La présente invention concerne les connecteurs électriques à trajets isolés Les connecteurs électriques à trajets isolés que concerne l'invention comprennent un mélange homogène destiné à relier plusieurs jeux alignés de contacts placés de part et d'autre du connecteur, sans mise en courtcircuit de jeux adjacents de contact. La connexion est réalisée avec le connecteur par simple contact superficiel, comme décrit dans l'article "ANISOTROPIC CONDUCTION IN ELAS TOMERIC COMPOSITES" de Charles H. Kuist, the Proceeding of the 1974 Connector Symposium, Cherry Hill, New-Jersey, Electron Connector Study Group Inc., 1974, qui décrit de façon générale ce type de connecteur. Dans la plupart des cas, ces connecteurs sont convenablement utilisés mais il existe aussi des cas dans lesquels les utilisateurs appliquent une pression de contact excessive sur le connecteur lors de l'utilisation. Bien que le connecteur du type précité puisse to lérer une pression modérée de contact, lorsque cette pression est bien trop élevée, il apparat des mises en courtcuit des jeux adjacents de contacts alignés. Comme le contre total de tous les utilisateurs du connecteur est impossible, un dispositif assurant un fonctionnement convenable dans des conditions très diverses d'utilisation est donc nécessaire. L'invention résout le problème de la mise en court-circuit, décrite précédemment, par incorporation au connecteur de particules de nitrure de bore qui empêchent la mise en court-circuit mtme lorsque le connecteur est utilisé dans des opérations différentes de celles qui sont suggérées par le fabricant. L'invention est utile pour la connexion de plusieurs bornes d'un premier dispositif électrique à plusieurs bornes alignées d'un second dispositif électrique, dans la mesure où les bornes sont séparées par une distance permettant l'isolement. Ltinvention est particulièrement utile pour la connexion de dispositifs dlaffichage, notamment à diodes photoémissives et à cristaux liquides, à une plaquette de circuit imprimé d'une montre, d'un calculateur, etc. En outre, l'invention a des applications très nombreuses pour la connexion des circuits intégrés à d'autres dispositifs électriques très divers. Selon l'invention, un premier jeu de contacts alignés de dispositifs placés en regard est relié électriquement par un trajet à faible résistance-alors qutun second jeu de contacts adjacents mais non aligné sur le premier est isolé par rapport au premier jeu de contacts, du moment que la distance séparant les deux jeux est au moins égale à une distance d'isolement qui correspond à peu près à l'épaisseur du connecteur. Selon l'invention, un contact superficiel ou un toucher suffit pour le connecteur, de préférence sous forme d'une plaquette ou d'une feuille, avec compression du volume de la feuille ou de la plaquette contre les contacts en regard afin que les particules conductrices de lté- lectricité soient repoussées au contact dans la feuille n1 est pas nécessaire. L'obtention de la conduction ou dtune faible résistance de passage par exemple nécessite simplement la formation de contacts électriques par sérigraphie des deux côtés de la feuille, afin qu'une connexion soit réalisée entre un cSté et l'autre de la feuille, les dessins de circuit étant alignés en regard sur les faces de la feuille. Le connecteur selon l'invention, par exemple sous forme dlune plaquette ou d'une feuille, peut entre considéré comme un connecteur électrique à trajets isolés dans la mesure où il présente une faible résistance de passage dans un volume compris entre un premier jeu de contacts alignés, de part et d'autre de la feuille, et il présente une résistance élevée d'isolement entre un second jeu de contacts alignés, placés aussi de part et d'autre de la feuille mais séparés par une distance d'isolement, ctest-à-dire au moins égale à l'épaisseur de la feuille.Ainsi, les contacts électriques, par exemple des