Dans la construction des murs pour édifices et maisons en béton armé ou en blocs de béton, il est de pratique courante de disposer des tasseaux d'ossature contre la surface du mur et de placer par-dessus un panneau de revêtement mural pour former un lattis. La réalisation d'un habillage à surface uniforme par ce procédé faisant appel à des tasseaux d'ossature demande beau- coup de temps et d'habileté et, lorsque le mur est en béton brut à surface irrégulière, il est nécessaire de la revêtir de mortier pour préparer une surface régulière avant d'y placer les tasseaux d'ossature. Lorsque le budget de la construction exclut la possibilité d'utiliser un revêtement de mortier, il est nécessaire d'interposer des tasseaux ou éléments analogues présentant une épaisseur appropriée entre le mur et les tas- seaux d'ossature afin de corriger l'irrégularité de la surface. 1.5 Sauf à recourir à un quelconque moyen permettant d'obtenir une surface régulière, le procédé classique n'est désormais plus guère satisfaisant du fait de la situation qui prévaut à l'heu- re actuelle dans l'industrie du bitiment, laquelle requiert des délais de construction plus courts, des techniques de tra- vail plus simples et des prix de revient moins élevés. De plus, vu que les exigences d'économie d'énergie ont un grand reten- tissement dans le domaine de l'architecture, un-nombre crois- sant d'édifices et de maisons font appel à des matières pias- tiques cellulaires à des fins d'isolation et d'amélioration du rendement du conditionnement d'air. En ce qui concerne lti- solation des murs, on connaît des procédés consistant à inter- poser un panneau isolant en matière plastique cellulaire telle que de la mousse de styrol au moment de l'application des pan- neaux muraux ou à former une couche isolante "in situ" après avoir appliqué le panneau mural, ceci en injectant de la ma- tière plastique cellulaire telle que de la résine cellulaire d'urée, ou similaire, par des trous percés dans le panneau mu- ral à des emplacements désirés. Ce dernier procédé, qui faci- lite l'injection de matière isolante nin situn, jouit d'une plus grande faveur à l'heure actuelle comparativement au pro- cédé antérieur, qui oblige à découper des panneaux isolants en correspondance avec l'intervalle des tasseaux d'ossature et qui implique le magasinage et le transport sur le chantier de construction de matériaux isolants volumineux. Le second pro- cédé, à formation et remplissage de mousse *in situn, ne peut Otre luim me considéré comme parfait pour autant que le lattis se trouve réalisé par la technique classique A tasseaux dossa- ture. Dans un habillage réalisé par cette technique, le corps du mur et le panneau mural sont réunis de façon continue par des tasseaux d'ossature qui sont disposés verticalement et ho- rizontalement, de sorte que même si l'on remplit de matière plastique cellulaire l'intervalle compris entre le mur et le panneau, la couche isolante ne se forme pas aux emplacements des tasseaux d'ossature. De plus, le garnissage de matière iso- lante n'est pas parfait à la Jonction des tasseaux verticaux et horizontaux, ou subsistent des vides dépourvus d'isolant, ce qui donne lieu & une isolation imparfaite du mur dans ces régions et & l'apparition d'une condensation d'humidité par- tielle ou en bandes par laquelle le mur est susceptible d'être décoloré ou maculé. Ia présente invention vise à remédier aux inconvénients ci-dessus mentionnés du procédé classique, et son but princi- pal est de fournir un procédé très efficace et très facile à mettre en oeuvre pour réaliser un habillage mural, ou lattis, à surface uniforme. Un deuxième but de l'invention est de fournir un procédé nouveau de réalisation d'un lattis qui permet de former une couche d'isolation parfaite en ménageant un espace continu entre le mur et le panneau mural et en injectant une matière isolante, telle qu'une matière plastique cellulaire, de façon à réaliser une isolation uniforme et continue. Un troisième but de l'invention est de fournir un procé- dé nouveau de réalisation d'un lattis qui permet de faire ap- pel à des éléments de construction normalisés et fabriqués en série et d'alléger l'ouvrage du