L1invention concerne un procédé pour la production de chaux calcinée, pulvérulente, tensio-active et agglomérable, composée de matière première broyée oa sous forte de bouillie ou analogue, en particulier de déchets de l'industrie sucrière. Au cours de la fabrication du sucre, on sait qu'il se forme un dépôt qui contient, outre du carbonate de calcium (CaCO3), du saccharose et de l'albumine, d'autres composants en faibles quantités, et qui a une teneur en humidité variable. Autrefois, on utilisait cette bouillie calcaire gnome engrais artificiel. De nos fours, on l'abandonne le plus souvent n'importe où, ce qui donne lien à des frais plus ou moins élevés, et ce qui n'est pas souhaitable pour la protection du paysage et de 1' environnement. L'invention a pour but une utilisation ingénieuse des déchet; de fabrication du sucre, à savoir la bouillie mentionnée cidessus, et un procédé rationnel, consistant essentiellement à transformer autant que possible êa CaO la bouillie calcaire en utilisant sciL pouvoir calorifique organique, le CaO pouvant être alors réutilisé lors de la fabrication de sucre, de manie- re particulièrement simple et économique. Lors de la fabrication du sucre, on a a besoin de lait de chaux; le CaO est donc hydraté et dissous dans de l'eau. Pour cette raison, le CaO doit se présenter, lorsqu'il n'est pas naturel, sous une forme telle qu'on puisse l'hydrater et le diluer dans de l'eau aussi facilement et aussi vite que possible, pour que les frais de production de lait de chaux sont aussi peu élevés que possible. Suivant l'invention, on produit le CaO par un procédé tel qu'on obtient une poadre de CaO hautement active, qui réagit très vite chimiquement et physique lent. L'invention vise également un procédé permettant de cons- truire des installations de moindre coût, et dont le fonctionnement soit plus souple. Les frais d'exploitation Jouent un rôle important, en particulier dans l'industrie sucribre, car on sait que ces industries ne travaillent que trois ou quatre sois par an; les fonds, c'est à dire les investissements et les capitaux servent sensiblement trois à quatre fois moins longtemps que dans d'autres branches de l'industrie; ou les installations peuvent être utilisées regulièrement toute l'an née.C'est pourquoi, la souplesse du procédé est essentielle, c'est-à-dire la possibilité de l'adapter à différentes circons- tances de fonctionnement, parce que d'une part, comme on le sait, la teneur en composants organiques varie fortement dans le lait de chaux, ce qui donne lieu à des variations des quantitis de chaleur qui doivent être compensées, et parce que, d'autre part, les instillations en question, par exemple au début de la campagne sucrière, ou dans d'autres circonstances de fonctionnement, doivent être en mesure de traiter, le cas échéant, du carbonate de calcium pnr CaCO3, ou des mélanges de CaCO3 et de bouillie de sucrate de calcium. On a déjà essayé d'obtenir de la chaux par brulage à partir de la bouillie de l'industrie sucrière. Aux états Unis d'Amerique par exemple, on a construit, il y a peu de temps, une installation avec four à étages, comprenant onze étages, et alimenté par un combustible auxiliaire. Cependant, avec cette installation, on obtenait un rendement de 65 % seulement, car une partie importante de la chaux était forc4- ment entraînée par les gaz résiduels; une installation de dé poussiérage des gaz résiduels coûteuse aurait été nécessaire pour éviter cet inconvénient. I1 est admis qu'un tel mode de fonctionnement de cette installation ne donne pas satisfaction. Cl avait déjà essayé précédemment aux Etats Unis de calciner de la bouillie calcaire au moyen d'un four tubulaire rotatif très long et de réalisation compliquée. Certes, on obtenait, avec une telle installation, de meilleurs résultats de fonctionne- ment que précédemment, mais le four tubulaire rotatif, et son exploitation sont comateux, de sorte que son utilisation dans l'industrie sucrière n'est pas possible, pour des raisons économiques. En outre, le four est souvent en dérangement, de sorte que des interruptions de fonctionnement sont très fré- quentes, par exemple à la suite d'une fondation de croûtes annulaires dans des zones déterminées du four.Mais si le four a plus de 90 m de long, ces crottes ne sont enlevées que lors que le four est arrêté et refroidi, ce qui demande plusieurs Jours. Pour résoudre les problèmes mentionnés ci-dessus et pour remédier aux insuffisances des procédés, installations et dispositifs connus de récupération de la chaux à partir de déchets calcarifères, de l'industrie sucrière par exemple ou analogues, on propose, conformément à l'invention, un procédé suivant le quel on envoie dans une chambre la boue calcarifère préchauf- fee et préséchée, l'air