1.- 2120129 La présente invention concerne un amortisseur de vibrations destiné à être utilisé comme amortisseur de chocs et comme pot de suspension s1appliquant avec avantage à des véhicules automobiles ou ferroviaires,, 5 le but essentiel de l'invention est de créer un mécanisme d'amortissement de vibrations du type ci-dessus, utilisable de manière à la fois hydraulique et pneumatique, dans lequel un gaz sous haute pression est enfermé de façon étanche dans le mécanisme, et dans lequel on fait particulièrement attention à éviter les fuites du gaz scellé ou de 1'-10 air scellé, de l'intérieur vers l'extérieur du mécanisme» Un autre but de l'invention est de créer un mécanisme efficace d'amortissement de vibrations, présentant des performances d'amortissement très stables et des performances de dissipation de chaleur efficaces. 15 A cet effet, l'invention concer ne un amortisseur de vibrations destiné à être utilisé comme ab-sorbeur de chocs et comme pot de suspension sur un véhicule automobile ou ferroviaire, amortisseur caractérisé en ce qu'il comprend un cylindre contenant un liquide d'amortissement, un pis-20 ton monté de manière à glisser dans ledit cylindre pour diviser l'intérieur dudit cylindre en une première chambre de pression et une seconde chambre de pression, une tige de piston creuse fixée rigidement au dit piston par son extrémité inférieure, l'intérieur de ladite tige de piston creuse étant maintenu ouvert 25 dans ladite seconde chambre de pression, la partie inférieure de l'espace intérieur constituant une chambre de liquide, des moyens de passage de communication destinés à établir la communication du fluide entre la partie supérieure de ladite première chambre de pression et ladite chambre de liquide ou ladite se-30 conde chambre, les dits moyens de passage de communication possédant en soi une caractéristique de limitation de débit et, par conséquent, d'amortissement de vibrations, la partie supérieure de l'intérieur de ladite tige de piston creux constituant une chambre à gaz ou à air sous haute pression, 35 D'autres caractéristiques et autres avantages de l'invention apparaîtront mieux à la lecture de la description détaillée qui suit de formes de réalisation conformes à l'invention, représentées à titre d'exemples non li-40 mitatifs sur les figures ci-jointes, dans lesquelles : 71 ^7394 2.- 2120129 - la figure 1 est "une vue en coupe axiale d'une première ou principale forme de réalisation de l'invention, - la figure 1A et la figure 1B 5 sont des vues agrandies de certaines parties de la première forme de réalisation représentée sur la figure 1, - la figure 2 est une vue de détail agrandie, en coupe, de la partie supérieure de la première forme de réalisation, lorsque celle-ci, toutefois, est munie 10 d'un système de soupape d'admission ou d'échappement de gaz ou d'huile. - les figures 3, 4 et 5 sont des vues semblables à celle de la figure 1, montrant toutefois des modifications respectives par rapport à la première forme de 15 réalisation, En se référant maintenant aux figures ci-jointes, on trouve décrit en détail dans ce qui suit, un certain nombre de réalisations préférées de l'invention. Sur la figure 1 la référence 1 20 désigne un cylindre fixe dressé verticalement, contenant, à l'intérieur, un liquide incompressible, tel que de l'huile ou analogue, comme cela sera décrit plus particulièrement ci-après. Un piston 2 vient glisser de façon étahche dans le cylindre 1 et sépare l'intérieur de celui-25 ci en une chambre de pression supérieure "A" et une chambre de pression inférieure "B", le cylindre étant ouvert à son extrémité supérieure et fermé à son extrémité inférieure 1a. Une tige de piston 3, représentée en partie seulement, possède, à son extrémité inférieure, une 30 partie creuse 3a qui pénètre à l'intérieur du cylindre 1 et se trouve reliée de façon fixe, à son extrémité inférieure, au piston 2 par une liaison à vis 100. Un joint étanche à la poussière 4 est constitué par un matériau élastique, tel qu'un caoutchouc 35 plastique mou ou analogue, fixé par un anneau de métal 8 et inséré à l1extrémité supérieure du cylindre 1, entre ce dernier et la partie de tige creuse 3a, et maintenu en place par sa propre élasticité, afin d'empêcher que des matières étrangères pénètrent de l'extérieur vers l'intérieur du cylindre. 