La présente invention a pour objet des capteurs piézoélectriques et des appareils équipés de ces capteurs et destinés à étalonner des générateurs d'ondes acoustiques. Le secteur technique de l'invention est celui de la construction des appareils de mesure des champs acoustiques, notamment des appareils de mesure de 1 r intensité des ultrasons émis par les générateurs qui sont utilisés pour des applications médicales. On sait que les ultrasons trouvent des applications de plus en plus nombreuses dans le domaine médical, soit pour établir des diagnostics (échographie), soit pour des applications thérapeutiques ou chirurgicales. I1 est utile de pouvoir mesurer avec précision les principaux parametres du champ ultrasonore émis par un générateur d'ultrasons utilisé en médecine pour utiliser celui-ci en évitant de dépasser des limites dangereuses et pour maintenir le fonctionnement dans des plages qui conduisent à des résultats thérapeutiques reproductibles. Les principaux paramètres du champ ultrasonore utiles à connaître sont la fréquence des ondes ultrasonores, la pression acoustique maxima et efficace, 1 intensité maxima et moyenne. Divers moyens sont utilisés à ce jour en laboratoire pour explorer les champs ultrasonores. Un premier moyen consiste à mesurer la force ou la poussée exercée par le champ ultrasonore sur une surface, dite poussée ou force de radiation. On effectue soit des mesures locales en chaque point du champ ou bien une mesure de la force moyenne qui s' exerce sur une surface. De la -mesure de la poussée de radiation F, on déduit la valeur de l'intensité I qui est proportionnelle à F. La mesure de la poussée F est réalisée, par exemple, au moyen de balances comportant une cible absorbante ou réfléchissante, immergée dans un liquide et exposée aux ondes ultrasonores. On a également utilisé une cible absorbante montée sur un flotteur. Pour explorer la distribution de l'intensité du champ, on i effectué des mesures ponctuelles au moyen d'un radiomètre constitué par un pendule comportant une bille qui est suspendue dans le champ ultrasonore. Les mesures de l'intensité à partir de la force de radiation conduisent à mesurer des forces très faibles de l'ordre de 0,01 mg et sont sujettes à des erreurs dues aux différences de température et aux eourants de convexion. Elles présentent l'avantage de permettre de connaître, en une seule mesure, la valeur de l'intensité moyenne du champ sur toute une surface qui peut couvrir toute l'étendue d'un faisceau même à une certaine distance de l'émetteur. On a également utilise des méthodes calorimétriques suivant lesquelles on mesure l'élévation de température dueà l'énergie ultrasonore absorbée au moyen, par exemple, de thermocouples. On a également utilisé des dispositifs qui permettent de visualiser les champs ultrasonores. Ainsi, on utilise des dispositifs optiques basés sur les variations de l'indice de réfraction d'un milieu soumis à des ondes de pression acoustiques. On utilise également des dispositifs chimiques, par exemple des films imprégnés d'iodure d'amidon. Enfin, une autre catégorie d'appareils est celle des capteurs ou sondes piézoélectriques basés sur le principe des microphones ou des hydrophones utilisés fréquemment en acoustique sonore, qui comportent un transducteurs piézoélectrique qui convertit les ondes de pression en tensions électriques. La présente invention se rattache à ce dernier type d'appareils. On connaît des capteurs piézoélecrriques constitués par des disques de céramique piézoélectrique, de faible diamètre, de tordre du millimètre, qui permettent d'explorer un champ acoustique. Un tel capteur délivre une tension qui représente analogiquement les variations de la pression acoustique aux divers points où la sonde est placée. Connaissant la pression acoustique de pointe p on en déduit la pression efficace pe et l'intensité : T = pe2 = 2 p2 en chaque point. pc 2 pc L'étude détaillée du champ émis par un générateur ultrasonore montre que les variations d'intensité d'un point à un autre peuvent être très élevées lorsque l'on déplace la sonde, soit le long de Itaxe du générateur, soit perpendiculairement à Itaxe. Les valeurs ponctuelles, très variables d'un point à un autre, présentent un intérêt pratique moindre que les valeurs moyennes sur une surface correspondant à ltouverture utile du faisceau à une