La présente invention concerne une machine pour labourer mécaniquement le sol, qui comprend des outils rotatifs coaxiaux agissant comme des houes dans le sol, en s*enfonçant dans celui-ci sur une profondeur inférieure au rayon desdits outils, tandis 5 que l'on fait avancer la machine sur le sol dans une direction essentiellement perpendiculaire à l'axe de rotation des outils. Des dispositifs pourvus d'outils de ce genre sont bien connus et sont utilisés pour labourer le sol, en particulier pour broyer menu et aérer les couches superficielles, généralement à 10 une profondeur d'environ 10 - 15 cm ou légèrement supérieure. Pour leur utilisation, lesdits dispositifs sont associés à des tracteurs agricoles usuels pourvus de moyens d'accouplement et prises de force. Le tracteur fournit, outre la puissance pour le déplacement sur le sol, la puissance pour 1 *actionnement des ou-15 tils, et il est aussi pourvu de moyens pour enfoncer les outils dans le sol et les soulever hors du sol, le dispositif portant les outils étant, par exemple, monté directement sur la partie arrière du tracteur, de façon à pouvoir être soulevé et abaissé par rapport à ce dernier. 20 Ces machines agricoles connues présentent des limitations, soit du point de vue du travail que l'on peut en obtenir (limité à la fragmentation et à l'aération des couches superficielles du sol), soit du point de vue du rendement de production, exprimé en surface labourable par une unité de temps, surface qui est à 25 son tour définie par le produit de la vitesse utile d'avancement par la largeur utile de la bande de terrain labourée au passage de la machine. Dans l'usage courant, on peut considérer que les meilleures houes agricoles actuelles sont à même de fonctionner, dans des sols de conditions moyennes, pour une largeur de 2 mè-30 très, sur une profondeur de 10 - 15 cm en avançant à une vitesse de 3 - 4 km/heure. Le travail accompli par la machine peut, à son tour, être exprimé en termes de volume de terrain labouré par unité de temps, volume qui, conformément aux valeurs sus-indiquées, est de l'ordre de 0,2 - 0,3 mètre cube/seconde. La 35 puissance nécessaire pour tirer et actionner les machines connues change naturellement dans une large mesure suivant les conditions du terrain (poids spécifique, cohérence, degré d'humidité, etc.), conditions qui influencent aussi la résistance à l'avancement et limitent aussi la possibilité de travailler avec 40 des tracteurs agricoles lourds. Comme indication moyenne et très - 1 BAD ORIGINAL _ J 70 39855 2 2067002 approximative, on peut supposer qu'une machine agricole usuelle, à même d'effectuer un bon travail de broyage du terrain, dans les valeurs indiquées plus haut, nécessite un tracteur agricole ayant une puissance de 60-75 HP et un poids de 2500 - 3000 kg, 5 pour son avancement et son actionnement. Il est évident qu'il existe une proportionnalité entre puissance et poids du tracteur et dimensions et capacité de travail de la houe agricole. D'ailleurs, même en ne tenant pas compte du coût d'un tracteur de grande puissance (dont l'existence 10 n'est naturellement pas justifiée pour une ferme du fait que son utilisation est limitée), le poids même du tracteur, s'il excède certaines limites, ne permet pas son utilisation sur des sols à cultiver, car il s'agit généralement de terrains qui ne sont pas tassés. Ces limites sont encore plus faibles dans le cas de sols 15 très mous, notamment imbibés d'eau, tels que les sols de rizières. Enfin, quoique le travail mécanique du sol, qui est effectué au moyen de houes classiques, soit très important et très fréquemment nécessaire, ce travail ne peut pas remplacer d'autres opérations qui nécessitent une plus grande profondeur de pénétration, 20 et plus précisément les opérations de labourage, même à une profondeur moyenne ou petite, du fait que ces opérations nécessitent une pénétration dans le terrain à une profondeur bien supérieure à 15 cm. En outre, les machines connues effectuent généralement un travail qui se traduit effectivement par un broyage 2 5 menu de la couche superficielle du terrain, travail bien différent de celui de l'échange entre mottes de terre superficielles et couche inférieure, qui caractérise le labourage. Le but de la présente invention est de réaliser une machine agricole pour le labourage du sol, qui est à même de franchir 30 dans une large mesure les limites et possibilités de travail des machines actuelles, soit du point de vue du rendement de production, soit du point de vue de la nature, et de la façon d'accomplir les travaux à effectuer. Plus particulièrement, le but de la présente invention est de créer une machine agricole 35 comprenant des outils rotatifs, qui est à même d'effectuer son action en'pénétrant en profondeur dans le sol et/ou pour une largeur utile très supérieure à celles qui peuvent être atteintes par les machines connues. C'est aussi le but de la présente invention de réaliser une machine agricole à même de fonctionner 40 sur des sols qui ne peuvent pas résister à de forts poids spéci- 1 BAD ORIGINAL 70 39855 3 2067002 fiques tels que les sols des rizières et les sols qui ne sont généralement pas tassés, tout en accomplissant des labourages à de fortes profondeurs et/ou sur des bandes de terrain d'une grande largeur utile. C'est aussi le but de la présente inven-5 tion de réaliser une machine agricole comportant des outils rotatifs, qui peut disposer, pour 1'actionnement de ceux-ci, et par conséquent pour le labourage mécanique à effectuer sur le sol, d'une grande puissance motrice par rapport au poids total de la machine. C'est aussi le but de l'invention dé réaliser une 