40 le nombre 5 désigne une garni 71 3.- 2120129 ture de joint étanche, en matériau à base de caoutchouc souple ou analogue, maintenu en place de manière étanche, juste au-dessous du joint étanche à la poussière 4 et entre le cylindre 1 et la partie de tige creuse 3a, afin d'empêcher que de l'hui-5 le s'échappe de l'intérieur du cylindre 1 vers l'extérieur. Juste au-dessous de la garniture de joint étanche 5, on a prévu un anneau de guidage 6 placé entre le cylindre 1 et la partie de tige creuse 3a, afin de guider effectivement le mouvement de glissement de la tige 3. 10 Pour fixer en place le joint é- tanche à la poussière 4, on a prévu des pinces de pression à.ressort 101 et 102 ,comme on le voit très clairement sur la figure 1A. Pour retenir l'anneau de guidage 6, on a prévu une pince à ressort 9, comme on le voit clairement sur cette figure 1A. 15 l'anneau de guidage 6 porte une partie en creux de manière à former une cavité d'anneau 7 maintenue en communication de fluide, par -une petite trouée prévue entre la partie de tige creuse 3a et l'anneau de guidage 6, avec la chambre de pression "A" définie par les éléments 1, 2, 20 3 et 6, remplis d'huile. On voit, par conséquent, d'après ce qui précède, que l'ensemble constitué essentiellement par les éléments 4, 5, 6 et 8 fournit à l'extrémité supérieure ouverte du cylindre 1 vin moyen efficace de guidage et de joint étanche de la partie de tige creuse glissante 3a. 25 le piston 2 porte vin grand alésa ge en son centre et dans le même axe qu'une ouverture de passage 10 dont l'extrémité supérieure débouche à l'intérieur de la partie de tige creuse 3a et dont l'extrémité inférieure débouche dans la chambre à huile inférieure "B". l'intérieur de la 30 tige creuse est divisé en une chambre à huile inférieure "C" et une chambre à gaz supérieure "D", comme on peut le voir sur les figures, la pression du gaz contenu dans la chambre "D" peut atteindre 30 à 35 kg/cm.2 par exemple. le piston 2 est muni d'un cer-35 tain nombre d'ouvertures axiales de passage d'huile 11 disposées concentriquement, afin de permettre, quand cela est nécessaire, la communication du fluide entre les chambres "B" et "A". Chacune de ces ouvertures de passage 11, dont l'une seulement d'entre elles est représentée, est agrandie dans la partie inter-40 médiaire entre ses deux extrémités, de manière à former une cham 71 kl 394 4.- 2120129 bre de soupape 113, dans laquelle sont prévus une soupape de retenue 12 et un ressort de soupape 13 destinés à ne permettre qu'un seul sens de circulation d'huile entre la chambre à huile supérieure "A" et la chambre à huile inférieure "B". Un certain nom-5 bre d'ouvertures de passage semblables 14, dont l'une seulement d'entre elles est représentée, sont prévues dans l'axe du piston 2, une chambre de soupape 116 étant formée de la mêâie façon entre les extrémités supérieure et inférieure de chacune de ces ouvertures de passage 14» La chambre de soupape 116 contient une sou-10 pape de retenue 15 et un ressort de soupape 16 destinés à ne permettre qu'un seul sens de circulation d'huile pour revenir inversement de la chambre à huile inférieure "B" à la chambre à huile supérieure "A". L'ensemble de soupape,comprenant 15 l'ouverture de passage 11, la soupape de retenue 12 et son ressort 13, sert de premier moyen générateur de force d'amortissement pendant le mouvement vers le haut du piston 2, en cas de coup d'expansion télescopique de tout l'ensemble d'amortisseur, en fournissant, pour cela, une force importante de résistance ou 20 d'amortissement à l'huile circulant de la chambre "A" à la chambre "B". De la même façon, l'ensemble de soupape ,comprenant l'ouverture de passage 14, la soupape de retenue 15 et son ressort 16, sert de second moyen générateur de force d'amortissement pendant le mouvement vers le bas du piston 2 en cas de 25 coup de contraction télescopique de tout l'ensemble d'amortisseur, en fournissant pour cela une force importante de résistance ou d'amortissement à l'huile