La présente invention a pour objet un procédé de réalisation de fondations, notamment pour pylônes. Pour la fixation de pylônes haubannés et autostables, il est nécessaire de prévoir des moyens d'ancrage et d'assise adaptés. Ils doivent être susceptibles bien entendu de reprendre les efforts considérables exercés dans les câbles de haubans et dus à des sollicitations extrêmes de la nart des agents atmosphériques, en particulier du vent. Jusquà présent, la méthode classique qui consiste à réaliser des blocs d'ancrage en béton, nécessite des travaux d'excavation, de boisage, de ferraillage et de bétonnage. Or une telle méthode est souvent très longue et nécessite l'emploi, mais aussi l'immobilisation, de matériel et de personnel. La présente invention a pour but un procédé permettant de remédier à ces inconvénients et d'assurer une efficacité et une sécuritésupérieures aux ancrages de type classique. Conformement à l'invention, on utilise un procédé dans lequel on effectue un forage dans le sol et on introduit dans le trou de forage une tige ou tirant sur laquelle est fixée une plaque de section sensiblement égale à la section du trou de forage, ladite plaque étant percée d'un orifice pour le passage d'un tube par lequel on introduit, après avoir disposé dans le trou de forage un bouchon au-dessus de la plaque, un coulis d'une matière susceptible de s'infiltrer dans le terrain avoisinant le trou de forage et de constituer après sa prise une zone d'ancrage dans le sol. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre de plusieurs exemples de réalisation et en se référant aux dessins annexés, dans lesquels - La figure 1 est une vue en coupe d'un mode de réalisation de fondation a un seul tirant - La figure 2 est une vue en coupe d'un autre mode de réalisation de fondation comportant plusieurs tirants. A la figure 1, on a représenté une fondation obtenue suivant le procédé de l'invention, dans lequel on réalise le forage d'un trou i dans le soi 2, ledit trou étant de préférence incliné oar rapport à la surface du sol. Ensuite, on introduit dans le trou 1 une tige ou tirant 3 sur laquelle est fixée une plaque 4 de section sensiblement égale à la section du trou 1, ladite plaque 4 étant percée d'un orifice pour le passage d'un tube 5 qui débouche à la surface du sol et qui s'étend dans le trou 1 au-delà de la plaque 4. La partie supérieure du trou I de forage située audessus de-la plaque 4 est fermée par un bouchon 6 constitué de mortier qui est coulé par gravité. Ensuite, on procède à l'injection par le tube 5 d'un coulis de ciment et d'adjuvents,qui slin- filtre dans le terrain avoisinant le trou de forage 1, pour constituer après sa prise une zone d'ancrage 7 dans le sol. La présence bouchon 6 évite les remontées du coulis de ciment ainsi que les court-circuitages éventuels ; mais surtout il supprime les risques de détérioration du tirant, par oxydation de la tige d'ancrage au contact des agents atmosphériques. L'injection du coulis est effectuée sous pression, de maniere à augmenter la compacité du dépôt. Cependant la pression d'injection est contrôlée, afin d'éviter les claquages de terrain. Par ailleurs, le coulis est injecté jusqu'au refus du terrain. L'extrémité 8 du tirant 3, qui s'étend à l'extE- rieur du bouchon 6, est reliée par une crosse 9 à un hauban 10. Dans le cas de la fixation d'un pylône, on est amené suivant la charge à supporter, à utiliser plusieurs tirants 3j 3a (figure 2) qui sont maintenus de la même manière que décrit précédemment, par une zone d'ancrage 7, 7a obtenue après injection d'un coulis dans le sol. La partie supérieure 8, 8a des tirants 3, 3a est noyée dans un bloc ou massif de béton 11 comportant un ferraillage 12 et des tiges filetées 13 sur lesquelles est fixé au moyen d'écrous 14, un pylône 15. Le nombre des tirants utilises n est pas limité deux, comme représenté à 14 figure 2, mais il est fonction de la charge que doit exercer sur le massif de béton, le pylône 15. Bien entendu, diverses modifications oeuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs ou procédés qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs, sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1) Procédé de réalisation de fondations notamment pour pylônes, caractérisé en ce qu'après avoir effectué un forage dans le sol, on introduit dans le trou de forage une tige ou tirant sur laquelle est fixée une plaque de section sensiblement égale à la section du trou de forage, ladite plaque étant percée d'un orifice pour le passage d'un tube par lequel on introduit, après avoir disposé dans le trou de forage un bouchon au-dessus de la plaque, un coulis d'une matière susceptible de s'infiltrer dans le terrain avoisinant le trou de forage et de constituer après sa prise une zone d'ancrage dans le sol. 2Y Procédé de réalisation de fondations suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le coulis injecté sous pression dans le tube est un coulis de ciment. 3) Procédé de réalisation de fondations suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le bouchon disposé au-dessus de la plaque dans le trou de forage. est un bouchon de mortier. 4) Procédé de réalisation de fondations suivant le revendication 1, caractérisé en ce que l'extrémité de la tige ou tirant en saillie par rapport au bouchon est reliée par une crosse d'ancrage à un hauban. 5) Procédé de réalisation de fondations suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la fondation comporte plusieurs tiges ou tirants dont l'extrémité supérieure est noyée dans un bloc de béton armé sur lequel est fixé le pied d'un py lône.