L'invention concerne un gilet ou une brassière de sauvetage en matériau plastique alvéolaire comportant au moins un col et des flotteurs ventraux. Les gilets et brassières de sauvetage se présentent actuellement sous la forme d'un gilet en tissu dont au moins le col ainsi que les devants du gilet reçoivent des plaques de mousse en matériau plastique dans des poches prévues à cet effet ou des réserves d'air sous forme de poches de feuilles plastiques soudées. La fabrication de ces gilets, et plus particulièrement des gilets à plaques de mousse, est faite en plusieurs étapes : la découpe du tissu, l'assemblage par piquage ou soudage, l'introduction des plaques de mousse dans les poches prévues à cet effet, la fermeture des poches et l'équipement du gilet au moyen de fermeture et divers autres accessoires, tels que bandes réfléchissantes, poches, etc.. La conception de ces gilets ainsi que les propriétés des matériaux entrant dans leur fabrication, entraînent un prix souvent élevé de la production. Ces gilets présentent, en outre, un défratchissement rapide dans le temps pouvant se traduire par des déchirures de la toile, des salissures, la perte d'accessoires et d'une partie plus ou moins importante des moyens de fermeture. En outre, après ut ilisation, le temps de séchage est relativement long, ce qui en rend alors le port désagréable. L'invention vise à la réalisation d'un gilet de sauvetage présentant une grande stabilité dans le temps, un temps de séchage très réduit, une conception telle qu'il puisse être aisément stocké. Ce gilet a, en outre, l'avantage de pouvoir être réalisé en un nombre d'opérations particulièrement réduit par rapport aux gilets classiques. Le gilet de sauvetage selon l'invention comportant au moins un col et des flotteurs ventraux, est remarquable en ce qu'il est constitué d'une plaque de matériau plastique alvéolaire présentant deux parties approximativement égales, séparées par une ligne de pliure, une première partie comportant une ouverture pour le passage de la tête et la deuxième partie, des moyens d'ajustage au corps du porteur, et en ce que la première partie comporte des saignées radiales s'étendant entre l'ouverture et le bord de la plaque et formant des lignes de pliure. Les explications et figures données ci-après à titre d'exemple permettront de comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 est une vue en perspective d'un gilet de sauvetage selon l'invention. La figure 2 est une vue en perspective du gilet de la figure 1 plié. Les figures 3, 4, 5 sont des coupes du gilet de la figure 1 selon les lignes III-III, IV-IV et V-V. La figure 6 est une vue en coupe au niveau de IV-IV d'un gilet selon une autre forme de réalisation. La figure 1 représente une vue en perspective d'un gilet de sauvetage selon une forme de réalisation de l'invention. I1 est constitué d'une plaque 1 de matériau plastique alvéolaire dont la forme est inscrite dans un rectangle. Cette plaque présente deux parties 2 et 3 sensiblement égales, séparées par une ligne de pliure 4. Cette ligne de pliure forme un sillon dans la face supérieure de la plaque séparant presque totalement les deux parties qui restent reliées par une partie de faible épaisseur au niveau de la face inférieure de la plaque. Dans 11 exemple de réalisation montrée, la première partie 2 présente à son extrémité libre une forme approximativement circulaire et comporte une ouverture 5 pour le passage de la têtue, Des saignées radiales 6 et 7 s'étendent entre l'ouverture 5 et le bord de la plaque et plus précisément de la partie 2. Ces rainures traversent presque toute l'épaisseur de la plaque de manière à ne laisser qutune partie de faible épaisseur prolongeant la surface inférieure de plaque.Ces rainures ont pour but de permettre une déformation de la partie d'extrémité de manière que la portion 8 vienne soutenir la tette. Ce but est atteint lorsque les rainures sont suffisamment larges ou lorsqu'elles présentent une section trapézoidale, la grande base étant à la surface supérieure de la plaque. Les trois portions comprises entre les rainures 6 et 7 forment alors, sous la poussée de l'eau, une surface tronconique qui permet un calage efficace de la tete. Afin d'améliorer cette tenue et le confort du porteur, la portion 8 en couronne porte une partie en creux formant appui-nuque comme montré figure 5. La deuxième partie 3 de la plaque est séparée en deux