On connait depuis de nombreuses années les pompes, souvent dites pompes à vis", composées de deux engrenages hélicoi- daux intérieurs l'un à l'autre et en contact précis l'un contre l'autre à chaque instant selon au moins une ligne continue d'al- lure hélicoldale, l'engrenage interne rotatif, ou "rotor", présentant un nombre de dents égal à n (n étant un entier au moins égal à 1), l'engrenage extérieur fixe, ou stator, présentant un nombre de dents égal à n + 1 et les pas des hélices des deux engrenages intérieur et extérieur étant respectivement dans le rapport nf (n + 1). Lorsque le rotor est entrainé en rotation, il entraine en continu depuis l'une de ses extrémités axiales à l'autre les volumes de matériau qui sont contenus dans les espaces compris entre lui-même et le stator, immédiatement en aval des-lignes de contact rotor-stator : ce matériau peut être par exemple un liquide plus ou moins visqueux, tel qu'une eau de vidange, ou même une masse granulaire ou pulvérulente mélangée ou nonàulliquide de manière à former une pâte, telle qu'un plâtre avant prise. Les surfaces en regard du rotor et du stator d'une telle pompe sont constamment balayées sur toute leur étendue par les lignes de contact mutuel de ces deux surfaces, au niveau desquelles le matériau pompé tend à être plus ou moins écrasé : lesdites surfaces sont donc soumises à une usure intense, ce qui risque de nuire à la longue à l'étanchéité du contact linéaire requis entre le rotor et le stator, et donc au rendement de la pompe. Ces surfaces peuvent également être attaquées à la longue par le matériau pompé. Un certain nombre de mesures ont déjà été proposées pour compenser l'usure et/ou la corrosion de la surface interne du stator. La présente invention concerne la préservation de la surface externe du rotor. Pour rendre cette surface particulièrement lisse et ré- sistante à l'usure et/ou à la corrosion, on constitue habituellement le rotor par une pièce monobloc en acier spécial ou autre alliage très dur et inerte, ce qui est une solution relativement coûteuse en raison du prix d'un tel matériau et des difficultés à surmonter pour le mettre en forme. entêtait en effet pas envisageable de constituer de tels rotors en des matériaux mécaniquement peu résistants et de les revêtir ensuite d-'une couche résistante vu d'une part la complexité de la surface rotorique à revêtir et d'autre part la nécessité d'obtenir pour de tels revêtements une épaisseur rigoureusement constante tout le long de la surface revêtue en raison des exigences requises pour établir les contacts linéaires entre le rotor et le stator. Pour rendre possibles automatiquement de tels revêtements avec des épaisseurs rigoureusement constantes tout le long de la surface revêtue, conformément à l'invention, on a recours à une machine du genre des tours à reproduire, comprenant - des moyens pour monter et entrainer à vitesse-constante autour de son axe A le rotor à revêtir, - un traînard monté de façon à défiler à vitesse constante V selon une direction longitudinale, ctest-à-dire parallèle à l'axe A, - un chariot monté sur le traînard de façon d pouvoir subir des déplacements de va-et-viént selon une direction transversale T par rapport à ce traînard, - une piece-mère montée et entrainée en rotation à une vitesse liée à la vitesse de rotation du rotor, autour d'un axe B parallèle à l'axe A, et propre à matérialiser à chaque instant dans l1espaoe une plage ponctuelle P1 animée à la vitesse V et disposée à une distance constante, comptée selon la direction T, d'une plage ponctuelle P2 de la surface latérale du rotor, plage animée elle aussi selon la vitesseV et décrivant régulièrement toute la surface du rotor entraîné en rotation, - un palpeur solidaire du chariot et constamment appliqué contre la plage P1 selon la direction T, - et un organe de projection de calories et/ou d'un matériau de revêtement, organe également solidaire du chariot et disposé en d regard de la deuxième plage P2, à une distance/non nulle de cet- te plage. En d'autres termes, la