La présente invention concerne un procédé de consolidation de sols de mauvaise qualité et,plus précisément, un procédé de consolidation de sols consistant à transformer un sol solide de mauvaise qualité ou un sol aquifère en un sol uniformément et fortement consolidé ou en un sol étanche à l'eau. Le terme de "sol de mauvaise qualité ou sol inconsistant" utilisé dans ce mémoire, désigne un sol inconsistant ou suintant de l'eau que l'on trouve lors des travaux d'excavation pour les fondations de bâtiments ou lors des travaux d'excavation de voies souterraines (métropolitain). Le terme de "consolidation d'un sol de mauvaise qualité" signifie qu'on injecte divers durcisseurs dans un sol de mauvaise qualité pour le consolider afin d'obtenir un sol résistant et étanche à l'eau ou un sol résistant à l'eau. Ces sols de mauvaise qualité sont généralement constitués d'une couche de terrain grossier (contenant des interstices remplis d' & r) et d'7ne couche de terrain ti imbriquées l'une dans l'autre ou superposées. Par conséquent, il est nécessaire de consolider les sols de mauvaise qualité en y injectant des durcisseurs. Conformément à l'invention, la consolidation uniforse d'un sol de mauvaise qualité implique que l'on consolide à la fois la couche de terrain grossier et la couche de terrain fin mentionnées ci-dessus afin d'améliorer non seulement la résistance mais également les caractéristiques d'étanchéité du sol. La consolidation de l'une seulement des deux couches constituant le sol ne peut pas entre considérée comme la consolidation uniforme du sol que vise l'invention, et ne peut augmenter la résistance de ce sol ni fournir un sol étanche à l'eau. Bes procédés suivants de consolidation d'un sol de mauvaise-qualité sont bien connus dans la technique (1) Procédé au verre soluble (par exemple silicate de soude) utilisant deux liquides Conformément à ce procédé classique, on utilise comme durcisseurs une solution aqueuse d'un agent de gélification minéral ou une suspension contenant du ciment (liquide A) et une solution aqueuse de verre soluble (liquide B). Ces durcisseurs, à savoir le liquide À et le liquide B, sont amenés au contact l'un de l'autre au moyen d'une canalisation en Y, et le liquide obtenu (désigné ci-après liquide ÀB) est injecté dans le sol à consolider.Ce procédé est d'une mise en oeuvre simple et assure une bonne consolidation; il présente cependant les inconvénients suivants (A) le liquide A et le liquide B sont des durcisseurs qui entrent en réaction par mélange et se solidifient. Cependant, si on les laisse dans un sol sous forme de matériaux n'ayant pas réagi, ils créent des difficultés telles que la pollution des eaux. En particulier-, si on laisse du liquide B qui n'a pas réagi dans un sol, il-s'infiltre dans les eaux souterraines du sol, et constitue ainsi un sérieux danger public. En conséquence, pour surmonter cette difficulté, ou afin de ne pas laisser de tels matériaux n'ayant pas réagi cyans le sol, il est nécessaire de mélanger le liquide Â au liquide B dans un rapport déterminé. Cependant, il est extremement difficile d'effectuer cette opération dans la pratique. En particulier, lorsque les pressions d'injection des liquides sont élevées, ou lorsque les quantités de liquides injectées sont faibles, le rapport d'injection du liquide À au liquide B subit d'importantes fluctuations, et au pire, seul l'un des deux liquides est injecté. Par conséquent, par ce procédé classique, du produit n'ayant pas réagi est susceptible de rester dans le sol, ce qui conduit à un danger pour le public tel que la pollution des eaux. (B) lorsqu'on les mélange, le liquide A et le liquide B se gélifient rapidement. Si le liquide À contient du ciment, le liquide obtenu par association du liquide À et du liquide B devient une suspension étant donné que le liquide A contenant du ciment est également une suspens ion. Le liquide ÀB présente par conséquent un faible pouvoir de pénétration et il ne peut donc pénétrer au delà d'une couche de terrain grossier. 1 s'ensuit par ce procédé que les durcisseurs pénètrent faiblement dans une couche de terrain fin, et il est clair qu'un sol traité conformément à ce procédé ne pourra être que de qualité non uniforme. (2) Procédé d'injection de verre soluble utilisant un agent de gélification organique Ce procédé classique met en jeu un verre soluble, par exemple à base de silicate de soude du type en solution, utilisant un composé d'aldéhyde ou un ester comme agent de gélification, le temps de gélification de cette solution pouvant entre considérablement augmenté. Conformément à ce procédé, l'opération d'association de liquides décrite ci-dessus est inutile, et en outre, le silicate de soude et l'agent de gélificatiou sont préalablement mélangés avec précision et injectés par un procédé "en une seule passe". De plus, comme ce liquide chimique est du type en solution, on peut l'injec- ter uniformément dans une couche de terrain fin. Cependant, ce procédé classique présente également un inconvénient.En effet, comme l'agent de gélification est une solution aqueuse, le durcisseur présente un excellent pouvoir de pénétration. Du fait de cette caractéristique, le durcisseur peut s'échapper des interstices a'air ou de la couche de terrain grossier dans une partie du sol autre que celle dans laquelle on a pratiqué l'injection. Il est donc difficile de consolider de grands interstices contenant de l'air ainsi que la couche grossière d'un sol à consolider. En conséquence, il est également difficile de former ou d'obtenir par ce procédé classique un sol uniformément consolidé. L'invention a pour but principal de fournir un procédé de consolidation d1un sol de mauvaise qualité par lequel il ne se produit aucune infiltration de durcisseurs dans les eaux souterraines, et qui ne cause donc aucun danger pour le public. 