La présente invention concerne la technique de réagglomération de déchets ou chutes de mousse souple de polyuréthane. Four obtenir en continu des plaques d'agglomérés en mousse de poîyuréthane à partir de ces déchets, on commence par les transformer dans un broyeur approprié sous forme de flocons correspondant à une granulométrie d'environ 8 à 12 mm. On mélange ensuite les flocons avec un liant et on comprime le matelas de flocons enrobés de liant pendant un temps, à une pression et à une température suffisantes pour obtenir une plaque d'agglomérés. Si la masse spécifique des flocons à l'état non comprimé est D1, il faut, pour obtenir une plaque d'agglomérés ayant une épaisseur E2 et une densité D2, alimenter le dispositif de compression avec un matelas de flocons enrobés ayant une épaisseur E1 qui est donnée par la relation suivante D2 E1 E2 x Wl Or, l'alimentation en continu d'un matelas de flocons enrobés de liant s'effectue généralement en déversant sur une bande transporteuse sans fin le contenu d'une trémie dont on limite le débit à l'aide d'un registre mobile disposé à son extrémité inférieure. Une telle technique présente toutefois un certain nombre d'inconvénients. En effet, les flocons imprégnés de liant sont très électrostatiques, légerset peu ou pas mobiles. Il en résulte un écoulement irrégulier et une stagnation de flocons contre la paroi de la trémie qui peut entraîner des polymérisations prématurées avant conformation du matériau. La présente invention a pour objet de remédier à ces inconvénients. Elle consiste à prévoir un dispositif spécial de grattage des parois internes de la trémie à sa partie inférieure pour faciliter la réparition des flocons dans le matelas et obtenir une épaisseur uniforme des flocons, aussi bien dans le sens transversal que dans le sens longitudinal, par rapport à la direction de déplacement du matelas de flocons enrobés de liant. Ce dispositif comprend un arbre parallèle au plan de la bande transporteuse et perpendiculaire au sens de progression de cette dernière. Cet arbre, qui est animé d'un mouvement de va-etvient le long de sa direction axiale, est muni d'un certain nombre de dents réglables dont les extrémités sont situées au plus près de l'extrémité inférieure du registre. Les dents sont montées de manière à ce que leurs extrémités occupent cette position, quel que soit le niveau de la base du registre mobile. Un tel dispositif permet d'obtenir un débit de flocons constant et homogène sur toute la largeur de la bande transporteuse, grâce à l'effet de ratissage des dents qui favorise l'homogénéité de la répartition des flocons et assure un nivellement du sommet du matelas de flocons enrobés. L'invention va être décrite plus en détail, à titre purement illustratif et non limitatif, à l'aide de l'exemple suivant et des figures annexées, sur lesquelles la figure 1 représente une coupe en élévation de l'appareil de fabrication d'une plaque d'agglomérés selon l'invention ; et la figure 2 représente une vue de dessus du dispositif de répartition des flocons mélangés avec le liant. Les déchets de polyuréthane broyés sous forme de flocons de 8 à 12 mm environ de dimensions sont stockés dans un silo. Sur appel d'un opérateur, les flocons sont amenés du silo à une boite peseuse par l'intermédiaire d'une vis. La boite se charge et,dès#que le poids est obtenu,elle se vide sur un transporteur et une vis qui véhiculent les flocons jusque au mélangeur qui comporte deux parties a) un système de pulvérisation du liant comprenant des pompes doseuses haute pression et une buse d'injection b) un arbre à pales assurant un brassage des flocons. Le poids des flocons étant déterminé par la boîte peseuse et le débit de liant par les pompes doseuses, il est aussi possible de régler précisément la quantité de liant incorporée au flocon. Par ailleurs, la pulvérisation du liant sur le flocon brassé grâce à la rotation des pales assure une dispersion homogène. On obtient ainsi un mélange comprenant 15 so en poids de liant (soit environ 1 % en volume) et constitué de flocons dont la surface est uniformément mouillée pour assurer une cohésion parfaite lors de la mise en forme et de la réticulation. Le mélange de flocons et de liant ainsi préparé vient alimenter une trémie 10. Ainsi que le montre la figure 1, cette trémie se trouve disposée au-dessus d'une bande transporteuse sans fin 11 et son contenu est déchargé en continu sur cette dernière, à l'aide d'un registre mobile 12, de hauteur réglable, situé à Ilextrémité inférieure de la trémie. Une autre bande transporteuse sans fin 13 est disposée au-dessus de la bande 11 et comporte un premier trajet 14 incliné vers le bas dans le sens de déplacement de la bande et un second trajet 15 parallèle à celui de la bande transporteuse inférieure 11. Ces deux bandes transporteuses sont munies d'une série d'alimentations 16 du fluide permettant d'accélérer la réaction de réticulation de manière que la plaque d'aggloméré après sa réticulation et sa compression garde sa forme comprimée au sortir des bandes trsnsporteusee Il et 13, entre lesquelles elle est prise en sandwich. A peu près à mi-hauteur de l'ouverture maximale du registre 12, et au milieu de la partie inférieure de la trémie 11, se trouve un arbre 17 d'axe parallèle au brin supérieur de la bande transporteuse Il et perpendiculaire à sa direction de déplacement. Cet arbre 17 est animé