On utilise déjà depuis de nombreuses années des "bagues du type dans lequel un intermédiaire annulaire en caoutchouc est maintenu entre deux manchons concentriques» On rencontre ces bagues-dans une large diversité d'applications 5 dans lesquelles on désire relier entre eux deux éléments mobiles l'un par rapport à l'autre tout en assurant l'isolement des vibrations, des chocs et des bruits entre les deux: éléments. Dans un exemple type de montage, l'un des éléments, qui est une tige ou un boulon, traverse l'élément intérieur et est 10 relié à celui-ci tandis que le deuxième élément, qui peut être un boîtier annulaire ou équivalent est réuni au manchon extérieur. Les déplacements relatifs axiaux, latéraux et de rotation entre les deux éléments sont absorbés par le caoutchouc. Un procédé qu'on peut utiliser pour augmenter 15 la capacité de support de charge et la longévité des bagues de ce type consiste à comprimer radialement le caoutchouc entre le manchon intérieur et le manchon extérieur. Dans ce type de bagues qui est communément appelé bague "Silentbloc", l'intermédiaire en caoutchouc moulé est durci avant l'assemblage, 20 contrairement aux bagues antérieures dans lesquelles le durcissement se produisait après l'assemblage. Lorsque le caoutchouc durci est maintenu en place sous compression radiale* la tendance du caoutchouc à reprendre sa forme contribue à empêcher le glissement entre l'intermédiaire et les manchons. 25 On peut utiliser une colle pour réunir l'intermédiaire à l'un ou à chacun des manchons pour améliorer encore la résistance au glissement. Divers types de machines ont été étudiés pour l'assemblage des bagues, en particulier de celles du type 30 "Silentbloc". Des exemples de ces machines sont décrits et représentés dans les brevets américains ÎT° 2 684 524- , IT° 2 872 727 et 13"° 2 877 54-3. Ces machines de la technique antérieure utilisent normalement un mandrin flottant qu'il est nécessaire de placer manuellement dans une monture 35 appropriée avant chaque opération d'assemblage. Au début de l'opération d'assemblage, l'intermédiaire en caoutchouc est normalement placé entre le manchon intérieur et le manchon extérieur et dans l'alignement axial de ces manchons. Dans le brevet N° 2 877 5^-3 précité, le mandrin est placé sur le 4-0 manchon intérieur que l'on refoule ensuite à travers l'in 69 08559 2 2004655 termédiaire pour former un sous-ensemble, lequel est ensuite introduit dans le manchon extérieur par des moyens appropriés. Le mandrin est ensuite enlevé manuellement de l'ensemble pour préparer l'opération d'assemblage suivante. Le rendement 5 de cette opération manuelle est faible, et elle présente des dangers bien définis. L'un des buts de la présente invention est de. réaliser des bagues en utilisant un mandrin spécialement conçu qui est relié de façon permanente à la machine d'assemblage. 10 L'invention a encore pour but de simplifier l'assem blage des bagues du type "Silentbloc" en utilisant un mandrin fixé de façon permanente. L'invention a encore pour but de réaliser une machine d'assemblage des bagues qui se prête facilement à un haut 15 degré d'automatisation. La description qui va suivre en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 est une vue en élévation avant d'une 20 machine d'assemblage de bagues suivant l'invention, certaines parties de la machine étant omises pour simplifier le dessin. La figure 2 est une coupe de l'ensemble supérieur à mandrin de la machine de la figure 1, suivant la ligne 2-2 de la figure 1• 25 La figure 3 est une coupe de l'ensemble inférieur à logement, suivant la ligne 3-3 de la figure 1» Les figures 4 à 8 représentent successivement les phases-de l'opération d'assemblage d'une bague conformément à la présente invention. 