La présente invention concerne d'une manière générale des appareils de détection des mises à la terre et des courants de fuite dans les circuits électriques et plus spécialement un procédé de détection des mises à la terre et un appareil destiné à sa mise en oeuvre et pouvant entre logé dans un petit bottier. On a antérieurement réalisé des détecteurs de mise à la terre comportant un transformateur différentiel dans.les conducteurs reliant une source de courant à une charge pour constater si un courant plus intense circule dans les conducteurs en direction de la charge qu'en sens contraire, c'est-à-dire dans les conducteurs en direction de la source. Des détecteurs de mise à la terre de ce genre sont décrits dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique NO 3 213 321. te transformateur différentiel incorporé dans ces détecteurs de mise à la terre comporte un enroulement secondaire dans lequel une mise à la terre induit un signal. L'enroulement secondaire est en général relié à un amplificateur ou à un dispositif de commutation, par exemple un redresseur commandé au silicium (ou thyristor) ou un relais. Ces amplificateurs et dispositifs de commutation ont en général une impédance d'entrée élevée et, pour obtenir un signal suffisant pour les attaquer, l'enroulement secondaire du transformateur différentiel doit également avoir une impédance élevée. Pour obtenir une impédance élevée au secondaire, le transformateur différentiel doit avoir un grand noyau magnétique et/ou un enroulement secondaire ayant un grand nombre de spires. Ces transformateurs sont en général très comateux et de grandes dimensions. Par exemple, pour engendrer au secondaire un signal de l'ordre du microwatt, il a été nécessaire-4-utilis-er-unransformateur différentiel ayant un volume équivalent à celui d'un transformateur de courant alternatif à fréquence industrielle dsune puissance de 10 à 25 W. Ces transformateurs ne conviennent pas pour la mise en place sur des chåssis de cabrage ou d'autres dispositifs destinés à la production en série et à de larges débouchés. Il existe donc une demande pour des détecteurs de mise à la terre nouveaux et perfectionnés et un procédé qui remédie aux difficultés ci-dessus ainsi qu'à d'autres, rencontrées avec les détecteurs de mise à la terre réelisE antérieurement. La présente invention concerne un détecteur de mise à la terre et un procédé suivant lequel l'enroulement secondaire du transformateur différentiel est couplé à une mémoire à tores à basse impédance dans laquelle les signaux correspondant au courant de mise à la terre sont mémorisés magnétiquement. Cette charge à faible impédance permet de réduire considérablement les dimensions et le prix du transformateur différentiel. Des circuits sont destinés à extraire les signaux magnétiques mémorisés du tore de mémoire et interrompre la circulation du courant de la source à la charge en réponse à ces signaux. D'autres circuits sont destinés à compter le nombre de signaux magnétiques extraits du tore de. mémoire et à retarder l'interruption du courant de la source à la charge en réponse à ces signaux. D'autres circuits sont destinés à compter le nombre de signaux magnétiques extraits du noyau de mémoire et à retarder l'interruption du courant jusqu'à ce qu'un nombre prédéterminé de signaux aient été lus, afin d'empêcher ainsi toute interruption indésirable due à des parasites, des transitoires, des mises à la terre très brèves et analogues. D'autres avantages et caractéristiques ressortiront de la description détaillée qui va suivre, faite en regard des dessins annexés et donnant à titre explicatif, mais nullement limitatif, plusieurs formes de réalisation conformes à l'invention. Sur ces dessins la figure 1 est un schéma fonctionnel d'une réalisation d'un détecteur de mise à la terre et d'un interrupteur de courant selon 1' invention; la figure 2 est un schéma fonctionnel d'une seconde réalisation d'un détecteur de mise à la terre et d'un interrupteur de courant selon l'invention; la figure 7 représente schématiquement une troisième réalisation d'un détecteur de mise à la terre et d'un interrupteur de courant, semblables à ceux représentés sur les figures 1 et 2; la figure 4 est un schéma fonctionnel représentant un circuit à mémoire magnétique destiné au détecteur de mise à la terre selon l'invention; la figure 5 représente la courbe d'aimantation d'un tore de bobine à cycle d'hystérésis quasi rectangulaire;; la figure 6 est un schéma représentant un noyau de bobine et un générateur d'impulsions de courant destiné à extraire les signaux magnétiques mémorisés dudit noyau de bobine; la figure 7 est une représentation graphique de la tension V de sortie du circuit de la figure 8 en fonction du courant If passant autour du noyau de ladite bobine; la figure 8 est un schéma représentant un circuit symétrique dérivé du type représenté sur la figure 6; la figure 9 est une représentation graphique de la tension V de sortie du circuit symetrique de la figure 8 en fonction de l'intensité du courant Ic. la figure 10 représente schématiquement une quatrième réalisation avantageuse d'un détecteur de mise à la terre et d'un interrupteur de courant selon la présente invention; la figure il représente schématiquement un autre circuit de commutation destiné à la réalisation de la figure 10; la figure 12 représente schématiquement une réalisation de détecteur de mise à la masse, qui comprend un dispositif indiquant visuellement l'apparition d'une mise à la terre; et la figure 13 représente schématiquement une seconde forme de réalisation d'un détecteur de mise à la terre comportant un dispositif indicateur visuel de l'apparition d'une mise à la terre; te détecteur de mise à la terre et le procédé selon l'invention peuvent 8tre utilisés dans tout réseau de distribution de courant alternatif comportant un trajet de retour à la source par la terre. Par conséquent, il peut être employédans les circuits classiques monophasés ou polyphasés à deux, trois ou quatre fils, à condition de placer à l'extrémité "source" un circuit de retour par la terre. Sur les dessins annexés, l'invention est représentée en liaison avec un réseau triphasé à quatre fils, constitué par trois conducteurs A, B et C non reliés à la terre et un conducteur neutre N à la terre. Bien qu'il soit représenté sous la forme d'une liaison directe à la terre, le retour par la terre n'a pas une résistance ohmique nulle. L'appareil selon l'invention fonctionne encore de manière satisfaisante avec une résistance du retour par la terre de l'ordre de 2 000 ohms. Comme l'indique la figure 1, le détecteur de mise à la terre est constitué par un transformateur différentiel 11, une mémoire des flux 12 et un générateur de signaux 13, destiné à extraire les signaux de la mémoire 12. te signal de sortie de la mémoire des flux apparat dans un conducteur 14 et peut entre transmis