distance du générateur de 11 ordre de quelques décimètres qui est celle où le faisceau rencontre le corps d'un patient dans les applications thérapeutiques. D'un. autre côté les capteurs piézoélectriques sont avantageux pour des appareils de mesure industriels. En effet, ils délivrent des signaux électriques que l'on sait amplifier et traiter dans des circuits électroniques et ils permettent donc de bénéficier des nombreux avantages de 11 électronique sur le plan des possibilités d'amplification, d'élimination des signaux parasites par filtrage, d'étalonnage, de lecture numérique, d'enregistrement, de visualisation sur un écran d'oscillographe, de la mise à disposition des techniciens de circuits permettant de réaliser de nombreuses fonctions telles que, par exemple, la mesure d'une valeur de crête ou bien l'intégration ou l'élévation au carré d'une variable. Une autre difficulté que l'on rencontre dans l'étalonnage des émetteurs et dans la dosimètriede l'intensité d'un champ acoustique tient au fait que certains générateurs d'ultrasons fonctionnent en régime continu mais beaucoup fonctionnent en régime pulsé, émettant,par exemple dix impulsions de 30 us ou 100 impulsions de 3us par seconde. Dans le cas de générateurs pulsés, le paramètre intéressant est l'intensité pendant chaque impulsion et non la valeur moyenne dans le temps. Les radiomètres qui mesurent la force de radiation qui s'exerce sur une cible placée dans le champ sonore, permettent de mesurer globalement la valeur moyenne de ltintensité sur toute la surface de la cible Par contre ces radiomètres à balance ou à flotteur ont une inertie et la vitesse de lecture n'est pas suffisante pour suivre les variations d'un signal pulsé de sorte qu.'ils délivrent une valeur moyenne de l'intensité dans le temps qui nTest pas physiquement significative. Au contraire, les capteurs piézoélectriques permettent d'obtenir de très grandes vitesses de lecture et d'étalonner le champ émis par un gé nérateur pulsé. L'objectif de la présente invention est de procurer des capteurs piézoélectriques ayant une bonne sensibilité et des appareils équipés de ceux-ci, pour étalonner des générateurs d'ondes acoustiques notamment pour étalonner les générateurs d'ultrasons utilisés dans le domaine médical. Il s'agit de procurer des appareils pratiques mis à la disposition des utilisateurs de générateurs d'ondes sonores ou ultrasonores et non pas des appareils pour l'étude scientifique d'un champ ultrasonore en laboratoire. L'objectif de l'invention est atteint au moyen d'un capteur piézoélectrique qui comporte plusieurs plaquettes piézoélectriques, de fai ble surface, intercalées chacune entre deux électrodes et juxtaposées dans un même plan et des moyens pour additionner les tensions qui prennent nais sance entre lesdites électrodes lorsque les plaquettes sont placées dans un champ acoustique. Dans un mode de réalisation préférentiel, un capteur selon l'in vntion est composé - d'un boîtier rigide ouvert à l'une de ses extrémités; - d'une membrane très mince tendue en travers de ladite extrémité ouverte; - de plaquettes piézoélectriques collées sur la face interne de ladite membrane, sans aucun point de contact entre elles et recouvertes, sur leur face libre, d'un enduit conducteur constituant l'électrode interne; - et d'un circuit totalisateur, sur les entrées duquel sont connectées les électrodes des différentes plaquettes. Un appareil pour étalonner des générateurs d'ondes acoustiques au moyen d'un capteur selon l'invention est composé - d'une cuve verticale, contenant un liquide, dans le fond de laquelle est disposé ledit capteur, la face active tournée vers le haut; - d'un support, déplaçable verticalement dans ce liquide, qui porte ledit générateur, la face active dirigée vers le bas; - et de circuits électroniques de traitement des signaux délivrés par le capteur. Les circuits électroniques d'un appareil selon l'invention, destiné à étalonner un émetteur d'ultrasons fonctionnant en régime pulsé, comportent un circuit détecteur de crête, à métoire, qui enregistre, au cours de chaque impulsion de l'émetteur, une tension proportionnelle à la pression efficace pendant ladite impulsion. Les circuits électroniques d'un appareil selon l'invention destinés à étalonner un émetteur d'ultrasons à régime permanent comportent un circuit intégrateur qui délivre