La présente invention concerne une porte roulante au sol pour des ouvertures de grandes dimensions. De façon générale, l'invention concerne une porte roulante au sol, destinée à résister à des charges explosi ves, engendrant un soufle, une dépression et des éclats. Dans les ouvrages militaires, le problème de la protection contre les armes classiques, telles que les char~ ges explosives, est particulièrement délicat à résoudre lorsque les portes sont destinées à fermer des ouvertures de très grandes dimenaions, par exemple les baies de hangars destinés à llaviation, etc00. En effet, de telles baies peuvent avoir des dimensions importantes de lordre de 15 à 20 mètres de largeur sur 6 à 10 mètres de hauteur. Or, bien que pour de telles surfaces importantes les conditions que l'on rencontre en cas dtexplosions d'une charge explosive soient les mêmes que pour des ouvertures de petites dimensions, les moyens pour résoudre de telles difficult#s ne peuvent entre les mê- mes. En effet, dans un cas de principe, correspondant, par exemple à l'explosion dtune charge ou bombe de 500 kg à 30 mètres de la porte, on admet que cette explosion créée une onde de choc à profil trlangulaire dans le temps d'une pression maximale égale à 0,6 bar. Cette première phase est suivie par une phase de dépression correspondant à la réflexion par la surface de la porte d'une onde correspondant à une pression de 1,6 bar. De plus, étant donund la surface importante d'une telle porte, les efforts du vent ne sont pas négligeables. Il en est de même des phénomènes de rebondissement ou de basculement de la porte, de part et d'autre de son plan vertical théorique. Enfin, comme les constructions militaires destinées à de telles portes sont souvent éloignées de tout centre industriel, il est nécessaire que ces portes puissent se construire avec des moyens relativement simples, et facile ment disponibles. La présente invention a pour but de créer une porte de grandes dimensions susceptible de résister aux ondes de pression et de d#pression#engendr4es lors d'une explosion, aux éclats, ainsi qu'à l'effort exercé par un vent atteingant Jusqu'à 150 kil/h. De plus cettre porte doit pouvoir se réa- liser et se monter facilement sans nécessiter des moyens de manutention exceptionnels. A cet effet, l'inventJon concerne une porte#caract#- risée en ce qu'elle se compose d'un voile en béton armé, sous coffrage métallique muni sur sa surface extérieure d'une charpente métallique de stabilisation terminée à l'avant par une béquille anti-devers, cet ensemble étant porté par des rouleurs principaux au droit du voile en béton, et des rouleurs auxiliaires reliés à la charpente métallique deux rails pa- rallèles à l'ouverture du batiment sur lesquels se déplacent les rouleaux, des moyens d'étanchéité prévus sur la porte et sur le batiment ainsi qu'un dispositif amortisseur sur la pA- riphérie de l'ouverture du bâtiment et coopérant avec la par tic haute de la porte et un moyen d'entrainement en translation de la porte. Suivant une autre caractéristique, le dispositif de guidage vertical et horizontal de la porte est constitué par un ensemble de rouleurs principaux disposés à la verticale du voile de béton et d'un ensemble de rouleurs auxiliaires disposés sous la charpente, chaque rouleur étant relié à la porte par l'intermédiaire d'un organe élastique absorbant les différences d'alignement. Le moyen de guidage latéral est constitué par des galets d'axe vertical, les galets étant logés dans un caniveau réalisé sous le rail principal0 A sa base, la porte comporte une chicane de blinage, dont la hauteur est supérieure à l'intervalle subsistant entre la partie inférieure du voile en béton de la porte et la surface du sol, cette chicane venant se loger et se déplacer dans une saignée réalisée dans le rail principal, correspondant. Le rail principal se compose de deux poutres en forme de I, définissant entre elles un caniveau, dont