La présente invention concerne les dispositifs destinés à permettre la fixation du bord d'une toile, boche ou analogue à un support tel que la caisse d'un véhicule~. Les dispositifs de fixation de bâche actuels comportent en général une embase destinée à être fixée au support et un tenon d'ancrage solidaire de l'embase et apte à recevoir et à maintenir un oeillet de forme déterminée bordant un ajour ménagé dans la bâche. Les moyens de retenue qu'il y a lieu de prévoir pour maintenir de manière amovible l'oeillet (de forme elliptique ou rectangulaire) sur la base du tenon sont le plus souvent basés sur le principe du pivotement sur cette base d'un organe de verrouillage ce qui conduit à des réalisations plus ou moins complexes et onéreuses du fait de la forme irrégulière de l'en- semble pour permettre un dégagement par rotation d'un quart de tour. La présente invention vise un dispositif de fixation de conception extrêmement simple et, par là, bon marché, apte à assurer néanmoins un maintien ferme de l'oeillet, celui-ci pouvant avantageusement présenter une forme circulaire qui, plus courantE, offre la possibilité d'utiliser des machines de pose automatique de type classique. Plus précisément, le dispositif de fixation selon l'invention est caractérisé en ce que le tenon d'ancrage est réalisé en une matière douée d'une élasticité propre et présente une base de fixation de forme cylindrique correspondant à la forme de l'oeillet et une tête de retenue de forme générale en U renversé dont l'une des branches est solidaire de la base de fixation et pourvue d'une surface extérieure cylindrique prolongeant cette base et dont l'autre branche est libre et pourvue d'une surface extérieure évasée dont l'extrémité déborde assez largement la base de fixation et se trouve à une distance de cette base légèrement supérieure à ltépaisseur de l'oeillet. Dans une réalisation préférée, ltextrémité de la branche libre de la tête de retenue comporte intérieurement une saillie qui la prolonge pour s'engager dans un évidement correspondant ménagé dans la base de fixation en vue de prévenir un déplacement éventuel de ltoeillet dans l'espace formé entre les deux branches de la tête. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre et qui se réfère aux dessins annexés donnés uniquement à titre d'exemple et dans lesquels La figure 1 est une vue en coupe à grande échelle d'un dispositif de fixation selon l'invention, la figure 2 est une vue de côté du dispositif de fixation de la figure 1, et les figures 3 et 4 sont des vues en élévation de deux variantes du dispositif de fixation selon l'invention. Sur les figures, la référence 10 désigne un dispositif de fixation destiné à recevoir et maintenir de manière amovible sur un support (non représenté) un oeillet 12 de forme circulaire (dessiné en tiret) bordant un ajour ménagé dans une bâche, une toile ou analogue 14. Le dispositif 10 se compose d'une embase 16 destinée à être convenablement fixée sur le support par tout moyen connu tel que des vis ou moyens similaires engagés dans des trous 18 et d'un tenon d'ancrage 20 solidaire de l'embase 16 et sur lequel vient s'enfiler l'oeillet 12. Le tenon 20 se compose d'une partie inférieure ou base 22 de forme générale cylindrique et de diamètre légèrement inférieur au diamètre intérieur de l'oeillet, et d'une partie supérieure ou tête 24 de forme générale en U renversé. L'une des branches 26 de la tête 24 est solidaire de la base 22 et présente une surface extérieure 28 de forme cylindrique prolongeant cette base vers le haut. L'autre branche 30 de la tête 24 est libre et présente une surface extérieure 32 allant en s'évasant vers son extrémité 34. L'extrémité 34, dans la position normale de la branche 30 déborde ainsi notablement la base 22 de manière à constituer une butée de retenue pour l'oeillet 12 enfilée sur celle-ci.La distance entre cette extrémité 34 et^l'embase 16 est légèrement supérieure à l'épaisseur de l'oeillet 12 de façon à autoriser un certain débattement de celui-ci sur la base 22. L'ensemble du dispositif 10 est réalisé en une matière élastiquement déformable, telle qu'une matière plastique appro priée relativement rigide. Par rapprochement des extrémités des branches 26 et 30, comme représenté en tiret à la figure 1, l'opérateur a la possibilité de libérer l'oeillet 12 de la base 22. Cette manoeuvre de rapprochement est obtenue par pression manuelle entre le pouce et