La présente invention concerne les véhicules destinés à être chargés par les cotés sur toute leur longueur. Les dispositifs connus de ce genre se présentent le plus souvent sous la forme d'une toile, raidie verticalement de part en part, par des sangles souples. La tension de ces sangles détermine la rigidité des parois, La toile est suspendue à des galets, coulissants (lors des manoeuvres d'owerture et de fermeture) dans des rails solidaires du pavillon. Ces dispositifs présentent principalement les inconvénients suivants - la tension des sangles introduit dans les rails des effets de flexion devant être soutenus par un ou plusieurs poteaux faisant obstacle au chargement. - la rigidité relative des parois se remarque par dtimportants "bombés" vers l'extérieur dans les zones de dépression, lorsque le véhicule est en logement. - les parois retiennent mal les charges non arimées lors des accidents ou de conduite rapide. - lors des opérations d'owerture et de fermeture des parois par grand vent, la toile fait effet de voile et reouiert l'intervention de plusieurs personnes. La présente invention permet de remédier à ces inconvénients. En effet - les armatures verticales 2, rerlaçant les sangles, ne sont pas mises en tension. Elles soutiennent la poutre supérieure 5 de sorte que celle-ci puisse avoir une portée de la longueur du véhicule, dégageant ainsi la totalité de- la face pour le chargement. - les armatures verticales 2 rigides, coopèrent avec les tendeurs horizontaux 4 pour former un quadrillage constituant l'armature indéformable de la paroi souple 1. - les charges non arimées se déplaçant accidentellement R l'intérieur du véhicule, sont retenues par les armatures 2 et les tendeurs 4, évitant ainsi leur projection sur la chaussée. - les opérations d'ouverture et de fermeture des parois sont facilitées par le fait que, lorsque les tendeurs 4 sont relachés, les parois conservent leur rigidité verticale, tout en gardant horizontalement la souplesse du matériau constituant la paroi (toile plastifiée principalement). La carrosserie objet de cette invention, est constituée d'une part, par une partie fixe comprenant la face avant 9, la face arrière 10, le pavillon 11 et le soubassement de la carrosserie, et d'autre part, une partie mobile fouée par des parois et armatures proprement dites. Description des parties fixes : chaque face latérale comprend-un cadre très rigide formé par l'assemblage des éléments suivants : de la poutre supé rieure 5, du montant latéral 6 de la face avant 9, du montant latéral 7 de la face arrière 10, et du profil de rive 8, du soubassement de la carrosserie. Ces cadres constituent les éléments résistants des parties mobiles. Ils leur servent de support. A cet effet : la poutre supérieure 5 de chaque cadre supporte sur sa longueur un rail 3, les montants avant 6 permettent 1 'accrochage amovible des parois 1 et des tendeurs horizontaux 4, les montants arrière 7 reçoivent un dispositif identique aux montants 6, avec, en plus, un système de tension horizontale des tendeurs 4; les profils de rive 8 du plateau sont concus de manière à venir se solidariser avec l'extrimité inférieure des armatures verticales 2. La description détaillée de ces dispositifs est faite avec celle des parties mobiles. La partie de la face avant 9 comprise entre les deux montants 6 est conventionnelle. Il en est de même pour la partie de la face arrière 10 comprise entre les deux montants 7. Celle-ci peut d'ailleurs être remplacée par des portes ou autres dispositif d'ouverture permettant l'accès au volume de chargement, par l'arrière. La planche III - 3 représente les faces 9 et 10 en exécution métallique. D'autres matériaux tels que le bois, le plastique, les agglomérés, leurs combinaisons entre eux ou avec des éléments métalliques peuvent être employés pour leur construction Le pavillon II vient se fixer : latéralement sur les poutres supérieures 5; à l'avant sur la face 9; à l'arrière sur la face 10. La planche li - 3 représente le pavillon iii en exécution métallique.D'autres matériaux tels que le bois, le plastique, les agglomérés, leurs combinaisons entre eux ou avec des éléments métalliques peuvent être employés pour sa construction. Afin de permettre l'accès au volume de chargement par le toit (chargement vertical), le pavillon 11 peut être