La présente invention est relative à l'électrophotographie, et, plus particulièrement, à un produit électrophotographique développable par la chaleur, du type comprenant un support électriquement conducteur et une couche sensible aux charges et développable par la chaleur. Des procédés de formation d'image électrophotographique ont été largement décrits, par exemple, au brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 615 414. On connaît des produits électrophotographiques unitaires à structure multicouches comprenant un support formé d'un film enduit d'une couche d'un composé électriquement conducteur ou formé d'un conducteur tel qu'un métal ou d'une autre substance électriquement conductrice et, appliquée sur ce support, une couche formée d'une composition photoconductrice. Cette couche peut contenir un ou plusieurs composts photosensibilisateurs pour améliorer la sensibilité et/ou la réponse spectrale. Il est connu que l'on peut former des images dans certains produits d'enregistrement par passage d'un courant électrique et un effort considérable a été réalisé pour étudier ce procédé de reproduction d'image électrographique. Par exemple, dans un rapport intitulé "Investigation in the Field of Image Intensification, Final Report", (Air Force Gambridge Research Laboratories AFCRL 64-133, 31 janvier, 1964, Contract NO AF 19(605)-5704), K.S. Lion et ses collaborateurs décrivent un procédé électrographique dans lequel le produit d'enregistrement comprend une émulsion photographique photosensible usuelle qui est adjacente à une couche photoconductrice.Lorsque l'on applique un champ électrique uniforme à travers la couche photoconductrice et la couche photographique et que simultanément l'on expose à la lumière la couche photoconductrice, un courant distribué suivant la configuration dune image, appelé ci-après courant-image, est produit dans la couche photographique. Ce courant crée une image latente développable chimiquement dans la couche photographique, cette image étant plus intense pour une exposition donnée qu'une image produite par exposition directe de la couche photographique. Cet effet d'intensification est particulièrement important lorsque la lumière incidente est d'une couleur à laquelle le photoconducteur est sensible, mais à laquelle l'émulsion photographique n'est pas sensible. Bien que le procédé de reproduction de K.S. Lion et ses collaborateurs décrit précédemment, présente certains avantages en ce qui concerne la sensibilité puisque celle-ci est accrue, il souffre cependant des inconvénients qui sont associés à l'utilisation d'une couche photosensible développable chimiquement. De plus, la formation d'une image latente dans une émulsion photographique photosensible usuelle nécessite le passage d'un courant important dans l'émulsion ; il est nécessaire, par conséquent, d'utiliser une exposition relativement longue lorsque le courant est faible ou, inversement, un courant fort lorsque l'exposition est brève. Un autre procédé'de reproduction d'image visible est décrit au brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 138 547. Dans ce procédé, on utilise une couche électrosensible, non sensible à la lumière, qui est formée de particules d'un composé métallique qui peut etre réduit in situ par un courant électrique. La couche servant à la reproduction est portée par un support conducteur de l'électricité et le procédé consiste à mettre la couche au contact d'un style chargé électriquement, ce qui permet à un courant de circuler dans la couche. Ce courant est suffisant pour réduire les particules métalliques, à l'état sec, et former#une image visible. Un inconvénient que présente le procédé décrit dans ce brevet américain est qu'il ne permet aucun gain ou renforcement de l'image. Pour chaque réduction qui conduit à une augmentation de la densité de l'image finalej il est nécessaire qu'une quantité supplémentaire de charge électronique circule dans le produit. Ainsi, il est nécessaire d'utiliser des densités de courant relativement élevées pour obtenir une image visible en une durée raisonnable. Un autre procédé de reproduction est décrit aux brevets des Etats-Unis d'Amérique 2 798 959 et 2 798 960. Dans ce procédé, on utilise un produit photoconducteur et un produit thermosensible qui sont placés entre deux électrodes, et en contact électrique avec elles. On projette une image optique sur le produit photoconducteur alors qu'une tension est appliquée entre les électrodes. Le courant électrique chauffe le produit photoconducteur, la chaleur dans chaque plage particulière étant fonction de l'intensité du courant, de la résistivité du produit photoconducteur et de l'intensité de la lumination. L'image de chaleur ainsi produite dans le produit photoconducteur modifie le produit thermosensible pour y former une image permanente. Un inconvénient de ce procédé est qu'il est nécessaire d'utiliser un courant fort dans le produit photoconducteur pour produire des quantités d'énergie thermique suffisante pour former une image. De plus, ce procédé, comme celui décrit au brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 138 547, nécessite une augmentation incrémentielle du courant pour chaque augmentation de la densité de l'image finale. Un procédé dans lequel on obtient une augmentation de la densité de l'image est décrit au brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 425 916. Suivant ce procédé, il se forme des germes développables chimiquement dans une couche comprenant des composés réactifs appropriés par exposition de la couche à un flux de courant relativement faible. A la différence des procédés permettant d'obtenir des images directement visibles tels que ceux décrits précédemment, le courant n'a pas besoin d'être suffisant pour produire in situ une réaction visible dans la couche. Il suffit seulement qu'il puisse produire des germes qui, lors d'un développement chimique ultérieur, peuvent être amplifiés pour former une image visible. Bien que, dans le procédé décrit au brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 425 916, un courant relativement faible suffise pour former une image latente développable, il est nécessaire que le produit de reproduction soit humide pendant la formation de germes ou de 11 image latente. De plus, le produit servant à la reproduction, dans lequel se forment des germes, doit être développé chimiquement en vue d'augmenter et, par conséquent, de rendre visible les germes produits par le courant. De plus, une fois développée, l'image visible doit être stabilisée par lavage et fixage, comme dans des procédés photographiques usuels Pour ces raisons, ce procédé n'a pas pu être utilisé commercialement d'une manière intéressante. Le brevet britannique 1 275 929 décrit un autre procédé d'enregistrement d'image électrographique comportant une augmentation de la densité de l'image. Ce procédé consiste à former une image latente par application d'un courant-image sur une feuille d'enregistrement conductrice et sèche, formée d'une poudre conductrice et d'un composé formateur d'image dans un liant.On chauffe ensuite cette feuille en présence d'un système oxydo-réducteur comprenant un composé d'au moins un des métaux suivants : nickel, cobalt, zinc, chrome, étain ou cuivre pour former une image visible avec le composé formateur dtimage. Un inconvénient de ce procédé est que la formation de l'image latente nécessite une densité de courant relativement élevée (supérieure ou égale à 1 mA/cm) dans la feuille d'enregistrement pendant une durée brève, et par conséquent, des densités de charge relativement élevées (supérieures ou égales à 1 mC/cm). Dans certains procédés d'enregistrement d'image électrographique, l'utilisation d'un élément d'enregistrement conducteur et/ou la