L'invention, réalisée dans le cadre du Département "STRIX" de la Société des Produits Industriels ITT, concerne un appareil de test de circuits logiques applicable notamment au test de modules de circuits intégrés maintenus câblés et en fonctionnement, durant le test, au sein de l'ensemble électronique auquel ils appartiennent. Il existe dans le commerce différents appareils de contrôle permettant de tester des circuits ainsi maintenus en fonctionnement. C'est le cas notamment de l'appareil de contrôle logique appelé "Contrôleur logique in situ" et commercialisé par la Société Demanderesse. Cet appareil prévoit de connecter les entrées d'un circuit étalon aux entrées d'un circuit a tester présentant en principe les mêmes caractéristiques de fonctionnement que -le circuit étalon Le circuit à tester, laissé en fonctionnement au sein de l'ensemble auquel il appartient, continue de recevoir sur ses entrées différents signaux de fonctionnement. Le circuit étalon reçoit donc également ces signaux. Il s'agit alors de vérifier que les sorties homologues des deux circuits fournissent à chaque instant des signaux identiques. Une difficulté se présente lorsqu'il s'agit de tester un circuit dont une sortie, par exemple, est associée à une sortie d'un autre circuit sous la forme dite "OU câblé" pour constituer une sortie commune. Une telle association fait qu'un signal de niveau O (terre) fourni par un circuit donne lieu a un signal de niveau O sur la sortie commune même si 11 autre circuit fournit un signal de niveau 1 (potentiel positif par exemple). La sortie commune fournit un signal de niveau I seulement si les sorties des deux circuits sont au niveau 1. Lors du test d'un de ces circuits, si la sortie commune fournit un signal de niveau 0, il sera impossible de savoir de quel circuit provient ce signal. En cas de discordance avec le circuit étalon, l'opérateur pourrait conclure hâtivement que le circuit testé est défaillant. L'invention a pour objet un appareil pourvu de moyens permettant de réduire les cas ambigus et de ne fournir un signal de faute qu'en cas de faute réellement constatée. Cet appareil est caractérisé par le fait qu'il comprend notamment un premier circuit logique du type "OU exclusif" possédant une premiere entrée à laquelle est reliée une sortie d'un circuit étalon, une deuxieme entrée a laquelle est reliée une sortie d'un circuit à tester, et fonctionnant de telle maniere qu Vil fournisse un signal significatif sur sa sortie dans les deux cas de discordance possibles entre les niveaux des signaux reçus sur ses deux entrées ; un deuxieme circuit logique de type "ET" possédant une première entrée a laquelle est reliée la même sortie du circuit étalon, une deuxième entrée a laquelle est reliée la même sortie du circuit a tester et fonctionnant de telle manière qu'il fournisse un signal significatif sur sa sortie lorsqu'il y a discordance entre les niveaux des signaux reçus sur ses deux entrées dans le cas seulement où le signal fourni par le circuit testé ne prête pas à confusion ; un dispositif de signalisation commandé par les signaux fournis par le premier et le deuxième circuits logiques. Il est prévu en outre un commutateur permettant de mettre en service au choix l'un ou l'autre des deux circuits logiques. Les différents objets et caractéristiques de l'invention apparaîtront dans les descriptions suivantes, faites à titre d'exemple non limitatif, en se reportant aux figures annexées qui représentent - la figure 1, le diagramme général d'un exemple de réalisation de l'invention - la figure 2, une table de vérité illustrant le fonctionnement du diagramme de la figure i - la figure 3, le diagramme général d'une variante de réalisation de l'invention - la figure 4, le schéma détaillé d'un exemple de réalisation de 1 invention. En se reportant à la figure 1, on va tout d'abord décrire le diagramme général d'un exemple de réalisation de l'invention. Sur cette figure 1, on trouve un ensemble électronique EE comportant un circuit à tester CTi possédant des entrées E, des sorties S et notamment une sortie Si ainsi qu'un deuxième circuit CT2 dont une sortie S2 est associée à la sortie S1 par un circuit "OU câblé" OT ; on y trouve également le diagramme des circuits de l'appareil de test DT faisant l'objet de ltinvention. L'appareil DT comporte un circuit étalon CE, deux circuits logiques Pi et P2, deux contacts Ai et A2 commandés par des moyens non représentés (manuellement par exemple) et une lampe de signalisation L. Le circuit logique Pi est une porte de type "OU exclusif" comportant deux entrées situées sur sa partie de gauche et une sortie située sur sa partie de droite. Il fournit un signal de niveau O lorsque les deux entrées sont à des niveaux logiques différents (O ou 1) et un signal de niveau 1 