"Papier fiduciaire, pourvu de marques d'authenticité sous la forme de substances luminescentes et procédé pour sa fabrication." La présente invention a pour objet un papier fiduciaire, comportant des marques d'authenticité sous la forme de substances luminescentes et un procédé pour sa fabrication. L'expression "papier fiduciaire" désigne ici et dans ce qui suit les billets de banque, les chèques, les actions et les timbres postes ainsi que les cartes d'identité, les cartes de crédit, les cartes chèques, lespasseports, les billets d'avion et documents analogues. La protection du papier fiduciaire contre la contre- façon au moyen de substances luminescentes n'est pas nou- velle. Dans les brevets allemands 449 133 de 1925 et 497 037 de 1926, on a décrit-l'application de substances lu- minescentes sur des documents légaux, des luminophores utilisés dans ce but pouvant être excités par l'ultraviolet ou d'autres rayonnements invisibles et émettre dans le do- maine visible. Dans le brevet US n' 3 473 027, on a décrit des encres de codage comportant des composants photoluminescents sur la base de matières hôto dopées au moyen d'ions de métaux des terres rares, qui peuvent être codopées avec plusieurs dopants selon le brevet US No 3 525 698. L'effet luminescent se produit dans le domaine de l'ultraviolet et dans le do- maine visible des courtes longueurs d'onde, et l'émission a lieu dans le domaine du visible et le domaine infrarouge voisin, les émissions dans le domaine de l'infrarouge étant réalisées pour étendre le domaine spectral dans lequel on peut opérer. Les luminophores des métaux de terres rares décrits dans la demande allemande publiée 2 547 768 sont excités dans le domaine de l'infrarouge et émettent dans le domaine du visible. L'utilisation de luminophores pour protéger le papier. documents légaux est également décrite dans la demande alle- mande publiée 1 599 011. L'état de la technique antérieure par rapport à la pro- tection du papier pour documents légaux au moyen de substan- ces luminescentes peut être résumé de la manière suivante: ont été plus précisément choisis les luminophores qu'on peut se procurer et dont l'excitation inchangée et les spectres d'émission ont semblé favorables en fonction de la protection et de l'identification de l'authenticité. Dans la littérature antérieure concernant les brevets, on connaît également de nombreuses propositions pour la modi- fication des luminophores, par exemple en les combinant avec d'autres substances ou en les revêtant et en les couvrant, pour divers buts, y compris l'altération des domaines spec- traux. On a proposé par exemple-d'améliorer la résistance chi- mique des luminophores en les recouvrant avec certaines substances. Certains de ces matériaux luminescents sont re- couverts au moyen d'une couche barrière pour la représenta- tion polychrome des tableaux sur des écrans luminescents. Il est connu de recouvrir les matériaux luminescents avec des pigments dans la fabrication de tubes à rayons cathodiques de contraste élevé pour les récepteurs de télévision en cou- leur. Il est également connu de supprimer les émissions indé- sirables de matériaux luminescents au moyen d'un recouvre- ment pigmentaire de façon à améliorer l'image des tubes à image pour les récepteurs de télévision couleur. En ce qui concerne cette technique, il convient de se référer à la demande allemande publiée 2 764 369 et au brevet US 4 152 483, par exemple. Il est également connu, par exemple à partir du bre- vet britannique 1 484 471, d'augmenter le domaine d'excita- tion d'un luminophore en le combinant avec un second lumino- phore. Le revêtement de luMinophores au moyen de couches mul- tiples diélectriques est également décrit dans la demande allemande publiée 2 102 120, afin de supprimer une partie de l'émission et d'augmenter simultanément l'intensité des autres émissions. On a également proposé dans la demande allemande publiée 1 599 011 de recouvrir les luminophores utilisés pour la pro- tection des cartes d'identité et analogues, au moyen d'une feuille, afin d'éviter que les marques d'authenticité soient reconnues à l'oeil nu. Pour finir, il est connu à partir du brevet britannique 1 186 253 de masquer partiellement des données écrites avec des substances luminescentes au moyen de pigments