousse adjacentes - ni détérioration de l'adhésif. Cette mousSe enduite d'adhésif inactif peut être conservée en bobines Jusqu'à ce qu'on en ait besoin pour un collage.La seconde phase consiste à dérouler la feuille de mousse et à exposer une surface avec adhésif à l'action de la chaleur pour activer cet adhésif et à mettre en place la seconde feuille de matière alors que cet adhésif est activé. Une pression peut être appliquée au cours de l'opé- ration de collage. S'il est nécessaire de réaliser un stratifié en trois couches dans lequel deux matières en feuilles, identiques ou différentes, sont collées, à raison d'une de chaque côté de la mousse, un adhésif sous forme inactive est appliqué sur les deux surfaces de la feuille de mousse. Cet adhésif peut être appliqué sur les deux faces de la mousse, en même temps ou successivement. Au cours de la seconde phase, ces deux collages peuvent tre effectués simultanément ou successivement. Selon l'invention, l'activation de l'adhésif est réalisée par-chauSfage de cet adhésif. De la chaleur peut être fournie à l'adhésif par contact direct avec une flamme, par un courant de gaz chaud ou des rayons infra-rouges ou d'autres procédés, tels que l'application d'une décharge électrique par effluves ou le chauffage haute fréquence. En variante, la surface de la seconde feuille de matière peut être chauffée à la place de, ou en plus de, la mousse supportant l'adhésif, auquel cas cet adhésif est chauffé par conduction. Suivant les caractéristiques de l'adhésif activé, le collage à la seconde feuille de matière peut être mis en oeuvre immédiatement après le chauffage, sans refroidissement de l'adhésif activé mais, avec des adhésifs à adhésivité retardée, on peut recourir à un refroidissement préalable. Dans le cas de la présente invention, un adhésif sous forme non adhésive est fixé à la surface d'une feuille souple de mousse de polyuréthane. La structure de cette mousse consiste en un ensemble de tiges formant une charpente à trois dimensions constituée par des hexagones et des pentagones, au nombre d'environ 12 à20 par cm et certaines de ces structures alvéolaires sont fermées par des fenêtres pelliculaires d'épaisseur de l'ordre de 1 r. La surface extérieure de la mousse examinée au microscope est passablement irrégulière du fait de 1$opération de découpage mécanique (arrachement) lors de la confection de minces feuilles de mousse à partir de blocs de mousse.La pression mise en oeuvre lors de l'opération de collage selon l'invention peut être modifiée pour assurer un contact suffisant entre cette surface et la seconde feuille de matière. Par exemple, une pression comprise entre 14 gf/cm2 et plus de 7 kgf/cm2 peut être utilisée. L'adhésif activé par la chaleur est en général un polymère adhésif de très grande viscosité et non un liquide mobile, et une forte pression de collage ne provoque pas par conséquent une pénétration de l'adhésif dans la feuille de mousse ou la seconde feuille de matière. Etant donné que la structure alvéolaire de la mousse est en général conservée par la présente invention, l'adhésif qui a pénétrez au-dessous de la surface de la mousse lors de l'opération d'enduction ne sera pas activé par la chaleur lors de ltopération de chauffage superficiel localisé selon la présente invention et cela n' a aucun inconvénient. Bien quten général cela ne soit pas reccmmandé > il est possible - dans le cadre de la présente invention de chauffer la surface de la mousse supportant l'adhésif jusqu'à une température telle qu'une certaine décomposition de la surface de la mousse en produits de décomposition collants se produise, comme dans les procédés sacrificiels de collage à chaud des brevets britanniques sus-mentionnés. Cela peut donner dans certains cas le résultats désiré bien que, évidemment, plus la quantité de mousse sacrifiée est importante, plus les inconvénients mentionnés ci-dessus se manifestent. Cependant, ce mode opératoire est parfois intéressant si la production d'isocyanates par pyrolyse de la mousse est utilisé pour catalyser une réaction de collage au sein de l'adhésif appliqué. L'adhésif inactif est supporté par une surface isolante de mousse très chaude, si bien que la chaleur fournie à l'adhésif, quel que soit le procédé employé, estefficacement absorbée par l'adhésif et dissipée très lentement par conduction. Les avantages de ce flux de chaleur très réduit sont les suivants : la durée du chauffage est extrmement courte et on atteint des vitesses de collage très élevées. Chose plus importante, le dégagement de substances toxiques qui se produit, comme connu, quand la mousse elle-même est