L'invention concerne en général les aciers inoxydables 3riti4ioe destinés à des emboutissages profonds et plus particulièrement elle concerne les procédés pour fabriquer des aciers inoxydables du type dont on donne des exemples comme type 430 de la classification AISI que l'on peut utiliser pour des emboutissages profonds sans qusil se produise un défaut important connu sous le nom de striures, arêtes ou autres. Les striures se manifestent quand le métal a été laminé en feuilles unidirectionnellement,ouen bande ou en hélice ,et se produisent quand un tel produit est soumis à uneopération de formage à froid tel qu'un emboutissage profond.La striure est un état qui est caractérisé par la formation de nervures et de gorges alternées semblables à des ondulations qui sont parallèles à la direction du laminage du métal. Ce défaut de surface est naturellement défavorable à l'aspect de l'objet façonne' et l'on doit recourir à des opérations onéreuses de meulage et de polissage pour amé- liorer convenablement ltaspect, Un autre inconvénient,que lson rencontre dans l'utilisation des aciers inoxydables ferritiques dans les opérations de formage,est leur faible aptitude à ce formage en particulier,leur faible aptitude à l'emboutissage profond.En conséquence, ces problèmes de striures et de formage sont considérés comme les obstacles majeurs que l'on 'a à surmonter si l'on doit développer d'une façon importante la production des aciers inoxydables ferritiques. L'invention a en conséquence pour objet de réaliser des procédés de production d'aciers inoxydables ferritiques exempts de striures avec une excellente aptitude à lemboutissage profond, que l'on réalise avec cet avantage supplémentaire de réduire le nombre des opérations et de supprimer les difficultés dans ces opérations. Au cours des années,on s'est livré à un grand nombre de travaux sur le problème des striures. Il est bien établi que les striures de l'acier inoxydable ferritique cons titueri; une manifestation de la plasticité anisotropique de bandes qui se sont développées principalement au cours des étages de laminage à chaud de la production. Différents procédés se sont montrés avantageux pour réduire dans une certaine mesure ltappa- rition de ces striures. En particulier, le brevet U.S.N 3 128 211 prévoit la diminution des striures par le contrôle des caractéristiques des grains au moyen de la chimie de laciez, de la production d'un lingot à grain fin équiaxé par des expé dients, le laminage à chaud à basse température et le laminage à froid dans au moins deux étapes du laminage accompagnés par un recuit intermédiaire entre ces étapes. Ce procédé a été largement utilisé dans des usines mais il comprend des difficultés opérationnelles pour le laminage à chaud à basse température pour laminer des métaux durs dans un état où leur résistance à la déformation est élevée, ce qui se traduit par un coût élevé de l'installation de laminoirs à grande puissance et la fréquente apparition de défauts de surface.Le laminage à chaud à basse température est effectué en interrompant le laminage à chaud et en faisant passer la matière sur le train du laminoir à chaud de sorte que ce procédé réduit considérablement la productivité de ce laminoir . De plus, afin d'arriver à une tendance aux striures faibles.lopération précédente doit être suivie par le laminage à froid dans au moins deux étapes contrairement à ce qui se passe avec ltétage unique de laminage à froid dans-la production des feuilles d'acier à faible teneur en carbone destinées aux emboutissages profonds. L'objet de l'invention est de permettre la production davier inoxydable ferrétique avec les memes opérations de laminage que pour l'acier à faible teneur en carbone, savoir le laminage à chaud normal au lieu du laminage de faible finissage et le laminage à froid à étage unique en utilisant seulement une opération supllémentaire que l'on peut facilement réaliser dans un appareillage hors de la chaine sans avoir recours à un traitement dans la chaîne de laminage à chaud. Autre part, la performance dans l'emboutissage profond des feuilles d'acier est conditionné par le taux de leur déformation plastique. Le taux de déformation plastique, r, est défini comme le rapport entre la déformation en largeur et la déformation en épaisseur que lson détermine par des essais de traction sur des échantillons de feuilles et constitue une mesure de la résistance à l'amincissement au cours du formage à froid de la matière en feuille. De plus, le taux de déformation plastique dépend principalement