La présente invention concerne la médecine et plus particulièrement les dispositifs destinés à la correction et à la stabilisation de la colonne vertébrale dans le traitement des scolioses. L'appareil proposé peut être utilisé pour réaliser une correction préalable de la scoliose avec fixation subséquente de la colonne vertébrale par plastie osseuse, ainsi que pour la réalisation simultanée de la correction de la scoliose et de la stabilisation de la colonne vertébrale. Cette stabilisation peut être effectuée par le procédé de la spondylodèse postérieure, par résection cunéiforme des corps vertébraux sur leur face convexe et par discoectomie. On connaît plusieurs procédés chirurgicaux, ainsi que plusieurs dispositifs et appareils, destinés à corriger la scoliose. Les procédés les plus connus et plus ou moins largement utilisés dans la pratique médicale sont les suivants. On connatt le dispositif "cric", dénommé aussi distracteur. Ledit distracteur comprend deux tiges métalliques, dont ltune des extrémités de chacune se divise en fourche sous un angle de 300, et dont l'autre extrémité est filetée. Ces deux tiges sont reliées entre elles par un accouplement qui est un tube cylindrique pourvu d'un double effet. On applique les extrémités fourchues du distracteur sur la racine des apophyses transverses des vertèbres, à la base de la déviation de la colonne vertébrale due à la scoliose, et on dévisse à fond l'accouplement. On réalise en même temps une spondylodèse postérieure. L'inconvénient de ce distracteur réside dans le fait que l'effort correctif qui est exercé sur la colonne vertébrale au cours de l'intervention chirurgicale est peu efficace et ne peut pas être modifié pendant toute la période où le distracteur reste en place. De surcroît, ltapplication dudit distracteur peut entraîner des complications résultant de la fracture des apophyses transverses, les malades sont obligés de garder le lit pendant une longue période. L'extraction du distracteur nécessite une seconde intervention chirurgicale, qui est aussi traumatisante pour le malade que la première. On connatt un procédé, identique au précédent, pour la correction de la scoliose à l'aide d'un distracteur et d'un contracteur métalliques. Le contracteur comprend deux tiges métalliques dont les extrémités sont courbées et qui sont reliées entre elles par leurs extrémités droites par l'intermédiaire d'un accouplement taraudé. Ledit contracteur se fixe aux apophyses vertébrales transverses par ses extrémités courbées, sur la face convexe de la scoliose. Lorsque lton visse l'accouplement, le contracteur serre les apophyses transverses et corrige la déviation de la colonne vertébrale. Le distracteur comporte également deux tiges métalliques qui sont réunies à l'une de leurs extrémités par un accouplement taraudé. Les autres extrémités des tiges sont fourchues.On applique ce distracteur sur la face concave de la déviation rachidienne, et les extrémités fourchues du distracteur viennent buter contre les apophyses transverses des vertèbres. Quand on dévisse l'accouplement, le distracteur s'allonge et corrige ainsi la déviation rachidienne. Ce procédé présente certains avantages par rapport au procédé précédent grâce à son double effort correctif. Néanmoins, lesdits contracteur et distracteur ne permettent de réaliser la correction de la déviation rachidienne qu'au cours de l'intervention chirurgicale, sans donner la possibilité d'un accroissement subséquent de l'effort correctif. Ledit procédé présente également un risque de fracture des apophyses vertébrales transverses. Le malage garde longtemps le lit. L'extraction des appareils nécessite uneFouvelle intervention chirurgicale. On connaît également un procédé utilisant pour le traitement de la scoliose un ressort en acier. Ce ressort, à l'état tendu, se fixe par ses extrémités crochues aux apophyses transverses des vertèbres, sur la face convexe de la déviation scoliotique. Ce ressort agit en tant que contracteur pendant une période plus prolongée, ce qui distingue ce procédé des procédés précités. Cependant, ce procédé présente tous les inconvénients inhérents aux procédés précédemment mentionnés :éventualité de fracture des