l'invention a pour objet un fer à cheval comportant au moins un pinçon porté par une équerre rapporté sur le fer par un procédé d'assemblage -inamovible e Elle a également pour & jet son procédé de fabrication. Dans le cas de fers en aciers doux, le ou les pin çons de fer à cheval sont habituellement obtenus par levage de petites languettes de fer sur le pourtour extérieur du fer. C'est dire que le fer doit être martelé à la forge, ce qui n1 est pas compatible avec une production économique. On a déjà proposé, pour éviter les inconvénients de ce mode de production, de rapporter sur le fer des pinçons préfabriqués. C'est ainsi que le brevet allemand 806739 a déjà proposé de so-derX sur le pourtour extérieur du fer, des pinçons en équerre qui sont réunis au fer par la surface interne de l'équerre embrassant la face avant externe du fer et sa face -inférieure, sous laquelle elle constitue crampon. Nais, outre que le crampon n'est pas toujours utile et peut mEme titre indésirable, notamment pour l'équitatiqn, un tel tT-e de pinçon ne présente pas de garantie de tenue, car l'assemblage a tendance à céder vers l'extérieur, du fait que le pinçon subit de gros efforts vers l'extérieur, ce qui est d'ailleurs sa raison d'être. Le but de l'invention est de proposer un nouveau fer à cheval, et son procédé de fabrication, tel que le ou les pinçons puissent titre assemblés au fer, mais résistent aux efforts dirigés vers l'extérieur aussi bien que les pin çons venus d'une pièce sur le fer par levage ou par moulage. En outre, il est nécessaire dans le cas de fers en acier doux que les pinçons fixés au fer résistent au traitement du maréchal qui doit chauffer les fers aux environs de 10000C en mue de les ajuster Ces buts sont atteints, selon l'invention, par le fait que l'équerre est d'une seule pièce constituée par le pinçon et par une base, et le fer comporte à sa partie supé rire, côté pied, un évidement constituant logement et surface de jonction inamovible pour la base de l'équerre. la demanderesse a pu constater que, de cette façon, le pinçon, bien que rapporté, résiste parfaitement aux efforts dirigés vers l'extérieur. Il est conforme à l'invention que la partie sup- rieure de la base affleure à la partie supérieure du fer et que la partie extérieure du pinçon affleure le contour exte rieur du fer. Selon le procédé de l'invention, on ménage pour chaque pinçon, sur la face supérieure du fer, c8té pied et sur une partie seulement de l'épaisseur du fer, un évidement s'étendant jusqu'au contour extérieur du fer, on confectionne une équerre dont une aile est adaptée pour se loger en affleurement horizon tal dans l'évidement, on dispose convenablement une équerre dans chaque évidement correspondant, de telle sorte que l'aile non logée dans l'évidement constitue pinçon et on assemble l'équerre au fer par un procédé connu donnant un assemblage inamovible. D'autres caractéristiques et avantages ressortiront de la description qui sera donnée ci-après, uniquement à titre d'exemple, d'un mode de réalisation de l'invention0 On se reportera à cet effet au dessin annexé dans lequel - la figo 1 représente, en vue perspective, un fer à cheval selon l'invention, - la fig. 2 représente, selon un autre angle, une vue perspective de l'équerre constituant pinçon du fer de la fig. 1, - la fig. 3 est une vue latérale de l'équerre de la fig. 2. Un fer à cheval 1 en fer doux comporte sur sa face supérieure, un évidement 2 en forme de large saignée raticuée par fraisage. Cet évidement 2 est dimensionné avec tolérance pour recevoir une équerre 3, d'une seule pièce en acier doux, constituée par une base 4 et un pinçon proprement dit 5. La base 4 se loge dans l'évidement 2 dont la profondeur corres pond sensiblement à l'épaisseur de cette base 4. La partie avant de l'équerre constitue le pinçon 5 dont l'avant affleure l'avant du fer. La base 4 de l'équerre 3 comporte des bossages 6, obtenus par exemple par poinçonnage, qui viennent en contact avec le fond de l'évidement 2, lorsqu'on réunit l'équerre au fer pour les sembler par soudure élecQrinue ar résistance. On pourra également utiliser tout autre mode inamovible d'assemblage, tel que soudure à l'arc, soudure électrique par points, soudure autogène ou soudobrasure, pourvu, dans ce dernier cas, que les constituants permettent à 11 assemblage de résister à au moins 100000. il peut être avantageux de donner une légère convergence vers l'avant aux parois latérales de l'évidement et aux bords correspondants de la base de l'équerre. Eventuellement l'assemblage peut être complété par un meulage pour améliorer l'affleurement et éviter des ressauts. Pour la simplicité de l'exposé, on n'a représenté sur la figure 1 qu'un seul pinçon. Il va de soi qu'on pourra réaliser selon l'invention des fers à deux ou trois pinçons, ou même plus. De même on pourra appliquer l'invention à des fers moulés en alliages légers ou en matière synthétique en y collant, en y vissant ou en y rivetant des équerres constituant pinçons sur leurs faces supérieures conformément à l'invention. REVE2iDICAgIONS ?. Fer à cheval comportant au moins un pinçon porté par une équerre rapporté sur le fer par un procédé d'assemblage inamovible, caractérisé en ce que l'équerre (3) est d'une seule pièce constituée par le pinçon (5) et par une base (4), et le fer (1) comporte à sa partie supérieure, c8té pied, un évidement (2) constituant logement et surface de jonction inamovible pour la base (4) de l'équerre. 2. Fer à cheval selon la revendication 1, caractérisé en ce que la partie supérieure de la base (4) affleure à la partie supérieure du fer (1). 3. Ber à cheval selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la partie extérieure du pinçon (5) affleure le contour extérieur du fer (1). 4. Procédé de fabrication de fer à cheval selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'on ménage pour chaque pinçon, sur la face supérieure du fer (I), côté pied et sur une partie seulement de l'épaisseur du fer, un évidement (2) s'étendant jusqu'au contour extérieur du fer, on-confectionne une équerre (3) dont une aile (4) est adaptée à se loger en affleurement horizontal dans l'évidement (2), on dispose convenablement une équerre- (3) dans chaque évidement (2) correspondant, de telle sorte que l'aile (5) non logée dans l'évidement (2) constitue pinçon (5) et on assemble l'équerre (3) au fer (1) par un procédé donnant un assemblage inamovible. 5. Procédé de fabrication de fer à cheval selon la revendication 4, caractérisé en ce que, pour un fer en acier doux, l'équerre (3) est en acier doux et le procédé d'assemblage inamovible est une soudure, telle que soudure à 1' arc, soudure par résistance, soudure électrique par points, soudure autogène, ou une soudobrasure. 6. Procédé de fabrication selon la revendication 5, caractérisé en ce que, dans le cas de la soudure électrique par résistance, la base (4) de l'équerre(3) comporte, du côté logé dans l'évidement (2), des bossages (6). 7. Procédé de fabrication selon la revendication 6, caractérisé en ce que les bossages (6) sont obtenus par un procédé de déformation, tel qu'estampage, matriçage, poinçonnage. 8. Procédé de fabrication selon la revendication 4, caractérisé en ce que, pour un fer en matière moule, ltéauerre (3) est fixée par un procédé de liaison, tel aue collage, vissage, rivetages 9. Procédé de fabrication selon l'une quelconque des revendications 4 à 8, caractérisé en ce qu'on donne aux parois latérales de l'évidement (2) et aux bords correspondants de la base (4) de l'équerre (3) une légère convergence vers l'avant du fer (1).