une tension proportionnelle à la valeur moyenne de la pression efficace pendant la durée d'intégration au cours de laquelle on déplace l'émetteur à étalonner par rapport au capteur afin d'éviter les variations dues aux ondes stationnaires. De préférence, un appareil selon l'invention comporte à la fois un circuit détecteur de crête et un circuit intégrateur et un commutateur qui permet d'utiliser l'un ou l'autre et de connecter la sortie du circuit utilisé sur un voltmètre numérique de sorte que le même appareil peut être utilisé pour étalonner les générateurs à régime pulsé ou à régime permanent. La présente invention a pour résultat de nouveaux produits constitués, d'une part par des capteurs piézoélectriques et, d'autre part, par des appareils d'étalonnage de générateurs d'ondes acoustiques équipés de ces capteurs. Les capteurs selon l'invention présentent plusieurs avantages. Un premier avantage tient au fait que grâce à la juxtaposition de plusieurs plaquettes piézoélectriques sur une même surface, on obtient des capteurs qui peuvent couvrir une surface relativement grande sans avoir à utiliser des plaquettes piézoélectriques de grande surface qui sont beaucoup plus onéreuses que plusieurs plaquettes plus petites occupant une même surface. Un autre avantage est qu'il est possible d'obtenir des transducteurs de grande surface pour capter des ultrasons à très haute fréquence, par exemple à des fréquences supérieures à 5 MHZ qui sont utilisées dans de nombreuses applications médicales. En effet, on sait que la fréquence propre d'un capteur doit être supérieure à celle de la bande des fréquences qu'il doit capter pour éviter les phénomènes de résonance. Or la fréquence propre est inversement proportionnelle à I'épaisseur. Pour des fréquences supérieures à 4 MHZ, l'épaisseur du transducteur doit être inférieure à 0,5 mm et il serait très difficile et très coûteux de fabriquer des plaquettes céramiques de grande surface, ayant une résistance mécanique suffisante, par exemple des disques ayant un rayon de 80 mm et une aussi faible épaisseur. Un troisième avantage très important des capteurs selon l'invention réside dans le fait que, de plus, ils permettent d'améliorer très fortement la sensibilité du capteur et de la multiplier par un facteur sensiblement égal au nombre de plaquettes utilisé, nombre que l'on peut faire varier à volonté en utilisant des plaquettes de petites dimensions. En effet, la charge électrique Q qui prend naissance dans un élément piézoélectrique de surface S, soumis à une pression uniforme, est proportionnelle à S. La différence de potentiel V entre les électrodes placées de part et d'autre de cet élément piézoélectrique est égale au quotient de la charge Q par la capacité C. La capacité C est égale à S, s étant la constante diélectrique. Donc : V = Q - KS c- 5 On voit que la tension V est indépendante de la surface et qu'une plaquette de céramique de grande surface soumise à un champ acoustique engendre une tension égale à celle d'une plaquette plus petite et de même épaisseur. Si l'on juxtapose donc un nombre n de petites plaquettes piézoélectriques sur une surface plane, si l'on place ensuite cette surface perpendiculairement à un champ d'ondes acoustiques planes, de telle sorte que toutes les tensions vi captées par les diverses plaquettes soient en phase et si l'on additionne les tensions délivrées par les différentes plaquettes, on obtient une tensions résultante : V = Envi. Si les pressions sont sensiblement uniformes sur toute l'étendue de la surface plane V = Evi = n vi et on obtient à la sortie une tension n fois plus forte que celle qui serait délivrée par une plaquette unique de même surface. On a déjà utilisé des capteurs piézoélectriques comportant n plaquettes piézoélectriques de petite surface juxtaposées entre deux électrodes communes à toutes les plaquettes, afin de pallier la difficulté d'obtenir des plaquettes de grande surface et de faible épaisseur. Dans ce cas, les différentes plaquettes sont connectées en parallèle et la différence de potentiel Vm entre les deux électrodes est égale à la moyenne des différences de potentiel vi apparaissant sur chaque Cvi plaquette Vm = n La tension recueillie par un capteur selon l'invention est n fois la tension moyenne sur toute la surface. Par exemple un capteur comportant environ 35 plaquettes de