qui sont opaques pour la radiation d'émission, afin de pouvoir repré- senter certains signes, par exemple des lettres, par ce moyen. Les luminophores présentant des caractéristiques appro- priées pour l'identification automatique de l'authenticité d'un papier pour documents légaux, sont toutefois limités en nombre. Ceci est spécialement vrai en ce qui concerne les luminophores des terres rares qui sont principalement utili- sés comme marques d'authenticité pour le papier pour docu- ments spéciaux. La plupart des autres luminophores organiques et inorganiques présentent de larges spectres non caracté- ristiques et on peut en outre se les procurer souvent dans Le commerce. Comme spécifié, par exemple, dans le brevet US 3 473 027, il s'est avéré qu'en ce qui concerne ces larges spectres d'excitation et d'émission, il n'est pas possible de mettre simultanément en oeuvre plusieurs luminophores à large bande. En ce qui concerne l'état de la technique précitée, de nombreuses méthodes pour altérer le spectre de luminophores ont été proposées, mais ces propositions n'ont pas conduit à améliorer les caractéristiques d'identification automatique et de différenciation dues aux caractéristiques luminescentes, mais sont plutôt destinées, par exemple, à la suppression de l'ensemble des caractéristiques luminescentes, à l'altération des caractéristiques colorimétriques, comme dans la modifica- tion des luminophores pour tubes à image, ou à d'autres buts. La présente invention se propose de résoudre le problème d'accroître le nombre de luminophores appropriés pour les marques d'authenticité du papier pour documents spéciaux, et elle vise plus particulièrement à produire un papier de ce type avec des marques d'authenticité sous la forme de substances luminescentes qui diffèrent du papier pour docu-- ments légaux comportant des luminophores connus par un spectre d'excitation et/ou émission modifié de façon caractéristique. L'invention se base sur la découverte que ce problème peut être résolu en modifiant le spectre d'excitation et/ou d'émission d'une façon caractéristique en combinant les substances luminescentes avec les matériaux absorbants appro- priés. L'invention a pour objet un papier pour documents légaux comportant des marques d'authenticité sous la forme de subs- tances luminescentes, ce papier étant caractérisé par le fait que les substances luminescentes sont constituées d'un lumi- nophore et d'un ou de plusieurs matériaux absorbants, le spectre d'absorption du matériau absorbant se superposant au ou recouvrant le spectre d'excitation ou le spectre d'émis- sion du luminophore tout en le modifiant de façon caractéris- tique. Ces modifications peuvent être réalisées, par exemple, en restreignant le domaine spectral ou en "déformant" le spectre d'excitation et/ou d'émission. La restriction est réalisée en éliminant les domaines marginaux du spectre d'une manière très simple, tandis que la "déformation" peut être effectuée, par exemple, en atténuant certains domaines spec- traux étroits de spectres à large bande ou en éliminant cer- taines raies spectrales. Les différences de caractéristiques entre les spectres des luminophores et ceux des marques d'authenticité lumines- centes, produites selon l'invention peuvent être déterminées par des mesures techniques. Il est ainsi possible d'accroître de façon considérable le nombre de marques luminescentes, qui sont appropriées pour l'identification automatique de l'authenticité et peuvent être distinguées les unes des autres, et également de réali- ser des marques avec des spectres caractéristiques accessi- bles. Les luminophores à base de métaux de terres rares et qui sont particulièrement appropriés comme marques d'authenti- cité pour le papier pour documents spéciaux présentent d'une façon générale plusieurs domaines, bandes ou raies d'excita- tion et d'émission. En les combinant avec des matériaux ab- sorbants appropriés, une partie des domaines d'excitation et d'émission peut être supprimée. De cette façon, un grand nom- bre de substances de protection, qui sont faciles à distin- guer les unes des autres et également de matériaux similaires, peuvent être produits à partir d'un seul luminophore de terre rare. Les matériaux luminescents présentant des spectres ca- ractéristiques pouvant les