La présente invention concerne des perfection- ments apportés aux serrures pour portes ou analogues emportant - un pêne dormant monté de façon à pouvez p2r soit une position escamotée, soit au moins une position sortie, - un organe de commande, - et un mécanisme permettant de transformer ; deplacements de cet organe de commande en s,a- cements du pêne dormant de l'une à l'autre oe ses positions ci-dessus. Pour accroître la sécurité contre les effractions, on a déjà proposé différents types de serrures destinées à équi- per des portes, ces serrures se caractérisant essentiellement par un nombre accru de pênes actionnés par un mécanisme unique serrures trois points ou cinq points), ces pênes étant répartis sur toute la hauteur de la porte et des doigts verticaux escamotables étant éventuellement prévus le long des deux bord -ras- pectivement supérieur et inférieur de la porte. Si une telle multiplication des points de verrouillage de la porte par rapport au chambranle (et éventuellement au sol) rend plus difficile une effraction, les risques que la porte puisse être forcée ne sont cependant pas écartés de façon suffisamment satisfaisante. En effet, du fait de la répartition discontinue des pênes le long de la hauteur de la porte, il subsiste, entre les pênes, des zones dans lesquelles un pied de biche peut être introduit entre porte et chambranle. En appliquant le Fied de biche en des points déterminés de la porte, il est possible de faire sortir les pênes des gâches correspondantes et de cintrer la porte pour faire sortir les doigts verticaux de leurs logements. De ce fait la protection procurée par les serrures à plusieurs pênes peu-t se révéler illusoire. L'invention a pour objet de- remédier, dans toute la mesure du possible, à ces inconvénients en concevant une serrure agencée de manière que l'introduction d'un pied de biche entre porte et chambranle soit impossible, ou tout au moins que la surface d'appui disponible soit insuffisante pour permettre les manoeuvres précademment mentionnées, tout en faisant en sorte sue cette serrure, ou des parties de celle-ci, contribue à renforcer localement la rigidité mécanique de la porte et/ou du chambranle, en mpme temps que les moyens auxquels on a recours sont simples et de fabrication et de mise en oeuvre peu coûteuses. La serrure conforme à l'invention se caractérise en ce que le pêne dormant s'étend sensiblement sur toute la hauteur de la porte et en ce que le mécanisme permettant de transformer les déplacements de l'organe de commande en déplacements du pêne est agencé de façon à répartir les efforts de déplacement de ce pêne dormant en plusieurs points de sa longueur. Grâce à cas dispositions, le pêne dormant, en position de fermeture de la serrure, obture, sur toute la hauteur de la porte, l'interstice existant entre porte et chambranle. La profondeur laissée libre entre la face extérieure de la porte (ou le chambranle) et le pêne est alors insuffisante pour fournir un point d'appui à un pied de biche qui serait introduit. Par ailleurs, le pêne dormant de grande longueur, réalisé sous forme d'une barre d'acier épaisse, renforce mécaniquement la porte ainsi que le chambranle dans lequel il est engagé, et s'oppose à tout cintrage de la porte. Dans un mode de réalisation préféré de l'invention, le mécanisme comprend une barre d'entrainement s'étendant parallèlement au pêne dormant entre les points Extrêmes d'application des efforts sur ce pêne et déplaçable longitudinalement, des moyens d'entrainement interposés entre 'or- gane de- commande et cette barre pour transformer les déplacements de l'organe de commande en coulissements de la barre, et des moyens de transmission interposés entre la barre et le pêne dormant pour transformer les coulissements de la barre en déplacements transversaux du pêne dormant, et , de pré fié rance alors, les moyens de transmission comprennent des barrettes de liaison s'étendant selon la direction du déplacement du pêne et solidaires dudit pêne, ces barrettes présentant, dans leurs zones respectives, situées en regard de la barre d'acticnpemant, une lumière allongée incline par rapport à la direction de déplacement du pêne et la barre étant munie de doigts saillant latéra)ement et engagés respectivement dans lesdites lumières. En raison de cette multiplicité des points d'application des efforts de déplacement sur le pêne dormant, on est assuré