La présente invention concerne une méthode-nouvelle pour la destruction des insectes comme les moustiques ou les mouches par emploi de I'alléthrine, ainsi qu'un appareil pour l'application de ce procédé. Les méthodes connues jusqu'ici pour la destruction des moustiques, des mouches et autres insectes nuisibles, utilisant les insecticides du type des pyréthroidesJ par exemple I'alléthrine, sont les suivantes 10 - Combustion du pyrèthre ou d'encens à moustiques afin de gazéifier les composants insecticides, 20 - Dissolution de l'ailéthrine, de la pyréthrine, etc., dans un solvant hydrocarboné, et chauffage de la solution résultante afin de gazéifier les composants efficaces, ou encore pulvérisation de cette solution. 30 - Dissolution de l'alléthrine, la pyréthrine,etc., dans un solvant, et introduction de la solution obtenue dans un récipient sous pression avec un gaz comprimé, et pulvérisée sous forme d'aérosol. Aucun des procédés ci-dessus n 'est réellement satis- - faisant, en raison des inconvénients suivants 10 - Dans le procédé par combustion, une partie du composant insecticide est vaporisée par la chaleur de combustion en donnant un effet utile,- mais la plus grande partie du composant efficace est décomposée en raison de la température de combustion qui atteint 600-700 C, et est donc perdue. La production de fumée est également inévitable pendant la combustison, ce qui a pour effet de salir les meubles, de laisser une odeur meAme après l'usage. Enfin cette combustion est une cause possible d'incendie. 20 - Dans le procédé utilisant le chauffage et la gazéification d'une solution l'odeur du solvant est inévitable et il y a accumulation dans les produits gazeux de produits de décomposition qui retardent cette gazéification et engendrent une odeur désagréable. La pulvérisation de la solution donne un effet momentané de faible durée. D'autre part, la solution n'est pas pratique à manipuler. 30 - Le procédé par aérosol, quoique d'application commode, n'a pas une efficacité insecticide prolongée, et'dégage également.une odeur désagréable de solvant. L'objet de la présente'invention est un procédé pour la destruction effective des moustiques, des mouches et autres insectes nuisibles, procédé selon lequel l'allétlirine est utilisée plus efficacement avec une manipulation simple ne présentant aicun des défauts décrits ci-dessus',' inhérénts aux méthodes classiquess ainsi qu'un appareil pour l'application de ce procédé. Le procédé selon l'invention est ainsi caractérisé on fait absorber de l'alléthrine par une plaque poreuse, qui est ensuite placée sur un-disque pouvant être chauffé par l'électri- cité. Ce disque est ensuite chauffé à une température suffisante pour que l'alléthrine, tout en se décomposant relativement peu, se vaporise progressivement- -pendant une période prolongée, l'alléthrine gazéifiée étant utilisée comme insecticide. La température du disque chauffé' est maintenue de préférence entre 120 et 150 C, et le disque est contenu dans une enveloppe appropriéeS reliée à une source de courant.Le disque chauffant et son enveloppe sont construits de façon à permettre le changement facile de la plaque poreuse supportant l'alléthrine, Lorsque celle-ci est complètement vaporiséeS la plaque est remplacée par une plaque neuve. Afin que l'usager puisse suivre la progression de' la vaporisation de l'alléthrine, cette plaque est colorée au moyen d'un pigment traduisant llefficacité de la plaque, et qui disparaît peu à peu à mesure que la vaporisation progresse, de façon à traduire la diminution de l'efficacité au cours de l'usage. Suivant un autre aspect de la présente invention, l'alléthrine est absorbée sur un ruban de papier ou de-tissu, qui se déplace au contact d'un disque chauffé par un courant: électriques grâce d un système d'entratnement approprié, de façon à vaporlser l'alléthrine qui exerce ainsi son effet