à un appareil de contrtle si on le désire. Dans les réalisations représentées, le détecteur de mise à la terre est associé à un interrupteur de courant destiné à couper le courant de mise à la terre. te conducteur 14 est relié à un circuit de disjonction 16 dans lequel le signal provenant de la mémoire des flux est conditionné en vue d'actionner un disjoncteur 17.Un dispositif de réenclenchement 18 est incorporé pour ramener à l'état initial le circuit de déclenchement et le disjoncteur après avoir remédié à la mise à la terre provoquant une coupure du courant. A noter que les formes de réalisation représentées sur les figures 1 et 2 sont à peu près identiques, à part l'emplacement dans le circuit de distribution du détecteur de mise à la terre et du disjoncteur. Sur la figure 1, le disjoncteur 17 est branché entre la source et le transformateur différentiel 11, tandis que sur la figure 2 le disjoncteur est entre le transformateur différentiel et la charge. Par conséquent, dans la réalisation de la figure 1, le courant est coupé dans les détecteurs de mise à la terre et la charge est mise hors circuit lors de l'apparition d'une mise à la terre, tandis que dans la réalisation de la figure 2, le détecteur de mise à la terre continue à recevoir du courant meme ai une mise à la terre met la charge hors circuit. Le transformateur différentiel 11 comporte un noyau 21 sensiblement toroïdal en matière magnétique, par exemple en "Supermalloy" ou en ferrite coulée. Ce transformateur différentiel comporte également plusieurs enroulements primaires 22a, 22b, 22c et 22n entourant le noyau toroïdal. Ces enroulements sont branchés en série avec les conducteurs A, B, C, N et leur nombre est en général égal au nombre de conducteurs dans le circuit de distribution. Chacun des enroulements primaires comporte le meme nombre de spires autour du tore, et dans la réalisation préférée les conducteurs passent simplement à travers le noyau formant ainsi des enroulements à spire unique. La disposition des enroulements primaires 22a à 22n dans le tore magnétique est symétrique de manière que le flux résultant dans le noyau 21 soit nul. Dans des conditions anormales, par exemple quand le courant dans la charge est dérivé à la terre, le courant passant dans les enroulements primaires aboutissant à la charge est supérieur au courant revenant à la source par ces enroulements, et le flux produit dans le noyau 21 est différent de zéro. te transformateur différentiel 11 comprend également un enroulement secondaire 23 dans lequel, lorsqu'un flux magnétique résultant non nul est présent dans le noyau 21, il induit un signal. Dans les réalisations représentées sur les figures 1 à 5, l'enroulement secondaire est constitué par au moins une spire sur le noyau 21 et cet enroulement est relié à la mémoire des flux 12 par des conducteurs 24,24. La mémoire des flux 12 comporte un noyau de bobine 26 qui est couplé au noyau 21 du transformateur différentiel. te noyau de bobine 26 est réalisé en une matière conçue pour passer par des états de perméabilité faible et forte en fonction de la force magnétomotrice qui lui est appliquée. Dans la forme de réalisation préférée, ce noyau est réalisé en une matière ayant une forte teneur en nickel, couramment dénommée "matériau à cycle d'aimantation rectangulaire", par exemple le "Square Permalioy 80". Un tel matériau a une très faible perméabilité pour de faibles forces magnétomotrices et une forte perméabilité quand cette force magnétomotrice dépasse une valeur dite "critique". Cette valeur critique est choisie de manière à.correspondre au niveau de disjonction désiré.Par exemple, si l'on désire détecter un courant de mise à la terre de 5 mA, on peut incorporer un noyau de bobine qui passe d'une faible perméabilité à une forte perméabilité lorsque l'intensité du courant de mise à la terre atteint 5 mA. te noyau de bobine 26 constitue une charge à impédance relativement faible pour l'enroulement secondaire du transformateur différentiel et ceci permet d'utiliser un petit transformateur différentiel peu motteux. On a réalisé, par exemple, des interrupteurs de mise à la terre selon la présente invention comportant un transformateur différentiel avec un noyau de diamètre intérieur voisin de 9,5 mm.Ces interrupteurs sont facilement logés dans des bottiers ayant un volume total de l'ordre de 50 cm3. Dans une forme de réalisation actuellement préférée, le noyau de bobine a en général une forme annulaire, avec un diamètre intérieur de l'ordre de 0,5 à 0,75 mm et une épaisseur de l'ordre de 12,5 à 350 microns. te générateur 13 de signaux permet l'extraction des signaux magnétiques mémorisés de la mémoire des flux en vue de leur lecture. Dans une forme de réalisation préférée, ce générateur comprend un générateur d'impulsions classiques destiné à appliquer un train d'impulsions à la mémoire des flux. Le circuit 16 de disjonction comporte les moyens nécessaires pour recevoir le signal provenant de la mémoire des flux 12 et le conditionner de manière à manoeuvrer l'interrupteur 17 de courant. Une réalisation dudit circuit de disjonction consiste simplement en un interrupteur électronique tel qu'un redresseur commandé au silicium RCS (ou thyristor). Ce circuit simple est utilisable lorsque le signal de sortie de la mémoire des flux est d'amplitude suffisante pour déclencher directement le RCS. Dans certaines applications, il peut être avantageux d'incorporer des circuits de détection et d'amplification du signal provenant de la mémoire des flux avant qu'il ne soit appliqué au RCS. Dans les formes de réalisation préférées, l'interrupteur de courant 17 est constitué par un disjoncteur ou un relais classique comportant un enroulement de travail 27 et des contacts 28a à 28c. L'enroulement 27 est relié à la sortie du circuit de disjonction 16 par des conducteurs 29 et les contacts 28a à 28c sont branchés en série avec les conducteurs A à C, respectivement, du circuit de distribution. La figure 3 représente schématiquement une forme de réalisation préférée d'un interrupteur de courant selon l'invention en cas de mise à la terre. Dans cette forme de réalisation, la mémoire des flux comprend deux noyaux de bobine 26, 26. Chacun de ces noyaux comporte un enroulement 31 à une seule spire, dont une extrémité est reliée à l'enroulement secondaire 23 du transformateur différentiel 11 par les conducteurs 32, 32 et 24, 24. tes autres extrémités des enroulements 31 sont reliées à un conducteur commun 33 par des conducteurs 34, 34. Un oscillateur à blocage 36 est incorporé pour appliquer un train d'impulsions au noyau de bobine 26, 26 pour en extraire les signaux magnétiques mémorisés. L'oscillateur à blocage est un circuit de type classique et comprend un transistor Q 37, une diode de Zoner Z 38, un condensateur C 39 et un transformateur avec des enroulements 41a, 41b et 41c. La tension de sortie de