L’invention concerne un procédé (P) pour produire une quantité morphométrique d’intérêt (QI) d’une section d’organe humain ou animal à partir d’une première représentation numérique (BGR) d’une coupe histologique ayant fait l’objet d’une étape de marquage provoquant des colorations distinctives des pixels de ladite première représentation numérique lorsque ces derniers décrivent du vide, du tissu et des cellules musculaires. Ledit procédé (P) consiste notamment à identifier (210) les pixels décrivant au moins un polygone d’intérêt dans des représentation numériques (MD, MP) créées à partir de la première représentation numérique, discriminer (220) par polygone d’intérêt un lumen (Lx, Ly), une intima (Ix, Iy) et une media (Mx, My) d’un vaisseau (Vx, Vy) et produire (230) au moins une mesure morphométrique (QIx, QIy) dudit vaisseau. Un tel procédé (P) comporte une étape (300) pour produire une quantité morphométrique d’intérêt (QI) de l’organe à partir desdites mesures morphométriques (QIx, QIy) des vaisseaux identifiés. Figure à publier avec l’abrégé : Fig. 4 Système et procédé d’analyse morphométrique de la vascularisation d’un organe L’invention concerne un système et un procédé d’analyse morphométrique de vaisseaux sanguins d’un organe humain ou animal. Une telle analyse est automatiquement réalisée à partir d’une image, ou plus généralement d’une représentation numérique, d’une coupe histologique d’un organe et procure une aide objective et reproductible à tout personnel de santé, de sorte que ce dernier puisse établir un diagnostic précis en lien avec une pathologie humaine ou animale éventuelle. L’invention prévoit en outre qu’une telle analyse puisse procurer une aide objective et reproductible à un expérimentateur en laboratoire, de sorte que ce dernier puisse décider sans ambiguïté de la pertinence curative d’un traitement donné au regard d’une telle pathologie. L’imagerie médicale est à l’heure actuelle une des ressources majeures de l’exploration des différents tissus et organes. Elle intervient notamment de façon prépondérante dans les domaines de l’aide au diagnostic médical et de la recherche préclinique et clinique. Différentes techniques sont actuellement mises en œuvre dans l’imagerie préclinique et clinique, telles que, de manière non limitative, l’imagerie à résonance magnétique, la microscopie optique, électronique et confocale, la micro-tomographie, l’échographie, le scanner. Ces techniques peuvent être mises en œuvre pour des observations in vivo ou ex vivo. Les images numériques ainsi obtenues permettent, dans le contexte des laboratoires de recherche institutionnels ou industriels, d’analyser plus particulièrement les caractéristiques morphologiques et fonctionnelles des tissus et d’évaluer les effets bénéfiques et/ou toxiques de certaines substances en vue de leur sélection pour l’élaboration de futurs médicaments. A l’ère de la transformation digitale, le développement de telles technologies d’imagerie numérique a ouvert de nouvelles perspectives pour l’analyse histologique dans son ensemble. La possibilité d’accéder aux images ou représentations numériques matricielles des coupes histologiques a permis de développer de nouvelles méthodes basées sur l’analyse descriptive et quantitative des images numériques desdites coupes histologiques, au moyen d’outils informatiques mettant en œuvre des algorithmes ou procédés innovants permettant une avancée considérable en matière de précision, de fiabilité, de rapidité et de reproductibilité. Cependant, la mise en œuvre des outils informatiques actuellement disponibles ne permet pas d’automatiser l’évaluation quantitative de certaines pathologies, comme, à titre d’exemples non limitatifs, les maladies pulmonaires. En effet, l’expérimentateur demeure encore bien trop présent dans le processus de mise en œuvre de cette évaluation. En conséquence, son intervention manuelle entraîne de grandes variabilités dans l’évaluation morphométrique des composants tissulaires des échantillons de lames histologiques expertisées. Dans le cadre de l’aide au diagnostic de certaines pathologies telles que par exemple l’hypertension pulmonaire, il serait particulièrement souhaitable de pouvoir déterminer précisément tout changement morphologique ou remodelage du tissu. L’hypertension pulmonaire est une anomalie hémodynamique regroupant un ensemble de pathologies définies chez l’Homme par une élévation de la pression au niveau des vaisseaux pulmonaires. Elle est provoquée par l’existence de phénomènes multiples, seuls ou en association à des degrés divers. De tels phénomènes peuvent consister en une augmentation du débit sanguin pulmonaire, une hypertension veineuse pulmonaire, une vasoconstriction pulmonaire qui s’accompagne généralement d’un remodelage vasculaire important. L’hypertension pulmonaire a été définie en cinq classes cliniques ou groupes en fonction de sa genèse, de ses caractéristiques pathologiques et hémodynamiques et de la stratégie de traitement : Groupe 1-l’hypertension artérielle pulmonaire, également connue sous l’acronyme HTAP, Groupe 2-l’hypertension pulmonaire due à une affection cardiaque ; Groupe 3-l’hypertension pulmonaire consécutive à une maladie respiratoire ou à une hypoxie ; Groupe 4-l’hypertension pulmonaire chronique thromboembolique et obstructive ; Groupe 5-l’hypertension pulmonaire entraînée par des mécanismes multifactoriels dont certains restent encore hypothétiques. Les symptômes courants de l’hypertension pulmonaire comprennent la toux sèche, les vomissements, l'insuffisance respiratoire, la fatigue et les vertiges, qui sont exacerbés par l'activité physique ou l'exercice. Etant donné que la pathogenèse de l’hypertension pulmonaire est principalement irréversible, la maladie présente souvent un mauvais pronostic. Les artérioles pulmonaires sont endommagées, par exemple par le développement de lésions occlusives et/ou l'épaississement des parois artérielles. De tels processus entraînent une augmentation significative et soutenue de la pression artérielle pulmonaire qui conduit ainsi à de graves affections telles qu'une insuffisance du ventricule droit. Toutes les formes d’hypertension pulmonaire témoignent de changements morphologiques artériels, comprenant l’épaississement de la paroi des vaisseaux, l’apparition de cellules au phénotype musculaire dans les parois vasculaires de petites artères ou artères périphériques. Il existe en particulier une forme mortelle d’hypertension appelée hypertension artérielle pulmonaire (également connue sous l’acronyme HTAP), caractérisée par une augmentation progressive de la pression artérielle pulmonaire, entraînant une hypertrophie ventriculaire droite conduisant à une insuffisance cardiaque droite. Le remodelage subi par les vaisseaux, causé par l’hypertrophie ou la prolifération cellulaire du muscle lisse de la media des artères pulmonaires et/ou par divers processus se traduisant par un épaississement de l’intima des artères ou des veines, conduit à l’occlusion de la lumière des vaisseaux. Ce qui distingue principalement l’hypertension artérielle pulmonaire de l’hypertension pulmonaire est la sévérité de l’atteinte de l’artériopathie, caractérisé sur le plan anatomo-pathologique par l’apparition de lésions plexiformes. Ces lésions correspondent à des amas de cellules endothéliales impliquées dans un processus d’angiogénèse aberrante proche de certains phénomènes néoplasiques. En clinique, le diagnostic de cette maladie repose essentiellement sur un bilan fonctionnel et un examen physique, qui peuvent être accompagnés d’électrocardiogramme, de radiographie thoracique, d’échocardiographie, de scintigraphie pulmonaire. La biopsie pulmonaire chirurgicale est très rarement réalisée car elle n’est pas dénuée de risque. En vue d’un approfondissement des connaissances sur l’hypertension pulmonaire et parallèlement à la recherche et au développement de molécules thérapeutiques, il est essentiel d'établir un modèle animal robuste. À ce jour, plusieurs modèles animaux d’hypertension pulmonaire ont été établis. Parmi les modèles issus des rongeurs, les modèles d'hypoxie chronique et de lésions à la monocrotaline sont ceux qui ont le plus contribué à l’étude de la physiopathologie de l’hypertension pulmonaire. Le modèle « monocrotaline », développé chez le rat, a l'avantage de présenter des lésions vasculaires pulmonaires sévères et une hypertrophie du ventricule droit similaires à celles observées chez les patients. Le modèle d'hypoxie chronique est plus couramment utilisé chez la souris mais présente cependant des lésions de moindre importance. D’autres modèles ont fait leur apparition ces dernières années, avec notamment le modèle de rongeurs exposés à une hypoxie associée à l’inhibition du Vascular Endothelial Growth Factor Receptor (VEGFR) par le Sugen 5416 (SuHx). Ce dernier modèle permet de mieux investiguer plus particulièrement l’hypertension artérielle pulmonaire car reproduit la formation de lésions plexiformes en plus des altérations du ventricule droit et des vaisseaux pulmonaires. Des modèles de souris génétiquement modifiées ont aussi été développés pour l’étude de l’hypertension pulmonaire mais n’ont pas permis de répondre aux attentes que l’on espérait sur la réplication des lésions vasculaires et cardiaques décrites chez les patients. Les modèles précliniques sont généralement caractérisés par télémétrie, notamment par un enregistrement de la pression systolique du ventricule droit, par échocardiographie et analyse histo-pathologique. L’hypertension pulmonaire est provoquée par un remodelage des tuniques vasculaires. L'analyse histologique du remodelage vasculaire se fait indifféremment sur le poumon gauche, le droit ou les deux, à partir de coupes histologiques colorées soit à l'hématoxyline-éosine (H&E), soit au Verhoeff-Van Gieson pour la coloration des membranes élastiques nommées lamina, ou bien encore par immunohistochimie au Von Willebrand Factor (VWF), CD31 ou CD34 pour le marquage spécifique des cellules endothéliales. Cette analyse repose principalement sur des images de microscopie optique correspondant à divers champs d'observation de la coupe histologique. Les vaisseaux sont généralement catégorisés selon leur type (veines, artères ou indéfinis) et/ou leur taille déterminée à partir de leur diamètre externe. L'analyse quantitative du remodelage vasculaire, en particulier lors de l’hypertension artérielle pulmonaire, inclut principalement la mesure de l'épaisseur de la media, et l'occlusion du lumen. Lorsqu'il est difficile de déterminer le type de vaisseaux, notamment à cause de la difficulté de distinguer les deux lamina, la media n'est pas mesurée ou l'intima et la media sont associées et les mesures réalisées sur l'ensemble. Plusieurs classifications de taille existent, basées sur des critères anatomiques ou sur des critères plus empiriques non définis. Ainsi, les vaisseaux de diamètres externes inférieurs à trente micromètres sont généralement des pré-capillaires, ceux de diamètres externes compris entre trente et soixante micromètres sont des artères des canaux alvéolaires ou des bronchioles respiratoires, et ceux de diamètres externes compris entre soixante et cent micromètres sont des artères des bronchioles terminales. La décrit la structure anatomique d’une coupe transversale (plus précisément une demi-coupe transversale selon un axe CC par mesure de simplification) d’un vaisseau V. Nous pouvons constater qu’un vaisseau V est constitué par trois couches ou tuniques cellulaires : une tunique interne ou intima I constituée principalement de l'intérieur vers l'extérieur d'une monocouche de cellules endothéliales délimitant la lumière vasculaire ou lumen L et d'une fine couche de tissu conjonctif ; une tunique médiane ou media M formée de cellules musculaires lisses et de matériel élastique également connu sous les termes de « lamina elastica » ; une tunique externe ou adventice A constituée d'un tissu conjonctif enfermant divers composants cellulaires tels que des adipocytes, fibroblastes, et du collagène. Au niveau des artères, deux membranes MEI et MEE de fibres d'élastine séparent l'une (MEI) l'intima I de la media M et l'autre (MEE) la media M de l'adventice A. Ces membranes MEI et MEE ainsi que le media M sont difficilement distinguables sur les veines. La décrit, sous une forme simplifiée, une coupe transversale d’un xième vaisseau, que nous référencerons Vx d’un organe tel qu’un poumon OG. La nous permet de définir des paramètres ou mesures morphométriques d’un tel vaisseau Vx, tels que des aires, rayons ou épaisseurs de l’intima Ix, de la media Mx et du lumen Lx du vaisseau Vx. Ainsi, la décrit pour le vaisseau Vx, l’aire ALx du lumen Lx, l’aire AIx de l’intima Ix, l’aire AMx de la media Mx, le diamètre DLx ou rayon RLx du lumen, l’épaisseur EIx de l’intima Ix, l’épaisseur EMx de la media Mx, les diamètres externe EDx et interne IDx du vaisseau Vx, ledit diamètre interne IDx correspondant au diamètre de la lamina interne MEIx ou encore le diamètre DLx du lumen Lx décrit par l’intima Ix du vaisseau Vx. Une quantification de l'épaisseur EMx de la couche musculaire dudit vaisseau Vx peut être établie à partir de la différence entre le diamètre externe EDx de la paroi vasculaire (limite externe de la media Mx) et son diamètre interne IDx (limite interne de la media Mx). Les limites externe et interne de la media Mx sont généralement déterminées par les membranes élastiques MEIx et MEEx mises en évidence par la coloration de Verhoff-Van Gieson, quand cela est possible. Plus rarement, les limites de la media Mx sont déterminées à partir d'un immunomarquage de la couche musculaire lisse par l'alpha-smooth muscle actin (alpha-SMA). La quantification de l'occlusion du lumen peut être réalisée à partir de la mesure de l'épaisseur EVx de la paroi vasculaire (intima Ix + media Mx) relativement au rayon total RVx du vaisseau Vx. La quantification d’un remodelage vasculaire fait actuellement appel à divers logiciels propriétaires développés par des fournisseurs de microscopes optiques ou de scanners ou bien encore à partir du logiciel ImageJ (Image Processing and Analysis in Java selon une terminologie anglo-saxonne). En ce qui concerne l’analyse d’une coupe histologique d’un poumon au moyen de ces logiciels d'analyse d'images, il est nécessaire de procéder à une sélection préalable et manuelle des vaisseaux pulmonaires au sein de la coupe histologique. Cette action étant manuelle, environ trente à quarante vaisseaux répartis sur l'ensemble de la section sont ainsi généralement sélectionnés. Une à quatre mesures par vaisseau sont ensuite réalisées via un ordinateur par un ou deux expérimentateurs en aveugle. Les éléments mesurés sont généralement les suivants : l'épaisseur de la media EMx, exprimée en micromètres ou relativement au rayon RVx d’un vaisseau Vx ; la quantité absolue ou relative de vaisseaux obstrués partiellement ou complètement, c’est-à-dire dont le lumen Lx est obstrué à plus de cinquante pourcents. Ces méthodes conventionnelles développées pour la quantification du remodelage des vaisseaux pulmonaires présentent un certain nombre de limitations dues en grande partie aux nombreuses procédures manuelles mises en œuvre. En effet, les vaisseaux qui font l'objet de mesures morphométriques doivent être de forme circulaire pour être sélectionnés, le ratio de leur