La présente invention concerne la préparation d'un vaccin destiné à la thérapeutique vétérinaire et humaine et plus particulièrement un procédé de préparation d'un vaccin vivant pour immuniser l'homme et les animaux contre les mala-5 dies à virus, en utilisant une culture de tissu, des blastomères de caille ou d'embryons de caille. Initialement, les recherches faites par HARRISON sur les techniques de cultures de tissus ont été développées par A. CAREL, A. FISCHER et G. LEVI, etc..., entre 10 1910 et 1920. Depuis que ENDERS a eu de bons résultats dans la propagation du virus de la poliomyélite en utilisant la culture de tissus, cette technique a également été appliquée à la propagation d'autres virus. Actuellement, la 15 culture de tissu est un procédé très largement et très avantageusement utilisé pour la préparation de vaccins contre les virus. Dans le procédé de culture de tissus, il y a divers problèmes, suivant le type de tissu de l'ani-20 mal utilisé, des facteurs défavorables liés aux cellules parentes entraînant souvent la teinture des cellules de culture et l'induction de tels facteurs dans les vaccins obtenus. En général, il est très difficile de déceler préalablement une infection qui ne se manifeste pas dans les tissus de l'animal 25 utilisé, et qui présente de tels facteurs défavorables „ Par exemple, divers virus simiens se détectent souvent sur des singes qui sont apparemment en bonne santé. Cela entraîne des difficultés pour la préparation du vaccin vivant pour la poliomyélite. De plus, on a également indiqué que le virus 30 de Newcastle a été détecté dans des cultures de tissus de blastomères de poulets d'apparence normale. Enfin, la pratique a également montré que l'utilisation de reins de poulets comme milieu pour la culture du virus de la maladie de Marek, s'accompagnait 35 nécessairement du risque d'induction gênante du virus de la leucémie des poulets sauvages dans le vaccin destiné à la maladie de Marek. Pour les raisons indiquées ci-dessus, on a pris des précautions très poussées pour éviter d'induire 40 des facteurs gênants dans le cas où on emploie le procédé de 71 11805 2092068 culture de tissu dans la préparation de vaccin. De plus, les procédés de culture de tissus, classiques, ont divers inconvénients, tels que la disponibilité des matières, limitées en quantité, et les opérations et traitements compli-5 qués que nécessitent ces matières. La présente invention a pour but de remédier à ces inconvénients et concerne à cet effet un procédé de préparation d'un vaccin vivant pour maladies à virus, caractérisé en ce qu'on utilise une culture d'oeufs embryon-10 naires de caille ou un tissu de culture de blastomères de caille pour cultiver ledit virus. En effet, on a remarqué que la culture d'oeufs embryonnaires de caille ou la culture de tissus de blastomères de caille convenait extrêmement bien pour la 15 culture de virus destinés à la fabrication de vaccins contre les virus. Le procédé de préparation de vaccins vivants pour les maladies à virus était extrêmement efficace pour immuniser l'homme et les animaux contre ces rnala-20 dies à virus. Suivant une autre caractéristique, l'invention concerne un procédé pour la préparation d'un vaccin vivant pour les virus, caractérisé en ce qu'on soumet un échantillon isolé de virus successivement à la culture par un 25 nombre suffisant d'étapes pour atténuer et propager le virus, au moins l'une de ces étapes successives de la culture s'effectuant dans un milieu de culture comportant des oeufs embryonnaires de caille ou des blastomères de caille. L'invention concerne ainsi un procédé 30 de préparation de vaccin vivant pour les maladies à virus, ce vaccin étant très peu virulent et protégeant très efficacement l'homme et les animaux qui ont été vaccinés. Le procédé de préparation de vaccin, selon la présente invention, n'entraîne que très peu de fac-35 teurs