La présente invention concerne une machine pour garnir des morceaux de viande avec un filet élastique préfabriqué se présentant sous la forme d'une enveloppe cylindrique continue. Les machines connues permettant de mettre en place de tels filets élastiques sont le plus souvent de conception artisanale et ont généralement un rendement assez faible, de sorte que jusqu'à présent, ces filets n'ont jamais été utilisés sur une grande échelle. La présente invention a pour but principal de remédier a cet inconvénient et, pour ce faire, elle a pour objet une machine à mettre la viande sous filet qui se caractérise essentiellement en ce qu'elle comprend sur un bâti, au moins un moule destiné à recevoir le morceau de viande à mettre sous filet, ce moule ayant la forme d'un cylindre ouvert à ses deux extrémités et étant constitué par deux parois semi-cylindriques dont l'une au moins est mobile latéralement par rapport à l'autre entre une position d'ouverture et une position de fermeture du moule, un vérin d'éjection disposé axialement dans le prolongement du moule à l'une de ses extrémités , un tube cylindrique également disposé axialement dans le prolongement du moule mais à son autre extrémité et sur la périphérie duquel est entassée une certaine longueur de filet élastique, le diamètre intérieur de ce tube porte-filet correspondant sensiblement au diametre intérieur du moule fermé, et des moyens de commande pour fermer le moule apres y avoir introduit un morceau de viande, afin de comprimer ce dernier sous une forme cylindrique, et pour actionner ensuite le vérin d'éjection afin que son piston expulse du moule le morceau de viande comprimé qui sty trouve à travers le tube porte-filet, de maniere à recouvrir ainsi automatiquement ce morceau de viande d'une portion de filet élastique lors de sa sortie du tube. On conçoit aisément qu'une telle machine puisse avoir un rendement élevé et permette par conséquent d'utiliser industriellement les filets élastiques préfabriqués. De plus, grâce au fait que la viande est préalablement comprimée sous une forme cylindrique, on obtient des morceaux de viande ayant une excellente présentation, présentation qui est bien supérieure à celle pouvant être obtenue par un ficelage manuel. De préférence, la machine selon l'invention comprend deux moules identiques disposés côte à côte et qui sont associés chacun à un vérin d'éjection et à un tube porte-filet, les parois mobiles de ces deux moules étant rendues solidaires de maniere que la fermeture d'un moule provoque automatiquement l'ouverture de l'autre et réciproquement. Grâce à cette disposition, on peut introduire un nouveau morceau de viande dans le moule qui est ouvert, pendant que le morceau de viande précédent est éjecté du moule fermé, ce qui accroît évidemment considérablement le rendement de la machine. Dans une forme de réalisation particulière de l'invention, les parois mobiles des deux moules sont fixées rigidement sur un chariot monté de manière coulissante sur le bâti et qui est susceptible de se déplacer transversalement sous l'action d'un vérin, ce chariot coulissant étant associé à deux contacts de fin de course commandant respectivement le fonctionnement des deux vérins d'éjection. Ainsi, le vérin d'éjection n'est actionné que lorsque le moule correspondant est correctement fermé, ce qui évite tout risque d'accident. De plus, les deux moules sont pourvus d'un couvercle coulissant commun muni d'une poignée de manoeuvre dont le verrouillage commande automatiquement le départ d'un cycle de fonctionnément de la machine, par l'intermédiaire d'un microcontact associé à chaque moule. Grâce à cette disposition, les temps morts sont réduits au minimum et la cadence de fonctionnement de la machine se trouve liée directement à la vitesse d'introduction des morceaux de viande dans les moules. De préférence, la machine selon l'invention comprend en outre des moyens de coupe pour sectionner automatiquement le filet derrière le morceau de viande sortant du tube porte-filet, et un réceptacle placé