grand diamètre externe relativement à leur petit diamètre externe doit être inférieur à deux. Comme évoqué précédemment, cette tâche chronophage de mesures porte ainsi sur trente à quarante vaisseaux par section. Les mesures effectuées en quatre points ne permettent pas de prendre en compte l'irrégularité des structures. En outre, les deux lamina MEI et MEE d'un vaisseau V doivent être appréciées par l'expérimentateur pour mesurer l’épaisseur EM ou l’aire AM de la media M, ladite mesure étant manuelle. L'intima I est rarement mesurée, alors qu'elle témoigne de la sévérité d’une artériopathie par exemple. L’invention permet de résoudre les inconvénients des mesures conventionnelles dépendantes de l’expérimentateur et offre une aide précieuse et robuste à tout expérimentateur désireux d’estimer des quantités d’intérêt en vue de produire un indicateur facilitant l’établissement d’un diagnostic précis, fiable et reproductible en lien avec une pathologie humaine ou animale touchant le tissu pulmonaire notamment, voire la pertinence d’un traitement au regard de ladite pathologie. Parmi les nombreux avantages procurés par l’invention, nous pouvons mentionner plus particulièrement ceux permettant de : réduire considérablement le temps d'analyse nécessaire à l'établissement d'un diagnostic d'une pathologie par un expérimentateur, soit quelques minutes suivant la puissance de calcul du dispositif ou du système d’imagerie médicale mettant en œuvre un procédé conforme à l'invention ; décupler la précision et la fiabilité des mesures d’un échantillon analysé, celles-ci étant automatiques, c’est-à-dire sans intervention humaine, et portant sur plus de dix fois plus de vaisseaux qu’à l’heure actuelle ; s’affranchir d’intra- et d’intervariabilité des résultats entre différents expérimentateurs et laboratoires, puisque délivrant des mesures objectives et reproductibles ; quantifier automatiquement, sur la base des mesures de caractéristiques morphométriques des vaisseaux pulmonaires, le remodelage des media et intima ainsi que l’occlusion des lumens des vaisseaux pulmonaires sans avoir recours à une délimitation des tuniques élastiques ; s’affranchir d’une sélection visuelle préalable des vaisseaux, tâche chronophage et source d’erreurs ; apporter des réponses préliminaires sur les mécanismes mis en jeu lors de l’évaluation de l’efficacité de candidats-médicaments. A cette fin, l’invention prévoit tout d’abord un procédé pour produire une quantité morphométrique d'intérêt d'une section d'organe humain ou animal à partir d'une première représentation numérique d'une coupe histologique, ladite première représentation numérique consistant en un tableau de pixels encodant chacun un ensemble de valeurs entières décrivant respectivement des intensités lumineuses de couleurs primaires, ledit procédé étant mis en œuvre par une unité de traitement d'un système d'imagerie médicale, ledit système comportant en outre une interface homme-machine de sortie. Pour produire une telle quantité morphométrique précise, fiable et tenant compte de l’ensemble des informations disponibles sur la section de l’organe examinée, la coupe histologique a fait l'objet d'une étape de marquage, préalable à sa numérisation pour produire ladite première représentation numérique, ledit marquage provoquant des colorations distinctes des pixels de ladite première représentation numérique lorsque ces derniers décrivent du vide, du tissu ou des cellules musculaires. Par ailleurs, ledit procédé comporte : une étape de discrimination des pixels de ladite première représentation numérique décrivant du tissu de ceux décrivant du vide et former un « masque du parenchyme » sous la forme d'une deuxième représentation numérique de mêmes dimensions que la première représentation numérique dont chaque pixel décrit : une première valeur caractéristique lorsque le pixel correspondant dans la première représentation numérique décrit du tissu ; une deuxième valeur caractéristique lorsque ledit pixel correspondant dans la première représentation numérique décrit du vide ; une étape de discrimination des pixels de ladite première représentation numérique décrivant des cellules musculaires et former un « masque des cellules musculaires » sous la forme d'une troisième représentation numérique de mêmes dimensions que la première représentation numérique dont chaque pixel décrit : une première valeur caractéristique lorsque le pixel correspondant dans la première représentation numérique décrit une cellule musculaire ; une deuxième valeur caractéristique dans le cas contraire ; une étape itérative d'analyse des deuxième et troisième représentations numériques consistant à : identifier les pixels décrivant au moins un polygone d'intérêt au sein de l'une des deuxième et troisième représentations numériques ; discriminer, à partir desdites deuxième et troisième représentations numériques et du au moins un polygone d'intérêt identifié, un lumen, une intima et une media d'un vaisseau ; produire au moins une mesure morphométrique desdits lumen, intima et/ou media dudit vaisseau et enregistrer ladite au moins une mesure morphométrique dans la mémoire de données ; une étape de production d'une quantité morphométrique d'intérêt du tissu de l'organe humain ou animal à partir d’au moins une mesure morphométrique d’un vaisseau enregistrée dans la mémoire de données ; une étape de déclenchement d'une sortie de ladite quantité morphométrique d'intérêt par l'interface homme-machine de sortie. Selon un mode de réalisation avantageux, un tel procédé peut comporter une étape de discrimination des pixels d'intérêt de ladite première représentation numérique et former un « masque de la section » sous la forme d'une quatrième représentation numérique de mêmes dimensions que la première représentation numérique dont chaque pixel décrit une première valeur caractéristique lorsque le pixel correspondant dans la première représentation numérique décrit la section de l'organe et une deuxième valeur caractéristique dans le cas contraire. Dans ce cas, un tel procédé peut comporter une étape, pour chaque pixel ne décrivant pas la section de l'organe, d'affectation des deuxièmes valeurs caractéristiques respectives aux pixels correspondants des deuxième et troisième représentations numériques. Pour s’assurer que seuls les vaisseaux soient identifiés en tant que composants d’intérêt, un procédé selon l’invention peut comporter une étape de confirmation ou d'infirmation de l'identification d'un polygone d'intérêt décrivant un vaisseau, ladite au moins une mesure morphométrique de vaisseau produite n'étant enregistrée dans la mémoire de données que si ladite étape de confirmation ou d'infirmation confirme l'identification d'un polygone d'intérêt décrivant un vaisseau. Selon ce mode de réalisation avantageux, un tel procédé peut comporter une étape préalable de marquage de la coupe histologique provoquant en outre une coloration distinctes des pixels décrivant des noyaux de cellules du tissu. Ledit procédé peut comporter dès lors une étape de discrimination des pixels de ladite première représentation numérique décrivant des noyaux de cellules et former un « masque des noyaux » sous la forme d'une cinquième représentation numérique de mêmes dimensions que la première représentation numérique dont chaque pixel décrit : - une première valeur caractéristique lorsque le pixel correspondant dans la première représentation numérique décrit un noyau d'une cellule ; - et une deuxième valeur caractéristique dans le cas contraire. Selon ce mode de réalisation, l'étape de confirmation ou d'infirmation de l'identification d'un polygone d'intérêt décrivant un vaisseau peut être agencée pour exploiter conjointement le masque des cellules musculaires et ledit masque des noyaux. Pour produire in fine une quantité morphométrique de l’organe examiné, l'au moins une mesure morphométrique produite des lumen, intima et/ou media d'un vaisseau identifié peut appartenir à un ensemble comportant l'aire du lumen, l'aire de l'intima, l'aire de la media, le rayon du lumen, l'épaisseur de l'intima, l'épaisseur de la media, l'épaisseur de la paroi du vaisseau consistant en la somme des épaisseurs de l'intima et de la media, les épaisseurs respectives de l'intima, la media, de la paroi du vaisseau relativement au rayon total du vaisseau consistant en le rayon du lumen auquel sont ajoutées les épaisseurs de l'intima et de la media, ledit rayon total du vaisseau, un taux d'obstruction dudit vaisseau. D’une manière avantageuse et non limitative, une quantité d'intérêt produite par un procédé conforme à l’invention peut consister en le calcul d'une valeur moyenne d'au moins une mesure morphométrique d'une pluralité de vaisseaux, en le calcul d'une telle valeur moyenne normalisée par l'aire de la section examinée, ou encore normalisée par un nombre déterminé de vaisseaux présents dans ladite section. Un procédé conforme à l’invention peut produire une quantité d’intérêt complémentaire à celle portant sur la vascularisation en tant que telle de l’organe. Une telle quantité complémentaire peut traduire la présence de lésions pathologiques et être, par exemple, exploitée pour mieux appréhender la sévérité d’une pathologie par exemple, telle que l’hypertension artérielle pulmonaire. Pour cela, un tel procédé peut comporter une étape itérative d'analyse conjointe des deuxième et troisième représentations numériques consistant à : identifier les pixels décrivant une ou plusieurs structures tissulaires d'intérêt sous la forme d'au moins un polygone de lésion ; produire au moins une mesure morphométrique de chaque polygone de lésion identifié ; confirmer ou infirmer l'identification d'une structure d'intérêt en tant que lésion pathologique à partir de ladite au moins une mesure morphométrique de chaque polygone de lésion identifié ; incrémenter d'une unité la valeur d'un compteur de lésions pathologiques lorsque l'identification d'une structure d'intérêt en tant que lésion pathologique est confirmée ; produire une quantité morphométrique d'intérêt complémentaire à partir de la valeur dudit compteur de lésions pathologiques. Selon ce mode de réalisation avantageux, l'étape de production d'une quantité morphométrique d'intérêt du tissu de l'organe humain ou animal peut exploiter conjointement ladite quantité morphométrique d'intérêt complémentaire et les mesures morphométriques des vaisseaux identifiés. Lorsque le procédé prévoit la constitution d’un masque des noyaux, l’étape de production d’au moins une mesure morphométrique de chaque polygone de lésion identifiés peut consister à sommer des polygones présents dans le masque de noyaux circonscrits par ledit polygone de lésion. Pour permettre la mise en œuvre d’un tel procédé, l'étape de marquage de la coupe histologique provoquant des colorations distinctes du vide, du tissu et des cellules musculaires, peut consister à réaliser conjointement une coloration à l'hématoxyline et une immuno-histochimie marquant la protéine alpha-smooth muscle actin à l'aide d'un chromogène. Selon un deuxième objet, l’invention concerne un produit programme d'ordinateur comportant une ou plusieurs instructions de programme interprétables par l'unité de traitement d'un objet électronique, lesdites instructions de programme étant chargeables dans une mémoire non volatile dudit objet électronique et dont l'exécution par ladite unité de traitement provoque la mise en œuvre d'un procédé conforme au premier objet de l’invention. L’invention concerne en outre un support de mémorisation lisible par un ordinateur comportant les instructions d'un tel produit programme d'ordinateur. L’invention concerne en outre un objet électronique comportant une unité de traitement, une mémoire de données, une mémoire de programmes, une interface homme-machine de sortie, lorsque ladite mémoire de programmes comporte les instructions de programme d’un produit programme d’ordinateur conforme à l’invention. D’autres caractéristiques et avantages apparaîtront plus clairement à la lecture de la description qui suit et à l'examen des figures qui l'accompagnent parmi lesquelles : , d’ores et déjà décrite, une vue en coupe d’un vaisseau d’un organe humain ou animal ; , d’ores et déjà décrite, présente des paramètres morphométriques d’intérêt à partir d’une description simplifiée et stylisée de la section d’un tel vaisseau ; présente un exemple d’un objet électronique ou d’un système d’imagerie médicale agencé pour mettre en œuvre un procédé d’analyse morphométrique d’un organe humain ou animal vascularisé conforme à l’invention ; présente un exemple d’un algorithme fonctionnel d’un procédé d’analyse morphométrique d’un organe humain ou animal vascularisé conforme à l’invention ; présente un exemple d’un algorithme fonctionnel d’un traitement complémentaire à l’analyse morphométrique d’un organe humain ou animal vascularisé conforme à l’invention ; présente deux représentations numériques, sous la forme d’une image en couleurs et d’une image binaire tirée de la précédente, d’une section d’un lobe pulmonaire ; illustre un agrandissement partiel d’une image en couleurs décrivant ladite section d’un lobe pulmonaire ; présente un exemple de masque du parenchyme d’une section d’un lobe pulmonaire produit selon l’invention ; présente un exemple de masque des cellules musculaires d’une section d’un lobe pulmonaire produit selon l’invention ; présente un exemple de masque des noyaux de cellules d’une section d’un lobe pulmonaire produit selon l’invention ; illustre la mise en œuvre d’un premier mode de réalisation selon l’invention pour identifier un vaisseau à partir d’un masque des cellules musculaires ; illustre la mise en œuvre d’une étape d’un premier mode de réalisation selon l’invention pour déterminer le lumen, l’intima et la media d’un vaisseau ; illustre la mise en œuvre d’une deuxième étape d’un premier mode de réalisation selon l’invention pour déterminer le lumen, l’intima et la media d’un vaisseau ; illustre la mise en œuvre d’un deuxième mode de réalisation selon l’invention pour identifier un vaisseau à partir d’un masque du parenchyme ; illustre la mise en œuvre d’une étape d’un deuxième mode de réalisation selon l’invention pour déterminer le lumen, l’intima et la media d’un vaisseau ; illustre le résultat d’une telle étape illustrée par la ; illustre la mise en œuvre d’une deuxième étape d’un deuxième mode de réalisation selon l’invention pour déterminer le lumen, l’intima et la media d’un vaisseau. illustre la mise en œuvre d’un mode de réalisation selon l’invention pour identifier un polygone de lésion à partir du masque des cellules musculaire. illustre la mise en œuvre d’une étape de production d’une mesure morphométrique d’un polygone de lésion identifié. illustre la mise en œuvre d’une étape de production d’une mesure morphométrique d’un polygone de lésion identifié. illustre la mise en œuvre d’une étape de production d’une mesure morphométrique d’un polygone de lésion identifié. illustre la mise en œuvre d’une étape de production d’une mesure morphométrique d’un polygone de lésion identifié. La décrit une première représentation numérique BGR d’une coupe histologique S d’un poumon de rat. La présente un agrandissement partiel d’une telle représentation numérique BGR. Cette dernière est généralement issue d’un processus ou d’une étape préalable de numérisation