L'invention concerne un procédé de traitement d'eaux résiduaires, par exemple des industries textiles, des usines chimiques ou métallurgiques, des stations communales d'épuration, etc., les eaux résiduaires étant préparées par des procédés connus, ctest-à-dire éventuellement débarrassées des substances toxiques, neutralisées, coagulées, sédimentées et filtrées ; l'invention concerne également un dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé. De nombreux procédés sont connus pour traiter les eaux résiduaires qui proviennent en grande quantité des industries ou des stations d'épuration. Les différentes méthodes appliquées le sont essentiellement en fonction de l'état et du débit des eaux résiduaires. Celles qui contiennent des substances organiques sous forme dissoute ou colloTdale, des métaux à liaisons complexes, des tensio-actifs anioniques ou non ionogènes, des inhibiteurs, des agents de brillantage, etc., sont celles qui soulèvent les plus grandes difficultés pour leur épuration. Les agents tensio-actifs se trouvent de plus en plus dans les eaux résiduaires. Par ailleurs, les eaux résiduaires contiennent de grandes quantités de sulfates, chlorures, phosphates, nitrates, pouvant être désignés de manière générale par sels neutres. Ceux-ci empêchent souvent l'épuration convenable des eaux résiduaires d'après les procédés connus. Les eaux qui proviennent des industries de transformation des métaux ne peuvent pas être débarrassées complètement des métaux lourds en présence de ces sels neutres. Il existe dans ce but des procédés connus, par exemple de précipitation par différents agents de neutralisation tels que des solutions de soude caustique, le carbonate de sodium, le lait de chaux. Il en est de mdme pour les agents complexants utilisés spécialement dans le nettoyage des métaux et d'autres procédés de nettoyage. Les eaux résiduaires provenant des industries textiles contiennent de grandes quantités de colorants organiques, d'agents tensio-actifs, de chlorure de sodium, de sulfate de sodium et de substances organiques sous forme dissoute et colloidale. Malgré les grands efforts techniques et financiers dépensés, les eaux résiduaires provenant des industries textiles et épurées d'après les procédés connus ne satisfont pas aux critères permettant de les envoyer sans risques dans les cours d'eau récepteurs. La teneur en substances organiques (restes de colorants, agents tensio-actifs, agents complexants) ainsi qu'en phosphates, sels neutres, etc. peut provoquer des réactions gênantes dans le cours d'eau récepteur. La décharge des stations communales d'épuration par voie mécanique, biologique ou chimique ne contient certes pas ou ne contient que de faibles quantités de substances qui déséquilibrent la balance d'oxygène d'une eau ; elle contient néanmoins des substances organiques résistantes, des aliments et sels (nitrates, phosphates et agents tensio-actifs) qui provoquent des réactions gênantes dans le cours d'eau récepteur, de sorte que les eaux ne peuvent être utilisées que dans une faible mesure par les riverains. Les procédés connus de neutralisation, précipitation, oxydation et réduction des eaux résiduaires des industries chimiques, métallurgiques, textiles et autres permettent certes la précipitation ou l'élimination en grande partie des substances toxiques. Mais tous ces procédés d'élimination des substances toxiques, de neutralisation, de précipitation ou autres introduisent dans les eaux résiduaires des quantités plus ou moins grandes de sels neutres dont la proportion augmente en fait à la suite du processus d'épuration. Cette forte teneur en sels neutres ainsi qu'en autres composés toxiques contribue largement à l'augmentation de la teneur en sels et à l'empoisonnement de nos eaux. Les eaux résiduaires épurées par les procédés classiques et en particulier celles provenant des industries métallurgiques ne sont pas réutilisées. Ces procédés classiques d'épuration des eaux résiduaires mettent en eouvre des processus connus d'oxydation, de réduction, de neutralisation et de précipitation. Les eaux industrielles devant être épurées se composent en général d'eaux de rinçage fortement diluées, c'est-à-dire à peine ou très faiblement chargées. Il s'y ajoute cependant des concentrés ajoutés en quantités dosées aux eaux résiduaires en écoulement continu, devant