L'invention a pour objet un bas tricoté élastique comprenant, par exemple, un fil de trame en gomme élastique qui passe à travers toutes les mailles, et ayant une partie qui sert au maintien de la cheville. On appelle bas, selon l'usage dans la profession, tout article qui couvre la cheville et qui s'étend plus ou moins haut le long de la jambe. Ea fonction de leur longueur, ces bas sont appelés bas cuisse, bas jarret. Â la limite, le bas peut ne couvrir que la cheville; on l'appelle alors bas cheville et, quelquefois, chevillère. Quelle que soit la longueur du bas, l'invention concerne particulièrement la région qui couvre la cheville. Par conséquent, dans ce qui suit, pour désigner cette partie du bas on emploiera, par commodité, le mot chevillère. les chevillères présentent une fente permettant au talon de faire saillie et de ne pas titre recouvert par le tricot élastique afin que le pied conserve une plus grande liberté de mouvement et que la chevillère s1 adapte plus étroitement à la cheville qu'elle doit maintenir0 L'exécution de cette fente prévue pour le passage du talon est une source de complications et de ralentissement de la vitesse de fabrication. les chevillères sont tricotées à plat en une seule pièce sur des métiers rectilignes puis elles sont refermées et cousues pour avoir une forme tubulaire. On ne peut pas réaliser la fente de passage du talon par une simple coupe du tricot en raison de la présence du fil élastique qu'il est très difficile sinon impossible d'arrêter convenablement. Dans les chevillères connues jusqu'à présent, la fente de passage du talon est obtenue par interruption du tricot sur la longueur désirée de la fente. En outre, on profite de cette fente pour faire apparattre sur la chevillère deux parties tubulaires qui constituent une seule pièce mais qui sont inclinées l'une par rapport à l'autre. les deux parties font entre elles un angle de 150 environ qui facilite une bonne adaptation de la chevillère à l'angle variable gue font ensemble la partie inférieure de la jambe et le début du pied. r Pour obtenir cette inclinaison des deux parties de la chevillère et réaliser en même temps la fente de passage du talon, on procède de la façon suivante. On tricote une bande élastique sur un métier à tricoter rectiligne, A l'emplacement prévu de la fente, on interrompt le tricotage et pendant l'arrêt du métier, sur chacun des deux bords longitudinaux opposés de la bande, on tricote à la main une languette. Chaque languette est tricot-ée sur une largeur égale à la demi-longueur de la fente de passage du talon. Quand les languettes, d'une hauteur de 2,5 cm environ, sont terminées, on reprend le tricotage à l'aide du métier sur la largeur totale de la bande mais en laissant subsister les interruptions du tricot qui correspondent aux languettes. On referme ensuite la bande sur elle#meAme et on réunit un des bords longitudinaux de chaque languette à une partie de chaque demi-longueur d'interruption du tricot. Ces opérations sont longues, principalement celle qui consiste à tricoter à la main les deux languettes. L'invention a pour but principal d'éliminer cette opération de tricotage manuel et, de ce fait, de réduire considérablement le temps nécessaire à l'exécution d'une chevillère. L'invention repose sur une idée simple mais qui est restée inaperçue jusqu'à présent, Il est apparu en effet que l'on obtient une chevil lèpre satisfaisante présentant la fente voulue pour le passage du talon en la composant de deux tronçons tubulaires distincts qui sont eng#és partiellement l'un dans l'autre avec leurs axes inclinés de la valeur voulue et qui sont cousus l'un à l'autre dans cette position par leurs parties qui se recouvrent. On dispose ainsi d'une grande facilité de réalisation. On trioote les deux tronçons à plat sur un métier à tricoter rectiligne. On referme ces tronçons sur eux-m8mes par une couture longitudinale, on les engage partiellement l'un dans l'autre avec l'inclinaison voulue et on les réunit par une couture faite le long du bord de l'un des tronçons. On peut aussi tricoter séparément les deux tronçons sur un métier