Dans la technique usuelle de pose en mer des tubes sousmarins, on procède en soudant successivement les uns aux autres les tronçons de tubes d'une certaine longueur. Il est souvent nécessaire que le tube Soit muni d'un revêtement protecteur, par exemple d'une couche de ciment. Les tronçons sont préparés et présentés dans l'appareil de pose, munis de ce revêtement qui doit nécessairement être interrompu au voisinage des lèves où se fait la soudure. Il en résulte, par suite, des zones de moindre diamètre extérieur. Dans un tel cas, ainsi qu'en tous autres où il existerait des iné galités de diamètre ou de surface extérieure d'origine quelconque, les contacts pourraient être défectueux entre le tube et les chenilles d'entraînement de l'appareil de tension servant à la pose. La présente invention a pour objet d'apporter des perfectionnements aux appareils de tension de cette catégorie. Elle peut s'appliquer, en particulier, au cas où les maillons des chenilles sont munis d'une garniture en matière plastique et notamment au cas où ces chenilles sont établies comme il est indiqué dans la demande de brevet co-pendante déposée ce même jour, au mme nom, et sous le titre PROCèDE ET APPAREIL POUR LA POSE EN MER DE TUBES SOUS MARINES".~ Elle consiste essentiellement à assurer l'appui sur le tube des brins des chenilles de l'appareil de tension au moyen d'une série de galets répartis sur la longueur de ces brins et qui sont chacun individuellement appuyés sur le brin concerné par un dispositif #élastique.- De préférence, chaque galet est monté sur un vérin hydraulique soumis à une pression suffisante. Dans une forme de réalisation particulièrement avantageuse, l'ensemble des vérins précités est commandé par la pression hydraulique fournie par une canalisation hydraulique commune, de sorte qu'il y a équilibrage automatique des pressions des galets à une même valeur sur toute la longueur du brin de la chenille intéressée et cela malgré les inégalités locales de diamètre ou de surface du tube. A titre d'exemple et pour faciliter l'intelligence de la présente description, on a représenté aux dessins annexés Figure 1, une vue schématique de l'ensemble d'un appareil de tension muni des dispositifs d'équilibrage de la pression suivant l'invention;; Figure 2, une vue en coupe verticale suivant la ligne II-II de la figure 3 de l'un des vérins d'équilibrage. Figure 3 une vue partielle en plan de ce même dispositif. Dans cet exemple de réalisation, les chenilles comportent chacune un caisson 1 qui sert à la fixation des organes d'entraînement, et qui comporte des bras latéraux pour leur suspension et leur guidage dans le bâti support de l'appareil de tension.Ces éléments d'entraînement et de suspension, ne faisant pas partie de la présente invention n'ont pas été représentés aux dessins. Le caisson 1 portant la chenille supérieure, présente d'une part à chacune de ses extrémités un dispositif de règlage de la tension de la chenille constitué par un vérin 2 agissant sur un coulisseau portant l'axe 5 de la roue 4 sur laquelle passe la chenille 6. Dans ce caisson 1 (figure 2) sont disposés des logements verticaux qui servent de guides à des coulisseaux. il portant des galets 12 tournant librement autour des axes 13. Entre ces coulisseaux et les parois du caisson sont disposées des fourrures de glissement 14.Entre le fond supérieur 15 du caisson et une traverse 16 solidaire des parois de chaque coulisseau est disposé un vérin hydraulique 17 dont le corps 18 est fixé sur le fond 15 et dont la tête s'appuie sur la traverse 16 par une plaquette 19. Les galets 12 s'appuient sur les maillons 21 de la chaîne 20 du brin inférieur de la chenille supérieure, maillons qui sont articulés les uns sur les autres par des axes 28, chacun des maillons 21 étant solidaire d'une plaque 29 sur laquelle est fixée une garniture en matière élastique 24. La chenille inférieure comporte des dispositions analogues, les galets s'appuyant ici sur son brin supérieur. On voit à la figure schématique 1 comment sont disposés tous ces vérins par rapport au brin inférieur 22 de la chaîne supérieure et au brin supérieur 23 de la chaîne#inférieure.- L'ensemble des vérins d'une meme chenille est alimenté en fluide sous pression par une canalisation commune 24 ou 25 ellememe alimentée par un accumulateur de fluide sous pression 26 ou 27 lui-même alimenté par la centrale de fluide sous pression de lten- semble de l'installation, ou par une pompe spéciale 30, ou par tout autre moyen équivalent.Ces accumulateurs peuvent avantageusement être de tout type connu, à pression gazeuse. On voit ainsi que tous les galets 12 d'une même chenille s'appuient sur celle-ci avec une pression identique du fait que leurs vérins sont alimentés par une canalisation commune. La pression fournie aux vérins 17 des galets 12 est indépendante de celle fournie aux vérins 2 de tension de la chaîne#. - L'ensemble des circuits hydrauliques sous pression de ce dispositif peut être alimenté par une pompe 30, des robinets 31 et 32 permettant de prévoir des pressions différentes pour l'une et l'autre des deux chenilles. Il est avantageux de complèter chacun des accumulateurs de pression 26 ou 27 par une source de fluide sous pres#sion élevée supplémentaire 33 ou 34, ainsi qu'il est représenté au schéma de la figure 1. Dans un tel cas, la pression prévue dans les accumulateurs 26, 27 est celle correspondant à la moitié de la course des vérins, par exemple 40 kgr. Mais, si les efforts de tension dépassent les prévisions, la course prévue par les vérins pourrait n'être pas suffisante. Dans ce cas, les sources de pression auxiliaire prévues par exemple sous la forme de bouteilles de gaz à 150 kgr. de pression, permettent, grâce à un jeu de robinets tels que 35 ou 36, de renforcer la pression fournie aux vérins par les accumulateurs 26 ou 27. Naturellement, en tous points utiles des canalisations de ce dispositif sont disposés des instruments de mesure et contrôle de la pression. - REVENDICATIONS 1.- Perfectionnement aux appareils de tension à chenilles pour pose de tubes sous-marins, caractérisé par le fait que les brins de ces chenilles au contact du tube sont appuyés sur lui au moyen d'une série de galets répartis sur la longueur de ces brins et qui sont chacun individuellement appuyés sur le brin concerné par un dispositif élastique. 2.- Appareil de tension suivant la revendication 1 caractérisé par le fait que chaque galet est monté sur un vérin hydraulique porté par le caisson qui porte la chenille 3. Appareil de tension suivant la revendication 2 caractérisé par le fait que l'ensemble des vérins des galets affectés à une même chenille sont alimentés par une canalisation commune de manière à ce que les pressions d'appui de tous ces galets soient identiques. 4.e Appareils de tension suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3 caractérisé par le fait que chaque ensemble de galets affectés à l'une des chenilles est alimenté en pression par un accumulateur de pression à atmosphère gazeuse lui-même alimenté au moyen d'une pompe. 5.- Appareil de tension suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4 caractérisé par le fait qu'à chacun des accumulateurs de pression est associée avec interposition d'un robinet une source de pression supplémentaire dont la pression est supérieure à la pression normale de l'accumulateur, et qui est susceptible d'augmenter la pression efficace de celui-ci.-