La présente invention se propose d'apporter des perfectionnements a la technique des appareils de constitution de surfaces travaillantes pour la manutention ou le traitement de divers fluides liquides ou gazeux. Des appareils de divers types et catégories pouvant être appelés "appareils de constitution de surfaces sont bien connue. Des exemples particuliers des appareils de ce genre sont les échanc geurs de chaleur, les épurateurs à plateaux humides, les dissolveurs de gaz et les tours pourvues d'un bourrage ou garnissage. Le but principal poursuivi lorsqu'on conçoit ces appareils est de ménager le maximum d'action physique et (ou) chimique et l'interaction des fluides passant à travers eux. A cet effet, l'appareil est usuellement étudié de manière à ménager la surface maximum qui doit venir en contact avec les fluides a manutentionner pour un volume minimum d'appareil et, de préférence, avec une chute de pression minimum à travers l'appareil. Dans le brevet des Etats Unis d'Amérique No. 3.870.083 est décrit un appareil de constitution de surfaces de type nouveau impliquant un écoulement de fluide du type à venturi. Dans ce nouvel appareil, les changements de débit d'écoulement compte tenu de la section droite à travers l'appareil qui sont nécessaires pour assurer l'écoulement par venturi sont produits par introduction de plusieurs feuilles parallèles mesurant différentes longueurs dans le canal d'écoulement du fluide Dans un type d'appareil particulier destiné l'épuration par voie humide des gaz, des fumées et des matières solides a structure particulaire a partir d'un courant de fluide, ces feuilles comprennent un certain nombre de plaques planes minces paral vièles et étroitement espacées.Dans un appareil de ce genre, les espaces entre les plaques parallèles sont par exemple de l'ordre de 50-100 microns (environ 0,05 a 0,10 mm). Les recherches qui ont conduit a l'invention ont permis de constater que, pour nombre d'applications, les plaques peuvent astre constituées par des panneaux maillés ou ajourés. Apparemment, si le maillage de ces plaques est suffisamment dru, il est aussi efficace que s'il s'agissait d'une surface continue, ce qui ne produit pas de réduction notable de la quantité et du poids de la matière utilisée. Mais des problèmes se posent pour l'établissement de ces appareils en ce qui concerne l'espa cernent précis des couches de matière maillée les unes par rapport aux autres. Un but de l'invention est de permettre, en vue de son application a la technique intéressée, la réalisation d'un appareil de constitution de surfaces travaillantes utilisant une matière en feuilles à structure maillée pour constituer au moins certains de ses éléments de constitution des surfaces en question, ces surfaces étant espacées de façon précise grace a l'utilisation rationnelle de certaines au moins des feuilles maillées. L'invention est matérialisée dans un appareil de constitution ou d'aménagement de surfaces travaillantes comprenant un corps ménageant un canal d'écoulement pour le passage du fluide dont au moins un liquide à travers ce corps, ce canal d'écoulement comportant une feuille maillée interposée entre et venant en contact avec des feuilles immédiatement adjacentes, cette feuille maillée étant constituée par une matière dans laquelle dans un groupe quelconque de n fils de channe parallèles ou de fils équivalents, n désigne un nombre entier compris entre 2 et 10, un fil de channe ayant une dimension plus grande en épaisseur que les autres au moins dans une direction transversale à l'épaisseur de la feuille, ces fils plus épais venant en contact avec les feuilles immédiatement adjacentes pour la détermination de l'espace entre ellewmeme et lesdites feuilles, les fils de trame de la première feuille maillée étant toutes plus minces ou grêles transversalement a l'épaisseur de la feuille que les fils de channe plus gros ou plus épais. Divers modes de réalisation de l'invention sont décrits ciaprès, simplement à titre d'exemples d'ailleurs, en regard des dessins schématiques annexés dans lesquels: La fig. 1 est une vue en coupe d'un appareil de constitution ou d'aménagement d'une surface travaillante constituant une première réalisation de l'invention suivant laquelle le canal d'écoulement du fluide dans l'élément constituant la partie ménageant la surface est du type formant venturi. La fig. 2 est une vue en coupe de l'élément ménageant une surface travaillante d'une seconde réalisation de l'invention dans laquelle le canal d'écoulement a une section droite sensiblement constante pour l'écoulement