production d'une densité de charge supérieure ou égale à 1 mC/cm2, est impossible ou indésirable pour des durées d'exposition utilisables commercialement.C'est le cas, par exemple, des produits d'enregistrement électrosensibles utilisés avec des sources d'énergie électrique telles que des dispositifs à décharge corona ou des dispositifs chargés électrostatiquement, qui ne produisent pas un courant électronique élevé et ne peuvent pas, par conséquent, produire une densité de charge élevée pendant une faible durée d'exposition. C'est aussi le cas d'éléments d'enregistrement électrosensibles utilisés pour la détection de radiations électromagnétiques, obtenue en associant un tel élément d'enregistrement avec un photoconducteur électrophotographique. Pour produire un courant-image dans l'élément d'enregistrement, il faut ajuster les résistivités du photoconducteur et de l'élément d'enregistrement dans un intervalle déterminé. Les photoconducteurs électrophotographiques connus actuellement sont des semi-conducteurs qui présentent une impédance élevée et une consommation de courant faible. En conséquence , si l'élément d'enregistrement est très conducteur par rapport au photoconducteur, il ne peut se former d'image latente. La demande de brevet allemand 2 533 688, intitulée "Procédé d'enregistrement électrographique, et appareil pour la mise en oeuvre de ce procédé", décrit un produit d'enregistrement comprenant un support sur lequel sont appliquéesune couche conductrice et, sur cette couche conductrice, une composition sensible aux charges et développable par la chaleur > -dont la résistivité est d'au moins 1 x 101 JL cl, et qui contient au moins un sel métallique réductible. La figure 2a de cette demande illustre un mode de réalisation dans lequel le preduit d'enregistrement sensible aux charges et développable par la chaleur est associé à un transducteur opto-électrique, par exemple un produit photoconducteur , l'ensemble étant disposé entre deux supports électriquement conducteurs. On expose le produit composite obtenu du côté du photoconducteur et on lui applique simultanément un potentiel électrique. On sépare le produit sensible aux charges, et on le chauffe pour former une image visible. On notera que le produit sensible aux charges comprenant un support conducteur et une couche sensible aux charges et développable par la chaleur, sert de formateur d'image latente et joue aussi le rale de récepteur d'image puisque l'image finale est formée dans le dit produit. Une des applications proposées pour le produit d'enregistrement décrit à la demande de brevet allemand 2 533 688, est la radiographie médicale. Comme il est souhaitable que le patient soit soumis à une dose de rayons X la plus faible possible, il faut que le produit d'enregistrement puisse former une image latente avec la faible densité de charge produite par une brève exposition aux rayons X d'un produit photoconducteur d'impédance élevée fournissant un faible courant de sortie. On peut produire des images visibles utiles sur un produit sensible aux charges et thermodéveloppable, servant à la fois de formateur et de récepteur d'image, tel que décrit ci-dessus ; néanmoins, il arrive qu'il se produise dans le transducteur opto-électrique un claquage électrique > qui a pour résultat la formation de trous ou piqûres sur le produit récepteur. En plus d'une solution à ce problème de piqûres, il serait désirable de disposer d'un produit formateur et récepteur d'image amélioré, utile dans le procédé décrit à la demande de brevet allemant 2 533 688, qui donnerait des images visibles dont les densités seraient augmentées et la résolution meilleure, avantageusement dans un large intervalle de potentiels électriques. L'objet de l'invention est un produit d'enregistrement électrophotographique développable par la chaleur, à structure multicouche intégrale, servant à la fois de formateur et de récepteur d'image, comprenant a) un support enduit d'un composé électriquement conducteur ou un support lui-même électrique ment conducteur (en métal ou autre substance conductrice), b) une couche sensible aux charges et développable par la chaleur contenant un sel métallique réductible, tel que les sels organiques d'argent, et c) , disposée entre les deux, une couche semi-conductrice, contenant des composés semi-conducteurs organiques ou minéraux (tel que l'oxyde de zinc). Quand on utilise le produit d'enregistrement selon l'invention dans le procédé décrit à la demande de brevet allemand 2 533 688, on observe avantageusement que la résistance au claquage électrique est augments et que la densité et la résolution des images visibles obtenues sont améliorées. Au dessin annexé, la figure représente un mode de réalisation avantageux du produit d'enregistrement selon l'invention. Le film support 1 porte, 1 ordre dans/une couche éectriquement conductrice 2, une couche semi-conductrice 4 et une couche thermodéveloppable 5 contenant un sel d'argent. Le produit peut comprendre un substratum 3, pour faire adhérer la couche conductrice et la couche semi-conductrice si cela est nécessaire. Cet ensemble (A) de couches 1, 2, 3, 4 et 5 forme le produit d'enregistrement selon l'invention. On l'associe à un transducteur opto-électrique qui comprend un support transparent 10 sur lequel sont appliqués une couche conductrice 9, de densité neutre 0,4 formée par exemple de nickel, et un transducteur opto-électrique 8 formé d'oxyde de plomb en poudre dans un liant.Le produit d'enregistrement et le transducteur optoélectrique sont séparés par une lame d'air 7, et des dispositifs d'espacement 6. La lame d'air n'est pas essentielle, et son épaisseur peut être d'environ 30 pm. On expose à travers une échelle sensitométrique 11 et, simultanément, on applique un courant électrique fourni par la source 12 reliée aux couches conductrices 2 et 9. Les diverses couches du produit d'enregistrement selon l'invention doivent réagir entre elles pour qu'on obtienne des images de contraste et de densité élevés. Le support utilisé pour le produit d'enregistrement A selon l'invention peut être soit lui-même électriquement conducteur, soit porter une couche électriquement conductrice. Parmi les supports conducteurs appropriés, on peut citer le papier (ayant une humidité relative supérieure à 20 %), par exemple du papier rendu plus conducteur par des enductions diverses et/ou des techniques d'encollage ou du papier portant une couche conductrice telle qu'une feuille métallique, une couche contenant un conducteur dispersé dans une résine, une couche conductrice contenant du sel de sodium d'une carboxyesterlactone d'un polymère d'anhydride maléique et d'acétate de vinyle, tel que décrit aux brevets des Etats-Unis d'Amérique 3 007 901 et 3 262 806, un film mince de nickel, d'aluminium, d'argent ou de chrome déposé sous vide, tel que décrit dans Research Disclosure, volume 109, page 62, mai 1973, une couche conductrice décrite au brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 245 833 formée par exemple d'iodure cuivreux, et des composés conducteurs semblables. On peut appliquer ces composés conducteurs par tout procédé connu, tel que le couchage à la raclette, à la tournette, par trempage, pulvérisation, etc. Avantageusement, la couche électriquement conductrice, utilisée dans le produit d'enregistrement selon l'invention, présente une résistivité superficielle (ou résistivité de surface) inférieure à environ 1 x 108 ohms par carré. Pour être sûr que cette résistivité soit inférieure à 1 x 108 ohms par carré dans toutes les plages de la surface, il est préférable que la couche conductrice ait une résistivité de surface totale inférieure à 1 x 106 ohms par carré. On a observé qu'à cette condition, on peut obtenir des reproductions