La présente invention concerne un procédé et un dispo sitif destinés à assurer la rupture des roches, et une excava tion rapide. Les techniques mises en oeuvre comprennent différentes opérations : forage, sautage, chargement et transport. Les ma chines prévues pour le chargement et le transport de la roche brisée ont été étudiées de façon à satisfaire aux exigences po sées par des conditions de travail différentes. Les outils et les techniques utilisés pour le forage et le sautage ont été également améliorés, et cependant le pereement de tunnels n'est pas encore assez rapide, dans la construction de souterrains d'autoroutes ou de lignes de chemin de fer. L'une des raisons principales du temps pris pour le percement d'un tunnel en utilisant les techniques actuelles est le danger inhérent au sautage, et la nécessité d'évacuer tout le matériau de la zone de sautage avant de reprendre les opéra tions de chargement et de transport. Les opérations de forage préparent ensuite ltemplacement pour an autre sautage. Ce dont on a besoin, c'est d'une technique de percement de tunnels qui autorise un iode opératoire continu permettant d'assurer la rupture de la roche sur le tracé du tunnel concurrement avec les opérations de chargement et de transport. On a étudié des foreuses permettant de creaser des ga leries dans ies roehes tendres, telles -les argiles schisteux, tout en continuant simultanément les opérations de chargement et de transport ; on s'est servi de Jets L'eau à faible vitesse pour l'éxcavation rapide des matériaux tendres tels que le char bon iitumkaux.On ressent aujourd'hui la nécessité d'une techni que permettant Un mode opératoire continu dans le percement de tuiels en roche dure. Il a été déjà suggéré de percer les galeries en roche dure au moyen de jets d'eau à très grande vitesse (hypervitesses). Ces jets étaient produits surtout par des systèmes mécaniques (compresseurs hydrauliques, multiplicatears de pression, pistons refouleurs, effets de coups de bélier). On semble sAtre générale ment d'accord sur le fait que la pression de stagnation du jet d'eau frappant la roche devrait être au moins égale à dix fois la résistance à la eompression libre de la roche, pour obtenir une pénétration efficace. Cependant, la plupart des dispositifs suggérés dans le passé n'ont pas rempli cette condition, dans le cas de nombreux types de silicates ou de minerais denses que l'on a pu rencontrer. Le Tableau 1 indique les forces relevées pour des types de roches caractéristiques. Tableau 1 Type de roche Nombre de Bésistance moyenne à variétés la compression libre Silicate poreux 5 1,0 kbar Granit 5 1 8 kbar Periodite et autres 5 2,0 kbar Quartzite 1 4,6 kbar Marbre 5 0,8 kbar Calcaire 5 1,4 kbar Dolomie 6 2,6 kbar Les valeurs moyennes varient donc de 1 à 2 kbar. Ceci impliquerait que les pressions de stagnation doivent être d'au moins 10 à 20 kbar. Cependant, aucun des dispositifs à jet d'eau proposés ne dépasse approximativement 7 kbar. L1an des objets de la présente invention est de créer un procédé perfectionné et un dispositif pour briser la roche et permettre ainsi une excavation rapide de galeries, et autres applications analogues. Un autre objet de l'invention est de réaliser une technique pour couper et briser la roche avec les projectiles lancés à grande vitesse. Les différents objets de l'invention, et d'autres encore , sont atteints par lsemploi de canons qui lancent des pro åectiles solides, économiques, de grande masse et à grande vitesse contre le front de la roche que l'on veut extraire. Les oa- nons sont placés à une certaine distance du front de taille, pour qu'il y ait assez d place pour permettre ltécacuation continue des déblais, opération facilitée par la quantité relativement faible de déblais produits à chacun des différents coups tirés en séries continues, et par la limitation des dégâts sur la roche autour du secteur d'excavation.Les séries de tirs de projectile les sont pointées à la distance la plus favorable de l'impact du tir précédent, pour permettre l'enlèvement maximum de la ro che intermédiaire entre le cratère créé par le tir précédent et le nouveau cratère. Pour limiter les dégâts de tirs effectués près des bords de l'excavation, on percera des petits trous ou des