10 machine agricole présentant les susdites capacités, et possibilités, qui peut être associée avantageusement à des-moyens auxiliaires, de façon à former un ensemble,à même d'accomplir, .pendant son avancement sur le terrain, une série complète d'opérations de préparation du terrain pour une nouvelle culture, ces 15 opérations comprenant des traitements mécaniques qui peuvent a-vantageusement remplacer le labourage usuel, particulièrement à une profondeur petite ou moyenne, et des traitements de fumage, même à une grande profondeur, de semailles, d ' application, d'a-gents chimiques, etc. D'autres buts de l'invention résulteront 20 ci-après de la suite de la description. La machine selon l'invention comprend un châssis principal propre à être porté par le sol pour pouvoir exécuter un mouvement de translation, un ensemble de travail comprenant des outils rotatifs pour le labourage (mécanique et éventuellement agronomi-25 que) du terrain, relié au châssis principal de façon à pouvoir être déplacé en hauteur, un mécanisme de direction et de commande relié aussi au châssis principal, et des sources de puissance, qui peuvent être commandées indépendamment, pour ledit ensemble de travail et pour ledit mécanisme de direction et de commande. 30 L'ensemble de travail, qui comprend lesdits outils rotatifs comme moyens pour le labourage mécanique du terrain, est situé par rapport au châssis principal en arrière des points d'appui dudit châssis sur le sol, de façon à pouvoir.être déplacé de façon réglable d'une position inactive soulevée à une position de tra-35 vail dans laquelle il s'enfonce dans le terrain, selon le genre de travail qu'on doit accomplir. Pour atteindre la position de travail, les outils rotatifs de l'ensemble de travail doivent s'enfoncer dans le sol et cet enfoncement peut avoir lieu uniquement grâce au poids de l'ensemble ; dans ce cas, il est prévu 40 des moyens pour arrêter l'enfoncement dans le terrain au niveau 70 39855 4 2067002 désiré, ou ledit ensemble peut être poussé vers le bas par des moyens de poussée à course réglable. Le mécanisme-de direction et de commande est disposé en avant du châssis principal et peut comprendre un tracteur usuel, pourvu de moyens d'attelage et de 5 prise de force, ou d'un avant-train relié de façon cinématique au châssis'principal. Au moins deux' sources de puissance actionnent indépendamment l'ensemble de travail et le mécanisme de direction et de commande; Ces sources sont généralement constituées par deux moteurs séparés (appelés ci-après simplement■"moteur 10 d'entraînement" et "moteur de commande"), mais'elles pourraient comprendre deux transmissions- à commandesindépendantes et qui prélèvent la puissance sur un seul moteur. La première source de puissance, qui est la plus-importante, est portée, de préférence, par le châssis principal et actionne l'ensemble de travail. La 15 deuxième source de puissance est portée, de préférence, par le mécanisme de direction et de commande qu'elle actionne. Elle est d'ailleurs, de préférence, agencée pour pouvoir être reliée à au moins deux roues de support du châssis principal, qui de cette façon participent ou peuvent participer,lorsque cela est néces-20 saire, à l'action du mécanisme de direction et de commande. On a été surpris de constater (constatation qui a été confirmée par des essais) qu'une machine comme celle qui a été décrite plus haut peut être pourvue-d'un moteur d'entraînement de grande puissance par rapport à son poids total, c'est-à-dire à 25 la charge spécifique appliquée au sol par les moyens de support du châssis principal, et que même le poids du mécanisme de direction et de commande peut être maintenu entre des limites de charge spécifique, tolérées même par des sols de culture de basse cohésion. En outre, le rapport entre le poids du mécanisme 30 de direction et de commande et celui du châssis principal et des parties qu'il soutient, et le rapport entre la puissance du moteur de commande et ceile du moteur d'entraînement peuvent être maintenus dans dés limites assez réduites. Il a été en outre constaté que, du fait que la machine dispose d'une puissance pour 35 1'actionnement des houes qui est grande par rapport à son poids total et du fait qu'elle est pourvue d'outils de labourage (houes) de grand diamètre (c'est-à-dire à même de fonctionner à une grande profondeur) et/ou qui s'étendent sur une grande largeur utile de labourage, ces houes, en agissant sur le terrain, produisent BAD ORIGINAL 70 39855 5 2067002 des forces de réaction suffisantes pour produire, pendant le labourage, l'avancement de la machine. Ces forces sont d'ailleurs généralement surabondantes par rapport à celles qui suffisent à faire avancer la machine et elles sont, en outre, très variables 5 suivant les conditions de travail et, pour des conditions semblables, selon les moments considérés, et passent, par exemple, de valeurs fortement surabondantes à des valeurs insuffisantes, de façon que, si on ne considérait que ces forces seulement, elles ne permettraient pas de maîtriser la machine. On a été sur-10 pris en outre de constater qu'une puissance modérée appliquée au mécanisme de direction et de commande, et particulièrement une puissance ayant l'intensité nécessaire dans chaque cas pour les déplacement de la machine d'une place de travail à une autre, permet de neutraliser les effets négatifs des forces de poussée 15 variables produites par l'ensemble de travail, qui peuvent donc être exploitées sans inconvénient pour l'avancement de la machine. D'autres buts et caractéristiques de l'invention concernent les solutions techniques de construction qui contribuent à donner