.... La présente'invention concerne la séparation de matières particulaires. Dans de nombreuses industries, on sépare de petites particules solides d'autres beaucoup plus grosses par des 5 techniques de sédimentation ou de centrifugation. Cependant, on met en oeuvre parfois de tels procédé dans l'industrie lorsque les petites particules à séparer sont si fines que leur vitesse de sédimentation n'est pas supérieure h 1 mm par heure à 20°C en suspension aqueuse totalement défloculée. 10 L'invention concerne un procédé permettant de séparer de telles particules de petites dimensions. Plus précisément, elle concerne un procédé de séparation de particules de petites dimensions dont la vitesse de sédimentation en suspension aqueuse totalement défloculée n'est pas 15 supérieure à 1 mm par heure à 20°C, en une matière minérale provenant d'un mélange des petites particules de cette matière et d'autres particules j selon ce procédé, on provoque la mise en contact des petites particules avec des corps solides de diamètre moyen au moins égal à 10 microns, de manière que les 20 petites particules soient.adsorbées, de préférence, à la surface des corps, et qu'on sépare les corps qui maintiennent les petites particules du reste des particules. L'invention concerne aussi bien un probédé de séparation de petites particules d'une matière minérale donnée de particules 25 plus grossières de la même matière ou d'un mélange de fines particules de cette matière et d'une ou plusieurs autres matières minérales. De préférence, les corps solides sont des particules grossières sous forme granulaire. Dans une variante, les corps 30 sont de courtes fibres ayant, par exemple, une longueur comprise entre 1 et 2 mm. Après séparation des corps portant les petites particules adsorbées du reste, on peut retirer celles-ci des corps sur lesquels elles sont adsorbées. 35 Selon un premier mode de réalisation de l'invention, on réalise avec une première matière minérale contenant des petites particules dont la vitesse de sédimentation est inférieure 71 13180 2 2086084 à 1 mm par heure-et qu'on doit séparer de particules plus grosses, une pâte défloculée, par addition,par exemple,d'une pâte aqueuse de cette première matière minérale contenant 0,05 à 0,50 1o en poids, par rapport au poids de la première matière 5 minérale, d'un agent défloculanfc convenable, par exemple d'un phosphate condensé (par exemple de l'hexamétaphosphate de sodium, du tétrapyrophosphate de sodium ou du tripolyphosphate de sodium), un sel soluble d'un acide polysilicique ou un sel soluble d'un .acide polyacrylique ou polyméthacrylique ayant 10 un poids moléculaire moyen en nombre compris entre 700 et 10 000 , ou un défloculant constitué par un copolymère soluble dans l'eau, par exemple formé par copolymérisation de deux ou plusieurs monomères dont l'un est un composé vinylique et l'autre un acide carboxylique insaturé ou un composé susceptible dé 15 s'hydrolyser en formant un acide carboxylique insaturé, dont le poids moléculaire moyen en nombre est compris entre 700 et 10 000. On met alors cette pâte défloculée au contact des corps solides en une seconde matière minérale, ceux-ci comprenant des particules notablement supérieures aux particules les plus 20 grosses de la première matière minérale, et on la traite avec un corps tensio-actif. Cette seconde matière minérale peut être identique ou différente de la première, et, en général, elle a une vitesse de sédimentation au moins égalé,à 20 cm par heure en suspension aqueuse à 20°C. Dans certains cas, la première matière 25 minérale ne forme pas de particules grossières, par exemple lorsqu'il s'agit de kaolin; il est alors nécessaire d'utiliser comme seconde matière minérale une matière autre que la première. Dans d''autres cas, on peut mettre en oeuvre des propriétés particulaires de certaines matières minérales ; par exemple, on peut 30 utiliser comme seconde matière, soit une matière telle que le talc dont la surface hydrophobe réduit la consommation d'agents tensio-actif s, soit une