La présente invention a pour objet un perfectionnement aux procédés de moulage par compression, notamment des élastomères, et des appareils de mise en oeuvre. Les difficultés rencontrées dans le moulage des élastomères peuvent être illustrées par l'exemple de l'industrie fabriquant des joints pour empêcher le passage d'huile. Ces pièces de précision sont moulées par compression d'élastomère soumis à la chaleur ; certains sont des joints toriques, et certains des joints à lèvres.Les joints toriques sont le plus souvent fabriqués uniquement en élastomère, tandis que la plupart des joints d'étanchéité à l'huile, sont surmoulés sur des raidisseurs ou des anneaux de renforcement. Jusqu'ici, ces produits de précision présentaient souvent des défauts, provoqués par l'emprisonnement de l'air ou de gaz dans les moules, et l'on constatait la présence sur les parties en élastomère, de cavités intérieures, en surface ou sur les lèvres, et de nombreux articles défectueux ou inutilisables étaient mis au rebut par les contrôles. La fabrication de certains types de pièces notamment, ne pouvait s'effectuer sans un grand nombre de pièces rebutées. La différence entre le moulage par compression des élastomères et le moulage par transfert de résines telles que les résines phénoliques, doit être présent à 1'esprit.Les- moules transfert sont souvent munis d'un joint d'étanchéité torique, et d'un évent percé dans la zone intérieure du joint, autour de la zone de moulage pour permettre l'évacuation des gaz après fermeture du moule, et avant que la résine en écoulement n'atteigne la cavité du moule. Dans le moulage par compression des élastomères, la dose de matière est déjà disposée sur ou dans ltempreinte du moule ; il n'existe aucune possibilité de refermer d'abord celui-ci et d'évacuer les gaz avant le remplissage par ltélastomère, car la fermeture du moule et le remplissage de celui-ci sont simultanés.Ainsi, les techniques dites de moulage sous vide applicables aux moulages transfert, sont rarement applicables aux moulages par compression, tandis que la présente invention peut être appliquée à une grande variété de moules par compression. On a essayé de réduire la quantité de rebuts provoqués par l'empri- sonnement de l'air ou de gaz à l'intérieur des moules pendant le moulage. On a notamment essayé une technique de tassage du moule pendant la fermeture, c'est-à-dire que le moule n'est pas fermé d'un simple mouvement continu, mais il est fermé incomplètement, réouvert, refermé plus complètement, réouvert, et ainsi de suite pendant plusieurs cycles afin de "pomper" l'air ou les gaz du moule. Ce p éde provoque une perte de temps et augmente la fatigue du moule et de la presse sur laquelle il est monté. Le procédé a été adopté par nécessité plutôt que pour son efficacité.Le nombre des rebuts a été réduit suffisamment pour que l'adoption de ce procédé de tassage ou "pompage" se généralise, mais il persiste toujours des défauts dus à l'emprisonnement d'air, qui ne sont pas éliminés par cette technique de "pompage". Une autre technique pour résoudre ce problème, généralement associée avec le pompage, consiste à placer une quantité nettement trop grande dlélas- tomère dans le moule. On a pensé qu'en mettant une telle quantité d'élastomère dans le moule, la plus grande partie de celui-ci serait éjectée et aiderait à entraîner l'air inclus. Ce procédé a apporté quelques améliorations dans la qualité des produits, mais, même lorsque ce procédé et le "pompage" sont utilisés conjointement, on constate la persistance d'un nombre appréciable de rebuts, le pourcentage dépendant en partie de la forme et de la taille des moules, bien que les déchets dus aux cavités dans la matière apparaissent dans toutes les tailles et dans tous les types de moules.De plus, l'utilisation d'un excès d'élastomère entrain la perte d'une +aetite appréciable d'une matière de prix élevé. Bien que ces déchets soient délibérément acceptés, ils sont pratiquement inutilisables, car l'élastomère ne peut être régénéré économiquement. Ainsi, à la fois le "pompage" et l'utilisation d'un excès de matière augmentent le prix de la production, ce qui contrebalance les avantages acquis par une réduction des rebuts. Une autre difficulté accentuée par l'emploi conjoint des deux procédés de "pompage" et d'utilisation d'un excès d'élastomère, est due au fluage, ctest-à-dire à l'extrusion de films de matière hors de l'enceinte du moule, souvent dans les zones où la surface du renfort métallique doit être propre. Par rapport à l'intérêt d'un procédé qui pourrait effectivement empêcher le fluage, la détente du renfort métallique après le contact initial et sa mise sous tension (inhérents au "pompagel'), et la présence de l'élastomère sur les renforts métalliques (inhérente à l'usage d'un excès d'élastomère > , provoquent un écoulement de matière autour du moule ou sur la surface du renfort métallique. Pour les besoins d'un fonctionnement correct et d'une meilleure apparence commerciale de ces produits de qualité, ces bavures doivent être nettoyées, et I'ébavurage augmente les frais de fabrication. Un des buts de l'invention est la diminution des pièces défectueuses dues à l'air et aux gaz emprisonnés, bien au-delà de ce qui a été réalisé jusqu'ici Pour de nombreuses pièces il est également devenu possible en même tremps d'éliminer le procédé de ~FJ pagç avec tous tes inconvérients qu'il comporte, et également de réduire la quantité d'élastomère utilisé pour le moulage. De ce fait, le fluage et les bavures peuvent être dimibués.Un autre aspect de l'importance du problème des rebuts dus à l'air ou aux gaz inclus, est, la plupart du temps, le fait que les lèvres des joints ne peuvent pas être moulés en forme en raison des cavités qui se forment dans les bords aigus des lèvres qui doivent être d'un profil très précis; on est donc conduit à reprendre les pièces pour rafraichir les lèves La technique du moulage en forme définitive est quelquefois valable, mais n'est pratiquement pas utilisable si les défauts provoqués par les poches d'air apparaissent en grand nombre. Le procédé selon l'invention rend possible le moulage de