de la texture cristallographique orientée parallèlement au plan de laminage des matières.L'anisotropie planaire des valeurs de r dans une feuille, savoir les différences des valeurs de r dans les directions longitudinale, diagonale et transversale par rapport à la direction de laminage, est déterminée par la directionnalité de la texture cristallographique par rapport à la direction de laminage de la matière. Si les valeurs de r dans les directions de la feuille diffèrent d'une façon importante,des plis se produisent dans la coupelle emboutie avec la matière. En conséquence, si l'on désire augmenter l'aptitude à l'emboutissage profond il est nécessaire de traiter les aciers inoxydables ferritiques de façon à donner non seulement une valeur de r élevée mais aussi une bonne isotropie planaire aux feuilles. Les procédés courants pour augmenter la valeur de r comprennent le contrôle de la chimie de l'acier comme il est décrit typiquement dans le brevet U.S 3 713 813 où on dit qub l'acier doit être traité par un laminage à chaud à basse température et deux étages de laminage à froid. Contrairement à ces procédés courants, ce sera un autre objet de l'invention que d'augmenter l'aptitude à l'emboutissage profond sans qu'il dépende de la chimie du métal. L'invention sera mieux comprise en regard de la description ci-après et des dessins annexés qui représentent des textures après recuit de différents aciers inoxydables, dessins dans lesquels - les figures la, lb et ic sont des figures de pôle de de textures après recuit d'un acier inoxydable ferritique laminé à 850 O C, 550 O C, et 200C, respectivement.La texture de la matière laminée à chaud à 550 O C est caractérisée par un large taux d'orientation - les figure 2a, 2b, 2c sont des microphotographies metallographiques montrant les changements de comportement à la recristallisation au cours du recuit d'un acier inoxydable ferritique laminé à chaud à 700 OC avec une vitesse de chauffage de 0,010 c/s, 10 c/s et 100 c/s respectivement. On peut obtenir un grain fi équiaxé en augmentant a vitesse de chauffage au cours du recuit de l'acier inoxydable ferritique laminé à chaud. - Les figurès 3a, 3b et 3c montrent différents aspects d'objets emboutis à partir de tôles produites par le procédé de laminage à chaud à un seul étage (a) de laminage à froid, le laminage à chaud courant suivi par laminage à froid en deux étages avec recuit (b) intermédiaire et laminage à chaud courant suivi par un laminage à un seul étage (c) de laminage à froid à partir d'acier inoxydable ferritique stabilise au titane. Pour obtenir des aciers inoxydables ferritiques donnant un minimum de striures et une aptitude à ltemboutissage excellente,il est essentiel de contrôler la texture cristallographique. Comme on l'a dit precédemment, l'aptitude à l'embou- tissage profond dépend principalement de la texture. Le phénomène des striures apparaît comme une manifestation de la plasticité anisotropique de textures présentant un contraste. On a constaté un nouveau phénomène de striures dans des aciers inoxydables ferritiques à très faible teneur en carbone sta bilisés au Ti quiontété produits par le procédé courant et il est apparu dtune faon remarquabte une texture cristallographique orientée d'une façon aigue t554 4255 > favorable à l'emboutissage profond.Les nouvelles striures se produisent,comme on peut le supposer le plus,probablement,dans la déformation par la traction en diagonale par rapport à la direction du laminage contrairement à ce qui se produit avec la striure courante dans la déformation à la traction longitudinale et l'analyse montre qu'elle est causée par une manifestation de la plasticité anisotropique de bandes d'orientation contraire,notamment (554) 5225i et(554) L225J, dans la déformation à la traction dans le sens diagonal.En conséquence, la meilleure façon de contrôler la texture pour améliorer la tendance aux striures et l'aptitude à l'emboutissage consiste à disperser la directionnalité de la texture dans le sens du laminage tout en maintenant une orientation favorable à l'emboutissage, parallèle au plan de laminage. Ce procédé de controle désiré est une des caractéristiques essentielles de l'invention. Dans une recherche poussée sur la formation de la texture aciers inoxydables ferritiques,les inventeurs onttrouvé la condition nécessaire pour la formation de la texture voulue. Il existe trois sortes de textures,classées par la température de laminage. Dans le laminage à chaud comprenant le finissage à basse température il se produit des variations