La présente invention est relative aux installations de séchage des fromages, lequel séchage constitue un affinage lorsqu'il est fait dans des conditions ambiantes déterminées. Dans ce genre d'installation, les fromages qui viennent du salage et de l'égouttage ont, à ce stade, presque complè- tement exsudé leur sérum. N'étant donc pas secs, ils doivent être soumis à un séchage rationnel pendant lequel se poursuivra la synthèse microbienne qui constitue leur affinage. Ce séchage se fait dans un hâloir qui, dans son principe, est un volume délimité par les six parois d'un local dans lequel est brassé de l'air conditionné. Dans ce local, les fromages à sécher sont disposés sur des clayettes à plusieurs étages ; ils y restent pendant une durée variable suivant leur nature, pendant laquelle ils sont retournés avec une fréquence déterminée, pour des raisons de symétrie liées à l'homogénéité du traitement, et au terme de laquelle ils sont envoyés soit à la consommation, soit au super-affinage.Dans certains hâloirs du type connu, la circulation de l'air se fait nar des diffuseurs à gaines soufflantes alimentées par des frigorifères situés à l'extérieur ou, plus rudimentairement encore, sans gaines soufflantes par des frigorifres disposés au plafond. On conçoit que,dans de telles installations, la répartition du flux d'air dans le volume du avaloir se détermine d'lle-mme, l'air s'écoulant suivant des chemins préférentiels, à savoir ceux où la moindre résistance est rencontrée, par exemple dans les allées destinés à la circulation du personnel affecté à la manutention entre les zones de stockage, et à la partie supérieure du hâloir dans celles de ces installations ou les:: frigorifàres sont au plafond. I1 résulte de cette répartition inégale, désordonnée, et au reste irrationnelle, de l'air soufflant dans le hâloir, que certains fromages ne sont que faiblement exposés à son action, tandis que itau- tres y sont trop fortement, et qu'une grosse quantité d'air n'exer çant sur eux aucune action, ne justifie pas la dépense d'énergie qui a été consentie pour la produire. Llirrégularité donc avec laquelle l'air se distribue aux différents étages de-clayettes, la production de composantes de circulation suivant des angles divers, favoriaentinégalement le balayage de chaque étage ; iL en résulte une hétérogénéité de traitement de chaque fromage en parti culier ; en outre l'air a une vitesse d'écoulement élevée dont l'excès représente aussi un inconvénient grave pour le traitement de la pâte fromage. Se basant sur la constation que le travail de synthèse microbienne qui s'effectue au sein de la pâte fromagère en général, et de chaque fromage en particulier, dépend pour une très large part des conditions de régularité, de vitesse et de distribution du courant d'air de séchage, on a proposé des hâloirs dans lesquels un état de fonctionnement meilleur a été crée. Dans de tels hâloirs, une circulation d'air est établie entre deux de leurs parois opposées pourvues à cet effet d'oar vertures réglables, et la dite circulation d'air est périodiquement inversée. Les ouvertures réglables sont notamment assurées par des volets orientables, et l'inversion périodique de l'air de circulation est assurée par des ventilateurs réversibles incorporés à un groupe frigorifère extérieur. De tels hâloirs présentent cependant deux inconvénients. D'une part les ouvertures pratiquées dans les parois dites diffusantes ne les rendent pas aptes à diffuser l'air de circulation de façon uniforme sur toute leur hauteur ; des chemins s'offrent à l'air que celui-ci suit préférentiellement, notamment dans la région qui avoisine immédiatement la bouche d'où il sort. Dlau- tre part, il faut prévoir un groupe frigorigène avec ses ventilateurs reversibles pour chacun des hâloirs d'une installation si elle en comporte un certain nombre, chacun d'eux étant conçu pour fonctionner suivant un mode