défavorables. En outre, le procédé est d'une mise en oeuvre simple et économique. Il permet la fabrication économique de vaccins destinés aux maladies à virus. En utilisant un milieu de culture pour virus formé par des oeufs embryonnaires de caille ou des blasto-40 mères de caille, on obtient, non seulement un vaccin vivant 71 11805 3 2092068 de très grande qualité, mais on supprime également les problèmes liés à la disponibilité très faible de matières et à la complexité de traitement de celles-ci. Les avantages dë l'utilisation d'oeufs 5 embryonnaires de caille (Q - E - E) ou d'une culture de tissu de blastomères de caille (Q - E - F) sont les suivants : 1°) Un très grand nombre de types de virus ont une affinité pour le Q - E - E et la culture du tissu de Q - E - F. On peut obtenir une croissance et une propagation 10 suffisantes pour avoir des vaccins. 2°) Q - E - E et la culture de tissu Q - E - F sont à peine accompagnés du risque d'induction du virus de la leucémie de poulet, contrairement aux oeufs embryonnaires de poulets 3°) Q - E - E et une culture de tissu de 15 Q - E - F sont facilement disponibles à bas prix. 4°) Du point de vue de la culture de tissu, le nombre de cellules récoltées dans un oeuf embryonnaire de caille est approximativement le même que celui obtenu à l'aide d'un oeuf embryonnaire de poulet. Or, la caille est plus 20 petite que le poulet de sorte qu'il est possible d'élever un nombre plus grand de cailles sur une surface donnée. La surveillance de 1 ' élevage, quant au S. P. F., se fait facilement. 5°) Notamment, en ce qui concerne la préparation de vaccins destinés aux maladies des poulets, on obtient des 25 produits de qualité supérieure présentant une grande sécurité lorsqu'on utilise des cailles qui n'ont que très peu de microorganismes correspondant étiologiquement au poulet. L'utilisation des virus à partir de matières infectées, l'adaptation, la croissance et la propagation des 30 virus isolés, peuvent se faire selon les procédés connus. Parmi les exemples de virus, il est prévu dans le cadre de l'invention, les virus de la rubéole, de la dengue measle des oreillons, de 1'influenza A, de l'influenza B, de de la vaccinia, de la maladie de Newcastle, de 1'encéphalitisme 35 japonais, de la maladie des chiens, de la maladie des lapins, de la maladie de îfareK et analogues. Comme indiqué, grâce au procédé selon la présente invention, on peut préparer des vaccins vivants pour maladies virales présentant une qualité nettement supérieure aux vaccins connus tout en permettant une préparation simple et économique. De plus, un avantage particulièrement intéressant des vaccins vivants, selon la présente invention, est qu'il n'y a pratiquement aucun risque d'induction de facteurs défavorables par des tissus parents. 40 71 11805 4 2092068 La présente invention sera décrite plus en détails ci-après à l'aide des différents exemples : EXEMPLE DE REFERENCE N° 1 - Les poulets et les cailles sont 5 élevés selon les procédés connus. On les examine pour détecter s'ils ne présentent pas le virus de la leucémie des poulets (appelé ci-après, RIF). En effet, il faut veiller soigneu- 10 sement à cela, notamment lorsqu'il s'agit de produits de vaccins vivants. L'examen a été fait selon le procédé de Hubin(Proc. Nat. Acad. Sci» 46 1105, i960) et le procédé de Sarma (Virology , 213 313, 1964). 15 Les résultats obtenus ont été consignés dans le tableau.1» Comme cela ressort clairement du tableau 1, la plupart des poulets adultes présentaient des éléments anti-RIF. 20 Cela montre que la plupart des poulets a été infectée par le RIF. Au contraire, toutes les cailles adultes, examinées, ne présentaient aucun élément de RIF. L'examen de sang, et des viscères 25 d'oiseaux embryonnaires et adultes n'a pas permis d'isoler de RIF dans les cailles adultes. On peut facilement conclure de ces résultats, que la probabilité d'infection naturelle des cailles par le RIF est extrêment faible. 