La présente invention concerne une cheminée autoportante à structure métallique Traditionnellement, les cheminées sont réalisées en maçonnerie, ce qui présente un certain nombre d'inconvénients. Tout d'abord, il convient de noter que la pose d'une telle cheminée est affaire de spécialiste. Ensuite, le local où l'on désire avoir cette cheminée doit être conçu à cet effet, c'est-à-dire qu'il doit comprendre notamment un conduit, lui-même réalisé en maçonnerie ou en tube souple et situé dans les cloisons, ce qui nécessite pour ces dernières une épaisseur incompatible avec les constructions modernes. En outre, le poids d'une cheminée traditionnelle aboutit souvent à renoncer à avoir une cheminée dans les étages supérieurs d'une habitation. La cheminée faisant l'objet de la présente invention pallie ces divers inconvénients, puisqu'elle est réalisée à base d'une structure métallique, donc légère, et autoportante, c'est-à-dire ne nécessitant pratiquement pas de point d'ancrage dans les cloisons. De plus, cette cheminée possède une isolation très poussée, et sa mise en oeuvre ne nécessite pas l'emploi d'une main d'oeuvre spécialisée. De façon plus préeise, la cheminée selon l'invention est notamment remarquable en ce que sa structure comprend deux cornières dorsales disposées entre le sol et le plafond du local où se trouve ladite cheminée, quatre jambes de force, deux inférieures et deux supérieures, disposées préférentiellement obliquement par rapport auxdites cornières, un avaloir et un conduit métalliques pour l'évacuation des fumées. Selon un mode préférentiel de réalisation, l'isolation de cette cheminée est réalisée par de la fibre de roche recouverte d'un enduit. D'autres avantages et caractéristiques de la présente invention ressortiront mieux de la description qui va suivre faite en regard des figures données à titre indicatif et nullement limitatif parmi lesquelles - la figure 1 est une vue en perspective explosée avec décrochements d'un mode de réalisation de l'invention, - la figure 2 est une vue en perspective de la cheminée illustrée en perspective explosée à la figure 1, - la figure 3 est une vue de profil de la cheminée représentée à la figure 2, - la figure 4 est une vue de profil de la cheminée réalisée selon une variante d'exécution/ - la figure 5 représente en coupe de face une cheminée avec les diverses températures, et - la figure 6 illustre en coupe de profil une cheminée selon l'invention, munie de son isolation, avec les diverses températures. Ainsi qu'il ressort de la figure 1, la structure métallique de base de la cheminée comprend essentiellement deux cornières dorsales 1 > disposées entre le sol et le plafond de la pièce où est installée ladite cheminée. On prévoira avantageusement un système de vérins 2, préférentiellement dans la partie supérieure desdites cornières 1, de façon à rattraper certaines différences de hauteur existant dans les habitations. Ces cornières 1 sont également munies de quatre jambes de force 3, deux inférieures et deux supérieures, disposées obliquement par rapport auxdites cornières, et solidarisées à cellesci par vissage par exemple. Outre le point d'appui du plafond obtenu par les platines des vérins 2, des pattes de fixation 4 sont également prévues, cette fixation pouvant se faire par scellement ou par vissage dans la cloison. On adjoint à cette structure des caissons métalliques bas 5 et hauts 6, qui sont solidarisés aux cornières 1 par vissage par exemple, et qui sont reliés entre eux par des montants verticaux 8; des goussets 9 rigidifient cette partie de la structure. Les jambes de force 3 sont elles-mêmes vissées à l'intérieur desdits caissons 5 et 6, et un caisson central haut 7 est placé entre les caissons hauts 6, un meme vissage maintenant l'extrémité d'une jambe de force3, un caisson 6 et le caisson 7. En outre une traverse avant 10 relie entre elles les deux jambes de force inférieures 3, une traverse arrière 11 réunit les deux cornières dorsales 1, et un montant vertical 12 relie la traverse 10 et le caisson central haut 7 augmentant ainsi la solidité de la structure, Un avaloir à trappe d'obturation 13 prenant appui sur la traverse 10 et un conduit d'évacuation des fumées 14 complètent cette structure métallique; la position de ces éléments 13 et 14 est représentée en pointillés dans cette figure, lesdits éléments étant introduits avant la pose du montant vertical 12, et un raccord étant en outre prévu pour relier le conduit 14 aux diverses implantations de sortie. Dans la partie inférieure de la structure, on dispose le cadre de foyer 15, et éventuellement des pieds 16 qui sont amovibles. La structure ainsi obtenue,après avoir été isolée, peut alors être habillée/ au niveau du foyer et de la hotte, cette dernière pouvant être constituée de plaques, préférentiellement en PLACOFLAM (de la Société PLACOPLATRE), qui seront fixées aux montants 10, 12 et 8,et sur les bords extérieurs des caissons 5; des cornières 17 disposées sur le plafond permettent une fixation desdites plaques à ce niveau. La figure 2 permet de mieux voir cette structure après assemblage des divers éléments métalliques qui la constituent. L'un des avantages de la cheminée selon l'invention est qu'il s'agit d'une cheminée "sèche", c' est-àdire une cheminée à l'intérieur de laquelle il n'y a pas de condensation; cela est essentiellement dû à l'isolation 18 qui sera décrite plus avant dans la présente description. De plus, une couche isolante 19, par exemple en SYPOREX (de la Société