L'invention a pour objet un " procédé de coiffure et le dispositif permettant la mise en oeuvre de ce procédé. On connait le procédé qui consiste à brûler les pointes des che VQLIX, procédé qui a pour but de lui conférer une plus grande vitalité. Si meme ce résultat est atteint, ce procédé présente un inconvénient pour la coiffure qui est rendue difficile à cause des multiples crochets que la presque totalité des cheveux présentent alors à leur extrémité. Un tel procédé ne peut donc s'appliquer qu'à des cheveux courts. Pour obtenir une coiffure qui présente certains effets dûs au gonflement provoqué artificiellement, sans produire pour autant l'effet caractéristique d'une ondulation permanente , on procède généralement au chauffage de la chevelure par passes successives au moyen d'une soufflerie d'air chaud manipulée en même temps qu'une brosse qui imprime aux cheveux ainsi chauffés le mouvement désiré. Ce procédé présente l'inconvénient de ne provoquer que des effets fugaces. Donc pour obtenir, sur des cheveux de longueur moyenne, pour une coiffure d'homme par exemple, un effet de gonflement qui présente une certaine persistance, bien qu'obtenu rapidement sans les longues manipulations d'une permanente , ni sans aucun emploi de produits chimiques, il a été mis au point un procédé qui consiste à brûler les cheveux , non plus à leur extrémité, à la surface de la coiffure, mais à leur base, aussi près que possible du cuir chevelu Pour cela ne doivent être brûlés que les cheveux courts qui sont toujours présents même dans une coiffure normalement longue .On obtient ainsi non seulement la formation à leur extrémité d'un crochet normalement connu dû à la retraction de la kératine qui provoque la torsion du canal capillaire, niais aussi l'épaississement du cheveu sur tout ou partie de sa longueur qui a été chauffée à une température voisine de son point d'inflammation , cet épaississement étant lui-même dû à une contraction du canal capillaire De sorte que ces cheveux courts ,épaissis et crochus, obtenus en grand nombre dans la profondeur de la coiffure peuvent être utilisés par l'artlstc capillaire pour assurer un support relativement rigide aux cheveux plus longs qui sont organisés sur cette infrastructure de cheveux raides , sur lesquels ils peuvent se trouver immobilisés par les crochets des pointes brûlées On obtient ainsi rapidement, et sans aucun produit chimique , une coiffure gonflante et présentant une certaine permanence, ce qui permet de créer des coiffures nouvelles . de procédé permet aussi de corriger les défauts d'implantation des cheveux, les épis par exemple l'effet d'immo bilisation des cheveux couchés sur les cheveux plus courts brûlés assurant une correction parfaite de ces imperfections naturelles. Pour la mise en oeuvre de ce procédé il a été créé un moyen nouveau permettant d'atteindre les cheveux courts à l'intérieur d'une coiffure normalement longue et de ne brûler pratiquement que ceux-là, aussi près que possible du cuir chevelu , tout en maintenant les autres cheveux hors de la flamme du chalumeau à gaz miniature qui est utilisé. Les dessins annexés, donnés à titre d'exemple seulement, montrent un mode de réalisation de l'objet de la présente invention La figure 1 est une vue schématique cavalière de l'objet de llin- vention La figure 2 est une vue schématique montrant la mise en oeuvre du procédé au moyen du dispositif objet de l'islventiorl La figure 3 est une vue montrant aussi, de façon plus réaliste, la même mise en oeuvre. Tel qu'il est représenté, le dispositif objet de l'invention est constitué par un double peigne 1 et 2 , en matériau incombustible, ces deux peignes étant rendus solidaires 1'UT1 de l'autre par l'extrémité soudée de leurs dents qui sont d'ailleurs caractéristiqllewr.ent très écartées, laissant entre elles le passage d'une véritable mèche de cheveux Ces deux peignes 1 et 2 , solidaires l'un de l'autre par l'extrémité de leurs dents, - sont incurvés selon une portion de cylindre dont la génératrice est parallèle à l'arête du dièdre curviligne ainsi formé, dont les faces extérieures sont concaves L'angle d'ouverture de ce dièdre curviligne est tel que la flamme du chalumeau à gaz miniature 3 utilisé puisse être facilement promenée à l'intérieur dudit dièdre sur la base