particulier correspondant à la qualité des fromages qui y sont traités. L'invention vise à établir dans les installations comportant une pluralité de hâloirs, un état de fonctionnement dans lequel la diversité et l'homogénéité du traitement, en meme temps que la consommation spécifique et le rendemment de l'opération d'a- finage, sont particulièrement favorables. En conséquence, l'invention a pour objet des hâloirs du type dans lequel une circulation d'air périodiquement inversée est établie entre des parois alternativement diffusantes et aspirantes, les dites parois étant pourvues d'ouvertures susceptibles de donner aux filets diapir une intensité uniforme à tous les niveaux de chaque hâloir. Un deuxième objet de l'invention est d'alimenter plusieurs hâloirs par le mme groupe frigorigène, en respectant dans chaque hâloir des valeurs de consigne propres en température et en humidité. L'invention a pour troisième objet des moyens inverseurs destinés à assurer 11 inversion périodique indépendante de la circulation d'air dans chacun des hâloirs d'une installation en comportant plusieurs, alimentés en air à partir d'un groupe unique. Conformément au premier objet de l'invention, les ouvertures dont sont pourvues les dites parois diffusantes ou aspirantes sont des trous répartis sur toute leur surface suivant une densité et une géométrie déterminées propres à faire régner un état de surpression ou de dépression de l'air dans des compartiments d'admis- sion et de reprise de l'air de circulation situés derrière les dites parois, d'où il résulte que l'air traverse les parois sous pression sensiblement constante sur toute leur étendue. Conformément au deuxième objet de l'invention, à chaque compartiment d'admission et de reprise d'air est associée une gaine de diffusion alternativement soufflante et aspirante disposée soit à la base soit au olafond du dit compartiment, et les deux gaines de diffusion sont alimentées par une paire de conduites propres au dit hâloir, chaque conduite étant alternativement d'alimentation ou de reprise. Conformément au troisième objet de l'invention, les moyens inverseurs destinés à assurer l'inversion périodique de la circulation de l'air entre parois diffusantes de hâloirs, notamment ceux d'une installation en comportant plusieurs, consiste, sur chaque paire de conduites propres à un hâloir, en deux éléments de conduite formant deux ponts croisés d'une conduite à l'autre, et en un double jeu d'obturateurs conjugués, le tout assurant une commutation de circuit, soit par les conduites entre ces ponts, soit oar les ponts. Suivant une forme préférée de réalisation de l'invention, les dites parois diffusantes sont constituées chacune par une plaque métallique ou de matière plastique percée de trous cir culaires régulièrement répartis sur toute sa surface suivant une disposition carrée ou hexagonale, avec un rapport de la surface vide à la surface pleine de préférence égal à 20 , mais pouvant varier dans une fourchette comprise entre 15 et 25 %, la dite plaque reposant sur un caniveau, lequel caniveau repose lui-même sur un muret. Suivant un second aspect de cette forme préférée de réalisation de l'invention, les dites gaines de diffusion longent symétriquement chacune des dites parois diffusantes en leur base à partir de leur milieu, point en contre bas duquel est raccordé la conduite d'admission et de reprise de l'air de circulation ; une des parois de chaque gaine de diffusion est constituée par le dit muret, et la paroi opposée est constituée par la partie inférieure du mur correspondant du haloir, le dit mur étant destiné à former, avec la paroi diffusante adjacente et deux cloisons auxiliaires disposées sur leurs cotés communs, un compartiment parallé lépipèdique constituant le dit compartiment d'admission et de reprise de l'air de circulation.Les dites gaines de diffusion sont en outre de section rectangulaire