La présente invention, concernant le façonnage et l'assemblage de matières plastiques, est plus spécifiquement relative, suivant l'un de ses aspects, à des feuilles renforcées laminées, à des pellicules pour fabriquer ces feuilles et égale-5 ment à des procédés et à un appareil pour produire ces feuilles. Plus particulièrement, la présente invention, suivant un mode de réalisation, se rapporte à du papier renforcé, à des textiles ou produits analogues renforcés incorporant au moins une couche de pellicule fendue ou ajourée, orientée. 10 On connaît et on utilise largement des feuilles ren forcées laminées de matières telles que des textiles, du canevas ou des filaments de coton, rayonne, nylon, fibre de verre, etc...... entre deux couches, par exemple de papier'ou analogue. On a également proposé de remplacer les filaments, canevas ou 15 fils,par des bandes étroites de polymère, fortement orientés, ou d'utiliser une pellicule fibrillée de matière polymère fortement orientée pour fabriquer des matières présentant un niveau élevé de flexibilité ou de drapé, comme dans les non-tissés. Lorsque la matière doit être renforcée dans deux directions (c'est-à-20 dire dans la direction de la machine (KD) et dans la direction transversale (CD) vis-à-vis de la machine), la disposition des fils, filaments ou bandes de renforcement dans ladite direction transversale (CD) est généralement obtenue au moyen d'un mécanisme élaboré impliquant le mouvement alternatif d'une tourelle 25 tournante sur laquelle sont montées des bobines des matières de renforcement. Un tel équipement est généralement gênant et nécessite une lourde maintenance qui rend le fonctionnement en continu difficile. Généralement, quand on utilise de la pellicule fibril-30 lée, on l'étalé pour réduire ainsi la matière de renforcement totale autrement nécessaire. Néanmoins l'étalement d'une pellicule fibrillée constitue une opération difficile et cause le tordage des différents filaments de pellicule interconnectés, ce qui limite la grandeur de l'ouverture de la pellicule fibrillée 35 en fonction de là largeur des filaments individuels. Ainsi, dans de tels cas, une pellicule à grande surface ouverte est limitée à des pellicules comportant des filaments individuels relativement étroits. Egalement le dessin de fibrillation de la pellicule impose des limites au degré de son étalement possible. 40 Les pellicules fibrillées obtenues à partir de poly- [ COPY 71 42581 2 2115462 oléfines ont été utilisées pour fabriquer des fils ou des cordages et, dans d'autres applications textiles, pour remplacer les fibres naturelles ou les fils filés de manière classique. La pratique de la fibrillation a résulté de l'observation 5 qu'une pellicule fortement orientée pouvait se fibriller facilement et le procédé implique d'abord l'orientation d'une pellicule, de polymère organique synthétique orientable, par l'effet d'un étirage, de préférence avec chauffage, suivi de fibrillation à l'aide d'une des nombreuses méthodes connues, par 10 exemple en faisant passer la pellicule sur un rouleau dont la surface porte une multiplicité de pointes perforantes. On essaie, par cette méthode, de fabriquer des fibres à grande résistance et denier fin, en comptant sur l'étape d'orientation pour obtenir la résistance et en ayant 1*avantage de remplacer 15 le procédé de filage plus complexe. Néanmoins les polymères linéaires, après avoir été fortement orientés monoaxialement, et tout en possédant une résistance considérable dans la direction de l'orientation, ont très peu de résistance dans la direction transversale pour permettre la fibrillation de diffé-20 rentes manières. Certains polymères, ayant de faibles forces intermoléculaires - soit par exemple les polyoléfines linéaires -peuvent être facilement fibrillés. D'autres, à cause de leur composition chimique ou de leur structure, possèdent des forces 25 inteimoléculaires relativement fortes entre les chaînes de polymère adjacentes qui rendent la fibrillation difficile par les moyens connus ; un exemple spécifique est constitué par le nylon, d'autres sont des polymères non linéaires ou ramifiés, par exemple du polyéthylène à faible densité (LDPE). 30 Les procédés de fibrillation classiques échouent éga lement lorsqu'on traite des feuilles pelliculaires contenant au moins une couche d'un polymère à fibrillation difficile. Par exemple une feuille de polyéthylène - polypropylène à faible densité offre de la résistance à la pénétration des moyens 35 de fibrillation classiques (par exemple des pointes ou tiges ou des lames de scie.) Un autre exemple encore de procédé de fibrillation classique qui échoue se rencontre lorsqu'on a besoin, dans la matière fibrillée, d'un degré élevé d'allongement résiduel. 4-0 Ceci est dû au degré élevé d'orientation requis pour obtenir 71 42581 ï 211-5462 des propriétés de fibrillation, qui fait que les caractéristiques d'allongement à la rupture décroissent rapidement avec le degré d'orientation. De la même façon lorsqu'on désire avoir un degré de régularité très élevé dans le dessin de pellicule 5 fibrillée, (c'est-à-dire lorsque le denier individuel des filaments des matières doit être contrôlé avec soin), les techniques classiques sont loin d'être adéquates. Une insuffisance marquée des procédés de fibrillation actuels et des produits résultantsréside dans le fait que la 10 pellicule fibrillée a l'inconvénient de présenter une chute considérable de l'allongement de traction et par suite une perte de résistance ou des propriétés d'énergie de rupture, en comparaison avec une pellicule non fibrillée. Par exemple une bande de largeur 2,54- cm et d'environ 0,025 mm d'épaisseur de 15 pellicule de popypropylène orienté se rompra sous une charge de 22,6 kg après un allongement de 10 à 15 %• Lorsque la même pellicule est fibrillée, elle se rompt sous une charge de 4-,5 à 13,6 kg après un allongement de 6 à 8 % suivant les moyens de fibrillation et son degré. 20 Dans l'invention la Demanderesse a développé, suivant un aspect particulier, des produits qui peuvent être utilisés comme éléments de renforcement, ces produits comportant une multiplicité de filaments de pellicule interconnectés, orientés in situ dans la pellicule. En outre la présente invention 25 fournit également des feuilles et des procédés pour les fabriquer en incorporant ces produits. Suivant un autre aspect encore de l'invention, on fournit un procédé pour fabriquer une pellicule orientée ajourée ainsi qu'un procédé pour contrôler la dimension des ouvertures dans la formation des pellicules 30 orientées ajourées. Suivant un mode de réalisation on peut obtenir un procédé pour fabriquer des pellicules à fentes orientées présentant des ouvertures sensiblement nulles ou pour fabriquer des pellicules ajourées ne comportant pratiquement pas de noeuds à l'intérieur. 35 Suivant une autre caractéristique,l'invention se rap porte à une pellicule dans laquelle une multiplicité de rubans sont interconnectés pour former un tout en des noeuds espacés dans toute la matière de la pellicule, ces rubans étant orientés suivant leur direction longitudinale et étant 40 écartés des rubans adjacents, à l'exception desdits noeuds, 71 42581 4 2115462 pour définir des ouvertures dans ladite pellicule, lesdits rubans se trouvant sensiblement dans un plan commun lorsque la pellicule est étalée à plat. la présente invention est également relative, de ma-5 nière générale, à un procédé pour former une pellicule ajourée et dans ce procédé on trouve, comme étapes, la formation de fentes dans une pellicule suivant un dessin déterminé de manie re à définir des bords latéraux de rubans de ladite pellicule ajourée et l'étirage de laditepellicule dans un sens pratique-10 ment axial par rapport auxdites fentes, de manière à rétrécir ou à réduire les dimensions des rubans pour former des ouvertures entre eux. Dans la présente invention les désavantages des procé dés de post-fibrillation connus peuvent être surmontés et de 15 plus la présente invention fournit, entre autres avantages, un procédé et un appareil pour produire des pellicules fibril-lées en polymère qui ne sont pas facilement fibrillées par les procédés connus de post-fibrillation. En outre encore, avec la présente invention les procédés et appareils permettent la pro 20 duction de produits ou de pellicules, lesquels, bien qu'ils soient facilement fibrillés par les procédés de post-fibrillation, présentent l'avantage supplémentaire d'avoir une résistance à la traction spécifique accrue, en comparaison avec les propriétés obtenues par des procédés classiques. 