; Un laminoir réducteur à tractionner permet de-réduire le diamètre de tubes, sans mandrin interne, dans plusieurs cages disposées les unes à la suite des autres. En général, cette réduction de diamètre s'accompagne d'une variation d'épaisseur de paroi, dont 5 l'importance est fonction de l'état de tension régnant dans le matériau à laminer. La tension du matériau à laminer, qui est représentée par la "traction longitudinale relative" : g x-^ = L (K-^ = effort longitudinal exercé sur la section F.k^ transversale du tube, 10 F = section transversale du tube, = résistance à la déformation du matériau à laminer), dépend de l'échelonnement des vitesses de rotation des différentes cages. Plus la traction longitudinale x-^ est grande, plus la pa-15 roi du tube devient mince après réduction. Donc, pour obtenir une épaisseur de paroi donnée, il faut régler sur le laminoir une séquence de vitesses de rotation déterminée, qui introduit dans les différentes cages la traction longitudinale nécessaire. Dans les procédés connus de laminage de tubes, où la séquence 20 de vitesses de rotation est réglée, la traction longitudinale s'exerçant sur les tronçons antérieur et postérieur du tube ne passe pas brusquement de la valeur 0 à la valeur théorique ou inversement, mais varie au contraire graduellement. Par définition, il y a augmentation de traction dans une cage m lorsque la trac-25 tion longitudinale s'exerçant entre la cage (m + 1) et la cage m est supérieure à la traction longitudinale s'exerçant entre la cage m et la cage (m - 1). Il y a baisse de traction dans une cage k lorsque la traction longitudinale s'exerçant entre la cage (k + 1) et la cage k est inférieure à la traction longitudinale 30 s'exerçant entre la cage k et la cage (k - 1). Le tronçon antérieur du tube est donc,soumis à une baisse de traction longitudinale, tandis que la partie arrière, qui entre dans les premières cages, est soumise à une augmentation de traction. Il s'ensuit que les tronçons antérieur et postérieur du tube à réduire sont 35 soumis à une traction longitudinale inférieure à celle qui est nécessaire pour obtenir la variation d'épaisseur de paroi désirée. La valeur théorique de la traction longitudinale, autrement dit, la variation d'épaisseur de paroi recherchée, n'est atteinte que dans la zone médiane du tube. Les tronçons antérieur et postérieur 40 sont plus épais que le reste du tube et sont coupés pour être mis 69 22812 2 2012593 au rebut®. L'invention a pour but de procurer 'un procédé de laminage de tubes dans un laminoir réducteur à tractionner, qui, par rapport aux procédés classiques, permet tout au moins de raccourcir sen-5 siblement le tronçon antérieur épaissi. L'invention a également pour but de raccourcir le tronçon postérieur épaissi, tout au moins sensiblement, par rapport à celui qui est obtenu dans les procédés classiques. Dans le procédé suivant l'invention, on réalise, dans la zone 10 des tronçons antérieur et/ou postérieur du tube, zone présentant normalement des épaississements (surépaisseurs), un échelonnement des vitesses de rotation des cages façonnant ces extrémités, qui est plus important que l'échelonnement de vitesses requis pour le laminage du tronçon médian. 15 Pour ce qui concerne le tronçon antérieur du tube, ce procédé consiste à abaisser les vitesses de rotation des cylindres d'un certain nombre de cages 1 à m avant l'entrée du tronçon antérieur du tube, de sorte que ces cages ont une vitesse réduite par rapport à la séquence de vitesses existant lorsque le laminoir est 20 plein, le pourcentage de chute de vitesse étant maximum dans la première cage et diminuant lorsque le rang de la cage augmente, et, au fur et à mesure du passage du tronçon antérieur à travers plusieurs cages, les vitesses de rotation des différentes cages sont relevées pour retrouver les valeurs prises lorsque le lami-25 noir est plein. L'augmentation de vitesse dans les cages traversées