50 EXEMPLE DE REFERENCE N° 2 - On a traité, à la fois, un oeuf embryonnaire de poulet et un oeuf embryonnaire de caille, selon le procédé connu, pour disperser les cellules. Puis on a compté le nombre de 35 cellules par embryon et consigné le résultat dans le tableau n° 2. Le nombre de cellules obtenu par la culture d'un tissu d'embryons de poulets et de cailles sont approximativement les mêmes. 71 11805 5 2092068 EXEMPLE DE REFERENCE N" 3 Isolation du virus de la maladie de MareK (Appelé ci-après, MD) Comme produit servant à isoler 5 le virus sauvage MD, on a utilisé tout le sang ou les tissus de tumeurs de poulets infectéspar le MD. Selon le procédé connu, on a traité des tissus de tumeurs avec la trypsine, puis on a dispersé les cellules. 10 Ces cellules ont été mises en suspension dans une solution de culture de Eagle. D'un autre côté, on a traité, selon'les procédés connus, un embryon de caille âgé de quinze j ours• 4j»^r On a dispersé les cellules et les blastomères (2,4 x 10 cellules) obtenus ont été répartis ^ coupelle de 6 centimètres de diamètre. Le jour suivant, les blastomères se trouvant sur les coupelles ont été inoculés à l'aide de 1 ml 20 de la suspension de tissus de sang ou de tumeurs mentionnées ci-dessus » Puis, on a cultivé dans un incu-bateur à 37° C pendant quatre à sept jours (cette culture contenait du gaz carbonique dans ùne proportion de 5 %)° 25 Les résultats ont été consignés dans le tableau n° 3» Dans ce tableau les "+" et les indiquent que le virus MD a été détecté ou non détecté» On a détaillé les divers blas- 30 tomères utilisés. Pour permettre la comparaison on a également représenté dans ce tableau, les résultats obtenus en utilisant j comme milieu de culture, un rein de poulet, vin embryon de canard et un embryon de dindon. 35 / Comme cela ressort de ce tableau on a détecté le virus MD dans les DEC, QEC et TEC ainsi que dans CK. Il est à remarquer que le virus MD pourrait également être isolé par QEC et TEC. 40 D » autre part, on remarque que 71 11805 6 2092068 le virus" MB a été séparé du sang des poulets atteints, dans une proportion très elevée de 4/5. La séparation de ce virus dans le foie, le rein et la rate a été, dans chaque cas, effectuée dans 5 une proportion de 5/5• Les virus ainsi isolés ont chacun une certaine affinité pour les cellules d'embryons de canard de caille et de poulet. On a également remarqué que ces 10 virus peuvent se développer par des cultures successives. Le tableau de référence n° 3, indique également si les blastomères ont été ou non infectés du virus MD. Cela a été determiné par l'effet 15 cytopathique et immuno-i au miscrocope électronique. Le résultat obtenu a été examiné 20 25 EXEMPLE N"1 On a préparé des blastomères de caille, de canard et de poulet comme dans l'exemple de référence n° 3« Les blastomères respectifs ont été mis en suspension dans une solution de culture Eagle 5 suivant une concentration différente (5 x 10 cellules par ml). Puis on a versé 100 ml dans des bouteilles ou flacons de Roux, on a laissé séjourner ces flacons dans un incubateur à37° C pendant un jour. Puis on a inoculé les cultures de blastomères avec une souche Bikéri C de Virus MD. Le volume de produit d'inoculation était de 1ml par flacon. Le jour suivant l'inoculation, on a enlevé la solution de culture et les cellules fixées à la paroi du flacon ont été enlevées avec une solution de hank, Puis on a versé une sulution de culture de Eagle. On a poursuivi la culture pendant quatre à. sept jours à 3?"*c jusqu'à ce que l'altération des ait; atteint %Q à 45 % de toutes les cellules. A ce moment, la culture est 30 35 71 11805 7 2092068 terminée « Après cela, on a pris les cellules pour obtenir des cultures de blastomères infectées. Ces cultures ont été mises en sus-5 pension dans une solution de culture de Eagle avec une concentration de 5 x 10 cellules par ml. On obtient ainsi une suspension de culture, infectée et on a stocké en ajoutant un stabilisateur convenable comme par exemple de la glycérine. 