pièce à usiner du tour à reproduire classique est ici remplacée par le rotor à revêtir et l'outil d'usinage de ce tour, en contact avec ladite pièce, est ici remplacé par un organe de projection maintenu à une distance constante non nulle de la plage en regard à revêtir dudit rotor. En outre, la vitesse de rotation du rotor autour de son axe est choisie de façon à se prêter au revêtement par pulvérisation désiré On obtient ainsi automatiquement un rteat résistant à l'usure et/ou à la corrosion d'épaisseur rigoureusement uniforme, de la surface extérieure du rotor, lequel rotor peut alors être constitué en un matériau moins dur, plus facile à mettre en forme et moins coûteux que ce revêtement. Dans des modes de réalisation préférés, on a recours en outre à 1 'une et/ou à l'autre des dispositions suivantes - la pièce-mère est une pièce de forme identique au rotor à revêtir, entraînée en rotation à la même vitesse que ce rotor et constituée de préférence par un autre rotor identique à celui à revêtir, - la pièce-mère comprend un guide hélicoïdal d'axe B, de pas identique à celui du rotor à revêtir, entraîné en rotation à la même vitesse que ce rotor, et une came rotative, animée de la vitesse V le long du guide ci-dessus et calée angulairement sur ce guide de façon telle que son axe de rotation demeure parallèle à l'axe B tout en étant excentré par rapport à celui-ci, - dans un dispositif de revêtement selon l'alinéa précédent, le guide est constitué par une rainure hélicoidale pratiquée dans une barre cylindrique et la came est solidarisée avec une bague montée coulissante le long de cette barre et présentant un ergot logé jointivement dans la rainure, - la pièce-mère comprend une glissière rectiligne s'étendant le long de 1'axe et entraînée en rotation autour de cet axe à une vitesse liée à celle U du rotor dans un rapport prédéterminé R très voisin de i, fonction du pas de ce rotor et des vitesses U et V, et une came rotative,animée de la vitesse V le long de la glissière et calée angulairement sur celle-ci de façon telle que son axe de rotation demeure parallèle à l'axe B tout en étant excentré par rapport à celui-ci, - dans un dispositif de revêtement selon l'alinéa précédent, la glissière est constituée par une barre rainurée longitudinalement et la came est solidarisée avec une bague montée coulissante le long de ladite barre et présentant un ergot logé jointivement dans la rainure, - la came est solidarisée axialement, mais non angulairement autour de l'axe B, avec le traînard, - dans le cas où l'organe de projection est un chalumeau propre à "projeter des calories" sur le rotor à traiter, en vue de densifier par fusion un revêtement superficiel préalable de ce rotor, il est prévu des moyens pour modifier à volonté au cours du traitement la vitesse V et/ou la distance d - dans un dispositif de revêtement selon l'alinéa précédent, les moyens pour modifier la distance d comprennent un coulisseau portant le chalumeau et monté sur le chariot de manière à pouvoir coulisser selon la direction T par rapport à ce chariot, et les différents organes suivants, tous d'axes parallèles à la direction T : un écrou solidaire du coulisseau, une tige filetée liée axialement mais non angulairement au chariot et coopérant avec l'écrou, un premier pignon droit solidaire de la tige filetée et un deuxième pignon droit coopérant avec le premier pignon et porté par le traînard, ce deuxième pignon étant associé à un moteur et à des moyens de commande réversible de ce moteur, les deux pignons étant dimensionnés axialement de façon telle que le premier puisse se déplacer selon la direction T le long de l'autre sans la- cher prise sur une distance au moins égale à l'amplitude maximum de déplacement du chalumeau selon cette direction. L'invention vise non seulement les procédés et dispositifs de revêtement en question, mais aussi les rotors revêtus obtenus. L'invention comprend, mises à part ces dispositions principales, certaines autres dispositions qui s'utilisent de préférence en même temps