L'invention concerne des perfectionnements apportés aux leurres nageants animés extra souples, ainsi que les leurres faisant application des susdits perfectionnements. Il convient, avant d'aborder les dispositions principales - de l'invention, d'indiquer avec encore plus de précision ce que l'on entend ici par leurres nageants animés extra souple, car c'est à cette gamme particulière de leurres que l'invention trouve celle de ses applications qui présente le plus d'intérêt. Le demandeur a créé une première génération de leurres animés extra souples, décrits notamment dans le brevet France n" 1461674 et le certificat d'addition nO 98 819. Ces leurres se présentent sous la forme d'un poissonnet du genre vairon, gardon, perche etc. et plus spécialement ceux qui sont la proie habituelle des carnassiers tels que truites, saumons, brochets, black-bass, etc, mais aussi les poissons marins chasseurs, auxquels cas les leurres se présentent sous la forme de leurs proies naturelles. Dans cette première génération, le leurre est constitué d'une tête massive, suivie d'une membrane mince, extra souple, en disposition verticale dans le plan de symétrie du leurre, des masses, sépares par des fentes étant régulièrement réparties de part et d'autre de cette membrane pour donner un volume naturel au corps du leurre, mais surtout pour lui permettre de reproduire dans l'eau les mouvements ondulants naturels du modèle vivant reproduit, Dans cette génération de leurres, l'impulsion initiale du mouvement oscillant-ondulant est imprimée par une palette ou bavette, rendue solidaire de la t8te du leurre, ce grâce à quoi on obtient un leurre qui reproduit déjà très fidèlement la nage naturelle d'un modèle vivant. Le demandeur a créé une seconde génération de leurres animés extra souples, décrits dans le brevet France n" 7 125 051. Cette seconde génération permet de reproduire sous forme de leurres des poissons anguiformes, des poissons plats, mais aussi des vers du genre lombric ou autres. Ici, la tête du leurre est suivie d'une membrane mince extra souple, disposée verticalement dans le plan de symétrie du leurre, mais qui présente la particularité d'affecter, à l'état de repos, la forme d'un croissant ou d'une simple virgule allongée, dont l'extrémité libre est située au voisinage de la tête du leurre. Le principe de nage de ce leurre est basé sur le fait que, sous l'action du courant, la membrane courbe se redresse, l'un de ses côtés (inférieur) est sensiblement rectiligne, cependant que sur l'autre cité, il se forme une série d'ondulations, ce qui donne à la queue du leurre un mouvement ondulant continu. Dans ce type de leurre, l'impulsion de nage n'est plus donnée par une palette de tête, mais par les caractéristiques de forme de la membrane1 ce grâce à quoi, dans cette forme d'exécution, les leurres peuvent reproduire, à l'exception de la tête, la nage ondulante serpentine de leurs modèles vivants. Le demandeur a créé une troisième génération de leurres animés extra souples, visant à reproduire des animaux aquatiques à au moins deux membres nageurs, tels des batraciens ou des céphalopodes décrits dans le brevet France nO 75.31339. Les membres nageurs de ces animaux aquatiques doivent leurs mouvements de reproduction de nage naturelle grâce à une architecture particulière des susdits membres faisant notamment application de propriétés de torsion combinées à un effet de rappel élastique. On remarquera que ces trois générations différentes de leurres présentent en commun le fait que l'armature du leurre s'étend seulement sur une partie du corps du leurre, le plus souvent la t8te, de manière à ne jamais entraver les libres mouvements de la partie nageante animée, que ce soit la "queue" du poisson, ou les "membres nageurs" lorsqu'il s'agit d'autres animaux aquatiques, Les perfectionnements qui seront décrits plus loin sont donc principalement destinés aux trois générations de leurres qui viennent d'être rappelés ci-dessus, afin d'en améliorer la qualité de nage et surtout la fidélité de reproduction des mouvements des modèles vivants, mais aussi accroitre leur atfractivité. Il convient encore, avant d'aborder les dispositions de l'invention, de rappeler un leurre de la technique connue, présenté par plusieurs fabricants, et dénommé en terme de technique halieutique, "cuillère vaironnée" Il s'agit ici d'un leurre (figure l), se composant d'une monture en corde à piano, sur laquelle tourillonne en t8te du leurre une palette dénommée habituellement "cuillère". Cette cuillère est suivie d'un poissonnet en matière