La présente invention concerne un nouveau matériau utilisable pour la fabrication de papiers, cartons et articles similaires. Elle concerne également un procédé pour l'obtentiond'un tel matériau ainsi que les articles réalisés à partir de ce matériau. Dans la suite de la description, le matériau selon l'invention sera désigné par l'expression "charge fibreuse" et l'on utilisera le terme "papier" pour désigner les articles réalisés à partir de ce matériau, étant bien entendu que ce terme "papier11 n'est pas pris dans son sens étroit, mais englobe l'ensemble des articles obtenus a partir d'une dispersion aqueuse de fibres contenant au moins une partie de charges fibreuses selon l'invention. Pour mémoire, on rappellera que la technique de fabrication du papier consiste à disperser dans l'eau des fibres et des additifs divers, à égoutter la suspension ainsi obtenue sur une toile filtrante pour en faire une feuille humide qui, aprèspressage et sécha go donne la feuille de papier proprement dite, formée d-'un réseau fibreux solide et cohérent. Les additifs introduits dans la suspension fibreuse peuvent constituer jusqu'à trente à quarante pour cent (30 à 40 8) du poids du papier. Ils sont destinés à améliorer certaines de ses caractéristiques (blancheur, opacité, toucher, etc.) suivant l'usage auquel le papier est destiné. Dans certains cas, ils permettent,en outre, d'abaisser le prix de revient du papier. Ainsi, pour augmenter l'opacité, on a proposé d'incorporer dans la pâte de fines particules de formes et/ou de dimensions différentes ayant des indices de réfraction différents. Par ailleurs, on a également proposé pour augmenter le volume massique et, par suite, l'opacité du papier, d'incorporer comme charges des micro mousses renfermant des bulles d'air. Cependant, l'incorporation de charges dans le papier présente un certain nombre de difficultés. En effet, les charges papetieres doivent présenter un certain nombre de propriétés, notamment un bon pouvoir de dispersion dans l'eau, une bonne aptitude à se mélanger aux fibres de façon homogène et une bonne aptitude à être retenues dans le réseau fibreux lors de la formation de la feuille. Cette rétention est due à des processus soit chimiques, soit physiques ou mécaniques. Il est également connu, d'après le brevet français 1.496.935, de fabriquer des panneaux isolants, en utilisant la technique pape trière, au moyen d'une composition contenant trente(30) à soixante dix pour cent (70 t) en poids de déchets de mousses dures ou molles, dix (10) à quarante pour cent (40 %) en poids de fibres de cellulosiques,et trois (3) à trente pour cent (30 t) en poids de liant résineux. Selon cette technique, on mélange les déchets broyés de mousse avec les autres constituants destinés à former la feuille isolante, puis on transforme ce mélange en panneau de manière classique selon la technique papetière. Un tel procédé, bien qu'utilisant le processus de formation d'une feuille par voie humide,ne peut pas être utilisé pour réaliser des papiers ou cartons classiques, tels que des papiers pour impression écriture, des cartons pour emballage, etc.. I1 est surtout utilisé afin de conserver le pouvoir isolant de la mousse tout en luicommuniquant, par addition de fibres cellulosiques, des propriétés de souplesse et de résistance qu'elle ne possède pas par elle-même. Un tel procédé, appliqué à la fabrication de papiers ou de cartons classiques, serait très difficile à mettre en oeuvre du fait que les alvéoles remplies d'air que présentent les particules de mousse rendent difficile leur mise en suspension dans l'eau et leur répartition homogène dans le produit fini. Par ailleurs, il a été proposé dans le brevet américain n2 3 630 820 de déchiqueter à sec, au moyen d'un broyeur, des billes de polystyrène expansé. Par ce procédé, on fragmente les billes et on ouvre un certain nombre