3° La figure 9 est une vue en perspective en partie en coupe d'une bague du type "Silentbloc" une fois assemblée. La présente invention se rapporte à une machine ainsi qu'à un procédé pour l'assemblage des bagues, en particulier du type "Silentbloc"cette machine comprenant 35 un ensemble à mandrin comprenant vin mandrin qui lui est relié de façon permanente et un ensemble à logement, ces deux ensembles étant alignés verticalement et axialement l'un par rapport à l'autre. La figure 1 montre la machine 1 dans sa position verticale, montée sur un élément 3 en U qui est lui-même monté 40 69 08559 3 2004655 sur une embase appropriée 5» U convient de remarquer qu'une grande partie de l'équipement hydraulique et pneumatique ainsi que la majeure partie des organes de commande électrique et des moteurs électriques ont été omis sur les figures pour 5 simplifier la représentation. La machine comprend un ensemble ou poussoir supérieur 7 à mandrin et un ensemble ou poussoir 9 à logement. Le poussoir supérieur est relié par un piston 11 à un cylindre 13 qui peut être hydraulique ou pneumatique et qui est placé dans la partie supérieure de la machine. Ce 10 poussoir à mandrin est composé d'une butée supérieure 15 d'appui du caoutchouc, reliée à une traverse 17 qui comporte elle-même deux colliers 18 qui coulissent sur des colonnes de guidage 19. Immédiatement au-dessous de la butée 15 se trouve le mandrin 21 dont les détails sont représentés, plus 15 clairement sur la figure 2 et seront décrits dans la suite. Le poussoir 9 à logement est composé d'un tube 31 fixé entre une plate-forme 33» qui est elle-même fixée à l'élément 3 en U et un support 35 de tube sur lequel sont montées les colonnes de guidage 19. Un plongeur 37 (représenté en contours), qui 20 est monté à l'intérieur du tube 31, est relié par un piston 39 à m cylindre pneumatique ou hydraulique inférieur 4-1, qui est lui-même boulonné ou fixé par d'autres moyens sur le U 3* Deux interrupteurs palmaires 4-3, 4-5 sont montés de part et d'autre du U et interconnectés électriquement, ce qui 25 constitue une mesure de sécurité en ce sens que les deux interrupteurs doivent être pressés simultanément pour actionner le mécanisme d'assemblage. Un micro-interrupteur 4-7 disposé immédiatement au-dessous de l'interrupteur manuel 4-3 est placé de façon à être manoeuvré par la traverse 17 pendant 30 le fonctionnement de la machine. 2n se reportant à la figure 2, on pourra voir avec plus de détail les particularités de construction du poussoir 7 à mandrin. Ce poussoir comprend un cylindre sous pression 23, fermé à son extrémité, dans lequel est disposé un piston 25 35 mobile verticalement qui est relié à une extrémité du mandrin 21. Le mandrin, de forme allongée, traverse la butée supérieure 15 d'appui du caoutchouc qui est reliée elle—même à la traverse 17» La tête 27 du mandrin comprend une jupe évasée 28 et une pointe 29 dont la jonction forme un épaulement 4-0 26. Ainsi qu'on le verra plus bas, le diamètre maximum D^ 69 08559 4 2004655 de la pointe 29 n'est pas supérieur au diamètre intérieur du manchon intérieur de la bague tandis que le diamètre TTiaTriTnnTTi I>2 de la jupe évasée correspond au diamètre extérieur de ce manchon. Une cavité 16 est formée dans la butée su-5 périeure 15 pour recevoir la jupe évasée 28 du mandrin lorsque ce mandrin occupe sa position extrême supérieure et également pour recevoir l'extrémité à bride de la bague pendant l'opération d'assemblage. L'ensemble du poussoir à mandrin est fixé à la tige de piston 11 ( représentée sur la 10 figure 1) et il est capable de se déplacer verticalement le long des colonnes de guidage 19, pour se rapprocher ou s'éloigner du poussoir à logement représenté sur la figure 3» La figure 3 montre les divers détails du poussoir 9 à logement.Ce poussoir comprend un tube 31 relativement épais 15 monté entre la plate-forme 33 et le support supérieur 35 du tube. La partie supérieure du tube contient un logement 32 dont la forme correspond à celle du manchon extérieur de la bague et qui est convenablement dimensionné de façon à recevoir et supporter ce manchon extérieur. Immmédiatement au-dessous 20 au logement 32 se trouve une chambre 34 dans laquelle se déplace le plongeur 37 fixé au piston 39. Un épaulement inférieur 36 et un épaulement supérieur 38 définissent les dimensions ' verticales de la chambre 34- et servent à limiter le mouvement vertical du plongeur dans cette chambre. A ce plongeur 37 est 25 soudée une butée inférieure 40 d'appui de l'intermédiaire en caoutchouc, qui est constituée par un manchon taraudé. Un adaptateur 42 est vissé dans ce manchon et contient une cheville de centrage 44 fixée à une embase 46, le diamètre de la cheville étant légèrement inférieur au diamètre du 30 manchon