La présente invention concerne un procédé pour conférer des propriétés de "pressage permanent" à des matières contenant des fibres cellulosiques, ainsi que les produits obtenus grace à ce procédé. On connatt bien la réticulation de molécules de cellulose dans des étoffes contenant de la cellulose, à l'aide de formaldéhyde pour former des liaisons méthylène dans un milieu acide afin de produire dans l'étoffe des caractéristiques de "pressage permanent", de " catissage permanent1, ou de "résistance aux faux plis ("infroissabilité"). Pour éviter une perte excessive de solidité mécanique de la fibre cellulosique, le procédé nécessite de longues durées de réaction à des températures modérées. tes longues durées de réaction rendent inapplicables à l'échelle industrielle la production de cette façon d'étoffes à "pressage permanent" ou "infroissables".Pour atteindre des vitesses opératoires acceptables au point de vue industriel, on a proposé un certain nombre de procédés dont certains sont indiqués dans le brevet britannique nO 1 182 337. On divise généralement les procédés connus en des procédés "en phase liquide" et des procédés "en phase vapeur". Parmi les brevets décrivant les procédés "en phase liquide", il y a les brevets des Etats-Unis d'Amérique nO 2 709 141, nO 2 974 432, nO 3 113 826 et nO 3 216 780. Parmi les brevets décrivant divers procédés en phase vapeur pour conférer à des textiles de la résistance aux faux plis, il y a notamment les brevets suivants les brevets des Etats-Unis d'Amérique n 2 235 141, n 2 886 402, n 2 933 366, no 2 782 090, n 3 154 373, n 3 271 101 et n 3 264 054 ; le brevet indien n 90 040 et le brevet britannique n 1 182 337.On peut également se référer à un article intitulé "Vapor-phase Treatment of Cotton Fabrics with Formaldehyde Catalyzed by Sulphur Dioxide" par Wilson et ses collaborateurs dans ie Textile Research Journal, Avril 1968, pages 401 à 415 (traitement en phase vapeur des étoffes de coton par du formaldéhyde catalysé par l'anhydride sulfureux). De nombreux procédés décrits dans les brevets et dans la littérature précités sont capables de produire des étoffes et des vêtements que l'on peut laver et sécher avec un minimum de repassage jusqu'à un état raisonnablement exempt de faux plis. Ces procédés sont cependant extrêmement nuisibles pour les qualités de solidité mécanique et de résistance à l'abrasion des étoffes cellulosiques, ou bien ces procédés nécessitent des durées de réaction si longues qu'ils sont irréalisables à l'échelle industrielle.La diminution de la solidité mécanique des fibres cellulosiques est si prononcée dans de nombreux procédés que la production de "vetements" satisfaisants à 100 , de coton présentant un pressage ou repassage permanent n'est pas possible. tes fabricants ont donc fait appel à un mélange de 40 à 80 % de fibres synthétiques (des polyesters ou des polyamides) avec du coton, en sacrifiant un peu les intéressantes propriétés d'un tissu à 100 % de coton, comme la perméabilité, la douceur, etc., afin de réduire à son minimum la perte de solidité mécanique de l'étoffe. Selon la présente invention, on confère à des matières dont la composition comporte, en totalité ou en partie, des fibres cellulosiques, des caractéristiques de "résistance aux faux plis" (infroissabilité) ou des caractéristiques de "pressage permanent" en déposant un polymère solide sur la matière et en soumettant ce polyrnère à une dissociation thermique donnant un agent organique de réticulation des fibres cellulosiques. Plus particulièrement, on maintient l'étoffe, le textile ou le vêtement confectionné, contenant dans sa composition, en totalité Ou en partie, des fibres cellulosiques, à une température égale ou inférieure à la température de polymérisation du polymère solide.On expose la matière contenant des fibres cellulosiques à une atmosphère gazeuse contenant les produits chimiques générateurs du polymère, de préférence le formaldéhyde et un acide carboxylique aliphatique comme l'acide formique ou l'acide acétique. tes produits chimiques gazeux générateurs du polymère se déposent sous la forme d'un polymère solide ramifié directement sur les surfaces plus