chauffée pour engendrer des produits de décomposition collants peut être totalement empêché. L'adhésif selon l'invention est en général nécessaire en quantité équivalente à une épaisseur de 25 F tandis que dans le procédé avec sacrifice de mousse une épaisseur de mousse d'au moins 0963 mm doit être décomposée pour obtenir une adhérence suffisante ; par conséquent, le procédé selon l'invention permet de réduire considérablement les dépenses concernant l'adhésif. Un autre avantage du procédé selon l'invention consiste en ce que l'adhésif utilisé peut être choisi parmi des matières très diverses de manière à obtenir précisément les propriétés nécessaires pour un stratifié déterminé. Par exemple, ces propriétés peuvent comprendre la résistance à la chaleur, la résistance à l'eau, la résistance au nettoyage à sec et la résistance au changement de couleur par la lumière et toutes ces propriétés peuvent être obtenues facilement. Un autre avantage de l'invention consiste en ce que l'opération de collage, outre sa très grande rapidité, permet une certaine latitude en ce qui concerne la chaleur fournie, ainsi que la vitesse et la pression de collage par comparaison avec les procédés de ia technique antérieure. Ce facteur a une importance particulière quand des matières en feuilles telles que des étoffes pour des vêtements sont collées, étant donné qu'il communique une grande fiabilité au stratifié et ne donne pas lieu à des déchets.Par conséquent, les avantages globaux du procédé selon l'invention sont une amélioration des caractéristiques du stratifié et une grande constance de ces caractéristiques. La production de stratifiés à base de mousse en deux phases distinctes présente également un avantage industriel. L'opération d'enduction par l'adhésif est commodément mise en oeuvre par le fabricant principal de mousse > ou même lors de sa transformation en feuilles. Cette mousse peut être facilement manipulée, conservée et distribuée, tout comme des feuilles classiques de mousse après enduction. En fait, la surface enduite d'adhésif inactif peut rendre cette mousse beaucoup plus facile à manier en réduisant le frottement entre les couches et augmentant la rigidité et, même, en réduisant temporairement son élasticité. Ceci est en particulier le cas pour une couche d'adhésif relativement continue qui recouvre tout ou partie de l'aire à découvert de la surface de la mousse. I1 faut se rendre compte que la diminution de souplesse et de la quantité d'air enfermée dans les pores n'est pas avantageuse pour le collage, l'opération de chauffage ramollit l'adhésif à tel point qu'il se contracte et vient se placer de lui-même autour de la charpente alvéolaire et la mousse retrouve ainsi entièrement sa porosité. Par conséquent, l'opération de collage proprement dite peut en général être mise en oeuvre ailleurs que chez le fabricant de mousse et par l'industrie qui met en oeuvre les stratifiés. La possibilité d'utiliser un appareil simple de collage ne donnant pas naissance à des produits secondaires toxiques ou dangereux est un grand avantage. En ce qui concerne les industries des vêtements et du mobilier, l'appareillage de collage existe déjà, est très perfectionné et utilisé pour le procédé aléatoire par sacrifice de la mousse. Cet appareillage peut être facilement adapté au collage dU la mousse adhésive selon l'invention, à des vitesses plus grandes et avec des résultats plus surs. Les formulations d'adhésifs utilisés pour l'en- duction de la mousse peuvent avoir des propriétés très diverses permettant de les adapter à des moyens techniques particuliers de collage et d'enduction. Elles englobent des solutions ou dispersions dans l'eau ou des solvants organiques appliqués à la température ambiante. On peut utiliser un adhésif appliqué à chaud par enduction ou impression ou une pellicule chaude extrudée en provenance d'une filière allongée ou à l'aide d'un cylindre d'enduction par coulée. L'adhésif peut être également appliqué par la technologie des poudres, par exemple par application d'une poudre suivie d'un court chauffage pour fritter cette poudre et l'immobiliser. La transformation de l'adhésif déposé en une forme non adhésive peut être réalisée par évaporation suivie d'un refroidissement ou par une opération de refroidissement pendant l'extrusion d'une pellicule ou encore par un léger chauffage pour provoquer une gélification, par exemple d'un plastisol. Dans le cas de revêtements contenant un solvant, l'absorption du solvant par la mousse elle-m8me facilite le séchage. Les formulations d'adhésifs utilisables dans le cadre de l'invention peuvent être thermoplastiques