saignées de havage le long d'une ligne délimitant le bord de l'excavation. On utilise comme source d'énergie un mélange explosif de gaz carboné et d'oxygène. Une fois le mélange de gaz carboné et d'oxygène introduit dans la culasse du canon, derrière le projectile, la détonation se fait par décharge d'étincelles électriques dans la culasse. Les éléments nouveaux considérés comme caractéristiques de cette invention sont repris dans les Revendications ci-annexées. La description ci-après permettra une meilleure compréhension, à l'appui des dessins qui l'accompagnent. Dans ces dessins les figures 1 et 2 représentent un dispositif utilisé pour une excavation verticale, la figure 3 représente un projectile utilisé dans le dispositif des figures 1 et 2, la figure 4 est un graphique indiquant la masse de roche éjectée par les impacts des projectiles, rapportée à la puissance du projectile, les figures Sa et 5b représentent en plan et en élévation des cratères formés par une série de projectiles successifs, à des points d'impact espacés le plus favorablement. les figures 6a et 6b représentent en plan et en dléva- tion les moyens de contrôle, par le forage de trous, des dégâts provoqués par l'impact d'un projectile. la figure 7 représente schématiquement un canon utilisé pour une excavation rapide tirant des projectiles à grande vitesse selon la présente invention, et la figure 8 représente une vue en perspective d'un dispositif conçu pour une excavation horizontale. 9n se repprtant maintenant aux figures 1 et 2, on voit qu'en a représenté un dispositif d'excavation verticale rapide par exemple pour creuser un puits.Selon la présente invention, on utilise des projectiles à grande vitesse que l'on tire contre la surface de la roche à extraire, à une cadence d'environ 10 coups à la minute. Les perturbations (ondes de choc, déformations du sol, etc.) résultant d'un premier coup tiré auront disparu quand le coup suivant partira.. Comme l'énergie maximale dégagée à n'importe quel moment est limitée par la vitesse et la masse du projectile, une rupture sélective de la roche se réalise pendant que l'enlèvement des déblais se poursuit. Ce dispositif comprend un chevalement 10 placé au-dessus d'un trou pilote 11 préalable (voir figure 2) et porté par une grue comportant une volée mobile 12 équipée de cables et de poulies et reliée à la base d'un mât vertical fixe 13. Un treuil 14 fournit l'énergie motrice qui fait fonetionner la grue. Une fois le chevalement en place, une plate-forme 15 portant deux canons 16 et 17 est abaissée jusqu'à ce que les moyens de guidage du dispositif de balayage rotatif 18 viennent reposer sur l'ouverture du trou pilote 11, la tige stabilisatrice 19 se plaçant elle-même dans le trou. Afin due faciliter les opérations au début de l'excavation, l'ouverture du trou-pilote est agrandie jusqu'à ce que le diamètre obtenu soit plus grand que le diamètre de la plate-f orme, comme on peut le voir au sommet de l'excavation représentée par la figure 2. La plate-forme d'excavation 15 est abaissée au moyen de treuils (non représentés) montés sur le chevalement. Si l'on installe plusieurs cables de relèvement pour la plate-forme, chacun étant relié 4 un treuil différent, on pourra utiliser un servo-mécanisme pour contr8ler les treuils, et stabiliser la plateforme. La distance entre la plate-forme 15 et les rouleaux de balayage 18 pourra être fixe ou réglable pour obtenir la distance voulue entre les canons 16, 17 et la surface de la roche à extraire, distance en tout cas inférieure à douze mètres. Les canons sont chargés avec un mélange de gaz explosif provenant d'une source d'alimentation en combustible 20, de préférence méthane et oxygène, avec une proportion de deux moles d'oxygène pour une mole de méthane (proportion stoechiométrique), introduit dans la culasse du canon à une pression de 1/10 kilobar. Par inflammation par une étincelle électrique, la pression monte à 1,5 kilobar, déterminant la rupture de la collerette cisaillable d'un projectile, et accélérant ainsi ce projectile qui est d'un poids approximatif de 1 kg. En pratique, les projectiles auront un diamètre de 10-cm et seront fabriqués avec une matière bon marché. La figure 3 représente un projectile comprenant une partie en