La présente invention concerne un procédé de traitement d'un échantillon de liquide corporel destiné à être soumis à un examen diagnostique, l'invention pouvant s'appliquer, à titre d'exemples non limitatifs, à des liquides corporels, tels que l'urine, l'ascite ou le liquide pleural. Dans de nombreuses maladies, il est essentiel, pour assurer un traitement efficace, de découvrir l'état de la maladie et d'effectuer un certain diagnostic à un stade précoce. C'est le cas, par exemple, pour des maladies tumorales comme le cancer et l'espérance de survie du cancéreux dépend entièrement de l'étendue de la tumeur cancéreuse au moment du diagnostic. Le diagnostic des maladies tumorales peut être réalisé par l'examen microscopique de l'aspect et de l'aptitude à se colorer des cellules corporelles, c'est-à-dire par l'examen cytologique, qui est effectué quotidiennement dans certains hôpitaux qui disposent de médecins spécialisés dans ce type d'examens. Des spécimens destinés à l'examen cytologique peuvent être prélevés dans le tissu corporel par piqûres d'épingles ou par raclage d'une membrane muqueuse pour en prélever un spécimen de cellules ; le spécimen est alors traité par un fixateur qui stoppe le métabolisme des cellules tout en préservant leur aspect et leur aptitude à se colorer. On obtient ainsi une petite préparation durable qui peut être ensuite envoyée par la poste à un laboratoire qui effectue l'examen cytologique.On a ainsi pu découvrir par cette méthode, par exemple un cancer abdominal à un stade précoce. Des cellules corporelles sont rejetées en continu par la vessie et l'urètre et elles sont évacuées avec l'urine. En effectuant l'examen cytologique de telles cellules provenant d'un échantillon d'urine, on peut établir la présence de cellules cancéreuses, s'il y en a, si bien qu'on peut diagnostiquer un cancer de la vessie. A l'heure actuelle, un tel examen des cellules d'échantillons d'urine est effectué dans des hpitaux disposant de cytologistes, où cet examen peut donc être entrepris dans les meilleurs délais après le prélèvement. En effet, les cellules présentes dans des échantillons d'urine sont rapidement détruites par putréfaction, si bien qu'il est impossible d'effectuer un examen microscopique convenable des après quelques heures seu lement d'attente. Il est hautement souhaitable de pouvoir recueillir des spécimens de liquides corporels, en particulier des échantillons d'urine, pour effectuer leur examen cytologique, même dans des hôpitaux dépourvus de cytologistes. Cependant, pour un tel spécimen, il faut une quantité de liquide relativement importante, ce qui représente un inconvénient lorsque l'échantillon doit être envoyé au laboratoire par la poste. De plus, comme l'échantillon doit être fixé pour éviter que les cellules ne soient détruites, ce qui est réalisé par addition d'un fixateur liquide, le volume de liquide est encore accru. Pour réduire le volume de liquide, il serait souhaitable de disposer d'un concentré d'un échantillon d'urine présentant un fort pourcentage de cellules corporelles. Cependant, on ne dispose encore actuellement d4aucune méthode simple et sûre, ni d'aucun équipement permettant de la mettre en oeuvre. Des malades souffrant d'un cancer de l'urètre ont souvent présenté des troubles de la vessie pendant longtemps, six mois par exemple, airant qu'un diagnostic correct ait pu être effectué. Le diagnostic de l'infection de l'urètre est généralement effectué à un stade précoce et le malade est alors traité pendant une longue période. Lorsque ce traitement ne produit pas le résultat désiré, la membrane muqueuse de la vessie est inspectée à l'aide dn instrument, appelé cystoscope, pour établir la présence fiossible d'un cancer Cet examen est douloureux et doit souvent autre effectué sous nesthésie. De plus, des cellules cancéreuses sont souvent présentes dans l'urine avant que la tumeur ne soit devenue visible dans la vessie. La présente invention a pouç but d'éliminer les inconvénients mentionnés plus haut et de permettre la découverte en particulier du cancer dans la vessie, à un stade précoce et cela d'une façon