l'index, sans l'aide d'aucun outil. Les surfaces extérieures 28 et 32 peuvent, comme représenté aux figures 2 à 4, être pourvues de stries annulaires 36 aptes à faciliter la préhension. La partie médiane 38 de la tête de retenue 24 peut être amincie afin de limiter la résistance élastique s'opposant au déplacement de l'extrémité 34 de la branche 30 par rapport à la branche 26. L'extrémité de la branche 30 comporte avantageusement une saillie de forme allongée 40 qui pénêtre avec un certain jeu dans un évidement 42 ménagé dans la base 22 de manière à prévenir un glissement éventuel de l'oeillet 12 dans l'espace formé entre les deux branches 26 et 30. L'embase 16 est de-préférence pourvue dans sa partie médiane de deux ailettes obliques 44 et 46 disposées de part et d'autre du tenon 20 et aptes à solliciter l'oeillet 12 enfilé sur ce dernier en direction de l'extrémité de retenue 34 de la branche 30. Dans la variante représentée à la figure 3, le passage interne 45 formé par les surfaces intérieures des branches 26 et 30 reçoit un câble 48 ce qui présente un intérêt particulier pour la retenue d'oeillets de grandes dimensions tels qu'employés couramment pour le bâchage des véhicules. La branche 30 peut comporter intérieurement une saille interne 50 apte à maintenir le câble 48 au niveau de la partie médiane 38 de la tête 24. Par ailleurs, le passage 45 permet, grâce au laçage du câble 48, de répondre au respect des Réglements Internationaux applicables aux transports dits "sous douane". Dans la variante de la figure 4, la surface intérieure de la branche 30 comporte une saillie 52 apte en coopération avec le "fond" du passage 45 à augmenter la résistance sous une traction exrcée sur l'ensemble bâche/oeillet qui tendrait à provoquer un décrochement de la saillie 40 par rapport au rebord 53 de l'évidement 42. Il est bién entendu que l'invention n'est pas limitée aux seuls modes de réalisation décrits ci-dessus et que des modifications concernant en-particulier, la forme de la surface évasée 32, le mode de fixation de l'embase 16 sur le support, la forme de l'oeillet 12 et celle correspondante de la base 22, peuvent être apportées sans sortir du cadre de la demande. REVENDICATIONS 1. Dispositif de fixation de bâches ou similaires sur un support comportant une embase destinée à être fixée au support et un tenon d'ancrage solidaire de l'embase et apte à recevoir et à maintenir un oeillet de forme déterminée bordant un ajour ménagé dans la bâche, caractérisé en ce que le tenon d'ancrage est réalisé en une matière douée d'une élasticité propre et présente une base de fixation de forme cylindrique correspondant à l'oeillet et une tête de retenue de forme générale en U renversé dont l'une des branches est solidaire de la base de fixation et pourvue d'une surface extérieure cylindrique prolongeant cette base et dont l'autre branche est libre et pourvue d'une surface extérieure évasée dont l'extrémité déborde assez largement la base de fixation et se trouve à une distance de cette base légèrement supérieure à 11 épaisseur de l'oeillet. 2. Dispositif de fixation selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'extrémité de la branche libre de la tete de retenue comporte intérieurement une saillie qui la prolonge pour s'engager dans un évidement correspondant ménagé dans la base de fixation en vue de prévenir un déplacement éventuel de l'oeillet dans l'espace formé entre les deux branches de la tête. 3. Dispositif de fixation selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les surfaces extérieures des branches de la tête de retenue présentent des stries annulaires destinées à faciliter le rapprochement des branches par l'opérateur en vue de la libération de l'oeillet. 4. Dispositif de fixation selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'embase comporte au moins une ailette oblique apte à solliciter élastiquement l'oeillet vers l'extrémité de la branche libre de la tête. 5. Disposiif de fixation selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la branche libre comporte intérieurement une saillie propre en coopération avec l'autre branche à limiter ou à s'opposer élastiquement au rapprochement des extrémités des deux branches. 6. Dispositif de fixation selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que l'une des branches de la tête comporte intérieurement une saillie apte à maintenir à l'intérieur de cette tête un câble ou analogue.