L'objet de l'invention consiste en une charnière destinée à des portes et fenêtres, comprenant une pièce de charnière à fixer sur le battant et une pièce de charnière à fixer sur le châssis et dans laquelle la pièce de charnière côté châssis est disposée dans un corps à ltétat déplaçable parallèlement au plan de la porte et fenêtre, sa douille d'articulation étant en liaison, par exemple, d'une manière démontable, par l'intermédiaire d'une broche, avec la douille d'articulation de la pièce de charnière côté battant. Le modèle d'utilité allemand n 1. 877.893 correspond à une char nièce de ce type. La douille d'articulation de la pièce de charnière côté châssis s'applique sur une languette plate qui pénètre par une fente du corps dans une direction transversale au plan du châssis et qui y est serrée fermement contre une butée du corps au moyen d'une vis accessible à partir de la surface périphérique de la feuillure du chassis. Pour régler la pièce de charnière côté chassis dans une direction parallèle au plan de la porte ou fenêtre, il est nécessaire de modifier la hauteur de construction de la butée du corps. Ceci se fait en introduisant dans le corps, sur la face (éloignée de la surface péripnérique de la feuillure du battant) de la languette munie de la douille d'articulation, un nombre plus ou moins grand de minces plaquettes métailiques dont l'épaisseur totale détermine la grandeur respective du réglage parallèle au plan de la porte ou fenetre.Grâce à la vis accessible à partir de la surface périphérique de la feuillure du battant, la languette de la pièce de charnière côté châssis est serrée contre l'ensemble des plaquettes métalli- ques introduites dans le corps. La conception bien cornue de la charnière permet en cutre de régler aussi la position de laquelle de ta pièce de chaumière côté châssis transversalement au plan de la porte ou fenêtre et ceci, par le fait que la languette munie de la douille d'articulation est enfoncée, selon les nécessités, plus ou moins profondément dais le corps et y est fixée par l'intermédiaire de la vis déjà mentionnee. Alors que la possibilité de réglage mentionnée en dernier lieu doit etre réalisée dlane manière encore relativement simplex un réglage de la pince de charnie e côté châssis, parallèlement au plan de la porte ou fenêtre, se révèle très ùicommode, car cette pièce de charnière côté châssis doit être écarte dl? corps en vue d'introduire ou d'extraire les plaquettes wétaX ues dans ce corps ou X partir de celui-ci.De plus, il est nécessaire également de disposer immédiatement d'un nombre suffisant de plaquettes métalliques appropriées en vue d'un réglage, si bien qu'il faut encore tenir compte du fait que l'épaisseur totale des plaquettes métalliques ne peut être modifiée en pratique que progressivement. Au surplus, un inconvénient de la charnière bien connue est qu'elle ne peut pas être utilisée à volonté comme butée de droite ou de gauche car le corps appartenant à la pièce de charnière côté châssis ne peut être fixé à droite ou à gauche. Par conséquent, les corps doivent au moins être fabriqués selon deux formes d'exécution différentes et être tenus en magasin. Dans ces conditions, un grand nombre de pièces détachées est nécessaire, dans la mesure où le corps appartenant à la pièce de charnière côté châssis n'est pas déjà assemblé à l'usine à la pièce de charnière côté chassies. En réalité, on connaît déjà des charnières pour portes et fenêtres qui rendent possible le réglage progressif parallèlement au plan de la porte ou fenêtre (modèles d'utilité allemands n" 1.887.235 et 1.961.913); dans ce cas, les organes de réglage sont toutefois adjoints à la pièce de charnière côté battant et sont prévus ou conçus de telle sorte qu'ils ne peuvent être manipulés qu'incommodément.Eifectivement, ou bien plusieurs écrous et contre-écrous sont utilisés pour le réglage (modèle d'utilité allemand n" 1.837.235), ou bien la vis de réglage occupe, par rapport à la surface périphérique de la feuillure du battant, une position tellement défavorable qu'elle n'est que difficilement accessible par un outil de réglage - tournevis (modèle d'utilité allemand n I.961.913). Dans ces conditions, le but de la présente invention est d'éliminer les inconvénients propres aux charnières connues décrites ci-dessus. Le problème à résoudre consiste donc à réaliser une charnière du type mentionné ci-dessus de façon qu'elle soit appropriée d'emblée à la volonté de la butée tde droite ou de gauche des portes et