La présente invention due aux travaux de Messieurs Rolland, Paul, Louis VALLET et Jacky, Luce, Hector LEGER est relative à un capuchon destiné à protéger provisoirement des robinets de chauffage central à commande thermostatique. Les robinets thermostatiques actuels se composent dtune enveloppe ayant en général la forme d'un té dont les deux tubulures alignées sont, lrune dotée d'un siège pour la soupape du robinet et i autre destinée à recevoir le corps du robinet, corps comprenant la soupape, sa tige et ses moyens de rappel élastique, ainsi que les moyens d'étanchéité adéquats. Le corps du robinet présente une partie s'étendant à l1extérieur de enveloppe, destinée à recevoir organe de commande thermostatique ou tête thermostatique dont llélément actif doit coopérer avec Irextrémité libre de la tige de soupape. En chantier, les tetes thermostatiques, en raison de leur fragilité, ne doivent etre mises en place quren dernier, c'est à-dire quand les autres travaux, concernant ou non le chauffage central, sont terminés. I1 est donc nécessaire de prévoir une protection pour les robinets avant que ceux-ci puissent être équipés de leur tete thermostatique. De plus, les opérations concernant le montage de ltinstallation de chauffage central comportent une phase de réglage de ltinstallation, phase pour laquelle tous les robinets doivent etre amenés dans une position précise définie par norme les robinets doivent donc, dans ce but, comporter avant la mise en place des têtes thermostatiques un dispositif qui permette dramener les robinets dans la position prescrite, de façon commode et précise. L'invention a pour but de satisfaire aux exigences précitées et de résoudre les problèmes suivants : protection du corps des robinets et obtention drune position de réglage pour la soupape avant la mise en place des tetes thermostatiques. A cet effet ltinvention a pour objet un capuchon provisoire, destiné à etre monté sur le corps dlun robinet thermostatique avant que celui-ci ne soit doté de sa tête de commande thermostatique, le corps du robinet étant du typé monté dans une enveloppe et traversé de part en part par la tige de la soupape rappelée en position ouverte par un organe élastique, le capuchon étant caractérisé par le fait qutil se compose d'une jupe et d'un moyeu recevant un organe de réglage de la position de la soupape. D'autres caractéristiques apparaltront à la lecture de la description ci-après, en faisant référence aux figures, parmi lesquelles - La Fig. 1 est une vue extérieure d'un robinet de chauffage central dépourvu de sa tête thermostatique et équipé du capuchon conforme à l'invention. - La Fig. 2 est une vue de dessus du capuchon de la Fig. 1. - La Fig. 3 est une vue en coupe suivant la ligne 3-3 de la Fig. 1. - La Fig. 4 est une vue à plus grande échelle d'un détail de la coupe de la Fig. 3. - La Fig. 5 est une vue extérieure dtun robinet dont le capuchon a été remplacé par une tête de commande thermostatique. Suivant exemple représenté aux Fig. 1 à 4, un capuchon 1 conforme à l'invention équipe un robinet de chauffage central 2 constitué d'une enveloppe 3 et d'un corps 4. Dans tout ce qui suit, le plan de la Fig. 1 sera supposé être un plan vertical. L'enveloppe 3 du robinet 2 a la forme générale d'un té, l'axe XX de ses deux tubulures alignées 5 et 6 étant en même temps l'axe du corps 4 et du capuchon 1. La tubulure inférieure 5 de llenveloppe 3 est munie d'un alésage taraudé 7 constituant un embout femelle pour le montage du robinet. La troisième tubulure 8 d'axe YY perpendiculaire à XX est équipée d'une douille vissée 9 permettant d'adapter un raccord fileté 10 de façon à constituer un embout mâle. Lorsque le robinet est ouvert, le fluide caloporteur est admis par la tubulure 5 suivant la flèche f et ressort par la tubulure 8 suivant la flèche g. La tubulure supérieure 6 porte un taraudage 11 coopérant avec un filetage 12 de la partie inférieure du corps 4. Le corps 4 est une pièce de révolution d'axe XX, il présente dans sa partie moyenne une collerette 12a filetée destinée au vissage du capuchon 1 ou d'un organe de fixation de la tête thermostatique lorsque celle--ci est mise en place. Le corps 4 est traversé de part en part, et suivant son axe, par un alésage 13 qui débouche à la partie supérieure du corps 4 par une cuvette 14 et à la partie inférieure du corps 4 par deux dégagements successifs 15 et 16, le dégagement d'extrémité 16 étant de diamètre supérieur à celui du dégagement 15. La cavité intérieure 17,définie