L'invention se rapporte à un bijou qui peut être un collier, un bracelet ou un diadème du type semi rigide présentant une solution de continuité, sans fermoir, c'est-à-dire que sa pose sur le cou ou sur le poignet se fait par écartement provisoire des branches. Il est bien connu de réaliser de tel bijou au moyen d'une pluralité d'éléments (perles, plaquettes mé- talliques) enfilés sur une âme sensiblement résiliente. La présente invention vise plus particulièrement un bijou réversible. La réversibilité est connue dans le cas des col- liers à fermoir bi-face, mais elle n'a jamais été réalisée dans le cadre de bijouxsemi-rigides du type précité. En fait, cette réversibilité nécessite un lien résilient ayant la forme d'un croissant, la possibilité pour les éléments de tourner autour du lien, et des mo- yens d'entraînement des éléments les uns par les autres provoquent la rotation quasi simultanée de ces éléments par rapport à ce lien. D'autres particularités et avantages apparaîtront à la lecture de la description et des revendications qui suivent, faites en regard des dessins annexés sur lesquels: - la figure 1 est un schéma montrant les trcis- positions d'un bijou selon l'invention - Zesfigures 2 et 3 des coupes transversales d'éléments-; - Zes figures 4 et 5 des vues en élévations de deux sortes d'éléments; - la figure 6 une vue en plan d'un collier - Za figure 7 un mode de réalisation de champs d'éléments; - La figure 8 une élévation d'un collier conique; - La figure 9 une élévation d'un collier droit cylindrique; - la figure 10 une vue d'un collier en position instable. Comme on le voit à l'examen de ces figures, le collier pris ici comme exemple d'application de l'inven- tion comprend une pluralité d'éléments Z juxtaposés A. B. C. D. T enfilés librement sur au moins un lien X ré- lient de section ronde, lesdits éléments étant par ailleurs pourvus de moyens permettant à un de ces éléments d'en- traîner dans sa rotation l'élément voisin. Comme on le voit sur le schéma de la figure 1, ce lien X dont la forme stable est une portion de cercle (supérieure à 135 d'angle au centre) ou courbe assimilée peut avoir par rapport à un élément, par exemple A, deux positions stables symétriques I (trait plein) et III (pointillés) par rapport à la position instable Il (traits mixtes). Cette position intermédiaire instable II est obtenue en écartant les branches et en provoquant la ro- tation d'au moins l'un de ces éléments (et avantageuse- ment deux) par rapport à ce lien X. Cet effet de réversibilité est rendu possible par le fait que les éléments Z sont reliés entre eux non seulement par le lien commun X traversant leur canal central 1 comme visible aux figures 2 et 3, mais égale- ment par un moyen d'entraînement extérieur à ce canal. Ce moyen d'entraînement peut être un second lien Y identique au lien X et traversant un canal 2 espacé du canal 1 (Fig. 3, 4 et 5). En alternative ou complémentairement les éléments Z peuvent avoir leurs champs adjacents de formes complé- mentaires, c'est ce qui apparait aux figures 4 et 6 sur lesquelles on remarque que les champs d'un même élément sont l'un concave (gorge) l'autre convexe pour former un assemblage du type gueule de loup. Bien entendu, il n'est pas nécessaire que toute la longueur du champ soit ainsi conformée il suffit qu' une partie de celui-ci, le soit. Si les éléments Z n'ont pas de champs complémen- tairement conformés et par conséquent impropres à pro- duire leur entraînement réciproque comme par exemple les éléments Z7 de la figure 7, il est alors nécessaire de disposer un second lien, celui-ci faisant fonction de moyen d'entraînement, ce lien passant alors dans les ca- naux 2 (Fig. 3). Il va de soi que la présence de ce second lien peut s'ajouter à la complémentarité des champs comme c'est le cas des structures représentées aux figures 4 et 6. L'invention permet d'obtenir des bijoux réversi- bles coniques (Fig. 8) ou seulement cylindriques (Fig. 9) (cas de colliers ras du cou ou de certains bracelet). Evidement pour les premiers on utilise des éléments Z ayant une élévation trapazoldale (Fig. 4 et Fig. 6) dans le second, les éléments Z sont à champs parallèles (Fig.S). Il est à observer que dans le cas d'un collier, les génératrices des éléments centraux antérieurs sont for- tement inclinées par rapport à la verticale, puisque ces éléments doivent appliquer contre la partie supérieure du sternum, et que par contre elles sont quasi verticales aux extrémités en contact avec le cou. Il s'ensuit qu'un tel collier comprend des élé- ments de formes différentes à partir de l'axe de symétrie. L'élément central A pourrait être fortement tra- pézoldal et les éléments extrêmes N à champs parallèles tous les éléments intermédiaires étant de moins en moins biais du centre vers les extrémités. Pour simplifier, il est néanmoins possible, com- me le montre la figure 10, de diviser la 1/2 longueur en 3 ou 4 zones constituées chacune d'éléments identiques, par exemple une zone centrale A, une zone B.C.D.E., moins convergente, une zone F.G.H.I.J.K. encore moins conver- gente et une zone L à T d'éléments à champs parallèles. L'invention s'applique à des bijoux du genre col- lier - bracelet - diadème. 249.7444 REVEND I CATI ONS 1. - Bijou du genre collier, bracelet ou diadème du type semi-rigide présentant une solution de continuité sans fermoir, permettant sa pose par écartement provisoi- re des branches, composé d'une pluralité d'éléments en- filés sur un lien de forme curviligne et doué de propri- été résiliente, caractérisé en ce qu'il comprend en outre des moyens rendant lesdits éléments solidaires les uns des autres permettant leur rotation simultanée autour dudit lien. 2. - Bijou selon la revendication 1, caractérisé en ce que les champs adjacents de deux éléments succes- sifs sont de profils complémentaires permettant leur em- bo5tement réciproque. 3. - Bijou selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits éléments sont reliés entre eux par un second lien. 4. - Bijou selon la revendication 3, caractérisé en ce que ce second lien est lui aussi doué de propriété résiliente. 5. - Bijou selon l'une des revendications précé- dentes, caractérisé en ce qu'il prend deux positions sta- bles partiellement conique ou cylindrique symétrique à une position d'instabilité plane. 6. - Bijou selon la revendication 5, caractérisé en ce que dans cette position adinstabi1ité-p1afiele ou les liens résilients ont la forme d'un croissant plus ouvert qu'en position stable. 7. - Bijou selon l'une des revendications précé- dentes, caractérisé en ce que les éléments ont leurs champs convergents. 8. - Bijou selon l'une des revendications précé- dentes, caYactérisé en ce que les éléments ont leurs champs parallèles. 9. - Bijou selon les revendications 6 et 7, carac- térisé en ce que les éléments centraux ont leurs champs les plus convergents tandis que les éléments d'extrémité ont leurs champs parallèles.