matière qui absorbe par chimisorption l'agent . tensio-actif, soit une matière dont les. surfaces portent une charge électrique opposée à celle que porte 1$ Surface dé 35 la première matière. Les agents-tensio-aetdfs qu'on peut utiliser dans ce mode de réalisation dépendent dans une certaine mesure du type de matière à traiter, mais en général, il peut s'agir 71 .13180 2086084 d'une aminé en chaîne longue, comportant, dé préférence, au moins-8 atomes de. carbone, ou'un floculant polymère*à longue chaîne (poids moléculaire moyen en nombre au moins égal à 100 000) par exemple un polyacrylamide ou un polyacrylate. 5 Lorsqu'on met en contact les deux matières minérales, les petites particules de la matière (du fait de leur rapport supérieur surface sur poids) s'adsorbent sur les particules grossières de la seconde matière. Dans certains cas, il peut être nécessaire d'ajouter, de plus, des petites quantités d'agents tensio-actifs 10 à la suspension de matière^fainéralegfaélangées. On peut ensuite séparer les fines particules de la première matière adsorbées sur les particules grossières de la seconde des autres particules par des procédés connus de séparation, par exemple par tamisage, à l'aide de cyclones hydrauliques ou par sédimentation 15 continue ou par lots; on peut séparer les petites particules de la première matière ues particules de la seconde, sur lesquelles elles sont adsorbées, en agitant, par exemple, les particules en solution alcaline, par exemple dans une solution contenant 5 i° en poids de soude. 20 Selon un second mode de réalisation de l'invention, on réalise une boue de la première matière minérale. On revêt des corps solides en une seconde matière minérale, différente de la première, d'un agent tensio-actif, et on les met au contact de la boue contenant la première matière. Les fines particules ? R 3 de cette première matière s'adsorbent sur les particules de la seconde qu'on retire alors de la suspension par flottation par moussage. Celle-ci s'effectue avantageusement suivant l'un des modes opératoires A ou B ci-dessous. MODE OPERATOIRE A •ZQ On réalise le mélange des deux matières minérales sous forme d'une pâte aqueuse dont la teneur en solides est d'au moins 20 $ en poids et on l'amène alors, à cette teneur en solides en agitant la pâte. Au cours et avant cette agitation, on mélange à la pâte un déflaculant, un alcali destiné à élever le pH de la pâte aqueuse à une valeur supérieure à 7, et un collecteur de l'une des deux matières. Après mise de la solution dans l'état décrit, on ajoute un agent de moussage. La pâte aqueuse 7 î 13180 4 2086084 ainsi rendue réactive est alors introduite, de préférence apree dilution, si cela est nécessaire, à une teneur en solides comprise entre 15 et 30 i° en poids, dans une cellule de flottation par moussage comportant une hélice centrale interne immergée 5 et elle subit un procédé de flottation par moussage donnant une mousse pratiquement constituée de l'une des deux matières minérales, et un produit d'évacuation pratiquement constitué de l'autre matière minérale, le défloculant utilisé dans ce mode opératoire peut être,par exemple,du silicate de sodium 10 qu'on utilise avantageusement en quantité comprise entre 0,45 et 5*4 kg par tonne du mélange des deux matières. L'alcali utilisé pour élever le pH de la pâte peut être de l'ammoniaque qu'on utilise,en général,en quantité comprise entre 0,45 et 5.4 kg par tonne du mélange. Le collecteur peut être,par exemple, 15 un acide gras contenant de 8 à 20 atomes de carbone. Des matières qu'on préfère à ce titre sont les acides oléique et laurique ; dans le cas de l'acide oléique, on utilise en général 0,67 à 3.5 kg par tonne de mélange. L'agent de moussage peut être,par exemple,de l'huile de pin ou un éther méthylique ou éthylique 20 d'un polypropylène-glycol'. On peut aussi utiliser un activateur qui peut être par exemple un sel soluble dans l'eau d'un métal lourd ou d'un métal alcalino-terreux (comprenant le magnésium), par exemple de l'acétate de ; plomb ou du chlorure de calcium. MODE OPERATOIRE B 25 On forme avec le mélange des deux matières minérales une pâte aqueuse dont la teneur en solides est au moins égale à 20 i° en poids, et on ajoute alors à la pâte un acide minéral permettant de réduire le pH à 4 ou au-dessous. On ajoute un collecteur cationique à la pâte avec un agent de moussage. 