L'invention est relative aux dispositifs de calage pour pieds de meubles, pieds constitués par des profilés métalliques verticaux, les meubles considérés étant de préférence des rayonnages, étageres, établis, vestiaires, porte-bouteilles ou autres meubles du même genre équipés de tablettes et/ou tiges horizontales et destinés à être placés sur des sols présentant certaines irrégularités ou dénivellations. Elle a pour but, surtout, d'améliorer le contact entre ces pieds et les sols sur lesquels ils reposent, tant en ce qui concerne la répartition des charges que la compensation des différences de niveau. Les dispositifs de calage du genre en question selon l'invention sont essentiellement caractérisés en ce qu'ils comprennent d'une part un sabot en matière plastique délimité inférieurement par une semelle horizontale et latéralement par une paroi périphérique verticale dont la partie supérieure est propre à entourer jointivement la base du pied à caler, la base de ladite paroi latérale étant évidée par une fente horizontale, et d'autre part au moins une plaquette métallique recouvrant la totalité du fond du sabot, les dimensions de la fente étant suffisantes pour livrer horizontalement passage à une pluralité de telles plaquettes empilées. Dans des modes de réalisation préférés on a recours en outre à l'une etou à l'autre des dispositions suivantes - la cavité intérieure au sabot est composée de deux chambres cylindriques successives de génératrices verticales dont la plus haute forme une cheminée de guidage à coulissement doux pour la base du pied et présente une section droite horizontale plus petite que la plus basse, - dans un sabot selon l'alinéa précédent, la face extérieure de la paroi latérale converge vers le haut, - dans un sabot selon au moins l'alinéa qui précède le précédent, la section horizontale interne de la cheminée est délimitée extérieurement par un rectangle à coins arrondis, - le fond du sabot est évidé par au moins un trou propre à livrer passage à un doigt de façon à faciliter le dégagement manuel des plaquettes hors de ce sabot à travers la fente, - la face supérieure du fond du sabot présente au moins une discontinuité de relief propre à coopérer avec une discontinuité de relief complémentaire prévue dans la face inférieure d'au moins la plaquette inférieure, - la discontinuité prévue dans le fond du sabot est un petit trou traversant celui-ci de part en part, - le sabot est constitué en polyéthylène basse pression moulé, - les plaquettes ont des épaisseurs différentes-, - les plaquettes sont constituées en une tels d'acier galvanisé d'épaisseur comprise entre 0,5 et 3 mm. L'invention comprend, mises à part ces dispositions principales, certaines autres dispositions qui s'utilisent de préférence en même temps et dont il sera plus explicitement question ci-apres. Dans ce qui suit, l'on va décrire un mode de réalisation préféré de l'invention en se référant au dessin ci-annexé d'une manière bien entendu non limitative. La figure 1, de ce dessin, montre en vue perspective, éléments séparés, un-dispositif de calage de pied de meuble conforme à l'invention disposé au-dessous de la base d'un pied à caler. La figure 2 montre, en élévation latérale, un tel dispositif monté sur ledit pied, son sabot seul étant coupé selon un plan vertical médian. Le pied de meuble à recevoir et à caler est constitué par un profilé métallique vertical 1. Le profil de ce dernier a la forme d'un oméga minuscule dont les ailes s'étendent selon les petits côtés d'un meme rectangle R à coins arrondis. Ses faces latérales sont évidées de perforations 2 en forme de petites- portes romanes ou de LJ renversés, c'est-à-dire rectangulaires à leur base et circulaires à leur partie supérieure Le dispositif de calage comprend essentiellement quant à lui: - un sabot 3 en matière plastique moulée propre à recevoir verticalement la base du pied 1, sabot évidé latéralement par une fente horizontale 4, - et au moins une plaquette métallique 5 de calage et répartition disposée au fond dudit sabot, l'emplacement et les dimensions de la fente 4 étant déterminés de façon à rendre possible à travers elle l'introduction horizontale de plusieurs plaquettes empilées dans le sabot et leur dégagement horizontal hors de celui-ci. Le sabot est délimité inférieurement par une semelle horizontale 6 et latéralement par une paroi verticale périphérique 7 dont la partie supérieure encadre une ouverture 8 présentant le contour-R ci-dessus, la fente 4 étant évidée dans la base de cette paroi 7. C'est en cette ouverture 8 que débouche supérieurement une cheminée cylindrique 9 propre à entourer jointivement et à guider à coulissement doux la base du pied 1. La cheminée 9 est raccordée inférieurement à une seconde chambre cylindrique verticale 10 de section droite plus grande