L'invention concerne des lentilles ophtalmiques et en particulier des perfectionnements à une lentille ophtalmique pour presbytieayant un pouvoir réfringent variant progressivement. La presbytie désigne un état des yeux d'une per- sonne tel que la lentille oculaire dans le globe oculaire ne peut plus s'accommoder à une mise au point nécessaire pour une vision de près en raison de la perte de son é- lasticité initiale Par conséquent,ellepourra à nouveau voir facilement un objet situé à courte distancequand elle portera une lentille convexe qui compense l'insuffisan- ce d'accommodation. Il est habituel qu'une vision de près se fasse parfles zones inférieures de lentilles montées dans une monture de lunettes Par conséquent, une unique paire de lunettes peut faire les compensations de pouvoir visuel nécessaires à la fois pour la vision de près et la vi- sion à distance quand les zones inférieures des lentilles classiques pour une vision à distance dans la monture sont remplacées par les lentilles convexes décrites plus haut. Une lentille bifocale-est la forme la plus sim- ple d'une lentille ophtalmique à plusieurs foyers La partie de lentille convexe pour une vision de près dans la lentille ophtalmique à plusieurs foyers est appelée le segment, et il existe une variété de sortes de forme, d'emplacement, de substance, etc, du segment. Cependant, les lentilles de cette sorte ont un défaut commun tel que, pendant un passage de vision d'une vision à distance à une vision de près, il se produit une variation brusque de grossissement d'o il résulte une sensation de confusion physique On a proposé une lentil- le ophtalmique dite à pouvoir progressif dans un effort d'atténuation de la variation brusque du grossissement de l'image Conformément à la lentille ophtalmique à pouvoir progressif, la conception de surface est telle que le pouvoir refringent varie progressivement pour éli- miner la sensation de confusion physique, et le champ de vision intermédiaire peut être aussi prévu dans la région de la limite entre la vision à distance et la vi- sion de près. Cette lentille à pouvoir progressif est égale- ment esthétiquement avantageuse par rapport à la lentil- le bifocale en ce que la ligne limite séparant la partie de lentille pour une vision de près n'est pas perçue vi- siblement dans l'apparence externe comme avec la len- tille bifocaiè,et, elle n'est donc pas perçue comme 6 tant préparée spécifiquement pour une presbytie. La lentille ophtalmique à pouvoir progressif est caractérisée par la présence d'une succession dl"om- bilics" formant ce qu'on appelle une "courbe méridienne ombilicale" s'étendant essentidlement d'une partie cen- trale supérieure à une partie centrale inférieure de la surface de lentille Cette "courbe méridienne ombilicale" est telle que l'astigmatisme le long de celle-ci est preu- que égal à zéro, et que le pouvoir râfringent varie progressi- vement selon une règle prédéterminée Le terme "ombilic" 2 D est utilisé ici pour désigner le point o deux rayons de courbure principaux sont égaux entre eux. Une surface de lentille ayant une telle "courbe méridienne ombilicale" peut être en principe conçue de façon relativement aisée comme on le décrira dans la sui- te. Cependant,dans la lentille ophtalmique à pouvoir progressif connue, la rotation de la tête d'une personne la portant pour une vision latérale décrite plus loin n'est pas complètement prise en compte En général, il est habituel que non seulement le globe oculaire mais aussi la tête de la personne soit tournée vers une cible visuelle située d'un côté latéral quand la per- sonne voit cette cible visuelle En d'autres termes, la rotation de la tête compense la rotation du globe oculaire Dans le cas de la lentille ophtalmique à pouvoir progressif connue, la disposition de la cible visuelle, qui a été prévue par un concepteur quand il a conçu une lentille, n'était pas naturelle en raison du fait que la rotation de la tête n'est pas complètement prise en compte. Un objet principal de la présente invention est donc de fournir une lentille ophtalmique dans laquelle la disposition non naturelle de la cible visuelle dans la lentille connue est remplacée par une disposition de cible visuelle plus naturelle, et dans laquelle la rota- tion de la tête de la personne la portant pour une vision latérale binoculaire est prise en compte, ce qui permet une vision latérale linoculaire aisée tout à fait voisine de la vision avec les yeux à nu. Selon la prasente invention, une lentille ophtal- mique comporte deux surfaces réfringentes, une des sur- faces réfringentes comprenant une première courbe méri- dienne fictive appelée, dans un but d'explication, une courbe méridienne ombilicale,s'éterdant essentiellement dans la direction verticale le long de la surface réfrin- gente quand la surface réfringente est vue d'une direc- tion essentiellement orthogonale a cette surface dans la conditiono Ilalentille se trouve dans la même -o- sition verticale que lorsqu'elle est lfl Dntée sur une personne la portant, la distribution du rayon de courbure de la cour- be méridienne ombilicale incluant une zone dans laquelle le rayon de courbure décroît graduellement d'une partie supérieure vers une partie inférieure de la courbe con- formément à une règle prédéterminée, les rayons de cour- bure aux intersections de courbes orthogonales coupant à angles droits la courbe méridienne ombilicale sur la sur- face réfringente étant sensiblement égaux respective- ment aux rayons de courbure de la courbe méridienne ombi- licale à ces intersections de sorte que l'astigmatisme le long de la courbe méridienne ombilicale sur