La présente invention concerne un système de pro- tection contre les retards de mise à feu et, plus particu- lièrement, un système de protection contre les retards de mise à feu totalement autonome pour des canons ayant une cadence de tir relativement élevée. Dans de nombreux systèmes de canons, la séquence de fonctionnement est la suivante: refoulement, verrouil- lage, tir, déverrouillage et extraction et alimentation. Dans les canons motorisés, tels que les canons actionnés par un moteur extérieur, le cycle continue même si la cartouche n'a pas été tirée. Alors que cela permet d'éliminer le ris- que d'un arrêt du canon par suite d'un raté, une situation éventuellement dangereuse se trouve créée. Quelquefois une cartouche n'est pas tirée correc- tement, bien que se trouvant dans les limites nominales de réalisation, par suite d'un défaut inconnu de la munition. Normalement, une cartouche part dans un laps de temps pres- crit après percussion de l'amorce, ce laps de temps se me- surant généralement en millisecondes. Après percussions de l'amorce, si la cartouche ne part pas dans le laps de temps prescrit, ou bien elle part tardivement, c'est-à-dire qu'il y a retard de la mise à feu, ou bien elle ne part pas du tout, c'est-à-dire que le coup est raté. Les cartouches ra- tées, qui ne sont pas potentiellement dangereuses, peuvent 2. être extraites et écartées en toute sécurité et cela d'une façon relativement facile. Un retard de mise à feu, au contraire, constitue une situation bien plus risquée pour les servants de la piè- ce, en particulier si la cartouche se trouve encore dans la limite de temps qui est supérieure à la valeur que l'expé- rience ou des données ont indiqué comme étant l'intervalle de temps maximum dans lequel la cartouche doit normalement partir. Dans le cas d'armes à cadence de tir relativement élevée, alimentées selon une séquence se répétant, un retard dans la mise à feu peut être très dangereux étant donné que la séquence verrouillage-tir-déverrouillage est assez cour- te,et peut être inférieureà la durée maximum du retard de mise à feu. Le résultat est que la cartouche peut être ex- traite alors qu'il est encore possible qu'elle fasse feu, avec comme conséquence des dégats pour le personnel ou l'ar- me,ou pour les deux. Un retard de mise à feu doit être distingué du cas o la chaleur du tube ou de la culasse fait détonner la car- touche sans que l'amorce n'ait été percutée,qui implique des durées sensiblement supérieures à celles rencontrées dans un retard de mise à feu.On évite généralement ce cas en contrôlant l'arrêt normal du canon de façon que la fermetu- re de culasse se trouve à l'état d'ouverture. Selon la présente invention,un système de protection contre les retards de mise à feu est prévu,dans lequel un retard de mise à feu est évité en retardant l'extraction jusqu'à ce que la cartouche située dans la chambre ait été tirée ou jusqu'à ce qu'on se trouve au-delà de l'intervalle de temps pendant lequel le retard de mise à feu peut se-pro- duire,c'est-à-dire pendant lequel le tir est raté. Ainsi,dans un canon-à moteur extérieur,tel que le canon décrit ici,un mécanisme d'entraînement par chaîne est utilisé pour animer d'un mouvement de va-et-vient la ferme- ture de culasse pendant les cycles de refoulement,verrouil- lage,tir,déverrouillage,extraction et alimentation.La pério- 3. de d'arrêt bref pour la séquence de verrouillage,tir et dé- verrouillage est plus courte que l'intervalle de temps maxi- mum du retard de mise à feu,de sorte que,sans la présente invention,un retard de mise à feu éventuellement dangereux peut se produire. Selon la présente bmention, un système mécanique autonome est prévu qui répond à l'absence de recul du canon, c'est-à-dire au fait que la cartouche ne part pas, de façon à mainte- nir la fermeture de culasse dans la position verrouillée pen- dant une période de sécurité sensiblement supérieure à la du- rée maximum du retard de mise à feu.Après écoulement de la période de sécurité,si le tir est considéré comme raté,la sé- quence de fonctionnement du canon se-poursuit,la cartouche ratée étant éjectée comme s'il s'agissait d'une douille usée. Dans le cas o "le retard de mise à feu" détonnerait pendant l'intervalle de temps maximum, le fonctionnement du canon continuerait comme s'il n'y avait pas retard de mise à feu. En bref,le système de protection contre le retard de mise à feu selon la présente invention détecte le recul du canon indiquant que la cartouche a été tirée,de façon à déclencher un système de verrouillage, ce qui permet la pour- suite du fonctionnement du canon. S'il n'y a pas recul, le système de verrouillage, après enclenchement, reste enclen- ché, et la fermeture de culasse reste verrouillée jusqu'à ce que le système de verrouillage soit déverrouillé soit ma- nuellement, soit électriquement au cours d'une séquence arrêt-départ, c'est-à-dire pendant les séquences normales d'arrêt et de redémarrage du tir. Le délai entre la séquence arrêt-départ, qu'elle soit manuelle ou électrique, est plus longue que l'intervalle de temps maximum du retard de mise à feu, et la cartouche est éjectée comme cartouche ra- tée. Le système de verrouillage est alors déclenché entre les séquences de déverrouillage et de verrouillage pour la cartouche suivante. Ainsi, selon la présente invention, un verrouilla- ge de protection contre le retard de mise à feu relative- 4. ment simple et fiable est prévu, qui fonctionne de façon à éviter l'extraction d'une cartouche jusqu'à ce qu'un temps suffisant se soit écoulé pour avoir la certitude que la cartouche est ratée. Les avantages principaux du système selon la présente invention sont qu'il est mécanique et constitue une partie du canon. S'il ne se produit aucun retard à la mise à feu, le canon continue de fonctionner normale- ment. Si un retard se produit, le fonctionnement du ca- non cesse pendant un temps suffisamment long pour que la cartouche parte, moment auquel le fonctionnement du canon se poursuit automatiquement. En outre, le système de verrouillage mécanique présente l'avantage que son fonctionnement peut être con- trôlé par un cyclage d'essai du canon. Si le fonctionne- ment est correct, le canon s'arrête pendant le cyclage d'essai avant le déverrouillage de la culasse, ce qui est une indication que le système de verrouillage fonc- tionne normalement. Si, pendant le cyclage d'essai, le canon continue de fonctionner, il y a alors un défaut dans le système de verrouillage. La présente invention sera bien comprise lors de la lecture de la description suivante faite en liai- son avec les dessins suivants dans lesquels: La figure 1 est une vue en perspective d'un canon incorporant le système de la présente invention; La figure 2 est une vue en perspective de par- ties d'un canon incorporant le système