la partie haute est ouverte pour former la saignée permettant le passage de la chicane de blindage et des galets de guidage latéral, l'aile supérieure de l'une des poutres en I étant munie d'une plaque d'usure formant la surface de roulement des rouleurs principaux. Suivant une autre caractéristique le dispositif d'étanchéité entre la porte et l'ouverture du bâtiment est constitué par des cornières complémentaires portées les unes par le batiment, les autres par la partie supérieure de la porte, ces cerne ères complémentaires étant différentes du c8té du refoulement de la porte et de 1'autre côté. Le dispositif d'amortissement d'appui de la porte est constitué par un élément rigide relie' au cadre de l'ou- verture de la baie, par l'intermédiaire d'organes élastiques susceptibles d'8tre déformés par les mouvements de cet organe d'appui, en -direction du bâtiment et dans la direction opposée. De façon intéressante, le dispositif amortisseur est constitué par une poutre portée par une plaque en saillie elle-même montée coulissante sur des boulons d'ancrage, avec interposition entre cette plaque et la face avant du bâtiment d'organes #lastiques, déformables, ces organes élastiques déformables étant également prévus entre la plaque et l'extré- mitd extérieure des boulons0 Sous l'effet du souffle provoqué par l'explosion, la porte glisse sur ses rouleurs et vient prendre appui en premier lieu sur la chicane de blindage inférieure. Elle pivote ensuite par rapport à ce point d'appui et vient s'amortir sur le-moyen élastique s tué sur la péri- périe de la voute. Sous l'effet de la dépression fictive consécutive au souffle et aux efforts de rebondissements, la porte se déplace en sens inverse et vient prendre appui sur l'autre face du guidage inférieur. La porte bascule et v#ent prendre appui sur la béquille anti-devers située à l'avant de la charpente de stabilisation. De par la conception de la porte et des dispositifs d'amortisseurs, la porte restera toujours foncticunelle même après explosion. La présente invention sera décrite plus en détail à l'aide des dessins annexes, dans lesquels - la figure 1 est une vue de face d'une porte selon l'invention, - la figure 2 est une vue en plan de la porte de la figure 1, - la figure 3 est une coupe selon ISIIIII de la figure 1, - la figure 4 est une coupe selon IV-IV de la figure 1, - la figure 5 est une vue de détail, en coupe, de la partie basse d'une porte au niveau des rouleurs, - la figure 6 est une vue en coupe de la partie basse de la porte, analogue à la coupe de la figure 5, au niveau de la chicane, - - la figure 7 est une vue en coupe de la par#tie basse de la porte, au niveau des galets de guidage de la porte, - la figure 8 est une vue de face de détail du montage d'un galet de guidage selon la figure 7, - la figure 9 est une vue en plan du montage d'un galet de guidage selon les figures 7 et 8, - la figure 10 est une vue en coupe simplifiée de la partie basse d'une porte au niveau d'un racleur, - la figure 11 est une vue en plan de la partie basse de la porte au niveau de deux racleurs et d'un rouleur, - la figure 12 est une vue en coupe de la partie basse d'une porte, montrant notamment le moyen d#entragnement en translation, - la figure 13 est une vue de c8té de détail du moyen dentratnement de la porte, - la figure 14 est une vue en coupe de la partie haute de la porte du c8té de l'ouverture, - la figure 15 est une vue en coupe analogue à la figure 14, du coté de la fermeture, - la figure 16 est une vue en coupe verticale de dé- tail du coffrage d'une porte selon l'invention, - la figure 17 est une vue' en coupe horizontale d'une partie d'un coffrage de porte, selon la figure 16. Selon les figures 1 et 2; la porte anti-soufle 1 de l'invention est destinée 8 fermer l'ouverture de grandes dimensions d'un bâtiment 2, tel qu'un hangar ou d'un abri, par exemple en forme de voute cylindrique semi-circulaire. La porte 1 se compose