La présente invention concerne les serrures destinées à être utilisées notamment pour la fermeture de volets divers,tels que des volets de boîtes à gants de véhicules. Pour la fermeture des volets de boites à gants, il est nécessaire que la serrure soit de très petite dimension afin qu'elle ne- fasse que très peu saillie tant d'un côté que de l'autre du volet et qu'en aucun cas elle ne puisse blesser l'utilisateur. Pour des raisons économiques, il est important que sa mise en place soit extrêmement facile et, par ailleurs, il est important également que de telles serrures puissent compenser des tolérances. Supplémentairement encore, ces serrures ne doivent pas être la source de bruits lors du fonctionnement du véhicule. La présente invention résout ces différents problèmes en créant une nouvelle serrure de conception extrêmement simple qui peut être mise en place sans aucun outillage et qui permet de compenser des defauts d'alignement importants entre le volet et son encadrement sans qu'il en résulte aucune difficulté de fonctionnement, ni aucune usure anormale de -la - serrure et de la gâche qu'elle comporte. De plus, la serrure de l'invention peut ou non, au gré de l'utilisateut, être munie d'une clé-sans qu'il en résulte de modifications de structure- de ladite serrure. Conformément à l'invention, la serrure comporte un corps délimitant un boîtier dont une partie forme un couloir présentant une ouverture, un pêne coulissant étant disposé dans ledit couloir et un ressort le poussant pour qu'il intercepte en partie ladite ouverture alignée avec une gGche, ledit corps supportant un bouton de manoeuvre relié au pêne pour l'actionnement de celui-ci dans le sens pour lequel il est déplacé contre l'action du ressort et dégagé de la gâche. Diverses autres caractéristiques de l'invention ressortent d'ailleurs de la description détaillée qui suit. Des formes de réalisation de ltobået de l'invention sont représentées, à titre d'exemples non limitatifs, au dessin annexé. La fig. 1 est une élévation latérale de la serrure pour boites à gants et volets analogues de l'invention. La fig. 2 est une coupe longitudinale, à plus grande échelle, correspondant à la fig. 7. La fig. 3 est une coupe vue sensiblement suivant la ligne III-III de la fig. 2. La fig. 4 est une coupe analogue à la fig. 2 illustrant un développement de l'invention. La fig. 5 est une coupe vue suivant la ligne V-V de la fig. 4. La serrure représentée au dessin comporte un corps 1 engagé dans une ouverture 2 d'un volet 3 constitué par exemple par un couvercle de boîte à gants de véhicule. Le corps 1 délimite sur une partie de sa périphérie une collerette 4 destinée à prendre appui contre la face externe du volet 3 lorsque le corps est engagé dans l'ouverture 2 de ce volet. L'ouverture 2 est prévue pour présenter une forme non circulaire ou si cette ouverture est circulaire, alors a périphérie délimite au moins une encoche pour le logement d'une partie saillante du corps 1 ; la partie saillante désignée par 5 aux fig. 1, 3 et 5 sert à empêcher toute rotation du corps 1 par rapport au volet 3. Outre la partie saillante 5, le corps délimite des dents d'encliquetage 6 - qui prennent appui sur la face opposée du volet 3 ainsi que l'illustrent les fig. 1 et 2. Le corps 1 délimite, dans sa partie tournée vers l'intérieur de la boite à gants, un boîtier saillant 7 dont la partie supérieure forme un couloir de guidage 8 pour un coulisseau 9 présentant sensiblement la forme de la lettre U. Le coulisseau 9 est poussé par un ressort 10, sa course étant limitée par une butée 17 constituée par exemple par une goupille. Une saillie 12 constituant un pêne est formée par le coulisseau 9 et le dessus de ce pêne est chanfreiné comme illustré en 12a pour délimiter une rampe. La fig. 3 illustre que le pêne 12 intercepte une lumière 13 délimitée dans la paroi du boîtier qui forme le couloir 8. Outre les parties décrites dans ce qui précède, le corps 1 délimite un fourreau de guidage 14 de section circulaire dans lequel est introduit un moyeu 15 formé par un bouton 16 qui délimite une jupe externe 17 dont l'extrémité 17a est engagée dans une portée circulaire correspondante de l'extrémitédu corps 1. Ladite jupe 17 forme, en outre, une couronne 18 pouvant venir en appui contre l'extrémité dudit corps 1. Un ressort de torsion 19 est interposé entre le coprs 1 et le bouton 16. Comme l'illustre la fig. 2, le moyeu 15 du bouton 16 s'étend jusqu'à lintérieur du boîtier 7 formé par le corps 1 et il présente dans cette partie un couloir transversal 20 pour le logement d'une clavette 21. Le bouton 16 est, de préférence, réalisé en matière synthétique présentant une certaine souplesse et il est avantageux, comme l'illustre