La présente invention concerne un dispositif permettant la mise hors service d'une installation de protection contre les effractions, au moyen d'un code alphabétique ou numérique à composer sur un clavier à touches, comportant un circuit destiné à compter et à afficher les tentatives de recherche de ce code et permettant éventuellement de photographier ou filmer les personnes effectuant lesdites tentatives. De nombreux dispositifs existent permettant de déclencher une alarme, locale ou à distance, lorsqu'une personne non autorisée pénètre dans un local ou s'approche d'une enceinte protégée. Le point délicat de ce type d'installation réside dans le système destiné à permettre aux personnes autorisées de pénétrer sans provoquer l'alarme. Les contacts à clef, couramment utilisés, ont l'inconvénient d'entre facilement forcés par un cambrioleur. Les systèmes à code agencés pour être inviolables sont d'un maniement assez délicat qui peut provoquer de fausses manoeuvres de la part des personnes autorisées. Ils doivent donc comporter un dispositif permettant de recommencer plusieurs fois la composition du code, jusqu'à 11 obtention d'une information donnant la certitude de pouvoir pénétrer sans déclencher l'alarme, au moyen d'un signal lumineux ou sonore par exemple. De tels systèmes n'excluent donc pas la possibilité, pour des personnes non autorisées, d'effectuer plusieurs tentatives de recherche du code, sans que les personnes autorisées en soient averties. Le dispositif suivant l'invention supprime ce risque. Dans celui-ci en effet, la touche permettant d'effacer les fausses manoeuvres commande simultanément un compteur d'impulsions. Au bout d'un nombre prédéterminé de faux codes effacés ce compteur provoque le blocage du circuit d'effacement, l'allumage d'un voyant ou le déclenchement de l'alarme, et éventuellement le déclenchement d'un appareil photographique ou d'une caméra permettant de filmer la personne ayant effectué ces fausses manoeuvres. Le dispositif, objet de l'invention, comporte un clavier à touches, alphabétique ou numérique, situé à l'extérieur de l'enceinte protégée. Ce clavier est placé dans un bottier fermant à clef, de sorte que sa manipulation par une personne non autorisée constitue en elle-même une tentative d'effraction. Ce clavier comporte N touches permettant la composition du code choisi, une touche d'effacement, un voyant indiquant que le bon code a été composé et que l'on peut entrer sans provoquer l'alarme, et un autre voyant indiquant que le nombre prédéterminé de fausses manoeuvres est atteint et donc qu'il y a eu une tentative de recherche du code par une personne non autorisée. A l'intérieur de l'enceinte protégée, un coffret comprend les moyens d'alimentation du dispositif, un système de commutation permettant le changement de code, au moyen de fiches et de douilles repérées par exemple, et un circuit électronique regroupant les éléments nécessaires pour la comparaison entre le code affiché et celui composé, le circuit d'effacement, le compteur d'impulsions et le dispositif de blocage de l'effacement, un circuit de remise à zéro du compteur, des touches permettant la mise en service ou hors service de l'installation, et le système de commande de l'alarme, de l'appareil photographique ou de la caméra. Les dessins annexés illustrent un exemple de réalisation du dispositif conforme à la présente invention. La figure 1 montre la disposition générale d'un tel système Le bottier P, fermant au moyen d'une serrure Q, contient les touches 1 à N destinées à la composition du code, la touche M d'effacement, le voyant H indiquant que le bon code a été composé et le voyant J indiquant que le nombre prédéterminé de fausses manoeuvres est atteint. Ce bottier est installé à l'extérieur de l'enceinte protégée. À l'intérieur de l'enceinte protégée se trouve le coffret T contenant une matrice de programmation L, constituée de fiches et de douilles repérées, permettant le changement de code, la touche M' permettant la remise en service de l'installation de l'intérieur de l'enceinte protégée, la touche Z effectuant la remise à zéro du compteur et la mise hors service de l'instal- lation au moment de sortir de l'enceinte