céramique ferro-électrique réparties sur un disque de 80 mm de diamètre, délivre une tension de l'ordre de 0,3 mv par barye, soit une sensibilité Sh = - 70 dB, alors qu'un capteur constitué par une seule plaquette piézoélectrique, de même surface a une sensibilité Sh de l'ordre de - 100 dB. La somme des tensions délivrées par chaque plaquette peut être effectuée par tout moyen connu, par exemple par une connexion en série des électrodes. Selon un mode de réalisation préférentiel, cette somme est obtenue au moyen d'un amplificateur opérationnel sur l'entrée duquel une des électrodes de chaque plaquette est connectée par l'intermédiaire d'une résistance. Ce mode de réalisation permet d'utiliser une membrane métallique mince comme électrode externe commune à toutes les plaquettes et d'éviter les capacités parasites qui existent dans le cas d'un montage en série où les électrodes externes de chaque plaquette doivent être collées sur une plaque isolante. Cette capacité parasite devient élevée aux hautes fréquences de sorte qu'un montage en série ne peut être utilisé que pour des fréquences inférieures à I MHZ. Les appareils d'étalonnage selon l'invention présentent les avantages suivants. Ils sont faciles à utiliser. Il suffit de monter le générateur d'ultrasons dans le support prévu à cet effet et de régler la distance de celui-ci au fond de la cuve pour le placer à la distance du capteur à laquelle on désire faire la mesure étant entendu que cette distance ne doit pas être trop faible pour éviter les interférences avec les échos. On lit ensuite sur le voltmètre numérique la valeur du carré de la pression efficace. L'appareil peut comporter également un fréquencemètre. Une courbe, livrée avec l'appareil donne les variations du coefficient d'intensité K1 en fonction de la fréquence. Il suffit de multiplier la lecture lue sur le voltmètre par le coefficient d'intensité correspondant à la fréquence des ultrasons pour connaître l'intensité moyenne sur toute la section du faisceau correspondant à la surface du capteur. Les seules opérations nécessaires sont donc une lecture du coefficient d'intensité K1 et une multiplication. Ces opérations peuvent être faites par un praticien utilisant un générateur d'ultrasons à des fins médicales. Le commutateur placé sur l'appareil permet d'utiliser celui-ci pour étalonner soit un générateur à régime pulsé, soit un générateur à régime permanent. Dans ce dernier cas, des ondes stationnaires prennent naissance entre le générateur et le capteur et il n'est pas possible d'obtenir une mesure significative en laissant le générateur immobile. Pour obtenir une mesure significative, il faudrait faire une moyenne de plusieurs mesures obtenues en faisant varier la distance entre l'émetteur et le capteur. L'appareil selon l'invention permet d'obtenir cette moyenne par lecture direete en déplaçant lentement l'émetteur pendant la mesure de façon à balayer une ou plusieurs ondes stationnaires et en lisant la mesure de la valeur intégrale délivrée par le circuit intégrateur. De préférence, on déplace l'émetteur alternativement de part et d'autre d'une position moyenne qui correspond à la distance à laquelle on veut connaître l'intensité afin d'éviter une erreur de mesure due à la variation de la pression sonore qui décroît lorsque la distance entre l1émetteur et le capteur croissent. Dans un appareil simple, le mouvement du générateur est obtenu manuellement mais il est bien entendu que ce mouvement peut être motorisé dans un appareil plus élaboré. La cuve remplie d'eau dans laquelle sont effectuées les mesures constitue un milieu de propagation des ultrasons qui présente une impédance acoustique p, une vitesse de propagation du son c et un pouvoir d'atténuation voisins de ceux des tissus du corps humain. Si l'on désire effectuer des étalonnages pour connaître l'intensité à une certaine distance de l'émetteur dans un autre milieu, on peut rem- placer l'eau par un autre liquide ayant des propriétés voisines de celle du milieu de propagation. La description suivante se réfère aux dessins annexés qui repré- sentent des exemples de réalisation sans aucun caractère limitatif d'un capteur et d'un appareil d'étalonnage selon l'ivention. La figure 1 est une coupe axiale d'un capteur selon l'invention. La figure 2 est une vue de face selon II-II de la figure 1. La figure 3 est une