L'invention est relative à des perfectionnements apportés aux boîtes de jonction électrique du genre de celles qui comprennent un bloc isolant muni de logements, d'axes parallèles, dans lesquels sont placés des organes de contact électrique, soit de type mâle, soit de type femelle, soit des deux types, propres à coopérer, par interpénétration, avec des organes de contact de type opposé lors de la réunion, par translation suivant une direction sensiblement parallèle à celle des axes des logements, de la boite de jonction avec une boite de jonction complémentaire. L'invention concerne plus particulièrement, parce que c'est dans ce cas que son application semble devoir présenter le plus d'intérêt, mais non exclusivement, les boites de jonction électrique, du genre de celles définies précédemment, utilisées pour la jonction électrique automatique entre les conducteurs électriques de véhicules tels que des voitures de chemin de fer. On sait que les jonctions électriques établies par des organes de contact de type mâle, ou broches, engagés dans des organes de contact de type femelle, ou douilles, avec un léger serrage, présentent une fiabilité importante, mais par contre, ne permettent pas une interpénétration des organes mâle et femelle, sans détérioration de l'un de ces derniers, s'il existe un désalignement entre les axes de ces organes lors de leur réunion. Ce dés alignement peut, également, provoquer une détérioration de l'isolant. Ces inconvénients sont particulièrement gênants dans le cas de boites de jonction électrique destinées à assurer une jonction automatique entre les conducteurs électriques de véhicules tels que des voitures de chemin de fer. L'invention a pour but, surtout, de rendre telles les susdites boites de jonction qu'elles répondent mieux que jusqu'à ce jour aux diverses exigences de la pratique et notamment telles qu'elles ne présentent plus, ou à un degré moindre, les inconvénients rappelés ci-dessus des boîtes de jonction de l'art antérieur. Selon une première disposition de l'invention, une boîte de jonction électrique du genre de celles définies précédemment, est caractérisée par le fait que, d'une part, les organes de contact, d'un type au moins, sont maintenus par des moyens de support souples et que, d'autre part, les logements prévus dans le bloc iso lant pour les susdits organes de contact maintenus par les moyens de support souples ont des sections transversales supérieures à celles des organes de contact de manière qu'il existe entre les parois des logements et les organes de contact un jeu suffisant pour permettre un déplacement transversal et angulaire de ces organes de contact. Selon un premier mode de réalisation, les moyens de maintien souples comprennent un fût conducteur fixé rigidement dans l'isolant, un ressort en hélice destiné à travailler essentiellement en flexion, dont une extrémité est montée sur le fût et dont l'-autre extrémité porte l'organe de contact, et enfin, des moyens souples de liaison électrique, constitués notamment par une tresse métallique, entre l'organe de contact et le fût. Selon un autre mode de réalisation, les moyens de support souples sont constitués par une plaque de matière souple, isolante électriquement, dont le plan moyen est perpendiculaire aux axes des organes de contact, lesquels sont portés par ladite plaque de matière souple. Cette plaque de matière souple est avantageusement constituée par une plaque de matière élastomère, de caoutchouc ou de su'icone, notamment alvéolée, Dans le cas où la boîte de jonction est destinée à établir une jonction électrique automatique entre des conducteurs électriques de véhicules tels que des voitures de chemin de fer, les organes de contact d'une même boite de jonction sont des deux types mâle et femelle, de telle sorte que ladite boite de jonction soit hermaphrodite et puisse être réunie à une autre boîte de jonction dans laquelle la répartition des organes de contact est identique. Dans une boîte de jonction hermaphrodite, les organes de contact mâles et femelles peuvent former deux groupes distincts, symétriques l'un de l'autre par rapport à un plan longitudinal médiateur de la boite de jonction, les organes de contact femelles traversant une tête isolante faisant saillie vers l'avant du bloc isolant et dont la face avant est située, dans le sens axial, sensiblement au niveau des extrémités avant des organes de contact mâles, ladite tête isolante étant limitée, d'un côté, par une paroi plane parallèle aux axes des organes de