DISPOSITIF DE COMMANDE DE CONDUCTION D'UN TRIAC EN FONCTION D'UNE GRANDEUR ANALOGIQUE La présente invention concerne la commande de conduction d'un triac utilisé pour interrompre ou autoriser le passage d'un courant alternatif dans une charge par trains d'alternances, les instants et les durées de conduction étant définis à partir de la comparaison entre une grandeur analogique variable et une grandeur de référence. C'est le cas par exemple de la commande d'un chauffage ou d'un moteur partir d'un thermostat. Le principe de fonctionnement des triacs impose que l'on engendre des impulsions de courant sur la gâchette du triac pour le maintenir conducteur, et ces impulsions doivent comprendre non seulement une impulsion d'amorçage initial à l'apparition de l'ordre de mise en conduction, mais aussi des impulsions de réamorçage successives à chaque fois que le courant dans le triac (qui est un courant alternatif) s'annule, faute de quoi le triac ne resterait pas conducteur plus d'une alternance. I1 est nécessaire d'assurer la production des impulsions de courant de gachette au bon moment, et en particulier les impulsions de réamorçage successives doivent apparaître de préférence au moment de l'annulation du courant dans le triac. I1 faut faire en sorte que la production des impulsions d'amorçage et de réamorçage s'effectue aussi bien pour une charge résistive que pour une charge non résistive, et notas'ment inductive, avec une consommation d'énergie de commande aussi faible que possible, et avec une très grande immunité contre les tensions parasites ou les ronflements éventuellement superposés à la tension qui servira en général à reprEsenter-la grandeur analogique variable. I1 faut particulièrement faire attention à ces conditions lorsque la charge comporte des éléments ferromagnétiques, tels que des noyaux d'inductance ou de transformateur, ou des bobinages de moteur. En effet, dans ces cas, le choix de l'instant d'amorçage et de réamorçage du triac est important pour éviter les perturbations dues à des montées brutales du courant, et on doit tenir compte du fait que le déphasage entre le courant et la tension d'alimentation du triac peut être très variable en fonction de l'importance de la composante inductive de la charge; d'autre part, pour éviter des appels de courant très importants à chaque établissement de la conduction, il est nécessaire que les noyaux ferromagnétiques ne conservent pas un magnetisme rémanent, et pour cela, il est souhaitable que chaque durée de conduction s' effectue avec des nombres égaux d'alternances de polarités inverses. Ceci revient à dire que chaque phase de conduction ou de non-conduction dure un nombre entier de périodes du secteur. Le but de la présente invention est de proposer un dispositif de commande de conduction d'un triac qui satisfait à tous ces impératifs. Le dispositif selon l'invention comprend un comparateur recevant une grandeur analogique variable et une grandeur de référence pour délivrer un signal de conduction ou un signal de blocage du triac selon le signe de l'écart entre les deux grandeurs, et un moyen de déclenchement d'une impulsion brave de courant de gâchette a chaque demi-période de la tension d'alimentation alternative du triac, en réponse a la présence du signal de conduction issu du comparateur; un échantillonneur-bloqueur garde en mémoire le signal de sortie du comparateur, et c'est le signal de sortie bloque du comparateur qui valide le moyen de déclenchement d'impulsions; un circuit de commande d'échantillonnage délivre un bref signal de commande d'échantillonnage a chaque période de la tension d'alimentation. Ainsi, ce n'est qu'aux instants d'échantillonnage que l'on compare la grandeur variable et la grandeur de référence; quelles que soient les fluctuations de la grandeur variable entre deux instants d'échantillonnage, on maintiendra un ordre de conduction ou. de blocage constant entre ces deux instantes, cet ordre étant défini pour toute une période de la tension alternative en fonction de l'écart entre la grandeur variable et la grandeur de référence à l'instant d'échantillonnage. Ceci implique que l'ordre de conduction proprement dit, qui validera le moyen de déclenchement d'impulsions de courant de gâchette, durera un nombre entier de périodes de la tension alternative d'alimentation. Si pendant n instants d'échantillonnage consécutifs la grandeur analogique variable est telle qu'un ordre de conduction du triac doit être émis, cet ordre de conduction, défini par l'état du comparateur bloqué par l'échantillonneur- bloqueur, durera exactement n périodes.Durant