entre les trois tubulures 5, 6 et 8 de l'enveloppe 3 en té, présente intérieurement du côté communiquant avec la tubulure d'entrée 5 1une collerette annulaire 18 définissant un siège pour la soupape du robinet. Le siège 18 est porté par une surface conique d'axe XX de façon à définir une arrête circulaire de portée pour la soupape.L'obturateur 19 du robinet se compose à sa partie inférieure d'une soupape proprement dite 20 et se prolonge vers le haut par une queue 21 dont la partie supérieure porte un épaulement périphérique 22 dont la face inférieure constitue une première face appui pour un organe de rappel élastique constitué d'un ressort taré,hélicoidal 23. L'autre appui du ressort 23 est constitué par le fond d'une cuvette 24 dont le bord 25 prend appui au fond-de la tubulure 6. Une tige de soupape 26 est montée coulissante dans alésage 13 du corps 4 et dépasse de la partie supérieure de ce corps 4. A la base du corps 4 et autour de la tige 26 sont prévus une garniture d'étanchéité 27 et un bouchon 28 enfilé dans le dégagement 15. La base de la tige 26 porte une bague 29 ; cette bague empêche ltéjection vers l'extérieur de la tige 26 sous l'action de la pression statique du fluide. Lorsque la tige 26 est sollicitée vers le bas, elle entraîne la soupape 20 par appui dans le fond d'un trou axial borgne prévu dans la queue 21 de celle-ci. La soupape 20 porte une couche d'élastomère surmoulée. Le capuchon 1 du type "à jeter" est constitué dtune jupe mince 30 définie par un cône d'axe XX et d'un moyeu intérieur 31 dont la base vient en appui sur la face supérieure du corps 4 lorsque le capuchon est en place. La base de la jupe 30 présente une couronne 32 dont la surface intérieure porte un taraudage 33 destiné à coopérer avec la collerette filetée 12a du corps 4 et dont la surface extérieure porte des cannelures 34 permettant le vissage manuel du capuchon 1 sur le corps 4. Le moyeu 31 du capuchon 1 est traversé, suivant son axe XX, par un alésage taraudé 35 dans lequel est vissé un bouton de réglage 36. Le bouton de réglage 36 (Fig. 4) d'axe XX se compose d'une tête plate 37 portant sur sa surface latérale des cannelures 38 permettant de la manoeuvrer manuellement et sur sa face supérieure un repère unique 39 et d'un corps 41 doté d t un filetage 42. Ce repère 39 est destiné à être mis en regard de ltun des deux repères 40 diamétralement opposés sur la partie supérieure du capuchon 1 (Fig. 1). Le bouton 36 est traversé de part en part par un alésage 43 évasé en 44 à sa partie supérieure. L'alésage 43 présente dans la partie moyenne du corps 41 du bouton 36 une partie calibrée 45 de diamètre réduit. La partie calibrée 45 est destinée à recevoir une goupille métallique 46 emmanchée ; le coulissement de la goupille 46 dans son logement 45 est provoqué à partir d'un effort connu suivant XX, les tolérances étant choisies de façon que l'effort minimum provoquant le coulissement de la goupille 46 corresponde à un écrasement donné de l'élastomère,recouvrant la soupape 20, sur le siège 18 cet écrasement définissant une position de fermeture effective et précise de la soupape. La goupille 46 constitue un organe de butée effectif tant que les efforts transmis sont inférieurs à l'effort provoquant son coulissement. L'effort provoquant le coulissement de la goupille 46 doit dans tous les cas être supérieur à l'effort de rappel que peut développer le ressort 23. On peut parler d'un emmanchement taré de la goupille 46 dans la partie calibrée 45. La goupille 46 est alignée avec la tige 26 de la soupape, sa base venant en appui contre lrextrémité supérieure de la tige 26. Le capuchon, objet de l'invention, est constitué en tout et pour tout du capuchon proprement dit 1 et de son bouton 36 muni de la goupille 46. Les opérations de montage et de réglage s'effectuent de la façon suivante (ensemble des Figures). Le robinet 2 est mis en place, ctest-à-dire raccordé d'une part au radiateur qu'il doit équiper et d'autre part à la canalisation d'alimentation en fluide caloporteur. Le corps 4, mis en place, est tel que la base de sa collerette 12a soit en appui sur la face d'extrémité de la tubulure 6. La tige 26 dépasse nettement de la face supérieure du corps 4 puisque la soupape 19 sollicitée vers le haut uniquement par le ressort 23 est en position de pleine ouverture. Le capuchon 1 est vissé à fond sur la collerette 12a du corps 4 ; pendant cette opération, le bouton 36 est dévissé au maximum. En effet, pour ce qui concerne la fonction de protection