La présente invention se rapporte à des dispositifs de formation d'images ultrasonores, et elle vise plus spécialement un dispositif de forma- tion d'images ultrasonores permettant d'obtenir une image nette en effectuant un balayage tout en faisant varier la fréquence ultrasonore ou en superposant des ondes ultrasonores de fréquences différentes. Le dis- positif selon l'invention utilise un élément piézo- électrique macromoléculaire comme transducteur. On fait appel à des dispositifs de formation d'images ultrasonores par exemple dans les microscopes à ultrasons, dans les dispositifs de diagnostic par ultrasons ou dans les détecteurs ultrasonores de défauts. On peut ranger ces dispositifs suivant plu- sieurs groupes, selon le mécanisme utilisé. Dans un premier groupe, on forme les images en recevant les ondes ultrasonores réfléchies par les objets; dans un second groupe, on forme les images en recevant les ondes ultrasonores qui ont traversé les objets; dans un troisième groupe, onforme les images en recevant à la fois les ondes ultrasonores réfléchies par les objets et les ondes ultrasonores qui ont traversé ces objets;et, dans un quatrième groupe, on fait appel à un procédé d'holographie ultrasonore, selon lequel on forme un hologramme ultrasonore en appliquant une onde de référence à une onde ultrasonore, réfléchie par un objet ou ayant traversé cet objet, que l'on utilise ensuite pour obtenir une image visible par effet acousto- optique. Une onde ultrasonore subit une forte atté- nuation à la traversée d'un milieu. Plus la fréquence est élevée (c'est-àdire plus la longueur d'onde est courte), plus l'atténuation est importante. Il en résulte que l'on ne peut pas utiliser une onde ultra- sonore de fréquence très grande pour observer l'intérieur d'un objet à examiner. C'est ainsi par exemple que la fréquence ultrasonore la plus élevée pouvant être uti- lisée par un dispositif de diagnostic par ultrasons est limitée à une valeur de l'ordre de 15 ou 16 MHz, même s'il s'agit d'examiner des parties situées au voisinage d'une couche superficielle, et à une valeur de l'ordre de 5 ou 6 MHz, s'il s'agit d'examiner des couches plus profondes. Il est bien connu des spécia- listes que le pouvoir de résolution du dispositif de formation d'images ultrasonores est inversement pro- portionnel à la longueur d'onde. Etant donné que la fréquence de travail est limitée comme expliqué plus haut, le pouvoir de résolution de ces dispositifs est donc limité en conséquence. Lorsqu'elle traverse un objet à examiner, une onde ultrasonore subit une dif- fraction ou un retard. Par suite, les ondes résultantes interfèrent les unes avec les autres ou se réfléchissent de façon irrégulière, ce qui provoque la formation d'un bruit qui se présente sous la forme déparlies éclairées et de parties ombrées ou "fantômes". En outre, et en raison de facteurs propres au dispositif lui-même, la valeur réelle du pouvoir de résolution est inférieure à la valeur théorique, telle que déterminée-à partir de la fréquence de l'onde ultrasonore. La valeur efficace de la résolution est souvent égale à plusieursfois la lon- gueur d'onde de l'onde ultrasonore utilisée. Un procédé destiné à empêcher la diminution du pouvoir de résolution provoqué-par le bruit résultant des interférences indiquées plus haut est décrit par exemple dans un article de Korpel et divers, paru dans la revue "Acoustical Holography", 5,pages 373-390 (1974). Le principe de ce procédé repose sur le fait que, si l'-on fait varier, de façon continue ou discontinue, la longueur d'onde d'une onde ultrasonore de manière à obtenir une image formée par des ondes ultrasonores 2 4 705 13 ayant des longueurs d'onde différentes, les effets de bruit correspondant à ces ondes ultrasonores différentes diffèrent les uns des autres. Par conséquent, si l'on ne met en évidence que l'image désirée, on obtient une image nette. Bien entendu, on peut appliquer ce principe au cas o l'on forme simultanément des ondes ultrasonores de longueurs d'onde différentes superposées les unes aux autres. Par ailleurs, le brevet des Etats-Unis d'Amé- rique 3 564 904 décrit un procédé selon lequel on fait correspondre à des lumières de *diverses teintes des hologrammes ultrasonores de longueur d'onde différentes obtenues en