invention concerne des perfectionnements apportés aux panneaux à base de gypse, tels que des panneaux dont on se sert couramment dans le bâtiment pour construire des murs et des cloisons, ainsi qu'aux procédés pour la production de tels panneaux et aux feuilles de revêtement pour de tels panneaux. Lors de la fabrication de panneaux muraux à base de gypse au cours de laquelle un coulis de stuc est coulé entre deux feuilles de papier de revêtement (dont l'une sera la feuille avant, l'autre la feuille arrière ou dorsale du panneau final), puis est séché dans un four pour convertir le stuc du type hémihydrate en un gypse du type dihydrate constituant le coeur ou noyau du panneau, il est important qu'un certain degré de liaison intervienne entre les feuilles de revêtement et le noyau. Si on ne parvient pas à atteindre ce résultat, il se produit des cloques ou des "soufflures" pendant le chauffage dans le four, ou bien des "épluchures" après le chauffage lorsque les feuilles de revêtement pèlent proprement en se détachant du noyau sans aucunement adhérer au gypse. Des tentatives effectuées en vue de résoudre les problèmes ci-dessus ont conduit à l'élaboration d'une théorie mécanique de la liaison qui est à vrai dire assez complexe mais n'a jamais pu être prouvée. Pendant des dizaines d'années, la théorie acceptée concernant la liaison de la feule de revêtement au noyau a consisté à admettre que le gypse attache mécaniquement le papier en se dissolvant dans le papier pendant qu'il se trouve encore dans l'état de coulis d'hémihydrate. On pensait que le gypse dissous formait par la suite des cristaux de dihydrate entremêlés avec le noyau en dihydrate.Selon la théorie mécanique de la liaison, l'absorption d'eau par le papier diminue le rapport de l'eau au gypse qui n'a pas encore fait prise dans la très mince couche d'entremêlement du noyau qui est adjacente à la feuille de papier, ce qui provoque une croissance différente des cristaux dans cette zone de déséquilibre. Il en résulte qu'aucune liaison ne se trouve réalisée si le panneau est séché trop vite ou à des températures trop élevées. Les spécialistes affirmaient que cette perte de liaison était due au fait que les très fins cristaux qui constituent la liaison sont facilement calcinés et perdent ainsi leur liaison avec le papier.Et, pour empêcher cette "stratification" et la séparation des couches qui en résulte, la solution adoptée pendant des années a consisté à ajouter de l'amidon au coulis de gypse, cet amidon servant d'agent de rétention d'eau à seule fin de protéger les cristaux de gypse. La théorie consistait à admettre que les propriétés de l'amidon en tant qu'agent de rétention d'eau inhibaient la calcination des cristaux de gypse dans la zone de déséquilibre de l'eau dans la feuille et à proximité de la feuille, et par conséquent protégeaient la liaison mécanique des cristaux de gypse au papier (voir, par exemple, le brevet E.U.A. nO 2.044.401).A peu près tous les brevets décrivant des procédés pour la fabrication de panneaux du genre en question sont basés uniquement sur la théorie mécanique de la liaison. Il faut reconnaitre que pour qu'un amidon du genre susspécifié fonctionne en tant qu'agent liant, il doit migrer jusqu'à l'interface papier/noyau à partir du coulis formant le noyau. Une telle migration dépend de la densité du noyau du panneau, de la résistance à l'eau (par apprêt) du papier, et des conditions de séchage du panneau parmi lesquelles figurent la durée du séchage, la température et le degré d'humidité. Elle dépend d'une manière définie du caractère migratoire de l'amidon et, pour cette raison, l'amidon utilisé a le plus communément été un amidon cuit, pré-gélatinisé ou un amidon qui a été dextriné par mise en oeuvre d'un mode opératoire qui augmente le prix du composant amylacé.Chacun des paramètres susmentionnés agissant sur la migration est susceptible de subir des variations considérables lors de l'exploitation d'une installation industrielle pour la production de panneaux ; le résultat est que l'obtention d'une liaison papier/noyau satisfaisante est très imprévisible. Un autre et considérable inconvénient est que la migration de l'amidon exige nécessairement qu'une importante portion de l'amidon soit "gaspillée", c'est-à-dire reste dans le noyau. Par exemple, il peut être nécessaire de mettre en oeuvre jusqu'à 78 grammes d'amidon migratoire par mètre carré de panneau pour permettre l'établissement d'une migration suffisante pour aboutir à une bonne liaison.Le résultat est qu'une importante proportion? à savoir au moins 90% d'après le résultat de recherches entreprises pour mettre l'invention au point, d'un composant déjà coûteux est gaspillée, d'où l'obtention d'un panneau plus cher qu'il n'est nécessaire. C'est en raison de ce prix de revient que l'histoire antérieure de l'addition d'amidon à des panneaux concerne beaucoup-de modes opératoires permettant de produire un agent d'addition amylacé meilleur marché. D'autres tentatives