La présente invention est relative aux pyromètres optiques, cTesta'dire aux appareils qui repèrent une température en mesurant le rayonnement, qui est fonction de la température du corps émetteur Les pyromètres optiques déterminent la température en mesurant soit l'intensité du rayonnement total, soit l'intensité du rayonnement dans une ou plusieurs bandes de longueursd'onde, On peut de ce fait distinguer trois types principaux de pyromètres optiques - les pyromètres à radiation totale qui mesurent une énergie intégrale (e longueunsd'onde); leur utilisation industrielle est fréquente, car ils sont robustes, simples et sensibles; par contre des erreurs ce mesure sont possibles du fait que leur domaine dtintécration en longueurs d'onde est mal défini et que des bandes d'absorption parasite (de la vapeur d'eau ou du gaz carbonique présents dans l'air) faussent les résultats; le pyromètre de Féry en est un exemple; - les pyromètres monochromatiques, qui mesurent une énergie dans une bande étroite de longueurs d'onde; ils comprennent essentiellement les pyromètres à disparition de filament; ils présentent l'inconvénient de nécessiter un étalonnage précis et une source de comparaison définie et stable et savoir une sensibilité et une précision limitées; - les pyromètres bichromatiques, qui déterminent un rapport entre luminances dans deux bandes de longueurs d'onde au moyen d'un ou deux récepteurs photosensibles, la connaissance de ce rapport permettant de déterminer la température; des erreurs résultent du déséquilibrage qui se produit entre les deux voies correspondant aux deux bandes de longueur d'ondeS notamment lorsqu'on utilise deux récepteurs. L'invention concerne un pyromètre du type bichromatique, mais ne pouvant pratiquement pas se déséquilibrer, car 1 t étalon- nage initial se conserve pendant toute la vie du récepteur qui est unique La variation de la sensibilité du récepteur au cours du temps n'a pas d'influence sur l'étalonnage0 Seule la variation du rapport des sensibilités pour deux longueurs d'ondes pourrait affecter Itétalonnage. En outre, le pyromètre selon l'invention présente une grande luminosité du fait de la grande étendue du faisceau lumineux, donc un rapport signal/bruit élevé, permet de changer facilement les deux longueurs d'onde pour lesquelles on effectue le rapport des luminances (à condition que le rapport entre ces deux longueurs d'onde soit maintenu constant) et peut ainsi s'adapter à différents domaines de température. Le pyromètre interférentiel bichromatique, selon l'invention, est caractérisé par le fait qu'il comprend en combinaison - un dispositif interférométrique donnant de la source deux images, - un objectif convergent fournissant, dans son plan focal image, des franges d'interférences de ces deux images, - deux grilles périodiques juxtaposées dans ledit plan focal image, chacune étant caractérisée par une période (intervalle entre deux traits consécutifs) correspondant à une frange d'interférences, c'est-à-dire que chacune est accordée sur une longueur d'onde particulière, - un récepteur recevant le flux total transmis par les grilles, - des moyens pour produire des variations temporelles du flux total transmis par les grilles, détectant la périodicité spatiale de la répartition du flux incident, - un dispositif électronique du type "détection synchrone" permettant de traiter le signal photoélectrique issu du récepteur en utilisant un signal de référence émis par lesdits moyens. Pour réaliser le dispositif interférométrique on peut faire avantageusement appel à la polarisation, ce qui conduit à prévoir des prismes biréfringents pour produire les deux images, un polariseur en amont desdits prismes et un analyseuren aval desdits prismes. Pour produire lesdites variations temporelles, on peut faire appel à divers procédés de modulation locale du flux dans le plan des grilles - déplacer les grilles dans leur plan, par exemple par vibrati-on, - faire varier temporellement le contraste des franges par rotation du polariseur ou de l'analyseur en présence d'une grille fixe, lorsqu'un couple polariseur-analyseur est prévu, - moduler temporellement la transparence locale de la grille, par exemple en utilisant la variation des propriétés optiques, de matériaux sensibles au champ électrique comme la siréfringence de certains cristaux liquides, la grilleétantalors constituée -2 r deW él-rents immobiles, régulièrement espacés soumis à une ze-sion variable Dans ces conditions, chacune des deux grilles est à l'ori- gine d'un signal spectral à modulation sélective grâce à l'utilisation de deux grilles juxtaposées dans le plan focal et accordées sur