La présente invention a pour objet un dispositif pour chausser les chevaux. Par ce dispositif, la présente invention cherche à sup primer les fers à cheval de type classique et les inconvénients qui leur sont inhérents du fait de leur poids, de leur usure ra pide, des bruits qu'ils entraînent, et aussi du prix de revient de leur mise en place qui nécessite un personnel spécialisé. Pour bien comprendre les caractéristiques particulièrement avantageuses du dispositif qui fait l'objet de la présente invention, il convient de rappeler quelques données concernant la structure du pied et le mécanisme de la marche du cheval. L'extrémité des pieds des chevaux est munie de corne qui pousse perpendiculairement à la couronne d'une longueur éga- le à à peu prés I cm par mois. Cette longueur peut, bien entendu, varier d'un cheval à un autre, et en outre, la corne des antérieurs pousse moins vite que celle des postérieurs ; de plus, un pied non ferré a une pousse plus rapide qu'un pied ferré. Lorsque le poids du cheval appuie sur le sabot, il déforme le talon, cette déformation qui correspond à l'écartement de la paroi aux talons, est essentielle au confort du cheval. L'écartement latéral est produit par la compression du coussinet plantaire et de la fourchette entre les phalanges et le sol. Le coussinet élastique, compressé, s'élargit, ce qui l'amène à pous- ser latéralement sur les fibro-cartilages, et donc à provoquer l'élargissement du talon. Bien entendu, quand le pied du cheval est relevé, tout revient en place. Or, il est évident qu'un fer cloué au sabot va interférer avec ce mouvement naturel et créer une nuisance dans la marche du cheval. Néanmoins, ferrer est un mal nécessaire étant donné que le ferrage empêche l'usure des sabots et procure une meilleure adhérence ; mais une déformation des allures naturelles du cheval devient par suite inevitable. La présente invention a pour but de remédier à ces in- convénients, et de créer un sabot qui soit d'une grande souplesse d'emploi, qui minimise le travail de mise en place et qui soit également d'une grande sécurité dans les plus dures conditions d'utilisation. A cet effet, elle concerne un dispositif pour chausser les chevaux, caractérisé en ce qu'il est constitué d'un sabot moulé en un matériau élastique comportant une partie enveloppante épousant la forme du sabot du cheval à partir du haut de la couronne pour se terminer sur l'arrière de la semelle du cheval, ainsi que d'une semelle qui a la forme d'un fer à cheval classique. Ce dispositif permet de créer un sabot à la fois pathologique et esthétique, d'un grand confort pour le cheval et qui de plus présente une adhérence exceptionnelle quelque soit le terrain ainsi qu'un effet d'amortisseur certain. D'une façon préféréntielle, la semelle a une épaisseur d'environ 1 cm, et comporte à sa partie arrière une ouverture dégageant les deux glomes et la lacune de la fourchette. En outre, l'épaisseur de la partie enveloppante du sabot est, de préférence, d'environ 4 mm. Selon une autre caractéristique de l'invention, la semelle comporte, de part et d'autre du sabot, deux armatures métalliques latérales plates, noyées dans le matériau élastique et disposées symétriquement par rapport à l'axe du sabot. Selon une autre caractéristique de l'invention, chaque armature est munie de pointes métalliques verticales transper çant le matériau élastique et faisant saillie vers l'extérieur permettant ainsi de rendre le dispositif solidaire du sabot du cheval. Ces armatures sont noyées dans le matériau synthétique au moment du moulage ; ainsi, on arrive en quelque sorte à cramponner la semelle du dispositif à la semelle du cheval. De préférence, chaque armature métallique est munie approximativement de cinq pointes métalliques, d'environ 5 a 6 mm de hauteur ; ces pointes suivent la rive externe du sabot à environ 8 mm du bord , elles sont espacées de 15 à 20 mm. Selon une autre caractéristique de l'invention, chaque armature est munie d'au moins un orifice coopèrant avec un per çage concentrique correspondant prévu dans le matériau élastique pour permettre le passage d'un organe de fixation du dispositif sur le sabot du cheval. Ces organes de fixation sont de préférence constitués par des vis à bois conçues pour des bois agglomérés; en effet, de telles vis ont des qualités particulièrement intéressantes du fait de leur grande résistance à l'arrachement et de leur facilité de pénétration accrue. Selon une autre caractéristique de l'invention, la partie frontale de la partie enveloppante est munie de nervures partant de la couronne et descendant vers la semelle. Ces nervures ont un effet de pare-choc et de raidisseur et de plus améliorent l'esthétique de l'ensemble'du sabot. Selon une autre caractéristique de l'invention, la partie enveloppante est munie de bossages en relief sur sa partie interne. Ces bossages ont une épaisseur de 2 à 3 mm et sont espacés de 10 à 15 mm ; ils sont perpendiculaires à la couronne supérieure et vont rejoindre la semelle inférieure leur leur rôle est de maintenir un espace d'air entre la corne du sabot et le caoutchouc afin de créer une aération. Le dispositif décrit ci-dessus, permet de créer un sabot en caoutchouc, pouvant facilement, par sa souplesse, chausser les sabots antérieurs et postérieurs des chevaux, sabots qui n'ont pas la mme morphologie. L'élaboration du matériau élastique