les résultats avantageux sus-indiqués et d'autres résultats 20 inattendus de la machine. Ces caractéristiques importantes et d'autres encore ressortiront clairement au cours de la description détaillée qui suit d'exemples de réalisation de l'invention, représentés dans les dessins annexés. La fig. 1, de ces dessins, représente, en vue latérale sché-25 matique, une machine agricole selon un premier exemple de réalisation de l'invention où l'ensemble de direction et de commande est constitué par un tracteur agricole usuel (représenté partiellement) . La fig. 2 représente en plan la même machine où est montrée 30 seulement la partie mécanique de l'ensemble de travail, c'est-à-dire l'ensemble de labourage. Les fig. 3 et 4 représentent, respectivement en vues arrière et latérale, des dispositifs qui peuvent être associés aux extrémités latérales de l'ensemble de labourage. 35 La fig. 5 représente, à plus grande échelle et de façon plus détaillée, un exemple de réalisation de moyens mécaniques pour changer la hauteur de l'ensemble de labourage par rapport au châssis de la machine. Les fig. 6 et 7 représentent, en vue arrière partielle, 40 l'ensemble de labourage respectivement dans sa position de 70 39855 6 2067002 travail et dans une position capable de réduire l'encombrement transversal de la machine, par exemple pour en faciliter les déplacements sur la route. La fig. 8 représente, en plan avec coupe horizontale par-5 tielle, un détail des dispositifs auxiliaires montés sur le côté de l'ensemble de labourage, comme il a été représenté à la fig.2. Les fig. 9 et 10 représentent des appareillages complémentaires pour les traitements agronomiques qui peuvent être compris dans l'ensemble de travail pour accomplir des opérations 10 complètes de culture, par exemple respectivement pour le labourage de sols destinés à la culture du maïs, du blé, et aussi les moyens d'alimentation desdits appareillages. La fig. 11 représente, en vue latérale simplifiée, un autre exemple de réalisation, ainsi que des indications symboliques 15 de la distribution des différentes forces statiques et dynamiques indications qui sont généralement applicables à chaque exemple de réalisation de l'invention. Les fig. 12 et 13 sont des diagrammes qui montrent certains phénomènes inattendus et des effets avantageux qui résultent du 20 fonctionnement de la nouvelle machine. Les fig. 14 et 15, enfin, représentent schématiquement et avec certains changements dans leurs proportions, pour simplifier la reproduction graphique, les cycloïdes décrites par une quelcon que des pointes ou extrémités incidentes de 1'un quelconque des 25 outils rotatifs,pour démontrer certains effets qui résultent de l'action sur le sol à différentes profondeurs de labourage. Les caractéristiques générales de la nouvelle machine peuvent être comprises à l'examen des fig. 1 et 2. Elle comprend un châssis principal 10 dont l'avant (dans l'exemple de réalisa-30 tion montré) peut être relié au crochet de traction 12 d'un tracteur agricole usuel 14, et une paire de roues de support 16 qui ont, en cas de besoin, la fonction de roues motrices, par le fait qu'elles sont mécaniquement reliées ou capables d'être reliées au moteur d'entraînement, ou plus précisément à la prise 35 de force usuelle du tracteur, au moyen d'un arbre de transmission convenable 18, pourvu de joints de cardan 20. Comme on le voit à la fig. 5, cet arbre 18 peut avantageusement être relié à une boîte de transmission 22, à un arbre secondaire 24 et à un pont différentiel 26, qui peut comprendre un mécanisme de 40 blocage connu entre les deux roues de support et, éventuellement, BAD original 70 39855 7 2067002 motrices 16, pour le labourage sur des terrains difficiles, aussi bien que de débrayage sélectif de chaque roue, pour faciliter l'inscription en des courbes de petit rayon. L'ensemble de direction et de commande est, dans ce cas, constitué par un tracteur 5 14, pourvu,, de façon usuelle, de roues motrices 28 et d'un système de guidage et de conduite (non représentés), ledit tracteur formant donc avec les autres ensembles un système unitaire, qui comprend des moyens pour son avancement, sa conduite et pour le labourage du sol. 10 L'ensemble de travail comprend, comme partie essentielle, les moyens de labourage du terrain, qui comprennent une série ou jeu 30*de houes rotatives 32 (fig. 6 et 7). Ces houes sont d'un type connu ; tout en pouvant avoir les formes et les réalisations de construction les plus diverses, chaque houe comporte un élé-15 ment de support rotatif en un plan, par exemple en forme de disque ou plateau, et des éléments de travail qui s'étendent hors du plan de rotation, de façon à couper le terrain et à en détacher des fragments ou des mottes de terre de dimension plus ou moins grande. Un exemple de houes de ce genre est montré sché-20 matiquement aux fig. 6 et 7. Les houes utilisées dans la réalisation de l'invention sont, en général, de dimensions beaucoup plus grandes que celles employées dans l'usage commun. Elles sont actionnées par le moteur d'entraînement 34, porté par le châssis 10, dont le poids est supporté principalement par les 25 roues 16 ; lesdites houes, comme on le voit plus particulièrement sur les fig. 5 et 7, peuvent être actionnées par le moteur 34 au moyen d'une transmission qui comprend un arbre primaire 36 avec des joints à rotule 38 et 40, une boîte à engrenages 42 à partir de laquelle s'étendent des arbres secondaires transversaux 44 30 et des boîtes latérales de transmission 46 aux arbres de sortie desquelles sont reliés les arbres 48 sur lesquels sont montées les houes 32 du jeu 30. Vu le rendement élevé de la