froides de la matière que l'on traite.On augmente ensuite la température de la matière et/ou de l'atmosp'nère entourant la matière à traiter jusqu'à une valeur égale ou supérieure à la température de dissociation du polymère afin de décomposer in situ ce polymère à une vitesse réglée, ce qui donne un aldéhyde,comne le formaldéhyde,qui réagit avec les molécules de cellulose de la matière et réticule ces molécules de cellulose. On réticule des matières contenant des fibres cellulosiques, comme des étoffes, des vgtements préconfectionnés, etc. en déposant un polymère solide sur la surface des matières cellulosiques et à travers ces matières cellulosiques, et en chauffant ensuite la matière à une température égale ou supérieure à la température de dépolymérisation du polymère, ce qui provoque la dépolymérisation du polymère pour donner, in situ, un agent organique gazeux de réticulation des fibres cellulosiques, comme le formaldéhyde. Les travaux publiés, aussi bien que les travaux effectués pour la mise au point du procédé de la présente invention, indiquent que les aldéhydes gazeux, comme le formaldéhyde et l'acétaldéhyde, en présence d'acides carboxyliques aliphatiques gazeux ayant un à quatre atomes de carbone, en particulier l'acide formique et l'acide acétique, se polymérisent pour donner un polymère solide sur des surfaces refroidies à des températures égales ou inférieures à la température de polymérisation du polymère. On pense qu'il se forme un polymère ramifié plumet qu'un polymère linéaire lorsque l'acide carboxylique gazeux réagit en phase gazeuse avec l'aldéhyde gazeux pour former un ester de lthydroxyméthylène . On pense que l'hydroxyméthylène ou le dihydroxyméthylène constitue le produit de la réaction du formaldéhyde et de l'eau. On préfère des proportions équimolaires de l'aldéhyde et de l'acide carboxylique pour la formation du polymère afin de réaliser l'utilisation la plus économique des corps mis en réaction. On peut former le polymère dans le cas de l'ester de l'acide formique et d'un polyhydroxyméthylène, en combinant du paraformaldéhyde ou un autre donneur de formaldéhyde avec l'acide formique et en chauffant doucement au reflux les corps mis en réaction, sous un condenseur de reflux, jusqu'à ce que se produise une dissolution. La préçipitation du polymère blanc se produit à des températures relativement modérées, généralement inférieures à 1000C. On peut sécher le polymère et le conserver en vue de son utilisation ultérieure. On peut préparer de façon similaire les polymères du formaldéhyde et de 11 acide acétique ou des polymères de l'acétaldéhyde et de l'acide formique. te polymère de l'acide formique et du formaldéhyde commence à se décomposer ou à se dépolymériser à une vitesse réglée à des températures supérieures à 105 C environ. ta vitesse de décomposition est d'autant plus rapide que la température est plus élevée. tes produits de la décomposition sont le formaldéhyde et l'acide formique. La température de dissociation thermique des polymères du formaldéhyde et de l'acide acétique, ou des polymères de l'acétaldéhyde et de l'acide formique, ou des autres polymères, est chaque fois différente et peut entre déterminée par un expert en ce domaine. On pense que la présence d'un peu d'humidité initiale est nécessaire pour amorcer la réaction de polymérisation. Après l'amorçage, la réaction de réticulation des molécules de cellulose par le formaldéhyde engendre suffisamment d'eau pour aboutir à la formation d'une mole d'eau par réaction de réticulation. Il convient cependant d'éviter un excès d'humidité, car cela tend à inverser l'équilibre de la réaction de réticulation des molécules de cellulose par l'aldéhyde. Une fois le ou les polymères solides préparés comme décrit ci-dessus, on le dépose ou on les dépose de toute manière commode sur les battements préconfectionnés, sur l'étoffe, les fibres cellulosiques ou des matières contenant dans leur composition en totalité ou en partie des fibres cellulosiques. On peut appliquer le polymère en suspension aqueuse ou à partir d'un système comportant un ou plusieurs solvants, à titre de stade de prétraitement ou de pré imprégnation. Un procédé