courbe donnant les variations de sensibilité Sh en fonction de la fréquence du capteur de la figure 1. La figure 4 est une courbe qui indique les valeurs du coefficient d'intensité KJ en fonction de la fréquence. La figure 5 est une vue en perspective d'un appareil d'étalonna ge selon l'invention. La figure 6 est une coupe selon VI-VI de la figure 4. La figure 7 est un schéma des circuits électroniques principaux d'un appareil selon la figure 4. Les figures I et 2 représentent un mode de réalisation préférentiel d'un capteur piézoélectrique selon l'invention. Ce capteur est composé d'un boîtier cylindrique métallique 1, d'axe x xl, dont l'extrémité arrière est fermée, de façon étanche, par un couvercle fileté 2 à travers lequel passe un câble multiconducteur 3. Le boîtier I a, par exemple, un diamètre interne de 70 mm. La face avant ou face active du boîtier est obturée de façon étanche par une membrane métallique très mince 4, par exemple par une membrane constituée d'une feuille de laiton ayant une épaisseur de 0,03 mm. Cette membrane est tendue par exemple sur une bague filetée 4a qui est vissée sur l'extrémité du boîtier avec interposition d'un joint d'étanchété 4b. Sur la face interne de cette membrane sont collées des plaquettes de céramique piézoélectrique 5, par exemple des disques ferro électriques ayant un diamètre de 9 mm et une épaisseur de 0,3 mm. La figure 2 représente, par exemple,un capteur comportant 37 plaquettes juxtaposées à l'intérieur d'un cercle de 70 mm de diamètre et formant une mosaïque sans aucun point de contact entre elles. Bien entendu le nombre et la forme des plaquettes peuvent varier9 l'essentiel étant que ces plaquettes soient réparties sur toute la surface sans aucun point de contact entre elles. Pour une surface de capteur donné, on peut multiplier le nombre n de plaquettes et la sensibilité du capteur en choisissant des plaquettes plus petites. Chaque plaquette est recouverte, sur sa face libre tournée vers l'intérieur,d'un revêtement conducteur 6 qui sert d'électrode interne tandis que la membrane 4 sert d'électrode externe, commune a toutes les plaquettes,et est mise à la masse ainsi que le boîtier I qui constitue un blindage. Sur l'électrode interne 6 de chaque plaquette est soudé un conducteur 7. Tous les conducteurs 7 sont connectés en parallèle par l'intermédiaire d'une résistance élevée 8, par exemple une résistance de 33 Kn, sur l'entrée d'un amplificateur opérationnel haute fréquence 9, monté en totalisateur. L'alimentation et la sortie de l'amplificateur 9 passent par le câble 3. La tension de sortie V de l'amplificateur est égale à Envi, vi étant les tensions qui apparaissent sur chaque électrode 6 lorsque le capteur est placé dans un champ acoustique, les tensions vi étant elleamêmes proportionnelles aux pressions acoustiques pi reçues par la face externe de la membrane 4 qui transmet intégralement ces pressions. L'intérieur du boîtier est rempli, entre la membrane 4 et une plaque 10 qui délimite le compartiment contenant l'amplificateur 9, d'une résine absorbante et isolante 1I qui enrobe les plaquettes 5 et les résistances 8 et qui sert de couche d'appui aux plaquettes. La couche 11 est constituée, par exemple, par de l'araldite ou par toute autre résine polymérisable équivalente, rigide ou élastomère. La figure 3 représente la courbe de sensibilité du capteur des figures I et 2 en fonction de la fréquence. En abscisse sont représentées, suivant une échelle logarithmique les fréquences des ultrasons captés. Les ordonnées représentent la sensibilité Sh exprimée en décibels qui est égale, v on le rappelle à 20 log - , V étant la tension fournie par le capteur en p volts et p la pression acoustique incidente en baryes. On voit que la sensibilité est élevée, toujours supérieure à - 90 db et que la courbe est très plate sur toute la largeur de la bande comprise entre 250 KHZ et 7 MHZ qui est celle dans laquelle se situe la majorité des émetteurs d'ultrasons utilisés pour les investigations et les traitements médicaux. Au delà de 7 MHZ, la courbe reste plate. Cette quasi horizontalité de la courbe de sensibilité est une qualité intéressante d'un capteur selon l'invention. Un capteur selon l'invention délivre une tension V proportionnelle à la pression acoustique moyenne p sur toute la surface du capteur. On peut donc obtenir à partir de