remplie par le capuchon 1, il suffit que le bouton 36 soit légèrement vissé sur le capuchon 1, sans qutil soit nécessaire que sa goupille 46 vienne en appui contre la tige 26 de la soupape. Le capuchon 1 permet, grâce à son bouton 36, de procéder au réglage de l'installation de chauffage central avant la mise en place des têtes thermostatiques sur les robinets. Pour procéder à ce réglage, il faut que tous les robinets aient leur soupape dans une position d'ouverture donnée et précise : levée nominale définie par norme. Cette position d'ouverture à donner aux soupapes se définit par une certaine course de levée, course mesurée à partir d'une origine correspondant à la position de fermeture étanche sous une pression donnée. Or, dans le cas de soupapes revêtues d'élastomère (susceptible de se comprimer ou des'écraser lors du contact avec le siège), la position de fermeture n'est pas repérable géométriquement.On convient donc de considérer que la soupape est fermée quand la soupape est en appui sur son siège sous un certain effort, correspondant à ltobtention de l'étanchéité pour une forme de siège donnée et une nature d'élastomère donnée. Pour amener la soupape 20 dans sa position de fermeture définie ci-dessus, on procède de la façon suivante Le bouton 36 est vissé sur le capuchon l, sa goupille 46 vient appuyer sur la tige de soupape 26. Tant que l'effort à vaincre n'est du qu'au ressort 23, la goupille 46 ne coulisse pas dans son logement 45 puisqu'il est prévu que l'effort minimum provoquant son coulissement est supérieur à lteffort développé par le ressort 23. On continue à visser le bouton 36 ; lorsque la soupape 20 arrive en appui sur son siège 18, ltélastomère qui la recouvre s t écrase légèrement jusqu'à ce que son écrasement corresponde à l'effort provoquant le coulissement de la goupille 46 dans son logement 45.L'écrasement désiré (et donc la position de fermeture correspondant au point origine pour les courses de levée) est atteint, tout vissage complémentaire du bouton 36 provoquera un coulissement supplémentaire de la goupille 46 mais pas d'augmentation de l'écrasement de l'élastomère et donc aucun mouvement suplémentaire de la soupape 20. La position de fermeture, origine des courses, est atteinte avec précision et est la même pour tous les robinets. On peut, sans effet sur la position de la soupape 20, continuer à visser le bouton 36 en le faisant tourner de moins d'un demi-tour de façon à amener son repère 39 en face de l'un des repères 40 du capuchon 1. Cependant, étant donné que l'opérateur peut difficilement détecter le coulissement de la goupille 46, et pour que la position de fermeture-origine soit atteinte avec certitude, la mise ne coTncidence des repères 39-40 se fera pour une position du bouton 36 proche de son vissage maximum (voire la position de vissage maximum, si les repères ont été prévus pour coïncider effectivement pour cette position). Pour amener la soupape 20 dans sa position de levée prescrite pour les opérations de réglage de l'installation, il suffit de dévisser le bouton 36 ; par exemple d'un demi-tour en faisant passer le repère 39 dtun repère 40 du capuchon 1 à Pour cette phase, les efforts ne sont que des efforts de rappel dus au ressort 23 et tout se passe comme si la goupille 46 était effectivement solidaire du bouton 36 : la course suivant XX du bouton 36 correspond exactement à celle de la soupape 20. Lorsque le réglage de l'installation est effectué (réglage qui peut concerner la source de chaleur ou la vanne mélangeuse par exemple) et lorsque les travaux risquant d'endommager les robinets sont terminés, le capuchon 1, le bouton 36 et sa goupille 46 sont enlevés et jetés. On remplace le capuchon 1 par une tête thermostatique 47 (Fig. 5) non détaillée. Sur la Fig. 5 est représenté en pointillés le capuchon 1 qui a été remplacé par la tête thermostatique 47. Cette tête 47 est montée vissée sur la collerette 12a du corps 4 par une bague 48 analogue à la couronne -32 du capuchon 1 ; elle est munie dtun bouton de commande 49 cannelé portant à sa base des repères numériques correspondant aux diverses positions de réglage. L'élément thermosensible intérieur (non représenté) comporte une partie 50 dépassant hors de la tête 47, l'élément actif de l'élément thermosensible venant en appui sur la partie supérieure de la tige 26 de la même façon que la goupille 46. L'invention présente un certain nombre d'avantages et notamment Le capuchon 1 assure une fermeture et une protection effi caces de