La présente invention est relative à une structure d > élec- trode utilisable notamment dans une installation électrolytique bipolaire de type filtre-presse pour l'électrolyse de solutions aqueuses d'halogénures alcalins. En ce qui concerne l'installation électrolytique de type filtre-presse, la Demanderesse a mis au point une installation permettant la préparation d'un chlorate, hypochlorite ou perchlorate de métal alcalin (brevet Japonais nO 734.615) dans laquelle la fuite de courant électrique habituelle dans ce type d'installation est presque complètement eliminée simplement à l'aide d'un joint d'étanchéité appliqué sur l'endroit où la fuite se produit, avec pour résultat une diminution de la tension nécessaire pour l'électrolyse, un assemblage simplifié, le libre choix de la capacité de l'installation et autres avantages.Toutefois, il s'est avéré qu'on peut encore perfectionner cette installation car, lorsqu'on utilise le graphite comme matériau d'électrode, outre les difficultés de réalisation d'une électrode mince ou de grandes dimensions, il se produit une diminution du rendement de la tension et/ou du courant du au fait que la surface de l'électrode est recouverte par les gaz engendrés par l'é- lectrolyse, au dépôt de tartre sur la cathode et à la création de cheminements préférentiels pour l'électrolyte s'écoulant dans la chambre d'électrolyse. Lorsqu'on utilise un métal, au lieu de graphite, comme matériau d'électrode, on peut réaliser une électrode mince ou de grandes dimensions, ce qui n'est pas possible avec le graphite; toutefois, on ne disposait pas encore, à ce jour, de matériaux utilisables comme électrodes (cathode ou anode). Bien qu'on ne puisse les assembler par soudage classique, on peut obtenir une plaque composite utilisable comme électrode, comportant deux métaux (par exemple du titane et du fer), sous forme de plaque métallique revêtue par pulvérisation. Toutefois, pour activer la surface d'une électrode réalisée à l'aide de la plaque métallique revêtue, il est nécessaire d'appliquer un agent d'activation sur l'électrode, par dépôt ou revêtement, et de procéder ensuite à un traitement thermique à température élevée.Les contraintes thermiques accompagnant un tel traitement thermique déforment inévitablement la plaque de base de la plaque métallique revêtue, ce qui rend difficile de maintenir un é- cartement uniforme entre les électrodes et d'assurer un assemblage de cellules électrolytiques qui soit étanche aux liquides et étanche aux gaz. La présente invention a pour buts - de fournir une structure d'électrode utilisable notamment dans des cellules électrolytiques bipolaires de type filtre-presse, et - d'améliorer la productivité par unité de surface des cellules électrolytiques. Il est bien entendu, comme il ressortira de la description qui va suivre, que la structure d'électrode suivant l'invention est utilisable non seulement dans des cellules électrolytiques de type filtre-presse, mais encore dans certains types de cellules électrolytiques bipolaires utilisant des électrodes sous forme de plaques planes. Au dessin annexé, donné uniquement à titre d'exemple - la Fig. 1 représente, en vue éclatée, les éléments constitutifs d'un mode de réalisation des cellules électrolytiques de type filtre-presse suivant le brevet japonais nO 734.615 précité; - la Fig. 2A représente une vue en coupe d'un mode de réalisation de la structure d'électrode suivant l'invention; - les Fig. 2B et 2C représentent respectivement une partie de la face antérieure et une partie de la face postérieure du mode de réalisation de la Fig. 2A; - la Fig. 3 est une vue en perspective avec arrachement partiel représentant l'assemblage d'une cellule électrolytique de type filtre-presse telle que représentée à la Fig.l utilisant l'é- lectrode suivant l'invention représentée aux Fig. 2A, 2B et 2C;; - les Fig. 4A et 4B représentent un dispositif d'alimentation en courant pour cellule électrolytique bipolaire décrit dans le brevet japonais nO 734.615 précité dans lequel est utilisée l'é- lectrode suivant l'invention; - la Fig. 5 représente les trajets suivis par la charge d'électrolyte et par l'effluent; - la Fig. 6A représente une vue partielle, en plan, d'une électrode suivant l'invention telle que représentée aux Fig. 2A, 2B et 2C dans une installation bipolaire munie d'une entretoise afin de pouvoir être fixée dans la cellule électrolytique représentée à la Fig.l; - la Fig. 6B est une vue en coupe de l'installation bipolaire suivant la ligne a-a de la Fig. 6A; - la Fig. 6C est une vue en coupe de l'installation bipolaire suivant la ligne b-b de la Fig. 6A;; - la