à la sortie de chacun des tubes porte-filet pour maintenir le morceau de viande pendant la coupe du filet. Dans une première forme de réalisation de l'invention, les moyens de coupe sont constitués par une lame circulaire, montée sur le chariot de manière à se déplacer transversalement en même temps que celui-ci et dont la rotation est assurée par un pignon engrenant avec une crémaillère fixe. La lame de coupe se déplace ainsi alternativement d'un tube à l'autre sous l'action du chariot, et sectionne par conséquent automatiquement le filet derrière le morceau de viande qui vient d'être éjecté et se trouve maintenu dans le réceptacle correspondant. On notera en outre que la rotation de cette lame est obtenue de façon très simple et permet de sectionner le filet élastique sans aucune difficulté. Dans une variante de réalisation de l'invention, les moyens de coupe sont constitués par deux lames circulaires associées chacune à l'un des tubes portefilet, chaque lame étant solidaire d'un axe excentré porté par le bâti et sur lequel est calé un pignon susceptible d'être entraîné en rotation par une channe de transmission. De préférence, la channe de transmission est mue alternativement dans les deux sens, en synchronisme avec les mouvements du chariot, par l'intermédiaire d'un pignon d'entratnement relié mécaniquement au chariot. Ainsi, en pivotant autour de leur axe excentré les lames circulaires accomplissent un mouvement tournant qui reproduit très exactement l'action d'un couteau manoeuvré à la main, ce qui facilite évidemment considérablement la coupe du filet élastique. Chaque réceptacle est avantageusement constitué de deux demi-coquilles semi-cylindriques, articulées autour d'un axe longitudinal commun et dont les mouvements sont synchronisés sur ceux du chariot, de manière à permettre successivement l'introduction du morceau de viande éjecté du tube porte-filet correspondant, le maintien de ce morceau de viande pendant la coupe du filet, puis son évacuation automatique vers un organe de manutention approprié. Un tel réceptacle constitue donc une véritable pince, capable de s'ouvrir pour permettre une introduction aisée du morceau de viande, puis de se refermer afin de serrer efficacement la viande pendant la coupe du filet. Plusieurs formes d'exécution de l'invention sont décrites ci-après à titre d'exemples, en référence aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 est une vue simplifiée en élévation d'une machine conforme à l'invention - la figure 2 est une vue de dessus en plan, avec arrachement partiel, de cette machine - la figure 3 est une vue en coupe suivant la ligne III-III de la figure 1 - la figure 4 est une vue en coupe suivant la ligne IV-IV de la figure 3 - la figure 5 est une vue de détail à plus grande échelle et en coupe du dispositif de manoeuvre du couvercle des moules - la figure 6 est une vue simplifiée en plan du dispositif de coupe automatique du filet, associé à la machine selon l'invention , - la figure 7 est une vue en coupe suivant la ligne VII-VII de la figure 6 ; et, - les figures 8 et 9 sont des vues simplifiées, en coupe et en élévation, d'un autre mode de réalisation de la machine selon l'invention, montrant notamment une variante du dispositif de coupe automatique du filet. La machine représentée sur les figures 1 à 3 comprend tout d'abord un bâti rigide 1, reposant sur le sol par des pieds 2 et qui supporte deux moules identiques 3 et 4 destinés à recevoir alternativement les morceaux de viande à mettre sous filet. Conformément à l'invention, les deux moules 3 et 4 sont en forme de cylindres ouverts aux deux extrémités et sont constitués chacun par deux parois semi-cylindriques dont l'une au moins est mobile latéralement par rapport à l'autre, entre une position d'ouverture et une position de fermeture du moule. Dans le mode de réalisation particulier décrit ici, les deux moules sont disposés horizontalement et c8te à cate, de part et d'autre d'un élément central fixe 5 formant l'une des parois de chaque moule. L'autre paroi