30 On met alors la pâte préactive de façon qu'elle ait une teneur au moins égale à 20 $ en poids en solides.La pâte ainsi conditionnée et rendue réactive est alors soumise à une flottation par moussage, de préférence après dilution, le cas échéant, à une teneur en solides comprise entre 1 5 et 30 5» en 35 poids, dans une cellule de flottation comportant une hélice centrale interne immergée. La mousse contenant pratiquement l'une des deux matières est recueillie et on.pulvérise de l'eau 71 13180 5 2086084 sous pression, de façon à détruire la mousse, le collecteur cationique utilisé est avantageusement une aminé aliphatique ayant de 8 à 20 atomes de carbone ou un acétate ou un chlorure d'une telle aminé, et on en utilise avantageusement une quantité 5 comprise entre 0,09 et 0,9 kg par tonne de mélange. L'agent de moussage peut être,par exemple»de l'huile de pin ou un éther éthylique ou méthylique d'un polypropylène-glycol, et on l'utilise en quantité à peu près identique à la quantité de collecteur utilisée.On peut ensuite séparer les fines particules de .minérale 10 la premiere matiere/de celles de la seconde matière par des procédés connus, par exemple par les procédés décrits précédemment. Les agents tensio-actifs qu'on peut utiliser dans ce mode de réalisation comprennent des floculants polymères à longue chaîne, par exemple un polyacrylamide ou un polyacrylate dont le poids 15 moléculaire moyen en nombre est au moins égal à 100 000. Dans ce mode de réalisation, il est nécessaire d'utiliser des quan- . _ premier tités supérieures d'agents tensio-actifs à celles utilisées dans le/ mode de réalisation ; cela permet cependant d'utiliser une seconde matière minérale dont les dimensions de particules sont 20 inférieures. Dans un troisième mode de réalisation de l'invention, on forme une suspension défloculée d'une première matière minérale, par exemple par les procédés décrits dans le présent mémoire. On ajoute alors des corps solides sous forme de fibres 25 à la suspension. Les fibres peuvent comprendre, par exemple, un ou plusieurs des types de fibres suivants : (a) les fibres"qui ont à l'état naturel des ions hydrogène ou d'autregèations le long- de leur chaîne, par exemple les fibres cellulosiques ; 30 (b) les fibres qui peuvent adsorber un agent tensio- actif cationique de manière à former des fibres; ayant des propriétés d'adsorption analogues à celles des fibres du type (a) ci-dessus ; ou (c) des matières minérales fibreuses., par exemple de 35 l'amiante. On disperse les fibres dans la suspension défloculée de la première matière minérale, par exemple par agitation, et les 71 13180 6 2086084 petites particules adhèrent à la surface des fibres. On sépare alors celles-ci de la suspension, puis les petites particules de la première matière de celles-ci, par des procédés connus. Les agents tensio-actifs qu'on peut utiliser dans ce mode de 5 réalisation sont du type qui donne une surface cationique aux fibres. De préférence, on utilise des amidons cationiques, des polyamines ou des polyéthylimines. Dans un quatrième mode de réalisation de l'invention, on forme un mélange de matières minérales comprenant essentiel-10 lement de fines particules dont la vitesse de sédimentation est inférieure à 1 mm par heure sous forme d'une pâte défloculée, par exemple par addition à une pâte de matière minérale de0,05 à 0,50 $> en poids, par rapport au poids total du mélange de matière minérale de petites dimensions, d'un agent déflocu-15 lant convenable, par exemple d'un phosphate condensé (tel que l'hexamétaphosphate de sodium, le tétrapyrophosphate de sodium ou le tripolyphosphate de sodium), un sel soluble dans l'eau d'un acide polysilicique, un sel soluble