Dans les laboratoires, les expériences faites sur des animaux exigent souvent leur sacrification et l'examen de leur sang. Lorsqu'il s'agit notamment de rats ou de cobayes, le moyen le plus rapide et le plus efficace consiste à décapiter l'animal. La présente invention a pour objet une guillotine pour animaux de laboratoire permettant leur décapitation aisée et rapide, ainsi que le recueil commode du sang, dans des conditions qui évitent tout risque d'accident pour l'opérateur. La guillotine réalisée suivant l'invention est d'autre part d'un nettoyage facile. Suivant l'invention, elle comporte en combinaison un corps & doble paroi, percé d'uné ouverture pour le passage de la tête de l'animal, un couteau coulissant verticalement entre les deux parois parallèles de ce corps, et un flasque également à double paroi, enferment ledit corps et pivotant sur celui-ci autour dtun axe latéral horizontal inférieur, l'une des deux parois du flasque formant par son bord supérieur une rampe profilée avec laquelle coopère un ergot porté par le couteau, pour entraîner celui-ci vers le haut en dégageant l'ouverture du corps et verrouiller le couteau en position haute lorsque ledit flasque est relevé à la main, en pivotant autour de son axe d'articulation. Ainsi, tout risque de blessure accidentelle est évité à l'opérateur, le couteau ne pouvant descendre qu'après que le cou de l'animal a été emprisonné dans l'ouverture du corps, par l'abaissement du flasque. D'autres particularités de l'invention ressortiront encore de la description donnée ci-après d'un exemple de réalisation shématiquement représenté dans les dessins annexés, dans lesquels La figure 1 représente de face la guillotine en position d'attente. La figure 2 montre cette guillotine en position intermédiaire d'immobilisation du cou de l'animal. La figure 3 représente la guillotine après la décapitation. La figure 4 est une vue en plan partielle de la guillotine avec son couteau enlevé. Sur un bottier 1, présentant une ouverture dans l'un de ses cotés verticaux est fixé un corps de guillotine 3 formé de deux plaques verticales -parallèles 3a et 3b séparées par des cales d'écartement 4 qui constituent en même temps les guides d'un couteau 5 qui se termine vers le haut par un bouton ou tette de manoeuvre 6. Le corps 3 est percé d'une ouverture 7, de préférence de forme triangulaire pour correspondre à la dimension du cou d'animaux divers, tout en permettant le passage aisé de leur texte. Sur le corps 3 est articulé, par l'intermédiaire d'un axe 18, un flasque 8 également formé par deux tales parallèles 8a et 8b assemblées en utilisant des cales d'espacement appropriées, de façon que les faces intérieures des deux parois du flasque glissent à frottement doux contre les faces extérieures des deux parois du corps. Le flasque 8 forme à son bord inférieur une entaille 9 de préférence crantée et de forme sensiblement semicirculaire, correspondant à l'ouverture 7. La découpe des deux parois du flasque 8 donne naissance à une poignée 10. L'une des deux parois du flasque forme encore, suivant l'invention, une rampe profilée 11, et le couteau 5 porte un ergot 12 qui coopère avec cette rampe, comme on le décrira plus en détail dans la suite. Le corps 3, à son bord opposé à l'axe 18, forme une crémaillère 13 en arc de cercle avec l'axe du pivot 7 comme centre. Dans cette crémaillère est normalement engagé le nez 14 d'un linguet 15 qui pivote autour d'un axe 16 reliant les deux parois de la poignée 10, et qui est élastiquement repoussé par un ressort 17 à sa position basse. Sur la paroi supérieure horizontale du boîtier 1 sont ménagées en alignement avec l'ouverture 7, des glissières 20 dans lesquelles coulisse une plaquette 21 de préférence constituée par une matière anti-coagulante telle que le Téflon, cette plaquette étant percée de trous 22. Si on le juge nécessaire, des joues latérales pourront etre associées à cette plaquette, ou pour éviter des éclaboussures être fixées à proximité de l'ouverture 7 et permettre de recueillir la totalité du sang. Le fonctionnement de la guillotine décrite et représentée est le suivant, en partant de sa position d'attente montrée dans la figure 1. Â cette position, le flasque 8 occupe sa position haute extrême, à laquelle le bec 14 du linguet 15 bute contre la tranche verticale correspondante du couteau 5. Le flasque 8 dégage entièrement l'ouverture 7 du corps. Dans le socle 1, on a placé un récipient destiné à recueillir le sang de l'animal décapité. Celui-ci, placé sur la face supérieure horizontale du socle 1, est engagé par sa tette dans l'ouverture 7. En agissant ensuite sur la poignée 10, le flasque 8 est abaissé jusqu a ce que le cou de l'animal soit solidement maintenu entre la partie inférieure de