progressivement décroissante à partir du centre, et leur face active par où sort et par où est aspiré l'air, est dans le plan horizontal de la tranche supérieure du dit muret. De plus, les dites gaines de diffusion sont pourvues sur leur face active d'orifices rectangulaires comportant chacun, sur celui de leur bord situé en aval du courant d'air lorsque celui-ci en sort, une languette venue de découpage et rabattue à angle droit vers l'extérieur, la dite languette faisant office de déflecteur. Suivant un autre aspect de l'invention, la conduite d'admission et de reprise de l'air de circulation, conduite déjà raccordée aux gaines de diffusion, est en outre raccordée aux dits moyens inverseurs. Ceux-ci sont constitués de la paire de conduites, parallèles entre elles, de deux éléments de conduite de forme torique et formant chacun un pont d'une conduite de la paire à l'autre, et de deux jeux d'obturateurs conjugués équipant d'une part les deux conduites entre les ponts,d'autre part les deux ponts eux-memes. Les dits obturateurs imposent à l'air de circuler dans les deux conduites entre les ponts, à l'aller dans l'un, au retour dans l'autre, lors d'une demi-période d'un cycle et dans les ponts lors de la demi-période qui suit. Le dispositif inventif se complète, pour chaque hâloir, de deux détecteurs sensibles l'un à la température, l'autre au degré hygrométrique de l'air qui y circule, et d'un conditionneur d'air situé en amont des dits moyens inverseurs ; les dits détecteurs sont destinés à informer, par circuits de commande pneumatiques, par exemple, un climatiseur commun à tous les hâloirs d'une installation en même temps que le canditionneur correspondant au hâloir dont ils assurent le contrôle, pour agir sur leurs paramètres et, par ce moyen, maintenir un air amuiant de température et d'humidité déterminées dans chaque hâloirs séparément. Pour être bien comprise, l'invention sera maintenant décrite en relation avec les figures annexées relatives à un exemple de réalisation et dans lesquelles La Fig. 1 représente en vue perspective un haLoir selon l'invention, son plafond étant supposé enlevé. La Fig. 2 est un détail de la Fig. 1, qui montre lia- gencement intérieur d'un compartiment d'admission et de reprise de l'air de circulation. La Fig. 3, représente, en coupe longitudinale partielle, les gaines de diffusion et la conduite à laquelle ces gaines se raccordent. La Fig. 4 est une vue de dessus correspondant à la Fig. 3. La Fig. 5 est un schéma général d'une installation à trois hâloirs avec son climatiseur ses équipements et ses circuits de distribution en air. Le hâloir de la Fig. 1 est une enceinte de forme parallélépipèdique allongée. Cette enceinte est délimitée par un sol en carreaux 11, deux murs terminaux 12 et 13 dont l'un 13 est muni d'une porte, deux parois diffusantes 14 et 15 formées chacune d'éléments multiples en continuité les uns avec les autres, et un plafond isolé 16. Les parois diffusantes 14 et 15 constituent les deux plus grands côtés de l'enceinte ; elles reposent chacune (Fig. 2) sur un caniveau 17 destiné à collecter et drainer les eaux de condensation ; le caniveau 17 repose lui-mevme sur un muret h8 par pièce interposée 19 dont le r81e sera expliqué plus loin. Dans l'enceinte ainsi réalisée qui (Fig. 1) constitue le hâloir proprement dit, des fromages tels que 20 sont disposés sur des clayettes 21 sur plusieurs étages. Ces clayettes sont elles-mêmes rangées le long des parois diffusantes 14 et 15, et l'on ménage dans l'enceinte une allée centrale à l'usage du personnel. A l'in- térieur du hâloir, de l'air circule entre les parois diffusantes 14 et 15 alternativement dans le sens de la flèche fl, et dans le sens de la flèche f2 suivant une périodicité déterminée. Des gaines de diffusion 221, 222, 231, 232 soufflent alternativement de l'air et le reprennent dans des compartiments 24 et 25 ménagés entre la