L'invention concerne un procédé permettant de régler, â » l'aide d'organes adéquats, la pureté de couleur dans un tube de reproduction d'images en couleur dont l'écran est muni de luminophores en matériau luminescent qui sont frappés par au moins deux faisceaux électroniques 5 ce qui fait illuminer ces luminophores en différentes couleurs, et dont le col est équipé d'aimants et/ou de bobines de réglage de la pureté de couleur, ainsi que d'une unité assurant la déviation des faisceaux électroniques, les organes de réglage de la pureté de coul«ur comportant lesdits aimants et/ou bobines précités et/ou les moyens permettant la fixation 10 de l'unité de déviation, alors que pour le réglage précité, au moins un faisceau électronique est mis en action cependant que l'image â reproduire est sans contenu. L'écran du tube de reproduction d'images en couleur le plus utilisé â l'heure actuelle, à. savoir le tube à masque, est muni d'un grand 15 nombre de luminophores qui frappés par des électrons, illuminent en rouge, vert et bleu, et qui forment ce %ue l'on appelle des triplets, c'est-â-dire des groupes de trois luminophores dont chacun illumine en l'une des trois couleurs précitées. Derrière l'écran se trouve un masque comportant des ouvertures dont le nombre est trois fois plus petit que le nombre de 20 luminophores. Les triplets, les ouvertures du masque et les trois canons à électrons sont positionnés de façon que chaque luminophore soit frappé par le faisceau électronique correspondant â ce luminophore. Toutefois, pour compenser l'effet de tolérances, on utilise des aimants de réglage de la pureté de couleur, placés sur le col du tùber. Il s'agit par exemple 25 de deux aimants permanents rotatifs annulaires permettant d'ajuster tant la direction que l'intensité d'un champ de correction magnétique. Pour cette opération, il est possible aussi d'utiliser des bobines parcourues par des courants à intensité réglable, ou une combinaison d'aimants et de bobines. Ce« moyens font en sorte que chaque faisceau électronique pro-30 vienne effectivement du point de déviation exacte et frappe par conséquent les luminophores de la couleur correspondante. Lorsque le réglage de la pureté de couleur est exact , et dans le cas où l'on veut produire une image sans signal, on observe sur l'écran une couleur uniforme, ce que l'on appelle une trame blanche. 35 Dans la publication "Philips Product Note" ïï° 5j Colour purity adjustment, on a décrit deux méthodes permettant le réglage de la pureté de' couleur, à savoir la méthode de microscope et la méthode dite de balle rouge. Suivant la première méthode, on observe la position des triplets d'impact à l'aide d'un microscope et d'une source lumineuse auxi-40 liaire. Ces triplets sont formés par les points d'impact des faisceaux 71 12785 2 2085991 électroniques sur l'écran et sont otcervés par rapport aux triplets de luminophores dans le centre de l'écran en présence d'une trame blanche, en référence à laquelle on effectue le réglage des aimants de pureté de couleur. 5 Pour la méthode de balle rouge, on éloigne le plus possible de sa position exacte l'unité de déviation, c'est-â-dire l'ensemble formé par les bobines assurant la déviation verticale et celles assurant la déviation horizontale, cet éloignement ayant comme résultat l'impact parasite autre part qu'au centre de l'écran. En faisant en sorte que seul 10 le canon électronique "rouge" explore une trame, on obtient sur l'écran une tache rouge entourée de teintes parasites. Le réglage consiste maintenant en ce que les aimants de pureté de couleur soient réglés de façon à ce que cette tache se situe dans le centre de l'écran. L'unité de déviation est ensuite ramenée dans sa position axiale exacte et fixée, de 15 sorte que sur la totalité de l'écran, on obtienne un impact plus ou moins exact. Il faut remarquer qu'afin de contrecarrer l'effet défavorable que des bobines de déviation astigmatiques isotropes exercent sur l'impact aux extrémités des lignes médianes de l'écran, cet effet étant 20 notamment la- dégradation du caractère équilatêre de» triangles formés par les triplets de luminophores, on ne règle pas