L'invention a pour objet une machine et un procédé de ficelage d'une pièce telle qu'une pièce de viande. Ce procédé et cette machine s'appliquent au ficelage d'une pièce de forme cylindrique allongée dont les deux extrémités se terminent par une calotte. Une telle pièce peut être constituée par exemple par un saucisson. Cependant, I'invention s'applique de préférence à une pièce de viande cuite au four telle qu'un rôti, et plus particulièrement au ficelage d'un rôti de volaille, comme par exemple un rôti de dinde. Un rôti est un morceau de viande de boucherie bardé de lard et ficelé, puis cuit au four. La ficelle est utile quelle que soit la nature de la viande pour maintenir la pièce pendant la cuisson, mais elle est particulièrement utile dans le cas d'un rati de volaille car celui-ci se compose d'une pièce de présentation extérieure qui entoure plusieurs morceaux de taille plus petite. Un rôti de volaille composé de plusieurs pièces ne présente en effet pas la même cohésion qu'un rôti de veau par exemple. En conséquence, il est absolument indispensable de maintenir ces différentes pièces entre elles pendant la manipulation et la cuisson. D'une manière traditionnelle, le ficelage d'un rôti de volaille se fait à la main au moyen d'une ficelle alimentaire dite "ficelle de boucher". On dispose la ficelle suivant la longueur du rôti, on fait manuellement un noeua à une première extrémité, puis on enroule en spirale les deux brins de la ficelle autour de la partie cylindrique du rôti, les deux brins se croisant sous le dessous de la pièce. On termine le ficelage en nouant entre eux les deux brins par un deuxième noeud effectué à la main. On a cherché des procédés permettant de réaliser rapidement le ficelage d'un rôti de volaille, par exemple au moyen d'une machine automatique. La difficulté principale de ce problème réside dans la réalisation du noeud. On connait actuellement diverses solutions de remplacement, comme par exemple un filet de caoutchouc élastique à l'intérieur duquel on introduit le rôti. Mais il n'existe pas de machine permettant de ficeler un rôti en utilisant une ficelle alimentaire qui peut aller au four sans inconvénient en ce qui concerne le goût et la qualité du produit. La présente invention résout précisément ce problème. Elle permet de ficeler de manière automatique une pièce de viande au moyen d'une ficelle alimentaire ; de plus, une fois le ficelage terminé1 le rôti présente le même aspect extérieur que s'il avait été ficelé à la main suivant le procédé traditionnel décrit ci-dessus. Enfin, le procédé et le dispositif de ficelage de l'invention permettent d'atteindre des cadences particulièrement rapides, puisque l'opération s'effectue en six secondes environ. Le procédé de ficelage selon l'invention se caractérise en ce que : - on réalise un entrelacement d'au moins trois brins de ficelle, ce qui forme un pseudo-noeud, - on amène le centre d'une première calotte d'extrémité de la pièce à ficeler contre le pseudonoeud ainsi formé, - on enroule en spirale l'un des brins de la tresse autour de la partie cylindrique de la pièce g ficeler et sur toute sa longueur, - on tend les autres brins suivant des génératrices de la partie cylindrique de la pièce, et - on ramène tous les brins au centre de la deuxième calotte sphérique et on les entrelace pour fermer la pièce Dans les cas favorables, ce procédé permet le ficelage d'une pièce de viande.Cependant, en pratique, il arrive fréquemment que la ficelle au moyen de laquelle est réalisée la spirale glisse sur la calotte, ce qui empêche d'amorcer le spiralage. L'invention concerne donc également un procédé qui permet d'amorcer de manière sûre le spiralage, sans que le brin puisse glisser. Ce procédé comporte une étape supplémentaire de torsadage de deux brins.Plus précisément ce procédé se caractérise en ce que - on entrelace au moins trois brins de ficelle, ce qui forme un pseudo-noeud, - on amène le centre d'une première calotte de la pièce à ficeler contre le noeud ainsi formé, - on torsade deux brins jusqu'à ce que la longueur de la partie torsadée permette l'amorçage du spiralage, - on tend l'un des brins torsadés suivant une génératrice de la partie cylindrique et simultanément on tend les autres brins le long de génératrices différentes. de la partie cylindrique, - on enroule en spirale