La présente invention concerne un procédé de rdali- sation d'escaliers à marches indépendantes à partir d'éléments préfabriqués. Les escaliers è marches indépendantes, notamment en consoles, avec plaques de foulée en bois se répandent de plus en plus dans la construction des immeubles d'habitation ou commerciaux ou industriels, car ils permettent une forte économie de matériau par rapport aux escaliers compacts, sont esthétiques par leurs vides entre marches et offrent d'intéressantes possibilités architecturales. Leur avantage essentiel réside cependant dans le fait que l'on peut y utiliser des plaques de foulée largement préfabriquées au moyen desquelles on constitue l'escalier sur le chantier. Mais, par rapport aux escaliers compacts maçonnés ou bétonnés, ces escaliers A marche t; en consoles présentent, surtout avec des plaques de foulée en bois, l'inconvénient de ne pouvoir entre misez place que dans la toute dernière phase de la construction, cela afin de ne pas atre abîmés et rayés au cours des travaux. Il en résulte que, pendant l'édification et l'amé- n gemment intérieur de l'immeuble. on ne dispose d'aucun escha lier praticable aisément et star ment pour accéder aux étages supérieurs, si bien que les maçons et autres corps de métier doivent s'accomoder d'échelles dont l'usage est pénible et souvent cause d'accidents.En outre, dans un souci d'économie, le mattre de l'ouvrage choisit souvent pour commencer un es- calier d'une forme de réalisation simple, dont l'échange contre un escalier de meilleure qualité-n1est généralement plus possible ultérieurement que par son remplacement complet par un nouvel escalier. I1 en va de même dans le cas de plaques de foulée usés. Aussi a-t-on dBJB songé à établir tout d'abord un escalier dit de gros oeuvre, puis à en remplacer les marches brutes par les plaques de foulée définitives ou à rapporter celles-ci sur les premières après achèvement de la construction, mais il n'a pas pu autre a; ortd de solution satisfaisante au @@@blèm technique correspondant pour les escaliers à marches indépen- dantes et encore moins pour les escaliers à marches en consoles. On trouve dans le modèle d'utilité allemand n 1.663.727 la description d'un escalier à crémaillères dans lequel On se borne à poser ultérieurement la marche finie sur la marche brute, Ce procédé est applicable avec crémaillères disposées de part et d'autre, car la précision dimensionnelle et l'alignement nécessaires sont assurés par la forme échelonnée desdites cré maillures, mais il n'est pas transposable à des escaliers à marches indépendantes.On trouve dans le modèle d'utilité allemand n 1.970.187 l'idée encore plus ancienne d'encastrer d'abord les marches brutes dans des pierres de maintien, puis de les rer:- placer, après achèvement de la construction, par les plaques de foulée définitives de l'édifice, mais les diverses raisons suivantes se sont opposées à son application technique : le cimentage ou masticage ultérieur de la plaque de foulée définitive n'assure pas la rigidité nécessaire eu égard aux fortes charges mécaniques imposées à des escaliers à marches en consoles; en outre, un alignement des diverses plaques de foulée en leurs positions mutuelles se heurte å de grandes difficultés, car, en particulier dans les escaliers à vis, de faibles imprécisions du cimentage desdites plaques dans les pierres de maintien détermi- nent, sur leur extrémité en porte-à-faux, de fortes differences qu'aucun martre d'ouvrage ne saurait accepter; enfin, le remplacement des marches entrasse de nouveaux travaux de maçonnerie qu'il faut précisément éviter pour ne pas risquer d'endommager les plaques que foulée de L'escalier fini, Un très grand intérêt continue donc à s'attacher à un escalier à marches indépendantes qui soit utilisable aussi bien en escalier de gros oeuvre qu1'itérieurement en escalier fini sans présenter les inconvénients précités. L'lnvention a par conséquent pour objet la création d'un escalier à marches indépendantes qui convienne tout d'abord comme escalier de gros oeuvre, puis ultérieurement comme escalier fini, sa stabilité et sa précision dimensionnelle devant en outre être telles qu'il puisse entre réalisé en escalier à marches en consoles, ctest-d-dire que celles-ci n1 appellent pas d'entretoises ou autres éléments analogues sur leur extrémité libre. I1 s'agit èn outre que les éléments de construction nécessaires à la réalisation de l'escalier puissent être préfabriqués, autant que possible en série et à des dimensions normaliseest en des ateliers appropriés, cela d'une