d'un ensemble mobile et de diverses parties fisses. La partie mobile de la porte est constituée par un voile 3 en béton armd sous coffrage, de façon à former le panneau fermant l'ouverture du bâtiment 2. A sa surface ex térieure, ce voile 3 est muni d'une charpente métallique 4 de stabilisation. La partie médiane avant de la charpente comporte une béquille anti-devers 5 munie d'une plaque d'équilibrage et de protection 6. L'ensemble mobile est monté sur des rouleurs principaux 7 au droit du voile 1 et de rouleurs auxi liaires 8, à l'extrémité avant de la charpente 4. Les parties fixes de la porte sont oonstituées par les rails de translation des rouleurs, à savoir un rail principal 9 et un rail auxiliaire 10. Ces deux rails 9, 10 sont intégrés à une dalle 11 en béton destinée à répartir les efforts. Cette dalle 11 déborde vers l'avant, par rapport au rail auxiliaire 10, au moins dans la partie qui est susceptible de servir d'appui à la béquille anti-devers 5, lorsque la porte 1 est en position de fermeture. Suivant les figures 1 et 2, la porte 1 s'ouvre en translation vers la droite, sous la commande d'un groupe d'en- traînement 12 assurant également la fermeture. Par définition, le côté droit sera appelé "e3té de refoulement". La porte 1 est également munie de moyens d'étanchéité dans sa partie haute et dans sa partie basse. Les moyens d'étanchéité de la partie haute sont constitues par des cornières 57, 58 fixées à la porte et eoo- pèrant avec des cornières complémentaires511, 59 fixées à la construction. A la partie basse, les moyens d'étanchdité sont constitués par une chicane de blindage 31 se logeant, de façon mobile, dans une saignée 30 du rail principal 9. Les moyens d'amortissement du haut de la porte sont constitués par un dispositif d'amortissement 51, 52, 53, 54, 55 prévu sur une partie au moins du cadre de l'ouverture et contre lequel la porte peut venir s'appuyer0 Selon les figures 1, 2, 3 et 4, la charpente métallique 4 se compose de fermes 13, 14 triangulaires à deux branches principales et à trois entretoises. Les fermes triangulaires 13, 74 sont reliées entre elles par des entretoises et un contreventement horizontal 15. Dans l'exemple représenté, la charpente 4 se compose de trois fermes principales 13 dans la partie centrale de la porte 1 (figure 3) et de deux demi-fermes 14 (figure 4) à chaque extrémité : le contreventement horizontal 15 passe par le sommet des fermes 13 et des demi-fermes 14. Les sommets des fermes 13 sont reliés à des appuis verticaux 16 dont les extrémités inférieures 1 fil sont reliées à une poutre horizontale 17 munie des rouleurs auxiliaires 8. La partie avant de la charpente 4 est munie d'une béquille 5 formée par trois poutres 18 inclinées prolongeant en direction du sol l'une des branches de chaque ferme princiaple 13. Les extrémités inférieures 181 des poutres 18 inclinées formant la béquille 5 sont reliées entre elles par une poutre horizontale 19 ; des entretoises 20 relient les poutres de la béquille aux parties basses de la charpente 4 au niveau des extrémités inférieures des appuis verticaux 16. La figure 3 montre deux fermes 13, à savoir celle du milieu et l'une des deux fermes 13 adjacentes qui sont des fermes entibree. Les deux éléments d'extrémité 14 sont constitués par des demi-fermes (figure 4). Les fermes principales 13 seules portent la béquille 5. La base de la charpente, celle des appuis verticaux et les poutres de la béquille sont reliées par un treillis. Les fermes sont également reliées par diverses entretoises, non référencées, comme le montrent les figures 1 et 2, complétant la triangulation de l'ensemble. La béquille 5 est destinée à servir d'appui lorsque la porte 1 tend à basculer vers l'avant, par exemple sous lteffet d'une dépression faisant suite à la pression engendrée par ltonde de choc d'une explosion. En cas de basculement de la porte 1 vers l'avant, l'extrémité inférieure de la béquille 181 