La présente invention concerne les ruches à cadre utilisées pour la récolte du miel. La thermogénèse des abeilles, insectes sociaux, est connue depuis fort longtemps. Par un processus dont le mécanisme est encore ignoré, les abeilles sont capables de transformer le miel absorbé en chaleur. Elles se dressent sur leurs pattes, agitent leurs ailes sans voler et provoquent volontairement l'augmentation de la température intérieure de la ruche. Pendant la période hivernale, après la naissance des dernières ouvrières, la température interne de la ruche diminue progressivement et varie de 5 à 200, les abeilles luttant fé- brilement contre un abaissement excessif. Dès les premiers beaux jours, la température remonte par paliers pour atteindre une moyenne de 35/370, maintenue par thermorégulation pendant toute lapériode de ponte de la reine. La consommation de miel nécessaire pour élever et maintenir pendant 24 heures la masse d'air contenue dans une ruche de 60 litres à loO au dessus de la température extérieure a évaluée à 240 grammes par jour, correspondant à 2.400 watts (communication de Maurice MATHS à l'Académie des Sciences). C'est pour cette raison que tous les auteurs conseillent de laisser dans les ruches une provision de miel de 20 à 30 Kg pour permettre aux abeilles de lutter contre le froid, et il est courant de dire que les deux ennemis des abeilles sont le froid et la faim, auxquels il convient d'ajouter I'humidité interne due à la condensation, Pour diminuer la coûteuse consommation de miel, surtout au printemps au moment de l'élévation de la température interne à 35/370 pourpermettre à la reine de commencer la ponte alors que les apports de miel extérieur sont encore insuffisants, il est évident qutil convient de protéger efficacement la ruche contre le froid. A partir des ruches à simples parois (réalisées géne- ralement en planches de sapin) à l'isolement rudimentaire, on a déjà proposé des ruches à double parois à l'isolation plus élaborée. Dans la pratique, les apiculteurs ont toujours recher ché les moyens d'augmenter efficacement cette isolation en proposant de revêtir l'extérieur de la ruche de calottes de paille, coussins de tourbe, paille, feuilles, balle d'avoine, déchets de liège, de plastique, laine de verre, vieux sacs, sciure, feuilles de polyéthylène, etc... On a également proposé aux Etats-Unis des systèmes de chauffage électrique par résistances avec centrales de contrôle thermique pour plusieurs centaines de ruches. Les pays de l'Est utilisent des ruchers couverts dans lesquels les ruches sont placées sur deux ou trois étages, ruchers parfois chauffés par un poêle pendant les plus grands fnids. Dans certaines régions, toutes les ruches sont entreposées dans des hangars pendant la période hivernale et ressorties au printemps. Il résulte de cette énumération que les systèmes employés sont, ou peu efficaces, ou relèvent du bricolage incompatible avec une exploitation intensive, ou sont coûteux, ou occasionnent une perte de temps importante. La présente invention vise une ruche qui bien que de construction simple et peu coûteuse soit dotée d'une exellente protection thermique de manière à permettre de réduire la consommation de miel des abeilles durant les périodes de froid et d'augmenter la productivité de la colonie dès le début du printemps. Plus précisément, l'invention propose une ruche caractérisée en ce qu'elle est constituée dcun assemblage amovible d'éléments moulés en polystyrène expansé constituant successivement le plateau, le corps de ruche, les hausses éventuelles et le toit. Avec une telle utilisation du polystyrène expansé qui est parfaitement neutre et adopté sans difficultés par les abeilles, on conçoit qu'il est possible d'assurer à la ruche ainsi réalisée une excellente isolation thermique et de diminuer ainsi notablement la consommation de miel durant l'hiver. Par ailleurs, lors des grosses chaleurs, la thermorégulation de la ruche se trouve simplifiée de sorte que les abeilles n'ont pas à réaliser une ventilation intensive de la ruche et qu'ainsi la productivité de la colonie se trouve augmentée. Le polystyrène expansé étant étanche à l'eau, il n'y a pas lieu d'utiliser un revêtement étanche approprié pour le toit. Par contre sa perméabilité à la vapeur d'eau permet d'éviter la condensation d'eau à l'intérxur de la ruche au moment des récoltes ou simplement au moment des changements de température (rendus moins sensibles par l'isolation thermique de la ruche). La légèreté du polystyrène permet de réaliser une ruche ne pesant envrion que le- vingtième d'une ruche normale ce qui facilite considérablement les manutentions et surtout les transports lorsqu'il s'agit d'apiculture pastorale c'est à dire de ruchers importants transportés dans des l'eux différents selon~les époques de récolte des plantes, arbustes ou arbres mellifères. Enfin la réalisation sousforme moulée des éléments de la ruche permet une fabrication aisée et peu coûteuse. De préférence, le corps de ruche ainsi que les hausses éventuelles présentent la forme d'un solide tubulaire à base sensiblement carrée et d'une épaisseur voisine de 5cm. Une telle épaisseur dè 5 cm donne une isolation thermique parfaite avec l'avantage considérable d'avoir pratiquement la même température dans tout le volume de la ruche, alors que dans les ruches en bois, même à double parois, il existe une différence sensible entre la température au centre de la ruche et la-température à proximité des parois. Il en résulte que dès le printemps, la reine étend sa ponte beaucoup plus rapidement sur tous les rayons au lieu de la limiter à ceux du centre, d'où un accroissement plus rapide de la population