La présente invention est relative à procédé de fabrication d'un matériau textile ouvré teint. Elle concerne plus particulièrement la fabrication de maté et tricotes riauxtissésou tress/présentant des dimensions transversales très inférieures à leurs dimensions longitudinales, tels que des sangles, des rubans ou des lacet. On sait que lton teint actuellement de tels produits sous forme d'écheveaux, que lon confectionne à la sortie du métier à et à tricoter tisser ou à tresser/ et que l'on plonge dans le bain de teinture enfilés sur un bâton. L'écheveau est ensuite dévidé et mis sous forme de bobine , le produit pouvant être alors soumis à différents traitements tels qu'un encollage suivi d'un cylindrage, avant d'être mis sous sa présentation devent, par exemple en bobines ou en plaquettes. L'inconvénient d'une telle façon de procéder réside dans les nombreuses manipulations qu'elle impose : il faut enfiler les écheveaux sur les bâtons, les ouvrir afin d'éviter au mieux la superpo sition de plusieurs couches de produit, qui nuierait à a I'homogé- néïté de la teinture, tourner les écheveaux sur les bâtons dans le bain de teinture afin d'en teindre l'intégralité, puis ôter les écheveaux des bâtons et enfin les dévider pour les mettre sur des bobines. De plus, la nécessité d'éviter au maximum les superpositions de plusieurs couches de matériau impose de ne teindre que des écheveaux de faible longueur , en pratique de lrordre de 250 mètres au maximum, 1 t ensemble de ces manipulations se répétant pour chacun des écheveaux. On connaît également des machines assurant la teinture en continu du produit, mais de telles machines sont très onéreuses et, du fait que le temps de passage du produit dans le bain de teinture est nécessairement réduit, il est difficile d'obtenir exactement le ton voulu, surtout lorsqutil stagit de couleurs foncées ; en outre, la teinture obtenue manque souvent dthomogénélté. Le but de la présente invention est de remédier à ces inconvénients en proposant un nouveau procédé de fabrication d'un matériau teint qui permette d'obtenir une teinture homogène sans nécèsster de nombresssss manipulations du produit intermédiaire, ni 1'emploi d'une machine complexe et couteuse. v et tricoté Le matériau tissé ou tressé étant teint, selon l'invention, place envrac dans un sac perméable que l'on plonge dans le bain de teinture, il est possible de traiter de grandes longueurs de matériau simultanément sans risque d'un recouvrement de plusieurs épaisseurs tel qu'il porte atteinte à l'homogénéité de la teinture, et l'ensemble du matériau à teindre peut être mis en contact avec le bain en une seule fois, sans manipulation autre que la mise en sac Si, selon un mode de mise en oeuvre préféré du procédé, on maintient la première extrémité du matériau introduite dans le sac dans une position fixe par rapport à- celui-ci, le matériau ne vrille pas et son extraction hors du sac, après teinture, peut steic- tuer sans précaution particulière. Si l'on maintient de plus la deuxième extrémité du matériau dans une position fixe, il est possible de raccorder bout à bout les matériaux contenus dans plusieurs sacs, après la teinture, et de traiter ainsi, par la suite, de grandes longueurs. Le procédé selon l'invention est de plus particulièrement économique puisque l'on peut réutiliser indéfiniment les mêmes sacs ceux-ci étant de préférence réalisés en un matériau sans affinité pour la teinture. Le procédé de fabrication d'un matériau tOeuxtàilterlocuovtreérteint selon l'invention, consistant à tisser ou à tresser/un matériau longitudinal tel qutune sangle, un ru ban ou un lacet, est caractérisé en ce que l'on place le dit matériau longitudinal en vrac dans un sac perméable, au fur et à mesure du tissage ou du tressage, et du tricotage on plonge le dit sac et le matériau qu'il contient dans un bain de teinture, on essore- 1 'ensemble et on sort le matériau du sac. L'invention sera mieux comprise si l'on se réfère à la description ci-dessous, relative à un mode de mise en oeuvre non limitatif du procédé. Selon l'invention, le matériau à teindre, qui peut être par exemple un ruban tissé, tombe en wrac dans un sac au fur et à mesure du tissage. De préférence, la premiere