L'invention concerne un procédé d'exécution de surfaces en imitation pierre, et les surfaces exécutees selon le procédé. L'objet de l'invention se rattache au secteur technique des travaux de finition du bâtiment. L'utilisation de la pierre dans le bâtiment, que ce soit dans le gros oeuvre ou en parement, est très coûteuse à l'achat, au taillage et à la pose. En parement de façades ou autres surfaces verticales, horizontales ou obliques, la pierre se présente sous forme de petits blocs taillés, de faible épaisseur, collés sur le support en ma çonnerie, ce qui. implique un prix de revient important dû au taillage et à la pose délicate. En outre, le collage n'est pas toujours efficace dans le temps, surtout si la région où se situe l'ouvrage est de climat rude ou subit de grosses variations de température. Suivant l'invention, on a voulu réaliser une imitation de la pierre en partant d'un matériau plus économique du type mortier, mis en oeuvre par un procédé simple,eyzapable d'assureur une parfaite adhérence dans le temps avec le support en maçonnerie. Par l'emploi du mortier, le prix de revient peut être diminué dans le rapport de 1 à 3. Le procédé suivant l'invention est remarquable en ce que 1' on fixe sur le support à parer, nettoyé et dressé s'il y a lieu, des liteaux suivant une disposition ou appareillage déterminé, afin de constituer les séparations entre les surfaces destinées à imiter la pierre ; ces surfaces sont alors remplies de mortier en deux couches ou plus , espacées dans le temps ; la dernière couche étant ensuite travaillée manuellement pour lui donner 1' aspect granuleux de la pierre apparente ; après séchage on enlè- ve les liteaux et on finit la surface de toute manière classique. Ces caractéristiques et d'autres ressortiront de la description qui suit. Pour fixer l'objet de invention sans toutefois le limiter, dans les dessins annexés La figure I est une vue perspective représentant une façade sur laquelle on a fixé des liteaux suivant une disposition déterminée. La figure 2 est une vue de face montrant une surface sur laquelle on a fixé des liteaux suivant une autre disposition et dont on a rempli les espaces libres de mortier. La figure 3 est une vue en coupe à plus grande échelle montrant la fixation de liteaux en bois et le remplissage des espaces libres. La figure 4 est une vue semblable à la figure 3 avec fixation de liteaux en matière plastique. La figure 5 illustre une façade terminée, exécutée suivant le procédé de l'invention. Afin de rendre plus concret l'objet de l'invention, on le décrit maintenant sous des formes non limitatives de réalisation, en se référant aux figures des dessins. Le procédé s'applique sur tout support compatible avec une adhérence durable au ciment. Ces supports sont en général le béton, la brique, les moellons, le ciment, les enduits. Avant de mettre en oeuvre le procédé, on s'assure que la surface à parer est plane et propre. Si ce n'est pas le cas, on exécute un nettoyage et un dressage par application d'un enduit par exemple. Sur cette surface, on fixe fermement par des pointes acier 4 ou similaires, des liteaux en bois I ou en matière plastique 2, afin de délimiter des espaces libres destinés à être remplis ensuite pour simuler les pierres apparentes. Les liteaux sont débités aux longueurs choisies ou déjà coupés à des longueurs préétablies, et disposés suivant un quadrillage déterminé appelé appareillage, de type connu : mosaique moderne, mosaïque brouillée, opus incertum , ou purement imaginaire. Si l'on emploie des liteaux en bois, on prendra soin de les traiter, huilage par exemple, afin d'obtenir une bonne adhérence au support et pour empêcher tout gonflement. Si l'on utilise des liteaux en matière plastique, l'imprégnation n'est pas nécessaire. Les liteaux sont fixés sur le support par des pointes acier. Dans le cas de liteaux en matière plastique, les orifices de passage des pointes sont prévus au moulage. A la figure 1, on voit des liteaux 1 en bois par exemple, fixés sur une façade F de maçonnerie et disposés pour former un appareillaqe déterminé, c'est-à-dire des espaces E délimitant la surface des simili-pierres. Dans le cas de réalisation de soubassements par exemple et lorsque l'appareillage est classique, on peut prévoir d'assembler lestiteaux entre eux avant fixation sur'le mur et de réemployer ces grillages, ce qui facilite les opérations de préparation et de pose et diminue la main d'oeuvre. Lorsque l'appareillage est posé, on mouille abondamment les surfaces ou espaces E afin d'augmenter l'effet d'adhésion et, de préférence, on fixe dans les espaces des pointes acier 3 (par pistolet de scellement ou autre) qui dépassent d'une longueur inférieure à ltépaisseur is liteaux 1 ou 2 ; ces pointes sont destinées à assurerl'adhérence du mortier que l'on va projeter sur les espaces E. Si la surface est rugueuse ou irrégulière, on peut se dispenser des pointes 3. Comme illustré aux figures 2, 3, 4 on projette ou coule entre les liteaux, le mortier en plusieurs couches successives. Le mortier est de preférence dosé à 350 Kg de ciment pour 3 1 m de sable fin et de l'eau en quantité normale. I1 faut un mor- tier très homogène, pas liquide, ayant suffisamment de tenue. On le laisse "travailler", après préparation, environ 15 minutes, afin d'éviter le retrait. La première épaisseur de mortier M (figures 2, 3, 4) est à peu près uniformément répartie et atteint environ l'épaisseur des liteaux. Peu après sans laisser sécher la première couche, (15 à 20 minutes), on opère une deuxième projection ou coulée de mortier (M1 figures 3, 4) sensiblement de même épaisseur mais par paquets ou truellées dans