La présente invention a pour objet des perfectionnements apportés aux freins pour skis, que ces derniers soient montés sur les skis lors de la fabrication de ces derniers, ou qu'ils soient adaptés sur les skis une fois ceux-ci établis. Les freins pour skis selon l'invention ont pour objet de ralentir et stopper le ski lorsque ce dernier, pour une cause quelconque, vient, en course, à échapper au skieur qui le monte. I1 importe, en effet, d'arrêter le déplacement d'un tel ski, car, différemment, sur sa lancée, cet appareil risquerait de venir heurter, en les accidentant, aussi bien le skieur que des tiers, sans compter que la récupération du ski "vagabond" se révèle une chose difficile, quelquefois meme impossible. I1 existe divers types de tels freins pour skis. Une catégorie d'entre eux est constituée essentiellement par une sorte d'étrier, articulé dans sa partie médiane par un axe sur la face supérieure du ski, comportant, d'une part, une traverse sur laquelle repose la chaussure du skieur, lorsque ce dernier "chausse" son ski, d'autre part, une ou deux griffes latérales au ski, pouvant se mouvoir chacune dans un plan perpendiculaire au plan du ski, l'ensemble étant tel que l'étrier est situé substantiellement dans le plan du ski lorsque le pied du skieur repose sur la traverse de l'étrier, et prend, au contraire, une position fortement transversale, voire perpendiculaire au plan du ski, lorsque le pied du skieur échappe au ski, c'est-à-dire lorsque la chaussure du skieur cesse d'etre en contact avec la traverse de l'étrier. De tels types de freins de skis sont notamment décrits dans les brevets américains 3 715 126 et 3 741 575. L'inconvénient de ces dispositifs réside surtout dans le fait que, lorsque les griffes de l'étrier sont abaissées, c'est à-dire situées hors du plan du ski (donc en position pour freiner et arrêter le ski "libéré"), elles ne sont pas dans une position invariable par rapport au ski. Elles restent alors, certes, soumises à une force élastique, mais peuvent se déplacer aisément autour de leur nouvelle position. De 1à résulte que l'effet de freinage et d'arrêt du ski n'est pas atteint rapidement, ce qui autorise les chocs et accidents redoutés de la part du ski détaché, ainsi que la perte de ce dernier dont la trajectoire est trop prolongée. Par ailleurs, dans les réalisations actuelles, le fait que les griffes soient dirigées vers l'avant du ski augmente le risque momentané d'accrochage de ces griffes avec le sol, notamment dans les virages, lorsque la chaussure du skieur a tendance à se dégager de la fixation de sécurité et, ainsi, à libérer légèrement, donc à abaisser en partie les griffes. La présente invention a pour objet des perfectionnements apportés aux freins pour skis, qui ont notamment pour objet de rendre ces dispositifs dénués des inconvénients présentés jusqu'à présent par ceux du type décrit. L'invention consiste principalement en ce que l'axe d'articulation de l'étrier disposé à la face supérieure du ski, perpendiculairement au plan de symétrie de ce dernier, possède au moins une came coagissant avec l'élément élastique, et plaçant cet axe en position instable et forcée, lorsque la chaussure du skieur repose sur la traverse de cet étrier, en position d'équilibre stable, en revanche, dans le cas contraire. L'invention consiste également en d'autres dispositions qui apparartront à la lumière du complément de description qui suit et qui fait référence aux figures du dessin ci-annexé, lesquelles montrent - en figure 1, en perspective, un frein pour ski conforme à l'invention, monté sur un ski (partiellement représenté) - en figure 2, vus par en-dessous et partiellement, certains organes de ce frein pour ski, agencés suivant un premier mode de réalisation - en figures 3 et 4, en coupe selon XY figure 2, ces mêmes organes dans deux positions différentes - en figure 5, en coupe, à plus grande échelle, la came de l'axe de ce frein pour ski - en figure 6, vus par en-dessous et partiellement, de semblables organes du frein pour ski, agencé suivant un autre mode de réalisation - en figure 7, en coupe suivant VI-VI figure 5, ces mêmes organes - en figure 8, enfin, en coupe, à plus grande échelle, la came de l'axe de ce frein pour ski - en figure 9, une vue en perspective de l'axe en forme de came. Suivant un premier mode de réalisation de l'invention, ainsi que montré en figure 1, le frein pour ski monté sur la planche 1 de ski (spatule tournée vers la flèche f), comprend tout d'abord un étrier 2 en forme de U, constitué essentiellement par une traverse se 3 servant de repose-pied, et des griffes 4, débordant latéralement de la largeur du ski, cet étrier étant articulé autour d'un axe 5 perpendiculaire au plan de symétrie longitudinal du ski. Cet axe 5 est logé dans une rainure ménagée dans un bottier 6 sur lequel est vissée une plaque de fixation 7. Cette plaque 7, que l'o ilisse sous la talonnière de la fixation de sécurité, présente deux trous oblongs 8 à travers lesquels passent les vis de fixation de la talonnière sur le ski. La forme de ces trous 8 permet ainsi de régler la position respective du