Fig.7A est une vue partielle, en plan, d'une installation bipolaire telle que représentée à la Fig. 6A qui a été munie d'un joint d'étanchéité; - la Fig. 7B est une vue en coupe le long du plan C-C de la Fig. 7A; - les Fig. 8A, 8B, 9A, 9B, lOA et loB représentent des vues en plan et en coupe d'exemples d'installations unipolaires(représentées dans l'anode unipolaire 12 de la Fig.l présentant un élément monopolaire sur son autre face ainsi que dans l'électrode 6' de la Fig. 4A) dans lesquels on utilise l'électrode suivant l'invention,et - la Fig. ll est une vue en perspective avec arrachement partiel, illustrant l'assemblage de cellules électrolytiques de type filtre-presse dans lequel on utilise une électrode suivant l'invention telle que l'électrode 6 de la Fig. 4A. Suivant un premier mode de réalisation, l'invention vise une électrode utilisable essentiellement dans des cellules électrolytiques de type filtre-presse caractérisée en ce qu'une électrode sous forme de grille ou de tamis est appliquée sur au moins l'une des faces d'une plaque de base résistant à la corrosion et conductrice, un espace approprié étant ménagé entre ltélectrode et la plaque qui sont soudées directement en de multiples points ou fixées ensemble à l'aide d'un élément d'assemblage. L'invention vise non seulement des éléments unipolaires mais aussi des éléments bipolaires constitués, par exemple par une plaque de base activée comme anode et une cathode sous forme de grille ou de tamis disposée parallèlerent à la plaque de base et espacée de cette dernière; par une plaque de base en titane activé comme anode (on peut utiliser le titane comme matériau pour cathode, bien que cela ne soit pas à recommander du fait de sa surtension élevée) et une cathode sous forme de grille ou de tamis placée dans une posi tion écartée de la plaque de base; par une plaque de base, une anode et une cathode, les deux électrodes étant sous forme de grille ou de tamis et respectivement placées de part et d'autre des deux faces de la plaque de base et écartées de la plaque de base. Le matériau utilisé pour les électrodes suivant l'invention peut être choisi parmi les métaux résistants à la corrosion et conducteurs ayant une résistance mécanique suffisante. Plus particuliè- rement, la plaque de base, ayant une épaisseur de 0,5 à 10 mm dans la plupart des cas, peut être en titane, en tantale, en zirconium ou en alliages de ces métaux à titre de constituant principal, ou peut être constituée par des plaques métalliques revêtues de ces métaux et la plaque de base ainsi réalisée peut, si nécessaire, être acti vée en surface; l'anode peut être en titane, en tantale, en zirconium ou en alliages de ces métaux à titre de constituant principal, et être activée superficiellement et la cathode peut être en fer, en nickel, en acier inoxydable ou en alliages contenant ces métaux comme constituant principal et peut être superficiellement activée si nécessaire. On peut réaliser l'activation de façon connue. Lorsqu'il s'agit d'un élément bipolaire, une association d'une plaque de base en titane, d'une cathode en titane activé et d'une anode en fer est avantageuse d'un point de vue commercial. Dans les électrodes suivant l'invention, une électrode, sous òrme de grille ou de tamis, est placée dans une position appropriée, espacée de la plaque de base, et on assemble l'électrode et la plaque de base en de multiples points. La raison de cette structure particulière est que la plaque de base de l'électrode puisse servir de support pour l'électrode, d'élément de séparation entre zones d'électrolyse et de distributeur de courant à l'électrode et que l'électrolyte et les gaz puissent passer dans l'espace formé entre l'électrode et la plaque de base.Par comparaison avec les cellules classiques de type bipolaire, particulièrement de type en peigne,la structure suivant l'invention a pour avantages : premièrement que la chute de tension dans l'électrode est plus faible, deuxièmement que les gaz engendrés peuvent rapidement être éliminés de la surface de l'électrode et être aisément retirés de la chambre d'électrolyse, troisièmement que la surface apparente de l'électrode peut atteindre le double de celle d'une électrode sous forme de plaque plane, quatrièmement que l'accroissement de tension dû au dépôt de tartre sur l'électrode (en particulier sur la cathode) et aux gaz qui recouvrent l'électrode peut être réduit au minimum et cinquièmement, comme chaque électrode peut être réalisée de façon précise et être mince, l'ensemble constitué par un nombre donné de telles électrodes peut se loger dans une cuve cellulaire plus petite, accroissant