que celui-ci se déplace constamment parallèlement à lui-même et que, de ce fait, il pénètre dans la gâche d'une profondeur uniforme sur toute sa longueur : cette condition est impérative pour que la porte, une fois verrouillée, ne présente pas de points faibles vulnérables. Pour éviter que le pêne sorti puisse être escamoté en agissant sur la barre d'entreinemnt (par exemple à travers une ouverture percée dans la porte au niveau de ladite barre), on prévoit en outre des moyens de blocage pour bloquer la barre d'entraînement dans )as positicnsqu'elle occupe lorsquE le pêne est respectivement escamoté et sorti. A titre de complément aux dispositions qui viennent d'être indiquées et toujours afin d'accroître la sécurité, on prévoit, lorsque la serrure est munie d'un pêne demi-tour, que des moyens de verrouillage sont prévus pour verroui,ller le pêne demi-tour lorsque le pêne dormant est en position sortie. De preférence, ces miens de verrouillage du pêne demi-tour comprennent une échancrure prévue dans le pêne demitour et un doigt solidaire de la barre d'entraînement du pêne dormant et engageabAe dans ladite échancrure lorsque la barre est déplacée vers une position provoquant la sortie du pêne dormant. De la sorte, lorsque le pêne dormant est en position sortie, le pêne demi-tour est lui-même bloqué et contribue à la sécurité, la poignée d'actionnement dudit pêne demi-tour étant elle-même bloquée. Par ailleurs, on nctera que les dispositions cidessus sont indépendantes du type de cylindre utilisé pour l'actionnement de la barre d'entraînement. N'importe quel type de cylindre, notamment de cylindre universel, peut donc être associé à la serrure de l'invention. L'invention sera-mieux comprise à la lecture de la description qui suit d'un mode de réalisation préféré de l'invention donné à titre purement illustratif sans aucun caractère limitativf. Dans cette description, on se réfère au dessin annexé sur lequel - la figure 1 est une vue de coté de Ja serrure de l'invention, - et la figure 2 eut une coupe partielle selon la ligne II-II de la figure 1. La serrure représentée à la figure 1 (logée dans un carter non représenté) comprend un pêne dormant 1 qui s'étend sur toute la hauteur de la porte sur laquelle elle est destinée à être montée face ce pêne est mobile, parallele- ment à lui-même, selon une direction horizontale symbolisée par la double flèche 2. En arrière du pêne dormant 1 se trouve une barre d'entraînement 3 s'étendant sensiblement parallèlement au pêne et -possédant à peu près la même longueur que celui-ci. Cette barre est déplaçable axialement, selon une direction. verticale schématisée par la double flèche 4."La barre 3 est munie de plusieurs lumières verticales 5, réparties sur toute sa longueur, dans lesquelles sont engagés des tétons 6 fixes (so li- daires par exemple du carter) à des fins de guidage de la barre au cours de ses déplacements. La barre 3 porte des ergots 7 répartis sur sa longueur et coopérant avec des lumières 8 obliques portées par des barrettes 9 solidaires du pêne. Bien que l'inclinaison des lumières 8 puisse Être quelconque, il est cependant préfèrable que cette inclinaison, par rapport à la verticale, ne dépasse pas 450, et soit de préférence de l'ordre de 3fui0, pour diminuer au mieux l'importance des frottements lors du déplacement dés argots dans lesdites lumières. Las barrettes 9 sont également chacune munies d'une lumière horizontale 10 dans laquelle est engagé un téton 11 fixe (par exemple solidaire du carter) , ces ensembles lumières 10/tétons Il servant, d'une part, à supporter le système constitué par le pêne dormant 1 et les barrettes 9 et, d'autre part, à guider ledit système lors de son déplacement horizontal selon la double flèche 2. La serrure de l'invention comporte également un cylindre 12, actionnable au moyen d'une clé, qui peut être d'un type quelconque, par exemple du type dit "universel", présentant un doigt d'entraînement 13 saillant radialement. Dans le bord de la barre d'entraînement 3 le plus proche du cylindre 12 et dans la zone dudit bord situé an re gard du doigt 13 sont creusées deux échancrures 14a et 14b.qui se suivent axialement et qui sont espacées l'une de l'autre d'une distance telle que le doigt 13 puisse s'engager successivement d'abord dans l'échancrure 1 4a (échancrure supérieure), puis dans l'échancrure 1 4b (échancrure inférieure), lorsqu'on