La présente invention est relative à un procédé d'appréciation exacte de la teneur en carbone d'un acier en fusion, par le réglage,au moyen d'un programme fixé au préalable, du débit d'un gaz d'échappement produit par un convertisseur à soufflage d'oxygè-5 ne par le haut. On connaît déjà un procédé de récupération du gaz contenant de l,oxyde de carbone produit par un convertisseur à soufflage d' oxygène par le haut. Du point de vue de la récupération d'un gaz d'échappement 10 contenant de l'oxyde de carbone, il est, naturellement, nécessaire d'élever la teneur en oxyde de carbone en évitant autant que possible que l'air extérieur entre dans le gaz d'échappement. Par contre, du point de vue de l'utilisation du gaz d'échappement en tant qu'élément d'information au cours de l'opération d'élabora-15 tion de l'acier, particulièrement pour le réglage de la teneur en carbone d'un bain d'acier, le gaz d'échappement peut être considéré comme un élément de premier ordre pour la détection de l'état de la réaction dans le four. A l'heure actuelle, les informations données par un gaz 20 provenant d'un appareil pour la récupération du gaz d'échappement d'un convertisseur à soufflage d'oxygène par le haut en sont venues à jouer un rôle très important du point de vue du réglage dynamique de la teneur en carbone du bain d'acier. Autrement dit, la variation du volume effectif du débit de 25 gaz d'échappement produit par la réaction de décarburation à l'intérieur d'un convertisseur, ou plus particulièrement la variation du volume du débit du gaz d'échappement dans la période finale du soufflage, est en corrélation très étroite avec la teneur en car*« bone du bain d'acier. Par conséquent,, en mettant ce fait à profit, 30 on peut détecter et régler la teneur en.carbone. A l'heure actuelle, dans un .appareil de type traditionnel pour la récupération du gaz d'échappement d'un convertisseur à soufflage d'oxygène par le haut, le réglage de la pression dans le four se fait en vue de la qualité du gaz récupéré, c'est-à-dire 35 en vue d'éviter que, par suite d'une entrée d'air au droit du bec du convertisseur, le gaz à récupérer soit dilué. Ainsi que cela est bien connu, avec ce procédé on dispose une hotte et une jup 69 45118 2 2027240 pie un registre, de manière que la pression dans la hotte puisse être mesurée et que l'ouverture de ce registre puisse être réglée de manière à assurer une pression déterminée. « Avec ce procédé, la jupe empêchant l'entrée d'air doit être 5 fermée de façon parfaite. Autrement dit, en vue de parvenir au résultat attendu, l'étanchéité à l'air de la partie du bec du convertisseur est strictement obligatoire. Cependant, en fait, du fait de l'encrassement qui se produit pendant le soufflage, il se dépose facilement des scories ou du métal sur la partie formant ÎO le bec du convertisseur. Dans la plupart des cas,.il est impossible de protéger la jupe de façon parfaite par un écran. Par conséquent, le réglage de la pression du four, au sens strict, n'est pas assuré. Ceci va être décrit de façon plus précise avec référence 15 aux figures 1 et 2. Dans le cas où on peut assurer une étanchéité entre le bec et la jupe, comme dans le cas a , le gaz qui passe à travers le conduit à gaz se compose simplement du gaz d*échappement Fg produit par la réaction de décarburation, et on peut régler à une valeur déterminée la pression à l'intérieur du four. 20 Cependant, lorsque la jupe est légèrement ouverte, à cause du dépôt de scorie ou de produits analogues,- comme dans le cas b , 1* air extérieur entre à travers ce jeu, et le gaz qui circule à travers le conduit à gaz a un volume égal à celui du gaz d'échappement Fg du cas a , augmenté du volume de l'air qui entre, comme 25 représenté dans la figure 2, et cela produit une pression déterminée dans un état dit de semi-dilution. D*autre part, dans le cas où la jupe se trouve ouverte en grand, comme