La présente invention concerne un rotor pour giravion, comportant un moyeu entièrement d'une seule pièce, auquel le pied de chaque pale est accouplé par l'intermédiaire d'une butée sphérique lamifiée et d'une contre-fiche de rappel élastique en traînée. Le brevet d'invention français NO 73.25319, publié le ler février 1974, décrit un rotor pour giravion, dont le moyeu entièrement rigide, comporte autant de bras tubulaires, radiaux, que de pales ; le pied de chaque pale est engagé à l'intérieur du bras tubulaire correspondant, auquel il est accouplé par l'intermédiaire notamment d'une butée sphérique, également intérieure au bras radial ; un amortisseur de traînée, de type hydraulique ou pneumatique, a ses extrémités accouplées respectivement par l'intermédiaire de rotules, l'une au pied de la pale considérée, a l'intérieur du bras tubulaire correspondant, et l'autre extrémité, à un point extérieur du bras radial associé à une pale voisine ; à cet effet, la tige de l'amortisseur doit traverser la paroi du bras tubulaire associé à la pale considérée, par une large ouverture, aménagée dans la base de ce bras tubulaire, et munie d'organes d'étanchéité. Ce moyeu offre de nombreux inconvénients : ses bras tubulaires radiaux, étant soumis à des contraintes de flexion et de traction - ces dernières dues à la force centrifuge agissant sur les pales -, doivent présenter des parois relativement épaisses, ce qui accroit considérablement le poids de l'ensemble du rotor ; sa structure compliquée en rend la fabrication coûteuse (moule compliqué, nombreuses opérations d'usinage,notamment d'ajustage) ; l'ouverture qui doit être aménagée dans la paroi de chaque bras tubulaire pour le passage de la tige de l'amortisseur correspondant, réduit considérablement la résistance à la fatigue de ce bras, dans la mesure ou il est soumis à des contraintes dynamiques importantes ; au démarrage et à l'arrêt du rotor, les pales ne sont pas ramenées vers leur position neutre, correspondant à un angle de traînée nul, du fait que les amortisseurs correspondants n'exercent sur les pales aucune force de rappel élastique ; de même, le débattement de chaque pale en traînée n'est limité que par la venue du piston de l'amortisseur correspondant en butée contre le fond de son cylindre ; les pales de ce rotor connu peuvent donc occuper des positions respectives très différentes au moment du démarrage ou de l'arrêt du rotor, ce qui peut donner lieu, au cours de ces phases de fonctionnement, à un balourd important, excitant l'ensemble du giravion à la fréquence-de rotation du rotor il peut en résulter éventuellement un phénomène de résonance propre aux giravions, qui est connu sous le nom de "résonance au sol", et qui peut endommager sérieusement l'appareil avantson décollage ou après son atterrissage. La demande de brevet français NO 75.25614, publiée le 19 mars 1976, décrit également un rotor pour giravion, comportant un moyeu entièrement rigide, également pourvu de bras radiaux en nombre égal à celui des pales ; chacun de ces bras radiaux présente une cavité intérieure, qui s'ouvre des deux côtés du bras, pour permettre l'introduction, dans ladite cavité, d'une pièce en forme de U, dont les branches extérieures sont solidaires d'un manchon, auquel est assujetti le pied de la pale correspondante ; la. pièce en forme de U est accouplée au bras correspondant du moyeu notamment par une butée sphérique, également montée dans la cavité du bras des amortisseurs de traînée en élastomère ont chacun leurs extrémités accouplées1 l'une avec le manchon assujetti au pied de l'une des pales, et l'autre, par l'intermédiaire d'une biellette à rotules, à la partie centrale du moyeu, par laquelle ce dernier est assujetti au mat du rotor. Ce dispositif amortisseur est donc compliqué, lourd et coûteux d'autre part, en raison de sa structure, le moyeu de ce rotor connu doit présenter une épaisseur, dans la direction de l'axe du rotor, notablement supérieure à celle-de chaque pale, si bien que ce moyeu est nécessairement d'un poids élevé, auquel s'ajout & celui des pièces en forme de U et des manchons dont elles sont solidaires.La structure complexe de ce moyeu connu en rend d'autre part la fabrication très coûteuse. La demande de brevet français NO 69.35410 publiée le 16 juillet 1971 sous le N0 2.063.969, décrit un dispositif de liaison élastique ortie entre une pale d'un rotor de giravion et le moyeu de ce rotor. Dans une forme de réalisation de ce dispositif, il comprend un élément élastique et un élément amortisseur,conjugués sous la forme d'au moins une pluralité de plaques métalliques parallèles, entre lesquelles sont interposées des couches d'un matériau viscoélastique à, grandes raideur et rémanence aux déformations. Ce dispositif de liaison est cependant appliqué à un rotor dont le moyeu est muni de bras, auxquels les pieds des pales sont accouplés par l'intermédiaire d'articulations de traînée, purement mécaniques. Le rotor pour giravion selon la présente invention est du genre qui vient d'être indiqué, mais il ne présente aucun des inconvénients, précédemment mentionnés, des rotors 'antérieurement connus. Le rotor pour giravion selon la présente invention est caractérisé en ce que la partie périphérique de son moyeu, en forme d'anneau plat, de pourtour polygonal convexe ou sensiblement circulaire, est traversée, dans la direction de l'axe du rotor, par autant d'ouvertures qu'il y a de pales, que chaque butée sphérique lamifiée est montée entre le bord extérieur de l'une desdites ouvertures et les extrémités des branches d'une pièce fourchue, solidaire du pied de la pale correspondante, et que les contre-fiches de rappel en traînée, constituées chacune par un empilement alterné de plaques métalliques et de plaques d'un matériau visco-élastique, à grande rémanence aux déformations, ont chacune leurs ex trémités accouplées respectivement par l'intermédiaire de rotules, l'une directement au pied de l'une des pales, et l'autre extrémité, à un point du pourtour du moyeu, qui est situé entre les butées sphériques lamifiées, associées respectivement