- 1 - L'invention concerne une chaussure de ski comportant une partie de chaussure et un tronçon se dirigeant vers le haut au-dessus de celle-ci et formé d'un élément articulé à la partie de chaussure. Par le DE-AS 2 316 443, on connait une chaussure de ski qui peut s'articuler à la jambe, en dessous du genou, par l'intermédiaire d'un levier et d'un dispositif de fixation. Ainsi, l'action biomécanique de levier est déplacée vers le tiers supérieur de la jambe sans que l'on obtienne une amélioration de la fonction musculaire car, comme dans une chaussure de ski dépourvue d'une telle disposition, les groupes de muscles qui stabilisent l'articulation du cou-de-pied subissent un effort. L'invention a pour but de fournir une chaussure de ski du genre de celle précédemment définie qui améliore les rapports biomécaniques de levier, en particulier entre les axes longitudinal et transversal, qui correspondent aux axes longitudinal et transversal du ski, aux deux articulations de cou-de-pied et à l'axe transversal du genou. Il s'agit de diminuer l'effort appliqué aux muscles et aux os et de faciliter l'usage des skis de manière à diminuer le risque de blessures. Pour résoudre ce problème l'invention propose une chaussure de ski du type de celui précédemment défini, caractérisée par le fait que le susdit élément est conçu de telle sorte qu'il entoure au moins partiellement l'articulation du genou. Des modes de réalisation de l'invention seront décrits ci-après, à titre d'exemples non limitatifs, avec référence aux dessins annexés dans lesquels: La figure 1 est une perspective d'ensemble de la chaussure de ski; La figure 2 est une élévation de la genouillère par l'avant; La figure 3 est une vue latérale de la genouillère de la figure 2 g - 2 - La figure 4 est une vue arrachée du mécanisme d'articulation servant à relier la partie de chaussure et la partie de levier; La figure 5 est un détail en élévation latérale dans le sens de la flèche V de la figure 4: La figure 6 est un détail en coupe suivant la ligne VI-VI de la figure 4; La figure 7 est une perspective d'ensemble d'un autre mode d'exécution de chaussure de ski; et La figure 8 est une coupe suivant la ligne VIII-VIII de la figure 7. Comme on le voit surtout par la figure 1, la chaussure de ski 1 comprend une partie de chaussure 2 et une genouillère 3 reliée à la partie de chaussure par deux leviers 4, 5. La genouillère 3 comprend une coquille présentant à l'avant une région inférieure 6 qui entoure juste en dessous du genou la musculature du tibia, une région supérieure 7 qui recouvre la rotule sur environ un tiers en partant du bas et une région moyenne 8 située entre les deux premières. La région moyenne 8 présente, comme on le voit surtout par les figures 1 et 3, la forme d'un segment d'anneau de telle sorte que la partie qui se dirige vers l'intérieur avec une forme convexe s'applique contre le tendon du quadriceps. A l'arrière, la coquille présente une région 9 formant un appui complémentaire des régions antérieures 6, 7 et 8, adaptée par sa forme à la musculature postérieure de la jambe et dont la grandeur est choisie de telle sorte que le bord supérieur permet de plier parfaitement le genou. Vers le bas, la région s'étend avec une longueur telle que la surface de la région 9 est à peu près égale à la surface formée des régions 6, 7 et 8. Des deux côtés, la coquille présente des régions de soutien 12, 13 qui se dirigent du bord antérieur 10 et du bord postérieur 11 vers le haut. La forme exacte donnée à la coquille est 2462 1.16 - 3 - déterminée par les particularités anatomiques de la région du genou et on choisit les différentes régions décrites de façon telle que les régions 6, 7 et 8 assurent un soutien dorsal de l'articulation du genou par l'avant et qu'avec la région postérieure 9, servant d'appui complémentaire des régions 6, 7 et 8, les parties molles de la musculature postérieure de la jambe soient soutenues. Les régions de soutien 12, 13 qui s'étendent latéralement vers le haut dans la partie antérieure, audessus de la région supérieure 7, se prolongent vers le haut dans la mesure voulue pour que ces régions soutiennent le condyle fémoral en