l'ouverture 7 d'une part et la partie supérieure de l'entaille 9 d'autre part. Le flasque 8 est verrouillé à cette position de serrage par le linguet 15 qui a suivi les dents inclinées de la crémaillère 13 en jouant autour de son pivot 16 contre l'action du ressort 17, et en s'immobilisant sous la dernière dent contre laquelle il a pu se déplacer encore. La position prise par les divers éléments de la guillotine est alors celle montrée dans la figure 2. L'animal étant ainsi immobilisé, un coup de poing appli qué sur le bouton 6 provoque la décapitation de l'animal, dont le sang est recueilli dans le récipient introduit sous le socle, en s'écoulant par les trous 22 de la plaquette 21. Une action manuelle de déverrouillage du linguet 15 est ensuite nécessaire pour dégager son bec 14 de la crémaillère 13, en vue du relevage du flasque 8 par pivotement autour de l'axe désigné par 18. Au cours de ce mouvement de relevage, la rampe profilée 11 entraSne vers le haut le couteau 5 en agissant sur son ergot 12, les pièces reprenant ainsi la position montrée dans la figure 1, en vue d'une nouvelle opération. On voit donc que la descente du couteau 5 ne peut s'effectuer qu'après que le flasque 8 a été abaissé pour enserrer le cou de l'animal suivant, de sorte que l'opérateur est totalement à l'abri d'accidents éventuels. Toutes les pièces de la guillotine décrite et représentée seront de préférence découpées dans des plaques d'acier inoxydable, facilitant le nettoyage de l'appareil. De préférence aussi et comme on l'a représenté, les dents inclinées de la crémaillère 13 seront de largeur décroissant du haut vers le bas, rendant ainsi l'ajustage du flasque 8 de plus en plus précis, au fur et à mesure de son mouvement de descente. I1 va de soi que les différents organes de la guillotine décrite et représentée pourront être fabriqués d'une autre fa çon, et que leurs formes et leurs dimensions pourront différer de celles représentées ici à simple titre d'exemple, sans pour autant sortir du cadre de l'invention. Rien ne s'oppose par exemple à ce que chacune des parois 8a, 8b du flasque forme une rampe profilée telle que 11, le couteau 5 portant alors un ergot tel que 12 sur chacune de ses faces, la construction étant ainsi plus équilibrée. REVENDICATIODE 1.- Guillotine pour animaux de laboratoire, caractérisée par le fait qu'elle cot?or'e en comb naison un crps plan à double paroi percé d'une ouverture pour le passaDe de la tête ae l'animal, un couteau coulissant verticalement entre les deux parois parallèles de ce corps, et un flasque également à double paroi, enfermant ledit cors et pivotant sur celui-ci autour d'un axe latéral horizontal inférieur, l'une des deux parois du flasque formant par son bord supérieur une rampe profilée avec laquelle coopère un ergot porté par le couteau, pour entraîner celui-ci vers le haut en dégageant l'ouverture du corps et en verrouillant le couteau en position haute lorsque ledit flasque est relevé à la main en pivotant autour ae son axe d'articulation. 2.- Guillotine suivant la Pvendication 1, caractérisée par le fait que le côté du cors opposé à celui -i porte le pivot forme une crémaillère en arc de cercle avec laquelle coopère un linguet à ressort lo dans une poignée formée par une aécoupe des deux parois du flasque, afin de verrouiller ce flasque à sa position abaissée à laquelle il immobilise le cou de l'animal dans l'ouverture du corps. 3.- Guillotine suivant la mevendication 1, caractérisée par le fait que le bord inférieur du flasque articulé comporte une entaille de forme sensiblement semi-circulaire, de preleren- ce crantée, assurant l'immobilisation efficace du cou de l'an - mal dans l'ouverture du corps. 4.- Guillotine suivant la evendication 1, caractérisée par le fait cue le couteau coulisse à frottement doux entre les deux parois du corps de l'appareil. 5.- Guillotine suivant la Revendication 2, caractérisée par le fait que le linguet du flasque constitue en meme temps une butée qui limite son mouvement de pivotement vers le haut, en prenant contact avec le bord correspondant du couteau vertical. 6.- Guillotine suivant la Revendication 2, caractérisée par le fait que la crémaillère est à dents inclinées de largeur décroissant entre son extrémité supérieure et son extrémité inférieure. 7.- Guillotine suivant l'une des Revendications précédentes, caractérisée par le fait que son corps est fixé à la paroi su supérieure horizontale d'un boîtier dont l'un des côtés est ouvert en vue d l'introduction d'un récipient collecteur du sang, cette paroi supérieure formant, à l'aplomb du couteau, une glissiere destin à la mise en place d'une plaquette amovible perforée å travers laquelle le sang peut s'écouler pour etre recueilli dans le récipient collecteur.