du fluide. La fig. 3 est une vue en perspective d'un groupe de feuilles maillées telles qu'elles sont utilisées dans un élément de constitution d'une surface travaillante dans l'appareil de la fig. 1, représentées sans le carter environnant, chacun des fils de channe de cinq en cinq étant plus épais ou plus gros. La fig. 4 est une vue en perspective d'un autre groupe de feuilles comme représenté dans l'élément de constitution d'une surface que montre la fig. 2 dans lequel tous les dix fils de chaine sont plus épais ou plus gros. La fig. 5 est une vue en perspective semblable à la fig. 3 suivant laquelle les feuilles groupées sont alternativement ajourées et pleines, tous les fils de chaise de deux en deux de chaque feuille maillée étant plus épais ou plus gros. La fig. 6 est une vue semblable à la fig. 5 dans laquelle toutes les feuilles du groupe sont ajourées. La fig. 7 est une vue d'extrémité de l'élément de constitution d'une surface commune visible dans la fig. 5, cette vue étant faite à la hauteur de la ligne 7-7 dans cette fig. 5. La fig. 8 est une vue prise à la hauteur de la ligne 8-8 en fig. 7. La fig. 9 est une vue semblable à la fig. 8 mais prise à la hauteur de la ligne 9-9 en fig. 6. La fig. 10 est une vue en perspective d'un appareil échangeur de chaleur à écoulement transversal constituant une variante de réalisation de l'invention. La fig. 11 est une vue en section droite par la ligne 1111 en fig. 10, La fig. 12 est une vue en perspective d'un échangeur de chaleur à écoulement parallèle par contrecourant tel que le pré- voit l'invention Les fig. 13A, 13B et 13C sont respectivement des vues en section droite à travers l'échangeur de chaleur que montre la fig. 2, les coupes étant faites par les lignes respectives 13A-13A, 13B-13B, 13C-13C dans la fig. 14. La fig. 14 est une vue en coupe passant par la ligne 14-14 en fig. 12. La fig. 15 est une vue d'extrémité prise dans la direction indiquée par la flèche 15 dans la fig. 12. La fig. 16 est une vue en perspective d'un autre groupe de feuilles constitué par une combinaison de feuilles pleines,de feuilles à maillage uniforme et de feuilles ajourées avec fils métalliques plus épais ou plus gros. Dans toutes les figures des dessins, les épaisseurs des feuilles employées dans l'appareil, la largeur des espaces les séparant, les épaisseurs ou grosseurs des fils employés et les largeurs des espaces entre eux ne sont pas représentés selon une échelle particulière mais sont dessinées très schématiquement pour la commodité de l'illustration. Dans la fig. 1 est représenté un exemple particulier d'un appareil de constitution ou d'aménagement d'une surface travaillante dans lequel un ou plusieurs fluides ou mélanges de fluides peuvent entre amenés en contact plus ou moins intime avec une grande surface et (ou) un mélange quelconque de fluides peut entre amené en contact intime avec les autres à proximité immédiate de cette surface. Un des fluides doit être à l'état liquide; l'autre fluide ou les autres fluides peuvent être constitués par un gaz, une vapeur, un liquide ou n importe quel mélange de ces fluides, et chaque fluide peut être constitué par la méme matière se présentant selon des états différents. La fonction de la surface peut 8trie, par exemple, de recevoir le ou les fluides liquides et de les distribuer sur la surface pour faciliter le maximum de contact possible entre les liquides et la surface en assurant ainsi le transfert thermique entre le liquide et n'importe quel autre fluide passant dessus ou pour ménager de minces films ou nappes de liquide à proximité immédiate les uns des autres ou peut-être également pour ménager dans l'appareil un grand nombre d'étroits canaux ou passages à travers lesquels s'écoulent le fluide ou les fluides. Dans certaines réalisations, les surfaces peuvent d'ailleurs être revê- tues de matière réactive ou catalytique. Dans cette réalisation spécifique, un élément ou une cellule 10 constituant une surface travaillante est constitué par un tuyau 11 à section droite carrée pourvu d'une entrée 12, ce tuyau étant monté sur une cuve 14 de façon que sa sortie 16 débouche dans l'entrée coincidante de la cuve. Une soufflerie d'air 18 est montée sur la cuve 14 pour correspondre avec sa sortie 20 et aspirer l'air à travers l'entrée 22 du tuyau 24, puis à travers l'élément ou cellule 10 et à l'intérieur de la cuve et l'évacuer depuis la sortie pour le renvoyer à l'atmosphère amr biante. La cuve 14 contient une masse de liquide 26 qui en est puisée par une pompe 28 par l'intermédiaire d'un filtre 30 et d'un