par le tronçon antérieur peut s'effectuer de façon continue ou discontinue. Suivant une caractéristique de l'invention, le relèvement des vitesses de rotation dans les cages traversées par le tronçon an-30 térieur du tube s'effectue de façon uniforme jusqu'à ce que ces cages aient retrouvé les vitesses prises lorsque le laminoir est plein. Ce faisant, les vitesses de rotation des cages qui ont été traversées par le tronçon antérieur du tube peuvent être relevées à chaque fois de telle manière que ces cages présentent le même 35 pourcentage de chute de vitesse que la dernière cage laminant le tronçon antérieur du tube. ------ La longueur du tronçon antérieur présentant un épais sissement peut être fortement raccourcie, étant donné que les différences de vitesses de rotation des cages qui travaillent en baisse de trac-40 tion, lors de l'entrée-du tronçon antérieur du tube, sont plus W 22612 3 2012393 accusées, en raison de la chute de vitesse réalisée, que lors du laminage ultérieur de la partie médiane du tube, période pendant laquelle les cages travaillent à traction constante. On peut même réaliser des différences de vitesses suffisamment importantes 5 pour qu'il n'y ait plus, sur la face comprimée du calibré, aucun point qui présente la même vitesse que le tube. Dans ce cas, le cylindre patine en tous ses points de contact sur le tube, puisque la vitesse périphérique du calibre est supérieure à la vitesse de passage du tube. En accusant encore les différences de vitesses 10 de rotation alors que les cylindres patinent déjà, on peut augmenter la traction longitudinale régnant dans les cages à baisse de traction par l'accroissement du travail de frottement fourni au tube, ce jusqu'à une certaine limite déterminée par l'expérience. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaî-15 tront au cours de la description qui va suivre. Parmi les trois premières figures du dessin annexé, figures relatives aux opérations concernant le tronçon antérieur du tube : la Fig. 1 représente un laminoir réducteur à tractionner fonctionnant de manière classique avec un tube entrant dans le lami-20 noir, ainsi que la traction longitudinale régnant dans le tube; la Fig. 2 représente le laminoir de la Fig. 1, dans lequel le tube a continué d'avancer; et la Fig. 3 représente les chute et hausse de vitesse réalisées, conformément au procédé suivant l'invention,ckns les différentes 25 cages du laminoir. Dans le laminoir réducteur représenté à la Fig. 1, la hausse de traction se produit dans les cages 1 et 2, tandis que la baisse de traction se produit dans les cages 5 et 6 pour le réglage de vitesses adopté. Entre les cages 2 et 3, d'une part, et les cages 30 3 et 4» d'autre part, la traction longitudinale est constante. La cage 3» qui se trouve çians la zone médiane, est donc une cage à traction constante. Sur la Fig. 2, la baisse de traction a suivi le déplacement du tronçon antérieur du tube et a été transférée des cages 5* 6 aux 35 cages 7, 8 en passant par les cages 6, 7» Sans changer de vitesse de rotation, les cages 5> b sont devenues des ca.ges à traction constante. Dans le procédé classique, le tronçon antérieur du tube subit, tout au long de son parcours dans le laminoir, une traction longi-40 tudinale inférieure à celle qui est requise pour obtenir l'épais BAD ORIGINAL^ 69 22012 4 2012393 seur de paroi voulue, de sorte que 1*épaisseur de paroi de ce tronçon est plus importante que celle du tronçon médian. La longueur du tronçon antérieur épaissi dépend du nombre de cages qui est nécessaire pour échelonner la baisse de traction. Sur les 5 Fig. 1 et 2, la longueur du tronçon antérieur est au moins égale à la distance séparant deux cages voisines. Suivant l'invention, il est possible de raccourcir sensiblement la longueur de ce tronçon antérieur épaissi, en 'réduisant les vitesses de rotation des différentes cages avant l'arrivée du tu-10 be, comme on l'a représenté à la