L'invention concerne un procédé pour enlever l'extrémité du fil au bord de bas tricotés sur des métiers à tricoter circulaires de petite dimension ainsi qu'un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé et s'applique de préférence en combinaison avec des opérations nécessaires après le tricota- ge, par exemple lors du contrôle, du retournement etc. Un procédé généralement connu de fabrication et desépa- ration continues des bas, préférentiel pour le tricotage de bas sur des métiers circulaires de petite dimension, consiste à détacher des aiguilles chaque bas fini, après l'interrup- tion de l'amenée de fil, le blocage et le coupage du fil, et ensuite à commencer le bas suivant en amenant à nouveau du fil aux aiguilles. L'organe de blocage et le guide-fil sont disposés de façon usuelle, derrière ou devant le point de tricotage dans le sens de rotation du cylindre à aiguilles. Selon la position de l'organe de blocage, le guide-fil se meut, lorsqu'on commence un nouveau bas, devant ou derrière le point de tricotage de sorte que le fil situé entre le guide-fil et l'organe de blocage peut être saisi par les ai- guilles qui se trouvent à ce moment au point de tricotage. Une fois qu'un certain nombre d'aiguilles qui passent par le point de tricotage ont saisi le fil, l'organe de blocage li- bère l'extrémité dufil qui reste alors, en tant qu'extrémité détachée, au bord du bas. Ce morceau de fil restant détaché au bord ne peut pas être maintenu assez court, conformément aux nécessités, car la distance entre l'organe de blocage et la première aiguille passant par le point de tricotage et avec laquelle on commen- ce le premier rang du nouveau bas ne peut pas être inférieure à un certain minimum. Pour donner tout de même au bord du bas une bonne apparence, il faut couper le morceau de fil qui dé- passe, par un travail manuel qui exige du temps. Cependant, le coupage manuel du fil entraîne un autre risque, c'est que l'extrémité soit coupée trop court et qu'elle puisse ainsi glisser en arrière à travers la première maille, ce qui donne un bord défectueux. Pour éliminer ces inconvénients, on a proposé par exemple dans les brevets DE 2 142 778 et 2 423 840 des solutions à appliquer dans le métier à tricoter et qui consistent à arra- cher le fil en abaissant avec excès des aiguilles sélection- nées, immédiatement avant l'aiguille qui forme la première maille du nouveau rang. Le reste de fil doit présenter une longueur négligeable. Toutefois, lorsqu'on travaille des fils assez gros et aussi des fils synthétiques texturés, il faut de très grandes forces et aussi de très grandes profon- deurs d'abaissement des aiguilles, ce qui a un effet désavan- tageux sur l'ensemble des outils de tricotage de sorte que ces solutions, de même que la platine proposée par exemple pour le coupage du fil par le brevet US 1 691 887 n'ont pas été appliquées de façon étendue sur les métiers classiques.. Dans le DE-OS 2 551 904, on propose une solution selon laquelle on fait d'abord passer le guide-fil par le point de tricotage et, une fois que le fil a été saisi par la première aiguille, on le déplace devant le point de tricotage, une ou plusieurs aiguilles étant amenées après la première aiguille à une position dans laquelle le fil n'est pas saisi au point de tricotage, de sorte que le fil, qui se trouvait initiale-- ment entre le guide-fil et la première aiguille, est tricoté par la ou les aiguilles ne saisissant pas tout d'abord le fil, lors du tricotage du rang suivant, donnant des mailles dites à fil double. Cette solution également, qui présente un progrès sur 1' arrachage du fil, ne peut visiblement être réalisée que sur -25 un petit nombre de machines, en particulier celles de concep- tion nouvelle. Les dispositifs coupeurs connus sous le nom de dispositifs coupeurs "Gordon-Solis", généralement utilisés sur des métiers à un seul cylindre apportent ici une solution satisfaisante mais ne peuvent pas être transposés pour des métiers à double cylindre. Au moins dans la majorité des métiers à tricoter à dou- ble cylindre utilisés actuellement en bonneterie, le fil de bord trop long est un problème non résolu, ce qui est aussi le cas sur la majeure partie des métiers à double cylindre qui sont encore offerts et se trouvent sur le marché actuel- lement. Par conséquent, les bas tricotés sur de tels métiers doivent être conduits à un processus de travail manuel, le coupage du fil