plastique, plus ou moins souple, en fait semi-rigide, puisque engagé de la tête à la queue sur ladite monture en corde à piano, ce qui, par construction, interdit à ce poissonnet une nage reproduisant les mouvements du modèle vivant. Ceci n'est d'ailleurs pas contesté, puisque ce genre de leurre est décrit comme reproduisant les mouvements d'un poisson mort. On recommande le plus souvent de "travailler" le leurre de façon active, 'est- -dire en imprimant a la canne de traction des mouvements de pointe, bien connus des pécheurs, qui pratiquent la pèche au poisson mort. Ce type de leurre se caractérise par l'effet attractif de la palette ou cuillère tournante, le leurre étant "trainé" pratiquement inerte suivant des mouvements lents anarchiques, avec toutefois une forte tendance au vrillage dont les effets nocifs sur le fil de traction ne peuvent étre évités malgré la présence d'un "émerillon11 entre fil et leurre. Vis-a-vis de cet état de la technique, l'invention a en conséquence pour but principal, dans le domaine des leurres reproduisant deà les mouvements naturels d'un modèle vivant, d'accrottrela fidélité de reproduetion des mouvements de nage, d'accrottre la vitalité desdits mouvements, c'est-A^dire augmenter l'amplitude des mouvements basse vitesse de récupération, mais aussi augmenter leur fréquence proportionnellement å l'augmentation de vitesse de récupération. L'invention concerne cet effet, des perfectionnements apportés aux leurres nageants animés extra souples, comprenant, d'une part une partie de corps massive, incluant le plus souvent la tte, cette partie massive étant traversée d'une monture présentant en ttte une boucle d'amarrage et en queue* un ou plusieurs hameçons, d'autre part, faisant suite la partie de corps massive, une partie nageante animée, tel qu'un ou plusieurs membres nageurs ou une queue, libre d'armature pour s'animer de façon continue, sous l'action d'un courant d'eau, leurres caractérisés en ce que les susdits perfectionnements consistent principalement monter en tate du leurre une monture a palette tournante du genre "cuillère", et a réaliser cette monture palette suivant une répartition des masses sur la monture propre à imprimer, au moins l'extrémité arrière de l'axe de cette monture, soumis å l'action centrifuge excentrique de la palette, un mouvement de précession autour de sa position moyenne et en ce que l'on applique ce mouvement de précession 9 la monture qui porte la partie massive du corps du leurre. Grâce å cette disposition, on bénéficie d'une part de l'action attractive de la palette tournante, d'autre part, du mouvement de précession pour animer la tête du leurre d'un mouvement oscillant correspondant, ce qui imprime au corps du leurre un mouvement de nage encore plus naturel, pratiquement identique t celui du modèle vivant. Suivant une disposition de l'invention, la monture de la palette tournante est commune la palette et à la partie de tète du corps du leurre. Suivant une autre disposition de l'invention, la monture å palette tournante et la monture de la tête du corps du leurre sont réunies l'une à l'autre par une attache ajustée de manière à transmettre avec seulement un Jeu nécessaire, les mouvements de la monture de palette à la monture de la téte du corps du leurre. D'autres caractéristiques et avantages ressortiront encore de la description détaillée qui va suivre, de différents modes d'applications et de réalisations de l'invention donnés ici à titre d'exemples, et représentés sur les dessins joints dans lesquels La figure 1 est une vue en perspective d'un leurre appartenant à l'état de la technique connu. La figure 2 est une vue montrant en perspective un leurre du genre poisson nageur, faisant application des dispositions de l'invention. La figure 3 est une vue montrant en perspective un leurre du genre anguiforme La figure 4 est une vue en perspective montrant un leurre reproduisant un animal aquatique du genre à membres nageurs. La figure 5 est une vue schématique montrant le mécanisme de nage applicable aux leurres selon l'invention. On se reportera tout d'abord aux figures 1 et 5, pour expliquer la caractéristique essentielle de l'invention, par rapport à l'état de la technique connu, Comme il a déjà été Indiqué, on a déjà associé comme il est montré figure 1, une monture 10 à palette tournante 11, avec un corps de leurre 12, se présentant sous la forme d'un poissonnet, le plus souvent rigide, mEme si ce corps est réalisé en matière plastique, étant donne qu'il est traversé de part en part, d'une monture 14, qui s'étend