La présente invention est relative à un procédé et à un appareil qui permet de reporter une image électrostatique développée, sur une feuille réceptrice, et, plus particulièrement, à un appareil dans lequel le report se fait à travers un espace fluide dans lequel il n'y a aucun mouvement relatif entre la feuille réceptrice et le photoconducteur. Dans les procédes antérieurs, un contact intime entre un photo conducteur et une feuille réceptrice était nécessaire au poste de report; Ce contact était réalisé en appliquant une charge par effet corona à la feuille réceptrice, charge qui a une polarité oppose à celle-de l'image développée. La feuille réceptrice est alors amenée électrostatiquement en contact intime avec le photoconducteur. Si, pendant un tel report, il y a un mouvement relatif entre le photoconducteur et la feuille réceptrice, on peut observer un maculage de l'image. De la tendance à augmenter la rapidité des appareils électrophotographiques, résulte le problème plus critique d'éviter tout mouvement relatif entre le photoconducteur et la feuille réceptrice.Dans certaines applications, une superposition d'une image à une seconde image sur une feuille réceptrice peut être nécessaire. Dans de telles appLications, il est essentiel de réduire au minimum le maculage afin d'obtenir une image mixte satisfaisante. Pour réduire ce problème, le brevet français 1 421 638 décrit un espace fluide laissé entre un photoconducteur et une feuille réceptrice au poste de repprt. Cependant, l'espace est limité par les bords ou des parties surélevées situés sur le rouleau portant la feuille réceptrice ou sur le tambour photoconducteur, l'un étant entraîné par l'autre. En conséquence, la feuille réceptrice et la surface photoconductrice du tambour ne se déplacent pas à la même vitesse, et il en résulte un maculage de l'image du au mouvement relatif entre la surface photoconductrice et la feuille réceptrice. Le procédé selon l'invention, permettant de reporter sur une feuille réceptrice une image électrostatique développée, portée par une couche photoconductrice qui est appliquée sur un support conducteur,et consistant à créer un espace entre le photoconducteur et la feuille réceptrice, à maintenir la feuille réceptrice et le photoconducteur en regard l'un-de l'autre sans aucun mouvement relatif et à appliquer une différence de potentiel entre le photoconducteur et la feuille réceptrice pour provoquer le déplacement des particules de révélateur, formant l'image électrostatique sur le photoconducteur, du dit photoconducteur vers la feuille réceptrice, est caractérisé en ce que l'zon utilise un support conducteur plan sur lequel on applique la face du photoconducteur opposée à l'image électrostatique développée et que l'on fait agir la différence de potentiel en même temps que l'on rabat la feuille réceptrice en face du photoconducteur et dans un plan parallèle au support conducteur par rotation autour d'un-axe qui se déplace de manière continue d'une extrémité à l'autre du support conducteur pendant toute l'opération du rabattement. L'appareil électrophotographique selon l'invention qui comprend un film photoconducteur portant sur une face une image formée de particules de révélateur chargées et un dispositif électrique relié à ce film photoconducteur et susceptible d'être relié à une feuille réceptrice de façon à appliquer une différence de potentiel entre le dit film photoconducteur et la dite feuille réceptrice et causer ainsi le report des particules chargées sur la feuille réceptrice à travers un espace ménagé entre ces éléments, le dit appareil est caractérisé en ce qu'il comprend deux cales,disposées le long de chaque côté du film photoconducteur et construites pour supporter une feuille réceptrice/ et un dispositif pour appliquer cette feuille réceptrice contre les dites cales en regard du film photoconducteur de telle sorte qu'un petit espace fluide existe entre le film et la feuille réceptricevet sans déplacement relatif entre ces deux éléments. Ainsi, selon l'invention un photoconducteur est muni de deux cales disposées le long de ses côtés latéraux. Les cales servent à porter une feuille réceptrice de telle manière qu'il se forme un espace entre la feuille réceptrice et la surface du photoconducteur plan lorsque la feuille est posée en travers du photoconducteur, par exempie par un rouleau conducteur. En appliquant un potentiel approprié entre la dorsale du photoconducteur et le rouleau conducteur, il se crée un champ électrique qui a une direction telle qu'il y a report, à travers l'espace, d'une image électrostatique développée à partir du photoconducteur vers la feuille réceptrice, et pendant la durée du report, il n'y a aucun mouvement relatif entre la feuille réceptrice et le photoconducteur.Ainsi, on n'observe aucun maculage de l'image qui pourrait gener le report d'une autre image sur la feuille réceptrice. Au dessin annexé donné seulement à titre d'exemple - la Fig.l représente une vue schématique en perspective montrant une feuille réceptrice posée sur un photoconducteur de manière à former un espace entre eux; - la Fig.2 représente une coupe suivant le plan 2-2 de la Fig.1 montrant le report de particules de pigment à travers l'espace fluide. Suivant l'invention, on utilise un produit photoconducteur usuel lo qui peut se composer de plusieurs couches Dans les figures, pour plus de commodité, le produit se présente sous forme d'une couche unique portée par un support conducteur 11. Deux cales 12 et 13 sont placées le long des deux cotés opposés du produit photoconducteur 10. Ces cales supportent une feuille réceptrice 14 et la maintiennent à une certaine distance de la couche photoconductrice 10. Avant de poser la feuille réceptrice sur la couche photoconductrice lo, on crée sur la couche photoconductrice 10 une image chargée et pigmentée, telle que l'image 15, que l'on peut révéler par un révélateur liquide ou par un pigment en poudre. Après le développement de l'image électrostatique qui forme une image pigmentée 15, une feuille réceptrice 14 est posée en travers du film conducteur 10 à l'aide d'un rouleau conducteur 16 par exemple. Ce rouleau peut avoir une dimension précise et être constitué d'une substance relativement dure pour maintenir fortement, par pression, la feuille réceptrice contre les cales et assurer ainsi un espace bien defini entre la feuille réceptrice et le photoconducteur.Ainsi, il n'y a aucun mouvement relatif entre le photoconducteur et la feuille réceptrice par suite de la forte pression maintenue entre le rouleau et les cales.