fenêtres et qu'elle permette un réglage progressif parallèlement au plan de la porte ou fenêtre à partir d'un endroit aisément accessible, sans devoir la démonter à cet effet. I1 peut être tenu compte simplement de ces conditions complexes, conformément à l'invention, en fai sant en sorte que les deux pièces de charnière et le corps soient conçus symétriquement dans la direction du plan de la porte ou fenêtre et par rapport à un plan coupant orthogonalement l'axe longitudinal de la broche et que l'organe de réglage pour la pièce de charnière côté châssis soit formé comme un boulon monté d'une manière rotative, mais non déplaçable dans le corps, situé transversalement à la broche dans le plan de la porte ou fenêtre et s'engageant dans le filet opposé d'un coulisseau muni de la pièce de charnière et maintenu dans un guide contredépouillé du corps. Selon une autre particularité de l'invention, le boulon logé dans le corps se situe également dans le plan de symétrie dans lequel le guide et le coulis seau sont conçus également d'une manière énantiomorphe quant à leur section droite. Conformément à un exemple de réalisation particulièrement simple de la charnière, il est prévu que le boulon s'applique librement, par son extrémité libre, sur la surface périphérique de la feuillure du chassies. Toutefois, il est encore absolument possible de disposer le boulon de manière que son extrémité libre soit dégagée vers la surface frontale du châssis. Mais il est nécessaire dans ce cas d'engager le boulon dans le filet opposé d'une pièce coulissante qui peut se mouvoir dans l'enveloppe transversalement au plan de la porte ou fenêtre et qui est en liaison solidairement avec le coulisseau par l'intermédiaire de surface en coin. La dépense technique plus élevée, nécessaire à cette réalisation, se justifie lorsqu'un réglage de la charnière dans la position fermée du battant est désiré. Conformément à l'invention, il est encore prpposé de munir la pièce de charnière côté battant de deux douilles d'articulation distantes l'une de l'gaufre verticalement, tandis que la pièce de charnière côté châssis ntest équipée que d'une douille d'articulation s'engageant entre les deux douilles d'articulation de la pièce de charnière côté battant. Suivant une autre caractéristique de l'invention, il est particulibre- ment avantageux de donner approximativement la forme de construction d'un cylindre au corps de la pièce de charnière côté châssis et d'introduire ce corps, tout en le maintenant à fleur, dans un trou borgne de la surface frontale du chassies, la pièce de charnière côté châssis étant pourvue d'un bras faisant saillie orthogonalement au-delà du coulis seau monté dans le corps. Afin qu'au cours régalage de la pièce de charnière côté châssis, il ne subsiste aucune fente visible et indésirable côté châssis entre le corps et la pièce de charnière, il est encore avantageux finalement de doter, d'une part, le guide du corps et, d'autre part, le coulisseau et son bras, à l'extrémité éloignée de la surface périphérique de la feuillure du chassies, d'un épaulement dont la largeur est adaptée, dans le sens du déplacement du coulisseau, à la voie de réglage maximale. Deux exemples de réalisation différents de la charnière conforme à l'invention, destinée à des portes et fenêtres, sont représentés aux dessins annexés au présent mémoire, dans lesquels la figure 1 est une vue en élévation de la charnière dans la position fermée du battant; la figure 2 est une vue en plan et en coupe partielle de la charnière de la figure 1; la figure 3 est une vue en profil de la charnière dans la position ouverte du battant; la figure 4 est une vue en plan de la charnière dans la position de la figure 3; la figure 5 est une vue en élévation, correspondant à celle de la figure 1, d'un autre exemple de réalisation de la charnière; et la figure 6 est une vue en plan et en partie en coupe, conformément à la figure 2, de la charnière de la figure 5. Dans la charnière représentée aux figures 1 à 4, la pièce 1 à fixer sur le battant est conçue comme une ferrure dite angulaire qui s'applique par une languette 2 sur la surface de la feuillure du battant, de préférence dans un évidement, et qui est reçue, par une languette de liaison 3 se développant orthogonalement à la languette 2, dans un évidement du recouvrement du battant.La languette de liaison 3 est munie de deux dolilles d'articulation 4', 4" sous la forme de manchons dits circulaires, alignés l'un sur l'autre, mais distants l'un