La présente invention a pour objet un procedé d'analyse de l'activité d'une bouffée radioactive et un dispositif mettant en oeuvre ledit procédé. L'invention trouve une application notamment dans l'analyse de l'ac- tivité d 'un fluide sortant d'un réacteur nucléaire. L'activité d'un fluide sortant d'un réacteur nucléaire dépend, entre autres, des conditions de fonctionnement de celui-ci. Ainsi, l'élévation du débit de fluence neutronique, la réduction du débit volumique de fluide de refroidissement ou la réduction du temps de cyclage, ou encore la mise en solution de radio-éléments par corrosion, se traduisent par une augmentation de l'activité produits d'activation. Cette augmentation peut être également observée lors de l'apparition d'un défaut dans une gaine d'élément combustible, (fissure, rupture ou fusion. Dans le cas de 1 'émission d'une bouffée radioactive ve, l'augmentation d'activité n'affecte qu'un élément de volume du fluide considéré. Un détecteur placé a proximité d'une canalisation de sortie voit alors une activité croître, atteindre une valeur maximale et enfin décroitre. L'analyse de l'activité d'une telle bouffée radioactive peut fournir des informations très utiles sur lXorigine et la nature de la perturbation qui affecte le fonctionnement du réacteur. Pour détecter une augmentation importante 'd'activité, il suffit, en principe, de disposer d'un détecteur et d'un ictomètre muni d'un déclencheur å seuil haut. En cas d'éléva- tion excessive de l'activité, le déclenchement d'un signal d'alerte peut entraîner par exemple l'arrêt du réacteur, ou une baisse de puissance, ou encore la mise en service d'appareils de mesure complémentaires. Mais dans le cas de l'émission d'une bouffée radioactive, l'augmentation de l'activité possède un caractère fugitif. L'instant d'apparition du phénomène ne peut donc pas etre prévu et l'amplitude maximale du signal est susceptible de, varier dans une large plage.De plus, la durée de passage de cette bouffée devant le détecteur peut etre très courte. I1 n'est donc pas possible, en général, d'utiliser un détecteur a seuil haut pour rechercher le maximum d'activité car, si-le seuil est trop haut, on risque de ne pas déclencher l'alerte et, s'il est trop bas, le déclenchement peut se produire, soit en itabsence de bouffée, lors d'une montée lente d'activité, soit en présence de bouffée, avant l'arrivée de l'élément de volume le plus actif. La présente invention a ajustement pour objet un procédé et un dispositif qui permettent d'éviter ces incon vénients et qui sont particulièrement bien adaptés a l'anar lyse de l'activité d'une telle bouffée, quelles que soient son amplitude et sa durée. A cette fin et de façon plus précise, la présente invention a pour objet un procédé d'analyse de l'activité d'une bouffée radioactive mise en circulation par un fluide dans un conduit, caractérisé en ce que - on mesure l'activité du fluide en circulation en un point du conduit, - on détecte l'instant où l'activité mesurée passe par un maximum, - on isole la bouffée dans une partie du conduit qui consti tue une chambre de mesure, - on effectue l'analyse de l'activité sur la bouffée isolée dans la chambre de mesure. Selon un mode de réalisation privilégié, pour détecter l'instant où l'activité passe par un maximum - on mesure l'activité par une évaluation de taux de comptage, (nombre d'impulsions comptées dans un intervalle de temps fixé). - on traduit le résultat de cette mesure en une tension électrique, - on mémorise la valeur de la tension obtenue, - on compare à tout instant la valseur de la tension obtenue a la valeur mémorisée, - on détermine l'instant où la tension obtenue devient infE- rieur a la valeur mémorisée. La mémorisation de la tension peut s'effectuer soit par une méthode électrique, au moyen de la charge d'un condensateur ou au moyen d'une mémoire numérique tà tores par exemple), soit par une méthode mécanique, au moyen de la déviation angur laird de l'index d'un appareil de mesure. La présente invention a également pour objet un dispositif d'analyse de l'activité d'une bouffée radioactive mise en circulation dans un conduit par un fluide, qui met en oeuvre le procédé qui vient d'être défini et qui est caractéri sé en ce qu'il comprend - des premiers moyens de mesure de l'activité du fluide en circulation, placés en un point du conduit, - des seconds moyens pour détecter l'instant où