cloison diffusante 14 ou 15 et le mur 26 ou 27 correspondant du hâloir. Les parois diffusantes 14 et 15 sont constituées de talle d'acier pouvant avoir une épaisseur comprise par exemple entre 0,5 et 1 mm, ou par des plaques de matière plastique pouvant avoir une épaisseur plus grande. Ces toles ou ces plaques sont fixées de préférence sur des montants en acier inoxydable, qui n'ont pas été représentés pour ne pas surcharger les figures. Elles sont régulièrement percées de trous 28, ayant de préférence 3 à 4 mm de diamètre, répartis en hexagone ou en losange avec un entraxe de 6 à 10,5 mmo L'expérience a montré que la proportion idéale varie entre 13 et 20 g de surface perforée par rapport à la strtfale Ces trous 28 assurent la diffusion de l'air introduit dans les compartiments 24, 25 par les gaines de diffusion 221, 222, 231, 232. Ces gaines de diffusion sont, comme on le voit, disposées à la base des compartiments 24, 25 et, si on se reporte aux Figs. 3 et 4, on voit également qu'elles les longent symétriquement, ayant pour fonction de souffler leur air en sens inverse à partir du point milieu de ces compartiments, point situé en contrebas par rapport à leur ligne de base. En ce point, une cloison 31 assure la séparation de leur fonction. Chacune d'elles est raccordée à la conduite qui les alimente telle que 29 (Fig. 3) ou 30 (Fig. 1), en des régions immédiatement situées de part et d'autre de cette cloison. Ce raccordement s'effectue par des coudes 32, 33, 34 et 35 passant au travers du sol 11, par des orifices prévus à cet effet.Ces coudes agissent en outre comme déflecteurs pour gui der liair sans turbulence au niveau du raccordement entres gaines et conduites. Comme le montrent en détail les Figo 1 à 4, les gaines de diffusions 221, 222, 231, 232 ont une de leurs parois constituée par un muret, tel le muret 18 pour la gaine 221, et leur paroi opposée par la partie inférieure des murs 26 et 27, telle la partie inférieure du mur 26 oour la même gaine 221. Les autres parois des gaines sont constituées respectivement par une partie du sol du hâloir, inclinée à cet endroit vers le centre du h loir,et par une plaque formant un fond pour les compartiments 24, 25 à la base desquels elles sont disposées. Ainsi, pour la gaine 221 (Fig. 2) ces parois sont d'une part un élément de sol 111 et la plaque 19 dont il a été question plus haut, et dont l'utilité apparait ici. Comme déjà dit, cette plaque repose sur le muret 18 et elle supporte le caniveau 17 sur lequel la paroi diffusante 14 repose elle mimez Rabattue à angle droit sur son côté opposé au muret 18, elle est rapportée au mur 26 de manière à pouvoir entre également supportée par lui de ce côté. Cette plaque constitue la face active de la gaine. Sur toute sa longueur, des ouvertures 36 sont ménagées à intervalles réguliers ; ellee ont pour fonction d'assurer ltadmis- sion et la reprise de l'air dans les compartiments 24 et 25.Ces ouvertures sont réalisées par découpage d'une languette rectangulaire que l'on rabat ensuite en 136 à angle droit vers l'extérieur, cté aval du courant d'air lorsque celui-ci sort des gaines. De cette manière les languettes font office de déflecteurs. A la partie supérieure des compartiments 24 et 25, des plaques métalliques pleines telle que 37 (Fig. 2), de mêmes dimensions que celles qui constituent la face active des gaines, assurent le role de fermer les dits compartiments en leur partie supérieure et de servir d'éléments de fixation pour les parois diffusantes 14 et 15. Comme la olaque 19, cette plaque 37 a un de ses bords longitudinaux rabattu à angle droit mour permettre sa fixation sur la cloison 26 et son bord longitudinal opposé est pourvu d'une oièrp 38 de même forme sue le caniveau 17, ces deux pièces formant glissières pour la fixation et la mise en place de la paroi diffusante 14. L'installation propre au hâloir de la Fig. 1 se com plète de deux