concentriquement l'un par rapport à l'autre les points d'impact et les luminophores au centre de l'écran dans certains types de tubes. A cet effet, la construction du tube cathodique est parfois telle qu'au centre de l'écran, les points d'impact 25 soient pour ainsi dire "comprimés" l'un vers l'autre, de sorte qu'avec autant de tolérancesque possible, on obtient encore un impact exact à l'extrémité desaaxes et surtout aux angles de l'écran. C'est pourquoi dans ce cas la balle rouge n'est pas réglée par rapport au centre de l'écran, mais par rapport â un endroit se trouvant un peu plus vers la 30 gauche et vers le bas, dans la direction qui, du centre de l'écran, va vers l'endroit occupé par le chiffre huit d'une montre. Ces particularités sont décrites dans la publication précitée. La méthode de microscope est peu utilisée en pratique. Il n'est pas seulement nécessaire de disposer d'un microscope avec sa fixa-35 tion, mais généralement, une seule personne n'est pas â même de regarder dans le microscope et de régler en même temps les aimants se trouvant à l'arrière du tube. De plus, il n'est pas facile d'appliquer cette méthode sur des tubes dans lesquels le faisceau électronique incident est plus épais que le luminophore, entouré ou non d'une substance absorbante. Un 40 tel tube cathodique est décrit dans le brevet américain N® 3.146.368. 71 12785 3 2085991 On utilise assez généialement la méthode de balle rouge, étant donné qu'elle ne nécessite pas l'emploi d'un microscope et qu'elle peut être effectuée par une seule personne à l'aide d'un miroir. Toutefois, cette méthode a l'inconvénient de ne pas être précise. Le centrage, 5 en l'absence d'autres moyens auxiliaires, de la tache assez floue se trouvant au centre de l'écran, est peu exact , et les tolérances de fabrication du tube cathodique peuvent causer des erreurs graves dans le réglage effectué, étant donné que celui-ci n'est pas effectué en position * axiale exacte de l'unité de déviation. Ces erreurs peuvent rendre même 10 impossible le réglage exact de certains tubes images, pourtant de bonne fabrication. L'invention concerne un nouveau procédé de réglage qui évite les inconvénients précités, c'est-à-dire un procédé qui est plus précis que la méthode de balle rouge et qui, comme celle-ci, peut être 15 utilisé également pour des tubes dans lesquelàele faisceau électronique est plus épais que le luminophore. Une seule personne est â même de mettre en oeuvre de manière simple le procédé conforme à l'invention qui est remarquable en ce qu'un pôle d'au moins un dispositif engendrant un champ magnétique est placé devant l'écran du tube de reproduction, et que les 20 organes de réglage de la pureté de couleur sont ajustés de façon que des taches de la couleur correspondant au faisceau électronique mis en action soient placées sur des endroits prédéterminés situés dans ledit champ. L'appareil qui peut être utilisé pour la mise èn oeuvre du procédé conformes à l'invention est très simple et peu coûteux, et est 25 remarquable en ce qu'il est muni d'une source fournissant un courant continu à une bobine, et peut être muni en outre d'un thermistor à coefficient de température positif ainsi que d'un commutateur permettant de brancher en série la bobine et le thermistor, le montage série ainsi formé pouvant être alimenté par une source de courant alternatif. 30 La description suivante, en regard des dessins annexés, le tout donné à titre d'exemple, fera bien comprendre comment l'invention U peut être réalisée. La fig. 1 est une vue en élévation d La fig. 2 est une section de profil de l'ensemble illustré sur la fig. 1. Les figures 3 et 4 montrent schématiquement l'effet obtenu avec le dispositif suivant la fig. 1. 40 La fig. 5 illustre la position d'un triplet de luminophores 71 12785 4 2085991 p*r rapport à celle d'un triplet de points d'impact au centre de l'écran d'un tube d'image à "précompression". La fig. 6 montre un faisceau électronique lors de la mise en oeuvre de la méthode connue dite de balle rouge. 