et dont il sera plus explicitement question ci-après. Dans ce qui suit, l'on va décrire quatre modes de réalisation préférés de l'invention en se référant aux dessins ci-anne xés d'une manière bien entendu non limitative. Les figures 1 et 2, de ces dessins, montrent respectivement en plan et en coupe verticale selon II-II, figure 1, un dispositif de revêtement établi selon l'invention. Les figures 3 et 4 montrent respectivement en plan et en coupe verticale selon IV-IV, figure 3, un deuxième mode de réalisation du dispositif de revêtement selon l'invention. Les figures 5 et 6 montrent respectivement en plan et en coupe verticale selon VI-VI, figure 5, un troisième mode de réalisation du dispositif de revêtement selon l'invention. Les figures 7 et 8 montrent respectivement en plan et en coupe verticale selon VIII-VIII, fig.7, un quatrième mode de réalisation du dispositif de revêtement selon l'invention. La pièce à revêtir est un rotor 1 de pompe à vis tel que défini ci-dessus. Dans chacun des modes de réalisation illustrés, la surface latérale de ce rotor est celle engendrée par un cercle se déplaçant de façon telle que le centre de ce cercle décrive une hélice et que l'axe du cercle demeure parallèle à celui de l'hélice : la distance e entre l'axe du cercle et celui de l'hélice sera appelée "excentricité" dans ce qui suit. Bien entendu, ainsi qu'il est connu dans la technique considérée, ladite surface latérale du rotor pourrait être différente de celle ainsi définie, étant engendrée par un déplacement hélicoldal du même genre que celui qui vient d'être défini, mais par une courbe fermée plane autre que circulaire, ladite courbe étant délimitée notamment par des arcs d'hypocycloides et d'épicycloïdes eux-mêmes engendrés par rotation le long d'un cercle, successivement à l'intérieur et à l'extérieur de ce cercle, d'un autre cercle de diamètre égal à l'excentricité ci-dessus. Dans chacune des quatre variantes de réalisation envisagées ci-après l'on a recours à une machine du genre des tours 11à reproduire", que l'on utilise ici comme tour 11à revêtir, machine comprenant - un bâti ou banc 2 comportant essentiellement deux rails parallèles s'étendant selon une direction qui sera dite "longitudina- le" dans la suite et une poupée fixe 3 associée à des moyens d'en- trainement en rotation d'une broche 4 autour d'un axe A parallèle à la direction longitudinale, - une poupée mobile 5 montée sur les rails 2 et présentant une pointe 6 centrée sur l'axe A, de position réglable longitudinalement, ladite pointe étant capable de compléter le montage sur la broche de la pièce à revêtir 1, - un traînard 7 également monté sur les rails 2 de façon à pouvoir être déplacé longitudinalement le long de ces rails, - un chariot 8 monté sur le traînard de façon à pouvoir être déplacé selon une direction transversale T perpendiculaire à l'axe A, - un ensemble à pointes 9,10 ou analogue, permettant de monter une pièce-mère Il rotative autour d'un axe B parallèle à l'axe A, - des moyens 12 pour lier les rotations respectives de la broche 4 et de la pièce-mère il, - un palpeur 13 solidaire du chariot 8, - et des moyens pour solliciter élastiquement le chariot 8 dans le sens pour lequel le palpeur 13 est appliqué contre la piècemère 11, selon une plage P1. Dans le cas présent la pièce à usiner des tours à reproduire est remplacée sur la broche, c'est-à-dire entre les deux poupées 3 et 5, ou plus précisément entre un mandrin 14 ou organe analogue lié en rotation à la broche 4 et la pointe 6, par le rotor à revêtir. De plus, le tour ne porte pas d'outil d'usinage. Il porte ici un organe de projection 15 dont la sortie est disposée horizontalement en regard d'une plage latérale verticale P2 du rotor 1, à une distance d de cette plage. Cet organe 15 est de préférence un pistolet propre à projeter par pulvérisation sur la plage du rotor 1 une substance 16 sous forme de poudre ou de gouttelettes qui, après adhésion sur ladite plage (notamment par solidification après un chauffage subséquent éventuel), forme