insecticide. Le ruban est enroulé et introduit dans l'appareil où il est; entraîné progressivement par un système approprié, de façon -à passer au contact du disque chauffé, I1 est ensuite évacud de. l'appareil, ou reçu par, un dispositif approprié, Dans un cas comme dans 19autres le ruban utilisé est jeté. L'invention va être illustrée par quelques exemples, qui ne doivent pas être considérés comme limitatifs. Ces exemples décrivent des essais effectués dans les conditions de la pratique. On a tout d'sabord étudié la résistance à la chaleur de l'alléthrine. ler essai. - Mesure du taux de décomposition thermique résultant du du chauffage de l'alléthrine. Méthode d'essai : On répand uniformément environ 1 g d'alléthrine sur le fond d'un récipient en verre fermé d'une surface totale de 1Ocm2, Après chauffage à diverses températures pendant 8 heures en utilisant une source de chaleur placée au-dessous du récipient, on mesure la quantité restante d'alléthrine par analyse polarographique afin de calculer le taux de décomposition. Résultats Température ( C) Taux de décomposition ffi 100 12,2 120 13,6 130 14,5 140 22,3 150 37,8 160 68,9 Cet essai montre que le taux de décomposition thermique augmente rapidement lorsque la température de chauffage dépasse 1500C. Dans la mise en pratique de la présente invention, cette température ne doit donc pas être dépassée. On a ensuite examiné la facilité de vaporisation de l'alléthrine. 2eme essai.- Mesure de la sublimation effective de l'alléthrine par par chauffage. Méthode dressai On-fait absorber 200 mg d'alléthrine par une plaque de pate de papier de 5 cm x 295 cm, et d'une épaisseur de 2,5 mm. Cette plaque est placée sur une plaque chauffante; chauffée par une résistance d'un mégohm ayant la même largeur que la plaque de pâte à papier, Un dispositif permet de faire varier la température de la plaque chauffante par réglage du voltage. L'ensemble est introduit dans un récipient cylindrique de verre d'un diamètre de 25 cm et de 50 cm de hauteur. Après un chauffage de 8 h pour vaporiser I'alléthrine > on laisse l'appareil refroidir sApontandmenits ce qui a po-ur effet de condenser les vapeurs d'alléthrine remplissant le cylindre de verre, ces vapeurs se' déposant sur la surface interne de celui-ci. Cette surface est ensuite essuyée avec un coton absorbant imbibé d'éther de pétrole..On soumet ce coton à une extraction par l'éther de pétrole. La teneur en alléthrine est mesurée par analyse polarographique, et on calcule la fugacité réelle du produit. Résultats Température ( C) Fugacité effective 100 6,2 120 13,0 130 35s4 140 47,6 150 2793 160 18,1 Cet essai montre que la vaporisation de l'alléthrine est insuffisante lorsque la température est inférieure à l400C et que, si l'on dépasse cette température, la décomposition thermique excessive qui en résulte diminue la fugacité effective. Des essais 1 et 2, on peut donc conclure que la température optimale pour laquelle la décomposition thermique est relativement faible et la fugacité effective suffisamment élevée, est voisine de 140 C. Bien que ces essais permettent de connattre la température optimale pour la mise en oeuvre de la présente invention, il restait à connattre, pour une application pratique de l'alléthrine, l'évolution de son efficacité dans le temps. La durée de cette efficatité dépendant de l'épaisseur de la plaque, on a effectué des essais de longue durée avec des plaques de diverses épaisseurs. 3ème Essai.