La présente invention est relative à un dispositif et à un procédé de mesure du taux massique de poussières contenues dans un gaz en circulation, notamment applicable à la surveillance des fumées s'échappant des cheminées. Les installations industrielles, telles que cimenteries, incinerateurs d'ordures, fours à plate5 papeteries, aciéries, etc... rejettent dans l'atmosphère des fumées chargées de poussières ou de particules solides. Ces poussières créant de nombreuses nuisances et contribuant à polluer l'atmosphère, il est nécessaire de les retenir le plus possible en filtrant les fumées avant leur rejet à l'atmosphère. Pour pouvoir vérifier l'efficacité des filtres utilisés, on doit pouvoir mesurer en continu la teneur en poussières des gaz épurés, car certaines législations imposent maintenant des limites très strictes du taux massique de poussières des fumées émises par les cheminées.Par exemple, on doit afficher en clair le taux massique compris dans une étendue de mesure 0 à 150 mg/m3 de gaz avec une erreur inférieure à + 15 mg/m3, des surcharges accidentelles allant jusqu'à 1,5/m3 étant observables. On connaît déjà plusieurs types d'appareils permettant d'afficher des mesures du taux massique de poussières. Un premier type d'appareil, basé sur des principes optiques, mesure la transmission de la lumière à travers une veine gazeuse, généralement la cheminée rejetant les fumées à l'atmosphère. Quoique simples et peu onéreux, ces appareils ont les inconvénients d'être peu précis et surtout difficiles à régler et à entretenir. Un autre type d'appareil utilise des prélèvements de gaz et, après filtration sur une bande de papier filtre en défilement, mesure par absorption des rayons beta la quantité de poussières recueillies. Ces appareils ont l'inconvénient d'être très complexes, onéreux et leur-précision est en outre assez faible. Un troisième type d'appareil, basé sur la mesure de la fréquence de vibration d'un élément sensible constitué par un cristal de quartz oscillant sur lequel se déposent les poussières, donne avec des moyens relativement simples une assez bonne précision. En revanche, ces appareils peuvent difficilement être automatisés par suite de la difficulté de nettoyage du cristal et nécessitent par conséquent l'intervention périodique de l'utilisateur qui doit démonter chaque fois l'appareil pour procéder à ce nettoyage. L'invention est plus particulièrement relative à un dispositif appartenant à ce dernier type d'appareils qui soit utilisable dans les conditions industrielles, et elle a essentiellement pour but de supprimer l'inconvénient du démontage périodique en rendant le nettoyage périodique de l'élément sensible entièrement automatique. Le dispositif de mesure, suivant l'invention, comprend - un élément sensible présentant une surface collectrice des poussières et ayant une fréquence de résonance fonction de la masse de poussières collectées, - un circuit d'entretien en vibration dudit élément sensible, - des moyens pour projeter les poussières sur la surface collectrice dudit élément sensible, - des moyens pour mesurer la fréquence de vibration dudit élément sensible, et il est caractérisé en ce que ledit élément sensible est constitué par un ruban tendu coopérant avec des moyens d'auto-nettoyage. Le choix comme élément sensible d'un ruban vibrant permet de réaliser son nettoyage automatique de deux façons différentes Suivant un premier mode de réalisation, le ruban est fixe et lesdits moyens d'auto-nettoyage comportent un élément de commutation pour faire passer le circuit d'entretien en vibration du ruban, d'un état correspondant à une amplitude de vibration normale à un second état correspondant à une amplitude de vibration suffisamment élevée pour débarrasser le ruban des poussières collectées à sa surface. Suivant un second mode de réalisation, le ruban est tendu sur deux poulies, l'un des brins du ruban ayant sa surface collectrice disposée vis-à-vis des moyens de projection des poussières, et lesdits moyens d'autonettoyage comportent un organe de nettoyage disposé pour racler la surface correspondante de l'autre brin du ruban et un moteur ayant son arbre relié à l'une desdites