L'invention est relative aux procédés et distositifs tour engendrer des impulsions électriques de grande puissance instantanée, ladite puissance correspondant généralement à une énergie supérieure à 1 mégajoule, de préférence à 10 mégajoules, dissipée en une fraction de seconde, notamment en vue d'exécuter des travaux de formage magnétique, ou d'alimenter des fils métalliques explosants, ou d'engendrer des plasmas portés à de très hautes températures tels que ceux utilisés pour l'étude de la fusion thermonucléaire contrôlée, ou encore de tester certaines performances d'appareillages ou installations électriques, etc... Elle se rapporte plus particulièrement à eux, de ces procédés et dispositifs, qui mettent en jeu les déplacements très rapides d'un conductéur électrique dans un champ magnétique, ces déplacements étant engendrés par une explosion. Dans ces dispositifs le conducteur mobile, ou un conducteur fixe voisin de celui-ci, est initialement parcouru par un courant électrique relativement faible, engendré notamment par décharge d'un condensateur, courant qui engendre un champ magnétique à proximité du conducteur considéré. Le déplacement rapide du conducteur mobile dans ce champ provoque, conformément à la loi de Lenz, une augmentation rapide du courant électrique engendré à l'origine dans le conducteur considéré, ainsi que celle du champ magnétique qui en résulte, et ainsi de suite selon un effet brusquement cumulatif.Si le conducteur considéré est alors relié à une charge d'exploitation celle-ci est le siège d'une impulsion de courant électrique très intense, dont l'intensité peut atteindre ou même dépasser largement I Mais dans les distositifs connus deoe genre, l'explosion était créée par mise à feu dtun explosif solide. Ce type d'explosif était très difficile à stocker et à manipuler. De plus son effet brisant provoquait la destruction quasi-totale du dispositif : il était donc nécessaire de reconstruire l'appareil après chaque expérience, ce qui rendait son coût d'exploitation très élevé. L'invention a pour but, surtout, de remédier à cet inconvénient en proposant un générateur d'imtulsions électriques de grande puissance du type à explosif mettant en oeuvre un explosif gazeux et pour lequel les destructions dues à l'explo- sion sont extrêment réduites, se limitant pratiquement à celle d'un simple tube métalliaue creux. Le dispositif générateur d'imDulsions conforme à l'invention est essentiellement caractérisé en ce qu'il comprend : un tube dont la surface latérale est constituée au moins extérieurement par une feuille métallique conductrice de l'électricité susceptible d'être dilatée fortement sans rupture ; une carcasse mécaniquement résistante enveloprant ce tube, carcasse présentant une surface interne de révolution conductrice de l'électricité, coaxiale au tube et radialement écartée de celui-ci de façon à réserver entre carcasse et tube une chambre annulaire ; un fil conducteur disposé selon l'axe du tube ; des moyens pour admettre à l'intérieur du tube un mélange gazeux sous pression susceptible d'exploser par simple mise à feu du fil axial ; des moyens nour commander ladite mise à feu du fil axial ; des moyens nour engendrer momentanément un champ magnétique d'amorçage dans la chambre annulaire ; et des moyens pour connecter électriquement à une charge d'exploitation, lors du déplacement radial centrifuge très rapide du tube dans le champ ci-dessus dû à l'explosion du mélange gazeux interne, ce tube lui-même ou un autre conducteur également soumis au champ magnétique énorme qui est engendré selon un effet cumulatif par ledit déplacement radial. Le procédé de mise en oeuvre de ce dispositif est essentiellement caractérisé en ce que l'on procède en une fraction de seconde à la suite des trois opérations suivantes : mise à feu du fil axial, ce qui amorce dans le mélange explosif une onde de détonation cylindrique ; création du chamn magnétique d'amor çage dans la chambre annulaire qui entoure le tube ; et enfin connexion électrique entre la charge d'exploitation et le tube ou autre conducteur qui est le siège d'un courant intense. Dans des modes de réalisation préférés, on a recours en outre à l'une et/ou à l'autre des dispositions suivantes - le fil axial est constitué par une suite de premiers tronçons de section relativement grande reliés entre eux par des deuxièmes tronçons de section réduite, les longueurs des premiers troncons étant sunérieures à celles des seconds tronçons, de préférence d'au moins 5 à 20 fois sutérieures, - la carcasse est constituée de deux demi-coquilles juxtanosées axialement l'une contre l'autre et facilement sénarables pour Dermettre le remnlacement du tube dilaté après explosion par un autre tube cylindrique équipé de son fil axial, - la paroi latérale de la carcasse est percée d'évents, lesquels débouchent de préférence dans une même enceinte de volume largement supérieur à celui de la chambre annulaire et contenant un gaz sous pression, - le tube est constitué en cuivre ou aluminium recuit, son diamètre moyen est compris entre 5 et 10 cm, l'épaisseur de sa paroi est comprise entre 