s'appuie sur le sol ou la dalle Il en béton, prévue à cet effet ; le basculement très faible est autorisé par les divers moyens de liaison ou d'étanchéité entre la partie mobile de la porte, ctest à dire la porte proprement dite et les parties fixes, au sol et sur le bâtiment. La partie avant de la béquille 5 est munie d'une tale de blindage 6 recouvrant les poutres 18. Cette tale de blindage 6 assure, non seulement, une protection contre les éclats, mais renforce la béquille 5 et constitue un contrepoids d'équilibrage s'opposant à un basculement de la porte vers De plus, conque cette t3le est inclinée, le souffle provoqué par une explosion crée une composante tendant à plaquer la béquille vers le sol. Le dispositif de sustentation et de guidage latéral est constitué par deux ensembles de rouleurs 7, 8, à savoir des rouleurs principaux 7 à la verticale du voile 3 en béton et les rouleurs auxiliaires 8 à la verticale du contreventement horizontal 15, ctest-à-dire sous les appuis verticaux 16 (figure 3) et ainsi que des galets de guidage 21 (figure 1). Les rouleurs principaux 7 se déplaçant sur le rail principal 9 et les rouleurs auxiliaires 8 se déplacent sur le rail auxilaire 10. Ces deux rails 9, 1Q dont la description détaillée sera faite ci-après, sont parallèles et sont intégrés dans une dalle 11 en béton qui répartit les efforts, notamment les efforts de basculement. Selon la figure 5, les rouleurs principaux 7 sont constitués par un châssis 22 muni de galets de roulement 23 d'axe horizontal qui circulent dans ce chassies 22 suivant une boucle fermée, tout en roulant sur la surface d'appui au sol. De tels rouleurs 7 destinés aux charges très lourdes sont connus et ne seront pas décrits plus en détail. Suivant un mode de réalisation, les rouleurs principaux 7 qui sont tous identiques, sont placés à l'emplacement des fermes 13 et demi-fermes de la charpente 14 au droit du voile 3. Les rouleurs auxiliaires 8 sont de part leur structure identiques aux rouleurs principaux 7, sauf que leur dimensionnement tient compte du fait que la charge stexerçant sur ces rouleurs 8 est beaucoup plus faible que celle s'exer çant sur les rouleurs principaux 7. Les rouleurs auxiliaires 8 sont prévus, de préférence, sous les appuis verticaux 16 reliés aux fermes principales 13. Selon les figures 3 et 5, le rail principal 9 assure la sustentation et le guidage latéral, alors que le rail auxiliaire 10 assure seulement la sustentation. Selon la figure 5, le rail principal 9 se compose d'une partie en béton et d'une partie en poutres métalliques. La partie en béton constituée par une longrine 24 munie d'une semelle 25, formant un caniveau 26, dont les pa rois sont délimitées par des poutres 27, 28, parallèles. Le fond de ce caniveau 26 est constitué par une t81e 29, inclinée vers un puisard (non représenté), pour assurer l'avacuation des eaux. La partie supérieure de la poutre 27 est munie d'une plaque de tôle 29 constituant la surface de roulement des rouleurs principaux 7. Les bords en regard des ailes supérieures 271, 281 de deux poutres 27 28 délimitent une saignée 30 destinée à recevoir la chicane de blindage 31 inférieur de la porte 1 et à permettre le passage du support des galets de guidage 21 latéral. La sustentation de la porte est assurée par les rouleurs principaux 7, fixés à la base du voile 3 de béton armé de la porte et les rouleurs auxiliaires 8 sous la charpente 4. La base du voile 3 est, en fait, constituée par une poutre 32 en E, dont 1'amie 321 sert au montage des rouleurs 7. Le chassies 22 de chaque rouleur principal 7 est relié à l'âme 321 de la poutre 32 par des boulons 33, avec interposition de blocs élastiques 34 permettant d'absorber les éventuels défauts d'orientation lorsque le voile 3 en béton et la charpente 4 s'inclinent sous lteffet d'une onde de pression résultant d'une détonation ou de la poussée du vent, pour éviter que les galets 23 des rouleurs 7 ne