poulies pour entraîner le ruban en défilement autour de celles. On voit que le nettoyage du ruban est ainsi effectué sans que l'utilisateur ait à démonter l'appareil, soit en faisant vibrer le ruban à grande amplitude, soit en le faisant défiler devant un organe de nettoyage tel qu une brosse ou un racloir. Cette opération de nettoyage peut elle-meme être déclenchée par l'utilisateur quand il estime le ruban trop encrassé, ou s'effectuer en permanence en animant le ruban d'un mouvement de défilement continu5 ou encore être déclenchée automatiquement sous la commande d'un circuit sensible à une fréquence de valeur prédéterminée ccrrespsrdarit au dépit sur le ruban d'une quantité de poussières justifiant son nettoyage. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre en relation avec le dessin annexé représentant à titre d'exemples non limitatifs divers modes de réalisation de dispositifs conformes à l'invention. Sur ce dessin - la figure 1, montre un circuit d'auto-entretien dtun ruban en vibration, - la figure 2, est une vue en coupe d'un premier mode de réalisation d'un dispositif conforme à l'invention, - la figure 3, est une vue partielle de dessus de ce dispositif suivant une ligne A-B, - les figures 4 et 5 représentent des vues partielles dtun second mode de réalisation d'un dispositif conforme à l'invention, - la figure 6, montre un circuit permettant de déclencher automatiquement l'opération d'auto-nettoyage du ruban Avant de décrire l'appareil de façon détaillée, on va d'abord exposer sommairement- le principe de mesure utilisé dans cette invention. L'élément sensible constitué par un ruban vibrant fournit une information de sortie sous forme de fréquence qui est liée à la quantité de poussières contenues dans un volume de gaz déterminé de la façon suivante : le ruban vibrant est tendu par un organe élastique, tel qu'un ressort, qui détermine sa fréquence naturelle d'oscillation Vo, sur le mode fondamental par exemple F désignant la force de traction exercée par le ressort, L la longueur du ruban, Q sa masse volumique S sa section, la fréquence Vo est donnée par ltexpression : M désignant la masse du ruban (M = LSQ). Si une couche de poussières s'est déposée sur le ruban, la masse vibrante se trouve augmentée. En supposant un dépôt uniforme de masse m sur la longueur du ruban, la fréquence de vibration se trouve. modifiée et devient alors Par comparaison entre Vo et V, on peut ainsi en déduire la masse m déposée pendant le temps correspondant au passage du volume de gaz considéré Vo2 m Vo - V 2 = 1 +N d'où m,-=2 N Vo (1) v2 M Vo Le ruban de nature métallique, est entretenu en vibration sur la fréquence fondamentale en le plaçant dans un champ d'induction magnétique transversal à sa longueur et en le branchant électriquement dans l'un des bras d'un circuit en pont relié à un amplificateur d'auto-entretien suivant le schéma représenté figure 1. Le ruban 10 est monté en série avec une résistance n dans un des bras du pont qui comporte trois autres résistances 12 à 14. L'une des diagonales du pont est reliée aux entrées d'un amplificateur différentiel 15. L'autre diagonale du pont est reliée à la sortie de l'amplificateur et à la masse. A la sortie de l'amplificateur est aussi branché un fréquencemètre 16, choisi de préférence à affichage numérique.L'amplificateur 15 est alimenté par l'intermédiaire d'un commutateur 17 à deux positions I, II par I'une de5 deux sources de tension, c'est-à-dire soit entre les tensions + v et - v dans la position I, soit entre les tensions + V et - v dans la position II. La position I correspond à l'entretien des vibrations normales du ruban. La position II correspond à des vibrations d'amplitude suffisamment élevée pour débarrasser le ruban des poussières collectées, l'amplificateur étant alors alimenté'à la tension + V, supérieure à + v. Le pont est équilibré en absence de vibrations du ruban. Quand celui-ci oscille, une force électromotrice tachymétrique alternative apparaît à ses bornes. Elle se superpose à l'équilibre antérieur et se retrouve aux bornes d'entrée de l'amplificateur 15. Celui-ci fournit un courant alternatif dont une partie traverse le ruban et