MOUVEMENT DE PIECE D'HORLOGERIE ELECTRONIQUE La présente invention a pour objet un mouvement de pièce d'hor- logerie électronique. Dans les pièces d'horlogerie électroniques, notamment dans les montresbracelets, les différentes fonctions de la montre sont commandées, le plus généralement, au moyen d'un bouton-poussoir sur lequel l'usager exerce un certain nombre de pressions. Les montres mécaniques, au contraire, comportent le plus géné- ralement une tige de commande susceptible d'occuper plusieurs posi- tions axiales et que l'on manoeuvre par rotation. Il s'est révélé que certains usagers de montres électroniques n'apprécient pas la commande de celles-ci par boutons-poussoirs et réclament les tiges usuelles. Pour leur donner satisfaction, on a réalisé des montres électroniques dont l'organe de commande des fonctions est constitué par une tige mobile axialement, munie d'une tête de préhension sur laquelle on exerce des tractions dont l'effet est le même que celui des pressions exercées sur les poussoirs des pièces électroniques usuelles. Cette double nécessite pose des problèmes de fabrication: en effet, si les fabricants d'horlogerie, qui vendent des montres, fabriquaient eux- mêmes leurs mouvements, il leur serait relativement facile d'adopter l'une ou l'autre des deux solutions susmentionnées et de réaliser des mouvements conformes à leurs desiderata. Cepen- dant, les fabricants d'horlogerie qui réalisent eux-mêmes leurs mouvements sont l'exception, la maJorité d'entre eux achetant les mouvements dont ils ont besoin à des fabricants de mouvements. C'est donc au niveau du fabricant de mouvements qu'est reportée la difficulté, ce dernier devant disposer, pour satisfaire sa clientè- le, de mouvements des deux types. Le but de la présente invention est de simplifier grandement la fabrication des mouvements de pièces d'horlogerie électroniques en fournissant aux fabricants de mouvements des moyens leur permettant, moyennant un nombre réduit de fournitures et d'opérations, de termi- ner des mouvements soit sous forme de mouvements à poussoirs de commande, soit sous forme de mouvements à tiges de commande à trac- tion. Ce but est atteint grâce au fait que, dans le mouvement de eM8 1 824 2 48 18 2 4 -2- pièce d'horlogerie électronique selon l'invention qui comporte notamment un bâti, un circuit imprimé et un mécanisme de commande de ses fonctions, le bâti est conformé pour recevoir, au choix, deux types différents de mécanisme de commande; au fait que le mouvement comporte une pièce de contact électriquement conductrice servant à établir le contact entre le mécanisme de commande et le circuit imprimé, et que ce circuit imprimé comporte un premier emplacement destiné à recevoir la pièce de contact lors de l'utilisation de l'un des deux types de mécanisme de commande et un deuxième emplacement destiné à recevoir la pièce de contact lors de l'utilisation de l'autre type de mécanisme de commande. L'un des mécanismes de commande peut être un mécanisme fonc- tionnant par traction avec par exemple une tige mobile axialement et munie d'une tête de préhension et l'autre, un mécanisme fonctionnant par pression comprenant un bouton-poussoir. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaî- tront au cours de la description qui suit d'un exemple de réalisa- tion, en référence au dessin annexé sur lequel: La figure 1 est une vue en plan d'une partie d'un mouvement de montre électronique dans laquelle est visible l'organe de commande de ses fonctions constitué par une tige à traction. La figure 2 est une coupe suivant la ligne II-II de la figure 1. La figure 3 est une vue en plan d'une partie d'un mouvement de montre électronique dans laquelle est visible l'organe de commande de ses fonctions constitué par un poussoir, et La figure 4 est une coupe suivant la ligne IV-IV de la figure 3. Le bâti du mouvement de montre