La présente invention setrapporte à un procédé et à un dispositif pour lier des ballesde matie ré? végétale, par exemple des balles de paille ou de lin, sans que le lien utilisé ne glisse sur la surface desdites balles pendant que cellestci sont mises en for me à l'aide d'une presse et qu'elles sont entourées par le lien Dans toutes les presses a'?' k-usage essentiellement agricole-, utilisant un procédé de liage automatique ou semi-automstique, les liens doivent glisser entre la balle à lier et la balle précédemment cerclée.Ce glissement qui ne peut être évité, provoque un-frotte- ment sur la balle proportionnel, entre autres facteurs, à-lteffort de compression de la presse sur la balle en formation. Le frottement est en outre proportionnel 'a ltépaisseur de la balle à lier. De ce fait, on est donc obligé de réduire la pression avec laquelle les balles sont comprimées, ce qui diminue leur densité. De plus, lors de la mise en place des liens, ceux-ci peuvent subir une élongation, ce qui diminue la qualité du cerclage. ka présente invention a pour objet un procédé et un dispositif qui permettent de supprimer ce glissement, en disposant le lien autour de la balle à cercle sans détérioration du matériau composant ladite balle.- Les balles ainsi cerclées peuvent étre de grande taille, et présenter une densité élevée. Le ou les liens cerclant les balles sont en général des feuillards d'acier, mais des liens composés d'un autre matériau peuvent également entre employés, à condition qu'ils présentent une résistance suffisante compatible avec la pression que la balle exerce sur ces liens. Le mode de liage des liens peut être soit manuel, soit semi-automatique. Il s'effectue à l'aide d'une~aiguille tirée à la main ou à l'aide d'aiguilles commandées par des vérins hydraulique ou tous autres moyens appropriés. Ces aiguilles possèdent un chas de forme particulière à travers lequel passe le lien. Le procédé de cerclage sans glissement se déroule de la manière suivante L'extrémité-du lien servant au cerclage est accrochée dans une pince située au-dessus du plafond du canal de compression de la presse dans lequel sont formées les balles. -Ce lien travers ce canal, est guidé par des galets situés au-dessous du canal de compression des la presse, et se déroule depuis une bobine débitrice. Par des poussées successives, le piston comprime la matière const'itusnt la balle, ladite matière étant introduite dans le canal de compression de la presse chaque fois que le piston est à son point mort arrière. Le lien, coincé entre la balle déjà formée et la balle en formation, progresse avec cette dernière. Le brin supérieur du lien, situé entre le plafond du canal de compression et la pince dans laquelle il est accroché, présente une longueur sensiblement égale à la moitié de la longueur d'une balle cerclée. Au fur et à mesure de la formation de balle, le mou de ce brin supérieur augmente, jusqu'à ce que le joint situé entre la balle précédemment formée et la balle en cours de formation soit à l'aplomb de la pince, puis ce mou diminue jusqu'a ce que la balle ait atteint la longueur prévue.A ce moment, le brin supérieur du lien est étendu sur la moitié de la longueur de la balle sans que celui-ci ait glissé sur la face supérieure de la balle en formation. Une fois que la balle a atteint la longueur prévue, la presse est arrêtée, piston au point mort avant, de sorte qutil maintienne la matière constituant la balle sous pression de fa çon à obtenir des balles de haute densité. Le brin supérieur accroché dans la pince, est alors introduit dans un dispositif de liage. Du côté de la balle où se tro-uve le piston de la presse, le brin inférieur du lien est ramené à la partie supérieure de la. balle par une ou plusieurs aiguilles de formes appropriées. Celles-cí traversent le piston de la presse grâce à un ou plusieurs évidements prévus à cet effet dans celui-ci. Le brin inférieur du lien'ramené à la partie supérieure de la balle forme alors une boucle allongée, qui est amenée manuellement jusqu'à un dispositif de liage. La ligature est effectuée, la boucle est coupée, le brin restant est accroché dans la pince située au-dessus du plafond du canal de compression de la presse, et la ou les' aiguilles. sont dégagées du piston, de sorte que lé travail de la presse peut reprendre pour former une nouveUebI1e. Dans une