Dans la confection industrielle des vêtements, des pièces decoupées de tissu ou des pièces de tricot passent les unes derrière les autres sur une machine à coudre, par exemple une surjeteuse, qui produit à partir de fils de couture un point de couture appelé couramment chatnette. Les pièces passent sur la machine avec un court intervalle qui les sépare mais la chatnette est produite de façon continue par la machine. Entre les pièces successives cousues qui constituent ainsi des articles d'habillement, un moyen de coupe sectionne la charrette dont une partie reste solidaire de l'article qui vient d'entre cousu et dont l'autre partie reste solidaire de l'article suivant à coudre. On a déjà proposé dans le brevet français n" 1.544.146 un dispositif qui a pour rôle de faire prendre dans la couture à exécuter sur un article la partie de chatnette qui est solidaire de cet article. Selon ce brevet, après l'intervention du moyen découpe qui sectionne la chatnette, une tubulure d'air pulsé, agissant soit par soufflage, soit par aspiration selon son emplacement, rabat la partie de chatnette sur l'article à coudre à l'emplacement de la couture à faire. Ce dispositif donne satisfaction mais le résultat obtenu n'est pas parfait pour la raison suivante.Pour que le moyen de coupe sectionne convenablement la chaînette, le déplacement des pièces est interrompu pendant un court instant et, pour que les pièces à coudre qui viennent d'arriver à la machine ne risquent pas d'litre déplacées, la machine exécute quelques points sur ces pièces avant d'être arrêtée. L'aiguille est associée à un doigt mailleur sur lequel se forme la chatnette à partir des fils qui alimentent lamachine. Le doigt mailleur s'étend encore en avant du bord des pièces à coudre au moment de l'arrêt de la machine et il porte des points accumulés qui ont été formés un peu avant que les pièces arrivent sous l'aiguille. Après la reprise de la couture ces points se dégagent du doigt mail leur mais il est difficile pour le dispositif de les attirer dans la couture. L'invention a pour but principal d'apporter une machine à coudre munie d'un dispositif qui améliore le résultat obtenu en supprimant à l'extrémité de la couture l'accumulation de boucles qui s'y remarque actuellement. On atteint ce but grâce à un dispositif comprenant un moyen de coupe de la chatnette et une tubulure d'air pulsé, sur une machine à coudre ayant une aiguille et un doigt mailleur associé à cette dernière ; selonl'invention le doigt mailleur est tenu à sa position normale de travail par un support mobile capable de le déplacer vers l'arrière de la machine au moment où la tubulure dirige sur la chatnette de l'air pulsé qui étend vers l'arrière la partie de la chatnette sectionnée. Pour mieux faire comprendre l'invention, on donnera maintenant une description d'un exemple de réalisation. On se reportera aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 est une vue en élévation d'une partie d'une machine à surjeter équipée d'un dispositif, conformément à l'invention, - la figure 2 est une vue de dessus de la meme partie de la machine de la figure 1, - les figures 3 et 5 sont des vues analogues à la figure 1 montrant la machine et le dispositif à des états différents de fonctionnement, - les figures 4 et 6 sont des vues analogues à la figure 2 montrant la machine et le dispositif à des états différents de fonctionnement. Le dispositif de I'invention peut-Stre monté sur toute machine à coudre qui comprend une platine 1 sur laquelle on fait avancer des pièces à coudre ensemble et à laquelle est associée une aiguille 2 qui coopère avec un doigt mail leur 3 pour former des points de couture à partir des fils d'alimentation de la machine. Ces organes sont connus ; il n'est pas nécessaire de les décrire davantage. Sur la platine 1 on fait glisser successivement des pièces à coudre pour obtenir un article d'habillement. Sur les dessins, on a représenté un seul ensemble de pièces 4 en le dëta- chant de la platine 1 sur les figures 1,3 et 5 pour donner plus de clarté au dessin. Les pièces à coudre sont déplacées dans le sens de la flèche F (voir figure 1) et les pièces qui se succèdent sont réunies, juste après la couture, par une chatnette 5 qui est une suite de points de couture. Quand un ensemble de pièces 4 à coudre est arrivé dans la zone d'faction de l'aiguille 2,celle-ci effectue quelques points et la machine à coudre est arrêtée. On se trouve alors à l'état visible sur les figures 1 et 2. Pendant l'arrêt un moyen de coupe 6 (non représenté sur les figures 