une couche ou peau 30 particulièrement résistante à l'usure et/ou à la corrosion. Ledit organe pourrait être également un chalumeau ou organe analogue propre à "projeter" des calories sur la plage considérée en vue de faire subir au rotor revêtu au préalable d'une substance étrangère par le pistolet ci-dessus, un traitement thermique superficiel. Des moyens sont en outre prévus pour entraîner, durant toute la durée de la projection, - d'une part le rotor 1 en rotation autour de son axe A, à une vitesse constante U, - d'autre part le traînard 7 et l'équipage qu'il supporte selon une vitesse constante V parallèlement à l'axe A. Dans le cas d'une projection effective de substance sur le rotor à l'aide d'un pistolet 15, la pièce-mère Il et sa vitesse d'entraînement en rotation sont choisies de façon telle que la distance d demeure rigoureusement constante durant toute la projection. Trois variantes sont prévues à cet effet Sels la première variante illustrée aux figures 1 et 2, la pièce-mère Il est une pièce identique au rotor 1 , ou tout au moins présentant une surface extérieure identique à celle dudit rotor 1, et elle est entraînée en rotation autour de l'axe B à la même vitesse U que le rotor 1. Ses moyens d'entraînement 12 sont par exemple constitués par deux pignons 17 et 18 solidarisés respectivement en rotation avec la broche 4 et avec la piècemère Il et par une chaîne 19 coopérant avec ces deux pignons. Selon la deuxième variante illustrée aux figures 3 et 4, la pièce-mère Il comprend - une barre 20 évidée par une rainure hélicoîdale 21 de même pas que celui du rotor 1, - et une came circulaire 22 de section identique à la section transversale du rotor 1, excentrée de la distance e ci-dessus par rapport à l'axe B et solidarisée avec une bague 23 montée de façon à pouvoir coulisser le long de la barre 20, ladite bague comportant un ergot 24 qui coopère jointivement avec la rainure 21. Ici encore, comme dans le mode de réalisation précédent, la barre 20 est entraînée en rotation autour de l'axe B à la même vitesse U que le rotor 1, les moyens d'entraînement 12 pouvant être constitués par les mêmes organes 17 à 19 que précédemment. En outre, la bague 23 est entraînée le long de la barre 20 parallèlement à l'axe B selon la vitesse V, notamment par co Opération d'un doigt 25 solidaire du traînard 7 avec une gorge circulaire 26 évidée dans la bague, ce qui lie axialement, mais non angulairement autour de l'axe B, la bague au traînard. Selon la troisième variante illustrée aux figures 5 et 6, la pièce-mère Il comprend - une barre 27 évidée par une rainure rectiligne 28 s'étendant selon l'axe B, - et une came circulaire 22 identique à la précédente, ctest-à- dire encore de section identique à la section transversale du rotor 1, excentrée de la distance e ci-dessus par rapport à l'axe B, et solidarisée avec une bague 23 montée de façon à pouvoir cou- lisser le long de la barre 27 et calée angulairement sur cette barre par coopération d'un ergot24 solidaire de cette bague avec la rainure 28. Comme dans la variante précédente, la bague 23 est entraî- née le long de la barre 27 par coopération d'un doigt 25 solidaire du traînard avec une gorge circulaire 26 évidée dans la bague. Par contre la barre 27 n'est plus entraînée ici en rotation à la même vitesse U que le rotor 1 :la vitesse U' de rotation de cette barre est liée à la vitesse U par un rapport R constant très voisin de 1, dépendant du pas du rotor 1 ainsi que des vitesses U et V. Ce rapport R est déterminé de façon telle que, lorsque lbrgane de projection 15 décrit parallèlement à l'axe A une distance égale au pas de l'hélice génératrice du rotor 1, le nombre de tours décrits par ce rotor diffère d'une unité du nombre de tours décrits par la came 22. Ce rapport est établi par un train d'engrenages 29. Dans chacun des trois modes de réalisation ci-dessus, la pièce-mère 11 est conformée et animée de façon telle que le palpeur 13 demeure appliqué durant tout le traitement de projection contre la plage latérale verticale P1 de