de combustion préchauffé ainsi que, le cas échéant, le combustible complémentaire nécessaire, intime ment mélangés, ce qui permet de brûler les éléments inflamma bles.Ces substances traversent la chambre au moins en partie, de bas en hast, et les parcelles de chaux subissent un traite lent thermique pendant lequel elles sont maintenues en suspen sion. I1 importe que les particules de chaux soient chauffées aussi vite que possible, et avec une vitesse d'échauffement, qui soit au-dessus de sensiblement 4002/sec; la circulation, dirigée vers le haut, du courant d'air portant les particules a une vitesse telle, que le temps de séjour moyen des partiou- les de chaux dans la zone d'incandescence et de réaction dans la chambre soit inférieur à une seconde.Ainsi, apparaît l'ef- fet désiré, c'est-à-dire que le temps de séjour des plus pe tites particules dans la zone d'incandescence gt de réaction est plus court, et celui des plus grosses particules est un peu plus long, de sorte que obtent d'une part une calcina tion complète des particules de chaux, et d'autre part, on évite une surchauffe. Les particules, qui sont trop grosses ou trop lourdes pour être entratnées par le courant d'air, tom- beat vers le bas, et sont rassemblées et écartées.On règle facilement les conditions opérationnelles, en choisissant la vitesse da courant d'air de combustion se déplaçant dans la chambre vers le haut. On obtient ainsi une calcination unifor me de toutes les particules de chaux. En outre, SEL tenant com- pte du maintien de la température désirée dans la chambre de traitement thermique, il est nécessaire de régler l'introduc- tion de combustible complémentaire, afin que d'une part, aucu ne surchauffe n'apparaisse, et que d'autre part, la températu- re ne soit pas insuffisante. Ceci signifie, qu'en raison de la valeur calorifique très variable des substances inflanimables dans la bouillie calcaire, on doit régler l'introduction de combustible complément aire, éventuellement nécessaire, SEL fonc tion de la valeur calorifique de la bouillie. Une autre carac- téristique de ce procédé consiste, en ce que la proportion d' air se rapportent à la quantité d'air de combustion théorique est comprise entre 1,4 et 2,5, de préférence cependant entre 1,6 et 2,0; ceci signifie pratiquement, qu'on règle la quantité d'air dé combustion de manière à maintenir la proportion d'air mentionnée.Par de telles mesures, les parcelles de CaO sont chauffées à la même température prédéterminée de combustion maintenue sensiblement constante, quelle que soit leur grosseur approximative, et ceei en un temps très court. Si la bouillie calcarifère est traitée de la façon décrite ci-dessus, il se forme une poussière de chaux tensih-active et calibrée de dimensions déterminées qui est portée par un courant gazeux duquel la poussière doit être ensuite séparée puis recueillie. Ceci est possible de manibre économique avec des frais de matériel relativement faibles, lorsque les parti- cules de poussière portées par le courant gazeux présentent une tensio-activité suffisamment élevée parce qu'elles stagglomè- rent ensuite à des particules secondaires, ce qui facilite ainsi une sdparation du gaz résiduel.S'il n'y avait pas une activation des particules de poussière et une formation de particules secondaires, un dépoussiérage du gaz résiduel serait si coûteux que la rentabilité d'un tel procédé serait remise en question. Pour exclure tout danger de recombinaison lors du refroidis sement du produit fini en présence de gaz d'échappement contenant du C02 > il convient de protéger, dans la zone de séparation, le CaO séparé et chaud contre le gaz résiduel, par un courant d'air, et de le mélanger à un courant d'air, qui le transporte ensuite plus loin. Le gaz résiduel contenant du C02 est déplacé par le courant d'air, de façon telle qu'il n'existe plus aucun danger de recombinaison. par ailleurs, il petit être avantageux de prélever du courant d'air la quantité d'air préchauffée dans des échangeurs thermiquels, car ainsi on obtient un mélange très chaud de CaO et d'air, qui permet un réchauffage important de l'air de combustion jusqu'à 6000 environ, la consommation de combustible pouvant être réduite de façon correspondante On ne pourrait atteindre un tel but, si le processus de brûlage pour obtenir du CaO en utilisant la valeur calorique des éléments inflammables, comme en particulier les impuretés organiques de la bouillie du sucre, conduisait à des tempdratu- res de brtlage, auxquelles le CaO serait surchauffé ou "surcuit". C'est pourquoi, il est particulièrement important, et possible de manière simple, dans le procédé conformément à l'invention, de conduire le processus de calcination jusqu'à la récupération du CaO, de sorte que les composants