La présente invention concerne un procédé de fabrication d'un tapis de densité élevée par pulvérisation. Dans la présente description le mot tapis sera utilisé. Il est équivalent à d'autres termes tels que mats, nappes, couches et autres termes utilisés dans cette technique. Ce produit nouveau est le résultat d'une recherche et d'une mise au point intensives api'tiquant un équipement et des matériaux bien connus dans divers domaines, mais qui n avaient jamais été combinés pour qu'ils conduisent à un matériau de construction entièrement nouveau dans le domaine des fibres pulvérisées. ous les tapis fibreux antérieurs avaient une texture molle, médiocre et n'ayant que peu de liaison interne. La pression pneumatique utilisée antérieurement était fournie par une soufflante du type à manchon ou bien à pression positive. La soufflante du type à manchon est constituée par une pale de ventilateur dans un carter. La fibre passe È. travers le carter et vient en contact avec la pale du ventilateur. Il se produit une sérieuse érosion sur la pale du ventilateur et sur le carter. Une semblable soufflante ne produirait pas une pression suffisante pour fournir la grande vitesse de choc nécessaire. La soufflante à pression positive ne le peut pas non plus, de la façon dont on l'a utilisée précédemment. Jusqu'a présent, on soufflait des tapis de fibres pulvérisées, en se basant sur la théorie que la fibre pouvait etre appliquée uniquement avec une pression de la soufflante qui soit suffisante pour amener la matière à flotter facilement en place. Il en résultait qu'une considérable quantité de fibres n'atteignait Jamais la surface à revêtir, par exemple un plafond,et tombait sur le plancher comme-déchêt. Le tapis ainsi pulvérisé était si faible qu'il ne se maintenait pas en place Jusqu'à ce qu'il soit bourré. La grande densité dans le produit nouveau de l'invention est rendue possible par la grande vitesse de choc et l'addition de vapeur sèche. On élimine toutes les difficultés ci-dessus dans le procédé nouveau. Le poids du tapis, par le procédé nouveau, peut être réglé entre 198 à 480 g/dm3 lors d'une application en une seule couche et il n'y a pas de 1,retombées". Antérieurement, on n'a Jamais pu disposer d'un plafonnage peu coûteux en fibres incombustibles pulvérisées, appliqué sur une surface lisse, qui soit compétitif avec du plâtre pulvérisé ou autres matériau. Le plâtre est dur et cassant et n'a que très peu d'élasticité. Lorsqu'on l'applique sur une surface qui présente des caracristiques différentes de dilatation et de contraction, il tend à se vraquelêr et à s'écailler, sous l'effet d'un changement de température, par exemple d'un changement de saisons. jusqu'à présent, on ne pouvait appliquer les fibres pulvérisées que sur moins de -9,5 mm environ parce que les nodules des fibres n'-étaitnt pas brisés, ce qui laIssait. apercevoir la surface originelle- à pulvériser à travers le tapis. En outre un bourrage était nécessaire. Or maintenant, pour la première. fois, un plafonnage dur, mince (de 3 mm environ) ignifuge, de bon asnect, présentant des propriétés aeoustiques remarquables, est disponible au prix seulement de quelques centimes au mètre carré. Un tel produit n'est pas affecté par l'humidité, la condensation ou la vapeur ou des variations de température. Son indice d'isolement thermique est suffisant pour éliminer la condensation dans la plupart des cas. Le tapis isolant de grande densité, de structure robuste est obtenu en placant des matières fibreuses mélangées avec des liants secs cimenteux dans une trémie où on les agite, et on les charge r gulièrement dans un distributeur d'où elles sont propulsées par un courant d'air ayant une grande vitesse de choc, combiné avec de la vapeur sèche. La matière est transportée par un tuyau souple-vers une tête de pulvérisateur où elle et mouillée puis pulvérisée sur une surface. On a trouvé qu'en utilisant les matériaux décrits,-il existait