l'oscillateur à blocage apparat aux bornes de l'enroulement 41c et est appliquée au noyau 26, 26 de bobine par des résistances R 42, R 42 et des conducteurs 32, 32. Bien que l'objectif principal-de l'oscillateur à blocage 36 soit l'émission d'impulsions de commande à des instants appropriés pour extraire l'information des noyaux de bobine 26, 26, cet oscillateur à blocage est également utilisé comme source d'énergie pulsée pour le reste du circuit interrupteur déclenché par une mise à la terre. Par conséquent, les conducteurs 43, 44 sont reliés à une extrémité de l'enroulement 41b, sur lequel on a fait une prise pour alimenter en courant d'autres parties du circuit. En fermant et ouvrant ce circuit par impulsions, on réduit considérablement sa -sensibilité aux parasites. De même, la consommation de puissance du circuit et le volume de sa source de courant sont diminués. tes signaux de flux mémorisés extraits des noyaux de bobine 26, 26 sont transmis au transformateur différentiel 11 par l'enroulement secondaire 23. Dans cette réalisation, le transformateur différentiel comprend également un enroulement tertiaire 46 constitué par plusieurs spires bobinées sur le noyau magnétique 21. En variante,cet enroulement tertiaire peut autre placé sur les noyaux de bobine 26, 26. Cependant, étant donné qu'il est avantageux de faire passer à travers de nombreuses spires le flux mémorisé dans les noyaux de bobine et compte tenu des dimensions relatives des noyaux 21 et 26, on a jugé plus commode de placer l'enroulement tertiaire sur le transformateur différentiel. L'enroulement tertiaire 46 est relié à l'entrée d'un amplificateur opérationnel 47 par un circuit constitué par des résistances R 48, R 49 et des diodes D 51 et D 52. Ce circuit limite la valeur de la tension qui apparat à l'entrée de l'amplificateur 47. On a jugé cette limitation avantageuse pour empêcher toute détérioration de l'amplificateur par des tensions excessives. Bien que le transformateur différentiel soit prévu pour détecter des fuites à la terre de 5 mA seulement, des courants de fuite de l'ordre de plusieurs kA peuvent passer par le transformateur différentiel, faisant ainsi apparaître des tensions relativement élevées aux bornes de l'en- roulement tertiaire. L'amplificateur opérationnel 47 est de réalisation classique et comprend deux transistors Q 53, Q 54. Deux résistances de réaction R 56, R 57 sont incorporées pour régler le gain de l'amplificateur, et la tension de sortie de l'étage apparat aux bornes d1un transformateur constitué par un primaire 58a et un secondaire 58b. L'enroulement secondaire 58b est relié à deux diodes D 61, D 62 qui constituent un déteoteur à onde entière destiné à redresser le signal amplifié provenant de l'enroulement tertiaire. La sortie du détecteur est reliée au second oscillateur à blocage 63 constitué par un transistor Q 64, une résistance R 65 et un transformateur ayant un primaire 66a et un secondaire 66b. Cet oscillateur à blocage est un circuit classique qui est mis en action quand le signal provenant du détecteur a une amplitude suffisante pour indiquer la présence d'une fuite à la terre. te signal de sortie du second oscillateur 63 à blocage est appliqué par une diode D 67 à un intégrateur constitué par un condensateur C 68 et des résistances R 69, R 71. Cet intégrateur permet de compter le nombre de signaux de mise à la terre extraits des noyaux 26, 26 de bobine et de retarder la manoeuvre de l'interrupteur de courant jusqu'à un comptage prédéterminé. Chaque impulsion provenant du second oscillateur à blocage augmente la tension aux bornes du condensateur C 68. La résistance R 69 limite le courant fourni au condensateur C 68 par une impulsion isolée et la résistance R 71 sert de résistance de fuite pour décharger le condensateur C 68 dans le cas oW les impulsions appliquées au condensateur à un instant prédéterminé sont insuffisantes pour indiquer une fuite à la terre. ta sortie de l'intégrateur est reliée à l'anode d'un interrupteur unipolaire Q 73 par un conducteur 74. La cathode de cet interrupteur unipolaire est ramenée à la ligne 33 par un conducteur 75 et une résistance 76. L'interrupteur unipolaire est un basculeur bistable qui fonctionne de manière semblable à une diode trijonction. Tant que la tension appliquée entre l'anode et la cathode de Q 73 reste inférieure à un seuil déterminé, le dispositif reste non conducteur. Quand la tension appliquée dépasse la valeur du seuil, l'interrupteur se ferme et reste conducteur tant qu'il est traversé par un courant de maintien minimal, par exemple 30 mA. L'interrupteur unipolaire comporte également une gâchette et une résistance R 77 est branchée entre la gâchette et l'anode pour stabiliser le fonctionnement du dispositif et réduire les risques de disjonction accidentelle. te signal de sortie de l'interrupteur unipolaire Q 73 est appliqué à la gaschette d'un thyristor RCS 78 par les conducteurs 75, 79. La cathode du RCS est reliée à la ligne 33 par un conducteur 80 tandis que son anode est reliée par un conducteur R 82 à une borne de l'enroulement de travail 27 d'un relais ou disjoncteur 17. L'autre borne de l'enroulement 27 est reliée à un conducteur 83 qui est maintenu à un potentiel différent de celui de la ligne 33. Comme exposé ci-dessus, le disjoncteur ou relais 17 comporte plusieurs contacts 28aà28c qui sont branchés en série avec les conducteurs A à C du circuit de distribution. La puissance nécessaire est fournie au circuit représenté sur la figure 3 par des bornes 86 et 87 reliées respectivement à la ligne 33 et au conducteur 83. On peut employer n'importe quelle source de courant continu pour fournir cette puissance et, si on le désire, cette puissance peut autre obtenue à partir du circuit de distribution. Untprocédé particulièrement approprié d'obtention de la puissance nécessaire à partir du circuit de distribution est décrit dans la demande de brevet des Etats-Unis dfAmorique NO 19 625 déposée le 16 Mars 1970 par 1Lwooa S. Douglas. On décrit ci-après le fonctionnement du détecteur de mise à la terre représenté sur la figure 3. On admet que les conducteurs A à N ont été reliés à une source de courant électrique et à une charge. Dans les conditions normales de fonctionnement, c'est-à-dire en l'absence de mise à la terre, les courants passant dans les enroulements primaires du transformateur différentiel il sont égaux et le flux résultant dans le noyau magnétique 21 est nul.Quand une mise à la terre se produit, cette égalité des courants cesse et un flux différent de zéro est engendré dans le noyau 21. Un signal de mise à la terre est engendré par induction dans le secondaire 23 et transmis aux noyaux 26, 26 de bobine dans lesquels il est mémorisé sous forme d'un signal de flux magnétique dit "signal magnétique. te train d'impulsions émises par l'oscillateur à blocage 36 extrait le signal magnétique mémorisé