de la technique antérieure ont été faites pour améliorer, accroître ou diriger, d'une manière ou d'une autre, ;La migration de l'amidon depuis le noyau jusqu'à l'interface papier/noyau. Comme exemples, on peut citer l'addition d'amidon pré-gélatinisé au coulis, ou l'addition d'un amidon cru au coulis où il se trouve modifié in situ par des enzymes. Toutefois, ces tentatives de la technique antérieure sont à peu près uniformément caractérisées par l'addition d'amidon au coulis. Une récente innovation a consisté à ajouter une forme d'amidon au revêtement de liaison avant de répandre le coulis par dessus. Toutefois, jusqu'à présent, cette technique a absolument nécessité l'utilisation d'un amidon préalablement cuit ou gélatinisé, et même la mise en oeuvre d'une opération consistant à rendre rugueux le revêtement de liaison. Un exemple de ce genre de mode opératoire est décrit dans le brevet E.U.A. nO 3.516.882. Cette technique fait apparaitre certains inconvénients, mais il semble que ceux-ci ont été ignorés peut-être en raison du fait que le susdit brevet E.U.A. nO 3.516.882 continue à se référer à la vieille théorie de la liaison par un dihydrate. Un inconvénient de la plus grande importance est qu'un amidon préalablement cuit migre à partir de l'interface où sa présence est désirée. En outre, un papier comportant un revêtement à base d'amidon préalablement cuit ne peut pas être rembobiné, et donc être ainsi apprêté non pas à la papeterie, mais à l'usine même où l'on fabrique les panneaux.Un autre inconvénient résulte du fait que l'amidon préalablement cuit gêne la liaison, à l'état humide, du papier au noyau, laquelle liaison à l'état humide est essentielle lors de la mise en oeuvre de l'invention comme il est montré ci-après. En raison de la moindre résistance à l'état humide qui résulte de l'utilisation d'amidon préalablement cuit pour établir la liaison, il a fallu recourir à diverses techniques supplémentaires (telle que celle mentionnée ci-dessus consistant à rendre le revêtement rugueux par abrasion) pour rendre utilisable l'amidon préalablement cuit. Par conséquent, plutôt que de tenter de rajuster par bribes et morceaux la vieille solution apportée au problème, il apparat souhaitable de repartir sur des bases entièrement nouvelles. L'invention a pour objet un procédé, des revêtements de liaison préalablement enduits pour panneaux muraux, et un panneau mural à noyau en gypse revêtu de feuilles produit par mise en oeuvre du susdit procédé, caractérisés en ce que la feuille de revêtement est liée à sec au noyau uniquement à l'aide d'un adhésif permettant l'établissement d'une liaison à l'état humide du papier au noyau. Plus précisément, on a découvert que les feuilles de revêtement en papier peuvent adhérer solidement au noyau uniquement par un adhésif, et ensuite seulement si une liaison à l'état humide entre le papier et le noyau est obtenueet maintenue jusqu'à ce que les propriétés de l'adhésif à l'état durci fournissent l'amorce de la liaison à l'état sec.Par conséquent, l'invention met à la disposition de la technique un procédé permettant de couler un panneau mural en gypse de manière telle qu'il se trouve produit une liaison à l'état humide à l'interface papier/noyau à un degré suffisant pour réaliser au moins un degré minimum de liaison hydrogène entre le papier et le noyau, après quoi le panneau se trouve séché avec un adhésif concentré à 1'in- terface papier/noyau, lequel adhésif établit une liaison à l'état sec avant que la liaison hydrogène soit complètement détruiteo Le résultat est la production d'un panneau de gypse amélioré comportant un noyau de gypse consolidé par prise et qui est solidement lié aux feuilles de revêtement en papier, le perfectionnement comprenant l'établissement de moyens concentrés à l'interface papier/noyau pour fixer adhésivement la feuille de papier au noyau lors du séchage, les moyens de fixation étant caractérisés en-ce qu'ils permettent la liaison (à l'état humide) de la feuille de papier au noyau en stuc avant le séchage de celui-ci. De préférence, de tels moyens présentent la caractéristique supplémentaire de ne pas pouvoir former une pellicule. L'invention a notamment pour but : - de réaliser un panneau mural perfectionné en gypse revêtu de papier et un procédé pour la production d'un tel panneau caractérisés en ce que le degré de liaison du papier au noyau en gypse est prévisible et demeure relativement inaffecté par des variations apportées aux conditions de mise en oeuvre du procédé ou à la nature des composants - de réaliser un tel panneau et un tel procédé perfectionnés qui soient sensiblement plus économiques en raison de l'élimination de quantités inutiles des composants - de réaliser un panneau mural perfectionné et un procédé perfectionné pour la fabrication d'un tel panneau dans lesquels la liaison du panneau au noyau en gypse est basée uniquement sur l'utilisation d'un adhésif placé seulement à l'interface papier/ noyau, lequel adhésif permet