électrophotographiques de façon uniforme et régulière , à partir du produit d'enregistrement selon l'invention, sans altération optique due à une décharge localisée d'-électricité statique. On détermine la résistivité de surface en mesurant la résistance entre deux électrodes placées sur une surface, ces électrodes étant parallèles, d'une longueur donnée, espacées l'une de l'autre d'une distance égale à leur longueur. Comme une augmentation x de la longueur des électrodes entraîne une diminution de la résistance d'une valeur y et qu'une même augmentation x de la distance entre les électrodes provoque une augmentation de la résistance de la même valeur y, il est évident que la longueur et la distance entre les électrodes n'ont pas d'importance, pourvu qu'ils soient identiques. Ainsi, la résistivité de surface exprimée en ohms par carré (ohm pour une surface carrée) est la mesure de la résistance réalisée dans le cas particulier où la longueur des électrodes et la distance entre elles sont identiques et, par conséquent, sont des paramètres qui s'annulent mutuellement. Dans le cas présent, les mesures des résistivités de surface indiquées dans la description sont faites en plaçant la surface à mesurer, face en haut, sur un substrat dur et plat.On place sur la surface à mesurer des électrodes en laiton plaqué or de 5 mm de large et de 35 mm de long à une distance l'une de l'autre de 33 mm et on place. sur les électrodes une tare de 350 g pour établir un bon contact électrique avec la surface à mesurer. On mesure ensuite la résistance entre les électrodes en utilisant un électromètre de Keithley Modèle 610 C. Il n'est pas nécessaire que le conducteur électrique métallique incorporé dans la couche conductrice soit lui-même résistant à l'oxydation dans les conditions de traitement électrophotographiques utilisées. On a en effet observé que les métaux, utilisés en association avec des oxydes minéraux dans le produit d'enregistrement selon l'invention, sont protégés contre une oxydation excessive, même lorsque l'on a noté une très forte oxydation dans des couches comprenant uniquement des quantités identiques des mêmes métaux. Les métaux avantageux comme conducteurs métalliques sont ceux qui ont une faible densité optique pour une résistance donnée.On a observé que le chrome était éminemment souhaitable pour la réalisation de l'invention par suite de sa faible densité optique pour des niveaux donnés de conductivité et de son exceptionnelle résistance à l'oxy- dation quand on l'utilise en association avec un oxyde minéral protecteur. D'autres métaux utilisables sont l'argent, le cuivre et le nickel. On peut utiliser encore d'autres métaux qui ne réagissent pas de façon indésirable avec le support diélectrique, ni avec la composition organique hydrophobe semi-conductrice et leur utilisation dépend de paramètres tels que le coût initial, la densité optique, la conductance, la résistance à l'oxydation à court et long terme, etc, qui peuventêtre plus ou moins souhaitables pour une application particulière. L'oxyde minéral contenu dans la couche conductrice protège le métal contre l'oxydation. Habituellement, les oxydes minéraux sont des composés diélectriques et il est Surprenant qu'ils puissent protéger le métal sans augmenter la résistance électrique de la couche au-delà des valeurs utiles. De façon caractéristique, les oxydes minéraux protecteurs sont insolubles dans l'eau et pratiquement inertes chimiquement (a) dans les conditions de traitement électrophotographique habituelles et#(b).vis-à-vis des couches photoconductrices organiques hydrophobes. Les oxydes métalliques préférés sont ceux qui présentent une faible densité optique et avantageusement ceux qui sont pratiquement transparents.Les oxydes de silicium, tels que le monoxyde et le dioxyde de silicium sont préférés pour la mise en oeuvre de l'invention parce qu'ils sont pratiquement insolubles dans l'eau et chimiquement inertes dans les conditions de traitement électrophotographique classiques, et ils sont essentiellement transparents. Ils sont avantageux aussi parce qu'ils peuvent être déposés en phase vapeur en même temps que les métaux, par chauffage à des températures de vaporisation qui sont faibles par rapport à celles nécessaires pour vaporiser d'autres oxydes protecteurs. D'autres oxydes particulièrement appropriés sont des oxydes métalliques tels que l'oxyde d'aluminium, l'oxyde de magnésium, l'oxyde de tantale, les oxydes de bore et de silicium (par exemple les borosilicate# et l'oxyde de titane. Les oxydes protecteurs sont utilisables sous forme cristalline ou sous forme amorphe. On peut utiliser aussi des verres, en particulier des mélanges d'oxydes formateurs de verre, et des oxydes mixtes minéraux cristallins. La combinaison des propriétés de conductance et de résistance à l'oxydation observée dans la couche conductrice est attribuable au mélange intime du métal et de l'oxyde minéral protecteur. On peut utiliser diverses techniques pour obtenir ce mélange intime, mais la technique la plus avantageuse est de déposer en même temps, sous vide, sur un support, le métal et l'oxyde minéral protecteur en phase vapeur.Pour le mélange du métal et de oxyde protecteur, on peut utiliser le procédé décrit au brevet des Etats-Unis d'Amérique 2 808 351 qui concerne une technique de mélange à un niveau moléculaire ; ou bien le procédé décrit dans l'article de Milgram et Lu paru dans "Journal of Applied Physics", volume 39, pages 4 219-24, qui consiste à mélanger des particules métalliques de diamètre inférieur à 20 nm dans une matrice continue d'un oxyde protecteur ; de tels mélanges de métal et d'oxyde protecteur sont habituellement appelés cermets. Généralement, le mélange physique le plus intime possible est préférable entre le métal et l'oxyde protecteur. Les couches conductrices contiennent un mélange d'au moins un oxyde minéral protecteur et d'environ 30 à 70 7 en masse d'au moins un métal électriquement conducteur. L'épaisseur de la couche conductrice peut varier et dépend par exemple de sa composition. Toutefois, au-delà d'une certaine épaisseur, l'augmentation de la conductivité est si faible qu'il n'est plus nécessaire d'augmenter davantage l'épaisseur de la couche conductrice. Les couches conductrices utilisées dans la mise en oeuvre de l'invention peuvent aussi avantageusement être appliquées sur des supports diélectriques classiques pour produits photoconducteurs, c'est-a-dire des supports qui présentent une résistivité de surface de plus de 1 x 109 ohms par carré, et plus habituellement, de plus de 1 x 1012 ohms par carré, et particulièrement, les supports diélectriques qui présentent une surface de liaison hydrophobe. La couche conductrice peut être appliquée sur n'importe quel support diélectrique classique. Elle est particulièrement efficace comme intercouche conductrice entre une couche photoconductrice organique hydrophobe et un support diélectrique hydrophobe. Des polymères hydrophobes typiques pour former des supports utilisables dans l'invention comprennent des esters cellulosiques tels que le nitrate et l'acétate de cellulose ; les polyacétals vinyliques, les polycarbonates, les polyesters tels que les polyesters linéaires d'acides dicarboxyliques aliphatiques et aromatiques saturés ou non condensés avec des composés organiques polyhydroxylés tels que des alcools polyhydroxylés, par exemple, des polyesters d'alkylèneglycol et/ou de glycérol avec l'acide téréphtalique, isophtalique, adipique, maléique, fumarique et/ou azélaique ; les polymères d'hydrocarbures halogénés tels que le chlorure de polyvinyle et des hydrocarbures polymères, tels que le polystyrène et les polyoléfines, en particulier des polymères d'oléfines ayant de 2 à 20 atomes de carbone. On peut utiliser les