La présente invention est relative a des peptides synthétiques apparentés à la somatostatine du point de vue structural, ainsi qu'à des produits utilisés dans la synthèse de ces peptides. Dans les composés suivant l'invention, la channe peptidique de somatostatine est modifiée aux positions 4, 5 et 13, les positions 1, 2, 8 et 14 étant de préférence modifiées également. La somatostatine est le du sulfure cyclique de tétra -décapeptide de la formule Ce peptide (I) a été identifié comme étant le 'lifiC- teur d'inhibition de la libération de la somatotropine", qui est sécrété par l'hypothalamus et règle la sécrétion de l'hormone de croissance pituitaire (somatotropine) [Voir Brazeau et col., Science, 179, 77 (1973), Burgus et col., Proc. Nat. Acad. Sci. (USA), 70, 684 (1973), et Ling et col., Biochemical and Biophysical Res. Communication, 50, 127 (1973)]. La forme réduite dela somatostatine est le tétradécapeptide linéaire de la formule La forme réduite (II) a été préparée par une synthèse se complète, [voir Riviez et col., C. R. Acad. Sci. Ser. p. Sci. Natur. (Paris), 276, 2737 (1973), et Sarantakis et McKinley, Biochem. and Biophys. Res. Communications, 54, 234 (1973 et cette forme réduite (II) peut Btre convertie en la somatostatine (I > par oxydation, de manière qu'une liaison de pontage se forme entre les deux radicaux sulfhydryle des deux restes d'aminoacides de cystéinyle dans le tétradécapeptide. On a préparé par voie de synthese et on retrouve dans la littérature chimique divers polypeptides que l'on peut considérer comme étant des modifications structurales de la somatostatine. Ces polypeptides présentent certaines caracté ristiques structurales en commun avec la somatostatine et diffèrent de celle-ci en ce que des restes d'aminoacides spécifiques ou des groupes fonctionnels particuliers, présents à l'origine dans la molécule de somatostatine, sont ou bien manquants ou bien remplacés par d'autres restes d'aminoacides ou groupes fonctionnels. La présente invention se rapporte à de nouveaux polypeptides synthétiques, actifs du point de vue biologique, que l'on peut considérer comme étant une modification structurale de la somatostatine.Les poÊlpeptides suivant la présente invention diffèrent de la somatostatine sous les rapports suivants (a) le segment Ala -Gly est présent, manquant ou remplacé par un segment Gly-Gly-Gly ou Ala-D-Ala, ou le radical acétyle ou benzoyle (b) le reste Cys est présent ou remplacé par un reste d'acide p-mercaptopropionique ; (c) le reste Lys4 est remplacé par un reste Arg ou His, (d) le reste Asn est remplacé par un reste His, Glu, Tyr, Trp, ou Phe (e) le reste Trp8 est présent ou remplacé par un reste D-Trp ou 6-F-D-Trp ; (f) le reste Ser13 est remplacé par un reste de D-aaminoacide ; et 14 (g) le reste Cys est présent ou remplacé par le reste D-Cys. Des modifications à la somatostatine, ne comportant pas de segment Alal-Gly2 ni de groupe amino N-terminal ont été signalées par Rivier et col., J. Med. Chem., 18, 123 (1975). Le remplacement du reste Trp8 par le reste D-Trp a été prévu par Rivier et col., Biochem. Biophys. Res. Commun., 65, 746 (1975). Des modifications à la somatostatine, dans lesquelles le segment Lys4-Asn5 a été remplacé par d'autres restes aminoacides ont été décrites dans le brevet belge 839.405. Une modification à la somatostatine, dans laquelle la D-sérine est substituée au reste Ber13 a été décrite par Coy et col., "58th Annual Meeting of the Endocrine Society", San Francisco, 8 Abstract 305, page 209. La Trp8, D- 14 Californie, Abstract 305, page 209. La D-Trp , D-Cys -somatostatine a été décrite par Brown et col., Science, 196, 1467 (1977) et