représenté aux figures 1 et 2 comprend une platine métallique 1 portant les différents consti- tuants dudit mouvement, lesquels comprennent, entre autres, un circuit électronique comportant une plaque de substrat 2 sur laquel- le sont apposées des pistes conductrices 3. Le substrat 2 est percé, au droit de l'une desdites pistes conductrices, désignée par 3a, de deux trous 4 et 5 dont le but sera indiqué plus loin. Le trou 4 est occupé par une cheville métallique 6, présentant une tête 6a, en contact électrique avec la piste 3a. La platine 1 est percée d'un passage radial 7 dans lequel est 248 1 824 -3- engagée, de façon coulissante, une tige 8 portant, à son extrémité extérieure, une couronne de commande 9 permettant d'exercer sur elle une traction dans le sens de la flèche 10 de la figure 2. Un ressort 11 porté par la platine 1, est engagé dans une gorge 12 que présente la tige 8 et sert à rappeler cette dernière radialement en direction du centre du mouvement, à l'instar des ressorts de tirette des pièces d'horlogerie mécaniques classiques. L'agencement est tel que, lorsqu'une traction est exercée manuellement sur la tige 8, par l'intermédiaire de la couronne 9, l'extrémité du ressort 11, désignée par lia, vient en contact avec l'extrémité de la cheville 6, mettant celle-ci à la masse. La che- ville 6 étant en contact électrique avec la piste 3a du circuit électronique, cette piste est alors mise à la masse, ce qui commande une fonction de la montre. L'usager actionnera la couronne 9 le nombre de fois déterminé par la fonction qu'il veut réaliser. Dans le mouvement représenté aux figures 3 et 4, la tige 8, la couronne 9 et le ressort 11 ont été supprimés et remplacés par un poussoir formé de deux pièces, à savoir un manchon métallique 13 et une cheville isolante 14, dont l'extrémité est engagée dans une extrémité du manchon, et par un ressort à boudin 15. L'ensemble est logé dans le dégagement 7, le ressort 15 agissant sur une tête 14a de la cheville 14 pour déplacer la cheville et le manchon radiale- ment vers l'extérieur. Quant à la cheville 6, elle est placée dans le trou 5 du substrat 2, lequel est situé en regard de l'axe de dégagement 7. Elle est en contact avec la piste conductrice 3a du circuit électronique. Lorsque le mécanisme est au repos, la cheville 6 sert de butée d'arrêt au poussoir, la tête 14a de la cheville isolante butant contre elle. Lorsqu'une pression est exercée manuellement ou à l'aide d'un instrument pointu sur le manchon 13, pour le déplacer dans le sens de la flèche 16 de la figure 4, l'extrémité de ce manchon entre en contact avec la cheville 6, mettant cette dernière et, par conséquent la piste 3a du circuit électronique, à la masse. Ainsi, une&pression exercée sur le poussoir 13-14 a exactement les mêmes effets qu'une traction exercée sur la tige 8. Comme on le voit, le fabricant de mouvements pourra donner satisfaction à sa clientèle au moyen d'un jeu de fournitures extrê- - 2 4 8 1 8 2 4 -4- mement restreint comportant la tige 8, et le ressort 11 pour le cas des mouvements à commande par tige à traction, et le manchon 13, la cheville 14 et le ressort 15 pour le cas des mouvements à poussoir de commande. La terminaison, voire, en cas de besoin, la transforma- tion des mouvements dans un type ou dans l'autre s'effectuent avec un minimum d'opérations puisqu'il suffit de mettre en place l'un ou l'autre des deux Jeux de fournitures mentionnées ci-dessus et de placer la cheville 6 dans celui des deux trous 4 et 5 du substrat 2 qui convient. 