deux longueurs d'ondes choisies pour la zone de température envisagée et au fait que les grilles sont prévues pour de les deux signaux soient en opposition, par exemple en utilisant une grille à "centre blanc" et une à centre noir", le signal total n'est nul que si les flux pour-les deux longueurs d'ondes > 1 et A2 sont égaux : l'appareil permet ainsi 1 2 d'apprécier par voie optique l'égalité des deux flux; l'équilibre n'est défini que par les étendues géométriques des deux grilles utilisées (qui permettent en fait de régler à volonté le rapport des luminances pour les deux voies). Son réglage sur une température déterminée devient ainsi indépendant - des variations des caractéristiques de l'électronique (gain d'amplification); - des variations de sensibilité globale du récepteur; seule la dérive du rapport des sensibilités du récepteur pour les deux longueurs d'ondes utilisées est susceptible de dérégler l'appareil; cet effet est en général beaucoup moins important que la dérive de la sensibilité pour une longueur d'onde, car généralement les sensibilités aux diverses radiations evoluent de façon analogue L'invention pourra, de toute façon, & re bien comprise à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que des dessins ci-annexés, lesquels complément et dessins sont, bien entendu, donnés-surtout à titre d' indication. Les figures 1 à 5 servent à expliquer le principe et le fonctionnement d'un pyromètre optique selon l'invention, la figure 1 illustrant son schéma optique, la figure 2 une grille periodique simple, la figure 3 le rayonnement modulé frappant le détecteur et provenant d'une seule grille, la figure 4 une double grille à double période avec son cache d'équilibrage, et la figure 5 l'utilisation du rapport des luminances pour deux longueurs d'ondes afin de déterminer la température. Les figures 6 et 7 représentent un premier mode de réalisation de l'invention, la figure 6 montrant l'ensemble du pyromètre et la figure 7 la grille double qu'il comporte et le cache as soucie. Les figures 8 et 9 illustrent deux modes de réalisation des moyens pour faire subir un mouvement vibratoire relatif entre les franges et la grille double dans le pyromètre des figures 6 et 7 Les figures 10 et Il représentent un deuxième mode de réalisation de l'inventiony la figure 10 montrant l'ensemble du pyromètre et la figure Il la double grille qu'il comporte. La figure 12 représente un troisième mode de réalisation de l'invention avec une grille à double période0 melon 1 t invention et plus spécialement selon celui de ses modes d'application, ainsi que selon ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, auxquels- il semble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence, se proposant, par exemple, de réaliser un pyromètre optique, on s'y prend comme suit ou d'une manière analogue. On va exposer initialement le principe et le fonctionnement d'un pyromètre selon l'invention avec référence aux figures schématiques 1 à 5. Référence étant d'abord faite à la figure 1, on voit que le schéma optique du pyromètre (d'axe XX') comporte essentiellement un dispositif interférométrique ou dédoubleur D, qui donne de la source étendue Z, dont on veut mesurer la température, deux images Z1 et Z2 cohérentes par points associés (au point source S de Z correspondent les deux points images S1 et S2 de Z1 et Z2 respectivement), un objectif convergent 0, qui forme, à partir de Z1 et Z2, un système de franges dans son plan focal image F et un condenseur L concentrant le flux lumineux sur une aire dans laquelle est située la surface sensible d'un-détecteur R. Plus précisément, en supposant d'abord que la source Z soit monochromatique et de longueur d'onde #, un rayon i en provenance de S est dédoublé par le dispositif interférométrique D en deux rayons arallèles i1 et i2 arrivant en S1 et S2 respec tivement. Les rayons 1 et 2, en provenance de S1 et S2 respectivement et parallèles à l'axe optique XX', forment, avec les autres rayons en provenance de Z1 et Z2 et également parallèles à 1'axe optique XX', une frange brillante au foyer image C de l'objectif 0o Les rayons 3 et 4 (avec les rayons parallèles à 3 et 4),- qui font un angle ss avec XX', donnent également une frange brillanteSen dans le plan focal F lorsque ss, qui est MC égal à f, en appelant f la distance focale de l'objectif O et en confondant ss avec son sinus (ce qui---- est admissible pour les fai- bles valeurs de ), est tel que ss = K Ad ,K étant un nombre entier (positif ou négatif) et d la distance S1 S2 entre les deux sour ces Par contre pour ss = K' A, en appelant K' un nombre demientier (c'est-à-dire égal à un