La présente invention concerne la préparation d'azothydrure de potassium, et plus particulièrement la production d'azothydrure de potassium ps.r double substitution, à partir d'azoture de sodium et de carbonate de potassium. Une caractéristique complémentaire de l'inven-5 tion consiste à permettre la production d'azothydrure de potassium par un procédé cyclique. Sur les dessins annexés : - La figure 1 montre une projection en plan selon Jëinecke d'une partie du système de paire de sels réciproques NaN^ - I^CO^ à 10 25°C. - La figure 2 montre une superposition des projections en plan suivant Jânecke de parties du système de paire .de sels réciproques NaN^ - K^CO^ pour les isothermes 25°C et 80°C. - La figure 3 montre une projection selon JSnecke d'une 15 partie du système de paire de sels réciproques NaN^ - K^CO^ avec de l'eau à 25°C. - La figure 4 montre une projection selon Jânecke d'une partie du système de paire de sels réciproques NaN^ - K^CO^ avec de l'eau à 80°C. 20 - La figure 5 montre une vue en élévation, dans l'eau, d'une partie d'une projection selon JSnecke pour le système de paire de sels réciproques NaN^ - à 25°C. - La figure 6 est analogue à la figure 2 mais relative au procédé de la présente invention. 25 - La figure 6A représente une superposition des élévations dans l'eau, de parties de projections selon JSnecke pour le système de paire de sels réciproques NaH"^ - K^CO^, à 25°C et 80°C, toujours suivant le procédé de la figure 6. - La figure 6B montre, à plus grande échelle, la partie 30 centrale de la figure 6A. - La figure 7 est analogue à la figure 6 mais représente une variante du procédé suivant la présente invention. - La figure 7A est analogue à la figure 6A mais relative au procédé de la figure 7 35 - La figure 8 est analogue à la figure 6 mais relative à une autre variante de réalisation du procédé suivant l'invention. - La figure 8A est analogue à la figure 6A et montre une autre variante du procédé de la figure 8, et enfin 70 10977 2 2040050 - La figure 9 montre un schéma d'installation pour la mise en oeuvre d'un procédé cyclique suivant l'invention. On peut produire de 1'azothydrure de potassium en le faisant précipiter à partir d'une solution aqueuse contenant des quantités 5 importantes d'ions sodium, ions potassium, ions de nitrure et ions de carbonate. A cet égard, une quantité est jugée importante lorsque chacun des quatre ions énumérés ci-dessus est présent dans la solution à une concentration d'au moins 1 % en poids de la totalité des sels anhydres qui composent cette solution. Ainsi, la- quantité de chacun 10 de ces ions présente dans la solution est supérieure à des traces ou à des quantités simplement contaminantes. Une telle solution peut être constituée à partir d'azoture de sodium, de carbonate de potassium et d'eau. Puis, on fait précipiter l'azoture de potassium à ; i partir de cette solution. Que les ions précités soient simples ou com-15 plexes, ou qu'ils soient véritablement ioniques dans le sens conventionnel du terme, cela n'a qu'une importance secondaire. La caractéristique essentielle de ces substances est qu'elles puissent subir des transpositions à partir de matériaux apparentés d'alimentation pour former de l'azoture de potassium et du carbonate de sodium. 20 Lorsqu'on se réfère à des systèmes de paire de sels réci proques il est correct de représenter un tel système à l'aide de la projection de Jàinecke. A ce propos, on peut se reporter d'une façon générale à Purdon and Slater, Aqueous Solution and the Phase Diagram. Edward Arnold & Co., London (1946). ! 25 Si l'on se réfère maintenant à la figure 1, on y voit une pro jection suivant Jàinecke d'une partie du système aqueux : NaN5 + tK2C05 * + £Na2C05 à 25°C, où chaque coin du carré représente un sel pur. Chaque sel de 30 la paire de sels utilisés est placé à l'extrémité d'une diagonale, à l'opposé l'un de l'autre. Chaque coin non seulement représente un sel pur, mais implique une quantité définie de ce sel, d'ordinaire (mais non nécessairement) un équivalent chimique. Les équivalents chimiques sont utilisés plutôt que des moles et grammes, attendu que l'équation 35 ci-dessus indique qu'une molécule d'un azoture de sodium ou de potassium est l'équivalent d'une demi-molécule de carbonate de sodium ou de potassium. Si les coins sont considérés comme représentant un équivalent i 70 10977 3 2040050 de la substance pure, tout point situé à l'intérieur du diagramme représente un équivalent de sels mixtes avec une quantité d'eau non spécifiée. Attendu qu'un équivalent d'un sel quelconque fournit deux ' équivalents d'ions, la somme des cations est égale à un équivalent et 5 la somme des anions est également égale à un équivalent. Chaque côté du carré est une ligne droite reliant des composés ayant un ion commun. Le bord horizontal supérieur de la figure 1, par exemple, relie entre eux les coins qui désignent le carbonate de potassium et l'azohydrure de potassium. Dans ce cas, l'ion commun 10 est l'ion potassium. En n'importe quel point du diagramme, la quantité d'ions de potassium présente dans la solution peut être trouvée en tirant un trait vertical passant par ce point et en appliquant le principe bien connu de la règle du levier, selon laquelle le bord horizontal supérieur du carré indique que tous les cations sont des 15 ions de potassium. Suivant la règle du levier, la fraction de cations qui se compose d'ions de potassium est représentée par la proportion ps/rs et la fraction de cations qui se compose d'ions de sodium est représentée par la proportion pr/rs. La règle tire son nom d'une analogie avec le principe du bras de levier, bien connu en mécanique. 20 Suivant cette analogie, si l'on plaçait tous les ions potassium au point r sur rle "fléau" rs> et tous les ions sodium au point s, le point d'appui étant en £, le fléau hypothétique rs se trouverait en état d'équilibre si les quantités d'ions de potassium et d'ions de sodium placées respectivement aux points r et s étaient inversement 25 proportionnelles à leur distance par rapport audit point d'appui £. Ainsi, pour le point £ du diagramme, la concentration de potassium est représentée par le rapport ps/rs multiplié par la quantité de sel représentée par un coin. Si la quantité de sel représentée par chaque coin est un équivalent chimique, la concentration de potassium sera : 30 (jds) (1 ,0)/rs = 0,7 équivalent. De même, la concentration d'ions de sodium sera (jsr) (1 .0)/rs = 3,0 équivalent. La concentration d'anions peut être trouvée d'une façon analogue en mesurant la position relative du point £ par rapport aux deux bords verticaux du carré. En outre, attendu que la base est un équivalent de sels, on peut disposer des 35 graduations au bord du carré pour indiquer des fractions équivalentes. Bien que l'on ait cité la règle du levier dans le cas d'ions, il est évident qu'elle s'applique également à des composés, mélanges de sels et solutions qui apparaissent sur la projection. 