organiques sont complètement brûlis, et qu'on évite cependant des surchauffes et une activité physique ou chimique insuffisante du CaO. Un effet secondaire essentiel du procédé conforme à l'invent- tion résulte de la production de CQ2 de à la combustion des éléments organiques de la bouillie ou du combustible complémen- taire; le C02 est utilisé pour la production de sucre et peint être ainsi exploité de façon économique. Dans l'intérêt de conditions économiques favorables, la boue calcaire est chauffée, avant son transfert dans la chambre, par la chaleur des gaz résiduels, à une température de sensiblement 400# à 800 , de préférence de plus de 500# à 6002. L'air de combustion est préchauffé également de façon correspondante, et de préférence à une température supérieure à la température de calcination. La bouillie est pulvérisée par soufflage dans la chambre de traitement thermique (chambre de calcination), une partie du courant de gas pouvant être utilisée pour cela. Dans le cas ou la production de sucre n'a pas donne suffisan- ment, ou pas du tout de bouillie calcarifère, au début d'une campagne, dans une fabrique de sucre, ou est installé un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé décrit ci-dessus et conforme à l'invention, ou dans le cas ou l'on désire produire de la chaux calcinée en dehors de la période de la campagne, on peut se servir de l'installation sans la transformer, pour la production de CaO nécessaire, de manière à utiliser, en plus de la bouillie disponible à chaque fois, ou à la place de celleci, de la pierre à chaux finement broyée comme matière première, qui est soumise ensuite de la même façon à un traitement de calcination pour obtenir le CaO désir8. De la même manière, on peut traiter aussi le cas échéant, d'autres substances réagissant de façon correspondante et qu'on peut calciner. I1 est possible de mettre en place une telle installation pour la production d'autres poudres tensio-actives et calibrées pour parvenir à des produits correspondants inorganiques de haute qualité, de façon rationnelle et avantageuse. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la descrip tion détaillée qui suit et à à l' l'examen des dessins annexés qui représentent, à titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation de l'invention. La fig. 1 représente schématiquement une installation sui Tant l'invention, ses différents éléments et leur coordination les uns par rapport aux autres. La fig. 2 est une vue en coupe transversale d'une chambre de traitement thermique de l'installation de la fig. 1 conçue de façon particulièrement avantageuse. La fig. 3 représente de façon simplifiée une chambre de traitement thermique, et ses dimensions. L'installation représentée sur la fig. 1, pour la mise en oeuvre du procédé de production de chaux conformément à l'invention, comprend essentiellement une chambre de traitement thermique 11 verticale (chambre de calcination), un réchauffeur 12 pour l'air de combustion, un réchauffeur 13 pour la matière première P1 d traiter dans la chambre 11, un séparateur de poussibre 14, et le cas échéant, un autre réchauffeur d'air 15 ainsi qu'une chambre de combustion 16 pour une augmentation suppldmen- taire de température de l'air de combustion. En outre, un dispositif de production de lait de chaux 17, ou un séparateur à cyclone 31, peut être raccordé à l'installation par un mécanisme de commutation 30. L'air de combustion L est chauffé d une température déterminée, au moyen du réchauffeur d'air ou échangeur de chaleur 12. A cet effet, le réchauffeur d'air 12 est traversé par des gaz résiduels G évacués du sépa- rateur de poussière 14. L'air de combustion L' réchauffé-peut être amené soit directement, soit après être passé dans un autre réchauffeur d'air 15, pour un chauffage ultérieur de la chambre 11 de traitement thermique. L'autre échangeur de chaleur 15 servant à réchauffer l'air est alimenté avec la poudre de chaux P2 brûlante, plus ou moins agglomérée, qui a été séparée du gaz porteur G' dans le séparateur de poussière 14, et qui cède autant que possible à l'air de combustion L' sa charge calorique dans léchangeur de chaleur 15. Le cas échéant, l'air de combustion L' chauffé une fois, ou l'air L" réchauffé deux fois peut être chauffé d nouveau dans la chambre de combustion 16, où l'on fait braler un combustible F1 amené à cette chambre.L'air de combustion brûlant est ensuite amené à l'extrémité inférieure de la chambre verticale 11 de traitement thermique, afin qu'il s'écoule dans la chambre 11 de bas en haut, et afin que le produit de base à traiter, amené dans la chambre II par le haut, flotte, pendant que se déroule le processus de calcination. Par ailleurs, un combustible F2 auxiliaire est amené dans la chaux bre 