la surface réfringente soit presque égal à zéro, la courbe méridienne ombilicale divisant la surface réfringente en deux zones latérales, respectivement plus proches du côté nasal et du côté tempor-al quand la lentille est montée sur la per- sonne la portant, les deux zones latérales de la surface réfringente étant asymétriques l'une par rapport à l'autre, la surface réfringente étant elle que, quand une secon- de courbe méridienne s'étendant dans la direction verti- cale le long de la surface réfringente pour recouvrir, couper ou contacter tangentiellement la courbe méridien- ne ombilicale dans une région supérieure de la surface réfringente est imaginée, la courbe méridienne ombilica- le est déplacée vers le côté nasal par rapport à la seconde courbe méridienne dans une région inférieure de la surface réfringente,alors qu'elle est graduellement moins déplacée vers le côté nasal par rapport à la seconde courbe méridienne dans une région intermédiaire de la surface réfringente, les régions intermédiaire et inférieure dans lesquelles la courbe méridienne ombi- licale est déplacée plus ou moins vers le côté nasal par rapport à la seconde courbe méridienne incluant au moins une courbe de section qui s'étend dans la direction hori- zontale sur une distance d'au plus 15 mm sur des côtés opposés de la courbe méridienne ombilicale et le long de laquelle la distribution d'astigmatisme sur le côté nasal par rapport à la courbe méridienne ombilicale est asymétrique par rapport à celle sur le côte temporal. L'invention concerne également une lentille ophtalmique comportant deux surfaces réfringentes, se caractérisant en ce qu'une des surfaces réfringentes comprend une première courbe méridienne fictive appelée une courbe méridienne ombilicale, s'étendant essentiel- lement dans la direction verticale le long de ladite surface réfringente quand cette surface réfringente est vue d'une direction essentiellement orthogonale à cette surface dans la condition o la lentille se trouve dans la même position verticale que lorsqu'elle est montée sur une personne la portant, la distribution du rayon de courbure de la courbe méridienne ombilicale incluant une zone dans laquelle le rayon de courbure décroît graduellement d'une partie supérieure vers une partie inférieure de la courbe conformément à une règle prédéterminée, les rayons de courbure aux intersections de courbes orthoqonales cousant à anales amroitç 1 a 2508186 courbe méridienne ombilicale sur la surface réfringente étant sensiblement égaux respectivement aux rayons de courbure de la courbe méridienne ombilicale aux inter- sections de sorte que l'astigmatisme le long de la courbe méridienne ombilicale sur la surface réfringente soit presque égal à zéro, la courbe méridienne ombili- cale divisant la surface réfringente en deux zones laté- rales respectivement plus proches du côté nasal et du côté temporal quand la lentille est montée sur la person- ne la portant, les deux zones latérales de la surface réfringente étant asymétriques l'une par rapport à l'autre, la surface réfringente étant telle que, lors- qu'une seconde courbe méridienne s'étendant dans la direction verticale le long de la surface réfringente pour recouvrir, couper ou contacter tangentiellement la courbe méridienne ombilicale dans une région supérieure de la surface réfringente est imaginée, la courbe méri- dienne ombilicale est déplacée vers le côté nasal par rapport à la seconde courbe méridienne dans une région inférieure de la surface réfringente, tandis qu'elle est graduellement moins déplacée vers le côté nasal par rapport à la seconde courbe méridienne dans une région intermédiaire de la surface réfringente, les régions intermédiaire et inférieure dans lesquelles la courbe méridienne ombilicale est déplacée plus ou moins vers le côté nasal par rapport à la seconde courbe méridienne incluant des parties de surface réfringente qui sont symétriques entre elles par rapport à un plan comprenant la seconde courbe méridienne et qui sont respectivement incluses dans deux parties latérales espacées d'au moins 17,5 mm de la seconde courbe méridienne dans la direc- tion horizontale. Selon une caractéristique particulière de l'invention, l'astigmatisme le long de la courbe méri- dienne ombilicale n'est pas inférieur à zéro mais pas supérieur à 0,25 dioptrie. D'autres objets, caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront de la description détaillée suivante d'exemples de réalisation préférés de celle-ci pris en association avec les dessins annexés dans lesquels: la figure 1 est une vue schématique représentant une méthode générale de conception d'une surface de lentille ayant un pouvoir réfringent variant progressivement; la figure 2 est une vue schématique représentant la position d'une cible visuelle dans l'art antérieur; la figure 3 est une vue schématique représentant la relation entre la direction d'une cible visuelle et la rotation de la tête ainsi que celle du globe oculaire de la personne portant les lunettes, pour expliquer le principe de la présente invention; la figure 4 est une vue schématique représentant, à titre d'exemple, la position d'une cible visuelle pour la personne portant la lentille ophtalmique selon la présente invention; la figure 5 est une vue schématique représentant également, à titre d'exemple, la position d'une cible visuelle pour la personne portant la lentille ophtalmique selon la présente invention; la figure 6 est une vue schématique représentant, à titre d'exemple, le cas de vision bino- culaire de la cible visuelle représentée sur la figure 5; et la figure 7 est une vue schématique en élévation représentant une forme de la lentille ophtal- mique à pouvoir progressif selon la présente invention. Pour une meilleure compréhension de la pré- sente invention, une méthode générale de conception d'une surface de lentille ayant un pouvoir réfringent variant progressivement sera décrite en référence à la figure 1, avant de décrire en détail la présente invention. 