ou thermodurcissables. Les formulations thermoplastiques sont rendues adhésives au cours des opérations de chauffage et de collage et aucune modification chimique de l'adhésif ne se produit, si bien que le stratifié peut Outre ramolli à nouveau ultérieurement par la chaleur. Les formulations d'adhésifs thermodurcissables sont celles qui deviennent adhésives au cours du chauffage mais une transformation chimique se produit ou est déclenchée et l'adhésif subit une réticulation de sorte qu'il n'est pas ramolli à nouveau par chauffage ultérieur. Les adhésifs thermoplastiques sont de deux types : ceux pour lesquels le collage doit être mis en oeuvre à chaud étant donné que l'adhésif devient inactif par refroidissement, et ceux qui conservent leur adhésivité à froid tout au moins pendant un certain temps. Cette dernière catégorie peut tre dénommée "adhésifs thermoplastiques à adhésivité retardée et sont intéressants quand une seconde feuille constituée par des matériaux très sensibles à la chaleur doit être collée. Bien que les adhésifs thermoplastiques se ramolli sent à chaud ce n'est pas obligatoirement un inconvénient. Les mousses souples de polyuréthane commencent à se décomposer entre 220 et 2800C à diverses vitesses fonction de leur composition chimique. L'activation par la chaleur de l'adhésif peut demander seulement 1/100e de seconde par exemple, et la décomposition de la mousse est parfaitement négligeable pendant ce temps, même entre 220 ou 2500C par exemple. Les températures auxquelles un stratifié peut être soumis en service, par exemple lors-du repassage d'un tissu stratifié, ne dépassent pas normalement 1200C, et 150C représente la limite supérieure pour laquelle le tissu peut astre endommagé. Par conséquent, l'adhésif peut avoir une température d'activation à chaud bien au-dessus des conditions d'utilisation indi quées et ses caractéristiques thermoplastiques ne constituent pas un inconvénient. I1 peut être avantageux, pour certains stratifiés, d'utiliser les propriétés thermoplastiques de la mousse enduite d'adhésif. Dans ce cas, on utilise des adhésifs ayant une température plus basse d'activation par la chaleur. Bien que la présente invention soit principalement utilisée pour la production de stratifiés sous forme de nappe, la production de feuilles simples de mousse enduite d'adhésif en vue du collage sous forme de feuilles et sur des articles textiles en pièce est également réalisable et rait partie de la présente invention. Par conséquent, une feuille de mousse faisant partie d'un stratifié de mousse et tissu en deux couches, dans lequel la surface arrière de la mousse reste à découvert peut être recouverte ultérieurement - par collage sur ladite surface arrière - d'une feuille ou d'un article textile en pièce lors d'une opération de confection de vêtements, par exemple lors de la réalisation d'un ourlet, d'une triplure, etc. en utilisant un fer chaud ou une presse chauffée. Une gamme étendue de substances thermoplastiques est utilisable et peut être mise en oeuvre dans le cadre de la présente invention. On peat citer parmi ces substances les polymères acryliques, les polyuréthanes thermoplastiques, les polyamides, les halogénures de polyvinyle, les éthers et les esters, les halogénures de polyvinylidène ainsi que les copolymères de polyéthylène et polypropylène. Diversesrésine ou plastifiants ou mélanges de polymères peuvent être utilisés pour modifier la température d'activation à chaud ou les propriétés adhésives. Outre la température d'activation à chaud, d'autres propriétés importantes à considérer sont la force d'adhérence à sec du stratifié, sa flexibilité et sa souplesse et la résistance aux agents chimiques et à la lumière de la liaison par collage. Naturellement, les adhésifs non toxiques sont à préférer. Les adhésifs thermodurcissables peuvent être constitués par un seul polymère qui est rendu adhésif par chauffage et qui durcit de lui-même simultanément par réticulation de manière à devenir infusible. En variante, deux ou plusieurs polymères peuvent être incorporés dans l'adhésif et sont simultanément activés par la chaleur et ensuite copolymérisés de manière à obtenir par dyircissage à chaud une structure fortement réticulée. Une co-réaction avec des groupes de la mousse de polyuréthane ou de la matière constituant la seconde feuille peut également se produire et peut être très avantageuse lorsqu'elle augmente l'adhérence et la résistance aux agents chimiques.On peut citer à titre d'exemples, parmi les catégiries appropriées d'adhésifs thermodurcissables, les polymères acryliques thermodurcissables, auto-réactifs