L'invention a pour objet un tournevis multiplicateur-démultiplicateur, particulièrement bien adapté, quoique non exclusivement, à la commande de certains organes des circuits électriques ou électroniques, tels que par exemple les potentiomètres d'ajustement. On sait qu'il y a deux sortes de tels organes, à savoir ceux dont la totalité de la plage de règlage est couverte par une rotation d'un seul tour, et ceux où ladite plage est couverte par une rotation de plusieurs tours, par exemple dix à trente tours. tes premiers ont un règlage rapide, mais très délicat, car un très petit angle de rotation suffit à faire varier ce réglage, de sorte que l'opérateur doit être très habile. Les seconds ont un règlage beaucoup plus fin, mais ce réglage est fastidieux pour l'opérateur car il nécessite souvent de nombreux tours de l'outil de manoeuvre. Le tournevis selon l'invention permet d'éviter ces inconvénients et assure un réglage précis et aisé aussi bien des potentiomètres dits "un tour" que ceux dits "multitours". A cet effet, ce tournevis est caractérisé essentiellement par le fait qu'il est constitué par deux arbres reliés entre eux par un dispositif de multiplication-démultiplication. Avantageusement, les deux arbres, formant chacun tournevis, pénètrent partiellement dans le prolon gement l'un de l'autre, dans un boîtier fixe commun dans lequel est dispo deux sé un jeu d'engrenages planétaires reliant entre eux les/arbres et assurant une multiplîcation-démultiplication de leurs rotations respectives. Il est facile de comprendre, dès lors, que, pour la commande d'un potentiomètre "un tour", on associera à celui-ci l'arbre à "vitesse lente" du tournevis, tandinqu'on manoeuvrera ce dernier au moyen de l'arbre à "vitesse rapide" ; ainsi, la rotation d'un tour du potentiomètre, correspondant à sa plage totale de règlage, sera effectuée au moyen de plusieurs tours de la partie manoeuvrée par l'usager, de sorte que le règlage pourra être beaucoup plus précis. Au contraire, pour la commande d'un potentiomètre "multitours", on associera à celui-ci l'arbre à "vitesse rapide" du tournevis, tandigC;u'on manoeuvrera ce dernier au moyen de l'arbre à "vitesse lente". Ainsi, la rotation d'un grand nombre de tours du potentiomètre s'effectuera au moyen d'un nombre de tours plus petit - dans le rapport de démultiplication - de la partie manoeuvrée par l'usager, rendant ainsi le règlage plus rapide et plus aisé. I1 y a lieu de noter que ces deux possibilités d'utilisation sont obtenues par simple retournement de l'appareil, sans nécessiter aucune manoeuvre d'un organe accessoire. Les figures ci-annexées représentent, à titre d'exemple non limitatif, une forme possible de réalisation d'un tournevis selon l'invention. La figure I en est une vue en perspective éclatée sur un quart, la figure 2 est une vue en coupe longitudinale, et la figure 3 une vue en coupe transversale selon le plan de tracé III-III sur la figure 2. Sur ces figures, I désigne le boitier fixe, en forme de manchon, dans lequel pénètrent les deux arbres coaxiaux 2 et 3, terminés respectivement par une pièce 4, 5 conformée de façon à pouvoir coopérer avec l'organe à commander, c'est-à-dire une lame, comme représenté, ou une croix si la vis à commander a une tête à fente cruciforme, ou toute autre forme. La cavité du boîtier I porte une couronne périphérique 6, dentée intérieurement (fig. 2 et 3). D'autre part l'arbre 2 est terminé par un plateau 7 portant deux axes 8, 9 sur lesquels sont enfilés respectivement deux pignons planétaires fous IO, II qui engrènent avec la couronne 6. Enfin, l'arbre 3 est terminé par un pignon central I2 qui engrène avec les deux pignons planétaires IO, II. Les deux extrémités I3, I4 du boitier I forment des manchons dans lesquels tourillonnent librement les arbres 2, 3. I1 est facile de comprendre que, si llon associe le tournevis par son arbre 2 à l'organe à commander, et si on le manoeuvre par son arbre 3, on obtiendra une démultiplication du mouvement, tandis que si au contraire on associe l'arbre 3 à l'organe à commander et on manoeuvre l'arbre 2, on obtiendra une multiplication du mouvement. Pour la commande d'un potentiometre "un tour", on associe au potentiomètre la lame 4 de l'arbre 2 ; pour effectuer un prérèglage on fait tourner ensemble l'arbre 3 et le boltier I, puis, pour le règlage fin, on immobilise le boitier I et on fait tourner l'arbre 3, l'arbre 2 se trouvant alors entraîné à une vitesse démultipliée. Inversement, pour la commande d'un potentiomètre "multitours", on associe à celui-ci la lame 5 de l'arbre 3 ; pour effectuer un prérèglage rapide on immobilise le boîtier I et on fait tourner l'arbre 2, de sorte que l'arbre 3 est entrainé à une vitesse multipliée, puis, pour le règlage fin, on fait tourner simultanément le boîtier I et l'arbre 2. Selon une variante de l'invention, utilisable pour la commande des potentiomètres "multitoursn l'arbre 3 est entraîné par un moto-réduc puissance teur électrique de faible / disposé dans le bottier ; s'il est électrique il peut etre alimenté par des piles incorporées, ou par une ali .tentation extérieure par l'intermédiaire d'une connexion tournante. Le boitier comporte alors un commutateur à trois positions, à savoir arrêt-blocage, rotation dans un sens, rotation dans l'autre sens. L'utilisateur se servira du moteur, donnant une vitesse rapide, pour le prérèglage, et il utilisera l'appareil à la main, comme un tournevis ordinaire, pour le règlagefin, Bien entendu sans sortir du cadre de l'invention, il est possible de réaliser un tournevis dont les extrémités sont interchangeables et adaptables à la pièce à commander. REVENDICATIONS 1. Tournevis caractérisé par le fait qu'il est constitué par deux arbres reliés entre eux par un moyen faisant office de multiplicationdémultiplication. 2. Tournevis selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les deux arbres (2,3) sont partiellement engagés, dans le prolongement l'un de l'autre, dans un boîtier fixe commun (1) comportant un jeu d'engrenages planétaires ( 6, 9, 10, 12) entre les deux arbres. 3. Tournevis selon la revendication 2, caractérisé par le fait que le boîtier (1) comporte une couronne dentée interne (6), tandis que l'un des arbres (2) est prolongé par un plateau (7) portant deux pignons planétaires (10, 11) engrenant avec ladite couronne et l'autre afbre (3) est prolongé par un pignon central (12) engrenant avec lesdits pignons planétaires (10, 11). 4. Tournevis selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le dispositif de multiplication-démultiplication est électrique.