'invention a également pour but de eréer - Un procédé de consolidation d'un sol de mauvaise qualité dans lequel la consolidation s'effectue aussi bien dans une couche de terrain grossier que dans une couche de terrain fin, permettant ainsi d'obtenir un sol uniformément consolidé; - Un procédé de consolidation d'un sol de mauvaise qualité par lequel on obtient un sol consolidé de résistance élevée; - Un procédé de consolidation d'un sol de mauvaise qualité par lequel on obtient un sol consolidé complètement étanche à l'eau; - Un procédé de consolidation d'un sol de mauvaise qualité par lequel des durcisseurs pénètrent dans un sol suivant une direction souhaitée, consolidant ainsi la partie souhaitée du sol. L'invention permet d'atteindre ces buts, et d'autres encore gracie à un procédé de consolidation d'un sol de mauvaise qualité par injection dans celui-ci de durcisseurs, dans lequel on utilise comme durcisseurs un mélange d'eau et d'agent de gélification et une solution aqueuse de verre soluble, on met ces durcisseurs en contact et on les injecte dans le sol, l'agent de gélification étant un ester, un aldéhyde, un acide minéral, un acide organique, un sel minéral, un sel organique, un ciment ou un constituant hydraulique de ciment. On décrira à présent un procédé de consolidation de sol conforme à l'invention en se référant à des exemples concrets. En premier lieu, on prépare un liquide obtenu en mélangeant de l'eau et un agent de gélification (désigné ciaprès sous le nom de "liquide A" le cas échéant)avec une solution aqueuse de verre soluble contenant un agent de gélification (désigné ci-après sous le nom de "liquide B" le cas échéant). Ainsi qu'il ressort de ce qui précède, le liquide A peut outre considéré comme une solution aqueuse d'agent de gélification, mais peut être remplacé par une suspension de ciment, ou par une suspension de ciment contenant de l'argile telle que la bentonite ou du sable.On prépare la solution aqueuse de verre soluble, à savoir, le liquide B, de manière à ce qu'axe présente un temps de gélification relativement long afin qu'il ne se gélifie pas avant autre injecté dans le sol. la plupart des verres solubles utilisés présentent un rapport molaire dans la gamme de 1,5 à 5,0, et les agents de gélification sont par exemple les -suivants Esters Esters d'acides gras d'un monoalcool, tels que l'acétate d'éthyle, l'acétate de méthyle, l'acétate de butyle et l'acétate d'amyle. Esters d'acides gras d'un polyalcool, tels que le diacétate d'éthylène glycol, le triacétate de glycérine et un ester de l'acide succinique (complètement estérifié). Esters intramoléculaires tels que la -butyrolac- tone et 1' t-caprolactame (esters cycliques : Lactones). Esters partiellement estérifiés d'un polyalcool, tels que le monoformiate d'éthylène glycol, le monoacétate éthylène glycol, le monopropionate d'éthylène glycol, le monoformiate de glycérine, le zonoacétate de glycérine, le monopropionate de glycérine, le diformiate de glycérine, le diacétate de glycérine, -le monoformiate de sorbitol, le monoacétate de glucose et l'acétate de vinyle partiellement sapohifié (faible degré de polymérisation). Esters d'acides gras insaturés tels que le diacétoxyéthylène (CHOCOCH3). CHOCOCR3 Carbonates tels qu'un carbonate cyclique, par exemple, le carbonate d'éthylène, le carbonate de propylène et le carbonate de glycéryle. Aldéhydes Dialdéhydes tels que le glyoxal, le dialdéhyde succinique, le dialdéhyde malonique, l'aldéhyde succinique, l'aldéhyde glutarique, et le dialdéhyde furfurique. Acides Acides minéraux tels que l'acide sulfurique, l'acide chlorhydrique, et l'acide phosphorique. Acides organiques tels que l'acide malonique, l'acide succinique, l'acide maléique, et l'acide tartrique. Sels minéraux Chlorures ou chlorhydrates tels que le chlorure de calcium, le chlorure de sodium, le chlorure de potassium, le chlorure d'ammonium, le chlorure de zinc et les chlorures d'aluminium. Sulfates tels que le sulfate de sodium. Aluminates tels que l'aluminate de sodium et l'aluminate de potassium. Chlorates tels que le chlorate de sodium, le chlorate de potassium, le perchlorate de sodium et le perchlorate de potassium. Carbonates tels que le carbonate d'ammonium, le bicarbonate de sodium, le bicarbonate de potassium et le bicarbonate d'ammonium. Bisulfates tels que le bisulfate de sodium, le bisulfate de potassium et le bisulfate d' ammonium. Bisulfites tels que le bisulfite de sodium, le bisulfite de potassium et le bisulfite d'ammonium. Fluosilicates tels que le fluosilicate de sodium et le fluosilicate de potassium. Borates tels que le borate de sodium, le borate de potassium et le borate d'ammonium. Phosphates acides tels que le phosphate acide de sodium, le phosphate acide de potassium et le phosphate acide d'ammonium. Pyrosulfates tels que le pyrosulfate de sodium, le pyrosulfate de potassium, et le pyrosulfate d'ammonium. Pyrophosphates tels que le pyrophosphate de sodium, le pyrophosphate de potassium et le pyrophosphate d'ammonium. Bichromates tels que le bichromate de sodium, le bichromate de potassium et le bichromate as ammonium. Permanganates tels que le permanganate de potassium, et le permanganate de sodium. Sels de Ca, Al, Mg ou Fe tels que la chaux, le gypse, l'alumine, l'oxyde de fer, l'oxyde de magnésium, les laitiers, le silicate de calcium et l'argile, chacun de ces produits donnant un silicate par réaction avec l'acide silicique. Sels organiques Acétate dejsodium, succinate de sodium, formiate de potassium, formiate de sodium, etc.. Ciments Ciment Portland, ciment Portland de haut-fourneaux, ciment de laitier, ciment colloïdal, etc.. Constituant kydnalique de ciment Liquide surnageant d'une suspension de ciment, préparé en mélangeant de l'eau et du ciment en agitant, ce qui donne une suspension de ciment, puis en laissant reposer ce mélange pendant environ quelques minutes, ce qui donne un liquide surnageant à la partie supérieure de la suspension. On peut également préparer ce produit en mélangeant du verre soluble, de liteau et du ciment de la manière indiquée cidessus. Dans ce cas, le liquide surnageant obtenu est directement utilisé en tant que liquide B. De liquide À et le liquide B décrits ci-dessus sont mis en contact l'un avec l'autre au moyen, par exemple diune canalisation en r et sont injectés dans un sol de mauvaise qualité (ou un sol inconsistant) à il aide d'une canalisation d'injection. Le liquide obtenu en associant les liquides À et B (désignés sous le nom de "liquides AB" le cas échéant) se gélifie beaucoup plus rapidement grâce à l'action de l'agent de gélification contenu dans le liquide A, que le liquide B. On peut ajuster le temps de gélification souhaité par un choix adéquat du rapport de mélange de la quantité de l'agent de gélification contenu dans le liquide À à la quantité du liquide B. Dans le procédé de l'invention décrit ci-dessus, meme si le rapport de la vitesse d'alimentation (ou du débit) du liquide à celle du liquide B fluctue ou varie, la gélification du liquide ÀB conduit en premier lieu à la consolidation d'une couche de terrain grossier, puis le liquide B pénètre dans une couche de terrain fin pour le consolider, ce qui conduit à la consolidation tant de la couche de terrain fin que de la couche de terrain grossier, et à la formation d1un sol durci qui présente une qualité et une résistance uniformes.Par conséquent, si l'on applique le procédé de l'invention à un sol, on peut entièrement éviter la consolidation non uniforme du sol obtenoepar les procédés de consolidation du sol classiques dans lesquels seule la couche de terrain grossier est consolidée, la couche de terrain fin n'étant pas consolidée, ou seule la couche de terrain fin est consolidée, la couche de terrain grossier n'étant pas consolidée. Dans le procédé de l'invention, le liquide AB et le liquide B ont pour râle de consolider la couche de terrain grossier et la couche de terrain fin, respectivement, et par conséquent, on peut considérer ce procédé comme un "procédé d'injection de coulis multiple". Comme le liquide B peut se solidifier (si le liquide A est une suspension de ciment, le liquide A peut également se solidifier); le liquide B se solidifie adéquatement en l'absence de tout autre adjuvant. En conséquence, le liquide B ne sort jamais du domaine ou de la zone d'injection du liquide, c' est-à-dire que le liquide B ne s'écoule jamais dans les eaux souterraines, par exemple. Cela signifie que le procédé de l'invention ne présente aucun danger pour le public et ne présente aucun risque de pollution. On peut ainsi obtenir les résultats ou avantages décrits ci-dessus sans régulation des vitesses d'écoulement de liquide h et du liquide B. On décrira à présent un autre mode de mise en oeuvre de l'invention consistant, après avoir injecté dans le sol une quantité déterminée du liquide AB, à arrêter l'alimentation en liquide A et ainsi, à ne plus injecter que le liquide B. Par ce procédé, comme le liquide AB injecté le premier présente un temps de gélification relativement court, comme mentionné ci-dessus, il pénètre et remplit de grands interstices contenant de l'air, les interfaces des strates et la couche de terrain grossier (tous ces termes désignant une "couche de terrain grossier") et se solidifie rapidement. On arrête ensuite l'injection et par conséquent l'alimentation en liquide A, et on continue d'injecter le liquide B.Comme le liquide ÀB a été injecté dans la couche de terrain grossier décrite ci-dessus, le liquide B (qui présente un pouvoir de pénétration supérieur car il est sous forme d'une solution aqueuse dont le temps de gélification peut outre ajusté de manière à entre relativement long) pénètre petit à petit dans la couche de terrain fin, l'imprègne et la consolide rapidement. Ainsi, le durcisseur consolide le sol meuble en se déplaçant continuellement de la couche de terrain grossier vers la couche de terrain fin, formant ainsi plus aisément un sol résistant uniformément consolidé. Conformément à ce procédé, il est nécessaire d'injecter successivement le liquide AB et le liquide B, dans cet ordre. Dans cette opération d'injections successives, étant donné que le liquide B est injecté avant que le liquide ÂB n'ait coçplètement durci dans la couche de terrain grossier, le liquide B pénètre dans la couche de terrain fin en cassant la ou les couches du liquide AB. Par conséquent, la pénétration du liquide B dans la couche de terrain fin peut être facilement réalisée (on peut effectuer de manière répétée des opérations d'injection successives).En outre, comme le temps de gélification du liquide B peut outre ajusté de manière à ce qu'il soit relativement long, il est possible de faire pénétrer le liquide B dans une couche de terrain fin sur une zone étendue. Si le liquide A est une suspension de ciment, on peut utiliser un agent tensio-actif pour améliorer la dispersibilité de l'agent de gélification présent dans le liquide B. En outre, pour mélanger le liquide À et le liquide B, on peut utiliser une canalisation d'injection double ou deux canalisations d'injection disposées en par a au lieu de la canalisation en Y mentionnée ci-dessus. ans ce cas, introduit la ou les canalisations dans le sol à consoliders et on peut mélanger le liquide et le liquide 3 iédiatement avant ou après le déversement des deux liquides par les sorties respectives, ou bien mélanger les deux liquides au moment où ils sortent des orifices de sortie respectifs. Selon la présente invention, l'injection du durcis seur dans le sol peut s'effectuer par divers moyens. On peut par exemple injecter le durcisseur selon une technique d'injection par tige. Cependant, cette technique d'injection par tige présente les inconvénients suivants Dans cette technique, il apparaît un espace rempli d'air entre la tige de sondage et le sol et par conséquent, le durcisseur passe par cet interstice et remontre à la surface, ce qui rend difficile la pénétration du durcisseur dans la couche de terrain fin. Pour résoudre ce problème il peut entre nécessaire de raccourcir le temps de gélification du durcisseur. Cependant, ce réglage du temps de gélification du durcisseur conduit à une autre difficulté, à savoir qu'il sera ici encore difficile de faire pénétrer le durcisseur dans la couche de terrain fin car le durcisseur se gélifie trop vite. On peut cependant résoudre complètement ce problème du procédé d'injection par tige si l'on combine le procédé de l'invention au procédé par tige. En outre, on peut efficacement utiliser l'avantage du procédé d'inJection par tige, à savoir la simpli cité de mise en oeuvre, en y appliquant le procédé de l'invenv tion. Plus précisément, lorsqu'on Injecte le liquide.AB obtenu par association du liquide À et du liquide B, les interstices contenant de l'air mentionnés ci-dessus et d'autres grande interstices contenant de l'air présents dans le sol, se remplissent du durcisseur du liquide ÀB qui présente une gélification rapide et une grande résistance. On arrente ensuite l'injection du liquide À et on injecte seulement le liquide B. Ainsi, comme ces interstices ont été remplis et consolidés par le liquide AB, le liquide B ne parvient pas à ces interstices ni à la surface, et le liquide B peut donc complètement pénétrer la couche de terrain fin. Après l'injection d'une quantité suffisante