de cellules de constitution du polystyrène expansé. Ces fragments de billes de polystyrène expansé sont mélangés à un mortier pour former un béton léger. Du fait que le but recherché est d'obtenir un béton plus léger que le béton normal, les fragments de billes doivent comporter un certain nombre d'alvéo- les fermées. Par suite, comme dans le brevet français n-O 1 496 935 précité, ces particules sont difficiles à mettre en suspension et à répartir de façon homogène et ne peuvent en aucun cas titre utilises comme charges pour la fabrication d'un papier. De plus, le procédé de déchiquetage à sec employé pour fragmenter les billes de polystyrène serait inapte à ltouverture de la majorité des cellules et à la fibrillation de leurs parois, en raison notamment de l'échauffement au broyage qui entrain le ramollissement, voire même une fusion partielle du polystyrene. Or, on a trouvé, et c'est ce qui fait l'objet de la présente invention, une nouvelle charge fibreuse qui présente des caractér ristiques telles qu'elle peut être incorporée facilement lors de la fabrication d'une feuille papetière, cette charge communiquant en outre au papier réalisé des propriétés avantageuses, voire même inattendues, variablés suivant le pourcentage de charges entrant dans la composition papetière. De plus, on a constate que l'incorporation de ces charges facilitait dans certains cas, le processus de fabrication en favorisant l'élimination de l'eau de la suspension. Enfin, le taux de rEten- tion de ces charges dans le papier fini est particulièrement avantageux. Les nouvelles charges fibreuses selon l'invention se racté- risent par le fait qu'elles sont à base de polystyrène et qu'elles se présentent sous la forme de particules sans forme définie, lesdites particules comportant une pluralité de membranes élémentaires fibrillées, de dimensions et de formes irrégulières, disposées au hasard dans les trois dimensions les unes par rapport aux autres, lesdites membranes fibrillées étant reliées à une arête centrale commune, de longueur variable, constituée par une succession de segments reliés les uns aux autres, et disposés également au hasard dans les trois dimensions. On a constaté que les charges fibreuses selon l'invention retiennent très bien l'eau et qu'elles peuvent se mélanger de façon homogène et en toutesproportions avec les suspensions aqueuses de fibres cellulosiques, artificielles ou synthétiques ainsi qu'aux additifs (charges, adjuvants, colle, etc.) classiques utilisés lors de la fabrication du papier et enfin qu'elles présentent un bon pouvoir de feutrage permettant une bonne liaison avec les fibres de cellulose. La grosseur des charges fibreuses selon l'invention est varia 'e et peut aller de moins de un micron () à environ cent cin ç ante microns (150/e) avec cependant une majorité de particules G ant une grosseur comprise entre un micron et vingt microns (pet 20Y), Ces charges présentent les caractéristiques suivantes - une densité apparente voisine de zéro virgule zéro cinq kilogramme par décimètre cube (0,05 kg/dm ) et une densité réelle voisine de un (1) et en général comprise entre (1) et un virgule zéro cinq (1,05), - une grande surface spécifique, - et, bien qu'elles soient constituées d'une matière hydropho be, elles peuvent, du fait de leur structure tridimensionnelle par ticulière, retenir jusqu a vingt grammes (20 g) d'eau par gramme de matière, eau qui peut ensuite être éliminée facilement. L'invention concerne également un procédé d'obtention de ces charges fibreuses, ce procédé consistant schématiquement à déchi queter des déchets ou des billes de polystyrène expansé et étant caractérisé par le fait que lors du déchiquetage on provoque l'ou verture et l'éclatement de la majorité des cellules des fragments de polystyrène expansé et que l'on fibrille les parois des cellules ainsi ouvertes qui se présentent