contact ; dans une telle boîte de jonction, selon une autre disposition de l'i- vention, qui peut être utilisée isolément, la section transversa le de la tête isolante est inférieure à la demi-section transversale du bloc isolant et la susdite paroi plane est située, par rapport au plan médiateur, du côté des organes de contact femelles, cette paroi plane étant parallèle au susdit plan médiateur et écartée de ce dernier d'une distance qui dépend des tolérances de désalignement admissibles entre deux boites de jonction. De préférence, cette distance est égale au mans àlamoifié dela tolérance maximale de désalignement. Généralement, une boîte de jonction hermaphrodite du dernier type envisagé, c'est-à-dire dans laquelle les organes de contact mâles et femelles forment deux groupes symétriques, par rapport à un plan médiateur longitudinal, comporte une plaque isolante engagée autour des organes de contact mâles et poussée, par des moyens élastiques, vers l'avant de la boite de jonction, de manière à recouvrir complètement les organes de contact mâles lorsque la boite de jonction n'est pas réunie à une boite complémentaire. Selon l'invention, la section transversale de cette plaque isolante est plus grande que celle de la tête isolante, ladite plaque isolante étant limitée, d'un côté, par une face plane, propre à glisser contre la susdite paroi plane de la tête isolante, et située, par rapport au plan médiateur, du côté opposé à celui des organes de contact mâles. L'invention consiste, mises à part les dispositions exposées ci-dessus, en certaines autres dispositions qui s'utilisent de préférence en même temps, et dont il sera plus explicitement question ci-après à propos de modes de réalisation préférés de l'invention qui vont être décrits avec référence aux dessins ciannexés, mais qui ne sont nullement limitatifs. La figure 1 de ces dessins montre, en coupe longitudinale, une boite de jonction conforme à l'invention. La figure 2 est une vue suivant 11-11, figure 3. La figure 3 montre, en extérieur, avec parties arrachées, deux boites de jonction réunies. Les figures 4 à 7 montrent, schématiquement, les possibilités d'accouplement d'organes de contact mâle et femelle désalignés, de deux boites de jonction dont une au moins est conforme à l'invention. Les figures 8 et 9, enfin, montrent avant et après accouplement, un organe de contact femelle et un organe de contact mâle maintenu par des moyens de support souples autres que ceux mon trés à la figure 1. En se reportant à la figure 1, on peut voir que la boîte de jonction électrique 1 comprend un boîtier métallique 2, généralement cylindrique de révolution, dans lequel est maintenu un bloc isolant 3, rigide de préférence. La partie arrière 3a de ce bloc, située vers la droite de la figure 1, a une section circulaire et occupe tout l'espace intérieur du boîtier 2, tandis que la partie avant 3b, ou tête isolante, en saillie, a une section inférieure à celle d'un demi-cercle (voir fig.2), un évidement 4 de section supérieure à celle d'un demi-cercle, étant prévu à l'avant du bloc 3. Ce bloc isolant 3 est muni de logements 5 et 6, d'axes parallèles, dans lesquels sont placés, respectivement, des organes de contact électrique mâles,ou broches, 7 et desorganesdecontactélec- trique femelles,ou douilles,8.La tête isolante 3b est limitée,d'un côté, par une paroi plane 3c parallèle aux axes des organes de contact. Les logements 6 des douilles 8 ont des axes parallèles aux génératrices du bloc cylindrique 3 et sont disposés de manière à traverser la partie avant 3b, sensiblement hémicylindrique, du bloc isolant. Ces logements 6 s'étendent suivant toute la longueur du bloc 3 et comportent, à leur partie arrière, un évidement annulaire 9 propre à recevoir une collerette 10 prévue à l'arrière de la douille 8. Cette douille 8 comporte une partie avant 8a munie d'une ouverture Il évasée vers l'extérieur et agencée de manière à recevoir l'extrémité d'un organe de contact mâle 7 en exerçant sur cette extrémité une légère pression. Cette partie avant 8a est prolongée, vers l'arrière, par une tige cylindrique 8b de même diamètre que le logement 6.La douille 8 est arrêtée, dans le sens longitudinal, par rapport au bloc 3, par un disque isolant rigide 12 serré contre le bloc 3 par un anneau 130 Cet anneau comporte un épaulement sur sa surface extérieure propre à coopérer avec le bord rabattu 2a du boîtier 2. L'autre bord 2b du boîtier 2 est également rabattu pour coopérer avec un épaulement 14 du bloc 3 et retenir