La présente invention concerne un abri-qui, selon-diffé- rentes versions, peut être très léger et provisoire ou permanent grâce à des parties en dur". Dans la construction de petites habitations, qu'il s'agisse de simples pavillons ou de maisons individuelles, la partie la plus difficile à réaliser est le toit. En effet, les parois exterieures peuvent être imparfaites, hétéroclytes et, même, inexistantes quand on se contente de poteaux. Le toit, en revanche, doit avoir une portée relativement importante et doit, bien entendu, rendre les services pour lesquels il est fait : abriter de la pluie, protéger des intempéries et tout cela exclut l'improvisation. Lorsqu'il s'agit de maisons "en dur" le problème n'est pas plus simple car en supposant résolu le problème de la compétence de la main d'oeuvre, il reste son esthétique qui doit s'harmoniser avec les conditions locales et son prix. Ces impératifs restent présents même si lton ehoisit des ma tériaux ou des procédés non traditionnels tels que des voûtes en béton, des coupoles en matériau synthétique etc.. Par ailleurs, il existe de très nombreux cas où l'on désire des abris extrêmement légers, bon marché et, même démontables. Clest le cas des villages de vacances, des campements militaires, des abris provisoires pour des personnes sinistrées etc... Des conditions climatiques clémentes ne sont pas une condition suffisante pour se passer complètement d'un toit car il faut, tout de même, prévoir la pluie ou, à l'inverse, le soleil. En revanche, dans ce cas, les parois extérieures peuvent être quelconques. C'est pourquoi, jusqutà ce jour, la solution qui a été généralement adoptée est celle de la tente. Celle-ci présente des inconvénients bien connus dès qu'elle doit avoir de grandes dimensions. Son montage est difficile, sa tension et sa stabilité exigent la présence de piquets extérieurs et de haubans qui augmentent son encombrement au sol. La présente invention apporte une solution nouvelle au problème des toits, qu'il s'agisse d'abris légers ou de maisons à toiture non traditionnelle. L'invention sera bien comprise par la description détaillée ci-après faite en référence au dessin annexé. Bien entendu, la description et le dessin ne sont donnés qu'à titre d'exemple indicatif et non limitatif. La figure 1 est une vue schématique en coupe d'un abri léger conforme à l'invention. La figure 2 montre trois formes polygonales possibles en plan pour un abri conforme à l'invention. La figure 3 est un exemple, en plan, d'un abri de forme irrégulière. La figure 4 est analogue à la figure 3 mais stappli- que à un abri plus grand. La figure 5 est un schéma montrant la possibilité d'assembler plusieurs abris contigüs. En se reportant à la figure 1, on voit qu'un abri conforme à l'invention comprend des supports verticaux 7 tel que des poteaux au sommet desquels se trouvent des organes de tout type connu permettant d'y assujettir une feuille 2 imperméable, par exemple en matière synthétique. Les poteaux ou certains d'entre eux peuvent etre reliés à leur sommet ou à la proximité de celui-ci par des barres ou poutres ou éléments analogues afin d'y accrocher, éventuellement, d'une manière ponctuelle ou continu-, la feuille 2. L1emplacement des poteaux correspond à la forme et aux dimensions de la toile 2, étant précisé que celle-ci ne doit pas etre tendue lorsquton la met en place En son centre, la feuille 2 est percée d'un trou 3 dont les bords 4 sont fixés à un conduit 5 également imperméable et dont l'autre extrémité est libre. Au-dessus des bords 4 sont fixés des anneaux 6 pour des crochets 7 solidaires chacun d'un cordon 8 aboutissant à un câble 9 associé à un tendeur 10. Celui-ci reçoit un autre câble 11 accroché à un anneau 12 prévu dans le fond d1un puits 13 formant siphon et raccordé à une conduite d'évacuation 14. Après avoir assujetti la feuille 2 sur les points d'accrochage 1, on assemble les câbles 9 et 11 par le tendeur 10 et l'on agit sur ce dernier pour provoquer la traction vers le bas de la feuille 2 et obtenir, ainsi, sa tension sous forme d'un large entonnoir. On réalise de la sorte un toit tendu, stable et apte à recueillir les eaux de pluie qui ruissellent sur lui vers le trou 3 et sont dirigées par le conduit 5 vers le réceptacle que constitue le puits à siphon 13 et d'où elles sont évacuées par la conduite 14. On note que cet abri est particulièrement stable et, cela, pour deux raisons S la première est que les câbles assurent un ancrage très puissant et la deuxième est que le toit est en creux au lieu d'être en relief comme cela est courant. Le vent qui aurait tendance à soulever la feuille 2 fuit facilement vers la périphérie du fait que la feuille 2 est convexe sur sa face inférieure. La traction des câbles 9 et 11 tend à appliquer très fortement la feuille 2 sur les poteaux 1 de haut