intérieur de la bague. En fonctionnement, on place le manchon intérieur sur la cheville 44 pour qu'elle prenne appui sur l'embase 46. La position verticale de ce manchon intérieur avant l'assemblage peut être modifiée dans certaines limites par réglage au moyen du pas de vis, lequel assure 35 également l'interchangeabilité de l'adaptateur et de la cheville de centrage. La figure 4 représente la machine et les éléments de la bague mis en place avant l'assemblage. Un manchon intérieur 61 est placé sur la cheville de centrage 44 et s'appuie sur n"embase 46 de l'adaptateur 42» Dans le logement 32 est 69 08559 5 2004655 disposé un manchon extérieur 63 qui porte une "bride 65 à l'une de ses extrémités. Sur le manchon extérieur est placé un intermédiaire 67 en élastomère qui présente un trou traversant 69. On "peut observer que le diamètre de l'intermédiaire, avant 5 l'assemblage, est plus grand que celui du manchon extérieur tandis que la longueur axiale de l'intermédiaire est inférieure à celle des manchons intérieur et extérieur. En outre, le diamètre du trou 69 est inférieur au diamètre extérieur du manchon intérieur 61. Il va de soi que les pièces constitutives de la 10 "bague peuvent être initialement placées dans leurs positions respectives soit manuellement, soit automatiquement et que cette phase de l'opération ne constitue pas une particularité critique de la présente invention. Il convient de remarquer de plus que, bien que le manchon intérieur 61 et le manchon extérieur 63 15 soient lorsqu'ils sont en position pour l'assemblage, pratiquement en alignement axial l'un par rapport à l'autre, il n'est pas important de positionner l'intermédiaire sur l'élément extérieur de telle façon que le trou 69 soit aligné axialement par rapport aux deux autres éléments. En effet, grâce à la forme de la pointe du mandrin, ainsi qu'aux rayons de courbure aux extrémités du trou 69, l'intermédiaire peut être initialement incliné sur l'alignement d'un angle pouvant atteindre 20° ou 30° sans que ceci n'affecte l'opération d'assemblage. Avant que les interrupteurs manuels ne soient 25 pressés, le poussoir supérieur 7 à mandrin occupe sa position rétractée ou position supérieure, le piston 25 et le mandrin 21 étant alors au bas du cylindre 23, tandis que le plongeur inférieur 37 occupe sa position extrême inférieure dans la chambre 34. 30 Lorsqu'on presse les interrupteurs manuels, le cylindre 13 (figure 1) est mis en action pour faire descendre la tige de piston 11. L'ensemble du poussoir supérieur 7 à mandrin, qui est relié à la tige 11, descend et la tête du mandrin s'enfonce dans le trou 69 de l'intermédiaire 67 35 jusqu'à ce que la butée supérieure 15 d'appui du caoutchouc entre en contact avec l'intermédiaire, comme représenté sur la figure 5« Sans interrompre son mouvement, le poussoir à mandrin continue à descendre, la butée supérieure 15 refoulant l'intermédiaire dans le manchon extérieur pour former 40 un sous-ensemble. Pendant ce temps, le piston 25 est maintenu 69 08559 6 2004655 contre le fond du cylindre 23 par la pression d'air qui existe derrière ce piston à l'intérieur du cylindre. Une pression 2 ' d'environ 2,8 kg/cm est suffisante pour cette application. Lorsque le poussoir à mandrin atteint l'extrémité 5 inférieure de sa course verticale, la traverse 17 de ce dispositif entré en contact avec le micro-interrupteur 4-7 (représenté sur la figure 1) et manoeuvre ce dernier, lequel a pour effet d'arrêter et d'inverser le mouvement du poussoir 7 pour actionner les relais appropriés pour déclencher le mou-10 vement ascendant du plongeur inférieur 37 à l'intérieur de la chambre 34-» Ainsi qu'on peut le voir sur la figure 6, le poussoir à mandrin s'immobilise alors que la butée supérieure 15 est en contact avec la face supérieure du tube 31, la pointe 29 du mandrin étant disposée à l'intérieur du manchon métallique 15 intérieur 61, et 1'épaulement 26 étant en appui sur l'extrémité de ce manchon. Ainsi qu'on l'a indiqué plus haut, le diamètre maximum de la jupe 28 correspond au diamètre extérieur du manchon intérieur 61 de façon à former, avec ce dernier, une surface continue sur toute sa périphérie. Lorsque la butée 20 supérieure 15 est appuyée sur l'extrémité du tube 31, la cavité 16 de ladite butée