DESCRIPTION - La présente invention concerne des plaques légères imitant parfaitement la cowerture dtirubles obtenue autrefois avec des tuiles antigues rooeaines dites à tégulae et imbrices, dont le principe est rappelé figure I. Ces plaques, d'épaisseur uniforme, peuvent être fabriquées à partir de matières thermo-plastiques telles que les polyamides, les polyacryliques, le polyéthylène, l'acétate et I'acétobutyrate de cellulose, le polystyrène, le copolymère A B S, le chlorure de polyvinyle, les polycarbonates, etc... ou à partir de matières thermo-durcissables telles que les polyesters, les résines formo-phénolîques ou les résines furaniques. Ces différentes matières plastiques pouvant être chargées ou non, armées ou non de fibres minérales ou or ganiques. Ces plaques peuvent être également fabriquées en tôle mince d'acier ou, d'aluminium ou tout autre métal. Ces plaques sont conçues et conformées de telle sorte que leur pose sur une charpente légère est très rapide et très simple en meme temps que ltétanchéité de l'ensemble est assurée sans autre moyen. Le fait de powoir obtenir de telles plaques par des procédés de fabrication relativement simples a pour intérêt principal de faciliter et d'accélerer la pose d'une couverture d'immeuble, ainsi que d'abaisser le prix de revient total de la toiture, en remplaçant le matériau traditionnel très lourd, 60 Kg par m2 en moyenne, par un matériau présentant le même aspect esthétique mais ne pesant que -de 4 à 12 Kg par m2. La pose est encore accélérée par le fait qu'une plaque peut comporter plusieurs tuiles tégulae et imbrices. La surface totale d'une plaque est seulement limitée par les moyens de fabrication ou de manutention. Ce résultat est obtenu grâce à la conformation particulière de la plaque (voir figures 2 et 3 > qui présente, sur toute son étendue, la même épaisseur de matière. Une partie tégulae est réservée sur un côté de la plaque soit à droite, soit à gauc;he (dans la figure 2, en vue de dessus, la partie tégulae est représentée à gauche, la plaque étant supposée à sa place sur une toiture) A l'opposé se trouve la partie imbrices. Si les tégulae étaient réservées à droite, la partie imbrices se retrouverait évidemment à gauche. Les tégulae comportent un rebord (a) de 2 centimètres de hauteur environ. Ce rebord est continu tout le long de la plaque. Lorsqu'on place la partie imbrices d'une plaque sur la partie tégulae d'une autre plaque, ledit rebord assure l'étanchéité longitudinal entre les 2 plaques. Deux autres rebords identiques (b) et (c) existent sur les autres côtés d'une plaque, soit en haut et en bas (la plaque étant supposée placée sur une toiture en pente. Le rebord (b), situé en haut de la plaque, dépasse le dessus du parement de celle-ci de 15 à 18 millimètres tant pour les tégulae que pour les imbrices. Le rebord (c) du bras dépasse le parement de 2 centimètres environ mais est dirigé en sens inverse du premier, c'est-à-dire vers le bas et, lui aussi, est continu d'un bord à l'autre de la plaque.Lorsqu'on pose une plaque sur une autre plaque dans le sens longitudinal, c'est-à-dire de bas en haut sur une toiture, les tégulae de la 2ème plaque viennent s' encastrer dans les tégulae de la première, tandis que les imbrices de la 2eme plaque viennent se poser sur les imbrices de la première. Les rebords, dont il est question ci-dessus, assurent l'étanchéité entre lesdites plaques. Tous ces rebords ont la même épaisseur que la plaque proprement dite et peuvent venir de fabrication. La fixation des plaques sur une charpente peut se faire de plusieurs ma nières. Nous donnons, ci-après > un exemple de fixation qui a le mérite de la simplicité et de la rigidité (voir figure 4). Un crochet en fil d'acier s'engage dans une équerre rapportée sous une ou plusieurs tégulae de la plaque et forme "clips" sur un liteau de la charpente. Ces équerres fabriquées dans le même matériau que la plaque peuvent être rapportés par collage ou par soudage par altra-sons, ou venir de fabrication, ou soudées électriquement par points s il s'agit de plaques en tôle d'acier. Leur nombre sera proportionnel aux efforts d'arrachement subis par chaque plaque. Ces plaques peuvent être obtenues par les procédés suivants : moulage par compression, moulage par injection, moulages par coulée ou par contact (notamment dans le cas où l'on utilise des résines thermo-durcissables