La présente invention se rapporte à un procédé de lise en oeuvre du processus d'échange de matière exécutés à contre-courant, notaient de réactions d'échange d'ions, dans lequel le garnissage d'échangeur est divisé en deux ou plusieurs parties placées en série et dans lequel on introduit successi vouent un premier groupe de réaction, uns addition, un dernier groupe de déplacement, de l'eau et éventuellement encore un premier groupe de déplacement sur le garnissage d'échangeur, les groupes étant subdivisés en fractions, et dans lequel le liquide s' écoulant du garnissage est en partie évacué et en partie stocké après avoir été divisé en fractions et à nouveau utilisé dans le cycle suivant dans la mSme réaction en tant qu'éventuellement premier groupe de déplacement, premier grou pc de réaction ,etc. Bes procédés d'échange d'ions à contre-courant peuvent hêtre réalisés avec un ou plusieurs lits d'échangeur. Dans le premier cas, la direction d'écoulement des liquides in troduits dans le lit d'échangeur dans l'une des réactions est opposée à la direction d'écoulement dans l'autre réaction. les couches situées à l'entrée du lit sur lequel est admise exclusivement la solution fratchement introduite en faisant abstraction de l'eau deSrinçage, sont toujours en équilibre avec cette solution. Etant donné qu'elles constituent les couches de sortie de l'autre solution réactionnelle dans la réaction inverse, elles permettent la réaction maximale possible dans la solution quittant le lit d'échangeur.Quand par conséquent la solution fratchement introduite dans la première réaction contient uniquement un type d'ion, les couches situées à l'entrée du lit contiennent uniquement ce type d'ion et donnent dans la réaction inverse un produit qui contient également uniquement ce type d'ion. Cette possibilité est maintenue aussi longtemps que les couches mentionnées ont encore une capacité suffisante en ions précités pour empêcher le passage des ions introduits avec la solution dans la réaction inverse. Lorsqu'on veut opérer avec plusieurs lits d'échangeur dans le procédé en phase liquide à contre-courant, l'or- dre des lits dans lùne des réactions est opposé à tordre des lits dans l'autre réaction. Ce qui a été dit précédemment en ce qui concerne les couches de sortie et d'entrée du lit unique est également valable pour le lit se trouvant à la fin ou en première position de la série de lits La plupart du temps, on dispose deux ou trois lits en série Cependant, la direction d'écoulement dans un lit individuel ne varie pas, de sorte qu'on peut caractériser le procédé à lits multiples comme étant un procédé en phase liquide à contre-courant imparfait. D'après le brevet allemand nO 1 442 500, il est connu de séparer les liquides utilisés dans l'échange d'ions au moins partiellement en fractions. Les groupes des fractions utilisées dans ce procédé ont des rôles différents. Gracie au premier groupe, l'eau qui se trouve au début dans chaque lit d'échangeur est séparée de la solution à alimenter et le mélange entre l'eau et la solution est donc empoché dans une me sure considérable, -Ces fractions ont une composition correspondant à la composition du lit d'échangeur et la concentration des ions qui y sont contenus augmente de fraction en fraction. Ce groupe de fractions est désigné par "premier groupe de déplacement".Comme cela est mieux expliqué dans le brevet allemand nO 1 417 643, on peut aussi renoncer dans certains cas au premier déplacement. Dans un autre groupe de fractions, se déroule la réaction d'échange d'ions proprement dite. Dans ces fractions, le rapport des ions contenus dans le lit d'échangeur au début (N) aux ions qui sont apportés par la solution fraichement introduite de l'extérieur, c'est-à-dire l'addition, (M) diminue de fraction en fraction. Ce groupe de fractions est désigné comme étant le premier groupe de réaction. L'addition est introduite après la dernière fraction du premier groupe de réaction A partir de la ou des premières fractions de premier groupe de réaction, il se forme après la réaction avec les ions du lit d'échangeur, le produit de l'échange d'ions qui est constitué principalement des ions (N) qui étaient contenus au départ dans le lit. Un dernier groupe de fractions sert enfin à séparer l'addition de l'eau avec laquelle celle-ci est chassée hors du lito Ce groupe de fractions est désigné par dernier groupe de déplacement0 Les ions du dernier groupe de déplacement correspondent en grande partie à ceux de l'addition et la concentration de la solution diminue de fraction en fraction. A la fin, on introduit encore de l'eau ur le lit pour chasser du lit le dernier groupe de déplacenent. le prelier groupe de déplacement entrasse hors du lit l'eau qui est d'abord pure et qui à la fin contient de faibles quantités des ions provenant du lit d'échangeur. On obtient ensuite les fractions du premier groupe de déplacement qui sont stockées pour la réutilisation dans le cycle d'échange suivnt . Le produit de la réaction s'écoule ensuite du lit. Après le produit, les fractions du premier groupe de réaction et du dernier groupe de déplacement s' écoulent du lit et ces fractions sont également conservées jusqu'au cycle suivant. L'eau et le produit sont évacués. Le procédé de fractionnement suppose d'abord qu'on évite le mélange entre les fractions introduites à travers le lit et sortant du lit. Ce n'est que de cette manière qu'on peut obtenir de bons résultats avec le procédé de fractionne ment.la deuxième condition est d'opérer avec des volumes constants de liquides dans une phase quelconque du procédé. Une troisième condition est le volume constant et la composition toujours identique au départ du lit et de l'eau contenue du départ dans ce dernier. le lit d'échangeur est chargé au début avec un type d'ions (N) ou plusieurs types d'ions (Ni) qui parviennent sur le lit dans la réaction inverse. Lorsque la réaction inverse est termiaeeX le lit est débarrassé des sels mobiles qui s'y trouvent par lavage, puis détassé par introduction d'eau de bas en haut, de sorte que son remplissage redevient uniforme. On est ainsi assuré que le volume dù lit reste toujours le meme ou subit de très faibles variations d'un cycle à l'autre. Au-dessus du lit on maintient seulement une mince couche d'eau dont la hauteur est ajustée. Ainsi, la condition énoncée ci-dessus d'un volume de lit et de liquide constant est remplie Les fractions sont disposées dans des récipients qui comportent une marque jusqu'à laquelle ils sont remplis de liquide ou bien d'autres dispositifs mécaniques, électriques, etc.. qui ne laissent plus entrer de liquide lorsque le volume de remplissage prévu est atteint. On doit veiller également soit en surveillant soit en se servant desdispositifs techniques mentionnés à ce que le contenu de ces récipients soit vidé aussi complètement que possible.De toute faucon, le maintien du volume de remplissage constant est plus important que la vidange complète du récipient, étant donné que de faibles pertes seulement se