éléments 9 et 10 par une ligne de pliure 11 perpendiculaire à la ligne de pliure 4. Comme cette partie 3 porte les moyens d'ajustage 12 au corps du porteur, la ligne de pliure permet une bonne souplesse de la partie 3 qui, grace à la sangle 13, peut être ajustée sur la poitrine du porteur. Selon la forme de réalisation montrée figures 1 et 4, les moyens d'ajustage comprennent deux ouvertures 14 et 15 qui traversent chaque élément 9 et 10 de part en part et une sangle 13 qui passe dans les ouvertures et vient s'attacher sur le devant de la partie 3. Selon une autre forme de réalisation des moyens d'ajustage, montrés figure 6, une partie de la sangle 13 est moulée dans la partie 3, des moyens d'attache étant prévus sur le c8té du gilet. Les figures 3, 4 et 6 montrent que les éléments 9 et 10 présentent des épaisseurs différentes. Cette dissymétrie a pour but de créer une flottabilité différente de manière à appliquer un couple de rappel autour de l'axe longitudinal du corps du porteur. Ainsi, si le porteur de gilet tombe à l'eau sur le ventre, en état d'inconscience, il est ramené sur le dos, la tête étant alors soutenue hors de l'eau. La forme simple du gilet dans laquelle le matériau assurant la flottaison est d'un même c6té du corps, produit un deuxième mouvement de rappel selon un axe transversal qui aura pour effet de faire basculer le corps dans un plan vertical en le ramenant sur le dos et, par conséquent, en maintenant la tête hors de l'eau. Le retournement est ainsi assuré avec une quasi certitude quelle que soit la conformation du porteur de gilet. Le gilet, tel que décrit dans cet exemple, présente d'autres avantages parmi lesquels - la possibilité de le plier d'une manière compacte, les parties 2 et 3 venant l'une contre l'autre comme montré dans la figure 2 et étant maintenues en place par la sangle; - l'utilisatinn comme bouée de sauvetage, le gilet étant attaché à un filin, le naufragé peut alors passer un bras dans l'ouverture de tête pour se faire ramener; - l'utilisation provisoire comme siège. La matière formant le gilet est une mousse synthétique alvéolaire, les cellules étant fermées pour avoir une excellente étanchéité à l'eau du matériau apportant la flottabilité. On utilise généralement des polyéthylène, copolymère, polyéthylène EVA, chlorure de polyvinyle, etc.. Selon différentes formes de réalisation ayant pour but une amélioration de l'aspect ou de la qualité de la surface, ou un renforcement des lignes de pliures, on réalise un comple xage de plusieurs mousses, afin rallier au maximum les meilleures propriétés techniques intrinsèques de divers produits alvéolaires. C'est ainsi que l'on choisira, par exemple, pour la face externe du gilet une mousse ayant une bonne résistance à lrabra sion. On utilise dans la réalisation de ces gilets de sauvetage des mousses synthétiques ayant une densité pouvant aller de 25 à 100 kg/m3 et plus.Dans le cas des matériaux de haute densité présentant une certaine rigidité, le gilet comporte comme dans l'exemple précédemment décrit, des lignes de pliure afin d'obte- nir une souplesse suffisante. Dans les matériaux de faible densité, donc moins rigides, certaines des lignes de pliure peuvent être supprimées. Selon le matériau utilisé, les lignes de pliure peuvent occasionner des points de faiblesse et il est alors utile de renforcer ces zones par un matériau de renfort incorporé lors de la fabrication du gilet. Ces matériaux peuvent se présenter sous l'aspect d'une bande de tissu, tissée ou non tissée, en un produit naturel ou synthétique disposé à cheval sur toute la longueur de la ligne de pliure ou de morceaux de ruban ou de trasse disposés en travers de la ligne de pliure. Pour modifier l'aspect ou les caractéristiques de surface de la mousse formant le corps du gilet, il est possible de recouvrir totalement ou partiellement la surface par un matériau en tissu synthétique ou naturel ou par une feuille d'un matériau synthétique, qui se trouve thermosoudé ou thermocollé lors de la fabrication du gilet. Ces matériaux peuvent également servir de supports d'instructions, de bandes radarisables, de bandes catadioptriques, et constituer avec la surface du gilet des poches pour le rangement d'accessoires. lies gilets en mousse synthétique dont un exemple de réalisation particulièrement simple à partir d'une plaque de mousse sensiblement rectangulaire est montré sur les figures et ci-dessus