l'activité mesurée par lesdits premiers moyens passe par un maximum, - des troisièmes moyens pour isoler du reste du conduit une chambre de mesure, - des quatrièmes moyens de commande desdits troisièmes moyens, reliés auxdits seconds moyens, - des cinquièmes moyens d'analyse de l'activité du fluide isolé dans ladite chambre de mesure. Selon un premier mode de réalisation, les moyens pour détecter l'instant ou l'activité mesurée passe par un maximum sont de nature électrique ; selon un second modé de réalisation, ces moyens sont de nature mécanique. De toute façon, les caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront mieux après la description qui suit, en référence aux dessins annexés sur lesquels - la figure 1 représente un schéma de principe d'un circuit permettant de détecter l'instant où l'activité mesurée passe par un maximum - la figure 2 illustre les variations de la tension instantanée et de la tension mémorisée en fonction du temps - la figure 3 est un exemple d'un relevé expérimental illustrant l'allure des variations d'activité d'une bouffée d'argon 41 dans l'air - la figure 4 est un schéma de principe des moyens mécaniques utilisés pour détecter l'instant ou l'activité passe par un maximum - la figure 5 montre une variante de ces moyens mécaniques - la figure 6 est un schéma général du circuit de commande d'électrovannes ; ; - la figure 7 est un schéma d'une installation à chambre unique associée à un détecteur unique - la figure 8 illustre l'utilisation d'une telle installation - la figure 9 est un schéma d'une installation à deux chambres et à deux détecteurs ; - la figure 10 illustre l'utilisation d'une telle installation. Les moyens utilisés dans l'invention pour mesurer l'activité d'un fluide en circulation, peuvent être detout type connu et comporter notamment un scintillateur d'iodure de sodium (associé à un photomultiplicateur) ou un semiconducteur germanium-lithium. Ces moyens de détection peuvent être reliés à un ictomètre ou à un intégrateur numérique dont la sortie délivre une tension qui est fonction de l'activité du fluide en circulation. Les moyens pour détecter l'instant od cette tension passe par un maximum peuvent être selon l'invention, de nature électrique ou de nature mécanique. Les moyens de nature électrique sont tout d'abord décrits en référence aux figures 1 à 3. Sur le schéma de principe de la figure 1, on trouve, après un détecteur à scintillation 2 relié à un amplificateur de mise en forme 4, un ictomètre 10 qui délivre une tension électrique appliquée à un circuit permettant de détecter l'instant où cette tension passe par un maximum et qui comprend, d'une part, un circuit déclencheur à seuil 12 connecté à un relais 13, et, d'autre part, un circuit de mémorisation 14. Le circuit déclencheur à seuil comprend un amp,lifi- cateur différentiel à transistors et un relais. La tension fournie par l'ictomètre est appliquée à l'une des entrées 18 de l'amplificateur différentiel et, par l'intermédiaire du circuit de mémorisation, à la seconde entrée 16 de ltmplifi cafteur différentiel. Le circuit de mémorisation 14, comprenant un condensateur à bon isolement 26 et une diode 24, permet de conserver en mémoire à chaque instant la-valeur maximale de la tension de sortie de l'ictomètre. Lorsque la tension de sortie de l'ictomètre devient inférieure à la tension mémorisée, l'écart entre les deux tensions est détecté, entraînant la mise au repos du relais de sécurité. Le circuit de la figure 1 se comporte comme un détecteur à seuil pour lequel le seuil est mobile et correspond à la valeur instantanée délivrée par l'ictomètre, valeur qui est comparée à la tension mémorisée. Dès que la tension de sortie délivrée par l'ictomètre 10, devient inférieure à la tension mémorisée, on se trouve dans une situation où cette tension mémorisée est supérieure à la tension de seuil et un signal de déclenchement d'alerte est émis. Sur la figure 2 sont représentées les variations de la tension v (proportionnelle au taux de comptage) apparaissant sur l'entrée 18 (ictomètre) (courbes en trait plein référencées V V18) et sur l'entrée 16 (condensateur 26 de mémorisation) (courbes en tirets référencées V16), pour une valeur C = 150 pF du condensateur 26 (cas de la figure 2a) et pour une valeur beaucoup plus grande C 12.000 uF de ce même condensateur (figure 2b). Dans les diagrammes de la figure 2, le temps figure en