L'invention concerne un leurre pour la pacha. On connaît déjà des leurres pour la puche réalisés sous la forme d'une languette découpée dans une feuille de maLériau souple, de manière à présenter des courbes qui, lorsque le leurre est traîné dans l'eau, donne à la languette des mouvements de rotation et de vibrations susceptibles d'appâter un poisson. De tels leurres connus sont, par exemple1 réalisés à la forme d'un poisson dont la queue est recourbée d'une manière régulière ou encore sous la forme d'une languette enroulée en colimaçon. Cependant, ces leurres, lorsqu'ils sont traînes dans l'eau, n'effectuent pratiquement pas de ouve- ments axiaux et leur longueur en cours d'utilisation reste constante, ce qui rend impossible la réalisation de certains appâts factices tels que grenouilles, calmars, poulpes, seiches, pieuvres, écrevisses, etc La présente invention a notamment pour but de remédier à ces inconvénients et concerne, à cet effet, un leurre pour la pêche caractérisé en ce qu'il se compose d'au moins une languette en matériau souple présentant au moins deux parties sensiblement rectilignes formant entre elles un angle souple. Suivant une autre caractéristique de l'invention, les diverses parties rectilignes de la languette sont, dans la position de repos du leurre, situées dans un même plan. Suivant une autre caractéristique de l'inventioh, la languette présente plus de deux parties rectilignes, ces diverses parties étant toutes pliées dans la même direction. L'invention est représenté, à titre d'exemples non limitatifs, sur les dessins ci-joints, dans lesquels - la figure 1 est une vue de dessus d'un leurre conforme à l'invention réalisé à la forme d'une grenouille, - la figure 2 représente, en vue de dessus, la grenouille de la figure i dans l'une des positions qu'elle prend en cours d'utilisation, - la figure 3 représente un autre mode de réalisation d'un leurre en forme de grenouille, - la figure 4 représente, en vue de dessus, un autre mode de réalisation de ce leurre, - la figure 5 représente le leurre conforme à l'invention réalisé à la forme d'un calmar. Le leurre conforme à l'invention est destiné à simuler parfaitement la nage d'un animal aguatique pourvu de pattes ou tentacules, tel que grenouille, calmar, seiche, pieuvre, écrevisse, etc ..., du fait que les parties de ce leurre simulant les pattes ou tentacules peuvent se mouvoir tant latéralement à la direction de traction du leurre que axialement, c'est-à-dire que les diverses parties qui constituent ce leurre peuvent se placer dans des plans différents les unes par rapport aux autres, mais aussi modifier leur position angulaire de manière à raccourcir ou allonger la longueur totale du leurre et simuler ainsi la nage d'un animal aquatique. Ce résultat est obtenu conformément à l'invention en réalisant au moins une partie du leurre dans une languette de matériau souple qui présente au moins deux parties sensiblement rectilignes, mais formant entre elles un angle de façon que, lorsque le leurre est tracté dans l'eau ou à la surface de l'eau, l'angle des deux parties s'ouvre ou se referme du fait de la souplesse de la matière, cette modification de la valeur de l'angle amenant automatiquement un changement de plan des deux parties rectilignes l'une par rapport à l'autre. En effet, on constate que lors du déplacement du leurre dans l'eau, une ouverture de l'angle des deux parties provoque une boucle sur la languette à la hauteur du sommet de l'angle, alors qu'au contraire une fermeture de l'angle provoque uiie boucle sur la languette du côté intérieur de l'angle, ce qui provoque alors le changement de plan des diverses parties rectilignes l'une par rapport à l'autre lors des mouvements d'allongement et de raccourcissement du leurre. Dans l'exemple représenté sur la figure 1, on a représenté un leurre réalisé à la forme d'une grenouille se composant d'un corps 1 et de deux pattes 2 et 3 constituées chacune par des parties sensiblement rectilignes 21, 22, 23s 24 et 31 32' 34. L'ensemble de ce leurre sera préférablement réalisé par découpage d'une feuille de matériau souple, mais il pourra également être réalisé par moulage si l'on désire donner à ce leurre une épaisseur permettant mieux de le faire ressembler à un animal aquatique. Dans l'exemple représenté sur la figure 1, les pattes 2 et 3 du leurre sont donc réalisées par des languettes de matériau souple dont les diverses parties rectilignes g ... 24 et 31 ... 