dans le cas c , il entre une grande quantité d'air, et la variation du volume total de gaz en.fonction du temps est 30 alors représentée par une ligne droite. Toutefois, dans ce cas également, la. pression à l'intérieur du four se règle sur la valeur déterminée. Ainsi que cela est évident d'après ce qui vient d'être dit, et quand il est difficile, actuellement, de fermer la jupe de fa» 35 çon parfaite, on n'assure le réglage de »la pression du four que ' dans le cadre d'un état où l'air .'extérieur est aspiré vers 1* intérieur, bien que le réglage proprement' dit de la pression dans le four ait pour objet de supprimer toute rentrée d'air. Ainsi que le montre la figure 3, il en résulte que la durée 40 de récupération du gaz d'échappement est plus courte- dans les cas co^ 69 45118 3 2027240 b et £ que dans le cas a , si l'on fixe une limite déterminée pour la teneur, en pour cent, d'oxyde de carbone dans le gaz d'échappement récupéré. De plus, du fait de l'augmentation jdu volume total du débit de gaz d'échappement, l'équipement de traitement du gaz 5 prend des dimensions inutilement importantes. Ce qui est essentiel, c'est le fait que, lorsqu'on utilise le gaz d'échappement produit avec le procédé d'exploitation précité comme source d'information au sujet de la réaction de décarburation, il faut tenir compte aussi qu'une telle manière d'opérer 10 entraîne un retard particulier à l'appareil utilisé pour le réglage dit dynamique du convertisseur, spécialement un-retard dans l'obtention de la composition du gaz d'échappement. C'est-à-dire qu'en ce qui concerne le système analyseur du gaz d'échappement, il se produit un retard à l'analyse (qui, en 15 valeur chiffrée, est habituellement de plus de ÎO secondes), qui résulte de la combinaison du retard dû à la circulation du gaz entre la partie du bec du convertisseur et l'analyseur de gaz, et du retard dû à l'analyse du gaz qui est parvenu à l'analyseur, et à la conversion en un signal électrique. - 20 En conséquence, la différence de temps due à ce retard de l'analyse est nuisible au fonctionnement du convertisseur, dans lequel la durée de la période de soufflage est très courte. Il est très difficile de juger ou d'estimer la teneur en carbone d'un bain d'acier en présence d'un pareil retard. De plus, ce qui est 25 indésirable, en plus de ce retard de l'analyse, c'est que, dans la réalisation du réglage de la pression du four, le volume d'air soufflé n'est pas défini. Ainsi que cela a été indiqué ci-dessus, on a obtenu la certitude qu'il existe.une corrélation très étroite entre le volume 30 du débit de gaz produit par le convertisseur, ou là vitesse de décarburation, et la teneur en carbone du bain d'acier. Toutefois, dans le réglage traditionnel de la pression dans .le four, le courant de gaz contient un volume important d'air qui y est entré. En conséquence, même si on applique un tel débit de gaz au régla-35 ge dynamique,-au cours duquel, il faut estimer la teneur en carbone •du bain en fusion, on ne peut obtenir qu'un résultat peu précis, car cette rentrée d'air est si importante et d'un volume si indéterminé que, même dans des conditions de soufflage qui sont identiques, .on obtient des valeurs. variables pour le volume du débit 40 en fonction du temps écoulé. . 45118 4 2027240 Dans la réalisation du réglage de la pression dans le four, il faut retenir en outre .que, compte tenu d'une caractéristique propre à l'appareil de mesure, il n'est guère possible de régler le dispositif de réglage du volume du débit, tel qu'un registre 5 ou organe analogue, à moins que l'écart entre la pression effective et la valeur sur laquelle la pression a été réglée dépasse; dans une mesure suffisante, un certain degré, et le volume du débit de gaz mesuré avec l'appareil de mesure ne présente pas, particulièrement dans la période finale du soufflage du convertisseur, ÎO une valeur stable, mais une