La présente invention concerne un cosmétique pour fortifier la chevelure. Jusqu'ici on ne connaissait pas la corrélation existant entre la croissance de la chevelure et les produits chimiques physiologiques ; il a été peu clairement suggéré que certaines hormones sexuelles, mâles et femelles, jouaient un roule dans cette croissance. Il est pas exagéré de dire que les mécanismes, auxquels sont dus le pityriasis sec de la tête (pellicules) et la chute des cheveux, aussi bien que le phénomène de jeunesse éternelle de la chevelure, n'ont jamais été expliqués. En conséquence, la recherche concernant les constituants actifs, capables d'empêcher les pellicules et la chute des cheveux, aussi bien que d'entretenir la chevelure, s'est faite uniquement par tatonnements successifs. Cette situation difficile, relative aux études pour l'amélioration des fortifiants de la chevelure, n'a pas reçu de solution, car les mécanismes physiologiques de la chute des cheveux et de 7 véritable jeunesse éternelle n'ont pas été compris jusqu'ici. Pour cette raison de très nombreux cosmétiques fortifiants de la chevelure ont été proposés, mais aucun dieux ne s'est révélé vraiment actif. Il en est ainsi, par exemple, pour les fortifiants décrits dans les brevets japonais NO 15348/1962 (Fortifiant pour la croissance des cheveux contenant du chlorella ou son extrait), N" 949/1963 (Cosmétique pour régénérer ou faire pousser la chevelure, renfermant comme constituant actif un alcaloïde du groupe de la berbérine), N" 7049/1963 (Fortifiant de la chevelure contenant de l'iodotyrosine) et N"20399/1967 (Fortifiant des cheveux renfermant comme principe actif gaïacol ou xylénol), qui ne se révèlent pas intéressants pour l'entretien de la chevelure. En raison des résultats peu satisfaisants, obtenus avec les cosmétiques classiques, le demandeur, depuis de nombreuses années, a étudié les substances naturelles, afin d'extraire-les constituants actifs de différents organes d'animaux, en particulier d'animaux à sang froid ; il a constaté que le sang de sérum pent exerce une action très favorable sur la croissance de la chevelure et que cet agent de croissance devait se trouver dans le sérum. La présente invention concerne un nouveau fortifiant de la chevelure, intéressant pour le traitement de'l'épicranium" du cuir chevelu, pour l'inhibition du prurit du cuir chevelu et la prévention des pellicules ; ce produit a également une action stimulante sur la racine du cheveu, empêchant la dépilation, et stimulant les tissus dépilés, pour régénérer la chevelure. Le nouveau cosmétique fortifiant selon l'invention comprend, comme constituant actif, du sérum de serpent, obtenu à partir du sang de cet animal et de préférence également des adjuvants tels que hormones, huile de camélia, acide salicylique, parfums, etc... Le sérum de serpent, utilisé conformément à l'invention, est obtenu par le procédé général de séparation du sérum, qui consiste habituellement à mélanger le sang, prélevé à partir du coeur du serpent, avec une solution de citrate de sodium et à faire reposer ce mélange dans un réfrigérateur, pour obtenir un liquide clair surnageant. On peut ajouter à ce sang des produits chimiques, ou le traiter par la chaleur ou en vue de la séparation des protéines ; cependant, il est préférable de ne pas appliquer ces différents traitements et d'utiliser un sérum n'ayant pas subi ces traitements supplémentaires. Le sérum suivant l'invention est actif quelle que soit l'espèce du serpent. Conviennent, par exemple, le serpent rayé (striped snake), la vipère (Mamushi), re le trime urus (Habu), le serpent bleu-vert, le python, le serpent à rat jaune ou rouge, "scarlet king", "california king", crotale, "two-striped garter snake", et "green tree snake". Comme le procédé de préparation selon l'invention nécessite une grande quantité de sang de serpent, donc naturellement beaucoup de serpents vivants, c'est le serpent rayé japonais, que l'on peut attraper en grande quantité dans le pays, qui convient.le mieux. La première opération, pour obtenir le principe actif selon l'invention, cnnsiste à inciser le coeur d'un serpent vivant pour recueillir le sang vif. Conformément au procédé général de séparation du sérum, le sang vif, ainsi