34 forment entre elles des angles 4 permettant le mouvement désiré du leurre lors de sa traction dans l'eau. Dans l'exemple représenté sur la figure 1, les diverses parties de chaque patte ou languette 2-3 découpée dans une feuille plane sont pliées dans la même direction, les plis de l'une des languettes par rapport à l'autre étant cependant effectués dans des directions opposées afin que l'ensemble réalise une construction syné- truque suivant l'axe de traction qui constitue également l'axe de l'animal. On notera cependant que la longueur des parties rectilignes des deux languettes, ainsi que la valeur des angles de ces deux languettes pourront être différentes dans la mesure où on désire obtenir une construction dlssymétrique aboutissant à un mouvement alternatif ou même désordonné des deux pattes de 1 'animal aquatique. également, suivant les mouvements désirés, les diverses parties rectilignes des languettes ou pattes 2 et 3 pourront autre pourvues de nervures et/ou rainures longitudinales afin d'augmenter ou au contraire de diminuer la rigidité de telle ou telle zone par rapport à d'autres et améliorer ainsi le mouvement en fonction de l'animal que doit simuler le leurre. Sur la figure 2, on a représenté le leurre de la figure 1 dans l'une des positions qu'il peut occuper lors de son déplacement dans l'eau. On remarque, à cet effet, qu'une augmentation de la valeur de l'angle entre les parties 23 et 24 a pour effet de former une boucle en 41 au sommet de l'angle 4 reliant ces deux parties alors que, au contraire, une diminution de la valeur de l'angle entre les parties 22 et 23 a pour effet de former une boucle du côté intérieur 41 de l'angle 4 qui relie ces deux parties. Dans l'exemple de réalisation des figures 1 et 2, le leurre est obtenu par découpage dans une feuille de matière souple dont l'épaisseur variera en fonction de la nature du matériau, l'hameçon pouvant être fixé sur le corps du leurre d'une manière quelconque. Cependant, cet hameçon 5 sera préférablement piqué dans l'épaisseur du leurrez par l'extrémité pointue de l'hameçon, tandis qu'un plomb 6 pourrait être fixé, par exemple par collage ou par insertlon, en un endroit désiré sur le corps du leurre. Egalement1 des éléments de raidissage pourront être fixés à un endroit quelconque sur le corps du leurre ou sur les languettes 2 et 3 afin de leur conférer, en des endrorts-particuliers, la rigidité désirée en fonction du mouvement à obtenir dans l'eau. Dans le cas où ce leurre est obtenu par découpage d' ne feuille de matière souple, ces renforcements pourront être collés, mais ils pourront être obtenus directement du moulage si ce leurre est obtenu par moulage par injection ou autre.Dans ce cas également, le corps 1 du leurre pourra présenter une épaisseur lui donnant le volume du corps de l'animal simulé, tandis que les languettes 2-3 pourront également présenter des épaisseurs plus importantes dans la zone médiane des parties rectilignes 21, 22, etc ..., l'essentiel étant que les angles reliant ces diverses parties rectilignes présentent une épaisseur faible compte tenu de la matière utilisée pour leur conférer une certaine souplesse. Egalement, si ce leurre est réalisé par moulage, il pourra être trouvé intéressant de modifier progressivement l'épaisseur des languettes 2 et 3 depuis les parties 21 et 31 reliées au corps 1 jusqu'aux parties d'extrémités 24 et 34 afin de modifier les réactions de chacune des parties dans l'eau par rapport aux autres, étant entendu cependant que des parties de position et de forme identiques réalisées sur des languettes différentes produiront des mo vements similaires, coordonnés ou non suivant la structure de l'ensemble de chacune des languettes. Egalement, ce leurre, réalisé en un matériau souple tel que matière plastique ou caoutchouc, pourra être réalisé en tout ou partie à l'aide d'un matériau cellulaire, de préférence à cellules fermées, ce qui permettra d'obtenir, d'une manière simple, un leurre dont la forme, le volume et la densité correspondent à ceux d'un appât réel. Dans l'exemple des figures 1 et 2, les languettes 2 et 3, solidaires du corps 1, sont disposées dans un même plan, dans la position de repos du leurre Cependant, tout autre disposition pourra être obtenue et par exemple les deuxlanguettes 2 et 3 pourront être disposées dans des plans différents, mais de préférence symétriques par rapport au plan axial perpendiculaire au corps 1. Cette construction permettra par exemple d'obtenir une disposition