nouvelle machine agricole, la largeur utile L^ et la largeur totale L^_ (fig. 2 et 6) de celle-35 ci (qui diffèrent sensiblement à cause des saillies Q provoquées par les boîtes latérales 46) peuvent être assez grandes. Donc, selon une autre caractéristique complémentaire de l'invention, la série ou jeu 30 de houes est avantageusement partagée en deux groupes, chacun supporté par des structures transversales 50 40 reliées, au moyen de charnières 52 à axes longitudinaux, à une 70 39855 8 2067002 structure centrale ou châssis secondaire 54 ; des moyens mécaniques convenables, par exemple des vérins hydrauliques 56, sont prévus pour le soulèvement desdits groupes jusqu'à la position de la fig. 7, de façon à réduire les dimensions d'encombrement de 5 la machine à une valeur L' permettant les déplacements sur route. Naturellement, d'autres solutions peuvent être adoptées dans ce but. Par exemple, les groupes symétriques des houes pourront tourner vers l'avant, ou vers l'arrière ou autour d'axes obliques. 10 Au niveau des boîtes latérales 46, il. peut être disposé des socs non motorisés 60, ayant la double fonction d'offrir une résistance auxiliaire à l'avancement, qui s'est démontrée avantageuse d'une manière inattendue pour le contrôle des poussées variables subies par la machine pendant le fonctionnement des houes 15 rotatives, et d'ouvrir un sillon le long duquel la boîte 46 se trouvant à l'arrière peut passer librement. Comme on peut le voir en particulier sur la fig. 8, ces socs peuvent avantageusement être du type à disque creux, et supportés au moyen d'éléments à bras 62 et 64, de façon à pouvoir tourner librement par 20 des moyeux 66, autour de leurs axes Y-Y obliques par rapport à la direction X d'avancement de la machine. En outre, comme on peut le voir sur les fig. 3 et 4, aux deux extrémités latérales de l'ensemble des houes, il peut être disposé d'autres moyens auxiliaires, tels que des protections latérales 68, supportées 2 5 par des charnières en 70 et pouvant être soulevées, par exemple par des vérins 72, jusqu'à une position (indiquée en 68') dans laquelle ils n'empêchent pas la projection et la distribution sur le côté des mottes de terre et de la terre broyée et projetée par la houe d'extrémité 32' voisine. Quand lesdites protec-30 tions 68 sont baissées (figure 3) près de ladite houe voisine 32', le soc 60 qui se trouve à l'avant forme un sillon qui ne change pas après le passage de la machine et qui sert à la formation, par exemple, de canaux d'écoulement entre les bandes du terrain labouré. L'ensemble de travail peut être baissé et sou-35 levé par rapport à la surface S du terrain, sur laquelle le châssis 10 se trouve à une hauteur fixe, pour le labourage à la profondeur voulue et les mouvements de la machine hors du sol. Ces déplacements sont imprimés à la partie mécanique dudit ensemble de travail, c'est-à-dire à l'ensemble de labourage, aussi 40 bien qu'aux moyens (mécaniques ou non) pour les traitements BAD ORiGîNAi, 70 39855 9 2067002 - agronomiques du terrain qui sont portés par l'ensemble de labourage et forment avec le même l'ensemble de travail. Naturellement, les moyens d'alimentation (réservoirs, pompes, etc.) des moyens de traitement agronomique sont, au contraire, portés a-5 vantageusement par ledit châssis principal 10. Comme il a été représenté sur la fig. 5 (sur laquelle l'ensemble de labourage soulevé est représenté partiellement en pointillé) , le châssis secondaire 54 dudit ensemble de labourage est relié au châssis principal 10 par des charnières ayant un axe 10 transversal qui passe par un joint à rotule 40' et par des bras résistants 54', et un système mécanique, constitué par exemple de vérins hydrauliques 58,est prévu pour le soulèvement (flèche A) et l'abaissement (flèche B) à volonté, et dans la mesure désirée, dudit ensemble. Ces vérins poussent de bas en haut et travaillent 15 avec une course réglable de façon à soutenir l'ensemble, lorsqu'il est soulevé, et en limiter l'abaissement, et donc l'enfoncement dans le sol S, au degré voulu selon le cas pour le labourage particulier qu'on désire accomplir. Si le poids de l'ensemble de labourage et des parties qui lui sont associées n'est 20 pas toujours prépondérant par rapport aux réactions du terrain, en particulier dans le cas avantageux de leur réalisation avec des matériaux et systèmes technologiques qui visent à réduire au maximum le poids entre les limites dictées par la résistance mécanique nécessaire, les vérins sont avantageusement à double 25 effet, pour coopérer à l'enfoncement de l'ensemble et pour former, dans chaque position de celui-ci, un lien solide dans les deux sens, de façon à transmettre aux masses lourdes de la machine les poussées vers le haut reçues par l'ensemble pendant le travail. Le mécanisme représenté pour le soulèvement et l'abais-30 sement de l'ensemble de labourage peut, naturellement, être soutenu par tout autre moyen qui puisse satisfaire aux mêmes nécessités. La machine selon 1'.invention, ayant un rendement de production élevé de façon inattendue, et du fait qu'elle peut être uti-35 lisée pour un grand nombre de travaux agricoles, qui sont accomplis en un seul passage sur le terrain et qui comprennent des traitements profonds et des traitements divers qui se succèdent et sont combinés entre eux, peut être avantageusement pourvue d'une pluralité de moyens auxiliaires et complémentaires. Ainsi 40 qu'il a été représenté schématiquement sur la fig. 1, elle peut 70 39855 10 2067002 être pourvue d'un appareillage pour le traitement agronomique 80 (réalisé en employant les enseignements bien connus de la technique) , convenablement pourvu