à la pale considérée et à la pale immédiatement précédente dans le sens de rotation du rotor. Comme le moyeu du rotor selon la présente invention comporte une partie périphérique en forme d'anneau plat, à laquelle les pieds des pales sont accouplés notamment par l'intermédiaire de pièces fourchues, venant coopérer avec les butées sphériques correspondantes, à travers des ouvertures de ladite partie périphérique du moyeu, qui s'étendent dans la direction de l'axe du rotor, ladite partie périphérique, en forme d'anneau plat, du moyeu peut présenter, dans ladite direction de l'axe du rotor, une épaisseur notablement in férieure à celle de chaque pale ; comme en outre il ne comporte pas de bras tubulaires radiaux à parois épaisses, le moyeu du rotor selon la présente invention peut être beaucoup plus léger que celui des rotors du meme type, antérieurement connus.En raison de sa structure simple, le moyeu du rotor selon la présente invention peut présenter un coût de fabrication réduit. Comme chaque pale du rotor, selon la présente invention est accouplée par une contre-fiche derappel élastique du type qui vient d'être précise, elle est soumise, par l'action des plaques de matériau visco-élastique, à une importante force de rappel vers sa position neutre, correspondant à un angle de traitée nul ; de ce fait, au démarrage et à l'arrêt du rotor selon la présente invention, toutes ses pales occupent leurs positions neutres respectives, ce qui évite certainement l'apparition d'un important balourd, susceptible de favoriser l'apparition du dangereux phénomène dit de "résonance au En outre, les contre-fiches de rappel élastique jouent le rôle d'adaptateurs de fréquences propres de traînée, dans la mesure où elles permettent, grâce à leurs propriétés élastiques, d'ajuster la fréquence du premier mode propre de vibrations én traînée de chaque pale, à une valeur suffisamment inférieure à la fréquence correspondant à la vitesse de rotation nominale du rotor, pour éviter tout risque de résonance lorsque le rotor tourne à son régime normal, cette valeur étant cependant suffisamment élevée pour faciliter 1 t élimination des problèmes posés par la résonance du sol. Enfin, du fait de la grande rémanence aux déformations que présente le matériaù élastomère constituant les éléments amortisseurs visco-élastiques des contre-fiches, les mouvements des pales en traînée sont fortement amortis, en particulier lors du lancement et de l'arrêt du rotor, lorsque la vitesse de rotation du rotor passe par la valeur correspondant à la fréquence propre du premier mode de vibration des pales en traînée, ce qui élimine tout risque d'apparition de phénomènes de résonance. On connaît également des rotors pour giravion, dontla partie centrale, sensiblement rigide, du moyeu est traversée, dans la direction de l'axe du rotor, par autant d'ouvertures qu'il y a de pales, une butée sphérique étant en outre montée entre le bord extérieur de chacune de ces ouvertures et les extrémités des branches d'une pièce fourchue, solidaire du pied de la pale correspondante. Cependant, le moyeu de ces rotors connus comporte une partie extérieure en forme d'étoile, avec, pour chaque pale, un bras de liaison, aplati dans le plan de 1 t etoile et flexible dans le sens perpendiculaire à ce plan.Un tel moyeu en forme d'étoile présente donc un diamètre très supérieur à celui du moyeu, de pourtour polygonal convexe ou circulaire, du rotor selon la présente invention ; ce rotor connu donne donc lieu à une traînée- plus importante, toutes choses égales d'ailleurs, que le rotor selon la présente invention, si bien que ce dernier présente un rendement énergétique très supérieur. A consommation égale de carburant, un hélicoptère équipé d'un rotor selon la présente invention peut atteindre une vitesse supérieure d'environ 2 % dans le cas d'un appareil léger, et d'environ 5 % pour un appareil plus lourd. D'autre part, les bras flexibles de ces rotors connus peuvent, en raison même de leur grande flexibilité, donner lieu à des difficultés lors du démarrage et de l'arrêt du rotor par grand vent. Comme le moyeu du rotor selon la présente invention a un diamètre notablement réduit, ceci permet d'y assujettir les pieds des'palesà faible distance de l'axe du rotor, ce qui contribue encore à réduire la traînée du rotor selon la présente invention, et facilite éventuellement son carénage, dans le même but. En raison de son diamètre réduit et de l'absence de bras, le moyeu du rotor selon la présente invention peut présenter un poids notablement inférieur à celui d'un moyeu en étoile, de caractéristiques comparables. La fabrication du moyeu du rotor selon la présente invention est aussi beaucoup plus simple que celle d'un moyeu en étoile, et par suite beaucoup moins coûteuse.Enfin, l'absence de bras souple réduit notablement l'excentricité de battement des pales et diminue, toutes choses égales d'ailleurs, la puissance de commande du rotor d'environ 25 % par rapport au cas d'un rotor en étoile il en résulte une importante réduction du niveau d'excitation vibratoir du rotor selon la présente invention. Dans une forme deréalisation préférée du rotor selon la présente invention, la pièce fourchue par laquelle le pied de chaque pale est accouplé à la butée sphérique correspondante, est un prolongement du pied de ladite pale, dont les extrémités des branches sont fixées au supporte ladite butée sphérique lamifiée, par exemple par deux boulons. Cette forme de réalisation est particulierement avantageuse,- dans la mesure où elle permet de rapprocher au maximum le pied de chaque pale de l'axe du rotor, tout en réduisant le nombre de pièces constituant ce dernier. Dans une autre forme de réalisation du rotor selon la présente invention, la pièce fourchue est constituée essentiellement par une chape, disposée radialement, l'extrémité de ladite chape, la plus éloignée du moyeu, étant assujettie au pied de la pale correspondante par exemple par deux axes sensiblement perpendiculaires au plan du rotor, tandis que l'autre extrémité de la chape comprend deux éléments, rigides, qui