différencier des matériaux du commerce, peuvent être produits en combinant des matériaux absorbants avec des luminophores à large bande qui ne sont pas appropriés tels quels comme marque d'authenticité pour papiers pour documents légaux, soit du fait que leur spec- tres ne sont pas suffisamment caractéristiques ou du fait que les matériaux sont disponibles dans le commerce. Il représente un facteur de sécurité supplémentaire pour l'identification automatique de l'authenticité du papier pour documents légaux lorsque les marques ne présentent aucu- ne émission dans le domaine visible et de ce fait, sont "invisibles". Un grand nombre de luminophores présentent des domaines d'émission dans le visible ainsi que dans la zone invisible du spectre. Une émission indésirable dans le do- maine du visible peut être éliminée selon l'invention en combinant le luminophore avec un matériau absorbant qui ab- sorbe au moins dans le domaine de l'émission visible du luminophore. Mais la détermination d'un luminophore présent comme marque d'authenticité n'est pas révélatrice pour le papier fiduciaire selon l'invention, étant donné que le luminophore pur présente d'autres spectres que la combinaison du lumino- phore avec les matériaux absorbants dans le papier en ques- tion. Les marques de sécurité sont constituées d'un composant luminescent et d'un composant absorbant pour le papier pour documents légaux selon L'invention. Le composant luminescent peut être un luminophore connu approprié pour la protection d'un papier pour documents lé- gaux mais également un luminophore disponible dans le commer- ce qui est donc non approprié tel quel pour la protection d'un papier pour documents légaux. L'excitation et l'émission du luminophore peuvent se situer dans le domaine visible. Toutefois, on utilise principalement des marques dont l'émis- sion se situe dans le domaine non visible du spectre. Le composant absorbant peut être constitué en particu- lier de colorants, d'additifs pour encres tels que les absor- bants de l'infrarouge ou de l'ultraviolet, ou d'autres subs- tances absorbantes qui peuvent être utilisées pour la fabri- cation du papier pour documents légaux sans difficultés. Ces deux sortes de composants peuvent être des substances organiques ou inorganiques qui peuvent être utilisées sous forme dissoute ou en poudre insoluble. La suppression d'émissions indésirables, spécialement dans le domaine du visible, peut être réalisée en utilisant des substances absorbantes qui absorbent dans les domaines de longueurs d'onde dans lesquelles le luminophore présente une émission indésirable. Les couleurs et les pigments colo- rés sont plus précisément appropriés à cet objet. Les lumi- nophores sont principalement recouverts par les substances absorbantes. Les luminophores qui sont résistants aux solvants et présentent tous des exigences de permanence pour l'encre à billets de banques, sont utilisés en particulier pour le papier pour documents légaux selon l'invention. Dans le cas d'exigences moins élevées concernant la permanence, il est évident qu'on peut également utiliser d'autres matériaux qui ne satisfont pas à toutes ces exigences habituelles pour la fabrication des billets de banque. Le luminophore peut être recouvert, par exemple, au moyen de substances absorbantes puis ajouté à l'encre d'im- pression. En variante, le luminophore peut être mélangé avec la substance absorbante puis ajouté à l'encre ou appli- qué sur le papier ou sur une feuille de fil d'authenticité. Le matériau absorbant peut être présent dans un vernis si né- cessaire. Il est également possible de recouvrir le dessin imprimé qui a été produit avec un.e encre renfermant le lumi- nophore, avec la substance absorbante, par exemple au moyen d'un second procédé d'impression. EXEMPLE 1 Du bleu de méthylène est utilisé comme substance lumi- nescente. Le spectre d'excitation de ce colorant est relative- ment non caractéristique. La figure 1 représente le spectre d'excitation du bleu de méthylène en pointillé qui est surmonté par une ligne continue à partir de 530 nm jusqu'à des longueurs d'onde plus élevées. La ligne cofitinue montre le spectre modifié obtenu de la manière suivante. En premier lieu, une feuille d'authenticité transparente est revêtue de bleu de méthylène qui a été