5 et 10 mm et le mélange explosif qu'il contient est un mélange d'oxygène et d'hydrogène selon les proportions stoechiométriques 02 et 2H2 sous une pression de quelques dizaines de bars, - le tube est constitué par deux éléments tubulaires introduits coaxialement et jointivement l'un dans l'autre, savoir un élément tubulaire interne à grande résistance mécanique propre à être brisé régulièrement sur toute sa surface lors de l'explosion et un élément tubulaire externe relativement minces dilatable sans rupture et conducteur de l'électri- cité, - l'élément tubulaire interne présente une surface rainurée en damier, - l'élément tubulaire interne est constitué par une feuille cylindrique mince soutenue par un bobinage de cordes résistant à la traction, - l'une des extrémités axiales de la carcasse est reliée électriquement à 1' extrémité axiale correspondante du tube alors que son autre extrémité axiale est isolée électriquement de l'extrémité axiale correspondante du tube, les moyens pour engendrer le champ magnétique d'amorçage comprennent un premier interrupteur propre à connecter une source électriquement chargée à l'extrémité axiale de tube isolée de la carcasse, et les moyens de connexion à la charge d'explotation comprennent un deuxième interrupteur propre à connecter cette charge à cette même extrémité axiale de tube isolée de la carcasse. - la surface cylindrique conductrice interne de la carcasse est fendue latéralement selon une génératrice de façon telle que les deux bords de cette fente soient isolés électriquement l'un de 11 autre, les moyens pour engendrer le champ magnétique d' amorçage comprennent un premier interrupteur propre à relier une source d'énergie électrique impulsionnelle aux deux dits bords de la fente, et les moyens de connexion à la charge d'exploitation comprennent un deuxième interrupteur Dropre à connecter cette charge à ces deux bords? - dans un dispositif selon l'alinéa qui précède le précédent, le deuxième interrupteur comprend comme contact fixe un anneau présentant intérieurement une crête circulaire aiguisée qui entoure une partie, du tube, voisine de l'extrémité de ce tube isolée de la carcasse et déformable lors de l'explosion du mélange interne, et comme contact mobile cette partie du tube elle-même, - un interrupteur électrique à fermeture rapide, et en particulier l'un de ceux évoqués ci-dessus, comprend s une "enclume" conductrice présentant une surface plane évidée d'une rigole annulaire dans laquelle est encastré un poinçon biseauté circulaire affleurant au niveau des bords de la rigole ; une feuille isolante mince recouvrant cette surface ; une plaquette conductrice constituant "marteau" recouvrant la feuille isolante ; et des moyens pour projeter brusquement une plage annulaire de la pla- quette conductrice contre le poinçon en regard de manière à faire découper localement par ce poinçon la feuille isolante et à faire incruster le sommet biseauté dudit poinçon dans ladite plage, ce qui établit le contact électrique entre "enclume" et "marteau", - les moyens de projection brusque travaillent magnétiquement, - les moyens de projection brusque travaillent par explosion d'un mélange gazeux, L'invention comprend, mises à part ces dispositions principales, certaines autres dispositions qui s'utilisent de préférence en même temps et dont il sera plus explicitement question ci-après. Dans ce qui suit l'on va décrire quelques modes de réalisation préférés de l'invention en se référant aux dessins ciannexés d'une manière bien entendu non limitative. La figure 1, de ces dessins, montre schématiquement en coupe axiale un dispositif générateur d'impulsions électriques établi conformément à l'invention. La figure 2 montre un mode de réalisation préféré du fil de commande de l'explosion du mélange gazeux contenu dans ce dispositif générateur. La figure 3 montre schématiquement en coupe axiale la forme de l'onde de détonation amorcée par un tel fil. La figure 4 montre schématiquement en coupe transversale une variante de dispositif générateur d'impulsions électricues conforme à l'invention. Les figures 5 et 6 montrent en coupe axiale partielle deux modes de réalisation du tube central compris par l'un ou l'autre des deux dispositifs générateurs ci-dessus. La figure 7 montre en coupe axiale un mode de réalisation d'un interrupteur selon l'invention susceptible d'équiper le dispositif générateur de la figure 1. Les figures 8 à 10 montrent en demi-coupe axiale deux autres modes de réalisation d'interrupteurs selon l'invention susceDti- bles d'équiper les dispositifs générateurs ci-dessus. Et la figure Il montre un mode particulier de montage de l'interrupteur de la figure 8 sur un dispositif générateur du type de celui de la figure 1. Dans chaque cas le dispositif générateur comprend essEEE3ent: - un tronçon tubulaire 1 (appelé tube dans la suite) formé au moins extérieurement d'un métal bon conducteur de l'électricité et susceptible de se dilater fortement, ce métal étant avantageusement le cuivre ou l'aluminium recuit, - une carcasse 2 présentant une résistance mécanique élevée et enveloppant le tube 1 