La présente invention concerne une machine pour séparer, par arrachement, les découpes qui se pressentent sous forme d'une pile de feuilles de papier ou de carton découpées à la forme, avec un poinçon et une contreplaque qui compriment la pile. Dans l'opération de découpage à la forme de feuilles de papier ou de carton, on procède fréquemment de façon que les découpes, par exemple des étiquettes ou des flans pour boites ne se séparent pas encore entièrement du reste de la feuille lors du processus de découpage, afin que toute la feuille, compris les découpes puisse encore se manipuler aisément. Dans ce but l'outil de découpage est conçu de façon que les lignes de découpage présentent en quelques endroits des points d'attache relativement étroits, de façon qu'à ces endroits, dans la feuille de papier ou dans la feuille de carton, il subsiste des endroits non découpes, que l'on appelle des attaches, qui relient les découpes avec le reste de la feuille. I1 est donc nécessaire de séparer, avant emploi, les découpes de la feuille, c'est-a-dire de les rompre. On connaît une machine du type décrit au début à partir de la "Allgemeine Papier-Rundschau" (Revue générale du papier), numéro 44/1974, pages 1257 à 1261. Dans cette machine connue, les découpes sont arrachées de façon qu'un outil ressemblant à une tranche ou à un couteau, que l'on appelle le sabre, soit poussé à l'endroit des lignes de découpage à travers la pile de feuilles de papier ou de carton. Ceci nécessite d'une part d'aligner de façon très précise la pile en hauteur, afin que les différentes lignes de decoupe se superposent exactement et d'un autre côté il faut régler la position de la pile dans la machine et la position du sabre de façon tres précise pour que le sabre rencontre exactement les lignes de découpe.Le réglage du sabre se fait à la main, il nécessite donc une forte attention lors de la manoeuvre de la machine. L'invention a pour objet de créer une machine du type décrit au début, qui puisse se manoeuvrer simplement. Cet objet est, selon l'invention, atteint par le moyen que la machine présente deux poinçons disposés à une certaine distance l'un de l'autre et qu'un poinçon soit guidé avec sa contreplaque dans la position de pressage selon une direction qui est essentiellement située dans le plan de la pile et soit animé d'un mouvement de va-et-vient. La rupture des découpes se fait, dans la machine selon l'invention, par le moyen que les deux poinçons comprit ensemble la pile des deux côtés d'une ligne de découpe, selon laquelle doit se faire la séparation et qu'ensuite les deux sections de la pile comprimées par les poinçons sont écartées l'une de l'autre. De ce fait, la pile se déchire le long de la ligne de découpe, opération dans laquelle les attaches des lignes de découpe se séparent également. L'avantage de l'invention réside en ceci qu'il n'est pas nécessaire, pour obtenir de la machine un travail parfait, de positionner la pile très exactement sous les poin çons. I1 est simplement nécessaire de disposer la pile de façon que la ligne de découpe, qui, en particulier pour des flans de boîte, n'est habituellement-pas rectiligne, soit entièrement disposée entre les deux poinçons. Malgré ce fait que la ligne de découpe ne soit pas rectiligne, les poinçons peuvent être conçus entièrement rectilignes, de sorte que la machine peut s'employer sans changement du poinçon pour des découpes quelconques de feuille. On peut rencontrer la disposition dans laquelle la direction longitudinale de l'espace intermédiaire entre les deux poinçons, à l'intérieur duquel court la ligne de découpe, le long de laquelle il faut effectuer la separation, soit à peu près dans le sens de l'avance de la pile.Si alors les poin çons présentent une longueur plus faible que celle de la pile, alors la rupture se fait le long d'une ligne de decoupe qui court à peu près dans le sens longitudinal du poinçon, en plusieurs stades, par exemple de façon que tout d'abord ce soit dans la zone de l'extrémité avant de la pile, dans le sens de l'avance, après pressage de la pile par les poinçons que les poinçons se séparent l'un de l'autre et relativement l'un à l'autre, à peu près perpendiculairement à la direction de l'avance, ce qui fait que la ligne de découpe est entièrement séparée sur une partie de sa longueur et qu'ensuite ce processus se répète une ou plusieurs fois après une avance de la pile, jusqu'a ce que la pile soit séparée