appliquant une série de faisceaux ultra- sonores à un objet, simultanément ou selon un ordre donné, de façon à obtenir une image en couleur. Une telle image en couleur peut être obten. ue non seulement par holographie mais également par un procédé selon lequel, à la réception d'une image ultrasonore par un transducteur, les ondes ultrasonores reçues, de longueur d'ondes différentes, apparaissent sous des couleurs dif- férentes. De plus, on peut obtenir des résultats satis- faisants en faisant appel au procédé de 'Korpel et divers ou au procédé décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 564 904, que l'on vient de citer, avec une gamme de fréquences ultrasonores aussi vaste que pos-. sible. D'une façon générale, un dispositif de forma- tion d'images ultrasonores de type classique fait appel à un élément piézoélectrique inorganique, par exemple un élément de zirconate-titanate de plomb (dit élément PZT) ou un cristal, comme transducteur ultrasonore. En, gros, la fréquence de résonance f d'un élément piézo- électrique utilisé en tant que transducteur ultra- sonore a pour expression f0 = v/21, (1) 1 désignant l'épaisseur de l'élément piézoélectrique et v la célérité acoustique dans cet élément. Un élément piézoélectrique inorganique présente un pouvoir de conversion A égal à plusieurs dizaines pour cent, au voisinage de la fréquence de résonance fO. Ce pouvoir de conversion A est défini par l'expression Puissance acoustique A (%) = - - x 100 (2) Energie électrique Mais ce pouvoir de conversion A décroît brusquement de part et d'autre de la fréquence de résonance f0; autrement dit, la valeur maximale de ce pouvoir de conversion A correspond à la fréquence de résonance fO' La figure 1 correspond à un type de mesures effectuées pour déterminer les variations du pouvoir de conversion A d'un transducteur comportant un élé- ment piézoélectrique en niobate de plomb, en faisant varier la fréquence tout en maintenant l'énergie électrique à une valeur constante. On voit, sur cette figure, que le pouvoir de conversion A passe par un maximum AMax pour la fréquence de-résonance fO. Comme il ressort de la figure 1, l'intervalle de fréquences dans lequel le pouvoir de conversion A prend des valeurs supérieures à la moitié de Amax' n'est que d'environ 0,6 MHz. Dans cet intervalle, le pouvoir de conversion varie très rapidement en fonction de la fréquence, et, par conséquent, les images reçues que l'on obtient pour les fréquences produites diffèrent en netteté les unes des autres,desorte que le traitement des images est assez difficile. Dans le cas d'un élément piézoélectrique inorganique en niobate de plomb ou en PZT, l'impédance de cet élément et la phase dessignaux qui lui parviennent varient considérablement quand on s'éloigne de la fréquence de résonance fO, comme indiqué sur la figure 2. Par conséquent, si l'on fait varier d'une quantité assez importante la fréquence de part et d'autre de f0, il est extrêmement difficile d'associer au transducteur un dispositif à fréquence élevée servant à actionner ce transducteur et, par suite, les moyens qu'il faut utiliser pour régler ou commander ce dispositif sont complexes. Il est donc difficile de modifier fréquemment la fréquence. Si l'on fait varier la fré- quence dans un intervalle à l'intérieur duquel au moins la phase et le pouvoir de conversion varient assez peu, de telle façon que la gamme de fréquences du transducteur soit définie par le pouvoir de conver- sion maximal Rax et max /2 dans cet intervalle, la variation de fréquence du transducteur au niobate de plomb descend jusqu'à 3 MHz à 0,3 près. L'invention vise un dispositif de formation d'images ultrasonores (pouvant tre utilisé par exemple dans une installation holographique ou dans une ins- tallation de balayage), dans lequel le pouvoir de con- version du transducteur ne varie pas brutalement avec la fréquence, dans lequel les images reçues corres- pondant à des fréquences diverses ne diffèrent pas beaucoup en qualité les unes des autres et dans lequel la phase et le pouvoir de conversion ne varient prati- quement pas dans toute une vaste gamme de fréquences. De façon plus précise, l'invention a pour objet un dispositif de formation d'images ultrasonores comportant un transducteur qui contient un élément