des mèches retenues par le peigne supérieur, selon les figures 2 et 3. Le rayon de courbure du peigne inférieur est sensiblement plus grand que celui du crâne humain. Le rayon de courbure du peigne supérieur est tel que les mèches de cheveux qu'il relève soient parfaitement maintenues cartees-du peigne inférieur, de fa çoit que la flamme du chalumeau miniature 3 n' atteigne que les cheveux courts quiprécisément n'auront pas été relevés par ce peigne supérieur. Les figures 2 et 3 montrent en effet le rôle joué par le dispositif objet de l'invention dans la mise en oeuvre du procédé Le but étant d'atteindre les cheveux les plus courts et de les brûler près de leur base, il est nécessaire de tenir les autres cheveux écartés et protégés de la flamme du chalumeau utilisé. Car pour l'e'cution du procédé il est utilisé un chalumeau miniature produisant une flamme ayant la lorzne d'un dard fin et très court, ce qui lui permet d'être très directionnel et de n'atteindre que les cheveux spécialement visés , chaque passe étant exécutée de façon suffisamment rapide pour que les cheveux visés soient roussis sans que le pa tient ait une sensation d'élévation de température au niveau du cuir che velu De sorte que, la coiffure ayant été préalablement et abondam - ment mouillée, et alors qu'elle n'est pas encore séchée, l'artiste capillaire utilise le peigne , objet de l'invention, qu'il saisit au moyen du manche 4 qu'il comporte, pour écarter la chevelure -afin d'atteindre le cuir chevelu et de pratiquer à ce niveau une raie parfaitement déterminée Basculant alors le peigne, objet de l'invention, de manière que ltoux rture du dièdre soit tournée vers le dard du chalumeau tenu de l'autre main, il applique le peigne inférieur sur la paroi cranienne, couchant ainsi contre celle-ci les mèches de cheveux qui-se trouvent emprisonnées et protégées par ce peigne inférieur Faisant alors progresser légèrement le peigne dans le sens de la pointe des dents' il soulève à l'aide du peigne supérieur, par un mouvement de basculement avant, les mèches que ce dernier retient entre ses dents . Il les soulève ainsi et les rabat en avant de celui-ci. L'intérieur du dièdre se trouve donc de ce fait dégagé , ne s'y trouvant apparents que les cheveux courts seulement, qui n'ont pu être ni couchés par le peigne inférieur , ni relevés par le peigne supérieur. Le chalumeau 3 peut alors être manipulé en le promenant à l'in- térieur du dièdre où son dard atteindra lesdits cheveux courts ainsi que la base des premières couches des mèches de cheveux relevées qui seront seules brûlées I1 sera ainsi obtenu un épaississement des cheveux brûlés qui se rétractent ainsi que la mise en crochet de leur extrémité, ce brûlage n'at teignant pas la profondeur d; mèches relevées ou bouchées par chacun des peignes, leur humidité étant suffisante pour éviter leur élévation de température intempestive Après cluoi l'artiste capillaire progresse ainsi de raie en raie sur la totalité du crâne, pour organiser, selon le but qu'il cherche à atteindre, une infrastructure de cheveux courts , épaissis par rétraction, crochus à leur extrémité. Cette infrastructure relativement rigide et dressée permettra de maintenir soulevée et d'immobiliser la coiffure qui sera organisée avec les autres cheveux qui s'appuieront sur elle et seront pris par l'extrémité crochue des cheveux brûlés La longueur du peigne dépend de l'ampleur que l'on désire donner à chaque mouvement du chalumeau . Le noml)re de dents est de ce fait variable . Leur longueur dépend elle-même du type de coiffure que l'on traite , les dents étant d'autant plus courtes que la coiffure est elle-meme plus courte dans son ensemble. L'écartement des dents est suffisant pour pouvoir contenir une véritable mèche de cheveux, afin que le dard du chalumeau ne puisse atteindre que la surface de chacune de ces mèches mouillées ainsi constituées, sans pouvoir la pénétrer suffisamment pour éviter sa combustion totale Il est bien entendu que l'étendue de l'invention n'est pas limitée à l'exemple ou aux exemples de réalisation qui en ont été décrits , toute variante considérée comme équivalence ne pouvant en modifier la portée. La présente invention peut être utilisée pour la création de coiffures offrant des effets nouveaux, sans l'utilisation