La présente invention a pour objet de nouveaux dispositifs d'éclairage à répartition lumineuse améliorée et d'une grande souplesse d'emploi. L'art antérieur connait de très nombreux dispositifs d'éclairage appelésci-après linéaires, c'est-à-dire dont l'émission lumineuse est répartie le long d'une ligne droite ou courbe. Les plus fréquents actuellement sont les tubes luminescents et autres tubes à gaz rares ou à vapeur. Mais leur spectre et leur intensité n'est pas toujours compatible avec certains emplois. Par ailleurs, on a également recours à ce que l'on peut désigner sous le terme général de guirlande constituée par des sources sensiblement ponctuelles montées généralement en parallèle sur des conducteurs, le tout pouvant être de plus protégé dans un tuyau translucide. La présente invention a pour but d'allier une grande souplesse d'emploi aux avantages de l'éclairage à incandescence. Ce dernier reste en effet, malgré les progrès des tubes luminescents, préféré dans de nombreux domaines d'application du fait notamment du spectre correspondant à une lumière plus chaude et souvent plus reposante à l'oeil que les éclairages moins doux et généralement plus froids des tubes luminescents. Or, comme cela a été souligné, l'incandescence en éclairage linéaire se traduit soit par des tubes relativement courts et d'autant plus fragiles qu'on cherche à les allonger, soit par des guirlandes?dontl'esthétique et l'éclairage en pointillés ne sont pas compatibles avec de nombreux emplois. La présente invention a donc pour objet des structures tubulaires dans lesquelles des ampoules à incandescence sont empilées. Selon un mode de réalisation préféré de l'invention, les ampoules de forme générale cylindrique presentent des pôles extrêmes qui permettent, du fait de l'empilage, une alimentation en série permettant d'éviter l'emploi de fils intérieurs. Dans les présen- tes, on se limitera à mentionner des ampoules et des tubes cylindriques, mais il est évident que ce qui est indiqué à de tels corps cylindriques peut s'appliquer à toutes autres formes, par exemple prismatiques permettant d'enfiler des ampoules dans des tubes de même forme de section droite ou de formes différentes, celle de l'ampoule venant sensiblement d'inscrire dans celle du tube. On peut également concevoir que plusieurs ampoules puissent s'insérer en fils parallèles dans un même tube. Dans ce qui suit, on se limitera également aux dispositifs tubulaires rectilignes mais il est évident que ceci n'est donne qu'à titre d'exemple limitatif et que l'invention s'applique à tout dispositif curviligne dès lors que les rayons de courbure sont comptables avec les empilements d'ampoules. L'invention a également pour objet des appareils d'éclairage faisant appel auxdits dispositifs tubulaires. Pour mieux faire comprendre les caractéristiques techniques et les avantages de la présente invention, on va en décrire des exemples de réalisation, étant bien entendu que ceux-ci ne sont pas limitatifs quant à leur mode de mise en oeuvre et aux applications qu'on peut en faire. On se réfèrera aux trois figures qui représentent schématiquement La figure 1 une vue cavalière partielle et arrachée d'un dispositif tubulaire conforme à la présente invention. La figure 2 une coupe sur un dispositif tubulaire de type de la figure 1 monté dans un support réflecteur. La figure 3 une vue cavalière pour l'éclairage des partitions de piano. A la figure 1, le corps tubulaire 1 transparent ou translucide est fermé aux extrémités par des bouchons isolants tels que 2 enfoncés à force ou vissés dans le bout du tube 1 . A la figure 1 le bouchon 2 présente deux parties de diamètres différents correspondant sensiblement aux diamètres intérieur 3 et extérieur 4 du tube et séparés par l'épaulement 5 qui bute contre l'extrémité du tube 1 . Le bouchon 2 est percé de préférence axialement par un conducteur mettant en relation un fil extérieur d'alimentation et une pastille 7 formant borne contre laquelle viendra s'appuyer l'extrémité de la première ampoule 8 .Les ampoules 8 et 9 sont les deux premières de l'empilement qui va jusqu'au bouchon situé à l'autre extrémité du tube 1 Chaque ampoule présente un corps central terminé aux deux extrémités par des bagues métalliques 10 et ll prolongées par des cônes 12 et 13 dont les extrémités assurent l'alimentation de l'ampoule. Les filaments à incandescence et leurs supports ne sont pas représentés sur la figure. De telles ampoules peuvent être classiques et celles représentées sur la figure sont d'un usage fréquent pour l'éclairage des véhicules automobiles. On conçoit aisément que l'on peut jouer sur le nombre des ampoules et la longueur des tubes. Si besoin est, on peut prévoir un montage élastique d'au moins une pastille telle que 7 .