des noyaux de bobine et le renvoie au transformateur différentiel par le secondaire 23. te signal en provenance des noyaux de bobine a une amplitude sensiblement proportionnelle au produit de l'induction magnétique mémorisée dans les noyaux à la suite de la mise à la terre par l'amplitude du front avant de l'impulsion qui provoque l'extraction. Ce signal apparat ensuite aux bornes de l'enroulement tertiaire 46 et est amplifié dans l'amplificateur opérationnel 47. Après amplification, ce signal est redressé par les diodes D 61, D 62 et appliqué au second oscillateur à blocage 63. te signal de sortie de cet oscillateur est transmis au condensateur intégrateur C 68.Si la tension aux bornes de ce condensateur atteint la tension de seuil de l'interrupteur unipolaire Q 73, ce dernier s'amorce et amorce le RCS 78. Quand le RCS s'amorce, l'enroulement de travail 27 du disjoncteur ou relais 17 est alimenté, ouvrant les contacts 28a à 28c pour débrancher la charge de la source. La figure 4 représente un mode d'exécution de l'invention dans lequel la mémoire des flux 12 comporte un noyau additionnel 92 de transformateur. Ce noyau additionnel est intercalé entre le noyau 21 du transformateur différentiel et le noyau 26 de bobine. il comporte un premier enroulement 93 avec plusieurs spires, relié au secondaire 23 du transformateur différentiel par des conducteurs 24. te rapport du nombre de spires des enroulements 23 et 93 peut entre choisi de manière à augmenter l'intensité du courant, augmentant ainsi l'intensité du courant circulant dans le noyau de bobine 26,tout en conservant les avantages inhérents à un transformateur différentiel à primaire à une seule spire. Si l'on ne désire pas augmenter l'intensité du courant, l'enroulement 93 peut comporter le meme nombre de spires que l'enroulement 23. Comme représenté, le noyau 26 de bobine est couplé au noyau 92 par une seule spire 94 de couplage. Une autre forme de couplage, préférée, entre ces noyaux est décrite dans la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique N0 38 966 déposée le 20 Mai 1970 par Ellwood S. Douglas et Wallace W. Wahlgren. Le générateur de signaux 13 et le circuit de disjonction 16 sont représentés couplés directement au noyau de couplage 92 par, respecti- vement, les spires 96 et 97. La manière dont les signaux magnétiques sont mémorisés dans les noyaux de bobine en matériau à courbe d'aimantation rectangulaire,et sont extraits de la mémoire correspondante,peut autre décrite en se référant aux figures 5 à 9.La figure 5 représente la courbe dlhysté- résis type dtun noyau de bobine à courbe d'aimantation quasi rectangulaire.Sur cette figure, le flux magnétique # dans le noyau est porté en ordonnées et le courant total IS passant dans le conducteur traversant le noyau est porté en abscisses.Comme l'indique la figure, tant que le courant IS a une intensité inférieure à une valeur critique IC, le flux flux reste sensiblement constant.Cependant,quand le courant IS se rapproche de IC puis le dépasse,le flux # varie rapidement. Cette variation de flux engendre dans le conducteur une ten sion V qui est proportionnelle à la vitesse de variation du flux # par rapport au temps. La figure 6 représente un noyau 111 à courbe d'aimantation quasi rectangulaire à travers lequel passe un conducteur unique 112. Un générateur 113 dtimpulsions de courant est branché en parallèle sur le conducteur 112 et la résistance de perte du noyau 111 est représentée par une résistance R en parallèle sur le conducteur 112. Dans le conducteur 112 passe un courant d'intensité 1F à con tabler et le générateur dtimpulsions de courant 113 produit des impulsions de courant Ip de grande intensité. Si 1F = O, ltétat magnétique du noyau 111 est représenté par le point A de la figure 5 pendant les impulsions et ensuite par le point At. Si le courant 1F dans le conducteur 112 n'est pas nulle point représentatif de l'état magnétique du noyau 111 se déplacera jus- qu'à un point tel que D ou 3, suivant l'intensité de TF. Si IF s'annule, le point représentatif de l'état magnétique vient se placer par exemple en Dl ou Bt, Pendant que l'état magnétique varie de A ou A' à D ou B, le flux varie et la tension V a une valeur pro portionnelle à la dérivée par rapport au temps du flux 9 #.La vitesse de déplacement du point représentatif de 11 état magnétique le long du cycle d'hystérésis est déterminée par la somme des intensités des courants' 1F et Ip et par la résistance de perte R. Etant donné que 1F ~ IS + Ip + V/R, on a V = R(IF - Ip - IS) Entre les impulsions, Ip = O, IF - IS in est inférieur à I et V est relativement pe- tit, A cet instant, si IF > 1C' V est sensiblement proportionnel à 1F - Ic, mais si IF Quand une impulsion d'extraction est appliquée par le générateur d'impulsions de courant 113, le point représentatif de l'état magnétique se déplace le long du cycle d'hystérésis d'un point tel que A', D, D', B ou B' jusqu'à un point A. Sur la plus grande partie de ce traJet, IS est limité à de faibles valeurs telles que IC par le cycle d'hystérésis. A nouveau, V = R (IF - IS - Ip). Etant donné que le valeur de Ip est en général bien supérieure à celle de IF et de Is, V est sensiblement égal à Rîr Ceci représente une tension beaucoup plus forte que celle qui apparatt pendant la mémorisation étant donné que Ip est bien supérieur à IF.La tension V est fonction de la valeur antérieure de IF et l'intégrale de V calculée en fonction du temps est proportionnelle à la variation totale de flux. Cette variation de flux est sensiblement proportionnelle à l'intégrale par rapport au temps de la tension pendant la durée de la. mémorisation. Alors que la tension d'extraction a une valeur bien supérieure à la tension de mémorisation, sa durée est inférieure. A noter que si 1F est passé par une valeur nulle ou négative depuis l'impulsion d'extraction précédente, une tension faible mais différente de zéro apparat lors de l'extraction. le circuit de la figure 6 donne une tension utilisable pour une seule polarité de Is. La figure 8 représente un circuit symétrique qui fournit un signal de sortie utilisable pour les deux polarités de Is. Ce circuit symétrique est constitué par deux circuits du type de la figure 6 branchés en série, un des générateurs d'impulsions 113 étant branché à l'envers. Dans ce circuit symétrique, chaque fois que le courant 1F est nul, les faibles signaux de sortie des deux moitiés du circuit s'annulent, produisant une tension V de sortie nulle. Il est inutile, avec ce circuit symétrique, que les impulsions de commande soient toutes de meme polarité.Ce circuit peut 8tre commandé par deux impulsions successives de polarité opposée ou par tout autre programme d'impulsions, à condition de laisser un temps suffisant pour que la dernière impulsion s'annule et pour réaliser la mémorisation. la première impulsion après la mémorisation provoque une