ce dernier. La mise en place correcte du disque 12 et de l'anneau 13 par rapport au bloc 3 est assurée par des trous de repérage, prévus dans chacun de ces éléments, destinés à être traversés par un pion de repérage 15. La tige 8b se prolonge vers l'arrière de la boite de jonction par une queue de raccordement 16 traversant le disque 12 et destinée à être reliée, notamment par sertissage ou soudage, à un conducteur électrique non montré. Les logements 5, d'axes parallèles aux logements 6, sont disposés dans le bloc isolant 3 de manière à déboucher dans l'é- videment 4. Chaque broche 7 est maintenue, relativement au bloc isolant 3, par des moyens de support souples S, qui, dans le cas du mode de réalisation de la figure 1, comprennent un fût 17 conducteur fixé rigidement dans le bloc isolant 3, un ressort en hélice 18 destiné essentiellement à travailler en flexion (voir notamment les figures 5 à 7) et enfin, des moyens souples de liaison électrique entre la broche 7 et le fût 17, avantageusement constitués par une tresse métallique 19, en cuivre de préférence. Le fût 17 est maintenu dans le bloc 3 comme la douille 8, ctest-à-dire par emprisonnement, à l'aide du disque 12, d'une collerette 20, portée par le fût 17, dans un évidement 21 de la face arrière du bloc 3. Le fût 17 se prolonge vers l'arrière par une queue de raccordement 22 traversant le disque 12 et analogue à la queue 16. Comme visible sur la figure 1, une extrémité du ressort 18 est engagée (serrée ou vissée) autour d'une partie 17a du fût 17. Le diamètre de la partie 17a est inférieur à celui du logement 23, dans lequel est serré le fût 17. L'autre extrémité du ressort 18 est engagée (serrée ou vissée) autour de la queue de la broche 7, un jonc élastique 24, ancré dans une gorge prévue dans la broche 7, servant de butée longitudinale au ressort 18. Il faut noter que ce ressort 18 n'exerce pas d'effort dans le sens longitudinal et est essentiellement destiné à travailler en flexion. Ce ressort 18 constitue donc un moyen élastique de rappel de l'axe de la broche 7 vers la position pour laquelle cet axe est aligné avec celui du fût 17. Le ressort 18 est à spires jointives de manière à transmettre, sans variation sensible de longueur, les efforts de poussée du fût 17 à la broche 7. La tresse 19 assurant la liaison électrique entre la broche 7 et le fût 17 a une longueur suffisante pour permettre des débattements de ladite broche 7. Les logements 5 prévus pour les broches 7 ont des sections transversales supérieures à celles des broches ou organes de contact 7 de manière qu'il existe entre les parois des logements 5 et les organes de contact 7 un jeu suffisant pour permettre un déplacement transversal et une variation de l'orientation de l'axe de ces organes de contact 7. Dans le cas de la fig.1, le diamètre du logement 5 est supérieur à celui du ressort 18 et du jonc élastique 24, de manière qu'il existe un jeu j entre ce jonc 24 et les parois du logement 5.Ainsi, le ressort 18 peut se déformer en flexion et le jonc 24 se déplacer dans le logement 5. Lbr- gane de contact 7 se prolonge vers l'avant de telle manière que son extrémité avant soit située sensiblement dans le même plan perpendiculaire à l'axe des logements 5 et 6, que l'extrémité avant des broches 8 et que la face avant delta tête isolante 3b. Les broches 7 et les douilles 8 forment deux groupes B et D (figure 2) distincts, symétriques l'un de l'autre par rapport à un plan longitudinal P médiateur de la boîte de jonction. Cette dernière étant du type 'hermaphrodite est propre à être réunie à une boîte de jonction dans laquelle les broches et les douilles ont une répartition identique. Une plaque isolante 25 rigide est engagée autour des broches 7 et est poussée vers l'avant par des moyens élastiques constitués par des ressorts tels que le ressort 26 dont une partie est logée dans un trou borgne 27 prévu dans le bloc isolant 3. Le ressort 26 est engagé, du côté de la plaque 25, autour d'un pion de centrage 28 monté dans ladite plaque. Des logements 5a sont prévus dans la plaque 25 pour être traversés par les broches 7 avec un jeu h suffisant pour permettre auxdites broches de se déplacer pour absorber les désalignements admissibles. Une deuxième plaque isolante 25a, sensiblement hémicylindri que, plus épaisse que la plaque 25 et réalise en matière souple, est située en avant de ladite plaque 25 et fait saillie hors du boîtier 2 lorsque la boîte de jonction 1 n'est pas réunie à une autre boîte de jonction. Des