polymères ci-dessus sous la forme de films souples ou autres supports diélectriques utilisables en eux-mêmes ; on peut aussi les utiliser sous forme de couche sur du verre, du papier et des supports diélectriques polymères. Des supports diélectriques enduits particulièrement avantageux sont les supports de film polymère, avantageusement des polyesters tels que le polytéréphtalate d'éthylène, portant comme substratum adhésif un polymère à base de chlorure de vinylidène. Ces polymères adhésifs contenant du chlorure de vinylidène sont, en général, des copolymères d'addition sous forme d'hydrosol à 2, 3 ou 4 constituants, préparés par copolymérisation en émulsion aqueuse de mélanges monomères contenant plus de 50 % en masse de chlorure de vinylidène, par exemple le terpolymère d'acrylate de méthyle, de chlorure de vinylidène et d'acide itaconique décrit au breuet des Etats-Unis d'Amérique 3 143 421. Des tétrapolymères hydrosols contenant du chlorure de vinylidène utilisables comprennent les tétrapolymères de chlorure de vinylidène, d'acrylate de méthyle, d'acrylonitrile et d'acide acrylique décrits au brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 640 709.Parmi les copolymères à base de chlorure de vinylidène utilisables, on peut citer aussi le copolymère de chlorure de vinylidène et d'acrylate de méthyle, le copolymère de chlorure de vinylidène et de méthacrylonitrile, le copolymère de chlorure de vinylidène et d'acrylonitrile et le copolymère de chlorure de vinylidène, d'acrylonitrile et d'acrylate de méthyle. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 501 301 décrit des composés appelés "tergals", qui sont aussi utilisables comme substratum. Bien entendu, on peut utiliser aussi d'autres types de substratum polymère adhésif. Les couches semi-conductrices organiques hydrophobes, utiles dans le produit d'enregistrement suivant l'invention, comprennent un semi-conducteur organique et, éventuellement, un liant. Habituellement, cette couche a une épaisseur d'environ 1 à 500 pm après séchage. On peut obtenir des résultats satisfaisants quand la quantité de semi-conducteur est comprise entre environ 1/100 et 60/100 en masse de la composition de couchage. On peut utiliser une grande variété de semi-conducteurs, aussi bien des composés semi-conducteurs organométalliques que des composés seulement organiques.Par composé semi-conducteur, on entend un composé à conductivité électronique comprise entre I x 10 13 et 1 x .On peut utiliser un semi-conducteur qui soit un photoconducteur, c1est-à-dire un composé qui devient conducteur par exposition à la lumière, mais dont la conductivité avant l'exposition est comprise entre 1 x 10 et 1 x l0#4#1cm#1. Toutefois, il n'est pas nécessaire que le semiconducteur soit un photoconducteur pour la réalisation de l'invention. Parmi les divers semi-conducteurs utiles, on peut citer A - Les arylamines, comprenant les arylamines substituées ou non, les diarylamines, les triarylamines non polymères et les triarylamines polymères, décrites aux brevets des Etats-Unis d'Amérique 3 240 597 et 3 180 730 B - Les polyarylalkanes du type décrit aux brevets des Etats-Unis d'Amérique 3 274 000, 3 542 547 et 3 542 544 C - Les chalcones substitués en position 4 par un radical diarylamino, du type décrit au brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 526 501 D - Des composés cycloheptényle non ioniques, du type décrit au brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 533 786 E - Des composés contenant le noyau décrits au brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 542 546 F - Des composés organiques ayant un noyau 3,3'-bis-aryl-2-pyrazoline, décrits au brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 527 602 G - Les triarylamines dans lesquelles au moins un des radicaux aryle est substitué soit par un radical vinyle, soit par un radical vinylène, et contenant au moins un groupe possèdant un hydrogène actif, décrites au brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 567 450 H - Les triarylamines dans lesquelles au moins un des radicaux aryle est substitué par un groupe contenant un hydrogène actif, décrites au brevet belge 728 563 I - Des composés organométalliques ayant au moins un substituant aminoaryle lié à un atome métallique des groupes IVa ou Va de la classification périodiq;ue des éléments (Handbook of Chemistry and Physics, 38 ème Edition, pages 394-395), décrits au brevet canadien 818 539 J - Des composés organométalliques ayant au moins un substituant aminoaryle lié à un atome métallique du groupe IIIa, décrits au brevet belge 735 334;; K - Des compositions de transfert de charge, tels que celles qui contiennent un semi-conducteur et un acide de Lewis, ainsi que les compositions semi-conductrices comprenant des complexes d'un composé non semi-conducteur et d'un acide de Lewis, telles que celles qui sont décrites par exemple dans "Defensive Publication" non881 002 et aux brevets des Etats-Unis d'Amérique 3 408 181, 3 408 190 et 3 418 116. Pour former les couches semi-conductrices hydrophobes, on peut utiliser comme liants une grande variété de résines filmogènes, en particulier des résines hydrophobes ayant une constante diélectrique assez élevée et qui sont de bons isolants électriques. Les composés de ce type comprennent les copolymères de styrène et de butadiène ; les résines silicones ; les résines styrène-alkydes les résines silicone-alkydes ; I#s' r & ines de soja-alkyde ; le polymère de chlorure de vinyle ; le polymère/de vinylidène ; les copolymères de chlorure de vinylidène et d'acrylonitrile ; le polymère d'acétate de vinyle ; les copolymères d'acétate de vinyle et de chlorure de vinyle ; les polyvinylacétals, tels que le polyvinylbutyral ; les polymères d'esters acryliques et méthacryliques, tels que le polyméthacrylate de méthyle, le polyméthacrylate de n-butyle, le polyméthacrylate d'isobutyle ; le polystyrène , le polystyrène nitré ; le polyméthylstyrêne ; les polymères d'isobutylène ; les polyesters tels que le polyphénylènedicarboxylate d'éthylène et d'alkylènebis(alkylèneoxyarylène) ; les résines phénolformaldéhyde ; les résines cétoniques ; les polyamides, les polycarbonates; les polythiocarbonates ; le polytéréphtalate d'éthylène et d'îsopropylidène-2,2- bis(éthylèneoxyphénylène) ; les copolymères d'halogénoarylates de vinyle et d'acétate de vinyle tels que le copolymère de métabromobenzoate de vinyle et d'acétate de vinyle.Les procédés de synthèse de ces résines ont été décrits dans la technique antérieure ; par exemple, on peut préparer les résines styrène-alkyde suivant le procédé décrit aux brevets des Etats-Unis d'Amérique 2 361 019 et 2 258 423. On peut utiliser d'autres types de liants pour les couches semi-conductrices, par exemple la paraffine, les cires minérales, etc. Dans ùa mode de réalisation avantageux, la couche semi-conductrice est formée d'un semi-conducteur du type bis-(N,N-diéthylaniline)méthane, associé à un liant polycarbonate. Un semi-conducteur avantageux est une N,N-dialkylaniline ayant la structure suivante G et R sont décrits au tableau suivant G R a. CH3 H b. -H H c. -Br H d. R > CH6 H5 CH3 R est le radical : et R2 et R3 choisis indépendamment, sont des radicaux alkyle inférieurs tels que méthyle, éthyle, n-propyle, isopropyle, n-butyle, butyle secondaire, isobutyle, butyle tertiaire, amyle, etc. L'épaisseur de couchage de la composition semi-conductrice peut être très variable. On utilise, en général, une épaisseur à l'état humide, comprise entre environ 0,05 mm et 0,4 ma, et de préférence entre 0,05 ma et 0,2 mm. Comme produit d'enregistrement sensible aux charges, on peut utiliser n'importe quel produit qui subit une modification chimique et/ou électrique avec formation d'une image latente, quand on le