coaxialement à celui-ci, au moins la portion latérale intérieure de cette carcasse étant conductrice de l'électricité et présentant une zone centrale écartée du tube 1 de manière à former autour de ce tube une chambre annulaire cylindrique 3, - et un fil conducteur fin 4 disposé selon l'axe du tube 1, fil tendu entre les centres de deux bouchons circulaires 5 et 6 obturant de manière étanche les deux extrémités de ce tube. L'ensemble du tube et de ses deux bouchons forme une cartouche cylindrique fermée facile à introduire dans la carcasse 2, à l'intérieur de laquelle elle est centrée mécaniquement par ses deux extrémités, la surface intérieure cylindrique 2a de la zone centrale de la portion latérale intérieure de cette carcasse se raccordant de préférence progressivement par des surfaces de révolution convergentes 2b à des surraces cylindriques 2c de diamètre rétréci enserrant jointivement chacune une extrémité du tube par l'intermédiaire ou non d'un collier isolant. Dans ce qui suit on commencera par décrire le mode de réalisation à champ magnétique azimutal H schématisé sur la figure 1. Dans ce mode de réalisation, le bouchon 5, constitué en un matériau conducteur de l'électricité, est en contact Icctricu avec la surface cylindrique 2c oui ltenserre, tandis cue ~ faufire bouchon 6, également constitué en un matériau conducteur de l'électricité, est isolé de la surface cylindrique 2c qui enserre par un collier isolant 7. L'une des extrémités du fil 4 est rixée au centre du bouchon 5 de manière à être en contact électrique avec ce bouchon tandis que l'autre extrémité de ce fil traverse le centre du bouchon 6 au centre d'un manchon isolant 8 monté de façon étanche dans ce bouchon. L'extrémité du fil 4 qui sort de la cartouche est reliée t un condensateur 9 à l'aide d'un premier interrupteur 10. Le bouchon 6 est relié également à un condensateur 11 t l'aide d'un deuxième interrupteur 12. Enfin un troisième interrupteur 13 permet de mettre hors circuit le condensateur 11 et de relier le circuit électrique constitué par le tube 1 et la surface intérieure 2a, 2b, 2c de la carcasse à une charge d'exploitation 14 dans laquelle on désire engendrer une impulsion de courant très intense : comme on le verra plus loin, l'énergie susceptible d'être fournie à cette charge par le présent générateur est largement supérieure à celle qui est initialement stockée dans le condensateur 11. Le fonctionnement de ce générateur est le suivant. Initialement on remplit l'intérieur du tube 1 d'un mélange explosif gazeux susceptible d'être mis à feu par simple décharge électrique dans le fil 4. Ce mélange est avantageusement le mélange stoechiométrisue 02 t 2H2 produit de préférence par décomposition électrolytique directe de l'eau dans une enceinte 15 sous une pression J e quelques dizaines de bars, par exemple de 60 bars. Ce mélange est avantageusement additionné d'une certaine quantité de gaz neutre dans le but d'augmenter le rendement de la réaction explosive. Il pourrait êre remplacé par tout autre mélange désirable, l'hydrogène pouvant en particulier être remnlacé par un hydrocarbure tel que le méthane, l'éthane etc... Ledit mélange explosif gazeux pourrait être introduit dans la cartouche avant son montage dans la carcasse. irais on préfère l'introduire dans ladite cartouche après son dit montage, à travers une conduite 16 traversant par exemple le manchon isolant 8, comme illustré sur la figure 1. Ceci étant, on commence par fermer l'interrupteur 1. Un courant i de commande circule alors dans le fil 4. Il entratne rapidement l'explosion de ce dernier, ce qui a pour effet d'amorcer dans le mélange explosif gazeux une onde de détonation cylindrique. La pression très élevée (de l'ordre de 2000 bars) engendrée à l'intérieur de ce mélange le dilate alors à grande vitesse (plusieurs centaines de m/seconde ). Très peu de temps avant que l'onde explosive n'atteigne le tube 1, on ferme l'interrupteur 12,ce qui décharge le condensateur 11 dans ce tube 1. I1 circule alors dans le circuit coaxial formé par ledit tube 1 et la portion interne 2a, 2b, 2c de la carcasse un courant I très intense, de l'ordre de 106 Ampères. Lorsque l'intensité débitée par le condensateur il atteint son maximum, on ferme l'interrupteur 13, ce qui referme le circuit électrique 13 1-2a, 2b, 2c sur la charge 14. Comme la décharge du condensateur il dure très peu de temps (par exemple quelques dizaines de microsecondes), le courant établit dans le circuit en un temps suffisamment court pour que le tube explosé 1 ne soit pas déplacé encore de manière sensible. Lorsque ce courant est établiS le déplacement progressif mais rapide dudit tube 1 a pour effet de diminuer progressivement l'inductance totale L du circuit 13-i-2a,2b,2c-14. Si les conducteurs constituant ce circuit ont une résistance électrique suffisamment faible, le flux magnétique total = L I du système est sensiblement conservatif durant ce déplacement. Alors l'énergie magnétique développée dans le circuit, énergie qui est égale à 1 LI2 c' est-à-dire à 1. 2 croit 2 en même temps que L diminue. 