piézoélectrique constitué par une feuille en un maté- riau piézoélectrique macromoléculaire d'une épaisseur comprise entre 3 microns et 1 000 microns. Des élec- trodes sont disposées de part et d'autre de cette feuille piézoélectrique. Un dispositif de superposition de signaux de fréquence élevée ou un dispositif de balayage de signaux de fréquence élevée applique à ses électrodes, simultanément ou toux à tour, des signaux de fréquence élevée ayant des fréquences différentes, dans une gamme de fréquences entourant la fréquence de résonance etcomprise entre + 10 % et 70 % de la fréquence de résonance de cette feuille piézo- électrique. Cette feuille piézoélectrique est en un matériau macromoléculaire, par exemple en polymères et en copolymères de monomères polaires. De façon plus précise, les matériaux qui conviennent le mieux pour cette feuille piézoélectrique sont le fluorure de vinylidàne, la fluorure de vinyle, le trifluoroéthylène et le fluorochlorovinylidne. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés, et donnant, à titre explicatif mais nullement limitatif, une forme de réalisation du dispositif selon l'invention. Sur ces dessins, les fig. 1 et 2, qui correspondent à la technique antérieure, sont des courbes représentant les variations, en fonction de la fréquence en MHz, respectivement du pouvoir de conversion (en %) (fig. 1) et de l'impédance (en ohms) et de la phase (en degrés) (fig. 2) d'un transducteur au niobate de plomb; et les fig. 3 et 4 représentent des courbes homologues de celles des fig. 1 et 2, mais correspondant à un transducteur à élément piézoélectrique macromolécu- laire selon l'invention. Le demandeur a dirigé ses recherches vers l'utilisation d'un élément piézoélectrique macromolé- culaire, par exemple en fluorure de polyvinylidène, au lieu de l'élément piézoélectrique inorganique classique, comme transducteur dans un dispositif de formation d'images ultrasonores dans lequel on procède à une variation de fréquence ou à une superposition de fréquences. A la suite de ces recherches, le demandeur a constaté que, tandis que le coefficient d'accouplement électro-mécanique d'un élément piézoélectrique inorgani- que de bonne qualité dépasse 50 %, celui d'un élément piézoélectrique macromoléculaire est-très faible et ne dépasse pas 20 % et que, par conséquent, le rendement ultrasonore de ce dernier est faible. De la comparaison entre le rendement maximal de l'élément piézoélectrique macromoléculaire avec celui de l'élément piézoélectrique inorganique, le demandeur a tiré cette conclusion que l'élément piézoélectrique macromoléculaire ne convient pas comme transducteur dans un dispositif-de formation d'images ultrasonores. Mais, si l'on fait varier la fréquence, un élément piézoélectrique inorganique présente les inconvénients énoncés plus haut. Par ailleurs, dans le cas d'un transducteur utilisant un élément piézoélectrique macromoléculaire, la valeur maximale- A est plus faible que celle de l'élément piézo- max électrique inorganique, mais la courbe du pouvoir de conversion de fréquence est relativement plate. Par conséquent, l'élément piézoélectrique macromoléculaire présente une vaste gamme de fréquences dans laquelle le pouvoir de conversion est supérieur à A Max/2 et cet élément présente une impédance et une variation de phase beaucoup plus faible. Il convient de noter que, même dans la gamme inférieure à A Max/2, l'élément piézo- électrique macromoléculaire est utilisable en raison de son faible pouvoir de conversion et de sa faible variation de phase. Le demandeur a ainsi, constaté que le transducteur à élément piézoélectrique macromoléculaire est très avantageux par rapport au transducteur à élément piézoélectrique inorganique classique. De façon précise, l'invention concerne un dispo- sitif de formation d'images ultrasonores comprenant, d'une part, un transducteur dont l'élément piézoélectrique est une feuille piézoélectrique macromoléculaire d'une épaisseur comprise entre 3 et 1 000 microns et d'autre part, d'un dispositif d'entrée de signaux de fréquence élevée ou d'un dispositif de balayage de signaux de fréquence élevée destinés à appliquer, simultanément ou tour à tour, une série de signaux de fréquence élevée dans une gamme de fréquences comprise entre 10 et 70 % de la fréquence