d’une coupe histologique S. Selon l’exemple de la , une section histologique numérisée avec un agrandissement de rapport vingt (x20) délivre ainsi ladite première représentation numérique BGR sous une forme matricielle d’environ deux cents millions de pixels BGR(i,j), i et j étant des indices de valeurs entières pour identifier le pixel situé à la ligne i et à la colonne j de la matrice BGR, soit selon l’exemple de la , une représentation sous la forme d’un tableau ou matrice de quinze mille lignes sur autant de colonnes, chaque élément BGR(i,j) dudit tableau BGR encodant un triplet de valeurs entières comprises entre zéro et deux cents cinquante-cinq, selon le codage de couleurs RVB, acronyme pour « Rouge Vert Bleu », également connu sous le sigle RGB, acronyme anglo-saxon de « Red Green Blue ». Un tel codage informatique des couleurs est le plus proche des matériels actuellement disponibles pour constituer des interfaces homme-machine de sortie telles que des écrans d’ordinateur. En général, ces derniers reconstituent une couleur par synthèse additive à partir de trois couleurs primaires, rouge, vert et bleu, formant sur l'écran une mosaïque généralement trop petite pour être discriminée par un œil humain. Le codage RVB indique une valeur d’intensité lumineuse pour chacune de ces couleurs primaires. Une telle valeur est généralement codée sur un octet et appartient donc à un intervalle de valeurs entières comprises entre zéro et deux cents cinquante-cinq. D’autres codages de couleurs pourraient en variante être exploités. Dans ce cas, chaque pixel ou élément du tableau BGR décrirait un ensemble de valeurs numériques adapté audit codage en lieu et place du triplet évoqué ci-dessus pour le codage RVB. La représentation BGR présente le parenchyme ou tissu d’un poumon composé de nombreux composants tubulaires dont des vaisseaux, des bronches, des bronchioles ou encore des alvéoles formant des sacs alvéolaires. Les parois internes desdits composants forment respectivement des lumières ou lumens. A la suite de la coupe pratiquée au niveau du lobe pulmonaire, des sections desdits composants sont visibles en deux dimensions, sous des formes sensiblement annulaires. Sur l’agrandissement décrit par la , deux composants, en l’espèce deux vaisseaux Vx et Vy sont référencés et présentent des formes annulaires telles que décrites précédemment en liaison avec les figures 1 et 2. Certaines pathologies dont l’hypertension pulmonaire provoque un remodelage du tissu formant les vaisseaux du lobe pulmonaire. Pour caractériser un tel remodelage, il est nécessaire d’appréhender ou mesurer des paramètres ou caractéristiques morphométriques desdits vaisseaux, notamment les media, intima et lumens de ces derniers. La première représentation numérique BGR de la coupe histologique S illustrée par les figures 5 et 6 est représentative d’une coupe histologique S préalablement colorée à l’aide d’une technique d’immunohistochimie (connue sous l’acronyme IHC) marquant la protéine alpha-smooth muscle actin (connue sous l’acronyme alpha-SMA), à l’aide d’un anticorps et agent colorant, tel que la diaminobenzidine (connue sous l’acronyme DAB), voire tout autre chromogène, et d’un contre-colorant du tissu, en l’espèce l’hématoxyline (connue sous l’acronyme H). La représentation numérique BGR décrit ainsi le vide ou le fond de coupe histologique en blanc, les cellules musculaires en brun et les autres cellules constituant le parenchyme en gris-bleu, plus précisément les noyaux desdites cellules en bleu, le reste du tissu apparaissant en gris par diffusion du colorant. Nous pouvons constater qu’un premier vaisseau Vx, mis en exergue par la représentation numérique BGR en , décrit un polygone, c’est-à-dire une surface délimitée par une polyligne de couleur brune fermée quasi circulaire. Un deuxième vaisseau Vy présente, sur la , une section oblongue dont la polyligne de contour n’apparait pas totalement fermée, certains segments n’étant pas matérialisés. Nous verrons selon différents modes de réalisation de l’invention comment appréhender un maximum de vaisseaux quand bien même les sections de ceux-ci n’apparaissent pas clairement polygonales sur la représentation numérique BGR. D’autres types de colorations sont toutefois également envisagés dans le cadre de l’invention dès lors qu’une telle préparation (ou staining selon une terminologie anglo-saxonne) provoque des colorations distinctives ou distinctes des pixels de ladite représentation numérique BGR lorsque ces derniers décrivent du vide, du tissu, des cellules musculaires, voire des noyaux des cellules dudit parenchyme. Nous pouvons notamment citer l’immunomarquage du Von Willebrand Factor, de CD31 ou de CD34, ou bien la coloration Verhoeff-Van Gieson. L’invention consiste à offrir une aide particulièrement précieuse à un personnel de santé chargé d’estimer un degré de pathologie du poumon d’un sujet. Contrairement aux techniques actuelles selon lesquelles certaines zones de la coupe sont examinées manuellement par un analyste, l’invention prévoit la mise en œuvre d’un procédé, tel que le procédé P décrit à titre d’exemple préféré mais non limitatif par la , conçu pour analyser automatiquement l’intégralité de l’information contenue dans ladite coupe histologique S. Un tel procédé P se traduit sous la forme d’un produit programme d’ordinateur PG dont les instructions de programme sont destinées à être implantées dans la mémoire de programmes d’un système d’imagerie médicale, par exemple un ordinateur ou un serveur informatique ou, plus généralement, de tout objet électronique disposant d’une puissance de calcul suffisante et/ou adaptée à l’analyse de représentations numériques ou d’images de tailles conséquentes, compte-tenu de la précision nécessaire à l’analyse d’une coupe histologique. Comme l’indique la , un tel objet électronique 1 comporte, outre une mémoire de programmes 13, une unité de traitement 10 sous la forme d’un ou plusieurs microcontrôleurs ou microprocesseurs. Ces derniers coopèrent notamment avec une mémoire de données 14 stockant des représentations numériques d’une coupe histologique S élaborées par la mise en œuvre d’un programme d’ordinateur PG conforme à l’invention, voire par d’autres techniques tierces, ainsi que des paramètres de fonctionnement et toutes autres données produites qu’elles consistent en des données intermédiaires ou de résultats relatifs à un remodelage de tissus dont la simple consultation éclaire un personnel de santé dans l’élaboration d’un diagnostic. On entend par « mémoire de données ou de programmes » 13 et 14 toute mémoire informatique volatile ou, avantageusement, non volatile. Une mémoire non volatile est une mémoire informatique dont la technologie permet de conserver ses données en l’absence d’une alimentation en énergie électrique. Elle peut contenir des données résultant de saisies, de calculs, de mesures et/ou des instructions de programmes. Les principales mémoires non volatiles actuellement disponibles sont de type inscriptible électriquement, telles que l’EPROM (« Erasable Programmable Read-Only Memory », selon une terminologie anglo-saxonne), ou encore inscriptibles et effaçables électriquement, telle que l’EEPROM (« Electrically-Erasable Programmable Read-Only Memory), flash, SSD (« Solid-State Drive », selon une terminologie anglo-saxonne), etc. Les mémoires non volatiles se distinguent des mémoires dites « volatiles » dont les données sont perdues en l’absence d’une alimentation électrique. Les principales mémoires volatiles actuellement disponibles sont de type RAM (« Random Access Memory » selon une terminologie anglo-saxonne ou encore nommée « mémoire vive »), DRAM (mémoire vive dynamique, nécessitant une réactualisation régulière), SRAM (mémoire vive statique nécessitant une telle réactualisation lors d’une sous-alimentation électrique), DPRAM ou VRAM (particulièrement adaptées à la vidéo), etc. Une « mémoire de données », dans la suite du document, peut être volatile ou non volatile selon l’application visée. Un tel objet électronique 1 comporte, ou coopère avec, une interface homme-machine de sortie 12, de sorte que ladite unité de traitement 10 puisse provoquer la restitution ou la sortie de résultats graphiques, lorsque ladite interface homme-machine de sortie 12 consiste, selon des exemples non limitatifs, en un ou plusieurs écrans d’ordinateur ou tout périphérique d’impression. De manière plus générale, dans tout le document, on entend par « interface homme-machine de sortie », tout dispositif, employé seul ou en combinaison, permettant de sortir ou de délivrer une représentation graphique, haptique, sonore ou, plus généralement, perceptible par l’humain U, d’une donnée quantitative, physiologique ou informative. Une telle interface homme-machine de sortie 12 peut consister de manière non exhaustive en un ou plusieurs écrans, haut-parleurs ou autres moyens alternatifs adaptés. Un tel objet électronique 1 peut également comporter une interface homme-machine d’entrées 11 permettant à un utilisateur U de transmettre, d’une façon orale, tactile, voire gestuelle, des données d’entrée pour paramétrer le fonctionnement dudit objet électronique 1. Une telle interface homme-machine d’entrée 11 peut consister par exemple en un clavier informatique, un dispositif de pointage, un écran tactile, un microphone ou, plus généralement, toute interface homme-machine agencée pour traduire une gestuelle ou une consigne émise par un humain U en données de commande ou de paramétrage. Un tel objet électronique 1 peut en outre comporte des moyens de communication 15 lui permettant, par voie filaire ou sans contact R, de communiquer avec un objet électronique distant 16, tel qu’un serveur informatique pour héberger, partager des représentations numériques de coupes histologique ou toutes autres informations numériques d’intérêts. La liaison R peut ainsi comprendre une communication par intranet, extranet ou Internet. La notion d’objet électronique 1 peut ainsi être étendue à la notion de système d’imagerie médicale 1 pour couvrir l’ensemble des configurations matérielles possibles. Enfin, un tel objet ou système d’imagerie médical 1 peut comporter des moyens 17 pour délivrer l’énergie électrique nécessaire à son fonctionnement, tels qu’une ou plusieurs batteries pour permettre une forme de nomadisme ou un connecteur au réseau d’approvisionnement en électricité. Comme l’indique la , un procédé P conforme à l’invention se propose de quantifier une ou plusieurs quantités morphométriques QI traduisant un éventuel remodelage des vaisseaux d’un organe vascularisé tel que, à titre d’exemple préféré mais non limitatif, un lobe pulmonaire. Lorsqu’une pluralité de quantités d’intérêt QI sont produites ou que l’on exprime une quantité morphométrique QI sous une forme plurielle, l’invention prévoit que cette dernière puisse être exprimée ou traduite en tant qu’indicateur multiparamétrique IG comportant différentes composantes, communiqué à un utilisateur U sous différentes représentations notamment graphiques. Parmi les mesures morphométriques d’intérêt QIx propres à un vaisseau Vx irrigant la section d’un organe, tel qu’un lobe pulmonaire, nous pouvons citer de manière non exhaustive, en lien avec la : l’épaisseur EIx de l’intima Ix exprimée en micromètres ; l'épaisseur EIx de l'intima Ix relativement au rayon total RVx=EDx/2 du vaisseau ; l'aire AIx de l'intima Ix relativement à l'aire totale de la section ; l'épaisseur EMx de la media Mx, exprimée en micromètres ; l'épaisseur EMx de la media Mx relativement au rayon total RVx du vaisseau ; l'aire AMx de la media Mx relativement à l'aire totale de la section ; l'épaisseur EVx = EIx + EMx de la paroi vasculaire (intima + media) exprimée en micromètres ; l'épaisseur EVx de la paroi vasculaire relativement au rayon total du vaisseau RVx ; l'aire de la paroi (AMx + AIx) vasculaire relativement à l'aire totale de la section ; le nombre de vaisseaux identifiés par unité de surface (par exemple pour un millimètre carré) ; le rayon RLx ou le diamètre DLx du lumen Lx ; le rayon ou le diamètre IDx de l’intima Ix ; le rayon ou le diamètre EDx de la media Mx. Tout ou partie de ces mesures morphométriques QIx peuvent être exprimées par vaisseau identifié Vx ou bien décrire des valeurs moyennes QI pour l’ensemble des vaisseaux identifiés, ou encore des valeurs moyennes par catégories de vaisseaux selon leurs rayons globaux (lumen, intima, media) ou selon tout autre critère. D’autres mesures morphométriques QIx d’intérêt pourraient également être produites dès que lors qu’automatiquement il devient possible de distinguer lumen, intima et media de tout vaisseau identifiable dans la section examinée. Un procédé P conforme à l’invention peut être décrit, comme le suggère l’exemple de réalisation de la , comme comportant quatre traitements principaux ou étapes respectivement référencés 100, 200, 300 et 400. Il peut en outre comporter un traitement optionnel 500 pour caractériser une apparition de lésions plexiformes visant à compléter une analyse morphométrique de la vascularisation d’un organe, lorsque ce dernier est un poumon ou, plus généralement, pour caractériser une apparition de lésions hypercellulaires complexes pour d’autres organes. Un premier traitement 100 consiste à produire, à partir d’une première représentation numérique BGR de la section de l’organe concerné par une coupe histologique (préparée selon une technique de coloration ou de marquage telle que la technique d’immunohistochimie marquant la protéine alpha-SMA à l’aide d’un chromogène, en l’espèce la diaminobenzidine DAB, contre-coloré à l’hématoxyline ou équivalent), des deuxièmes représentations numériques, de mêmes dimensions que ladite première représentation numérique BGR, pour décrire notamment et respectivement, le parenchyme, les cellules musculaires, voire les noyaux des cellules de la section d’organe dont découle la première représentation numérique BGR. Le premier traitement 100 consiste ainsi à produire des nouvelles représentations numériques MS, MP, MD, MH, dérivées de la première représentation ou image BGR de la coupe histologique, représentations numériques que nous nommerons par la suite « masque de la section » MS, « masque du parenchyme » MP, « masque des cellules musculaires » MD et « masque des noyaux » MH. La production du masque des noyaux MH peut être optionnelle, bien que permettant, avantageusement, de confirmer ou infirmer l’identification d’un composant d’intérêt en tant que vaisseau selon le mode de réalisation retenu pour déterminer les tuniques de vaisseaux. Un deuxième traitement principal ou étape 200 consiste à exploiter conjointement lesdites deuxièmes représentations numériques produites à l’étape 100 pour identifier les composants d’intérêt de la section, en l’espèce les vaisseaux irrigant la section du lobe pulmonaire. De manière itérative, pour chaque vaisseau Vx identifié, ledit traitement 200 consiste à mesurer le lumen Lx, l’intima Ix et la media Mx et produire une ou plusieurs mesures morphométriques QIx dudit vaisseau Vx telles qu’évoquées précédemment. Un troisième traitement principal ou étape 300 consiste à consolider, agréger ou exploiter conjointement des mesures morphométriques QIx produites en 200 pour constituer une ou plusieurs quantités morphométriques QI du tissu examiné, par exemple sous la forme de