une liaison correcte (à l'état humide de la feuille de papier au cours de la mise en oeuvre du procédé - de réaliser un procédé, et une feuille de revêtement perfectionnéepour panneau mural en gypse, du genre en question où la feuille de revêtement est enduite d'un adhésif qui ne l'empêche pas d'être rembobinable pour être transportable jusqu'à une installation pour la production de panneaux. D'autres buts et avantages de l'invention apparaitront encore au cours de la description détaillée suivante de différents modes de réalisation de l'invention. Les fig. 1 et 2 sont des photographies, agrandies 2,5 fois. d'une feuille de revêtement de liaison en papier enduite d'amidon par mise en oeuvre de variantes du procédé selon l'invention avant de répandre sur elle le coulis de stuc. L'invention est basée sur des idées complètement nouvelles en ce qui concerne la liaison du papier au noyau. Comme on l'a décrit ci-dessus, tous les panneaux muraux de la technique antérieure ont été préparés en se basant sur une théorie selon laquelle la liaison à l'état hymide et la liaison à l'état sec sont d'un seul et même type, et la liaison du papier au noyau est mécanique et cristalline. le séchage provoquant une calcination de la liaison cristalline jusqu'à un point tel que la liaison se trouve essentiellement détruite. Pour empêcher ceci, de l'amidon est habituellement introduit dans le coulis servant à établir le noyau et on favorise sa migration jusqu'à l'interface papier/noyau pour protéger les cristaux de gypse réalisant la liaison mécanique.Au contraire, la découverte sur laquelle est basée la présente invention conduit à admettre que la liaison du papier au noyau s'établit en réalité à la suite d'un processus en deux stades que l'on décrit ci-après. Quand le coulis est répandu sur les feuilles de revêtement en papier, et plus précisément sur l'apprêt de liaison recouvrant ces feuilles, une liaison à l'état humide ou "à vert" intervient entre l'apprêt de liaison et le coulis en raison d'une liaison hydrogène, à moins que le papier soit traité de façon à empêcher une telle liaison hydrogène. Par exemple > n'importe quel apprêt supplémentaire appliqué sur l'apprêt de liaison a tendance à diminuer une telle liaison hydrogène, et n'importe quelle pellicule recouvrant complètement l'apprêt élimine aussi la liaison hydrogène.Lors du séchage du panneau dans des fours classiques chauffés à des températures élevées, peu importe jusqu'à quel degré la liaison à 11 état humide existait auparavant car alors elle est complètement détruite. Par conséquent, pour qu'il puisse s'établir un degré quelconque de liaison à l'état sec, des moyens pour remplacer les liaisons hydrogène détruites doivent être trouvés. De tels moyens de remplacement sont constitués par l'adhésif lors de la mise en oeuvre de l'invention. Etant donné que la liaison à l'état sec se trouve établie entre l'apprêt de liaison et le noyau de gypse, l'adhésif doit être maintenu à l'interface papier/noyau jusqu'à ce qu'il ait durci ou fait prise. Revenant en détail sur les particularités de l'invention, on peut indiquer que d'une manière générale l'adhésif doit être étalé sur l'apprêt de liaison de la feuille de revêtement de façon à permettre l'établissement et le maintien d'une liaison à l'état humide de la feuille de revêtement pendant la coulée du panneau mural. Plus précisément, ceci signifie que l'adhésif doit être d'un type dit non filmogène (c'est-à-dire ne formant pas de pellicule) jusqu'à ce qu'il durcisse > et être appliqué d'une manière discontinue de façon à laisser non revêtue une portion de la surface de l'apprêt de liaison. L'adhésif doit encore être d'un type tel qu'il ne migre pas à partir de l'interface papier/noyau au cours de la coulée et du séchage du panneau mural, tout en étant capable de durcir ou faire prise pendant le séchage avant que la liaison à l'état humide ait été complètement détruite. Tels qu'ils sont utilisés au cours de la présente description et dans les revendications suivantes, les termes "faire prise" ou "durcir" et les mots qui en dérivent doivent être compris comme se rapportant au processus par lequel l'adhésif atteint sa résistance mécanique de liaison à l'état sec. Selon un premier aspect de l'invention~, on a découvert que certains amidons crus ou non cuits et d'autres adhésifs satisfont admirablement aux critères sus-spécifiés et fournissent un panneau mural dont la liaison papier/noyau est uniformément exempte de "pelures" et de cloques ou soufflures du papier. Tel qu'on l'utilise ici, et sauf spécification contraire expressément indiquée, le terme amidon cru ou autre doit s'entendre comme englobant dans sa portée des dérivés d'amidon et de l'ami- don modifié aussi bien que l'amidon proprement dit. Dans le cas de l'amidon cru, la prise ou le durcissement de cet adhésif intervient quand l'amidon est cuit au cours d'un séchage en four jusqu'à ce qu'il soit gélatinisé et séché.Les amidons accepta- bles ont tendance à posséder