La présente invention concerne le transport de ta- bac d'une réserve de tabac coupé à une machine a confection- ner les cigarettes en quantité mesurée. Le tabac est habituellement transmis par une réserve de tabac coupé à une machine de fabrication de cigarettes par transport pneumatique dans une tuyauterie d'alimentation, à grande vitesse par exemple d'environ 1300 m/min. Le tabac est transporté pneumatiquement par la tuyauterie d'alimenta- tion jusqu'à un séparateur muni d'un sas d'aérage et dans lequel le tabac se sépare de l'air de transport et s'accumu- le sous forme d'une masse fixe jusqu'à la collecte d'une quantité voulue. L'aspiration est alors supprimée et le sas d'aérage est ouvert afin que la masse fixe tombe dans la trémie d'une machine de fabrication de cigarettes. Le transport pneumatique du tabac à grande vitesse, nécessaire à un fonctionnement fiable de ces installations connues, provoque une dégradation de la dimension particu- laire du tabac, et toute dégradation de cette dimension pro- voque une réduction du volume occupé par le tabac, c'est-à- dire de l'aptitude du tabac à remplir le tube de papier de la cigarette, si bien que cette dégradation est nuisible. Un autre inconvénient des appareils connus est que des particules de tabac qui tombent peuvent rester accrochées sur la porte du sas d'aérage, pendant l'opéra- tion de déversement, et ces particules peuvent empêcher une fermeture étanche du sas si bien que celui-ci peut pré- senter ensuite des fuites et peut nécessiter un pompage plus important. L'invention Concerne un ensemble perfectionné d'alimentation de tabac en quantité mesurée, assurant une ouverture et permettant aux particules séparées de tabac d'être transportées à vitesse relativement faible d'environ 800 m/min ou moins si bien que la dégradation de la dimen- sion particulaire du tabac est réduite; selon l'invention, une dépression est créée constamment dans la tuyauterie de transport. L'invention concerne un procédé continu de traite- ment de tabac coupé, comprenant (a) l'aspiration continue d'air dans un conduit d'alimentation de tabac disposé entre un premier emplacement ayant un réservoir de tabac coupé et un second emplacement, (b) le dosage du tabac coupé prove- nant du réservoir et transmis au conduit d'alimentation, au premier emplacement, (c) le transport du tabac mesuré du pre- mier emplacement au second par le conduit d'alimentation, (d) la séparation du tabac transporté de l'air de transport au second emplacement, et (e) l'évacuation du tabac séparé au second emplacement par un sas rotatif. L'invention concerne aussi un appareil destiné à la mise en oeuvre de ce procédé et comprenant (a) un réser- voir de tabac disposé à un premier emplacement,(b) un dis- positif d'ouverture et de dosage du tabac, communiquant avec le réservoir au premier emplacement, (c) un conduit de transport de tabac partant du premier emplacement et rejoi- gnant un second emplacement distant du premier, ce conduit pouvant recevoir le tabac ouvert et dosé par le dispositif précédent et pouvant le transporter au second emplacement, (d) un dispositif de création d'une dépression communiquant avec le conduit de transport et destiné à aspirer l'air dans ce conduit, du premier au second emplacement si bien que l'air aspiré constitue le fluide de transport du tabac dans le conduit, (e) un dispositif de séparation du tabac et de l'air, dispose au second emplacement, et (f) un dispositif rotatif d'évacuation du tabac séparé, disposé au second emplacement. Les vitesses réduites de transport obtenues par utilisation d'un courant continu d'air selon l'invention ne peuvent pas être utilisées dans les appareils discontinus connus indiqués précédemment puisque, pour ces faibles vi- tesses, les particules de tabac qui restent dans la tuyau- terie de transport lorsque le courant d'air est interrompu et lorsque le séparateur à sas d'aérage est ouvert, ne sont pas entraînées lorsque le courant recommence si bien qu'el- les provoquent des bouchages. Les vitesses importantes uti- lisées dans les appareils connus sont nécessaires à l'entraî- 249889& -3 nement de ces particules et à la suppression des bouchages. Un courant d'air continu ne peut pas être utilisé dans les