La présente invention concerne un procédé de creusement pour le percement et le revêtement continus et simultanés de tunnels, suivant lequel on perce selon une opération en continu une cavité formant tunnel en utilisant un bouclier à couteaux travaillant sans contre-portée, dont les couteaux de creusement sont montés de façon à pouvoir coulisser axialement les uns à côté des autres sur un certain nombre de cadres d'appui pouvant être déplacés par paires dans la direction de creusement et pouvant subir une expansion pour leur blocage dans la position d'appui, et on munit cette cavité, par tronçons ou sections successifs, d'un revêtement en béton coulé sur place pouvant dtre introduit sous pression, à travers un coffrage terminal, dans une cavité de coffrage délimitée par la jupe du bouclier, qui sert de coffrage extérieur, et par un coffrage intérieur déplaçable en fonction de l'avance, le coffrage terminal étant accouplé par l'intermédiaire de vérins hydrauliques orientés parallèlement à l'axe du tunnel avec un cadre d'appui du bouclier. L'invention concerne en outre un bouclier de creusement pour la mise en oeuvre de ce procédé. Il existe déjà une série de procédés pour le garnissage d'une cavité de tunnel percée au moyen d'un bouclier de creusement avec un revêtement en béton coulé sur place. Dans tous les procédés connus, après le percement chaque fois d'une cavité de tunnel déterminée, le revêtement en béton coulé sur place est réalisé par tronçons successifs, par injection de béton dans une cavité délimitée en partie par la jupe du bouclier, servant de coffrage extérieur, et en partie par un coffrage intérieur pouvant être déplacé en fonction de l'avance, ainsi que par un coffrage terminal, et est comprimé par mise en compression du coffrage terminal sous l'effet d'une partie au moins des forces de réaction exercées sur le bouclier lors du creusement (Demande de brevet allemand n" 1.658.732).La jupe du bouclier formant le coffrage extérieur chevauche alors chaque fois simplement la cavité de coffrage devant être remplie au moment considéré par le béton coulé sur place, et libère à nouveau cette cavité lors de l'avance immédiatement suivante du bouclier, de sorte que le béton coulé sur place est refoulé en partie vers l'extérieur à partir de la cavité délimitée par le coffrage sous l'effet des forces de réaction exercées sur le bouclier lors du creusement. Selon un autre procédé connu pour la réalisation d'un revêtement en béton coulé sur place destiné à des cavités de tunnels percées au moyen d'un bouclier de creusement, le béton introduit dans la cavité délimitée par le coffrage est soumis à une pré-compression sous l'effet des vérins de creusement du bouclier prenant appui sur le coffrage terminal, alors que l'enveloppe du coffrage deméure immobile, et ensuite, tout en maintenant la pression exercée par les vérins de creusement sur le coffrage terminal, l'enveloppe extérieure du coffrage formant l'extrémité arrière de la jupe du bouclier est rappelée vers l'intérieur au moyen de vérins de rappel particuliers, de sorte que dans ce cas encore le béton dont la prise n'a pas encore eu lieu est refoulé vers l'extérieur en dehors de la cavité délimitée par le coffrage (Demande de brevet allemand n" 1.206.938). Une caractéristique commune à ces deux procédés connus de creusement et de revêtement de tunnels réside dans le fait que, par suite de la nécessité d'effectuer la mise en pression du coffra-ge terminal par les forces de réaction exercées sur le bouclier lors du creusement, les travaux de creusement et de soutènement ne peuvent être effectués que par tronçons successifs et en alternance, de sorte que seules des vitesses de creusement relativement faibles peuvent être obtenues. En outre, l'utilisation des forces de réaction exercées sur le bouclier lors de l'avance pour la compression du revêtement en béton coulé sur place aboutit, lors de changements de direction au cours du creusement, à des irrégularités de compression du béton sur le pourtour du tunnel. Il existe en outre déjà un système composite formé par un bouclier à couteaux et un coffrage intérieur pouvant être déplacé pas à pas en fonction de l'avance, dans lequel les couteaux de creusement du bouclier sont montés les uns à côté des autres et d'une maniere permettant leur coulissement axial sur un certain nombre de cadres d'appui déplaçables par paires dans la direction de creusement et pouvant subir chaque fois une expansion pour leur blocage dans