position latérale et médiale. En leur partie inférieure, les surfaces latérales de soutien 14, 15 se prolongent vers le bas dans la mesure voulue pour que la surface de soutien 14 s'appuie contre la tête du péroné et la surface de soutien 15 contre le condyle du tibia. Dans la région postérieure 9, la coquille est séparée en direction verticale. Sur l'une des moitiés de coquille 16 est disposée, du côté intérieur, une patte 18 placée sous la deuxième moitié de coquille 17. En outre, on a prévu un dispositif 20 formé d'une boucle 19 fixée à l'une des moitiés de coquille et d'une bande de boucle 20 pouvant être glissée à travers la boucle. La bande de boucle peut être simplement sous la forme d'une fermeture en velours à crochets. Le corps de coquille est de préférence formé d'une matière synthétique telle que, d'une part, elle présente la résistance nécessaire au soutien et que, d'autre part, elle soit juste assez élastique pour qu'il soit possible d'écarter les deux moitiés de coquille le long de la ligne de séparation pour les appliquer autour de la région du genou lorsqu'on met la chaussure de ski. Ensuite, on serre fermement la genouillère autour du genou en serrant la bande de boucle. Comme on le voit en particulier par la figure 1, le bord antérieur supérieur 10 et le bord postérieur supérieur 23 sont légèrement recourbés vers l'extérieur de manière à éliminer le risque -4- de blessure. La genouillère 3 est reliée fermement à l'extrémité supérieure des leviers 4, 5 à l'aide de rivets 21, 22. Afin que la genouillère 3 puisse être amenée chaque fois à la position de soutien déterminée par l'anatomie de chaque jambe, y compris pour des jambes de longueur différente, les leviers présentent un dispositif de réglage de longueur 24, 25. Il peut s'agir par exemple d'un dispositif à baïonnette. Dans l'exemple d'exécution représenté, chaque levier présente un bras supérieur 26 et un bras inférieur 27. Dans le bras supérieur est prévue, à l'extrémité inférieure, une fente longitudinale de guidage 28. A l'extrémité supérieure du bras inférieur 27 est prévu un appendice en forme de bec 29, qui coulisse dans la fente longitudinale de guidage 28. En un point espacé de l'appendice 29 vers le bas, est prévu un filetage dans lequel est insérée une vis 31 passant à travers la fente longitudinale de guidage 28 et au moyen de laquelle la longueur réglée de l'ensemble du levier peut être arrêtée. De préférence, la fente de la vis est choisie de façon telle que l'on puisse par exemple serrer la vis avec une pièce de monnaie. Toutefois, on peut aussi utiliser n'importe quel autre dispositif de réglage de longueur et il faut simplement que, d'une part, le skieur puisse effectuer facilement le réglage, autant que possible sans outil et, d'autre part, que le risque de blessure soit évité. A l'extrémité inférieure, les deux leviers 4, 5 sont reliés à la partie de chaussure 2, chacun par l'intermédiaire d'un mécanisme d'articulation à ressort 32. Celui-ci est surtout visible en détail sur les figures 4 à 6. Le mécanisme d'articulation à ressort est formé d'une partie de ferrure en L, 33, pouvant être reliée fermement à la partie de chaussure et de la partie inférieure du levier respectif 4, 5. La partie de ferrure 33 présente à son extrémité supérieure une partie en forme de secteur - 5 circulaire 34 munie d'un trou central. Dans la partie supérieure, le bord de la partie de ferrure est conçu de telle sorte qu'il forme dans la surface postérieure, vue dans le sens de la chaussure, une surface d'appui à peu près horizontale 35 et, dans sa région antérieure, vue dans le sens de la chaussure, une surface de butée 36. Le levier est de forme fourchue à son extrémité inférieure, les deux branches 37, 38 de la fourche s'appliquant avec possibilité de glissement contre les surfaces extérieures de la partie en forme de secteur circulaire 34. Les branches présentent, comme la partie en forme de secteur circulaire, des trous centraux correspondants. Dans l'aile 37 tournée vers le côté de la chaussure est prévu, comme on le voit surtout par la figure 4, un trou allongé coaxial aux perforations de la partie en secteur circulaire et des