La présente invention a pour objet des perfectionnements aux machines plieuses de tôles. Le secteur technique de l'invention est celui de la construction des machines pour plier les tles. On connaît des machines pour plier les tôles comportant un tablier en deux parties sur le dessus duquel on pose la tôle è plier, laquelle est maintenue sur le dessus par une butée bloquée par des vérins è vis.Cette butée présente è l'avant une arête inférieure transversale a la machine autour de laquelle la tôle est pliée. Le tablier est divisé en deux parties . une partie arrière fixe et une partie avant mobile,- pivotante autour d'un axe transversal sensiblement confondu avec l'arête de la butée. Le pliage de la tôle est obtenu en faisant pivoter le tablier mobile vers le haut. Dans les plieuses de ce type connues, le mouvement ascendant du tablier mobile est obtenu par des moyens mécaniques lourds, encombrants et onéreux. Dans certaines plieuses, le tablier mobile est mis en mouvement par un train d'engrenages démultiplicateurs entraînés en mouvement soit par une manivelle actionnée manuellement, soit par un moteur. Dans d'autres réalisations existantes, le mouvement ascendant du tablier mobile est commandé par des vérins hydrauliques ou pneumatiques disposés à chaque extrémité du tablier. Ceci conduit à des machines très lourdes et d'un prix de revient élevé à l'achat et en exploitation. L'objectif de la présente invention est de perfectionner les moyens pour entraîner le tablier mobile, afin de pouvoir réaliser è moindres frais des plieuses plus légères et moins onéreuses destinées au pliage de tôles relativement minces, par exemple des tôles d'acier de 2m. de longueur et de 2mm. d'épaisseur ou des tôles de lm. de longueur et 3mm. d'épaisseur. Cet objectif est atteint en commandant le mouvement du tablier au moyen d'au moins un câble qui s'enroule sur un treuil. De préférence, on utilise un seul câble qui s'enroule sur un seul treuil et qui passe sur deux poulies fixées aux extrémités du tablier mobile. Afin d'accroître la force de pliage du tablier mobile sans atteindre des tensions de câble trop élevées, les poulies sont fixées sur deux bras placés aux extrémités du tablier et s'étendant à l'avant de celui-ci. Le câble passe ensuite sur deux poulies placées à la partie supérieure des montants latéraux de la machine puis sur deux poulies fixées à l'arrière de la machine aux deux extrémités de celle-ci et s'étend sur toute la longueur de l'arrière de la machine. Le treuil sur lequel s'enroule le câble est entraîné, de préférence, par un moteur électrique et la machine comporte un interrupteur de fin de course qui arrête automatiquement ledit moteur lorsque le tablier a pivoté de 900. Cet interrupteur est placé, par exemple, sur l'un des bras latéraux prolongeant le tablier mobile. Le résultat de l'invention est un produit nouveau constitué par une plieuse de tôle perfectionnée. Les avantages de cette plieuse sont une construction allégée et un prix de revient réduit qui la met à la portée des petits ateliers de mécanique ou de tôlerie. Par exemple pour réaliser une plieuse capable de plier des tôles de 2m. de largeur en 2mm. d'épaisseur ou des tôles de Im. de largeur en 3mm. d'épaisseur, il suffit d'un moteur de 0,75 CV et d'un câble de 10mu. de diamètre. Le poids total de la machine est de 800 kilogrammes. La manoeuvre d'une machine selon l'invention est très simple. Elle est commandée par un simple bouton poussoir de mise en marche et il est très facile d'obtenir un arrêt automatique en équipant la machine d'un interrupteur de fin de course. La description suivante se réfère aux dessins annexés qui représentent un mode de réalisation d'une machine selon l'invention à titre d'exemple non limitatif. La figure 1 est une vue éclatée en perspective d'une machine selon 1 invention vue de face. La figure 2 est une coupe transversale selon Il Il de la figure 1. La figure 3 est une vue de l'arrière de la machine Les figures 4 et 5 sont des vues latérales selon IV IV et V V de la figure 1. La figure 1 représente une plieuse I composée d'un bâti 2 comportant deux montants latéraux 2a et 2b. Cette plieuse comporte un tablier comportant une partie arrière fixe 3 et un tablier mobile 4 à l'avant. Au-dessus du tablier est placée une butée 5 qui coulisse verticalement dans des glissières du bâti et qui est maintenue serrée par des vérins à vis 6a et 6b. Sur la figure la butée 5 est représentée en position relevée. Des carters latéraux 7a et 7b, représentés éclatés, capotent les deux extrémités de la machine. La figure 2 est une coupe transversale sur laquelle on voit en coupe, le tablier fixe 3, le tablier mobile 4 et la butée supérieure 5 maintenue par le vérin à vis 6b. La butée supérieure présente à sa partie inférieure et à l'avant une arête 8 autour de laquelle se fait le pliage de la tôle 9 qui est engagée entre le tablier et la butée. Cette arête 8 est située au-dessus de la ligne de jonction entre les tabliers fixe