- Détermination de la durée réelle d'efficacité, en fonction de l'épaisseur de la plaque de pâte à papier, à à la température de 1400C. 1ère méthode d'essai Sur un disque chauffé par l'électricité à une température de 140 C, on place des plaques de pâte à papier d'épaisseur variable contenant 100 mg d'alléthrine. On chauffe à l'air libre pendant 5 heures. L'ensemble constitué par l'élément chauffant et les plaques est introduit dans un récipient de verre semblable à celui utilisé dans l'essai N 2, et on chauffe par l'électricité pendant 3 h (soit donc 8 h au total depuis le début de l'essai). Le courant est ensuite coupé et son laisse le tout se refroidir pendant une heure On recueille l'alléthrine déposée sur la surface intérieure du récipient de verre et on mesure sa quantité par analyse polarographique.Cette quantité correspond à l'alléthrine vaporisée pendant la période de 3 heures commen çant après 5 heures de chauffage a' l'air libre Résultats obtenus par la 1ère méthode Epaisseur de la plaque Quantité d'alléthrine vaporisée de pâte (en mm) pendant la période de 3 h commençant après 5 h de chauffage à l'air libre libre (mg).- 0 > 5 O 1,0 Q 1,5 1,34 2,0 5,74 2,5 11,27 3,0 14,95 4,0 16,08 5,0 7,83 2ème méthode d'essai Chacun des 8 échantillons de plaques de pâte à papier d'épaisseur différente contenant 200 mg d'alléthrine est chauffé par l'électricité, à une température de 140 C, pendant 5 à 8 heures.On extrait ensuite l'alléthrine de chacune des plaques ainsi utilisées par ltéther de pétrole, la quantité -rdsiduelle étant mesurée par analyse-polarographique. Résultats de la 2ème méthode d'essai Epaisseur de la plaque de pâte Quantité résiduelle (mm) .d'alléthrine 0 > 5 O 1,0 1,42 1,5 5,78 2,0 15,94 2,5 21,56 3,0 25,05 4,0 34,35 5,0 42,45 Les résultats des deux essais ci-dessus montrent donc que, si ltépaisseur de la plaque est inférieure à 1,5 mm, l'alléthrine est presque entièrement vaporisée en 5 h, alors. que, si l'épaisseur est supérieure à 4 mm, il reste dans la plaque une quantité suffisamment élevée d'alléthrine pour donner un effet insecticide prolongé ; mais que la quantité d'alléthrine vaporisée dans la première partie de l'emploi étant faible, l'efficacité est également faible. On en conclut que les épaisseurs utilisables de plaques de pâte à papier-contenant de l'al- léthrine doivent Aetre comprises entre 1,5 et 4,0 mm, et'de préférence entre 2 > 0 et 3,0 mm. Les essais précédents indiquent les meilleures conditions de chauffage pour obtenir une bonne efficacité de l'alléthorine, mais ne permettent pas de connaître la durée réelle d'efficacité. On risque donc de se tromper dans l'appréciation du temps au bout, duquel la plaque doit être remplacée Aussi a-t-on étudié des produits colorants, qui se décolorent parallèlement à.la diminution de la quantité d'alléthrine présente. Essai N 4 - Décoloration de pigments indiquant la variation de 11efficacité. ' On a sélecticnné pour cet essai, divers. pigments et colorants pratiquement utilisables. Les produits retenus ont eté soumis à l'essai suivant. Méthode d'essai Dans le récipient représenté par la figure 1, on a placé des plaques de pate à papier de 35 mm X 25 X 2,8 mm contenant chacune 100 mg d'alléthrine et imprégnées par 1 mg d'un pigment. La surface de la plaque chauffante a été maintenue à 140 C et on a mesuré le degré de décoloration en fonction du temps au moyen d'uh - colorimètre photoélectrique. Colorants expérimentés : a) - B-naphtol monoazoanisole b) - B-naphtol monoaminoazotoluène c) - 1,4-dibutylaminoanthraquinone Résultats des essais a) B-naphtolmonoazoanisole, Durée de chauffage Quantité résiduelle Densité trouvée d'alléthrine d'alléthrine (3E) 0 heure 100 mg 0,48 2 60 0,37 4 43 0,31 6 28 0,26 8 14 0,22 10 5 0,16 -2 (**) b) B-naphtolmonoaminoazotoluène. Durée de chauffage Quantité résiduelle Densité trouvée d'alléthrine d'alléthrine (*) O heure 100 mg 0,55 2 60 0 > 42 4 43 0,33 6 28 0,27 8 14 0,23 10 5 0,18 -2 c) 1,4-dibutylaminoanthraquinone. Durée de chauffage Quantité résiduelle Densité trouvée d'alléthrine d'alléthrine (X) O heure 100 mg 0,60 2 60 0,45 4 43 0,31 8 14 0 > 25 10 5 0,16 -2 lo Notes : x Densité calculée par la formule D = Log Io/I Io = lumière incidente : I = lumière réfléchie x Pour les densités inférieures à 0,19, la couleur est visible à l'oeil nu. Les