L'invention, due à la collaboration de Monsieur Guy GARDOU, est relative aux pare-chocs, notamment pour véhicules, du genre de ceux qui comprennent une armature munie d'un revêtement en matière déformable, du type matière plastique ou analogue, ce revêtement étant notamment agencé pour servir d'élément décoratif. Dans de tels pare-chocs, il est possible de donner à l'armature les caractéristiques mécaniques et les formes souhaitées pour lui permettre d'assurer, notamment, un rôle de support et pour répondre à certains impératifs de résistance aux chocs, sans être soumis à d'autres impératifs imposés par des considérations d'esthétique ; en effet, le revêtement de l'armature peut être conçu pour répondre, plus spécialement, à ces considérations d'esthétique. La réalisation de l'armature conduit, cependant, à quelques difficultés, notamment pour satisfaire aux besoins d'absorption de l'énergie cinétique développée en cours de collision et pour assurer les liaisons de l'armature, avec, d'une part, la structure du véhicule et d'autre part, ledit revêtement. L'invention a donc pour but, surtout,de rendre les parechocs du genre défini précédemment tels qu'ils répondent mieux que jusqu'à présent aux diverses exigences de la pratique, et notamment tels que l'armature soit d'une réalisation plus simple et facilite la fixation du pare-chocs sur la structure-du véhicule. Selon l'invention, un pare-chocs du genre défini précédemment est caractérisé par le fait que l'armature est formée par un corps creux en matière déformable, notamment en matière plastique, dont la section transversale présente un contour fermé, ce corps creux étant disposé, au moins partiellement, à l'intérieur dudit revêtement, entre ce dernier et la structure du véhicule contre laquelle ledit corps creux prend appui, ce corps creux étant,en outre, localement en contact avec le revêtement. Ce revêtement peut comporter une paroi frontale qui recouvre complètement le corps creux, lequel comporte une paroi en appui direct contre ladite paroi frontale du revêtement. Selon une autre possibilité, la paroi frontale du revêtement comporte au moins une ouverture à travers laquelle fait saillie, vers l'extérieur, une partie du corps creux la paroi de ce corps creux présente, alors, avantageusement, un ou des replis tournant leur concavité vers l'extérieur et propres à recevoir les bords limitant l'ouverture de la paroi frontale du revêtement. De préférence, la paroi du corps creux tournée vers la structure du véhicule comporte au moins un renfoncement, formant rainure, tournant sa concavité vers la structure et propre à être engagé sur un bord, notamment horizontal, en saillie de la structure du véhicule pour assurer la fixation du corps creux sur cette structure. Ce renfoncement peut être accroché sur des agrafes de fixation, elles-mêmes engagées sur le bord en saillie. Le corps creux peut être obtenu par extrusion, et comporter des nervures intérieures ; le corps creux peut, également, être obtenu par soufflage et comporter des sections différentielles et/ou des volumes fermés, étanches ou perfo res. L'invention consiste, mises à part les dispositions exposées ci-dessus, en certaines autres dispositions dont il sera plus explicitement question ci-après à propos de modes de réalisation particuliers décrits avec référence aux dessins ci-annexés, mais qui ne sont nullement limitatifs. La figure 1, de ces dessins, est une coupe transversale d'un pare-chocs selon l'invention. La figure 2 est une coupe transversale d'une variante de réalisation. La figure 3 est une vue d'extrémité transversale d'une armature comportant des nervures intérieures. La figure 4, enfin, montre, semblablement à la figure 3, une variante de réalisation de l'armature. En se reportent aux dessins, notamment à la figure 1, on peut voir un pare-chocs 1 pour véhicule, comprenant une armature 2, munie d'un revêtement 3 en matière déformable, de préférence en matière plastique injectée ; ce revêtement est notamment agencé pour servir d'élément décoratif et peut, par exemple, présenter dans sa partie centrale 3b une teinte différente de celle des parties d'extrémité 3a, 3c. L'armature 2 est formée par un corps creux 4, en matière déformable, notamment en matière plastique, dont la section transversale présente un contour fermé 5. La forme de ce contour est essentiellement variable, et s'adapte aux nécessités de montage et de mise en place. Dans le cas de la réalisation de la figure 1, comme visible sur le dessin, le contour 5 a une forme sensiblement rectangulaire présentant, à certains endroits, des renfoncements. Le corps creux 4 est disposé à l'intérieur du revêtement 3, entre ce dernier et la structure 6 du véhicule. Cette structure 6, servant à la fixation du corps creux 4, appartient à la carrosserie du véhicule. Le corps creux 4 prend appui contre cette structure 6 et suit, au moins partiellement, les contours du revêtement 3 et se trouve en contact local avec ce revêtement. Dans le mode