de la téte à la queue du corps du leurre.Lorsque un tel ensemble est déplace dans liteau par une ligne de traction, la palette 11 se met en rotation d'une manière en soi oonnue, et le corps du pois sonnet suit la monture de la cuillère, mais d'une façon inerte, puisqu'il ne présente aucune propriété de nage qui lui sont propres. Vis-à-vis de ce rappel de l'état de la technique connue, on se reportera à la figure 5 pour expliquer un nouveau mode de nage pour des leurres animés extra souples, comme il est montré aux exemples des figures 2 à 4. Dans la figure 5, on a désigne par la référence 15 l'axe de traction théorique d'un leurre. La flèche 16 désigne le sens d'un courant d'eau, et le leurre dans son ensemble est désigné par la référence 17. Ce leurre se compose d'une première monture 18, dont 1' axe 19 porte, par l'intermédiaire d'un étrier 20, une palette ou cuillère 21. La palette 21 est suivie d'un lest 22, et d'une boucle d'amarrage pour une seconde monture 23, sur laquelle est engagée seulement une partie du corps du leurre, par exemple la tête 24. La première monture est de conception spéciale, notamment en ce qui concerne la répartition sur l'axe de la monture, d'une part de la palette tournante 21, d'autre part du lest 22. Dans l'exemple représenté, la répartition des masses est réalisée de manière telle que l'axe 19 de la monture, puisse osciller autour d'un point pivot virtuel 25, Cette oscillation autour du point pivot est obtenue par la force centrifuge qui s'exerce sur la palette 21 suivant la flèche 26, ce gracie à quoi il se produit, à chaque extrémité de la monture 18, un mouvement de précession autour de sa position moyenne. On a découvert que, de façon tout à fait surprenante, ce mouvement de précession applique à un leurre du genre décrit aux figures 2 à 4, permettait d'animer la tête de ce leurre d'un mouvement de tête dont l'impulsion se communique à la partie du leurre qui est, de par sa structure, apte à prendre une succession de positions ondulatoires continues. On ajoute ainsi aux qualités premières des leurres déjà décrits, un mouvement de tête particulièrement attrayant. n est à noter que les mouvements de précession des extrémités de la première monture, sont variables en amplitude et en fréquence.Ainsi, à basse vitesse de récupération du leurre, l'action centrifuge excentrée de la palette 21, imprimera à l'axe de la monture 19, un mouvement de précession degrande amplitude, ce qui donne au leurre une nage paresseuse largement ondulante. Lorsqutun tel leurre est soumis à une vitesse de récupération plus importante, la vitesse de rotation de la palette augmente, les amplitudes du mouvement de précession diminuent, mais leur fréquence augmente, ce qui donne au leurre une allure de nage rapide et frétillante. Gracie à la disposition qui vient d'être décrite, on apporte au leurre un type de nage tout à fait comparable aux differentes allures que peut prendre le modèle vivant. Dans les exemples d'exécution des figures 2 à 4, la première monture 18 est raccordée par articulation à la seconde monture 23, avec un jeu faible entre les boucles de liaison 19a, 23a, de manière à transmettre au leurre tracté la quasi totalité de l'amplitude des mouvements de précession de l'axe 19 de la première monture. n va de soi que l'axe 19 de la première monture peut être prolongé et traverser directement la partie de tête du leurre. Dans ce cas, les mouvements de précession de l'axe 19, sont directement transmis à la tête du leurre. On pourra toutefois proférer le mode d'exécution à montures articulées, étant donné qu'il permet d'adapter différents types de leurres à la monture de traction. I1 peut être prévu, pour 1' un quelconque des modes d'exécution des figures 2 à 4, un emplacement dans la tête du leurre, propre recevoir le lest 27, grâce auquel on peut notamment, par variation de l'inertie de la tête du leurre, modifier l'amplitude des mouvements de tête. Dans l'exemple d'exécution de la figure 2, le leurre est formé d'une tête massive 28, suivie d'une membrane mince 29, extra souple, en disposition verticale dans le plan de symétrie du leurre, des masses 30, séparées par des fentes 31 étant symétriquement réparties de part et d'autre de cette membrane. Comme on peut le remarquer, la queue du poissonnet est totalement libre dans ses mouvements, puisque la monture 23 ne traverse que la portion massive de tête du poissonnet. On a constaté par ailleurs, de façon surprenante, que le poissonnet de par ses caractéristiques de construction, nageait rigoureusement en ondulant