du liquide B, on relève la tige de sonde à une hauteur adéquate, et on effectue l'opération d'injection décrite ci-dessus.On relève davantage la tige et on répète de nouveau cette opération d'injection. De cette manière, on peut facilement appliquer le procède de l'invention associé au procédé d'injection par tige. Ainsi qu'on l'a décrit ci-dessus, l'une des caractéristiques principales de l'invention egt que l'injection du liquide obtenu par association du liquide À et du liquide B peut ingénieusement et habilement être combinée à l'injec- tion du liquide B. En conséquence, le procédé de l'invention peut fournir un notable effet de consolidation des sols tout en restant très simple, quel que soit son mode de avise en oeuvre. On peut modifier le procédé de l'invention de manière à ce qu'il dadapte aux différents états des sols à consolider. À titre d'exemple, lorsqu'on applique le procédé de l'invention à des sols où l'eau jaillit, on peut utiliser le procédé de façon répétée en observant les conditions de jaillissement de l'eau. On peut également injecter en premier lieu uniquement le liquide À ou le liquide B, et ensuite associer le liquide h et le liquide B. On peut en outre modifier le procédé de l'invention de la manière suivante : on utilise comme durcisseur le liquide A décrit ci-de5sus et une solution aqueuse de verre soluble en l'absence dtagert de gélification (ci-après désigné sous le nom de liquide B' n le cas échéant).On associe les deux liquides, à savoir le liquide 9 et le liquide B' et on les injecte dans le sol (cette opération pouvant être remplacée par l'association des deux liquides après injection du liquide L seulement), puis on prépare le liquide B en ajoutant l'agent de gélification au liquide B ou on transforme le liquide B' en liquide B pendant l'injection, et on arrente simultanément l'injection du liquide A pour ne continuer à injecter que le liquide B. Ce procédé est le plus approprié lorsque le sol reçoit une grande quantité de durcisseur. Dans ce cas, le débit de la pompe d'injec- tion est évidemment important, et par conséquent, on peut maintenir un rapport de mélange du liquide A au liquide B relativement précis.Ainsi, le liquide B ne s'écoule jamais à l'état de matière n'ayant pas réagi dans les eaux souterraines. Ce procédé ne conduit donc à aucune pollution dangereuse pour le public. Dans le procédé décrit ci-dessus, on peut effectuer de façon répétée la série d'opérations suivantes : opération d'injection du liquide combiné dans le sol; opération de transformation de la solution aqueuse de verre soluble (liquide BD sans agent de gélification, en la solution aqueuse de verre soluble (liquide B) avec agent de gélification; et arrêt de l'opération d'association de la solution aqueuse et du liquide (liquide A) obtenu en mélangeant de l'eau et l'agent de gélification. le liquide B se prépare par mélange de la solution aqueuse de serre soluble et de l'agent de gélification dans le mélangeur et est évacué à la pompe, ce qui permet d'obtenir un rapport de mélange précis de ses constituants, le liquide B ainsi préparé pouvant ainsi pénétrer dans le soi. Cependant, il est inutile de préciser que la préparation du liquide B peut s'effectuer par transfert ou introduction de la solution aqueuse de verre soluble et de l'agent de gélification dans une canalisation en Y au moyen des systèmes de transfert respectifs. Comme il ressort de la description ci-dessus, la caractéristique principale de l'invention est que l'on injecte successivement dans un sol à consolider, le mélange du liquide À et du liquide B, et le liquide B. Si l'on pratique l'injection du liquide B longtemps après I'injection du liquide MB, le nouveau forage nécessaire demandera beaucoup ae temps, et la pénétration du liquide B sera inhibée par le gel dur du coulis de liquide AB qui slest solidifié avant la pénétration du liquide B, car le liquide AS se gélifie rapidement et son gel est dur.Cependant, corme l'invention consiste Q introduire successivement dans le sol le liquide AB et le liquide B, et plus précisément, à injecter le liquide B immédiatement apres le liouide AB, le coulis ae liquide B peut casser le coulis de liquide AB avant que ce dernier ne se gélifie complètement. En conséquence, l'injection du liquide B n'est pas inhibée par le liquide AB. On peut en outre modifier le procédé de l'invention en ce cui concerne le mélange du durcisseur, en dirigeant le jet du liquide B sur un sol à consolider, pour ainsi préalablement fractionner ou ameublir le sol, et en injectant le liquide A dans le sol ainsi traité, pour mélanger les durcisseurs dans le sol. On décrira à présent ce procédé en détail. On effectue en premier lieu un forage dans un sol de mauvaise qualité ou dans un sol meuble et on y introduit une canalisation d'injection telle qu'une canalisation double constituée d'une canalisation extérieure dans laquelle est introduite une canalisation intérieure. La canalisation extérieure de cette canalisation double présente une extrémité ouverte dont le diamètre est par exemple de 90 mm; on peut cependant utiliser des canalisations extérieures ayant des diamètres différents. Par ailleurs, le canalisation intérieure présente une extrémité fermée dont la paroi comporte des trous d'in jec-tion (gicleurs). le diamètre de la canalisation intérieure est quelconque, par exemple de 40 mm (inférieur au diamètre de la canalisation extérieure).On doit introduire la canalisation intérieure dans la canalisation extérieure de manière à ce que l'extrémité, comportant les trous d'injection, de la canalisation intérieure dépasse de l'extrémité ouverte de la canalisation extérieure. On injecte le liquide B, par exemple, sous plusieurs dizaines de kg/cm2 - 1000 kg/cm2. ou de préférence sous 2 10G-500 Xg/cm dans le sol, par l'intermédiaire de la canali- sation intérieure, ee qui permet de fractionner ou d'ameublir le sol. On injecte ensuite le liquide A (sous une pression d'environ 10 kg/cm2) dans le sol ainsi traité. A ce propos, on ne doit pas appliquer au sol un jet sous pression trop élevée de liquide À pour la raison suivante : Si le liquide A est une suspension de ciment, le jet à haute pression de la suspension de ciment conduit à l'usure ou à l'encrassement des gicleurs de la canalisation intérieure. le liquide A et le liquide B ainsi injectés s'associent et se solidifient à l'intérieur