7 2508186 Un plan Q appelé plan méridien vertical principal dans la suite est d'abord établi dans l'espace comme on l'a représenté sur la figure 1. Ensuite, sur ce plan méridien vertical prin- cipal Q, est tracée une courbe hélicoïdale M-M', appelée courbe méridienne dans la suite, qui s'étend d'une partie supérieure vers une partie-inférieure du plan Q et dont le rayon de courbure décroît de façon continue de sa partie supérieure à sa partie infé- rieure conformément à une règle prédéterminée Ensuite, un plan Vi incluant des points Gi et Oi et coupant orthogonalement le plan méridien vertical principal Q est établi comme le représente la figure 1, o Ri est le rayon de courbure de la courbe méridienne M-M' à un point sélectionné Gi, et Oi est le centre de courbure Ce plan Vi est appelé dans la suite plan orthogonal. Ensuite, 'sur ce pl-an orthogonal Vi, est tracée une courbe Hi-Hi' qui passe par le point Gi, dont le rayon de courbure au point Gi est égal au rayon de courbure Ri décrit plus haut, et dont le centre de courbure coïncide avec le point Oi décrit plus haut. Cette courbe Hi-Hi' est appelée dans la suite une courbe orthogonale Une telle courbe orthogonale Hi-Hi' peut être tracée pour l'ensemble des points sur la courbe méridienne M-M' et, par conséquent, le groupe de ces courbes orthogonales Hi-Hi' forme une surface courbe Ainsi, quand cette surface courbe est utilisée pour avoir une surface de lerqtille, tout point sur la courbe méridienne M-M' donne un "ombilic"' o les deux rayons de courbure principaux sont égaux entre eux En conséquence, la courbe méridienne M-M' fournit une "courbe méridienne ombilicale" le long de laquelle l'astigmatisme est presque égal à zéro. Dans la description qui précède, on n'a défini qu'une seule courbe orthogonale Hi-Hi' pour le point Gi. Cependant, il est évident que n'importe quelle courbe ayant le même rayon de courbure Ri à ce point Gi peut servir de courbe orthogonale Hi-Hi'. Dans beaucoup d'exemples, on a essayé d'améliorer la lentille ophtalmique à pouvoir progressif en utilisant le degré de liberté de la courbe orthogonale Hi-Hi', et la présente invention n'est pas une exception Ces exemples de l'art antérieur comprennent le brevet japonais n 3595/74, la demande de brevet japonais publiée N O 46348/75 et le brevet japonais N O 9626/72. Selon l'invention du brevet japonais N O 3595/74, le rayon de courbure de la courbe orthogonale Hi-Hi' décroit du centre vers les côtés latéraux dans la partie supérieure de la lentille et il croit du centre vers les côtés latéraux dans la partie inférieure de la lentille, de sorte que l'astigmatisme d'ensemble de la lentille est en conséquence distribué ou étendu sur une grande distance Selon la demande de brevet japonais publiée n 46348/75, les principales directions d'astigmatisme dans les parties de côté de la lentille, c'est-à-dire, les directions de distorsion d'image, sont disposées dans les directions verticale et horizon- tale des parties de côté, ce qui a pour but de diminuer ou annuler l'effet d'astigmatisme Cependant, il y a très peu d'exemples d'inventions concernant une vision latérale binoculaire qui occupe une très grande proportion de vision dans-la vie quotidienne, et, parmi les exemples connus cités plus haut, le brevet japonais no 9626/72 traite, mais insuffisamment, du sujet de vision latérale binoculaire La caractéristique impor- tante du dernier brevet mentionné consiste en ce que des erreurs d'astigmatisme sur une surface de lentille sont rendues symétriques dans la direction horizontale sur les côtés opposés d'un plan méridien incluant une courbe méridienne ombilicale inclinée. La lentille pour l'oeil droit et la lentille pour l'oeil gauche ont généralement la forme"d'images mutuelles par un miroir,"c'est-à-dire, qu'elles sont généralement symétriques l'une de l'autre par rapport au nez Dans l'exemple connu décrit dans le dernier brevet mentionné, l'angle de rotation du globe oculaire de l'oeil droit est donc considéré comme étant à peu près égal à celui du globe oculaire de l'oeil gauche quand les veuxde la personne porteuse de lentilles sont tournés dans une direction latérale à partir de la condition de direction vers l'avant Dans ce cas, l'intersection des lignes de fixation de droiteet de gauche, c'est-à-dire, la position de la cible visuelle est représentée par un point sur une courbe C -de la figure 2 Cette courbe C est une partie d'un arc dont la ligne de liaison des centres de rotation OL et OR des globes oculaires respectivement des yeux gauche et droit donne la corde, et l'angle de circonférence de la corde est égal à l'angle de vision a. Cependant, cette disposition de cible visuelle n'est pas du tout naturelle comme de juste et ne reflète en aucune façon la condition habituelle de vision En outre, la disposition de cible visuelle expliquée n'est pas plei- nement suffisante ou convaincante en ce que la rotation de la tête de la personne pour une vision latérale décrite plus loin n'est pas complètement prise en compte En général, il est habituel que non seulement les globes oculaires mais aussi la tête soit tournée vers une cible visuelle quand nous voyons une cible vi- suelle placée latéralement par rapport à l'avant En d'autres termes, la tête est tournée pour