dans l'eau d'un acide polyacrylique ou polyméthacrylique ayant un poids molé-20 culaire moyen en nombre compris entre 700 et 10 000 ou un dé-floculant constitué par un copplylème soluble dans l'eau, par exemple formé par copolymérisation de deux ou plusieurs monomères dont l'un est un composé .vinylique et l'autre un acide carboxylique insaturé ou un composé susceptible de s'hydrolyser en 25 formant un acide carboxylique insaturé, ayant un poids moléculaire moyen en nombre compris entre 700 et 10 000. On met alors cette pâte défloculée au contact de corps solides, sous forme d'une matière minérale grossière en particules dont le diamètre moyen est au'moins égal à 10 microns et est notablement supérieur 30 aux plus grosses particules présentes dans le mélange, puis on la traite avec un agent tensio-actif. La matière minérale grossière peut être identique ou différente de celle qui constitue les fines particules destinées à.être adsorbées préférentielle-ment sur la matière minérale grossière; en général, les particules 35 grossières ont une vitesse de sédimentation au moins égale à 20 cm par heure en suspension aqueuse à 20°C. Lorsque la matière minérale à adsorbeaj&e préférence n'existe pas sous forme grossière, par exemple lorsque cette matière est du kaolin, 71 13180 7 2086084 il est nécessaire d'utiliser un type différent pour la matière minérale grossière. Dans d'autres cas, on peut mettre en oeuvre des propriétés particulières de la matière minérale ; par exemple, le talc a une surface naturellement hydrophobe et,en conséquence, 5 il nécessite une quantité relativement peu importante d'agent tensio-actif. Dans une variante, on peut utiliser des matières minérales qui adsorbent l'agent tensio-actif par chimisorption ou des matières . minérales dont les surfaces portent une charge électrique opposée à celle que portent les fines particules de ~ ^ la matière à absorber de préférence. L'agent tensio-actif à utiliser dans ce mode de réalisation de l'invention dépend, dans une certaine mesure»du type de matière à traiter, mais il peut s'agir, en général, d'une aminé à longue chaîne, ayant,de préférence, au moins 8 atomes de car-15 bone, ou d'un flo.culant polymère ayant un poids moléculaire moyen en nombre au moins égal à 100 000, par exemple un polyacrylamide ou un polyacrylate. Lorsqu'on met le mélange de fines particules de matières différentes au contact des particules grossières, les fines 20 particules d'une espèce particulière s'adsorbent de préférence sur les particules grossières, l'espèce adsorbée de préférence étant en général la matière minérale qui a la plus grande affinité pour l'agent tensio-actif (qui se trouve à Iqéurface des particules grossières) ou pour la surface naturelle de la par-25 ticule grossière elle-même. Dans certains cas,il peut être nécessaire d'ajouter de plus une petite'quantité d'agent tensio-actif à la suspension. On peut séparer ensuite les fines particules de l'espèce adsorbée de préférence sur les particules grossières,des fines 30 particules des autres composants du mélange par des procédés connus de séparation, par exemple par les procédés décrits dans le présent mémoire. On peut séparer les fines particules de la matière adsorbée des particules grossières sur lesquelles elles se trouvent en agitant, par exemple, les particules 35 grossières en solution alcaline, par exemple dans une solution contenant 5 f° en poids de soude. Dans un cinquième mode de réalisation de l'invention, on forme un mélange de fines particules de différentes matières 71 13180 8 2086084 minérales en une suspension défloculée, par exemple par le procédé décrit précédemment. On ajoute alors des corps solides sous forme de fibres à la suspension. "Les fibres peuvent être d'un ou plusieurs des types suivants : 5 (a) les fibres qui portent, à l'état naturel, des ions hydrogène ou d'autres cations placés sur leur longueur, par exemple des fibres cellulosiques ; (b) les fibres qui peuvent adsorber des agents tensio-actifs cationiques de manière à former des fibres dont les 10 propriétés d'adsorbtion sont analogues à celles des fibres (a) ci-dessus j ou (c) des matières minérales fibreuses, par exemple de l'amiante. On disperse les fibres dans une suspension défloculée 15 du mélange de fines particules de différentes matières minérales, par exemple par agitation, les fines particules de l'espèce considérée s'adsorbent de préférence à la surface des fibres. On sépare alors ces dernières de la suspension puis les fines particules adsorbées sélectivement par des procédés connus. 