de réalisation de la figure 1, le revêtement 3 comporte une paroi frontale 7 qui recouvre complètement le corps creux 4, ce dernier comportant une paroi 8 qui est en appui direct contre la paroi 7. La paroi 9 du corps creux 4 tournée vers la structure 6 comporte au moins un renfoncement 10 formant rainure, et tournant sa concavité vers la structure 6. Ce renfoncement 10 est propre à être engagé sur un bord en saillie 11 de la structure du véhicule pour permettre la fixation du corps creux 4 sur cette structure. Ce bord 11 peut être constitué par plusieurs épaisseurs de tôles de la carrosserie qui sont assemblées notamment par soudage. Des agrafes telles que 12 sont avantageusement engagées sur le bord en saillie 11, et le renfoncement 10 est accroché sur ces agrafes. Le revêtement 3 est fixé également à la structure 6 du véhicule en une zone 13 située vers le bord extrême de la partie 3a et en une zone (non visible sur la figure 1) située vers le bord extrême de la partie 3c. La fixation du revêtement 3 sur la structure 6 est assurée par tout moyen approprié notamment par des boulons tels que 14 (fig. 2). Dans le cas de la figure 1, le contour 5 du corps creux r présente, dans son angle supérieur extérieur, voisin du revêtement 3, un décrochement 15, sensiblement en angle droit, dont une partie 16, sensiblement verticale, est en contact dans une zone 17 avec la paroi intérieure d'un renfoncement 18 du revêtement 3. Ce renfoncement 18 tourne sa concavité vers l'extérieur et forme une rainure. Un renfoncement 19 semblable à 18 est prévu à la partie inférieure du revêtement 3. Ces renfoncements 18 et 19 constituent, en quelque sorte, des zones de transition entre la partie centrale 3b et les parties d'extrémité 3a, 3c. Le corps creux 4 est ainsi bridé, en région frontale, au niveau de la zone 17 et de la zone de contact de sa paroi 8 avec le revêtement 3, tout en s'arc-boutant sur les parois de la structure 6, notamment sur une paroi 6a faiblement inclinée sur la verticale. L'ensemble du revêtement 3 et du corps creux 4 est maintenu au niveau de la rainure 10 et des zones, telles que 13, situées aux extrémités des parties 3a et 3c, de telle sorte qu'on obtient un ensemble cohérent et compact, à hautes performances. Dans la variante de réalisation de la figure 2, on a désigné par les mêmes références numériques les éléments semblables ou jouant un rôle analogue à des éléments déjà décrits avec référence à la figure 1. Selon cette variante, la paroi frontale 3b du revêtement comporte au moins une ouverture 20 à travers laquelle fait saillie, vers l'extérieur, une partie 21 du corps creux 4 la paroi de ce corps creux comporte alors avantageusement des replis 22, 23 tournant leur concavité vers l'extérieur et propres à recevoir les bords 24, 25, limitant l'ouverture 20 de la paroi frontale 3b. Dans l'exemple de la figure 2, les replis 22, 23 sont à orientation verticale et sont prévus dans les parois sensiblement horizontales supérieure et inférieure du corps creux 4 ; on conçoit que ces replis 22, 23 peuvent se rejoindre latéralement par des parties orientées verticalement de manière à former une rainure périphérique, à ligne moyenne continue fermée ; l'ouverture 20 serait également limitée par un contour fermé, par exemple rectangulaire. La solution de la figure 2 permet d'exploiter avantageusement des effets décoratifs de relief et de contraste des teintes, au niveau de l'encadrement par le revêtement 3 de la partie en saillie 21 du corps creux 4. Sur la figure 2, on a représenté la fixation de la partie 3c du revêtement 3 sur une paroi 6b de la structure 6 du véhicule, par des boulons tels que 14. La paroi Gb est dans le prolongement inférieur de la paroi 6a. Le corps creux 4 coopère avec le revêtement 3 pour absorber par déformation l'énergie développée lors d'une collision. L'efficacité de l'action du corps creux peut être facilement modulée à l'intérieur d'une gamme étendue soit par modification des caractéristiques d'épaisseur ou de matière,soit par adjonction d'un nervurage interne. La figure 3 représente l'extrémité d'un corps creux dont le contour est semblable à celui de la figure 1 et qui comporte, intérieurement, des nervures telles que 26a, 26b reliant la paroi 9 destinée à être appliquée contre la structure 6, à la paroi frontale 8. Dans la variante de réalisation de la figure 4, le corps creux, dont le contour extérieur reste semblable, comporte des parois intérieures sensiblement verticales formant cloisons 27a, 27b, 27c. La paroi frontale 8, ainsi que chacune des cloisons 27a, 27b, 27c est solidaire de nervures parallèles en saillie vers l'intérieur, telles que 28, sensiblement horizontales. Un jeu j subsiste entre l'extrémité de chaque nervure 28 et la face de la cloison ou de la paroi voisine. Lors d'une compression du corps creux 4 suivant une direction sensiblement parallèle à celle des nervures 28, on peut obtenir une résistance progressive à la compression du corps creux 4. Il est clair que