la partie centrale des espaces E. On attend alors que la prise soit assurée mais avant que le mortier soit dur, on nettoie les liteaux avec une éponge par exemple et on travaille manuellement cette deuxième couche afin de former des effets irréguliers et superficiels en partant de l' extérieur ou périphérie de l'espace E, vers le centre, avec effets de flvaguesfl pour imiter l'aspect de la pierre apparente (figure 4). Bien entendu, on peut augmenter le nombre de couches suivant l'épaisseur des liteaux, le relief à donner, l'air ambiant (chaleur, humidité,....) ; les applications des dive-rses couches seront séparées par un temps de prise sans séchage et la dernière couche sera travaillée. Lorsqu'on a fini de travailler la dernière couche, on laisse sécher 24 heures environ puis-on enlève les pointes 4 et on retire les liteaux. A cet effet, et comme illustré aux figures 3 et 4, on prévoit de ne pas enfoncer complètement les pointes afin de faciliter le déclouage. Sur les liteaux en matière plastique 2, on peut prévoir des bossages 2a concentriques aux orifices 2b de passage des pointes et dont la surface en bout est inférieure au diamètre de la tête de la pointe (figure 4). Pour faciliter l'en- lèvement des liteaux, on peut éaalement prévoir des pentes de démoulage. A la figure 5, on voit une façade terminée où l'on reconnait les simili-pierres S et les intervalles ou rainures R xue l'on peut ensuite peindre ou traiter autrement, ainsi que les similipierres. A noter que pour parfaire l'imitation de couleur des pierres de différents types, on peut ajouter dans le mortier de la poussière ou fins morceaux de la dite pierre imitée. L'invention ne se limite aucunement à celui de ses modes d' application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties ayant plus spécialement été indiqués ; elle en embrasse au contraire toutes les variantes. REVENDICATIONS -1- Procédé d'exécution de surfaces en imitation pierre, et les surfaces exécutées selon le procédé, caractérisé en ce que l'on fixe sur le support à parer, nettoyé et dressé s'il y a lieu, des liteaux suivant une disposition ou appareillage déterminé, afin de constituer les séparations entre les surfaces destinées à imiter la pierre ; ces surfaces sont alors remplies de mortier en deux couches ou plus, espacées dans le temps ; la dernière couche étant ensuite travaillée manuellement pour lui donner l'aspect granuleux de la pierre apparente ; après séchage on enlève les liteaux et on finit la surface de toute manière classique. -2- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce Xue les liteaux sont débités sur place ou préalablement coupés à des longueurs standard pour constituer le guadrillage ou appareillage choisi, et sont fixés au support de maçonnerie par des pointes acier, soit individuellement, soit par cadres complets ou partiels. -3- Procédé suivant les revendications 1 et 2 ensemble, caractérisé en ce que l'on utilise des liteaux en bois, traité par huilage ou autre, à leur fixation sur le support de maçonnerie. -4- Procédé suivant les revendications 1 et 2 ensemble, caractérisé en ce que l'on utilise des liteaux en matière plastique présentant des orifices de passage des pointes de fixation avec bossages concentriques de surface au sommet inférieure au diamètre de la tête de pointe. -5- Procédé suivant les revendications 1 et 2 ensemble et l'une quelconque des revendications 3 et 4, caractérisé en ce que, après fixation de l'appareillage, on fixe dans les espaces libres entre les liteaux des pointes acier pour l'adhérence de matériau de remplissage, qui dépassent de la maçonnerie d'une longueur inférieure à l'épaisseur des liteaux. -6- Procédé suivant les revendications 1-et 2 ensemble et l'une quelconque des revendications 3, 4 et 5, caractérisé en ce que, après préparation de la surface, on applique par projection ou coulage, dans les espaces entre les liteaux une couche de mortier homogène dosé à 350 kg, c'est-à-dire constitué de 650 ka de ci 3 ment pour 1 m de sable fin et de l'eau en quantité normale et qu'on a laissé travailler pendant environ 15 minutes avant application ; cette couche ayant sensiblement ltépaisseur des liteaux. -7- Procédé suivant les revendications 1, 2 et 6 ensemble, et 1' une quelconque des revendications 3, 4 et 5, caractérisé en ce que l'on applique une ou plusieurs autres couches semblables à la première, suivant l'épaisseur désirée, puis 15 à 20 minutes après, une dernière couche d'épaisseur sensiblement égale mais déposée seulement dans la partie centrale des espaces libres; après la prise de cette couche mais avant durcissement, on nettoie les liteaux et on travaille manuellement les paquets ou truellées déposées en partant de la périphérie des espaces vers le centre pour donner des effets irréguliers ou de vagues à la surface devant imiter la pierre. -8- Procédé suivant les revendications 1, 2, 6 et 7 ensemble, et l'une quelconque des revendications 3, 4 et 5, caractérisé en ce que après séchage de la dernière couche travaillée, pendant 24 heures environ, on enlève les liteaux et on finit la surface (brossage, peinture...) s'il y a lieu. -9- Surface exécutée selon le procédé décrit aux revendications 1, 2, 6, 7 et 8 ensemble et suivant l'une quelconque des revendications 3, 4, 5, caractérisé en ce que les surfaces en relief, délimitées par les intervalles ou rainures correspondant aux liteaux, imitent par leur aspect et leur appareillage la pierre apparente. -10- Procédé suivant la revendication 6, caractérisé en ce que l'on ajoute au mortier, de la poussière ou de fins morceaux de pierre d'un type donné, pour parfaire l'imitation de la dite pierre.