charpentier sur le chantier. Un autre but encore de l'invention est de fournir un procédé nouveau qui facilite la réalisation d'un lattis pré- sentant une surface uniforme même lorsque le mur est en béton brut à surface très irrégulière, en assurant simplement l'a- justement du niveau de pièces de fixation de panneau mural et en ne nécessitant pas d'opérations particulières pour ob- tenir une surface plane. D'autres buts, caractéristiques et avantages de la pré- sente invention ressortiront de la description détaillée qui est donnée ci-après à titre d'exemple non limitatif en r&éence 3 2474086 aux dessins annexés, sur lesquels: Fig.1 est une vue partielle en perspective permettant de comprendre les opérations permettant de disposer le panneau mural de niveau sur le corps de mur en béton brut au moyen de vis et d'écrous; Fig.2 est une vue en coupe verticale transversale illus- trant le procédé de formation du lattis par fixation du pan- neau mural sur la surface des moyens de fixation, disposés de façon à Otre uniformes, destinée à recevoir le panneau mural; Fig.3 est une vue en coupe similaire illustrant l'opéra- tion de garnissage avec une matière isolante telle qu'une ma- tière plastique cellulaire, par injection et remplissage de l'espace compris entre le panneau mural et la paroi du mur; Fig*4 est une vue similaire illustrant l'opération de finition comprenant l'obturation des trous d'injection par des bouchons et le collage par-dessus l'ensemble d'un matériau de finition murale tel qu'un tissu ou analogue; Fig.5 à 7 sont des vues en perspective représentant di- verses formes de réalisation des éléments de fixation de pan- neau mis en oeuvre dans la présente invention; Fig.8 est une vue en coupe représentant un mode de mise en oeuvre de l'invention faisant appel à d'autres moyens de fixation; Fig.9 est une vue en perspective de l'un des moyens de fixation utilisés dans le mode de mise en oeuvre de la fig.8; Fig.10 et 11 sont des vues en coupe représentant d'au- tres modes de mise en oeuvre de l'invention; et Fig.12 est une vue en perspective représentant les par- ties essentielles des éléments de fixation de la fig.il. Le procédé de réalisation du lattis selon la présente invention comprend essentiellement les opérations consistant à pourvoir le mur de moyens de fixation du panneau mural, d'ajuster leur niveau, et d'y fixer le panneau mural. C'est dans l'application de l'invention à la réalisation d'un lattis pour un mur en béton brut que ressortent le mieux ses caractéristiques. La fig. 1 représente un mur W en béton brut dont la surface comporte beaucoup d'irrégularités et une pluralité de moyens de fixation 1 du panneau mural prévus sur le mur. les moyens de fixation 1 sont disposés de façon A per- mettre d'établir un niveau de fixation uniforme en faisant tourner les vis 13. Les moyens de fixation 1, qui sont formés, par exemple, par des vis et des écrous comprenant une douille 12 taraudée intérieurement pour constituer un écrou 11 et une vis 13 qui coopère avec lui, sont normalement utilisés comme représenté par la fig.5. Le niveau de la surface du panneau mural peut Otre ajusté en tournant les vis 13. les moyens de fixation présentement considérés sont formés d'une matière plastique dure se prêtant & 8tre clouée. Ies moyens de fixa- tion I peuvent tre disposés sur le corps du mur par clouage de la douille 12 sur celui-ci, ou par utilisation d'un adhésif, ou bien encore par encastrement préalable des douilles 12 dans le -mur en béton. lorsqu'on procède par clouage de la douille, on assujettit le moyen de fixation I au mur W en plantant des clous à béton de l'intérieur du fond de la douille 12 et en vissant une vis 13 dans celui-ci. Iorsqu'on fait appel à un adhésif, on en enduit la surface externe du fond de la douille 12, on presse celle-ci contre le mur W à l'emplacement voulu pour l'y solidariser, et on y visse la vis 13. Il est préfé- rable d'utiliser un moyen de fixation tel que celui représen- té sur la fig.6, qui comporte une semelle de fixation 14, formée d'un seul tenant à la base de la douille, et dont le dos comporte un moletage 15 destiné à en améliorer l'adhéren- ce. Il est également possible de