sur toute sa longueur le longde la ligne de découpe mentionnée.Si les poinçons présentent une longueur qui correspond à peu près à la longueur de la pile, il est alors possible d'obtenir la rupture sur toute la longueur de la pile en une seule opération. Dans une forme d'exécution de l'invention, il est cependant prévu que les poinçons sont disposés l'un derrière l'autre dans le sens de l'avance de la pile et que le mouvement de va-et-vient se fait à peu près dans le sens de cette avance. On peut ici, de la façon la plus simple, séparer une pile le long d'un certain nombre de lignes de découpe, qui courrent à peu près transversalement à la direction de l'avance. Pour pouvoir rompre des découpes de dimensions relativement faibles, il est approprié que les deux poinçons, qui sont mobiles relativement l'un a l'autre, présentent un écartement relativement faible. D'un autre côté, dans une découpe pour boîte pliante, les languettes qui formeront sur la boite terminée le couvercle et le fond, forment une saillie relativement importante et pour permettre de loger le plus grand nombre possible de découpes sur une feuille, ces languettes de découpes différentes sont imbriquées l'une dans l'autre ; il est donc nécessaire, pour séparer les côtés des découpes où sont disposées ces languettes, dans certaines circonstances, que les poinçons de la machine puissent présenter un écartement relativement important. Il est donc prévu, dans une forme d'exécution de l'invention, que l'écartement le plus faible des poinçons puisse être modifié. Cet écartement le plus faible est celui que les poinçons prennent, dans la position à partir de laquelle, après pressage de la pile, la rupture s'obtient par un écartement des poinçons l'un de l'autre Dans ce qui suit, supposons que la contreplaque d'un poinçon est placée de façon fixe en position dans la machine et que donc ce ne soit que l'autre contre-plaque, ainsi que le poinçon qui lui correspond, qui soit placée, à l'intérieur de la machine, de façon mobile dans une direction qui correspond à peu près au plan de la pile. Mais il est également possible de placer les deux poinçons ainsi que leurs contreplaques correspondantes de façon mobile dans la machine, de façon qu'ils puissent se déplacer l'un par rapport à l'autre et s'éloigner l'un de l'autre. Dans une forme d'exécution de l'invention un poinçon, avec sa contreplaque, est placé de façon mobile dans un guidage parallèle à peu près dans le plan de la pile. Dans une autre forme d'exécution de l'invention, un poinçon avec la contreplaque, est placé de façon à pouvoir osciller autour d'un axe. Cette forme d'exécution peut se réaliser de façon particulièrement simple. L'axe est disposé de préférence parallèlement au plan de la pile. De préférence, l'axe est à une certaine distance du poinçon et de la contreplaque, de façon que, lors de l'oscillation du poinçon et de la contreplaque, on obtienne un agrandissement, le plus important possible, de l'écart par rapport d l'autre poinçon et à sa contreplaque et que l'on obtienne ainsi une rupture efficace de la pile le long de la ligne de découpe.Si l'axe d'oscillation se trouve en-dessous ou au-dessus du poinçon et de sa contreplaque, un écartement relativement important par rapport a l'axe d'oscillation fait également que le poinçon et sa contreplaque, lors du mouvement d'oscillation, qui ne se produit que sur un angle relativement faible, se déplacent en restant pratiquement horizontaux et ceci est favorable pour la réception des découpes séparées de la pile sur une surface de réception qui jouxte la contreplaque. Il est à vrai dire possible de prévoir des axes d'oscillation distincts pour le poinçon et la contreplaque, mais on préfère une forme d'exécution où il est prévu un unique axe d'oscillation pour ces deux pièces mentionnées. On obtient alors une forme d'exécution particulièrement simple pour le logement du poinçon et de sa contreplaque si, selon une forme d'exécution de l'invention, le poinçon et sa contreplaque sont disposés dans un cadre mobile. La contreplaque peut par exemple être disposée dans ce cadre de façon absolument fixe, tandis que le poinçon est encore mobile à l'intérieur de ce cadre pour pouvoir appuyer la pile contre la contreplaque. Le poinçon peut être conçu de façon absolument rigide sur sa face inférieure. Dans une forme préférée d'exécution de l'invention, le poinçon est pourtant conçu de façon élastique sur sa