nombre entier additionné de 2 on a une frange obscure. Gn a donc dans le plan F un système de franges d'interférencesrectilignes et parallèles de pas ou interfrange # = ## . Lorsquton dispose dans ce plan F une grille G1 du type illustré sur la figure 2, c'est-à-dire comportant une périodicité de traits opaques Il et de traits transparents 12 de pas P1, et on fait vibrer cette grille à une fréquence n, elle transmet un flux lumineux modulé proportionnel à la luminance L de la source Z, et cela uniquement pour la longueur d'onde #, telle que l'interfrange 6 correspondant à cette longueur d'onde A est égal au pas p1 de la grille G1. Sur la figure 3 on a illustré la modulation du flux # traversant la grille G1 et proportionnel à la luminance L , ce flux étant porté en ordonnées et le temps t en abscisses. on notera que la vibration de la grille par rapport aux franges est nécessaire pour réaliser la modulation, mais que la fréquence n de cette vibration n'est pas critique. Elle peut être comprise par exemple entre 10 Hz et 100 kHz, ces valeurs n'étant nullement limitatives. +0 représente le flux continu. Si l'on remplace la grille G1 par une grille G2 (pour faciliter la lecture de la figure 1, on a représenté les grilles G1 et S2 décalées) exactement complémentaire, c'est-à-dire comportant des traits opaques à la place des traits transparents de la grille G1, et réciproquement, le signal de sortie sera en opposition de phase avec le premier, tout en étant proportionnel à L#. Si, en outre, les deux grilles G1 et G2 n'ont pas le même pas, la grille 1 ayant un pas p1 et la grille G2 un pas p2 tel que P1 = #1 = ### , en appelant #1 l'interfrange correspondant à la longueur d'onde #1 et P2 = #2 = d , en appelant #2 l'interfrange correspondant à la longueur d'onde A2 s le 2 flux modulé traversant les grilles G1 et G2 est proportionnel respectivement à sl L#1 et - s2 L , en appelant L#1 et L A2 la luminance de la source S pour les longueurs d'onde I et #2 respectivement et sl et s2 des facteurs proportionnels aux surfaces utiles des grilles G1 et G20 Les grilles G1 et G2 peuvent être combinées en une grille unique G du type illustré sur la figure 4, c'est-à-dire comportant deux moitiés, savoir une moitié supérieure correspondant à la grille G1 et une moitié inférieure correspondant à la grille G2, de pas p1 et p2 respectivement, la frange centrale opaque de la grille G2 étant en regard de la frange centrale transparente de la grille G1. Si on dispose cette grille double G dans le plan focal image F de l'objectif 0, on a un signal de sortie proportionnel à sl L#1 - s2 L#2 et c'est ce flux qui est projeté par la lentille L sur le récepteur R, qui émet donc un signal de sortie proportionnel à l'expression précitée.L Pour permettre de déterminer le rapport e L on peut dis- poser, juste devant ou juste derrière la grill e un cache N déplaçable parallèlement aux traits des grilles G1 et G2, le déplacement de ce cache N dans le sens de la flèche q ou dans le sens opposé permettant de modifier les valeurs de sl et s2 en obturant plus ou moins les demi-grilles G1 et G2. Si l'on déplace le cache N jusqu'à ce que le signal de sortie du récepteur R soit nul, on a alors sl L#1 - s2 L#2 = 0 et par conséquent L#1 = s2 . Il suffit de prévoir une échelle 13 en L#2 s1 face d'un index 14 porté par le cache N, cette échelle pouvant entre graduée en rapports s S donc en rapports SI En se référant à la figure 5 on voit comment l'on peut passer du rapport ### à la température de la source S. Sur la figure 5 on a représente , à titre d'exemple,deux courbes du rayonnement du corps noir pour des températures Tî et T2, les luminances L étant portées en ordonnées et les fréquences (inversement proportionnelles aux longueurs d'ondeA) en abscisses (courbes de Planck)O Il résulte des courbes de la figure 5 que le rapport L#1 L&gamma;1 L#2 ou L&gamma;2 est fonction de la température absolue et Eéciproque- ment; par conséquent la connaissance du rapport L#1 lisible sur L#2 l'échelle 13 permet de déterminer la température T, l'échelle 13 pouvant même être graduée directement en températures. Ces préliminaires étant exposés, on va décrire maintenant des modes de réalisation d'un pyromètre optique doté des perfectionnements selon l'invention, en se référant aux figures 6 et suivantes. Référence étant faite aux figures 6 et 7 et d'abord à la figure c, on voit qu'un pyromètre optique selon l'invention comprend, dans un premier mode de réalisation - un objectif 1 qui forme, de la sourcè S dont on veut o déterminer la température, une image S' o - un polariseur P qui polarise, à 45" des axes des prismes de Wollaston