entretient son oscillation dans le champ d'induction magnétique. La fréquence de résonance du ruban se trouve ainsi seule amplifiée et l'amplitude vibratoire du ruban reste faible, car le dernier étage de l'amplificateur fonctionnant en saturation, le courant parcourant le ruban est automatiquement limité. L'amplitude de vibration est par exemple de l'ordre de 10 t au centre du ruban. Les figures 2 et 3 montrent schématiquement une coupe axiale verticale et une vue partielle de dessus suivant une ligne A B d'un premier mode de réalisation d'un dispositif conforme à l'invention dans lequel le ruban est monté fixe. Le ruban 10 est fixé à ses extrémités au moyen d'ensembles boulon-rondelle-écrou 19, d'un côté sur le bâti 20 de l'appareil, de l'autre côté sur une pièce d'ancrage 21 reliée au bâti par des lames souples 22 permettant seulement un débattement du ruban dans le sens de sa longueur Un ressort 23, attaché à la pièce 21 et solidaire d'une tige filetée 24 traversant le b ti à travers une ouverture 25, permet d'amener le ruban à la tension désirée, l'ajustage de la force de traction étant réalisé à l'aide d'un écrou 26 monté sur la tige 24.-Le ruban 10 passe dans l'entrefer d'un aimant permanent 27 en forme de U, fixé sur le bati 20, où il est soumis à un champ d'induction magnétique. Les ensembles 19 comportent aussi les cosses d'amenée du courant au ruban. Les deux extrémités du ruban devant être portées à des potentiels électriques différents; la partie gauche du bâti 20 est séparée de la partie droite par des plaques isolantes 28 si ce bâti est lui-même conducteur. Le ruban 10 est partiellement entouré par un tube isolant 30 auquel sont raccordés, dans le plan axial du ruban, deux autres tubes isolants 31, 32, l'un pour l'arrivée du courant gazeux de fumées à analyser, l'autre pour son évacuation, des ouvertures 33 étant ménagées pour le passage des extrémités du ruban. I1 est aussi prévu des moyens de projection des poussières sur le ruban, par exemple un dispositif de précipitation électrostatique. Celui-ci comprend un fil conducteur 35 tendu parallèlement au ruban sur deux supports 34 montés sur le bâti 20 par l'intermédiaire de bornes isolantes. L'un des supports 34 est relié à travers une traversée isolante et par un interrupteur 38 à l'une des bornes 36 d'une source de très haute tension, par exemple de l'ordre d'une dizaine de PV, dont l'autre borne 37 est reliée à la partie gauche du bati 20 et mise à la masse. Le ruban 10 ainsi que tout le bâti est porté alors à un potentiel élevé par rapport au fil isolé 35 et il en résulte l'apparition d'un champ électrique élevé entre le fil 35 et le ruban. Le fil 35 est disposé, en fonction de la tension de la source de très haute tension, à une distance suffisante du ruban pour ne pas donner lieu à l'amorçage d'un arc. Le bâti 20 est enfin placé dans une enceinte étanche 39. Ce dispositif fonctionne de la façon suivante le ruban est mis en vibration par son circuit d'auto-entretien représenté à la figure 1, le commutateur 17, étant placé en position I, et sa fréquence de vibration est ajustée au moyen de l'écrou 26 à la valeur désirée en l'absence de tout dépôt de poussières, par exemple à 2500 Hz. Le tube 31 est alors mis en communication avec les fumées à analyser tandis que le tube 32 est relié à une pompe d'aspiration auxiliaire En même temps5 l'interrupteur 38 est fermé pour mettre sous tension le fil 35. Les particules de poussières entraînées par le courant gazeux sont alors ionisées lors de leur passage dans le tube 30 par le champ électrique élevé créé par le fil 35 et sont précipitées vers le ruban 10 sur lequel elles se déposent. I1 s'ensuit un accroissement progressif de la masse en vibration et une diminution corrélative de la fréquence de vibration du ruban lue sur le fréquencemètre 16. Un compteur de gaz branché sur le parcours des fumées permet de déterminer le volume de gaz ayant donné lieu à une chute de fréquence déterminée, c'est-à-dire à une masse donnée de poussières déposées. Si la fréquence initiale était de 2500 Hz, on peut ainsi aisément compter le volume de gaz ayant traversé le dispositif lorsque la fréquence aura baissé