de pompes (ou autre moyen) actionnées par des transmissions dérivées par le moteur d'entraînement 34, 5 et comportant des réservoirs, récipients, distributeurs ou autres, par exemple pour l'application, au moyen de distributeurs 82 et 84, de fertilisants, semences et autres, à la partie arrière du jeu 30 de houes, où peuvent être appliqués aussi des moyens pour semer (en profondeur ou non), pour niveler le sol, etc. 10 La grande profondeur à laquelle il est possible de labourer le terrain au moyen des outils rotatifs de la machine selon l'invention s'adapte aussi, de façon surprenante, à une action différente sur le terrain. En effet, tandis que les houes agricoles usuelles effectuaient presque exclusivement une action de broyage 15 très menu, en fait une pulvérisation du terrain, quand on agit a une grande profondeur et avec des avances à une vitesse assez élevée, on réalise une action mécanique pratiquement assimilable à celle du labourage, du fait que le terrain est coupé et détaché en des mottes de terre, qui sont ensuite recouvertes a-20 vecile terrain pris en profondeur. Ces conditions particulières de labourage de la nouvelle machine ont permis d'adopter des moyens qui, traditionnellement, sont associés aux travaux de labourage. Par exemple, au moyen de distributeurs 86,à la partie avant et non à la partie arrière des houes rotatives, il est 25 possible de distribuer, par exemple, des fertilisants et/ou des additifs qui, lorsqu'ils sont appliqués à la surface du sol, sont portés et distribués en profondeur par l'action de l'ensemble de labourage 30. Sur les fig. 9 et 10 sont montrés des appareillages auxi-30 liaires qui peuvent être associés l'un ou l'autre à la machine qui a été décrite plus haut, ou à une autre machine selon l'invention, laquelle peut être convenablement pourvue d'un support arrière 90 qui comprend des moyens de fixation et d'attelage pour lesdits appareillages. La machine est aussi avantageusement 35 pourvue d'une pompe 92 pour l'alimentation sous pression d'agents de désherbage et autres. Les engrais, fertilisants et autres, peuvent être emmagasinés et transportés dans un réservoir multiple convenable 94, pourvu de raccords, de moyens d'alimentation à pression, etc., de type connu. Le support 90 peut porter un 40 organe de nivelage 96 qui est capable de niveler Le terrain après 70 39855 11 2067002 le passage de l'ensemble de labourage 30. L'appareillage représenté sur la fig. 9, et indiqué dans son ensemble par 98, est à même de labourer le sol, en particulier pour la culture du maïs, labourage qui est avantageusement précédé par une distribution 5 pneumatique de fumure, en amont des houes, effectuée par lesdits moyens 86, eux aussi alimentés par les réservoirs 94. L'appareillage 98 comprend un rouleau 100 pour tasser le sol, un dispositif 102, 104 pour le semis "monograine", un dispositif 106 pour l'application d'un fertilisant sur les rangées semées, et un dis-10 positif 108 pour l'application d'un agent de désherbage et/ou pour la distribution pneumatique localisée dé fumure. L'appareillage 98a représenté à la fig. 10, pour le labourage en particulier pour la culture du blé, peut comprendre une structure de support plus simple, à la partie arrière de l'ensem-15 ble de labourage 30 et de l'élément de nivelage 96, une ouverture 104a pour le semis, par exemple de type pneumatique, et une ouverture 106a pour l'application localisée, de façon pneumatique elle aussi, de fertilisant, le tout étant suivi par un dispositif 108ja pour l'application diffusée d'agents de désherbage, 20 insecticides, etc. Le faible poids de la machine, par rapport à son rendement, et éventuellement l'avantage de ne pas employer un tracteur agricole pour les périodes de service de ladite machine (périodes qui sont beaucoup plus longues que celles des houes usuelles, vu le plus grand nombre d'usages de la nouvelle 25 machine) suggèrent de pourvoir avantageusement ladite machine d'un mécanisme de direction et de stabilisation longitudinale, par exemple comme représenté sur la fig. 11. En cette variante de réalisation, la partie avant 124 du châssis principal 110 de la machine, pourvu de roues de support et, de préférence, motri-30 ces 116, est reliée, par exemple au moyen de joints à rotule en 112 ou à l'arrière de cette position, autour d'un axe vertical, à un avant-train directeur 114, qui remplace le tracteur usuel pourvu de moyens de guidage et de manoeuvre 126 et de roues directrices et, de préférence, motrices 128. Dans ce cas, la puis-35 sance pour l'avancement de la machine, supposée comme véhicule, pourrait être dérivée du moteur d'entraînement 134 qui actionne l'ensemble de labourage 130 au moyen d'une transmission séparée de la transmission 142 du mouvement des houes et pouvant être commandée séparément ; mais, de préférence, cet avant-train 114 40 est pourvu de son propre moteur de commande, qui actionne les 70 39855 2067002 roues motrices 116 et de préférence aussi les roues directrices 128, ce moteur étant spécifiquement du type convenant à la traction et qui, entre autres^ermet de longs déplacements sur route, tandis que le moteur de travail 134 est en repos,et peut consti-5 tuer une source auxiliaire d'énergie, par exemple pour la fourniture des énergies hydraulique et/ou électrique servant à la mise en marche du moteur de travail ou autre. La conduite statique et dynamique de la nouvelle machine dépend naturellement des différentes distributions des poids et 10 des forces. Comme indiqué par exemple sur la fig. 11, il faut considérer particulièrement les poids Pl et P2 (ces poids correspondant au moteur de travail, au châssis principal et aux