compenser la rotation des globes oculaires. La Figure 3 montre que la personne portant les lentilles tourne ses yeux vers une cible visuelle située latéralement à un angle P par rapportàl'avant à partir de la condition cẻllevoit un objet situé directement en face d-'elle En désignant par PH l'angle de rotation de la tête et par PE l'angle de rotation des globes oculai- res par rapport à la tête, la relation 3 = PH + PE est vérifiée en général Si la cible visuelle située dans la direction de l'angle P est très intéressante pour la per- sonne, la relation PH> PE sera vérifiée, et, dans le cas contraire, la relation PH cible visuelle est située derrière la personne, la per- sonne tourne ou tord son corps ou la personne change la direction de ses jambes pour tourner le corps même vers l'arrière Dans ce cas, le corps et les membres de la personne coopèrent "en-corps", comme le terme l'implique, pour contribuer à l'effort des globes oculaires essayant de voir la cible visuelle Il en est de même quand la ci- ble visuelle est située dans une position supérieure ou inférieure autre que la position latérale En tenant compte de ce qui précède dans la conception optique de lentilles ophtalmiques, on peut développer une fonction tout à fait nouvelle n'ayant pas encore été proposée dans celles de l'art antérieur de sorte qu'on puisse ob- tenir des lentilles ophtalmiques confortables permettant une vision d'un objet dans une condition analogue à une vision avec les yeux à nu L'objet de la présente inven- tion est donc de fournir une lentille ophtalmique basée sur un point de vue complètement différent de celui de l'art antérieur et qui évite tous les défauts de celles de l'art antérieur. Plus particulièrement, la présente invention se propose de fournir une lentille ophtalmique dans il 2508186 laquelle la disposition non naturelle de la cible visuel- le dans celles de l'art antérieur est remplacée pr une disposition de cible visuelle plus naturelle, et-dans laquelle la rotationde la tête de la personne la portant pour une vi- sion latérale binoculaire est prise en compte, ce qui permet une vision latérale binoculaire confortable plus proche d'une vision avec les yeux à nu. Un aspect pratique de la présente invention va maintenant être décrit en détail Dans un premier exemple une ligne droite D cgmme on l'a représenté sur la Fi- gure-4 est choisie pc ur représenter une disposition de cible visuelle la plus naturelle dans la direction hori- zontale Sur la Figure 4, le symbole OR désigne le cen- tre de rotation du globe oculaire de l'oeil droit, et le symbole Po désigne la position de la cible visuelle sur la ligne droite D quand le globe oculaire de l'oeil droit est dirigé vers l'avant Sur la Figure 4, la ligne ORPO reliant O et Po coupe aussi à angles droits la igne droite D La ligne OR Po a une longueur a, et les symboles P à P désignent les positions successives de la cible go visuelle sur la ligne droite D quand le globe oculaire de l'oeil droit est tourné successivement d'un angle de à la fois vers la droite à partir de la position de regard vers l'avant En raison de l'espace limité de re- présentation, les symboles P 70, P 80 et Pgo sont mis entre parenthèses, et les directions des positions P 70,P 80 et P 9 sont simplement représentées par les flèches En outre, la position P 90 représente un point à l'infini dans la direction à droite. Un point arbitraire Pl définissant un angle P P est alors choisi sur la ligne droite D En- suite, la distance O R Pl entre OR et Pl est exprimée par Ov Pl cos Comme on l'a décrit plus haut, il existe la relation P = pl + PE,o p PH représente l'an- gle de rotation de la tête, et PE représente l'angle de rotation du globe oculaire de l'oeil droit par rapport à la tête, quand la personne portant les lentilles voit la cible visuelle située dans la position latérale Pl espacée angulairement de l'angle P de la position Po. On considère maintenant la position sur la lentille ophtalmique par laquelle passe la ligne de fixation de l'oeil droit -Alors, la direction de la ligne de fixa- tion, c'est-à-dire, la direction de la cible visuelle est représentée par l'angle et non par l'angle p pour la lentille ophtalmique même Il en est ainsi car la lentille ophtalmique et la tête de la personne qui la porte sont théoriquement solidaires l'une de l'autre, et l'angle PH de rotation unitaire de la lentille ophtami 4 e et'de la tête de la personne;est tout?-à;fait indépen- dant de la ligne de fixation du globe oculaire de l'oeil droit par rapport à la lentille ophtalmique En d'autres termes, la direction de la cible visuelle (représentée par l'angle p) pour la personne même portant la lentille est différente de la direction de la cible visuelle (re- présentée par l'angle P) pour la lentille ophtalmique même, et la différence entre celles-ci est égale à l'an- gle de rotation PH de la tête de la personne Cela const-i- tue le principe de base le plus important de la lentille ophtalmique de la présente invention qui diffère fonda- mentalement de celles de l'art antérieur En se plaçant du point de vue décrit plus haut, on considère mainte- nant le changement relatif entre la position de la cible visuelle pour la personne même portant les lunettes, cet- te position étant représentée sur la ligne droite D de la Figure 4, et la position de la cible visuelle pour la lentille ophtalmique même La rotation de la tête de la personne de l'angle PH par rapport à la cible visuelle signifie que la cible visuelle tourne d'un angle p H par rapport à la tête de la personne, conformément à la façon de penser relative On suppose que tous les centres de