détecteurs fixés sur une plaque 40, l'un (thermostat) sensible à la température, l'autre (hydrostat) sensible au degré d'humidité de l'air du hâloir. Ces détecteurs agissent sur les différents paramètres d'un climatiseur commun à plusieurs hâloirs du type de celui de la Fig. 1, en même temps que sur un conditionneur d'air particulierement destiné au hâloir 1 dont ils assurent le contrôle. On va décrire maintenant, en relation avec la Fig. 5, une installation de climatisation pour un ensemble de hâloirs et groupant un climatiseur 50 commun à trois hâloirs 1, 2, 3 du type de celui de la Fig. 1, trois conditionneurs d'air, un pour chacun des trois hâloirs, ainsi que les trois circuits de distribution en air et les moyens inverseurs qui leur sont associés, moyens qui permettent la permutation cyclique du sens de circulation de l'air dans les trois hâloirs. Par commodité, on a seulement représenté sur les dessins, le climatiseur commun aux trois hâloirs désigné dans son ensemble par 50, ses trois entrées d'air recyclé 51, 52 et 53, ses trois sorties d'air traité 56, 57 et 58, les circuits de distribution en air du seul hâloir 1, lesquels incorporent des conduites d'admission et de reprise d'air 58 et 59, un conditionneur 60, des moyens inverseurs 61 et, en traits forts, les circuits de contrôle à air comprimé et vérins associés commandés par un thermostat 62 et un hydrostat 63 du hâloir 1. Sur la Fig. 5 a été également représenté une base de temps 94 pour la commande périodique des moyens inverseurs 61. En provenance du hâloir 1, l'air qui y a été repris lors d'une demi-période d'un cycle suit la conduite 59 et pénètre en 51 à l'entrée du climatiseur 50. Aspiré par un ventilateur 64, il diffuse à travers une paroi poreuse 65. Etant parvenu à ce stade dans le climatiseur proprement dit, il se divise en deux parties dont lune emprunte la voie 66 qui n'est occupée que par des volets 68 destinés à en régler le débit, l'autre partie empruntant la voie 67 où elle rencontre une batterie froide 69 alimentée en fluide frigorigène par des canalisations 701 et 702. L'air y subit un refroidissement qui a pour effet de condenser l'eau en goutte lettes sur une paroi. Un bilame 71 placé directement à la sortie de la batterie froide 69 règle sa température en agissant sur un vérin 72 qui lui-même règle l'admission dans la batterie du fluide frigorigène.Après son passage dans la batterie froide, l'air deshumidifié suit toujours la voie 67 et rencontre des volets 73, en ligne avec les volets 68, mais inclinés par rapport à eux de telle sorte que lorsque les premiers s'ouvrent, les seconds se ferment et inversement, sous l'action d'une tige commandée par un vérin, le vérin 741 pour le hâloir 1, les vérins 742 et 743 pour les hâloirs 2 et 3. Le vérin 741 reçoit ses instructions, par la voie pneumatique 75, d'un cumulateur 76 recevant ses données du thermostat 62 et de l'hydrostat 63 du hâloir 1 par l'intermédiaire de voies 77 et 78. Les vérins 742 et 743 recoivent quant à eux leurs propres instructions par des moyens analogues non représentés. A la sortie du climatiseur 50, les deux parties d'air qui, à l'entrée, avaient été divisées, sont remélangées en 55 dans une proportion dépendant de l'inclinaison des volets 68 et 73. L'air du mélange, transporté maintenant dans la conduite 58 en direction du hâloir 1, rencontre un conditionneur 60, destiné à lui donner les conditions de température et d!hygrométrie particulières, conditions que l'on désire voir se réaliser dans le hâloir 1.Ce conditionneur 60 incorpore une batterie chaude 601 et un humidificateur 602 ; la batterie chaude 601 est alimentée en fluide calorigène par deux conduites 702 et 703 par l'intermédiaire d'une soupape 79 commandée par un vérin 80, ce dernier étant commandé, via la voie 81, par le thermostat 62 du hâloir 1 et l'humidificateur 602, placé en aval de la batterie chaude 601, est lui-même