La présente invention concerne une méthode de croissance d'huî- tres, de coquilles St-Jacques, et en général de bivalves. Elle concerne également des moyens pour mettre en oeuvre cette méthode. Dans la suite, on se référera plus particulièrement à la culture de l'huître, car il s'agit actuellement de celle qui est la mieux connue et la plus développée. Toutefois, il faut comprendre que la méthode et les moyens qui font l'objet de l'invention ne se borne pas à cette application. La culture de l'huître se fait actuellement au fond, directement sur le fond ou dans des poches, ou au-dessus du fond, dans des poches suspendues ou fixées sur des cordes ou des tasseaux de bois suspendus. Dans tous les cas, même si les huîtres sont pendant certaines périodes rassemblées dans des conteneurs à mailles (poches, paniers) ou sur des supports (cordes, tasseaux de bois), qui sont manipulés en bloc, elles restent, entre ces périodes, traitées individuellement à partir de rassemblement en vrac. I1 en est ainsi au cours des opérations de tri et, juste avant la commercialisation, quand les huîtres doivent être conditionnées dans des paniers, ce qui nécessite une main d'oeuvre importante. Un objet de l'invention consiste à prévoir une méthode de culture réduisant à un seul les traitements individuels à partir de tas en vrac jusqu'au stade de la commercialisation. Suivant une caractéristique de l'invention, il est prévu une méthode de culture consistant à coller de jeunes huîtres sur des supports plans ajourés à des distances telles que les huîtres peuvent croître sans se gêner mutuellement, et à les faire croître, dans les conditions habituelles d'immersion, en ne manipulant que les supports. Suivant une autre caractéristique, pour la commercialisation, les supports sont découpés pour obtenir des lots d'huîtres qui restent collées sur les bouts de support. Suivant une autre caractéristique, il est prévu, pour mettre en oeuvre, la méthode mentionnée ci-dessus, un support constitué par une grille constituée par une pluralité de barreaux parallèles et solidarisés par des traverses, les barreaux comportant des petits creux régulièrement répartis dans le sens de la longueur et avec leurs concavités orientés du même côté de la grille, lesdits creux servant à recevoir la colle sur laquelle chaque petite huître est collée individuellement. Suivant une autre caractéristique, les barreaux sont des lattes en matière plastiques et les traverses sont au nombre de deux et également en matière plastique. Suivant une autre caractéristique, les traverses ont une hauteur supérieure à la hauteur maximale d'une huître au moment de sa cueillette pour permettre le gerbage aligné des grilles. Suivant une autre caractéristique, la somme des hauteurs de deux traverses et de celle d'une latte est supérieure à la hauteur maximale d'une huître au moment de sa cueillette pour le gerbage des grilles en quinconce. Suivant une autre caractéristique, il est prévu un conteneur de grilles gerbées comprenant deux paires de montants en U, les U d'une paire étant ouverts vers les U de l'autre paire, les bases des montants étant solidarisées par des entretoises formant le fond du conteneur et des poignées couplant les montants de chaque paire, les bouts des traverses des grilles étant engagées dans les U des montants. Suivant une autre caractéristique, les bouts des traverses dépassant à l'extérieur du réseau de lattes sont plus longues d'un côté que de l'autre, la différence de longueur étant égale à la moitié du pas du réseau de lattes. Les caractéristiques de l'invention mentionnées ci-dessus, ainsi que d'autres, apparaîtront plus clairement à la lecture de la description suivante d'un exemple de réalisation, ladite description étant faite en relation avec les dessins joints, parmi lesquels: la Fig. 1 est une vue schématique en coupe permettant d'illustrer la méthode de croissance des bivalves suivant l'invention, la Fig. 2 est une vue en plan d'une grille suivant l'invention, et la Fig. 3 est une vue schématique en perspective d'un conteneur, suivant l'invention, dans lequel se logent des grilles suivant la Fig. 2. A la Fig. 1, on a montré en coupe une latte 1 dans laquelle est prévu un creux 2 de dimensions réduites. Dans ce creux, on colle à l'aide d'une colle appropriée, la coquille creuse d'une jeune huître 3. Une fois la colle sèche, on immerge la latte 1 et l'huître grossit en restant collée à la latte 1. Les lignes 3', en traits