cette tension la valeur la pression efficace pe = i7T et la valeur de pe . On sait que l'intensité I est égale à Kl.pe2, K1 étant un coefficient de proportionnalité qui varie avec la fréquence selon le capteur utilisé. La figure 4 indique en ordonnées et selon une échelle logarithmique les valeurs de K1 exprimées en W.cm en fonction de la -fréquence portée en abscisses selon une échelle logarithmique pour un capteur selon les figures I et 2. Pour connaître l'intensité d'un générateur d'ultrasons émettant sur une fréquence F donnée, on lit sur la courbe de la figure 4 le coefficient Kl correspondant à cette fréquence et on multiplie par ce coefficient la mesure du carré de la tension efficace délivrée par le capteur. La figure 5 est une coupe axiale d'un appareil selon l'invention pour étalonner un générateur d'ultrasons. Cet appareil est composé d'une cuve cylindrique verticale 12, d'axe z zl, par exemple une cuve transparente ayant une hauteur de l'ordre de 300 mm. Cette cuve est remplie en partie d'un liquide 13, par exemple d'eau. Dans le fond de la cuve et coaxialement à celle-ci est disposé un capteur 14 selon l'invention,dont la face active est tournée vers le haut et baigne dans le liquide 13. Un support 15 est suspendu par l'intermédiaire de trois tiges 16 à une plaque 17 mobile verticalement au-dessus de la cuve. Le support 15 baigne dans le liquide 13 et il porte un générateur d'ultrasons 18 que l'on désire étalonner, celui-ci étant disposé coaxialement à la cuve 12, sa face active étant tournée vers le bas donc vers la face active du capteur 14. La plaque 17 est montée sur des bagues 18, 18a qui coulissent le long de tiges de guidages verticales 19, 19a. L'appareil comporte une crémaillère verticale 20 et une roue dentée 21 qui engrène avec ladite crémaillère et qui est manoeuvrée au moyen d'un volant de manoeuvre 22. La roue dentée entraîne avec elle une des bagues 18 et la plaque 17 que l'on peut ainsi déplacer manuellement ce qui permet de faire varier la distance entre le générateur 18 et le capteur 14. Les tiges 16 comportent une portion filetée et un écrou 23 qui se visse sur celle-ci et qui permet de ndifjer séparément la longueur de chaque tige afin de corriger l'assiette du support 15 de sorte que l'axe du générateur 18 soit parallèle à l'axe du capteur. Pendant l'étalonnage, l'émetteur 18 qui est un transducteur piézoélectrique est relié par un câble 24 à un oscillateur 25 qui l'excite. Le câble 26 de sortie du capteur est relié à un coffret d'ali mntation et de mesure 27. La face avant de celui-ci comporte notamment le cadran d'affichage 28 d'un voltmètre numérique, un interrupteur 29 d'alimentation du capteur et un commutateur 30 permettant de sélectionner les circuits qui sont connectés sur le capteur et sur le voltmètre numérique selon que l'émetteur 18 est un émetteur à régime pulsé ou à régime permanent. La figure 6 est une coupe horizontale selon VI-VI de la figure 5. On voit sur celle-ci la forme du support 15 qui est composé d'un moyeu central creux 31 dans lequel l'émetteur 18 est fixé par une vis 32. Ce moyeu est porté par des rayons 33, de faible largeur. Les extrémités de ces rayons comportent un trou qui est engagé de façon amovible dans un ergot 34. Ainsi, il est facile de sortir le moyeu et les rayons hors de la cuve pour mettre en place ou pour enlever le générateur à étalonner. Les ergots 34 sont situés sur une couronne de centrage 35, de faible largeur,dont le diamètre extérieur est légèrement plus faible que le diamètre interne de la cuve 12 de sorte que cette couronne est maintenue centrée par les parois de la cuve 12. La figure 7 est un schéma des circuits électroniques de l'appareil de la figure 5. On retrouve à gauche du schéma le boîtier I contenant l'am- plificateur opérationnel 9 monté en totalisateur, sur lequel sont connectées en parallèle les électrodes internes 6 par l'intermédiaire de résistances identiques 8. La sortie de l'amplificateur 9 est connectée sur un amplificateur opérationnel haute fréquence 36 ayant par exemple un gain G = 10. La sortie de 11 amplificateur 36 est connectée sur un circuit détecteur rapide 37 qui est composé, par exempled'une diode 37a et d'un condensateur 37b. On a représenté au-dessus de ce eircuit,du côté de l'entrée, un signal à haute fréquence S1 et en S2 le signal obtenu à la sortie du circuit 