ta présente invention concerne le choix de matériaux, ainsi qu'un procédé pour réaliser des voiles. Les voiles obtenues sont lisses, indeforma- bles et peu coûteuses. La technique antérieure de fabrication faisait usage d'un tissu, la " toile à voile ", à base de fibres synthétiques. Les différents panneaux composant la voile étaient tracés et découpés à plat, à la forme désirée. Ils étaient ensuite assemblés par couture. L'usage de la toile à voile présente de nombreux défauts, notamment le fait que sa résistance à la traction n'est pas isotrope : elle est bonne le long des fils du tissu, et mauvaise le long des diagonales. En outre, son prix est élevé. Une partie de l'invention réside dans le choix des matériaux composant la voile. I1 s'agit d'un polymère synthétique du genre polyimide ou polyester (par exemple le " mylar "). La résistance à la traction d'une feuille de quelques dizaines de microns de ces matériaux est très supérieure à celle de la toile à voile traditionnelle. L'assemblage de ces feuilles ne peut se faire par couture, sous peine de voir la voile se déchirer. Nous avons résolu le problème en utilisant un ruban adhésif, lui-même du genre polyimide ou polyester. Les propriétés d'adhérence d'un tel ruban sur une telle surface s'avèrent exceptionnelles, et le collage résiste à l'humidité. L'invention réside aussi dans un procédé qui simplifie notablement la fabrication des voiles, en supprimant les opérations de tracé et d'ajustage et en réduisant les opérations d'assemblage. Ce procédé utilise un moule (en creux ou en relief) sur lequel sont assemblées les laizes. La forme du moule est celle de la voile finie. La façon de réaliser ce moule peut être quelconque. Voici cependant un exemple bien adapté à la fabrication des voiles de planche à voile. Sur un plan de contre-plaqué raidi par en dessous par des entretoises, coller un pain de mousse de polyuréthane, de dimensions légèrement supérieures à celles de la voile. Sculpter ce pain de mousse à la forme de la voile que l'on désire. te schéma 1 représente le pain de mousse mis à la forme. Plastifier l'ensemble pour obtenir une surface dure et lisse. tes laizes adhèreront provisoirement à ce moule sous le simple effet de l'é- lectricité statique. Grâce à ce moule, la fabrication de la voile se fait comme suit : (se reporter au schéma 2, qui représente les différentes pièces de la voile assemblée). tes laizes 1 , qui peuvent être de forme quelconque (elles peuvent provenir directement du rouleau) sont disposées sur le moule. Un ajustement très précis des laizes les unes par rapport aux autres est inutile. Elles peuvent se chevaucher sur une largeur d'une dizaine de millimètres, ou au contraire, laisser entre elles des espaces de quelques millimètres de large. Une fois disposes de la façon décrite plus haut, les laizes sont assemblées entre elles au moyen du ruban adhésif 2 .Dans le cas d'une voile en " mylar ", on peut utiliser du " kapton " adhésif n, 92. Un renforcement supplémentaire de l'assemblage peut être obtenu, si nécessaire, en retournant la voile sur un moule symétrique du précédent, et en collant l'autre coté des laizes avec du ruban adhésif. Voici un exemple de finition de la voile, dans le cas d > une voile de planche à voile en " mylar ", d'une épaisseur de lo microns. ta voile étant toujours sur son moule, un fourreau de " mylar " 3 y est rapporté pour le mat. La réalisation éventuelle des fourreaux de lattes peut se faire de la meme manière. Des renforts 4 sont prévus aux extrémités de la voile. Ce sont de simples pièces de " kapton " adhésif collées en épaisseurs dégradées des deux cotés de la voile. Des oeillets 5 peuvent ensuite être posés sur ces parties renforcées, comme le montre la vue en coupe du schéma 3. Bien que cela ne soit nullement indispensable, la voile peut sans inconvénient être renforcée dès sa fabrication par un quadrillage de " kapton " adhésif. Ce procédé dont on a décrit un exemple, est bien adapté à la fabrication de voiles en grande série. A l'aide du moule, aucune opération de mise à la forme et d'ajustement précis des laizes n'est nécessaire. Un ouvrier habile devrait pouvoir faire une voile de planche à voile en une demi-heure. tes voiles obtenues, faites par exemple en " mylar ", sont lisses et permettent un écoulement laminaire des filets d'air à leur surface. Elles sont indéformables, et garderont leur forme d'origine même par très fort vent. Elles sont solides, du fait de la parfaite tenue mécanique des collages. Elles sont bon marché, grâce au faible coût du matériau utilisé et grâce à la facilité de leur fabrication. Enfin, elles sont faciles à réparer. Si un accroc venait à se produire dans la voile, une simple rustine de " kapton " adhésif des deux côtés de la voile suffirait pour la réparer. REVENDICATIONS l. Procédé de réalisation d'une voile en matériau non tissé, caractérisé en ce qu'il consiste à assembler sur un moule, les différentes pièces de la voile à l'aide d'un ruban adhésif adéquat. te joint ainsi obtenu est étanche et résiste à l'humidité. 2. Voile en matériau non tissé fabriquée selon le procédé revendiqué en 1. 3. Renforts de la voile selon revendication 2, caractérisés en ce qu'ils sont faits par plusieurs épaisseurs dégradées d'un ruban adhésif adéquat.