ainsi la productivité par unité de surface. Les gaz engendrés quittent rapidement la surface de l'élec- trode pour passer dans l'espace formé entre l'électrode et la plaque de base et la dissipation des gaz est plus rapide en particulier lorsque l'électrode est sous forme de grille, ltécoulement des gaz étant accéléré le long du trajet formé entre les tiges verticales de la grille. En fait, il s'est avéré que l'accroissement de tension dans la structure d'électrode suivant l'invention est de 200 mV inférieur à celui d'une électrode sous forme de plaque plane à une densité de courant de 20 A/dm2. Le diamètre des tiges constituant la grille ou des fils métalliques constituant le tamis est, de fa çon appropriée, de 1 à 100 mm, pour des raisons de résistance mécanique, de résistance électrique et d'accroissement de surface de l'électrode.Bien que la forme de la coupe transversale n' ait pas une importance critique, il est préférable que la tige ou le fil aient une section transversale circulaire, car ce type de matériau est plus facilement disponible. Particulièrement lorsqu'il s'agit d'une électrode sous forme de grille, il est souhaitable que les tiges soient disposées dans la direction de l'écoulement de l'élec- trolyte et des gaz engendrés, c'est-à-dire dans la direction verticale. Suivant un autre mode de réalisation de l'invention, on assemble l'électrode en la soudant à la plaque de base à l'aide d'un élément d'assemblage interposé. L'utilisation de l'élément d'assemblage permet d'activer efficacement la surface d'une électrode sous forme de grille ou de tamis avant son assemblage pour obtenir une structure d'électrode qui est ensuite fixée de façon précise sur la plaque de base. Un élément d'assemblage sous forme de tige ou de plaque peut également servir d'entretoise. Il peut fournir la surface d'assemblage nécessaire. En choisissant de façon appropriée la disposition des points d'assemblage, il est possible d'obtenir une répartition uniforme du courant sur toute l'électrode. L'expression "en forme de grille'' désigne non seulement une structure représentant un motif semblable à celui d'un cannage en rotin composé d'éléments linéaires, mais également une structure composée d'éléments courbes. L'expression "en forme de tamis" dési- gne non seulement un réseau tissé ou tricoté ordinaire, mais égale ment d'autres structures en réseau, par exemple en métal déployé. Suivant un autre mode de réalisation de l'invention, on utilise comme élément d'assemblage une plaque métallique revêtue par pulvérisation. Lorsqu'on ne peut assembler une électrode et une plaque de base en les soudant directement, comme c'est le cas lorsqu'il s'agit d'une association de fer et de titane, il est possible d'assembler les deux métaux par soudage en utilisant comme élément d'assemblage intermédiaire une plaque métallique revêtue. Dans ce cas, les surfaces de l'électrode et de la plaque de base doivent être activées avant le soudage. Si on les active après l'assemblage, la structure de l'électrode présente parfois un gauchissement dû aux contraintes thermiques provoquées par le traitement thermique. On peut effectuer le soudage de façon classique. On peut effectuer un assemblage titane-titane par soudage électrique, sous gaz inerte. Suivant encore un autre mode de réalisation de l'invention, on utilise des électrodes moins hautes que les plaques de base afin de former une zone d'écoulement laminaire de l'électrolyte aux extrémités supérieure et/ou inférieure de la structure de l'électrode. Par exemple, on établit une différence de 20 à 200 mm entre les niveaux des extrémités de l'électrode et de la plaque de base. Dans les cellules de type filtre-presse, l'introduction et l'évacuation de l'électrolyte s'effectuent genéralement localement. La formation d'une zone d'écoulement laminaire permet d'éliminer les espaces morts et on assure le débit uniforme de l'électrolyte le long de la surface de l'électrode et, ainsi, on améliore le rendement en tension et/ou en courant. Les cellules électrolytiques de type filtre-presse ont pour défaut que l'électrolyse est réduite, pour des raisons de structure, en des endroits correspondant à la circonférence de l'électrode et une corrosion électrochimique due au courant de fuite ou une corrosion chimique due à la pression exercée directement sur l'électrode par un joint d'étanchéité risquent facilement de se produire en ces endroits. Suivant un autre mode de réalisation de l'invention, la circonférence de l'électrode est constituée par la partie de la plaque de base de l'électrode inerte vis-à-vis de la réaction de l'électrode qui ne prend pas