La présente invention concerne un procédé pour les traitements de couches photographiques notamment un procédé destiné à traiter une couche photographique à l'aide d'un agent de traitement contenu dans un liquide notamment un révélateur. L'expression "traitement" concerne toutes les opérations nécessaires pour extraire d'une couche photographique, insolée, une image en noir et blanc ou en couleur; cette expression concerne en premier lieu le développement et la fixation mais également le blanchiment et le rinçage ou toute opération analogue. Les couches photographiques ou encore appelées "couches photosensibles" sont à quelques exceptions près, portées par des supports plans tels que des films, des plaques ou du papier. L'invention s'étend à des matériaux de ce type, pour toutes les applications, c'est-àdire les films en noir et blanc ou en couleur, usuels, des photos sur papier, des matériaux tel que celui utilisé pour les travaux graphiques, les matériaux de radiographie ou ceux utilisés dans le domaine nucléaire etc. Ces divers matériaux ou supports sont tous englobés dans l'expression "film". Le procédé connu jusqu'à présent consiste à mettre un agent de traitement dans la couche du produit photo- sensible, c'est-à-dire à disposer d'un agent de traitement liquide ou contenu dans un liquide et de faire passer dans ce bain le film ou tout autre support de la couche photosensible, contenu en quantité déterminée dans un récipient ou dans un réservoir. Un problème essentiel notamment de grandes quantités de produit en couleur, est de maintenir constante la réactivité du révélateur. Dans le cas de films isolés ou d'un révélateur utilisé une seule fois, on met une quantité déterminée de substance photographique de la couche, en contact avec une quantité adaptée de façon précise de révélateur. Dans ce cas, il n'y a pas de difficulté, par contre, si dans une même quantité de liquide, on traite successivement plusieurs films et cela le cas échéant à des intervalles relativement importants, on rencontre des difficultés. En effet, si l'on ne prend pas des mesures appropriées, les films successifs se trouvent dans un bain d'une autre activité et cela au moins pour deux raisons: d'une part, la simple consommation en révélateur par les films précédents; d'autre part du fait de 2 2467423 la simple variation dans le temps, qui entraîne l'oxydation etc. Il est de ce fait nécessaire et généralement pratique:, dans le cas d'installations professionnelles, fonctionnant par passage dans des bains, et qui traitent successivement des quantités importantes de films, installations qui sont néanmoins arrêtées la nuit ou pour les fins de semaine, de prévoir des installations de régénération et/ou --de:: compléter le révéla- teur. Toutefois la commande précise de telles installations dépend de toute une série de paramètres, si bien qu'il faut envisager des moyens très importants pour maintenir de façon automatique une réactivité constante au révélateur (DE-OS 26 15 932 et 28 03 678). Partant de ces difficultés, l'invention se propose de créer un procédé permettant d'assurer un effet régulier du traitement. A cet effet, l'invention concerne un procédé caractérisé en ce qu'on réalise une mousse à bulles petites, à l'aide du liquide, et on répartit cette mousse sur la couche photographique, suivant une épaisseur régulière pour laisser agir cette mousse sur la couche. Ainsi, en principe il n'y a plus de quantité constante de liquide à travers laquelle les films passent successivement; au contraire, on attribue à chaque film dis- tinct, une quantité d'agentde traitement, calculée au préalable, cette quantité étant uniquement déterminée pour ce film et cette portion d'agent de traitement ne vient plus en contact avec le film suivant. Dans ces conditions, le problème de la conservation d'une réactivité de traitement pour les films suivants ne se pose plus. On économise également de l'agent de traitement car il suffit de disposer d'une quantité calculée de façon précise, dont l'action est complètement épuisée. L'envoi de l'agent de traitement sous la forme d'un liquide à l'état de mousse, a pour but de faciliter les manipulations et en particulier d'assurer une répartition régulière d'une quantité relativement petite de liquide. Comme la mousse a un volume beaucoup plus important que le liquide constituant la mousse, et comme la couche de mousse peut se racler de façon relativement précise, les variations de recouvrement locales du liquide correspondent seulement aux variations de l'épaisseur de la couche, résultat qui est à peine envisageable lorsqu'on applique directement une couche de liquide, en agissant sans contact c'est-à-dire sans faire passer la couche entre les cylindres. De plus une couche de mousse n'est pas aussi mobile qu'une couche de liquide, cette dernière se déplaçant par rapport à son support, pour la plus petite déviation par rapport au guidage horizontal. La mousse doit être une mousse à petites bulles, pour faciliter un revêtement aussi homogène que possi- ble du film par l'agent de traitement. L'agent de traitement sort de la phase liquide de la mousse pour passer dans la couche photographique si bien que la mousse peut tomber. La mise en place de l'agent de traitement sous la forme d'une mousse ainsi que les dispositifs permettant cette opération sont connus selon les techniques du textile (DE-OS 22 14 377 et 25 23 062). La présente invention permet une mise en place mécanique d'une petite quantité de liquide dosée de façon précise, contenant l'agent de traitement notamment les produits chimiques constituant le révélateur, de façon à pouvoir utiliser des solutions concentrées de produits chimiques, dont le rendement reste constant et qui ne nécessitent aucun autre entretien. La quantité importante pour utiliser selon le procédé connu, est en grande partie remplacée