La présente invention concerne un dispositif. permettant la réalisation de structures métalliques a l'aide de tubes ou de barres de section carre ou rectangulaire, notamment rayonnages, présentoirs etc ... Les dispositifs existants permettant la réalisation de rayonnages métalliques utilisent généralement des profilés conçus specialement pour cet usage. Chaque angle d'assemblage demande la mise en place et le serrage de plusieurs boulons. D'autres dispositifs utilisent des colliers d'assemblage avec serrage par vis ou par clavette. Ces derniers systèmes sont plus volontiers utilisés pour l'assemblage de tubes de section circulaire et sont plus adaptés aux échafaudages qu'aux rayonnages. Ils sont le plus souvent inesthétiques. Un autre dispositif décrit dans le brevet 72 256 14 et complété par l'additif 77 287 66 utilise la combinaison d'un collier et d'un étrier à coincement souple. L'ensemble ainsi constitué ne présente pas une grande rigidité et les tubes assemblés sont séparés l'un de l'autre. Le dispositif selon l'invention est basiquement constitué par un système autobloquant. Il comporte deux pièces de géométrie identique en forme d'etrier fermé, qui grâce au serrage d'une seule vis, viennent a la façon d'une pince très puissante, se serrer contre le tube. Le serrage est définitif lorsque les faces d'appui de chaque piece sont en contact. Chaque étrier est constitué par deux joues parallèles reliées entre elles par deux traverses situées dans deux plans parallèles. Cet assemblage délimite un passage de forme carrée ou rectangulaire selon le profil a assembler. La distance entre les deux joues est légèrement supérieure a l'une des dimensions du tube pour permettre un libre passage de ce dernier dans l'étrier. La projection de la distance séparant les arêtes internes des traverses sur le plan de la face d'appui est légèrement inférieure à l'autre dimension du tube. La droite reliant les arêtes fait avec le plan de la face d'appui un angle favorisant le coincement. Une plateforme solidaire ou non de l'une des traverses, relie les deux joues de l'étrier. Pour l'un des étriers, la plateforme est percée d'un trou taraudé d'un diamètre "d", pour l'autre d'un trou lisse de diamètre supérieur à "d". Une fois assemblées, ces deux pièces se présentent alors sous l'aspect d'une plateforme perpendiculaire à l'axe principal du tube et traversée par une vis longue. La distance entre le bord de la vis et la paroi du tube est telle qu'il est possible de poser sur la plateforme un second tube, de section de forme quelconque, qui se trouvera donc à angle droit avec le premier. Cette distance entre le bord de la vis et la paroi du tube vertical sera égale à la largeur du tube posé sur la plateforme du dispositif ou, s'il s'agit d'un tube rond, à son diamètre. Une traverse de section carrée ou rectangulaire, judicieusement percée d'un trou a chaque extrémité est ensuite descendue sur la vis en attente et tenue en position par une rondelle et un écrou. Le trou est en général percé de sorte que l'extrémité de la traverse vienne en butée sur le premier tube, ce qui assure I'orthogonalité des trois tubes entre eux. L'invention sera illustrée sans être aucunement limitée par la description qui suit, faite en référence aux dessins annexés sur lesquels la figure 1 représente en perspective les éléments constitutifs du dispositif. La figure 2 représente en coupe la première phase de la mise en position du dispositif sur un montant en tube carré. La figure 3 représente en coupe le dispositif serré sur le montant avec le longeron horizontal mis en position. La figure 4 représente en coupe l'ensemble monté avec longeron et traverse. La figure 5 représente en perspective l'ensemble monte supportant un panneau de bois aggloméré. La figure 6 représente un montage d'étagère en porte à faux. La figure 7 représente un montage de panneau vertical pivotant. La figure 8 représente une variante dans la réalisation du dispositif La figure 9 représente un contreventement. Dans l'exemple représenté en