2 L Lorsque le tube 1 atteint la carcasse 2, I'inductance du circuit considéré est devenue minimum de sorte que l'énergie magnétique dans ce circuit est devenue maximum, énergie alors concentrée uniquement dans la charge 14 et les circuits de connexion liés à 11 interrupteur 13. Il est à remarquer que cette énergie magnétique finale insufflée dans la charge 14 est très supérieure à l'énergie initiale stockée dans le condensateur il : l'ensemble ainsi réalisé constitue donc bien un générateur d'énergie Pour que le champ magnétique azimutal engendré dans l'intervalle annulaire 3 soitcomprimé avec le maximum de brutalité, c'est-à-dire avec le maximum de puissance instantanée, il convient d'assurer simultanément les déplacements radiaux centrifuges des différents points matériels constitutifs du tube 1. Or l'amorçage simultané de l'explosif gazeux tout le long du fil axial 4 est difficile. En effet, pour faire exploser rapidement un fils il faut placer à ses bornes une différence de potentiel de tordre de 100 à 200kV par mètre de fil. Dès que le tube atteint une longueur de l'ordre du mètre, les tensions à fournir deviennent donc prohibitives, le pouvoir isolant du mélange gazeux devenant insuffisant. Pour écarter cet inconvénient,il est avantageux de constituer le fil explosif non pas par un fil de section constante tout le long de sa longueur, mais par une succession de tronçons 4a (fig.2) de petite section & relativement courts raccordés entre eux par des tronçons 4b de section plus forte et relativement longs. Dans un mode de réalisation avantageux, les longueurs 1 des tronçons amincis sont toutes égales entre elles, les longueurs L des tronçons épais sont également toutes égales entre elles et le rapport R = L/l est de l'ordre de 10, étant avantageusement compris entre 5 et 20. Dans un tel cas et lorsque le courant de commande i parcourt le fil 4, seuls les tronçons amincis explosent pour allumer le mélange gazeux. On montre que la tension nécessaire pour provoquer l'explosion est alors proportionnelle à la somme des longueurs 1 et est indépendante des longueurs L. La tension nécessaire initialement de 100 à 200 kV par mètre de fil est alors réduite à une valeur aussi faible que lOà 20 kV/m de fil. Certes un tel allumage n'est pas entièrement continu puisqu'il est assuré à partir d'une suite de points d'ignition, Mais si la distance L est faible (par exemple de 1 cm) par rapport au rayon du tube 1 (par exemple 10 cm), la surface S des ondes de choc successives issues des points discrets(fig 3) est très vite sensiblement cylindrique et se comporte finalement comme une surface cylindrique due à un allumage continu. Ce perfectionnement est très important car c1 est lui qui dans la pratique permet de donner au générateur à explosif gazeux revendiqué des performances comparables et même supérieures à celles des générateurs explosifs solides sans en présenter les inconvénients. Si le générateur est destiné à délivrer une énergie importante, par exemple de plusieurs mégajoules, la création du champ magnétique d'amorçage exige une énergie importante, par exemple de quelques dixièmes de mégajoules. Par conséquent si la source d'énergie électrique 11 est un condensateur, celui-ci doit être constitué par une batterie de condensateurs particulièrement lourde, encombrante et croûteuse. Dans ce cas on peut préférer remplacer ledit condensateur par une source d'énergie impulsionnelle plus compacte telle qu'une génératrice sans fer à régime impulsionnel. Mais comme la puissance électrique instantanée d'une telle source reste limitée, il convient de réduire les pertes Joule. Or, si le tube 1 est monté de la manière décrite ci-dessus, les pertes Joule. dues au passage initial du courant dans ce tube sont relativement importantes en raison de la relative petitesse de la section droite dudit tube. On préfère donc dans ce cas adopter le montage schématisé sur la figure 4. Dans ce montage, le tube central 1 est placé dans un champ magnétique axial et non plus azimutal. Plus précisément la cartouche constituée par ce tube et ses deux fonds et équipée de son fil de commande axiale 4 est placée à l'intérieur d'une carcasse 2 dont au moins la portion latérale intérieure, 2d cylindrique et conductrice de l1électricité, est encore séparée du tube 1 par une chambre annulaire 3, mais est ici fendue latéralement en 17 selon une génératrice. De plus les deux extrémités du tube 1 demeurent cette fois-ci électriquement isolées de la carcasse. Les deux bords 18 et 19 de la fente 17 sont en outre reliés électriquement - d'une part, à l'aide d'un interrupteur 12, à une génératrice impulsionnelle 20, - et d'autre part, à l'aide d'un interrupteur l3, une charge d'exploitation 14. Le fonctionnement de ce dispositif est le suivant. En fermant l'interrupteur 12, on décharge la génératrice impulsionnelle 20 dans la carcasse 2 n une fraction de seconde. Cette carcasse 2 est alors parcourue par un courant azimutal i' oui crée un champ axial H' dans la chambre 3. Lorsque ce courant i' atteint sa valeur maximum, on excite le fil 4, ce qui allume le mélange explosif et provoque la dilatation rapide du tube 1 à