Meyer, Biochem. Biophys. Res. Commun., 74, 630 (1977). La présente invention concerne un peptide répondant à la formule III suivante dans laquelle X représente H, -NH2, -NH-Gly-Ala, -NH-D-Ala-Ala, -NH-Gly-Gly-Gly, -NH-acétyle, ou -NH-benzoyle X1 représente His ou Arg X2 représente His, Glu, Tyr, Trp, ou Phe ; X3 représente Trp, D-Trp, ou 6-F-D-Trp , et X4 représente un D-a-aminoacide 7 ainsi que les sels d'addition d'acide non toxiques, acceptables du point de vue pharmaceutique, de ces composés. En outre, l'invention englobe également la forme linéaire des composés de la formule III (c'est-à-dire les composés réduits non cycliques de formule IV, qui diffèrent en ce qu'ils comportent deux groupes de sulfhydryle libres) ainsi que les sels d'addition non toxiques de ces composés. Les peptides linéaires de formule IV sont des dérivés précurseurs du peptide cyclique de formule III. Tous les aminoacides et restes d'aminoacides optiquement actifs dans les polypeptides envisagés dans le cas présent sont dans la configuration naturelle ou L, à moins d'indications contraires. Les symboles identifiant les aminoacides et les restes d'aminoacides dans les polypeptides décrits sont les symboles adoptés par le"IUPAC-IVB Committee on Biochemical Nomenclature Recommendation" (1971), et décrits dans "Archives of Biochemistry and Biophysics',, 150, 1-8 (1972). Le symbole "6-F-D-Trp" désigne le D-tryptophane, dans lequel la position 6 est substituée par du fluor. Le terme "D-Goeaminoacide" désigne un a-amincacide optiquement actif dans lequel le carbone en a se trouve dans la configuration D.Des exemples préférés de ces D-aminoacides sont D-proline, D-alanine, D-valine, D-leucine, D-isoleucine, Dsérine, D-thréonine, D-méthionine, D-acide aspartique, D-acide glutamique, D-lycine,-D-arginine, D-asparagine, D-histidine, D-tryptophane, D-phénylalanine, et D-tyrosine. Il sera évident pour les spécialistes en ce domaine que le carbone x des restes de cystéine (correspondant aux 3 14 restes Cys et Cys de la somatostatine) comporte un atome de carbone asymétrique et que des isomères optiques de ces' restes d'aminoacides sont possibles. Dans les peptides illustrés par les formules présentées dans le cas présent (Formules III, IV ou V), le reste Cys peut etre dans la configuration naturelle (configurationL-), tandis que le reste Cys 4 peut être ou bien dans la configuration naturelle (configuration L-) ou bien dans une configuration non naturelle (configuration D-). Les composés des formules III et IV empêchent les sécrétions de l'hormone de croissance, de l'insuline et du glucagon, ce qui a été démontré par des procédés d'essais pharmacologiques classiques, et ils sont intéressants pour régler le glucose dans le sérum, au cours du traitement du diabète. Ces composés montrent également une période d'activité prolongée. Une forme de réalisation préférée des composés de la formule III et de la formule IV est celle pour laquelle X représente NH2 7 X1 représente le reste Arg ; X2 représente le reste His , X3 représente le reste D-Trp , et X4 représente le reste D-Tyr. Le procédé de préparation des composés de cette forme de réalisation est décrit dans les Exemples 1 et 2. Une autre forme de réalisation préférée des composés des formules III et IV est celle pour laquelle X représente NH2 X1 représente le reste Arg ; X2 représente le reste Glu , X3 représente le reste D-Trp ; et X4 représente le reste D-Tyr, ces composés empechant la libération de l'hormone de croissance et de l'insuline sans empecher fortement la libération du glucagon.La préparation des composés de cette forme de réalisation est décrite par les Exemples 3 et 4. Une autre forme de réalisation préférée des