250C35ô La présente invention est relative à une machine-outil, en particulier à une rectifieuse de surfaces planes, comportant un dispositif de levage de broche formé d'une tige filetée et d'un écrou pour le réglage de hauteur d'un porte-outil, en particulier du porte-meule d'une rectifieuse de surfaces planes, ainsi qu'un moyen d'entraînement pour l'actionnement du dispositif de levage de broche. Le dispositif de levage de broche d'une machine-outil sert au réglage de hauteur du porte-outil. Il est habituellement formé d'une tige filetée verticale coopérant avec un écrou. Dans le cas de machines de précision, on adopte habituellement comme tige filetée une broche filetée à billes. L'entraînement de la partie tournante du dispositif de levage de broche, que ce soit l'écrou ou la tige filetée, est assuré au moyen d'une courroie crantée avec laquelle il est possible de transmettre, sans jeu, le couple d'un moyen d'entraînement, par exemple d'un moteur, au dispositif de levage de broche. Dans le cas de machines-outils dont le dispositif de levage de broche est vertical et sans blocage automatique et est entraîné par l'intermédiaire d'une courroie crantée, il existe un risque que la partie réglable verticalement du dispositif de levage de broche, qui porte le porte-outil, ne tombe vers le bas en même temps que le porte-outil quand la courroie crantée se rompt. Cela entraîne des risques pour la machine et le personnel. La chute du porte-meule d'une rectifieuse est particulièrement critique, car cela peut conduire à la destruction de la meule en rotation et donc à un danger notable pour le personnel. L'invention a pour but de fournir une machine-outil de l'espèce définie plus haut, en particulier une rectifieuse de sur- faces planes, comportant un dispositif de levage de broche pour le réglage de hauteur du porte-outil, dans laquelle la chute de la tige filetée ou de l'écrou et donc du porte-outil soit exclue en cas de rupture de courroie. Dans une machine-outil de l'espèce définie plus haut, ce problème est résolu, selon l'invention, par le fait que le disposi- tif de levage de broche est relié cinématiquement au moyen d'entraî- nement par l'intermédiaire d'une transmission à courroie crantée et que, parallèlement à la transmission à courroie crantée, est prévu 2 2500350 en outre un train de roues dentées reliant cinématiquement le moyen d'entraînement au dispositif de levage de broche. Grâce au train de roues dentées supplémentaires parallèle à la cour- roie crantée, on évite qu'en cas de rupture de la courroie l'écrou ou la tige filetée ne puisse se tourner librement et tomber vers le bas avec une vitesse croissante sous le poids du porte-outil. Selon un développement de l'invention, le train de roues dentées présente un jeu réglable, afin que, lors du fonc- tionnement normal de la machine, il suive librement la rotation et n'influence pas l'entraînement par la courroie crantée. Le train de roues dentées présente un nombre impair -de roues. Selon un développement de l'invention, la machine comporte un mo-en de surveillance de la tension de la courroie crantée qui est relié à un dispositif de commande qui met hors d'action le moyen d'en- trainement dès que la tension de la courroie crantée devient in- férieure à une valeur prescrite. Etant donné qu'à cause de bon grand jeu le train de roues dentées ne permet pas un travail pro- cis ave.c la machine-outil, la machine est mise hors d'actioin en cas de rupture de la courroie crantée. Selon un mode d'exécution particulièrement avantageux de l'invention, la tige filetée est solidaire en rotation du porte-outil. En outre, parallèlement a la transmission à courroie crantée est disposé un train de roucs den- tées présentant un jeu réglable et qui relie cinématiquemetit au mo- yen d'entraînement l'écrou disposé de manière à pouvoir tourner, mais en position fixe. L'avantage de la machine-outil proposée selon l'invention est que la rupture de la courroie crantée entraînant