figure 1 on remarquera qu'il a été jux taposé à la plateforme (5) un cylindre (3) identique au cylindre (4). Les deux cylindres et la plateforme sont solidaires des joues (2) en forme de L. L'écartement (1) entre les génératrices des cylindres est de quelques dixiemes de millimètre inférieur a la largeur du côté du tube a serrer. L'angle cU que fait la droite réunissant les centres des cylindres avec le bord de la joue est d'environ 15 degrés, ce qui rend le système autocoinçant. Si une charge est appliquée sur la plateforme, la pièce (A) étant enfilée sur un montant vertical, celle-ci se coince et ne peut plus descendre. La piece est construite en acier etest ensuite recouverte de peinture epoxy. Ce revêtement protège la pièce contre la corrosion et favorise encore le coincement. Le moment d'inertie de la joue est tel quelle puisse supporter le moment fléchissant appliqué lov's du serrage. La vis (8) est filetée au gros diamètre sur une longueur suffisante pour permettre le rapprochement de (A) et (B) lors de la mise en place (fig 2). Sur le reste de sa longueur, la vis est décolletée et filetée à un diamètre inférieur permettant le libre passage dans le trou (7) fig 1, ce qui accélère le montage. Lors de la mise en place du dispositif fig 2 et fig 3, il se produit un léger écrasement du métal car la force appliquée sur le tube est intense. C'est la raison pour laquelle le tube, qui lui, présente une certaine élasticité, est choisi de préférence à un profil plein. Lors du montage final fig 4, l'écrou (10) doit être amené à la main après mise en place de la rondelle (13), mais non serré. Les faces avant et arriere du rayonnage sont mises alors en position (il y a généralement au moins deux niveaux) et les écrous (10) sont alors serres énergiquement. Le dispositif objet de l'invention est susceptible d'être utilisé dans tous les cas ou l'on désire construire des rayonnages aux moindres frais et pratiquement sans outillage. Les tubes carrés acier du commerce type 102 Vallourec conviennent parfaitement et peuvent être utilisés sans coupe sur de grandes longueurs (jusqu'à 6 metres), tant en hauteur qu'en largeur. En profondeur, des traverses percées doivent être préparées. La figure 5 représente une réalisation typique : montants verticaux en tube carré de 30, longerons horizontaux en tube carré de 30, traverses en tube de 20, plateaux agglomérés de 19 mm. Les plateaux sont alors soutenus dans le sens de la grande portée et maintenus en place entre traverses et montants. Le dispositif, esthétique par lui-meme, peut être employé en décoration conjointement avec du tube d'aluminium oxydé. I1 est possible sur des barres fixées entre plancher et plafond, de monter des étagères en porte à faux, ainsi que représente en fig 6. Une autre utilisation est la réalisation de panneaux de présentation pivotants souvent utilisés dans les expositions. La fig 7 représente un tel montage ou l'on voit que les vis d'assemblage (8) s'engagent dans les trous borgnes lisses (9) perces dans les pièces (12) fixées par vis sur le panneau (11). Les bouts des vis servent alors de pivots à l'ensemble du dispositif. Une autre variante de réalisation plus économique est représentée en fig 8. L'étrier est constitué par un profil en U évidé d'un passage rectangulaire et cambré selon un angle de 15". Le passage obtenu est conforme à la description ci-dessus. Les arêtes sont ici constituees par l'un des bords des sections rectangulaires de la traverse et de la plateforme. On remarque les pièces (A) et (B) qui assument les mêmes fonctions que dans la réalisation précédente. La pièce (B) seule a été représentée en vue de dessus. I1 peut être nécessaire pour des rayonnages devant supporter de lourdes charges de prévoir des contreventements entre les montants verticaux soit dans le sens de la profondeur (côtés du rayonnage) soit dans le sens longitudinal (fond du rayonnage). La fig 9 représente un contreventement réalisé simplement par des pièces (B) judicieusement utilisées et réunies entre elles par des