fluctuation importante. Par conséquent, le réglage dynamique du convertisseur basé sur une donnée aussi imprécise au sujet du gaz est, naturellement, d'une faible précision. La figure 5 représente le rapport entre le volume du débit 15 de gaz d'échappement (comprenant l'air qui entre) et le carbone dans l'acier fondu au moment de la fin,de l'opération dans le cas où on a procédé, dans des conditions données de soufflage, à un réglage de type traditionnel de la pression dans le four. La fluctuation de celui-ci est très importante. La figure 6 représente 20 les relations entre la vitesse de décarburation et la teneur en „ carbone dans l'acier en fusion au moment de la fin de l'opération, l'enregistrement ayant été fait sur la base des relations précitées. La fluctuation en est, pareillement, très importante. Cela est dû précisément à un retard du dosage de CO + CO 25 par l'analyseur du gaz, lequel constitué un appareil de mesure de la vitesse de décarburation, comme indiqué ci-dessus. On pourrait faire disparaître ce défaut si le retard du dosage de CO + COg pouvait être réduit, ce qui toutefois, n'est pas possible, en raison de la caractéristique propre de l'analyseur. 30 Etant donné ces conditions, la présente invention a pour but de parvenir à un procédé de réglage du volume du débit de gaz en vue d'apprécier avec précision la teneur en carbone du bain d' acier, tout en admettant le retard précité du dosage. Comme la vitesse de décarburation, qui est en corrélation 35 avec la teneur en carbone d'un bain d'acier, est basée à l'origine sur le volume du débit de gaz d'échappement et sur le chiffre donné par son analyse, la teneur en carbone du bain d'acier pourrait être déterminée par la seule mesure du volume du débit de gaz d* échappement, si on pouvait régler le chiffre donné par l'analyse 40 à une valeur déterminée par réglage de la quantité d'air entrant 69 45118 5 2027240 par aspiration» En vue de parvenir au résultat ci-dessus indiqué, la présente invention a pour but d'assurer la corrélation entre la teneur en carbone du bain d'acier et le volume du débit de gaz en confor-5 mité avec celle de la charge précédente, tout en réduisant les fluctuations du volume du débit de gaz d'échappement au cours de la période finale du soufflage, en réglant la quantité d'air introduite par aspiration pendant ladite période. Plus particulièrement, la présente invention est caractérisée par le fait que l'on lO aspire un gaz d'échappement, produit par un convertisseur à soufflage d'oxygène par le haut, à travers un conduit de gaz d'échappement comportant un ventilateur d'aspir*tion, on régie un dispositif de commande du volume du débit du gaz, dispositif prévu dans le conduit des gaz d'échappement, de manière que la valeur 15 instantanée du volume du débit du gaz d'échappement circulant à travers ledit conduit de gaz d'échappement coïncide avec la variation, au cours du temps, du volume du débit d'un gaz sec qui se trouve dans un état fixé au préalable en fonction des conditions du soufflage, et on calcule la vitesse de décarburation d'après le 20 volume précité du débit du gaz d'échappement et la composition de ce gaz d'échappement, afin-d'évaluer d'après cela la teneur en carbone d'un bain d'acier, par le moyen de quoi l'invention vise en même temps à effectuer de façon régulière l'opération de récupération du gaz d'échappement produit par un convertisseur à souf-25 flage d'oxygène par le haut en limitant l'entrée de l'air extérieur, en soufflant le volume indiqué d'air extérieur pendant la période initiale et la période finale du soufflage respectivement, de façon que cet air soit mélangé au gaz à l'intérieur du four pour assurer une combustion, de manière à éviter par ce moyen le 30 risque d'explosion, à résoudre le problème de l'aspiration par le ventilateur qui accompagne la réduction du volume de gaz ou à supprimer l'opération de dilution