25 Plus en détail et selon un aspect de la présente in vention, on a trouvé qu'on peut obtenir un produit simulant étroitement une pellicule fibrillée faite de façon classique, mais comportant des propriétés de traction, d'allongement et d'énergie de rupture considérablement améliorées en même temps 30 qu'un degré élevé d'uniformité et une bonne résistance à la continuation d'elle-même de la fibrillation, indésirable, à partir de pellicules de polymère qui sont orientables, mais non nécessairement sujettes à fibrillation. Ceci est obtenu en exécutant une opération de coupure spéciale avant une étape 35 d'orientation ; plus particulièrement une série de petites fentes, qui sont parallèles dans l'ensemble à la direction dans laquelle la pellicule sera étirée, est pratiquée dans la pellicule avec une disposition telle que les fentes définissent des bandes étroites et discontinues de différentes lon-40 gueurs et largeurs, la pellicule étant ensuite étirée longitu— 71 42581 5 2115462 dinalement. La pellicule étirée résultante ressemblera à une pellicule fibrillée classique sans en avoir les désavantages, mais en ayant les avantages de l*invention. Plus spécifiquement!a matière première (comme il est 5 décrit ci-après) est constituée de préférence par une pellicule, non orientée dans l'ensemble, d'une matière organique synthétique en polymère thermoplastique, qui est traitée pour fournir un dessin de fentes allongées parallèles et discontinues dans cette pellicule, fentes qui sont espacées les unes 10 des autres latéralement, les fentes étant longitudinalement en quinconce dans les rangées adjacentes, de manière à fournir une multiplicité de bandes connectées pour former un tout. Dans l'étape suivante, la pellicule fendue est alors étirée dans la direction générale des fentes, ce qui fait qu'on obtient 15 l'orientation du polymère de la pellicule et en même temps une résistance à la traction améliorée et d'autres bonnes propriétés. Au cours du procédé d'étirage, la pellicule se rétrécit ou se réduit en largeur et en épaisseur en même temps qu' 20 elle s'allonge et devient orientée et résistante. Les fentes pratiquées dans la matière première de la pellicule augmentent de longueur dans un rapport correspondant au rapport d'étirage, tandis que la distance entre deux fentes parallèles et adjacentes décroît dans un rapport voisin de la racine carrée 25 du rapport d'étirage utilisé, si cette distance est petite en comparaison avec la longueur de la fente ; si la distance est relativement grande, toute la pellicule diminue avec le rapport d•étirage. A titre d'exemple, si la distance comprise entre deux 30 fentes parallèles adjacentes est de 3 mm, la largeur de la bande formée entre les fentes se rétrécit pour arriver en gros à 1 mm après avoir étiré la pellicule à fentes avec un rapport d'étirage de 9 : 1, tandis que la longueur de la fente a augmenté dans un rapport de 9. 35 La diminution des largeurs de bande entre les paires adjacentes de fentes constitue une caractéristique très intéressante, car elle permet d'obtenir après étirage une largeur de filament beaucoup plus petite que la distance existant entre les paires de fentes espacées. Ceci permet d'obtenir des pel-40 licules fibrillées combinant une ténacité élevée et un denier 71 42581 6 2115462 très fin par filament. L'invention envisage également l'étirement latéral d'une pellicule préalablement fendue, par exemple dans un appareil d'étirage connu dans la technique comme dispositif élar-5 gisseur. Ceci produit des pellicules orientées, préalablement fendues, avec des filaments et de la résistance dans une direction perpendiculaire à la longueur de la pellicule. Dans ce cas on fait des fentes avant l'orientation le long de la largeur de la pellicule. 10 Un problème qui se pose lorsque la pellicule fendue préalablement passe dans un dispositif d'étirage, par exemple un élargisseur, et est étirée, consiste dans le fait que chaque bande formée par la matière de la pellicule comprise entre deux fentes adjacentes décalées, se rétrécit ou se réduit in-15 dividuellement en largeur et en épaisseur, ce qui crée des ouvertures entre elles. Cette formation d'ouvertures est causée par la diminution de la longueur constante de la pellicule lorsque les pinces d'un dispositif élargisseur divergent. On peut résoudre ce problème en pliant ou en ondulant la pellicu-. 20 le préalablement fendue, suivant la largeur, avant de la faire passer dans le dispositif d'étirage latéral. Ceci peut être effectué en faisant passer la pellicule entre une paire de rouleaux tournants opposés, présentant des nervures parallèles à l'axe du rouleau, puis en aplatissant les rainures résultantes 25 avant de faire passer la pellicule dans les pinces du dispositif élargisseur. L'importance des plis dans la pellicule réglera l'importance de la formation des ouvertures, pour tout rapport d'étirage utilisé. Si l'on désire des ouvertures ayant essen-30 tiellement une largeur nulle, l'ondulation ou le pliage doit être tel que le débit d'alimentation masse de la pellicule soit au moins égal ou supérieur à la vitesse d'absorption, multiplié par la racine carrée du rapport d'étirage utilisé pour l'étirement de la pellicule. 35 De même, lorsqu'on étire dans le sens longitudinal, la distance sur laquelle la pellicule est étirée peut être raccourcie si elle est étirée alors qu'elle est pliée, les plis courant le long de la direction d'étirage ; ceci est souhaitable pour des systèmes utilisant de courtes distances d'éti-40 rement. Dans de tels systèmes à étirage court on peut utiliser 71 42581 ? 2115462 un appareil de façon à pouvoir faire varier la longueur d'étirage, c'est-à-dire que le degré de rétrécissement peut être réglé à volonté. Pour de plus grandes distances d'étirage, alors que la pellicule dans son ensemble a tendance à se rétré-5 cir, le pliage est moins nécessaire pour réduire l'effet de la formation des ouvertures. Le pliage a pour but de permettre que tout l'ensemble de la pellicule se réduise en largeur, plutôt que les bandes individuelles entre les fentes. Le rapport d'étirage utilisé pour les pellicules dans 10 la présente invention se situera généralement dans la gamme d'environ 2:1 à environ 16 ; 1 ; comme rapport d'étirage type pour de nombreux polymères on prendra entre 6:1 environ et 10 : 1. Un étirage latéral doit être éxécuté sur une distance de six mètres par exemple, pour une pellicule de 60 cm de 15 large. La distance sur laquelle l'étirage longitudinal s'effectue varie suivant la technique utilisée ; avec des étirages courts l'étirement a lieu sur une distance de quelques centimètres, tandis que d'autres techniques produisent de plus grandes distances. Une largeur type pour les bandes est de 0,6 à 0,7 mm 20 après orientation, bien que les bandes puissent être rendues plus larges ou plus étroites suivant l'utilisation finale des produits. A titre d'exemple une pellicule type présentant une largeur de 60 cm sera étirée jusqu'à 3 ou 6 m ; si on le désire 25 on peut étirer à température élevée dans un four chauffé à une température convenable pour ramollir la pellicule, ce qui facilite l'opération d'étirage. Ce qui arrive typiquement c'est que la pellicule est froide au début du passage à travers le four, puis progressivement chauffée et ramollie lorsqu'elle 30 passe à travers le four. Le rétrécissement se produit en un endroit situé à une certaine distance de l'entrée du four. L'emplacement de la zone de rétrécissement dépend d'un certain nombre de facteurs incluant la vitesse d'étirage, la température du four et la nature et l'épaisseur de la matière de la pel-35 licule. On peut reproduire facilement tout dessin d'ouvertures désiré, simplement en pratiquant les fentes d'un dessin voulu dans la matière de départ et en étirant la pellicule fendue avec un certain rapport d'étirage ; la longueur de la fente 40 est obtenue en divisant la longueur de fente finale désirée par 71 42581 8 2115462 le rapport d'étirage et la distance entre les fentes, en multipliant la largeur du ruban final par la racine carrée du rapport d'étirage. Les fentes, comme il est prévu dans la pellicule, peu-5 vent présenter une configuration en quinconce ou non et une certaine diversité de dessins géométriques. Pour différents types de produits elles peuvent être inclinées sous un angle allant jusqu'à 45° environ vis-à-vis de la direction d'étirage. Si on le désire les fentes peuvent être superposées l'une 10 sous l'autre pour former par exemple des croix et dans ce cas la pellicule fendue pexxt être étirée dans la direction