La présente invention,qui résulte des recherches de Monsieur Bernard BAUMANN, a pour objet un procédé et un dispositif d'obturation d'un volume de moulage. Elle relève du secteur du travail des matières plastiques. Il est bien connu de constituer des structures en assemblant deux parois au moyen d'une matière plastique expansable sur place. A titre d'exemple, le brevet français n0 1.332.023, au nom de FRAN#GECO,# décrit une structure obtenue en injectant, entre deux parois, des composants qui, par réaction sur place, forment une mousse plastique expansée; ces composants sont injectés à travers un ou plusieurs passages qui sont ensuite obturés de façon que la mousse puisse s'expanseur sous pression de façon à adhérer très fortement aux deux parois. Ces passages sont obtenus par des opérations d'usinage-par.reprise avec découpage ou perçage; ils affaiblissent les p#arois et les rendent souvent inesthétiques. Il convient de les obturer au moyen de pièces complémentaires afin de permettre l'expansion sous pression du matériau plastique et afin de soustraire ce dernier, après expansion, aux agents extérieurs. Dans le cas où il est nécessaire de régler le cycle de moulage, l'obturation doit pouvoir être rendue plus ou moins complète. L'objet de l'invention est un procédé d'obturation d'un volume de moulage limité par deux demi-corps creux se raccordant selon une ligne de raccordement, qui permet de rester martre du cycle de moulage. Un autre objet de l'invention est constitué par un dispositif dtobtura- tion d'un volume de moulage, qui met ce procédé en oeuvre. Dans le procédé selon l'invention, on prolonge, en un des points de leur ligne de raccordement, chacun des demi-corps creux par une demi-tubulure d'injection, on injecte, dans la tubulure constituée par la juxtaposition de ces deux demi-tubulures, des composants qui, par réaction sur place, donnent lieu à la formation de matière plastique expansée, puis on déforme les parois de la tubulure entre deux mâchoires de façon à obtenir, dans le volume de moulage, la pression voulue, enfin, au plus tard lorsque la matière moulée a pris sa forme et sa constitution définitives, on obture la tubulure par écrasement total de ses parois. Le dispositif selon l'invention, pour l'obturation d'un volume de moulage limité par deux demi-corps creux se raccordant selon une ligne de raccordement, comprend, d' une part deux demi-tubulures de raccordement dont chacune est solidaire de l'un des demi-corps en l'un des points de leur ligne de raccordement et qui sont assemblées entre elles de façon à constituer une tubulure, d'autre part deux machoires susceptibles de déformer et d'écraser les parois de cette tubulure. L'invention ainsi définie est expliquée à l'aide d'exemples illustrés par les figures jointes. Les figures 1 et 2 représentent deux tubulures symétriques assemblées de façon à constituer la tubulure d'injection; la figure 1 est une coupe selon I de la figure 2. Les figures 3 et 4 illustrent les opérations d'obturation: la figure 3 représente l'appareillage avant l'injection, la figure 4 le représente après injection et obturation; ces deux figures sont des coupes. Les figures 5 et 6 représentent la tubulure après obturation et section nement, la figure 5 étant une coupe selon V de la figure 6. Les figures 7 et 8 représentent deux tubulures asymétriques, après injection et sectionnement; la figure 7 est une coupe selon VII de la figure 8. Sur ces figures les mêmes repères représentent les mêmes éléments. Selon les figures, un volume de moulage (1) est limité par deux demi corps creux (11) et (12) raccordés suivant une courbe (10), plane dans le cas de la figure. Une mousse de polyuréthane est expansée sur place dans ce volume de moulage, à l'aide de composants connus en eux-mêmes, tels que le polyol et un isocyanate, injectés à basse pression dans le volume (1). A cet effet, en un point de la ligne de raccordement (10) entre les deux demi-corps creux, on prolonge chacun de ces derniers par des demi-tubulures resplctivement (111) et (121), assemblées entre elles par tout moyen connu (collage, soudage ou autre) selon quatre languettes planes prises deux à deux (1111) et (1211), respectivement (1112) et (1212).On obtient ainsi une tubulure (111-121) destinée à l'injection des composants. Les demi-corps creux (11) et (12) sont constitués par des feuilles én un métal embouti, tel 'qu'un alliage ferreux, l'aluminium ou un de ses alliages, le cuivre ou un de ses alliages, ou en matières plastiques moulées, embouties, thermoformées, soufflées. Dans l'exemple réalisé par la demanderesse, ils sont constitués en des feuilles de 0,6 mm d'epaisseur d'un alliage d'aluminium contenant environ 2 % de cuivre et 1 % de magnésium. L'assemblage est effectué par soudage