composés des formules III et IV est celle pour laquelle X représente NH2 B X1 représente le reste His ; X, représente le reste His ; X3 représente le res- te D-Trp , et X4 représente le reste D-Ser, ces composés empechant la libération de l'hormone de croissance et du glucagon sans empecher fortement la libération de l'insuline. La rreparation des composés de cette formule de réalisation est décrite dans les Exemples 5 et 6. On peut préparer d'autres composés en utilisant des méthodes similaires ou des modifications évidentes de celles-ci.On peut préparer des composes d'une forme de réalisation désirée en utilisant la technique y exemplifiée,par la substitution d'un aminoacide protégé désiré à un fragment particulier tel qu'illustre. On prépare les polypeptides de la présente invention par le procédé en phase solide suivant les techniques connues d'une façon générale en pratique pour établir une séquence d'aminoacides au départ d'un aminoacide de départ à C terminal, supporté par une résine. De telles techniques ont été décrites par J. M. Stewart et col., Solid Phase Peptide Synthesis, Freeman and Co., San Francisco, 1969. Dans l'application à la synthèse des polypeptides des formules III et IV, l'aminoacide à C terminal de départ est la L- ou D-cystéine, et le support de résine est de préférence une résine de polystyrène chlorométhylée. Les groupes de chlorométhyle forment des sites pour la liaison de L- ou D-cystéine au support de résine par voie d'une formation d'ester. Dans la mise en oeuvre de la synthèse, la résine de polystyrène chlorométhylée est estérifiée avec de la D- ou de la L-cystéine protégée en a-amino et en sulfhydryle Lpar exemple Boc-Cys(SMBzl)-OH) suivant le procédé de Gisin, Helv. Chim. Acta., 56, 1476 (1973). L'aminoacide protégé est lié ar formation d'ester entre le groupe carboxyle de la L- ou de la D-cystéine et un groupe chlorométhyle de la résine. Le groupe protecteur de ct-amino est ensuite séparé avec de l'acide trifluoroacétique dans du chlorure de méthylène, de l'acide trifluoroacétique seul ou de l'acide chlorhydrique dans du dioxane. La suppression de la protection est réalisée à une température comprise entre environ 0 C et la température ambiante. On peut utiliser d'autres réactifs et conditions classiques de scission pour la séparation des groupes protecteurs particuliers en a-amino, et ce comme décrit notamment par Schroder E. Lubke, "The Peptides", 1, 72-75 (Adademic Press, 1965).Après séparation du groupe protecteur en CL- amino, les aminoacides protégés suivants sont combinés individuellement à la séquence supportée par la résine, et ce successi vement. A titre de variante, on peut préparer de petits fragments de peptide par la méthode en solution et on peut les introduire dans la réaction en phase solide dans l'ordre désiré. Chaque aminoacide protégé ou chaque séquence d'aminoacides protégés est introduit dans la réaction en phase solide en un excès d'environ 4 fois. La combinaison est réalisée dans du diméthylformamide, du chlorure de méthylène ou un mélange de ces deux solvants. Le succès de chaque réaction de combinaison, à chaque stade de la synthèse, est déterminé par la réaction à la ninhydrine,tel7e que décrite par E. Kaiser et col., Analyt. Biochem., 34, 595 (1970). Lorsqu'une combinaison incomplète se développe, la réaction est répétée avant que le groupe protecteur en a-amino soit séparé pour l'introduction de la séquence suivante d'aminoacides. Le diisopropylcarbodiimide constitue le réactif de combinaison préféré, bien que d'autres agents seront évidents pous les spécialistes en ce domaine. Après que la séquence désirée d'aminoacides a été synthétisée, le polypeptide