contacts placés du mtme coté de la feuille à une distance égale ou supérieure à l'épaisseur de la feuille environ (ctest-à-dire séparés par une fois la dis tance dtisolement) sont isolés électriquement les uns par rapport aux autres alors que simultanément, il existe un trajet à faible résistance entre les jeux alignés de contacts. Dans les conditions précitées, la résistance dfiso- lement entre le premier et le second. jeu de contactsreste élevée, c'est-à-dire supérieure à 105 n et de préférence à 107 et avantageusement à 109 n. L'épaisseur de la plaquette, couche ou feuille de matière, est avantageusement comprise entre 0,025 et 2,5 mm, avantageusement entre 0,05 et 1 mm et de préférence entre 0,125 et 0,75 mm. Les épaisseurs de 0,125, 0,25 et 0,5 mm apparaissent très avantageuses en pratique. Lorsque la matière est trop épaisse,son utilisation ntest plus rentable. Lorsqu'elle est trop mince, sa manipulation est difficile car elle n'a pas une intégrité suffisante. L'invention concerne l'utilisation de particules ou diune poudre conductrices de l'électricité pour la formation des contacts électriques et pour l'isolement de la plaquette,décrits précédemment. Dans le présent mémoire, l'expression "particules -ou poudres conductrices de ltélectricité" s'applique à des poudres métalliques ainsi qu'à des poudres revêtues d'un métal, notamment des poudres ayant un noyau de verre, de céramique ou d'une autre matière isolante ou conductrice, revêtu dtune couche de métal, ou d'autres particules con ductrices de l'électricité, par exemple de carbure de titane. Les métaux les plus avantageux selon l'invention sont les métaux précieux tels que l'argent et l'or ainsi que des métaux tels que le cuivre et le nickel ou toute combinaisonde tels métaux, notamment le cuivre argenté. Les particules ou la poudre conductrice contenues dans la matière du connecteur doivent constituer 0,05 à 30 % en volume, la plage de 18 à 25 % en volume étant avantageuse dans le cas de l'utilisation de particules métalliques, alors qu'une concentration de 0,05 à 0,11 96 en volume est avantageuse lorsque le métal recouvre un noyau isolant. Dans le présent mémoire, le pourcentage en volume de particules conductrices de l'électricité se rapporte au volume de la feuille lorsqu'on ne considère que le liant, la partie conductrice de l'électricité de la poudre ou des particules, ctest-à-dire le-revvetement métallique du verre ou le métal lui-meme, et la charge formée par les particules de nitrure de bore. Lors de l'utilisation de particules revêtues, le noyau isolant doit entre ajouté au liant en fonction du pourcentage volumique voulu pour la teneur en métal. Par exemple, lorsque la feuille contient 60 96 en volume de liant, 10 % en volume de particules de nitrure de bore et des noyaux de verre revêtus d'argent, la quantité dgargent dans la feuille correspond à O,Oo % en volume et le noyau représente 29,91 % en volume de la feuille au total, la quantité de métal (argent) étant évidemment égale à 0,09 % en volume de la feuille au total, c > est-à-dire de la somme du liant, des particules de nitrure de bore, des noyaux de verre et d'argent. Bien qu'on puisse utiliser des particules ayant diverses formes irrégulière. pour la mise en oeuvre de l'invention, il est avantageux qu'elles soient pratiquement sphériques. En outre, la dimension particulaire des particules conductrices, c'est-à-dire leur dimension maximale, est de préférence comprise entre 5 microns et 2,25 mm, suivant l'épaisseur de la feuille, et il est particulièrement avantageux que la dimension des particules soit inférieure à l'épaisseur de la couche ou feuille de matière de manière que les particules ne dépassent pas des faces de la feuille ou couche. Par exemple, dans le cas d'une épaisseur de feuille de 0,5 mm, il est avantageux que la dimension des particules soit de l'ordre de 0,25 mm. il est aussi très souhaitable que la