tuyau 32 et envoyée à un ajutage de pulvérisation 34 disposé dans une partie du tuyau 24.Un autre ajutage 34a est prévu si un autre liquide, vapeur ou gaz, etc... doit être incorporé au courant d'air. Le contenu de la cuve 14 peut être évacué selon les besoins à travers une vanne 35. M La cellule 10 de l'appareil de constitution ou d'aménagement de surfaces que prévoit l'invention est un dispositif dit a n surface intensive n comme décrit dans le brevet des Etats Unis d'Amérique No. 3.870.082 et établie de manière à être aisément dégageable de l'appareil de toute manière connue. Cette cellule comprend un grand nombre de feuilles plates très minces 36 étroitement bourrées et espacées en matière maillée disposées face à face.Dans une réalisation particulière pour l'épuration par pression et par voie humide d'une matière formée de particules fines à partir de l'air, une cellule ayant 15 cm environ contient 224 feuilles de matière maillée avec un espacement moyen entre elles de 50 microns (0,05 mm). Cet appareil utilise un écoulement de même sens mais cet appareil et les autres appareils de constitution ou d'aménagement de surfaces travaillantes tels que les prévoit l'invention peuvent fonctionner avec un écoulement en contrecourant, par exemple quand il s'agit de la constitution d'une tour à bourrage utilisable pour des opérations d'absorption et de distillation des fluides. L'écoulement désiré du type à "venturi' se produisant à travers la cellule 10 est obtenu en étudiant la construction de façon que les feuilles 36 aient des longueurs différentes prédéterminées empilées selon une disposition spécifique et, pour plus de détails, on se reportera au brevet des Etats Unis d'Amérique mentionné ci-avant. A titre illustratif seulement, la cellule est représentée comme comprenant deux feuilles plus longues 36a, trois feuilles 36b de longueur intermédiaire et six feuilles 36c plus courtes. Les recherches qui ont conduit à l'invention ont permis de constater que dans un appareil "de constitution d'une surface" les feuilles n'ont pas besoin d'être constituées par des surfaces continues et que,bien au contraire, des feuilles continues pourvues d'un grand nombre de perforations peuvent être utilisées à condition que les dimensions de leurs perforations soient calculées de façon que la surface agisse avec un seul liquide comme s'il s'agissait d'une surface continue, le choix convenable de la feuille donnant la certitude que l'énergie surfaciale que le liquide constituera une nappe continue. Les recherches en question ont permis, en outre, de constater qu'il y a des avantages positifs a l'utilisation de feuilles perforées par rapport aux feuilles pleines. Ces avantages sont décrits ci-après. Les feuilles peuvent être constituées par du fil métallique ou une matière plastique formant maillage qui, en plus des avantages décrits, se traduit par une réduction utile du poids de la matière. Pour la commodité de la terminologie, cette matière perforée est appelée ci-après matière maillée". A cet égard, la matière maillée usuelle munie de fils de channe et de trame a ondulations se révèle comme possédant cet avantage supplémentaire de ménager une surface ondulée ou à crêtes s'étendant transversalement à la direction d'écoulement du fluide, ce qui semble améliorer l'efficacité ou le rendement de fonctionnement de l'appareil. L'espacement entre les paires immédiatement adjacentes de feuilles maillées dépend de la fonction de l'appareil et est typiquement compris entre 50 et 200 microns (environ 0,050 à 0,20 mm). Ainsi, par exemple, un espacement de 50 à 80 microns serait utilisable dans un appareil d'épuration d'une matière formée de fines particules, (inférieures a 10 microns) pour débarrasser cette matière des fumées et des gaza partir d'un gaz porteur tandis que les espacements plus grands représentant environ 200 microns seraient utilisés par exemple dans un appareil de distillation. La construction de cet appareil de constitution de surfaces travaillantes pose un problème technique, en ce sens que le plus grand nombre de feuilles très minces et par conséquent flexibles sont espacées les unes des autres avec la précision et l'uniformité nécessaires, en particulier en ce qui concerne l'uniformité de l'espacement.Ce problème reçoit une solution conformément a l'invention grace a l'utilisation dans l'appareil de feuilles de matière maillée (qui peuvent être tissées) dans lesquelles dans chaque groupe fermé d'un nombre n de fils de chaîne parallèles (ou leur équivalent suivant la composition et le mode de fabrication), un