L'invention concerne les serrures pour la fermeture d'un vantail tel que porte, fenêtre ou porte-fenêtre, et elle s'applique plus particulièrement aux serrures à plaquer comportant au moins un pêne escamotable. Plus précisément, l'invention est relative à un dispositif permettant d'obtenir une fermeture du vantail par une fixation en plusieurs points, et de preference en trois points, afin d'améliorer la sécurité de la fermeture et d'eviter ainsi les défauts de voilage souvent releves sur les vantaux fermés par une seule fixation. On connais déjà des serrures permettant de realiser la fixation d'un vantail en trois points, telles que celles décrites dans le brevet français nO 2.318.993 pour une "Crémone de surets notamment pour une porte" ou dans le brevet français nO 2.317.455 pour des "Perfectionnements apportés aux verrous de surete", ou encore dans le brevet français nO 2.204.200 pour une "Fermeture à larder pour la fixation d'un vantail en trois points". Cependant, de telles serrures comprennent chacune un dispositif, conçu d'avance pour realiser une fixation en trois points. On comprend dès lors qu'il est difficile d'adapter un de ces dispositifs à des serrures à plaquer comportant déjà le mécanisme d'entrainement d'un pêne escamotable. Faisant le bilan de cet état de fait, les demandeurs ont donc mené des recherches qui ont abouti à la mise au point d'un dispositif de verrouillage destine à être loge dans le boltier d'une serrure à plaquer et à être associé au mécanisme d'entrainement du pêne escamotable de cette dernière. Suivant l'invention, le dispositif de verrouillage comprend un systeme d'engrenage - crémaillère, roue dentée - dans lequel la premiere, solidaire du mecanisme d'entralnement du pêne de la serrure munie du dispositif de l'invention, assure, sous l'effet des déplacements rectilignes du susdit mécanisme et, par conséquent, simultanément avec les déplacements du pêne escamotable, la rotation de la seconde, mobile autour d'un axe fixé au boitier de la serrure et sur laquelle sont positionnés deux tétons cylindriques, diamétralement opposes, et servant chacun de pivot à une barre de verrouillage pour définir avec le pêne escamotable de la serrure une fermeture d'un vantail par une fixation en trois points. Ainsi, à partir d'une serrure à plaquer ne comportant qu'un seul pêne escamotable, les demandeurs ont pu concevoir une fermeture d'un vantail en trois points, sans modifier la structure interne de ladite serrure, mais en utilisant uniquement les déplacements du mécanisme d'entrainement dudit pene. Bien entendu, la poignée cylindrique moletée constituant généralement l'organe de commande manuelle du mécanisme d'entralnement du pêne escamotable d'une serrure à plaquer sera dès lors assujettie à la commande simultanée des deux barres de verrouillage du dispositif de l'invention. L'invention a également pour objet un organe de commande manuelle du mecanisme d'entrainement du pêne d'une serrure à plaquer, venant suppléer la poignée cylindrique moletée déjà installé. Cet organe de commande se compose d'un cylindre-poussoir muni d'un doigt agissant sur la face inclinée d'un élément solidaire dudit mécanisme d'entraînement, pour imposer les déplacements de ce dernier et des éléments y associés. D'autres caractéristiques et d'autres avantages de la presente invention apparaitront plus clairement à la lecture de la description qui suit, donnant, à titre d'exemple non limitatif et en regard du dessin annexé, un mode de réalisation d'une serrure à plaquer équipée d'un dispositif de verrouillage conforme à l'invention. La figure portee par ce dessin est une vue en perspective, partiellement éclatée, d'une telle serrure. Telle que représentée, cette serrure à plaquer est constituée classiquement d'un boîtier 1 de forme parallélépipédique et destiné à être plaqué, par des moyens de fixation appropriés, sur la face