L'invention concerne une fixation de ski à déclenchement convertible à volonté pour la descente et pour la randonnée, comportant une plaque de déclenchement maintenue sur le ski au moyen dréléments de maintien de manière à pouvoir être libérée et une plaque d'appui articulée à ltextrémité antérieure de la plaque de déclenchement, pouvant être reliée fermement à celleci par son extrémité postérieure pour la descente mais pouvant être libérée par contre, pour la randonnée, de manière à pouvoir pivoter relativement à la plaque de déclenchement. Une fixation de ski à déclenchement de ce genre est connue par exemple par le brevet Suisse N 584 5580 Dans cette fixation connue, la conversion en vue de la descente est assurée par le fait qu'une monture destinée au talon de la chaussure, par exemple un étrier de serrage, est ancré à la plaque de déclenchement de telle sorte que lorsqu'on fixe la chaussure, la plaque d'appui est bloquée entre la semelle de la chaussure et la plaque de déclenchement, c'est-à-dire que par son extrémité postérienre elle reste en quelque sorte reliée à la plaque de déclenchement. Pour convertir la fixation connue à la position de randonnée, il faut détacher la monture de talon de la plaque de déclenchement et la fixer à la plaque d'appui. ainsi, le talon de la chaussure est seulement bloqué à la plaque d'appui et puisque celle-ci est articulée à la plaque de déclenchement par son extrémité antérieure, on peut faire pivoter la chaussure vers le haut autour de l'axe de pivotement entre la plaque de déclenchement et la plaque dtappui. flans la fixation connue, la conversion de la position de descente à celle de randonnée est compliquée et, notamment en cas de mauvaises conditions météorologiques, elle comporte des difficultés notables. En outre - ce qui est également un inconvénient - il n'est guerre possible d'exercer la même force sur une même chaussure lorsqu'on bloque la monture de talon dans la posi tion de descente et dans la position de randonnée. Cela tient au fait que dans l'un des positions, la monture de talon doit être ancrée à la plaque de déclenchement et que dans l'autre position, la monture de talon doit être ancrée à la plaque d'appui. Or une modification de la position des points d'ancrage de la monture de talon entraîne logiquement aussi une modification de la force exercée par celle-ci sur le talon de la chaussure.Cela est un incon dénient en particulier pour le skieur de randonnée, car il ne porte pas comme le skieur de descente pure une chaussure à semelle pratiquement rigide, mais une chaussure à semelle flexible avec laquelle il est possible aussi de marcher sans peine. Or si la semelle de la chaussure de ski est flexible et constitue donc une structure indéfinie quant à la forme et a' la dimension, il est particulièrement important que les forces avec lesquelles on bloque la chaussure sur le ski soient et restent réglées de façon optimale quant à la grandeur et à la direction, indépendamment du fait que la fåxation soit en position de descente ou de randonnée. Aussi, l'invention a pour but de fournir une fixation du genre indiqué plus haut dans laquelle on n'ait pas besoin de déplacer la monture de talon pour convertir la fixation, sans renoncer pour cela aux avantages offerts par la fixation à déclenchement en ellemeAme. Â cet effet, la fixation selon l'invention est caracté- risée par le fait que la plaque d'appui présente un mécanisme de verrouillage du genre d'un levier à genouillère articulé par son extrémité antérieure sans pouvoir coulisser, pratiquement aligné dans sa position d'extension sur la surface de soutien de la plaque d'appui et que son extrémité postérieure présente un verrou qui s'engage dans la position de descente sous un organe de retenue fixé sur la plaque de déclenchement, de sorte que l'organe de maintien dé talon, disposé de manière en elle-même connue à l'extrémité postérieure de la plaque d'appui, reste toujours relié à celle-ci. Des modes d'etécution préférentiels sont