La présente invention concerne un procédé de fabrication d'une cartouche effectuée en sertissant un projectile sur une douille. Un procédé connu de fabrication de cartouche consiste en deux operations: la premiere est une phase de "mise en place du projectile" dans le collet de la douille. Cette derniere est montée sur une presse a course fixe, elle est appuyée sur sa face arriere qui constitue ainsi la surface de référence. Le projectile est posé sur le collet de la douille puis est enfoncé par un poinçon s'appuyant à l'extrémité du projectile, ce poinçon étant monté sur l'organe mobile de la presse. la seconde est une phase de sertissage de la lévre de la douille sur le projectile. Cette opération est réalisée au moyen d'une presse à course fixe et d'une matrice intervenant à hauteur constante par rapport au plan de référence précité. Ce procédé permet de réaliser des cartouches de longueur très precise, mais le fait que la matrice de sertissage travaille toujours à hauteur constante par rapport au plan de référence se traduit par une notable dispersion sur l'ampleur du sertissage, ceci étant dû à la dispersion sur la longueur des douilles inévitable en fabrication de grande série. Cette dispersion sur l'ampleur du sertissage est caractérisée par la dispersion sur la mesure de effort d'extraction des balles; elle entraîne des écarts importants sur la vitesse des projectiles et par conséquent entraîne des manques de précision dans les tirs. De plus, en raison de l'association possible d'éléments aux limites des tolérances il est parfois impossible d'exécuter un sertissage correct. Pour pallier ces inconvénients on a cherché un nouveau procédé pour obtenir des cartouches dont l'effort dfbxtEactiondu projectile est très peu dis persé autour de la valeur nominale prescrite et ayant pour objectifs subsidiaires de réduire les dispersions des performances balistiques ainsi que de diminuer sensiblement les rebuts. L'invention a donc pour objet un procédé de fabrication de cartouches en sertissant une douille sur un projectile, comprenant une opération de mise en place suivie d'une opération de sertissage caractérisée en ce que l'opération de mise en place est une opération de positionnement constant prédéterminé du projectile par rapport à la lèvre de la douille, et que l'opération de sertissage se fait sur une presse à effort constant. De préférence on utilise une matrice pour mettre en oeuvre l'opération de positionnement du projectile dans le collet de la douille.Cette matrice possède une cavité Venant coiffer le projectile et une face venant s appuyer à l'extrémité de la douille, la profondeur de cette cavité étant égale à la saillie désirée du projectile hors de la douille.Une réalisation particulière de cette matrice est caractérisée en ce que ladite cavité a une forme telle qu'elle épouse la forme du projectile. La matrice utilisée pour la mise en oeuvre de l'opération de sertissage possède un alésage de diamètre légéremeut supérieur au diamètre dû projectile et vient coiffer ce dernier, cet alésage se terminant à son extrémité en regard avec la douille par un chanfrein assurant le rabattement de la douille sur le projectile. La mise en oeuvre de ce procédé permet de régler avec précision l'importance du sertissage par des interventions sur la force fournie par la presse à effort constant. D'autre part on limite à une valeur très faible la dispersion sur l'effort d'extraction des projectiles. Cela permet de réduire à très peu le volume des rebuts, et d'obtenir des cartouches ayant de bonnes performances balistiques. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront plus clairement de la description qui va suivre avec référence aux dessins annexés dans lesquels la figure 1 représente la mise en oeuvre de l'opération de positionnement du projectile dans la douille. La figure 2 représente la mise en oeuvre de l'opération de sertissage du collet de la douille sur le projectile. Le procédé de fabrication a été utilisé sur des cartouches de calibre 5,56 notamment pour le tir réduit ayant un projectile en matière plastique muni d'une ceinture métallique, mais il est bien évident que ce procédé peut être appliqué pour des travaux de sertissage de lèvres de douilles de tous calibres sur des projectiles qu'elles portent, que ces projectiles soient en matière plastique, en métal ou tout autre matière. La phase de mise en place du projectile dans le collet de la douille est réalisée sur une presse de force et de course suffisantes pour amener face 1 (fig 1) de la matrice au contact de la face de référence D de la douille. Dans une réalisation particulière la forme de la matrice est conjuguée à celle du projectile. Cette matrice assure la répétition de la longueur de la saillie du projectile hors de la douille (côte E) sur tous les produits La phase de sertissage de la lèvre du collet de la douille sur le pro jectile, représentée figure 2, est effectuée sur une presse délivrant un ef fort constant de sertissage.La matrice 2, possède un alésage 3 sensiblement supérieur au diamètre du projectile, elle vient coiffer ce dernier, puis assure le rabattement de la lèvre de la douille jusqu a ce que l'effort résistant équilibre l'effort moteur du vérin de la machine. Ce rabattement de la lèvre de la douille se fait à l'aide d'un chanfrein 4 situé à l'extrémité dudit alé sage de la matrice. Pour la fabrication de cartouche pour tir réduit l'angle du chanfrein est égal à 60 degrés. Suivant une réalisation préférentielle, la mise en oeuvre du procédé de réalisation s'effectue sur une presse pneumatique, mais il est également pos sible d'utiliser une presse hydraulique ou une presse mécanique. Toutefois, pour cette dernière et pour l'opération de mise en place du projectile dans le collet de la douille, la course de la machine sera supérieure à la course stric tement nécessaire, un ressort placé derrière la matrice venant compenser l'exce- dent de parcours; ceci permet d'assurer l'appui de la face 1 de la matrice sur la lèvre de la douille. La fabrication des cartouches suivant ce procédé permet d'atteindre des résultats surprenants : l'effort d'extraction du projectile hors de la douille est de 60 daN avec une dispersion égale à 5 daN. Alors que pour les cartouches fabriquées suivant le procédé classique, cette dispersion était de l'ordre de 20 daN. Il est bien évident que cette dispersion sur les efforts d'extraction d des projectiles est directement en rapport avec celle sur les vitesses desdits projectiles. Auparavant' la dispersion sur les vitesses était de l'ordre de 140 m/s, elle est maintenant réduite à 6O m/s pour des vitesses de 750 m/s. R E V E N D I C A T I O i S 1 - Procédé de sertissage d'une douille sur un projectile comprenant une opé ration de mise en place suivie d'une opération de sertissage, caractérisé en ce que l'opération de mise en place est une opération de positionnement cons tant prédéterminé du projectile par rapport à la lèvre de la douille et en ce que l'opération de sertissage se fait sur une presse à effort constant. 2 - Procédé suivant la revendication 1, dont l'opération de positionnement du projectile dans le collet de la douille est effectué à l'aide d'une matrice connue en soi possedant une cavité venant coiffer le projectile1 caractérisé en ce qu'une face de la matrice vient s'appuyer sur la lèvre de la douille, la profondeur de cette cavité étant egale à la saillie désirée du projectile hors de la douille. 3 - Procédé suivant la revendication 1 ou 2, dont l'opération de positionnement du projectile dans le collet de la douille est effectuée à l'aide d'une ma trice connue en soi possedant une cavité venant coiffer le projectile, ladite cavité ayant une forme épousant la forme du projectile, caractérisé en ce que la profondeur de la cavité est. égale à la longueur de la saillie désirée du projectile hors de la douille. 4 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'opération de sertissage de la douille sur le projectile est effectuée à l'aide d'une ma trice connue en soi possédant un alésage de diamètre légérement supérieur au diamètre du projectile et venant coiffer ce dernier, cet alésage se termi nant à son extrémité en regard avec la douille par un chanfrein assurant le rabattement de la douille sur le projectile.