par de l'air ou par un gaz inerte tel que de l'azote, pour faire foisonner le mélange de base utilisé jusqu'à présent et obtenir une mousse à bulles fines. Les appareils utilisés àcet effet sont connus en soi. On peut utiliser de simples composés d'hydrogène et de carbone tels que du méthane, de l'éthane, du propane, du butane pour faire mousser de même que des composés halogénés de carbone et d'hydrogène tels que du difluorodichlorométhane et du diméthyléther, du chlorure de méthyle ou du chlorure d'éthyle. Pour renforcer la formation de mousse, on peut ajouter un agent tensioactif approprié au liquide. Un tel agent tensio-actif favorisant la formation de mousse est par exemple un tensio-actif non ionique tel que de l'alcoïl-poly- glycol-éther, de l'alcoil-phényl-poly-glycol-éther, un poly- glycol-ester d'un acide gras ou un tensio-actif anionique sous la forme d'un alcali ou sel d'ammonique tel que des alcools aliphatiques primaires ou secondaires à 10 - 18 atomes de C des acides gras sulfurés non saturés, des amides d'acidesgras sulfurés, de sulfonate d'alcoll, de sulfonate oléfinique, du 2467423'i mersolate, du di-alcoil sulfosuccinate, du tauride tel que de l'oleyle-méthyle tauride, de l'alco:l-aryle-sulfonate, un tensio- actif phosphaté etc. La mousse ainsi formée doit avoir des petites bulles de mousse dont le diamètre préférentiel est compris entre 0,01 et 0,5 mm et dont le coefficient c'est-à-dire le coefficient d'augmentation de volume est de préférence compris entre 5 et 20. Les produits tensio-actifs mentionnés ci-dessus agissent en partie comme mouillants, pour assurer une meilleure pénétration de la mousse dans la gélatine, par exemple le dodécyl- benzolsulfonate de sodium ou l'oléate de polyéthylène glycol. On peut également ajouter d'autres agents tensio-actifs parti- culiers pour cet effet. Pour conserver la structure de la mousse pour l'appliquer et la répartir régulièrement, il peut tre avanta- geux de la stabiliser. Pour la présente combinaison, on peut utiliser des agents de stabilisation tels que du stéarate de potassium, du stéarate d'ammonium, du diéthanol amide d'huile de coco, du dialcoilsilicone éthyloxylé, du polysiloxane de glycol. On peut également stabiliser la mousse en ajoutant des agents de densification, hydrophiles, inertes tels que; de la gélatine, de la carboxie méthyle cellulose, de l'hydroxy- éthyle cellulose, de l'albumine, de la caséine, de l'alcool polyvinylique ou de la polyvinylpyrollidone, de la polyacrylamide etc. Aprks l'application, l'agent de traitement de la mousse passe dans la couche photosensible en la faisant gonfler. Au cours de cette opération, la mousse tombe au moins partiellement. Il peut être intéressant de renforcer cette opération et ainsi la libération de l'agent de traitement du fait qu'après sa mise en place sur la couche photosensible, on détruit la mousse. Cela peut se faire par addition préalable de produits chimiques appropriés ou encore par pulvérisation à posteriori de tels produits, sur la couche de mousse déjà mise en place ou encore par action physique (rayonnement thermi- que ou analogue). Cela est déjà connu pour le traitement de nappes textiles, selon le document DE-OS 22 14 377. 2467423; Pour arriver à une application parfaitement plane de la couche de mousse sur le support, on fait avantageu- sement passer les films à recouvrir de mousse, sur des cylindres ou des tambours ou encore des bandes transporteuses en créant le vide sur une face, par exemple sur la face arrière. La mousse délivrée par une buse est réglée à la hauteur de couche, régu- lière, par rapport à la surface du film, par une raclette ou un cylindre de raclage. Lorsque l'effet approprié est obtenu, on procéde aux traitements ultérieurs, on développe les films en noir et blanc ou on fixe les images sur papier, pour les films en couleur ou des photos, dans un bain intermédiaire ou un bain de blanchiment, puis dans un bain de fixation. Ces traitements peuvent également se faire à l'aide du procédé d'application de mousse, avec les additifs chimiques appropriés dans la mousse. Il est également possible de combiner le procédé selon l'invention avec d'autres phases opératoires selon les procédés connus. R E V E N D I C A T I 0 N S 1) Procédé de traitement d'une couche photo- graphique à l'aide d'un agent de traitement contenu dans un liquide, notamment d'un révélateur, procédé caractérisé en ce qu'on forme une mousse à bulles fines avec le liquide, on applique cette mousse suivant une couche régulière sur la couche photographique et on laisse agir la couche. ) Procédé selon la revendication 1, caracté- risé en ce qu'on fabrique la mousse à l'aide d'un mélange liquide qui contient non seulement l'agent de traitement et les composants habituels mais également un agent tensio-actif pour former la mousse. ) Procédé selon la revendication 2, caracté- risé en ce que la mousse présente des bulles d'un diamètre compris de préférence entre 0,01 et 0,5 mm. ) Procédé selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 3, caractérisé en ce que l'augmentation de volume pour une mousse est de 5 à 20 fois le volume initial du mélange liquide. 50) Procédé selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 4, caractérisé en ce qu'on fabrique la mousse en partant d'un mélange liquide, contenant non seulement l'agent de traitement et les composants habituels mais également un mouillant. 6 ) Procédé selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 5, caractérisé en ce qu'on fabrique la mousse en partant d'un mélange liquide qui contient non seulement l'agent de traitement et les composants habituels mais également un agent de stabilisation de la mousse. 70) Procédé selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 6, caractérisé en ce qu'on détruit la mousse après son application sur la couche photographique.