1,3,5) sectionne la charrette 6 en deux parties 5A et 5B. La partie SA reste attachée à l'article précédent (non représenté) et la partie 5B reste attachée aux pièces 4 dont la couture a commencé. Dans cet état, le doigt mail leur 3 est en avant de l'aiguille 2 figurée par un point sur les figures 2,4,6 ; sur ce doigt 3 sont accumulés les derniers points exécutés avant que les pièces 4 arrivent à l'aiguille 2 et avant l'arrêt de la machine. Selon l'invention, le doigt mailleur 3 de la machine à coudre est porté par un support mobile 7 qui est apte à tenir ce doigt 3 à sa position normale de travail avec l'aiguille 2, comme on peut le voir sur les figures 1, 2, 5, 6, et qui peut aussi faire reculer le doigt 3 en sens inverse de l'avancement en sens F des pièces 4, comme on peut le voir sur les figures 3 et 4. A cet effet, le support 7 est relié à un moyen de commande par exemple à la tige de piston 8 d'un vérin pneumatique 9. Le recul du doigt 3 se fait dans la mesure nécessaire pour qu'il se dégage en totalité des points de couture qu' il porte, à ce moment son extrémité libre avant se trouve sensiblement au droit de la rencontre de aiguille 2, quand celle-ci est enfoncée, avec le plan de la platine 1, ainsi que le montrent les figures 3 et 4. Le dispositif comprend encore une tubulure d'air pulsé agissant par soufflage ou par aspiration comme dans le présent exemple. Dans ce dernier cas, une tubulure dtaspiration 10 est disposée sur le côté des pièces à coudre 4 et du doigt mailleur 3, en arrière de l'aiguille 2 par rapport au sens d'avancement F, avec son ouverture 11 tournée vers l'aiguille 2. Pendant le fonctionnement, quand la partie 5B de la charrette a été séparée de la partie 5A, une aspiration est produite par la tubulure 10 ; la partie 5B est alors repliée totalement vers l'arrière, à partir du bord même des pièces 4 ainsi qu' on peut le voir sur la figure 4. (ceci n'a pas été dessiné, ni la tubulure 10, sur les figures 3 et 5). En comparant la figure 4 à la figure 2,. on peut constater qu'en l'absence de la possibilité de recul du doigt mailleur 3, la partie 5B de la chaînette se replierait à partir de l'extrémité de ce doigt qui est en saillie par rapport au bord des pièces 4. I1 resterait donc sur l'article terminé une accumulation de boucles saillantes qui donnerait un aspect peu soigné à cet article.Ce défaut, habituel à l'heure actuelle, est éliminé par le dispositif de l'invention. Quand la partie 5B de la chatnette est repliée comme sur la figure 4, à partir du bord des pièces 4, la machine est remise en marche ; la couture 12 (figure 6) entratne et recouvre la partie 5B de la chatnette. Bien entendu, le doigt mailleur 3 est remis à sa position normale de travail au début de la reprise de la couture. L'explication que l'on a donnée ci-dessus sert à bien faire comprendre le fonctionnement et l'avantage de la machine de l'invention. En réalité, le recul du doigt mail leur 3 jusqu'à sa position de retrait peut commencer dès que les pièces 4 arrivent à l'aiguille 2. Les points qui se forment alors, au lieu de s'accumuler, sont résorbés un à un par le tirage de la chatnette vers l'arrière sous l'effet de l'aspiration produite par la tubulure 10. Ainsi, l'extrémité de la couture est nette de toute boucle disgracieuse puisque le rentré de la chalnette est total dans la couture 12. On remarquera que le doigt mailleur est un organe habituel des machines à coudre sur lesquelles il a u position fixe, tandis que la tubulure 10 est un organe qui peut facilement strie ajouté à une machine à coudre. Par conséquent, toute machine à coudre ayant un doigt mailleur 3 déplaçable vers l'arrière comme on lta expliqué plus haut, comprend la partie principale du dispositif de l'invention mdme quand cette machine est encore dépourvue de la tubulure 10. REVENDICATIONS 1 ) machine à coudre ayant une aiguille, un doigt mailleur coopérant avec l'aiguille pour la formation des points de couture, caractérisée en ce que le doigt mail leur (3) est monté sur un support mobile (7) capable de le déplacer en arrière de sa position normale de travail. 2") machine à coudre selon la revendication 1 caractérisée en ce que le support mobile (7) est fixé à la tige de piston (8) d'un vérin (9 > . 30) machinè à coudre selon la revendication 1 caractérisée en ce 6 une tubulure (10) d'air pulsé est montée sur cette machine pour étendre vers l'arrière une chaînette à partir du bord avant des pièces (4) à coudre, quand le doigt mail leur (3) est placé à sa position de retrait par rapport à sa position normale de travail.