L'invention se rapporte à un procédé de construction permettant'une construction aisée notamment des maisons individuelles. La majorité des personnes cherchant à se loger aspirent à devenir propriétaires d'une maison individuelle. Pouvant présehtement > les constructions individuelles n'atteignent cependant que quarante pour cent du nombre total des logements neufs édifiés. Malheureusement, les coûts ont dépassé les moyens du plus grand nombre de candidats à la construction d'autant plus que la plupart des capitaux sont empruntés à des taux et pour des périodes de remboursement qui ont pour conséquence de doubler au remboursement le montant nominalement emprunté. Pour abaisser le coat global de la construction, il faudrait pouvoir abaisser simultanément le coût des terrains, les frais financiers et le prix de la construction proprement dite. Le procédé de construction selon l'invention vise à réduire au moins le prix de la construction proprement dite. Le coflt technique de la construction peut et doit etre minoré et cela ne semble possible qu'en augmentant la productivité du personnel employé à la mise en oeuvre des matériaux et en faisant progresser les méthodes d'industriali- sation et de commercialisation qui n'ont encore que fort peu pénétré les professions du briment L'art de construire n'a pas beaucoup évoluté dans le siècle dernier, beaucoup moins que tout autre secteur de production. Seul le facteur "temps d'exé- caution est amélioré mais la qualité a tendance à diminuer, L' outillage des chantiers n a pas sensiblement diminué le nombre du personnel nécessaire à sa mise en oeuvre. Les matériaux nouveaux élaborés par l'industrie sont à peu près systémati quement employés dans le bâtiment par addition et superposition aux matériaux traditionnels , ce qui n'apporte pas de meilleurs résultats ni du point de vue technique, ni du point de vue prix de revient. Les coffrages employés pour la mise en oeuvre des matériaux pré-mélangés et coulés ont fortement évolués dans les deux dernières décennies . ILs n'ont cependant été modifiés que dans trois sens - une mise en place et un démontage plus rapide - leur réemploi sans perte plus prolongé - leur entretien plus facile. Tous sont cependant employés en position fixe jusqu'au démontage et aucun ne permet la mise en oeuvre simultanée de plusieurs matériaux. La coordination des différents corps de métier s'effectue par le Maftre d'oeuvre, mais les structures de la profession travaillent et restent organisées comme dans le passé et encore fortement imprégnées par l'artisanat. De plus, la main d'oeuvre du bâtiment s'appauvrit chaque jour en nombre et en qualité. La technique de la préfabrication aurait dd remédier à un travail resté encore trop artisanal et par là même, développer une tendance à l'abaissement des coatis par suppression d'un bon nombre d'interventions manuelles. ll n'en est rien vingt ans d'expérience ont montré que la préfabrication lourde ne peut pas être compétitive par suite des investissements nécessairement élevés d'outillage, de stockage, d'engins de manutention, de transport et de levage, des distances de transport etc.... Par contre, la préfabrication légère verra son marché se développer, mais les statistiques et les sondages font envisager une limitation de cette activité à un palier situé à environ trente pour cent du nombre de maisons individuelles à réaliser. Il convient donc de rechercher à industrialiser la méthode de mise en oeuvre des matériaux traditionnels sur le chantier en associant ceux-ci aux isolants et ouvrages finis de second oeuvre provenant de l'industrie. C'est le but du procédé de construction selon l'invention qui se propose de réaliser une véritable industrialisation du chantier en vue de l'abaissement du coût de la construction proprement dite. A et effet, l'invention se rapporte à un procédé de construction notamment pour construction individuelle, caractérisé en ce que l'on réalise simultanément tous les murs,d'un même étage, intérieurs et en façade, respectivement porteurs et non porteurs, par coulages successifs de tranches verticales de matériaux gâchés, non préoeuvrés, d'isolants et d'enduits entre des coffrages rattachés à un ensemble horizontal mobile par paliers de préférence verticalement, et en ce que l'on prévoit au préalable à l'intérieur des futurs murs toutes les liaisons techniques nécessaires à l'aménagement et au confort intérieur des pièces tels que tuyauteries, câbles, cordons, fils, pattes de support ... afin d'obtenir des murs sans joints, d'une structure continue et homogène présentant deux faces entièrement finies dès leur mise en oeuvre. De la mise en oeuvre ce ee procédé découlent de nombreux avantages. I1 élimine des constructions des volumes inutiles Oll àont l'exploitation a de moins en moins d'objet dans la vie moderne. I1 met en oeuvre les matériaux gracie à un outillage simple et n'exigeant pas d'investissements élevés mais permettant de plus grandes possibilités de module. 