la présente invention concerne une machine à faisceau électronique et un procédé permettant de détecter automatiquement les conditions de travail d'un ouvrage soumis à une opération de soudage, de découpage ou drusinage par faisceau électronique en détectant 5 une partie des électrpns bombardant-un point de l'ouvrage ou les électrons émis par la partie à l'état fondu de cet ouvrage. . " Dans l'usinage par faisceau électronique, les-faisceaux accélérés et concentrés par une haute tension frappent un point désiré d'un ouvrage et une opération d'usinage telle qu'une opération 10 de soudage, de' découpage ou de perforation', est exécutée en employant la chaleur engendrée par le "bombardement des faisceaux électroniques et la pénétration de ces faisceaux dans 1'ouvrage. Pour effectuer une opération d'usinage, un opérateur place un ouvrage sur un chariot dans une chambre' à vide ou de travail 15 d'un appareil d'usinage ou de soudage par faisceaux électroniques, de sorte que les faisceaux électroniques sont concentrés sur un point désiré de l'ouvrage, et il règle ensuite l'état du bombardement du faisceau électronique, les faisceaux électroniques sont' appliqués ensuite pour effectuer l'opération de soudage par exemple. Au cours 20 du fonctionnement, l'opérateur doit toujours vérifier si (1) les faisceaux électroniques sont projetés ou non sur un point désiré (ligne de soudage, partie à découper ou à perforer de l'ouvrage) et (2) si les faisceaux électroniques pénètrent ou non complètement dans l'ouvrage en vue d'un soudage , d'un découpage ou d'une perforation 25 précise. Ces conditions ont généralement été déterminées dans la technique antérieure par l'opérateur qui examinait visuellement l'ouvrage et faisait fonctionner ensuite la machine à faisceau électronique. Toutefois, la configuration des ouvragés à usiner devient d'autant 30 plus complexe que la technique de l'usinage par faisceau électronique progresse. Par exemple, il faut usiner les ouvrages ayant non seulement des surfaces planes mais également des surfaces incurvées et des parois d'épaisseur irrégulière. Dans le cas du soudage , il est quelquefois nécessaire que 35 le faisceau électronique ne pénètre pas complètement/les raccords mais soit limité à une profondeur prédéterminée n'atteignant pas les parties inférieures des ouvrages à réunir. Ces opérations de 70 13678 2 2041177 j soudage sont très difficiles à effectuer lorsque l'opérateur ' ne dispose que d'un examen visuel. Si les conditions de travail peuvent être détectées immédiatement .et facilement- à l'extérieur de la chambre à vide ou de 5 • travail de l'appareil, il est possible de régler: convenablement les facteurs affectant les conditions de travail^tels que là tension d'accélération,, le courant du faisceau, le courant de concentration, le courant de déviation, etc. afin d'obtenir les meilleures conditions de travail, de sorte .qu'un soudage et un 10 usinage par faisceau électronique commandé automatiquement peuvent être .réalisés.- -î. . .... ; L'invention fournit donc une machine à faisceau. .électronique nouvelle et perfectionnée et un procédé permettant de détecter facilement les conditions de travail, à partir de l'extérieur 15 d'une chambre à vide ou de travail d'une machine à faisceau électronique. :L!invention envisage plus précisément de .détecter si les faisceaux électroniques sont ou non concentrés de façon • précisé et projetés sur un point désiré de l'ouvrage, le degré de pénétration des faisceaux électroniques dans l'ouvrage et les 20 dimensions d'un bain à l'état fondu engendré dans l'ouvrage par le bombardement des faisceaux électroniques. Selon un aspect de l'invention, un ou plusieurs, éléments de détection d'électrons sont situés à des positions prédéterminées ' et.de façon isolée électriquement par rapport à un ouvrage, et les 25 conditions 'de travail, telles que la position ou le point de bombardement des faisceaux électroniques projetés sur l'ouvrage et le •degré' de. pénétration des faisceaux électroniques dans l'ouvrage • ou les-dimensions d'un bain à l'état fondu engendré dans lrouvrage sont détectés en mesurant le courant qui circule dans les éléments 30' de détection■ci-dessus. — D'autres caractéristiques et avantages de l'invention 'apparaîtront ' au cours de la description suivante donnée à titre d'exemple et faite en .référence au dessin annexé., dans lequel : - La figure. 