l'autre brin torsadé sur toute la longueur de la partie cylindrique de la pièce, - on reprend le torsadage des deux fils, jusqu'au centre de la deuxième calotte, et - on entrelace à nouveau les fils, ce qui ferme la pièce. L'entrelacement peut être également réalisé par tressage d'au moins quatre brins de ficelle. On pourralt également réaliser une natte avec au moins trois brins de ficelle. L'invention concerne également une machine à ficeler qui permet la mise en oeuvre du procédé. Cette machine comporte - un axe longitudinal X, - au moins quatre plateaux tournants dont les axes de rotation sont disposés perpendiculairement à l'axe longitudinal X et coupent celui-ci en un point O, chaque plateau étant déplaçable en translation selon son axe de rotation et comportant deux moyens diamétralement opposés, pour recevoir les porte-bobine à partir desquels peuvent être dévidés des brins de ficelle, chaque porte-bobine .pouvant être maintenu dans un moyen de réception ou libéré à volonté par des moyens d'aiguillage, - une couronne porte-bobine supérieure d'axe X, située au-dessus des plateaux, déplaçable en translation le long de l'axe X et comportant un moyen de réception de porte-bobine, - des moyens pour déplacer en translation la pièce de viande à ficeler selon l'axe longitudinal X de la machine, - un entraînement synchrone de la rotation des plateaux et de la couronne supérieure, et - des moyens pour commander les moyens d'aiguillage en fonction de la position angulaire de chaque plateau et de celle de la couronne supérieure, afin de réaliser une tresse d'au moins quatre brins de ficelle, puis un torsadage de deux brins, puis un spiralage d'un brin autour de la partie cylindrique de la pièce, un torsadage des deux brins précedemment torsadés, et enfin un tressage des quatre brins. Avantageusement, les moyens de réception des porte-bobine peuvent être constitués par des encoches ménagées dans les plateaux tournants et à l'intérieur desquelles peuvent être logés les porte bobine. Les moyens d'aiguillage des porte-bobine peuvent être des électroaimants pouvant maintenir un porte-bobine à l'intérieur d'une encoche ou le libérer. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de la description qui suit d'un exemple de réalisation, donnée à titre indicatif et non limitatif, en référence aux dessins annexés sur lesquels : - la figure 1 représente le tressage des brins, qui constitue la première étape du procédé de ficelage de l'invention ; - la figure 2 représente le spiralage d'un brin qui constitue la deuxième étape du procédé de ficelage de l'invention ; - la figure 3 représente une variante du procédé de ficelage de l'invention, dans lequel on a intercalé entre l'étape de tressage et l'étape de spiralage une étape supplémentaire de torsadage de deux brins destinée à faciliter l'amorçage du spiralage ; - la figure 4 représente une vue de dessus partiellement en coupe, d'une machine à ficeler réalisée conformément à l'invention ; et - la figure 5 représente une vue en perspective de la machine à ficeler représentée sur la figure 2. La figure 1 illustre schématiquement le procédé de ficelage de l'invention et plus particulièrement l'opération de tressage qui permet de solidariser les brins de ficelle au moyen de laquelle la pièce de viande sera maintenue. Le tressage est effectué au début du ficelage, afin de réunir entre eux les différents brins de ficelle, puis comme on le verra, tout à fait à la fin de l'opération de ficela ge afin d'arreter ces mêmes brins. Comme on l'a rappelé précédemment, il est particulièrement difficile de nouer des brins de ficelle au moyen d'une machine automatique, à tel point que ce problème n'a reçu aucune solution pratique jusqu a présent. Le tressage des brins illustré sur la figure 1 résout ce problème en solidarisant entre eux les différents brins.Le pseudo-noeud ainsi réalisé présente une résistance suffisante, en particulier à la traction, pour que la pièce de viande puisse être manipulée sans risque de voir le pseudo-noeud se défaire. Le nombre de brins de ficelle peut être choisi à volonté, à condition toutefois qu'il s' agisse d'un nombre pair dans le cas d'une tresse. Dans ce cas, on peut donc avoir quatre, six, huit ou davantage de brins. Dans le cas de l'exemple représenté sur la figure 1, on a choisi de tresser quatre