La présente invention vise une machine trancheuse pour bois de placage. On connait différents types de machines trancheuses pour bois de placage qui sont constitués d'un châssis comportant des glissières dans lesquelles est mobile un porte-couteau de tranchage et d'une table sur laquelle est fixée la pièce de bois à découper en feuilles. Dans ces machines, le porte-couteau se déplace dans un sens pour couper la feuille, puis revient dans sa position initiale. Dans ces machines, on utilise généralement la course de retour pour commander la division, c'est-à-dire le déplacement de la table dans une direction perpendiculaire à la direction de déplacement du porte-couteau, afin que celui-ci dans son prochain déplacement actif découpe une autre feuille. I1 existe également d'autres machines dans lesquelles le couteau est fixe et c'est la table qui se déplace, dans ce cas, on utilise également la course de retour de la table pour commander la division On conçoit qu'avec une telle disposition, il est nécessaire que la division soit commandée après que le couteau se soit éloigné de la pièce de bois, et que par conséquent, la course de retour doit dtre relativement importante, de sorte que le rendement de telles machines est faible. Le demandeur a proposé dans sa demande de brevet français nO 74 19 764 du 7 JUIN 1974 des perfectionnements aux machines trancheuses permettant de réduire la course retour de la partie mobile et de limiter celle-ci à la largeur de chaque feuille de bois de placage à découper. Avec une telle disposition qui est très avantageuse pour le rendement de la machine, on conçoit que la course retour est trop faible pour permettre la division avec les moyens classiques. La présente invention vise donc une nouvelle division simple susceptible de s'adapter aux différentes machines et plus particulièrement à celles faisant l'objet de la demande de brevet français n" 74 19 764 du 7 JUIN 1974 au nom du demandeur. La machine trancheuse pour bois de placage selon l'invention est du type comportant un chassis supportant une table munie de moyens pour la fixation d'une pièce de bois à débiter en feuilles de placage, un couteau, des moyens pour déplacer ce dernier et/ou la table dans un sens actif correspondant au découpage des feuilles, des moyens pour déplacer ladite partie mobile dans un sens opposé de retour, et des moyens de division commandant, après chaque découpage d'une feuille, le déplacement de la table et/ou du couteau dans une direction perpendiculaire à celle du déplacement de la partie mobile, déplacement correspondant à l'épaisseur d'une feuille à découper, et est caractérisée en ce que les moyens de division comprennent un premier vérin dont la tige du piston est disposée de manière à coopérer avec une came portée par la partie mobile de la machine en fin de course active de celle-ci, un second vérin dont la tige du piston est reliée à des organes cinématiques de commande de la division, un réservoir de fluide sous pression interposé entre les deux vérins, et une conduite reliant lesdits deux vérins, un clapet anti-retour étant interposé sur la conduite reliant le premier vérin au réservoir de fluide sous pression, tandis que la conduite reliant ce dernier au deuxième vérin et la conduite reliant ledit deuxième vérin au premier vérin comportent, respectivement, une première et une seconde électro-vanne,cette dernière conduite étant, en outre, pourvue d'un clapet anti-retour permettant le passage du fluide uniquement depuis le second vérin vers le premier vérin, des moyens étant prévus pour commander l'ouverture dela première électro-vanne interposée sur la conduite reliant le réservoir au second vérin et simultanément la fermeture de la seconde électro-vanne lorsque la partie mobile s'est déplacée dans le sens du retour d'une valeur au moins égale à l'épaisseur de la pièce de bois correspondant à la prochaine feuille à débiter, et des moyens étant prévus pour commander l'ouverture de ladite première électro-vanne et la fermeture de la seconde, lorsque la tige du second vérin a commandé la division. Gracie à cette structure, on utilisé le déplacement dans le sens actif de la partie mobile pour mettre en réserve de l'énergie pour commander la division dès que la pièce de bois est éloignée du couteau. Suivant une caractéristique constructive, le réservoir de fluide sous presion est constitué d'un corps étanche creux séparé en deux chambres par une membrane élastique, l'une des chambres étant reliée aux vérins tandis que l'autre chambre contient un gaz sous pression. Suivant encore une autre caractéristique,la machine est du type à commande hydraulique dans lequel la partie mobile est reliée à la tige d'un vérin à