la position d'appui, et formant par leurs extrémités s'étendant vers l'arrière au-delà des cadres d'appui un coffrage extérieur ménageant une cavité qui est autrement délimitée par un coffrage intérieur d'agencement analogue, pouvant être déplacé pas à pas (Demande de brevet allemand nO 2.021.734). Dans ce dispositif connu, le coffrage intérieur est constitué également par un certain nombre de palplanches de coffrage supportées par des cadres d'appui, disposées les unes à côté des autres et pouvant coulisser axialement, aucun coffrage terminal n'étant prévu. Le déplacement du coffrage intérieur est bien assuré dans ce cas, dans certaines limites, indépendamment de la progression du bouclier à couteaux lors du creusement, mais par suite de la réalisation de l'agencement des couteaux arrière du bouclier de creusement de faible longueur, qui chevauchent simplement un tronçon de bétonnage, des irrégularités importantes dans la progression de creusement ne peuvent pas être compensées en ce qui concerne la mise en place continue, en fonction du rythme d'avance, du revêtement intérieur en béton coulé sur place.Par suite de l'absence du coffrage terminal, il n'est pas possible non plus, dans ce cas, de précomprimer au moins dans certaines limites le revêtement en béton coulé sur place introduit chaque fois par tronçons successifs dans la cavité délimitée par le coffrage, à un degré permettant d'obtenir sur des longueurs de creusement importantes une qualité de revêtement uniforme. Partant de cet état de la technique, le but de l'invention est de créer un procédé pour le percement de tunnels, galeries, etc... au moyen d'un bouclier et pour le revêtement ultérieur de la cavité ainsi creusée avec du béton coulé sur place qui, tout en conservant une opération de creusement continue et régulière, permette la mise en place par tronçons successifs d'un revêtement en béton coulé sur place sous la protection de la jupe du bouclier, et en outre l'obtention d'une qualité de revêtement uniforme sur la totalité de la longueur de la cavité de creusement, et avec lequel en outre des changements de direction de la galerie ou du tunnel à creuser n'ont pas de conséquence en ce qui concerne la qualité uniforme du revêtement en béton coulé sur place sur le pourtour du tunnel. Un autre but encore de l'invention est de créer un dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé. On parvient à ce résultat, suivant l'invention, par le fait que le revêtement en béton coulé sur place est mis en place, dans une relation synchrone avec le creusement continu, par tronçons réguliers dont la largeur correspond à la progression du bouclier de creusement pouvant être obtenue en une unité de temps déterminée par une fraction du temps de prise du béton, et qui sont réalisés de façon successive par refoulement du béton coulé sur place dans la cavité délimitée par le coffrage, sous une pression correspondant à la résistance à l'avancement du ou des cadres d'appui du bouclier, les tronçons de revêtement demeurant, jusqu'à la prise complète du béton, sous la protection de la cavité de coffrage, qui présente à cet effet une longueur appropriée.Le temps de prise du béton est alors avantageusement divisé par trois, de sorte que la longueur des tronçons de revêtement correspond chaque fois à la progression de creusement du bouclier pouvant être obtenue, dans des conditions de terrain régulières, en un temps correspondant au tiers du temps de prise du béton.D'une façon particulière, afin de compenser les retards dans la progression du creusement par suite d'irrégulariti du terrain exposé, il est prévu suivant l'invention, entre la tête de creusement du bouclier et le coffrage terminal de la cavité de coffrage, une zone de travail formant zone tampon qui, dans le cas de vitesses de creusement différentes, peut être allongée ou raccourcie relativement à des temps de prise constants du béton coulé sur place, d'une longueur correspondant au moins à un tronçon de revêtement, de sorte que même dans de telles conditions défavorables, on conserve d'une part un creusement continu et d'autre part un synchronisme opératoire constant lors de la mise en place du revêtement en béton coulé sur place. Bien entendu, on ne peut compenser, par un allongement ou un raccourcissement de la zone tampon intercalée entre la tête du bouclier et le coffrage terminal placé en arrière, que des variations momentanées de la vitesse de creusement régulière, et on doit, en cas de conditions de