l'intérieur de la carcasse L, Le déplacement très rapide de la nasse conductrice constitutive du tube 1 dans le champ magnétique H' engendre comme précédemment par un effet cumulatif une très grande énergie magnétique, laquelle est transférée dans la boucle électrique fermée constituée par la carcasse 2 , la charge 14 et l'interrupteur 13 dès la fermeture de ce dernier. Selon une autre variante la source 9 peut être constituée elle-même par un générateur à explosif, solide ou gazeux. Dans tous les cas, pour que le système fonctionne ccrrec tement, il faut que le tube 1 puisse se dilater fortement sans se rompre. On est donc amené à le réaliser en un métal très ductile tel que le cuivre ou l'aluminium recuit Malheureusement, ces métaux ayant une faible résistance mécanique à froid, la paroi du tube 1, qui doit supporter la pression du mélange explosif, doit être assez épaisse : par exemple, pour un tube d'aluminium de diamètre intérieur 80 mm, la paroi doit atteindre une épaisseur de 6 mm si la pression du mélange est de 60 bars. Une réduction de l'épaisseur de la paroi du tube est très intéressante, car elle permet - d'une part de diminuer la masse du tube détruit après chaque explosion, réduisant ainsi le coût d'exploitation du générateur, - d'autre part d'accroître la vitesse de déplacement de ladite paroi, ce qui accroît la valeur de la pointe de puissance, - et enfin de diminuer les pertes d'énergie dues au travail de déformation de cette paroi. Pour obtenir une telle réduction de l'épaisseur ce la paroi, on a recours avantageusement à l'une et/ou à l'autre des deux dispositions auxiliaires consistant - la première, à engendrer une contre-pression à l'extérieur du tube, - et la deuxième, à séparer les deux fonctions mécanique et électrique du tube. Selon la première de ces dispositions auxiliaires, on introduit dans la chambre 3 un gaz tel que l'hydrogène comprimé à une pression voisine de celle du mélange gazeux à l'intérieur du tube. Dans ce cas, pour faciliter l'évacuation de ce gaz, on évide dans la paroi latérale de la carcasse 2 des évents 21 communiquant tous avec une même enceinte extérieure à la carcasse, enceinte dont le volume est relativement grand par rapport à celui de la chambre 3 et qui contient le même gaz sous pression que la chambre 3. Quant à la deuxième disposition auxiliaire, on peut prévoir pour celle-ci plusieurs modes de réalisation. Dans un premier mode de réalisation illustré sur la figure 5 le tube 1 est constitué par deux cylindres concentriques emmanchés jointivement l'un dans l'autre, le cylindre intérieur la étant constitué en un matériau peu ductile mais très résistant mécaniquement ti que l'acier et le cylindre extérieur lb étant constitué en un matériau très ductile mais peu résistant mécaniquement tel que l'aluminium sous faible épaisseur. Quand la pression de l'explosion s'applique sur la paroi interne de ce tube composite, cette paroi interne se déplace très peu avant sa rupture et n'absorbe donc que très peu d'énergie. Après cette rupture, la pression des gaz d'explosion s'applique sur le cylindre extérieur de faible épaisseur et déplace celui-ci très rapidement sans rupture. Pour qu'un tel tube composite donne satisfaction, il est nécessaire que la rupture du cylindre interne se produise régulièrement sur toute sa surface latérale. On peut à cet effet utiliser un matériau très brisant éclatant en de multiples morceaux et, ou favoriser sa rupture par des amorces convenables telles que destries ou rainures en damier 22. Dans le mode de réalisation de la seconde disposition auxiliaire ci-dessus qui a été illustré sur la figure 6, le cylindre interne du tube composite est constitué par une feuille métallique très fine 23 soutenue extérieurement par un bobinage 24 mécaniquement résistant constitué par exemple en corde à piano ou en tous autres fils ou cabales. Dans un tel cas, l'application de l'onde de détonation sur la paroi interne a pour effet de crever la feuille métallique mince entre les spires du bobinage et, juste après cette crevaison régulièrement répartie tout le long du tube, les gaz chauds prennent appui sur le cylindre conducteur extérieur lb. En ce qui concerne la constitution des interrupteurs 102 12 et 13 ci-dessus, on peut procéder de toute manière désirable. Mais il est particulièrement avantageux d'utiliser à cet effet l'un des dispositifs de fermeture décrits ci-après, dont certains pourraient, le cas échéant, être utilisés indépendamment des dispositifs générateurs ci-dessus et qui présentent tous à la fois une très faible résistance électrique et une très faible inductance. Dans le premier mode de réalisation indiqué pour ces interrupteurs et illustré sur la figure 7, mode de réalisation applicable au dispositif générateur du type à champ azimutal schématisé sur la figure 1 ci-dessus, on exploite la déformation du tube 1 elle-même pour assurer l'une au moins des fermetures électriques désirées après mise à feu dudit fil 4. Dans ce mode de réalisation, l'interrupteur 13 ci-dessus est constitué par un anneau 25 biseauté intérieurement, indé- formable et conducteur de