1 représente une vue latérale, en coupe et en 35 partie en arraché d'une .machine à faisceau électronique comportant un élément de détection des électrons selon l'invention et un circuit électrique associé ; COPY 70 13678 3 2041177 les figures 2A, 2B et 2C sont des vues en coupe d'ouvrages et-d1éléments associés montrant la disposition des éléments détecteurs d ' électrons ; la'figure 3 représente un schéma d'un circuit électrique 5. selon l'invention destiné à empêcher l'ouvrage d'émettre des ther-mions et la figure 4 représente un schéma d'un circuit électrique comportant des éléments destinés à collecter les électrons émis par le "bain à l'état fondu engendré' dans l'ouvrage selon l'inven-10 tion ; •_ - - ... La figure 1 représente echématiquement une machine à faisceau électronique dans laquelle l'invention peut être appliquée avec avantage. La machine à- faisceau électronique comprend une chambre d'usinage 7 et une alimentation,8. La chambre d'usinage 7 comprend 15 une partie engendrant le faisceau électronique et une partie ' d'usinage. La partie engendrant ,1e faisceau électronique est classique. Comme il est bien connu, cette partie comprend un filament 10 destiné à émettre des thermipns ; une grille 11 destinée à commander les thermions émis, une anode 12 connectée à la masse posi-20 tive afin d'accélérer le faisceau électronique et une bobine de concentration 13 destinée à concentrer le faisceau électronique accéléré. La partie d'usinage- associée à la partie engendrant le faisceau électronique comporte un chariot 6 supportant un élément isolant 4 et un ouvrage 1 destiné à être usiné par le fais-25 ceau électronique 5 représenté schématiquement en pointillé. Selon l'invention, un élément de détection du faisceau électronique 2 est disposé sur l'élément isolant 4 monté sur le chariot 6 et des isolateurs séparés 3 et 3' supportant l'ouvrage 1 afin d'isoler électriquement l'élément de détection 2 de l'ouvrage 30 1. L'élément de détection du faisceau électronique 2 peut être en un matériau conducteur quelconque et présente ordinairement la forme d'une plaque. Là borne négative d'un ampèremètre à courant continu 15 est connectée à l'ouvrage 1 et sa borne positive est connectée à la masse. De même, la borne négative d'un ampèremètre 35 à courant continu 16 est connectée à l'élément de détection 2 et sa borne positive est connectée à la masse. On notera que-la borne 70 13678 4 2041177 positive à'une alimentation 8 est connectée à la masse et que le potentiel de la masse est par conséquent positif. Un ampèremètre à courant continu 14 est connecté à la borne positive de l'alimentation 8 pour détecter le courant circ.ulant dans la machine, comme 5 représenté à la figure 1. la borne;négative de l'alimentation 8 est connectée à la cathode ou filament.10 de ,1a chambre d'usinage 7. Au cours du fonctionnement, la chambre d1 usinage.ou de travail 7 est mise sous vide et le faisceau électronique 5 engendré par la tension appliquée par 1'alimentation 8 frappe l'ouvrage 1, de 10 sorte qu'un point de ce dernier bombardé, par le ..faisceau électronique 5 entre en fusion et le faisceau 5 pénètre profondément dans l'ouvrage 1 et finalement le traverse. Une partie du faisceau électronique 5 ayant traversé l'ouvrage }atteint l'élément de détection du faisceau électronique 2 et un courant circule donc 15 dans l'ampèremètre 16 connecté à l'élément de détection 2.- lorsque l'énergie du faisceau est constante, le faisceau traversant l'ouvrage et.atteignant l'élément de détection 2 diminue lorsque l'épaisseur de l'ouvrage 1 augmente. Ceci signifie que le courant circulant dans l'ouvrage 1 aug-20 mente. Toutefois, la relation entre le courant circulant dans l'élément de détection 2 et le. courant circulant dans l'ouvrage 1 dépend des propriétés de l'ouvrage 1 et de l'élément de détection 2, de sorte que le courant du faisceau électronique doit être déterminé en tenant compte de ces propriétés. D'après la relation 25 ci-dessus, on peut voir; facilement si le faisceau électronique 5 traverse ou non l'ouvrage. 