du gaz avec un gaz inerte. L'invention sera décrite plus en détail ci-après avec référence aux dessins ci-annexés dans lesquels: 35 Fig. 1 représente l'état de fermeture entre le bec du con vertisseur et le dispositif de récupération des gaz d'échappement, dans un convertisseur à soufflage d'oxygène par le haut. Dans cette figure, a représente l'état de fermeture parfaitement étan-che, b un état dans lequel de la scorie ou dù métal a été déposé 40 sur la partie formant le bec du convertisseur et provoque la for- 45118 6 2027240 nation d'un certain jeu, et c représente un état dans lequel une grande quantité de scorie ou de métal a été déposée sur la partie formant le bec du convertisseur et dans lequel le jeu a pour effet d'ouvrir presque entièrement le four; 5 Fig. 2 représente le rapport entre la durée du soufflage et le gaz produit Fg et l'air qui entre F^ dans les cas a , b et c de la figure 1; Fig. 3 représente la durée du soufflage et la variation de la teneur en CO (fy) en pour cent, dans le gaz d'échappement, en O fonction du temps,dans les cas a , b et c de la figure lj Fig. 4 est une représentation schématique d'un appareil de réglage du volume du débit de gaz d'échappement selon la présente invention; Fig. 5 est un diagramme montrant le rapport entre le volume 5 du débit de gaz dans le cas d'un procédé traditionnel de réglage de la pression dans le four, et la teneur en carbone, en pour cent, dans l'acier en fusion à la fin de l'opération; Fig. 6 est un diagramme correspondant représentant l'opéra*» tion de la figure 5 par la vitesse de décarburation et la teneur O en carbone, en pour cent, dans l'acier en fusion à la fin de 1* . opération; Fig. 7 est un diagramme montrant les rapports entre le voi» lume du débit de gaz basé sur le procédé d'exploitation de la présente invention et la teneur en carbone, en pour cent, de l'acier 5 en fusion à la fin de l'opération; Fig. 8 représente les rapports entre la vitesse de. décarbu— ration et la teneur en carbone, en pour cent, de l'acier en fusion à la fin de l'opération, dans le cas où on utilise 1'information donnée par le gaz d'échappement, basée sur le procédé d'exploita-O tion de la présente invention. Tout d'abord, 1 désigne un convertisseur dans lequel on introduit de l'oxygène pendant qu'on fait fondre la fonte. Une hotte 2 destinée à collecter le gaz d'échappement produit par le soufflage d'oxygène est montée au-dessus du convertisseur. Une 5 juge 2' mobile dans le sens vertical est placée entre le bec 1* du convertisseur et ladite hotte 2. La hotte 2 est reliée à un conduit 3 pour le gaz d'échappement et est reliée à un appareil 13 de mesure du débit du gaz et à un ventilateur d'aspiration 5 par l'intermédiaire d'un tube O de Venturi 6 et d'un collecteur 12 des poussières. Un registre 4 69 45118 7 2027240 servant à régler le volume du débit de gaz qui passe à travers le conduit 3 des gaz d,échappement est placé en avant de l'appareil 13 de mesure du débit du gaz. Dans le cas représenté, on a adopté un clapet Venturi - ordinaire. Toutefois, 1'invention ne se limite 5 pas à l'utilisation, en l'espèce, d'un clapet Venturi et on peut, au contraire, adopter n'importe quel type d'appareil capable de régler le volume du débit. 7 désigne un vérin manoeuvrant le registre 4, vérin qui est contrôlé par un régulateur 8. 17 désigne un analyseur de gaz, 18 10 un appareil de mesure du débit et 19 un appareil calculateur servant à assurer 1'intégration des valeurs obtenues par ces mesures* D'autre part, le volume d'oxygène introduit Fo^ est envoyé à un appareil de contrôle 9 par l'intermédiaire d'un dispositif 16 générateur de signal. En même temps, un appareil de multiplica-15 tion lO indique la valeur momentanée du coefficient çt(t) et du coefficient de combustion K (autrement dit, le volume d'air intro-duit par aspiration), ainsi que cela sera décrit ci-après. Fo2 multiplié par ces coefficients et qui représente le volume théorique du gaz d'échappement est indiqué dans l'appareil de contrôle 20 9. On mesure le volume effectif de gaz d'échappement au moyen de l'appareil 13 de mesure du débit, et on introduit cette valeur dans l'appareil de contrôle 9 précité, et une instruction ayant pour but de supprimer la différence entre des volumes théorique 25 effectif est transmise au régulateur 8 en vue de régler le registre de réglage 4. 