mentionnés ci-après, un rayon lumineux s en prove nance ae l'image - un dispositif interférométrique D constitué par exemple par deux prismes de Wollaston identiques 15 et 16 (sur la figure 5 on a représenté, pour chaque prisme, les axes optiques de chaque demi-prisme); on sait que le prisme de Wollaston 15 a pour effet de transformer le rayon incident s en deux rayons, à savoir deux rayons s3 s4 polarisés à angle- droit, faisant entre eux un angle a, tandis que le prisme de Wollaston 16 rétablit le parallélisme des deux rayons s3 et s4 qui deviennent des rayons 55 et 56' le décalage d entre sg et s6 étant fonction linéaire de la distance entre les deux prismes 15 et 16; l'ensemble des deux prismes 15 et 16 a ainsi pour effet de transformer la source unique So ou S' en deux sources, décalees transversalement de la o distance d, facilement ajustable par déplacement relatif des prismes 15 et 16; - un analyseur A, parallèle au polariseur P, qui donne, à partir des deux sources décalées précitées, des franges dtinter- férences à 11 infini;; - un objectif 0 de distance focale f dans le plan focal F duquel se forment les franges, les rayons 1 et 2 par exemple, et tous ceux qui leur sont -parallèles formant une frange brillan -te au foyer C, tandis qu'un faisceau de rayons tels que 3 et 4, inclinés d'un angle ss par rapport à l'axe XX', donne également uneirange brillante au point M tel que MC = ssf pour la longueur d'onde # = dss , K étant un nombre entier, comme exposé ci-dessus K avec référence à la figures;; - une grille G' du type illustré sur la figure 7, disposee dans le plan focal F, cette grille comportant une demi-grille G1 constituée par une périodicité de traits opaques 18 et de traits transparents 19 de pas p1 et une demi-grille G'2 constituée par une périodicité de traits opaques 20 et de traits transparents 21 de pas p2 différent de Pli - un cache N' disposé juste devant, ou éventuellement juste derrière, la grille G' et déplaçable dans le sens de la flèche q, ou en sens inverse, de manière à faire varier les aires utiles s1 et s2 des demi-grilles G'1 et G'2 respectivement;; - enfin un récepteur R éventuellement précédé par une lentille de concentration non représentée, La modulation du flux traversant la grille G' peut & re obtenue par exemple par la vibration périodique de la grille G' dans la direction perpendiculaire aux franges d'interférences produites dans le plan F.A cet effet on peut faire vibrer mécaniquement la grille G' en disposant celle-ci, comme illustré sur la figure 8, dans une monture 22 placée dans un berceau 23 immobile auquel elle est liée au moyen d'éléments piézo-électriques 24 qui sont alimentés en courant alternatif pour engendrer des vibrations mécaniques à la même fréquence on peut aussi moduler le flux - en faisant tourner le polariseur P ou l'analyseur A, la rotation de A ou de P produisant une modulation du contraste des franges, tandis que la grille G' reste fixe; - en prévoyant dans le pyromètre une cellule à biréfringence variable (telle qu'une cellule de Kerr ou unecellule à effet Faraday) dont on fait varier la biréfringence, la grille G' étant encore fixe;; - en disposant, comme illustré sur la figure 9, derrière l'objectif O (placé derrière le prisme de Wollaston 16) un miroir 25 qui renvoie l'axe optique XX' en CX", X la grille G' étant dans ce cas disposée perpendiculairement à 1' axe CX"; on soumet alors le miroir 25 à une vibration périodique dans le sens de la flèche r autour d'un axe perpendiculaire au plan de figure passant par c On peut encore réaliser la modulation du flux par des moyens équivalents à une grille périodique fixe dont la transparence locale est modulée en fonction du temps; ainsi, si l'on place en lumière polarisée un cristal liquide soumis à un champ électrique parallèle à la direction de propagation de la lumière, ce champ-peut faire'varier la biréfringence ou le pouvoir rotatoire et par conséquent le facteur de transmission du milieu : on peut ainsi moduler temporellement la transmission du système optique par modulation du champ électrique appliqué.Si par ailleurs ce champ électrique présente une structure spatiale périodique du fait que l'on utilise des électrodes disposées périodiquement suivant des bandes parallèles et équidistantes on obtient une rille périodique de transparence ter.lporellement nodulable qui peut remplacer les grilles-- de caractéristiques constantes évoquées précédemmer.ta Le même pénomène peu t encore etre utilisé en commandant sélectivement la tension appliquée à chaque électrode élémentaire en fonction du temps de façon à simuler une grille périodique mo 3ile en translation. La