cette pièce, laquelle est située à une distance horizontale constante de la plage latérale verticale P2 du rotor 1 : il en résulte que la tête du pistolet 15, qui est solidaire du palpeur 13, demeure elle-même en permanence à une distance d rigoureusement constante de la plage P2, ce qui assure automatiquement un revêtement uniforme 30 d'épaisseur rigoureusement constante du rotor 1. Dans chaque cas, le fonctionnement du dispositif de projection est le suivant. On met en place initialement le pistolet 15 transversalement en regard de l'une des extrémités axiales. du rotor 1 à revêtir, à la distance d de celui-ci, le palpeur 13 étant appliqué contre la surface en regard de la pièce-mère 11. Il suffit alors te déclencher la projection, par le pistolet 15, de la substance de revêtement pulvérisée désirée et de mettre en route la machine de manière à faire tourner à vitesse constante le rotor 1 autour de l'axe A et la pièce-mère il autour de l'axe B et à déplacer le traînard 7 à vitesse constante V le long des rails 2. Le revêtement désiré est alors effectuc automatiquement et il suffit d'interrompre la projection et d'arrêter la machine lorsque l'organe 15 parvient en regard de la seconde extrémité axiale du rotor. En général on renouvelle ce traitement plusieurs fois de suite pour obtenir un revêtement d'épaisseur suffisante. Dans certains cas, il est désirable de faire subir au revêtement ainsi effectué un traitement thermique tel qu'un chauffage au rouge pour le densifier et rendre sa surface Flus lisse tout en réduisant légèrement son épaisseur. il est avantageux d'utiliser à cet effet la machine décrite ci-dessus en constituant l'organe de projection non plus par un pistolet proprement dit, comme dans les trois variantes décrites ci-dessus, mais par un chalumeau 31 (figures 7 et 8), par exemple du type oxy-acétErl-nique ou à plasma ou cout autre, organe qui peut être consiaer- comme un "projecteur de calories". L'exp-rience a montré que l'usage åtun tel chalumeau donnait difficilement satisfaction pour des valeurs constantes de la vitesse de défilement longitudinal V et de la distance d en raison notamment de la difficulté de régler avec précision la puissance calorifique d'un tel appareil : pour de telles valeurs constantes, on peut constater à l'oeil nu que le chauffage au rouge obtenu du revêtement au rotor est en certains endroits trop vif ou au contraire trop faible. Or un chauffage trop vif peut conduire à des fluages locaux se traduisant par des manques ou des surépalsseurs et au contraire un chauffage trop faible peut conduire à une densification Insuffisante conservant au revêtement une structure relativement poreuse indésirable. C'est pourquoi, conformément à l'invention, dans le cas qui vient d'être mentionné, relatif à une projection de calories, on prévoit des moyens pour modifier très facilement à volonté la vitesse V et/ou la distance d. Une telle variante a été représentée sur les figures 7 et 8. Pour modifier la vitesse V, il suffit de faire varier la vitesse de rotation d'une vis-mère 32 coopérant avec au moins un écrou du traînard 7, et ce à l'aide de moyens 33 faciles à commander permettant de ralentir ou d'accélérer le traînard ou même de l'arrêter ou d'en inverser momentanément le sens de déplacement. Pour modifier la distance d, on a recours avantageusement à un coulisseau 34 portant le chalumeau 31 et monté sur le chariot 8 de manière à pouvoir coulisser selon la direction transversale T par rapport à ce chariot, les déplacements de ce coulisseau étant commandés par l'ensemble des organes suivants, ayant tous des axes parallèles à la direction T - un écrou (non représenté) solidaire dudit coulisseau 34, - une tige filetée 35 liée axialement, mais non angulairement, avec le chariot 8 et coopérant avec l'écrou du coulisseau, - un premier pignon 36 à denture droite, solidaire de la tige filetée 35, - et un deuxième pignon 37 à denture droite coopérant avec le pignon 36 et porté par le traînard 7. Ce deuxième pignon 37 est associé à des moyens