commandé, via la voie 82, par I'hydrostat 63 au moyen d'un vérin 83. A la sortie du conditionneur 60, l'air est admis dans le hâloir 1 après passage dans un inverseur désigné dans son ensemble par 61, destiné à le faire circuler dans le sens des flèches en traits oleins lors d'une demi-période d'un cycle, et dans le sens des flèches en traits oointillés lors de la demi-période qui suit.Cet inverseur est constitué de deux premières conduites 901 et 902 parallèles entre elles, chacune d'elle étant raccordée en série d'une part avec les conduites 58 et 59 d'admission et de reprise de l'air, d'autre part avec les conduite 29 et 30 qui, comme décrit en relation avec les Figes i à 4, alimentent les gaines de diffusion du hâloir lb Pontant les deux premières conduites 901 et 902, l'inverseur 90 comporte en outre deux secondes conduites 903 et 904 croisées en X. Chacune d'elles est un élément de tore, formant une arche d'une première conduite à l'autre. Deux jeux de volets 905, 906, 907 et 908 équipent le premier l'une des deux premières conduites entre les branches de 1tex, le second les deux secondes conduites. Lorsque le premier jeu de volets 905 et 906 interrompt la circulation de l'air dans les deux premières conduites 901, 902 (position de leurs volets suivant les pointillés), le second jeu de volets 907 et 908 ouvre les deux secondes conduites 903 et 904 à cette circulation (position de leurs volets suivant les pointillés2, L'air issu du conduit 58 emprunte alors l'une des branches de 1'X (conduite 903), s'introduit dans la conduite 30, traverse le hâloir, est repris par la conduite 29 et s'introduit dans la conduite 59 après avoir parcouru l'autre branche de 1X (conduite 904). Lorsque le second jeu de volets 907 et 908 interrompt la circulation de l'air dans les branches de 1'X (position de leurs volets en traits pleins), le premier jeu de volets 905 et 906 le permet à nouveau dans les deux premières conduites (position de leurs volets en traits pleins), l'air issu de la conduite 58 emprunte alors la conduite 901, pénètre dans le hâloir par la conduite 29, en ressort par la conduite 30 et s'introduit dans la conduite 59 après avoir parcouru la conduite 902. Les jeux de volets sont commandés par des tiges qu'actionne un vérin 91 sous contrôle de la base de temps 94 actionnantune soupape 92. L'inverseur 61 comporte de préférence sur les conduites 901 et 902 des volets réglables provoquant sur ces conduites la même perte de charge qu'introduisent les conduites toriques croisées 903 et 904 lorsqu'elles sont en circuit. L'installation se complète d'un orifice 93 pratiqué dans le climatiseur 50 et par lequel de l'air neuf est envoyé dans le climatiseur et de là dans le circuit de distribution d'air, pour que se renouvelle peu à peu l'air qui y est recyclé et que le gaz carbonique produit dans le hâloir puisse progressivement s'échapper dans une quantité équivalente d'air vicié passant par des bouches pratiquées dans la ou les portes du hâloir. Le dispositif qui vient d'entre décrit en relation avec la Fig. 5 n'est qu'un exemple de réalisation conforme à l'invention oarmi quantités d'autres. Ainsi, oar exemple, dans certaines installations, et suivant le nenre de bâtiment, plusieurs hâloirs pourraient âtre alimentés par le mâme inverseur. A titre d'autre exemple, sXil s'agit d'alimenter un hâloir de très grande dimensions, un ou même plusieurs climatiseurs et un nombre indéterminé de conditionneurspourraient alimenter cet unique hâloir avec interposition d'un unique inverseur. Egalement, sans sortir du domaine de l'invention, les compartiments d'admission et de reprise d'air, derrière les parois diffusantes des hâloirs, pourraient avoir des gaines de diffusion sur leur plafond, lequel est alors constitué par la face active de la gaine, celle qui est percée d'orifices munis de déflecteurs. REVENDICATIONS 1.