première réalisation permettant de mettre en oeuvre la procédé décrit ci-dessus, on-se sert d'une aiguille manuelle. Celle-ci comporte une poignée traction, et une tête, raccordée à la poignée par une tige rectiligne de longueur suffisante pour pouvoir accrocher le lien en traversant le canal de la presse, lien. qui peut .avantageusement être un feuil'lard, situé au-dessous de la balle en formation, c'est-à-dire au-dessous du canal de compressiondelapresse. La tte de Lt aigue possède une pointe tajnée. en biseau et un logement dans lequel vient s'enclencher le lien. Entre cette pointe taillée en biseau et cet évidement, se trouve de préférence un galet dont l'axe est disposé perpendiculairement à l'axe de la tige reliant la tête de l'aiguille et la poignée, et qui a pour but de faciliter le dérou lement du lien lorsque l'on tire l'aiguille vers le haut pour ramener le brin inférieur du lien vers le dispositif de liage. Dans une seconde réalisation, permettant de mettre en oeuvre le procédé décrit,-on se sert d'une aiguille qui possède une tige courbe à l'une des extrémités de laquelle est fixée une tête iden tique à celle décrite ci-dessus, l'autre extrémité étant fixée à un bras oscillant qui tire l'aiguille vers le haut afin de ramener le brin inférieur du lien vers la partie supérieure de la balle à lier. Cette aiguille peut par exemple être mise en oeuvre grâce à un vérin hydraulique. Enfin, dans une troisième réalisation permettant de mettre en oeuvre le procédé décrit, on se sert d'une aiguille comportant sur toute. sa longueur une rainure de guidage dans laquelle vient s'engager le lien au moment où celui-ci est amené par l'aiguille, à travers l'évidement prévu dans le piston de la presse, vers la partie supérieure de la balle à lier. Ledit lien traverse cette aiguille à l'une de ses extrémités à proximité d'un galet qui faci lite son déroulement, lorsque l'aiguille est poussée à l'intérieur de l'évidement pour amener le lien vers la partie supérieure de la balle à lier par exemple à l'aide d'un vérin hydraulique. La procédé de cerclage selon l'invention ainsi que des modes de réalisation particuliers des aiguilles permettant de mette en oeuvre liait procédé seront décrits ci-après à titre d'exemple non-limitatif en référence au dessin annexé sur lequel la figure 1 représente les différentes étapes du procédé de cerclage de l t invention; la figure 2 -et la figure 3 représentent chacune une variante dtexécution de l'aiguille de l'invention; la figure 4 et la figure 5 représentent respectivement une vue de face et une vue de profil de l'aiguille représentée aux figures 2 et 3; ; la figure 6 et la'figure-7 représentent respectivement en -vue de face et en vue de profil la tête dtune autre aiguille em ployée dans la mise en oeuvre.du procédé de cerclage de l'invention et dont le mode d'action est représenté à la figure 1. Sur la figure la une balle 27 composée par exemple de tiges de lin vient d'être'formée, le brin supérieur 2 du feuillard 5 sectionné est alors accroché dans une pince 3 solidaire du bâti de la presse. La longueur du brin supérieur 2'du feuillardssitué au-dessus du plafond 4 du canal de compression de la presse est sensiblement égale à la moitié de la longueur de la balle 1. Le feuillard 5 qui passe à travers le canal de compression de 1a presse, est guidé dans sa partie inférieure par des galets 6 et 28 et se déroule depuis une bobine 7. Le piston 8 comprime par des poussées successives les tiges de lin 26 ce qui fait avancer la balle 1 au fur et à mesure de la formation de celle-ci.Le brin supérieur 2 du feuillard 5 prend de plus enplus de mou (figure 'lob) jusqu'à ce que celui-ci soit maximum à l'aplomb du joint formé par la dernière balle liée 27 et la balle 1 en formation. La balle 1 continue à avancer et au fur et à mesure de sa formation, le mou du brin supérieur 2 diminue (figure lc) jusqu a ce que ledit brin 2 soit tendu sans glisser sur la moitié avant de la balle en formation 1 dès quecelle-ci a atteint la longueur prévue. Simultanénlent à la mise en place du brin supérieur 2, le brin inférieur 9 situé au-dessous du canal de compression de la presse se déroule le long de la base de la balle 1 en formation. Celle-ci ayant atteint la longueur prévue, le brin supérieur 2 est arrimé dans un dispositif de liage 10 (figure id), et le brin inférieur 9 est