est séparé du support de résine par traitement avec de l'acide fluorhydrique et de l'anisole pour obtenir le polypeptide linéaire totalement débarrassé de sa protection. Le disulfure cyclique est produit par oxydation du polypeptide linéaire, par exemple par traitement avec du K4Fe(CN)6 ou par contact avec de l'air. On produit des sels d'addition d'acide non toxiques des polypeptides linéaires et cycliques par des procédés bien connus en pratique, en partant d'acides organiques ou minéraux qui ne sont pas toxiques et qui sont acceptables pour les besoins pharmaceutiques, par exemple les acides chlorhydrique, bromhydrique, sulfurique, phosphorique, polyphosphorique, maléique, acétique, citrique, benzoïque, succinique, malonique, ascorbique, etc. Les groupes protecteurs utilisés dans la totalité de la synthèse en phase solide sont bien connus en pratique. Dans le choix d'un groupe protecteur particulier de channe latérale, à utiliser dans la synthèse des peptides suivant la présente invention, les règles suivantes doivent normalement etre suivies : (a) le groupe protecteur de channe latérale doit être stable vis-à-vis du réactif et sous les conditions de réaction choisies pour la séparation du groupe protecteur en a-amino à chaque étape de la synthèse ; (b) le groupe protecteur doit conserver ses propriétés protectrices (c'est-à-dire ne pas etre séparé sous les conditions de la combinaison) ; et (c) le groupe protecteur de channe latérale doit étre séparable à la fin de la synthèse comportant la séquence désirée d'aminoacides sous des conditions de réaction qui ne modifient pas la channe peptidique. Les groupes protecteurs préférés pour les aminoacides utilisés dans la synthèse en phase solide sont les suivants (a) pour un groupe a-amino : t-butyloxycarbonyle (BOC) ; (b) pour un groupe hydroxyle de channe latérale : benzyle (Bzl) (c) pour un groupe hydroxyle aromatique de channe latérale 2,6-dichlorobenzyle (C12Bzl) ; (d) pour un groupe carboxyle de chaine latérale : benzyle (Bzl) ; (e) pour un groupe t' > -ami- no de channe latérale : 2-chlorobenzyloxycarbonyle (CIZ) ; (f) pour les atomes d'azote de guanidine en channe latérale tosyle tTos), (g) pour l'azote d'imidazole secondaire - tosyle (Tos) ; et (h) pour un groupe mercapto de channe latérale : p-méthoxybenzyle (MBzl). En plus des polypeptides actifs du point de vue pharmacologique, répondant aux formules III et IV, la présente invention englobe également les nouveaux composes de peptide résine répondant à la formule V dans laquelle (a) X3 représente Trp, D-Trp, ou 6-F-D-Trp 7 (b) Y représente H, -NH(R), -NH-Gly-Ala(R), -NH-Gly-Gly-Gly(R), -NH-D-Ala-Ala(R), -NH-acétyle, ou -NH-benzoyle ; (c) Y1 représente His(R1) ou Arg(R1) 7 (d) Y2 représente His(R1), Glu(R2), Tyr(R3), Trp, ou Phe 7 (e) Y3 représente Lys (R4) ; (f) Y4 représente Thr(R5);; (g) Y5 représente D-Pro, D-Ala, D-Val, D-Leu, D isoleu, D-Ser(R5), D-Thr(R5), D-Asp(R2), D-Glu(R2), D-Lys(R4)1 D-Arg(Rl), D-Asn, D-His(R1), D-Trp, D-Phe, ou D-Tyr(R3) ; et (h) Z est le groupe protecteur formé par le radical p méthoxybenzyîe R est un groupe protecteur en a-amino, et R1, R2, R3, R4 et R5 représentent chacun indépendamment un groupe protecteur de channe latérale. Les groupes protecteurs préférés sont ceux dans la formule desquels R = t-butyloxycarbonyle R1 = tosyle R2 = benzylefester) R3 = 2,6-dichlorobenzyle R4 = 2-chlorobenzoyloxycarbonyle ; et R5 = benzyle(éther). Dans les composés de la formule V, la résine de polystyrène peut etre un support de résine approprié quelconque traditionnellement utilisé en pratique pour la synthèse en phase solide des polypeptides, mais il s'agit de préférence dun polystyrène qui a