11, pour maintenir les conditions déterminées de fonction- nement dans la chambre.Le produit de base P1 à traiter amené dans la chambre est chauffé par un réchauffeur 13, et par le courant gueux ' brûlant sortant du séparateur de poussière. Si la matière première ou produit de base P1 est déjà chauffée autrement à une température suffisamment élevée, elle peut être amenée directement à la chambre 11, sans devoir passer par le réchauffeur 13. Le fond de la chambre II est pourvu d'un système d'évacuation P3 des grosses particules de chaux, qui ne peuvent pas être portées par le courant ascendant du gaz dans la chambre n, et qui, par conséquent, tombant au fond. La poudre de chaux P2 extraite du séparateur de poussière 14 est amenée, le cas échéant après refroidissement dans l'échangeur de chaleur 15, au dispositif de production de lait de chaux 17, dans lequel elle est mélangée avec une quantité dosée d'eau W. Le lait de chaux M qui SEL résulte est ensuite amené à l'installation de production de sucre. Le processus est analogue avec le gas prélevé, qui contient du CO2 nécessaire pour la production de sucre.Au lieu d'être amenés au dispositif de production de lait de chaux 17, les agglomérats P4 refroidis peuvent être également séparés du gaz de protection L" ' dans un autre séparateur 31, et être évacués de l'installation sous la forme solide, par exemple pour être utilisé comme matériau de construction. Les gaz gaz refroidis et sortant de l'échangeur de chaleur 12 doivent être encore généralement épurés dans un séparateur de poussière 18. La poussière résiduelle P'2 extraite est entende b changeur de chaleur 12 ou à la chambre 11, avec un courant gazeux porteur G"T, séparé du courant gazeux G" ainsi que le produit de base P1 qui y est introduit. Le courent gazeux G"' purifié est ensuite amené à l'installation de production de sucre, où sa teneur SEL C02 est utilisable. Au cas où la chaleur perdue de la calcination est utilisable pour faire évaporer une éventuelle humidité de la bouillie calcaire, on peut remplacer entièrement ou partiellement les échangeurs de chaleur montés derrière le séparateur de poussière 14, directement par des dessicateurs de construction connue, alimentés par les gaz perdus de calcination. la calcination du CaC03 introduit avec la bouillie calcaire chauffée d lieu dans la chambre de traitement thermique 11, les particules de chaux butant maintenues plus ou moins longtemps en suspension dans le courant gazeux ascendant de 1' air de combustion brulAant; cependant, elles ne s'y maintiennent toutes ensemble que peu de temps. Les particules introduites dans le courant d'air et mélangées à celui-ci sont portées par le courant gazeux, de façon telle que les plus petites particules restant seulement peu de temps dans la chambre, tandis que les plus grosses particules sont portées vers le haut plus lentement que les plus petites particules, en raison de leur plus grande vitesse de descente verticale dans le courant gazeux.Il en résulte obligatoirement et de manière souhaitable un temps de séjour plus long pour les plus grosses particules, qui nécessitent plus de temps, pour que leur cal cination soit complète. A l'extrémité supérieure de la chambre, le ga & de réaction brtlant et les particules de chaux quittent ensuite la zone de réaction, pour astre envoyées dans le sdpa- rateur de poussière monté en aval.Dans l'internat d'un ddrou- lement optimal du procédé, en vue d'obtenir un produit homogène de haute qualité, il est essentiel que le mélange de la matière première (produit de base) avec le courant d'air de combustion se fasse dans la chambre de traitement thermique 11, régulièrement et de façon uniforme, afin que les particules ne soient surchauffées en auoun point, et que l'air ne manque en aucun endroit de la chambre, ce qui provoque une combustion insuffisante des substances inflammables introduites, et la présence de résidus. Pour résoudre ce problème de façon particulièrement simple et avantageuse, on utilise une chambre verticale, où on établit un courant central dirigé verticalement vers le bas, et dans lequel on introduit le produit de base, tandis que dans la zone périphérique de la chambre, on établit un courant diri gé vers le haut. Le courant central dirigé vers le bas est dévié dans la zone inférieure de la chambre, et est introduit dans le courant dirigé vers le haut. Le combustible suppldmen- tare, nécessaire le cas échéant, est introduit, comme le produit de base, dans le courant central dirigé vers le bas. La fig. 2 représente un autre mode de réalisation de l'appe- reil, dans lequel on peut produire un courant particulièrement approprié pour la réalisation du procédé. Un tel appareil comprend un récipient 21, vertical et symétrique en rotation, qui