commode et préféré pour déposer le polymère solide sur des matières contenant de la cellulose consiste à maintenir la surface de la matière à une température égale ou inférieure à la température de polymérisation du polymère et à exposer la matière à une atmosphère contenant les produits chimiques générateurs du polymère, c'est-à-dire un aldéhyde et un acide carboxylique aliphatique ou un ester de polyhydroxyméthylène et d'un acide carboxylique. Lorsqutilsse trouvent au contact de la surface plus froide de la matière, les corps gazeux mis en réaction se polymérisent instantanément et se déposent sous forme d'une pellicule polymère solide sur la surface des fibres de cellulose de la matière et à l'intérieur des pores de ces fibres. De cet-te façon, il se dépose,uniformément et in situ, sur la matière 100 % sensiblement de l'aldéhyde jouant le relue d'agent de réticulation. Il est commode de traiter des vêtements préconfectionnés dans une zone confinée de traitement qui permet le passage des produits chimiques gazeux, générateurs du polymère, autour de la totalité de la surface de l'article à traiter. On peut engendrer dans la zone confinée de traitement les produits chimiques gazeux générateurs du polymère en introduisant le polymère solide dans un générateur de gaz qui peut entre un récipient chauffé contenant une matière inerte d'échange de chaleur comme une huile paraffinique chaude ayant un point d'ébullition relativement élevé. t'huile chaude dépolymérise le polymère jusqu'à ses produits de décomposition qui sont les composés gazeux d'origine et qui s'écoulent dans un conduit chauffé pour pénétrer dans la zone confinée de traitement.On règle la vitesse de dépolymérisation par la quantité de chaleur fournie à la matière d'échange de chaleur. tes produits chimiques gazeux générateurs du polymère peuvent autre engendrés séparément et individuellement et ils peuvent entre introduits en des quantités réglées dans la zone de traitement. Cependant, en raison du supplément d'équipement et de la complexité du réglage que cela nécessite, ce procédé n'est pas préféré. On peut faire varier la composition de l'atmosphère gazeuse dans la zone de traitement selon la matière à traiter. En général, l'atmosphère gazeuse contient 20 à 60 % en volume de produits chimiques gazeux générateurs d polymère et 80 à 40 ffi en volume d'un gaz inerte constituant mn support; ou un véhicule comme de l'air, de l'azote, du gaz carbonique, de l'argon, de lthélium, etc. Pour obtenir les meilleurs résultats, il est préférable de régler à une teneur comprise entre environ 4 % et 16 % en poids la teneur en humidité de la matière traitée et/ou de l'atmosphère gazeuse. Pendant l'exposition de la matière à l'atmosphère gazeuse dans la zone confinée de traitement, on maintient la température de la matière à une valeur égale ou inférieure à celle de la température de polymérisation des produits chimiques générateurs du polymère. te formaldéhyde et l'acide formique gazeux se polymérisent facilement à des températures inférieures à 1000C environ. La vitesse de polymérisation est plus grande à des températures inférieures à 100 C. On a trouvé que les conditions de température ambiante sont satisfaisantes pour traiter les matières contenant les fibres cellulosiques. ta température de polymérisation sera différente pour des polymères différents, et un expert en ce domaine peut facilement déterminer la température optimale de polymérisation.Cependant, et de façon appropriée, on utilise pour le dépôt du polymère une température inférieure à 1000 et comprise de préférence entre 0 et 950C. La durée d'exposition aux produitS6himiques gazeux générateurs du polymère peut varier selon la concentration de de ces produits chimiques dans l'atmosphère gazeuse, selon la température de la zone de traitement, la température de la matière que lton traite, le type de matière traitée et les propriétés que l'on désire obtenir dans le produit final. On peut utiliser des durées de traitement comprises entre 5 et 55 mn pour obtenir un degré élevé de résistance aux faux plis (inTroissa- bilité) dans du coton, de la rayonne, des mélanges de coton et de rayonne, des