de part et d'autre d'un plan vertical, ce qui empêchait tout mouvement de rotation de la première monture à palette. Cet avantage est particulièrement intéressant ear il ne se produit plus, comme dans les leurres antérieurement connus, un vrillage de la ligne de traction. Ce type de leurre peut donc être utilisé sans émerillon entre ligne de traction et leurre. Dans le mode d'exécution de la figure 3, la monture oscillante à palette tournante est combinée avec un corps de leurre formé d' une tête massive 32, suivie d'une membrane mince 33, disposée verticalement dans le plan de symétrie du leurre Cette membrane, à l'état de repos, comme il est montré en traits discontinus, s'inscrit dans une courbe, de manière à ce que son extrémité libre 33a soit située au voisinage de la tête du leurre. Dans le mode d'exécution de la figure 4, on a montré la combinaison d'une monture oscillante à palette tournante, et un corps de leurre suivi d'au moins deux membres nageurs 34, Chaque membre nageur se présente sous forme d'une membrane mince comprenant au moins trois sections de membres 34a, 34b, 34c, raccordées les unes aux autres par des angles plats 35, 36, 37. A l'état de repos, les membres nageurs affectent la position repliée montrée à droite du leurre, tandis qu'à l'état de nage, ils s'étendent de la manière représentée à la gauche du leurre. Bien entendu, la présente invention n'est pas limitée aux exemples d'exécution ci-dessus décrits et représentés, pour lesquels on pourra prévoir d'autres variantes, sans pour cela sortir du cadre des revendications annexées. REVENDICATIONS 1) Perfectionnements apportés aux leurres nageants animés extra souples, comprenant d'une part une partie de corps massive, incluant le plus souvent la tête, cette partie massive étant traversée d'une monture présentant en tête une boucle d'amarrage et en queue un ou plusieurs hameçons, d'autre part, faisant suite a la partie de corps massive, une partie nageante animée tel qu'un ou plusieurs membres nageurs ou une queue, libre d'armature pour s'animer de façon continue sous l'action d'un courant d'eau, leurres caractérisés en ce que les susdits perfectionnements eonsistent principalement å monter en tête du leurre une monture a palette tournante du genre 1,cuillère" et à réaliser cette monture a palette suivant une répartition des masses sur la monture propre à imprimer au moins à l'extrémité arrière de l'axe de cette monture, soumis A l'action centrifuge excentrique de la palette, un mouvement de précession autour de sa position moyenne et en ce que l'on applique ce mouvement de précession à la monture qui porte la partie massive du corps du leurre. 2) Leurre suivant la revendication I, caractérisé en ce que la monture de la palette tournante est commune à la palette et à la partie de tête du corps du leurre. 3) Leurre suivant la revendication l, caractérisé en ce que la monture å palette tournante et la monture de latte du corps du leurre sont réunies l'une à l'autre par une attache ajustée de manière à transmettre avec seulement un jeu nécessaire les mouvements de la monture de palette à la monture de tête du corps du leurre. 4) Leurre suivant l'une quelconque des revendications I à 3, caractérisé en ce qu'il est prévu, dans la tête du corps du leurre, un logement pour un lest d'équilibrage de préférence décentré sous l'axe de traction du leurre. 5) Leurre suivant l'une quelconque des revendications I à 4, caractérisé par la combinaison d'une monture oscillante a palette tournante et d'un corps de leurre formé d'une tête massive suivie d'une membrane mince extra souple en disposition verticale dans le plan de symétrie du leurre, des masses séparées par des fentes étant symétriquement réparties de part et d'autre de cette membrane. 6) Leurre selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par la combinaison d'une monture oscillante à palette tournante et d'un corps de leurre formé d'une tête massive suivie d'une membrane mince, disposée ,,ertica- lement dans le plan de symétrie du leurre, cette membrane, A l'étant de repos, s'inscrivant dans une courbe de manière ce que l'extrémité libre de cette membrane, soit située au voisinage de la tête du leurre. 7) Leurre selon l'une quelconque des revendications I à 4, caractérisé par la combinaison d'une monture oscillante à palette tournante' et d'un corps de leurre suivi d'au moins deux membres nageurs, chaque membre se présentant sous forme d'une membrane mince comprenant au moins trois sections de membres, raccordées les unes aux autres par des angles plats.