La présente invention a pour objet un extenseur de bas destiné en particulier, mais non exclusivement, à permettre un enfilage aisé des bas de contention, bas médicaux ou bas à varices, sur les jambes d'un malade. On saint que l'enfilage de ces bas élastiques qui ont pour but de maintenir les jambes pose des problèmes notamment aux personnes axées qui en sont les principales utilisatrices et qui se trouvent handicapées à des degrés divers. Ces problèmes proviennent de ce qu'il est nécessaire non seulement de faire glisser le bas sur la jambe mais simultanément de le tendre radialement de façon à ce que le glissement puisse être effectué surtout si il existe un pansement ou lorsque la peau est particulièrement fragile. Or, les efforts de tension radiale destinés à vaincre les forces élastiques de constriction sont relativement importants. L'idée de base de l'invention consiste à dissocier les deux efforts ci-dessus en procédant dans un premier temps à l'extension radiale du bas, puis, dans un deuxième temps,à faire glisser le bas sur la jambe. Il a déjà été proposé,dans les brevets anglais NO 716.148 et 749.681,un dispositif constitué par une sorte de fourreau sur lequel peut être glissé un bandage tubulaire. Dans un mode de réalisation du brevet anglais NO 716.148, le fourreau affecte la forme d'une cage cylindrique que l'on fait passer partiellement ou totalement autour du membre qui est à bander. Le bandage est dispensé à partir de la section la plus proche du tronc du malade en faisant glisser la cage à l'intérieur du pansement puis en la dégageant de celui-ci en coupant la partie de bandage non utilisée qui reste sur la cage. A cette fin, un anneau de découpe est prévu à l'extrêmité dela cage dans le brevet anglais NO 749.681. On remarquera que dans ces brevets, la section du bandage tubulaire à l'état de repos est sensiblement égale à la section de la cage cylindrique, de sorte qu'il n'y a pas d'effort notable à accomplir pour enfiler la bande tubulaire sur le dispensateur. En fait, le seul but du dispositif décrit est de permettre un guidage du bandage au cours de son application. Bien que,structurellement, un bas élastique puisse être assimilé à un bandage tubulaire, le problème de la mise en place d'un tel bas est d'une autre nature que la pose d'un bandage, la différence provenant de la force élastique de contention inhérente à ce type de bas Selon la présente invention, l'extenseur de bas comprenant une cage sur laquelle peut être enfilée sensiblement toute la hauteur d'un bas est caractérisé en ce que la section de ladite cage est sensiblement ovale. Dans l'art antérieur, tel que défini par les brevets précités, la pose du bandage sur le dispensateur ne nécessitait pratiquement pas d'effort d'extension radiale. Si, appliquant simplement les enseignements de l'art antérieur on voulait enfiler le bas sur une cage cylindrique susceptible de glisser sur la jambe, les dimensions de celles-ci seraient telles que cet enfilage serait soit impossible manuellement, soit conduirait à des déformations inélastiques de celui-ci. En effet, il est nécessaire de glisser la cheville à l'intérieur de la cage et ce résultat est obtenu aisément par l'emploi d'une cage de section sensiblement ovale, c'est à dire que cette section peut être elliptique ou encore rectangulaire à coins arrondis en présentant toujours des dimensions différentes selon deux axes perpendiculaires. Cette section permet en outre un enfilage plus facile qu'une section circulaire étant donné sa dissymétrie. Selon une autre caractéristique de l'invention, au moins deux tirants sont articulés au voisinage du bord supérieur de l'extenseur. Ainsi, il est possible de poser le bas sur la jambe sans avoir à se baisser ce qui peut se révéler d'une grande commodité. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaitront au cours de la description qui va suivre de modes de réalisation particuliers, donnés uniquement à titre d'exemples non limitatifs, en regard des dessins qui représentent - La Fig.1, un extenseur selon l'invention; - La Fig.2, un schéma montrant la pose d'un bas sur la jambe; - La Fig.3, un schéma montrant le retrait de l' extenseur; - La Fig.4 un second mode de réalisation avec tirants; - La Fig.5, l'extenseur de la Fig.4 en position d'enfilage; - La Fig.6 le schéma de pose d'un bas avec l'extenseur des Figs. 4 et 5. Sur la Fig.1,l'extenseur de bas se compose de deux anneaux ovales 2 et 3 dont les plans ne sont pas nécessairement parallèles, de préférence à section torique afin de permettre un glissement aisé de la partie supérieure du bas. Les deux ovales 2 et 3 sont solidarisés par des tiges verticalès 4 qui sont, par exemple,soudées sur les ovales. Il ne s'agit bien entendu que d'un exemple