La présente invention concerne un procédé et un dispositif pour le traitement de la surface d'objets en matière plastique de structure cellulaire,au moyen d'un solvant. Ce traitement de surface-tend à uniformiser les surfaces d'obJets en matière thermoplastique t qui proviennent en particulier d'une machine de moulage sous pression, et qui sont en partis lisses et en partierugueux, ont des couleurs diverses et présentent des stries. Dans un procédé connu de ce types les obJets sont brièvement plongés dans un bain liquide de solvant l'extrémité de l'objet qui est plongée la première ressortant la dernière du bain. Ce procédé à l'inconvénient du risque de formation de fissures de tension, de sorte que les objets trop fortement modifiés à leur surface se brisent facilement sous des contraintes élevées. Dans ce procédé, dit procédé d'immersion, il est difficile de traiter seulement certaines zones de la surface, ou de les traiter préférentiellement.D'autre part, le procédé d'immersion a sur les autres procédés connus dans lesquels le solvant liquide est appliqué au pinceau, au rouleau ou au pistolet, l'avantage de n'exiger aucune habilité particulière, d'8tre exécuté rapidement, et d'atteindre les concavités, cannelures ou analogues qui sont d'accès diffile. Mais, dans ce procédé d'immersion connu, il est surtout désavantageux que dans des objets à noyau poreux et croûte externe lisse, des bulles de gaz, qui se sont figées directement sous la surface pendant le moulage sous pression, se détendent pendant la dissolution et forment des nodules, et cela, d'autant plus que le solvant est plus fortement appliqué, c'est-à-dire que la dissolution dure plus longtemps. L'invention a pour but de proposer un procédé du genre défini initialement, qui puisse être mis en oeuvre aussi rapidement et aussi simplement que le procédé d'immersion, mais qui permette d'améliorer considérablement l'uniformisation de la structure superficielle, et cela dans une gamme allant, au choix, d'un poli absolument exempt de nodules jusqu'à une faible rugosité. Suivant l'invention, les objets en matière plastique dont la surface doit être uniformisée sont exposés à un solvant sous forme gazeuse. Dans un mode d'exécution préféré, l'invention vise, en outre,# à éliminer l'inconvénient du procédé d'immersion, causé par le fait que l'extrémité de l'objet immergée la première sort ensuite la dernière du bain ; cela se traduit par le fait que les empla cements de la structure superficielle de l'objet inégalement soumis à la dissolution restent reconnaissables. L'extrémité de l'objet immergée d'abord reste, en effet, le plus longtemps dans le solvant, mEme quand celui-ci est sous forme gazeuse.Le risque de formation de gouttes par condensation est favorisé dans ce Bas, Les places des gouttes restent reconnaissables après séchage dans la structure superficielle de l'objet. Pour éviter les inconvénients mentionnés, l'invention prévoit que les surfaces à traiter des objets en matière plastique soient exposées, pendant un temps d'égale durée, à un solvant gazeux aussi homogène que possible. Pour obtenir un temps de réaction d'égale durée, il est avantageux de déplacer les objets dans un mouvement de croisement avec un courant gazeux. Les deux grandeurs de réaction, savoir la durée de réaction et la concentration en solvant peuvent, dans le cas d'un solvant gazeux, être modifiées commodément, rapidement et avec définition précise. Surtout, dans le cas d'objets ayant une forme défavora- ble à la dissolution de la surface, telle à peu près que la forme intérieure d'un tiroir, il peut être avantageux d'exposer par degrés les objets à plusieurs stations de traitement. À l'aide de buses soufflantes convenablement pointées, il est possible de soumettre préférentiellement à l'action du solvant des parties individuelles de la surface, ou de freiner leur dissolution par mélange avec de l'air ou moyen analogue. Les deux mesures, savoir le traitement par degrés et la variation de la concentration en solvant, peuvent cependant aussi être avantageuses en ellesmêmes. Il est avantageux, pour la mise en oeuvre du procédé, de chauffer les objets pour que des gouttes de condensation ne puissent pas se former sur leur surface, et simplement pour intensifier la réaction. La surface doit rester aussi sèche que possible. A cet égard, il est particulièrement avantageux de mettre le procédé en oeuvre immédiatement après la fabrication des objets, ces objets étant exposés au gaz pratiquement à la température à laquelle ils quittent le moule de la machine de moulage sous pression. Alors que les surfaces des objets en matière plastique restent pratiquement sèches pendant l'exécution du procédé suivant l'invention, elles deviennent cependant légèrement cel- lantes à cause de la dissolution. Avec de la poudre colorée, qui est appliquée de façon adéquate à cet instant sur la surface collante, on peut obtenir des effets spéciaux de coloration en exploitant cette adhésivité de courte durée. Un dispositif particulièrement simple pour la mise en oeuvre d'un des procédés mentionnés, comporte une voie de transport portant les objets en matière plastique, qui est apte# à plonger les objets dans une direction déterminée dans un récipient rempli de solvant gazeux, et à les en ressortir d'abord par l'extrémité qui a été plongée la première. Un