nombreuses pièces à leur forme définitive, et permet d'obtenir des lèvres de contact aiguës sans opération supplémentaire d'ébarbage. La fabrication des joints toriques en élastomère, bien que différente de celle des joints à lèvres comportant un renfort métallique, pose également de nombreux problèmes. Les moules à plusieurs empreintes et un prix de vente très bas ne permettent pas d'utiliser les techniques de moulage en bloc p#our un certain nombre de dimensions et de types de joints toriques. Dans le moulage en bloc, des anneaux d'élastomère non traité (préparation) sont placés individuellement dans chaque moule, puis sont moulés en forme par chauffage et pression. Le temps nécessaire à ces opérations individuelles est justifié pour certaines dimensions et pour certainesrs#.Rxir les autres joints toriques, la composition se présente sous forme d'une bande de matière disposée sur les rangs des empreintes des moules, mais cette mise en place doit être faite très soigneusement. De ce fait, il serait désirable de pouvoir déposer une seule feuille de matière brute sur chaque moule multiempreintes. Mais, dans ce cas, il est très difficile d'enlever l'air des empreintes avant le moulage. On a essayé de munir le moule d'évents afin de permettre l'échappement de l'air provoqué par le mouvement de l'élastomère, en utilisant souvent le trou de centrage pratiqué lors de l'usinage de l'empreinte. Le problème est posé par les évents qui se remplissent d'élastomère pendant le moulage, et qui cuit en même temps que la matière contenue dans le moule. Entre deux moulages- successifs, cet élastomère cuit et doit être enlevé, généralement à la main. Pour faciliter l'enlèvement de cet élastomère des évents, ceux-ci comportent des zones en dépouille, voisines de la surface du moule dans lesquelles il se forme un moulage en forme de bouton qui remplit ces zones coniques et remplit partiellement les passages d'air. Ces boutons doivent être enlevés après chaque moulage.On utilise également un excès d'élastomère afin de chasser l'air hors des empreintes, et un surplus de matière est encore nécessaire pour former les boutons. Même ainsi, une partie de l'élastomère pénètre profondément dans les évents du moule et le démoulage est plus difficile. Dans le procédé, objet de l'invention, de tels évents ne sont pas nécessaires, et si l'on désire former des boutons, leur démoulage est facilité De ce fait, le fonctionnement de la presse est plus rapide, en raison de la réduction des temps morts entre les opérations successives, et ici encore, la consommation de matière première est réduite. Dans la fabrication des joints toriques à partir d'une feuille de matière brute, selon l!invention, le "tassage" est nécessaire, car la feuille de matière empêche ltéva- cuation totale de l'air de toutes les empreintes avant la fermeture initiale. Toutefois, cette action de tassage est différente de l'action décrite précédemment dans le cas d'une fabrication de joints à lèvres avec renforts métalliques, en ce qu'une étanchéité au vide est réalisée autour du moule multi-empreintes, et en ce que la feuille est maintenue pendant le "tassage", ainsi l'air ne peut pas revenir entre les frappes successives, et une bonne évacuation est ainsi obtenue. La somme des économies obtenues grâce à l'invention est considérable, en raison de la réduction massive du nombre des pièces défectueuses, de la réduction d'au moins 10 % de la matière utilisée, et de la réduction des temps morts entre les opérations de moulage successives. De plus, pendant le réglage de la presse, le temps perdu pour la détermination du nombre optimum et de la cadence des frappes (c'est-à-dire la recherche d'une cadence donnant un minimum de pièces défectueuses) peut être réduit considérablement par la présente invention, que la technique du "tassage" soit utilisée (comme dans la fabrication des joints toriques) ou non (comme dans la fabrication des joints pour arbres). Le procédé objet de l'invention permet également d'éliminer une ope- ration coûteuse pour la recherche de la meilleure forme de la charge de chaque moule, c'est-à-dire la dose d'élastomère brut placée dans le moulejuste avant l'opération de moulage. La forme de la charge était jusqu ici étudiée de manière à chasser du moule le maximum d'air et de gaz. Grâce à l'invention, la forme de la charge importe peu, et la quantité de charge à utiliser se calcule facilement car elle correspond au volume nécessaire au remplissage du moule. Lorsqu'il s'agit d'une feuille de matière pour la fabrication des joints toriques ou autres, la feuille varie uniquement en épaisseur et une seule épaisseur peut être utilisée pour une grande variété de dimensions de joints toriques et de moules à plusieurs empreintes. Il en résulte un gain de temps et une simplification dans la détermination de tous les types de charge, et la possibilité de réduire le nombre de formes ou d'épaisseurs de feuilles pour toute une gamme de modèles. Il est donc possible de réduire les temps de réglage et de simplifier l'inventaire des ébauches, et d'éliminer les problèmes d'approvisionnement posés jusqu ici par les formes et les dimensions différentes des ébauches destinées à chaque moule. La présente invention concerne le principe d'un moulage sous vide des élastomèresdss1e##ell'air et les gaz sont extraits du moule avant le moulage. Ce simple énoncé a une signification importante car le procédé de base pose une nouvelle série de problèmes qui doivent être résolus par L'invention. Il est nécessaire que l'intérieur du moule soit ouvert à l'atmos- phère pendant la mise en place des anneaux de renforcement éventuels, des anneaux ou des feuilles d'ébauche, des ressorts qui peuvent être moulés dans l'élastomère, ou d'autres éléments à surmouler, pendant le nettoyage et la vérification des moules, et lors de l'application. d'un fluide facilitant le démoulage. Il est également nécessaire que le moule soit ouvert à l'atmosphère pendant l'enlèvement des pièces finies. De plus, comme on l'a vu précédemment, dans le cas du moulage par compression, le moule ne peut être fermé totalement avant l'évacuation de l'air ou des