circulant en sens inverse» Bien que,dans ce qui précède, on ait représenté et décrit des moyens d'amortissement de type 30 à soupape de retenue, dont le choix est particulier, on peut remplacer ces moyens par un nombre correspondant de moyens à orifices réducteurs de débit. Comme autre variante, on peut-prévoir des moyens à soupape de retenue ou analogue, ou des moyens à. réduction ou à amortissement de débit, entre les cham-35 bres "A" et "C", à la place de ceux prévus entre les chambres "A" et "B". Comme autre variante encore, le passage central 10 peut être fermé et les moyens d'amortissement indiqués ci-dessus peuvent être prévus à travers la fermeture, non représentée, pour obtenir le même résultat» 40 Dans une position intermédiaire 71 47394 5.- 2120129 entre les extrémités supérieure et inférieure de la partie de tige creuse 3a, et sur sa surface de pourtour extérieure, on a prévu une pièce 17 de rebord circulaire montée fixe, ou tout autre moyen de fixation classique, cette pièce servant de butée 5 quand la tige 3 a atteint sa position d'extension maximale permise vers le haut, la surface supérieure 17a de cette butée venant en contact avec la surface inférieure 6a de l'anneau de guidage 6. Le nombre 18 désigne un tube de 10 communication contenu dans la zone intérieure commune de la partie de tige creuse 3a et du piston 2. L'extrémité supérieure 18b de ce tube 18 traverse de façon fixe la paroi de la tige creuse à un niveau légèrement plus élevé que le rebord annulaire 17, et débouche dans la chambre de pression "A" en forme d'anneau, 15 tandis que l'extrémité inférieure 18c de ce tube 18 débouche à l'intérieur du passage central 10. Ainsi, comme on peut le voir, la position dans l'espace de l'ouverture de tube supérieure 18b varie avec le mouvement de l'ensemble de tige de piston 2, 3o Par suite, on voit encore que ladite ouverture supérieure 18b 20 peut être mise en communication de fluide avec la partie supérieure de la chambre "A", ou même avec l'èspace d'anneau 7 communiquant avec celle-ci, quand l'ensemble de tige et piston atteint l'extrémité supérieure de sa course. L'ouverture inférieure 18c du dit 25 tube de communication 18 peut être modifiée jusqu'à ce que son orifice 18a soit relié à la chambre de liquide centrale "0" ou à la chambre d'huile inférieure 11 B". Le nombre 19 désigne un couvercle en forme de gobelet allongé relié de façon fixe à l'extrémi-30 té supérieure fermée de la partie de tige creuse 3a, et un élé- . ment de coussinet 20 est fixé à la partie réduite, rigide, qui dépasse, 3b, de ladite partie 3a. On peut donc voir que la tige 3 est essentiellement constituée par les deux parties 3a et 3b. Pour attacher de façon fixe l'élément de coussinet 20- consis-35 tant comme on le voit en deux parties correspondantes 20a et 20b, on a prévu une rondelle 21 et un écrou 22 qu'on serre en le vissant sur la partie mâle filetée de la partie de tige qui dépasse 3b. Le nombre 23 désigne une partie du châssis du véhicule qui se trouve pincée de manière élastique entre les éléments de 40 coussinet 20a et 20b de façon à assurer le montage de l'ensemble 71 47394 6.- 2120129 de tige de piston. L'extrémité fermée 1a du fond du cylindre 1 est fixée à un élément de fixation 24 ayant, de préférence, la forme d'un anneau, comme cela est représenté, et 5 cette fixation est faite par soudure ou par tout autre moyen de fixation classique. Cet élément de fixation 24 est relié de façon fixe à une monture de pivot, non représentée» Tout 1'ensemble décrit et représenté jusqu'ici peut être utilisé comme amortisseur de chocs, 10 ou comme suspension de véhicule, suivant les cas» Maintenant on va décrire en détail dans ce qui suit, le fonctionnement de l'amortisseur de chocs ou de la suspension de véhicule présentant la structure ci-dessus. 