des moules 3 et 4 est formée par deux éléments latéraux mobiles, respectivement 6 et 7, qui sont montés de manière coulissante sur une plaque rectangulaire inférieure 8 constituant le fond des moules. Les trois éléments de moule 5, 6 et 7, ainsi que la plaque de fond 8, sont avantageusement réalisés en une matière plastique dure à faible coefficient de frottement, pour des raisons évidentes d'hygiène et de facilité d'entretien. Les éléments mobiles 6 et 7 des moules sont en outre rendus solidaires, de manière que la fermeture d'un moule provoque automatiquement l'ouverture de l'autre, et réciproquement. Cette solidarisation est assurée par des montants verticaux tels que 9, reliant rigidement les éléments de moule 6 et 7 à un chariot 10, visible sur la figure 4, qui est mobile transversalement par rapport au bâti 1. Le chariot 10 est en effet disposé sous la plaque de fond 8 et il est monté de manière coulissante dans deux glissières transversales 11 fixées sur les pieds 2, gracie à quatre galets de roulement 12. Les déplacements transversaux de ce chariot, qui provoquent l'ouverture et la fermeture des moules, sont assurés par un vérin pneumatique à double effet 13, dont le corps est fixé rigidement à la plaque de fond 8 par des colliers 14.La tige de piston 15 de ce vérin fait saillie de part et dtautre et ses deux extrémités sont fixées au chariot, comme représenté sur les figures 3 ou 4. Le chariot est par ailleurs pourvu de deux cames 16 et 17 coopérant avec deux microcontacts de fin de course 18 et 19, placés sur les pieds 2 du bâti 1 et dont le rôle apparattra plus clairement par la suite. Chacun des moules 3 et 4 est associé à un vérin d'éjection, respectivement 20 et 21, disposé axialement dans le prolongement du moule à l'une de ses extrémités. Ces vérins 20 et 21, par exemple du type pneumatique, sont supportés par une armoire 22, solidaire du bâti 1 et qui pourra avantageusement renfermer l'appareillage électrique de commande de la machine, ainsi que la source d'alimentation en fluide de ses différents vérins de manoeuvre. Ainsi qu'on peut le voir sur les figures 1 ou 2, les tiges des vérins 20 et 21 sont pourvues à leur extrémité d'un piston cylindrique, respectivement 23 et 24, qui est également en matière plastique et dont le diamètre correspond sensiblement au diamètre intérieur du moule fermé. Ces vérins sont par ailleurs recouverts d'un capot de protection 25 venant s'ajuster sur le dessus de l'armoire 22. Chacun des moules 3 et 4 est en outre associé à un tube cylindrique en matière plastique, respectivement 26 et 27, qui est également disposé axialement dans le prolongement du moule, mais à l'extrémité opposée par rapport aux vérins d'éjection 20 et 21. Ces tubes ont un diamètre intérieur qui correspond sensiblement au diamètre intérieur des moules fermés et ils sont conçus pour recevoir sur leur périphérie une certaine longueur de filet élastique préfabriqué 28, se présentant sous la forme d'une enveloppe cylindrique continue. Ce filet élastique 28 peut d'ailleurs avantageusement être enfilé sur les tubes de façon automatique, au moyen d'un appareil annexe d'un type connu, spéciale ment conçu à cet usage. On peut également remarquer que les tubes 26 et 27 sont montés de manière amovible sur le bâti 1 de la machine, grâce à une embase rectangulaire 29 venant s'emboîter dans une glissière appropriée 30. On pourra donc prévoir un certain nombre de tubes de rechange, susceptibles d'être garnis à l'avance avec du filet élastique et pouvant ainsi être mis rapidement en place sur la machine lorsque l'un des tubes 26 ou 27 est épuisé. Les deux moules 3 et 4 sont par ailleurs pourvus d'un couvercle commun 31, de préférence en matière plastique, qui est monté de manière coulissante audessus des moules, dans deux glissières 32 prévues à la partie supérieure du bâti 1. Ce couvercle est conçu pour venir recouvrir celui des deux moules qui est ouvert et vient de recevoir un morceau de viande à garnir, tout en dégageant l'autre moule qui a été fermé lors du cycle