On utilise de plus en plus des récipients légers constitués par le formage d'une feuille métallique, généralement une feuille d'aluminium, telle que ledit récipient soit divisé ou non en plusieursoasiers, les bords limitrophes du récipient étant dirigés vers l'extérieur et tous disposés dans un même plan. De tels récipients sont utilisés notamment pour la préparation, la conservation et la distribution de produits alimentaires généralement conserves en frigos et, si nécessaire, ultérieurement soumis à cuisson ou à réchauffage. De tels récipients sont généralement fermés par une simple feuille métallique dont les bords limitrophes sont repliés, respectivement sertis, sur lesdits rebords périphériques du récipient. L'ouverture d'un tel emballage s'effectue généralement par découpage ou déchirure de ladite feuille de fermeture. L'ouverture par découpage ne présente aucune particularité attendu que la mince feuille de fermeture peut être aisément découpée à l'aide d'un couteau, par exemple le long des bords limitrophes du récipient. Ce moyen ne peut pratiquement s'adapter qu'aux récipients non compartimentés. D'autre part, il présente les inconvénients qui se rattachent à l'opération qui peut être néfaste à la sécurité tant du contenu que de l'opérateur. On a préconisé ltouverture desdits récipients par déchirure d'au moins une bande telle que, de part et d'autre de celle-ci, les parties restantes de ladite feuille de fermeture peuvent être écartées par un léger effort de traction. Plusieurs-solutions ont déjà été préconisées pour assurer la déchirure opportune de la feuille de fermeture. Un premier moyen consiste à contrecoller sur la face intérieure de la feuille de fermeture un ruban d'une matière plastique tel que, par ur.e traction exercée sur ce ruban dans la direction de l'un des bouts vers l'autre bout, on assure une déchirure systématique de ladite feuille de fermeture le long des bords longitudinaux de ladite bande contrecollée. L'inconvénient majeur de cette proposition se trouve dans le fait que le ruban de matière plastique se trouve en contact direct avec le contenu. De plus, il faut faire choix d'une matière plastique absolument neutre tant aux constituants de produits alimentaires et des substances qui se dégagent lors de la cuisson ou du réchauffage qu'aux températures relativement élevées qui pourraient être atteintes à l'intérieur du récipient. On a aussi proposé d'éviter l'utilisation d'un tel moyen même nature que la feuille métallique de fermeture et présentera, de préférence aussi, une épaisseur légèrement supérieure a celle de ladite feuille de fermeture. Le récipient et la feuille de fermeture seront préférablement exécutés en aluminium de même nature, l'épaisseur du couvercle étant par exemple, de l'ordre de 30-à 40 millièmes tandis que la bande d'arrachement sera, par exemple, de l'ordre de 50 à 60 millièmes. Ladite bande d'arrachement sera de préférence collée à l'aide d'une colle à base de resine synthétique présentant une bonne résistance à la température, cependant que cet adhésif se trouve en permanence enclavé entre deux épaisseurs de métal, c'est-à-dire sans contact direct avec l'intérieur du récipient. Là où les bandes d'arrachement peuvent être disposées soit dans la longueur, soit, de préférence, dans la largeur du récipient, cette dernière solution est avantageuse en ce que la bande d'arrachement est de longueur minimale, ce qui implique également la mise en oeuvre d'une quantité minimale d'adhésif. tes caractéristiques révélées par la présente peuvent évidemment être mises en oeuvre sous des formes infiniment variables sans néanmoins sortir du cadre de l'invention. C'est donc à simple titre d'exemple sans caractère limitatif que des réalisations sont décrites ci-après en se référant aux dessins annexés dans lesquels:: la figure 1 représente en vue perspective un emballage appliquant le dispositif d'ouverture objet de l'invention; la-figure 2 représente en vue en plan l'emballage selon la figure 1, la feuille de fermeture étant représentée en position déployée, c'est-à-dire avant fixation sur le récipient; la figure 3 est semblable à la figure 2, la feuille de fermeture étant représentée après fixation sur le récipient; la figure 4 représente à échelle agrandie une coupe selon la ligne IV-IV de la figure 3; la figure 5 est semblable à la figure 1, la bande d'arrachement étant représentée dans une phase d'ouverture du récipient; les figures 6, 7 et 8 schématisent sommairement en vue en plan des variantes du dispositif d'ouverture de récipients selon l'invention. Dans l'exemple des figures 1 à 5, on part d'un récipient 1, en l'occurrence de forme rectangulaire à coins arrondis, réalisé par formage d'une mince feuille en-aluminium, par exemple jni-dure. Le récipient est représenté non compartimenté mais il va de soi en dotant la feuille de fermeture, sur l'un de ses bords,- d'une patte d'arrachement disposée entre deux incisions orthogonales ou obliques formant déchirure préparée. En exerçant une traction sur une telle patte en direction de l'autre bout de l'emballage, on peut très aisément produire l'ouverture du récipient. Malheureusement, ce moyen n'est pas sans danger pour l'opérateur attendu que, lors de la traction et du mouvement plus ou moins rapide avec lequel la déchirure est opérée, on constate que la bande découpée s'enroule sur elle-même et présente un danger pour la main de l'opé- rateur, des blessures ayant été occasionnées par la mise en oeuvre d'un tel moyen. Enfin, en vue de réduire quelque peu ce danger, on a préconisé de prolonger lesdites incisions par des lignes d'affaiblissement, d'une telle manière