brins. Ces brins sont numérotés 1, 2, 3, 4. Les extrémités de ces brins se déplacent chacune sur une trajectoire qui est constituée par le raccordement de quatre demi-cercles de même diamètre formant dans l'espace une courbe fermée. Le plan de chacun de ces cercles est parallèle à l'axe X de la tresse. Ces cercles ont été désignés par les références C1 & C. Comme on peut le remarquer, les cercles C1 & C4 sont tangents. Les points de contact entre ces cercles ont été désignés par les références P12, P23, P34 et P1 successivement. L'extrémité du fil 1 parcourt la moitié inférieure du cercle C1 en se déplaçant de la gauche vers la droite de la figure 1. Lorsqu'elle est parvenue au point de contact P12 entre le cercle C1 et le cercle C2, elle quitte le cercle C1 pour se déplacer suivant le demi-cercle supérieur C2 jusqu'au point P23 de contact entre le cercle C2 et le cercle C3. A ce moment là, elle suit le demi-cercle infé- rieur du cercle C3, puisse demi-cercle supérieur du cercle C4 et enfin la moitié inférieure du cercle C en revenant à son point de départ.On remarque que l'extrémité 1 suit en permanence la même trajectoire, représentée en trait renforcé, c'est-à-dire qu'elle se déplace suivant les demi-cercles inférieurs des cercles impairs et suivant les demi-cercles supérieurs des cercles pairs. Le brin référencé 2 suit lui aussi une trajectoire formée d'une succession de demi-cercles formant une courbe fermée dans ,l' espace, ainsi d'ailleurs que chacun des brins 3 et 4. Toutefois, l'extrémité du brin d'indice 2 tourne autour de l'axe de tressage X dans un sens qui est l'inverse de celui de l'extrémité du brin 1. Nous avons vu que cette dernière extrémité tourne, vue du point 10 où se forme la tresse, dans le sens inverse de celui des aiguilles d'une montre. L'extrémité du brin 2 tourne, vue du même point, dans le sens des aiguilles d'une montre. Elle suit la moitié inférieure du cercle C2, la moitié supérieure du cercle C1, la moitié inférieure du cercle C4 et enfin, la moitié supérieure du cercle C3. Cette trajectoire a été représentée en traits pointillés.On remarque donc que cette extrémité 2 suit une courbe qui coupe la trajectoire suivie par l'extrémité 1 en quatre points, respectivement les points P121 P23, P34 et P41. La trajectoire suivie par l'extrémité 3 est la même que celle suivie par l'extrémité 1, dans le même sens. La différence est que les extrémités 1 et 3 présentent un décalage angulaire dans un plan horizontal égal à 1800, décalage qu'elles conservent pendant tout le processus du tressage. I1 en va de même en ce qui concerne l'extrémité 4-relativement à l'extrémité 2. Les extrémi tés de ces deux fils suivent la même trajectoire dans le même sens et présentent également un décalage angulaire de 1800C. Comme on peut le voir sur la figure 1, l'extrémité 1 se trouve sur le cercle C1 et l'extrémité 2 se trouve sur le cercle C3. La rotation de chacun des fils sur les cercles étant synchrone, lorsque l'extrémité 1 arrive au point P12, l'extrémité 3 arrive au point P23. A ce moment, les deux extrémités sont donc sur le même cercle C2 décalées angulairement de 1800. Au moyen d'un dispositif dont la réalisation sera décrite ultérieurement, on fait quitter à l'extrémité 1 le cercle C1 pour qu'elle suive la moitié supérieure du cercle C2 et à l'extrémité 2, on fait quitter la moitié supérieure du cercle C3 pour qu'elle suive la moitié inférieure du cercle C2. Il y a donc un croisement des brins 1 et 2. Simultanément, sur le cercle C4, s'effectue le croisement des brins 3 et 4. Chacun des brins poursuivant sa trajectoire, à l'étape suivante on aura le croisement des brins 1 et 4 qui se produira simultanément au croisement des brins 2 et 3. Ce processus conduit à la formation d'une tresse telle-qu'elle est représentée en 10 sur la figure 1. Cette tresse 10 est constituée par les brins 1 à 4 enroulés en spirale, les brins d'indice impair passant successivement audessus et au-dessous des brins d'indice pair. Le tressage des quatre brins constitue un pseudo-noeud qui les solidarise entre eux de manière suffisamment résistante pour supporter les efforts qui se produiront au cours des manipulations ultérieures. Bien entendu, la solidité et la résistance de ce noeud dépendent de la longueur de la tresse. On a vérifié expérimentalement que quelques