de produits chimiques ou des appareils connus pour la mise en oeuvre des permanentes. REVENDICATIONS 10) - Procédé permettant de réaliser une coiffure particulière ment gonflée et stable Caractérisé par le fait que l'ensemble de la coiffure apparente est organisé sur une infrastructure relativement rigide qui.la supporte et l'immobilise, ladite infrastructure étant constituée par les cheveux les plus courts qui ont été préalablement brûlés de façon à les épaissir grâce à l'élévation de température provoquée par le passage d'une flamme de chalumeau et simultanément à les rendre crochus à leur extrémité pour permettre à cette infrastructure de jouer le rôle d'ancrage de la coiffure qu'elle soutient 20) - Dispositif permettant de mettre en oeuvre le procédé conforme à la revendication 1, Caractérisé par le fait qu'il comporte un moyen permettant de séparer une mèche de cheveux de l'ensemble de la chevelure , en n'importe quel point du crâne, de la maintenir dressée depuis sa base et simultanément d'appliquer contre le crâne les cheveux non dressés de manière à permettre le passage rapide d'une flamme à l'intérieur du dièdre ainsi formé par les mèches ainsi dressées 30) - Dispositif selon la revendication 2, Caractérisé par le fait que ledit moyen est constitué par un dièdre curviligne concave extérieurement métallique à parois minces et dont une aile est appliquée sur le crâne emprisonnant les cheveux qu'elle presse contre le cuir chevelu et dont l'autre aile, qui relève une mèche de cheveux à la base de laquelle l'arête dudit dièdre est introduite, est munie d'au moins une ouverture permettant à la flamme d'un chalumeau passée à l'intérieur dudit dièdre d'atteindre la base de ladite mèche ainsi relevée. 40) - Dispositif selon la revendication 3, Caractérisé par le fait que l'aile du dièdre curviligne qui est appliquée sur le crâne présente une courbure sensiblement égale à celle du crâne lui-même 50) - Dispositif selon l'ensemble des revendicatioris 3 et 4 Caractérisé par le fait que l'aile supérieure dudit dièdre curviligne qui relève une mèche de cheveux à la base de laquelle l'arête dudit dièdre est introduite et qui est munie d'au moins une ouverture permettant à la flamme d'un chalumeau passé à l'intérieur dudit dièdre d'atteindre la base de ladite mèche ainsi relevée , est un peigne à dents multiples taillées dans une tôle métallique uniformément mince et présentant des dents larges laissant entre elles de larges espaces , depuis l'arête du dièdre à travers lesquels les mèches de cheveux relevées peuvent être atteintes à leur base. 60) - Dispositif selon la revendication 5, Caractérisé par le fait que les deux ailes dudit dièdre curviligne sont symétriquement formées chacune d'un peigne métallique à paroi mince, les deux ailés dudit dièdre étant reliées entre elles par l'extrémité de leurs dents larges et laissant entre elles un large espace permettant à la flamme d'atteindre la base des cheveux relevés 70) - Dispositif selon la revendication 6, Caractérisé par le fait que la courbure du peigne supérieur, concave extérieurement, dont la génératrice est parallèle à l'arête du diè dre , est telle que les mèches de cheveux qui sont relevées par ledit pei gue soient suffisamment rabattues à l'avant de celui-ci 80) - Dispositif selon la revendication 7, Caractérisé par le fait que le dièdre curviligne est muni d'un manche extérieur audit dièdre et situé dans le plan médian 90) - Procédé utilisant le dispositif objet de l'ensemble des revendications 2 à 8 Caractérisé par le fait que le brûlage recherché est obtenu au moyen dlun chalumeau à gaz miniature dont la flamme forme un dard court s2t aigu , qui peut facilement être promené d'un mouvement rapide à la base des cheveux courts qui sont restés libres à l'intérieur d'un dièdre à parois minces introduit dans la chevelure, à l'aide duquel l'ensemble de la chevelure est maintenu écarté, d'une part par appui sur le crâne au moyen de l'aile inférieure dudit dièdre, et d'autre part par relèvement des autres mèches au moyen du peigne supérieur formant l'autre aile du dièdre et constitué par de larges dents ouvertes jusqu'à l'arête du dièdre et Laissant entre elles un large espace permettant d'atteindre la base des premières couches de cheveux apparaissant entre elles