apophyses vertébrales transverses, alitement prolongé, efficacité insuffisante de la correction, néces#sité d'une nouvelle intervention pour l'extraction du ressort. On connais également un appareil pour ltextension de la colonne vertébrale en cas de scoliose. Cet appareil comprend deux anneaux, l'un crânien, l'autre pelvien, qui sont reliés entre eux par quatre entretoises coulissantes. Pour appliquer l'appareil on faitpasser à travers les os iliaques du bassin deux broches métalliques dont on fixe les bouts à l'anneau pelvien. On insère quatre broches métalliques dans les os du crâne et on en fixe les bouts à l'anneau crânien. En dévissant progressivement les accouplqments des entretoises coulissantes qui se trouvent entre les deux anneaux, on effectue une extension longitudinale de la colonne vertébrale par les os du bassin, d'une part, et les os du crâne, d'autre part. Cependant, l'extension longitudinale du rachis scoliotique s'avère peu efficace pour la correction. En cas de scoliose de la colonne thoracique et lombaire, cette extension produit plus une traumatisation de la colonne cervicale, dont l'appareil ligamenteux est faible, qu'une correctinn de la déviation thoracique ou lombaire. On peut également observer des lésions neurologiques à la suite de la traumatisation des racines rachidiennes cervicales. L'introduction des broches métalliques dans les os crâniens de l'enfant peut s'avérer dangereuse par suite de leur ossfication encore insuffisante. En outre, la présence d'anneaux autour de la tête et du bassin ne permet pas au malade de se coucher dans un lit ordinaire et nécessite un dispositif spécial, ce qui complique l'utilisation dudit appareil. Ainsi, les principaux inconvénients de l'appareil qui vient d'être décrit résident dans le fait que son application présente des risques de graves complications neurologiques, que l'efficacité corrective de cet appareil est insuffisante, que l'appareil est d'une manipulation complexe et qu'il rend difficiles les soins à apporter aux malades. On utilise également pour l'extension de la colonne vertébrale en cas de scoliose un appareil qui comprend un anneau crânien avec quatre broches filetées que l'on introduit dans les os du crâne et dont on fixe les extrémités extérieures à l'anneau crânien. Trois entretoises coulissantes se fixent par leurs extrémités proximales à l'anneau crânien, tandis que les extrémités distales sont emplâtrées dans un corset de plâtre. A l'aide d'accouplements coulissants on allonge progressivement les entretoises en réalisant ainsi l'extension longitudinale de la colonne vertébrale. Les inconvénients de cet appareil sont les mêmes que ceux de l'appareil précédent. On connaît encore un autre appareil pour l'extension du rachis, qui comprend un arbre de support aux extrémités duquel sont fixés à angle droit deux pieds distaux en L, avec des disques d'appui à leurs extrémités. Au milieu de l'arbre se fixe un troisième pied dirigé dans le sens opposé aux deux autres pieds et qui est lui aussi en forme de L avec un disque d'appui à son extrémité. On applique ledit appareil sur le dos du malade, le long de la colonne vertébrale, de façon à ce que les trois disques d'appui prennent appui sur le dos sans fixation supplémentaire. On attache aux apophyses épineuses de trois vertèbres - celle située au sommet de la déviation scoliotique et les deux qui se trouvent à la base de cette déviation - des fils de nylon que l'on fait ensuite passer à travers les parties molles et la peau du dos, puis on fixe chaque fil au pied respectif de l'appareil et on le tend. De la sorte, l'extension s'effectue, d'une part, du sommet de la déviation scoliotique vers son côté concave, et d'autre part, des vertèbres extrêmes vers le côté convexe de la déviation. Le principe d'action dudit appareil est l'extension corrective de la colonne vertébrale perpendiculairement à son axe longitudinal et dans des sens mutuellement opposés, ce qui présente un avantage par rapport aux autres dispositifs décrits plus haut. Néanmoins, ce procédé présente des inconvénients manifestes.L'appareil ne se fixe pas au corps du malade, mais s'appuie simplement contre son dos par l'intermédiaire