13 est un mécanisme à étranglement mesurant le volume du débit. La pression différentielle qu'il fournit doit être convertie en un volume de débit de gaz sec qui se trouve dans un état standard, par une correction de l'humidité, de la 30 pression et de la température assurée par un correcteur 13*, lequel utilise des signaux provenant du manomètre 14 et du thermomètre 15. De cette façon, l'appareil de multiplication ÎO connaît la composition du gaz d'échappement, son volume et le volume d'oxygène introduit pour une charge antérieure. Par conséquent, il est 35 simple de déterminer les coefficients en fonction du temps écoulé et on peut enregistrer leurs valeurs. Pour expliquer un moyen plus concret de mise en oeuvre de la présente invention, en utilisant l'appareillage dont il a été question ci-dessus, il y a lieu de retenir que, dans le cas, par 40 exemple, ou 119 volume fixe d'oxygène est consommé en totalité en 69 45118 8 2027240 formant du CO, on produit un volume double de gaz d'échappement, c'est-à-dire un volume ayant une valeur de (2C + O^^^aCO), Dans le cas présent, si a est ce coefficient, le volume de gaz d'échappement Q = a(t).Fo2 (dans lequel Fo2 désigne le volume 5 d'oxygène alimenté) est représenté par Q = 2,Fo^. D'autre part, ce coefficient oc(t) varie lorsque la composition du gaz varie au cours de l'ensemble de la période de soufflage. Toutefois, on peut en déterminer la valeur d'après dés charges antérieures» Au cours des périodes initiale et finale du soufflage, le lO volume du gaz d'échappement est si faible qu'il existe un risque d'explosion du gaz dû à l'aspiration par le ventilateur aspirateur et à la présence d'oxygène résiduel. Par conséquent, c'est également l'une des caractéristiques de la présente invention que de déterminer un coefficient de combustion K tel que le volume du 15 gaz d'échappement puisse être égal à Q = a.Fo^.K, et de brûler le CO en introduisant par aspiration une certaine quantité d'air* Plus particulièrement, et dans le cas par exemple où le volume d'oxygène admis est, à un moment, de Fo^ et est consommé en totalité et transformé en CO, le volume total du gaz d'échappé** 20 ment est : Q = 2Fo2»K, comme eela & été décrit ci*»dessus. Par conséquent, si le taux de combustion est de A(en fait, la valeur de ^ est comprise entre 0,1 et 0,5), 2 Fo,j(1»A) devient CO, 2 Fo^ ^ devient CO^ et N,, contenu dans l'air aspiré devient 2 Fo2. h/2 x 79/21* 25 Par conséquent, le volume total Q de gaz d'échappement en est la somme et devient par conséquent: Q = 2 Fo2 (1 + 2 A). Autrement dit, (1 + 2A) correspond au coefficient de combustion K. Il est inutile de rappeler que, lorsque le volume d'ali-30 mentation en oxygène est déterminé, les valeurs numériques effec» tives se jugent toutes d'après la charge précédente. Ainsi que cela est évident de ce qui précède, la présente invention est caractérisée par le fait qu'en utilisant un appareil dans lequel on aspire le gaz d'échappement produit dans un con-35 vertisseur à soufflage d'oxygène par le haut, aspiration effectuée à travers un conduit de gaz d'échappement comportant un ventila» teur d'aspiration, on fixe pour le volume du débit de gaz d'échappement le programme Q = a(t).Fo2.K en déterminant pour le gaz produit un coefficient ot(t) en fonction du temps écoulé et un 69 45118 9 2027240 coefficient K de combustion du CO dans le gaz produit pour un volume Fo^ d'alimentation en oxygène (ou vitesse d1alimentation en oxygène) coefficients déterminés d'après la charge précédente, et on règle un dispositif de réglage du volume du débit de gaz, prévu 5 dans le conduit de gaz d'échappement, sur la base du programme précité. Il est inutile de rappeler qu'on ne s'écarte pas de la présente invention en donnant dans ce cas, une valeur constante à a(t). Il en résulte qu'on peut régler avec une grande précision la teneur en carbone du bain d'acier. 