gaz. Ainsi, selon l'invention, au début des opérations le moule et les empreintes sont ouverts à l'atmosphère, puis isolés de l'atmosphère avant la fermeture du moule, et l'air. inclus dans l'enceinte étanche est expulsé rapidement. La durée de l'évacuation de l'air par rapport à la fermeture du moule est primordiale.Ainsi, on constate qu il n'est pas suffisant de vider simplement le moule, mais que le procédé n'est pas économiquement valable si la purge n'est pas effectuée sous un vide d'au moins 660 mm de Hg car, dans ce cas, la réduction des déchets n'est pas payante. Des résultats encore meilleurs peuvent être obtenus sous des vides d'environ 685 ou 710 mm de Hg. Bien que la purge effectuée sous un vide inférieur à 660 Tam de Hg tende à réduire le nombre des pièces défectueuses, cette réduction ne compense pas les frais supplémentaires entraînés par la réalisation de l'étanchéité et leutilisation du vide. Dans les presses mécaniques à fermeture rapide, le cycle peut comporter un court temps d'arrêt entre l'étanchéité effective et la fermeture du moule pour permettre cette évacuation rapide. Dans les presses hydrauliques, à fermeture plus lente, la fermeture peut s'effectuer sans temps d'arrêt pour la purge. La nécessité de réaliser l'étanchéité autour du moule avant la fermeture de celui-ci et l'obligation de purger complètement l'intérieur du moule avant sa fermeture complète est mise en évidence ci-après. L'évacuation de l'air doit être rapide, sinon, le moule chaud provoque une surcuisson de l'élastomère et le moulage est défectueux. De plus, le temps de repos de la charge est altéré par ce délai et des résultats uniformes sont difficiles à obtenir. Le vide est maintenu pendant l'achèvement de la fermeture du moule, et pendant au moins une partie du temps de moulage, bien qu'il puisse être interrompu à n'importe quel moment, après que la matière se soit complètement écoulée à l'intérieur du moule. On constate que la réduction du nombre de pièces défectueuses obtenues grâce au procédé objet de l'invention est remarquable. On constate la disparition des rebuts dus à l'inclinaison d'air ou de gaz, la majorité des défauts des pièces défectueuses étant jusqu'ici provoques par cette cause. L'utilisation des élastomères à viscosité plus basse est plus facile et donne des produits satisfaisants. De même, la quantité de matière économisée peut s'évaluer entre 10 et 40 % du total utilisé, en raison de l'aug- mentation du pourcentage de la matière réellement moulée.Ce procédé présente également un avantage supplémentaire et imprévu, on constate que les pièces moulées sont individuellement de meilleure qualité, car l'élastomère tend à être plus compact, et & ne contient pas d'air ; l'élastomère moulé selon le procédé objet de l'invention est plus dense que les pièces obtenues jusqu ici qui paraissaient ne pas contenir d'air, ce fait permet d'obtenir une matière meilleure et de plus longue durée, avec de meilleures caractéristiques pour la fabrication des joints d'étanchéité à lèvres ou des joints toriques. Bien que l'exemple donné ci-dessus et les exemples additionnels décrits plus loin concernent la fabrication de joints d'étanchéité à lèvres, l'invention concerne un perfectionnement au moulage par compression de pièces en élastomère ou autre composition thermodurcissable, et n'est pas limitée à une fabrication déterminée, bien qu'elle soit particulièrement bien adaptée à la production de joints moulés. Cette invention est applicable quel que soit le type de fermeture, mécanique ou par pression hydraulique du moule, bien que le type de fermeture puisse influer sur les opérations spécifiques et conduire au choix d'une structure étanche particulière, ou d'un mode particulier d'opération dans le cadre des principes généraux de l'invention. D'autres caractéristiques et avantages apparaîtront à l'examen de la description non limitative de plusieurs formes préférées de réalisation, et des dessins annexés, dans lesquels - la figure 1 est une vue en élévation d'une série de trois presses à mouler et d'un système à vide selon les principes de l'invention.Deux presses sont représentées avec leur moule en position fermée pendant l'opé- ration de moulage, et une troisième est représentée en position ouverte de préparation au moulage, - la figure 2 est une vue en plan d'un moule à quatre empreintes, - la figure 3 est une vue en élévation du dispositif de moulage d'une des presses de la figure 1, représentée peu avant sa fermeture, et montrant les zones qui doivent être mises sous enceinte étanche avant la fermeture du moule, - la figure 4 est une vue à grande échelle en élévation et en coupe du dispositif d'étanchéité d'un des moules de la figure 1, le moule étant ouvert à l'atmosphère, - la figure 5 est une vue semblable à la figure 4, l'espace autour du ulve étant représenté dans sa position d'étanchéité initiale dans la- quelle la mise sous vide se fait dans les meilleures conditions, mais le moule étant toujours ouvert à l'atmopshère, - la figure 6 est une vue semblable à la figure 5 montrant le dispositif d'étanchéité lorsque le moule est complètement fermé, - la figure 7 est une vue à grande échelle d'une partie du moule représentée figure 2, représentant la position d'un éjecteur par rapport à une empreinte, - la figure 8 est une vue partielle en élévation et en coupe d'un demi-moule classique dans la position représentée figure 4, - la figure 9 est une vue semblable à la figure 8, représentant le moule fermé, dans la position représentée figure 5, - la figure 10 est une vue semblable à la figure 9, représentant le moule fermé contre le renfort métallique, prévenant ainsi la formation de bavures, - la figure 11 est une vue semblable à la figure 10 montrant le moule complètement fermé, correspondant à la position représentée figure 6, la figure 12 est une vue partielle en élévation - coupe du dispositif d'étanchéité d'un moule en 3 parties, en position ouverte, - la figure 13 est une vue semblable à la figure 12, montrant les dispositifs d'étanchéité dans la position où le moule est mis sous vide, - la figure 14 est une vue semblable à la figure 13, montrant