branches. Comme on le voit surtout par la figure 6, dans le trou allongé et les perforations, s'insère, depuis la branche 37, un coussinet 39 assujetti contre la rotation par le trou allongé et qui présente, en sa partie principale 41, une forme ronde correspondant aux perforations et, en sa partie terminale 40, une structure correspondant au trou allongé. Le levier est relié de façon pivotante à la partie de ferrure 33 au moyen d'une vis 42. Les leviers présentent, entre les fourches, à leur extrémité dirigée vers l'avant, dans le sens de la chaussure, une surface de butée 43 qui détermine l'inclinaison de base du levier respectif 4, 5 relativement à la verticale. Comme on le voit surtout par les figures 4 et 5, les leviers présentent, en vue de la précharge élastique, un trou oblique 44 se dirigeant vers la surface d'appui et présentant, à son extrémité opposée à la surface d'appui 35, une région filetée 45. Dans le trou oblique 44 est disposé un ressort de compression 46 qui s'appuie, par son extrémité inférieure, contre une bille 47 appliquée contre la surface d'appui 35 et les branches 37e 38. Par 24621 16 - 6 - son extrémité supérieure, le ressort de compression 46 s'applique contre une vis de réglage 48. La précharge du ressort dépend de la mesure dans laquelle la vis de réglage 48 est enfoncée dans le trou oblique 44. Grâce à cela, on peut faire pivoter chaque levier 4, 5 dans le sens de la flèche 49 contre la force du ressort et lors de la détente, il retourne à la position représentée par la figure 4. Dans l'exemple d'exécution décrit ci-dessus, les leviers intérieur et extérieur se dirigent directement vers le haut entre le mécanisme d'articulation à ressort 32 et la genouillère 3. Il est possible aussi de dévier latéralement vers l'arrière au moins le levier intérieur, si on le désire. Toutefois, dans ce mode d'exécution aussi, il est essentiel que le centre mécanique de rotation formé par le mécanisme d'articulation à ressort 32 co!ncide, en ce qui concerne sa position de hauteur et sa position latérale, avec le centre anatomique de rotation de l'articulation supérieure du cou-de-pied, comme c'est aussi le cas pour le mode d'exécution décrit plus haut. La figure 7 montre un mode d'exécution de chaussure de ski qui concorde en toutes ses particularités avec le mode d'exécution de la figure 1, dans la partie inférieure de chaussure 2 et la partie supérieure 3 formant la genouillère. Les parties concordantes portent chaque fois les mêmes références. Toutefois, alors que dans le premier exemple d'exécution la genouillère 3 est reliée à la partie de chaussure 2 par des leviers 4, 5, dans l'exemple de la figure 7 la genouillère 3 fait corps avec une partie antérieure de tige 50. Une partie postérieure de tige 51 monte par dessus le mollet et arrive jusqu'en dessous de la genouil- lère 3. La partie postérieure de tige est reliée de façon usuelle à la partie antérieure de tige de telle sorte qu'elle peut s'écarter à l'arrière et qu'ainsi, l'usager peut s'introduire dans la chaussure par l'arrière, rabattre la partie postérieure de tige à la position représentée -7- et alors, la fermer fermement à l'aide d'une patte 52. Par le mode d'exécution décrit ci-dessus, le tibia est en même temps protégé contre les chocs de sorte que le risque de blessure est réduit. Comme dans le premier exemple d'exécution, la partie de tige 50 est reliée à la partie de chaussure 2 par une liaison tournante, le centre de rotation étant à nouveau situé a la hauteur du centre de rotation anatomique de l'articulation supérieure du cou-de-pied. Le dispositif servant à engendrer la précharge élastique peut aussi être prévu comme dans le premier exemple d'exécution. Etant donné que dans le deuxième mode d'exécution aussi la genouillère 3 doit pouvoir s'adapter aussi exacte- ment que possible aux particularités anatomiques de l'usager, entre la partie de tige 50 et un mécanisme d'articulation 54 est prévu un dispositif de réglage de longueur 53. Comme on le voit surtout par la coupe de la figure 8, une aile partant du mécanisme d'articulation 54 est reliée solidairement au moyen de mâchoires 57e 58 à une partie d'aile 56 qui part de la