des fils a une plus grande épaisseur que l'autre qui s'étend parallèlement a lui, de sorte qu'il fait saillie de part et d'autre de la feuille et vient en contact avec la surface de la feuille ou des feuilles immédiatement adjacentes pour s'en trouver espacé avec la précision requise, avec une surface de contact suffisante sur la totalité de la surface de la feuille pour assurer l'espacement uniforme requis avec un support mutuel adéquat des feuilles.La valeur de n est limitée pour des raisons pratiques à un nombre entier quelconque compris entre 2 et 10, mais de préférence entre 3 et 5, comme ceci est décrit ci-après. Il a déjà été mentionné ci-avant qu'on peut utiliser de la matière maillée tissée aussi bien que non tissée et que la ma tière à partir de laquelle le maillage est produit (par exemple du fil métallique ou de la matière plastique) dépend de l'application particulière assignée à l'appareil. Commercialement, cette matière est produite le plus souvent en continu avec deux groupes de fils métalliques ou non mutuellement perpendiculaires entre eux. Pour la commodité de la terminologie de ce mémoire, les termes "filsw sont utilisés pour désigner à la fois des fils métalliques ou des fils non métalliques, les deux acceptions étant prévues ici.De plus, les fils d'un ensemble tissé à mailles sont désignés généralement par wchaineW et "trame", les fils de channe étant ceux qui s'étendent dans la direction de production, tandis que les fils de trame sont entretissés avec les fils de channe. Selon ce mémoire, le terme 1channe" est destiné à désigner les fils, quelle que soit leur constitution, qui s'étendent dans la direction de l'écoulement du fluide. Les fils de trame sont par conséquent ceux qui s'étend dent transversalement à la direction d'écoulement et sont en principe plus minces ou plus grêles que les fils de channe plus épais ou plus gros qui s'étendent transversalement à l'épaisseur de la feuille de façon à ne pas obstruer l'Ocoule- ment du fluide qui doit se produire entre les feuilles immédiatement adjacentes. On conçoit que,dans certaines réalisations de l'invention, les fils de channe n'ont pas besoin de s'étendre tous parallé- lement à la direction moyenne ou totale de l'écoulement du fluide, bien que leur disposition même ait tendance à déterminer la direction effective de l'écoulement du fluide. Une certaine inclinaison par rapport à la direction générale ou totale d'écoulement du fluide est donc admissible s'il n'est pas la cause d'une réduction inacceptable de la capacité d'écoulement des canaux délimités entre ces fils ou par une augmentation inacceptable correspondante de la chute de pression se produisant à travers l'appareil. L'un des avantages positifs susvmentionnés résultant de l'utilisation de feuilles à structure maillée, c'est que, dans la plupart des circonstances, elles sont plus efficaces que des feuilles continues pour la formation des canaux parcourus par le liquide sous la forme de minces nappes. Quand le liquide s'écoule le long d'une surface continue, l'effet de l'énergie surfaciale est de donner au liquide la forme de minces nappes ou de petits ruisseaux ayant la surface la plus petite possible, tandis qu'avec un maillage d'ouverture appropriée le liquide est "étiré" par l'énergie surfaciale sur les orifices pour donner lieu à un nombre correspond de petites nappes minces.Un autre avantage qui résulte spécialement des feuilles à maillage obtenues par tissage, c'est que le mouvement du liquide sur la feuille maillée et le mouvement de la vapeur ou du gaz passant tout près de cette surface s'opère en formant un très grand nombre de minuscules tourbillons qui favorisent la production de phénomènes de convexion entre les fluides passant à travers l'appareil, De plus, en raison des dimensions très petites du grand nombre de tourbillons individuels qui sont ainsi engendrés, l'énergie impliquée dans leur production est inférieure à celle qui serait nécessaire, par exemple, pour la constitution d'un seul tourbillon plus grand avec la même quantité de fluide, ce qui se traduit par un rendement plus grand de l'utilisation de l'énergie dans l'appareil. Dans la réalisation représentée par la combinaison des fig. 1 et 3 tous les fils de channe ont de cinq en cinq une épaisseur plus grande que les fils de trame et que les autres fils de channe. L'ensemble de la cellule n'implique par conséquent que l'empilage des feuilles maillées ayant des longueurs différentes les unes au-dessus des autres selon l'orientation requise (en principe dans un gabarit) puis l'enveloppement