La présente invention concerne un dispositif pour mouler un récipient par soufflage à partir d'une ébauche, comportant deux demi-moules, qui sont montés coulissants sur des glissières, et qui, à partir d'une position fermée, où l'ébauche est appliquée contre la paroi du moule par de l'air soufflé, peuvent titre amenés dans une position ouverte, où le récipient terminé peut être enlevé, et une nouvelle ébauche peut être introduite. Dans la position fermée des demi-moules, des forces intenses sont nécessaires pour appuyer les demimoules contre la pression de soufflage régnant à l'intérieur du moule. Les forces de fermeture augmentent avec la grandeur de la pression de soufflage et les dimensions du récipient. Un léger élargissement du Joint entre les demi-moules, dA à une forte pression de soufflage, produit déjà un marquage du récipient le long de sa ligne de Joint. Il est connu de réunir les deux demi-moules à l'aide d'étriers arqués, et de monter excentriquement les étriers, en vue de l'ouverture et de la fermeture des demi-moules, sur un arbre d'entratnement, qui encaisse finalement les forces d'appui. Pour obtenir une forte pression de fermeture, il est également connu de faire en sorte que les points d'articulation des étriers viennent se placer, en position fermée des demimoules, l'un étant diamétralement opposé à l'autre, dans une position de point mort (brevet NO 2.545.130 de la République Fédérale d1Allemagne). D'autres entrat- nements à excentriques, qui sont connus, ont également en commun que les forces de fermeture doivent titre appliquées par des organes d'articulation, montés pivotants, et sont transmises à des éléments solidaires du bâti par l'intermédiaire de points d'appui correspondants. Ceci aboutit à des dimensions importantes et à des poids élevés des articulations, si bien que des forces intenses d'entra#nement sont nécessaires pour les actionner et que les mouvements sont bien entendu ralentis. Ceci est également valable pour les articulations à genouillère. Un des objets de la présente invention est d'assurer, d'une façon simple, l'appui des demi-moules , de manière à pouvoir obtenir des forces de fermeture intenses, sans qu'il soit nécessaire d'actionner des pièces lourdes. Le dispositif selon la présente invention est du type indiqué initialement, et il est caractérisé par le fait que des pistons de mise sous tension, chargés par un fluide sous pression, sont prévus pour permettre aux demi-moules de prendre appui sur un élément solidaire du bâti. L'avantage obtenu, grâce à la présente inventions réside en ce que l'on peut prévoir, pour déplacer les demi-moules, un dispositif d'entratneient simple, qui n'a à encaisser aucune sorte de forces de fermeture ou d'appui. L'appui des demi-moules est produit, au contraire, en position fermée, par le fait que les pistons de mise sous tension sont chargés avec un fluide sous pression et qu'ainsi les demi-moules prennent appui sur des éléments solidaires du bâti. On peut obtenir de cette façon des forces de fermeture très intenses, si bien que le moule de soufflage peut 8tre réalisé aussi bien sous la forme d'un moule double que d'un moule multiple.En outre, les pistons à air comprimé créent une tension élastique, et ils compensent par suite la déformation élastique du bâti de fermeture, qui, par conséquent, peut être construit plus léger. Selon une autre caractéristique de l'inventions l'élément solidaire du bftti est réalisé en forme de U. Ceci permet un libre passage latéral des ébauches et des récipients terminés entre les demi-moules ouverts. Selon une autre caractéristique de l'invention, on obtient une structure de faible encombrement grâce au fait que les pistons de mise sous tension sont dotés d'une faible course,et qu'ffls sont montés respectivement coulissants dans une plaque, qui forme des cylindres, et qui porte l'un des demi-moules. Selon une autre caractéristique avantageuse de l'invention, les pistons de mise sous tension sont chargés avec de l'air de soufflage. Comme les pistons de mise sous tension n'ont à effectuer qu'une course relativement courte pour appliquer les forces de fermeture, la pression s'établit au niveau du piston de mise sous tension plus rapidement que dans le moule de soufflage, si l'air de soufflage est envoyé simultanément à l'ébauche et aux pistons de mise sous tension. Les demi-moules sont donc fermés sous tension d'une façon parfaitement sûre, avant que la pression de soufflage n'augmente A des valeurs assez élevées. Â la fin de l'opération de soufflage, la vidange des pistons de mise sous tension a lieu également très vite. Selon une autre caractéristique de l'invention, la totalité de la surface