partie de tige 50 vers le bas. L'aile 55 et la partie d'aile 56 présentent, sur leurs faces tournées l'une vers l'autre 59, 60, une surface dentée. La denture est constituée de la même façon des deux côtés de sorte que lorsqu'on applique l'une contre l'autre les deux surfaces latérales, les dentures engrènent de la façon indiquée par la figure 8. Pour régler la distance entre la genouillère et le centre de rotation du mécanisme d'articulation 54 et donc la hauteur de la genouillère au-dessus de la partie de chaussure proprement dite, on ouvre les mâchoires 57, 58. Puis on applique l'une sur l'autre les deux ailes et parties d'aile, des deux côtés de la chaussure, de façon telle que la genouil- lère présente la hauteur correcte pour le genou de l'usager et ensuite, on arrête à nouveau l'assemblage au moyen des mâchoires. Naturellement, au lieu des mâchoires, on peut aussi utiliser un vissage, - 8 - Avec les modes d'exécution de chaussures de ski qui sont décrites ci-dessus, d'une part, on obtient un soutien dorso-ventral des os et des parties molles qui permet une flexion-extension de l'articulation du genou et assure la fixation de la jambe jusqu'au dessus du creux du genou. La liaison partiellement rigide avec l'ensemble ski-partie de chaussure renforce le guidage en direction longitudinale et transversale. La fixation latérale au squelette stabilise l'articulation du genou, sur le trajet de l'axe transversal du genou, contre les mouvements latéraux de rotation qui sont causés par le levier de l'axe longitudinal du ski. La liaison rigide avec l'ensemble formé par le ski et la partie de chaussure empêche les mouvements de pronation et de supination dans l'articulation inférieure du cou-de- pied et les transmet à la cuisse. Un point important est que le centre de rotation mécanique formé par le mécanisme d'articulation à ressort 32 est situé à la hauteur du centre de rotation anatomique de l'articulation supérieure du cou-de-pied, de façon qu'une flexion et une extension soient seules possibles, mais non une déviation dans les articulations du cou-de-pied. Les forces de flexion et de cisaillement sont transférées sur le fémur. En outre, on obtient une stabilisation latérale de l'axe transversal du genou contre les mouvements de rotation et de cisaillement de l'axe longitudinal du ski. - 9 - REVENDICATIONS 1.- Chaussure de ski comportant une partie de chaussure et un tronçon se dirigeant vers le haut au-dessus de celle- ci et formé d'un élément articulé à ladite partie de chaussure, caractérisée par le fait que l'élément 3 est conçu de telle sorte qu'il entoure au moins partiellement l'articulation du genou du porteur. 2.- Chaussure selon la revendication 1, caractérisée par le fait que l'élément (3) est conçu de telle sorte qu'il s'appuie contre le condyle médial et/ou latéral de l'articulation du genou. 3.- Chaussure selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée par le fait que l'élément est conçu de telle sorte qu'il arrive vers le haut jusqu'au dessus du creux du genou. 4.- Chaussure selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée par le fait que l'élément présente une région en forme de secteur circulaire (8) servant à entourer le tendon du quadriceps. 5.- Chaussure selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée par le fait que l'élément (3) présente des régions (12, 13) s'appuyant latéralement et/ou médialement sur le condyle du fémur. 6.- Chaussure selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée par le fait que l'élément (3) présente une région d'appui (9) s'appliquant contre la musculature postérieure de la jambe. 7.- Chaussure selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisée par le fait que la distance entre le point d'articulation et l'élément (3) est réglable. 8.- Chaussure selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisée par le fait que l'élément (3) est relié à la partie de chaussure (2) de façon souple et élastique. 9.- Chaussure selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisée par le fait que l'élément (3) fait corps avec une tige (50) et est articulé par l'intermédiaire de celle- ci à la partie de chaussure (2).