La présente invention concerne un dispositif d'inviolabilité pour un raccord, réalisé par exemple au moyen d'un écrou, destiné à solidariser entre eux deux éléments. L'invention s'applique plus particulièrement à la protection contre le démontage de l'écrou qui sert, dans certains robinets thermostatiques de radiateurs,à fixer la tête thermostatique du robinet sur le corps de celui-ci (voir par exemple la demande française 76.01 051) Dans certains locaux publics ou sur des installations collectives, on assiste fréquemment à des démontages intempestifs des têtes thermostatiques.Même si la tête thermostatique n'est pas définitivement perdue, ces démontages peuvent avoir des conséquences néfastes sur le fonctionnement ultérieur de la tête thermostatique et donc du robinet: par exemple,l'auteur du démontage peut volontairement ou non modifier l'étalonnage initial de la tête thermostatique ou encore détériorer certaines parties fra giles telles que l'élément thermosensible. Par ailleurs, certaines têtes thermostatiques, destinées à des locaux d'habitation, sont équipées d'un dispositif rendant compte de la position angulaire du bouton de réglage du robinet à des fins de facturation; c'est notamment le cas pour le robinet décrit dans la demande franc-aise 76.01 051 précitée. Ce dispositif doit bien entendu être réglé une fois pour toutes sans que l'utilisateur puisse y avoir accès. L'invention a pour but de fournir un dispositif pour rendre indémontablesces têtes thermostatiques de robinet ou, plus généralement, tout raccord entre deux éléments. A cet effet, le dispositif suivant l'invention comprend une bague qui est adaptée pour coiffer complètement les organes de raccordement et qui est constituée de deux parties munies d'organes de solidarisation à action irréversible. Le montage de ce dispositif est particulièrement aisé lorque les deux parties de la bague sont semi-circulaires et ont une structure identique et lorsque les organes de solidarisation sont des organes d'encliquetage. L'invention a également pour objet un robinet thermostatique dont l'écrou de raccordement entre la tête thermostatique et le corps du robinet est équipé d'un dispositif d'inviolabilité tel que défini ci-dessus. D'autres caractéristiques de l'invention apparaîtront au cours de la description ci-après, donnée uniquement à titre d'exemple et en faisant référence aux dessins annexés,sur lesquels la Fig. 1 est une vue, en coupe pour la moitié gauche et en vue extérieure pour la moitié droite, montrant une bague d'inviolabilité suivant l'invention montée sur l'écrou de raccordement entre la tête thermostatique d'un robinet de chauffage central et le corps de ce robinet; la Fig. 2 est une coupe prise suivant la ligne 2-2 de la Fig. 1, montrant la bague d'inviolabilité seule; la Fig. 3 est une vue analogue à celle de la Fig. 2 mais qui ne représente qu'une des deux demi-bagues constituant la bague d'inviolabilité de cette Fig. 2; la Fig. 4 est une coupe prise suivant la ligne 4-4 de la Fig. 3;; la Fig. 5 est une vue de la demi-bague de la Fig. 3 prise en regardant suivant la flèche 5 de cette Fig. 3; la Fig. 6 est une vue de la même demi-bague prise en regardant suivant la flèche 6 de la Fig. 5; la Fig. 7 montre un détail de cette demi-bague, en coupe suivant la ligne 7-7 de la Fig. 6; la Fig. 8 est une vue de la demi-bague prise en regardant suivant la flèche 8 de la Fig. 6 La Fig. 1 montre le montage coaxial suivant un axe vertical X-X d'une tête thermostatique 1 d'un robinet de radiateur de chauffage central sur le corps 2 de celui-ci au mwyen d'un écrou 3. La tête thermostatique 1 comporte notamment un volant ou bouton d'affichage rotatif 4 dont seule la base est visible à la Fig. 1, et une embase 5 solidarisée en rotation et en translation sur le corps 2 du robinet au moyen de l'écrou 3.L'embase 5 se termine à sa partie inférieure par des montants 6, par exemple au nombre de quatr?,portant à leur extrémité des profils d'accrochage ou épaulements extérieur 7 sur lesquels vivent prendre appui une collerette 8 prévue à la partie supérieure de l'écrou 3. Le corps 2 est par exemple en forme générale de T; il présente deux tubulures verticales alignées, la tubulure supérieure 9 étant raccordée à la tête 1 et présentant une extrémité supérieure filetée 10 qui reçoit par vissage l'écrou 3, les deux autres tubulures (non re présentées)sérvant à l'entrez et à la sortie du fluide caloporteur. L'écrou 3 porte sur sa périphérie extérieure des cannelures pour faciliter l'assemblage. L'écrou 3 est coiffé par une bague d'inviolabi- lité li constituée de deux