la partie supérieure du robinet. I1 permet également la manoeuvre et le réglage du robinet jusqu'à la mise en place de la tête thermostatique, au tout dernier moment. I1 constitue un ensemble économique, du type à jeter". L'invention permet de procéder au réglage de l'installation de chauffage central avant la mise en place des têtes thermostatiques dans des conditions commodes, rapides et ne nécessitant pas un personnel qualifié. Grâce à la goupille 46, dont le coulissement n'est provoqué que par un effort donné correspondant à un écrasement désiré de l'élastomère recouvrant la soupape 20, la position de réglage est obtenue très rapidement et avec une grande précision. Ce système est de plus très fiable. Lorsque l'installation est réglée, le bouton 36 peut servir provisoirement d'organe de commande mécanique du robinet avant que celui-ci ne soit équipé de son dispositif de commande thermostatique (tête). Les opérations de mise en place et d'enlèvement du capuchon 1 ainsi que les opérations de réglage mettant en jeu le bouton 36 peuvent steffectuer sans aucun outillage ; en effet, les cannelures 38 et 34 prévues respectivement sur le bouton 36 et sur la collerette inférieure 32 du capuchon 1 permettent d'opérer manuellement. REVENDICATIONS 1.- Capuchon provisoire, destiné à être monté sur le corps d'un robinet thermostatique avant que celui-ci ne soit doté de sa tête de commande thermostatique, le corps du robinet étant du type monté dans une enveloppe et traversé de part en part par la tige de la soupape rappelée en position ouverte par un organe élastique, le capuchon étant caractérisé par le fait qu'il se compose d'une jupe (30) et d'un moyeu (31) recevant un organe de réglage de la position de la soupape (20). 2.- Capuchon provisoire suivant la revendication 1 caractérisé par le fait que la jupe (30) présente à sa base une couronne (32) cannelée extérieurement et dont le taraudage intérieur (33) permet son vissage sur une collerette (12a) du corps (4) du robinet; lorsque la couronne (32) est vissée, la base du moyeu (31) du capuchon (1) venant en appui sur la face supérieure du corps (4) du robinet. 3.- Capuchon provisoire suivant la revendication 1 caractérisé par le fait qu'il porte à sa partie supérieure des repères (40). 4.- Capuchon provisoire suivant la revendication 3 caractérisé par le fait que les repères (40) sont au nombre de deux et diamétralement opposés. 5.- Capuchon provisoire suivant la revendication 1 caractérisé par le fait que l'organe de réglage de la position de la soupape (20) est un bouton cannelé (36) vissé dans le moyeu (31) du capuchon (1) et traversé de part en part par un alésage axial (43) dont la partie moyenne présentant un diametre réduit reçoit, emmanché, un organe de butée (46) dont le coulissement axial ne peut être provoqué que pour un effort axial donné et connu, cet effort étant supérieur à l'effort que peut développer l'organe de rappel élastique de la soupape, organe de butée (46) étant toujours en appui contre l'extrémité de la tige de la soupape. 6.- Capuchon provisoire suivant la revendication 5 caractérisé par le fait que l'organe de butée est une goupille cylindrique métallique (46). 7.- Capuchon provisoire suivant les revendications 5 et 6 caractérisé par le fait que l'effort minimum provoquant le coulissement axial de la goupille (46) dans son alésage (45) correspond à un effort pour lequel la compression de llélasto- mère recouvrant la soupape (20) sur le siège (18) permet une fermeture effective et étanche du robinet. 8.- Mise en oeuvre de organe de réglage équipant le capuchon conforme à l'une des revendications 1 à 7 caractérisée par le fait que, dans une première phase, on visse le bouton (36) jusqu'à amener la soupape (20) en appui sur son siège (18), un vissage supplémentaire du bouton (36) provoque un écrasement donné de l'élastomère recouvrant la soupape (20) et par suite un coulissement axial de la goupille (46) lorsque 17écrasement prédéterminé est obtenu, tout vissage supplémentaire n t ayant pour effet que de faire coulisser davantage la goupille (46) et de permettre de mettre en colncidence un repère (39) du bouton (36) avec lxun des repères (40) du capuchon (1) ; et, dans une seconde phase, on procède au dévissage du bouton (36) d'un nombre entier de demi-toursien s'aidant des repères (39-403jeorrespondant à la course de levée nécessaire pour amener la soupape (20) dans une position d'ouverture prédéterminée et permettant les opérations de réglage de l'installation.