terrain plus difficiles sur des zones de creusement de plus grande longueur, tenir compte-d'une modification de la relation entre qui concerne l'adaptation dans le temps entre les travaux de creusement et de revêtement. Le coffrage extérieur formé suivant l'invention par les extrémités arrière des couteaux de creusement, aussi dénommés couteaux arrière du bouclier est, lors de la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention, avancé continuellement en fonction de la progression du bouclier lors du creusement, tandis que le coffrage intérieur, constitué par un chariot formant coffrage, est avancé par contre pas à pas, chaque fois sur une longueur correspondant à plusieurs tronçons de revêtement, de telle sorte que le tronçon de revêtement devant être juste mis en place et au moins deux autres tronçons de revêtement mis en place précédemment soient soutenus simultanément par le coffrage intérieur et le coffrage extérieur de la cavité de coffrage, et nue chacun des tronçons de revêtement ne soit dégagé de la cavité de coffrage au plus tôt qu'après trois unités de temps de travail. On a ainsi la certitude, du fait de la subdivision en trois mentionnée ci-avant du temps de prise du béton, que le revêtement du tunnel va conserver la forme et la qualité qui lui ont été données après avoir quitté la cavité délimitée par le coffrage. Afin d'obtenir d'une part une compression suffisante du béton coulé sur place formant le revêtement et d'autre part une quali- té et en conséquence également une résistance uniformes du revêtement en béton coulé sur place sur la totalité de la zone de garnissage, il est prévu, suivant l'invention, d'injecter à force le béton coulé sur place dans la cavité délimitée par le coffrage avec une pression correspondant à la résistance à l'avancement des cadres d'appui du bouclier de creusement et en synchronisme avec leur mouvement d'avancement.Etant donné que la résistance à l'avancement des cadres d'appui du bouclier de creusement est indépendante de la qualité ou nature du terrain exposé ainsi, éventuellement, que des modifications de direction lors du creusement, on peut obtenir de cette manière une compression ou qualité régulière du revêtement en béton coulé sur place sur toute la longueur du tunnel. Pour résoudre le problème qui est à la base de l'invention, il est proposé en outre d'utiliser un bouclier de creusement, en particulier un bouclier à couteaux comportant des couteaux de creusement reposant les uns à côté des autres d'une manière permettant leur coulissement axial sur un certain nombre de cadres d'appui, dont les extrémités arrière forment une jupe pour le bouclier, les couteaux arrière disposés chaque fois en arrière du cadre d'appui situé lui-même le plus en arrière dans le bouclier à couteaux chevauchant une zone de travail formant zone tampon intercalée entre la tête du bouclier et un coffrage terminal de la cavité de coffrage et en outre au moins trois autres tronçons de revêtement.Le coffrage intérieur est alors formé par ce qui est dénommé un chariot de coffrage et prend appui, indépendamment du mouvement de creusement du bouclier, par l'intermédiaire de vérins hydrauliques s'étendant chaque fois sur la longueur de la zone de travail formant zone tampon, sur le cadre d'appui du bouclier de creusement situé le plus en arrière. Judicieusement, le coffrage terminal de la cavité de coffrage prend appui également de façon correspondante sur le cadre d'appui du bouclier situé le plus en arrière par l'interméd ai- re de vérins hydrauliques. Suivant une autre particularité de l'invention, le chariot formant coffrage intérieur et le coffrage terminal de la cavité de coffrage peuvent être accouplés par l'intermédiaire de tiges rigides au cadre d'appui du bouclier situé le plus en arrière. Le procédé suivant l'invention peut également être mis en oeuvre au moyen d'un bouclier de creusement de construction quelconque ne travaillant pas sans contre-portée, mais il faut alors qu'un chariot formant coffrage, pouvant être déplacé en fonction de la progression du travail et formant le coffrage intérieur pour l'établissement du revêtement en béton coulé sur place, soit attelé au bouclier par l'intermédiaire d'un ensemble d'avance formé par un grand nombre de vérins hydrauliques et s'étende sur une longueur correspondant à un grand nombre de tronçons de revêtement vers l'intérieur du revêtement de tunnel déjà réalisé, de sorte que les forces de réaction exercées sur le bouclier lors