La présente invention est relative à un nécanisme pour la commande du mouvement d'un battant sur un nétier à tisser mécanique. Dans l'état actuel de la technique, pratiquement tous les mouvements des organes d'un métier sont commandés à partir d'un mouvement de rotation que l'on transforme le plus souvent en un déplacement différent. On sait maintenant utiliser directement le mouvement rotatif pour entreîner un tire-trame, Par contre, le battant doit touSours être soumis à une oscillation alternative entre une position avant de frappe et une position arrière d'ouverture de la foule des fils de chaîne. Cette oscillation peut être obtenue par un système biellemanivelle ou par une case. Les cames "simple effet" ne suffisent plus pour les cadences et les techniques modernes de tissage : en effet le galet-guide tend à se décol- ler du contour de la cave. Ceci est particulièrement vrai lorsque le mouvement du battant est discontinu. On utilise alors des cames "conjuguées", à savoir une came intérieure et une came extérieure qui définissent entre elles un chemin de guidage. Cette construction présenté plusieurs inconvénients - l'usinage des cases exige une très haute précision, afin d'éviter tout jeu ou tout point dur ; - chaque profil de came ne permet de réaliser qu'un seul type d'oscillation du battant, si bien que ce système de commande est onéreux (il faut prévoir un jeu de cames conjuguées pour chaque type de loi d'oscillation) - le mouvement du battant restant lié à celui des autres organes de la machine canique d'araure, etc...), le démarrage et surtout l'arrêt instantanés du métier ne- cessitent la mise en oeuvre d'une énergie considérable ; on atteint actuellement des cadences telles qu'il devient pratiquement impossible d'arrêter le métier sur moins d'une période.Ce phénomène est encore aggravé par la largeur des tiscages, donc l'augmentation de la masse du battant.; - au moment de la frappe, le battant arrive en fin de course avant ; la vitesse du peigne est pratiquement nulle et le tassement de la duite s'effectue dans des conditions qui ne permettent pas d'obtenir les plus beaux tissus. Pour remédier à ces inconvénients, on a essay- des dispositifs hydrauliques ou pneumatiques qui sont restés peu satisfaisants, netam@ent sur le plan du rendement énergétique. La présente invention a pour but d'éviter ces inconv@nients en réalisant un dispositif à commande indépendante pour assurer le mouvement du battant d'un n@tier à tisser ou d'une machine de tissage, le procédé de d@qlacement et les dispositifs utilisés autorisant un rendement énergétique maximal, @insi que le réglage de la puissance de frappe. Un procédé selon l'invention pour la comnande du mouvement d'un battant d'une ma chine ou d'un métier à tisser mécanique, est caractérisé en ce qu'il consiste à faire agir sur le battant au moins un élémént élastique à double effet capable d'appliquer au battant un mouvement oscillant, tandis que l'on calcule cet élément pour que la période propre du système soit telle que la durée d'oscillation soit inférieure à la durée d'un cycle de frappe de la machine à sa cadence maximale, alors qu'on apporte, extérieurement, la seule énergie correspondant aux pertes intrinsèques au dispositif oscillant, réglable en fonction du tissu désiré. Suivant une autre caractéristique, le battant oscille entre une position arrière et une position avant, puis revient à une position arrière dans laquelle on peut le bloquer à volonté en attente. la manoeuvre du buttant consiste - à l'amener à une position arrière déterminée où on le verrouille ; - à déverrouiller le battant pour déclencher le mouvement oscillant aller et retour ; - àexercer une poussée complémentaire vers l'avant au moment du déverrouillage ; - à verrouiller, pendant une durée prédéterminée, le battant revenu en position arrière, avant de déclencher le cycle suivant. Suivant une autre caractéristique, le mouvement d'oscillation du battant est analogue à celui d'un pendule, capable de fonctionner de façon discontinue, et auquel il suffit de fournir l'énergie correspondant aux pertes mécaniques provoquées par l'imperfection du système, pour entretenir indéfiniment le mouvement. Suivant une autre caractéristique, le mouvement oscillant peut être appliqué soit à un battant animé d'un déplacement circulaire autour d'un axe de rotation, soit à un battant mobile suivant