Le dispositif qui fait l'objet de ltinvention résulte des travaux de Monsieur Serge BALTENNECK. Il permet de tendre des fils métalliques ou non. I1 existe déjà d'assez nombreux dispositifs permettant de régler la tension des fils. Ces dispositifs comportent sowent un moyen d'enroulement d'un fil asso cie à un moyen de retenue ou de freinage qui peut être constitué, par exemple, par un cliquet sur lequel viennent s'appuyer les dents d'une roue à.rochets dont la rotation ne peut s'effectuer que dans un sens. Dans de tels dispositifs, lteffort de retenue est souvent localisé en un seul point sur une surface extrêmement réduite. Il est donc nécessaire de donner une grande rigidité aux pièces qui le constituent et donc, d'utiliser des éléments de forte section. Dans un but d'économie, ces dispositifs sont généralement réalisés en acier galvanise dont la résistance à la corrosion est souvent insuffisante, en particulier dans les zones de frottement où le revêtement protecteur est rapidement éliminé. I1 peut en résulter une mise hors d'usage, par exemple dans le cas où le tendeur est en contact avec des produits de traitement des végétaux.C'est ainsi que les tendeurs galvanisés utilisés pour tendre les fils de vignes seront rapidement corrodés par le sulfate de cuivre, Comme on va le montrer, le nouveau tendeur en acier inoxydable qui fait l'objet de l'invention, a permis de résoudre de façon tout à fait inattendue le problème de la réalisation d'un tendeur à la fois simple, robuste et cependant léger, ayant une grande résistance à la corrosion et présentant en même temps une grande facilité de mise en oeuvre. Pour cela, le moyen d'enroulement du tendeur suivant l'invention est constitué par un axe qui comporte à au moins une de ses extrémités deux zones adjacentes, l'une de section circulaire, l'autre de section non circulaire à contour de préférence polygonal, elliptique ou encore denté. Cette extrémité est engagée dans un logement réalisé dans au moins une des branches de étrier dont le contour n'est pas circulaire, mais de préférence polygonal, elliptique ou encore denté. Au repos, c'est la zone de section non circulaire de l'axe qui se trouve engagée dans le logement. Elle est usinée de façon telle que l'axe peut coulisser dans le logement sans effort important, mais ne peut pas tourner. Pour que cette dernière condition soit remplie, il suffit qu'au moins une diagonale de la section non circulaire de l'axe ait une longueur supérieure à la diagonale la plus courte de la section du logement ou encore que cette section comporte une ou plusieurs dents en prise avec une ou plusieurs dents du logement. Pour permettre la rotation de l'axe, on rapproche élastiquement une des branches de l'étrier par rapport à Itautre de façon à engager dans le ou les logements la ou les zones de l'axe de section circulaire. Pour que cette introduction soit possible, il suffit que le diamètre de cette ou ces zones de section circulaire ne soit pas supérieur à celui du plus grand cercle inscrit dans le logement. Les figures ci-après permettent de mieux comprendre les caractéristiques qui distinguent le dispositif suivant l'invention des dispositifs classiques. La figure 1 représente, de face et de profil, un tendeur de fil de type connu. La figure 2 représente, de face et de profil, un premier mode de réalisation d'un tendeur de fil suivant l'invention. La figure 3 représente, de face et de profil, un deuxième mode de réalisation d'un tendeur suivant l'invention. La figure 4 représente un détail de la figure 3 montrant en coupe ltex- trémité des branches de l'étrier et l'axe qui le traverse. La figure 5 représente un troisième mode de réalisation d'un tendeur suivant l'invention. Le tendeur représenté de face et de profil à la figure 1 est de type connu. Il est constitué par un étrier (1) réalisé à partir d'une bande d'acier galvanisé de 20 mm de largeur, 200 rmn de longueur et 1,5 mm d'épaisseur. Cette bande est repliée, comme le montre la figure 1, de façon à