La présente invention concerne la construction des turbines, et a notamment pour objet un procédé de fabrication des rotors soudés et un dispositif pour la mise en oeuvre dudit procédé. L'invention peut être appliquée avec un maximum d'efficacité à la fabrication des rotors soudés de grandes dimensions pour les turbines de grande puissance. On connaît déjà un procédé de fabrication de rotors soudés, consistant à assembler une série d'ébauches discordes juxtaposées face contre face, et à les souder entre elles suivant leur périmètre par des passes de fond et principales au cours de leur rotation commune. Dans ce procédé connu, l'assemblage successif de tous les disques résulte en un rotor en position verticale, et c'est dans cette m8me position (avec préchauffage des joints entre les disques) qu'est exécuté leur soudage par passes 9 de fond. Le rotor ainsi assemblé est retourné (basculé) en position horizontale sans refroidissement, et les passes de soudage principales sont exécutées ensuite avec rotation continue du rotor. Les dispositifs pour la fabrication, par le procédé décrit ci-dessus, des rotors soudés à partir d'ébauches séparées sont réalisés sous la forme de deux bancs. Sur l'un de ces bancs, qui est vertical, on assemble le rotor en position verticale par empilage aligné successif des ébauches, dont on soude ensuite les joints par passes de fond. Ce banc comporte un support pour le taurillon du rotor à assembler et un système moteur pour la rotation du rotor au cours de son soudage. La mise en place des ébauches sur le banc et le retournement du rotor sont exécutés à l'aide des appareils de manutention de l'atelier. Le banc est équipé d'une plate-forme élévatrice. Après retournement du rotor assemblé, on le pose sur un second banc, qui est horizontal. Ce banc comporte deux supports pour les taurillons et un système moteur pour la rotation du rotor pendant l'exécution des passes de soudage principales. (voir par exemple, la revue américaine "Welding Journal", 1968, 47, no 6, article de A. Luti "De certains avantages des rotors soudés de turbines"). Un des principaux inconvénients de ce procédé consiste en ce que le fait que les disques soient assemblés de manière à constituer un rotor en position verticale rend l'assemblage pratiquement incontrôlable et, par conséquent, impossible à corriger, par suite de l'impossibilité de vérifier l'alignement des disques et la déviation de l'axe de l'empilage de disques constitué, ainsi que le voile et le faux-rond. Un autre inconvénient du procédé. connu réside dans la nécessité du retournement du rotor à l'état chaud, d'une position verticale à une position horizontale. La rigidité que doit avoir le rotor pour permettre son retournement, est obtenue par une augmentation notable de la profondeur des passes de fond, allant presque jusqu'à 1/3 de la hauteur totale préparée pour le soudage, ce qui complique, dans la pratique, la correction des déformations se produisant lors de la réalisation des passes de fond. 'Y. En outre, comme les propriétés mécaniques des passes de fond sont moins bonnes que celles des passes principales, l'accroissement de la profondeur des passes de fond entraine une diminution de la résistance mécanique de l'ensemble de la soudure. Il est connu que la vitesse d'exécution de la passe de fond est bien inférieure à la vitesse d'exécution des passes principales (3 à 4 m/s contre 20 à 25 25.m/s), aussi la hauteur plus grande de la partie de fond de la soudure abaisse-t-elle le rendement de l'ensemble du processus de fabrication du rotor. Il convient également de ne pas perdre de vue que l'exécution d'une passe de fond de bonne qualité sur un rotor disposé verticalement implique la mise en oeuvre de procédés de soudage plus compliqués et plus ooûttux, En outre, dans le procédé connu, les passes de fond sont exécutées avec préchauffage, ce qui, d'une part, entraîne une augmentation des dépenses de main-d'oeuvre pour la fabrication du rotor et, d'autre part, crée des causses supplfmentaires de distorsion de la géomtrie requise du rotor. Le dispositif pour la mise en oeuvre du procédé en question nécessite l'organisation de deux