dispersion des dimensions des particules soit minimales une variation de 20 % au maximum étant avantageuse. Les liants qui conviennent à la mise en oeuvre de l'invention sont des matières isolantes souples telles que les matières plastiques thermodurcissables, thermoplastiques et élastomères. Dans le présent mémoire, le terme "matières plastiques" recouvre aussi les élastomères tels que les caoutchoucs. Des exemples de matières sont notamment les caout- choucs de silicone, les polymères d'éthylène et de propylène, le caoutchouc "Buna-N" (caoutchouc nitrile), le caoutchouc de polyuréthanne, le caoutchouc styrène-butadiène, le caoutchouc naturel, le caoutchouc de néoprène, le polyéthylène, le polypropylène, le chlorure de vinyle, les résines acryliques telles que le polyéthylméthacrylate et les élastomères fluorocarbonés tels que le "Viton". Lors de la mise en oeuvre de l'invention, la feuille a avantageusement une épaisseur de 0,025 à 2,5 mm, avantageusement de 0,05 à I mm et de préférence de 0,125, 0,25 ou 0,5 mm. En outre, l'invention concerne aussi l'utilisation de charges, plastifiants, catalyseurs, accélérateurs, pigments, agents lissants couramment utilisés dans les élastomères ou matières plastiques conductrices tels que la silice (utile pour les propriétés mécaniques de liaison quxils donnent) ainsi que les matières qui ne réduisent pas de façon trop importante les propriétés avantageuses du connecteur. il faut noter que le connecteur selon l'invention n'est pas obiigatoirement sous forme d'-une feuille et peut avoir de nombreuses autres configurations physiques, par exemple celles d'un coin, d'éléments à gradins ou d'autres formes moulées dans la mesure où le fonctionnement est analogue à celui qu'on décrit. Par exemple, le connecteur peut comprendre des nervures de localisation, des saillies, etc qui le rendent particulièrement utile dans une application donnée. En outre, l'épaisseur peut varier sur la longueur ou suivant d'autres dimensions le cas échéant. il faut noter qu'un dessin de circuit ou formé par sérigraphie, c'est-à-dire une encre conductrice et classique déposée sur la plaquette,peut former le contact du connecteur, ces contacts pouvant entre aussi ceux de dispositifs électriques tels que des plaquettes de circuits intégrés, des dispositifs d'affichage à diodes photoémissives ou à cristaux liquides, etc, ou les contacts peuvent entre ceux de toute combinaison de dispositifs du type précité. L'invention repose essentiellement sur la dénou- verte du fait que les particules de nitrure de bore, lorsquelles sont ajoutées à la matière précitée, de façon homogène, ne résent pas de façon nuisible les propriétés électriques de la matière du connecteur et empêchent la formation de court-circuit entre des jeux adjacents de contacts alignés, lorsque pression excessive est appliquée à la matière par les contacts. L'ouvrage College Chemistry D.C. Heath and Company, 1966, page 450, décrit le nitrure de bore. il est avantageux que les particules de nitrure de bore soient ajoutées à la matière du connecteur (c'est-àdire le liant polymère et les particules conductrices) à raison de 3 à 50 % du volume du liant seul, une proportion de 5 à 30 % des particules de nitrure de bore étant avantageuse, une quantité de l'ordre de 15 à 20 % en volume étant préférable. On constate que 75 % au moins des particules de nitrure de bore doivent avoir une dimension maximale inférieure à 38 mm et de préférence à 0,05 mm. Une poudre de nitrure de bore qui convient à la mise en oeuvre de l'invention est- la poudre SHP-55 de Carborundum Company, Latrobe, Pennsylvanie dont 90 % des particules ont une dimension inférieure à 43 microns. Des particules de nitrure de bore sont aussi disponibles sous la référence TS-1351 auprès de Union -Carbide. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront mieux de la description détaillée qui va suivre, faite en référence au dessin annexé sur lequel - la figure 1 est une vue en plan d'une couche ou feuille de connecteur selon l'invention - la figure 2 est une coupe suivant la ligne 2-2 de la figure 1 ; - la figure 3 est une vue en plan d'une feuille ou couche de connecteur comportant une découpe, avant la disposition dans l'ensemble des figures 4 à 8 - la figure 4 représente sous forme eclatée la feuille de la figure 3, placée entre deux dispositifs électriques; par exemple un dispositif d'affichage à cris-taux liquides et une plaquette de circuit - la figure 5 représente une montre contenant le connecteur et les autres éléments de la figure 4 - la figure 6 est une coupe partielle suivant la ligne 6-6 de la figure 5 et elle représente les contacts appliqués à la surface de la feuille du connecteur - la figure 7 représente un autre mode de réalisation de support d'une feuille de connecteur dans une montre ou un autre dispositif - la figure 8 est une coupe suivant la ligne 8-8 de la figure 7 ; et - la figure 9 est un schéma illustrant la détermination des propriétés physiques du connecteur selon ltin vention. Les figures 1 et 2 représentent une feuille, un film ou une couche de matière de connecteur 10 selon l'invention qui peut entre placé, avec la configuration indiquée, entre des contacts alignés de deux dispositifs électriques afin que ces contacts soient reliés électriquement, les contacts adjacents des dispositifs étant isolés élec tri quement. La feuille de matière iO a avantageusement une épaisseur de 0,025 à 2,5 mm, de préférence de 0,25 à 0,75 mm. Ainsi, la feuille selon l'invention permet la ré-alisation de 10 à plusieurs milliers de contacts alignés et plus par cm2 de surface de la matière (face supérieure et face inférieure) dans la mesure où les contacts adjacents sont séparés les uns des autres par une distance supérieure à 11 épaisseur de la feuille, c'est-à-dire supérieure à la distance séparant les deux faces principales de la feuille. Normalement, les contacts adjacents des dispositifs électriques utilisés selon l'invention sont séparés par une à 5 fois environ l'épaisseur de la feuille-, et une telie feuille assurant un isolement électrique par des espacements égaux à 1 à 5 l'épaisseur de la feuille convient à des applications très diverses. Il est très avantageux pour l'obtention de l'isolement en pratique, que les contacts adjacents soient séparés par une distance au moins égale à 1,25 à 1,5 fois environ l'épaisseur de la feuille. La feuille, comme indiqué précédemment, est de préférence souple afin qu'elle se conforme au contact du dispositif électrique placé sur elle et forme un bon contact superficiel car les contacts électriques d'un dispo sitif, par exemple une plaquette de circuit, peuvent entre souvent désalignés, c'est-à-dire placés dans plusieurs plans. La résistance mesurée entre les contacts alignés des faces opposées, comme représenté sur la figure 6, par exemple entre les contacts 15a et 16a, dépend par exemple de la charge de particules conductrices, de l'épaisseur de la feuille, des dimensions et de la configuration des particules conductrices et de la nature exacte du liant. En outre, suivant l'utilisation finale des contacts, la résistance de contact, c'est-à-dire mesurée entre les con tacts 15a et 16a par exemple, peut en pratique titre inférieure ou égale à I 000 n. Par exemple, lorsque le dispositif est relié à une impédance d'entrée élevée, une résistance de 1 000 n par contact peut ttre acceptable alors que, dans le cas du dispositif à plus faible impédance d'entrée, des résistances de contact de l'ordre de 100 à 200 n par contact ou moins, par exemple 1 n ou moins, peuvent être nécessaires à un transfert optimal de l'énergie. Ainsi, dans un mode de réalisation avantageux, 9a résistance mesurée à travers la feuille est de préférence inférieure à 1 000 n, lors d'une mesure réalisée entre des contacts carrés de 0,64 mm de coté, par