mélanges de fibres cellulosiques et synthétiques et des mélanges de laine et de cellulose, avec moins de perte de solidité mécanique que dans le cas des procédés antérieurs utilisant comme catalyseurs des acides minéraux rudes, en particulier les composés du type acide de tewis. Après le dépôt du polymere solide, sous forme d'une pellicule polymère, à la surface de la matière, on élève à une vitesse réglée la température de la matière que l'on traite et/ou la température de l'atmosphère dans la zone de traitement autour de cette matière, pour porter cette température à une valeur supérieure à la température de dissociation thermique du polymère. Par dépolymérisation du polymère, il y a libération de formaldéhyde ou d'acétaldéhyde gazeux en des quantités réglées in situ leur permettant de réagir avec les molécules de cellulose de la matière contenant des fibres cellulosiques, très probablement par un mécanisme selon lequel les chatnes des polymères cellulosiques sont réticulées par des liaisons méthylène. La vitesse de la réaction de réticulation latérale dépend de la température mise en oeuvre. De façon appropriée, on fait circuler de l'air chauffé ou un autre véhicule gazeux inerte chauffé dans la zone de traitement à une température suffisante pour dépolymériser à une vitesse réglée le polymère déposé. On augmente, de préférence en une période relativement courte de temps,la température du gaz chauffé depuis une valeur d'environ 1050C à une valeur d'environ 1500C, selon la température d'équilibre de décomposition caractérisant le polymère utilisé. On peut facultativement utiliser une purge d'air chauffé ou de gaz inerte chauffé, seul ou mélangé à de la vapeur d'eau, pour enlever les produits chimiques inaltérés et les odeurs de la matière dans la zone de traitement. On peut chauffer le gaz de purge jusqu'à une température comprise entre 13O0C et 16O0C, bien que la température ne soit pas fondamentale tant qu'elle est supérieure à la température de dissociation thermique du polymère que l'on utilise. Si on le désire, les matières à traiter par le procédé décrit ci-dessus peuvent avoir été préimprégnées par des assouplissants classiques, des agents modifiant le toucher ou par d'autres additifs. Par exemple, l'application de polyéthylène émulsionné, avant la réticulation, produit des étoffes ayant une plus grande résistance à la déchirure et une plus grande résistance à l'abrasion que la meme matière réticulée sans avoir subi un tel traitement préalable. Parmi les variables opératoires qui influent sur les propriétés du produit final, il y a la nature de la matière cellulosique à traiter, sa teneur en humidité au moment de la réticulation, la teneur en humidité de l'atmosphère gazeuse dans la zone de traitement, la nature du traitement préalable subi par la matière pour des fins spéciales, la température. de la matière pendant le dépit du polymère, la concentration des produits chimiques générateurs du polymère dans la zone de traitement, le type de polymère que lton utilise, la température maintenue pendant la décomposition du polymère déposé sur la matière, et la température de la purge finale pour l'enlèvement des produits chimiques résiduaires. On peut ajuster ces variables pour conférer au produit final une gamme très large de propriétés. On peut effectuer les diverses opérations de préparation de la matière, de dépit du polymère, de dépolymérisation de ce polymère et de réticulation de la matière, et de purge, dans une seule chambre de traitement ou dans de multiples chambres de traitement, en opérant de façon discontinue ou continue. Une opération continue ou semi-continue offre un certain nombre d'avantages, car l'on peut effectuer simultanément les diverses opérations indiquées, ce qui aboutit à des cycles de traitement de plus courte durée , qui durent de 5 à 30 mn. On peut effectuer à une pression égale, supérieure ou inférieure à la pression atmosphérique le traitement des matières contenant de la cellulose, dans une ou plusieurs zones de traitement. Pour la production d'étoffes et de vêtements présentant les propriétés optimales, une distribution uniforme de la chaleur et des produits chimiques