postes de travail équipés de matériels de chauffage et de soudage, ainsi que l'installation d'un mécanisme de retournement du rotor. Ce dispositif occupe une grande superficie et implique des investissements importants. De surcroît, l'assemblage en position verticale des rotors de grandes dimensions (longueur supérieure à 10 m) soulève certaines difficultés techniques dans le service d'un tel poste de travail, car il exige des dispositifs supplémentaires sous forme de plate-formes élévatrices annulaires, ainsi qu'un bâtiment dans lequel le chemin de roulement du pont roulant se trouve à une hauteur d'au moins 30 ou 40 m. On connaît aussi des dispositifs pour l'assemblage et le soudage de viroles de grandes dimensions en position horizontale, comprenant un bâti avec un support fixe et un support mobile le long de l'axe du dispositif, entre lesquels sont disposes des lunettes mobiles dans la même direction et destines à recevoir les éléments à souder. Ces dispositifs comprennent aussi un système moteur pour la rotation des éléments à souder et un mécanisme pour le serrage axial de ces éléments, constitué par une plaque de serrage montée perpendiculairement à l'axe du dispositif sur le support mobile, avec possibilité de déplacement par rapport à ce support le long de l'axe du dispositif, et liée au support fixe par des tirants moteurs longitudinaux. Toutefois, il est possible, sur ces dispositifs, d'assembler et de souder des rotors à partir d'ébauches discordes, car il est difficile d'assurer leur alignement et la juxtaposition sans écartement de leurs faces pendant le soudage, ainsi que de compenser les déviations de l'axe du rotor, se produisant lors du soudage des ébauches constitutives. Le but de l';nvention est de supprimer les inconvénients mentionnés. Il s'agissait donc de créer un procédé de fabrication de rotors soudés .et un dispositif pour sa mise en oeuvre, qui assureraient une précision plus élevée de la fabrication des rotors, tout en simplifiant le processus de fabrication, en augmentant la productivité du travail et en réduisant les investissements. L'invention permet de résoudre ce problème en prévoyant l'assemblage et le soudage du rotor en position horizontale, par assemblage successif de chaque disque au précadent en soudant leur joint par une passe de fond, chaque disque à assembler étant, au préalable, placé de telle façon qu'il puisse être orienté dans l'espace par rapport au disque précédent, puis serré contre celui-ci par une poussée axiale jusqu'à mise en coincidence de leurs faces, et soudé par une passe de fond sans suppresion de ladite poussée axiale. Une telle solution permet de supprimer l'opération du retournement, qui est lourde de main-d'oeuvre et entraîne des distorsions de la géométrie requise du rotor. L'orientation dans l'espace de chaque disque à assembler par rapport au précédent assure, pendant l'exécution de la passe de fond, un contact serré permanent entre eux sur tout le périmètre de leurs faces, ce qui, à son tour, assure une bonne formation inverse de la soudure de fond. En outre, la possibilité d'orienter le disque à assembler assure son centrage automatique par rapport au disque précédent au cours de l'encastrement sous l'action des contraintedinternesapparaissant lors du refroidissement de la partie centrale du disque précédent. La poussée axiale appliquée aux disques en cours d'assemblage assure non seulement le maintien du disque en position de soudage, mais aussi la déformation uniforme des disques à souder, et engendre des contraintes de compression s'opposant aux contraintes d'extension provoquées par le retrait au cours du soudage, et les compensant dans une certaine mesure. Après l'exécution de chaque passe de fond, il est avantageux d'amener le centre géométrique du disque soudé dans l'axe géométrique, préalablement déterminé, du rotor, et de faire pivoter ce disque, ou l'empilage de disques déjà soudés, autour de son axe par rapport au disque à souder, jusqu'à ce que les zones de leurs faces mutuellement voisines, qui présentent les plus grands faux-ronds de signes contraires, coincident. Cela permet d'aligner l'un par rapport à