d'une quantité connue, par exemple de 200 Hz, la masse de poussières déposées étant déterminée par le calcul, par exemple au moyen de l'expression (1) précitée. Lorsque le dépôt maximal admissible est atteint, c'est-à-dire celui correspondant àla diminution de 200 Hz et à une fréquence de 2300 Hz, il convient de nettoyer le ruban pour le débarrasser du dépôt de poussières et pouvoir recommencer un nouveau cycle de mesure. L'opération de nettoyage est réalisée en faisant passer le circuit d'entretien en vibration dans un second état de manière à faire vibrer le ruban à une amplitude beaucoup plus élevée que pendant la phase de mesure. Le champ électrique est d'abord supprimé en ouvrant l'interrupteur 38, le courant gazeux aspiré par la pompe continuant à circuler. En se reportant au circuit de la figure 1, on bascule le commutateur 17 en position 11. I1 en résulte que le courant de sortie de l'amplificateur 15 augmente et prend une valeur par exemple 100 fois plus intense que celui utilisé pour l'entretien des vibrations. L'accelération prise par le ruban est alors telle que les poussières sont décollées et entraînées par le courant gazeux. On s'assure que le nettoyage est correct par une lecture de la fréquence d'oscillation qui doit à nouveau atteindre sa valeur initiale de 2500 Hz, ou à défaut, une autre valeur stable qui peut être prise comme nouvelle valeur de référence. Cette opération de nettoyage peut être déclenchée par l'utilisateur surveillant la fréquence affichée par le fréquencemètre 16, mais elle peut aussi être déclenchée de façon automatique par un circuit sensible à la fréquence limite de 2300 Hz commandant,par l'intermédiaire d'un circuit de temporisation, l'ouverture temporaire de l'interrupteur 38 et le basculement du commutateur 17 pendant un temps suffisant pour que le ruban soit débarrassée des poussières. Un tel circuit de commande automatique de nettoyage sera décrit en relation avec la figure 6. Les figures 4 et 5 montrent un second mode de réalisation d'un dispositif suivant l'invention dans lequel on utilise un ruban métallique monté sur deux poulies, de manière à pouvoir entre animé d'un mouvement de défilement. Sur la figure 4 qui représente seulement les moyens de tension et d'entrainement du ruban, on voit le ruban 10 formant une boucle autour de deux poulies 41, 42 montées sur des axes 43, 44. L'axe 43 est fixé sur le bati 20 et il est solidaire de l'arbre d'un moteur électrique 45 relié électriquement à une source d'alimentation par un interrupteur 46. L'axe 44 est monté dans une pièce mobile 47. Un ressort 48, attaché à la pièce 47 et relié en bâti en un point 49, permet de tendre le ruban 10 avec une force F, ajustable par des moyens analogues à ceux de la figure 2.Les deux brins libres du ruban ainsi tendu peuvent vibrer chacun sur leur fréquence fondamentale Vo. Les moyens d'auto-entretien des vibrations sont du mêmes genre que ceux déjà décrits à l'occasion des figures 1 à 3 et n'ont pas été représentés en détail. La figure 5 représente schématiquement une coupe longitudinale d'une autre partie du dispositif montant le trajet de circulation du courant gazeux à analyser. Celui-ci est amené par le tube 31 et sort par le tube 32 relié à la pompe d'aspiration auxiliaire. Entre ces deux tubes est aménagé un canal de section rectangulaire délimitée par le bâti 20, et le ruban 10. Un peu en amont du ruban est fixée une électrode isolée 50 reliée à l'une des bornes36 de la source à très haute tension par l'interrupteur 38. Le ruban 10 est relié à travers la poulie 41, l'arbre 43 (ces éléments étant eux aussi conducteurs) et une connexion 51, à l'autre borne 37 de cette source, mise à la masse. Ce dispositif fonctionne dans la phase de mesure de la mEme manière que dans le premier mode de réalisation, la fréquence de vibration étant dans ce cas. donnée nar l'exoression en reprenant les mêmes notations que celles précédemment utilisées, la masse M étant celle d'un seul brin, L désignant les longueurs libres des brins. La masse de poussières déposées m peut donc être déduite par une expression analogue Vo - V 2 N V L' opération de nettoyage s'effectue, elle, de façon différente en