détermination de la température s'effectue, comme expliqué avec référence aux figures 4 et 5, à savoir en déplaçant le cache :' dans le sens de la flèche q ou dans le sens contraire pour an nuler la composante alternative du flux total frappant le détecteur R, ce qui correspond à l'égalité s1 L#1 - s2 L#2 = O, et donne la valeur du rapport et, par conséquent , la température T de la source So, l'échlle 13 pouvant être graduée soit en rapports s2 , soit en rapports L#1 , soit directement en tempéra- tures. s1 L#2 Dans les dispositifs de régulation de température, on peut, au contraire, prévoir que le cache N' est réglé en position à l'origine, de telle sorte que, pour la température T A à maintenir constante pour la source So, la réponse du récepteur R soit nulle. Si la température de la source So varie, la réponse du récepteur R n'est plus nulle et elle est constituée par un signal d'erreur qui peut servir à agir sur la température de la source S pour la ramener à la température désirée (à savoir la température TA à maintenir). On pet également prévoir, pour effectuer certaines régulations, un déplacement programmé du cache ' tel qtie le récepteur R reçoie une luminance totale nulle constamment au cours du temps pour la variation désirée de la température de So; dans ce cas également le signal d'erreur débité par le récepteur R sert à imposer à la source So la régulation de température désirée. On se réfère maintenant aux figures 10 et Il qui illustrent un second mode de réalisation d'un pyromètre optique doté des perfectionnements selon l'invention. La différence essentielle entre ce mode de réalisation et celui des figures 5 et 7 est constituée par le fait que les franges d'interférences, au lieu d'entre rectilignes, sont circulaires et que la grille 't figure 11), au lieu de comporter une double pé périodicité de traits opaques et transparents parallèles, comporte une double structure de traits opaques et transparents semi-circulaires. Cette double structure est combinée à une croix noire dont les axes de symétrie sont respectivement parallèles et perpendiculaires à l'axe du polariseur P supposé fixe. On retrouve ainsi sur la grille G" la figure d'interférences à l'infini d'une lame cristalline uniaxe à faces parallèles dont l'axe est perpendiculaire à la face d'entrée. Sur la figure 10, un objectif O donne de la source S une o image S' au voisinage d'une lame 26 en un cristal biréfringent o dont l'axe (illustré sur la figure 10) est perpendiculaire à sa surface d'entrée. Préalablement le faisceau lumineux est polarisé p a r u n polariseur P et on obtient à la sortie du polariseur P deux ondes sphériques7 l'une ordinaire et l'autre extraordinaire, centrées sur les deux images SO et Sel de S'O (images ordi o e o naire et extraordinaire respectivement) Les rayons issus de SO et S1 et distribués sur un conte de demi o e axe Y ont la même différence de phase pour les petits angles Y. On se trouve donc en présence de franges d'interférences circulaires à l'infini que lton matérialise dans le plan focal F1 d'un objectif 0 sous la forme d'anneaux d'interférences analogues aux anneaux de Newton. Dans ce plan focal F est disposée une grille G" du type illustré sur la figure Il et constituée en deux moitiés G"1 et G"2 semi-circulaires comportant chacune une succession de franges semi-circulaires opaques 27 ou 28 respectivement et transparentes 29 et 30 respectivement, le demi-cercle central opaque 31 de la demi-grille G"1 se trouvant en regard du demicercle central transparent 32 de la grille w"2- A cette figure on superpose la croix noire mentionnée plus haut Le pyromètre optique de la figure 10 comporte en outre un analyseur A et un récepteur R avec éventuellement une lentille projetant sur le récepteur R le flux traversant la grille C!', située dans le plan F1 Le fonctionnement du dispositif des fiGures 10 et Il et a3- logue à celui des figures 6 et 7 lorsra'on réalise la modulation temporelle par la rotation de l'analyseur A Un autre mode de réalisation est illustré sur la figure 12 sur laquelle on a simplement représenté le polariseur P, le dis- positif interférométrique constitué par un savart 33, l'objectif 0, le plan focal F avec la double grille G"' l'analyseur A et le récepteur R. Le savart 33 donne de la source S deux images S2 et S2 décalées qui produisent des franges à l'infini matéria o e lisées par l'objectif 0 dans son plan focal F sous la forme de franges rectilignes obliques inclinées à 45o De ce fait la grille G"' comporte une double périodicité de traits opaques et transparents également obliques inclinés à 45o Le reste du dispositif est analogue à celui