dispersé dans un vernis d'impression pour feuille sur une épaisseur de 20 microns. La feuille luminescente ainsi obtenue est ensuite imprimée avec le colorant "permanent red R extra" (Hoechst Co.); que l'on disperse dans un vernis d'impression en creux. Cette impression modifie le spectre d'excitation de la façon représentée graphiquement sur la figure 1. Sur cette figure, le spectre d'excitation de la combinaison de bleu de méthylène es de permanent red R extra" est représentée en ligne conti- nue. EXEMPLE 2 g de lumilux CD 118 (Riedel de Haen Co.), 60 g de diisocyanate d'isophorone, 34 g de sulfonamide de toluène, g de mélamine et 8 g de "light blue 2R" (Bayer Co.) sont mélangés dans un malaxeur chauffable à 1400C, un solide cas- sant se formant par réaction exothermique produisant un ac- croissement de température jusqu'à 2000C. Le produit est po--- lymérisé pendant encore 30 minutes à 180C puis broyé. On obtient un pigment bleu. Lorsqu'il est excité par une radiation ultraviolette à 365 nm, ce pigment présente un spectre d'émission comme représenté sur la figure 2 en li- gne continue. Le spectre est modifié de façon caractéristi- que par rapport à l'émission spectrale du lumilux CD 118, com- me représenté en tireté sur la figure 2. EXEMPLE 3 On prépare un pigment de la façon décrite dans l'exemple 2, mais à la place de 8 g de "light blue 2R", on utilise 1 g de colorant azoique orange II. On obtient un pigment orange, dont le spectre d'émission, lorsqu'il est excité par une radiation ultraviolette à 365 nm, est représenté sur la figure 3 en ligne continue, ce spectre étant modifié de façon caractéristique par rapport au spectre d'émission du "lumilux CD 118" représenté sur la figure 3 en tirets. EXEMPLE 4 215 g d'oxyde d'yttrium Y203 sont mélangés de façon homogène avec 19,3 g d'oxyde de thulium Tm203 et 234 g de métavanadate d'ammonium NH4VO3, et le mélange obtenu est chauffé dans l'air pendant 2 heures à 8000 C. Le vanadate d'yttrium activé par le thulium obtenu de cette façon pré- sente la composition suivante YO 95Tmo 05V04. Le produit est broyé jusqu'à une dimension particulai- re de 2 microns. Lorsqu'il est excité par une radiation ultraviolette de 310 nm, le luminophore présente de fortes émissions à bande étroite à 480 nm et à 800 nm. Ce luminophore est noyé dans une résine synthétique conjointement avec le colorant "permanent red R extra" (Hoechst Co.) selon l'exemple 2. La figure 4 représente le spectre de rémission du co- lorant "permanent red R extra". Les émissions à bande étroi-- te du luminophore sont également représentées. L'émission à 480 nm est supprimée par la combinaison du luminophore avec le colorant et seule l'émission à 800 nm peut être observée. EXEMPLE 5 On procède comme dans l'exemple 4, mais à la place du colorant "permanent red R extra", on utilise le colorant "hostaperm green 8G" (Hoechst Co.). La figure 5 présente le spectre de rémission du colorant "hostaperm green 8G, ainsi que les raies d'émission du lumi- nophore à base de vanadate d'yttrium activé par le thulium (Y 0,95 Tm005VO4). L'émission à 800 nm est supprimée en combinant le lumi- nophore avec le colorant et seule l'émission à 480 nm peut être observée. Une comparaison avec les figures 4 et 5 montre de plus que deux luminophores que l'on peut distinguer de façon ca- ractéristique en fonction de leur spectre d'émission, peuvent être préparés à partir du luminophore utilisé en le combi- nant avec le colorant approprié. EXEMPLE 6 94 g de carbonate de calcium Ca2C03 et 5,8 g d'oxyde de thulium Tm203 sont dissous dans l'acide chlorhydrique HCl. Une valeur de pH de 10 est ajustée par une solution d'hydro- xyde de sodium NaOH et l'on réalise la précipitation au moyen d'une solution aqueuse de tungstate de sodium. Le tungstate mixte ainxi obtenu est mélangé avec 120 g de tungs- tate de sodium Na2W04, transféré dans un creuset en oxyde d'aluminium et recuit pendant 4 heures à 1100'C. Après refroidissement, le fondant est lavé avec de l'eau. On obtient une poudre blanche présentant la composition Na 03Ca 94Tm 0W03 et une dimension granulométrique moyenne de 2 microns. Ce tungstate de calcium activé par le thulium présente, lorsqu'il est excité avec un rayonnement ultraviolet, une luminescence à 480 nm et des luminescences dans l'infrarouge à 800 