béton 21 coulée dans une carcasse de matière plastique 22 munie d'une collerette cisaillable 23. Les canons sont mis à feu automatiquement à des intervalles pré-programmés, et ils tirent sur les emplacements visés par le servo-mécanisme. Un appareil de commande manuelle donnera une certaine souplesse au dispositif de tir, en cas de nécessité, et un système de blocage empêchera :qu'un coup soit tiré dans le guidage du dispositif de balayage 18 lorsqu'il tourne autour de la colonne 25. Une vis sans fin 26 entraînée par un moteur 27 rassemble les déblais dans la colonne 25 lorsque le dispositif de balayage effectue son mouvement rotatif. Un élévateur à godets logé dans la colonne 25 élève les déblais jusqu'au-dessus de la plate-forme 15, où ils tombent dans un toboggan lisse à une spire 29 et de là les décharge dans une benne, par ltintermédiaire d' une goulotte.La benne est ensuite amenée à la surface par un treuil qui se trouve au-dessus, et qui est monté sur une poutrelle en bouble T 31, puis est transportée horizontalement le long de la poutrelle pour vider les déblais dans un camion en attente, comme représenté en figure 1. Dans la pratique, un second système de benne est prévu pour charger un autre camion à un autre poste. De cette manière, l'une des bennes se remplira de déblais pendant que l'autre se videra. La goulotte dans le toboggan 29 peut être fermée automatiquement pendant que celui-ci tourne d'une station de chargement à l'autre. Il faut noter qu'à l'exception des canons et des projectiles, le système décrIt Jusqu'ici pour l'éxcavation continue et rapide de roches dures utilise du matériel existant, dont on se sert dans les méthodes d'excavation classiques. il faut noter aussi que d'autresaménagements viendront facilement à l'esprit des spécialistes, et qu'un aménagement similaire pour une excavation horizontale peut entre facilement conçu, comme décrit plus loin et représenté dans la figure 8 pour assurer également un enlèvement continu des déblais en direction d'un posté de chargesent de camion. Avant de procéder à une description détaillée des meilleurs modes de réalisation de l'invention, utilisés pour le lan cernent de projectiles à grande vitesse, il faut d'abord considérer la question de savoir si, pour cette projection, il existe un rapport déterminé entre la longueur et le diamètre du proåec- tile, ou si l'on peut adopter différentes grandeurs ou différents ordres de grandeur. Dans ce dernier cas, on adoptera l'expression "projection de calibre 10n", où n est un nombre petit, et dans le premier cas il sera question de "projection de calibre n", où n est encore un noabre tel que 1. L'accélération des proJections de calibre n peut être considérée comme un problème purement balistique. Une pression de base donne à une masse dont les dimensions sont faibles une accélération dont le temps d'établit par comparaison avec la distance que parcourt un signal sonore, dans les memes conditions. La dilatation de gaz chauds est une méthode classique et très efficace pour obtenir une telle accélération. La limite supérieure de la vitesse accessible est fonction de la vitesse du son dans le gaz en expansion utilisé. Les pressions d'inertie accessibles par l'impact du projectile peuvent être beaucoup plus grandes que les pressions appliquées pendant l'accélération. Pour les projections de calibre ion, toutefois, le processus d'accélération doit être entièrement différent. La masse que l'on accélère est assez importante, par rapport à la section, pour qu'il devienne impossible d'exereer une poussée sur l'extré- mité de la colonne de projection. On peut obtenir une telle prosection par l'implosion d'un manchon cylindrique ou conique, c1est-à-dire une charge creuse. Cependant, ces techniques ne semblent pas intéressantes d'un point de vue économique. Une autre méthode généralement utilisée pour créer une projection de calibre 10 est de permettre à un fluide provenant d'un reservoir à haute pression de se détendre à travers une tuyère de type approprié .Dans ce cas, à régime permanent, les pressions d'inertie dans la projection résultante ne peuvent dépasser la pression du réservoir. En pratique, ce facteur semble limiter les pressions d'inertie accessibles à moins de 10 kbar. Le mécanisme