soumet à un courant électrique. L'image latente est une image invisible ou faiblement visible capable de s'amplifier par un traitement de développement ultérieur par la chaleur. Le produit d'enregistrement sensible aux charges est, d'une manière caractéristique, une composition thermodéveloppable qui comprend un sel métallique réductible, un agent réducteur de ce sel et un liant. On peut utiliser dans l'invention différents sels métalliques réductibles. Des sels appropriés sont les sels d'argent d'acides organiques tels que des acides gras, qui ne sont pas sensibles à la lumière. Des sels argentiques par ticulièrement utilisables sont les sels d'argent, non sensibles à la lumière visible, d'acides gras à longue chaîne qui comprennent par exemple le béhénate d'argent, le stéarate d'argent, l'oléate d'argent, le laurate d'argent, l'hydro- xystéarate d'argent, le caprate d'argent, le myristate d'argent et le palmitate d'argent. On peut utiliser des sels argentiques qui ne sont pas des sels d'acides gras à longue chaîne, si on le désire. On peu-t aussi utiliser des mélanges de sels d'argent d'acides gras à longue chaîne et d'autres sels d'argent.Des sels d'argent utilisables qui ne sont pas des sels d'acides gras à longue chaîne comprennent par exemple le benzoate d'argent, le benzotriazole argentique, le téréphtalate d'argent, le phtalate d'argent, etc. On peut aussi utiliser comme sels argentiques des sels d'argent de composés thione hétérocyclique, par exemple les sels d'argent de 3-carboxyméthyl-4-méthyl-4-thiazoline-2-thione, de 3-(2-carboxyéthyl)-4-hydroxyméthyl-4-thiazoline-2-thione, de 3-(2-carboxy éthyl)-benzothiazoline-2-thione, de 3-(2-carboxyéthyl)-3-méthyl-4-thiazoîine-2- thione, et des mélanges de ces sels d'argent. Des sels métalliques utilisables qui ne sont pas des selslargentiques sont par exemple le perchlorate de nickel, le béhénate de plomh, le stéarate de cuivre, etc. Des sels métalliques réductibles que l'on peut utiliser sont décrits aux brevets des Etats-Unis d'Amérique 3 457 075, 3 152 904, 3 152 903, 3 672 904 et 3 785 830 et au brevet anglais 1 161 777. Des sels métalliques réductibles sensibles à fa lumière visible qui sont sensibles aux charges peuvent être utilisés au lieu de ou en mélange avec les sels métalliques non photosensibles décrits précédemment. Les produits sensibles aux charges peuvent par exemple contenir des sels photosensibles comme des sels d'argent photosensibles et notamment les halogénures d'argent photographiques. Des halogénures d'argent photographiques utilisables sont par exemple, le chlorure d'argent, le bromure d'argent, le bromoiodure d'argent, le chlorobromoiodure d'argent ou des mélanges de ces halogénures. Pour la réalisation de l'invention, on peut aussi utiliser de l'iodure d'argent. On peut préparer l'halogénure d'argent photosensible in situ dans le produit sensible aux charges par des procédés décrits par exemple au brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 457 075. On peut aussi préparer séparément les halogénures d'argent photosen sibles, puis les mélanger aux composés formant le produit sensible aux charges, au moment désiré. L'halogénure d'argent photosensible peut se présenter sous la forme de gros grains, de grains fins ou de grains très fins, ces derniers étant particulièrement appropriés. On peut préparer l'halogénure d'argent photographique par tout procédé connu en photographie et notamment par le procédé décrit au brevet américain mentionné précédemment. L'halogénure d'argent photosensible peut être sensibilisé chimiquement, et peut être associé à divers additifs habituellement utilisés dans les produits photographiques, tels que des colorants sensibilisateurs, des stabilisants, des antivoiles, des agents de durcissement, des adjuvants de couchage, etc... On peut utiliser différents agents réducteurs des sels métalliques dans les produits sensibles aux charges décrits précédemment. Des agents réducteurs utilisables sont par exemple des sulfonamidophénols, décrits au brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 801 321 ; des polyhydroxybenzènes comme l'hydroqui- none, des alkyl-hydroquinones comme la tertio-butyl-hydroquinone, la méthylhydroquinone, la 2,5-diméthylhydroquinone et la 2,6-diméthylhydroquinone ; des catéchines et des pyrogallols ; des aminophénols comme des 2,4-diaminophénols et des méthylamînophénols ; des agents réducteurs de la famille de l'acide ascorbique comme l'acide ascorbique et les dérivés de l'acide ascorbique ; lthydroxy- lamine ; des 3-pyrazolidones comme la l-phényl-3-pyrazolidone et la 4-méthyl 4-hydroxyméthyl-1-phényl-3-pyrazolidone ; et des bis-béta-naphtols, comme ceux décrits au brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 672 904. On peut utiliser, si on le désire, des mélanges de ces agents réducteurs. On peut incorpoler les agents réducteurs dans les produits sensibles aux charges à différentes concentrations. Une concentration appropriée en agent réducteur utilisé avec un sel métallique réductible, tel que le béhénate d'argent ou le stéarate d'argent, est comprise entre environ 0,1 mole et environ 10 moles par mole de sel métallique réductible. Quand on utilise des mélanges d'agents réducteurs, la concentration totale en agent réducteur est comprise dans l'intervalle donné précédemment. La concentration en sel métallique réductible la plus appropriée dépend de plusieurs facteurs comme l'image désirée, les conditions de traitement, etc. Les produits sensibles aux charges selon l'invention peuvent comprendre divers liants, particulierement des liants polymères. Des liants polymères appropriés sont indiqués dans les brevets mentionnés précédemment qui décrivent des sels métalliques réductibles utilisables. Des liants polymères utilisables peuvent être hydrophobes ou hydrophiles. Ils comprennent des substances naturelles telles que des protéines, comme la gélatine, des dérivés de la gélatine, des dérivés de la cellulose, des polysaccharides comme le dextranne, la gomme arabique, etc., ainsi que des substances polymères synthétiques comme des composés polyvinyliques solubles dans l'eau tels que la polyvinylpyrrolidone, des polymères d'acrylamide, etc.D'autres composés polymères synthétiques que l'on peut utiliser comprennent des composés vinyliques en dispersion, par exemple sous forme de latex, et particulièrement ceux qui augmentent la stabilité dimensionnelle des produits sensibles au courant électrique. Des polymères appropriés comprennent des polymères non solubles dans l'eau d'acrylate et de méthacrylate d'alkyle, d'acide acrylique, d'acrylate de sulfoalkyle, de méthacrylate de sulfoalkyle et ceux qui ont des sites de réticulation qui facilitent le durcissement ainsi que les polymères qui possèdent des motifs sulfobétaTne comme il est décrit au brevet canadien 774 054.Des polymères particulièrement utilisables comprennent le polycarbonate, le polybutyralvinylique, l'acéto-butyrate de cellulose, le polyméthacrylate de méthyle, la poly(vinylpyrrolidone), ltéthylcel- lulose, le polystyrène, le polychlorure de vinyle, le caoutchouc chloré, le polyisobutylène, les copolymères de butadiène et de styrène, des copolymères de chlorure de vinyle et d'acétate de vinyle, des copolymères d'acétate de vinyle, de chlorure de vinyle et d'acide maléique et l'alcool polyvinylique. Le choix d'un polymère, présentant des propriétés optimales, comme liant pour des produits sensibles aux charges, utilisés dans l'invention, dépend du sel métallique réductible utilisé, de l'agent réducteur, des conditions de traitement, etc. Quand le produit sensible aux charges doit être utilisé avec une couche semiconductrice, le choix d'un liant polymère approprié peut etre utile pour obtenir la correspondance d'impédance désirée