La présente invention se rapporte à une imprimante travaillant par voie électrostatique. Pour imprimer à des vitesses élevées, par exemple à plus de 10 000 lignes à la minute, on ne peut plus utiliser des imprimantes à frappe mécanique. On a donc déåà développé une série de procédés pour l'impression par voie non mécanique et notamment pour l'impression par voie électrostatique. Dans l'impression par voie électrostatique, on peut distinguer deux procédés : le procédé électrographique et le procédé électrophotographique. Dans le procédé électrographique, on imprime le support d'enregistrement constitué d'une couche supérieure isolante et d'une couche support conductrice. Lors de l'impression, on apporte, par exemple par décharge corona, une image de charge correspondant aux caractères à imprimer sur le support d'enregistrement. A cet effet, la charge de la couche supérieure isolante peut-etre par exemple positive. Cette image de charge est ensuite rendue visible par un colorant pulvérulent chargé négativement, dénommé toner. Dans le procédé électrophotographique, on charge une couche photoconductrice dtune manière unciforme, par exemple positivement par une décharge corona.On proåette en-suite optiquement les caractères imprimés sur la couche photoconductrice qui devient conductrice aux endroits illuminés avec disparition de la charge positive qui s'y trouvait. Pour rendre visible l'impression, on utilise à nouveau par exemple un toner chargé positivement qui reste collé aux endroits déchargés, mais qui est repoussé aux endroits encore chargés, qui n'ont pas été illuminés, du support d'enregistrement. On peut diviser les imprimantes à frappe non mécanique en général en deux catégories : dans l'une, limage à imprimer est enregistrée en un stade intermédiaire sous la forme d'un modèle de charge sur une matière appropriée réversible, développée en une image pulvérulente, puis transférée sur du papier normal Dans la seconde catégorie, on utilise une matière particulière, telle qu'un papier couche à l'oxyde de zinc ou au sélénium (dans le procédé électrophotographique) ou un papier muni d'une couche isolante (dans le procédé électrographique) à titre de support dtenregistrement à imprimer et on forme directement sur ce support l'image de charge. Les imprimantes de la première catégorie sont d'une construction très coûteuse. Celles de la seconde caté gorie nécessitent un papier spécial très coûteux.Les prix de ce papier spécial sont dûs, pour une part, à leur agencement à deux couches, donc au processus de fabrication compliqué, et, d'autre part, au choix de matières brutes spéciales qui assurent que ces papiers spéciaux conservent leurs propriétés, même lors d'un en-treposage long et dans de grandes plages de température et dthumi- dité. L'invention vise une imprimante fonctionnant par voie électrostatique qui nta pas les inconvénients précités. Dans l'imprimante suivant l'invention est prévu un dispositif de projection qui munit du papier de fabrication normaleJalimentant l'imprimante, d'une couche supérieure en une matière isolante ou en une matière photoconductrice, peu avant l'impressionen vue d'obtenir un support d'enregistrement. Dans l'imprimante suivant l'invention, on part du fait que la couche supérieure d'un papier spécial a seulement la fonction de conserver des charges électriques pendant un laps de temps bref, à savoir de l'obtention de signes sous la -forme d'un modèle de charge jusqu'au développement de ce modèle et, au plus, pendant quelques secondes ou,dans ltobtention de caractères optiques, de former une image de charge après une charge électrostatique homogène par photoconduction et de la conserver jusqu'au développement de l'image pulvérulente. Dans l'imprimante suivant l'invention, on prépare ce papier spécial seulement pendant un laps de temps bref juste nécessaire- à l'obtention d'images d'impression. On peut alors munir du papier normal monocouche, à l'aide du dispositif de projection prévu dans l'imprimante, d'une couche supérieure en une matière isolante pour le procédé électrographique ou en une matière photoconductrice pour le procédé électrophotographique. La durée de conservation de cette couche supérieure peut être de quelques secondes seulement. Le papier utilisé peut contenir d'autres additifs en vue de régler sa conductivité électrique. On peut obtenir une couche supérieure en matière isolante, par exemple en projetant du téflon sur du papier. On peut également projeter un photo- conducteur liquide organique' sur du papier. Le papier spécial ainsi obtenu dans l'imprimante est immédiatement envoyé à celle-ci où il est imprimé par le procédé électrographique ou électrophotographique. Pour réaliser l'imprimante suivant l'invention, on peut faire appel à une imprimante électrostatique connue classique. On doit seulement prévoir avant l'imprimante le dispositif de projection qui prépare un support d'enregistrement ayant les propriétés nécessaires à l'impression à partir d'un papier normal. La figure unique illustre une imprimante électrostatique suivant l'invention. Du papier normal NP se déroule d'une bobine vers l'imprimante suivant la direction de la flèche. L'imprimante se compose d'électrodes EL disposées en forme de peigne, d'une contre-électrode GE et d'une station F de toner et de fixation. Grâce aux électrodes EL et à la contre-électrode CE, on peut, à la manière classique, obtenir sur le papier une image de charge des caractères à imprimer par décharge corona. A cet effet, du papier normal NP est muni avant l'impression d'une couche superieure en une matière isolante par un dispositif de projection S P. Ce dispositif de projection SP est disposé peu avant l'imprimsnte. A la station de toner et de fixation F, l'image de charge est rendue visible > puis fixée. Les avantages de cette imprimante à frappe non mécanique sont que l'on obtient un papier spécial à partir de papier normal pour un bref laps de temps juste nécessaire à l'obtention 'des images à imprimer. On n'impose ainsi aucune contrainte pour ce qui concerne l'aptitude du papier à etre emmagasiné et on évite un processus de fabrication compliqué à l'usine de fabrication du papier. Les prix de ces papiers normaux ainsi obtenus présentant des propriétés de papiers spéciaux temporaires ne sont que de peu supérieurs à celui du papier classique non traité. R E V S N D I C A T I O N Imprimante dans laquelle on imprime un support d'enregistrement par le procédé par voie électrostatique, caracterisée par un dispositif de projection qui munit d'une couche supérieure en une matière isolante ou en une matière photoconductrice, du papier normal alimentant l'imprimante peu avant l'impressionsen vue d'obtenir-un support d'enregistrement.