La présente invention concerne un procédé et un systeme pour la prise de vues aériennes ou spatiales au moyen de dispositifs dits "à couplage de charges" ou encore " à transfert de charges", couramment désignés par les lettres CCD et DTC. On sait, notamment par la revue SCIENTIFIC AMERICAN, Février 1974, Vol. 230, N-O 2, que de tels dispositifs couplage de charges sont fabriqués en une matière semi-conductrice, par exemple le silicium, fortement sensible aux rayons visibles et proches de l'infrarouge. En effet, lorsque de tels rayons atteignent le substrat de ces dispositifs, ils sont absorbes par celui-ci et font apparaître des électrons, dont le nombre est proportionnel la quantité de lumière incidente. Ces électrons comblent alors au moins en partie les "puits" de potentiel de ces dispositifs, c'est-à-dire qu'ils sont attirés par des volumes localisés de la matiere semi-conductrice, sensibles aux électrons et engendrés par un signal d'horloge Une telle formation opto-électronique d'électrons constitue donc un signal d'entrée pour ces dispositifs a couplage de charges. On a déjà songé a mettre a profit cette propriété des dispositifs a couplage de charges afin de réaliser des prises de vues aériennes ou spatiales. A cet effet, on dispose a bord d'un avion ou d'un satellite de tels dispositifs à couplage de charges qui balayent le territoire a observer suivant la technique dite du"PUSH BROOM". Selon un premier mode connu de réalisation, les dispositifs couplage de charges se présentent sous forme de barrettes rectilignes, comportant une pluralité (par exemple 500) de plages élémentaires photosensibles, l'axe des barrettes étant perpendiculaire a la direction d'avance de l'avion ou du satellite. Pour enregistrer une image avec de telles barrettes, on bloque les impulsions d'horloge pendant un certain temps d'exposition, appelé généralement "temps d'intégration", puis on lit l'information enregistrée dans les barrettes par -application des impulsions d'horloge qui transfèrent ladite information dans des mémoires auxiliaires, a partir desquelles l'information est exploitée. La présence de telles mémoires auxiliaires est rendue nécessaire pour des raisons technologiques, notamment pour obtenir un sol et si d est la dimension d'une zone élémentaire du terrain observé parallèlement a la direction d'avance de l'aéronef, le temps d'intégration t, de chaque plage photosensible élémentaire est fixe et égal d = v L'expérience montre que la qualité des images ainsi obtenues par ces modes de réalisation connus ne donnent pas toujours satisfaction. Notamment, le nombre de nuances de gris qu'ils sont susceptibles de délivrer est trop faible, pour que lesdites images soient une reproduction fidèle du terrain observé. Cela provient du fait que la dynamique de ces systèmes connus est trop faible. On sait que la dynamique est le rapport entre la valeur signal/bruit maximale et la valeur signal/bruit minimale et que,dans les systèmes connus décrits ci-dessus,la dynamique est de l'ordre de 200, et au maximum de 500. La présente invention a pour but de remédier a cet inconvénient et elle concerne un système a couplage de charge dont la dynamique peut être très élevée, au moins égale a 1000 et, de préférence, de l'ordre de 2000 a 3000. A cet effet, selon l'invention, le procédé pour la prise de vues aériennes ou spatiales au moyen d'un dispositif a couplage de charges,monté a bord d'un aéronef ou d'un spationef et comportant une matrice d'éléments photosensibles explorant un terrain a travers une optique appropriée, ce terrain étant fictivement divisé en zones élémentaires juxtaposées dont les dimensions de chacune d'elles sont telles que, a travers ladite optique, elles correspondent a celles d'un élément photosensible , est remarquable en ce que chacune desdites zones élémentaires du terrain observe est vue successivement par plusieurs éléments photosensibles d'une colonne de ladite matrice correspondante parallèle a la trace de l'aéronef ou du spatimef sur le terrain,la charge d'électrons provenant d'une observation de ladite zone élémentaire du terrain par un élément photosensible étant transférée a un élément photosensible suivant de ladite colonneobservant ladite zone å son tour, de telle sorte qu'a chaque fois la charge d1électrons provenant de