70 10977 4 2040050 Bien qu'un point du diagramme puisse être considéré en fonction de ses iohs, il est fréquemment commode d'exprimer sa position en fonction de sels. Attendu que tout mélange de quatre sels possibles peut être exprimé en se référant à trois sels, n'importe quel point du 5 carré peut être considéré comme étant un triangle rectangle isocèle, c'est-à-dire un demi-carré. Le point £ se trouve dans le triangle KN^.Na^CO^.K^CO^. Il suffit de deuj^hiffres pour déterminer la position du point, et il est plus commode de prendre les chiffres pour les sels aux extrémités opposées d'une diagonle, dans ce cas et NagCO^. La 10 quantité de sel représentée par le sel à l'angle droit du triangle est égale à la quantité totale de sel représentée par le système, moins la somme des quantités de sel dont les identités sont représentées par les sels qui se trouvent aux extrémités de la diagonale. Sur la figure 1, la composition du point £, exprimée d'après ses trois 15 sels, est (r.K^CO^) (1,0)/rs = 0,6 équivalents KN^, (|>r) (1,0)/rs = 0,3 équivalent ^200^ et 1 ,0 - (0,6 + 0,3) = 0,1 équivalent K^CO^. On peut" constater que la quantité du troisième composant, EgCO^, est égale à (pw) (1,0)/rs, où jdw désigne la distance mesurée entre le point £ et 20 la diagonale, mesurée parallèlement à un côté du carré. Bien que la composition du point £ puisse être exprimée sous forme de pourcentages . de KN3, Na2C0^ et K^CO^, il est naturellement entendu que, physiquement, ces sels ne sont pas nécessairement présents sous leur forme nominale, car en réalité ils peuvent être présents sous une autre forme, par 25 exemple celle d'ions. Pour cette raison, la composition du point £ peut aussi bien être exprimée en fonction des seuls K^CO^, NaN^ et KN^» attendu que ce point £ est également placé à l'intérieur du triangle K^CO^.NaN^.KN^. Les principes sont analogues à ceux que l'on vient de décrire. 30 En l'absence d'une élévation dans l'eau ou d'un modèle soli de ou plein, qui seront tous deux décrits plus loin, il est supposé que la teneur en eau en un peint donné de la projection selon JSnecke est telle que la solution soit saturée. Les courbes AE, BE, EF, CF et DF sont ensuite placées sur le carré, qui la divise en quatre zones 35 appelées "champs". Tout point situé à l'intérieur d'un champ représente la composition d'une solution qui est saturée par rapport à un sel. L'identité du sel est indiquée par le coin, mais le degré d'hydratation (s'il y a lieu) n'est pas défini. Ainsi, la solution du point £ est 70 10977 5 2040050 saturée par rapport à 1'azothydrure de potassium. ï Un point de l'une quelconque des courbes AE, BE, EF, CF ou | DF représente une solution saturée par rapport à deux sels. Ces deux i sels sont désignés, suivant un état anhydre, par les deux coins des 5 champs adjacents. Ainsi, par exemple, le point t est saturé par rapport 1 au carbonate de sodium et 1'azothydrure de potassium. Les points E et F sont des points invariants quaternaires qui représentent des solutions saturées par rapport à trois sels représentés par les coins de champs ' adjacents. Ainsi, le peint F est saturé par rapport au carbonate de 10 sodium, l'azothure . de sodium et 1'azothydrure de potassium. L'on produit 11évaporation isothermique de l'eau à partir d'une solution saturée par rapport à un sel simple ou un sel simple hydraté, ce sel, qui est représenté par le coin du champ, se précipite ' et la composition de la solution s'éloigne de l'angle du champ, suivant , 15 une ligne droite qui traverse le coin du champ ainsi qu'un point qui [ représente la composition initiale de la solution. Au fur et à mesure | que l'eau s'évapore isothermiquement de la solution saturée du point £, 1"azothydrure de potassium se précipite et la composition de la solution se déplace vers le peint u. La fraction des sels totaux pré-20 cipités en tant qu'azothydrure de potassium est égale à up/u.KN-,, j conformément à la règle du levier. On peut encore extraire de l'eau i avec la précipitation concomitante d'azothydrure de potassium, jusqu'à ■ i l'instant où la composition de la solution atteint le point t. La rè- : gle'du levier peut encore s'appliquer pour déterminer la fraction des ! 25 sels totaux qui se précipitent sous forme d'azothydrure de potassium. ; Toute extraction ultérieure d'eau se traduira par une précipitation et de 1'azothydrure de potassium et du carbonate de sodium, tandis que la composition de la solution se déplacera le long de la courbe EF vers le point E. En atteignant ce point E, la composition de la solution 30 devient constante, attendu que 1'azothydrure de potassium, le carbonate de sodium et le carbonate de potassium sont précipités à partir de ladite solution. En poursuivant 1'évaporation isothermique de l'eau, on détermine le séchage de la solution. Au cours de la totalité du processus d'évaporation isothermique, la composition d'ensemble du 35 complexe, sans tenir compte du nombre de phases présentes, sera représentée par le point £. Ce point continuera de représenter la composition d'ensemble jusqu'à l'addition eu le prélèvement d'un ou plusieurs sels dans le système. 70 10977 6 2040050 j La figure 2 montre la projection suivant Jàinecke de la figu^l re 1 mais à laquelle on a superposé une projection analogue pour ! l'isotherme de 80°C. En faisant passer la température de 25°C à 80°C, ' A se déplace en A', E en B1, C en C', D en D1, E en E1 et F en F'. Les 5 précipitations peuvent être représentées d'une façon analogue à celle adoptée pour l'isotherme de 25°C. La figure 3 montre la projection de base selon Jàinecke de la figure 1 mais avec une graduation indiquant les moles d'eau par I équivalent de sels anhydres projeté verticalement à partir du plan de 10 base qui représente les sels. Le diagramme résultant peut être considéré comme représentant un solide tri-dimensionnel, mais le plan n'a pas été représenté en perspective pour faciliter le dessin et la comparaison avec la projection en plan de la figure 1. L'eau pure est représentée par un point situé à une distance infinie par rapport au 15 plan. Au-dessus du plan sont indiquées les surfaces qui représentent J la teneur en eau pour une solution saturée. Tout point situé dans la • surface de saturation représente une solution saturée et tout point . ! i situé au-dessus d'une surface de saturation représente une solution j non-saturée. Un point situé entre la surface de saturation et le plan J 20 représente la composition d'ensemble d'un système comportant une phase \ solide et une solution saturée. Une ligne droite relie entre eux le j point représentant la composition de la phase solide, le point représentant la composition d'ensemble (complexe) et le point représentant la solution saturée. La règle du levier peut être appliquée pour déter-25 miner les quantités relatives de la phase solide et de la solution saturée. Tout peint situé sur le plan représente des sels anhydres. Pendant 1'évaporation isothermique de l'eau à partir d'une solution initiale non-saturée jg^» Ie point de solution descend verticalement jusqu'à ce qu'il atteigne le plan de saturation en . Toute 30 évaporation isothermique ultérieure de l'eau se traduit par la précipitation d'azothydrure de potassium et le déplacement du point de solutior le long de la courbe Nt^ sur la surface de saturation à partir de et en direction de _t1 . En atteignant ce point t^ , la poursuite de l'évap oration de l'eau détermine le déplacement du peint représentant 35 la solution le long de la courbe E^, F1 vérs E^, avec précipitation de l'azothydrure de potassium et du carbonate de sodium. Au fur et à mesure que l'on extrait de l'eau, la composition de la solution reste localisée en E^ et les trois sels des champs adjacents se précipitent 70 10977 7 2040050 Cette précipitation se poursuit jusqu'à siccité totale de la solution. Bien entendu, on peut construire des diagrammes analogues pour d'autres isothermes.La figure 4 fournit un exemple-type d'un tel diagramme, établi pour un isotherme de 80°C. 5 Au lieu d'utiliser un modèle plein ou un diagramme qui le représente, il est souvent plus commode d'adopter une projection en élévation indiquant la teneur en eau. La figure 5 représente l'élévation, pour l'eau, d'une partie du système de paire de sels réciproques NaN^ - K^CO^ à 25°C, en regardant dans le sens de la flèche de la 10 figure 3. Ici aussi, si l'on évapore isothermiquement l'eau que contient la solution non-saturée £2, la succession de phases est la même. Le point qui représente la composition de la solution se déplace de £2 à- , de à t^ avec la précipitation de 1'azothydrure de potassium, de t^ à E^ avec la précipitation d'azothydrure de potassium et de car-15 bonate de sodium, et de E^ à E avec la précipitation d'azothydrure de potassium, de carbonate de sodium et de carbonate de potassium. Pour donner des exemples plus clairs des principes de bases adoptés, les figures 3, 4 et 5 ne montrent pas la formation d'hydrates. Les figures 6 et 6A montrent respectivement le plan et l'élé-20 vation d'eau des parties des isothermes de 25°C et de 80°C et peuvent être utilisées pour illustrer le phénomène de refroidissement. La figure 6B constitue un agrandissement de la partie centrale de la figure 6A, et montre plus clairement la relation qui existe entre les multiples points que compte cette partie de la figure 6A. 25 II sera plus aisé de démontrer l'effet du refroidissement de la solution a^ , qui est saturée par rapport à l'1 azothydrure de potassium et au carbonate de sodium, si l'on se base sur un processus hypothétique dans lequel on ajoute de l'eau à 80°C à la solution saturée a.j , jusqu'à ce que le point de solution soit situé en un point quelcon-30 que a2 au-dessus de la courbe b^N. En refroidissant jusqu'à 25°C, le point de solution reste en a2, puisqu'aucune substance n'est ni précipitée, ni extraite du système. Lorsqu'on extrait isothermiquement de l'eau à 25°C, le point de solution descend verticalement jusqu'à atteindre la courbe b^N en a^. La solution est maintenant saturée par rapport 35 à l'hyzothydrure de potassium. En poursuivant l'extraction de l'eau, il se produit la précipitation de 1'azothydrure de potassium et le point de solution passe de a^ à d^. Le point de composition d'ensemble continue sa descente verticale, attendu que l'on n'extrait que de l'eau 70 10977 8 2040050 du système. La relation entre le peint de solution, le point de composition d'ensemble et le coin qui représente 1'azothydrure de potassium est telle qu'une ligne droite relie ces trois points. Lorsque la composition d'ensemble atteint le point , le peint de solution atteint 5 d|. A ce stade du processus hypothétique, on aura extrait la même quantité d'eau que celle qui avait été' ajoutée à la solution a^ , ce qui renvoie la composition d'ensemble au point . Cependant, entre temps, le système aura refroidi et 1'azothydrure de potassium aura été précipité. Bien que l'on puisse ajouter et ensuite extraire de l'eau dans 10 un processus réel, il est toutefois plus commode de se contenter de refroidir la solution a^ de 8C°C à 25°C, avec précipitation de l'azo-hydrure de potassium. Le résultat est le même : la composition d'ensemble a^ contient de l1azothydrure de potassium précipité et la solution saturée d1 . 15 On peut également utiliser les figures 6 et 6A pour illustrer un processus cyclique de production d'azothydrure de potassium à partir d'azothure ' de sodium et de carbonate de potassium. L'azothyire de sodium et le carbonate de potassium sont dissous dans les proportions correctes pour former une solution saturée à 80°C, représentée 20 par le point e^ . Puis on procède à 11évaporation isothermique de l'eau, en déplaçant le point de la solution de e^ à , avec dépôt de monohy-drate de carbonate de sodium. Le précipité est extrait du système, ■laissant ainsi une solution a^. On peut utiliser à cet effet soit la centrifugation, soit la filtration. La solution est ensuite refroi-25 die de 80°C à 25°C, ce qui donne une solution d^ et de 1'azothydrure de potassium précipité. L'eau est évaporée isothermiquement à 25°C pour déposer davantage d1azothydrure de potassium, jusqu'à ce que la solution atteigne le point b^. Ensuite, on extrait de la solution 1'azothydrure de potassium solide. On peut utilement recourir à la cen-30 trifugation ou à la filtration pour effectuer cette extraction. La solution b.j est alors chauffée jusqu'à 80°C. Un mélange d'azothydrure de potassium et de carbonate de potassium, représenté par le point 0, est ajouté à la solution b^ pour former un complexe à 80°C. On ajoute de l'eau pour le complexe qui est saturé par rapport au monohy-35 drate de carbonate de sodium, afin de former la solution saturée . Un léger excédent d'eau peut être ajouté pour former la solution ^ assurer la dissolution de tout'le sel présent. L'eau est évaporée isothermiquement à 80°C pour déposer du monohydrate de carbonate de 70 10977 9 2040050 sodium, jusqu'à ce que la composition de la solution atteigne le point a^. On extrait ensuite du système le monohydrate de carbonate de sodium La solution peut de nouveau être refroidie jusqu'à 25°C, et le cycle peut être répété aussi souvent qu'on le désire. 