de la présente invention; La figure 3 est une vue schématique du mécanis- me d'alimentation d'un canon incorporant le système de la présente invention; 5. La figure 4 est une vue en perspective, sem- blable à la figure 2, représentant avec davantage de détails un canon incorporant le système de la présente invention; Les figures 5 à 7 sont des vues schématiques, à des fins d'explication, qui représentent le fonction- nement du système de verrouillage mécanique de la pré- sente invention; La figure 8 est une vue en plan, en partie en coupe, des composants du système de verrouillage méca- nique de la présente invention; La figure 9 est une vue en bout, en partie en élévation et en partie en coupe, du système de verouil- lage mécanique de la présente invention; La figure 10 est une vue de côté, en partie en coupe et en partie en élévation, du système de ver- rouillage mécanique de la présente invention; et La figure 11 est une vue développée d'un embra- yage utilisé dans un canon incorporant le système de la présente invention. En liaison avec la figure 1, un type particu- lier de canon 10 est représenté, mais l'on comprendra que le canon puisse être d'un autre type que le type décrit, et l'on verra à ce sujet la demande de brevet no 789.502 du 21 avril 1977 au nom de la demanderesse. 6. Comme cela est représenté, le canon 10 comprend trois sous-ensembles principaux, un tube 12, un ensemble d'alimentation 13 à boîte de vitesse d'un poids de 32 kg, et un ensemble récepteur 15 d'un poids de 42 kg. Le canon re- présenté est un canon de 25 mm ayant un poids de 104 kg et une longueur hors-tout de 2743 mm. Le canon est à un coup et la cadence de tir de 100, 200 ou 475 coups par minute en fonction du mode et de la puissance du moteur d'entraîne- ment. Le tube 12 qui a une longueur de 2032 mm et pèse kg est verrouillé dans la culasse (figure 4) qui cons- titue une partie de l'extrémité avant de l'ensemble récep- teur 15. Monté sur l'extrémité avant de l'ensemble récep- teur se trouve un ensemble à ressort- de recul et amortisseur 16 qui se déplace vers l'arrière avec le tube 12 sur une lon- gueur maximum d'environ 18 mm pendant le recul. Le canon 10 comprend un système d'alimentation double constitué d'une roue dentée supérieure 17 et d'une roue dentée inférieure 18 séparées, l'une des roues fonc- tionnant pour présenter une cartouche à un rotor de trans- fert (non représenté) entraîné par intermittence et à la culasse située à l'intérieur de l'ensemble récepteur 15. La sélection de la roue d'alimentation supérieure ou de la roue inférieure s'effectue au moyen d'un système d'embrayage 20. Le canon est actionné par un moteur extérieur 21 à courant continu de 24 volts d'une puissance de 1,5 ch ayant une vitesse nominale de 7700 tours par minute qui est monté sur la partie inférieure du récepteur 15. Par l'inter- médiaire d'une série d'engrenages comme cela sera décrit ci- après, le moteur fournit la puissance et assure la distribu- tion des fonctions.pour le tir du canon. Le coeur du canon est constitué par un mécanisme d'entraînement par chaîne 25, représenté schématiquement en figure 2, qui comprend une chaîne 26 à rouleaux sur deux rangées d'un pas de 15,8 mm qui se déplace sur quatre pi- gnons, un pignon entraîné 27 et trois pignons fous 28, sui- vant un chemin 29. Un coulisseau d'entraînement de la fer- 7. meture de culasse 30,fixé à un maillon maître 31 de la chaîne 26 et agissant dans une fente transversale 33 de la partie inférieure d'un support de la fermeture de culasse , transforme le mouvement de rotation de la chaîne en mou- vement de va-et-vient sur le chemin d'une fermeture de cu- lasse 37, le chemin comprenant un trajet en surface 38 qui coopère avec une glissière 39 du côté inférieur du support. La fente 33 du coulisseau 30 s'étend transversalement au support 35. De plus, porté par le support 35 se trouve un doigt d'éjection avant 40. Relié à l'arbre d'entraînement tournant 41 du mo- teur 21 se trouve un pignon 43 qui entraîne un ensemble d'engrenages à embrayage 45. Cet ensemble, dont les détails seront décrits, comprend un engrenage conique supérieur 47 entraîné par le pignon 43, l'engrenage conique entraînant un engrenage inférieur 48 par l'intermédiaire d'un embraya- ge 50. Coopérant avec l'ensemble d'engrenages 45 se trou- ve un ensemble 52 à engrenage à vis sans fin et à entraîne- ment par chaine comprenant un engrenage inférieur 53 entrai- né par l'engrenage 48 et un engrenage intermédiaire 54 canne- lé de façon à être entraîné avec l'engrenage 53. L'engrena- ge intermédiaire 54 entraîne un engrenage 55 d'un ensem- ble d'entraînement par chaîne qui est cannelé à l'engrena- ge 27, de façon à entraîner la chaîne 26. Tous les engrena- ges et les arbres sont montés sur des roulements comme cela est bien connu. Faisant partie de l'ensemble 52 à engrenage à vis sans fin et entraînement par chaîne se trouve un arbre d'entraînement 57 ayant une vis sans fin 58 à son extrémité et fonctionnant par l'intermédiaire d'un train d'engrenages 59 pour entraîner les roues d'alimentation 17 et 18 et un ensemble à rotor d'alimentation 60 (représenté en partie). La vis sans fin 58 entraîne un arbre de transfert 61 par l'intermédiaire d'un engrenage de transfert 62, l'arbre comportant un engrenage d'entraînement 64 pour un ensemble d'indexation 65 entraîné par un arbre 66. Egalement fixé à l'arbre 61, comme cela est représenté, se trouve un petit 8. engrenage 68 qui entraîne l'une ou l'autre des roues 17, 18, mais pas les deux, par l'intermédiaire d'un ensemble à en- grenages et embrayage 70, l'arbre 71 entraînant la roue su- périeure 17 et l'arbre 72 la roue inférieure 18. L'ensemble à engrenages et embrayage 70 comprend une paire d'engrenages 73 et 74 continuellement en prise qui sont entraînés par l'engrenage 68, les engrenages en prise entraînant l'une ou l'autre des roues supérieure et inférieure par l'intermédiaire d'un embrayage à double ac- tion ayant la forme d 'un embrayage à rochet à dent unique qui assure la distribution avec la roue entraînée. Le système de commande 20 du dispositif d'alimentation se trouve ainsi décrit. Ainsi, pendant le fonctionnement normal du canon, l'un ou l'autre des arbres 71 ou 72 est mis en rotation de façon à entraîner continuellement et à une vitesse commandée par le moteur et les engrenages, l'une ou l'autre des roues supérieure ou inférieure d'alimentation, c'est-à-dire que, dès que le mode supérieur ou inférieur est sélectionné, le canon continue son fonctionnement dans ce mode jusqu'à ce qu'une commutation soit exécutée. L'ensemble d'indexation 65 est un système d'en- trainement intermittent, o l'arbre 66 est continuellement entraîné. L'arbre 66 coopère avec l'arbre 75 relié au rotor d'alimentation 60 par l'intermédiaire de la commande inter- *25 mittente pour faire tourner le rotor 60 pendant un tiers de tour pour chaque tir du canon. Une extrémité de l'arbre 66 comprend une came 76 dite Fergerson entraînée à vitesse constante, cette came coopérant avec la came 77 de l'arbre 75 pour effectuer une rotation intermittente du rotor 60. Les cames 76 et 77 sont synchronisées pour un arrêt bref de 276 degrés de la came 77 et par un index de 840 pour l'alimentation. En liaison maintenant avec les figures 2 à 4, le fonctionnement d'ensemble du canon sera décrit. Dans le mo- de à arrêt normal, le support et la fermeture de culasse se trouvent dans la position arrière avec le maillon maître situé légèrement en avant de l'axe du pignon d'entraînement 9. 