entre le produit sensible et le semiconducteur. I1 est essentiel, toutefois, que le liant n'agisse pas d'une manière nuisible sur les propriétés du produit sensible. La couche sensible aux charges du produit d'enregistrement d'image utilisée dans l'invention peut être appliquée sur différents supports. Des supports appropriés comprennent des films de nitrate de cellulose, d'ester cellulosique, d'acétal polyvinylique, de polystyrène, de polytéréphtalate d'éthyl èneglycol, de polycarbonate et des films de nature voisine ou bien des substances résineuses ainsi que du verre, du papier, du métal, etc. Cependant, si le support est isolant, le produit d'enregistrement d'image peut aussi comprendre une couche conductrice de l'électricité qui est placée entre le support et la couche sensible aux charges. On utilise d'une manière appropriée un support souple, particulièrement un support en papier.Le support de papier peut être enduit d'une couche de sulfate de baryum et/ou d'une couche qui a le rôle de couche barrière par rapport au solvant. Les couches sensibles aux charges utilisées suivant l'invention peuvent contenir des composés qui sont habituellement utilisés dans des produits thermographiques et photothermographiques. Des composés que l'on peut ajouter à ces couches sont par exemple des modificateurs de tonalité, tels que des modifica teurs de tonalité activateurs décrits aux brevets des Etats-Unis d'Amérique 3 457 075, 3 672 904 et 3 801 321, des plastifiants et/ou des lubrifiants, des agents tensio-actifs, des agents de matage, des agents blanchisseurs optiques, des substances absorbant la lumière, des colorants filtrant, etc., ainsi que d'autres composés décrits dans les brevets précédemment mentionnés. Pour appliquer sur un support approprié les composés nécessaires à la formation des couches sensibles selon l'invention, on peut les mélanger avec des solutions aqueuses ou des solutions de solvants organiques appropriés suivant le produit sensible particulier. On peut ajouter ces composés par différents procédés connus en photographie. On peut appliquer la couche sensible par différents procédés de couchage connus en photographie, par exemple par couchage par immersion, par couchage à la lame d'air, au rideau ou par extrusion en utilisant des filières du type décrit au brevet des Et & s-Unis d'Amérique 2 681 294. Si on le désire, on peut appliquer simultanément deux ou plusieurs couches par des procédés connus. Un produit d'enregistrement d'image sensible aux charges et développable à sec, particulièrement utilisable, comprend un support conducteur de l'électricité qui porte une couche d'environ 10 iim à 20 pm contenant (a) un mélange formateur image comprenant (1) un sel d'argent d'un acide gras à longue channe tel que le béhénate d'argent ou le stéarate d'argent et (2) un agent réducteur tel que décrit précédemment, dans (b) un liant polymère comme mentionné précédemment. Le fait que le produit d'enregistrement d#'image ne soit pas sensible à la lumière visible permet de le manipuler å la lumière du jour. Avec un choix approprié du transducteur#opto-é1ectrique, le produit peut enregistrer des images d'un grand nombre de rayonnements. De plus, le choix convenable du transducteur opto-électrique permet le fonctionnement sélectif du procédé dans des milieux où se manifeste plus d'un type de rayonnements, par exemple des expositions aux rayons X en présence de lumière. On peut réaliser le chauffage uniforme de toute la surface du produit sensible par différents procédés connus, par exemple en plaçant le produit d'enregistrement sur une plaque chauffée, en le passant entre des rouleaux chauffés ou en utilisant une énergie radiante, provenant par exemple d'une lampe à énergie thermique, de dispositifs à microondes, de dispositifs à ultrasons, etc. Une température appropriée pour former l'image développée désirée est comprise entre environ 800C et environ 2500C, par exemple entre environ 1000C et environ 1600C. L'intervalle optimal dépend de plusieurs facteurs comme l'image souhaitée, les composés du produit d'enregistrement, etc. La durée du chauffage peut varier d'une manière appropriée entre environ 0,1 seconde et environ 120 secondes suivant le produit d'enregistrement utilisé et, d'une manière plus importante, suivant le type de dispositif de chauffage utilisé. Le chauffage est réalisé sous des conditions de pression atmosphérique ; cependant, il est possible d'utiliser, si on le désire, des pressions supérieures ou inférieures à la pression atmosphérique. Lorsque le produit d'enregistrement est chauffe, à une température supérieure à la température critique, le composé métallique et l'agent réducteur réagissent dans les plages d'image ; on obtient ainsi la réduction du composé métallique en métal libre correspondant.Le métal obtenu par ce procédé forme une reproduction visible du courant électrique appliqué ; la densité de l'image obtenue varie avec la densité de charge produite dans le produit d'enregistrement. Les exemples suivants illustrent l'invention. EXEMPLE 1 On prépare une dispersion et une solution nécessaire pour obtenir une composition d'argent sèche. On dissout 1 g de polybutyral vinylique dans un mélange de solvants constitué de 10 ml de toluène et de 10 ml d'acétone ; on agite le polymère dans les solvants avec un agitateur magnétique pendant 2 h à température ambiante. On place dans un récipient de verre de 125 ml, la solution obtenue, 1,8 g de béhénate d'argent, 0;7 g d'acide béhénique, 0,9 g de 1,2-H- phtalazinone et 30 billes d'agate. On agite le mélange dans un broyeur à billes à une vitesse d'environ 100 tours/mn pendant 16 h. Dans un récipient distinct, on dissout 1,7- g de 2 > 2'-méthylènebis(6- tert-butyl-4-méthylphénol) et 0,3 g de chlorure mercurique dans un mélange de solvants constitué de 6 ml de toluène et de 6 ml d'acétone ; on agite les solides dans les solvants avec un agitateur magnétique pendant 30mn à température ambiante. La préparation de la dispersion et de la solution étant terminée, on réalise leur mélange et le couchage en lumière de sécurité rouge. On ajoute la solution contenant le 2 > 2'-méthylènebis-(6-tert-butyl-4-méthylphénol) à la dispersion et on mélange en agitant doucement pendant environ 2 mn. On filtre la dispersion diluée obtenue à travers un tamis de soie de 149 um d'ouverture de maille.On prépare un premier échantillon en appliquant la composition à la main, pour obtenir une couche d'une épaisseur, à l'état humide, de o,l5 mm, sur un support de densité meutre 0,4, formé d'une couche de nickel déposée à l'état de vapeur sur un film de polytéréphtalate d'éthylène préalablement enduit d'un terpolymère composé de 2/100 en masse d'acide itaconique, 13/100 en masse d'acrylate de méthyle et 85/100 en masse de chlorure de vinylidène. On réalise un second échantillon en appliquant à la main la même composition, pour avoir une couche d'une épaisseur, à l'état humide, de 0,15 mm, sur une couche semi-conductrice organique contenant du 4,4'-diéthylamino-2,2'diméthyltriphénylméthane, qui est elle-meme appliquée sur une couche de nickel de densité neutre 0,4 portée par un support de polytéréphtalate d'éthylène. On sèche les deux échantillons à l'obscurité pendant 16 h à température ambiante dans un compartiment comportant une circulation d'air. On utilise les deux produits d'enregistrement ainsi préparés dans des produits composites de structure décrite à la figure 1. La couche d'oxyde de plomb tétragonal photoconducteur a, dans les deux cas, une épaisseur de 90 Zm. On expose aux rayons X, la couche photoconductrice de PbO des produits composites à travers plusieurs objets métalliques-. L'exposition a lieu pendant 30 s et les rayons X sont filtrés à travers 1 mm d'aluminium. la source de