décrits ciaprès à titre d'exemples à propos des dessins sur lesquels : - la figure 5 est une élévation latérale d'un premier exemple d'exécution dans la position de descente, la chaussure étant bloquée ; - la figure 2 est une élévation latérale de cet exemple d'exécution pendant la-conversion (les organes de maintien de semelle et de talon étant omis) ; - la figure 3 est une élévation latérale de cet exemple d'exécution, dans la position de randonnée, la chaussure étant bloquée ;; - la figure 4 est un plan de l'exemple d'exécution de la figure 1, les organes de maintien de semelle et de talon étant oins, et - les figures 5 et 6 montrent, respectivement en élévation latérale et en plan, un détail d'un deuxième exemple d'exé- cution, le bout de la chaussure étant indiqué sur l'élévation latérale. Dams l'exemple d'exécution représenté par les figures 1 à 4, le ski est désigné par 10, la fixation montée sur le ski par la référence générale Il et la chaussure bloquée dans celleci, par 12. La fixation Il présente un organe de maintien de semelle 13 sons la forme d'un étrier en U,-14, destiné à s'appliquer par dessus le bout 17 de la chaussure 12.Les branches 15, 16 dont la longueur est réglable au moyen'd'écrous moletés 18 sont recourbés par leurs extrémités 19,20 - comme le mentre la figure 4 - de manière à s'aligner l'une sur l'autre et ces extrémités sont montées de façon pivotante dans un support de palier 21 qui est à son tour ancré fermement, au moyen de vis 22, à l'extrémité antérieure 23 d'une plaque de déclenchement 24.On peut voir par les figures 2 et 4 que le support de palier 21 forte un bec 25 qui (lorsque-la plaque de déclenchement 24 est bloquée) s'engage dans un évidement de forme complémentaire d'un organe de retenue antérieur 26, luimeAme vissé à demeure sur le ski 1O. Â chacune des extrémités 19, 20 et à la suite du support de palier 21 est articulée l'une des branches 27, 28 d'un levier 29 présentaBt un profil en U renversé. Ce levier 29 est articulé par ses branches 2?, 28 à l'extrémité antérieure d'une plaque d'appui 33, à distance des extrémités 19, 20, grâce à des tourillons 31, 32 parallèles à ces extrémités. Il s'ensuit que le levier 29 forme avec la plaque d'appui 33 un levier à genouillère dont le premier élément (levier 29) est articulé par son extrémité au support de palier 21 et donc à l'extrémité antérieure 23 de la plaque de déclenchement 24 tandis que son articulation de genouil1ère est formée par les tourillons 31, 32 et son deuxième élément par la plaque d'appui 33 elle-même. Par les figures 1, 3 et 4 on peut voir en outre que lorsque le levier à genouillère est en extension, l'^aae 30 qui joute le r81e d'un prolongement du levier 29 vient se placer, entre les branches 27, 28 du levier 29 qui s'appliquent latéralement par dessus la plaque d'appui 33 tout contre la surface de soutien supérieure de la plaque d'appui 33 et s'aligne donc pratiquement sur cette surface. Dans la région de l'extrémité postérieure de la plaque d'appui 33 sont prévues, dans les deux joues de celle-ci, une série de perforations 34, 35 dont les extrémités intérieures communiquent entre elles-par l'intermédiaire d'une douille filetée 36. Â travers les perforations 34 35, les extrémités 3?, 38 des branches 39, 40 d'un étrier de serrage en 7 41, recourbées vers l'intérieur, alignêes entre elles et munies d'un filetage extérieur, sont vissées sans serrage dans la douille filetée 36,' leur longueur étant réglable au moyen d'écrous moletés 42.Au milieu de l'étrier de serrage 41 est articulé un levier de serrage 43 dont une extrémité 44 est destinée à s' appliquer par dessus le talon 45 de la chaussure 12, dépassant vers l'arrière, et à bloquer ainsi la chaussure 12 vers l'avant et vers le bas sur la plaque d'appui 33. L'étrier de serrage 41 et le levier de serrage 43 forment ainsi l'organe de maintien de-talon. Â l'extrémité postérieure de la plaque d'appui 33 est fixé, par exemple par goupille, un verrou 46 dirigé vers l'arrière et garni, par