l'électricité, entourant une portion 26 du tube 1 à la fois déformable et proche de son extrémité isolée de la carcasse 2. On comprend facilement que, dans ces conditions, le contact électrique entre les éléments 25 et 26 est établi automatiquement dès le début de la déformation du tube 1. Dans ce cas la carcasse 2 présente une coupure isolante transversale 27 entre l'anneau 25 et la zone centrale de cette carcasse et la charge 14 est branchée sur ladite carcasse aux bornes de ladite coupure. Dans le deuxième mode de réalisation d'interrupteur schématisé sur les figures 8 et 9, l'interrupteur comprend - une enclume conductrice 28 présentant une surface plane 29 dans laquelle a été évidée une rigole 30, un Doinçon conducteur biseauté circulairement 31 étant encastré dans ladite rigole de façon telle que sa crête biseautée affleure pratiquement au niveau des bords de cette rigole, - une feuille mince 32 en matière isolante recouvrant la surface plane 29, - une plaquette conductrice 33 recouvrant la feuille mince isolante., - un dispositif 34 propre à projeter une plage annulaire de ladite plaquette jouant le rale de marteau contre le poinçon en regard en crevant les zones correspondantes de la feuille isolante, - et un couvercle conducteur 35 enveloppant le dispositif de projection et relié électriquement à la plaquette 33 par incrustation dans celle-ci de picots 36. Ces différents éléments sont serrés les uns contre les autres. 1'enclume 28 et le couvercle 35 sont respectivement connectés aux bornes du circuit à fermer. Le fonctionnement d'un tel interrupteur est le suivant, Initialement le circuit électrique est ouvert comme illustré sur la figure 8 : l'enclume 28 et le marteau 33 sont isolés l'un de l'autre par la feuille isolante 32. Pour commander la fermeture, on actionne le dispositif de projection, ce qui applique brusquement sur la plaquette 33 une pression très élevée. Sous l'action de cette pression, la plage annulaire de ladite plaquette qui est en regard de la rigole est sollicitée contre cette dernière, crève la feuille isolante-32 en regard et va s'incruster sur le poinçon circulaire 31 comme visible sur la figure 9. On a également représenté sur cette figure 9 le trajet du courant commuté. On peut constater que la distribution annulaire dudit courant commuté est telle que les effets électro-dynarniques qui en résultent tendent à maintenir sur le marteau une pression électromagnétique. Cette pression peut être très élevée si le courant commuté est lui-même très intense, ce.qui est favorable à une bonne fermeture de l'interrupteur. Le dispositif de projection 34 neut être constitué dc Ül-inles nanieres. Dans le cas des igures 8 et 9, ce dispositif travaille ,agnétiquement et est constitué par un petit nombre de spires conductrices. Pour actionner ce dispositif, on envoie dans lesdites spires conductrices pendant un temps assez bref, par exemple de l'ordre de 20 microsecondes, une pointe de courant électrique de l'ordre de quelques dizaines de kA. La montée brutale du courant dans lesdites spires engendre par effet de transformateur des courants également très intenses dans la plaquette 33. L'interaction électromagnétique entre ces différents courants se traduit par une projection très violente de la plage annulaire de plaquette formant "marteau" contre l'enclume 28, ce qui assure 7a commutation désirée. Dans le cas de la figure 10, la projection est engendra par explosion d'un gaz. A cet effet le couvercle 35 est évidé par une chambre annulaire 37 disposée en regard de la rigole 30, chambre contenant un mélange explosif. Cette chambre communique par une couronne de trous radiaux 38 avec un alvéole axial 39 dans lequel est disposé un fil d'amorçage 40 traversant lui-même un bouchon isolant 41 propre à obturer de façon étanche ledit alvéole. L'allumage central du mélange explosif contenu dans l'ensemble des cavités 37, 38 et 39 assure une explosion homogène du mélange gazeux et imprime au marteau une pression annulaire uniforme. Les interrupteurs du type de ceux qui viennent d'être décrits en référence aux figures 8 à 10 peuvent être réalisés de façon telle qu'ils présentent une inductance de seulement quelques nanohenrys et une résistance de seulement quelques micro-ohms . Ils peuvent être montés de toute manière désirable sur le générateur. On peut par exemple en monter une pluralité selon une couronne en barillet autour de l'axe général du système. Ou encore on peut remplacer ce montage en barillet par un montage annulaire continu du type de celui qui a été schématisé sur la figure il : dans ce montage, la feuille 32 et la plaquette 33 ci-dessus sont constituées par des rondelles ayant pour axe l'axe général du dispositif de façon à dégager centralement tout l'espace nécessaire pour le passage du fil d'amorçage 4, du conduit d'amenée 16 du mélange explosif à l'intérieur du tube, etc... La charge 14 peut être tout dispositif permettant d'exploi- ter des impulsions brèves de courant électrique très intense, en vue notamment d'assurer - le formage magnétique de pièces de très grandes dimensions (par exemple de l'ordre du