sont solidaires l'un de l'autre, disposés de part et dtautre de la partie périphérique du moyeu, sans contact avec lui, et fixés au support de la butée sphérique correspondante, par exemple par deux boulons ; par exemple, la.chape peut être constituée essentiellement par deux plaques rigides, solidaires ltune de l'autre, et sensiblement parallèles l'une à l'autre ainsi qu'à la partie périphérique du rotor en forme d'anneau plat Cette dernière forme de réalisation est particulièrement avantageuse dans la mesure où elle se prête spécialement à la réalisation d'un rotor à pales repliables ; il suffit effet, pour cela, que l'un des axes de fixation de la chape au pied de la pale soit amovible, pour permettre de replier ladite pale dans le plan du rotor, par pivotement autour de l'autre axe de fixation de la chape.Comme il est toujours possible de donner à la chape, et notamment aux deux plaques rigides, parallèles, qui la constituent, une longueur radiale relativement faible, cette forme de réalisation présente pratiquement les mêmes avantages que la forme de réalisation pré férée. On connaît déjà de nombreux types de rotors arrière pour hélicopteres. Certains comportent des articulations mécaniques munies de roulements à billes, à galets ou à aiguilles d'autres utilisent la flexibilité donnée aux dispositifs de fixation des pales pour permettre les mouvements de celles-ci en battement et en pas. Un rotor arrière de ce dernier genre est décrit dans le brevet français NO 2.315.432, déposé le 22 juin 1976.Ce rotor arrière, quadripale, comporte notamment deux-longerons flexibles en forme de lames, disposés l'un perpendiculairement à l'autre, et maintenus, dans leurs parties médianes respectives,entre deux plateaux, solidaires de l'arbre du rotor, et formant le moyeu de celui-ci, ainsi que quatre coques profilées,qui entourent chacune une moitié de l'un des longerons, auxquels elles sont reliées de façon à former les quatre pales. Cependant, bien que ces lames soient constituées par des fibres à haute résistance, enrobées avec une résine synthétique thermodurcie, elles présentent une durée de vie limitée en raison des contraintes très importantes auxquelles elles sont soumises, du fait notamment de la combinaison des mouvements de flexion correspondant aux battements des pales, et des torsions correspondant à la commande du pas des pales. En outre, cette commande du pas des pales par flexion des lames nécessite des efforts de manoeuvre importants, qui imposent l'installation de servo-commandes, souvent doublées par mesure de sécurité. Par ailleurs, en cas d'endommagement d'une seule pale,et notamment de la partie correspondante de la lame, c'est la totalité de cette dernière, et par suite deux pales qui doivent être changées.Enfin, le passage des lames au centre du moyeu complique la réalisation du dispositif habituel de commande du pas par une tige centrale, puisqu'il est peu recommandé de pratiquer, pour son passage, un orifice dans la partie médiane desdites lames ou elles sont soumises à des contraintes élevées ; il est d'ailleurs indiqué dans le brevet NO 2.315.432, qu'il est nécessaire, dans ce cas, de prendre de nombreuses précautions pour réaliser cette partie du moyeu. Be rotor arrière pour hélicoptère selon la présente invention n'offre aucun des inconvénients qui viennent d'être mentionnés : ses pales, accouplées chacune au moyeu par 11 intermédiaire d'une butée sphérique lamifiée, à trois degrés de liberté, ne sont pas soumises, du fait des efforts de commande, à des contraintes exagérées, susceptibles de réduire leur durée de vie ; l'effort qu'il est nécessaire d'appliquer à chaque pale pour commander une variation de son pas,est très réduit, puisqu'il n'a à vaincre que les résistances internesde la butée sphérique lamifiée correspondante ; lorsqu une pale du rotor selon la presente invention est endommagée, elle peut être échangée sans qu'il soit nécessaire d'échanger en même temps une autre pale , enfin, il est toujours possible d'évider la partie centrale du moyeu d'un rotor arrière selon la présente invention pour permettre le libre passage du dispositif de commande des variations du pas; lequel peut par suite faire l'objet d'une réalisation simple, compacte et légère, susceptible en outre de recevoir, en même temps que le moyeu lui-meme, un carénage unique, destiné à réduire la traînée du -rotor. Malgré ces avantages, ie rotor arrière pour hélicoptère selon la présente invention ne nécessite pratiquement aucun entretien, en dehors du remplacement éventuel des butées sphériques lamifiées et des contre-fiches de rappel en traînée, après une longue durée d'utilisation. A titre d'exemples, on a décrit ci-dessous et illustré schématiquement au dessin annexé plusieurs formes de réalisation du rotor pour giravion selon la présente invention. La figure 1 représente en plan le pied d'une pale d'un rotor principal d'hélicoptère selon la-présente invention,-et la-partie du moyeu de ce rotor à laquelle ledit pied de pale est accouplé. Les figures 2 et 3 sont des vues en coupe respectivement suivant les lignes II-II et III-III de la figure 1. La figure 4 est une vue en plan d'une autre forme de réalisation d'un rotor principal d'hélicoptère, pourvue de quatre pales repliables dans le plan du rotor. La figure 5 est une vue en coupe suivant la ligne V-V de la figure 4. La figure 6 est une vue en élévation frontale, avec arrachement partiel, d'un rotor arrière pour hélicoptère selon la présente invention. La figure 7 est une vue en coupe suivant la ligne VII-VII de la figure 6. Le rotor principal d'hélicoptère qui est illustré schématiquement et partiellement sur les figures 1 à 3 est du type quadripale. I1 comporte un moyeu d'une seule pièce, 1, qui est constitué de la façon suivante : sa partie centrale, la, présente une symétrie de révolution autour de l'axe A du rotor cette partie centrale la du moyeu 1 constitue, avec la partie supérieure 2 du mat tubulaire dudit rotor, à laquelle elle est raccordée par une partie tronconique, lb, une pièce métallique unique, par exemple usinée à