l'autre le disque à souder et le dernier disque venant d'être soudé avant leur assemblage, ce qui réduit le faux-rond du rotor soudé. En même temps, le fait que les disques successifs soient juxtaposés de façon que les zones de leurs faces ayant des faux-ronds de signes contraires soient en vis-à-vis, permet de diminuer la déviation de l'axe du rotor assemblé, à condition que lesdites faces soient en contact mutuel serré. Il est avantageux aussi, avant l'assemblage, de réaliser dans les deux faces de chaque disque, dans la zone de la passe de fond, des gorges circulaires que l'on remplit d'un métal plus plastique que celui du disque, afin de permettre l'exécution des passes de fond sans chauffage. En outre, la réalisation des zones à juxtaposer des disques avec un métal plastique assure la flexibilité du rotor le long de son axe longitudinal, ce qui supprime l'apparition de fissures de fatigue en utilisation. Ceci permet aussi de réaliser l'assemblage sans écartement, du fait de l'écrasement du métal plastique lors du serrage des disques à souder, ce qui est indispensable pour l'étanchéité de la cavité du rotor qui est remplie de gaz protecteur lors de l'éxécution de la passe de fond. Le procédé conforme à l'invention est mis en oeuvre sur un dispositif comprenant un bâti avec un support fixe et un support mobile le long de son axe, pour la mise en place, avec alignement, des tourillons du rotor à assembler, entre lesquels sont disposées des lunettes mobiles dans la même direction, pour la mise en place des disques du rotor à assembler, ces lunettes étant pourvues d'un système moteur pour la rotation des disques, et un mécanisme pour le serrage axial des disques, constitué par une plaque de serrage montée perpendiculairement à l'axe du dispositif et liée au support mobile de telle façon qu'elle puisse se déplacer par rapport à lui le long de cet axe, ainsi qu'au support fixe à l'aide de tirants moteurs longitudinaux, ledit dispositif étant caractérisé, suivant l'invention, en ce que la plaque de serrage est liée au support mobile à l'aide d'un chariot monté sur des guidages longitudinaux ménagés sur ce support de telle façon qu'il puisse pivoter dans le plan horizontal, et elle est articulée sur ce chariot de façon qu'elle puisse être inclinée dans le plan vertical passant par l'axe du dispositif, et en ce que des éléments à auto-alignement encerclant les tourillons du rotor à assembler et coopérant avr leurs faces extérieures sont montés coaxialement dans le support fixe et dans la plaque de serrage. La possibilité ainsi donnée à la plaque d'exécuter des déplacements complexes lui permet de se positionner automatiquement dans l'espace par rapport à la face du disque venant d'être soudé, et la présence d'éldments à auto-alignement dans les supports compense les déviations de l'axe du rotor lors de sa rotation pendant le soudage. Suivant un mode de réalisation de l'invention, on monte sur l'une des lunettes un dispositif de centrage amovible, réalisé sous la forme d'un manchon ayant sur sa surface intérieure des mécanismes centrant et serrant le disque à juxtaposer du rotor en cours d'assemblage, ainsi qu'un élément à auto-alignement coopérant avec la face de ce disque. Chaque élément à auto-alignement peut être une butée à rotule sur billes, dont les deux rondelles comportent des chemins de roulement plans et son serrées l'une contre l'autre par des éléments élastiques. Dans ce quisuit, pour mieux expliquer l'essentiel de l'invention, on considère un exemple concret mais non limitatif de mise en oeuvre du procédé proposé de fabrication de rotors soudés pour turbines, à l'aide d'un dispositif pour la mise en oeuvre dudit procédé, avec références aux dessins annexés, dans lesquels : - la figure 1 représente schématiquement une vue d'ensemble du dispositif proposé, qui est un banc pour l'assemblage et le soudage horizontaux de gros rotors pour turbines de grande puissance (avec coupes partielles). - la figure 2 représente une vue en coupe suivant Il-Il de la figure 1 ; - la figure 3 représente le détail "A" de la figure 1 (à plus grande échelle) ; - la figure 4 représente une vue suivant la