de rupture de roche est entièrement diSE- rent dans les deux types de projection considérés. La projection de calibre n transfère rapidement toute son énergie au rocher, évasé et forme un cratère/pus ou moins classique. Une grande partie du volume enlevé (environ 50%) provient de l'écaillement de fragments inégaux tout autour du bord du cratère. On peut trouver une bonne description de la phénoméologie de la formation des cratères d'impact dans les roehes dans l'ouvrage de D.E. GÂULT et E,D. HEIOWII intitulé "The Partition of Energy for Hypervelocity Impact Crater Formed in Rock", Proceedings of the Sixth Symposium on Eypervelocîty Impact, Volume II, 2ème partie (Août 1963). La pénétration d'une proJection de calibre 10n à régime permanent est généralement expliquée en termes de concepts hydrodynamiques dérivant de l'application de l'aquation de bernoulli. La projection applique à la roche l'énergie et le moment en termes de grandeur mesurée pendant la durée de cette projection. La cavité qui en résulte est généralement profonde et de forme conique. Comme le rapport entre la pression d'inertie et la résistance de la roche semble être important pour la rupture de cette roche, il serait pertinent de faire la comparaison de ce paramètre dans les deux types de projections. On supposera que les deux proJections aient une vitesse de 1,5 km/sec. Affin de pouvoir les comparer, on. admettra que les deux projections soient des Jets d'eau. La pression d'inertie la plus importante pour la projection de calibre n peut être calculée en déterminant la pression obtenue quand une onde d'eau plane frappe à cette vitesse un demi-plan fixe de roche. Cette pression, dans le cas de l'eau, est d'environ 45 kbar.Pour la proJection de calibre 10n, il existe un très petit intervalle de temps quand il y a une pression intermittente de cette grandeur. Lorsque la projection atteint un régime permanent toutefois, cette pression s'abaisse à une valeur que l'on peut estimer en appliquant la formule suivante : PS = 1 2pt U2 1 På (V - )2 où pt est la densité de la cible et pj est la densité du Jet, V est la vitesse du Jet, et U est la vitesse à laquelle la surface attaquée recule.La solution, pour les paramètres d'impact supposés, donne une valeur de U = 0,5 km/sec. et 8 = Skbar. Par conséquent, pour une vitesse de projection donnée, les conditions de régime permanent de la projection de calibre 10n sont beaucoup moins favorables pour vaincre la résistance -de la roche que le sont les conditions d'impact de la projection de calibre n. En conclusion de-ce qui précède, et conformément à la présente invention, on utilisera des projectiles de calibre n de grande masse (environ 1 kg) frappant la roche à une vitesse d'environ 1,5 km/sec. Suivant la matière du projectile, l'impact résultant produira des pressions variant entré 45 et 100 kb en roche dure. La raison du choix de projectiles à grande masse provient de l'examen des résultats des impacts. La figure 4 est une représentation graphique des données indiquées dans un article écrit par H.J. MOORE,D.E, GAU12 et S.D. HETTOWI intitulé "Change of Effective Target Strength with Increasing Size of Hypervelocity Impact Fraters dans "Proceedings of the seventh Hypervelocity Impact SzEposium, Tampa, Florida, Vol IV Theory (Pévrier 1965). Les donnéEs indiquent la masse de roche éJectée par les impacts de projectiles de calibre 1 faits en polyéthylène, aluminium et acier dans du basalte de compacité continue. La ligne pleine représente un tracé correspondant à des données expérimentales, et la ligne en pointillé représente les prédictions théoriques, pour une matière à résistance constante. On a porté en abscisses énergie cinétique du projectile, corrigée pour tenir compte des différences de densité des projectiles. Les résultats de deux impacts à des vitesses de 1,5 km/sec. avec deux projectiles en béton et nylon sur du granit de haut qualité sont indiqués par des croix.On peut constater que la masse éJectée par des projectiles en béton et nylon est linéaire, et augmente à peu pres comme la puissance 1,2 de énergie. Pour un projectile en béton de 1000 grammes, d'une vitesse de 1,5 km/sec., l'énergie cinétique corrigée est de 1013 ergs. Za masse éjectée serait ap-- proximativement