essais ci-dessus montrent que les pigments indicateurs de l'efficacité se décolorent proportionnellement à la vaporisation de lsalléthrine au cours du temps, et que lton peut connaître avec assez de précision la quantité résiduelle de l'alléthrine, ainsi que la fin de la période d'efficacité. L'invention constitue donc une méthode nouvelle de destruction des insectes, basée sur les résultats des essais ci-dessus. En effet, conformément à l'invention > on fait absorber de l'aîléthrine par une plaque poreuse qui est placée sur un disque chauffé électriquement à une température de 120 150 C. La plaque poreuse contient un pigment indicateur de l'efficacité qui permet de déceler la fin de celle-ci > ce qui rend possible le remplacement de la plaque usée par une plaque neuve en temps opportun. Dans les dessins annexés - la figure 1 est une vue en perspective dgun appareil insecticide conforme à la présente invention. - la figure 2 est une vue en coupe du même appareil suivant la ligne A-A de la figure 1, - la figure 3 est une vue en coupe d'une autre forme de réalisation de l'appareil insecticide conforme à la présente invention. Un appareil pour la mise en oeuvre de la présente invention va maintenant être decrit, par référence essentiellement aux figures 1 et 2. Un fumigateur 1 comprend une base 2, un couvercle 3 et une plaque poreuse 4 imprégnée d'alléthrine et supportée par un disque chauffant 6 reposant sur des supports 79 reposant euxmêmes sur le bloc de base 2. La plaque poreuse 4 porte un nombre convenable (normalement 3) de perforations 5. Dans la mise en oeuvre de la présente inventionS on peut utiliser un courant continu ou alternatifs la résistance chauffante du disque étant choisie de façon à maintenir la température superficielle à 120-1500C, Le disque chauffant est porté par des supports isolants et placé dans une enveloppe, de façon à ne pas hêtre, en même temps que la partie de chargements en contact avec l'extérieur9 sauf pour la face active du disque de chauffage. Une plaque poreuse imprégnée d'alléthrine et d'un pigment indicateur de l'efficacité est placée dans un cadre permettant un remplacement facile de la plaque poreuse.On fait alors passer le courant électrique de façon à obtenir le chauf fagnes avec vaporisation progressive de lWalléthrine, qui exerce son effet insecticide. Le courant électrique peut provenir d'une source de courant continu quelconqueg par exemple une batterie d'accu mu-lateurs, ou d'une source dè courant alternatif domestique. Pour le disque chauffant, on peut utiliser des résistances enroulés, des résistances par revêtements de carboné. ou d'oxydes métalliques, ou des résistances massives. La face chauffante peut porter un revêtement protecteur contre l'usure. La valeur de la résistance est telle que la température superficielle se malntienne-d 120-150 C, et dépend du voltage de la source de courant et de la-surfade de la face chauffante.L'enveloppe extérieure' est constituée par un matériau isolant, comme une matière plastique ou de la porcelaine, et la disposition intérieure doit être telle-que le disque de chauffage électrique puisse autre. mis en place, la-face chauffante restant libre pour permettre le rempîaèement facile de la plaque insecticide. Celle-ci doit pouvoir être mise en contact-direct avec le disque électrique chauffant.Le matériau cDnstituant la plaque poreuse dans laquelle sont absorbés l'alléthrine et le colorant indicateur peut gare un matériau- fibreux, une porcelaine poreuse, une poudre métallique ou.tout autre matériau supportant sans modification une température de 120-1500C, avec des pores suffisamment fins pour une vaporisation facile de? .l'alléthrine et ne subissant pas de variation chimique ou de décomposition lors du chauffage de l'alléthrine. Bien que le procédé de la présente invention soit de loin supdrieur à maints égards aux procédés insecticides