abscisses. Le circuit de la figure 1 détermine en fait l'instant oh la valeur absolue de la pente de la courbe du taux de comptage mesurée par l'ictomètre 10 commence à augmenter. De façon plus précise, ce circuit indique l'instant où ladite pente atteint une valeur prédéterminée p. Avec un condensateur d'une valeur de 150 pF, la pente de déclenchement est de 30 V/mn pour une étendue d'échelle de 10 V, ce qui représente une pente p égale à 5% de l'échelle de mesure par seconde. Cette pente peut être trop forte dans le cas de bouffées très di luées à pente de descente faible. C'est le cas par exemple pour une bouffée comme celle qui est illustrée sur la figure 3, où la courbe 30 donne les variations du taux de comptage (représenté par la tension de sortie de l'ictomètre) en fonction du temps t compté en minutes.La courbe de la figure 3 est obtenue dans le cas d'une bouffée d'argon 41 dans l'air, pour un débit de gaz de 71 l/h. Une pente de 30 V/mn est indiquée par la droite référencée I. L'intervalle td représente le retard entre l'instant où la tension appliquée au circuit passe réellement par un maximum et celui où le circuit de la figure 1 détecte le-passage par ce maximum. La pente de déclenchement est importante lorsque la décharge du condensateur 26, due au débit de la base du transistor 16, est rapide. Une pente plus faible peut etre obtenue en augmentant la valeur de la capacité du condensateur de mémorisation ; ainsi avec un condensateur de 12.000 uF, la valeur de la pente devient 0,3 V/mn, soit p = 0,05 % de l'échelle de mesure par seconde. Cette pente est indiquée sur la figure 3 par la droite référencée II. Elle est inférieure à la pente maximale de décroissance du taux de comptage qui est repré sentée par la droite référencée III.Ainsi, dans le cas de la bouffée représentée sur la figure 3, le circuit de la figure 1 utilisant un condensateur de mémorisation de capacité 12.000 pF détecte le passage de la pente du taux de comptage à la valeur 0,3 V/mn, ce qui correspond à l'instant de passage du taux de comptage à son maximum, au retard td près. Naturellement, on ne sortirait pas du cadre de l'invention en complétant le circuit de la figure 1 par des moyens connus de l'homme de l'art et qui auraient pour but par exemple de réduire -la résistance de la diode dans le sens direct, pour limiter le retard à la charge du condensateur de mémorisation, ou encore et par exemple de provoquer la décharge du condensateur après l'obtention du signal de déclenchement, dans le but de réarmer le dispositif. On ne sortirait pas du cadre de l'invention, en remplaçant la chaine de comptage à ictomètre (intégrateur analogique), par une chaine à intégrateur numérique. Le nombre d'impulsions comptées dans un intervalle de temps fixé devrait être mémorisé dans un registre et comparé au nombre d'impulsions correspondant à l'intervalle de tempos suivant. Le déclenchement du signal de sécurité serait réalisé lorsque le nombre d'impulsions par intervalle de temps fixé deviendrait inférieur au nombre d'impulsions mémorisé. La solution précédente pourrait être employée en utilisant des convertisseurs numériques-analogiques. Une solution purement numérique peut aussi être utilisée. Alors que la méthode et le circuit associé qui viennent d'être décrits sont basés sur l'observation de la pente du taux de comptage et de ses variations en fonction du temps, la seconde variante, qui est de nature mécanique, et qui permet elle aussi de détecter l'instant où l'activité passe par un maximum, est basée sur l'observation de la diminution du taux de comptage indépendamment du temps. Dans cette seconde variante, la tension délivrée par l'ictomètre est appliquée à un appareil enregistreur. Selon un premier mode de réalisation, l'appareil enregistreur peut être de type connu, mais il est modifié en ce qu'il comprend, conformément à ce qui est représenté sur la figure 4, un curseur mobile 32 muni de deux contacts 34 et 36. Ce curseur est entraîné par I'extrémité 37 de l'index 38 de --l1enregistreur, index qui pivote autour d'un axe 40. L'augmentation de la tension délivrée par llictometre entraîne l'augmentation de l'écart angulaire a de 1 'index compté à partir de sa position de repos, ce qui provoque la fermeture du contact 36 sur l'extremite 37 et-le déplacement vers la droite du curseur mobile 32.Lorsque la tension délivrée par l'ictomètre commence à decroltre, l'extrémité 