partir d'une ébauche forgée, notamment en acier ou en titane, pour réduire le poids.La partie périphérique lc du moyeu 1, de pourtour sensiblement circulaire (comme visible sur la figure 1, en lf),est également réalisée d'une seule pièce avec sa partie centrale la, ainsi qu'avec le mat 2 du rotor ; la partie périphérique lc, du moyeu, en forme d'anneau plat, est traversée, dans la direction de l'axe Adu rotor, par autant d'ouvertures, ld, que le rotor comporte de pales, c'est-à-dire quatre dans le cas considéré ; chacune de ces ouvertures, qui peut avoir en plan par exempleola forme visible sur la figure 1, comportant un bord extérieur le, situé dans un plan parallèle à l'axe A, s'étend dans la direction radiale du moyeu 1 depuis la partie centrale la du moyeu jusqu'à une courte distance, d, du pourtour sensiblement circulaire, lf, de ladite partie périphérique lc. L'ensemble formé par le mât 2, la partie centrale la et la partie périphérique lc du moyeu du rotor présente, grâce à la structure qui vient d'être décrite, une grande résistance mécanique, en particulier aux tractions centrifuges et aux efforts de flexion appliqués à ladite partie périphérique lc, alors que son poids reste très inférieur à celui des moyeux entièrement rigides, généralement métalliques, qui ont été réalisés jusqu'à présent. Sur le bord extérieur le de chacune des ouvertures telles que ld, traversant la partie périphérique lc du moyeu, est montée une butée sphérique lamifiée d'un type connu, dont l'ensemble est désigné par 3. Dans la forme de réalisation considérée, cette butée lamifiée, dont le centre géométrique est désigné par C, comprend un noyau métallique en forme de calotte sphérique convexe 3a, par exemple en alliage d'aluminium ou de titane, qui comporte deux oreilles, engagées.respectivement , au-dessus et en dessous de la zone périphérique lc, qui est comprise entre l'ouvertureld et le bord circulaire 1f (figure 1). Ce noyau 3a est assujetti à ladite -partie périphérique lc du moyeu par l'intermédiaire de ses oreilles, d'un boulon 4 et d'un écrou (figure 3). La butée lamifiée sphérique 3 comporte également un support métallique rigide, 3c, de même métal que le noyau 3a, et dont la surface interne est réalisée en forme de calotte sphérique concave. La forme de ce support 3c, en section transversale par un plan radial du moyeu 1, est bien visible sur la figure 3.Entre la surface sphérique convexe du noyau 3a et la surface sphérique concave du support 3c est interposé un empilement alterné, 3b, de calottes métalliques rigides en forme de portions de sphères concentriques, et de couches d'élastomère, l'ensemble du noyau 3a, du support 3c des calottes métalliques et des couches d'élastomère, 3b, étant assemblé par vulcanisation de manière à former un corps qui transmet les compressions axiales, mais qui est déformable élastiqueent par cisaillement des couches d'élastomère de l'empilement 3b de façon à permettre des mouvements relatifs de rotation du noyau 3a et du support 3c. Un évidement conique axial 3e est pratiqué dans l'empilement 3b de façon à correspondre avec des trous cylindriques 3f et 3q, aménagés dans le noyau 3a et le support 3c. Cet évidement 3e et ces trous 3E, 3q sont destinés à faciliter l'introduction de l'élastomère entre les pièces métalliques par coulée sous pression, avant la vulcanisation de l'ensemble. Chacune des quatre pales, telles que 5, du rotor illustré sur les figures 1 à 3 peut avoir une constitution interne appropriée, par exemple être constituée avec des fibres synthétiques ou minérales, enrobées et agglomérées avec une résine synthétique thermodurcie, ces fibres étant elles-mêmes enrobées par des couches de tissu imprégnées avec une résine synthétique, selon une technique connue ; la présente invention n'est cependant pas limitée à cette forme de réalisation des pales ; elle spécifie par contre que le support. 3c de chaque butée sphérique telle que 3 est monté entre les extrémités des branches, -Sa et 5b, d'une pièce fourchue,-solidaire du pied de la pale correspondante,5 ; plus précisément, dans la forme de réalisation illustrée sur les figures 1 à 3, la pièce fourchue mentionnée est un prolongement 5a-5b du pied de la pale 5, dont les extrémités desdites branches, 5a et 5b, sont fixées respectivement aux extrémités supérieure et inférieure du support 3c de la butée sphérique 3. Cette fixation a lieu notamment à l'aide de deux boulons, 6a et 6b, dont chacun traverse des bagues engagées dans des perçages alignés des extrémités des deux branches 5a et 5b du pied de la pale 5, ainsi qu'un perçage du support 3c de la butée sphérique 3, ces boulons étant serrés par des écrous tels que 6c (figure 3). Selon la présente invention, une contre-fiche de rappel élastique en traînée, 7, (figure 1) est associée à chacune des pales telles que 5 ; comme visible sur la figure 2, chaque contre-fiche telle que 7 est constituée par un empilement alterné de plaques métalliques, 7a à 7c, et de plaques 7d et 7e, d'un matériau visco-élastique, à grande rémanence aux déformations, ces plaques 7a à 7c étant assemblées entre elles par vulcanisation ou collage. L'une des extrémités de chaque contre-fiche telle que 7 est accouplée directement au pied de la pale correspondante 5 par l'intermédiaire d'une ferrure 8 et d'une rotule 9, montée à l'extrémité d'un prolongement de la plaque métallique intérieure 7b.L'autre extrémité de chaque contre-fiche telle que 7, est matérialisée par des prolongements des deux plaques métalliques extérieures, 7a et 7c, et fixée par des boulons,lOa et lOb, à une chape 11 de courte longueur ; celle-ci est elle-même accouplée, par l'intermédiaire d'une rotule 12, à une pièce 13, qu'un boulon 14 fixe à un point du pourtour de la partie périphérique lc du moyeu, situé entre la butée sphérique 3 associée à la pale 5 considérée, et la butee sphérique correspondante (non représentée sur la figure 1), qui est associée à la pale immédiatement précédente dans le sens de rotation du rotor (indique par la flèche f sur la figure 1).Dans la forme de réalisation considérée, le point