interne d'une porte de garage par exemple. Ce boîtier, aménagé sur l'un des côtés d'une fenêtre pour le passage d'un pêne escamotable 2, renferme le mécanisme d'entraînement 3 de ce dernier, accessible au moyen d'un couvercle amovible 4 interpose entre le boltier et la porte de garage, et actionne par une poigne cylindrique moletée non représentée.Cette poigne assure, de l'intérieur du garage, la commande manuelle des déplacements rectilignes, illustrés par la fleche T, du mécanisme d'entrainement 3 et du pêne 2 associé à ce dernier. I1 est utile de préciser que le mécanisme 3 a été représenté sous la forme d'une enveloppe parallélepi pèdique supposée protéger les organes dudit mécanisme, convenablement agences. En effet, la constitution interne du mécanisme d'entraînement du pêne 2 pourra être conçue de diverses manières connues en soi. La serrure à plaquer telle qu'elle vient d'être décrite ci-dessus est destinée à assurer la fermeture d'une porte de garage en un point défini par le logement du pêne 2 dans une gâche correspondante installée dans le chambranle de ladite porte. Le dispositif de verrouillage, objet de l'invention et permettant de com pléter la fixation de la même porte de garage en deux autres points, se compose d'un système d'engrenage crémaillère-roue dentée. La premiere, référencée 5, est solidaire du mécanisme 3 et entraine sous l'effet des déplacements T de celui-ci, la rotation (flèche R) de la seconde, référencée 6 et mobile autour d'un axe 7 fixé sur le couvercle 4 du boîtier 1. On remarquera la présence de deux biellettes 8a et 8b, dont les têtes munies chacune d'une boutonniere 9a et 9b, sont articulees sur deux tétons cylindriques 10a et lOb, positionnés de maniere diamétralement opposée, sur la face libre de la roue dentée 6 et dont les pieds, reliés à deux tringles à glissieres non représentées, sont, sous l'effet combiné de la rotation R des tétons cylindriques et de découpes 11a et 11b pratiquées dans le boîtier 1 pour guider les déplacements des susdites biellettes, animés d'un mouvement de translation transmis aux susdites tringles à glissières. Ces mouvements de translation, illustrés par la flèche Ta pour la biellette 8a et par la flèche Tb pour la biellette 8b, sont d'une part alignés sur un même axe normal à l'axe des déplacements T du pêne 2 grâce à la forme doublement coude de la tête desdites biellettes, et d'autre part orientés en sens inverse grâce à la disposition de ces mêmes biellettes de part et d'autre de l'axe 7. Ainsi, les barres de verrouillage constituées par l'accouplement des biellettes 8 et des tringles à glissières dont les extrémités libres viennent se loger dans des gâches correspondantes installées dans le chambranle de la porte de garage, definissent avec le pêne escamotable d'origine une fixation en trois points, commande de l'intérieur du garage par la poignée cylindrique moletée. Comme on l'a precisé au début du présent mémoire, et comme cela est montré ci-après, l'originalité de l'invention repose essentiellement sur le fait que le dispositif de verrouillage est installe dans une serrure comportant déjà le mécanisme d'entraînement d'un pêne escamotable.L'opération consiste en effet - à enlever le couvercle 4 après avoir désolidarisé le boîtier 1 de la porte, - à fixer la crémaillère 5 sur le mécanisme 3 au moyen d'éléments filetés 12a et 12b, - à engrener convenablement la roue dentée 6 dans les dents de la cré- maillere 5, - à effectuer les decoupes îîa et 11b dans le boitier 1, - à installer les biellettes 8, - à replacer le couvercle 4 en prenant soin de loger l'axe 7 dans l'orifice central de la roue 6, - et à fixer sur la porte de garage la nouvelle serrure ainsi obtenue. Il suffit alors d'accoupler les pieds des biellettes 8 aux tringles à glissières pour que la serrure soit prête à fonctionner. Un autre objectif de l'invention consiste à commander les déplacements