flèche "B" dè la figure 1(à une plus grande échelle); - la figure 5 représente une vue suivant la flèche "C" de la figure 1(à une plus grande échelle); - la figure 6 représente une vue en coupe suivant VI-VI de la figure 4 (à une plus grande échelle); - la figure 7 représente la position des disques du rotor avant l'assemblage -la figure 8 représente la position des disques du rotor après l'assemblage - la figure 9 représente le détail "D" de la figure 8 (à une plus grande échelle). Le banc conforme à l'invention comprend un bâti 1 figure 1) sur lequel sont montés un support fixe 2 et un support mobile 3 avec des lunettes à rouleaux 4 destines à assurer l'alignement, suivant l'axe 7 du banc, des tourillons 5 et 5' du rotor en cours d'assemblage en pisition horizontale. Sur le bâti 1, du côté du support fixe 2, est monté une commande 8 servant, pendant le soudage, à faire tourner en commun les ébauches constitutives du rotor 6 autour de son axe. Le support motte 3 est monté sur le bâti 1 de telle façon qu'il puisse exécuter un mouvement de va-etvient le long de l'aYo 7 du banc, suivant les guidages 9 (figure 2) prévus sur le bâti 1. Entre les supports 2 (figure 1) et 3 sont montées deux lunettes 10 et Il pouvant exécuter des mouvements de réglage suivant les mêmes guidages 9 (figure ?) du bâti t. Les lunettes 10 (figure 1) et Il sont destinées à la mise en place des ébauches discordes 12 à partir desquelles est assemblé le rotor 6. Sur le support mobile 3, parallèlement à l'axe longitudinal 7 du banc, sont fixés des guidages 13 (figure 2) sur lesquels roulent les galets 14 d'un chariot 15. Ces galets ont des boudins 16 engagés sur le guidage t3 avec un jeu rendant possible une certaine oscillation du chariot t5 dans le plan horizontal, de part et d'autre de l'axe. Dans le chariot t5 et dans le support mobile 3 sont ménagées des ouvertures 17 dans lesquelles s'engage librement une plaque de serrage t8 de forme triangulaire, disposée dans un plan vertical, perpendiculairement à l'axe 7 du banc. La plaque t8, d'après l'invention, est articulée sur le chariot 15 à l'aide d'un axe horizontal la qui est perpendiculaire à l'axe 7 du banc et dont les bouts sont engagés dans des paliers 20. Une telle articulation permet l'inclinaison du plan vertical de la plaque de serrage 18, transversal à l'axe 7 du banc. Ladite plaque peut en outre pivoter autour de son axe vertical conjointement avec le chariot 15. Sur le support fixe ? sont montés trois vérins hydrauliques 21 (figure 1) horizontaux et équidistants, disposés suivant une circonférence ayant son centre sur l'axe 7 du banc. Un des vérins 21 est situé à la partie inférieure du support 3, dans le plan vertical passant nar l'axe 7 du banc. Les tiges 22 des vérins 21 sont accouplées, par des articulations démontables, aux bouts de tirants longitudinaux ?3 reliant la plaque de serrage 18 au support fixe o. A cet effet, la plaque de serrage 18 comporte à ses angles des encoches verticales t4 (figure 2) à travers lesquelles passent les tirants 23. L'accouplement des tirants 23 à la plaque de serrage t8 s'effectue à l'aide de broches 25 qui s'engagent dans des trous calibrés 26 et 27 réalisés respectivement dans les parois des encoches 24 et dans les tirants 33. Les trous 2q sont répartis sur toute la longueur des tirants 23 avec un pas déterminé entre eux. La broche ^5 accouplant la plaque de serrage t8 au tirant 23 inférieur passe librement à travers une rainure longitudinale 28 pratiquée dans le support mobile 3. Dans les limites de la longueur de cette rainure 28, la plaque de serrage 18 peut se déplacer en commun avec le chariot 15 le long du support mobile 3, suivant les guidages 13. Le support mobile 3 est relié au tirant inférieur 23 par une broche d'accouplement 29. Les bouts des tirants 23 supérieurs s'appuient sur des supports à rouleau 30 (figure 5) fixés sur des chaises 31 et 32 montées respectivement sur le bâti 1 et sur le support fixe 2. Les bouts du tirant 23 inférieur s'appuient sur des supports à rouleaux 33 montés directement sur le bâti t, Sur les supports 2 et 3 sont montés des éléments à auto-alignement, constitués par des butées à