frein de ski et de la fixation de sécurité, donc de la chaussure du skieur. La partie arrière du bottier 6 présente, à son tour, un trou 19 dans lequel prendra place la vis 20 permettant de fixer l'en- semble sur la planche du ski I. On remarque, ainsi, que l'un des grands avantages de cette disposition est de ne nécessiter qu'un seul trou de perçage pour le passage de la vis, les autres éléments de fixation passant par les trous 8 ne nécessitant pas d'autre per çage que celui prévu pour la mise en place de la fixation de sécurité. L'étrier 2 et le bottier 6 peuvent être établis à partir de matériaux divers, mais de préférence à partir de métaux légers (aluminium, notamment), ou de plastiques particulièrement résistants (polyamides, polycarbonates, polyacétals) L'étrier, et plus particulièrement ses griffes 4, peuvent aussi etrë -en métal, revêtu éventuellement d'une gaine de plastique. Cette gaine de plastique, qui peut être soit emmanchée à chaud, soit fixée par tout autre moyen approprié, d'une part, assure une fonction de protection, et, d'autre part, améliore le freinage du ski en neige douce. L'ensemble décrit est disposé de manière telle qu'il se trouve au droit des dispositifs de fixation de la chaussure du skieur sur le ski (dispositifs bien classiques non représentés sur la figure, par raison de simplification), qu'il s'agisse d'ailleurs aussi bien du dispositif de fixation avant que de celui de l'ar rière, comme cela est préféré. Avantageusement même, comme déjà dit, on utilise, dans toute la mesure du possible, les mêmes trous déjà pratiqués dans la planche du ski, donc les mêmes moyens de liaison, pour solidariser avec cette planche 1 à la fois les dispositifs de fixation de sécurité et le frein pour ski selon l'invention, cela afin de réduire autant que possible le nombre de trous dans le ski, pour éviter un affaiblissement mécanique de cet élément primordial. Dans le mode de réalisation indiqué en figures 2, 3 et 4, le bottier 6 qui, on l'a vu, présente une rainure axiale recevant l'axe 5, est taillé, en un ou plusieurs endroits (quatre sur la figure 2), en forme de came 9 de profil transversal, telle que montrée en a-b-c-d sur la figure 5 ; c'est-à-dire une partie ab avec rampe régulièrement dégressive depuis le pourtour de l'axe, un sommet en b, une rampe brusquement descendante bc, un point creux en c et une rampe ascendante cd, les deux rampes bc et cd étant sensiblement d'égale inclinaison sur le rayon passant par c. En regard de chacune des quatre cames 9 (situées deux à deux de part et d'autre, et également réparties), débouchent des logements cylindriques borgnes 10, dans lesquels sont disposés des ressorts en spirale 11, travaillant à la compression, et qui appli quent sur chaque came 9 une bille 12. On conçoit aisément que, pour une certaine position de l'axe 5, la bille 12 est à fond de came, c'est-à-dire logée dans -l'an- gle dièdre bed, et se trouve donc en position stable (figure 3). Au contraire, pour une position différente, et notamment pour une position voisine d'environ quatre-vingt dix (90) degrés de la précédente, la bille 12 se trouvera en 12' (figure 5) vers le sommet de la rampe, c'est-à-dire pratiquement - un peu avant sur la surface latérale de l'axe 5, donc dans une situation où elle ne sera pas "calée" et où elle devra être maintenue en position forcée pour rester en place (figure 4). Le montage de l'étrier 2 sur son axe 5 est tel que, lorsque la chaussure du skieur repose sur la traverse 3 (donc griffes 4 alignées avec la planche 1 et hors d'action), les billes sont sorties des dièdres bcd, et se trouvent donc en position instable, mais y sont assujetties par l'application du pied sur le ski. Si, en revanche, la chaussure se détache du ski, chaque bille 12, libérée de toute contrainte, cherche sa position stable et, poussée par le ressort 11, tombe dans l'angle dièdre bcd où elle s'immobilise. Cela correspond à une rotation d'environ quatre-vingt dix (90) degrés de l'étrier 2 autour de l'axe 5, ce qui amène les griffes 4 de la position parallèle aux bords de la planche 1 du ski à la position sensiblement perpendiculaire au plan de ce ski, et conduit ces griffes à s'enfoncer dans la neige et à immobiliser le ski. Du fait que les griffes sont maintenues posi tivement dans cette position de dégagement, l'arrêt du ski libéré est très rapide, et cet appareil n'a donc pas, normalement, le temps d'occasionner des dommages ou des dégâts. On notera qu'avantageusement les griffes se terminent par des pointes transversales 4a, orthogonales à la traverse 3, qui facilitent la pénétration de ces griffes dans la neige, surtout quand celle-ci est plus ou moins dure, gelée, ou verglacée. Suivant un second mode de réalisation de l'invention, ainsi qu'il apparaît sur les figures 6 à 8, le frein pour ski est constitué essentiellement par la partie médiane amincie de l'axe 5, taillée en forme de double came 13 symétrique, et par deux ressorts plats 14, en forme d'arcs, dont la partie médiane est en contact, sous tension, avec cette partie amincie. Le tout est logé dans une cavité 15 d-'un boîtier plat 16 dans