des fentes superposées pour former une pellicule orientée bi-axiale-ment. Lorsque les fentes dans les pellicules ont la forme de croix qui forment des rangées non en quinconce, la pellicule 15 peut être étirée dans une première direction parallèle à un jeu des bras des croix, puis dans une deuxième direction parallèle au deuxième jeu de bras, ce qui produit une pellicule orientée bi-axialement. Dans le cas où les fentes sont pratiquées dans une di-20 rection, mais non échelonnées en quinconce , ce qui forme des rangées de fentes, la pellicule fendue peut être étirée dans une direction à angle droit par rapport à la direction des fentes, de préférence après qu'elles aient été étirées dans la direction des fentes. Dans ce cas la force d'étirage appliquée 25 à angle droit vis-à-vis de la direction des fentes sera absorbée par la pellicule dans les régions non fendues comprises entre les rangées de fentes. Il faut comprendre que dans la présente description, d© le terme/"fente" est employé pour marquer une coupure ou inci-50 sion qui n*a pas en soi une largeur mesurable et dans ce sens on peut l'utiliser pour marquer une différence avec le terme "ouverture". Une pellicule présentant des ouvertures dans lesquelles la matière a été enlevée de la pellicule ne présente pas les avantages des produits de la présente invention et ne 35 peut pas fonctionner pour obtenir des articles ajourés ou étirés présentant les mêmes caractéristiques que ceux de la Demanderesse. Une matière en feuille ou en pellicule pouvant être utilisée dans la présente invention peut être constituée par 40 toute matière extensible et déformable de façon permanente ; à 71 42581 9 2115462 cet effet les pellicules peuvent être obtenues à partir de polymères organiques synthétiques thermoplastiques, par exemple des polyoléfines et des polyamides, par exemple du polyéthylène, du polypropylène et des copolymères de polyoléfines, des 5 polymères halogénés (par exemple du chlorure de polyvinyle, des fluorocarbures, du polytétrafluoroéthylène, etc...) du polyester, du polystyrène, du nylon et des résines de polyvinyle (par exemple de l'alcool polyvinylique, du chlorure de polyvinyle, de l'acétate de polyvinyle, du chlorure de poly-10 vinylidène, des uréthanes thermoplastiques), des copolymères de monomères des polymères ci-dessus, etc.... Les polymères peuvent contenir des additifs classiques, par exemple des stabilisateurs, des plastifiants, des colorants, des agents antiglissement, des agents moussants, etc... pourvu que les agents 15 en question n'interfèrent pas avec les qualités des pellicules dans le procédé de l'invention. Les pellicules peuvent être formées pr toute technique classique de fomation, par exemple par extrusion, par coulage, par soufflage, etc... L'épaisseur des pellicules utilisées 20 dans la présente„.invention peut être toute épaisseur voulue quelconque : habituellement les molécules présentent une épaisseur comprise dans la gamme allant de 0,07 mm environ à environ 0,5 mm. La Demanderesse préfère partir d'une pellicule pratiquement non orientée, bien qu'il puisse y avoir un certain de-25 gré d'orientation résultant de la formation de la pellicule d'après ;son procédé de fabrication. Si l'on veut, la pellicule peut être étirée au début en dessous de la limite d'élasticité au moment ou avant de pratiquer les fentes, et orientée en conséquence. 30 L'invention est relative également à des feuilles la minées pouvant être faites d'une ou de plusieurs pellicules de renforcement selon l'invention, c'est-à-dire des pellicules ajourées, des pellicules fendues présentant des ouvertures sensiblement nulles, et également des pellicules fendues compre-35 nant des bandes ou rubans dans lesquelles il existe des noeuds pratiquement nuls entre les bandes, et aux combinaisons de ces pellicules entre elles et avec d'autres substrats. L'invention se rapporte aussi à un procédé pour fabriquer des feuilles laminées, procédé qui s'applique aux 40 feuilles dans lesquelles les renforcements sont les pellicules 71 42581 10 2115462 selon la présente Invention, et à des feuilles post-fibrillées fabriquées de façon classique ou à d'autres pellicules du genre filet ou à des combinaisons de ces pellicules. Suivant tua aspect le procédé pour fabriquer une feuil-5 le laminée comprend l'alimentation continue d'au moins une première pellicule et d'une deuxième dans un laminateur (c'est-à-dire des moyens de laminage), par exemple dans le pincement de deux rouleaux, la première pellicule présentant une propriété de forte intensité dans la direction longitudinale (c'est-à-10 dire M.D.)- de ladite pellicule, et la deuxième pellicule ayant la même propriété ou une autre propriété de forte intensité dans une direction qui n'est pas à plus de 45° par rapport à la direction latérale (c'est-à-dire C.D.) de ladite pellicule, le produit résultant sera une feuille laminée ayant des pro-15 priétés dont les intensités varieront ou s'étendront dans plus d'une direction ; par exemple le produit obtenu en laminant deux pellicules, orientées à angle droit l'une par rapport à l'autre, aura une résistance à la traction très élevée à la fois dans les sens M.D. et C.D. Dans les cas ou l'on part 20 d'une pellicule fendue, le produit résultant présentera les fentes (et les propriétés accompagnant ces fentes) s'étendant à la fois suivant les sens C.D. et M.D. - et dans le cas de pellicules ou bandes, les bandes (et leurs propriétés) s'étendront dans plus d'une direction. Deux pellicules, dont chacune 25 a la propriété de pouvoir polariser la lumière dans une direction, lorsqu'elles sont laminées par la méthode de la présente invention de façon que l'effet polarisateur de chaque pellicule soit à angle droit par rapport à l'autre, produiront une pellicule opaque. Des pellicules ou des couches de ces ma-30 tières, dont chacune présente une plus grande rigidité dans des directions à angle droit l'une par rapport, à l'autre, peuvent être laminées pour produire un produit plus uniformément rigide et de façon semblable d'autres propriétés peuvent être combinées de cette façon à volonté dans un produit final. 35 Dans le procédé pour fabriquer une feuille laminée les étapes pour produire les propriétés de forte intensité dans le produit final peuvent être exécutées successivement à la chaîne ou bien elles peuvent être exécutées séparément et les pellicules résultantes peuvent être appliquées l'une 40 contre l'autre pour le laminage. Par exemple, dans le cas où 71 42581 ii 2115462 une feuille laminée doit être formée par deux pellicules fen-dues/forientées dans des directions différentes, les opérations de coupure, d'orientation et du laminage des pellicules peuvent s'effectuer en une passe continue ou bien les étapes peuvent 5 être entièrement séparées. Dans un aspect,le produit fourni par le procédé ci-dessus comprend une feuille laminée présentant des propriétés dont les intensités varient et s'étendent dans plus d'une direction, comprenant au moins une première pellicule et une 10 deuxième pellicule collées ensemble, la première pellicule présentant au moins une propriété de forte intensité dans la direction longitudinale de ladite première pellicule et le deuxième pellicule présentant la même propriété ou une autre propriété de forte intensité dans une direction gui n'est pas à plus de 45° par rapport à la direction latérale de ladite deuxième pellicule, ladite première pellicule et ladite deuxième pellicule étant disposées de façon que la direction longitudinale de la première pellicule soit parallèle à la direction longitudinale de la deuxième pellicule. 