ramené à-la partie supérieure de la balle 1 à l'aide d'une aiguille 11 possédant unetête 18 munie d'un galet 13 facilitant le déroulement du feuillard 5. Cette aiguille 11 passe à travers un évidement 22 prévu dans la largeur du piston 8. Le brin inférieur 9 du feuillard 5 ramené à la partie supérieure de la balle 1 (figure le) forme une boucle 14 qui est tirée et amenée à la main dans un dispositif de liage 10 où le brin inférieur 9 et le brin supérieur 2 'sont raccordés et coupés. La boucle 14 ayant été coupée, l'un de ses brins- est raccordé au brin supérieur 2 pour cercler la balle, le brin restant étant accroché dâns la pince 3. Le procédé peut alors être répété, la balle 1 venant d'être liée seltalors d'appui à une nouvelle balle qui va être formé-e et comprimée. Pour mettre en oeuvre le procédé décrit ci-dessus, on utilise des aiguilles permettant d'amener le feuillard5 situé à la partie inférieure du canal de compression de la presse vers la partie supé rieure de la balle à lier. Le feuillard 5 peut être tiré dans le sens de la flèche 29 (figure 2) à l'aide d'une aiguille manuelle 11. Cette aiguille 11 est munie d'un anneau de traction 16, d'une tige 17 et d'une tête 18 comportant (figure 4) une pointe 19 taillée en biseau, un galet 13 facilitant le déroulement du feuillard 5 et un logement 21 dans le quel le feuillard 5 vient se placer. 1 La tête 18 comporte une plaque 32 (figures 5) dont l'une des extrémités a la forme d'une pointe 19,-l'autre extrémité étant re liée à la tige 17. Une seconde plaque 33 est disposée parallèlement à à la première plaque 32, de sorte qu'un galet 13 monté fou, puisse- être disposé entre ces deux plaques 32 et 33. L'une des extrémités de la plaque 33 est raccordée à la pointe 19 de la plaque 32 par un plan incliné 34 qui forme biseau. L'autre extrémité de la plaque 33 est tangente au chemin de roulement 35 du galet 13. Au-dessus de ce galet 13, deux plaquettes 23 formant ergots-de guidage sont fixées sur la tige 17, de part et d'autre de celle-ci et perpendiculairement à la plaque 32, de manière à ménager un logement 21 entre le galet 13 et ces ergots 23. Lorsqu'on-enfonce cette aiguille 11 dans l'évidement 22 du piston 8 dans le sens de la flèche 30 (figure 5) le feuillard 5 glisse sur la tête 18 le long du'biseau 34 et vient se placer dans le logement 21. La course est limitée par les ergots de guidage 23. Lorsque l'on tire cette aiguille vers le haut1 le feuillard 5 roule sur le galet 13 et forme une boucle 14 (figure le) que l'on amène ensuite à la main dans un dispositif de liage 10. Une variante d'exécution est représentée -sur la figure -3 dans laquelle une aiguille Il de meme configuration que celle précé demment décrite ramène le feuil-lard 5 à la partie supérieure de la balle 1 à lier. Cette aiguille 11 est commandée mécaniquement par un bras 24 et est munie d'une tette 18 identique à celle de l'aiguille manuelle 11 décrite ci-dessus, mais qui toutefois est montée sur une tige courbée 25 qui passe dans un évidement 22 du piston 8.Le bras 24 tirant l'aiguille 11 dans le sens de la-flèche 31 (figure 3) est commandé par exemple par un vérin hydraulique. Une autre -aiguille 11 permettant de mettre en oeuvre le pro cédé décrit ci-dessus, est représentée sur les figures 6 et 7. Son mode opératoire est schématisé sur la figure 1. Cette aiguille possède sur son dos une rainure 26 servant au guidage du feuillard 5, lorsque celui-ci occupe l'une de ses positions extrêmes représentées en trait pointillés l'autre position extrême du feuillard 5 étant représeiitée en trait mixte sur la figure 6. Le feuillard 5 passe à travers un chas 20,situé dans la tête 18, à l'-intérieur duquel un galet 13 e'st monté fou, pour faciliter le déroulement du feuillard 5.La position du galet 13 est telle que son chemin de roulement 35 soit sensit,lerneiit situé a la même hauteur que la rainure 26. L'aiguille 11 est de plus munie d'une pointe 19 taillée en biseau et présente une courbure sur toute sa longueur de façon à pouvoir être poussée à travers le ou les évidements 22 du piston 8 lorsqu'elle ramène le brin inférieur 9 du feuillard 5 vers la partie supérieure de la balle 1 à lier. Ce résultat est obtenu gracie à un bras oscillant 15 (figure 1t) qui pousse l'aiguille 11 entrainant le feuillard 5 sous la forme 'une boucle 14 (figure ld) vers la partie supérieure de