alors sous forme de membranes fibrillées Selon l'invention, on ouvre plus de quatre vingt dix pour cent (90 %) des cellules de polystyrène expansé, de préférence quatre vingt dix neuf à cent pour cent (99 à 100 %) desdites cellules. Comme dit précédemment, les charges fibreuses selon l'inven- tion sont de dimension variable, le nombre de particules de charge obtenu à partir d'un gramme de polystyrène expansé variant selon les conditions opératoires. De préférence, la mise en oeuvre du procédé selon l'invention sera effectuée mécaniquement en milieu aqueux. On a constaté que l'on obtenait de très bons résultats en utilisant pour la prépara tion des charges fibreuses, un raffineur ou un désintégrateur à dis ques utilisé de manière classique dans l'industrie papetière pour raffiner les fibres cellulosiques. Comme dispositifs convenant particulièrement bien, on peut citer les raffineurs à disques comportant un disque-fixe et un disque rotatif dont l'entrefer entre les disques est réglable et dans lesquels la matière est amenée par l'axe du disque fixe. Comme déjà dit, l'invention couvre également les papiers, car tons ou articles similaires contenant des charges fibreuses selon l'invention. On a constaté que, suivant la proportion de charges fibreuses dans la composition destinée à former le papier, il était possible d'améliorer certaines qualités de ces articles, par exemple le vo lume massique, l'opacité, et/ou de leur communiquer des propriétés particulières, par exemple la possibilité d'être thermoscellés ou thermoformés. Enfin, le processus de fabrication du papier, lorsque l'on incorpore de telles charges fibreuses, est facilité, notamment en ce qui concerne l'opération de séchage. En effet, contrairement à ce qui se passe lorsqu'on emploie des charges minérales ou organiques habituelles, l'égouttage de la feuille humide est grandement amélioré, les charges selon l'invention présentant, comme dit précedemment,une très bonne égouttabilité. En général, on incorporera selon l'invention dix à trente pour cent (10 à 30 %) en poids de charges fibreuses par rapport au poids total de matières sèches. I1 est évident que ceci n'est pas limitatif et que l'on peut, si on le désire, réaliser des articles contenant moins de dix pour cent (10 %) ou plus de trente pour cent (30 %) de charges selon 1' invention. L'invention sera cependant mieux comprise grâce à la suite de la description dans laquelle on donnera à titre illustratif mais non limitatif, d'une part un exemple de réalisation de charges fibreuses, et d'autre part, des exemples de mise en oeuvre de telles charges pour la réalisation d'articles papetiers ou similaires. Ces exemples sont illustrés par les schémas annexés dans les quels - les figures 1 et 2 illustrent schématiquement le principe d'un dispositif qui convient particulierement bien à l'obtention des charges fibreuses selon l'invention, - les figures 3, 4 et 5 montrent schématiquement les diffe- rentes phases du processus d'obtention des charges fibreuses, la figure 5 montrant la structure finale de telles charges. Ainsi que cela est illustré par les figures 1, 2, 3, 4 et 5, les charges fibreuses selon l'invention sont réaliées de a ma nière suivante. On alimente un raffineur à disques, tel que celui illustré par la figure 1, avec des déchets ou des billes de polystyrène expansé. Ce dispositif comporte essentiellement - une trémie d'alimentation 1, munie éventuellement d'un agitateur, - un disque fixe 2 monté sur un arbre creux 3 à l'intérieur duquel est disposée une vis sans fin rotative 4 qui entraîne la matière provenant de la trémie 1, - un disque rotatif 5 entraîné par un moteur non représenté, - un carter 6 comportant un orifice de sortie 7. Les disques 2 et 5, représentés schématiquement en vue de face à la figure 2, sont des disques classiques qui comportent des parties en relief 9 