prévoyant sous le brin inférieur du ruban 10 un organe de nettoyage 52, tel qu'une brosse, un feutre, ou un racloir. Quand le moteur 45 est mis sous tension le ruban est entraîné en défilement dans le sens de la flèche et les poussières qui ont été précipitées et adhérent à sa surface sous l'effet du champ électrique crée par l'électrode 50 sont enlevées par l'organe 52, de sorte qu'après rotation d'un demi-tour, le ruban est de nouveau exempt de poussières. Plusieurs modes opératoires sont possibles avec ce dispositif a) le moteur 45 n'est pas normalement sous tension. L'utilisateur surveille la fréquence affichée par le fréquencemètre 16 (figure 1). Quand elle atteint une valeur limite correspondant à un dépit de poussières de masse prédéterminée, il ouvre l'interrupteur 38 et ferme l'interrupteur 46 mettant le moteur 45 en marche pendant un court instant pour opérer le nettoyage du ruban. Comme précédemment, en comptant le volume de gaz ayant traversé le dispositif, on en déduit le taux de poussières connaissant la masse déposée correspondant à la limite suivant l'expression (1 > . b) le moteur n'est pas normalement sous tension, mais on utilise un circuit détecteur du genre de celui qui sera décrit à la figure6pour déclen- cher automatiquement l'opération de nettoyage par fermeture de l'interrupteur 46, substituée au basculement du commutateur 17. Si le débit gazeux est maintenu constant, on peut encore compter le nombre d'opérations de nettoyage, la fréquence de ces nettoyages étant proportionnelle aux taux de poussières. c) le moteur 45 est sous tension en permanence et le ruban est animé d'un mouvement de défilement continu à vitesse uniforme. Dans ce cas, si le débit de gaz en circulation est constant, la masse moyenne de poussières déposées sur le ruban ne dépend que du taux de poussières dans les fumées et la fréquence de vibration du ruban lue sur le fréquencemètre 16 représente directement ce taux de poussières. Le déclenchement automatique des opérations de nettoyage peut être obtenu au moyen du circuit représenté figure 6, lequel est susceptible de s'adapter à deux procédés de mesure, soit à intervalles de fréquence constants, soit à intervalles de temps constants. Les signaux à la fréquence de vibration du ruban, prélevés à la sortie de l'amplificateur 15 (figure 1) sont appliqués à la borne d'entrée 60, éventuellement après mise en forme. La borne 60 est reliée à deux compteurs d'impulsions 61, 62 à travers deux portes ET, 63, 64. Les contenus de ces compteurs apparaissent dans deux registres 65, 66. Dans le procédé de mesure à intervalles de fréquence constants, le registre 66 n'est pas remis à zéro à la fin d'un cycle de mesure, mais à une valeur prédéterminée égale à la fréquence différentielle, par exemple 200 Hz pour laquelle doit être déclenchée l'opération de nettoyage.Un circuit détecteur de zéro 67, relié aux sorties des deux registres 65, 66 permet de fournir, à l'égalité de leur contenu, un signal de déclenchement à un premier circuit monostable 68, dont la sortie est reliée par l'intermédiaire d'un amplificateur 69, aux organes de commande de l'opération de nettoyage c'est-à-dire les éléments : commutateur 17 et interrupteur 38 ou 46, précités, ceux-ci pouvant être actionnés par des relais ou bien directement s1 ils sont de type électronique. La sortie du monostable 68 est aussi reliée à deux portes ET 71, 72, respectivement à travers un second monostable 70 et un inverseur 73. Ce monostable 70 est déclenché par le flanc arrière de l'impulsion de basculement émise par le premier monostable 68. La durée de basculement du monostable 68 définissant un cycle de nettoyage est de-l'ordre de quelques secondes, choisie suffisante pour que l'opération de nettoyage soit correctement effectuée. La durée de basculement du monostable 70 est d'environ 1,5 s. Un générateur de signaux d'horloge 75 est relié aux secondes entrées des portes ET 71 et 72 dont les sorties sont elles-mêmes reliées aux secondes entrées des portes ET 63, 64. Ce générateur 75 fournit des signaux à la fréquence de 0,5 Hz, c'est-à-dire des impulsions de durée d'une seconde toutes les deux secondes. Le compteur 62 est remis