15 Quand le véhicule est à l'arrêt, le piston 2 se trouve en position neutre ou intermédiaire à l'intérieur du cylindre 1. De cette façon, l'ensemble du mécanisme supporte le poids appliqué par le châssis. Cette charge peut être naturellement réduite quand le mécanisme est muni d'un ressort 20 de suspension mécanique ou pneumatique, non représenté, fixé au mécanisme. Sous l'effet de la pression de gaz exercée par le gaz ou l'air, sous haute pression, contenu dans la chambre centrale "D", l'ensemble de tige et piston 2, 3 25 se trouve poussé à se déplacer vers le haut par une certaine force dirigée vers le haut, comme cela est indiqué de manière simplifiée et schématique par une flèche "W", afin de supporter la masse de châssis appliquée. On suppose maintenant que le 30 piston 2 se trouve dans sa position neutre et que la pression de gaz dans la chambre à gaz HDW à ce stade est "P% ladite force W poussant dans le sens de l'extension peut alors se calculer par les formules suivantes (1) et (2) : ^ ~ Yo^l -g"d^s * P° ^ if ^ W = j d2p (2) dans lesquelles : V0 désigne le volume de gaz contenu dans la chambre "D" quand le piston est détendu au maximum de sa course; 40 P0 désigne la pression de gaz correspondante 35 71 47394 7.- 2120129 S désigne l'amplitude de déformation maximum mesurée entre ladite position de course maximum et la position neutre, d désigne le diamètre extérieur de la partie de tige de piston creux 3a. 5 Comme on l'a indiqué plus haut, la charge appliquée par le châssis est supportée par cette force W poussant en extension. Comme cela est bien connu, on désire maintenir la hauteur du châssis au-dessus de la surface 10 du sol à un niveau aussi constant que possible, sans avoir à tenir compte de l'augmentation ou de la diminution de charge d'un côté ou de l'autre du châssis. Grâce à l'utilisation du mécanisme correspondant à cette invention, la hauteur constante voulue du châssis peut être très facilement obtenue en faisant varier 15 ladite force W poussant en extension. Cette caractéristique sera décrite plus en détail dans ce qui suit. On suppose, d'autre part, que quand le véhicule reste à l'arrêt et que la charge ou le poids du châssis s'accroît d'une quantité et que la pression de gaz 20 dans la chambre "D" s'accroît de , on a alors ï W1 Î) = -far Dans ces conditions, l'augmentation de poids du châssis est prise en charge par l'augmenta— 25 tion de pression P^, de cette façon, la hauteur du châssis, lorsque le véhicule reste à l'arrêt, n'est pas modifiée. Au contraire, quand le poids du châssis est réduit de W£, le véhicule restant à l'arrêt, la pression de gaz régnant dans la chambre "D" est réduite de Pg et se 30 calcule par la formule suivante : P, = —Ma (4) 2 Tf a2 W La hauteur du châssis à l'arrêt 35 n'est pas modifiée. Sur la figure 2 est représentée, de façon simplement schématique, une réalisation d'un appareil permettant le réglage de la hauteur du châssis par modification de la pression de gaz dans la chambre "D". 40 Sur la figure 2, le nombre 33 71 47394 8.- 2120129 désigne la conduite de réglage de pression de gaz qui a été percée axialement au centre de la partie de tige qui dépasse 3b, et 34, 35 représentent deux éléments de corps de soupape mutuellement et mécaniquement couplés de manière à former un ensemble 5 de corps percé axialement d'un passage de fluide 36 destiné à faire entrer le gaz ou l'huile dans ladite chambre "D" par ladite conduite 33. L'ensemble de corps de soupape 34, 35 est maih-tenu solidement en position par vissage en 105. La conduite 33 est scellée par 10 rapport à l'extérieur grâce à une enveloppe de joint étanche qui se trouve, comme on le voit, maintenue en position sur le pourtour extérieur de l'élément de corps de soupape creux inférieur 35, et contre un épaulement 106 formé sur la paroi du trou axial de la partie de tige qui dépasse 3b. 15 Le nombre 37 désigne une tige de soupape dont 1'extrémité du bas est fixée à un disque de soupape 38 portant de façon fixe un élément de joint élastique 38a, ce dernier assurant normalement le joint étanche du siège de soupape 35b formé à l'extrémité inférieure de l'élément de corps 20 de soupape inférieur 35. La tige de soupape 37 peut se déplacer dans l'axe du passage de fluide 36, et l'extrémité supérieure de ladite tige fait saillie hors de l'intérieur de l'élément de corps de soupape supérieur 34. Un ressort de compression 25 39 est prévu et comprimé entre l'élément de corps de soupape in* férieur 35 et l'élément de butée 37a fixé à ladite