circulaire et les réunir comme on vient de le dire. De cette façon toutes les opérations, de tricotage et de couture, peuvent entre exécutées à la machine. Pour mieux faire comprendre l'invention, on donnera maintenant, uniquement à titre d'exemple, une description d'une chevillère et du procédé permettant de la réaliser, selon l'invention. On se référera au dessin annexé dans lequel - les figures 1 et 2 sont respectivement des vues de deux tronçons distincts, représentés à plat, devant constituer une chevillère conforme à l'invention, - la figure 3 est une vue de c8té de la chevillère terminée. Une chevillère selon l'invention est composée d'un premier tronçon 1 et d'un second tronçon 2 qui sont réalisés séparément. On les exécute sur un métier à tricoter rectiligne en incorporant aux mailles le fil élastique de trame nécessaire. Par un changement approprié du nombre de mailles ou du serrage, on donne au tronçon I un profil qui correspond å celui de la partie inférieure de la åanbe. Comme le montrent les figures 1 et 2, ces tronçons sont exécutés à plat, Ensuite ils sont reformés sur eux-m#mes pour devenir tubulaires, par-couture de leurs bords latéraux 5, 4 et 5, 6. Dans la chevillère terminée (figure 3), l'extré- mité inférieure du tronçon 1 qui correspond à la partie infé- rieure de la jambe, est introduite partiellement à l'intérieur du tronçon 2, avec une inclinaison qui fait apparaître une fente 7 destinée au passage au talon. l'inclinaison relative des deux tronçons 1 et 2 n'est pas imposée par l'invention. Ed général, elle est telle que l'angle a que les tronçons font ensemble est de 1500 environ. On réunit solidement les deux tronçons en exécutant une couture dans la zone où ils se recouvrent, de préférence le long du bord supérieur 8 du tronçon 2 dans lequel est introduit l'autre tronçon. ainsi qu'on l'a déjà dit, toutes les opérations sont exécutées sur des machines. Le gain de temps est considérable par rapport à la durée de confection des chevillères classiques. On estime en effet que l'exécution de la couture 8 sur la chevillère de l'invention demande un temps 12 fois plus faible que le temps de tricotage manuel des languettes sur les chevillères classiques. linsi qu'on l'a dit, on teut également réaliser directement les deux tronçons tubulaires 1 et 2 sur un métier circulaire, les introduire l'un dans l'autre et les coudre ensemble comme on vient de l'expliquer. On notera que le procédé de l'invention est indépendant de la longueur des tronçons assemblés, le tronçon 1 peut donc s'étendre plus ou moins haut le long de la jambe sans que ceci apporte une limite à l'invention. ÈVE#I? I CÂ# IONS 1. Bas élastique comprenant une partie pour le maintien de la cheville ayant une fente de passage du talon caractérisé en ce qu'il se compose de deux tronçons distincts qui sont engagés partiellement l'un dans l'autre avec une inclinaison donnant naissance à la fente de passage du talon, ces tronçons étant réunis l'un à l'autre par une couture dans la zone où ils se recouvrent. 2. Bas selon la revendication 1, caractérisé en ce que le tronçon qui correspond à la partie inférieure de la jambe est engagé partiellement par son extrémité inférieure dans le second tronçon. 3. Bas selon la revendication 1 caractérisé en ce que l'inclinaison relative des deux tronçons est de 1500 environ. 4. Bas selon la revendication I caractérisé en ce que les deux tronçons sont réunis l'un à l'autre par une couture exécutée le long du bord du tronçon dans lequel est introduit l'autre tronçon. 5. Procédé de fabrication d'un bas selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 caractérisé en ce qu'on tricote séparément les deux tronçons sur un métier à tricoter, on les introduit partiellement l'un dans l'autre avec une inclinaison relative et on les réunit par une couture. 6. Procédé selon la revendication 5 caractérisé en ce qu'on tricote les tronçons à plat sur un métier à tricoter rectiligne puis on les referme sur eux-m8mes par une couture longitudinale pour les rendre tubulaires avant de les introduire l'un dans l'autre et de les coudre dans cette position.