ou co-réactifs, les polymères aminoformaldéhydiques, des élastomères avec des agents réticulants (vulcanisants), les polyamides, les polymères du formaldéhyde, les résines de polyvinylformal et phénoliques, et les polyépoxydes polymères avec des copolyamides. Une autre caractéristique de l'invention est que l'adhésif, qu'il soit thermoplastique ou thermodurcissable, peut être coloré. Ceci est très intéressant quand un stratifié en deux couches est produit et l'aspect de la surface de la mousse découvert a de l'importance par exemple dans le cas d'un vêtement ou d'un tissu d'ameublement La coloration peut être réalisée par un colorant soluble ou un pigment dispersé dans le produit d'enduction adhésif. Dans la technique antérieur, des blocs volumineux de mousse colorée étaient nécessaires pour avoir une mousse colorée par elle-même. La coloration en profondeur d'une feuille de mousse constitue un gaspillage étant donné que seule la couleur des couches superficielles est visible.Par ailleurs, les feuilles de mousse collées à des matières premières très liches telles que des tissus tricotés, des broderies etc. peuvent présenter un défaut connu sous le nom de "mouchetures" dans lequel les réflexions quasi-spéculaires par les fenêtres pelliculaires des alvéoles sont visibles à travers l'étoffe collée en particulier si sa teinte est sombre. Par conséquent, un agent délustrant est ajouté à l'adhésif et peut être constitué par exemple par de la silice finement divisée qui dépolit les fenAetres des alvéoles ainsi que du noir de gaz jouant le rôle de pigment délustrant. L'appareillage utilisé pour appliquer le produit d'enduction adhésif est du type classique, on utilise par exemple une machine à enduire à rouleau avec un rouleau de dosage ou une racle, une machine à enduire à rouleau inversé, une machine à enduire à rideau et une extrudeuse pour coulée de pellicule. La mousse peut être enduite en mAeme temps ou successivement sur ses deux faces. Dans ce dernier cas, on peut utiliser un produit adhésif différent pour chaque face. Les exemples ci-après faciliteront la compréhension de l'invention. EXEMPLE 1 On prépare un polyuréthane polyéther thermoplastique sans groupes isocyanato libre à partir d'une mole d'un polyoxytétraméthylène glycol (masse moléculaire 974), une mole de 1,4-butane diol et 2 moles de p,p'-diisocyanato-diphénylméthane, on le dissout dans un mélange de méthyléthylcétone et de diméthylformamide et on applique la solution sur une feuille de polyuréthane polyéther flexible de 1ss5 mm d'épaisseur, à raison de 20 g/m2, à l'aide d'une machine à enduire à rouleau inversé. On sèche cette couche par des jets d'air à 800C ainsi que par absorption d'une partie du solvant puis on la refroidit et elle est alors non adhésive et stable et est rembobinée dans cet état. La mousse enduite est encore souple et très poreuse. Une activation par la chaleur est mise en oeuvre à la vitesse de 120 m/mn à l'aide d'un courant de gaz chaud provenant d 'un brûleur allongé placé à 5 cm de la mousse recouverte d'enduit et qui chauffe l'adhésif à environ 1800C. Ce courant de gaz chaud est par ailleurs dirigé en partie sur les rouleaux pinceurs de collage qui sont refroidis par l'eau et le collage à un tissu de coton est mis en oeuvre à chaud et sous une pression d'environ 3,5 kgf/cm2. Une grande force d'adhérence se développe immédiatement et résiste à liaction de l'eau et des solvants pour nettoyage à sec. Aucune décomposition de la mousse ou de l'adhésif ne se produit au cours de ces opérations. EXEMPLE 2 Une émulsion aqueuse d'un polymère acrylique thermodurcissable est constituée par un copolymère d'acrylate de butvle et d'acrylonitrile à 5 % de groupes N-méthyloliques réactifs. Cette émulsion de copolymère contient de faibles proportions d'un produit anti-mousse et d'un épaississant et e un pH égal à 7. L'adhésif est appliqué par une machine à enduire à rouleau inversé sur une feuille de mousse souple 2 de 2 mm, sous la forme d'un enduit pesant 25 g/m2. Cet enduit est séché de manière à le rendre non adhésif par vaporisation de la plus grande partie de l'eau en utilisant un séchoir à jet d'air fonctionnant à une température inférieure à 800C et la mousse est rembobinée après refroidissement par des jets d'air froid. L'activation de l'adhésif est réalisée par des rayons infrarouges provenant d'une série de tiges chauffantes rayonnantes à chauffage électrique avec une vitesse d'avance de la mousse égale à 100 m/mn. La température atteinte par l'enduit adhésif est telle qu'il devient très collant et on admet qu'elle est de 2500C. La surface de la mousse recouverte