La présente invention concerne les véhicules aériens ou spatiaux et plus particulièrement le revêtement de leurs parois extérieures. Les aéronefs comportent de plus en plus de matières plastiques (cockpits, radOmes d'antennes radar, parfois meme parties de carlingue). Cette utilisation de matières plastiques présente un certain nombre d'avantages mais possède un inconvénient notable : les matières plastiques sont en général non conductrices et, au cours des vols, les charges électrostatiques qui se créent sur les surfaces extérieures des aéronefs, soit par triboélectricité soit par captation, ne peuvent s'évacuer comme elles le feraient dans une paroi conductrice. Les charges finissent ainsi par croître et se recombiner en créant des parasites erratiques neutralisant le fonctionnement des équipements électroniques, ainsi que des perforations dans la matière. Pour résoudre ce problème bien connu, il faudrait pouvoir déposer sur les surfaces de plastique un revêtement conducteur approprié. Mais ce revêtement doit avoir des qualités bien définies et jusqu'à maintenant on nta pas trouvé de solutions satisfaisantes - ce revêtement doit titre pratiquement transparent aux ondes lumineuses dans le cas de pare-brises, hublots etc., et aux ondes radioélectriques dans le cas des radomes d'antennes radar - il doit résister à la corrosion, notamment par l'ozone aux rayonnements ultraviolets, aux chocs thermiques, à 1'abra- sion - il doit entre facile à poser, non corrosif et peu coûteux. Or, il se trouve qu'il est difficile de déposer sur une matière plastique un revêtement conducteur : il faut procéder à basse température et les dépits ne sont pas satisfaisants. La présente invention propose une solution nouvelle, présentant toutes ces qualités et qui consiste à employer, comme revêtement conducteur collé sur les parties de paroi en matière plastique, une feuille de verre pelliculaire, c'està-dire de verre mince déformable, sur laquelle a été préalablement déposé à haute température un sel métallique conducteur. Ce dépOt est effectué par vaporisation sur le verre à haute température d'un aérosol du sel métallique. Le verre pelliculaire utilisé a une épaisseur d'environ 0,2 millimètre. Les sels métalliques qui peuvent entre utilisés sont les mêmes que ceux qui servent actuellement à recouvrir des plaques de verre habituelles en vue d'obtenir par exemple, des effets décoratifs (verres à reflets métalliques, verres à fort coefficient de réflexion). Par exemple, on peut utiliser du nitrure de cobalt, de l'oxyde d'étain etc. Le verre mince souple peut entre trempé chimiquement pour améliorer sa souplesse : avec du verre non trempé, on peut imprimer au verre une courbure de rayon environ 700 fois l'épaisseur du verre ; avec un verre trempé, on descend à un rayon de courbure d'environ 150 fois cette épaisseur. Pour revêtir des surfaces de matière plastique, non développables, on peut utiliser des feuilles de verre pelliculaire étroites, ctest-à-dire des rubans que l'on juxtapose sur la surface à recouvrir. REVENDICAtIONS 1. Procédé pour rendre antistatiquesdes parties non métal liques d'un véhicule aérien ou spatial, caractérisé par le fait qu'il consiste à coller sur lesdites parties une feuille de verre pelliculaire souple sur laquelle a été préalablement déposé à haute température un sel métallique conducteur. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le verre pelliculaire a une épaisseur d'environ 0,2 millimètre. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la feuille de verre pelliculaire a été revêtue d'un sel métallique par vaporisation sous forme d'aérosol de ce sel, à haute température. 4. Véhicule aérien ou spatial, caractérisé par le fait que les parties extérieures non métalliques du véhicule sont revêtues d'une feuille de verre pelliculaire souple collée, sur laquelle a été préalablement déposé par vaporisation à haute température un sel métallique.