distinctes de températures sur l'épaisseur de la tole laminée en conséquence de l'opération de recuit du laminage à chaud. Spécialement une texture très fortement orientée en {100} prévaut dans la partie centrale et subsiste après le laminage à froid et le recuit. Cette texture affecte défavorablement l'emboutissage profond et il est nécessaire de la diminuer dans au moins deux étages de laminage à froid car c'est la texture la plus défavorable pour l?emboutissage profond. Dans le laminage à froid les cristaux tendent à aligner leur axe cristallin 4011) dans le sens du laminage et à se réorienter dans les orientations {554} après recuit.Une autre répétition du laminage à froid et du recuit apporte une augmentation du degré de l'anisotropie planaire des valeurs de "-C ". On a trouvé qu'il se produit un autre type de texture dans le laminage à tiède. Le laminage à tiède signifie le laminage au cours duquel il ne se produit pas de recristillisation contrairement au laminage à chaud qui est accompagné d'un progrès de la recristallisation au moins partiel, Le laminage de l'acier inoxydable ferritique dans la zone de température entre 750 et 4500 fait apparaÎtre une texture peu nette, caractérisée par une faible tendance à la directionnalité qui subsiste après le laminage à froid et le recuit et qui contribue à diminuer la tendance aux striures et à réduire l'anisotropie planaire de la valeur de r avec une valeur moyenne élevée. On a aussi trouvé une amélioration très nette de l'aptitude à l'emboutissage profond des aciers inoxydables ferritiques. C'est là un autre aspect métallurgique de l'amélioration apportée par le laminage à tiède. Comme on l'a mentionné auparavant, la striure est une manifestation de la plasticité anisotropique de bandes, de sorte que des bandes, qui sont constituées de grains allongés,formées dans l'étage de laminage à chaud sont amenées à diminuer. Dans la zone de température de 500 à 7000C, la différence de résistance à la déformation entre la ferrite et l'austénite est très grande. Quand les aciers sont laminés avant décomposition de l'austénite à la température précitée, les ferrites tendres se déforment, de préférence à l'austénite dure, de sorte que les bandes de déformation par cisaillement augmentent d'une façon importante du fait que les grains allongés se coupent et les bandes se brisent. Cette particularité est un avantage distinct du laminage à tiède supérieur eu laminage à chaud, du fait que les ferrites et les austénites se déforment également en grains allongés et que des bandes se forment d'une façon importante. L'austénite allongée se sépare des carbures alignés dans le sens du laminage aprés leur décomposition et provoque la rupture des bandes dans les traitements ultérieurs. De ce fait, le laminage à tiède est illustré comme exerçant des contributions importantes à l'amélioration à la fois dans les striures et dans l'emboutissage des aciers inoxydables ferritiques. De plus, on a trouvé que le laminage à tiède réalise une base efficace pour la simplification des traitements suivants. Dans les procédés courants, la matière laminée à chaud est soumise à un recuit en caisson. Un recuit de courte durée à l'air libre ou en continu ne se montre pas aussi efficace qu'un recuit en caisson. Toutefois, un recuit continu de courte durée est plus efficace sur la matière laminée à tiède du fait qu'elle provoque une recristallisation complète de la structure laminée à tiède et ltélimination des bandes. Il est bien connu que la recristallisation est provoquée par les contraintes résiduelles maintenues dans les matières. Du fait que ces contraites sont supprimées dans les opérations de laminage et d'enroulement dans la feuille laminée à chaud, la force qui provoque la recristallisation est faible. Le laminage à tiède offre l'avantage de conserver les contraintes, du fait qu'il ne se produit pas de recristallisation au cours du laminage. Le laminage à chaud à basse température est aussi largement efficace pour maintenir les contraintes. Toutefois, contrairement à l'idée courante, on a trouvé que les bandes sont brisées par recristallisation d'une façon plus étendue dans un recuit continu de courte durée plutôt que dans un recuit en caisson. Ceci a fait penser que les contraintes peuvent être retenues suffisamment pour provoquer une recristallisation au cours du chauffage de courte durée dans les matières qui ont été traitées convenablement, comme par exemple dans le laminage à tiède et le recuit en continu est alors avantageux non seulement pour la