ces n périodes, des impulsions d'amorçage et de réamorçage successives devront être appliquées à la gâchette du triac a chaque annulation du courant dans celui-ci donc chaque demi-période de la tension d'alimentation, et de préférence avec un déphasage convenable par rapport à la tension d'alimentation de manière que les impulsions de réamorçage soient appliquées immmédiatement apres l'annulation du courant dans le triac. On prévoit que le moyen de déclenchement des impulsions de courant de gâchette délivre une impulsion brève 9 chaque montée de la valeur absolue de la tension aux bornes du triac, cette montée étant détectée par un moyen de détection de dépassement de seuil relié aux bornes du triac. En effet, la montée de la tension aux bornes du triac indique justement que le courant dans le triac vient de s'annuler et que le triac vient de se désamorçer; c'est ce moment qu'il faut appliquer une impulsion de réamorçage. Les signaux de détection de dépassement de seuil servent à engendrer les impulsions de courant de gâchette mais seulement pendant les intervalles de temps, qui durent un nombre entier de périodes, où un ordre de conduction est établi par le comparateur bloqué par 1 'échantillonneur. I1 est particulièrement intéressant de prévoit que les instants d'échantillonnage ne coincident pas avec les instants de déclenchement du triac pour éviter des réactions parasitaires de la mise en conduction du triac sur la comparaison. C'est le cas si on utilise les passages à zéro de la tension du secteur pour déterminer les instants d'échantillonnage et les montées de la tension aux bornes du triac pour déterminer les instants d'amorçage ou de réamorçage de celui-ci. L'échantillonneur-bloqueur peut comprendre deux interrupteurs commandés, de préférence des interrupteurs électroniques, qui peuvent être ouverts ou fermés par le circuit de commande d'échantillonnage en vue de - soit connecter, uniquement pendant les instants d'échantillonnage, les grandeurs à comparer aux entrées du comparateur, - soit fermer, entre les instants d'échantillonnage, une boucle de réaction positive d'une sortie du comparateur sur une de ses entrées. Un mode de réalisation particulier de l'échantillonneurbloqueur consiste à prévoir que les interrupteurs qui le constituent peuvent connecter - soit la grandeur analogique variable, soit la grandeur de référence > à l'entrée correspondante respective du comparateur, selon l'état de la sortie du comparateur a l'instant d'échantillonnage, - soit les deux grandeurs aux deux entrées respectives du comparateur, pendant les instants d'échantillonnage. Par exemple, le comparateur possède deux sorties complémentaires, et l'échantillonneur-bloqueur comprend, outre les interrupteurs, aptes à connecter chacun une grandeur a une entrée respective du comparateur, deux portes logiques OU commandant chacune un interrupteur et recevant d'une part un signal de commande d'échantillonnage et d'autre part chacune une sortie respective du comparateur. Cette disposition permet de constituer un comparateur échantillonneur-bloqueur très simple. Le circuit de commande d'échantillonnage comprend de pré- férence un moyen de détection de passage par zéro de la tension d'alimentation du triac ou de la tension aux bornes du triac, et un diviseur de fréquence par deux, pour fournir des impulsions breves d'échantillonnage ayant la période de la tension d'alimentation. Outre le fait que la durée de conducti-on du triac est égale à un nombre entier de périodes, éliminant les problèmes de magnétisme rémanent qu'on a mentionné ci-dessus, on peut signaler que l'invention est particulièrement appropriée pour fournir une immunité contre les déclenchements intempestifs du triac dus à des parasites au niveau de l'entrée du comparateur. En effet, si les grandeurs analogiques à l'entrée du comparateur sont des tensions, il peut apparaître notamment des ronflements et des parasites brefs, qui font d'autant plus basculer le comparateur que celui-ci a une caractéristique de transfert plus abrupte (ce qui est souhaitable pour une bonne précision de la comparaison).En particulier, lorsque les grandeurs d'entrée sont proches l'une de l'autre, les basculements pourraient être fréquents et risqueraient de provoquer des mises en conduction du triac pendant des alternances d'une polarité déterminée, ce qu'on veut éviter. L'invention élimine ce risque. La présente invention évite aussi d'avoir à utiliser un comparateur à hystérésis qui nuirait 9 la précision de la co;iparaison. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ap parattront 9 la lecture de la description détaillée qui suit et qui est faite en référence aux dessins annexés dans lesquels: - la figure 1 représente un schéma-bloc du dispositif selon l'invention; - la figure 2 représente un diagramme temporel des signaux électriques en divers points du circuit de la figure 1; - la figure 3 représente un mode de réalisation particulier de l'invention; - la. figure 4 représente un diagramme temporel des signaux en divers points du circuit de la figure 3; - la figure 5 représente un mode de réalisation détaillé du comparateur et de l'échantillonneur-bloqueur du dispositif selon l'invention. A la figure 1, on voit un triac 10 en série avec une charge 12 qui peut être résistive ou non, l'ensemble du triac et de la charge étant alimenté par une tension alternative Va qui est par exemple la tension prélevée sur une phase du réseau alternatif à 50 hertz. Le triac est commandé par des impulsions de courant de gâchette Ig destinées à le faire conduire pendant un train d'alternances successives de la tension alternative Va, en fonction des variations d'une grandeur analogique représentée par une tension continue Ve. La tension Ve est comparée, dans un comparateur 14, à une tension de référence Vr; dans l'exemple représenté, le triac doit conduire si la tension Ve est supérieure à la tension Vr; il doit être bloqué dans le cas contraire. La tension Ve est appliquée a une entrée du comparateur 14 par l'intermédiaire d'un élément échantillonneur-bloqueur 16, représenté sous une forme particulière qu'il peut prendre à savoir deux interrupteurs 18 et 20, fonctionnant en opposition de phase et capables de connecter, pour l'interrupteur 18, la tension Ve à l'entrée du comparateur, et pour l'interrupteur 20, la sortie du comparateur à une de ses entrées, en constituant une réaction positive- de la sortie sur l'entrée. Les deux interrupteurs sont conr mandés en opposition de phase par un signal d'échantillonnage périodique Za se présentant sous forme d'impulsions brèves ayant la même période que la tension alternative Va.Pendant la durée d'une impulsion d'échantillonnage Za, l'interrupteur 18 est fermé et l'interrupteur 20 ouvert, le comparateur délivrant à sa sortie un signal M qui est fonction du signe de l'écart de tensions Ve-Vr. Entre les instants d'échantillonnage, c'est-8-dire en dehors des impulsions brèves Za, l'interrupteur 18 est ouvert et l'interrupteur 20 est fermé, le signal M se trouvant donc ramené à l'entrée positive du comparateur 14; la sortie de celui-ci se verrouille a un niveau de signal M qu'il avait au moment de la fermeture de l'interrupteur 20, c'est-à-dire au niveau déterminé pendant l'instant d'échantillonnage en fonction du signe de Ve-Vr. La fonction de, l'échantillonneur-bloqueur 16 est donc d'effectuer une comparaison a un constant ponctuel, et de maintenir le résultat de cette comparaison, sous forme d'un signal M, jusqu'à l'instant d'échantillonnage suivant. La sortie du comparateur 14 est amenée à une entrée d'une porte ET 22 pour servir de signal de validation des impulsions brèves transmises à une autre entrée de la porte ET 22. Si le -si- gnal M est à un niveau correspondant à un ordre de conduction du triac 10, la porte ET 22 sera habilitée par ce signal M et les impulsions arrivant sur l'autre entrée pourront passer a la sortie de la porte 22, pour commander, à travers un transistor d'amplification 24, l'application d'un courant de gâchette Ig à la gâchette du triac 10. L'autre entrée de la porte ET 22 est reliée a la sortie d'un ensemble de détection des montées de tension aux bornes du triac 10, cet ensemble comprenant une résistance Rt, un détecteur double alternance 26, et un comparateur à seuil 28, pour fournir des impulsions de commande de conduction du triac, en présence de la validation par le signal M, lorsque la tension aux bornes du triac 10 passe, en valeur absolue, au-dessus d'un seuil Vts défini au niveau du comparateur 28. La résistance Rt est reliée au point de jonction entre le triac 10 et la charge 12 pour que ce soient biten les montées de la tension Vt aux bornes du triac qui déterminent le déclenchement des impulsions de courant de gâchette Ig. Dans le mode de réalisation de la figure 1, les impulsions d'échantillonnage Za sont produites a partir de la tension d'alimentation Va dont on détecte les passages par zéro au moyen d'un ensemble de détection de passage par zéro tout à fait analogue a l'ensemble de détection des montées de tension aux bornes du triac : l'ensemble de détection des passages par zéro de la tension Va comprend une résistance Ra reliée a l'alimentation, résistance