1 et combien d'électrons le traversent. lorsqu'on désire perforer un trou dans l'ouvrage 1 ou le découper, il faut supprimer complètement le faisceau électronique ou bien perforer 1'ouvrage, lorsqu'on désire effectuer une opération 30 de soudage bout à bout par faisceau électronique, ce dernier doit traverser l'ouvrage de façon à former des cordons dits "Uranami" sur l'autre face de l'ouvrage .(cordons formés sur la face de l'ouvrage opposée à celle sur.laquelle le faisceau électronique est projeté). Selon l'opération d'usinage envisagée, par exemple une 35 opération de découpage ou de soudage comme décrit,.il faut.faire varier l'énergie optimale du faisceau électronique pénétrant dans 1 ' ouvrage. C ' est-à-dire qu ' il. existe, une. relation optimale entre 70 13678 2041177 les courants passant dans l'ouvrage 1 et dans l'élément de détection 2. Cette relation optimale peut varier selon les propriétés des ouvrages et des éléments de détection ainsi que l'épaisseur de l'ouvrage. Ainsi, lorsqu'une relation optimale a été établie, 5 on peut toujours obtenir un usinage précis en commandant les faisceaux électroniques en se basant sur la relation optimale décrite ci-dessus. On fournit maintenant les données obtenues avec l'appareil d'usinage par faisceaux électroniques représenté à la figure 1. 10 Des ouvrages constitués par des plaques en acier doux ayant des épaisseurs différentes ont été soumises au faisceau électronique avec une tension d'accélération de 28 kY , une intensité du faisceau indiquée par l'ampèremètre 14 de l'alimentation 8 de 78 mA et une vitesse de déplacement de l'ouvrage de 50 cm par 15 minute. L'élément de détection était une plaque de cuivre. Pour "une épaisseur de l'ouvrage de 2 mm, le faisceau électronique traverse et découpe l'ouvrage . A^ = 25 mA ~&2 = 33 mA 20 Pour une épaisseur de l'ouvrage de 3 mm, le faisceau élec tronique traverse et découpe l'ouvrage. A^ = 30 mA " " A2 = 29 mA Pour une épaisseur de lrouvrage de 4 mm, le faisceau électro-25 nique traversé mais ne découpe pas 1'ouvrage. A1 = 32 mA Ag = 20 mA On a observé la formation de cordons "Uranami". Pour une épaisseur de l'ouvrage de 5 mm» le faisceau électro-30 nique pénètre mais ne découpe pas 1'ouvrage# On a observé égalemènt la formation de cordons "Uranami". . A.j = 36 mA , Ag = 9 mA ■ ... Pour une-épaisseur de l'ouvrage de 6 mm, le faisceau élec-35 tronique ne traversé pas l'ouvrage. A1 = ■ 40' mA ... . 0 mA. 70 13678 6 2041177 Avec les données-ci-dessus, on voit que lorsque l'épaisseur, des ouvrages augmente et que par conséquent lorsque diminue l'énergie des faisceaux électrouiquee traversant les ouvrages» de forts courants circulent dans l'ampèremètre 15, mais que le courant circulant 5 dans l'élément de détection 2, c'est-à-dire dans l'ampèremètre 16, diminue et devient presque nul lorsque le. faisceau" électronique ne peut traverser les ouvrages. La figure 2 représente les dispositions,des éléments de détection des faisceaux électroniques 2 associés au circuit élec-10 trique selon l'invention . lia figure 2A montre la disposition des éléments de détection permettant de détecter si le faisceau élec- dans r , tronique pénétré ou non A' ouvrage 1, comme décrit ci-dessus en se référant à la figure 1. Les figures 2B et 2C représentent les montages permettant de détecter si les faisceaux électroniques 15 sont concentrés ou non sur un point désiré. En se référant à la figure 2B, l'élément de détection de faisceau électronique 2 est situé sous l'ouvrage . 1 et après un élément isolant 3» comme dans le cas de la figure 2A. Des éléments de détection des faisceaux 18 et 18' sont supportés de 20 plus par l'ouvrage 1, par l'intermédiaire d'éléments isolants respectifs 17 et 17'• Des ampèremètres à courant continu 20 et 19 sont connectés respectivement aux éléments de détection 18 et 18' afin de détecter le courant circulant dans ces éléments. Au cours d'une opéra-25 tion d'usinage telle qu'une opération de soudage ou de découpage, les éléments de détection sont disposés parallèlement et de part et d'autre d'une ligne de travail. Dans une opération d'usinage telle qu'une opération de perforation d'autre part, on peut encore augmenter le rendement de la détection en donnant aux éléments 30 de détection 18 et 18' la forme d'un tore. En se référant à la figure 2C, un élément de détection de faisceau électronique 2 est disposé en dessous de l'ouvrage 