en commun les caractéristiques suivantes : gélatinisation pendant le séchage au four, propriétés non migratoires, insolubilité dans l'eau froide, teneur significative en amylose, et peut-être présence d'une proportion notable d'amylopectine. Au contraire, des amidons qui se sont révélés incapables de réaliser une liaison papier/noyau suffisante sont des amidons préalablement cuits ou pré-gélatinisés, ou qui ne subissent aucune gélatinisation pendant un séchage au four, ou qui manifestent des propriétés migratoires et/ou l'absence d'une proportion notable d'amylose. Selon un autre aspect de l'invention t l'adhésif mis au point et utilisé conformément à l'invention permet de revêtir le papier bien avant de l'utiliser à l'usine de production de panneaux, contrairement à ce qui se passe lors de la mise en oeuvre des procédés de la technique antérieure. Plus précisément, l'adhésif selon l'invention, en raison du fait qu'il est non filmogène et forme un revêtement qui n'est pas collant, peut être calandré ou pulvérisé sous la forme d'une solution à 10-40X sur la feuille de papier de revêtement à la papeterie, puis séché par la chaleur résiduelle de la feuille, le papier en feuille ainsi apprêté pouvant ensuite être rembobiné et expédié à destination de l'usine qui fabrique les panneaux.A cette usine, la feuille de papier est débobinée, puis on y répand le coulis de gypse d'une manière classique, l'amidon cru séché restant (en raison de sa nature non migratoire) présent à l'interface papier/ noyau jusqu'à ce qu'il durcisse et fasse prise dans le four de séchage, Ou bien, à titre de variante, la feuille de papier de revêtement peut être enduite d'amidon cru par mise en oeuvre des mêmes techniques mais à l'usine de fabrication des panneaux, le coulis étant épandu sur l'enduit avant qu'il ait séché. En tout cas, la seule exigence en ce qui concerne l'opération d'application de l'enduit est que des zones superficielles considérables de l'apprêt de liaison soient laissées non enduites de façon à permettre une liaison adéquate à l'état humide.Les fig. 1 et 2 illustrent deux types d'enduits discontinus dans lesquels des zones substantielles de la surface sont laissées libres pour former l'interface humide. La fig.1, présentée avec une échelle centimétrique, illustre un enduit qui présente un dessin rappelant celui du plumage de la dinde, lequel enduit est appliqué par calandrage à sec à la papeterie. La nature très discontinue et en particules de l'amidon non cuit crée d'elle-même cet effet. La fig. 2, présentée elle aussi avec une échelle centimétrique, illustre le cas d'un enduit incomplet, discontinu et uniformément dispersé. obtenu par pulvérisation. Une autre technique satisfaisante consiste à appliquer l'enduit au travers d'un pochoir.Quelle que soit la technique utilisée, la proportion de la surface qui subsisteà l'état non enduit dépend de facteurs tels que le degré de rugosité du papier et de l'apprêt. On a trouvé qu'il faut qu'il subsiste au minimum une proportion de surface non enduite telle qu'après un durcissement Vicat, et avant un séchage du panneau, une tentative de séparation de la feuille de revêtement à partir du noyau laisse une assez forte quantité de fibres attacbées au noyau. Le résultat de l'application d'un enduit sur l'apprêt de liaison de la manière décrite ci-dessus et avec l'adhésif selon l'invention est de permettre l'établissement d'une. liaison initiale à l'état humide et d'établir l'adhésif durci ou ayant prise à la place des liaisons hydrogène lorsque celles-ci se trouvent détruites au cours du séchage au four. Etant donné que la technique classique de séchage au four chauffe le coulis jusqu'S une température comprise entre environ 76 et 990cl l'adhésif selon l'invention doit être et est d'un type non migratoire dans un état humide, et stable au moins jusqutà ces températures. Si on considère plus spécialement la nature non migratoire de l'adhésif selon l'invention et plus particulièrement de l'amidon, le mécanisme de l'absence de migration n'est pas complètement élucidé. On a découvert qu'il n'intervient que très peu ou pas de migration de l'amidon l'éloignant de l'interface critique papier/noyau quand des amidons crus, insolubles sont cuits in situ à l'interface papier/noyau. Au contraire, une migration excessive de l'amidon intervient jusque dans la feuille ou à partir de la zone de liaison critique quand le même amidon est cuit in situ dans le coulis de gypse. Il va de soi que l'amidon appliqué à l'apprêt de liaison de la manière prescrite selon l'invention se trouve gélatinisé en présence de vapeur d'eau. Au contraire, des amidons contenus dans le coulis de gypse sont cuits ou gélatinisés en présence d'eau liquide.Il apparat donc que le degré de migration de l'amidon soit en relation directe avec la disponibilité et la présence d'eau liquide au cours du stade de gélatinisation. En tout cas, pour être acceptable l'amidon ne doit pas migrer quand il est appliqué blmide à un enduit