le dispositif d'étanchéité en position complètement fermé, - la figure 15 est une vue en élévation et en coupe d'une pièce produite par un moule selon le principe illustré figures 12 à 14, - la figure 16 est une vue partielle en élévation - coupe, d'une autre forme de réalisation de l'invention, comportant un dispositif d'étanchéité différent, représenté au début de la fermeture, au commencement de la mise sous vide, - la figure 17 est une vue semblable à la figure 16 montrant le moule en position de fermeture complète, - la figure 18 est une vue partielle en élévation montrant le moule dans la position représentée figure 16, - la figure 19 est une vue de dessus à échelle réduite du cadre supérieur d'étanchéité du moule représenté figures 16 à 18, vue selon la ligne 19-19 de la figure 16, - la figure 20 est une vue partielle en élévation-coupe, d'une autre forme de réalisation selon l'invention comportant un autre dispositif d'étanchéité. Les éléments sont représentés en position d'étanchéité correspondant approximativement à la fermeture complète du moule.L'élément supérieur a été coupé en son milieu pour des raisons de commodité du dessin, - la figure 21 est une vue partielle d'éléments du dispositif d'étanchéité de la figure 20 représenté en position ouverte, - la figure 22 est une vue de dessus à échelle réduite du plateau supérieur de l'ensemble des moules, - la figure 23 est une vue partielle en élévation-coupe, d'une partie d'un moule classique pour joints toriques permettant d'illustrer le problème de l'évacuation de l'air, - la figure 24 est une vue semblable à la figure 23 d'un autre moule classique pour joints toriques, - la figure 25 représente un moule pour joints toriques selon l'invention, - la figure 26 est une vue partielle en élévation et en coupe d'un autre dispositif d'étanchéité, - la figure 27 est une vue partielle en élévation et enooupe d'une autre forme de réalisation du dispositif d'étanchéité selon l'invention. La figure 1 représente trois grandes presses 30, 31 et 32, mécaniques ou hydrauliques. Les presses 30, 31 et 32 sont utilisées pour ouvrir et fermer les ensembles de moules respectifs 33, 34 et 35 qui sont par exemple des moules en 2 pièces. Chaque ensemble 33, 34 et 35 comporte un dispositif de chauffage, non représenté. En général, chaque ensemble de moule comporte plus d'une empreinte. Par exemple, l'ensemble de moule 34 représenté figure 2 comporte 4 empreintes 36, le nombre des empreintes peut être compris entre 1 et 64 ou plus par assemblage 33, 34 et 35. Les différents ensembles peuvent comporter un nombre d'empreintes différent. Dans les procédés classiques, ces ensembles de moules 33, 34, 35 étaient exposés à l'air pendant le moulage et l'air était expulsé du moule uniquement par l'écoulement de l'élastomère dans les empreintes pendant la fermeture du moule. Selon l'invention, chaque presse 30, 31 et 32 est équipée d'une chambre à vide 37, 38, 39 et les ensembles de moules 33, 34 et 35 sont disposés à l'intérieur de ces chambres. Plusieurs procédés peuvent être utilisés pour assurer une bonne étanchéité des chambres à vide 37, 38, 39 autour des moules pendant la fermeture de ceux-ci, et la réalisation de l'étanchéité des chambres 37, 38 et 39 est temporisée par rapport à laofermeture du moule lui-même. Les figures 3 à 6 représentent une chambre à vide typique 38 comportant deux sous-ensembles qui constituent des éléments d'étanchéité, un élément supérieur 40 et un élément inférieur 41. L'élément d'étanchéité du fond 41, qui est maintenu en position fixe pendant la fermeture du moule peut être constitué par un simple cadre métallique polygonal 42, dont les faces supérieure et inférieure comportent des rainures 43 et 44 dans lesquelles sont montés des joints 45 et 46, fabriqués dans une matière résistant aux hautes températures, par exemple en silicones. Ces joints présentent une surface extérieure- 47 bombée, généralement, mais non nécessairement, d'un profil semi-circulaire. Le cadre inférieur 42 est muni en plusieurs ponts de pattes 48 (figure 4) qui, grâce à des boulons 49,maintiennent le cadre 42 sur le plateau inférieur 50 de la presse, en comprimant le joint 46 et en assurant une étanchéité permanente entre le cadre 42 et le plateau 50. L'élément d'étanchéité supérieur 40, est constitué par un empilage de cadres 51, 52, 53 et 54 entre lesquels sont interposés des joists 55, 56, 57 et 58, un joint étant interposé entre deux cadres successifs. Ses cadres 51, 52, 53, 54 sont munis de pattes respectives 61, 62, 63 et 64, chacune traversée par un boulon 65 qui maintient ensemble sur le plateau supérieur de la presse. Les pattes 48 ne sont pas dans le même alignement que les pattes 61, 62, 63 et 64, comme on peut le voir figure 3.Dans la réalisation particulière représentée, deux des cadres 51 et 53 peuvent avoir une section rectangulaire et ne pas être munis de joints, tandis que deux des cadres 52 et 54 peuvent avoir une section en forme de H et être munis de joints 56 ou 58 dans la gorge supérieure, et d'un joint 55 ou 57 dans la gorge pratiquée à la surface inférieure. Lorsque la presse 31 ferme l'ensemble du moule 34, l'unité d'étanchéité supérieure 40 se déplace en direction de l'élément d'étanchéité inférieur 41, et vient en contact avec lui en fermant la chambre à vide 38 et en constituant une enceinte étanche autour de l'ensemble du moule 34, les joints étant comprimés contre les cadres métalliques. La chambre 38 est alors hermétiquement fermée. La continuation du mouvement de fermeture provoque une compression des joints 45, 55, 56, 57 et 58 qui passent de la position représentée figure 5 à celle représentée figure 6, sans modifier l'étanchéité, de telle manière que le volume compris dans la chambre 38 soit étanche depuis le moment de sa fermeture initiale jusqu a sa réouverture. La figure 8 représente un moule typique 70, à simple empreinte 36. Il comporte une base inférieure 71 et un corps supérieur 72. La base 71 et le corps supérieur 72 sont usinés pour constituer un moule permettant la fabrication sans retouche d'un joint d'étanchéité 73 représenté en coupe figure 11, et comportant un