dtre débarrassées des substances toxiques. La dilution des eaux résiduaires ainsi débarrassées des substances toxiques, mais contenant encore des substances difficilement éliminées, par exemple des complexes métalliques, des phosphates, agents tensioactifs, matières colloïdales organiques, etc., par les eaux de rinçage faiblement chargées, permet certes de rester dans les valeurs limites imposées par les lois. Ce genre d'épuration des eaux résiduaires n'est certes pas admis par les lois, mais il est difficilement contr#lable. La tendance à faire des économies sur les frais élevés en eau franche a conduit à recycler les eaux de rinçage faiblement chargées en sels,en particulier dans les industries de traitement des métaux, par exemple par galvanisation. Les sels des eaux de rinçage sont éliminés par des échangeurs d'ions avant recyclage à la production. Tous les cations et anions ainsi que la majeure partie des complexes métalliques et substances organiques sont ainsi éliminés. Les concentrés provenant de la régénération des échangeurs d'ions sont traités dans une petite installation d'élimination des substances toxiques à circulation ou en cuve avec les concentrés qui sont des déchets provenant des ateliers de finition. La concentration des substances toxiques par échangeurs d'ions a l'avantage que leur concentration n'est plus que d'environ 2 % et moins dans l'eau en circulation. L'élimination des substances toxiques en solutions concentrées permet par ailleurs d'en élever le rendement.Malgré ces avantages, la teneur par exemple en métaux lourds résiduaires reste élevée, bien que légalement admissible, cette teneur étant due à la teneur élevée en sels neutres, en agents complexants et en matières en suspension qui ne peuvent pas être éliminés par sédimentation, en particulier en hydroxydes métalliques produits par les grandes quantités d'agents tensio-actifs et de phosphates qui empêchent la décantation ou la filtration qui permettraient leur séparation totale sous forme de boues. Les échangeurs sélectifs de cations et d'anions sont des palliatifs destinés à éliminer ces difficultés. Les échangeurs sélectifs de cations sont toutefois sensibles au calcium et au magnésium, de sorte que leur champ d'application est limité. Par ailleurs, ils augmentent la teneur en sels des eaux résiduaires évacuées. Diverses autres substances se trouvant dans les eaux résiduaires après élimination des substances toxiques détériorent les échangeurs sélectifs d'anions qui sont capables de lier en particulier les complexes métalliques. Mais le produit de régénération obtenu, qui contient des complexes métalliques, peut difficilement ou même ne peut pas être débarrassé complètement des substances nocives, malgré les techniques perfectionnées actuelles. Le problème de l'augmentation de la teneur en sels est pratiquement insoluble. Les eaux résiduaires débarrassées des substances toxiques et des matières en suspension, c'est-à-dire des boues d'hydroxydes métalliques sont en général rejetées à l'égout ou dans un cours d'eau récepteur. Les restes mentionnés plus haut de métaux lourds sous forme libre ou complexe ainsi que les grandes quantités d'agent tensioactifs et d'autres substances organiques ainsi que la teneur en phosphates, en chlorure et en sulfate de sodium des eaux résiduaires débarrassées des substances toxiques et rejetées périodiquement ou en continu à l'égout ou dans les cours d'eau récepteurs ont des effets imprévisibles sur l'équilibre biologique des stations communales d'épuration ou des cours d'eau. L'invention a pour objet un procédé premettant de poursuivre ltépuration des eaux résiduaires traitées par les procédés connus. Certaines des substances qu'il est possible d'éliminer des eaux résiduaires préalablement épurées sont les suivantes i.) Métaux, 2.) Métaux à liaisons complexes, 3.) Substances organiques telles qu'agents tensio-actifs, agents de brillantage, inhibiteurs, 4.) Agents complexants organiques (substances organiques difficilement décomposables par voie biologique), 5.) Sels neutres (chlorures, sulfates, nitrates, phosphates, etc.). Selon une particularité essentielle de l'invention, les eaux résiduaires préalablement épurées et dont l'épuration doit se poursuivre sont dirigées sous haute pression (comprise entre 15 et 120 bars) sur des cellules d'osmose