Fig. 3» Sur le dessin sont représentées onze cages. Avant entrée du tube, la chute de vitesse des• différentes cages, par rapport à la vitesse qu'elles ont lorsque le laminoir est plein, s'élève de 5$ à chaque cage, de sorte que la chute de vitesse de la cage 1 s'élève à 50$, la chute de vi-15 tesse de la cage 2 s'élève à 45$ etc... pour arriver à la cage 11 qui ne présente pas dé chute de vitesse. L'échelonnement de la chute de vitesse et le nombre m des cages, qui tournent à vitesse réduite, sont fonction de la fourchette mini-maxi dans laquelle se situe la traction longitudinale nécessaire au raccourcissement du 20 tronçon antérieur épaissi du tube, et de la plage d'utilisation des moteurs de cages, notamment de celui de la première cage; en d'autres termes, le nombre de cages doit être tel, que pour un échelonnement déterminé de la chute de vitesse, la chute de vitesse de la première cage est située à l'intérieur de la plage d'uti-25 lisation du moteur correspondant. D'autre part, l'échelonnement des vitesses de rotation entre cages voisines ne doit pas être trop grand, afin d'éviter un arrachage du tube. Lorsque le tube pénètre dans le laminoir, le tronçon antérieur subit donc une traction longitudinale accrue en raison de la chu-30 te de vitesse échelonnée de la cage 1 à la cage 11. Sur la Figo 3» ce tronçon antérieur est dessiné comme étant une poutre pleine. Dans la phase I, le tronçon antérieur s'étend entre les cages 1 à 5 dont les vitesses de rotation sont échelonnées depuis 50$ pour la cage 1 jusqu'à 30$ pour la cage 5, en variant de 5$ à 35 chaque cage. Dans la phase II, le tronçon antérieur dti tube a traversé la cage 1. La chute de vitesse de cette cage a été ramenée à la chute de vitesse de la cage 2. Dans la phase III, le tronçon antérieur a traversé la cage 2, dont la chute de vitesse a été ramenée en-même temps que celle de la cage 1 à la chute de vitesse 40 de la cage 3» c'est-à-dire 40$. Au fur et à mesure 69*22812 5 2012393 ment du tronçon antérieur du tube, les vitesses des différentes cages sont relevées de façon correspondante au cours des phases IV à X, de sorte que dans la phase finale XI, toutes les cages ont retrouvé les vitesses de rotation prises lorsque le laminoir 5 est plein. La représentation schématique des différentes phases montre que la zone médiane du tube ne subit pas une traction accrue, même pendant l'augmentation de vitesse, étant donné que toutes les cages participant au laminage de cette partie médiane sont soumises à la même chute de vitesse, exprimée en pourcentage de 10 leurs vitesses de rotation à laminoir plein. Pour ce qui concerne la partie postérieure du tube, il existe deux possibilités différentes pour raccourcir sensiblement la longueur du tronçon épaissi. La première possibilité consiste à réduire, une fois le lami-15 noir rempli, les vitesses des cylindres de l'ensemble des £ cages participant au façonnage du tube, par rapport à la séquence de vitesses utilisée pendant le laminage du tronçon médian du tube, le pourcentage de chute de vitesse étant le même pour toutes les cages, et à relever les vitesses de rotation des cages 2 à £ au 20 fur et à mesure du passage du tronçon postérieur du tube à travers les cages successives 1 à n du laminoir, de telle sorte que,dans la zone du tronçon postérieur, le pourcentage de chute de vitesse décroît jusqu'à la cage n en fonction du rang de la cage, tandis que le tronçon médian du tube est laminé dans des cages qui pré-25 sentent le même pourcentage de chute de vitesse. La cage 1 conserve donc la totalité de sa chute de vitesse; la cage 2 ne subit qu'une seule hausse de vitesse; la cage 3 subit deux hausses de vitesse et ainsi de suite ..., jusqu'aux cages n à £ qui subissent n-1 hausses de vitesse avant 30 de retrouver leurs vitesses initiales. Les chutes et hausses de vitesse peuvent s'effectuer de façon continue ou discontinue. Le nombre n des cages successives dans lesquelles les cylindres subissent une chute de vitesse, peut être déterminé expérimentalement . 