i 2000848 La présente invention concerne une arme à feu, en particulier arme à main, dont la fermeture comporte une tête de fermeture qui est munie d'éléments de verrouillage et qui dans la direction longitudinale de l'arme peut être déplacée d'une dis-5 tance limitée par rapport à une pièce de commande qui repousse les éléments de verrouillage fixés sur la tête de fermeture dans des éviaements correspondants de la pièce de verrouillage du canon. Dans toutes les armes à feu connues jusqu'à présent, 10 et en particulier les armes à main, la fermeture est mobile dans la boîte de culasse par rapport au canon et à la pièce de verrouillage de celui-ci, et l'introduction de la cartouche ainsi que l'éjection de la douille vide sont effectuées par un mouvement de la fermeture dans la boîte de culasse. En conséquence 15 cette dernière doit avoir une longueur égale à celle de la ferme^ ture et de la course de celle-ci. Etant donné que la boîte de calasse se raccorde à l'extrémité arrière du canon, elle détermine pour une part importante la longueur de l'arme prête à faire feu. Ceci constitue un inconvénient important de toutes les armes 20 à feu de ce genre connues jusqu'à présent. L'invention a pour but de le supprimer et de créer une arme dans laquelle la boîte de culasse se raccordant à 1'extrémité arrière du canon peut être réduite à un minimum. Suivant l'invention, ce but est atteint de façon étonnamment simple en prévoyant que la pièce de commande 25 est fixée rigidement dans la boîte de culasse, tandis que le canon avec la pièce de verrouillage est monté dans l'arme avec possibilité de déplacement longitudinal. Dans "une arme ainsi conçue le canon s'étend donc presque jusqu'à l'extrémité arrière de la boîte de culasse, car il n'est plus nécessaire de prévoir un long 30 support de fermeture, la pièce de commande pouvant au contraire être fixée directement à l'extrémité arrière de la boîte de culasse. La tête de fermeture est, ainsi que cela est généralement habituel avec de telles fermetures, assez courte. En combinaison avec la pièce de commande, les éléments de verrouillage sur la 35 tête de fermeture opèrent le verrouillage désiré du canon dans sa position la plus reculée lorsque le coup part. Etant donné que lorsque l'arme est prête à faire feu le canon se trouve dans sa position la plus reculée, la longueur de l'arme n'est déterminée 69 01589 2 20QQ848 essentiellement que par celle du canon, abstraction faite de la crosse éventuellement nécessaire. Il est évident qu'avec une arme à feu conçue selon l'invention il faut déplacer le canon vers l'avant pour y introduire 5 une cartouche et éjecter la douille vide. Le supplément de longueur que ce déplacement produit ne nuit pas à la maniabilité de l'arme dont le canon, aussi bien lors du port de l'arme que lors de la visée, occupe sa position la, plus en arrière. On peut imaginer des formes d'exécution dans lesquelles 10 le canon est repoussé à la main vers l'avant après chaque coup et est ramené dans sa position reculée après extraction de la douille vide et introduction d'une nouvelle cartouche. Le maniement de l'arme correspondrait alors à celui d'une arme à répétition connue jusqu'à présent. Mais il est également possible de 15 concevoir l'arme de façon qu'après le.départ du coup le canon se déplace de lui-même vers l'avant et revienne dans sa position la plus reculée, de sorte que le changement de cartouche a lieu automatiquement. Il est donc ainsi possible de construire des armes semi ou entièrement automatiques. 20 Dans une forme d'exécution préférée de 1'invention-des corps de verrouillage, en particulier des galets ou des billes, sont de façon connue en soi logés dans des évidements ménagés dans la tête de fermeture et sont au contact, dans la position de verrouillage, de faces inclinées de la pièce de commande et de 25 faces inclinées de la pièce de verrouillage situées en regard les unes des autres en formant ensemble un angle ouvert dans la direction du tir. Dans ce cas, la disposition de la fermeture et de la pièce de verrouillage de l'arme selon l'invention correspond donc aux fermetures semi-rigides connues. Dans celles-ci comme dans 30 celle selon l'invention, les gaz dégagés qui agissent sur la tête de fermeture par l'intermédiaire du fond de la douille repoussent, par l'intermédiaire