La présente invention concerne des compositions vaccinales bivalentes contre la rubéole et la maladie des inclusions cytomégaliques ou cytomégalie. On sait que le virus de la rubéole peut traverser le placenta humain, infecter le foetus et provoquer de graves anomalies chez le nouveau-né. L'existence d'anticorps maternels circulants contre le virus de la rubéole peut prévenir cette grave menace et divers vaccins ont été développés depuis plu-sieurs années, tant sous forme de vaccins monovalents que sous forme de combinaison à d'autres vaccins tels les vaccins contre la rougeole ou contre les oreillons. Comme exemples de vaccins atténués contre la rubéole on peut citer entr'autres ceux qui contiennent la souche RA 27/3, la souche HPV 77 DE5 ou la souche CENDEHILL Cependant le virus de la rubéole.ntest pas le seul virus capable de provoquer des ravages chez le foetus.En effet, le virus de la maladie des inclusions cytomégaliques -également appelé cytomégalovirus ou CMV- est à l'origine de la majorité des cas d'arriération mentale et de microcéphalie d'origine virale chez le nouveau-né; on estime que parmi les nouveau-nés excrétant le virus (de 1 à 4 % de la totalité des nouveau-nés), 5 à 15 % présentent des caractéristiques d'arriération mentale et que 30 à 45 % des femmes en âge d'être mères ne possèdent pas d'anticorps contre le CMV. C'est pourquoi on étudie actuellement dans plusieurs pays l'innocuité et l'efficacité de vaccins contre la cytomégalie. Des souches de virus servant à cet effet sont par exemple la souche TOWNE 125 (Juct M et coll Tn-ection 3 . ii1-'1 1975) et une colrche vaccinale dérivée de la souche Ad169 (Elek SD et coll.,The Lancet 1 (7845) 1-5,1974). Comme chacun des vaccins contre la rubéole et contre la cytomégalie vise le môme but -la protection du foetus- et s'administre par la même voie, il est intéressant de pouvoir administrer simultanément les deux vaccins sous la forme d'un vaccin combiné et plus particulièrement sous la forme d'un vaccin combiné vivant.De plus1 l'utilisation de vaccins combinés exige un personnel médical moins important et des injections moins fréquentes que ne l'exige l1utilisation de vaccins monovalents. Certains travaux in vitro ont montré qu'il existe des possibilités d'interférence entre le CMV et des virus comme des myxovirus, des arbovirus, des pic,Qrna- virus, des virus herpétiques et variolique (Glasgow L.A., Infection and Tmmunity 9 : 70'-7, Avril 1974). Ti a de même été démontré que le virus de la rubéole provoque -in vitro- des interférences avec des virus hétérologues tels les picornavirus, les myxovirus et les arbovirus (Parkman P.D. et colt., J.Immunology 93 (4) : 595-607, 1964 > . Lors de l'étude de vaccins combinés, il est dès lors nécessaire de procéder à des essais préliminaires établissant le facteur d'interference éventuel pour la combinaison envisagée. Nous avons trouvé que dans le cas d'un vaccin vivant contre la rubéole combiné à un vaccin vivant contre la cytomégalie, l'administration simultanée des deux virus n'affecte pas la réponse immunitaire à chaque composant vaccinal. Dès lors, l1invention consiste en un vaccin combiné vivant contre la rubéole et la cytomégalie contenant au moins les quantités de virus atténués de la rubéole et de CMV correspondant à la quantité immunisante de chacun desdits virus considérés séparément, la quantité de virus de la rubéole étant de préférence d'au moins 103 DICT50(dose infectieuse en culture de tissu pour 50% des cultures) Pour réaliser la présente invention, les virus atténués sont cultivés séparément suivant les techniques habituelles et mélangés dans les proportions adéquates et le vaccin bivalent obtenu est de préférence lyophilisé après adjonction d'une composition stabilisatrice, comme il est bien connu dans la technique. Comme compositions stabilisatrices, on peut indiquer entr'autres celles qui sont à based'albumine sérique humaine ou de polyvinylpyrrolidone. Etant donné que la stabilité in vitro du CMV est relativement moins bonne que celle du virus de la rubéole, les conditions de lyophilisation du vaccin bivalent sont celles requises pour la lyophilisation du CMV. Comme indiqué plus haut, la souche de virus