un déplacement rectiligne de translation. Suivant une autre caractéristique, la position arrière du battant après un aller et retour est fonction des pertes d'énergie internes au système d'oscillation d'une part et, d'autre part, de l'énergie dépensée en fin de course avant pour la frappe du tissu. On peut donc régler facilement l'appoint d'énergie extérieure à fournir selon l'érergie de frappe que l'on désire, pour permettre au battant de retrouver sa position arrière initiale. Un dispositif de commande pour le mouvement de va-et-vient du battant d'une machine de tissage est caractérisé en ce qu'il comprend des organes élastiques du type ressorts mécaniques, hydrauliques et ou pneumatiques, susceptibles, soit de fonctionner à double effet, soit d'être montés en opposition l'un à l'autre et fixés d'une part à un bâti fixe de la machine et d'autre part à une pièce solidaire du battant escillant, si bien pue lorsqu'un de ces ressorts est comprimé l'autre est étiré de façon à entretenir un mouvement du type pondulaire sur le battant qui est d'autre part soumis à l'offet d'un système de poussée et d'apport d'énergie de démarrage et d'énergie com plémentaire perdue au cours de chaque cycle par le battant. Suivant une autre caractéristique, le mouvement oscillant est provoqué par des res sorts hélicoïdaux disposés de part et d'autre de chacun des montants latéraux du bat tant pour constituer deux systèmes oscillatoires identiques. Suivant une autre caractéristique, le souvement oscillant est provoqué par l'axe du battant. Cet axe constitue un axe de pivotement qui permet au battant d'oscillet par rappott au bâti de la machine. Le rappel élastique à double effet est assuré par au moins une barre de torsion ont une extrémité est encaatroe sur le bâti fixe, l'autre extrémité étant selidaire du battant mobile. Suivant une autre caractéristique, l'énergie perdue par le système est supérieure, rendant la course aller de frappe à i 'inergie perdue pendant lu course retour. Tour compenser cette dissymétrie, on peit prévoir un ressort de poussée vers l'avant de puissance supérieure à celle du ressort de retour. En fait, on utilise le système @e poussée et de démarrage du battant, afin de ne pas déséquilibrer le dispositif d'oscillation propre. Suivant une @utre caractéristique, le battaht est soumis à l'action l'un système @e poussée et de mise en place, ce système étant par exemple hydraulique et compor tant un vérin dont la tige est reliée au battant, alors que le cylindre de ce vérin est fixé sur le bâti de la machine. Se vérin est à double effet. Il est, par exemple, commandé depuis une servo-value clle-même alimentée à travers un clapet de verrorillage permettant dc bloquer le battant en position arrière, c'est-à-dire à l'arrière de la "foule" formée par les fils de chaîne. suivant une autre caractéristique, le vérin est monté en différentiel e façon à exercer, dans le sens aller, ou sens de frappe, du battaht#n effort variable avec la force de frappe désirée. Cette force est fournie par l'énergie cinétique emmagasinée par le battant sous l'action du vérin qui permet d'obtenir un axcès réglable de vitesse. suivant une autre caractéristique, l'énergie fournie au battant est égale à la somme des énergies de compensation des imperfections du dispositif d'oscillation, de l'énergie ajustable de frappe et de l'énergie dépensée dans le système de commande du vérin et de la serve-valve. Suivant une autre caractéristique, la face avant et la fac arrière du piston du vérin présentent des sections différentes qui tiennent compte des efforts nécessaires pour retenir le battant ec position arrière verrouillée et pour fournir l'énergie cinétique suffisante pour la rappe désirée. Suivant uns autre caractéristique, l'énergie de frappe, disponible sous forme d'énegie cinétique, est obtenue en exerçant ùn effort permanent Ce poussée complé- dentaire pendant la demi-course du battant dans le sens aller, cet effort s'ajoutant au mouvement du battant dû au dispositif oscillatoire, Suivant une autre caractéristique, un cycle du b battaht étant déclenché à partir de l'arrière, le dispositif à oscillations propres permet d'arrêter le mouvement instantanément,et de toute façon en moins d'un cycle de frappe aller et retour car il suffit de ne pas donner l'ordre de départ du cycle suivant lorsque le battant est re venu à sa position