s'appuient irrégulièrement sur la surface d'usure 29 et ne déforment celle-ci. Selon les figures 5 et 7, la jonction de l'aile 271 supérieure et de l'ami 272 de la poutre est munie d'une cor~ nitre 35, soudée, constituant l'un des rails de guidage transi versal soopèrant avec des galets 21 d'axe horizontal (figure 7). L'autre surface de guidage des galets 21 est constituée par l'ame 282 de la seconde poutre 28 délimitant le caniveau 26 dans lequel circulent les galets 21. Suivant un mode de réalisation avantageux (figures 1, 7, 8, 9) il est prévu un galet de guidage 21 transversal à l'avant et à l'arrière de chaque rouleur principal 7. L'axe 211 de chaque galet de guidage 21 horizontal est relié à un support 212 de forme parallélépipèdique allongée ; chaque support 212 est placé dans un logement ou découpe, de forme correspondante, aménagé dans la chicane de blindage 31 infé- rieur, de façon à pouvoir pivoter transversalement par rapport à la chicane 31, tout en étant bloqué dans la direction longitudinale de cette chicane.La liaison entre la ch#cane de blindage 31 inférieur et le support 212 du galet de g2?- dage 21 horizontal est assurée par l'intermédlaire de deux étriers 36, 37, fixés de part et d'autre de la chicane de blindage 31 en entourant le logement recevant le support 219 et enserrant ce support du galet 21 avec interposition de dex blocs élastiques 38, 39* Ainsi les efforts entre les étriers 36, 37 et le support 212 sont absorbés par l'intermédiaire des deux blocs élastiques 38, 39. L'ensemble est fixé par des boulons 40 et le support 212 est retenu, libre en mouvement par un goujon 41. Par ailleurs, comme le montrent les figures 1, 7 et 9, la partie de l'aile avant 321 de la poutre 32 en R comporte une découpe au niveau de l'étrier 36 de montage du support 212 du galet de guidage 21 horizontal, de façon à permettre le montage de cet étrier 36 sur la chicane de blindage 31, solidairement, sans interaction avec la poutre 32 à la base du voile 3, pour que les efforts résultant d'un non-alignement entre le voile 3 et les galets de guidage 21 horizontal soient uniquement absorbés par la liaison entre le support 212 du galet 21 et la chicane 31 et/ou par la liaison entre la chicane de blindage 31 inférieur et la partie inférieure du voile 3 en béton. Enfin, le cas échéant (figure 5), il est prévu des résistances chauffantes 42 sous la semelle 29 du caniveau 26 occupé par les galets 21 horizontaux et la chicane de blin- dage 31. Comme le montre la figure 3, le rail auxiliaire 10 a une structure beaucoup plus simple que le rail principal 9 puisqu'il se compose uniquement d'une longrine 42 en béton contenant une poutre 43, munie à sa surface supérieure d'une t3le d'usure servant de surface de roulement aux rouleurs auxiliaires 8. Dans ce mode de réalisation, il n'est pas prévu de galets de guidage transversal pour les rouleurs aux liaires 8. Selon les figures 10 et 11, il est prévu des racleurs 44 à L'avant et à l'arrière des rouleurs 7, pour nettoyer les surfaces d'usure 29 du rail de guidage 9 pour enlever les cailloux et objets divers pouvant gêner la transla tion de la porte 1. Chaque racleur 44 est constitué par des plaques 45 en super polyamide serrées par des plaques 46 montées sur des boulons de guidage 47 permettant le démontage et le remplacement des plaques 45. Les plaques 45 coulissent librement entre les plaques 46 au fur et à mesure de leur usure, et sous l'effet de leur propre poids. Selon la figure 11, les racleurs 44 sont disposés de façon inclinée, pour mieux évacuer les obstacles de la surface de roulement. Des racleurs analogues sont prévus pour les rouleurs auxiliaires. Selon la figure 6, la chicane de blindage 31, infé rieure, prévue à la base de la porte 1, au niveau des rouleurs 7, est contituée par une tale épaisse, d'une hauteur telle qu'elle pénètre dans la saignée 30 du rail principal 9. Cette chicane de blindage 31 est fixée à la base du