de la pile résultante pour un corps tubulaire à extrémités ouvertes ayant une section droite correspondante. La production de fils de différents genres ayant des dimensions différentes et leur formation pour en faire une matière ou étoffe maillée ainsi que la production de l'étoffe maillée non tissée constituent maintenant des techniques fortement développées de sorte qu'un réglage étroit de l'uniformité d'épaisseur des fils est possible. Le fil (métallique ou non) employé peut avoir n'importe quelle section droite, mais il y a un avantage particulier à utiliser un fil métallique ayant une section droite non circulaire pour favoriser la formation des innombrables tourbillons minuscules sus-indiqués dans le fluide. C'est ainsi, en particulier, que des fils métalliques ou autres à section droite carrée doivent être utilisés à cet effet.Dans le type non tissé de matière, les fils de "chaine" et de "trame" sont intégralement reliés les uns aux autres à leurs jonctions et la section droite du fil peut être aisément façonnée pour acquérir toute forme désirée Comme exemple spécifique d'une matière ou étoffe en forme de feuilles qui est disponible à l'heure actuelle dans l'industrie un prix économique, une matière ou étoffe maillée tissée peut être constituée par du fil d'acier inoxydable dans lequel les fils de cinq en cinq ont un diamètre égal à 0,015 pouce (environ 0,381 nn) tandis que les fils de chaine restants et tous les fils de trame ont un diamètre égal à 0,009 pouce (environ 0,228 mm). Un examen des fig. 7 et 8 qui représentent l'étoffe ou feuille à structure maillée interposée entre deux feuilles continues permet de se rendre compte du fait que l'utilisation d'une pareille étoffe maillée se traduit par un espacement de deux feuilles continues égal à la somme des diamètres, à savoir 0,024 pouce (environ 0,609 mm). L'espacement effectif entre chaque feuille continue et la feuille de matière maillée est égal à la moitié de la distance moins l'épaisseur effective de la feuille maillée, à savoir 1/2 (0,024 - 0,018 pouce = 0,003 pouce (environ 0,076 mm ou 76 microns).Le calcul de cet espacement pour d'autres exemples tels qu'une feuille unie a structure maillée venant en contact avec une feuille de fils de channe épais comme illustré dans la fig. 9 et pour des fils non circulaires, est évident pour les techniciens au courant du domaine en question,aucune explication supplémentaire n'étant nécessaire ici. Pour un fonctionnement efficace et satisfaisant de l'appareil tel que le prévoit l'invention, il est essentiel d'établir un film "capillaire" sur la surface de l'étoffe maillée et également de maintenir un écoulement régulier stable de ce film dans la direction générale de l'écoulement du liquide. Cet écoulement de liquide doit être tel que la perforation, la rupture ou toute autre brisure du film, par exemple par évaporation, ne puisse se produire, On conçoit donc que l'autre fluide ou les autres fluides ne peuvent s'écouler transversalement au film capillaire puisque cet écoulement transversal aurait pour conséquence la rupture du film. Du fait que le film est fonction de la capillarité pour son établissement et son maintien, ceci est la considération la plus importante pour la détermination de la grosseur des fils de toute nature et des orifices du maillage à prévoir. La grosseur des fils de chaine est déterminée comme décrit ci-avant, après quoi la grosseur des autres fils de channe et de trame formant le film peut être déterminée. Comme exemples spécifiques, on peut indiquer ici que si le fluide est de l'eau représentant environ 70 à 80 dynes par centimètre, des fils de formation de films ayant un diamètre de 0,009 - 0,10 pouce (environ 0,228 mm 2,54 mm) de diamètre ou équivalent sont très satisfaisants. Le maillage doit être compris entre 15 et 30 pouces (environ 6 à 12 cm) et ne pas dépasser 15 mailles. Si l'énergie surfaciale est réduite à 25 dynes par centimètre, par exemple, notamment par l'addition d'un détersif, le maillage doit être augmenté à 40-50 pouces (environ 16-20 par centimètre) tandis qu'avec la valeur la plus basse usuellement possible commercialement d'environ 10 dynes par centimètre, le maillage doit être augmenté jusqu'à 60 par pouce (environ 24 par centimètre). C'est la un avantage de l'utilisation de fils de formations de films ayant une épaisseur maximum en ce sens que la rigidité des feuilles est par la même augmentée. La grosseur optimum des mailles pour le maintien du film capillaire peut être déterminée pour n'importe quel système, qu'il soit aqueux ou non aqueux, ou