1® On a examiné chacune des cultures de blastomères obtenues. Cet examen a été fait pour déterminer les diverses propriétés exigées par U„S. Standards for Approval of Vaccins pour déceler la possibilité d'utiliser ce 15 produit comme vaccin. EXEMPLE Ng 2 On a pris un virus MD isolé par DEC, par exemple une souche BIKEN C de virus MD. Ce virus a été culti-2q vé respectivement au cours des 6 étapes, 36 étapes et 46 étapes en utilisant uniquement QEC. D'un autre côté, on a soumis une souche BIKEN C de virus MD à une culture à 12 étapes utilisant DEC une culture à 24 étapes, à 27 étapes, à 46 étapes et à 72 25 étapes utilisant uniquement QEC. Les 2 types de culture ainsi obtenus ont été traités comme décrit dans l'exemple n° 1 pour obtenir une suspension infectée. La suspension de culture infectée obtenue 30 a été stockée après addition d'unstabilisateur convenable, comme par exemple la glycérine. Puis on a examiné la possibilité d'immunisation des poulets contre MD Les vaccins obtenus selon les expériences indiquées ci-dessus présentaient une activité suffisante 35 d'immunisation, lorsque stockés à 4° pendant une heure. Il est également possible de les stocker à une température très basse, par exemple -70°C pendant deux mois. Le tableau n° 4 représente les effets des vaccins obtenus. Indications concernant le tableau n° 4 40 * A : LEGHORN blanches H 71 11805 S 2092068 * B. de CARB l6l 1 * tes inoculations (0,2 ml chacune) ont été effectuées dans la cavité abdominale- La durée d'observation a été limitée à des animaux de 26 semaines.d ' âge » 5 1°) La souche virulente des virus MD est une souche qui a été cultivée à la suite d'une inoculation dans la cavité abdominale des poulets, le sang des poulets étant infecté de MD. 2°) Les souches BIKEN C et BIKEN E sont 10 les noms des souches des virus MD. Leur capacité d'infection est de 10 5/ml en unités de formation de plaques (PFU). Le nombre lié aux abréviations DEC et QEC est le nombre de cultures successives. 15 3°) Les poulets des essais ont été éle vés dans le même poulailler avec plusieurs poulets infectés d e MD. 4°) Les poulets infectés et les poulets morts ont été soumis à une autopsie et examinés. Tous étaient 20 atteints de MD. Il ressort.du tableau n ° 4 que le vaccin obtenu dans un procédé à étapes nombreuses (tel qu'un procédé à 43 étapes), utilisant DEC, présentait un pouvoir immunisateur augmenté, pour le MD. Les vaccins obtenus par 25 des cultures à nombre d'étapes réduit utilisant DEC, suivies d'une culture à 20 étapes et plus, ont présenté un pouvoir immunisateur contre le MD, analogue à celui obtenu par une culture à étapes nombreuses utilisant seulement QEC. Il a été'démontré, de façon statistique, 30 que le virus MD est rendu essentiellement non virulent par une culture successive utilisant DEC et/ou QEC et les cultures obtenues peuvent s'utiliser comme vaccin MD. EXEMPLE N° 3 On a décapité et amputé un embryon de 35 caille, vieux de 7 à 12 jours. On a également enlevé les viscères et on a broyé. On a ajouté une solution aqueuse de trypsine à 0,2 % . Puis, on a effectué un traitement selon un procédé connu pour disperser les cellules. La dispersion obtenue a été soumise à une•centrifugation à faible vitesse pour 40 enlever la phase aqueuse. On a mis le produit obtenu en suspension 71 11805 9 2092068 dans line solution de Eagle contenant 5 % de sérum de veau, 0,5 % de lactal"bumine hydrolisœ et 50 m-c. g/ml d'érytromy-cine. La concentration dans la solution Eagle était de 1,0-l,j x 10 cellules par ml. 5 On a versé 100 ml de la suspension obtenue dans des flacons de Roux ayant chacun un volume de 1 000 ml. On a laissé séjourner ces flacons dans un incubateur à 37°C pendant deux