demi-bagues quasi-identiques 12 et 13 moulées en une matière plastique telle qu'un acétal copolymère, s'étendant chacune approximativement sur une demi-circonférence et se rejoignant dans un plan axial P (Fig. 2). Chaque demi-bague est constituée d'une paroi latérale 14, de deux parois d'extrémités supérieure 15 et inférieure 16, ainsi que d'organes d'encliquetage composés d'une part d'un crochet ou cliquet 17 porté par une extrémité de la demi-bague et d'autre part d'une cavité ou rainure 18 portée par son autre extrémité. Une demi-bague, par exemple la demi-bague 12, va maintenant être décrite plus en détail en faisant référer ce aux Fig. 3 à 9. La paroi latérale 14 de la bague est d'épaisseur à peu près constante et s'étend sur une demi circonférence.Intérieurementwcette paroi est lisse et à peu près semi-cylindrique. Extérieurement, elle porte à l'une de ses extrémités, sur à peu près la moitié de sa hauteur, un relief extérieur 19 au sein duquel est ménagée la rainure 18 constituant la partie femelle des organes d'encliquetage des demi-bagues l'une sur l'autre. Le relief 19 a une forme générale de parallélépipède dont une face 20 est contenue dans le plan P et dont une face extérieure 21 est perpendiculaire à ce plan.La face 22 opposée à cette face 21 est curviligne et est constituée par une partie de la face intérieure de la paroi 14, tandis que la quatrième face verticale 23 se raccorde à la face extérieure de la paroi 14 par un arrondi 24. La cavité d'encliquetage 18 comprend une première partie à section constante 25 qui part transversalement de la face 20 et une deuxième partie convergente 29 transversale à la première, qui part de la face 22. La cavité 18 a ainsi la forme générale d'un coude 90 ouvert à ses deux ex trémités et dont l'angle intérieur est aigu (environ 600 dans cet exemple) et matérialisé par une arête 27. A son autre extrémité, la paroi 14 porte, en regard du relief 19, une extension radiale 28 dont une face 29 est contenue dans le plan P et dont l'autre face 30 se raccorde par un arrondi 31 à la face extérieure de la paroi 14. Sur la face 29 fait saillie transversalement le cliquet 17. Celui-ci a, à sa base, une épaisseur maximale égale à la largeur de la partie 25 de la rainure 18. Cette épaisseur décroit ensuite, et le cliquet 17 se termine par un bec d'encliquetage 32 définissant un épaulement intérieur 32a parallèle au plan P et une rampe in clinée d'introduction 32b La paroi latérale 14 est renforcée extérieurement par deux ailes horizontales 33, 34 situées de part et d'autre, suivant l'axe X-X (Fig. 8), des reliefs 17 et 19. Dans le sens circonférentiel (Fig. 3), ces ailes sont constituées de deux parties et ne couvrent à peu près que les deux quarts extrèmes de la demi-bague; leur épaisseur, dans le sens radial, augmente jusqu'à une valeur égale à celle du relief 19 et de la paroi radiale 28, auxquels elles se raccordent. L'aile supérieure#33 a une hauteur légèrement supérieure à l'aile inférieure 34. Entre les deux ailes 33 et 34, la paroi 14 porte en creux un repère ou index vertical 35 coloré dont le rôle apparaîtra plus loin. Ce repère n'existe que sur la demi-bague 12 et constitue la seule différence entre les deux demi-bagues. L'extrémité des ailes 33 et 34 située du côté du relief 19 forme les parois inférieure et supérieure de celui-ci. La paroi supérieure 15 de la demi-bague 12 est plane, d'épaisseur constante et définit une ouverture circulaire 36 dont le diamètre est égal au diamètre extérieur de l'embase 5. Un ergot 37 fait saillie vers l'inté- rieur en un point médian. circonférentiellement décalé par rapport au repère 35. La paroi inférieure 16 est également d'épaisseur constante, mais elle se raccorde intérieurement à la paroi 14 par une ~ surface tronconique 38. Cette paroi 16 présente près de son extrémité opposée au repère 35 une échancrure 39 s'étendant sur environ 450 et destinée à faciliter la mise en place de la bague 11 autour du corps 2 du robinet. Le diamètre intérieur courant de l'ouverture centrale de la paroi 16 est légèrement inférieur à celui de la partie inférieure de l'écrou 3,et la distance séparant les parois 15 et 16 est pratiquement égale à la hauteur de cet écrou, comme on le voit à la Fig. 1. Pour mettre en place la bague d'inviolabilité 11, on amène radialement les deux demi-bagues 12 et 13 autour de l'écrou 3, après serrage de celui-ci, de façon à l'envelopper. Les becs 32 pénètrent dans les parties 25 en regard des cavités 18 en se déformant légèrement grâce à leurs rampes 32b lorsque les faces planes 20-29 limitant les demi-bagues entrent en