du creusement peuvent être absorbées par le revêtement de tunnel déjà réalisé, par l'intermédiaire de l'ensemble d'avance et du chariot formant coffrage. La description qui va suivre, faite en regard du dessin schématique annexé, donné à titre non limitatif et montrant un mode de réalisation possible de l'invention, permettra de mieux comprendre cette dernière. Sur le dessin La Fig. 1 est une vue en coupe à travers un bouclier de creusement suivant l'invention et un revêtement de tunnel réalisé en béton coulé sur place par le procédé selon l'invention, au début du premier stade opératoire. La Fig. 2 est une vue en coupe à travers un bouclier de creusement et un revêtement de tunnel selon la Fig. 1, après le second stade opératoire. La Fig. 3 est une représentation en coupe du bouclier de creusement et du revêtement après le troisième stade opératoire. La Fig. 4 est une représentation en coupe du bouclier de creusement et du revêtement du tunnel au début d'un nouveau cycle de travail selon la Fig. 1. Dans le cas du mode de réalisation représenté sur le dessin, on utilise pour le percement d'une cavité de tunnel un bouclier à couteaux 1 travaillant sans contre-portée, dont les couteaux de creusement 2 sont montés les uns à côté des autres de façon à pouvoir coulisser axialement sur un certain nombre de cadres d'appui 3 et 4 pouvant être déplacés par paires et pouvant subir une expansion pour leur blocage dans la position d'appui. Lors du percement de la cavité du tunnel, les couteaux de creusement 2 sont avancés individuellement ou par groupes par l'intermédiaire des cadres d'appui 3 et 4 et forment alors une enveloppe de bouclier soutenant de façon ininterrompue le terrain tout autour de la cavité du tunnel.Au cours des travaux de creusement, les cadres d'appui 3 et 4 sont chaque fois débloqués par paires par réduction de leur circonférence, en fonction de l'avance des couteaux de creusement 2, et sont déplacés vers l'avant, puis à nouveau bloqués par expansion dans leur nouvelle position d'appui. Pendant l'avance d'une paire de cadres d'appui 3 et 4, l'autre paire de cadres d'appui 3 et 4 assure chaque fois la fonction d'appui des couteaux de creusement formant l'envelop- pe du bouclier, ainsi que celle de la pression exercée par le terrain sur ces couteaux. Les couteaux de creusement 2 sont munis de couteaux arrière de grande longueur 5, ou sont d'une seule pièce avec des couteaux arrière de ce type, qui chevauchent une zone de travail formant zone tampon 6 se raccordant à la tête du bouclier, ainsi qu'au moins trois tronçons de revêtement 7,8,9, faisant partie d'un revêtement de tunnel en béton coulé sur place.Les tronçons 7,8,9 du revêtement de tunnel en béton coulé sur place sont réalisés les uns après les autres, par refoulement sous pression de béton dans une cavité de coulée délimitée d'une part par la jupe du bouclier, qui sert de coffrage extérieur, d'autre part par un chariot formant coffrage 10 servant de coffrage intérieur, et finalement par un coffrage terminal 11, les tronçons individuels 7,8,9 du revêtement formant ensemble un revêtement continu et uniforme s'étendant sur toute la longueur du tunnel.Le chariot forant coffrage 10, qui constitue le coffrage intérieur, est accouplé par l'intermédiaire de vérins hydrauliques 12 enjambant la zone de travail ou zone tampon avec le cadre d'appui 3, 4 du bouclier 1 disposé chaque fois le plus en arrière, et peut être déplacé par rappel pas à pas au moyen des vérins hydrauliques 12, sur une longueur correspondant à plusieurs tron çons de revêtement 7, 8, 9. Le coffrage terminal 11 est, de son côté, accouplé par l'intermédiaire de vérins hydrauliques 13 enjambant la zone de travail formant zone tampon 6 avec l'un des cadres d'appui arrière 3, 4 du bouclier 1.Pour assurer une sé- quence opératoire par stades successifs régulière et synchronisée lors de la réalisation des tronçons de revêtement 7, 8, 9, lors d'un creusement continu du bouclier 1, il est prévu dans le cas du mode de réalisation choisi un agencement selon lequel la longueur des tronçons de revêtement 7, 8, 9 correspond chaque fois au creusement pouvant être assuré par le bouclier en un laps de temps correspondant au tiers du temps de prise du béton. Si, par suite de conditions défavorables du terrain chaque fois exposé, il faut admettre momentanément une diminution de la vitesse de creusement du bouclier 1, la zone de travail formant zone tampon 6 peut être réduite à un degré plus ou moins grand, pour