lui fait effectuer un tour pour sortir le pêne, comme cela sera expliqué plus en détails ultérieurement. flans le bord opposé de la barre 3 sont creusées trois échancrures 15 qui se suivent axialement et dans l'une desquelles est engagé un ressort de blocage 16. Le ressort de blocage 16, porté par un axe 17 solidaire du carter, comporte une branche d'appui 18 s'appuyant sur une des parois du carter, et une branche flexible 19 munie d'une saillie latérale 19a apte à s'engager dans l'une des échancrures 15 lorsque la barre 3 est immobile dans l'une de ses positions stables (voir figure 2)-. Par ailleurs, l'extrémité de la branche 19 est recourbée de manière que sa portion rabattue extrême 20 c'étende à peu près parallèlement à la branche 19. Les positions axiales des échancrures 15 et du ressort 16 et la distance entre la portion rebattue 20 et la branche 19 sont telles Oua, lorsque la barre 3 est immobile, ladite portion rabattue 20 s'étende au droit de l'entrée de celle des échancrures 14a, 14b en regard de laquelle se trouve le doigt d'entraînement 13 du cylindre 12. Enfin la serrure est munie d'un pêne demi-tour 21, présentant une lumière horizontale 22,dans lequel est engagé un te ton fixe 23 à des fins de guidage et de support. Le pêne demi-tour 21 comporte une échancrure 24 creusée dans l'un de ses bords longitudinaux dans laquelle est engagé un doigt d'entraînement 25 solidaire en rotation de l'axe 26 d'une poignée [non représentée). A sa partie arrière, le pêne demi-tour 21 est muni d'une plaque d'appui 27, un ressort de rappel 28 (par exemple une lame élastique comme représente) étant interposé entre ladite plaque et une paroi du carter. Sur l'autre face de la plaque d'appui 27 prend appui une extrémité d'un levier 29 dont l'autre extrémité est disposée en regard du cylindre 12, l'articulation 30 dudit levier étant située entre ces deux susdites extrémités. Comme représenté, dans la partie de son bord longitudinal inférieur, le pêne demi-tour 21 est muni d'une échancrure 31 s'étendant verticalement et dans laquelle est apte à s'engager un téton 32 porté par la barre d'entrainement 3, lorsque ce)le-ci est déplacée axialement vers le haut (pêne dormant sorti3. Le fonctionnement de la serrure est le suivant. Sur la figure 1, la serrure est représentée en position ouverte (c'est-à-dire pêne dormant rentré). L'ouverture de la porte s'effectue en actionnant la poignée : le doigt 25, en tournant en sens inverse des aiguilles d'une montre (sur la figure 1), entraîne le pêne-demi-tour 21 vers la gauche (sur la figure 13 - position rentrée - à l'encontre de l'effort exercé par le ressort 28, lequel repousse le pêne demi-tour 21 en position de repos (position sortie) dès que la poignée a cessé d'être actionnée). Le pêne demi-tour 21 peut également être action né à l'aide d'une clé engagée dans le cylindre 12 an tCur- nant en sens inverse des aiguilles d'une montre, -le doigt 13 du cylindre 12, agissant sur l'extrémité en regard du levier 29, provoque le basculement de celui-ci dont l'autre extrémité, agissant sur la plaque d'appui 27, entraine la pêne demi-tour 21 en position rentrée, à l'encontre de la force du ressort 28. Ledit ressort rappelle l'ensemble en position initiale dès que la clé a cessé d'être actionnée dans le sens considéré. En tournant la clé dans le sens inverse, le doigt 13 du cylindre 12, tourrant dans le sens des aiguilles d'une montre (sur la figure 1) se présente en regard de 1' échancrure lova. En pénètrent dans celle-ci, il repousse la partie rabattue 20 de la branche 19 du ressort 16, ce qui provoque la sortie de la saillie 1 9a hors de l'échancrure 1 5 supérieure, libérant ainsi la barre d'entraînement 3. Poursuivant sa rotation, le doigt 13 pénètre totalement dans l'échancrure 1 4a et, prenant appui sur le bord de celle-ci, entraîne la barre d'entraînement 3 dans un mouvement axial ascendant, jusqu'à ce qu'il quitte 1 échancrure 14e. A ce moment, le doigt 13 ne repoussant plus la portion rabattue 20, le ressort 16 revient en place et sa saillie 19a pénètre dans l'échancrure 15 intermédiaire qui se trouve alors en regard. Au -cours du déplacement de la barre d'entraine- ment 3, du fait de l'engagement des tétons 7 solidaires de la barre 3 dans les lumières obliques 8 pratiquées dans les barrettes 9, le mouvement axial ascendant de la barre 3 a étuis transformé en un mouvement horizontal vers la