et 1700 nm. Les luminescences à 480 nm et 800 nm peuvent être sup- primées par combinaison avec des matériaux absorbants appro- priés, tels que le"bleu milori" (Langer Co., Ritterhude). Comme la luminescence se situe à 1700 nm dans le domai- ne central de l'infrarouge, dans lequel les colorants orga- niques sont généralement translucides, la plupart des colo- rants et beaucoup de pigments peuvent être utilisés pour supprimer les émissions à 480 et 800 nm. Les colorants et les pigments pour modifier le spectre d'excitation seront choisis en conséquence. EXEMPLE 7 21,4 g d'oxyde d'ytterbium Y203, 1,7 g d'oxyde d' euro- pium Eu203 et 23,4 g de métavanadate d'ammonium NH4VO3 sont mélangés et broyés jusqu'à une dimension granulométrique de 3 microns. Le mélange est ensuite fritté dans un récipient en - platine à 730 C pendant une heure, puis refroidi à la tempé-- rature ambiante. Le produit est broyé encore une fois puis chauffé pendant encore une heure à 730 C. Le vanadate d'yttrium activé par l'europium de formule YO 95Eu 5VO obtenu est une poudre homogène présentant une 0,95 0,05 4 taille granulométrique moyenne de 2 microns. Le luminophore présente, lorsqu'il est excité avec de la lumière ultraviolette à 313 nm une émission à 618 nm. Toutefois l'émission à 618 nm est également représentée, lorsque l'excitation se situe dans la plage de 590 à 615 nm. Les grains en poudre sont recouverts d'une résine synthétique renfermant du 2,4-dihydroxybenzophénone. Le produit préparé de cette manière ne présente pas de lumines- cence lorsqu'il est excité par l'ultraviolet, mais une lumi- nescence à 618 nm lorsqu'il est excité dans la plage de 590 à 615 nm. EXEMPLE 8 500 g de vanadate d'yttrium activé par du thulium YO 95Tm 05V04 préparé comme dans l'exemple 4 sont broyés dans un broyeur à boulets conjointement avec 1,8 g de "rouge de cadmium" (marque du commerce enregistrée au nom de Siegle Dye Factory) dans 500 ml d'eau. On ajoute ensuite à ce mélange pigment-luminophore 0,6 * -g (teneur en solide) d'une émulsion renfermant 94 % d'acry- late d'éthyle et 6 % d'acide acrylique, et ensuite 2 g (te- neur en solide) d'une émulsion constituée de 45 % d'acrylate d'éthyle, 52 % de méthacrylate de méthyle et 3 % de métha- crylate de diméthylaminoéthyle. Le pH du système est ensuite ajusté à 4 au moyen d'acide acétique. Le matériau luminescent recouvert de rouge de cadmium est filtré, lavé à l'eau et séché. Ce luminophore présente seulement une émission en bande étroite à 800 nm. La luminescence bleue à 480 nm est tota- lement supprimée. il EXEMPLE 9 250 g de vanadate d'yttrium activé par l'ytterbium YQ 95Yb0 05V04 préparé comme dans l'exemple 8 sont mélangés dans un broyeur à boulets avec 300 ml de benzène, et ensuite avec 1,2 g d'indanthrène "brilliant orange GR" (Hoechst Co) et 2,5 g de diméthylacrylate glycolique de tétraéthylène. Après filtration, la poudre est séchée sous vide puis mise en suspension dans une huile minérale tout en agitant vigou- reusement. Cette suspension est portée à 1100C pendant 4 heures, ce qui se traduit par une polymérisation des mono- mères. Le pigment luminescent rouge orange ainsi obtenu est fil- tré, lavé avec de l'hexane et séché. Quand on l'excite avec de l'ultraviolet, le produit préparé de cette manière ne présente aucune luminescence, mais si on l'excite dans la plage de 940 nm, il montre une luminescence à 985 nm. L'appareil d'identification représenté à la figure 6 est constitué d'un élément d'éclairage 4 et d'un élément détecteur 5. Le papier pour documents légaux à examiner 1 est transféré sur une fenêtre 3 au moyen d'un appareil de transport non visible sur le dessin. La lumière d'excita- tion provenant des unités d'éclairage 6, 7 et 8 atteint le papier pour documents légaux en passant par la fenêtre. Ces dispositifs d'éclairage sont constitués chacun d'une lampe 9, qui fournit un faisceau parallèle de lumière pour le filtre d'interférence 11; ces filtres permettent de res- treindre l'excitation à n'importe quel spectre choisi à l'avance. Dans le cas o la modification de caractéristique ne concerne que le spectre d'émission, on pourra se passer de deux des trois dispositifs d'éclairage 6, 7 et 8, si né- cessaire. La lumière d'excitation est dirigée par les réparti- teurs de rayonnement 15, 16, vers la