façon qui permette un assemblage facile, à la portée d'une main-d'oeuvre non spécialisée. L'invention doit aussi rendre possible de façon simple un échange de plaques de foulée ordinaires contre des plaques de meilleure qualité ou le remplacement d'une plaque de foulée usée ou endommagée. Le procédé de réalisation selon l'invention d'escaliers à marches indépendantes, en particulier à marches en consoles, à partir d'éléments préfabriqués est caractérisé par le fait que l'on assemble en un escalier de gros oeuvre praticable des éléments composites formés d'un support de marche et d'une marche brute encastrée dans celui-cl, puis, après l'achèvement de la construction de l'immeuble, on relie > en l'escalier fini, des plaques de foulée aux marches brutes. On a le choix entre des possibilités de construction des plus diverses pour l'assemblage des plaques de foulée définitives aux marches brutes. On peut par exemple les appliquer en revStement sur ces dernières et les y coller.Il est cependant préférable pour la sûreté de l'assemblage de réaliser celui-ci par des vis enfoncées par en dessous Jusque dans des trous borgnes des plaques de foulée. Uh autre procédé préféré pour llassemblage des marches brutes aux plaques de foulée - siste à utiliser de telles plaques comportant une cavité intérieure appropriée et à les emmancher sur les marches brutes après l'achève:::ent de la construction. Les dimensions de ladite cavité doivent correspondre dans une bonne mesure à celles des marches brutes.Outre l'avantage de la sqltpllcAté du montage, l'emmanchement de plaques de roulée creuses offre, si elles sont en bois, l'avantage optique très particulier que toutes les parois extérieures visibles de chaqu marche de l'escalier sont faites de cè mamie matériau et que l'on ne peut apercevoir ni la marche brute assurant la rigidité statique t. quelque moye de fixation, tel que des vis, nuisant à l'aspect extérieur. Dans ce cas, les plaques de foulée sont avantageusement liées à la marche brute par collage. Un autre avantage particulier de cette extension de l'invention réside dans le fait que l'on peut facilement échanger et, dans la mesure où elles sont-symétriques, tourner les plaques de foulée, ce qui permet par exemple de retirer une plaque de foulée usée sur sa face supérieure et de la tourner puis de ltem- mancher à nouveau pour disposer ainsi d'une surface de foulée encore neuve. Cette structure permet avant tout d'utiliser d'abord, pour des raisons d'économie, des plaques de foulée en un bois simple et de les remplacer quelques années plus tard par des plaques en bois plus précieux. On utilise avantageusement des marches brutes dont la surface de foulée, fonction d'une série de facteurs, repré sente 50 à 90% de celle des plaques définitives. Elle doit astre suffisante pour un franchissement sflr, Les marches brutes mêmes ont à satisfaire aux exigences statiques poses de façon générale aux escaliers par les techniques de construction, ce qui oontribue à impliquer une surface de foulée minimale par rapport à celle des plaques définitives, Bien qu'il suffise d'environ 50 de cette dernière comme surface de foulée des marches brutes, on se rapprochera pluttt de a valeur supérieure, de 90%, car on améliorera ainsi au maximum aussi bien la prati cabilité que la rigidité statique, Ci-dessous 1'e osd des principaux avantages de l'application du procédé selon l'invention, De tte caractéristique essentielle que l'on assemble l'escalier à marches en consoles à partir d'éléments composites préfabriqués formés d'un support de marche et d'une marche brute encastrée dans celul-ci il résulte d'abord que tout le soin à apporter, quant à la précision dimensionnelle, à un tel escalier, en tant que l'une des parties les plus es sentinelles et les plus utilisées d'un immeuble, peut déJb astre pleinement consacré auxdits éléments composites dans l'atelier, qui, par la possibilité d'une fabrication en série, Jouit de dispositifs et procédés appropriés exploités par une main-d'oeuvre spécialement entratnée à cet usage. C'est un point sur lequel on reviendra plus esn détail dans la description des éléments com positess * Un autre avantage très important réside dans le fait que l'architecte bénéficie de dimensions fixes pour un grand nombre de réalisations d'escaliers et que, à partir de ces dimensions standara, il peut être certain que l'escalier obtenu à partir des éléments préfabriqués formés d'ur bloc de béton et d'une marce brute concordera dans ses mesures avec les dimensions normalises indiquées parle fabricant desdits