par tatonnements en procédant à une expérience de laboratoire. Dans le mode de réalisation représenté par la combinaison des fig. 2 et 4, les mêmes numéros de référence sont utilisés pour désigner les mêmes éléments ou des éléments semblables. Dans cette réalisation, la cellule comprend un paquet de feuilles maillées 36 et 38 ayant toutes sensiblement la même longueur. Une pareille cellule fonctionne avec une chute de pression sensiblement plus forte que celle qui se produit avec la réalisation représentée par les fig. 1 et 3 (en supposant que l'épaisseur de la feuille, l'espacement1 etc...) sont les mêmes, du fait de l'absence de l'écoulement du type à "venturi", ce qui peut être acceptable pour certaines applications. Dans le mode de réalisation représenté par la combinaison des fig, 1 et 3, chaque feuille maillée est intercalée entre deux feuilles continues et vice versa, et les feuilles maillées imposent à toutes les feuilles les unes par rapport aux autres l'espacement correct. Pour illustrer l'utilisation minimum prévue pour les fils d'espacement, etc... ayant une épaisseur supplémentaire, dans la réalisation que montre la fig. 4, tous les dix fils de channe des feuilles maillées sont représentés comme étant de cette nature. Si un moins grand nombre de fils d'espacement est utilisé, il y a, bien entendu, danger que l'espacement uniforme qui est nécessaire ne soit pas maintenu. La fig. 5 représente 11 autre limite prévue pour la mise en oeuvre de l'invention dans laquelle les fils de chaine ont de deux en deux une épaisseur accrue transversalement au plan de la feuille, les feuilles alternées étant continues. En l'absence de fils de channe de formation du film, les feuilles s'enchevêtreraient et des canaux d'écoulement adéquats ne seraient pas ménagés. Dans la réalisation que montre la fig. 6, les feuilles ont alternativement un maillage uniforme et un maillage dont les fils de chaine sont épaissis de deux en deux. On conçoit que la continuité apparente nécessaire de la feuille par rapport à l'écoulement du fluide sur elle peut être obtenue par un étroit espacement des fils de trame avec le nombre minimum des fils de charnel pour maintenir le film. A noter, ce qui est important, qu'il ne convient pas de prévoir un grand nombre de fils de trame étroitement espacés de formation du film, puis d'espacer trop les fils de charnel ceci est une allusion à la discussion indiquée ci-avant de la grosseur de la maille qui est nécessaire dans la pratique.En pareille circonstance, le film se déplacerait latéralement vers les fils de chaine trop largement espacés et se romprait en veines ou petits ruisseaux inefficaces cheminant le long des fils de channe. Dans d'autres réalisations pour lesquelles les fils de channe sont étroitement espacés, quel que soit l'espacement des fils de trame, l'épaississement de tous les fils de dix en dix pourrait convenir pour ménager le support nécessaire. Dans les fig. 10 et 11 est représentée l'application de l'invention à un autre appareil de constitution d'une surface travaillante comprenant un échangeur de chaleur à écoulement transversal, Cet appareil comprend deux tuyaux à invention 40 et 42 disposés perpendiculairement et comportant une zone centrale commune englobant l'élément 44 de constitution de la surface.Cet élément comprend des feuilles continues alternées 46 et des feuilles maillées 48 espacées de façon précise les unes des autres par les feuilles maillées interposées que prévoit l'invention. Les feuilles continues sont désignées par 46a, 46b, 46c, etc.,. et on voit que les bords adjacents des feuilles 46a et 46b, 46c et 46d, 46e et 46f dans le passage ou canal 42 sont reliés les uns aux autres, de sorte que le fluide s'écoulant dans ce canaloup?ssage 42 ne peut passer entre elles, Le fluide s'écoulant dans le canal 42 peut passer à travers les canaux séparant les feuilles adjacentes 46b et 46c, 46d et 46e, 46f et 46g, etc... mais ne peut gagner le canal 40 puisque les bords des feuilles orientés vers ce canal sont reliés entre eux. Ainsi, des fluides passant dans deux canaux ne peuvent se mélanger entre eux puisqu'ils sont séparés par les feuilles pleines et le transfert thermique peut aisément se produire à travers les minces feuilles continues étroitement bourrées avec l'aide de la grande surface de turbulence du film constituée par les feuilles maillées interposées assurant l'espacement. Un échangeur de chaleur efficace est ainsi réalisé. Dans les fig. 12 à 15 est représenté un échangeur de chaleur à écoulement parallèle en contrecourant conforme à l'invention. Le