du sol. On relève ensuite progressivent la canalisation double tout en la faisant tourner, et on effectue en continu le fractionnement et l'ameublissement du sol ainsi que le mélange des liquides décrits ci-dessus. Ainsi, les parties fractionnées ou ameublies du sol sont consolidées sous forme d'une colonne. Si l'on relève la canalisation double sans la faire tourner, il se forme un corps consolidé ayant l'aspect d'un voile (voile consolidé). (La direction de pénétration est déterminée par le jet, ce qui conduit à la formation du corps consolidé sous forme de voile). Conformément à ce procédé au jet à haute pression décrit ci-dessus, il ne se produit aucune pollution dangereuse pour le public, quel que soit le rapport de mélange des durcisseurs, et on obtient une consolidation non seulement de la couche de terrain grossier mais également de la couche de terrain fin, transformant ainsi le sol meuble en un sol eomposite, consolidé uniformément et fortement. Conformément à ce procédé, comme le sol est fractionné et ameubli au moyen du liquide B, la pénétration des durcisseurs est considérablement améliorée. En outre1 le fractionnement et l'ameublissement du sol peuvent s'effectuer dans toute direction privilégiée voulue, et par conséquent, la pénétration du durcisseur peut entre orientée de la manière souhaitée.(Si le liquide A est une suspension de ciment, tout ou partie du liquide A reste dans la couche de terrain fin, ctest-à-dire qutil ne pénètrepas plus profondément, qu'il est associé au liquide B à cet endroit, et qu'il se gélifie rapidement). Comme il ressort de la description ci-dessus, conformément au procédé au jet à haute pression, le durcisseur (coulis) principalement constitué du liquide obtenu par association du liquide A et du liquide B, a pour rôle de consolider énergiquement la couche de terrain grossier (afin d'augmenter la résistance du sol), alors que le durcisseur (coulis) principalement constitué du liquide B a pour rôle de consolider la couche de terrain fin (éliminant ainsi complètement l'écoulement d'eau). Il s'ensuit que la couche de terrain grossier et que la couche de terrain fin sont toutes deux uniformément consolidées en un seul bloc, ce qui fournit un sol uniformément et fortement consolidé dans lequel l'écoulement d'eau est éliminé. les -exemples non limitatifs suivants sont donnés à titre d'illustration de l'invention. EXEMPLE : (1) On prépare un certain nombre de liquides A et de liquides B en utilisant les rapports de mélange énumérés dans les tableaux I-A I-B et I-C. On associe ces liquides A et liquides B, respectivement, et on mesure leurs temps de -gélification, les résultats étant donnés dans les tableaux mentionnés ci-dessus. TABLEAU I-A Liquide-A (50 cm3) Liquide B (50 cm3 Temps de gélifica (temps de gélification : tion du liquide AB 47 mn/15 C) mn(') sec(") Agent de géli- silicate de agent de fication eau soude N 3 gélification eau (densité 1,4) cm3 Acide phosphorique 2 cm3 reste 15 diacétate reste 5' d'éthylène glycol 1,5 Acide phosphorique 2,5 cm3 " " " " 1' phosphate monosodique 4 g " " " " 4' phosphate monosodique 6 g " " " " 50" TABLEAU I-B Liquide A (50 cm3) Liquide B (50 cm3) Temps de (Temps de gélification 47 mn/15 C) gélification mn(') sec (") Ciment Bentonits Eau Verre soluble Agent de (g) (g) N 3 (densité gélification Eau 1,4 10 1 reste 15 diacétate reste 3' 20" d'éthylène glycol 8 0,8 " " " " 4' 30" 5 0,5 " " " " 7' 10" 2,5 0,25 " " " " 0' 19" 2,5 2,5 " " " " 0' 45' TABLEAU I-O Idquide A (50 cm3) Liquide B (50 cm3) Temps de géli- Temps de gélification du fication du Ciment Bentonite Eau Verre soluble Agent de liquide B liquide AB (15 C) min(') sec(") N 3 (densi- gélification Eau té 1,4) 10 g 1 g reste 15 discétate reste 47 mn 3' 20" d'éthylène glycol 1,5 g " " " 12,5 -butyl- 60 mn 3' 30" lactone 1,5 g " " " 12,5 carbonate " 50 mn 1' 10" d'éthylène 2 g " " " 12,5 acide phos- " 45 mn 4' 20" phorique 1,5 g " " " 12,5 aluminate de " 55 mn 3' 05" sodium 1,5 g " " " 12,5 acide acéti- " 30 mn 2' 30" que 1,5 g " " " 12,5 acétate de " 60 mn 3' 10" sodium 3,0 g Ainsi qu'il ressort des tableaux I-A, I-B et I-C, le temps de gélification d'un liquide obtenu par association d'un liquide A et d'un liquide B est nettement plus court que celui du liquide B. (2) On effectue une construction d'essai en appliquant le procédé de l'invention à une couche de gravier en présence d'eau souterraine dans le lit d'une rivière. Liquide À (50 1) : 25 kg de ciment, 2,5 kg de bentonite et le reste d'eau. Liquide B (50 1) : 15 1 de verre soluble N 3, 1,5 1 de diacétate d'éthylène glycol et 33,5-1 d'eau. Le liquide À et le liquide B ainsi préparés sont introduits avec le même débit (151/mn) dans une canalisation en Y pour y être mélangés et sont injectés dans la couche au moyen d'une canalisation d'injection. La ceuche de gravier contient de l'eau souterraine, et l'essai de perméabilité du terrain donne un coefficient de perméabilité K = 6,2.10 cm/s avant l'injec- tion. Cependant, le coefficient de perméabilité est abaissé à K = 2,5.10 5 cm/s après injection du liquide obtenu par association du liquide A et du liquide B. On a ainsi prouv que l'on pouvait améliorer l'étanchéité du sol. Après l'injection, on sonde le sol afin de déterminer les différents états du sol. On trouve ainsi que le liquide AB, c'est-à-dire le liquide obtenu par association du liquide A et du liquide B, s'est solidifié dans la couche de terrain grossier et que le liquide B s'est solidifié dans la couche de terrain fin.- On ne décèle aucune infiltration du liquide B dans les parties du sol qu'il est inutile de consolider. EXEMPLE 2 : On a effectué un autre essai en appliquant le procédé de l'invention à un chantier d'excavation à Tokyo (Japon), où la couche de sable fin et la couche de sable grossier sont superposées. Liquide A (50 1) : 10 kg de ciment, 1 kg de bentonite et le reste d'eau. Liquide B (50 1) : 15 1 de verre soluble, 1,5 1 de diacétate glycol et 33,5 1 d'eau. On introduit le liquide A-et le liquide B ainsi préparés avec le meme débit (10 1/mn) dans une canalisation en Y pour les mélanger, c'est-à-dire pour former le liquide AB, que l'on injecte dans le sol au moyen d'une canalisation d'injection. Après injection du liquide Àb- avec un débit de 20 I/mn, on arrête l'injection du liquide À et on injecte seulement 3000 1 du liquide B à raison de 1C l/mn. Après l'injection, on sonde le sol pour observer son état. On trouve ainsi que le ciment et la bentonite se solidifient en se concentrant à l'interface des couches et dans la couche de sable grossier, et que la couche de sable fin ainsi que la partie de la couche de sable grossier dans laquelle le ciment et la bentonite n'ont pas pénétré, sont consolidées sur une grande étendue grâce au verre soluble. Or ne constate aucune infiltration du liquide R dans les parties du sol qu'il est inutile de consolider. Conformément aux essais de perméabilité du terrain, les coefficients de perméabilité X de la couche de sable grossier et de la couche de sable fin sont de 2,8.10-2 cm/s et de 4,8. 