voile 3 en béton par l'intermédiaire de boulons 48, traversant les deux ailes inférieures 321, 322 de la poutre 32. Sur le caté arrière, les boulons traversent également une bande élastique 49 et une plaque d'appui 50. En position normale, la chicane 31 s'appuie à plat contre la surface extérieure correspondante de la poutre 32 constituant le fond du voile en béton.Lorsqu'un effort agissant sur la porte 1 applique la chicane 31 contre l'un ou l'autre bord de la saignée 30 du rail 9, la chicane 31 8 t écarte, parallèlement ou en faisant un certain angle par rapport à sa surface d'appui sur la poutre 32, cette déformation est absorbée par un écrasement plus ou moins important de la bande élastique 49 entre la surface correspondante de l'aile 322 de la poutre 32 et la plaque d'appui 50. La chicane de blindage 31 qui coulisse dans la saignée 30 du rail principal 9, a non seulement un rôle de pro~ tection de la partie inférieure de la porte, pour fermer l'in~ tervalle, et protéger les rouleurs 7 contre les projections d'éclats, etc..., mais également une fonction d'appui lorsque la porte 1 est déplace vers la gauche ou vers la droite (fi gure 6) sous l'effet d'une onde de choc ou autre. Selon les figures 14 et 15, le dispositif amortis~ seur d'appui de la porte se compose d'un profil ou d'une poutre 51 en forme de H fixée par exemple par soudage, à plusieurs plaques d'appui 52 portées par la voute ou plus gêné- ralement la cadre de la porte du estiment 2, par l'intermé- diaire de boulons d'ancrage- 53. La plaque 52 est montée cou- lissante sur ces boulons d'ancrage 52, par l'intermédiaire de bagues de guidage 54. Entre la surface extérieure du cadre de l'ouverture de la porte et le côté arrière de chaque plaque d'appui 52, il est prévu des tubes élastiques 55, susceptibles d'être écrasés par la plaque d'appui 522 lorsque la partie supérieure 301 du voile 3 de la porte s'appuie sur la poutre 51. Un organe élastique 56, en forme de manchon, est prévu entre chaque bague de guidage 54 et la tête de boulon 531 d'ancrage pour amortir le mouvement de la plaque d'appui 52, vers ltex- térieur, c'est-à-dire lorsque les tubes élastiques 55, restituent une partie de l'énergie emmagasinée lors de leur écrasement, et repoussent la plaque d'appui 52. Suivant un mode de réalisation particulier, les organes élastiques 55 amortisseurs ont une section triangulaire donnant une caractéristique d'amortissement progressive. Selon les figures 12 et 13, le groupe d'entratnement 12 électromécanique de translation de la porte 1 est logé dans un carter, à l'intérieur du b tement 2 du coté du refoulement. Le groupe d'entratnement 12 coopère avec une crémaillère 57 fixée sur le c8té arrière du voile 3 en béton armé de la porte 1. Cette crémaillère 57 est constituée par une poutre 571 à section en H, garnie à sa partie inférieure de barreaux 572 destinés à coopérer avec le pignon 58 porté par l'arbre de sortie du groupe d'entratnement 12. Selon les figures 14 et 15, le dispositif d'étant chéité relative entre la porte 1 et le bâtiment 2 est constitué par des chicanes métalliques prévues, d'une part sur la porte et d'autre part sur le bâtiment. Dans le cas d'un estiment, en forme de voute semicirculaire, suivant le présent exemple, ces chicanes sont différentes dans chaque moitié de voute et de porte. En effet, à la figure 14, qui correspond à la chicane de la moitié de la porte située du cOté du refoulement, cette chicane ne se compose d'un profil 57 fixé à la partie supérieure 301 de la porte et venant coiffer une aile 511 de la poutre 51, en H, fixée au batiment et faisant partie du dispositif amor tisseur d'appui. Dans l'autre moitié de la voute et de la porte, sui- vant la figure 15, la chicane est constituée par un profilé 58, dressé, fixé à la partie supérieure 301 de la porte et que vient coiffer un profilé 59 en forme de U, fixé également à llaile 511 de la poutre 51. Dans las partie du dispositif