La présente invention concerne un dispositif électromécanique de condamnation d'un mouvement de serrure monté notamment sur des portes de coffres-forts ou de chambres-fortes, mais aussi sur des portes ordinaires. La condamnation ainsi que la libération de l'ouverture de la serrure sont commandées à distance, manuellement ou automatiquement, à l'aide d'un dispositif électronique à pro grammation horaire. Des dispositifs électromagnétiques connus de condamnation de serrure comprennent généralement un électro-aimant coopérant électromagnétiquement avec une armature mobile et des éléments soli- daires de la barre des panes de la serrure pour condamner la serrure lorsque l'électro-aimant est excité électriquementO L'électro-aimant comprenant une bobine dans laquelle pénètre l'armature mobile nécessite un courant d'appel important, et par conséquent une batterie d'accumulateurs ou un groupe de charge de très grande capacité et de prix de revient élevé. En effet, le groupe de charge doit fournir une énergie relativement considérable pour attirer 1 'armature mobile dans la bobine. D'autres dispositifs de condamnation de serrure sont basés sur un mouvement d'horlogerie fragile et coûteux. Ces dispositifs ne se pratent pas à la commande à distance, le mécanisme d'horlogerie étant obligatoirement placé dans la porte ou dans le dormant. La présente invention a pour but de fournir un dispositif de condamnation de serrure du premier type s ' affranchissant dans une large mesure des inconvénients précités en fournissant à ltélectro- aimant l'énergie électrique strictement nécessaire au contact électromagnétique de l'armature mobile et du noyau de l'électroaimant, l'appel de l'armature mobile contre le noyau de l'électro- aimant tétant pas effectué électriquement mais mécaniquement lors de la sortie des panes de la serrure. Dans ces conditions, un électroaimant à grande course de l'armature, c'est-à-dire à noyau plongeur, n'est plus nécessaire, un simple électro-aimant à attraction magnétique étant suffisant. A cet égard, un dispositif électromagnétique de condamnation de serrure conforme à la présente invention est caractérisé en ce qutil comprend des moyens mécaniques mobiles entraînés par la barre des panes lors de la sortie des pênes de la serrure pour amener l'armature mobile en contact mécanique avec l'électro-aimant, 11 énergie électrique excitant ledit électro-aimant étant égale à celle nécessaire uniquement au maintien du contact électromagnétique de ladite armature mobile contre ledit noyau de l1électro-aiÈant. Ainsi, l'énergie électrique nécessaire au maintient de 1'armature contre le noyau est extrêmement réduite, ce qui permet d'utiliser un électro-aimant à courant électrique faible et de coût réduit. En addition, selon d'autres caractéristiques de la présente invention, un entrefer de faibles dimensions est ménagé par interposition dlun prolongement de la barre des pênes en un matériau non magnétique entre l'armature mobile et le noyau de l'électro-aimant, ou d'une vis réglable ou de tout autre moyen mécanique afin d'obtenir le décollage rapide de l'armature mohile et, par oonséquent, la libération instantanée du mouvement de serrure, dès la rupture du courant l'alimentation de I'électroaimant. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description d'exemples de réalisation préférés et à l'examen des dessins annexés dans lesquels - la Fig. 1 représente schématiquement les éléments constituant un dispositif conforme à la présente invention dans la position des pênes rentrés ou porte ouverte, l'armature mobile n'étant pas au contact du noyau de l'électro-aimant - la Fig. 2 représente les éléments constituant le dispositif dans la position des pênes sortis ou porte fermée, l'armature mobile étant au contact du noyau de l'électro-aimant - la Fig. 3 représente les éléments constituant le dispositif dans la position des pênes sortis ou porte fermée, l'armature mobile étant au contact du noyau de l'électro-aimant par attraction électromagnétique, et montre l'impossibilité d'un mouvement de rentrée des pênes pour ouvrir la porte ; et - la Fig. 4 représente schématiquement un dispositif élastique destiné à fixer l'électro-aimant sur le support du dispositif. Dans toutes les figures, les éléments homologues ont été désignés par les mêmes numéros-repères, de sorte que la description complète des différents éléments constituant un dispositif de condamnation de serrure conforme à la présente invention peut se borner à celle de la Fig. I correspondant à une serrure avec ses pênes rentrés montée sur une porte en position ouverte. Selon une forme de réalisation préférée de l'invention, un dispositif de condamnation de serrure présente une platine-support 1 sur laquelle est fixé, dans sa partie supérieure, un électroaimant 2 connecté à une alimentation de courant relativement faible (non représentée) à travers les fils conducteurs 