droite (sur la figure 1) du pêne dormant 1. Compta tenu des moyens adaptés pour effectuer cette transformation de mouvements, et notamment en raison de la multiplicité des barrettes et de leur répartition sur toute la- longueur de la barre 3 et du pêne 1, on est assuré que le pêne dormant se déplace parallèlement à lui-même et qu'il ne pourra pas se positionner de travers. De ce fait, on est assuré que le pêne dormant a pénétré, sur toute sa longueur, dans la gâche située en regard et qu'il ne subsiste aucun interstice, ou aucun point faible susceptible de favoriser l'effraction à l'aida d'un pied, de biche. On pourra noter également que, au cours du déplacement de la barre d'entraînement 3, le téton 32 qui en est solidaire a été amené dans l'échancrure 31 du pêne demitour 21, empêchant tout déplacement dudit pêne et bloquant la rotation de la poignée. Compte tenu de l'agencement de l'ensemble, il est possible de faire exécuter au doigt 13 un autre tour, au cours duquel il s'engage dans la seconde échancrure 14b de la barre d'entraînement 3. Par ailleurs, le fonctionnement s'effectue dans les mêmes conditions que décrit ci-dessus, la barre 3 étant finalement bloquée en position lorsque la saillie 19a est engagée dans l'échancrure 15 inférieure. Dans cette position le pêne dormant 1 est complètement engagé dans la gâche en regard. L'ouverture de la serrure s'effectue en procédant à l'envers et en faisant tourner le doigt 13 dans le sens inverse des aiguilles d'une montre (sur la figure 13. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement- à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Serrure pour portes ou analogues comportant - un pêne dormant monté de façon à pouvoir occuper soit une position escamotée, soit au moins une position sortie, - un organe de commande, - et un mécanisme permettant de transformer les déplacements de cet organe de commande en dépla cements du pêne dormant de l'une à l'autre de ses positions ci-dessus, caractérisée en ce que le pêne dormant s'étend sensiblement sur toute la hauteur de la porte ou analogue et en ce que le mécanisme est agencé de façon à répartir les efforts de dé la cement de ce pêne dormant en plusieurs points de sa longueur. 2. Serrure selon la revendication 1, caractérisée en ce que le mécanisme comprend une barre d'entraînement s'étendant parallèlement au pêne dormant entre les pointu extrêmes d'application des efforts sur ce pene et déplaçable longitudinalement, des moyens d'entraînement interposés entre l'organe de commande et cette barre ppur transformer les déplacements de l'organe de commande en coulissements de la barre, et des moyens de transmission interposés entre la barre et le pêne dormant pour transformer les coulissements de la barre en déplacements transversaux du pêne dormant. 3. Serrure selon la revendication 2, caractérisée en ce que les moyens de transmission comprennent des barrettes de liaison s'étendant selon la direction du déplacement du pêne et solidaires dudit pêne, ces barrettes présentant, dans leurs~ zones respectives, situées en regard de la barre d'actionnement, une lumière allongée inclinée par rapport à la direction de déplacement du pêne et la barre étant munie de doigts saillant latéralement et engagés respectivement dans lesdites lumières. 4. Serrure selon la revendication 2 ou 3, caractérisée en ce que les moyens de commande de la barre d'entraîne- ment comprennent au moins une échancrure pratiquée dans son bord et un téton solidaire en rotation du cylindre et engagé dans ladite échancrure. 5. Serrure selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisée en ce que sont en outre prévus des moyens de blocage pour bloquer la barre d'entraînement dans les positions qu'elle occupe lorsque le pêne est respectivement escamoté et sorti. 6. Serrure selon l'une quelconque des revendications précédentes, comportant en outre un pêne demi-tour, caractérisée en ce que des moyens de verrouillage sont prévus pour verrouiller le pêne demi-tour lorsque le pêne dormant est en position sortie. 7. Serrure selon la revendication 6, caractérisée en ce que les moyens de verrouillage du pêne demi-tour comprennent une échancrure prévue dans le pêne demi-tour et un doigt solidaire de la barre d'entraînement du pêne dormant et engageable dans ladite échancrure lorsque la barre est déplacée vers une position provoquant la sortie du pêne dor man t.