d'adhésif collant est collée sans refroidissement intermédiaire à une étoffe tricotée en utilisant une paire de rouleaux pinceurs engendrant une pression d'environ 057 kgf/cm2. Un refroidissement se produit quand les deux surfaces viennent en contact, une grande force d'adhérence se développe et le stratifié peut être rembobiné immédiatement. Ce chauffage de courte durée provoque une réticulation et donne au stratifié une grande résistance au lavage et au nettoyage à sec.Un réglage précis de la réticulation est possible par incorporation d'une faible proportion d'un agent réticulant latent tel que le citrate d'ammonium.on pense qu'il se firme l'acide citrique libre pendant l'opération de chauffage ce qui accélère ainsi la reaction de réticulation. EI(EIPLE 3 Un produit adhésif thermoplastique à adhérence retardée est constitué par un mélange de 25 parties d'un copolymère de butadiène acrylonitrile (rapport 65/35), de caoutchouc naturel chloré (67 % de chlore) dissous dans un mélange en parties égales de méthyléthylcétone et de toluène et contenant 50 parties d'acétanilide servant de plastifiant solide. Ce produit est déposé à l'aide d'une machine à enduire à rideau sur de la mousse de polyuréthane polyester et le solvant est vaporisé par des jets d'air à 600C. La mousse ainsi enduite contient le plastifiant solide sous la forme d'une phase hétérogène solide colloidale et une activation par la chaleur à 120 C provoque la fusion du plastifiant solide et rend l'enduit collant ; l'adhésivité persiste par refroidissement pendant un certain temps et permet un collage à froid, sous une faible pression, à une seconde feuille de matière sensible à la chaleur, par exemple une pellicule. Bien entendu, diverses modifications peuvent Aetre apportées par l'homme de l'art aux dispositifs ou procédés qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs sans sortir du cadre de ltinvention. R E V E N D I CA T I O N S 1 Feuille de mousse de polyuréthane, Ca- ractérisée par le fait qu'elle est enduite sur une ou deux faces d'une substance qui n'est pas adhésive à la température ambiante mais qui peut devenir adhésive par chauffage. 2.- Feuille selon la revendication 1, caractérisée par le fait que l'enduit est constitué par une substance thermoplastique telle qu'un polyacrylique, un poly uréthane, un polyamide, un halogénure, un éther ou un ester polyvinylique, un halogénure de polyvinylidène ou un copolymère d'éthylène ou de propylène thermoplastique. 3.- Feuille selon la revendication 1, caractérisée par le fait que l'enduit est constitué par une substance thermodurcissable telle qu'un polyacrylique, un polymère aminoformaldéhydique, un élastomère contenant un agent de réticulation ou vulcanisation, un polymère polyamide formaldéhyde, une résine de polyvinyl-formal ou phénolique ou un polyépoxyde avec un copolyamide. 4.- Feuille selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée par le fait que l'enduit est coloré. 5.- Procédé de collage (stratification) d'une feuille de mousse de polyuréthane sur une seconde ma tière en feuille, caractérisé par le fait que la feuille de mousse de polyuréthane est enduite sur une ou ses deux sur faces d'une substance qui n'est pas adhésive à la température ambiante mais qui peut devenir adhésive par chauffage, et que la face enduite est chauffée pour activer cet adhésif et appli quer la seconde feuille sur l'adhésif ainsi activé. 6Procédé selon la revendication 5, carac térisé par le fait que l'enduit est constitué par une substance thermoplastique telle qu'un polyacrylique, un polyuréthane, un polyamide, un halogénure, un ester ou un éther polyvinylique, un halogénure de polyvinylidène ou un copolymère d'éthylène ou de propylène. 7.- Procédé selon la revendication 5, carac térisé par le fait que l'enduit est constitué parue substance thermodurcissable telle qu'un polyacrylique, un polymère aminoformaldéhydique, un élastomère contenant un agent de réticulation ou vulcanisation, un polymère polyamide-formal déhyde, une résine de polyvinylformal ou phénolique ou un polyépoxyde avec un copolyamide. 8.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 5 à 7, caractérisé par le fait que la surface enduite est chauffée par contact direct avec une flamme, par un courant de gaz chaud ou par un rayonnement infra-rouge. 9S- Procédé selon l'une quelconque des revendications 5 à 8, caractérisé par le fait que la seconde feuille est appliquée sur la feuille de mousse de polyuréthane sous une pression dépassant 14 g/cm2. 10. Les articles stratifiés qui ont été obtenus par un procédé selon l'une quelconque des revendications 5 à 9.