5 La fig. 7 est une vue en élévation d'un tube d'images lors de la mise en oeuvre du procédé confofme â l'invention. La fig. 8 est une section de vue de dessus de l'ensemble représenté sur la fig. 7» La fig. 9 est un jeu de bobines pour une variante du pro-10 cédé conforme à l'invention. La fig. 10 est le schéma de principe d'un appareil permettant la mise en oeuvre du procédé conforme à l'invention. Comme le montre la fig. 1, on a placé devant l'écran 1 d'un tube d'image une mince bobine pratiquement circulaire 2 dont l'axe coïn-15 cide avec celui du tube. Cette bobine 2 est maintenue en place â l'aide d'un calibre ou est suspendue au bord supérieur du boîtier d'un récepteur de télévision en couleur auquel appartient le tube à régler, la bobine 2 pouvant également être fixée d'une autre façon. Les extrémités 3 de la bobine 2 sont connectées à un appareil de tension d'alimentation non re-20 présenté sur la fig. 1. Â travers la bobine '2 s'écoule ainsi, par exemple dans la direction indiquée sur la fig. 1, un courant continu i^ dont l'intensité est déterminée par la résistance ohmique de la bobine. L'appareil d'alimentation peut évidemment être une source de courant. Sous l'effet dudit courant, l'impact des faisceaux électroniques n'est pas influencé 25 au centre de l'écran, mais bien ailleurs. Ceci peut être expliqué en référence à la fig. 2 qui est une vue de profil du tube. La bobine 2 engendre un champ magnétique dont quelques lignes de force ont été représentées sur la fig. 2 et ont la direction qui correspond à celle du courant sur la fig. 1; par rapport à un axe polaire qui coïncide avec l'axe de la 50 bobine 2, ledit champ est à symétrie de révolution. Par rapport à sa ligne médiane, l'épaisseur de la bobine 2 est tellement petite qu'une face de bobine engendre un pôle nord et l'autre face de bobine un pôle sud, un de ces pôles étant posé contre l'écran pratiquement plan. Le trait indiqué par le repère 4 représente un faisceau électronique qui est engendré par 35 un canon électronique et qui est dévié par l'unité de déviation d occupant pratiquement sa position exacte. Après la déviation, le faisceau électronique traverse une ouverture du masque. En entrant dans le champ précité, le faisceau subit une nouvelle déviation sous l'effet de ce champ. Le résultat est illustré sur la fig, 3. Les trajectoires d'électrons su-40 bissent une rotation dans le champ engendré par la bobine 2, de sorte que 71 12785 5 2085991 des impacts parasites se produisent, les écarts d'impact augmentant arec la diitance jusqu'au centre de la bobine. La fig. 3 montre que le déplacement obtenu se fait dans le même sens que celui du courant jL; lorsque ce courant est inversé, le sens du déplacement est évidemment in-5 versé. Dans le voisinage du centre C de l'écran, les faisceaux électroniques et les lignes de force du champ sont pratiquement parallèles (fig.2) de sorte que le mouvement des électrons n'est influencé qu'à peine. Lorsque seul fonctionne le canon électronique correspondant au rouge (canon électronique "rouge"), et lorsquè l'image à reproduire 10 est une trame blanche, il se forme autour du centre de la bobine 2, c'est-â-dire le centre de l'écran 1, une balle rouge si les aimants et/ou les bobines de pureté de couleur p sont réglées de manière exacte. On peut s'en rendre en référence aux figures 4a et 4h. La fig. 4a représente un luminophore "rouge" R, c'est-à-dire un luminophore qui donne une lumière 15 rouge lorsqu'il est frappé par des électrons, ce luminophore R étant situé près du centre de l'écran. En raison de ce que le'champ engendré par la bobine 2 n'influence pratiquement d'aucune façon cet endroit, le faisceau électronique est pratiquement concentrique au luminophore. La fig. 4b représente un triplé* tmmluminophores R, G, B formé par des matériaux lumi-20- nescenta rouge, vert et bleu et occupant l'un par rapport à l'autre la position illustrée sur la figure, vu de l'avant du tube cathodique. Sur l'écran, â l'intérieur de la bobine 2 et dans le voisinage de celle-ci, le triplet de luminophores représenté sur la fig. 4h se trouve en haut et à gauche par rapport au centre, et occupe par exemple le point M sur la 25 fig. 3« Par suite de la rotation précitée, le faisceau électronique fait maintenant impact