20 Dans un mode de réalisation du procédé ci-dessus, deux pellicules sont fendues simultanément, l'une suivant l'axe longitudinal de la pellicule et l'autre suivant l'axe latéral de l'autre pellicule, ces deux pellicules alimentant ensuite, alors qu'elles sont sous tension, des moyens de laminage. On 25 forme ainsi un renforcement ou un article laminé renforcé qui est également renforcé dans deux directions à angle droit l'une par rapport à l'autre. Il ressort de la présente divulgation que le procédé de la Demanderesse peut s'adapter facilement à la fois/tes pel-30 licules de l'invention et à des pellicules fibrillées postérieurement et fabriquées de façon classique. Dans ce dernier cas les pellicules sont étirées et restent sous tension alors qu'elles sont fibrillées ; la pellicule fibrillée est étalée afin de former un réseau ou filet renforçateur et passe ensuite 35 dans un laminateur avec les autres matières, tout en étant maintenue sous un effort de traction. Semblablement le procédé de l'invention peut être adapté à une pellicule qui est gau -frée avant d'être étirée. Néanmoins les pellicules du genre filet, faites selon la présente invention, notamment par une 40 coupure avant étirage, sont généralement supérieures, quant à la 71 42581 12 2115462 résistance à celles fabriquées par d'autres procédés connus, par exemple par fibrillation, par gaufrage, etc.... et pour cette raison elles sont préférables. Le procédé peut s'appliquer à des feuilles laminées 5 avec des pellicules semblables ou à des combinaisons de pellicules non semblables et peut être utilisé lorsque les deux pellicules sont fendues dans la même direction. En ayant ainsi décrit l'invention de façon générale, on se référera maintenant, à titre non limitatif, aux dessins 10 ci-joints,, montrant des modes de réalisation préférés et parmi lesquels : la figure 1 est une vue en élévation latérale schématique d'un appareil pour la mise en oeuvre d'un procédé suivant la présente invention ; 15 la figure 2 est une vue en plan partielle schématique de l'appareil de la figure 1 ; la figure 3 est une vue en plan de la pellicule fendue ; la figure 4- est une vue en plan de la pellicule ajou- 20 rée ; la figure 5 est une coupe suivant la ligne 5-5 de la figure 4 ; la figure 6 est une vue en plan d'un autre mode de réalisation de pellicule ajourée suivant la présente invention 25 et les figures 7, 8 et 9 sont des vues schématiques en élévation latérale, illustrant différents procédés pour fabriquer des feuilles laminées selon l'invention. On décrira en premier lieu le procédé pour former la 30 pellicule à ouvertures de la présente invention. Si l'on se réfère d'abord aux figures 1 et 2, on y voit, schématiquement illustré, un appareil pour former la pellicule de l'invention, qui comprend de façon générale un rouleau 10 de pellicule étirable et déformable de façon per-35 manente, un appareil 12 pour pratiquer des fentes, un appareil élargisseur 14 et un appareil de laminage 16. L'appareil pour pratiquer des fentes peut être tout appareil ou dispositif classique capable de former des fentes suivant un dessin voulu dans la matière de la pellicule ; l'appareil préféré comprend 40 un rouleau d'appui 18 et un rouleau tournant 20 pratiquant les 71 42581 13 2115462 fentes, ce dernier étant pourvu d'une multiplicité de couteaux 22 disposés suivant le dessin désiré pour produire la configuration de fentes requise dans la pellicule. Dans la version illustrée, les couteaux 22 sont des éléments allongés et chauffés 5 dont l'axe est parallèle à l'axe de rotation des rouleaux 18 et 20 et qui sont donc perpendiculaires à l'axe longitudinal de la pellicule. l'appareil 12 à pratiquer les fentes a été représenté en un emplacement où il précède immédiatement l'appareil élar-10 gisseur 14. Il est clair que la pellicule 11 peut être préalablement fendue et enroulée en rouleau 10 ou bien la position de l'appareil 12 peut être changée, cet appareil pouvant être prévu à l'intérieur de l'appareil élargisseur, de sorte que la matière se trouve tendue au moment où elle est coupée. Dans ce 15 dernier cas il faut faire attention à ce que l'appareil à pratiquer les fentes soit capable de couper la pellicule au voisinage immédiat du mécanisme de saisie de l'appareil élargisseur. Sur la figure 3 on voit un dessin spécifique de fen-20 tes formées par un dispositif coupeur 12. Comme on le voit on a réalisé une disposition assez régulière de fentes 44 échelonnées en quinconce et alignées suivant des rangées espacées à travers la pellicule 11. Avec cette disposition un jeu de fentes alignées suivant une rangée, par exemple un ensemble de 25 fentes 44' disposées latéralement sur l'âme, est espacé d'un autre jeu pour fomer entre eux des noeuds 46. Chaque rangée de fentes 44 et de noeuds 46 est décalée par rapport aux fentes 44 et aux noeuds 46 des rangées suivantes voisines, à peu près comme il est représenté. 30 l'ensemble des fentes se termine de préférence, mais non pas nécessairement, peu avant les bords latéraux de la feuille, ce qui forme une partie 48 de bord non fendue de chaque côté de la pellicule. Ces parties de bord 48 constituent des régions adaptées à être saisies par les courroies de prise du 35 dispositif élargisseur 14 pour le traitement ultérieur et pour faciliter le maniement de l'âme aussi bien que pour distribuer les tensions appliquées à l'âme au cours de l'opération d'étirage. Egalement les moyens pour étirer latéralement la ma-40 tière de la pellicule peuvent être tous moyens appropriés, un 71 42581 14 2115462 dispositif de ce genre étant connu dans la technique sous le nom d'élargisseur. Le mécanisme d'étirage 14 comprend une paire de coutroies de prise divergentes ou analogues 24. Ces cour-■ roies saisissent les bords latéraux de la pellicule 11 et en 5 se déplaçant suivant un trajet divergent étirent latéralement la pellicule en l'orientant. Ainsi une fois les fentes pratiquées, la pellicule passe au dispositif élargisseur 14 où elle est étirée latéralement. En utilisant la pellicule fendue 11 illustrée sur la figure 3, après l'étirage on obtiendra ainsi 10 une pellicule ajourée 11' telle qu'illustré sur les figures 4 et 5. Cette pellicule ajourée 11' est caractérisée par un dessin d'ouvertures ou de trous 50 définis par des rubans allongés orientés 52 interconnectés en des points nodaux 54 formés 15 par les noeuds 46 entre les fentes adjacentes 44 dans chaque rangée de la pellicule 11. Les ouvertures 50 proviennent des fentes 44 et résultent de l'allongement et du rétrécissement des régions de pellicule non fendues entre les fentes 44 au cours de l'opération d'étirage ou élargissement. En d'autres ter-20 mes les rubans 52 proviennent de la réduction à la fois de la dimension latérale et de l'épaisseur des régions de pellicule 11 non fendues, c'est-à-dire que la réduction en largeur et en épaisseur réduit l'espace qu'ils occupent et forme les régions ouvertes 50 de la pellicule 11', et augmente la ténacité de la 25 pellicule ajourée 11'. Les produits formés à partir d'un dessin de fentes symétrique fournissent ainsi une pellicule uniformément ajourée dans laquelle les bandes ou rubans 52 ont une longueur pratiquement identique. Sur la figure 5 on peut voir que la pellicule est pra-30 tiquement plate, les rubans 52 s'étendant substantiellement dans le même plan tandis que s'ouvre la pellicule ajourée. Ceci est différent d'une pellicule fibrillée ouverte, qui entraîne la torsion des filaments interconnectés pour permettre l'ouverture. La pellicule ajourée relativement plate de la pré-35 sente invention, comme indiqué ci-dessus, facilite le laminage et permet d'utiliser des rubans 52 relativement larges sans altérer indûment les caractéristiques superficielles de la feuille laminée. La pellicule orientée et ajourée, décrite ci-dessus, 40 peut être utilisée ensuite pour former une feuille laminée 71 42581 15 2115462 selon un autre aspect de la présente invention. Plus particulièrement à cet effet et en se reportant à la figure 1, l'appa- ' reil comprend un laminateur 16 incluant une paire de rouleaux 26 et 28 entraînés et écartés l'un de l'autre, formant une ré-5 gion de pinçage entre eux- Dans le mode de réalisation illustré le dispositif a pour but de former une feuille laminée simple constituée par la pellicule ajourée 11' constituant l'âme interne de la feuille et par une paire de couches extérieures opposées, par exemple en papier, en toile, en pellicule 10 plastique, en non tissé ou analogue, indiquéespr les références 32 et 34. A cette fin dans ce mode de réalisation le rétrécissement 30 du laminateur 16 oblige les couches ou âmes 32 ou 34 à s'appliquer sur la pellicule ajourée 11', ce qui donne une feuille laminée résultante 36. Suivant le type de couches utili-15 sées pour former la feuille laminée, on peut utiliser des moyens de collage tels que des moyens d'application d'un adhésif, pour appliquer une ou plusieurs couches de revêtement sur les éléments de la feuille laminée ; dans le mode de réalisation représenté on a prévu des dispositifs 33 pulvérisateurs d'adhé-20 sif, qui sont susceptibles d'appliquer une couche fine d'adhésif aux couches 32 et 34, à l'endroit nécessaire pour réaliser une feuille laminée bien collée. Ainsi avec l'appareil de production illustré sur la figure 1 et le procédé de mise en oeuvre, la feuille laminée résultante 36 comprend une paire de 23 couches, par exemple de papier, avec la pellicule ajourée 11' en sandwich. TJn tel produit convient à de nombreuses applications. On notera que la