La présente invention est relative à des matières plastiques et plastico-élastiques difficilement inflammables à base d'oléfines polymeres. Dans beaucoup de domaines, par exemple dans le bâtiment ou dans la construction d'appareils et de véhicules, on a besoin de matières plastiques ou plastico-élastiques qui, selon les exigences de la norme DIN 53 438, soient difficilement inflammables ou auto-extinguibles et qui, selon la norme DIN 4102, résistent aux brandons et à la chaleur rayonnante. Les matières peu coûteuses telles que les mastics à base d'esters phtaliques et d'huile de lin et contenant des charges sont facilement combustibles. Les matières à base de polyoléfines en grande partie amorphes et d'huiles de butene et contenant des charges ont un comportement notablement plus avantageux à cet égard.Mais ces matières ne remplissent les conditions des normes DIN 53 438 et 4102 qu'avec des proportions de solides d'au moins 50 t. Or l'inconvénient des matières de ce genre est qu'elles sont difficiles à transformer. Il est vrai que les matières contenant des polyoléfines selon le DT-OS 2 313 334, qui contiennent de 3 à 30 X en poids d'une chloroparaffine et éventuellement de 0,5 à 5 % en poids d'anhydride antimonieux ne présentent pas cette difficulté de transformation ; cependant, étant donnée la stabilité thermique limitée des chloroparaffines, ces matières ne peuvent pas être chauffées longtemps à des teoe- pératures dépassant 1700C. Or pour différents domaines, il est très avantageux d'utiliser les matières à des températures de transformation plus élevées, atteignant environ 2200C, en particulier à cause de la viscosité notablement moindre à ces températures élevées et de la transformation meilleure et plus simple qui en résulte. C'est pourquoi on a besoin de matières plastiques ou plastico-élastiques pouvant être transformées facilement et rapidement à température élevée, qui sont difficilement inflammables ou auto-extinguibles et qui résistent aux brandons et à la chaleur rayonnante. L'invention a donc pour but de mettre au point de telles matieres à base d'oléfines polymères. Selon l'invention, ce probleme est résolu par des matières caractérisées par le fait qu'elles comprennent a) de 7 à 97 % en poids d'une poly-a-oléfine en grande partie amorphe ou d'un mélange de celles-ci, ayant une visocité spécifique réduite de 0,05 à 4,0 dl/g, les deux tiers (en poids) de cette polyoléfine pouvant être remplacés par un élastomère, b) de 2 à 60 % en poids d'une huile d'hydrocarbure contenant éventuellement de l'huile siccative et qui peut etre une huile de polybutène ou un résidu de distillation de la fabrication du cyclododécatriène ou un mélange des deux, c) de 1 à 15 % en poids d'un composé aromatique bromé, d) jusqu'à 70 % en poids d'une charge, e) éventuellement jusqu'à 5 Z en poids d'un surfactif. Comme polyoléfines en grande partie amorches, qui constituent de 7 à 97 %, de préférence de 10 à 95 Z et, en particulier, de 30 à 60 % du poids des matières selon l'invention, on peut utiliser de préférence un polypropylène, polybutène-(l) ou polyhexene-(1) en grande partie atactique, ainsi que leurs copolymeres et terpolymeres contenant au maximum 20 Z d'éthène et/ou de propène ou de butene-(1) ou dthexene-(1), ainsi que toutes sortes de mélanges de ces corps. La structure en grande partie atactique s'exprime par une fraction soluble dans l'éther supérieure à 50 %, de préférence de 60 à 99 %.Ces polyoléfines ont des viscosités specifiques réduites (VSR) de 0,05 à 4,0 dl/g, de préférence de 0,2 à 2,0 dl/g, en particulier de 0,3 à 1,0 dl/g. Cela correspond à des poids moléculaires, calculés d'apres la viscosité en solution pour le polybutene-(1) d'environ 10 000 à 1 830 000, de préférence d'environ 35 000 à 770 000, en particulier d'environ 60 000 à 310 000. On obtient des polyoléfines amorphes de ce genre, dans une