La présente invention concerne un malaxeur à plateau comprenant une cuve de malaxage entraînée en rotation, ainsi qu' un bras malaxeur, ou un brtlq destiné à diviser ou à briser l'é- coulement d'un produit à mélanger, ce bras étant tangent à la paroi latérale de la cuve et monté sur une structure porteuse, audessus de la cuve, de manière à pouvoir hêtre déplacé. Un tel dispositif de malaxage forcé, qui est utilisé de préférence pour la fabrication du béton, est décrit dans la demande de brevet allemand nO 2.263.981. Dans ce dispositif, une cuve de malaxage est montée fixe sur un plateau qui est disposé sur un châssis de manière à pouvoir tourner librement. L'entraînement de la cuve de malaxage a lieu indirectement au moyen d'un bras malaxeur qui pénètre dans la cuve et qui est monté sur une structure porteuse, au-dessus de la cuve, de façon à pouvoir être déplacé. Cette cuve est mise en rotation par l'intermédiaire du produit à malaxer. Avec un tel malaxeur, un mélange satisfaisant n'est obtenu que si la substance à mélanger, du fait de sa consistance, produit un entraînement de la cuve avec une certaine vitesse relative. De tels malaxeurs exigent un récipient adapté au dispositif.En outre, le démontage de ce récipient est difficile à cause du dispositif agitateur qui est placé au-dessus de lui, et il en résulte généralement que le produit malaxé doit être retiré de la cuve au moyen d'un appareil d'épuisement. On connaît également les dispositifs appelés malaxeurs à chute libre, comme par exemple les bétonneuses des chantiers de construction, dans lesquels un tambour malaxeur tourne autour d'un bras fixe. Dans ce cas, le tambour est monté basculant, ce qui permet de le vider. Les appareillages utilisés jusqu'ici sont relativement coûteux et volumineux. En outre, pour chacun d'eux, le malaxage ne peut avoir lieu que dans le tambour qui fait partie intégrante du dispositif. Le but de l'invention est donc de proposer un malaxeur dans lequel le malaxage peut avoir lieu dans des récipients interchangeables de tailles différentes et présentant diverses formes, et qui est facilement transportable jusqu'à l'endroit exact de son utilisation. Partant d'un malaxeur à plateau du genre décrit au debut, un tel dispositif selon l'invention est caractérisé par le fait qu'il comprend une cuve de malaxage interchangeable de diamètre quelconque qui est fixée au moyen d'organes amovibles sur un plateau entraîné en rotation, ainsi qu'une traverse que l'on peut démonter de la structure porteuse, qui surplombe la cuve des deux côtés, et sur laquelle sont accrochés un ou plusieurs bras malaxeurs. Dans un mode de réalisation avantageux d'un tel malaxeur à plateau selon l'invention, un bras malaxeur, excentré par rapport à l'emprise de la cuve, est monté sur la traverse au moyen d'une articulation tournante et basculante réglable. Le plateau-support est alors monté sur l'extrémité d'un axe d'entraînement qui fait saillie hors d'un châssis en forme de carter recevant le moteur d'entraînement. Les montants de la structure porteuse à traverse démontable sont maintenus de manière amovible sur les deux côtés de ce châssis. Le bras qui exerce la fonction de malaxage proprement dite est monté sur la traverse, de préférence au moyen d'un manchon coulissant de façon à pouvoir être déplacé et immobilisé dans la position voulue.Afin d'assurer un malaxage satisfaisant au voisinage du bord de la cuve, et de permettre un réglage en fonction du diamètre de la cuve utilisée etg le cas échéant, de l'inclinaison de la paroi latérale de cette dernière, le bras malaxeur qui est monté sur la traverse au moyen d'une articulation tournante et basculante comprend une portion coudée à l'horizontale que l'on peut déplacer dans cette articulation. Sur un tel malaxeur à plateau, il est possible de monter des cuves de dimensions courantes et faciles à manier, ainsi que des récipients contenant le produit à malaxer, qu'ils soient de forme conique ou cylindrique. Comme la cuve ou le récipient ainsi monté tourne par rapport au bras ou aux bras malaxeurs, un malaxage forcé a lieu par montage des bras malaxeurs appropriés. Le bras tangent