de liaison et traité dans le panneau de gypse par chauffage jusqu'à au minimum 76-770C, car c'est là la température minimum jusqu'à laquelle l'interface papier/noyau est chauffée dans pratiquement tous les fours des usines pour la fabrication de panneaux muraux. Ci-après sont donnés différents exemples, bien entendu non limitatifs. de mise en oeuvre de l'invention. Dans les exemples suivants, on prépare des solutions d'amidon telles que spécifiées ci-après, sous forme d'une solution à 20% sauf indication autre, dans de l'eau du robinet maintenue à une température inférieure d'au moins 5,50C au-dessous du point de gélification de l'amidon ; les pourcentages indiqués ci-après sont en poids amidon cru 20,0% antiseptique servant d'agent de conservation ("Dowicide G", Dow Company) 0,50% agent de dispersion ("Kelzan M", Kelco Company) 0,05X eau 79,45% On forme avec cette solution un enduit sur l'apprêt de liaison de feuilles normales en papier apprêtées qui doit servir de revêtement pour des panneaux de gypse ; pour cela, on utilise soit un panneau racleur caoutchouté, soit un applicateur d'adhésif en couche. On applique le revêtement de façon à aboutir à environ 3,65 grammes d'amidon sec par mètre carré d'apprêt de liaison du papier. Les feuilles sont séchées à l'air pendant une nuit. On prépare un coulis 100:100-eau:stuc dans un mélangeur Lightnin tournant à 650 tours/minute pendant 150 secondes. On épand ensuite ce coulis sur les feuilles de revêtement préalablement ensuites et placées dans un moule mé- tallique de façon à former un échantillon de panneau de 12,7 mm d'épaisseur recouvert sur ces deux faces, c'est-à-dire comportant une feuille de revêtement avant et une feuille de revêtement arrière ou dorsale, par des feuilles de revêtement en papier qui ont été toutes les deux préalablement enduites avec la patte d'amidon.Les échantillons ainsi coulés sont séchés en les chauffant pendant 120 minutes dans un four chauffé jusqu'à la température indiquée dans le Tableau I ci-après ; on les fait ensuite sécher à l'air pendant 16 heures avant de les soumettre à l'épreuve d'essai de la liaison. On mesure les viscosités de l'amidon à l'aide d'un Visco-Amylograph. Ies durcissements Vicat sont d'environ 7 minutes dans tous les cas, et les densités sont d'environ 832 kilogrammes par mètre cube. On mesure la liaison d'un panneau en incisant la feuille de revêtement dorsale et le noyau à hauteur de la ligne d'incision, et en pelant les deux sections du noyau pour les détacher à partir des feuilles de revêtement avant. Une liaison est notée à 100% lorsque, lors de l'essai de séparation de la feuille de revêtement en papier, la totalité de cette feuille reste adhérente au noyau.Les indices d'amidon sont mesurés d'une manière classique par mise en oeuvre de la méthode colorimétrique à l'iode selon la Norme TAPPI - 419 la notation 7 correspond à la présence de la proportion maximum d'amidon, Osignifiant l'absence d'amidon. La valeur de l'indice d'amidon sur le noyau représente la quantité d'amidon retenue à l'interface, cependant que la valeur sur la face dénudée de la feuille de revêtement en papier représente la quantité d'amidon qui a migré et y est parvenue à partir de l'interface. Les amidons crus particuliers utilisés sont identifiés dans le Tableau I suivant indiquant les résultats obtenus. Il convient de noter que les deux derniers échantillons sont des témoins et représentent des amidons de la technique antérieure, utilisés à l'état préalablement cuit. TABLEAU I - RESULTATS Viscosités (centi Description de l'amidon Indice d'amidon poises) Echan- Dénomi- Fabri- Type Tempé- Tempéra- Visco- Liai- Tempé- Liai- sur le sur le tillon nation qué rature ture C/ sité à son à rature son % noyau papier n commer- par de gé- Viscosité 95 C l'état du four du avant ciale lifica- maximum humide C pantion C neau (sec) 1 Tapioca Geismar amidon de tapio- 64,4 80,0/230 . 160 oui 160 100 7 0 ca cru 2 gomme Penick dérivé 59,4 65,6/305 190 oui 160 100 7 0 "Penford & Ford d'amidon n 300" de maïs cru 3 "Sta-Lok Staley dérivé 57,2 63,9/290 120 oui 160 100 7 0 n 400" d'amidon de pomme de terre cru 4 "Super Stein amidon de 55,0 61,7/90 20 oui 126,7 100 7 0 Charge & Hall pomme de LV" terre cru modifié 5 Tapioca Staley amidon de 66,1 71,1/100 20 oui 126.7 100 7 0 Staley tapioca cru 6 amidon Staley amidon de 87,8 92,2/20 20 oui 160 100 7 0 Victor blé cru 7 gomme penick amidon de 55,0 67,8/800 400 oui 160 100 7 0 "Essex & Ford pomme de n 1300" terre éthylé cru 8 "Astro Penick dérivé d'a- 56,7 62,8/220 50 oui 160 100 7 0 midon de x-100" & Ford pomme de terre cationique cru TABLEAU I - RESULTATS Description de l'amidon Viscosités (cen- Indice d'amitip@ses) don Echan- Dénomi- Fabri- Type Tempéra Tempéra- Visco- Liai- Tempéra- Liai- sur le sur le til- nation qué ture de ture C/ sité à son à ture du son % noyau palon commer- par gélifica- Viscosité 95 c l'état four du pan- pier n ciale tion C maximum humide C neau avant (sec) 9 "Douglas Penick amidon