été réticulé avec de 0,5 à environ 3% de divinylbenzène et qui a été chlorométhylé ou hydroxymé thylé pour créer des sites pour la formation d'ester entre la L- ou D-cystéine protégée en a-amino introduite au départ et le support de résine.Une résine de polystyrène chlorométhylée est disponible sur le marché en provenance de la société Bio Rad Laboratories, Richmond, Californie, et la préparation d'une telle résine a été décrite par Stewart et col., "Solid Phase Peptide Synthesis", Freeman and Co., San Francisco, 1969, ChapItre 1, pages 1-6. Dans la formule V, ~3 groupe représente la liaison d'ester entre le groupe carboxyle en C terminal du polypeptide et l'un des nombreux groupes de méthylène introduits à l'origine dans les fragments de phényle de la channe de polystyrène par les chloromé thylations. Les composés décrits ici peuvent etre administrés à des mammifères à sang chaud, par voie intraveineuse, souscutanée, intramusculaire ou orale, pour régler le glucose du sérum dans le traitement du diabète ou de lthyperinsulinémie. La dose requise variera avec l'état particulier que l'on traite, la gravité de cet état et la durée du traitement. On peut administrer l'ingrédient actif seul ou en combinaison avec des supports ou excipients acceptables du point de vue pharmaceutique. Des compositions pharmaceutiques appropriées seront évidentes pour les spécialistes en ce domaine. Des procédés de fabrication et d'utilisation des composés suivant la presente invention sont présentés par les Exemples suivants. Exemple 1 tert-Butyloxycarbonyl-S-p-méthoxybenzyl-L-cysté inyl-N9 -to syl- L-arginyl-N -tosyl-L-histidyl-L-phenylalanyl-L-phénylalanyl- e D-tryptophyl-Ne-2-chlorobenzyloxyearbonyl-L-lysyl-O-benzyl-L- threonyl-L-phenylalanyl-O-benzyl-L-thréonyl-0-2,6-dichloroben- zyl-D-tyrosyl-S-p-méthoxybenzyl-L-cystéinyl-ester avec polystyrène hvdroxymethylé Une résine de polystyrène chlorométhylée [Lab Systems, Inc.] (0,75 méq. par g) est estérifiée avec le sel de césium de Boc-Cys(SMBzl)-OH suivant le procédé de Gisin, Helv. Chim. Acta., 56, 1976 (1973). L'aminoacide-résine est ensuite traité suivant le Programme A (présenté par la suite), du Boc D-Tyr(Cl2Bzl)-OH étant utilisé comme aminoacide protégé dans la Phase 9 de ce Programme. Ce Programme A est ensuite répété suivant les nécessités afin d'incorporer successivement les aminoacides suivants dans la peptidorésine Boc-Thr (Bzl) -OH Boc-Phe-OH Boc-Thr (Bzl) -OH Boc-Lys (CîZ) -OH Boc-D-Trp-OH Boc-Phe-OH Boc-Phe-OH Boc-Eis(Tos)-OH Boc-Arg(Tos)-CH Boc-Cys (SMBzî) -OH Programme A : [méthode pour la suppression de la protection du groupe &alpha;-amino et pour la combinaison des aminoaci des protégés sur l'ensemble Boc-Cys- (SMBzl) -O-CH2- (résine protégée)] 1. Lavage avec du chlorure de méthylène (CH2C12) trois fois 2. Traitement avec de l'acide trifluoroacétique-chlorure de méthylène (9/l, volume/volume) contenant 5% de 1,2-éthane dithiol, pendant 5 minutes 3. Répétition de la-Phase 2 pendant 25 minutes 7 4. Lavage avec du CH2CI2 trois fois 22 5. Lavage avec du diméthylformamide (DMF) 6. Traitement avec 12% de triéthylamine dans du DMF pendant 3 minutes ; 7. Lavage avec du DMF ; 8. Lavage avec du-CH2Cl2 trois fois ; 9.Traitement avec 4 équivalents de l'aminoacide protégé ap proprié dans du CH2CL,-DPIIF et agitation pendant 5 minutes; 10. Addition, en deux portions, sur une période de 30 minutes, de 5 équivalents de diisopropylcarbodiimide dissous dans du CH2C12 en laissant la réaction se développer pendant 6 heures 11. Lavage avec du DMF trois fois ; 12. Lavage avec du CH2C12 trois fois 13. Essai par réaction à la ninhydrine suivant le procédé de Kaiser et col., Annal. Biochem., 34, 595 (1970). Dans le cas d'une réaction incomplète, on répète les Phases 9 à 13 précédentes. Exemple 2 Disulfure cyclique (1+12) de L-cystéinyl-L-arginyl-L-hisidyl- L-phénylalanyl-L-phénylalanyl-D-tryptophyl-L-lySyl-L-thréonyl- L-phênVlalanvl-L-thréonVl-D-tyrosyi-L-cste-ine Un mélange de la peptidorésine de l'Exemple 1 (12 g), d'anisole (20 ml) et d'acide fluorhydrique liquide (200 ml) est laissé au repos dans un bain de glace (à l'exclusion d'air) pendant 50 minutes, puis on sépare l'excès d'acide fluorhydrique sous vide. Le reste est extrait avec de l'acide acétique aqueux à 20% et on verse l'extrait dans 5 litres d'eau désaérée.Le pH de liteau est amené à 7,4 par addition d'hydroxyde d'ammonium dilué, et le mélange est oxydé par addition d'une solution de K3Fe(CN)6 (1,5 g dans 500 ml d'eau). Le mélange d'oxydation est acidifié avec de l'acide acétique glacial jusqu'au pH de 5 et llexcès d'oxydant est séparé par addition du composé Bio Rad AG 3. La matière peptidique est absorbée sur une résine Amberlîte CG-50 (dans la forme H+), puis elle est éluée avec un mélange d'eau, d'acide acétique et de pyridine (66/4/30 en volume/volume). Les fractions contenant la matière peptidique sont rassemblées et lyophilisées pour donner un produit brut que l'on applique à une colonne de Sephadex G-25 (2,5 x 160 cm), en éluant avec une solution aqueuse à love/0 d'acide acétique. Les fractions 113 à 133 sont récoltées et lyophilisées pour donner le peptide cité en rubrique à raison de 855 mg. Chromatographie en couche mince : plaques de verre enrobées d'Avicel, pulvérisation au chlorox, Rf (n-butanol eau-acide acétique glacial, 4/1/1, volumeZvolume) : 0,41. Analyse des aminoacides : Thr (2): 1,87 ; Phe (3): 3 ; Cys (2): 1,49 ; Tyr (1): 0,87 ; Lys (1): 1,02 ; His (1): 0,89 ; Arg (1): 1,01 ; Trp (1): 0,67. Exemple 3 tert-Butyloxycarbonyl-S-p-methoxybenzyl-L-cystéinyl-N9-tosyl- L-arg inyI--benzyl-L-g1utamyl-L-phénylalanyl-L-phényIalanyl D-tryptophyl-N#-2-chlorobenzyloxycarbonyl-L-lysyl-o-benzyl- L-thréonyl-L-phénylalanyl-O-benzyl-L-thréonyl-0-2,6-díchloro- benzyl-D-tyrosyl-S-p-méthoxybenzyl-L-cystéinyl-ester avec polvstvrène hodroxYmethylé On prépare la peptidorésine précédente d'une façon semblable à celle de l'Exemple 1, en substituant l'aminoacide requis au point approprié dans la synthèse. Exemple 4 Sel triacétate de disulfure cyclique (1+12) de-L-cystéinyl-L arginyl-L-&alpha;-glutamyl-L-phénylalanyl-L-phénylalanyl-D-trypto- phyl-L-lysyl-L-thréonyl-L-phénylalanyl-L-thréonyl-D-tyrosyl L-cystéine Le dodécapeptide précédent est préparé au départ de la peptidorésine de l'Exemple 3 d'une façon semblable à celle de l'Exemple 2. Chromatographie en couche mince : plaques de verre préalablement enrobées d'Avicel. R f (n-butanol-eau-acide acétique glacial, 4/1/1, volume/volume): 0,57 Rf (n-butanol-acétate d'éthyle-eau-acide acétique glacial, 1/1/1/1, volume/volume): 0,85 Rf (alcool amylique tertiaire-pyridine-eau, 7/7/6, volume/ volume): 0,92. Analyse des aminoacides : Thr (2): 1,96 ; Glu (I): 1,04 ; Cys (2): 1,79 ; Tyr (1): 1,02 ; Phe (3): 3 ; Lys ( 1,04 ; Trp (1): 1,09 , Arg (1): 1,01. Exemple 5 tert-Butyloxyzarbonyl-S-p-methoxybenzyl-L-cysteinyl-Nim -tosyl- L-histidyl-Nim -to syl-L-histidyl-L-phénylalanyî-L-phénylalanyl- D-tryptophyl-N#-2-chlorobenzyloxycarbonyl-L-lysyl-O-benzyl-L- thréonyl-L-phénylalanyl-0-benzyl-L-thréonyî-0-benzyî-D-séryl- S-p-methoxybenzyl-L-cystéinyisester avec polystyrène hydroxy- méthylé La peptidorésine précédente est préparée d'une façon semblable à celle de l'Exemple 1, en substituant l'aminoacide requis au point approprié de la synthèse. Exemple 6 Sel triacétate de du sulfure cyclique (1fl12) de L-cystéinyl-L histidyl-L-hi