arrière. De plus, cette constr@ction permet de réaliser, de façon simple, tous les mouvements discontinus comportant une période de frappe ( composée d'une course aller et retour ) d'une part et, d'autre part , une période dt^t- tente (réglables) du battant. Le mode de r@alisation décrit ei-dessus r'est pas li@it@tif. Il ne constitue qu'un exemple de l'invention dont le@ caractéristiques seront @eux compriscs à l'aide du dessin annexé, donné à titre d'exemple. Figure 1 est une vue en perspective d'une machine de tissage munie d'un battant à mouvement circulaire oscillant suivant un procéd@ et un dispositif conformes à l'invention. Figure 2 est une vue en bout du battant, de son système d'oscillation et d'un circuit d'apport d'énergie extérieure complémentaire, en pesition médiane. Figure 3 montre, en vue agrandie, les éléments d'un systéme hydraulique de dimarrage. Figure 4 est une vue schématique de la machine montrant le battant en position ar rière, vu de dessus. Figure 5 est une vue en bout de la machine. On a Illustré on traits forts, la position arrière du battant, et, en traits interrompus, la position avant de frappe du tissu. Figure 6 illustre une autre disposition des ressorts mécaniques d'oscillation. Figure 7 illustre un battant anime d'un mouvement d'oscillation rectiligne. Figure 8 est un graphique représentant l'utilisation de la poussée complémentaire au moment de le frappe par récupération de l'énergie cinétique en excès. Figure 9 montre un battant monté sur un axe utilisé comme barre de torsion à double effet. Sur la machine de tissage 1 représentée sur les dessins on amontré qu'un seul système de manoeuvre du battant oscillant 2. Bien entendu, l'autre bord du battant peut être équipé d'un système identique et on se contentera d' en décrire un seul. On pourrait également monter plusieurs systèmes de ce type, répartis tout au long du battant. La machine 1 comprend, de façon connue un bâti fixe @ portant les organes moteurs des pièces en mouvement de la machine, ainsi que des moyens de guidage. Par exemple, ce bâti porte : les moyens de lancement et de réception (non représentés) de la navette ou du tire-trame ; l'axe transversal horisontal 4 d'oscillation du battant 2 ; l'ensemble 5 commandant le déclenchement ou le blocage de cette oscillation ; des moyens pour l@ lecture d'une ou plusieurs bandes perforées sur lesquelles sont progra grammés les d@pl@cements des éléments 6 ou "lisses" de la mécanique d'armure portant les fils de chaîne 7.Sur 1. figure 1, le fil de trame 8 est tiré par une navette ou un tire-tr@@e suivant la flèche double 9, les lisses se déplacent verticalement sui vant l@ flèche double 10, alors que le @ttant 2 portant le peigne 12 oscille vers l'arr@@@re (flèche 13) ou vers l'avant (flèche 14). Les lisses 6 et 6a sont constituées chacune par un cadre auquel sont fixées des chaînettes 15 verticales et munies d'oeilllets 15 et 16a pour le défile@ent des fils @@ chaîne 7 et 7a. Au cours du fonctionne@ent, certaines lisses 6 sont tirées vers le haut, alors que d'autres lisses 6a sont laissées en position basse (fig. 5). Les fils de chaîne formant, au niveau du peigne 12, une foule à deux ou plusieurs nappes 17 et 17a. Le fil de trame 8 est projeté transversalement entre les deux nappes de la foule puis, tandis que le peigne oscille vers l'avant, toutes les lisses reviennent au même niveau, en refermant la foule.Le fil de treme est alors tissé entre les fils de chaîne pour constituer, pr répîtition d cotte spénation solon un pro- gramme pré-déterminé, un tissu 18 (figures 4 et 5). On comprend qu'à chaque passage du fil de trame, le peigne 12, solidaire du battant doit changer deux fois de sens d'oscillation. Etant donnés les impératifs de cadence, la nasse des pièces en mouvement et la parfaite synchronisation de tous les mouvements, ces derniers ne peuvent pas être compliqués, tout au moins @vec les techniques connues à ce jour. Cette limitation est encore accentuée par la relative fragilité des ils textiles et la largeur des pièces tissées. Le dispositif de l'invention se rapporte au système de ce onde de l'oscillation du peigne 12 et du battant 2. Il comporte un ou plusieurs ensenbles 3,siutés pur exemple sur les côtés de la machine, et comprenant : - des ressorts 19 et 20 agissant sur le battant 2 pour lui imprimer un mouvement pendulaire dont la période est inférieure