qu'en exerçant une traction sur la patte de manoeuvre, la déchirure suit, à partir des incisions, lesdites lignes de déchirure préparées. Ces moyens impliquent évidemment une préparation très particulière des feuilles de fermeture, ce qui peut éventuellement avoir une incidence substantielle sur le matériel industriel à mettre en oeuvre, sur le rythme de production et donc aussi sur les prix de revient. La présente invention a pour but d'écarter systématiquement tous les inconvénients présignalés sans détriment à l'effica- cité de la rapidité de l'opération d'ouverture et moyennant aussi des déchets nuls de fabrication. En effet, le dispositif de fermeture par déchirure de récipients recouverts d'une feuille métallique consiste en une bande métallique, préformée ou non, solidari sée à l'une des faces de la feuille de fermeture, cette bande s'détendant au moins sur la distance séparant deux bords parallèles de la feuille de fermeture lorsque celle-ci est déployée, ctest-à- dire avant fixation sur le récipient. Par cette disposition, on écarte donc systématiquement toutes incisons formant déchirure préparée, toutes lignes d'affaiblissement et même toutes pattes de préhension. En effet, lorsqu'une feuille de nettoyage ainsi conditionnée est fixée de la manière traditionnelle sur les rebords extérieurs du récipient, il suffit de saisir ladite bande contrecollée entre deux doigts et d'exercer une traction en direction de l'autre bout pour obtenir une ouverture rapide, propre,nette et sans aucun aléa. Dans une forme de réalisation, la bande métallique contrecollée sera de que la forme, les dimensions et le compartimentage d'un tel récipient sont essentiellement variables. Les bords limitrophes 2 du récipient sont repliés vers l'extérieur et se trouvent ainsi disposés dans un même plan.L'élément de fermeture est constitué par une feuille 3 également, par exemple, en aluminium mi-dur, d'une qualité et d'une épaisseur semblables à celles du récipient 1. Cette feuille de fermeture 3 est, en l'occurrence, en plan, de forme semblable à celle du récipient 1 et de dimensions légèrement supérieures. Sur cette feuille, dans l'exemple illustré, est collée une bande d'arrachement 4 s'étendant sur la -distance D séparant les deux côtés parallèles 5-6. On observera que, dans cette exécution, il n'y a pas de parties dépassantes en sorte qu'il n'y a pratiquement aucun déchet de fabrication. Ensuite, tel que représenté à la figure 3, la feuille de fermeture 3 est repliée sur les rebords périphériques 2 du récipient. Malgré l'absence de bandes de préhension, pour ouvrir quasi instantanément le récipient, il suffit de saisir l'un des bouts 7 ou 8, de la bande contrecollée 4 pour provoquer la déchirure de la feuille de fermeture 3 sur toute sa largeur, les parties 9-10 de la feuille de fermeture pouvant être aisément enlevées par une traction exercée en sens convenable. Dans les figures 6, 7 et 8, non a représenté schématiquement des variantes lesquelles sont caractérisées, complémentairement, par le nombre et la disposition relative des bandes d'arrachement 4. Quelle que soit l'exécution envisagée, la ou les bandes d'arrachement 4 pourront être solidarisées à la feuille de fermeture 3 par tout moyen ou toute substance convenante; par exemple dans une forme de réalisation, on contrecollera la ou les bandes d'arrachement 4 sur la feuille de fermeture 3 à l'aide d'une colle à base de reslne lonomère. Lesdites bandes d'arrachement pourraient également servir de support à l'apposition, par tout moyen adéquat, d'éléments utilitaires et/ou décoratifs. Egalement, à simple titre décoratif, la feuille de fermeture 3 pourrait, sur toute ou sur une partie de sa surface apparente, être traitée par tout moyen convenant. Complémentairement à- la réalisation d'un moyen d'ouverture original et économique, le dispositif- selon l'invention, par la présence des bandes métalliques contrecollées, augmente sensiblement la résistance mécanique des emballages fermés, résistance qui se manifeste comme étant particulièrement intéressante lors de l'empilage, sur grande hauteur, de tels emballages fermés. L'invention concerne, à la fois, les moyens décrits et les récipients et feuilles de fermeture conditionnés de manière à appliquer les caractéristiques selon l'invention. Bien entendu diverses modifications peuventêtre apportées par l'homme de l'art aux dispositifs ou procédés qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Dispositif d'ouverture de récipients fermés par une mince feuille métallique, préformée ou non, caractérisé en ce qu'il consiste en une bande métallique solidarisée à l'une des faces de la feuille de fermeture, cette bande s'étendant au moins sur la distance séparant deux bords parallèles de la feuille de fermeture lorsque celle-ci est déployée, clest-à-dire avant fixation sur le récipient. 2.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la feuille de fermeture et la bande d'arrachement contrecollées sont, toutes deux, en aluminium généralement de même nature. 3.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'épaisseur de la bande d'arrachement est égale ou supérieure à l'épaisseur de la feuille de fermeture. h.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la bande d'arrachement est disposée transversalement, c'est-à-dire sur la largeur de la feuille de fermeture. 5.- Dispositif selon 1'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la bande d'arrachement est disposée longitudinalement, clest-à-dire sur la longueur de la feuille de fermeture. 6.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la feuille de fermeture comporte plusieurs bandes d'arrachement.