de l'autre vertic-alement. Ces douilles d'articulation 4' et 4" sont disposées latéralement aux surfaces périphériques du recouvrement du battant et aant en liaison, par une broche 51 avec une douille d'articulation 6 de la pièce articulée 7 fixée sur le châssis. La douille d'articulation 6 de la pièce 7 fixée sur le châssis s'engage entre les deux douilles d'articulation 4' et 4" de la pièce 1 de la charnière s'appliquant sur le battant. La pièce de charnière 7 côté châssis a un bras 8 orienté orthogonalement au plan de la porte ou fenêtre et sur lequel se trouve la douille d'articulation 6 et un coulis seau 9 orienté parallèlement au plan de la porte ou fenêtre et conçu en une seule et même pièce avec le bras 8. Le coulis seau 9 de la pièce de la charnière 7 fixée sur le châssis est monté dans le guide contredépouillé 10 d'un corps 11 dont la forme de construction est cylindrique et qui peut être introduits tout en le maintenant à fleur, dans un trou borgne partant de la face frontale du châssis, Le guide contredépouillélO est disposé, dans le corps 11, parallèlement au plan de la porte ou fenêtre et aussi parallèlement à un plan coupant à angle droit l'axe de la broche 5, de telle sorte que le coulisseau 9 de la pièce de la charnière 7 puisse glisser dans ce guide 10 transversalement à l'axe de la broche 5, dans la direction du plan de la porte ou fenêtre. Les épaulements 12 du coulisseau 9 le protègent, dans le guide contredépouillé 10, contre des forces agissant transversalement au plan de la porte ou fenêtre. Le réglage de la pièce de charnière 7 se trouvant sur le châssis a lieu par l'intermédiaire d'un boulon 13 tournant dans le corps 11, mais indéplaçable et entrant en prise en permanence avec le filet opposé 14 du coulisseau 9. Ainsi, ie corps lu est conçu et incorporé au châssis de manière que ltextrémité libre du boulon 13 soit accéss ble, depuis la surface périphérique de la feuillure du châssis, par un outil, par exemple, un tournevis, aussitôt que le battant est ouvert.Par rotation du boulon 13, le coulisseau 9 et dès lors la douille d'articulatIon 6 (se trouvant sur le bras 8) de la pièce de charnière 7 peuvent donc store déplacés solidai- rement sans à-coups dans la direction du plan de la porte ou fenêtre. Il importe que les deux pièces de charnière 1 et 7 et le corps fl oient formé s symétriquement dans un plan coupant orthogonalement l'axe longitudinal delta broche 5 et dans la direction du plan de la porte ou fenêtre, afin que la charnière entière puisse être utilisée d'emblée comme butée de droite ou de gauche à volonté. Pour faciliter l'incorporation de la pièce de charnière 7 au corps Il, il est préférable que le coulisseau 9 ait une section droite en U s'ouvrant vers la face éloignée du bras 8, section droite dans laquelle le filet de prise 14 pour ie boulon 13 ne se trouve que sur une surface senli-cylindri- quement concave.De cette façon, le boulon 13 peut effectivement entrer en prise avec le coulisseau 9 transversalement à son axe longitudinal, après quoi le coulisseau peut être inséré, conjointemenc avec le boulon 13, dans le guide cortredépouillé 10 et ce boulon 13 peut ensuite être fixé dans le corps ll d'une manière rotative, mais non déplaçable. Dans ce but, un tenon s-a-llant 15 d'un diamètre plus petit du boulon i3 pénètre dans un trou 16 d'une paroi du corps 11 et peut être rivé d'une manière rotative sur la face opposée de la paroi, tout en intercalant une rondelle d'appui. La consolidation de la position du tenon 15 peut toutefois se faire également par une rondelle élastique s'engageant dans une rainure périphérique du tenon. Le boulon 13 se situe dans le plan de symétrie de la pièce de charnière 7 côté châssis et du corps 11, si bien qu'il conserve toujours la même position relative lorsque la charnière est utilisée à gauche ou à droite. La charnière reproduite aux figures 5 et 6 est identique fondamentalement, quant à sa conception, à celle des figures 1 à 4. Différente est exclusivement la position, dans le corps 11, du boulon 1 3 servant au réglage de la pièce de charnière 7, ainsi que sa liaison active avec le coulis seau 9. Effectivement, le boulon 13 est disposé transversalement au plan de la porte ou fenêtre et coopère avec une pièce coulissante 18 montée dans le corps 11, déplaçable également dans cette direction et s'engageant solidairement, par des surfaces en coin 19, sur les surfaces en coin correspondantes 20 du coulisseau 9. En faisant tourner le boulon 13, la pièce