de 60'kilos, alors que la roche brisée avec 1000 impacts de i010 ergs est seulement de 15 kgs. Il est clair qu'une grande masse est de loin supérieure, fant en terme de masse brisée qu'en taux de~rupture. Les données publiées par B.W. Vanzant pour les impacts de projectiles en acier dans du ciment, à des vitesses allant Jusqu'à 0,3 km/sec. (Dynamic Rock Penetra tion Tests at Àtmospheric Pressure, "Sifth Symposium on Rock Mechanics, Charles Fairhurst, Ed), Pergamon Press New York, pp 61-91 (1963) donnent la relation suivante V = 0,0005 Eo 1,25 dans laquelle ygst le volume du cratère et S0 est l'énergie cinétique du projectile. Si la même relation était grossièrement valable pour des projectiles en béton, le projectile supposé plus haut produirait un volume de cratère dans le ciment de 200 dm3 ou 500 kgs environ de matière éjectée. Afin de limiter les dégâts près du bord de l'excivation, on peut pratiquer une saignée de havage ou percer une ranger 32 de trous pour définir le bord, comme on peut le voir sur les figures 6a et 6b. Un cratère 33 produit par un seul projectile frappant à un point 34 aura alors le profil représenté dans la figure 6b, qui est une vue en coupe le long de la ligne perpendiculaire à la rangée de trous et passant par le point d'impact 34. Dans un mode de réalisation préféré de la présente invention on utilisera un mélange oxygène-méthane comme source d'énergie, mais il faut noter que d'autres sources d'énergie peuvent être utilisées, tel que le mélange oxygène-propane. On supposera que les produits de détonation aient une pression initiale de 1,5 kbar. Ceci ne devrait pas représenter une grandeur inadmissible pour le tube 40 d'un canon 31 représenté schématiquement dans la figure 7, laême si des pressions transitoires pendant la détonation dépassent cette pression. Un mélange stoechiométrique d'oxygène et de méthane accuse une augmentatton de pression multipliée par 15, après détonation. Les gaz doivent être introduits dans la culasse 42 à une pression d'environ i/io kbar. Le méthane est introduit par une pope 43 en passantpar une soupape 44, et l'oxygène est introduit par une pompe 45 en passant par une soupape 46. Les pressions de refoulement des pompes sont déterminées de façon qu'elles fournissent les proportions voulues de gaz-oxygène en poids molécules-grammes indiquées précédemment. Le canon est supposé avoir un diamètre interne de 10 cm. Un projectile 47 fabriqué en toute matière solide et bon marché appropriée, et auquel on peut facilement donner une forme cylindrique est introduit dans la culasse par un mécanisme conformé aux techniques en usage pour le chargement des pièces d'artillerie militaire, par un orifice découvert en écartant le bloc de culasse 49. Des projectiles relativement rigides et compacts (comme le béton) sont plus efficaces pour amener la rupture de la roche que des projectiles plus ductiles et de faible densité (comme les matières plastiques). Le projectile est retenu en place pour résister à la pression de chargement initiale par un collet cisaillable 23, ou par une partie conique. Par détonation provoquée par une bougie 50, ce projectile est libéré par le ctsaillement du collet, ou par la déformatiQn plastique dans le cas d'un projectile en forme de cone. Les conditions dans lesquelles se trouve le projectile au moment du lancement ont peu d'importance, dans toute la mesure où il ne se fragmente pas dans le canon au point de faire tomber la pression du gaz. Pour guider la tete du projectile 47 dans le - tube 40, les arêtes parallèles à l'axe de la culasse sont prévues sur la paroi de celle-ci, de manière que la distance d'une arête à l'arrête diamétralement opposée soit égale au diamètre du proåec- tile à sa partie avant. Des entailles correspondantes sont prévues dans le collet annulaire cisaillable, à l'arrière du proåec- tile. En variante, on peut charger les projectiles dans un barillet rotatif équipé de plusieurs logements à proJectiles, et pourvu d'un dispositif à cames approprié pour appliquer ledit barillet contre la partie avant de la culasse 42 chaque fois qu'un autre logement à projectiles parvient en position de tir. Il faut noter que, dans le mode de réalisation préféré de la présente invention, on utilise environ 1500 