corps de cet échangeur de chaleur comprend deux plaques terminales 50 qui sont serrées l'une par rapport a l'autre par des boulons 52. Plusieurs canaux pour un fluide s 'étendent entre les deux extrémités de tuyaux 40, chaque canal étant ménagé entre deux feuilles lisses hexagonales 46 munies d'une feuille formée de fils de channe à simple épaisseur 48a placée entre elles. Les bords de la feuille 48a sont étanchéisés aux endroits où cela est nécessaire par des joints d'étanchéité 54a. Dans cette réalisation, la feuille 48a comporte deux prolongements terminaux 48a' disposés de manière à diriger l'écoulement du fluide à travers les extrémités des tuyaux respectifs 40. Les divers canaux destinés à l'autre fluide s'étendent entre les deux extrémités des tuyaux 42 et ch#aque canal est ménagé entre deux des feuilles lisses 46 en prévoyant une seule feuille de fils de chaîne épais 48b entre eux. Ces canaux sont également complétés par des garnitures d'étanchéité latérales 54b et des prolongements terminaux 48b'. Un pareil échangeur de chaleur peut comporter des feuilles très minces 46 même quand il est exposé à des pressions relativement élevées. En effet, les feuilles sont supportées de façon suffisante par les feuilles maillées formées de gros fils de charnue, les contraintes de pression étant appliquées finalement aux plaques d'extrémités relativement épaisses 50. C'est ainsi, par exemple, qu'un pareil échangeur de chaleur peut employer de la matière maillée formée de fils ayant 30 mailles par pouce (environ 12 mailles par centimètre) avec des fils de channe épais dans un rapport de 1/5 de 0,012 pouce (environ 0,030 cm) et des fils de trame et les fils de channe restants mesurant 0,009 pouce (environ 0,023 cm). Dans une pareille réalisation, les feuilles 46 peuvent avoir une épaisseur de 0,006 pouce (environ 0,015 cm).Une cellule est représentée pour transférer par heure 340.000 kilocalories par C et a un volume d'environ 1 pied cubique (environ 0,028 E 3) par contraste avec la capacité de 108 pieds cubiques (environ 3 m3) requise par un échangeur de - chaleur de type classique utilisant un diamètre externe de 1,9 cm constitué des tubes en-acier inoxydable ayant une épaisseur de paroi de 1 mm. De plus, la cellule peut avoir une surface effective représentant 21,7 m2 par contraste avec la surface de 2 m2 de l'échangeur à tubes classique. Un modèle de laboratoire d'un appareil d'échange thermique tel que le prévoit l'invention a permis de constater qu'un coefficient de transfert de chaleur de 1620 kcal.m/1-0C est obtenu. Cette valeur peut être mise en contraste par exemple avec l'appreil à fils balayé de Hickman, c'est-à-dire l'appareil le plus efficace connu à l'heure actuelle qui typiquement a un coefficient d'environ 250-500 kcal/m/h- C. On remarquera ici qu'un appareil conforme à l'invention qui comporte une surface de bourrage effective de 0,0929 m2 peut fonctionner avec un débit d'écoulement liquide de 5900 kg par heure et un débit d'écoulement de gaz de 1800 kg par heure pour une chute de pression représentant environ 7,5 cm d'eau sans mauvaise distribution des fluides. Un bourrage classique de la même surface utilisant des plaquettes garnisseuses a un débit d'écoulement de liquide de 1350 kg par heure et un débit d'écoulement de gaz de 900 kg par heure pour la même chute de pression. Dans la réalisation représentée par la fig. 16, chaque couche 48 de matière maillée formée de fils de channe épais est interposée entre deux couches 56 immédiatement adjacentes constituées par une matière maillée uniforme qui sont à leur tour pressées pour venir en contact intime avec les parois adjacentes des feuilles en métal unies 46. La turbulence créée par le passage du fluide sur une étoffe maillée est donc créée et les couches stagnantes qui pourraient autrement se former à la hauteur des surfaces des feuilles 46 sont empêchées. Cette turbulence engendre les minuscules tourbillons décrits ci-avant créant des couches limitrophes de turbulence qui sont extrêmement efficaces pour l'échange thermique sans impliquer de consommas tion excessive d'énergie. Ces tourbillons minuscules sont également efficaces en empêchant un endommagement ou encras servent des surfaces. Dans toutes les réalisations représentées et décrites ciavant, l'appareil est décrit comme utilisant de petites feuilles de matière maillée à chaine épaisse et de matière continue qui sont empilées les unes sur les autres. Mais l'invention est également applicable aux constructions dans lesquelles, par exemple, une bande allongée de l'étoffe ou matière maillée formée de fils de channe épais est enroulée avec une ou plusieurs bandes de l'autre matière ou est repliée sur elle-même avec cette bande ou ces bandes pour constituer la cellule opératoire de l'appareil. Les détails de construction peuvent être modifiés, sans s'écarter de l'invention, dans le domaine des équivalences techniques. REVENDICATIONS 1.