précédent, en vue de son ouverture ultérieure. Le couvercle 31 est manoeuvré au moyen d'une poignée 33, disposée verticalement à sa partie supérieure et qui est également conçue pour assurer le verrouillage automatique du couvercle dans l'une ou l'autre de ses deux positions. A cet effet, et comme représenté sur la vue en coupe de la figure 5, la poignée 33 est fixée -à sa partie inférieure sur une tige 34, montée de manière coulissante à l'intérieur d'un tube carré 35 fixé rigidement sur le couvercle 31. L'extrémité libre de cette tige est susceptible de faire saillie à l'extérieur du tube 35, sous l'action d'un ressort de rappel 36, et peut ainsi venir en prise dans l'une ou l'autre de deux perforations 37 et 38 ménagées à des emplacements appropriés du bâti 1, afin de verrouiller le couvercle dans la position désirée. On peut également remarquer que les perforations 37 et 38 traversent de part en part la paroi correspondante du bâti 1 et que des doigts mobiles 39 et 40 sont montés de manière coulissante en regard de ces perforations, comme représenté sur la figure 2, grâce à une plaque-support 41. Ces doigts 39 et 40 peuvent ainsi être sollicités directement par l'extrémité de la tige coulissante 34, à travers la perforation correspondante du bâti 1, et sont respectivement associés à deux microcontacts 42 et 43 commandant le fonctionnement de la machine. Le verrouillage du couvercle 31 déclenche donc automatiquement le départ d'un cycle, ce qui évite toute perte de temps inutile. La machine selon l'invention est en outre avantageusement équipée d'un dispositif de coupe automatique du filet élastique 28, placé à la suite des tubes porte-filet 26 et 27. Ce dispositif, désigné dans son ensemble par la référence 44, est représenté de manière schématique sur les figures 6 et 7 et comprend tout d'abord une lame de coupe circulaire 45, montée de manière rotative dans des paliers 46 fixés sur une traverse-support 47. Cette traverse 47 est reliée rigidement au chariot mobile 10 par des longerons tels que 48, de manière que la lame 45 se déplace alternativement d'un tube à l'autre, au rythme du chariot. De plus, un pignon denté 49 est calé sur l'axe de la lame 45 et engrène avec une crémaillère fixe 50, de manière à assurer automatiquement la rotation de cette lame lorsqu'elle se déplace transversalement sous l'action du chariot mobile 10.La crémaillère 50 pourra par exemple être fixée sur les pieds 2 du bâti 1 par des supports tels que 51. Le dispositif de coupe automatique 44 comprend également deux réceptacles 52 et 53, disposés respectivement dans l'alignement des deux tubes porte-filet 26 et 27, pour maintenir le morceau de viande garni pendant la coupe de son filet élastique. Chacun de ces réceptacles est constitué par une demi-coquille supérieure 54 et une demi-coquille inférieure 55, par exemple en aluminium, de forme semi-cylindrique et qui sont articulées autour d'un axe longitudinal commun fixe 56. Les demi-coquilles 54 et55 peuvent en outre pivoter de manière indépendante autour de leur axe commun, grâce à deux petits vérins pneumatiques 57 et 58, commandés en synchronisme avec le déplacement du chariot mobile 10. On va maintenant décrire le fonctionnement de la machine à mettre la viande sous filet, conforme à l'invention. Au départ, la machine se trouve par exemple dans la position représentée sur les figures, avec le moule 3 ouvert, le couvercle 31 verrouillé au-dessus du second moule 4 qui est fermé, et les deux tubes porte-filet 26 et 27 en place dans leurs glissières respectives. On aura également pris soin de dégager au préalable une certaine portion d'extrémité du filet élastique 28 de chacun des deux tubes 26 et 27, afin que ces portions d'extrémité obturent partiellement l'orifice de sortie des tubes sous effet de leur propre élasticité, comme représenté en 59 sur les figures. La machine est alors prête à fonctionner et on introduit donc un morceau de viande à mettre sous filet dans le moule ouvert 3. On déverrouille ensuite le couvercle 31 en tirant sur la