anneau métallique de renforcement 74 et une partie élastique 75 représentée figure 15 avec sa lèvre non retouchée. (cette lèvre peut être moulée directement à la forme finale, ainsi, aucune retouche n'est nécessaire). La surface extérieure 80 de la base 71 du moule comporte une partie horizontale qui s'étend depuis la surface extérieure 80 Jusqu a une partie radiale 82, terminée par un épaulement court 83, qui se termine en une autre partie radiale 84. Celle-ci se prolonge en une partie inclinée 85, jusqu'à un épaulement horizontal 86 qui se prolonge jusqu'à sa rencontre avec un noyau central conique 87. Un boulon 88 est vissé dans un trou fileté (non représenté) de la semelle inférieure 121 (figure 13), pour éviter une fuite dans la chambre 38. De préférence, la surface extérieure 90 du corps supérieur 72 du moule se termine par une partie inclinée 91, conduisant à une surface de portée 92 de grande largeur, horizontale.La partie 92 est limitée à l'in térieur par une courte partie radiale 93., conduisant à une partie conique à la partie correspondant au profil du corps de lèvre 95 qui forme le logement du bracelet en ressort spiral inclus dans l'épaisseur 75 du joint. Cette partie se prolonge par une partie horizontale 96 jusqu'à une partie conique 97 qui vient s'engager sur la partie conique 87. Un ressort 98 autorise un mouvement latéral qui facilite le centrage des parties supérieure 72 et inférieure 71 du moule, l'une par rapport à l'autre pendant la fermeture ; le corps supérieur du moule 72 est fixé à la semelle supérieure 121 (figure 13) par un boulon 99 vissé dans un trou fileté étanche. Les ensembles de moules 33, 34 et 35 sont montés sur les presses 30, 31, 32 par des boulons non représentés, avec interposition de joints pour conserver l'é- tanchéité des chambres à vide 37, 38, 39. Le dispositif d'éjection est décrit ci-après et il est illustré par les figures 12 à 15. Avant le moulage, une charge 100 (figure 8), découpée correspondant approximativement à un volume légèrement supérieur à celui de remplissage du moule, est disposée dans le mouê pour le moulage du corps 75 d'un joint, et une coupelle métallique 101, qui constituera le renforcement 74 du joint, est dispos#sur l'épaulement 83. Lorsque le moule 70 approche de la fermeture, mais avant que celle-ci ne soit atteinte, les éléments 40 et 41 constituant la chambre à vide se referment l'un contre l'autre pour réaliser l'étanchéité de la chambre à vide 38 qui contient tous les moules 70 d'une même presse.On fait alors le vide dans la chambre 38, en ouvrant une soupape 67, 68 ou 69 (figure 1) reliée par une canalisation 77, 78 ou 79 et par un collecteur 103 à une pompe à vide 102 (figure 1), qui selon l'invention doit maintenir un vide d'au moins 660 ma de Hg (de préférence 710 mm de Hg), dans le collecteur 103 et les canalisations individuelles 77, 78 et 79. Les soupapes 67, 68 ou 69 peuvent être ouvertes manuellement, ou mécaniquement et automatiquement lorsque les deux éléments d'étanchéité 40 et 41 atteignent la position prédéterminée où l'étanchéité des chambres à vide 37, 38, 39 est effective. De préférence, chaque corps supérieur 72 du moule comporte un passage d'air 104 qui met en communication l'intérieur 105 du moule 70 avec l'enceinte 106 de la chambre à vide 37, 38 ou 39. Il en résulte que le volume entier de la chambre à vide 37, 38 ou 39 et, de ce fait, le volume entier autour et dans les moules à l'intérieur des cloches 40 et 41, est aspiré très rapidement, c'est-à-dire dans une limite de l à 10 secondes, jusqu'à un vide d'au moins 660 Tam de Hg, et de préférence 710 mm de Hg.Lorsque le corps supérieur 72 du moule atteint la position représentée figure 9, le mouvement de la presse 30, 31 ou 32 est de préférence arrêté momentanément pour permettre l'évacuation de l'air et également pour permettre le préchauffage de la charge-d'élastomère 100. Lorsque la fermeture du moule s'accomplit, l'intérieur du moule a été complètement purge de l'air qu'il contenait. Lorsque les éléments du moule passent de la position représentée figure 9 à celle représentée figure 11, les cloches d'étanchéité 40 et 41 sont comprimées depuis leur position représentée figure 5 jusqu'à la position représentée figure 6, ce qui permet de fermer le moule 70 tout en conservant l'étanchéité de l'enceinte entourant les moules. Le résultat est que l'air étant extrait initialement est de ce fait absent lors de la fermeture du moule, et que tous les gaz qui peuvent se former pendant le moulage sont également extraits à travers les passages 104. Ceci permet une fabrication de joints à lèvres pratiquement exempts de bavures, et sans avoir à employer une technique de tassage. Il faut noter que (figure 10) la surface 92 vient porter sur la surface intérieure 107 de l'anneau de renforcement 101, ce qui prévient la formation de bavures, et déforme le métal dans la position de la figure 11, ce qui prévient également la formation de bavures, car la dose d'élastomère 100,~bien que coulant déjà dans la portion de moule 108, n'a pas encore atteint-le -métal de l'anneau de renforcement au commencement de la tension app1iqu?ée--#. celui-ci. Pendant l'operation, le moule est chauffé par des plateaux chauffants 66 et 67. Les figures 12 à 14 montrent une forme de réalisation:Welon l'in- vention appliquée à un moule 110, composé de 3 éléments, une semelle supérieure 120, une semelle inférieure 121, et un plateau central -122. La chambre à vide 111 est également une structure empilée et diffère de La précédente en ce que le plateau central 122 est disposé entre deux-joints. Ainsi, l'enceinte étanche 11 comporte un sous-ensemble inférieur 123--constitué par un cadre métallique 124 et des joints 125 et 126, et un sous-ensemble stpé- rieur 127 composé de 2 cadres à section en H 128 et 129, un;4cadre central 130 et des joints 131, 132, 133 et 134. Les opérations de fermeture sont pratiquement les mêmes que dans le cas du dispositif-représenté figures 4 à 6. Ce type de fonctionnement-peut être utilisé pour le moulage de joints à lèvres 140 dont une partie est représentée en coupe figure 15: Dans ce type de joint 140, le renfort