SvPoREX), permet une isolation thermique parfaite entre le mur et le foyer de la cheminée. La figure 3 représente de profil la structure illustrée à la figure 2 munie d'une plaque 20 formant la façade de la hotte de la cheminée. Dans ce cas, cette façade est verticale, mais on peut également obtenir une façade oblique (fig. 4), en jouant sur les jambes de force 3; en effet, dans la figure 3, les jambes de force supérieures et inférieures forment le même angle avec les cornières dorsales 1, alors que dans la figure 4, 1' angle formé par ces cornières avec les jambes de force supérieures est inférieur à-celui formé par ces mêmes cornières avec les jambes de force inférieures.Ce même résultat peut être obtenu en prenant des jambes de force supérieures 3' plus courtes que les jambes de force inférieures 3, voire m8me en combinant la différence d'angle précitée, et la différence de longueur des éléments 3. I1 est à noter que dans le cas d'une façade oblique, le caisson central 7 est plus étroit que précédemment et peut à la limite être remplacé par une cornière, et les caissons 6' sont plus courts que les caissons 6. De me, les parois latérales de la hotte peuvent être verticales (cas de la figure 2), ou obliques, par suppression notamment des caissons hauts 6, et/ou par remplacement de ceux-ci par des cornières. Ainsi qu'il a été signalé plus haut, l'un des problèmes majeurs résolus par la présente invention est la bonne isolation de la cheminée. Il est possible de recouvrir l'avaloir 13, le conduit 14 et les caissons bas 5 par de l'amiante; les résultats ne sont pas très satisfaisants, comme cela apparat à la figure 5 où des températures ont été relevées en différents points de la cheminée. Ces températures de 55 à 650 C montrent bien qu il y a une déperdition de chaleur, des risques de brûlure, et de condensation qui entratnerait la destruction de la structure métallique, et de toute façon une isolation par l'amiante qui se révèle insuffisante. Avantageusement cette isolation sera obtenue par la combinaison de deux produits, a savoir une couche de fibres de roche, de 4 cm d'épaisseur préférentiellement, et une couche d'un enduit disponible sous la dénomination de CRIDOFEU (de la Société CIDE).La combinaison de ces deux produits aboutit à une isolation parfaite, comme en témoignent les températures relevées à la figure 6; il est à noter dans ce dernier cas que le caissdn bas de droite, à la figure 6, n'était pas recouvert par les produits précités d'où une température de 580 C notablement plus élevée que les autres températures qui se situent à 25c C I1 est bien entendu que divers habillages peuvent être prévus pour la structure métallique ci-dessus décrite; le cas-échéant, des pattes ou analogues pourront être fixées à ladite structure, pattes qui supporteront tout ou partie dudit habillage, ce denier pouvant notamment consister en une poutre située à la base de la hotte. De même, la cheminée ci-dessus décrite est une cheminée de face, mais des variantes peuvent y être apportées pour en faire une cheminée d'angle, l'une des cornières dorsales étant alors déplacée vers l'avant de façon à libérer la sortie située dans ledit angle. REVENDICATIONS 1) Cheminée autoportante, du type à structure métallique, caractérisée en ce que ladite structure comprend notamment deux cornières dorsales disposées entre le sol et le plafond du local où se trouve ladite cheminée, quatre jambes de force, deux inférieures et deux supérieures, disposées préférentiellement obliquement par rapport auxdites cornières, un avaloir et un conduit métalliques pour l'évacuation des fumées. 2) Cheminée selon la revendication 1, caractérisée en ce que ledit avaloir prend appui sur une traverse avant reliant les deux jambes de force inférieures. 3) Cheminée selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce que la structure comprend en outre deux caissons bas disposés de part et d'autre des jambes de force inférieures. 4) Cheminée selon la revendication 3, caractérisée en ce que ladite structure comprend en outre deux caissons hauts disposés de part et d'autre des jambes de force supérieures, un caisson haut central étant éventuellement installé entre lesdits deux caissons hauts. 5) Cheminée selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que des vérins sont prévus à la partie supérieure des cornières dorsales de façon à compenser des différences de hauteur. 6) Cheminée selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que les jambes de force supérieures sont plus courtes que les jambes de force inférieures et/ou forment un angle avec les cornières dorsales inférieur à celui formé par ces dernières avec les jambes de force inférieures. 7) Cheminée selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce qu'elle est munie de moyens d'isolation recouvrant une partie au moins de la structure métallique 8) Cheminée selon la revendication 7, caractérisée en ce que lesdits moyens consistent en une ou plusieurs plaques recouvrant la partie arrière de la structure, et disposées entre le foyer et le mur, lesdites plaques étant préférentiellement en SYPORBX.- 9) Cheminée selon la revendication 7, caractérisée en ce que lesdits moyens consistent en une couche de fibre de roche préférentiellement de l'ordre de 4cm d'épaisseur, disposée sur l'avaloir, le conduit et de préférence aussi sur les caissons bas, un enduit recouvrant ladite couche de fibre de roche. 10) Cheminée selon la revendication 9, caractérisée en ce que ledit enduit est du CRIDOFEU.