des trois pieds, ce qui n'est pas suffisant pour assurer sa stabilité. Lorsque l'appareil reste longtemps en place il peut se produire des escarres de la peau sous les disques d'appui des pîeds.L'appareil ne donne pas au malade la possibilité de se soulever. Le malade doit continuellement rester en décubitus ventral. L'effort correctif est instable, momentané et n'est pas dosé. Ainsi l'appareil ne tient pas compte des principes physiologiques, et son efficacité dans le traitement de la scoliose est faible. On connaît encore un appareil pour le traitement chirurgical de la scoliose, qui comprend une ossature portante formée d'une planche de guidage qui est composée de deux éléments de guidage parallèles et s'applique sur le dos du malade, le long de la colonne vertébrale et deux potences en U qui se fixent sur les extrémités de la planche de guidage et portent à leursextrémités des pelotes qui s'appuient sur le dos du malade,et- servent à fixer l'ossature au tronc du malade à l'-aide de sangles. Les moyens d'action corrective sur les vertèbres consistent en deux butées caudales et une butée médiane. Chacune de ces butées comprend deux tiges l'une rectiligne, l'autre courbée - servant à cramponner les apophyses transverses des vertèbres du malade.Les deux butées caudales peuvent glisser le long de la planche de guidage, tandis que la butée médiane se fixe au milieu de la planche de guidage par l'intermédiaire d'un mécanisme de déplacement transversal, ce qui permet à cette butée de se déplacer perpendiculairement à l'axe de la planche de guidage. La butée médiane est reliée aux butées caudales par l'intermédiaire de douilles à ressort télescopiques. La rotation de la vis du mécanisme de déplacement transversal permet de rapprocher la butée médiane de la planche de guidage et d'écarter les deux butées caudales reliées à la butée médiane. Lors de la pose de l'appareil les deux butées caudales se fixent sur les apophyses épineuses de deux vertèbres à la base de l'arc scoliotique, en perçant la peau et le fascia lombaire ou thoracique. On fixe d'une manière analogue la butée médiane sur l'apophyse épineuse de la vertèbre qui se situe au sommet de la déviation scoliotique du rachis. L'appareil se fixe sur le dos du malade à l'aide de sangles. La rotation de la vis du mécanisme de déplacement transversal réalise la correction de la déviation rachidienne; en même temps, les butées caudales, en se déplaçant le long de l'axe rachidien, effectuent l'extension longitudinale de la colonne vertébrale déformée. On répète de temps en temps la manoeuvre d'extension. Le principe d'action dudit appareil repose également sur l'extension rachidienne, l'appareil réalisant à la fois une extension latérale et une extension longitudinale. Cependant, la fragilité des apophyses épineuses chez les enfants, la petite surface de contact entre les butées métalliques de l'appareil et l'apophyse épineuse de chaque vertèbre ne permettent pas d'exercer l'effort requis pour corriger la scoliose, compte tenu du risque de fracture des éléments osseux de la vertèbre. Cet appareil n'exclut aucunement la nécessité pour le malade de garder le lit pendant une longue période, en décubitus ventral. Les butées faisant saillie à travers la peau doivent être suffisamment massives et entretiennent les plaies cutanées, qui risquent ainsi de s'infecter. L'appareil ne donne pas la possibilité de contrôler l'effort correctif. L'utilisation de l'appareil est recommandée pour la réalisation de la phase préliminaire du redressement de la déviation scoliotique, tandis que la phase essentielle- du traitement - la spondylodèse - nécessite une nouvelle intervention chirurgicale une -extension subsiquente de la durée du traitement. La présente invention a pour but de mettre au point un appareil pour le traitement chirurgical de la scoliose, permettant de réaliser à la fois une correction efficace de la scoliose et une spondylodèse, tout en donnant au malade la possibilité de se lever du lit, de s'asseoir, de marcher pendant toute la période du traitement, et en évitant en même temps les éventuelles complications et toute nouvelle opération. Ce problème est résolu du fait que l'appareil