27, la douille usée étant maintenue sur la face avant de la fermeture de culasse. Lorsque le moteur 21 est actionné, plu- sieurs événements se produisent: l'ensemble à roue d'ali- mentation sélectionné est entraîné ainsi que la chaîne 26. Il se produit un léger déplacement vers l'arrière du support pendant le passage du maillon maître autour du pignon d'en- traînement, amenant ainsi le support et la fermeture de cu- lasse à la position la plus en arrière. Alors que le maillon maître 31 se déplace latéralement, le support et la fermetu- re de culasse sont stationnaires et la coulisse 30 se dépla- ce latéralement à travers la fente transversale 33. Pendant le bref arrêt arrière de la fermeture de culasse, le rotor d'alimentation 60 commence l'indexation, au début lentement, puis atteint une vitesse maximum, puis ralentit progressivement jusqu'à l'arrêt dans un tiers ae tour, dans un mode d'accélération sinusoïdal. Pendant l'in- dexation du rotor d'alimentation,le plat du rotor déplace la douille usée à l'avant du doigt d'éjection avant 40 (voir fi- gure 4) et met une nouvelle cartouche sur la face de la fer- meture de culasse. En même temps, les roues d'alimentation, qui se déplacent à une vitesse constante, ont présenté une nouvelle cartouche à la cavité vide disponible du rotor. Approximativement à cet endroit, le maillon maî- tre 31 commence à se déplacer autour du premier pignon fou 28 et le support et la fermeture de culasse commencent à accélé- rer lentement vers la culasse au début de la séquence de refoulement. La transition dans le déplacement du maillon maître entre le déplacement latéral et le déplacement axial représente un début progressif, lent et régulier du mouvement avant de la fermeture de culasse, avec une augmentation de la vitesse de course lorsque le maillon maître se rapproche du mouvement axial, cette dernière représentant la vitesse maxi- mum vers l'avant du support et de la fermeture de culasse, le coulisseau 30 se trouvant dans la position la plus à droi- te de la fente 33. Alors que le support et la fermeture de culasse se déplacent vers l'avant, la cartouche située sur la face de la fermeture de culasse est refoulée et la douille 10. usée est éjectée par un orifice d'éjection avant 82. Pen- dant ce déplacement du support et de la fermeture de culas- se par la chaîne 26 et le maillon maître au mouvement conti- nu, les roues d'alimentation se déplacent continuellement, mais le rotor d'aimentation 60 est stationnaire. On compren- dra que l'élection de la douille usée se fait par le côté ou d'une tout autre façon. Alors que le maillon maître se rapproche de la fin de sa course axiale vers l'avant, et commence à tourner au- tour du pignon fou avant droit 28 (vu dans la figure 4), le support et la fermeture de culasse ralentissent progressi- vement et le coulisseau 30 se déplace de la droite vers la gauche suivant un mouvement latéral dans la fente 33. Au cours de cette phase, le support et la fermeture de culasse sont arrêtés et la fermeture de culasse est verrouillée dans la culasse et la cartouche tirée. Les roues d'alimentation sont encore entraînées, comme l'est la chaîne, mais le rotor est stationnaire. Alors que le maillon maître passe d'un mouvement latéral à un mouvement axial vers l'arrière, au- tour du pignon fou avant gauche, la fermeture de culasse est déverrouillée et le support et la fermeture de culasse accélèrent progressivement vers l'arrière, atteignant une vitesse arrière maximum lorsque le maillon maître commence son mouvement axial vers l'arrière. La douille usée est ache- minée vers l'arrière sur la face de la fermeture de culas- se et alors que le maillon-maître se rapproche du pignon d'entraînement 27, la séquence se répète d'elle-même. Comme cela apparaîtra dans la description faite jusqu'ici, le mouvement de la chaîne assure un déplacement alternativement axial et latéral du coulisseau et un mou- vement de va-et-vient du support et de la fermeture de culas- se. Les mouvements dans le sens axial provoquent le mouve- ment vers l'avant et vers l'arrière de la fermeture de cu- lasse, alors que le mouvement latéral du coulisseau assure un déplacement libre dans la fente du support. Le déplace- ment libre fournit un temps d'arrêt bref approprié pour le tir et l'alimentation aux extrémités avant et arrière du cy- 11. cle. En outre,pendant le temps d'arrêt relativement long du tir, la fermeture de culasse reste verrouillée, ce qui permet à la pression dans le tube de revenir à la pression ambiante et d'assurer un débit de gaz nul dans le récepteur et lors du déverrouillage de la fermeture de culasse. De plus, le système de pignons et chaîne agit pour accélérer régulièrement la fermeture de culasse, la déplacer à une vitesse constante, puis la ralentir régulièrement. En liaison maintenant avec les figures 3 et 4, le canon de la présente invention permet une commande à 100 % des cartouches. -Les roues d'alimentation sont en liaison avec la fermeture de culasse à mouvement alternatif par l'intermédiaire du rotor d'alimentation 60 entraîné de fa- çon intermittente. Comme cela est représenté en figure 3, o la roue d'alimentation inférieure 18 est engagée, la roue entraînée par le moteur du canon de la manière décrite amè- ne la munition 85 dans le canon à une vitesse constante par l'intermédiaire d'une paire de lamelles 86 (l'une d'el- le est représentée). Les roues d'alimentation sont des uni- tés compactes à quatre dents qui assurent un engagement certain de la bande de munitions. Alors que les cartouches sont extraites, les maillons 87 tombent et la cartouche est guidée hors de la roue d'alimentation et placée dans la cavité du rotor d'alimentation 60, ce dernier comportant trois cavités à 120 , comme cela est représenté. Le rotor d'alimentation est stationnaire pendant les phases de refou- lement, de tir et d'extraction de la cartouche précédente, le mouvement du rotor étant effectué de la façon décrite précédemment par l'intermédiaire du mécanisme à indexation intermittente. Le mouvement du rotor est un mouvement à ac- célération contrôlée, à vitesse constante et à décélération