face inférieure. Ceci présente l'avantage que l'on augmente le frottement sur la pile de feuilles découpées, que la feuille supérieure est particulièrement ménagée et que la pression du poinçon s'exerce à peu près régulièrement sur toute la largeur de la pile, bien que l'épaisseur de cette pile puisse pas être la même partout pour différents motifs, par exemple par suite d'un encrage d'épaisseur différente ou du fait d'une épaisseur differente du papier ou du carton. Comme matériau élastique pour la face inférieure du poinçon, on peut utiliser par exemple une couche de caoutchouc. Au lieu d'utiliser un poinçon unique qui présente une longueur plus ou moins grande, il est également possible, selon une forme d'exécution de l'invention, de prévoir plusieurs poinçons disposes l'un à côté de l'autre en file, et servant en commun à presser sur la pile. Les poinçons peuvent alors être par exemple reliés l'un à l'autre par leur face inférieure au moyen d'un feuillard d'acier élastique, pour ne laisser apparaître aucun espace intermediaire entre les différents poinçons L'avantage de l'utilisation de plusieurs poinçons réside également en ceci que l'on obtient un pressage régulier du poinçon sur la contreplaque. I1 est cependant approprié ici que, soit les différents poinçons possèdent chacun un mécanisme distinct, par exemple un mécanisme d'en trainement pneumatique, soit que les différents poinçons soient reliés, par des éléments intermédiaires élastiques, par exemple par un fort ressort de compression, à une partie d'entraînement commune de tous les poinçons. Dans une forme d'exécution de l'invention il est prévu, a côté de la contreplaque mobile, une plaque d'alimentation qui s'appuie sans joint contre la contreplaque. Ceci présente l'avantage que malgré la possibilité de déplacement de la contreplaque à l'intérieur du bati de la machine, il n'apparait aucun joint entre cette contreplaque et la plaque d'alimentation, joint dans lequel le papier ou le carton pourrait se prendre, ce qui provoquerait des incidents. De façon appropriée, la surface de la plaque d'alimentation est au même niveau que la surface de la contreplaque ; mais il est également possible qu'il existe entre la contreplaque et la plaque d'ali mentation une marche descendante, vu dans le sens de l'avance du poinçon. L'entraînement des poinçons et la production du mouvement de va-et-vient d'un poinçon avec sa contreplaque peut s'obtenir de façon quelconque, par exemple en utilisant des arbres excentriques. Dans une forme préférée d'exécution de l'invention, on prévoit pourtant dans ce but des vérins, parce que ceux-ci peuvent très facilement se commander. Le mouvement de va-et-vient d'un poinçon avec sa contreplaque s'obtient, dans ce but, de façon telle que la fente entre les deux poinçons, vue sur toute la longueur du poinçon, présente la meme largeur. Mais il est également possible d'écarter par exemple tout d'abord les deux poinçons l'un de l'autre à une extrémité puis à l'autre extrémité. On peut faire glisser à la main la pile lorsque les poinçons sont relevés ; dans une forme d'exécution de l'invention, il est pourtant prévu un dispositif d'avance qui fait glisser la pile d'une course réglable à chaque opération de la machine. Ceci permet largement de faire travailler la machine automatiquement, le cas échéant, il est simplement encore nécessaire, après la rupture des découpes d'une première pile, de faire en sorte qu'une autre pile de feuilles découpées soit amenée à la machine. Dans un passage unique, la machine selon l'invention ne sépare normalement pas les découpes entièrement, mais on obtient simplement des séries de découpes séparées l'une de l'autre, qui courrent parallèlement à la direction des poinçons. Pour séparer entièrement les découpes, il est alors possible de refaire passer dans la même machine le bloc de découpes déjà séparées en séries, après rotation de 900. Il peut alors être approprié de concevoir la machine de telle façon qu'un passage à travers la machine soit possible dans les deux sens. Lors de ce deuxième passage, l'avance nécessaire, dans le cas normal, aura une autre valeur que lors du partage de la pile en différentes séries de découpes.Le dispositif d'avance est donc conçu de façon appropriée pour permettre d'exécuter deux avances différentes sans modifications de longue durée ou on prévoit sur un côté de la machine un premier dispositif d'avance qui donne à chaque