à la durée maximale de frappe de la machine 1 ; - un dispositif de blocage ou de verrouillage du battant en position arrière pour permettre une attente correspondant par exemple au temps de traversée du tire-trame ; - un système 21 pour fournir au nécanisme oscillant la ceule énergie perdue au cours d'un cycle aller et retour (perte due à l'imperfection du dispositif pendulaire mécanique) (fig. 1). Un mode de réalisation de ce dispositif est représenté plus en détail sur la figure 2. Le ressort arrière 19 et le ressort avant 20 sont disposés de part et d'autre du battant 2 qui porte, à sa pertie supérieure, le peigne 12. Chacun des ressorts (qu'on a supposée hélicoïdaux) est fixé, par une extrémité, sur le battant, et, par son extrémité opposée, sur le bâti 3 de la machine. Un vérin hydraulique 22 est commandé par une servo-valve 23. La tige 24 du vérin 22 à double effet est reliée au battant 2. L'alimentation de la valve 23 se fait à travers un clapet de verrouillage 25. Le procédé de fonctionnement est le suivant : si l'on amène le battant 2 en position arrière 2a ou en position avant 2b, @uis qu'on le lâche, il va suivre, sous l'effet @@@ res@orts 19 et 20 un @ouvement oscillant dont la période est définie par les caractéristiques de l'ensemble mécanique. On sait que, si ce mouvement était parfait (pas de frott@@ent mécani@de...), l'oscil- lation durerait indéfiniment sans nouvel apport d'énergie extérieure. En f@it, il faut compenser les pertes d'énergie inhérentes au système et introduire, dans le cas du battant d'une machine à tiss@r, la puissauce libérée au moment de la frappe du tissu, en fin de course allor. Par aill@urs, on a vu qu'on désirait un mouvement oscillant discontinu, c'est-à-dire précentant en fin d'aller-retour, une période d'attente de durée réglable. Acet effet, on verrouille hydrauliquement le battant en position arrière, à chaque cycle. Le mouvement du battant ne peut alors se poursuivre que si l'on donne l'ordre de déverrouillage. On a vu que le système comporte trois phases à chaque cycle. L'énergie à fournir dans le sens aller, ou sens de la frappe du tissu est supérieure à celle nécessaire au retour du battant auquel il suffit alors de fournir l'énergie pordue au cours de l'"aller" et de la frappe pour que le peigne revienne à sa position arrière initiale. Par conséquent, le vérin 22 de démarrage et de compensation est dissymétrique. Il peut l'être par exemple par construction du piston dont les deux sections opposées 26a et 26b sont différentès et/ou par le mode d'alimentation des chambres 28 du cy l entre 27 (fig. 3). Pour déterminer les caractéristiques du piston 26 et du vérin 22, on calcule les énergies à fournir au système oscillant, Les facteurs entrant en ligne de compte sont : - la masse du bottant (on prend la masse quiv@lente ramenée en un oint situé sur l'axe du vérin) ; - l'effort d'accélération nécessaire, fourni par un effort complémentaire de pous sée, constant pendant une course aller et retour (les cadences actuelles ne permettent pas de couper la poussée @ydraulique pendant la course retour).Dans le cas de l'invention, utilisant les oscillations propres du battant, cet effort F de poussée augmente la vitesse et l'énergie einétique du peigne dans le sens aller et fournit l' énergie de frappe E désirée ; - les caractéristiques du mouvement vibratoire libre dont la période doit corrospondre à une durée t inférieure à la durée de la cadence maximale de frappe de la machine ; la résolution de l'équation mathématique de ce mouvement permet de déterminer la puissance des ressorts (ou autres moyens à double effet) nécessaires en fonction de l'amplitude de l'oscillation, de sa période et de la masse oscillante ; - l'énergie de compensation des imperfections mécaniques du système vérin-battant ; elle est déterminée pour un systèse donné et augmente avec les pertes de l'ensemble mécanique. On indiquera plus loin, à titre d'exemple, un résultat quantitatif mettant en évidence les différences entre le dispositif classique et le dispositif de l'invention. On a représenté sus le graphique de la figure 8 la "survitesse" appliquée au battant sous l'effet de l'effort cs@plément @re F exercé au point @ de liaison pendant la course de frappe du @attant (fig. 6). L'effort permenent F subsiste pendant la durée de la frappe et l'@hergie tr@ns@dse au tissu est la somme de l'énergie