de fixation, par le boulon 14, de l'extrémité intérieure de la contre fiche 7 au pourtour du moyeu 1 se trouve exactement sur la bissectrice, B, des deux axes radiaux, R1 et R2, perpendiculaires l'un à l'autre, qui définissent respectivement les positions neutres de la pale 5 et de la pale immédiatement précédente dans le sens f, c'est-à-dire les positions que les axes longitudinaux de ces pales occupent respectivement à l'arrêt du rotor (angle de traînée 6=0). Ce positionnement précis du point de fixation de I'extrémité intérieure de chaque contre-fiche 7 n'est cependant pas impératif.D'autre part, selon une caractéristique avantageuse de l'invention, dans cette forme de réalisation préférée, le centre de la rotule 12, qui accouple chaque contre-fiche telle que 7 au moyeu 1, est voisin de l'axe de battement D de la pale correspondante -5, cet axe passant par le centre C de la butée sphérique correspondante, 3, commevisible sur la figure 1 ; dans le cas considéré d'un rotor principal, cet axe de battement D est évidemment sensiblement horizontal. D'autre part, un levier de commande du pas, 15, estfixé à la pièce fourchue, 5a-5b, associée à la pale telle que 5, du côté opposé à la contre-fiche 7, -associée à la même pale 5. Dans la forme de réalisation illustrée sur les figures 1 à 3, ce-levier de commande du pas, 15, comporte deux per çages tels que 15a (figure 3), par lesquels il est inséré sur les extrémités filetées des boulons Ga et 6b déjà. mentionnés, de manière à être serré contre l'extrémité de ia branche inférieure 5b du pied de la pale 5 par les écrous tels que 6c.Selon une autre caractéristique de l'invention, l'extrémité de commande, l5b, du levier de commande du pas de chaque pale est voisine de l'axe de battement D de la pale 5 correspondante, comme la rotule 12, déjà mentionnée, mais de l'autre côté de cette dernière par rapport au-centre C de la butée sphérique 3. Enfin, la branche inférieure 5b du pied fourchu de chaque pale telle que 5 comporte, à son extrémité voisine du rotor, une butée 16, qui est disposée de façon à limiter le battement de la pale 5 vers le bas, en coopérant avec un anneau réciproque 17 (figure 3), qui est monté, de façon connue en soi, autour du mât 2 du rotor, en dessous du moyeu 1. Dans la forme de réalisation illustrée sur les figures 1 à 3, la butée métallique 16 est en forme d'équerre, l'une de ses ailes étant munie de perçages pour le passage des extrémités inférieures des boulons 6a et 6b, ladite butée 16 pouvant être ainsi serrée par les écrous tels que 6c, entre l'extrémité de la branche inférieure 5b et l'extrémité correspondante du levier de commande du pas, 15.L'anneau réciproque 17, également métallique, est monté coulissant radialement, à frottement doux, dans la fente radiale 18 d'une pièce 19, assujettie au pourtour du mit 2 du rotor ; on peut prévoir une pièce 19 unique, délimitant une fente annulaire 18, de profondeur radiale appropriée, ou bien plusieurs pièces 19, régulièrement espacées sur le pourtour du mât 2. On n'a pas présente*, sur les figures 1 à 3, le mécanisme qui permet de commander, simultanément ou séparément, des variations des pas respectifs des différentes pales telles que 5 ; en effet, la présente invention n'est pas limitée à une forme de réalisation particulière d'un tel mécanisme, dont il existe plusieurs réalisations connues. I1 suffit de rappeler que ces mécanismes exercent, au moyen de biellettes, sur les extrémités, 15b, des leviers de commande du pas tel que 15, des forces sensiblement verticales, ascendantes ou descendantes, selon le sens désiré de la variation du pas. Lorsque le rotor est arrêté, les pivotements simultanés des quatre pales vers le bas sont limités par la coopération de leurs butées respectives 16 avec l'anneau réciproque 17, monté coulissant radialement. Dans cette position de repos, l'axe longitudinal de chaque pale telle que 5 se trouve dans le même plan vertical que l'axe radial, par exemple R1, la pale considérée étant dans sa position neutre (6 = O). Lorsque le rotor est mis en rotation, par l'intermédiaire du mât 2, le système des forces centrifuges appliquées aux différents éléments de chaque pale telle que 5, soumet la butée sphérique correspondante à une résultante radiale, dirigée suivant l'axe R1, qui est encaissée par la compression du corps élastique 3b de la butée sphérique 3. D'autre part, sous l'action des différents moments et forces aérodynamiques et d'inertie qui s' exercent sur chaque pale, celle-ci prend une position d'équilibre en battement grace à une déformation par cisaillement du corps élastique 3c autour du centré C. Le couple moteur est transmis à chaque pale par la contre-fiche associée telle que 7, en comprimant celle-ci, de sorte que chaque pale telle que 5 occupe alors une position "retardée", dans laquelle son axe de longitudinal L fait, avec l'axe Rl-définissant la position neutre de ladite pale, un angle de traînée 6, sensiblement identique pour toutes les pales. Au régime normal du rotor, et lorsque l'héli coptère est en vol de translation, les oscillations de traînée de chaque pale telle que 5, se traduisant éventuellement par de faibles variations de l'angle formé par les axes L et R1, autour de la valeur, précédemment définie, de l'angle 6, sont largement amorties par l'action des plaques 7d et 7e (figure 2) , en matériau visco-élastique - à- grande rémanence aux déformations, que comporte la contre-fiche 7 correspondante.Comme par ailleurs la rotule 12, montée à l'extrémité intérieure de la contre-fiche 7, est voisine de l'axe de battement D de la pale 5, les mouvements de battement de ladite pale autour de son axe D ne donnent lieu qu'à des efforts de compression ou de traction négligeables sur ladite contre-fiche 7 t cette dernière n'exerce donc que des actions négligeables de rappel élastique et d'amortissement sur lesdits mouvements de battement de la pale 5. I1 en est de même, et pour la même raison, des déplacements, sensiblement verticaux, de l'extrémité l5b, du levier de commande du pas, 15, associé à chaque pale telle que 5. Lorsque