qui séparent selon le principe de l'os- mose réversible les substances véritablement dissoutes ou en solution col loidale dans l'eau,par exemple les fluorures,arséniates,sulfates,chlorures, nitrates, phosphates, substances organiques ainsi que les complexes métalliques difficilement décomposables par voie biologique, les métaux lourds, etc., puis les produits séparés et concentrés sont rendus inoffensifs,tandis que la phase épurée est soit rejetée à l'égout, soit recyclée en atelier. L'eau sortant des cellules d'osmose et pratiquement débarrassée des substances mentionnées peut Qtre rejetée dans un cours d'eau ou à l'égout sans risque de produire des effets nuisibles. L'eau peut aussi titre réutilisée, car sa teneur en substances dissoutes et en solution colloïdale a été réduite de 80 à 99 #. Le concentré évacué des cellules d'osmose peut être rendu totalement inoffensif de manière simple, par exemple par concentration par évaporation, fusion, agglomération, calcination, scorification, frittage et autres. L'eau sortant des cellules d'osmose n'a plus qu'une faible teneur en nitrates et phosphates. Les métaux, complexes métalliques, fluorures et sels neutres ayant des effets toxiques sont éliminés de l'eau résiduaire dans laquelle ils restent en quantités plus faibles que celles qui se trouvent dans l'eau potable habituelle. La phase épurée ne contenant plus de substances nuisibles ou provoquant le pourissement peut être rejetée sans danger dans un cours d'eau récepteur (lacs, barrages, etc.) dont liteau potable peut être tirée sans danger. Le procédé de l'invention est particulièrement avantageux pour le traitement des eaux résiduaires des ateliers de traitement des métaux, suivant lequel 1' eau est débarrassée des substances toxiques, puis neutralisée et envoyée dans une cuve de sédimentation, des pompes refoulant ensuite l'eau dans les cellules d'osmose, la phase épurée est recyclée dans le collecteur, tandis que le produit de concentration est enlevé des cellules d'osmose, éventuellement après plusieurs recyclages. L'eau résiduaire peut être réutilisée en atelier, contrairement à celle procenant des procédés antérieurs. Il en est de méme du traitement des eaux résiduaires provenant des ateliers d'anodisation et ayant été neutralisées et filtrées.Conformément à l'invention, l'eau ayant subi ce traitement préalable et sortant des cellules d'osmose peut être recyclée à l'atelier, éventuellement après passage par des échangeurs d'ions, tandis que le produit de concentration séparé par les cellules d'osmose est dirigé sur une cuve de traitement de l'atelier disposée en amont de la cuve de sédimentation. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels la figure 1 est un schéma du circuit de traitement d'eaux résiduaires provenant d'un atelier d'électrolyse la figure 2 est un schéma d'un circuit de traitement des eaux résiduaires provenant d'un atelier d'anodisation la figure 3 est un schéma d'un circuit de traitement des eaux résiduaires provenant d'ateliers de préparation de produits textiles (par exemple d'une te#inturerie); et la figure 4 est un schéma d'un circuit d'épuration de la décharge d'une station communale de clarification. L'installation de la figure 1 est destinée à un cycle de traitement d'eaux résiduaires contenant des cyanures, du chrome et des métaux lourds et provenant par exemple d'un atelier d'électrolyse. Les cyanures et l'acide chromique étant des poisons violents, les eaux résiduaires doivent être traitées soigneusement. L'installation représentée concerne un cycle de traitement permettant de récupérer l'eau de rinçage, tandis que l'installation d'échange d'ions est combinée à une installation d'élimination des substances toxiques et de traitement des boues. Les eaux de rinçage sortant de l'atelier 10 d'électrolyse sont toutes dirigées sur un récipient collecteur 11. Les pompes 12 d'élévation de pression les en prélève pour les diriger sur un échangeur 13 de cations et un échangeur 14 d'anions. Un conduit 15 recycle 11 eau débarrassée de ses sels à l'atelier 10. Les concentrés alcalins contenant des cyanures et des complexes de métaux lourds sont réunis dans un récipient 16 et de là, un conduit 17 les dirige en continu ou par charges successives sur un récipient 20 de réaction dans lequel des récipients doseurs 18 et 19 ajoutent de lthypochlorite