productivité, mais aussi pour l'amélioration de la qualité des aciers inoxydables ferritiques. Le produit recuit est gratté et ensuite laminé à froid. Dans les procédés courants, le laminage à froid est divisé en au moins deux étages avec un recuit intermédiaire entre ces deux étages, ceci augmentant les frais de production. Le laminage à tiède fait l'économie de ces frais du fait que le laminage à tiède, suivi par un unique étage de laminage à froid, peut donner une excellente aptitude à l'emboutissage profond en ce qui concerne à la fois les striures et l'anisotropie plastique. Le laminage à froid en deux étages, suivant le laminage à tiède, n'est pas favorable car le laminage à froid tend à détruire la texture avantageuse qui s'est formee au cours du laminage à tiède. Dans ce sens, le laminage à tiède est apparu comme étant le moyen le plus efficace pour améliorer l'aptitude à l'emboutissage profond avec le minimum de striures et pour la production en chaine des aciers inoxydables ferritiques. On trouvera décrit ci-après un procédé avantageux de laminage à tiède sur un laminoir à chaud. Le laminoir en bandes à chaud moderne est caractérisé par sa vitesse élevée. Quand la vitesse de laminage est élevée, les aciers inoxydables ferritiques offrent une grande résistance à la déformation même dans le laminage à chaud. En conséquence, il se produit fréquemment des défauts de surface qui sont inévitables, en particulier durant le passage au train de finissage à basse température. Dans le procédé présent, la matière est laminée à chaud sans interruption par passage à la température de finissage au-dessus de 9000C si les aciers inoxydables ferritiques sont aussi tendres que les aciers à faible teneur enxcarbone sans alliage.Ensuite, on met la matière laminée à chaud en bobines dans l'ordre de température de 750 et 4500C. On transfère la matière en bobines sur un laminoir à tiède. Il est préférable d'éviter la chute de température de la bobine au moyen d'un dispositif tel qu'une hotte, mais comme la matière en bobines émet très lentement sa chaleur, le laminage à tiède peut autre opéré à une température d'environ 500C plus basse que la température de bobinage après un délai d'une demi-heure après le moment de l'embobinage. Le laminage à tiède peut autre effectué de façon à obtenir même une réduction de 60 % de l'épaisseur dans un ou deux étages de laminage.Avec un seul étage de laminage, on réduit la matière par un double passage en inversant l'avancement de la matière, celle-ci pouvant être maintenue pendant ce temps à la température voulue, du fait que le laminage engendre suffisamment de chaleur et que l'émission de chaleur par la bobine est faible. Le laminage peut être opéré à une vitesse relativement faible sur un laminoir séparé et la matière peut être déformée facilement à faible vitesse. En conséquence, le laminoir à tiède peut être installé pour un faible prix et peut fonctionner sans employer de techniques opératoires sophistiquées. Afin d'éviter les pertes de chaleur au cours du laminage, on envoie sur les rouleaux qui travaillent du laminoir à tiède, un mélange de gaz à haute température et de refroidissant . En changeant les proportions de gaz à haute température et de refroidissant , on peut maintenir les cylindres et la matière laminée à la température voulue pendant le laminage à tiède. En employant le laminage à tiède comme traitement supplémentaire, on peut produire l'acier inoxydable ferritique de la meme façon que l'acier à faible teneur en carbone non allié, et le produit est caractérisé par le fait qu'il est exempt de striures et présente une excellente aptitude à l'emboutissage. On résume ainsi les conditions voulues dans l'invention pour obtenir des améliorations importantes, pour réduire au minimum la tendance aux striures et aéliorer l'emboutissage. La chimie du métal elle-même n'est pas essentielle dans l'invention du fait que, comme on l'a décrit tout de suite à propos de la métallurgie physique, le principe des procédés de contrôle de la texture s'applique aux aciers inoxydables ferritiques en général. En conséquence, le type d'acier ou la composition de ce dernier auquel l'invention peut s'appliquer se définit seulement en termes d'utilisation ou d'application du produit. On se borne à parler des aciers utilisés pour l'emboutissage à chaud qui répondent à la classification AISI, type SUS 430, SU-S 429 ou SUS 405.Les limites de- ces types dans la classification sont Cr: 11.50-18.00 C : maximum 0.10 Si: maximum 1.0 P : maximum 0.04 S : minimum 0.03 On peut