former l'étrier proprement dit. Ses deux extrémités sont fixées l'une à l'autre par agrafage. Un axe (2) est logé à l'intérieur de l'étrier. Les extrémités (4) de l'axe traversent des trous (6) usinés dans les deux branches de l'étrier écartées l'une de l'autre d'environ 25 mati : ces trous ont une forme curviligne mais comportent un décrochement radial B qui joue le rôle de butée.Les extrémités (4) de l'axe comportent des sortes de rochets tels que R qui pewent venir en appui sur les butées B de façon à ne permettre la rotation de l'axe que dans un sens déterminé. L'une de ces extrémités est prolongée par un carré (3). Pour utiliser le tendeur, on l'accroche à un point fixe en faisant passer un fil ou câble d'amarrage par le trou (7). On introduit, ensuite, le fil ou câble à tendre à travers le trou (8) percé à l'extrémité opposée du tendeur, puis on l'accroche à l'axe en le faisant passer par le trou (5). On tend, ensuite le fil ou câble qu'on enroule en faisant tourner l'axe dans le sens dans lequel les rochets R échappent aux butées B au moyen d'une clé engagée dans le carré (3). Lorsque la tension est suffisante, la rotation en sens inverse de l'axe est empêchée par la venue en appui des rochets sur les butées. Comme cela a été dit plus haut, un tel dispositif fait intervenir des effets importants au niveau des butées B sur de très faibles surfaces. Il nécessite donc l'utilisation de tendeurs rigides et de forte épaisseur. Comme on va le voir maintenant, le nouveau tendeur, qui fait l'objet de l'invention est basé sur une conception tout à fait différente. La figure 2 représente un premier mode de réalisation d'un tel tendeur représenté de face et de profil. Ce tendeur comporte un étrier (9) forme à partir d'une bande d'acier inoxydable, de 170 nits de long, 17 fln de large et 0,8 nini d'épaisseur. Deux trous (15) de section carrée, de 8 mm de côte, sont percés l'un en face de l'autre au voisinage des extrémités de chacune des branches de l'étrier et un axe en acier inoxydable (11) d'environ 35 mm de long est inséré dans l'étrier de façon que chacune de ses extrémités (13) et (14), de section carrée également, soit engagée dans l'un des trous (15) de 11 étrier avec un jeu de l'ordre de quelques dixièmes de nnn. L'écartement des extrémités des branches de l'étrier est, au repos, d'enciron 25 nin. En dehors des zones d'extrémités, l'axe a une section cylindrique (10) de diamètre égal au coté du carré qui s'étend sur une longueur d'environ 15 fln. Il est percé au voisinage de son milieu d'un trou (12) suivant un diamètre. Enfin, l'extrémité opposée de l'étriper comporte un trou (16) percé suivant l'axe de symétrie. A la différence du tendeur classique, celui-ci n'est pas monté à l'extrémité d'un fil ou câble, mais enfilé dans le fil ou câble avant amarrage des extrémités de celui-ci. Pour ce faire, on introduit une des extrémités du fil ou câble successivement à travers les trous (16) et (12) et on amarre le fil sans le tendre à deux points de fixation, de part et d'autre du tendeur. Pour tendre le fil, il suffit de rapprocher suffisamment les deux branches de l'étrier l'une contre l'autre par serrage manuel pour introduire à l'intérieur des trous (15) les parties cylindriques (10) de l'axe (11). Il est alors possible de faire tourner l'axe par rapport à l'étrier au moyen d'une clé en prise sur l'un des carrés (13) ou (14) et donc d'enrouler le fil ou câble autour de lui. Lorsque la tension désirée est atteinte, il suffit de relâcher la pression exercée sur l'étriper pour que les extrémités de celui-ci s'écartent et que les zones de section carrée (13) (14) de l'axe s'engagent a nouveau à l'intérieur des trous carrés (15) ce qui bloque l'axe de rotation et rend impossible le déroulement du fil ou câble. Un deuxième mode de réalisation du tendeur suivant l'invention est représenté par les figures 3 et 4, de face et de profil ainsi qu'en coupe partielle. L'étrier (17) de mêmes dimensions que dans l'exemple 2 est également réalisé en acier