appareils connus puisque la construction à sas d'aérage nécessite l'interruption du courant d'air pour que le sas puisse être ouvert et permette le déversement du tabac accumulé. Selon l'invention, un sas rotatif permet l'évacuation du tabac sans que le courant d'air cesse. On peut utiliser des vitesses réduites d'air dans un appareil à évacuation discontinue lorsque la tuyauterie de transport est purgée de tabac avant l'interruption de l'aspiration. Cependant, une telle purge prend du temps, surtout lorsque les distances de transport sont importantes, ce qui est souvent le cas, et il faut un sas d'aérage de grande dimension. Compte tenu de ces inconvénients, on a utilisé jusqu'à présent des vitesses élevées d'air qui, comme indiqué précédemment, provoquent une dégradation du - tabac. D'autres caractéristiques et avantages de l'inven- tion seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre d'exemples de réalisation et en se référant aux dessins annexés sur lesquels: - la figure 1 est un schéma d'un mode de réalisa- tion d'appareil selon l'invention dans lequel le tabac est évacué dans la trémie d'une machine classique à-confectionner les cigarettes; et - la figure 2 est un schéma d'un appareil selon l'invention, du type représenté sur la figure 1, évacuant le tabac dans un dispositif d'alimentation mesurée de la trémie d'une machine à confectionner les cigarettes. Comme indiqué sur la figure 1, un appareil 10 de transport de tabac en quantité mesurée, selon un mode de ré- alisation de l'invention, comporte un tube 12 formant ré- servoir dans lequel est disposé du tabac coupé 14 qui doit être dosé et transporté. Le réservoir 12 communique par son extrémité infé- rieure avec un bottier 16 dans lequel est disposé un jeu 18 de rouleaux destinés à tourner autour d'axes horizontaux sensiblement parallèles. Le jeu 18 de rouleaux comporte deux rouleaux 20 distants horizontalement, placés juste au-dessous de l'orifice inférieur du tube 14 et destinés à recevoir le tabac dans l'emprise qu'ils délimitent. Le rouleau 20 de gau- che sur la figure 1 est destiné à tourner dans le sens horaire et le rouleau 20 de droite est destiné à tourner dans le sens anti-horaire. Les surfaces des rouleaux 20 portent des sail- lies radiales 22 qui, dans l'emprise, coopèrent au dosage de la quantité voulue de tabac qui doit être extraite du tube 14. La quantité de tabac mesurée par les rouleaux 20 peut être modifiée par variation de la vitesse de rotation des rouleaux. Le jeu 18 de rouleaux comprend aussi un troisième rouleau 24 placé audessous des rouleaux 20 et à la même distance de ceux-ci. Le troisième rouleau 24 peut tourner dans un sens ou dans l'autre et il a plusieurs saillies ra- diales 26 qui ouvrent le tabac mesuré dans l'emprise des rouleaux 20 afin de former des particules individuelles séparées de tabac 28 tombant dans le boîtier 16, au-dessous du rouleau 24. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique no 4 135 615 décrit un jeu de rouleaux pouvant former le jeu 18. Des orifices 30 formés dans la paroi du boîtier 16, permettent l'aspiration d'air dans ce boîtier comme indiqué plus en détail dans la suite du présent mémoire. Le boîtier 16 communique par son extrémité inférieure avec une première extrémité d'une tuyauterie 32 de transport de tabac qui rejoint un dispositif 34 de séparation de l'air et du tabac. Ce dispositif 34 de séparation a une tuyauterie horizontale 36 d'entrée qui débouche près d'une paroi cour- be 38 qui porte un dispositif 40 d'écartement dépassant de sa surface afin que les particules de tabac formant une pro- jection circulaire lorsqu'elles pénètrent dans le séparateur 34 forment un rideau qui tombe en suivant la paroi 38. Un écran 42 permnabb à l'air mais imperméable au tabac est placé audessus de la tuyauterie 36 d'entrée et sépare l'intérieur du séparateur 34 de la sortie supérieure 44 qui communique avec un dispositif d'aspiration ou une ré- serve de vide (non représenté) par une tuyauterie 46. L'extrémité inférieure du dispositif 34 de sépara- tion de l'air et du tabac communique avec l'entrée 48 d'un sas rotatif 50 d'aérage qui a un rotor 52 muni de pales ra- diales 54 qui délimitent des compartiments 56 de réception et de transport