pellicule de renforcement 11' s'y incorpore facilement et s'étend sensiblement à plat en fournissant l'augmentation de la résistance à la traction et aussi 30 de la résistance au cisaillement de la feuille laminée résistante. Les différents appareils de la présente invention peuvent être entraînés par tout moyen convenable usuel, par exemple par un moteur électrique comme il est illustré en 38 pour 35 le dispositif élargisseur 14 et en 42 pour le dispositif coupeur 12. Jusqu'ici on a parlé d'une pellicule présentant un dessin de fentes adapté à former une pellicule ajourée avec une multiplicité de noeuds. Si on le désire, les noeuds peuvent 40 être éliminés de façon que les fentes s'étendent transversale 71 42581 16 2115462 ment, pratiquement sur toute la largeur du dispositif à pratiquer les fentes. Dans ce dernier cas chaque fente se terminera à une certaine distance du bord de la pellicule, en laissant des régions de bord, comme il est indiqué en 70 sur la figure 5 6. Comme il est représenté ici le produit résultant après étirage inclut une multiplicité de bandes 72 dirigées transversalement avec des ouvertures ou fentes intermédiaires 74 s*étendant sur la totalité de la largeur de la pellicule ajourée entre des parties de bord 70. Ainsi, dans ce mode de réalisation 10 la pellicule résultante inclut une multiplicité de rubans 72 dirigés transversalement, interconnectés à leurs extrémités opposées par des parties de bord 70 et écartés latéralement l'un de l'autre par des fentes intermédiaires 74. Les fentes 74 sont obtenues par rétrécissement des rubans 72 au cours de 15 l'opération d'élargissement, comme cela peut être réalisé ainsi qu'il a été décrit ci-dessus. Au cours de l'opération d'étirage utilisant la pellicule de la figure 6, comme chaque ruban 72 est indépendant des rubans adjacents il se rétracte au cours de l'opération 20 d'élargissement à la fois en épaisseur et en largeur, de sorte qu'après l'étirage les rubans allongés 72 ont une largeur réduite et sont par conséquent écartés. La réduction de largeur et l'écartement des bandes sont fonction de la largeur primitive des bandes de la pellicule non étirée et du rapport d'éti-25 rage utilisé. En contrôlant l'espacement ou la distance entre les fentes adjacentes et le rapport d'étirement, la distance entre les bandes individuelles et leur largeur dans la pellicule ajourée après étirage peuvent être réglées comme il est désiré. 30 On peut ensuite faire passer les bandes étirées laté ralement en utilisant les parties de bord 70 non fendues pour les supporter, en les amenant dans un laminateur dans lequel des bandes écartées et orientées longitudinalement peuvent également passer de manière simultanée avec des épaisseurs de 35 papier pour former ainsi une feuille laminée dont les éléments peuvent être collés ou fixés ensemble de toute manière convenable en utilisant toute forme convenable d'adhésif entre les éléments à aésembler. Si on le désire on peut utiliser la pellicule ajourée en soi comme seul élément de renforcement du 40 système. 71 42581 17 2115462 De façon semblable on peut former un ensemble parallèle de bandes en fendant une pellicule longitudinalement, pratiquement sur toute la longueur de la pellicule. Le produit résultant après étirage comprend une multiplicité de bandes 5 s'étendant longitudinalement, qui vont sur toute la longueur désirée de la pellicule. Néanmoins dans tous les cas les bandes seraient réunies au moins en m endroit ; par exemple la portion terminale ou initiale de la pellicule posséderait une partie de bord non fendue telle que celle décrite ci-10 dessus. Le produit serait alors un produit unitaire et pas seulement une série de bandes individuelles qui pourraient être bobinées sur des bobines séparées correspondantes. En se référant maintenant à la figure 7 on y a illustré l'application d'un procédé pour former des feuilles lami-15 nées en utilisant des longueurs continues de pellicule étira-ble et déformable de façon permanente, 110A . et 110B. , qui sont débitées par des rouleaux d'alimentation 100JL et 100B . Les pellicules 110A et 110B passent chacune entre un appareil 120A et 120B pour pratiquer des fentes ; la pellicule 110A passant 20 alors par l'appareil d'étirage longitudinal 140A et la pellicule 110B par l'appareil élargisseur 140B. Chaque pellicule passe alors respectivement sur et sous les paires de rouleaux 300A et 301A, et 300B et 301B, vers un laminateur 160. L'appareil d'étirage longitudinal340A comprend des 25 paires de rouleaux 150, 151 et 152, 153 écartées l'une de l'autre.. Les deux paires de rouleaux tournent à des vitesses différentes (par exemple les rouleaux 152 et 153 tournent plus vite que les rouleaux 150 et 151) pour étirer par traction la pellicule 110A dans la direction longitudinale de la pellicule 30 110A. L'appareil élargisseur 140B étire la pellicule 110B dans la direction latérale de cette dernière. Les appareils respectifs à pratiquer les fentes comprennent un rouleau d'appui 180A, 180B et un rouleau de coupe 200, 200B, pourvu d'une multiplicité de couteaux 220A et 35 220B, disposés pour obtenir le dessin requis des fentes dans la pellicule. Les couteaux 220A sont des éléments allongés dont les axes sont perpendiculaires aux axes de rotation des rouleaux 180A et 200A et sont ainsi parallèles à l'axe longitudinal de la pellicule. 40 On voit que les pellicules 110A et 110B sont lamxnees 71 42581 18 2115462 entre des substrats 320A et 32033 pour former une feuille laminée composite 360. L'invention prévoit également d'omettre les substrats et de laminer simplement ensemble les deux pellicules ou de 5 faire n'Importe quelle combinaison comprenant au moins une pellicule de polymère et -une autre couche ou feuillet. Suivant la densité ou le rapprochement requis entre les bandes, la pellicule fendue (ou autre pellicule formée en réseau ou filet) peut être étalée (ou "ramassée») avant de pas-10 ser dans un- laminateur en utilisant des dispositifs classiques tels que des rouleaux bosselés ou autres dispositifs analogues. On se reportera maintenant à la figure 8 ; des longueurs continues de pellicule 410A et 410B sont débitées par des rouleaux débiteurs 400A et 400B et les pellicules 410A et 15 410B passent entre des appareils d'étirage, à savoir d'élargissement 440A et d'étirage longitudinal 440B et entre des moyens, de fibrillation 420A, 420B, à partir desquels elles passent entre des paires de rouleaux 500A, 501A et 500B, 501B jusqu'à un laminateur 460. 20 L'appareil d'élargissement 440A étire la pellicule 410A dans la direction latérale de la pellicule 410B et l'appareil d'étirage longitudinal 440B comprend des rouleaux 250, 251 et 252, 253 dont les deux paires tournent à des vitesses différentes, ce qui étire la pellicule 410B dans son sens lon-25 gitudinal ; en particulier les rouleaux 252 et 253 tournent plus vite que les rouleaux 250, 251- Les moyens de fibrillation peuvent être tout moyen classique connu à cet effet par les spécialistes, par exemple des machines à râper, à tourner, à tordre, à brosser, à bobi-30 ner, à peigner, à carder, telles que celles qu'on utilise dans l'industrie du chanvre, du lin, ou du jute, ou bien on peut utiliser des moyens à battement pour battre la pellicule orientée avec des marteaux à coin ou en forme de couteau sur un fond élastique ou bien en les poussant dans la direction d'o-35 rientation à travers des rouleaux cannelés ou au moyen de rouleaux perforateurs, de tiges, de moyens de .fibrillation par ultra—sons, au moyen de la force d'impact de particules solides ou d'un fluide. Les pellicules 410A, 410B sont laminées comme il est 40 représenté entre des substrats 520A et 520B pour, former une 71 42581 19 2115462 feuille composite laminée 560. -Avant le laminage il est préférable d'étaler les pellicules (ceci n'est pas représenté) pour former un réseau ou filet renforçateur. En se reportant maintenant à la figure 9, on voit 5 que des longueurs continues de pellicule 610A, 610B sont débitées par des rouleaux d'alimentation 600A et 600B et passent dans des moyens de gaufrage respectifs 620A et 620B . les pellicules gaufrées 610A' et 610B* passent alors dans l'appareil d'étirage 640A, 640B et entre les paires de rouleaux 700A, 10 701A et 700B, 701B jusqu'à un laminateur 760 où elles sont laminées. les appareils d'étirage 640A et 640B comprennent chacun des moyens d'étirage longitudinal 641A, 641B et des moyens d'étirage latéral 642A, 642B. la partie longitudinale comprend 15 des paires de rouleaux opposés : 650A et 651A ; 652A et 653A ; 650B et 651B ; et 652B, 653B. les