La présente invention a pour objet une composition plastique à motifs, ainsi qu'un procédé de fabrication de cette composition. Elle concerne plus particulièrement un procédé consistant à incorporer une matière insoluble dans une base de résine synthétique thermoplastique, ainsi que la composition et les articles obtenus au moyen de ce procédé. Des procédés de ce type sont connus dans la technique. Dans un de ces procédés, on incorpore une matière fibreuse colorée dans une résine synthétique avant de réaliser la composition finale. On étale la matière dans la composition finale de préférence dans une direction. Etant donné la forte orientation des fibres dans le sens delta fabrication, la composition ressemble peu à un tapis malgré la présence des fibres. Dans un autre procédé, on obtient l'aspect d'un tapis, mais dans ce procédé les fibres d'un tapis à touffes sont ensuite recouvertes d'une résine synthétique, et étant donné qu'on fabrique d'abord le tapis entier ce procédé est onéreux. Les recherches qui ont abouti à la présente invention ont montré qu'on peut fabriquer une composition plastique à motifs d'une façon simple, dans laquelle l'aspect de tapis est plus marqué, tout en procédant d'une manière simple et bon marché. L'invention a donc pour objet un procédé de fabrication d'une composition plastique à motifs consistant à incorporer une matière insoluble dans une base de résine synthétique thermoplastique, à mélanger la résine synthétique avec la matière insoluble et à la travailler sous la forme d'une feuille, cette feuille étant ensuite déchiquetée en morceaux aux dimensions désirées, et ces morceaux étant incorporés ultérieurement dans un support en quantités déterminées à l'avance et assemblés par chauffage en une couche cohérente. On produit l'effet décoratif en appliquant dans des directions différentes, à côté et au-dessus de chaque élément plastique plat, d'autres de ces éléments, ces éléments plastiques comprenant des fibres et/ou des matières en poudre de préférence colorées. Dans ce procédé, on enrobe les matières fibreuses différemment dirigées, ce qui donne lieu à un bel effet décoratif. Pour produire des effets spéciaux, on peut également utiliser des poudres de matières en paillettes en plus, ou au lieu des fibres (par exemple les textiles, la cellulose, le bois, l'amiante, le sezze) Les éléments décoratifs qui forment la couche à motifs sont d'abord travaillés en une feuille séparée, puis combinés dans des proportions déterminées à l'avance, et fondus par chauffage, éventuellement en appliquant une pression.On ajoute des fibres, des paillettes ou des poudres colorées à une résine synthétique ou aux composants d'une composition de résine synthétique qui peut à nouveau être plastifiée par calandrage, extrusion, moulage, compression, ou étalement, en chauffant simultanément ou ultérieurement, ou par une autre technique appropriée. Dans une technique appropriée mentionnée ci-dessus, on produit séparément à partir de la charge séparée correspondante une feuille pour chaque couleur utilisée, puis on déchiquette cette feuille en morceaux de dimension désirée afin de produire l'effet décoratif désiré, par exemple en la coupant, en la brisant, ou en la perçant. Pour faciliter cette désagrégation, il est recommandé de gélifier la feuille intermédiaire jusqu'à un degré égal à D0 % au plus de sa rigidité maximale.On mélange ensuite les morceaux obtenus comprenant des poudres, des paillettes ou des fibres de couleurs différentes dans les proportions désirées pour obtenir l'effet voulu. On étale ensuite le mélange formé des morceaux, en quantités déterminées à l'avance, sur un support permanent ou temporaire. Les supports permanents sont par exemple un tissu ou un feutre, et les supports temporaires un papier moulé à la forme de film, un ruban métallique ou des rouleaux métalliques. Ensuite, on fond par chauffage les morceaux en une couche cohérente, en combinant éventuellement une compression avant, pendant ou après le traitement