de sodium et une solution de soude caustique. Les produits de régénération mélangés à l'aide d'un agitateur 21 aux produits ajoutés subissent une alcalinisation dans le récipient 20 et l'hypochlorite de sodium oxyde le cyanure en cyanate. L'addition de solution de soude caustique à l'aide du doseur 18 continue jusqu'à ce que le pH atteigne la valeur voulue de 11. Un appareil 23 de mesure indiqué schématiquement permet de contrôler le pH pendant l'addition des produits, un régulateur pouvant éventuellement commander ce contracte. Les chromates sont éliminés dans le récipient suivant 24. Cette élimination peut être exécutée par réduction du bisulfite de sodium en milieu fortement acide, par réduction du sulfate ferreux en milieu alcalin ou par addition dthydrosulfite de sodium. Les produits arrivent d'un récipient doseur 25. Dans ce cas également, un agitateur rapide 21 homogénéise le mélange en très peu de temps. Un conduit 41 représenté en ligne brisée peut également diriger dans le récipient 24 les concentrés contenant de l'acide chromique et des sels de métaux lourds ainsi que les éluats emmagasinés dans le récipient collecteur 40 et devant être débarrassés des substances toxiques. Ces traitements effectués dans les cuves 20 et 24 sont suivis d'une neutralisation dans une cuve 26. Les produits envoyés dans cette cuve sont mélangés avec une solution de soude caustique, du carbonate de sodium ou du lait de chaux provenant d'un réservoir 27 et avec des acides provenant d'un réservoir 28 et dosés à l'aide d'une électrovanne 22 de manière que le pH atteigne la valeur voulue d'une plage admissible. Ensuite, l'eau neutralisée est dirigée sur une cuve 29 dans laquelle les hydroxydes précipités de métaux lourds se sédimentent et sont filtrés. Une pompe 31 refoule dans un filtre-presse 30 les boues déposées qui sont évacuées par charges successives. Un doseur 32 peut ajouter des agents de floculation. Les eaux résiduaires ainsi préalablement épurées sont dirigées dans un barboteur 33 à pompe 34 qui les refoule sur un filtre 35 pouvant autre ouvert ou sous pression. L'eau neutre préalablement filtrée est ensuite dirigée selon l'invention sous haute pression sur des cellules 36 d'osmose. Les cellules d'osmose comportent des membranes semi-perméables de préférence en acétate de cellulose, enroulées par exemple en cylindre ou en hélice. L'eau, ctest-à-dire la phase épurée, traverse les membranes sous haute pression d'après le principe de l'osmose inverse, tandis que les matières en solution dans l'eau en sont séparées et constituent les produits de concentration. L'eau envoyée à travers les membranes sous une pression d'environ 15 à 120 bars par une pompe 37 doit avoir un pH compris si possible entre 4,5 et 8 et sa température ne doit pas etre supérieure à environ 3500 pour éviter la destruction des membranes interchangeables. Un conduit 39 de recyclage indiqué en ligne brisée peut renvoyer le produit de concentration du réservoir collecteur 38 dans le barboteur 33 afin que les composants séparés soient très con centrés et que la phase épurée soit très pure, les produits de concentration subissant un nouveau cycle d'épurge dans les cellules 36 d'osmose. La phase épurée quitte l'appareil 36 sous haute pression par un conduit 42 qui la dirige sur le récipient collecteur 11 d'où elle peut être pré- levée ou etre réutilisée. La teneur en matières résiduaires de la phase épurée n'étant plus que d'environ 5 à 10 % de la teneur initiale, liteau peut autre envoyée à lrégout 43 ou dans un cours d'eau sans risque de provoquer des dégats. Le produit de concentration séparé par les cellules 36 d'osmose est sous forme fortement concentrée et occupe un volume très faible.Pour le rendre inoffensif, ce produit de concentration peut 8tre par exemple concentré par agglomération sous addition de fondants, mis en fusion dans du verre ou scorifié d'une autre ma nière afin qu'aucun résidu nocif ne puisse parvenir sous une forme quelconque dans le cours d'eau récepteur ou à ltégout. Lorsque la teneur en sels et en produits nocifs provenant de l'usine de production est élevée, la totalité des eaux résiduaires peut etre traitée dans une installation classique d'élimination des substances toxiques, dans laquelle elles restent immobiles ou sont mises en circulation, au lieu de passer par le circuit