L'invention concerne les dispositifs de départ pour carburateur de moteur à combustion interne. On connait des dispositifs de départ pour carburateur qui comporte successivement, dans un conduit d'admission, d'aval en amont, un organe d'étranglement principal actionné par l'utilisateur, un système de jaillissement principal de combustible et un organe d'étranglement auxiliaire sollicité à la fermeture par un organe thermostatique, sensible à la température du moteur, quand ladite temperature est inférieure à une valeur limite, et à ltouverture par le courant d'air qui le contourne, et par un élément pneumatique soumis à la pression régnant dans le conduit d'admission en aval de l'organe d'étranglement principal. Ces dispositifs comportent également, en général, des moyens auxiliaires destinés à empêcher l'organe d'étranglement principal de se refermer au-delà d'une ouverture minimale fonction de la température du moteur.Un dispositif de ce genre, dans lequel les moyens auxiliaires sont constitués par une came dite de ralenti accéléré , est décrit dans le brevet français n 1 302 536 du 17 juillet 1961 au nom de la société demanderesse. Dans les dispositifs de départ de ce genre, la dépression importante qui règne au niveau du système de jaillissement principal lorsque l'organe d'étranglement auxiliaire (volet excentré en général) est fermé par l'organe thermostatique, permet d'obtenir un mélange air-combustible de richesse élevée pendant le fonctionnement sur démarreur. I1 faut ensuite diminuer rapidement la richesse dès que le moteur est lancé pour éviter l'engorgement et le calage du moteur. Pour cela, une certaine ouverture du volet est nécessaire ; elle est obtenue grâce à la dépression qui règne en aval de l'organe d'étranglement principal et agit sur l'élément pneumatique actionnant le volet de départ dans le sens de ltouverture. Iss dispositifs de départ existants de ce genre présen tent an inconvénient qui se manifeste sicn figure l'organe d'étrglement principal immédiatement après démarrage : après le démarrage du moteur froid, la dépression dans le conduit d'admission en aval de l'organe d'étranglement principal est élevée et elle est suffisante pour agir sur l'élément pneumatique qui assure ltou- verture partielle du volet de départ contre l'effort de fermeture de l'élément thermostatique. Mais si alors on ouvre légèrement l'organe d'étranglement principal, au-delà de la position d'ouverture minimale imposée par la température de démarrage, la dépression dans le conduit d'admission en aval dudit organe d'étranglement principal diminue et elle devient parfois insuffisante pour maintenir l'ouverture partielle du volet de départ.De plus, à bas régime et-en forte charge, le débit d'air aspiré par le moteur est insuffisant pour maintenir le volet de départ suffisamment ouvert contre l'action de fermeture de l'élément thermostatique. Il en résulte que le volet se referme et que la richesse du mélange air-combustible fourni au moteur devient alors trop élevée et peut entrainer le calage du moteur. L'invention vise à fournir un dispositif de départ répondant mieux que ceux antérieurement connus aux exigences de la pratique, notamment en ce qu'il permet d'écarter l'inconvénient ci-dessus. Dans ce but, l'invention propose un dispositif du type ci-dessus défini qui comprend un électro-aimant monté de façon à être mis en circuit en même temps que l'allumage du moteur et susceptible de retenir la partie mobile de l'élément pneumatique dans la position oU elle est amenée par la dépression qui règne en aval de l'organe d'étranglement principal. Pour cela, la partie mobile de l'élément pneumatique peut comporter l'armature mobile de l'électro-aimant, dont la partie fixe peut constituer la butée déterminant la position d'ouverture partielle dans laquelle l'élément pneumatique amène organe d'étrangle-. ment auxiliaire. La partie fixe de l'électro-aimant est avantageusement munie de moyens permettant de régler sa position et donc l'intervalle qui subsiste au repos entre la partie fixe et la partie mobile, munie d'un ressort de rappel qui tend à l'écarter de la partie fixe et à l'amener en appui contre une butée faisant partie du boitier du carburateur. On peut ainsi régler la position d'ouverture partielle de l'organe d'étranglement auxiliaire que maintient ltélectro-aimant. Toutefois, il faut evidemment que la force d'attraction exercée par l'électroaimant sur l'organe mobile au repos soit inférieure à la force nécessaire pour le déplacer à partir de sa position de repos contre l'action du ressort de rappel. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit d'un carburateur inversé muni d'un dispositif constituant un mode particulier de mise en oeuvre de l'invention , donné à titre d'exemple non limitatif. La description se réfère aux dessins qui l'accompagnent, dans lesquels - la figure 1 montre schématiquement le carburateur en coupe verticale, les différents éléments étant représentés dans la position qu'ils occupent moteur froid et à l'arrêt - la figure 2, similaire à la figure 1, montre le dispositif immédiatement après démarrage du moteur, à la même température ambiante que sur la figure 1 et alors que l'organe d'étranglement principal a été entr'ouvert au-delà de la position d'ouverture minimale imposée par la température ambiante. Le carburateur comprend dans son conduit d'admission 1, d'aval en amont, un organe d'étranglement principal 2 constitué par un papillon, actionné par l'utilisateur et monté sur un axe 3, un système de jaillissement principal de combustible émulsionné d'air (non représenté) débouchant au niveau d'un venturi et, dans l'entrée d'air 6 du conduit d'admission 1, un organe d'étranglement auxiliaire constitué par un volet de départ excentré 7 monté sur un axe 8 solidaire d'un levier'12. Des moyens (non représentés) règlent l'ouverture minimale du papillon en fonction de la température du moteur. Le levier 12 est relié par une tringle 15 à un levier 16 solidaire d'un axe 17 et d'un levier 18 muni d'un doigt 18a courant avec l'extrémité libre 9a d'un organe thermostatique, tel au'une spirale bimétalliaue 9 montrée partiellement sur les figures 1 et 2. Cette spirale est réglée pour que son extrémité libre 9a se déplace dans le sens des aiguilles d'une montre lorsque la spirale se réchauffe. La spirale bimétallique 9 est contenue dans un boitier (non représenté) fixé sur le corps du carburateur et son extrémité interne est fixée à un bossage du boitier ; cette spirale est portée à une température représentative de celle du moteur par des moyens de chauffage classiques, tels au'une circulation d'air qui est passée à proximité d'une tubulure d'échappement du moteur, ou une circulation d'eau de refroidissement du moteur dans un conduit 10 (comme représenté sur les fiqures 1 et 2), ou encore des moyens électriques. Enfin, ltextrémitéRb du levier 18 est emprisonnée dans une échancrure 19 d'une tige 20 attelée à la membrane 21 d'un élément pneumatique ou capsule 22. La membrane 21 est enserrée entre une coupelle 23 et une rondelle 24 et divise la capsule 22 en deux compartiments 25 et 26. Le compartiment 25 est soumis à la pression atmosphérique par un orifice tel que 25a, tandis que le compartiment 26 est relié au conduit d'admission 1, en aval du papillon 2, par-une liaison 27 constituée d'un conduit souple 28 fixé, d'une part, sur un embout 29 de la capsule 22 et, d'autre part, sur un embout 30 d'un canal 31 débouchant dans le conduit d'admission 1 par un orifice 32. En outre, un ressort 33 exerce sur la rondelle 24 une force de rappel qui s'oppose à l'effort dû à la différence des pressions exercées sur les deux faces de la membrane 21. Cela étant, conformément à l'invention, la partie mobile de l'élément pneumatique 22, formée de la rondelle 24 et de la coupelle 23, enserrant la membrane 21, et de la tige 20, comporte l'armature mobile d'un électro-aimant 36 logé à l'intérieur d'un boitier 36a. Dans le mode de réalisation illustré, cette armature mobile est constituée par la rondelle 24, en matériau ferro-magnétique. La partie fixe de l'électroaimant est constituée d'un noyau 37 solidaire d'un manchon 38 en matériau électriquement isolant qui porte un bobinage d'excitation 39 en fil de cuivre émaillé. Le noyau 37 se termine à une extrémité par une pièce polaire 40 associée à l'armature mobile de l'électro-aimant 36. La pièce polaire 40 d'une part sert de butée à la rondelle 24 et, d'autre part, maintient le ressort 33 dans un alvéole central 41.L'autre extrémité du noyau 37 comporte une partie filetée 42 portant un écrou 43 permettant de régler la position de la partie fixe de l'électro- aimant 36 et, par conséquent, de la pièce