lentille convergente 12, qui la concentre ensuite sur le papier pour documents légaux. Les cloisons 13 assurent la suppression de lumière diffusée. La lumière luminescente émise par les substances luminescentes dont le papier pour documents légaux est pour- vu, est dirigée vers la lentille convergente 14 d'o elle sort en faisceaux parallèles que l'on dirige ensuite par les répartiteurs de rayonnement 18 et 19 sur les filtres d'inter- férence 110. Ce dernier clive le spectre d'émission en plu- sieurs canaux ne se superposant pas. Un canal qui est de façon générale à bande relativement étroite, n'embrasse que la partie caractéristique du spec- tre d'émission modifié par la combinaison avec le matériau absorbant; par exemple il est mesuré par l'élément détecteur 17. Les deux autres éléments détecteurs 20 et 21 englobent les plages spectrales à bandes relativement larges du spectre d'émission adjacent à la partie caractéristique. Les spectres d'émission du bleu de méthylène tels que représenté sur la figure 7 avec recouvrement (ligne continue) ou sans recouvrement (ligne en tirets) démontrent clairement qu'une substance luminescente selon l'invention peut être identifiée avec s reté par la relation des valeurs mesurées - dans les différents canaux 22, 23, 24, correspondant aux dis- positifs d'éclairage 6,7, 8 représentés sur la figure 6. Il est évident que le nombre de canaux peut être accru autant que nécessaire et de ce fait leur largeur spectrale est ré- duite dans une large mesure à volonté en relation avec les exigences nécessaires pour l'identification d'une substance selon l'invention. De cette façon, des exigences très élevées concernant l'identification de l'authenticité peuvent être également remplies. REVEYIDICATIONS 1.- Papier fiduciaire comportant des marques d'authenti- cité sous la forme de substances luminescentes, caractérisé par le fait que les substances luminescentes sont consti- tuées d'un luminophore et d'un ou de plusieurs matériaux absorbants, le spectre d'absorption des substances lumines- centes venant en superposition avec ou recouvrant le spectre d'excitation et/ou d'émission du luminophore et le modifiant de manière caractéristique. 2.- Papier fiduciaire selon la revendication 1, caracté- risé par le fait que le matériau absorbant est un colorant ou un pigment. 3.- Papier fiduciaire selon la revendication 1, caracté- risé par le fait que le matériau absorbant est un absorbant de l'infrarouge ou de l'ultraviolet. 4.- Papier fiduciaire selon la revendication 1, caracté- risé par le fait que le matériau absorbant est un mélange de colorants ou de pigments avec un absorbant de l'infrarouge ou de l'ultraviolet. 5.- Papier fiduciaire selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 4, caractérisé par le fait que le matériau-ab- sorbant absorbe au moins dans les plages partielles du spec- tre visible dans lequel le luminophore émet. 6.- Papier fiduciaire selon l'une quelconque des revendi- cations 1 à 4, caractérisé par le fait que le matériau absor- bant absorbe essentiellement dans tout le domaine spectral visible dans l'infrarouge très proche. 7.- Papier fiduciaire selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 6, caractérisé par le fait que le matériau absor- bant est optiquement translucide dans les domaines spectraux oZt le luminophore émet en dehors du domaine spectral visible. 8.- Papier fiduciaire selon l'une quelconque des revendi- cations 1 à 7, caractérisé par le fait que le luminophore émet également ou seulement dans le domaine invisible du spectre optique. 9.- Papier fiduciaire selon l'une quelconque des revendi- cations 1 à 8, caractérisé par le fait que le luminophore émet également ou seulement dans le domaine de l'infrarouge du spectre optique. 10.- Papier fiduciaire selon l'une quelconque des re- vendications 1 à 9, caractérisé par le fait que le lumino- phore peut être excité aussi ou seulement dans le domaine non-visible du spectre optique. 11.- Papier fiduciaire selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 10, caractérisé par le fait que le luminophore présente un spectre d'émission à large bande. 12.- Papier fiduciaire selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 11, caractérisé par le fait que le luminophore est un laser dye. 13.