de résonance de cette feuille piézoélectrique, à des électrodes disposées de part et d'autre de cette feuille piézoélectrique. On confectionne l'élément piézoélectrique macromoléculaire selon l'invention, en soumettant à une polarisation, sous un champ électrique de tension élevée, une feuille de polymère ou de copolymère, renfermant au moins l'un des monomères polaires suivants: fluorure de vinylidène, fluorure de - vinyle, trifluoroéthylène et fluorochlorovinylidène. L'élément piézoélectrique macromoléculaire utilisé a une épaisseur comprise entre 3 microns et 1 000 microns. Si cet élément piézoélectrique moléculaire a une épaisseur inférieure à 3 microns, il serait difficile de réaliser une pellicule uniforme de pouvoir piézoélectrique élevé. Si, au contraire, on utilisait une pellicule d'une épaisseur supérieure à 1 000 microns, la fréquence fondamentale serait inférieure à 1MHz et, par suite, l'image ultrasonore obtenue aurait un pouvoir de résolution faible. De plus, si l'on tient compte de l'atténuation de l'onde ultrasonore ou de l'utilisation du dispositif, la gamme des épaisseurs de l'élément piézoélectrique macromoléculaire est encore plus limitée. Dans le cas d'un microscope à ultrasons ordinaire, il n'est pas nécessaire que l'épaisseur soit très forte. Mais, s'il s'agit d'un microscope à ultrasons qui doit avoir un pouvoir de résolution élevé, il convient que l'épaisseur, 247051 3 soit comprise entre 3 et 50 microns. Dans le cas d'un détecteur de défauts à ultrasons ou d'un dispositif de diagnostic par ultrasons, l'épaisseur est avantageusement comprise entre 50 et 1 000 microns, étant donné que la considération principale réside dans l'accouplement des ondes ultrasonores à l'intérieur du corps. Le transducteur est muni d'électrodes de part et d'autre de l'élément piézoélectrique macromoléculaire et, éventuellement, d'une plaque de réflexion des sons, par exemple une plaque métallique ou en céramique ou encore une plaque en un matériau qui amortit les sons, par exemple en caoutchouc ou en matière plastique, est disposée sur la face arrière de l'élément piézoélectrique macromoléculaire. Dans le cas o le transducteur est destiné à être utilisé dan, l'eau, il convient qu'au moins l'une des électrodes de l'élément piézoélectrique macromoléculaire soit isolée à l'aide d'une pellicule en un matériau imperméable à l'eau, par exemple en caoutchouc de silicone. - Une source de courant électrique de fréquence élevée est associée aux électrodes du transducteur pour exciter le transducteur par les ondes ultrasonores. Une source de courant électrique de fréquence élevée comporte un dispositif de superposition de signaux de fréquence élevée présentant une série de circuits oscillants de fréquence élevée qui fournissent des signaux de fréquences variées ou un dispositif de balayage de signaux de fréquence élevée, dont la fréquence de sortie varie de façon continue ou discontinue. La gamme de fréquences d'entrée doit être comprise entre la fréquence de résonance définie par l'épaisseur de l'élément piézoélectrique utilisé dans le transducteur et une fréquence de + 10 à 70 % de cette fréquence de résonance. Si la gamme de fréquence d'entrée est inférieure à la gamme comprise entre la fréquence de résonance et une fréquence comprise entre 10 % de cette fréquence de résonance, la gamme de fréquences occupée par les fréquences de superposition ou de balayage est faible et, par suite, on évite mal la formation d'images nettes. Dans la gamme allant au-delà des 10 %, on peut utiliser un transducteur au niobate de plomb ou un transducteur du type PZT pour les variations de fréquence. Dans la gamme allant de + 10 à + 15 %, le pouvoir de conversion d'un élément piézoélectrique inorganique, comme par exemple un élément PZT, en raison des ondes de fréquence élevée et de fréquence faible, est granc et par conséquent, l'utilisation d'un élément piézoélectrique inorganique n'est pas avantageuse, bien qu'un élément PZT puisse servir dans certains cas, en dépit de son prix. Dans la gamme de fréquences d'entrée de + 15 % de la fréquence de résonance, un élément piézoélectrique macro- moléculaire selon l'invention est beaucoup plus avanta- geux qu'un élément piézoélectrique inorganique. De préférence, la limite supérieure de la