d'entraînement 38 faciles à commander, par exemple à l'aide d'une manette unique ou à l'aide de deux boutons-poussoirs commandant respectivement les rotations du pignon 37 dans l'un ou l'autre sens. En outre, les deux pignons 36 et 37 ont des dimensions axiales telles que le premier 36 puisse se déplacer selon la direction T le long du second 37 sans lâcher prise sur une distance au moins égale à l'amplitude maximum des déplacements du chalumeau selon cette direction T. Dans le mode de réalisation il lustré sur les figures 7 et 8, le pignon 36 présente une petite épaisseur axiale et le pignon 37 présente une épaisseur axiale relativement importante, supérieure à celle du pignon 36 d'une longueur égale aux amplitudes maximum de a-et-vient du coulisseau 34 par rapport au traînard 7. Les différentes commandes des moyens d'entraînement 33 et 38 peuvent être combinées dans une manette unique. Avec une machine ainsi équipée, il est particulièrement aisé de commander le chauffage désiré dans les meilleures conditions, tout excès de chauffage instantané pouvant être immédiatement corrigé par une augmentaLoe de la vitesse V et/ou une augmentation de la distance d et inversement. Les variations en question de vitesse et de distance permettent de reconstituer pratiquement avec une grande facilité les mouvements de balayage circulaire d'un chalumeau tenu à la main. Il est à noter que la passe de chauffage qui vient d'être décrite peut, dans certains cas, constituer seulement la phase de finition d'un traitement thermique comprenant une phase de préchauffage du rotor 1, phase pour laquelle il n'est aucunement besoin de prendre de grandes précautions en ce qui concerne l'uniformité des températures, un simple défilement longitudinal rectiligne du chalumeau le long du rotor 1 suffisant en général pour ce préchauffage. Finalement, quel que soit le mode de réalisation adopté, le rotor 1 est revêtu d'une peau ou carapace mince 30 dont la résistance à l'usure et/ou à la corrosion est très élevée, et ce bien que le matériau constitutif de ce rotor lui-même puisse être choisi parmi ceux, relativement faciles à mettre en forme, dont la résistance mécanique est relativement faible. Les rotors ainsi revêtus présentent donc à la fois une grande longévité et un prix de revient relativement bas. On donne ci-après,à titre purement illustratif et bien entendu aucunement limitatif de l'invention, quelques autres précisions concernant un mode de réalisation ayant donné toute satisfaction. Le rotor 1 était constitué en acier demi-dur XC48f, avait un diamètre de 80 mm, une longueur de 900 mm et un pas de 200mm. Le revêtement 30 était constitué par un alliage de nickel, chrome, molybdène et cobalt ayant une épaisseur de 0,8 mm applique en 6 ou 7 passes successives, puis fondu au rouge à 9500C, la tolérance sur cette température étant de plus ou moins 20 C. La vitesse U était de 50 t/mn, l'avance par tour était de 8 mm, ce qui correspondait à une vitesse V de 400 mm/minute et, dans le cas de la réalisation des figures 5 et 6, la vitesse U' était de 52 t/mn La distance de projection d était de 20 cm. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour revêtir un rotor de pompe à vis d'une peau résistante, caractérisé en ce qu'il comprend : des moyens pour monter et entraîner à vitesse constante autour de son axe A le rotor à revêtir (1); un traînard (7) monté de façon à défiler à vitesse constante V selon une direction longitudinale, c'est-àdire parallèle à l'axe A; un chariot (8) monté sur le traînard de façon à pouvoir subir des déplacements de va-et-vient selon une direction transversale T par rapport à ce traînard; une piècemère (11) montée et entraînée en rotation à une vitesse liée à la vitesse de rotation du rotor, autour d'un axe B parallèle à l'axe A, et propre à matérialiser à chaque instant dans l'espace une plage ponctuelle P1 animée à la vitesse V et disposée à une distance constante, comptée selon la direction T, d'une plage ponctuelle P2 de la surface latérale du rotor, plage animée elle aus Si. selon la vitesse V et décrivant régulièrement toute la surface du rotor entraîné en rotation; un palpeur (13) solidaire du chariot et constamment appliqué contre la plage Pt selon la direction T; et un organe de projection (15,31) de calories et/ou d'un matériau de revêtement, organe également solidaire du chariot et disposé en regard de la deuxième plage P2, à une distance d non nulle de cette plage. 