5 Attendu que la projection de Jà'necke représente les condi tions d'équilibre, elle n'indique pas les taux de transformation au cours des différents stades du processus. Lorsque, par exemple, on ajoute le mélange 0 à la solution à 80°C pour former le complexe c^, il faut laisser s'écouler un certain temps pour qu'une partie de la phase 10 solide se dissolve et pour que la partie restante soit transformée en monohydrate de carbonate de sodium. Si on le laisse séjourner suffisamment longtemps pour obtenir les conditions d'équilibre, le complexe c^ fournira une solution a1 et du monohydrate solide de carbonate de sodium. Le retard dans le temps peut être réduit sensiblement en dis-15 solvant le mélange 0 dans l'eau nécessaire pour former la solution saturée 0^. Cette solution est ensuite ajoutée à la solution b^ pour former une solution non-saturée (-)n retire l'eau d'une façon isothermique de la solution pour former la solution saturée . La précipitation du monohydrate de carbonate de sodium peut ensuite se pour-20 suivre sans aucune évaporation ultérieure d'eau, ainsi qu'il a été décrit plus haut. Pour assurer une dissolution totale de la quantité adéquate dudit mélange 0, il est préférable d'utiliser un léger excédent d'eau pour former une solution non saturée 0Lorsque cette solution est 25 ensuite mélangée à la solution b^, on obtient la solution non-saturée ç^. L'évaporation isothermique de l'eau à 80°C déplace le point de solution de à , à partir duquel la précipitation peut s'amorcer. Il est préférable que la température de la solution d'alimentation 0 ou 02» d'une part, et de la solution b1 d'autre part, 30 soit d'environ 80°C lorsqu'on mélange les deux solutions. Toutefois, cette condition n'est pas rigoureusement nécessaire. Ainsi, la température de la solution d'alimentation peut être supérieure ou inférieure à celle de la solution . Naturellement, d'ordinaire, si la température d'une solution est refroidie au-dessous du point auquel se produit 35 la saturation, le sel se précipitera. Cependant, ce n'est pas là le mode opératoire préféré car il faut souvent de longues périodes de temps pour amener le mélange à'l'état d'équilibre. Si l'on doit mélanger des solutions ayant des températures divergentes, il est préféra- 70 10977 10 2040050 ble que les températures et les chaleurs spécifiques soient telles que la température résultante du mélange corresponde à la valeur désiréç pour produire 11évaporation de l'eau, soit dans ce cas, environ 80°C. Autrement, il faut envisager le chauffage ou le refroidissement du 5 mélange. Les figures 7 et 7A montrent une variante du procédé de base que l'on peut avantageusement, utiliser. Lorsque la Solution d^ est formée par refroidissement de la solution a^ , on peut faire précipiter une quantité complémentaire d'azohydrure de potassium en faisant 10 évaporer l'eau isothermiquement afin de porter la solution du point d1 au point b1, de la façon décrite plus haut. L'extraction isothermique de l'eau à 25°C constitue, tien entendu, un processus lent que l'on peut cependant accélérer par l'application du vide. Cela implique les frais d'une installation de dépression. En outre, la quantité ; 15 complémentaire d'azothydrure de potassium précipitée grâce à cette phase- est toutefois relativement faible. Il peut être plus avantageux de ; i renoncer à la récupération immédiate de cet.te quantité d'azothydrure de potassium. Une fois que l'on a extrait de la solution d^ l'azothy-drure de potassium précipité, on peut chauffer cette solution jusqu'à 20 80°C et y ajouter le mélange 0 pour former le complexe f^. Puis on ajoute de l'eau pour former la solution saturée f^, ou mieux encore, la solution non-saturée A titre de variante, la solution 01 comprenant le mélange de sels 0 et d'eau, peut être ajoutée pour former la solution f2« Pour assurer une dissolution totale du mélange de sels 25 0 et la pureté du monohydrate de carbonate de soude à précipiter, il est préférable d'ajouter la solution non-saturée f^. On peut ensuite extraire l'eau isothermiquement à 80°C pour porter la solution au point f^. L'évaporation isothermique de l'eau se poursuivant, la solution atteint le point a^, avec précipitation de monohydrate de carbo-30 nate de sodium. Le précipité peut ensuite être séparé et la solution a^ refroidie pour faire précipiter 1'azothydrure de potassium. Des cycles complémentaires peuvent éventuellement être envisagés. Il est avident que cette modification ne peut être mise en oeuvre qu'en partie par l'extraction isothermique d'une fraction seu-35 lement de l'eau nécessaire pour porter la solution du point d au point b^ avant d'ajouter le mélange 0 ou une solution de celui-ci. ^ Une autre variante qui constitue le mode préféré de mise en oeuvre du système, est représentée sur les figures 8 et 8A. Dans 70 10977 h 2040050 ce cas, les sels sont précipités seulement jusqu'à ce que le point de solution approçhe les lignes de saturation par rapport aux deux sels, au lieu de les toucher. Gela garantit la pureté du sel en réduisant la possibilité d'une précipitation des deux sels par suite des fluetua-5 tions à court terme dans les conditions environnantes. Ainsi, la solution approche du point , mais sans coïncider avec celui-ci, peut être refroidie pour former de 1'azothydrure de potassium solide et la solution saturée qui se trouve sur la courbe m^N. L'eau est ensuite extraite par le procédé isothermique pour atteindre le point 10 h^ qui approche du point sans cependant coïncider avec celui-ci. On peut éventuellement extraire l'eau de la solution £2 au ^ur ^ mesure que celle-ci refroidit, et dans ce cas, le point de solution atteint le point h^ sans passer par le point . Toutefois, il faut prendre soin de régler les taux relatifs d'évaporation et de refroidis-15 sement afin d'éviter la précipitation des deux sels, à moins que la pureté des sels ne soit pas une condition indispensable. En atteignant le point h^, 1'azothydrure de potassium précipité est ensuite extrait du système. La solution h^ est ensuite chauffée jusqu'à 80°C. Puis on ajoute le mélange 0 pour former le 20 complexe Xy 0n ajoute de l'eau pour former la solution saturée , ou bien, si l'eau est en excédent, la solution non-saturée j2- Ici aussi, il est préférable d'ajouter une solution du mélange 0 plutôt que d'ajouter les sels solides. La solution saturée 0^ peut être ajoutée à la solution h^ pour former la solution non-saturée j2. Pour 25 s'assurer que le mélange de sels 0 est effectivement en solution, il est préférable d'ajouter la solution non-saturée 02 à la solution h^ pour obtenir la solution non-saturée 2^. Puis, on extrait l'eau par évaporation isothermique à 80°C à partir de la solution j2 ou de la solution suivant le cas, pour obtenir la solution saturée . En 