inoxydable. Une des branches de l'étriper comporte un trou carré (24) de 5 nn de coté et l'autre branche, un trou (25) de section circulaire de 4 nini de diamètre. Un axe (18) est logé dans cet étrier : il comporte une zone médiane cylindrique d'environ 4,5 min de diamètre percée d'un trou (22) d'environ 2 inni de diamètre et deux zones d'extrémité différentes. La zone (19) de section également cylindrique de 3,5 imn de diamètre est engagée dans le trou (25) de 4 mm de diamètre et pourvue dlune tête (20) d'environ 6 mm de diamètre qui empêche l'axe de s'échapper. La zone (21) est de section sensiblement carrée avec un profil évolutif depuis la zone médiane cylindrique jusqu'à l'extrémité. Ce profil varie depuis environ 6 min de côté à l'extrémité extérieure jusqu là environ 4,5 min de c- té dans la zone adjacente a la partie cylindrique. Dans la pratique, le montage du tendeur est effectué en engageant dans le trou (24) puis dans le trou (25) l'extrémité cylindrique (19) d'un axe dont la tête (21) est formée après mise en place. De cette façon, l'axe reste engagé à la fois dans les deux extrémités de étrier auxquelles il ne peut échapper. Enfin, un trou (23) d'environ 2 min de diamètre est percé à l'autre extrémité de étrier suivant l'axe de symétrie. Pour monter le tendeur sur un fil, on engage une extrémité de celui-ci, comme dans exemple précédent, successivement à travers les trous (23) et (22), puis on amarre le fil à ses points de fixation. En rapprochant ensuite suffisamment les deux branches de l'étriper par serrage manuel, on voit quton arrivera à introduire à l'intérieur du trou carré (24) la zone cylindrique médiane de l'axe. Il sera alors possible de faire tourner l'axe par rapport à I1 étrier au moyen d'une clé en prise sur le carré (21), ce qui permettra d'enrouler le fil. Une fois la tension désirée atteinte, en relâchant la pression exercée sur l'étrier, la zone de section carrée (21) de l'axe sera ja nouveau engagée dans le trou (24) de étrier et l'axe sera bloqué en rotation. On voit figure 5 un troisième mode de réalisation d'un tendeur suivant l vention. Dans le but d'assurer une plus grande rigidité du dispositif et un meilleur guidage du fil à tendre, on a complété le dispositif décrit figures 3 et 4 en lui donnant la forme d'un double étrier, dont les branches se referment sur elles-memes. Cet étrier est constitué d'une bande (26) d'environ 300 mm de long, 17 mince large et 0,8 min d'épaisseur, en acier type 18/8 écroui. Comme le montre la figure, cette bande est repliée sur elle-même de façon à former un ovale, et les extrémités (27) et (28) se recouvrent et sont solidarisées entre elles par exemple par soudage par points tels que (29). L'axe (30), en acier inoxydable, comporte une partie centrale de section circu- laire de 8 min de diamètre percée vers le milieu d'un trou diametral (31) d'environ 2 mm de diamètre. L'extrémité 32) usinée à 3,5 dinde diamètre est engagée dans le trou (33) de 4 mn de diamètre usiné dans l'une des branches de l'étrier. Une tête (34) de 6 niai de diamètre formée à Il extrémité de l'axe empe- che celui-ci de s'échapper, A ltautre extrémité de l'axe, une zone de section carrée (35) de 8 mu de côté est engagée au repos dans un trou (36) de section carrée également usiné dans la zone de recouvrement des extrémités (27) et (28) de la bande. Enfin, des trous (37) et (38) d'environ 2 mn de diamètre sont percés aux deux extrémités de l'ovale parallèlement à son grand axe. Le tendeur est mis en oeuvre de la même façon que dans l'exemple précédent. L'utilisation d'un étrier symétrique permet de faire passer le fil à tendre successivement à travers les trous (37), (31) et (38). La mise en tension est effectuée en serrant à la main l'étrier en son milieu de façon que la partie cylindrique de Itaxe soit engagée dans le trou carré (36) ; il est alors possible, au moyen d'une clé en prise sur le carré (35), de faire tourner l'axe de façon à enrouler le fil. Une fois la tension désirée atteinte, le