classiques, aucun.composé insecticide 'est ajouté au cours d'une application donnée, de sorte que l'efficacité est progressivementréduite au cours de l'emploi. Une autre forme de-mise en oeuvre de la présente invention comprend des éléments supplémentaires, et ne présente pas l'inconvénient ci-dessus. Conformément à cette mise en oeuvre, l'alléthrine est absorbée sur un ruban de papier ou de tissu qui est déplacé au contact d'un disque chauffant grâce à un dispositif d'entraînement approprié, de sorte que l'alléthrine est vaporisée à une vitesse constante pendant une durée qui ne dépend que de la longueur du ruban. Le dispositif insecticide pour la mise en oeuvre de cette forme de réalisation de la présente invention va être décrit par référenee à la figure 3. Un ruban 11 d'un matériau fibreux, du papier par exemple, est imprégné par un insecticide, et ce ruban forme un rouleau qui est placé dans une partie d'un carter 12. Des poulies 13, 14 et 15 permettent d'entraîner le ruban 11, ces poulies étant mues par un système moteur approprié permettant d'entraîner le ruban. Entre la poulie 13 et le dispositif d'entraînement se trouve un disque à chauffage électrique 17. Dans la mise en oeuvre de cette seconde forme de l'invention, on utilise une source de courant continu ou alter- natif, et on règle la valeur de la résistance du disque chauffant suivant le voltage du courant, de façon que la température superficielle soit maintenue constamment entre 120 et 150C. Le système de rotation des poulies comprend un moteur miniature, ou un système d'entratnement utilisant'le chauffage et le refrqidissement alternatild'un couple bilame, ou,l1action répulsive d'un ressort. Des rouleaux ou des débiteurs entraînent le ruban qui passe au contact du disque chauffant, ce qui produit la vaporisation de l'alléthrine qui fournit ainsi une activité insecticide constante. Le courant nécessaire peut provenir soit d'une source de courant continu, par exemple une batterie d'accumulateurs,soit d'une source de courant alternatir domestique. Ce courant sert à la fois au chauffage et à ltentraSnement du ruban. Le disque chauffant peut comporter une résistance bobinée, ou une résistance à revêtement de carbone ou d'un oxyde métallique, ou une résistance massive. La surface chauffante est légèrement chanfreinée pour réaliser un contact étroit avec le ruban. Elle peut également recevoir un revêtement protecteur contre l'usure. La valeur de la résistance est déterminée de 'façon à maintenir la température superficielle à 120-1500C, suivant le voltage de la source de courant et la surface de la face chauffante. De préférence, la largeur du ruban est de 2 à 4 cm, et sa vitesse de déplacement de 2-6 cm/h, suivant son épaisseur, son prix, sa capacité d'absorption en alléthrine et la vitesse de vapo-. risation de eelle-ci. Le système d'entratnement est de préfé-, rence tel que le ruban soit entralné entre deux; rouleaux en rota-tion. I1 peut être muni de trous espacés permettant un entrat- nement par débiteurs dentés. La vitesse d'entraînement étant très faible, la vitesse de rotation des rouleaux est également faible. L'énergie de rotation nécessaire peut être fournie-par un moteur miniature, dont les caractéristiques dépendent de la nature, du voltage et de la fréquence du. courant électrique uti- lisé, avec un réducteur fournissant la faible vitesse de rotation nécessaire, ou encore un système bilame relié à une source de chauffage électrique et ouvrant et fermant alternativement le circuit, les alternances de chauffage et de refroidissement provoquant des déplacements linéaires qui sont convertis en mouvementscirculaires, ou en utilisant une lampe à lueurs, fournissant de façon intermittente un courant à un électro-aimant dont les mouvements de va-et-vient du noyau sont convertis en mouvements de rotation.Ce mouvement de rotation peut également être fourni par l'énergie d'un ressort spiral tendu à.