L'examen de la rétine au fond de la cavité oculaire se fait, en général, avec un ophtalmoscope qui illumine la rétine à travers la pupille. Un tel procédé ne permet pas d'aller au-delà de la ré- ou la sclérotique tine, et le médecin n'a pas lapossibilité d'examiner la choroïde et le système vasculaire qui l'habite, au delà d'une certaine profondeur. On a tenté, depuis longtemps, d'illuminer l'oeil par l'extérieur à travers la coque sclérale. Les dispositifs connus, appelés "illuminateurs de contact", ont un diamètre voisin de 2 à 3 mm et présentent l'inconvénient d'être petits, de transmettre peu de lumière et de ne permettre l'observation, à travers la pupille, que de très petites surfaces illuminées. Il en résulte que les médecins ont, en pratique, abandonné ce procédé malgré l'in- térêt qu'il offre. L'invention a pour objet un illuminateur de contact scléral, caractérisé par un manche et au moins une zone apte à épouser une partie du glohe oculaire, ladite zone comprenant une pluralité de terminaisons de fibres optiques reliées à un gênera tour de lumière d'intensité réglable, lesdites fibres passant à l'intérieur du manche de l'illuminateur. Ce dispositif permet d'illuminer la totalite de la ré- tine, de la choroïde, et de la solerotique : le médecin peut voir les vaisseaux ou les altérations de ces tissus, "in vivo" et "in situ". Après différents essais, on a été amené à construire diverses variantes de réalisation de l'invention, soit des "pinces lumineuses", soit des "anneaux lumineux" que l'on amène en contact avec le globe oculaire. Ce générateur de lumière a l'avantage de ne pas amener de chaleur sur l'oeil, les fibres optiques utilisées absorbant la chaleur de la source de lumière utilisée. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la descrip tion suivante des figures annexées. La figure 1 représente une pince sclérale la figure 2 représente la pince en place pour examen ophtalmoscopique ; les figures 3 et 5 représentent deux variantes d'une cuillère lumineuse la figure 4 représente un anneau lumineux la figure 6 représente une cuillère 3 ou 5 en place pour examen q > htalmoscopique la figure 7 représente un examen selon la figure 6 la figure 8 représente un blépharostat lumineux ; et la figure 9 représente schématiquement un examen selon la figure 8. On voit sur la figure 1 une pince sclérale composée de deux parties 1. Dans la zone intérieure de cette pince, indiquée par le chiffre 2, on voit les sorties des fibres optiques qui émettent la lumière sur le globe oculaire. Pour éviter la diffus sion et les pertes de la lumière vers l'extérieur, cette pince comporte un vernissage noir approprié, et entre le vernissage et les fibres optiques, une surface réfléchissante, soit une feuille d'argent, soit un autre métal poli qui accroft encore la quantité de lumière que l'on veut diriger vers la sclère et qui serait partiellement perdue par diffusion dans le support des fibres. On voit en 3 un manche réunissant les deux parties 1 de la pince et les fibres optiques intérieures Sur la figure 2 on voit ladite pince en place pour examen ophtalmoscopique. Le globe oculaire 6 est bien visible, et la sortie du nerf optique est schématisée en 7. Sur les figures 3 et 5 on voit des réalisations particulières où le système est limité à une cuillère lumineuse ne comportant qu'une seule branche, alors que la figure 1 en comporte deux. Sur la figure 6 on voit une cuillère 3 ou 5 en place sur le globe oculaire 6, des flèches 10 indiquent l'illumination intérieure par les fibres optiques. Sur la figure 4 on voit un anneau lumineux 5 dont les dimensions sont établies de telle sorte que le globe oculaire peut passer dans l'évidement interne. Sur ladite figure 4, on a laissé intentionnellement voir en 3 les fibres optiques qui, dans la réalisation, sont cachées pour des raisons de solidité et pour éviter dans les interstices entre les fibres que les larmes pénètrent. Il faut, en effet, que de tels systèmes soient sans risque pour l'oeil, tant au point de vue de la pathologie que par altération provoquée par frottement. Sur la figure 7, on voit une loupe ophtalmoscopique 9 formée de plusieurs lentilles 8 dont l'une est en contact avec l'oeil. Sur la figure 8 on voit un manche ll dans lequel passent les fibres optiques reliées au générateur de lumière et aboutiss.nt dans une zone 2 apte à entrer en çontact avec le globe oculaire. On voit aussi un profil 12- entre le manche ll et la zone 2, permettant d'amener la portion 2 en contact avec le globe oculaire entre les paupières et la coque sclérale et dégageant la cornée pour permettre de voir le fond de l'oeil à travers la pupille. Sur la figure 9 on voit très schématiquement le blepha- rostat en place, et la nécessité de cambrer la zone 12 pour permettre le passage de la paupière 13 sans abîmer et sans toucher la zone frontale 14. Cette cuillère lumineuse spéciale a l'avantage de permettre une illumination totale du globe par intégration lumineuse à l'intérieur du corps vitré approximativement sphérique. Cette cuillère a une surface interne d'environ le quart de la surface totale du globe, pour faciliter son passage entre le globe et les paupières. Cette surface est suffisante pour que l'intérieur du globe soit convenablement illumine. Ce procédé d'illumination permet l'ophtalmoscopie directe ou indirecte, l'ophtalmoscopie par contact, et en même temps la retinographie et la cinématographie. L'emploi d'une ca méra électronique est particulièrement avantageux en permettant de se contenter d'un très faible éclairage par les fibres optiques. La qualité de la lumière utilisée peut être quelconque "blanche", rouge, verte, et spécialement fluorescente. Les descriptions précédentes n'ont été données qu'à titre d'exemples de réalisation, et d'autres variantes sont possibles dans le meme esprit de l'invention. REVENDICATIONS 1. Illuminateur de contact scléral, caractérisé par un manche et au moins une zone apte à épouser une partie du globe oculaire, ladite zone comprenant une pluralité de terminaisons de fibres optiques reliées à un générateur de lumière d'intensité réglable, lesdites fibres passant à ltintérieur du manche de l'illuminateur. 2. Illuminateur selon la revendication l, caractérisé par deux zones de contact aux extrémités de deux branches d'une pince 3. Illuminateur selon la revendication 1, caractérisé par une zone d'illumination de forme annulaire sphérique. 4. Illuminateur selon la revendication l, caractérisé par un manche recourbé en blépharostat. 5. Illuminateur selon la revendication 1, caractérisé par des moyens de coopération avec une prise de vues photographiques, cinématographiques, ou électroniques. 6. Illuminateur selon la revendication l, caractérisé par un enveloppement des zones de contact dans une surface opaque ré fléchissante renvoyant la lumière diffusée vers l'intérieur du globe oculaire.