extraction de la manière décrite ci-dessus. tes impulsions ultérieures de meme polarité provoquent de faibles variations de flux qui sont égales et de signe contraire pour les deux moitiés du circuit, engendrant ainsi un signal de sortie nul. Les impulsions ultérieures de polarité opposée provoquent de grandes variations de flux égales et de signe contraire qui s'annulent,donnant une tension de sortie nulle. A noter que la mémoire des flux du circuit représentée sur la figure 3 est du type syeétrique représenté sur la figure 8. ta figure 10 représente une autre réalisation de détecteur de mise à la terre et d'interrupteur de courant, qui peut etre logé dans un petit botti,er. Bien que la figure 10 représente seulement un réseau de distribution à deux conducteurs A et N, cette forme de réalisation peut évidemment entre utilisée avec d'autres réseaux monophasés ou polyphasés. Dans la réalisation représentée sur la figure 10, la mémoire des flux. est constituée par un seul noyau de bobine. Ce noyau est couplé au secondaire 23 du transformateur différentiel 11 par un transformateur de couplage 21. Ce traw sformateur de couplage comporte un noyau en matière magnétique 122, un enroulement d'entrée 127 et un enroulement de sortie 124. Comme représente, le noyau 26 de bobine est couplé au noyau 122 du transformateur de couplage par une spire de couplage 126. Un autre procédé de couplage du noyau 26 de bobine au noyau du transformateur de couplage est décrit dans la demande de brevet des SEtats-Unis d'Amérique N0 38 966 précitée. L'enroulement 123 d'entrée du transformateur de couplage est relié à l'enroulement secondaire 23 du transformateur différentiel par deux inductances t 131 et L 132. Dans la présente ,orme de réalisation préférée, l'enroulement 23 est constitué par une seule couche de spires entourant toute la surface latérale du noyau 21 du transformateur différentiel. On peut choisir les nombres de spires des enroulements 23 et 123 de manière à obtenir le courant demandé par le noyau 26 de bobine tout en conservant en meme temps les caractéristiques avantageuses ci-après X primaire à une seule spire du transformateur différentiel et couplage au noyau 26 de bobine par une seule spire. Un condensateur C 133 est branché aux bornes de l'enroulement secondaire 23 du transformateur différentiel. Ce condensateur constitue, avec les inductances t 132 et L 133 et les enroulements 23 et 123 un filtre passe-bas intercalé entre le transformateur différentiel et le transformateur de couplage. les composantes de ce filtre sont choisies de manière à opposer une très faible impédance au passage d'un courant à 60 (en Europe 50) hertz entre les enroulements 23 et 123 et à affaiblir considérablement les signaux de fréquence supérieure.Par conséquent, des perturbations de courte durée du réseau de distribution, telles que les transitoires qui se produisent lors du raccordement de la charge au réseau, ne sont pas transmises au noyau 26 de bobine et, par conséquent, ne peuvent provoquer de disjonction accidentelle par l'interrupteur de courant. Comme étudié ci-après,les inductances t 131, t 132 séparent également le générateur d'impulsions d'extraction du condensateur C 133. te condensateur C133 donne lieu à un faible effet de résonance avec l'enroulement 23, augmentant ainsi la tension induite dans ce dernier. Un générateur d'impulsions d'extraction est incorporé pour engendrer des trains d'impulsions destinés à extraire les signaux de mise à la terre mémorisés dans le noyau 26 de bobine. Cet appareil comporte un interrupteur unipolaire Q 136 dont la cathode 136 c est reliée à une borne d'un condensateur C 137 et l'anode 136a est reliée à une borne d'une résistance R 138. tes autres bornes de la résistance et du condensateur sont reliées par un conducteur 139. l'anode de la diode D 141 est reliée au point commun du condensateur C 137 et de la cathode 136 c de l'interrupteur unipolaire. Le courant néces- saire alimente le générateur d'impulsions par le conducteur 139 et la diode D 141 d'une manière décrite ci-après.Pendant le fonctionnement, le condensateur C 137 est chargé jusqu'à ce que la tension de seuil de l'interrupteur unipolaire Q 136 soit atteinte, à ce moment cet interrupteur fonctionne, déchargeant le condensateur et produisant une impulsion de tension aux bornes de la résistance R 138. La résistance R 138 est reliée à l'enroulement d'entrée 123 du transformateur de couplage 121 par un conducteur 142 et une résistance variable R 143. Cette résistance variable permet d'a jus- ter ltamplitude des impulsions appliquées au transformateur de couplage et au noyau de bobine, permettant ainsi de régler l'intensité minimale du courant de mise à la terre qui provoquera la disjonction.Dans une forme de réalisation préférée, on choisit les valeurs du condensateur C 137 et de la résistance R 138 de manière à produire des impulsions ayant une durée de l'ordre de la microseconde. les inductances X 131 et X 132 réalisent-un découplage entre la sortie du générateur d'impulsions et le condensateur C 133, de manière que les impulsions engendrées ne soient pas affaiblies par ce condensateur. Des circuits sont incorporés pour minuter l'émission des impulsions de lecture par rapport au cycle du courant de mise à la terre. Etant donné que la plupart des mises à la terre sont de nature purement ohmique ou tout au moins quasiment ohmique, le courant de mise à la terre est en phase avec la tension dans le réseau de distribution. Par conséquent, les impulsions d'extraction peuvent autre minutées par rapport aux conducteurs N et A du réseau de distribution par, respectivement, des résistances R 138 et R 149. les résistances R 151 et R 152 sont branchées en série entre les conducteurs 146 et 147 de manière à réaliser un diviseur de tension. le conducteur 139 est relié au point commun des résistances R 151 et R 152. Entre les conducteurs 146 et 147, un condensateur a 153 et une résistance R 154 sont branchés en série, et la cathode de la diode D 141 est reliée à leur point commun. le minutage des impulsions dtextraction par rapport aux tensions des conducteurs 146 et 147 et par conséquent au courant de mise à la terre, peut être ajusté par ajustement des valeurs de C 153 et R 154. Dans une réalisation préférée, ces valeurs sont choisies de manière que les impulsions d'extraction soient émises peu après la fin de l'alternance positive du courant de mise à la terre. l'enroulement 124 de sortie du transformateur 121 de couplage est relié à la gEchette 156g d'un RCS 156 par une diode D 157.Une résistance R 158 et un-condensateur a 159 sont branchés entre la gtchette 156g et la cathode 156c du RCS. On a observé qu'alors que la tension de disjonction du RCS reste quasiment constante, le courant de disjonction augmente quand la température diminue.le condensateur C 159 est choisi de manière à avoir une réactance