La présente invention est relative à un procédé de préparation des minerais en vue de leur traitement pyrométallurgique. Un tel traitement nécessite fréquemment un broyage fin du minerai et son conditionnement sous forme de boulettes, de granulés, de boudins ou de pastilles, de dimensions diverses. Le bouletage ou la granulation sont généralement effectués dans des tanr bours ou sur des disques rotatifs . Les boudins sont obtenus par malaxage et extrusion. Les pastilles sont formées à la presse. Les produits obtenus, s'ils ont moins de 3 à 4 mm de diamètre peuvent être traités avantageusement dans des fours de fluidisation ou dans des fours rotatifs . S'ils ont un diamètre de 10 à 30 mm, leur traitement s'effectue dans des fours à cuve où ils donnent une charge poreuse et très régulière, favorable aux échanges thermiques Certains minerais de nature terreuse, par suite soit de leur nature minéralogique, soit du climat du pays, présentent une humidité considérable . C'est le cas des minerais oxydés de nicki; tels que les garniérites et les latérites, pour lesquels l'humidi- té peut atteindre 30 à 40 %. Or le broyage fin de minerais très humides n'est pas possible et ils doivent en général être soumis à un préséchage avant le broyage à sec . Ce séchage est onéreux en combustible. En outre, après le broyage fin, le minerai doit entre humecté pour l'opération de bouletage, de boudinage ou de pastillage . Les minerais de ce type absorbent beaucoup d'eau, de sorte que le séchage subséquent, qui a éventuellement lieu dans le four métallurgique, représente une nouvelle dépense importante en combustible.Comme on le comprend, dans une telle technique, il y a une quantité d'eau très importante qui doit entre éliminée deux fois Pour pallier cet inconvénient on a proposé de remplacer le broyage à sec parut broyage humide de façon à supprimer l'opération de préséchage, mais le produit du broyage est une pulpe qui demande à être épaissie et filtrée afin de ramener l'humidité à sa valeur nécessaire à l'opération de bouletage ou d'extrusion. La filtration de ces minerais fins, de nature terreuse, est,cependant,en général très difficile et elle nécessite une installation énorme et antiéconomique La présente invention se propose d'apporter un procédé ne comportant pas les inconvénients dessus rappelés des procédés connus. Le procédé de préparation des minerais selon l'invention est caractérisé en ce ce que cette préparation s'effectue de manière mixte O Une proportion adéquate du minerai, la moitié par exemple, est préséchée et broyée à sec, cependant que l'autre portion est broyée humide et la pulpe résultante est épaissie et non fil- trée * On mélange ensuite les deux portions, sèche et humide, dans un malaxeur, et on soumet le produit au bouletage ou à l'ex ou au pastillage trusion. Les proportions du minerai sec et de minerai en pulpe sont ajustées pour obtenir l'humidité désirée du mélange. Suivant une caractéristique de l'invention, pour faciliter le bouletage, on peut utiliser en surface et par saupoudrage une petite quantité de minerai fin et sec qui empêche l'adhérence des boulettes entre elles. Suivant ne autre caractéristique de lginvention, on peut saupoudrer les boulettesboudins ou pastilles formés d'une petite quantité de minerai sec pour empêcher leur adhérence à des surfaces solides telles que Ces courroies transporteuses, des goulottes ou des alimenteurs. Comme on le c@@state, le proeédé suivant l'invention évite la filtration trop difficile et cotteuse de la pulpe produite par le broyage humide. En même temps il réduit la quantité d'eau qui doit être évaporée puisqu'il n'y a qu'une partie du minerai qui est soumise au préséchage Un autre avantage réside dans le fait que le broyage humide est plus simple et plus économique que le broyage sec Pour illustrer l'invention on a donné ci-après, à titre non limitatif deux exemples de mise en ceuvre du procédé de l'invention. EXEMPLE 1 Cas d'une latérite de Nouvelle Calédonie . Les pourcentages d'humidité, rapportés à la matière humide ou à la matière sèche, sont indiqués ci-dessous. Humidité % rapportée a rapportée à la matière humide la matière sèche Latérite originale 35 54 Latérite en pulpe épaissie par sédimentation 60 150 Latérite en pâte, prote à l'extrusion ou au bouletage 45 82 On calcule que pour aboutir à un mélange ayant l'humidité désirée pour l'extrusion ou le bouletage, il faut broyer à sec 45% du minerai tout-venant et broyer humide 55%. La quantité d'eau à évaporer suivant la technique normale où la totalité du minerai est préséché, est de 0,54 t.par tonne de minerai tout-venant sec. Avec la technique mixte préconisée, cette quantité d'eau est réduite de 55,0 soit : 0,54 x 0,45 = 0,243 t. EXEMPLE 2. Cas d'une garniérite de Nouvelle Calédonie, les humidités sont un peu plus faibles que sur la latérite de l'exemple 1. On a les chiffres suivants Humidité % rapportée à rapportée à la matière humide la matière sèche binerai original 30 43 Vinerai en pulpe épaissie par sédimentation 55 122 Minerai en pâte prêt à l'extrusion ou au bouletage 40 67 On calcule que dans ce cas, il faut broyer à sec 45 % du minerai et broyer humide 55 %. L'économie de calories est donc également dans ce cas de 55%. Il demeure bien entendu que l'invention n'est pas limitée aux exemples de mise en oeuvre ci-dessus - REVENDICATIONS 1.- Procédé de préparation de minerais en vue de leur traitement métallurgique sous forme de boulettes, granulés, boudins ou pastilles, caractérisé en ce que une proportion adéquate du minerai, la moitié par exemple, est préséchée et broyée à sec, cependant que l'autre portion est broyée humide et la pulpe résultante est épaissie et non filtrée ; en ce que l'on mélange ensuite les deux portions, sèche et humide, dans un malaxeur, et l'on soumet ensuite le produit à une agglomération, effectuée par exemple par bouletage, par extrusion ou à la presse, les proportions de minerai sec et de minerai en pulpe étant ajustées pour obtenir l'humidité désirée du mélange Procédé selon la revendication 1, caractérisé en outre en ce que l'on utilise, pour faciliter le bouletage, en surface et par saupoudrage, une petite quantité de minerai fin et sec qui empoche l'adhérence des boulettes entre elles 3.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on saupoudre les boulettes, les boudins ou les agglomérés formés, d'une petite quantité de minerai sec pour empêcher leur adhérence à des surfaces solides telles que des courroies transporteuses, des goulottes ou des alimenteurs