einéti que du battant on d@but de frappe et de l'effort corpl@ment@ire r. @ur la figure 8, la courbe 30 représente le mouvement du battant depuis da position arrière 31 jusqu à la position avant 32 (lorsque l'on fait abstraction de la frappe). L'évolution de la vitesse (courbe 33) est alors symétrique. L'effort de poussée complémentaire F est représenté, sur ce graphique par l'accélération correspondante &gamma; . Cette accélération peut être déterminée graphiquement : la courbe 34 correspondant à l'accélération fournissant, à l'instant et au début dc la frappe la survitesse recherchée pour obtenir l'énergie de frappe désirée E, permet de calculer l'effort hydraulique complémentaire à appliquer sur le battant 2 de masse M. On a : F = M.&gamma; .Sur le graphique, on a supposé que l'effott complémentai- re cessait dès le début de la frappe illustrée par le point 37 le lu courbe 36 qui illustre la survitesse appliquée au battant lorsqu'on exerce un effort complémentaire illustré par son accélération correspondante (courbe 34). Au-delà de l'instant de frappe, l'effort F n'est pas immédiatement annulé. Il pout donc Btre plus faible que prévu, ce qui diminue l'accélération et retarde l'instant de la frappe dont la cots est donnée par l'ordonnée xf sur la courbe x = f (t). L' instant T de début de frappe du tissu est compris entre les points 38 (pas dc survitesse) et 39 (survitesse prévue de façon que l'effort complémentaire P est annulé dès le début de la frappe) repérés graphiquement sur la courbe v = f (t) ou sur la courbe x = f (t) (Fig. 8). Les caractéristiques exactes du vérin et du système hydraulique réglables seront décrites à partir d'un exemple quantitatif. On a : - un battant dont la course, au niveau des vérins, est égsle à 43 mm - une masse "équivelente" (c'est-à-dire ramenée à l'axe du ou des vérins) à acce- lérer d'environ 12 kg par vérin - des pièces mobiles dont l'inertie est de 0,15 kgm2; Avec un dispositif hydraulique classique à pression constante, il faut prévoir une puissanoe théorique égale à 2,3 kilowatts pour chaque vérin pour réaliser une course aller ou une course retour en chacune 0,025 ms, avant an verrouillage pendant 70 ms. Avec le système oscillant de l'invention, l'énergie est principalement fournie par les ressorts 19 et 20 (fig. 2) ou 40 et 41 (variante de la figure 6, montrant un dis- positif vibratoire nonté entre le battant 2 et le bâti fixe 3). Comme on l'a vu, ces ressorts sont calculés pour fournir un mouvement vibratoire dont la période correspond à la durée d'une course (0,025 as). Les ressorts ont alors une "raideur", exprimée en newtons/mètre, de 19.104 N/m. La course de chacun d'eux étant égale à la course des vérins, ils appliquent sur le battant un effort : 19.104 x 21,5.10-5 = 4 100 N Ce systèms est équivalent à un effort constant de 205 N (correspondant à l'énergie perdue par le systèms oscillant composé du battant 2 et du vérin 22 et offrant un rendement égal à environ 0,9) auquel on ajoute une partie de l'énergie de frappe dé sirée. Cette dernière valeur est ajustable en fonction du tissu.On décomposera un cycle du battant en : - un déplacement en sens aller (sens de l@ frappe) pendant lequel le travail à fournir est variable de 205 N (pas de frappe) à 1 005 N (début de frappe à la cote k = + 17,5 mm, après une course de 16 ms) ; - un dplacement en sens retour pendant lequel le seul travail fourni consiste à compenser les pertes énergétiques (205 N). Les efforts sur le vérin de poussée sont sensiblement dissymétriques. On a intérêt à faire travailler celui-ci en différentiel, comme indiqué sur la figure 3. Les sections 25a et 26b du piston sont déteriénées de façon que : - la section 26b, avant, puisse retenir le système en position arrière d'attente, à l'encontre des ressorts dont l'effort est voisin de 4 100 IN ; si la pression admise dans le vérin est, par exemple, de l'ordre de 210 bars, la surface de 26b devra être d'environ 2 cm2 ; - la section arrière 26a constitue la face d'une chambre 28a du vérin ; cette chambre est alimentée par une sortie de la servo-valve 23 à travers un circuit comprenant deux canalisations 42 et 43 montées en parallèle entre le vérin, la valve et la pompe (non rèprésentée). Ainsi, lans l'exemple quantitatif cité précédemment, la pression P à l'entrée de la valve varie entre les valeurs suivantes (pour une surface de 26 