La présente invention concerne des filtres-stérilisateurs perméables à l'air. Si une personne portant des germes de tuberculose, de dysenterie, de typhoïde ou d'une autre maladie contagieuse utilise un téléphone, il existe un certain danger pour que ces germes soient projetés par sa toux, sa respiration ou sa salive sur le microphone du combiné et y prolifèrent. Il est aussi évident que diverses bactéries de l'air tombent constamment sur le microphone et s'y fixent. Il est aussi possible que des mains contaminées par des germes de colite, suppuratifs ou autres touchent le microphone et y déposent ces germes. Toute personne qui téléphone peut donc entre l'objet d'une infection bactérienne. De plus, l'utilisateur peut entre gené par l'odeur buccale forte d'un précédent utilisateur, qui persiste sur le microphone. Dans les bureaux de distribution de billets des gares et des théâtres et dans les hôpitaux, on a mis en place des fenêtres permettant de converser, dans lesquelles on peut aussi souhaiter fl- trer et stériliser l'haleine des interlocuteurs. On peut aussi souhaiter filtrer et stériliser l'air fourni à la sortie d'appareils de conditionnement d'air avant son évacuation dans les pièces. La présente invention concerne donc des filtres-stérilisateurs pour microphone de téléphone, pour fenêtres servant à converser ou pour entrée d'air, qui filtrent constamment et stérilisent soigneusement l'air et l'haleine pendant longtemps, tout en étant simples à fabriquer, facilement amovibles, de- faible encombrement et d'aspect agréable. L'invention se caractérise par une feuille poreuse de fine texture en matière inerte, par exemple en fibre de verre ou en mousse de matière plastique, imprégnée d'une solution stérilisante, par exemple de chlorure de benzalkonium et, éventuellement, d'un parfum liquide, les deux faces de la feuille étant recouvertes d'une pellicule de silicone pour que la feuille ne se peluche pas, ne s'imbibe par d'humidité et reste propre pendant longtemps. La description qui va suivre et le dessin annexé , données à titre d'exemple non limitatif, décrivent un mode de réalisati-izn de l'invention concernant un couvercle d'un microphone de télé phone. Sur le dessin - la figure 1 est une vue de dessus du couvercle - la figure 2 en est une vue de cté - la figure 3 est une coupe selon la ligne III-III de la figure I - la figure 4 est une vue en perspective - la figure 5 est une vue en perspective montrant la face arrière ; et - la figure 6 est une vue en perspective du couvercle monté sur le microphone dtun combiné téléphonique représenté en traits mixtes. Sur les figures, le couvercle en matière plastique souple est repéré par la référence 1. Un trou 2-en forme de rose traverse sa paroi supérieure la, en ne laissant qu'une faible marge à son pourtour. La forme du trou 2 n'est pas forcément celle d'une fleur; elle peut aussi représenter un animal, une plante ou un dessin géométrique. il est cependant toujours préférable que le contour ne soit pas une ligne simple. Des nervures ou des grilles 3 solidaires de la paroi supérieure peuvent diviser le trou 2 en plusieurs ouvertures. Ces nervures ou grilles 3 empêchent la feuille imprégnée de glisser hors du trou 2. La paroi interne du corps lb du couvercle 1 a une forme et des dimensions qui lui permettent de se fixer sur le microphone d'un combiné 10. Un rebord 4 de la face inférieure de la paroi la possède un diamètre légèrement supérieur au plus grand diamètre recouvert par l'extérieur du trou 2. il comporte à sa partie inférieure un bord 5 dépassant vers l'intérieur et tourné vers le bas, servant à une fixation. Dans l'espace limité par le rebord 4, viennent se loger une feuille 6 imprégnée et une plaque de retenue 7 dont le diamètre extérieur est légèrement inférieur au diamètre intérieur du rebord 4. Le bord de la plaque 7 coopère avec la face supérieure du bord 5, de façon à comprimer la feuille 6 contre la face inférieure de la paroi la, c'est-à-dire sous le trou 2. La feuille imprégnée 6 est une feuille de fine texture, par exemple en fibre de verre parfaitement inerte imprégnée d'un désinfectant liquide, par exemple de chlorure