de bord, ce qui, outre les inconvénients cités, conduit encore à une perturbation du déroulement de la produc- tion et à des dépenses accrues. L'invention a pour but de fournir un procédé et un dis- positif qui permettent d'effectuer plus économiquement l'en- lèvement de la longue extrémité détachée de fil qui se trouve au bord des bas tricotés sur des métiers circulaires de peti- te dimension, en des opérations nécessaires après le trico- tage. Selon l'invention, le problème est résolu par un procédé caractérisé par le fait que l'on tire le bas, en commençant par le bout ouvert, sur un porte-ouvrage creux ayant de façon connue une forme cylindrique, de telle sorte que le bord du bas se termine à l'embouchure du porte-ouvrage, qu'ensuite on amène le porte-ouvrage portant le bas à s'aligner sur un dispositif coupeur puis on amène ledit porte-ouvrage jusqu'au dispositif coupeur, on aspire le fil de bord qui dépasse dans ce dispositif coupeur et on le coupe, on ramène en arrière le porte-ouvrage, on déplace un disque d'appui de couteaux, on approche à nouveau le porte- ouvrage du dispositif coupeur, on aspire le fil de bord dans ce dispositif et on le coupe, on ramène en arrière le porte-ouvrage et on évacue le bas à travers l'intérieur du porte-ouvrage et on l'amène à un dépôt de bas. On peut noter que lorsqu'on a tiré le bas en commen- çant par le bout ouvert sur le porte-ouvrage de telle sorte que le bord se termine à l'embouchure de celui-ci, on amène le porte-ouvrage à s'aligner sur un dispositif coupeur placé à l'opposé de la monture du porte-ouvrage, puis on l'amène jusqu'au dispositif coupeur, et on aspire le fil de bord qui dépasse et on le coupe, puis, pour assurer qu'il reste la longueur maximale permise de fil de bord pour le cas o il se trouverait dans la région la plus défavorable, entre deux trous du disque d'appui de couteaux du dispositif coupeur, on ramène en arrière le porte- ouvrage portant le bas après le premier dispositif de coupage, et on déplace un disque d'ap- pui de couteaux d'un angle déterminé à l'envers du sens de ro- tation des couteaux, après quoi on approche à nouveau le porte-ouvrage du dispositf coupeur, et on aspire le fil de bord et on le coupe. Il est avantageux de déplacer le disque d'appui de cou- teaux, entre le premier et le deuxième processus de coupage, d'un angle tel que la longueur de l'arc correspondant, sur le diamètre du cercle de trous, corresponde à peu près au dia- mètre des trous. Avantageusement, le fil de bord est en outre conduit au dispositif coupeur au moyen d'un courant d'air comprimé pas- sant à travers le porte-ouvrage. Pour la mise en oeuvre du procédé, on utilise selon 1' invention un dispositif coupeur placé à l'opposé du montage du porte-ouvrage. Ce dispositif est caractérisé par le fait qu'il comporte un carter cylindrique muni d'au moins un rac- cordement d'air, avec un disque d'appui de couteau présentant des passages, de préférence de trous, et monté de façon mobi- le autour de son axe dans une marge déterminée et sur lequel au moins une barre porte-couteaux portant au moins deux cou- teaux s'applique sous une action de ressort de manière à pou- voir tourner axialement de telle sorte que lors de la rotation les tranchants de couteaux glissent le long des trous, recou- vrent ceux-ci et coupent ainsi le fil de bord aspiré. La ou les barres porte-couteaux et les couteaux sont chaque fois montés de manière à pouvoir basculer autour de leur ligne médiane, orthogonale à l'axe de rotation. On expliquera plus précisément l'invention ci-après à propos d'un exemple d'exécution représenté par les dessins annexés sur lesquels: - la figure 1 est une perspective de la disposition de porte-ouvrage et du dispositif coupeur; - la figure 2 est une perspective du porte-ouvrage por- tant un bas et aligné sur le dispositif coupeur en position de coupage; - la figure 3 est une coupe du dispositif coupeur sui- vant la ligne A-B de la figure 2; - la figure 4 est une vue de principe de la position du fil de bord a) avant le premier coupage, b) après le premier coupage, le porte-ouvrage étant ré- tracté et le disque d'appui de couteaux étant déplacé, c) lorsque le porte-ouvrage a été à nouveau approché du disque d'appui de couteaux, peu de temps avant le deuxième coupage, d) après le deuxième coupage, le porte-ouvrage étant ré- tracté. Le dispositif représenté sur les dessins comporte un carter cylindrique 