conserver une séquence opératoire synchrone régulière lors de, la mise en place du revêtement en béton coulé sur place. Le procédé suivant l'invention représenté sur le dessin consiste, en partant de la position de base illustrée sur la Fig. 1, dans laquelle le chariot 10 formant le coffrage intérieur a été rappelé jusque dans sa position avant et les couteaux arrière 5 formant la jupe du bouclier chevauche t encore les deux tronçons de revêtement 7 et 8, à avancer la * ire de cadres d'appui 4 du bouclier 1 dans la direction de creusement par rapport à la paire de cadres d'appui 3, en fonction de la progression du creusement indiquée sur la Fig. 2, le coffrage terminal 11, accouplé par l'intermédiaire des vérins hydrauliques 13 au cadre d'appui 4 situé le plus en arrière, étant alors déplacé vers l'avant par traction sur une distance correspondante, et à refouler du béton coulé sur place, en synchronisme avec le déplacement du cadre d'appui 4 et sous une pression correspondant au moins à la résistance à l'avancement de ce cadre d'appui 4, dans la cavité 15 délimitée par les coffrages, dont le volume augmente alors.Pendant la suite de l'opération de creusement du bouclier 1, les couteaux de creusement 2 sont à nouveau avancés par poussée, de sorte que les couteaux arrière 5 libèrent progressivement le tronçon de revêtement 9, tandis qu'ils chevauchent encore les tronçons de revêtement 7, 8 et 15, de sorte que, conformément à la division par tiers du temps de prise du béton coulé sur place, trois tronçons de revêtement réalisés de façon successive sont chaque fois recouverts et soutenus par les couteaux arrière 5 formant le coffrage extérieur, et qu'on a ainsi la certitude que le revêtement ne va quitter la cavité délimitée par les couteaux arrière 5 et le chariot formant coffrage 10 qu'après la prise du béton coulé sur place.Lors du déplacement des cadres d'appui 3 du bouclier 1, rendu à nouveau nécessaire par suite de la progression du creusement, le coffrage terminal 11 est à nouveau avancé par traction sur une distance correspondante, et du béton coulé sur place est refoulé dans la cavité i5a, dégagée alors de façon progressive, sous une pression qui correspond au moins à la résistance à l'avancement des cadres d'appui 3. Une fois le refoulement ou l'injection du béton coulé sur place dans la cavité 15a du coffrage terminé, le chariot formant le coffrage intérieur 10 est déplacé vers l'avant par traction au moyen des vérins hydrauliques 12, sur une distance correspondant à la longueur de deux tronçons de revêtement 8 et 9, de sorte qu'on est ramené à la condition de départ représentée sur la Fig. 1 et qu'un nouveau cycle du procédé peut commencer. Des modifications peuvent être apportées au mode de réalisation décrit, dans le domaine des équivalences techniques, sans s'écarter de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Procédé de creusement pour le percement et le revêtement continus et simultanés de tunnels, suivant lequel on perce selon une opération en continu une cavité formant tunnel, en utilisant un bouclier à couteaux travaillant sans contre-portée, dont les couteaux de creusement sont montés de façon à pouvoir coulisser axialement les uns à côté des autres sur un certain nombre de cadres d'appui pouvant être déplacés par paires dans la direction de creusement et pouvant subir une expansion pour leur blocage dans la position d'appui, et on munit cette cavité, par tronçons ou sections successifs, d'un revêtement en béton coulé sur place pouvant être introduit sous pression, à travers un coffrage terminal, dans une cavité de coffrage délimitée par la jupe du bouclier, servant de coffrage extérieur, et par un coffrage intérieur déplaçable en fonction de l'avance, le coffrage terminal étant accouplé par l'intermédiaire de vérins hydrauliques orientés parallèlement à l'axe du tunnel avec les cadres d'appui du bouclier, caractérisé en ce que le revêtement (9) est mis en place, dans une relation synchrone avec le creusement continu, par tronçons réguliers (15, 15a, 7, 8, 9) dont la largeur correspond à la progression du bouclier de creusement pouvant être obtenue en une unité de temps déterminée par une fraction du temps de prise du béton, et qui sont réalisés de façon successive par refoulement de béton coulé sur place dans la cavité (15, 15a) délimitée par le coffrage, sous une pression correspondant à la résistance à l'avancement des cadres d'appui (3, 4) du bouclier, les tronçons de revêtement (15, 15a, 7, 8, 9) demeurant, jusqu'à la prise complète du béton, sous la protection de la cavité délimitée par le coffrage, qui présente à cet effet une longueur approDriée. 