20 Les agents tensio-actifs qu'on peut utiliser dans ce mode de réalisation sont ceux qui donnent une surface cationique aux fibres ; de préférence, on utilise des amidons cationiques, des polyamines ou des polyéthylimines. 71 13180 9 2086084 '£>*autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront mieux de la description,qui va suivre,d'exemples particuliers de mise en oeuvre de l'invention. EXEMPLE 1 5 On revêt des particules de calcite filonienne broyée de dimensions comprises entre 0,152 et 0,295 mm d'une solution diluée d'un polyacrylamide dont le poids moléculaire moyen en nombre est de 1 000 000 en quantité équivalant à 45 g de polyacrylamide par tonne de calcite. On déflocule avec 0,30 10 en poids d'hexamétaphosphate de sodium, par rapport au poids de kaolin sec, une suspension à 10 i<> en poids de kaolin dont 1 $ en poids est formé de particules de diamètre supérieur à 10 microns, et 35 i° en poids de particules inférieures à 0,5 micron (c'est-à-dire contenant des particules dont la vitesse de sédimentation 15 n'est pas supérieure à 1 mm par heure à 20°C).0n introduit alors la calcite traitée (qui forme les corps solides) dans la suspension défloculée, et on agite doucement le mélange pendant 10 minutes, puis on laisse reposer pendant 3 minutes. Le mélange se sépare en une couche inférieure comprenant des particules de 20 calcite et de fines particules de kaolin adhérant à celles-cir ainsi qu'une couche surnageante comprenant les particules de kaolin les moins fines. On détermine les caractéristiques dimen-sionnelles des particules du kaolin de la couche qui surnage et on constate que ce kaolin comprend 1,5 f° en poids de particules 25 de diamètre supérieur à 10 microns et 13 en poids de particules de diamètre inférieur à 0,5 micron. Ainsi, les fines particules dont la vitesse de sédimentation n'est pas supérieure- à 1 mm par heure à 20°C se séparent des particules plus'grossières de kaolin. On retire alors.les fines particules de kaolin adsorbées 30 de la calcite en agitant le mélange dans une solution aqueuse contenant 5 $> en poids de soude, puis on laisse se déposer la calcite qui laisse le kaolin en suspension. EXEMPLE 2 On recouvre un échantillon de calcite de dimension 35 comprise^ entre 0,076 et 0t295 mm d'une suspension aqueuse diluée dfun polyacrylamide dont "le poids moléculaire moyen en nombre est égal à 500 000, la quantité introduite étant de 45 g par tonne de calcite. On utilise alors 71 13180 10 2086084 une suspension à 10 fo en poids de particules de kaolin qui contient 1 $> en poids de particules de diamètre supérieur à 10 microns et 41 % en poids de particules de diamètre inférieur à 0,5 micron, (c'est-à-dire contenant des particules dont la vitesse de sédimen-5 tation n'est pas supérieure à 1 mm par heure à 20°c)«0n déflocule alors cette suspension en agitant 2,25 kg/tonne de suspension de silicate de sodium. On introduit alors la calcite réactive qui constitue les corps solides à la suspension de kaolin et on agite le mélange pendant 10 minutes. Ensuite, on ajoute 90 g/tonne 10 d'acide oléique et on agite le mélange pendant 15 minutes, puis on le fait passer dans une.ce e de flottation par moussage v Ai04-1- _ ou on retire la "calclte/dans la mousse* On mesure alors" la dimension des particules du kaolin évacué par l'appareil et on constate qu'il y a 2,1 $> de particules de diamètre supérieur 15 à 10 microns et 22 fo de particules de diamètre inférieur à 0,5 micron. Ainsi, on sépare les fines particules dont la vitesse de