parties associées, d'une part, et à l'ensemble de labourage et à sa structure, à la transmission, etc.)i d'autre part, à l'avant 15 et arrière de la verticale 0 qui contient la jonction entre les points d'appui des roues de support motrices 16 ou 116, aussi bien que les résultantes P3 et P4 qui agissent directement sur les roues 16 ou 116 du châssis principal 28 et les roues 128 de l'avant-train et ont principalement pour but d'assurer l'adhé-20 rence nécessaire au guidage de la machine,représentée schémati-quement en G, ainsi que de contribuer à l'avancement. Lorsque l'ensemble de labourage 30 ou 130 travaille, la réaction due à la résistance du terrain et à l'inertie des mottes de terre cause des poussées, distribuées en différents points, qui peuvent 25 se décomposer en une poussée verticale de soulèvement VS et en une poussée horizontale d'avancement SA. La poussée verticale se soustrait au poids P2 et parfois le dépasse, particulièrement si la machine, et plus spécifiquement l'ensemble à l'arrière de la verticale 0, ont une construction légère. Ainsi, pendant le ser-30 vice de la machine, on peut considérer que son centre de gravité CG (dont la position à la fig. 11 est simplement donnée à titre indicatif) est virtuellement déplacé vers l'avant, et par conséquent, avec une augmentation virtuelle de la résultante avant P4 (du fait qu'aux forces statiques s'ajoutent les forces dyna-35 miques), avec variation des rapports des forces qui agissent sur les roues avant et arrière du véhicule, et avec diminution de la force qui agit sur ces dernières qui, théoriquement, devraient subir une diminution de leur capacité d'entraînement T. D'autre part, il se présente, en mesure presque inverse à la 40 profondeur H de travail des houes, des poussées SA qui ne sont 70 39855 13 2067002 pas du tout négligeables dans le sens de l'avancement, ces poussées excédant souvent la résistance totale offerte par la machine, y compris le tracteur ou l'avant-train, à l'avancement dans le terrain. En ce cas, l'adhérence des roues doit être telle 5 qu'elles peuvent effectuer une action de freinage F au lieu d'une action de traction T. On a été surpris de constater qu'une machine selon l'invention peut être pourvue d'un ensemble de labourage 30, 130, ayant une grande capacité de production, c'est-à-dire ayant une grande largeur, capable de fonctionner à une profondeur 10 H élevée, avec un ensemble ayant un poids total relativement faible et qui comprend un tracteur agricole usuel ou un avant-train ayant une puissance et" un poids réduits. En effet, on a été surpris de constater que si l'on prévoit un tracteur (ou un avant-train)de puissance suffisante pour assurer, avec un certain 15 excès nécessaire par prudence, la capacité de déplacement de la machine sur route et dans les champs avec l'ensemble de labourage 30 ou 130 soulevé, cette puissance est amplement suffisante pour assurer le fonctionnement de ladite machine,même sous les conditions de travail du système de labourage les plus sévères, 20 avec un ensemble où le rapport puissance totale/poids total est très élevé, l'expression "puissance totale" comprenant naturellement celle du moteur d'entraînement 34 ou 134. Comme on l'a indiqué plus haut, dans la technique antérieure, il n'était pas possible, ou mieux on n'avait pas envisagé,d'effectuer des tra-25 vaux agricoles avec des outils rotatifs, agissant sur de grandes largeurs et/ou avec de fortes puissances avec un ensemble dont le poids total est en proportion très limité, ces convictions étant dues en toute probabilité, au moins en partie, au préjugé qu'un bas rapport puissance/poids des tracteurs agricoles usuels 30 est inévitable. La création de la nouvelle machine a porté, en outre, à la constatation d'effets nouveaux et surprenants, dont les principaux seront brièvement décrits dans la suite en se référant aux diagrammes des fig. 12 et 13. Sur ces diagrammes, on a tenu 35 compte, en particulier, des dimensions des "mottes de terre" en lesquelles le sol est divisé avec échange entre sol superficiel et couches inférieures, ces dimensions étant déterminées par la vitesse d'avancement de la machine par rapport à la vitesse, aux dimensions et au nombre des houes portées par chaque 40 outil rotatif. La dimension de la motte de terre (indiquée dans 70 39855 14 2067002 la suite par '2") est donnée par le rapport entre la vitesse linéaire d'avancement et le produit de la vitesse de rotation des outils par le nombre de houes portées par chaque outil. Ainsi, pour chaque vitesse de rotation donnée, la dimension de la motte 5 de terre est directement proportionnelle à la vitesse d'avancement, et peut être prise comme valeur indicative de cette dernière vitesse. Les courbes I à VI de la fig. ^2 représentent les résistances, exprimées en chevaux-vapeur par mètre de largeur HP de travail X ( ^ ),à des profondeurs progressivement croissan-10 tes de 10 cm à 25 cm pour des terrains de consistance progressivement croissante. Les valeurs qui peuvent être déduites de ces courbes sont simplement indicatives et correspondent aux valeurs moyennes qui résultent de nombreux essais. Ces valeurs augmentent en fonction de "Z", c'est-à-dire de la dimension initiale 15 des mottes de terre qui sont détachées. On observe que la résistance rencontrée par les houes n'augmente pas en proportion avec l'augmentation de Z (exprimée en millimètres), mais les différentes courbes tendent à s'aplatir avec l'augmentation de Z, en particulier aux grandes profondeurs. Le diagramme de la fig. 13 20 indique, par ses courbes VII et VIII, un développement analytique de ces résultats, rapporté à des profondeurs moyennes