1l associe la mise en oeuvre simultanée de plusieurs matériaux et des équipements primaires pour faire disparaftre les multiples interventions successives des personnels des trop nombreux corps d'état en éliminant d'ailleurs pour ces spécialistes l'exécution d'ouvrages ou de travaux accessoires peu conformes à leur vocation ainsi que le plus grand nombre de raccords. U réunit l'ensemble des branchements au réseau et regroupe toutes les distributions en standardisant les blocs techniques et en particulier les blocs eaux. ll augmente l'isolation thermique et phonique. I1 augmente le rendement de la main d'oeuvre par des méthodes plus appropriées de mise en oeuvre qui éliminent les temps morts et permettent l'emploi d'une main d'oeuvre non spécialisée Il emploie des coffrages mobiles permettant la mise en oeuvre simultanée de plusieurs matériaux et répondant en nombre suffisant à l'exécution de certains modules. il découlera de cette nouvelle organisation de la mise en oeuvre une véritable valorisation de la profession qui ramènera au bâtiment le personnel de qualité qui lui est nécessaire. On peut affirmer que l'économie réalisée par ce procédé de construction est au moins égale à vingt pour cent Elle découle - de l'emploi de matériaux non préoeuvrés - de la mise en place simultanée de plusieurs matériaux et accessoires encastrés - de la mise en place directe et définitive sans préparation ni retouche de toutes les ouvertures et fermetures - de la mise en place préalable de blocs de distribution et de montage des ensembles sanitaires - de lrexé.cution en continuité et à l'abri d'un ensemble atteignant soixante quinze à quatre vingt pour cent de l'ouvrage - de la suppression des percements, rebouchements et raccords - de la concentration et de la meilleure utilisation de la main d'oeuvre augmentant considérablement le rendement. On conçoit aisément comme découlant de ce qui précède, que si le procédé en lui-même pourrait se limiter à un mode de construire, il n'atteindrait que très partiellement ses buts sans lui donner ses compléments directs dans la conception des plans, la sélection des organes accessoires s'y associant, le regroupement des professionnels et l'organisation de la commercialisation. L'invention sera bien comprise en se référant à la description suivante du procédé selon l'invention et au dessin annexé dans lequel - la figure 1 est une vue en perspective des coffrages et de la structure mobile destinés à mettre en oeuvre le procédé selon l'invention - la figure 2 est une vue schématique illustrant le mouvement des coffrages - la figure 3 est une vue en coupe transversale des coffrages de la structure mobile et du mur porteur constitué - la figure 4 est une vue en coupe transversale des coffrages, de la structure mobile et du mur extérieur constitué On examinera au moins a réalisation des murs d'un étage ou d'un rez-dechaussée d'une maison individuelle, plancher et plafond compris. Le même processus peut se répéter autant de fois que nécessaire suivant le nombre d'étages. Contrairement à bien des procédés de construction, les murs porteurs sont intérieurs ici, ce qui permet de soigner l'isolation des murs du périmètre ex intérieur. Il faut tout de suite décrire l'outillage et le matériel principal nouveau à mettre en oeuvre. Pour ce faire, on se réfère ra aux figures existantes. Il s'agit essentiellement de coffrages rattachés à une structure mobile. Les coffrages 1 de confection des murs sont constitués de deux éléments rectilignes creux 2, à section rectangulaire, présentant de larges flancs de hauteur égale à un sous-multiple de la hauteur d'une pièce que l'on veut réaliser (figure 2). Ces éléments sont placés côte à côte, parallèlement entre-eux, à une distance égale à ltépaisseur-du mur 3 à édifier. Les flancs en regard pourront être recouverts de contre coffrage 4 (chemise) comme on le voit sur les figures 3 et 4. Ce contre coffrage ne s'impose nullement pour l'obtention du nu plan et lisse de bétons et de plâtres mais il est des plus heureux dès qu'il s'agit d'obtenir un nu comportant des structures, voir un revêtement constitué par des matériaux divers tels que pierre de.taille, marbre, terre cuite, éternit, métal, bois... en plaques, plaquettes ou éléments modulaires divers. Ces coffrages sont fixés à leur partie supérieure de façon réglable et amovible par des moyens 5 aux éléments rectilignes longitudinauxrpár exemple en bois ou en métal compris entre des traverses 7 reliées entre-elles deux à deux par des moyens connus 7a. Ces éléments constituent un ensemble 8 mobile verticalement et rattaché à plusieurs tiges 9 de vérin par l'intermédiaire de points de levage tels que 9a. L'ensemble 8 comportant un nombre pair de points de levage, les vérins sont jumelés afin d'obtenir un levage uniforme. Les éléments rectilignes longitudinaux 6 restent en place après la finition complète des murs et constituent, d'une manière systématique, l'ossature du plancher haut. L'ensemble mobile 8 possède une face supérieure plane ou plateforme de travail 10 prévue pour supporter normalement et entre autres des générateurs mobiles destinés à élaborer les matériaux gâchés entrant dans la composition des murs. Cet ensemble mobile présente des fentes longitudinales ou transversales à flancs inclinés 11 pour le coulage des matériaux gâchés (figures 3 et 4). n pourra couvrir toute la superficie d'un étage de petite ou moyenne surface au sol. Deux ensembles jumelés permettront d'effectuer le montage dtétages de surface plus importante. Les murs et les ouvertures peuvent se réaliser de la façon suivante On coule tout d'abord