tirets, et 3", en traits mixtes, montrent des coupes de la coquille de i'huître 3 à deux stades ultérieurs de sa croissance. Bien entendu, la latte 1 comprend une pluralité de creux 2 répartis sur toute sa longueur. La distance entre les creux doit être suffisante pour que deux huîtres adultes, comme celles qui sont montrées en 3", ne se touchent pas. En effet, dans le cas contraire, les coquilles des huîtres subiraient des contraintes contrariant leur croissance et les déformant au point de rendre leur commercialisation vraisemblablement plus difficile. Bien entendu, comme le montre la Fig. 1, on constitue un réseau de lattes 1 parallèles, afin d'obtenir un support plan capable de supporter un nombre important d'huîtres. Les distances entre les lattes 1 est suffisante pour ne pas contrarier la croissance d'huîtres voisines. Les lattes 1 du réseau de la Fig. 2 sont rendues solidaires par deux traverses 4 et 5 paralléles entre elles, de manière que l'ensem ble forme une grille d'allure rectangulaire. Les lattes 1 paraissent posées sur les traverses 4 et 5. En pratique, l'ensemble de la grille peut être obtenu par moulage d'une matière plastique résistant aux effets corrosifs de la mer. On utilise déjà des matières plastiques qui conviennent à la fabrication -de casiers ou de poches que l'on immerge et on peut choisir une matière plastique du même type pour fabriquer les grilles. Les dimensions, notamment celles des sections des lattes 1 et des traverses 4 et 5, seront choisies de manière à ce qu'une fois que les huîtres ont atteint la taille voulue, il n'en résulte pratiquement pas de déformation pour la grille. A titre indicatif, on peut prévoir pour les lattes une section de 2 x 0,3 cm, le nombre d'huîtres par latte étant de dix ou douze et une grille comprenant dix ou douze lattes. A noter que les creux 2 peuvent être fabriqués par matriçage des lattes et, dans certains cas, déboucher sous les lattes. Les jeunes huîtres 3 que l'on colle sur les lattes 1 doivent évidemment être des huîtres du même âge de manière que leur croissance soit uniforme. Cette condition est atteinte en utilisant de jeunes huîtres provenant d'écloseries, qui, de plus, présentent l'avantage de ne pas être affectées de parasitoses, telles que l'on en rencontre dans les huîtres de nessains classiques. A titre d'exemple, les huîtres à coller sur les creux 2 des lattes peuvent avoir la taille d'un ongle de pouce masculin, ce qui correspond pour des huîtres plates à un âge de 6 à 8 mois et pour des huîtres creuses de 3 à 4 mois. Les dimensions du bord d'un creux 2 sera alors de préférence 2 x l cm. La profondeur du creux ne dépend que de la quantité de colle que l'on désire utiliser.La colle utilisée peut être un produit du commerce tel que le produit commercialisé sous le nom de "sintofer", ou un ciment à prise rapide. Le conteneur 6 de la Fig. 3 sert à maintenir une pile de grilles de la Fig. 2 empilées les unes sur les autres ou mieux gerbées. Le conteneur 6 se compose de quatre montants 7 à 10 dont les bases, situées aux sommets d'un rectangle, sont solidarisées par des entretoises 1l et 12. Les montants 7 à 10 ont des profils en U; ils peuvent être fabriques avec la même matière plastique que les grilles. Les U des montants 7 et 8 sont ouverts l'un vers l'autre, de même que les U des montants 9 et 10. La distance entre les fond des U des montants 7 et 8 ou 9 et 10 est sensiblement égale à la longueur des traverses 4 et 5. La distance entre les centres des U des montants 7 et 9 ou 8 et 10 est égale à la distance entre les lignes médianes des traverses 4 et 5.Il apparaît donc que les grilles peuvent gerbées dans le conteneur en enfilant les bouts des traverses 4 et 5 dans les U des montants correspondants, comme l'indique le schéma en traits mixtes d'une grille au moment où on l'enfile dans le conteneur. Les- entretoises ll et 12 ont dans l'exemple de réalisation montré la forme d'un X dont les extrémités sont soudées aux bases des montants 7 à 10. L'X constituant les entretoises 11, 12 peut être obtenu directement de moulage. Entre les montants 7 et 9, d'une part, et 8 et 10, d'autre part, sont respectivement prévues deux poignées 13 et 14 dont les parties que l'on saisit sont à l'extérieur du rectangle formé par la base des montants. Les poignées sont également prévues en matière plastique. De préférence, dans une grille de la Fig. 2, la longueur 1 des a bouts de traverses dépassant d'un côté du réseau est plus