jours. Puis on a enlevé la solution de culture indiquée ci-dessus. Les cellules fixées à la paroi de chaque 10 bouteille ont été lavées avec une solution de Hank pour enlever le sérum de veau. La culture des blastomères des flacons dé Roux a été inoculée à l'aide de 1 ml de suspension infectée d'un virus de Measles (souche TAIJABÈ du virus MEASLES ; il s'agit du nom d'une souche de Measles atténuée par une 15 culture successive utilisant une membrane chorio-allantoique â'un'oeuf embryonnaire de poulet). Puis on a ajouté 100 ml d'une solution de culture de Eagles et on a poursuivi la culture à 36°C pendant 4 à 6 jours. Cette culture terminée, on a pris la suspension de virus et on a purifié par centri-20 fugation et filtration pour enlever complètement les cellules de culture. Le pouvoir d'infection de la suspension de virus (valeur mesurée en utilisant des cellules F L) était de 1Q4,° ' 105'0 TCID50/mlo (TCID)50 est le pouvoir d'infection d'une culture de tissu à 50%). Cela était suf-25 fisant pour préparer un vaccin Measles sec. D'un autre côté, le virus indiqué ci-dessus a été soumis à une culture en 10 étapes successives. A chaque étape ou passage, de la culture successive, on obtenait une suspension de virus ayant un pouvoir d'infection ap-30 proximativement équivalent et constant. Le pouvoir d'adaptation des suspensions de virus ainsi obtenues a été examiné comme dans l'exemple n° 1 ci-dessus. Puis, on a fabriqué des vaccins de Measles, vivants, destinés à une diffusion commerciale» 35 Exemple n° 4 On a traité un embryon de caille de la même manière que dans l'exemple n° 2 pour obtenir une culture de tissu. Puis, on a inoculé avec la souche Tanabé des virus Measles et on a cultivé. A la suspension de virus 40 obtenue après le dixième passage de culture successive, on a 71 11805 .2092068 ajouté des stabilisateurs formés de 3 % d'arginine , de 5 % de saccharose et 10 % de gélatine hydrolisée. Un volume donné de la suspension obtenue a été versé dans un petit flacon puis lyophili-5 sée. Après une conservation prolongée des produits obtenus, on a déterminé la variation de pouvoir d'infection de chaque produit. Immédiatement après séchage, u 3 le pouvoir d'infection était de 10 1 ^•*®50/ml• * 10 pouvoir n'a varié que très légèrement, même après une conservation à 4°C pendant 12 mois, et on a obtenu 4 2 10 ' TCID Ainsi, la constance du pouvoir d'infection est excellente. Cela montre que les vaccins selon l'invention sont stables quant à leur pouvoir immuni-15 sant et ils peuvent être conservés pendant un temps prolongé . Exemple de références n° 4 On utilise une - souche Tanabé de virus Measles qui a été extrêmement atténuée par la culture 20 successive utilisant une membrane chorio-allantodLque d'un oeuf embryonnaire de poulet. Cette souche a subi une culture successive à une étape et une culture succes-. sive à 10 étapes, pour donner deux types de suspensions de virus. Partant de ces deux types de suspension, on a 25 obtenu deux types de vaccins. On a effectué la comparaison entre ces deux types de vaccins et un vaccin (vaccin CAM) obtenu à l'aide des virus fournis par une membrane chofio- «î -lantoique d'un oeuf embryonnaire de poulet qui a été inoculée par la souche Tanabé ci-dessus de virus Measles. 30 Le vaccin CAM ainsi obtenu a été examiné quant à son pouvoir d'adaptation de la même manière que pour l'exemple n° 1. Le vaccin obtenu a été inoculé à un petit enfant (8 mois à 3 ans) ne possédant pas d'anticorps Measles. Les résultats ont été consignés dans le ta-35 bleau n° 5- Comme cela ressort clairement de ce tableau, les deux types de vaccins, préparés en utilisant une culture de tissu de blastomères de caille, ne présentent aucune différence significative concernant la réaction 40 clinique du vaccin CAM provenant de la souche d'origine des 71 11805 ii 2092068 deux types de vaccins mentionnés ci-dessus, provenant d'une