blocage est réalise comme dans l'exemple précédent en relâchant la pression exercée sur ltetrier. De nombreux autres modes de réalisation du dispositif suivant l'in- vention sont possibles. On voit que sa caractéristique essentielle est constituée par le moyen simple et inattendu qui a été imaginé pour réaliser le blocage ou la libération du logement en rotation de l'axe par rapport à l'étrier. Il est bien évident que le trou dont le contour n'est pas de révolution, qui est réalisé dans au moins une des branches de l'étrier et la section de l'extrémité de l'axe qui coopèrent pour assurer le blocage en rotation de l'axe par engagement de l'un dans l'autre, peuvent présenter des profils extrêmement divers.On préférera, en général, des sections triangulaires, carres ou hexagonales, qui sont les plus simples, mais d'autres formes polygonales, -elliptiques, dentées ou autres, peuvent également être envisagées. Comme le montre la figure 2, la section polygonale de l'extrémité de l'axe peut ne pas être constante, mais évolutive. Elle peut, en particulier, se raccorder à la zone cylindrique adjacente. Les modes de mise en place du fil peuvent aussi varier dans de larges limites. On peut envisager, en particulier, de ne pas enfiler le fil à travers l'étrier et à travers l'axe, mais de l'accwher simplement à l'axe au moyen d'un dispositif de fixation tel qu'un crochet ou un collier. Le guidage du fil à l'extrémité, ou aux extrémités de l'étrier peut alors être réalisé par une ou plusieurs encoches. Il est alors possible de montre le tendeur sur un fil déjà amarré à ses extrémités. On peut faire appel à différentes nuances d'acier inoxydable suivant les conditions d'utilisation des tendeurs On peut, suivant les cas, employer des aciers inoxydables ferritîques, austénoferritiques ou austénitiques. Très souvent, on donnera la préférence aux aciers inoxydables austé nitiques du type dit "à austénite instable", à l'état fortement écroui car, dans ces conditions, ces aciers présentent une limite élastique très élevée qui permet la réalisation de tendeurs à la fois robustes, légers et résistant à la corrosion. REVENDIt:AI IONS 10/ - Dispositif tendeur de fil comportant un étrier simple ou double muni de deux branches et un axe dont les extrémités s'engagent dans les trous réalisés au voisinage des extrémités des branches, dans lequel la tension du fil solidarisé avec l'axe est obtenue en faisant tourner l'axe, par rapport à l'étrier, de façon à enrouler le fil autour de lui, caractérisé en ce que au moins une extrémité de l'axe comporte une zone de section non circulaire de préférence polygonale, elliptique, ou encore dentée, qui est engagée au repos dans un trou à contour non circulaire de préférence polygonal, elliptique, ou encore denté, de façon à assurer le blocage en rotation de l'axe et une zone adjacente cylindrique, dont le diamètre ne dépasse pas celui de la plus grande circonférence qui peut être inscrite dans le trou et-qui peut être engagée dans ce trou lorsque l'on rapproche l'une et l'autre par déformation élastique les deux branches de l'étrier. 2 / - Dispositif tendeur de fil suivant revendication 1, caractérisé en ce que les deux extrémités de l'axe comportent chacune une zone extrême de section carrée et une zone contigüe cylindrique, les deux branches de l'étrier comportant chacune des portées de section carrée. 30/ - Dispositif suivant revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que l'axe comporte dans sa zone médiane un perçage à travers lequel on fait passer le fil à tendre. 40/ - Dispositif suivant l'une des revendications 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que étrier est percé d'un trou à travers lequel on fait passer le fil à tendre. 50/ - Dispositif suivant l'une des revendications 1, 2, 3 ou 4, caractérisé en ce qu'il est réalisé en acier inoxydable. 6 / - Procédé pour tendre des fils métalliques ou non métaliques, caractérisé en ce qu'on utilise un dispositif suivant l'une des revendications 1 à 5.