L'invention a pour objet un procédé qui permet d'identifier l'origine d'une peinture, liquide ou totalement séchée; elle couvre aussi une peinture dont l'origine est identifiable. On sait que les fabricants de peinture sont conduits fréquemment à donner une garantie de durée concernant leurs fournitures. De mye les fabricants de certains produits proté- gés par une peinture (tôles aveo peinture laquée par exemple) sont amenés aussi à garantir la tenue dans le temps de ces produits. Toutefois, les fabricants de peinture, de même que cieux des produits peints, souhaitent acquérir la certitude, quand il s'agit d'appliquer une clause de garantie, qu'il n'y a pas eu par inadvertance ou par erreur, ou pour d'autres causes, une substitution de leurs fournitures par une autre qui n'aurait pas la momie qualité. Pour cette raison, on a pratiqué depuis longtemps le marquage des produits peints. Cette solution ne convient qu'aux fabricants de produits; elle ne peut être employée par les fabricants de ture; en outre, il est fréquent que le marquage, qui est @@isible et généralement peu esthétique ne puisse être toléré pour des raisons de présentation. L'invention a pour but de surmonter les difficultés évoquées ci-dessus et de rendre possible n n'importe quel moment l'identification précise de l'origine d'une peinture. Ceci a une grande importance coaerciale, car les fabricants de peintu re et de produits peints pourront alors garantir totalement et sans arrière pense leurs fournitures en ayant l'assurance qu'ils seront toujours capables d'en reconnattre avec certitude 1 'ori- gine. On atteint ce but, selon l'invention, en incorporant à la peinture, pendant sa fabrication, au joins un métal ouun dérivé d'un métal, choisi parmi les métaux qui ne sont pas norsalement présents dans la peinture considérée. Cette adjonction peut se faire à partir du métal pur, d'oxydes, de sels, de composés complexes, etc, 'n fonction des facilités d'obtention et d'incorporation à la peinture. L'adjonction a lieu de préf érence en m8me temps que celle des pigments habituels, au stade du broyage. La quantité ajoutée est suffisamment faible pour ne pas altérer la qualité et les particularités de la peinture et suffisamment élevée pour être décelable quantitativement par des méthodes d'analyse convenables. On peut, par exemple, utiliser des concentrations de l'ordre de 1 à 100 parties par million, en poids par rapport à la peinture liquide > de préférence de 20 à 80 parties par million. Des quantités de cet ordre peuvent être décelées de la façon suivante : on prélève une certaine fraction de peinture liquide ou séchée, on la calcine à 500-6o00c environ et lton dose les métaux ou dérivés des métaux incorporés'par une méthode connue en soi telle que la spectrophotométrie d'absorption atomique ou la spectroscopie d'amission de rayons X, qui révèle les métaux présents. Toute autre méthode d'analyse convenable peut Aetre utilisée. I1 est avantageux et souhaitable d'ajouter à la peinture plusieurs métaux ou dérivés de métaux dans des rapports définis, on augmente considérablement les possibilités d'identification. Par exemple, à une peinture qui ne comprend pas, dans sa composition normale, de bismuth, ni de cuivre, ni d'argent, on ajoute en plus des pigments habituels, au moment du broyage, du carbonate basique de bismuth, du carbonate de suivre et de ltiodure d'argent. Les quantités sont calculées pour que la peinture liquide contienne 20 ppm de bismuth, 20 ppm de cuivre, 20 ppm d'argent. Pour une autre peinture, ou un autre fabricant, dn pourrait adopter les rapportS suivants : 20 ppm de bismuth, 40 ppm de cuivre. 60 ppm arguent . L'identification d'une peinture peut se faire quand elle est à 11 état liquide et aussi quand elle est à l'état séché. Dans ce dernier cas, on recueille une quantité du feuil de peinture suffisante à fournir la quantité de cendres requise pour l'analyse. L'invention a aussi pour objet toute peinture contenant un métal ou un composé dtun métal en vue de son identification ainsi qu'on vient de l'expliquer. La préparation de cette peinture en ce qui concerne l'invention, a également été expliquée précédemment. I1 n'est pas obligatoire que l'adjonction du ou des métaux ou composés de métaux ait lieu pendant la fabrication même ; il suffit que l'on parvienne à un mélange final homogène et stable. R E V E N D I C A T I O N S 1. Procédé permettant d'identifier 1 1origine d'une peinture, caractérisé en ce que-, on incorpore à cette peinture au moins un métal ou un dérivé d'un métal choisi parmi ceux qui ne font pas partie de la composition normale de ladite peinture, et, pour l'idintification, on prelève une fraction de peinture dans l'un quelconque de ses états 1 ide et séché, on calcine cette fraction pour en obtenir les cendres, puis on analyse ces cendres, par une méthode connue en soi, révélant les métaux qui y étaient présents. 2. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'on incorpore à la peinture plusieurs métaux ou dérivés de métaux selon des rapports bien définis favorisant l'ident cation ultérieure de cette peinture. 3. Peinture à origine identifiable selon le procédé de l'une quelconque des revendications 1, 2 caractérisée en ce qu'elle contient au moins un métal ou un dérivé d'un métal qui n est pas normalement présent dans la composition de cette peinture. 4. Peinture à origine identifiable selon la revendication 3 caractérisée en ce qu'elle contient en proportions définies plusieurs métaux ou dérivés de métaux non habituellement présents dans sa composition. 5. Peinture selon l'une quelconque des revendications 3, 4 caractérisée en ce que chaque métal d'identification est présent à une concentration de tordre de 1 à 100 parties par million en poids par rapport à la peinture liquide, de préférence de 20 à 80 parties par million.