T du mécanisme d'entraînement 3 de l'extérieur du garage, au moyen d'un cylindre-poussoir 13 dont les déplacements à l'intérieur d'un barillet logé dans l'épaisseur de la porte et porté sur un axe orthogonal au plan du boîtier 1 peuvent être condamnés par une clef. Ce cylindre-poussoir est muni d'un doigt 14 agissant sur la face inclinée d'un élément 15 fixé sur le mécanisme 3 pour commander les déplacements T de ce dernier et des organes associés à celui-ci. Il va de soi que l'élément 15 pourra être aussi bien disposé sur le côté du mécanisme 3 que sur son plan portant le système d'engrenage crémaillère- roue dentée suivant l'emplacement que l'on désire donner au cylindre-poussoir. L'invention venant d'être exposee et son intérêt démontré par un exemple détaillé, les demandeurs s'en réservent l'exclusivité sans limitation autre que celle des termes des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Dispositif de verrouillage pour une serrure comportant au moins un pêne escamotable et destine à être logé dans le boîtier de la serrure protégeant le mécanisme d'entraînement dudit pêne, CARACTERISE PAR LE FAIT QU'il comprend un système d'engrenage - crémaillère-roue dentée - dans lequel la première, solidaire du susdit mécanisme d'entraînement, assure, sous l'effet des deplacements rectilignes de ce dernier et, par conséquent, simultanément avec les deplacements du pêne escamotable, la rotation de la seconde mobile autour d'un axe fixé audit boîtier et sur laquelle sont positionnés un ou plusieurs tétons cylindriques servant chacun de pivot à une barre de verrouillage definissant avec le pêne escamotable de la serrure une fermeture à plusieurs points. 2. Dispositif de verrouillage selon la revendication 1, CARACTERISE PAR LE FAIT QUE l'extrémité de chaque barre de verrouillage venant s'articuler autour d'un téton cylindrique est munie d'une boutonnière dessinée perpendiculairement à l'axe des déplacements de la barre correspondante. 3. Dispositif de verrouillage selon les revendications 1 et 2, CARACTERI SE PAR LE FAIT QU'il comprend deux tétons cylindriques, diametralement opposés. 4. Dispositif de verrouillage selon les revendications 1, 2 et 3, CARAC TERISE PAR LE FAIT QUE les extrémités des barres de verrouillage venant s'articuler sur les deux tetons cylindriques sont doublement coudes pour que les corps desdites barres soient alignés sur un axe normal à l'axe des déplacements du pêne escamotable, de part et d'autre de l'axe de rotation de la roue dentee. 5. Dispositif de verrouillage selon les revendications 1 à 4, prises ensemble, CARACTERISE PAR LE FAIT QUE les susdites barres de verrouillage sont constituées par des biellettes dont les têtes sont articulees sur les susdits tetons et dont les pieds sont reliés à des tringles à glissières venant s'engager dans des gâches correspondantes. 6. Dispositif de verrouillage selon l'ensemble des revendication 1 à 5, CARACTERISE PAR. LE FAIT QUE le boitier de la serrure protégeant le mécanisme d'entraînement du pêne escamotable est muni de découpes destinées à autoriser le passage des susdites biellettes. 7. Dispositif de verrouillage selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, CARACTERISE PAR LE FAIT QUE les susdits deplacements rectilignes du mécanisme d'entraînement du pêne escamotable sont actionnés par un cylindrepoussoir commandé par une clef et muni d'un doigt agissant sur la face inclinée d'un élément solidaire dudit mécanisme. 8. Dispositif de verrouillage selon la revendication 7, CARACTERISE PAR LE FAIT QUE le susdit élément comportant une face incline est dispose sur le même plan du mécanisme d'entraînement portant le système d'engrenage -crémail lère-roue dentee -. 9. Dispositif de verrouillage selon la revendication 7, CARACTERISE PAR LE FAIT QUE le susdit élément comportant une face inclinée est disposé sur le côté du mécanisme d'entraînement.