membrane chorio-allantoic d'un oeuf embryonnaire de caille et on a constaté un pouvoir immunisant suffisant. Exemple n" 5 5 On a inoculé des oeufs embryonnaires de I caille avec du virus de Measles et du virus d'influenza. On a Comparé les vaccins obtenus au vaccin préparé par l'inoculation d'oeufs embryonnaires de poulet ou du vaccin de Measles. Les résultats ont été consignés dans le ta-10 bleau n° 6. Les résultats consignés dans ce tableau n° 6 ont été déterminés à l'aide des expériences indiquées ci-après : pour préparer le vaccin Measles, on a utilisé 0,1 ml d'un sac amniotique d'un oeuf embryonnaire vieux 15 de 7 jours. On a inoculé une suspension d'une souche Tanabé et on a cultivé pendant 5 jours à 35°C. Pour la préparation du virus de 1'influen-za, on a inoculé une souche Ag de virus d'influenza à un sac chorio-allantoique- d'un oeuf embryonnaire vieux de 20 8 jours. On a cultivé à 37°C pendant 5 jours. A des intervalles donnés, on a pris les virus, on les a mis sous forme de suspensions de virus et on a déterminé leur pouvoir d'infection. Le virus obtenu à partir des oeufs embryonnaires de caille était aussi bon que celui obtenu à partir d'oeufs 25 embryonnaires de poulet. Exemple n° 6 Comme dans les exemples 3 à 5i on a inoculé divers types de virus dans des oeufs embryonnaires de caille et. des cultures de tissu de blastomères de caille. 30 La croissance et la propagation du virus ont été mesurées selon des procédés connus. Les résultats ont été consignés dans le tableau n° 7• Comme cela ressort du tableau n° 7, les oeufs embryonnaires de caille et la culture de tissu 35 de blastomères de caille constituent d'excellents milieux de culture pour l'adaptation et la propagation de divers virus. En outre, comme décrit, un oeuf embryonnaire de caille et une culture de tissu de blastomères de caille induisent à peine des factures défavorables, notamment le virus de 40 la leucémie des poulets. 71 11805 12 2092068 Ces produits de culture sont très utiles pour obtenir des vaccins vivants, de grande qualité, pour les maladies à virus. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation ci-dessus décrits et représentés. On pourra au besoin recourir à d'autres modes et à d'autres formes de réalisation sans pour cela sortir du cadre de l'invention. 71 11805 13 2092068 TABLEAU 1 Poulets Cailles Sombre d« poulets test Nombre de poulets présentant une réaction positive Nbre de cailles test Nbre de cailles présentant une réaction positive Anti-RIF parent d'un oiseau Détection du RIF de 11 embryon Détection du RIF d'un oisçau parent 53 83 67 52 3 2 135 163 85 0 o o TABLEAU 2 Type d'embryons Nombre de cellules Poulet 8.0 x 107 8.9 x 107 Caille 7.8 x 107 107 71 11805 i4 2092068 TABLEAU 3 | 'Poulets infectés ;N0 de l'é-ichantillon ! Matériau : utilisé | DEC 1) QEC CK ^ 51 5)1 CPE .. IF iCPE IF ITEC 4) CPE IF jCPE IF 13 foie rate rein sang + + + + + + + + / 22 foie rate rein sang + + + + * + + 23 foie rate rein sang + + + « i + £ 76 foie rate rein sang + + + + + + + + L05 foie rate rein sang + + + + + + + + + + + + Note : l) Culture de tissu d'embryon de canard 2) Culture de tissu d'embryon de caille 3) Culture de rein de poisson k) Culture de tissu d'embryon de dindon 5) Effet cytopathique 6) technique d'immuno-fluorescence. TABLEAU 4 Groupe d'essai jNombre de jpoulets lutilisés L)Ageen jours du poulet inoculé Inoculation du vaccin Culture nécessaire Age (en jours du poulet inoculé avec le vaccin 3) Age en jours du poulet inoculé avec le vaccin Mortalité due à MD Rapport de la mortalité due à MD ( Contrôle)! 20 l4 14/20 (70%) 20 souche BIKEN C DEC 12 QEC 46 0/20 19 souche BIKEN C DEC 12 QEC 72 0/19 i B 1 | (contrôle : 38 15 15/38 (39%) ,D2 20 souche BIKEN Q QEC 6 7/20 (35%) ■ B, 50 souche BIKEN Q QEC 36. 