- Par ce procédé, on diminue le maculage de l'image.Le rouleau 16 est relié par l'intermédiaire d'un conducteur 17 et d'un inverseur de courant 18 à une source de tension 19, l'autre borne de l'inverseur de courant étant reliée, par l'intermédiaire d'un conducteur 20 au support conducteur 11. Si l'image pigmentée 15 a une charge négative, on peut appliquer une charge positive au rouleau 16 par l'intermédiaire de la source de tension 19, de telle sorte que, sous l'action du champ ainsi créé, l'image pigmentée 15 est attirée vers la feuille réceptrice. Au fur et a mesure quelea feuille réceptrice 14 est déposée par le rouleau 16 sur les cales 12 et 13 au-dessus de la couche conductrice 10, l'image pigmentée 15 se déplace à travers un espace fluide 21 de la surface de la couche photoconductrice 10 vers la surface de la feuille réceptrice 14. Cet espace fluide peut être de l'air si le développateur est sous forme de poudre ou bien il peut etre liquide si le révélateur est liquide.- On peut alors détacher la feuille réceptrice des cales et faire fondre l'image d'une manière habituelle. Puisqu'il n'y a aucun contact entre la feuille réceptrice et le photoconducteur, la tendance au maculage est diminuée. Cette invention est particulièrement applicablequand on désire superposer plusieurs images différentes sur une feuille réceptrice. Quand on utilise le procédé précédent, on obtient des reports sur une feuille réceptrice en papier ayant une épaisseur de 88 microns en utilisant un espace de 355 microns et une tension entre le rouleau 16 et la plaque 11 de 1500 V. Le produit photoconducteur a une épaisseur totale comprise entre 88 microns et 101 microns. On a trouvé qu'avec cette épaisseur de papier ét cette tension de polarisation, l'espace peut varier entre et 355 microns, et on obtient les meilleurs résultats avec un intervalle de 254 microns. On peut aussi obtenir des reports à travers un espace de 101 microns en utilisant une feuille réceptrice de 330 microns d'épaisseur et une tension de polarisation de 1500 V. Dans le procédé indiqué dans la description qui précède, on comprend que, puisque le film photoconducteur et la feuille réceptrice ne sont pas en contact intime, on peut utiliser un rouleau conducteur solide d'une dimen- sion précise pour diminuer le glissement entre le rouleau et les cales, ce qui réduit la possibilité de mouvement relatif entre le produit photoconducteur et la feuille réceptrice. REVENDICATIONS 1 - Procédé permettant de reporter sur une feuille réceptrice une image élec trostatique developpée, portée par une couche photoconductrice, qui est appliquée sur un support conducteur, et consistant à créer un espace entre le photoconducteur et la feuille réceptrice, à maintenir la feuille récep trice et le photoconducteur en regard l'un de l'autre sans aucun mouvement relatif et à appliquer une différence de potentiel entre le photoconducteur et la feuille réceptrice pour provoquer le déplacement des particules de révélateur, formant limage électrostatique sur le photoconducteur, du dit photoconducteur vers la feuille réceptrice, procédé caractérisé en ce que l'on utilise un support conducteur plan sur lequel on applique la face du photoconducteur opposée à l'image électrostatique développée et l'on fait agir la différence de potentiel en même temps que l'on rabat la feuille réceptrice en face du photoconducteur et dans un plan parallèle au suppart conducteur par rotation autour d'un axe qui se déplace de manière continue d'une extrémité à l'autre du support conducteur pendant toute l'opération du rabattement. 2 - Procédé conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que l'espace flui de a une épaisseur de 355 microns et le potentiel est de 1500 V environ. 3 - Procédé conforme à la revendication 2, caractérisé en ce que l'espace fluide a une épaisseur de 254 microns. 4 - Procédé conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que l'épaisseur de l'espace fluide est de 101 microns et le potentiel est de 1500 V environ. 5 - AppareiL.électrophotographique permettant de reporter sur une feuille con ductrice une image électrostatique développée, comprenant un film photo conducteur portant sur une face une image formée de particules de révéla teur chargées-et un dispositif électrique relié à ce film photoconducteur et susceptible d'être relié à une feuille réceptrice de façon à appliquer une différence de potentiel entre le dit film photoconducteur et la dite feuille réceptrice et causer ainsi le report des particules chargées sur la feuille réceptrice à travers un espace ménagé entre ces éléments, le dit appareil étant caractérisé en ce qu'il comprend deux cales, disposées le long de chaque côté du film photoconducteur et construites pour suppor ter une feuille réceptrice, et un dispositif pour appliquer cette feuille réceptrice contre les dites cales, en regard du film photoconducteur de telle sorte qu'un petit espace fluide existe entre le film et la feuille réceptrice, et sans déplacement relatif entre ces dèux éléments. 6- Appareil électrophotographique conforme à la revendication 5, caractérisé en ce qu'il comprend, en outre, un rouleau conducteur construit de telle façon qu'il puisse rouler sur la feuille réceptrice placée en regard du film photoconducteur et sur les cales, le dispositif électrique étant relié au dit rouleau. 7 - Appareil électrophotographique conforme à l'une quelconque des revendi cations 5 et 6 caractérisé en ce que le dispositif électrique comprend une dorsale conductrice sur la face dorsale du film photoconducteur, une source de tension et un dispositif pour relier cette source à la feuille réceptrice.