un seuil de vitesse de choc au-dessus duquel la matière adhère sur la paroi réceptrice ou surface de plafond avec une densité qui ne nécessite pas de bourrage On augmente encore la grande vitesse de choc en restreignant ltorifice de la,tete de pulvérisation. Le corps du pulvé- risateur est analogue à un tube Venturi. Fon seulement ceci augmente la pression, mains ceci empoche l'eau de couler et de tomber dans le tuyau soufflant,7 provoquant-un blocage. La fibre est mouillée avant de quitter la tête de p.pulvérisation. Antérieurement, lorsqu'on utilisait un pulvérisateur à bu ses multiples (qui mouille les fibres dans l'air médiant), l'eau reflue par gravitation et provoque une "accumulation" de fibres dansla tête de pulvérisation. L'ouvrier chargé de la pulvérisation doit utiliser ses doigts pour nettoyer cette accumulation toutes les demi-minutes ou à peu près. S'il ne le fait pas, la totalité du tuyau se trouve bloquée. On peut perdre Jusqu a une demi-heure pour le nettoyage de l'équipement. Aux planches de dessins annexés, Fig. 1 représente la trémie "A" dans laquelle on place les fibres. Les fibres sont dosées régulièrement dans le distributeur t'B" d'où elles sont propulsées pneumatiquement, par la pression positive de la soufflante "D" susceptible de créer une grande vitesse de choc, dans un tuyau souple "C" et sortent par une tête de pulvérisation "E" analogue à un "Tenturi" en étant intérieurement mouillées avant d'atteindre le point de sortie de la tête de pulvérisation. La ligne d'alimentation électrique est désignée par la référehce 4 et le contact de commutation par la référence 6. Fig. 2 représente une tête de pulvérisateur à orifices multiples avec une ouverture légèrement restreinte (révérence 7) Fig. 3 représente la façon d'aJouter de la vapeur dans le tuyau de soufflage tel qu'il est décrit dans le brevet des Etats Unis d'Amérique N0 3 012 732. Fig. 4 représente la façon dorrt on admet directement la vapeur dans le coude "Ht' avec l'interposition d'une vanne 8. Fig. 5 est une vue latérale de la trémie et Fig. 6 est une vue en bout. Fig. 7 est une vue en plan du mécanisme de dessus et selon la ligne'Z-Z" de la trémie. Fig. 8 est un dessin schématique montrant le réglage par solénoîda de l'admission de la vapeur dans le courant d'air. On peut décrire l'action de la trémie comme suit :(Figure 5). On place la matière fibreuse à l'extrémité supérieure ouverte dans le compartiment "Y", Elle y est agitée par des doigts "N" à mouvement lent qui évitent l'aggloération de la matière. La fibre est alors chargée par une vis sans fin "M" dans la bote de chargement ItJIt sur la brosse de cardage "Q". La brosse de cardage "Q" peut etre soit actionnée à grande vitesse pour mieux séparer la matière en fibres ou bien elle peut être constituée par des rangées de petits bâtonnets soudés sur un arbre commun. On peut utiliser soit la brosse de cardage soit les bâtonnets soudés sur l'arbre commun pour séparer la matière en fibres et briser des grumeaux de façon qu'il y ait écoulement libre dans la boite de chargement "J". Le choix d'utilisation de la Brosse de cardage ou du type à bâtonnets est déterminé conformément au type de travail et de fini désirés.La fibre tombe alors dans le compartiment supérieur ouvert du distributeur "B" qui tourne jusqu'à atteindre la position du fond. A ce point, le Jet d'air à grande vitesse de choc, combiné avec de la vapeur, souffle la fibre depuis le compartiment inférieur du distributeur dans le tuyau "C". La fibre est alors propulsée vers la tête de pulvérisateur "E" où elle est humidifiée et pulvérisée sur une surface. La figure 8 est un dessin schématique montrant le générateur de vapeur 1 avec un manomètre, une soupape de sécurité et une soupape à travers laquelle est réglée la quantité de vapeur à utiliser. Un solenoide électrique 2 admet et arrête le flux de vapeur. Il est actionné par liaison avec la ligne d'alimentatioh 4 qui fournit