contrôlée. Simultanément, le rotor d'alimentation fait sor- tir la douille tirée de la fermeture de culasse et présen- te la nouvelle cartouche provenant de la roue d'alimenta- tion à la face de la fermeture de culasse. Le rotor d'alimentation est un moyen permettant de faire passer la cartouche de la roue d'alimentation à la 12. face de la fermeture de culasse. Le rotor 60 comprend trois cavités, de forme particulière, comme cela est représenté en figure 4. Chaque cavité a un diamètre de base qui cor- respond au diamètre de la douille, des reliefs y étant dé- coupés pour permettre le dégagement des pattes de verrouil- lage de la fermeture de culasse. Comme tous les organes agissant sur une cartouche se déplacent régulièrement, il n'y a pas de chocs. Grâce à la description précédente, on comprendra la nature du perfectionnement apporté au canon selon la présente inventionpar rapport à celui ayant fait l'objet de la demande de brevet n0 789.502, par la présence d'un sys- tème de verrouillage de sécurité unique qui permet d'élimi- * ner les risques associés aux retards de mise à feu. Comme cela sera décrit, la séquence normale d'arrêt du canon se produit dans la position d'ouverture de la fermeture de cu-: lasse grâce à l'action d'une gâchette et du maillon-maître. Le système de sécurité contre les retards de mise à feu fonctionne sur le principe que le canon doit effectuer un recul pour permettre la poursuite des tirs; sinon un mail- lon de sécurité de la chaîne est arrêté par la gâchette, alors que la fermeture de culasse reste verrouillée. Pour reprendre le tir, le canonier libère la détente et le fonc- tionnement du canon reprend. Dans le canon décrit, le temps écoulé pendant la séquence 'arrêt-départ" est d'envi- ron 500 millisecondes. Les données disponibles à ce jour indiquent que le retard maximum de mise à feu pour toutes les munitions connues de 25 mm est de l'ordre de 150 milli- secondes. Comme le bref arrêt de tir (chute du percuteur- déverrouillage de la fermeture de culasse) du canon décrit est de 51 millisecondes pour une cadence de tir de 200 coups par minute, la durée ajoutée de 500 millisecondes fournit une durée sûre de verrouillage de la fermeture de culasse comprise entre 550 et plus de 600 millisecondes pour assu- rer la sécurité du canon contre le retard de mise à feu. Dans le cas de cadences de tir plus élevées, par exemple de 500 coups par minute, le temps d'arrêt est réduit 13. à 19 millisecondes. Néanmoins, le retard de mise à feu est généralement inférieur à 15 millisecondes, le chiffre de 150 millisecondes représentant l'un des "pires cas". Ainsi, même s'il y a un retard de mise à feu par cause de défaillance de la cartouche, pour libérer le canon dans l'intervalle de temps de 3-6 millisecondes d'un tir normal de munition, le temps d'arrêt pour tir est suffisamment long pour la plupart des retards de mise à feu; cependant, pour des retards de mise à feu plus longs, le système fonctionne bien. Le système de protection contre les retards de mi- se à feu est représenté schématiquement dans les figures 5 à 7. Comme indiqué dans la figure 5, le canon se trouve dans la position normale d'arrêt avec la fermeture de culasse ouver- te. Un solénoide 100 de gâchette est désexcité (c'est-à-dire dans la position d'extension) et une gâchette 105 est sollici- tée par un ressort 107 contre le maillon-maitre 31 qui se trouve juste à l'avant de l'axe du pignon d'entrainement.La figure 5 représente également les points sur le trajet du maillon-maître qui sont situés approximativement aux endroits o se produisent le verrouillage de la fermeture de culasse, le tir, le recul et le déverrouillage. A l'avant du maillon 31 par rapport au sens de déplacement de la chaîne se trou- ve un maillon de sécurité 110. Un organe d'enclenchement par recul 115 se trouve dans la position déclenchée et une tige- poussoir de recul 116 se trouve dans la position statique sans recul. La figure 6 représente le début du fonctionne- ment du canon. Le solénoide 100 est excité (c'est-à-dire dans la position rétractée) et la gâchette 105 n'est plus actionnée, ce qui permet à la chaîne de se déplacer. L'orga- ne d'enclenchement 115 est sur le point d'entrer en jeu par suite du déplacement vers la droite d'un pied 118 de l'orga- ne d'enclenchement. Après un déplacement suffisant de ce pied, l'organe d'enclenchement 120 est mis en place par un ressort. Alors que l'organe d'enclenchement se trouve enclen- ché (voir en figure 7), le solénoïde 100 est vaincu et la ga- chette positionnée de façon à accrocher le maillon de sécu- 14. rité.- Si la cartouche part correctement, le tube et la culasse 121 reculent entraînant l'organe d'enclenchement ,par l'intermédiaire de la tigepoussoir 116, ce qui a pour effet de déclencher le pied 118 de sorte que la gâchette se trouve ramenée en arrière par le solénoîde qui est encore excité comme cela a été décrit en liaison avec la figure 6. Cependant, après le tir, le maillon-maître se trouve appro- ximativement à laposition 124, et le maillon de sécurité îo approximativement à la position 125. Si, cependant, il y a un retard de mise à feu, il ne se produit aucun recul, la tige-poussoir ne se déplace pas pour déclencher le pied et la gâchette est en contact avec le maillon de sécurité 110 avant que ne soit atteinte la position de déverrouillagereprésentée en figure 7, pour qu'il y ait arrêt du mouvement de la chaîne avant le déverrouillage de la fermeture de cu- lasse. Comme le mécanisme d'enclenchement fonctionne mal- gré l'action du solénoïde, la désexcitation de celui-ci per- met au ressort de la gâchette de maintenir le maillon de sé- curité, ce qui permet le déclenchement de l'organe d'enclen- chement avec les parties représentées en figure 5, sauf que la gâchette est en contact avec le maillon de sécurité 110 au lieu de l'être avec le maillon-maître. Lorsque le solé - noide est excité de quelques 500 millisecondes après le re- tard de la mise à feu, les parties se trouvent dans la po- sition indiquée en figure 6, sauf que le maillon de sécurité a dépassé la gâchette et que le maillon maître commence son déplacement axial vers l'arrière pour entraîner la fer- meture de culasse vers l'arrière. Si une séquence d'arrêt se produit maintenant, la gâchette vient en contact avec le maillon-maître parce que le solénoïde est désexcité. En l'absence de retard de mise à feu, l'organe d'enclenchement est réarmé par une came portée par le sup- port de la fermeture de culasse, ce qui déclenche un doigt du mécanisme d'enclenchement. En liaison maintenant avec les figures 8 à 10,les 15. détails du mécanisme mécanique de verrouillage sont repré- sentés et se trouvent dans la position inférieure, près de la paroi arrière du logement 130 du récepteur. A l'ex- trémité du récepteur côté tube se