sédimentation n'est pas supérieure à 1 mm/h à 20°C des particules plus grossières. et on en retire les fines particules en lavant les fibres sur un tamis d'ouverture égale à 0,152 mm. On met alors les fibres en suspension dans l'eau de façon à former une suspension à 5 $ en poids, on agite et on introduit un amidon 25 cationique connu sous le nom de "Q-ÏAC", fabriqué par Corn Products Limited, en quantité correspondant à 2,25 kg/tonne. On introduit alors les fibres réactives qui constituent les corps solides à une suspension aqueuse à 15 % en poids de kaolin qui contient 1 i° en poids de particules de diamètre supérieur à 10 30 microns et 29 en poids de particules de diamètre inférieur à 0,5 micron, c'est-à-dire contenant des particules dont la vitesse de sédimentation n'est pas supérieure à 1 mm/h à 20°C. On agite les fibres pendant 6 minutes et on les retire par tamisage, sur un tamis d'ouverture de maille égale à 0,152 mm. 35 La répartition granulométrique de la suspension de kaolin passant dans le tamis est telle qu'elle contient 1,5 % en poids de particules de diamètre supérieur à 10 microns et 15 $ en poids de 20 EXEMPLE 3 ■ On prélève un échantillon de pâte de bois blanchie au sulfite 71 13180 n 2086084 particules de diamètre inférieur à 0,5 micron. Ainsi, on a séparé les particules ayant une vitesse de sédimentation au plus égale à 1 mm/h. à 20°C des particules plus grossières. EXEMPLE 4 5 Une suspension à 10 % en poids de kaolin comprend 1 % en poids de particules de diamètre supérieur à 10 microns et 35 i° en poids de particules de diamètre inférieur à 0,5 micron, c'est-à-dire qu'elle contient des particules ayant une vitesse de sédimentation qui ne dépasse pas 1 mm/h à 20°C. On déflocule cette 10 suspension avec 0,30 i<> en poids d'hexamétaphosphate de sodium par rapport au poids de kaolin sec. On fait remonter la suspension aqueuse défloculée de kaolin dans un lit fixe de particules de calcite filonée dont les particules ont des dimensions comprises entre 0,152 et 0,295 mm. On a préalablement 15 revêtu les particules de calcite filonienne dfun polyacrylamide dont le poids moléculaire moyen en nombre est égal à 1 000 000 en quantité correspondant à 45 g de polyacrylamide par tonne de calcite, cette dernière constituant les corps solides. On fait passer la suspension aqueuse dans le lit de calcite avec recircu-20 lation, pendant un temps total de 15 minutes. On détermine alors la répartition granulométrique du kaolin en suspension, et on constate que 2 $ en poids des particules ont un diamètre supérieur à 10 microns et 11 en poids un diamètre inférieur à 0,5 micron. Ainsi, on obtient la séparation voulue. 25 EXEMPLE 5 On revêt des particules de calcite filonienne broyéer dont le diamètre est compris essentiellement entre t25 et 250 microns, d'une solution diluée d'un polyacrylamide dont le poids moléculaire moyen en nombre est égal à 1 000 000 et en quantité équiva-30 lant à 45 g de polyacrylamide par tonne de calcite,On traite une suspension à 10 i» en poids d'un minerai impur de kaolin contenant, comme Impureté, 5 en poids de quartz en fines particules, le mélange de minerai ayant une répartition granulométrique telle que 73 i° en poids comprend des particules dont la vitesse de sédi-35 mentation n'est pas supérieure à 1 mm par heure, c'est-à-dire contenant des petites particules dont la vitesse de sédimentation n'est pas supérieure à 1 mm/h à 20°C. On déflocule la suspension 71 13180 12 2086084 avec 0,30 % en poids d'hexamétaphosphate de sodium, par rapport au poids de solides secs. On introduit alors la calcite traitée qui constitue les corps solides, dans la suspension défloculée et impure de kaolin, et on agite doucement le mélange pendant 10 mi-5 nutes, puis on le laisse reposer pendant 3 minutes, le mélange se sépare en une couche inférieure comprenant des particules de calcite et surtout de fines particules de kaolin y adhérant, et une couche surnageante comprenant la plupart des particules grossières et certaines des particules de kaolin. On sépare 