au bord de la cuve joue un rôle significatif dans les cuves de malaxage les plus importantes. Pour de telles cuves, la possibilité de régler sa position de manière précise par rapport au bord de la cuve est donc déterminante pour l'efficacité du malaxage. Le fait de pouvoir démonter la structure porteuse et enlever la cuve de malaxage permet la réalisation de petites unités que l'on peut par exemple transporter dans le coffre de véhicules automobiles courants. ('s malaxeurs peuvent être montés et rendus prêts à l'emploi en quelques tours de main, et on peut les disposer à leur endroit d'utilisation, comme par exemple au voi sinage immédiat d'un maçon, d'un plâtrier, d'un carreleur, etc. Ceci supprime notamment le transport supplémentaire du matériau malaxé: depuis les appareils connus actuellement jusqu'au lieu d'utilisation. De tels malaxeurs peuvent être utilisés pour les matériaux les plus variés mais aussi, tout simplement, pour des produits quelconques qu'il s'agit de mélanger. Lorsque l'on change de produit à malaxer, après nettoyage ou changement des bras malaxeurs spécifiques, il suffit de mettre en place la cuve de malaxage qui peut être, par exemple, un récipient d'emballage. Après dépose de la traverse, il est facile de retirer la cuve de malaxage ou de la faire basculer pour la vider. La description qui va suivre concerne un mode de réalisation particulier de l'invention et ne présente aucun caractère limitatif. Elle doit être lue en regard des figures annexées qui sont des schémas de principe et parmi lesquelles La figure 1 montre une vue en perspective d'un malaxeur à plateau sur lequel est montée une cuve de malaxage; La figure 2 représente une vue de face d'un dispositif analogue à celui de la figure 1 dont la disposition a été légèrement modifiée; La figure 3 est une vue de dessus d'un plateau-support monté sur un châssis; La figure 4 montre une vue en coupe prise selon la ligne I-I de la figure 3; La figure 5 montre une vue en coupe, prise selon la même ligne, d'une fixation qui peut être montée sur un plateausupporté La figure 6 représente une vue en coupe prise selon la ligne II-II de la figure 1; ; La figure 7 est une vue en élévation prise selon la flèche A de la figure 6; La figure 8 montre une vue en coupe prise selon la ligne III-III de la figure 1, dans la région de cette figure désignée par la lettre B; La figure 9 est une vue en coupe prise selon la ligne IV-IV de la figure 8; La figure 10 mon une vue en élévation d'un manchon coulissant destiné à recevoir un bras malaxeur; et La figure 11 montre une vue en coupe de l'objet de la figure 10. Comme on le voit sur les figures 1 et 2, un châssis 1 qui affecte la forme d'un carter et qui reçoit un moteur d'entraînement, est muni de roues 11 à sa partie inférieure. Sur l'ar 4L bre en sailliesde ce moteur est fixé un plateau-support 2 sur lequel il est possible de monter des cuves de malaxage 6 de diamètres quelconques et dont l'inclinaison de la paroi latérale peut être quelconque. Les poutrelles inférieures 32 d'un portique démontable qui surplombe des deux côtés la cuve 6, sont montées de manière amovible sur des prolongements latéraux 13 du châssis 1. Une traverse démontable 33 du portique 3, disposée de manière excentrée au-dessus du plateau-support 2, supporte deux bras malaxeurs 4 et 5 qui pénètrent dans la cuve 6.De préférence, le bras malaxeur 4 est accroché de manière amovible à un manchon 7 monté coulissant sur la traverse 33. Lorsque le plateau-support 2 est mis en rotation grâce à son dispositif d'entraînement, il se produit un malaxage intime du produit contenu dans la cuve 6. Ainsi que cela ressort en particulier des figures 2 et 7, le portique 3 dans son ensemble est démontable pour donner, d'une part, des montants latéraux 31 et les poutrelles inférieures 32 qui y sont fixées et, d'autre part, la traverse 33 munie à ses extrémités de goujons 34 et 35 que l'on peut enfoncer d'en haut dans les montants latéraux respectifs 31. De chaque côté du dispositif, les poutrelles inférieures 32 sont fixées par leur extrémité libre sur des plaques 36 dont chacune vient s'introduire entre deux cornières 14 