double effet, et comportant un premier circuit électrique de commande pour 1' aiimentation du vérin dans le sens de retour et un second circuit électrique de commande de l'alimentation du vérin dans le sens actif, des moyens pour commander la fermeture du premier circuit lorsque la partie mobile arrive en fin de course de retour, des dispositifs de détection à air comprimé étant prévus et reliés à un troisième circuit électrique commandant l'ouverture du premier circuit et la fermeture du second circuit en réponse à un signal détectant l'écartement du tranchant du couteau du bord de la pièce de bois, des moyens étant prévus pour commander l'ouver- ture dudit troisième circuit électrique lorsque la partie mobile arrive en fin de course de retour, et est caractérisée en ce que les électro-vannes prévues pour commander l'alimentation du second vérin et retour au premier vérin, sont branchées en dérivation sur le second circuit électrique. L'invention va maintenant être décrite avec plus de détails en se référant à un mode de réalisation particulier donné à titre d'exemple seulement, et représenté aux dessins annexés dans lesquels Fig.1 est une vue en perspective d'une machine selon 1' invention. Fig.2 est un schéma qui montre l'installation électrique de la machine, ainsi que l'installation hydraulique et les moyens de division. La machine représentée à la figure 1 est du type horizontal et comprend un châssis lsupportant une table 2 sur laquelle est fixée la pièce de bois à travailler, ledit chdssis étant pourvu de glissières 4 dans lesquelles est guidé un corps 10 portant un couteau 5, ce corps étant relié à la tige 7 d'un piston 8 d'un vérin à double effet 9. Dans le châssis 1 sont tourillonnées quatre vis sans fin 70, ces vis étant verticales et situées deux, d'un côté de la machine, et les deux autres de l'autre coté. La table 2 comporte des trous taraudés à travers lesquels passent les vis sans fin 70. Sur le châssis de la machine est tourillonné un axe horizontal 71 portant, d'une part, une roue à rochet 72 et deux pignons d'angle 73 qui coopérent chacun avec un pignon d'angle 74 calé sur un arbre 75 dont l'extrémité libre comporte un pignon d'angle 76 entrainant un pignon correspondant 77 calé sur l'une des vis 70, l'autre vis 70 comportant un pignon 77 avec lequel engrène un pignon 80 calé sur un arbre 78 qui comporte un pignon 79 coopérant avec le pignon 77 de la première vis 70. On a représenté à la figure 2 la commande cinématique de la division pour deux vis 70 situées d'un c8té de la machine, les deux vis 70 situées de l'autre côté de la machine sont entrainées de la meme façon. Le dispositif de division comprend ici, un vérin 81 dont la tige 83 du piston 82 comporte à son extrémité libre une roulette 84 avec laquelle vient coopérer une came 86 solidaire du corps 10. Le vérin 81 est à simple effet et est relié par une conduite 87 à un réservoir de fluide sous pression 88 comprenant intérieurement deux chambres 89 et 90 séparées par une membrane 91, la chambre 90 étant destinée à recevoir un gaz sous pression tandis que la chambre 89 reçoit le liquide chassé du corps du vérin 81 lorsque la came 86 rencontre la roulette 84. Sur la conduite 87 est interposé un clapet anti-retour 92. Le réservoir 88 est relié par une conduite 93 au cylindre d'un vérin 94 dont la tige 96 du piston 95 est reliée à une billette 97 articulée sur un axe 98 et portant un cliquet 99 susceptible de coopérer avec la roue à rochet 72. La biellette 97 est mobile contre l'action d'un ressort de rappel 100 qui tend à la ramener dans sa position initiale, et qui tend à faire rentrer la tige 96 à l'intérieur du corps du vérin 94. Sur la conduite 93 est montée une électro-vanne 101 qui est normalement fermée et qui est ouverte uniquement lorsque le circuit électrique auquel elle est reliée est fermé. Les corps des vérins 81 et 94 sont reliés par une conduite 102 sur laquelle sont interposés un clapet anti-retour 103 et une électro-vanne 104, cette dernière étant normalement ouverte et se fermant uniquement lorsque le circuit électrique sur lequel elle est branchée est fermé. La machine ici représentée est du type comportant en arrière du couteau des dispositifs de détection à air comprime 11 reliés par un tuyau 12 à une source d'air comprimé, ces dis positifs permettant de limiter l * course de retour du porte-cou- teau. Dans une telle machine, l'alimentation du vérin est réalisée par une pompe 17 qui aspire de lnhuile contenue dans une biche 18 et qui refoule sélectivement dans un conduit 19 pour l'alimentation de la chambre 20 ou dans un conduit 21 pour l'alimentation de la chambre 22 du vérin 9. Sur le conduit 19 est interposée une électro-vanne 23 