- Par exemple, des ampoules de type 24V,5W peuvent être montées en série au nombre de 10, 11, ou 12 pour être alimentées en 220V 50 Hz, des ampoules 12V,5W pouvant être montées en séries de 20, 21 ou-22 pièces. On constate que la différence de potentiel aux bornes de chaque ampoule, voire donc approximativement selon les montages proposés cidessus entre 18V et 22V dans le premier cas, 10V et 11V dans l'autre, d'où un spectre d'émission différent d'un montage a l'autre, ce qui permet de jouer avec l'effet recherché. I1 est évident que les ampoules montées au contact les unes des autres émettent sur 3600 autour du tube et d'une façon très répartie sur toute la longueur. On trouve ainsi de très nombreuses applications. Le tube luimême peut être en tout matériau adéquat supportant le léger échauffement des ampoules : par exemple, en verre borosélicoté. A la figure 2 on retrouve en section droite un tube tel que 1 fixé par des agrafes 13 au fond d'un réflecteur prismatique 14 Le fil 15 passant au creux de l'agrafe élastique 13 permet au besoin d'alimenter une extrémité du tube à partir d'une seule arrivée d'alimentation à deux fils ou plus à l'autre extrémité. Les flancs extrèmes 16 ferment l'ensemble et peuvent avec les bords du réflecteur 14 recevoir un capot de protection. On remarquera que l'on peut monter plusieurs tubes 1 bout à bout dans un même ensemble muni éventuellement d'un réflecteur et ceci en série et/ou en parallèle selon l'effet recherché. On peut comme cela a été mentionné plus haut appliquer ce système à des tubes courbes ou souples en utilisant au besoin un élément élastique de maintien de contact entre les différentes bornes si besoin est. On peut imaginer si l'on désire réduire l'éclairement le long du tube, intercaler des éléments conducteurs de longueur adéquate mais non éclairants entre les ampoules successives. On peut également envisager des tubes pouvant se raccorder les uns aux autres, en se vissant ou en s'emboitant. Dans un même réflecteur, on peut également disposer des tubes non linéairement mais en étoile ou en parallèle par exemple, leur alimentation se faisant en serie, en parallèle ou en série paral vièle, pour obtenir un éclairage mieux réparti en surface. A la figure 3, on a représenté schématiquement un appareil pour l'éclairage des partitions de piano. Le réflecteur 14 tel que celui de la figure 2 est monté sur un support tubulaire 17 en Z dans lequel passent les fils d'alimentation, le réflecteur étant muni des dispositifs de la figre 2 et d'au moins un tube 1 (figure 1). Le support est soudé sur deux tiges 18 et 19 transversales terminées par des capuchons de protection par exemple en caoutchouc. Une pièce 21 en bout du support 17 percée pour laisser passer les fils conducteurs 22 assure par son poids la stabilité de l'ensemble. Les deux tiges peuvent venir se placer de part et d'autre de tout élément saillant du piano et par exemple le bout du pupitre.On conçoit que l'on peut ainsi obtenir un éclairage uniforme et reposant des partitions grace notamment à un tube suffisamment long pour couvrir la largeur de lecture. I1 est évident que le support tubulaire 17 peut être monté sur tout autre dispositif classique pour éclairer un tableau ou un pupitre par exemple. L'expérience a montré que l'on peut avec les dispositifs conformes à l'invention, obtenir des effets particulièrement remarquables. Notamment dans les cas où les ampoules sont en surnombre (22 ampoules 24V,5W alimentées en série de 220V par exemple) on prolonge considérablement la durée de vie de l'ensemble. Des ampoules prévues pour 1.000 heures peuvent durer 5.000 et même 13.000 heures. On peut envisager également des variantes avec des ampoules à effets spéciaux comme les ampoules à éclairs. REVENDICATIONS. 1. Dispositifs d'éclairage comprenant au moins un corps tubulaire translucide ou transparent caractérisé par le fait qu'on y empile au moins une série d'ampoules dont les extrémités constituent les contacts électriques. 2. Dispositifs selon la revendication 1 caractérisés par le fait que les ampoules sont de forme générale cylindrique. 3. Dispositifs selon l'une des revendications 1 ou 2 caractérisés par le fait que les corps tubulaires sont à section droite circulaire. 4. Dispositifs selon l'une des revendications 1 à 3 caractérisés par le fait que les ampoules sont empilées avec des éléments conducteurs intercalaires. 5. Dispositifs selon l'une des revendications 1 à 4 caractérisés par le fait que le nombre d'ampoules de chaque empilement corres- pond à une différence de potentiel aux bornes de chaque ampoule et à un spectre prédéterminé. 6. Dispositifs selon l'une des revendications 1 à 5 caractérisés par le fait que les corps tubulaires sont montés par des agrafes dans des réflecteurs prismatiques ou cylindriques. 7. Dispositifs selon la revendication 6 caractérisés par le fait que les réflecteurs sont montés sur supports tubulaires contenant l'alimentation électrique de raccordement aux extrémités de corps tubulaires. 8. Appreils d'éclairage caractérisés par le fait qu'ils présentent les dispositifs selon l'une des revendications 1 à 7.