37 qui est un signal redressé et filtré. La sortie du détecteur 37 est connectée sur la borne commune de l'une des galettes C1 d'un commutateur inverseur Ce commutateur comporte une deuxième galette C2 visible sur la suite du schéma. Entre les deux galettes C1 et C2 l'appareil comporte deux circuits 38 et 39 qui sont utilisés alternativement selon que le commutateur est sur la position 1 ou sur la position 2. Le circuit 38 est un détecteur de crête à mémoire qui est utilisé, dans le cas d'un générateur à régime pulsé, pour détecter la valeur de crête et la valeur efficace de la pression acoustique pendant chaque impulsion Ce circuit est composé, par exemple, d'un amplificateur opérationnel 38a dont la sortie est connectée, à travers une résistance 38b et une diode 38c, sur un circuit R.C composé d'un condensateur 38d et d'une résistance 38e. La tension aux bornes du condensateur 38d est connectée sur la borne d'entrée de polarité négative de l'amplificateur 38a. Au cours de chaque impulsion 52 le condensateur se charge sous une tension égale à l'amplitude maxima de l'impulsion S2 qui est proportionnelle à la tension acoustique maximale au cours de chaque impulsion du générateur. La constante de temps R.C. du circuit 38d, 38c est grande de sorte que le condensateur 38d se décharge lentement entre deux impulsions et garde en mémoire la tension de crête enregistrée au cours de l'impulsion précédente. Un diviseur de tension permet de prélever une fraction de cette tension égale à 2~ de sorte que le circuit 38 délivre à la fin de chaque impulsion une tension proportionnelle à la valeur efficace pe de la pression acoustique pendant l'impulsion. Le circuit 38 qui détecte les valeurs de crête pendant chaque impulsion n'est pas perturbé par les échos dus aux réflections des ultrasons sur le fond de la cuve et sur le générateur car le niveau de ceux-ci est atténué et donc inférieur aux valeurs de crête du signal. Le circuit 39 est un circuit intégrateur classique composé d'un amplificateur opérationnel 39a et d'une boucle de contre réaction comportant un condensateur 39b et une résistance 39c. Ce circuit est mis en service,en commutant sur la position 2 pour étalonner un générateur à régime permanent. Dans ce cas, on déplace lentement le générateur 18 pendant la durée de la mesure au moyen du volant 22 ou de tout autre moyen équivalent. De préférence, on le déplace de part et d'autre d'une position moyenne. Grâce à ce déplacement, le train d'ondes stationnaires qui s'établit entre l'émetteur et le capteur se déforme de sorte que le capteur balaye une ou plusieurs ondes et que l'intégrateur 39 fournit une valeur proportionnelle à la valeur moyenne des pressions acoustiques maximales. Un diviseur de tension permet de prélever une fraction égale à ff de cette valeur intégrale qui correspond à la pression efficace. La sortie de la galette C2 est connectée sur un voltmètre numérique 40 qui affiche dans les deux cas la valeur de la pression efficace. En variante, on peut intercaler entre le commutateur C2 et le voltmètre 40 un circuit électronique 41 qui élève au carré la tension efficace de sorte que le voltmètre 40 affiche alors directement une mesure proportionnelle au carré de la pression efficace et qu'il suffit de multiplier le nombre affiché par le coefficient K1 lu sur la courbe de la figure 4 pour connaître l'intensite acoustique moyenne sur toute l'étendue de la surface active du capteur. Bien entendu, sans sortir du cadre de l'invention, les éléments constitutifs du capteur et de l'appareil d'étalonnage qui viennent d'être dé crits à titre d'exemple pourront être remplacés par des éléments équivalents. Notamment, pour déplacer le générateur 18 dans la cuve et pour régler la verticalité de l'axe de celui-ci, on peut utiliser des moyens équivalents à ceux qui ont été décrits à titre d'exemple. REVENDICATIONS 1 - Capteur piézoélectrique, caractérisé en ce qu'il comporte plusieurs pla quettes piézoélectriques de faible surface, intercalées chacune -entre deux électrodes et juxtaposées dans un même plan et des moyens pour additionner les tensions qui prennent naissance entre lesdites électrodes lorsque les plaquettes sont placées dans un champ acoustique. 