30 poursuivant 1'évaporation isothermique, on obtient la précipitation du monohydrate de carbonate de sodium tout en déplaçant le point de la solution vers le pint g2 Il est évident que le procédé cyclique dans son ensemble, 35 ou l'une quelconque de ses phases individuelles, peut être mis en oeuvre soit en continu, soit par intermittence. La figure 9 montre un procédé continu que l'on peut adopter conformément à la présente invention. Une solution, contenant des quantités importantes d'ions 70 10977 12 2040050 potassium, d'ions sodium, d'ions azoture et d'ions carbonate, est introduite dans un cristalliseur de refroidissement 1 par la conduite 2. La liqueur-mère et la solution d'alimentation circulent le long de la conduite 4 et de l'échangeur de chaleur 6 grâce à la pompe 8. Le 5 fluide réfrigérant est mis en circulation à travers l'échangeur de chaleur pour y refroidir la liqueur-mère en circulation jusqu'à environ 25°C. La liqueur-mère sursaturée est introduite dans une couche de cristaux à travers la conduite 9, la tête d'extraction de vapeur 10 et la conduite verticale 11. On peut appliquer une dépression à la tête 10 d'extraction de vapeur 10 s'il y a lieu d'extraire la vapeur. On extrait le magma du cristalliseur 1 par la conduite 12, grâce à la pompe 14. Ce magma est introduit dans une centrifugeuse 16 d'où la liqueur-mère est extraite par la conduite 18, tandis que les cristaux sont extraits à travers la conduite 20. Les cristaux peuvent éventuellement être 15 lavés, mais cela n'est généralement pas nécessaire lorsque l'azothydru-re de potassium est destiné à l'utilisation en agriculture. Les cristaux sont ensuite séchés dans un appareil à sécher 22, tandis que les • vapeurs sont évacuées par la conduite 24. La liqueur-mère est introduite dans l'échangeur de chaleur 26 où elle est chauffée jusqu'à environ 20 80°C. La liqueur-mère ainsi réchauffée est ensuite dirigée vers le récipient mélangeur 28 où elle se combine avec une solution aqueuse d1azothydrure de sodium et de carbonate de potassium que l'on introduit dans ce mélangeur 28 par une conduite 30. La solution est retirée du récipient mélangeur 28 et sort par une conduite 32 pour se combiner 25 avec la liqueur-mère en circulation dans le cristalliseur-évaporateur 34. La circulation est assurée par la pompe 36. Le liquide en circulation est chauffé dans l'échangeur de chaleur 38 afin que la vapeur s'échappe par la tête 40. Celle-ci peut être soumise ou non à une1 dépression, à volonté. La solution sursaturée est ensuite conduite 30 à travers la conduite descendante 42 pour pénétrer à travers une couche de cristaux de monohydrate de carbonate de sodium, où le monohydrate de carbonate de sodium se précipite. Le magma est extrait du cristalliseur-évaporateur 34 à travers la conduite 44 par la pompe 46 et introduit dans la centrifugeuse 48. La liqueur-mère est extraite 35 de la centrifugeuse 48 à travers la conduite 2 et renvoyée au cristalliseur de refroidissement 1. L'azoture restant avec les cristaux est extrait par l'eau de lavage introduite par la conduite 50. L'eau de lavage contenant l'azoture est extraite par la conduite d'évacuai 70 10977 15 2040050 tion 52. Cette eau de lavage peut être dirigée vers le dispositif de destruction des azotures et vers le lieu d'évacuation par la conduite 53, mais il est préférable de la diriger vers 1'évaporateur 54 par la conduite 56. Les cristaux d'azothydrure de potassium sont extraits de 5 la centrifugeuse 48 par la conduite 57 et envoyés vers l'appareil de séchage 59 où la vapeur d'eau est extraite à travers la conduite 61. L'eau de lavage introduite dans 1'évaporateur 54 est mélangée à la liqueur en circulation qui traverse l'échangeur de chaleur 58, grâce à la pompe 60. La vapeur sortant du liquide surchauffé s'échappe dans 10 l1évaporateur 54. La solution concentrée contenant des ions d'azoture et de carbonate est ensuite dirigée par l'intermédiaire de la conduite 64 vers l'appareil de dissolution 66 où elle est mélangée à de l'azo-hydrure de sodium et à du carbonate de potassium. Ces matières solides sont dissoutes de préférence par agitation pendant que l'on fait cir-15 culer le solvant à travers l'échangeur de chaleur 68 sous l'impulsion de la pompe 70. On extrait la solution à 80°C dudit appareil de dissolution 66, pour l'introduire dans le récipient mélangeur 28 par la conduite 30. L'évaporateur peut éventuellement être supprimé, à condition que la quantité d1 eau utilisée pour laver les cristaux d'azo-20 thydrure de potassium ne soit pas supérieure à celle extraite d'autres parties du système. Si le système a besoin d'un appoint d'eau, on peut opportunément ajouter cet appoint à l'appareil de dissolution 66. En réglant convenablement les degrés de concentration des solutions, conformément à la projection de JSnecke, du système de paire 25 de sels réciproques NaN^ - K^CO^, et en réglant l'équilibre aqueux du système, on réalise un procédé continu de production d'azothydrure de potassium. Ce procédé permet également d'utiliser le produit secondaire qu'est le carbonate de sodium pour de nombreuses applications, sans aucune purification ultérieure. Naturellement, le carbonate de sodium 30 sortant de l'appareil de séchage 59 peut être soit anhydre, soit extrait sous forme de monohydrate, selon la quantité d'eau qui a été extraite par cet appareil. D'ordinaire, seules les traces d'azothydrure restent dans ce produit. Bien qu'il ait surtout .été question, dans ce qui précède, 35 d'un mélange d'alimentation 0 à base de sels anhydres, il est cependant souvent commode d'ajouter des mélanges contenant des sels hydratés tels que le sesquihydrate de carbonate de potassium ou le dihydrate de carbonate de potassium. Le point qui représente l'hydrate particulier contenant le mélange de sels utilisé peut être situé sur la pro- i 70 10977 h 2040050 jection de Jàinecke en se basant sur les principes exposés plus haut. Les autres calculs effectués ultérieurement suivant la règle du levier sont basés sur ce point. j Le mélange 0 peut être préparé indirectement, au lieu de j 5 procéder au mélange direct d'azoture de sodium et de carbonate de po- i tassium. Ainsi, l'on peut chauffer l'azoture de sodium et la potasse t pour former un bain de fusion dans lequel on introduit de l'anhydride carbonique. Ce bain carboné peut ensuite être refroidi et introduit dans le système de substitution, avec ou sans eau, sous forme de sel , 10 anhydre, d'hydrate ou de: solution. La carbonatation peut également s'effectuer en solution aqueuse. Ainsi, l'azoture de sodium et la potasse sont dissous dans l'eau et l'on introduit l'anhydride carbonique dans la solution. Les sels de la solution carbonée sont ensuite introduits dans le système 15 