qui est en série avec un détecteur double alternance 30 qui redresse la tension alternative et qui applique la tension redressée a l'entrée d'un comparateur 32 dont l'autre entrée reçoit une tension de seuil faible Vas. La sortie du comparateur 32, éventuellement inversée, fournit des impulsions a chaque fois que la tension redressée passe au-dessous du seuil Vas. Les impulsions Ya qui en résultent sont des impulsions brèves apparaissant a chaque alternance de la tension alternative. On les applique à une bascule 34 qui joue le role de diviseur par deux, et à une entrée d'une porte ET 36 dont l'autre entrée est reliée à la sortie de la bascule 34, pour produire le signal de commande d'échantillonnage Za qui comprend seulement une impulsion Ya sur deux, c'est-à-dire qui comprend une impulsion brève a chaque période de la tension alternative Va. On a enfin représenté sur la figure 1, en traits pointillés, une porte OU 38 qui est intercalée entre la sortie du comparateur 28 et la porte ET 22, cette porte OU recevant donc comme entrées d'une part la sortie du comparateur 28 (impulsions Yt d'amorçage du triac aux montées de tension Vt) et d'autre part la sortie du comparateur 32 (impulsions Ya aux passages par zéro de la tension d'alimentation). Cette adjonction au circuit mtest pas indispensable au principe de l'invention. Son intérêt éventuel serait de prévoir des impulsions de courant de gâchette Ig non seulement lorsque la tension Vt aux bornes du triac monte (signalant une annulation du courant qui le traverse), mais aussi a chaque passage par zéro de la tension d'alimentation, ce qui, dans certains cas d'utilisation, peut minimiser les perturbations radioélectriques. Le fonctionnement de ce circuit est maintenant expliqué en référence a la figure 2 qui montre le diagramme temporel des signaux. La tension d'alimentation Va, détectée en double alternance et écrêtée à un seuil Vas autour des passages a zéro, fournit un signal Ya non représenté constitué d'impulsions brèves centrées sur les zéros de la tension Va. Apres division par deux, on obtient des impulsions brèves Za qui interviennent avec la pé riodicifé du secteur. Ces impulsions échantillonnent l'application du signal analogique Ve a l'entrée du comparateur (en fermant l'interrupteur 18), et le résultat de la comparaison est confirmé sur la sortie du comparateur (signal M) lorsqu'on ferme l'interrupteur 20 en ouvrant l'interrupteur 18. Le signal M garde-son niveau, haut ou bas, pendant toute une période de la tension Va, c'est- -dire jusqu'à l'impulsion d'échantillonnage Za suivante.Dans l'exemple représenté sur la figure, la tension analogique Ve qui est comparée a la référence Vr subit des fluctuations, notamment par des parasites qui lui font franchir de manière indésirée le seuil de référence Vr, mais ces franchissements n'ont aucune influence sur la sortie du comparateur car seul l'état de Ve pendant les impulsions brèves d'échantillonnage Za est pris en considération. C'est la sortie M du comparateur qui définit l'ordre de conduction ou l'ordre de blocage du triac 10. Sur la figure 2, on voit que pendant trois périodes consécutives le niveau de tension Ve, malgré ses fluctuations au cours de ces trois périodes, est au-dessus du niveau de référence Vr et définit donc une période de conduction (signal M) durant exactement trois périodes du secteur (c'est-à-dire un nombre entier). En dehors de la période de conduction, le signal M interdit, par la porte ET 22, toute transmission d'impulsions de courant de gâchette au triac; celui-ci reste donc effectivement bloqué. Pendant cette phase de blocage, la tension Vt aux bornes du triac suit exactement la tension alternative Va. Elle subit donc, en valeur absolue, des passages par zéro à chaque alternance et des dépassements du seuil Vts. Ces dépassements sont repérés par le détecteur de dépassement de seuil (Rt, 26, 28) et donnent lieu à un signal Yt servant à définir les moments d'amorçage du triac. Aussitôt qu'apparaît. un ordre de conduction (signal M en sortie du comparateur 14), le niveau haut du signal Yt peut être transmis au transistor 24 pour déclencher une impulsion de courant Ig. Le triac s'amorce en fait dès que la tension alternative recommence à monter après le passage par zéro qui a donné lieu au démarrage de l'ordre de conduction M. Par principe, le triac reste ensuite conducteur même après disparition du courant de gâchette, pendant pratiquement une alternance, jusqu'à l'annulation du courant alternatif qui le parcourt. Lorsque le courant s'annule, et on peut à ce sujet mentionner que si la charge est