pour le traitement chirurgical de la scoliose, du type comprenant une ossature portante destinée à être fixée sur le corps du malade à l'aide d'un système de sangles, et sur laquelle sont montés des dispositifs destinés à exercer un effort correctif sur les vertèbres et fixés aux parties déformées de la colonne vertébrale, est caractérisé, selon l'invention, en ce que l'ossature portante comporte au moins deux montants parallèles reliés entre eux à leurs extremités par deux étriers et auxquels sont fixées les sangles par l'intermédiaire d'entretoises de longueur réglable, de façon à ce que lors de l'application de l'appareil les montants puissent se placer des deux côtés du tronc du malade, approximativement dans le plan de la colonne vertébrale, les dispositifs exerçant l'effort correctif sur les vertèbres étant constitués de tirants souples dont l'une des extrémités se fixe à la vertèbre, tandis que l'autre est fixée à un dispositif de tension dosée du tirant souple, lesdits dispositifs de tension pouvant être déplacés le long desdits montants et fixés en position sur ceux-ci. L'appareil proposé, fixé au tronc du malade, permet à ce dernier de marcher, de s'asseoir et de se coucher sans entraver le déroulement du traitement. L'importance de cet avantage s'explique par le fait qu'il crée de meilleures conditions de respiration, de fonctionnement du système cardio-vasculaire, de la musculature et des autres organes. De plus, l'utilisation dudit appareil facilite considérablement les soins à donner au malade. En fait, le malade s'acquitte lui-même de tous ses besoins naturels pendant toute la durée du traitement. L'appareil en question réalise une correction efficace de la scoliose grâce à l'utilisation de tirants souples qui se fixent aux vertèbres en plusieurs points et qui agissent sur la colonne vertébrale dans des sens mutuellement opposés. Les dispositifs de dosage de la tension des tirants souples permettent de régler et de contrôler L'effort correctif appliqué à la colonne vertébrale. Lors de la fixation des tirants souples aux vertèbres, on applique sur la déviation essentielle du rachis un autotransplant osseux, ce qui assure à la fois une spondylodèse postérieure et une correction de la scoliose. Les risques de lésion des éléments osseux de la colonne vertébrale auxquels se fixent les tirants souples sont pratiquement exclus. L'extraction de l'appareil proposé ne nécessite pas une nouvelle intervention. L'appareil peut être muni de deux paires de montants, à l'une desquelles, disposée de part et d'autre du tronc du malade approximativement dans le plan de la colonne vertébrale, sont fixées lesdites entretoises, tandis que l'autre paire de montants est quelque peu décalée le long des étriers, vers leur sommet, et sert à y fixer les dispositifs de tension dosée des tirants souples. Cela permet de disposer les dispositifs de tension dosée de façon à ce qu'ils assurent la position requise pour que les tirants souples agi#ssent sur la colonne vertébrale dans des sens déterminés et pour que lesdits tirants#ne provoquent pas de blessures de la peau et l'apparition d'escarres cutanées. Il est avantageux que chaque étrier de l'appareil soit composé de deux parties distinctes reliées entre elles par un accouplement taraudé permettant de régler la distance entre les montants fixés aux étriers. Cela permet de modifier le gabarit de l'appareil en fonction des dimensions du tronc de chaque malade. Il est avantageux que les entretoises soient fixées aux montants de façon à pouvoir être déplacées le long de ceuxci et pivoter aux endroits où elles sont fixées aux montants et aux sangles, ce qui permet d'ajuster facilement l'appareil au tronc du malade. Les montants sont de préférence fixés aux étriers de façon à ce qu'on puisse les déplacer le long de ces derniers pour régler la distance entre les montants. Les dispositifs de tension dosée des tirants souples peuvent être réalisés sous forme de barres à crémaillère reliées à des dynamomètres à ressort, et peuvent être munis de moyens de blocage à rochet et cliquet rabattable, ce qui permet d'assigner à chacun d'eux l'effort correctif requis ou au contraire de supprimer cet effort indépendamment des autres dispositifs. Il est avantageux que les montants de l'appareil soient fixés, dans au moins l'un des étriers, de façon à pouvoir y être déplacés longitudinalement afin de régler la distance entre lesdits étriers. L'appareil proposé est de structure simple et peut être démonté facilement en vue de son emballage compact et de son transport. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à lå lecture de la description qui va suivre de plusieurs exemples de réalisation non limitatifs illustrés par les dessins annexés qui représentent - la figure 1, l'appareil conforme à l'invention pour le traitement chirurgical de la scoliose, comportant une seule paire de montants - la figure 2, une vue en coupe partielle de l'accouplement taraudé, selon l'invention - la figure 3, une vue en coupe d'un collier de réglage de l'appareil, selon l'invention - la figure 4, l'ensemble- de fixation du montant à la sangle de l'appareil, selon l'invention - la figure 5, une vue en coupe partielle du dispositif de tension dosée des tirants souples, selon l'invention ~ - la figure 6, une vue de dessus du dispositif de la figure 5; - la figure 7, une vue schématique de dessus de l'appareil selon l'invention, fixé au tronc du malade; - la figure 8, l'appareil conforme à l'invention pour le traitement chirurgical de la scoliose, équipé de-deux paires de montants - la figure 9, une vue schématique de dessus de l'appareil de la figure 8, fixe au tronc du malade; - la figure 10 , l'appareil de la figure 8, fixé au tronc du malade; - la figure 11, la fixation au rachis du malade des tirants souples de l'appareil selon l'invention; - la figure 12, la fixation d'un tirant souple de l'appareil de l'invention à l'apophyse transverse de la vertèbre; - les figures 13, 14 et 15, différentes variantes de fixation d'un tirant souple de l'appareil de l'invention aux apophyses transverses des vertèbres;; - la figure 16, la fixation d'un tirant souple de l'appareil de l'invention à l'os iliaque. L'appareil destiné au traitement chirurgical de la scoliose, selon l'invention, comporte une ossature portante 1 (figure 1) formée de deux montants parallèles 2 et 3 , qui sont reliés entre eux à leurs extrémités filetées, par des étriers 4 et 5, auxquels ils sont fixés à l'aide d'écrous 6. L'étrier 4 comporte deux moitiés 7 et 8, et l'étrier 5 comporte deux moitiés 9 et 10. Les moitiés 7, 8 de l'étrier 4 comportent chacune à l'une de leurs extrémités un filetage de sens opposé à l'autre,etsont reliées entre elles à l'aide d'un accouplement taraudé 11 (figures 1,2) Les moitiés 9 et 10 (figure 1) de l'étrier 5 sont exécutées de façon identique et-sont reliées entre elles à l'aide d'un accouplement taraudé 12. Les accouplements taraudés Il et 12 permettent de régler la dimension des étriers respectifs 4, 5, en modifiant ainsi la distance entre les montants 2, 3 qui sont fixés aux étriers 4,5. Grâce à la rainure longitudinale 13 de chacun des étriers 4 et 5, les montants 2 et 3 ont la possibilité de se déplacer le long des étriers 4 et 5. Par l'intermédiaire des colliers de réglage 14 on fixe aux montants 2, 3 deux entretoises 15, qui sont reliées à leur tour à une sangle thoracique 16, et deux entretoises 17, qui sont reliées à une sangle pelvienne 18. La sangle thoracique 16 et la sangle pelvienne 18 sont destinées à fixer l'ossature de l'appareil, comprenant les montants 2, 3 et les étriers 4, 5, au tronc du malade. Le collier de réglage 14 (figures 1, 3) comporte deux orifices dont les axes s'entrecroisent à angle droit et à travers l'un desquels passe le montant 2 ou 3, et à travers l'autre, 11 entretoise 15 ou 17, de telle manière que le montant 2 ou 3 et l'entretoise 15 ou 17 se touchent. Les Les colliers de réglage 14 permettent de régler en hauteur la position des entretoises 15, 17 sur les montants 2, 3 ainsi que de régler la longueur des entretoises 15, 17 entre les montants 2, 3 et les sangles 16,-18 (figure 1) et le virage des entretoises 15, 17. On fixe la position des entretoises 15, 17 par rapport aux montants 2, 3 à l'aide d'une vis dtarrêt 19. L'assemblage de l'entretoise 15 avec la sangle thoracique 16 (figure 4) est un assemblage articulé, Pour