des languettes 2 et 3 en V, plus ou moins ouvert en fonction de l'animal à simuler. Dans l'exemple de réalisation de la figure 3, les deux languettes 6 et 7, simulant les deux pattes arrière d' n leurre dont le corps 8 est en forme de grenouille, sont disposées parallèlement dans des plans voisins et symétriquement par rapport au plan vertical et axial du leurre, mais entre cette disposition parallèle des languettes 6 et 7 de la figue 3, et la disposition dans le meme plan des languettes 2 et 3 de la figure 1, tout autre position angulaire des deux languettes pourra être adoptée comme déjà indiqué. Dans l'exemple de réalisation de la figure 4, on a représenté un leurre en forme de grenouille dont les deux languettes 9 et 10 simulent les pattes, alors que la partie 10, qui relie ces deux languettes, simule le corps. Cependant, dans ce cas, le corps 10 est réalisé en deux parties constituant, l'une un manchon Il perforé axialement en 111 et définissant la forme extérieure du corps du leurre, tandis que l'autre partie 12 est constituée par une tige solidaire des languettes 8 et 9 et se terminant à son extrémité libre par un renflement 13 dont la forme extérieure se place dans le prolongement du contour extérieur du manchon 11 afin de compléter la forme du leurre. De préférence, dans ce cas, les deux éléments conztituant ce leurre seront réalisés en matériau différent, en nature ou en couleur, et l'assemblage sera obtenu simplement par l'emmanchement de la tige 12 dans l'ouverture axiale 111 du manchon 10. Dans l'exemple de réalisation de la figure 5, on a représenté un leurre réaiisé à la forme d'une seiche dont le corps 13 est pourvu de deux tentacules 14 et 15 dont les diverses parties constitutives forment, entre elles, des angles constituant des zones d'articulation permettant leurs mouvements. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation ci-dessus décrits et représentés, à partir desquels on pourra prévoir d'autres modes et d'autres formes de réalisation, sans pour cela sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 10) Leurre pour la pêche caractérisé en ce qu'il se compose d'au moins une languette de matériau souple présentant au moins deux parties sensiblement rectilignes formant entre elles un angle souple. 20) Leurre conforme a la revendication 1, caractérisé en ce que les diverses parties rectilignes de la languette sont, dans la position de repos du leurre, situées dans un même plan. 30) Leurre conforme à l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la languette présente plus de deux parties rectilignes, ces diverses parties étant toutes pliées dans la même direction. 4 ) Leurre conforme à l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte deux languettes assemblées à un corps et simulant les pattes arrière d'43 animal. 50) Leurre conforme à la revendication 4, caractérisé en ce que les parties de chaque languette sont pliées dans le zme sens pour une même languette et dans le sens contraire d'une languette à 60) Leurre conforme aùîa revendication 5, caractérisé en ce que les deux languettes forment entre elles une construction symétrique. 70) Leurre conforme à la revendication 5, caractérisé en ce que les deux languettes forment entre elles une construction asymétrique. 80) Leurre conforme à l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le bord d'au moins certaines des parties rectilignes est chanfreiné. 90) Leurre conforme à l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il présente deux languettes disposées dans des plans parallèles dans la position de repos du leurre. 100) Leurre conforme à l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le corps pourvu de deux languettes présente intérieurement un lest. 110) Leurre conforme à l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le corps est traversé par un hameçon aboutissant dans la zone de jonction des languettes. 120) Leurre conforme à l'une quelconque des revendicationsprécédentes, caractérisé en ce que le corps est réalisé en deux parties constituant l'une un manchon recevant intérieurement une tige solidaire des deux languettes; 130) Leurre conforme à la revendication 12, caractérisé en ce que la tige se termine, à son extrémité libre, par un renflement dont le contour s'adapte au contour extérieur du manchon. 14",) Leurre conforme à l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les parties rectilignes des languettes présentent des nervures et/ou rainures longitudinales.