renferme la chambre 22, dans laquelle on introduit l'air de combustion L' ou L" réchauffé au moyen d'un dispositif de guidage d'admission, par exemple une spirale d'admission 23, une grille à pelle ou une admissian tangentielle. On donne à l'air de combustion un mouvement rotatif qui lui permet, de s'écouler vers le haut avec une certaine composante pdriphdri- que, le long des parois de la chambre.En même temps, une dd- pression se produit par suite de la rotation de l'air de coibus- tion au centre de la section transversale d'admission; cette dépression contraint une partie de l'air de combustion arrivant k ltextrémité supérieure de la chambre, à se dévier vers l'in térieur et à s'écouler le long de l'axe de la chambre vers le bas usqu'à sensiblement la section transversale d1 admission. De cette manière, on obtient une répartition régulière du produit de base P1 sur la quantité d'air L', L", car la dépres- sion let au centre par rapport au dispositif de guidage d'ad mission 23, le courant central descendant. On évite ainsi une répartition unilatérale du produit de base P1 amenant la formation de courants préférentiels. En outre, les particules du produit de base P1 sont extraites du courant central descendant par la rotation de l'air de combustion, et sont amenées lentement vers l'extérieur dans le courant ascendant par la force centrifuge. Seuls les grains trop lourds tombent sur le fond 24 ou dans l'entonnoir collecteur 25, d'où elles sont retirées, de temps en temps par un orifice d4 évacuation 26 (P3). La chambre 22 a la forme d'un tronc de cône, qui peut s'é- largir régulièrement de bas en haut ou alors, comme représenté, s'élargir d'abord beaucoup, puis un peu moins. la paroi de l'enveloppe entourant la chambre peut être le cas échéant égale ment plus ou moins évasée. L'expérience montre qu'une forme purement conique, avec le cas échéant un étranglement supplémentaire à la section transversale inférieure d'admission donne les meilleurs résultats de fonctionnement, car ainsi la vitesse est élevée le long de la paroi, et elle s'oppose aux dépôts sur ladite paroi. lorsque l'évasement est plus grand, les vitesses sont moindres, de façon correspondant à l'augmentation de la section transversale, et le risque de dépôts de matières solides sur la paroi est plus grand. Des essais montrent qu'un mélange des composants introduits dans les appareils est particulièrement intime, lorsqu'on observe,conformément à la fig. 3, des rapports de dimensions suivants: D d = = 1,5 ....3, de préférence 1,8 - 2,5 = 3 ... 4,5 b = 0,5 0,7 3 = 1 2 l'angle de la spirale d'admission 23 par rapport à la tangente à la périphérie étant compris entre 5=0 et 15 , de préférence entre 7 et 122. Un tel diagramme de circuit ne dépend pas de l'indice de Reynolds, c'est-à-dire ni de la dimension ni de la vitesse, ni de la température des composants. Cela signifie qu'interviennent ici des phénomènes extrèmement simples; en conservant les rapports indiqués précédemment, on peut agrandir ou diminuer les dimensions de façon simple et proportionnelle, les débits changeant avec les sections transversales et le carré des dimensions. On doit choisir à chaque fois les vitesses d'écoulement, de façon telle qu'elles suffisent au moins à évacuer les produits fins; les quantités-de gaz et les sectionstransversales d'é coulemeat dépendent du bilan thermique. D'après les règles connues des dispositifs tourbillonnaires, le petit diamètre d peut être diminué jusqu' 40 % environ, si la largeur b de la spirale d'admission 23 est augmentée en même temps de la même proportion, et vice-versa. les vitesses périphériques dans la spirale d'admission 23 et la dépression en son centre restent approximativement inchangées. Lorsque le risque de formation de croûtes persiste, celles ci peuvent être plus élargies à l'endroit de forme conique dans la zone inférieure, et moins élargies dans la sone supérieure, ce qui donne une configuration évasée. La matière première P1 et le combustible auxiliaire F2 sont amenés par en haut è travers un orifice 27 central dans le couvercle 28 supérieur. On peut prévoir par exemple un mécanisme transporteur non représenté, comme par exemple une hélice transporteuse. Le produit de base P1 est transporté avantageusement par un courant gazeux portear, qui peut transporter plus facilement le produit de base P1 è travers le réchauffeur et ensuite verticalement de haut en bas centralement dans le courant de retour dans la chambre 22.Le combustible auxiliaire Z2 est également transporte verticalement à partir d'en haut dans le courant de retour, par exemple à travers un conduit d' amenée des gas, ou au moyen d'une buse de pulvérisation pour mazout. I1 se forme dans la chambre 22, entre le courant ascendant proche de la