L'invention se rapporte à un nouveau procédé de fabrication d'une nappe de fibres non-tissés rétractées et à une installation de mise en oeuvre de ce procédé. Actuellement si l'on désire obtenir une nappe de fibres nontissées thermiquement rétractées, on passe la nappe de fibres rétractables entre deux séries de rouleaux convenablement chauffés ou sur la bande transporteuse d'un tunnel chauffaut. Il s'ensuit que la rétraction des fibres se fait d'une manière anarchique, leurs couches glissant les unes sur les autres, si bien que la rappe après traitement a ses lisières sinneuses, d'où une parte importante de matière après coupe de ces parties latérales. Il faut ajouter que par ce moyen on n'obtient pas non plus une rétraction constante, les rouleaux n'étant jamais chauffés uniformément sur toute leur surface. Enfin selon le processus actual la compacité de la nappe est irrégulière et de nombrenses fibres sont cassées. La présente invention vise d'une part un procédé de rétraction contrôlée permettant d'obtenir non sanlement des lisières rectilignes sans recoupe donc sans parte de matière mais également une compacité uniforme et régulière avec une rigidité fortement augmentée, et d'autre part une installation permettant d'obtenir ce résultat. D'autres particularités et avantages apparaîtront au cours de la description et des revendications qui vont suivrent lesquelles sont faites en regard des dessins annexés sur lesquels : La figure 1 est une vue schématique en plan d'une installation conforme à l'invention. La figure 2 une coupe verticale. la figure 3 une vue de détail des modes d'entraînement et la figure 4 une vue montrant une variente de maintien de la nappe traitée. Comme il a été précédemment exposé l'invention se rapporte à la fabrication d'une nappe textile faite de fibres non-tissées thermiquement rétractées, soit que cette nappe conserve sa largeur d'avant traitement, soit qu'au contraire sa largeur diminue. Dans les deux cas néanmoins das chaînes à picots ou à griffes maintiennent les lisières selon un chamin prédéterminé tandis que le traitement thermique est réalisé par une plurelité d'appareils de chanffage dont le température est progressive. Il va être décrit une installation s'appliquant au cas où la rétraction des fibres s accompagne d'une diminution de largeur de la nappe. Comme on le voit sur la figure 1 l'installation comprend ss- sentiellement un appareil de rétraction R qui va etre décrit et deux convoyeurs Ca (d'amenée de la nappe à traiter) at Cb (d'Xva- cuation de la nappe traitée). Bien entendu ces deux convoyeurs pourraient etre remplacés par tout autre dispositif analogue (en-souple par exemple). Les convoyeurs Ca et Cb sont pourvus de channes a picots ou a griffes parallèles. L'appareil de rétraction R comporte deux jeux de deux chaînes convergentes Cl C2 comportant chacun des picots ou griffes C situé au-dessus d'une table T. Chaque jeu comprend une chaîne supérieure C1s (ou C2S) et une chaîne inférieure C1d (ou C2d). Les chaînes inférieures C1d et C2d sont entraînées par des pignons P1 et P2 recevant un mouvement moteur par leur arbre apl - ap2 transmis par les cardans Cal - Cd2, le pignon centrai et la vis V. Les pignons PS1 PS2 peuvent etre ou moteurs ou libres Le ma- telas de non-tissé MAT entrant dans l'appareil est soumis à une action thermique progressive grace à une série d'appareils de chauffage par exemple à infra-rouge A-3-C-D, par exemple A est réglé pour une température de 100 C, B pour 120 C, C pour 1300C et D 150 C. Dans l'exemple décrit la nappe passe d'une largeur de 150 m d so cm. Les températures donnes ci-dessus ne sont bien entendu que des exemples, car en fait ces températures sont fonction de la nature du matériau thermo-rétractile (dérivés vinyliques PVC modifie, PVC surchloré, copolymères vinyliques). L'important est de chauffer à une température finale dépassant le seuil de rétraction de la structure textile de la nappe c'est- à-dire à une température à laquelle cette structure textile aurait tendance à se contracter ou se rétracter soit par voie de consé- quence à diminuer de surface, si elle n'était pas maintenue méca- niquement latéralement et si les fibres