le courant au moteur "R" actionnant la vis sans fin et l'agitateur. Il actionne également le distributeur. On peut utiliser deux moteurs, llun pour actionner le distributeur, l'autre pour faire tourner la vis sans fin "} et les agitateurs "N". La vapeur est transportée à travers le tuyau isolant 3 vers une soupape à deux voies dont le but est d'éliminer toute condensation dans la conduite de vapeur (avant le départ). On n'utilise que de la vapeur sèche.La vapeur sèche est amenée par une buse amovible "I" dans le coude "H". La pression pneumatique à grande vitesse de choc pénètre dans le coude par le tuyau "W", (voir Fig. 7). La combineison de la pression de vapeur et du courant d'air enlève la fibre du compartiment du fond du distributeur "3" et dans le tuyau "C" de la soufflante.Elle est humidifiée par la tête de pulvérisateur lEt. Comme il a été dit précédemment, la tête du pulvérisateur "E" peut être du type Venturi (mouillage de la fibre avant qu'elle quitte la tête de pulvérisation), ce qui est mieux, ou bien du type à buses multiples (qui mouille la fibre dans l'air médiant) et pulvérise la fibre sur une surface, où elle est soit abandonnée dans son fini naturel soit bourrée selon une texture de traveSiL La figure 8 représente également le transformateur survolteur-dévolteur. En touraant la manette et en observant le voltmètre on peut régler le voltage d'alimentation soit en dessus soit en dessous pour conserver le voltage approprié à l'opération. Cette amélioration évite les pertes de temps dans la plupart des travaux de construction.En général la tension d'alimentation est trop basse. Le transformateur survolteur-dévol ter élève le voltage dans les limites qui permettent à l'opé- ration de se poursuivre régulièrement. I'addition d'une minutarie 5 sur le secteur est également un perfectionnement intéressant. elle enregistre la "durée réelle da soufflage" pour un jour quelconque donné par opposition aux temps morts cou tegx qui dissipent le profit. On admet la vapeur sèche par une ligne directe aboutissant au coude lorsque le courant d'air pénètre dans le distributeur. Cette amélioration a diverses conséquences. La vapeur sous 7 kg/cm de pression (pression généralement utilisée) aide considérablement à améliorer la grande vitesse de choc. Elle chasse la fibre du distributeur. Elle arrête le nuage de poussière provoqué par des fuites dans les bandes de scellement dans le distributeur. Elle hydrate aussi partiellement les liants secs dans le mélange de fibres qui donnent un tamis plus robuste. Le moteur "F" du distributeur (voir la figure 6) a six compartiments. Les bandes de scellement "K" sur chaque portepale permettent à la pression de l'air de "refluer" dans la bol- te d'alimentation "J" de la trémie "A". Le reflux d'air indésirable dans cette direction passe quand meme dans les fibres de la trémie et produit un nuage de poussière. 'admission de vapeur sèche au coude "H" n'élimine pas le "reflux" mais elle empêche le nuage de poussière désagréable de remplir la pièce. Ceci fonctionne parfaitement. L'introduction de la vapeur dans le tuyau, comme dans le brevet US NO 3 012 72 précité ne convient pas aux besoins de l'invention. Le col de cygne "L" (figure 3) est trtp petit et trop faible pour supporter la pression pneumatique élevée et-l'écoulement des fibres. Il se courbe hors de sa position, provoquant un blocage. L'introduction de vapeur sèche dans le coude transportant le courant d'air n'est pas limitée à la présente demande de brevet, mais on peut l'utiliser pour d'autres applications de fibres pulvérisees. Le produit nouveau est fabriqué à partir de matières pre mitées dont le poids combiné est mena plus faible que pour celles utilisées précédemment, mais le tapis produit est de plus grande densité, de texture plus robuste avec une forte liaison interne. La laine minérale n'a jamais été par elle-même une matière satisfaisante dans ce domaine parce qu'il n'y a