de tabac entre elles. Ces pales 54 dépassent afin de coopérer de façon étanche avec les parois 58 en arc de cercle. La sortie 60 du sas 50 est ouverte à l'atmosphère et communique avec l'entrée 62 de la trémie de tabac d'une machine à confectionner les cigarettes (non représentée). Le sas rotatif 50 peut être réalisé comme décrit et représenté dans la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique no 003 290, déposée le 15 janvier 1979 et cédée à la Demanderesse. Ce sas rotatif 50 est destiné à évacuer les particules de tabac qui pénètrent dans le séparateur 34. L'appareil 10 alimente en tabac une seule machine à confectionner les cigarettes. Dans une usine, plusieurs appareils sont utilisés pour l'alimentation individuelle de plusieurs machines. La figure 2 représente le même appareil 10 de transport de tabac en quantité mesurée que sur la figure 1, et on ne répète donc pas la description. Cependant, l'en- trée classique 62 de la trémie est remplacée par un tube 64 de dosage qui alimente un dispositif de confection de ciga- rettes. Le tube 64 comporte un tube 66 formant réservoir, un bottier inférieur 68, un jeu 70 de rouleaux et une sortie 72, ces éléments étant analogues au tube 12 formant réser- voir, au bottier 16 et au jeu 18 de rouleaux indiqué pré- cédemment. Lors du fonctionnement, l'intérieur du séparateur 34 d'air et de tabac est constamment en dépression du fait de sa connexion à la canalisation 46. Sous l'action de cet- te dépression, l'air est aspiré par les orifices 30 et pé- nètre dans le bottier 16 puis circule dans la tuyauterie 32. Le tabac provenant du réservoir 12 est dosé ou 249889%G mesuré par la paire de rouleaux 20 et il est ouvert par le rouleau 24. La quantité mesurée dépend habituellement de la quantité nécessaire à l'alimentation d'une machine à confec- tionner les cigarettes. Les particules individuelles séparées de tabac sont transportées pneumat.iquement dans un courant d'air qui circule dans la tuyauterie 32 jusqu'au séparateur 34. Lorsque le mélange d'air et de tabac pénètre dans le séparateur 34, il se sépare. L'air est aspiré vers le haut à travers l'écran 42 et il sort du séparateur 34 du fait de l'aspiration transmise par la tuyauterie 46. L'é- cran 42 empêche la sortie des particules de tabac hors du séparateur 34 avec le courant d'air. Sous l'action de la force de transport appliquée par le courant d!air à vitesse relativement élevée circulant dans la tuyauterie 32, les particules de tabac sont proje- tées vers la paroi courbe 38 et, sous l'ction du dispositif d'étalement et des forces de gravité, elles forment un rideau qui tombe à l'entrée 48 du sas 50 et qui pénètre dans les compartiments 56. Le tabac des compartiments 56 est transporté,lors de la rotation du rotor 52,de l'atmosphère en dépression régnant à l'entrée 48 du sas 50 à l'atmosphère à pression normale, à la sortie 60 du sas 50. Le tabac tombe par cette sortie 60 soit à l'entrée 62 d'une trémie d'une ma- chine à confectionner les cigarettes dans le cas de la figure 1, soit dans le tube 62 de dosage dans le cas de la figure 2. Dans l'appareil 10 de transport de tabac en quan- tité mesurée, le courant d'air formé dans la tuyauterie 32 est continu, bien que le transport du tabac par le courant d'air puisse être discontinu et le soit effectivement en réalité. Seule la quantité de tabac nécessaire à la machine à confectionner les cigarettes à un moment donné est trans- mise en quantité mesurée par le réservoir 12 et est intro- duite dans le courant d'air. Le tabac est évacué par le séparateur qui ne nécessite aucune interruption du courant d'air pour permettre l'évacuation. Le courant continu d'air dans la tuyauterie 52 est permis par la combinaison originale d'éléments de l'appareil 10 de transport de tabac en quantité mesurée, et elle permet l'utilisation d'un débit d'air bien plus faible que celui qu'on a utilisé jusqu'à présent. En consé- quence, la dégradation du tabac et la réduction correspon- dante du pouvoir de remplissage, sont supprimées. Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs et procédés qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé de traitement de tabac, par transport dans un courant d'air formé par aspiration entre un premier et un second emplacements, par séparation du tabac transporté et de l'air de transport, au second emplacement, et par éva- cuation du tabac séparé, ledit procédé étant caractérisé en ce que le courant d'air est aspiré de façon continue du premier au second emplacement, et le tabac séparé est évacué à la pression atmosphérique à l'extérieur du second emplacement alors que la dépression est maintenue à l'inté- rieur du second emplacement. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le tabac séparé est évacué dans un dispositif à con- fectionner des cigarettes, et la quantité de tabac trans- portée pneumatiquement, séparée et-évacuée est celle qui est nécessaire au fonctionnement du dispositif à confectionner les cigarettes. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le tabac transporté par le courant continu d'air est extrait en quantité mesurée d'un réser- voir de tabac coupé et il est ouvert afin qu'il forme une réserve de tabac coupé et qu'il soit sous forme de parti- cules individuelles séparées,au premier emplacement. 4. Appareil destiné à la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, du type qui comporte un réservoir de tabac, un dispositif d'ali- mentation destiné à transmettre le tabac du réservoir à un conduit dans lequel de l'air est aspiré par un dispo- sitif convenable si bien que le tabac est transporté dans le conduit, et un séparateur du tabac transporté et de l'air aspiré, ledit appareil étant caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif rotatif (50) d'évacuation du tabac séparé du séparateur (34) d'air et de tabac, ce dispositif maintenant l'intérieur du séparateur (34) en dépression. 5. Appareil selon la revendication 4, caractérisé en ce que le réservoir de tabac est un tube vertical allon- gé (12), et le dispositif d'alimentation en tabac comporte un dispositif (16) d'ouverture et de dosage de tabac. 6. Appareil selon la revendication 5, caractérisé en ce que le dispositif (16) d'ouverture et de dosage de tabac comprend un jeu (18) d'éléments en forme de rouleaux d'axes parallèles, placé dans un bottier fermé, les éléments en forme de rouleaux ayant de préférence des saillies radiales (22, 26) et comprenant deux rouleaux supérieurs (20) destinés a doser le tabac (14) provenant de l'extré- mité inférieure ouverte du tube (12) formant réservoir, et un rouleau inférieur (24) équidistant des axes des rou- leaux (20) de la paire supérieure et destiné à ouvrir le tabac qu'il reçoit en quantité mesurée, et le bottier fermé a une entrée supérieure communiquant avec le tube (12) formant réservoir, une sortie inférieure communiquant avec le conduit (32) de transport de tabac et des entrées (30) permettant la formation d'un courant d'air dans le bottier (16) du fait de l'aspiration. 7. Appareil selon l'une quelconque des revendica- tions 4 à 6, caractérisé en ce que le séparateur (34) de l'air et du tabac comporte un bottier fermé ayant une sortie supérieure (44) qui communique avec le dispositif d'aspiration, une entrée (36) qui communique avec le con- duit (32) de transport de tabac, cette entrée étant sé- parée de la sortie supérieure (44) par un écran (42) per- méable a l'air et imperméable au tabac, et une sortie inférieure communiquant avec une entrée supérieure (48) du dispositif rotatif (50) d'évacuation de tabac. 8. Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'entrée (36) est disposée horizontalement a l'intérieur du bottier (34) vers une paroi courbe (38) portant un dispositif (40) d'étalement de tabac qui en dépasse vers l'entrée (36), afin que ce dispositif d'étale- ment forme un rideau de particules de tabac qui tombent, sur la paroi courbe (48). 9. Appareil selon l'une quelconque des revendica- tions 4 à 8, caractérisé en ce que le dispositif rotatif (50) d'évacuation de tabac comporte un rotor (52) muni de pales et destiné à tourner entre des parois latérales cour- bes (58) qui coopèrent de façon étanche avec les pales (54) du rotor (52), une entrée supérieure (48) destinée à re- cevoir le tabac du séparateur (343 et une sortie inférieure (60) destinée à évacuer le tabac transporté par les compar- timents (56) de réception et de transport de tabac délimi- tés par les pales (54) du rotor.