ajouter le manganèse à raison d'environ 2 % pour améliorer la soudabilité, en plus du maximum donné par la classification AISI, sans affecter les résultats produits par l'invention. L'addition d'éléments formant des carbures, tels que le titane et le niobium est connue pour être efficace dans l'augmentation de l'aptitude à l'emboutissage, aussi bien dans les aciers à faible teneuren carbone non alliés que dans les aciers inoxydables ferritiques. En particulier, on produit un acier du type 430 contenant 0,1 à 0,5 % de titane, plus de 0,02 % de carbone et plus de 2 % de manganèse qui donne de bons résultats dans l'emboutissage. profond et une résistance élevée à la rupture après soudage.Toutefois, l'acier n' est pas exempt de striures, en particulier du nouveau type de striures mentionné ci-dessus. L'acier peut être traité suivant l'invention et sera doué de nouvelles améliorations de l'emboutissage et de la suppression de striures comme le montrent les exemples ci-après. Le laminage à tiède doit être effectué de façon à faire le meilleur usage des principes métallurgiques qui lui sont inhérents. Dans l'ordre de température de 700 à 4500C, spécialement 650 et 5000 C, les caractéristiques de texture du laminage à tiède se développeront de préférence. La différence de résistance à la déformation entre la ferrite et l'austénite est grande et donne lieu à des ruptures des bandes d'une façon efficace aux températures de cet ordre.Afin de matérialiser la formation de la texture désirable, il est bon que la matière soit laminée d'environ 15 % , de préférence de tordre de 40 à 600g. En considérant la résistance à la déformation de l'acier, il est pratiquement modéré que la limite inférieure de la température de laminage soit d'environ 4500, la limite supérieure de réduction étant d'environ 60 %. Comme traitement préparatoire au laminage à froid, il est plus efficace pour prévenir la formation de striures de procéder à un recuit continu de courte durée plutôt qu'un recuit en caisson. Cet effet supérieur du recuit continu a été expliqué en termes de rupture importante des bandes provoqué par la recristallisation accélérée due au chauffage rapide. Comme on peut le voir dans la figure 2, la recristallisation progresse d'une façon importante si la vitesse de chauffage dépasse 10 c/s et spécialement dans la zone de 50 c/s à 1000 c/s. Les exemples de l'invention sont décrits dans des modes de réalisation suivants. Exemple 1 Afin de démontrer la caractéristique du produit traité suivant l'invention, on a fabriqué un lingot du type SUS 430 modifié, d'acier contenant 16,50 % de chrome, 0,01 % de carbone, 0,30 % de silicium, 1,29 % de manganèse, 0,02 % de phosphore, 0,007 % de soufre, 0,24 % de titane, 0,15 % d'aluminium et O,Ol % d'azote. On a tiré deux bandes de ce lingot, une des bandes a été laminée à chaud, à basse température, dans le procédé courant et le produit laminé à chaud a été soumis à un recuit en caisson. Le produit recuit en caisson a été coupé en deux parties pour être laminé à froid à 84 '6,en un seul étage et en deux étages, 60 % par étage respectivemento L'autre bande a été laminée à chaud à une température de finissage de 9000C et bobinée à 6500C. La matière a été ensuite laminée à tiède à 50 % en deux passes à environ 6000C, grattée et recuite pendant 3 minutes à 9000C en atmosphère neutre. La matière recuite a été laminée à 70 % donnant au produit final la même épaisseur qu a ceux qui avaient été produits par le procédé courant. Le laminage à froid suivant le recuit a été effectué à 8500C pendant trois minutes, sans tenir compte des traitements précédents. On a essayé trois types de produits par emboutissage d'une coupelle et essai à la traction.Le résultat est illustré dans la figure 3. Dans le produit qui a été laminé à froid en un seul étage après laminage à chaud courant, il se forme des striuregsur toute la surface de la coupelle emboutieset la valeur de r est très basse. Dans le produit qui a été laminé à froid en deux étages après laminage à chaud courant, il se forme des striures nettes, localisées dans la zone indiquée par les flèches et la valeur de r est modérément élevée, mais l'anisotropie planaire de la valeur de r savoir, la différence des valeurs de r dans les directions longitudinale, diagonale et transversale est plus grande, ce qui se manifeste dans l'aspect elliptique de la coupelle emboutie qui se traduit par une déformation nette de l'objet. Dans le produit qui est traité suivant l'invention, il n'y a aucune striure sur la surface de la coupelle emboutie