La présente invention a pour objet une structure porteuse, notamment destinée, bien que non exclusivement, aux lignes électriques aériennes. L'augmentation constante de la consommation d'énergie si elle commande la multiplication des centrales électriqueZ entratne également la prolifération des lignes de transport de ltélectrici- té produite. Or, les formes actuelles des supports de tension, tout particulièrement les pylones réalisés en treillis métalliques, s 'opposent aux formes de l'environnement naturel parmi lesquelles elles apparaissent comme des éléments étrangers; la prolifération de telles formes entraSnerait une altération grave des sites. Si l'on veut éviter cette détérioration de ltenvironnement il faut donc, soit renoncer au transport aérien de l'électricité ce qui conduit à recourir à d'autres modes de transport, par exemple, câbles enterrés qui sont technbquement plus difficiles et économiquement beaucoup plus onéreux; soit faire appel à de nouvelles structures porteuses qui ne présentent pas les inconvénients des pylones actuels et dont la forme s'intègre aux formes naturelles de façon assez harmonieuse pour que leur présence dans le paysage (et particulièrement leur concentration) reste acceptable. La présente invention vise une structure, utilisable comme support de lignes électriques aériennes qui répond à ces conditions. Une structure selon l'inventicn, dite structure en gerbe,notamment destinée au support de lignes aériennes électriques, se caractérise en ce qu' elle comprend essentiellement deux faisceaux disposés tête-bêche et dont les sommets sont sur le même axe, ces faisceaux étant placés de telle manière qu'ils s'interpénètrent en étant associés l'un à l'autre par des moyens de liaison. Le premier faisceau ou encore piètement supporte le précédent; il a son sommet sur l'axe et il joint ce sommet au sol en formant une structure pyramidale. Suivant une forme d'exécution préférentielle le piètement précité est constitué par des éléments tubulaires assemblés de manière à former une ossature en pyramide à base quelconque, mais notamment triangulaire ou quadrangulaire, selon le nombre de poteaux ou mâts formant le premier faisceau et qui doivent être assujettis à ce piètement. Quand au second faisceau, il comporte au moins deux mâts préférentiellement tubulaires, qui sont divergents autour de l'axe; mais on conçoit' aisément qu'un plus grand nombre d'éléments pourrait constituer ce second faisceau et se développer vers le haut en couronne. Selon un aspect de l'invention, la base du piètement est aménagée pour recevoir, autour de son centre, le pied des mâts du premier faisceau tandis que le maintien de ces derniers en position élevée est obtenu, d'une part, par des moyens de liaison à l'ossature du piètement et, d'autre part, par un haubanage approprié. Selon un autre aspect de l'invention, le piètement présente la particularité de contribuer à l'élévation des mâts depuis le sol jusqu'à leur position définitive et ce, en combinaison avec des moyens de levage appropriés. Les structures porteuses suivant l'invention, présentent,au plan esthétique, l'avantage essentiel de s'intégrer aux formes de l'environnement naturel du fait, notamment, de leur forme en expansion dynamique à partir d'une base statique ancrée au sol. Par ailleurs, et suivant un autre avantage, le montage desstructures selon l'invention, est considérablement simplifié du fait que postérieurement à une phase préparatoire au sol, les mâts peuvent être élevés simultanément par utilisation d'un appareil de traction usuel, en combinaison avec le piètement. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre donnée à titre d'exemple en référence à la planche de dessins annexée dans laquelle - les figures 1 et 2 illustrent, de façon schématique, deux formes de réalisation de structures selon l'invention - les figures 3 à 5 montrent, également de manière schématique, différentes phases d'élévation d'une structure. En se reportant à la figure 1, la structure porteuse comprend un piètement indiqué en 10, ce piètement est ancré dans un socle 11, par exemple, en béton, et il est avantageusement réalisé par assemblage d'éléments tubulaires 12, lesquels forment quatre arê- tes latérales d'une pyramide à base carrée. Le piètement 10 comporte avantageusement à sa base, une semelle 14 agencée pour recevoir le pied de deux mâts tubulairesl5, 16 respectivement et, sensiblement à mi-hauteur des moyens 17 destinés à maintenir les mâts dans une position orientée donnée de manière telle que ces derniers soient également divergents vers le haut par rapport à un plan vertical médian. En partie supérieure, les mâts 15, 16 sont équipés de potences 15d, 16 & auxquelles peuvent être suspendues de manière habit le, des lignes électriques aériennes 20, 21 postérieurement après la pose de haubans 22 convenablement disposés. Avantageusement dans l'espace compris entre les parties supérieures des mâts 15, 16, une troisième ligne 23 peut être suspendue à des potences 24, 25, convenablement haubanées en 26. Ainsi qu'il est aisé de le constater l'ensemble ainsi réalisé est d'une mise en oeuvre simplifiée comparativement aux techniques actuelles, et offre l'avantage de s'intégrer à fait du nombre réduit d'éléments constituant la structure. A la figure 2 représentant