valeurs moyennes normalisées par l’aire de la section examinée. Une telle quantité morphométrique QI peut en variante ou en complément consister en le calcul d’un nombre de vaisseaux identifiés, éventuellement quantifiés par unité de surface de la section. Une telle quantité morphométrique QI peut en variante ou en complément consister en un calcul exploitant des mesures morphométriques QIx produites en 200, par exemple, pour produire des valeurs moyennes normalisées par un nombre total de vaisseaux. Un tel nombre de vaisseaux peut découler de l’identification de ces derniers par la mise en œuvre d’un traitement 200 selon l’invention et/ou être obtenu par la mise en œuvre d’une étape d’analyse d’une deuxième coupe histologique sériée du même organe, par exemple marquée par immunohistochimie au Von Willebrand Factor, CD31 ou CD34, dénombrant l’ensemble des vaisseaux de la section examinée que ces derniers soient ou non muscularisés. Dans ce dernier cas, il est raisonnable de considérer que le nombre de vaisseaux identifiés à partir de la deuxième coupe histologique décrit le nombre de vaisseaux présents dans la section S de l’organe analysée. Une telle ou de telles quantités d’intérêt QI peuvent être à leur tour exploitées conjointement pour constituer un indicateur graphique IG pour faciliter la lecture des résultats de l’analyse de la coupe histologique par un professionnel. Un tel indicateur IG peut consister en la présentation concomitante de plusieurs quantités QI ou composantes de celle(s)-ci, sous la forme d’un graphe de Kiviat (également connu sous le qualificatif de « radar »), d’histogrammes, de courbes, de secteurs, etc. Enfin, un procédé P selon l’invention comporte une quatrième étape ou traitement principal 400 consistant à provoquer une sortie de la quantité QI, voire de l’indicateur graphique IG qui peut en découler, par une interface homme-machine de sortie 12 du système d’imagerie médicale 1 mettant en œuvre un tel procédé P, tel que celui-ci décrit en lien avec la . Etudions à présent en lien avec les figures 4 à 9, le premier traitement 100 d’un tel procédé P conforme à l’invention. Pour permettre l’identification de vaisseaux au sein d’une représentation numérique BGR, telle qu’illustrée par la , quelle que soit l’étape de marquage préalable de la coupe histologique, un procédé P peut comporter avantageusement une étape 101 consistant en un traitement pour « binariser » ladite première représentation numérique BGR et produire une nouvelle représentation numérique MS, de mêmes dimensions que celles de la première représentation numérique BGR, mais pour laquelle chaque pixel MS(i,j) de ladite nouvelle représentation numérique MS, référencé par des indices entiers i et j, comprend une première valeur prédéterminée, par exemple « deux cent cinquante-cinq » pour traduire la valeur booléenne « vrai » (« true » selon une terminologique anglo-saxonne), lorsque le pixel BGR(i,j), de mêmes indices i et j au sein de la représentation numérique BGR, consiste en un pixel d’intérêt, et une seconde valeur prédéterminée, par exemple « zéro » pour traduire la valeur booléenne « faux » (« false » selon une terminologique anglo-saxonne), dans le cas contraire. Une telle nouvelle représentation numérique MS, que nous pouvons nommer « masque de la section », peut être produite par tout type de traitement numérique connu visant à binariser une représentation numérique en couleur(s), telle que la représentation numérique BGR. Comme l’indique la , décrivant d’une part une première représentation numérique BGR d’une section S d’un organe OG et d’autre part un tel masque de section MS qui lui est associé, ce dernier se traduit sous la forme d’un tableau comportant un même nombre d’éléments ou pixels que la première représentation numérique BGR d’une coupe histologique dont elle est issue. Ledit masque de la section MS est dit « binaire » car chacun de ses éléments MS(i,j), désigné par deux indices ou indexes i et j, déterminant respectivement la ligne et la colonne dudit élément ou pixel dans ledit masque, comporte une valeur entière choisie parmi deux valeurs prédéterminées signifiant respectivement que le pixel BGR(i,j), c’est-à-dire d’une même colonne j et d’une même ligne i dans la première représentation numérique BGR, désigne ou non une partie d’intérêt de l’organe. Une telle génération d’un masque de la section peut être réalisée, selon un mode de réalisation préféré, mais non limitatif, par la recherche du plus grand contour en mettant en œuvre, par exemple, un algorithme tel que « Flood Fill » selon une terminologie anglo-saxonne, encore connu par l’appellation francophone « algorithme par remplissage par diffusion ». En utilisant, préférentiellement mais non limitativement des première et deuxième valeurs booléennes « vrai » et « faux », il est alors possible d’effectuer une simple multiplication logique, par ladite valeur de masque pour considérer ou non un pixel au sein d’une représentation numérique, de mêmes dimensions, découlant de la première représentation numérique BGR. Ainsi, ne seront pas considérés comme pixels d’intérêt tout pixel représentant l’extérieur AP du tissu de l’organe OG présent dans la coupe histologique S, voire tout autre pixel capturé par le périmètre dudit tissu mais décrivant la lumière d’une veine ou d’une artère par exemple, comme nous le décrirons ultérieurement. L’invention ne saurait se limiter à l’emploi desdites valeurs zéro et deux cent cinquante-cinq. En variante, d’autres valeurs prédéterminées auraient pu être choisies pour caractériser l’absence d’intérêt ou l’intérêt d’un tel pixel. En outre, le recours à la production et à l’exploitation d’un tel masque de la section ne constitue pas une obligation et, par voie de conséquence, une limitation pour la mise en œuvre de l’invention. Un traitement 100 comporte en outre une étape 110 de discrimination des pixels BGR(i,j) de ladite première représentation numérique BGR décrivant le parenchyme de la section examinée. En d’autres termes, l’objet d’une telle étape 110 consiste à former un « masque du parenchyme » MP sous la forme d’une nouvelle représentation numérique, de mêmes dimensions que la première représentation numérique BGR, dont chaque pixel ou élément MP(i,j) décrit une première valeur caractéristique lorsque le pixel BGR(i,j) correspondant dans la première représentation numérique BGR ne décrit pas du vide ou le fond de la coupe histologique (c’est-à-dire décrit du tissu) et une deuxième valeur caractéristique dans le cas contraire. Un tel masque du parenchyme MP est une représentation matricielle binaire. Ladite première valeur caractéristique traduit la valeur booléenne « vrai » (« true » selon une terminologie anglo-saxonne) et ladite deuxième valeur caractéristique traduit la valeur booléenne « faux » (« false » selon une terminologie anglo-saxonne). La est un exemple de masque de parenchyme MP sous la forme d’une image en noir et blanc selon laquelle chaque pixel décrit une valeur entière égale à zéro ou deux cent cinquante-cinq pour traduire une intensité lumineuse minimale (noir) ou maximale (blanc). Selon cet exemple les pixels prennent la valeur « 0 » pour décrire l’information booléenne « faux » et la valeur « 255 » pour décrire l’information booléenne « vrai ». Il en résulte qu’il apparaît en blanc le tissu marqué par l’étape préalable de marquage de la coupe histologique et en noir le tissu non marqué ou le vide. Pour obtenir un tel masque du parenchyme MP, l’étape 110 peut consister en un seuillage de la première représentation numérique BGR en prenant en considération les différents canaux de cette dernière. Selon notre exemple décrit en lien avec la pour lequel le codage RVB a été retenu pour produire l’image BGR, trois canaux sont à considérés en lien avec les trois couleurs primaires Rouge Vert et Bleu. Ainsi, un seuil prédéterminé, par exemple égal à 95% ou à 100% peut être appliqué à chaque fraction de l’estimation de la couleur de fond, en l’espèce sensiblement du blanc. Si la valeur de chaque canal est supérieure audit seuil prédéterminé, le pixel BGR(i,j) est considéré comme décrivant du fond ou du vide. Le pixel MP(i,j) correspondant prend la valeur caractéristique décrivant la valeur booléenne « faux ». Inversement, si la valeur d’au moins un des trois canaux est inférieure audit seuil prédéterminé, ledit pixel BGR(i,j) est considéré comme décrivant du tissu. Le pixel correspondant MP(i,j) prend la valeur caractéristique traduisant la valeur « vrai » dans le masque du parenchyme MP. L’image présentée en lien avec la est en quelque sorte l’image BGR présentée en après une étape de « binarisation » de cette dernière. Une étape 120 d’un traitement 100 d’un procédé P conforme à l’invention consiste à produire, à partir de ladite première représentation numérique BGR, une nouvelle représentation numérique de mêmes dimensions (c’est-à-dire présentant des mêmes nombres de lignes et de colonnes de pixels) sous la forme d’un masque des cellules musculaires MD. En effet, les cellules de la coupe histologique exprimant la protéine alpha-SMA marquée par le DAB en contact avec un intima d’un vaisseau constituent la media de ce dernier. Une telle étape 120 consiste à discriminer les pixels de la première représentation numérique BGR exprimant une couleur brune (ou gris foncé sur la ). Selon la technique retenue pour préparer la coupe histologique avant sa numérisation, il est possible que quelques cellules non-musculaires soient marquées, conjointement avec les cellules musculaires en tant que telles et de manière indifférenciée, par une même couleur particulière les distinguant malgré tout du vide ou du tissu, en l’espèce selon cet exemple, la couleur brune. Ne pouvant les discriminer de manière plus fine, ces cellules, musculaires ou non, marquées conjointement une même couleur particulière seront assimilées, au sens de l’invention, à des « cellules musculaires ». La distinction entre les pixels BGR(i,j) décrivant de telles cellules musculaires du reste du tissu n’est généralement pas triviale. Il est parfois nécessaire, à titre d’exemple non limitatif, de mettre en œuvre une opération de déconvolution des valeurs desdits pixels pour optimiser ladite discrimination des pixels décrivant des cellules musculaires de ceux décrivant le reste du tissu pulmonaire en l’espèce. Une telle segmentation par déconvolution 120 permet d’extraire les composantes principales de la première représentation numérique BGR, de sorte à maximiser les différences de signal entre des parties de l’image présentant des couleurs différentes. Une telle segmentation peut exploiter, par exemple, la technique de décomposition en valeur singulière, également connue sous l’abréviation SVD, pour la dénomination anglo-saxonne « Singular Value Decomposition ». Une telle technique s’appuie sur le fait que toute matrice A, de coefficients issus d’un corps K, de nombres réels ou complexes, de dimensions m par n, m et n étant deux entiers non nuls, admet une décomposition telle que A=UΣV* où V est un ensemble de vecteurs de base orthonormés de Kn, dits vecteurs d’entrée, U est un ensemble de vecteurs de base orthonormés de Km et Σ est la matrice diagonale, de dimensions m par n, dont les coefficients diagonaux sont les valeurs singulières de la matrice A, c’est-à-dire les valeurs propres de la matrice A*A. Cette décomposition a pour objectif le calcul de la projection de la matrice A sur l’un des vecteurs singuliers, l’une de ces directions permettant de mieux séparer le signal des cellules musculaire (en l’espèce, le brun) du reste du tissu (en l’espèce, le gris-bleu). Selon le marquage de la coupe histologique retenu, la première représentation numérique BGR peut être convertie si nécessaire dans un deuxième espace colorimétrique, tel que l’espace CMY /CMJ (acronymes pour Cyan, Magenta, Yellow/Jaune) afin d’améliorer le processus de segmentation. En l’espèce, l’espace RVB est pertinent pour discriminer les pixels décrivant les cellules musculaires de la représentation numérique BGR selon la . Les valeurs de ladite première représentation numérique BGR, celle-ci étant une matrice de pixels, peuvent être traduites en densités optiques, ci-après exprimées par l’acronyme OD (acronymes pour Optical Density selon une terminologie anglo-saxonne), telles que pour trois canaux B (bleu), V (vert) et R (rouge) : chaque composante B, V et R étant codées sur un octet. Le canal de la projection le plus prometteur pour la segmentation des cellules musculaires pour la coloration brune est alors sélectionné, par exemple le canal V. Ce dernier est de nouveau exprimé en une valeur entière comprise entre 0 et 255 par l’application de la relation : L’étape 120 peut alors consister à produire une représentation numérique, de mêmes dimensions que la première représentation numérique BGR, dont les pixels encodent ainsi une intensité lumineuse, telle une image en niveaux de gris, dont la valeur est produite comme évoqué ci-dessus. Ladite étape 120 peut consister en outre en l’application d’un filtre par seuillage, par exemple en utilisant une valeur de seuil égale à trente-huit, des valeurs respectives desdits pixels pour produire le masque des cellules musculaires MD, sous la forme d’une représentation numérique binaire, de mêmes dimensions que la première représentation numérique BGR, dont les éléments ou pixels MD(i,j) encodent une première valeur prédéterminée, par exemple égale à deux-cent-cinquante-cinq, lorsque les pixels correspondants BGR(i,j) décrivent de telles cellules musculaires (traduisant la valeur booléenne « vrai ») et une deuxième valeur prédéterminée, par exemple égale à zéro (traduisant la valeur booléenne « faux »), dans le cas contraire. La décrit une telle image MD correspondant au même agrandissement partiel de la première représentation numérique BGR en . Les cellules musculaires apparaissent en blanc par opposition au reste qui apparait en noir dans le masque des cellules musculaires MD. Le traitement 100 d’un procédé P conforme à l’invention peut comporter en outre une étape 130 similaire à l’étape 120 précédemment décrite pour constituer une nouvelle représentation numérique de la section de l’organe analysée sous la forme d’un « masque des noyaux » MH. Une telle étape 130 consiste ainsi à produire, à partir de ladite première représentation numérique BGR, une nouvelle représentation numérique de mêmes dimensions, c’est-à-dire présentant des mêmes nombres de lignes et de colonnes de pixels. En effet, sous l’effet de la contre coloration à l’hématoxyline les noyaux des cellules de la coupe histologique apparaissent en bleu. Une telle étape 130 consiste à discriminer les pixels de la première représentation numérique BGR exprimant une telle couleur (gris clair sur la ). La distinction entre les pixels BGR(i,j) décrivant de tels noyaux de cellules du reste du tissu n’est généralement pas triviale. Il est parfois nécessaire, à titre d’exemple non limitatif, de mettre en œuvre, à l’instar de l’étape 120, une opération de déconvolution des valeurs desdits pixels pour optimiser ladite discrimination des pixels décrivant des noyaux de cellules de ceux décrivant le reste du tissu pulmonaire en l’espèce. Une telle segmentation par déconvolution 130 permet d’extraire les composantes principales de la première représentation numérique BGR, de sorte à