La présente invention concerne les instruments médicaux et a notamment pour objet un instrument cryochirurgical faisant partie d'un cryocoagulateur. L'invention peut entre utilisée de préférence pour les interventions chirurgicales en oto-rhino-laryngologie, ophtalmologie, gynécologie, oncologie, neurochirurgie, urologie, dermatologie et chirurgie vasculaire. On connais un instrument cryochirurgical comprenant une sonde thermoconductrice renfermée dans un corps et réalisée sous forme d'une tige à l'intérieure de laquelle sont ménagés des canaux pour l'amenée et l'évacuation d'un agent frigorifique. Ces canaux ménagés dans la sonde vont jusqu'à son extrémité fermée faisant saillie au-delà dudit corps et sont munis de soupapes commandées par un levier qui est actionné par le doigt du chirurgien, ce qui permet d'interrompre le refroidissement dans le cas où l'instrument toucherait une zone de tissu non concernée par l'ablation (voir le brevet américain n0 3548829, cl. 128-303.1.). La construction décrite assure la sécurité de l'opération à condition que l'accès à la zone du corps destinée à subir l'opération chirurgicale sont relativement aisé, éliminant la possibilité d'un contact du tissu sain avec la surface périphérique de la sonde refroidie. Le contact du tissu biologique avec la sonde a lieu essentiellement à son point terminal. En cas de nécessité de congeler le tissu à l'aide de la surface latérale de la sonde, on trace sur celle-ci un trait correspondant à la hauteur prescrite de la zone de contact. L'utilisation de l'instrument décrit est limitée, de préférence, au domaine de la dermatologie, car son utilisation dans des domaines tels que ltoto-rhino-laryngiogie, l'oncolo- gie, la gynécologie, la neurochirurgie nécessite le refroidissement des tissus des organes intérieurs , où le contrôle visuel de la zone d'action cryogénique de l'instrument sur le tissu biologique est impossible. Par "zone d'action cryogénique" on entend la zone de contact direct du tissu biologique avec la sonde refroidie de l'instrument cryochirurgical. Le but de l'invention est d'éliminer les inconvénients mentionnés. On s'est proposé pour cela de créer un instrument cryochirurgical qui assurerait le reglage de l'étendue de la zone d'action cryogénique en fonction des dimensions et de l'emplacement de la zone du tissu biologique destinée à subir l'ablation. Ce problème posé est résolu du fait que, suivant l'invention, la sonde est montée de manière à pouvoir se déplacer axialement par rapport au corps de l'instrument. Pour modifier la longueur de la partie de la sonde devant être introduite dans le tissu biologique, il est rationnel de prévoir une gaine calorifuge montée dans ledit corps et embrassant la sonde d'une manière télescopique. La gaine peut à son tour être reliée d'une manière télescopique audit corps, permettant ainsi de modifier la longueur totale de l'instrument indépendamment de la longueur de la partie de la sonde entrant en contact avec le tissu et par conséquent de régler la disposition de la zone d'action cryogé nique. Ci-dessous, l'invention est expliquée par la description d'un exemple de réalisation non limitatif illustré par les dessins annexés dans lesquels-: - la figure 1 représente schématiquement une vue générale de l'instrument cryochirurgical conforme à l'invention - la figure 2 représente une vue en coupe suivant Il-Il de la figure 1. L'instrument faisant 1 1objet 0e lIinv#tion iSt paSie dtun cryo coagulatsràréglage automatique de la température de congélation et de décongélation du tissu biologique, par exemple d'un cryocoagulateur tel que celui décrit dans la demande de brevet n076.10871 déposé antérieurement par les mêmes inventeurs. L'instrument cryochirurgical comporte un corps 1 (figure 1) sur lequel, à l'aide d'un écrou 2, est fixé un tuyau flexible calorifuge 3. A l'intérieur du tuyau 3 passent des tubes 4 et 5, respectivement d'amenée et d'évacuatinn de l'agent frigorifique. L'autre extrémité du tuyau 3 est raccordée au goulot de la source d'agent frigorifique 6 d'un cryocoagulateur 7. Le bout du tube 4 communique avec la cavité de la source d'agent frigorifique 6, tandis que le bout du tube 5 débouche à l'extérieur et communique avec l'atmosphère. Dans le corps 1, du côté opposé au point de fixation du tuyau flexible 3, est montée avec possibilité de déplacement axial une sonde thermoconductrice interchangeable 8 réalisée sous la forme d'une tige creuse dont une extrémité (du côté où elle est montée dans le corps 1) possède une partie élargie 9. La cavité A de la partie élargie 9 de la sonde 8 est limitée à son bout ouvert par une cloison 10. L'extrémité opposée îîdelasondeest fermée et présente un bout arrondi, sur lequel est montée la soudure d'un thermocouple 12 servant de capteur de température. Le thermocouple 12 est électriquement relié, par l'intermédiaire d'un connecteur à fiches 13 (figure 2) disposé dans la cloison 10 (figure 1); au dispositif thermorégulateur 14 du cryocoagulateur 7. Dans la cloison 10 sont fixés un tube 15,-passant à travers toute la cavité de la sonde 8, et un tube court 16 débouchant dans la cavité A. Le tube 15 est raccordé au tube 4 renfermé dans le tuyau flexible 3. Les cavités en communication mutuelle desdits tubes 15 et 4 forment ensemble un canal pour l'amené de l'agent frigorifique de la source 6 à l'extré- mité fermée Il de la sonde 8. Le tube 16 est raccordé au tube 5, renfermé lui aussi dans le tuyau flexible 3. La cavité annulaire B communiquant avec ceux-ci et formée par la surface extérieure du tube 15 et la surface intérieure de la sonde 8 forme un canal pour l'évacuation à l'atmosphère des vapeurs d'agent frigorifique. Conformément à l'invention, la sonde 8 est embrassée télescopiquement