variant avec la température en sens contraire de la réactance de la gâchette du RCS, réalisant ainsi une compensation de l'influence de la température pour le RCS. De plus, la résistance R 158 et le condensateur a 159 constituent une entrée à basse impédance pour la gtchette du RCS et on a observé que cela permet un fonctionnement très stable avec de faibles risques de disjonction accidentelle. te redresseur RCS 1 56 commandé au silicium est branché de manière à agir sur l'excitation du disjoncteur ou relais 17. L'anode 156a du RCS est reliée à une borne de la bobine de relais 27 du dicjoncteur par un conducteur 16í et l'autre borne de la bobine de relais est reliée à la borne positive dtune source de courant continu par un conducteur 162La cathode 156c du RCS est reliée à la borne négative de la source de courant continu par les conducteurs 163 et 164. Les conducteurs 162 et 164 sont alimentés en courant continu à partir du réseau de distribution gracie à un pont de diodes166 dont les bornes d'entrée sont reliées au conducteur 146, 147 et les bornes de sortie au conducteur 162, 164.Une diode de Zener Z 167 est branchée entre les conducteurs 162 et 164 pour réguler la tension de sortie du pont de diodes. Un condensateur C 168 est par ailleurs branché entre les conducteurs 162 et 164. Ce condensateur permet d'accumuler lténergie en provenance du pont de diodes pour exciter la bobine de relais 27 quand le RCS est amorcé. Un figure passe-bas est incorporé pour protéger le générateur d'impulsions, le redresseur contrtlé au silicium et le disjoncteur contre les perturbations de courte durée telles que les transitoires et les surtensions du réseau de distribution qui pourraient, dans le cas contraire, provoquer un fonctionnement accidentel de l'interrup teur de coursant. Ce Filtre est constitué par les résistances R 148 et R 149 branchées respectivement entre les conducteurs 146, 147 et X, A. Il comprend également un condensateur C 171 branché entre les conducteurs 146 et 147. Outre qu'elles font partie du filtre passe-bas,les résistances R ,48 et R 149 sont des résistances' chutrtces. Dans la forme de réalisation préférée, on choisit le condensateur C 171 de manière qu'il ait une impédance élevée aux fréquences de 11 ordre de 50 à 60 EM et provoque un affaiblissement considérable aux fréquences plus élevées. On a incorporé un dispositif permettant de vérifier le fonctionnement du détecteur de mise à la terre et de l'interrupteur de courant. Ce dispositif comprend une résistance R 179 et un interrupteur SW 174 ouvert au repos, branchés en série entre les conducteurs A et N, de part et d'autre du noyau 21 du transformateur différentiel. On décrit ci-après les modes de fonctionnement et d'utilisation du détecteur de mise à la terre et de 11 interrupteur représentés sur la figure 10. En ltabsence de signal de mise à la terre, aucun signal magnétique n'est mémorisé dans le noyau 26 de bobine pour entre extrait par les Impulsions provenant du générateur dtimpulsions. Par conséquent, le redresseur commandé au silicium RCS 156 reste désamorcé, la bobine de relais 27 n1 est pas excitée et les contacts 28a et 28n restent fermés. Pendant ce temps, le condensateur C 168 est chargé par le courant provenant du pont 166 de diodes. Quand me mise à la terre se produit, un signal est engendré dans l'enroulement secondaire 23 du transformateur différentiel et transmis par le transformateur de couplage 12i au noyau de bobine 26 dans lequel il est mémorisé sous forme d'un flux magnétique.Ce signal mémorisé sous forme de flux magnétique est extrait du noyau 26 par une impulsion en provenance du générateur d1 impulsions pour engendrer un signal dans 11 enroulement secondaire 124 du transformateur de couplage, qui amorce le RCS, décharge le condensateur 168 dans la bobine de relais 27 et ouvre les contacts 2;a et 28n. Quand le RCS 156 amorce, l'intensité du courant débité par le condensateur C 168 dans la bobine de relais 27 à la orme lame impulsion et diminue jusqu'à une valeur inférieure au couranT cie maintien du RCS et, à cet instant, le RCS cesse d' are conducteur. Les valeurs des résistances R 148 et R 149 sont choisies de manière que le courant qu'elles Gébitent soit inférieur au courant de main- tien du RCS, de manière que le RCS sedésamorce auprès la @@@@@@ du condensateur C 168. immédiatement après sa décharge, le condensateur C 168 présente une impédance très faible au courant d'alimentation, abaissant la tension alternative entre les conducteurs 146 et 147 au-dessous de sa valeur normale en régime permanent.Cette faible tension alternative empêche le condensateur C 137 du générateur d'impulsions de se charger suffisamment pour amorcer l'interrupteur unipolaire C 136 avant que le condensateur C 168 n'ait presque fini de se charger et puisse actionner avec succès le mécanisme du disjoncteur. En utilisant les composants existant actuellement, la forme de réalisation de la figure 10 peut être mise en place, d ltexcep- tion du disjoncteur 17, dans un boitier de volume inférieur à environ 16 cm3. la figure il représente le mode d'utilisation d1un relais à lame protégée RY 176 dans la réalisation de la figure 10. Ce relais à lame protégée est de construction classique et comporte deux contacts 177 et 178 ouverts au repos conçus de manière à se fermer quand ledit relais est soumis à l'action d'un champ magnétique. Le contact 177 est relié à une borne de la bobine de relais .27 et l'autre borne de cette bobine de relais est raccordée au conducteur N du réseau de distribution. L'autre contact 178 du relais à lame est relié au conducteur A. Un enroulement 181 d'excitation est placé à proximité du relais à lame RY 176. Une borne de cette bobine est reliée à l'anode 156a du redresseur commandé au silicium RCS 156 et l'autre borne de cette bobine est reliée au conducteur 162 et à une borne du condensateur C 168 par une résistance R 182 de limitation de courant. Un condensateur C 183 est branché en parallèle sur la bobine 181. On décrit ci-après le fonctionnement et le mode d'util-sation du circuit représenté sur la figure 11. Comme dans la réalisation de la figure 10, en l'absence de courant de mise à la terre,le RCS reste non conducteur et le condensateur C 168 est chargé par les conducteurs A et N en passant par les résistances R 148 et R 149, les conducteurs 146 et 147 ex le pont de diodes 166. Après l'apparition d'une mise à la terre, le RCS s'amorce et le condensateur C 168 se décharge par la résistance R 182 dans le condensateur C 183 et la bobine 181. Après avoir reçu une partie de la charge du condensateur C 168, le condensateur C 183 est déchargé par la bobine 181. le passage du courant dans cette bobine, provoqué par la décharge des condensateurs, engendre un champ magnétique qui ferme les contacts 177 et 178 du relais. ta bobine 27 de relais est ainsi branchée entre les conducteurs A et N, qui