mètre ou davantage), - l'alimentation de fils métalliques explosants en vue de remplacer certains explosifs dans l'une ou l'autre de leurs applications (formage par explosion, tir de mine...), - la création d'un champ magnétique très intense, pouvant dépasser largement 1 MG, dans de grands volumes (plusieurs cen 3 taines de cm et même davantage) en vue d'expériences de physi- que telles que par exemple celles exécutées sur les plasmas portés à de très hautes températures, notamment aux fins d'étude de la fusion thermonucléaire contrôlée ou à d'autres fins. Cette charge 14 doit présenter initialement une basse impédance afin que la création du champ magnétique d'amorçage (H ou H' ci-dessus) soit aisée. Si ladite charge 14 présente initialement une faible impédance, on peut la brancher directement aux bornes du dispositif générateur : c'est par exemple le cas d'une bobine magnétique destinée à des expériences de physique des plasmas ou à des travaux de formage magnétique ; c'est également le cas d'un fil magnétique explosant, lequel présente initialement à froid une faible résistance. Mais si la charge 14 présente initialement une forte impédance, il est avantageux de réduire artificiellement cette impédance au moment de la création du champ magnétique d'amorçage en plaçant à ses bornes, en parallèle sur elle, un fil explosant 42 (figures 1 et 7). Le fonctionnement s'effectue alors en deux temps : l'impulsion de courant très intense commence par passer dans le fil 42, jusqu'à ce qu'elle provoque l'explosion de ce fil, buis elle est transférée dans la charge et c'est alors que l'on observe l'absorption d'énergie désirée par cette charge. En suite de quoi, et quel que soit le mode de réalisation adopté, on obtient finalement un dispositif générateur d'impul- sions de- courant électrique très intenses dont la constitution et le fonctionnement résultent suffisamment de ce qui précède. Ce dispositif présente de nombreux avantages par rapport à ceux antérieurement connus mettant en oeuvre une explosion en particulier le prix de revient de leur exploitation est remarquablement faible, puisque la seule destruction due à chaque explosion est celle du tube intérieur 1. Au cours de l'explosion en question, la portion centrale du tube 1 (ou de sa chemise extérieure conductrice dilatable s'il est composite) est, en une fraction de seconde, dilatée et amincie uniformément sans rupture et plaquée contre la face cylindrique interne en regard de la coquille 2. Il est très facile de dégager de la carcasse, aux fins de remplacement, le tube ainsi de' formé, ladite carcasse étant à cet effet avantageusement constituée par deux demi-coquilles juxtaposées axialement selon un plan transversal médian P (fig. 1) et serrées axialement l'une contre l'autre à l'aide de tirants appropriés. Comme il va desoi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS *. Dispositif pour engendrer des impulsions électriques de grande puissance par mise en oeuvre des déplacements rapides d'un conducteur électrique dans un champ magnétique, déplacements engendrés par une explosion, caractérisé en ce qu'il comprend un tube (1) dont la surface latérale est constituée au moins extérieurement par une feuille métallique conductrice de l'élec tricité susceptible d'être dilatée fortement sans rupture ; une carcasse (2) mécaniquement résistante enveloppant ce tube, carcasse présentant une surface interne de révolution conductrice de l'électricité, coaxiale au tube et radialement écartée de celui-ci de façon à réserver entre carcasse et tube une chambre annulaire (3) ; un fil conducteur (4) disposé selon l'axe du tube ; des moyens pour admettre à l'intérieur du tube un mélange gazeux sous pression susceptible d'exploser par simple mise à feu du fil axial ; des moyens (9,10) pour commander ladite mise à feu du fil axial ; des moyens (11, 12) pour engndrer momentanément un champ magnétique d'amorçage dans la chambre annulaire ; et des moyens (13) pour connecter électriquement à une charge d'exploitation (14), lors du déplacement radial centrifuge très rapide du tube dans le champ ci-dessus dû à l'explosion du mélange gazeux, ce tube lui-menie ou un autre conducteur également soumis au champ magnétique énorme qui est engendré selon un effet cumulatif par ledit déplacement radial. 2. Dispositif générateur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le fil axial est constitué par une suite de premiers tronçons (4a) de section relativement grande reliés entre eux par des deuxièmes tronçons (4b) de section réduite, les longueurs (L) des premiers tronçons étant supérieures à celles (1) des seconds tronçons. 3. Dispositif générateur selon la revendication 2, caractérisé en ce que le rapport entre la longueur L des premiers tronçons et la longueur 1 des seconds tronçons est compris entre 5 et 20. 4. Dispositif générateur selon l'une des précédentes revendications, caractérisé en ce que la carcasse (2) est constituée de deux demi-coquilles juxtaposées axialement l'une contre l'autre et facilement séparables pour permettre le remplacement du te dilaté après explosion nar un autre tube callincr cue équipé de son fil axial. 