Dans la fabrication industrielle des charpentes en bois, on utilise des connecteurs constitués par une plaque métallique dans laquelle des dents ou picots ont été partiellement découpés, puis repliés de façon a se trouver perpendiculaires d la plaque. Ces connecteurs sont découpés dans une plaque de grande dimension dans laquelle les dents ont été préalablement formées. Pour former une dent, on fait une empreinte dans la parque, on marque la dent de façon à la cintrer, et on la poinçonne. Ces opérations ne peuvent se faire actuellement que sur des presses de grandes dimensions. La présente invention a pour objet une machine qui permet de former des dents dans une plaque en une seule opération. Cette ma- chine est, en outre, beaucoup moins compliquée et conteuse que les presses utilisées jusqu'à présent. La machine selon l'invention est caractérisée en ce qu'elle comprend un b ti fixe, un ensemble monté mobile verticalement par rapport au b ti et comportant deux semelles disposées de part et d'autre de ce b ti et reliées l'une à l'autre par des tirants eu colonnes traversant ledit bâti, un tablier monté coulissant sur les colonnes, une matrice fixée sur le tablier et pouvant coopérer avec une série de poinçons fixés sur l'une des semelles, et un vérin interposé entre le tablier et l'autre semelle. Pour utiliser#cette machiner on dispose une plaque entre la matrice et les poinçons et on actionne le vérin. Le tablier se déploie tout d'abord vèrsEle b ti de façon à presser la plaque puis l'ensemble mobile se déplace à son tour de sorte que les poinçons pénètrent dans la plaque et forment une première série de dents. Après avoir ramené le vérin dans sa position initiale, de sorte que les poinçons sont sortis de la plaque, on déplace celle-ci et on actionne à nouveau le vérin pour former une nouvelle série de dents. On répète ces opérations le nombre de fois nécessaire et on découpe ensuite les connecteurs dans la plaque. Les poinçons forment, de préférence, un ensemble monobloc. Le bati porte, de préférence, un tablier auxiliaire qui est muni d'ouvertures de forme et de dimensions correspondant à celles de la matrice et disposées en regard de ces dernières et qui est placé au-dessus de l'ensemble de poinçons, chacun de ceux-ci étant engagé dans une ouverture du tablier auxiliaire. Chacun des poinçons a avantageusement une épaisseur sensiblement égale à la largeur d'une ouverture de la matrice et une longueur légèrement inférieure à celle de cette ouverture. L'extrémité du poinçon présente, de préférence, deux pans coupés longitudinaux. Dans un mode de réalisation avantageux de l'invention, cette extrémité présente un pan coupé transversal et le bord de l'ouverture correspondante de la matrice, situé du même cté que ce pan coupé, comporte une échancrure dont la profondeur est sensiblement égale à l'épaisseur de la plaque. Chaque poinçon découpe ainsi dans la plaque deux dents transversales entre lesquelles s'étend uRe dent longitudinale. Chacun des poinçons peut comporter, sur chacun de ses bords longitudinaux, deux pans coupés de faible largeur se raccordant au pan coupé longitudinal d'extrémité correspondant. La présente invention a également pour objet un connecteur pour charpente en bois, qui peut être fabriqué par la machine cidessus définie et qui est caractérisé en ce qu'il comporte des ensembles de dents formés chacun de deux dents s'étendant dans une première direction et séparées l'une de l'autre par une dent s'étendant dans une direction sensiblement perpendiculaire à la premier. On a décrit ci-après, à titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation du connecteur et de la machine selon l'invention, avec référence au dessin annexé dans lequel La Figure l est une vue en perspective d'une portion du connecteur ; La Figure 2 est une vue en coupe de la machine La Figure 3 est une vue en pan de la matrice ; La Figure 4 est une vue en élévation du bloc de poinçons La Figure 5 est une vue en plan de ce bloc ; La Figure 6 est une vue en perspective d'un ensemble de deux poinçons. Telle qu'elle est représentée au dessin, la machine selon l'invention est destinée à former des connecteurs métalliques pour la charpente industrialisée, constitués par une plaque métallique 1 dans laquelle des dents sont partiellement découpées et relevées perpendiculairement au plan de la plaque. Dans 1 'exem- ple de réalisation représenté à la Figure 1, à chaque ouverture 2 formée dans la plaque correspondent deux dents transversales 3a et 3b et une dent longitudinale 4 séparant les dents 3a et 3b. A la Figure 2, la machine comprend un bàti fixe 5 par rapport auquel est monté mobile verticalement un ensemble formé de deux semelles 6 et 7 qui sont réunies l'une à l'autre par des colonnes 8 pouvant coulisser dans le bàti 5. Un tablier 9 est monté coulissant sur des parties élargies Sa des colonnes 8 et un vérin hydraulique 10 à double effet, dont on voit en 11 la tige du piston, est interposé entre ce tablier et la semelle supérieure 7. Une matrice 12 est fixée sous le face inférieure du tablier 9. Cette matrice comporte une série d'ouvertures 13 dont la forme s et les dimensions correpondent à celles des ouvertures 2 ; chacune de ces ouvertures est munie, sur l'un de ses bords longitudinaux, d'une échancrure 13a dont la profondeur est sensiblement égale à l'épaisseur de la plaque 1. Un ensemble de poinçons monobloc 14 est fixé sur la semelle inférieure 6 et est surmonté d'un tablier 15 muni d'ouvertures 16 de meme forme et de mêmes dimensions que les ouvertures 13 et disposées en regard de ces dernières ; ce tablier 15 comporte un épaulement extérieur 15a pouvant reposer sur un épaulement intérieur Sa du b ti 5. Une série de paires de poinçons 17a et 17b est découp#e dans l'ensemble 14.Chacun de ces poinçons est engagé dans une ouverture 16 ; il a une épaisseur sensiblement égale à la largeur d'une ouverture 13 ou 16 et une longueur légèrement infé- rieure à celle de cette ouverture.