rayons X est un dispositif Faxitron 805 (vendu par la Société Hewlett Packard Company) utilisé sous une tension de 60 KV. Pendant l'exposition, on applique une tension positive de 3 KV aux produits composites. On utilise des échantillons d'oxyde de plomb différents pour chaque produit d'enregistrement. On traite ensuite les produits d'enregistrement par la chaleur pendant 30 s à 950C, le support étant placé sur le bloc chauffant. On obtient une épreuve radiographique d'excellente qualité ne comportant pas de piqûres dues au claquage électrique avec ltéchantillon contenant le semi-conducteur organique. L'échantillon préparé en appliquant directement la couche d'argent sur la couche de nickel de densité neutre 0,4 couchée sur le support de polytéréphtalate d'éthylène donne une épreuve radiographique présentant plusieurs piqûres dues au claquage électrique. On observe aussi que, immédiatement après l'exposition, l'échantillon de PbO utilisé pour exposer l'échantillon ne contenant pas le semi-conducteur organique, présente des claquages électriques, tandis que le PbO utilisé pour exposer l'échantillon contenant le semi-conducteur organique n'en présente pas. EXEMPLE 2 On prépare un produit d'enregistrement composite de la manière suivante: On prépare une composition semi-conductrice organique comprenant 1,8 g de "LEXAN-145" (polycarbonate de 4 > 4-isopropylidène-diphényle vendu par la Companie General Electric), 1,2 g de 4,4'-diéthylamino-2,2'-diméthyltriphényl- méthane, 8,2 mlde dichlorométhane et 8,8 ml de 1,2-dichloroéthane, en agitant les solides dans le solvant pendant 2 h à température ambiante.On applique la solution obtenug sous une épaisseur de 0,15 mm à l'état humide, sur une couche de cermet (couche conductrice de Cr-SiO déposée sous vide sur un support de polytéréphtalate d'éthylène) substratée avec un terpolymère formé de 21100 en masse d'acide itaconique, 131100 en masse d'acrylate de méthyle et 85/100 de chlorure de vinylidène. On sèche le produit obtenu dans une étuve à 600C pendant 1 h. On prépare ensuite une composition d'argent exactement de la même façon qu'à l'exemple 1. On applique la composition d'argent à la main, sous une épaisseur à l'état humide de 0,15 mm, sur la couche semi-conductrice du produit obtenu ci-dessus. On prépare un autre échantillon en appliquant directement à la main, sous une épaisseur à l'état humide de 0,15 mm, la composition d'argent sèche sur la couche de cermet substratée. On sèche les deux échantillons à l'obscurité pendant 16 h à température ambiante dans un compartiment comportant une circulation d'air. On utilise les deux échantillons comme à l'exemple 1. On obtient une épreuve radiographique d'excellente qualité sans piqûres dues au claquage électrique# avec l'échantillon comportant un semi-conducteur organique. L'échantillon qui contient la couche d'argent sèche appliquée directement sur la couche de cermet donne une épreuve radiographique présentant des piqûres dues au claquage électrique. De nouveau, l'oxyde de plomb utilisé pour exposer la composition d'argent sèche non appliquée sur le semi-conducteur organique, a subi un claquage électrique pendant l'exposition. On examine chacune des épreuves au microscope, avec un grossissement de 60, et on observe que les plages d'image de l'épreuve obtenue avec le produit composite présente une bien meilleure définition que l'autre produit. On expose les parties non exposées de chacun des échantillons à la lumière du jour pendant 4 h. Le produit composite noircit très peu, tandis que le produit dans lequel la couche d'argent est appliquée directement sur le cermet présente une densité assez élevée d'argent. EXEMPLE 3 On prépare comme à l'exemple 2 des couches semi-conductrices organiques formées des compositions suivantes A. 1,8 g de LEXAN-145 1,2 g de bis(4-diéthylamino) tétraphénylméthane B. 1,8 g de LEXAN-145 1,2 g de. 4,4'-bis(diéthylamino) benzophénone C. 1,8 g de tEXAN-145 1,2 g de bis(4-diéthylamino) l,l,l-triphényléthane. On prépare ensuite une composition d'argent sèche exactement comme à l'exemple 1. On applique à la main, sous une épaisseur à l'état humide de 0,15mm la composition d'argent sèche sur chacune des couches semi-conductrices organiques et aussi directement sur une couche de cermet substratée. On sèche tous les échantillons à l'obscurité pendant 16 h à température ambiante dans des compartiments comportant une circulation d'air. On utilise chacun des échantillons comme à l'exemple 1. Tous les échantillons comportant un semi-conducteur organique donnent des épreuves radiographiques d'excellente qualité. Seuls le produit d'enregistrement constitué d'une couche d'argent directement appliquée sur le cermet et l'oxyde de plomb utilisé pour son exposition, ont subi un claquage électrique. EXEMPLE 4 On prépare une couche semi-conductrice organique exactement comme à exemple 2, mais on l'applique sous une épaisseur, à l'état humide, de 0,8 mm. On prépare une composition d'argent sèche de la manière suivante On dissout 1,5 g de polybutyral vinylique dans un mélange de solvants constitué de 17,2 ml de toluène et de 17,2 ml d'acétone, en agitant le polymère dans le solvant avec un agitateur magnétique pendant 2 h à température ambiante. On introduit, dans un récipient de verre de 125 mly la solution obtenue, 4,2 g de béhénate d'argent, 1,35 g de l > 2-H-phtalazinone et 30 billes d'agate. On agite dans un broyeur à billes à une vitesse d'environ 100 tours/mn pendant 16 h. Dans un récipient distinct, on dissout 1 g de polybutyral vinylique, 3 g de 2,2'-méthylènebis-(6-tert-butyî-4-méthylphénol) et 0,05 g de chlorure mercurique, dans un mélange de solvants formé de 11,4 ml de toluène et de 11,4 ml d'acétone, en agitant les solides dans le solvant pendant 1 h à température ambiante. On mélange la dispersion et la solution sous un éclairage de sécurité rouge. On applique à la main, sous une épaisseur à l'état humide de 0,15 mm, la composition d'argent sèche sur la couche semi-conductrice organique, dans des conditions d'éclairage de sécurité rouge. On sèche le produ#it d'enregistrement obtenu à l'obscurité pendant 16 h à température ambiante dans un compartiment comportant une circulation d'air. On utilise comme à l'exemple 1, le produit d'enregistrement obtenu mais en utilisant comme source de courant un semi-conducteur organique sensible à la lumière. On expose sous un coin sensitométrique ayant une densité neutre maximale de 3,6 diminuant jusqu'à 0,05 par étapes de 0,#3, pendant 12 s, à une source de lumière au tungstène de 161,5 lux. On utilise comme semi-conducteur organique une couche de 20 jim du type décrit à l'exemple 4 du brevet des Etats Unis d'Amérique 3 615 414. Pendant l'exposition, on applique une tension positive de 4 KV au produit composite. On traite le produit d'enregistrement par la chaleur pendant 30 s à 950C en chauffant du coté du support. On obtient une reproduction d'excellente qualité du coin sensitométrique, ne présentant pas de piqûres notables dues à un claquage électrique.On mesure les densités par transmission des différentes plages développées en utilisant un densitomètre Macbeth TD-504. La densité maximale par transmission est de 3,4. Le graphique donnant la densité de 11 image en fonction de l'exposition montre que le produit d'enregistrement présente un contraste très élevé, comparé à d'autres produits d'enregistrement à l'argent. Le graphique montre aussi quele produit d'enregistrement nécessite une densité de charge beaucoup moins élevée pour produire une densité d'image donnée. EXEMPLE 5 On prépare une couche semi-conductrice organique exactement comme à l'exemple 4. On prépare aussi une composition d'argent comme celle de l'exemple. 