20. Eh dessous de l'électro-aimant 2 et coaxialement à celui-ci* est montée à glissement une armature mobile 3 dans une glissière verticale 10 solidaire du support 1. L'armature mobile 3 a sa course verticale limitée vers le haut par l'électro-aimant 2 suivant la flèche f et vers le bas suivant la flèche f' par la partie supérieure de la glissière 10 formant butée contre la partie supérieure de l'arma- ture en forme de collet 30. Au support 1 est également fixé, dans la partie inférieure, un petit axe horizontal tl autour duquel est montée à rotation, au voisinage de ltune des extremités de son petit côté, une came 4 sensiblement de forme triangulaire allongée. La came 4 présente, aux extrémités de ses grands côtés, un bossage 40 et, à ltautre extrémité de son petit c8té, un petit axe horizontal 41. Comme montré dans la partie gauche de la Fig. 1, à la barre verticale des pênes 5 de la serrure est fixée une plaque-support 50 à laquelle-sont fixés un petit axe 51 dans la partie inférieure et un prolongement horizontal 52. en matériau non magnétique, qui est inséré dans l'entrefer entre ltélectro-aimant 2 et l'armature 3 en position basse. La barre des pênes 5 est translatée horizontalement de droite à gauche suivant la flèche F' et inversement, suivant la flèche F, sous l'action d'une commande manuelle extérieure (non représentée) analogue à celles du type connu utilisées pour les coffres-forts, portes de chambres-fortes ou portes d'armoiries fortes. Une biellette 6 ayant ses extrémités montées à rotation autour de l'axe 41 de la came 4 et de l'axe 5f de la barre des panes 5, forme avec la came 4 un système bielle-manivelle. Les éléments précités composant un dispositif conforme à la présente invention sont ainsi assemblés de manière indiscernable pour en protéger l'intégrité et en assurer la qualité de fonctionnement. En particulier, les dimensions des différents éléments sont choisies convenablement en fonction de la course de translation horizontale L de la barre des pênes 5 et de la course de translation verticale E de ltarmature mobile 3. Les déplacements des divers éléments mobiles du dispositif sont indiqués par des flèches dessinées sur la Fig. 1, lors du passage sous l'action de ladite commande manuelle de la position ouverte de la porte correspondant aux pênes rentrés (Fig. 1) à la position fermée de la porte correspondant aux pênes sortis (Fig. 2) c'est à-dire lors des translations de l'armature 3 suivant la flèche f et de la barre des panes 5 suivant la flèche F. La translation horizontale de la barre des pênes 5 entrain, par l'intermédiaire de la biellette 6, la came 4 en rotation autour de l'axe Il g. de sorte qu'en fin de course le bossage 40 pousse à glissement dans la glissière 10 l'armature 3 vers ltélectro-aimant .2, le prolongement 52 de la barre des pênes étant extrait progressivement suivant la flèche F de l'entrefer entre l'électro-aimant 2 et le collet 30 de l'armature 3. Lorsque la barre des pênes 5 vient en butée dans la serrure à la fin de sa course L, l'armature 3, retenue par le bossage 40, est appliquée contre l'électro-aimant 2 à la fin de sa course H. Lorsque l'électro-aimant 2 n'est pas alimenté en courant électrique, le mouvement des p8nes n'est pas entravé et la porte peut être ouverte. En effet, lors du mouvement inverse de la barre des panes 3 suivant la flèche F', l'armature 3 retombe par gravité la glissière 10 de manière à libérer le passage au prolongement 52. Quand les fils 20 alimentent en courant 1 1électro-aimant 2 après la sortie des pênes, l'armature 3, initialement en contact mécanique avec le noyau de l'électro-aimant 2, reste maintenue par attraction électromagnétique, même si l'action de poussée du bossage 40 contre l'armature 3 cesse par une translation prématurée des pênes suivant la flèche Ft comme montré à la Fig. 3. Toutefois, cette translation est courte et interrompue dès que le prolongement 52 de la barre des pênes 5 vient en contact avec le flanc vertical de l'armature mobile 3, la serrure de la porte étant condamnée. A cet égard, le prolongement 52 est avantageusement une vis montée convenablement dans le support 52, de manière à régler au gré de l'utilisateur ladite translation courte prématurée des pênes. Si le courant est établi dans 1 1électro-aimant 2, quand les pênes sont rentrés, les éléments du dispositif restent à leurs positions initiales comme montré à la Fig. 1. Lors de la sortie des pênes (passage de la Fig. 1 à la Fig. 2), l'armature mobile 3, poussée par le bossage 40 de la came 4, vient en contact contre le noyau de l'électro-aimant 2, les éléments du dispositif étant dans les mêmes positions que celles. décrites en référence à la Fig. 2. Lors de l'ouverture de la porte, c'est-à-dire lors de la rentrée des pênes suivant la flèche Fr, il suffit d'interrompre l'alimentation en courant de ltélectro-aimant 2. L'armature mobile 3, progressivement, tombe