logements 5b, de mêmes dimensions que les logements Sa, prolongent ces derniers,et abritent les extrémités des broches 7. Une collerette 29, de section trapézoldale,est prévue à l'intérieur de chaque logement 5b pour exercer une pression sur la broche 7 suffisante pour assurer une étanchéité autour de cette broche. La collerette ou lèvre 29 est suffisamment souple pour permettre des déplacements transversaux de la broche 7. On notera que l'extrémité 7a de la broche 7 est conique. Puisque l'ouverture 11, par laquelle la broche 7 pénètre dans la douille 8, est évasée vers l'extérieur, l'introduction de la broche 7 dans ladite douille 8 est facilitée en cas de désalignement de la broche par rapport à la douille. La section transversale de la tête isolante 3b, inférieure à celle d'un demi-cercle, est inférieure à la demi-section transversale du bloc isolant 3, de telle sorte que la paroi plane 3c, limitant d'un côté la tête isolante 3, est située, par rapport au plan médiateur P, du côté des douilles 8. La paroi 3c est parallèle au plan médiateur P et écartée de ce dernier d'une distance d (fig.1 et 2) qui dépend des tolérances de désalignement admissibles entre deux boîtes de jonction. Si la tolérance maximale de dés alignement entre deux boites de jonction est égale à e, on choisit avantageusement d plus grand ou égal à e 2 La section transversale de la plaque isolante 25a est plus grande que celle de la tête isolante 3b et est donc dissymétrique de cette dernière par rapport au plan P.La plaque 25a est limitée, d'un côté, par une face plane 30, propre à glisser contre la paroi 3c, et située, par rapport au plan médiateur P, du côté opposé à celui des broches 7 (fig. 1 et 2). La présence de la plaque isolante souple 25a est avantageuse, car elle assure un rôle de protection des broches 7 et d'é- tanchéité au ruissellement de la boite de jonction. Lorsque deux boites de jonction sont accouplées comme montré, sur la figure 3, la plaque souple 25a assure un contact relativement étanche avec la tête isolante rigide 3b. De plu5t la lèvre 29 de la plaque isolante 25a permet de nettoyer le contact brochependantl'emEchage. L'agencement de cette tête isolante 3b avec une section trans -versale telle que décrite précédemment,permet, comme expliqué ciaprès, de réunir deux boites de jonction désalignées, dans certaines limites, sans qu'il y ait détérioration des têtes isolantes En effet, comme visible sur la figure 3, lors de la réunion de deux boites de jonction, par translation suivant une direction sensiblement parallèle aux axes des organes de contact, la tête isolante rigide 3b d'une boite de jonction pousse, dans l'évidement 4, la plaque isolante souple 25a de l'autre boite de jonction, de telle sorte que les broches 7 pénètrent dans les douilles 8.Si les axes des deux boites de jonction à réunir sont parfaitement alignés, il existe entre les faces planes 3c limitant les têtes isolantes dures 3b, un espace libre 31 dont la dimension transversale est égale à 2d, comme montré sur la figure 3. Si les deux axes des boîtes de jonction sont parallèles, mais décalés l'un par rapport à l'autre de la tolérance maximale de désalignement e = 2d, les faces planes 3c viennent au contact l'une de 1 'autre. Dans le cas où des boîtes de jonction conformes à l'invention sont destinées à être réunies à d'autres boîtes de type hermaphrodite dans lesquelles la tête isolante est limitée par une face plane située dans le plan médiateur P, on peut choisir d égal à e de manière que même en cas de dés alignement maximal e entre une boîte de jonction conforme à l'invention, et une boite classique, l'accouplement puisse s'effectuer sans détérioration des têtes isolantes. Selon l'invention, un désalignement maximal entre deux boîtes de jonction suivant l'un ou l'autre des axes X-X et Y-Y de la figure 2 peut être absorbé. Dans les boîtes classiques oùla face plane de la tête isolante est située dans le plan P, seuls les désalignements suivant la direction X-X peuvent être absorbés sans détérioration des têtes isolantes. En se reportant aux schémas des figures 4 à 6, on peut comprendre aisément le déroulement d'une opération de connexion entre une douille et une broche de deux boîtes de jonction désalignées dont une au moins, celle qui porte les broches 7, est conforme à l'invention. Les figures 4 et 5 sont relatives au cas où les deux axes des boîtes de jonction à réunir sont parallèles mais décalés d'une distance f. Les positions respectives d'une broche 7 et d'une douille 8 