inductive cette annulation aura lieu en retard. par rapport à l'annulation de la tension du secteur Va, le triac se désamorce, la tension à ses bornes tend à remonter pour suivre la tension Va, cette remontée de tension provoque une montée du signal Yt et, comme le signal M est toujours au niveau haut, cette montée du signal Yt donne lieu à un courant de gâchette Ig qui réamorce immédiatement le triac pour une nouvelle alternance. A la fin de la deuxième alternance, ou bien le signal M a disparu (cessation de l'ordre de conduction) et le triac ne peut pas se réamorcer car les montées du signal Yt ne lui sont plus transmises, ou bien le signal M est toujours présent et la nouvelle annulation du courant dans le triac produit une nouvelle montée de la tension à ses bornes, donc une montée du signal Yt qui est transmise sous forme d'un courant de gâchette pour le réamorçage du triac. De toute façon, du fait que le signal M dure un nombre entier de périodes et du fait que le principe de la conduction du triac fait qu'il conduit par alternances complètes, on voit que le triac sera en état de conduction un nombre entier de périodes complètes de la tension d'alimentation Va. Sur la figure 2, on voit qu'on a figuré le courant de gâchette Ig qui est le produit du signal M et-du signal Yt. On a aussi figuré une autre possibilité de courant de gâchette qùi est le courant I'g qui est le produit M. (Yt + Ya), dans le cas où on utilise la porte OU 38 pour amener à la- gâchette des impulsions d'amorçage aux passages par zéro de la tension d'alimentation. Le courant de gâchette I'g comprend à chaque alternance une double impulsion, sauf si la charge est purement résistive, auquel cas les deux impulsions sont confondues. Cette disposition n'a pas d'inconvénients dans le cas d'une charge inductive; elle minimise les perturbations d'amorçage dans le cas d'une charge résistive. La figure 3 représente un mode de réalisation plus détaillé du dispositif de commande de conduction de triac selon l'invention, avec quelques variantes par rapport à la figure 1, variantes qui n'influent pas-sur la généralité de l'invention. Une variante est le mode d'amorçage du triac qui à la figure l se fait par applications d'impulsions de courant rentrant dans la gâchette, alors qu'à la figure 3 il se fait par impulsions de courant sortant; cette variante nécessite une connexion à une tension Vee de polarité différente du transistor 24 faisant partie du moyen de déclenchement du triac. Un autre variante concerne le mode de génération des im pulsions d'échantillonnage. Ces impulsions sont maintenant des imd'alimentation générale Va mais qui sont fabriquées non pas à partir de Va directement mais à partir de la tension Vt aux bornes du triac. Cette disposition introduit des modifications à certains niveaux, mais elle permet quand même de produire des impulsions d'échantillonnage ayant la période de la tension d'alimentation Va. D'autre part, un exemple détaillé de comparateur à échantillonnage et mémorisation est représenté à la figure 3. Ce comparateur 14, auquel est incorporé l'échantillonneur-bloqueur 16 selon l'invention est représenté à l'intérieur d'un cadre en traits tiretés désigné par la double référence 14, 16 pour rester homogène avec la numérotation des éléments de la figure 1. Le comparateur à échantillonnage et mémorisation comprend un étage différentiel de deux transistors 40 et 42 alimentés par une source de courant constant 44; sur les bases de ces transistors sont appliquées les tensions Ve et Vr à comparer, par l'intermédiaire d'interrupteurs analogiques 46 et 48 respectivement qui font partie de l'échantillonneur-bloqueur proprement dit et qui sont actionnés par une combinaison logique des signaux d'échantillonnage Zt et de l'état de la sortie M du comparateur. Plus exactement, l'étage différentiel 40, 42 du comparateur possede deux sorties complémentaires qui sont respectivement la sortie du comparateur délivrant un signal M et une sortie complémentée délivrant un signal M. A l'instant d'échantillonnage défini par une impulsion Zt, on ferme les deux interrupteurs 46 et 48 et le comparateur compare les tensions Ve et Vr de sorte qu'il apparait un signal M donné à sa sortie et un signal M correspondant à la sortie complémentaire. Bien entendu l'une de ces sorties est à un niveau haut et cette sortie sert à commander l'un des interrupteurs 46 et 48 pour qu'à la fin de l'impulsion d'échantillonnage Zt l'une des tensions Ve ou Vr reste appliquée à la base d'un transistor, tandis que l'autre est déconnectée, et le choix de celui des interrupteurs qui reste