à zéro à la fin de chaque signal d'horloge pour effectuer une mesure de fréquence à chaque signal d'horloge. Le fonctionnement de ce circuit est le suivant : on suppose qu'un cycle de nettoyage vient de se terminer et qu'un cycle de mesure recommence. Le monostable 70 déclenché en fin de nettoyage par le flanc arrière du signal du monostable 68, fournit une impulsion de 1,5 seconde qui, débloquant la porte ET 71, laisse passer une impulsion d'horloge du générateur 75. Cette impulsion d'horloge est destinée à ouvrir la porte 63 un court instant pour mettre en mémoire dans le registre 65 en début de cycle de mesure, la fréquence de vibration initiale du ruban nettoyé apparaissant à la borne 60. Quand le monostable 70 revient à son état de repos, la porte 71 est rebloquée et interdit à nouveau le passage des signaux d'horloge.Par ailleurs, dans sa position de repos, le monostable 68 débloque par l'effet de l'inverseur 73, la porte ET 72 qui laisse passer les impulsions d'horloge vers la porte ET 64 sur la voie de mesure de la fréquence instantanée de vibration du ruban qui est mesurée par le compteur 62 et ajoutée dans le registre 66 à la fréquence différentielle initiale de 200 Hz. Le détecteur 67 ne fournit alors aucun signal puisque le contenu du registre 66 dépasse largement- celui du registre 65. Au fur et à mesure que le ruban se charge de poussières, sa fréquence de vibration diminue et il arrive un moment où, ayant diminué de 200 Hz, les contenus des registres 66 et 65 sont égaux. Le circuit 67 détecte cette égalité et déclenche le monostable 68 pour la durée d'un cycle de nettoyage, qui commande après amplification en 69, les éléments précités 17 et 38 ou 46. Le cycle de mesure est terminé puisque, par l'inverseur 73, le signal du monostable 68 bloque la porte 72. Au retour au repos du monostable 68, le monostable 70 est à son tour déclenché et un nouveau cycle de mesure commence. L'information de sortie relative aux taux massique de poussières est obtenue à partir de la durée T du cycle de mesure si le débit volumique du gaz est constant : en effet, à une diminution de fréquence de 200 Hz correspond une masse de poussières déterminée déposée pendant le temps T. Le taux massique est donc inversement proportionnel au temps T qui est facilement mesuré, par exemple en branchant un compteur d'impulsions sur la borne 74 à la sortie de l'inverseur 73. Au lieu de déclencher un cycle de nettoyage à intervalles de fréquent constants, 200 Hz comme précédemment, un autre procédé consiste à déclencher le cycle de nettoyage à intervalles de temps constants T et à mesurer la chute de fréquence variable dans cet intervalle. Dans ce cas, le compteur 62 est remis à zéro après chaque impulsion d'horloge et on remplace le détecteur de zéro 67 par un circuit soustracteur numérique affichant la différence des fréquences initiale et instantanée du ruban qui, au bout de l'intervalle de temps constant T, est directement proportionnelle au taux massique de poussières. Bien entendu, l'invention n'est pas limite aux seuls modes de réalisation qui ont été décrits à titre d'exemples et elle est susceptible de modifications sans sortir de son domaine. Par ruban, on entend tout élément linéaire allongé susceptible de vibrer suivant une dimension transversale et d'être déplacé suivant sa dimension longitudinale. En particulier, dans le cas d'un ruban fixe, les moyens permettant dtobtenir des vibrations intenses du ruban peuvent être réalisés différemment, par exemple en commutant l'amplificateur d'auto-entretien sur un nombre d'étages plus grand ; en commutant un autre amplificateur plus puissant ; en utilisant un électroaimant à la place de l'aimant permanent et en modifiant le champ d'induction magnétique par commutation du courant d'excitation d'une valeur faible pour la production des vibrations normales à une valeur élevée pour la production des vibrations intenses, etc... Aussi, des moyens autres qu'électro-statiques peuvent être utilisés pour projeter les poussières sur la surface du ruban, par exemple utilisant des forces de gravité, centrifuges, d'impact, etc... REVENDICATIONS 1/ Dispositif de mesure du taux massique de poussières contenues dans un gaz en circulation, comprenant, - un élément sensible présentant une surface collectrice des poussières et ayant une fréquence de résonance fonction de la masse des poussières collectées, - un circuit d'entretien en vibration dudit élément sensible, - des moyens pour projeter les poussières sur la surface collectrice dudit élément sensible, - des moyens pour mesurer la fréquence de vibration dudit élément sensible, caractérisé en ce que ledit élément sensible est constitué par un ruban tendu coopérant avec des moyens d'auto-nettoyage. 