trouve un ensemble 131 à tige d'actionnement comprenant une tige 132 assise de façon à se déplacer dans une gorge 133 pratiquée dans la base du logement du récepteur. Coopérant avec la tige 132 se trouve un culbuteur 135 (figure 10) qui est sollicité vers le haut par un ressort 136 de façon qu'un doigt 137 du culbuteur soit maintenu en contact avec la culasse. Une tige 138 de support du bras du culbuteur tra- verse le culbuteur 135 et est supportée à une extrémité de la paroi du récepteur et à l'autre extrémité à l'intérieur de la paroi du récepteur, comme cela est indiqué. La tige de support a une épaisseur réduite à l'endroit ou elle tra- verse le culbuteur et forme un pivot 140 autour duquel tour- ne le culbuteur. Le bras 142 du culbuteur comporte deux branches de façon à venir en contact avec un plat 144 situé à l'extrémité de la tige 132. Pendant le recul, la culasse se déplace vers l'ar- rière avec le tube, ce qui provoque la rotation du culbuteur autour du pivot 140 et le déplacement de la tige 132 vers le tube à partir de sa position normale représentée en figure 10. Une extrémité 145 de la tige 132 passe au-dessous d'un guide arrière en forme de corne 147 et comprend un pied in- cliné 148 qui se déplace également vers le tube. Montée dans une fente 149 (figure 9) à l'avant de la face arrière du guide 147 qui est en regard de la paroi arrière du récepteur se trouve une partie 150 en prolonge- ment d'une tige-poussoir qui est montée par pivotement en 152 sur une tige-poussoir 154. La partie en prolongement comprend un doigt 155 qui s'étend au-dessus de la pa- roi du récepteur pour être en contact avec une came de ré- armement 156 portée par le support de la fermeture de cu- lasse (voir figures 2 et 4). Comme indiqué, la came 156 com- prend une surface ouverte à l'arrière et inclinée vers le bas dans la direction de l'avant, c'est-à-dire dans la di- 16. rection du tube. La partie 150 de la tige-poussoir comprend également un pied en prolongement 160 qui est incliné de façon à être complémentaire au talon 148 de la tige d'ac- tionnement (figure 10). Un ressort 162 est reçu à l'intérieur de la paroi arrière du guide 147, ainsi que dans une ouver- ture 163 tendant à solliciter le pied vers la droite de la figure 9. Montée également par pivotement en 164 sur la paroi arrière du récepteur se trouve une biellette de dé- clenchement 165, dont une extrémité est fixée par une fente oblongue et à un plongeur 166 de solénoîde, et qui pivote sur la tige-poussoir 154 en un pivot 168 d'extension tige- poussoir-tige-poussoir également dans un trou oblong. L'extrémité 169 est reliée à un ensemble 170 pivotant (figu- re 8) qui comprend une gâchette 171 montée dans un culbu- teur de gâchette 172, ce dernier pouvant pivoter autour d'un pivot 173, la gâchette 171 étant montée élastiquement, con- tre les chocs, par une pluralité de ressorts Belleville 174. Le culbuteur 172 est monté sur la tige 164 par un axe 176. Coopérant également avec la partie en prolonge- ment 150 se trouve une manivelle 180 (figure 9), qui pivote à une extrémité 181 dans le guide arrière 147 et à l'autre extrémité 182 sur la partie en prolongement de la tige-pous- soir. Comme cela est représenté, le guide 147 qui guide la chaîne sur ses pignons comprend des doigts 183, 184 permet- tant de faire pivoter la gâchette 171 pour qu'elle vienne en contact soit avec le maillon-de sécurité, soit avec le maillon-maître. Un ressort (non représenté), correspondant au ressort 107, est placé dans la paroi latérale gauche du récepteur et ce ressort sollicite l'ensemble 170 de façon que la gâchette 171 soit en contact avec le maillon-maître. Le mécanisme d'enclenchement comprend fondamenta- lement la tige-poussoir 132 et le culbuteur 135 et la ma- nivelle 180 et la partie en prolongement 150 et la came 156 de réarmement. A titre de commentaire général pour la com- préhension du système d'enclenchement, chaque fois que le doigt 155 se trouve dans la position haute, le-mécanisme 17. d'enclenchement se trouve dans la position déclenchée. En conséquence, pour comprendre le fonctionnement du système de protection contre les retards de mise à feu, divers modes de fonctionnement du canon seront décrits ci-après. Si--l'on suppose un arrêt normal, c'est-à-dire qu'une cartouche vient juste d'être tirée et que le canon se trouve dans l'état normal de cessation de tir, le solénoïde (voir figure 5 et figures 8 à 10) est désexcité et se trouve dans la position étendue. Le ressort 107 sollicite la gâchette 171 pour l'amener en contact avec le maillon-maitre 31 étant donné que la tige-poussoir 154 est sollicitée vers la droite de la figure 9, et l'ensemble à gâchette 170 pivo- te autour de 173 dans le sens des aiguilles d'une montre (figure 8). La fermeture de culasse et le support ne se trou- vent pas tout à fait dans la position totalement rétractée et la came 156 n'a pas encore enfoncé le doigt 155. La ti- ge d'actionnement 133 se trouve à l'arrière, de sorte que le talon 148 est à l'arrière du pied 160 (voir figure 10). Lorsque le canon est actionné, le moteur 21 et le solénoïde 100 sont mis en route (ce qui a pour effet de ra- mener en arrière le plongeur du solénoide), et la biellette tourne vers la position "gâchette rétractée" malgré l'action du ressort 107. Dès que la gâchette s'est détachée du maillon-maître, la chaîne commence à se déplacer, rétrac- tant la fermeture de culasse et le support et la came de ré- armement 156 déclenche le doigt 155, l'amenant vers le bas de la figure 9.La manivelle 180 agit en déclencheur, main- tenant la partie en prolongement de la tige-poussoir vers le bas contre un épaulement 190 du guide 147, pourvu que le so- lénoide soit actionné. Le déplacement vers le bas du doigt domine l'action du solénoïde de façon à placer la gâchet- te dans la position non rétractée (le maillon-maître ayant été dépassé) et la manivelle 180 fonctionne de façon à main- tenir le système de verrouillage dans la position enclenchée. Comme la tige 132 se trouve vers l'arrière, le doigt 155 peut être enfoncé car le pied 160 est dégagé de la semelle 148. 