maximiser les différences de signal entre des parties de l’image présentant des couleurs différentes. Une telle segmentation peut exploiter, par exemple, la technique de décomposition en valeur singulière évoquée précédemment. Selon le marquage de la coupe histologique retenu, la première représentation numérique BGR peut être convertie si nécessaire dans un deuxième espace colorimétrique, tel que l’espace CMY /CMJ (acronymes pour Cyan, Magenta, Yellow/Jaune) afin d’améliorer le processus de segmentation. En l’espèce, l’espace RVB est pertinent pour discriminer les pixels décrivant les noyaux des cellules de la représentation numérique BGR selon la . Les valeurs de ladite première représentation numérique BGR, celle-ci étant une matrice de pixels, peuvent être traduites en densités optiques, ci-après exprimées par l’acronyme OD (acronymes pour Optical Density selon une terminologie anglo-saxonne), telles que pour trois canaux B (bleu), V (vert) et R (rouge) : chaque composante B, V et R étant codées sur un octet. Le canal de la projection le plus prometteur pour la segmentation des noyaux de cellules pour la coloration gris-bleu est alors sélectionné, par exemple le canal B. Ce dernier est de nouveau exprimé en une valeur entière comprise entre 0 et 255 par l’application de la relation : L’étape 130 peut alors consister à produire une représentation numérique, de mêmes dimensions que la première représentation numérique BGR, dont les pixels encodent ainsi une intensité lumineuse, telle une image en niveaux de gris, dont la valeur est produite comme évoqué ci-dessus. Ladite étape 130 peut consister en outre en l’application d’un filtre par seuillage, par exemple en utilisant une valeur de seuil égale à cinquante, des valeurs respectives desdits pixels pour produire le masque des noyaux MH, sous la forme d’une représentation numérique binaire, de mêmes dimensions que la première représentation numérique BGR, dont les éléments ou pixels MH(i,j) encodent une première valeur prédéterminée, par exemple égale à deux-cent-cinquante-cinq (traduisant la valeur booléenne « vrai »), lorsque les pixels correspondants BGR(i,j) décrivent de tels noyaux de cellules et une deuxième valeur prédéterminée, par exemple égale à zéro (traduisant la valeur booléenne « faux »), dans le cas contraire. La décrit une telle image MH correspondant au même agrandissement partiel de la première représentation numérique BGR en . Les noyaux des cellules apparaissent en blanc par opposition au reste qui apparait en noir dans le masque des noyaux MH. Selon un mode de réalisation préféré, l’invention prévoit qu’un traitement 100 puisse comporter une étape 140 consistant à mettre en œuvre une opération logique « ET » (ou « AND » selon une terminologie anglo-saxonne) entre le masque de la section MS produit à l’étape 101 et tout ou partie des masques du parenchyme MP, du masque des cellules musculaires MD, voire du masque des noyaux MH. Une telle opération 140 consiste, pour chaque pixel MS(i,j) du masque de la section ne décrivant pas la section de l’organe, à affecter aux pixels correspondants des masques du parenchyme MP, des cellules musculaires MD et des noyaux des cellules MH, les deuxièmes valeurs caractéristiques respectives prévues pour constituer de tels masques. Ainsi, dans tous les masques MP, MD et MH, de tels pixels correspondants décrivent tous la valeur booléenne « faux » (« false » selon une terminologie anglo-saxonne). Etudions à présent le deuxième traitement principal 200 d’un procédé P conforme à l’invention au travers de deux modes de réalisations préférés mais non limitatifs. Nous rappelons qu’un tel traitement 200 consiste à exploiter conjointement les représentations numériques MD, MP, voire MH produites au traitement 100 pour identifier les composants d’intérêt de la section, en l’espèce en liaison avec l’exemple illustré par la , les vaisseaux muscularisés irrigant la section d’un lobe pulmonaire. Un tel traitement 200 consiste, de manière itérative, à identifier, en une étape 210, un vaisseau Vx puis, en une étape 220, à en mesurer le lumen, l’intima et la media pour produire in fine , en une étape 230, une ou plusieurs mesures morphométriques QIx dudit vaisseau Vx. Un tel traitement itératif 200 est poursuivi (situation illustrée par le test 250 et le lien 250-y en ) tant qu’un vaisseau est encore identifiable. Il s’achève (situation illustrée par le test 250 et le lien 250-n en ) lorsque l’intégralité de l’information disponible dans les différentes représentations numériques MP, MD et/ou MH a été exploitée. Un tel traitement 200 peut comporter un test 240 visant à confirmer ou infirmer l’identification d’un composant d’intérêt en tant que vaisseau. Un tel test 240 vise ainsi à écarter (situation illustrée par le lien 240-n en ) certains composants identifiés car, bien que présentant certains critères morphologiques communs avec les vaisseaux, leurs agencements et/ou proportions entre cellules musculaires et autres cellules enseignent qu’ils décrivent d’autres composants tels que des bronches ou bronchioles. En effet les noyaux des cellules marqués, selon l’exemple illustré par la , par l’hématoxyline sont beaucoup plus nombreux dans les bronches/bronchioles que ceux des cellules endothéliales formant l’intima d’un vaisseau muscularisé. La qualité et la précision des quantifications de tels noyaux ou proportions permises par l’invention permettent en effet de rejeter certains faux composants d’intérêt et décuple la pertinence de l’analyse d’organes vascularisés. Seules les mesures morphométriques QIx ainsi produites pour des composants d’intérêt (les vaisseaux) font l’objet d’un enregistrement (situation illustrée par le lien 240-y) dans une structure de données idoine dans la mémoire de données 14 du système d’imagerie médicale 1 mettant en œuvre le procédé P. Décrivons un premier mode de réalisation du traitement 200 en lien avec les figures 10 à 12. L’étape 210 consiste à déterminer dans le masque des cellules musculaires MD au moins un polygone d’intérêt que nous nommerons « polygones de vaisseau » PVx. La présente ainsi un triptyque de trois représentations, au centre un agrandissement partiel de la focalisé sur le composant d’intérêt Vx. A gauche de la , est illustré l’agrandissement partiel correspondant dudit masque MD. Les cellules musculaires y apparaissent en blanc contrairement au reste du tissu ou du vide qui apparaît en noir. Une telle étape 210 peut consister à calculer les surfaces signées respectives de tels polygones à l’aide de la formule de Green-Riemann pour ne conserver que les polygones d’aire positives et rejeter les polygones de surfaces négatives. En variante, une telle étape 210 pourrait mettre en œuvre la formule de Shoelace également connue sous les termes de « formule ou algorithme de lacet » pour le calcul de surfaces signées de polygones simples. La partie droite de la illustre ainsi, par superposition à des fins illustratives, un tel polygone de vaisseau PVx (représenté par une surface hachurée par des barres obliques de couleur noire sur fond blanc) sur l’extrait de la représentation BGR décrite au centre de ladite . Selon ce premier mode de réalisation, le test 240 peut consister à ne considérer comme polygones d’intérêt, en l’espèce ceux décrivant des vaisseaux, que les polygones PVx d’aires supérieures à un seuil prédéterminé, par exemple, selon l’exemple de la , égal à cent micromètres carrés. L’étape 220 d’un tel premier mode de réalisation du traitement 200 peut consister alors à identifier lumen, intima et media d’un tel vaisseau Vx. Les figures 11 et 12 permettent d’illustrer cette opération 210. La présente un triptyque, selon lequel à gauche est décrit le même extrait du masque des cellules musculaires MD décrit sur la gauche de la . Au centre de la est illustré le même extrait dudit masque MD mais inversé, noté MD-1 en . Y sont décrits que les pixels capturés par le polygone de vaisseau PVx identifié à l’étape 210. Ainsi, la vue centrale de la décrit en noir les pixels (décrivant des cellules musculaires donc la media) correspondant à ceux apparaissant en blanc sur la vue de gauche de ladite , si et seulement si lesdits pixels sont capturés ou compris par ledit polygone PVx décrit en . De la même manière, la vue centrale de la décrit en blanc les pixels (décrivant le lumen ou l’intima) correspondant à ceux apparaissant en noir sur la vue de gauche de ladite , si et seulement si lesdits pixels sont capturés ou compris par ledit polygone de vaisseau PVx décrit en . L’étape 220 consiste à présent à déterminer dans un tel masque MD-1 les polygones décrits par de tels pixels capturés par ledit polygone de vaisseau PVx. Seuls les polygones d’aires positives et supérieures à un seuil minimum (par exemple d’une valeur inférieure à cinq pourcents, de manière préférée un pourcent, de la surface du polygone de vaisseau PVx) déterminé sont conservés et attribués au lumen Lx du vaisseau Vx. De tels polygones PIx sont qualifiés de « polygones intérieurs ». La partie droite de la illustre, à des fins illustratives, un tel polygone intérieur PIx (représenté par une surface hachurée par des barres verticales) superposé sur le polygone de vaisseau PVx (représenté par une surface hachurée par des barres obliques) sur l’extrait de la représentation BGR décrite au centre de ladite . La media Mx est ainsi discriminée par en soustrayant le polygone intérieur PIx au polygone de vaisseau PVx. Celle-ci est ainsi matérialisée par la surface hachurée par des barres obliques demeurant visible. La illustre l’étape 220 pour discriminer l’intima et le lumen d’un vaisseau Vx à partir d’un polygone intérieur PIx. La présente un triptyque, selon lequel à gauche est décrit l’extrait du masque du parenchyme MP correspondant à l’extrait du masque MD décrit sur la gauche de la . Cette vue de gauche décrit ainsi en blanc les cellules non musculaires associées aux pixels dudit masque MP capturés par un polygone intérieur PIx préalablement identifié. Au centre de la est illustré le même extrait dudit masque MP mais inversé, noté MP-1 en . Y sont décrits que les pixels capturés par le polygone intérieur PIx calculé précédemment. Ainsi, la vue centrale de la décrit en noir les pixels (décrivant des cellules non musculaires donc l’intima) correspondant à ceux apparaissant en blanc sur la vue de gauche de ladite , si et seulement si lesdits pixels sont capturés par ledit polygone PIx décrit en . De la même manière, la vue centrale de la décrit en blanc les pixels (décrivant le lumen) correspondants à ceux apparaissant en noir sur la vue de gauche de ladite , si et seulement si lesdits pixels sont capturés par ledit polygone intérieur PIx décrit en . L’étape 220 consiste à présent à déterminer dans un tel masque MP-1 les polygones décrits par de tels pixels capturés par ledit polygone de vaisseau PVx. Seuls les polygones d’aires positives et supérieures à une surface minimale déterminée (par exemple comprise entre cinq et trente, avantageusement dix, micromètres carrés) sont conservés et attribués au ou aux lumens Lx du vaisseau Vx. De tels polygones PLx sont qualifiés de « polygones de lumen ». La partie droite de la illustre, à des fins illustratives, un tel polygone de lumen PLx (représenté par une surface hachurée par des barres entrecroisées) superposé sur le polygone intérieur PIx (représenté par une surface hachurée par des barres verticales), lui-même préalablement superposé sur le polygone de vaisseau PVx (représenté par une surface hachurée par des barres obliques), le tout superposé sur l’extrait de la représentation BGR décrite au centre de ladite . L’intima est ainsi discriminée en soustrayant le polygone de lumen PIx au polygone intérieur PIx. Celle-ci est ainsi matérialisée par la surface hachurée par des barres verticales demeurant visible. Ainsi, à l’issue de la mise en œuvre de l’étape 220, le lumen, l’intima et la media sont identifiés et déterminés pour le vaisseau Vx. L’étape 230 d’un traitement 200 selon ce premier mode de réalisation consiste à présent à quantifier une ou plusieurs mesures morphométriques QIx du vaisseau Vx ainsi identifié en 210 et dont la structure (lumen, intima et media) a été déterminée en 220. A titre d’exemple non limitatif, pour chaque vaisseau Vx identifié, une mesure d’intérêt QIx peut consister en l’aire ALx du lumen Lx qui correspond au polygone PLx, l’aire AIx de l’intima Ix résultant de la soustraction de ladite aire ALx au polygone intérieur PIx, et/ou l’aire AMx de la media Mx résultant de la soustraction dudit polygone intérieur PIx au polygone de vaisseau PVx. Une telle mesure QIx peut en outre ou en variante consister en le rayon RLx du lumen Lx. Un tel rayon RLx peut être calculé comme : Une telle mesure morphométrique QIx peut en outre, ou en variante, consister en l’épaisseur EIx de l’intima Ix, calculée telle que : Une telle mesure morphométrique QIx peut en outre, ou en variante, consister en l’épaisseur EMx de la media Mx, calculée telle que : Une telle mesure morphométrique QIx peut en outre, ou en variante, consister en l’épaisseur EVx du vaisseau telle que EVx = EIx + EMx. Une telle mesure morphométrique QIx peut en outre ou en variante consister en l’épaisseur EIRx de l’intima Ix relativement au rayon total du vaisseau RVx, calculée telle que : Une telle mesure morphométrique QIx peut en outre, ou en variante, consister en l’épaisseur EMx de la media Mx relativement au rayon total du vaisseau RVx, calculée telle que : Une telle mesure morphométrique QIx peut en outre, ou en variante, consister en l’épaisseur EVx du vaisseau relativement au rayon total du vaisseau RVx, calculée telle que : Une telle mesure morphométrique QIx peut en outre, ou en variante, consister en le rayon total RVx = EDx/2 du vaisseau Vx, calculé tel que : Une telle mesure morphométrique QIx peut en outre, ou en variante, consister en un taux d’obstruction ORx du vaisseau Vx, calculé tel que : Un vaisseau Vx peut comporter plusieurs lumens et donc plusieurs intima. L’étape 220 peut en effet identifier une pluralité de polygones de lumen PLx au sein d’un même polygone intérieur PIx. L’invention prévoit dans ce cas qu’une mesure morphométrique QIx puisse en outre consister en la somme des aires ALx associées respectivement aux lumens. De la même manière, une telle mesure morphométrique QIx peut consister en la somme des aires AIx associées respectivement aux intima. L’invention ne saurait être limitée par ces seuls exemples de mesures morphométriques QIx d’un vaisseau Vx. Ladite invention concerne également un deuxième mode de réalisation du traitement 200 d’un procédé P. Un tel deuxième mode de réalisation est particulièrement efficace pour identifier et mesurer les lumen, intima et media d’un vaisseau alors que la polyligne externe ceinturant ladite media peut apparaître discontinue sur la représentation numérique BGR. C’est par exemple le cas du vaisseau Vy décrivant une structure annulaire de forme oblongue dont certains segments ne sont pas matérialisés par une couleur brune sur la . Les deux modes de réalisation du traitement 200 peuvent par ailleurs être mis en œuvre de manière complémentaire ou successive pour parfaire la détection ou l’identification des vaisseaux Vx et Vy vascularisant un organe OG. Dans ce cas, l’invention prévoit que les pixels du masque des cellules musculaires MD