1 35 Suivant une caractéristique de l'invention, le relèvement de vitesse des cages qui laminent le tronçon médian du tube s'effectue de façon uniforme. Suivant -une autre caractéristique de l'invention, les vitesses des cages 1 à n sont maintenues, après que le tronçon postérieur du tube ait évacué le laminoir réducteur, 40 afin de mettre en oeuvre le procédé .décrit plus haut, pour rac BAD ORIGINAL 69 22812 6 2012393 courcir la longueur du tronçon antérieur épaissi. La longueur du tronçon postérieur épaissi peut ainsi être fortement raccourcie, étant donné que les différences de vitesses de rotation des cages qui travaillent à augmenter la traction $ lors de l'entrée du tronçon postérieur sont, en raison de la chute de vitesse réalisée, plus accusées que lors du laminage de la partie médiane du tube, période pendant laquelle les cages travaillent à traction constante. On peut même réaliser des différences de vitesses suffisamment importantes pour qu'il n'y ait 10 plus, sur la surface comprimée du calibre, aucun point présentant la même vitesse que le tube® Dans ce cas, le cylindre patine en tous ses points de contact sur le tube puisque la vitesse périphérique du calibre est inférieure à la vitesse du tube. En accusant encore les différences de vitesses de rotation alors que les 15 cylindres patinent déjà, on peut augmenter la traction longitudinale régnant dans les cages à baisse de traction par l'accroissement du travail de frottement fourni au tube, ce jusqu'à une certaine limite déterminée par l'expérience. Sur les Fig, 4 à 7 du dessin annexé, le procédé est décrit 20 avec plus de détails. Parmi ces figures ; la Fig® 4 représente un laminoir réducteur plein, fonctionnant suivant le procédé classique, ainsi que la traction longitudinale régnant dans le tube; la Fig0 5 représente le laminoir de la Fig. 4 avec un tube qui 25 en sort, ainsi que la traction longitudinale régnant dans le tube; la. Fig. 6 représente les chutes et hausses de vitesse réalisées dans les différentes cages d'un laminoir réducteur, conformément au procédé suivant 15invention; la Fige 7, enfin, représente les chutes et hausses de vitesse 30 réalisées dans les différentes cages du laminoir, conformément au premier procédé décrit. Dans le laminoir réducteur représenté à la Fig. 4, la haussé de traction .se produit dans les cages 1 et 2 tandis que la baisse de traction se produit dans les cages 7 et 8 pour le réglage de 35 vitesses adopté. Entre les cages 5 et 6, d'une part, et les cages 6 et 7} d'autre part, la traction longitudinale est constante. La cage 6g qui est située dans la zone médiane, est donc une cage à traction constante® Gomme on lra représenté sur la Fig. 5> la hausse de traction 40 .s'est déplacée par rapport aux conditions de fonctionnement à BAD ORIGINAL 69 22812 7 2012393 i laminoir plein, lorsque le tube a commencé à sortir du laminoir, de sorte que les cages travaillant en hausse de traction ne sont plus les cages 1 et 2, mais les cages 3 et 4« Dans les procédés classiques, le tronçon postérieur du tube 5 subit tout au long de son parcours dans le laminoir une traction longitudinale inférieure à celle qui est requise pour fournir 1*épaisseur de paroi voulue, de sorte que l'épaisseur de paroi de ce tronçon est plus importante que celle du tronçon médian. La longueur du tronçon postérieur épaissi dépend du nombre de cages 10 qui est nécessaire pour échelonner la hausse de traction. Sur les Fig. 4 et 5> la- longueur du tronçon postérieur est au moins égale à la distance séparant deux cages voisines. Suivant l'invention, il est possible de raccourcir sensiblement la longueur de ce tronçon postérieur épaissi en réduisant, 15 comme on l'a représenté à titre d'exemple sur la Fig. 6, les vitesses de rotation des différentes cages à partir de la séquence de vitesses utilisée pour