exemple des contacts de cuivre, cette résistance étant avantageusement inférieure à 200 n et de préférence à 1 n ou moins. La résistance mesurée entre des contacts adjacents, par exemple les contacts 15a et 15b, placés à une distance d'isolement Y comme indiqué sur la figure 6 et en contact superficiel avec la feuille, est de préférence d'au moins n n et plus, les résistances de 107 à 1011 n et plus étant supérieures. La distance Y représentée sur les figures 6 et 9 est supérieure à l'épaisseur X de la feuille. Lors des mesures précitées de la résistance d'isolement et de la résistance entre contacts, on peut utiliser un ohmmètre, par exemple "Simpson" 260 de Simpson Electrical Company of Chicago, Illinois, avec des patins carrés de contant électrique de 0,64 mm de coté. La figure 3 indique qu'une découpe 12 est formée dans un connecteur afin que celui-ci puisse entre monté comme indiqué sur les figures 4 à 6 dans une montre ou un autre dispositif électrique dans lequel il relie des contacts 15a à 15f d'un premier dispositif électrique 15, par exemple un dispositif d'affichage à cristaux liquides, aux contacts 16a à 16f d'un second dispositif électrique 16 tel qu'une plaquette de circuit portant un autre circuit non représenté, par exemple à sa face inférieure. Le circuit peut comprendre des dessins, des dispositifs passifs, par exemple des résistances, et des dispositifs actifs tels que les transistors, afin que les contacts 16a à 16f, etc transmettent les signaux destinés à la commande de l'affichage à cristaux liquides par l'intermédiaire des contacts 15a à 15f, etc. Les spécialistes peuvent noter que l'invention n'est pas limitée à l'interconnexion de contacts de dispositifs électriques particuliers, car elle concerne la connexion de dispositifs électriques de type quelconque, par exemple d'une plaquette de circuit à une autre plaquette de circuit, de circuits intégrés à des circuits, etc. En outre, le connecteur peut entre utilisé sous forme d'un substrat de plaquette de circuit pour le support d'un circuit qui peut entre relié à un autre circuit ou une plaquette de circuit ou un autre dispositif électrique. La figure 6 indique que les contacts 15a et 15b sont alignés sur les contacts 16a et 16b. Le contact superficiel avec la feuille 10 est réalisé par un dispositif d'appui 19 à enclenchement formé par les moitiés 17a et 17b du bottier d'une montre. La fermeture du bottier de la montre assure la disposition des contacts alignés tels que 15a et 16a, en contact superficiel avec la feuille 10, si bien que les con tacts 15a et 16a, 15b et 16b, sont reliés électriquement alors que les contacts 15a et 15b, 16b et 16a, 15a et 16b et 16a et 15b sont isolés, car ils se trouvent à une distance latérale supérieure ou égale à la distance latérale d'isolement Y. il faut noter que le circuit électrique est formé entre des paires alignés de contacts opposés 15a et 16a alors que les contacts non alignés disposés en diagonale 15a et 16b sont isolés par une résistance élevée. En conséquence, lorsqu'un courant passe entre les contacts 15a et 16a, il passe essentiellement dans le volume 10a de matière du connecteur et n'est pas dissipé par circulation dans des trajets différents vers les contacts isolés ou non alignés 15b ou 16b. les figures 7 et 8 représentent un cadre 20 de matière plastique, par exemple de polypropylène, destiné à maintenir des feuilles 10 de connecteur (sous forme de bandes) à l'aide d'une fente 20a formée dans le cadre. Celuici peut Btre placé entre les dispositifs électriques de la figure 4 et il a le m & e role que la feuille de connecteur qui comporte la découpe 12. La figure 9 représente sous forme schématique l'utilisation du connecteur selon l'invention. Sur cette figure, le connecteur est sous forme d'une feuille d'épaisseur X, par exemple 0,5 mm, et les contacts A, B, C, D, etc à relier sont représentés sur les deux faces de la -feuille. Les contacts A, B, C et D peuvent être formés par sérigraphie, par exemple à l'aide d'une encre conductrice de l'électricité, ou peuvent titre maintenus contre la surface comme représenté sur la figure 6, ou ils peuvent entre collés ou reliés au connecteur suivant toute combinaison des procédés suivants. Comme indiqué, les contacts A et B sont alignés sur les faces opposées de la feuille et coopèrent avec un volume IOa de celle-ci, et les contacts C et D sont aussi alignés de part et d'autre de la feuille et coopèrent avec un autre volume lOb de la feuille. La distance comprise entre les contacts A et C et entre les contacts C et D, le long des faces de la feuille, est égale à Y, par exemple 0,75 mm, bien que cette valeur puisse évidemment varier. Après liaison superficielle des contacts A ou B ou C ou D à la feuille 10 (par exemple sous forme d'un contact carré de 0,64 mm de coté), la résistance entre les contacts A et D ou A et C qui est mesurée est supérieure de 10 à 1Q- n à la résistance mesurée entre les contacts A et B, cette résistance étant inférieure ou égale à 1 000 n bien que supérieure à O n. Ainsi, le volume 10c compris entre les contacts continue à avoir une résistance élevée si bien qu'il assure llisolement électrique entre les contacts D ou C d'une part et A ou B dfautre part. Après connexion des contacts C et D entre les bornes positive et négative d'une alimentation (par exemple une pile), une lampe témoin 23 peut s'allumer. Evidemment, des dispositifs électriques autres qu'une lampe témoin peuvent recevoir l'énergie de manière analogue. L'invention concerne donc un connecteur électrique à trajets isolés ayant des particules qui empêchent la formation d'un court-circuit et qui sont de préférence sous forme d'une feuille, celle-ci comprenant un liant isolant souple dans lequel sont dispersées des particules conductrices de l'électricité ; le connecteur est caractérisé en ce qu'il possède une résistance inférieure à 1000 n entre les contacts électriques alignés, placés sur ses deux faces, au contact de celles-ci, et une résistance supérieure à 105 n entre les contacts placés en diagonale ainsi qu'entre les contacts adjacents d'une méme face de la feuillé, lorsque ces contacts sont séparés par une distance supérieure ou égale à une distance d'isolement de 5 fois l'é- paisseur de la feuille. L'expression "contact superficiel" utilisée dans le présent mémoire indique un bon contact électrique avec la surface de la feuille qui se conforme au contact, sans compression obligatoire du volume de la feuille entre les contacts en regard, lors-de la formation d'un trajet transversai à faible résistance dans le volume de la feuille, entre les contacts. Par exemple, ces derniers peuvent entre simplement collés à la surface ou appliqués par exemple par sérigraphie, par exemple avec une encre conductrice. Les exemples qui suivent concernent des connecteurs décrits à titre purement illustratif, -tous les ingrédients étant indiqués en pourcentage volumique dans les exemples, sauf indication contraire. EXEMPLE 1 Ingrédients - caoutchouc de silicone "Dow Corning" 440 63,38 96 en vo lume - silice fumée "Cabosil" MS-7 3,29 % en vo lume - catalyseur péroxydique "Varox" (activité 0,49 96 en vo 50 %) lume - particules d'oxyde ferrique ("Harwick" - 0,23 % en vo D-8201) lume - particules d'oxyde de titane ("National 0,29 96 en vo Lead" A-MP) lume - poudre de nitrure de bore ($'Carborundum" 8,12 96 en vo SHP-325) lume - poudre de nickel (0,074 - 0,15 mm) 24,18 % en vo Chemalloy Company, Bryn Mawr, Pennsylvanie lume Le caoutchouc est misen bande à température ambiante sur une calandre à caoutchouc, jusqu'à ce qu'il se bande forme une petite/entre les rouleaux.A ce moment, on ajoute le catalyseur, la silice fumée (pour ses propriétés d'arma- ture), les particules d'oxyde ferrique et les particules de bioxyde de titane (utilisées comme pigments), la poudre de nitrure de bore et la-ppùdre de nickel, successivement comme indiqué dans le caoutchouc lorsque celui-ci continue d' & re traité par les cylindres de la calandre et forme un mélange homogène. 