2/ Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que ledit ruban est fixe et que lesdits moyens d'auto-nettoyage comportent un élément de commutation pour faire passer le circuit d'entretien en vibration du ruban, d'un état correspondant à une amplitude de vibration normale à un second état correspondant à une amplitude de vibration suffisamment éleveepour débarrasser le ruban des poussières collectées à sa surface. 3/ Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que ledit ruban est tendu sur deux poulies, l'un des brins du ruban ayant sa surface collectrice disposée vis à vis des moyens de projection des poussières, et en ce que lesdits moyens d'auto-nettoyage comportent un organe de nettoyage disposé pour racler la surface correspondante de l'autre brin du ruban et un moteur ayant son arbre relié à l'une desdites poulies pour entraîner le ruban en défilement autour de celles-ci. 4/ Dispositif suivant l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que lesdits moyens d'auto-nettoyage sont déclenchés automatiquement par un circuit sensible à une différence de fréquence de vibration du ruban de valeur prédéterminée par rapport à une valeur de référence. 5/ Dispositif suivant les revendications 2 et 4 caractérisé en ce que ledit circuit sensible à une différence de fréquence commande ltélément de commutation du circuit d'entretien en vibration du ruban. 6/ Dispositif suivant les revendications 3 et 4 caractérisé en ce que ledit circuit sensible à une différence de fréquence commande la mise en service du moteur. 7/ Dispositif suivant la revendication 4, caractérisé en ce que ledit circuit sensible à une différence de fréquence comprend un circuit comparateur de fréquence comparant la fréquence initiale du ruban prise comme référence à la fréquence mesurée augmentée d'une valeur prédéterminée, un circuit détecteur de zéro relié à la sortie dudit comparateur et, un circuit monos table déclenché par le détecteur à l'égalité des fréquences comparées et commandant, pendant la durée de son basculement, ltexcitation des moyens d'auto-nettoyage du ruban. 8/ Dispositif suivant la revendication 2, caractérisé en ce que ledit élément de commutation est branché dans le circuit d'alimentation d'un amplificateur du circuit d'entretien en vibration du ruban. 9/ Dispositif suivant la revendication 2, caractérisé en ce que ledit élément de commutation est branché dans le circuit d'alimentation d'un électroaimant du circuit d'entretien en vibration du ruban. 101 Procédé de mesure du taux massique de poussières contenues dans un gaz en circulation, dans lequel on entretient en vibration un ruban à sa fréquence de résonance, caractérisé en ce qu'il consiste à - provoquer le dépit des poussières sur la surface du ruban, - mesurer la fréquence de vibration du ruban pendant le dépit des poussières et, - déclencher à intervalles constants de temps ou de fréquence, d'une part l'excitation temporaire de moyens d'auto-nettoyage du ruban, d'autre part l'interruption temporaire du dépit des poussières à la surface du ruban. 11/ Procédé suivant-la revendication 10, caractérisé en ce qu'on détecte une différence de fréquence de vibration du ruban de la valeur prédéterminée-pour déclencher ladite excitation des moyens d'auto-nettoyage et en ce qu on mesure lrintervalle de temps séparant deux nettoyages successifs. 12/ Procédé suivant la revendication 10, caractérisé en ce qu'on déclenche périodiquement les moyens d'auto-nettoyage et en ce qu'on effectue la différence des fréquences mesurées au début et à la fin de la période séparant deux nettoyages consécutifs.