sur un endroit qui n'est pas concentrique au luminophore R, mais cet impact est comme le montre la fig. 4^. Par conséquent, ce triplet de luminophores donne la couleur magenta. On peut considérer de la même façon d'autres triplets de luminophores. En haut par exemple, la 30 couleur reproduite est le vert au lieu du rouge, tandis qu'en bas, la couleur reproduite est le bleu. La partie d'écran où il n'y a pas d'impact parasite, cette partie étant la balle rouge, est assez réduite, de sorte que le réglage exact de la pureté est beaucoup plus précis que celui obtenu avec la mé-35 thode de balle rouge connue. La bobine 2 elle-même ou une ligne quasi circulaire 5 (voir les figures 1 et 3) tracée dans la bobine 2 peut servir de référence de centrage. Il se peut également qu'une petite croix ou une autre configuration de ce genre matérialise le centre de la bobine 2, ceci étant fait par exemple sur du papier transparent. On peut remarquér que 40 même dans le cas où la bobine 2 ou la ligne 5 ne sont pas centrées conve- 71 12785 6 2085991 nableaent par rapport au centre de l'écran, la précision de réglage n'en subit qu'une influence négligeable. Une excentricité de 1 cm de la bobine cause notamment un écart d'environ 5 microns lorsqu'il s'agit d'un tube image dont la diagonale mesure 25 pouces (63 cm) et dont l'angle de dévia-5 tion est de 90e» tandis que le luminophore a le diamètre connu d'environ 400 microns. L'influence négligeable s'explique par le fait que ledit écart de 1 cm, vu à partir du point de déviation, correspond à un angle très faible. Il a déjà été mentionné que pour la méthode connue, la 10 balle rouge est ajustée excèntriquement lorsque la construction du tube est telle qu'au centre de l'écran, les triplets de points d'impact et les triplets de luminophores ne soient pas congruents. ïïn réglage similaire peut être utilisé également avec le procédé confofme à l'invention. La fig. 5 montre un triplet de luminpphores situé au centre de l'écran, la 15 figure illustrant la position voulue des points d'impact. La figure permet de se rendre compte que le point d'impact "rouge" doit être centré autour d'un point se trouvant en bas et à gauche sous un angle de 30# par rapport â la ligne horizontale traversant le centre du luminophore rouge. En raison de ce que la pureté de couleur doit être réglée au centre de 20 l'écran, l'impact au centre ne peut pas être modifié par le dépLac*m«nt de la bobine 2. Ceci signifie que cette bobine doit en tout cas être centrée autour du centre C de l'écran. Ledit déplacement du point d'impact doit être ajouté â la rotation causé par la bobine 2 et illustrée sur la fig. 3 Celle-ci permet de se rendre compte que le déplacement et la rotation se 25 compensent en un point H qui par rapport au centre de l'écran, est déplacé vers la droite sous un angle d'environ 60° par rapport â l'horizontale, dans la direction de l'endroit occupé par le chiffre 5 d'une montre. C'est donc vers ce point qu'il y a lieu de déplacer le centre de la balle rouge. Ceci est valable lorsque le courant traversant la bobine 2 suit la direc-30 tion illustrée sur la fig. 3. Lorsque ce courant suit la direction opposée la balle rouge doit être déplacée dans la direction conduisant au chiffre 11 de la montre. On peut également positionner excentriquement la ligne 5 ou un autre repère servant de référence, pour que 1* balle rouge puisse être positionnée exactement par rapport à celle-ci. 35 Le procédé de réglage décrit est particulièrement simple. Il peut être effectué par une seule personne utilisant un miroir, tandis qu'il suffit de déplacer l'unité de déviation dans la mesure où cela est nécessaire pour compenser des tolérances d'espace. Des irrégularités du réglage de la pureté, qui auraient pu être causées par ces tolérances, 40 sont inexistantes. 