reçoit la bride 65 du manchon extérieur 63 et l'extrémité correspondante de l'intermédiaire 67» Le plongeur inférieur commence son mouvement ascendant vertical à une vitesse égale à celle à laquelle le mandrin 21 25 est extrait à travers l'intermédiaire 67. Ainsi qu'on peut le voir sur la figure 7» pendant cette phase de l'opération, le piston 25 est refoulé de bas en haut dans le cylindre 23, ce qui permet 1'extraction du mandrin tandis que la butée supérieure 15 reste en contact avec l'extrémité du tube 31 pour 30 maintenir le sous-ensemble en place dans le logement 32. La jupe évasée 28 du mandrin dilate l'intermédiaire et augmente le diamètre du trou pour permettre au manchon intérieur 61 de pénétrer dans ce passage. Lorsque le manchon intérieur est convenablement positionné dans la bague, le mouvement 35 vertical s'arrête au moment où le plongeur entre en contact avec l'épaulement supérieur 38 de la chambre 34-. -Sn même temps, la jupe évasée 28 du mandrin s'engage dans la cavité 16 de la butée supérieure 15, cette cavité étant de forme appropriée pour recevoir cette jupe. On a constaté que l'utilisation d'un pression d'air 69 08559 7 2004655 2 de 5,6 à 6,3 kg/cm dans un cylindre inférieur de 203, 2 mm fait monter le piston 25 dans le cylindre 23 qui contient une pression initiale confinée d'environ 2,8 kg/cm , et que l'utilisation d'un cylindre supérieur de 254 mm, avec une 5 pression d'air de 5,6 à 6,3 kg/cm^ maintient la butée supérieure 15 en contact avec la bague et maintient cette dernière dans le logement après 1'achèvement de l'assemblage. Après l'assemblage, le plongeur inférieur 37 revient au bas de la chambre 34 et l'ensemble du poussoir à mandrin est 10 rétracté de bas en haut comme représenté sur la figure 8. La bague terminée peut être ensuite extraite de la machine. Sur la figure 9 on a représenté, en partie en coupe et à l'état terminé, une bague du type qui peut être assemblée dans une machine suivant l'invention. La bague comprend un intermé-15 diaire 67 en élastomère maintenue entre un manchon extérieur 63 et un manchon intérieur 61. Le manchon extérieur est muni d'une tête ou bride 65 normalement utilisée pour positionner et centrer convenablement la bague lorsqu'elle est montée dans un véhicule automobile ou utilisée d'une autre façon. Un 20 procédé de formation d'un manchon extérieur à bride consiste à partir d'un disque métallique, à le serrer rigidement sur sa périphérie et à l'emboutir en cuvette. Le fond de la cuvette est ensuite enlevé par poinçonnage. Le manchon intérieur, étant relativement épais et ayant un petit diamètre, ne 25 peut pas être facilement formé par étirage» Au contraire, on le forme normalement par roulage en partant d'une pièce de tôle plane. Bien que l'invention ait été décrite dans son application à l'assemblage d'une bague ayant une âme en élastomère et dans 30 laquelle le manchon intérieur et le manchon extérieur sont en métal, il est évident que l'on peut utiliser des matières autres que les métaux pour produire les manchons. Par exemple, ces manchons peuvent être faits d'une matière polymère rigide» En outre, le manchon extérieur n'a pas nécessairement à être con-35 forme au profil représenté» Par exemple, la bride 65 prévue à une extrémité peut être omise, cette omission étant accompagnée d'un ajustement approprié de la dimension et des cotes du logement et de la butée supérieure. L'intermédiaire peut être fait de l'un quelconque 40 d'un grand nombre de mélanges élastomères en utilisant les 69 08559 8 2004655 techniques qui sont "bien connues de l'homme de l'art. On peut utiliser des élastomères tels que le caoutchouc naturel, le "Neoprene", le SBR, le caoutchouc butyle, des co- et ter-polymères d1éthylène et de propylène mélangés à diverses 5 charges telles que le noir de carbone et/ou la silice, des antidégradants tels que des anti-ozone et des anti-oxygène des vulcanisants et des accélérateurs. Il convient de remarquer que l'on dépose normalement, par pulvérisation ou autre moyen, un lubrifiant approprié 10 sur les éléments constitutifs de la bague pour faciliter leur assemblage. Après l'assemblage de la bague, le lubrifiant qui subsiste à l'interface entre le caoutchouc et les manchons pénètre lentement dans le caoutchouc, après