rotule sur billes 34 (figure 3) qui encerclent les tourillons 5 et 5' du rotor 6 à assembler et coopèrent avec leurs faces extérieures 35. Chacune de ces butées comprend des rondelles 36 et 37 à chemins de roulement plans, montées dans un boîtier 38 et serrées en permanence l'une contre l'autre par des ressorts 39. Dans le boftier 38 est également montée une contreplaque 40 qui coopère avec la face du support 2 ou 3 respectif. Sur les lunettes à rouleaux 10 est monté librement un dispositif de centrage amovible 41, destiné à fixer chaque disque à assembler 12 et à le centrer, Si le rotor 6 est constitué de disques t2 pouvant occuper sur la lunette à rouleau 10 une position stable suivant un axe horizontal commun, le dispositif 41 est inutile. le dispositif 41 (figure 4 et 6) est constitué d'un manchon 42, dont la surface extérieure est usinée avec une haute précision, et sur la surface intérieure duquel sont montés des mécanismes 43 centrant le disque à assembler t2 par rapport à la surface extérieure du manchon 42, et des mécanismes 44 serrant ledit disque t2 dans ce dernier. La surface intérieure du manchon 42 est étagée. La face de l'un des étages coopère avec un élément à auto-alignement monté dans le manchon 42 et réalisé lui aussi sous forme d'une butée à rotule sur billes similaire à la butée 34. La rotation des disques à souder 12 est assurée par la commande 8 accouplée à la partie en bout du tourillon 5 par un plateau 45 avec un toc flottant 46. Le banc fonctionne de la façon suivante. Sur les deux tourillons 5 et 5' du rotor 6 on fixe (comme montré sur la figure 4) les butées à bill's 34. En l'engageant par le haut à travers l'échancrure du support fixe 2, on met le tourillon 5 en place dans les lunettes à rouleaux 4 de ce support et, à l'aide desdites lunettes, on met l'axe du tourillon 5 en coincidence avec l'axe horizontal de la commande de rotation 8, c'est-à-dire avec l'axe 7 du banc. Ceci fait, on bloque le tourillon 5 avec vérification de son axe à l'aide d'un appareil de mesure de n'importe quelle conception connue, et l'on considère cet axe comme étant l'axe géométrique idéal du rotor. On engage le second tourillon 5 à travers l'échancrure de la plaque de serrage 18 et on le pose dans les lunettes à rouleaux 4 du- support mobile 3, puis on met son axe en coïncidence avec l'axe de référence 7 du banc. On accouple le tourillon 5, monté dans le support fixe 9, à b commande de rotation 8. On règle la lunette 10 avec le dispositif de centrage 41 qu'il porte, de telle facon que l'axe de celui-ci coïncide avec l'axe 7 du banc. Ensuite on retire du banc le dispositif 41, on le pose sur une surface horizontale extérieure au banc. On place un disque 12 à assembler dans le dispositif 41, on le centre par rapport à la surface extérieure du manchon 42 et on le fixe dans cette position. A l'aide du pont roulant de l'atelier on pose le dispositif 41 dans la lunette 10, qui est reliée au support mobile 3 et se déplace avec lui suivant les guidages 9 du bâti. A l'aide de la broche ?9 on accouple le support mobile 3 au tirant 23 inférieur et l'on admet le fluide moteur dans le vérin 21 inférieur, dont la tige 22, en commun avec le tirant ?3, s se déplace à gauche (suivant la figure 1)sur une longueur 4gale à sa course, et déplace sur une longueur identi ue la lunette 10 avec le dispositif de centrage 41 et le support mobile 3 avec le tourillon 5. On extrait alors la broche 29 et l'on désaccouple le tirant 23 inférieur d'avec le support mobile 3. On déplace à droite la tige 22 du vérin 21 inférieur en commun avec le tirant 3, lequel, en passant librement dans l'ouverture 17 du support mobile 3, vient placer un de ses trous 27 en face du trou du support 3 pour la broche d'accouplement ^%. On engage dans ces trous la broche d'accouplement 29 et on admet la pression dans le vérin 21 inférieur. La lunette 10 et le support 3 se deplaçent à gauche d'encore une longueur égale à la course du vérin 21. On effectue de tels déplacements à gauche du support mobile 3 jusqu'à ce que le disque 12 monté dans la lunette 10 vienne se placer auprès du tourillon 5 avec le plus petit écartement admissible. Ceci