L'invention se rapporte aux douilles rapportées du type en matière dure pour leur enfoncement dans une matière plus tendre et muni de cannelures inclinées extérieures ou de dentures analogues ainsi que d'un filetage de vis de façon à établir des points d'ancrage ou de fization dans la matière tendre ou sur elle. I)e telles douilles sont largement utilisées dans le bois, les matières pl tiques et les matières analogues mais ces matières, tout en étant plus tendres que l'acier ou le laiton qui constituent généralement les douilles, sont dune dureté qui varie de façon très considérable. On a trouvé que, quand les douilles sont conçues pour établir un ancrage satisfaisant par exemple dans des bois tendres, spécialement quand la douille est en grandes longueurs (comme c'est demandé pour des taraudages à trou profond), une telle structure peut ne pas convenir pour des bois durs, car l'enfoncement par pressage de la douille dans un trou de guidage peut fendre le bois. De façon semblable, Si la douille est à cannelures plus fines pour convenir pour des matieres plus dures, la structure peut donner un ancrage non satisfaisant dans des matériaux plus tendres. Le but de la présente invention est d'établir une structure destinée à être utilisée avec une gamme plus large de matériaux en permettant ainsi la fabrication d'un même type pour une large gamme d'applications. Conformément à l'invention une douille rapportée du type envisagé se caractérise par le fait que les cannelures extérieures inclinées ou les dentures analogues sont interrompues sur leur longueur. La douille rapportée selon l'invention présente de préférence une partie d'engagement lisse à une extrémité et une série de gorges périphériques parallèles de même diamètre que la partie d'engagement lisse et les cannelures s'étendent entre les gorges correspondantes et entre la partie d'engagement et la gorge adjacente la plus proche. La partie d'engagement présente de préférence aussi une gorge plus profonde adjacente aux cannelures les plus proches de la partie d'engagement. Les cannelures sont inclinées de préférence à un angle de 450 par rapport à l'axe de la douille rapportée et chaque cannelure est en alignement avec la suivante sur la longueur du corps de la douille. On remarquera que les cannelures forment un filetage de vis à pas allongé qui s'imprime dans la matière quand la douille est pressée en place et en fait la douille tourne pendant son enfoncement. Cependant, dans une douille classique de ce type, les copeaux ou parties analogues de matière sont fortement emprisonnés entre les cannelures et les parties complémentaires découpées ou refoulées de la masse de matière. Les gorges prévues par l'invention permettent aux copeaux ou parties analogues d'étire refoulés dans les gorges, au moins en partie, et cela diminue l'effet de coincement pendant l'enfoncement.Cependant, de tels copeaux feront en partie corps avec la masse de matière, c'est-à-dire qu'ils ne seront pas complètement séparés de cette masse de matière et par suite l'emprisonnement de ces copeaux dans les gorges pourra améliorer l'ancrage de la douille dans son trou. Différentes formes d'exécution de l'invention ont été représenté au dessin annexé dans lequel la figure 1 est une coupe verticale d'une première douille rapportée disposée pour son introduction dans la matière la figure 2 est une coupe verticale fragmentaire à plus grande échelle de la même douille au cours de son introduction la figure 3 est semblable à la figure 1 mais montre une variante la figure 4 montre la douille rapportée de la figure 3 après son introduction complète ; et la figure 5 montre une autre forme d'exécution en position d'introduction complète. En référence maintenant à la figure 1, celle-ci montre une douille rapportée ayant un trou taraudé 10 et la douille présente extérieurement une partie d'engagement cylindrique lisse ou un nez 12 et quatre gorges 14 qui sont aussi des parties cylindriques lisses et de même diamètre que la partie d'engagement. La douille porte cinq zones saillantes 16 qui sont généralement cylindriques et de diamètres plus grands (mais égaux entre eux) et ces parties saillantes ont des dents à pas allongé pour constituer des cannelures s'étendant à un angle de 450 ou plus par rapport à un plan normal à l'axe de la douille. Les cannelures sont en alignement d'une partie saillante à la suivante et s'étendent sur toute la profondeur de la partie saillante au-delà des gorges 14. La douille rapportée de la figure 1 est destinée à être introduite dans un trou de diamètre uniforme de la pièce et la partie d'engagement est pratiquement de même diamètre que le trou, On presse la douille pour 11 enfoncer dans la pièce support Bous l'action d'une force purement axiale mais les cannelures découpent des gorges complémentaires dans la pièce et par suite la douille tourne en pénétrant dans la pièce. L'effet de coupe aboutit à la formation de copeaux dans la pièce et ces copeaux sont refoulés dans les gorges, comme le représente la figure 2, de sorte que les gorges se remplissent de matière compacte dont une partie notable reste attachée à la pièce. Cela augmente la résistance aux forces axiales d'extraction. La figure 3 montre une variante dans laquelle la partie dwen- gagement 20 est chanfreinée en 22 pour faciliter l'alignement, spécialement si le trou est de diamètre légèrement plus petit que la partie d'engagement, et eette partie présente une gorge plus profonde 24 autour de la partie d'engagement le long de la première partie saillante. Un chanfrein 28 peut être prévu entre la gorge 24 et la première zone saillante. On n'a représenté que quatre zones saillantes mais de façon générale le nombre sera toujours de deux ou davantage et dépendra largement de la longueur de la douille rapportée. La figure 5 montre la douille rapportée munie d'une collerette 30 destinée à venir s'appliquer sur la pièce et d'une partie formant un goujon fileté 32 à la place d'un taraudage à filetage intérieur. En variante le goujon pour la partie extérieure de la douille pourrait être lisse, par exemple pour constituer un axe d'articulation, R E V E N D I C Â T I O N S0 1. Douille rapportée en matière dure destinée à être enfoncée par pressage dans un trou d'une matière plus tendre pour constituer un point d'ancrage à vis ou une fixation analogue, munie de cannelures extérieures inclinées ou de dents analogues, caractérisée par le fait que ces cannelures sont interrompues sur leur longueur. 2. Douille rapportée selon la revendication i, dans laquelle des gorges périphériques parallèles interrompent les cannelures. 3. Douille rapportée selon la revendication 2, dans laquelle une partie d'engagement lisse est prévue å une extrémité de la douille. 4. Douille rapportée selon la revendication 3, dans laquelle la partie d'engagement est de même diamètre que les gorges. 5. Douille rapportée selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, dans laquelle le diamètre du fond des cannelures est égal au diamètre des gorges. 6. Douille rapportée selon la revendication 3, dans laquelle la partie d'engagement présente elle-même une gorge de diamètre plus petit.