millimètres de tresse, par exemple 5 mm, assurent en pratique une résistance suffisante. Une longueur de tresse de cet ordre de grandeur ayant été réalisée, on arrête le tressage et on passe à l'opération suivante représentée sur la figure 2. Cette étape est le spiralage d'un brin autour de la partie cylindrique de la pièce de viande R, un rôti par exemple. Le brin qui est spiralé est le brin 4. Pour cela, on amène le centre de la calotte supérieure 11 contre le pseudo-noeud 10, tressé à l'étape précédente, en introduisant la pièce de viande R par le bas entre les cercles C1 à C4 et en la déplaçant en translation selon l'axe longitudinal X. L'extrémité du brin 4 est transférée sur un cercle supérieur 56 : la réalisation pratique d'un dispositif permettant d'effectuer ce transfert sera décrite ultérieurement. L'extrémité 4 se déplace de manière uniforme sur le cercle 56, tandis que la tresse 10 et la pièce R sont déplacées en un seul bloc en translation selon le sens de la flèche f. Le fil 4 s'enroule ainsi en spirale sur la partie cylindrique de la pièce R, comme représenté sur la figure 2. Les fils 1 à 3 sont maintenus sur les cercles C1 à C3. Ces fils sont plaqués le long de génératrices parallèles à l'axe X de la pièce R. On remarque sur la figure 2 que l'on a pris soin de placer le cercle 56 au-delà des cercles C1 à C4, dans le sens de la flèche f. Ainsi le fil 4 de spiralage s'enroule par dessus les fils 1 à 3, et les maintient contre les génératrices du rôti. Si au contraire, le cercle 56 était disposé à la partie inférieure de la figure 2, les fils longitudinaux 1 à 3 seraient par dessus le fil 4. On comprend facilement qu'en faisant varier la vitesse de translation de la pièce R et la vitesse de rotation de l'extrémité 4 sur le cercle 56, on peut obtenir le pas d'enroulement désiré pour le fil 4. On peut également disposer les fils 1 à 3 selon des génératrices quelconques de la pièce R. Il suffit pour cela de faire varier la position des points à partir desquels ces fils sont dévidés sur les cercles C1 à C3. Lorsque l'on a enroulé en spirale le fil 4 sur la totalité de la longueur de la pièce R, on effectue un transfert de l'extrémité 4 en sens inverse du transfert précédent de manière à la faire passer du cercle 56 sur le cercle C4. On reprend alors le tressage des quatre brins de manière à former un nouveau noeud qui ferme le rôti. L'opération de treasage est ainsi terminée. Le procédé qui vient d'être décrit permet de ficeler une pièce de viande lorsque sa surface est suffisamment rugueuse pour permettre l'amorçage du spiralage du fil 4. Toutefois, en pratique, il arrive fréquemment que cette surface soit trop glissante pour permettre cet amorçage. L'invention permet de résoudre ce deuxième problème en décrivant un procédé de ficelage d'une pièce de viande qui comporte une étape supplémentaire de torsadage de deux fils qui permet l'amorçage du spiralage. Cette étape, représentée sur la figure 3, se place après l'étape de tressage des quatre brins représentée sur la figure 1. On torsade deux brins, les brins 3 et 4, en dépla çant leurs extrémités sur l'un des cercles C1 à C4. Compte tenu du fait que c'est le brin 4 que l'on désire enrouler en spirale, le cercle choisi est nécessairement l'un des cercles sur lesquels les brins 3 et 4 se croisent, c'est-à-dire le cercle C2 ou le cercle C4. Pendant le torsadage, représenté en 13, des brins 3 et 4, les autres fils sont immobiles. La longueur de la partie torsadée 13 dépend de l'adh4- rence de la pièce R. Dès que l'on a réalisé une par tie 13 torsadée de longueur suffisante pour permettre l'amorçage du spiralage du brin 4, on reprend le procédé de ficelage comme expliqué en référence à la figure 2 en amenant en translation la pièce R selon l'axe XX et en présentant la calotte sphérique supérieure 11 contre la partie tressée 10.On effectue le spiralage du brin 4 comme représenté sur la figure 2, puis de nouveau le torsadage des deux brins 3 et 4, de manière à revenir jusqu'à l'axe X. A ce point, on reprend le tressage des brins 1 à 4 comme expliqué en référence à la figure 1, ce qui termine l'opération de ficelage. On a représenté sur la figure 4 une vue de dessus, en coupe, d'une machine à ficeler conforme à l'invention et qui permet de réaliser le tressage de quatre brins comme on l'a décrit en référence à