dessous, de deux coussins plats de caoutchouc 47. A ce verrou 46 est adjoint un organe de retenue 48 vissé à demeure sur la plaque de déclenchement 24 et qui, comme on peut le voir en particulier par les figures 2-et 4, présente un évidement 49 ayant la même hauteur et la même largeur que le verrou 46 et dans lequel peut donc s'engager le verrou 46 comme on le verra plus loin. Sur les figures 1 et 4, le verrou 46 se trouve dans l'évide- ment, mais non sur les figures 2 et 3.Sur le c8té frontal postérieur de organe de retenue 48 est formé un creux concave 50 dans lequel s'engage un élément de verrouillage hémisphérique 51, affecté d'une précharge élastique et appartenant à un organe de maintien de plaque de déclenchement 52, en lui-même connu et vissé à demeure au ski 10. Sur la figure 1, la fixation Il est agencée pour la descente. Aussit8t que la chaussure 12 a été bloquée au moyen de l'organe de maintien de semelle 13 et de organe de maintien de talon 41, 43, le levier à genouillère formé du levier 29 et de la plaque d'appui 33 est bloqué en position d'extension par la semelle de la chaussure et le verrou 46 s' engage dans organe de retenue 48. La plaque d'appui 43 est donc accouplée de façon immobile à la plaque de. déclenchement 24 qui, à son tour, est bloquée de façon libérable sur le ski 10, vers l'avant par le bec 25 du support de palier 21 et l'organe de retenue antérieur 26 et à l'arrière par le creux 50 de l'organe de retenue et l'élément de verrouillage 51.Ainsi, dans la position de descente, la fixation 11 correspond pratiquement à une fixation à déclenchement à plaque. Pour la conversion à la randonnée,-on commence par libérer la chaussure 12, de sorte que le levier 29 est libérés On fait alors basculer celui-ci vers le haut dans le sens de la flèche 53. Par suite, le levier à genouillère se plie, ctest-à-dire que la distance entre les organes?de maintien de semelle et de talon est diminuée, le levier 46 se retirant de l'organe de retenue 48. Cela est représenté sur la figure 2. Ainsi, on peut faire pivoter la plaque d'appui 33 vers le haut relativement à la plaque de déclenchement 24 (flèche 54) dans une mesure telle que le verrou 46 n'est plus aligné sur l'évidement 49; de organe de retenue 48. Si maintenant on déploie à nouveau le levier à genouillère 29, 33 en abaissant le levier 29, le verrou 46 vient reposer, par les coussins 47, sur la surface supérieure d'appui 55 de l'organe de retenue 48. Aussitôt que la chaussure 12 est à nouveau bloquée, le levier à genouillère 29 33 est aussi arrêté en position d'ex- tension.La chaussure 12, qui a'est plus pratiquement bloquée maintenant que sur la plaque d'appui 33, peut pivoter vers le haut avec celle-ci autour de l'axe formé par les extrémités 19, 20 comme on l'a indiqué par les contours en trait mixte et par l'arc 56 sur la figure 3. Toutefois, il faut tenir compte du fait que même dans la position de randonnée, la fixation Il garde le csvactère d'une fixation à déclenchement à plaque.Pour augmenter encore la sécurité, l'extremité postérieure de la plaque d'appui 33 peut en outre êtrs reliée à l'extrémité postérieure de la plaque de déclenchement 24 par un élément flexible, par exemple un lien, une chine ou un câble métallique dont la longueur est suffisante pour permettre l'écartement normal du talon mais qui est par exemple étiré en cas de chute vers l'avant et détache donc aussi la plaque de déclenchement 24 de l'organe de maintien 52. -Dans le mode d'exécution des figures 5 et 6, les parties qui se correspondent sont désignées par les mimes références que sur les figures 1 à 4. La différence principale relativement au mode d'exécution des figures I à 4 réside dans le fait que par leurs extrémités coudées vers l'intérieur 19 20, les branches 15s 16 de l'organe de maintien de semelle 13, ici sous forme d'étrier non réglable, forment en même temps le tourillon d'arti- culation de la genouillère.Le levier 29 ou l'élément antérieur du levier à genouillère 29, 33 est articulé dans ce