La présente invention concerne un appareil pour collecter des mollusquels, notamment des moules 2 sur les pieux des bouchots. On sait qu'a l'heure actuelle, les moules de bouchot sont détachées manuellement des pieux qui les portent au moyen d'instruments divers tels que des serpes, et sont ensuite éventuellement ramassées au pied des pieux avec des engins motorisés munis de grappins pour être évacués vers la terre ferme. Cette façon de procéder représente évidemment une perte de temps considérable et nécessite en outre une main-d'oeuvre importante, ce d'autant plus que le ramassage des moules ne peut s'effectuer que pendant des périodes limitées déterminées par les marées. La présente invention a donc pour but principal de remédier a ces incon vénients et, pour ce faire, elle a pour objet un appareil permettant de collecter automatiquement les moules sur les pieux, qui se caractérise essentiellement en ce quVil se compose d'un corps creux de forme tubulaire susceptible d'être relié par sa partie supérieure à un engin de levage et qui est pourvu a sa partie inférieure de deux mâchoires mobiles aptes à venir s'appliquer autour d'un pieu en obturant au moins partiellement -e fond dudit tube-. On conçoit aisément qu'avec un tel appareil, il est possible de dépouiller tres rapidement les pieux et de déverser ensuite directement les moules ainsi recueillies dans une remorque éventuellement associée à l'engin de levage. Il suffit en effet, apres avoir préalablement ouvert les mâchoires, de faire descendre le corps tubulaire le long du pieu jusqu'au sol, puis de refermer les mâchoires contre le pieu avant de soulever l'ensemble de l'appareil. Ce faisant, les moules sont automatiquement détachées du pieu et s'accumulent a l'intérieur du corps de l'appareil, de sorte qu'i7uffit: ensuite d'ouvrir a nouveau les mâchoires pour les faire tomber par gravite dans un receptacle approprié permettant de les évacuer vers la terre ferme. De préférence, chacune des mâchoires est pourvue d'une découpe en forme de V par l'intermédiaire de laquelle elle vient s'appliquer contre le pieu, de manière a n'être en contact effectif avec celui-ci que sur une tres petite portion de sa périphérie. On sait en effet qu'a l'heure actuelle, les pieux des bouchots sont généralement en bois et il est donc important de ne pas abimer l'écorce qui les recouvre et empêche l'infiltration de l'eau, Selon une forme de réalisation particuliere de l'invention > les mâchoires sont articulées sur des supports latéraux qui sont montés élastiquement sur le corps tubulaire avec un certain débattement Les mâchoires peuvent ainsi, en position de fermeture, suivre les déformations des pieux sans risquer de les endommager. De plus, des moyens sont prévus pour commander le mouvement d'ouverture et de fermeture des mâchoires mobiles, ces moyens etant constitués par des vérins a fluide portés par le corps et conçus pour être reliés a une prise d'huile de l'engin de levage. Une forme d'exécution de l'invention est décrite ci-après à titre d'exemple, en référence au dessin annexé dans lequel - la figure 1 est une vue en élévation d'un appareil conforme à l'invention avec les mâchoires fermées - la figure 2 est une vue de dessous de cet appareil ; et - la figure 3 est une vue en coupe suivant la ligne III-III de la figure 1, avec les mâchoires ouvertes. L'appareil représenté sur les figures 1 à 3 se compose essentiellement d'un corps cylindrique tubulaire 1, réalisé en tôle et dont le diamètre est calculé de manière qu'il puisse être enfilé sans difficulté sur un pieu de bouchot garni de moules. A la partie supérieure de ce corps tubulaire est fixes une potence 2 par l'intermédiaire de laquelle 11 appareil peut être relie à un engin de levage classique motorisé ou non, par exemple une grue. Le corps tubulaire 1 est en outre pourvu à sa partie inférieure de deux mâchoires mobiles 3, articulées chacune autour d'un axe 4 et qui sont munies d'une découpe 5 en forme de V à bords arrondis dont le rôle apparaitra plus clairement par la suite. Ces mâchoires sont actionnées au moyen de deux vérins hydrauliques 6 à double effet, portés par le corps 1 et dont les tiges 7 sont reliées par des câbles 8 à des pattes 9 prévues à cet effet sur le côté de chacune des mâchoires. On notera par ailleurs que les vérins 6 sont normalement conçus pour être raccordés à une prise d'huile de engin de levage associé par des canalisations telles que 10. Selon