sensiblement part à l'action électrolytique, et l'électrode est appliquée vers le bas par un joint d'étanchéité, à l'aide d'une entretoise prévue par ces pièces. On peut, ainsi, presque complètement éviter la corrosion électrochimique de l'électrode par le courant de fuite et on peut également réduire de façon remarquable la corrosion chimique de l'électrode. En outre, l'entre toise contribue à empêcher la corrosion de l'espace ménagé, car l'é- lectrolyte s'écoule dans cet espace le long de l'entretoise. L'entretoise est en un matériau résistant à la corrosion choisi parmi le caoutchouc, le chlorure de polyvinyle, les autres matières plastiques, le titane, le tantale, etc.. et est fixée sur la plaque de base de l'électrode à l'aide d'un adhésif résistant à la corrosion, par exemple un adhésif époxy, un adhésif à base de chlorure de vinyle... La structure unipolaire suivant l'invention présente un problème d' ordre technique car son épaisseur doit être réduite du fait du caractère compact de la cellule électrolytique; le mode de protection contre le liquide des conducteurs électriques doit être simplifié et il faut que la chute chimique soit aussi faible que possible. En conséquence, on réalise un conducteur de courant électrique en matériau conducteur de l'électricité et résistant à la corrosion qui a été réuni à et mis de niveau avec la partie formant électrode de la structure unipolaire; une barre omnibus de connexion et une perforation de part en part pour l'entrée et l'évacua- tion de l'électrolyte sont prévues.Le conducteur électrique devient également la. paroi latérale du trajet d'écoulement qutil forme avec la fente du joint d'étanchéité. Lorsqu'il s'agit d'une telle structure, la corrosion électrochimique est plus violente aux endroits plus voisins de la perforation de traversée bien qu'on ne remarque presque pas de corrosion électrochimique sur la partie du conducteur électrique voisine de ltélectrodeA On pense que cela est dd au courant de fuite produit dans l'4lectrolyte dans la perforation de traversée. Suivant un autre mode de réalisation de l'invention, on obtient une structure unipolaire ne présentant pas les défauts précités en disposant un conducteur électrique résistant à la corrosion autour de la partie constituant l'électrode proprement dite (ledit conducteur étant assemblé et mis de niveau avec l'électrode), en formant des trous échancrés plus grands que la portion formant trajet d'écoulement pour l'entrée et l'évacuation de l'électrolyte avec le joint d 'étanchéité sur les côtés supérieur et inférieur du conducteur électrique, respectivement, en installant dans chaque trou échancré une plaque isolante résistant à la corrosion et présentant des perforations de traversée, et en installant une barre omnibus sur l'un des côtés du conducteur électrique..Du fait du courant fourni à l'électrode et de la résistance de l'assemblage composite unipolaire, il est souhaitable que la face d'extrémité de la plaque isolante résistant à la corrosion soit placée à une distance de 20 à 100 mm en dehors de la ligne frontière de la surface d'électrolyse efficace. La longueur du trajet du liquide est généralement de 100 à 500 mm. La frontière de la partie où il y a corrosion électrochimique est affectée par une résistance électrique qui dépend de la section transversale et de la longueur du trajet du liquide, mais qui atteint généralement jusqu'à environ la moitié de la longueur du trajet d'écoulement. En conséquence, il n'y a pas d'effet de corrosion électrochimique. La plaque isolante résistant à la corrosion peut également partir de la ligne frontière de la surface d'électrolyse efficace. Comme décrit ci-dessus, le trou échancré à l'intérieur duquel est installée une plaque isolante doit être plus important que la partie formant passage pour l'introduction et l'évacuation de lté- lectrolyte avec le joint d'étanchéité. En particulier, le trou échancré doit mesurer au moins 10 mm de plus. Comme cette cellule électrolytique est assemblée en empilant les éléments respectifs les uns sur les autres, en les fixant solidement puis en relevant l'ensemble fixé, il est avantageux, à des fins de manipulation, de fixer la plaque isolante à l'aide d'un adhésif résistant à la corrosion, de type époxy, polyester ou autre, bien que la plaque isolante puisse être simplement insérée dans le trou échancré. La plaque isolante résistant à la corrosion doit pouvoir résister à une température d'au moins 70 OC, environ. Par exemple, on peut utiliser du chlorure de polyvinyle, du chlorure de polyvinylidène, une résine polyfluoroéthylène, du caoutchouc durci, un polyester, un