La présente invention concerne un procédé pour l'obtention Far floquage d'objets à surface textile dense par voie électrostatique pneumatique ou mécanique. Comme support de la couche de floquage, il est possible d'utiliser des surfaces textiles comme par exemple des tissus, des tricots, es toisons plus ou moins solidifiées, des feuilles de textures les plus diverses, des papiers et autres surfaces analogues du papier. Pour le floquage, on utilise de préférence des matières texturées ou ondulées et (ou) des matières se contractant fortement, sous forme de fibres, de poils ou de bandelettes qui sont découpées à une longueur déterminée selon l'utilisation de l'objet floqué. Par matières fibreuses se contractant fortement il faut comprendre celles qui présentent après un traitement préalable une contraction de 25 % environ et davantage.Ces matières fibreuses peuvent être par exemple constituées par du polyester, du polypropylène, du chlorure de polyvinyle, et autres matières analogues. Selon l'expé- rience acquise jusqu'à présent, la matière floquée, texturée ou ondulée est constituée par deux ou plusieurs composants comme par exemple deux polymères différents ou un polymère à degrés de polymérisation différents. Les composants sont disposés en général parallèlement dans la matière floquée et sont par exemple reliés mécaniquement les uns aux autres de façon inséparable, étant amenés à l'état liquide ou fluide dans des buses doubles. On utilise comme polymères du polyamide, du polyester, du polyacrylnitrile, du polypropylène, etc. Lors du choix de la combinaison de polymères, il faut cependant veiller à ce que la matière prévue comme matière à floquer conserve sa forme rectiligne même après l'étirage. La matière floquée ne prend sa forme définitive qu'après un processus ae traitement effectué après le floquage. A cet effet, on peut par exemple procéder à un chauffage de la surface de l'objet floqué ou de la matière floquée, par convection, rayonnement et haute fréquence ou par exemple on peut procéder à un gonflement ou à un foisonnement au moyen de solvants. Jusqu' présent on utilisait pour le floquage électrostatique de la matière fibreuse rectiligne traitée de manière à être rendue à peu près homogène, de même longueur ou de longueurs différentes. On a déjà atteint ainsi de grandes densités de surface. Cependant la surface de ces objets prend un aspect de brosse dès que la longueur des fibres aépasse d'un multiple leur diamètre. Jusqu'à présent, on procède au floquage avec de la matière de floquage colorée et (ou) brute, c'est-à-dire blanche,constituée par des fibres naturelles et (ou) synthétiques. C'est ainsi par exemple que l'on a souvent essayé, dans le domaine des revêtements de sols en matière textile, de fabriquer et de mettre sur le marché de la moquette floquée par voie électrostatique à surface textile souple ou mobile et présentant de bonnes qualités d'utilisation. Nais jusqu'à présent, ces effets ont échoué car ces revêtements se nettoient mal et leur surface est d'une teinte monotone présentant trop peu l'aspect d'un textile et par ailleurs elle est très sensible aux salissures et leur surface perd rapidement son aspect initial au cours de l'usage. I1 s'agit doncld'une partde trouver la possibilité d'augmenter sensiblement la densité de la surface du revêtement afin que les salissures y pénètrent moins facilement et'autre part, de désagréger la couche superficielle uniforme, afin que les endroits soumis à une plus forte usure soient moins apparents. On a constaté que, pour obtenir une surface dense de la surface floquée, il est possible, suivant l'invention, en utilisant de la matière floquée, texturée ou ondulée et (ou) capable de se recroqueviller fortement, d'obtenir une possibilité de nettoyage très améliorée, un aspect plus textile de la surface, ainsi qu'un aspect moins visible des parties de la surface soumises à une forte usure ou à de fortes contraintes. Le procédé, objet de l'inventionlprévoit l'utilisation de matières sans fin lisses, texturées ou ondulées et (ou) capables de se recroqueviller ou de se contracter fortement, coupées sur des machines à couper les flocons, puis avivées. Ainsi qu'il a été dit précédemment, les matières fibreuses texturées ou ondulées sont fabriquées par exemple selon les procédés connus au moyen de filières doubles par le filage en commun de deux polymères différents ou d'un polymère à degrés de polymérisation différents. Quand on utilise de telles fibres comme matière à floquer, un traitement ultérieur, par exemple un chauffage et (ou) un foisonnement produit une forte ondulation de ces fibres. Lorsqu'on utilise comme matière à floquer une matière capable de se contracter, il se produit par contre fréquemment un raccourcissement ou un épaississement des fibres s'accompagnant d'un torsadage. Les détails de mise en oeuvre de ce procédé peuvent être modifiés sans s'écarter de l'invention dans le domaine des équivalences techniques. REVENDICATION Procédé pour la fabrication d'objets ou de corps floqués, consistant à titre caractéristique, pour procéder au floquage, à utiliser des matières, notalsment des fibres capables de se contracter fortement et (ou) ondulées ou texturées et, après le processus de floquage, à les faire onduler ou se contracter par un traitement ultérieur, de préférence par chauffage et (ou) par foisonnement.