de la rubéole peut être une souche vaccinale quelconque connue de l'homme de l'art, par exemple la souche atténuée CENDEHILL cultivée sur cultures primaires de cellules de rein de lapin et la souche de CMV peut être une souche vaccinal quelconque connue de l'homme de l'art, par exemple la souche atténuée TOWNE 125 cultivée sur la lignée de cellules diploïdes humaines Wi-38. Lorsque le vaccin bivalent faisant l'objet de la présente invention est présenté sous forme lyophilisée, on le reconstitue au moment de l'emploi par addition d'eau ou de tout autre diluant généralement utilisé dans la préparation de solutions vaccinales injectables. Le vaccin bivalent ainsi préparé est administré par voie intramusculaire ou sous-cutanée. L'invention est illustrée mais non limitée par les exemples suivants. EXEMPLE 1 A-375 ml. de surnageant d'une culture de cellules Wi-38 contenant environ 104 7DICT50de CMV, souche TOWNE 125, par millilitre on ajoute le meme volume d'une solution aqueuse de saccharose (0,218 M), phosphate monobasique de potassium (0,0038 M), phosphate dibasique de sodium (0,0072 M), glutamate de potassium (0,0049 M) et d'édétate de sodium (0,2 %) additionnée d'un pourcent d'albumine sérique humaine. A 125 ml. de surnageant d'une culture primaire de cellules de rein de lapin contenant environ 103-ODICT50 de virus de la rubéole, souche CENDEHILL , par millilitre, on ajoute le meme volume d'une solution aqueuse de saccharose (200 g/l.) et de glutamate de potassium (30 g/l.). Les deux préparations sont mélangées et le mélange est réparti dans des flacons de verre à raison de un~millilitre-de mélange par flacon pour constituer des doses unitaires administrables par voie intramusculaire ou sous-cutanée. Une étude clinique effectuée sur 13 adultes sensibles à chacun des deux virus a démontré l'apparition d'anticorps contre le virus de la rubéole -mis en évidence par le test dtinhibition de llhémaggrutination et d'anticorps contre le CMV -mis en évidence par immunofluorescence6 à 8 semaines après l'administration du vaccin bivalent. EXEMPLE 2 A 270 ml. de surnageant d'une culture de cellules Wi-38 contenant environ î048DiCT50deCMV, souche TQWNE-125, par millilitre, on ajoute le même volume d'une solution aqueuse de saccharose (0,218 M),- phosphate monobasique de potassium (0 > 0038 M), phosphate dibasique de sodium (0,0072 M), glutamate de potassium (0,0049 M) et d'édétate de sodium (0,2 %) additionée d'un pourcent d'albumine sérique humaine. A 90 ml. de surnageant d'une culture primaire de cellules de rein de lapin contenant environ 104 3DICT50 de virus de la rubéole, souche CENDEHILL , par millilitre on ajoute le môme volume d'une solution aqueuse de saccharose (200 g/l.) et de glutamate de potassium (30 g/l.). Les deux préparations sont mélangées et le mélange est réparti dans des flacons de verre à raison de un millilitre par flacon et lyophilisé. Après lyonhiiisation et bouchage hermétique, chaque flacon contient une dose unitaire de vaccin bivalent dont le titre est 4 respectivement 104DICT50 pour le CMV et de 103'2DICT50-pour le virus de la rubéole. Le vaccin est administré par voie intramusculaire ou souscutanée. - N E V E N D i C A T i 0 N S - 1. Composition vaccinale bivalente contre la rubéole et la cytomégalie, caractérisée en ce qu'elle contient au moins des quantités de virus atténué de la rubéole et de virus atténué de la maladie des inclusions cytomégaliques correspondant à la quantité immunisante de chacun desdits virus considérés séparément. 2. Composition vaccinale suivant la revendication 1, 3 caractérisée en ce qu'elle contient au moins 103DICT50 du virus de la rubéole et 10 4D1CT50 du virus de la maladie des inclusions cytomégaliques. 3. Composition vaccinale suivant l'une ou l'autre des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que la composition est sous forme lyophilisée et contient au moins une composition stabilisatrice pour lesdits virus. 4. Composition suivant l'une ou l'autre des revendications 1 à 3 , caractérisée en ce que le virus atténué de la rubéole est le virus de la souche CENDEHILL et que le virus atténué de la maladie des inclusions cytomégaliques est le virus de la souche TOWNE 125.