La présente invention concerne une machine perfec tionnde pour la récolte des cannes à sucre et des plantes à tiges similaires. Les cannes à sucre sont en général plantées suivant des files espaces d'environ 1 m,50, soit sur des "billons", ou levées de terre, soit en terrain plat, et la récolte mécanique s'effectue file par file. Il arrive fréquemment que des cannes soient couchées, voire même enchevêtrées par des lianes d'une file à l'autre. Le problème qui se pose est, à partir de cannes se présentant dans ces conditions défavorables, de procurer des cannes récoltées convenablement tronçonnées et débarrassées dans toute la mesure du possible de leurs parties stériles, c'est-à- dire notamment de leur cime et de leur système foliaire, qui représente 35 à 40 % du poids total de la plante et est sans inté- rêt pour l'extraction du sucre. Un expédient utilisé pour éliminer le systeme foliaire consiste à brûler sur pied les cannes avant la récolte. Mais la disposition des lieux, la direction des vents ou le taux d'humidité des cannes peuvent rendre inapplicable cet expédient. Celui-ci est, en outre, dangereux pour 11 environnement et entrat- ne une diminution de la teneur en sucre des tiges. De toute façon, dans les régions tropicales humides, le brûlage est souvent impossible ou peu efficace. On doit alors demander à la machine à ré- colter d'effectuer l'ensemble des opérations de conditionnement des cannes, c'est-à-dire outre la coupe proprement dite, de four- nir, à partir de la récolte telle qu'elle se présente sur pied, un produit optimal directement utilisablepar l'usine. On connaît divers types de machines à récolter les cannes à sucre. Ces machines comprennent en général un châssis automoteur, monté sur pneumatique, portant à l'avant des organes de préhension, par exemple des vis d'Archimède, servant à relever les cannes. Au-dessus de ces vis, se trouve un appareil écimeur pour couper les têtes des cannes et, au-dessous, un dispositif pour la coupe du pied des tiges. Un système d'alimentation amène à une tronçonneuse les tiges coupées. Les tronçons de tiges sont ensuite conduits par un transporteur-élivateur au-dessus d'une buse de ventilateur qui expulse, par soufflage, les débris des feuilles. Un second transporteur-élévateur emmène les tronçons vers un extracteur orientable permettant de les déverser à l'arrière ou sur un des côtes de la machine. Les diffOrents types connus de machines à récolter la canne à sucre présentent l'inconvénient de ne pas séparer des tiges le système foliaire qu'elles portent, ou de ne le séparer que très incomplètement. De plus, les machines connues sont très ondreuses. L'expérience montre qu'elles fonctionnent difficilement sur un sol trop meuble ou en terrain accidenté. Enfin, ces machines ne permettent pas de récolter les cannes quand leurs tiges sont reliées par des lianes. Le but de la présente invention est de remédier à ces inconvénients en permettant de construire une machine capable d récolter les cannes en région tropicale humide, sans brûlage préalable, même si les cannes sont inclinées ou enchevêtrés ou nouées par des lianes, et de fournir des tronçons de canne convenablement débarrassés de leurs parties stériles en n'abandonnant au sol que des chaumes de longueur minimale, que la plantation soit effectuée sur billons ou en terrain plat. Dans ce qui suit, l'ensemble de ces opérations sera désigné par le terme "conditionnement". Suivant l'invention, la machine pour la récolte des cannes à sucre et des plantes à tiges similaires comprend un châssis principal muni d'une source d'énergie et de moyens, tels que roues ou chenilles, permettant son déplacement. Cette machine comporte encore des moyens de préhension pour rassembler les tiges avant coupe, des moyens pour couper le pied des tiges, des moyens pour engager dans une tronçonneuse les tiges coupées et des moyens pour évacuer les tronçons de tiges, lesdits moyens étant actionnables à volonté par la source d'énergie précitée, et elle est caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens pour conditionner les tiges des cannes ou des plantes similaires avant, pendant et après leur coupe sur pied. Ainsi, le problème général du conditionnement