rotation sont situés sur le centre de rotation OR du globe oculaire de l'oeil droit représenté sur la Fi- gure 5 et que se: vérifie la relation p H * p entre les angles PH et p Alors, la position Pl de la cible visuelle pour la personne même qui porte la lentille, cette position étant choisie arbitrairement sur la ligne droite D, est décalée vers une position Pi' pour la len- tille ophtalmique même Cettedernière position Pi' est dé- terminée par une rotation dans le sens contraire des aiguilles d'une montre de la position Pl autour du cen- tre OR de rotation du globe oculaire d'un angle P,/2,com- me la Figure 5 l'indique On voit sur la Figure 5 que la relation OR Pj = OR Pi' est vérifiée, et que la distan- ce entre le globe oculaire de l'oeil droit et la cible visuelle est inchangée Ainsi, quand un ensemble de points P 10, à P,correspondant respectivement aux points P 10 à Pgo sont tracés de façon semblable, ces points P 10, à P 9, forment une courbe Dl comme représentée sur la Figure 5 Lorsque le centre de rotation du globe ocu- laire OR de la Figure 5 est pris comme origine, et que les lignes s'étendant vers la droite et vers le haut à partir de cette origine O R sur la Figure 5 sont prises comme axe des x et axe des y respectivement, les coor- données x et y du point Pi' sur la courbe D' sont expri- mées comme suit: x a sin a cos î cos * 2 En conséquence, la courbe D' de la Figure 5 est exprimée comme suit: l 2 2 8 x 2 V 2 x -4 a,+ a x 2 + y 2 Bien que la description qui précède ne oe soit référée qu'au cas d'une vision monoculaire vers la droite par l'oeil droit pour simplifier l'explication, il est évi- dent que celle-ci s'applique à une vision monoculaire vers la gauche par -l'oeil droit et également à une vi- sion latérale par l'oeil gauche. En outre, bien que le centre de rotation de la tête soit considéré pour coïncider avec le centre de ro- tation du globe oculaire dans la description qui précède, il est inutile de mentionner que la position du premier n'est pas la même que celle du dernier. Dans le cas d'une vision binoculaire, l existen- ce de la distance O OL entre les globes oculaires des yeux droit et gauche représentés sur la Figure 6 doit être prise en compte On peut donc facilement deviner que la cible visuelle pour les deux lentilles ophtalmi- ques sera représentée par la combinaison de la courbe DR' représentant la cible visuelle pour l'oeil droit et de la courbe DL' représentant la cible visuelle pour l'oeil gauche, comme le montre la Figure 6. Dans la considération d'une vision binoculaire, un des yeux peut être dominant sur l'autre, c'est-à-dire que "l'oeil dominant" peut être présent Dans ce cas, on peut facilement deviner que l'effet de la position de la cible visuelle correspondant au globe oculaire de "l'oeil dominant" soit plus grand que celui de la position de la cible visuelle vue avec une vision binoculaire Cependant il peut généralement suffire de considérer qu'une courbe D" intermédiaire s'étendant entre les courbes de cible visuelle D ' et DR' respectivement pour les yeux gauche et droit, comme le montre la Figure 6, fournit la posi- tion de la cible visuelle dans le cas d'une vision bino- culaire. On doit noter que cette courbe D" diffère beau- coup de la courbe C de la Figure 2 représentant la posi- tion de cible visuelle dans la lentille ophtalmique de l'art antérieur. Sur la Figure 6, une cible visuelle Pi" est re- présentée décalée vers la droite de la position de vision en avant Po sur la courbe D" Quand cette cible visuelle Pi" se déplace à l'infini vers la droite à partir de la position Po, l'angle c K" de vision binoculaire pour re- garder la cible visuelle placée à la position Pi",c'est- à-dire, l'angle Oî'L O s'approche progressivement de zéro Cette approche progressive de l'angle de vision binoculaire vers zéro signifie que la convergence relati- ve des deux yeux s'approche progressivement de zéro L'an- gle de vision binoculaire atteint finalement la valeur zéro quand p 90 ou N= 450 dans l'exemple représenté. En résumé, la convergence relative des deux yeux continue à décroître progressivement quand la personne portant les lentilles tourne ses yeux progressivement dans la direction latérale à partir de la condition de vision d'une cible visuelle placée à une distance finie en face d Celle, et la convergence relative est finalement réduite à zéro quand les globes oculaires des yeux de la personne portant les lentilles sont dirigés pour regarder une ci- ble visuelle dans la direction latérale extrême o P 90 Q, c'est-à-dire, quand les lentilles ophtalmiques sont diri- gées pour viser une Cible visuelle placée dans la direc- tion latérale o PE -st d'environ 450. On va décrire dans la suite les positions de passage des lignes d - fixation sur les lentilles ophtal- miques, c'est-à-dire, les positions sur les lentilles ophtalmiques par lesquelles la personne regarde une cible * visuelle située dans une direction latérale. En se référant à la Figure 7, les références nu- mériques 71 et 72 désignent respectivement les lentilles ophtalmiques gauche et droite quand elles sont v-uë;z du côté d'une première surface en face d'une cible visuelle. -20 Une courbe continue épaisse M-M' est représentée sur chacune des lentilles 71 et 72 Cette courbe M-M' est obtenue en reliant les positions de passage de la ligne de fixation de l'oeil correspondant de la personne portant les lentilles pour une vision à distance et pour une vision de près quand elle regarde une cible visuelle placée directement en face d'elle Ainsi, cette courbe M-M' co ncide normalement avec la courbe méridienne om- bilicale mentionnée plus haut. Une