que celle de la cheminée. C'est le fond plat de cette chambre 10 qui reçoit les plaquettes 5, lesquelles ont la même forme que ce fond de façon à recouvrir toute la surface plane de ce dernier : cette surface est supérieure à la section droite du pied à supporter de façon telle que chaque plaquette déborde toujours horizontalement de tous côtés par rapport à la base de ce pied et que cette base repose donc bien intégralement sur une plaquette, ce qui écarte tous risques de poinçonnage ou cisaillement local de la semelle 6 par ledit pied. Du fait des différences entre les sections droites horizontales des deux chambres 9 et 10, les faces extérieures 11 de la paroi latérale 7 peuvent être dessinées de manière à converger vers le haut, ce qui permet d'économiser la matière pour une surface d'appui donnée. La matière plastique constitutive du sabot moulé 3 est choi sie de manière à présenter une bonne résistance mécanique au poin çonnage et à la flexion et en même temps une dureté réduite permettant une bonne adaptabilité de sa face inférieure aux irrégularités des sols moyennant des déformations de cette face lui faisant épouser exactement ces irrégularités sous l'effet du poids du meuble supporté : une telle adaptation assure à la fois une excellente répartition des charges sur le sol et une excellente résistance aux glissements horizontaux. Ladite matière est par exemple le polyéthylène basse pression, ou encore le polystyrène. Les épaisseurs de la semelle 6 et des parois latérales 7, en leur zone la plus mince, sont avantageusement de l'ordre de 5mm. La fente 4, qui est délimitée inférieurement par un bord de la semelle 6, s'étend sur toute la largeur de la chambre 10 de manière à pouvoir livrer passage aux plaquettes 5. La différence h entre la hauteur totale H de cette fente 4 et l'épaisseur e de la plaquette inférieure est celle qui détermi ne la marge de calage ou de réglage possible en hauteur de chaque pied 1 par le dispositif considéré. Ladite hauteur totale H est avantageusement celle de la chambre 10. La hauteur h peut etre comblée en tout ou partie par une ou plusieurs plaquettes 5 empilées, d'épaisseurs identiques ou différentes, en fonction des nécessités du calage du pied 1. Pour faciliter les éventuels dégagements des -plaquettes hors de la chambre 10, on peut prévoir dans la semelle 6 au moins un trou 12 prppre à livrer passage à un doigt. Il est également avantageux de prévoir dans la semelle 6 des discontinuités de relief, telles que des trous 13 traversant cette semelle de part en part, propres à coagir avec des discontinuités de relief complémentaires prévues sur la face inférieure de la plaquette 5 inférieure de façon à éviter tout glissement involontaire de cette dernière hors du sabot après sa mise en place . dans le mode de réalisation illustré, ces discontinuités de relief complémentaires sont des bossages 14. De telles butées de calage horizontal peuvent également être prévues de proche en proche sur toutes les plaquettes, étant notamment réalisées dans celles-ci par emboutissage au moment même de la découpe de ces plaquettes dans une plaque métallique, ces discontinuités pouvant alors être constituées d'une part par les bossages 14 ci-dessus et d'autre part par les alvéoles 15 qui correspondent à ces bossages dans les faces opposées des plaquettes concernées. Des moyens de détrompage tels que des coins arrondis ou bi seautés 16 peuvent être prévus sur les différentes plaquettespro- pres à coagir avec des portées complémentaires de la paroi inté- rieure de la chambre 10, de façon que la simple mise en place correcte de ces plaquettes assure obligatoirement la coopération entre les discontinuités complémentaires ci-dessus. Dans des modes de réalisation préférés, les plaquettes 5 sont constituées en une tôle d'acier galvanisé et leur épaisseur est comprise entre 0,6 et 3 mm. Le fonctionnement du dispositif de calage décrit ci-dessus est le suivant. On commence par placer dans le fond du sabot 3 une plaquette 5 d'épaisseur minimum, puis on place ce sabot sur le sol au-dessous du pied 1 à caler, lequel est momentanément soulevé. On abaisse alors ce pied de manière à l'introduire dans la cheminée 9 du sabot et ce jusqu'au contact éventuel de sa base avec la plaquette 5. Si ce contact est franc et effectif, le calage désiré est réalisé. Si au contraire le contact n'est pas établi ou s'il n'est pas franc, on introduit latéralement à travers la fente 4 une ou plusieurs autres plaquettes 5, après éventuellement de légers soulèvements du pied 1 par rapport au sabot 3, maintenu bloqué contre le sol, et ce jusqu'à obtention du calage recherché, lequel se manifeste par un contact franc entre la base du pied et la plaquette supérieure de l'empilage introduit dans le sabot. Le calage en question est ainsi obtenu d'une