tige 37 de façon que le disque de soupape 38, ainsi que l'élément de joint 38a, soient maintenus en place élastiquement et normalement en position de fermeture de la soupape, comme cela est représenté, afin 30 de fermer le passage 36 à cet endroit. Un adaptateur de tuyau de pression, de forme classique, muni d'un poussoir à commande manuelle est fixé de façon à pouvoir glisser sur 1'extrémité supérieure filetée de la partie de tige qui dépasse 3b. En actionnant à 35 la main le poussoir de façon qu'il vienne en contact avec la tête agrandie de la tige de soupape 37 qui se trouve ainsi enfoncée vers le bas pour permettre l'entrée du courant de gaz haute pression venant d'un réservoir de gaz ou d'air à une pression d'environ 40 kg/cm^ par exemple. Par cette opération, le disque 40 de soupape 38, ainsi que l'élément de joint 38a reculent vers le 71 4739^ 9.- 2120129 bas en s*écartant du contact avec le siège de soupape 35b de façon que le courant de gaz haute pression ainsi introduit soit amené, par la conduite 33, dans la chambre à gaz "D" afin d'augmenter la pression régnant à l'intérieur. 5 Dans une autre variante, quand on désire réduire la pression de gaz régnant dans la chambre "D", on détache le réservoir de gaz ou d'air, non représenté, de l'autre extrémité dudit tuyau d'arrivée et l'on manipule ensuite le poussoir, non représenté, de façon à ouvrir de nouveau la 10 soupape en 38, 38a par rapport au siège de soupape 35b» Le courant de gaz voit ainsi son sens inversé et, par suite, la quantité désirée de gaz sous pression peut être évacuée de la chambre à gaz "D". Quand l'occasion se présente, on -15 peut introduire de l'huile dans la chambre à huile "G" en passant par la chambre à gaz "D" et en la faisant circuler sensiblement après le processus ci-dessus. Quand on évacue l'huile de l'intérieur de l'amortisseur de chocs, dans des proportions désirées, l'amortisseur est déjà placé en position inverse0 20 En adoptant l'un quelconque des processus ci-dessus, on peut modifier, à volonté, la courbe caractéristique W-S de l'amortisseur de chocs. Bien entendu, 3 désigne la charge. Quand le véhicule est en mouve-25 ment et que le châssis oscille de haut en bas, l'amortisseur de chocs est soumis, à certains moments, à l'effet d'une vibration d'extension. Dans ce cas, le piston 2 s'élève dans le cylindre 1, de sorte que l'huile dans la chambre "A" se trouve encore plus comprimée, et s'en échappe par l'orifice 18a du trou de 30 communication 18 pour entrer dans l'orifice de passage 10. L'augmentation de pression d'huile dans la chambre "A" ouvre les soupapes de retenue 12 en contrant l'action de leurs ressorts de soupape respectifs 13, et l'huile s'échappe par les passages de calibre réduit 11 ainsi ouverts, pour entrer dans la chambre de 35 pression d'huile "B". La force de résistance ainsi opposée à la circulation de l'huile sert de force d'amortissement des vibrations, de sorte que l'énergie vibratoire du véhicule se trouve ainsi amortie» Dans ce cas la quantité d'huile correspondant au volume qui s'est retiré ou déplacé à cause du mouvement de.re-40 trait de la tige de piston 3 sortant de l'intérieur du cylindre"!, 71 47394 10.- 2120129 se trouve complétée par l'huile venant de la chambre "C" par 1*-orifice de passage 10 ménagé dans la chambre "B". Dans ce cas, le volume effectif de la chambre "D" se trouve soumis à une expansion correspondante et la pression de gaz régnant à l'intérieur 5 s'en trouve diminée corrélativement. Au contraire, quand l'amortisseur de chocs est soumis à un effet de compression par un mouvement de vibration inverse du véhicule, le piston 2 descend dans le cylindre 1 et l'huile se trouvant dans la chambre "B" se trou-10 ve encore plus comprimée, elle tend alors à s'en échapper en partie par l'orifice 18a du tube de communication 18 pour pénétrer dans la chambre "A", grâce à quoi les conduites 14 sont ouvertes en amenant les soupapes de retenue respectives 15 en position ouverte et en contrant ainsi l'action des ressorts de soupape res-15 pectifs 16, Cet effet de réduction du débit ou de résistance à la circulation du fluide, sert d'action d'amortissement, de sorte que 