poignée 33, de manière que l'extrémité de la tige coulissante 34 se dégage de la perforation 38 du bâti 1. Lorsque le couvercle est déverrouillé, on le fait coulisser transversalement dans les glissières 32, toujours au moyen de la poignée 33, jusqu'à ce qu'il vienne recouvrir l'ouverture du moule 3. L'extrémité de la tige de verrouillage 34 se trouve alors en regard de la perforation 37 du bâti 1 et vient s'y engager automatiquement sous l'action du ressort de rappel 36 lorsque la poignée de manoeuvre 33 est relachée. En s'engageant dans la perforation 37 du bâti, l'extrémité de la tige 34 sollicite également le doigt mobile 39 et provoque par conséquent l'actionnement du microcontact associé 42, ce qui déclenche un cycle de fonctionnement automatique de la machine. Le microcontact 42 commande en effet directement le fonctionnement du vérin 13 de déplacement du chariot mobile 10, dans le sens qui correspond à la fermeture du moule 3. Sous l'action du vérin 13, le chariot 10 se déplace donc transversalement dans ses glissières 11, vers la droite selon la figure 3, et rapproche ainsi l'élément mobile 6 de l'élément fixe 5, ce qui provoque la fermeture du moule correspondant 3. Simultanément, l'élément mobile 7 s'écarte de l'élément fixe 5 et provoque par conséquent l'ouverture de l'autre moule 4. Le morceau de viande placé à l'intérieur du moule 3 se trouve comprimé entre les deux parois semi-cylindriques du moule, au fur et à mesure de sa fermeture, et finit par prendre une forme parfaitement cylindrique lorsque le chariot 10 arrive en fin de course, ce qui correspond à la fermeture complète de ce moule. En arrivant en fin de course, la came 17 portée par le chariot actionne le microcontact 19 qui commande directement le fonctionnement du vérin d'éjection 20 associé au moule 3. Ainsi, le vérin d'éjection n'est actionné que lorsque le moule correspondant est correctement fermé, ce qui évite tout risque d'accident. On notera également que le second moule 4 se trouve alors complètement ouvert et dégagé, ce qui permet d'y introduire d'ores et déjà un autre morceau de viande à mettre sous filet. Lorsque le vérin 20 est actionné, son piston 23 s'avance à l'intérieur du moule 3 et expulse donc le morceau de viande qui s'y trouve vers à travers le tube porte-filet 26. La longueur de la tige de ce vérin est en effet calculée de manière qu'en fin de course, le piston dépasse légèrement le niveau de l'orifice de sortie du tube porte-filet.En sortant du tube 26, le morceau de viande vient accrocher l'extrémité rétrécie 59 du filet élastique 28 par sa face avant et se trouve ainsi automatiquement revêtu d'une portion de ce filet élastique, qui se détache du tube au fur et à mesure des besoins sous l'effet de la simple traction exercée par le morceau de viande. I1 convient par ailleurs de remarquer que la lame de coupe 45, qui au départ se trouvait en regard de l'orifice de sortie du tube 26, stest déplacée transversalement sous l'action du chariot 10, libérant ainsi le passage pour le morceau de viande, et se trouve maintenant en regard du tube 27. A sa sortie du tube 26, le morceau de viande revêtu de filet élastique est recueilli dans le réceptacle correspondant 52. La demi-coquille supérieure 54 de ce réceptacle se trouve alors en position relevée, comme représenté sur la figure 7, afin de faciliter l'introduction du morceau de viande sur la demi-coquille inférieure 55, qui elle, se trouve en position horizontale, juste dans le prolongement du tube 26. Le vérin 57 assurant le soulèvement de la demi-coquille supérieure 54 pourra avantageusement être commandé directement par le microcontact 19, de manière que ce soulèvement se fasse au début du mouvement d'avance du piston 23 équipant le vérin d'éjection 20.Ce mue microcontact 19 pourra d'ailleurs également commander le vérin 58, de manière à assurer le retour en position horizontale de la demi-coquille inférieure 55 qui, comme on le verra par la suite, se trouvait aup-aravant en position basse. il va de soi que réciproquement le