l'observation actuelle s'ajoute a la somme des signal vidéo a fréquence désirée et pour éviter un certain brouillage de l'image qui se produirait, en l'absence des mémoires auxiliaires, en- appliquant à une barrette des signaux d'horloge en même temps qu'elle se trouve exposée. Dans un second mode connu de réalisation, les dispositifs a couplage de charges se présentent sous forme d'une matrice de plages élémentaires photosensibles et comportent de plus un registre à décalage du type a couplage de charges,de façon qu'à chaque plage élémentaire de la matrice corresponde une case du registre a décalage.Généralement, toutes les plages élémentaires d'une colonne de la matrice, parallèle a la direction d'avance de l'avion ou du satellite, sont reliées a une meme électrode de transfert, de façon que l'information de toutes les plages de la colonne soit transférée en bloc, a la fin du temps d'intégration, dans ledit registre à décalage, qui par la suite achemine l'information vers un dispositif de traitement. On voit donc que dans ces modes de réalisation connus, des moyens de mémoire, séparés de l'ensemble des plages élémentaires photosensibles, sont prévus pour la transmission de l'information vers une sortie. Bien entendu , dans ces deux modes connus, des dispositifs logiques de commande sont prévus pour sensibiliser ou inhiber en temps voulu chaque plage photosensible élémentaire, pour transférer l'information de façon adéquate, etc,.. Si, pour des besoins d'explication, on procède fictivement à une division du terrain observé en zones élémentaires juxtaposées dont les dimensions de chacune d'elles sont telles que, à travers l'peptique du système de prise de vues, elles correspondent à celles d'une plage elémentaire photosensible du dispositif a couplage de charges, ces dispositifs logiques -de commande fonctionnent de façon qu'une zone élémentaire du terrain est vue en entier, une seule fois et par une seule plage élémentaire photosensible dudit dispositif a couplage de charges.Ceci signifie que le temps d'intégration t. d'une plage élémentaire photosensible est choisi égal au 1temps de défilement tl, sous l'avion ou le satellite, d'une ligne 'transversale de zones élémentaires du terrain observé. Ainsi, si V est la vitesse de la trace de l'avion ou du satellite au charges d'électrons engendrées par les observations antérieures et que cette charge cumulée se transfère pas-à-pas vers une extrémité de ladite colonne, et en ce que le temps d'intégration des éléments photosensibles est choisi-variable. Ainsi, grâce au fait que chaque zone élémentaire de terrain est vue plusieurs fois par le dispositif à couplage de charges ( chaque fois par un élément photosensible différent) et que le signal final, correspondant à cette zone, est la somme de plusieurs signaux indi vidueels, il est possible d'augmenter la sensibilite dudit dispositif à couplage de charges, donc la dynamique de celui-ci, qui peut alors atteindre des rapts d'au moins 2000 à 3000 ou plus.Par ailleurs, par suite du fait que l'on choisit le temps d'intégration variable, in dépendamment du temps de défilement de ligne tl, par exemple uniquement en fonction des conditions d'éclairement d'une partie intéressante du terrain observé, il n'y a pas à craindre une saturation du dispositif a couplage de charges :: il suffit de choisir ce temps d'intégration d'autant plus petit que l'on approche de la saturation du dispositif de couplage de charges. Comme on le verra par la suite1 si P est le nombre de lignes d'éléments photosensibles dans un groupe de lignes, le temps d'intégration t i peut être choisi supérieur, égal ou inférieur à tl - tl suivant la partie de la courbe représentant le rapport signal/bruPit en fonction de la lumination, dans laquelle se trouve le point de fonctionnement du sytème de prise de vue selon l'invention. Un tel choix du temps d'intégration t i peut permettre au syseaxs de prise de vue de travailler à lumination constante. La variation du temps t. peut se faire par une sorte d'asservissement en fonction des conditions instantanées des prises de vues. Toutefois, pour une mission de prise de vue déterminée, pour laquelle on connaît d'avance les conditions d'éclairement du territoire observé, il est avantageux de programmer d'avance le dispositif logique de commande