d'un mouvement de va-et-vient dans sa direction axiale, grâce à un système de bielle et de manivelle 18, 19 (voir figure 2). Il est monté de manière à pouvoir pivoter autour de son axe et il est muni d'un certain nombre d'alésages 20, d'axe perpendiculaire à celui de l'arbre 17 et répartis régu lièrement sur toute la largeur de l'arbre. Des dents 21 peuvent coulisser à l'intérieur de ces alésages et sont fixées par tout moyen convenable sur l'arbre 17, de façon à maintenir une de leurs extrémités au plus près des parois de la trémie ou du registre qui lui est associé. Comme le montre la figure 2, l'arbre 17 peut être orienté et les dents 21 fixées sur cet arbre, de façon à ce qu'une dent sur deux ait une extrémité située à proximité de Ta partie supérieure de l'ouverture délimitée par le registre 12 et une dent sur deux une extrémité située à proximité de la partie inférieure de la trémie qui est à l'opposé de l'ouverture du registre. La mise en oeuvre de l'appareil selon l'invention s'effectue de la manière suivante. Lors de la mise en route des bandes transporteuses 11 et 13, un matelas de flocons de déchets de mousse de polyuréthane revêtus de liant s'avance sur la bande 11 et son épaisseur est déterminée par la hauteur au-dessus de ladite bande où se trouve immobilisé le registre mobile 12. Les dents de l'arbre 17 étant disposées, comme l'indique la figure 1, pour moitié à proximité du bas de la paroi de la trémie 10 opposée à l'ouverture du registre et pour moitié à proximité du haut de cette ouverture, effectuent un grattage de la paroi et de la limite supérieure de l'ouverture, analogue à l'effet d'un râteau, sous l'influence du mouvement de va-et-vient transmis à l'arbre 17. Ce grattage évite l'accumulation de blocs de flocons dans le bas de la trémie, et en particulier dans le bas de ses parois, et assure par là-même une répartition plus uniforme des flocons tant à l'intérieur qu'aux surfaces inférieure et supérieure du matelas, qui va se traduire par une densité plus homogène de la plaque d'agglomérés et un meilleur aspect de surface. Le matelas de flocons enrobés ayant ainsi une épaisseur déterminée par le registre est d'abord écrasé progressivement entre la bande transporteuse inférieure 11 sur laquelle il repose et le trajet incliné 14 de la bande transporteuse supérieure 13, puis maintenu à un taux de compression déterminé par l'écartement existant entre les trajets parallèles des deux bandes 11 et 13. Au cours du passage du matelas ainsi comprimé entre les deux bandes transporteuses, on effectue d'une manière classique une réticulation pendant un temps et à une température qui sont fonction des vitesses des bandes, du taux de compression, de la nature du mélange de flocons et de liant, etc. On peut ainsi obtenir en continu des plaques d'agglomérésde flocons de mousse de polyuréthane qui ont des épaisseurs comprises entre 5 et 100 mm environ, avec une masse spécifique variant entre environ 50 et 250 kg/m3. Il va de soi que la présente invention peut faire l'objet de variantes. C'est ainsi que l'appareil selon l'invention peut être utilisé avec des déchets ayant des dimensions autres que celles indiquées et sur des matériaux autres que des mousses souples de polyuréthane et notamment des déchets à base de feutre, de moquette, de latex, etc. De plus, on peut dérouler sur les bandes transporteuses inférieure ou supérieure, ou sur les deux simultanément, des matériaux qui sont collés par le liant sur la plaque d'agglomérée au moment de la compression, de façon à obtenir des plaques complexes constituées d'un coeur en flocons de mousse agglomérés et d'une ou deux faces en matière textile, plastique, en une feuille de mousse de polyuréthane, etc. REVENDICATIONS 1. Appareil pour la fabrication de plaques en agglomérésà partir de déchets, comprenant une trémie alimentée en un mélange de liant et de flocons de dimensions uniformes obtenus par broyage des déchets, une bande transporteuse inférieure recevant un matelas de ce mélange dont l'épaisseur est déterminée par l'ouverture plus ou moins grande d'un registre mobile disposé à la partie inférieure de la trémie, une bande transporteuse supérieure dont le trajet est disposé de manière à écraser le matelas à un taux de compression déterminé, caractérisé en ce que la trémie est munie à sa partie inférieure d'un dispositif de grattage de ses parois internes. 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif de grattage consiste en un arbre, animé d'un mouvement de va-et-vient, d'axe parallèle au plan de la bande transporteuse inférieure et perpendiculaire à son sens de déplacement et muni de dents dont les extrémités sont situées à proximité des parois internes de la trémie. 3. Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que les extrémités d'une partie au moins des dents sont situées à proximité de la partie supérieure de l'ouverture délimitée par le registre mobile disposé à la partie inférieure de la trémie. 4. Appareil selon l'une quelconque des revendications 2 ou 3, caractérisé en ce que l'arbre peut pivoter et que les dents sont montées à coulissement, de façon à permettre le réglage de l'extrémité des dents au voisinage des parois de la trémie. 5. Application de l'appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes à la fabrication de plaques en agglomérésde déchets, notamment de déchets de mousse souple de polyuréthane.