remplacé par un élément mobile (toile, rideau) suivant un procédé connu. Description des parties mobiles et de leurs équipements : elles comprennent principalement - les armatures verticales 2, leur système de translation situé à leur extrémité supérieure (Fig 5), leur système de verrouillage situé à leur extrémité inférieure (Fig 9-10-11). - les systèmes d'accrochage et de tension horizontale des parois 1 et des tendeurs 4 sur les montants 7 (Fig 14-15). - les systèmes d'accrochage des parois 1 et des tendeurs 4 sur les montants 6 (Fig 12-13). - le volet dégageant le rail 3 et la partie supérieure de la paroi 1 (Fig 6). Les armatures verticales 2 sont constituées dans la présente description par des profils tubulaires de section rectangulaire. A leur partie supérieure les montants sont articulés, d'une part suivant un axe 12 parallèle à l'axe longitudinal de la carrosserie, et d'autre part suivant un axe 13 perpendiculaire à l'axe 12, et situé sur le chariot 14 auquel est suspendu l1arma- ture 2. La conjugaison des mouvements autour des axes 12 et 13 permet aux arnatures 2 une grande liberté de mouvement. Le chariot 14 cité plus haut, peut se déplacer à l'intérieur du rail 3 vers l'avant ou vers l'arrière, permettant de replier la paroi 1, soit vers l'avant, soit vers l'arrière de la carrosserie.Les chariots 14 utilisés dans la présente description possèdent chacun deux galets 15 tourillonnant sur des axes 16 solidaires de flasques 17 recevant eux-mnes l'articulation 13. Pour éviter, lors des manoeuvres d'ouverture et de fermeture la friction sur deux galets tournant en sens contraire, un galet satellite libre 18 est intercalé entre deux chariots consécutifs. La partie inférieure d'une armature verticale 2 comprend un crochet 19, articulé sur un axe 20 et rappelé vers le haut par un ressort 21. Le crochet 19 vient s'engager der rière l'aile inférieure de la rive 8, empêchant ainsi, dans cette position, tout mouvement de l'armature 2 vers l'extérieur. Une pression sur le crochet 19 vers le bas libère le montant 2 qui peut ainsi reprendre son mouvement autour du chariot 14, par les articulations 12 et 13.La paroi souple 1 est solidarisée des montants 2 soit par rivetage d'un cou-e joint 22 sur l'armature 2, la paroi 1 étant située entre 2 et 22 (Fig 8), soit à l'aide d'un fourreau 23 faisant partie de la paroi 1 (Fig 7). Fig 12 : A proximité des montants 6, la paroi 1 et les tendeurs 4 sont solidaires d'un tube 24, retenu prisonnier par un ergot 25 de longueur L1 à la partie inférieure, et par un ergot 26 à la partie supérieure. Le tube 24 évolu dans un logement plus long que lui d'une longueur L2. Le tube 24 vient normalegent par gravité reposer sur le fond du logement. La longueur L2 a été choisie légèrement plus grande que L1 de façon que, lorsque l'on repousse le tube 24 contre la partie supérieure de son logement, l'extrémité inférieure du tube se trouve au-dessus de l'ergot 25, ce qui permet au tube 24, en redescendant légèrement obliquement d'échapper l'ergot 25 en dégageant l'ergot 26. La paroi 1 et les tendeurs 4 se trouvent ainsi libérés de leur accrochage avant. Fig 14 : A proximité des montants 7, les tendeurs 4 viennent s'accrocher sur un tube 27 d'une longueur approximativement égale à la hauteur de la paroi 1. Cette paroi 1 vient s'appuyer sur le tube 27 sans toutefois venir s'y solidariser. Le tube 27 tourillonne suivant son axe longitudinal sur deux paliers 36 situés à ses extrémités. A sa partie inférieure, le tube 27 est solidaire d'une roue à cliquet 28, retenue en rotation dans un sens par un chien 29. La rotation dans l'autre sens est obtenue en agissant sur la tavelle 30 amovible, et provoque la tension des tendeurs 4. La paroi 1 viertstenrouler autour dunt 33 venant se fixer dans deux ergots 31 et 32 de la même manière qu'à l'avant. Toutefois, une série d'ergots inférieurs 31, conjugués avec une série d'ergots supérieurs 32, permet, en fonction de la force exercée sur la tavelle 30, de choisir a position du tube 33 qui évitera le flottement de la paroi 1 compri- se entre le dernier montant vertical 2 et le tube 33. L'accrochage des tendeurs 4 dans les tubes 27 se fait de la façon suivante : une fente 34 de longueur L2 est pratiquée dans le tube 27. L'extrémité du tendeur 4 se termine par une tringle 35. La longueur L7 comprenant la largeur du tendeur plus le dépassement inférieur la tringle 35, a été choisie légèrement plus petite que la longueur L2 de la fente 34, à travers laquelle la tringle 35 s'engage obliquement par le haut, pour se retrouver à l'intérieur du tube 27. Le tendeur 4 vient ensuite, par gravité, reposer sur la partie inférieure de la fente 34. Pour repousser la paroi vers l'avant de la carrosserie, on procède à des opérations inverses à celles du montage. Dans l'ordre : dégager le tube 33 des ergots. 