fermées à leur periphérie. . et leur écarte- ment peut être réglé. En général, pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, l'écartement sera réglé au minimum, les deux disques venant à l'affleurement. Les charges fibreuses selon l'invention sont obtenues de la manière suivante. On alimente la trémie 1 avec des billes de polystyrène et de l'eau. Les billes en suspension aqueuse sont entraînées par la vis sans fin 4 et par 1 t eau et débouchent dans le centre du disque fixe 2. Elles sont alors forcées entre le disque fixe 2 et le disque rotatif 5 et, par friction entre ces disques, elles sont fractionnées en particules qui sont entraînées vers la périphérie des disques et enfin évacuées par l'orifice de sortie 7. Lors de leur passage entre les disques, les cellules des particules de polystyrène. expansé sont ouvertes, éclatées, et les parois déchiquetées sous forme de membranes fibrillées. Eventuellement, si cela est nécessaire, on peut effectuer plusieurs passages, par exemple trois ou quatre en rapprochant si nE- cessaire les disques à chaque passage. On obtient des charges fibreuses composées d'éléments très fins, de grosseur pouvant aller de moins de un micron (Qu) à cent cinquante microns (150t), la grosseur moyenne des charges étant comprise entre un micron (ly) et vingt microns (20*d et l'épais- seur des membranes et des arêtes comprise entre zéro virgule un micron (O,2y) et zéro virgule deux microns (0,2v). Si nécessaire, on peut effectuer un classage des charges pour les trier suivant leur grosseur. Ces charges fibreuses ainsi que cela est représenté à la figure 5, se présentent sous la forme de particules dont deux sont schématisées sur cette figure. Ces particules, sans forme particulière définie, présentent une pluralité de membranes élémentaires fibrillées 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, de formes et de dimensions irrégulières, disposées au hasard dans les trois dimensions les unes par rapport aux autres, lesdites membranes étant reliées à une arête centrale, de longueur variable selon les particules, et constituéepar une succession de segments 21, 22, 23 et 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30, disposés également au hasard dans les trois dimensions. Les différents stades de formation de ces charges fibreuses sont schématiEées par les figures 3 et 4, la figure 3 montrant un fragment de polystyrène expansé, comportant une pluralité d'alveo- les 31 et 32, etc., et la figure 4 montrant l'éclatement et l'ou- verture de ces alvéoles lors du passage entre les disques. Comme dit précédemment, les charges fibreuses ont des dimension et des formes variables. La densité réelle d'une particule élémentaire de charge fibreuse est environ de un virgule zéro cinq kilogramme par décimètre cube (1,03 kg/dm3). Par ailleurs, ce materiau occupe un volume important dans l'espace et un ensemble de particules de charge fibreuse à une densité apparente inférieure à zéro virgule zéro trois kilogramme par décimètre cube ( Ces charges fibreuses sont bien mouillées par l'eau et se dispersent de-façon homogène sous une agitation modérée. La concentration des charges saturées d'eau est d'environ cinquante cinq grammes par litre (55 g/l), c'est-à-dire comparable à- la concentration maximum à laquelle sont véhiculées les fibres cellulosiques en tête des circuits de fabrication. Ces charges se mélangent donc de façon homogène en toutes proportions aux fibres cellulosiques, artificielles ou synthétiques ainsi qu'aux charges minérales. Or. peut encore faciliter la dispersion dans l'eau de ce produit par adjonction d'un agent tensio-actif et d'un anti-statique. Ces charges conviennent particulièrement bien à la fabrication de papiers, cartons ou articles similaires. Les avantages qu'elles apportent apparaîtront cependant plus clairement grâce aux exemples i-après. EXB4PLE 1 : Conformément à l'invention, on réalise une charge fibreuse à partir de billes de polystyrène expansé que l'on traite dans un raffineur à disques de laboratoire SPROUT-WALDRON dans les conditions suivantes - disques n C 2976, - nombre de passages 4, - serrage affleurage, - débits .............. premier passage : trois virgule cinq kilogrammes par heure (3,5 kg/h) à une concentration de quatre grammespar litre aUt-r-es passage : dix kilogrammes par heure (10 kg/h) à une concentration de dix grammes par litre (10 a/l). On obtient un ensemble de charges fibreuses composé d'élé ments très fins d'une dimension inférieur à un micron (1F0, d'éléments fins de un ( à vingt (20) microns, et d'éléments grossiers de vingt (20 à cent cinquante microns (15C). L'épaisseur des membranes des charges est de zéro virgule un 10,1) à zéro virgule deux micron (0,2P). La matière ainsi obtenue est classée à l'aide d'un classeur rotatif de laboratoire AUXIMECA équipé d'une grille perforée sur laquelle a été fixée une toile métallique de cinq dixièmes (5/10) de vide de maille, de maniere à éliminer les éléments grossiers. Le rendement du classage est d'environ quatre vingts pour cent (80 %) en poids. Par ailleurs, on. met en suspension de manière classique une composition fibreuse papetière comportant - cinquante pour cent (50 %) de pâte kraft blanchie de résine, - cinquante pour cent (50 %) de pâte kraft blanchie de feuillus. La pâte désintégrée enpulpeur (capacité utile deux mètres cube (2m3)-concentration six pour cent (6 %)) est dépastillée dans un appareil SUPRATON, puis raffinée dans un raffineur conique, HYDRA FINER 00 de soixante kilowatts (60 kw), équipé de garnitures acier (lames de douze millimètres (12 mm) d'épaisseur) jusqu'à un degré SCHOPPER-RIEGLER de trente quatre à trente cinq (34 à 35). Après raffinage, la pâte est envoyteen cuvier de mélange ot l'on introduit, pour cent (100) parties de ladite pâte en poids de matière sèche - neuf (9) parties de talc de Luzenac, - neuf (9) parties de carbonate de calcium, - une virgule cinq (1,5) partie de colle (AQUAPEL 360 de la Société HERCULES), zéro virgule trois (0,3) partie d'agent de rétention (Cato 110 de la Société ROUQUETTE). Avec ces composants, on réalise de manière en soi connue, sur une machine papetière classique, les articles suivants - un papier témoin de soixante cinq grammes par mètre carré (65 g/m2) ,pour écriture, ne comportant pas de charges fibreuses selon l'invention, - un papier de soixante cinq grammes par mètre carré (65 g/m2), pour écriture, comportant dix pour cent (10 %) de charges fibreuses conforme à l'invention, - un papier témoin.de cent vingt grammes par mètre carré (120 g/m2), classique, pour dessin, - un papier de cent vingt grammes par mètre carré (120 g/m2), pour dessin, comportant trente pour cent (30 t) de charges fibreuses selon l'invention. Les réglages de la machine et les caractéristiques des articles obtenus sont regroupés dans les deux tableaux ci-après Tableau 1 ESSAI A 2 ESSAI B 2 Papier 65 g/m : Papier 120 g/m Réglages : Machine . Avec 10 % : : Avec 30 t) ( : de charges: : de charges t Témoin : fibreuses : Témoin : fibreuses) de polys- : : de polys-) tyrène tyrène ( Vide aux caisses as-: pirantes (cm - HG) ( : : : ( n 1 : 0,50 0,50 : 1,45 : 0,60 ( : : : : ) ( n 2 0,52 : 0,52 : 1,60 : 0,75 ) n2 3 : 0,62 : 0,62 : 1,80 : 0,80 ( Vide au cylindre as-: : : : pirant (cm - HG) .. : 21 14 : 40 2 16 Tableau 2 Essai A 2 : Essai B 2 Papier 65 g/m : Papier 120 g/m2 Caractéristiques Avec 10 % Avec 30 %) physiques de charges de charges - Témoin fibreuses Témoin fibreuses) ( : : de polys- : : de polys-) tyrène tyrène Rigidité KODAK Rigidité KODAK : : 10-3 mN : : : : : Sens marche 0,16 0,20 1,2 1,8 ) ( Sens travers : ) ( travers 0,10 : o,lO : 0,6 : 0,8 Main................ - 1,55 : 1,76 : 1,64 : 2,36 opacité de ......... contraste 71,7 : 74,4 : 88,3 : 90,9 ( : Perméabilité : 3,5 : ) à à l'air : 3,5 : 6,8 : 8,9 : 16,8 ( Collage Cobb (g/m2/60 secondes) : : : ) ( Côté toile : 19,5 : 19,5 : 18,1 : 15,7 ( : 18,9 18,8 17,3 Côté feutre. : 18,9 : 18,8 17,3 14,5 ) b . . ) Les mesures des caractéristiques physiques ont été effectuées de manière classique en utilisant les conditions opératoires suivantes - rigidité : mesure effectuée sur appareil KODAK selon la norme française NF Q 03 - 025, - main : mesure effectuée selon la norme française NF Q 03-017, - opacité : mesure effectuée selon la norme française NF Q o3-006, - perméabilité à l'air : mesure effectuée selon la norme zran- çaise NF Q 03-001, - collage COBB : effectué selon la norme française NG Q 03-018. Ces essais comparatifs permettent de constater que les articles contenant des charges fibreuses en polystyrène selon l'invention présentent par rapport au papier témoin - une amélioration importante de la main et de la rigidité, - une amélioration des caractéristiques optiques (blancheur, opacité, - un collage de masse (COBB) amélioré, c'est-a-dire une meilleure imperméabilité à l'eau, - une perméabilité à l'air plus importante, - et enfin, comme il ressort de l'essai B, une amélioration importante de l'égouttage sur toile qui permet de diminuer fortement la puissance d'aspiration aux caisses aspirantes humides pour un séchage équivalent, ce qui correspond à un gain sensible d'énergie. Par ailleurs, les papiers bruts de machine présentent un état de surface légèrement grainé favorable pour certains usages du papier, par exemple pour les papiers à dessin où lton recherche cette qualité. Un autre avantage important de l'emploi des charges selon l'invention réside dans le taux de rétention particulièrement élevé, comme-il ressort de l'exemple suivant : EXEMPLE 2 : On prepare, puis on raffine de manière en soi connue1 une suspension fibreuse comprenant : - cinquante (50 %) pour cent de pâte blanchie de résine, - cinquante (50 t} pour cent de pâte blanchie de feuillus. Avec cette suspension, sur un appareil de laboratoire RAPID KOFER constuit par la Société FRANCK, de manière en soi connue, trois feuilles d'éssai C, D, E, de soixante dix grammes par mètre carré (70 g/m) : - pour la feuille C, on a incorporé à la suspension fibreuse vingt (20 %) pour cent de talc de Luzenac O par rapport au poids de pâte sèche, - pour la feuille D, on a incorporé à la suspension fibreuse vingt (20 %) pour cent de kaolin grade B par rapport au poids de la pâte sèche, - pour la feuille E, on a incorporé à la suspension fibreuse vingt (20 %) pour cent de charges selon l'invention par rapport au poids de pâte sèche. On mesure selon les normes indiquées dans l'exemple 1 les caractéristiques de ces feuilles qui sont résumées dans le tableau suivant Tableau n2 3 ( Charge introduite : Essai C : Essai D : Essai E ) ( NATURE TALC TALC KAOLIN POLYSTYRENE (Luzenac 0) : (Grade B) ) ( Taux % en poids : 20 20 : 20 ) ) ( Rétention % : 62,5 : 37,5 : 94,5 ( Main . 1,51 : 1,52 : 2,22 ) ( ) (Dpacité de contraste: 66,9 : 66,0 : 78,3 ) ( OSR 30 : 33 : 29 ) On constate ainsi que la rétention des charges selon l'invention est très fortement améliorée par rapport à celle des charges minérales, ce qui présente de nombreux avantages, notamment pour le recyclage des eaux sous toile qui sont nettement plus~claires que lorsque l'on emploie des charges habituelles telles que le talc ou le kaolin. De plus, ce taux de rétention élevé ne s'accompagne pas d'une perte d'égoutabilité comme c'est généralement le cas -avec les charges classiques. De manière surprenante, on obtient même par rapport au kaolin une meilleure égo*mbilité pour une rétention considérablement plus élevée. Par ailleurs, on constate, aussi bien pour les papiers de l'exemple 1 que pour ceux de l'exemple 2, que les charges fibreuses selon l'invention sont réparties de façon homogène