produisent lorsque de petites quantités restent dans le récipient. L'exigence d'un volume constant est également valable pour les deux liquides déchargés et pour l'addition, mais dans ces cas on doit également exécuter la vidange soigneusement. La quantité d'eau ajoutée à la fin se règle automatiquement car l'eau est amenée sur le lit seulement en quantité telle que la dernière fraction du dernier groupe de déplacement soit ramenée complètement dans son récipient. L'utilisation décrite des fractions et des autres solutions correspond à un schéma fixe qui repose sur le volume constant des fractions et des liquides ajoutés et déchargés ainsi que sur la composition constante de l'addition. Lorsqu'on se conforme strictement à ce schéma dans la mise en oeuvre du procédé-de fractionnement, après un certainnombre de répétitions, c'est-à-dire après un certain nombre de cycles d'échange, on parvient à un état stationnaire. Celui-ci est caractérisé par la composition variant seulement très faiblement des liquides déchargés, des fractions et du lit d'échangeur à la fin de la réaction.Ces compositions dépendent en outre de la concentration et du volume de l'addition, des propriétés des produits participant à la réaction, de la vitesse d'écoulement des liquides à travers le lit et de la température de la réaction l'état stationnaire ne peut naturellement titre atteint que lorsque ces conditions sont également maintenues constantes. Pour la caractérisation de l'état stationnaire, il est seulement nécessaire de connartre les conditions de la réaction et les volumes des diverses solutions. La composition de toutes les solutions à l'état stationnaire est toujours inchangée, indépendamment de la composition de ces solutions, à l'exception de l'addition, au départs I1 n'est donc pas nécessaire d'indiquer la composition des fractions qui s'est établie à l'état stationnaire, car on parvient aussi au meme état stationnaire lorsqu'on part de fractions ayant une autre composition. Dans de nombreux cas, la composition des fractions à introduire et à réutiliser n'est donc absolument pas déterminée dans la pratique. Les avantages du procédé de fractionnement sont échange important des ions de la solution contre ceux du lit lorsqu'on utilise simultanément une partie importante de la capacité du lit et la production de solutions dont la concentration n'est que légèrement différente de celle ds l'addition. Le procédé à contre-courant en phase liquide cité au début conduit certes à des produits très purs, mais on ne peut utiliser dans ce procédé qu'une partie relativement faible de la capacité du lit et le plus souvent préparer uniquement des solutions à faible concentration. D'après la demande de brevet allemand nO 1 642 810, il est déjà connu de combiner les deux procédés en conservant le principe du procédé en phase liquide à contre-courant et en utilisant le système des fractions décrit. Il s'est alors avéré avantageux d'utiliser dans le procédé à lits multiples le dernier groupe de déplacement et éventuellement aussi le premier groupe de déplacement pour chaque lit séparément, c'est-àdire d'utiliser autant de groupes que de lits. Cependant, dans le procédé à lit unique, ce principe ne peut pas être appliqué. Ce procédé connu a donné de bons résultats et a pu autre utilisé avantageusement dans plusieurs cas. Cependant il s'est avéré que le procédé n'est pas applicable lorsqu'on doit satisfaire à des exigences très strictes dans la réaction inverse. Par exemple, dans la réaction inverse, les couches situées à la sortie du lit doivent titre pratiquement exemptes des ions (N ou Ni) de la solution introduite. De telles réactions sont par exemple la déminéralisation d'eau brute par échange de cations et d'anions. Dans la plupart des cas, l'action de l'échangeur de cations est prépon dérante, c'est-à-dire l'échange aussi complet que possible de tous les cations de l'eau par des ions hydrogène. Avec le procédé à contre-courant simple, on atteint aujourd'hui en une seule opération une pureté de l'eau déminéralisée qu'on ne pouvait btenir auparavant qu'en utilisant un lit mélangé. La teneur résiduelle en NaOH formée après l'échange d'anions est d'environ 0,2 ppm ou inférieure.Cependant, en combinant de façon connue comme décrit précédemment le procédé à contrecourant avec le procédé de fractionnement,-on arrive seulement à préparer une eau ayant une teneur en sel de 1 à 2 ppm Ceci conduit au fait 'on ne peut pas utiliser ce procédé, bien que l'exploitation des agents de régénération soit meilleure et la capacité utile du lit beaucoup plus élevée. Une autre réaction est l'échange d'ions sodium d'un lit d'échangeur de cations contre les ions hydrogène de l'acide sulfurique 9 on vise à préparer dans la réaction inverse un acide chlorhydrique dont la teneur en ions sodium est d'environ 2 % Le procédé combiné connu conduit à un acide chlorhydrique dont la teneur en sodium est d'environ 6 % et qui est parfaitement approprié dans de nombreux cas, mais ne peut pas remplir la condition exigée ici. Un autre inconvénient du procédé combiné connu est qu'on ne peut pas l'utiliser pour le procédé à contre-courant en phase liquide à lit unique sous sa forme améliorée pour le procédé à lits multiples en utilisant pour chaque lit un dernier groupe de déplacement distinct. La présente invention a pour objet l'amélioration du procédé de mise en oeuvre de processus d'échange de matière exécutés à contre-courant, notamment de réactions d'échange d'ions, de manière à obtenir avec des dépenses aussi réduites que Dossible un produit aussi pur que possible. Dans les procédés d'échange d'ions1 le produit de l'échange d'ions obtenu dans la réaction inverse doit autre aussi pur que possible et la capacité utile du lit doit titre aussi élevée que possible avec une utilisation favorable des agents de régénération. D'autres processus d'échange de matière qui se déroulent de façon analogue à l'échange d'ions sont la chromatographie, l'adsorption, l'absorption, la désorption, l'extraction, l'exclusion ionique, le freinage ionique, etc. Conformément à l'invention, cet objectif est atteint par le fait que a) la combinaison de la première partie et de la seconde partie du garnissage d'échangeur est soulevée lorsque la dernière fraction du premier groupe de réaction est passée de la première partie dans la seconde partie, la combinaison de la seconde partie avec éventuellement la partie suivante est soulevée lorsque la fraction précitée est passée de la seconde partie dans la partie suivante, etc.. jusqu'à l'avant dernière partie incluse de la série , b) on prévoit un second groupe de réaction qui est associé chaque fois à une partie du garnissage et est introduit sur la dernière partie de garnissage de la série après le premier groupe de réaction, mais est introduit sur la ou les parties de garnissage précédentes après avoir été divisé en deux volumes partiels, le premier volume partiel servant à déplacer de la partie de garnissage correspondante la dernière fraction du premier