de traitement dans toute la zone de traitement est souhaitable.On peut y parvenir en utilisant une unité de recyclage des gaz, du type ventilateur ou soufflante. Un réglage de la température dans la zone ur que ou dans les zones multiples de traitement est fondamental pour le procédé. On introduit les vêtements et textiles à la température ambiante dans une zone de traitement et l'on en fait passer la température de la temperature ambiante à 80-1100C pendant le dépit du polymère par exposition à l'atmosphère gazeuse maintenue dans un intervalle préféré de température compris entre environ 950 et 1100C, selon les produits chimiques particuliers générateurs du polymère que l'on utilise. La température nécessaire est d'autant plus basse que le constituant acide du polymère est plus volatil. Parmi les matières cellulosiques que l'on peut traiter selon la présente invention, il y a le coton, le lin, le papier, le bois, la cellulose régénérée, et des celluloses chimiquement modifiées comme de la fibre cellulosique éthérifiée, de la fibre cellulosique estérifiée et de la fibre cellulosique oxydée. Ces matières cellulosiques comprennent des fibres, des fils, des étoffes tissées, des étoffes tricotées, des étoffes non tissées et les produits que l'on obtient à partir de ces matières. L'invention est particulièrement utile pour la production de vêtements à"pressage permanent" de type tissé, tricoté ou non tissé, comme des chemises, des robes, des pantalons, des manteaux, de l'étoffe plissée, des sous-vdtements et des vestes. L'invention est également utile pour produire des étoffes tissées ou non tissées, planes et infroissables, des drapés, des draps de lits, des mouchoires, des oreillers, des couvertures, de la dentelle, des rubans, des cordages, des accessoires pour sportifs, des doublures, etc., ainsi que du fil. tes exemples suivants montrent à titre illustratif, mais nullement limitatif , la mise en oeuvre du procédé selon l'invention et les produits que l'on peut ainsi obtenir. Exemple 1 On accroche sur des cintres et l'on place sur des tiges de support dans une chambre des pantalons pressés ( sergé de coton à 100 %, pesant 238 g au m2), ayant une teneur normale en humidité et une température de surface de 200C. On fait tourner horizontalement les tiges à la vitesse de 8 tr/mn dans une atmosphère réglée à 11 abri de l'atmosphère ambiante. On maintient la chambre, à l'aide d'un dispositif de chauffage réglé, à une température de 1000C. On maintient la pression de la chambre à 1 bar à l'aide. d'une pompe appropriée. L'atmopshère régnant dans la chambre contient 40 % en volume des vapeurs de volatilisation de l'éther monoformique du dihydroxyméthylène, ces vapeurs ayant une température de 115 C at 60 % en volume d'air à une température de 1000C. La durée de séjour des pantalons en cette atmosphère est de 20 mn, après quoi on arrente les vapeurs et l'on balaye la chambre durant 10 mn avec de l'air à la température de 1200C. On retire les pantalons de la chambre de traitement et on les lave dans une machine automatique à laver le linge, de type domestique, à un réglage normal pour le coton, on rince et sèche par essorrage centrifuge. On incorpore dans ces lavages des vêtements en double constituant des témoins non traités. Ges derniers présentent un aspect comportant un nombre excessif de faux plis, un rétrecissement de 8 ss de la chatne et des coutures fortement froncées. tes pantalons traités sont exceptionnellement lisses, ils ne nécessitent ni repassage ni pressage, ils ont des coutures plates, ils conservent leur pli et présentent un rétrécissement de 0,8 % dans le sens de la chatne. Exemple 2 On traite dans la mEme chambre de traitement que celle de l'exemple 1, dans des conditions identiques, une paire de pantalons d'homme en sergé à 100 % de coton, un morceau de 0,91 m de longueur d'une étoffe de sergé de coton à 100 %, une paire de pantalons d'homme en velours cotelé à 100 % de coton, une longueur de 0,91 m de la même étoffe, une paire de pantalons d'homme en croisé de coton à 100 % et une longueur de 0,91 m de la mdme étoffe de croisé de coton à 100 %. tes étoffes et les pantalons sont à l'état de