thermique. Suivant les résultats désirés, on peut d'abord, si on le désire, appliquer une couche plastique ou liquide sur le support, par exemple une couche de latex ou de plastisol, dans laquelle les morceaux sont ensuite comprimés et/ou assemblés par fusion. La couche à motifs une fois formée, on peut obtenir des effets particuliers en utilisant de façon connue une calandre lisse ou à nervures. Si la couche plastique est formée sur un support temporaire, on retire ensuite ce support et on utilise alors la matière sous la forme d'une feuille libre ou stratifiée sur un autre matériau, suivant l'utilisation désirée. Si dans le procédé on part de fibres ou de paillettes qui sont plus longues dans une direction que dans les autres, il est possible d'obtenir des résultats surprenants avec des morceaux provenant seulement d'une feuille, par suite de l'orientation changeante des fibres ou des paillettes. On obtient bien entendu un effet plus marqué avec des couleurs différentes, appliquées sur plusieurs feuilles différemment colorées. Les exemples suivants illustrent la présente invention. Exemple 1 On mélange de façon homogène 100 parties en poids d'un plastisol ayant la composition suivante Chlorure de polyvinyle 100 parties en poids Phtalate de dioctyle 25 parties en poids Phtalate de butyl-benzyle 25 parties en poids Stabilisant de baryum et de cadmium 2 parties en poids avec 1,2 partie en poids de fibres de rayonne marron moyen, de 3 deniers et de 4 mm de long. On étale régulièrement ce mélange en une couche de 0,25 mm d'épaisseur sur un papier-film et on chauffe cette couche à 1300C à l'aide de radiateurs à infrarouges. On sépare du papier-film la feuille formée et on la déchiquette dans un broyeur en morceaux ayant en moyenne 12 mm de long au maximum. On étale ensuite une couche de plastisol de 0,2 mm d'épaisseur sur un tissu de coton de 200 g/m2, ce plastisol ayant la composition cidessus mais étant coloré en beige par l'addition de pigments. En utilisant un appareil à doser, on répartit régulièrement les morceaux formés sur le plastisol étalé, afin que 450 g de morceaux 2 soient appliqués par m de tissu. On fait alors passer le tissu ainsi préparé dans un tunnel à gélifier dans lequel lamatière est chauffée à 18500 environ. A cette température, les morceaux fondent les uns avec les autres et avec la sous-couche de plastisol. Finalement, on presse une nervure en cuir dans la couche plastique chaude sortant du tunnel à gélifier, au moyen d'un rouleau à gaufrer froid. Le produit obtenu convient pour fabriquer des valises et des sacs de voyage. Exemple 2 la matière de départ est un plastisol ayant la formule suivante : Chlorure de polyvinyle 100 parties en poids Phtalate de butyl-benzyle 25 parties en poids Phtalate de dioctyle 25 parties en poids Stabilisant époxy 5 parties en poids Stabilisant-d'étain 2 parties en poids On ajoute respectivement à trois fractions de 100 parties en poids de ce plastifiant 1,5 partie en poids de fibres de nylon longues de 3 mm de couleur gris clair, 1,5 partie de fibres de nylon longues de 7 mm de couleur gris moyen et 1,5 partie de fibres de nylon longues de 4,5 mm de couleur noire, de 6 deniers, et on répartit uniformément les fibres sur le plastisol en les mélangeant. On étale sur du papier-film une couche de 0,24 mm d'épaisseur de ce mélange et on chauffe au moyen de radiateurs à infrarouges à 13etc environ. On sépare les feuilles du papier-film et on les déchiquette en morceaux ayant en moyenne au maximum 15 mm de long. On mélange les morceaux formés dans un rapport en poids gris clair/gris moyen/ noir égal à 80/15/5. On répartit ensuite régulièrement le mélange, à l'aide d'un appareil à doser, sur une couche de plastisol incolore de 0,25 mm d'épaisseur ayant la composition ci-dessus, sur du papierfilm, en une quantité telle qu'on ajoute 400 g de mélange par m2. On envoie ensuite le produit ainsi traité dans un tunnel à gélifier qui chauffe la matière à 18500 environ, ce qui fait fondre les morceaux avec la sous-couche