peu gênante pour le patient et simple et store pour le personnel médical.L'invention a en conséquence pour objet un procédé de traitement d'un échantillon de liquide corporel destiné à l'examen diagnostique, qui est caractérisé en ce qu'on fait décanter cet échantillon pendant un temps prédéterminé dans la première chambre d'un récipient, lequel comporte une deuxième chambre distincte renfermant une certaine quantité d'un fixateur, on sépare et l'on enferme une portion de l'échantillon contenant une quantité prédéterminée de concentré présentant une concentration élevée en cellules corporelles décantées, dans une troisième chambre formée par le cloisonnement d'une partie de la première chambre, on évacue le liquide restant du récipient et on relie les deuxième et troisième chambres pour former une seule chambre hermétique dans laquelle le concentré est mélangé au fixateur. L'invention a également pour objet un dispositif permet tant la mise en oeuvre du procédé ci-dessus. Conforméme å l'invention, ce dispositif est caractérisé en ce qu'il coMprend un récipient en matériau tubulaire spuple, qui comporte une première chambre (chambre de décantation), une deuxième chambre distincte contenant une certaine quantité de fixateur, des moyens de cloisonnement d'une partie de la première chambre après la décantation, pour former une troisième chambre distincte contenant le concentré décanté et des moyens pour faire ensuite cammuniquer les deuxième et troisième chambres. Outre les dispositions qui précèdent, l'invention comprend encore d'autres dispositions, qui ressortiront de la description qui va suivre. L'invention sera mieux comprise à l'aide du complément de description qui va suivre, qui se réfère au dessin annexé dans lequel - les Figures 1 et 2 montrentdesvues en élévation frontale et latérale respectivement, d'un mode de réalisation préféré du dispositif conforme à la présente invention, dans la position occupée lors la décantation ; - les Figures 3 et 4 montrent des vues correspondantes du dispositif contenant l'échantillon traité, et - la Figure 5 représente une pince destinée à fermer hermétiquement le dispositif. Il doit etre bien entendu, toutefois, que ce dessin et les parties descriptives correspondantes sont donnés uniquement & titre d'illustration de l'objet de l'invention dont ils ne constituent en aucune manière une limitation. Le dispositif représenté aux Figures 1 et 2 comprend un récipient tubulaire 1, réalisé de préférence en matière plastique souple. Un entonnoir 2 démontable est disposé à l'extrémité supérieure du récipient et une étiquette 3 d'identification est fixée à son extrémité. inférieure. La partie inférieure la du récipient 1 renferme un fixateur et elle est séparée du reste du récipient par une pince amovible 4. Le fixateur peut comprendre de l'alcool et de l'acide acétique et son volume peut être d'environ 5 ml. Lorsqu'on utilise ce dispositif, on introduit environ 200 ml d'urine dans la partie supérieure lb du récipient, puis on suspend verticalement le système en position verticale à un crochet ou similaire (non représenté). Dans ce but, l'entonnoir 2 comporte une ouverture 2a. Le niveau du liquide dans le récipient est représenté par la référence 5. On laisse ensuite décanter l'échantillon et les cellules corporelles tomber au fond de la partie supérieure lb du récipient. En supposant que le récipient a 25 mm de diamètre et 400 mm de longueur, une durée de décantation de 15 à 30 minutes suffit pour obtenir un concentré de cellules convenable. Lorsque la durée de décantation est achevée, on applique une autre pince 4 représentée en traits discontinus à la Figure 1, au-dessus de la première pince. La position de la seconde pince est représentée par une marque 6 apposée sur le récipient 1. On sépare ainsi un échantillon d'urine d'environ 5 ml présentant une concentration élevée en cellules corporelles et on l'enferme entre les deux pinces 4. La fraction de l'échantillon d'urine qui subsiste au-dessus de la pince supérieure est évacuée du récipient; la plus grande partie de la portion supérieure du récipient est alors vide ; elle