grammes de gaz par coup, quantité qui représente peut-être une valeur de 150 k pour briser i/io à 1/2 tonne de roche. Ainsi, de ce point de vue, l'invention est tout à fait compétitive avec les techniques usuelles. En termes d'équivalenee d'énergie, il faut de 10 à 50 joules, dégagés par la combustion du méthane et de l'oxygène, pour enlever un gramme de roche. Ces performances sont meilleures que celles obtenues par les meilleures techniques de forage (environ 250 joules/gramme). Le cycle de tir peut être répété à environ 10 coups/ minute avec un mécanisme de chargement rapide de la culasse. Ceci implique que 1500 à 8000 tonnes pourront 8tre enlevées par journée de 24 heures. Pour une excavation d'un diamètre de 2,50 m, ceci correspond à une excavation de 120 m à 600 m par Jour. Si ces résultats sont insuffisants pour répondre aux conditions de saturation d'un projet dtenlèvement de roche donné, on pourra se servir de deux ou de plusieurs canons, pour augmenter le rendement. Ta figure 8 représente en perspective un dispositif d'excavation horizontale réalisé selon la présente invention, et qui utilise des projectiles tirés à grande vitesse contre une paroi de roche par deux canons cours 51 et 52. Aux extrémités des canons de trouvent des tuyères 53 et 54 raccordées à des tubes 55 et 56, eux-mEmes reliés à des tuyauteries d'eau, à l'arrière des canons. On peut ainsi arroser d'eau les déblais produits par les projectiles tirés des canons, afin de limiter la poussière dans l'air environnant. Tout en étant plus important dans l'excavation horizontale, on peut aussi se servir du même dispositif de tuyères d'arrosage pour des dispositifs d'excavation verticale. Pour chaque type d'excavation, l'eau tend à former avec les déblais une boue grossière. Un véhicule à quatre roues, désigné dans son ensemble par la référence 57, supporte les canons par trois flasques 58, 59 et 60. On utilisera des couronnes a cardan 61 et 62 pour monter les canons sur ces flasques, de façon que les axes horizon tux qui soutiennent les couronnes permettent de pointer les canons en hauteur indépendamment, par des servo-moteurs et des trains d'engrenages séparés. À titre d'exemple, le carter 63 fixé au flasque 58 contient un moteur électrique 64 pour entraîner le train d'engrenages 65 et pointer le canon 51 en hauteur.Des tourillons soutiennent les canons dans les couronnes 61, 62 suivant des axes perpendiculaires aux axes des canons et aux pivots horizontaux des cardans, de façon que le tourillon 66 par exemple puisse être actionné pour pointer le canon 51 en azimut, au moyen d'un moteur et d'un train d'engrenages logés dans un carter 67 solidaire de la couronne de cardan 61. Un opérateur placé dans une cabine, désignée par 70 peut pointer les canons par les commandes classiques à servo-mécanismes électriques. Le véhicule 57 peut être auto-moteur, mais il est pré férable qu'il constitue une remorque tirée par un tracteur avec un dispositif d'attelage à l'arrière de ce véhicule, comme on l'a représenté dans la figure 8. Il est alors poussé périodiquement par derrière, à distance voulue dr front de taille de la galerie d'excavation. À ces fins, toutes ou une partie des roues peuvent être orientées depuis la cabine, par des moyens hydrauliques, pour diriger le véhicule. Une fois orientées, les roues peuvent être bloquées, également par des moyens hydrauliques, à partir de la cabine. Un transporteur désigné par 71 est avancé sur des rouleaux tels que le rouleau 72, par des vérins hydrauliques tels que le vérin 73.Ce transporteur est avancé suffisamment pour placer une pelle horizontale 74 au pied de la paroi à excaver. Lorsque la pelle est pleine, elle est relevée Jusqu'à une position presque verticale par des vérin hydrauliques, tels que le vérin 75 monté sur le chassis du transporteur. On vide ainsi les déblais dans une trémie 76 munie d'un obturateur 77 pour décharger les déblais sur la bande du transporteur 78 afin de les évacuer vers l'arrière du véhicule. Il faut que le transporteur 71 soit considérablement plus long que le véhicule 57 pour qu'il puisse atteindre à l'arrière un dispositif d'dvacuation des déblais non représenté, même quand la pelle 74 est avancée Jusqu'à sa position la plus éloignée du vérin 73. Deux