groupe de réaction , cette partie étant ensuite séparée de la série , c) le second volume partiel, après un temps de repos nécessité par le fonctionnement des parties de garnissage suivantes et une nouvelle combinaison de l'une de ces parties avec la partie qui suit immédiatement, est introduit sur cette partie, la teneur en substance à échanger, notamment la teneur en ions, du second volume partiel étant identique à celle de l'addition , et d) les deux parties du garnissage combinées l'une à l'autre pour cette réaction sont ensuite séparées finalement l'une de l'autre et les liquides évacués sont recueillis sous forme de fractions faisant partie du second groupe de réaction et stockés pour l'utilisation dans le cycle suivant, les couches situées à l'entrée du garnissage d'échangeur étant par exemple au cours de l'échange d'ions chargées aussi complètement que possible avec les ions M ou Mi de l'addition. Dans la réaction inverse, dans laquelle les parties du garnissage d'échangeur sont traversées dans l'ordre inverse de celui de la réaction décrite précédemment, la première partie précédente, c'est-à-dire les couches situées à l'entrée, se trouve à l'endroit où sort la solution produite.Grâce aux fractions du second groupe de réaction conformes à l'invention , cette partie parvient dans la réaction inverse très largement ou même complètement libérée des ions N ou Ni qui y étaient contenus précédemment, de sorte qu'il s'écoule une solution contenant pratiquement uniquement des ions N ou Ni .La dimension des différentes parties du garnissage d'échangeur est fonction des exigences de chaque cas Dans un mode de réalisation avantageux de l'invention, on prévoit, si-cela est nécessaire, d'ajuster la teneur en substance à échanger, notamment la teneur en ions, du second volume partiel du second groupe de réaction dans la première partie du garnissage à la teneur en substance à échanger de l'addition, un volume correspondant provenant de l'addition étant ajouté au second volume partiel ou inversement et un volume correspondant provenant du second volume partiel étant introduit après séparation des parties du garnissage avant l'addition. Pour pouvoir remplacer par exemple lors de l'échange d'ions, Si cela est nécessaire, les ions N ou N. de la deuxième, de la troisième etc. partie du garnissage d'échangeur encore plus largement par les ions M ou Mi de l'addition, il s'avère avantageux que dans le cas où une ou plusieurs parties se trouvent entre la première et la dernière partie du garnissage d'échangeur, le second groupe de réaction soit complété par des fractions qui sont introduites à la suite du premier volume partiel et sont récupérées avec les autres fractions du second groupe de réaction après la première ou la seconde séparation de la partie immédiatement suivante du garnissage d'échangeur. Le procédé conforme à l'invention peut être appliqué non seulement lorsque deux ou plusieurs parties du garnissage d'échangeur sont disposées dans des lits séparés, mais avantageusement aussi lorsque la totalité du garnissage est disposée dans un seul lit, en veillant à ce que les groupes de fractions concernés atteignent ou quittent séparément les parties correspondantes du garnissage d'échangeur. La direction d'écoulement des liquides dans les deux phases d'un cycle d'échange - réaction et réaction inverse - est toujours inversée, ce qui fait que la charge des couches d'échangeur superposées varie constamment dans le mtme sens. Par contre, dans le procédé à plusieurs lits d'échangeur séparés; la charge dans les lits varie de façon non constante.Par exemple, au cours de l'échange d'ions, la sortie du premier lit au début de la réaction inverse contient plus d'ions de l'addition que l'entrée du même lit, etc. Il en est de meme dans les autres lits. Conformément à la présente invention, on peut prévoir d'utiliser à cet effet, à l'intérieur du garnissage d'échangeur, un ou plusieurs dispositifs d'introduction et de décharge à différentes hauteurs et en inversant les organes d'introduction et d'évacuation, on peut obtenir qu'un ou plusieurs groupes de fractions soient introduits à l'extrémité supérieure et déchargés à l'extrémité inférieure du lit, qu'un autre groupe soit introduit à l'extrémité supérieure et déchargé par le dispositif d'évacuation se trouvant dans la position immédiatement inférieure, qu'un autre groupe soit introduit par le dispositif d'introduction se trouvant au m8me endroit, ce dispositif d'introduction pouvant être identique au dispositif de décharge susmentionné mais comporter seulement des raccordements montés différemment, et soit évacué par le dispositif de décharge immédiatement inférieur, qui peut se trouver éventuellement déjà à l'extrémité du lit. Il s'est avéré en outre avantageux de diriger l'écoulement dans la réaction décrite de haut en bas et dans la réaction inverse de bas en haut. le procédé conforme à l'invention possède des avantages particuliers pour l'échange d'ions dans le cas suivant dans le procédé à contre-courant en phase liquide simple appliqué jusqu 'ici, dans lequel on utilisait un seul lit, on devait se contenter d'utiliser seulement une fraction relativement faible de la capacité du lit lorsqu'on désirait conserver dans la solution produite dans la réaction inverse seulement un reste extr & ement faible des ions N ou N. introduits avec l'addition. La capacité régénérée était utilisée en partie seulement lorsque les ions de l'addition apparaissaient dans l'écoulement, de sorte qu'on devait arrêter alors la réaction. Si on voulait régénérer une capacité plus importante, la consommation d'agent de régénération augmentait rapidement.Cependant, même dans ce cas, une partie de la capacité régénérée serait restée inùtilisée. Lorsqu'on opère conformément à l'invention, on procède d'abord selon un procédé connu en intercalant immédiatement lorsque les ions de la solution sortent de ce lit le second lit fratchement régénéré qui peut éliminer de la solution à nouveau tous les ions de la solution. Pendant ce temps, le premier lit est chargé totalement avec les ions de la solution. Lorsque ceci est terminé , on met le premier lit hors circuit et on le régénère selon le procédé conforme à l'invention. Après un certain temps, ce lit est ensuite placé à la suite de l'autre, etc. De cette façon, on peut utiliser une très grande partie de la capacité du lit car la régénération du lit complètement utilise i'en- traîne pas de difficultés dans le procédé de l'inventiun et permet en même temps de produire toujours une solution dont la teneur en ions introduits reste à l'intérieur des limites très faibles exigées. La présente invention peut être utilisée avec de gros avantages dans les cas où la solution produite par exemple dans l'échange d'ions est soumise à des exigences très sévères. De tels cas sont par exemple la déminéralisation complète de l'eau brute, dans laquelle on doit obtenir en une seule opération une eau déminéralisée de haute qualité ; l'élimination d'ions métalliques toxiques