et/ou du masque du parenchyme MP, lesdits pixels étant capturés par, ou décrivant, un polygone de vaisseau PVx calculé à l’étape 210 selon le premier mode de réalisation, soient affectés, à l’issue de la mise en œuvre de l’étape 230 d’un tel traitement itératif 200 pour produire des mesures morphométrique QIx d’un vaisseau, à la deuxième valeur caractéristique signifiant que lesdits pixels correspondants ne décrivent plus une cellule musculaire ou une cellule du parenchyme. De cette manière, la mise en œuvre d’une instance itérative du traitement 200 s’appuyant sur le deuxième mode de réalisation, succédant à celle dudit traitement 200 s’appuyant sur le premier mode de réalisation, n’entraîne pas d’éventuelles identifications de vaisseaux redondantes. Selon ce deuxième mode de réalisation, l’étape 210 consiste à déterminer si les pixels du masque du parenchyme MP décrivent un ou plusieurs polygones. A l’instar de l’étape 210 selon le premier mode de réalisation, une telle détection peut s’appuyer sur le calcul signé de la surface de chaque polygone identifié à l’aide de la formule de Green-Riemann. Ladite étape 210 consiste toutefois à ne conserver que les polygones délimitant un espace vide c’est-à-dire dont l’aire mesurée est négative et à rejeter les polygones de surfaces positives. De tels polygones conservés correspondent à des lumens potentiels que nous nommerons « polygones de lumen potentiel ». La illustre une telle opération réalisée à l’étape 210. Ladite présente ainsi un triptyque de trois représentations, au centre un agrandissement partiel de la focalisé sur le composant d’intérêt Vy. A gauche de la , est illustré l’agrandissement partiel correspondant dudit masque du parenchyme MP. Le tissu y apparaît en blanc contrairement au vide qui apparaît en noir. La partie droite de la illustre la superposition, à des fins illustratives, d’un polygone de lumen potentiel PLy (représenté par une surface hachurée par des barres obliques entrecroisées ou grillagée) sur l’extrait de la représentation BGR décrite au centre de ladite . Selon ce deuxième mode de réalisation du traitement 200, un test 240 peut consister à ne considérer comme composants d’intérêt, en l’espèce des lumens potentiels, que ceux associés à des aires PLy supérieures à un seuil prédéterminé, par exemple, selon l’exemple de la , égale à cent micromètres carrés en valeur absolue. De cette manière les espaces intercellulaires sont par exemple ignorés. En outre, un tel test 240 peut en outre consister à évaluer la circularité c du composant ou polygone PLy. Une telle circularité c peut être estimée par le calcul suivant : où PLy est l’aire déterminée par le polygone du lumen potentiel et SDFy est le petit diamètre de Féret dudit polygone ou aire PLy. L’invention prévoit de rejeter ou d’ignorer les polygones PLy dont la circularité c est inférieure à un seuil déterminé, par exemple inférieur à « 0,3 », avantageusement égal à « 0,1 ». Un tel test 240 permet avantageusement de s’affranchir de la « rondeur » du vaisseau dont un lumen est potentiellement identifié. En effet, si ledit vaisseau est sensiblement longitudinal sur la section S de l’organe OG analysé, le fait de ne considérer que le petit diamètre de Féret permet d’estimer raisonnablement le diamètre réel du lumen dudit vaisseau. Un tel petit diamètre de Féret est également décrit par la sous la référence SDFy, obtenu par exemple en prenant le petit côté d’une boîte rectangulaire, représentée par une ligne discontinue sur ladite , circonscrivant le composant d’intérêt Vy. L’étape 220 du traitement 200, selon ce deuxième mode de réalisation, consiste dans un premier temps à identifier l’intima Iy d’un vaisseau Vy dont un lumen potentiel Ly a été identifié via un polygone PLy à l’étape 210. Une telle détermination de l’intima Iy peut être réalisée par la mise en œuvre d’un algorithme dit de « Watershed » selon une terminologie anglo-saxonne ou de « ligne de partage des eaux » selon une terminologie française. Un tel algorithme permet une segmentation d'une image sous la forme d’une représentation matricielle dont les pixels ou éléments déterminent des niveaux de gris (ou d’intensités lumineuses de valeurs entières comprises généralement entre zéro et deux cent cinquante-cinq). Ce type d’algorithme est issu de la morphologie mathématique qui considère une image en niveaux de gris comme un relief topographique dont on simule l’inondation. Il s'agit alors de calculer la ligne partage des eaux dudit relief topographique. Les bassins versants (« watersheds ») ainsi obtenus correspondent aux régions de la partition. En liaison avec la qui décrit une mosaïque de neuf images ou représentations numériques F14a à F14i, l’étape 220 consiste ainsi à considérer une « boîte englobante » c’est-à-dire une région de pixels du masque des cellules musculaires MD comportant au moins les pixels correspondants dans le masque du parenchyme MP, lesdits pixels correspondants décrivant un polygone de lumen potentiel PLy. Cette région dudit masque MD est représentée par l’image F14a de la . Les régions de pixels DWA, apparaissant en blanc, décrivent des cellules musculaires et le reste apparaît en noir. L’étape 220 consiste alors à calculer la « carte de distances », aussi appelée « transformée de distances », sous la forme d’une nouvelle représentation numérique de la boîte englobante du masque binaire MD décrit par l’image F14a. Elle associe à chaque pixel de l'image la distance au point obstacle le plus proche. Ces points obstacles peuvent être les points du contour de formes dans une image binaire. Une telle représentation numérique est illustrée par l’image F14b de la . Les minima apparaissent en blanc et les maxima ou obstacles potentiels pour un ruissellement virtuel apparaissent en noir. A des fins d’illustration, la décrit une image F14c, identique à l’image F14b sur laquelle ont été superposées les régions DWA du masque des cellules musculaires MD. Lesdites régions DWA apparaissent sous la forme de régions hachurées et recouvrent assez naturellement les points hauts de la carte des transformées. L’étape 220 consiste, en quelque sorte à quadriller la représentation F14b ou F14c et à rechercher pour chaque case dudit quadrillage : un maximum local situé à l’extérieur de la région de pixels correspondants au polygone de lumen potentiel PLy déterminé sur le masque MP, un tel maximum local est appelé « graine extérieure » ; un maximum local situé à l’intérieur de la région de pixels correspondants au polygone de lumen potentiel PLy déterminé sur le masque MP, un tel maximum local est appelé « graine intérieure ». L’étape 220 consiste en outre à créer un vecteur de listes de points représentant chacun les coordonnées d’un pixel. La taille dudit vecteur correspond à l’intensité lumineuse maximale des pixels de la transformée de distances. Ladite étape 220 consiste en outre à créer un « masque des points » sous la forme d’une représentation matricielle des points ou pixels, de sorte à caractériser ou labelliser un point comme « point extérieur » ou « point intérieur. L’étape 220 consiste alors, pour chaque graine extérieure, à ajouter dans le vecteur de listes de points, les points qui lui sont voisins selon leurs intensités lumineuses propres. Lesdits points voisins sont labellisés « points extérieurs » dans le masque de points. On parle alors de « points issus d’une graine extérieure ». L’étape 220 consiste également, pour chaque graine intérieure, à ajouter dans le vecteur de listes de points, les points qui lui sont voisins selon leurs intensités lumineuses propres. Lesdits points voisins sont labellisés « points intérieurs » dans le masque de points. On parle alors de « points issus d’une graine intérieure ». L’étape 220 consiste à présent en une opération itérative consistant à parcourir le vecteur des listes de points, depuis la liste associée à l’intensité lumineuse maximale des pixels de la carte des distances jusqu’à l’intensité lumineuse nulle et, pour chaque liste de points considérée, à parcourir ladite liste de sorte que pour chaque point de ladite liste : si ledit point est issu d’une graine intérieure, que ledit point appartient à la boîte englobante du masque des cellules musculaires MD, que ledit point appartient au polygone de lumen potentiel PLy tiré du masque du parenchyme MP ou ne décrit pas du vide dans ledit masque MP, sont ajoutés les points voisins dudit point dans les listes de points dudit vecteur selon leurs intensités lumineuses propres de chaque point voisin et sont labellisés lesdits points voisins en tant que « points intérieurs » dans le masque des points ; si le point est issu d’une graine extérieure, que ledit point appartient à la boîte englobante du masque des cellules musculaires MD, sont ajoutés les points voisins dudit point dans les listes de points dudit vecteur selon leurs intensités lumineuses propres et sont labellisés lesdits points voisins entant que « points extérieurs » dans le masque des points. Ces itérations sont illustrées par les images F14d à F14h de la pour lesquelles les pixels respectifs décrivant des régions ELP emplies de points noirs sur fond blanc, correspondent aux points labellisés en tant que « points extérieurs » dans le masque des points au fur et à mesure des itérations de ladite opération et pour lesquelles les pixels respectifs décrivant des régions ILP hachurées par des lignes noires sur fond blanc, correspondent aux points labellisés en tant que « points intérieurs » dans le masque des points au fur et à mesure desdites itérations de ladite opération. Lorsque l’ensemble du vecteur de listes de points a été exploité (situation illustrée par l’image F14h de la ) lesdits points labellisés « points intérieurs » décrivent a priori le lumen et l’intima d’un vaisseau Vy. Pour confirmer cette hypothèse, l’invention prévoit que l’étape 220 puisse consister à déterminer les points « intérieurs » ou pixels qui délimitent le contour d’une région ILP puis à quantifier le nombre de ces points ou pixels associés dont les pixels correspondants dans le masque des cellules musculaires MD disposent de pixels voisins traduisant la première valeur déterminée dudit masque, c’est-à-dire traduisant la valeur booléenne « vrai » attestant que tels pixels voisins décrivent une cellule musculaire. Lorsque le résultat d’une telle quantification traduit une proportion supérieure à un seuil déterminé, par exemple quatre-vingts pourcents, l’hypothèse selon laquelle la région ILP correspond à un lumen et une intima est confirmée. La figure F14i de la illustre ainsi une image décrivant des régions ELP associées aux points labélisés « points extérieurs » et, en l’espèce, une région ILP (il pourrait en exister plusieurs) associée aux points labellisés « points intérieurs ». A des fins pédagogiques, les régions DWA issues du masque des cellules musculaires y sont superposées. L’ensemble des points labellisés « points intérieurs » dans le masque des points décrit lumen et intima du vaisseau Vy. L’image F14i de la , ainsi que la qui en illustre un agrandissement, présentent ainsi une superposition sur la première représentation BGR de la région ILP précédemment constituée apparaissant hachurée par les lignes verticales, des régions DWA décrivant les cellules musculaires apparaissant en couleur brune sur la représentation BGR et le polygone de lumen potentiel PLy apparaissant selon un motif grillagé ou de lignes entrecroisées. Par cette superposition, on perçoit visuellement le résultat de la détermination réalisée par l’étape 220, du lumen Ly décrit par le polygone PLy, de l’intima Iy décrit par l’aire ILP non recouverte par ledit polygone PLy et la media My décrite par les cellules musculaires correspondantes aux surfaces DWA du masque MD d’un vaisseau Vy. Pour parfaire cette détermination, plus précisément pour caractériser la media My du vaisseau Vy, l’étape 220 peut consister à présent, comme l’illustre la partie gauche de la , à exploiter la région ILP, décrivant les lumen Ly et intima Iy, ladite région ILP étant représentée sur la partie gauche de la hachurée par des lignes verticales, et les régions DWA, représentées hachurées par des lignes obliques, issues du masque des cellules musculaires MD, ou plus précisément de la boîte englobante précédemment déterminée. Ladite étape 220 peut alors consister à affecter à la valeur prédéterminée traduisant l’information booléenne « vrai » dans ladite boîte englobante les pixels correspondants aux « points intérieurs » du masque des points. Par la mise en œuvre d’un algorithme de Flood Fill (selon une terminologie anglo-saxonne) ou de remplissage par diffusion dont le germe ou point de départ est un pixel dont le pixel correspondant dans le masque du parenchyme MP est capturé ou appartient au polygone de lumen potentiel PLy, on obtient un polygone de vaisseau résultant englobant la media, l’intima et le lumen du vaisseau Vy. Par soustraction de la région ILP audit polygone résultant, la media est caractérisée. L’étape 220 a ainsi discriminé un lumen Ly, une intima Iy et une media My d’un vaisseau Vy comme le décrit la vue de droite de la . Toute autre technique alternative à l’algorithme de remplissage par diffusion pourrait en variante être exploitée pour parvenir au polygone résultant. Ce deuxième mode de réalisation du traitement 200 est donc particulièrement adapté pour discriminer des vaisseaux dont la media n’est pas totalement marquée ou qui apparaît comme une structure annulaire « ouverte » sur la première représentation numérique BGR, comme c’est le cas pour le vaisseau Vy. En revanche sa mise en œuvre est plus complexe que celle du premier mode de réalisation qui nécessite toutefois des media de formes annulaires « fermées ». Il peut donc être particulièrement avantageux d’enchaîner la mise en œuvre de deux instances dudit traitement 200, l’une selon le premier mode de réalisation et la deuxième selon ledit deuxième mode de réalisation comme évoqué précédemment. Le deuxième mode de réalisation étant plus « permissif » que le premier mode, celui-ci est toutefois susceptible de considérer des composants de non-intérêt tels que des bronchioles ou bronches en lieu et place des seuls vaisseaux Vx et Vy lorsque l’organe OG examiné est un lobe pulmonaire. Pour prévenir cet inconvénient, l’étape 240 d’un tel deuxième mode de réalisation d’un traitement 200 peut en outre exploiter ledit masque des noyaux MH, précédemment évoqué en lien avec l’étape optionnelle 130 du traitement 100, pour confirmer (240-y) ou infirmer (240-n) l’identification d’un composant d’intérêt en tant que vaisseau. En effet, les bronches ou bronchioles ont généralement une densité de cellules épithéliales très supérieure à la densité de cellules endothéliales décrivant l’intima d’un vaisseau. Ainsi, avantageusement un tel test 240 peut être mis en œuvre pour quantifier les pixels décrivant des noyaux de cellules dans le masque MH associés à des points intérieurs dans le masque des points élaboré et exploité à l’étape 220. Si le nombre de tels pixels au regard de ceux associés à l’ensemble desdits points intérieurs excède une aire déterminée (par exemple, une aire comprise entre vingt et cinquante micromètres carrés, avantageusement égale à quarante micromètres carrés), le polygone de lumen potentiel PLy n’a pas à être considéré ou est rejeté car il ne décrit pas un