lorsque les deux entrées sont au même niveau logique. Le circuit logique P2 possède également deux entrées (à gauche) et une sortie (à droite). Il fournit un signal de niveau O lorsque son entrée-supérieure est au niveau O et son entrée inférieure au niveau 1. Dans tout autre cas il fournit un signal de niveau 1. Le circuit à-tester est le circuit CTI. Le circuit étalon CE présente les mêmes caractéristiques que le circuit CUTI. Une connexion générale CG relie toutes les broches du circuit CTI à l'appareil DT ; parmi celles-ci les entrées E du circuit CTI sont connectées aux entrées EN du circuit étalon CE. Le circuit CTI, au sein de l'ensemble EE en fonctionnement, reçoit des signaux d'entrée. Ces signaux sont également transmis par la connexion CG aux entrées EN du circuit étalon CE. En échange, le circuit CTI fournit sur ses sorties S, et notamment sur sa sortie Sl, des signaux qui prennent des niveaux logiques O ou 1.Le circuit étalon CE fournit également sur sa sortie SE, homologue de la sortie Si de CTI, des signaux de niveaux logiques O ou 1. Le circuit CT2, au sein de l'ensemble EE, reçoit également des signaux de fonctionnement. Il fournit notamment des signaux de niveaux O ou 1 sur sa sortie S2. Le circuit OT est une connexion de type "OU câble". Il ne découple pas ses entrées de sorte que le fil ST reçoit un signal de niveau 1 lorsque les deux sorties S1 et S2 fournissent le niveau 1 et un signal de niveau O lorsque l'une des sorties au moins fournit le niveau 0. Le circuit à tester étant le circuit CTI, il s'agît de comparer les niveaux des signaux de sortie de ce circuit à ceux de l'étalon CE et notamment celui de la sortie Sl, tel qu'il est transmis sur le fil ST à celui de la sortie homologue SE. On va donc décrire le fonctionnement du dispositif de la figure I à l'aide de la table de vérité représentée en figure 2 fournissant, dans différents cas de fonctionnement, les niveaux des signaux en différents points des circuits. Les contacts Al et A2 sont tout d'abord supposés être dans la position représentée sur la figure 1. La porte P1 est donc connectée aux sorties SE et ST. L'ensemble électronique EE étant en fonctionnement, une succession de signaux de niveaux logiques0 et 1 est normalement fournie sur la sortie ST. Le circuit étalon fournit également en réponse aux signaux d'entrée transmis par la connexion CG, une succession de signaux de niveaux O et I sur sa sortie SE. La porte P1 reçoit les signaux transmis sur ces sorties SE et ST. Ces signaux sont normalement, à chaque instant, de niveaux identiques. Dans ces conditions, la porte P1 fournit un signal de niveau 1. Il s'agit donc des cas de fonctionnement représentés sur la première et la dernière lignes du tableau de la figure 2. Dans le cas où les niveaux des signaux sur les sorties ST et SE sont différents, la porte Pi fournit un signal de niveau4 comme cela est représenté sur les deuxième et troisième lignes du tableau de la figure 2. Ce signal commande le fonctionnement de la lampe L, ce qui indique à l'opérateur la discordance des résultats du test et une défaillance probable. Cependant, comme on l'a vu précédemment, un signal de niveau O sur la sortie ST peut être dû à un signal de meme niveau sur la sortie S2. Selon le cas représenté sur la troisième ligne de la figure 2, on risque donc d'attirer l'attention de l'opérateur, par la mise en fonctionnement de la lampe L, alors qu'il n'y a pas eu de défaut de fonctionnement. Pour éliminer ce cas, l'opérateur commande la commutation des contacts AI, A2 et la connexion du circuit P2 à la place de la porte PI. Ce circuit fournit un signal de niveau O dans le cas seulement (voir deuxième ligne de la figure 2) où un signal de niveau 1 est fourni sur la sortie ST et un signal de niveau O sur la sortie SE. I1 commande alors le fonctionnement de la lampe. Dans tous les autres cas, comme on peut le voir sur la figure 2, le circuit P2 fournit un signal de niveau 1. On voit donc que l'appareil de l'invention permet bien d'attirer l'attention de l'opérateur dans le cas seulement où un défaut est décelé avec certitude dans un circuit CTI à la sortie duquel est connecté un circuit CT2 à l'aide d'une connexion "OU câblé". La figure 3 représente une variante du diagramme de la figure 1. La porte PI et le circuit P2 sont connectésen parallèle aux sorties SE et ST. Par contre la sortie de la porte PI et celle du circuit P2 sont connectées à la lampe par l'intermédiaire d'un contact A. Selon que l'opérateur veut connaître le résultat du test effectué par la porte PI ou le circuit P2, il met donc le contact A dans la position représentée sur la figure ou dans la position inverse. On va enfin décrire, en se reportant à la figure 4, un exemple de réalisation détaillé de l'appareil de test de l'invention. Cet