1'énergie vibratoire du véhicule se trouve ainsi partiellement absorbée, et, par conséquent, amortie. La quantité d'huile correspondant 20 à la diminution de volume produite dans le cylindre 1 par le mouvement de pénétration de la tige de piston 3 à l'intérieur du cylindre 1f est évacuée de la chambre "B" par l'orifice de passage 10 pour pénétrer dans la chambre "C", ainsi le volume effectif de la chambre à gaz "D" s'en trouve réduit corrélativement et 25 la pression de gaz régnant à l'intérieur augmente en conséquence. Le tube de communication 18 agit normalement comme une sorte de dispositif générateur de force d'amortissement permettant d'obtenir un passage réducteur de débit d'huile en réponse au mouvement de va et vient de l'ensemble 30 de tige et de piston, et permet, de plus, d'obtenir l'avantage remarquable qui en résulte. Plus particulièrement, quand l'opération d'amortissement de vibrations ci-dessus est obtenue par l'amortisseur de chocs, et quand une partie du gaz sous pres-35 sion de la chambre "D" entre à l'intérieur du cylindre 1, le milieu gazeux à haute pression ainsi entraîné peut s'accumuler à la partie supérieure de la chambre "A". Lorsque l'accumulation de gaz à cet endroit augmente, ce gaz se trouve entraîné à travers de pe-40 tits intervalles situés entre la tige 3 et 1'élément de guidage 71 47394 n 2120129 de tige 6, pour pénétrer dans l'espace d'anneau et s'y accumuler. Lorsqu'on considère cet effet, les enveloppes de joint 5 doivent assurer la fonction d'empêcher les fuites de gaz, au lieu d'assurer une action semblable par rapport à l'huile sous pression, 6 Comme cela est bien connu, un joint étanche à un milieu gazeux est très difficile à réaliser comparativement à un joint étanche à l'huile, et l'on est souvent arrivé à la conclusion, parmi les spécialistes de la question, qu'un joint effectivement étanche à une pression de gaz élevée, de l'ordre de 30 à 40 kg/cm^ 10 était quasi impossible à réaliser en pratique. Le fait de prévoir ledit tube de communication 18 sert à assurer le retour du milieu gazeux haute pression accumulé à la partie supérieure de la chambre "A" ou à l'intérieur de l'espace d'anneau 7? pour le ramener à la chambre à gaz haute pression !,DB! formée à l'inté-15 rieur de la partie de tige creuse 3a de ladite tige de piston 3, De cette façon, toute fuite ou perte d'agent gazeux entre le système amortisseur et l'extérieur, et à travers le joint prévu à l'extrémité supérieure ouverte du cylindre peut être évité de façon parfaite et étonnante grâce à la présente invention, ce 20 qui constitue un progrès technique remarquable. Etant donné que le tube de communication comporte en soi des moyens efficaces d'absorption des vibrations, grâce au fait qu'on établit une communication de fluide réduite entre la chambre à huile "At! et la chambre à huile "C" 25 ou "B", les passages d'huile 11 14, la soupape 12, 15, les ressorts 13, 16 et autres, qui établissent et constituent les moyens générateurs de force d'amortissement, sont des éléments dont on peut se dispenser, si le cas se présente, de façon tout à fait surprenante. Cela constitue, également, vin autre progrès 30 dans la technique des amortisseurs de chocs. Dans la forme de réalisation représentée sur la figure 3, modifiée à partir de celle de la figure 1, la différence réside dans la disposition du tube de communication maintenant désigné par 1180 Les autres éléments ont 35 respectivement la même forme et la même fonction, ou des formes ou des fonctions semblables, de sorte qu'ils ont été repérés respectivement par les mêmes nombres et les mêmes symboles de référence que ceux utilisés dans la réalisation précédente. Dans cette variante, le tube de 40 communication 118 est disposé pour se loger à l'intérieur de la 71 47394 12.- 2120129 chambre "A" et son extrémité supérieure 118b traverse le matériau du rebord annulaire 17 servant de moyens de butée pour l'ensemble de tige et de piston 2, 3, et débouche à la surface supérieure 17a comme représenté. 