opération de la machine une première course définie et sur l'autre côté de la machine un deuxième dispositif d'avance qui, lors du second passage en sens opposé, donne respectivement une avance différente. Si, dans le mode d'emploi que l'on vient de décrire, une pile doit tourner de 900, il est alors approprié que la plaque d'alimentation soit conçue d'une façon déjà connue en soi et dénommée table à coussin d'air, table qui présente sur sa surface, réparties, un certain nombre de buses de sortie d'air alimentées en air comprimé, buses qui sont fermées par des éléments de soupape à bille disposées de façon à depasser un peu au-dessus du plan de la table dans leur mouvement, de soete que, lorsqu'une pile repose sur la table à coussin d'air, la pression d'air qui apparait sous la pile constitue un coussin d'air qui réduise notablement le frottement entre la pile et la table, de sorte que la pile puisse etre facilement tourne de 900. Pour le traitement ultérieur de la pile séparée en différentes séries de découpes, que ce soit sur la même machine ou sur une autre machine, il est fréquemment favorable que les différentes séries de découpes prennent, l'une par rapport a l'autre, la même position que celle qu'elles avaient dans la pile non encore séparée. Il est alors approprié de prévoir une disposition telle que les séries de découpes séparées par la machine soient poussées respectivement de façon si compacte contre les séries déjà séparées que l'on reconstitue leur position relative d'origine.On peut prévoir dans ce but des dispositifs particuliers d'avance ou concevoir la machine de façon que les séries de découpes chaque fois séparees par la machine soient poussées sans jeu contre les series déjà séparées, par exemple au moyen du dispositif d'avance qui fait avancer la pile dans la machine. Il peut également être approprié de prévoir dans ce but que la première série de découpes séparées de la pile et éventuellement d'autres séries ne puissent pas facilement glisser sur la surface d'alimentation et donc ne puissent pas s'éloigner. On peut facilement poursuivre le traitement d'une pile sur la machine selon l'invention si, s'écartant du mode habituel jusqu'ici, les lignes de découpe sont prévues, sur les différentes feuilles en allant de bord à bord, de sorte que ces lignes de découpe ne limitent pas seulement les différentes découpes, mais découpent également la zone de bordure de la feuille, qui, sous le nom de déchet de marge, n'est pas utilisable, de telle sorte que sur la machine selon l'invention, ce soit la totalité de la feuille, y compris la zone de bordure qui puisse être séparée en différentes séries le long d'une ligne définie. Pour autant que la zone de bordure de chaque feuille et donc de la pile soit suffisammertlarge, elle peut également être séparée par la machine selon l'invention. Ceci est egalement valable pour la chute intermédiaire entre les différentes séries de découpes. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la--lecture de la description qui va suivre d'un exemple de réalisation et en se référant aux dessins annexés, sur lesquels - La figure 1 est une représentation perspective simplifiée d'une machine selon l'invention - La figure 2 est une vue dans le sens de la flèche II de la figure 1 sur le dispositif d'avance ; et - La figure 3 est une vue schématique'd'une feuille découpée selon l'invention. Les différentes caractéristiques de l'invention peuvent être réalisées chacune séparément ou en combinaison quelconque à plusieurs dans une forme d'exécution de 11 invention. Sur la figure 1, un cadre 3 repose dans un bâti de machine 1 avec possibilité d'oscillation autour d'un axe 2 disposé horizontalement dans la zone inférieure du bâti de la machine. Le cadre 3 présente des parties latérales 4 et 5, dont l'axe 2 supporte les extrémités inférieures. A leur extrémité supérieure, les parties 4 et 5 de cadre sont reliees l'une à l'autre par une traverse soudée 7. A peu près à ni-hauteur des parties 4 et 5 de cadre, est soudée, entre les parties 4 et 5 de cadre, une contreplaque 9 rigide, parallèlement à la traverse 7 et parallèlement à la-surface du sol sur lequel repose la machine.A la traverse 7 sont fixés les cylindres de cinq vérins 10, aux tiges de pistonsll desquels est fixé un poinçon 12 de forme allongée et constitué d'un plat en mental. Sur sa face inférieure, le poinçon 12 porte une. couche 13 de caoutchouc. Le poinçon 12 