présents dans les eaux résiduaires de l'industrie de transformation des métaux, surtout de l'industrie de l'électrolyse, quelques métaux pouvant aujourd'hui rester dans l'eau épurée seulement en des quantités de l'ordre du microgramme ; la décontamination des eaux résiduaires radioactives.Cependant, il est important également d'abaisser très fortement en une seule opération la teneur en une substance dissoute déterminée dans d'autres cas dans lesquels la teneur de départ est relativement élevée, si bien que la diminution de la teneur en substance-concernée obtenue de façon usuelle conduit à des solutions qui doivent autre épurées éventuellement encore une fois.Ainsi, on peut par exemple transformer selon ce procédé une eau résiduaire ou une eau saumitre dont la teneur en sel atteint quelques grammes par litre en une eau déminéralisée dont la teneur en sel est inférieure à 10 mg/l et utiliser en même temps la capacité totale du lit d'échangeur, et obtenir des solutions de régénération épuisées ayant une concentration élevée, qui peuvent par exemple autre valorisées0 Le principe du procédé de l'invention sera encore mieux décrit à l'aide des cas schématiques décrits ci-dessous. Ces cas représentent seulement des exemples qu'on peut faire varier de diverses manières sans sortir du cadre de l'invention0 En particulier, ces exemples ne doivent pas limiter l'invention aux processus d'échange d'ions, étant donné que l'invention peut également titre appliquée avantageusement sans difficulté dans d'autres processus d'échange de matière pour le déroulement dèsquels , par exemple, des conditions de concentration ou d'équilibre identiques ou similaires à celles utilisées dans l'échange d'ions sont déterminantes. Les figures 1 et 2 du dessin annexé représentent deux lits d'échangeur A et 3, la figure 3 représente trois lits d'échangeur A, B et C. Le volume interstitiel VI des lits, c'est-à-dire l'espace libre entre les grains d'échan geur ou le volume des parties du récipient contenant les lits remplies uniquement de liquide et des conduites se trouvant entre les récipients contenant les lits et ceux contenant les fractions est considéré comme représentant en tout 60 * du volume des lits. les schémas de procédé décrits se rapportent dans chaque cas à des systèmes à l'état stationnaire. Eu égard à la représentation de principe, les faibles variations du vo lume des lits provenant des variations de concentration et des variations de la charge ionique ne sont pas prises en con sidération.Sur les figures, deux lignes verticales sont at tribuées à chaque lit. Sur la ligne de gauche sont portées les fractions ou liquides introduits dans le lit (E) et sur la ligne de droite les fractions ou liquides sortant du lit (S). lorsque le lit est en fonctionnement, la surface se trouvant entre les deux-verticales est hachurée avec des hachures obli ques. Ces hachures figurent également entre les lits, dans la mesure où ces lits sont placés en série et fonctionnent donc en liaison l'un avec l'autre. Les lits A et B de la figure 1 ont pour un volume de lit (garnissage) de 500 ml et 250 ml respectivement un volume interstitiel de 300 ml et 150 ml respectivement. les deux lits sont chargés avec des ions N , lavés à l'eau rincés à contre-courant, puis on les laisse se déposer .Les groupes ou fractions introduits séparément ont les volumes suivants en ml Groupe Fractions Volume (éventuellement par fraction) ~ G1, G7 1 à 3 100 G2 , G8 4 à 10 150 G3 , G9 Il à 14 150 G4 , G10 18 et 19 150 G5, Gll 15 à 17 100 G6 , G12 20 à 22 100 V - 450 P ~ 300 z ~ 300 Au début le groupe 1 (premier groupe de déplacement) est introduit sur-A, l'eau contenue dans les deux lits s 'écou- lant de B sous forme d'écoulement de tête V.Dans V se trouve une faible partie du produit, à savoir le sel des ions N Pour obtenir complètement V, on doit introduire sur A encore la première fraction du groupe 2 (premier groupe de réaction) X c'est-à-dire la fraction 4. Dans A se trouvent à ce moment les fractions suivantes : la moitié de 2, 3 et 4 et dans B se trouvent 1 et la moitié de 2 On introduit alors sur A les autres fractions du groupe 2, tandis que de B s'écoulent les deux dernières fractions du groupe 7 et P , le produit de la réaction d'échange, 300 ml de solution du sel des ions N . Suivent ensuite les premières fractions du groupe 8.Lorsque la dernière fraction du groupe 2, c'est-à-dire la fraction 10, disparate complètement dans A, les fractions 9 et 10 se trouvent dans A, la solution formée à partir de la fraction 8 dans A se trouve dans B et les fractions 4 et 5 du groupe 8 s'écoulent de B. On introduit ensuite sur A les deux premières fractions 11 et 12 du groupe 3 (second groupe de réaction pour A). Les fractions 6 et 7 s'écoulent alors de 3. Dans A se trouvent contenues à la fin les fractions 11 et 12 et dans B la fraction formée dans A à partir de 10. Les lits sont alors séparés et A est mis temporairement hors circuit. On introduit sur B les fractions 18 et 19 du groupe 4 (second groupe de réaction pour B) et les fractions 8 et 9 sont obtenues à partir de B. La fraction 19 reste dans B. Les lits sont alors à nouveau associés. Les fractions 13 et 14 du groupe 3 chassent de A les fractions 11 et 12 4 11 chasse de B la fraction 19 qui devient la fraction 10 et 12 chasse la fraction 11 qui devient la fraction 18. Les lits sont ensuite définitivement séparé s. On introduit alors sur A l'addition Z, une solution contenant uniquement des sels fl ayant un volume de 300 al. les solutions formées à partir des fractions 13 et 14 sont alors obtenues en tant que fractions 11 et 12. On introduit alors sur A les fractions 15 à 17 du groupe 5 (dernier groupe de déplacement pour A) et les -fractions 13 et 14 s'écoulent du lit. On introduit ensuite sur le lit de l'eau W et on recueille les fractions 15 à 17 du groupe 11. Le fonctionnement du lit A cesse alors Après la séparation, on introduit sur B les fractions 20 à 22 du groupe 6 (dernier groupe de déplacement pour B) et à partir de ces fractions on obtient la fraction 19 et les premières fractions du groupe 12. On introduit enfin sur le lit de lteau W et on récupère aussi les dernières fractions du groupe 12. Le fonctionnement de B est alors également arrêté.Les solutions V et P sont évacuées et les groupes 7, 8, 9, 10, 11 et 12 stockés et à nouveau utilisés dans le cycle suivant en tant que groupes 1, 2, 3, 4, 5 et 6 Le schéma de fonctionnement montre que les fractions du groupe 9 sont obtenues à partir de A et sont introduites à nouveau sur le même lit dans le cycle suivant en tant que groupe 3. Après les fractions du groupe 2, on n'introduit donc sur le lit A que les fractions qui ont été obtenues à partir de ce même lit. La dernière fraction ramenée du lit B sur le lit A dans le groupe 8, c'est-à-dire la fraction nO 10, contient certes des quantités importantes d'ions N , mais ces ions sont chassés à nouveau du lit A par les quatre fractions suivantes 11 à 14 du groupe 9 ou 3.Lorsqu'on introduit l'addition Z, les fractions 