est étudiée en vue d'obtenir des caractéristiques techniques adéquates pour ne bonne tenue à l'abrasion, donc un bon coefficient à 11 usure. On peut par exemple utiliser du caoutchouc du genre couramment utilisé pour les pneumatiques d'automobiles. Une autre possibilité est de prévoir un dispositif moulé en un matériau thermoplastique souple. De plus, et selon une autre caractéristique de l'invention, on pourra munir la semelle du dispositif de crampons antidérapants aux carbures métalliques, comme dans le cas des pneumatiques d'automobiles. Le dispositif pour chausser les chevaux qui fait l'objet de la présente invention sera décrit plus en détail à l'aide des dessins annexés, dans lesquels - la figure 1 est-une vue d'un pied de cheval chaussé d'un sabot en élastomère, - la figure 2 est une vue de dessous représentant la semelle du dispositif, - la figure 3 est une coupe selon l'axe III-III, - la figure 4 est une coupe selon l'axe IV-IV. Selon les figures 1 et 2, le dispositif qui fait l'objet de l'invention et est destiné plus particulièrement à chausser les chevaux, est contitué d'un sabot moulé en un matériau élastique comportant une partie enveloppante 1 épousant la forme du sabot du cheval à partir du haut de la couronne 2, pour se terminer sur l'arrière de la semelle 3 du cheval, ainsi que d'une semelle 4 visible sur la figure 2 qui a la forme d'un fer à cheval classique. Selon les figures 3 et 4, chacune des branches 5 du sabot 4 comporte une armature métallique plane 6, noyée dans le matériau élastique. Les deux armatures métalliques 6 et 6' sont disposées symétriquement par rapport à l'axe A-A du sabot et sont munies de pointes métalliques 7 verticales qui transpercent le matériau élastique, et font saillies vers l'extérieur. Les extrémités 8 de ces pointes 7 viennent s'insérer dans la corne du sabot du cheval qu'elles rendent solidaire du dispositif. Ces pointes 7 sont disposées de manière à suivre le bord externe 9 à l'intérieur du sabot, sont d'environ 7 à 8 mm de la rive et ont une hauteur d'environ 5 mm. Pour parfaire encore la fixation du dispositif sur le sabot du cheval, et selon les figures 2 et 4, chaque armature 6 ou 6' est munie d'au moins un orifice 10 coopèrant avec un perçage concentrique ll prévu dans le matériau élastique pour permettre le passage d'un organe de fixation tel qu'une vis à bois. En outre, la partie frontale 12 de la partie enveloppante 1 est munie de nervuresl3,qui partent de la couronne 2 et descendent vers la semelle 3. Ces nervures ont pour but, comme les pinçons des fers utilisés jusqu a présent, d'immobiliser le sabot ; de plus, elles ont un effet protecteur contre les chocs, en renforçant la partie avant du sabot, et améliorent l'esthétique du dispositif. De plus, la partie enveloppante 1 est munie de bossages en relief 14 comme représenté sur la figure 3 ; ces bossages sont en relief de 2 à 3 mm et ont un diamètre de 3 à 4 mm ils sont espacés de 10 à 15 mm et ont pour but de permettre l'aération du sabot du cheval. Selon la figure 4, on voit que la partie frontale 12 de la semelle 4 est libre de toute armature 6, 6' et n'est constituée que de matériau élastique, ce qui lui donne une grande souplesse de pincement ou d'écartement du sabot et qui permet de chausser les antérieurs ou les postérieurs d'un cheval ou les différentes morphologies de chevaux. De plus, la semelle 4 peut être munie de dessins en relief ou en creux, ou mtme de crampons antidérapants aux carbures métalliques non représentés pour permettre une meilleure adhérence au sol. REVE N~D~' CATIONS 1 ) Dispositif pour chausser les chevaux, caractérisé en ce qu'il est constitué d'un sabot moule en un matériau élastique comportant une partie enveloppante épousant la forme du sabot du cheval a partir du haut de la couronne pour se terminer sur l'arrière de la semelle du cheval, ainsi que d'une semelle qui a la forme d'un fer à cheval classique. 20) Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la semelle comporte, de part et d'autre du sabot, deux armatures métalliques latérales plates, noyées dans le matériau élastique, et disposées symétriquement par rapport à l'axe du sabot. 30) Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que chaque armature est munie de pointes métalliques verticales transperçant le matériau élastique et faisant saillie vers l'extérieur, permettant ainsi de rendre le dispositif solidaire du sabot du cheval. 40) Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que chaque armature est munie d'au moins un orifice coopèrant avec un perçage concentrique correspondant prévu dans le matériau élastique pour permettre le passage d'un organe de fixation du dispositif sur le sabot du cheval. 50) Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la partie frontale de la partie enveloppante est munie de nervures partant de la couronne et descendant vers la semelle. 60) Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la partie enveloppante est munie de boas sages en relief sur sa partie interne. 70) Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le matériau élastique est un élastomère. 80) Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le matériau élastique est un matériau thermoplastique. 90) Dispositif selon l'une quelconque des revendications I à 8, caractérisé en ce que la semelle est munie de crampons antidérapants aux carbures métalliques.