2 48 182 4 -5- REVENDICATIONS 1. Mouvement de pièce d'horlogerie électronique comportant notamment un bâti, un circuit imprimé et un mécanisme de commande de ses fonctions, caractérisé en ce que ledit bâti (1) est confonné pour recevoir, au choix, deux types différents de mécanisme de commande; en ce que ledit mouvement comporte une pièce de contact électriquement conductrice (6) servant à établir le contact entre le mécanisme de commande et le circuit imprimé (2,3); et en ce que ledit circuit imprimé (2,3) comporte un premier emplacement (4) destiné à recevoir ladite pièce de contact lors de l'utilisation de l'un des deux types de mécanisme de commande et un deuxième emplace- ment (5) destiné à recevoir ladite pièce de contact lors de l'utili- sation de l'autre type de mécanisme de commande. 2. Mouvement de pièce d'horlogerie selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'un des mécanismes de commande est un méca- nisme fonctionnant par traction. 3. Mouvement de pièce d'horlogerie selon la revendication 2, caractérisé par le fait que le mécanisme fonctionnant par traction comporte un organe de commande (8,9) monté de façon coulissante sur le bâti (1) de la pièce d'horlogerie et présentant une gorge (12) dans laquelle est engagé un ressort de rappel (11) relié à la masse, un déplacement dudit organe de commande (8,9), effectué manuelle- ment, a l'encontre dudit ressort (11), amenant la partie terminale (lia) de ce dernier à entrer en contact avec ladite pièce de contact (6) pour la mettre à la masse. 4. Mouvement de pièce d'horlogerie selon la revendication 3, carctérisé en ce que ledit organe de commande (8,9) est constitué par une tige (8) munie d'une tête de préhension (9) permettant d'exercer sur elle une traction longitudinale. 5. Mouvement de pièce d'horlogerie selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'un des mécanismes de commande est un méca- nisme fonctionnant par pression. 6. Mouvement de pièce d'horlogerie selon la revendication 5, caractérisé en ce que le mécanisme fonctionnant par pression compor- te un organe de commande (13,14), monté de façon coulissante sur le bâti (1) de la pièce d'horlogerie et réalisé en deux parties, dont l'une (14) est en matière électriquement isolante et l'autre (13) 248 1824 -6- est conductrice et reliée à la masse, cet organe de commande étant soumis à l'action d'un ressort de rappel (15) tendant à maintenir sa partie (14) en matière isolante appliquée contre la pièce de contact (6), un déplacement dudit organe de commande effectué manuellement, a l'encontre de l'action dudit ressort de rappel (15), amenant la partie conductrice (13) à entrer en contact avec ladite pièce de contact (6) pour la mettre à la masse. 7. Mouvement de pièce d'horlogerie selon la revendication 6, caractérisé en ce que la partie conductrice (13) de l'organe de commande est constituée par un manchon dans lequel s'engage une cheville isolante constituant la seconde partie (14) de l'organe de commande, une partie de la pièce de contact (6) étant située entre l'extrémité dudit manchon et un épaulement que présente ladite cheville isolante et qui est appliqué contre ladite pièce de contact (6) par le ressort de rappel (15), les presssions exercées sur l'organe de commande amenant l'extrémité dudit manchon en contact avec la pièce de contact. 8. Mouvement de pièce d'horlogerie selon la revendiction 7, caractérisé en ce que le ressort de rappel (15) de l'organe de commande (13,14) est constitué par un ressort à boudin agissant sur une tête (14a) que présente l'extrémité de la cheville isolante (14), les déplacements de l'organe de commande étant obtenus par des pressions exercées, au moins indirectement, sur l'extrémité du manchon (13) opposée à celle o s'engage la cheville isolante (14). 9. Mouvement de pièce d'horlogerie selon la revendication 1, caractérisé en ce que la pièce de contact (6) est constituée par une cheville conductrice, le substrat (2) du circuit imprimé présentant, au droit d'une de ses pistes conductrices, deux troux (4,5) destinés à recevoir, alternativement, ladite cheville qui, lorsqu'elle est engagée dans l'un ou l'autre desdits trous, est alors en contact électrique avec ladite piste (3a).