paires de rouleaux de chaque dispositif d'étirage tournent à des vitesses différentes, par exemple dans les moyens d'étirage 641A , les rouleaux 652A et 653A tournent plus vite que les rouleaux*" 65OA et 651A. 20 le laminateur 760 comprend une paire de rouleaux en traînés 726 et 728, produisant un pinçage qui lamine ensemble les âmes 732 et 734 et les pellicules en forme de filet. les moyens de gaufrage mentionnés ci-dessus peuvent être tous moyens de gaufrage classiques ; par exemple dans le 25 cas de pellicules extrudées le gaufrage peut être produit en incluant un rouleau gaufreur dans l'unité de sortie à rouleau refroidisseur, de sorte que le produit extrudé chaud est enfermé entre le rouleau gaufreur et le rouleau refroidisseur sur quelques centimètres à partir des lèvres d'une filière d'ex-30 trusion. Ou bien une pellicule peut être gaufrée en la chauffant pour la ramollir et en la faisant passer entre un rouleau gaufreur et un rouleau refroidisseur. Les pellicules peuvent être gaufrées d'un côté ou des deux côtés et le gaufrage peut être effectué suivant une mul-35 tiplicité de dessins possibles, le dessin du gaufrage peut avoir toute forme voulue, y compris des bords réguliers ou irréguliers, polygonaux, triangulaires, carrés, pentagonaux, hexagonaux, octogonaux, etc... Un tel dessin comprend par exemple des bossages de forme hexagonale, disposés avec des écar-40 tements entre les hexagones adjacents, ces hexagones se trouvant 71 42581 2115462 placés suivant des rangées parallèles dans la direction longitudinale de la pellicule et avec deux bords plats parallèles de chacun des hexagones dans la direction latérale de la pellicule ; les rangées longitudinales parallèles d'hexagones 5 étant disposées de façon que les centres de chaque groupe de quatre hexagones adjacents soient situés aux angles d'un losange, avec les angles obtus alignés longitudinalement par rapport à la pellicule et les angles aigus latéralement par rapport à la pellicule, l'étirage longitudinal et latéral sub-10 séquent partage les pellicules suivant une multiplicité de fentes courtes, les fentes s'étendant dans la direction longitudinale entre les bossages alignés de chaque rangée longitudinale. De cette manière les fentes des rangées longitudinales passent à travers les espacements entre les hexagones latérale lement adjacents de deux rangées consécutives. Ceci produit des pellicules dans lesquelles chaque bossage hexagonal d'une rangée comporte quatre bandes étroites amincies de la matière partiellement allongée solidaire de ces bandes et partant des bords plats qui ne sont pas transversaux par rapport à la pel-20 licule, deux des bandes étant reliées aux deux bossages hexagonaux adjacents dans la rangée longitudinale supérieure consécutive et deux bandes aux deux bossages hexagonaux adjacents dans la rangée longitudinale consécutive en dessous. Ceci forme une structure en réseau ou filet dans la pellicule, les 25 bossages étant situés aux intersections du réseau. la structure en forme de réseau ou de filet peut être également formée par d'autres moyens, par exemple en poinçonnant ou en emboutissant de la matière d'une pellicule pour former un dessin de trous dans la pellicule et en étirant la 50 pellicule pour allonger les espacements entre les trous, la structure en réseau peut être également formée par extrusion ou par tressage, le réseau ou filet étant orienté par une opération d'étirage ultérieure. les procédés de laminage ci-dessus ont été exposés 55 de façon générale en se référant au laminage de deux pellicules orientées préalablement fendues, qui peuvent comprendre des rubans écartés, interconnectés par des noeuds, pour définir des ouvertures ; des pellicules dans lesquelles les ouvertures ont une largeur pratiquement nulle ; et des pellicules 50 comportant des noeuds pratiquement inexistants entre les 71 42581 2115462 fentes, de façon que la pellicule comprenne une multiplicité de bandes, les procédés de laminage ci-dessus peuvent également s'appliquer à des pellicules ultérieurement fibrillées comme il est décrit ci-dessus, avec lesquelles les moyens de fibril-5> lation sont interposés entre le dispositif d'étirage et le laminateur. Le procédé peut être utilisé pour laminer toute combinaison de pellicules orientées, préalablement fendues ou de pellicules fibrillées postérieurement ou des combinaisons de pellicules orientées préalablement fendues et de pellicules 10 fibrillées ultérieurement. Le procédé de laminage peut également s'appliquer au laminage de pellicules continues et de structures en réseau. Dans le cas de pellicules continues, une feuille laminée présentant de la résistance dans deux directions à 90° 1 '.une par 15 rapport à l'autre peut être formée en utilisant un appareil semblable à celui de la figure 7> mais sans les moyens pour pratiquer les fentes. Ainsi une première pellicule a-été étirée et orientée de ce fait dans sa direction latérale, une deuxième pellicule a été étirée dans sa direction longitudinale et 20 les pellicules passent ensemble ensuite dans un laminateur. Naturellement le principe n'est pas nécessairement limité à deux pellicules et on peut faire passer un nombre quelconque de pellicules orientées dans un laminateur, les dispositifs d'orientation étant disposés verticalement l'un au-dessus de 25 l'autre ou suivant une disposition en quinconce dans un plan vertical. Egalement on peut former une feuille laminée avec réseau comme décrit ci-dessus. Dans un mode de réalisation la structure en réseau est formée en gaufrant s.u moins une surface 30 d'une pellicule thermoplastique avec de petits bossages solides ou des conformations surélevées disposées avec des bossages adjacents écartés dans des rangées longitudinales et latérales : la pellicule.est étirée dans les directions longi- cô G ni cLivis© tudinales et latérales, /la pellicule. L'étirage longitudinal 35 et l'étirage latéral peuvent s'effectuer suivant des étapes successives ou bien la pellicule peut être étirée simultanément dans les directions longitudinale et latérale. Dans un cas comme dans l'autre le résultat est une structure ouverte du genre réseau. On peut alors faire passer une multiplicité de ces 40 réseaux dans un laminateur, soit au-dessus ou entre des subs 71 42581 22 2115462 trats. Comme exemple d'une des nombreuses feuilles laminées qui peuvent être formées en conformité avec l'invention, on peut produire une feuille laminée non tissée ayant l'apparence 5 d'une toile tissée, à partir de trois jeux de bandes passant dans un laminateur. Deux jeux de bandes sont orientés, les bandes étant à angle droit l'une par rapport à l'autre, un jeu étant placé au-dessus de l'autre. Un troisième jeu est appliqué par dessus le second, les bandes du troisième jeu étant paral-10 lèles et décalées par rapport au premier jeu. Dans ce cas le deuxième jeu de bandes peut avoir la forme exposée ci-dessus , en se reportant à la figure 6, le premier jeu et le troisième jeu étant constitués par des séries parallèles de bandes formées en fendant longitudinalement les pellicules, sensiblement 15 sur toute leur longueur, et en étirant pour produire une multiplicité de bandes s'étendant longitudinalement. Les bandes du troisième jeu "peuvent être décalées de manière à se trouver entre les bandes du premier jeu, grâce à des moyens de guidage convenables. 20 Une pellicule ayant une apparence bouclée peut être obtenue en fendant et en étirant la pellicule, puis en relâchant la tension d'étirage, ce qui produit l'effet de boucle et en fixant la pellicule par la chaleur pour conserver l'apparence bouclée. Cette pellicule bouclée peut être ensuite 25 laminée entre des éléments crépés en utilisant l'appareil décrit en se reportant aux figures 1 et 2. Ceci fournit un produit présentant une extensibilité propre élevée. Les feuilles laminées décrites ci-dessus, et celles décrites ci-après, peuvent inclure une ou plusieurs couches 30 de toute pellicule ou feuille désirée ou d'autre matière ajourée, naturellement suivant l'usage final du produit. Ainsi par exemple on peut former des feuilles laminées avec les produits de la présente invention en utilisant des couches de substrat, par exemple des produits en papier, tels que du papier en 35 feuilles, du papier cxèpe, d'autres produits analogues à du papier, des non tissés faits en substances synthétiques naturelles et des matières en feuille à base de résine thermoplastique ou thermodurcissable, comme les matières thermoplastiques décrites ci-dessus. 