occupe dans la longueur presque la totalité de l'espace entre les parties 4 et 5 du cadre. Sur le bâti de machine 1 est fixe un autre cadre 15 qui dans son essentiel est conçu précisément comme le cadre 3, mais qui, au contraire de celui-ci, ne peut pas osciller, mais est fixé rigidement au bâti de machine 1. La contreplaque 9' de l'autre cadre 15 se trouve à la même hauteur que la contreplaque 9 du cadre 3. Les deux cadres 3 et 15 sont, dans la représentation de la figure 1, disposés parallèlement l'un à l'autre ; les poinçons 12 et 12' sont disposés dans le cadre 3 et dans l'autre cadre 15, de façon à présenter un écartement le plus faible possible l'un de autre, écartement qui, dans l'exemple d'exé- cution, se monte à environ 5 cm. A la partie supérieure des cadres 3 et 15, sont disposés deux vérins 16, de sorte que leur cylindre soit relié à la traverse 7' de l'autre cadre 15 et leur tige de piston à la traverse 7 du cadre 3. En manoeuvrant ces vérins 16, on peut écarter le cadre 3 de l'autre cadre 15 en le faisant osciller autour de l'axe 2 et le rapprocher à nouveau du cadre 15. Contre la contreplaque 9' de l'autre cadre 15, qui, sur la-figure 1, se trouve à droite à côté du cadre 3, est prévue, immédiatement à sa droite et la jouxtant, une plaque d'alimentation 17, dont la surface se trouve dans le même plan que la surface supérieure de la contreplaque 9'. Cette plaque d'alimentation 17 est rigidement reliée au bâti de machine 1. De même, immédiatement à gauche de la contreplaque 9 du cadre 3 et la jouxtant, est disposée une plaque d'alimentation 19, dont à nouveau la surface superieure se trouve dans le meme plan que le surface supérieure de la contreplaque 9 ; sur la représentation de la figure 1, cette plaque d'alimentation 19 peut coulisser vers la gauche et vers le droite. Au moyen d'un ressort 20 représenté sur le dessin, qui s'accroche d'un côté au bâti de machine 1 et d'un autre coté à la plaque d'alimentation 19, cette plaque est continuellement attirée vers la droite, de sorte que cette plaque d'alimentation 19 s'appuie en permanence contre la contreplaque 9 du cadre 3 et ceci sans jeu, indépendamment du fait de savoir dans quelle position se trouve précisément le cadre 3 dans son mouvement d'oscillation. Les deux plaques d'alimentation 17 et 19 sont conçues sous forme de tables à coussin d'air, les tuyaux souples 21 servant à l'arrivée de l'air comprimé. Pendant le travail de la machine, une pile de feuilles découpées est poussée de la droite vers la gauche au moyen du dispositif d'avance 25. Les détails de ce dispositif d'avance 25 sont indiqués de façon schématique sur la figure 2. Dans la vue de la figure 1, est disposée devant la plaque d'alimentation 17, un rail 26 qui court horizontalement et présente une section en forme de U ouvert le haut. Les ailes 27 et le fond 28 de ce rail sont formés en plats métalliques et rigidement reliés l'un à l'autre. A l'intérieur de ce rail est guidé, avec possibilité de coulissement, un premier chariot 30 sur lequel est disposé un vérin 31 et en outre, est guidé dans ce rail, avec possibilité de coulissement, un deuxième chariot 32, auquel est fixée l'extrémité libre de la tige de piston 33 du vérin 31. Sur chaque chariot 30 et 32 est disposé un petit vérin 35 dont la tige de piston est reliée, par l'intermédiaire d'un mécanisme à levier à genouillère 36 avec deux mors de bridàge 37, qui sont appuyés contre les ailes 27 du rail 26 par le vérin 35. Sur la tige de piston 33 est dispose,avec possibilite de coulissement et de réglage, un contacteur pneumatique 40, qui, lors du contact avec une butée 41, disposée sur le cylindre 31, déclenche un processus de mise en circuit. Sur le côté du chariot 32 opposé à la tige de piston 33, est disposé un bras 42 qui peut pivoter autour d'un axe horizontal et de direction identique à la direction longitudinale du rail 26, bras qui repose par son extrémité libre sur la plaque d'alimentation 17 et sert à faire avancer une pile de feuilles découpées. Tous les vérins de la machine sont des unités pneumatiques mais il est également possible d'utiliser des unités hydrauliques ou d'autres mécanismes. La machine décrite travaille de la façon suivante Sur la plaque d'alimentation 17, à droite sur la figure 1, on alimente une pile de feuilles découpées, qui se superposent exactement. Cette pile est alors par exemple tout d'abord poussée à la main, les poinçons 12, 12' des deux cadres 