décrit, peuvent être conçus sous diverses formes et notamment en deux pièces, séparées dans l'axe longitudinal du bas du gilet, d'autres peuvent être plus élaborés, et comporter, par exemple, un dos et les deux flans latéraux. Ces gilets sont cependant moulables suivant un plan horizontal, la forme générale étant donnée lors d'une opération de reprise en liant les deux épaules par des techniques de soudage, collage, piquage, rivetage ou laçage. La conception des gilets de sauvetage selon l'inven- tion permet l'utilisation de méthodes de fabrication particulièrement simples et de coût peu élevé. Le procédé de fabrication préféré fait appel à la thermocompression de plaques de matériaux alvéolaires. D'autres techniques sont possibles comme l'expansion ttin situ" dans un moule fermé, l'usinage de planches ou de feuilles de mousse. L'expansion fait appel à des outillages d'un coût très élevé, tandis que les cycles de production sont assez longs. L'usinage est une opération délicate qui n! autorise pas toujours la réalisation de toutes les formes. La thermocompression apparat comme la solution la plus intéressante. On utilise des moules métalliques ou en résine, ou un mélange de poudre métallique et de résine. Le choix du matériau formant le moule dépend de la forme du gilet mais surtout des quantités à produire. Pour des quantités moyennes, il est préférable de se contenter de moules en résine armée portant sur la périphérie des lames de découpe, capables, en fin d'opération de compression, de couper les périmètres des gilets. Le procédé de fabrication d'un gilet de sauvetage, présentant les particularités précédemment décrites, comporte un certain nombre d'opérations essentielles. On procède d'abord au découpage d'une ou de plusieurs plaques de matériau alvéolaire thermocompressible, qui sont ensuite placées dans un four où elles sont chauffées à une température précise dépendant de la nature du matériau. La ou les plaques chauffées sont disposées sur le moule de la presse dans lequel elles subissent une compression formage qui forme en une seule opération le gilet présentant l'ouverture de tête, l'asymétrie des flotteurs ventraux, les lignes de pliure, les moyens d'ajustement tels que les passages ou l'enrobage de la sangle et éventuellement des logements pour le maintien d'accessoires, tels que sifflet, lampe électrique, etc..Les lames de découpe prévues sur la périphérie du moule, découpent les bords du gilet. Dans le cas où l'on désire renforcer les lignes de pliure par un matériau de renfort, tel qu'une bande de tissu ou autre, on procède aux opérations de découpage et chauffage, comme précédemment, on place dansas moule une première plaque de matériau alvéolaire sur laquelle on pose le matériau de renfort, des bandes de tissu ou un carré de tissu susceptible de recouvrir toute la surface arrière du gilet, puis une plaque de matériau alvéolaire. On procède alors à l'opération de compression formage. Selon un autre procédé, la dernière plaque de matériau alvéolaire devant former le dessus du gilet de sauvetage, présente des caractéristiques de résistance à l'usure supérieures au matériau de base. On procède donc au découpage des plaques de matériau alvéolaire de caractéristiques différentes. Ces plaques sont chauffées à des températures déterminées par la nature chimique de la mousse. Elles sont ensuite disposées sur le moule, avec éventuellement le matériau de renfort, dans tordre voulu. C'est ainsi que le gilet (figure 5) décrit comporte, en allant de l'intérieur vers l'extérieur (l'intérieur étant la partie en contact avec le corps), une plaque de matériau alvéolaire de résistance à l'usure moyenne 16, une feuille de matériau de renfort 17 et une plaque de matériau alvéolaire de bonne résistance à l'usure 18. Lorsque l'ensemble est soumis à la compression, on obtient un ensemble compact présentant un sandwich de mousses de qualité différente et de matériau de renfort. La figure 3 montre comment se place le matériau de renfort dans les lignes de pliure. On peut prévoir l'habillage des surfaces du gilet par, par exemple, un tissu naturel ou synthétique ou par des feuilles de matériaux synthétiques. Les feuilles découpées de ltha- billage voulu sont disposées dans le fond du moule et/ou sur la plaque de matériau alvéolaire du dessus. Ces feuilles se trouvent thermocollées ou thermosoudées lors de l'opération de compression formage. Suivant