et mobile. Le tablier mobile pivote autour d'un axe transversal 10 sensiblement confondu avec l'arête 8. On voit sur la figure I les bouts d'arbres 10a et lOb portés par les montants latéraux autour desquels se fait le pivotement du tablier mobile. On a représenté en pointillés sur la figure 2 le tablier mobile 4 dans une position intermédiaire. Le perfectionnement selon l'invention a pour objet le mécanisme d'entraînement du tablier mobile en rotation autour de l'axe 10. La machine comporte un treuil 12, sur lequel s'enroule un câble 11. Le treuil est entraîné par un moteur électrique 13 par l'intermédiaire d'un réducteur 13a. Le câble 11,venant du treuil, passe sur une première poulie 14 placée à l'arrière de la machine puis sur une poulie 15 placée à la partie supérieure du montant latéral droit 2b, ensuite sur une poulie 16 placée à l'extrémité d'un bras latéral 17 qui prolonge vers l'avant le tablier mobile 4. Le câble il passe ensuite sur une deuxième poulie 18, placée, parallèlement à la poulie 15, à l7extrémité supérieure du montant latéral 2b. De là, il est renvoyé sur une poulie 19 placée à l'arrière de la machine à l'extrémité droite de celle-ci. Le câble 11 s'étend horizontalement sur toute la largeur de la machine à l'arrière de celle-ci en suivant un logement 20.A l'extrémité gauche de la machine, il est renvoyé par une poulie 21, symétrique de la poulie 19, vers une poulie 22 placée à la partie supérieure du montant 2a. Le câble 11 passe ensuite sur une poulie 23 fixée sur un bras 24, symétrique du bras 17. L'extrémité 25 du cible est fixée au montant 2a par tout moyen connu. Les figures 3, 4 et 5 montrent clairement le trajet du câble et les poulies de renvoi. Un interrupteur de fin de course 26, fixé sur le bras 17, vient s'appuyer contre le montant 2b lorsque la tôle est pliée à 900 et commande l'arrêt automatique du moteur 13. Le mouvement de pivotement du tablier mobile peut être relativement lent. Le réducteur 13a permet d'entraîner le treuil 12 à vitesse très lente avec un moteur 13 de faible puissance, de l'ordre de 1 CV. Le fonctionnement de la machine est très simple. Une fois la tôle 9 introduite entre le tablier 3 et la butée supérieure 5 et serrée entre les deux, on commande par bouton-poussoir la mise en marche du moteur 13. Le câble s'enroule sur le treuil. La tension du câble s'exerce sur les poulies 16 et 23 et fait pivoter le tablier mobile autour de l'axe 10. Les poulies 16 et 23 étant portées par les bras 17 et 24, la force de pliage du tablier mobile est multipliée car le moment par rapport à l'axe 10 des efforts de tension du câble est proportionnel à la longueur des bras 17 et 24. La position des poulies de renvoi 15 et 22 à l'extrémité supérieure des montants est favorable car le moment par rapport à l'axe 10 des tensions du câble va en croissant à mesure que la tôle se plie. Bien entendu, sans sortir du cadre de l'invention, diverses modifications pourront être apportées par l'homme de l'art à la machine qui vient d'être décrite uniquement à titre d'exemple. Notamment le câble unique traversant la machine à l'arrière de celleci pourrait être remplacé par deux câbles situés de part et d'autre de la machine et s'enroulant sur deux treuils aux mouvements synchronisés ou sur un me treuil. L'utilisation d'un seul câble présente l'avantage d'une réalisation plus simple et d'un bon équilibrage des efforts qui s'exercent aux deux extrémités du tablier, ce qui évite toute flexion de celui-ci. REVENDICATIONS 1 - Produit nouveau constitué par une machine plieuse de tôles comportant un ta blier pivotant, caractérisé en ce que le mouvement dudit tablier est com mandé par au moins un câble qui s'enroule sur au moins un treuil. 2 - Plieuse selon la revendication 1, caractérisé en ce que le pivotement du tablier mobile est commandé par un seul câble qui s'enroule sur un seul treuil et qui passe sur deux poulies fixées aux extrémités dudit tablier. 3 - Plieuse selon la revendication 2, caractérisée en ce que lesdites poulies sont fixées sur deux bras latéraux placés aux extrémités du tablier et s'é- tendant à l'avant de celui-ci. 4 - Plieuse selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisée en ce que ledit câble passe sur deux poulies de renvoi placées à la partie su périeure des montants latéraux. 5 - Plieuse selon la revendication 4, caractérisée en ce que ledit câble unique s'étend sur toute la largeur de la machine, à l'arrière de celle-ci et passe sur deux poulies de renvoi fixées à l'arrière de la machine aux deux extré mités de celle-ci. 6 - Plieuse selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que le treuil est entraîné par un moteur électrique et en ce qu'elle compor te un interrupteur de fin de course qui arrête automatiquement ledit moteur lorsque le tablier mobile a pivoté de 909. 7 - Plieuse selon les revendications 3 et 6, caractérisée en ce que ledit inter rupteur est placé sur l'un desdits bras latéraux s'étendant à l'-avant du tablier.