5.Dispositif générateur selon l'une des précédentes revendications, caractérisé en ce que la paroi latérale de la carcasse est percée d'évents (21), lesquels débouchent de préférence dans une même enceinte de volume largement supérieur à celui de la chambre annulaire et contenant un gaz sous pression. 6. Dispositif générateur selon l'une des trécédentes revendications, caractérisé en ce que le tube est constitué en cuivre ou aluminium recuit, en ce que son diamètre moyen est compris entre 5 et 10 cm, en ce que l'épaisseur de sa paroi est comprise entre 5 e L 10 ram et en ce que le mélange explosif qu'il contient est un mélange d'oxygène et d'hydrogène selon les proportions stoechiométriques 0,, et 2H, sous une pression de quelques dizaines de bars. 7. Dispositif générateur selon l'une des précédentes revendications, caractérisé en ce que le tube est constitué par deux éléments tubulaires introduits coaxialement et jointivement l'un dans l'autre, savoir un élément tubulaire interne (4a) à grande résistance mécanique propre à être brisé régulièrement sur toute sa surface lors de l'explosion et un élément tubulaire externe (4b) relativement mince dilatable sans rupture et conducteur de l'électricIté. 8.Dispositif générateur selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'élément tubulaire interne présente une surface rainurée en damier (en 22). 9.Discositir générateur selon la revendication 7, caractérisé en ce que ltélément tubulaire interne est constitué par une feuille cylindrique mince (23 soutenue car un bobinage de cordes (24) résistant à la traction. 10.Dispositif générateur selon lune des précédentes revendications, caractérisé en ce que lune des extrémités axiales de la carcasse (8) est reliée électriquement N ltextremlté aY ale correspondante du tube (1) alors que son autre extrémité axiale est isolée électriquement de l'extrémité axiale correspondante du tube, en ce que les moyens pour engendrer le champ magnétique d'amorçage comprennent un premier interrun- teur (12) propre à connecter une source électriquement chargée (i -) N l'extrémité axiale de tube isolée de la carcasse, et en ce que les moyens de connexion à la charge d'exploitation (14) comprennent un deuxième interrupteur (13) propre à connecter cette charge à cette même extrémité axiale de tube isolée de la carcasse. 11. Dispositif générateur selon la revendication 10, caractérisé en ce que le deuxième interrupteur (13) comprend comme contact fixe un anneau (25) présentant intérieurement une crête circulaire aiguisée qui entoure une partie (26), du tube, voisine de l'extrémité de ce tube isolée de la carcasse et déformable lors de l'explosion du mélange interne, et comme contact mobile cette partie de tube elle-même. 12. Dispositif générateur selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que la surface cylindrique conductrice interne de la carcasse est fendue latéralement (en 17) selon une génératrice de façon telle que les deux bords (18,19) de cette fente soient isolés électriquement l'un de l'autre, en ce que les moyens pour engendrer le champ magnétique d'amorçage comprennent un premier interrupteur (12) propre à relier une source d'énergie électrique impulsionnelle (20) aux deux dits bords de la fente, et en ce que les moyens de connexion à la charge d'exploitation (14) comprennent un deuxième interrupteur (13) propre à connecter cette charge à ces deux bords. 13. Interrupteur électrique à fermeture rapide et propre à contraler le passage d'un courant intense, notamment en vue d'équiper un dispositif générateur selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend : unetenclumç" (28) conductrice présentant une surface plane (29) évidée d'une rigole annulaire (30) dans laquelle est encastré un poinçon biseauté circulaire (31) affleurant au niveau des bords de la rigole une feuille isolante mince (32) constituant "marteau" recouvrant la feuille isolante ; et des moyens (34) pour projeter brusquement une plage annulaire de la plaquette conductrice contre le poinçon en regard de manière à faire découper localement par ce poinçon la feuille isolante et à faire incruster le sommet biseauté dudit poinçon dans ladite plage, ce qui établit le contact électrique entre "enclume" et "marteau". 14. Interrupteur électrique selon la revendication 13, caractérisé en ce que les moyens de projection brusque travaillent magnétiquement. 15. Interrupteur électrique selon la revendication 13, caractérisé en ce que les moyens de projection brusque travaillent par explosion d'un mélange gazeux 16. Procédé pour mettre en oeuvre un dispositif générateur selon l'une des revendications 1 12, caractérise en ce que l'on procède en une fraction de seconde I la suite des trois opérations suivantes : mise à feu du iil axial (4), ce qui amorce dans le mélange explosif une onde de détonation cylindrique ; création du champ magnétique d'amorçage dans la chambre annulaire (3) qui entoure le tube (1) ; et enfin connexion électrique entre la charge d'exploitation (14) et le tube ou autre conducteur qui est le siège d'un courant intense.