un radier ou un dallage 12 pour rendre homogène la surface de travail de départ. Puis à l'emplacement des murs, on procède au coulage d'une semelle de départ 13, le coffrage mobile étant appuyé sur le dallage. Cette semelle de départ sera discontinue, donc absente sur toute la longueur des ouvertures prévues pour les blocs-porte, blocs-fenêtre et blocs porte-fenêtre qui occuperont entièrement les ouvertures sur toute la hauteur de la pièce. On coule l'ensemble des matériaux par tranche et la progression verticale de l'ensemble mobile 8 s'effectue par paliers avec marge commune entre deux paliers successifs comme on peut le voir sur la courbe 14 en escaliers de la figure 2. La hauteur des murs correspondra évidemment à un nombre entier de tranches donc de progressions de l'ensemble mobile 8 Le coulage des matériaux g chés s'effectue toujours entre deux parois rigides. A cet effet, on introduit des matériaux en panneaux ou en plaques minces 15 maintenus le long de leur bord supérieur par des pinces de maintien 16. Ces matériaux présentent une adhérence importante sur chacune de leurs faces pour les matériaux coulés utilisés. ns constituent en plus des isolants efficaces pour les murs du périmètre extérieur. On incorpore dans les futurs murs, avant coulage, de chaque tranche lorsque le coffrage est arrivé à hauteur adéquate, toutes les liaisons techniques nécessaires à l'aménagement et au confort intérieur des pièces tels que tuyauteries, câbles, cordons, fils, pattes de support.... On coule le béton soit entre un panneau d'isolant et la paroi du coffrage, soit entre deux panneaux d'isolant par exemple ici pour les murs porteurs intérieurs. On coulera également le platre et ceci entre un panneau d'isolant et une paroi du coffrage de façon qu'il forme une. couche dure finale 17. La couche de platre coulé 17 d'une épaisseur importante (cinq à dix centimètres) peut être armée de baguettes de matière plastique, par exemple de type connu sous le sigle P. V. C. de longueur légèrement supérieure à la hauteur des coffrages. Ces baguettes sont plantées dans le platre coulé, avant prise, en quinconce d'une tranche de coulée à l'autre. On remarquera que de cette façon on réalise des murs sans joints, d'une structure continue et homogène présentant deux faces entièrement finies dès leur mise en oeuvre. Dans les ouvertures laissées sur toute la hauteur d'une pièce, on pose les blocs-fenetres et les blocs-portes dès la finition des murs. Le plancher pourra alors reposer sur un périmètre fermé. Les distributions, branchements et évacuations d'eau seront groupés au maximum et incorporés le plus possible dans les murs. Bien que l'invention ait été décrite à propos d'une forme de réalisation particulière, il est bien entendu qu'elle n'y est nullement limitée et qu'on peut y apporter diverses modifications de formes, de matériaux et de combinaisons de ces divers éléments, sans pour celà s'éloigner du cadre et de l'esprit de l'invention. Revendications 1) Procédé de construction, notamment pour maison individuelle, caractérisé en ce que lton réalise simultanément tous les murs, d'un même étage, intérieurs et en façade, respectivement porteurs et non porteurs, par coulages successifs de tranches verticales de matériaux gâchés, non préoeuvrés, d'iso sl lants et d'enduits entre des coffrages rattachés à un ensemble horizontal/mo- bile par paliers de préférence verticalement, et en ce que l'on prévoit au préalable à l'intérieur des futurs murs, toutes les liaisons techniques nécessaires à l'aménagement et au confort intérieur des pièces tels que tuyauteries, câble cordons, fils,pattes de support .. afin d'obtenir des murs sans joints, d'une structure continue et homogène présentant deux faces entièrement finies dès leur mise en oeuvre. 2) Procédé de construction selon la revendication 1 caractérisé en ce que les isolants sont employés en panneaux 15 et en ce que les enduits et le béton sont coulés entre deux parois rigides, celles des isolants et celles des coffrages. 3) Procédé de construction selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'ensemble 8 mobile se déplace par mouvements verticaux d'amplitude égale à la hauteur des coffrages, deux positions successives possédant une couche de faible épaisseur en commun. 4) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'enduit coulé intérieur préféré est du plâtre et en ce que dans la couche de plâtre 17 on incorpore des tiges de matière plastique, de longueur légèrement supérieure à la hauteur des coffrages, ces baguettes étant planées dans le plâtre coulé, avant prise, en quinconce d'une tranche de coulée à l'autre. 5) Procédé de construction selon la revendication 1, caractérisé en ce que les ouvertures sont constituées par les intervalles laissés libres entre les murs et sur toute -la hauteur de la pièce et en ce que dans lesdites ouvertures sont posées des blocs-porte ou des blocs-fenêtre. 6) Installation pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, caractérisée en ce qu'elle se compose principalement de coffrages 2 rectilignes placés côte à côte parallèlement entre-eux, reliés par des moyens réglables et amovibles 4 aux éléments rectilignes longitudinaux d'un ensemble mobile verticalement 8 par paliers successifs et solidaires de bras 9 de poussée de vérins.