La présente invention, due à la collaboration de Monsieur Jean-Claude FAVERJON, se rapporte aux appareils destinés à contrôler l'état des amortisseurs d'un véhicule automobile, sans avoir à les déposer. On connait différents moyens conçus dans ce but. Tous consistent à imprimer une ou plusieurs impulsions sur la roue associée à l'amortisseur à tester et à mesurer, soit les mouvements de la roue ou de la carrosserie, soit la force exercée par la roue sur sa surface d'appui. Or les dispositifs connus ne sont pas sans inconvénient. Pour créer une impulsion sur la roue, on peut soit soulever la roue puis la laisser retomber brusquement, soit soulever la carrosserie puis la laisser retomber brusquement. Ces dispositifs ne permettent pas de faire travailler l'amortisseur dans la zone de fréquence pour laquelle son action doit être la plus efficace. Pour créer des impulsions répétées, il existe des dispositifs hydrauliques et des dispositifs à balourd et ressorts. Les dispositifs hydrauliques sont complexes et chers. Les dispositifs à balourd et ressorts sont beaucoup trop sensibles au comportement du pneumatique, ce qui ne permet d'avoir qu'une indication approchée sur l'état de l'amortisseur. En ce qui concerne la mesure, les procédés qui ne tiennent comporte que des mouvements de la roue ou de la carrosserie ou qui mesurent la force exercée par la roue sur sa surface d'appui ne donnent pas d'indication réelle sur l'élongation de la tige de l'amortisseur par rapport au corps. L'invention se propose de fournir un appareil de mesure qui remédie à ces différents inconvénients. Elle a donc pour objet un appareil permettant de contrôler un amortisseur de véhicule automobile sans avoir à le démonter, appareil comprenant un plateau mobile dans un plan vertical et supportant la roue associée à llamortisseur à contrôler. Cet appareil est caractérisé en ce que le plateau est solidaire d'un bras oscillant autour d'un axe fixe et relié par un excentrique à un moteur d'entraînement, des moyens étant prévus pour mesurer les déplacements relatifs entre le moyeu de la roue et un point de la carrosserie du véhicule situé au droit de la roue. Suivant une autre caractéristique particulière, la roue repose sur un support monté glissant par rapport à la surface du plateau mobile. La description qui suit montre un exemple de réalisation, en référence aux dessins joints dans lesquels - la Fig. 1 représente le dispositif d'excitation d'une roue de véhicule, faisant partie de l'appareil de l'invention - les Fig. 2 et 3 sont respectivement des vues en -élévation et de dessus du dispositif de mesure faisant partie de l'appareil de l'invention et - la Fig. 4 est un schéma électrique du dispositif de mesure. On a représenté sur les figures un véhicule automobile 1, avec une roue 2 associée à un amortisseur à tester représente sàfiématiquement à la Fig. 2. La roue 2 est en appui sur un support 3, en forme de cuvette enveloppant le pneumatique, ce support 3 reposant sur un plateau 4 par l'intermédiaire d'une couche de billes 5 Le plateau est solidaire d'un bras 6 oscillant autour d'un axe fixe 7. Le bras 6 est par ailleurs relié à un excentrique 8 monté à la sortie d'un variateur de vitesse 9 dont l'entrée est entrainée en rotation par une transmission 10 reliée à un moteur électrique 11. Sur un socle fixe 12, sont montés deux capteurs 13, 14 de déplacement linéaire, constitués par des potentiomètres. Le capteur 13 est solidaire d'une tige 15 à une extrémité de laquelle est accroché un câble 16 qui passe par une poulie de renvoi 17 et est fixé sur un support 18 monté sur le moyeu de la roue 2, à la place de l'enjoliveur. Le câble 16 est maintenu tendu par des ressorts 19 de rappel de la tige 15 du capteur 13. De même, le capteur 14 est solidaire d'une tige 20 à l'extrémité de laquelle est accroché un câble 21 qui passe sur une poulie de renvoi 22 et est fixé sur une pince 23 serrée sur la retombée d'ale 24 de la roue 2,sensiblement à la verticale du support 18. Le câble 21 est maintenu tendu par des ressorts identiques aux ressorts 19. Comme on le voit sur le schéma de la Fig. 4, les