la fig.3, que le couloir 20 présente deux tronçons 20a, 20b de largeur légèrement différente, le tronçon 20b étant plues large que le tronçon 20a, de sorte que la clavette 21 qui délimite un épaulement 21a est bloquée dans le moyeu 15 après y avoir été introduiteà j force. A son extrémité inférieure 21b, la clavette 21 est engagée dans une lumière 22 du corps n contre un bord de ladite clavette, laquelle est normalement maintenue en appui par la force de torsion développée par le ressort 19 et qui lui est transmise par Ie moyeu 15, ce qui correspond à la position illustrée à la fig. 3. Ainsi que cela est expliqué dans ce qui précède, la clavette 21 est empêchée de coulisser vers le bas par l'épau- lement 21a . Par ailleurs, cette clavette est empêchée de coulisser vers le haut par un second épaulement 21c qui coopère avec une butée correspondante du moyeu 15. Outre ce qui précède, la clavette 21 délimite, à son extrémité supérieure, une dent 23 qui est engagée dans une lumière 24 prévue dans le-fond du U délimité par le coulisseau 9. La serrure décrite ci-dessus est destinée à coopérer avec une gâche désignée dans son ensemble par la référence 25. La gâche 25 comporte une semelle 26 munie d'éléments de fixation 27 qui peuvent être constitués par des rivets comme représenté ou par tous autres~éléments appropriés. La semelle 26 est destinée à être maintenue appliquée sur un support 28, par exemple une pièce de carrosserie. La gâche proprement dite comporte une chape 29 à deux branches 29a, 29b dont la lar geur est égale à la largeur de la lumière 13 menant au coulisseau de guidage 8 dupêne 12.Les extrémités des branches 29a, 2b sont arrondies comme illustré par la fig. 3+en 291 1 De plus, lesdites branches 29a, 2b délimitent des rampes 292 (fig.2) dans le plan perpendiculaire à l'arrondi 291 Les branches 29a, 2b de la chape 29 sont reliées entre elles par un voile épais 30 qui s'étend jusqu'au sommet de l'arrondi 291 en délimitant des rampes obliques 30a et un trou 31 est percé dans le voile 30, ledit trou 31 présentant un diamètre correspondant aensiblement à celui dupene 12. Pour monter la serrure et la gâche décrites ci-dessus, on procède par exemple de la façon suivante On monte, tout d'abord, la gâche 25 sur le support 28 et lorsque cette gâche est fabriquée en résine synthétique, comme cela est le cas dans l'exemple de réalisation considéré, on rive les éléments de fixation 27 au moyen d'un organe de chauffage approprié. La serrure est montée, par ailleurs, en introduisant tout d'abord le coulisseau 9 dans le couloir 8, puis la butée Il empêchant son éjection.On met ensuite en place le bouton 16 dans le corps 1 en même temps que le ressort 19, puis on introduit la clavette 21 de façon que son doigt 23 entre dans la lumière 24 L'ensemble de la serrure montée est alors introduit dans l'ouverture 2 en faisant tout d'abord passer la partie du boîtier 7 délimitant le couloir 8 puis en insérant à force les dents 6 jusqu'au moment où celles-ci viennent occuper la position occupée à la fig. 1. La description qui précède montre qu'en faisant tourner le bouton 16 cela a pour effet de faire pivoter la clavette 21 dans la lumière 22 et, par conséquent, le doigt 23 fait déplacer le coulisseau 9 dans le sens de la flèche fî contre l'action du ressort 10. La longueur du couloir 8 est choisie pour que le pêne 12 puisse être éclipsé complètement. Pour fermer la boute à gants, il suffit de pousser le volet 3 de sorte que le chanfrein 12a du pêne 12 vienne nécessairement en appui contre l'une des rampes 30a du voile 30 de la gâche et cela a pour effet de pousser le pêne dans le sens de la flèche f1 jusqu'au moment oû la gâche est entrée suffisamment à l'intérieur du coulisseau pour que le pêne 12 soit repoussé sous l'action du ressort 10 dans le trou 31, ce qui correspond à la position de ferme;ture. Comme l'illustrent bien les fig. 1 et 2, la réalisation décrite ci-dessus permet de compenser des défauts dtali- gnement meme importants pouvant exister au montage entre la gâche et le pêne. En effet, en considérant la fig. -2, les rampes 292 permettent d'assurer le centrage du pêne 12 dans le plan défini par le bord interne des branches 29a, 2b de la chape 29. Par ailleurs, l'arrondi 291 de l'extrémité des branches de la chape coopère avec la partie- du corps 1 qui délimite l'ouverture 13, ce qui permet d'assurer un centrage dans un plan perpendiculaire à celui considéré ci-dessus. Les fig. 4 et 5 illustrent un développement de l'invention suivant lequel il est possible de munir la serrure d'une commande à clé. Dans ce cas, le pêne 2i est amplifié ainsi que l'illustre la fig. 5, car il n'a plus à présenter ni l'épaulement 21a, ni l'épaulement 21c, ce qui facilite