éléments ou par le fournisseur de l'escalier composé des marches brutes et des plaques de foulée, De par l'utilisation des éléments composites, les marches brutes s'édiflent en meme temps que le mur si bien que l'escalier gagne en hauteur à peu près à la même cadence que la construction, cela provisoirement en tant qu'escalier auxiliaire ou de gros oeuvre, Pendant toute l'édification de l'inmeuble et son aménagement, dispose ainsi d'un escalier praticable en toutes facilité et sécurité dmat les marches brutes formeront plus tard l'élément porteur des plaques de foulée de l'escalier définitif et présentent déjà la rlìdité statique réglementairement exigée des plaques de foulée des escaliers à marches indépendantes. Mais aussi, et surtout, la précision et la rigidité mécanique avec lesquelles les éléments composites sont réalisables fixent et assurent à l'avance le tracé exact de l'escalier finit si bien que son édification ne nécessite pas de main-d'oeuvre qualifiée ayant l'expérience de la construction des escaliers : l'escalier de gros oeuvre est au contraire édifiable par n'importe quel ouvrier lu batiment, car il s'agit là, en définitive, d'un travail de maçon. Suivant un perfectionnement particulier du procédé, on peut se servir chaque fois de l'arête arrière de la dernière marche brute réalisée pour aligner l'arête avant de la suivante, ce qui simplifie et améliore considérabT nt le travail de réalisation de escalier à marches en ç:--r. Ce moyen auxiliaire permet au réalisateur de l'escalier d'agSiJ d'une façon très simple quoique absolument sûre, en sorte qu'en particulier aussi dans l'escalier fini, les arAtes postérieure et antérieure de deux plaques de foulée successives soient strictement parallèles. On reviendra également sur ce point dans la description des éléments composites et des figures. Un autre avantage essentiel de l'escalier selon l'invention réside dans le fait qu'à l'extrémité libre des plaques de foulée, il nest besoin de moyens supplémentaires d'aucune sorte tels qu'entretoises ou autres pour conférer aux marches brutes et auxdites plaques de foulée la rigidité statique nécessaire, celle-ci étant assurée en ce que les marches brutes présentent- à leur autre extrémité une partie d'encastrement en direction du support de marche. Comme on l'a déjà mentionné - plusieurs reprises, l'élément composite d'établissement de escalier à marches en consoles est hautement caractéristique de l'invention. Dans celui-ci, le support de marche est avantageusement en béton et, dans la forme de réalisation préférée dudit élément, la marche brute et le support de marche sont déjà fixés dans leurs positions mutuelles lors de la réalisation du support de marche. A cet effet, on peut fixer au moyen d'un dispositif de maintien la marche brute, de dimensions déterminées, dans sa position par rapport au moule de coulée du support de marche en béton; puis procéder à ladite coulée. La marche brute se trouve ainsi rigoureusement scellée dans le support de marche, cela de façon absolument concordante pour chaque élément composite-de mêmes dimensions. Le béton est avantageusement armé de façon à augmenter encore la stabilité et la capacité de chargez Dans une forme de réalisation préférée, des fers à béton traversent en plus le support de marche et la partie d'encastrement de la marche brute. En dépit de la profondeur de pénétration relativement faible de cette partie par rapport à la longueur totale de la marche brute, on obtient de la sorte une rigidité statique telle qu'il n'est besoin d'entretoises ou autres soutiens d'aucune sorte sur l'extrémité en porte-à-faux. Le matériau constitutif des marches brutes et leur type de construction peuvent en soi tre quelconquei à condition seulement de satisfaire aux exigences statiques. Les- dites marches brutes sont avantageusement constit-tes par de l'acier profilé dans un but d'économie de poids. I1 n'est an outre pas absolument nécessaire que leur surface de foulée soit entièrement pleine : sous réserve toujours d'une rigidité statique suffisante, elles peuvent aussi bien tre agencées en grilles ou dispositifs analogues.Il reste évidemment indispensable que la surface de foulée, lorsque lé pied s1y pose, se présente à lui comme une surface fermée en elle-meme, ne comportant par conséquent que de faibles intervalles. I1 ne faut donc confondre en aucun cas les marches brutes avec des fers à béton tels qu'on en utilise pour renforcer des escaliers en béton. On recommande particulièrement une marche bruteformée de profilés creux sur lesquels est soudée