finition pure sans aucun additif modificateur. tes résultats présentés au Tableau I ont été obtenus par les procédés d'essai suivants : Résistance à la rupture :Méthode ASTI D 1 682-59T Abrasion par des flexions : Méthode ASTM D 1175-61T, en utili sant pour la tette et la traction des charges de 0,45 et de 1,8 lcg, respec tivement Conservation du pli : AATCC 88C-1 964T Cotation de l'aptitude au AATCC 88C-1965T, en utilisant le lavage puis au port (sans mode opératoire de lavage 2, nécessiter de repassage le mode opératoire de séchage C intermédiaire ) : et l'éclairage en tête à l'aide de lampes "Eastman Photograph" On utilise pour les essais physiques de l'étoffe traitée et de l'étoffe non traitée.On utilise des vêtements traités et des vêtements non traités, provenant des mêmes étoffes, pour déterminer la rétention des plis et les cotations de l'aptitude au lavage puis au port (sans repassage intermédiaire) après cinq lavages. TABLEAU I Résis- % de rétré tance à cissément Matière la rup- "laver et porter" Flexion ture trame pli lisse channe trame chatne trame Croise non traité 150 1 2 2000+ 2000+ 1 3,5 Croisé traité 120 4,5 5 2000+ 2000+ 0,5 0,5 Velours non traité 65 1 2,5 1140 665 4,6 2,1 Velours traité 41 5 5 731 602 0,8 0,0 Sergé non traité 75 1 2 560 9,5 2,0 Sergé traité 60 4,5 4,5 435 1,2 0,1 Exemple 3 On traite, dans des conditions identiques à celles indiquées dans l'exemple 1, les articles suivants : A : une paire de pantalons dthomme en sergé de coton à 100 % B : une chemise d'homme en coton à 100 % C : une robe de dame (65 % de rayonne, 35 % de coton) D : : une robe plissée en coton à 100 % E : une paire de pantalons d'homme (70 % de polyester, 30 % de coton) F : une chemise d'homme (65 % de polyester,35 % de coton) G : une robe tricotée pour dame (35 % de rayonne, 65 % de coton) H : une chemise d'homme (55 j de laine, 45 % de coton) I : une chemise d'homme (80 % de coton, 20 % de laine) J : une chemise tricotée pour homme, en coton à 100 % K : une jupe plissée pour dame en lin à 100 %. On soumet tous les articles-vestimentaires traités à cinq lavages selon l'essai AATC 88A-1964T, en utilisant le mode opératoire de lavage 2 et le mode opératoire de séchage C et en éclairant en tette à l'aide de lampes "Eastman photo graph " pour photographie. tes échantillons témoins de chaque article ne sont lavés qu'une fois. Les résultats obtenus sont énumérés au Tableau Il. TABLEAU II Article Cotation "laver et porter" pli lisse A traité 5 4 A non traité 1 2 B traité (N.A.)* 5 B non traité 1 C traité 5 C non traité ~ (N.A.3 2 D traité 5 4,5 D non traité 2 2 E traité 4,75 5 non traité 3 3 F traité (N.A.) 5 F non traité 3 G traité (N.A.) 4,5 G non traité 2 H traité (g.A.) 4 H non traité 2 I traité (N.A.) 5 I non traité 2 J traité (N.A.) 5 J non traité 2,5 K traité 5 4 K non traité 2 2 * Non applicable Exemple 4 Les caractéristiques chimiques et particulières de la présente invention ont un effet remarquable sur de l'étoffe contenant des fibres de cellulose régénérée ou de rayonne.Des essais de laboratoire indiquent un degré exceptionnellement élevé de conservation de la résistance à la traction et une résistance à l'abrasion nettement augmentée par rapport au cas d'une étoffe non traitée, comme l'indique l'essai de flexion "Stoll". On prépare à la fabrication, à l'état de pureté finale, deux étoffes contenant de la rayonne. Pour la finition de l'é- toffe, il n'y a ni additif , ni corps mis en réaction, ni résine, ni modificateur du toucher, ni autre produit chimique. Une étoffe contient 70 % de fibres de polyester et 30 % de rayonne en mélange intime. Cette étoffe pèse 248 g/m2 et elle contient 18,1 fils de chatne et 17,7 fils de trame au cm linéaire. La seconde étoffe contient 50 % de polyester, 25 % d'acrylique et 25 % de rayonne. Ce mélange intime pèse 224,4 g au m2 et il contient 32 fils de chatne et 23,2 fils de trame au cm linéaire. Les résultats des essais sont présentés au Tableau III. TABLEAU III Etoffe Etoffe 70 % de polyester 50 % de polyester Propriété 30 % de rayonne 25 % rayonne ~~~~~~~~~~~~~~~~~~ 25 % acrylique non traitée traitée non traitée traitée Traction:chatne 52,5 kg 45 kg 77 kg 70 kg trame 