fait, on détermine à l'aide d'appareils de mesure le faux-rond des faces en bout 49 (figure 9) mutuellement voisines du tourillon 5 et du disque à assembler 12, et l'on fait tourner le tourillon 5 autour de son axe à l'aide de la commande 8, jusqu'à ce que la zone de sa face 49 qui présente le faux-rond maximal vienne se placer vis-à-vis la zone de la face 49 du disque 12, dont le faux-rond de signe contraire est maximal. L'assemblage des disques 12 et des tourillons 5 et 5' entre eux s'effectue à ajustement dur entre la portée 47 (figure 7) et le chambrage 48 pré-usinés sur les faces des ébauches discoides 12 et des tourillons 5 et 5'-. Ensuite, on déplace à gauche le disque 12 en commun avec la lunette tO et le support 3 à l'aide du vérin 21 inférieur, et l'on engage sa portée d'assemblage 47 dans le chambrage d'assemblage 48 du tourillon, jusqu'à mise en contact de leurs faces 49 (figure 9). On extrait alors la broche 29 du tirant 23 inférieur, on introduit la broche 25 accouplant la plaque de serrage 18 aux trois tirants 23, et l'on admet le fluide moteur dans les chambres côté tige des vérins 21. Les tirants 23 se déplacent à gauche et, par l'intermédiaire de la plaque de serrage 18 et du tourillon de droite 5', agissent sur le disque 12 à assembler en le serrant contre le tourillon de gauche 5. Il s'ensuit un serrage axial du tourillon 5 et du disque 12 à assembler, avec la force P nécessaire (figure 8), de l'ordre de 300 t. Le support fixe 2 et la plaque de serrage 18, en commun avec les tirants 23, les butées à billes 34 et les elaments constitutifs (5 et 12) du rotor 6, forment un circuit fermé encaissant toutes les charges axiales, oui n'agissent donc ni sur le bâti 1, ni sur la commande 8 de rotation du rotor 6o Le défaut de parallélisme des faces 49 des disques 12, résultant de leur usinage par enlèvement de matière, prcvoce des irrégularités de l'écartement entre ces faces 49 lors de leur uxtaposition suivant un axe horizontal. Iorsauton exécute ensuite la soudure de fond 50 vfi re a), il peut s'ensuivre une mauvaise formation inverse de cette soudure, aussi compense-t-on ces irrégularités, d'après l'invention, en rapprochant les faces 49 des disques t2 à assembler jusqu'à ce qu'elles se trouvent en contact mutuel suivant tout leur périmètre, sous l'action de la poussée axiale P. Cela est obtenu, d'après l'invention, grâce à l'articulation de la plaque de serrage 18 sur le chariot 15, et à la possibilité de pivotement de cette plaque en commun avec le chariot t5 dans le plan horizontal, ainsi que grâce à la coopération du disque 12 à assembler avec la butée 34 à auto-alignement. Ceci fait, on libère des mécanismes 44 et 43 de fixation et de centrage le disque 12 à assembler, lequel coopère alors avec le dispositif 41 seulement par sa face extérieure et a la possibilité de s'aligner automatiquement par rapport au tourillon 5. Au cours de 11 encastrement, le disque 12 à assembler est maintenu sur le tourillon 5 grâce au frottement créé par la poussée axiale P exercée par la plaque de serrage 18. Après l'encastrement on contrôle le faux-rond de la gorge dans laquelle s'effectuera le soudage du joint entre le disque 12 à assembler et le tourillon 5, afin de déterminer le point où commencera la passe de fond 50, ce point devant se trouver à l'endroit où le faux-rond est maximal. On met en marche la commande de rotation 8. Le tourillon 5 commence à tourner à une vitesse prédéterminée een commun avec le disque 12 qui est serré contre lui, et l'on exécute la passe de fond par un procédé de soudage connu en soi. On exécute chaque passe de fond 50 sans supprimer la poussée P de serrage qui assure non seulement le maintien de l'ébauche à assembler dans la position de soudage et la déformation uniforme des ébauches à souder, mais crée en outre des contraintes de compression qui s'opposent aux contraintes d'extension dues au retrait et les compensent dans une certaine mesure. La suppression de l'action du dispositif 41 sur chacun des disques 12 avant l'encastrement et l'exécution de la passe de fond 50 supprime l'influence, sur les régimes de soudage, des faux-ronds de signes contraires des