fixer la semelle 14 à l'aide de clous N' comme représenté par la fig.7. Comme représenté sur la fig.8, il est préférable de faire appel à un moyen de fixation I conforme aux dispositions de la fig.9 lorsque la douille 12 doit être encastrée dans le corps de mur en béton W. la collerette 19 prend appui solide- ment dans le mur en béton pour emp cher la douille de s'en détacher. L'ajustement du niveau de surface des moyens de fixation du panneau mural I est réalisé en utilisant un dispositif tel qu'un fil à plomb classique (non représenté) de façon à faire venir à niveau la tête de toutes les vis 13, qui définissent le plan d'assise du panneau mural, le réglage fin étant réali- sé au moyen d'un tournevis D ou d'un outil analogue. lorsque les-moyens de fixation I ont été disposés sur le mur W et que leur niveau de plan d'assise a été ajusté, on fixe le panneau mural 2 aux moyens de fixation 1. La fig.2 montre le panneau mural 2 à ce stade. Un nombre arbitraire de trous 21 peuvent 8tre ménagés dans le panneau mural 2 pour in- jecter une matière isolante telle qu'une matière plastique cellulaire afin d'obtenir une paroi isolée. Ies trous 21 pour l'injection de la matière isolante peuvent avoir été ménagés à l'avance dans le panneau mural 2, ou bien 8tre réalisés à la perceuse après montage du panneau mural. En ce qui concerne le matériau dont est formé le panneau mural, des panneaux en bois, en contreplaqué, en gypse ou en laine minérale conviennent. Le panneau mural 2 est assemblé et fixé à la tête de chacune des vis 13 des moyens de fixation 1 à l'aide de clous N, et un espace I se trouve ainsi ménagé entre le mur W et le panneau mural 2. Lors de l'injection de matière plastique cellulaire "in situ" pour former une paroi isolée en remplissant l'espace I compris entre le mur W et le panneau mural 2 qui se trouve ainsi monté pour constituer le revêtement mural, on injecte une matière plastique cellulaire ou analogue par les trous 21 percés dans le panneau mural 2 et, comme représenté sur la fig.3, une couche isolante 3 se trouve formée dans l'espace I. En ce qui concerne la matière isolante de remplissage dé l'es- pace 1, il est préférable d'utiliser de la résine d'urée cel- lulaire, qui n'impose pas de pression au moment du moussage. Vu que cette résine ne crée pas de pression au moment de son injection, le panneau ne risque pas de se disjoindre ou de se déformer sous l'effet de la pression comme c'est le cas lors- qu'on fait appel à de la résine cellulaire d'uréthane. De plus, vu qu'elle possède une bonne fluidité, cette résine vient remplir uniformément et complètement l'espace I sans laisser de vides dans la couche isolante 3. Ie résine cellu- laire d'urée est peu inflammable et, même si elle vient à s'enflammer, elle ne dégage pratiquement pas de gaz toxiques. Eu égard aux techniques de construction et à la sécurité, cette résine est beaucoup plus avantageuse que n'importe quelle autre matière plastique cellulaire. Une fois achevée l'injection de matière plastique cel- lulaire, on obture chacun des trous 21 du panneau mural 2 avec un bouchon 4 et, comme représenté sur la fig.4, on appli- que un traitement de finition au panneau mural. Dans les dis- positions représentées par la fig.4, cette finition est réali- sée en tapissant le mur de tissu 5. En ce qui concerne le matériau dont sont formés les bouchons 4, on utilise normale- ment du mastic. Ia fig.5 représente un autre mode de réalisation d'un lattis selon la présente invention Ce mode de réalisation est caractérisé en ce que la base de la douille 12 des moyens de fixation I est préalablement noyée dans le mur en béton W & intervalles prédéterminés et en ce que les vis 13 sont vissées dans les douilles 12 pour ajuster le niveau du plan de fixa- tion du panneau mural. Comme décrit plus haut, il est avanta- geux de faire appel à des moyens de fixation 1 pourvus d'une collerette 19 comme représenté par la fig.9. La fig.10 représente encore un autre mode de réalisation de l'invention. La particularité la plus caractéristique de ce mode de réalisation réside en ce que l'on utilise un panneau mural dont le dos est pourvu d'un traitement imperméabilisant 23. Ceci permet