la surface de foulée, d'où l'avantage de pouvoir alors utiliser des profilés creux disponibles en éléments normalisés et d'assurer uniquement par la surfacede foulée soudée l'adaptation requise de la forme à celle de la plaque de foulée définitive. Les surfaces de foulée de la marche brute correspondent dans une bonne mesure à la forme géométriq:ue des plaques de foulée de l'escalier fini, c'est-à-dire présentent, par exemple, par rapport à des plaques de foulée allant en se ré tréctssant, le meme rétrécissement. Les marches brutes ont naturellement des dimensions un peu plus faibles que les plaques de foulée afin que ces dernières les débordent ou puissent les accueillir en elles-memes en s emmanchant sur elles. On donne autant que possible aux surfaces de foulée des marches brutes une forme geométrique telle que, suivant la projection horizontale complète de l'escalier, elles se complètent en une surface cohérente et géométriquement simple, par exemple en forme de "U" dans un escalier à double vis. Cette réalisation techniquement très aisée est possible du fait que les plaques de foulée d'un escalier se recoul-rent devant et derrièr#environ 5 cm afin d'assurer une profondeur de marche suffisante et par suite un gravissement commode sous une pente prédéterminée. Devant par ailleurs être un peu plus étroites que les plaques de foulée, les marches brutes sont raccourcies de ce recouvrement sur leurs arrêtes antérieure et postérieure et, reproduites dAns un plan, remplissent alors exactement le contour en projection horizontale du tracé de l'escalier.On les raccourcit éventuellement de quelques cen trimètres sur leurs extrémités libres comme sur les autres catés, Il en résulte une réalisation particulièrement simple des surfaces de foulée des marches brutes à partir d'une seule plaque de telle, et lesdites marches brutes servent en même temps Lv ji de repères pour le contour en projection horizontale des plaques de foulée correspondantes de lteEealier fini. Mais ces surfaces de foulée se complétant essentiellement en la projection horizontale de l'escalier sont particulièrement importantes du fait qu'elles permettent l'alignement avantageux, comme on l'a exposé plus haut, de marches brutes successives, le monteur se contentant de veiller à ce que l'arête arrière de chaque marche brute soit parallèle à l'arête avant de la marche brute suJv te ou en ligne avec ladite arête, Cet alignement commode des marches brutes garantit d'autre part le cours absolument identique des plaques de foulée définitives après la transformation en l'escalier fini. Les blocs de béton reliés à la marche brute ont avantageusement une hauteur voisine de la distance entre deux marches d'escalier successives et une longueur telle que la partie d'assemblage à encastrer trouve place à l'intérieur d'un seul tel bloc. Suivant un autre perfectionnement, le bloc de béton-relie à la marche brute comporte un gradin d'ajustage dans lequel vient ou viennent s'engager le bloc béton précédent et/ou le bloc de béton suivant.En dehors du fait qu'il améliore la cohésion du mur, ce gradin d'ajustage permet de déterminer la pente de ltescalier, la partie principale restante du bloc de béton indiquant la distance entre deux marches d'escalier voisines et déterminant ainsi de façon avantageuse ladite pente de l'es- calier. En admettant cependant qu'il apparaisse, dans la réalisation de la maçonnerie et de l'escalier auxiliaire en forme d'escalier Q marches en consoles, une certaine différence de hauteur en sorte que la marche d'escalier suivante ne concorde pas aveo le niveau de l'étage supérieur, on peut y remédier de façon très simple si ces blocs en béton présentent,. dans leur zone destinée à pénétrer dans le gradin d'ajustage du bloc précédent ou suivant, des évidements, ou encoches, à laide desquels on puisse faire varier la distance en hauteur entre des marches brutes successives.D'une part, cette variation est possible par lrin- sertion, dans ces évidements, de parties en forme de bandes, ou barreaux, qui soulèvent ie bloc de béton de la valeur à compenser. D'autre part, les évidements de la zone en question peuvent astre agencés en sorte qu'il subsiste de relativement minces adents en béton facules à abattre pour diminuer la hauteur de la marche. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description détaillée de plusieurs modes de réalisation pris comne exemples non limitatifs et illustrés schématiquement par le dessin annexé, sur lequel: la figure 1 est une vue en perspective d'un escalier à marches en consoles; la figure 2 représente une plaque d'acier sur laquelle -sont tracées des surfaces de foulée; la figure 3 est la vue de dessus d'un escalier de gros oeuvre; les figures 4 et 6 représentent en perspective oblique d'en haut un élément composite; la figure 5 représente en perspective oblique d'en bas une marche. Pour pouvoir réaliser un escalier à marches en consols, il faut tout d'abord fabriquer l'élément composite 2 formé, selon les figures 4 et 6, du support de marche 8 et de la marche brute 5 scellée dans celui-ci. On insère ladite marche brute 5 dans un dispositif de bridage non représenté qui la maintient en position invariable dans le moule de coulée, également non représente. La partie d'encastrement 4 de la marche brute 5 est munie d'alésages que des fers en bdton traversent afin d'assu rez un solide ancrage dans le support de marche 8-. On réalise celui-ci par coulée de béton de haute qualité dans le moule cependant que la position de la marche brute est fixée dans ledit support de marche 8 par le dispositif de bridage, ou maintien. La marche brute 5 se compose d'un profilé creux 11 fermé par soudage sur ses faces-frontales afin d'éviter toute entrée d'humidité. Elle peut en outre être galvanisée par trempé. Au lieu d'être forme d'un seul profilé creux 11, la marche brute 5 peut être composée, comme sur la figure 5, d'un tube rectangulaire 13 sur leque est soudée une surface de foulée 12. Celle-ci est géométriquement semblable à la plaque de foulée 1 fixée plus tard pour escalier fini, c'est-à-dire qu'elle présente les mêmes angles, mais des dimensions longitudinales et transversales plus faibles.La figure 2 représente une plaque de tàle qui correspond à la projection horizontale réduite d'une cage d'escalier et sur laquelle on a tracé les surfaces de foulée 12. L'arete arrière 9 de chaque surface 12 coricide, dans ce traçage, avec l'arête avant 10 de la surface de foulée suivante et en sera séparée par une découpe au chalumeau. Toutes ces surfaces de foulée 12 contiguës ont ainsi chaque fois une arete commune qui servira plùs tard à l'alignement des éléments composites lors de ltédification de la maçonnerie.Après le soudage des tubes rectangulaires 13 aux surfaces de foulée 12 en une position telle que ces tubes 13 soient parallèles à une arête de coupe, généralement l'arete avant 10, des surfaces de foulée 12, on prescdc, si l'on ne galvanise pas les marches brutes ainsi formées, à la coulée précédemment décrite, et par conséquent à la réalisation, du support de marche 8, lequel, par suite de son processes de scellement avec la marche brute 5 > forme l'élément composite 2. Le support de marche 8, réalisé en bloc de béton, présente un gradin d'ajustage qui sert de butée et de guidage. Ce gradin d'ajustage 6 détermine la distance mutuelle des diverses marches de même que la différence de hauteur d'une marche à l'autre. Il se trouve par conséquent dans la région de l'arête arrière 9 de la marche brute c, ou de la surface de ioule 12, correspondante. Sur le chantier, il apparatt souvent nécessaire d'adapter encore, par suite d'inexactitudes, au moins en quelques emplacements, la pente de l'escalier, donc aussi la différence de hauteur-d'une marche à 1'autre, aux données constructives déjà réalisées. C'est pourquoi le support de marche 8 est muni d'évidements, ou encoches, dans lesquels on péut insérer des pièces d'écartement, on entretoises, si l'on doit combler une hauteur plus grande qu'initiale - ment prévu. Si, au contraire, la-diffdrence de hauteur est plus faible que prévu, on peut abattre rapidement, en totalité ou en partie, les adents restés en place dans la zone des évidement.- 7 afin de diminuer ainsi la pente de l'escalier. Cette adaptation, éventuellement nécessaire, aux donnes de construction étant accomplie, on peut élever en continu la maçonnerie de l'escalier en même temps que llon édifie le I-r- proprement dit. On insère les. éléments composites 2 en sorte que, comme on le voit sur la figure 3, l'arête arrière 9 de la première marche soit parallèle à l'arête avant -10 de la marche suivante, et ainsi de suite, Si bien qu'il se forme simultanément un alignement des arêtes de paroi 14 à une distance déterminée de la paroi.Cette distance,, généralement supérieure d 5 cm, permet de réaliser ou de prévoir après le maçonnage un enduit de la paroi. dans la région des marches de l'escalier et peut é-i1ement servir d la fixation d'un carrelage, l mbrissage ou autre revê- tement. On voit sur les figures 1 et 3 l'escalier de, gros oeuvre achevé. Il constitue déjà une liaison