de substitution, selon l'une quelconque des formes indiquées plus haut. I A titre de variante, on peut ajouter l'azoture de sodium et la potasse j audit système de substitution, pour effectuer la carbonatation in situ. Lorsqu'on ajoute au système de l'eau de lavage concentrée, le mélange de sels ajouté à ce système représenté à l'état anhydre par 20 le point 0 ne se trouvera ni sur ni au-dessus de la diagonale NaN^ -K^CO^, attendu que l'eau de lavage contient du carbonate de soude dissous. Si le point représentant l'eau de lavage concentrée est fixé sur le diagramme, une droite reliant ce point au point qui représente ! le mélange de sels d'alimentation traversera le point qui représente 25 la composition d'un mélange des deux. L'emplacement précis du point sur la ligne peut être trouvé en appliquant la règle du levier. Lorsqu'or; a situé ce point, on peut l'utiliser conjointement au point représentant la liqueur-mère provenant de la précipitation de 1'azothydrure de potassium pour trouver la composition du mélange résultant par appli-30 cation de la règle du levier. Bien que le système ait été décrit en se basant uniquement sur quatre ions, il est bien entendu possible d'ajouter des ions ou composés complémentaires à la solution. L'effet produit par ces ions ou composés complémentaires sur le système dépend de leur identité. 35 et aussi de leur concentration. Attendu que ces effets ne peuvent normalement être prédits avec certitude, on utilise des méthodes empiriques pour les déterminer. Çes ions ou composés étrangers déterminent occasionnellement la précipitation de sels doubles^ Cela peut être 70 10977 15 2040050 admis lorsqu'il n'est pas indispensable d'obtenir un produit pur en ce qui concerne ce sel particulier. L'invention a été représentée en utilisant des points particuliers sur la projection selon Jânecke, mais il est évident que les 5 points utilisés peuvent varier sur le diagramme. Cela modifie les longueurs des bras de levier pour ce qui concerne les différents calculs impliquant la règle du levier. Les principes de bases de la présente invention ont été mis en oeuvre à titre d'exemple dans les modes particuliers de réalisation 10 exposés ci-après. Dans ces exemples, l'emplacement des points envisagés sur la projection de Jàinecke est indiqué sur le tableau I ci-dessous. Tableau I 15 Concentrations, exprimées en tant qu'équivalents de sel par sels totaux équivalents. La quantité d'eau est exprimée en moles par sels totaux équivalents. Point KN3 Na_C0_ 2 3 NaN^ H2O 0,680 0,251 0,069 4,02 20 *1 0,525 0,372 0,103 5,96 h 0,385 0,482 0,132 5,10 0 0,500 0,500 0,000 0,00 °2 0,500 0,500 0,000 5,34 0,459 0,494 0,047 4,81 25 % 0,459 0,494 0,047 5,26 Exemple 1 Un procédé cyclique de préparation d1azothydrure de potassium 30 à partir d'azoture de sodium et de carbonate de potassium est mis en oeuvre et peut être décrit en se référant aux figures 6, 6A et 6B. En prenant le point a^ comme point de départ pour ce cycle, et en supposant que ce point a^ représente 1,000 équivalent (72,95 g) de sels, on refroidit la solution de 80°C à 25°C, pendant que 0,326 35 équivalent (26,45 g) de KN^ précipitent, ce qui laisse 0,674 équivalent (46,50 g) de sels pour former une solution d^. On fait évaporer isothermiquement l'eau à raison de 1,37 moles (24,69 g) à 25°C, ce qui fait précipiter un complément de 0,154 équivalent (12,49 g) de KN^ et 70 10977 16 20^0050 laisse 0,520 équivalent (34,01 g) de sels qui forment une solution . On extrait du système de 11azothydrure de potassium à raison de 0,480 équivalent (38,94 g). La solution b^ est ensuite chauffée jusqu'à 80°C. Puis, on ajoute 0,960 équivalent (64,38 g) d'un mélange de sels 5 représenté par le point 0 et qui comprend 0,480 équivalent (33,17 g) de carbonate de potassium et 0,480 équivalent (31,21 g) d'azoture de sodium, ainsi que 4,57 moles (82,35 g) d'eau, à ladite solution b^. Au moment où l'on réalise l'équilibre à 80°C il y a 1,480 équivalents (98,39 g) de sels dans la solution, portée en . Toujours à 80°C, on 10 extrait 2,96 moles (53,34 g) d'eau isothermiquement, ce qui détermine la précipitation de 0,480 équivalent (25,44 g) de carbonate de sodium en tant que monohydrate. Attendu que 0,24 mole (4,32 g) d'eau ont été précipités en tant qu'eau d'hydratation, il y a eu précipitation de 29,76 g de monohydrate de carbonate de sodium. Ce monohydrate de car-15 bonate de sodium est ensuite extrait, ce qui laisse 1,000 équivalent (72,95 g) de sels formant la solution a^ . L'hydrate de carbonate de sodium ainsi séparé est lavé et séché. On sèche par ailleurs 1'azothydrure de potassium séparé. Le cycle est résumé sur le tableau II ci-dessous. La liqueur-mère résiduelle, entraînée avec les cristaux, est 20 considérée comme étant négligeable. 70 10977 17 2040050 Tableau II EQUIVALENTS KN3 Na2C05 NaM.^ 1,000 équivalent de sels (solution a^) à 80°C 0,326 équivalent de KN^ précipité en solution, refroidi à. 25°C 0,680 0,326 0,251 0,069 0,674 équivalent de sels (solution d^) à 25°C 1,37 moles de H20 extraites à 25°C 0,154 équivalent de KN^ précipité : extraction de la totalité de KN^ 0,354 0,154 0,251 0,069 0,520 équivalent de sels (solution b^) ensuite chauffé à 80°C 0,960 équivalent de sels (mélange 0)ajouté 4,57 moles de H20 ajoutées 0,200 0,480 0,251 0,480 0,069 1,480 équivalents de sels (solution ) à 80°C 2,96 moles de H20 extraites à 80°C 0,480 équivalent de Na^O^ précipité et extrait 0,24 mole de H20 précipité et extrait en-tant qu'eau d'hydratation 0,680 0,731 0,480 0,069 1,000 équivalent de sels (solution a_1 ) à 80°C 0,680 0,251 0,069 70 10977 2040050 MOLES G R A M M E S POURCENTAGE EN POIDS H2O Na^COj NaNj H2O KN5 Na2C03 NaN H2O 4,02 55,16 26,45 13,30 4,49 72,44 37,94 9,15 3,09 49,82 4,02 28,71 13,30 4,49 72,44 24,14 11 ,18 3,78 60,90 1 ,37 12,49 24,69 2,65 16,22 38,94 13,30 25,44 4,49 47,75 19,84 16,27 5,50 58,39 4,57 82,35 7,22 55,16 38,74 4,49 130,10 24,14 16,95 1 ,97 56,94 2,96 25,44 53,34 - 0,24 4,32 4,02 55,16 13,30 4,49 72,44 37,94 9,15 3,09 49,82 70 10977 18 2040050 Exemple II Un procédé cyclique de production d'azothydrure de potassium à partir d'azoture de sodium et de carbonate de potassium peut être exécuté de la façon décrite ci-après en se référant éventuellement 5 aux figures 6, 6A et 6B. En prenant le point a^ comme point de départ pour le cycle considéré et en supposant que ce point a^ représente 1,000 équivalent (72,95 g) de sels, on refroidit la solution de 80°C à 25°C, ce qui produit une précipitation de 0,326 équivalent (26,45 g) de KN^, lais-10 sant ainsi 0,674 équivalent (46,50 g) de sels pour constituer la solution d^ . On fait évaporer isothermiquement de l'eau à raison de 1,37 moles (24,69 g) à 25°C, ce qui fait précipiter un complément de 0,154 