La présente invention se rapporte a une machine perfectionnée pour la fabrication de fils texturés par fausse-torsion. Cn connaît depuis longtemps le procédez de texturation de ils trern:oylcstiçues a filarenU; continus dit de "fausse-torsion", qui consiste a soumettre en continu ces fils å une surtorsion, a un traitement de fixation et enfin a une détorsion, éventuellement suivie d'une nouvelle fixation à l'état partiellement relaxé. Ce procedé étant largement répandu, il est inutile de le décrire ici en détail, puisque les spécialistes du moulinage le pratiquent avec succès a grande échelle depuis de très nombreuses années. Dans toutes les machines de texturation répandues a ce jour, le fil est renvidé sans torsion autre que la torsion de départ sur une bobine par un système de va-et-vient commandé par un jeu de cames, eventuellement, si l'on désire obtenir des bobines bi-coniques, associé å une barre-sinus. Ce type d'enroulement sur bobine présente le désavantage d'introduire des tensions irrégulières et variables selon l'angle de bobinage. Cet inconvénient est très marque notamment avec les fils de titres fins, par exemple inférieurs à 40 deniers, d t emploi courant en bonneterie. Pour régulariser les tensions de défilement, on dévide le fil et on le rebobine sous forme de cops, utilisables directement en tricotage. Malheureusement, ces opérations sont longues et conteuses. La présente invention pallie ces inconvénients. Elle se rapporte a une machine de fausse-torsion permettant la production de fils, notamment de fils de titres fins, directement utilisables en tricotage. Cette machine, dans laquelle les organes de réception du fil traité sont situés sur la face avant des organes de fixation de la fausse-torsion, se caractérise essentiellement en ce que lesdits organes de réception sont constitués par un système de renvidage du type a anneau-curseur, avec monte et baisse, dont l'axe des broches est sensiblement vertical. La machine selon l'invention est particulierement-adaptee a la texturation a grande vitesse,c'est-a-dire a des vitesses de fil su périeures a 400m/mn,voire 800m/mnet au-del . Elle convient tout particulièrement au traitement des fils fins, c'est-à-dire, comme déj & dit, de titre inférieur a 40 deniers. On a constaté que l'emploi des broches de fausse-torsion dites à "friction" était particulièrement adapté a la mise en oeuvre de la machine selon-l'invention,-car en combinaison avec ce système de renvidage particulier, elle permet d'effectuer l'opération de déchargement des bobines (opération dite de relève) en une seule fois, sans faire appel à un système de déchargement automatisé. On a constaté également que ce type de machine était particulièrement adapté au procédé d'étirage-texturation en continu, et on a déterminé que l'on obtenait les meilleurs résultats en positionnant l'organe d'étirage, chauffé ou non, sur le haut du second corps de la machine, juste avant le premier délivreur situé en amont de l'organe de texturation. Dans une forme d'Bxécution particulière, adaptée notamment au traitement d'étirage-texturation en continu, la machine comporte deux corps distincts définissant entre eux une allée pour le passage de l'opérateur, le premier corps comportant les organes d'alimentation de fil, le second corps les organes de texturation et de rE- ception du fil qui, comme déjà dit, sont disposés en avant des organes de fixation de la fausse-torsion. Le système de renvidage du type à anneau-curseur peut etre d'un type en soi connu. En pratique, on obtient les meilleurs résultats avec un système dans lequel le monte et baisse est commandé hydrauliquement avec un vérin a double effet, du type de celui qui est décrit dans les brevets français de la Demanderesse publiés sous les numéros 2 I4I 5I6 et 2 I4I 5I7. La manière dont l'invention peut être réalisée et les avantages qui en découlent ressortiront mieux de la suite de la description à l'appui des figures annexées. La figure I représente schématiquement en coupe une machine conforme å l'invention, adaptée au traitement des fils standards. La figure 2 représente également en coupe une telle machine adaptée au traitement d'étirage-texturation en continu. Comme on le sait, en pratique, les machines de texturation par fausse-torsion comportent deux organes de texturation accolés dos å dos, de manière à réduire la surface au sol de ces machines et à permettre a l'opérateur d'en faire aisément le tour. En se référant à la figure I, la machine comporte un cantre d'alimentation I dit en "parapluie" sur lequel on dispose les bobines de fils 2. Le fil 3 défilé de la bobine 2 passe sur une série d'embarrages non référencés, puis à travers un coupe-fil électroma gnétique 4, et de îà arrive au premier délivreur 5, par exemple du type a galets ou à lanière. Le fil entre ensuite dans l'organe de aé formé chauffage 6, constitué avantageusement par un tube rectiligne en hélice, selon les enseignements du brevet français publié sous leno 2 04I 583 de la Demanderesse. Il va de soi que l'on peut utiliser également un autre type de chauffage, par exemple un tube courbe ou une plaque ouverte. Le fil passe ensuite à travers un tube rectiligne 7 destiné à le refroidir, puis arrive à la