10 3 cm/s, respectivement, avant l1injection, et de 6,7.10-6 cm/s et 1,3.10-6 cm/s, respectivement, après I'injection. Les résultats d'un essai de sondage standard donnent : N = 5-10 avant l'injection, mais après l'injection, cette valeur est portée à 18-26. Il est ainsi confirmé que le procédé de l'invention présente un excepllent effet dinjection. EXEMPLE 3 : On effectue un essai d'injection conformément au procédé de l'invention dans de l'humus. On prépare les durcisseurs suivants liquide A (pour 100 1) : 40 kg de ciment, 50 kg de bentonite, et le reste d'eau. Liquide B' (pour 100 1) : 30 1 de verre soluble N 3, et 70 1 de liquide B (pour 103 1) : 30 1 de verre soluble N0 3 et 3 1 de diacétate d'éthylène lycol, et 7G 1 d'eau. On effectue la préparation de nanière que le liquide A et le liquide B' ainsi préparés soient introduits dans une canalisation en 1 par les pompes respectives pour les mélanger, et que le liquide obtenu par ce mélange puisse être injecté dans le sol. En premier lieu, on n1 injecte que 1000 1 du liquide A à raison de 15 1/mn, puis on associe le liquide B' au liquide À en introduisant ce prenier à raison de 15 1/mn, ce qui aboutit à l'injection totale de 1000 1 du liquide À et du liquide B'.On transforme ensuite le liquide B' en le liquide B en y ajoutant du diacétate d'éthylène glycol. Cn arrête l'injection du liquide h et on injecte 2000 1 du liquide B à raison de 15 1/mn. Conformément aux essais de perméabilité du terrain, le coefficient de perméabilité K est de 3,8.10 cm/s avant l'injection, et de 6,9.10-6 cm/s après l'injection. On sonde le sol d'humus ainsi traité pour observer son état. On trouve que le ciment et la bentonite se sont solidifiés (consolidation du liquide obtenu par association du liquide A et du liquide B') dans les grands interstices remplis d'air (couche de terrain grossier) de la couche d'humus, et que l'autre partie du sol est complètement consolidée grâce au coulis de verre soluble (couche de terrain fin). EXEMPLE 4 On introduit du ciment Portland dans une solution aqueuse de verre soluble N 3 en faisant varier à chaque mesure la quantité de ciment Portland, et on agite le mélange obtenu pour mesurer son temps de gélification. les temps de gélification ainsi mesurés sont donnés dans le Tableau 2 (Expérience 1). TABLEAU 2 Solution aqueuse de Temps de gélification verre soluble N 3 Eau Gii--ent mn (') s (") (cm3 ) (cm3) (g) (20 C) 25 75 1 58 " " 2 35' Il " 5 8' " 10 2' 15" " " 15 1' 15" " " 20 55" On ajoute 50 g de ciment Portland à 100 cm3 d'eau, et on mélange ces matériaux pour former une solution. On utilise 50 cm3 de la solution ainsi préparée en tant que liquide L. De plus, on mélange 25 cm3 de verre soluble Q 3, 75 cm3 d'eau et 1 g de ciment pour obtenir une solution, dont on utilise 50 cm3 en tant que liquide B. Lorsqu'on associe le liquide A et le liquide B ainsi obtenus, le liquide résultant se gélifie au bout de 1t10" alors que le temps de gélification du liquide B n'est que de 60 mn. (Expérience 2). On a effectué un essai d'injection dans un sol constitué d'une couche de gravier et d'une couche de sable à Tokyo (Japon). Pour un tel essai, on prépare un liquide h et un liquide B de la manière décrite dans l'expérience 2. On introduit le liquide A et le liquide B ainsi préparés, tous deux à raison de 15 1/mn, dans une canalisation en Y pour mélanger ces deux liquides, et on injecte le liquide obtenu dans le sol. Après y avoir injecté 000 1 du liquide, on arrête l'alimentation en liquide A et on injecte 50C 1 de liquide B.Lorsqu'on étudie le sol en y forant un trou, on trouve que le durcisseur au verre soluble contenant plus de ciment a principalement imprégné la couche de gravier, alors que le durcisseur au verre soluble contenant moins de cinent, imprègne principalement la couche de sable, c'est-à-dire qu'aucune partie des matériaux injectés ne se répand et que le sol dans lequel on a injecté les durcisseurs est entièrement consolidé en un bloc. EXEMPLE 5 : On mélange 50 g de ciment Portland à 100 cm3 d'eau pour obtenir un mélange dont on utilise 50 cm3 comme liquide A. On agite un mélange obtenu en mélangeant 25 cm3 de verre soluble N 3, 75 cm3 d'eau et 2 g de ciment, puis on le laisse reposer pendant 3 minutes. On utilise en tant que liquide B le liquide surnageant constitué par So cm3 du mélange. lorsqu'on mélange le liquide A et le liquide B, le liquide obtenu se gélifie en 50 secondes (Expérience 1). En outre, on mélange 50 g de ciment Portland à 100 cm3 d'eau pour obtenir un mélange dont on utilise 50 cm3 en tant que liquide h, de même que dans le cas ci-dessus. On agite pendant 2 minutes un mélange obtenu en mélangeant 50 g de ciment Portland et 10G cm3 d'eau, puis on le laisse reposer pendant 3 minutes. On mélange ensuite 50 cm3 du liquide surnageant du mélange ainsi obtenu, à 50 cm3 d'un mélange obtenu en mélangeant 25 cm3 de verre soluble et z5 cp d'eau, ce qui donne un mélange d'un volume de 100 cm3. On divise ce mélange en deux parties, dont la première est utilisée en tant que liquide , alors qu'on laisse reposer la seconde.Lorsqu'on mélange le liquide A et le liquide B, le liquide résultant se gélifie en 50 secondes. Par ailleurs, la seconde partie que l'on a laissée reposer, se gélifie en 80 mn (Expérience 2). On a effectué un essai d'injection dans un sol constitué d'une couche de sable grossier et d'une couche de sable fin à Tokyo (Japon). Pour un tel essai, on prépare conformément à l'expérience 1, un liquide A et un liquide B. On introduit le liquide A et le liquide B, à raison de 10 1/mon, au moyen des pompes respectives, et on les mélange au moyen dune canalisation en Y, puis on injecte dans le sol le liquide obtenu ou liquide AB, au moyen d'une