excitent cette bobine avec un courant fourni directement par le secteur alternatif. Par conséquent il est nécessaire et suffisant, avec ce circuit, dtaccumuler seulement assez d'énergie pour actionner le relais à lame. A noter, par ailleurs, que l'utilisation du condensateur C 183 associé au condensateur C 168 augmente la capacité en circuit lorsque le RCS amorce, augmentant ainsi l'intervalle de temps pendant lequel la bobine 181 est excitée pour provoquer la disjonction par la bobine de relais. La figure 12 représente un détecteur de mise à la terre selon l'invention et comportant un dispositif indiquant visuellement ltap- parition dtune mise à la terre. Ce dispositif détecteur et indicateur comporte un transformateur différentiel 201, un transformateur de couplage 202, deux noyaux de bobine 203, un générateur d'impulsions 204, une lampe de signalisation 206 et un élément commutateur 207 dénommé "triac1, (transistor triode bidirectionnel). le transformateur différentiel 201 comporte un noyau721iL, plu- sieurs primaires conspires 212 destinés à être branchés en série avec les conducteurs d'un circuit de distribution et un secondaire 213. Le secondaire 213 comporte plusieurs spires enroulées sur le noyau toroRdal 211. Dans la présente réalisation préférée, cet enroulement est constitué par 2000 spires avec des prises de manière à obtenir un enroulement central 214 de 200 spires, un premier enroulement extérieur 216 de 1000 spires et un second enroulement extérieur 217 de 800 spires.Deux diodes de verrouillage 218, 219 sont branchées tête-bêche en parallèle sur la totalité du secondaire 217. Cet enroulement de 2000 spires et les diodes de verrouillage limitent la tension produite par les signaux de mise à la terre de grande amplitude,empzechant ainsi la suppression des signaux d'extraction ainsi que toute détérioration possible des composants dans le circuit par des courants intenses de mise à la terre. le transformateur de couplage 202 comprend un noyau toroRdal 221, un primaire 222 constitué par plusieurs spires enroulées sur le dit noyau et un secondaire monospire 223 passant à travers ce noyau. le primaire 222 a un nombre de spires correspondant au nombre de spi res de l'enroulement central 214 du secondaire du transformateur différentiel. Ces deux enroulements sont interconnectés par un conducteur 224 et une inductance jarret 226. Cette inductance empêche le transformateur différentiel de charger les signaux de lecture. Le transformateur de couplage est couplé aux noyaux 203 de bobine par des enroulements monospire 227, 228 passant par les noyaux des bobines et branchés en série avec 11 enroulement secondaire 223 du transformateur de couplage. Par conséquent, comme dans les réalisations décrites ci-dessus,^les noyaux de bobine 203 permettent de mémoriser des signaux magnétiques correspondant au courant de mise à la terre. te générateur d'impulsions 204 permet d'extraire les signaux magnétiques des noyaux de bobine 203. Ce générateur d'impulsions comprend un "diac"231 (diode de commutation bidirectionnelle) et un transformateur d'impulsions 232 avec un primaire 232a et un secondaire 232b. te courant nécessaire au générateur d'impulsions et à la lampe témoin 206 est fourni par une source classique de courant 120 V, 60 Hz raccordée aux bornes d'entrée 234, 236. La borne d'entrée 234 alimente en courant une borne du diac à travers une ré- sistance 237, la lampe 206 et une résistance 238. L'autre borne du diac est raccordée à une borne du primaire 232a du transformateur d'impulsions et l'autre borne de ce primaire est reliée à la seconde borne d'entrée 236.Alimenté en courant 120 V, 60 Hz, ce générateur d'impulsions émet un train d'environ 14 impulsions par alternance, chaque impulsion ayant une durée de l'ordre de 7 à 4 microsecondes. Ces impulsions apparaissent aux bornes du primaire 232a du transformateur d'impulsions et sont transmises à son secondaire 232b. A partir de ce secondaire elles sont appliquées aux noyaux 203 de bobine par des résistances 241, 242. L'allumage de la lampe 206 est commandé par le triac 207 branché en série avec cette lampe, la résistance 237 et la source de courant alternatif. La gsschette 243 du triac est raccordée à une borne de l'enroulement 222 du transformateur de couplage et la borne 244 du triac est raccordée à l'autre borne de cet enroulement. On décrit ci-après les modes de fonctionnement et d'utilisation de l'indicateur de mise à la terre représenté sur la figure 12. On admet que les bornes 234 et 236 ont été raccordées à une source de courant 120 V, 60 Hz et que l'enroulement primaire 212 du transformateur différentiel a été branché en série avec les conducteurs d'un circuit de distribution. te générateur d'impulsions 232 fonctionne de manière continue, appliquant des impulsions de lecture aux noyaux de bobine 203. En l'absence de courant de mise à la terre, il n'y a aucun flux magnétique à extraire de ces noyaux et le triac 207 n'est pas conducteur. Etant donné que le courant absorbé par le générateur d'impulsions n'-est pas suffisant pour allumer la lampe 206, celle-ci reste éteinte.Si des perturbations transitoires peuvent provoquer l'amorçage du triac, la lampe ne s'allume pas pendant plus d'une alternance du courant dlalimentation puisque le triac se désamorce chaque fois que le courant d'alimentation passe par zéro. La figure 13 représente une autre réalisation d'un détecteur et d'un indicateur de mise à la terre qui est, dans llen ezble, semblable à ceux représentés sur la figure I2.Cependant, le circuit de la figure 13 comprend un triac 251 destiné à engendrer les impulsions de lecture. Ce triac est branché en série entre la résistance d'alimentation 238 et les résistances 241, 242 qui transmettent les impulsions de lecture au noyau de bobine 203. Comme l'indique la figure 13, l'amorçage du triac 251 est commandé par le diac 231. En variante, le diac 231 peut être remplacé par un réseau de résistances ou bien on peut utiliser la caractéristique d'avalanche du triac lui-même pour le déclenchement. te riac émet des impulsions de courant d'amplitude suffisante pour que la satu- ration du noyau différentiel soit suffisante pour empêcher les courants intenses de mise à la terre de mettre hors d'action le courant de lecture. Par conséquent, dans cette réalisation, le transformateur différentiel comporte un seul enroulement secondaire d'environ 200 spires. tes modes de fonctionnement et d'utilisation du détecteur et de l'indicateur de mise à la terre représentés sur la figure 13 sont dans l'ensemble semblables à ceux de la réalisation de la figure 12, décrite ci-dessus'. Cependant dans la réalIsation de la figure 13, les impulsions de lecture sont engendrées pa le triso 251 à raison dlune par alternance du courant d'alimentation. Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs ou procédés qui viennent Entre décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs, sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé de détection des courants de mise à la terre en provenance de conducteurs parcourus par un courant électrique entre une source et une charge, suivant lequel on fait passer les courants dans au moins deux desdits conducteurs par les enroulements primaires dtun transformateur différentiel de manière à créer un flux résultant nul dans le noyau dudit transformateur lorsque les cou rants sont normaux et à créer un flux non nul lors de ltapparition d'une mise à la terre, caractérisé par les opérations ci-après t mémorisation dtun signal magnétique correspondant à un flux non nul provenant dudit transformateur différentiel dans un noyau de bobine et extraction du signal magnétique mémorisé dudit noyau de bobine. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par les opérations ci-après : insertion de contacts coupant le courant dans lesdits conducteurs, lesdits contacts étant destinés à tre ouverts par excitation dtun enroulement de travail, et excitation dudit enroulement de travail par un signal obtenu à partir dudit signal magnétique mémorisé. 3. Procédé selon la revendication i, caractérisé par l'opération ci-après t retardement du signal d1excitation par un condensateur intégrateur destiné à empêcher l'excitation dudit enroulement jusqutà ce qutun nombre prédéterminé de signaux magnétiques aient été mémorisés dans ledit noyau de bobine, de manière à empêcher toute interruption du courant dans lesdits conducteurs, sauf quand il se produit une mise à la terre de durée prédéterminée. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par Ilopéra- tion ci-ap?es t retardement du signal dtexcitation de l'enroulement jusqu'à ce qutun signal d'amplitude prédéterminée ait été mémorisé dans ledit noyau de bobine, de manière à empêcher toute interruption du courant dans lesdits conducteurs, sauf quand un courant de mise à la terre d'amplitude prédéterminée et d'énergie par impulsion prédéterminée se produit. 5. Appareil pour la mise en oeuvre du procédé selon l1une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qutil comprend un transformateur différentiel comportant un noyau magnétique et des enroulements primaires formés par au moins deux desdits conducteurs et passant à travers ledit noyau pour créer dans ce dernier un flux magnétique résultant nul dans des conditions nor maltes et un flux résultant non nul lors de ltapparition d'une mise à la terre, une mémoire des flux couplée audit transformateur différentiel étant destinée à mémoriser le signal magnétique produit par un courant de mise à la terre et un ensemble relié à ladite mémoire des flux étant destiné à extraire le signal magnétique de ladite mémoire0 6.Appareil selon la revendication 5, caractérisé en ce qutil comprend un interrupteur de courant avec des contacts mobiles entre un régime dtouverture et un régime de fermeture et destiné à être raccordé auxdits conducteurs, ledit interrupteur de courant comportant par ailleurs un enroulement de travail commandant Itétat desdits contacts et un conditionneur de signaux électriques entre ladite mémoire des flux et ledit enroulement de travail pour mettre hors circuit ledit enroulement et ouvrir lesdits contacts de manière à interrompre le passage du courant dans lesdits conducteurs en réponse au signal magnétique extrait de ladite mémoire. 7. Appareil selon la revendication 6, caractérisé en ce que ledit conditionneur de signaux électriques comprend un commutateur électronique destiné à commander le passage du courant dans ledit enroulement de travail. 8. Appareil selon la revendication 6, caractérisé en ce que ledit conditionneur de signaux électriques comporte un compteur destiné à retarder l'ouverture desdits contacts jusqu'à ce qu'un nombre prédéterminé de signaux magnétiques aient été extraits de ladite mémoire des flux. 9. Appareil selon la revendication 6, caractérisé en ce qutil comprend une source de courant pulsatoire branchéede manière à fournir un courant de travail pulsatoire audit conditionneur de signaux. 10. Appareil selon la revendication 6, caractérisé en ce qutil comprend une source de courant continu raccordée auxdits conducteurs pour alimenter en courant ledit appareil à partir du courant alternatif fourni par ladite source et un condensateur branché de manière à recevoir de l'énergie de ladite source de courant continu et à accumuler ladite énergie pour la dissiper dans Itenroulement de travail dudit interrupteur de courant. Il. Appareil selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif destiné à inhiber le fonctionnement du dispositif dtextraction dudit flux mémorisé de la mémoire jusqu'8 ce que ledit condensateur ait été chargé å un niveau prédéterminé. 12. Appareil selon la revendication 5 caractérisé en ce que ladite mémoire des flux comprend au moins un noyau de bobine destiné à passer d'un état de forte perméabilité à un état de faible perméabilité et vice-versa, en fonction de la force magnétomotrice qui lui est appliquée. 13. Appareil selon la revendication 12, caractérisé en ce que ledit noyau de bobine est réalisé en une matière ayant une teneur élevée en nickel. 14. Appareil selon la revendication 12, caractérisé en ce qu'il comprend au moins un noyau additionnel de transformateur couplé au noyau magnétique dudit transformateur différentiel et audit noyau de bobine. 15. Appareil destiné à mettre en oeuvre le procédé selon la revendication I, caractérisé en ce qutil comprend un transformateur différentiel comportant un noyau magnétique et plusieurs enroulements primaires monospire passant par ledit noyau et destinés à être branchés en série avec lesdits conducteurs pour créer un flux magnétique résultant nul dans ledit noyau en régime normal des courants et pour créer un flux résultant différent de zéro dans ledit noyau quand une mise à la terre se produit, une mémoire des flux couplée audit transformateur différentiel étant destinée à mémoriser le flux engendré par une mise à la terre, un générateur d'impulsions raccordé à ladite mémoire des flux étant destiné à extraire le flux mémorisé de ladite mémoire et un dispositif étant branché de manière à recevoir le signal magnétique extrait de ladite mémoire des flux et à produire une indication visuelle en réponse audit signal. 16. Appareil selon la revendication 15, caractérisé en ce que ledit dispositif branché de manière à recevoir le signal magnétique et à produire une indication visuelle comporte un enroulement de transformateur couplé à ladite mémoire, un élément d2af- fichage visuel actionné électriquement et un élément de commutation branché de manière à commander la manoeuvre dudit élément draffichage, ledit élément de commutation étant raccordé audit enroulement de transformateur de manière que sa conductivité soit commandée par le signal magnétique de ladite mémoire