métallique 141 est entièrement recouvert d'élastomère 142. Les figures 12 à 14 en relation avec les figures 7 à Il illustrent le dispositif d'éjection, dans lequel une plaque 112 est déplacée vers le haut, contre la collerette 113 du joint situé à l'extérieur du moule (figureR) afin d'extraire le joint terminé de son moule lorsque celui-ci est ouvert. Le plateau éjecteur 112 est retenu par plusieurs boulons 114 vissés dans un piston 115 qui peut se déplacer vers le haut oukers le bas par rapport à une embase 116 (figure 12).Entre l'extrémité supérieure du piston 115 et le plateau 112, est ménagée une chambre 117 d'un diamètre supérieur à celui du piston et, dans cette chambre,le boulon 114 est entouré par des rondelles 118, l'étanchéité étant obtenue par des joints d'étanchéité toriques 119 disposés sur le plateau L16 et entre les rondelles 118, pour empêcher l'entrée d'air dans la chambre dans cette zone. Après moulage, le piston 115 est mis en mouvement pour soulever le plateau 112 et éjecter la pièce moulée de son moule, sans affecter l'étanchéité de la chambre à vide. Les figures 16 à 19 illustrent une autre forme de réalisation d'un moule selon l'invention, comportant un type de joint différent. Dans cette réalisation, un ensemble inférieur 150 comporte une embase pleine 151, tandis que l'assemblage supérieur 152 comporte un plateau plein 153 sur lequel un plateau supérieur 154 est fixé par des boulons 158, ltetan- chéité entre le cadre 154 et le plateau 153 est assurée par la présence d'un oint mince 157, obtenu par compression d'un joint pâteux par exemple. Un second cadre inférieur 155 est disposé sous le cadre- supérieur 154 et porte å sa partie inférieure un joint d'étanchéité 156, semblable au joint 45 de la figure 4. Les deux cadres 154 et 155 sont réunis par un soufflet 160 de préférence constitué par une bande de tissu de fibres de verre is- prégné de silicone afin de le rendre étanche. La partie supérieure du soufflet 160 est encastrée dans une gorge 162 pratiquée dans le cadre 154 et maintenue en place par un joint torique 161, tandis qu'un joint torique 163 maintient et assure l'étanchéité du corps inférieur du soufflet 160 > - dans une gorge 164 du cadre 155. De plus, une série de ressorts 165 est disposée dans les logements 166 et 167 entre les cadres- 154 et 155. Ces ressorts 165 induisent une tension initiale assurant l'étanchéité entre le joint 156 et l'embase 151 avant la fermeture du moule, et servent également å maintenir écartés les - cadres 154 et 155 lorsque le moule est ouvert. L'opération est pratiquement la même que celle décrite pour le dispositif illustré figures 3 à 6, à part le fait que, au lieu d'utiliser une série de joints empilés, les soufflets 160 compensent la plus grande partie du mouvement pendant la fermeture, et le joint 156 ne subit comparativement qu'une faible déformation. Le dispositif représenté figures 16 à 19 peut être utilisé pour le moulage de joints toriques sur une presse à commande hydraulique, ou sur une presse mécanique pour le moulage de joints à lèvres comportant des renforts métalliques radiaux. Les figures 23 à 25 illustrent le problème rencontré dans le moulage des joints toriques à partir d'une feuille de matière brute, comme on l'a vu dans le préambule de la présente description. La figure 23 représente un moule classique utilisé jusqu'ici pour le moulage à partir d'une bande de matière brute. Un demi-moule 170 supérieur, et un demi-moule inférieur 171, étaient alignés par les trous centraux 172 et 173 alésés ensemble dans les plateaux maintenus ensemble avant que les empreintes n'aient été usinées. Les éléments 170 et 171 sont alors séparés, et usinés séparément pour former les empreintes 174 et 175 pour les joints toriques des anneaux entourant les trous 172 et 173, et également pour.l'usinage de la gorge 176 d'évacuation de matière en excès.Les tentatives de moulage à l'aide des éléments 170 et 171, à partir d'une feuille de matière brute, recouvrant un certain nombre d'empreintes 174 et 175, se sont heurtées au problème posé par l'air emprisonné, et les ouvertures 172 et 173 ont été utilisées comme évents pour réduire l'emprisonnement de l'air et débarrasser les empreintes 174 et 175 de l'air qu'elles contenaient. Le résultat était formation de bouchons d'élastomère dans les ouvertures 172 et 173 atteignant les lignes 177 et 178 et rendant très difficile l'extraction du flan moulé. Pour remédier à cette difficulté, le moule a été quelquefois construit comme sur la figure 24, les plateaux 170a et 171a restant les mêmes que dans la figure 23, à part un usinage conique 179, 179a dans chaque évent 172, 173 qui résolvait en partie le problème des bouchons, mais augmentait la quantité d'élastomère utilisée. Le remplissage atteignait approximativement les lignes 177a et 178a. Dans un moule de ce type selon l'invention, les éléments du moule 170b et 171b sont identiques aux éléments 170 et 171 de la figure 23, sauf qu'en deux points, le moule comporte des cavités peu profondes 168 et 169 pour la formation d'un bouton, et les évents 172 et 173 sont obturés par des bouchons 172b et 173b. Dans cette solution, les évents ne sont pas utilisés, et les boutons plats 168 et 169 nécessitent moins d'élastomère que les logements coniques 179 et 179a (les dessins ne sont pas à l'échelle). Ainsi, la fermeture du moule sous vide selon les figures 16 à 19,par exemple, permet d'utiliser les bouchons 172b et 173b et, par conséquent, les boutons 168 et 169. sont très facilement démoulés de leur logement lors de l'ouverture du moule. Les figures 20 à 22 représentent différentes solutions pour assurer l'étanchéité de la chambre à vide. Le sous-ensemble supérieur du moule com- porte un plateau supérieur 180 sur lequel est fixé un cadre rigide 181 muni à sa partie inférieure d'un joint d'étanchéité 182. Le sous-ensemble inférieur comporte un plateau 184 muni d'une gorge 185 à sa surface supérieure. Une membrane annulaire 186 est disposée au-dessus de la gorge 185 et l'étanchéité est assurée par des anneaux 187 et 188, et des disques de maintien 189 et 190. Le volume 191 compris entre la gorge 185 et la