ou filaments constituants n'étaient pas solidarisés entre eux par une force dépassant la force de rétraction des fibres ou filaments. Cette température élevée supérieure au seuil de rétraction est néanmoins proche mais inférieure à la température de ramollisse- ment des dites fibres. On comprend aisément que le fait pour le matelas non tissé MAT d'être maintenu latéralement par les picots ou griffes Cp des channes pendant ses rétractions constitue un moyen de contrdle de cette rétraction et par conséquent un moyen réglant la compacité du matelas. A chaque point A B C et a fortiori D cette compacité est toujours égale à la valeur expérimentale prédéterminée car les fibres en cours de rétraction bloquées sur la lisière sont obligées de prendre des positions relatives équivalentes. Bloquées aux lisières les fibres du matelas sont obligées de se redresser et de s'entremeler entre elles, augmentant ainsi leur coadhérence. Ce phénomène est totalement ignoré du processus actuel où les fibres continuent à se déplacer librement les unes sur les autres. Avantageusement la convergence des chaînes est réglable par des moyens classiques par exemple les axes des pignons porte-chaînes peuvent etre orientés et rapprochés en fonction de la rétraction désirée, le système d'entratnement à cardan Cd1 - Cd2 permet notamment d'obtenir une action motrice quelle que soit l'orienta- tion des pignons Pl.P2. L'invention permet d'obtenir des compacités jamais atteintes jusqu'à présent On peut par exemple réduire un matelas de 150 cm de large à 20 cm, il aura alors la compacité d'un carton surtout si au-dessus du dispositif qui vient d'etre décrit on place des moyens limitatifs de l'épaisseur par exemple une plaque transparente parallèle à la table T. Il ne semble pas nécessaire de décrire entièrement une installation devant stappliquer au cas où la rétraction thermique des fibres ne s'accompagne pas d'une diminution de largeur de la nappe. En effet dans ce cas les chaînes des jeux ClS-Cld et C2S-C2d sont parallèles (Fig. 4). REVENDICATIONS l - Procédé de fabrication d'une nappe textile de fibres nontissées rétractées selon lequel la nappe est soumise à une action thermique caractérisé en ce que cette-action thermique est progressive selon une loi linéaire pendant que les lisières de la nappe en cours de traitement sont continuellement maintenues par des dispositifs. 2 - Procédé de fabrication selon la revendication l, caractérisé en ce que l'action thermique a pour température finale une température à la fois dépassant le seuil de rétraction de la matière rétractile considérée et inférieure à la température de ramollissement des fibres constituant la nappe. 3 - Procédé de fabrication selon les revendications l et 2, caractérisé en ce que les moyens ou dispositifs de maintien des lisières sont convergents, leur convergence correspondant à une loi linéaire compatible à la loi de progression de l'action ther mique. 4 - Installation pour la mise en oeuvre du procédé selon les revendications 1 et 2 comportant des moyens de chauffage caracté risdeen ce que l'entratnement de la nappe traitée se fait au moyen de chaînes à picots ou à griffes assurant non seulement cet entraenement mais également le maintien des lisières, 5 - Installation selon la revendication 4 caractérisée en ce que ces channes dont la convergence est fonction de la réduction de largeur désirée et partant de ltimportance de la rétraction. 6 - Installation pour la mise en oeuvre du procédé selon les revendications I et 2 comportant des moyens de chauffage, caractérisée en ce que l'entrainement et la maintenance de la nappe traitée se fait au moyen de chaises latérales à picots parallèles. 7 - Installation selon les revendications 4 ou 6 caracterisée en ce que la convergence ou l'écartement des chaînes réglant la largeur de la nappe en fonction de-la rétraction désirée est variable. 8 - Installation selon les revendications 4 ou 6, caractérisée en ce qu'au-dessus du matelas sont disposés des dispositifs de chauffage réglés chacun à une température déterminée en fonction de la matière tenant compte de la croissance des températures des dits dispositifs doit répondre à une loi linéaire.