10 les particules de calcite comportant les fines particules de kaolin de la couche qui svirnage en versant le mélange à travers un tamis dont l'ouverture nominale égale 3 microns et on sépare les fines particules de kaolin de la calcite en agitant les particules pendant 10 minutes dans une solution contenant 15 5 ia en poids de soude. On verse à nouveau le mélange sur un tamis de 3 microns d'ouverture et on conserve la suspension passant à travers le tamis. On constate que les particules solides de cette suspension comprennent du kaolin contenant seulement 0,5 i° en poids de quartz,et 86 $ en poids des particules ont une vitesse de sédi-20 mentation qui n'est pas supérieure à 1 mm/h. On obtient ainsi la séparation voulue. Il est bien entendu que l'invention n'a été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra apporter toute équivalence technique dans ses éléments consti-25 tutifs sans pour autant sortir du cadre de ladite invention, qui est défini dans les revendications annexées. 71 13180 13 2086084 RE7MDI CATIONS 1 . Procédé de séparation de fines particules ayant une vitesse de sédimentation en suspension aqueuse totalement défloculée inférieure ou égale à 1 mm/h à 20°C, d'une matière minérale d'un 5 mélange des fines particules de cette matière et d'autres particules, caractérisé en ce qu'on provoque la mise en contact des fines particules avec des corps solides ayant un diamètre moyen au moins égal à 10 microns, de manière que la surface des corps solides adsorbe de préférence les fines particules de ladite ma- 10 tière, et on sépare les corps solides portant les particules adsorbées du reste des particules. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les corps solides sont des particules grossières granulaires» 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que 15 les corps solides sont de courtes fibres, dont la longueur est de préférence comprise entre 1 et 3 mm. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que les fibres comportent soit à l'état naturel des ions hydrogène ou d'autres cations sur leur longueur , soit peuvent adsorber 20 un agent tensio-actif cationique donnant des fibres ayant les mêmes propriétés que les fibres précitées, soit sont des matières minérales fibreuses. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que les fibres sont des fibres cellulosiques ou de l'amiante ou en ce 25 que l'agent tensio-actif est un amidon cationique, une polyamide ou une polyéthylimine. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ee que les autres particules sont des particules de dimensions supérieures de la même matière minérale, ou de 30 fines particules d'une autre matière minérale. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on met le mélange sous forme d'une pâte défloculée avant de provoquer la mise en contact des fines particules avec les corps solides, par addition à une pâte aqueuse 35 du mélange de 0,05 à 0,50 $ en poids, par rapport au poids total du mélange, d'un agent défloculant qui est un phosphate condensé, un sel soluble dans l'eau d'un acide polysilicique, un sel soluble 71 13180 h 2086084 dans l'eau d-'un acide polyacrylique ou polymêthacryiique ayant un poids moléculaire moyen en nombre compris entre 700 et 10 000, ou un défloculant constitué d'un copolymère soluble dans l'eau, notamment réalisé par copolymérisation de deux ou plusieurs rnono- 5 mères dont l'un est un composé vinylique et un autre un acide carboxylique insaturé ou un composé susceptible de s'hydroxyser en donnant un acide carboxylique insaturé, et ayant un poids moléculaire moyen en nombre compris entre 700 et 10 000. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications précé- 10 dentes, caractérisé en ce qu'on met en contact les fines particules avec les corps solides en présence d'un agent tensio-actif, qui est, de préférence, une aminé à longue chaîne ou un floculant polymère à longue chaîne dont le poids moléculaire moyen en nombre est au moins égal à 100 000, ladite aminé à longue chaîne 15 contenant de préférence au moins 8 atomes de carbone et ledit floculant polymère à longue chaîne étant de préférence un polyacrylamide ou un polyacrylate. 