d'etanchditd relative, représentéeà la figure 14, la porte en se refermant vient progressivement coiffer l'aile 511 avec sa cornière 57, alors que pour l'autre moitié (figure 15), la cornière 58 de la porte vient se glisser dans la cornière 59 en forme de U, solidaire de la poutre 51 du dispositif amortisseur. Selon les figures 16 et 17 le coffrage de la porte se compose dlun certain nombre d'éléments 60, (dans le cas de la figure 1, il s'agit de cinq éléments), Chaque élément 60, suivant la coupe verticale de la figure 16 se compose d'un panneau avant 61 et d'un panneau arrière 62. Chaque pa#nneau 61, 62 est réalisé par l'assemblage de tales 63 profilées en forme de C aplati, empilées les unes sur les autres et solidarisées bord à bord. Un treillis 64 est fixé sur les bords intérieurs des profilés 63.De façon générale, le panneau avant 61 et le panneau arrière 62 ont la meme structure à ltexception des fermes de la charpente qui sont seulement prévues sur les panneaux avant 61 (non représentées aux figures 16 et 17). Le panneau avant 61 et le panneau arrière 62 sont reliés par des étriers 65. Dans leur partie basse, les panneaux sont fixés à la poutre horizontale 32, destinée elle mtme- à la fixation des rouleurs 7, des raclettes 44 et de la chicane 3t de blindage inférieur,- La vue en coupe horizontale de la figure 17 montre la jonction verticale des deux éléments 60 de coffrage de la porte. Au niveau de ses deux bords verticaux, chaque élément est relié à une poutre 66 en I t pour ltasflemblage de deux éléments, les deux poutres 66, 66, adjacentes de deux éléments de coffrage sont soudées l'une à l'autre. Il est particulièrement intéressant de réaliser les panneaux des éléments de coffrage en usine, puis de les transporter sur place pour assembler le coffrage. Le béton armé se coule sur place, dans ces éléments de coffrage assemblés et mis en position verticale. Au préalable, on aura fixé sur ces éléments de cof frage, les divers autres éléments de la porte tels que la charpente, la béquille, les rouleurs, la chicane, etc... Au moment de la coulée, la porte doit se trouver en place sur les rails réalisés au préalable. De cette façon, la construction de la porte ne nécessite que simple engin de levage, tel qu'une grue, et non pas un engin spécial#sé. En effet, et à titre d'exemple dans le cas de la porte décrite précédemment, le poids total roulant est de l'ordre de 100 tonnes0 Ce mode de construction est particulièrement intéres- sant, car ce poids total correspond à une ossature, un coffra~ ge et un blindage, c'est-à-dire des parties métalliques repré- sentant seulement 30 tonnes, le remplissage en béton represen tant 70 tonnes. REVENDICATIONS 10) Porte roulante anti-souffle destinée à fermer et à protéger l'ouverture d'un bâtiment muni d'une baie de grandes dimensions, porte caractérisée en ce qutelle se compose d'un voile en béton armé, sous coffrage métallique muni sur sa surface extérieure d'une charpente métallique de stabilisation terminée à l'avant par une béquille anti-devers, cet ensemble étant porté par des rouleurs principaux au droit du voile en béton, et des rouleurs auxiliaires reliés à la charpente métallique, deux rails parallèles à l'ouverture du bâti- ment sur lesquels se déplacent les rouleaux, des moyens d'étanchéité prévus sur la porte et sur le bâtiment ainsi qu'un dispositif amortisseur sur la périphérie de l'ouverture du bati- ment et coopérant avec la partie haute de la porte et un moyen en entranslation de la porte. 20) Porte selon la revendication 1 caractérisée en ce que la charpente métallique est constituée par des fermes reliées par un treillis métallique, relié dans une partie avant à une béquille, dont l'extrémité susceptible de s'appuyer sur le sol est située au-delà des organes de roulement auxiliaires portés par l'ossature. 30) Porte selon la revendication 1, caractérisée en ce que les entretoises formant la béquille et qui sont inclinées par rapport à l'horizontale, portent une tale de protection. 