le façonnage du tronçon médian, avant l'entrée du tronçon postérieur. Sur cette dernière Figure^ sont représentées 24 cages. L'importance de la chute de vitesse est 20 fonction de la fourchette mini-maxi dans laquelle se situe la traction longitudinale nécessaire au raccourcissement du tronçon postérieur épaissi du tube; elle est aussi fonction de la suite des coefficients de diminution de diamètre choisis (Echelonnement des réductions de diamètre de cage en cage) et de la plage d'uti-25 lisation des moteurs de cages. Sur le dessin, on a choisi de soumettre les 24 cages à une chute de vitesse de 50$, avant que le tronçon postérieur du tube ne pénètre dans le laminoir réducteur à tractionner. Lorsque ce tronçon pénètre dans la première cage, les vitesses de rotation des 30 cages 2 à 24 sont relevées de 5et le tronçon du tube compris entre les cages 1 et 2,subit donc une hausse de traction dûe à une différence de vitesses de rotation de 50^-45$ égal 5$. L'instant où s'effectue la hausse de vitesse est déterminé par la longueur de l'extrémité du tube qui n'est pas encore entrée dans le 35 laminoir, cette longueur étant normalement comprise entre une et cinq fois la distance séparant deux cages voisines, pour tenir compte du temps nécessaire au réglage de la hausse de vitesse. Sur le dessin, cette longueur est égale à trois fois la distance entre cages. A l'entrée du tronçon postérieur du tube dans la seconde 40 cage, les vitesses de rotation des cages 3 a 24 sont relevées de 69 22812 8 2012393- 5%, toujours en tenant compte du temps nécessaire au réglage de la hausse de vitesse, de sorte que, pour ces cages, la chute de vitesse s'élève à 40$, alors qu'elle est de 45$ pour la seconde cage et de 50$ pour la première cage. Sur la Fig. 6, le tronçon 5 postérieur du tube,, sur lequel s'exerce une traction longitudinale accrue, est dessiné comme étant une poutre pleine. Dans la phase I, le tronçon longitudinal, qui est soumis à une traction accrue, s'étend de la cage 1 à la cage 2, les cages 2 à 24 ayant une chute de vitesse de 45$ et la cage 1 une chute de vi-10 tesse de 50$. Dans la phase II, la cage 1 a une chute de vitesse de 50$, la cage 2 a une chute de vitesse de 45$ et les cages 3 à 24 une chute de vitesse de 40$. Au fur et à mesure de 1*avancement du tronçon postérieur du tube, les vitesses des différentes cages sont relevées de façon correspondante jusqu'à ce que, dans 15 la phase XIII, les cages 11 à 24 aient retrouvé leur vitesse normale de rotation. Les pourcentages adoptés ne sont donnés qu'à titre indicatif, afin de mieux faire comprendre le processus. Les valeurs réellement appropriées à la mise en oeuvre de 1'invention peuvent être d'abord calculées en tenant compte des fac-20 teurs qui déterminent l'importance de la chute de vitesse, tels que traction longitudinale nécessaire, suite des coefficients de réduction de diamètre, plage d'utilisation des moteurs, puis elles peuvent être vérifiées et corrigées en faisant des essais de laminage. La représentation schématique montre que la partie média-25 ne du tube n'est pas soumise à une traction accrue lorsqu'on diminue les vitesses de rotation, étant donné que les cages laminant cette partie médiane subissent des chutes de vitesse proportionnellement égales, c'est-à-dire que le rapport des vitesses des cages qui laminent le milieu du tube (par exemple de la cagl 9 30 au cours de la phase V) reste constant, qu'il y ait ou non chute de vitesse. La Fig. 6 montre qu'une fois le tronçon postérieur du tube sorti du laminoir réducteur, les chutes de vitesse, que les cages 1 à 11 continuent de subir dans la phase XIII, sont identiques à 35 celles qu'elles doivent subir dans la phase I de la Fig. 7 en vue de raccourcir le tronçon antérieur épaissi du tube. Il en résulte que le procédé suivant l'invention permet de passer sans préparation spéciale au tube suivant et de traiter ce tube selon un procédé décrit plus haut, destiné à obtenir un tronçon antérieur 40 épaissi de longueur réduite. 