réaliser ce dernier, on a fixé sur la sangle thoracique 16 une lamelle 20 avec un axe à rotule 21 dont la rotule est enveloppée par un évidement sphérique ménagé dans l'entretoise 15. L'assemblage de l'entretoise 17 (figure 1) à la sangle pelvienne 18 est réalisé d'une façon analogue. Aux montants verticaux 2, 3 sont également fixés des dispositifs 22 qui servent à doser la tension des tirants souples 23. Chaque dispositif 22 est un mécanisme à crémaillère comprenant un boîtier 24 (figures 5, 6) à l'intérieur duquel est dispose un axe 25 sur lequel est emmanchée une roue dentée 26 en prise avec une barre creuse à crémaillère 27 qui est mobile longitudinalement. La barre 27 ne comporte des dents que sur son côtéorienté vers la roue dentée 26, tandis que le côté opposé de la barre 27 est traversé de part en part par une rainure longitudinale 28 comportant le long d'un de ses bords une échelle 29 (figure 6). A l'intérieur de la barre à crémaillère 27 est monté un dynamomètre composé d'un ressort 30 (figure 5) agissant sur une tige 31 qui porte à ltune de ses extrémités une aiguille indicatrice de charge 32 engagée dans la rainure 28 L'autre extrémité de la tige 31, sortant de la barre 27, porte un crochet 33 auquel se fixe le tirant souple 23 (figure 1). Sur ltaxe 25 (figure 6) sont également montées une roue à rochet 34 coopérant avec un cliquet rabattable 35 et cons tituant avec celui-ci un dispositif de blocage à rochet, et une poignée-papillon 36. Dans le boîtier 24 est vissée une butée 37 qui coopère avec un épaulement 38 de la barre 27 au cours du déplacement longitudinal de cette dernière, en limitant ainsi la valeur de ce déplacement Le boitier 24 du dispositif 22 porte une saillie 39 avec un orifice par lequel passe le montant 2, et est immobilisé par rapport à celui-ci à l'aide d'une vis d'arrêt 40. Ce système de fixation des dispositifs 22 pour la tension dosée des tirants souples 23 (figure 1) permet de déplacer les dispositifs 22 le long des montants 2 et 3, ainsi que de les faire pivoter dans un plan transversal autour des montants 2 et 3. Les dimensions et la configuration des étriers 4 et 5 de 11 appareil sont choisies de façon à ce qu'au moment de l'application de l'appareil ces étriers puissent embrasser le tronc 41 (figure 7) du malade et que les montants 2, 3 soient disposés des deux côtés du tronc 41 du malade, approximativement dans le plan A-A de la colonne vertébrale 42. L'appareil proposé pour le traitement chirurgical de la scoliose peut être muni d'une paire supplémentaire de montants 43, 44 (figure 8). Dans ce cas on fixe aux montants 2, 3 les entretoises 15, 17, et on fixe aux montants 43, 44 les dispositifs 22 servant à la tension dosée des tirants souples 23. Les montants 2, 3 sont disposés des deux côtés du tronc 41 du malade (figure 9), approximativement dans le plan A-A de la colonne vertébrale 42, tandis que les montants 43, 44 sont quelque peu décalés le long des étriers 4, 5 (figure 8, 10) vers leur sommet. Cela permet, en déplaçant les montants 43, 44 avec les dispositifs 22 qui y sont fixés (figure 9), de régler dans des plages plus étendues l'angle d'inclinaison des tirants souples 23 par rapport au tronc 41 du malade aux endroits où ils sortent du tronc 41 du malade, et de prévenir ainsi l'apparition d'escarres sur les tissus mous et les coupures de la peau par les tirants souples 23. L'appareil pour le traitement chirurgical de la scoliose, proposé dans la présente invention, fonctionne comme suit. Avant l'application de l'appareil on réalise la fixation dés tirants souples 23 à la colonne vertébrale. A cette fin on effectue une incision longitudinale de la peau et des parties molles du côté de la face convexe de courbure scoliotique maximale, et, selon un procédé bien connu, on forme une loge sur les arcs des vertèbres le long de leurs apophyses épineuses, sur une longueur correspondant à 5 à 6 vertèbres. On dépose dans cette loge un autotransplant osseux 45 (figures 11, 12) préparé à l'avance et prélevé sur le tibia, Sur la face médiane de la principale déviation on fait passer autour de la racine de l'apophyse transverse 46 de l'une des deux vertèbres situées au sommet de la déviation