des surfaces inclinées de la pièce de commande, les corps de verrouillage vers l'extérieur, contre les surfaces de verrouillage de la pièce de verrouillage, de sorte qu'ils 35 verrouillent semi-rigidement l'un à l'autre le canon et la fermeture. On est ainsi assuré qu'au moment où le coup part le canon . se trouve attiré vers l'intérieur dans une position exactement définie. La force avec laquelle a lieu ce verrouillage peut être I 69 01589 3 2000848 réglée à la valeur désirée en donnant à la pente des faces inclinées de la pièce de commande et de la pièce de verrouillage une valeur calculée en conséquence. Il est en outre possible de choisir la pente de ces faces de manière qu'après le départ du coup 5 le canon se déverrouille automatiquement et se déplace vers l'avant. On peut alors, de cette façon, réaliser des armes se chargeant automatiquement. Afin de favoriser l'avance du canon après le départ du coup, on peut fixer à la bouche du canon un frein qui exerce sur 10 le canon une force supplémentaire dirigée dans la direction du tir. Puis, pour ramener le canon dans sa position de départ, il peut être prévu un ressort de rappel tendant à retenir le canon dans sa position reculée. Pour permettre le chargement automatique de l'arme, il 15 peut être prévu un éjecteur commandé par le mouvement du canon avec lequel il est relié positivement. Il est en outre possible de disposer à l'extrémité arrière du canon ou de la pièce de verrouillage une rampe servant à l'introduction d'une cartouche, amenée de façon connue en soi. 20 Dans une forme d'exécution préférée de l'invention la pièce de commande est fixée sur une paroi d'extrémité de la boîte de culasse. Cette forme d'exécution de l'arme à feu selon l'invention est ainsi particulièrement simple et présente une longueur hors-tout extrêmement courte. La pièce de commande et la tête de 25 fermeture sont de préférence traversées par un percuteur qui sort de l'extrémité arrière de la boîte de culasse et sur lequel agit un dispositif de détente correspondant. D'autres particularités et dispositions de l'invention apparaîtront dans la description d'un exemple d'exécution faite 30 ci-après avec référence au dessin dont la figure unique est une vue en coupe longitudinale schématique des pièces d'un fusil essentielles pour l'invention. La disposition représentée au dessin comprend d'une part l'extrémité arrière d'un canon 1 avec la pièce de verrouilla-35 ge 3 comportant une chambre à cartouche ou tonnerre 2, d'autre part le tronçon arrière 4 d'une boîte de culasse, et,une tête de fermeture 5. La culasse de l'arme 4 est fermée à l'extrémité arrière par un fond 6 sur lequel fait saillie une pièce de commande 69 01589 4 2000848 7 symétrique par rapport à l'axe du canon 1. Cette pièce de commande présente, à son extrémité tournée vers le canon, des faces inclinées 8 avec lesquelles coopèrent des galets de verrouillage 9 disposés dans la tête de fermeture 5. Cette dernière est dispo-5 sée sur la pièce de commande 7 ce façon à pouvoir coulisser dans la direction longitudinale de la culasse 4, et cela de façon i. pouvoir décrire par rapport à ladite pièce 7 une course de longueur déterminée dans la direction longitudinale de l'arme. L'extrémité arrière de la pièce de verrouillage 3 est constituée par 10 un prolongement tubulaire 10 qui, lorsque le canon est verrouillé, entoure concentriquement la tête de fermeture 5 et la pièce de commande 7, et qui, à son extrémité arrière, présente un collet 11 en avancée vers l'intérieur avec des faces inclinées 12 qui, lorsque le canon est verrouillé, se trouvent enregard des faces de 15 verrouillage 8 de la pièce de commande 7 de sorte que les galets de verrouillage 9 peuvent trouver appui simultanément sur les faces inclinées 8 et 12 de la pièce de commande et de la pièce de verrouillage respectivement. La pièce de commande 7 et la tête de fermeture 5 sont 20 traversées par un alésage qui reçoit un percuteur 13 qui, en comprimant un ressort 14 disposé concentriquement. autour du percuteur, et à l'aide d'un mécanisme de détente non représenté, peut être projeté en avant et sortir du fond de la tête de fermeture 5 pour allumer une cartouche. 