polypropylène, une résine époxy, etc. comme matériau pour la plaque isolante. Conformément à l'invention, le joint d'étanchéité formant la chambre d'électrolyse et le passage pour l'introduction et l'évacuation de ltélectrolyte couvre à la fois la partie formant conducteur électrique d'un conducteur électrique résistant à la corrosion et la plaque isolante résistant à la corrosion pour réaliser l'étanchéité vis-à-vis du liquide. Même si le liquide suinte hors de cette partie en cours de fonctionnement, la résistance électrique du liquide dans l'espace à ltendroit où la pièce a été fixée est très faible. En conséquence, il n'y a pratiquement pas Dossibilité de corrosion chimique.De plus, la structure d'électrode est remarquable car elle est mince, pour un élément unipolaire, la chute de tension due à une résistance de contact est faible du fait de la zone de contact importante avec la barre omnibus; la façon d'appliquer un courant électrique à la partie formant électrode est très simple et on peut réduire la chute ohmique car on n'a pas besoin d'effectuer une connexion par contact. On va maintenant décrire l'invention en se référant aux dessins. A la Fig. 1, un cadre d'électrode 1 en chlorure de polyvinyle ou autre matériau isolant présente plusieurs trous 3 sur son pourtour, pour le passage de boulons de blocage 2. Le cadre l est percé de part en part par un trou de dimension prédéterminée pour l'introduction de l'électrolytd', en une position prédéterminée sur sa partie inférieure, et par un trou 5 de dimension prédéterminée pour l'évacuation de ltélectrolyte et des gaz engendrés, en une position prédéterminée sur sa partie supérieure. Une électrode ayant une epaisseur égale ou légèrement supérieure à celle du cadre est solidement fixée dans une ouverture centrale 10, ses quatre bords en é- troit contact avec l'ouverture, le coté de l'électrode étant dans le même plan que celui du cadre. Un joint d'étanchéité 7 en chlorure de polyvinyle ou autre matériau isolant présente un trou 3' pour un boulon de blocage, un orifice 4' pour l'introduction de l'électrolyte et un orifice 5' pour l'évacuation de l'électrolyte et des gaz engendrés, les dimensions et les positions desdits orifices correspondant à celles des orifices ménagés dans le cadre l. Des fentes ou entailles 8 et 9 sont prévues dans le joint 7 afin de faire communiquer respectivement l'ouverture centrale 10 du cadre de l'élec- trode 1 avec l'orifice 4' d'alimentation de l'électrolyte et avec l'orifice S' d'évacuation de l'électrolyte et des gaz engendrés. On obtient un élément de cellule électrolytique ll en interposant le joint d'étanchéité entre deux cadres d'électrode I adja cents portant chacun une électrode 6', de façon que le joint puisse venir intimement en contact avec les cadres d'électrode 1 et une partie des électrodes. On place plusieurs des éléments de cellule il côte à côte avec une cathode unipolaire et une anode unipolaire aux deux extrémités, formant ainsi un bloc de cellules l1'. On fixe ensemble plusieurs de ces blocs de cellules Il' à l'aide de boulons de blocage- ou à l'aide d'autres moyens, afin d'obtenir une série de cellules électrolytiques ayant une capacité déterminée.Le numéro de référence 12 indique un exemple de plaque de cathode en fer ou autres métaux placée à chaque extrémité d'un bloc de cellules ll' ou d'une série de cellules et qui sert également de renforcement pour bloquer les cellules ensemble. La cathode peut être similaire à l'é- lectrode 6, avec une plaque de renforcement sur sa face externe. Une solution de chlorure de métal alcalin utilisée comme é- lectrolyte est introduite par un orifice d'entrée 13 pour l'électrolyte prévu à la partie inférieure de la plaque cathodique 12 à l'ex- trémité d'une série de cellules, est ensuite envoyée vers un passage d'alimentation de l'électrolyte formé par les trous 4 et 4' d'introduction de l'électrolyte dans le cadre 1 de l'électrode et le joint d'étanchéité 7 et entre dans l'élément cellulaire ll par la fente 8. L'électrolyte et les gaz engendrés passent à travers la fente 9 et atteignent le passage d'évacuation de l'électrolyte formé par les orifices d'évacuation 5 et 5' de l'électrolyte et des gaz et sortent du dispositif par un orifice 16 d'évacuation de l'élec- trolyte et des gaz prévu à la partie supérieure de la plaque cathodique. Le courant électrique entre dans le dispositif par une borne 17 et passe dans une plaque cathodique 6', puis dans des électrodes bipolaires successives qui ont été polarisées en cathodes et en anodes, tout en provoquant l'électrolyse du chlorure de métal alcalin dans chaque élément