extrémité du rubanissuedu métier est maintenue dans une position fixe par rapporta sac, étant per exemple fixée par tout moyen connu au bord de celui-ci, et l'on peut procéder également à une fixation analogue de la deuxième extrémité du ruban, c'est à dire de l'extrémité risie en dernier du métier à tisser. Ainsi, on ne court aucun risque de vrillage ou de nouage du ruban dans le sac. On plonge ensuite le sac et son contenu dans un bain de bin- turf. Naturellement, le sac doit être réalisé de façon à être aumi perméable que possible à la teinture ; il peut être réalisé par exemple en coton, ou en jute, mais il est préférable de le réaliser dans un matériau sans affinité pour les colorants, ou pratiquement, afin de pouvoir réutiliser les sacs dans des bains de n'importe quel coloris. Par exemple, les sacs sont avantageusement réalisés en polypropylene. Du fait que le sac, et par conséquent son contenu, peut être plongé intégràlement Ins la teinture et que le ruban a peut de chances de se superposer à lui-même en plusieurs couches ailleurs qu'en des points isolés, on obtient ainsi, en une seule opération, une teinture homogène du ruban. Après un temps variable, notamment en fonction de l'affinité des matériaux dont est constitué le ruban pour la teinture, le sac et son cornu sont extraits du bain, puis essorés, et, éventuel lement, préséchés. Le ruban peut alors être extrait du sac, par exemple par traction sur sa première extrémité transversale et bobinage ; le cas échéant, si sa deuxième extrémité a été maintenue dans une position fixe par rapport au sac au cours de la teinture, cette deuxième extrémité peut être raccordée à la première extrémité d'un autre ruban contènu dans un autre sac, et ainsi de suite, les différents sacs se vidant successivement. Il est à noter que le procédé de teinture par immersion en lui-même n'est pas modifié, et que les installations existantes peuvent être utilisées : la mise en oeuvre du procédé selon 1 'in- vention ne demande 4ue l'acquisition des sacs, facilement réutili sables, alors que ce procédé permet de traiter simultanément des quantités de matériau beaucoup plus importantes puisque lton a obtenu de bons résultats en plaçant dans chaque sac l'équivalent en longueur et en poids de quatre écheveaux. Le procédé a été décrit en référence à l'exemple non limita tif d'un ruban, mais il peut naturellement à s'appliquer à tous les matériaux textiles longitudinaux tissés ou tressés et tricotés, et par exem ple aux sangles ou aux lacets. Il est également possible de traiter ainsi d'autres produits présentant des dimensions longitudinales beaucoup plus importantes que leurs dimensions transversales quels et le tricotage que soient les traitements autres que le tissage et le tressage / auxquels ilsaientpu être soumis : par exemple, le procédé selon llinvention trouve une applicationkrs de la fabrication des fermetures à glissière , dont la partie textile peut etre teinte après incorporation des éléments constituant la glissière. REVENDICATIONS 1) Procédé de fabrication d'un matériau textile ouvré teint, consistant à tisser ou à tresser et à tricoter un matériau longitudinal tel qutune sangle, un ruban ou un lacet, caractérisé en ce que l'on place le dit matériau longitudinal en vrac dans un sac perméable, au fur et à mesure du tissage ou du tressage et du tricotage, on plonge le dit sac et le matériau qutil contient dans un bain de teinture, on essore l'ensemble et lton sort le matériau du sac. 2) Procédé selon la revendication 1 caractérisé en coque l'on pratique un préséchage du matériau à l'intérieur dusac, après essorage. 3) Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'on maintient 1 textrémité du matériau tissée ou tressée et tricotée en premier dans une position fixe par rapport au sac. 4) Procédé selon l'une quelconque des revendications précé dentes, caractérisé en ce que l'non maintient la deuxième extrémité du matériau dans une position fixe par rapport au sac afin de permettre son raccordement à la première extrémité d'un autre matériau traité, après traitement. 5) Procédé selon l'une quelconque des revendications précedentes, caractérisé en ce que l'on utilise un sac en matériau sans affinité pour la teinture.