13 et 14 formées à partir de l'addition dans le cycle précédent se trouvent dans le lit A ; le lit À contient donc déjà avant l'addition seulement de faibles quantités d'ions N , de sorte que l'addition contenant uniquement des ions n peut éliminer les ions N pratiquement de façon aussi importante que s'il s'agissait d'un procédé utilisant un seul lit Le lit A parvient donc dans la réaction inverse avec une teneur minimale en ions N , dont la quantité correspond aux conditions particulières de la réaction - constante de sélectivité, concentration de la solution et température de la solution - mais n'est pratiquement pas influencée par une réaction en retour des ions du lit B. du lit A Pendant le court arrêt de fonctionnement/après la première séparation, les fractions 13 et 14 déplacent les solutions formées à partir de 11 et 12 du lit A dans le lit B. La solution formée à partir de l'addition dans les deux cycles est donc alors transportée dans B;dans le premier des deux cycles, les fractions 13 et 14 sont formées à partir de l'addition et dans le deuxième cycle les fractions 11 et 12 sont formées à partir des fractions 13 et 14. A partir de ces fractions se forment 18 et 19 qui sont utilisées ensuite uniquement dans le lit B pour empêcher un retour des ions N de B vers A. I1 s'est avéré qu'il est important pour le succès de la mise en oeuvre du procédé de faire passer la dernière fraction du groupe qui est utilisé pour les deux lits, sur le schéma la fraction 10, complètement du lit A dans le lit B avant la première séparation des lits, parce que sinon la réintroduction de la partie restante de 10 sur A ramènerait sur le lit A une quantité importante indésirable d'ions N en raison de la teneur plus élevée de cette fraction en ions N par rapport aux fractions suivantes 11, 12, etc. Dans le cas où le volume des fractions ll et 12 est plus important que le volume interstitiel du lit A, on introduit seulement une quantité de ces fractions correspondant au volume interstitiel. La partie résiduelle de 12 est dans ce cas introduite sur le lit A avant 13 et après la séparation des lits.Si le volume de 11 et 12 est inférieur au volume interstitiel du lit A, le volume manquant est prélevé sur la fraction 13 et le reste de 13 est introduit seulement après la séparation des lits. En outre, il est nécessaire que la quantité d'ions envoyée du lit A sur le lit B pendant la seconde phase de combinaison soit identique à la teneur en ions de l'addition Z Pour s'assurer de ceci, on doit soit introduire sur A une partie de la fraction 14 après la séparation des lits soit, dans le cas inverse, introduire sur A encore une partie de Z avant la séparation des lits. De cette façon, on est assuré que la teneur en ions des fractions 18 et 19 qui se forment pendant la phase de combinaison est identique à celle de l'addition. Ces fractions forment donc l'addition pour le lit B. On contre que cette condition est bien remplie en analysant les fractions 14 et 15 d'une part et 19 et 20 d'autre part, c'est-à-dire en analysant d'abord les fractions qui sont obtenues directement à partir des lits avant les derniers groupes de déplacement Gli et G12 et ensuite les premières fractions des derniers groupes de déplacement respectifs Les fractions 14 et 19 doivent avoir une concentration pratiquement identique à celle de l'addition et dans les deux autres fractions 15 et 20, la concentration doit autant que possible ne pas varier d'un cycle à l'autre ; cette concen tration est ajustée le plus souvent à la moitié de la valeur de la concentration de l'addition. le nombre de fractions qui sont utilisées seulement pour l'un des deux lits peut autre choisi librement. Le volume de l'addition 2 dépend des exigences en ce qui concerne la réaction, la capacité des lits et la concentration de l'addition. Ce volume ne peut pas tertre un multiple entier des volumes des fractions. I1 ne dépend pas non plus du volume interstitiel du système. La figure 2 représente un cas dans lequel le volume de l'addition, à savoir 450 ml , est supérieur au volume interstiel du lit A. Les volumes des fractions des différents groupes et du produit de tête V sont identiques à ceux de la figure 1. Seul le volume du produit P s'en écarte avec 450 ml et les groupes G3 et G9 et G4 et G10 sont complétés avec une ou deux nouvelles fractions dont le numéro correspond à leur position dans la série. Par conséquent, les fractions des groupes G5, Gll et G6, G12 portent un numéro augmenté de 1 ou 2.Dans ce cas, les fractions 13 à 15 se forment à partir de 11 addition ; les fractions 19 à 21 du lit B doivent avoir-un volume total tel que la 8me quantité d'ions soit contenue dans ces fractions que la quantité qui est introduite avec l'addition et continue à circuler avec les fractions 13 à 15. Lors de la séparation temporaire des lits, les fractions 11 et 12 sont contenues dans A. Dans le lit B se trouve au mtme moment la solution formée dans A à partir de la fraction 10. Lors de l'introduction de la fraction 19, on obtient à la sortie de B la fraction 7, lors de l'introduction de la fraction 20 la fraction 8 et lors de l'introduction de la fraction 21 la fraction 9. Lors de la recombinaison des lits, 13 chasse de À la fraction précédente 11 et la solution formée à partir de cette dernière chassede B la fraction précédente 21, qui devient 10. 14 chasse de A la fraction précédente 12 et la solution formée à partir de cette dernière chasse deS la solution formée à partir de 21, qui devient alors la fraction 19. De la m8me manière, il se forme lors de l'introduction de 15 sur A à la sortie du lit B la fraction 20. Les lits sont alors séparés, l'addition est introduite sur A et le groupe 6 sur B. A la sortie de A, qui contient au début de cette phase les fractions 14 et 15, on récupère les fractions 11 et 12 et enfin à partir de la première fraction de l'addition qui est chassée du lit en dernier, on récupère la fraction 13. Pour cela, la dernière fraction de l'addition doit titre introduite. Le dernier groupe de déplacement 5 qui suit chasse alors les fractions résiduelles de l'addition, 14 et 15 s'écoulant de A. La suite du schéma du procédé correspond à celui de la figure 1. la figure 3 représente trois lits qui fonctionnent selon le procédé conforme à l'invention. Les volumes des lits sont dé 125, 375 et 250 ml et par conséquent les volumes in terstitiels VI de 75, 225 et 150 ml . les groupes ou fractions introduits séparément ont les volumes suivants en mi. Groupe Fractions Volume (éven tuellement par fraction) Gi , G9 1 à 5 100 G2 , G10 4 à 10 150 G3 , Gll 11 75 12 à 14 150 G4 , G14 15 à 17 40 G5 , G12 18 à 21 112,5 22 à 24 150 G6, G15 25à 27 100 G7 , G13 28 à 30 150 G8 , G16 3 à 33 80 V - 450 P - 450 Z - 450 A partir de l'addition se forment les fractions 12, 13 et 14 et ces fractions sont introduites sur le lit A dans le cycle d'échange suivant et chassent de celui-ci en direction de B une quantité d'ions correspondant à l'addition Dans le lit B se forment les fractions 22 à 24 qui sont