~la main.--L-tenveloppe extérieure 12 est constituée par un matériau mauvais conducteur de I'électricité; comme une matière plastique ou la porcelaine. Le disque de chauffage électrique 17 et le système d'entraîne- ment 14,sont fixes et un magasin à ruban 18 est placé en un endroit où l'influence du chauffage est peu sensible. Le carter est ouvert au-dessus du disque de chauffage vis-à-vis du ruban, de façon à faciliter la vaporisation de l'alléthrine. Le système d'entraînement est monté immédiatement.après le passage du ruban sur le disque chauffant Le ruban est ensuite soit évacué hors de appareil par une ouverture appropriée, soit enroulé sur un axe récepteur (non figuré). La longueur du ruban correspond aux dimensions du magasin et il est placé dans une cartouche de chargement pour laquelle un logement approprié est prévu dans l'appareil.On décrira ci-après quelques exemples de mise en oeuvre de la présente invention, ces exemples n'étant nullement limitatifs. Llefficacité insecticide obtenue est comparée avec celle deys bâtonnets classiques. EXEMPLE 1 Une résistance bobinée à plat, ayant comme dimensions extérieures 4 cm de longueur, 2 cm-de largeur et'6 mm d'épaisseur, est fixée dans un logement en-résine de polypropylène et reliée à une source de courant d'un voltage de 100 V. La-portion chauffante de l'appareil est isolée par un vernis au four à base de -silicone, et se trouve en face de ltouverture du carter. La résistance bobinée a une valeur de 2.100 ohms. Après 10 mn de passage du courant, la température superficielle de la section chauffante est de 1350C. La température se maintient-ensuite eenstante par équilibre entre le rayonnement et la chaleur engendurée.La partie ouverte de la section chauffante est prévue de façon à permettre éventuellement un montage et un démontage faciles de la plaque insecticide et l'ouverture est munie'd'une patte de sécurité (désignée par 8 sur la figure 1) assurant le maintien de la plaque insecticide pendant le montage. La plaque insecticide est en pâte de papier. Elle a comme dimensions 2,2cm de largeur,3,5cm de longueur et 2,8 mm dtépaisseur. Elle contient 70mg dgalléthrine et 1 mg de l,4-dibutylaminoanthra- quinone. Pour l'emploi de l'appareil, cette plaque insecticide est.placée.dans la partie chauffante de 1 'appail. Sous l'effet du courant électrique, l'alléthrine est progressivement vaporisée et se dégage de la face supérieure de la plaque insecticide. La teinte bleuâtre de la plaque s'affaiblit progressivement au cours du temps et passe au blanc après environ 10 heures. A ce moment 1'alléthrine est presque complètement vaporisée, et l'effet insecticide a par suite pratiquement disparu. La plaque peut alors être remplacée par une plaque neuve. EXEMPLE 2 Une plaque d'acier Inox de 2cm x 4 cm x 0,5mm est fixée au sommet d'une résistance cylindrique, ayant un diamètre de 1 cm et une longueur de 4 cm. Un élément chauffant, isolé de la résistance par une mince couche d'un verre de silice est placé dans un étui en polypropylène. On règle la résistance de l'enroulement à 1800 ohms, et on la relie à une source de courant électrique sous 100 V. Pour ltentraSnements on utilise un moteur miniature bipolaire de 2.W. Un train d'engrenages réducteur donne une vitesse de rotation de 1/120sème de tour par minute. Le moteur est relié à un rouleau de caoutchouc de 2cm de diamètre.Ce rouleau est monté au voisinage de l'élément chauffant, de façon à entraîner le ruban après son passage sur l'élément chauffant. Au-dessus du rouleau entraîneur, est monté un rouleau fou, de diamètre égal à lem .de façon que le ruban soit entraSné.par passage entre les rouleaux4 Dans les conditions numériques indiquées ci-dessus, la.vitesse d'entraînement du rouleau est de 3cm/h. Le magasin contenant le rouleau est placé da coté opposé à celui du système d'entraSnement- et écarté