La présente invention a trait a un dispositif d'accumulation destiné a fournir une accumulation de bande dans une ligne de traitement continu de bande, par exemple, de tôles minces. On sait que dans les installations de traitement continu de bandes, par exemple de tales minces, il est nécessaire de prévoir des accumulateurs de bande, tant 9 l'entrée de la ligne qu'a la sortie afin de fournir une réserve de bande suffisante pour assurer un fonctionnement continu pendant des opérations discontinues sur la bande, par exemple raboutage des bobines de bande par soudure a 11 entrée de la ligne et fractionnement des bandes en bobine en sortie de ligne. Le dispositif d'accumulation selon l'invention est du type dans lequel un châssis verticalement mobile porte une pluralité de rouleaux permettant de former une pluralité de brins de bande verticaux parallèles descendant vers le bas depuis lesdits rouleaux, la quantité de bandes accumulées croissant, lorsque le châssis mobile est élevé vers le haut, par allongement de ces brins de bande. Dans de telles installations, le poids du châssis mobile est compensé par un contrepoids tandis qu'un câble s'enroulant sur un tambour d'un treuil permet de faire varier la position du châssis mobile et de fournir l'effort de traction supplémentaire nécessité pour compenser la tension des brins verticaux de tôle. D'une façon générale, de tels dispositifs comportent des moyens de sécurité du type "parachute de blocage1,, c'est-à-dire un dispositif de coincement actionné en cas de descente inopinée du châssis mobile. De tels dispositifs présentent, cependant, des inconvénients sur le plan de la sécurité, et la présente invention se propose de fournir un dispositif d'accumulation de bandes dans lequel l'utilisation d'un parachute de blocage est évitée, et ceci d'une façon simple et donnant toute sécurité. L'invention a pour objet un dispositif d'accumulation de bande, notamment de tôle, comprenant un châssis verticalement mobile avec une pluralité de rouleaux pour former une pluralité de brins de bande verticaux tendus, premier câble fixé audit châssis mobile et actionné par un treuil pour fournir un effort de traction permettant de compenser la tension des brins de bande, un deuxieme câble relié audit châssis et à un contrepoids equilibrant le poids dudit châssis, caractérisé par le fait qu'il comporte un troisième câble, normalement mou, et situé entre ledit châssis et ledit treuil pour tendre à arrêter et éventuellement à faire descendre le contrepoids sous l'action du treuil, et un quatrième câble normalement mou relié audit contrepoids et s'enroulant sur le treuil, en sens contraire, pour pouvoir lorsqu'il est tendu ajouter à l'effort du treuil l'action du contrepoids. Les différents câbles peuvent être avantageusement mouflés afin de réduire l'effort des moyens moteurs. On comprend que de cette façon, si le premier câble tendeur, qui transmet au châssis mobile l'effort de traction du treuil vient à se rompre, le châssis mobile va se mettre à descendre et par conséquent à faire monter le contrepoids jusqu'au moment où le troisième câble se trouve tendu, ledit troisième câble reprenant alors le couple fourni par le treuil et provoquant l'arrêt de ce mouvement de descente. De préférence, ledit troisième câble est mouflé de façon telle qu'il transmette un effort doublé, de sorte qu'au moment où il se trouve mis en-tension, non seulement il arrête la descente du châssis mobile mais encore fait remonter ledit châssis et, dans cette forme de réalisation, on prévoit avantageusement un détecteur de rotation de treuil détectant ce mouvement de remontée et agissant sur des moyens d'immobilisation du treuil, par exemple un frein, en cas d'accélération importante provoquée par ledit troisième câble. Par ailleurs, en cas de rupture du câble de contrepoids, le contrepoids se met à descendre et le quatrième câble va venir se tendre de sorte que, du fait de son enroulement inversé sur le treuil, il transmet au treuil le poids du contrepoids de façon que le moteur du treuil se trouve à nouveau soulagé par la compensation due au contrepoids. De façon avantageuse, ledit quatrième câble peut passer sur un bras tendeur qui, par son mouvement, en cas d'actionnement du quatrième câble, provoque une legère accélération du treuil, accélération susceptible d'être détectee par le dispositif de détection de mouvement de treuil, et par conséquent la mise en service des moyens d'immobilisation du treuil tel qu'un frein. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention appa raseront à la lecture de la description suivante, faite à titre d'exemple non limitatif, et se référant au dessin annexé dans lequel la figure unique représente une vue schématique en perspective d'un dispositif selon l'invention. En se référant au dessin annexé, on voit un châssis verticalement mobile 1 supportant une pluralité de rouleaux horizontaux parallèles 2 sur lesquels s'enroulent des brins horizontaux de bande de tôle 3. Le châssis 1 est susceptible d'être guidé verticalement à l'intérieur d'une cage de guidage 4 schématiquement représentée. A la partie supérieure châssis 1 est montée une poulie 5 sur laquelle passe un câble 6 dont une extrémité 7 est rendue solidaire de la cage 4. Après renvoi par deux poulies 8, 9 le câble 6 vient s'enrouler sur le tambour 10 d'un treuil actionné par un moteur il susceptible d'être arrêté par un frein 12. Un dispositif de détection 13, par exemple du type vendu sous la dénomination Selsyn permet de détecter une rotation du tambour 10, et d'actionner éventuellement le frein 12 pour immobiliser le tambour. Un deuxieme câble 14 passe sur une poulie 15 également