polaire 40 à l'intérieur du boîtier 36a. Cette position est maintenue par un ressort 44 s'appuyant d'une part sur le boîtier 36a*, d'autre part sur le manchon 38 de l'électro-aiman-t 36. L'effort de compression du ressort 44 est nettement supérieur à celui du ressort 33. Un joint torique 45, retenu dans une gorge 46 du noyau 37, assure l'étanchéité du compartiment 26. Enfin, le bobinage 39 de l'électro-aimant 36 est relié, par l'intermédiaire de conducteurs tels que 47 traversant le boîtier 36a par des passages isolés tels que 48, de conducteurs isolés tels aue 49 et d'un interrupteur 50 fermé en même temps que le circuit d'allumage du moteur, à une source de courant 51 (qui peut être la batterie d'accumulateurs alimentant le circuit d'allumage du moteur). En suite de quoi on a le fonctionnement suivant Moteur froid à l'arrêt et avant fermeture du circuit d'allumage (figure 1), le volet de départ 7 est maintenu fermé par la spirale bimétallique 9, par l'intermédiaire des leviers 18 et 16, de la tringle 15 et du levier 12. Dès fermeture du circuit d'allumage du moteur et avant démarrage, l'interrupteur 50 est fermé et par conséquent le bobinage 39 de l'électro-aimant 36 est excité et tend à attirer la rondelle 24 vers la pièce polaire 40, contre l'action du ressort 33. Ia distance entre la pièce polaire 40 et la rondelle 24 est choisie suffisamment qrande pour au'avec l'intensité de courant que l'on fait passer dans le bobinage 39, aucun déplacement de la rondelle 24, et par conséquent de la tige 20, ne se produise : le volet 7 reste fermé. Immédiatement après démarrage du moteur, la dépression qui apparaît dans la partie du conduit 1 située en aval du papillon 2 est transmise au compartiment 26 par l'intermédiaire de la liaison 27 et provoque le déplacement de la membrane 21 jusqu'à amener la rondelle 24 en butée sur la pièce polaire 40 : le déplacement de la tige 20 entraîne l'ouverture partielle du volet 7, par l'intermédiaire de l'extrémité 18b du levier 18 coopérant avec un bord de l'échancrure 19 (bord droit sur les figures), du levier 16, de la tringle 15 et du levier 12. On peut régler l'ouverture partielle du volet 7 au moyen de l'écrou 43. Si on ouvre alors l'organe d'étranglement principal 2 au-delà de l'ouverture minimale imposée par les conditions de départ (figure 2), la dépression régnant en aval dudit organe d'étranglement 2 diminue fortement et devient insuffisante pour maintenir l'ouverture partielle du volet 7. La rondelle 24 n'en reste pas moins en contact avec la pièce polaire 40, du fait de la force d'attraction très importante qui existe lorsque ladite rondelle 24 et ladite pièce polaire 40 sont en contact. Le dispositif suivant l'invention évite donc la fermeture (à faible régime et à forte charge du moteur) du volet de départ, fermeture qui provoque un enrichissement pouvant entraîner le calage du moteur. REVENDICATIONS 1. Dispositif de départ pour carburateur de moteur à combustion interne qui comporte successivement, dans un conduit d'admission, d'aval en amont, un organe d'étranglement principal actionné par l'utilisateur, un système de jaillissement principal de combustible et un organe d'étranglement auxiliaire sollicité à la fermeture par un organe thermostatique sensible à la température du moteur, quand ladite température est inférieure à une valeur limite, et à l'ouverture par le courant d'air qui le contourne et par un élément pneumatique soumis à la dépression régnant dans le conduit d'admission en aval de l'organe d'étranglement principal, caractérisé en ce qu'il comprend un électroaimant monté de façon à être mis en circuit en même temps que l'allumage du moteur et susceptible de retenir la partie mobile de l'élément pneumatique danslaposition où elle est amenée par la dépression qui règne en aval de l'organe d'étranglement principal. 2. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la partie mobile de l'élément pneumatique comporte l'armature mobile de l'électro-aimant. 3. Dispositif suivant la revendication 2, caractérisé en ce sue la partie fixe de ltélectro-aimant constitue une butee limitant le déplacement de ladite partie mobile dans le sens de l'ouverture de l'organe d'étranglement auxiliaire. 4. Dispositif suivant la revendication 3, caractérisé par des moyens permettant d'ajuster la position de la partie fixe de ltelectro-aimant.