49 kg 42,5 kg 47,5 kg 45,4 kg Déchirure : chatne 6,8+ 5,7 kg 3,8 kg 3,4 kg trame 5.3 kg 4,6 kg 2,9 kg 2,7 kg Abrasion à la flexion Cycles cycles cycles cycles 0,4 kg chatne 331 842 494 710 1,8 kg trame 319 679 403 509 Douceur de l'étoffe après 5 lavages 2,5 4,75 ?,5 4.75 Conservation du pli après 5 lavages 1,5 4.5 1,0 4,75 % de rétrécissement 3,2 chaîne 1,3 chaîne 2,3 chaîne 0,7 chaîne après 5 la@ages 2,6 trame 1,8 trame 4,0 trame 1,1 trame REVENDIRCATIONS 1. Procédé pour réticuler des fibres cellulosiques, caractérisé en ce qu'on dépose sur ces fibres cellulosiques un polymère solide capable de subir une dissociation thermique donnant sur ces fibres un agent organique gazeux de réticulation des fibres cellulosiques ; et l'on chauffe les fibres cellulosiques, comportant le dépit de polymère solide, jusqu'à une température suffisante pour dépolymériser in situ le polymère déposé, ce qui donne un agent organique gazeux de réticulation des fibres cellulosiques qui réagit avec les molécules de cellulose voisines constituant les fibres cellulosiques et qui réticule ces fibres. 2. Procédé selon la revendicatlon 1, caractérisé en ce que le polymère est un polymère d'aldéhyde ramifié formé à partir des vapeurs d'un ester organique volatil de dihydroxyméthylène choisi dans l'ensemble constitué par l'ester formique du dihydroxyméthylène et l'ester acétique du dihydroxyrthylène. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'on maintient entre environ 0 C et 950C la température des fibres cellulosiques pendant le dépit du polymère solide d'ester formique de dihydroxyméthylène sur ces fibres, et en ce qu'on chauffe, après le dépit, les fibres cellulosiques jusqu'à une température comprise entre environ 1050C et 150 C pour dépolymériser in situ le polymère ainsi déposé. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on dépose le polymère solide à Fartir d'un mélange gazeux d'un aldéhyde ayant 1 ou 2 atomes de carbone et d'un acide carboxylique aliphatique ayant 1 à 4 atones de carbone, les Xi- bres cellulosiques étant maintenues à une température égale ou inférieure à la température de polymérisation du polymère formé à partir du mélange gazeux. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on dépose sur les fibres cellulosiques le polymère solide par application de ce polymère à partir d'un véhicule. 6. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on enlève des composés chimiques résiduels et inaltérés en faisant passer un gaz inerte à travers les fibres cellulosiques à une température supérieure à la température de dépolymérisation du polymère solide. 7. Procédé pour produire des articles textiles en une étoffe présentant un "pressage permanent", caractérisé en ce qu'on dispose un article constitué par une étoffe ou une étoffe confectionnée, dont la composition comporte en totalité ou en partie des fibres cellulosiques (et qui a éventuellement été prétraité à l'aide d'au moins une matière choisie dans ltensem- ble constitué par les agents d'adoucissement, les agents de raidissement, les agents hydrophobes, les agents ignifuges, les agents donnant du poids et les agents d'avivage) dans une zone de traitement permettant le passage du gaz au moins autour de la surface de l'article à traiter ; on expose l'article, dans cette zone de traitement, à une atmosphère gazeuse contenant un aldéhyde et un acide carboxylique aliphatique, l'aldéhyde et l'acide carboxylique formant un mélange capable de polymériser pour donner un polymère solide ramifié à une température inférieure à une température prédéterminée et capable de subir une dissociation thermique à une température supérieure à une tem rature prédéterminée ; on règle la température de l'article en étoffe textile à une valeur égale ou inférieure à la température de polymérisation du mélange générateur du polymère, le mélange gazeux formant un dépit de pellicule polymère solide à la surface des fibres cellulosiques de l'article en étoffe et tout autour de ces fibres cellulosiques ; et lton augmente suffisamment la température pour dépolymériser in situ le polymère ainsi déposé afin d'obtenir un aldéhyde constituant un agent gazeux de rétification des fibres cellulosiques et qui réagit avec les molécules de cellulose se trouvant dans cet article et, éventuellement, on fait finalement circuler à travers ou autour de l'article d'é-toffe un gaz inerte pour en enlever les composés gazeux résiduels et inaltérés. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'on maintient la teneur en humidité de l'atmosphère -1zeuse à une valeur sensiblement égale à la teneur normale en hunid de l'article en étoffe. 9. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'on maintient la température de la surface de l'article en étoffe entre environ 0 C et 950C, en ce que la durée d'exposition de l'article en étoffe à l'atmosphère gazeuse se situe entre environ 5 et 55 mn et en ce coton augmente la température, pour dépolymériser le polymère déposé, jusqu'à une valeur égale ou supérieure à 105 C environ. 10. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'atmosphère gazeuse contient du formaldéhyde et un acide carboxylique aliphatique ayant 1 à 4 atomes de carbone, et qui est notamment l'acide formique ou l'acide acétique. 11. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'atmosphère gazeuse contient les vapeurs d'tan ester volatil d'hydroxyméthylène /d'un acide ayant 1 à 4 atomes de carbone. 12. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'on règle la teneur en humidité de l'atmosphère gazeuse, pendant son contact avec l'article en étoffe, à une valeur se situant entre environ 4 et 16 % en poids. 13. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'atmosphère gazeuse dans la zone de traitement contient environ 20 à 60 % en volume de composés générateurs du polymère et contient 80 à 40 % en volume d'un gaz qui est un véhicule inerte. 14. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'on règle la température nécessaire pour dépolymérisel le polymère déposé in situ afin de régler la vitesse de réticulation des fibres cellulosiques. 15. Procédé pour produire des articles textiles en une étoffe présentant un t'pressage permanent", selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'atmosphère gazeuse dans la zone de traitement contient un mélange gazeux de fornaldéhyde et d'acide formique ; en ce qu on règle la température de l'article en étoffe textile à une tempéra bure égale ou inférieure à la température de po1Fllérisatio;l du forLflaldéhyde et de l'acide formiqu pour provoquer le dépôt du m m'Jaiige sous forme d2un polymère solide à la surface de l'article en étoffe, et puis l2on augmente la température de la zone de traitement pour dissocier thermiquement le polymère solide déposé in situ pour donner du formaldéhyde qui réagit avec les molécules adjacentes de cellulose présentes dans 11 article en étoffe et qui réticule ces molécules. 16. Procédé selon la revendication 15, caractérisé en ce que lton maintient la température de la surface de l'article en étoffe à une valeur comprise entre environ OOC et 950C pendant une période d'exposition d'environ 5 à 55 mn et en ce qu'on augmente la température de la zone de traitement jusqu'à une valeur comprise entre 105C et 1500C, la température réglant la vitesse à laquelle se produit la réticulation. 17. Procédé selon l'une quelconque des revendication 7 à 16, caractérisé en ce que les fibres cellulosiques sont des fibres de cellulose régénérée. 18. Fibres cellulosiques réticulées, caractérisées en ce qu'elles sont obtenues par le procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6. 19. Articles en une étoffe présentant la stabilité dimensionnelle et un pressage permanent, ayant une résistance nettement meilleure à lsabrasion et présentant moins de dégradation des fibres, ces articles étant obtenus par le procédé selon l'une quelconque des revendications 7 à 17. 20. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le polymère est un polymère ramifié d'aldéhyde, formé par réaction dans des conditions de reflux d'un donneur diformaldéhyde,et notamment du paraformaldéhyde avec un acide monocarboxylique aliphatique ayant 1 à 4 atomes de carbone, notamment acide formique ou l'acide acétique, et par refroidissement du mélange réactionnel pour effectuer la précipitation du polymère.