complémentaire sont montrées à la figure 4, avant réunion. Sous l'influence de l'effort d'accouplement, la broche 7 pénètre dans la douille 8 en provoquant la déformation du ressort 18 (voir figure 5), le désalignement f étant conservé entre l'axe de la douille 8 et celui du fût 17 sans qu'il en résulte de dommages pour les organes de contact ou les isolants. Les positions respectives de la douille 8 et de la broche 7 après accouplement sont montrées à la figure 5. L'introduction de la broche 7 est guidée par son extrémité conique 7a qui coopère avec l'ouverture évasée 11 de la douille 8. Les figures 6 et 7 montrent, respectivement avant et après accouplement, une broche 7 et une douille complémentaire 8 dont les axes ont des orientations différentes et forment entre eux un angle avant accouplement. Après accouplement, comme visible sur la figure 7, la broche 7 est coaxiale à la douille 8, le défaut d'orientation étant absorbé par le ressort 18 qui s'est déformé comme représenté. Grâce aux possibilités de déplacement des broches 7 offertes par le montage conforme à l'invention, les conducteurs électriques (non montrés) reliés à la queue 22 du fût 17 ne subissent aucune contrainte, le fût 17 ne subissant aucun déplacement transversal ou angulaire. Toutefois, le montage avec ressort 18 et tresse 19 est relativement coûteux et, dans certains cas, notamment pour les boîtes de jonction automatique destinées aux voitures de chemin de fer, on peut tolérer de faibles déplacements et de légères contraintes sur l'extrémité du conducteur relié à l'organe de contact, notamment la broche 7. Dans ces conditions, comme montré sur les figures 8 et 9, la broche 7 et la queue 22 peuvent ne former qu'une seule pièce et les moyens de support souples S sont constitués par une plaque de matière souple 32, électriquement isolante, dont le plan moyen est perpendiculaire aux axes des broches 7. La plaque souple 32 peut être en matière élastomère,ou en matière plastique. La matière constituant la plaque 32 peut être alvéolée, ou en matière souple cellulaire. On prévoit avantageusement des trous 33 dans la plaque 32, comme montré sur la figure 8, offrant des espaces suffisants pour permettre à la matière de la plaque 32 de se déformer comme montré sur la figure 9. La plaque 32 est serrée entre deux plaques isolantes rigides 34 et 35 percées de trous Sc, 5d pour le passage des broches 7A Ces dernières traversent la plaque 32 et y sont fixées, notamment par adhérisation. Pour améliorer la fixation des broches 7, on prévoit des rondelles ou des collerettes 36 d'ancrage dans la plaque 32, chaque rondelle 36 étant noyée dans la plaque 32, comme visible sur les figures 8 et 9, et solidaire de la broche 7 asso- ciée. Les trous ou logements 5, 5d ont un diamètre supérieur à celui des broches 7 de manière qutil existe un jeu ht analogue à celui de la figure 1, entre la paroi du trou et la broche 7. Ce jeu h est suffisant pour que la broche 7 puisse se déplacer de manière à absorber le désalignement maximum admissible. A titre d'exemple, h est égal à e et e est égal à deux millimètres. Dans le cas de la figure 8, avant réunion, ltaxe de la broche 7 est parallèle à celui de la douille 8, mais décalé d'une distan ce f. Après réunion (fig.9), la plaque 32 s'est déformée transversalement et la broche 7 est coaxiale à la douille 8. La queue de raccordement 22, contrairement au cas des figures 5 et 7, s'est déplacée transversalement pour devenir coaxiale à la douille 8. La plaque 32, par sa souplesse, permettrait d'absorber également un désalignement angulaire , entre la broche 7 et la douille 8, analogue à celui de la figure 60 Le montage des figures 8 et 9 est particulièrement simple et peu coûteux. En suite de quoi, et quel que soit le mode de réalisation adopté, on obtient une boite de jonction qui permet d'effectuer des connexions sans détérioration des organes de contact ou des isolants lorsqu'un désalignement, compris dans des limites préétablies, existe entre la boite conforme à l'invention et la boîte à accoupler. Une telle boîte de jonction peut servir avantageusement pour l'attelage automatique de voitures de chemin de fer ou de véhicules routiers. REVENDICATIONS 1. Boîte de jonction électrique comprenant un bloc isolant muni de logements, d'axes parallèles, danslesquels sont placés des organes de contact électrique, soit de type mâle,soStdetype femelle, soit des deux types, propres à coopérer, par interpénétration, avec des organes de contact de type opposé lors de