fermé est tel que le comparateur reste alors bloqué dans l'état où il était à la fin de l'impulsion d'échantillonnage. En d'autres mots, la confirmation de l'état de sortie du comparateur après l'impulsion d'échantillonnage est obtenue sim- plement en déconnectant l'entrée de l'étage différentiel qui, au moment de l'échantillonnage, rendait non-conducteur le transistor correspondant. Dans le cycle de fonctionnement, on voit donc que les deux interrupteurs doivent être fermés pendant les impulsions d'échantillonnage, et qu'un seul d'entre eux doit être fermé et l'autre ouvert entre les instants d'échantillonnage, celui qui est fermé étant défini par l'état de la sortie du comparateur. On peut donc commander les interrupteurs 46 et 48 par des signaux logiques correspondant pour l'un à la somme M + Zt et pour l'autre par la somme M + Zt. Sur la figure 3, on a représenté une porte OU 50 recevant les impulsions Zt d'une part et la sortie H de étage différentiel, pour commander l'interrupteur 46, et une porte OU 52 recevant d'une part les impulsions Zt et d'autre part la sortie M du comparateur, pour commander l'interrupteur 48. Sur la figure 3 apparat t également clairement la manière dont est réalisé le circuit de commande d'échantillonnage, c'est-à-dire le circuit qui produit les impulsions Zt a la période de la tension alternative Va. Comme on l'a dit, c'est la tension Vt aux bornes du triac qui sert a définir les impulsions Zt, de la manière suivante : une résistance Rt reliée au point de jonction entre le triac 10 et la charge 12 amène la tension Vt a un ensem- ble de deux détecteurs-écrêteurs, respectivement 54 et 56 qui écrêtent la tension Vt au-dessus d'un seuil Vts, chacun pour les alternances d'un signe donné. I1 en résulte que lorsque Vt est sinusotdal, le signal de sortie Y+ du détecteur-écrêteur 54 consiste en des créneaux correspondant à chaque alternance positive, tandis que le signal de sortie Y- du détecteur-écrêteur 56 consiste en des créneaux correspondant à chaque alternance négative. Cependant, la tension Vt n'est pas toujours sinusotdale puisque elle ne l'est que quand le triac est bloqué. Quand le triac est conducteur, la tension à ses bornes est essentiellement nulle ou tries faible et en tout cas en dessous du seuil Vts, mais elle monte chaque fois que le courant dans le triac s'annule et elle dépasse alors le seuil Vts en fournissant une impulsion Y+ si c'est pendant une alternance positive de la tension d'alimentation ou une impulsion Y- si c'est pendant une alternance négative. On peut se référer à la figure 4 pour voir la forme des signaux Y+ et Y- pendant les périodes de blocage et pendant les périodes de conduction du triac.Les impulsions Y+ et Y-sont très courtes pendant la période de conduction car aussitôt que la tension Vt monte audessus de Vts, une impulsion de réamorçage du triac est engendrée, qui ramène en dessous de Vts la tension Vt aux bornes du triac. Les signaux Y+ et Y- sont combinés dans une bascule RS 58, les signaux Y+ étant amenés à l'entrée S et les signaux Y- a l'entrée R, de sorte que la bascule 58 produit à sa sortie un signal Q qui consiste en créneaux ayant essentiellement pour période la période de la tension d'alimentation Va. Il faut noter toutefois que si la charge est inductive, les impulsions courtes Y+ et Y- de dépassement de seuil pendant la phase de conduction du triac sont déphasées par rapport au passage par zéro de la tension d'alimentation Va, de sorte que les créneaux de la bascule RS peuvent apparattre également à des instants qui, pendant la période de conduction du triac, sont déphasés par rapport à ce qu'ils sont en période de blocage du triac. Les signaux Y+ et Y- sont ajoutés pour qu'on dispose, pendant la période de conduction du triac, d'impulsions à chaque alternance, justement au moment des annulations du courant dans le triac, et ces signaux sont combinés, dans une porte ET 60 aux signaux de sortie de la bascule 58 pour constituer un signal d'échantillonnage Zt qui est appliqué au comparateur à échantillonnage et mémorisation 14, 16. .La figure 4 montre que le signal Zt comprend des impulsions dont la période est la période de la tension d'alimentation. Ces impulsions apparaissent à cheval sur chaque passage par zéro de la tension d'alimentation en dehors de la période de conduction du triac; elles apparaissent à chaque annulation du courant dans le triac pendant les périodes de conduction. En fait, cette cons titution de circuit fait que le signal d'échantillonnage Zt stélargit- une fois sur deux pendant la phase de conduction du triac pour durer presque