quoi il est nécessaire d'exercer une force relativement grande pour provo-15 quer un glissement entre les éléments constitutifs de la bague. Pour augmenter encore la résistance au glissement, on utilise fréquemment un adhésif approprié pour coller l'intermédiaire en caoutchouc à l'un ou chacun des deux manchons. Cet adhésif peut être mélangé au lubrifiant ou déposé sur les 20 manchons et/ou introduit dans une opération séparée» Cet adhésif peut être un adhésif qui peut être activé à la température ambiante ou, en variante, un adhésif qui exige ' de la chaleur ou d'autres moyens pour produire 1g collage. On peut apporter à la machine d'assemblage décrite 25 diverses modifications sans pour cela sortir du domaine de l'invention. Par exemple, dans la forme de réalisation décrite ci-dessus, le mandrin supérieur 21 est fixé de façon permanente au piston 25 et on ne peut le remplacer qu'en remplaçant la totalité du piston. En variante, on peut prévoir une liaison 30 à pas de vis, en taraudant un trou dans la face du piston et en vissant l'extrémité du mandrin dans ce trou. On peut alors dévisser un mandrin du piston et le remplacer rapidement par un autre mandrin. Au lieu de confiner le piston dans un cylindre fermé 35 à une extrémité, on peut relier ce piston, par des soupapes électro-magnétiques, à une source d'air comprimé et à un échappement. Dans ce cas, la partie du cylindre située au-dessus du piston peut être mise sous pression, par exemple de 2,8 kg/cm , pour maintenir le piston abaissé 4-0 pendant la course descendante de l'ensemble à mandrin. 69 08559 9 2004655 Toutefois, à l'instant approprié, le cylindre pourrait être temporairement déconnecté de la source d'air sous comprimé et l'air pourrait être mis à l'échappement à travers une soupape de purge lorsque le piston et le mandrin s'élèvent 5 au cours de l'introduction du manchon intérieur dans le sous-ensemble de la bague. Suivant une autre variante, le cylindre pneumatique pourrait être remplacé par un ressort qui porterait sur le piston à sa partie inférieure, avec une force suffisante pour le repousser à sa position extrême inférieure pendant 10 que le mandrin traverse l'intermédiaire en caoutchouc, mais qui pourrait céder lorsqu'il est soumis à la force exercée par le plongeur inférieur pendant la course ascendante de ce dernier. Lorsque le poussoir supérieur à mandrin est ramené à sa position normale après l'achèvement de l'opération 15 d'assemblage, le piston reviendrait à sa position normale au bas du cylindre. Il existe d'autres modifications évidentes que l'on peut apporter à la machine sans pour cela sortir du domaine de l'invention. Par exemple, les cylindres pneumatiques su- 20 périeurs pourraient être alimentés à une pression supérieure à celle de 1'alimentation du cylindre inférieur pour obtenir le même résultat en utilisant des cylindres de diamètre différent. Par ailleurs,on pourrait utiliser une pression hydraulique au lieu d'une pression pneumatique. 25 Suivant une autre modification, l'appareil pourrait être utilisé en position horizontale aussi bien qu'en position verticale. Ceci nécessiterait l'utilisation de moyens pour maintenir l'intermédiaire en élastomère en position avant le mouvement de pénétration du mandrin dans cet intermédiaire, 30 et d'autres moyens pour garantir le maintien du manchon extérieur et du manchon intérieur en alignement axial pendant la séquence d'assemblage. De plus, il va de soi que des modifications peuvent être apportées aux modes de réalisation qui viennent d'être 35 décrits, notamment par substitution de moyens techniques équivalents, sans sortir pour cela du cadre de la présente invention. 69 08559 10 2004655 REVENDICATIONS 1.