le dispositif de levage de broche ne conduit pas à une chute de la tige filetée ou de l'écrou et donc du porte-outil. Ainsi, grâce à l'invention, la sécurité de fonctionnement de machines-outils à entraînement du dispositif de levage de broche par courroie crantée est notablement accrue. Cela est particulièrement important dans le cas de recti- fieuses de surfaces planes, car dans celles-ci, une chute du porte- meule peut conduire à la destruction de la meule en rotation, ce qui représente un risque tout particulier pour le personnel. On expliquera plus précisément l'invention à propos de l'exemple d'une rectifieuse de surfaces planes représentées par le dessin annexé sur lequel: C3 50 La figure 1 est une vue en coupe de la partie intéres- sante d'une rectifieuse de surfaces planes, et La figure 2 est une vue schématique en plan d'une trans- mission à courroie crantée munie d'un dispositif de surveillance de la tension de la courroie crantée. La figure 1 est une vue en coupe de la partie d'entrai- nement d'un dispositif de levage de broche d'une rectifieuse de surfaces planes. On a désigné par 1 une partie de la colonne qui porte, dans une perforation, un dispositif 2 de levage de broche. Le dispositif 2 de levage de broche se compose d'une tige filetée 3, dans le cas présent une broche filetée à billes, et d'un écrou 4. Bien que l'invention soit ici décrite à propos de l'exemple d'une rectifieuse de surfaces planes comportant une broche filetée ver- ticales à billes, elle est applicable à toute espèce de dispositifs de levage de broche sans blocage automatique. Le dispositif 2 de levage de broche est monté par des paliers de précision 6 et 7 dans la perforation de la colonne 1. L'entrainement de l'écrou 4 est assuré par une transmission 8 à courroie crantée. Une courroie crantée 9 passe sur une roue den- tée 11 qui est solidaire de l'écrou 4 et une roue dentée 12 fixée sur l'axe 13 d'un moteur 14. Le moteur 14 est accouplé par bride à un bloc de retenue 16 disposé de façon réglable sur la colonne 1. Au moyen d'une vis de réglage 17, on fait coulisser le bloc de re- tenue 16, ce qui permet de régler la tension de la courroie crantée. Le dispositif de levage de broche représenté par le des- sin n'est pas à blocage automatique. En cas de rupture de la cour- roie crantée 9, la roue dentée 11 serait mise en rotation par le poids du porte-meule non représenté, supporté par la tige filetée 3, de sorte que celle-ci tomberait vers le bas avec une vitesse crois- sante. La transmission à courroie crantée 9, qui permet en elle- même une transmission, avec très peu de jeu, du couple du moteur à l'écrou 4 et qui doit donc être considérée comme un moyen préfé- rentiel de transmission du couple, constitue donc un risque pour la sécurité de fonctionnement de la machine. Par suite, pour aug- menter la sécurité de fonctionnement de la machine, parallèlement à la transmission 8 à courroie crantée, est prévu, selon l'inven- tion, un train 18 de roues dentées. Celui-ci est formé de trois roues 19, 21 et 22, parmi lesquelles la roue 19 est reliée solidai- rement à l'axe 13 du moteur 14 et la troisième roue 22 est montée de façon solidaire en rotation sur l'écrou 4. La roue dentée 21, disposée entre les roues 19 et 22, est montée par son axe 23 dans la colonne 1. Le train 18 formé des roues dentées 19, 21 et 22 a un jeu relativement grand de façon que, lors du fonctionnement normal, il suive librement la rotation parallèlement à la trans- mission 8 à courroie crantée sans influencer celle-ci. Le jeu du train de roues dentées peut être réglé, en même temps que la ten- sion de la courroie crantée, avec la vis de réglage 17. Pour régler la roue dentée 19 relativement à la roue dentée 12 de la transmis- sion 8 à courroie crantée, il est prévu une vis de fixation 24 dont le desserrage permet une rotation de la roue 19 relativement à la roue 12 autour de l'axe 13 du moteur. Le train 18 de roues dentées, qui est prévu parallèlement à