évoqué plus haut en détail se trouve résolu au cours de toutes les opérations successives effectuées par la machine. Avant la coupe, ces opérations comprennent le rassemblement des tiges inclinées et enchevêtrées et l'écimage des tiges dressées, ainsi qu'un premier émaillage pour enlever au moins partiellement le système foliaire. Pendant la coupe, le conditionnement consiste à couper les tiges aussi près du sol que possible, de manière à ne laisser qu'un chaume minimal. Le conditionnement après coupe consiste à parfaire l'épaillage, à tronçonner les tiges coupées et à acheminer ces tiges vers un véhicule de chargement. Suivant une caractéristique particulière de l'invention, les moyens de conditionnement avant coupe comprennent un couteau rotatif dont le sens de marche peut être inversé pour rejeter les cimes d'un c8té ou de l'autre de la machine. Ces moyens comprennent également des bobines rotatives latérales d'axe sensiblement vertical pour ramener dans l'axe de la machine les tiges très inclinées, même enchevêtrées avec celles d'une file voisine. Ces moyens comprennent encore un tambour à disques coaxiaux, d'axe sensiblement horizontal et perpendiculaire au sens de marche de la machine, ces disques étant faits d'une matière à fort coefficient de frottement et espacés les uns des autres de manière que les tiges puissent s'y engager à frottement. Les tiges subissent ainsi un épaillage important. Suivant une autre caractéristique de l' invention, les moyens d'actionnement pendant la coupe comprennent des couteaux formés de deux disques garnis de lames radiales et munis de moyens dtactionnement pour les faire tourner autour de leurs axes, et ces axes sont inclines à la fois vers l'avant et vers le plan médian de la machine, de manière que le point de coupe soit aussi près du sol que possible, pour obtenir un chaume de longueur minimale. Suivant une autre caractEristique particulière de l'invention, l'ensemble des organes de coupe et de prehension précité est monté sur un châssis de coupe et de préhension articulé au châssis principal de la machine, de sorte que les opdra- tions de réglage de la hauteur de coupe n'obligent pas à faire varier la hauteur du châssis principal, ensemble très lourd et d'une grande inertie, mais seulement celle du châssis de coupe et de préhension. Suivant une autre caractéristique de l'insention, les moyens de conditionnement après coupe comprennent des barrettes en matière résiliente à fort coefficient de frottement dispo sées sur les disques des couteaux, pour effectuer une action de brossage énergique sur les tiges. De même, des roues à palettes de transport des tiges comprennent sur ces palettes des bandes de la même matière résiliente pour contribuer à l'épaillage. Les moyens de conditionnement après coupe comprennent encore une tronçonneuse composée de deux roues se faisant vis-àvis et actionnées en rotation en sens contraire l'une de l'autre. L'une de ces roues porte deux lames tranchantes situées dans un plan diamétral et diamétralement opposées, et deux lames en matière résiliente dans un plan diamétral sensiblement perpendiculaire au précédent. L'autre roue porte deux bandes en matière résiliente diamétralement opposées disposées suivant deux géné- ratrices et deux lames en matière résiliente dans un plan diamétral sensiblement perpendiculaire au plan médian des deux bandes. Et ces roues sont agencées pour qu'à chaque demi-tour, une lame tranchante de la première roue vienne au contact d'une bande de la seconde. On obtient ainsi une coupe nette et franche, sans qu'aucun réglage précis ne soit à opérer. Suivant une autre caractéristique de l'invention, les moyens de conditionnement après coupe comprennent un système de séparation pneumatique des débris foliaires, et ce système comprend lui-mdme un élévateur à palette sous coffrage, pour déposer les tronçons de tiges sur un transporteur pivotant. Le pivotement en transporteur permet de faucher un champ par des parcours al ternés en va-et-vient parallèlement à un des côtés du champ, sans dtre obligé d'adopter un parcours en spirale. L'extrémité pivotante de ce transporteur est située à l'intérieur du polygone de sustentation de la machine, ce qui confère à