et des mousses rigides à haute densité et à peau intégrée). Le moule côté parement peut être grainé afin d'imiter la surface de la brique ancienne relativement grossière. Ce moule peut aussi, notamment dans le cas de moulage par coulée ou par contact, être constitué d'une plaque d'élastomère (de silicone par exemple) laquelle a été obtenue, au préalable, à partir de matériaux traditionnels. L'épaisseur des plaques ainsi fabriquées peut varier de 1 à plusieurs millimètres selon la matière utilisée et selon la résistance recherchée. Cependant, il est à remarquer que les formes embouties obtenues, en particulier dans le sens longitudinal, accroissent considérablement la résistance à la flexion de la plaque entière et permettant ainsi d'en réduire l'épaisseur.Puisque l'épaisseur de ces plaques est uniforme sur toute leur étendue, il nous paraît avantageux d'utiliser, pour leur fabrication, le procédé dit de thermo-formage, soit positif, soit négatif. Voici, à titre d'exemple, la desription sommaire de l'un de ces procédés On commence par extruder une feuille de matière thermo-plastique, par exemple un copolymère d'ABS coloré dans sa masse à la couleur désirée et selon l'épaisseur choisie (2 m/m par exemple). Cette feuille, coupée aux dimensions retenues,est, ensuite, ramollie par la chaleur (par exemple par des rayons infra-rouges). Lorsque le ramollissement est suffisant, la feuille est transportée sur un moule reproduisant le parement d'une toiture. Ce moule est percé d'une multitudes de petits trous à travers lesquels on fait le vide. La feuille est alors aspirée et plaquée sur ledit moule dont elle épouse fidèlement tous les reliefs. Après refroidissement, la plaque devenue rigide est, éventuellement ébavurée. Si la pression atmosphérique s'avare insuffisante on peut appliquer sur la feuille une poche élastique gonflée à l'air comprimé (c'est le moulage au sac) ou encore utiliser un contre-moule. Autre procédé de fabrication : la plaque de toiture faisant l'objet de la présente invention peut être egalement obtenue par de simples opérations d'emboutissage de tôles minces d'acier ou d'aluminium ou de tout métal ou alliage émaillées ou peintes à la couleur désirée. Les possiblités d'application industrielle se déduisent elles-mêmes de l'invention. On peut notamment utiliser les plaques faisant I1 objet de la présente description à la couverture d'immeubles légers ou dits pré-fabriqués. S'il s'agit de bâtiments provisoires, le démontage de la toiture sera aussi rapide ezt aoise que la pose. De plus, les plaques pourront être réutilisées indéfiniment Par a}lleurs, dans le cas où l'environnement ou le site commandent un certain respect de la tradition, ces plaques remplaceront avantageusement d'autres matériaux dont l'aspect esthétique ne répond pas à cette condition. REVENDICATIONS 1 - Plaques destinées à la couverture d'immeubles ou à la décoration pouvant être obtenues à partir de procédés simples et connus soit à partir de feuilles de matières plastiques, soit à partir de tôles minces d'acier ou d'aluminium caractérisées par le fait qu'elles imitent la couverture d'immeubles effectuée traditionnellement à l'aide de tuiles ayant la forme des tuiles romaines antiques dites à tégulae et imbrices. 2- Ces paques selon la revendication 1 sont caractérisées par le fait qu'elles présentent, chacune, plusieurs tuiles tégulae et imbrices et ceci en nombre illimité, de telle manière que la pose d'une seule plaque relativement légère remplace la pose de plusieurs tuiles effectuée dans le procédé traditionnel une par une. 3 - Ces plaques, selon les revendications 1 et 2, sont caractérisées par le fait que la position d'une tuile imbrice et d'une tuile tégulae, telle qu'elle résulte de la conformation desdites plaques, est modifiée de manière que les chants desdites tuiles ne soient plus décalés l'un par rapport à l'autre, comme ils le sont dans l'appareillage traditionnel. Cette disposition nouvelle des tuiles, sans nuire à l'aspect général, permet l'assemblage simple des plaques entr'elles tant latéralement que longitudinalement. 4 - Ces plaques, selon les revendications 1, 2, 3 sont caractérisées par le fait qu'elles peuvent être assemblées entr'elles sans qu'on ait besoin de recourir à un moyen accessoire afin d'assurer l'étanchéité de l'assemblage et, par suite, l'étanchéité de l'ensemble de la couverture.