introduites sur le mEme lit B dans le cycle suivant.Elles chassent de celui-ci la mEme quantité d'ions que celle qui était précédemment dans le lit C. Ainsi së forment les fractions 28, 29 et 30 qui sont introduites sur le lit C dans le cycle suivant et deviennent les fractions 8, 9 et 10 du groupe 10. Le volume interstitiel des lits correspond dans le cas de A au volume de la fraction 11, et dans le cas de B à la somme des volumes de 18 et.19, En plus des fractions décrites jusqu'ici qui servent en partie à chasser la dernière fraction du groupe 2 des différents lits et en partie à entrarner la quantité dtions introduite avec l'addition, dans ce cas, le groupe 5 est complété avec deux fractions supplémentaires 20 et 21.Ces fractions sont utilisées uniquement dans le lit B et servent à éliminer du lit B encore plus complètement le type d'ions N avant la solution correspondant à l'addition Z qui est contenue dans les fractions 22, 23 et 24 . Elles sont introduites après la fraction 19 et chassent du lit les fractions 18 et 19. Cette opération a lieu pendant la séparation des lits B et C. Après la combinaison des lits, on introduit les fractions 22, 23 et 24 qui chassent alors de B une solution formée à partir de 20 , 21 et 22 . Ces mêmes fractions sont récupérées à la sortie de B après la séparation des lits B et C et forment avec les fractions 18 et 19 d'une part , 23 et 24 d'autre part, le groupe 12 qui est réutilisé dans le cycle suivant en tant que groupe 5. Par ailleurs, le fonctionnement de cette installation se déduit de ce qui précède en modifiant judicieusement les différentes indications. Lorsqu'on utilise plus de deux lits d'échangeur, on peut également procéder en rassemblant plusieurs lits temporairement ou de façon permanente dans une unité séparée. Cette variante n'est pas décrite par une figure. Dans cette variante, on introduit par exemple sur le lit B de la figure 3 un nouveau groupe 2* de fractions passant à travers les lits combinés B et C après que le lit A ait été mis hors circuit. Les fractions de ce groupe doivent être désignées par lova, lOb et 10c, Elles sont introduites après la séparation de A et on récupère à la sortie du lit C les fractions 5, 6 et 7 du groupe 10. Après ce groupe 2*, on introduit les premières fractions du groupe 5, la fraction 8 étant obtenue à la sortie du lit C, pendant l'introduction de 18 et la fraction 9 lors de l'introduction de 19. les lits sont alors séparés et les fractions du groupe 7 sont introduites sur le lit C. On obtient à la sortie de ce dernier les fractions 10, 10a et lob. Pendant la recombinaison et l'introduction des dernières fractions du groupe 5 sur le lit B, on obtient à la sortie de C les fractions lOc, 28 et 29.Les fractions l0a, lOb et 10c, qui forment le groupe 10* , sont stockées et utilisées dans le cycle suivant en tant que groupe 2* Cette amélioration permet de débarrasser le lit C ou, dans le cas de plusieurs lits, le ou les derniers lits des ions initialement présents dans ces lits, désignés par N, de façon encore plus importante que si on n'utilisait pas les groupes supplémentaires désignés par un astérique. La figure 4 représente un dispositif de mise en oeuvre du procédé en phase liquide à contre-courant utilisant un seul lit d'échangeur. Dans l'une des réactions, la solution est introduite dans le lit de haut en bas. A cet effet, on se sert d'une conduite comportant une vanne 6 et d'une conduite comportant une vanne 7, la solution étant introduate à tra- ,compose e deus parties vers un couvercle perméable 4 dans un lit/ la, 1b, puis évacuée par l'intermédiaire d'un fond perméable 3. le couvercle et le fond perméables peuvent être constitués d'une plaque poreuse ou d'une plaque comportant des buses qui possèdent de fines fentes ou être constitués par d'autres dispositifs connus.Dans la réaction inverse, le liquide est introduit par l1intermé- diaire d'une conduite comportant une vanne 8 et évacué par l'intermédiaire d'une conduite comportant une vanne 9 . Le lit d'échangeur est alors comprimé contre la plaque perméable 4. Le procédé conforme à l'invention peut aussi titre mis en application avec des dispositifs dans lesquels le lit, dans la réaction dans laquelle les solutions sont introduites de bas en haut, est comprimé vers le bas par un courant de liquide ou un courant d'air dirigé en sens inverse. Le dispositif nécessaire à l'évacuation des deux courants de liquide dirigés en sens inverse, qui est habituellement placé dans ou directement au-dessus de la couche supérieure du lit , n'est pas représenté sur la figure. La présente invention peut également s'appliquer à d'autres dispositifs connus non décrits ici pour la mise en oeuvre de procédés d'échange d'ions à contre courant. ou d'alimentation Un poste de prélèvement/de liquide 5, qui est relié aux autres dispositifs par l'intermédiaire de vannes 10 et 11, sert à la mise en oeuvre du procédé conforme à l'invention. Ce poste 5 peut être constitué de façon connue par des tuyaux de drainage qui comportent des trous ou les buses à fentes mentionnées, ou par d'autres dispositifs connus. I1 doit seulement autre tel que les liquides-introduits par le haut, lorsque cela est nécessaire , puissent autre évacués du lit par la conduite comportant la vanne 10 et que des liquides puissent être introduits par la conduite comportant la vanne 11. Le procédé conforme à l'invention peut titre appliqué avantageusement notamment pour la régénération d'échangeurs d'ions qui sont utilisés pour la déminéralisation ou l'adoucissement de solutions salines très diluées. De telles solutions sont l'eau brute, l'eau saumâtre, les eaux résiduaires, les solutions sucrées, etc. Pour la mise en oeuvre du procédé conforme à l'invention, on peut utiliser les schémas de fonctionnement qui sont représentés sur les figures 1 et 2. Les fractions du groupe 1 sont alors introduites par l'intermédiaire de la conduite comportant la vanne 6 et du couvercle 4 sur le lit d'échangeur la, -lb. L'eau et les fractions suivantes quittent le lit la, lb par le fond 3 et la conduite comportant la vanne 7. On soutire d'abord V, puis les fractions du groupe 7, puis le produit P de la réaction et ensuite les premières fractions du groupe 8 . les fractions se suivent jusqu'à ce que les deux premières fractions du groupe 3 soient aussi introduites. En méme temps, la fraction n0 6 est renvoyée du lit dans son récipient.Lorsque le remplissage est terminé, l'introduction par le haut est arrêtée par fermeture des vannes 6 et 7 et les fractions du groupe 4 sont introduites par l'intermédiaire de la vanne 10 et par le poste d'alimentation 5 et évacuées par le bas comme précédemment. Lorsque toutes les fractions du groupe 4 ont pénétré dans la partie lu du lit,onfoenie la vanne 10. On continue alors l'introduction dez fractions du groupe 3 par la vanne 6 et on évacue la solution par la vanne 7. Lorsque toutes les fractions du groupe 3 sont introduites, on ferme la vanne 7 et on ouvre la vanne 11. On introduit alors l'addition Z , le