manière particulièrement simple, sûre et durable, tout en conduisant à une réalisation particulièrement esthétique. La semelle 6 peut être perforée de tous orifices désirables permettant la fixation du sabot sur le sol, en particulier par vissage si ce dernier est constitué par un plancher, notamment à l'aide de vis à tête fraisée. Une telle fixatipn peut également être réalisée entre la tete du profilé métallique 1 et un plafond adjacent à l'aide d'un sabot du genre ci-dessus perforé de la manière indiquée, orienté à l'envers et coiffant ladite tête. La fente latérale 4 large et basse pratiquée dans le sabot se prête à la réception d'une patte horizontale faisant partie d'un coussinet extérieur, lui-même solidement fixé dans le sol ou le plafond. Un tel coussinet est avantageusement constitué par une plaquette recourbée en C chevauchant horizontalement la semelle 6, l'aile supérieure de cette plaquette (dans le cas de la fixation au sol), constituant la patte ci-dessus et l'aile inférieure, plus longue que l'autre, s'étendant entièrement sous la face extérieure de la semelle. Cette aile inférieure peut être fixée au sol de toute manière désirable, notamment à l'aide de vis à tête fraisée traversant des trous appropriés évidés dans ladite aile et vissées à l'aide d'un tournevis traversant des lumières prévues en regard dans l'aile supérieure. Une fixation du même genre peut également être prévue entre un sabot orienté à l'envers et coiffant la tête du profilé et le plafond adjacent. Les dé-boItements ho-rizentaux ultérieurs des sabots hors des coussinets de fixation ainsi définis peuvent être en outre rendus impossibles par exemple a l'aide d'une simple pointe ou goupille traversant verticalement à la fois les deux ailes du coussinet et la semelle chevauchée par celle s- ci, à travers des trous appropriés. Le calage horizontal ainsi assuré du profilé 1 à l'une au moins de ses deux extrémités verticales peut se révéler utile dans le cas de stockages faisant intervenir des sollicitations horizontales et/ou particulièrement sensibles à des déplacements horizontaux involontaires, même de faible amplitude. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés; elle- en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Dispositif de calage pour pied de meuble, comprenant d'une part, un sabot délimité inférieurement par une semelle horizontale et latéralement par une paroi périphérique verticale dont la partie supérieure est propre à entourer jointivement la base du pied à caler, et d'autre part, au moins une plaquette recouvrant la totalité du fond du sabot, caractérisé en ce que le sabot et les plaquettes sont constituées respectivement en matière plastique et en métal, et en ce que la base de la paroi latérale du sabot est évidée par une fente horizontale(4)dbnt lesdimensions sont suffisantes pour livrer horizontalement passage à une pluralité de plaquettes empilées (5). 2. Dispositif de calage suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la cavité intérieure au sabot est composée de deux chambres cylindriques successives de génératrices verticales dont la plus haute (9) forme une cheminée de guidage à coulissemet doux pour la base du pied et présente une section droite horizontale plus petite que la plus basse (10). 3. Dispositif de calage suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la section horizontale interne de la cheminée (9) est délimitée extérieurement par un rectangle à coins arrondis. 4. Dispositif de calage selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le fond du sabot est évidé par au moins un trou (12) propre à livrer passage à un doigt de façon à faciliter le dégagement manuel des plaquettes hors de ce sabot à travers la fente. 5. Dispositif de calage selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la face supérieure du fond du sabot présente au moins une discontinuité de relief propre à coopérer avec une discontinuité de relief complémentaire prévue dans la face inférieure d'au moins la plaquette inférieure. 6. Dispositif de calage selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le sabot est constitué en polyéthylène basse pression moulé. 7. Dispositif de calage selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les plaquettes ont des épaisseurs différentes. 8. Dispositif de calage selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les plaquettes sont constituées en une tôle d'acier galvanisé d'épaisseur comprise entre 0,6 et 3 mm. 9. Dispositif de calage selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend en outre un coussinet de fixation extérieur présentant une patte introduite horizontalement dans la fente latérale du sabot et constitué de préférence par une plaque recourbée selon un C à ailes inégales chevauchant latéralement la semelle dudit sabot.