ligne droite L-L' est aussi représentée sur chacune des lentilles 71 et É'2 i cette ligne L-L' s'étend verticalement par les positions de passage de la ligne de fixation de l'oeil associé de la personne portant les lentilles pour une vision à distance et elle est appelée la courbe méridienne. Une ligne S-S' est également représentée sur chacune des lentilles 71 et 72 Cette ligne S-S' est ob tenue en reliant verticalement les positions de passage de la ligne de fixation de l'oeil associé de la personne portant les lentilles quand la ligne de fixation est écartée vers la droite d'un angle de 45 . Quand la personne portant les lentilles regarde, à travers les lentilles ophtalmiques représentées sur la Figure 7, une cible visuelle située à une distance finie en face d'elle, les deux yeux convergent plus ou moins, et les lignes de fixation passent sur les courbes méri- diennes ombilicales M-M' au lieu des courbes méridiennes L-L' On suppose que cette cible visuelle se déplace pro- gressivement vers la droite dans la direction horizontale. Alors, les lignes de fixation se déplacent progressive- ment vers la droite d'un angle de 45 jusqu'à ce qu'elles passent finalement sur les lignes S-S' décrites plus haut. Au cours du mouvement des lignes de fixation décrit plus haut, la distance de déplacement de la ligne de fixation de l'oeil droit sur la lentille ophtalmique associée est plus grande que celle de l'oeil gauche Inversement, la distance de déplacement de la ligne de fixation de l'oeil gauche est plus grande que celle de l'oeil droit quand la cible visuelle se déplace progressivement vers la gau- che dans la direction horizontale Ainsi, quand on consi- dère à la fois ces deux cas, on peut conclure que la dis- tance de déplacement de la ligne de fixation de chacun des yeux sur la lentille ophtalmique associée est plus grande du côté temporal que du c 6 té nasal quand la per- sonne portant les lentilles,regardant avec les deux yeux une cible visuelle située à une distance finie en face d'elle, détourne les yeux latéralement dans la direction horizontale pour une vision latérale binoculaire Il est préférable que la lentille 71 pour l'oeil gauche et que la lentille 72 pour l'oeil droit soient sous la forme "d'images mutuelles par un miroir, c'est-à-dire qu'elles soient symétriques l'une de l'autre sur les côtés opposés du nez. , Il est également préférable que les lignes de fixation des deux yeux pour une vision binoculaire pas- sent sur les lentilles ophtalmiques à des positions o les coefficients de réfraction (P Douvoir réfringent moyen, quantité d'-astignatisrme, directions des axes majeurs d'astigmatisme, etc) par rapport àl'un des yeux soient approximativement égaux à ceux par rapport à l'autre. En conséquence, il est préférable que les dis- tributions des coefficients de réfraction dans les len- tilles ophtalmiques 71 et 72 représentées sur la Figure 7 soient des"images mutuelles Dar un miroir; que les coef- ficients de réfraction dans chacune des lentilles 71 et 72 soient distribués de manière à être symétriques entre eux par rapport à la courbe méridienne L-L' dans la di- rection horizontale dans la région o la courbe méridien- ne ombilicale EM-M' recouvre la courbe méridienne L-L'; et que les coefficients de réfraction dans chacune des lentilles 71 et 72 varient plus graduellement dans la di- rection horizontale du côté temporal que du côté nasal dans la région ou la courbe méridienne ombilicale M-M' est déplacée plus ou moins vers le côté nasal par rap- port à la courbe méridienne L-L'; Il est également préfé- rable que les coefficients de réfraction dans chacune des lentilles 71 et 72 soient symétriques entre eux par rap- port à la courbe méridienne L-L' dans les zones espacées d'une "distance prédéterminée" de, par exemple, 15 mm de la courbe méridienne L-L' dans la direction horizontale. Cette"distance prédéterminée" peut être déterminée pour chacun des points individuels sur la courbe L-L'. On va maintenant décrire un exemple de réalisa- tion préféré de la présente invention Sur la Figure 7, la lentille ophtalmique de l'oeil gauche construite selon la présente invention est désignée dans son ensemble par la référence numérique 71, et la vue est considérée du côté d'une cible visuelle. Un point O est le centre géométrique de la len- tille 71, et un autre point N représenté sur la surface de la lentille est situé au-dessous du centre O à une po- sition écartée d'une distance verticale de 14 mm de la ligne horizontale passant par le centre O et d'une dis- tance horizontale de 2,5 mm vers le côté nasal,de la courbe méridienne L-L'. Dans la lentille représentée 71, la zone au-des- sus de la ligne horizontale passant par le point O sert de région pour une vision à distance, et la zone au-des- sous de la ligne horizontale passant par le point N sert de région pour une vision de près La zone restante, c'est- à-dire, la zone au-dessous de la ligne horizontale pas- sant par le point O et au-dessus de la ligne horizontale passant par le point N fournit la région pour une vision intermédiaire La ligne L-L' représente la courbe méri- dienne mentionnée plus haut qui passe par le point 0, et la courbe M-M' représente la courbe méridienne ombili- cale mentionnée plus haut qui passe par le point O et par le point N La distribution de pouvoir réfringent sur la courbe méridienne ombilicale MM' est telle que le pouvoir réfringent sur la partie M-0 a une valeur cons- tante DF, le pouvoir réfringent sur la partie N-M' a une valeur constante DN, et le pouvoir réfringent sur la par- tie 0-N augmente progressivement de DF à DN Les lignes droites S-S' et