lequel tourillonne l'axe 5, boîtier qui est solidarisé par des vis ou des ergots 17 avec la plaque 18 glissée sous la fixation de sécurité, laquelle est rapportée directement sur la face supérieure de la planche du ski, de préférence, pour partie principale au moins, par les mêmes moyens d'attache que ceux qui solidarisent les dispositifs de fixation de la chaussure sur le ski (moyens conventionnels non représentés sur les figures). De toutes façons, lorsque la chaussure repose sur le ski (appuie sur le repose-pied 3 "griffes rentrées"), la partie médiane en forme de came se trouve disposée sensiblement dans sa plus grande largeur entre les ressorts 14 (le tout tel que représenté en traits pleins sur figure 8), ce qui correspond à la position instable. Si, par contre, la chaussure ne repose plus sur la traverse 3 (ski détaché) les ressorts 14 font basculer les cames 13 jusqu'à les enserrer, fermement et positivement, dans leur plus petite largeur (position en tirets sur figure 8), ce qui traduit la position stable.Ce mouvement entraîne le pivotement de l'étrier autour de l'axe 5, d'où résulte le dégagement des griffes 4 qui se plantent aussitôt dans la neige, sans qu'il en résulte de mouvement relatif, par rapport à la planche du ski, de ces griffes ancrées dans leur position, par maintien des cames 13 entre les ressorts 14. Il convient enfin de noter que le frein pour ski selon l'invention est réversible, c'est- -dire qu'il peut se placer aussi bien à l'avant qu'à l'arrière des dispositifs de fixation de sécurité de la chaussure sur la planche du ski. C'est évidemment ou bien la pointe, ou bien le talon de la chaussure qui vient prendre appui sur la traverse-repose-pied 3, ce qui entraîne que, dans le premier cas (position avant), cette traverse est située vers l'avant (donc les griffes à l'état "rentré", vers l'arrière du ski), tandis que, dans le second cas (position arrière), la situation est opposée : traverse à l'arrière, griffes non dégagées orientées vers l'avant du ski. Enfin, on peut aménager, sur la traverse-repose-pied 3, des cales relables et ajustables, de manière à adapter cette traverse 3 à la forme des semelles des chaussures de ski qui sont, le plus généralement, plates, mais sont parfois, également, entaillées. REVENDICATIONS 1/ Frein pour ski, propre à ralentir et stopper le déplacement du ski, lorsque ce dernier, au cours de son utilisation, échappe au skieur qui le monte, constitué essentiellement par un étrier en U, articulé, dans sa partie médiane, sur un axe d'articulation disposé à la face supérieure du ski, perpendiculairement au plan de symétrie de ce dernier, et comportant, d'une part, une traverse constituant repose-pied pour la chaussure en place du skieur, d'autre part, au moins une griffe débordant latéralement du ski et située substantiellement dans le plan du ski lorsque la chaussure repose sur la traverse, prenant, au contraire, sous l'effet d'au moins un élément élastique, une position transversale au plan du ski lorsque la chaussure ne repose plus sur ladite traverse, caractérisé par le fait que l'axe d'articulation possède au moins une came, coagissant avec l'élément élastique sous tension et plaçant cet axe en position d'équilibre instable forcée lorsque la chaussure repose sur la traverse, et en position d'équilibre stable dans le cas contraire. 2/ Frein pour ski selon revendication 1, caractérisé par le fait que la came est taillée dans l'axe lui-meme. 3/ Frein pour ski selon revendication 2, caractérisé par le fait qu'une pièce auxiliaire, telle qu'une-bille, est interposée entre la came et l'élément élastique en forme de ressort spirale. 4/ Frein pour ski selon revendication 3, caractérisé par te fait que l'axe d'articulation comporte au moins deux cames symétriques décalées le long de cet axe. 5/ Frein pour ski selon revendication 2, caractérisé par le fait que la came est en contact avec un ressort plat en arc situé dans un plan passant par ledit axe. 6/ Frein pour ski selon revendication 5, caractérisé par le fait que l'axe comporte deux cames opposes coagissant avec deux ressorts opposés. 7/ Frein pour ski selon l'une dés revendications 1 à 6, carac térisé par le fait que l'élément élastique est logé dans une cavité d'un bottier où tourillonne l'axe d'articulation. 8/ Frein pour ski selon revendication 7, caractérisé par le faitque le bottier est solidaire d'une plaque de fixation se rapportant sur la face supérieure du ski, à l'aide des moyens de liaison des dispositifs de fixation de sécurité de la chaussure au ski. 9/ Frein pour ski selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé par le fait qu'il se place aussi bien sous l'avant que sous l'arrière de la chaussure, la traverse étant tournée vers l'avant, respectivement vers l'arrière du ski. 10/ Frein pour ski selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé par le fait que l'extrémité de la griffe comporte au moins une pointe transversale à elle, orthogonale à'la traverse. 11/ Frein pour ski selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que les griffes sont revetues d'une gaine en ma tière plastique.