pas de liaison interne ou de résistance du tapis. L'utilisation n' a été possible Qu'en aJoutant d'autres matières,de support à longues fibres comme l'amiante mais même alors la quantité de laine minérale était limitée. La laine minérale, l'amiante et les matières cimenteuses appliquées soit par une soufflante du type à manchon, soit par une soufflante à pression positive ne peuvent être pulvérisées que sur une épaisseur d'environ 38 à 45 mm environ avant de retomber de son propre poids. La surface est irrégulière et présente de nombreuses particules qui pendent, donnant dans l'ensemble un fini acceptable. La surface doit être bourrée ou compriméé en un tapis d'environ la moitié de son épaisseur primitivement pulvérisée. Les fibres sont alors bloquées ensemble pour la stabilité. Pour obtenir une épaisseur plus gradue, la surface doit être remouillée puisque l'humidité a été essorée de la surface du tapis par le bourrage. Si la surface n'est pas à nouveau mouillée avec de l'eau une couche d'épaisseur quelconque pèle et tombe immédiatement. Après remouillage, on applique une épaisseur de 38 à 45 mm et on bourre comme précédemment. Il est nécessaire d'avoir une triple application pour une surface de fini qui n'a que 45 mm d'épaisseur au plus. Pour obtenir -une bonne application en deux ou trois couches, la plus grande habileté est requise pour éviter les "retombées". Pour empêcher ces retombées, il est requis d'avoir de ia patience et de l'expérience. Les difficultés dan. l'application par les procédés antérieurs viennent de ce que le tapis est de faible densité et a peu de résistance interne. Le poids de ses tapis de fibres pulvérisées et non bourrées est d'environ 56. à 3,7 kg/m2 pour une épaisseur non bourrée de 45 mm. Les valeurs données sont approximatives et elles varient légèrement avec l'expérience. De même la surface en mètres carrés de travail tenminc par Journée varie avec l'habileté de l'ouvrier. L'eau peut passer à travers le tapis sans dommage. Elle n'est pas corrosive. On peut utiliser des adjuvants pour éviter la rouille ou pour faire barrière à l'humidité. Les taches en dommagées peuvent être réparées à la main. Le produit n'est pas sujet à ltécaillement. Il a une souplesse suffisante pour être appliqué sur une surface flexible (dans certaines limites). Il supporte les vibrations. Il est spécialement adapté à la construction marine. Il a été essayé en tiinnel à vent. C'est une matière à l'épreuve du feuz Il est de composition minérale et par conséquent il a une longue vie utile. Il peut être époussette mais non lavé à la main. Ce n'est pas un enduit de finition en extérieur touts temps. Il n'est plus désormais nécessaire d'utiliser (pour les besoins de renforcement) des adjuvants à longues fibres ou de pulvériser des adhésifs liquides en même temps que la fibre. L'adhésif sec mélangé à la laine minérale est mouillé par la vapeur et la grande vitesse de choc provoque la soudure des fibres ensemble en une masse compacte enchevêtrée. En tirant sur un tapis de ce genre, les longues fibres tiennent ensemble mieux encore que lorsqu'on utilise de l'amiante. Lorsqu'on appliqua entre 8,45 et 6,35 mm de la matière nouvelle sur une surface sur laquelle normalement elle n'adhère pas (comme du "Teflon") une zone circulaire de 41 cm environ de diamètre se pellicule alors quelle est toujours humide. Le tapis est si résistant et robuste qu'il peut être ondulé par l'air ce qui est certainement une démonstration saisissante de sa résistance interne. Jusqu'à présent, seule la laine minérale avec de petites quantités d'adjuvants a été étudiée comme matière appropriée. La raison en est que la laine minérale est peu coûteuse et abondante. On peut aussi utiliser d'autres matières fibreuses. On peut mélanger de la "perlite" ou de la"vermiculite" avec la laine minérale et d'autres fibres ou autres matières en écailles. On peut obtenir de passables résultats en utilisant une tête classique