3 et 15 étant relevés, suffisamment loin sousles poinçons pour qu'une ligne de découpe, le long de laquelle la pile doit être séparée, se trouve exactement entre les deux poinçons des deux cadres. Ensuite, a l'aide des vérins 10, les deux poinçons sont abaissés et ils appuient fortement la pile sur les contreplaques 9, 9' des deux cadres.Pour ne devoir tenir compte, autant que possible, que d'une capacité limitée d'alimentation en air comprimé, il peut être approprié que l'abaissement des poinçons 12 et 12' ne s'effectue pas absolument de façon simultanée, mais que le premier poìnçon s'abaisse tout d'abord, puis l'autre. Lorsque la pile est fermement pressée par les deux poinçons, les vérins 15 sont sollicités de façon qu'ils écartent, en le faisant osciller, le cadre 3 de l'autre cadre 15. De ce fait, la pile se rompt le long de la ligne de découpe qui court entre les deux poinçons. Comme la contreplaque 9 du cadre 3 se trouve à une distance importante de l'axe d'oscillation 2 et donc que l'angle du mouvement oscillant nécessaire n'est pas trop important, la partie de la pile qui est bridée par le cadre 3 conserve à peu près inchangée sa position essentiellement horizontale.Pendant que le cadre 3 s'écarte, en oscillant, du cadre 15, la plaque d'alimentation 19 se déplace également avec lui. Lorsque le cadre 3 a atteint sa position la plus éloignée qu'autorise son mouvement d'oscillation, les poinçons 12, 12' sont relevés, le cadre 3 oscille à nouveau dans sa position indiquée sur la figure 1 et simul tanément ou à la suite, le dispositif d'avance 25 fait avancer la pile d'une course prédetermine, de sorte que maintenant ce soit la plus proche ligne de découpe à séparer qui se trouve exactement entre les deux poinçons 12, 12'. Ensuite, les poin çons s'abaissent à nouveau et le processus décrit se répète. A chaque opération, la machine sépare donc de la pile une série de découpes et cette série de découpes qui ont été séparées est poussée sur la plaque d'alimentation 19 située à gauche sur la figure 1, par suite de l'avance ulterieure de la -pile sous l'effet du dispositif d'avance 25. Le dispositif d'avance 25 travaille de la façon suivante : Partons d'un etat-ot le bras 42 s'appuie directement contre l'extrémité arrière, c'est-a-dire droite, d'une pile, où la tige de piston 33 est au maximum sortie hors du cylindre 31 et of sous l'effet du vérin 35 du tiroir 30 à gauche sur le figure 2, ce tiroir est bridé dans le rail 26, tandis que par contre les mors de bridage 37 du tiroir 32 a droite sur la figure 2 sont en position de retrait et donc que ce chariot n'est pas bridé au rail 26. On admet alors l'air comprimé, pour l'exécution d'un déplacement d'avance du cylindre 31, de sorte que la tige de piston 33 rentre dans le cylindre 31 et donc entraîne egalement le chariot 32.Dès que le contacteur 40 vient au contact de la butée 41, il envoie à un appareil de commande non représenté un signal qui amène le vérin 35 du chariot 32 à brider ce chariot dans le rail 26 et en même temps amène les mors de bridage 37 du chariot de gauche 30 à se desserrer. Ensuite, le cylindre 31 est a son tour alimenté en air comprime de sorte qu'il pousse à nouveau vers la droite la tige de piston 33. Comme pourtant la tige de piston 33, à cet instant, n'est pas mobile par rapport au bâti de la machine, puisque le chariot 32 est bridé dans le rail 26, c'est le chariot 30 qui se déplace vers la gauche avec le piston 31 qui lui est fixé: jusqu'à ce que la tige de piston 33 ait atteint sa position sortie extrême. Ensuite, le chariot 30 est à nouveau bridé et le bridage du chariot 32 dans le rail 26 est desserré ; le dispositif d'avance 25 est alors prêt à exécuter un autre déplacement d'avance de la pile. Les tiroirs 30 et 32 se déplacent ainsi vers la gauche à l'intérieur du rail 26 au cours de plusieurs déplacements d'avance. Le contacteur 40 est bridé sur le rail 33 de telle sorte que la course parcourue lors d'un déplacement d'avance soit précisément suffisamment grande pour que ce soit la ligne de découpe suivante qui se trouve dans la position correcte entre les poinçons 12? Sur la figure 2 les buses de sortie d'air 45 de table à coussin d'air sont également représentées sur la plaque d'alimentation 17. Il est possible, lorsqu'une pile a progressé déjà suffisamment à travers la machine1 derrière le bras 42, donc a gauche, de disposer déjà une autre pile sur la plaque d'alimentation 17 