— I.iachine pour 1'assemblage des bagues, du type utilisé pour assembler un intermédiaire annulaire en élastomère durci entre un manchon intérieur et un manchon extérieur, 5 où. l'intermédiaire est tout d'abord monté dans le manchon extérieur et où le manchon intérieur est ensuite enfoncé dans le trou de l'intermédiaire, cet intermédiaire étant, maintenu sous compression radiale entre les manchons,, cette machine étant caractérisée en ce qu'elle utilise pendant l'assemblage 10 un mandrin composé d'une tige de forme allongée ayant une première extrémité qui est lihre et qui constitue la tête du mandrin, et une deuxième extrémité qui est fixée à un piston qui se déplace dans un cylindre, la tête du mandrin étant composée d'une partie tronconique ayant un diamètre maximum 15 sensiblement égal-au diamètre extérieur du manchon intérieur et qui est réunie à une pointe conique dont le diamètre maximum n'est pas plus grand que le diamètre intérieur du manchon intérieur, la jonction entre la partie tronconique et la pointe conique formant un épaulement de butée, le diamètre 20 de la partie tronconique décroissant de la jonction en direction de l'extrémité fixée à la tige. 2.- Machine pour l'assemblage d'une bague élastique du type constitué par un intermédiaire élastomère annulaire comprimé radialement entre un manchon intérieur et un manchon 25 extérieur concentriques entre eux, cette machine étant caractérisée en ce qu'elle comprend un ensemble à mandrin et un ensemble à logement qui sont alignés axialement l'un par rapport à l'autre et espacés l'un de l'autre, l'ensemble à mandrin comprenant un cylindre de forme allongée dont 30 l'extrémité inférieure comprend un épaulement formant une butée supérieure d'appui de l'intermédiaire et un trou qui communique avec l'intérieur du cylindre, un piston disposé dans ce cylindre, et un mandrin de forme allongée qui passe dans ce trou et dont une extrémité est réunie au piston, l'ensemble 35 à mandrin tout entier étant capable de décrire un déplacement vertical pour se rapprocher ou s'éloigner de l'ensemble à logement et le mandrin et le piston étant capables de décrire un mouvement vertical à 1 ' intérieur du cylindre de ' forme allongée indépendamment du reste du poussoir et de 1'épaulement 40 de butée ; et l'ensemble à logement comprenant une monture 69 08559 11 2004655 annulaire fixe qui reçoit le manchon extérieur de la bague pendant l'assemblage, un plongeur qui se déplace verticalement dans cette monture pour se rapprocher ou s'éloigner de l'ensemble à mandrin, ce plongeur comprenant un épaulement 5 de butée inférieure d'appui de l'intermédiaire et une cheville de centrage du manchon inférieur, et des moyers servant à déplacer le plongeur dans une direction verticale pour le rapprocher et l'éloigner de l'ensemble à mandrin. 3.- Machine suivant la revendication 2, caractérisée 10 en ce que le mandrin est composé d'une tige allongée dont l'extrémité libre constitue la tête du mandrin et est composé d'une partie tronconique dont le diamètre est décroissantde l'extrémité libre à l'extrémité qui est réunie au piston, et d'une pointe conique qui est réunie à la partie tronconique, 15 la jonction entre les deux parties formant un épaulement de butée. 4.- Machine suivant la revendication 3S caractérisée en ce que le diamètre maximum de la partie tronconique est sensiblement égal au diamètre extérieur du manchon intérieur de 20 la bague, et en ce que le diamètre maximum de la pointe conique n' est pas supérieur au diamètre intérieur du manchon intérieur. 5»- Machine suivant la revendication 4, caractérisée en ce que la partie supérieure du cylindre allongé est fermée, 25 et en ce que le piston est normalement maintenu dans le fond du cylindre par une pression d'air qui règne à l'intérieur du cylindre au-dessus du piston. 6.- Machine suivant la revendication 5, caractérisée en ce qu'un moyen de dégagement est prévu dans le trou de 30 1»épaulement de butée supérieure pour recevoir la jupe tronconique du mandrin lorsque ce dernier remonte indépendamment de 1'épaulement de butée supérieure. 7.—Machine suivant la revendication 6, caractérisée en ce que l'ensemble à mandrin tout entier est relié à un 35 cylindre supérieur commandé par un fluide, et en ce que l'ensemble à logement est relié à un cylindre inférieur commandé par un fluide. 8.- Machine suivant la revendication 7> caractérisée en ce que la pression régnant dans le cylindre inférieur est 40 supérieure à celle qui règne dans le cylindre fermé qui 69 08559 12 2004655 contient le piston attaché au mandrin, mais plus petite que colle qui règne dans le cylindre à fluide supérieur. 9•— Machine suivant la revendication 8, caractérisée en ce que l'ensemble à mandrin est relié à tua plateau qui est 5 maintenu en alignement vertical sur des colonnes de guidage vertical.