- Son extrémité présente deux pans coupés longitudinaux 18a et lSb,inclinés par exemple à 600 avec la direction longitudinale du poinçon, et un pan coupé transversal 18c incliné par exemple à 250 avec la direction longitudinale de la dent et dirigé vers le poinçon voisin de la meme paire.Par ailleurs, chacun des poinçons comporte, sur chacun de ses bords longitudinaux, deux pans coupés de faible #largeur 18d et 18e GUi se raccordent au pan coupé longitudinal d'extrémité correspondant 18a ou 18b et sont réunis par une arête 18f. Pour utiliser la machine qui vient d'autre décrite, on place la plaque 1 sur le tablier 15 alors que le vérin 10 est en position rétractée, puis on allonge le vérin. Dans une première étape, le tablier 9 descend jusqu'à ce que la matrice 12 vienne s'appliquer sur la plaque 1 qui est ainsi serrée entre cette matrice et le tablier 15. Le tablier 9 ne pouvant alors plus descendre, le vérin 10 entraine vers le haut lten- semble mobile formé par les deux semelles 6 et 7 et les colonnes 8 de sorte que les poinçons 17a et 17b pénètrent dans la plaque 1, et stengagent dans les ouvertures 13. Lorsqu'un poinçon 17a ou 17b pénètre dans la plaque 1, son pan coupé 18c découpe dans cette plaque une dent 4 qui est repoas- sée vers le haut et se replie en venant se loger dans l'échan- crure 13a de l'ouverture 13 correspondante. Puis les pans coupés 18a et 18k du poinçon viennent découper dans la plaque deux dents 3a et 3b ; comme la longueur du poinçon est inférieure à celle de l'ouverture 13, chacune des dents reste attenante à la plaque par son extrémité et est repoussée vers le haut en venant se loger dans l'expace 19 restant libre entre 1'extrémité de l'ouverture 1J et le poinçon. Par ailleurs, l'arête 18E du poinçon cintre transversalement la dent, comme on le voit à la Figure 1. Il ne reste plus qu'a rnmener le vérin 10 dans sa position rétractée. La semelle 5 descend sous l'effet du poids de l'ensemble mobile de sorte que les poinçons 17a et 17D se dégagent de la matrice et de la plaque ; puis la matrice remonte, ce qui libère la plaque l.On fait alors avancer cette plaque d'une longueur sensiblement égale à la largeur de la matrice 12 et on actionne à nouveau le vérin 10 pour former une autre série de dents dans la plaque. Ces opérations sont répétées jusqu'à ce que les dents aient été formées sur la sur face convenable de la plaque. Les connecteurs sont ensuite découpés dans la plaque 1 aux dimensions désirées. Les connecteurs obtenus sont particulièrement efficaces du fait de la présence des dents longitudinales 4 et du cintrage des dents transversales 3a et 3b. Il va de soi que la présente invention ne doit pas être considérée comme limitée au mode de réalisation décrit et représenté, mais en couvre, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1 - Tachine pour la fabrication de connecteurs métalliques pour charpentes en bois à partir d'une plaque métallique, caractérisée en ce qu a elle comprend un bâti fixe, un ensemble monté mobile verticalement par rapport au bâti et comportant deux semelles disposées de part et d'autre de ce b ti et reliées 11 une à l'autre par des tirants ou colonnes traversant ledit bâti, un tabler monté coulissant sur les colonnes, une matrice fixée sur ce tablier et pouvant coopérer avec une série de poinçons fixés sur l'une des semelles, et un vérin interposé entre le tablier et l'autre semelle. 2 - Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que les poinçons forment un ensemble monobloc. 3 - tachine selon la revendication 2, caractérisée en ce que le bâti porte un tablier auxiliaire qui est muni d'ouvertures de forme et de dimensions correpondant à celles de la matrice et disposées en regard de ces dernières, et qui est placé au-dessus de 1 'ensemble de poinçons, chacun de ceux-ci étant engagé dans une ouverture du tablier auxiliaire. 4 - Machine selon # aune quelconque des revendications pré- cédentes, caractérisée en ce que chacun des poinçons a une épaisseur sensiblement égale à la largeur d'une ouverture de la matrice et une longueur légèrement inférieure à celle de cette ouverture. S - Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que l'extrémité de chacun des poinçons présente deux pans coupés longitudinaux. 5 -Matrice selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que l'extrémité de chacun des poinçons présente un pan coupé transversal et en ce que le bord de l'ouverture correspondante de la matrice, situé du même cOté que ce pan coupé, comporte une échancrure dont la profondeur est sensiblement égale à l'épaisseur de la plaque. 7 - Machine selon la revendication S ou 6, caractérisée en ce que chacun des poinçons comporte, sur chacun de ses bords longitudinaux, deux nans coupés de faible largeur se raccordant au pan coupé longitudinal d'extrémité correspondant. 8 - Connecteur pour charpentes en bois constitué par une plaque métallique munie de dents ou pivots sensiblement perpendiculaires au plan de la plaque, caractérisé en ce qu'il comporte des ensembles de dents formés chacun de deux dents s'étendant dans une première direction et séparées 1'une de 1 'autre par une dent s'étendant dans une direction sensiblement perpendiculaire à la première.