gale à 1,2 cm2): - dans le sens de la frappe (flèche 14) Effort maxi 100,5 Pmax = = = 85 bars -Surface 1,2 Pmini = Effort mini = 20,5 = 17 bars Surface 1,2 - dans le sens du retour du battant (flèche 13) P = 2 x #### = 20 bars (environ) La pression P varie donc de 20 à 5 bars suivant la force de frappe désirée. ces pressions, il faut ajouter les pertes de charge dans la servo-valve 23, avant de déterminer le débit et la puissance susceptibles d'être obtenus par la pompe hydraulique. Les pertes de charge varient avec la vitesse de déplacement du piston et les do- bits moyens de lu valve : - vitesse moyenne = 103 m/mn (cycle de 0,025 sec. ; course de 43 mm) - débit vers la section 26a (sens frappe) : 12,4 l/mn - " de la section 26b vers la valve : 20,6 l/mn, représentés par les flèches A et 45 ; - débits dans le zens retour : ils sont inversés et alors les flèches 45a (vers 26b) et 44a (de 26a vers la valve) illustrent le sens et le trajet des débits (Fig. 3)* Les pertes de charge sont d'environ 15 bars dans le sene de lu frappe, cette valeur étant la so@@e des ertes entre les ouvertures 46, 47, 48 et 49 de la valve. Dams le @ens retour, la perte de charge est linitée à la pette entre l'entrée 46 et la sortie 48, soit environ 10 bars. En définitive, à l'entrée de l@ servo-valve, il faut prévoir les pressions totales suivantes : - sens aller : Pmax = 100 bars si frappe = 250 daN Pmini = 32 bars si frappe = O N - sens retour : P = 30,5 bars On sait que le cycle aller et retour du battant est suivi d'une phas d'attente c position arrière pandant laquelle la pompe charge la valve et le cylindre du vérin. A chaque cycle, la cylindrée totale à fournir est donnée par le volume du cylindre et la valeur de la fuite de la valve à la plus haute pression d'utilisation (100 bars). Cette cylindrée est par exemple égale à 10 em@ par vérin et par cycle, soit, sous une pression do :00 bars, un cycle complet de 120 millisecondes et deux vérin de poussée : environ 10 litres par minute. La puissance disponible à la sortie de la pompe varie entre une borne inf@rioure Wmini correspondant à l'absence de frappe du battant (P = 30 bars ; W = 1 kilowatt) et une borne supérieure correspondant à l'énergie de frappe maximale, provoquée par une poussée complémentaire de 250 daN (P = 100 bars ; Wmaxi = 2,6 kilowatt). Cette puissance est calculée pour l'ensemble des deux vérins. On notera qu'elle est sensiblement plus faible que dans le dispositif classique qui exige, dans les mêmes conditions de frappe, une puissance analogue mais pour chadun des deux centres de poussee. On a représenté sur la figure 9 une variante de construction du système oscillant. Les ressorts hélicoïdaux agissant sur le battant 55 sout remplacée par l'axe 56 de pivotement. Le battant est solidaire de l'axe 56 à sa partie centrale 57. L'axe 56 est rigidement solidsire par ses deux extrémités 58 et 59 du bâti fixe 3 de la machine. Sur tout le reste de la lon@ueur, le battant 55, percé d'un alésage 60, tourne fou en rotation autour de l'axe 56, monté dans l'alésage 60. On comprend que, lorsque le battant oscille suivant la flèche double 61, l'axe 56 agit comme une double barre de torsion. La première barre est constituée par la demi-longueur 62 entre les fixations 57 (sur le battant) et 58 (sur le bâti). La deuxième barre est constituée par l'autre demi-longueur 63. La sone de pivotement comprenant la fixation centrale 57, une barre travaille en compression lorsque l'autre travaille en flexien.L'axe 56 constitue bien un système oscillant à double effet. Les principaux avantages d'un système oscillant selon l'invention sent les suivants: - la commande du battant est indépendante de celle des autres organes de la machine de tissage - la dépense énergétique est liée directement à la force de frappe désirée, c'està-dire aux exigences du tissu ; - du fait qu'on n'apporte qu'une énergie"d'entretien" du @ouvement vibratoire, le rendement énergétique est fortement amélioré ; - la simplicité de réglage de l'énergie de frappe par un simple ajustement de la pression diminue le prix de revient et d'entretien du mécanisme ; - quelle que soit la cadence de tissage, le battant peut être arrêté instantanément ; il suffit de ne pas transmettre à la commande l'ordre de déverrouillage ou de libration du battant. Pour la même raison, ce mécanisme facilite le réalisation d'un mouvement oscillant discontinu. Les mécanismes décrits précédemment, ainsi que les exemples quantitatifs indiqués n'ont été donnés qu'à titre indicatif, non limitatif. L'invention s'applique égale ment à des commandes hydrauliques, pneumatiques ou mécaniques, aussi bien - pour les "ressorts" qui entretiennent le mouvement vibratoire, que pour les "systèmes" d' apport d'énergie complémentaire. Le mouvement oscillant du battant peut aussi être rectiligne, le battant 50 étant guidé dans des glissières latérales 51 et 52 (Fig. 7). 