40 L'étape du laminage des différentes couches de matière 71 42581 25 2115462 réunies ensemble peut être exécutée suivant la pratique habituelle dans la technique du laminage, en utilisant des moyens classiques si désiré. Ainsi l'étape du collage des différentes couches individuelles ensemble pour former une feuille laminée 5 peut être exécutée en utilisant des adhésifs et, si nécessaire, la chaleur et/ou la pression, etc... Il suffit de dire que les spécialistes connaîtront rapidement les techniques de ce genre à adopter. Selon un autre mode de réalisation de la présente in-10 vention,les techniques de laminage ci-dessus sont de préférence mises en oeuvre en utilisant une nouvelle combinaison d'appareils qui, résumée brièvement, comprend des moyens pour étirer une pranière pellicule dans sa direction longitudinale, des . moyens pour étirer une deuxième pellicule dans sa direction 15 latérale, l'un des moyens d'étirage étant disposé au-dessus de l'autre, et des moyens pour débiter les pellicules de façon continue au travers d'un laminateur. Cette nouvelle combinaison d'éléments procure un expédient très simple et économique pour mettre en oeuvre l'un des procédés de laminage de la pré->0 sente invention et la combinaison fabrique les produits de la présente invention avec précision. Les éléments individuels de la nouvelle combinaison sont évidents d'après les dessins et d'après la description . Dans le mode de réalisation connu de l'appareil différents éléments peuvent être inclus en combi-naison avec ceux ci-dessus exposés, tels que des moyens pour appliquer les adhésifs, etc... On a principalement décrit l'étirage de l'âme dans le sens latéral, néanmoins on pteut utiliser un étirage longitudinal, en particulier en relation avec une pellicule ajourée iO présentant des noeuds comme il a été décrit dans le premier mode de réalisation. Il faut faire attention, au cours de l'opération d'étirage, de faire en sorte qu'on obtienne le degré d'allongement requis sans rompre la pellicule. Dans le cas de feuilles laminées très larges, il peut »5 être moins cher d'employer un certain nombre de dispositifs élargisseurs longitudinaux, pratiquement côte à côte, au lieu d'un seul dispositif élargisseur large. Suivant une autre solution un seul dispositif d'étirage longitudinal, indépendant de 1'élargisseur latéral, pourrait fabriquer la pellicule requise, -0 qui serait bobinée en rouleaux séparés et la pellicule provenant 71 42581 24 2115462 de ces rouleaux séparés pourrait être déroulée et alimenter le laminateur au cours de la fabrication de la pellicule latérale (comme décrit ci-dessus). Il est également possible et il reste dans le cadre 5 de la présente invention d'appliquer la force d'étirage dans une direction à angle droit par rapport à celle de la fente et d'appliquer une force d'étirage à la fois dans la direction de la fente et dans une direction à angle droit par rapport à celle de la fente, pour former ainsi une pellicule biorientée. 10 II est également possible de combiner les étapes de la fabrication de la pellicule, par exemple par une filière ou une extrusion à soufflage, etc..., avec les étapes de coupure préalable, d'étirage et de laminage. Une telle combinaison pourrait par exemple faciliter l'étape de coupure préalable 15 en permettant à la température de la pellicule de rester au-dessus de la température ambiante après son extrusion. 71 42581 25 2115462 BE7EUDI0ATI0HB 1. Pellicule présentant des fentes préalables, orientée axialement dans la direction des fentes. 2. Pellicule selon revendication 1, dans laquelle les 5 fentes définissent des rubans écartés par des noeuds pour former des ouvertures. 3♦ Pellicule selon la revendication 2, dans laquelle les ouvert tir es ont une largeur sensiblement nulle. 4. Pellicule selon revendication 1, dans laquelle des 10 noeuds pratiquement inexistants sont disposés entre les fentes, la pellicule comprenant une multiplicité de bandes, et dans laquelle les bandes sont écartées à volonté. 5- Procédé pour fabriquer une pellicule préalablement fendue et orientée axialement dans la direction des fentes, 15 comprenant les étapes de la coupure de la pellicule pour former un dessin de fentes et l'étirage de la pellicule coupée dans line direction allant jusqu'à 45° environ par rapport aux fentes. 6. Procédé selon revendication 5j dans lequel la pellicule est étirée, de façon générale, parallèlement à la direction 20 des fentes. 7. Procédé selon revendication 5 ou 6, comprenant l'étape du formage de la pellicule pour produire des ondulations dans la direction des fentes, les ondulations dans la pellicule étant telles que la vitesse du débit masse de la pellicule soit 25 moindre que la vitesse d'absorption, multipliée par la racine carrée du rapport d'étirage utilisé pour étirer la pellicule, ce qui fait que des ouvertures sont formées dans la pellicule, la dimension des ouvertures dépendant de ladite vitesse d'alimentation de la pellicule pour tout rapport d'étirage donné. 30 8. Procédé selon revendication & ou 7» comprenant l'étape du formage de la pellicule pour produire des ondulations dans la direction des fentes, les ondulations dans la pellicule étant telles que la vitesse du débit masse de la pellicule soit au moins égale ou supérieure à la vitesse d'absorption, multipliée 35 par la racine carrée du rapport d'étirage utilisé pour étirer la pellicule, ce qui fait qu'au cours de l'étirage tout l'ensemble de la pellicule se rétrécit et que la distance entre les côtés adjacents de chaque fente reste sensiblement constante. 9. Procédé selon revendication 5 s comprenant la coupure 40 d'une pellicule, avec une multiplicité de fentes sensiblement 71 42581 26 2115462 parallèles espacées latéralement et longitudinalement suivant un dessin pour former une multiplicité de rubans interconnectés et sensiblement parallèles, et l'étirage de ladite pellicule dans une direction sensiblement parallèle aux axes lon-5 gitudinaux desdits rubans pour orienter et rétrécir lesdits rubans, ce qui réduit la largeur desdits rubans et forme des ouvertures entre ceux-ci. 10. Procédé selon revendication 9, dans lequel ledit dessin de fentes se termine à peu de distance des bords laté- 10 raux de ladite pellicule pour former des parties de bord opposées le long desdits bords latéraux de ladite pellicule, les-dites parties de bord s'étendant sensiblement perpendiculairement à l'axe longitudinal desdits rubans. 11. Procédé selon revendication 9 ou 10, dans lequel ladi-15 te pellicule est fendue en étant sous un effort de traction. 12. Procédé selon revendication 9» dans lequel ladite étape d'étirage comprend la saisie desdites parties de bord et le déplacement desdites parties de bord suivant des trajets divergents. 20 13. Pellicule ajourée comprenant une multiplicité de ru bans allongés, orientés axialement et écartés l'un de l'autre pour définir des ouvertures entre lesdits rubans, ces derniers étant interconnectés,pour former un tout, à leurs extrémités adjacentes ou en des noeuds espacés sur la surface de ladite 25 pellicule. 14. Pellicule selon revendication 13, dans laquelle ladite multiplicité de rubans allongés et orientés axialement sont interconnectés, pour former un tout, en des noeuds espacés sur la surface de ladite pellicule, chacun desdits rubans 30 étant espacé des rubans adjacents sauf auxdits noeuds pour définir des ouvertures entre lesdits rubans, lesdits rubans se trouvant sensiblement dans un plan commun lorsque ladite pellicule est étalée à plat. 15. Pellicule suivant revendication 14, dans laquelle 35 quatre desdits rubans sont interconnectés à chacun desdits noeuds. 16. Pellicule selon revendication 15» dans laquelle lesdits noeuds sont disposés de façon sensiblement symétrique dans ladite pellicule. 40 17. Pellicule ajourée selon revendication 14, 15 ou 16, 71 42581 27 2115462 comprenant en outre une partie de bord s'étendant le long de chaque côté de ladite pellicule, ladite partie de bord interconnectant, pour former un tout, ceux desdits rubans se trouvant immédiatement adjacents. 5 18. Procédé pour fabriquer une feuille laminée,comprenant l'alimentation continue d'au moins une première pellicule et d'une deuxième pellicule dans un dispositif de laminage, dans lequel la première pellicule a une propriété de forte intensité dans sa direction longitudinale et la deuxième pelli-10 cule a la même propriété ou une autre de forte intensité dans une direction ne s'écartant pas de plus de 45° vis-à-vis de la direction latérale de ladite deuxième pellicule. 19. Procédé selon revendication 18, dans lequel lesdites pellicules sont contenues dans des plans parallèles disposés 15 horizontalement l'un au-dessus de l'autre. 