2/50 (4%) !B4 50 souche BIKEN Q QEC 56 52 0/50 : B, 50 1 souche BIKEN C DEC 12 ; QEC 24 'j 18 souche BIKEN C DEC 12 QEC 27 49 0/50 1/48 (2%) 71 11805 16 2092068 TABLEAU 5 Origine ilnf ecti on Nombre Nombre Nombre 1 Nombre du vaccin / ino - . d1en- d ' en d'enfants d : enfants. Icul ation | fants fants subissant ayant une (i®io : tcid50> 1 i S i vaccines présen une aug érup tion tant une mentation t i augmentation d!an-ti-corps neutres de la température . supérieure à 39° C ■Culture jde tissu 'de blas- f tomères de i ; S [caille à | 1 '+ i •une etape ; i s [de culture 3,7 O Culture de tissu de blastomères de caille à dix étapes de culture 3,5 Contrôle * (vaccin CAM) 3,4 12 12 Note : * rapport à l'assemblée générale de la Société pour l'étude des vaccins Measles en 1969° Titre du rapport ; !,Results of inoculation with highly avirulent measles vaccines" Rapport de sh.igeh.aru Ueada à la lôème Assemblée générale de la Society £>r Research of Virus en 1969 et portant le titre "Study on measles vaccines"« BAD ORIGINAL 71 11805 17 2092068 TABLEAU 6 Nom du virus Measles (1) Influenza (2) Durée de la > culture 2 3 4 5 1 - 2 Infect Caille 4,2 5,0 5,3 5,6 6,0 8,5 tion- jPoulet * 1 4,0 4,7 5,5 5,5 co VJ1 Note : (1) Log10TCID 50/ml U) Log10EID J0/nl 71 11805 18 2092068 TABLEAU 7 Virus ( t 3 )euf em-Dryonnai-re de vaille Culture de tissu de blastomères de caille Culture Culture Essai i de tissu de tis-de blas- su de tomères rein de de pou- singe let Rubéole 3,5 | 3,5 i I \ 4,0 4,5 Culture de tissu de rein de singe vert d'Afrique (ioS10InD50/ml.) Oreillons * 8,0 : 8,2 8,0 7,8 Culture de tissu blastomères de . poulet ^log10TCID50/ml») ! - Influenza A2 i 8,5 ! 7,2 i 1 7,5 7,5 Beuf embryonnaire de poulet ^1°S10EID50/mlo) i Influenza B 8,0 ; 7,5 ! j ; 7,2 6,0 idem Maladie des chien 3 4,3 ; 4,0 3,8 5,0 Culture de tissu j de blastomères dej poulet (logl0PFU/mlo) Vaccinia 8,0 : 7,0 i ! 6,5 Oeuf embryonnaire de poulet (logl0P0FU/ml.) New castle 8,0 8,0 8,2 Oeuf embryonnairej de poulet (loSl0InD50/mlo) : Ecephali-tis japon nais 7,8 8,5 i Culture de tissu! de blastomères de. 7,5 8,5 poulet (loglQPFU/mlo) Dengue f ever : 4'5 i 5,0 4,5 5 5,0 souris ; (1°sl0LD30/mlo) | Maladie des la- _ pins 7,3 | 4,0 1 3,8 souris , (l°gl0LD50/mlo) ! Maladie d Marek \ 3,5 '4,8 1 4,1 Culture de tissu ■ de blastomères de canard | , (logl0PFU/ml.) BAD ORIGINAl 71 11805 2092068 REVENDICATIONS 1°) Procédé de préparation, d'un vaccin vivant pour maladies à virus, caractérisé en ce qu'on utilise une culture d'oeufs embryonnaires de caille ou un tissu 5 de culture de blastomères de caille pour cultiver ledit virus. '2°) Procédé pour la préparation d'un vaccin vivant pour les virus, selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on soumet un échantillon isolé de virus, successivement à la culture par un nombre suffisant d'étapes 10 pour atténuer et propager le virus, au moins l'une de ces étapes successives de laculturé s'effectuant dans un milieu de culture comportant des oeufs embryonnaires de caille ou des blastofnères de caille. 3°) Procédé selon la revendication 15 2, caractérisé en ce que l'élément isolé de virus est obtenu en utilisant une culture de tissu de blastomères de caille. 4°) Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le virus est choisi dans le groupe formé par les virus de la rubéole, des oreillons, de l'influ-20 enza A, de 1'influenza B, de la maladie des chiens, de vaccinia, de la maladie de Newcastle, de 1'encéphalitisme japonais, de la dengue, de la maladie des lapins et 3e virus de la maladie de Marek. 5°) Vaccin caractérisé en ce qu'il 25 est obtenu par la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications de 1 à 4, 6°) Vaccin selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'il est utilisé contre les virus de la rubéole, des oreillons, de 1'influenza A, de 1'influenza B, 30 de la maladie des chiens, de vaccinia, de la maladie de Newcastle, de 1'encéphalitisme japonais, de la dengue, de la maladie des lapins virus de la maladie de Marek.