une particularité de l'invention, les axes d'articulation 4 des mâchoires ne sont pas portes directement par le corps tubulaire 1, mais par des supports intermédiaires ll qui sont montés mobiles sur ledit corps avec un certain débattement lateral. On voit en effet clairement sur les figures que ces-supports 11 sont constitués par des profilés verticaux, articulés à leur extrémite supérieure sur des pivots 12. Ils sont normalement maintenus appliqués contre la paroi du corps 1 par des ressorts de compensation 13, enfiles sur des boulons 14 et prenant appui sur la partie médiane des profilés. Ces derniers sont en outre guidés dans leurs déplacements par des tronçons de cornières 15 soudés directement sur le corps 1. Une butée 16 est par ailleurs prévue sur chacune des mâchoires afin de limiter son mouvement d'ouverture, comme illustré sur la figure 3, tandis qu'en position de fermeture, les mâchoires viennent prendre appui sur le bord inférieur du corps tubulaire et occupent alors une position sensiblement horizontale. Le mode d'emploi d'un tel appareil est excessivement simple et découle d'ailleurs à l'évidence de la description qui precède. Les mâchoires 3 ayant ete ijréalablement placées en position d'ouverture, on fait descendre l'appareil le long d'un pieu garni de moules à dépouiller jusqu'au sol, à l'aide de l'engin de levage associé, en prenant soin de faire pénétrer ledit pieu à l'intérieur du corps tubulaire 1. On actionne alors simultanément les deux vérins'6, de façon à provoquer la fermeture des mâchoires 3 qui viennent ainsi s'appliquer autour du pieu par l'intermédiaire de leur portion découpée 5. Grâce à la forme de cette découpe, et comme le pieu est généralement de section sensiblement circulaire, les mâchoires 3 ne prennent en fait appui sur le pieu qu r en quatre points, ainsi que cela est illustré par exemple en 17 sur la figure 2. On soulève ensuite l'ensemble de l'appareil, toujours au moyen de l'en- gin de levage associé, et ce faisant, les moules sont automatiquement détachées du pieu par l'action des mâchoires et-se rassemblent dans le fond du corps tubulaire 1 qui se trouve pratiquement obturé par lesdites mâchoires. On notera qu'au cours de ce mouvement ascendant de l'appareil, les fln- choires 3 peuvent suivre sans difficulté les déformations éventuelles du pieu, en s'écartant plus ou moins l'une de l'autre à l'encontre de l'action des ressorts de compensation 13. Une telle disposition, associée au fait que les mâchoires ne sont qu'en contact ponctuel avec le pieu, permet de ménager au maximum l'écorce recouvrant ledit pieu. On sait en effet que cette écorce ne doit pas être enlevée ou égratignée, car autrement, l'eau s'infiltrerait à l'intérieur du bois constituant le pieu et le rendrait rapidement inutilisable. Il ne reste plus ensuite qu'à rouvrir les mâchoires 3 afin de déverser les moules ainsi recueillies dans un réceptacle approprié, avantageusement constitué par une remorque tractée par l'engin de levage, et on peut alors immediatement procéder à une nouvelle collecte sur un autre pieu. L'appareil selon l'invention permet donc en définitive de dépouiller très -rapidement et sans effort les pieux garnis de moules ou d'autres mollusques, et peut par conséquent rendre de grands services dans l'exploitation des bouchots. REVENDICATIONS 1. Appareil pour collecter des mollusques, notamment des moules, sur les pieux des bouchots, caractérisé en ce qu'il se compose d'un corps creux de forme tubulaire susceptible d'être relié par sa partie supérieure à un engin de levage et qui est pourvu à sa partie inférieure de deux mâchoires mobiles aptes à venir s'appliquer autour d'un pieu en obturant au moins partiellement le fond dudit tube. 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que chacune des mâchoires est pourvue d'une découpe en forme de V par I'intermédiaire de laquelle elle vient s' appliquer contre le pieu. 3. Appareil selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les mâchoires sont articulées sur des supports latéraux qui sont montés élastiquement sur le corps tubulaire avec un certain débattement. 4. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 a 3, caractérisé en ce que des moyens sont prévus pour commander le mouvement d'ouverture et de fermeture des mâchoires mobiles, ces moyens étant constitués par des vérins à fluide portés par le corps et conçus pour être reliés-à une prise d'huile de l'engin de levage.