store entre les étages et dispense de se servir d'échelles. Après l'achèvement du gros oeuvre, et selon la réalisation souhaitée pour l'escalier définitif, on fixe une plaque de foulée 1 sur la surface de foulée 12, au moyen de vis ou de colle, ou bien on enveloppe la marche brute 5 en emmanchant sur elle une plaque de foulée 1 munie d'une cavité intérieure 3 dont les dimensions correspondent à celles de ladite marche brute 5. REVENDICATIONS 1 Procédé de réalisation d'escaliers à marches indépendantes, en particulier à marches en consoles, à partir d'éléments préfabriqués caractérisé par le fait que lton assemble en un escalier de gros oeuvre praticable des éléments composites formés d'un support de marche et d'une marche brute encastrée dans celuici, puis on reiteJ en l'escalier fini, des plaques de foulée aux marches brutes après l'achèvement de la construction de l'immeuble. 2. Procédé selon la revendication 1 caractérisé par le fait que l'on se sert de l'arête arrière de chaque marche brute pour aligner l'arete avant de la marche brute suivante. 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2 caractérisé par le fait que-l'on visse les plaques de foulée sur les marches brutes. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2 caractérisé par le fait que l'on emmanche sur les marches brutes des plaques de foulée munies d'une cavité intérieure. 5. Procédé selon 1 une quelconque des revendications 1 à 4 caractérisé par le fait que l'on utilise des marches brutes dont la surface de foulée représente 50 à 90 de celle des plaques de foulée. 6. Elément composite pour la réalisation d'escaliers à marches en consoles selon l'une quelconque des revendications 1 à 5 caractérisé par le fait que le support de marche est en béton. 7. Elément l'une quelconque des revendications 1 à 5 caractérisé par le fait que la marche brute et le support de marche sont fixés en leurs positions mutuelles lors de la réalisation de ce dernier. 8. Elément composite selon l'une quelconque des revendications 6 ou 7 pour la réalisation d'escaliers à marches en consoles selon l'une quelconque des revendications 1 à 5 caractérisé par le fait que le support de marche est en béton armé. 9. Elément composite selon l'une quelconque des revendications 6 à 8 pour la réalisation d'escaliers à marches en consoles selon l'une quelconque des revendications 1 b 5 caractérisé par le fait qui des fers à béton traversent le support de marche et la partie d'encastrement de la marche brute. 10. Elément composite selon l'une quelconque des revendications 6 à 9 pour la réalisation d'escaliers à marches en consoles selon l'une quelconque des revendications 1 à 5 caractérisé par le fait que la marche brute se compose d'un profils' creux sur lequel est soude une surface de foulée. 11. Elément composite selon l'une quelconque des revendi- cations 6 à 10 pour la réalisation d'escaliers à marches en consoles selon l'une-quelconque des revendications 1 à 5 caractérisé par le fait que la forme géométrique de la surface de foulée de la marche brute est voisine de aselle de la plaque de foulée correspondante de l'escalier fini. 12. Elément composite selon l'une quelconque des revendications 6 à 11 pour la réalisation d'escaliers à marches en consoles selon l'une quelconque des revendications 1 à 5 caractérisé par le fait que les surfaces de foulée des marches brutes se complètent en une surface cohérente, géométriquement simple, suivant la projection horizontale complété de l'escalier. 13. Elément composite selon l'une quelconque des revendications 6 à 12 pour la réalisation d'escaliers à marches en consoles selon l'une quelconque des revendications 1 à 5 carac tdrisé par le fait que le support de marche réalisé en béton et relié à la marche brute comporte un gradin d'ajustage dans lequel vient s'insérer le support de marche suivant ou précédent. 14. Elément composite selon l'une quelconque des revendications 6 à 13 pour la réalisation d'escaliers à marches en consoles selon l'une quelconque des revendications 1 à 5 caractérisé par le fait que la hauteur du gradin d'ajustage dé- termine la pente de l'escalier. 15. élément composite selon l'une quelconque des reven-dications 6 à 14 pour la réalisation d'escaliers à marches-en consoles selon l'une quelconque des revendications 1 à 5 carac- térisé par le fait que la partie du support de marche en béton qui pénètre dans le gradin d'ajustage du support précédent ou suivant présente des doldements, ou encoches, permettant de faire varier l'écartement entre des marches brutes successives.