couloirs d'alimentation 81 et 82 se raccordant à des sections flexibles 83 et 84 sont utilisés pour introduire les projectiles dans les canons, depuis l'arrière de la cabine 70. On peut utiliser les techniques usuelles pour un tel système d'introduction des projectiles. En variante, un chargeur plein pourra être fixé sur chaque canon et,là encore, on pourra utiliser des techniques d'armement usuelles. Toutefois, l'emploi de couloirs d'alimentation est préférable, car il permet une souplesse plus grande dans l'utilisation des projectiles.Par exemple, le système de chargement des couloirs pourra être soit manuel, soit automatique, avec des bielles actionnées hydrauliquement et synchronisées avec les mécanismes de chargement des culasses des canons, si la gravité ne suffit pas pour vaincre la friction dans les couloirs et maintenir les proJectiles dans la position de chargement de la culasse de chaque canon. Deux réservoirs cylindriques 85 et 86 sont disposés de chaque côté du véhicule et contiennent l'oxygène et le méthane utilisés. Ils peuvent être amovibles pour leur rechargement, mais il est préférable de les recharger périodiquement, par exemple toutes les 4 ou 8 heures, par des tuyaux flexibles branchés sur de grands réservoirs placés sur des wagons suffisamment éloignés pour être en sécurité. Les principaux produits d'une combustion de méthane et d'oxygène sont de liteau, du C02 et du CO. La présence de C02 nlest pas dangereuse par elle-même, si l'on maintient une quantité d'oxygène suffisante pour la respiration. Le CO peut être réduit en brûlant un mélange présentant un excès d'oxygène. Il est toutefois possible aussi que le personnel effectuant les opérations travaille en atmosphè,re; contr8lée, si les prescriptions de sécurité l'exigent. Bien que lton ait représenté et décrit des modes de réalisation particuliers de cette invention, utilisant des composants habituels et éprouvés, il est évident que des modifications et des variantes peuvent venir à l'idée de spécialistes, notamment en y substituant d'autres composants équivalents, habituels et éprouvés pour certaines opérations et fonctions sans pour cela sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1 - Procédé d'excavation de roche, caractérisé par le fait qut on braque un cannn devant le front de taille de la roche à excaver, qu'on tire à partir dudit canon des projectiles de forte masse non explosifs et à tête pleine sur des points d'impact choisis sur le front de taille, pour briser et extraire dudit front de taille une certaine quantité de ladite roche au point et autour dudit point d'impact de chaque projectile, ledit front de tsille comprenant une zone beaucoup plus grande que la zone d'impact d'un projectile donné, procédé dans lequel chaque pro iectile est propulsé pour frapper ledit front de taille de la roche à excaver en un point éloigné d'un cratère créé par un projectile tiré précédemment, afin de produire non seulement la rupture de la roche autour dudit point pour former un autre cratère, mais aussi la fracture de la roche qui se trouve entre le cratère ainsi formé et ledit cratère d'un projectile tiré pré cédemment. 2 - Procédé suivant la Revendication 1, caractérisé par le fait que chaque projectile est propulsé contre ledit front de taille à excaver avec des pressions dtimpact variant entre environ 45 kbar et environ 100 kbar. 3 - Procédé suivant la Revendication 2, caractérisé par le fait que le dégât dans la roche au bord de l'excavation désirée est contrôlé par le forage de trous ou la pratique d'une saignée de havage dans ladite roche à excaver, selon une ligne définissant ledit bord. 4 - Dispositif d'excavation rapide de roche utilisant des projectiles de forte masse non explosifs, à tête pleine non perforante, caractérisé par le fait qu'il comporte - des moyens assurant un tir continu desdits projectiles à grande vitesse contre des points choisis sur le front de taille qui comprend une zone bien plus grande que la zone d'impact d'un projectile donné, pour briser et ex traire dudit front de taille une certaine quantité de ro che, à l'intérieur et autour de ladite zone d'impact pro duite par un projectile donné. - des moyens pour fixer lesdits moyens de tir à une distance dudit front de taille qui assure un espace suffisant pour ltenlbveEent des déblais, et - des moyens pour assurer l'enlèvement continu des déblais pendant que les projectiles continuent de frapper ledit front de taille. 