microcontact 18 commande les vérins 57 et 58 du second réceptacle 53, de manière à assurer simultanément le soulèvement de ses deux demicoquilles 54 et 55. Le piston 23 du vérin d'éjection 20 revient ensuite à sa position de départ et on peut alors déverrouiller le couvercle 31 pour l'amener au-dessus du moule ouvert 4, qui a reçu entre-temps un nouveau morceau de viande à mettre sous filet. Lorsque l'extrémité de la tige 34 de la poignée 33 s'engage dans la perforation 38 du bâti pour verrouiller le couvercle 31 au-dessus du moule 4, elle sollicite également le doigt mobile 40 qui actionne alors le microcontact associé 43. Ce faisant, on déclenche un nouveau cycle de fonctionnement de la machine, analogue au précédent, mais qui concerne maintenant le morceau de viande se trouvant dans le moule 4. Le microcontact 43 commande le fonctionnement du vérin 13 de déplacement du chariot mobile 10 dans le sens qui correspond à la fermeture du moule 4, et par conséquent à l'ouverture du moule 3. Sous l'action du vérin 13, le chariot 10 revient donc dans la position représentée sur les figures. Simultanément, le microcontact 43 commande le vérin 57 du réceptacle 52, de manière que la demicoquille supérieure 54 vienne se rabattre sur le morceau de viande reposant sur la demi-coquille inférieure 55, afin de le serrer efficacement. I1 va de soi que réciproquement, le microcontact 42 commandera également l'abaissement de la demicoquille supérieure 54 du second réceptacle 53. Au cours du déplacement transversal du chariot 10, la lame de coupe 45, qui en est solidaire par l'intermédiaire des longerons 48, vient sectionner le filet élastique 28 derrière le morceau de viande maintenu entre les deux demicoquilles 54 et 55 du réceptacle 52. Cette lame de coupe est en effet simultanément animée d'un mouvement de rotation, grâce à son pignon 49 engrenant avec la crémaillère 50, et découpe par conséquent le filet élastique sans aucune difficulté. On notera en outre que la lame 45 découpe ce filet élastique à une certaine distance en avant de l'orifice de sortie du tube 26, afin qu'il se reforme une portion d'extrémité rétrécie 59 pour le morceau de viande suivant. Lorsque le chariot 10 arrive en fin de course, sa came 16 actionne le microcontact associé 18 et déclenche ainsi le fonctionnement du vérin d'éjection 21. Le cycle se poursuit ensuite de façon parfaitement identique à ce qui a été décrit précédemment, jusqu'à l'expulsion du morceau de viande se trouvant dans le moule 4 et sa réception par le réceptacle 53. Le morceau de viande garni de filet élastique se trouvant dans le réceptacle 52 est évacué automatiquement, par exemple vers un panier de réception 60 disposé en dessous, grâce à l'abaissement de la demi-coquille inférieure 55. Cet abaissement de la demi-coquille inférieure 55 pourra par exemple être commandé directement par le microcontact 42, soit au début du cycle de fonctionnement suivant. Réciproquement, le microcontact 43 commandera l'abaissement de la demicoquille inférieure 55 du réceptacle 53, afin d'assurer l'évacuation automatique du morceau de viande qui s'y trouve. On conçoit aisément qu'une telle machine puisse avoir un rendement élevé et permette par conséquent d'utiliser les filets élastiques préfabriqués de façon industrielle. De plus, les morceaux de viande ou ratis obtenus avec cette machine conservent une forme sensiblement cylindrique et ont par conséquent une excellente présentation. I1 convient en outre de remarquer qu'une seule personne suffit pour faire fonctionner la machine selon l'invention, car les seules opérations à effectuer sont l'introduction des morceaux de viande dans les moules et la manoeuvre du couvercle coulissant 31. La cadence de fonctionnement de cette machine est d'ailleurs liée directement à la vitesse d'introduction des morceaux de viande dans les moules, puisque ses différents cycles sont déclenchés automatiquement par le verrouillage du couvercle. Dans la variante de réalisation représentée sur la figure 8, le disposés tif de coupe