de 61,7 75,0/240 160 oui 160 100 7 0 Pen- & Ford maïs modifié Sprae cru n 3000" 10 amylose Penick amidon cru à supérieu- néant 0 oui 126,7 0 7 0 à 70% & Ford haute teneur re à 100 C ou en amylose 160 11 "PAF Penick double dérivé 58,9 65,6/70 5 oui 160 100 7 0 n 3804" & Ford d'amidon de maïs cationique cru 12 "Sta- Staley amidon de maïs 68,9 83,3/200 200 oui 160 0 1 7 Thik" migratoire modifié cru 13 "Amioca Ameri- amidon à haute 68,9 73.3/720 270 oui 160 0 néant néant Pearl" can teneur (100%) (teinte rouge) amylopectine Maize cru 14 Solution Staley amidon de maïs néant néant néant non 160 0 0-1 7 à 15% de pré-cuit "Hamco 267" 15 "Staramic" Staley amidon de maïs néant néant néant non 160 0 0-1 7 recommandé prégélatinisé dans bre EUA n 3.516.882 Le Tableau I prouve que des échantillons excellents, produisant une liaison de 100% sur le panneau sec, peuvent être élaborés à partir d'une grande variété d'amidons crus, à condition que ces amidons possèdent certaines caractéristiques. C'est-àdire que, ainsi que cela est révélé par l'indice d'amidon, l'ami- don doit demeurer à l'interface papier/noyau, sans avoir migré jusqu'à la paroi de papier (échantillons 1 à 11).De plus, l'amidon doit contenir assez d'amylose pour donner une coloration bleue caractéristique lors de l'essai à l'iode ; c'est ce qui ressort de la différence de comportement entre ces échantillons nOS1 à 11 et l'échantillon n" 13, qui est dépourvu de la fraction adhésive que constitue la fraction amylose. D'autre part, la défaillance de liaison du panneau observée dans le cas de ltéchantillon n" 10 prouve que l'échantillon doit se gélatiniser aux températures auxquelles l'interface papier/noyau est soumise dans le four de séchage. De telles températures excèdent rarement 99"CI mais parmi les échantillons nOS 1 à 11 tous sauf ltéchan- tillon n" 10 ont une température de gélatinisation inférieure à cette valeur. Au contraire, des amidons qui ne se comportent pas comme des adhésifs adéquats migrent à partir de l'interface papier/ noyau (échantillons nOS 12, 14 et 15), ne se gélatinisent pas aux températures auxquelles l'interface est soumise dans un four de séchage (échantillon nO 10), ou bien gênent la liaison à l'état humide (échantillons témoins nOS 14 et 15). Ces derniers échantillons prouvent clairement qu'un amidon préalablement cuit ne permet pas d'une manière adéquate l'établissement d'une liaison à l'état humide, probablement en raison de ses caractéristiques filmogènes.La mauvaise liaison à l'état humide dans le cas des échantillons nOS 14 et 15 a pour résultat un soulèvement du papier, c'est-à-dire l'apparition de cloques ou soufflures sur l'échantillon, et c'est seulement en maintenant artificiellement attachée la feuille de revêtement au noyau qu'il est possible de mesurer la migration. En plus des échantillons spécifiés ci-dessus, on prépare, à des fins de comparaison, encore un autre panneau d'essai en opérant comme pour les échantillons précédents ; on utilise pour cela un amidon non cuit identique à celui utilisé pour ltéchan- tillon nO 1, mais cette fois on l'applique non pas comme enduit sur l'apprêt de liaison, mais en l'ajoutant au coulis pour met tre en évidence sa nature migratoire dans différentes conditions0 Comme on s'attendait à ce qu'une telle migration se produise, on ajoute 44 grammes d'amidon par mètre carré de panneau de 12,7 mm d'épaisseur au lieu des 7,35 g/m2 utilisés dans les 15 premiers exemples ci-dessus.La température du four est de 1600C ; l'échan- tillon ainsi préparé présente une bonne liaison à l'état humide0 Toutefois, le pourcentage de liaison à l'état sec est de 0%, et les indices d'amidon sont de 1 à 2 sur l'interface du noyau, et de 7 sur le papier de revêtement. On peut donc en conclure que non seulement l'amidon de tapioca migre quand on le place dans le coulis, mais qu'il migre à peu près exclusivement jusqu'à la face de la feuille du papier de revêtement. Ceci prouve que le même amidon, quand il s'est révélé non migratoire s'il est traité conformément à l'invention, peut se comporter d'une manière inverse (c'est-à-dire peut migrer) quand il est ajouté au coulis par mise en oeuvre des techniques classiques.L'échec des 44 g/m2 ne parvenant pas à produire une liaison à l'état sec constitue simplement une indication du fait que des quantités plus fortes, peut-être même aussi élevées que 78 g/m2, sont nécessaires quand on ajoute l'amidon au coulis selon les pratiques de la technique antérieure. L'effet pratique de l'invention est d'éliminer l'amidon qui jusqu'à présent était "gaspilléudans le noyau. Autrement dit, grâce à la mise en oeuvre de l'invention, l'amidon n'est plus nécessaire et en fait n'est pas ajouté en une proportion quelconque au coulis destiné à constituer le noyau ; il ne migre pas non plus vers le noyau ni-à partir du noyau ainsi que c'était le cas lors de la mise en oeuvre des procédés de la technique antérieure. I1 est bien connu que de fortes proportions (habituellement comprises