câbles (14) et des ridoirs (15). Ainsi qu'il est schématiquement indiqué, la direction de.la force de traction (F) suffit à maintenir en position les pièces (B) sans qu'il soit nécessaire en chaque point d'utiliser un couple de pièces (A) et (B). REVENDICATIONS 1. Dispositif autobloquant se fixant sur un profilé généralement de section carrée ou rectangulaire comportant deux pièces de géométrie semblable (A) et (B), qui lorsqu'elles arrivent sous l'effet du serrage d'une vis (8) en contact l'une de l'autre sur leur face d'appui, présentent chacune deux arêtes venant s'appuyer sur les parois du profilé a serrer. La ligne reliant ces deux arêtes fait avec le plan de la surface d'appui un angle de quelques degrés favorisant le coincement. L'ensemble ainsi constitué présente une surface plane ou plateforme perpendiculaire à l'axe principal du profilé. Cette plateforme étant traversée perpendiculairement par la vis (8). 2. Dispositif autobloquant selon revendication 1 caractérisé en ce que chaque pièce se présente sous la forme d'un étrier fermé dont le passage libre permet l'introduction du profilé a serrer. Ce passage étant limité dans un sens par deux joues parallèles, dans l'autre sens par deux traverses dont la projection de la distance entre les arêtes internes sur la face d'appui de l'étrier est légèrement inférieure a la largeur du profilé a serrer 3. Dispositif autobloquant selon revendication 2 caracterisé en ce que les joues sont également reunies par une plateforme solidaire ou non d'une des traverses et percées pour l'une des pièces d'un trou taraudé destiné à recevoir la vis d'assemblage (8), pour l'autre d'un trou lisse d'un diamètre nettement supérieur au précédent. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 a 3 caractérisé en ce que la vis (8) présente un prolongement destiné a définir l'emplacement d'un second profilé, situé entre le flanc de la dite vis et la paroi du premier profilé, et a traverser un troisième profilé percé d'un trou et placé perpendiculairement aux deux premiers, ce troisième profilé étant immobilisé grace a une rondelle et a un écrou se vissant en bout de la vis (8). 5. Dispositif selon revendication 4 caractérisé en ce que le troisième profilé constitue généralement l'élément de profondeur d'un rayonnage ou traverse et que cette traverse est percée d'un trou a chaque extrémité correspondant au diamètre de la vis (8), la distance entre l'axe de l'un des trous et l'extrémité voisine de la traverse,coupée d'équerre, étant telle qu'elle permet a celle-ci de prendre appui sur la paroi du premier profilé, assurant ainsi son orthogonalité avec le premier et le deuxieme profilé. 6. Dispositif selon la revendication 4 caractérisé en ce que la vis d'assemblage (8) peut être décolletée selon deux diametres différents permettant ainsi un montage plus rapide des éléments, le plus petit diametre devant passer librement dans le trou taraudé de la piece (A) et l'extrémité de la vis (8) étant filetée pour recevoir l'écrou (10). 7. Dispositif selon revendications 2 et 3 caractérisé en ce que chacune des pièces peut être réalisée par découpage-cambrage à la presse pour obtenir un profil évidé en forme de U et cambré ensuite (fig 8). 8. Dispositif selon les revendications 1 à 3 caractérisé en ce que les vis constituent des pivots pour la fabrication de panneaux pivotants mobiles autour d'un axe vertical, notamment pour les expositions (fig 7). 9. Dispositif selon les revendications 1 a 3 caractérisé en ce que la vis (8) est decolletée à une longueur permettant le serrage d'un bras d'étagère en porte à faux sur un simple montant vertical tenu,. soit entre plancher et plafond, soit par encastrement, soit par un support quelconque. 10. Réalisation d'un contreventement utilisant des dispositifs selon revendication 1 caractérisée par le fait que l'on utilise uniquement les pièces a trou lisse (B) pour les points d'accrochage, ces pièces étant réunies en diagonales par des câbles et des ridoirs, et se trouvant de la sorte en position d'autoblocage.