des pistons qui est chargée par de l'air de soufflage est supérieure à la surface de la projection de la paroi du récipient. Ceci est le cas notamment lorsque la pression de soufflage est utilisée également pour charger les pistons de mise sous tension. A titre d'exemple, on a décrit ci-dessous et illustré schématiquement au dessin annexé, une forme de réalisation de l'invention. La figure 1 est une vue latérale d'un poste de moulage par soufflage, en coupe partielle La figure 2 est une vue de face des pistons de mise sous tension et de la plaque à cylindres d'un demi-moule en tandem, le porte-moule étant enlevé. La figure 3 est une vue en élévation de la roue d'arrêt. Le poste de moulage par soufflage, qui est représenté sur la figure 1, est constitué par un portique 10, en forme de U, solidaire du bâti, et entre les Jambes,11 et 12,duquel les demi-moules de soufflage, 14 et 16, peuvent coulisser sur des barres 18, 20 (figure 2), montées de part et d'autre dudit portique. Sur la figure 1, on peut voir seulement la barre avant 18, qui est maintenue en 22 sur le portique 10. A la place du portique en forme de U,qui est représenté au dessin annexé, et qui permet un libre passage des ébauches et des récipients entre les demimoules de soufflage, ouverts, 14 et 16, on peut aussi utiliser, pour les supporter, d'autres éléments solidaires du biltl, Les demi-moules de soufflage 14, 16 sont construits de la mbme façon, Si bien qu'on va décrire ci-après plus en détail seulement le demi-moule droit, représenté en coupe. Les mimes références sont valables pour le demi-moule gauche. Une pBúe-porteuse 24 est pourvue de saillies 26, à travers des perçages desquel!ess'étendent les barres de guidage 18, 20. D'autre part, la plaque-porteuse 24 supporte un palier 28, dans lequel est engagé le galet 30 d'une manivelle 32. Lorsque l'arbre 34, solidaire de la manivelle 32, est entratné en rotation, le demi-moule de soufflage 16 effectue un mouvement de va-et-vient entre sa position de fermeture et sa position d'ouverture. En meme temps, la rotation de l'arbre 34 est transmise, par l'intermédiaire d'une courroie dentée 36, à l'arbre 38, qui déplace de la stme façon l'autre demi-moule de soufflage 14, par 1 t intersédiaire d'un entratnement à manivelle ,correspondant, 40. Sur la flame-porteuse 24 est fixé un portemoule, 42, en forme de plaque, qui s'étend verticalement vers le bas. Sur la face arrière du porte-moule 42 sont fixés des manchons formant palier, 44, dans lesquels sont guidées les tiges de piston 46, qui sont fixées aux pistons de mise sous tension. Les pistons de mise sous tension, 48, sont montés coulissants dans des perçages cylindriques, 50, d'une plaque à cylindres, 52. Un demi-moule 54 est fixé à la plaque à cylindres 52. Le contour 56 du réservoir à souffler est représenté en traits interrompus. La liaison entre la plaque à cylindres 52 et le porte-moule 42 a lieu grâce à des boulons 58, qui sont vissés dans la plaque à cylindres 52, et qui traversent avec un certain Jeu des ouvertures 60 du porte-moule. La plaque à cylindres 52, et, par suite, le demi-moule 54, sont tirés contre la plaque porte-moule 42 par des rondelles-ressorts 62, qui sont disposés entre ladite plaque porte-moule 42 et un écrou 64 , vissé sur le boulon 58. Ceci sert au rappel du demimoule après que les pistons de mise sous tension ont été soumis à une pression. Dans la position fermée des demi-moules de soufflage, les tiges de piston 46 prennent appui sur des saillies 66, qui sont formées sur une roue d'arrêt 68, elle-même montée tournante, à l'aide d'un arbre 70, dans la Jambe 12 du portique 10. Des évidements 72 sont aménagés entre les saillies 66 de la roue d'arrêt 68. Lorsque le demi-moule 16 doit être déplacé en position ouverte, la roue d'arrêt 68 est entratnée en rotation Jusqu'à ce que les tiges de piston 46 puissent pénétrer, à travers les évidements 72 sur le pourtour de ladite roue d'arrêt , dans des trous 74 du portique. L'arbre 70 est accouplé avec l'arbre 34 pour la commande des demi-moules de soufflage, si bien que les mouvements de la roue d'arrêt et des demimoules de soufflage sont synchronisés. Dans la position ouverte, non représentée, des demi-moules de soufflage 14, 16, une rotation d'un pas, autour de son axe 82, est communiquée à un plateau tournant 80, représenté schématiquement, de manière que les récipients terminés sortent du poste de moulage par soufflage, et que de nouvelles ébauches, 91, maintenues, près du pourtour du plateau tournant, sur des mandrins de transport 84, à des distances appropriées, pénètrent dans ledit poste de moulage. Ensuite, les demi-moules sont fermés à l'aide du mécanisme à