entre 58 et 78 g/m2) d'amidon, habituellement cuit, peuvent produire une bonne liaison à l'état sec si on les ajoute au coulis. Il est possible de diminuer légèrement ces proportions si on utilise des feuilles apprêtées.Ceci est confirmé par des mesures de l'indice d'amidon indiquant une migration vers au moins l'interface papier/noyau à partir de l'intérieur du noyau. Au contraire, l'invention décrite ici obtient une liaison à l'état sec en utilisant une proportion d'amidon aussi faible que 4,9 g/m2 de panneau sur du papier apprêté ou non apprêté ; il s'agit là d'une diminution considérable des quantités d'amidon nécessaires, avec pour résultat un avantageux abaissement du prix de revient des panneaux. Essais en papeterie: à la papeterie, on prépare une pate d'amidon à 25X à partir d'un amidon de tapioca non cuit fabriqué par Geismar et on y ajoute 0,05% de "Kelzan M" pour élever la viscosité jusqu'à 2000 centipoises afin d'obtenir un dessin discontinu rappelant celui du plumage de la dinde par une mesure adéquate du débit d'apport de la solution d'amidon à la calandre à sec. La solution est appliquée à une feuille de papier d'un type normal pour revêtement de panneaux de gypse de manière à déposer sur le papier une quantité moyenne d'amidon (calculée en subance sèche) d'environ 2,45 g/m2. On réenroule le papier en bobines que l'on expédie à une fabrique de panneaux où il sert à produire des panneaux muraux en gypse de 12,7mm d'épaisseur.Le cycle de séchage en four s'effectue à des températures comprises entre 149"C et 3710C ; sa durée est d'environ 40 minutes. Tous les panneaux ainsi produits sont exempts de défauts dénommés "épluchures". Adhésifs autres que l'amidon : un autre adhésif qui s'est ré vélé efficace est le poly(alcool vinylique). Plus précisément, une solution à 20% d'un poly(alcool vinylique) "Elvanol 71-24" fabriqué par Du Pont est appliquée d'une manière discontinue à une feuille de revêtement avec liaison à raison de 14,7 g/m2 de panneau (calculés en substance sèche). Des échantillons d'essais sont préparés en opérant de la manière décrite ci-dessus. On obtient une liaison satisfaisante à l'état humide, et une liaison de 100X à l'état sec. Bien que l'essai de mesure de l'indice d'iode ne puisse pas être appliqué, l'examen des échantillons prouve clairement l'absence d'un processus de migration de l'adhésif. En conclusion, bien-que l'invention ait été décrite en se référant à certains de ses modes de réalisation préférés, il va de soi qu'il s'agit là d'exemples non limitatifs. Par exemple, on peut utiliser d'autres amidons de racines et de grains que ceux ayant fait l'objet des essais décrits ci-dessus ; comme tels autres amidons, on peut citer ceux du sagou cru, le sorgho cru et certaines dextrines, éventuellement modifiés lorsque cela apparat nécessaire pour leur conférer les propriétés exigées telles qu'absence de migration à l'état mouillé, après application sous forme d'un enduit sur une feuille de revêtement liée, et à l'état gélatinisé. Par conséquent, on entend que l'invention couvre tous les modes de-réalisation, équivalents et agencements compris dans la portée des revendications suivantes. REVENDICATIONS 1. Panneau de gypse comportant un noyau de gypse ayant fait prise et qui est solidement lié à une feuille de papier de revêtement, lequel panneau est caractérisé en ce qu'il comprend des moyens localisés entre la feuille et le noyau-pour fixer solidement par adhésion la feuille au noyau lors du séchage, lesdits moyens étant eux-memes caractérisés par le fait qu'ils permettent une liaison à l'état humide de la feuille au noyau en stuc avant le séchage de ce noyau et de cette feuille. 2. Panneau de gypse selon la revendication 1 caractérisé en ce que lesdits moyens sont non migratoires quand ils sont appliqués à un revêtement de liaison et traités pour-constituer un panneau de gypse par chauffage jusqu'à une température-minimum d'environ 76"C. 3. Panneau de gypse selon la revendication 1 ou 2 caractérisé en ce que lesdits moyens comprennent un amidon contenant une proportion suffisante d'amylose pour donner une coloration bleue lors de l'essai de l'amidon à l'iode. 4. Panneau de gypse selon la revendication 3 caractérisé en ce que ledit amidon est extrait de plantes choisies parmi le groupe constitué par le tapioca. le mats, la pomme de terre, le froment. 5. Panneau de gypse selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que lesdits moyens sont en outre capables de subir une gélatinisation au cours des opérations de fabrication du panneau. 6. Panneau de gypse selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que lesdits moyens ne sont pas admis à former une pellicule continue lorsqu'ils sont appliqués à la feuille de revêtement. 7. Panneau de gypse selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que lesdits moyens sont localisés uniquement à l'interface papier/noyau selon un dessin qui établit une couche discontinue à l'interface. 