et la valeur de r est plus élevée avec l'anisotropie planaire qui est la plus petite qui se manifeste dans tous les produits par l'apparence circulaire de la coupelle emboutie. Exemple 2 Afin de démontrer l'état optimum de laminage à tiède, on a laminé à chaud des aciers inoxydables ferritiques répondant aux AISI, types SUS430 et SUS430 modifié,dont la composition est donnée dans le tableau 1. Après finissage du laminage à chaud à 9000 C, on a enroulé les matières à une température de 500 plus élevée que la température de laminage à tiède que l'on a déterminé. Le laminage à tiède a été effectué sur un laminoir vertical à quatre cylindres en deux passes avec une réduction déterminée. Les bobines laminées à tiède ont été refroidies à l'air à la température ambiante et grattées, puis recuites en continu pendant une courte durée, pendant trois minutes à 9000 C avec une vitesse de chauffage de 100 c/s en atmosphère réductrice. On a refroidi à l'air les matières recuites, on les a laminés à froid à l'épaisseur de 0,7 mm et recuites pendant deux minutes à 8300C. Des échantillons d'essai à la traction coupés sur des angles de 0, 45 et 900 de l'axe de traction par rapport à la direction de laminage, ont été prp-arés. Ces échantillons ont été soumis à un allongement de 15 '6, les échantillons déformés ont été soumis à des mesures profilométriques sur la surface par un tirage transversal par rapport à la direction du laminage et par suite perpendiculaire à la direction des sommets des striures. Les profils des striures ont été classés par leur hauteur, comme le montre le tableau 2. Dans l'acier stabilisé au Ti, les striures tendent à se former, de préférence dans l'échantillon étiré à 45 par rapport à la direction du laminage, comme on l'a expliqué préalablement, Comme évaluation de l'aptitude à l'emboutissage, on a obtenu la valeur de r comme suit r = (ro + 2 r45 + rg0)/4 où 0, 45 et 90 sont les degrés à partir de la direction de laminage, Les résultats sont indiqués dans le tableau 3, d'après lequel on peut voir que si le laminage à tiède est effectué dans les conditions définies par l'invention avant le recuit continu, on peut obtenir une excellente combinaison d'amélioration à l'aptitude à l'emboutissage profond et de suppression des striures. T A B L E A U 1 C Si Mn P S Cr Ti A N Bande d'acier (1) 0,06 0.59 0.58 0.02 0.008 16.55 - - Bande d'acier (2) 0,01 0.30 1.29 0.02 0.007 16.50 0.24 0.15 0.010 T A B L E A U 2 h Striures apparentes 0 - 10 A 10 - 20 A 20 - 30 B 30 up C T A B L E A U 3 Rapport entre le laminage à tiède hors de la chaîne et la résistance aux striures du produit final Laminage à tiède hors chaîne Degré Valeur Acier suivant l'invention Type Traitement ---------------------------- de striure de r Température Réduction ---------------------------------------------------------------------------------------------------- 1a 750 C 53 % C 1.00 1b 650 11 B 0.99 1c " 31 # 1.19 0 1d " 45 # 1.22 0 Bande 1e 550 12 B 1.05 d'acier 1 1f " 25 A 1.17 0 1g " 50 # 1.31 0 1h 400 40 #-A 1.25 ------------------------------------------------------------------- 2a 750 55 C 1,70 2b 650 13 B-C 1,61 2c " 32 A 1,77 0 Bande 2d " 48 # 2,00 0 d'acier 2 2e 550 10 B 1,55 2f " 23 A 1,87 0 2g " 50 # 2,15 0 2h 400 40 A 1,79 Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation ci-dessus décrits, à partir desquels on pourra prévoir d'autres variantes, sans pour cela sortir du cadre de l'invention. R E V E N D I C A T I O N S 10) Procédé pour la fabrication d'acier inoxydable ferritique exempt de striures pour l'application dans l'embou- tissage profond, caractérisé en ce qu'il comprend le laminage à chaud de bandes ou de lingots d'acier inoxydable ferritique, le bobinage de la matière laminée à chaud à une température de 7500C à 4500 C, le traitement de la matière obtenue sans refroidissement par un laminage à tiède dans un ordre de température de 700 à 45O0C avec une réduction d'au moins 15 % au moyen d'un laminoir.lnstallé séparément de la chaine de laminage en bandes à chaud, traitement de la matière en lui faisant subir un recuit continu et en la soumettant ensuite à un laminage à froid et à un recuit final. 20) Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'acier inoxydable ferritique a une teneur en titane qui n'est pas supérieure à 0,5 %. 30) Procédé suivant la revendication l, caractérisé en ce que le recuit continu après le laminage à tiède est conduit en dessous de la température critique avec une vitesse de chauffage qui se situe essentiellement dans l'ordre de 1 c/s à 1000 c/s.