une technique connue, on peut thermosouder partiellement des morceaux de feuille ou de tissu, afin de réaliser des poches ou logements pour accessoires. D'une manière générale, le procédé comprend les opérations de découpage de plaques de matériaux alvéolaires et de feuilles de matériaux d'aspect et/ou de caractéristiques particulières, de chauffage des plaques et des feuilles à des températures définies par leur nature chimique, de la mise en place dans l'ordre voulu des plaques et feuilles des matériaux, et enfin de compression formage de l'empilement précédemment formé. La conception du gilet en matériau alvéolaire moulé permet de répondre à la réglementation en vigueur de manière simple alors que dans les gilets classiques il est nécessaire de prévoir cinq à huit tailles différentes. Dans le gilet selon l'invention, il suffit de trois tailles correspondant aux dénominations : adultes, adolescents et enfants pour satisfaire non seulement à la réglementation mais également offrir le maximum de sécurité. Cette standardisation des tailles présente des avantages certains quant à l'outillage de production, et à la tenue des stocks. REVENDICADIONS 1. Gilet de sauvetage en matériau plastique alvéolaire comportant au moins un col et des flotteurs ventraux, caractérisé en ce qu'il est constitué d'une plaque de matériau plastique alvéolaire présentant deux parties approximativement égales, séparées par une ligne de pliure, une première partie comportant une ouverture pour le passage de la tête et la deu xième partie des moyens d'ajutage au corps du porteur. 2. Gilet de sauvetage selon la revendication 1, caractérisé en ce que la première partie comporte des saignées radiales s'étendant entre l'ouverture et le bord de la plaque et formant des lignes de pliure. 3. Gilet de sauvetage selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que la deuxième partie est séparée en deux éléments par une ligne de pliure perpendiculaire à la ligne de pliure prévue entre les première et deu xième parties de la plaque. 4. Gilet de sauvetage selon la revendication 3, caractérisé en ce que les éléments ont des flottabilités différentes. 5. Gilet de sauvetage selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les lignes de pliure comportent un matériau de renfort incorporé lors de la formation du gilet. 6. Gilet de sauvetage selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que ltouverture pour le passage de la tête présente une partie formée en appui-nuque. 7. Gilet de sauvetage selon l!une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il est formé en une mousse plastique moulable par compression. 8. Gilet de sauvetage selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu!il comporte, en outre, une partie dorsale fixée à la deuxième partie par des moyens souples de maintien. 9. Gilet de sauvetage selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il est recouvert au moins partiellement par un matériau d'aspect ou de caractéristiques différentes de ceux de la plaque. 10. Gilet de sauvetage selon l'une desmevendications précédentes, caractérisé en ce que les moyens d'ajustage au corps du porteur sont noyés au moins en partie dans la deuxième partie de la plaque. 11. Gilet de sauvetage selon les revendications 5 et 9, caractérisé en ce que ledit matériau forme le matériau de renfort. 12. Procédé de fabrication d'un gilet de sauvetage selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'on procède aux opérations de découpage d'au moins une plaque de matériau alvéolaire, de chauffage de la ou des plaques, de mise en place des plaques sur la presse, de compression formage de la ou des plaques réalisant en une seule passe le gilet présentant l'ouverture de tête, les lignes de pliure, les moyens d'ajustage et les logements d'accessoires. 13. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que l!on procède aux opérations de découpage de plaques de matériaux alvéolaires et de feuilles de matériaux d'aspect ou de caractéristiques particulières, de chauffage des plaques et des feuilles à des températures définies par leur nature chimique, de la mise en place dans 11 ordre voulu des plaques et feuilles de matériaux, de compression formage de l'empilement précédemment formé, réalisant en une passe au moins une partie de gilet présentant l'ouverture de tête, les lignes de pliure, les moyens d'ajustage et les logements d'accessoires.