et il est prévu sur un conduit 24 reliant le conduit 19 à la bache 18, une électro-vanne 25. Le conduit 21 est relié à la bâche 18 par un conduit 26 sur lequel est montée une électro-vanne 28, une électro-vanne 17 étant montée sur le conduit 21. Le chtssis de la machine comporte un interrupteur 13 qui est commandé par un taquet 14 porté par le porte-couteau 10, cet interrupteur étant relié par une tige 30 au noyau 32 d'un électro-aimant 31 dont l'une des extrémités du solénoïde est reliée par un conducteur 33 à une ligne de retour 34 tandis que l'autre extrémité est.reliée par un conducteur 35 à un conducteur 42. Les détecteurs 11 sont reliés par une gaine 39 à un dispositif 38 de commande électrique comprenant un corps pourvu intérieurement d'une membrane élastique portant un contact 45 relié au conducteur 42 coopérant avec un contact 46 relié par un conducteur 47 à la ligne 37. L'interrupteur 13 est monté sur un conducteur 50 reliant la ligne 37 à l'une-des bornes de l'électro-vanne 28, son autre borne étant reliée par un conducteur 51 à la ligne de retour 34. L'électro-vanne 27 est branchée en dérivation sur les conducteurs 50 et 81 par des conducteurs 52 et 43, et les électro-vannes 23 et 25 sont branchées en dérivation respectivement sur des conducteurs 36 et 53, des conducteurs 54 et 55 assurant le retour à la ligne 34. Le noyau 32 porte une lame de contact 56 destinée à coopérer avec des contacts 57 et 58, lorsque l'électro-aimant 31 est alimenté, le contact 58 étant relié à la ligne 37 par un conducteur 59, tandis que le contact 57 est relié par un conducteur 60 au conducteur-35 L'ensemble des conducteurs 59 et 60 constituant un circuit d'auto-alimentation de l'électro-aimant 31. Un interrupteur 61 est interposé sur le conducteur 59 cet interrupteur étant maintenu en position de fermeture et son auverture fugitive est assurée par une butée prévue sur le corps 10, cette dernière et l'interrupteur 61 occupent des positions relatives telles que ltouverture de ce dernier ne s'effectue qu'au voisinage de la fin de course active du corps 10. Sur le conducteur 42 est branché un conducteur d'alimentation 106 de l'électro-vanne 101 sur lequel est branché en dérivation un conducteur 108 d'alimentation de 1'électro-vanne 104, le retour à la ligne 34 s'effectuant respectivement par des conducteurs 109 et 110. Le fonctionnement de la machine est le suivant Lorsque le corps 10 arrive en fin de course active, le taquet 14 commande la fermeture de l'interrupteur 13, de sorte que les électro-vannes 27 et 28 se trouvent sous tension, l'électro-vanne 27 s'ouvrant tandis que l'électro-vanne 28 se ferme, et l'interrupteur 61 est ouvert. La pompe 17 envoie alors de l'huile sous pression à travers le conduit 21, tandis que l'huile de la chambre 20 retourne à la bache 18 par les conduits 19 et 29, les électrovannes 23 et 25 n'étant plus sous tension, étant respectivement ouverte et fermée. Les détecteurs Il reçoivent en permanence de l'air comprimé qui est susceptible de commander la déformation de la membrane 40, lorsque lesdits détecteurs sont situés au-dessus de la pièce de bois 3. Durant la course de retour, les contacts 45 et 46 sont donc écartés et lorsque les détecteurs dépassent la pièce de bois 3, la membrane 40 revient dans sa position initiale de sorte que le circuit d'alimentation de l'électro-aimant se trouve fermé, l'interrupteur 61 s'étant fermé dès le début de la course de retour, l'électro-aimant 31 se trouve auto-Simenté et provoque l'ouverture de l'interrupteur 13, de sorte que les électrovannes 25 et 27 se ferment tandis que les électro-vannes 23 et 28 s'ouvrent, de l'huile sous pression étant admise dans la chambre 20, tandis que la chambre 22 se vide à travers les conduits 21 et 26. On réalise ainsi, l'inversion du mouvement du corps 10. Comme, dès que le corps se déplace à nouveau dans le sens de la course active, les contacts 45 et 46 s'écartent de nouveau, le circuit d'auto-alimentation de l'électro-aimant 31 assure le maintien des électro-vannes 23 et 25 dans leur position d'ouverture et de fermeture respective jusqu'à ce que l'inter rupteur 61 soit ouvert. Durant la course active, la came 86 a agit sur le piston 82 du vérin 81 de sorte que l'huile contenue dans celui-ci a été chassée dans le réservoir 88, cette huile étant maintenue sous une certaine pression par la compression du gaz contenu dans la chambre 90. Lors de la course retour, dès que les contacts 45 et 46 coopérent, le circuit d'alimentation des électro-vannes 101 et 104 se trouve fermé, de sorte que l'électro-vanne 101 s'ouvre tandis que ltélectro-vanne 104 se ferme. Une partie de l'huile contenue dans le réservoir 88 est alors, sous la pression du gaz