tel dispositif peut être conformé de telle sorte que les objets soient fixés rigidement à une voie transporteuse exécutant une boucle renversée dans le récipient. L'obtention de l'atmosphère gazeuse dans le récipient sans aucune espèce de pompe ou de soufflerie peut être réalisée au moyen d'un récipient qui contient, dans une partie non située sur le parcours des objets en matière plastique, un solvant liquide maintenu thermostatiquement à la température d'ébn11ition. L'unique figure annexée représente,en coupe verticale, un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'inventionv Un récipient cylindrique 2 pourvu en haut d'une bride et recouvert d'un couvercle 1 possède un fond en forme dfentonnoir Ce fond 3 est pourvu à son emplacement le plus profond d'une cuvette 4 relativement petite en section transversale,-dans laquelle pénètre horizontalement un élément électrique chauffant 5 réglé par thermostat. Le couvercle 1 est pourvu d'une ouverture d'entrée 6 et d'une ouverture de sortie 7.A travers ces ouvertures, une voie transporteuse 8, conformée à peu près en Haine, entre dans le récipient, y prend la forme d'une boucle renversée, en ressort et s'enroule sur une poulie d'entraRnement 9 de façon à prendre à peu près une forme ovale. Pour l'utilisation du dispositif, on remplit la cuvette 4 jusqu'à sa moitié environ avec un solvant liquide, par exemple du perchloréthylène, on chaule ce liquide à la température d'ébullition, et on le maintient à cette température au moyen d'un thermostat non rep#résenté. La température d'ébullition est de 600C environ. Le liquide bouillant remplit l'espace du récipient 2 de vapeur de solvant, qui chasse l'air initialement présent par les ouvertures 6 et 7, et présente finalement une homogénéité suffisamment complète. Le gaz se condense sur la paroi du récipient. Le condensat s'écoule de nouveau vers la cuvette 4. La flèche 12 indique l'endroit où les objets en matière plastique 11 viennent en sortant d'une machine de moulage sous pression et sont fixés rigidement au transporteur 8.Les objets cheminent avec le tramWxriar dans le sens des flèches, entrent par l'ouverture 6 dans l'espace de gaz du récipient, sans entrer en contact avec le liquide, ressortent par l'ouverture 7 et sont de nouveau retirés du transporteur 8 à l'endroit désigné par la flèche 15. Le dessin montre clairement que l'extrémité lia des objets Il qui plonge d'abord quitte la première le récipient, ou que l'extrémité llb qui plonge ensuite quitte le récipient en dernier. Chaque parcelle de surface sur l'objet Il reste ainsi exposée à l'action du gaz de solvant pendant une durée exactement égale. Cela ne serait pas le cas si les objets étaient suspendus pendants à la voie de transport 8 à peu près à l'emplacement 12. EQ traversant l'espace à gaz du récipient 2, l'objet conserverait alors sa position, dans laquelle la grande branche est tournée vers le bas, et à l'ouverture 7 ce serait donc l'extrémité lolo, qui a plongé la dernière à l'ouverture 6, qui ressortirait la première. L'extrémité lia immergée d'abord serait donc soumise à l'action du gaz de solvant plus longtemps que l'extrémité 11b immergée en dernier. REVEN# lOAT IONS 1.- Procédé pour le traitement de la surface d'objets en matière plastique à structure cellulaire au moyen d'un solvant, caractérisé en ce que les objets sont exposés à un solvant sous forme gazeuse. 2.- Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que les surfaces à traiter des objets en matière plastique sont exposées pendant des temps de durée égale à un solvant gazeux aussi homogène que possible. 3.- Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que les objets sont animés d'un mouvement qui croise un courant gazeux. 4.- Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que les objets sont exposés par degrés à plusieurs stations de traitement. 5.- Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que la concentration en solvant est abaissée localement par mélange d'air ou équivalent. -6.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les objets sont exposés au solvant gazeux à une température plus élevée que la température ambiante. 7.- Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce qutil est mis en oeuvre immédiatement après la fabrication des objets, les objets étant soumis à l'action du gaz sans changement de température, dès qu'ils sont retirés du moule de la machine de moulage sous pression. 8.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que pendant la dissolution de la surface, celle-ci est traitée avec de la poudre colorée. 9.- Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comporte une voie transporteuse 8 portant les objets en matière plastique Il, qui est apte à immerger les objets dans une direction déterminée dans un récipient 2 rempli d'un solvant gazeux, et à les en retirer d'abord par l'extrémité lia qui a été immergée la première. 10.- Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que les objets Il sont fixés rigidement à une voie transporteuse8 décrivant à travers le récipient 2 une boucle renversée. 11.- Dipositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que le récipient 2 rempli du solvant gazeux contient un solvant liquide maintenu à la température d'ébul- lition dans une cuvette 4 située hors du trajet des objets en matière plastique 11.