le rotor est arrêté, la contre-fiche 7 qui est associée à chaque pale telle que 5, reprend sa longueur et sa forme en exerçant sur le pied de la pale 5, une force de rappel,- qui la ramène dans sa position neutre précédemment définie (d = O), le fléchissement des pales vers le bas étant alors à nouveau limité par l'anneau réciproque 17. Le rotor-quadripale, selon 3\a présente invention, qui est illustré sur les figures 4 et-5, est également un rotor principal d'hélicoptère ; il est cependant aménagé de manière à permettre le repliage des pales, pour le parcage de l'hélicoptère. On a utilisé sur les figures 4 et 5 les mêmes références que sur les figures i å 3 pour désigner des composants homologues, qu'il ne sera donc pas nécessaire de décrire en détail. On va donc se borner à indiquer les éléments de la forme de réalisation illustrée sur les figures 4 et 5, par lesquels elle diffère de celle illustrée sur les figures 1 à 3 et précédemment décrite. Comme dans la forme de réalisation précédemment décrite, chaque butée sphérique telle que 3 est montée, entre, d'une part, le bord extérieur le, de l'une des ouvertures, telle que ld, qui traversent, dans la direction de l'axe A du rotor, la partie périphérique lc de son moyeu 1, et, d'autre part, les extrémités des branches, 20a et 20b, d'une-pièce fourchue, solidaire du pied de la pale correspondante, 5 ; cependant, la pièce fourchue 20a-20b est constituée, sur les figures 4 et 5, essentiellement par deux plaques rigides, 20a et 20b, sensiblement parallèles l'une à l'autre et à la partie périphérique, lc, du rotor, en forme d'anneau plat ; les deux plaques 20a et 20b sont disposées, comme visible sur la figure 5, de part et d'autre de la partie périphérique lc du moyeu 1, sans contact avec elle, et elles sont également fixées au support 3c, de la butée sphérique 3, par deux boulons, 6a et 6b. Par leurs autres extrémités, les deux plaques parallèles, 20a et 20b,sont assujetties au pied de la pale correspondante 5,-par deux axes, 21a et 21b, dont l'un au moins,par exemple 21a, est amovible il s'agit par exemple d'un axe tubulaire qui est engagé à frottement doux dans des perçages coïncidant des extrémités extérieures des deux plaques parallèles 20a et 20b, et du pied de-la pale 5 ; cet axe tubulaire 21a est normalement immobilisé dans les perçages mentionnes, par exemple par une agrafe en fil métallique 22, dont I'enlèvement permet l'extraction de l'axe tubulaire 2-la ; après cetteextraction, il est possible de replier la pale 5 en la faisant pivoter autour de l'axe inamovible 21b dans le sens de-la flèche F (figure 4), vers l'ar rière de l'hélicoptère, en position de parcage. Ceci n'est bien entendu possible qu'après avoir désaccouplé la contrefiche 7 de la pale 5, au niveau de la ferrure 8. Les formes de réalisation d'un rotor principal d'hélicoptère, précédemment décrites, sont susceptibles de nombreuses variantes, entrant toutes dans le cadre de l'invention. Au lieu de constituer, avec le mat 2 du rotor, une pièce métallique unique, le moyeu du rotor selon la présente invention peut présenter un.e structure composite, constituée essentiellement, de façon connue en soi, par un empilement de couches de tissu, enduites et agglomérées par une résine synthétique durcie, ledit tissu étant constitué par des fibres synthétiques ou minérales à haute résistance mécanique ; on peut utiliser par exemple des tissus en fibres de verre-ou enofibres synthétiques connues sous la désignation commerciale de KEVLAR ; on peut aussi utiliser des tissus en fibres de carbone, qui présentent une résistance encore plus élevée et une densité notablement plus faible, ce qui est avantageux pour réduire encore le poids du moyeu du rotor selon la présente invention. Bien que des structures composites de ce genre aient été utilisées précédemment pour réaliser des moyeux de rotor semi-rigides, ou partiellement souples, il est cependant aussi possible de réaliser des structures composites de ce genre qui sont très rigides, pour constituer les moyeux de rotors selon la présente invention. Bien entendu, un moyeu- à structure composite de ce type doit.être fixé, par tous moyens appropriés, par exemple par des boulons, sur l'extrémité supérieure du mat du rotor, qui est généralement constitué par un arbre métallique creux. De même, dans le cas du rotor à pales repliables, dutype illustré sur les figures 4 et 5, les deux plaques 20a et 20b peuvent soit etre en métal soit avoir la structure composite qui vient d'être indiquée pour le moyeu 1.Les deux plaques 20a et 20b, servant à accoupler le pied de chaque pale telle que 5 à la butée sphérique 3 correspondante, peuvent être aussi remplacées par une pièce fourchue d'une autre forme, notamment par une chape disposée radialement, dont l'extrémité la plus éloignée du moyeu est assujettie au pied de la pale correspondante, par deux axes sensiblement perpendiculaires au plan du rotor, dont l'un est de préférence amovible pour permettre de replier la pale par pivotement autour de son autre axe de fixation, tandis que l'autre extrémité de la chape comprend deux éléments plats, rigides, qui sont disposés de part et d'autre de. la partie périphérique du moyeu, sans contact avec elle, et sont fixés au support de la butée sphérique correspondante, par exemple par deux boulons.Comme on l'a déjà indique, la partie périphérique lc du moyeu 1 du rotor selon la présente invention est en forme d'anneau plat, son pourtour, lf, pouvant avoir une forme sensiblement circulaire comme sur la figure 1 (avec cependant des entailles aménagées de part et d'autre des fixations 14 des contre-fiches telles que 7), ou bien la forme d'un polygone convexe, de préférence régulier, comme sur la figure 4 ; le moyeu du rotor selon la présente invention se distingue ainsi très nettement des moyeux en forme d'étoile, c'est-à-dire ayant unpourtour polygonal concave, qui ont été mentionnés dans la description de l'art antérieur. Le rotor arrière pour hélicoptère selon la présente invention, qui est illustre sur les figures 6 et 7, ne diffère du rotor principal illustré