25 Avant l'allumage de la cartouche les parties décrites ci-dessus occupent sensiblement la position représentée au dessin. L'épaulement 15 à l'arrière de la chambre à cartouche 2 dans la pièce de verrouillage 3 est au contact de la face avant de la tête de verrouillage 5 qui, par rapport à la pièce de commande 7, est 30 déplacée vers l'arrière pour que les galets de verrouillage 9 soient suffisamment repoussés vers l'extérieur pour être en contact également avec les faces inclinées 12 de la partie tubulaire 10 de la pièce de verrouillage. Si alors, en frappant contre le percuteur 13, celui-ci provoque l'allumage d'une cartouche contenue 35 dans la chambre 2 et représentée au dessin par des points et des tirets, les gaz dégagés dans la douille de la cartouche exercent sur la tête de fermeture 5 une pression qui tend à la repousser le plus loin possible en arrière. De ce fait, les galets de ver 69 01589 5 2000848 rouillage sont repoussés vers l'extérieur à l'aide des faces in-clinées8de la pièce de commande 7 et contre les faces inclinées 12 de la pièce de verrouillage, de sorte que d'une part cette dernière se trouve, avec le canon, fortement attirée vers l'ar-5 rière et en même temps contre la tête de fermeture 5, et d'autre part le tonnerre 2 se trouve obturé vers l'arrière par la tête de fermeture. Simultanément, le canon 1, qui de façon non représentée peut coulisser longitudinalement par exemple dans un tube qui l'entoure, est ramené vers l'arrière pour occuper une position 10 définie avec précision, de sorte que la mobilité du canon ne nuit pas à la précision du tir. En dimensionnant judicieusement les angles des faces inclinées 8 et 12 sur la pièce de commande et sur la pièce de verrouillage, on peut, éventuellement en combinaison avec des 15 rainures de dégagement 16 ménagées dans le palier de la balle, faire en sorte soit que l'arme reste fermée après que la balle l'a quittée, soit au contraire que le canon soit déverrouillé et déplacé vers l'avant. Si aucune rainure de dégagement n'est prévue, les conditions de sollicitations restent sensiblement in-20 changées jusqu'à la détente des gaz qui provoquent le verrouillage de l'extrémité arrière du canon. Par contre, si des rainures de dégagement 16 sont prévues, les gaz qui y pénètrent modifient ces conditions de sollicitations. Des forces se manifestent alors sur l'épaulement 17 du tonnerre 2 et sur l'épaulement correspon-25 dant de la douille de cartouche, ces forces sollicitant en directions opposées le canon 1 avec la tête de verrouillage 3 et, par l'intermédiaire de la douille de cartouche, la tête de fermeture 5. Cependant, seule une fraction relativement petite des forces qui agissent sur la tête de fermeture 5 est transmise par 30 l'intermédiaire des galets de verrouillage 9 aux faces inclinées 12 de la pièce de verrouillage 3, de sorte que les forces qui agissent sur la surface annulaire 17 du tonnerre 2 sont seulement Tin peu réduites mais ne sont en aucune façon annulées. De ce fait, et en dimensionnant convenablement les faces inclinées 8 et 12, 35 les conditions de sollicitation peuvent varier de façon à impartir à la pièce de commande 7 une impulsion de direction inverse de celle du projectile et plus grande que l'impulsion agissant dans la même direction sur le canon et la pièce de verrouillage 3.Ceci 69 01589 6 2000848 a pour conséquence que la pièce de commande 7 et la pièce de verrouillage 3 se séparent l'une de l'autre; en d'autres termes, la pièce de verrouillage 3 se déplace vers l'avant avec le canon 1. Ce processus peut être mis en train par un frein de bouche 5 fixé à l'extrémité avant du canon et qui communique à celui-ci une impulsion vers l'avant lorsque le projectile quitte le canon. Cette impulsion a pour effet de séparer la pièce de verrouillage 3 de la douille de cartouche, de sorte que les gaz peuvent pénétrer plus facilement dans les rainures de dégagement 16 et dans 10 l'interstice entre la douille et le palier de la cartouche. De cette façon, le processus de déverrouillage et le mouvement du canon vers l'avant se trouvent considérablement favorisés. Le rappel du canon dans sa position initiale peut alors avoir lieu à l'aide d'un ressort de rappel non représenté, pouvant être cons-15 titué par exemple par un ressort hélicoïdal disposé concentriquement par rapport au canon. La tête de fermeture 5 peut, de façon connue en soi, être munie d'une griffe d'extraction qui maintient la douille vide