- Papier fiduciaire selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 10, caractérisé par le fait que le luminophore présente un spectre d'émission à bande étroite. 14.- Papier fiduciaire selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 10 ou 11, caractérisé par le fait que le lumi- nophore est un luminophore dopé par des terres rares. 15.- Papier fiduciaire selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 14, caractérisé par le fait que la substance luminescente est un mélange de luminophore et de matériau absorbant. 16.- Papier fiduciaire selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 13, caractérisé par le fait que la substance luminescente particulaire est constituée d'un luminophore et revêtue d'un matériau absorbant. 17.- Papier fiduciaire selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 13, caractérisé par le fait que la substance luminescente est constituée d'une couche de luminophore revê- tue de matériau absorbant. 18.- Papier fiduciaire selon l'une quelconque des revendications 1 à 17, caractérisé par le fait que le ma- tériau absorbant atténue un domaine marginal du spectre d'é- mission ou d'excitation du luminophore jusqu'à des valeurs suffisamment petites pour être négligées par absorption. 19.- Papier fiduciaire selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 16, caractérisé par le fait que le matériau ab- sorbant atténue une plage étroite du spectre d'émission ou d'excitation du luminophore jusqu'à des valeurs suffisamment petites pour être négligées, par absorption. 20.- Papier fiduciaire selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 16, caractérisé par le fait que le matériau absorbant atténue les raies individuelles d'émission ou d'ex- citation du luminophore jusqu'à des valeurs suffisamment pe- tites pour être négligées, par absorption. - 21.- Procédé de préparation de papier fiduciaire selon l'une quelconque des revendications 1 à 20, caractérisé par le fait que la substance luminescente est ajoutée au papier fiduciaire pendant sa fabrication. 22.- Procédé de préparation de papier fiduciaire selon l'une quelconque des revendications 1 à 20, caractérisé par le fait que la substance luminescente est ajoutée à l'encre d'impression. 23.- Procédé de préparation de papier fiduciaire selon l'une quelconque des revendications 1 à 20, caractérisé par le fait que la substance luminescente est appliquée par un processus de revêtement. 24.- Procédé de préparation de papier fiduciaire selon l'une quelconque des revendications 1 à 20, caractérisé par le fait que la substance luminescente est ajoutée dans des fibres de sécurité préparées à cet effet pendant la fabrica- tion du papier. 25.- Procédé de préparation de papier fiduciaire selon l'une des revendications 1 à 20, caractérisé par le fait que la substance luminescente est ajoutée dans un fil de sécuri- té et préparée à cet effet pendant la fabrication du pa- pier. 26.- Méthode de vérification de l'authenticité du papier fiduciaire selon l'une quelconque des revendications 1 à 25, caractérisée par le fait que le spectre d'émission et/ou le spectre d'excitation de la substance luminescente est mesu- ré de façon divisée en plusieurs canaux, ce qui fait que le nombre et la largeur spectrale des différents canaux est choisie d'une manière telle que la zone caractéristique du spectre peut être identifiée avec suffisamment de sûreté. 27.- Méthode de vérification de l'authenticité d'un papier fiduciaire selon la revendication 25, ca- ractérisé par le fait que le spectre d'émission et/ou le spectre d'excitation de la substance luminescente est mesu- ré à l'état divisé en trois canaux, le canal du milieu ve- nant en relation de superposition avec la seule partie ca- ractéristique du spectre d'émission, tandis que les deux autres canaux viennent en relation de superposition avec suffisamment de largeur pour recouvrir les domaines à courte et à longue longueurs d'onde qui lui sont adjacents. 28.- Appareil d'identification pour la mise en oeuvre de la méthode de vérification selon les revendications 26 et 27, caractérisé par le fait que cet appareil comporte des filtres d'interférence dans le dispositif détecteur et dans le dispositif d'éclairage respectivement, ces filtres servant à activer le spectre d'émission en plusieurs canaux.