de la figure 6. Il y a lieu de noter que dans les cas des trois modes de réalisation la grille G', G" ou G" est constituée par deux demigrilles qui reproduisent les franges d'interférences obtenues pour deux longueurs d'onde déterminées, les pas p1 et P2 des deux grilles correspondant aux interfranges #1 et #2 pour les longueurs d'onde ^1 et #2 choisies. Ces grilles peuvent donc éventuellement être obtenues par photographie de franges d'interférences pour les longueurs d'onde #1 et #2. A ce sujet il y a lieu de noter que le.pyromètre selon l'in- vention permet d'étudier un large domaine de températures avec une grille à double périodicité de pas P1 et p2, car il est possible de modifier les longueurs d'onde #1 et #2 de travail à condition de maintenir constant le rapport entre les deux longueurs d'onde. Par exemple dans le mode de réalisation des figures 6 et 7 il suffit de modifier la distance entre les deux trismes de Wollaston 15 et 16 pour modifier d et par conséquent #1 et #2.Dans ces conditions on peut passer des longueurs d'onde #1 et #2 à deux autres longueurs d'onde '1 et 2 à condition que l'on respecte les égalités I1 est donc possible de balayer un large domaine de températures en déplaçant l'un des prismes de Wollaston par rapport à l'autre et étudier pour chaque position la température de la source SOen modifiant le rapport entre les surfaces sl et s2 par déplacement du cache N'. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés; elle en-embrasse, au contraire, toutes les variantes. En particulier on peut parler indifféremment d'une grille double constituée par deux demi-grilles de pas p1 et p2 ou de deux grilles comme indiqué plus spécialement dans les revendications REVENDICATIONS 1. Pyromètre interférentiel bichromatique pour repérer la température d'une source, caractérisé par le fait qu'il comprerd en combinaison: un dispositif interférométrique donnant de la source deux images; un objectif convergent fournissant, dans son plan focal image, des franges d'interférences de ces deux images; deux grilles périodiques juxtaposées dans ledit plan focal image, chacune étant caractérisée par une période (intervalle entre deux traits consécutifs) correspondant à une frange d'interférences, c'est-à-dire que chacune est accordéesjrune longueur d'onde particulière; un récepteur recevant le flux total transmis par les grilles; des moyens pour produire des variations temporelles du flux total transmis par les grilles, détectant la périodicité spatiale de la répartition du-flux incident; un dispositif électronique du type "détection synchrone" permettant de traiter le signal photoélectrique issu du récepteur en utilisant un signal de référence émis par lesdits moyens. 2. Pyromètre selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le centre de l'une des grilles est clair alors que l'autre estopaque 3. Pyromètre selon la revendication 1 ou 2,caractérisé par le fait que le dispositif interférométrique est du type à polarisation. 4. Pyromètre selon la revendication 3,caractérisé par le fait que le dispositif interférométrique est constitué par deux prismes de Wollaston dont on peut de préférence modifier l'écartement. 5. Pyromètre selon l'une quelconque des revendications précé- dentes, caractérisé par le fait qu'il comporte en outre un dispositif polariseur polarisant le rayonnement émis par ladite source et un dispositif analyseur coopérant avec ledit dispositif analyseur. 6. Pyromètre selon l'une des revendications I à 5, caractérisé par le fait que, pour réaliser une modulation locale du flux dans le plan des grilles, il comporte des moyens pour déplacer les grilles dans leur plan. 7. Pyromètre selon la revendication 5, caractérisé par le fait qu'il comporte des moyens pour faire tourner soit le dispositif polariseur, soit le dispositif analyseur. 8. Pyromètre selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait qu'il comporte des moyens pour moduler tempo rellement la transparence locale de la grille. 9. Pyromètre selon la revendication 8, caractérisé par le fait qu'il compacte une distribution spatialement périodique d'électrodes soumisses à une tension électrique temporellement variable et agissant sur une substance dont la biréfringence est sensible au champ électrique tel qu'un cristal liquide, cet ensemble constituant une grille auto-modulable dont la périodicité spatiale peut être commandée électriquement. 10. Pyromètre selon l'une quelconque des revendications pré cédentes, caractérisé par le fait qu'il comporte un diaphragme ou écran mobile au voisinage des grilles permettant de faire varier le rapport des surfaces utiles des deux grilles