71 12785 7 2085991 La meilleure précision du procédé conforme à l'invention par rapport à la méthode connue dite "balle rouge peut être expliquée en référence à la fig. 6 sur laquelle la ligne indiquée par le repère 4 représente un faisceau électronique faisant impact sur le centre C ou sur 5 un point dans le voisinage de ce centre. Ledit faisceau 4 est d'abord dévié dans le plan P contenant les aimants de pureté de couleur p, et traverse ensuite le point A dans le plan de déviation D où il subit une nouvelle déviation. Le faisceam atteint alors le point C sur lequel il . . tombe de manière exacte sous condition d'avoir passé le point de dévia-10 tion exact A, c'est-à-dire sous condition d'avoir subi dans le plan P la déviation d'angle q( exact. Pour la méthode de balle rouge connue, les aimants de pureté de couleur p sont ajustés pendant que l'unité de déviation d_ n' occupe pas sa position exacte, c'est-à-dire pendant que le plan de déviation correspond à D' (fig. 5) pour une unité tirée en arrière. 15 La fig. 5 montre clairement que le faisceau doit passer par le point A si l'on veut obtenir la balle rouge au centre de l'écran, et doit par conséquent passer aussi par le point A* dans le plan D*. Par conséquent, les aimants de pureté de couleur sont réglés de façon fausse, étant donné que l'angle de déviation obtenu dans le plan P est supérieur à^(. Si la 20 ballè rouge devait être formée du fait que l'unité de déviation est déplacée Ters l'avant, les aimants seraient, de la même façon, réglés sur une correction trop petite. C'est seulement lorsque l'unité de déviation occupe sa position axiale exacte - ce qui est le cas pour la méthode de microscope et le procédé conforme à l'invention - qu'il est possible de 25 régler sans erreur les aimants de pureté. Par ce qui précède, on conçoit aisément que l'unité de déviation d doit être placée très exactement dans sa position axiale exacte (voir la fig. 2), si l'on veut obtenir une bonne pureté de couleur. Par contre, lorsqu'une telle position axiale n'est pas respectée, les inconvé-30 nients en ce qui concerne la déviation elle-même sont petites, étant donné qu'uniquement la sensibilité des bobines de déviation se trouve ainsi légèrement modifiée, ce qui peut être compensé par la variation des amplitudes des courants de déviation. En effet, l'unité de déviation occupe maintenant presque -c'est-à-dire à quelques millimètres près - sa 35 position optimale. On peut agir comme suit en vue de placer l'unité de déviation ci dans la position requise pour la pureté de couleur après que l'on a réglé de la façon décrite la position des aimants p, c'est-à-dire après avoir réalisé une pureté de couleur convenable au centre de l'écran. L'unité cl est déplacée axialement jusqu'à ce ijue la couleur reproduite 40 sur la surface entière de l'écran soit uniforme, l'exactitude de la 71 12785 8 2085991 position trouvée pouvant encore être contrôlée par la mise en action d'un autre faisceau électronique, ou, ce qui est plus précis, par la mise en action des trois faisceaux électroniques. En effet, des écarts très faibles sont alors déjà visibles sous la forme d'une décoloration. 5 Dans la publication déjà citée (voir la fig. 6 de celle-ci), il est question d'un procédé plus précis qui toutefois nécessite l'emploi d'un microscope. Par conséquent, suivant une idée de l'invention, un procédé préférable est de déplacer la bobine 2 horizontalement, par exemple vers la gauche, par rapport au centre de l'écran 1. Sur la fig. 7, la bo-10 bine 2 occupe la position indiquée par le repère 2'. Gomme c'était le cas sur la fig. 3» il se produit une rotation des points d'impact, toutefois à la différence près que cette rotation n'est pas symétrique par rapport au centre de la bobine 2', mais par rapport à un point Q* qui, par rapport au centre précité, est situé plus près de l'axe du tube. Le faisceau élec-15 tronique qui à l'endroit du centre de la bobine 2' frfppe l'écran n'est pas parallèle notamment aux lignes de force du champ magnétique engendré par la bobine 2'. Dans le cas où l'unité de déviation occupe sa position exacte, l'impact sur le point Q' est bon, en d'autres termes, la balle rouge apparaît autour de ce point Q', situé sur la ligne centrale hori-20 zontale. La fig. 8 est une section de dessus du tube d'image dans laquelle le trait plein représente le faisceau électronique frappant le point Q' lorsque l'unité de déviation â. occupe sa position exacte. Dans le cas où cette unité se trouve