1 et au niveau du point de travail du faisceau électronique. Il est avantageux que cet élément de détection 2 ait une 35 largeur correspondant à la profondeur "de pénétration du faisceau électronique. Deux seconds éléments de détection du faisceau 2'1 et 21' sont disposés de façon espacée de part et. d'autre 70 13678 7 2041177 de l'élément de détection 2. De même qu'aux figures 2A et 2B, des. ampèremètres 15 et•16 sont connectés respectivement à l'ouvrage 1 et à 1'élément: de détection 2. Des ampèremètres 23 et 22 sont èonnectés au second élément de détection afin de détecter l'écart 5 du faisceau-électronique 5- et (,ou) la distance de pénétration. Ces éléments de détection 2, 21 et 211 sont naturellement isolés électriquement les uns des autres ainsi qu.e de .l'ouvrage 1 et du chariot, grâce aux- éléments dl isola tion.3,. 3' et 4, eomme représenté aux figurés 2B et '2C. On voit donc facilement que 10 lorsque le faisceau électronique n'est pas centré, il circule une plus grande quantité de courant dans l'un des ampèremètres. Ainsi, on peut détecter immédiatement l'écart du faisceau électronique pâr rapport à un point désiré. . En se référant de nouveau à la figure 2B , les éléments de 15 détection 18 et 18' situés au-dessus de la, surface de l'ouvrage 1 - sont très proches du point sur lequel le; faisceau électronique doit être concentré et ils ont-tendance à capter également les électrons émis-par le point en fusion de l'ouvrage 1, de sorte que, même lorsque le faisceau électronique ne frappe pas ces éléments 20' de 'détection 18 et 18*, le courant peut, circuler dans les ampèremètres 19 et 20. ; , . • • Toutefois, lorsque le point chauffé et. entrant en fusion de l'ouvrage 1 est symétrique par rapport à l'axe de.bombardement 'du faisceau électronique, il émet également des électrons symé-y "25 triquement, de sorte que les courants circulant dans les ampèremètres. 19 et 20 sont presque identiques, c'est-à-dire que, ■ ' 'lorsque lés- intensités., indiquées par les ampèremètres 19 et 20 sont pratiquement identiques, ceci signifie que.le faisceau électronique est concentré sur un point désiré de l'ouvrage 1. 30 lorsque le•courant circulant dans l'un des ampèremètres 19 ou 20 est plus grand que celui circulant, dans l'autre, le faisceau électronique n'est plus centré ou est dévié du côté de "l'ampèremètre indiquant une intensité, plus grande,. lorsque les ouvrages sont en tantale, en tungstène, en titane, 35 en molybdène, ou en un autre métal à haut point de fusion, le point de 1'ouvrage 1 bombardé par le faisceau électronique présente une •" température excessivement haute, de sorte qai'un grand nombre de 70 13678 8 2041177 thermions et d'ions sont émis par ce point et atteignent les éléments de détection, le chariot ■ 6 et. les parois de la chambre à vide 7. " . . Dans ce cas, le c ourant circulant dans l'ampèremètre 15 qui 5 est connecté à l'ouvrage 1 est réduit tandis que le courant circulant dans les ampèremètres tel que celui portant la référence 16 et qui sont connectés aux .éléments de détection du faisceau électronique tend à présenter une valeur élevée. Par conséquent, la mesure précise du. courant du faisceau électronique devient très difficile. 10 Ce défaut-peut être supprimé grâce à un circuit électrique tel que celui représenté à la figure 3. Une source à courant continu 9 est connectée en série avec l'ampèremètre 15 afin de supprimer l'effet des thermions émis par le point bombardé par le faisceau électronique• Par conséquent, le potentiel de l'ouvrage 1 est 15 positif par rapport à la masse, ce qui interdit l'émission de thermions par l'ouvrage 1. Selon une variante, la tension..aux bornes de la source à courant ' continu 9 est réglée de telle sorte que le cou.