69 22812 9 2012393 Dans le second procédé possible, on réduit les vitesses de rotation des cylindres des cages successives 1 à 9 au fur et à mesure que le tronçon postérieur du tube pénètre dans ces cages, de sorte que, dans la zone du tronçon postérieur du tube, le pourcen-5 tage de chute de vitesse décroît en fonction du rang de la cage, et que., dans la zone du tronçon médian, la vitesse des cages reste inchangée. La chute de vitesse peut s'effectuer de façon continue ou discontinue. Ce faisant, les vitesses de rotation des cages, qui sont en train de laminer le tronçon postérieur du tube;bais-10 sent simultanément. Le nombre £ des cages successives qui subissent une chute de vitesse peut être déterminé expérimentalement. Suivant une caractéristique de l'invention, la chûte de vitesse du groupe de cages laminant le tronçon postérieur s'effectue cha-15 que fois de façon uniforme. Le tronçon postérieur épaissi du tube peut être fortement raccourci, étant donné que les différences de vitesses de rotation des cages qui travaillent à augmenter la traction lors de l'entrée du tronçon postérieur sont, en raison de la chute de vitesse, plus 20 accusées que lors du laminage de la partie médiane du tube, période pendant laquelle les cages travaillent à traction constante. L'importance de la chute de vitesse est fonction de la fourchette mini-maxi dans laquelle se situe la traction longitudinale nécessaire au raccourcissement du tronçon postérieur épaissi, elle 25 est aussi fonction de la suite des coefficients de diminution de diamètre choisis (échelonnement des réductions de diamètre de cage en cage), et de la plage d'utilisation des moteurs de cages. Dans ce qui suit, ce procédé est décrit avec plus de détail avec référence à une autre figure, à savoir la Fig. 8. 30 La Fig. 8 représente 9 cages appartenant à un laminoir réducteur à tractionner. A. partir de la séquence de vitesses utilisée pour le façonnage du tronçon médian du tube, la vitesse de rotation de la cage 1 est réduite de 5f^ à l'arrivée du tronçon postérieur du tube dans cette cage, de sorte que le rapport des vites-35 ses des cages 1 et 2 se modifie et que la traction longitudinale régnant dans le tube augmente (Phase I). L'instant- où se produit la chute de vitesse est déterminé par la longueur de l'extrémité du tube qui n'a pas encore pénétré dans le laminoir réducteur et qui, compte tenu du temps nécessaire au réglage de la chiite de vi-40 tesse, est normalement comprise entre 1 et 5 fois la distance BAS QRISffiWr] 69 22812 10 2012393 séparant deux cages voisines\ sur le dessin, cette longueur est égale à deux fois la distance entre cages voisines. Lorsque le tronçon postérieur du tube pénètre dans la seconde cage, les vitesses de rotation des cages 1 et 2 sont abaissées de 5 5/j, en tenant compte encore une fois du temps nécessaire au réglage de la chute de vitesse, flans la phase II, la chute de vitesse est de lOjS pour la première cage et de 55° pour la seconde cage. Le tronçon de tube qui s'étend de la cage 1 à la cage 3 est donc soumis à une traction accrue. Au fur et à mesure de l'a-10 vancement du tronçon postérieur' du tube dans le laminoir réducteur, la chute de vitesse se répète de façon correspondante, de sorte que, dans le groupe de cages qui lamine l'extrémité postérieure du tube, la dernière cage subit à chaque fois la plus forte chute de vitesse, par exemple 15$ pour la cage 5 dans la phase 15 VII, et la première cage subit à chaque fois la plus faible chute de vitesse, par exemple pour la cage 7 dans la phase VII. Sur la Fig. 8, le tronçon postérieur du tube, sur lequel s'exerce une traction longitudinale accrue, est dessiné dans les différentes phases comme étant une poutre pleine. 