lumen d’un vaisseau. Les opérations subséquentes prévues à l’étape 220, voire les mesures morphométriques QIy qui découlent de la mise en œuvre de l’étape 230 sont ignorées ou non conservées dans la mémoire de données de l’objet électronique mettant en œuvre un tel procédé P. Ainsi, à l’instar du premier mode de réalisation d’un traitement 200, une telle étape 230 peut consister à produire une ou plusieurs mesures morphométriques QIy pour le vaisseau Vy parmi les mesures suivantes : l’aire ALy du lumen Ly qui correspond au polygone de lumen potentiel PLy ; l’aire AIy de l’intima Iy résultant de la soustraction de la région ILP du polygone de lumen potentiel PLy ; l’aire AMy de la media My résultant de la soustraction de ladite région ILP du polygone du vaisseau résultant ; le rayon RLy du lumen Ly tel que : Une telle mesure morphométrique QIy peut en outre, ou en variante, consister en l’épaisseur EIy de l’intima Iy, calculée telle que : Une telle mesure morphométrique QIy peut en outre, ou en variante, consister en l’épaisseur EMy de la media My, calculée telle que : Une telle mesure morphométrique QIy peut en outre, ou en variante, consister en l’épaisseur EVy du vaisseau (ou de la paroi vasculaire) telle que EVy = EIy + EMy. Une telle mesure morphométrique QIy peut en outre ou en variante consister en l’épaisseur EIRy de l’intima Iy relativement au rayon total du vaisseau RVy, calculée telle que : Une telle mesure morphométrique QIy peut en outre, ou en variante, consister en l’épaisseur EMy de la media My relativement au rayon total du vaisseau RVy, calculée telle que : Une telle mesure morphométrique QIy peut en outre, ou en variante, consister en l’épaisseur EVy du vaisseau relativement au rayon total du vaisseau RVy, calculée telle que : Une telle mesure morphométrique QIy peut en outre, ou en variante, consister en le rayon total du RVy du vaisseau Vy, calculé telle que : Une telle mesure morphométrique QIy peut en outre, ou en variante, consister en un taux d’obstruction ORy du vaisseau Vy, calculé tel que : L’invention ne saurait être limitée par ces seuls exemples de mesures morphométriques QIy d’un vaisseau Vy produites à partir du deuxième mode de réalisation du traitement 200. Etudions à présent le traitement optionnel 500 d’un procédé P conforme à l’invention au travers d’un mode de réalisation préféré mais non limitatif illustré par les figures 4 et 4A. Nous rappelons qu’un tel traitement 500 consiste à exploiter conjointement les représentations numériques MD, MP, voire MH produites au traitement 100 pour identifier d’autres composants d’intérêt au sein de la section, en l’espèce en liaison avec l’exemple illustré par la , des lésions plexiformes en complément de vaisseaux muscularisés irrigant la section d’un lobe pulmonaire identifiés par le traitement 200. Un tel traitement 500 consiste, de manière itérative, à identifier, en une étape 510, des structures LS d’indice z entier positif, référencées ci-après LSz, s’apparentant a priori à des lésions plexiformes, puis, en une étape 520, à en mesurer une ou plusieurs caractéristiques morphométriques QILSz par structure LSz identifiée. Un tel traitement itératif 500 est poursuivi (situation illustrée par le test 550 et le lien 550-y en ) tant qu’une telle structure est encore identifiable. Il s’achève (situation illustrée par le test 550 et le lien 550-n en ) lorsque l’intégralité de l’information disponible dans les différentes représentations numériques MP, MD et/ou MH a été exploitée. Un tel traitement 500 peut comporter un test 530 visant à confirmer ou infirmer l’identification d’une lésion plexiforme au regard d’une structure présentant des similitudes. Un tel test 530 vise ainsi à écarter (situation illustrée le lien 530-n en ) certains composants identifiés, bien que présentant certains critères morphologiques communs avec de telles lésions, grâce à une analyse de leurs agencements et/ou proportions entre cellules musculaires et autres cellules. En effet, l’objectif dudit traitement 500 est de dénombrer des masses musculaires irrégulières présentant des fortes densités de noyaux de cellules. Un tel test 530 vise ainsi à écarter des structures telles que, par exemple, des blocs musculaires discontinus entourant les grosses bronches lorsque l’organe examiné est un poumon. Un tel test 530 pourra porter notamment sur ladite densité de noyaux de cellules marqués selon l’exemple illustré par la par l’hématoxyline. Lorsqu’une structure d’intérêt décrivant une lésion plexiforme est confirmée (situation illustrée par le lien 530-y), le traitement 500 comporte une étape 540 pour incrémenter, d’une unité, la valeur d’un compteur de structures ou de lésions, dont la valeur courante fait l’objet d’un enregistrement dans une structure de données idoine dans la mémoire de données 14 de l’objet électronique ou du système 1 mettant en œuvre le procédé P. In fine , la valeur dudit compteur ou le nombre de lésions plexiformes, éventuellement normalisé par l’aire de la section S examinée, constitue une quantité d’intérêt complémentaire QIL, pouvant être exploitée par les traitements 300 et/ou 400 pour produire une ou plusieurs quantités d’intérêt QI et/ou un ou plusieurs indicateurs graphiques IG associés de l’organe examiné. Décrivons un mode de réalisation préféré mais non limitatif du traitement 500 en lien avec les figures 4A, 17 à 21. Une étape 510 consiste à déterminer dans le masque des cellules musculaires MD tous polygones que nous nommerons « polygones de lésion » PLSz. La présente ainsi un triptyque de trois représentations, au centre un agrandissement partiel de la représentation numérique BGR, dont un extrait est illustré par la , focalisé sur un composant d’intérêt LSz. A gauche de la , est illustré l’agrandissement partiel correspondant dudit masque MD. Les cellules musculaires y apparaissent en blanc contrairement au reste du tissu ou du vide qui apparaît en noir. Une telle étape 510 peut consister à calculer les surfaces signées respectives de tels polygones PLSz à l’aide de la formule de Green-Riemann pour ne conserver que les polygones d’aire positives et rejeter les polygones de surfaces négatives. En variante, une telle étape 510, à l’instar de l’étape 210, pourrait mettre en œuvre la formule de Shoelace également connue sous les termes de « formule ou algorithme de lacet » pour le calcul de surfaces signées. La partie droite de la illustre ainsi, par superposition à des fins illustratives, un tel polygone de lésion PLSz (représenté par une surface hachurée par des barres obliques de couleur noire sur fond blanc) sur l’extrait de la représentation BGR décrite au centre de ladite . Selon ce mode de réalisation, le test 530 peut tout d’abord consister à ne considérer comme polygone PLSz d’intérêt, en l’espèce ceux décrivant des lésions plexiformes, que les polygones d’aires PLSz supérieures à un seuil prédéterminé, par exemple, selon l’exemple de la , égal à mille micromètres carrés. En effet, de telles structures de tailles trop faibles, c’est-à-dire dont les polygones respectifs PLSz seraient en deçà dudit seuil, seraient insuffisantes pour témoigner d’une avancée significative d’une pathologie telle que l’hypertension artérielle pulmonaire. L’invention ne saurait être limitée par ce choix de seuil. L’étape 520 d’un tel mode de réalisation du traitement 500 peut consister alors à quantifier et évaluer certains paramètres morphologiques QILSz d’une lésion plexiforme LSz a priori identifiée par la détection du polygone PLSz dans le masque des cellules musculaires MD. La illustre la détermination d’un premier paramètre morphologique QILSz mise en œuvre à l’étape 520. Ladite présente quatre images F18a à F18d. L’image F18a décrit l’extrait du masque des cellules musculaires MD illustré sur la gauche de la . L’image F18b décrit un même extrait du masque des cellules musculaires MD que celui décrit sur la gauche de la mais dont les pixels extérieurs au polygone de lésion PLSz ont été affectés à la valeur déterminée (en l’espèce zéro) symbolisant la valeur booléenne « faux ». L’un desdits paramètres morphologiques QILSz d’une structure LSz identifiée peut consister en le résultat d’un calcul d’un gradient morphologique dudit masque des cellules musculaires MD à l’intérieur dudit polygone de lésion PLSz. Pour cela, une telle étape 520 peut consister avantageusement en une dilation morphologique de l’extrait dudit masque des cellules musculaires MD décrit par l’image F18b. Le résultat d’une telle opération est illustré par la troisième image F18c de la . L’image 18d révèle quant à elle, un agrandissement du résultat de la soustraction, mise en œuvre à l’étape 520, du masque original, décrit par l’image F18b, audit masque après avoir subi la dilation morphologique. Le résultat de ladite opération de soustraction, illustrée par l’image F18d, est le gradient du masque des cellules musculaires au sein d’un polygone de lésion PLSz. Un tel résultat peut être nommé « masque des gradients » MG et décrit sous la forme d’une représentation numérique binaire et matricielle, de mêmes dimensions que le masque des cellules musculaires MD, dont les seuls pixels décrivant la valeur booléenne « vrai », par exemple de valeur entière égale à deux cent cinquante-cinq, sont ceux dont les pixels correspondants au sein des images F18b et F18c (illustrant respectivement le masque original MD couvert par un polygone de lésion PLSz et ledit masque après mise en œuvre de l’opération de dilatation morphologique) ne sont pas identiques. Les autres pixels dudit masque des gradients MG décrivent la valeur booléenne « faux », par exemple en étant affectés à la valeur entière égale à zéro. Pour obtenir un premier paramètre d’intérêt QILSz, l’étape 520 peut consister en le calcul d’un ratio du nombre de pixels du masque des gradients MG, décrivant la valeur « vrai » sur le nombre total de pixels dudit polygone PLSz. Le test 530 peut alors consister à ne pas considérer (situation illustrée par le lien 530-n) une structure LSz comme décrivant une lésion plexiforme d’intérêt, lorsqu’un tel ratio QILSz est inférieur à un seuil déterminé, par exemple, dont la valeur est comprise entre cinquante et quatre-vingts pourcents. Avantageusement un tel seuil pourra être fixé ou paramétré à soixante-dix pourcents. En revanche, ledit test 530 pourra reconnaître (situation illustrée par le lien 530-y) une telle lésion plexiforme si la valeur dudit ratio est supérieure ou égale audit seuil, traduisant une irrégularité de marquage des cellules musculaires dans ledit masque MD témoignant d’un développement anarchique du tissu musculaire. L’invention prévoit que l’étape 520 puisse en outre produire un deuxième paramètre morphologique QILSz d’un polygone de lésion PLSz identifié à l’étape 510, pour caractériser ce dernier comme étant relativement plein ou au contraire comme capturant du vide, un ou plusieurs « trous » ou lumières en son sein. L’objet de la production d’un tel deuxième paramètre QILSz puis de son exploitation avantageuse par le test 530 vise à ne pas créer de confusion entre un polygone de lésion PLSz improprement détecté alors qu’il s’agirait plutôt de caractériser ce dernier comme étant un polygone de vaisseau, à l’image du polygone PVx décrit en . Pour détecter la présence d’une ou plusieurs lumières capturées par un polygone de lésion PLSz, l’invention prévoit que l’étape 520 puisse consister à déterminer tous polygones présents dans le masque du parenchyme MP, après que celui-ci soit inversé (c’est-à-dire que les pixels du masque du parenchyme MP traduisant la valeur booléenne « vrai » traduisent la valeur booléenne « faux » dans le masque inversé MP-1 et que ceux du masque du parenchyme MP traduisant la valeur booléenne « faux » traduisent la valeur booléenne « vrai » dans le masque inversé MP-1. La illustre une telle opération, ledit masque MP-1 étant délimité par ledit polygone PLSz. Ladite présente ainsi un triptyque de trois représentations ou images F19a à F19c. La représentation de gauche F19a illustre un agrandissement partiel du masque du parenchyme MP, produit à l’étape 110 du traitement 100 et dont un extrait est illustré par la , focalisé sur la structure d’intérêt LSz. Au centre, de la , une image F19b décrit ledit extrait du masque du parenchyme MP dont seuls les pixels, dont les pixels correspondants au sein du masque des cellules musculaires MD sont capturés par le polygone de lésion PLSz associé à ladite structure LSz, peuvent décrire la valeur booléenne « vrai ». Les autres pixels sont affectés à la valeur entière nulle traduisant la valeur booléenne « faux ». La illustre sur sa droite (image F19c), l’image inversée MP-1 de l’image F19b au centre de la . Ainsi, seuls les pixels de ladite image F19c qui apparaissant en blanc (donc décrivant la valeur booléenne « vrai » ou contenant une valeur entière égale à deux cent cinquante-cinq) décrivent du vide. L’étape 520 consiste alors à déterminer et mesurer tous polygones présents dans ledit masque du parenchyme inversé MP-1, ces derniers étant délimités par ledit polygone PLSz comme illustré par l’image F19c. Le deuxième paramètre morphologique QILSz d’un polygone de lésion PLSz consiste alors en la mesure du plus grand desdits polygones déterminés. Le test 530 peut alors consister à ne pas considérer (situation illustrée par le lien 530-n) une structure LSz comme décrivant une lésion plexiforme d’intérêt, mais potentiellement un vaisseau dont ledit paramètre QILSz pourrait traduire l’aire d’un lumen, lorsqu’un tel paramètre QILSz décrit une aire supérieure à un pourcentage, ou seuil relatif, de la surface totale du polygone de lésion PLSz identifié. Un tel seuil relatif à la surface totale dudit polygone PLSz pourra être fixé ou paramétré à une valeur inférieure à dix pourcents, avantageusement égale à cinq pourcents. En revanche, ledit test 530 pourra reconnaître (situation illustrée par le lien 530-y) une telle lésion plexiforme si la valeur du paramètre QILSz est inférieure ou égale audit seuil. L’invention prévoit de produire un troisième paramètre morphologique QILSz d’un polygone de lésion PLSz identifié à l’étape 510. Le deuxième paramètre consistait à mesurer ou quantifier la présence de trous ou de vide dans le tissu circonscrit par ledit polygone PLSz. Pour cela, l’étape 520 a exploité le masque du parenchyme MP, plus précisément son masque inverse MP-1. Un tel troisième paramètre consiste à mesurer ou quantifier la présence de trous ou de vide dans le muscle circonscrit par ledit polygone PLSz. Pour cela, l’étape 520 consiste à exploiter de manière similaire le masque des cellules musculaires MD, plus précisément son inverse MD-1, comme illustré par la . Ladite présente ainsi un triptyque de trois représentations ou images F20a à F20c. La représentation de gauche F20a illustre un agrandissement partiel du masque des cellules musculaires MD, produit par l’étape 120 du traitement 100 et dont un extrait est illustré par la , focalisé sur la structure d’intérêt LSz. Au centre, de la , une image F20b décrit ledit extrait du masque des cellules musculaires MD dont seuls les pixels capturés par le polygone de lésion PLSz associé à ladite structure LSz, peuvent décrire la valeur booléenne « vrai ». Les autres pixels sont affectés à la valeur entière nulle traduisant la valeur booléenne « faux ». L’image F20c de la correspond