mode d'exécu tisons au moyen d'une broche 57 rivée aux deux extrémités, au sup port de palier 21 et donc à l'extrémité antérieure 23 de la plaque de déclenchement 23. En outre, l'àme 30 qui relie les deux branches 27, 28 n'arrive que jusqu'au bord antérieur de la plaque d'appui 33 tandis que les bords supérieurs des branches 27, -28 s'alignent, en leur région-prolongée au-delà de l'articulation à genouillère, sur la surface de soutien de la plaque d'appui 33e Ainsi, l'articulation à genouillère 29 33 est arrêtée également en position d'extension-par la chaussure bloquée. Un avantage du mode dlexécution des figures 5 et 6 est que dans la position de randonnée, on peut faire pivoter la plaque d'appui 33 d'un angle encore plus grand vers le haut. Un autre avantage est qu'il est particulièrement facile de plier le levier à genouillère vers la haut pour convertir la fixation de l'une à l'autre position Il suffit de tirer vers le haut l'étrier de l'organe de maintien de semelle 13. Un autre avantage des deux modes d'exécution est qu'au lieu de l'organe de maintien de talon sous forme d'étrier de serrage, on peut aussi monter sur la plaque d'appui 33 un dispose tif automatique de talon, de sorte qu'il est encore plus simple de placer le pied dans la fixation et de l'en retirer. REVENDI CTI 0NB 1) Fixation de ski à déclenchement convertible à volonté pour la-descente et pour la randonnées comportant une plaque de déclenchement maintenue sur le ski au moyen d'éléments de maintien de manière à pouvoir outre libérée et une plaque d'appui articulée à ltextrémité antérieure de la plaque de déclenchement, pouvant être reliée fermement à celle-ci par son extrémité postérieure pour la descente mais pouvant outre libérée par contre, pour la randonnée, de manière à pouvoir pivoter relativement à la plaque de déclenchement, fixation caractérisée par le fait que la plaque d'appui présente un mécanisme de verrouillage du genre d'un levier à genouillère articulé par son extrémité antérieure sans pouvoir coulisser, pratiquement aligné dans sa position d'extension sur la surface de soutien de la plaque d'appui et que son extrémité postérieure présente un verrou qui s'engage dans la position de descente sous un organe de retenue fixé sur la plaque de déclenchement, de sorte que l'organe de maintien de talon, disposé de manière en elle-meme connue à l'extrémité postérieure de la plaque d'appui, reste toujours relié à celle-ci. 2) Fixation selon la revendication 1, caractérisée par le fait que l'élément postérieur du levier à genouillère est essentiellement formé par la plaque d'appui elle-même et que le verrou est formé à même l'extrémité postérieure de la plaque d'appui. 3) Fixation selon la revendication 2, caractérisé par le fait que l'élément antérieur du levier à genouillère est articulé à l'extrémité antérieure de la plaque de déclenchement. 4) Fixation aeloa l'une des revendications 2 et 3, caractérisée par le fait que l'élément antérieur du levier à genouillère comporte un prolongement s'étendant au-delà de 1 'arti- culation de genouillère et qui, lorsque le levier à genouillère est en extension, s'aligne pratiquement sur la surface de soutien de la plaque d'appui. 5) Fixation selon l'une des revendications 1 à 4, , comportant un organe de maintien de semelle sous la forme d'un étrier en U articulé par ses extrémités de branche et destiné à s'appliquer par dessus le bout de la chaussure, fixation caractérisée par le fait qu'aux extrémités de branches, coudées vers l'intérieur de manière en elle-même connue, est articulé l'élé- ment antérieur du levier à genouillère. 6) Fixatien selon l'une des revendications t à 4, comportant un organe de maintien de semelle sous la forme-d'un étrier en U articulé par ses extrémités de branche et destiné a s'appliquer par dessus le bout de la chaussure, fixation caracte- risée par le fait que les extrémités de branche, coudées vers l'intérieur de manière en elleimAme connue, forment le tourbillon de l'articulation à gen4uillère.