10 Un exemple d'application de la présente invention va être décrit ci-aprèsî Conditions de l'affinage : Charge de fonte à l'état fondu : 140 tonnes 3 Quantité d'oxygène introduite : 25.000 Nm par heure 15 Durée du soufflage 17,0 minutes Capacité du convertisseur : 180 tonnes. Dans les conditions ci-dessus données, les coefficients a et K de l'appareil multiplicateur ont été réglés- comme cela est représenté dans le Tableau 1, et on a procédé au soufflage d'oxygène. 20 Les données du fonctionnement dans le cas d'un procédé tra ditionnel de réglage du four, pour des^conditions de fonctionnement semblables, sont reproduites à titre de comparaison dans le Tableau 2. o* sO TABLEAU 1 (Présente invention) -fc* Cn Durée de soufflage (minutes) Jeu au sommet du four (nwi) Volume du débit df oxygène g (Nm par heure) Coefficient de gaz produit (et) Coefficient de combustion (K) Volume du débit des gaz d* échappement (Nm3 par heure) Composition d*échappemer du gaz it (%) • CO co2 °2 N2 0,00 600 25.000 1,3 1,2 40#000 O O 21 79 0,30 ft It 1,4 tt 42,500 8 28 3 61 1,00 11 tt 1,5 tt 45.000 25 29 ÇO,5 46 1,30 If tl 1»6 tf 47 #500 36 20 tt 44 2,00 tf tt 1,7 tl 50#000 48 20 ff 32 2,30 tf tt 1,75 52.500 47 20 tt 33 3,00 Tl tt 1,8 tf 55#000 49 20 tf 31 4,00 tt 2,0 tf 60.000 52 17 tf 31 6,00 tl tt 2,0 tt tt 61 12,5 ft 26 8,00 tt II 2,0 tt 68 8 tt 24 10,00 91 Vt 2,0 ft tt 67 8 25 12,00 tl tt 2,0 tt n 73 8 19 14,00 II tt 2,0 ft ti 68 8 II 24 16,00 tt Il ' 1,7 II 52.000 65 13 tl 22 17,00 tt tt 1,6 tt 48.OOO 50 25 tl 25 TABLEAU 2 (Procédé traditionnel) Durée du soufflage (minutes) Jeu au sommet du four ("il?) Volume du débi t d1 oxygène (Nm3 par heure) Pression dans Je four (mn> de hauteur d'eau) ' Volume du débit de gaz d* échappement (Nm3 par heure) Composition du gaz d'échappement (%) CO C02 °2 N2 0,00 500 30.000 +2 66.500 0 O 21,0 79,0 1,00 it 30.000 tt 66.500 41,0 26,5 1,0 31,5 2,00 tt 30.000 tt 70,500 45,0 24,7 1,0 29,3 3,00 ti 30.000 it 75.000 55,0 23,3 21,7 4,00 tt 25,OOO 73,500 30,0 20,8 II 43,5 6,00 tt 25.OOO 72.000 46,2 23,1 It 30,7 8,00 tt 25.000 tt 72.700 49,5 21,3 II 29,2 10,00 •t 30.000 tt 79.000 63,0 17,0 II 20,0 12,00 tt 30.000 59.000 7 5,'7 13,2 II 11,1 14,00 30.000 tt 53,500 47,0 18,0 II 35,0 16,OO tt 30.000 tt 50.000 23,7 26,0 II 50,3 17,00 tt 30.000 tt 43.000 9,6 30,2 II 60,2 45118 12 2027240 Ainsi que cela ressort de façon évidente de la comparaison précitée du procédé selon la présente invention et du procédé traditionnel, dans le cas de la présente invention, la courbe correspondant à la réduction du volume du débit de gaz d'échappé» 5 ment dans la période finale du soufflage présente une tendance • plus graduelle à la diminution que dans le cas du procède traditionnel, et elle est très précise, parce que le volume du débit des gaz d'échappement, avec le procédé de la présente invention, est basé sur une allure déterminée au préalable pour le volume du 10 débit en fonction du temps écoulé, et il convient particulièrement pour le réglage de la composition de l'acier en fusion dans un convertisseur, parce que c'est non seulement le temps au cours duquel on réduit le volume du débit du gaz d'échappement, qui concorde bien avec ses valeurs effectives, mais aussi le volume de 15 ces gaz. Dans les figures 7 et 8, on a représenté le cas où on a ai adopté le procédé d'exploitation de la présente invention avec 125 charges sur la base de conditions de soufflage variées, et où l'information fournie par le gaz a été utilisée pour l'apprécia» 20 tion de la teneur en carbone du bain d'acier. La figure 7 représente les volumes (x.