la balle 1 à lier. Le bras oscillant 15 peut par exemple être actionné par un vérin hydraulique. La rainure 26 dans laquelle passe le feuillard 5 est aménagée sur toute la longueur de la face extérieure de l'aiguille 11. IEVEND ICA T IONS 1. Procédé de cerclage de balles de matière végétale par exemple de paille ou de lin au moyen d'au moins un lien, lesdites balles -étant. comprimées dans un canal de compression sensiblement horizontal au moyen d'un piston alternatif à l'encontre d'une balle déjà liée, ledit procédé étant caractérisé par le fait que l'on fait passer le lien à partir du dessous du canal jusqu'au-dessus de. la balle déjà liée pour former un brin supérieur de longueur Sensiblè- ment égaleà la moitié de la longueur de la balle, que l'on forme la balle à lier par compressions et avances s'uccessives de la matière, le lien se déroulant alors à partir du dessous du canal, sans glisser, entre les surfaces en contact de la-balle déjà liée et de la balle à lier en formation, qu!après la fin de la formation de la balle à lier on amène le brin inférieur du lien au-dessus du canal de compression, le piston de la presse maintenant la matière comprime mée, et qu'on raccorde lesdits brins inférieur et supérieur afin de cercler la balle. 2. Procédé selon la revendication 1 caractérisé par le fait que -l'on fait passer le lien situé au-dessous du canal de compression de la presse depuis cette zone'inférieure vers la partie supérieure dudit canal, à travers au moins un évidement, prévu dans le piston de la presse,-pendant que le piston maintient la matière végétale comprimée en vue d'obténir une balle de haute densité. 3. Procédé selon 11 une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'au fur et à mesure que la balle se forme, le lien vient s'appliquer au-dessous de la balle à lier située dans le canal de compression de la presse, sans glisser sur la face inférieure de ladite balle. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que l'on amène le brin inférieur du lien s'étendant au-dessous du canal de compression de la presse audessus de ce canal, à l'aide de moyens évitant que ledit brin ne glisse sur la balle à lier. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le brin supérieur du lien. est accroché dans une pince située au voisinage de la partie médiane de la balle précédemment liée, qutil a une longueur libre égale à sensiblement la moitié de celle d'une balle, de façon qu'il prenne du mou puis se tende sans glisser sur la partie supérieure, au cours de la formation de ladite balle. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé par le fait qu'une fois que la balle a atteint la longueur prévue, le brin inférieur du lien situé au-dessous du canal de compression de la presse est ramené vers la partie supérieure de la balle en direction d'un dispositif de liage à l'aide d'au moins une aiguille. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé par le fait qu'une fois la balle entourée en totalité, le brin relié à une bobine débitrice est coupé, et est accroché dans une pince, l'aiguille étant dégagée de l'évidement prévu dans le piston de la presse. 8. Aiguille permettant la-mise en oeuvre du procédé selon les revendication 6 et 7 comprenant un anneau de traction, une tige et une tête, caractérisée par le fait que ladite tette comporte une pointe taillée en biseau, un logement pouvant recevoir le lien, et un galet situé entre la pointe'taillée en biseau et le logement, de sorte que lors de'l'introduction de l'aiguille dans l'évidement du piston l'aiguille exerce une poussée sur le lien de manière à le forcer à glisser sur le pan incliné du oiseau et à s'enclencher dans le logement précité, le galet'facilitant le déroulement du'lien lors de la traction de l'aiguille. 9. Aiguille selon la revendication 8-, caractérisée par le fait que sa tête est montée sur une tige courbée, dont l'une des extrémités est reliée à un bras oscillant qui tire ladite aiguille vers le haut. 10. Aiguille permettant la mise en oeuvre du procédé selon les revendications 6 et 7, caractérisée par le fait qu'elle présente une courbure sur toute sa longueur, qu'elle comporte une -rainure disposée vers l'extérieur, un chas dans lequel un galet est monté fou et une pointe taillée en biseau, ladite aiguille étant poussée à travers un évidement ménagé dans le- piston de la presse.