de la chambre 90, envoyée à travers le conduit 93 et pénètre dans le vérin 94 poussant le piston 95, de sorte que la tige 96 commande le basculement de la biellette 97 contre l'action du ressort 100. Le cliquet 99 commande alors la rotation de la roue à rochet 72 dont l'axe entraine par l'intermédiaire des pistons 73 et74 l'arbre 75 qui commande la rotation des vis sans fin 70, celles-ci provoquant la montée de la table 2. Dès que le corps 10 se déplace dans le sens de la course active, les contacts 45 et 46 s'écartent de sorte que le circuit d'alimentation des électro-vannes 101 et 104 s'ouvre, l'élec- tro-vanne 101 se fermant et l'électro-vanne 104 s'ouvrant. Ainsi sous l'action du ressort 100, le piston 95 est repoussé pour renvoyer l'huile contenue dans le vérin 94, dans le vérin 81 à travers le conduit 102. L'ensemble de division se trouve alors dans la position initiale pour permettre un nouveau cycle. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation qui viènt d'être décrit et représenté, on pourra y apporter de nombreuses modifications de détail, sans sortir pour cela du cadre de l'invention. Notamment, il va de soi que le système de division s'applique aux machines verticales. R E V E N D I C A T I O N S 1) Machine trancheuse pour bois de placage du type comportant un châssis supportant une table munie de moyens pour la fixation d'une pièce de bois à débiter en feuilles de placage, un couteau, des moyens pour déplacer ce dernier et/ou la table dans un sens actif correspondant au découpage des feuilles, des moyens pour déplacer ladite partie mobile dans un sens opposé de retour et des moyens de division commandant après chaque découpage d'une feuille, le déplacement de la table et/ou du couteau dans une direction perpendiculaire à celle du déplacement de la partie mobile, déplacement correspondant à l'épaisseur d'une feuille à découper, caractérisée en ce que les moyens de division comprennent un premier vérin dont la tige du piston est disposée de manière à coopérer avec une came portée par la partie mobile de la machine en fin de course active de celle-ci, un second vérin dont la tige du piston est reliée à des organes cinématiques de commande de la division, un réservoir de fluide sous pression interposé entre les deux vérins, et une conduite reliant lesdits deux vérins, un clapet anti-retour étant interposé sur la conduite reliant le premier vérin au réservoir de fluide sous pression, tandis que la conduite reliant ce dernier au deuxième vérin et la conduite reliant ledit deuxième vérin au premier vérin comportent, respectivement, une première et une seconde électro-vanne, cette dernière conduite étant, en outre, pourvue d'un clapet anti-retour permettant le passage du fluide uniquement depuis le second vérin vers le premier vérin, des moyens étant prévus pour commander l'ouverture de la première électro-vanne interposée sur la conduite reliant le réservoir au second vérin et simultanément la fermeturè de la seconde électro-vanne lorsque la partie mobile s'est déplacée dans le sens du retour d'une valeur au moins égale à l'épaisseur de la pièce de bois correspondant à la prochaine feuille à débiter et des moyens étant prévus pour commander l'ouverture de ladite première électro-vanne et la fermeture de la seconde lorsque la tige du second vérin à commandé la division. 2) Machine selon la revendication 1 caractérisée en ce que le réservoir de fluide sous pression est constitué d'un corps étanche, creux séparé en deux chambres par une membrane élastique, l'une des chambres étant reliée aux vérins tandis que l'autre chambre contient un gaz sous pression. 3) Machine selon la revendication 1 et du type à commande hydraulique dans laquelle la partie mobile est reliée à la tige d'un vérin à double effet, et comportant un premier circuit électrique de commande pour l'alimentation du vérin dans le sens de retour et un second circuit électrique de commande de l'alimentation du vérin dans le sens actif, des moyens pour commander la fermeture du premier circuit lorsque la partie mobile arrive On fin de course de retour, des dispositifs de détection à air comprimé étant prévus et reliés à un troisième circuit électrique conaandant l'ouverture du premier circuit et la fermeture du. second circuit, en réponse à un signal détectant l'écartement du tranchant du couteau du bord de la pièce de bois, des moyens étant prévus pour commander l'ouverture dudit troi siège circuit électrique lorsque la partie mobile arrive en fin de course de retour, caractérisée en ce que les électro-vannes prévues pour commander l'alimentation du second vérin et retour du premier vérin sont branchées en dérivation sur le second circuit électrique.