automatique du filet, désigné dans son ensemble par la référence 61, est essentiellement constitué par deux lames circulaires 62 et 63, associées respectivement aux deux tubes porte-filet 26 et 27. Chacune de ces lames est solidaire d'un axe excentré 64, supporté de manière rotative dans un palier 65 fixé au bâti 1. Un pignon 66, susceptible d'être entrasse en rotation par une channe de transmission 67, est en outre calé sur chacun des axes 64. La chatne de transmission 67 est elle-même entravée par un pignon denté 68 qui est calé sur un arbre moteur 69 supporté de manière rotative dans des paliers tels que 70 fixés au bâti 1. Un galet tendeur 71 est par ailleurs prévu pour assurer une tension constante de la chaîne en cours de fonctionnement. On peut également remarquer que les deux lames 62 et 63 sont décalées l'une par rapport à l'autre, comme représenté sur la figure 8. Ainsi, lorsque l'une de ces lames se trouve en position basse, afin de dégager la sortie du tube porte-filet correspondant, l'autre lame se trouve en position haute, et réciproquement. La rotation du pignon denté 68 peut naturellement être commandée par des moyens entièrement indépendants, ou bien par l'intermédiaire d'une crémaillère solidaire du chariot 10 et engrenant avec un pignon calé sur l'arbre 69, ce qui assurerait automatiquement la synchronisation des différents mouvements des lames avec ceux du chariot. Un autre mode d'exécution particulièrement avantageux de cette commande est illustré sur la figure 9 qui représente une variante de réalisation de la machine selon l'invention. Dans cette variante, c'est ltélément central 5 des moules 3 et 4 qui est mobile, alors que les éléments latéraux 6 et 7 sont fixes. L'élément central 5 est d'ailleurs fixé directement sur le chariot mobile 10, qui coulisse transversalement sur des guides cylindriques 72 grâce à des roues à gorge 73. On notera qu'un tel mode de réalisation se prête particulièrement bien à une interchangeabilité des moules, ce qui permet, le cas échéant, d'adapter la machine au calibre des produits à mettre sous filet. I1 va de soi en effet que les machines conformes à l'invention peuvent servir à conditionner sous filet des produits autres que la viande, alimentaires ou non d'ailleurs. I1 va de soi en outre que de telles machines peuvent non seulement être utilisées pour conditionner des produits sous filet, mais également sous boyau et, d'une façon plus générale, sous tout emballage plastique, rétractable ou non. Le déplacement transversal du chariot mobile 10 est assuré par un vérin pneumatique 74, monté de manière articulée sur le bâti 1 dans une chape 75. La tige 76 de ce vérin est reliée à l'une des extrémités d'un levier coudé 77, monté de manière pivotante dans un palier fixe 78 et dont l'autre extrémité est en prise sur le chariot 10.Ainsi, le mouvement alternatif de translation du chariot 10 se trouve transformé, au niveau du levier coudé 77, en un mouvement alternatif de rotation qui permet de commander directement le dispositif de coupe 61 de la machine. I1 suffit en effet pour cela, comme représenté sur la figure 9, de rendre le levier 77 solidaire en rotation de l'arbre moteur 69 sur lequel est calé le pignon d'entratnement 68 de la channe de transmission 67, On conçoit aisément qu'en tournant autour de leur axe excentré 64, les lames 62 et 63 agissent sur le filet élastique à la manière d'un couteau manoeuvré à la main. De telles lames peuvent donc découper très facilement le filet élastique 28 derrière les morceaux de viande qui viennent d'être garnis et qui sont alors maintenus dans leurs réceptacles respectifs 52 ou 53. I1 va de soi, par ailleurs, que les modes de réalisation de l'invention qui viennent d'être décrits nel'ontAté qu'à titre d'exemples non limitatifs et qu'on peut leur apporter de nombreuses modifications sans sortie, pour autant, du cadre de la présente invention. REVENDICATIONS 1.