15 à 30 passages suffisent. On règle l'espacement des cylindres de la calandre afin d'obtenir une feuille de 2,5 mm d'épaisseur. Ensuite, on place celle-ci entre deux feuilles de "Mylar" de 0,125 mm d'épaisseur et on la dispose dans une calandre à-3 cylindres afin de former une feuille d'épaisseur uniforme de 0,3 mm et 0,55 mm. Les feuilles de matière obtenues sont alors disposées avec le support de "Mylar" dans un moule de compression et subissent une pression de 2,8.107 Pa pendant 15 min à 171 C. Les feuilles subissent alors une vulcanisation finale pendant 3 h à 2040C. Les feuilles de matière ainsi obtenues ont une épaisseur de 0,25 et 0,5 mm respectivement. EXEMPLE 2 On suit le procédé de l'exemple 1 afin de former des feuilles de 0,25 et 0,5 mm, à l'aide des ingrédients suivants - caoutchouc de silicone "Dow Corning" 440 69,7 % en volume - silice fumée "Cabosil" MS-7 3,6 96 en volume - catalyseur peroxydique "Varox" (activité 50 %) 0,53 % en volume - particules d'oxyde ferrique 0,25 % en volume - particules d'oxyde de titane 0,32 % en volume - poudre de nitrure de bore ("Carborundum" SHP-325) 2,72 % en volume - poudre de nickel (0,074 - 0,15 mm) Chemalloy Co Bryn Mawr, Pennsylvanie 23,0 o#6 % en en volume EXEMPLE 3 On suite le procédé de l'exemple I afin de former des feuilles de 0,25 et 0,5 mm dtépaisseur respectivement, avec les ingrédients suivants, dans les quantités indiquées - caoutchouc de silicone "Dow Corning" 440 55,4 56 en volume - silice fumée "Cabosil" MS-7 2,88 % en volume - catalyseur peroxydique "Varox" (activité 50 %) 0,43 96 en volume - particules d'oxyde ferrique 0,20 % en volume - particules d'oxyde de titane 0,26 46 en volume - poudre de nitrure de bore (Carborundum SHP-325) 15,1 96 en volume - poudre de nickel (0,074 - 0,15 mm) Chemalloy Co Bryn Mawr, Pennsylvanie 25,71 % en volume EXEMPLE 4 On prépare des feuilles de 0,125, 0,25 et 0,5 mm suivant le procédé de l'exemple 1, avec les ingrédients suivants dans les quantités indiquées - caoutchouc de silicone "Dow Corning" 440 64,5 % en volume - silice fumée "Cabosil" MS-7 3,3 % en volume - catalyseur peroxydique "Varox" (activité 50 %) 0,53 % en volume - particules d'oxyde ferrique 0,9 % en volume - particules d'oxyde de titane 0,27 % en volume - poudre de nitrure de bore ("Carborundum SHP-325) 7,6 % en volume - poudre de nickel (0,074 - 0,15 mm) Chemalloy Co, Bryn Mawr, Pennsylvanie 22,77 96 en volume EXEMPLE 5 On suit le procédé de l'exemple 1, mais on utilise les ingrédients suivants pour la formation d'une feuille de 0,25 mm d'épaisseur, sous compression, après mise sous forme d'une feuille de 0,3 mm d'épaisseur. - caoutchouc de silicone "Dow Corning" 440 70,01 96 en volume silice fumée "Cabosil" MS-7 3,56 % en volume - catalyseur peroxydique "Varox" (activité 50 '6) 0,92 % en volume - poudre de cuivre argentée (selon brevet des Etats-Unis d'Amérique n 3 202 488) (7,66 '6 en volume de Ag) de dimension particulaire -inférieure à 0,074 mm 15,49 % en volume moudre de nitrure de bore ("Carborundum" SHP-325) 10,02 % en volume EXEMPLE 6 A l'aide du prdcédé de exemple 1 mais avec chauffage des cylindres de la calandre entre 132 et 1490C, on prépare une feuille de 0,38 mm d'épaisseur dans un moule de compression, avec une pression de 2,8.106 Pa appliquée pendant 3 min à 1210C, la feuille étant ensuite refroidie à 54 C après mise à une épaisseur de 0,5 mm, les ingrédients utilisés étant les suivants - "Alathon" 14, polyéthylène basse densi té (Dupont) 47,98 % én volume - polyisobutylène "Vistanex" L 80, Enjay Chemical Co. 32,32 % en volume - nickel "Chemalloy" de l'exemple 1 15,50 % en volume - poudre de nitrure de bore "Carborundum" SHP-325 5,20 % en volume EXEMPLE 7 On prépare