1 - Procédé pour commander le mouvement du battant d'une machine ou d'un métier à tisser, caractérisé en ce qu'il consiste à soumettre le battant à au@@oins un élé- ment élastique à double effet capable d'appliquer au battant un mouvement vibratoire @@ndis que l'on caleule cet élément pour que la période propre du système oscillant soit telle que la durée d'oscillation soit inférieure à la durée d'un cycle de frappe de la machine à sa cadence maximale, alors qu'enfin on apporte, extérieurement, la soule énergie complémentaire nécessaire pour compenser les pertes du dispositif mécanique oscillant et réglable en fonction du tissage désiré. 2 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on applique sur le battant un mouvement oscillant discontinu comportent une periode d'attente et un cycle de frappe lequel comprend une phase aller et une phase retour entre une position arrière et une position avant, la manoeuvre du battant consistant à :: - l'amener N une position arrière déterminée où on le verrouille en position dat- tente; - le déverrouiller pour déclencher le cycle de frappe constitué psr un mouvement oscillant aller et retour ; - exercer une poussée complémentaire vers l'avant au moment du déverrouillage ; - le verrouiller, pendant une durée prédéterminée, lorsqu'il est revenu en position arrière, avant de déclencher le cycle suivant. 3 - Procédé suivant les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le mouvement du battant est analogue à celui d'un pendule capable de fonctionner de façon discontinue, et auquel il suffit de fournir l'énergie correspondant aux pertes dues à l'imperfection du système, pour entretenir indffiniment le mouvement. 4 - Procédé suivant l'une quelconque des revendioutions précédentes, caractérisé en ce qu@on applique le mouvement oscillant à un battant toumant autour d'un axe de rotation ou à un battant mobile suivant un mouvement rectiligne de translation. 5 - Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on regle l'énergie extérieure complémentaire à fournir en fonction, d'une part de la position arrière du battant après un cycle d'aller et retour par rapport à la position arrière d'origine, et, d'autre part, de l'énergie dépensée en fin de course avant pour la frappe du tissu. 6 - Dispositif de commande pour le mouvement oscillant du battant d'une machine de tissage, met@ant en oeuvre un procédé vibratoire suivant l'une quelsonque des revendi cations précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend au moins un organe élastique à double effet ayant au moins un point solidaire du battant oscillant et un point so lidaire du bâti fixe de la machine, cet orgune travaillant alternativ@@@nt en com pression et en traction, si bien que lorsque le battant est éloigné d'une position de repos, chaque organe à double effet le soumet à un mouvement de type pendulaire, ce battant étant par ailleurs équipé d'un système le poussée et d'apport d'énergie complémentaire compensant l'énergie perdue au cours de chaque cycle d'oscillation et de frappe , de façon à ramener le battant à sa potion arrière initiale. 7 - Dispositif suivant la revendication 6 , caractérisé en ce qu'un organe élastique à double effet est constitué par une paire au moins de ressorts helicoïdaux , chaque ressort d'une paire étant monté en opposition à l'autre ressort de la même paire , les deux ressorts étant logés entre le battant oscillant et un bâti fixe. 8 - Dispositif suivant la revendication 7 , caractérisé en ce que les deux ressorts de chaque paire sont montés de part et d'autre du battant chacun d'eux étant fixé , par une extrémité , au bâti , et par son extrémité opposée au battant oscillant , si bien que lorsque un des ressorts est comprimé,l'autre est étiré , la combinaison des deux entretenant le mouvement oscillant. 