15 muni d'au moins un raccordement d'air 14, avec un disque d'appui de couteaux 8 présentant des pas- sages, de préférence des trous 9, et monté de façon mobile autour de son axe dans une marge déterminée et sur lequel au moins une barre porte-couteaux 10 portant au moins deux cou- teaux 11 s'applique sous une action de ressort de manière à pouvoir tourner axialement de telle sorte que lors de la ro- tation de couteaux 10 les tranchants 16 glissent le long des trous 9, recouvrent ceux-ci et coupent ainsi le fil de bord aspiré. La barre portecouteaux 10 et les couteaux 11 sont chaque fois montés de manière à pouvoir basculer autour de leur axe médian orthogonal à l'axe de rotation. Avantageusement, le disque d'appui de couteaux est exécu- té de telle sorte que les trous soient disposés sur un cercle de trous correspondant au diamètre du porte-ouvrage, que la largeur des filets entre les trous soit inférieure ou égale au diamètre des trous et que le diamètre des trous soit de préférence donné par la relation B = dans laquelle L est la longueur restante maximale permise du fil de bord et S la distance entre l'embouchure du porte-ouvrage et la sur- face de coupe du disque d'appui de couteaux. Pour favoriser le guidage du fil de bord, les trous du disque d'appui de couteaux sont chanfreinés du côté opposé à la surface de coupe. Le procédé que permet ce dispositf est le suivant-: Le bas 1 tricoté par le métier est glissé, en commençant par le bout ouvert 2, sur le porteouvrage creux 3 de forme cylindrique qui est dans la position de mise en place I, dans la mesure voulue pour que le bord 4 du bas se termine au ras de l'embouchure 5 du porte-ouvrage. On fait tourner le porte- ouvrage 3, au moyen d'un entraînement connu, à la position de travail II o il est aligné sur le dispositif coupeur 6 et ensuite amené jusqu'au dispositif coupeur 6 soumis à une aspi- ration d'air. Le fil de bord 7 qui pend du bas est attiré, lorsque le bas approche du dispositif coupeur 6, dans l'un des trous 9 du dis-nle ( ennui de couteaux 8, l'air comprimé supplémentaire appliqué à travers l'intérieur du porte-ouvrage 3 favorisant cette opération. A l'arrière du disque d'appui de couteaux 8 tournent une ou plusieurs barres portecouteaux , entraînées par des moyens connus et poussées par un res- sort 17 contre le disque d'appui de couteaux 8 et dont les couteaux 11 glissent le long des trous 9 o ils coupent le fil de bord 7 situé dans un trou 9, par une action de cisail- lement avec le bord du trou. Le ou les barres porte-couteaux et les couteaux 11 sont chaque fois montés de manière à pouvoir basculer autour de leur axe médian, orthogonal à 1' axe de rotation. Pour assurer la longueur maximale permise du fil de bord, en particulier lorsque le bord 4 du bas est dans une position telle que le fil de bord 7 se trouve dans la direction du filet 12 et que par suite, jusqu'au bord du trou o s'effectue le coupage, il dépasse la longueur permise, le porte-ouvrage 3 est éloigné du dispositif coupeur 6 après le premier coupage, après quoi le disque d'appui de couteaux 8 est déplacé, à l'envers du sens de rotation de la barre porte-couteaux 10, d'un angle tel que la longueur de l'arc correspondant, sur le diamètre du cercle de trous, correspon- de à peu près au diamètre des trous, ce que l'on réalise par des moyens généralement connus avec contre-pression de res- sort. Lorsque le porte-ouvrage 3 est à nouveau amené au dis- positif coupeur 6, le fil de bord 7 éventuellement resté trop long lors du premier coupage est attiré dans un trou 9 main- tenant décalé dans le pas des filets et coupé par le tranchant 16 du couteau 11 qui passe devant. Une fois que le porte- ouvrage 3 a quitté le dispositif coupeur 6, le bas est poussé à l'envers du sens de mise en place, de façon connue, par exemple au moyen de rouleaux de traction et transporté au moyen d'une aspiration d'air, à travers le porte-ouvrage, jusqu'au dépôt de bas 13. Pendant le travail d'un bas 1, le bas suivant 1 est tiré sur un porte-ouvrage qui a tourné à la position de mise en place I et le fonctionnement se répète aussi souvent que l'on veut. Sur la figure 3, le dispositif coupeur est représenté en coupe suivant la ligne A-B de la figure 2. Il est avantageux ici que la disposition des trous 9 dans le disque d'appui de couteaux 8 soit réalisée sous la dépendance du diamètre du porte-ouvrage, de la longueur mini- male et aussi de la