paroi et le courant descendant central, une zone de tourbillon, dans laquelle se produit un mélange intime da produit de base, du combustible auxiliaire, de l'air et du gaz de combustion correspondant. Comme la vitesse axiale est nulle dans cette zone, en tant que valeur moyenne du courant ascendant d'aliaentation et du courant central de retour, les flammes sont stabilisées. Les particules calcinées de chaux formant le produit fini P2 quittent la chambre 22 avec le gas résiduel, par une sortie 29 radiale ou tangentielle, pour être conduites dans le sépara- teur de poussière 14. Lorsqu'on calcine du CaC03, le risque persiste, que le CaO réagisse à nouveau avec le C02 du gas résiduel contenant du C02 pour former du CaCO3 lors du refroidissement. Pour éviter cet inconvénient, le CaO obtenu est séparé da gaz résiduel G' brûlant à une température suffisamment élevée dans le séparateur 14. Pour provoquer la calcination rapide désirée du CaCO3, ainsi qu'un allumage des composants organiques ou du combustible auxiliaire P2 lors du premier contact avec la quantité d'air L', L" chauffe, il convient de porter l'air de combustion au moins à la température de combustion, c'est-à-dire à environ 8602, mais de préférence A une température plus élevée, pour disposer d'une chute de température suffisante pour l'allumage des éléments combustibles ainsi que pour la préparation de la calcination0 Conformément à l'invention, on choisit des températures comprises entre 10002 et 14002. Pour limiter les températures vers le haut, les composants des matières inflammables variant de façon continue nécessitent un certain excédent d'air, le rapport d'air devant eAtre réglé au moins é 1,20, de préférence de 1,40 é 1,60. Pour rendre le CaO suffisamment réactif physiquement et chimiquement pour la production ultérieure de lait de chaux, en tenant compte de la préférence pour un appareillage petit et peu coûteux, il est essentiel, conformément à l'invention, que les temps de séjour dans la zone de combustion soient courts, et la vitesse d'échauffement élevée. Le temps de séjour ne doit pas dépasser une seconde, et la vitesse d'-échauffement doit être d'au moins 4002 par seconde. On doit observer ces conditions, comme cela à déjà été dit, si l'on veut obtenir, lors de la séparation de la chaux calcinée du courant gazeux brûlant, un degré de séparation suffisant avec des moyens éco- nomiques. Conformément A l'invention, le chauffage du produit de base P1 doit être effectue de façon telle que les composants organi- ques combustibles contenus dans le produit de base P1 ne s'enflamment pas, et ne subissent pas de craquage thermique. Suivant la structure des composants organiques contenus dans le produit de base P1 , le chauffage de celui-ci ne doit pas dépasser une température déterminée, en particulier une température de 8002, et de préférence comprise entre 450Q et 6002. Si le produit dé base P1 contient peu ou pas de composants organiques, le chauffage peut être effectué à la limite supérieure possible de 800Q conformément au procédé de l'invention. La température possiblé de chauffage résulte, de façon connue, du bilan thermique de l'ensemble du processus, et dépend de la quantité de chaleur perdue nécessaire pour sécher la bouillie. On utilise de préférence comme gaz porteur pour le produit de base P1, une partie du courant de gaz résiduel, pour exploiter encore de cette manière la capacité calorique de ce courant. La température des gaz brûlants et approximativement celle du produit fini P2, lors de l'introduction dans l'appareil de séparation 14, par exemple un séparateur de poussière, doit présenter une certaine marge de sécurité au-dessus de la température d'équilibre de la fission du C02 dans le cas d'une teneur en C02 des gaz résiduels entrant an ligne de compte pour éviter une recombinaison du Cao avec le C02 .A la pres sion atmosphérique, celles-ci sont de l'ordre de 860 environ, c'est pourquoi des valeurs de température favorables sont de l'ordre de 900 à 9502 La possibilité de chauffage du produit de base P1 est limi- tée à environ 800 à 850 , dans la mesure où la teneur en composants organiques ou la chaleur nécessaire pour dessécher la bouillie ne nécessite pas, comme mentionné, une limite plus basse. Dans la mesure où le produit de base P1 ne contient pas de composants organiques, une quantité correspondante de èombusti- ble auxiliaire F2 doit etre introduite dans la chambre 22. Le combustible peut être sous forme finement granulée de gas, ou pulvérisé. Ceci est valable en particulier lorsque 1' ins- tallation doit être exploitée un certain temps avec la pierre à chaux broyée à la place de la bouillie de sucrate de calcium au début de la mise en marche, Jusqu a ce que la première bouillie de sucrate de calcium soit forme dans la production de sucre, ou lorsque l'installation doit tourner en dehors de la période de la campagne sucrière pour la production habituelle de sucre. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée au mode de réalisation décrit et représenté, elle est susceptible de nombreuses variantes accessibles à l'homme de l'art, suivant les applications envisagées et sans qu'on s'écarte pour cela de l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS 1 - Procédé pour la fabrication de chaux calcinée, pulvdru- lente, tensio-active et agglomérable, à partir de matière première broyée ou sous forme de bouillie ou analogue, notamment de déchets de l'industrie sucrière, caractérisé en ce que: a) on chauffe la matière première en la séchant simultanément, au moyen des gaz résiduels brûlants de réaction, à une température fonction du bilan thermique, mais au maximum, juste inférieure à celle à laquelle les constituants de la matière première commencent à réagir, jusqutà obtention d'un produit sec, pulvérulent, chauffé et transportable pneumatiquement. b) on introduit ledit produit sec au moyen d'un gaz porteur, au centre et en direction du bas, dans le courant de retour descendant d'un écoulement de gaz existant dans une chambre de calcination symétrique en rotation, en forme de tronc de cane ou analogue, disposée verticalement, et s'élargissant vers le haut dans le sens du débit; 11 écoulement de gaz est produit par un gaz brûlant et oxygéné, d une température comprise de préférence entre 1000 C et 1400 C, soufflé au moyen d'un dispositif tourbillonnaire au voisinage du fond de ladite chambre. c) on introduit ledit produit sec dans une zone tourbillonnaire du courant de gaz, qui entoure le courant de retour en formant un tube, qui sert de pare-flamme à la combustion, et assure simultanément le mélange avec le gaz et l'échauffement. d) on soumet les particules et les éléments brûlants è la centrifugation hors de la zone de tourbillon dans le courant extérieur ascendant et oxygéné. e) on fait monter les particules dans le courant extérieur, avec éventuellement un échauffement complémentaire, à une température présentant une marge de sécurité supérieure à la température de calcination, f) on évacue la chaux calcinée avec les gaz résiduels brQ- lés au-dessus de la zone de tourbillon, hors de la chambre de calcination. g) on agglomère les particules primaires aux particules secondaires pendant l'évacuation. h) on sépare la chaux calcinée des gaz résiduels à une tem pérature supérieure à la température de calcination. i) on entoure la chaux calcinée d'un gas de protection ne réagissant pas avec elle. J) les rapporta de température et de courant du produit sec introduit dans la chambre de calcination sont réglés de telle maniére, qu'au debut de l'introduction du produit sec dans la chambre de calcination, les particules sont chauffées an moins d'une seconde et B une vitesse moyenne de plus de 4002 C par seconde, et se divisent an particules primaires plus petites, tensio-actives, calcinées et agglomérables; la vitesse du courant extérieur est choisie de façon que les particules calcinées, qui sont calcinées complètement durant un temps de séjour déterminé par la vitesse du gaz et les dimensions de la cham- bre, soient transportées vers le haut, et de façon que les particules, qui ne sont pas calcinées complètement en raison de leir grosseur, tombent eu fond de la chambre de calcination et puissent être évacuées, le rapport d'air de combustion étant compris entre 1,4 et 2,5, de préférence entre 1,6 et 2,0. 2 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on introduit dans le courant tourbillonnaire la matière première séchée et chauffée avec du combustible complémentaire. 3 à Procédé suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé ail ce que le gas porteur est de l'air. 4 - Procédé suivant la revendication 1, 2 ou 3, caractérisé on ce que le courant gazeux tourbillonnaire est de l'air. 5 * Procédé suivant la revendication,l ou 2 ou 3, caract4- risé en ce que le courant gaseux tourbillonaire est un mélange d;air et de gaz résiduel de réaction. 6 - Procédé suivant l'une du revendications 1 à 5, caracté- risé en ce qu'on transporte la chaux calcinée ail utilisant sa forme d'inertie. 7 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 6, caracté- risé en ce que les courants gazeux tourbillonnaires sont chauffés au moins partiellement au moyen des gaz résiduels de réac- tion avant d' Otre introduits dans le processus de réaction. 8 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que le gas porteur est au moins ail partie du gaz résiduel de réaction 9 - Procédé suivant l'une des revendications 1 L 8, caracté- risé an ce que le gaz de protection utilisé après la séparation de la chaux calcinée est de l'air. 10 - Procédé suivant l'une des revendications 1 è 9, caracterisé en ce que la chaux calcine est transportée au moyen du gaz de protection. 