20. Procédé selon revendication 18 ou 19, dans lequel les pellicules sont des pellicules fendues - une pellicule fendue étant une pellicule choisie de préférence parmi celles comprenant des rubans écartés et interconnectés par des noeuds pour 20 définir entre eux des ouvertures -, pellicules dans lesquelles les ouvertures ont une largeur sensiblement nulle et présentant des noeuds pratiquement inexistants entre les fentes de façon que chaque pellicule comprenne une multiplicité de bandes ou rubans. 25 21. Procédé selon revendication 18 ou 19, dans lequel au moins une desdites pellicules est une pellicule fibrillée ultérieurement, une pellicule orientée à fentespré-établies ou présente une structure semblable à un filet. 22. Procédé selon revendication 21, dans lequel la pelli- 30 cule semblable à -un filet est obtenue en gaufrant un dessin sur une pellicule au moins sur une surface, de façon à former une surface gaufrée avec des bossages solides disposés avec des espacements entre les bossages adjacents dans des rangées longitudinales et latérales et en étirant la pellicule gaufrée 35 dans ses directions longitudinale et latérale. 2$. Procédé selon revendication 22, dans lequel ledit étirage longitudinal et ledit étirage latéral sont des étapes consécutives ou bien simultanées. 24. Procédé selon revendication 18 ou 19, dans lequel une 40 pellicule au moins est une pellicule, ajourée comprenant une 71 42581 28 2115462 multiplicité de rubans orientés, axialement allongée, interconnectés, pour former un tout, en des noeuds espacés sur la surface de ladite pellicule, chacun, desdits rubans étant espacé des rubans adjacents, sauf auxdits noeuds pour définir des 5 ouvertures entre lesdits rubans, lesdits rubans se trouvant sensiblement dans un plan commun lorsque ladite pellicule est étalée à plat. 25- Procédé selon revendication 18, comprenant le débit l'une au-dessus de l'autre de trois pellicules fendues, sous 10 tension dans des moyens de laminage, lesdites pellicules étant constituées pa£ des bandes, procédé dans lequel les bandes de la pellicule du milieu s'étendent à angle droit vis-à-vis des bandes des pellicules supérieure et inférieure, les bandes des pellicules supérieure et inférieure étant parallèles et décalées 15 l'une par rapport à l'autre, de façon à former une feuille laminée ayant l'apparence de non tissé. 26. Procédé selon revendication 25, dans lequel les ban des de la pellicule du milieu sont disposées transversalement ou dans la direction d'alimentation dans le laminateur. 20 27. Procédé selon revendication 25, dans lequel la pelli cule du milieu est fendue dans la direction latérale ou dans la direction longitudinale de la pellicule. 28. Procédé selon revendication 18, comprenant les étapes de l'étirage de ladite première pellicule dans sa direction 25 longitudinale, de l'étirage de ladite deuxième pellicule dans sa direction latérale, lesdites pellicules étant disposées dans des plans horizontaux l'une au-dessus de l'autre, ladite première pellicule et ladite seconde pellicule étant étirées simultanément, et de l'alimentation des pellicules sous tension 30 dans le dispositif de laminage en aval de l'étirage. 29. Procédé selon revendication 28, dans lequel la première pellicule est fendue suivant sa direction longitudinale et la seconde pellicule est fendue dans sa direction latérale avant 1'étirage. 35 30. Procédé selon revendication 28, dans lequel la premiè re pellicule est fibrillée dans sa direction longitudinale et la deuxième pellicule est fibrillée dans sa direction latérale, les pellicules étant fibrillées après l'étirage. 31. Procédé selon la revendication 28, dans lequel les 40 pellicules sont laminées en faisant passer celles-ci entre une 71 42581 29 2115462 paire de rouleaux entraînés produisant un pinçage. 32. Procédé selon la revendication 5 ou 6, comprenant les étapes de la relaxation de l'étirage sur la pellicule après l'étirage pour produire une apparence bouclée dans la pellicule 5 et la fixation par la chaleur de la pellicule pour conserver cet effet. 33. Procédé selon revendication 18 ou 19, dans lequel deux pellicules sont fendues dans des directions à 90° environ l'une par rapport à l'autre pour former une feuille laminée renforcée 10 dans deux directions à 90° environl'une par rapport à l'autre. 34. Procédé selon revendication 28, dans lequel les pellicules sont gaufrées avant d'être étirées. 35• Procédé selon revendication 29, comprenant l'étape de la fabrication de ladite première pellicule et de ladite secon-15 de pellicule, et le maintien à volonté de la température des pellicules après qu'elles ont été faites, au-dessus de la température ambiante pour faciliter la coupure. 36. Appareil pour fabriquer une feuille laminée avec une première pellicule et une deuxième pellicule, orientées dans 20 des directions à angle droit l'une par rapport à l'autre, comprenant des moyens pour étirer la première pellicule dans sa direction longitudinale, des moyens pour étirer la deuxième pellicule dans sa direction latérale, l'un desdits moyens d'étirage étant disposé au-dessus de l'autre desdits moyens d'éti-25 rage, des moyens pour faire passer continuellement les pellicules dans un laminateur, et un laminateur. 37. Appareil selon la revendication 36, comprenant des moyens de coupure pour fendre chacune desdites pellicules, chacun desdits moyens de coupure étant disposé en aval des 30 moyens d'étirage. 38. Appareil selon revendication 36 ou 37, comprenant des moyens de fibrillation pour fibriller chacune desdites pellicules, chacun desdits moyens de fibrillation étant disposé entre les moyens d'étirage et le laminateur. 35 39. Appareil selon revendication 36 ou 37, comprenant des moyens de gaufrage pour gaufrer chacune desdites pellicules, chacun desdits moyens de gaufrage étant disposé en amont des moyens d'étirage. 40. Feuille laminée présentant des propriétés dont les in- 40 tensités varient et s'étendent dans plus d'une direction, 71 42581 30 2115462 comprenant au moins une première pellicule et une deuxième pellicule collées ensemble, dans laquelle la pranière pellicule a une propriété de forte intensité dans la direction longitudinale de ladite première pellicule et la seconde pellicule a la 5 même propriété ou une autre de forte intensité dans une direction ne s'écartant pas de plus de 45° vis-à-vis de la direction latérale deladite deuxième pellicule, ladite première pellicule et ladite seconde pellicule étant disposées de façon que la direction longitudinale de la première pellicule soit parallèle 10 à la direction longitudinale de la deuxième pellicule. .41. Feuille laminée selon revendication 40, dans laquelle les pellicules sont des pellicules orientées préalablement fendues ou des pellicules fibrillées ultérieurement. 42. Feuille laminée selon revendication 40, dans laquelle 15 les pellicules ont une structure en forme de réseau ou filet, ladite première pellicule étant orientée dans la direction longitudinale et 'ladite deuxième pellicule dans la direction latérale. 43. Feuille laminée selon revendication 40, dans laquelle 20 les pellicules sont des pellicules ajourées comprenant une multiplicité de rubans orientés, axialement allongés, inter- t out, , connectés, pour former uryen des noeuds espaces sur la surface de ladite pellicule,chaque ruban étant écarté des rubans adjacents sauf auxdits noeuds pour définir des ouvertures entre 25 lesdits rubans, lesdits rubans étant sensiblement dans un plan commun lorsque ladite pellicule est étalée à plat, les rubans de la première pellicule s'étendant dans la direction longitudinale et les rubans de la deuxième pellicule dans la direction latérale. 30 44. Feuille laminée présentant une extensibilité inhéren te élevée, comprenant une pellicule orientée à fentes préétablies et bouclée, sandvichée entre des éléments crépés. 45. Feuille laminée comprenant une première couche et une deuxième couche, ladite deuxième couche comprenant une pelli-35 cule ajourée incluant une multiplicité de rubans allongés, orientés axialement, interconnectés, pour former un tout, en des noeuds espacés sur la surface-de ladite pellicule, chaque ruban étant écarté des rubans adjacents sauf auxdits noeuds pour définir des ouventares entre lesdits rubans, lesdits rubans ^ Se trouvant sensiblement dans un plan commun lorsque ladite 71 42581 2115462 pellicule est étalée à plat, lesdites première et seconde couches étant fixées ensemble. 46. Feuille laminée préparée par le procédé d'une des revendications 18 à 35*