la transmission 8 à courroie crantée et qui présente naturellement le même rapport de démultiplication que celle-ci, empêche, en cas de rupture de la courroie crantée 9, la rotation libre de la roue dentée 11 et de l'écrou 4 et donc la chute de la tige filetée 3 et augmente ainsi la sécurité de fonc- tionnement de la machine. Selon la figure 2, un dispositif de surveillance de la tension de la courroie crantée est prévu. Ce dispositif de surveil- lance se compose d'un organe de surveillance 26 qui réagit à la rupture de la courroie crantée 9. Comme organe de surveillance, on peut envisager des transducteurs opto-électroniques, des pal- peurs mécaniques, etc... L'organe de surveillance 26 est relié, par l'intermédiaire d'un groupe amplificateur 27, à un dispositif de commande 28 qui est constitué de telle sorte qu'il met hors d'action le moteur 14 en cas de rupture de la courroie crantée 9. Le dispositif de commande 28 peut être un simple dispositif de manoeuvre qui, lorsqu'il se présente des impulsions correspondantes à la sortie de l'amplificateur 27, coupe la tension d'alimentation du moteur 14. Grâce à ce dispositif de surveillance, on est assuré que la machine s'arrête immédiatement quand la courroie crantée 9 se rompt. Cela est avantageux, car le train 18 de roues dentées ne présente pas l'absence de jeu nécessaire à une machine de précision. On a décrit l'invention à propos de l'exemple d'une rec- tifieuse de surfaces planes munie d'un dispositif de levage de bro- che présentant une broche filetée à billes. Il est évident que 250C330 l'utilisation du train de roues dentées parallèle à la transmis- sion à courroie crantée est rationnelle pour toutes les machines- outils qui comportent un dispositif de levage de broche sans blo- cage automatique. L'avantage particulier de l'invention réside dans une augmentation de la sécurité de fonctionnement et de la sécurité du personnel. En même temps, grâce à la surveillance de la tension de la courroie dentée, on est assuré qu'un usinage in- correct de pièces soit exclu en cas de rupture de la courroie cran- tée, car à chaque rupture, la machine s'arrête immédiatement. REVENDICATIONS 1. Machine-outil, en particulier une rectifieuse de sur- faces planes, comportant un dispositif de levage de broche formé d'une tige filetée et d'un écrou pour le réglage de hauteur d'un porte-outil, en particulier du porte-meule d'une rectifieuse de surfaces planes, ainsi qu'un moyen d'entraînement pour l'actionne- ment du dispositif de levage de broche, machine caractérisée par le fait que le dispositif (2) de levage de broche est relié ciné- matiquement au moyen d'entraînement (14) par l'intermédiaire d'une transmission (8) à courroie crantée, Épandis que, parallèlement à la transmission (8) à courroie crantée, est prévu en outre un train (18) de roues dentées reliant cinématiquement le moyen d'entraînement (14) au dispositif de levage de broche (2). 2. Machine selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le train (18) de roues dentées présente un jeu réglable. 3. Machine selon l'une des revendications 1 et 2, caracté- risée par le fait que le train (18) de roues dentées présente un nom- bre impair de roues (19, 21, 22). 4. Machine selon l'une des revendications 1 à 3, caracté- risée par le fait qu'elle comporte un moyen (26) de surveillance de la tension de la courroie crantée qui est relié à un dispositif de commande (27, 28) qui met hors d'action le moyen d'entraînement (14) aussitôt que la tension de la courroie crantée devient inférieure à une valeur prescrite. 5. Machine selon l'une des revendications 1 à 4, caracté- risée par le fait que la tige filetée (3) est solidaire en rotation du porte-outil et que, parallèlement à la transmission (8) à cour- roie crantée, est disposé un train (18) de roues dentées qui présen- te un jeu réglable et qui relie cinématiquement au moyen d'entraine- ment (14) l'écrou (4) disposé de manière à pouvoir tourner, mais en position fixe.