longue que la longueur lb des bouts de traverses de l'autre côté, et la différence 1 - lb est égale à la moitié du pas du réseau. Cette a b particularité permet en enfilant les grilles dans le conteneur l'une dans un sens, c'est à dire la longueur 1 vers 7, 9, et l'autre dans a l'autre sens, c'est à dire 1 vers 8, 10, de décaler les lattes de a deux grilles successives. Il en résulte que chaque huître se trouve, vue de dessus, entre deux lattes de la grille immédiatement supérieure. Cette disposition, en quinconce, permet de réduire l'épaisseur des traverses par rapport à la disposition consistant à superposer directement les grilles. Aux bouts des traverses, dans les gorges formés par les U, on peut également placer des cales de séparation. Une fois les jeunes huîtres collées sur les lattes, ce qui constitue, avec la méthode suivant l'invention, la seule opération de traitement individuel à partir d'un état en vrac, les grilles sont empilées dans un conteneur, que l'on immerge en le soutenant par ses poignées. Les conteneurs sont ensuite relevés quand les huîtres qu'il contient ont atteint la taille désirée. Le conteneur est lavé et les grilles subissent une vérification avant de les emballer et les expédier vers le détaillant. Celui-ci peut découper les grilles pour vendre les huîtres sur leurs lattes. Ainsi les huîtres ne sont manipulées individuellement que par le restaurateur ou le dégustateur. Les avantages de la méthode suivant l'invention, qui, comme on peut le constater d'après la description ci-dessus, peut être mise en oeuvre en utilisant des moyens simples, apparaissent à l'évidence, une seule manipulation individuelle initiale, des traitements d'ensemble facilités par les moyens utilisés, un transport des huîtres à plat, avec des risques de pertes d'eau minimisés. Il en résulte un prix de revient diminué. Par ailleurs, la méthode convenant particulièrement pour les huîtres d'écloserie, on peut obtenir une meilleure qualité, un meilleure homogénéité de taille et une meilleure garantie contre les maladies. REVENDICATIONS 1) Méthode de culture de mollusques bivalves, tels que notamment les huîtres, caractérisée en ce qu'elle consiste à coter de jeunes huîtres sur des supports plans ajourés à des distances telles que les huîtres peuvent croître sans se gêner mutuellement, et à les faire croître, dans les conditions habituelles d'immersion, en ne manipulant que les supports. 2) Méthode suivant la revendication 1, caractérisée en ce que, pour la commercialisation, les supports sont découpés pour obtenir des lots d'huîtres qui restent collées sur les bouts de support. 3) Moyens pour mettre en oeuvre, la méthode suivant la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que le support est constitué par une grille constituée par une pluralité de barreaux parallèles et solidarisés par des traverses, les barreaux comportant des petits creux régulièrement répartis dans le sens de la longueur et avec leurs concavités orientées du même côté de la grille, lesdits creux servant à recevoir la colle sur laquelle chaque petite huître est collée individuellement. 4) Moyens suivant la revendication 3, caractérisés en ce que les barreaux sont des lattes en matière plastiques et les traverses sont au nombre de deux et également en matière plastique. 5) Moyens suivant la revendication 3 ou 4, caractérisés en ce que les traverses ont une hauteur supérieure à la hauteur maximale d'une huître au moment de sa cueillette pour permettre le gerbage aligné des grilles. 6) Moyens suivant la revendication 5 ou 6, caractérisés en ce que la somme des hauteurs de deux traverses et de celle d'une latte est supérieure à la hauteur maximale d'une huître au moment de sa cueillette pour le gerbage des grilles en quinconce. 7) Moyens suivant l'une des revendications 4 à 6, caractérisés en ce qu'ils comprennent encore un conteneur de grilles gerbées comprenant deux paires de montants en U, les U d'une paire étant ouverts vers les U de l'autre paire, les bases des montants étant solidarisés par des entretoises formant le fond du conteneur et des poignées couplant les montants de chaque paire, les bouts des traverses des grilles étant engagées dans les U des montants. 8) Moyens suivant la revendication 7, caractérisés en ce que les bouts des traverses dépassant à l'extérieur du réseau de lattes sont plus longues d'un côté que de l'autre, la différence de longueur étant égale à la moitié du pas du réseau de lattes.