lors du mouvement en avant du canon et l'extrait du palier 20 2. Les forces nécessaires pour éjecter une douille vide et pour introduire une nouvelle cartouche peuvent être dérivées du mouvement du canon. C'est ainsi par exemple qu'il peut être prévu un éjecteur non représenté relié positivement au canon et commandé par le déplacement de celui-ci. En outre, l'extrémité arrière du 25 canon peut être munie d'une rampe pour recevoir une cartouche, de façon que la cartouche amenée de manière connue en soi s'introduise dans son logement lors du mouvement de retour du canon. Il est en outre possible de donner à la pièce de commande une mobilité dans certaines limites et de lui faire prendre appui sur un 30 accumulateur d'énergie, de façon que cette pièce puisse elle aussi décrire une petite course pouvant par exemple servir à commander et à actionner le mécanisme de détente. De cette façon il est possible de réaliser selon l'invention une arme entièrement automatique. 35 II doit être entendu que l'invention n'est pas limitée à l'exemple d'exécution décrit ci-dessus et représenté au dessin annexé, et auquel il est possible d'apporter des modifications restant dans le cadre de l'invention. En particulier, suivant la 69 01589 7 2000848 nature du type d'arme conçu selon l'invention, il est possible de n'utiliser que certaines caractéristiques de l'invention ou d'en combiner plusieurs de toute manière désirée. 69 01589 8 2000848 REVENDICATIONS 1.- Arme à feu, en particulier arme à main, dont la fermeture comporte une tête de fermeture qui est munie d'éléments de verrouillage et qui dans la direction longitudinale de l'arme 5 peut être déplacée d'une distance limitée par rapport à une pièce de commande qui repousse les éléments de verrouillage fixés sur la tête de fermeture dans des évidements correspondants de la pièce de verrouillage du canon, cette arme étant remarquable en ce que la pièce de commande est fixée rigidement dans la boîte de 1q culasse, tandis que le canon avec la pièce de verrouillage est monté dans l'arme avec possibilité de déplacement longitudinal. 2.- Arme à feu selon la revendication 1, remarquable en ce que des corps de verrouillage, en particulier des galets ou des billes, sont de façon connue en soi logés dans des évidements 15 ménagés dans la tête de fermeture et sont au contact, dans la position de verrouillage, de faces inclinées de la pièce de commande et de faces inclinées de la pièce de verrouillage situées en regard les unes des autres en formant ensemble un angle ouvert dans la direction du tir. 20 3.- Arme à feu selon la revendication 1 ou 2, remarqua ble en ce que la pente des faces inclinées est choisie de façon qu'après le départ du coup le canon se déplace vers l'avant. 4.- Arme à feu selon la revendication 4, remarquable en ce qu'à la bouche du canon est fixé un frein qui exerce sur le 25 canon une force supplémentaire dirigée dans la direction du tir. 5.- Arme à feu selon l'line quelconque des revendications ci-dessus, remarquable en ce qu'elle comporte un ressort de rappel tendant à retenir le canon dans sa position la plus reculée. 30 6.- Arme à feu selon l'une quelconque des revendica tions ci-dessus, remarquable en ce qu'elle comporte un éjecteur commandé par le mouvement du canon avec lequel il est relié positivement. 7.- Arme à feu selon la revendication ci-dessus, remar-35 quable en ce qu'elle comporte à l'extrémité arrière du cancr de la pièce de verrouillage une rampe servant à l'introduction d'une cartouche. 8.- Arme à feu selon la revendication ci-dessus, remarquable en ce que la pièce de commande est fixée sur une paroi 69 01589 9 2000848 d'extrémité de la boîte de culasse. 9.- Arme à feu selon la revendication ci-dessus, remarquable en ce que la pièce de commande et la tête de fermeture sont traversées par un percuteur, et en ce qu'elle comporte un mécanis- 5 me de détente agissant sur l'extrémité arrière du percuteur. 10.- Arme à feu selon la revendication ci-dessus, remarquable en ce que la pièce de commande peut elle aussi se déplacer d'une certaine distance par rapport à la culasse et contre la force d'un accumulateur d'énergie, et en ce que les forces né- 10 cessaires à la fonction d'autres parties de l'arme, en particulier du mécanisme de détente, sont dérivées du déplacement de la pièce de commande.