cellulaire li et sort du dispositif par une borne cathodique 18 d'une cathode 12. A la Fig. 4A un nombre déterminé d'électrodes 6' fixées dans chaque cadre d'électrode 1 sont placeescôte à côte d'une électrode 6 portant une borne, à chaque extrémité de l'ensemble, afin de former un bloc de cellules 11' dans lequel les éléments cellulaires formés entre chaque électrode sont montés en série. La cathode peut être une plaque métallique, conte représenté à la Fig.l. On monte ensuite plusieurs blocs ll' en série, pour obtenir un groupe de blocs. L'alimentation électrique est effectuée de façon à maintenir la même polarité sur une borne sur deux, ce qui fournit des cellules électrolytiques bipolaires dans chaque bloc. Il est ainsi possible d'obtenir une série de blocs réunis électriquement en parallèle, ladite série présentant toute capacité souhaitée. A la Fig. 4B le courant électrique entre par l'anode unipolaire centrale et se sépare en deux parties égales, chaque partie s' écoulant à travers n cellules unitaires formant un bloc de cellules, et sort de l'ensemble de cellules par les deux cathodes unipolaires placées aux deux extrémités de l'ensemble. On obtient une série de cellules électrolytiques en disposant n blocs côte à côte et en les fixant ensemble. Théoriquement, on peut minimaliser le courant de fuite en réglant de façon appropriée la largeur et la longueur des fentes 8 et 9 dans le joint d'étanchéité 7. Un moyen plus pratique pour réduire le courant de fuite consiste à prévoir deux ou plusieurs passages 14 pour l'introduction de l'électrolyte (c'est-à-dire une solution de chlorure de métal alcalin) et le passage d'évacuation 15 de l'é- lectrolyte, comme représenté à la Fig.5, et à faire communiquer ai- ternativement la fente d'alimentation 8 et la fente d'évacuation 9 avec lesdits passages, afin de prolonger la longueur du circuit du courant de fuite, accroissant ainsi la résistance électrique du circuit. On décrira ci-dessous un exemple de la structure de l'électro- de bipolaire représentée aux Fig. 2A, 2B et 2C. Sur ces figures, la référence 19 indique une électrode constituée par une plaquette de base en titane; 20 indique une anode formée en soudant un certain nombre de barres de titane 22 perpendiculairement sur quatre tiges de titane 21, puis en activant la surface; 23 indique une cathode formée en soudant un certain nombre de barres de fer 25 perpendiculairenent à une bande de fer 24; et 26 indique des éléments de fixation constitués par une plaque métal lique revêtue de titane et de fer par pulvérisation. Comme il découle du dessin, l'anode 20 et la cathode 23, qui sont plus courtes que la plaquette de base 19, forment des espaces 27 et 28, respectivement au-dessous des extrémités inférieures et au-dessus des ex trémités supérieures.Les tiges 21 sont solidement soudées sur l'une des faces de la plaquette de base 19, tandis que les deux extrémités des barres 25 de la cathode sont soudées sur les faces en fer 31 des éléments de fixation 26, de façon A former respectivement des espaces 29 et 30. Les faces en titane 32 des éléments de fixation sont soudées sur une autre face de la plaquette de base 19. La Fig. 3 représente un mode de réalisation de cellule unitaire de type filtre-presse tel que décrit dans le brevet japonais 734.615 précité, assemblé à l'aide de la structure d'électrode 6' obtenue comme indiqué précédemment. Des cadres isolants l dans l'ou- verture centrale desquels est fixée la structure d'électrode 6' et présentant des joints d'étanchéité 7 sont placés alternativement côte à côte afin de former un bloc présentant une électrode unipolaire (non représentée àla Fig.3) à chaque extrémité. On fixe plusieurs de ces blocs ensemble.A la Fig.3 les références 4 et 5 indiquent des orifices percés de part en part pour, respectivement, l'introduction et l'évacuation de l'électrolyte et les références 8 et 9 indiquent des fentes pour l'introduction et l'évacuation de l'électrolyte, lesdites fentes étant ménagées dans le joint d'étanchéité 7. Le courant électrique (2i) entre par l'anode unipolaire, comme représenté à la Fig. 4B et se sépare en deux parties égales, chaque partie passant à travers n cellules unitaires et sortant de 1'ensemble par une cathode unipolaire A chaque extrémité. On obtient une série de cellules électrolytiques en fixant ensemble n blocs de cellules. Aux Fig. 6A, 6B, 6C, 7A et 7B la référence 1 indique un cadre d'électrode isolant dont un certain nombre doivent être assemblés avec, entre eux, des joints d'étanchéité 7. Sur l'ouverture centrale 10 du cadre 1 est fixée une plaquette de base 19 portant une électrode sur chacune de ses faces. Comme indiqué plus haut, la plaquette de base 19 est en métal inerte vis-A-vis de la réaction de l'électrode, par exemple en titane. 