de pulvérisation qui mouille les matières dans l'air médiant et qui n'a pas d'orifice restreint. Les résultats ne sont pas bons. L'action de mouillage aussi n'est pas aussi efficace. Egalement, l'élimination de la vapeur ne sort pas du cadre de l'invention. Des têtues de pulvérisation qui mouillent la matière de fa çon interne peuvent avoir diverses structures. On peut émettre lr-eau à partir de nombreux petits trous dans une ou des couronnes internes. Elle peut l'être à partir d'une chambre. L'eau peut être pulvérisée par l'air ou à partir d'une buse du type soufflante à jet. Dans le domaine de l'ignifugation, la différence de desi- té est très importante. Des essais au feu ont été faits sur des assemblages de décorations et de solives dans des laboratoires qualifiésraconnus. Dans certains cas, il a été nécessaire d'avoir jusqu'à 76 mm de matière (de faible densité de 144 à 160 g/cm3) pour donner une évaluation au feu de trois heures, alors que moins de la moitié de cette épaisseur est suffisante si le tapis pulvérisé est bourré à la main pour une densité d'environ 288 g/cm3. Ce procédé nouveau fournit la densité nécessaire avec une application en une seule couche qui ne nécessite pas de bourrage. L'expérience dans de nombreux essais au feu a montré qu'une plus grande densité est nécessaire pour mieux empêcher le flux calorifique, mais au delà d'un certain point, l'augmentation de densité provoque un accroissement du flux calorifique, et les qualités d'ignifugation se trouvent amoindries. Toutes les évaluations au feu doivent établir la densité en g/cm3 de matière protectrice utilisée sur des assemblages de décoration et de solites. Le coût de l'application est un important facteur. Dans le passé un home était toujours nécessaire pour bourrer la matiè ?rye; l'élimination de l'homme dans l'équipe fournit une économie importante dans la soumission en concurrence. L'élimination du bourrage, puisque l'application utilise une grande vitesse de choc, signifie dans certains cas un gain de moitié dans les frais des travaux d'application. Si un opéorateur qui se tient sur le plancher avec un pulvérisateur au bout d'une longue perche est capable d'appliquer la matière sur le plafond avec une densité appropriée, sans bourrage, les frais de travail sont abaissés de moitié. Sans cet avantage, un échaf fardage serait nécessaire ce qui était la pratique jusqu'à présent un laborieux bourrage était nécessaire pour bloquer les fibres ensemble et fournir la résistance interne nécessaire aussi bien que la densité. La soufflante à pression pos-its-e créée unie pression de 0,035 à 0,21 kg/cm2 tandis que le volume varie de 2 à 4,25 m3 par minute et exige de 3 à 5 chevaux. La soufflante tournant à 900 tours/minutes produit une pression de 0,035 kg avec 2,1 m3; en d'autres termes, en doublant la vitesse à 1800 tours on produit une pression de 0,21 kg et à 4,25 m3 exigeant un moteur de 5 CV. Toutefois, avec 1800 tours/minutes produisant une pression de 0,21 kg/cm2 et exigeant uu moteur de 5 CV ceci ne produit qu' une partie (et une assez faible partie) de la grande vitesse de choc. En tenant la main devant une ouverture de 63,5 mm on ne ressent aucune douleur, mais en restreignant l'orifice, comme il est décrit, dans la tête de pulvérisation du type Venturi, la pression est augmentée de telle sorte qu'on ne peut garder la main dans le courant d'air. C'est pour les raisons détaillées dans le paragraphe précédent que l'application de la grande vitesse de choc accompagnée par l'action de la brosse de cardage donne un produit nouveau qu'on n'avait jamais vu auparavant dans les travaux d'isolement par pulvérisation. Les fibres antérieurement utilisées avaient des quantités variables de laine minérale et d'amiante. Le but réel de l'amiante a été de fournir la force de liaison nécessaire dans le tapis de fibres internes. La laine minérale par elle-même Ii'a pas une cohésion suffisante des fibres pour