associé au système de prise de vue, pour qu'il impose a un moment donné de la mission le temps d'intégration t. programme. Min de pouvoir mettre en oeuvre le procédé selon l'invention, mentionné ci-dessus, il est indispensable, notamment dans le cas -où le temps d'intégration ti est inférieur à tl - t1 ,de prévoir -P des cases de mémoires (ou-de transfert à durée variable ou fixe) dans le transfert de l'information d'un élément photosensible à un autre. Depréférence, ces cases de mémoire sont constituées par des eléments photosensibles occultés de ladite matrice, et dans une colonne d'éléments parallèle à l'avance de l'aéronef, les éléments photosensibles servant a-- la captation de l'image et les éléments occultés servant de mémoires forment des ensembles alternés, de même importance. Par exemple, dans une telle colonne, on peut trouver en alternance un élément photosensible de captation d'image et un élément de mémoire, ou bien deux éléments photosensibles de captation d'image et deux éléments de mémoire, ou bien encore trois éléments photosensibles de captation d'image et trois éléments de mémoire, etc... On obtient ainsi, ourla matrice, des groupes de lignes comportant chacun un ensemble de une, deux, trois, etc... lignes d'éléments photosensibles et un ensemble de une, deux, trois, etc... lignes d'éléments de mémoires. De telles cases de mémoire permettent de plus de concilier les exigences des prises de vues et celles de la lecture des éléments photosensibles exposés. De façon connue, matrice peut être formée de plages élémentaires photosensibles présentant une forme approximativement carrée, par exemple d'environ20 microns de côté et ces plages sont susceptibles de former aussi bien les éléments photosensibles que les- éléments de mémoire.Toutefois, pour diminuer l'effet de filé de l'image, c' est-à-dire la dégradation de la fonction de transfert de modulation due au déplacement de l'aéronef porteur de système de prise de vue le long de sa- trajectovire, il est avantageux que, perpendiculairement au sens d'avance de l'aéronef, lesdites plages élémentaires soient subdivisees en plusieurs éléments successifs, par exemple en 2, 3 ou 4 éléments. De préférence, les éléments successifs appartenant à une même plageélémentaire photosensible ont la même fonction, c'est- -dire qu'ils sont tous destinés à servir soit à la captation d'image, soit de mémoire. Ainsi, tous les éléments d'une plage élémentaire forment l'un des ensembles alternés mentionnés ci-dessus, formant -les groupes de lignes. Les figures du dessin annexé feront bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 montre schématiquement la mise en oeuvre du système selon l'invention, à bord d'un avion. La figure 2 illustre schématiquement la structure et partiellement le fonctionnement d'une matrice de plages photosensibles à couplage de charge, conforme à l'invention. La figure 3 illustre schématiquement le fonctionnement du système de prise de vue selon l'invention. La figure 4 donne schématiquement un premier exemple d'application du procédé selon l'invention. La figure 5 est un chronogramme se rapportant à l'exemple de la figure 4. La figure 6 donne schématiquement un second exemple d'application du procédé selon l'invention. La figure 7 est un chronogramme se rapportant à l'exemple de la figure 6. Sur ces figures, des éléments semblables sont désignés par des références identiques. De plus, les plages et elAments(sous- plages) photosensibles destinés à la captation d'image sont représentés par des cases blanches, tandis que les plages et élements photosensibles occultés destinés a servir de mémoire provisoire de transit sont hachurés. Comme le montre schématiquement la figure 1 le système de prise de vue aérienne ou spatiale, selon l'invention, destiné à explorer un territoire 1, est monté à bord dtun aéronef 2, survolant ledit territoire avec un vecteur vitesse V.Ce système comporte une matrice 3 d'éléments à couplage de charge observant le territoire 1 à travers une optique 4, ainsi qu'un dispositif logique de commande 5 et un-enregistreur ou metteur 6. Bien entendu, l'optique 4 comporte un objectif dont l'ouverture et la longueur focale sont adaptées aux besoins de la mission envisagée.La Cette matrice photosensible 3 explore le territoire 1, au fur et à