18. Le fonctionnement normal du canon se poursuit, la gâchette tournant jusqu'à la position d'engagement, mais n'est pas encore en contact soit avec le maillon de sécuri- té, soit avec le maillon-maître, étant donné que ni l'un ni l'autre ne l'ont atteinte. Alors que le maillon-maître atteint la position de verrouillage de la fermeture de culasse (figure 5), la cartouche se trouve dans la chambre et la fermeture de cu- lasse est verrouillée. Ainsi, la cartouche est tirée conve- nablement, le tube et la culasse reculent, déclenchant le culbuteur 137, sollicitant la tige d'actionnement vers le tube et provoquant le déclenchement par talon 148 du pied , ce qui fait tourner la partie en prolongement de la tige-poussoir vers le haut autour du pivot 152 et déclen- che la manivelle 180. Comme le solénoïde est actionné, il déplace la gâchette vers la position rétractée et le maillon de sécurité dépasse la gâchette. Lefonctionnement normal du canon se poursuit alors, c'est-àdire que la fermeture de culasse est déverrouillée venant vers l'arrière et la came de la fermeture de culasse déclenche le doigt 155 pour la séquence suivante. Dans le cas d'un retard de mise à feu, l'un des deux événements suivants peut se produire. Dans le premier cas, la fermeture de culasse reste verrouillée dans la culasse et si la cartouche part après le point de tir (fi- gure 5) mais avant ou au moment o le maillon de sécurité atteint la gâchette dans la position "gâchette non rétractée", le fonctionnement normal du canon se poursuit, grâce au mé- canisme de détection de recul, comme cela a été décrit. Si, cependant, la cartouche ne part pas, la gâchette vient en contact avec le maillon de sécurité et le fonctionnement du canon cesse. Pour reprendre la séquence, l'opérateur du canon relâche le mécanisme de commande qui coupe le système d'alimentation du canon. Après coupure, le ressort 107 maintient la gâchette engagée, mais la désexcitation momentanée du solénoïde permet à la manivelle 180 d'être déclenchée sous l'effet du ressort 166 qui fait pivoter vers 19. le haut et vers la position déclenchée la partie en prolon- gement de la tige-poussoir. Lorsque le mécanisme de comman- de de tir est de nouveau engagé, le solénoïde domine l'ac- tion du ressort de gâchette, déclenchant la gâchette et le fonctionnement du canon continue, normalement, la cartouche ratée étant éjectée. Alors que la fermeture de culasse vient vers l'arrière, la came réarme le doigt 155, comme cela a été décrit. Dans une séquence normale d'arrêt, le solénoïde est désexcité, et le ressort de gâchette est sollicité par le ressort 107 dans la position "gâchette non rétractée" de façon à ce qu'elle vienne en contact avec le maillon-maître. Dans un cycle d'essai, le canon fonctionne comme s'il y avait un retard de mise à feu, c'est-à-dire que la gâchette est en contact avec le maillon de sécurité et que la séquence arrêt-départ doit être suivie. L'avantage est que le ver- rouillage pour retard de mise à feu peut être contrôlé par un cycle d'essai. Si le canon continue son cycle, il y a un mauvais fonctionnement du système de verrouillage de protec- tion contre les retards de mise à feu, lequel doit être cor- rigé. Comme cela a été noté pendant un arrêt normal ou un arrêt pour-retard de mise à feu, la chaîne s'arrête bru- talement de façon à stopper toutes les fonctions du canon. Comme le canon est entraîné par un moteur extérieur 21, un ensemble compact 45 à engrenages d'embrayage est prévu entre le moteur et le canon et peut être débrayé tout en permet- tant au moteur de poursuivre sa rotation jusqu'à ce que le frein intérieur du moteur fonctionne pour stopper sa rota- tion. En liaison avec la figure 11, l'ensemble à engre- nages d'embrayage compact et unique est représenté, et com- prend un embrayage 200 ayant la forme d'un embrayage conique cannelé sur l'arbre d'entraînement 202. L'arbre 202 comprend trois fentes 204 qui sont disposées suivant des angles de 1200 sur sa périphérie. Trois roulements à rouleaux 205 sont reçus dans les fentes 204. Coopérant avec l'arbre d'entrai- 20. nement 202 se trouve un arbre entraîné 210 comprenant un engrenage 211, l'arbre 210 étant creux de façon à recevoir l'arbre 202.L'arbre 210 comporte également des fentes 212 qui sont disposées sur sa périphérie suivant des angles de 1200 et peuvent être alignées avec les fentes 204. Ainsi, après mise en place, les roulements 205 sont assis dans les fentes 204 et 212 de façon à relier les arbres 202 et 210. Entourant l'arbre 210 se trouve un ressort usiné 215,ce ressort ayant la forme d'un cylindre sur lequel est formée une hélice 216.Le diamètre intérieur du ressort 215 est tel que le ressort coiffe l'arbre 210 de façon à solli- citer radialement les roulements à rouleaux vers l'intérieur des fentes 212 et 204 pour bloquer les arbres et les faire tourner ensemble. Dans le cas o l'arbre 210 cesse de tour- ner par suite de l'arrêt d'un composant entraîné par l'en- grenage 212,1'arbre intérieur 202 entraîné par le moteur continue de tourner,ce qui entraîne les roulements vers l'extérieur à travers les fentes 212 contre le ressort 215, qui se détend, et provoque le désembrayage des arbres 202 et 210 pour permettre à l'arbre intérieur de tourner par rapport à l'arbre extérieur 210.Dans ce mode,les roulements 205 sont portés par les fentes 212, et entrent et sortent brutalement des évidements 204 sous l'effet du ressort 215 tant que l'arbre 202 tourne par rapport à l'arbre 210.Lors- que l'arbre 210 peut de nouveau tourner librement,le ressort sollicite radialement les roulements vers l'intérieur en les asseyant dans les fentes 204 et 212 de façon à entraîner les arbres ensemble. Dans la description précédente, l'ensemble d'em- brayage à engrenages permet le débrayage chaque fois que le maillonmaître ou le maillon de-sécurité est en contact avec la gâchette, étant donné que l'engrenage 211 entraî- ne le pignon 27 du système d'entraînement par chaîne. Com- me représenté, les roulements 220 et 221 supportent les ar- bres 202 et 210. 21. L'embrayage représenté en figure 11 qui vient d'être décrit ne l'a été qu'à des fins d'illustration, étant entendu que d'autres agencements d'embrayage peuvent être utilisés. Il a fait l'objet d'une demande de brevet séparée (D6607) de même date et au nom de la demanderesse. L'appréciation de certaines des valeurs de mesu- res indiquées ci-dessus doit tenir compte du fait qu'elles proviennent de la conversion d'unités anglo-saxonnes en uni- tés métriques. La présente invention n'est pas limitée aux exem- ples de réalisation qui viennent d'être décrits, elle est au contraire susceptible de variantes et de modifications qui apparaîtront à l'homme de l'art. 22. REVENDICATIONS 1 - Canon comprenant au moins un mécanisme d'ali- mentation, un tube et une fermeture de culasse et un moyen pour effectuer un déplacement relatif entre la fermeture de culasse et le tube, et o le cycle de tir du canon comprend: le refoulement, le verrouillage de la fermeture de culasse, le tir, le déverrouillage de la fermeture de culasse, l'ex- traction, l'éjection et l'alimentation et o il y a un mou- vement de recul lors du tir d'une cartouche, caractérisé en ce qu'il comprend: - un moyen se déplaçant normalement continuellement pendant le tir normal du canon pour effectuer un déplace- ment de la fermeture de culasse par rapport au tube; - un moyen pour détecter le recul, indiquant qu'une cartouche est partie; - un moyen d'arrêt pouvant se déplacer d'une posi- tion à une autre position pour arrêter le déplacement du moyen se déplaçant normalement continuellement et arrêter le mouvement de la fermeture de culasse; et - un moyen répondant au moyen de détection pour commander le déplacement du moyen d'arrêt. 