en bas et offre au vent une résistance puissante, ce qui n'est pas le cas des piquets de tente connud qui, au contraire, subissent les efforts dans le sens de leur extraction et ont donc d'autant plus tendance à lâcher que le vent est fort et l'effet de voile important. La présence du conduit 5 contribue au confort intérieur mais ntest pas techniquement indispensable. En effet, dès lors que le câble 9 est à proximité immédiate du trou 3, l'eau de pluie ruisselle le long de ce câble 9 puis du câble 11 sans faire de pluie. On peut prévoir, au-dessus de la feuille 2, une seconde feuille 15 afin de créer entre elles un espace 16 favorable à l'isolation thermique. il faut que cette feuille supérieure communique avec le trou 3 pour que la pluis-qutelle reçoit puisse être évacuée. Cela peut se faire soit directement, auquel cas la feuille 15 présente un trou en regard du trou de la feuille 2, soit indirectement, comme représenté ici . Cela est obtenu en prévoyant que la feuille 2 est imperméable alors que la feuille 15 est perméable du fait quelle présente de nombreux trous 17. Les feuilles 2 et 15 peuvent, bien entendu, être opaques, transparentes ou translucides. La résistance et leur contexture dépendent de la longévité attendue en fonction des contraintes subies : intempéries, chute d'objets, force de traction, surface, durée annuelle d'emploi, etc. Sur la figure 2, on voit trois formes possibles, vues en plan. La première est un triangle, la deuxième est un carré, la troisième est un pentagone régulier. Dans les trois cas, il y a un support 1 à chaque angle et un seul trou 3 au centre. Sur la figure 3, on voit qu'il est possible de réaliser des abris de forme irrégulière, par exemple pour l'adap- ter à un site naturel. On voit que, néanmoins, ce polygone irrégulier a une forme relativement ramassée autour d'un centre où se trouve un trou 3. La figure 4, au contrairè, montre un polygone irrégulier plus oblong. Dans un tel cas, il faut prévoir deux trous 3 judicieusement placés. Quant à la figure 5, elle montre-qu'il est possible de combiner plusieurs abris. Ici, on voit trois hexagones réguliers qui, s'ils étaient indépendants, nécessiteraient trois fois six supports, soit dix huit supports au total. Par leur combinaison, le nombre total de supports 1 est seulement de quatorze. il faut remarquer qu'avec toutes les autres formes décrites, qu'elles soient régulières ou pas, les supports 1 sont toujours à la périphérie. C'est également le cas ici mais, en plus, il faut un support la qui est commun aux trois feuilles des trois hexagones et qui, lui, n'est pas à la périphérie. Ceci souligne que l'emplacement des supports peut varier selon la forme, l'étendue et la conception des toits. Chaque abri hexagonal pouvant etre indépendant, il possède son trou 3 individuel. Lorsqu'ils sont ainsi combinés, llunique ensemble qu'ils constituent possède, donc, trois trous 3. Cela illustre un autre cas d'un seul ensemble avec plusieurs trous 3. Dans le cas de toit de grande dimension, la feuille 2 peut etre constituée de plusieurs lés soudés ou rendus solidaires les uns des autres. L'invention test pas limitée aux seuls modes de réalisation décrits et représentés, mais en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1 - Abri tel que hangar, pavillon et analogue, caractérisé en ce qu'il comprend des supports verticaux sur lesquels est assujettie au moins une feuille imperméable formant toit qui est munie d'au moins un organe d'amarrage pour un élément de traction devant, par ailleurs, être ancré dans le sol afin de tendre la feuille vers le bas, cette feuille étant percée d'au moins un trou au voisinage immédiat de l'élément de traction. 2 - Abri selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'élément de traction aboutit à un réceptacle d'eau de pluie. 3 - Abri selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'en regard du trou se trouve un conduit imperméable qui aboutit éventuellement à un réceptacle d'eau de pluie. 4 - Abri selon la revendication 3, caractérisé en ce que le conduit constitue au moins une partie de l'élément de traction. 5 - Abri selon la revendication 7, caractérisé en ce que les supports sont construits pour être permanents tels que des murs. 6 - Abri selon la revendication 5, caractérisé en ce que la feuille est en matériau résistant et est fixée en permanence aux supports. 7 - Abri selon la revendication 1, caractérisé en ce qutil comporte au moins un élément de renforcement tel qu'un cable. 8 - Abri selon la revendication 1, caractérisé en ce qutil comprend au moins deux feuilles superposées, la feuille supérieure communiquant avec le trou soit directement soit par l'intermédiaire de la feuille inférieure, celle-ci étant alors imperméable tandis que la feuille supérieure est perméable par exemple en présentant des trous.