la réunion, par translation suivant une direction sensiblement parallèle à celle des axes des logements, de la boîte de jonction avec une boîte de jonction compld-menLare, caractérisée par le fait que, d'une part, les organes de contact, d'un type au moins, sont maintenus par des moyens de support souples et que, d'autre part, les logements prévus dans le bloc isolant pour les susdits organes de contact maintenus par les moyens de support souples ont des sections transversales supérieures à celles des organes de contact de manière qu'il existe entre les parois des logements et les organes de contact un jeu suffisant pour permettre un déplacement transversal et angulaire de ces organes de contact. 2. Boite de jonction selon la revendication 1, caractérisée par le fait que les moyens de maintien souples comprennent un fût conducteur fixé rigidement dans l'isolant, un ressort en hélice destiné à travailler essentiellement en flexion, dont une extrémité est montée sur le fût et dont l'autre extrémité porte l'organe de contact, et enfin, des moyens souples de liaison électrique entre l'organe de contact et le fût. 3. Boite de jonction selon la revendication 2, caractérisée par le fait que les moyens souples de liaison électrique sont constitués par une tresse métallique, notamment en cuivre. 4. Boite de jonction selon la revendication 1, caractérisée par le fait que les moyens de support souples sont constitués par une plaque de matière souple, isolante électriquement, dont le plan moyen est perpendiculaire auxaxes des organes de contact, lesquels sont portés par ladite plaque de matière souple. 5. Boite de jonction selon la revendication 4, caractérisée par le fait que la plaque de matière souple est en matière élastomère et comporte des trous pour faciliter la déformation de la matière, ladite plaque étant serrée entre deux plaques rigides. 6. Boite de jonction selon la revendication 5, caractérisée par le fait que les organes de contact portés par la plaque de matière souple sont fixés à cette dernière par adhérisation. 7. Boite de jonction électrique comprenant un bloc isolant muni de logements, d'axes parallèles, dans lesquels sont placés des organes de contact électrique des deux types mâle et femelle, de telle sorte que ladite boite de jonction soit hermaphrodite, les organes de contact mâles et femelles formant deux groupes distincts, symétriques l'un de l'autre par rapport à un plan longitudinal médiateur de la boîte de jonction, les organes de contact femelles traversant une tête isolante faisant saillie vers l'avant du bloc isolant et dont la face avant est située, dans le sens axial, sensiblement au niveau des extrémités avant des organes de contact mâles, ladite tête isolante étant limitée, d'un côté, par une paroi plane parallèle aux axes des organes de contact, notamment selon la revendication 1, caractérisée par le fait que la section transversale de la tête isolante est inférieure à la demi-section transversale du bloc isolant et que la susdite paroi plane est située, par rapport au plan médiateur, du côté des organes de contact femelles, cette paroi plane étant parallèle au susdit plan médiateur et écartéede ce dernier d'une distance qui dépend des tolérances de dés alignement admissibles entre deux boîtes de jonction. 8.- Boite de jonction selon la revendication 7, caractérisée par le fait que la distance entre la susdite paroi plane et le plan médiateur est égale au moins à la moitié de la tolérance maximale de désalignement. 9. Boîte de jonction selon la revendication 7 ou selon la revendication 8, comportant une plaque isolante engagée autour des organes de contact mâles et poussée par des moyens élastiques vers l'avant de la boîte de jonction de manière à recouvrir complètement les organes de contact mâles lorsque la boîte de jonction n'est pas réunie à une boîte complémentaire, caractérisée par le fait que cette plaque isolante est en matière souple et qu'elle comporte des logements destinés à être traversés par les organes de contact et munis de collerettes propres à établir une étanchéité autour desdits organes de contact. 10. Boîte de jonction selon la revendication 9, caractérisée par le fait que la section transversale de la plaque isolante est plus grande que celle de la tête isolante, ladite plaque isolante étant limitée, d'un côté, par une face plane, propre à glisser contre la susdite paroi plane de la tête isolante, et située, par rapport au plan médiateur, du côté opposé à celui des organes de contact mâles.