sur les figures 1 à 3 et précédemment décrit que par les points suivants : le noyau 3a de chaque butée sphérique telle que 3 est assujetti à la partie périphérique lc du moyeu 1 par un unique boulon radial 4. Un élément de tube 23, de diamètre extérieur, inférieur au diamètre intérieur du mat tubulaire 2, est engagé dans la partie centrale creuse, la, du moyeu 1, à laquelle il est fixé par des boulons tels que 24 ; dans cet élément tubulaire 23, fixé au moyeu 1, un tube 25, de plus grande longueur que l'élément de tube 23, mais de plus petit diamètre, est monté librement coulissant, par exemple grâce à des rainures longitudinales un arbre de commande du pas 26, non rotatif, est monté suivant l'axe du tube 25, leurs extrémités frontales, situées en avant des pales telles que 5 du rotor, étant accouplées l'une à l'autre par l'intermédiaire d'un palier de butée à billes 27. Sur le pourtour de l'extrémité frontale du tube 25 est fixée, par des boulons tels que 28, une pièce en forme d'étoile, 29, désignée par le terme technique dt"araignée" ; cette pièce en forme d'étoile comporte autant de bras, tels que 29a, qu'il y a de pales telles que 5, et ltextrémité de chaque bras tel que 29a est accouplée à la pièce fourchue 5a-5b, que forme le prolongement du pied de la pale 5, par l'intermédiaire dtune transmission, comprenant une rotule sphérique 30, une biellette 31, et une ferrure 32, qui est fixée à la pièce fourchue 5a-5b par les mêmes boulons 33 qui servent à fixer, de l'autre côté de la pale 5, la ferrure 8 de fixation de la contre-fiche, 7, associée à la même pale 5 (voir la figure 6).Ces boulons 33 traversent une pièce en forme de coin 34, qui est constituée par exemple en résine synthétique thermodurcie et chargée avec des fibres de verre, et sur les faces triangulaires de laquelle prennent appui les ferrures 8 et 32. Selon la présente invention, les deux branches 5a et 5b, de chaque pièce fourchue telle que le pied de la pale 5, illustrée notamment sur la figure 7, comportent, à leurs extrémités voisines du mât 2 du rotor, des butées, 16a et 16b, qui sont disposées de façon à limiter les battements de la pale correspondante, 5, de part et d'autre du plan, sensiblement vertical,-du rotor arrière, en coopérant respectivement avec des butées solidaires, l'une 17a, de l'élément tubulaire 23, prolongeant le mât 2 du rotor en direction du dispositif de commande des variations du pas, 29, l'autre butée, 17b, étant elle-même solidaire du mât 2, de la paroi externe duquel elle se détache, soit sous la forme d'une saillie annulaire, soit sous celle de plusieurs saillies radiales respectivement disposées en regard des pieds des différentes pales. Comme dans le cas des rotors principaux décrits, chaque butée sphérique 3 de ce rotor arrière autorise des mouvements, d'amplitude limitée, de la pale 5 correspondante, en traînée, avec un effet d'amortissement et de rappel élastique produit par la contre-fiche correspondante 7, ainsi qu'en battement, d'amplitude limitée, de part et d'autre du plan, sensiblement vertical, du rotor arrière, par la coopération des butées 16a et 16b, respectivement avec les butées 17a et 17b. La servo-commande des variations des pas du rotor arrière fait coulisser axialement l'arbre 26 dans l'un ou l'autre sens, suivant l'axe commun des éléments tubulaires 2, 23 et 25, de manière à déplacer, comme indiqué par la double flèche G, l'araignée 29, alors que cette dernière, grâce au palier 27, peut être entraînée en rotation par l'intermédiaire des pales du rotor telles que 5, et des pièces 32, 31, 30 ; on comprend que ces dernières pièces transforment chaque coulissement de l'araignée 29 dans l'un des sens de la double flèche G, en un pivotement de la pale 5 correspondante, autour de son axe longitudinal L, ce pivotement étant autorisé, avec une amplitude limitée, par la déformation du corps élastique 3b de la butéesphérique 3 autour de l'axe radial passant par son centre C, ce corps élastique n'exerçant qu'un faible couple de rappel sur la pale et encaissant d'autre part la résultante des for-. ces centrifuges qui lui sont appliquées, Le rotor arriere pour hélicoptère selon la présente invention offre les avantages suivants : les moments dynamiques de battement et de traînée appliqués aux différentes pales telles que 5 sont très réduits, ce qui diminue les contraintes alternées qu'elles subissent et permet donc d'allonger considérablement leur durez de vie ; si l'une des pales de ce rotor arrière est endommagée,- elle peut être changée individuellement, ce qui n'est pas le cas avec les rotors arrière antérieurement connus, du type comportant une lame qui s'étend d'une extrémité d'une pale à l'extrémité de la pale exactement opposée. La contre-fiche, 7, qui est associée à chaque pale telle que 5, peut être fixée au pied de la pale correspondante par les mêmes organes, notamment par les mêmes boulons 33, que la ferrure 32 par l'intermédiaire de laquelle le dispositif de commande des variations du pas, 29 - 30 - 31, attaque le pied de la pale. Comme visible sur la figure 6, le point de fixation 14 de chaque contre-fiche telle que 7, au bord lo du moyeu 1 et l'extrémité de commande de la ferrure 32 sont voisins de l'axe de battement D de la pale correspondante 5, qui passe par le centre C de sa butée sphérique 3.En outre, par rapport aux rotors arrière, antérieurement connus, dont chaque paire de pales est supportée par une lame unique, le moyeu du rotor arrière selon la présente invention, dont la partie centrale la est creuse, permet un montage aisé ainsi qu'une réduction des dimensions et du poids du dispositif de commande des variations de pas, 25 - 26 - 29, en mettant à profit le large canal cylindrique qui traverse le mât t-ubulaire 2 et l'élément tubulaire 23, rapporté dans la partie centrale, creuse, la, du moyeu 1. Cette disposition facilite en outre l'installations d'un carénage unique pour le moyeu 1 et l'araignée de commande 29, de façon à réduire la traînée du rotor arrière selon la présente invention.D'autre part, le rotor arrière selon la présente invention se