groupe 5 et de l'eau par l'intermédiaire de la vanne 6, et les fractions des groupes 9 et 11 sont ramenées dans leurs récipients.La réaction dans la partie supérieure la du lit est alors terminée. Les fractions du groupe 6 sont alors introduites par l'intermédiaire de la vanne 11 et évacuées par l'intermédiaire de la vanne 7. Après introduction d'eau et après que la dernière fraction du groupe 12 ait été ramenée dans son récipient, la réaction dans la partie inférieure lb du lit est également terminée. Lorsque cela est nécessaire, on introduit encore de l'eau par l'intermédiaire de la vanne 6 et on l'évacue par l'intermédiaire de la vanne 7 jusqu'à ce que le lit soit suffisamment lavé. Pour la réaction inverse, le lit est soulevé par le liquide qui est introduit en 8 et évacué en 9 et la réaction inverse est exécutée. Le dispositif d'alimentation 5 est con çu de telle manière que ce soulèvement ne soit pas empêché, Lorsque le lit est divisé en trois parties par deux dispositifs 5, on utilise alors le schéma opératoire de la figure 3. Le procédé conforme à l'invention sera mieux illustré à l'aide des trois exemples suivants. Exemple 1 On utilise deux lits d'échangeur contenant respectivement 500 ml et 300 ml d'un garnissage d'échangeur de cations fortement acide, à savoir de l'acide polystyrène sulfonique ayant pour marque de fabrique Lewatit (R) 5100 , de granulométrie 0,3 à 0,5 mm. On charge les lits ausdébut complètement avec des ions Na, on les débarrasse du sel de sodium par lavage, on les rince à contre-courant et on les laisse déposer. Ils doivent alors titre chargés avec des ions H provenant d'acide sulfurique le pemier lit devant contenir pour de sa capacité une très grande partie/des ions H et le second lit seulement environ 50 % d'ions H et environ 50 % d'ions Na.Dans la réaction inverse, dans laquelle on utilise une solution de NaCl qui est introduite séparément sur les lits, on doit obtenir à la sortie du premier lit ayant un garnissage de 500 ml un acide chlorhydrique qui contient au maximum 2 % de NaCl , exprimé en équivalents chimiques. On utilise comme addition 380 ml de H2s 4 4,5 N. La vitesse de passage des solutions est 3 l/h . La température est d'environ 350C. Le schéma opératoire correspond à la figure 1 mais sans les groupes 3, 4 et 9 , 10, c0est-a'-dire qu'on uti de fractionnement lise le procédé/connu jusqu'ici. Après les fractions réac- tionnelles du groupe 2, on introduit donc directement l'addition, la dernière fraction de réaction 10 est obtenue à la sortie du lit ayant un garnissage de 300 ml, stockée et introduite dans le cycle suivant sur le premier lit avant l'addition. Les fractions 1 à 10 contiennent chacune 150 ml, les fractions 15 à 17 100 ml et les fractions 20 à 22 50 ml de liquide. le volume de V est 418 ml, celui de P 315 ml. Après exécution de 20 cycles d'échange, les r é s u 1 t a t s sont pratiquement identiques, de sorte que l'état stationnaire est atteint. Les produits de la réaction inverse sont alors examinés et on constate que dans le produit obtenu à la sortie du lit le plus important, qui aurait dA contenir environ 2 * de NaCl, 6% de NaCi sont présents. Le produit n'est donc pas utilisable pour l'application envisagée. L'acide chlorhydrique à forte teneur en chlorure de sodium produit dans le second lit, dont l'utilisation n'est pas envisagée, est rejeté. Au lieu de ce procédé, on utilise alors le procédé conforme à l'invention. On introduit les groupes 3, 4, 9 et 10 qui sont constitués chacun de deux fractions contenant 150 ml de solution. Après avoir exécuté à nouveau le nombre de cycles d'échanges nécessaire pour atteindre l'état stationnaire, dans ce cas 15 cycles, on examine à nouveau les produits de la réaction inverse. Le produit obtenu à la sortie du premier lit contient 2,2 % de NaCl, gracie à l'application du procédé conforme à l'invention, la teneur résiduelle du lit d'échangeur en ions Na, qui détermine la teneur résiduelle de ces mêmes ions dans l'acide chlorhydrique produit dans la réaction inverse, est donc ramenée à environ un tiers sans qu'on ait dA augmenter pour cela la quantité de l'acide sulfurique utilisé. Les conditions réactionnelles restent inchangées. Exemple 2 En appliquant à nouveau le procédé décrit dans l'exemple 1, on cherche à produire, dans les mêmes conditions, un acide chlorhydrique qui contient seulement 0,1 * de NaCl A cet effet, on divise le lit d'échangeur utilisé qu'ici comme premier lit en deux lits, l'un ayant un garnissage de 125 ml et le second un garnissage de 375 ml, comme cela est représenté dur l'exemple schématique de la figure 3 . On n'uti- lise pas auparavant les fractions 20, 21 dans le second lit. On commence aussitôt la mise en oeuvre. du procédé conforme à l'invention , et on applique le schéma de principe. La quantité de l'acide sulfurique utilisé comme addition reste inchangée. lorsqu'on a atteint l'état stationnaire, ce qui nécessite dans ce cas 25 cycles d'échange, on examine les produits provenant de la réaction inverse. A la sortie du premier lit, on obtient un acide chlorhydrique dans lequel la teneur en NaCl est inférieure à 0,1 % . En même temps, la teneur en NaCl dans l'acide chlorhydrique obtenu à la sortie du second lit augmente jusqu là 3,0 %, ce qui est encore acceptable. On peut donc remplir les conditions exigées par application de l'invention. Dans une autre variante, on introduit les fractions 20 et 21 comme cela est représenté sur la figure 3. On obtient alors une amélioration de la composition de l'acide chlorhydrique produit dans le lit B car sa teneur en NaCl diminue jusqu'à 2,6 * . Les conditions posées peuvent donc autre remplies encore mieux de cette manière. ExemPle le 3 Avec un lit d'échangeur contenant 2,5 litres d'un échangeur de cations fortement acide (voir exemple 1), on doit éliminer les cations d'une eau brute, selon le procédé en phase liquide à contre-courant utilisant un seul lit, l'eau étant introduite de bas en haut à travers le lit et celui-ci étant comprimé sur la sortie supérieure. L'eau àdéminéraliser aun indice +m de 2,1 mé/l , une dureté totale de 28,b0 EH et une teneur en cations de 510 TH. On amène l'eau exempte de cations sur un échangeur d'anions fortement basique pour fixer les anions et on mesure la conductivité de l'eau obtenue à la sortie de cet échangeur.Lors de l'échange de cations exécuté selon le procédé à contre-courant simple, on obtient après élimination des anions une eau déminéralisée dont la teneur en NaOH est 0,2 mu/1. Pour la régénération du lit, on doit utiliser le procédé de fractionnement connu. On introduit par le haut sur le lit d'échangeur le premier groupe de déplacement, le premier groupe de réaction et le dernier groupe de déplacement. Le premier groupe est constitué de trois fractions ayant un volume de 1000 ml , le deuxième de 8 fractions de 750 ml et le troisième groupe de 3 fractions de 400 ml . Pour la régénération, on utilise 1000 ml d'acide chlorhydrique 4N . Après établissèment de l'état stationnaire, ce qui nécessite 