décrit d'échanges d'ions.Les eaux résiduaires débarrassées des substances toxiques peuvent aussi autre dans ce cas débarrassées de leurs sels par des cellules d'osmose et peuvent ensuite être recyclées à l'atelier, éventuellement après traitement complémentaire dans des échangeurs d'ions. La phase épurée peut aussi etre rejetée dans ce cas sans danger à l'égout ou dans un cours d'eau, car les métaux lourds résiduaires de nature libre ou complexe, ainsi que les matières organiques ont aussi été éliminés des eaux résiduaires.Les cellules d'osmose incorporées dans une installation de ce type, dans laquelle la totalité des eaux résiduaires provenant d'un atelier de traitement des métaux sont collectées et traitées à poste fixe ou en circulation par un dispositif classique d'élimination des substances toxiques, ont l'avantage de permettre l'élimination rentable des sels de la totalité- du courant des eaux résiduaires qui peuvent ainsi autre recyclées à l'atelier alors que dans l'art antérieur, les fortes teneurs en sels et en produits toxiques ont interdit l'utilisa- tion d'échangeurs d'ions.Lorsque les eaux résiduaires contiennent encore des produits chimiques qui risqueraient de dégrader ou de bloquer les membranes des cellules d'osmose, il est préférable de placer devant l'appareil 36 des échangeurs sélectifs d'ions qui permettent d'éliminer sélectivement ces produits chimiques toxiques. Lorsque la teneur en sels est encore trop élevée dans le conduit 42 de recyclage, il est possible de monter dans le courant principal ou dans une dérivation spéciale d'une installation de ce type des échangeurs d'ions qui éliminent totalement les sels de l'eau. Les produits régénérés sortant de ces échangeurs d'ions sont collectés dans les récipients 16 et 40 et subissent également le traitement dans l'installation existante d'élimination des substances toxiques à poste fixe ou à circulation.Ainsi, le complément nécessaire d'eau est extrdmement faible. Les cellules d'osmose sont aussi très avantageuses pour le traitement d'eaux résiduaires provenant d'ateliers d'anodisation, car leur forte teneur en sels a interdit jusqu'à présent leur réutilisation. Bien au contraire, ces eaux résiduaires ont été jusqu'à présent neutralisées et rejetées à l'égout ou dans un cours d'eau récep teur. Il n'était donc pas possible de faire circuler les eaux résiduaires en circuit fermé. La figure 2 représente un schéma fonctionnel d'une installation de traitement d'eaux résiduaires provenant d'un atelier d'anodisation. L'eau de rinçage provenant de l'atelier 50 et ne pouvant pas titre dirigé sur un échangeur d'ions en raison de ses fortes teneurs en sels et en hydroxyde d'aluminium est dirigée tout d'abord par un conduit 51 dans un récipient 52 de neutralisation. Dans ce dernier, l'eau de rinçage contenant de l'acide sulfurique est neutralisée par addition de chaux calcinée ou d'un autre produit convenable. Les sulfates précipités et les composés d'aluminium se déposent par sédimentation dans la cuve suivante 53 ou sont éliminés par filtration directe. L'eau passe ensuite dans un barboteur 54 à pompe et par une installation ouverte ou fermée 55 de filtrage, puis des pompes 57 à haute pression la dirigent sur des cellules 56 d'osmose dans lesquelles les produits présents dans l'eau et en particulier les sulfates et autres substances toxiques en sont séparés. La sole contenant des sulfates et sortant des cellules 56 d'osmose peut autre recyclée par un conduit 59 dans le barboteur 54 et, après passage par les filtres 55, être renvoyée sur les cellules 56 d'osmose afin que les sulfates soient fortement concentrés. Lorsque la teneur en sulfates a atteint une concentration déterminée dans la cuve 58, une pompe 60 les envoie par un conduit 62 dans une cuve 69 de traitement par de la chaux ou un autre produit convenable, la sole traitée étant dirigée ensuite sur la cuve de sédimentation ou sur la cuve 53 de filtrage direct. L'eau débarrassée de ses sels (teneur résiduelle 5 à 10 %) est recyclée dans l'atelier 50 par un conduit 63 sur lequel peuvent être montés directement ou en dérivation (64) un échangeur 65 de cations et un échangeur 66 d'anions destinés à élever le taux de pureté de la phase épurée. La teneur en sulfates de l'eau sortant des cellules 56 d'osmose est extr#mement faible, de sorte qu'elle peut être