surfaces d'appui cylindriques du tourillon et du disque 12 à assembler, apparaissant lors de la rotation du rotor, Après exécution de la passe de fond 50, on désaccouple la plaque de serrage t8 d'avec les tirants 23 et l'on accouple le support mobile 3 au tirant 23 inférieur à l'aide de la broche ?9. On admet le fluide moteur dans la chambre sans tige du vérin 2t inférieur et l'on écarte vers la droite le support mobile 3 et la lunette tO avec le dispositif de centrage 41, en dégageant la place pour le disque à assembler 12 suivant ; on amène la lunette 11 sous le disque 12 venant d'être soudé. On retire du banc le dispositif de centrage 41, on fixe dans ce dispositif le disque 12 suivant et l'on remonte le dispositif 41 sur la lunette 10. Le centre géométrique "0" de la face du disque 12 venant d'être battre soudé s'écarte (par suite des sollicitations provoquées par le soudage) de l'axe de référence 7 du banc ; aussi, règle-t-on, à l'aide de la lunette 11, larposition du disque 12 de telle façon que son centre "O" soit sur l'axe 7 du banc. Cette opération achève le cycle d'assemblage et de soudage, au moyen de la passe de fond 50, de deux ébauches successives. De la même manière on assemble et on soude toutes les ébauches suivantes. Au fur et à mesure que l'empilage de disques 12 croit, on déplace la lunette il suivant la longueur de l'empilage de telle façon que la déviation de l'axe 7 de la partie soudée du rotor 6 soit minimale. Lors de la rotation, pour l'exécution de la passe de fond, de l'empilage constitué, la référence de rotation est donnée par les deux lunettes 4 et Il (dont l'une est sous le tourillon 5, et l'autre, sous le disque 12 venant d'étire soudé), comme montré sur la figure 8. Pendant la rotation du rotor 6 assembl, les déviations de son axe 7 et les obliquités des faces 49 des tourillons 5 et 5' sont compensées par les butées à rotule sur billes 34, la compensation étant assurée par le pivotement des parties srhcriques de leurs rondelles 36 et 37 et par le décalage radial relatif de ces rondelles 36 et 37 et, par conséquent, de leurs chemins de roulement plans. La compensation des variations des dimensions linéaires de l'empilage assembld du rotor 6 au cours du retrait des passes de fond est azurée par la mobilité de la plaque de serrage 18 dans la direction axiale, tandis que l'irrégularité du retrait de ces passes suivant le périmètre est compensée dans le plan vertical par l'articulation de la plaque de serrage 18 sur le chariot t5, et dans le plan horizontal par le jeu du chariot 15 sur ses galets 14. Les passes de fond 50 sont exécutées sans préchauffage, car les ébauches discoides 12 et les tourillons 5 arrivant au banc ont des gorges circulaires 51 pré-usinées dans leurs faces 49, dans la zone de la passe de fond 50, et remplies de métal plus plastique que celui des disques 12. En outre, ces parties rapportées, en métal plastique, confèrent au rotor 6 une certaine flexibilité le long de son axe longitudinal 7 et préviennent l'apparition de fissures de fatigue pendant son fonctionnement. Après l'exécution successive des passes de fond 50 sur-toutes les ébauches, on extrait les broches d'accouplement 25 rendant les deux tirants ?3 supérieurs solidaires de la plaque de serrage t8 et des tiges 22 des vérins 21, et l'on enlève du banc les tirants 23 à l'aide d'un appareil de manutention (non représenté) pour permettre d'amener librement au rotor 6 l'équipement de chauffage et de soudage (non représenté). On chauffe le rotor 6 posé librement sur les deux lunettes 4 et l'on exécute les passes de soudage principales 52 sans poussée axiale, avec rotation continue du rotor 6. Ceci termine le processus de fabrication du rotor soudé. Le procédé et le dispositif conformes à l'invention résolvent le problème de la fabrication, avec la plus haute précision possible, des rotors soudés destinés aux turbines de grandes puissances. Ainsi, par exemple, dans une turbine de 500 000 kW, l'axe d'un rotor constitué par onze disques, d'une longueur de 19 m et d'un poids de 200 t, et fabriqué conformément au pro pédé proposé, avait un battement radial de 0,35 mm, et le défaut d'alignement des disques du rotor se situait dans une marge de + 0,1 mm. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée au mode de réalisation décrit et représenté qui n1 ont été donnés qutà titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication de rotors soudés, du type consistant à assembler des ébauches discoïdes individuelles en les juxtaposant face contre face et suivant un axe commun, et à souder par des passes de fond et des passes principales, lesdites ébauches entre elles suivant leur périmètre au cours de leur rotation en commun, caractérisé en ce que le rotor est assemblé et soudé en position horizontale, en alternant l'assemblage de chaque disque au disque précédent avec le soudage de leur joint par une passe de fond, chaque disque à assembler étant placé au préalable de façon à permettre son orientation dans l'espace par rapport au disque précédent, puis serré contre celui-ci par une poussée axiale jusqu'à mise en cofncidence de leurs faces, et soudé par une passe de fond tout en maintenant ladite poussée axiale. 2. Procédé selon la revendication t, caractérisé en ce que, après l'exécution de chaque passe de fond, le centre géométrique de la face extérieure de chaque disque venant d'être soudé est amené dans l'axe géométrique, préalablement déterminé, du rotor, après quoi on tourne ce disque, ou l'empilage de disques déjà soudés, autour de son axe par rapport au nouveau disque à assembler, jusqu'à ce que les zones de leurs faces mutuellement voisines, qui présentent les plus grands faux-ronds de signes contraires coincident. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que, avant l'assemblage de chaque disque, on réalise sur les deux faces de ce dernier, dans la zone de la passe de fond, des gorges circulaires que l'on remplit d'un métal plus plastique que celui du disque, afin de permettre ltexécution des passes de fond sans chauffage. 4. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé faisant l'objet des revendications 1, 2 et 3, du type comprenant un bâti sur lequel sont montés un support fixe et un support mobile suivant la direction de son propre axe pour permettre de disposer suivant un axe commun les tourillons du rotor à assembler, et des lunettes mobiles dans la même direction, disposées entre lesdits supports et dans lesquelles on monte les disques du rotor à assembler, ledit dispositif comportant en outre une commande de rotation desdits disques et un mécanisme pour leur serrage axial, constitué par une plaque de serrage montée perpendiculairement à l'axe du dispositif et reliée, d'une part, au support mobile précité de telle façon qu'elle puisse se déplacer par rapport à ce dernier le long de cet axe, et, d'autre part, au support fixe par l'intermédiaire de tirants longitudinaux commandés, caractérisé en ce que la plaque de serrage précitée est reliée au support mobile par l'intermédiaire d'un chariot monté sur des guidages longitudinaux ménagés sur ce support de telle façon que ledit chariot puisse pivoter dans un plan horizontal, et en ce que ladite plaque de serrage est articulée sur ledit chariot de façon qu'elle puisse être inclinée dans le plan vertical passant par l'axe du dispositif, tandis que dans le support fixe et dans la plaque de serrage sont montés coaxiqlement des éléments à auto-alignement encerclant les tourillons du rotor à assembler et coopérant avec leurs faces extérieures. 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que sur l'une des lunettes précitées est monté un dispositif de centrage amovible, réalisé sous la'forme d'un manchon muni, sur sa surface intérieure, de mécanismes pour le centrage et le serrage du disque en cours d'assemblage, ainsi qu'un élément à auto-alignement coopérant-avec la face de ce disque. 6. Dispositif selon l'une des revendications 4 et 5, caractérisé en ce que les éléments à auto-alignement précités sont des butées rotule sur billes, comportant deux bagues à chemins de roulement plats et sont serrées l'une contre l'autre par des éléments élastiques. 7. Les rotors soudés, notamment pour turbines, caractérisés en ce qu'ils sont obtenus par le procédé suivant l'une des revendications 1 à 3.