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on sépare les corps solides portant 20 les fines matières adsorbées du reste des particules par tamisage, à l'aide d'un cyclone hydraulique ou par sédimentation continue ou par lots. 10. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'on sépare les corps solides portant les 25 fines matières adsorbées du reste des particules par flottation par moussage. 11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'à partir du mélange de matières minérales et de corps solides on forme une pâte aqueuse dont la teneur en solides est au moins égale 30 à 20yZ en poids, qui est ensuite agitée pour la mettre dans l'état voulu, et en,ce que, pendant ou avant cette agitation, on mélange à la boue aqueuse un défloculant, un alcali en quantité suffisante pour que le pE de la pâte aqueuse devienne alcalin, et un collecteur de l'une des matières minérales, puis on ajoute à la 35 pâte, après agitation, un agent de moussage, et on introduit la pâte aqueuse réactive ainsi formée dans une cellule de flottation par moussage, le mélange donnant alors par flottation une mousse t BAD ORIGINAL 71 13180 15 2086084 et un produit d'évacuation,dont l'un comprend essentiellement les corps solides et les fines particules adsorbées, et l'autre les autres particules du mélange. 12. Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce 5 qu'on dilue la pâte réactive pour qu'elle'ait une teneur en solides comprise entre 15 et 30 % en poids avant son introduction dans la cellule de flottation par moussage et en ce que cette dernière cellule comporte une hélice centrale interne immergée. 13. Procédé selon l'une des revendications 11 et 12, carac-10 térisé en ce que le défloculant est du silicate de sodium en quantité comprise entre 0,45 et 5»4 kg par tonne du mélange,, en ce que l'alcali est de l'ammoniaque; en ce que le collecteur est un acide gras contenant de 8 à 20 atomes de carbone, et en ce que l'agent de moussage est de l'huile de pin, ou un éther méthyli-15 que ou éthylique d'un polypropylène-glycol, et en ce que de plus,on utilise,de préférence,un activateur au cours de la flottation, celui-ci étant un sel soluble dans l'eau d'un métal lourd, d'un métal alcalino-terreux ou du magnésium. 14. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en 20 ce qu'on met le mélange des matières minérales et des corps solides sous forme d'une _pâte aqueuse dont la teneur en solides est au moins égale à 20 ^ en poids, en ce qu'on ajoute alors au mélange un acide minéral en quantité suffisante pour abaisser le pH de la pâte à une valeur inférieure ou égale à 4,0, en ce qu'on 25 ajoute à la pâte un collecteur cationique et un agent de moussage, et en ce qu'on met en état la pâte réactive par agitation, puis on l'introduit dans une cellule où elle subit une flottation par moussage telle qu'on obtiènt une mousse et un produit d'évacuation dont l'un comprend essentiellement les corps solides et 30 des particules adsorbées et l'autre des autres particules du mélange. 15. Procédé selon la revendication 14» caractérisé en ce qu'on dilue la pâte réactive à une teneur en solides comprise entre 15 et 30 i° en poids avant de l'introduire dans la cellule 35 de flottation, et en ce que celle-ci comporte une hélice interne centrale immergée. 71 13180 16 2086084 16. Procédé selon l'une des revendications 14 et 15» caractérisé en ce que le collecteur cationique est une aminé aliphatique ayant de 8 à 20 atomes de carbone, ou un acétate ou un chlorure d'une telle amine,et en ce que l'agent de moussage 5 est de l'huile de pin ou un éther méthylique ou éthylique d'un polypropylène-glycol. 17. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on sépare les fines particules de ladite matière minérale des corps solides en agitant ceux-ci 10 dans une solution alcaline qui est de préférence une solution aqueuse comprenant 5 $ en poids de soude.