TT' sont parallèles et symétriques par rapport à la courbe méridienne L-L', et leurs distances horizontales à la courbe méridienne L-L' sont égales entre elles, soit 23 mm dans l'exemple de réalisation préféré de la présente invention Les régions extérieures par rapport aux lignes droites S-S' et T-T' donnent des plans symétriques entre eux par rapport à la courbe méri- dienne L-L' dans la direction horizontale. La forme de la surface de la lentille 71 selon la présente invention est définie par une enveloppe d'un groupe de courbes de section quand la lentille est coupée dans la direction horizontale par des plans passant par un ensemble de points Gi choisis arbitrairement sur la courbe méridienne ombilicale M-M'. Comme on l'a décrit plus haut, le rayon de cour- bure de chaque courbe individuelle au point Gi est dé- terminé de manière à ce que le point Gi donne l'ombilic. Un arc sera la forme la plus simple de la courbe de sec- tion En fait, la forme de la courbe de:section utilisée initialement était un arc dans l'exemple de réalisation de la présente invention, et la for'me de la courbe de section a été modifiée en tenant compte de la distribu- tion des coefficients de réfraction (povoir réfringent moyen' quantité d'astigmatisme, direc- tions des axes majeurs d'astigmatisme, etc)décrite pré- cédemment A cet égard, le rayon de courbure au point Gi est de préférence excepté de la modification de manière à maintenir la fonction du point Gi comme ombilic On sait trouver, selon la théorie différentielle des surfaces de Gauss, les deux rayons de courbure principaux et leurs directions axiales enun point choisi arbitrairement sur une enveloppe de courbes de section déterminées provisoi- rement d'une manière telle que décrite plus haut. Les deux rayons de courbure-principaux peuvent être convertis en pouvoir réfringent dont l'unité est la dioptrie par, l'équation suivante bienconnue dans la technique N-1 D= R o D est le pouvoir réfringent dont l'unité est la diop- trie, R est le rayon de courbure dont l'unité est le mè- tre, et N est l'indice de réfraction de la lentille qui n'a pas d'unité La moyene -ar Ithmétique des deux valeurs du pouvoir réfringent ainsi calculées donne le pouvoir réfringent moyen, et la différence entre ces valeurs donne la quantité d'astigmatisme Les direc- tions axiales d'astigmatisme coincident avec les direc- tions axiales des rayons de courbure principaux décrits plus haut Après avoir calculé la distribution des coeffi- cients de réfraction de la manière décrite plus haut, on détermine la forme de la surface de la lentille 71 en mo- difiant les coefficients de réfraction de manière à ce que les coefficients varient moins graduellement de la courbe méridienne ombilicale M-M' vers le coté temporal dans la direction horizontale que de la courbe méridien- ne ombilicale M-M' vers le côté nasal dans la direction horizontale dans la région o la courbe méridienne ombi- licale M-M' est décalée plus ou moins vers le côté nasal par rapport à la courbe méridienne L-L', comme on l'a déjà décrit Bien que la lentille 71 pour l'oeil gauche ait été seule considérée en détail dans ce qui pré- cède, il est évident que la même chose s'applique égale- ment à la lentille 72 pour l'oeil droit. Ainsi, les deux côtés 71 et 72 des lunettes peuvent être formés pour que les surfaces de vision d'une cible visuelle soient"des images mutuelles par un miroir" C'est ainsi que leurs configurations de surface de len- tille sont les mêmes dans la région prévue pour une vi- sion à distance et S Ont symétriques entre elles dans les régions prévues pour une vision intermédiaire et une vision de près La distribution des coefficients de réfraction à la surface de la lentille 71 pour l'oeil gauche représentée sur la Figure 7 est telle que les va- leurs du pouvoir réfringent sur les courbes T-T', T 2-T 2 *, T 3 T 3 ' et T 4 T 4 ' dessinées du côté temporal sont b peu près éga 1 era danszla direction horizontale,respectivement à celles des courbes correspondantes S -Sif, S S,S 539, et S S ' dessinées du côté nasal La même chose s'appli- 4 4 que également à la lentille 72 pour l'oeil droit En con- sidérant la Figure 7 on voit facilement que, dans la ré- gion o la courbe méridienne ombilicale M-M' est plus ou moins décalée vers le côté nasal par rapport à la courbe méridienne L-L' dans chacune des lentilles 71 et 72, les coefficients de réfraction varient moins graduellement dans la partie plus proche du côté temporal par rapport à la courbe méridienne ombilicale M-M' que dans la partie plus proche du côté nasal par rapport à la courbe méridienne ombilicale M-M' La surface de lentille conçue selon la présente invention peut être formée sur un morceau de matériau de lentille approprié par l'une quelconque des méthodes convenables utilisées jusqu'ici dans la technique. A titre d'exemple, la surface de lentille selon la présente invention peut être divisée en une matrice de carrés de 0,5 mm x 0,5 mm, et les données de profondeurs de coupe aux intersections individuelles peuvent être enregistrées dans une mémoire prévue pour une fraiseuse commandée numériquement, le matériau de lentille étant alors coupé avec la fraiseuse de manière à obtenir une surface de lentille relativement grossière La surface de lentille relativement grossière peut être alors meulée avec une feuille de toile de meulage doux, puis polie en plusieurs étapes successives avec des abrasifs de grosseurs de grain graduellement réduites, jusqu'à ce que l'on puisse obtenir finalement la surface de lentille complètement polie souhaitée, REVENDICATIONS 1 Lentille ophtalmique comportant deux sur- faces