large mesure plastiques, en polymerisant par exemple le propène, le butene-(1) ou l'hexene-(1), éventuellement avec l'éthène, le propène, le butene-(1) ou l'hexene-(1) comme comonomères, à l'aide de catalyseurs comprenant d'une partTiCl4 TiCl3 ou, de préférence, TiCl3 . n AlCl3 (n = 0,2 à 0,6), d'autre part AlR3, à des températures de 50 a 1200C, en particulier de 60 à 1000C. Comme AlR3, on utilise des alcoyl-aluminiums en C1 à C8, de préférence le tri-isobutyl-aluminium. Le rapport molaire Al : Ti est, de préférence, compris entre 2 et 3. On peut conduire la polymerisation sous forme continue ou discontinue, en solution ou en masse.Comme solvants, on utilise de préférence les monomères eux-mêmes ou des fractions d'hydrocarbures en C4 ou en C3/C4. On peut aussi utiliser les poly-a-olefines en grande partie atactiques que l'on obtient comte sous-produits dans la préparation de polypropylène et de polybutene-(1) isotactique. Pour preparer les matières selon l'invention, on peut encore utiliser des mélanges des polyol.éfines amorphes ci-dessus et d'élastomères. Comme élastomères, on peut utiliser aussi bien le caoutchouc naturel que le caoutchouc synthetique, par exemple le caoutchouc de butadiene et de styrène, le caoutchouc de butadiène et d'acrylonitrile, le caoutchouc butyle, le polybutadiène, le poly-isoprene, ainsi que des caoutchoucs saturés ou insaturés' de polyoléfine.Parmi les caoutchoucs de polyolefine, on utilise, de préférence, ceux que l'on obtient en po3yiérisant l'éthylène avec le propylène et/ou le butène-(l) et éventuellement un diène Comme le dicyclopentadiène, le méthylène-norbornène, l'ethylidene-norbornene ou le propényl- norbornene et l'hexadiène-(1,4), selon-les procédés connus (DT-OS 1 595 442, 1 720 450, 1 570 352).Dans les mélanges de polyoléfine en grande partie. amorphe et d'élastomère, on intraduit en général 2 parties en poids au maximum et, de préference, de 0,4 à 1 partie en poids de l'élastomère pour une partie en poids de la polyoléfine en grande partie amorphe. Des huiles d'hydrocarbure appropriées que l'on ajoute aux matières selon l'invention à -raison de 2 à 60 %, de préférence de 10 a 50 Z et, en particulier, de 20 à 40 X en poids, sont des huiles de polybutene qui peuvent contenir une huile siccative, ou bien des résidus de distillation de la fabrication du cyclododecatriène ou des mélanges de ces corps. Des huiles de polybutène appropriées sont celles qui ont des viscosité de 150 à 1 00 000 et, de préférence, de 1000 à 100 000, en particulier de 2000 à 30 000 cPo à 20 C. Elles ont des poids moléculaires de 500 à 1000. Elles ne doivent pas contenir de fractions tres volatiles qui bouillent en dessous de 100 C sous une pression de 15 min de Hg. On obtient par exemple des huiles de polybutène de ce genre de manière connue en elle-même en polymérisant des fractions en C4 contenant du butene-(1), du butène-(2) et eventuellement de l'isobutène à l'aide de catalyseurs Friedel-Crafts, de préférence AlCl3, à des températures de zéro a 100"C. En ajoutant des diènes et/ou des acétylènes, on peut augmenter fortement la viscosité des huiles de polybutène (DT-OS 2 005 207).Après la polymérisation et éventuellement après un lavage, par exemple à l'eau, on élimine les corps peu volatils e-n chauffant simplement les huiles de polybutene entre 100 à 1500C sous une pression d'environ 15 mm de Hg. Si l'on remplace Jusqu'à 30 Z de l'huile de polybutene par une huile siccative qui peut représenter jusqu'à 10 Z du mélange total, on obtient des matieres plastiques ou plastico-élastiques qui durcissent à la surface en présence de l'air. Comme huiles siccatives, on peut utiliser, en particulier, des huiles-de polybutadiène et des triglycérides naturels ou synthétiques siccatifs, par exemple l'huile de lin ou des mélanges de ces corps.Les huiles de polybutadiène qui conviennent sont, de