la figure 1. Cette machine 20 se compose d'un bâti 22 qui présente la forme d'un caisson carré. Sur l'une des faces du bâti 22, est fixé un moteur électrique 24 qui fournit la puissance nécessaire à l'entratne- ment de l'ensemble, c'est-à-dire en particulier des quatre plateaux porte-bobine 26. Les axes 28 de chacun de ces plateaux coupent l'axe longitudinal X de la machine 20 vue de bout sur la figure 4 au point O. Le système d'entrainement en rotation des plateaux 26 est constitué par quatre arbres 30. L'un des arbres 30 est entraîné en rotation par le moteur électrique 24. I1 est terminé à son autre extrémité par un renvoi d'angle à pignons coniques 32 qui transmet le mouvement à l'arbre 30 suivant, terminé lui-même par un renvoi conique 32 et ainsi de suite jusqu'au quatrième arbre 30. Chacun des arbres 30 comporte, approximativement en son milieu, une prise de mouvement 34 constituée de deux pignons coniques à 900 l'un de l'autre qui entravent en rotation un arbre cannelé 36. Chaque arbre cannelé porte un plateau 26. La prise de mouvement 34 est débrayable. La réalisation d'un mécanisme permettant ce débrayage ne présente pas de difficultés particulières, c'est pourquoi elle n'a pas été représentée.Chacun des plateaux 26 est déplaçable en translation sur l'arbre cannelé qui le porte. Ce déplacement en translation peut par exemple être effectué, comme représenté sur la figure 4, par un bras 38 qui pivote autour d'un axe 40. Un vérin 42, relié au bras 38 au point 44, permet de commander, dans les deux sens, le déplacement du plateau 26. Sur la figure 4, trois plateaux 46 ont été représentés dans leur position normale de fonctionnement qui est celle qu'ils occupent au cours de l'opération de tressage des brins. Le plateau 26 représenté à la partie inférieure de la figure 4 est au contraire en retrait. Chacun des plateaux 26 comporte deux encoches 46 présentant des sections en forme d'arc de cercle sensiblement diamétralement opposées. C'est à l'intérieur de ces encoches qu'est maintenu chacun des porte-bobine 48 au moyen d'un électro-aimant 50 logé à l'intérieur du plateau 26. Lorsque l'electro- aimant 50 est excité, la force d'attraction qu'il exerce sur le porte-bobine 48 permet de maintenir ce dernier à l'intérieur de l'encoche 46. Lorsqu'on coupe le courant qui alimente l'électro-aimant 50, le porte-bobine 48 est bien évidemment relâché. On a représenté schématiquement sur la figure 4 la boîte de commande 52 ainsi que les contacts mobiles 54 qui permettent de commander de manière appropriée les électro-aimants 50. On peut ainsi commander aisément le passage de chacun des porte-bobine 48 d'un plateau à l'autre afin de permettre le tressage des brins comme cela a été expliqué en référence à la figure 1. Lorsque l'encoche d'un plateau se trouve en regard de l'encoche du plateau adjacent, on coupe le courant de llélectro-aimant 50 qui était alimenté et on alimente celui qui ne l'était pas. Le passage du porte-bobine 48 s'effectue d'un plateau à l'autre sans nécessiter de pièce mobile. La machine comporte encore (voir plus particulièrement sur la figure 5) une couronne supérieure 56. Cette couronne supérieure est mobile en translation au moyen d'une fourchette 58 le long de tiges de guidage 60. La fourchette 58 est commandée dans les deux sens par un vérin 62 et elle pivote autour de l'axe 64. On a représenté en 56a un secteur de la couronne 56 en position abaissée et en 56 cette même couronne en position relevée. La couronne supérieure 56 comporte une encoche 46 identique aux encoches pratiquées dans les plateaux 26 porte-bobine. De la même manière elle possède un électro-aimant qui permet de maintenir l'un quelconque des porte-bobine 48 à l'intérieur de l'encoche et de le libérer à volonté. L'encoche 46 a pour but de reprendre l'un des porte-bobine à partir d'un plateau 26, de le soulever légèrement au moyen du déplacement en translation selon une direction de l'axe X puis de l'entraîner en rotation autour de l'axe longitudinal de la pièce de viande à ficeler. La pièce de viande se déplace en translation selon l'axe X de la machine tandis que la couronne 56 tourne à vitesse constante. On obtient ainsi une spirale sur la partie cylindrique de la pièce de viande. Bien évidemment on peut faire varier à volonté la vitesse de rotation de la couronne 56 ainsi que