est ensuite coupée et éliminée. La pince inférieure 4 est alors enlevée ; l'échantillon d'urine concentré entre alors au contact du fixateur contenu dans la partie inférieure du récipient et se mélange à celui-ci. Les cellules présentes dans l'échantillon d'urine sont ainsi fixées et leur métabolisme est stoppé. L'échantillon d'urine ainsi traité se conserve pendant une période pratiquement illimitée. Si on le désire, on peut utiliser la pince enlevée pour fermer hermétiquement l'extrémité libre coupée du récipient 1, à titre de mesure de sécurité supplémentaire pour empêcher toute fuite, de la façon représentée aux Figures 3 et 4. La pince illustrée par la Figure 5 est de préférence en matière plastique ; elle comporte deux branches 7 et 8 reliées entre elles par une charnière à une de leurs extrémités, tandis que leur autre extrémité est pourvue d'un mécanisme de verrouil lage.Une branche 7 est munie d'un élément 9 élastique en caoutchouc assurant une fermeture hermétique efficace en position fermée. L'étiquette 3 fixée sur le récipient 1, reçoit le nom et d'autres informations concernant le malade ou toute autre information nécessaire permettant une identification certaine de l'échantillon. L'échantillon obtenu en mettant en oeuvre le procédé et le dispositif conformes à la présente invention, présente tous les avantages recherchés, tels qu'une concentration élevée en cellules corporelles, une bonne durée de conservation, un faible volume et un faible poids. En conséquence, l'échantillon est tout-à-fait adapté pour être envoyé par la poste à un laboratoire cytologique, afin d'y être examiné. Dans ce-but, l'échantillon est placé dans une enveloppe étanche aux liquides appropriée. De plus, il est clair que le procédé décrit ci-dessus peut être mis en oeuvre sans difficulté par le personnel médical ordinaire et ne nécessite ni habileté ni formation spéciales, ni aucun équipement coûteux et complexe. I1 résulte de la description qui précède que, quels que soient les modes de mise en oeuvre, de réalisation et d'application adoptés, l'on obtient un procédé et un dispositif pour le traitement d'échantillons de liquides corporels qui présentent par rapport aux procédés et dispositifs visant au même but antérieurement connus, des avantages importants dont certains ont été mentionnés dans ce quiprécède et dont d'autres avantages ressortiront de l'utilisation desdits procédé et dispositif. Ainsi que cela ressort de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes de mise en oeuvre, de réalisation et d'application qui viennent d'être décrits de façon plus explicite ; elle en embrasse au contraire toutes les variantes qui peuvent venir à l'esprit du technicien en la matière, sans s'écarter du cadre, ni de la portée,de la présente invention. REVENDICATIONS 1. Procédé de traitement d'un échantillon de liquide corporel destiné à l'examen diagnostique, caractérisé en ce que l'on fait décanter l'échantillon pendant un temps prédéterminé dans une première chambre d'un récipient qui comprend une deuxième chambre distincte contenant une certaine quantité d'un fixateur, en ce que l'on sépare et enferme une partie de l'echantil- lon contenant une quantité prédéterminée de concentré à teneur élevée en cellules corporelles décantées, dans une troisième chambre obtenue par cloisonnement d'une partie de la première chambre, en ce qu'on évacue le liquide restant du récipient et en ce qu'on relie les deuxième et troisième chambres susdites pour former une seule chambre fermée hermétiquement dans laquelle le concentré est mélangé au fixateur. 2. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon la Revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend un récipient en matériau tubulaire souple, comportant une première chambre (chambre de décantation), une deuxieme chambre distincte contenant une certaine quantité de fixateur et un moyen de cloisonnement d'une partie de la première chambre après la décantation, de façon à former une troisième chambre distincte contenant le concentré décanté et un moyen pour faire ensuite communiquer les deuxième et troisième chambres.