La présente invention a pour objet un procédé de fabrication d'une aiguille tubulaire pour l'écriture au moyen d'un jet d'en- cre, cette aiguille présentant une surface frontale polie et une surface cylindrique polie extérieure et adjacente à cette surface frontale. On connaît déjà des procédés d'écriture selon lesquels un jet est dirigé contre une surface au moyen d'un champ électrique. Dans un tel procédé, ltencre est amenée par un tube capillaire, et elle peut être arrachée de l'extrémité de ce tube par l'action dtun champ électrique et dirigée contre la surface pour former un trait d'écriture. On sait que pour former un trait régulier, il faut que l'encre forme à 11 extrémité frontale du tube capillaire un ménisque aussi stable que possible, stabilité qui dépend du diamètre mouillé par le ménisque. Ceci est obtenu par l'utilisation d'un tube capillaire qui est constitué dans sa partie terminale par un cylindre creux dont la surface frontale perpendiculaire à son axe présente un poli dont la rugosité est sensiblement dix fois supérieure à celle de la surface cylindrique extérieure adjacente. De plus, l'arête circulaire de séparation des deux dites surfaces doit être vive et sans bavures, et l'arête circulaire de-séparation de la surface frontale et de la surface cylindrique intérieure adjacente ne doit pas présenter de bavures. Le diamètre intérieur de ce tube capillaire étant sensiblement de 0,1 mm, et le diamètre extérieur étant sensiblement de 02 mm, l'obtention d'un tube capillaire présentant les caractéristiques énoncées plus haut pose de nombreux problèmes, notamment en ce qui concerne le polissage de la surface frontale et l'enlèvement des bavures qui en résultent. D'autre part, la manipulation d'un tube de 0,2 mm de diamètre est très difficile. L'invention a pour but de faciliter le polissage de la surface frontale et d'éliminer le problème de l'enlèvement des bavures. Le procédé selon l'invention est caractérisé en ce que le polissage de ladite surface frontale se fait sur un tube qui présente des moyens de renfort en contact avec une ou les surfaces cylindriques de ce tube, lesdits moyens de renfort étant au moins partiellement éliminés par la suite. Le dessin annexé représente, schématiquement et à titre d'ex emple, diverses phases de la fabrication d'une aiguille selon un mode d'exécution du procédé objet de l'invention. La fig. 1 illustre l'étirage d'un tube muni de renforts intérieur et extérieur. La fig. 2 montre une opération de polissage de la surface frontale de l'aiguille. La fig. 3 montre l'extrémité de l'aiguille après enlèvement d'une partie du renfort extérieur. La fig. 4 se rapporte à la phase de polissage de la surface extérieure cylindrique de l'aiguille. Pour fabriquer une aiguille, on munit un tube de nickel 2a, présentant des dimensions supérieures à celles désirées, d'une âme métallique 3a en métal à bas point de fusion et d'une enveloppe en laiton 4a. Le fil la ainsi formé est étiré au moyen d'une filière 6 jusqu'à obtenir un fil 1 de diamètre désiré. Le tube 2 a un diamètre intérieur valant sensiblement O,lmm, renferme une âme 3 et est entouré par une enveloppe 4 ayant sensiblement 0,3 à o,4mm de diamètre extérieur. Le fil 1 est alors tronçonné en petits cylindres dont on dresse une face frontale 5 perpendiculaire à son axe avec un lapidaire 7 de grain approprié, comme le montre la fig. 2. Lors de cette opération, les bavures éventuelles se font sur le pourtour extérieur de l'enveloppe 4 en laiton. Comme illustré à la fig.3, cette enveloppe 4 est ensuite éliminée sur sa partie 4b adjacente à la face dressée 5 par une attaque électrolytique sélective. La partie dégarnie du tube 2 est alors polie sur sa surface cylindrique extérieure avec une roue en feutre 8 (fig. 4) chargée de pâte de diamant ultrafine et d'un lubrifiant spécial, la roue tournant à grande vitesse avec axe parallèle à l'axe du tube, ce dernier tournant lentement. Cette technique est la même que celle utilisée pour le polissage des éprouvettes métallographiques. Le tube 2 est enfin libéré de son âme en métal fusible 3 par fusion de celui-ci. L'aiguille obtenue est alors constituée par -un tube de nickel 2 présentant à l'une de ses extrémités une surface polie, plane et perpendiculaire à son axe, et une surface cylindrique adjacente polie, l'arête de séparation entre ces deux surfaces étant vive et sans bavures, et par une enveloppe 4c en laiton entourant ledit tube sur une partie de sa longueur non polie. Cette enveloppe en laiton constitue un renfort en contact avec la surface cylindrique du tube 2. Les moyens de renfort facilitent le dressage de la face frontale du fait de la meilleure résistance à la flexion de aiguille durant cette opération. De plus, 1 t enveloppe 4c augmente le diamètre extérieur de l'aiguille, et ainsi en facilite la manutention. On pourrait prévoir de nombreuses variantes de ce procédé, et notamment on pourrait polir le tube 2a avant de l'introduire dans l'enveloppe 4a. On pourrait aussi renforcer un tube 2 ayant déjà les dimensions désirées, avant d'en dresser la face 5, ou ne renforcer le tube 2a que par une enveloppe extérieure 4a, ou au contraire seulement par une âme intérieure. Revendications 1. Procédé de fabrication d'une aiguille tubulaire métallique pour l'écriture au moyen d'un jet d'encre, cette aiguille présentant une surface frontale polie et une surface cylindrique polie extérieure et adjacente à cette surface frontale, caractérisé en ce qu'on munit un tube d'un renfort en contact avec au moins l'une de ces surfaces cylindriques, on tronçonne ce tube et son renfort, on-dresse et polit la surface frontale et on amine le renfort au moins à proximité de la surface frontale. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on utilise un renfort métallique en un métal autre que celui constituant le tube. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on dispose le renfort à l'intérieur du tube. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on dispose le renfort à l'extérieur du tube. 5. Procédé selon l'ensemble des revendications 1, 2 et 4, caractérisé en ce qu'on réalise le renfort extérieur sous la forme d'une enveloppe en laiton, le tube étant lui-meme en nickel, et en ce qu'on élimine la partie terminale de l'enveloppe à proximité de la surface frontale par une attaque électrolytique sélective. 6. Procédé selon l'ensemble des revendications 1, 2 et 3, carac térisé en ce qu-'on réalise le renfort intérieur en un metal fusible et en ce qu'on élimine ce renfort par un échauffement de l'ensemble suffisant pour faire fondre ce renfort, mais trop faible pour nuire au tube. 7. Procédé selon l'ensemble des revendications 1, 2, 3, 4, 5 et6, caractérisé en ce qu'avant l'opération de tronçonnage, on effectue un étirage du tube renforcé par l'enveloppe extérieure et le renfort intérieur pour amener le tube à la dimension désirée.