2 - Canon selon la revendication 1, caractérisé en ce que le moyen d'arrêt est normalement sollicité pendant le fonctionnement du canon vers une position permettant le déplacement du moyen se déplaçant normalement continuelle- ment, et en ce que le moyen répondant au moyen de détection peut fonctionner pour maintenir le moyen d'arrêt dans la po- sition engagée et pour permettre au moyen d'arrêt de se dé- placer vers la position désengagée lorsque le moyen de dé- tection détecte le recul. 3 - Canon selon la revendication 1, caractérisé en ce que le moyen de détection contrôle la position du moyen d'arrêt. 4 - Canon selon la revendication 1, caractérisé en ce que le moyen d'arrêt comprend un moyen d'enclenchement fonctionnant pour maintenir le moyen d'arrêt dans la posi- tion engagée pendant le refoulement et le verrouillage du 23. verrou de la fermeture de culasse et pour maintenir le moyen d'arrêt dans la position engagée en l'absence de tir d'une cartouche afin d'éviter le déverrouillage de la fer- meture de culasse, et en ce que le moyen d'enclenchement peut fonctionner en réponse au moyen de détection pour per- mettre au moyen d'arrêt de se déplacer vers la position dé- sengagée en réponse au recul, ce qui permet à la fermeture de culasse d'être déverrouillée, l'extraction, l'alimenta- tion, le refoulement, le verrouillage et le tir. 5 - Canon selon la revendication 1, caractérisé en ce que le moyen d'arrêt exécute un cycle depuis une posi- tion d'engagement jusqu'à une position de désengagement lors du tir d'une cartouche, mais reste engagé de façon à mainte- nir la fermeture de culasse dans une position verrouillée en l'absence de recul. 6 - Canon selon la revendication 1, caractérisé en ce que le moyen d'arrêt comprend un mécanisme à gâchet- te et un mécanisme d'enclenchement; - le mécanisme à gâchette pouvant se déplacer en- tre une position "gâchette non rétractée" pour arrêter le déplacement du moyen se déplaçant continuellement et une po- sition "gâchette rétractée" permettant le déplacement conti- nuel du moyen se déplaçant continuellement; - le mécanisme d'enclenchement ayant une position enclenchée et déclenchée et pouvant fonctionner pour mainte- nir le mécanisme à gâchette dans la position "gâchette non rétractée" en l'absence de recul et pour permettre le dépla- cement de la gâchette dans la-position "gâchette rétractée" lors du recul. 7 - Canon selon la revendication 6, caractérisé en ce que le moyen de détection fonctionne pour faire pas- ser le mécanisme d'enclenchement de la position enclenchée à la position déclenchée lors du recul. 8 - Canon comportant un système de protection con- tre les retards de mise à feu, caractérisé en ce qu'il com- prend: - un tube mobile par recul lors du tir d'une car- 24. touche, une fermeture de culasse pouvant se rapprocher du tube et s'en éloigner au cours d'une séquence d'alimenta- tion, refoulement, verrouillage, tir, déverrouillage, éjec- tion et extraction; - un moyen se déplaçant continuellement pendant le fonctionnement normal du canon pour effectuer le déplace- ment de la fermeture de culasse pendant la séquence de re- foulement, d'extraction'et d'éjection et se déplaçant conti- nuellement alors que la fermeture de culasse est stationnai- re pendant le verrouillage, le tir, le déverrouillage et l'alimentation; - un moyen mobile entre une première et une secon- de position, et pouvant fonctionner pour arrêter le déplace- ment du moyen se déplaçant continuellement; - un moyen sollicitant normalement ledit moyen vers l'une des deux positions pendant le fonctionnement du canon; - un moyen d'enclenchement pouvant fonctionner dans une position enclenchée pour solliciter ledit moyen vers la- dite première position pendant au moins le refoulement et le verrouillage de la fermeture de culasse et pouvant fonction- ner dans une position désenclenchée pour permettre au moyen de sollicitation de solliciter ledit moyen vers la seconde position lorsqu'une cartouche a été tirée; - un moyen répondant au recul du tube pour dépla- cer le moyen d'enclenchement vers la position déclenchée; et - un moyen pouvant fonctionner en réponse au dé- placement de la fermeture de culasse pour déplacer le moyen d'enclenchement vers la position d'enclenchement. 9 - Canon selon la revendication 8, caractérisé en ce que ledit moyen est un moyen de gâchette, et en ce que le moyen d'enclenchement comprend une tige-poussoir pouvant fonctionner dans une position pour solliciter le moyen de gâchette dans la position "gâchette non rétractée" malgré le moyen de sollicitation normal, et dans une autre position pour permettre au moyen de sollicitation de solliciter le moyen de gâchette dans la position "gâchette non rétractée"; 25. - un moyen d'extension de tigepoussoir sollicité par ressort et pouvant fonctionner dans une position pour déplacer la tige-poussoir dans ladite première position et dans une seconde position pour déplacer la tige-poussoir dans ladite autre position; - un moyen de came de réarmement répondant au dé- placement de la fermeture de culasse pour solliciter la ti- ge-poussoir dans ladite première position; - un moyen de manivelle coopérant avec le moyen d'extension de tige-poussoir pour maintenir la tige-poussoir dans ladite première position; et - un moyen répondant au recul du tube pour dé- clencher la manivelle et permettre au moyen d'extension de ttge-poussoir de se déplacer vers ladite seconde position, permettant ainsi à la tige-poussoir de se déplacer vers la- dite autre position, et au moyen de gêchette de se déplacer vers la position "gâchette rétractée" sous l'effet du moyen de sollicitation. - Canon entraîné extérieurement, comprenant un tube, une fermeture de culasse, un moyen d'entraînement, pouvant se déplacer normalement continuellement dans un tra- jet prédéterminé et comprenant des zones prédéterminées aux- quelles se produisent le verrouillage de la fermeture de cu- lasse, le tir et le déverrouillage de la fermeture de culas- se, un moyen d'arrêt pouvant fonctionner dans une position pour venir en contact avec le moyen d'entraînement et arrê- ter son déplacement, ainsi que celui de la fermeture de cu- lasse après son déverrouillage et avant son verrouillage, et dans une seconde position pour permettre le déplacement con- tinu du moyen d'entraînement, caractérisé en ce qu'il com- prend un système de protection contre les retards de mise à feu comportant: (a) un moyen d'arrêt de sécurité mobile dans le même trajet prédéterminé que le moyen d'entraînement et dis- posé par rapport à celui-ci de façon que, alors que le moyen d'entraînement se rapproche de la zone de déverrouillage de la fermeture de culasse l'arrêt de sécurité se rapproche du 26. moyen d'arrêt, (b) un moyen sollicitant normalement le moyen d'arrêt pour permettre le passage du moyen d'entraînement; (c) un moyen pour enclencher le moyen d'arrêt de façon qu'il vienne en contact avec l'arrêt de sécurité avant le déverrouillage de la fermeture de culasse dans le cas o une cartouche ne serait pas tirée au cours d'un intervalle de temps prédéterminé; (d) un moyen de déclenchement pouvant fonction- ner en réponse au tir d'une cartouche pendant l'intervalle de temps prédéterminé pour déclencher le moyen d'arrêt et permettre le passage du moyen de sécurité et le déverrouil- lage de la fermeture de culasse pendant le déplacement du moyen d'entraînement; et (e) un moyen de réarmement pour déclencher le moyen d'arrêt après le déverrouillage de la fermeture de culasse et avant le verrouillage de la fermeture de culasse. 