coulissante est déplacée dans le corps ll transversalement au plan de la porte ou fenêtre et provoque ainsi, par la coopération des surfaces en dii coulis seau 9 coin 19 et 20, un déplacementvet dEs fors la pièce de charnière 7 côté châssis transversalement à l'axe de la broche 5 et parallèlement au plan de la porte et fenêtre. L'avantage de cette conception de charnière consiste en ce que le boulon 1 3 peut être monté à un endroit accessible même dans la position fermée du battant et rendant possible ainsi le réglage de la charnière lorsque le battant est fermé. Le guide 10 du corps Il et le coulisseau 9 de la pièce d'articulation de châssis 7 sont munis chacun, à l'extrémité éloignée de la surface périphérique de la feuillure du châssis, d'un épaulement 21, 22 dont la largeur est adaptée, dans le sens du déplacement du coulisseau 9, à la voie de réglage maximale. On fait en sorte ici qu'aucune fente visible nue puisse subsister ici, côté châssis , entre le corps et la ferrure du châssis. il faut encore souligner que la pièce de charnière 1 du battant ne doit pas être fixée absolument sur la surface de la feuillure du châssis du battant. En effet, elle peut aussi bien être vissée directement sur la surface périphérique de recouvrement du battant. REVENDICATIONS 1. Charnière destinée à des portes et fenêtres, comprenant une pièce à fixer sur le battant et une pièce à fixer sur le châssis et dans laquelle la pièce côté châssis est disposée dans un corps à l'état dépla çable parallèlement au plan de la porte ou fenêtre, sa douille d'articulation étant en liaison, par exemple, d'une manière démontable, par l'intermédiaire d'une broche, avec la douille d'articulation de la pièce côté battant, caractérisée en ce que les deux pièces de charnière I et 7 et le corps 11 sont conçus symétriquement par rapport à un plan coupant orthogonalement l'axe longitudinål de la broche 5 et dans la direction du plan de la porte ou fenêtre et en ce que l'organe de réglage pour la pièce de charnière 7 côté châssis est formé comme un boulon 13 monté 15, 16, 17 d'une manière rotative, mais non déplaçable dans le corps 1 1 situé transversalement à la broche 5 dans la direction du plan de la porte ou fenêtre et s'engageant dans le filet opposé 14 d'un coulis seau 9 doté de la pièce de charnière 7 et maintenu dans un guide contredépouillé 10 du corps 11. 2. Charnière selon la revendication 1, caractérisé en ce que le boulon 13 du corps l1 se situe dans un plan de symétrie dans lequel le guide 10 et le coulis seau 9 sont conçus également d'une manière énantiomorphe quant à leur section droite 3. Charnière selon llune quelconque des revendications 1 et 2 caractérisée en ce que le boulon 13 est disposé parallèlement au plan de la porte ou fenêtre et s'applique par son extrémité libre sur la surface périphérique de la feuillure du châssis. 4. Charnière selon l'une quelconque des revendications I et 2, caractérisée en ce que le boulon 13 est disposé transversalement au plan de la porte ou fenêtre et s'engage dans le filet opposé 14 d'une pièce coulissante 18 déplaçable dans le corps transversalement au plan de la porte ou fenêtre et entrant en prise solidairement, par l'intermédiaire de surfaces en coin 19, avec les surfaces en coin correspondantes 20 du coulisseau 9. 5.Charnière selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 caractérisée en ce que la pièce de charnière 1 côté battant comprend deux douilles d'articulation 4' et 4" distantes l'une de l'autre verticalement, tandis que la pièce de charnière 7 côté châssis n'est munie que d'une douille d'articulation 6 qui s'engage entre les douilles d'articulation 4' et 4" de la pièce de charnière 1 côté battant. 6. Charnière selon l'une quelconque des revendications 1 à 5 caractérisée en ce que le corps 11 de la pièce de charnière 7 côté châssis a approximativement la forme de construction d'un cylindre et peut être introduit tout en le maintenant à fleur, dans un trou borgne de la surface du châssis, la pièce de charnière 7 côté châssis présentant un bras 8 saillant orthogonalement au-delà du coulis seau 9 monté dans le corps 11. 7. Charnière selon l'une quelconque des revendications 1 à 6 caractérisée en ce que le guide 10 du corps 11, d'une part, et le coulisseau 9 et son bras 8, d'autre part, présentent, à l'extrémité éloignée de la surface périphérique de la feuillure du châssis, un épaulement dont la largeur est adaptée, dans le sens du déplacement du coulis seau 9, à la voie de réglage maximale.