2.- Procédé de creusement suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la longueur des tronçons de revêtement (7, 8, 9) correspond chaque fois à la progression de creusement du bouclier (1) pouvant être obtenue, dans des conditions de terrain uniformes, en un temps correspondant au tiers du temps de prise du béton. 3.- Procédé de creusement suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'une zone de travail formant zone tampon (6), intercalée entre la tête du bouclier de creusement et le coffrage terminal (11) de la cavité de coffrage (15, 15a) et servant à compenser des progressions de creusement différentes du bouclier par rapport à des temps de prise constants du béton coulé sur place, est allongée ou raccourcie sur une longueur correspondant au moins à un tronçon de revêtement lorsque la vitesse de creusement est momentanément augmentée ou réduite. 4.- Procédé de creusement suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le coffrage extérieur formé par les extrémités arrière (5) des couteaux de creusement (2) du bouclier (1) est avancé par traction de façon continue en fonction de la progression du creusement, tandis que le coffrage intérieur, formé par un chariot servant de coffrage (10), est avancé par contre par traction pas à pas, chaque fois sur une longueur correspondant à plusieurs tronçons de revêtement, de telle sorte que le tronçon de revêtement (15, isba) devant être juste mis en place et au moins deux autres tronçons de revêtement (7, 8) soient soutenus simultanément par les coffrages intérieur et extérieur de la cavité de coffrage et que chaque tronçon de revêtement (7, 8, 9, 15, 15a) quitte cette cavité de coffrage au plus tôt après trois unités de temps. 5. Procédé de creusement suivant la revendication 4, caractérisé en ce que le béton coulé sur place est refoulé dans la cavité de coffrage (15, 15a) sous une pression correspondant à la résistance à l'avancement des cadres d'appui (3, 4) du bouclier de creusement (1) et en synchronisme avec leur mouvement d'avance. 6.- Bouclier de creusement, en particulier bouclier à couteaux comportant des couteaux de creusement reposant les uns à côté des autres d'une façon permettant leur coulissement axial sur un certain nombre de cadres d'appui et dont les extrémités arrière forment la jupe du bouclier, pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les couteaux arrière (5) placés en arrière du cadre d'appui (3, 4) du bouclier à couteaux (1) situé lui-même chaque fois le plus en arrière chevauchent une zone de travail formant zone tampon (6) intercalée entre la tête du bouclier de creusement et un coffrage terminal (11) délimitant la cavité de coffrage, et en outre au moins trois tronçons de revêtement (15, 15a, 7, 8, 9). 7.- Bouclier de creusement suivant la revendication 6, caractérisé en ce que le coffrage intérieur est constitué par un chariot à coffrage (10) et prend appui indépendamment de la progression de creusement du bouclier (1) sur le cadre d'appui (4) du bouclier de creusement (1) situé le plus en arrière, par l'intermédiaire de vérins hydrauliques (12) enjambant chaque fois la longueur de la zone de travail formant zone tampon (6). 8.- Bouclier de creusement suivant la revendication 6 ou 7, caractérisé en ce que le coffrage terminal (11) de la cavité de coffrage (15, 15a) prend appui par l'intermédiaire de vérins hydrauliques (13) contre le cadre d'appui arrière (4) du bouclier (1). 9.- Bouclier de creusement suivant la revendication 6, caractérisé en ce que le coffrage terminal (11) de la cavité de coffrage (15) et le chariot (10) formant le coffrage intérieur sont accouplés par une timonerie rigide avec le cadre d'appui (4) du bouclier (1) situé le plus en arrière. 10.- Coffrage intérieur pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 d 5 au moyen d'un bouclier de creusement ne travaillant pas sans contre-portée de type quelconque, caractérisé en ce qu'un chariot servant de coffrage pouvant être rappelé par traction, formant le coffrage intérieur et attelé au bouclier par un dispositif d'avance formé par un grand nombre de vérins hydrauliques, constitue un système d'appui s'étendant sur un grand nombre de tronçons de revêtement, pour la transmission au revêtement déjà réalisé des forces de réaction du bouclier dues au creusement.