contact l'une avec llau- tre, les épaulements 32a s'encliquettent exactement, sans jeu, derrière les arêtes 27 .Les parois des reliefs 19 masquent alors de tous côtés les cliquets 17 associés, de sorte que le double encliquetage réalisé est irréversible. Dans la position assemblée (Fig. 1), les parois supérieures 15 des demi-bagues épousent le contour de l'embase 5, et les parois inférieures 16 arrivent presque au contact de la partie non filetée de la tubulure 9 du corps 2 du robinet. Par conséquent, l'écrou 3 est entièrement recouvert par la bague 11, avec un léger jeu dans le sens radial mais sans jeu notable en hauteur; il est inaccessible, sauf en cassant cette bague, et il est par suite impossible de démonter la tête thermostatique 1. L'embase 5 et les montants 6 portent normalement un index (non représenté) avec lequel coopèrent des repères de température (non représentés) prévus autour du bouton de réglage 4. Cet index peut donc être caché, au moins partiellement,par la bague ll.C'est pourquoi on dispose celle-ci de façon que le repère 35 ménagé dans la paroi latérale 14 de la demi-bague 12 colncide avec l'index de l'embase 5. Les deux ergots 37 sont positionnés sur les parois 15 et dimensionnés de façon a s'adapter sans jeu entre les montants 6 de l'embase 5 pour bloquer la bague en rotation dans cette position angulaire. Ils empêchent égalementdefaire tourner sinniltanément l'écrou et la bague en serrant celle-ci au moyen d'une pi#nce. La bague cache entièrement l'écrou 3, ce qui réduit l'incitation au démontage de cet écrou. De plus, les reliefs 19 rendent invisibles les organes d'encliquetage, à savoir les cliquets ou crochets 17 et les rainures 18, ce qui réduit l'incitation au démontage à force de la bague 11. La bague d'inviolabilité de l'invention permet de supprimer le vol des têtes thermostatiques; elle supprime tout risque de modifications de l'étalonnage initial des têtes, ce qui garantit une régulation conforme aux conditions fixées. Dans le cas particulier où la tête thermostatique comporte un dispositif électrique permettant de rendre compte de la position angulaire du volant 4 d'affichage de la température de consigne, la bague 11 permet de la même façon d'éviter toute modification de l'etalonna- ge pouvant réagir sur la facturation et sur la répartition des charges de chauffage. - REVENDICATIONS 1.- Dispositif d'inviolabilité pour raccord entre deux éléments, notamment pour le montage d'une tête de robinet thermostatique de radiateur sur le corps du robinet au moyen d'un écrou, caractérisé en ce qu'il comprend une bague (11) qui est adaptée pour coiffer complètement les organes de raccordement (3) et qui est constituée de deux parties (12-13) munies d'organes de solidarisation à action irréversible (17-18). 2.- Dispositif suivant la revendication 1, carac térisé en ce que la section courante de la bague (11) a la forme d'un C dont l'ouverture est tournée radialement vers l'intérieur. 3.- Dispositif suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les deux parties (12-13) de la bague (11) sont seni-circulaires. 4.- Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les deux parties (12-13) de la bague (11) ont une structure identique. 5.- Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les organes de solidarisation sont des organes d'encliquetage(17-18). 6.- Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la bague (11) comporte des parois (19) masquant les organes de solidarisation (17-18). 7.- Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la bague (11) comporte des moyens (37) de blocage en rotation. 8.- Dispositif suivant la revendication 7, carac terse en ce que, dans le cas où l'un (1) des éléments raccordés (1-2) porte un organe rotatif (4), la bague (11) comporte un index (35) de position angulaire avec lequel coopèrent des repères portés par l'organe rotatif (4). 9.- Dispositif suivant l'une des revendications 7 et 8, caractérisé en ce que, dans le cas où l'un (1) des éléments raccordés (1-2) présente des évidements radiaux, la bague (11) est pourvue d'un ergot radial (37) de blocage en rotation destiné à pénétrer sans jeu circonférentiel dans l'un de ces évidements. 10.- Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que la bague (11) est moulée en matière plastique et est munie d'ailes radiales (20) de rigidification. 11.- Robinet thermostatique du type comprenant une tête thermostatique fixée sur le corps du robinet au moyen d'un écrou, caractérisé en ce que l'écrou est coiffé d'un dispositif d'inviolabilité (11) suivant l'une quelconque des revendications 1 à 10.