préférence, celles qui ont des poids moléculaires de 1500 à 3000, des viscosité de 750 à 3000 cPo à 200C et des indices d'iode de 400 à 500 g/100 g, comme celles que l'on peut fabriquer par le procédé du brevet allemand nO 1 186 631. Le résidu de distillation de la fabrication du cyclododécatriène que l'on peut utiliser possède un poids moléculaire moyen de 400 à 600, une masse volumique d'environ 0,93 g/cm3 et une viscosité de 400 à 2500 cPo à 25"C. il comprend de 5 à 10 Z de cyclododécatriene. De 35 à 38 Z environ du résidu sont distillables, dont environ 11 Z sont des hydrocarbures en C12, environ 12 Z des hydrocarbures en C16, environ 10 Z des hydrocarbures en C20 et environ 5 % des hydrocarbures enC24 a C32. Les doubles liaisons du résidu de cyclododécatriène sont principalement, à raison de plus de 80 %, des doubles liaisons trans et, à raison d'environ 10 à 15 %, des doubles liai-sons cis. Le résidu de distillation est obtenu dans la purification par distillation du cyclododécatriène prépare à partir du butadiene-(1,3) à l'aide de catalyseurs au titane et de composés organo-aluminiques. On utilise également ce residu de distillation du cyclododécatriène à raison de 2 à 60 X, de préférence de 10 a 50 X, et en particulier, de 20 à 40 Z en poids. il a, comme les huiles siccatives, la propriété de durcir en surface en présence de l'air. Pour accélérer le durcissement, on peut ajouter aux masses contenant de l'huile siccative des siccativants, de préférence l'octoate de cobalt et le naphténate de cobalt, a raison de 0,5 X au maximum, en particulier de 0,02 à 0,2 Z relativement à l'huile siccative. Comme composé aromatique bromé, on peut généralement utiliser un corps tel que ceux qui sont connus aussi pour l'ignifugation des matières synthétiques, par exemple des amines bromées selon le brevet allemand n" 1 127 582 ou la tribromoaniline selon le brevet allemand n" 1 103 020, des éthers aromatiques ou aromatiques-aliphatiques bromés selon les brevets allemands n" 1 123 823 et 1 135 654, par exemple l'éther pentabromodiphenylique ou décabromodiphénylique, l'hexabromocyclo- dodécane ou d'autres composés cycliques bromes en C12 selon le DT-AS 1 128 975, des composés diaromatiques bromés selon le brevet allemand n" 1 135 653 que l'on peut, si on le désire, utiliser en même temps que des chloroparaffines, selon le brevet allemand n" 1 230 209, de préférence toutefois des composés bromes comme l'éther 2,4,6-tribromophenyl-2', 3'-dibromopropylique ou le 2, 2'-bis-/-4-2', 3'-dibromopropoxy)-3,5-dibromophenyl7- propane selon le DT-AS 1 669 811. On peut aussi utiliser des composes de ce genre en mélange avec des chloroparaffines dans un rapport compris entre 95 : 5 et 30 : 70. On utilise le coA- pose bromé à raison de 1 a 15 X, de préférence de 1 à 5 Z, et en particulier, de 1,5 à 2,5 X en poids.Relativement aux chloroparaffines, les composes bromes out l'avantage d'une plus grande résistance aux températures elevées jusqu'à 220"C, et d'une plus grande efficacité ; ils sont donc actifs en plus petites quantités. il est particulièrement avantageux d'utiliser des mélanges de différents composés bromés aromatiques.Les additifs usuels que l'on peut ajouter aux matières selon l'invention, à raison de 70 Z en poids au maximum, sont par exemple des charges comme le talc, la barytine, la silice ; des colorants à pigment comme le noir de carbone et l'oxyde de fer ; des stabilisants comme les derivés phénoliques et les amines ; en particulier des retardateurs de combustion comme le dioxyde d'étain, l'anhydride antimonieux ou des argiles modifiées, par exemple des argiles organophiles modifiées par des cations, telles que la diméthyl dioctadécyl-ammonium-montmorillonite ou la sépiolite correspondante. La proportion des retardateurs de combustion, seuls ou avec d'autres additifs usuels, ne doit pas dépasser 10 Z ni, en particulier, 5 %. Des