trop près de l'écran, les électrons suivent la trajectoire en pointillé et font impact à gauche du point Q'. La même chose 25 se produit pour tous les points se trouvant à l'intérieur de la bobine 2'. ïïn déplacement vers la gauche est ainsi superposé sur la rotation précitée, ce dont il résulte que la balle rouge apparaît au-dessous du point Q', si le courant _i destiné â la bobine 2' suit la direction indigiée. Par contre, lorsque l'unité de déviation est trop éloignée de l'écran, la balle rouge 30 est observée au-dessus du point Q'. Par conséquent, lorsque la balle rouge est concentrée autour du point Q', on peut bloquer les moyens de fixation mécaniques s_ (figures 2 et 8) de l'unité de déviation d. On peut remarquer que le réglage des aimants de pureté de couleur et le positionnement exact de l'unité de déviation sont maintenant entièrement indépendants l'un de 35 l'autre. Le procédé venant d'être décrit peut être perfectionné par l'emploi de deux bobines similaires 2' et 2", placées contre l'écran 1 comme le montre la fig. 7• On observe maintenant deux balles rouges qui doivent être centrées autour des points Q' et Q", situées sur la ligne 40 horizontale centrale. Lorsque l'unité de déviation est déplacée, une des 71 12785 9 2085991 balles rouges se déplace vers le haut et l'autre vers le bas, dans le cas où le» sens de passage du courant sont ceux indiqués sur la fig. 7» ce qui facilite le réglage précis. Dans le cas où l'un des courant s'écoule dans un sens opposé â celui de la fig. 7» les deux balles rouges se déplacent 5 simultanément vers le haut ou vers le bas. On peut remarquer que les bobines 2' et 2" ne doivent pas être situées nécessairement autour de l'axe horizontal de l'écran, mais pourraient par exemple être posées également autour de l'axe vertical ou autour d'une diagonale. 10 Toutefois, comme le permet de constater la publication déjà citée, les points d'impact et les luminophores ne doivent pas être concentriques dans le voisinage des points Q' et Q". Par conséquent, il se peut que l'unité de déviation soit positionnée de manière exacte pour la pureté de la couleur rouge, mais non pas pour la pureté de la couleur verte. On 15 peut d'abord effectuer le réglage pour la couleur rouge^ ensuite pour la couleur verte et puis de nouveau pour la couleur rouge, ce qui n'est pas très pratique. On peut remarque* toutefois que la balle jaune qui se forme lorsque les canons "rouge" et "vert" sont mis en action, doit être symétrique par rapport â l'axe de symétrie vertical des luminophores corres-20 pondants. Par conséquent, il est plus pratique d'employer une balle jaune de l'une ou de l'autre des façons décrites pour la balle rouge. L'empléi de deux bobines 2' et 2" illustrées sur la fig. 7 a l'inconvénient qu'une partie desdite.s bobines fait saillie hors de l'écran 1, ce qui peut être gênant en pratique, voire même impossible. 25 A cet égard, la fig. 9 montre un meilleur jeu de bobines formé par des bobines 2, 2' et 2", élaborées sur un morceau de cardon ayant les dimensions de l'écran et muni d'ouvertures à travers lesquelles on peut observer les différentes balles de couleur. Ces ouvertures servent donc au positionnement deB balles de couleur. La bobine 2 sert au réglage des aimants 30 de pureté de couleur p. Les bobines 2' et 2", utilisées pour le positionnement précis de l'unité de déviation d, sont pratiquement semicirculaires. Toutefois, en raison de ce que leur centre de gravité électrique est dirigé vers le centre de l'écran, la précision de ce positionnement serait moins bonne, étant donné que l'influence de la position de l'unité de 35 déviation est maximale là où la déviation est maximale. C'est pourquoi on a placé la bobine 2", qui est parcourue par un courant dont la direction, tout comme celle du courant traversant la bobine 2, intensifie l'action des bobines 2' et 2", la balle rouge ou la balle jaune se trouvent ainsi le plus près possible du bord de l'écran. 