gamme de fréquence d'entrée doit être comprise entre + 15 et 50 % de la fréquence de résonance, étant donné que, si la fréquence est trop grande, le pouvoir de conversion et la trans- parence de l'objet examiné aux ondes varient considéra- blement. Le transducteur selon l'invention est avanta- geux en ce sens que la netteté.des images se trouve améliorée, comme expliqué plus haut, en raison de l'utili- sation d'un élément piézoélectrique macromoléculaire. On utilise souvent un dispositif de formation d'images ultrasonores dans les cas o l'objet à examiner se trouve dans l'eau ou dans les cas o les ondes ultrasonores sont appliquées à un objet à examiner à travers une couche d'eau, auquel cas les ondes ultra- sonores doivent se propager dans 'cette couche d'eau. L'impédance acoustique d'un élément piézoélectrique macromoléculaire qui n'est qu'une fraction de - l'impédance acoustique d'un élément piézoélectrique inorganique, est très voisine de l'impédance acoustique de l'eau. Par conséquent, un élément piézoélectrique macromoléculaire convient très bien, du point de vue acoustique, pour un transducteur plongé dans l'eau et, par suite, les ondes ultrasonores à l'interface entre l'élément piézoélectrique et l'eau subit une perte par réflexion beaucoup plus faible que dans le cas de la technique antérieure. Par conséquent, lorsque les ondes ultrasonores se propagent dans une couche d'eau, le pouvoir de conversion est de 5 à 6 fois (dans le cas o il n'y a qu'une transmission) et de 15 à 16 fois (dans le cas o il y a à la fois transmission et réception-avec traversée de l'interface par les ondes ultrasonores) plus grand qu'e celui d'un élément piézoélectrique inorganique. En outre, l'utilisation de l'élément piézoélectrique macro- moléculaire décrit ci-dessus permet de réaliser facilement un transducteur d'épaisseur uniforme et de grande surface. Exemple. On confectionne de la manière suivante un transducteur que l'on appellera ci-après transducteur A. On soumet àu-e vaporation d'aluminium sousvide une feuille piézoélectrique à un seul axe de fluorure de polyvinylidène, d'uneé paisseur de 320 microns, d'une largeur de 4 cm et d'une profondeur de 6 cm dont la constante piézoélectrique d33 a pour valeur 5 x 10 7 unités électrostatiques C.G.S., pour confectionner des électrodes. On soude cette feuille à une plaque en bakélite de 10 cm x 10 cm x 2 cm et l'on dépose à la surface un produit adhésif époxyde et une couche de résine silicone de 2 mm d'épaisseur. Des fils en plomb partant des électrodes traversent cette couche. On mesure l'impédance et la phase du-transducteur à l'aide d'un impédancemètre; les résultats de ces mesures sont reportés sur la fig. 4. On mesure le pouvoir de conversion-électro-optique de ce transducteur à l'aide d'un manomètre à radiations du type équilibré (tel que décrit par exemple dans la revue J. Phys. Soc. Japan 3, (1948), 47); les résultats des mesures sont reportés sur la fig. 3. On confectionne un transducteur, que l'on appellera ci-après transducteur B, comme transducteur de comparaison, en utilisant un élément piézoélectrique céramique au niobate de plomb, d'une épaisseur de 400 microns, d'une largeur de 7 cm et d'une profondeur de 7 cm, ayant une constante piézoélectrique d33 = x 10-7 unités électrostatiques C.G.S. On mesure les caractéristiques de ce transducteur B de la même manière que celles du transducteur A; les résultats de ces mesures sont indiqués aux fig. 1 et 2. On utilise chacun de ces transducteurs comme transducteurs d'ondes dans un dispositif holographique (du type Kaneboc KM-101) possédant un pouvoir de balayage de fréquences, et l'on compare les images obtenues avec chacun de ces transducteurs. La largeur et la période des impulsions d'excitation de fréquence élevée utilisées sont respectivement de 180 microsecondes et de 150 mpuisions/sc. et lbn pcède à n balayage de fréquences en cinq étapes à intervalles égaux. A l'aide du trans- ducteur A, on obtient facilement une largeur de balayage de 500 KHz dans un sens et dans l'autre par rapport à une fréquence centrale f0 de 2,5 MHz. En pratique, le transducteur A fonctionne avec une largeur de balayage de 1 MHz. Dans le cas du transducteur B, la largeur de balayage est de + 150 MHz dans des conditions identiques et la limite pratique de fonctionnement est de + 300 KHz. Pour l'essai de comparaison d'images, on mesure les pouvoirs de résolution en utilisant une plaque en bakélite présentant des perforations à intervalles donnés. Dans le cas de l'utilisation du transducteur A avec une largeur de balayage de + 50 KHz, on peut résoudre l'image résultante à des intervalles de 1,4 mm. Au contraire, dans le cas d'utilisation du transducteur B avec une largeur de balayage de +150 KHz, on ne peut résoudre l'image résultante qu'à des intervalles de 2,3 mm et, en général, avec formation de bruit. 