> lO Nm par heure) du débit de gaz d'échappement portés en ordonnée, et les teneurs en carbone (en pour cent) dans l'acier à la fin de l'opération portées en abscisse. 25 La figure 8 représente les vitesses de décarburation (en kg/min) portées en ordonnée et les teneurs en carbone (en pour cent) dans l'acier à la fin de l'opération, portées en abscisse. Dans les figures 7 et 8, on peut constater des corrélations beaucoup plus étroites dans la variation que celles représentées 30 dans les figures 5 et 6.qu'on observe avec le procédé traditionnel. D'autre part, et ainsi que cela ressort de la comparaison des Tableaux 1 et 2, lorsque la limite de récupération du gaz intéressant a été fixée à CO = 60 %, la durée de récupération du gaz a été de 6 à 7 minutes avec le procédé traditionnel, mais elle 35 a été de lO minutes avec la présente invention, et la valeur moyenne de la concentration en CO du gaz récupéré s'est élevée jusqu'à 67 % avec le présent procédé, contre 62 % avec le procédé traditionnel. De plus le volume maximum du débit de gaz d'échappement pendant la totalité de la période de soufflage a été réduit à 40 60,000 Nm3 par heure avec le présent procédé, contre 76.000 Nm3 69 45118 13 2027240 par heure avec le procédé traditionnel. Il est évident que le volume d'air entré a été réduit comme on peut le constater d'après • la teneur en pour cent en azote. Ainsi, conformément à la présente invention, le réglage du 5 traitement du gaz d'échappement d'un convertisseur à soufflage d* oxygène par le haut, qui a été considéré jusqu'ici comme très difficile, peut être rendu suffisamment facile et précis pour qu'on puisse apprécier de façon correcte, comme cela a été décrit ci-dessus, la teneur en carbone du bain d'acier dans la période fina-ÎO le du soufflage, élever la concentration du gaz récupéré, réduire le volume de gaz à traiter (1'équipement devenant plus petit), et introduire par aspiration l'air extérieur dans la période initiale et la période finale du soufflage, en conséquence de quoi CO se transforme en CO^, et ce COg peut être bien utilisé. De cette fa-15 çon, avec le procédé de la présente invention, on peut parvenir à une réalisation sûre du réglage du volume du débit d'un gaz d' échappement provenant d'un convertisseur à soufflage d'oxygène par le haut. 45118 14 2027240 REVENDICATIONS 1.- Un procédé de réglage du volurae du débit de gaz d'échsp-pement dans un convertisseur à soufflage d*oxygène par le haut, caractérisé par le fait qu'on aspire le gaz d*échappement, produit 5 dans le convertisseur à soufflage d'oxygène par le haut, à travers un conduit pour les gaz d'échappement comportant un ventilateur d'aspiration, on règle un dispositif de réglage du volume du débit du gaz, dispositif prévu dans le conduit des gaz d'échappement, de façon que la valeur momentanée du volurae du débit du gaz d'échappe-10 ment,passant dans ledit conduit pour le gaz d'échappement puisse concorder avec la variation, en fonction du temps écoulé, d'un vo» lume de débit d'un gaz sec se trouvant dans un état standard fixé au préalable, en fonction des conditions de soufflage, et qu'on calcule une vitesse de décarburation d'après le volurae du débit du 15 gaz d'échappement précité et la composition du gaz d'échappement, afin d'évaluer, d'après ces données, la teneur en carbone du bain d'acier. 2,«* Un procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'on règle le volume du débit de gaz de façon que la valeur ins- 20 tantanée du débit passant dans le conduit d'échappement concorde 'avec un programme G = a(t).FOg.K pour ce volume, déterminé par un coefficient a(t) de gaz engendré' , fonction du temps, pour un vo». lume déterminé d'alimentation en oxygène Fo^ et un coefficient de combustion K déterminé du CO dans le gaz produit.