-rant dû aux thermions peut être annulé par celui dû aux ions. Le faisceau 5 pénètre dans 1'ouvrage 1 et chauffe une partie de l'élé-20 ment de détection 2, 'de sorte que ce dernier peut émettre des thermions ou des ions. ■ • On peut toutefois supprimer ce défaut dans une certaine mesure en employant un métal de haute conductivité thermique et à. faible, point de fusion, tel que du cuivre,, de l'aluminium, 25 etc. et il n'en résulte aucun problème dans la pratique. La figure 4 montre un.autre montage employant un circuit électrique selon l'invention pour détecter^les dimensions d'une partie à l'état fondu de l'ouvrage en collectant•les électrons qu'elle émet. La largeur (ou la superficie), la-profondeur, etc. de la par-30 tie à l'état fondu de l'ouvrage qui est formée par le bombardement du faisceau électronique dépend de la tension d'accélération (tension anodique) de l'intensité et du diamètre du faisceau électronique projeté sur l'ouvrage^ c'est-à-dire de-la densité d'énergie de ce faisceau. Lorsque la tension d'accélération et 35 ensuite l'inténsité du faisceau sont augmentées, la largeur de la partie à l'état fondu augmente généralement un peu, mais la profondeur de pénétration augmente beaucoup plus. lorsqu'on 70 13678 9 2041177 accroît le diamètre, du faisceau, la largeur de la partie à l'état fondu augmente mais la profondeur diminue. La relation quantitative entre la largeur et la profondeur de la partie à l'état fondu et la tension d'accélération, l'intensité ou le diamètre 5 du faisceau peut "être obtenue expérimentalement. On peut détecter facilement la variation de la tension d'accélération ainsi que l'intensité du faisceau au moyen d'appareils de mesure situés à l'extérieur de la chambre à vide ou d'usinage 7, mais il est impossible de mesurer le diamètre du 10 faisceau. Selon un autre aspect de l'invention, il est possible de détecter le diamètre du faisceau électronique. Pour y parvenir, comme représenté à la figure 4, des éléments de détection du faisceau électronique -25 et 251 isolés électriquement de l'ouvrage 1 au moyen d'éléments"isolants respectifs 24 et 24' sont disposés 15 à proximité d'un point d'usinage de-l'ouvrage 1. Une source à courant continu 29 est intercalée entre les éléments de détection 25 et 25* et est connectée en série avec l'ampèremètre à courant continu 26 de telle 'manière que les éléments de détection 25 et 25' sont positifs par rapport à la masse. 20 L'ouvrage 1 est connecté par l'intermédiaire de l'ampèremètre à courant continu 15 à la masse. Lorsque l'ouvrage 1 entre en fusion sous l'action du bom- ■ bardement du faisceau électronique 5, des. électrons ainsi que des ions sont émis par la partie à l'état.fondu et sont collectés par 25 les éléments détecteurs 25 et 25', de sorte qu'un courant circule dans l'ampèremètre 26'. La partie à l'état fondu de l'ouvrage 1 • émet d'autant plus d'électrons que sa superficie est plus grande. Par conséquent, 'la quantité d'électrons collectés par les éléments détecteurs 25 et 25' augmente de .sorte que le courant circulant 30 dans l'ampèremètre 26 augmente également. C'est-à-dire que la variation de largeur ou de superficie de la partie à.l'état fondu de l'ouvrage' 1 peut être détectée grâce à la variation d'intensité indiquée par l'ampèremètre 26. On voit que la variation de largeur ou de superficie de la 35 partie à l'état fondu est due à la variation de l'intensité et du diaiaètre du faisceau électronique. Il est clair par conséquent que, lorsque l'intensité du faisceau est augmentée .tandis que le courant circulant dans l'ampèremètre 26 est accru, la largeur ou 70 13678 to 2041177 la superficie de la partie à l'état fondu est agrandie. Lorsque l'intensité du faisceau reste inchangée, 1'augmentation du diamètre du faisceau provoque un accroissement de la largeur de la surface de la partie à l'état fondu tandis que la profondeur ou 5 la pénétration diminue. En détectant le courant circulant dans l'ampèremètre 26 ainsi que l'intensité du faisceau, on peut détecter la variation de largeur ou de surface de la partie à l'état fondu de l'ouvrage et l'on peut également évaluer la variation de profondeur. 10 Le courant 1^ circulant dans l'ampèremètre 15 qui est connecté à l'ouvrage est égal à la différence entre le courant du faisceau I_, dû au bombardement électronique de l'ouvrage 1 et -D le courant circulant dans l'ampèremètre 26 est dû aux électrons émis par la partie à l'état fondu et-collectée par les élé-15 ments détecteurs 25 et 25*, c'est-à-dire 1^ = I.g - On peut donc détecter la variation de la la rgeur de la partie à l'état fondu de l'ouvrage grâce à la variation du courant circulant dans l'ampèremètre 26.. Lorsque les taux de variation des courants 1^ et sont pratiquement égaux, on peut voir 20 que la variation de largeur ou de superficie de la partie à