la vitesse d'avance de la pièce de viande de manière à obtenir l'inclinaison souhaitée de la spirale. On remarque également sur la figure 5 le dispositif qui permet l'entraînement en rotation de la couronne 56.Le dispositif se compose d'un pignon conique 64 qui transmet le mouvement de rotation à un pignon 68 par l'intermédiaire de l'arbre 66. Ce mouvement est transmis à une couronne 70 par l'intermédiaire du pignon 69. La couronne 70 porte les tiges de guidage 60 qui assurent l'entraînement en rotation de la couronne 56. D'autre part, la couronne 56 est arrêtée en translation le long des tiges de guidage 60 au moyen des ergots 59 (dont un seul est visible sur la figure 3) de la fourchette 58 qui pénètre l'intérieur d'une rainure 61 de la couronne 56. La prise de mouvement 64 est débrayable. Comme pour la prise de mouvement 34, les moyens de débrayage n'ont pas été représentés. Le ficelage d'une pièce de viande au moyen de la machine qui vient d'être décrite s'effectue de la façon suivante : on amène par le bas la pièce b ficeler R, son axe longitudinal coïncidant avec l'axe X. On réalise, comme décrit précédemment, quelques millimètres de tresse 10 (voir figures 1 et 2), qui assurent une résistance largement suffisante. On amène ensuite le centre d'une première calotte d'extrémité de la pièce R contre le noeud. On réalise le torsadage de deux brins sur une longueur suffisante pour permettre l'amorçage du spiralage. Ce torsadage est réalisé en transférant deux porte-bobine, par exemple les porte-bobine des brins 3 et 4 sur un même plateau 26 et en faisant tourner ce plateau. On maintient les deux porte-bobine 48 des fils à torsader sur un même plateau 26.On entraîne ce plateau en rotation, ce qui a pour effet de torsader les brins dévidés par les deux porte-bobine 48, les deux autres porte-bobine restant immobiles. Cela permet, lorsque la pièce de viande se déplace en translation par rap port à la machine au centre des quatre plateaux 26, l'axe longitudinal de cette pièce étant confondu avec l'axe X de la machine, d'appliquer les brins le long des génératrices de la partie cylindrique de la pièce à ficeler. Selon une première variante de réalisation, les porte-bobine des fils 1 et 2 qui ne sont pas torsadés sont transférés sur le porte-bobine diamétralement opposé à celui qui porte les bobines 3 et 4. Le porte-bobine des fils 1 et 2 est mis en retrait de manière à permettre la rotation des trois autres plateaux, et sa commande en rotation est débrayée. Ainsi, les fils 1 et 2 sont appliqués de manière rectiligne le long des génératrices de la pièce à ficeler, parallèlement à l'axe X. En revanche, il n'est pas nécessaire de reculer ni de débrayer les deux porte-bobine qui ne portent aucune bobine. I1 tourne simplement à vide. Cette variante de réalisation est la plus simple parce qu'elle nécessite seulement une commande de débrayage et de retrait pour l'un des plateaux 56. Selon une variante de réalisation, les fils 1 et 2 sont situés sur deux plateaux diamétralement opposés. Ces deux plateaux sont alors reculés et leur mécanisme d'entraînement en rotation est débrayé. On voit donc que cette seconde variante est d'une réalisation légèrement plus compliquée que la précédente puisqu'elle nécessite un mécanisme de débrayage et de retrait pour deux plateaux au lieu d'un seul. La différence entre ces variantes réside dans l'angle de calage des fils 1 et 2. Dans le cas de la première variante, les fils 1 et 2 sont calés angulairement à 900 l'un de l'autre dans un plan horizontal. Dans le cas de la deuxième variante, ces mêmes fils 1 et 2 sont calés à 1800 l'un de l'autre. Lorsque l'on a effectué une longueur suffisante de torsade 13, l'un des porte-bobine par exemple le porte-bobine du brin 4 est transféré sur le plateau supérieur 56 tandis que le porte-bobine du brin 3 reste immobile. On effectue une longueur spiralée égale à la longueur de la partie cylindrique de la pièce R, le porte-bobine du brin 4 se déplaçant sur un cercle pendant la translation de cette dernière à une vitesse correspondant au pas de spirale désiré. Le spiralage terminé, les fils 3 et 4 se croisent à nouveau. Pour que ceci soit réalisé, il est nécessaire naturellement que l'on effectue un nombre entier de tours. On ramène alors le porte-bobine du brin 4 sur le plateau 26 par une translation