de plastisol en une couche plastique. On presse un motif décoratif dans la couche plastique chaude sortant du tunnel à gélifier à l'aide d'un rouleau à gaufrer froid, puis on sépare la couche plastique du papier-film. Le produit formé peut être utilisé comme linge de table. Exemple 3 On prépare dans un mélangeur Banbury trois mélanges séparés ayant la composition suivante Inrédients Mélange A lan B Melange C (parties en poids) Chlorure de polyvinyle 100 100 100 Phtalate de butyl-benzyle 35 35 35 Stabilisant époxy 5 5 5 Stabilisant de baryum et de cadmium 3 3 3 Acide stéarique 1 1 1 Stéarate de calcium t 1 1 Fibres de bois de couleur naturelle 15 = Inrrédients (suite) -élarage A lélalzffe C Fibres de bois de couleur marron clair - 15 Fibres de bois de couleur marron foncé - - 15 Les fibres de bois ont au maximum 3 mm de long et 0,21 mm d'épaisseur. On fait ensuite passer chaque mélange dans une calandre jusqu'à ce qu'on obtienne une feuille de 0,5 mm d'épaisseur.On coupe les feuilles en morceaux de forme et de dimension variées dans un broyeur-coupeur jusqu'à ce qu'on obtienne des morceaux de 15 mm au maximum. On mélange les morceaux obtenus dans un rapport en poids couleur naturelle/marron clair/marron foncé égal à 70/20/10. On étale sur un tissu de jute pesant 350 g/m2 une couche de 0,35 mm d'un plastisol ayant la composition suivante Chlorure de polyvinyle 100 parties en poids Phtalate de dioctyle 45 parties en poids Stabilisant époxy 5 parties en poids Stabilisant de baryum et de cadmium 2 parties en poids Craie 10 parties en poids Blanc de titane 5 parties en poids Oxyde jaune 0,5 partie en poids A l'aide d'un appareil à doser, on répartit uniformément le 2 mélange de morceaux sur la couche de plastisol à raison de 850 g/m2, puis on envoie la matière dans un tunnel à gélifier dans lequel elle fond à 18500 en une couche plastique. On corrige ultérieurement les petites irrégularités superficielles possibles en pressant la couche plastique sur un cylindre métallique maintenu à 700C. Après refroidissement, le produit obtenu convient comme revêtement de sol. Exemple 4 On prépare dans un mélangeur Banbury trois mélanges séparés ayant la composition suivante Inzrédients Mélange D Mélange-E Mélange F (parties en poids) Chlorure de polyvinyle 100 100 100 Phtalate de butyl-benzyle 35 75 35 Stabilisant époxy 5 5 5 Stabilisant de baryum et de cadmium 3 3 3 Acide stéarique 1 1 1 Stéarate de calcium 1 1 1 I édiezrt;;s (suite) Mélange B tian E Mélange F Sciure de bois couleur naturelle de 0,250 mm 7 - Sciure de bois brun-rouge de 0,250 mm - 7 Sciure de bois noir de 0,250 mm - -- 7 On fait passer chaque mélange entre les cylindres d'une calandre jusqu'à ce qu'on obtienne une feuille de 0,35 mm d'épaisseur. On coupe les feuilles dans un broyeur-coupeur en morceaux de forme et de dimensions variées, ayant en moyenne au maximum 9 mm de long. On mélange ensuite les morceaux dans un rapport couleur naturelle/ brun-rouge/noir égal à 85/15/5. On étale sur un papier-film une couche de 0,35 mm d'épaisseur ayant la composition suivante Chlorure de polyvinyle 100 parties en poids Phtalate de dioctyle 45 parties en poids Stabilisant époxy 5 parties en poids Stabilisant de baryum et de cadmium 2 parties en poids Craie 20 parties en poids Blanc de titane 5 parties en poids Oxyde jaune 0,5 partie en poids Oxyde rouge 0,2 partie en poids Noir de carbone 0,02 partie en poids On répartit uniformément le mélange de morceaux, à l'aide d'un appareil à doser, sur la couche de plastisol à raison de 600 g/m2, puis on fait passer le produit obtenu dans un tunnel à gélifier dans lequel les morceaux fondent ensemble et avec la sous-couche, en une couche plastique, par chauffage à 18500 environ. Dans la couche plastique chaude, on forme par pression un relief à l'aide d'un rouleau à gaufrer froid. Le produit final peut être utilisé comme boiserie. Exemple 5 Comme décrit dans l'exemple 2, on prépare trois mélanges de 100 parties en poids d'un plastisol, chacun contenant 1,0 partie en