une alternance, de sorte que la comparaison dans le comparateur s'effectue alors sur une durée plus grande que dans les autres cas où c'est une impulsion brève d'échantillonnage qui apparatt. Le signal de sortie M du comparateur peut tres bien basculer intempestivement plusieurs fois pendant la durée de ces échantillonnages -élargis, par suite des fluctuations de la tension d'entrée Ve.Ceci nta cependant aucune importance car de toute façon le triac conduit à ce moment et rien ne pourrait l'arrenter du fait de son principe de fonctionnement. Le triac s'arrêtera de conduire à la fin de l'alternance, du simple fait que le courant qui le parcourt s'annule. A ce moment là, la montée de tension Vt aux bornes du triac provoque l'arrêt de l'impulsion d'échantillonnage Vt et le comparateur se bloque dans l'état qu'il avait tout à fait à la fin de cette impulsion. Selon son état, une nouvelle impulsion d'amorçage sera ou non engendrée, sans que les basculements intempestifs du comparateur aient pu, s'ils se sont produits, avoir aucune influence sur la conduction du triac. ta figure illustre ces basculéments intempestifs et leur absence de conséquence. Comme à la figure 1, le moyen de déclenchement des impulsions de courant de gâchette comprend une porte ET 22 qui reçoit d'une part le signal M de sortie du comparateur, et d'autre part les impulsions Yt servant à définir en valeur absolue les montées de tension Vt au-dessus du seuil Vts. La figure 5 représente un circuit tres détaillé constituant un comparateur avec échantillonnage et mémorisation, c'est-à-dire un ensemble d'un comparateur et d'un échantillonneurbloqueur qui correspond sensiblement au principe exposé en réfé rence à la figure 3. Une tension continue -Vee sert à l'alimentation électrique du comparateur-échantillonneur-bloqueur; cette tension peut être produite à partir de la tension d'alimentation générale Va a l'aide d'un redresseur et d'une capacité de filtrage non représentés. Le comparateur est constitué par un étage différentiel de deux transistors PNP, T3 et T4, et les signaux d'entrée Ve et Vr sont appliqués aux bases de ces transistors par l'intermédiaire d'étages séparateurs NPN T1 et T2 fonctionnant en émetteurs suiveurs. Ve et Vr sont appliqués aux bases des transistors T1 et T2 dont les collecteurs sont au potentiel O et dont les émetteurs sont reliés aux bases des transistors T3 et T4 respectivement. Si aucune polarisation n'est appliquée au point de jonction entre l'émetteur du transistor T1 et la base du transistor T3, le premier transistor est bloqué puisqu'il n'existe aucun trajet pour son courant d'émetteur, et le deuxième est bloqué puisqu'il n'existe aucun trajet pour son courant de base. Il en est de même pour les transistors T2 et T4.Au contraire, si on produit un chemin pour ces courants, les transistors pourront conduire et le comparateur pourra fonctionner. On prévoit donc des dérivations de courant qui sont constituées respectivement par un transistor T5 en série avec un couple de transistors en parallèle T7 et T9, pour polariser les transistors T1 et'T3, et un transistor T6 en série avec un couple de transistors en parallèle T8 et T10 pour polariser les transistors T2 et T4. Les transistors T7 et T10 sont com- mandés par les impulsions d'échantillonnage Za ou Zt selon qu'on utilise le principe de la figure 1 ou le principe de la figure 3, et les transistors T9 et T8 sont commandés par les sorties complémentées de l'étage différentiel.Plus précisémment, une sortie M de l'étage différentiel commande la base du transistor T9, tandis qu'une sortie complémentaire R commande la base du transistor T8. Autrement dit, en admettant que les transistors T5 et T6 peuvent conduire, la polarisation des transistors T1 et T3 ou T2 et T4 s'effectuera de la manière suivante: - si une impulsion d'échantillonnage est présente, les deux tranSistors d'entrée de l'étage différentiel seront convenablement polarisés; - en dehors des impulsions d'échantillonnage, seul l'un des transistors d'entrée sera polarisé et contribuera à garder le signal de sortie M dans l'état où il entretient cette polarisation. Les transistors T7 et T9 d'une part et T8 et T10 d'autre part jouent le rôle des portes OU 50 et 52 de la figure 3. Les transistors T5 et T6 ont des rôles de répéteurs de courant; leurs bases sont connectées à la base d'un transistor T11 alimenté en courant constant, de sorte qu'on ait un équilibrage des courants de polarisation de base des transistors T3 et T4 de l'étage différentiel, afin qu'ils jouent bien leurs rôles de comparateur. De préférence on prévoit des