à l’image F20b inversée, c’est-à-dire que seuls les pixels de ladite image F20c qui apparaissant en blanc (donc décrivant la valeur booléenne « vrai » ou contenant une valeur entière égale à deux cent cinquante-cinq) ne décrivent pas des cellules musculaires. L’étape 520 consiste alors à déterminer et mesurer tous polygones présents dans ledit masque des cellules musculaires inversé MD-1, ces derniers étant délimités par ledit polygone PLSz comme illustré par l’image F20c. Le troisième paramètre morphologique QILSz d’un polygone de lésion PLSz identifié consiste alors en la mesure du plus grand desdits polygones déterminés. Le test 530 peut alors consister à ne pas considérer (situation illustrée par le lien 530-n) une structure LSz comme décrivant une lésion plexiforme d’intérêt, mais potentiellement un bloc musculaire discontinu entourant une grosse bronche, lorsqu’un tel paramètre QILSz décrit une aire inférieure à un pourcentage, ou seuil relatif, de la surface totale du polygone de lésion PLSz identifié. Un tel seuil relatif à la surface totale dudit polygone PLSz pourra être fixé ou paramétré à une valeur inférieure à dix pourcents, avantageusement égale à cinq pourcents. En revanche, ledit test 530 pourra reconnaître (situation illustrée par le lien 530-y) une telle lésion plexiforme si la valeur du paramètre QILSz est supérieure ou égale audit seuil. L’invention prévoit de produire un quatrième paramètre morphologique QILSz d’un polygone de lésion PLSz identifié à l’étape 510. Ledit quatrième paramètre consiste à quantifier un nombre de pixels, parmi ceux capturés par un tel polygone de lésion PLSz, au sein du masque des noyaux MH produit à l’étape 130 du traitement 100. Une telle opération est illustrée par la présentant deux vues du masque des noyaux MH. La représentation de gauche illustre un agrandissement partiel du masque des noyaux MH, produit par l’étape 130 du traitement 100 et dont un extrait est illustré par la , focalisé sur la structure d’intérêt LSz. La présente sur sa droite, une image décrivant ledit extrait du masque des noyaux MH dont seuls les pixels capturés par le polygone de lésion PLSz associé à ladite structure LSz, peuvent décrire la valeur booléenne « vrai ». Les autres pixels sont affectés à la valeur entière nulle traduisant la valeur booléenne « faux ». L’étape 520 consiste alors à déterminer et mesurer tous polygones présents dans ledit masque des noyaux MH, ces derniers étant circonscrits par ledit polygone PLSz comme illustrée par l’image de droite de la . Le quatrième paramètre morphologique QILSz d’un polygone de lésion PLSz identifié consiste alors en la somme desdits polygones déterminés. Le test 530 peut alors consister à ne pas considérer (situation illustrée par le lien 530-n) une structure LSz comme décrivant une lésion plexiforme d’intérêt lorsqu’un tel paramètre QILSz décrit une aire résultante inférieure à un pourcentage, ou seuil relatif, de la surface totale du polygone de lésion PLSz identifié. Un tel seuil relatif à la surface totale dudit polygone PLSz pourra être fixé ou paramétré à une valeur inférieure à cinq pourcents, avantageusement égale à un pourcent. En revanche, ledit test 530 pourra reconnaître (situation illustrée par le lien 530-y) une telle lésion plexiforme si la valeur du paramètre QILSz est supérieure ou égale audit seuil. L’invention prévoit de produire un cinquième paramètre morphologique QILSz d’un polygone de lésion PLSz identifié à l’étape 510. Ledit cinquième paramètre consiste à quantifier la compacité d’un tel polygone de lésion PLSz identifié à l’étape 510. Une telle quantification de la compacité d’un polygone réalisée à l’étape 520 peut être le résultat d’un calcul d’un ratio de l’aire dudit polygone de lésion PLSz par l’aire de son enveloppe convexe. Le test 530 peut alors consister à ne pas considérer (situation illustrée par le lien 530-n) une structure LSz comme décrivant une lésion plexiforme d’intérêt lorsqu’un tel cinquième paramètre QILSz décrit une compacité inférieure à un seuil dont la valeur peut être comprise entre trente à soixante pourcents, avantageusement égale à cinquante pourcents. En revanche, ledit test 530 pourra reconnaître (situation illustrée par le lien 530-y) une telle lésion plexiforme si la valeur du paramètre QILSz est supérieure ou égale audit seuil. La mise en œuvre du test 530 sur la base d’un ou plusieurs paramètres morphologiques QILSz tels qu’exprimés précédemment, permet ainsi de comptabiliser à l’étape 540 uniquement les lésions plexiformes d’intérêt. La production de la quantité QIL est donc fiabilisée. La mise en œuvre du traitement 300 peut ainsi exploiter, pour produire la ou les quantités d’intérêt QI, voire l’indicateur graphique IG si nécessaire, un tel nombre de lésions plexiformes QIL, ce nombre étant éventuellement normalisé par l’aire de la section S analysée, en complément de l’analyse morphométrique de la vascularisation d’un organe découlant de la mise en œuvre du traitement 200. L’invention ne saurait être également restreinte à l’analyse d’une section d’un poumon humain ou animal mais concerner d’autres organes vascularisés, tels que, de manière non exhaustive, le foie. Dans ce cas, la quantité d’intérêt complémentaire QIL traduirait la présence de lésions équivalentes aux lésions plexiformes évoquées dans le cadre du poumon, telles que des lésions hypercellulaires ou dégénératives. Procédé (P) pour produire une quantité morphométrique d’intérêt (QI) d’une section (S) d’organe humain ou animal (OG) à partir d’une première représentation numérique (BGR) d’une coupe histologique, ladite première représentation numérique (BGR) consistant en un tableau de pixels (BGR(i,j)) encodant chacun un ensemble de valeurs entières décrivant respectivement des intensités lumineuses de couleurs primaires, ledit procédé (P) étant mis en œuvre par une unité de traitement d’un objet électronique (1), ledit objet électronique comportant en outre une interface homme-machine de sortie (12) et une mémoire de données (14), caractérisé en ce que : la coupe histologique a fait l’objet d’une étape de marquage, préalable à sa numérisation, pour produire ladite première représentation numérique (BGR), ledit marquage provoquant des colorations distinctes des pixels de ladite première représentation numérique lorsque ces derniers décrivent du vide, du tissu et des cellules musculaires ; ledit procédé (P) comporte : une étape (110) de discrimination des pixels (BGR(i,j)) de ladite première représentation numérique (BGR) décrivant du tissu de ceux décrivant du vide et former un « masque du parenchyme » (MP) sous la forme d’une deuxième représentation numérique de mêmes dimensions que la première représentation numérique (BGR) dont chaque pixel (MP(i,j)) décrit : une première valeur caractéristique lorsque le pixel (BGR(i,j)) correspondant dans la première représentation numérique (BGR) décrit du tissu ; une deuxième valeur caractéristique lorsque ledit pixel (BGR(i,j)) correspondant dans la première représentation numérique (BGR) décrit du vide ; une étape (120) de discrimination des pixels (BGR(i,j)) de ladite première représentation numérique (BGR) décrivant des cellules musculaires et former un « masque des cellules musculaires » (MD) sous la forme d’une troisième représentation numérique de mêmes dimensions que la première représentation numérique (BGR) dont chaque pixel (MP(i,j)) décrit : une première valeur caractéristique lorsque le pixel (BGR(i,j)) correspondant dans la première représentation numérique (BGR) décrit une cellule musculaire ; une deuxième valeur caractéristique dans le cas contraire ; une étape itérative (200) d’analyse des deuxième (MP) et troisième (MD) représentations numériques consistant à : identifier (210) les pixels décrivant au moins un polygone d’intérêt (PVx, PVy, PLSz) au sein de l’une des deuxième et troisième représentations numériques ; discriminer (220), à partir desdites deuxième et troisième représentations numériques et du au moins un polygone d’intérêt identifié (PVx, PVy), un lumen (Lx, Ly), une intima (Ix, Iy) et une media (Mx, My) d’un vaisseau (Vx, Vy) ; produire (230) au moins une mesure morphométrique (QIx, QIy) desdits lumen, intima et/ou media dudit vaisseau (Vx, Vy) et enregistrer ladite au moins une mesure morphométrique dans la mémoire de données ; une étape (300) de production d’une quantité morphométrique d’intérêt (QI) du tissu de l’organe humain ou animal à partir d’au moins une mesure morphométrique (QIx, QIy) d’un vaisseau (Vx, Vy) enregistrée dans la mémoire de données ; une étape (400) de déclenchement d’une sortie de ladite quantité morphométrique d’intérêt (QI) par l’interface homme-machine de sortie (12). Procédé selon la revendication précédente comportant une étape (101) de discrimination des pixels d’intérêt (BGR(i,j)) de ladite première représentation numérique (BGR) et former un « masque de la section » (MS) sous la forme d’une quatrième représentation numérique de mêmes dimensions que la première représentation numérique (BGR) dont chaque pixel (MS(i,j)) décrit une première valeur caractéristique lorsque le pixel (BGR(i,j)) correspondant dans la première représentation numérique (BGR) décrit la section de l’organe et une deuxième valeur caractéristique dans le cas contraire. Procédé selon la revendication précédente, comportant une étape (140), pour chaque pixel (MS(i,j)) ne décrivant pas la section de l’organe, d’affectation des deuxièmes valeurs caractéristiques respectives aux pixels correspondants des deuxième (MP) et troisième (MD) représentations numériques. Procédé selon l’une quelconque des revendications précédentes, comportant une étape (240) de confirmation ou d’infirmation de l’identification d’un polygone d’intérêt (PVx, PVy) décrivant un vaisseau, ladite au moins une mesure morphométrique (QIx, QIy) de vaisseau (Vx, Vy) produite n’étant enregistrée dans la mémoire de données que si (240-y) ladite étape (240) de confirmation ou d’infirmation confirme l’identification d’un polygone d’intérêt décrivant un vaisseau (Vx, Vy). Procédé selon la revendication précédente, pour lequel : l’étape préalable de marquage de la coupe histologique provoque en outre une coloration distincte des pixels décrivant des noyaux de cellules du tissu ; ledit procédé comporte une étape (130) pour discriminer les pixels (BGR(i,j)) de ladite première représentation numérique (BGR) décrivant des noyaux de cellules et former un « masque des noyaux » (MH) sous la forme d’une cinquième représentation numérique de mêmes dimensions que la première représentation numérique (BGR) dont chaque pixel (MP(i,j)) décrit : une première valeur caractéristique lorsque le pixel (BGR(i,j)) correspondant dans la première représentation numérique (BGR) décrit un noyau d’une cellule ; une deuxième valeur caractéristique dans le cas contraire, l’étape (240) de confirmation ou d’infirmation de l’identification d’un polygone d’intérêt décrivant un vaisseau (PVy) est agencée pour exploiter conjointement le masque des cellules musculaires (MD) et ledit masque des noyaux (MH). Procédé selon l’une quelconque des revendications précédentes, pour lequel l’au moins une mesure morphométrique des lumen, intima et/ou media d’un vaisseau identifié (Vx, Vy) appartient à un ensemble comportant l’aire (ALx) du lumen (Lx, Ly), l’aire (AIx) de l’intima (Ix, Iy), l’aire (AMx) de la media (Mx, My), le rayon (RLx) du lumen (Lx, Ly), l’épaisseur (EIx) de l’intima (Ix, Iy), l’épaisseur (EMx) de la media (Mx, My), l’épaisseur de la paroi du vaisseau (EVx) consistant en la somme des épaisseurs (EIx, EMx) de l’intima (Ix, Iy) et de la media (Mx, My), les épaisseurs respectives (EIx, EMx, EVx) de l’intima (Ix, Iy), la media (Mx, My), de la paroi du vaisseau relativement au rayon total (RVx) du vaisseau consistant en le rayon du lumen (RLx) auquel sont ajoutées les épaisseurs (EIx, EMx) de l’intima et de la media, ledit rayon total (RVx) du vaisseau (Vx, Vy), un taux d’obstruction dudit vaisseau (Vx). Procédé selon l’une quelconque des revendications précédentes, pour lequel une quantité d’intérêt (QI) consiste en le calcul d’une valeur moyenne d’au moins une mesure morphométrique d’une pluralité de vaisseaux (Vx, Vy), en le calcul d’une telle valeur moyenne normalisée par l’aire de la section (S) examinée, ou encore normalisée par un nombre déterminé de vaisseaux présents dans ladite section (S). Procédé selon l’une quelconque des revendications précédentes, comportant une étape itérative (500) d’analyse conjointe des deuxième (MP) et troisième (MD) représentations numériques consistant à : identifier (510) les pixels décrivant une ou plusieurs structures tissulaires d’intérêt (LSz) sous la forme d’au moins un polygone de lésion (PLSz) ; produire (520) au moins une mesure morphométrique (QILSz) de chaque polygone de lésion identifié (PLSz) ; confirmer ou infirmer (530) l’identification d’une structure d’intérêt en tant que lésion pathologique (LSz) à partir de ladite au moins une mesure morphométrique (QILSz) de chaque polygone de lésion identifié ; incrémenter (540) d’une unité la valeur d’un compteur de lésions pathologiques lorsque l’identification d’une structure d’intérêt en tant que lésion pathologique (LSz) est confirmée (530-y) ; produire une quantité morphométrique d’intérêt complémentaire (QIL) à partir de la valeur dudit compteur de lésions pathologiques. Procédé selon les revendications 7 et 8, pour lequel l’étape (300) de production d’une quantité morphométrique d’intérêt (QI) du tissu de l’organe humain ou animal à partir desdites mesures exploite conjointement la quantité morphométrique d’intérêt complémentaire (QIL) et les mesures morphométriques (QIx, QIy) des vaisseaux identifiés (Vx, Vy). Procédé (P) selon les revendications 8 et 5, pour lequel l’étape de production (520) d’au moins une mesure morphométrique (QILSz) de chaque polygone de lésion identifiés (PLSz) consiste à sommer des polygones présents dans le masque de noyaux (MH) circonscrits par ledit polygone de lésion (PLSz). Procédé (P) selon l’une quelconque des revendications précédentes, pour lequel l’étape de marquage de la coupe histologique (S) provoquant des colorations distinctes du vide, du tissu et des cellules musculaires, consiste à réaliser conjointement une coloration à l’hématoxyline et une immuno-histochimie marquant la protéine alpha-smooth muscle actin à l’aide d’un chromogène. Produit programme d’ordinateur comportant une ou plusieurs instructions de programme interprétables (PG) par l’unité de traitement (10) d’un objet électronique (1), lesdites instructions de programme (PG) étant chargeables dans une mémoire non volatile (13) dudit objet électronique (1), caractérisé en ce que l’exécution desdites instructions par ladite unité de traitement (10) provoque la mise en œuvre d’un procédé (P) selon l’une quelconque des revendications précédentes. Support de mémorisation lisible par un ordinateur comportant les instructions (PG) d’un produit programme d’ordinateur selon la revendication précédente. Objet électronique (1) comportant une unité de traitement (10), une mémoire de données (14), une mémoire de programmes (13), une interface homme-machine de sortie (12), lorsque ladite mémoire de programmes (13) comporte les instructions de programme d’un produit programme d’ordinateur (PG) conforme à la revendication 12.