40 La fig. 10 est le schéma de principe illustrant un mode de ,,71 12785 10 2085991 réalisation d'un appareil permettant de régler, conformément â l'invention, la pureté de couleur. L'appareil est équipé de quatre boutons-poussoirs K1, K2, K3 et K4, le bouton-poussoir K3 étant un commutateur de mise en marche. Lorsque le bouton K1 est enfoncé, il se produit aux 5 extrémités d'une diode de Zener 6 une tension continue constante obtenue à l'aide d'un circuit redresseur connecté au réseau. Cette tension continue est fournie simultanément aux extrémités 3 de la bobine 2 pour le réglage des aimants de pureté de couleur. Pour régler la position axiale de l,unité de déviation, cette tension continue est en outre fournie aux 10 extrémités des bobines 2», 2* et 2"', par l'intermédiaire de l'interrupteur K^. Dans un exemple de réalisation où il s'agit du réglage d'un tube image en couleur 110*, la bobine 2 a un diamètre dê 20 cm, tandis que 1® potentiel magnétique correspond â 60 ampères/tours. Les bobines 2' et 2" ont également un diamètre de 20 cm, et leur potentiel magnétique corres-15 pond à 135 ampères/tours, celui de la bobine 2" correspondant à 40 ampères/tours. Après avoir réglé de la façon décrite la pureté de couleur, il faut encore désaimanter le masque, et éventuellement d'autres parties métalliques du tube d'image, étant donné que ces constituants ont une ré-aanence magnétique non négligeable par suite du champ magnétique engendré 20 par les bobines. Cette désaimantation peut être réalisée de manière simple lorsque les bobbines elles-mêmes sont utilisées comme bobines de désaimantation. A cet effet, on enfonce le bouton Kg, le jeu de bobines soumis à la tension de réseau étant ainsi branché en série avec un thermistor 7 à coefficient de température positif (CTP). Après quelques secondes, l'ap-25 pareil est déclenché â l'aide du bouton K^. Il va de soi que l'on peut utiliser également le circuit de désaimantation d'un récepteur de télévision %uquel appartient le tube â régler, de sorte que le thermistor 7 et le bouton Kg peuvent être omis. Pour le procédé décrit visant â régler les aimants et/ou 30 les bobines de réglage de la pureté de couleur, on a utilisé ici toujours le canon électronique "rouge", formant une balle rouge. Il va de soi que le procédé peut être utilisé également pour le canon électronique "vert" ou "bleu". Ceci est valable également lors du réglage de tubes d'image dans lesquels les triplets de points d'impact et les triplets de lumino-35 phores ne sont pas congruents au centre de l'écran. Lorsque par exemple on utilise balle verte, les figures 3 et 5 permettant de se rendre compte que cette balle verte doit dans ce cas être déplacée dans la direction où se trouve le chiffre 1 d'une montre, si les sens du courant correspond à celui de la fig. 3. Des procédés similaires au procédé décrit peuvent 40 être utilisés également dans le cas où les luminophores oc - - ■ - - '- 71 12785 n 2085991 une autiîe position autre que celle illustrée sur la fig. 6, où, comme la méthode connue dite de "balle rouge, lorsque les faisceaux électroniques sont plus épais que les luminophores. A remarquer que la forme de la bobine 2 ou celle des bo-5 bines 2' et 2" ne doit pas nécessairement être circulaire ou semieirculaire. Il suffit que la bobine 2 soit symétrique par rapport au centre C de l'écran. Le même effet, c'est-à-dire la "balle rouge, peut être obtenue également dans le cas où la bobine 2 est remplacée par un aimant permanent annulaire qui, tout comme la bobine 2, ne doit pas être nécessairement 10 circulaire. Dans ce cas, on peut omettre l'appareil illustré sur la fig.10, alors que la désaimantation ne peut avoir lieu qu'à l'aide du circuit correspondant dans le récepteur de télévision. Afin que le champ engendré par l'aimant ait les mêmes particularités que le champ décrit en ce qui concerne la fig. 2, il faut disposer d'un aimant dont une face annulaire 15 présente des pôles de même nom. Ceci doit être également le cas des bobines qui sur la fig. 9 peuvent être remplacées également par des aimants permanents. 