manivelles, puis la roue d'arrêt 68 est entratnée en rotation de manière que ses saillies 66 viennent dans l'alignement des tiges de piston 46.Grâce aux ressorts 86, insérés entre les plaques porte-moule 42 et les pistons de mise sous tension 48, lesdits pistons sont légèrement écartés, de façon que la roue d'arr8t 68 puisse tourner librement entre le portique et les tiges de piston 46. Lorsque les demi-moules sont en position fermée, de l'air comprimé est envoyé simultanément dans l'ébauche 91, et, par l'intermédiaire d'une tubulaire 90, dans la chambre entre le piston de mise sous tension, 48, et la plaque à cylindres, 52. De ce fait, les demi-moules 14, 16 sont serrés l'un contre l'autre, et ils prennent appui élastiquement sur les pistons de mise sous tension, par l'intermédiaire de coussins d'air comprimé, toutes les forces de fermeture étant transmises à la Jambe 12 du portique par l'intermédiaire des tiges de piston 46 et des saillies 66 de la roue d'arrêt 68. On voit sur le dessin que la course effectuée pour la mise sous tension est très courte. Par suite, la pression chargeant le piston de mise sous tension s'établit plus rapidement que n'augmente la pression de soufflage dans le moule de soufflage. On voit sur la figure 2 que la surface des pistons de mise sous tension, qui est chargée par l'air comprimé, est supérieure à la surface projetée des récipients à souffler, cette surface proJetée ayant été représentée en traits interrompus. Ceci est le cas ai la pression appliquée aux pistons et la pression de soufflage sont égales. Comme on l'a déåà mentionné, les demi-moules 14, 16 sont construits de la mtme façon. Il est suffisant, en principe, d'équiper un seul demi-moule avec des pistons de mise sous tension, actionnés par de l'air comprimé. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour mouler un récipient par soufflage à partir d'une ébauche, comportant deux demimoules, qui sont montés coulissants sur des glissières, et qui, à partir d'une position fermée, où l'ébauche est appliquée contre la paroi du moule par de l'air soufflé, peuvent être amenés dans une position ouverte, où le récipient terminé peut être enlevé, et une nouvelle ébauche peut être introduite, dispositif caractérisé par le fait que des pistons de mise sous tension (48), chargés par un fluide sous pression, sont prévus pour permettre aux demi-moules de prendre appui sur un élément (10) solidaire du bâti. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'élément solidaire du bati est un portique (10) en forme de U. 3. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que les pistons de mise sous tension (48) sont dotés d'une faible course, et qu'ils sont montés respectivement coulissants dans une plaque (52), qui forme des cylindres, et qui porte l'un des demi-moules. 4. Dispositif selon l'une quelconque des evendications 1 à 3, caractérisé par le fait que plusieurs pistons de mise sous tension (48) sont prévus, suivant une disposition symétrique, pour chacun des demi-moules. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que les pistons de mise sous tension (48) sont chargés avec de l'air de soufflage. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé par le fait que la totalité de la surface des pistons qui est chargée par de l'air de soufflage est supérieure à la surface de la projection de la paroi (56) du récipient. 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 3 à 6, caractérisé par le fait que la plaque à cylindres (52) est retenue sur un porte-moule (42), qui peut coulisser sur des barres (18, 20), solidaires du bâti, pour commander l'ouverture et la fermeture des demi-moules. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'il comporte en outre, pour encaisser les efforts de mise sous tension, des tiges, qui coopèrent avec une roue d'arrêt (68), montée tournante dans l'élément (10) du bats, lesdites tiges prenant appui, pour l'une des positions de la roue d'arrêt , sur l'élément (li), par l'intermédiaire de la roue d'arrêt , tandis que, dans l'autre position de la roue d'arrêt , lesdites tiges traversent des ouvertures (72, 74) aménagées dans ladite roue d'arrêt et dans l'élément (10) du asti. 9. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé par le fait que les tiges sont formées par les tiges (46) des pistons de mise sous tension (48) e 10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé par le fait que la plaque à cylindres (52) est poussée élastiquement contre le porte-moule (42). Il. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 3 à 10, caractérisé par le fait que des ressorts (86) sont insérés entre les pistons de mise sous tension (48) et le porte-moule (42).