électrique par points. Ces demi-corps creux constituent la p#aroi extérieure d'un volume de mou lage qui peut être limité intérieurement par une paroi intérieure quelconque. Selon les figures 3 et 4, l'injection des composants dont la réaction doit permettre la formation et l'expansion de la mousse de polyuréthane s'ef fectue par une machine dont seul le nez (21) est représenté. Cette machine est connue de l'homme de l'art et ne rentre pas dans le cadre de l'invention. Ce nez (21) présente une section extérieure sensiblement égale à la section intérieure de la tubulure (111-112) dans laquelle il pénètre à frottement doux, selon la figure 4. Il peut comporter un siège (211) susceptible de rece voir un joint d'étanchéité, par exemple en teflon ou en silicone, non représenté. Après introduction du nez (21) dans la tubulure (111-112), les composants, mélangés dans la machine, sont injectés sous basse-pression. Les mâchoires (31) et (32) d'une presse non figurée sont présentées de part et d'autre de la tubulure, puis rapprochées de façon à entraîner la déformation des parois tubulaires (111) et (112) selon le plan de jonction des languettes (1111-1211) et (1112-1212). Les constituants, puis la mousse formée, sont chassés sous la pression de fermeture des mâchoires, à une vitesse réglable par le rapprochement de ces dernières, avant, pendant et après la réaction de formation et d'expansion de la mousse. il en résulte une très grande précision dans les conditions du cycle de moulage, et il est possible de rester maître de la pression interne du volume de moulage (1) et, par conséquent, du diamètre moyen des pores de la mousse formée. L'obturation totale s'effectue avant, pendant ou après la polymérisation suivant la pression désirée. Après la fin de la réaction, on réalise L'obturation complète par le serrage à fond des mâchoires (31) et (32), puis l'on écarte ces dernières. Le contact entre les feuilles (111) et (il1) peut être complété par une soudure (113). On peut ensuite, selon les figures 5 et o, réaliser un sectionnement à l'extrémité de la soudure (113) en vue d'améliorer l'aspect esthétique et de réduire # Tl'encombrement. Selon les figures 7 et 8, la tubulure peut être asymétrique, l'une des demi-tubulures, par exemple celle relative au demi-corps creux (12), pouvant être plane ainsi qu'il est représenté en (122). De plus, les demi-tubulures peuvent être constituées, non par un prolongement des demi-corps creux (11) et (12),mais par des pièces séparées fixées à ces demi-corps, ainsi qu'il est représente en (112) et (122). L'invention s'applique à la réalisation de tout volume limité par deux demi-corps creux assemblés, et dans lequel est injecte une matière expansable quelconque . On peut citer, à titre d'exemple : les coques de bateaux, les éléments de bateaux, d'aéronefs, de véhicules routiers ou ferroviaires, les éléments de construction, les récipients de toute taille. REVENDICATIONS 1 / Un procédé d'obturation d'un volume de moulage limité par deux demicorps creux se raccordant selon une ligne de raccordement, qui permet de rester maître du cycle de moulage et qui est caractérisé en ce que l'on prolonge, en un des points-de leur ligne de raccordement, chacun des demi-corps creux par une demi-tubulure d'injection, on injecte dans la tubulure constituée par la juxtaposition de ces deux demi-tubulures des composants qui, par réaction sur place donnent lieu à la formation de matière plastique expansée, puis on déforme les parois de la tubulure entre deux mâchoires de façon à obtenir, dans le volume de moulage, la pression voulue, enfin, auplus tard lorsque la matière expansée a pris sa forme et sa constitution définitives, on obture la tubulure par écrasement total des parois. 201 Un dispositif pour l'obtention d'un volume de moulage (1) limité par deux Sorips creux (11) et (12) se raccordant selon une ligne de raccordement (10), mettant en oeuvre le procédé selon la revendication 1, et caractérisé en ce qu'il comprend, d'une part deux demi-tubulures de raccordement (111) et (121) dont chacune est solidaire de l'un des demi-corps respectivement (11) et (12-), en l'un des points de leur ligne de raccordement (10) et qL sont assemblés entre eux de façon à constituer-une tubulure (111-121), d'autre part des mâchoires (31) et (32) susceptibles de déformer et d'écraser les parois de cette tubulure. 301 Un dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'une au moins des demi-tubulures (111)-(121 > est constituée par un prolongement des parois du demi-corps (11)-(12) correspondant. 401 Un dispositif selon la revendication, caractérisé en ce que l'une au moins des demi-tubulures (111)-(121) est constituée par une pièce séparée fixée sur la paroi du demi-corps (11 > -(12) correspondant.