20 Les pourcentages indiqués n'ont été choisis qu'à titre d'exemples, afin de mieux faire comprendre le processus. Les valeurs réellement appropriées à la mise en oeuvre de l'invention peuvent être d'abord calculées en tenant compte des facteurs déterminant l'importance de la chute de vitesse, tels que traction longitudi-25 nale nécessaire, suite des coefficients de réduction de diamètre, plage d'utilisation des moteurs, puis elles peuvent être vérifiées et corrigées en faisant des essais de laminage. Une fois le tube sorti des cages du laminoir réducteur, les vitesses de rotation des cages,qui ont subi une chute de vitesse, sont ramenées aux va-30 leurs qu'elles avaient avant la chute de vitesse au moment du laminage du tronçon médian du tube. 69 22812 n 2012393 KEVEI.'DICATIONS 1 - Procédé de laminage de tubes dans un laminoir réducteur à tractionner, caractérisé en ce que, dans la zone des tronçons antérieur et/ou postérieur du tube, tronçons qui présentent normale- 5 ment un épais sisserr.ent, il est prévu de réaliser un échelonnement des vitesses de rotation des cages façonnant ces tronçons, qui est plus important que l'échelonnement de vitesses requis poux- le laminage du tronçon médian du tube. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que 10 l'on baisse les vitesses de rotation des cylindres des cages 1 à m avant l'entrée du tronçcn antérieur du tube, de sorte que ces cages ont une vitesse réduite par rapport à la séquence de vitesses existant lorsque le laminoir est plein, le pourcentage de chute de vitesse étant maximum dans la première cage et diminuant 15 lorsque le rang de la cage augmente, et, au fur et à mesure du passage du tronçon antérieur à travers plusieurs cages, les vitesses de rotation des différentes cages sont relevées pour retrouver les valeurs prises lorsque le laminoir est plein. 3 - Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le 20 relèvement des vitesses de rotation dans les cages traversées par le tronçon antérieur du tube s'effectue de façon uniforme jusqu'à ce que les cages aient retrouvé les vitesses prises lorsque le laminoir est plein. 4 - Procédé selon la revendication 3» caractérisé en ce que les 25 vitesses de rotation des cages qui ont été traversées par le tronçon antérieur du tube sont relevées, à chaque fols, de manière telle que ces cages présentent le même pourcentage de chute de vitesse que la dernière cage laminant le tronçon antérieur du tube. 5 - Procédé selon la revend'.cation 1, caractérisé en ce qu'une 30 fois le laminoir rempli, les vitesses des cylindres de l'ensemble des £ cages participant au façonnage du tube sont réduites par rapport L la séquence Je vitesses utilisée pendant le laminage du tronçon médian du tube, le pourcentage chu^e vitesse étant ].s mê"e pou." toutes les cagf-s, et les vitesses de rotation des 35 cages 2 à £ s-r.t relevées au fur et à mesure du passage du tronçon postérieur du t -be à travers les cages successives 1 à n du laminoir, de telle sorte que, dans la acne du tronçon postérieur, le pourcentage de chute Je vitesse décroît jusqu'à la cage n en fonction du rang de lu cage, tandis que le tronçon médian du tube 40 est laminé dans des cages qui présentent le même pourcentage de BAD ORIGINAL] * " 1 -à 69 22012 12 2012393 chute de vitesse. 6 - Procédé selon la revendication 5, caractérisé 'en ce que le relèvement des vitesses des cages qui laminent le tronçon médian du tube s'effectue de façon uniforme. 5 7 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on réduit les vitesses de rotation des cylindres de cages successives 1 à £ au fur et à mesure que le tronçon postérieur du tube pénètre dans ces cages, de sorte que, dans la zone du tronçon postérieur du tube, le pourcentage de chute de vitesse décroît en foncier tion du rang de la cage, et que, dans la zone du tronçon médian,la vitesse des cages reste inchangée. 8 - Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que la chute de vitesse du groupe de cages laminant le tronçon postérieur s'effectue chaque fois de façon uniforme. BA£) ORIGINAL*