équivalent (12,49 g) de KN^ et laisse 0,520 équivalent (34,01 g) de sels qui forment la solution . L'azothydrure de potassium précipité, 15 en quantité représentant 0,480 équivalent (38,94 g), est extrait du système. La solution b^ est ensuite chauffée à 80°C, puis une solution représentée par le point 02, qui comprend 0,480 équivalent (33,17 g) de carbonate de potassé, 0,480 équivalent (31,21 g) d'azoture de sodium et 5,13 moles (92,44 g) d'eau est ajoutée à 80°C à la solution b^. A ce 20 point, on a 1,480 équivalents (98,39 g) de sels en solution, qui constituent la solution ç^. Toujours à 80°C, on extrait isothermiquement 0,56 mole (10,09 g) d'eau, ce qui donne la solution . En retirant encore 2,96 moles (53,34 g) d'eau à 80°C, il se forme un précipité composé de 0,480 équivalent (25,44 g) de carbonate de sodium et de 25 0,24 moles (4,32 g) d'eau d'hydratation, sous forme de monohydrate de carbonate de sodium. Ce monohydrate de carbonate de sodium est ensuite extrait, laissant 1,000 équivalent (72,95 g) de sels qui forment la solution a^. Le monohydrate de carbonate de sodium ainsi séparé est lavé et séché. L'azothydrure de potassium séparé est séché. Le cycle est 30 résumé sur le tableau III ci-après. La liqueur-mère qui a été entraînée par les cristaux peut être considérée comme quantité négligeable. 35 70 10977 '9. 2040050 ! Tableau IIï ) " ? '* 1 Li* i i VA 1V, '.'1 ;• - 'J 1— 1 1 , C C 0 6 o - : i va 1 o n t -i c c r? 13 ( relation 2 -, '; ^ 0 0,326 équivalent de KN.^ précipité en solution, refroidi à 25°C C , rbO 0,32C o,::v" 1 v ; 0,674 équivalent io sels (solution ri ^ } u 25CC t,37 moles de Ko0 extraites à 25°C 0, 154 équivale:^.t ie KN^ précipité : e:-: traction de la totalité de KN^ O O VJI \J: 0,251 0,069 0,520 équivalent de sels (solution b! ensuite chauffé à 80°C 0,960 équivalent de sels et 5,13 moles i'H^O ajoutés (solutior. 0„) .j ^ 0,200 C , 480 0,251 0,-160 0,069 0,00 1,450 équivalents :1e sels (solution ;. ' k 60CC —*+ 0,56 raole d'H^O extrait à 80°C ' 0,660 0,731 0,069 1,480 équivalents de sels (solution e,^ ) à 80°C 2,96 moles d'K^O extraites à 90°C 0,480 équivalent de' îla^CC, précipité et extrait 0,24 mole de précipitée et extraite en tant qu'eau d'hydratation 0,660 0,731 0,460 0,069 1 ,0C0 équivalent -i-v sols (solutior. a ; à 8C°C 0,680 0,?51 0,069 70 10977 2040050 MOLES R K M M i1' .-y'.7/• ■ ' . : ! !' \ ; . f»3 KH3 ÎT'i ,00_ ;irr:v s . .. TL 0 i K-7 ! Jr, CO, I j \ d j . ....1 | M,.0 ' a ,02 i. rr ' .'y } • 26,45 ' 3,30 à , 4 9 7 2, -î/i 3 7,94 c;,i5 3,0 j ' ' 5 ' - 4,02 1 ,37 28,71 12,49 13,30 -1 ,49 72 ,â 4 24,69 h" n ,15 )> C • ;-,90 2,65 5,13 16,22 38,94 iV) — o 4,49 0,00 47,75 92,44 i ! 1 j 19,84 ! J j 24,63 16,27 1 6,22 5,50 0,00 58,39 58,95 7 ,7S 0,56 55,16 38,74 4,49 140,19 10,09 | 23,12 1 1 16,24 1 ,88 5c, 76 7,22 2,96 0,24 55,16 38,74 25,44 4,49 130,1 0 53,34 4,32 1 24,14 1 6 ,95" 1 ,97 56,94 49 t 1 o i ro 55,1 6 13,30 4,49 72,44 37,94 ! 9,15 j 3,09 70 10977 2040050 Bien que la présente invention ait été décrite en se référant à des isothermes de 25 °C et 80°C, on peut éventuellement adopter des isothermes de valeur différente. L' icotheiine utile maximal est le point d'ébullition du système sous la pression ambiante, tandis que l'isother-5 me utile minimum se situe au point de congélation de l'ensemble du système. L'eau constitue le solvant piéferé pour ce système. Cependant, tout matériau qui constitue un solvant pour 1'azothydrure de potassium, l'azoture de soude, le carbonate de potasse et le carbonate 10 de soude peut être utilisé, à condition que l'on puisse faire précipiter 1'azothydrure de potassium à partir de solutions de ces sels. La projection de Janecke du système de paire de sels réciproques NaN^ -K^CO^ peut être établie en utilisant un solvant autre que l'eau. L'examen de cette projection et l'application des principes appliqués au 15 système aqueux indiqueront si un tel solvant convient pour son utilisation dans un procédé cyclique ou non cyclique. L'usage de mélanges de solvants peut également être envisagé. Il est bien entendu que les expressions "azothyirures de potassium", "azoture de sodium", "carbonate de soude" et "carbonate de potasse" qui ont été utilisées dans l'ensem-20 ble de la description qui précède et dans les revendications qui suivent désignent également les sels anhydres, les hydrates, les sels simples et les sels doubles, sauf indication contraire. l 70 10977 21 » 2040050 : REVENDICATIONS !.- Procédé de production d'azothydrure de potassium, qui consiste à faire précipiter 1'azothydrure de potassium à partir d'une solution coït tenant des quantités importantes u'ions de sodium, d'ions de potassium, d'ions a'azoture, et d'ions de carbonate. 5 2.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que .1 'azothydrure de potassium précipité est séparé de ladite solution. 3.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que ladite solution est une solution aqueuse. 10 4.- Procédé de préparation d1azothydrure de potassium, lequel est caractérisé par le fait qu'il consiste à : a) former une solution aqueuse à partir d'azoture de sodium de carbonate de potassium et d'eau, et b) faire précipiter l'azothydrure de potassium à partir de 15 ladite solution. 5.- Procédé suivant la revendication 4, caractérisé en ce que ledit azothydrure de potassium est séparé de ladite solution. 6.- Procédé suivant la revendication 4, caractérisé en ce que ladite solution aqueuse est formée au moins en partie par dissolution 20 d'azoture de sodium et de carbonate de potassium dans l'eau. 7.- Procédé suivant la revendication 4, caractérisé en ce que ladite solution aqueuse est formée du moins en partie en dissolvant l'azoture de/sodium et la potasse dans l'eau, puis en y introduisant de l'anhydride carbonique. 25 8.- Procédé suivant la revendication 4, caractérisé en ce que ladite solution aqueuse est formée au moins en partie : a) en formant un bain d'azoture de sodium et d'azoture de potassium, b) en introduisant de l'anhydride carbonique dans ce bain ; 30 c) en faisant solidifier le bain de carbonate, et d) en dissolvant le bain carboné ainsi solidifié dans de l'eau. 9.- Procédé de préparation d'azothydrure de potassium, caractérisé en ce qu'il comporte les phases qui consistent à : a) faire précipiter à une première température l'azothydrure 35 de potassium à partir d'une première solution aqueuse contenant des quantités importantes d'ions de potassium, d'ions de sodium, d'ions 70 10977 2?. 