11 - Procédé suivant l'une des revendications 1 d 10, caracterisé en ce que le gaz résiduel est soumis à un dépoussièrage après refroidissement, et en ce que la poussière fine est rdin- troduite dans le processus. 12 - Procédé suivant la revendication 11, caractérisé en ce que la poussière fine est introduite dans le processus de réaction avec le produit sec. 13 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 12, caracterisé en ce que la matière première est chauffée à une tempéra- ture de 4002 C A 800 C, de préférence de 5002 C à 6002 C. 14 - Installation pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'une des revendications 1 b 13, caractérisée en ce qu'elle comporte un dispositif de chauffage et de séchage (13) avec alimentation en matière première, dont la sortie de la matière séchée est reliée à l'admission supérieure d'une chambre de traitement thermique verticale (11, 22), et dont le mécanisme de chauffage est relié à la sortie des gaz résiduels (29) de la chambre (11, 22), en ce que la chambre (11, 22) est reliée par une autre entrée à au moins un dispositif dtamenée de gaz brûlants, et présente dans la zone supérieure un dispositif d'évacuation (29) pour la poudre de chaux calcinée et les gaz résiduels, ce dispositif d'vacuation étant relié à un sdpara- teur (14) de poudre de chaux et de gaz résiduels, eu ce que la sortie du séparateur (14) est reliée à un dispositif d'alimentation en gaz de protection (L"'), qui est relié à un dchan- geur de chaleur (15) pour la chaux, dont le circuit secondaire est situé dans le circuit du gaz de combustion (L") amené à la chambre de calcination (11, 22). 15 - Installation suivant la revendication 14, caractérisée en ce qutun séparateur de poussière (18) est disposé dans le circuit d'arrivée des gaz résiduels en aval de la sortie des gaz du séparateur de poussière (14). 16 - Chambre de calcination pour installation suivant la revendication 14, caractérisée en ce qu'elle comprend un réci- pient (21) vertical symétrique en rotation, de forme cônique, ou évasée analogue, s'élargissant vers le haut, qui comprend en bas un dispositif d'admission de gaz (23), notamment en forme de spirale, et en haut un dispositif d'dvacuation (29) radial ou tangentiel, et un dispositif d'introduction (27) dirigé vers le bas et disposé dans la partie centrale supérieure, pour le produit sec, le gas portear, ainsi que le combustible auxiliaire (F2) éventuel. 17 - Chambre de calcination suivant la revendication 16, caractérisée en ce qu'elle comporte un dispositif d'évacuation (25, 26) pour les plus grosses particules, dans la partie inf4- rieure du dispositif d'admission (23) 18 - Chambre de calcination suivant la revendication 16 ou 17, caractérisée en ce que le récipient conique (21) a une conicité d'angle plus grand dans la partie inférieure et plus petit dans la partie supérieure. 19 - Chambre de calcination suivant l'une des revendications 16, 17 ou 18, caractérisée en ce qu'elle présente un étrangle ment an forme de bourrelet antre le dispositif d'admission (23) et l'extrémité inférieure du récipient (21). 20 - Chambre de calcination suivant l'une des revendications 16 C 19, caractérisée en ce qu'elle présente a) un courant de retour descendant axialement du grand diamètere supérieur (D) vers le petit diamètre inférieur (d), et entraidant dans la chambre la matière première et éventuel- lement le combustible auxiliaire (F2) b) un courant extérieur se déplaçant en rotation le long des parois extérieures (21), du petit diamètre (d) au grand diamètre (D). c) au centre du dispositif de guidage d'admission (23) la formation d'une dépression, qui contraint une partie dé l'air de combustion arrivé à l'extrémité supérieure (28) de la cham bre , à se dévier vers l'intérieur et à s'écouler le long de l'axe de la chambre jusqu'à la section transversale d'adeis- sinon. d) Un courant de retour inverse dans la zone de section transversale d'admission vers l'extérieur et vers le courant ascendant de débit. e) une dépression centrant le courant de retour par rapport au dispositif de guidage d'admission.(23). f) une zone de tourbillon formée le long du courant de retour entre celui-ci et le courant extérieur entourant le cou rant de retour et formant pare-flamme à la combustion. 21 - Chaux calcinée, pulvérulente, tensio-active et agglomd- rable, caractérisée en ce qu'elle est obtenue suivant le procédé d'une des revendications 1 à 13 et/ou une installation suivant l'une des revendications 14 ou 15 et/ou une chambre de calcination suivant l'une des revendications 16 à 20.