5 D'autre part, l'extrémité infé rieure 118c dudit tube de communication 118 fait saillie latéralement à partir de la chambre "A" et traverse l'extrémité inférieure de la partie de tige creuse 3a et l'extrémité supérieure du piston 2, pour pénétrer dans l'orifice de passage central 10 10 de celui-ci. Une autre différence encore réside dans le fait qu'on a prévu un ressort de suspension mécanique 25 qui se trouve maintenu en précompression entre une monture de ressort 26 fixée à l'extrémité supérieure creuse de la partie de tige creuse 3a et une monture de ressort inférieure 27 fixée rigidement à 15 l'extrémité inférieure dudit cylindre 1. En raison de ladite monture de ressort supérieure 26 agissant comme une partie de celle qui précède, et qui est représentée en 19 sur la figure 1, la partie restante du couvercle, représentée en 119* est faite dans un matériau élastique tel que du caoutchouc à la place du métal 20 rigide qui était utilisé dans la première réalisation décrite plus haut. En prévoyant ce ressort de suspension 25, le poids du châssis du véhicule appliqué au présent bras de suspension peut être réduit en conséquence, le fonctionnement s'explique de lui-même d'après ce qui précède, sans autre analyse détaillée 25 de la présente réalisation. L'orifice dudit tube de communication 118 est représenté sur la figure 39 en 118a. Dans une autre variante représentée sur la figure 4» la principale différence par rapport à ce qui précède réside essentiellement dans la forme et la dispo-30 sition des moyens de tube de communication. Dans la présente variante, un élément tubulaire 218 est prévu concentriquement à l'intérieur de la partie de tige creuse 3a, un espace en forme d'anneau 218a est formé entre l'élément 218 et la partie de tige creuse 3a, et 35 des moyens d'ouverture de passage 218b sont prévus à l'extrémité supérieure de l'espace d'intervalle 218a à travers la paroi de la partie de tige creuse, afin d'établir la communication du fluide entre la chambre "A" et l'extrémité supérieure de cette dernière qui se trouve fermée par des moyens de joint étanche 40 218d placés entre les parties 3a et 218. 71 47394 13.- 2120129 Ces moyens de joint étanche 218d définissent l'extrémité supérieure de l'espace d'intervalle 218b et empêchent le gaz haute pression régnant dans la chambre "D:) de pénétrer dans l'espace d'intervalle 218b0 Une ouverture de passage 218c au moins est 5 prévue à travers la partie inférieure de la paroi des dits moyens tubulaires 218 afin d'établir la communication du fluide entre ledit espace d'intervalle 218a et la chambre à huile "C" qui se trouve maintenant formée à la partie inférieure du dit élément tubulaire 218. L'extrémité inférieure dudit espace d'intervalle 10 218a est définie par le piston 2. Dans la présente réalisation, la monture de ressort inférieure 27 est placée en un point intermédiaire entre les deux extrémités du cylindre 1, et à la place de l'extrémité inférieure de celui-ci dans le cas de la première 15 modification représentée sur la figure 3, en tenant compte de la forme plus courte du ressort de suspension 25. La monture de ressort supérieure 26 porte un élément de roulement à billes 109 qui comprend une piste inférieure fixe 29, une piste supérieure mobile, et un cer-20 tain nombre de billes de roulement 30 pouvant rouler entre ces pistes. En prévoyant cet élément de roulement à billes 109, on peut faire tourner, par rapport au pot de suspension, les moyens de fixation 31 du pot de suspension xu 25 véhicule, représenté sur la figure 4, de façon à éviter d'appliquer une force de torsion excessive à ce pot» Comme cela est représenté, l'extrémité inférieure du cylindre 1 est reliée rigidement à un élément classique de monture d'axe représenté en 32. La moitié su-30 périeure de l'espace intérieur du dit élément de tube 218 constitue un petit espace de gaz qui fait pratiquement partie de la chambre à gaz "D". La communication de liquide entre les chambres "A" et "C" est obtenue au moyen du passage la-35 téral 218b, de l'espace d'intervalle 218a, et des moyens d'ouverture de passage 218c. La fonction de retour de l'intervalle est assurée par ces moyens. Le fonctionnement global du présent pot de suspension est semblable à celui qui est décrit sur 40 la figure 3. 71 47394 14.