montée sur le châssis 1, une extrémité 16 de ce câble étant fixée à la cage fixe 4. Après renvoi par des poulies 17, 18 le câble 14 est renvoyé sur une poulie de mouflage 19 montée sur un contrepoids 20. Le bras terminal du câble 18 est fixé en 21 à un élé- ment de structure fixe. Le poids du contrepoids 20 est légèrement supérieur à celui du châssis mobile. Sous le contrepoids 20 se trouve montée une poulie de mouflage 22 sur laquelle est enroulé un câble 23 dont l'un des bras est fixé en 24 à la structure fixe tandis que l'autre bras, renvoyé par une poulie 25 vient s'enrouler sur le tambour 10 dans le même sens que le câble 6. Sur le contrepoids 20 se trouve enfin montée une poulie 26 sur laquelle est enroulé un quatrième câble 27 dont un bras est fixé en 28 à la structure fixe tandis que l'autre brin passe sur une poulie de renvoi 29 et de là sur une poulie 30 d'un bras tendeur 31 sollicité par son propre poids, le câble 27 s'enroulant enfin sur le tambour 10 mais dans un sens opposé à celui des câbles 6 et 23. En fonctionnement normal, le câble principal 6 a pour fonction de compenser la différence de poids entre le châssis mobile 1 et le contrepoids 20 et d'assurer la tension requise sur chacun des brins de tôle 3 accumulés. Pour sa part le câble 14 transmet au châssis mobile le mouvement du contrepoids 20, légèrement plus lourd que le châssis lui-même mais insuffisant à lui tout seul pour maintenir lez châssis en raison de la présence des bandes de tôles 3 et de leur tension. En cas de rupture du câble 6, on comprend que la différence entre la tension requise sur les brins de tôle et la différence de poids entre contrepoids et châssis mobile provoque un mouvement de descente du châssis mobile de sorte que, par l'intermédiaire du câble 14, le-contrepoids 20 se met à monter. Le contrepoids 20 entralne rapidement avec lui le câble de retenue 23 qui se met en tension et rétablit alors l'équilibre en reprenant le couple fourni par le tambour 10 du treuil. Le câble 23 étant moulé, il transmet au contrepoids, dans le sens de la descente du contrepoids, un effort double, ce qui provoque-la remontée du chariot et actionne par conséquent le frein 12 lorsque le dispositif 13 pourra détecter l'accélération importante due à cette remontée. Cependant, si la rupture du câble 6 a lieu alors que le châssis 1 se trouve à proximité de sa position limite supérieure, des contacteurs de fin de course habituels, actionnés par la remontée du châssis 1, peuvent, si nécessaire, faire intervenir le frein 12 avant que le dispositif 13 n'ait fini de détecter cette remontée. Dans le cas d'une rupture du câble 14, le contrepoids 20 libéré va se mettre à descendre sous l'effet de son poids tandis que la compensation de poids n'est plus transmise au châssis mobile. Rapidement, ce mouvement de descente du contrepoids met en tension le câble 27, lequel, à ce moment, en raison de son enroulement inverse sur le tambour 10, tend à transmettre audit tambour le poids du contrepoids qui vient ainsi soulager le tambour de sorte que le châssis 1 se trouvera supporté par le câble 6 qui recevra d'une part la traction due au tambour. 10 et d'autre part, celle due au cqntrepoids 20 par l'intermédiaire du câble 27. Le déplacement du tendeur 31 qui se produit sous l'effet de la mise en tension du câble 27 produit une legere accélération du tambour 10, cette accélération étant détectée par le dispositif 13, et le frein 12 est alors actionné de sorte que l'ensemble se trouve immobilisé dans la position atteinte. Bien que l'invention ait été décrite à propos d'une forme de réalisation particulière, il est bien entendu qu'elle n'y est nullement limitée et qu'on peut lui apporter diverses modifications sans pour cela s'éloigner ni de son cadre ni de son esprit. En particulier, le tambour 10 pourrait avoir des diamètres différents pour les divers enroulements de câbles 6, 27, 23 pour provoquer, lorsque le câble 23 ou 27 est tendu, une rotation de tambour détectee par le détecteur 13. REVENDICATIONS 1. Dispositif d'accumulation de bandes, notamment de tôles minces, comprenant un châssis verticalement mobile avec une pluralité de rouleaux pour former une pluralité de brins de bandes verticaux tendus, un premier câble fixé audit châssis mobile et actionné par un treuil pour fournir un effort de traction permettant de compenser la tension des brins de bande, un deuxième câble relie audit châssis et un contrepoids équilibrant le poids dudit châssis, caractérisé par le fait qu'il comporte un troisième câble, normalement mou, relié audit châssis et s'enroulant sur ledit treuil pour tendre à faire descendre le contrepoids sous l'action du treuil lorsqu'il est tendu, et un quatrième câble normalement mou, relié audit contrepoids et s'enroulant sur le treuil, en sens inverse, pour pouvoir, lorsqu'il est tendu, ajouter à l'effort du treuil l'action du contrepoids. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ledit troisième câble est mouflé sous le contrepoids de façon à transmettre au contrepoids, lorsqu'il est tendu, un effort accru tendant à faire redescendre le contrepoids. 3. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que ledit quatrième câble passe sur un bras tendeur qui par son mouvement, en cas de mise en tension dudit quatrième câble, provoque une légère accélération du treuil. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisé par le fait qu'il comporte un détecteur de mouvement du treuil provoquant la mise en oeuvre d'un moyen de blocage du treuil lorsqu'il détecte une accélération importante de la rotation dudit treuil. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que lesdits câbles sont mouflés.