surfactifs appropriés que l'on peut ajouter aux matières selon l'invehtion, éventuellement à raison de 5 Z au maximum et, de préférence, de 0,5 à 3 Z en poids, sont des mouillants ionogénes et non-ionogenes, par exemple les alcoyl benzène-sulfonates, les alcoyl-phosphates, les dérivés de glycérol ou d'esters de glycérol, les dérivés d'alcools gras ou d'alcoyl-phénols, les esters d'acide gras et de polydiol et les alcanolamides d'acide gras. Ces mouillants assurent une bonne adhérence des matieres, même sur un subjectile humide. Les matières selon l'invention ont un large domaine d'utilisation, par exemple dans le bâtiment, dans la construction d'appareils et de véhicules. Ils ont une excellente adhérence et une excellente extensiblité. L'adhérence des matieres est si bonne qu'aucune couche primaire n'est nécessaire. Par suite de leur bonne stabilité thermique, les matières peuvent être facilement mises en oeuvre jusqu'à des températures d'environ 2200C. L'invention est décrite plus en détail dans les exemples non limitatifs qui suivent, dans lesquels les températures sont indiquées en degrés Celsius. EXEMPLE 1 A une température de 1800, on dissout 47,5 parties en poids d'un polypropylène en grande partie amorphe, ayant une VSR de 0,4 dl/g, une fraction soluble dans l'éther de 86 Z et une viscosité à l'état fondu de 20 000 cPo à 1700 (sous-produit de la préparation du polypropylene isotactique) dans 47,5 parties d'une huile de polybutène ayant une viscosité de 12 000 cPo et un poids moléculaire de 730 et ne contenant pas de fractions tres volatiles qui bouillent en dessous de 1500 sous une pression de 15 mm de Hg. Ensuite, on ajoute 5 parties en poids de 2,2'-bis /-(2',3'-dibromopropoxy)-3,5-dibromophény/-propane et on distribue de façon homogene. On obtient une masse facile à travailler qui est stable à des températures atteignant environ 230 et remplit les conditions des normes DIN 4102 et 53 438. On obtient des matieres comparables, difficilement inflammables, en utilisant, au lieu des 5 parties en poids de 2,2'-bis-[4-(2',3'-dibromopropoxy)-3,5-dibromophény1]-propane, 5 parties en poids d'éther pentabromodiphénylique ou décabromo- diphénylique. EXEMPLE 2 A un mélange constitue par 95,5 parties en poids d'un polypropylene en grande partie amorphe ayant une VSR de 0,3 dl/g, une fraction soluble dans l'éther de 90 X et une viscosité à l'état fondu de 5000 cPo à 1700 (sous -produit de la préparation du polypropylène isotactique) et par 2,0 parties en poids d'une huile de polybutène ayant une viscosité de 24 000 cPo à 20 et un poids moléculaire de 770 et ne contenant pas de fractions très volatiles bouillant en dessous de 1500 sous une pression de 15 nïm de mercure, on ajoute à 1900, 1,5 partie en poids de 2,2-bis-/T-(2,3'-dibromopropoxy)-3,5-dibromophenYrE propane et 1,0 partie en poids d'éther pentabromodiphénylique, puis on mélange uniformément. On chauffe ensuite la masse entre 200 et 220 et, à cette température, à l'état liquéfie, on la coule sur une surface de toit à rendre etanche, on létale avec des spatules ou on l'applique avec des brosses. A l'etat refroidi, on obtient un revêtement de toit etanche, homogène et plastique. Il a une bonne adhérence au béton, à la pierre, à la maçonnerie, au bois, au métal, au bitume et aux matières synthétiques. On peut l'appliquer sur un subjectile sec sans souscouche. La matière remplit les conditions de la norme DIN 53 438 (essai préalable) quant à la resistance à l'inflammation, ainsi que les conditions de la norme DIN 4102 quant à la résistance aux brandons et à la chaleur rayonnante. Si l'on ajoute en outre à la masse 1,0 partie en poids d'un éther de nonylphénol et de polyglycol, on obtient une matière qui adhère bien sur un subjectile humide. EXEMPLE 3 A un mélange constitué par 95 parties en poids d'un polypropylene en grande partie amorphe ayant une VSR de 0,35 dl/g > une fraction soluble dans l'éther de 88 % et une viscosité à l'état fondu de 10 000 cPo 170 (sous-produit de la préparation d'un polypropylène isotactique) et par 2,5 parties en poids d'un résidu de distillation de la fabrication du cyclododécatriène 3 (résidu CDT) ayant une masse volumique de 0,93 g/cm3, une vis- cosité de 1400 cPo à 25 et un poids moléculaire de 500, on ajoute, à 2000, 0,5 partie en poids de 2,2'-bis-/V-(2',3'-di- bromopropoxy)-3,5-dibromophény.