poids de fibres de rayonne de 4 mm de long, vert clair, vert moyen et vert foncé, de 6 deniers, à partir d'un plastisol ayant la composition Chlorure de polyvinyle 100 parties en poids Phtalate de butyl-benzyle 35 parties en poids Stabilisant époxy 5 parties en poids Stabilisant d'étain 2 parties en poids On étale chaque mélange en une couche de 0,40 mm d'épaisseur sur du papier-film et on les chauffe à 1200C environ à l'aide de radiateurs à infrarouges. On sépare les feuilles du papier-film et on les réduit en morceaux ayant, en moyenne, au maximum 15 mm de long.On mélange les morceaux avec un rapport en poids vert clair/vert moyen/vert foncé, égal à 85/10/5, et on les répartit à raison de 700 g/m avec un appareil à doser sur un feutre de jute pesant 700 g/m2 sur lequel une couche de plastisol incolore de 0,3 mm d'épaisseur ayant la composition indiquée ci-dessus a été appliquée au préalable sur une couche d'apprêt de chlorure de polyvinyle de couleur vert clair-. On fait passer le produit ainsi obtenu dans un tunnel à gélifier dans lequel les morceaux sont fondus ainsi que le plastisol incolore à environ 185 C, en une couche plastique à motifs attrayants. Avec une calandre à nervures, on forme un relief peu profond dans le produit, qui convient tout particulièrement comme revttement de sol. Il va de soi que la présente invention n'a été décrite qu'à titre explicatif, mais nullement limitatif, et qu'elle est susceptible de diverses variantes sans sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1. Composition plastique à motifs, caractérisée par le fait qu'elle comprend une couche cohérente formée de morceaux d'au moins une feuille obtenue en mélangeant une base de résine synthétique thermoplastique avec une matière qui est insoluble dans cette base de résine, et en travaillant ce mélange sous la forme d'une feuille. 2. Composition plastique à motifs selon la revendication 1, caractérisée par le fait que pour chaque type ou couleur de matière insoluble, on forme une feuille séparée. 3. Composition plastique à motifs selon la revendication 1 ou 2, caractérisée par le fait qu'on forme la couche cohérente avec les morceaux et une sous-couche plastique ou liquide. 4. Composition plastique à motifs selon la revendication 3, caractérisée par le fait que la matière de la sous-couche est un latex. 5. Composition plastique à motifs selon la revendication 3, caractérisée par le fait que la matière de la sous-couche est un plastisol. 6. Procédé de fabrication d'une composition plastique à motifs dans lequel on incorpore une matière insoluble dans une base de résine synthétique thermoplastique, caractérisé par le fait qu'on mélange la résine synthétique thermoplastique avec la matière insoluble, et qu'on la travaille sous la forme d'une feuille, cette feuille étant divisée en morceaux de dimensions désirées, puis on met les morceaux, en quantités déterminées à l'avance, sur un support et on les assemble par chauffage en une couche cohérente. 7. Procédé selon la revendication b, caractérisé par le fait qu'on retire le support après avoir chauffé les morceaux en une couche cohérente. 8. Procédé selon la revendication b ou 7, caractérisé par le fait qu'on gélifie la feuille seulement jusqu'à 30 fio au plus de sa rigidité maximale. 9. Procédé selonAdesrevendications b à 8, caractérisé par 9. Procédé b à 8, caractérisé par le fait qu'en présence de matières insolubles différemment colorées, on produit une feuille séparée et on la coupe en morceaux pour chaque- couleurdifférente de matière. des Proeede selo j des revendications b à 9, caractérisé par le fait qu'on applique sur le support une soueacouche plastique ou liquide avant d'appliquer les morceaux sur le support. 11. Procédé selon la revendication 10,-caractérisé par le fait que la sous-couche comprend un latex. 12. Procédé selon la revendication 10, caractérisé par le fait que la sous-couche comprend un plastisol. 13. Produits obtenus au moyen du procédé selon l'une quelconque des revendications b à 12.