et lorsque la première pile est entièrement séparée en différentes séries de découpes, de faire osciller le bras 42 à la main vers le haut, de supprimer, en manoeuvrant un contacteur spécial, le bridage des deux chariots 30 et 32 dans le rail 26, de repousser ensemble vers la droite les deux chariots 30 et 32 et de refaire basculer à nouveau sur la plaque d'alimentation 17 le bras 42 derrière la pile que l'on vient de poser. La figure 3 montre, en représentation fortement simplifiée et schématique, une forme d'exécution d'une feuille découpée selon l'invention. Sur la feuille, qui n'est représentée que pour l'explication, ne sont prévues que quatre découpes pour boites pliantes, tandis qu'en fait dans la pratique on trouve sur chaque feuille, selon la taille de la feuille et la taille de la boite, habituellement notablement plus de découpes. Pour ne pas compliquer la représentation, on a en outre représenté que les lignes de coupe qui seront effectivement découpées à l'exception des attaches, mais non les lignes de pliage, le long desquelles le flan de boîte, après rupture, sera plié pour obtenir une boîte pliante terminée. Selon l'invention, la feuille découpée 50 présente également dans sa zone de bordure, que l'on doit enlever comme déchet, des lignes de découpe 55, qui sont un prolongement des lignes 56 et 57 de découpe entre flans ou de découpe des marges disposées verticalement sur la figure 3 et limitant les différentes découpes 51. S'il est prévu, pour la feuille représentée 50, d'enlever immédiatement sur la machine la section de bordure gauche 60 et la section de bordure droite 61, il suffit de prévoir les lignes découpe 55 qui permettent de séparer les zones de bordure. Mais dans la mesure où l'on envisage de ne pas séparer tout d'abord cette zone de bordure 60 et 61, mais simplement de séparer sur la machine les différentes séries de découpes et ensuite, dans un autre passage, de separer ces séries de découpes en découpes isolées, il peut être approprié de prévoir encore d'autres lignes de découpe 65 qui partagent la marge avant et arrière 60 et 61 dans le prolongement de la ligne de séparation disposée à peu près horizontalement sur la figure 3, entre les différentes découpes d'une série. Bien entendu diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs qui viennent d'etre décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Machine pour la rupture des découpes à partir d'une pile de feuilles de papier ou de carton découpées avec un poinçon et une contreplaque qui pressent ensemble la pile, caractérisée en ce que la machine présente deux poinçons disposés à une certaine distance l'un de l'autre et en ce qu'un poinçon, avec sa propre plaque, une fois en position de pressage est guidé pour se déplacer dans une direction essentiellement situee dans le plan de la pile et est animé d'un mouvement de va-et-vient. 2. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que les poinçons sont disposés l'un derrière l'autre, vu dans le sens de l'avance de la pile. 3. Machine selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que la distance minima des poinçons peut se modifier. 4. Machine selon l'une quelconque des revendications 1, 2 et 3, caractérisée en ce que un poinçon et sa contreplaque se déplacent en s'appuyant sur un guidage parallèle à peu près dans le plan de la pile. 5. Machine selon l'une quelconque des revendications 1, 2 et 3, caractérisée en ce que un pcinçon et sa contreplaque sont poses de façon à pouvoir osciller autour d'un axe. 6. Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la face inférieure des poinçons est conçue de façon élastique. 7. Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérise en ce que plusieurs poinçons sont prévus en file. 8. Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que une plaque d'alimentation est prévue à côté de la contreplaque mobile et s'appuie sans joint contre cette contreplaque. 9. Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérise en ce qu'il est prévu un dispositif d'avance qui fait avancer la pile d'une valeur réglable à chaque opération de la machine. 10. Feuille de papier ou de carton découpée, comportant un certain nombre de recoupes obtenues par poinçonnage et reliées, par des attaches, à la zone de bordure de la feuille et/ou entrlelles, caractéris8e en ce que des lignes de découpes qui séparent les découpes sont prévues à travers la zone de bordure de la feuille.