2040050 d'azoture et d'ions de carbonate pour former une première liqueur-mèru b) séparer l'azothydrure de potassium ainoi précipité à partir de la première liqueur-mère ; c) augmenter ln température de Indite première liqueur-mère jusqu'à une seconde température qui est supérieure à la première température précitée; d) former une seconde solution aqueuse à partir d'azoture de sodium, de carbonate de potasse, d'eau et de ladite première liqueur-mère ; e) faire précipiter le carbonate de soude à partir de cette seconde solution aqueuse pour former une seconde liqueur-mère, et enfin f) séparer ledit carbonate de sodium précipité à partir de cette seconde liqueur-mère. 10.- Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'au moins ure partie de l'azothydrure de potassium est précipitée alors que ladite première solution aqueuse est refroidie. 11.- Procédé selon la. revendication 9, caractérisé en ce que au moins une partie dudit azothydrure de potassium est précipité pendant que la première solution aqueuse est refroidie en passant de ladite première température à ladite seconde température. 12.- Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que ladite première température est d'environ 25°C. 13.- Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que ladite seconde température est d'environ 80°C. 14.- Procédé selon la revéndication 9, caractérisé en ce que l'on extrait l'eau de ladite seconde solution aqueuse pendant la précipitation du-carbonate de sodium. 15.- Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce que la quantité d'eau ajoutée pour former la seconde solution aqueuse précitée est au moins aussi grande que celle extraite pendant la précipitation dudit carbonate de sodium. 16.- Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce que l'eau est extraite sous pression réduite. 17.- Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que ledit carbonate de soude est précipité sous forme de racnohydrate. 18.- Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que l'eau est extraite de ladite première solution aqueuse pendant la 70 10977 23 2040050 précipitation d'au moins une fraction dudit azothydrure de potassium. 19.- Procédé selon la revendication 18, caractérisé en ce que ladite eau e;.'t extraite soug preszion réduite. 20.- Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce 5 que l'eau est extraite de la première solution aqueuse pendant qu'au moins une fraction dudit azothydrure de potassium est précipité, et à partir de ladite seconde solution aqueuse, pendant qu'au moins une frac-tien dudit carbonate de sodium est précipitée. 21.- Procédé selon la revendication 20, caractérisé en ce 10 que la quantité d'eau ajoutée pour former ladite seconde solution est hu moins aussi grande que celle extraite au cours de la précipitation de 1'azothydrure de potassium et du carbonate de sodium. 22.- Procédé selon la revendication 9> caractérisé en ce que la température de la première liqueur-mère est augmentée avant de 15 former ladite seconde solution. 23.- Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que ladite seconde solution aqueuse est formée au moins en partie par a) dissolution de l'azoture de sodium et du carbonate de potassium dans l'eau précitée pour former une troisième solution aqueuse; 20 b) combinaison de ladite troisième solution aqueuse avec ladite première liqueur-mère, et c) extraction de l'eau. 24.- Procédé selon la revendication 23, caractérisé en ce que la température de ladite troisième solution aqueuse est supérieure 25 à celle de ladite première liqueur-mère lorsque ladite troisième solution aqueuse est combinée avec ladite première liqueur-mère. 25.- Procédé selon la revendication 23, caractérisé en ce que la température de ladite troisième solution aqueuse est approximativement identique à celle de la troisième liqueur-mère lorsque ladite 30 troisième solution aqueuse est combinée avec ladite première liqueur-more . 26.- Procédé selon la revendication 23, caractérisé en ce que la température de ladite troisième solution aqueuse est inférieure à celle de ladite première liqueur-mère lorsque cette troisième solu- 35 tion aqueuse est combinée, avec la première liqueur-mère précitée. 27.- Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que ledit carbonate de soude précipité est lavé afin d'en éliminer en substance la liqueur-mère entraînée. 70 10977 24 2040050 28.- Procédé selon la revendication 27, caractérisé en ce que une fraction de la liqueur de lavage résultant dudit lavage est combinée avec la première liqueur-mère précitée. 29.- Procédé selon la revendication 28, caractérisé en ce 5 que l'encombine l'azoture de sodium et le carbonate de potassium, avec ladite liqueur de lavage avant de combiner cette liqueur de lavage avec ladite première liqueur-mère. 30.- Procédé selon la revendication 28, caractérisé en ce que l'on augmente la concentration d'ions d'azoture présents dans ladi- 10 te liqueur de lavage avant de combiner cette liqueur de lavage avec la première liqueur-mère. 31 .- Procédé selon la revendication 30, caractérisé en ce que ladite concentration d'ions d'azoture dans ladite liqueur de lavage est réalisée en extrayant l'eau de cette liqueur de lavage. 15 32.- Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que l'azothydrure de potassium précipité est séparé de la première liqueur-mère par centrifugation. 33«- Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que l'azothydrure de potassium précipité est séparé de la première 20 liqueur-mère par filtration. 34.- Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que ledit carbonate de sodium est séparé de la seconde liqueur-mère par centrifugation. 35.- Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce 25 que ledit carbonate de sodium est séparé de la seconde liqueur-mère par filtration. 36.- Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que la totalité des phases individuelles qu'il comporte se déroulent en cycle continu. 30 37.- Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que au moins l'une des phases individuelles qu'il comporte est exécutée par intermittence. 38.- Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que ladite seconde solution aqueuse est formée au moins en partie par 35 a) la dissolution de l'azoture de sodium et du potassium dans l'eau ; b) l'introduction d'anhydride carbonique dans la solution résultante ; 70 10977 25 2040050 c) la combinaison de ladite solution carbonée avec ladite première liqueur-mère et d) l'extraction de l'eau. 39.- Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce 5 que ladite seconde solution aqueuse est formée au moins en partie par a) la formation d'un bain d'azoture de soude et de potassium b) l'introduction d'anhydride carbonique dans ce bain ; c) la solidification du bain carboné ainsi obtenu ; d) la dissolution dans l'eau dudit bain carboné et solidifié 10e) la combinaison de la solution résultante du bain carboné dissous avec la première liqueur-mère, et f) l'extraction de l'eau.