de 15 cm sur un sol essentiellement non compact, et de 20 cm sur terrain plus tassé. Ces courbes représentent la variation de la Vt H Z fonction ■— , où : Rt représente la résistance tangentielle 25 rencontrée par les outils, c'est-à-dire le couple de résistance rencontré par le moteur d'entraînement ; H représente la profondeur de travail ; Z la susdite dimension initiale des mottes de terre, c'est-à-dire, à vitesse de rotation égale des outils, la vitesse d'avancement, et Vt la vitesse tangentielle des ou-30 tils, qu'on suppose constante. On notera donc que cette fonction tend à se maintenir constante, pour 1^ dd^^r^jites vitesses d'avancement représentées par Z,pour/7 d'autant plus petites qu'augmente la profondeur de travail H. Une explication a posteriori de ces développements 35 inattendus, qui permettent avantageusement d'obtenir de grandes capacités de production avec des machines pourvues de moteurs d'entraînement moins importants que ce qu'on pensait, peut être déduite en considérant le diagramme de la fig. 14. Sur la fig. 14, pour un certain Z et pour différentes profondeurs Hl, H2 et liO H3, on observe que la section, c'est-à-dire la masse Ml, M2 70 39855 et M3, des mottes de terre qui sont détachées augmente dans une mesure supérieure au développement de l'arc de cercle décrit par les pointes des outils dans leur travail de détachement de ces masses, c'est-à-dire des mottes de terre, la résistance totale 5 pouvant être considérée comme très approximativement proportionnelle à ce développement de l'arc. Le diagramme de la fig. 15 donne à son tour une explication de l'importance et de la variation des poussées verticales et horizontales VS et SA, indiquées sur la fig. 11. Pour chaque diamètre D des outils rotatifs, et 10 pour une valeur convenable de Z, la cycloïde décrite par les pointes pendant l'avancement de la machine dans la direction X, avec vitesse tangentielle naturellement de beaucoup supérieure à celle de l'avancement, intercepte la surface du terrain sous un angle qui se rapproche d'autant plus de la verticale que la pro-15 fondeur est plus grande. Le maximum de résistance est rencontré naturellement dans la phase initiale, de l'enfoncement dans le terrain. Ainsi, tandis que la poussée horizontale est prédominante au commencement de l'enfoncement, la poussée verticale augmente proportionnellement à la profoncteur de travail sans toutefois 20 que cette poussée horizontale cesse, du fait que l'arc comprend toujours un tronçon inférieur presque horizontal et aussi parce que l'accélération des mottes de terre détachées jusqu'à la vitesse tangentielle des outils, qui lancent à l'arrière ces mottes de terre, engendre une réaction horizontale. Des essais ont dé-25 montré qu'il est possible de réaliser et de faire fonctionner des machines, essentiellement comme il a été décrit, du type ces machines représenté sur les fig. 1 et 2,/comprenant un ensemble de labourage 30, pourvu d'outils d'un diamètre compris entre 40 cm et 100 cm;et de préférence entre 55 cm et 80 cm, capables de bien 30 fonctionner jusqu'à une profondeur de 45 cm, et de préférence de 35 cm,et actionnées à une vitesse comprise entre 100 tours par minute et 250 tours par minute et de préférence de l'ordre de 130-180 tours par minute. Dans la plupart des cas, ces houes nécessitent un moteur d'entraînement compris entre 40 HP et 100 35 HP et, de préférence, d'environ 60-80 HP, par mètre de largeur utile Lu de l'ensemble de labourage. Par exemple, on a pu réaliser avantageusement des machines du type des fig. 1 et 2, capables de fonctionner sur des sols moyens sur une largeur de 4,50 m et une profondeur de 35 cm et actionnées par un moteur d'entrai-40 nement de 300 HP, ces machines ayant un poids total de l'ordre 2067002 70 39855 16 2067002 de 7200 kg à vide, y compris tous les appareillages auxiliaires pour le fumage, le semis et le désherbage ; pour l'avancement de ces machines, pendant le travail, à une vitesse variant entre 1,5 km/heure et 5 km/heure (selon la consistance du sol), il a 5 été amplement suffisant d'utiliser un tracteur agricole usuel ayant une puissance de 60 HP et un poids de 2200 kg, ce tracteur étant capable d'effectuer un contrôle complet des poussées variables de propulsion appliquées à l'ensemble de labourage, aussi bien inférieures que supérieures à la force réelle néces-10 saire pour l'avancement. Le rapport entre la puissance du moteur de commande et celui du moteur d'entraînement est compris de préférence, en chaque cas, entre 1:2 et 1:12, et de préférence encore entre 1:4 et 1:6, lorsqu'on utilise un tracteur agricole normal (fig. 1), ou entre 1:6 et 1:10 lorsqu'on utilise un avant-15 train directeur (fig.'tl), à condition toutefois que des puissances supérieures du moteur de commande ne soient pas imposées par les lois ou réglementations. Le rapport entre le poids de l'ensemble de direction et de commande et le poids du châssis principal et des parties qu'il supporte est compris de préférence, 20 dans chaque cas, entre 1:1 et 1:8 et, de préférence encore, entre 1:2 et 1:3 lorsque l'ensemble est constitué par un tracteur normal (fig.l) ou entre 1:3 et 1:6 lorsqu'il est constitué par un avant-train directeur. On est surpris de constater que ces rapports sont très bas, parce qu'en utilisant un moteur d'entraîne-25 ment séparé, la variation possible de la poussée de propulsion de l'ensemble de labourage aurait dû faire prévoir que des poids et des puissances de commande bien supérieurs seraient nécessaires. L'invention a été illustrée en se référant aux exemples particuliers de réalisation, mais il est entendu qu'elle ne se 30 limite pas à ces exemples de réalisation et que bien des variantes et modifications peuvent être réalisées par l'homme de l'art, sans pour cela sortir du cadre de la présente invention. 