suivant le procédé de l'exemple 1, une feuille de 0,5 mm d'épaisseur, avec les ingrédients suivants - caoutchouc de silicone '1Dow Corning" 440 65,17 % en volume - silice fumée "Cabosil" MS-7 3,17 % en volume - catalyseur peroxydique "Varox" (activité 50 96) 0,82 % en volume - poudre de verre revêtue d'argent n 24 295 2465 % en vnlume (Potters Brothers, Carlstadt, N.J.) de verre et 0,09 % en volume de Ag - poudre de nitrure de bore "Carborundum" SHP-325 5,10 % en volume REVENDICATIONS 1. Connecteur électrique à trajets isolés, en une seule pièce, du type qui comprend un mélange homogène d'un liant polymère souple et de particules conductrices de l'électri- cité, ledit connecteur étant caractérisé en ce qutil contient des particules de nitrure de bore disposées de façon homogène dans le mélange. 2. Connecteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que les particules conductrices de l'électricité forment 0,5 à 30 % du volume total du liant, des particules conductrices de l'électricité et des particules de nitrure de bore, ces dernières particules formant 5 à 50 -'6 du volume du liant seul. 3. Connecteur selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les particules de nitrure de bore forment 5 à 30 % du volume du liant seul. 4. Connecteur selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les particules conductrices de l'électricité forment 18 à 25 96 eu volume. 5. Connecteur selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce-que 75 96 au moins de-s particules de nitrure de bore ont une dimension maximale inférieure à 0,38 mm environ, 6. Connecteur selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il est sous forme d'une feuille dont l'épaisseur est comprise entre 0,025 et 2,5 mm. 7. Connecteur selon la revendication 6, caractérisé en ce que la feuille a une épaisseur comprise entre 0,075 et 0,5 mm. 8. Connecteur selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les particules conductrices sont en nickel. 9. Connecteur selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le liant est un caoutchouc de silicone. 10. Ensemble électrique, du type qui comprend deux dispositifs électriques ayant plusieurs contacts distants, un connecteur en une seule pièce, ayant des propriétés de souplesse et-placé entre les contacts des deux dispositifs, afin qu'il soit en contact superficiel avec les contacts et les dispositifs, le connecteur ayant une faible résistance de passage dans le volume compris entre les contacts opposés alignés et une résistance élevée d'isolement entre les contacts adjacents et placés en diagonale des deux dispositifs, lorsque ces contacts sont séparés par une distance d'isolement mesurée sur la meme face ou sur les faces opposées, si bien que les contacts adjacents et les contacts opposés en diagonale sont isolés électriquement les uns par rapport aux autres, ledit ensemble électrique étant caractérisé en ce que des particules de nitrure de bore- sont disper.mes de façon homogène dans le connecteur. 11. Ensemble selon la revendication 10, caractérisé en ce qutil forme une montre électrique. 12. Ensemble selon la revendication 10, caractérisé en ce que le premier dispositif est un dispositif d'affichage à cristaux liquides. 13. Ensemble selon la revendication 10, caractérisé en ce que le second dispositif est une plaquette de circuit. 14. Ensemble selon la révendication 10, caractérisé en ce que les deux dispositifs électriques sont choisis dans le groupe qui comprend les plaquettes de circuits, les circuits intégrés et leurs combinaisons. 15. Ensemble selon l'une quelconque des revendications 10 à 14, caractérisé en ce que la résistance mesurée transversalement entre les contacts alignés est inférieure à 1 000 n et la résistance d'isolement est supérieure à 10 000 n. 16. Ensemble selon l'une quelconque des revendications 10 à 15, caractérisé en ce que le connecteur est sous forme d'une feuille.