active au début de la saison. La présente invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre et qui se réfère au dessin ci-annexé donné uniquement à titre d'exemple dans lequel l'unique figure est une vue explosée en perspective cavalière d'une ruche selon l'invention. Sur la figure, la référence 10 désigne une ruche detype "pastorale" composé d'un assemblage de plusieurs éléments à savoir un plateau inférieur 12,un corps de ruche 14, une ou plusieurs hausses interchangeables 16 et un toit 18. Chacun des éléments précités est réalisé en polystyrène expansé par simple moulage, en une seule opération. Une telle réalisation permet une fabrication en grande série, utilisant des moules simples, sans reprises, ce qui abaisse considérablement le prix de revient et produit des éléments rigoureusement interchangeables, ce qui n'est pas toujours le cas avee la production semi-artisanale actuelle. Pour des raisons de résistance mécanique, on utilisera de préférence un polystyrène expansé d'une densité au moins égale à 25kg/m3. Une telle densité améliore la tenue des éléments de la ruche et améliore la résistance à l'arrachage notamment aux coins, ceux-ci étant avantageusement arrondis de manière à etre moins fragiles. Le corps de ruche 14 présente une forme tubulaire à base carrée d'une épaisseur d'environ 5 cm propre à lui conférer une excellente isolation thermique et une bonne résistance mécanique à la compression. Il comporte à la partie supérieure de ses faces intérieures frontales opposées 20 deux feuillures parallèles 22 sur lesquelles peuvent être accrochés à l'écarte- ment voulu un certain nombre (10 par exemple) de cadres de forme standard. Les feuillures 22 peuvent être garnies d'une bande métallique pour éviter que les abeilles ne soudent le le cadre au corps de ruche par propolis. Les faces extérieures latérales opposées 24 du corps 14 présentent chacune un évidement 26 destiné à faciliter la manutention du corps par l'opérateur. La ou les hausses éventuelles 16 présentedune forme similaire à celle du corps 14 qu'elles sont susceptibles de prolonger vers le haut. Chaque hausse regoit intérieurement dans deux feuillures parallèles internes 28 le meme nombre de cadres que le corps 14. Elle comporte sur ses faces extérieures latérales 30 des évidements de manutention 32 alignés avec les évidements 26 dont ils ont le meme rôle. Le toit 18 est constitué d'un couvercle plat débordant apte à venir s'emboiter sur le corps de la ruche 14 ou sur la hausse supérieure disposée sur ce dernier. Son épaisseur est également d'environ 5 cm. Les qualités d'imperméa bilité du polystyrène expansé permettent d'utiliser le toit 18 tel que sans revêtement particulier. Sa forme plate permet de disposer deux ruches l'une sur l'autres en vue du transport notamment. Le plateau inférieur 12 se compose d'une base plane 34 d'une épaisseur voisine de 5 cm et d'un rebord supérieur 36 faisant saillie sur tois des côtés de la base 34. Le rebord 36 qui épouse la forme des parois du corps de ruche 14 a une hauteur de 1 cm environ pour définir entre ses extrémités séparées l'entrée de la ruche 38. Les différents éléments 12, 14 et 16 de la ruche sont maintenus assemblés l'un à l'autre par tout dispositif de liaison amovible connu approprié (non représenté). Une telle liaison peut être assurée par crampons ou triangles secteurs utilisés couramment et plus simplement par bandes adhésives dont la pose par les différents appareils d'emballage est rapide et le prix de revient minime. Avec l'utilisation du polystyrène, la ruche ne nécessite aucun entretien, peinture ou autre Son aspect est séduisant, le polystyrène pouvant être fourni en différents coloris pris dans la masse et inaltérable. I1 est bien entendu que l'invention ntest pas limitée au seul mode de réalSsation décrit ci-dessus et que de nombreuses modifications peuvent être apportées sans sortir du cadre de la présente demande. REVENDICATIONS 1. Ruche caractérisée en ce qu'elle est constituée d'un assemblage amovible d'éléments moulés en polystyrène expansé constituant successivment le plateau, le corps de ruches les hausses éventuelles et le toit. 2. Ruche selon la revendication 1, caractérisée en ce que le polystyrène expansé utilisé a une densité égale ou supérieure à 25kgXm3. 3. Ruches selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce que le corps de ruche ainsi que les hausses éventuelles présentent la forme d'un solide tubulaire àbase sensiblement carrée et d'une épaisseur voisine de 5 cm. 4. Ruche selon la revendication 3, caractérisée en ce que le corps de ruche ainsi que les hausses éventuelles comportent intérieurement à leur partie supérieure deux feuil lures opposées destinées à l'accrochage des cadres. 5. Ruche selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que le corps de ruche ainsi que les hausses éventuelles comportent -sur deux de leurs faces extérieures opposées des évidements destinés à la préhension de ces éléments. 6. Ruche selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que le plateau se compose d'une base plane et d'un rebord en saillie sur la face supérieure de cette base, le rebord présentant une forme correspondant à celle du corps de ruche à l'exception d'une ouverture qui définit l'entrée de la ruche. 7. Ruche selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que le toit est plat et débordant pour pouvoir être emboité sur la partie supérieure du corps de ruche ou de la hausse supérieure assemblée à ce dernier. 8. Hausse de ruche caractérisée en ce qu'elle est constituée d'un élément moulé en plystyrène expansé présentant une forme tubulaire à base carrée d'une épaisseur voisine de 5 cm.