37 de l'index s'écarte du contact 36, ce qui est mis à profit pour déclencher un signal. Avec l'appareil représenté sur la figure 4, on peut éventuellement obtenir le déclenchement d'un signal a partir du contact 34, pour le réarmement du dispositif. Selon un second mode de réalisation de cette variante de nature mécanique, l'enregistreur utilisé est du type potentiométrique et il est modifié conformément à ce qui est représenté sur la figure 5. Le bras 42 de l'enregistreur potentiométrique est entraîné autour d'un axe 44 par un mécanisme à friction non représenté explicitement, qui comprend par exemple des moyens de serrage entre deux rondelles de feutre graissées. L'extrémité 45 du bras 42 peut venir en appui sur deux contacts 46 et 48 ; l'écart entre les contacts est réglable au moyen de cales excentriques isolantes respectivement 50 et 52, ce qui permet d'obte- nir une temporisation telle que le risque de déclenchement intempestif soit évité, sans que soit par trop allongé le retard au déclenchement. La détermination de l'instant de passage de 1 'acti- vité par son maximum permet de commander des moyens aptes à isoler la bouffée dans une partie du conduit, qui constitue alors une chambre de mesure Ces moyens sont des électrovannes disposées judicieusement le long du conduit dans lequel circule le fluide. Dans le cas où les moyens pour détecter l'instant où l'activité passe par son maximum sont de nature mécanique et plus particulièrement sont conformes à l'illustration qui en est donnée sur la figure 5, le schéma de commande des électrovannes peut être celui qui est représenté sur la figure 6. Sur cette figure, le conduit 54, dans lequel circule le fluide entralnant la bouffée à analyser, est muni d'une électrovanne amont 56 et d'une electrovanne aval 58, qui délimitent entre elles une chambre de mesure 60. En dérivation sur cet ensemble, est disposé un conduit 62 muni d'une électrovanne 64. Ces trois électrovannes 56, 58 et 64 sont commandées par un circuit à relais 66, alimenté par le secteur 70, et comprenant les contacts 46 et 48 correspondant aux contacts de mêmes références représentés sur la figure 5, un contact 72 pour l'armement manuel, un contact 74 pour la coupure manuelle et enfin un relais 76. Dans un tel dispositif, les électrovannes 56, 58 et 64 sont ouvertes sous tension. Le dispositif de l'invention peut comporter un seul détecteur ou deux détecteurs. Dans le premier cas, le schéma de l'installation est celui de la figure 7. Le conduit d'arrivée du fluide 80 pénètre dans un filtre 82 où sont arrêtés les radio-éléments solides qui, dans le cas d'un fluide à analyser prélevé dans un réacteur, peuvent être formés soit par irradiation dans le coeur, soit par décroissance radioactive dans les tuyauteries de transit. Le fluide passe ensuite dans une chambre 84 délimitée en amont par une électrovanne d'admission 86 et en aval par une électrovanne de rejet 88. Le fluide retourne au réacteur par la connexion 90 En face de la chambre 84, se trouve disposé un détecteur 92 de rayonnement y associé à un circuit électronique 94 de détection et de mesure. Un conduit de dérivation 96 est muni d'une électrovanne 98. Les électro- vannes 86, 88 et 98 sont commandées par un circuit 100 relié aux moyens 94 de détection et de mesure. Dans une telle installation, le détecteur 92 a deux fonctions : détection du passage de la bouffée et mesure de l'activité de cette bouffée. Ainsi qu'il a été indiqué, ce détecteur peut être de tout type connu et notamment un scintillateur d'iodure de sodium associé à un photomultiplicateur ou un semiconducteur germaniumlithium. La chaîne électronique 94 doit fournir, au passage de la bouffée, un signal de déclenchement provoquant, par l'intermédiaire des moyens 100, la fermeture des électrovannes d'admission 86 et de rejet 88 et l'ouverture de l'électrovanne 98. Comme il existe un retard entre l'instant du passage de la bouffée au milieu de la chambre et l'instant de l'isolement, une partie de la bouffée est perdue dans la mesure. Ce retard est nécessaire pour éviter un déclenchement prématuré qui pourrait être dù à une fluctuation de comptage ou à une montée lente d'activité. Le schéma de la figure 8 représente les différentes positions de la bouffée en supposant que fIa section du conduit est constante. Sur ce schéma, 1 'abscisse x représente la distance parcourue par la bouffée et y l'activité