de nombreuses autres dispositions peuvent être adoptées pour l'implantation des nervures. Le corps creux 4 représenté aux figures 1, 3 et 4 peut être aisément réalisé par extrusion. Des réalisations du corps creux 4 en version "soufflée" sont également possibles, notamment pour le corps creux 4 de la figure 2. La version "soufflée" s'accompagne d'une absence de nervures à l'intérieur du corps creux 4, mais il est possible, dans tine telle version "soufflée", de prévoir des sections différentielles ou des volumes fermés étanches ou perforés à l'intérieur du corps creux 4 afin d'obtenir la résistance souhaitée à la compression. Dans le mode de réalisation de la figure 2, une résistance progressive à la compression peut être obtenue, par exemple, en donnant à la partie en saillie 21, qui intervient en début de collision, une résistance à la compression plus faible que pour le reste de la section. Le corps creux A, indépendant du revêtement 3, peut s'intégrer à toute géométrie imposée soit par des caracté ristiques mécaniques, soit par des soucis de style, et peut être mis en place et maintenu d'une manière simple. Il est possible d'utiliser un revêtement 3 présentant les caractéristiques décrites et revendiquées dans la demande de brevet FR. NO 77 16 9b1 déposée le 3 juin 1977 et dans la première addition N" 77 27 489 déposée le 12 septembre 1977, aux noms des demanderesses, notamment en vue d'obtenir un effet esthétique satisfaisant et afin d'accentuer la progressivité d'absorption de l'énergie d'un choc. La réalisation du corps creux 4 en matière plastique par "soufflage", notamment dans le cas de la variante de la figure 2, autorise des géométries plus complexes, mieux adaptées aux opportunités du style, de l'aérodynamisme et des possibilités de fixation sur la carrosserie. REVENDICATIONS 1. Pare-chocs, notamment pour véhicule, comprenant une armature munie d'un revêtement en matière déformable, du type matière plastique ou analogue, ce revêtement étant notamment agencé pour servir d'élément décoratif, caractérisé par le fait que l'armature est formée par un corps creux en matière déformable, notamment en matière plastique, dont la section transversale présente un contour fermé, ce corps creux étant disposé, au moins partiellement, à l'intérieur dudit revêtement, entre ce dernier et la structure du véhicule contre laquelle ledit corps creux prend appui, ce corps creux étant, en outre, localement en contact avec le revêtement. 2. Pare-chocs, selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le revêtement comporte une paroi frontale qui recouvre complètement le corps creux, lequel comporte une paroi en appui direct contre ladite paroi frontale du revêtement. 3. Pare-chocs, selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la paroi frontale du revêtement comporte au moins une ouverture à travers laquelle fait saillie, vers l'extérieur, une partie du corps creux. 4. Pare-chocs, selon la revendication 3, caractérisé par le fait que la paroi du corps creux présente un ou des replis tournant leur concavité vers l'extérieur et propres à recevoir les bords limitant l'ouverture de la paroi frontale du revêtement. 5. Pare-chocs, selon la revendication 4, caractérisé par le fait que les replis de la paroi du corps creux, propres à recevoir les bords limitant l'ouverture de la paroi frontale du revêtement, se rejoignent de manière à former une rainure périphérique, à ligne moyenne continue fermée. 6. Pare-chocs, selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la paroi du corps creux tournée vers la structure du véhicule comporte au moins un renfoncement, formant rainure, tournant sa concavité vers la structure et propre à être engagé sur un bord, notamment horizontal, en saillie de la structure du véhicule pour assurer la fixation du corps creux sur cette structure. 7. Pare-chocs selon la revendication 6, caractérisé par le fait que le renfoncement formant rainure, est accroché sur des agrafes de fixation, elles-mêmes engagées sur le bord en saillie de la structure du véhicule. 8. Pare chocs selon l'une quelconque des revendications 6 ou 7, dans lequel le revêtement comporte une partie centrale et deux parties d'extrémité, caractérisé par le fait que le corps creux est bridé, en région frontale, au niveau d'une zone de contact de sa paroi avec le revêtement, tout en s'arc-boutant sur les parois de la structure du véhicule, l'ensemble du revêtement et du corps creux étant maintenu au niveau de la rainure du corps creux et de zones du revêtement situées aux extrémités desdites parties d'extrémité de ce revêtement. 9. Pare-chocs selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le corps creux comporte des nervures intérieures, notamment lorsqu'il est réalisé par extrusion. 10. Pare-chocs selon l'une quelconque des revendications 1 à 7 dans lequel le corps creux est obtenu par soufflage, caractérisé par le fait qu'il comporte des sections différentielles et/ou des volumes fermés étanches ou perforés.