-/-propane, 1,0 partie en poids d'éther décabromodiphényliqueet 1,0 partie en poids d'anhydride antimonieux. On obtient une masse qui est stable jusqu'à des températures d'environ 220 et qui est facile à mettre en oeuvre à ces températures. La masse remplit les conditions des normes DIN 4102 et 53 438 (essai préalable). EXEMPLE 4 A 1500, on dissout 47,5 parties en poids d'un polybutène-(1) en grande partie amorphe ayant une VSR de 0,4 dl/g, une fraction soluble dans l'éther de 94 Z et obtenu par polymérisation du butène-(1) à 900 à l'aide d'un catalyseur formé de TiCl3 . 0,3 AlCl3 et d'Al(iso-C4Hg)3, dans un mélange comprenant 35 parties en poids du résidu CDT utilisé dans l'exemple 3 et 12,5 parties en poids d'une huile de polybutène qui a une viscosité de 1500 cPo à 200 et un poids moléculaire de 530 et ne contient pas de fractions très volatiles bouillant en dessous de 1500 sous une pression de 15 mm de Hg. Ensuite, on ajoute 2,5 parties en poids de 2,2'-bis-/ 4-(2',3'-dibromopropoxy)-3,5- dibromophényl7-propane et 2,5 parties en poids de dioxyde d'étain. On obtient une masse très facile à mettre en oeuvre, qui est stable jusqu'a une température d'environ 2200 et qui remplit les conditions des normes- DIN 4102 et 53 438. EXEMPLE 5 Dans un mélange comprenant, en poids, 30 parties d'un résidu de la fabrication du cyclododécatriène ayant une masse volumique de 0,93 g/cm3, une viscosité de 1000 cPo à 25 et un poids moléculaire de 450, 10 parties d'une huile de polybutène ayant une viscosité de 4100 cPo à 200 et un poids moléculaire de 680, 3 parties d'huile de lin et 3 parties d'une huile de polybutadiène ayant une viscosité de 3000 cPo à 20 , un poids moléculaire de 3000 et un indice d'iode de 450, on dissout à 170 , 10 parties d'un terpolymère de propène de butène-(1) et d'éthène en grande partie amorphe ayant une teneur en butène-(1) d'environ 12 Z et une teneur en éthène d'environ 4 Z, une VSR de 0,4dl/g et une fraction soluble dans l'éther de 85 %. Ensuite, on ajoute 0,01 partie en poids d'octoate de cobalt, 40 parties en poids de talc, 2,5 parties en poids de 2,2'-bis-/ 4-(2',3'- dibromopropoxy)-3,5-dibromophenyl7-propane et 1,5 partie en poids de dimethyl-dioctadecyl-ammonium-montmorillonite et on agite la masse jusqu'à ce qu'on obtienne un mélange uniforme. On obtient une masse d'étanchéité difficilement inflammable, pouvant être appliquée au pistolet. Si l'on ajoute en outre à la masse 1,5 partie en poids de tétrapropylène-benzène-sulfonate de sodium, on obtient une masse d'étanchéité qui adhère même à un subjectile humide. EXEMPLE 6 Dans un malaxeur, 950, on mélange 35 parties en poids d'un copolymère de butène-(1) et dthexène-(1) en grande partie amorphe ayant une VSR de 1,0 dl/g et une fraction soluble dans l'éther de 96 Z, 9 parties en poids d'un caoutchouc d'éthylène et de propylène ayant une viscosité Mooney ML-1,4 de 70 mesurée selon la norme DIN 53 523 et une teneur en doubles liaisons de 8 par 1000 C, 40 parties en poids d'une huile de polybutène ayant une viscosité de 600 cPo à 20 et un poids molé- culaire de 530 et ne contenant pas de fractions très volatiles bouillant en dessous de 1500 sous une pression de 15 mm de Hg, 2 parties en poids d'anhydride antimonieux, 3 parties en poids de kaolin, une partie en poids de noir de carbone, 8 parties d'éther 2,4,6-tribromophenyl-2',3'-dibromopropylique et 2 parties en poids de 