La présente invention concerne un treillis en bois avec des membrures tendues et des membrures comprimées en bois massif et des barres de treillis qui sont assemblées directement aux membrures tendues et comprimées au moyen de clous. Dans les treillis en bois connus du genre décrit ci-dessus, les barres de treillis sont des planches en bois massif ou des madriers en bois massif. Pour les planches en bois massif et les madriers en bois massif, il est nécessaire d'avoir pour chaque clou isolé une surface de raccordement d'au moins environ 50 à 100 d2 (d=diamètre du clou) pour ne pas dépasser l'effort que peuvent supporter les bois massifs de la part des clous dans le sens longitudinal des fibres. Etant donné que les barres sont dimensionnées en fonction des forces qu'elles ont à supporter et que, par conséquent, on ne dispose pour le clouage que de surfaces relativement petites, on ne peut transmettre que des forces relativement faibles par le clouage direct des barres de treillis avec les membrures tendues et comprimées. Lorsqu'il s'agit de treillis ayant à supporter des charges plus élevées, on en est donc venu à transmettre les forces des barres de treillis dans les membrures de traction et de compression par l'intermédiaire de goussets. Ces goussets offrent une surface de fixation plus grande pour les barres de treillis, mais ils ont pour inconvénient d'exiger un double clouage, c'est-à-dire un premier clouage des goussets avec les membrures tendues et comprimées et un deuxième clouage des barres de treillis avec les goussets. les goussets sont constitués, en général, par des plaques en contre-plaqué ou en métal.L'utilisation de tels goussets représente une augmentation notable du prix de revient des treillis en bois et, pour une construction donnée, augmente les déformations car les forces doivent être transmises deux fois et des déformations élastiques et, en particulier, également plastiques, se font sentir deux fois aux endroits de raccordement. La présente invention propose un treillis en bois, du type mentionné au début avec lequel il est possible de transmettre des forces notablement plus élevées directement des barres de treillis aux membrures tendues et comprimées et grâce auquel'on peut se passer des goussets qui, jusqu'à présent, étaient considérés comme indispensables pour la transmission de forces élevées. Ce résultat est obtenu par l'invention grâce au fait que les barres de treillis sont faites en contre-plaqué pouvant supporter dans le sens longitudinal des barres de treillis, une sollicitation à la traction et à la compression d'au moins 80 kg/cm et ayant une résistance à la pression sur la paroi du trou d'au moins 600 kg/cm2. Grâce à l'utilisation du contre-plaqué présentant par rapport aux barres de treillis en bois massif une résistance à la pression sur la paroi du trou plus élevée, il est possible de réduire notablement l'épaisseur des barres de treillis, en la ramenant dans de nombreux cas, à l'épaisseur minimale que certaines normes fixent à 10 mm (alors qu'elle est de 24 mm pour le bois massif). la diminution de lssépaisseur entraine également une diminution de la longueur des clous, de sorte qu'on peut utiliser des clous relativement courts que l'on peut enfoncer avec des machines à clouer de type commercial.De plus, les barres de treillis ne peuvent pas se fendre et, enfin, il est possible de donner à la barre de treillis sollicitée par compression, un moment d'inertie plus élevé au moyen de traverses en bois plein collées sur ces barres ou entre elles. Etant donné les sections transversales utilisées dans ce cas, le séchage des traverses en bois massif nécessaire pour le collage, est facile à réaliser tandis que, de par sa fabrication même, le contre-plaqué peut être collé sans aucune difficulté. les caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre à titre d'exemple, en référence au dessin annexé dans lequel: - la figure 1 représente une partie d'une ferme à treillis en bois avec un assemblage nodal, selon l'invention. - La figure 2 est une coupe effectuée suivant la ligne II-II de la figure lo - La figure 3 représente en coupe un autre mode deréalisation de l'invention. - La figure 4 représente une partie d'une ferme à treillis en bois suivant un deuxième mode de réalisation des noeuds d'as- assemblage. - La figure 5 est une coupe effectuée suivant la ligne V-V de la figure 4. - La figure 6 représente en coupe, une variante du mode de réalisation de la figure 4. - La figure 7 représente une partie d'une ferme à treillis en bois avec un troisième mode de réalisation des assemblages nodaux. - La figure 8 est une coupe effectuée suivant la ligne X-X de la figure 7. - La figure 9 représente en coupe une variante de mode de réalisation de la figure 7. La ferme ou poutre à treillis en bois, représentée à la figure 1, se compose de membrures comprimées supérieures en bois massif 2 et de membrures tendues en bois massif inférieures 4 qui sont assemblées entre elles par des barres de treillis en contreplaqué 6 et 7. Comme le montrent les figures 2 et 3, les barres de treillis 6 et 7 en contre-plaqué sont entrées entre les bois massifs de membrures 2 et 4, les points d'intersection des lignes neutres 9 des barres de treillis, se trouvant à l'intérieur de la surface de projection des membrures 2 et 4. Les barres de treillis sont assemblées aux membrures par un clouage 12 travaillant au double cisaillement. Les barres de treillis 7 en deux parties travaillant à la compression, sont renforcées contre le flambage par des traverses en bois massif collées ou clouées. les barres de treillis 6 et 7 sont faites en contre-plaqué de qualité contrôlée pouvant subir, dans le sens longitudinal des barres, un effort de traction et de compression d'au moins 80 kg/ cm2 et présentant une résistance à la pression sur la paroi du trou d'au moins 600 kg/cm2. Contrairement à ce qui se passe avec du bois massif, les charges exercées par les clous admissibles avec le contre-plaqué, peuvent être assez élevées puisque la résistance à la pression sur la paroi du trou est de deux à trois fois plus grande. Il faut noter de plus que, dans la zone des points