- Machine pour garnir des morceaux de viande avec un filet élastique préfabriqué se présentant sous la forme d'une enveloppe cylindrique continue, caractérisée en ce qu'elle comprend sur un bâti, au moins un moule destiné à recevoir le morceau de viande à mettre sous filet, ce moule ayant la forme d'un cylindre ouvert à ses deux extrémités et étant constitué par deux parois semi-cylindriques dont l'une au moins est mobile latéralement par rapport à l'autre entre une position d'ouverture et une position de fermeture du moule, un vérin d'éjection disposé axialement dans le prolongement du moule à l'une de ses extrémités, un tube cylindrique également disposé axialement dans le prolongement du moule mais à son autre extrémité et sur la périphérie duquel est entassée une certaine longueur de filet élastique, le diamètre intérieur de ce tube porte-filet correspondant sensiblement au diamètre intérieur du moule fermé, et des moyens de commande pour fermer le moule après y avoir introduit un morceau de viandes afin de comprimer ce dernier sous une forme cylindrique, et pour actionner ensuite le vérin d'éjection afin que son piston expulse du moule le morceau de viande comprimé qui s'y trouve à travers le tube portefilet, de manière à recouvrir ainsi automatiquement ce morceau de viande d'une portion de filet élastique lors de sa sortie du tube. 2.- Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comprend deux moules identiques disposés cate à côte et qui sont associés chacun à un vérin d'éjection et à un tube porte-filet, les parois mobiles de ces deux moules étant rendues solidaires de manière que la fermeture d'un moule provoque automatiquement l'ouverture de l'autre et réciproquement. 3.- Machine selon la revendication 2, caractérisée en ce que les parois mobiles des deux moules sont fixées rigidement sur un chariot monté de manière coulissante sur le bâti et qui est susceptible de se déplacer transversalement sous l'action d'un vérin, ce chariot coulissant étant associé à deux contacts de fin de course commandant respectivement le fonctionnement des deux vérins d'éjection. 4.- Machine selon la revendication 2 ou 3, caractérisée en ce que les deux moules sont pourvus d'un couvercle coulissant commun muni d'une poignée de manoeuvre dont le verrouillage commande automatiquement le départ d'un cycle de fonctionnement de la machine, par l'intermédiaire d'un microcontact associé à chaque moule. 5.- Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce qu'elle comprend en outre des moyens pour sectionner automatiquement le filet derrière le morceau de viande sortant du tube porte-filet, et un réceptacle placé à la sortie de chacun des tubes porte-filet pour maintenir le morceau de viande pendant la coupe du filet. 6.- Machine selon la revendication 5, caractérisée en ce que les moyens de coupe sont constitués par une lame circulaire, montée sur le chariot de manière à se déplacer transversalement en même temps que celui-ci et dont la rotation est assurée par un pignon engrenant avec une crémaillère fixe. 7.- Machine selon la revendication 5, caractérisée en ce que les moyens de coupe sont constitués par deux lames circulaires associées chacune à l'un des tubes porte-filet, chaque lame étant solidaire d'un axe excentré porté par le bâti et sur lequel est calé un pignon susceptible d'être entraîné en rotation par une chaine de transmission. 8.- Machine selon la revendication 7, caractérisée en ce que la chaine de transmission est mue alternativement dans les deux sens, en synchronisme avec les mouvements du chariot, par l'intermédiaire d'un pignon d'entraînement relié mécaniquement au chariot. 9.- Machine selon l'une quelconque des revendications 5 à 8, caractérisée en ce que chaque réceptacle est constitué de deux demi-coquilles semi-cylindriques, articulées autour d'un axe longitudinal commun et dont les mouvements sont synchronisés sur ceux du chariot, de manière à permettre successivement l'introduction du morceau de viande éjecté du tube porte-filet correspondant, le maintien de ce morceau de viande pendant la coupe du filet, puis son évacuation automatique vers un organe de manutention approprié.