scoliotique le tirant souple 23 constitué par un fil de nylon (kapron) en forme de boucle. On dispose les bouts de ce fil au-dessus de l'autotransplant osseux 45, on les fait passer entre les apophyses épineuses des vertèbres, puis à travers les tissus mous, et on les fait sortir à travers la peau suivant la ligne axillaire postérieure. On pose des sutures sur la plaie opératoire. Par incision de la peau et des parties molles sur une longueur d'environ 4 cm on dénude, sur les faces convexes opposées à la déviation de la colonne vertébrale, au-dessus et au-dessous de la déviation scoliotique maximale, les apophyses transverses 47 et 48 (figure 11) des vertèbres, et on fait passer des fils de nylon (kapron) selon le procédé décrit ci-dessusO Après avoir accroché la boucle de fil à l'apophyse transverse 46 de la vertèbre, on peut faire passer les bouts du fil non pas au-dessus de l'autotransplant 45, mais, comme le montre la figure 13, à travers deux trous percés dans I'autotransplant 45'. Pour assurer une fixation plus fiable de la boucle de fil, par exemple dans le segment thoracique de la colonne vertébrale, il est avantageux d'appliquer sur l'autotransplant osseux 45' une lame d'os hétérogène 49 (figure 14) de 2,5x1,0x0,2 cm.Dans ce cas, on fait passer les bouts du fil à travers des orifices percés dans les deux transplants. Il est avantageux de fixer le point de tension opposée (de contre-extension) dans la partie haute du segment thoracique dé la colonne vertébrale à l'aide d'une lame d-'os hétérogène 50 (figure 15) de dimensions prémentionnées, en l'appliquant sur les apophyses épineuses 51 de la vertèbre. En cas de déviation en C unilatérale de toute la colonne vertébrale, ainsi qu'en cas de scoliose en S à déviation principale située dans la zone lombaire, il est préférable de choisir le point de contre-extension inférieur sur la crête postérieure-supérieure de l'os iliaque 52 (figure 16), en disposant sous la boucle 53 de tirant souple 23 une lame 54 d'os hétérogène. Dans tous les cas, la lame d'os hétérogène joue le rôle d'une rondelle servant à protéger le tissu osseux contre toute coupure par le fil de nylon. On isole les orifices cutanés servant à la sortie des fils vers l'extérieur, ainsi que les plaies cutanées, à l'aide de pièces de gaz imbibées d'alcool et d'un onguent zincgélatineux. Pour appliquer l'appareil proposé on ceinture le malade avec la sangle thoracique 16 (figure 10) et la sangle pelvienne 18. On place les boucles des sangles 16, 18 du côté du dos du malade. Ensuite, en déplaçant les montants 2, 3 dans les encoches 13 (figure 1) des étriers 4, 5, et en faisant tourner les accouplements taraudés 11 et 12, on ajuste L'ossature de l'appareil aux dimensions des parties thoracique et lombaire du tronc du malade et on fixe cette position à l'aide des écrous 6. En déplaçant les colliers de réglage 14 et les entretoises 15, 17, on place ces dernières dans la position qui assure un léger appui des lamelles 20 (figure 4) par l'intermédiaire des sangles 16, 18 (figure 1) sur le corps du malade, puis on fixe cette position des entretoises 15, 17 à l'aide des vis 19 (figure 3). On dispose les dispositifs 22 (figure 1) de tension dosée des tirants souples 23 à peu près en face des endroits d'où les tirants 23 sortent du tronc du malade, et on les fixe dans cette position. On fixe aux crochets 33 (figure 5) du dispositif 22 les extrémités des tirants souples 23 qui sont sorties à travers les parties molles et la peau du dos. Pour fixer les tirants souples aux crochets-33 et effectuer leur tension préliminaire, on écarte le cliquet 35, on déplace à droite suivant la figure 6 la barre à crémaillère 27 par rotation de la poignée-papillon 36 -(figure 6) dans le sens des aiguilles d'une m9ntre,- et on y attache le tirant souple. Pour tendre le tirant souple on tourne la poignée-papillon 36 en sens contraire des aiguilles d'une montre, en déplaçant ainsi la barre à crémaillère à gauche, comme le montre le dessin. L'aiguille 32 indique la valeur de la charge. En desserrant les accouplements taraudés 11, 12 (figure 1), on porte la valeur de la charge d'extension de la principale dérivation scoliotique jusqu'à 8-10 kg, en