sa mise en place dans le moyeu 15. Par contre, la clavette 21 présente une encoche 32 dans laquelle est introduit l'excentrique 33 d'un barillet de serrure 34 qui est engagé à l'intérieur du moyeu 15 du bouton 16 dans lequel il est maintenu-au moyen d'un jonc 35 ou autre organe de verrouillage analogue. Pour faire fonctionner la serrure, il suffit d'introduire dans le barillet 34 une clé 36 de sorte que l'excentrique 33 fait déplacer la clavette 21 dans un mouvement dirigé à la fois dans le sens de la flèche f1 et dans le sens de la flèche a , puisque ledit excentrique décrit un mouvement de révolution. La composante da mouvement suivant la flèche f1 provoque la déplacement du coulisseau 9 et, par conséquent, du pêne 12a pour assurer le déverrouillage. Outre ce qui précède, il est remarquable de constater que la seche 25 peut occuper un grand nombre de positions différentes sans qu'il en résulte aucune modification constructive ou de fonctionnement de la serrure. En effet, comme l'illustre la fig. 1, la gâche 25 peut occuper la position 25a dans laquelle elle s'étend parallèlement au volet 3 qui peut être un organe coulissant, ou bien elle peut occuper la position 25b perpendiculaire à la précédente si le volet 7 doit être déplacé de droite à gauche en considérant le dessin. L'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation représentés et décrits en détail, car diverses modifications peuvent y être apportées sans sortir de son cadre. REVENDICADIONS 1 - Serrure pour panneau mobile, caractérisée en ce qu'elle comporte un corps délimitant un boîtier dont une partie forme un couloir présentant une ouverture, un pêne coulissant étant disposé dans ledit couloir et un ressort le poussant pour qu'il intercepte en partie ladite ouverture alignée avec une gâche, ledit corps supportant un bouton de manoeuvre relié au pêne pour l'actionnement de celui-ci dans le sens pour lequel il est déplacé contre l'action du ressort et dégagé de la gâche. 2 - Serrure suivant la revendication 1 caractérisée en ce que la partie de la gâche coopérant avec la serrure est constituée sous la forme d'une chape dont les deux branches forment des rampes à leurs extrémites, la largeur de cette chape -correspondant à la largeur de l'ouverture prévue dans la partie du boîtier délimitant le couloir contenant le pêne, et lesdites deux branches de la chape étant reliées par un voile transversal dans lequel est pratiqué un trou de forme correspondant à la partie du pêne qui fait saillie dans l'ouverture du boîtier. 3 - Serrure suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que l'extrémité du-voile formé entre les branches de la chape que délimite la gâche présente au moins une rampe pour coopérer avec une rampe complémentaire du pêne. 4 - Serrure suivant l'une des revendications 1 a' 3, caractérisée en ce que le pêne et le trou de la gâche qui le reçoit présentent des formes respectives faisant que la gâche peut présenter une inclinaison variable par rapport au corps de la serrure. 5 - Serrure suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que le bouton porté par le corps est relié au pêne au moyen d'un doigt saillant entrant dans une lumière du pêne. 6 - Serrure suivant l'une des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que le doigt saillant reliant le pêne au bouton est constitué sous la forme d'une clavette'assurant le maintien dudit bouton à l'intérieur du corps de la serrure. 7 - ~ Serrure suivant l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que le bouton est monté à rotation dans le coros par nne tartie annulaire formant moyeu qu'il présente et par l'extrémité de révolution d'une jupe externe qu'il délimite et qui entoure un ressort de torsion le reliant au corps pour maintenir la clavette en butée contre le corps dans une position pour laquelle le doigt qu'elle présente laisse le pêne en position saillante dans l'ouverture du boîtier. 8 - Serrure suivant l'une des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que le corps présente extérieurement une forme différente d'une forme de révolution, et délimite, d'une part, une collerette d'appui et, d'autre part, des. dents élastiques de retenue saillant au-delà de la collerette d'appui, de sorte que lesdites dents et ladite collerette pincent les parois de la portée d-'un volet de support de la serrure présentant une ouverture de forme sensiblement complémentaire à celle duait corps. 9 - Serrure suivant l'une des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que le moyeu formé par le bouton est creux et contient un barillet de serrure comportant un excentrique pour la commande de la clavette servant simultanément à la retenue du bouton dans le corps et à la commande-du pêne.