réfringentes, caractérisée en ce qu'une des surfa- ces réfringentes comprend une première courbe méridienne fictive (M-M') appelée une courbe méridienne ombilicale, s'étendant essentiellement dans la direction verticale le long de ladite surface réfringente quand cette surface réfringente est vue d'une direction essentiellement orthogonale à cette surface dans la condition o la lentille se trouve dans la même position verticale que lorsqu'elle est montée sur une personne la portant, la distribution du rayon de courbure de la courbe méridien- ne ombilicale (M-M') incluant une zone dans laquelle le rayon de courbure décroît graduellement d'une partie supérieure vers une partie inférieure de la courbe conformément à une règle prédéterminée-, les rayons de courbure aux intersections de courbes orthogonales coupant à angles droits la courbe méridienne ombilicale (M-M') sur la surface réfringente étant sensiblement égaux respectivement aux rayons de courbure de la courbe méridienne ombilicale (M-M') auxdites intersec- tions de sorte que l'astigmatisme le long de la courbe méridienne ombilicale (M-M') sur la surface réfringente soit presque égal à zéro, la courbe méridienne ombili- cale (M-M') divisant la surface réfringente en deux zones latérales respectivement plus proches du côté nasal et du côté temporal quand la lentille est montée sur la personne la portant, les deux zones latérales de la surface réfringente étant asymétriques l'une par rapport à l'autre, la surface réfringente étant telle que, lorsqu'une seconde courbe méridienne (L-L') s'étendant dans la direction verticale le long de la surface réfrin- gente pour recouvrir, couper ou contacter tangentielle- ment la courbe méridienne ombilicale (M-M') dans une région supérieure de la surface réfringente est imaginée, la courbe méridienne ombilicale (MM') est déplacée vers le côté nasal par rapport à la seconde courbe méridienne (L-L') dans une région inférieure de la surface réfrin- gente, alors qu'elle est graduellement moins déplacée vers le côté nasal par rapport à la seconde courbe méridienne dans une région intermédiaire de la surface réfringente, les régions intermédiaire et inférieure dans lesquelles la courbe méridienne ombilicale (M-M') est déplacée plus ou moins vers le côté nasal par rap- port à la seconde courbe méridienne (L-L') incluant au moins une courbe de section qui s'étend dans la direction horizontale sur une distance d'au plus 15 mm sur des côtés opposés de la courbe méridienne ombilicale (M-M'} et le long de laquelle la distribution d'astigmatisme sur le côté nasal par rapport à la courbe méridienne ombilicale (M-M') est asymétrique par rapport à celle sur le côté temporal. 2 Lentille ophtalmique comportant deux surfaces réfringentes, caractérisée en ce qu'une des surfaces réfringentes comprend une première courbe méridien- ne (M-M') -fictive appelée une courbe méridienne ombili- -cale, s'étendant essentiellement dans la direction ver- ticale le long de ladite surface réfringente quand cette surface réfringente est vue d'une direction essen- tiellement orthogonale à cette surface dans la condition o la lentille se trouve dans la même position verticale que lorsqu'elle est montée sur une personne la portant, la distribution du rayon de courbure de la courbe méri- dienne ombilicale (M-M') incluant une zone dans laquelle le rayon de courbure décroît graduellement d'une partie supérieure vers une partie inférieure de la courbe con- formément à une règle prédéterminée, les rayons de cour- bure aux intersections de courbes orthogonales coupant à angles droits la courbe méridienne ombilicale (M-M') sur la surface réfringente étant sensiblement égaux respectivement aux rayons de courbure de la courbe méridienne ombilicale (M-M') aux intersections de sorte que l'astigmatisme le long de la courbe méridienne ombilicale (M-M') sur la surface réfringente soit pres- que égal à zéro, la courbe méridienne ombilicale (M-M') divisant la surface réfringente en deux zones latérales respectivement plus proches du côté nasal et du c 8 té temporal quand la lentille est montée sur la personne la portant, les deux zones latérales de la surface ré- fringente étant asymétriques l'une par rapport à l'autre, la surface réfringente étant telle que, lors- qu'une seconde courbe méridienne (L-L') s'étendant dans la direction verticale le long de la surface réfringente pour recouvrir, couper ou contacter tangen- tiellement la courbe méridienne ombilicale (M-M') dans une région supérieure de la surface réfringente est imaginée, la courbe méridienne ombilicale (M-M') est déplacée vers le côté nasal par rapport à la seconde courbe méridienne (L-L') dans une région inférieure de la surface réfringente, tandis qu'elle est graduelle- ment moins déplacée vers le côté nasal par rapport à la seconde courbe méridienne (L-L') dans une région intermédiaire de la surface réfringente, les régions intermédiaire et inférieure dans lesquelles la courbe méridienne ombilicale (M-M') est déplacée plus ou moins vers le côté nasal par rapport à la seconde courbe méridienne (L-L') incluant des parties de surface réfringente qui sont symétriques entre elles par rap- port à un plan comprenant la seconde courbe méridienne (L-L') et qui sont respectivement incluses dans deux parties latérales espacées d'au moins 17,5 mm de la. seconde courbe méridienne (L-L') dans la direction horizontale. 3 Lentille ophtalmique selon l'une quelcon- que des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que l'astigmatisme le long de la courbe méridienne ombili- cale (M-M') n'est pas inférieur à zéro mais pas supérieur à 0,25 dioptrie.