4, mais en utilisant le produit "Formvar 12/851' (polyformal vinylique vendu par la firme Monsanto) au lieu de polybutyral vinylique et 0,34 g de 1,2-Hphtalazinone au lieu de 1,35 g. On applique à la main, sous une épaisseur de 0,15 ma à l'état humide et en lumière rouge, la composition d'argent sur la couche semi-conductrice organique. On sèche le produit d'enregistrement obtenu à l'obscurité pendant 16 h à température ambiante dans un compartiment comportant une circulation d'air. On expose le produit obtenu exactement comme à l'exemple 4, mais on applique une tension négative de 3 KV. On traite le produit d'enregistrement exposé pendant 30 s à 95 C comme à l'exemple 4. On obtient une reproduction du coin sensitométrique d'excellente qualité, ne présentant pas de claquage électrique. On mesure les densités par transmission comme à l'exemple 4. La densité maximale est de 4,0 et le graphique donnant la densité de l'image en fonction de l'exposition -comme à l'exemple 4, montre que le produit d'enregis .trement présente un contraste beaucoup plus élevé que celui préparé à l'exemple 4. EXEMPLE 6 On prépare une composition semi-conductrice organique comprenant 4,5 g de liant "LExAN-145", 1,2 g de 4,4'-diéthylamino-2,2'-diméthyîtriphénylméthane, cateur de tonalité 0,4 g de succinimide (modifi/ pour la composition d'argent), 15,9 ml de dichlorométhane et 17 ml de 1,2 dichloroéthane, en agitant les solides dans le solvant à température ambiante. On applique la solution obtenue, sous une épaisseur de 0,08 mm à l'état humide, sur une couche de cermet substratée comme à l'exemple 1. On sèche le produit obtenu dans une étuve à 600C pendant 1 h. On prépare de la manière suivante une composition d'argent. On dissout 1,5 g de polybutyral vinylique dans un mélange de solvants comprenant 17,2 ml de toluène et 17,2 ml d'acétone, en agitant le polymère dans le mélange solvant avec un agitateur magnétique pendant 2 h à température ambiante. On introduit dans un récipient de verre de 125 ml, la solution obtenue, 4,2 g de béhénate d'argent et 30 billes d'agate. On agite le mélange dans un broyeur à billes à une vitesse d'environ 100 tours/mn pendant 16 h. Dans un récipient distinct, on dissout 1 g de polybutyral vinylique, 2,1 g de benzènesulfonamidophénol et 0,05 g de chlorure mercurique, dans un mélange de solvants formé de 11,4 ml de toluène~ et de 11,4 ml d'acétone, en agitant les solides dans le mélange solvant pendant 1 h à température ambiante. On mélange ensuite la dispersion et la solution sous un éclairage rouge de sécurité. On applique à la main, sous une épaisseur de 0,15 mm à l'état humide, la composition d'argent sur la couche semi-conductrice organique, en lumière rouge. On sèche le produit obtenu à l'obscurité pendant 16 h à température ambiante dans un compartiment comportant une circulation d'air. On utilise le produit d'enregistrement comme à l'exemple 1. On le traite par la chaleur pendant 30 s à 1050C en chauffant du côté du support. On obtient une épreuve radiographique d'excellente qualité, sans piqûres dues au claquage électrique. On mesure la densité maximale par transmission et on la trouve égale à 3,4. Dans les zones non exposées, la densité du fond n'est pas mesurable. EXEMPLE 7 On prépare une couche semi-conductric#e organique exactement comme à l'exemple 6. On prépare, également comme à l'exemple 6, une composition d'argent, mais ne contenant pas de chlorure mercurique. On prépare aussi une seconde composition d'argent comme celle de l'exemple 6, mais contenant 0,23 g de succinimide dans le mélange broyé au broyeur à billes et pas de chlorure mercurique. On applique à la main, sous une épaisseur de 0,15 mm à l'état humide, la première composition d'argent sur la couche semi-conductrice organique, et la deuxième composition d'argent sur une couche de cermet substratée, comme à l'exemple 1. Les deux produits sont préparés sous un éclairage rouge de sécurité et séchés à l'obscurité pendant 16 h à température ambiante dans un compartiment comportant une circulation d'air. On utilise les deux produits comme à l'exemple 1, et on traite chacun des produits d'enregistrement comme à l'exemple 6. Avec le produit contenant la couche semi-conductrice organique, on obtient une épreuve radiographique d'excellente qualité sans piqflres dues au claquage électrique. L'autre produit d'enregistrement a subi un claquage électrique au moment de l'exposition. La densité maximale par transmission du produit, contenant le semi-conducteur, mesurée comme à l'exemple 4, est de 2,1. REVENDICATIONS 1 - Produit d'enregistrement électrophotographique thermodéveloppable, à structure multicouche intégrale, comprenant un support électriquement conducteur et une couche sensible aux charges et thermodéveloppable, caractérisé en ce qu'il comprend, en outre, entre le support conducteur et la couche thermodéveloppable, une couche semi-conductrice. 2 - Produit d'enregistrement conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que la couche semi-conductrice contient un composé semi-conducteur organique. 3 - Produit d'enregistrement conforme à la revendication 2, caractérisé en ce que la couche semi-conductrice a une épaisseur comprise entre 3 pm et 20 pm et contient un liant et entre 10/100 et 40/100 en masse de composé semi-conducteur organique. 4 - Produit d'enregistrement conforme à la revendication 3 caractérisé en ce que le composé semi-conducteur organique est une dialkylaniline. 5 - Produit d'enregistrement conforme à la revendication 4, caractérisé en ce que le composé semi-conducteur est un bis-(N-N-diéthyîaniline)méthane. 6 - Produit d'enregistrement conforme à la revendication 4, caractérisé en ce que le composé semi-conducteur est une amine de formule où G représente un atome d'hydrogène, de brome, un radical CH3 ou le radical R est un atome d'hydrogène ou un radical CH3, et R2 et R3 sont des radicaux alkyle inférieurs. 7 - Produit d'enregistrement conforme à l'une quelconque des revendications 3 à 6 caractérisé en ce que le liant de la couche semi-conductrice est un polycarbonate. 8 - Produit d'enregistrement conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que la couche semi-conductrice contient au moins un composé semi conducteur minéral. 9 - Produit d'enregistrement conforme à la revendication 8, caractérisé en ce que le composé semi-conducteur minéral est de l'oxyde de zinc. 10 - Produit d'enregistrement conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que le support électriquement conducteur est formé d'une couche électriquement conductrice appliquée sur un support. 11 - Produit d'enregistrement conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que le support électriquement conducteur comprend une couche de cermet. 12 - Produit d'enregistrement conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que la couche thermodéveloppable comprend un sel d'argent organique et un agent réducteur des ions argent. 13 - Produit d'enregistrement conforme à la revendication 12, caractérisé en ce que le sel d'argent organique est le béhénate ou le stéarate d'argent. 14 - Produit d'enregistrement conforme à la revendication 12, caractérisé en ce que l'agent réducteur du sel d'argent est un 2,2'-méthylènebis (6 tertio-butyl-4-méthyIphénol) ou un benzène sulfonamidophénol. 15 - Produit d'enregistrement conforme à l'une quelconque des revendications 12 à 14 caractérisé en ce que la couche thermodéveloppable comprend en outre, comme modificateur de tonalité, du 1,2-H-phtaîazinone ou du succi nimide. 16 - Produit d'enregistrement conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que le support électriquement conducteur comprend une couche de cermet, la couche semi-conductrice contient une dialkylaniline, et la couche thermodéveloppable contient un sel d'argent organique et un agent réducteur de ce sel.