canalisation d'injection. Après avoir injecté environ 2û0 1 du liquide AB, on arrête l'alimentation en liquide A et on injecte dans le sol 400 1 du liquide B. Une fois l'injection achevée, on sonde le sol pour l'étudier. On trouve que la couche de sable grossier est imprégnée d'un mélange solidifié de verre soluble et de ciment, alors que la couche de sol fin est principalement imprégnée du gel de verre soluble non mélangé au ciment. Ceci confirme que le sol dans lequel on a injecté les durcisseurs est entièrement consolide. EXhkPIE 6 6 On a effectué un essai d'injection dans un sol de mauvaise qualité constitué d'une couch-e d'argile limoneuse à Tokyo, Japon. Pour un tel essai, on fore dans le sol un trou de 100 mm de diamètre et de 10 m de profondeur. On introduit dans ce trou une canalisation extérieure ayant un diamètre de 90 mm (tige creuse présentant une extrémité ouverte pour l'inoection du liquide A), et on introduit coaxialement dans la canalisation extérieure, une canalisation intérieure de 40 mm de diamètre (présentant une extrémité fermée dont la paroi est percée de trous d'injection pour injecter le liquide B), formant ainsi une canalisation double. Plus précisément, la paroi de l'extrémité de la canalisation intérieure comporte deux trous d'injection de telle sorte que le jet de liquide B est orienté perpendiculairement à l'axe longitudinal de la Lanalisation, et l'insertion de la canalisation intérieure s'effectue de manière à ce que son extrémité dépasse de la canalisation extérieure. On prépare les durcisseurs (liquide A et liquide B) à injecter dans le sol de mauvaise qualité de la manière suivante: Préparation du liquide h : on mélange 400 kg de ciment et 40 g de bentonite à de l'eau, ce qui donne un mélange de 1 m . Préparation du liquide B : on mélange 250 1 de verre soluble et a34 1 de diacétate d'éthylène glycol (agent de gélification) à de l'eau, ce cui donne un mélange de 1 m3. (Ce mélange se gélifie en environ o0 minutes). Lorsqu'on associe le liquide A au liquide 3, le liquide résultant se solidifie en environ 40 secondes. On injecte le liquide B ainsi préparé, sous une pression de 200 kg/cm2, par l'intermédiaire de la canalisation intérieure qui est en rotation, tout en injectant également le liquide A sous une pression de 10 kg/cm2 par l'intermédiaire de la canalisation extérieure. Par cette opération, on fractionne et on ameublit le sol solide au moyen du jet de liquide B et on injecte simultanément dans la partie fractionnée ou ameublie du sol le-liquide A, ce qui conduit à la mise en contact du liquide À avec le liquide 3 dans la partie fractionnée et ameublie du sol. On continue ensuite l'opération de fractionnement et d'aneublissement du sol ainsi que l'opération d'association et d'injection des deux liquides tout en élevant Drogressive- ment la canalisation double. La partie fractionnée et ameublie du sol se consolide rapidement en formant un corps ayant l'aspect d d'une colonne. En étudiant le sol par forage a'un trou, on trouve que la partie du corps consolidé en forme de colonne ayant un diamètre de 30 cm est essentiellement constituée de ciment, le reste étant principalement constitué de verre soluble, et que la couche de sol grossier et la couche de sol fin sont toutes deux globalement transformées en un corps uniformément consolidé. Cela indique que le liquide A a essentiellement pénétré en tant que durcisseur dans la couche de sol grossier, alors que le liquide B a essentiellement pénétré, en tant que durcisseur, dans la couche de sol fin. Conformément à un essai en laboratoire, le corps consolidé présente une résistance à la compnession d'environ 80 kg/cm2.En outre, on n'observe lacune fuite du liouide B. Tous les durcisseurs se solidifient, et par conséquent, aucun problème de danger pour le public tel que la pollution des eaux ne se pose "1PlE 7 De la maeme manière que dans l'Exemple 6, on a effectué un essai d'injection dans un sol de mauvaise qualité (sol suintant de l'eau) constitué d'une couche d'argile limoneuse à Tokyo (Japon). On fore dans le sol 5 trous, ayant chacun un diamètre de 100 mm et une profondeur de 10 m, formant une ligne droite à des intervalles de 80 cm. De plus, on prépare deux canalisations d'injection. L'une (appelée ci-après canalisation À le cas échéant) des canalisations d'injection a un diamètre de 40 mm et une extrémité ouverte, et l'autre (appelée ciaprès canalisation B) a un diamètre de 40 mm et une extrémité fernée. Cependant, les parois opposées de la partie fermée de la canalisation B comportent 2 trous d'injection.On introduit parallèlement ces deux canalisations dans chaque trou foré dans le sol de telle manière que l'extrémité de la canalisation B (trou d'injection) soit enfoncée plus profondément que l'extrémité de la canalisation A et que les trous d'injection soient dirigés vers les trous adjacents forés dans le sol. On utilise les mimes liquides A et liquides B que dans l'exemple 6. On injecte le liquide B sous une pression élevée de 200 kg/cm2 par l'intermédiaire de toutes les canalisations B dans le sol, et on injecte simultanément le liquide A sous une pression de 5 kg/cm2 par l'intermédiaire de toutes les canalisations A. Cette opération conduit au fractionnement et à l'ameublissement du sol dans la direction obtenue en reliant les 5 trous, et par conséquent, le liquide A et le liquide B s'associent dans la partie fractionnée et ameublie du sol. En outre, on continue l'opération d'association et d'injection du liquide A et du liquide B ainsi que l'opération de fractionnement et d'ameublissement du sol tout en relevant progressivement les canalisations A et B. La partie fractionnée et ameublie du sol se consolide rapidement en formant un voile consolidé d'une largeur de 30 cm et d'une longueur de 4 m. L'étude du sol par forage conduit à l'observation que la partie centrale de 10 cm de largeur de la pellicule consolidée, est constituée d'un corps consolidé contenant essentiellement du ciment, la partie restante de celle-ci étant constituée d'un corps consolidé contenant essentiellesent du verre soluble, et que la couche de sol grossier ainsi que la couche de sol fin sont toutes deux globalement transformées en un corps uniformément consolidé (coulis multiple) arrêtant ainsi complètement l'infiltration de liteau. Cela signifie que le durcisseur contenant principalement le liquide A pénètre dans