de la couronne supérieure 56 et un actionnement approprié des électroaimants 50 de la couronne et du plateau. Sans changer la position des fils 1 et 2, on reprend l'opération de torsadage avec les fils 3 et 4 sur une longueur égale à la précédente, ce qui permet de revenir au centre de la deuxième calotte sphérique inférieure (non représentée). On reprend l'opération de tressage afin de fermer le rôti. De la même manière que pour le noeud initial, il suffit de quelques millimètres de tresse pour assurer la résistance voulue. En pratique, on ficelle les pièces à la suite l'une de l'autre et l'on tresse en une seule opération le noeud qui ferme un rôti et celui qui débute le ficelage du rôti suivant. Les rôtis sont ensuite séparés l'un de l'autre en coupant la tresse en son milieu. REVENDICATIONS 1. Procédé de ficelage d'une pièce (R) telle qu'une pièce de viande, cette pièce présentant la forme d'un cylindre allongé terminé à ses deux extrémités par deux calottes, caractérisé en ce que : - on réalise un entrelacement d'au moins trois brins de ficelle, ce qui forme un pseudo-noeud (10), - on amène le centre d'une première calotte d'extré mité de la pièce à ficeler contre le pseudo-noeud (10) ainsi formé, - on enroule en spirale l'un des brins de la tresse autour de la partie cylindrique de la pièce et sur toute sa longueur, - on tend les autres brins suivant des génératrices de la partie cylindrique de la pièce, - on ramène tous les brins au centre de la deuxième calotte d'extrémité et on les entrelace pour fermer la pièce (R > . 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que : - on entrelace au moins trois brins de ficelle, ce qui forme un pseudo-noeud (10), - on amène le centre d'une première calotte d'extré mité de la pièce contre le pseudo-noeud (10) ainsi formé, - on torsade deux brins jusqu'à ce que la longueur de la partie torsadée (13) permette l'amorçage du spi ralage, on tend l'un des brins torsadés suivant une généra trice de la partie cylindrique et simultanément on tend les autres brins le long de génératrices dif férentes de la partie cylindrique, - on enroule en spirale l'autre brin torsadé sur toute la longueur de la partie cylindrique de la pièce, - on reprend le torsadage des deux fils, jusqu'au centre de la deuxième calotte, et - on entrelace à nouveau les fils, ce qui ferme la pièce. 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que l'entrelacement est réalisé par tressage d'au moins quatre brins de ficelle. 4. Machine pour ficeler une pièce telle qu'une pièce de viande, cette pièce (R) présentant la forme d'un cylindre allongé, terminé à ses deux extrémités par une calotte, ladite machine étant caractérisée en ce qu'elle comporte - un axe longitudinal X, - au moins quatre plateaux tournants (26) dont les axes de rotation sont disposés perpendiculairement à l'axe longitudinal X et coupent celui-ci en un point 0, chaque plateau (26) étant déplaçable en translation selon son axe de rotation et comportant deux moyens (46) diamétralement opposés, pour rece voir les porte-bobine (48) à partir desquels peu- vent être dévidés des brins de ficelle, chaque porte-bobine (48) pouvant être maintenu dans un moyen de réception (46) ou libéré à volonté par des moyens d'aiguillage (50), - une couronne porte-bobine supérieure (56) d'axe X, située au-dessus des plateaux (26), déplaçable en translation le long de l'axe X et comportant un moyen de réception de porte-bobine, - des moyens pour déplacer en translation la pièce & BR ficeler selon l'axe longitudinal X de la machine, - un entraînement synchrone de la rotation des pla teaux (26) et de la couronne supérieure (56), et - des moyens pour commander les moyens d'aiguillage (50) en fonction de la position angulaire de chaque plateau (26) et de celle de la couronne supérieu re (56), afin de réaliser une tresse d'au moins quatre brins de ficelle, puis un torsadage de deux brins, puis un spiralage d'un brin autour de la partie cylindrique de la pièce à ficeler, un torsa dage des deux brins précédemment torsadés, et enfin, un tressage des quatre brins. 5. Machine selon la revendication 4, caractérisée en ce que les moyens de réception des porte-bobine sont constitués par des encoches (46) ménagées dans les plateaux tournants (26) et en ce que les moyens d'aiguillage (50) sont des électroaimants.