d'un élément de volume placé à l'abscisse x. Le point M1 représente le sommet de la bouffée. La courbe correspondante est référencée I. Le point M2 représente la position du sommet de la bouffée à l'instant du déclenchement des moyens de détection du passage par ce maximum, instant qui est en retard de td par rapport à l'instant réel de passage par le maximum. M2 est situé sur une courbe référencée II, qui est décalée par rapport à la courbe I de la distance d parcourue par la bouffée pendant l'intervalle td. La longueur L représente la longueur de la chambre de mesure 84. On voit, d'après le schéma de'la figure 8, qu'à l'instant du déclenchement, l'activité en face du détecteur correspond en réalité à celle du point P de la courbe I. Le retard au déclenchement entrain donc une perte des informations contenues dans la partie amont de la bouffée. Dans une autre variante plus élaborée, le dispositif de l'invention peut comprendre deux détecteurs selon le schéma de l'installation illustré sur la figure 9. L'arrivée du gaz prélevé s'effectue par le conduit d'arrivée 1Q2 à travers un filtre 104. Une première chambre 106, dite de détection de bouffée est traversée par le fluide qui atteint ensuite une chambre 108, dont le rôle est de provoquer un retard réglable en fonction du débit, ce qui permet d'ajuster l'intervalle de temps entre l'instant de la détection et celui de la mesure. La chambre de mesure proprement dite, qui porte la référence 110, est munie, comme dans la solution illustrée sur la figure 7, d'une électrovanne d'admission 112, d'une électrovanne de rejet 114 et d'un conduit de dérivation 116 muni d'une électrovanne 118. Le gaz est rejeté par la canalisation 120. La détection de l'instant de passage de la bouffée par son maximum s'effectue l'aide du détecteur 122 disposé en face de la chambre de détection 106, l'analyse de la bouffée isolée dans la chambre de mesure s'effectue à l'aide du détecteur 124 associé à des circuits électroniques 126. Les électrovannes 112, 114 et 118 sont commandées par des moyens 130 reliés aux circuits électroniques de détection 132 ali mentés par le détecteur 122. Le schéma de la figure 10 montre les- positions successives de la bouffée : passage au milieu de la chambre de détection (courbe I) instant de déclenchement de ltelec- tronique de détection (courbe II), passage au milieu de la chambre de mesure (courbe III). Le volume de la ligne à retard 108 est réglé de telle sorte que, à l'instant de l'isolement de la chambre de mesure, la bouffée III soit au milieu de la chambre de mesure. Si la chambre de mesure est suffisamment grande (sa longueur est encore désignée par L) sur la figure 10, la totalité de la bouffée y est emprisonnée. Si elle est trop faible, la partie aval de la bouffée est perdue, ce qui entraine encore une perte d'information, mais qui est plus faible que dans la solution à une seule chambre, en raison de la forme dissymétrique de la bouffée. Dans cette variante de réalisation, le détecteur de mesure 124, associé à une électronique de spectrométrie, est un détecteur à scintillation Nal ou un semiconducteur Ge-Li. Le détecteur 106 de la premiere chambre peut être beaucoup plus simplé et être constitué notamment par un compteur Geiger-Müller, associé à une électronique de discrimination des amplitudes. I1 doit permettre d'obtenir un signal de déclenchement avec un retard td après le passage de la bouffée au milieu de la chambre de détection 106 et fournir un signal de commande avec un retard td + te assurant la fermeture des électrovannes d'admission et de rejet 112 et 114, l'ouverture de l'électrovanne de dérivation 118 et la mise en stockage du spectromètre y. Pendant les durées td et te , la bouffée parcourt des distances respectivement d et e, marquées sur la figure 10. REVENDICATIONS 1. Procédé d'analyse de l'activité d'une bouffée radioactive mise en circulation par un fluide dans un conduit, caractérisé en ce que - on mesure l'activité du fluide en circulation en un point du conduit, - on détecte l'instant où l'activité mesurée passe par un maximum, - on isole la bouffée dans une partie du conduit qui constitue une chambre de mesure, - on effectue l'analyse de l'activité sur la bouffée isolée dans la chambre de mesure, 2.Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, pour détecter l'instant où l'activité passe par un maximum - on mesure l'activité par une mesure de taux de comptage par une méthpde analogique ou numérique, - on traduit le résultat de cette mesure en une tension élec trique, - on mémorise la valeur de la tension obtenue, - on compare atout instant la valeur de la tension obtenue à la valeur mémorisée, - on détermine l'instant où la tension obtenue devient infé rieure à la valeur mémorisée. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la mémorisation de la tension s'effectue par une méthode électrique au moyen de la charge d'un condensateur soumis à ladite tension. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que, pour déterminer l'instant où l'activité passe par un maximum, on détermine l'instant où la valeur absolue de la pente de la courbe de taux de comptage en fonction du temps commence à augmenter. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'on détermine l'instant où ladite pente atteint une valeur prédéterminée. 6. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la mémorisation de la tension s'effectue de manière mécanique par l'intermédiaire de la déviation angulaire de l'index d'un appareil de mesure de tension, l'instant où l'activité passe par un maximum étant alors obtenu en détectant l'instant où l'écart entre la déviation angulaire maximale et la déviation instantanée atteint une valeur prédéterminée. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'on déplace un curseur mobile à l'aide dudit index et en ce qu'on détecte l'instant où ledit index se sépare du curseur après que celui-ci a atteint une position extrême. 8. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, pour isoler ladite bouffée, on agit sur l'état dlour verture et de fermeture d'électrovannes disposées dans le conduit de circulation. 9. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'analyse de l'activité de la bouffée isolée dans la chambre de mesure s'effectue par spectrométrie gamma. 10. Dispositif d'analyse de l'activité d'une bouffée radioactive mise en circulation dans un conduit par un fluide, mettant en oeuvre le procédé de la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend - des premiers moyens de mesure de l'activité du fluide en circulation, placés en un point du conduit, - des seconds moyens pour détecter l'instant où l'activité mesurée par lesdits premiers moyens passe par un maximum, - des troisièmes moyens pour isoler dans une partie du conduit formant chambre de mesure une partie du fluide, - des quatrièmes moyens de commande desdits troisièmes moyens, reliés -auxdits seconds moyens, - des cinquièmes moyens d'analyse de l'activité du fluide isolé dans ladite chambre de mesure. 11. Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce que lesditspremiers moyens sont constitués par un scintillateur d'iodure de sodium associé à un photomultiplicateur ou un semiconducteur germanium-lithium. 12 Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce que lesdits seconds moyens comprennent un circuit déclencheur à seuil dont 1 1entrée est reliée à un circuit diode-condensateur mémorisant la tension électrique délivrée par lesdits premiers moyens 13. Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce que lesdits seconds moyens comprennent un enregistreur à curseur mobile muni de deux contacts entre lesquels se déplace l'extrémité de index dudit enregistreur. 14. Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce que ledit enregistreur est un enregistreur potentiometri- que dont l'axe de commande entraine par friction un levier dont l'extrémité peut se déplacer entre deux contacts fixes. 15. Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce que lesdits troisièmes moyens sont constitués par un ensemble de deux électrovannes placées respectivement en amont et en aval de ladite chambre de mesure et par un circuit en dérivation sur ladite chambre muni. d'une troisième électrovanne. 16. Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce que lesdits cinquièmes moyens d 'analyse comprennent des moyens de mesure de l'activité dû fluide isolé dans la chambre de mesure, ces moyens pouvant être constitués par lesdits premiers moyens disposés dans ladite chambre de mesure. 17. Dispositif selon la revendication î07caracténsé en ce qu'il comprend, en outre, des moyens pour retarder la circulation du fluide, lesdits moyens de retard,étant situés entre lesdits premiers moyens de mesure de l'activité du fluide et la chambre d'analyse.