la couche de sol grossier, alors que le durcisseur contenant principalement le liquide B pénètre dans la couche de sol fin. Conformément à un essai en laboratoire, le corps consolidé présente une résistance à la com- pression d'environ 80 kg/cm2. On n'observe en outre aucune fuite du liquide B. Le liquide A et le liquide Boss solidifient complètement, ce qui ne pose aucun problème de danger pour le public tel que la pollution des eaux. EXEMPTE 8 Cet exemple décrit l'application de la présente invention à la construction d'un tunnel. Grâce à l'invention, on a pu obtenir pour la construction de ce tunnel, un effet paresable et un effet d'arrêt de l'eau permettant ainsi de creuser le tunnel en toute sécurité. On applique l'invention à la constructxon d'un tunnel d'essai à Tokyo, (Japon). On creuse 8 trous horizontaux ayant chacun une longueur de 10 mètres, à la surface de la circonférence d'un cylindre de 5 mètres de diamètre dont l'axe horizontal central se trousse à 8 mètres en dessous de la surface de la terre. On introduit des canalisations double comme dans exemple 6 dans les 8 trous horizontaux ainsi creusés. Dans ce cas, on introduit une barre d'acier (en tant qu'armature ou élément de tension) dans chacune des canalisations double. On prépare les mêmes liquides A et B que dans l'exemple 6. En premier lieu, comte dans l'expérience 6, on injecte le liquide B sous 200 kg/cm2 sous forme d'un jet dans une direction (sans rotation) par l'intermédiaire de la canalisation intérieure de la canalisation double et on injecte simultané- ment le liquide A pour mélanger ces deux liquides. On retire ensuite les canalisations doubles des trous en y laissant la barre d'acier. Une fois l'injection achevée conformément à l'invention, on observe qu'un corps consolidé en forme de colonne d'environ 30 cm de diamètre contenant principalement le mortier de ciment, s'est formé horizontalement autour du trou foré. Comme ce corps consolidé en forte de colonne contient la barre d'acier jouant le rôle d'élément de tension, la résistance du corps consolidé de l'invention est très élevée. En conséquence, le corps consolidé joue le rôle d'une poutre pare-sable. De plus, la zone ou le domaine dans lequel le durcisseur contient essentiellement du verre uniformément relié aux corps consolidés en forme de colonnes, constitue ainsi une région arrêtant l'eau C' est-àrdi.re que > dans cette construction de tunnel, on a obtenu l'effet paresable et l'effet d'arrêt de l'eau, ce qui a permis de creuser le sol en toute sécurtté et .par conséquent de réaliser la construction du tunnel sans difficultés. De plus, on peut- introduire la barre d'acier déerit ci-dessus dans le liquide obtenu par asseciation du liquide A et du liquide B et l'introduire dans le trou- avant solidifié cation du liquide. En d'autres termes, on injecte en premier lieu le liquide A et le liquide B dans le tron et avant que le liquide obtenu par association du liquide -A et du liquide B ne se solidifie, on introduit la barre d'acier dans le liquide se trouvant dans le trou, par exemple par martelage. I1 va de soi que les modes de réalisation décrits ne sont que des exemples et l'on pourrait les modifier notamment par substitution d'équivalents techniques, sans sortir pour cela du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé de consolidation d'un sol de mauvaise qualité par injection dans celui-ci de durcisseurs, caractérisé en ce qu'on utilise comme durcisseurs, un mélange d'eau et d'agent de gélification et une solution aqueuse de verre soluble contenant un agent de gélification, en ce que ces durcisseurs sont mélangés et en ce qu'on injecte le liquide résultant dans ce sol, l'agent de gélification étant un ester, un aldéhyde, un acide minéral, un acide oranIque, un sel minéral, un sel organique, un ciment ou un constituant hydraulique d'un ciment. 2. Procédé suivant la revendication 1 caraeterisé en ce que le mélange d'eau et d'agent de gélification est une solution aqueuse. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le mélange d'eau et d'agent de gélification est une suspension de ciment. 4. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que lester est un ester d'acide gras, un carbonate ou une lactone. 5. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'aldéhyde est un dialdéhyde. 6. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'on injecte dans le sol le liquide résultant obtenu par association des durcisseurs et, pendant l'inåection, on arrête l'opération d'association de ce mélange d'eau et d'agent de gélification, et on continue à n'injecter que la solution aqueuse de verre soluble contenant l'agent de gélification. 7. Procédé suivant la revendication 6, caractérisé en ce cue l'on effectue de manière répétée une première opération d'injection du liquide résultant dans ce sol et une seconde opération consistant à arrenter l'association de ces deux liquides. 8. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on utilise comme durcisseurs un mélange d'eau et d'un agent de gélification, et une solution aqueuse de verre soluble sans agent de gélification, en ce qu'on associe ces durcisseurs et que l'on injecte le liquide dans ce sol, et pendant l'in jection, en ce qu'on transforme cette solution aqueuse de verre soluble en une solution aqueuse de verre soluble contenant un agent de gélification et en ce qu'on arrête ensuite l'opération d'association de ce mélange d'eau et d'agent de gélification, pour n'inåecter successivement que cette solution aqueuse de verre soluble contenant un agent de gélification. 9. Procédé suivant la revendication 8, caractérisé en ce qu'on effectue de manière répétée les opérations d'injection de ce liquide résultant dans ce sol, de transformation de cette solution aqueuse de verre soluble sans agent de gélification en cette solution de verre soluble avec agent de gélification, et d'arrêt de l'opération de mélange de l'eau et de l'agent de gélification. 10. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'opération d'association de ces durcisseurs consiste en premier iieu à introduire préalablement un jet à haute pression de cette solution aqueuse de verre soluble contenant un agent de gélification, pour fractionner ou ameublir ce sol, puis à injecter ce mélange d'eau et d'agent de gélification dans ce sol ainsi fractionné ou ameubli pour associer ces durcisseurs dans ce sol.