contrôlant ladite charge d'après les indications des dynamomètres. Au cours des deux semaines qui suivent l'application de l'appareil, les valeurs indiquées par le dynamomètre du dispositif 22 diminuent progressivement par suite de la correction de la scoliose. Au bout de deux semaines on effectue une radiographie de contrôle du rachis. Si la radio montre une correction complète de la scoliose, on conserve une charge d'extension égale à 3-4 kg pour maintenir cette position corrigée et pour assurer la viabilité de l'autotransplant et l'établissement de la spondylodèse au cours des 3 à 3,5 mois qui suivent. Si la radiographie de contrôle montre une correction insuffisante, on augmente la charge d'extension jusqu'à 8-10 kg, et on maintient cette charge jusqu'à l'obtention d'une correction complète de la scoliose. A la fin du traitement(au bout de 3 à 3,5 mois) , on retire l'appareil. Pour ce faire on sectionne l'un des pieds de la boucle du tirant souple 23 près de l'orifice cutané correspondant et on extrait le tirant souple en agissant sur l'autre pied de la boucle. On détache les boucles des sangles 16, 18 et on retire l'appareil. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits, ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent, REVENDICATIONS 1 - Appareil pour le traitement chirurgical de la scoliose, du type comprenant une ossature portante destinée à être fixée sur le corps du malade à l'aide d'un système de sangles et sur laquelle sont montés des moyens qui servent à exercer sur les vertèbres un effort correctif et qui sont fixés aux parties déformées de la colonne vertébrale, caractérisé en ce que son ossature comprend au moins deux montants parallèles qui sont reliés entre eux à leurs extrémités à l'aide de deux étriers, et qui sont reliés aux sangles par l'intermédiaire d'entretoises de longueur réglable, de façon à ce que, lorsque l'appareil est appliqué sur le malade, lesdits montan#ts soient disposés respectivement de part et d'autre du tronc de ce dernier approximativement dans le plan de la colonne vertébrale, et en ce que les moyens exerçant l'effort correctif sur les vertèbres consistent en des tirants souples reliés chacun, à l'une de leurs extrémités, aux vertèbres, et à leur autre extrémité, à un dispositif assurant une tension dosée du tirant souple correspondant, lesdits dispositifs de tension étantmrrtg, inobiles sur les montants et pouvant être fixés sur ces derniers dans la position voulue 2 - Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte deux paires de montants précités, les montants de l'une desdites paires étant disposés respectivement de part et d'autre du tronc du malade approximativement dans le plan de la colonne vertébrale et portant les entretoises précitées, tandis que l'autre paire de montants est légèrement décalée par rapport à la première le long des étriers vers le sommet de ceux-ci, lesdits dispositifs de tension dosée des tirants souples étant fixés aux montants de ladite autre paire. 3 - Appareil selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que chaque étrier est composé de deux moitiés distinctes reliées entre elles par un accouplement taraudé permettant de régler la distance entre les montants fixés à ces étriers. 4 - Appareil selon- l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les entretoises sont fixées aux montants avec possibilité de déplacement le long de ceux-ci et de pivotement aux endroits de leur fixation aux montants et aux sangles. 5 - Appareil selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les montants sont fixés aux étriers avec possibilité de se déplacer le long de ces derniers, ce qui permet de régler la distance entre les montants. 6 - Appareil selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les dîspoeitifs de tension dosée des tirants souples sont des dispositifs à crémaillère reliés à des dynamomètres, et comportent des moyens de blocage par encliquetage à cliquet rabattable. 7 - Appareil selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que les montants sont fixés de manière à pouvoir se déplacer longitudinalement dans au moins l'un des étriers, ce 4ut permet de régler la distance entre les étriers.