10 cycles d'échange, l'eau ainsi déminéralisée, à savoir environ 320 1 par cycle, a en moyenne une teneur en NaOH de 10 mg/l.Par comparaison avec les résultats du procédé en phase liquide à contre-courant mis en oeuvre avec un seul lit d'échangeur, qui est régénéré sans fractions et qui dans ce cas aurait donné une eau déminéralisée contenant environ 0,2 mg/l de NaOH , la qualité de l'eau produite est donc très mauvaise. On utilise alors un autre lit d'échangeur dont le volume est le mEme que précédemment. A une distance de sa surface représentant environ 40 * de la hauteur totale du lit, on introduit un dispositif 5 correspondant à celui de la figure 4 qui est constitué d'une fritte de verre de forme cylindrique et est relié à une conduite comportant deux dérivations. Aux groupes de fractions susmentionnés, on ajoute alors selon le procédé conforme à l'invention les groupes 3, 4 9 et 10 de la figure 1 qui comprennent tous des fractions ayant un volume de 750 ml . Le mode opératoire correspond à celui conforme à la figure 1. L'addition est constituée par 1000 ml de HC1 4N. Dans la réaction inverse, on obtient alors un produit qui, après que ses anions aient été éliminés de manière connue à l'aide d'un échangeur d'anions placé en série, a d'après sa conductivité une teneur résiduelle en NaOH de 0,3 mg/l L'eau déminéralisée est donc identique à l'eau obtenue dans le procédé à contre-courant simple . En outre, la capacité utile du lit est augmentée d'environ 25 * par rapport au procédé à contre-courant simple et la solution de régénération utilisée est obtenue avec une concentration de 2,5 N en ions chlorure, tandis que dans le procédé à contre-courant simple, on obtient une solution de concentration environ 0,5 N. 4 La température de travail est de 200C , la régénération a lieu avec une vitesse de passage de 15 l/h et la charge avec une vitesse de passage de 75 l/h REVENDICATIONS l.Procédé de mise en oeuvre de processus d'échange de matière exécutés à contre-courant, notamment de réactions d'échange dtions, dans lequel le garnissage d'échangeur est divisé en deux ou plusieurs parties placées en série et dans lequel on introduit successivement un premier groupe de réaction, une addition, un dernier groupe de déplacement, de l'eau et éventuellement encore un premier groupe dedéplace- ment sur le garnissage d'échangeur, les groupes étant subdivisés en fractions, et dans lequel le liquide s'écoulant du garnissage est en partie évacué et en partie stocké après avoir été divisé en fractions et à nouveau utilisé dans le cycle suivant dans la mtme réaction en tant qu'éventuellement premier groupe de déplacement, premier groupe de réaction etc.., ce procédé étant caractérisé par le fait que a) la combinaison de la première partie et de la seconde partie du garnissage d'échangeur est ensuite soulevée lorsque la dernière fraction du premier groupe de réaction est passée de la première partie dans la seconde partie, la oombi- naison de la seconde partie avec éventuellement la partie suivante est soulevée lorsque la fraction précitée est passée de la seconde partie dans la partie suivante, etc.. jusqu'à l'avant-dernière partie incluse de la série , b) on prévoit un second groupe de réaction qui est associé chaque fois à une partie du garnissage et est introduit sur la dernière partie de garnissage de la série après le premier groupe de réaction, mais est introduit sur la ou les parties de garnissage précédentes après avoir été divisé en deux volumes partiels , le premier volume partiel servant à déplacer la dernière fraction du premier groupe de réaction de la partie de garnissage correspondante,cette partie étant ensuite séparée de la série c) le second volume partiel, après un temps de repos nécessité par le fonctionnement des parties de garnissage suivantes et une nouvelle combinaison de l'une de ces parties avec la partie qui suit immédiatement, est introduit sur cette partie, la teneur en substance à échanger, notamment la teneur en ions, du second volume partiel étant identique à celle de l'addition , et d) les deux parties du garnissage combinées l'une à l'autre pour cette réaction sont ensuite séparées finalement l'une de l'autre et les liquidesévacués sont recueillis sous forme de fractions faisant partie du second groupe de réaction et stockés Pour l'utilisation dans le cycle suivant. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la teneur en substance à échanger dans le second volume partiel du second groupe de réaction dans la première partie du garnissage est ajustée à la teneur en substance à échanger de l'addition, un volume correspondant provenant de l'addition est ajouté au second volume partiel ou bien inversement, et un volume correspondant provenant du second volume partiel après séparation des parties du garnissage est introduit avant l'addition. 3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé par le fait que dans le cas où une ou plusieurs parties se trouvent entre la première et la dernière partie du garnissage d'échangeur, le second groupe de réaction est complété par des fractions qui sont introduites à la suite du premier volume partiel et sont récupérées avec les autres fractions du second groupe de réaction après la première ou la seconde séparation de la partie immédiatement suivante du garnissage d'échangeur. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que deux ou plusieurs parties du garnissage sont superposées dans un seul lit et sont séparées l'une de l'autre par des postes d'alimentation et d'évacuation prévus pour les différents liquides. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fait qu'une partie des fractions est introduite à une extrémité du lit et évacuée à l'autre extrémité, une seconde partie est introduite comme précédemment, mais est évacuée par le poste d'évacuation voisin, une troisième partie des fractions est introduite par un poste d'alimentation identique au poste d' évacuation précédent ou par un poste d'alimentation se trouvant à la même hauteur, mais séparé de ce dernier et est évacuée par le poste d'évacuation se trouvant immédiate- ment au-dessous et ceci est répété autant de fois qu'il y a de parties dans le garnissage, de sorte qu'au cours de-la dernière opération, la dernière partie des fractions est introduite par le poste d'alimentation le plus bas et est évacuée par l'extrémité inférieure du garnissage. 6. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon la reven & cation-4 ou 5 , caractérisé par le fait que la totalité du garnissage d'échangeur (la, lb) est disposée dans un seul récipient (2) , qui comporte un fond semi-perméable 3 et un couvercle semi-perméable 4 par l'intermédiaire desquels uniquement les liquides, mais non les grains d'échangeur, peuvent pénétrer , et des dispositifs d'alimentation et d'évacuation 5 sont disposés à l'intérieur du garnissage , séparant l'une de l'autre les deux ou plusieurs parties de ce dernier (la, lb) , pour l'introduction ou l'évacuation des divers liquides de chaque phase opératoire.