- 2120129 Une autre variante encore est représentée sur la figure 5» Dans la présente variante, un ensemble de soupape d'amortissement comprenant une soupape de re-5 tenue 312, un ressort de soupape 313, et un passage de débit limité 318c, semblables aux éléments désignés sur la figure 1 par les nombres 12, 13 et-11, est prévu à l'extrémité inférieure du tube de communication 18 à la place de la première position à l'intérieur du matériau du piston 2. D'autres opérations 10 d'amortissement de liquide et de retour de gaz sont partiellement semblables à celles décrites en se reportant à la figure 1, de sorte qu'une analyse plus poussée n'est pas nécessaire pour comprendre complètement la présente variante» On pourra noter que l'une quel-15 conque des caractéristiques d'une réalisation peut être utilisée dans n'importe quelle autre réalisation, dans la mesure où aucune incompatibilité n'est apportée par cette modification supplémentaire de forme. Les avantages remarquables qu1-20 on peut tirer de l'utilisation de l'une quelconque des précédentes réalisations sont les suivants : 1.- Par l'utilisation d'une tige de piston creuse plus grande, le mécanisme correspondant à la présente invention permet d'obtenir une plus grande rigidité d'- 25 ensemble du mécanisme, 2.- Comme l'air ou le gaz sous haute pression est scellé dans l'espace intérieur creux, cela rend les caractéristiques ou les performances d'amortissement très stables. 30 3.- Grâce à l'utilisation du mo de à tube unique, la structure totale est beaucoup plus économique à fabriquer et présente des performances excellentes de dissipation de chaleur. 4.- La fuite du gaz scellé entre 35 l'intérieur et l'extérieur du mécanisme peut être complètement évit ée. 5.- Le fait de prévoir les moyens à soupapes permet de modifier e% de régler à volonté -la courbe W-S de façon très simple, 40 Bien entendu, l'invention n' 71 47394 15.- 2120129 est pas limitée aux exemples de réai-lisation ci-dessus décrits et représentés, à partir desquels on pourra prévoir d'autres modes et d'autres formes de réalisation, sans pour cela sortir du cadre de l'invention. 71 kl39h 16.- 2120129 REVENDICATIONS 1.- Amortisseur de vibrations destiné à être utilisé comme absorbera* de chocs et comme pot de suspension sur un véhicule automobile'ou ferroviaire, amortis- 5 seur caractérisé en ce qu'il comprend un cylindre contenant un liquide d'amortissement, un piston monté de manière à glisser dans ledit cylindre pour diviser l'intérieur dudit cylindre en une première chambre de pression et une seconde chambre de pression, une tige de piston creuse fixée rigidement au dit piston 10 par son extrémité inférieure, l'intérieur de ladite tige de piston creuse étant maintenu ouvert dans ladite seconde chambre de pression, la partie inférieure de l'espace intérieur constituant une chambre de liquide, des moyens de passage de communication destinés à établir la communication du fluide entre la 15 partie supérieure de ladite première chambre de pression et ladite chambre de liquide ou ladite seconde chambre, les dits moyens de passage de co^miiunication possédant en soi unecaracté-ristique de limitation de débit et, par conséquent, d'amortissement de vibrations, la partie supérieure de l'intérieur de la- 20 dite tige de piston creux; constituant une chambre à gaz ou à air sous haute pression. 2.- Amortisseur de vibrations selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit passage de communication est muni de générateurs de force d'amortissement 25 (organes de laminage) ne permettant qu'une circulation liquide unidirectionnelle de la première chambre de pression à la chambre de liquide ou à la seconde chambre de pression. 3.- Amortisseur de vibrations selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'à la partie su- 30 périeure de ladite tige de piston on a prévu des moyens de soupape de réglage de pression de gaz par réduction ou augmentation de la quantité de gaz ou d'air scellée. 4.- Amortisseur de vibrations selon la revendication 1, caractérisé en ce qu' on a prévu des 35 soupapes de réglage à l'extrémité supérieure de la tige pour assurer la régulation de la pression et du volume du gaz scellé.