mesure de l'avance de l'aéronef 2, suivant la technique de balayage connue dite nPUSH BROOM"* la formation d'une ligne d'image résultant de- l'exposition successive des lignes de plages photosensibles de la matrice, placées dans le plan focal del'optique 4. La succession des lignes d'une image, c'est- -dire le balayage vertical de cette image, résulte donc du déplacement de l'avion 2 le- long de sa trajectoire ou de l'avance du satellite sur son orbite.Le dispositif logique de commande 5 est synchronisé avec l'avance dudit avion où satellite pour transmettre à l'enregistreur ou émetteur G les informations vidéo enregistrées, de façon à réaliser le balayage vertical et le balayage horizontal de l'image, de la façon décrite ci-apres. Comme indiqué dans le préambule de la présente description, les particularités de 11 invention proviennent principalement de la structure de la matrice photosensible 3 et du procédé de prise de vues mis en oeuvre.- De manière générale, la structure de la matrice photosensible à transfert de charge selon l'invention est telle que cette matrice est constituée par une alternance de lignes d'éléments photosensibles avec des lignes d'éléments de mémoire. Les lignes.d'éléments photosensibles peuvent entre associées aux lignes a d'éléments de mémoire, une par une, deux par deux, trois par trois, etc.. pour former des groupes de lignes.On peut par exemple, selon l'invention, mettre oeuvre une~matrice photosensible 3 à couplage de charge formée de groupes dé lignes comprenant chacun une, deux, trois, quatre, etc... lignes d'éléments photosensibles et respectivement une, deux, trois, quatre, etc... lignes d'éléments de mémoire. Par ailleurs,- chaque ligne d'éiéments .photosensibles ou d' éléments de mémoire peut provenir de la subdivision,perpendi culairement au vecteur vitesse V de l'aéronef 2,des lignes de plages élémentaires, généralement carrées, des matrices photosensibles à transfert de charge.Une telle subdivision permet, comme il :ressortira de la suite, de supprimer pratiquement effet de .filé. Dans l'exemple de réalisation montré par la figure 2, la matrice à couplage de charge 3. comporte N x nplages photosensibles élémen- taires réparties en n lignes et N colonnes, -le vecteur vitesse V de l'aéronef 2 étant parallèle auxdites colonnes. Comme le montre la figure 2, la matrice 3 comporte une alternance de lignes de plages photosensibles élémentaires 7 et de lignes de plages de mémoire 8, chaque ligne de plages 7 étant subdivisée en deux lignes d'éléments photosensibles (a1, a2 - b1, 2 y1, Y2) tandis que chaque ligne de plages 8 est subdivisée en deux lignes d'éléments de mémoire (a3, a4-* x3 x4). Ainsi, dans cet exemple de réalisation, chaque groupe de lignes tel que défini ci-dessus, (saut le dernier qui ne comporte pas obligatoirement de lignes d'éléments de mémoire), est constitué -de deux lignes d'éléments photosensibles, suivies de deux lignes d'éléments de mémoire ou de transfert.Tous les éléments al, bl, y1 sont reliés à un même conducteur de commande w 1 recevant ses ordres de la logique 5. De même, tous les éléments a2, b21 .. .x21 y2 sont reliés a un même conducteur de commande #2, alors que tous les éléments a3,...x4 et tous les éléments a4,... X4 sont respectivement reliés à des conducteurs de commande communs #3 et #4. Comme le conducteur #1' les conducteurs vp 2,P3 et S 4 reçoivent leurs ordres de la logique 5. A la matrice 3, est associe un registre å décalage 9, commande par la logique 5, recevant les signaux vidéo provenant des N colonnes d'éléments de ladite matrice et les transmettant à l'enregistreur ou émetteur 6. Le registre 9 comporte N cases 10, dont chacune d'elles est associé à une colonne de la matrice 3. Selon l'invention, chacune des -zones élémentaires du terrain 1 observé est vue successivement, en partie, par plusieurs éléments photosensibles (al, a2, - bl, b2, -'' y1, Y2) de la colonne de la matrice 3 correspondante parallèle à la trace V de l'aéronef 2 sur le terrain, la charge d'électrons provenant d'une observation de ladite zone-elementaire par un élément photosensible étant transférée (voir les flèches de la figure 2) a un élément photosensible suivant de ladite colonne, observant ladite zone à son tour, de telle sorte qu'à chaque fois la charge d'éléctrons provenant