nodaux, on peut utiliser la sollicitation plus faible à la rupture par clivage des membrures tendues et comprimées. De cette façon, dans l'assemblage représenté aux figures 1, 2 et 3, on obtient pour chaque clou, suivant l'inclinaison des barres de treillis, une surface de raccordement minimale d'environ 25 d2 à 35 d2 (d étant le diamètre du clou) alors que cette surface est de 50 d2 pour des barres de treillis en bois massif.On peut donc rapprocher les clous les uns des autres de 1,4 fois à 2 fois plus que dans les treillis eh bois connus: De cette façon, il est possible d'absorber de très grandes forces aux points d'assemblage et il en résulte qu'en clouant directement,comme décrit ci-dessus les barres de treillis aux membrures tendues et comprimées, on peut transmettre des forces du même ordre de gran deur que celles qui nécessitaient jusqu'à maintenant l'utilisation de goussets, mais avec l'avantage supplémentaire qu'il ne se produit qu'une seule transmission de force, de sorte que la rigidité de l'assemblage, est sensiblement plus grande. Des fermes suivant les figures 1, 2 et 3 sont particulièrement avantageuses avec des barres de treillis étroites et longues en contre-plaqué de haute solidité avec lesquelles le point d'intersection de l'axe de gravité de barre de treillis, se trouve encore dans la zone de la surface de projection des membrures. Dans le mode de réalisation suivant la figure 3, les barres de treillis sont faites uniquement d'une barre en contre-plaqué. Sur les barres travaillant à la compression, une traverse est,dans ce cas, collée ou clouée sur les deux côtés. le mode de réalisation représenté aux figures 4, 5 et 6,est particulièrement avantageux lorsqu'on doit monter des barres de treillis courtes et larges en contre-plaqué de faible solidité.les barres de treillis 6 et 7 se croisent au noeud d'assemblage. le point d'intersection des axes des barres de treillis 9, se trouve ici aussi à l'intérieur de la surface de projection des membrures. La surface de raccordement minimale nécessitee, dans ce cas, pour 2 un clou, est d'environ 50 d2, alors qu'elle est d'environ 100 d2 pour des barres de treillis en bois massif. Etant donné qu'avec un clou, on peut aussi bien assembler les barres de treillis entre elles que les barres de treillis avec les membrures, on peut mettre en parallèle, avec la densité de clouage admissible plus faible par rapport au mode de réalisation suivant les figures 1,2 et 3, une diminution de moitié environ du nombre de clous. Dans le mode de réalisation suivant la figure 6, les barres de treillis sont constituées uniquement d'une barre en contre-plaqué. Sur les barres travaillant à la compression, une traverse est dans ce cas, collée ou clouée sur les deux côtés. Le mode de réalisation suivant les figures 7, 8 et 9 représente une autre possibilité de formation des noeuds d'assemblage. les barres de treillis 6, travaillant à la traction, sont raccordées à la membrure pour absorber la différence des efforts créés dans cette membrure à gauche et à droite du point d'assemblage considéré. La barre de treillis 7, travaillant à la compression, est assemblée à la barre de treillis 6 uniquement par joint de contact et n'est fixée par des clous à la membrure que pour en assurer la la position. Ce mode de réalisation combine les avantages des modes de réalisation suivant les figures 1, 2 et 3 à ceux du mode de réalisation suivant les figures 4, 5 et 6. Il faut noter que ce mode de réalisation n'est possible qu' avec du contre-plaqué car, contrairement à ce qui se passe avec le bois massif, la sollicitation à la compression admissible perpendiculairement à l'axe de la barre, correspond sensiblement à la sollicitation à la compression admissible parallèlement à l'axe de la barre et la contraction et le gonflement perpendiculairement à 1' axe de la barre, sont faibles contrairement à ce qui se passe avec le bois massif. Dans le mode de réalisation suivant la figure 9, les barres de treillis sont faites uniquement d'une barre en contre-plaqué. Sur les barres travaillant à la compression une traverse est,dans ce cas, collée ou clouée sur les deux c8tés. Un autre avantage particulier consiste en ce que, avec le treillis en bois suivant l'invention, on peut réaliser des fermes ayant une capacité de portage et, en même temps, une résistance à la déformation supérieures que donne l'emploi connu de goussets, et ceci en utilisant des contre-plaqués ayant une résistance à la traction et à la compression sensiblement supérieure à 80 kg/cm2 et une résistance à la pression sur la paroi du trou sensiblement supérieure à 600 kg/cm2. Au lieu de clous, , on peut utiliser aussi des chevilles ou des goujons. REVEND I UATI0N 1 )- Treillis en bois avec membrures de traction et de compression en bois massif et avec barres de treillis qui sont assemblées directement aux membrures tendues et comprimées par clouage, caractérisé en ce que les barres de treillis sont faites en contre-plaqué avec une contrainte de traction et de compression admissible dans le sens longitudinal des barres de treillis d'au moins 80 kg/cm2 et une résistance à la pression sur la paroi du trou d'au moins 600 kg/cm2. 2 )- Treillis en bois suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les barres de treillis travaillant à la traction et à la compression, sont placées dans des plans décalés respectivement d'une épaisseur de barre et se recouvrent aux noeuds d'assemblage. 30)- Treillis en bois suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les barres de treillis travaillant à la traction et à la compression, sont disposées dans le même plan et sont de forme symétrique aux noeuds d'assemblage. 4 )- Treillis en bois suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les barres de treillis travaillant à la traction et à la compression, sont disposées dans le même plan, en ce que les barres travaillant à la traction recouvrent toute la hauteur des membrures tendues et comprimées et en ce que les barres travaillant à la compression, s'appliquent par leur extrémité dans les noeuds d'assemblage, contre le bord latéral adjacent des barres travaillant à la traction0