8. Panneau de gypse- selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que lesdits moyens comprennent une couche d'amidon appliquée entre la feuille et le noyau pour les fixer adhésivement l'une à l'autre, ledit noyau étant pratiquement exempt d'amidon à l'intérieur de sa masse. 9. Procédé pour la fabrication d'un panneau mural en gypse tel que spécifié dans l'une quelconque des revendications 1 à 8, au cours de la mise en oeuvre duquel on. prépare un coulis de stuc et on épand ce coulis entre une feuille de revêtement arrière et une feuille de revêtement avant, chaque feuille comportant un enduit de liaison exposé au contact du noyau, et on sèche le coulis ainsi épandu de façon à former un noyau de gypse fixé aux susdites feuilles, lequel procédé est caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement à constituer l'enduit de liaison sur les feuilles de revêtement avec un adhésif avant l'opération d'épandage du coulis, à mouiller l'enduit de liaison au cours de l'opération d'épandage à un degré suffisant avec le coulis pour établir des liaisons hydrogène, et à faire durcir l'adhésif pendant l'opération de séchage de manière à établir une liaison adhésive à l'état sec avant que les liaisons hydrogène soient détruites. 10. Procédé selon la revendication 9 caractérisé en ce que l'on conduit l'opération de formation de l'enduit de façon à empêcher la formation d'une pellicule sur l'adhésif avant l'opération de séchage. 11. Procédé selon la revendication 9 ou 10 caractérisé en ce que l'on utilise comme adhésif un amidon non cuit, ladite opération de durcissement s'accompagnant d'une cuisson de l'ami- don pendant le séchage du coulis. 12. Procédé selon l'une quelconque des revendications 9 à 11 caractérisé en ce que l'on établit l'enduit de liaison seulement sous la forme de zones superficielles dispersées et discontinues s'étendant sur sensiblement moins de 100% de la surface développée totale, afin qu'une liaison à l'état humide de l'enduit de liaison avec Ie coulis constituant le noyau ne soit pas inhibée par l'adhésif. 13. Procédé selon l'une quelconque des revendications 9 à 12, caractérisé en ce que ladite opération de constitution de la couche d'enduit comprend essentiellement des opérations élémentaires consistant à sécher la feuille de papier de revêtement, à rembobiner cette feuille puis à la débobiner pour l'utiliser lors de la mise en oeuvre de ladite opération d'épandage du coulis. 14. Procédé pour la fabrication d'un panneau mural en gypse au cours de la mise en oeuvre duquel on prépare un coulis de stuc et on épand ce coulis entre une feuille de revêtement arrière et une feuille de revêtement avant,- chaque feuille comportant un enduit de liaison exposé au contact du noyau, et on sèche le coulis ainsi épandu de façon à former un noyau de gypse fixé aux susdites feuilles, lequel procédé est caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement à constituer l'enduit de liaison avec un adhésif avant l'épandage du coulis, ladite opération dépan- dage comportant l'établissement et le maintien d'une surface mouillée ou humide entre l'enduit de liaison et le coulis de façon à établir des liaisons hydrogène tout en empêchant,une migration de l'adhésif à partir de l'interface établie entre la feuille de revêtement et le noyau de gypse, et ladite opération de séchage comportant la solide fixation par adhésion de l'enduit de liaison au noyau avant que les liaisons hydrogène soient complètement détruites. 15. Procédé selon la revendication 14 caractérisé en ce que l'on empêche l'adhésif de former une pellicule avant la mise en oeuvre de l'opération d'épandage du coulis. 16. Procédé selon la revendication 14 ou 15 caractérisé en ce que l'on réalise le durcissement de l'adhésif au cours de l'opération de séchage. 17. Feuille de revêtement en-papier pour panneau de gypse, tel que spécifié dans l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée en ce qu'elle comporte sur une de ses faces un enduit discontinu constitué par des moyens ne formant pas une pellicule pour fixer par adhésion la feuille au noyau d'un panneau de gypse. 18. Feuille selon la revendication 17 caractérisée en ce que lesdits moyens sont non migratoires quand ils sont appliqués à un enduit de liaison et traités lors de la production d'un panneau de gypse par séchage jusqu'à une température d'au moins 76 C. 19. Feuille selon la revendication 17 ou 18 caractériséeen ce que lesdits moyens comprennent un amidon contenant une proportion de fraction amylose suffisante pour donner une coloration bleue lors d'un essai à l'iode sur l'amidon0 20. Feuille selon la revendication 19 caractérisée en ce que ledit amidon est extrait de plantes choisies parmi le groupe constitué par le tapioca, le maIs, la pomme de terre, le froment, 21. Feuille selon l'une quelconque des revendications 17 à 20 caractérisée en ce que lesdits moyens établissent sur ladite feuille un enduit discontinu dont le dessin rappelle celui qui est visible sur le. plumage de la dinde.