11 - Canon selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'il comprend en outre un moyen de détection de recul pouvant fonctionner de façon à exciter le moyen de déclenche- ment. 12 - Canon selon la revendication 10, caractérisé en ce que le moyen d'arrêt est une gâchette pouvant se dépla- cer entre une position non rétractée et une position rétrac- tée; - le moyen d'entraînement et le moyen d'arrêt de sécurité étant portés par un ensemble d'entraînement par chaîne, de façon qu'une fois par cycle de tir normal du canon, le moyen d'entraînement et le moyen d'arrêt de sécurité dé- passent la gâchette. 13 - Canon selon la revendication 12, caractérisé en ce qu'il comprend en outre un moyen sollicitant normale- ment la gâchette vers la position rétractée; - le moyen d'enclenchement du moyen d'arrêt pou- vant fonctionner en opposition au moyen de sollicitation, et - le moyen de déclenchement pouvant fonctionner pour permettre au moyen de sollicitation de solliciter la gâ- 27. chette vers la position rétractée. 14 - Canon selon la revendication 12, caractéri- sé en ce que le moyen d'enclenchement du moyen de butée comprend un moyen de manivelle maintenant la gâchette dans la position non rétractée; et - en ce que le moyen de déclenchement peut fonc- tionner lors du recul pour déclencher la manivelle pour qu'il y ait déclenchement de la gâchette. - Canon selon la revendication 10, caractéri- sé en ce que la durée de la course du moyen d'entraînement entre la zone de tir et le déverrouillage de la fermeture de culasse est supérieure à l'intervalle de temps prédéterminé pendant lequel la cartouche est normalement tirée. 16 - Canon selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'il comprend en outre un ensemble d'entraînement par chaine supportant à la fois le moyen d'entraînement et le moyen d'arrêt de sécurité,un moyen de moteur, un moyen d'alimentation comprenant un mécanisme d'alimentation entrai-- né en continu et un rotor d'alimentation entraîné par in- termittence, de façon à présenter séquentiellement une car- touche à la fermeture de culasse, un moyen d'engrenages en- trainé par le moteur pour entraîner le moyen d'alimentation et d'entraînement par chaîne, un moyen d'embrayage entre le moteur et le moyen d'engrenages, et en ce que l'engagement du moyen d'arrêt de sécurité permet d'arrêter le déplacement de l'ensemble d'entraînement par chaîne et du mécanisme d'alimentation et le désengagement de l'embrayage de façon que le moteur puisse continuer de tourner. 17 - Canon selon la revendication 10, caractérisé en ce que,lors d'un retard de mise à feu, la séquence de fonctionnement du canon redémarre après l'intervalle de temps prédéterminé par libération du moyen de sollicitation de façon que le moyen d'enclenchement soit déclenché. 18 - Canon selon la revendication 10, caractérisé en ce que le moyen de sollicitation est un solénoïde action- né électriquement, et en ce que la séquence de fonctionne- ment du canon après un retard de mise à feu est redémarrée 28. par le déclenchement du solénoide. 19-Canon selon la revendication 16, caractérisé en ce qu'il est actionné électriquement et entraîné par un moteur, le moyen de sollicitation étant un solénoïde action- né électriquement, en ce que la séquence de fonctionnement du canon après un retard de mise à feu est redémarrée par coupure momentanée de l'alimentation électrique du canon dans le but de désexciter momentanément le solénoïde. - Canon alimenté extérieurement comprenant un ensemble à tube et à culasse, un ensemble à fermeture de culasse mobile de façon à se rapprocher et à s'éloigner de l'ensemble à tube et à culasse, un ensemble d'entraîne- ment par chaîne entraîné en continu comprenant un moyen d'entraînement pour déplacer l'ensemble à fermeture de cu- lasse, un ensemble d'alimentation comprenant un mécanisme d'alimentation entraîné en continu, et un mécanisme de transfert entraîné par intermittence de façon à recevoir une cartouche provenant du mécanisme d'alimentation et à la transférer à l'ensemble à fermeture de culasse alors que ce dernier se trouve dans la position arrière de déplacement, un moteur pour effectuer le mouvement de l'ensemble à chaî- ne et d'alimentation; - un moyen d'embrayage pouvant fonctionner pour permettre la rotation du moteur lorsque l'ensemble à chaîne et d'alimentation est stoppé, le tube pouvant reculer lors du tir, et o le cycle de tir du canon comprend les phases de refoulement, verrouillage de l'ensemble à fermeture de culasse, de tir, de déverrouillage de l'ensemble à fermetu- re de culasse, d'extraction, d'alimentation, et o le méca- nisme de gâchette, normalement sollicité vers la position rétractée peut fonctionner pour venir en contact avec le moyen d'entraînement de l'ensemble à chaîne pour arrêter son mouvement et celui de l'ensemble d'alimentation et de l'ensemble à fermeture de culasse, caractérisé en ce qu'il comprend: - un système de protection.contre les retards de mise à feu incorporant: 29. (a) un moyen pour détecter le recul du tube comme étant l'indication d'un tir d'une cartouche; (b) un moyen de sécurité placé dans l'ensemble d'entraînement par chaîne de façon que, alors que le moyen d'entrcînement peut fonctionner pour déverrouiller l'ensem- ble à fermeture de culasse, il puisse être engagé par le mécanisme de gâchette de façon à arr:ter le déplacement de l'ensemble d'entraînement par chaîne, permettant au moteur de poursuivre sa rotation; (c) un moyen d'enclenchement pouvant fonctionner dans une position pour solliciter le mécanisme de gâchette et l'amener en contact avec le mécanisme de sécurité et dans une autre position pour permettre au mécanisme de gâchette de se déplacer vers la position rétractée; et (d) un moyen pour réarmer le moyen d'enclenche- ment alors que l'ensemble à fermeture de culasse s'éloigne du tube.