d'éviter divers inconvénients liés au séchage et au rotrait du panneau mural, et en particulier au séchage rapide qui se produit lorsqu'on utilise de la résine cellulai- re d'urée, en évitant efficacement la fissuration de la couche isolante 3- Les fig.ll et 12 représentent encore un autre mode de réalisation de l'invention. La particularité essentielle de ce mode de réalisation est que, comme représenté par la fig. 12, les moyens de fixation de panneau mural la comportent une barrette de base 16a. Sur les fig.ll et 12, 11la désigne un alésage taraudé formant écrou, 12a un manchon, le repère 13a une vis, 17a une tête hexagonale de boulonnage et 18a un ca- non de passage pour l'introduction d'un clou Nt'. Dans ce mo- de de réalisation, un manchon tubulaire 12a comportant un filetage d'écrou est solidarisé à une longue barrette de base 16a et, si le panneau mural 2 est fixé au moyen de clous N & la barrette la, il devient possible d'effectuer le cloua- ge sur une surface égale à celle de la barrette de base 16a,- ce qui offre une plus large tolérance de chois de l'emplace- ment des clous sur le panneau mural 2. Il est évident que l'opération de clouage du panneau mural 2 au moyen des clous N devient extrêmement facile com- parativement au cas o l'ouvrier doit opérer au jugé sans voir effectivement la tête des vis à travers le panneau mu- ral 2, la surface de cette tète étant très petite, comme on peut le voir sur les úig.10 et 11. Qui plus est, la présence d'un espacement continu entre le mur et le panneau mural 2 évite l'apparition de ruptures de continuité dans la couche isolante. RS.EIICATOeJNB 1.- Procédé de réalisation de lattis à surface de niveau pour revêtements muraux, caractérisé en ce que l'on fixe un panneau mural (2) à un mur (W) à une distance uniforme de celui- ci de façon à ménager, entre le panneau mural et le mur, un espace continu ajusté par une pluralité de moyens de fixation (1) de panneau mural répartis et fixés sur le mur à intervalle prédéterminé, lesdits moyens de fixation comprenant une douil- le (12) dont la paroi interne taraudée forme écrou et une vis (13) présentant une tète destinée à recevoir le panneau mural, ladite vis étant adaptée à coopérer avec ledit écrou de façon à permettre d'ajuster et de mettre à niveau laditç tète à l'aide d'un tournevis. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens (1) de fixation de panneau mural sont en une matière plastique dure se prêtant & être clouée de façon à permettre de monter le panneau mural par clouage de celui-ci à la surface de fixation de panneau mural desdits moyens de fixation. 3.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens (1) de fixation de panneau mural comprennent un barreau (16a) sur lequel un manchon (12a) à surface circon- férentielle intérieure taraudée (11a) formant écrou est encas- tré en un emplacement prédéterminé et un élément tubulaire fileté (13a), formant vis et pourvu d'un fond adapté à coopé- rer avec ledit écrou en permettant d'ajuster le niveau de la surface de fixation de panneau mural dudit barreau, le fond dudit élément tubulaire comportant sur sa face interne un ca- non (17a) de passage central en saillie pour la réception d'un clou et un élément de boulonnage polygonal (18a) entourant le pourtour dudit canon de passage. 4.- Procédé selon l'une quelconque des revendications I à 3, caractérisé en ce que des trous (21) sont percés dans le panneau mural (2) pour permettre d'injecter une matière isolante telle qu'une matière plastique cellulaire ou analo- gue afin de remplir l'espace compris entre le mur (W) et le panneau mural pour former une couche isolante (3). 5.- Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que le dos du panneau mural (1) est imperméabilisé. 6.- Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que chaque douille (12) desdits moyens de fixation de panneau mural est fixée au mur (W) au moyen d'un clou ou d'un agent adhésif. 7.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le mur (W) est en béton et en ce que les douilles des moyens (1) de fixation de panneau mural sont répartis et disposés à intervalle prédéterminé au moment de la construction dudit corps de mur.