par une gaine calorifique 17, elle-m#me montée télescopiquement dans le corps 1 du côté opposé au tuyau flexible 3. Dans la gaine calorifuge 17, du côté de 1 1extrémité fermée saillante Il de la sonde 8, concentriquement à cette dernière, sont montés des réchauffeurs à ruban 18 et 19 connectés au thermorégulateur 14 du cryocoagulateur 15 par l'intermédiaire d'un connecteur à fiches 20 (figure 2) disposé dans la cloison 10 (figure 17. Le réchauffeur 18 sert au réglage de la température de refroidissement du tissu, et le réchauffeur 19, à la décongélation du tissu. Sur le corps 1 est vissé un capuchon conique 21 en matière élastique, par exemple en plastique fluoré (matière plastique à base de fluor) servant à la fixation de la gaine 17 par rapport au corps 1. Avant le commencement de l'opération on introduit dans le corps 1 (figure 1) la gaine 17 avec une sonde 8 de diamètre nécessaire, de manière que les tubes 15 et 16 entrent dans les tubes 4 et 5, et que par l'intermédiaire des connecteurs à fiches 13 et 20 le thermocouple bettes réchauffeurs 18 et 19 soient connectés au thermorégulateur 14 du cryocoagulateur 7. En déplaçant la sonde 8 par rapport à la gaine 17, et ce dernier, par rapport au corps 1, on met la sonde 8 dans la position où la longueur de son extrémité en saillie correspond à la dimension de la zone de tissu destinée à subir l'ablation (ou un autre genre d'intervention), et où la longueur de l'instrument dans son ensemble est suffisante pour assurer son contact avecoRE zone du tissu. Cela fait, on-branche l'alimentation en agent frigorifique (par exemple en azote liquide et le circuit de mesure et de réglage de la température, et, en tenant le corps 1 dans la main, on introduit la sonde 8 dans la tissu. L'azote liquide en provenance de la source 6 d'agent frigorifique passe par les tubes 4 et 15, arrive à l'extrémité fermée 11 de la sonde 8 et, en s'évaporant, refroidit celle-ci jusqu'à une température de-190#à-1960C. Les vapeurs d'azote s'échappent à l'atmosphère à travers la cavité annulaire B, la cavité A et les tubes 16 et 5. En cas de nécessité d'un refroidissement moins profond, on met préalablement le thermorégulateur 14 dans la position correspondant à la température prescrite. Quand un signal différentde cette température est appliqué à l'entrée du thermorégulateur 14 par le thermocouple 12, le thermorégulateur 14 met en action le réchauffeur de réglage 18 et la température s'élève jusqu'à la valeur prescrite, après quoi le réchauffeur 18 se débranche. L'extrémité 11 (de la sonde 8) faisant saillie au-delà de la gaine 17 en entrant en contact avec le tissu biologique refroidit celui-ci. En meme temps le tissu réchauffe la sonde et le thermorégulateur 14 augmente dans une mesure correspon dante le débit d'agent frigorifique pour maintenir la température de refroidissement à un niveau constant. La zone congelée du tissu biologique peut être extraite aussi bien à l'aide d'un instrument auxiliaire (par exemple une raclette) que directement au moyen de la sonde 8. Dans ce dernier cas on porte la température de la sonde à une valeur de-60#à-650C. A ces températures, les particules de tissu adhérent par congélation à la surface de la sonde 8. Les particules extraites par la sonde 8 sont ensuite éliminées; à cette fin le chirurgien appuie sur un disposition de contact (non représenté) qui interrompt l'amenée d'azote et met en action le réchauffeur de décongélation 19. Avant la répétition du cycle décrit, on met hors circuit le réchauffeur 19 et on alimente de nouveau la sonde 8 en agent frigorifique. Pour procéder à une nouvelle opération, le chirurgien met la sonde 8 dans une nouvelle position en déplaçant celle-ci par rapport à la gaine 17 de manière que la longueur de l'extrémité Il (de la sonde 8) dépassant au-delà de la gaine 17 corresponde à la dimension de la zone de tissu à congeler. S'il faut modifier la longueur totlede l'instrument pour faire concorder celle-ci avec la disposition de la zone du tissu à refroidir, on dévisse un peu le capuchon 21 pour relâcher la gaine 17, on déplace cette dernière par rapport au corps I jusqutà la position voulue et on la fixe dans cette position en vissant de nouveau le capuchon 21. L'instrument cryochirurgical conforme à l'invention est fiable en exploitation et peut être utiliséplr isanbrventzns crhinnr#ica#ig.sur -pratiquement n'importe quelles zones du tissu biologique, y compris celles situées dans les endroits peu accessibles. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée au mode de réalisation décrit et représenté qui n'a été donné qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Instrument cryochirurgical du type comprenant une sonde thermoconductrice renfermée dans un corps et se présentant sous forme d'une tige à l'intérieur de laquelle sont ménagés des canaux servant à l'amenée et à l'évacuation d'un agent frigorifique et aboutissant à son extrémité fermée faisant saillie au-delà dudit corps, caractérisé en ce que la sonde est montée de manière à pouvoir être déplacée axialement pour être réglée en position par rapport au corps de l'instrument afin de régler la zone d'action cryogénique sur le tissu biologique. 2. Instrument cryochirurgical suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la sonde est embrassée télescopiquement par une gaine calorifuge montée dans ledit corps, ce qui donne la possibilité de modifier la longueur de la partie de la sonde devant être introduite dans le tissu biologique. 3. Instrument cryochirurgical suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la gaine est en liaison télescopique réciproque avec ledit corps, ce qui permet de modifier la disposition de la partie de la sonde entrant en contact avec le tissu.