protégée, les voyants H' et J' indiquant l'état de l'installation. Ce coffret T reçoit les informations des contacts 0 des détecteurs constituant le systbme de protection et commande la sirène S et éventuellement l'appareil photographique ou la caméra K. La figure 2 donne un exemple de schéma électrique d'un tel dispositif, dans lequel le code choisi est 1.2.3. Les contacts des touches i à N du bottier P sont commutés par la matrice de programmation L et court-circuitent les entrées de portes inverseuses. Ces portes sont toutes identiques de façon à ne pas permettre de repérer les touches utilisées pour le bon code. Lorsque l'on appuie sur la touche 1, la sortie du circuit "et" A passe au niveau +, s'auto-alimente par la diode, et alimente la première entrée du circuit B. Une action successive sur les touches 2 et 3 provoque le même effet sur les circuits B et C et met donc au niveau + la première entrée du circuit D. Si aucune action n'a été faite sur les autres touches et si la sortie G du compteur F est au niveau zéro, la seconde entrée du circuit D est également au niveau + et sa sortie est au niveau +. Il alimente donc le relais R dont le contact s'ouvre et interrompt le circuit d'alarme. Le circuit D alimente également les voyants H et z indiQuant que l'on peut entrer ou sortir sans déclencher l'alarme. Si l'on appuie sur l'une des touches 4 à N, la sortie du circuit E passe au niveau +, la 2ème entrée du circuit D passe à zéro et sa sortie reste à zéro. Le relais R ne peut pas entre alimenté. Il faut alors appuyer sur la touche d'effacement 0L pour remettre tous les circuits à zéro et pouvoir recomposer le code. En appuyant sur cette touche N, une impulsion est envoyée sur l'entrée du compteur F. Après le nombre d'impulsions prédéterminé par le choix de la sortie G, cette sortie passe au niveau +, bloque le compteur par le circuit inverseur et la porte "et", et maintient la 2ème entrée du circuit D à zéro, interdisant toute autre tentative. Simultanément, cette sortie G commande les voyants de signalisation J et J', et éventuellement la sirène S et la caméra K. Une pression sur le contact Z permet la remise à zéro du compteur, l'effacement des manoeuvres précédentes, et l'alimentation simultanée des circuits A, B et C, ce qui permet de sortir de l'enceinte protégée sans provoquer l'alarme. A l'extérieur, une pression sur une touche quelconque autre que celles du code suffit à remettre l'installation en service. Le dispositif objet de l'invention peut hêtre utilisé pour la mise hors service des installations de protection contre les effractions par un nombre quelconque de personnes autorisées. Son utilisation est particulièrement intéressante toutes les fois que l'on veut être prévenu d'éventuelles tentatives faites par des personnes non autorisées, pour la protection de locaux d'habitation, industriels ou commerciaux. REVENDICATIONS 1. Dispositif permettant la mise hors service d'une installation de protection contre les effractions au moyen d'un code alphabétique ou numérique à composer sur un clavier à touches, caractérisé par le fait qutil comporte une touche supplémentaire permettant d'effacer les fausses manoeuvres. 2. Dispositif selon revendication 1 caractérisé par le fait que ce clavier est enfermé dans un bottier fermant à clef. 3. Dispositif selon revendication 1 caractérisé par le fait que ce clavier comporte également un voyant indiquant que le bon code a été composé. 4. Dispositif selon revendication 1 caractérisé par le fait que la touche d'effacement des fausses manoeuvres commande également un compteur d'impul- sions. 5. Dispositif selon revendication 4 caractérisé par le fait que ce compteur d'impulsions permet de signaler le nombre de fausses manoeuvres commises. 6. Dispositif selon revendication 4 caractérisé par le fait qu'après un nombre prédéterminé de fausses msn manoeuvres, ce compteur bloque le dispositif d'effacement, et provoque éventuellement une signalisation, une alarme, ou la mise en service d'un appareil photographique ou d'une caméra. 7. Dispositif selon revendication 4 caractérisé par le fait que la touche de remise à zéro du compteur permet également la mise hors service de l'installation.