2. Dispositif de revêtement selon la revendication 1, caractérisé en ce que la pièce-mère (11) est une pièce de forme identique au rotor à revêtir, entraînée en rotation à la même vitesse que ce rotor. 3. Dispositif de revêtement selon la revendication 1, caractérisé en ce que la pièce-mère comprend un guide hélicoidal (21) d'axe B, de pas identique à celui du rotor à revêtir, entraîné en rotation à la même vitesse que ce rotor et une came (22) animée de la vitesse V le long du guide ci-dessus et calée angulairement sur ce guide de façon telle que son axe demeure parallèle à l'axe B tout en étant excentré par rapport à celui-ci. 4. Dispositif de revêtement selon la revendication 3, caractérisé en ce que le guide est constitué par une rainure hélicoi- dale (21) pratiquée dans une barre cylindrique (20) et en ce que la came est solidarisée avec une bague t23) montée coulissante le long de cette barre et présentant un ergot (24) logé jointivement dans la rainure. 5. Dispositif de revêtement selon la revendication 1, carac térisé en ce que la pièce-mère comprend une glissière rectiligne (27) s'étendant le long de l'axe B et entraînée en rotation autour de cet axe à une vitesse liée à celle U du rotor dans un rapport prédéterminé R très voisin de 1, fonction du pas de ce rotor et des vitesses U et V, et une came (22) animée de la vitesse V le long de la glissière et calée angulairement sur celle-ci de façon telle que son axe demeure parallèle à l'axe B tout en étant excentré par rapport à celui-ci. 6 Dispositif de revêtement selon la revendication 5, caractérisé en ce que la glissière est constituée par une barre (27) rainurée longitudinalement (en 28) et en ce que la came est solidarisée avec une bague (23) montée coulissante le long de ladite barre et présentant un ergot (24) logé jointivement dans la rainurse 7. Dispositif de revêtement selon l'une quelconque des re vendicatnons 3 à 6, caractérisé en ce que la came (22) est solidarisée axialement, mais non angulairement autour de llaxe B, avec le traînard (7). 8. Dispositif de revêtement selon l'une quelconque des prec- dentes revendications, caractérisé en ce que, l'organe de projection étant un chalumeau (31) propre à "projeter des calories" sur le rotor (1) à traiter en vue de densifier par fusion un revêtement superficiel préalable de ce rotor, ce dispositif comprend des moyens pour modifier à volonté au cours du traitement la vitesse V et/ou la distance d. 9. Dispositif de revêtement selon la revendication 8, caractérisé en ce que les moyens pour modifier la distance d comprennent un coulisseau (34) portant le chalumeau et monté sur le chariot (8) de manière à pouvoir coulisser selon la direction T par rapport à ce chariot, et les différents organes suivants, tous d'axes parallèles à la direction T : un écrou solidaire du coulisseau, une tige filetée (35) liée axialement mais non angulairement au chariot et coopérant avec ltécrou, un premier pignon droit (36) solidaire de la tige filetée et un deuxième pignon droit (37) coopérant avec le premier pignon et porté par le trat- nard (7), ce deuxième pignon étant associé à un moteur et à des moyens de commande réversible de ce moteur, les deux pignons étant dimensionnés axialement de façon telle que le premier (36) puisse se déplacer selon la direction T le long de l'autre (37) sans lâcher prise sur une distance au moins égale à l'amplitude maximum de déplacement du chalumeau selon cette direction. 10. Rotor de pompe à vis revêtu d'une peau résistante à l'usu- re et/ou à la corrosion telle qu'obtenue à l'aide d'un dispositif selon l'une quelconque des précédentes revendications.