distingue par-une masse et un coût de fabrication réduits et par le fait que sa maintenance se réduit au remplacement éventuel des butées sphériques lamifiées et des contrefiches de rappel élastique en traînée après une longue durée d'utilisation, supérieure en moyenne à 2000 heures. Enfin, l'effort nécessaire pour commander une variation du pas de chaque pale du rotor selon la présente invention est relativement faible, en raison du faible couple de rappel produit par la butée sphérique lamifiée ; par suite, la présente invention permet d'éviter l'installation d'une servo-commande double, et de se contenter, d'une façon économiquement avantageuse,d'une servo-commande unique pour le rotor arrière. En effet, en cas de défaillance de cette servo-commande unique, les efforts de commande nécessaires alors pour la poursuite. du vol sont assez faibles pour que le pilote puisse, sans fatigue excessive, actionner le palonnier de commande du pas du rotor arrière. Certaines des variantes de réalisation, précédemment décrites pour les rotors principaux selon la présente invention,sont également applicables aux rotors arrière selon la présente invention. REVENDICATIONS 1.- Rotor pour giravion, comportant un moyeu d'une seule pièce, auquel le pied de chaque pale est accouplé par l'intermédiaire d'une butée sphérique lamifiée et d'une contre-fiche de rappel élastique en traînée, comportant des éléments amortisseurs en élastomère, travaillant au cisaillement, ce rotor étant caractérisé en ce que la partie péripérique de son moyeu, en forme d'anneau plat, de pourtour polygonal convexe ou sensiblement circulaire, est traversée dans la direction de l'axe du rotor par autant d'ouvertures qu'il y a de pales, que chaque butée sphérique lamifiée est montée entre le bord extérieur de l'une desdites ouvertures et les extrémités des branches d'une pièce fourchue, solidaire du pied de la pale correspondante, et que les-contre-fiches derappel en traînée, constituées chacune par un empilement alterné de plaques métalliques et de plaques d'un matériau visco-élastique à grande rémanence aux déformations, ont chacune leurs extrémités accouplées respectivement par l'intermédiaire de rotules, l'une directement au pied de l'une des pales, et l'autre extrémité, à un point du pourtour du moyeu, qui est situé entre les butées sphériques lamifiées, associées respectivement à la pale considérée età la pale immédiatement précédente dans le sens de rotation du rotor. 2.- Rotor selon la revendication 1, caractérisé en ce que la pièce fourchue est un prolongement du pied de la pale, dont les extrémités des branches sont fixées au support de la butée sphérique lamifiée correspondante, par exemple par deux boulons. 3.- Rotor selon la revendication 1, caractérisé en ce que la pièce fourchue est constituée essentiellement par une chape disposée radialement, l'extrémité de ladite chape, la plus éloignée du moyeu, étant assujettie au pied de la pale correspondante, par exemple par deux axes sensiblement perpendiculaires au plan du rotor, tandis que l'autre extrémité de la chape comprend deux éléments plats, rigides, qui sont solidaires l'un de l'autre, disposés de part et d'autre de la partie périphérique du moyeu, sans contact avec lui, et fixés au support de la butée sphérique correspondante, par exemple par deux boulons. 4.- Rotor selon la revendication 3, caractérisé en ce que la chape est constituée essentiellement par deux plaques rigides, solidaires l'une de l'autre, et sensiblement parallèles l'une à l'autre ainsi qu'à la partie périphérique du rotor en forme d'anneau plat. 5.- Rotor selon l'une quelconque des revendications 3 et 4, caractérisé en ce que l'un des axes de fixation de la chape au pied de la pale est amovible, pour permettre de replier ladite pale dans le plan du rotor, par pivotement autour de l'autre axe de fixation de la chape. 6.- Rotor selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que son moyeu rigide constitue, avec le mât du rotor, une pièce métallique unique. 7.- Rotor selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que son moyeu rigide présente une structure composite, constituée essentiellement par un empilement de couches de tissu, enduites et agglomérées par une résine synthétique durcie, ledit tissu étant constitué par des fibres synthétiques ou min'orales à haute résistance mécanique, et que ledit moyeu est fixé au sommet du mit métallique du rotor, par exemple par des boulons. 8.- Rotor selon l'une quelconque des revendication 1 à 7, caractérisé en ce que le centre de la rotule accouplant au moyeu la contre-fiche associée à chaque pale est voisin de l'axe de battement de la pale correspondante, cet axe passant par le centre de la butée sphérique lamifiée correspondante. 9.-Rotor selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'un levier de commande du pas est fixé à la pièce fourchue associée à chaque pale, du côté opposé à la contre-fiche associée à la même pale. 10.- Rotor selon l'une quelconque des revendications 8 et 9, caractérisé en ce que l'extrémité de commande du levier de commande du pas de chaque pale est voisin de l'axe de battement de la pale correspondante. 11.- Rotor selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que la branche inférieure de chaque pièce fourchue comporte, à son extrémité. voisine du mSt du rotor, une butée, qui est disposée de façon à limiter le battement de la pale correspondante vers le bas, en coopérant avec un anneau réciproque, monté, de façon connue en soi, autour dudit mât, en dessous du moyeu. 12.- Rotor arrière pour hélicoptère selon l'une quelconque des revendications 1 à 10. 13.- Rotor arrière selon la revendication 12, caractérisé en ce que les deux branches de chaque pièce fourchue comportent, à leurs extrémités voisines du mât du rotor, des butées, qui sont disposées de façon à limiter les battements de la pale correspondante de part et d'autre du plan du rotor, en coopérant respectivement avec des butées solidaires, l'une, du mât du rotor, et l'autre de son prolongement en direction du dispositif de commande du-pas.