membrane annulaire 186 est rempli d'air comprimé, et la membrane 186 assure l'étanchéité. Lorsque le joint 182 du cadre 181 rencontre la membrane annulaire 186, l'étanchéité autour du moule est assurée, et la continuation du mouvement abaisse la membrane 186, en comprimant l'air dans la gorge 185 pour permettre le mouvement nécessaire après ltétanchéification sans interférer sur celle-ci. Les figures 26 et 27 représentent deux autres formes de réalisation de l'étanchéité après la fermeture et au cours des mouvements additionnels du dispositif d'étanchéité. La figure 26 représente un soufflet métallique 200 constitué par plusieurs anneaux 201 et 202 (2anneaux étant seulement représentés), d'une section transversale légèrement plus grande qu'un d#mi-cerc1e. De préférence, les anneaux successifs 201 et 202 sont disposés à l'opposé L'un de l'autre et sont soudés ensemble par une soudure étanche 203. L'anneau supérieur 201 est soudé au plateau supérieur 204 par une soudure étanche 205. L'anneau inférieur 202 porte un joint 206 auquel il est soudé, et les soudures 203 et 205 sont étanches au vide. Lorsque le joint 206 vient au contact de 1'embase du moule ou d'un élément similaire (non représenté), l'étanchéité est réalisée et l'enceinte est mise sous vide. Le mouvement supplémentaire de fermeture du moule provoque la flexion des anneaux 201 et 202. Dans le dispositif représenté figure 27 une embase 210 est munie d'un anneau mince 211, disposé vers le haut, et se terminant par un bord arrondi 212. Le plateau supérieur comporte un cadre 214, concentrique et d'un diamètre légèrement inférieur au diamètre de l'anneau 211. Le cadre annulaire 214 se termine par une collerette 215 sur laquelle est vissé, agrafé ou maintenu convenablement un joint étanche flexible 216, comportant une lèvre 217, dirigé en diagonale vers le haut. Ce joint peut être fabriqué en silicone, en élastomère, en Teflon ou autre matière convenable. Lorsque la presse se ferme, l'anneau 211 vient s'engager contre la lèvre 217 et l'étanchéité est réalisée, et persiste pendant le mouvement additionnel de fermeture du moule. Les exemples de réalisation décrits ci-dessus ne sont nullement limitatifs, des modifications de construction et des réalisations ou applications notablement différentes peuvent intervenir sans modifier pour autant l'esprit de l'invention. REVENI > I CAT IONS 1 - Procédé de moulage d'élastomère, caractérisé en ce qu'il consiste à placer 1 élastomère sur une partie d'un moule, à déplacer une autre partie du moule vers la partie du moule chargée, et au cours de ce mouvement, à réaliser une étanchéité dans une enceinte contenant le moule entier avant que les deux parties du moule ne soient refermées sur l'élastomere, à soumettre l'enceinte étanche contenant le moule à un vide d'au moins 60 mm de Hg pour évacuer l'air contenu à l'intérieur du moule, à compléter la fermeture du moule, et à mouler l'élastomère à chaud et sous pression. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le moule est une partie d'une presse comportant un groupe de moules à plusieurs empreintes, et en ce que l'étanchéité est réalisée dans toutes les empreintes des moules dudit groupe. 3 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que lorsque l'élastomère est surmoulé sur un élément rigide, l'élément rigide est disposé sur le moule avant que l'étanchéité ne soit réalisée, et en ce que les parties du moule viennent en contact dudit élément rigide, avant que l'écoulement de l'élastomère n'ait atteint ledit élément. 4 - Procédé de moulage par compression d'élastomère dans un moule en deux parties, caractérisé en ce qu'il consiste à placer l'élastomère brut sur une moitié du moule ouvert, à déplacer la seconde moitié du moule en direction de la moitié chargée d'élastomère, en assurant l'étanchéité d'une enceinte contenant le moule avant que la seconde moitié du moule ne vienne en contact avec l'élastomère, à soumettre l'intérieur du moule à un vide dtau moins 660 Tam de Hg après avoir réalisé l'étanchéité, et à fermer complètement le moule sur l'élastomère pour mouler celui-ci à chaud et sous pression 5 - Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que la fermeture du moule est momentanément interrompue pour permettre l'évacuation de l'air contenu à l'intérieur du moule, avant l'achèvement de la fermeture. 6 - Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que le moule se ferme en un mouvement continu, et se-déplace après que l'étanchéité ait été assurée dans l'enceinte en un mouvement suffisamment lent pour permettre l'évacuation de l'air contenu dans l'intérieur du moule avant l'achèvement de la fermeture. 7 - Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que ltélas- tomère est moulé après que le moule ait été refermé sur un élément rigide placé dans le moule avant le déplacement de la seconde partie du moule, et er c que les deux moitiés du moule vlenreni n contact dudit élémenr rigide avant que l'écoulement de l'élastnm#re n'ait atteint ledit élément. 8 - Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'ê étanchéité est réalisée autour de plusieurs moules animés des mêmes mouvements 9 - Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que tous les moules sont chargés d'une feuille unique de matière brute 10 - Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'une dose séparée d'élastomère brut est placée dans chaque moule 11 - Appareil pour le moulage par compression d'élastomère, carac- térisé en ce qu'il se compose d'une presse, d'un ou plusieurs moules en deux parties écartées l'une de autre et en communication avec l'atmosphère, de dispositifs permettant de déplacer un demi-moule en direction du demi-moule correspondant après que la dose d'élastomère ait été placée dans un des demis moules, de dispositifs permettant d'enfermer toutes les empreintes montées sur une presse dans une enceinte fermée, de dispositifs permettant de réaliser l'étanchéité de cette enceinte, de dispositifs pour évacuer rapidement l'en- ceinte étanche en soumettant celle-ci à un vide d'au moins 660 mm de Hg, et de dispositifs permettant de compléter la fermeture du moule après l'évacuation de l'air contenu dans l'enceinte étanche. 