de 5em de l'élément chauffant,- de façon à être à l'abri de la chaleur dégagée. Le ruban entraîné hors du magasin par le système d'entraînement passe devant l'élément chauffant, puis entre les rouleaux entraîneurs, et est finement évacué hors de l'appareil par une ouverture.Pour préparer le ruban insecticide, on lui fait absorber de l'alléthrine à raison de 70 mg par longueur de 30cm d'un ruban de papier d'uneéoaisseur de 0,1 mm et d'une largeur de 3cm. On enroule l0m de ce ruban dans une cartouche en polypropylène. L'extrémité antérieure du ruban sort légèrement de l'orifice de la cartouche. Pour l'emploi, la cartouche contenant le ruban insecticide est placée dans le magasin de l'appareil et l'extrémité du ruban est tirée à la main de façon à passer sur l'élément chauffant, puis sur le rouleau entraSneurO Le bout du ruban étant amené jusqu'à l'orifice de sortie,.-on met en place le rouleau fou.En faisant passer le courant électrique, l'élément chauffant est porté à haute température, l'alléthrine absorbée dans le ruban est progressivement vaporisée et se diffuse dans l'air environnant. Le système d'entraînement est alimenté en ruban, de sorte qu'une nouvelle portion de ruban contenant de l'alléthrine passe continuellement devant l'élément chauffant. Le ruban usé est conduit hors de l'appareil Il peut alors être détruit. Suivant le présent exemple, la vitesse d'avancement du ruban est de 3cm/h. Il faut donc 330h pour que les lOm du ruban passent en totalité à travers l'appareil Pendant ce temps, l'action insecticide est continue. En supposant que l'appareil soit utilisé pendant 10h par jour, le ruban peut être utilisé pendant plus d'un mois, sans autre manoeuvreque celle d'un interrupteur,- Efficacité insecticide On a effectué un essai en vue de comparer les effets insecticides obtenus conformément aux exemples 1 et 2 de la présente invention avec ceux résultant de l'emploi d'un bâtonnet classique. Exécution de essai Environ 150 moustiques sont Lâchés dans.une pièce de 26 m3. Après avoir utilisé à l'extérieur de cette pièce lappa- reil de l'exemple 1, l'appareil de l'exemple 2 et le bâtonnet classique, respectivement pendant 2 h, 1 h et 30 mn, il.s sont introduits dans la chambre d'essai et l'on étudie la destruction des moustiques en fonction du temps. Cet essai est répété 5 fois dans chaque cas pour obtenir une valeur moyenne. Notes . Le poids moyen des bâtonnets utilisés dans cet essai est de 14g, avec une teneur moyenne en alléthrine de 0,5%, soit un contenu de 70 mg. Résultats des essais Temps (minutes) - % d'insectes morts KT 50 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 (Mn.s). Exemple 4,2% 30,5 58,2 75,9 86,4 92,4 95,5 97,3 100 26,54 1 Exemple 11,6 51,6 78,2 90,0 95,5 97,9 100 19,42 2 Bâtonnet 3,8 24,8 47,6 64,1 76,1 8422 89,1 92,2 94,5 96,8 )1,20 insecticide Les résultats -ci-dessus montrent les effets insecti-cides remarquablement élevés résultant de l'emploi des appareils des exemples 1 et 2, comparés aux effets obtenus avec les bâtonnets insecticides classiques.Ces résultats supérieurs sont probablement dus à ce que, dans les exemplesl et 2, la décomposition de l'alléthrine est réduite, en raison de la température relative- ment basse du chauffage,. ce qui correspond à des conditions optimales pour la vaporisation de l'alléthrine, à la différence du cas des bâtonnets insecticides, dans lequel la température élevée de combustion engendre une décomposition importante de 1salléthrines avec réduction correspondante de la quantité de produit vaporisé. La présente invention apporte donc une technique nouvelle de lutte contre les insectes, dans laquelle on obtient une efficacité élevée, malgré la tendance de lealléthrlne à la décomposition thermique, grâce à un nouveau procédé de vapori sation efficace de ce produit, qui supprime presque totalement la décomposition thermique qui se produirait dans d'autres