5 - Dispositif suivant la Revendication 4, caractérisé par le fait que chacun des projectiles a un rapport de sa longueur a son diamètre approximativement égal à 1. 6 - Dispositif suivant la Revendication 5, caractérisé par le fait que chacun des projectiles a une masse de l'ordre de 1 kg les moyens qui assurent le tir imprimant à chacun desdits pro åectiles une vitesse de l'ordre de 1,5 km/sec 7 - Dispositif suivant la Revendication 6, caractérisé par le fait que les moyens de tir comprennent : - un canon avec un tube et une culasse adaptée au remplis sage avec un mélange d'oxygène et de gaz carboné, et - un système de soupapes pour le remplissage séparé de la dite culasse avec le gaz à une pression donnée, et l'oxy gène à une pression plus élevée, système dans lequel la haute pression est la pression voulu pour ledit mélange, la basse pression étant choisie en rapport avec la haute pression pour assurer une proportion déterminée du gaz et d'oxygène. 8 - Dispositif suivant la Revendication 7, caractérisé par le fait qu'il comprend des moyens provoquant l'éclatement d'étincelles électriques pour faire détonner le mélange dans la culasse du canon. 9 - Dispositif suivant la Revendication 8, caractdrisé par le fait que chacun des projectiles est maintenu dans la culasse du canon de façon à enfermer de manière étanche ledit mélange dans la culasse, par un collet cisaillable prévu à la base du projectile. 10 - Dispositif suivant la Revendication 9, caractérisé par le fait que chacun des projectiles comprend une gaine de matière plastique, ledit collet cisaillable étant moulé en une seule pièce avec ladite gaine. il - Dispositif suivant la Revendication 10, caractérisé par le fait que la gaine est remplie d'une matière bon marché et de haute densité. 12 - Dispositif suivant la Revendication 11, caractérisé par le fait que la matière de remplissage est le béton. 13 - Dispositif suivant la Revendication 4, caractérisé par le fait que les moyens de fixation comprennent une plate-forme pour soutenir les organes de tir des projectiles et des organes d'abaissement de ladite plate-forme, lorsqu'il s'agit d'un excavation verticale. 14 - Dispositif suivant la Revendication 13, caractérisé par le fait que les moyens d'enlèvement des déblais comprennent un transporteur vertical pour enlever en continu les déblais de ltexcavation jusqu'à un niveau situé au-dessus de ladite plateforme. 15 - Dispositif suivant la Revendication 14, Baractérisé par le fait que le transporteur vertical passe par le centre de ladite plate-forme, et comprend des moyens de balayage rotatifs pour rassembler les déblais Jusque dans ledit transporteur. 16 - Dispositif suivant la Revendication 15, caractérisé par le fait qu'il comprend aussi un toboggan 'sur lequel le transporteur décharge les déblais, et des moyens propres à transporter les déblais depuis ce toboggan jusqu'à un point de chargement de camions. 17 -'Dispositif suivant la Revendication 4, caractérisé par le fait que les moyens de fixation comprennent un véhicule pour porter lesdits organes de tir des projectiles, ce véhicule étant adapté pour être déplacé dans une excavation horizontale. 18 - Dispositif suivant la Revendication 17, caractérisé par le fait que les moyens d'enlèvement des déblais comprennent un transporteur horizontal continu évacuant les déblais du front de taille de l'excavation jusqu'd l'arrière du véhicule, c'est-à-dire l'extrémité de ce véhicule qui est la plus éloignée du front de taille. 19 -Dispositif suivant la Revendication 18, caractérisé par le fait que le transporteur horizontal passe sous le véhicule et comporte des organes d'accumulation des déblais et des moyens pour actionner lesdits organes d'accumulation afin de décharger les déblais, accumulés dans une trémie de distribution, sur ledit transporteur. 20 - Dispositif suivant la Revendication 19, caractérisé par le fait qu'il comprend des moyens pour positionner le transporteur horizontal par rapport au véhicule de façon à placer les moyen3 d'accueulation au pied du front de taille ou d'excavation.