La présente invention concerne une technique de fabrication de séquences d'images électroniques pour retransmission télévisée. Le procédé classique de fabrication de séquences d'images télévisées consiste en la transcription en signaux électriques des mouvements et évolutions d'un sujet réel placé devant la caméra; l'activité de production se trouve ainsi concentrée sur la mise en scène du sujet. Dans certaines recherches, on essaie de s'affranchir de l'intermédiaire de la caméra de prise de vue en fabriquant synthétiquement les signaux électriques de sortie: ces procédés ne permettent que des applications limitées à la production de formes géométriques simples. En outre, une gamme de procédés que l'on peut appeler Trucages permettent d'obtenir certains effets sur l'image, tels qu'extraction de contours, superposition de deux images, incrustation d'une image dans une autre; chaque procédé réalisé un même effet sur chaque image d'une séquence, mais la suite des images dans la séquence reste la transcription de la suite des états du sujet dévant la caméra. La présente invention permet de réaliser une sequence d'images animées à partir de la donnée d'un sujet fixe: c'est l'animation qui est produite synthétiquement. Le but du procédé est la production d'illustrations animées par mise en mouvement relatif l'éléments d'images fixes. Il réalise par des moyens électroniques, et donc trés rapidement, les déplacements et compositions qui sont réalisés par des moyens manuels ou mécaniques devant la caméra cinématographique dans la production de dessins animés par les moyens habituels. Un outre domaine d'application visé est la composition graphique, dans laquelle les emplacements, formes, dimensions et couleurs des éléments d'une maquette peuvent être recherchés par des moyens électroniques se substituent au dessin manuel; l'animation sert dans ce cas à la recherche du dessin final statique. Le procédé objet de l'invention consiste en une transformation des courants ou tensions appliquées aux organes de balayage dans la caméra de prise de vue, du mieux dans un tube mémoire. C'est la modification du balayage de la cible qui effectue artificialement la mise en mouvement d'une image fixe sur la cible; en effet, le mouvement d'une image sur l'écran de visualisation est un mouvement relatif à la trame de balayage, et ce mouvement peut être produit à l'origine soit par déplacement du sujet par rapport à la trame fixe, soit par déplacement global de la trame sur la cible, le sujet restant fixe sur la cible. La première alternative étant le procédé courant de production de séquences d'images, la seconde alternative est le principe du procédé objet de l'invention.Dans ce procédé, la réalisation d'un mouvement donné revient donc à fabriquer à la fréquence image des cycles différents de balayage, en fabriquant soit des tensions à appliquer en déviation électrostatique, soit des intensités à appliquer aux bobines en dévia- tion électromagnétique. On montre que des mouvements de translation quelconque ou de rotation d'une part, ou encore les transformations d'affinité, d'homothétie ou de symétrie d'autre part, sont réalisés en fabriquant des courants de balayage I horizontal et I vertical liés aux courants normaux de balayage i horlzontal et i vertical produits par le générateur de balayage, par les relations linéaires suivantes: I hor = Ah i hor.+ Bh i ver + Ch I ver = Av i hor. + Bv i ver. + Cv Si les paramètres A, B et C sont fixes dans le temps, on réalise une composition fixe; si ces paramètres changent de valeur à la fréquence image suivant une loi donnée, on réalise tout mouvement choisi correspondant à la loi de variation des paramètres. Le procédé est d'application particulièrement intéressante lorsqu'il est utilise simultanément avec le procédé connu d'incrustation qui permet d'insérer une séquence d'images dans une autre séquence. C'est le mode d'utilisation prévu: le procédé objet de l'invention permet l'animation séparée d'eléments d'images, et l'incrustation permet ensuite de rassembler les élémens en une image composite finale dans laquelle ils sont en mouvement les uns par rapport aux autres. La sise en oeuvre du procédé demande l'intégration de plusieurs moyens en un ensemble cohérent qui constitue une régie d'animation synthétique. Les moyens d'entre doivent fournir au système les éléments d'image à ils peuvent ètre des cameras, des magnétoscopes, des télécinémas, des cassettes ou disques, ou encore 1' cntree' directe au photostyle sur l'écran de visualisation. L'animation est effectuée à l'intérieur d'un tube qui peut ètre celui ae la caméra normale de télévision, mais sera de préférence un tube mémoire monocanon ou bieanon. L'exploitation de toutes les possibilités de la couleur demande de travailier sur trois tubes en parallèle, mais la composition en couleurs plates peut ètre réaliste sur un seul tube, l'application de couleurs plates étant conçue comme l'incrustation d'un signai particulier. les séquences en cours de fabrication sort stockées sur maanétoscope. - Pour une Donne précision du travail, ces magnétoscopes devraient ètre à piste adres sables de façon que les iTq es à transférer dans le le tube de travail puissent ètre localisées et rappelées avec exactitude et rapidité. Les magnétoscopes à pistes adressables n'existant pas actuellement, on devra utiliser des matériels du type Videodisque où seuls les débuts de séquence sont adressables si on les cale en début de disque, en affectant dcnc un disque à chaque séquence intermédiaire et les disques étant synchronisés entre eux. Le systène est articulé autour d'un centre nodal dont la fonction est d'assu- rer les commutations des signaux entre les entrées, les pistes d'enregistrements le tube d'animation, le module d'incrustation, l'écran de visualisation, les générateurs de couleur, etc. Les commutations peuvent ètre faites manuellement sur un tableau de dicordage, nais le centre nodal sera avantageusement automatisé pour effectuer des enchainements rapides de routines, en utilisant une matrice de points de commutation Vidéo à commande électronique. Le calcul et la commande des courants de balayage doit ètre effectué par un calculateur. le le centre nodal est automatisé le calculateur assurera en outre les fonction suivantes: - La coordination temporelle des opérations. - La commande des commutations dans la grille vidéo. - L'adressage des disques et la commande des basculement lecture-enregistrement. Les applications principalement visées par le procédé sont les suivantes: En dift-asion E r - Les séquences à caractère illustratif ou schématiques. - La composition de programmes pédagogiques. - La réalisation de séquences publicitaires. - La fabrication de dessins animés. En composition graphique - La composition rapide de maquettes d'affiche. - La recherche de formes ou d'agencements graphiques. - La composition de maquettes d'architecture ou de décoration d'intérieur. REVENDICATIONS 1.- Procédé permettant d'animer par de moyens électroniques l'image télévisée d'un sujet fixe, caractérisé par le fait qu'il utilise des modifications du balayage de la cible, consistant en un déplacement global et/ou une déformation de ce balayage. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la trame modifiée du balayage concerne la cible d'un tube à image, plus particulièrement un tube de prise de vue ou un tube mémoire.