12 - Appareil selon la revendication 11, caractérisé en ce que les dispositifs permettant d'enfermer Les moules dans une enceinte et d'assurer l'étanchéité de celle-ci, et les dispositifs permettant de compléter la fermeture du moule, comportent un assemblage circulaire délimitant ladite enceinte, et constitué par un empilage alterné d'éléments rigides et d'éléments élastiques, la déformation de l'enceinte étant obtenue par la déformation desdits ~déments élastiques. 13 - Appareil selon la revendication 11, caractérisé en ce que les dispositifs permettant d'enfermer les moules dans une enceinte étanche et les dispositifs permettant de compléter la fermeture du moule comportent un soufflet circulaire étanche, et des ressorts maintenant ledit soufflet dans la position de démoulage, le mouvement de la presse comprimant lesdits ressorts, permettant ainsi le repliage du soufflet pendant l'achèvement de la fermeture du moule. 14 - Appareil selon la revendication Il, caractérisé en ce que les dispositifs permettant d'enfermer le moule dans une enceinte étanche et les dispositifs permettant d'obtenir la fermeture complète du moule, comportent un anneau creux à paroi flexible, disposé autour d'un demi-moule et rempli d'un gaz sous pression et un élément rigide disposé autour de l'autre demi-moule, venant en contact avec la paroi flexible de l'anneau creux en comprimant le gaz, lors -de la course d'achèvement de la fermeture du moule. 15 - Appareil selon la revendication Il caractérisé en ce que les dispositifs permettant d'enfermer les moules dans une enceinte étanche, et les dispositifs permettant de compléter la fermeture du moule, comportent deux anneaux rigide;, le premier étant fixé autour d'un demi-moule et l'autre étant fixé autour de l'autre demi-moule, les anneaux étant concentriques et emboîtés l'un dans l'autre lorsque le moule est fermé, en ce qu un diaphragme flexible est fixé sur l'un desdits anneaux, et comporte une partie angulaire flexible qui, en coopération avec l'autre anneau.assure l'étanchéité de l'enceinte pendant le mouvement additionnel d'achèvement de fermeture du moule. 16 - Appareil selon la revendication 11, caractérisé en ce que le moule comporte plusieurs empreintes enfermées dans une enceinte étanche commune lorsque le dispositif d'évacuation de l'air fonctionne 17 - Appareil pour le moulage par compression à chaud des élastomères comportant un dispositif de chauffage et monté sur une presse comportant des éléments de moulage comportant au moins un moule en deux pièces délimitant entre elles une empreinte, caractérisé en ce qu'il comporte des dispositifs permettant d'enfermer les demi-moules dans une enceinte étanieauwde,ptint le mouvement de la presse provoquant la fermeture des demi-moules sur l'élastomère disposé sur un demi-moule, des dispositifs permettant d'évacuer l'air inclus dans l'enceinte étanche en soumettant celle-ci à un vide d'au moins 660 mm de Hg en quelques secondes, un dispositif permettant le mouvement.des demi-moules provoquant la fermeture de ceux-ci après évacuation de l'air, en maintenant l'étanchéité de l'enceinte pendant ledit mouvement. 18 - Appareil selon la revendication 17, caractérisé en ce que le dispositif de moulage comporte plusieurs séries de demi-moules enfermés dans une enceinte étanche unique, dans laquelle s'effectue la fermeture des demimoules correspondants 19 - Appareil selon la revendication 17, caractérisé en ce que le moule -dans lequel l'élastomère est moulé sur un anneau de métal rigide provoque et maintient une déformation du métal lorsque le moule est fermé, pour éviter l'extrusion d'élastomère contre les zones du moule en contact avec l'anneau métallique rigide, et viter ainsi la formation de bavures. 20 - Appareil selon la revendication 17 caractérisé en ce que l'enceinte étanche se compose d'un. empilage d'anneaux rigides et d'anneaux élastiques alternés, les anneaux élastiques assurant une étanchéité permanente, et d'un anneau élastique pouvant s'écarter d'un anneau rigide lorsque la presse s'ouvre et s'appliquer contre ledit anneau rigide pour fermer ladite enceinte et en assurer l'étanchéité, ledit anneau élastique se déformant sous l'effet de la compression ultérieure additionnelle, son écrasement permettant de compléter le mouvement de fermeture du moule 21- Appareil selon la revendication 17, caractérisé en ce que l'enceinte étanche comporte un soufflet étanche disposé autour d'un demi-moule et de dispositifs assurant l'étanchéité avec un second élément disposé autour de l'autre demi-moule, ledit soufflet étant normalement sollicité par des ressorts en position d'ouverture, les ressorts étant comprimés et le soufflet étant replié pendant la fermeture 22 - Appareil selon la revendication 17, caractérisé en ce qu'une partie de l'enceinte étanche comporte un anneau rempli d'air disposé autour d'un demi-moule, et un anneau rigide disposé autour de l'autre demi-moule, ledit anneau rigide venant en contact avec l'anneau rempli d'air pouvant déformer celui-ci en comprimant l'air qu'il contient, d'une quantité suffisante pour permettre la fermeture du moule. 23 - Appareil selon la revendication 17, caractérisé en ce qu'un premier anneau rigide est disposé autour d'un des demi-moules, et un second anneau rigide est disposé autour de autre demi-moule, ledit second anneau rigide venant se placer à l'intérieur du premier anneau rigide, en ménageant un espace annulaire avec le prèmiffr anneau rigide lorsque le moule est fermé, en un diaphragme disposé sur le premier anneau rigide et dont le contact avec le second anneau rigide assure l'étanchéité de l'enceinte, ledit diaphragme continuant à assurer l'étanchéité de ltenceint e.pendantzla continuation du mouvement relatif des deux anneaux, l'un vers l'áutre, Iors~dè--la fermeture complète du moule. 24 - Appareil selon la revendication 17, caractérisé en ce que le dispositif d'évacuation de l'air hors de l'enceinte étanche comporte une pompe à vide mise en communication avec ladite enceinte étanche par une canalisation dont le volume est un multiple du volume de l'enceinte étanche.