- Hâloir ou enceinte d'affinage pour fromages, du type dans lequel une circulation dtair périodiquement inversée est établie entre deux parois diffusantes opposées, le dit hâloir étant caractérisé - en ce que les dites parois diffusantes sont des tales percées de trous régulièrement répartis sur toute leur surface suivant une disposition géométrique de préférence hexagonale ou en losange, avec un rapport de la surface vide la surface pleine compris entre 15 et 25. 2.- Hâloir selon la revendication 1, caractérisé en outre - par des compartiments sensiblement parallélépipédiques derrière les dites parois diffusantes. - par des gaines de diffusion sur au moins une paroi horizontale de chaque compartiment parallélépipédique et les longeant symétriquement à partir de leur milieu où elles sont alimentées en air de circulation. 3.- Hâloir selon la revendication 2, caractérisé en outre - en ce que les dites gaines de diffusion sont à la base des dits compartiments, et ont une première paroi constituée par un muret, le dit muret supportant la paroi diffusante correspondante par I'internédiaire dtun caniveau destiné à recueillir les eaux de con- densation. - en ce que les dites gaines de diffusion ont une seconde paroi disposée parallèlement à la dite première paroi, et constituée par la partie inférieure d'un mur du hâloir. - en ce que les dites gaines de diffusion ont une troisième paroi constituée par une partie du sol du dit hâloir, le dit sol présentant une certaine déclivité longitudinale vers le petit axe du hâloir, en cet endroit. - en ce que les dites gaines de diffusion ont une quatrième paroi constituée par une plaque pourvue d'orifices, insérée d'une part entre le dit muret sur lequel elle repose et le dit caniveau, et fixée d'autre part au mur du hâloir, d'où il résulte que les dites gaines de diffusion ont une section rectangulaire progressivement décroissante à partir du milieu des dits compartiments à la base desquels elles sont disposées. 4.- Hâloir selon la revendication 3, caractérisé - en ce que les dits orifices de la quatrième paroi sont rectangulaires et comportent sur le bord aval suivant le courant d'air lorsque celui-ci en sort, une languette venue de découpage et rabattue à angle droit vers l'extérieur, d'où il résulte que la dite languette fait office de déflecteur d'air. 5.- Hâloir selon la revendication 2, caractérisé en outre : - en ce que les dites gaines de diffusion sont au plafond des dits compartiments et ont une section rectangulaire progressivement décroissante à partir du milieu des dits compartiments au plafond desquels elles sont disposées, la paroi horizontale inférieure étant constituée par une plaque pourvue d'orifices. 6.- Hâloir selon la revendication 5, caractérisé : - en ce que les dits orifices de la paroi horizontale inférieure sont rectangulaires et comportent sur le bord aval suivant le courant d'air lorsque celui-ci en sort, une languette venue de découpage et rabattue à angle droit vers l1e-xtrieur, d'où il résulte que la dite languette fait office de déflecteur d'air. 7.- Hâloir selon la revendication 2, caractérisé - en ce que des moyens pour alimenter les dites gaines de diffusion en air de circulation sont constitués par une conduite d'admission et de reprise, les deux conduites correspondant aux deux gaines d'un même hâloir formant une paire et étant raccordées-à des moyens inverseurs. - en ce que les dits moyens inverseurs sont constitués par la paire de conduites, parallèles entre elles, par deux conduites croisées en X, disposées en pont sur les dites conduites de la paire et par deux jeux de volets équipant respectivement les deux conduites entre les branches de 1'X formé par les dites deux conduites croisées, et les dites conduites croisées elles-mSmes. 8.- Ensemble comprenant au moins deux hâloirs selon la revendication 7, caractérisé : - en ce qu'il comprend un climatiseur unique et un conditionneur d'air par hâloir.