conditions.Cette nouvelle méthode de destruction des insectes présente de nombreux avantages caractéristiques par rapport aux méthodes classiques En effet, suivant le procédé de la présente invention,. le seul produit dégagé dans l'air est l'alléthrine, en faible quantité, en l'absence de toute fumée ou de tout solvant en vapeur, ce qui est gnéralement le cas des méthodes classiques. I1 n'y a pas non plus d'odeur désagréable ou excitante, ni aucun risque de salir les murs, le mobilier, la vaisselle, les aliments etc., ni production d'effets physiologiques indésirables. La présente méthode est donc également avantageuse sur le plan hygiénique. Par ailleurs, l'appareil conforme à la présente invention peut être de dimensions extrêmement réduites, et être utilisé pendant environ 10 h consécutives. Comme d'autre part, à la différence de l'emploi des bâtonnets classiques, il n'y a aucune production de fumées la destruction des insectes peut être effectuée dans des conditions supérieures de confort, même dans une pièce close. De plus, la plaque insecticide est facile à changer et la nécessité du changement peut facilement être reconnue d'après le degré de décoloration de la plaque. Enfin, la consommation d'énergie électrique ne dépasse pas 5 watts-heure ce qui allège les dépenses de fonctionnement du procédé. On peut signaler également, en dehors de tous les avantages cités précédemment, qu'en raison de la brièveté de la période nécessaire au chauffage pour une consommation donnée d'alléthrine, le taux de décomposition es.t diminué. d'où un effet insecticide encore amélioré. De même, une application prolongée est également possible avec un effet insecticide constant. REVEND i CA T IONS 1 - Procédé de lutte contre les insectes comportant l'imprégnation d'une plaque poreuse d'une épaiseùr de 1,5 à 4mm par de l'alléthrine, et le chauffage de cette plaque 'sur~un disque à chauffage électrique à une température comprise entre 120-150 C de façon à vaporiser l'alléthrine. 2 - Procédé. conforme .à la revendications 1, dans lequellaplaque imprégnée est enlevée de l'appareil à la fin de sa période d'efficacité et rejetée. 3 - Procédé conforme à la revendication 1, dans lequel on fait absorber à la plaque poreuse de l'allé.thrine et un pigment indicateur de l'efficacité, ce pigment se décolorant progressivement au cours du temps jusqu'à décoloration totale à la fin de la période d'efficacité insecticide9 indiquant ainsi la nécessité du remplacement de la plaque. 4 - Appareil de lutte contre les insectes comportant, en associations une plaque poreuse de 1 > 5 à 4,0 mm d'épaisseur, imprégnée d'alléthrine et un disque chauffant électrique ayant sensiblement la même surface que ladite plaques la température de ce disque pouvant être maintenue à une valeur comprise entre 120-150 C. 5 - Procédé de lutte contre les insectes, comportant l'imprégnation d'un ruban de papier, de tissu eteb par-de l'alléthrine, le déroulement de ce ruban au moyen d'un mécanisme d'entraînement et le chauffage à une température de 120-150 C d'un disque à chauffage électrique disposé aur le trajet du ruban, de façon à vaporiser l'alléthrine. 6 - Ruban de tissu ou de papier imprégné dfallé- thrine, contenu sous forme de rouleau dans une cartouche, d'où il est débité par un système d'entraînement et chauffé par un disque à chauffage électrique d'une température de 120-150 C, placé sur le trajet du ruban, de -de façon à vaporiser l'alléthrine contenue dans ce ruban. 7 - Appareil de lutte contre les insectes comportant un dispositif d'entraînement d'un ruban et un disque à chauffage électrique dont la température superficielle peut être maintenue entre 120 et 150 C, le ruban étant débité à partir d'un magasin contenant le ruban imprégné d'alléthrine5 ce magasin étant disposé à une extrémité du système d'entraînement, et de façon que le rubana passe au. contact du disque chauffé.