71 12785 12 2085991 REVENDICATIONSi 1. Procédé permettant de régler, à l'aide d'organes adéquats, la pureté de couleur dans un tube de reproduction d'images en couleur dont l'écran est muni de luminophores en matériau luminescent qui sont frappés 5 par au moins deux faisceaux électroniques, ce qui fait illuminer ces luminophores en différentes couleurs, et dont le col est équipé d'aimants et/ou de bobines de réglage de la pureté de couleur, ainsi que d'une unité assurant la déviation des faisceaux électroniques, les organes de réglage de la pureté de couleur comportant lesdits aimants et/ou bobines précités 10 et/ou les moyens permettant la fixation de l'unité de déviation, alors que pour le réglage précité, au moins un faisceau électronique est mis en action cependant que l'image à reproduire est sans contenu, caractérisé en ce qu'un pôle d'au moins un dispositif engendrant un champ magnétique est placé devant l'écran du tube de reproduction, et que les organes de ré- 15 glage de la pureté de couleur sont ajustés de façon que des taches de la couleur correspondant au faisceau électronique mis en action soient placées sur des endroits prédéterminés situés dans ledit champ. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif est muni de références qui correspondent auxdits endroits pré- 20 déterminés sur lesquels on positionne les taches. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que pour régler les aimants et/ou les bobines de pureté de couleur, on ne met en action qu'un seul faisceau électronique, que le champ magnétique est â symétrie de révolution par rapport à un axe polaire, et que 25 le dispositif est positionné de façon que l'axe polaire de ce dispositif coïncide pratiquement avec l'axe du tube, la référence correspondante étant placée dans le voisinage du centre de l'écran. 4. Procédé selon les revendications 2 et 3, alors que près du centre de l'écran du tube, les centres des points d'impact des faisceaux 30 électroniques doivent être déplacés par rapport aux centres des luminophores, caractérisé en ce que par rapport au centre de l'écran, la référence est déplacée dans une direction perpendiculaire au tronçon de ligne droite qui doit relier au centre du luminophore correspondant le centre du point d'impact ajusté du faisceau électronique mis en action. 35 5. Procédé selon les revendications 2 et 3» caractérisé en ce que pour régler les moyens de fixation de l'unité de déviation, le dispositif est déplacé le plus loin possible vers le bord de l'écran, de façon que ce dispositif soit pratiquement symétrique par rapport â un axe de symétrie ou une diagonale de l'écran, et que la référence correspondante 40 se trouve sur cet axe ou sur cette diagonale. 71 12785 13 2085991 6. Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé . en ce que pour régler les moyens de fixation de l'unité de déviation, deux dispositifs engendrant des champs magnétiques de part et d'autre d'un axe de symétrie de l'écran sont positionnés de telle façon que dans le tube, 5 les champs magnétiques soient engendrés le plus loin possible aux extrémités de l'axe et que les repères se trouvent sur celui-ci. 7. Dispositif permettant la mise en oeuvre du procéié selon l'une deB revendications 1 â 6, caractérisé en ce que le dispositif engendrant le champ magnétique est une bobine parcourue par un courant continu et enroulée pratiquement dans un plan. 10 8. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 6, caracté risé en ce que le dispositif engendrant le champ magnétique est un aimant permanent plus ou moins annulaire dont une face annulaire présente des pôles de même nom. 9. Dispositif selon la revendication 7» le tube d'image étant un tube à masque, ce dispositif étant caractérisé en ce que la bobine est 15 une bobine amovible devant désaimanter le masque et les parties métalliques environnantes du tube. 10. Dispositif selon la revendication 9» caractérisé en ce qu'ii est muni d'une source fournissant le courant continu à la bobine, et peut être muni également d'un theamistor à coefficient de température 20 positif, ainsi que d'un commutateur pouvant brancher la bobine en série avec le thermistor, le montage en série ainsi formé étant alimenté par une source de tension alternative. 11. Tube de reproduction d'images en couleur dans lequel la pureté de couleur est réglée suivant le procédé décrit dans l'une des 25 revendications 1, 3» 5 et 6.