2 - Capteur selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est composé - d'un boîtier rigide ouvert à l'une de ses extrémités - d'une membrane très mince tendue en travers de ladite extrémité ouverte; - de plaquettes piézoélectriques collées sur la face interne de ladite membrane, sans aucun point de contact entre elles. et recouvertes, sur leur face libre,d'un enduit conducteur constituant l'électrode interne; - et d'un circuit totalisateur sur les entrées duquel sont connectées les électrodes des différentes plaquettes. 3 - Capteur selon la revendication 2, caractérisé en ce que ledit boîtier et ladite membrane sont métalliques et reliés entre eux en continuité électrique de sorte qu'ils constituent un blindage. 4 - Capteur selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que ledit circuit totalisateur est un amplificateur opérationnel sur une entrée duquel sont connectées en parallèle les électrodes in ternes desdites plaquettes par l'intermédiaire de résistances élevées identiques. 5 - Capteur selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que ledit boîtier contient, à l'arrière de la membrane, une cou che de résine isolante et absorbante qui enrobe lesdites plaquettes et qui constitue une couche d'appui. 6 - Appareil pour étalonner des générateurs d'ondes acoustiques au moyen d'un capteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, carac térisé en ce qu'il est composé - d'une cuve verticale, contenant un liquide dans le fond de laquelle est disposé ledit capteur, la face active tournée vers le haut; - d'un support, déplaçable verticalement dans ce liquide, qui porte le dit générateur , la face active dirigée vers le bas; - et de circuits électroniques de traitement des signaux délivrés par ledit capteur. 7 - Appareil selon la revendication 6, pour étalonner un transducteur pié zoélectrique utilisé comme émetteur d'ultrasons, caractérisé en ce que ledit support comporte un moyeu central dans lequel ledit transducteur est engagé et bloqué, la face active étant dirigée vers le capteur et coaxiale avec celui-ci. 8 - Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce que ledit moyeu est porté par des rayons de faible largeur qui s'emboîtent de façon amovible sur des ergots portés par une couronne de centrage. 9 - Appareil selon la revendication 8, caractérisé en ce que ladite couron ne est suspendue à l'extrémité de trois tiges verticales qui la relient à une plaque mobile verticalement, chacune de ces tiges comportant un dispositif qui permet d'en faire varier la longueur afin de régler le parallélisme entre le capteur et l'émetteur. JO - Appareil selon la revendication 9, caractérisé en ce que ladite plaque mobile est supportée par des bagues qui coulissent le long de tiges de guidage verticales et l'appareil comporte une crémaillère verticale sur laquelle engrène une roue dentée munie d'un volant de manoeuvre solidaire de l'une desdites bagues lequel volant permet de déplacer verticalement ladite plaque. 11 - Appareil selon l'une quelconque des revendications 6 à 10, destiné à étalonner un émetteur d'ultrasons fonctionnant en régime pulsé, carac térisé en ce que lesdits circuits électroniques comportent un circuit détecteur de crête, à mémoire, qui enregistre, au cours de chaque impul sion de l'émetteur, une tension proportionnelle à la pression efficace pendant ladite impulsion. 12 - Appareil selon l'une quelconque des revendications 6 à 10, destiné à étalonner un émetteur d'ultrasons à régime permanent, caractérisé en ce que lesdits circuits électroniques comportent un circuit intégrateur qui délivre une tension proportionnelle à la valeur moyenne de la pression efficace pendant la durée d'intégration au cours de laquelle on déplace l'émetteur à étalonner par rapport audit capteur afin d'éviter les varia tions dues aux ondes stationnaires. 13 - Appareil selon les revendications 11 et 12, caractérisé en ce qu'il comporte un voltmètre numérique et un commutateur à deux positions qui permet d'aiguiller la sortie du circuit totalisateur alternativement vers le détecteur de crête et vers le circuit intégrateur et d'aiguiller en même temps la sortie du détecteur de crête ou du circuit intégrateur vers ledit voltmètre numérique de sorte que l'appareil peut servir a étalonner un émetteur pulsé ou un émetteur régime permanent. 14 - Appareil selon la revendication 13, caractérisé en ce qu'il comporte, en amont du voltmètre numérique, un circuit électronique qui élève la tension au carré.