indications fournies par les capteurs 13 et 14 sont appliquées aux deux entrées d'un amplificateur différentiel 25 dont la sortie 26 est reliée à un appareil de lecture tel qu'un oscilloscope ou un enregistreur (non représenté). Pour utiliser l'appareil qui vient d'être décrit, on dispose la roue 2, associée à l'amortisseur à tester sur le support 3, les trois autres roues du véhicule reposant sur des appuis situés à la hauteur moyenne de ce support 3. On impose ensuite à la roue des mouvements d'oscillation verticale d'amplitude fixe, par exemple + 20 mm et on mesure l'amplitude du mouvement relatif de la carrosserie au droit de la roue par rapport à la roue. La fréquence des oscillations peut varier, par exemple, entre 1 et 2 Hz, la précision du variateur étant d'ailleurs sans importance, car on cherche la fréquence donnant l'amplitude maximale de débattement de l'amortisseur. Les capteurs 13 et 14 fournissent des informations correspondant respectivement aux deplacements verticaux de la roue 2 et de la carrosserie, tandis que la différence entre ces deux mesures est fournie par l'amplificateur différentiel 25. Le déplacement différentiel ainsi donné doit être compris entre deux valeurs préalablement fixées pour que l'amortisseur testé soit réputé en bon état de fonctionnement. Pour ces opérations de contrôle, il est important que le support 3 soit libre de se déplacer dans toutes les directions sur la surface du plateau 4, de façon à ne pas créer de frottements parasites. REVENDICATIONS 1. Appareil permettant de contrôler un amortisseur de véhicule automobile sans avoir à le démonter, comprenant un plateau mobile dans un plan vertical destiné à supporter la roue associée à l'amortisseur à contrôler, caractérisé en ce que ledit plateau (4) est solidaire d'un bras (6) monté oscillant autour d'un axe fixe (7) et relié par un excentrique (8) à un moteur d'entraînement (11), des moyens (13 à 25) étant prévus pour mesurer les déplacements relatifs entre le moyeu de la roue (2) et un point de la carrosserie du véhicule situé au droit de la roue. 2. Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la roue (2) est portée par ledit plateau (4) par l'intermédiaire d'un support (3) monté glissant par rapport à la surface dudit plateau (4). 3. Appareil suivant la revendication 2, caractérisé en ce que ledit support (3) en forme de cuvette enveloppant le pneumatique de la roue (2) repose sur le plateau (4) par l'intermédiaire d'une couche de billes (5). 4. Appareil suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'excentrique (8) est relié au moteur d 'entraînement (11) par 1 'intermédiaire d 'un variateur de vitesse (9) et d'une transmission (10). 5. Appareil suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que lesdits moyens de mesure des déplacements relatifs du moyeu de la roue et d'un point de la carrosserie du véhicule situé au droit de la roue comprennent deux capteurs de déplacements linéaires (13, 14) respectivement reliés par des moyens de liaison mécaniques (15 à 19 20 à 23) audit moyeu de la roue (2) et audit point de la carrosserie, lesdits capteurs (13, 14) étant connectés chacun à une entrée d'un amplificateur différentiel (25). 6. Appareil suivant la revendication 5, caractérisé en ce que lesdits capteurs (13, 14) sont des potentiomètres, lesdits moyens de liaison mécaniques étant constitués par une tige (15, 20) à une extrémité de laquelle est accroché un câble (16, 21) passant sur une poulie de renvoi (17, 22) et dont l'extrémité opposée à la tige (15, 20) est rendue solidaire d4un moyen (18, 23) de fixation au moyeu de la roue (2) et au point de la carrosserie. 7. Appareil suivant la revendication 6, caractérisé en ce que le moyen de fixation du câble (18) au moyeu de la roue (2) est constitué par un support (18) fixé sur la roue à la place de l'enjoliveur de celle-ci. 8. Appareil suivant l'une quelconque des revendications 6 et 7, caractérisé en ce que le moyen de fixation du câble (21) au point de la carrosserie est une pince (23) serrée sur la retombée d'aile (24) de la roue (2), sensiblement à la verticale du support (18).