Jusqu'à présent on colorait les feuilles de "cerlophane" (cellulose régénérée) selon le procédé des colorants substantifs ou par impression. taîheureusement, ces teintures sont peu solides au mouillé, ce qui est particulièrement grave lorsque ces feuilles doivent servir à emballer des denrées alimentaires. Une autre possibilité pcur teindre en transparence des feuilles de cellophane consiste à utiliser des compositions tinctoriales telles que celles décrites dans le brevet de la R.F.A. nO 1 245 032 ; mais ces teintures aussi présentent des propriétés de solidité insuffisantes. Or, la Demanderesse a trouvé un procédé pour teindre en transparence des feuilles de cellophane, selon lequel on ajoute pendant la fabrication des feuilles, une dispersion d'un colorant de cuve à la solution de viscose, puis, après le passage dans un bain de désulfuration, on passe la feuille coagulée dans un bain de réduction, on la rince, on passe la feuille dans un bain d'oxydation et on achève le traitement de façon connue. Le procédé selon l'invention est effectué de la manière suivante : un colorant de cuve commercial usuel est d'abord dispersé dans de l'eau, tous les représentants de cette classe, tels qu'ils sont décrits dans le Colour Index, pouvant être utilisés. Si le colorant se présente sous forme de pâte, il faut seulement diluer cette pâte avec de l'eau. Les produits solides contiennent normalement des dispersants et peuvent être aisément dispersés dans de l'eau à l'aide d'un agitateur. La concentration de colorant dans cette dispersion se situe généralement entre 5 et 20,e en poids. Cette dispersion de colorant est ensuite ajoutée à la solution de viscose et mélangée avec elle, en une quantité telle que la feuille finie contienne selon l'intensité de couleur désirée, entre 0,1 et 10% en poids de colorant. On peut aussi injecter la dispersion tueuse telle quelle ou mélangée avec une petite quantité de viscose comme solutionmère dans la viscose juste avant le passage par la buse à filer. t viscose est ensuite pressée par la fente de la filière dans un bain de coagulation. ta feuille qui se forme passe ensuite par d'ures bains de coagulation et par le bain de désulfuration.Puis on passe la feuille par un bain de réduction chauffé à 60-100 C, qui peut contenir, par exemple, 20-100 g de dithionite de sodium et 20-100 g de lessive de soude (38 Bé) par litre doleau. Après un bref bain de rinçage à l'eau froide, la feuille passe dans un bain d'oxydation qui est amené, par exemple avec de l'hypochlorite de sodium, à une teneur de 1-5 g de chlore actif par litre. Pour finir, la feuille est traitée de manière connue avec un plastifiant, puis séchée. Le nouveau procédé se prête particulièrement à la teinture de feuilles, mais aussi à la teinture défibres. Outre le procédé à la viscose, on peut employer de la même façon le procédé au cuproammonium. On obtient ainsi des teintures tout à fait transparentes avec de bonnes propriétés de solidité, en particulier de solidité au mouillé. En comparaison avec les teintures produites avec des colorants substantifs ou avec les préparations de teinture décrites dans le fascicule de brevet de la R.F.A. nO 1 245 032, les teintures obtenues selon le procédé de cette invention sont caractérisées par une meilleure solidité à la lumière et au blanchiment, de même que par une meilleure stabilité de la dispersion de colorant dans la viscose. L'exemple suivant illustre l'invention EgEMPI;E A partir du colorant de cuve commercial Vat Orange 1, C.I. 59 105 on prépare à l'aide d'un agitateur rapide (600 t/mn) en 15 minutes une dispersion aqueuse à 20yéÓ. On incorpore 25 g de cette dispersion dans 1250 g d'une viscose de filature contenant 8% d'a-cellulose et habituellement utilisée pour la fabrication de cellophane, et on réduit la pression pendcznt 3 heures pour éliminer 11 air piégé par l'agitation. De la viscose ainsi pigmentée, on tire des feuilles, que l'on coagule et régénère.Immédiatement après la désulfuration, qui est nécessaire dans la préparation de cellophane, on traite une partie due la feuille pendant 30 secondes avec 60 g/litre de dithionite de sodium et avec 50 g/litre de lessive de soude (380Bé) à une température de 85-950C, on la rince à froid, on l'oxyde avec un bain d'hypochlorite de sodium (3 g de clore actif par litre), et on la traite ultérieurement de la manière habituelle. L'autre partie de la feuille est traitée de la même manière, mais sans le passage par les bains de réduction et d'oxydation. L'appréciation du point de vue coloristique des deux feuilles en cellophane montre que l'échantillon, qui a été traité ultérieurement de manière normale, est teint en orange terne, très couvrant,tandis que la feuille soumise aux traitements de réduction et d'oxydation présente une nuance jaune d'or parfaitement transparente. On obtient de la même façon une teinture transparente rouge brillant en utilisant le colorant Vat Red 14, C.I. 71 110. REVENDICATION Procédé pour colorer dans la masse, en nuances transparentes, des feuilles de cellulose régénérée du type "cellophane", procédé -caractérisé en ce qu'on ajoute une dispersion drun colorant de cuve à la solution de viscose et, après passage par le bain de désulfuration, on passe la feuille coagulée par un bain de réduction, on la rince, on la passe par un bain d'oxydation et on la traite ultérieurement.