dirigée sans risque à l'égout ou dans un cours d'eau par un conduit 67.Il était impossible dans les installations antérieures de maintenir la teneur en sulfates des eaux résiduaires sortant des ateliers d'anodisation au-dessous de la valeur prescrite de 400 mg/l sans procéder à une --dilution illégale. La figure 3 représente une autre application avantageuse des cellules d'osmose conformément à l'invention pour le traitement d'eaux résiduaires provenant d'usines de fabrication de produits textiles. Dans ces usines également, les fortes teneurs en substances organiques et colloidales, en sulfates, phosphates, nitrates, chlorures, etc., des eaux résiduaires ont interdit leur réutilisation. Bien au contraire, ces eaux ont été rejetées à ltégout ou dans un cours dteau, car les procédés connus d'épuration des eaux résiduaires n'ont pas permis d'en éliminer les substances mentionnées de manière rentable. Un conduit 71 évacue la totalité des eaux résiduaires provenant de la teinturerie 70 dans une cuve 72. Celle-ci est calculée de manière à pouvoir contenir les eaux provenant d'au moins une journée de travail (8 heures). De là, l'eau est dirigée sur un réacteur 73 à contact dans lequel la boue subit un processus de- floculation. Les substances organiques et autres substances insolubles subissent dans ce bassin une floculation produite avec un rendement relativement faible par des agents d'addition. Des pompes 77 envoient l'eau sous pression du barboteur suivant 74 à travers les cellules 76 d'osmose qui la filtrent. Les produits de concentration (chlorures et/ou sulfates de substances organiques) sont prélevés sur le récipient 78 et rendus inoffensifs ou recyclés sur les cellules 76 d'osmose par un conduit 79 pour être épaissis. L'eau épurée peut ensuite autre rejetée sans risque par un conduit 87 à l'égout ou le conduit 82 peut l'envoyer dans le bassin 80 d'eau pure d'où elle peut autre réutilisée. L'eau peut passer d'abord dans un échangeur 85 de cations et un échangeur 86 d'anions montés de préférence sur un conduit 84 en dérivation. Les cellules d'osmose permettent dans ce cas une exploitation particulièrement rentable, car la majeure partie des eaux résiduaires peut être réutilisée dans le processus de fabrication, contrairement à celles traitées par les procédés antérieure. Pour rentabiliser le processus de récupération de l'eau, les eaux résiduaires provenant de la teinturerie peuvent être séparées en bains concentrés de lavage, de teinture et de traitement final, de manière que seules les eaux utilisées au rinçage soient traitées en circuit fermé de la manière décrite, tandis que les produits de concentration sont soumis à un traitement spécial -floculation, évaporation, etc.- et ensuite évacués. Le schéma synoptique représenté sur la figure 4 se rapporte à une installation communale d'épuration des eaux résiduaires en aval de laquelle sont montées des cellules d'osmose destinées à poursuivre l t épuration des eaux de décantation. Les eaux résiduaires provenant des exploitations industrielles et des ménages sont soumises à une épuration mécanique, biologique ou chimique dans les stations communales d'épuration. L'eau de décantation de la station 90 d'épuration est dirigée sur un barboteur 91 à pompe et, de là, des pompes 97 haute pression les dirigent sur des cellules 96 d'osmose après passage éventuel dans une installation ouverte ou fermée 92 de filtrage.Les cellules 96 séparent les substances difficilement décomposables par voie biologiques ou en solution véritable ou colloidale, les nitrates, chlorures, sulfates, phosphates ainsi que les composés d'ammonium et d'azote, toutes ces substances étant dirigées sur une cuve 98. La phase épurée 94 qui quitte les cellules d'osmose correspond à une bonne eau potable et peut être envoyée sans risque de destructions dans un cours d'eau récepteur. Le tableau suivant donne les valeurs analytiques de l'eau brute, de l'eau épurée d'après le procédé de l'invention et d'une eau usuelle du robinet, les valeurs étant juxtaposées pour pouvoir être comparées. Les lettres DBO désignent la demande biochimique en oxygène. Eau brute de Eau épurée par Eau du robinet décantation osmose inverse d'une station d'épuration par voies mécanique et biologique Consommation de K#04 mg/l 14 0,6 0,3 D30 en mg/l 52 1 3 Carbone mg/l 8,5 0,5 0,5 agent