obtenu, est mélangé soigneusement avec 5 à 20 % en volume et de préférence LO % en volume, d'une solution à 3,8 % de citrate de sodium, et est abandonné pendant 5 à 24, et de préférence pendant 10 heures environ à une température comprise entre 3 et 25" C, et au mieux de l'ordre de 5 à 10 C ; puis on filtre pour éliminer le précipité, la partie surnageante constituant le sérum cherché. Le sérum liquide, ainsi obtenu, peut être utilisé directement ou bien après concentration. Le demandeur, après avoir constaté les effets du sérum de serpent sur les pellicules et la chute des cheveux, ainsi que sur l'entretien de la chevelure, a essayé par différents procédés d'en séparer les constituants actifs, mais jusqu'ici il ne peut affirmer que ces constituants soient efficaces comme fortifiants de la chevelure. Cependant, les essais physiologiques cités plus bas montrent bien l'effet roboratif sur la chevelure du sérum lui-même. Les exemples de préparation du sérum donnés ci-dessous constituent une illustration non limitative de l'invention. EXEMPLE 1 On incise pour en recueillir le sang, dix coeurs de serpents rayés ; ce sang est ensuite mélangé avec 100 ml de solution à 3,8 % de citrate de sodium sous agitation, puis il est laissé au repos, dans un réfrigérateur, pendant 10 heures. Lorsque le précipité est bien formé, on le sépare par décantation du sérum cherché, que l'on additionne alors avec une petite quantité de solution de phénol utilisée comme stérilisant. Le sérum est ensuite mélangé avec d'autres adjuvants de la façon suivante Sérum isolé 10 ml Huile de camélia 20 ml Acide salicylique 5 mg Onguent hydrophile 100 ml Parfum quelques gouttes. Ces substances, après un bon pétrissage, forment un onguent hydrosoluble à l'état semi-solide à la température ambiante. Lors de son application, cet onguent est frotté sur ltépicranium du cuir chevelu pour empêcher la formation de pellicules et la chute des cheveux. EXEMPLE 2 On prépare une lotion capillaire alcoolique de formule suivante Sérum (obtenu comme dans l'exemple 1) 10 ml Acide salicylique 5 mg Parfum quelques gouttes Alcool isopropylique 85 ml Pour son application, cette lotion est répartie sur l'epicranium du cuir chevelu qui est suffisamment brossé pour empêcher la formation de pellicules et la chute des cheveux. ESSAI PHYSIOLOGIQUE 1 On utilise le cosmétique de l'exemple 1 pour étudier son action sur la chute des cheveux et la formation des pellicules. On traite 5 hommes adultes et autant de femmes, présentant des cheveux normaux, mais beaucoup de pellicules, ainsi qu'une abondante chute de cheveux, avec l'onguent de l'exemple 1 appliqué sur l'épicranium du cuir chevelu et 1' on observe les résultats obtenus tous les 5 jours. D'autre part, 2 hommes et 2 femmes adultes présentant des pellicules et une chute de cheveux du même ordre de grandeur sont traités, à titre de témoins, avec le même onguent mais exempt de sérum. Les résultats sont également observés tous les 5 jours, et les constations sont consignées pour l'ensemble dans le tableau I suivant Tableau 1 page suivante. TABLEAU 1 Résultats obtenus lors de l'administration de l'onguent Etat au début du 5 10 15 20 traitement jours: jours: jours: jours: A, homme âge 18 AAA AA A a a ans BB BB B B b B, homme âge 23 AAA AAA AAA A a BBB BBB BB BB B : : C, homme age 30 : AA : A : A : a : a BBB : BB : B : B : b D, homme âge 35 AA AA A a a BBB BBB BB B B : : E, homme age 40 : AA ; A : a : a : a Traité ; BB BB : BB : BB : B b : F, femme age 17 ; AAA AAA ; AA; A ; A BB BB; B; b; b : : G, femme âge 20 : AAA : AA : A : A : a B B B b b H, fermme âge 25 AA AA A a a BBB BB BB B B : : I, femme âge 32 : AA : A : a : a ; a : BB : BB : B : B : b J, fermme âge 45 AA A A a a BBB BBB BBB BB B K, homme âge 30 AA AAA AA AAA AAA BB BB BB BB BB Témoin L, homme âge 41 AA AA AA AA AA (non BBB BB BBB BBB BB M, femme âge 28 AAA AAA AA AA AA Traité : femme age 28 : BB : AAA : AA : AA : AA : : M femme âge 35 ; BB : BB : BB : BB : BB M, femme âge 35 AA AA AAA AA AA BBB BBB BBB BBB BBB Remarques AAA quantité considérable de pellicules AA quantité assez importante M A faible quantité n a quantité insignifiante et considérée comme normale. BBB chute de cheveux considérable BB chute assez