1 On compare les images d'une main obtenues à l'aide du transducteur A et B dans les conditions décrites ci-dessus. On constate que l'image prise à l'aide du transducteur A est nette par rapport à l'image prise à l'aide du transducteur B. Pour les mesures décrites ci-dessus, on utilise dans le dispositif holographique un transducteur au niobate de plomb, comme transducteur d'ondes de référence servant à confectionner l'hologramme. Toutefois, si on remplaçait ce transducteur par un transducteur d'ondes de référence, on pourrait s'attendre à une plus grande netteté de l'image. Avec un dispositif de formation d'images ultra- sonores ou un microscope à ultrasons utilisant un système de balayage dans lequel l'onde de réflexion ou l'onde de transduction d'un faisceau ultrasonore de balayagesont reçues par le même transducteur ou par des transducteurs différents, les effets produits par le balayage de fréquences sont les mêmes que ceux obtenus à l'aide du dispositif décrit ci-dessus de formation d'images ultrasonores par holographie. Par conséquent, si l'on utilise ces dispositifs avec un transducteur à élément piézoélectrique macromoléculaire selon l'invention, on peut obtenir les mêmes effets avantageux que ceux qui sont assurés dans le dispositif de formation d'images ultrasonores par holographie. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour la formation d'images ultrasonores, caractérisé par le fait qu'il comprend: un transducteur comportant un élément piézo- électrique constitué par une feuille piézo-électrique macromoléculaire d'une épaisseur comprise entre 3 et I 000 microns, ladite feuille piézoélectrique comportant des électrodes sur ses deux faces; et un dispositif d'entrée de signaux de fréquence élevée destiné à appliquer auxdites électrodes des signaux ayant des fréquences élevées de valeurs diffé- rentes, dans une gamme de fréquences entourant la fréquence de résonance et comprise entre - 10 et 70 % de ladite fréquence de résonance de ladite feuille piézoélectrique. 2. Dispositif selon la revendication 1, carac- térisé par le fait que ladite feuille piézoélectrique est en un polymère ou un copolymère d'un monomère polaire. 3. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ladite feuille piézo- électrique est constituée par au moins l'un des matériaux suivants: fluorure de vinylidène, fluorure de vinyle, trifluoroéthylène et fluorochlorovinylidène. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait qu'il comporte des moyens d'utilisation dans un dispositif de formation d'images ultrasonores par holographie. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait qu'il comprend des moyens servant à l'utiliser dans un dispo- sitif de formation d'images ultrasonores par un système de balayage. 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que ledit dispositif d'entrée de signaux de fréquence élevée est un dispositif de superposition de signaux de fréquence élevée servant à appliquer simultanément auxdites électrodes des signaux de fréquence élevée ayant des fréquences différentes. 7. Dispositif selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 3, caractérisé par le fait que ledit dispositif d'entrée de signaux de fréquence élevée est un dispositif de balayage de signaux de fréquence élevée servant à appliquer simultanément auxd-ites électrodes des signaux de fréquence élevée ayant des fréquences différentes. B. Dispositif selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 3, caractérisé par le fait que ledit dispositif d'entrée de signaux de fréquence élevée comporte des moyens permettant d'appliquer de façon dis- continue auxdites électrodes des signaux de fréquence élevée ayant des fréquences différentes.