de l'observation actuelle s'ajoute a la sone des charges d'électrons engendrées par les observations antérieures et que cette charge cumulée se transfère pas-à-pas vers l'extrémité aval de ladite colonne, puis soit transmise à la case correspondante 10 du registre 9. Ensuite, lorsque toutes les cases 10 ont reçu leur information vidéo, le contenu de toutes les cases 10 est transféré en bloc à l'émetteur ou à l'enregistreur 6, sous l'action de la logique 5. Ainsi, grâce au fait que chaque partie du terrain observé est vue plusieurs fois, la sensibilité du dispositif selon l'invention est accrue et il en est de même de sa dynamique. Ceci est montré sur la figure 3 qui représente la variation du rapport signal/bruit s N r exprimé en décibels, en fonction de la lumination, exprimée en lux seconde. Dans le cas des dispositifs connus à matrice, décrits ci-dessus, le fonctionnement est illustré par la courbe A, la dynamique correspondante étant alors représentée par le segment D1. En revanche, avec le procédé selon l'invention, le fonctionnement est illustré par la courbe B et la dynamique correspondante est indiquée par le segment D2j de longueur supérieure à D1.Ce fonctionnement conforme à l'invention correspond à un tel accroissement de la sensibilité que l'on risque d'atteindre la zone de saturation St de la matrice. Pour éviter cet écueil, selon une autre particularité de l'invention, on fait varier le temps d'intégration t. (tel que défini ci-dessus) pour que la matrice travaille à lumination constante.Par exemple (voir la figure 3), dans la zone I très éloignée de la saturation, on peut ajuster le temps d'intégration ti à une valeur supérieure ou égale -t à t1 t1 dans et p ayant les significations ci-dessus), alors P que dans a zone intermédiaire II, ti peut prendre une valeur égale -t à t1 1 S et que dans la zone III, correspondant à la saturation, on donne Ra ti une valeur inférieure 1 P Pour illustrer le procédé de l'invention, on se rapporte à la matrice de la figure 2 (pour laquelle P = 2) et aux deux exemples de fonctionnement des figures 4, 5 ou des figures 6, 7. Dans l'exemple schématisé parla figure 4 et son chronogramme de la figure 5, pour obtenir des vues sans effet de filé, le temps ti doit prendre la valeur t1 = t1 - t1 . Comme dans le P présent exemple P = 2, le temps d'intégration ti doit être égal à P Si on suppose que les éléments photosensibles des lignes al, b1,.. Y1 (liaison #1) sont sensibilisés à partir de temps to; ce temps t0 détermine le bord arrière des zones élémentaires il du terrain 1 observé , telles que celles référencées X+3' Xi+1' etc... de côtés égaux à 1. Si ces éléments photosensibles sont sensibilisés pendant le temps t - tl , au temps to + tl, les éléments 2 des lignes a11 bl, etc... auront balayé sur le terrain 1 des aires recouvrant les zones Xi+3, Xi+l, etc.. A ce moment, les signaux recueillis par les éléments photosensibles al, bl, etc.. sont transférés dans les éléments des lignes suivantes a2, b2, . x2, Y2, qui sont sensibilisés à leur tour durant un temps t1, 2 tandis que les éléments al, bl, etc... sont inhibés durant2 t ce même temps 1 et ainsi de suite, les groupes de lignes d'éléments de mémoire (a3, a4,...x3, x4) servant d'intermédiaires entre les groupes de lignes photosensibles. Sur les figures 4 et 5, on a indiqué par des flèches verticales les transferts de charge effectués aux instants de commutation to+tl t0 + t1 to+ 3t1, etc... et par les lettres S ou I, respectivement l'état 2"Sensibilisé'fou'Snhibé"des éléments photosensibles après commutation. Les lettres c et v désignent respectivement les états "chargé" et "vide". On obtient ainsi, pour chacune des N colonnes, un temps d'intégration global qui est égal à (2 + 1) fois le temps d'intégration unitaire , puisque chaque colonne comporte n + 1 lignes d'éléments 2 photosensibles. A partir de l'exemple des figures 4 et 5, on voit qu'il est possible, si désiré, de réduire le temps d'inhibition et d'augmenter d'autant le temps d'intégration tis éventuellement pour faire approcher celui-ci de la valeur t1 - E . A la limite, les temps d'inhibition pourraient être réduits pratiquement a zéro, les instants de commutation se trouvant alors décalés de tl par rapport à ceux indiqués ci-dessus. L'effet de d file4 est alors maximal et égal