broche 8. Cette broche peut être de n'importe quel type, mécanique ou à friction, magnétique ou non, mono ou bigalet. On utilise avantageusement la broche a friction décrite par la Demanderesse dans son brevet français publié sous le numéro 2 I20 2I8 et son additif numéro 2 I66 707. En quittant la broche, le fil passe devant un palpeur 19, ensuite sur le second délivreur 9, du type à cabestan, puis après une succession d'embarrages, non référencés, dans une queue de cochon IO, et de là arrive au dispositif de renvidage à anneau-curseur. Ce dispositif caractéristique de l'invention se compose d'une broche II rotative à axe vertical, sur laquelle s'enroule le fil au moyen d'un anneau-curseur I2 animé d'un mouvement de monte et baisse vertical par l'intermédiaire du dispositif I3. Avantageusement, la broche II est entraînée tangentiellement par une courroie, ellemême entraînée par un moteur electrique a vitesse variable. Par réglage de cette dernière vitesse, on obtient la tension désirée sur le fil renvidé sans changement de poids du curseur, ceci permettant de réaliser aisément, des bobines de duretés déterminées. Comme aéja dit, le banc porte-anneaux est entraîné par un groupe hydraulique et un vérin à double effet, non représentés, permettant un déplacement et un relèvement sans vibration, particulibre- ment avantageux pour la mise en oeuvre de la présente machine. Le groupe de commande de l'ensemble est asservi à un organe de commande et de réglage, également non représenté, permettant la programmation complete de l'enroulement selon le type de l'enroulement désiré (biconique, différentiel, cannette, etc...). Le dispositif de monte et baisse présente en pratique trois positions de travail, la première correspondant à l'arret de la machine pour la formation de la première réserve de fil sur la bobine, la seconde, grace à un dispositif de micro-vitesse en soi connu, pour la formation de la réserve de rattache, la troisième enfin correspondant à la vitesse normale de renvidage choisie, le passage entre la seconde et la troisième position se faisant progressivement. Sur la figure 2, on a reporté avec les mêmes références les organes communs avec la disposition de la figure I. Cette nouvelle disposition comporte en outre, un cantre séparé I4 pouvant admettre des bobines de grande capacité, telles que des bobines de fil I5 venant directement de filature-extrusion, encore non étiré. Ce cantre séparé I4 définit, par opposition au corps de texturation-renvidage, un second corps pour l'alimentation, l'intervalle entre ces deux corps formant une allée pour le passage de l'opérateur. Pour les besoins du dessin, cette allée a été anormalement réduite. Le fil non étiré I6, en quittant la bobine I5, passe dans le coupe-fil 4, puis sur un délivreur I7,par exemple à galet. Entre ce délivreur I7 et le premier délivreur de l'organe de texturation 5, on dispose un doigt d'étirage I8, d'un type en soi connu, chauffé ou non, le rapport des vitesses entre les délivreurs I8 et 5 définissant le taux d'étirage que l'on désire appliquer au fil I6. La partie gauche du dessin de la figure 2, illustre un mode de réalisation à deux corps séparés sans phase d'étirage. Comme déjà dit, la machine conforme à l'invention est particu lièrement adaptée à la texturation, d'une part, à grande vitesse, et d'autre part, des fils de titres fins. De plus, elle est d'un service aisé et permet l'utilisation directe des bobines en tricotage, ce qui n'était pas le cas des machines répandues à ce jour. REVENDICATIONS 1/ Machine pour la fabrication de fils texturés par faussetors ion dans laquelle les organes de réception du fil texturé sont situés sur la face avant des organes de fixation de la fausse-torsion, et dans laquelle les organes de réception sont essentiellement cons titubés par un système de renvidage du type a anneau curseur, avec monte et baisse, dont l'axe des broches est sensiblement vertical, caractériséeen ce que le monte et baisse est entralné par un groupe hydraulique et un vérin a double effet, et est asservi à un organe de commande permettant de modifier la forme des bobines a obtenir. 2/ Machine selon revendication 1, caractérisée en ce que le monte et baisse présente au moins trois positions de travail, la première correspondant a l'arrêt pour la formation de la première resserve de fil sur la bobine, la seconde correspondant à une faible vitesse de fonctionnement de la machine pour la formation de la réserve de rattache, la troisième correspondant à la vitesse normale de renvidage. 3/ Machine selon revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte deux corps distincts définissant entre eux une allée pour le passage de l'opérateur, le premier corps comportant les organes second d'alimentation de fil et le/corps comportant les organes de texturation et de réception du fil, lesdits organes de réception, disposés en avant des organes de fixation de la fausse-torsion, étant constitues par un système de renvidage du type anneau curseur avec monte et baisse, dont l'axe des broches est sensiblement vertical. 4/ Machine selon revendication 1, caractérisée en ce que la broche de renvidage du fil est entrainée par un dispositif courroiemoteur à vitesse variable.