importante B faible chute b chute insignifiante et considérée comme normale. ESSAI PHYSIOLOGIQUE 2 Le cosmétique de l'exemple 2 est essayé sur des souris à poil noir pesant environ 18 g avec de bons résultats. La surface du ventre des souris préalablement traitée avec une crème épilatoire est aspergée et brossée avec la lotion selon l'invention ; les résultats sont comparés avec ceux que l'on a obtenus sur des souris, également épilées sur le ventre, mais n'ayant pas reçu cette lotion. Les résultats concernant la vitesse de croissance des poils sont donnés dans le tableau II suivant TABLEAU II : : Résultats de traitement avec la lotion conte Souris nent 10% de sérum de serpent reyé N 5 10 15 20 jours jours jours jours T - 1 + ++ +++ +++ Souris T - 2 + ++ ++ +++ Traitées T - 3 ++ ++ +++ +++ T - 4 - + ++ +++ T - 5 + ++ +++ +++ N - 1 - - + ++ Souris N - 2 - + ++ +++ Non N - 3 - + ++ ++ Traitées NOTE + légère croissance du poil ++ bonne croissance +++ croissance donnant un aspect semblable à l'aspect d'origine là Les essais physiologiques 1 et 2 montrent l'évidence que le cosmétique selon l'invention est très efficace pour empêcher les pellicules et la chute des cheveux, et pour favoriser la croissance de ceux-ci. L'action fortifiante sur la chevelure de ce produit est manifestée par les constituants actifs du sérum de serpent, qui peuvent fournir aux cellules de la racine du cheveu des éléments nutritifs, pour empêcher la dépilation et entretenir la chevelure dans sa condition normale, guérissant la peau prurigineuse pour donner une sensation de fraicheur du cuir chevelu. Comme le sérum, servant de matière première pour l'invention, est sans danger pour l'épicranium humain, il peut être utilisé dans les cosmétiques en général. En outre, comme son activité n'est pas altérée par les diluants usuels, on peut le mélanger avec eau, alcool, talc, carbonate de calcium et composants huileux, pour former toutes sortes de cosmétiques comme onguents, pommades, shampooings, lotions capillaires, ou aérosols. Lorsque l'extrait original, obtenu par le procédé général de récolte du sérum, est mélangé directement, sa quantité dans la liqueur cosmétique peut varier de 0,01 à 50 %, et de préférence de 0,05 à 5 % en volume. Quand on applique ces compositions cosmétiques sur la peau du cuir chevelu, on obtient, selon l'état de l'affection, des effets différents, notamment prévention des pellicules et de la chute des cheveux, aussi bien qu'entretien de l'aspect net de la chevelure. On peut ajouter au principe du sérum de serpent différentes substances bien connues comme éléments nutritifs de la chevelure. Parmi ceux-ci conviennent notamment méthionine, sérine, glycine ; des vitamines comme acide pantothénique, biotine, vitamine B6, acide nicotinique, vitamines D, E, F ; des hormones, telles que les hormones sexuelles mêles et femelles, ou celle du thymus ; d'autres substances, comme inositol, acides orotique, thioctique, salicylique, chondrottine-sulfurique, etc... peuvent également être ajoutés. REVENDICATIONS 1. Cosmétique fortifiant de la chevelure, caractérisé en ce qu'il renferme comme principe actif du sérum de serpent. 2. Cosmétique selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il renferme de 0,01 à 50 % en volume, et de préférence 0,05 à 5 X en volume de sérum de serpent. 3. Cosmétique selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que le sérum de serpent est en mélange avec une substance de base des fortifiants capillaires classiques, en particulier eau, éthanol, alcool isopropylique, onguent hydrophile, huile végétale ou/et huile minérale. 4. Cosmétique selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il contient une ou plusieurs substances connues comme éléments nutritifs du cheveu, en particulier vitamines, hormones, acides aminés, etc... 5. Procédé pour la préparation d'un cosmétique fortifiant de la chevelure selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le sang prélevé sur le serpent vivant est mélangé sous agitation avec une solution de citrate de sodium, puis laissé reposer au froid, le sérum surnageant étant, après sé paration, mélangé avec une ou plusieurs substances de base, et, éventuel iement, avec d'autres éléments nutritifs du cheveu.