tenir le tapis mais en augmentant la vitesse et la capacité de l'action de la brosse de cardage, la laine minérale est déchiquetée de telle sorte que la quantité d'amiante peut être fortement diminuée et même totalement dimi- née. Une poignée de laine minérale, après avoir été ainsi cardée est une matière entièrement di,fférente de celle de son état originel et avant l'action de cardage. La grande vitesse de choc soude cas fibres de laine minérale ensemble avec les adhésifs et les adjuvants ce qui donra un produit réellement surprenant par ses caractéristiques supérieures. On a pu démontrer qu'un volume d'écoulement de 2,124 m3 par minute de matière pour le surfaçage, en utilisant une buse de 63,5 mm donne lieu ; une vitesse de choc d'environ 670 m/mi- nuta et avec une buse de 25,4 mm, de 4174 m/minute. On a trouvé qu'en utilisant les matières étudiées ci-dessus, avec une vitesse de pulvérisation supérieure à 1220 m/minute, le mélange de choc résultant ne nécessitait pas de bourrage. On peut obtenir èa flux avec un volume de flux de 2,124 m3 et un orifice de 44,5 mm. Be mélange résultant est d'autant meilleur que la vitesse de choc est plus grande. La tête de pulvérisation E peut être conçue pour que le mouillage des fibres propulsées ait lieu soit avant soit après la sortie des fibres de l'orifice. Il convient de noter que bien que l'équipement ci-dessus décrit dans la présente demande distribue une matière fibreuse sèche qui n'est pas de l'amiante, décrit comme "mélange à sec" parce que les fibres sont conservées à l'état sec Jusqu'à ce qu'elles émergent à l'extrémité du conduit ou tuyau, on peut préparer un produit final relativement similaire en fournissant un platre en boue distribué par un équipement différent, L'autre équipement comprend un dispFtAif mélangeur qui mélange l'eau et les composants, comme il a été décrit as haut, en un plâtre analogue à de la boue. Le mélange mouille totalement tous les composants. La matière est ensuite poussée à travers le tuyau par une pompa à vis ou tout autre dispositif mécanique. Lorsque la boue émerge à l'extrémité du tuyau, elle est pulvérisée sur une surface. Ce procédé est connu sous le nom de procédé de "mélange humide". Le tapis résultant, exempt d'amiante, selon l'un ou l'autre procédé, le mélange à sec ou humide, est la même pour tous les besoins pratiques. Les tapis sont d'aspect très semblable et servent aux mêmes buts généraux. Ainsi le tapis est utilisé pour ignifuger, pour isoler thermiquement, pour l'atténuation du son et le réglage de la condensation. La présent invention a été présentée et décrite en ce qu'on considère être la forme de mise en oeuvre préférée et la plus pra'ique. Il est cependant à noter que des variantes peuvent y être apportées entrant dans le cadre de la présente invention et que des modifications évidentes apparaîtront au spécialiste. REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication d'un tapis isolant de grande densité, de tenture robuste caractérisé par les étapes sui- vantes : a) on mélange des matières fibreuses et des adjuvants dans une trémie; b) on accélère ce mélange fibreux à partir de la trémie en un courant à grande vitesse de choc avec de l'air à grande vitesse È; travers une conduite ; c) on injecte de l'eau dan ce mélange accéléré Juste avant son éjection de la conduite et d) on éjecte de la conduite sur une surface, ce mélange accéléré à une vitesse supérieure à 1220 m/minuta, ce qui donne une surface si uniforme en texture et en densité qu'aucun bourrage n'est requis. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par 1'a- tape e) consistant à diriger le mélange accéléré depuis la con duite sur une surface avec une grande vitesse de choc, la produit fini éteint un travertin qui n'exige aucun bourrage supplément aire. 3. Procédé pour l'obtention par pulvérisation d'un matériau fini de fibres fines, robuste en texture, à l'épreuve du feu et de grande densité caractérisé par les étapes suivantes : a) on combine des fibres avec des liants cimentaux dans une trémie; b) on amène ces matières combinées dans un distributeur; c) on propulse ces matières combinées par une soufflante à pression positive avec de l'air à grande vitesse de choc à travers une conduite ; d) on mouille ce courant de matière à grande vitesse de choc et e) on éjecte la matière mouillée avec une gran- de vitesse de choc sur une surface avec un fini non bourré, crépi sur une surface, avec une vitesse de choc supérieureà un seuil prédéterminé de sorte que le fini n' exige pas de rembourrage. 4. Procédé selon la revendication O caractérisé pn ce que la fibre est une matière fibreuse sans amiante. 5. Procédé selon l'une des revendications 3 ou 4, caractérisé en ce que le courant est mouillé après avoir émergé de la conduite. 6. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'on injecte de la vapeur sèche dans l'air à grande vitesse pour accélérer le mélange. 7. Appareil pour appliquer sur une surface un tapis isolant de texture robuste; caractérisé en ce qu'il comporte : une tré mie pour le mélange de matières fibreuses avec des adjuvants cimenteux,un dispositif pour doser ces matières fibreuses avec les adjuvants tout en diminuant la pression inverse, des dispositifs reliant la trémie et le dispositif de dosage pour amener les matières fibreuses avec les adjuvants cimenteux depuis la trémie dans le distributeur, une source d'air à grande vitesse de choc, une conduite reliant cette source d'air à grande vitesse de choc et le dispositif de dosage et une conduite à grande vitesse reliée à une extrémité au dispositif de dosage et ouverte à l'autre extrémité, cette conduite à grande vitesse comportant une tête à grande vitesse de choc pour éjecter la matière depuis la tête vers la surface avec une vitesse da choc supérieure à 1220- m/minute. 8. Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce que les matières fibreuses sont une matière sans fibres d'amiante. 9. Appareil selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'il comporte un dispositif pour mouiller le courant à grande vitesse de choc quand il émerge de la tête ou avstqutil émerge de la tête. 10. Appareil selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'il comporte une source de vapeur sèche reliée à la conduite pour accélérer le mélange. 11. Tapis fibreux isolant obtenu a) par mélange de fibres minérales et d'adjuvants cimenteux, b) Sar accélération de ce mélange dans une conduite avec de l'air à grande vitesse de choc, c) par inJection d'eau dans le mélange résultant accéléré et d) en dirigeant le mélange accéléré humide depuis la conduite sur une surface à vitesse supérieure 12. Tapis fibreux produit selon la revendication 11, caractérisé en ce que le mélange est effectué par une brosse de cardage fonctionnant à grande vitesse pour mieux désagréger les matières. 1g. Tapis fibreux selon la revendication 11, caractérisé en ce que les fibres minérales ne sont pas de l'amiante. 14. sapins fibreux selon la revendication 11, caractérisé en ce que de la vapeur sèche est mélangée à l'air à grande vitesse. 15. Tapis fibreux selon la revendication 11, caractérisé en ce que le courant est mouillé avant ou après qu'il a émergé de la conduite. 16. Tapis fibreux isolant sans amiante obtenu a) par mélange de fibres minérales sans amiante désagrégées, avec de 11 eau et une matière cimenteuse en un plâtre analogue à de la bouc, b) accélération de ce mélange à travers une conduite par des moyens mécaniques, c) pulvérisation du platre humide analogue à de la boue lorsqu'il émerge de la conduite, d) application de ce mélange pulvérisé depuis la conduite sur une surface. 17. Tapis isolant fibreux sans adiante selon la revendication 16, caractérisé en ce que la matière est malaxée pour former un produit complàtement mouillé et que le mélange est pulvérisé avec de l'air sous une pression de 7 kg/cmw environ.