stidyl-L-phénylalanyl-L-phénylalanyl-D -trypto- phyl-L-lysyl-L-thréonyl-L-phénylalanyl-L-thréonyl-D - séryl-L cystine La peptidorésine de l'Exemple 5 précédent est traitee d'une façon semblable à celle prévue dans l'Exemple 2 pour donner le composé cité en rubrique. Chromatographie en couche mince : plaques de verre préalablement enrobées de gel de silice Rf (n-butanol-acétate d'éthyle-eau-acide acétique glacial, 1/1/1/1, volume/volume) : 0,52. Plaques de verre préalablement enrobées d'Avicel Rf (n-butanol-eau-acide acétique glacial, 4/5/1, volume/volu me): 0,60 Rf (alcool amylique tertiaire-pyridine-eau, 7/7/6, volume/ volume): 0,76. Analyse des aminoacides : Thr (2): 1,98 ; Ser (1): O,98 ; Cys (2): 1,64 ; Phe (3): 3 ; Lys (1): 1,1 , His (2) : 2,1 ; Trp (1): 0,84. Exemple 7 L'aptitude des composés suivant l'invention à em percher les sécrétions de l'hormone de croissance, de l'insuline et du glucagon peut etre démontrée par le procédé d'essai suivant. On subdivise des rats albinos mâles en deux groupes (par exemple 9 rats par groupe). On administre à chaque animal du sodium pentobarbital (Nembutal) dans le péritoine à une dose de 50 mg/kg. Après 15 minutes, les rats d'un groupe re soient une injection sous-cutanée du composé essayé en solution saline (normalement 5 à 200 ug/kg), tandis que les rats de l'autre groupe (groupe témoin) reçoivent la solution saline seule. Dix minutes plus tard, on administre à chaque animal une injection de 0,5 ml d'arginine (300 mg/ml, pH de 7,2) dans le coeur. Cinq minutes après l'injection de l'arginine, les animaux sont décapités et on récolte leur sang dans du Trasylol-EDTA (acide éthylène diamine tétra-acétique).Une petite quantité approprié de chaque échantillon est titrée pour déterminer l'hormone de croissance, le glucagon et l'insuline par une titration radio-immunologique. L'hormone de croissance est déterminée par la méthode de Sinha et col., Endocrinol., 91, 784 (1972) ; le glucagon est déterminé par la méthode de Faloona et Unger, 11Methods of Hormone Radioimmunoassay", Jaffe et col., Ed., Academic Press, New York, 1974, pages 317-330 ; tandis que l'insuline est déterminée par la méthode de Hales et Randle, Biochem. J., 88, 137 (1963).Les concentrations de l'hormone de croissance, du glucagon et de l'insuline dans le sang pour les animaux ayant reçu le composé essayé sont comparées par des méthodes statistiques classiques aux concentrations dans le sang pour le groupe témoin. Une inhibition est demontrée par une diminution significative de la concentration d'hormone. Les résultats de l'essai pour les peptides des Exemples 2, 4 et 6 sont présentés ci-après. Dose HC Insuline Glucagon Exp. Composé (uq/kg) (nq/kq) pU/ml (pq/ml) A. Témoin --- 508 + 13 298 + 33 61 t 8 Exemple 2 100 181 t 47+ 154 T 39t 22 + 7* B Témoin --- 234 + 36* 187 + 21 41 t 5 Exemple 2 400 67 t 13 70 t 23 9 t 1* E Témoin --- 354 t 57 336 + 31 62 t 10 Exemple 4 200 81 t 6 128 t 33 41 + 14 F Témoin --- 363 t 74 75 t 8 162 t 29 Exemple 6 100 83 t 16 60 t 10 55 t 12 HC = hormone de croissance t = p(O,05 t = p L'aptitude des composés de l'invention a assuré une inhibition prolongée de l'hormone de croissance peut être démontrée par le procédé d'essai suivant. On subdivise des rats albinos males en deux groupes (9 rats par groupe) . Les rats d'un groupe reçoivent une injection sous-cutanée du compose essayé (normalement 1 mg/kg) en solution saline, tandis que les rats de l'autre groupe reçoivent une injection sous-cutanée de la solution saline seule (groupe témoin). 