une variante de réalisation la structure comprend, comme précédemment, un piètement 30 en forme de pyramide, mais ce piètement n'est plus à base carrée, il est à base triangulaire. Dans l'exemple représenté, le piètement supporte trois mâts 31, 32, 33 divergents vers le haut depuis la base de la pyramide. Les mâts précités 31, 32, 33, reposent sur une semelle 35 et ils sont assujettis au piètement à l'aide de moyens convenables 36. En partie haute, les mâts sont dotés de potences simples 38, ou doubles 39, destinées au support de lignes 40. L'ensemble est convenablement haubané en 41. Chacun des mâts comporte dans les réalisations décrites cidessus, une extrémité inférieure pourvue de moyens adaptés à assumer une liaison avec la semelle par articulation 42, cette articulation pouvant être, par exemple, du type à rotule, à broche, ou autres moyens analogues. L'élévation d'une structure selon l'invention en un emplacement déterminé peut être effectuée ainsi qu'il est schématiquement illustré aux figures 3 à 5. in référence à la figure 3, le piètement est élevé sur une semelle "S", avec laquelle il est solidarisé, le piètement étant dans le cas considéré réalisé en éléments tubulaires formant une pyramide à base triangulaire analogue à celle représentée à la figure 2. Des éléments de tubes 2" sont amenés et assemblés sur place pour former des mâts "M 2", M2'1, puis, par leurs extrémités in- férieures dotées de moyens d'articulation, ils sont accouplés àdes moyens complémentaires prévus sur la semelle; chacun des mâts est ensuite, vers son extrémité libre, lié temporairement avec un filin "F" engagé en partie supérieure du piètement et relié à untreu'TL'. I1 convient de noter ici que des moyens de renvoi tels que poulies, tambours, ou autres (non représentés) sont disposés en partie haute du piétement et sur la semelle afin d'éviter des frottements trop importants des filins. Lorsque les trois mâts "M, IC1, M2" sont accrochés (figure 4) le treuil est mis en action et ces derniers s'élèvent lentement en prenant appui sur la semelle, et en pivotant autour des articulations 42. Lorsque les mâts ont été amenés à leur position définitive (figure 5) ils sont haubanés et assujettis au piètement, puis on peut mettre en place les potences support de lignes si cela n'a été effectué lorsque les mâts sont au sol. I1 convient de noter ici que le champ d'application de structures porteuses n'est pas limité aux exemples décrits se rapportant au transport de l'énergie électrique par lignes aériennes, mais pourrait être étendu en vue de réaliser des supports pour des antennes, relais télévision, radio, téléphone, réservoirs d'eau, etc... Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux formes de réalisation choisies et représentées, lesquelles sont au contraire susceptibles de recevoir des modifications sans pour autant sortir du cadre de la présente invention. REVENDICAEIONS 1. Structure porteuse notamment pour lignes électriques aériennes, caractérisée en ce qu'elle comprend un premier et un second faisceau disposés tête bêche dont les sommets sont sur un même axe, le premier faisceau étant adapté à constituer un piètement au second faisceau comprenant au moins deux mâts tubulaires orientés en étant divergents vers le haut de part et d'autre du dit axe. 2. Structure porteuse suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le piètement réalisé en éléments tubulaires présente une forme pyramidale, il comporte une semelle ayant dans une zone centrale de la base de la pyramide des moyens d'appui pour la partie terminale inférieure des mâts, tandis que dans une zone intermédiaire des moyens sont prévus pour un assujettisse- ment eâts-piètement. 3. Structure porteuse suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le piètement pyramidal est à base quadrangulaire, par exemple carrée. 4. Structure porteuse suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le piètement est à base triangulaire. 5. Structure porteuse suivant la revendication 2, caractérisée en ce que les moyens d'appui des mâts prévus sur la semelle forment une liaison par articulation, par exemple, à rotule ou à broche. 6. Structure porteuse suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le sommet du piètement et la semelle comportent des moyens pour le passage et le guidage de câbles de haubans et/ou de traction. 7 Structure porteuse suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que les parties terminales libres des mats comportent des potences de soutien des li unes. 8. Structure porteuse suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le piètement à base carrée supporte deux mâts divergents disposés de part et d'autre d'un plan vertical médian. 9. Structure porteuse suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le piètement à base triangulaire supporte trois mâts divergents à 1200 l'un de l'autre. 10.- Procédé de mise en oeuvre d'une structure selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que l'on réalise un piètement à un emplacement déterminé, on aboute sur place des tronçons de mâts, on place le pied de ces derniers sur la semelle, puis on élève tous les mâts simultanément par effet de traction, et on assujettit ceux-ci définitivement au piètement avec éventuellement un haubanage complémentaire.