dans les trois dimensions à l'intérieur du papier et sont imbriquées par entrelaçement mécanique aux fibres cellulosiques, ce qui permet d'employer avantageusement ces charges avec tout type de fibres naturelles, artificielles ou synthétiques. I1 est évident que les charges fibreuses selon l'invention peuvent également servir à d'autres applications que les papiers pour impression écriture. Grâce notamment à leur plasticité propre, ces charges trouvent une application particulièrement avantageuse dans la fabrication de papiers et cartons thermoformables, ainsi que de papiers gaufra bles (papiers décor en relief, papiers tenture, etc.). Dans ce cas, leur taux d'incorporation dans le papier devra avantageusement dépasser vingt (20 %) pour cent en poids. Elles peuvent également être utilisées dans le domaine de l'emballage, non seulément dans des papiers et cartons d'emballage proprement dit, mais également dans des matériaux cellulosiques plus connus sous le nom de celluloses moulées. Les charges selon l'invention peuvent en outre conférer aux papiers, cartons et articles similaires des propriétés de thermoscellabilité intéressantes dans de nombreux domaines. REVENDICATIONS 1/ Nouvelle charge fibreuse utilisable pour la fabrication de papier, cartons ou articles similaires obtenus par voie humide, caractérisée par le fait qu'elle est à base de polystyrène et qu'elle se présente sous la forme de particule sans forme définie, ladite particule comportant une pluralité de membranes élémentaires fibrillées, de dimensions et de formes irrégulières, disposées au hasard dans les trois dimensions les unes par rapport aux autres, lesdites membranes fibrillées étant reliées à une arête centrale commune, de longueur variable, constituée par une succession de segments, disposés également au hasard dans les trois dimensions, chaquemembrane étant reliée à au moins un des segments. 2/ Nouvelle charge fibreuse selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'elle a une grosseur qui peut varier de moins de un (1) micron à environ centacinquante (150) microns et qui est avantageusement comprise entre un (1) et vingt (20) microns. 3/ Nouvelle charge fibreuse selon l'une des revendications 1 et 2,caractérisée par la fait qu'elle présente une densité apparente voisine de zéro virgule zéro cinq kilogramme par décimetre cube (0,05 kg/dm3) et une densité réelle voisine de un (1), et en général comprise entre un (1) et un virgule zéro cinq kilogramme par décimètre cube 4/ Nouvelle charge fibreuse selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée par le fait qu'elle peut retenir par capillarité jusqu'à vingt (20) fois son propre poids en eau. 5/ Procédé pour l'obtention de charges fibreuses selon l'une des revendications 1 à 4 qui consiste à déchiqueter des déchets ou des billes de polystyrène expansé , caractérisé par -le fait que lors du déchiquetage,- on provoque l'éclatement et l'ouverturede la ma jorité des cellules des fragments ou des billes de polystyrine expansé et que l'on fibrille les parois des cellules ainsi ouvertes sous forme de membranes fibrillées. 6/ Procédé selon la revendication 5X, caractérisé par le fait que l'on ouvre plus de quatre vingt dix pour cent (90 %), et de préférence quatre vingt dix neuf à cent pour cent (99 à 100 %) des cellules des fragments et/ou des billes de polystyrène expansé. 7/ Procédé selon l'une des revendications 5 et*6, caractérisé par le fait que I'éclatement, l'ouverture et la fibrillation sont réalisés en milieu aqueux au moyen d'un raffineur ou désintégrateur à disques en soi connu dans l'industrie papetière. 8/ Nouvel article à base de fibres cellulosiques et/ou chimiques, caractérisé par le fait qu1il comporte cinq (5) à quatre vingts pour cent (80 %) et de préférence dix (10) à trente pour cent (30 %) de charges fibreuses selon l'une des revendications 1 à 7.