verticalement par gravité dès qu'elle n'est plus soutenue par le bossage 40 d'extrémité de la came 4 et sa chute, arrêtée par le collet 30 venant en butée contre la partie supérieure de la glissière 10, permet le libre passage du prolongement 52 de la barre des panes 5. La came 4 et la biellette 6, entraînées par le mouvement de translation inverse de la barre des pênes 5, reviennent à leurs positions initiales comme montré à la Fig. 1. Complémentairement, l'éléctro-aimant 2 est avantageusement fixé sur le support 1 par l'intermédiaire dtun dispositif élastique permettant un petit déplacement de recul vers le haut suivant la flèche f, lors de la mise en contact mécanique de I1 armature mobile 3 avec le noyau de l'électro-aimant 2, de manière à éviter le réglage minutieux de la course de la came 4. A titre d'exemple, un tel dispositif élastique 7 est représenté à la Fig. 4. Il comprend essentiellement un ressort à boudin 70 monté coaxialement à un axe 71 solidaire de l'électro-aimant 2 et positionné entre une nervure horizontale 12 du support 1 et la partie supérieure de l'électro-aimant 2.La tête 72 de l'axe 71 vient en butée contre le plan supérieur de la nervure 12 sous l'action de la pesanteur exercée par l'électro-aimant 2 et ltextension exercée par le ressort 70, lorsque les pênes sont rentrés (Fig. t), tandis que l'électro-aimant 2 se déplace vers le haut suivant la flèche f sous l'action de poussée exercée par le bossage 40 de la came 4, par 11 intermédiaire de l'armature 3 lors de la fin de la course de sortie des pênes (Fig. 2). Selon d'autres formes de réalisation de la présente invention, le mouvement de translation de l'armature mobile 3 est, par exemple, horizontal. L'armature est rappelée en position initiale correspondant à la porte ouverte par un ressort au lieu de l'être par gravité, selon la réalisation précédente. En outre, l'invention se prête à la réalisation d'une surveillance automatique à distance, la coupure volontaire ou involontaire du courant d'alimentation de l'électro-aimant en dehors des périodes prévues de fonctionnement normal pouvant btre utilisée pour la transmission d'un signal d'alarme. R E V E B D I C A T I O N S REVENDICATIONS 1 - Dispositif électromécanique de condamnation de serrure comprenant un électro-aimant coopérant avec une armature mobile coulissant dans une glissière et des éléments solidaires de la barre des pênes de la serrure pour condamner la serrure lorsque l'armature est en contact électromagnétique avec le noyau de l'électro-aimant, caractérisé en ce qutil comprend des moyens mécaniques mobiles entraînés par la barre des pênes lors de la sortie des pênes de la serrure pour amener 1' armature mobile en contact mécanique avec l'électro-aimant, l'énergie excitant ledit électro-aimant étant égale à celle nécessaire uniquement au maintien du contact électromagnétique de ladite armature mobile contre ledit noyau de l1électro-aimant. 2 - Dispositif conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens mécaniques mobiles forment un système biellemanivelle, la bielle étant montée à rotation autour d'un axe solidaire de la barre des pênes et la manivelle étant montée à rotation autour d'un axe fixe et comprenant un prolongement pour amener l'armature mobile en contact mécanique avec l'électro-aimant lors de la fin de la course de sortie des pênes de la serrure. 3 - Dispositif conforme à l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que ladite armature mobile coulisse par gravité dans ladite glissière lors de la rentrée des pênes dans la serrure. 4 - Dispositif conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 2, caractérisé en ce que ladite armature mobile est rappelée par un ressort dans ladite glissière lors de la rentrée des pênes dans la serrure. 5 - Dispositif conforme à ltune quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que lesdits éléments solidaires de la barre des pênes comprennent un prolongement en matériau non magnétique dont ltextrémité est insérée dans l'entrefer entre ladite armature et ledit électro-aimant lorsque les pênes sont rentrés dans la serrure et vient en butée contre ladite armature au début de la course de rents des pênes pour condamner la serrure lorsque, au préalable, les pênes sont sortis de la serrure et I1 électro-aimant est en contact électromagnétique avec ladite armature. 6 - Dispositif conforme à la revendication 5, caractérisé en ce que ledit prolongement est une vis vissée dans l'un des éléments solidaires de la barre des pênes pour régler la cours. libre de la barre des pênes lors de la condamnation de la serrure. 7 - Dispositif conforme à 1'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qulil comprend des moyens élastiques pour déplacer ledit électro-aimant en contact mécanique avec ladite armature à la fin de la course de sortie et au début de la course de rentrée des pênes dans la serrure.