19' indique la portion de la plaquette de base située entre le cadre 1 de l'électrode et l'élec- trode 6', la largeur de 19' étant, par exemple, de 10 A 50 mm. Comme représenté au dessin, des entretoises 35 sont prévues sur la partie 19' de la plaquette de base afin de former des jeux 33 et 34 respectivement entre le cadre 1 et l'entretoise et entre l'entre toise et l'électrode 6'. L'entretoise 35 présente des entailles 36 pour le passage du liquide. Le joint d'étanchéité au liquide 7 présente des fentes 8 et 9, respectivement à sa partie supérieure et à sa partie inférieure. Lorsque les cadres 1 d'électrode sont assemblés, avec des joints d'étanchéité 7 entre eux, les entailles 36 dans l'entretoise 35 et les fentes 8 et 9 dans les joints 7 occupent la même position relative, et le joint 7 et le cadre l sont fixés ensemble à la partie supérieure de 11 entretoise 35, formant ainsi plusieurs chambres d'électrolyse. L'introduction et l'évacuation de l'électrolyte s'effectuent à l'aide dtun orifice d'introduction 4 et d'un orifice d'évacuation 5 prévus à la partie inférieure et à la-partie supérieure du cadre de ltélectrode. L'électrolyte passe de l'orifice d'introduction4 dans la fente 8 prévue dans le joint 7 et vers la chambre d'électrolyse. L'électrolyte monte en zieme temps que les gaz engendrés, atteint la fente 9 et sort du dispositif par l'orifice d'évacuation 5. Coule 11 entretoise 35 présentant une entaille 36 ouverte vers la zone de la portion 19' de la plaquette de base, forme des jeux 33 et 34 entre le cadre d'électrode 1 et l'électrode 6', on peut maintenir la même atmosphère que celle de la chambre d'électrolyse autour de la portion 19' de la plaquette de base, du fait de l'écoulement de l'électrolyte dans ces jeux. Le courant de fuite passant dans l'espace entre le cadre I d'électrode et la plaquette de base 19 de l'électrode peut être réduit au minimum du fait du blocage A la partie supérieure du cadre d'électrode 1 et de l'entretoise 35 et du fait de la présence du joint 7 d'étanchéité au liquide.De plus, la résistance aux fuites est élevée, du fait du prolongement de la plaquette de base 19 de l'électrode, inerte vis-à-vis à la réaction de l'électrode, au-delà de la périphérie de ltélectrode 6'. C'est ainsi que la corrosion électrochimique due au courant de fuite peut être presque complètement empêchée. En outre, la corrosion chimique est légère, car l'électrode 6' n'est pas en contact direct avec le joint 7. Comme l'électrolyte passe dans les jeux 33 et 34, on peut empêcher la corrosion de l'espace lorsqu'on maintient une atmosphère oxydante. Ainsi la structure d'électrode suivant l'inven- tion présente des avantages considérables. Les Fig. 8A, 8B, 9A, 9B, lOA, loB et il représentent une structure unipolaire dans laquelle une partie conductrice du courant 40 d'un conducteur de l'électricité résistant à la corrosion qui a été réuni et mis de niveau avec une électrode 6 entoure l'électro- de 6; des trous échancrés 37, plus grands que la partie formant un passage pour l'introduction et l'évacuation de l'électrolyte avec un joint d'étanchéité 7, sont prévus sur les parties supérieure et inférieure du conducteur électrique 40; des plaques isolantes 38 et 39 présentant respectivement des orifices 4 et 9 sont placées dans chaque trou échancré 37 et une barre omnibus 41 est installée sur un côté du conducteur 40. La référence 6' indique une structure bipolaire. Il est clair, ici, d'après les Fig. respectives, que le conducteur 40 sert également de base pour cette structure d'électrode. L'électrode 6-peut avoir toute forme appropriée. Par exemple, elle peut être constituée par une feuille d'une plaque conductrice de l'électricité résistant à la corrosion dont la partie centrale a éventuellement été activée superficiellement (comme représenté aux Fig. 8A et 8B); ou par une structure poreuse, comme un réseau ou un métal déployé, etc...