à On remarquera que dans l'exemple des figures 4 et 5, les éléments de mémoire a3, a4, ... x3, x4 ne sont pas indispensables. En revanche, ils le sont dans l'exemple de figure 6 et de son chronogramme de la figure 7, dans lequel on suppose que le temps d'intégration t i est inférieur à t1 -t1, c'est-à-dire P inférieur à 1 . Dans cet exemple ti est choisi egal 1 2 4 En rapprochant les figures 6 et 7, respectivement des figures 4 et 5, on voit que, dans l'exemple des figures 4 et 5, les ins tants à partir desquels les éléments photosensibles des lignes al, bl ... Y1 sont sensibilisés sont retardés et que les instants, a partir desquels les éléments photosensibles des lignes a21 b2,... Y2 sont inhibés, sont quant a eux avancés. Ainsi, dans ce cas, c'est le temps à partir duquel les éléments des lignes a2, b2, .. y2 sont sensibilises qui.va déterminer le bord arrière des zones 11 du terrain 1, tandis que c'est le temps à partir duquel les éléments des lignes al, bl, ... y1 sont inhibés qui détermine le bord avant desdites zones. Corme le montre le chronogramme de la figure 7, dans ce cas il est indispensable de prévoir des éléments de mémoire a3, a4,... x3, x entre les éléments photosensibles pour assurer le transfert de l'information vidéo. Ce sont ces éléments de mémoire qui permettent d'effectuer convenablement l'intégration de lumière d'un élément photosensible sur l'autre par transfert de charge , quelle que soit la valeur du temps d'intégration ti. On peut ainsi, sans inconvénient, réduire à des valeurs très faibles le temps d'intégration global, pour pouvoir obtenir un système à très grande dynamique. L'exemple des figures 6 et 7 montre que pour obtenir un fonction nement correct selon l'invention, il suffit a chaque cycle d'expo sition et de transfert de maintenir la relation. T = t. + t = a tl - I Ma dans laquelle t est le temps de mémorisation et T la période, m a étant un nombre entier égal a 1, 2, 3, etc... Ainsi, le système selon l'invention permet d'obtenir des temps d'intégration indépendants des temps de passage des lignes, des vues sans effet de filé, une dynamique très grande, sa sensibilité pouvant être facilement ajustée, sans intervention de jeux de filtres et d'obturateurs. Dans le cas où l'on désire obtenir des vues en couleurs, il suffit de prévoir plusieurs matrices 3 selon l'invention, associées à des filtres colorés différents et dont les signaux vidéo de couleurs sont combinés à la restitution des images. Le système selon l'invention peut donc facilement être multispectral. Dans un mode de réalisation pratique destiné à la prise de vue a partir d'un satellite dont l'altitude d'orbitation est de 650 km, la résolution au sol devant être voisine de 10 m par zone élémentaire et le champ de prise de vue devant avoir environ 30 km de large, l'optique est du type RITCHEY-CHRETIEN avec une focale d'erNircn 2 m, un champ de 3,80 et une ouverture relative f. 1/8, tandis qpe le détecteur d'image est formé de trois matrices du type décrit ci-dessus. Chaque matrice est formée sur une puce semi-conductrice qui de plus comporte un préamplificateur vidéo. Chaque matrice comporte 1024 colonnes et 20 groupes de lignes, chaque groupe de lignes comportant 2 lignes d'éléments photosensibles, suivies de deux lignes d' éléments de mémoires comme sur la figure 2. Les matrices sont réalisées en technologie du type biphase. Deux des matrices sont montées écartées l'une de l'autre dans le meme alignement transversal, la troisième étant disposée entre les deux premières, légèrement en retrait. Les centres des éléments photosensibles et des éléments de mémoire sont espacés de 30 um dans le sens des lignes et de 15 p m dans le sens des colonnes. La fréquence de ligne est de l'odre de 700 Hz, alors que la fréquence de lecture (vidage des registres 9) est de l'ordre de 1 MHz. R E V E N D I C A T I O N S 1.