2,2'-bis-/W-(2',3'-dibromopropoxy)-3,5-dibromo- phényl7-propane. On obtient une masse plastico-élastique difficilement inflammable. Si l'on utilise au lieu du caoutchouc d'méthylène et de propylène, un caoutchouc butyle, on obtient une masse plastique-élastique comparable. EXEMPLE 7 Dans un mélange constitue par 20 parties en poids d'une huile de polybutène ayant une viscosité de 23 000 cPo à 20 et un poids moléculaire de 760 et ne contenant pas de fractions très volatiles bouillant en dessous de 150 sous une pression de 15 mm de mercure et par 10 parties en poids d'un résidu CDT ayant une masse volumique de 0,93 g/cm3, une viscosité de 1000 cPo à 200 et un poids moléculaire de 420, on dissout à 1500, 60 parties en poids d'un polyhexène-(1) amorphe préparé par polymérisation d'hexène-(1) à l'aide d'un catalyseur formé de TiCl3 . 0,5 AlCl3 et Al(iso-C4Hg) à 70" ayant une VSR de 1,6 dl/g entièrement soluble dans l'éther diethylique bouillant. Ensuite on ajoute 4 parties en poids de 2,2'-bis-/B-(2',3' -di- bromopropoxy)-3,5-dibromophényr/-propane 2 parties en poids de dioxyde de titane et 4 parties en poids de dioxyde d'étain. On obtient une masse plastique difficilement inflammable, facile à mettre en oeuvre, qui est stable jusqu'à des températures d'environ 220". On obtient une masse comparable si, au lieu des 4 parties en poids de 2,2'-bis-/V-(2',3'-dibromopropoxy)-3,5- dibromophényr/-propane, on utilise 4 parties en poids d'éther 2,4,6-tribromophenyl-2',3'-dibromopropylique ou un mélange comprenant 3 parties en poids de cet éther et une partie en poids de 2,2'-bis-/T ,3'-dibromopropoxy)-3,5-dibromophenyl7-propane. REVENDICATIONS 1. Matières plastiques ou plastico-élastiques difficilement inflammables à base d'oléfines polymères, caractérisées par le fait qu'elles comprennent a) de 7 à 97 X en poids d'une poly-a-olefine en grande partie amorphe ou d'un mélange de celles-ci, ayant une viscosité spécifique réduite de 0,05 à 4,0 dl/g, les deux tiers (en poids) de cette polyoléfine pouvant être remplaces par un élastomère, b) de 2 à 60 Z en poids d'une huile d'hydrocarbure contenant éventuellement de l'huile siccative et qui peut être une huile de polybuténe ou un résidu de distillation de la fabrication du cyclododécatriene ou un mélange des deux, c) de 1 a 15 X en poids d'un composé aromatique bromé, d) jusqu'à 70 Z en poids d'une charge, e) éventuellement jusqu'à 5 Z en poids d'un surfactif. 2. Matieres selon la revendication 1, caractérisées par le fait que les polyoléfines en grande partie amorphes sont représentées par un polypropylène, un polybutene-(1) ou un poly hexene-(1) en grande partie amorphe ou par des copolymères et terpolymères correspondants contenant au maximum 20 X d'ethene et/ou de propene, ou de butene-(1) ou d'hexene-(l), ainsi que par les mélanges de ces corps, ayant des fractions solubles dans l'éther superieures a 50 Z et des viscosités spécifiques réduites de 0,05 à 4,0 dl/g. 3. Matieres selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisées par le fait qu'elles contiennent un residu de distillation de la fabrication du cyclododécatriène ayant une masse volumique d'environ 0,93 g/cm3, une viscosité de 400 à 2500 cPo à 20"C et un poids moléculaire de 400 à 600. 4. Matieres selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisées par le fait qu'elles contiennent une huile de polybutène ayant des poids moléculaires de 500 à 1000 et des viscosités supérieures à 150 cPo à 20"C. 5. Matieres selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisées par le fait qu'elles contiennent de 1 à 5 Z en poids d'un mélange de 2,2'-bis-/47(2',3'-dibromopropoxy)- 3,5-dibromophényl7-propane et d'éther pentabromodiphénylique, d'éther décabromodiphénylique ou d'éther 2,4,6-tribromophényl 2',3'-dibromopropylique, de preference avec 1 à 5 Z en poids d'un additif minéral améliorant l'inflammabilité.