4 ) Porte selon la revendication 1, caractérisée en ce que le dispositif de guidage vertical et horizontal de lå porte est constitué par un ensemble de rouleurs princi- paux disposés à la verticale du voile de béton et d'un ensemble de rouleurs auxiliaires disposés sous la charpente, chaque rouleur étant relié à la porte par l'intermédiaire d'un organe élastique absorbant les différences d'alignenent. 5 ) Porte selon la revendication 4, caractérisée en ce que le moyen de guidage latéral est constitué par des galets d'axe vertical, les galets étant logés dans un caniveau réalisé sous le rail principal. 60) Porte selon la revendication 5, caractér-sée en ce que les rails de sustentation sont reliés à la base de la porte, par l'intermédiaire d'étriers solidaires rigide dement de la porte et qui fixent le support de l'axe des galets, par l'intermédiaire d'organes élastiquement déformables dans le sens transversal, la liaison étant rigide dans le sens longitudinal de la porte. 70) Porte selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'à sa base elle comporte une chicane de blindage, dont la hauteur est supérieure à l'intervalle subsistant entre la partie inférieure du voile en béton de la porte et la surface du sol, cette chicane venant se loger et se déplacer dans une saignée réalisée dans le rail principal correspondant. 80) Porte selon la revendication 1, caractérisée en ce que le rail principal se compose de deux poutres en forme de I, définissant entre elles un caniveau, dont la partie haute est ouverte pour former la saignée permettant le passage de la chicane de blindage et des galets de guidage latéral, l'aile supérieure de l'une des poutres en I étant munie d'une plaque d'usure formant la surface de roulement des rouleurs principaux. 90) Porte selon la revendication Wb caractérisée en ce que le fond du caniveau est en pente, incliné vers un puisard, et comporte des moyens de dégivrage, l'ensemble des deux poutres en I et des moyens ci-dessus étant noyés dans une longrine monolithique en béton. 100) Porte selon la revendication 1, caractérisée en ce que le dispositif d'étanchéité entre la porte et ltou- verture du bâtiment est constituée par des cornières complémentaires portées les unes par le bâtiment, les autres par la partie supérieure de la porte, ces cornières complémentaires étant différentes du côté du refoulement de la porte et de l'autre côté. 110) Porte selon la revendication 1, caractérisée en ce que le dispositif d'amortissement d'appui de la porte est constitué par un élément rigide relié au cadre de l'ouverture de la baie, par l'intermédiaire d'organes élastiques susceptibles d'être déformés par les mouvements de cet organe d'appui, en direction du bâtiment et dans la direction opposée. 120) Porte selon la revendication 11, caractérisée en ce que le dispositif amortisseur est constitué par une poutre portée par une plaque en saillie, elle-même montée coulissante sur des boulons d'ancrage, avec interposition entre cette plaque et la face avant du bâtiment, d'organes élastiques, déformables, ces organes élastiques déformables étant également prévus entre la plaque et l'extrémité extérieure des boulons. 130) Porte selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle porte dans sa partie inférieure, des racleurs en avant et en arrière des rouleurs. 14 ) Procédé de fabrication d'une porte anti- souffle de grandes dimensions, caractérisé en ce mulon réalise des éléments de coffrage, on assemble sur place ces éléments de coffrage, dans la position définitive de la porte, après avoir réalisé, au préalable les rails de roulement, puis une fois les éléments de coffrage assemblés, on coule sur place le béton entre ces éléments de coffrage. 150) Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce que les éléments de coffrage ayant sont munis de fermes faisant partie de l'ossature.