de réalisation, l'extenseur 1 pouvant également consister en une cage formée par un manchon, métallique ou en matière plastique telle qu'un polystyrène ou un polycarbonate,à section ovale. La pose du bas sur l'extenseur est obtenue de la façon suivante : la base 3 est posée sur un plan horizontal et la partie la plus large du bas, après extension, est disposée de manière à ce que l'ouverture soit parallèle à la grande direction de l'ovale, le talon 6 du bas devant venir au voisinage de l'une des extrêmités arrondies de l'ovale (voir Fig.2). Après avoir ainsi posé 10 cm de hauteur du bas sur l'extenseur, la base 3 est disposée contre le thorax et par des mouvements de traction successifs, toute la hauteur du bas est disposée sur l'extenseur,comme celà apparaît sur la Fig.2, en formant des plis 5. Comme représenté sur cette même Fig. ,le pied 14 est passé à l'intérieur de l'extenseur 1 et enfilé dans le pied du bas. La cheville qui avait été dépliée pour permettre cette introduction est ensuite repliée.L'extenseur 1 est ensuite tiré le long de la jambe 7 et se dévide au fur et à mesure de la progression de l'extenseur, le bas 8 étant maintenu par les mains Il de l'utilisateur pour ne pas se dévider trop vite. Lorsque tout le bas a ainsi été dévidé, l'extenseur 1 vide est glissé par dessus le bas pour être dégagé de la jambe.La Fig.3 représente la fin de ce dégagement et permet de comprendre comment intervient la section ovale dans le processus de pose d'un bas selon l'invention. On notera que contrairement à l'art antérieur, le mouvement de l'extenseur est effectué du bas vers le haut et plus généralement de l'extremité du membre vers le tronc, l'extenseur étant retiré par glissement par dessus le bas posé. Les Figs 4 et 5 représentent un autre mode de réalisation dans lequel l'extenseur 1, par exemple identique au précédent, est muni de deux tirants 9, articulés en 10 sur l'anneau ovale 3 et éventuellement amovibles. Sur les Figs 4 et 5, les tirants 9 sont constitués par des tiges métalliques pliées en "U", les extrémités des branches du "U" étant repliées pour venir coopérer avec l'anneau 3 en entourant celui-ci. Sur la Fig.5, l'extenseur est posé sur un plan horizontal pour recevoir la partie supérieure du bas. Celuici peut être complètement enfilé comme précédemment. Comme celà apparaît sur la Fig.6, les tirants 9 permettent de poser le bas sans avoir à rapprocher les mains Il du pied, c'est à dire- sans avoir à se baisser. Toutefois, afin d'éviter un dévidage trop rapide du bas sur la jambe, celui-ci est maintenu par une bande élastique 13 qui joue le rôle de maintien qui, dans la réalisation précédente était rempli par les mains.Cette bande élastique peut être plus ou moins large et entourer l'extenseur par dessus le bas d'un ou plusieurs tours. Cette bande est, par exemple agrafée sur elle-même et est retirée après dévidage du bas. Sur un plan pratique, un extenseur dont les dimensions sont les suivantes : Grande dimension de 11 ovale: 15 cm., petite dimension 12 cm, hauteur 14 cm, longueur des tirants 56 cm, s'est révélé d'un emploi quasi universel. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées, notamment par substitution de moyens techniques équivalents, sans sortir du cadre de la présente invention dont les applications ne sont par ailleurs pas limitées à la seule pose des bas. REVENDICATIONS 10 Extenseur de bas ou analogues, constitué par un corps creux, sur la paroi extérieure duquel peut etre enfilée sensiblement toute la hauteur du bas, caractérisé en ce que ledit corps est à section sensiblement ovale afin de permettre le passage de la cheville. 20 Extenseur selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'au moins un tirant s'étend dans une direction parallèle à l'axe dudit corps, ledit tirant étant fixé au voisinage du bord supérieur de la paroi latérale du corps, opposé au bord par lequel le bas est glissé sur le corps. 30 Extenseur selon la revendication 2, caractérisé en ce que le tirant précité est articulé sur le corps. 40 Extenseur selon l'une des revendications 2 ou 3, caracté risé en ce que le tirant précité est monté d'une manière amovible sur le corps. 50 Extenseur selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le corps creux est constitué de deux anneaux ovales réunis par une pluralité de tiges. 60 Procédé de pose d'un bas élastique de contention caractérisé en ce qu'il consiste à enfiler,sensiblement sur toute sa hauteur,le bas sur un extenseur selon l'une quelconque des revendications précédentes, à passer le pied à l'intérieur de l'extenseur, à faire glisser celui-ci le long de la jambe en contrôlant le dévidement progressif du bas, puis à dégager l'extenseur de la jambe en le faisant glisser par dessus le bas.