formant glissière qui sont montées sur les prolongements 13 du châssis 1. Chacun des éléments démontables du portique 3 en forme de cadre présente des dimensions permettant une manipulation aisée. Afin de pouvoir fixer de manière réglable et amovible des cuves de malaxage de tailles diverses et présentant diverses inclinaisons de leur paroi latérale, le plateau-support 2, de forme triangulaire, présente des séries d'évidements 21 qui sont disposées chacune sur la médiane correspondante du triangle, et dans chaque série, on peut monter un bloc de serrage 23 au moyen du tenon 24 dont il est muni, comme on le voit sur la figure 5. Le plateau-support 2 est monté sur l'arbre d'entrainement 12 par un moyeu 22. Chaque bloc de serrage 23 reçoit, dans un passage fileté 25 une tige filetée horizontale 26 déplaçable, à une extrémité de laquelle est fixé un mors 28 par l'intermédiaire d'une articu lation 29 qui est, par exemple, une articulation à rotule. L'autre extrémité libre de la tige filetée 26 est solidaire d'une clef de serrage 27.Après avoir mis en place la cuve de malaxage 6, on déplace les mors 28 vers ses parois au moyen des tiges filetées 26 et on les bloque en position. Dans le présent exemple de réalisation, où le récipient de malaxage est de dimensions relativement importantes, on place au voisinage de son centre le bras de malaxage 4 qui est monté sur la traverse 33 au moyen de son manchon coulissant 7 muni d'un dispositif de blocage 71. Ce bras malaxeur, désigné dans son ensemble par le repère 4, comprend, comme on le voit en particulier sur la figure 2, un profilé porteur vertical 41 au bas duquel sont fixés deux bras horizontaux 42 distants l'un de l'autre dont chacun est muni de deux pales verticales de malaxage 43. Pour obtenir, en particulier, un malaxage satisfaisant au voisinage des bords de la cuve, un second bras malaxeur est prévu, qui est désigné dans son ensemble par le repère 5. il comprend une portion horizontale 51 qui est logée dans une articulation tournante et basculante désignée par le repère 8. Sa portion verticale 52, munie d'une plaque d'extrémité 53, pénètre dans la cuve 6. Comme on le voit sur les figures 8 et 9, l'articulation tournante et basculante 8, que l'on peut bloquer en position, comprend essentiellement deux manchons 81 et 82 solidaires l'un de l'autre et disposés à 900 l'un par rapport à l'autre. Le manchon 81 est monté fou sur un pivot 37 monté sur la traverse 33, cependant que la portion horizontale 51 du bras malaxeur 5 pénètre dans l'autre manchon 82 par un pivot 83.De cette façon, le bras malaxeur 5 peut pivoter dans le manchon 82 autour de l'axe de ce dernier. Le blocage de sa position est assuré au moyen d'un boulon 85 qui est vissé dans un passage fileté 84 pratiqué dans le manchon 82 et que l'on peut faire tourner au moyen d'une clef 86. Cette possibilité d'incliner ainsi le bras malaxeur 5 est nécessaire afin d'assurer son parallélisme par rapport à la paroi latérale de la cuve. La possibilité de faire pivoter le bras 5 et son articulation 8 autour du pivot 37 permet un réglage en fonction du diamètre de la cuve, afin d'assurer que la portion verticale 52 se trouve au voisinage immédiat de la paroi de la cuve. Cette portion vertical* 52 du bras 5 s'applique automatiquement sur la paroi de la cuve sous l'effet du matériau à malaxer entraîné par la cuve.Pour éviter que le bras malaxeur 5 et son pivot 83 ne sortent du manchon 82, une plaque 38 est fixée à l'extrémité de ce bras. La traverse 33 est munie de deux pivots 37, ce qui permet le réglage du bras malaxeur 5 pour une vaste gamme de cuves de diamètres différents. Dans le cas de cuves relativement petites, il est possible d'assurer un mélange intime au moyen du bras malaxeur 5 seul que l'on peut alors faire pivoter à la main autour de son pivot 37, ce qui permet d'atteindre toutes les parties de la cuve. Comme on le voit sur les figures 10 et 11, le bras malaxeur 4 peut être accroché de manière simple dans un évidement 72 en forme de coulisseau ménagé dans le manchon 7. On utilise pour cela un tenon 45, de préférence à section rectangulaire, qui est monte sur une portion horizontale 