On sait que les applications répétées de l'organe mobile d'obturation, jointes au laminage exercé par le liquide et à l'incrustation des substances en suspension dans celui-ci, provoquent une usure irrégulière du siège des robinets classiques. Lorsque cette usure localisée dépasse la capacité d'aborption de la garniture déformable de l'organe mobile d'obturation, il y a perte d'étanchéité ; le remplacement de la garniture précitée ne suffisant pas à faire cesser efficacement la fuite ainsi déterminée, il y a lieu de procéder à l'échange du robinet lui-même. En vue d'éviter les frais inhérents à une telle opération, l'on a proposé des outillages destinés à permettre, sans démontage du corps du robinet détérioré, la réfection ou rodage des sièges d'étanchéité. La solution est effectivement séduisante, mais les appareillages offerts jusqu a ce jour n'ont pas donné entière satisfaction.Ils comprennent généralement une fraise agencée de manière à être appliquée axialement a force contre le siège à roder tout en étant déplacée angulairement afin de mordre le métal de la portée ; l'on conçoit cependant que quel que soit le soin apporté par l'opérateur l'arrêt de la rotation de la fraise engendre inévitablement la formation de ce qu'on peut considérer canine un point singulier qui favorise la formation ultérieure d'une ligne de perte d'étanchéité. La présente invention a pour objet un appareillage perfectionné pour le rodage des sièges ou portées d'étanchéité des robinets, qui pallie l'inconvénient sus-mentionné et qui est susceptible a ce titre de répondre particulièrement bien aux divers desiderata de la pratique. L'appareillage suivant l'invention est essentiellement remarquable en ce qu'il comprend en combinaison un guide tubulaire agencé de manière a se visser axialement dans le corps du robinet à la place de la bague usuelle qui porte l'organe mobile d'obturation, une tige porte-outil propre à être engagée dans le guide précité et dont la base est conformée pour recevoir une fraise ou une meule de travail, et un dispositif pour l'entrainement de la partie supérieure de la tige porte-outil sus-mentionnée. Le dispositif d'entrainemeat peut être constitué par une chignole, une perceuse électrique, une poignée de commande ou même par un simple volant. Dans tous les cas on comprend que la fraise est susceptible d'être entrainée en rotation sous une pression d'application peu élevée, ce qui améliore sensiblement le travail de rodage ; par ailleurs la meule, entrainée à grande vitesse, permet la finition de la surface de portée du siège du robinet. le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer Fig. 1 est une vue en élévation illustrant l'agencement et l'utilisation de l'appareillage suivant l'invention. Fig. 2 à 4 sont des coupes de détail à plus grande échelle montrant la base de la tige porte-outil équipée d'outils différents. Fig. 5 illustre une variante. En fig. 1 l'on a supposé que l'appareillage suivant l'invention était utilisé pour le rodage du siège de l'un des deux robinets d'un ensemble mitigeur eau chaude-eau froide. Pour permettre l'accès au siège à roder de l'un des robinets, l'opérateur a procédé au démontage de la bague 1 qui à la manière habituelle assure la retenue et le guidage de l'organe mobile ou clapet commandé axialement par la clef 2. L'appareillage pour le rodage du siège 3a du corps 3 du mitigeur comprend un guide tubulaire 4 pourvu de deux embouts filetés 4a et 4b ; il convient d'observer que ces embouts sont établis à des diamètres et/ou à des pas différents de façon à élargir la gamme d'utilisation de l'appareillage suivant l'invention, lequel peut évidemment comprendre plusieurs guides 4 différents. En tout état de cause l'embout qui est tourné vers le bas est vissé dans le débouché fileté 3b du corps 3, aux lieu et place de la bague 1. A l'intérieur du guide 4 est engagée une tige porte-outil 5 dont l'extrémité inférieure présente un bossage axial Sa (fig. 2), fileté pour permettre la fixation amovible de l'outil de travail, ainsi qu'on le verra plus loin. La partie supérieure de la tige 5 qui dépasse au-dessus du guide 4 est destinée à être engagée et retenue à l'intérieur des mors du mandrin 6a (fig. 1) d'un dispositif d'entrainement 6 analogue à une chignole et muni à cet effet d'une manivelle de manoeuvre 6b. En fig. 2 l'on a représenté la première phase de l'opération de rodage. Sur le bossage fileté Sa de la tige 5 est vissée une fraise 7 dont les lames sont tournées vers le bas de manière à venir au contact du siège 3a. On conçoit que le dispositif 6 permet l'entrainement en rotation, à une vitesse relativement élevée, de la fraise 7, si bien que le siège 3a est rectifié de façon efficace bien que la pression d'application exercée sur le dispositif 6 par l'opérateur puisse être laissée à une valeur très réduite. On évite de la sorte tout effet de marquage du siège lors de l'arrêt de la rotation de la fraise 7. Le guide 4 est alors démonté et l'utilisateur enlève la fraise 7 pour fixer sur le bossage Sa de la tige 5 une meule telle que celle montrée en 8 en fig. 3. Cette meule 8 est solidaire d'un insert 9a prévu en bout d'une douille taraudée 9, vissée sur le bossage Sa. Ici encore l'entrainement a grande vitesse imparti à la meule 8 par le dispositif 6 assure la finition parfaite de la surface du siège 3a. En variante on peut avoir recours pour cette finition à la solution illustrée en fig. 4. la meule est remplacée par un disque abrasif 10 qu'une vis ll retient contre un plateau 12 dont la partie supérieure en forme de douille est vissée sur le bossage Sa de la tige porte-outil 5. Il va de soi qu'aux lieu et place de la chignole 6 on peut avoir recours pour l'entrainemeat de la tige porte outil 5 a une perceuse électri- que ou à une poignée propre a être actionnée par frottement entre les mains, à la façon connue dans le-rodage des soupapes de moteurs. En outre il peut être avantageux de faire comporter a la tige 5 un petit volant 13 (fig. 5) qui permet de manoeuvrer manuellement ladite tige pour la premiere phase de travail à la fraise; bien évidemment la tige 5 dépasse au-dessus de ce volant 13 pour coopérer avec le mandrin de la chignole, perceuse ou autre mécanisme d'entrainement lors de la phase de finition a la meule. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précede n'a été donnée qu'a titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails dve ecu- tion décrits par tous autres équivalents. R E V É D I C T I O N S 1. Appareillage pour le rodage des sièges de robinets, caractérisé en ce qu'il comprend en combinaison un guide tubulaire agencé de manière à se visser axialement dans le corps du robinet à la place de la bague usuelle qui porte l'organe mobile d'obturation, une tige porte-outil propre à être engagée dans le guide précité et dont là base est conformée pour recevoir une fraise ou une meule de travail, et un dispositif pour l'entrainement de la partie supérieure de la tige sus-indiquée. 2. Appareillage suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le guide tubulaire comporte deux embouts filetés différents pour sa fixation dans le corps du robinet. 3. Appareillage suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'extrémité de la tige porte-outil qui est destinée à recevoir la fraise ou la meule est solidaire d'un bossage axial fileté pour la fixation amovible de l'un ou de l'autre des deux outils de travail. 4. Appareillage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le dispositif d'entrainement est constitué par une chignole, une perceuse électrique ou une poignée d'actionnement. 5. Appareillage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la partie supérieure de la tige porte-outil est équipée d'un volant de manoeuvre pour l'entrainement de la fraise.