- Appareil de constitution d'une surface travaillante pour la manutention d'un fluide comportant un corps (10, 40) ménageant un canal d'écoulement pour le passage du fluide comprenant au moins un liquide à travers ce corps, caractérisé en ce que le canal d'écoulement comporte une feuille à structure maillée (36, 48) interposée entre deux feuilles immédiatement adjacentes (38, 46) et en contact avec elles, cette feuille de matière maillée étant constituée par une matière dans laquelle dans un groupe quelconque de n fils de channe parallèles ou leurs équivalents, n étant un nombre entier quelconque entre 2 et 10, un fil de channe a une grosseur ou épaisseur plus grande que les autres au moins dans une direction transversale à l'épaisseur de la feuille, ces fils plus gros ou plus épais de la feuille étant en contact avec les feuilles immédiatement adjacentes pour la détermination de l'espacement entre elles et lesdites feuilles, les fils de trame appartenant à la feuille maillée mentionnée en premier lieu étant toutes plus minces ou grêles transversalement à l'épaisseur de la feuille que les gros fils de charnue. 2,- Appareil de manutention suivant la revendication 1, dans lequel le passage d'écoulement du fluide est constitué par plusieurs canaux parallèles plus petits, caractérisé en ce que chaque canal plus petit comporte une feuille maillée respective formée de fils de channe plus épais en vue de la détermination de l'espacement entre elles et les feuilles respectives immédiatement adjacentes. 3.- Appareil suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que ces feuilles immédiatement adjacentes (38, 46) sont continues. 4.- Appareil suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que toutes les feuilles comportent un maillage formé des fils de chaine plus gros. 5.- Appareil suivant l'une quelconque des revendications 1 a 3, caractérisé en ce que la feuille maillée formée de fils de channe plus gros est interposée entre deux feuilles maillées (56) d'épaisseur uniforme et en contact avec elles et en ce que chacune des feuilles mentionnées en dernier lieu est en contact avec une feuille continue. 6.- Appareil suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3 et 5, dont le corps ménage un premier et un second canaux d'écoulement pour le passage entre eux de fluides respectifs dans les conditions assurant une relation d'échange thermique entre eux, caractérisé en ce que chaque canal comporte une feuille maillée plus épaisse formée de fils de chatne plus gros interposée entre deux feuilles continues (46) pour espacer entre elles les feuilles continues, la paroi limitrophe commune des deux premier et second canaux immédiatement adjacents étant constituée par une feuille continue commune respective. 7.- Appareil suivant la revendication 6, caractérisé en ce qu'une feuille de matière maillée (56) à épaisseur uniforme est interposée entre chaque feuille continue et chaque feuille mail lée formée de fils de channe. 8.- Appareil suivant la revendication 6 dans lequel chacun des premier et second canaux d'écoulement est constitué par plusieurs premier et second canaux d'écoulement parallèles plus petits et caractérisé en ce que chaque canal plus petit comporte une feuille maillée respective formée de fils de chaste plus gros pour la détermination de l'espacement entre elle et les feuilles respectives immédiatement adjacentes. 9.- Appareil suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'au moins les fils de trame ont une section droite non circulaire. 10,- Appareil suivant la revendication 9, caractérisé en ce qu'au moins les fils de trame ont une section droite carrée. 11.- Appareil suivant la revendication 1, caractérisé par un équipement (28, 34) pour assurer 1 'écoulement d'un liquide à travers le canal précité. 12.- Appareil suivant la revendication 2 caractérisé par un équipement (28, 34) pour assurer l'écoulement d'un liquide à travers les divers canaux. 13.- Appareil suivant la revendication 6, caractérisé par un équipement pour assurer l'écoulement d'un premier liquide à travers le premier canal d'écoulement et un autre équipement pour assurer l'écoulement d'un second liquide à travers le second canal d'écoulement.