- Procédé pour la prise de vues aériennes ou spatiales au moyen d'un dispositif à couplage de charges, monté à bord d'un aéronef ou d'un spationef et comportant une matrice d'éléments photosensibles explorant un terrain à travers une optique appropriée, ce terrain étant fictivement divisé en zones élémentaires juxtaposées dont les dimensions de chacune d'elles sont telles que, travers ladite optique, elles correspondent à celles d'un élément photosensible, caractérisé en ce que chacune desdites zones élémentaires du terrain observé est vue successivement par plusieurs éléments photosensibles d'une colonne de ladite matrice correspondante parallèle à la trace de l'aéronef ou du spationef sur le terrain, la charge d'électrons provenant d'une observation de ladite zone élémentaire du terrain par un élément photosensible étant transférée à un élément photosensible suivant de ladite colonne, observant ladite zone à son tour, de telle sorte qu'à chaque fois la charge d'électrons provenant de l'observation actuelle s'ajoute à la somme des charges d'électrons engendréespar les observations antérieures et que cette charge cumulee se transfère pas-à-pas vers une extrémité de ladite colonne, et en ce que le temps d'intégration des éléments photosensibles est choisi variable. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le temps d'intégration des éléments photosensibles du dispositif à couplage de charge est d'autant plus petit que l'on approche des conditions de saturation dudit dispositif. 3.- Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que le temps d'integration des éléments photosensibles est programmé et imposé en cours d'une mission de prise de vue, en fonction de conditions d'éclairement déterminées d'avance. 4.- Dispositif à couplage de charges pour la mise en oeuvre du procédé spécifié sous'une des revendications 1 à 3, comportant une matrice d'éléments photosensibles associée à une logique de commande , caractérisé en ce que ladite matrice comporte en alternance des ensembles de lignes d'éléments photo sensibles et des ensembles de lignes d'éléments de mémoire, lesdits ensembles étant de même importance et comportant chacun au moins une ligne et en ce que chaque ensemble de lignes d'éléments de mémoire est associé à un ensemble de lignes d'éléments photosensibles le précédant par rapport au sens de défilement du terrain observé, pour former un groupe de lignes, les états électriques des groupes de la matrice étant les mêmes à un instant donné, sous l'action de ladite logique de commande. 5.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, mis en oeuvre au moyen du dispositif de la revendication 4, dans lequel le temps de défilement d'une ligne transversale de zones élémentaires du terrain observé est tl tandis que P est le nombre de lignes d'éléments photosensibles dans un groupe de lignes de ce dispositif, caractérisé en ce que, loin des conditions de saturation dudit dispositif, le temps d'intégration des éléments photosensibles est choisi supérieur ou égal à tl tl P 6.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, mis en oeuvre au moyen du dispositif de la revendication 4, dans lequel le temps de défilement d'une ligne transversale de zones élémentaires du terrain observé est tl, tandis que P est le nombre de lignes d'éléments photosensibles dans un groupe de lignes de ce dispositif, caractérisé en ce que, au voisinage des conditions de saturation dudit dispositif, le temps d'intégration des éléments photo sensibles est choisi inférieur a tl 1 p 7.- Dispositif à couplage de charges selon la revendication 4, dont la matrice est formée de façon connue de plages photosensibles approximativement carrées, caractérisé en ce que, perpendiculairement au vecteur vitesse de l'aéronef ou du spationef,lesdites plages photosensibles sont subdivisées en plusieurs cases,dont chacune d'elles constitue un des éléments photosensibles ou de mémoire. 8.- Dispositif à couplage de charges selon la revendication 7, caractérisé en ce que les cases appartenant à une même plage élémentaire ont la même fonction, c' est-à-dire qu'elles forment toutes soit des éléments photosensibles, soit des éléments de mémoire. 9.- Dispositif a couplage de charges selon l'une quelconque des revendications 4, 7 ou 8, caractérisé en ce que le nombre P de lignes d'elements photosensibles dans un groupe de lignes et le nombre de cases subdivisant une plage élémentaire de la matrice sont égauxà deux. 10.- Système de prise de vues aériennes ou spatiales, caractérisé en ce qu'il met en oeuvre le procédé spécifié sous l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 5 et 6 et/ou en ce qu'il comporte au moins un dispositif tel que spécifié sous llune des revendications 4, 7, 8 ou 9.