70 39855 17 2067002 REVENDICATIONS 1. Machine pour le labourage, qui comprend un châssis principal propre à être porté par le sol pour pouvoir exécuter un mouvement de translation sur le sol, un ensemble de travail qui 5 comprend des outils rotatifs pour le labourage du sol et relié au châssis principal de façon à pouvoir être déplaçable en hauteur, un mécanisme relié au châssis principal pour guider et commander son mouvement d'avancement, et des sources de puissance qui peuvent être commandées séparément, pour actionner l'en-10 semble de travail et le mécanisme de guidage et de commande. 2. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'ensemble de travail est disposé, par rapport à la direction d' avancement du châssis principal pendant le fonctionnement, à l'arrière des points auxquels ledit châssis principal s'appuie sur 15 le sol, des moyens étant prévus pour déplacer l'ensemble de travail d'une position inactive élevée à des positions opératoires où les outils rotatifs dudit ensemble de travail s'enfoncent dans le terrain. 3. Machine selon la revendication 1, caractérisée par le 20 fait qu'elle comprend, comme sources de puissance pouvant être commandées séparément, au moins deux moteurs indépendants pour actionner respectivement l'ensemble de travail et le mécanisme de guidage et de commande. 4. Machine selon la revendication 1, caractérisée par le 25 fait qu'elle comprend, comme parties constitutives du châssis principal, au moins deux roues de support pouvant être reliées au mécanisme de guidage et de commande pour agir à volonté comme roues de traction en vue de contribuer au mouvement c'avancement dudit châssis principal. 30 5. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'ensemble de travail comprend un ensemble de houes constitué de plusieurs outils rotatifs qui consistent chacun en un élément de support rotatif et une pluralité de dents portées périphéri-quement par ledit élément de support, et qui s'étendent latéra-35 lement hors du plan de rotation dudit élément de support. 6. Machine selon la revendication 2, caractérisée en ce que les outils rotatifs de l'ensemble de travail sont divisés en au moins deux sous-ensembles, et lesdits sous-ensembles sont supportés à charnière pour le déplacement d'une position où ils 40 s'étendent à l'alignement de façon transversale par rapport à 70 39855 18 2067002 la direction d'avancement dudit châssis principal, à une position où ils se trouvent accolés et sont dans des plans essentiellement parallèles à ladite direction de mouvement d'avancement, pour réduire essentiellement la dimension horizontale de 5 l'ensemble de travail perpendiculairement à ladite direction. 7. Machine selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'elle comprend des éléments de labourage non motorisés, montés de façon à s'étendre latéralement et à l'avant au-delà des outils rotatifs, pour faire des sillons dans le terrain pendant 10 le mouvement d'avancement du châssis principal et pour créer une résistance audit mouvement, lesdits sillons se trouvant sur les côtés de la bande de terrain où travaillent lesdits outils rotatifs. 8. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que 15 l'ensemble de travail comprend des moyens interchangeables pour la préparation complète du sol en vue de certaines cultures, notamment des moyens pour l'application de fertilisants et semences dans le sol, la machine comprenant, en outre, des moyens pour alimenter avec les substances nécessaires les moyens pour la 20 préparation du terrain. 9. Machine selon la revendication 8, caractérisée en ce que les moyens pour l'application de fertilisants comprennent des moyens pour l'application d'au moins une partie desdits fertilisants a la surface du sol devant les outils rotatifs de l'en- 25 semble de travail. 10. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que le mécanisme de guidage et de commande est essentiellement constitué par un tracteur relié au châssis principal. 11. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que 30 le mécanisme de guidage•et de commande est essentiellement constitué par un avant-train directeur relié au châssis.principal à sa partie avant. 12. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que le rapport de la puissance de la source de puissance pour l'ac- 35 tionnement du mécanisme de guidage et de commande étèceile de la source de puissance pour 1'actionnement de l'ensemble de travail est compris entre 1:2 et 1:12. 13. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que le rapport du poids du mécanisme de guidage et de commande à celui 40 du châssis principal et des parties qu'il supporte est compris 70 39855 19 2067002 entre 1:1 et 1:8. 14. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que des moyens sont prévus pour permettre, aux outils rotatifs de l'ensemble de travail, d'agir et de labourer mécaniquement le sol 5 à une profondeur allant jusqu'à 45 cm. 15. Machine selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'elle comprend des moyens pour limiter le déplacement vers le bas de l'ensemble de travail et arrêter ledit déplacement, contre le poids dudit ensemble, à une hauteur négative maximum 10 qui peut être pré-établie par rapport à la surface du sol. 16. Machine selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'elle comprend des moyens pour pousser l'ensemble de travail vers le bas contre la réaction du terrain, à une hauteur négative maximum pré-établie par rapport à la surface du sol.