9 - Dispositif suivant la revendication 6 , caractérisé en ce que le battant est soumis à effet d'un ou plusieurs ressorts disposés d'un même cot du battant , une extrémité de chacun d'eux étant fifre à une pièce solidaire du battant,alors que l'extrémité libre opposée est fixée au bâti , Si bien que le mouvement pendulaire est corsé par la compression simultanée du ou des ressorts , puis de leur extension. 1D - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 6 à 8 caractérisé en ce que le battant est équipé de deux paires de ressorts, chaque paire agissant sur l'un des montants latéraux du battant oscillant sous l'effet de deux systèmes vibratoires identiques complétés chacun par un système de poussée et de démarrage. 11 - Dispositif suivant la revendication 6 , caractérisé en ce que le battant est monté sur un axe de pivotement qui lui permet d'osciller par rapport au bâti de la machine , tandis qu'au moins une barre de torsion est encastrée par une extrémité sur le bâti fixe , et , par l'autre extrémité , sur le battant mobile dont elle assure ainsi te rappel élastique à double effet 12 - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 6 , 10 ou Il , caractérisé en ce que chaque système de poussée , de compen8ation et de déclenchement du battant exerce un efiort diusymétrique selon que 1' on considère la course aller de frappe ou la course retour du battant, la perte d'énergie étant supérieure pendant la bourse aller et la frappe. 13 - Dispositif suivant la revendication 6 , caractérisé en ce que le système de poussée , de déclenchement et de mise en place du battant est constitué par au moins un ensemble hydraulique comportant un vérin double effet dont la tige est reliée au battant , alors que le cylindre est fixé sur le bâti de la machine, la distribution du fluide d'alimenition étant commandée et réalisée à travers une servo-valt*. 14 - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 6 à 13 + caractérisé en ce qu'il comporte + sur le ou les systèmes de poussée un clapet hydraulique de verrouillage permettant de bloquer le battant en position arrière ,,pendant une période d'attente réglable , le mouvement discontinu du battant oscillant étant ainsi facilement ajustable. 15 - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 12 à 14 , caractérisé en ce que chaque vérin de poussée est monté en différentiel de façon à introduire sur le battant , dans le sens de la frappe , une survitesse réglable , correspondant à une énergie cinétique qui , emmagasinée par le battant , est restituée sous forme d'énergie de frappe du tissu. 16 - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 6 à 15 , caractérisé en ce que les systèmes de poussée sont réglés de façon à fournir au battant une énergie égale à la somme de l'énergie de compensation des imperfections du dispositif vibratoire , de l'énergie ajustable de frappe , tandis que'ils sont surdimensionnés pour tenir compte des pertes de charge dans chaque servo-valve de commande. 17 - Dispositif suivant la revendication 13 , caractérisé en ce que la surface de poussée de la face avant et la surface de poussée de la face arrière du piston de chaque vérin présentent des sections qui peuvent titre différentes l'une de l'autre , ces sections utiles étant calculées en fonction , respectivement , de l'effort nécessaire pour retenir le battant en position arrière d'attente , et pour fournir l'énergie cinétique complémentaire lors de la frappe du battant. 18 - Procédé suivant la revendication 5 , et mettant en oeuvre un dispositif de poussée suivant l'une quelconque des revendioations 15 ou 16, caractérisé en ce quAon fournit l'énergie de frappe au battatt sous la forme du travail produit par un effort permanent de poussée complémentaire cet effort étant sensiblement constant et appliqué pendant toute la demicourse du battant dans le sens aller. 19 - Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, et 18 , mis en oeuvre par utilisation d'un dispositif suivant l'une quelconque des revendications 6 à 17 , caractérisé en ce qu'on déclenche un cycle du battant à partir de sa position arrière , le dispositif à oscillations propres permettant d'arrêter instantanément le mouvement vibratoire, cet arrêt pouvant , de toute façon , être obtenu en moins d'un cycle aller et retour,puigqu'il suffit de ne pas donner ltordre de départ du cycle suiaant lorsque le battant est revenu à sa position arrière.