(comme représenté aux Fig.9A et 9B), ou par une électrode en forme de grille (comme représenté aux Fig. 10A et loB). Dans ces deux derniers cas, le conducteur 40 est sous forme d'un cadre, comme un cadre-de tableau, qui est réuni par soudage avec l'électrode 6. En tous cas, toutefois, les plaques isolantes 38 et 39 résistant à la corrosion sont placées comme représenté au dessin. La structure d'électrode suivant l'invention peut être utilisée pour une cellule électrolytique bipolaire sans membrane pour la préparation d'hypochlorites, chlorates et perchlorates etc. de métaux alcalins, et pour l'électrolyse de l'eau de mer. Il est bien entendu que la structure d'électrode suivant l'invention est utilisable dans une cellule électrolytique à membrane de type filtrepresse pour la saumure, en raccordant de façon appropriée les orifices 4, 4', 5 et 5' ainsi que les fentes 8 et 9 de la Fig.l avec une membrane (qui présente également des perforations de part en part) et que la structure bipolaire représentée à la Fig.2 est utilisable comme électrode bipolaire pour la cellule électrolytique décrite dans le brevet des E.U.A. nO 3.468.789, la demande de brevet japonais nO 3.750/74, etc... Les exemples non limitatifs suivants illustrent le fonctionnement des électrodes suivant l'invention. Exemple 1 Rn produit 120 tonnes par uois de chlorate de sodium en faisant passer un courant de 44 kA dans une cellule électrolytique (2,5 s de long x I m de large x 1,6 n de haut) constituée par 26 blocs unitaires dans lesquels ont été assemblées 5 électrodes bipolaires de Ti-Fe de type en grille, conte représenté à la Fig.3 (ca- pacité totale de 264 kA, densité de courant apparente de 29 A/dm2). A une concentration de 12 A/litre, A une température du liquide de 60 OC et pour un liquide contenant 120 g/litre de NaCl et 450 g/ litre de NaClO3, on obtient un bon résultat : un rendement du courant de 95 % et une énergie électrique de 5.200 kWh par tonne de NaC1O3. Exemple 2 On produit 4,08 tonnes par mois de chlorate de sodiun, pendant environ un an, en faisant passer un courant de 3 kA dans une cellule électrolytique bipolaire de type filtre-presse (25 cn de long x 90 cm de large x160 cm de haut = environ 600 kg) réalisée en assemblant des structures d'électrodes en Ti-Fe en forme de grille conne représenté aux Fig. 6A A 7B. (Capacité totale : 9 kA; densité de courant apparente : 27,8 A/ds2). Pour un liquide contenant 200 g/litre de NaCl et 240 g/litre de NaC103, à une température du liquide de 55 à 60 OC et à une concentration de courant de 7,5A/li- tre, la perte de courant due au courant de fuite est inférieure à 0,5 % et on ne remarque pas de corrosion des électrodes, en particulier des cathodes, ni des plaquette de base des électrodes. REVENDICATIONS 1. Structure d'électrode pour cellule électrolytique bipolaire, caractérisée en ce qu'une électrode en forme de grille ou de tamis est placée sur au moins une face d'une plaque de base conductrice résistant A la corrosion, avec un espace approprié entre elles, et l'électrode est soudée sur la plaque de base en de multiples points, directement ou par l'intermédiaire d'un élément d'assemblage. 2. Structure d'électrode suivant la revendication 1, caractérisée en ce que l'élément d'assemblage est sous forme~d'une tige ou d'une plaque. 3. Structure d'électrode suivant la revendication 1, caractérisée en ce que l'élément d'assemblage est une plaque métallique revêtue par pulvérisation. 4. Structure d'électrode suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la cellule électrolytique bipolaire est une cellule électrolytique de type filtre-presse. 5. Structure d'électrode suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'on utilise des électrodes moins hautes que la plaque de base afin d'obtenir une zone d'écoulement laminaire de l'é- lectrolyte aux extrémités supérieure et/ou inférieure de la structure d'électrode. 6. Structure d'électrode suivant la revendication 4, caractérisée en ce que la plaque de base portant des électrodes est munie d'un joint d'étanchéité interposé dans une ouverture centrale du cadre de l'électrode et en ce qu'une entretoise est placée sur la portion de la plaque de base située entre le cadre et l'électrode afin de former des jeux respectivement entre le cadre et l'entre toise et entre l'entretoise et l'électrode, l'entretoise présentant des entailles formant un passage pour le liquide, et le joint d'étanchéité interposé et le cadre étant fixés ensemble à la partie supérieure de l'entretoise de façon à former une chambre d'électrolyse. 7. Structure d'électrode suivant la revendication 4, caractérisée en ce qu'un conducteur de l'électricité résistant à la corrosion qui a été réuni A et mis de niveau avec l'électrode entoure l'électrode, des trous échancrés plus importants que la partie formant un trajet d'écoulement pour l'introduction et l'évacuation de l'électrolyte avec le joint d'étanchéitE étant prévus à la partie supérieure et à la partie inférieure du conducteur électrique, une plaque isolante et résistant à la corrosion présentant des perforations étant installée dans chaque trou échancré et une barre omnibus étant installée sur un coté du conducteur électrique.