appareil comporte un circuit étalon CE, deux inverseurs il et 12, deux portes 01 et 02 de type NON-ET (NAND), un contact A, une lampe L, un câble de liaison CG permettant de connecter les broches du circuit à tester aux circuits de l'appareil de test DT et notamment aux entrées EN du circuit étalon CE. On a figuré aussi le fil de liaison ST permettant de connecter le dispositif de test à une sortie du circuit à tester (voir figure 1). Un inverseur tel que il fournit un signal de niveau O sur sa sortie lorsqu'il reçoit un signal de niveau 1 sur son entrée et inversement. Une porte, telle que 01, de type NON-ET fournit un signal de niveau 0, à travers une basse impédance, sur sa sortie lorsqu'elle reçoit sur ses deux entrées un signal de niveau 1. Elle fournit un signal de niveau I à travers une impédance de valeur élevée lorsqu'elle reçoit un signal de niveau O sur l'une, l'autre ou ses deux entrées. Lorsque la sortie SE et le fil ST sont tous deux au niveau logique O, les deux portes 01 et 02 fournissent un signal de niveau logique 1. La lampe L ne s'allume pas. Lorsque la sortie SE et le fil ST sont tous deux au niveau logique 1, les inverseurs I1 et I2 fournissent tous deux un signal de niveau logique O aux portes 02 et 0I respectivement. Celles-ci fournissent un signal de niveau 1. La lampe L ne s'allume pas non plus. Lorsque la sortie SE est au niveau O et le fil ST au niveau 1, l'inverseur il fournit un signal de niveau 1 et l'inverseur I2 fournit un signal de niveau 0. Les entrées de la porte 0I sont au niveau 0. La porte 01 fournit un signal de niveau 1. Les entrées de la porte 02 sont au niveau 1. La porte 02 fournit donc un signal de niveau 0. Ce signal, étant fourni à travers une basse impédance, masque le signal de niveau 1 de la porte 01 et commande le fonctionnement de la lampe L. Celle-ci signale ainsi à l'opérateur qu'il y a eu discordance entre les niveaux des signaux sur la sortie SE et sur le fil ST. Lorsque la sortie SE est au niveau 1 et le fil ST au niveau 0, l'inverseur Il fournit un signal de niveau O et l'inverseur I2, un signal de niveau 1. On se trouve donc dans la situation inverse de la situation précédente. La porte 01 fournit un signal de niveau O masquant le signal de niveau 1 de la porte 02 et commandant le fonctionnement de la lampe L. Dans les deux derniers cas décrits, ltoperateur constatant le fonctionnement de la lampe L,et sachant que le fil ST provient d'une sortie de circuit à laquelle est associée une autre sortie de circuit à l'aide d'une connexion "OU câble", commande l'ouverture du contact A. La porte 01 est donc éliminée du circuit. Le dernier cas traité précédemment (sortie SE au niveau I et fil ST au niveau 0) ne provoque plus le fonctionnement de la lampe L. On ne commande alors plus la lampe que dans le cas où la sortie SE est au niveau O et le fil ST au niveau 1, ce qui était le but recherché. Il est bien évident que les descriptions qui précèdent n'ont été faites qu'a titre d'exemple non limitatif et que d'autres variantes sont susceptibles d'être envisagées sans sortir pour autant du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Appareil de test de circuits logiques applicable notamment au test de circuits maintenus en fonctionnement et dont certaines des sorties sont associées aux sorties d'autres circuits par des connexions du type IVOU câble", caractérisé par le fait qu'il comprend un premier circuit logique du type "OU exclusif" possédant une première entrée à laquelle est connectée une sortie d'un circuit étalon, une deuxième entrée à laquelle est connectée une sortie d'un circuit à tester, fonctionnant de telle manière qu'il fournisse un signal significatif sur sa sortie dans les deux cas de discordance possibles entre les niveaux des signaux reçus sur ses deux entrées ; un deuxième circuit logique de type "ET" possédant une première entrée à laquelle est connectée la meme sortie du circuit étalon, une deuxième entrée à laquelle est connectée la même sortie du circuit à tester et fonctionnant de telle manière qu'il fournisse un signal significatif sur sa sortie lorsqu'il y a discordance entre les niveaux des signaux reçus sur ses deux entrées dans le cas seulement où le signal fourni par le circuit testé ne prête pas à confusion ; un dispositif de signalisation commandé par les signaux fournis par le premier et le deuxième circuits logiques. 2. Appareil tel que défini en 1, caractérisé par le fait qu'il est prévu un commutateur permettant de mettre en service au choix l'un ou l'autre des deux circuits logiques. 3. Appareil tel que défini en 1, caractérisé par le fait que le deuxième circuit logique est une partie du premier circuit logique, et qu'on prévoit un commutateur permettant de mettre hors service l'autre partie du premier circuit logique.