résistances R en série entre les émetteurs des transistors d'entrée T1 et T2 et les bases des transistors de comparaison T3 et T4. Ces résistances servent faciliter la comparaison de Ve et Vr lorsque ces tensions sont très voisines de zéro. Le moyen de déclenchement des impulsions de courant de gâchette du triac est également représenté sur la figure 5. Il est constitué par un étage d'amplification T14, T15 et par un transistor T13 jouant le rôle d'une porte ET avec sa base qui reçoit le signal de sortie M et son collecteur qui reçoit les impulsions Yt de dépassement de seuil de tension aux bornes du triac. Le courant de gâchette qui parcourt les transistors d'amplification T14 et T15 est un courant Ig qui résulte bien de la multiplication logique du signal M et du signal Yt, car si H = O, le transistor T13 se sature et empêche la conduction des transistors T14 et T15, tandis que si le signal M est égal à 1, les transistors T14 et T15 ne conduisent quten présence des impulsions Yt. .Bien entendu, le schéma de la figure 5 pourrait être modifié en utilisant une tension d'alimentation positive +Vee, en inversant les types de transistors NPN et PNP et en inversant le sens des sources de courant. REVENDICATIONS l. Dispositif de commande de conduction d'un triac (10) alimenté en tension alternative, en fonction de la comparaison entre une grandeur analogique variable (Ve) et une grandeur de référence (Vr), comprenant un comparateur (14) de ces deux grandeurs, délivrant un signal de conduction ou un signal de blocage du triac selon le signe de l'écart entre les grandeurs, et un moyen de déclenchement (22, 24) d'une impulsion brève de courant de gachette à chaque demi-période de la tension d'alimentation en réponse à la présence du signal de conduction, caractérisé par le fait que le fonctionnement du comparateur est conditionné par un échantillonneur-bloqueur (16) pour garder en mémoire le signal de sortie du comparateur entre des instants d'échantillonnage, avec un circuit de commande d'échantillonnage (30, 32, 34, 36) délivrant un bref signal de commande d'échantillonnage à chaque période de la tension d'alimentation, le signal dè sortie bloqué du comparateur validant le moyen de déclenchement des impulsions de gâchette, et par le fait que le moyen de déclenchement délivre une impulsion brève à chaque montée de la tension aux bornes du triac, cette montée étant détectée par un moyen de détection de dépassement de seuil (30, 32) relié aux bornes du triac. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le circuit de commande d'échantillonnage produit des impulsions en dehors des instants correspondant aux impulsions de déclenchement du triac. 3. Dispositif selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que le circuit de commande d'échantillonnage comprend un moyen de détection des passages par zéro de la tension d'alimentgtion du triac ou de la tension aux bornes du triac, et une bascule agissant comme diviseur par deux. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé par le fait que le moyen de détection des passages par zéro comprend une résistance en série avec deux détecteurs-écrêteurs fournissant respectivement des créneaux correspondant au dépassement d'un 5. Dispositif selon l'une des revendications l à 4, caractérisé par le fait que l1échantillonneur-bloqueur comprend deux interrupteurs (18, 20) commandés par le circuit de commande d'échantillonnage pour soit connecter, uniquement pendant les instant d'échantillonnage, les deux grandeurs à comparer aux entrées du comparateur, soit fermer, entre les instants d'échantillonnage, une boucle de réaction positive d'une sortie du comparateur sur une ses entrées afin de maintenir le comparateur, entre deux instants d'échantillonnage, dans l'état qu'il avait à la fin du premier instant d'échantillonnage. 6. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que l'échantillonneur-bloqueur est apte, entre les instants d'échantillonnage, à connecter soit la grandeur analogique variable, soit la grandeur de référence à l'entrée correspondante du comparateur, selon l'état de la sortie du comparateur à l'instant d'échantillonnage. 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé par le fait que le comparateur possède deux sorties complémentaires, que l'échantillonneur-bloqueur comprend, outre deux interrupteurs, aptes à connecter chacun une grandeur à une entrée respective du comparateur, deux portes logiques OU commandant chacune un interrupteur et reçevant d'une part un signal de commande d'échantillonnage et d'autre part chacune une sortie respective du comparateur.