l'état fondu est due à la variation de diamètre du faisceau électronique, ce qui permet de 'détecter la profondeur de la partie à l'état fondu. - ' Les éléments de détection de faisceaux 25 et 25' doivent être 25 séparés du point à usiner d'une distance convenable afin que les éléments de détection ne soient pas soumis directement aux faisceaux électroniques. Toutefois., il existe des électrons qui ne sont pas concentrés au voisinage des faisceaux électroniques, de sorte qu'ils sont collectés par les éléments détecteurs 25 et 25' et 30 qu'un certain courant circule dans l'ampèremètre 26. Ce courant est toutefois constant , indépendamment de la largeur ou de la surface de la partie à l'état fondu, de sorte que le courant peut être mesuré préalablement aux fins de tarage. 70 13678 2041177 11 - REVEKDICATIONS - 1 - Procédé de détection des conditions d'usinage au'moyen d'un faisceau électronique, caractérisé en ce qu'il consiste à disposer au moins un élément détecteur d'électrons de façon élec- 5 triquement isolée par rapport à un ouvrage au voisinage d'un point' à usiner de cet" ouvrage, à connecter l'élément détecteur à une borne positivé d'une alimentation destinée à engendrer le faisceau électronique, à mesurer" l'intensité du faisceau circulant dans l'élément, et à détecter le faisceau électronique ainsi qu'une po-10 sition dè ce faisceau sur l'ouvrage. 2 - Procédé de détection des conditions d'usinage par faisceaux électroniques, caractérisé en ce qu'il consiste à connecter une source à courant continu entre l'élément et une borne positive d'une alimentation destinée à engendrer le faisceau élec- 15 tronique, de sorte qu'un potentiel de l'élément peut être positif par rapport à la borne positive, à mesurer un courant circulant dans l'élément pendant l'usinage et à détecter une dimension d'une partie à l'état fondu de"l'ouvrage. ■ * ' 3 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce 20 que l'élément détecteur est disposé sous l'ouvrage et en aligne- . ment 'avec un point- de l'ouvrage devant être usiné. 4 - Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que des éléments détecteurs supplémentaires sont-montés sur l'ouvrage ■ "au moyen d'éléments isolateurs et de façon espacée de part et d'au-25 tre du faisceau électronique projeté, des ampèremètres respectifs étant connectés à ces éléments-supplémentaires. 5 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que trois éléments détecteurs sont disposés sous l'ouvrage, l'un des éléments étant en alignement avec le faisceau électronique et 30 les deux autres étant situés parallèlement à l'électrode et de part et d'autre.- ' - * - 6 - Procédé selon la revendication-1, caractérisé en ce qu'une source à courant continu polarise l'ouvrage. 7 - Machine à faisceaux électroniques, caractérisée en ce 35 qu'elle comprend un élément de détection d'électrons, isolé électriquement de l'ouvrage et situé au voisinage de ce dernier dans une chambre à vide, et connecté à une borne positive d'une alimen- 70 13678 12 2041177 tation destinée à engendrer le faisceau électronique, et un dispositif connecté entre' l'élément et la borne positive, afin de détecter le faisceau électronique et indiquer le résultat obtenu. 8 - Machiné selon la revendication 7, caractérisée en ce 5 que l'élément dé détection est situé sou's l'ouvrage et en alignement avec un point à usiner de 11 ouvrage. 9 - Machine selon la revendication lr caractérisée en ce que trois éléments de détection sont situés sous l'ouvrage, l'un des éléments étant en alignement avec un point de l'ouvrage à 10 usiner et les autres étant disposés parallèlement au premier élément et de part et d'autre de celui-ci. 10 - Machine selon la revendication 7, caractérisée en ce que l'élément' de détection est situé sur l'ouvrage et en alignement avec un point à usiner de l'ouvrage. 15 11 - Machine à faisceau électronique , caractérisée en ce qu'elle comprend au moins un élément de détection d'électrons isolé électriquement d'un ouvrage et situé à son voisinage dans une chambre à.vide, une source à courant continu connectée entre l'élément et une borne positive d'une alimentation, et un dispositif connecté 20 à l'élément pour détecter une dimension d'une partie à l'état fondu de l'ouvrage et pour indiquer le résultat obtenu.