31 et 32. Libérer la rotation du tube 27 par action sur le chien 29. dessolidariser les tendeurs 4 du tube 27, rabattre les crochets 19 des armatures verticales 2 le long de celles-ci. Lorsque la paroi 1 est repliée, elle vient former des ondes entre les armatures verticales 2 devenues jointives. Ces ondes doivent se former vers 1' extérieur afin de ne pas engager dans le volume de chargement. Pour assurer l'étanchéité de la carrosserie au niveau supérieur de la paroi 1, un volet 37 renvoie sur la face extérieure de la paroi t les ruissellements dus à la pluie et aux projections. Le volet 37 est articulé suivant un axe 38 qui lui est solidaire. L'axe 38 tourillonne dans des paliers 39 fixés sur le rail 3 (Fig 6). La manoeuvre du volet 37 se fait par rotation de l'axe 38, la commande se situant au niveau de la face avant 9 ou de la face arrière 10. Lorsque le volet 37 est relevé, il se situe à un niveau supérieur au haut de la paroi 1 laissant à celle-ci la liberté de former des ondes à l'extérieur. Les armatures verticales 2 ne sont reliées entre elles que par des éléments souples, constitués par la paroi 1 et les tendeurs 4. Lors de la réalisatin de parois de grande longueur, l'addition des différents jeux, inhérants à la fabrication de pièces mobiles, peut se traduire par un mauvais équerrage des armatures 2. On peut y remédier en intercalant dans la longueur de la paroi 1, un ou plusieurs cadres rigides constitués de la façon suivante : deux armatures verticales 2, consécutives, sont reliées entre elles par des entretoises 40, formant en collaboration avec 2 une construction à angles rigides (Fig 5). Le domaine de la présente invention est celui des carrosseries destinées a être chargées et déchargées par les côtés. L'invention est adoptable à tous véhicules routiers et matériels ferroviaires, ainsi qu'aux conteneurs ou cais ses amovibles destinées aux transportes routiers, ferroviaires, fluviaux, maritimes ou aériens. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit et représenté, et des modifications restent possibles, notamment du point de vue construction, sans sortir pour autant, de son domaine de urotection. RERENDICATIONS - 1) Carrosserie à parois coulissantes souples, caractérisée par le fait que ces parois sont rigidifiées par des armatures sensiblement verticales qui leur sont solidaires, chaque armature étant constituée par une poutre principalement dessinée pour résister à des efforts de flexion. 2) Carrosserie suivant revendication 1 caractérisée par le fait que les parois et les armatures verticales collaborent avec un ou plusieurs tendeurs horizontaux prenant leurs réactions aux extrémités de la carrosserie. 3) Carrosserie suivant revendication 1 ou 2, caractérisée par le fait que, chaque raidisseur vertical est solidaire d'un système de coulissement, pouvant se déplacer dans une glissière longitudinale, sur toute la longueur de la carrosserie. 4) Carrosserie suivant revendications 1 et 2 ou 2 et 3 caractérisée par le fait que les armatures verticales peuvent devenir jointives pour réduire la longueur des parois. 5) Carrosserie suivant revendications I - 3 - 4 ou 2 - 3 - 4, caractérisée par le fait que deux armatures verticales consécutives peuvent être rendues solidaires. 6) Carrosserie suivant revendications 1 - 3 e 4 ou 2 - 3 - 4, caractérisée par le montage d'un volet mobile, longitudinal, à la partie supérieure assurant l'étanchéité à ce niveau, sans pour cela constituer un obstacle à la formation, vers l'extérieur, des ondes provoquées dans la paroi souple, lorsque les raidisseurs verticaux deviennent jointifs. 7) Carrosserie suivant revendications 1 - 3 - 4 ou 2 - 3 - 4 caractérisée par le fait que les parois coulissantes peuvent avoir une ou plusieurs hauteur ou que leurs hauteurs peuvent évoluer entre deux limites.