de benzalkonium et, éventuellement, d'une quantité convenable de parfum liquide. Le chlorure de benzalkonium est un mélange de chlorures d'alkyldiméthyl-ammonium représentés par la formule générale C6H5OHN(CH3)RCl, où R est un mélange de C8H17 et de C18H37. Elle est revêtue à sa surface d'une pellicule de silicone empêchant que la fibre ne peluche et n'absorbe de l'humidité de l'atmosphère. Ceci empoche 11 évaporation rapide du désinfectant et du parfum et garde la feuille propre sans laisser apparaître de marques de doigts, de la saleté ou de la poussière. La matière silicone et le chlorure de benzalkonium n'étant pas solubles l'un dans l'autre, la pellicule de silicone n'affecte en rien les qualités du désinfectant. La plaque 7 est en matière plastique souple et comporte un trou 8 qui ne laisse que le bord, ce trou étant lui-meme divisé en plusieurs ouvertures par des nervures 9 solidaires de la plaque. On utilise le couvercle 1 muni du filtre-stérilisateur 6 perméable à l'air selon l'invention décrit ci-dessus en ajustant le corps lb du couvercle sur le microphone du combiné 10 comme représenté sur la figure 6. Le désinfectant liquide et le parfum de la feuille 6 se vaporisent en permanence, lentement mais suffisamment pour stériliser le microphone et pour répandre une odeur agréable. Comme décrit plus haut, le filtre-stérilisateur de l'invention supprime toute possibilité d'infection par des germes pathogènes par l'intermédiaire du téléphone et chasse complètement les odeurs buccales résiduelles du précédent utilisateur, permettant ainsi ltem- ploi sans risque du téléphone par n'importe qui. Comme la plaque 7 coopère simplement avec le bord 5, on peut facilement l'enlever lorsque l'évaporation a épuisé le parfum et le désinfectant de la feuille qu'on remplace alors par une nouvelle feuille largement imprégnée de nouveaux agents de stérilisation et odorants. Bien qu'on n'ait décrit en détails qu'un couvercle de microphone de combiné téléphonique, l'invention ne- se limite pas à ce seul mode de réalisation. Ainsi, le filtre peut stériliser l'écou- teur du combiné. On peut aussi l'utiliser avantageusement pour stériliser les fenêtres servant à converser des gares, théatres et hôpitaux et pour la stérilisation et le nettoyage de l'air délivré par les appareils de conditionnement d'air, comme décrit plus haut. REVENDICATIONS 1. Filtre-stérilisateur perméable à l'air, caractérisé en ce qu'il comprend une feuille poreuse de fine texture en matière inerte, imprégnée d'un désinfectant et éventuellement d'un parfum liquide. 2. Filtre-stérilisateur selon la Revendication 1, caractérisé en ce que la feuille est rev8tue sur ses deux faces d'une matière silicone qui empêche la feuille de se pelucher et d'absorber l'humidité, et qui limite l'évaporation du désinfectant tout en gardant la feuille propre. 3. Filtre-stérilisateur selon l'une des Revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la feuille est en fibre de verre. 4. Filtre-stérilisateur selon l'une des Revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la feuille est en mousse de matière plastique. 5. Filtre-stérilisateur selon l'une des Revendications précédentes, caractérisé en ce que la feuille est comprise dans le couvercle du microphone d'un combiné téléphonique. 6. Filtre-stérilisateur selon l'une des Revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la feuille est comprise dans l'écouteur d'un combiné téléphonique. 7. Filtre-stérilisateur selon l'une des Revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la feuille est comprise dans une fenêtre pour converser située dans une gare, un théâtre ou un hôpital. 8. Filtre-stérilisateur selon l'une des Revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la feuille est comprise dans une fenêtre de maison. 9. Filtre-stérilisateur selon l'une des Revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la feuille est placée à l'orifice d'évacuation d'un appareil de conditionnement d'air. 10. Filtre-stérilisateur selon l'une des Revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la feuille est placée dans une conduite d'un appareil de conditionnement d'air.