tensioactif anionique mg/l 0,9 O O Les produits de concentration sortant des cellules d'osmose peuvent êtse recyclés par un conduit 99 dans le barboteur 91 et être renvoyés sur les cellules 96 d'osmose après filtration, de manière que les substances séparées soient plus fortement concentrées. Les produits de concentration peuvent ensuite être rendus inoffensifs par exemple par calcination, concentration par évaporation, fusion ou agglomération, etc. Il va de soi que le procédé et les dispositifs décrits et représentés peuvent subir diverses modifications, sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé de traitement des eaux résiduaires provenant d'usines textiles, d'ateliers chimiques ou de traitement des métaux, de stations communales d'épuration et autres, les eaux résiduaires subissant un traitement préalable d'après les procédés connus, c'est-àdire étant éventuellement débarrassées des substances toxiques, neutralisées, soumises à floculation, à sédimentation et filtrées, ledit procédé étant caractérisé en ce que les eaux résiduaires ayant subi ledit traitement préliminaire sont soumises à une épuration complémentaire en étant dirigées sous haute pression (environ 15 à 120 bars) sur des cellules d'osmose dans lesquelles les substances en solution véritable et colloïdale dans l'eau, par exemple les fluorures, arséniates, sulfates, chlorures, nitrates, phosphates, substances organiques ainsi que les complexes métalliques difficilement décomposables par voie biologique, les métaux lourds, et autres, sont séparées d'après le principe de osmose réversible et les produits de concentration séparés sont rendus inoffensifs tandis que la phase épurée est soit évacuée à l'égout, soit réutilisée en atelier. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'épuration complémentaire de l'eau est effectuée dans les cellules d'osmose à l'étage final du processus de traitement. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les produits nocifs séparés de concentration sont rendus inoffensifs par transformation en matières solides, par exemple par concentration par évaporation, fusion, agglomération, frittage, calcination. 4. Procédé selon la revendication 1 de traitement des eaux résiduaires provenant d'ateliers de traitement des métaux, les eaux résiduaires étant d'abord débarrassées des produits nocifs, puis neutralisées et sédimentées, caractérisé en ce que des pompes sous pression envoient les eaux résiduaires dans les cellules d'osmose et la phase épurée est recyclée dans un récipient collecteur, tandis que le produit de concentration est séparé, éventuellement après plusieurs recyclages dans les cellules d'osmose, puis est éventuellement dirigé sur la cuve de traitement. 5. Procédé selon la revendication 1 de traitement des eaux résiduaires provenant d'ateliers d'anodisation, les eaux rési duaires étant neutralisées et filtrées, caractérisé en ce que les eaux ayant subi ledit traitement préalable et sortant des cellules d'osmose sont recyclées à l'atelier, après passage éventuel par des échangeurs d'ions, tandis que les produits de concentration séparés dans les cellules d'osmose sont renvoyés dans une cuve de traitement de l'atelier montée en amont d'une cuve de sédimentation. 6. Procédé selon la revendication 1 de traitement des eaux résiduaires provenant d'industries textiles telles que teintureries et analogues, suivant lequel les substances en solution véritable ou colloïdale dans les eaux résiduaires sont soumises à floculation, puis éliminées par filtrage, caractérisé en ce que les eaux résiduaires ayant subi ledit traitement prémiminaire sont filtrées dans des cellules d'osmose et soit évacuées à l'égout, soit renvoyées dans un réservoir d'eau pure pour autre réutilisées. 7. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'un groupe à cellules d'osmose monté en aval des étages de traitement préliminaire classique est raccordé à un conduit d'évacuation de la phase épurée à l'égout ou de recyclage à l'atelier ainsi qu'à un récipient collecteur des produits de concentration. 8. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que le groupe à cellules d'osmose est monté en aval d'un barboteur à pompe. 9. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'un conduit de recyclage est monté entre le groupe à cellules d'osmose et le barboteur à pompe.