20 minutes avant la fin de la période d'essai (2 à 4 heures après injection), chaque animal reçoit une injection dans le péritoine de sodium pentobarbital à raison de 50 mg/kg. A la fin de l'expérience, des échantillons de sang sont prélevés de chaque animal par ponction cardiaque et chaque échantillon est mélangé avec du Trasylol-EDTA. Une petite quantité de chaque échantillon est titrée pour ce qui concerne l'hormone de croissance par une titration radio-immunologique.Les concentrations d'hormone de croissance dans le sang pour les animaux ayant reçu le composé essayé sont comparées par des méthodes statistiques classiques aux concen- trations d'hormone de croissance que l'on a chez les anlnaux témoins. Les composés considérés comme à longue durée d'action créent une diminution significative de la concentration d'hormone de croissance dans le sang à une dose de 1 mg/kg au moins 2 heures après l'injection. Lorsqu'on l'essaie suivant le procédé d'essai décrit ci-dessus, le composé de l'Exemple 2donne les résultats suivants Dose Temps HC dans plasma Composé (heures) (henres) (nq/ml) C Témoin -- 2 213 t 14 Exemple 2 1000 2 89 t 522 Témoin -- 4 182 + 7 Exemple 2 1000 4 101 + 13 D Témoin -- 5 337 + 36 Exemple 2 1000 5 230 t 31 Témoin -- 6 234 t 24 Exemple 2 1000 6 172 + 34 HC = hormone de croissance = = p t = p Ces résultats démontrent que le composé de l'Exemple 2 assure une inhibition prolongée de hormone de crois sance. Bien entendu, l'invention n1 est nullement limitée aux modes de réalisation décrits qui n'ont été donnés qutà titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1 Composés répondant aux formules dans lesquelles X représente H, -NH2 , -NH-Gly-Ala, -NH-D-Ala-Ala, -NH-Gly-Gly-Gly, -NH-acétyle ou NH-benzoyle; X1 représente His ou Arg; X2 représente His, Glu, Tyr, Trp, ou Phe; X3 représente Trp, D-Trp, ou 6-F-D-Trp; et X4 est un D-o(-aminoacide; ainsi que leurs sels d'addition d'acide non toxiques, acceptables en pharmacie. 2.- Composé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il stagit du disulfure cyclique (1-- > 12) de L-cystéi nyl-L-arginyl-L-histidyl-L-phénylalanyl-L-phénylalanyl-D- tryptophyl-L-lysyl-L-thréonyl-L-phénylalanyl-L-thréonyl-Dtyrosyl-L-cystéine. 3.- Composé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il stagit de la L-cystéinyl-L-arginyl-L-histidyl-L- phénylalanyl-L-phénylalanyl-D-tryptophyl-L-lysyl-L-thréonyl- L-phénylalanyl-L-thréonyl-D-tyrosyl-L-cysteine. 4.- Composé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu1il s'agit du disulfure cyclique (1-- > (lI2) de L-cystéinyl-L-arginyl-L-&alpha;-glutamyl-L-phénylalanyl-L-phénylalanyl-D- triptophyl-L-lysyl-L-thréonyl-L-phénylalanyl-L-thréonyl-D- tyrosyl-L-cystéine. 5.- Composé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qutil s'agit de la L-cystéinyl-L-arginyl-L-&alpha;-glutamyl-L- phénylalanyl-L-phénylalanyl-D-tryptophyl-L-lysyl-L-thréonyl-L- phénylalanyl-L-thréonyl-D-thyrosyl-L-cystéine. 6.- Composé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il s'agit du disulfure cyclique (1 -F2) de L-cystéinyl-L-hi stidyl-L-histidyl-L-phénylaîanyl-L-phénylalanyl-D- tryptophyl-L-lysyl-L-thréonyl-L-phénylalanyl-L-thréonyl-Dséryl-L-cystéine. 7.- Composé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il s'agit de la L-cystéinyl-L-histidyl-L-histidyl-L- phénylalanyl-L-phénylalanyl-D=tryptophyl-L-lysyl-L-thréonyl- L-phénylalanyl-L-thréonyl-D- s éryl-L-cystéine. 8.- Composition pharmaceutique destinée à empêcher les sécrétions de l'hormone de croissance, de l'insuline, du glucagon ou pour régler le 'glucose dans le sérum, caractérisée en ce qu'elle contient une quantité efficace d'au moins un des composés selon l'une quelconque des revendications précédentes, seul ou en combinaison avec des supports ou excipients acceptables du point de vue pharmaceutique.