longueur maximale du fil de bord, les filets 12 entre les trous circulaires 9 du disque d'appui de couteaux 8 devant être au maximum égaux au diamètre des trous. La solution selon l'invention garantit un coupage sur du fil de bord trop long obtenu en vertu de la technique de tricotage sur de nombreux métiers circulaires de petite di- mension, l'intégration du coupage dans une opération qui suit le tricotage, ici par exemple le contrôle et le retournement, s'effectuant sans prendre un temps supplémentaire. Relative- ment au coupage annuel, on obtient une amélioration notable en ce qui concerne la longueur minimale absolument nécessaire et la longueur maximale que le fil de bord ne peut pas dépas- ser. Les dommages au bord sont exclus et on évite des pertes de qualité. En même temps, pour le travail ultérieur des bas portant des fils de bord trop longs et fabriqués sur des métiers circulaires de petite dimension qui ne peuvent pas être convertis par suite d'une grande complication ou d'une dépense trop grande, on a trouvé une solution simple et réali- sable sans grands moyens, à un problème qui se posait depuis longtemps et n'avait pas encore été résolu de façon satisfai- sante. REVENDICATIONS 1. Procédé pour enlever des extrémités de fil au bord de bas tricotés sur des métiers circulaires, caractérisé par le fait que l'on tire le bas (1), en commençant par le bout ou- vert (2), sur un porte-ouvrage creux (3) ayant de façon connue une forme cylindrique, de telle sorte que le bord (4) du bas se termine à l'embouchure (5) du porte-ouvrage, qu'ensuite on amène le porte-ouvrage (3) portant le bas (1) à s'aligner sur un dispositif coupeur (6), puis on amène ledit porte- ouvrage (3) jusqu'au dispositif coupeur (6), on aspire le fil de bord (7) qui dépasse dans ce dispositif coupeur (6) et on le coupe, on ramène en arrière le porte-ouvrage (3), on dépla- ce un disque d'appui de couteaux (8), on approche à nouveau le porteouvrage (3) du dispositif coupeur (6), on aspire le fil de bord (7) dans ce dispositif (6) et on le coupe, on ramène en arrière le porte-ouvrage (3) et on évacue le bas (1) à travers l'intérieur du porte-ouvrage (3) et on l'amène à un dépôt de bas (13). 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'entre les premier et deuxième processus de coupage, on déplace le disque d'appui de couteaux (8) d'un angle tel que la longueur de l'arc correspondant, sur le diamètre du cercle de trous, corresponde à peu près au diamètre des trous. - 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on facilite le guidage du fil de bord au moyen d' un courant d'air comprimé passant à travers le porte-ouvrage (3). 4. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait qu'il comporte un carter cylindrique (15) muni d'au moins un rac- cordement d'air (14), avec un disque d'appui de couteaux (8) présentant des passages, de préférence des trous (9), et monté de façon mobile autour de son axe dans une marge déterminée et sur lequel au moins une barre porte-couteaux (10) portant au moins deux couteaux (11) s'applique sous une action de ressort de manière à pouvoir tourner axialement de telle sor- te que lors de la rotation de couteaux (10) les tranchants (16) glissent le long des trous (9), recouvrent ceux-ci et coupent ainsi le fil de bord (7) aspiré. 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé par le fait que la barre porte-couteaux (10) et les couteaux (11) sont chaque fois montés de manière à pouvoir basculer autour de leur axe médian orthogonal à l'axe de rotation. 6. Dispositif selon l'une des revendications 4 et 5, ca- ractérisé par le fait qu'il comporte plusieurs barres porte- couteaux (11). 7. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé par le fait que les trous (9) du disque d'appui de couteaux (8) sont disposés sur un cercle de trous correspondant au diamè- tre du porte-ouvrage de telle sorte que la largeur des filets (12) entre les trous (9) est inférieure ou égale au diamètre des trous, le diamètre des trous étant de préférence donné par la relation D = L- S dans laquelle L est la longueur restante maximale permise du fil de bord et S la distance en- tre l'embouchure du porte-ouvrage et la surface de coupe du disque d'appui de couteaux (8). 8. Dispositif selon l'une des revendications 4 et 7, caractérisé par le fait que les trous (9) du disque d'appui de couteaux (8) sont chanfreinés du côté opposé à la surface de coupe.