44 du bras 4. Ce tenon 45, dont l'extrémité est en biseau, n'est emmanché que sur une surface relativement faible dans l'évidement 72, ce qui facilite le démontage du bras 4. Ceci évite aussi tout coincement du tenon 45 dans son logement par pression sur les pales de malaxage. Lorsque l'on retire le tenon, on dégage immédiatement sa partie inférieure, ce qui débloque tout grippage éventuel dû à un coincement ou à un encrassement. REVENDICATIONS 1. Malaxeur à plateau, du genre comprenant une cuve de malaxage entraînée en rotation et un bras malaxeur, ou un bras pour diviser ou briser l'écoulement du produit à malaxer, ledit bras étant tangent à la paroi de la cuve et monté sur une structure porteuse, au-dessus de la cuve, de manière à pouvoir être déplacé, caractérisé par le fait qu'il comprend une cuve de malaxage interchangeable de diamètre quelconque montée au moyen de fixations amovibles sur un plateau-support entrainé en rotation, ainsi qu'une traverse démontable de la structure porteuse qui surplombe des deux côtés la cuve de malaxage et sur laquelle sont montés un ou plusieurs bras malaxeurs. 2. Malaxeur selon la revendication 1, caractérisé par le fait qU'il comprend un bras malaxeur excentré par rapport à l'emprise de la cuve et monté sur ladite traverse au moyen d'une articulation tournante et basculante. 3. Malaxeur selon les revendications 1 et 2, prises séparément, caractérisé par le fait qu'il comprend un châssis en formé de carter contenant des moyens d'entraînement, au-dessus duquel ledit plateau-support est monté sur l'extrémité d'un arbre d'en tratnement, et sur les deux côtés duquel sont montées de manière amovible des poutrelles inférieures solidaires de ladite structure porteuse démontable. 4. Malaxeur selon la revendication 3, caractérisé par le fait que lesdites poutrelles inférieures sont munies, de chaque côté du dispositif, d'une plaque d'entrémité introduite entre deux cornières verticales qui forment glissière et qui sont montées sur ledit châssis. 5. Malaxeur selon les revendications 1 à 4, prises séparément, caractérisé par le fait que ladite structure porteuse, en forme de cadre, comprend des montants latéraux sur laquelle ladite traverse est montée au moyen de goujons. 6. Malaxeur selon les revendications 1 à 5, prises séparément, caractérisé par le fait que ledit plateau-support présente trois rangées d'évidement, disposées de préférence à 1200 l'une de l'autre, et que des blocs de serrage sont enfoncés dans lesdits évidements, chacun desdits blocs de serrage recevant une tige filetée horizontale déplaçable, à l'extrémité de laquelle est articulé un mors destiné au serrage de la cuve de malaxage qui est disposée sur ledit plateau-support. 7. Malaxeur selon les revendications 1 à 6, prises séparément, caractérisé par le fait qu'il comprend un bras malaxeur monté sur ladite traverse au moyen d'un manchon coulissant de manière à pouvoir être déplacé et bloqué en position. 8. Malaxeur selon les revendications 2 à 7, prises séparément, caractérisé par le fait que ledit bras malaxeur monté sur ladite traverse au moyen d'une articulation tournante et basculante est coudé et présente une portion horizontale qui est montée déplaçable dans ladite articulation. 9. Malaxeur selon les revendications 6 à 8, prises séparément, caractérisé par le fait que ledit plateau-support présente la forme d'un triangle équilatéral et que lesdits évidements sont disposés selon les médianes de ce triangle. 10. Malaxeur selon les revendications 1 à 9, prises séparément, caractérisé par le fait qu'il comprend un bras malaxeur suspendu comportant un profilé vertical sur lequel sont montés, à distance l'un de l'autre, deux bras horizontaux supportant chacun une ou plusieurs pales verticales de malaxage écartées l'une de l'autre. 11. Malaxeur selon la revendication 10, caractérisé par le fait que ledit bras malaxeur suspendu comprend une portion horizontale munie d'un tenon en biseau qui est introduit dans un logement de forme correspondante ménagé dans ledit manchon coulissant, ledit tenon n'étant en contact, sur l'un de ses côtés, 'qu' avec une zone très réduite dudit logement.