l'ensemble une stabilité remarquable.En outre, I'extr8mit8 pivotante du transporteur est située à une hauteur suffisante pour dégager une hauteur libre supérieure à 3 m au droit des parties latérales extrêmes de la machine, quelle que soit la position angulaire du transporteur, de sorte qu'un véhicule de charge peut se placer très près de la machine. D'autres particularités et avantages de l'invention ressortiront encore de la description détaillé qui va suivre. Aux dessins annexés donnés à titre d'exemples non limitatifs t - la figure 1 est une vue d'ensemble de la machine en élévation latérale le transporteur tant supposé orient sensiblement suivant le plan médian de la machine* - la figure 2 est une vue analogue, à plus grande celle de la partie avant de la machine, - la figure 3 est une vue analogue, à plus grande celle de la partie arrière de la machine, partiellement en coupe longitudinale, - la figure 4 est une vue partielle en coupe suivant IV-IV de la figure 2, - la figure 5 est une vue partielle en coupe suivant V-V de la figure 2, - la figure 6 est une vue d'ensemble en perspective de l'appareil Qcimeur, - la figure 7 est une vue partielle, en plan par-dessous, de cét appareil, - la figure 8 est une vue en plan d'un couteau, - la figure 9 est une vue détaille en bout d'une roue à palettes d'entraînement, - la figure 10 est une vue détaillée en bout de la tronçonneuse, - la figure 11 est une vue en coupe semi-schmatique de la machine, suivant XI-XI de la figure 1, le transporteur entant supposai dirige transversalement par rapport au plan médian de la machine, - la figure 12 est une vue d'ensemble en perspective de la machine, - la figure 13 est une vue détaille en bout d'une variante de realisation de la tronçonneuse. En référence à la figure t, la machine à récolter conforme à l'invention comprend de l'avant 8à l'arrière, un éci- meur 1, un châssis de coupe et de préhension 2 articulé par l'intermédiaire de deux paires de biellettes 3, 4 à un châssis principal 5 porté par deux paires de roues 6, 7. Le chtssSs principal 5 comprend deux longerons infé- rieurs 8 punis par des montants 9, Il à des longerons supérieurs 12. Ces longerons sont en outre réunis par des traverses pour former respectivement un cadre infdrieur et un cadre supérieur. Les longerons inférieurs 8 sont prolongés vers l'arrière par un porte-à-faux 13 sur lequél est placez un moteur thermique 14 disposé pour actionner un certain nombre de pompes hydrauliques 15 (figure 3). Le châssis principal 5, qui repose directement sur la paire de roues arrières 7, porte encore, sur une console 16, un réservoir de fluide hydraulique 17 en charge sur les pompes 15. Chacune des roues de la paire de roues avant 6 est montée sur l'avant d'un bras 18 dont l'arrière est articulé sur un axe 19 fixé au longeron inférieur 8 correspondant. Chacun des bras 18 est relié au longeron supérieur 12 correspondant par l'in- termédiaire d'un vérin 21 (figure 3) relié à l'une des pompes 15 et permettant de régler la hauteur de l'avant du chassie 5 par rapport au sol. Les vérins 21 sont à commande séparée, de manière à pouvoir exercer une action différenciée sur les bras 18 pour tenir compte, dans une certaine mesure, d'un dévers du terrain. Chacune des roues arrières, à la fois motrices et directrices, et des roues avant, uniquement motrices, est munie de façon connue d'un moteur hydraulique d'entraînement (non représenté) relié à l'une des pompes 15. Sur un prolongement avant des longerons supérieurs 12 est fixé un poste de pilotage 22 comprenant notamment un tableau de bord 23 muni de tous les organes de commande nécessaires pour assurer le fonctionnement de la machine tel qu'il sera décrit par la suite. On va maintenant décrire en détail les différents organes de la machine concourant à la récolte des cannes. L'écimer 1 qui réalise une première étape du conditionnement des tiges dressées, comporte (figures 6 et 7) une plate-forme métallique 24 à surface supérieure horizontale. Cette plate-forme est portée par un parallélogramme articulé 25. Celuici comprend une barre supérieure 26 et deux barres inférieures 27. Les barres 27 sont parallèles entre elles et articulées, -à la même hauteur; d'un coté (figure 2) sur l'avant du chassies prinoi- pal 5, de l'autre A la partie inférieure arrière de la plate-forme 24. La barre 26 est parallèle aux barres 27. Elle est articulée, à une extrémité, sur le chassa 5 et, à l'autre, sur la partie supérieure arrière de la plate-forme 24, de façon que les petits cavés du parallélogramme 25 soient verticaux. La hauteur de la plate-forme 24 au-dessus du sol est réglable, grace à un vérin hydraulique 28, alimenté par une des pompes 15 de la machine et articulé, d'un côté sur le châssis 5, de l'autre sur les barres 27. A l'avant de la plate-forme 24 sont fixés (figure 6) deux bras 29, à section carrée, divergents vers l'avant. Ils sont prolongés par des antennes 31, de section ronde plus faible et allant en décroissant vers la pointe. Les antennes 31 sont destinées à guider vers la plate-forme 24 les cimes des cannes. Chaque bras 29 porte (figure 7), sur sa face supérieure, un couteau fixe 32 dont le tranchant est placé à l'intérieur de l'angle formé par les deux bras 29. Sur la plate-forme 24 est montée rotativement une étoile 33 à trois branches. Cette étoile est actionnable dans les deux sens par un moteur hydraulique 34, alimenté par une des pompes 15 de la machine. L'étoile 33 porte, sur le pourtour de ses branches, une bande de tôle verticale 35, profilée de façon ondu lée. Le bord inférieur de la tole 35 -est tranchant et constitue un couteau rotatif, placé à la hauteur des couteaux fixes 32, de façon à coopérer avec eux. Suivant le sens de rotation de l'étoile 33, c'est le couteau fixe 32 droit, ou bien le gauche, qui est utilisé pour la coupe. Les ondulations de la tle 35 provoquent le coincement de la cime de la canne contre le couteau 32 (figure 7) et l'empechent d'échapper à la coupe. Chaque branche de l'étoile 33 porte (figure 6) une palette métallique verticale 36. Les trois palettes 36 sont soudées sur un manchon central tubulaire 37, lui-meme soudé sur l'étoile 33. Les palettes 36 sont destinées à projeter de côté les cimes coupées, pour éviter quelles ne soient happées par la machine. Cette projection peut se faire à volonté à droite ou à gauche, suivant le sens de rotation de l'étoile 33. On va maintenant décrire en détail, en référence à la figure 2, le chassies de coupe et de préhension 2 et les organes qutil porte pour le conditionnement des cannes avant et pendant la coupe. Ce chassie est constitué d'une paire de longerons inférieurs 38 et d'une paire de longerons supérieurs 39 réunis par des traverses pour former des cadres, et par une paire de montants avant 41 et une paire de montants arrière 42. Les montants 42 sont articulés au chassis principal 5 par l'intermédiai- re des biellettes 3 et 4. Les longerons supérieurs 39 portent une superstructure 43 reliée par l'intermédiaire d'un vérin 44 au chtssis principal 5, le vérin 44 étant lui-même relié à l'une des pompes hydrauliques 15. On comprend qu'on peut, en agissant sur le vérin 44, au moyen d'ufl organe de commande du tableau de bord 23, régler la hauteur du chassies de coupe et de préhension 2 par rapport au sol, sans modifier la hauteur par rapport au sol du chassies principal 5. Deux diviseurs 45 comprennent chacun un bras 46 de forme générale tronconique articulé à son extrémité arrière au châssis 5 par un axe 47. Â son extrémité avant, chaque bras 46 porte, librement articulé sur un axe 48, un sabot 49 reposant sur le sol, de forme générale hémicylindrique (figure 5) d'axe sensiblement parallèle au plan médian longitudinal de la machine. Les diviseurs 45 reposent donc librement par gravité sur le sol dont ils suivent toutes les irrégularités, ainsi que les dévers, la forme des sabots 49 facilitant d'autre part les petite changements de direction de la machine. Sous chacun des diviseurs 45 est fixé un vérin à simple effet (non représenté), relié d'autre part au chassies 2, pour relever les diviseurs dans le cas, par exemple, de la circulation sur route ou d'un changement de direction important. Les deux diviseurs 45 sont destinés à redresser les tiges de cannes déversées, à gauche ou à droite, vers la file voisine et à former entre eux l'amorce d'un couloir convergent d'engagement des cannes dans la machine réalisant ainsi une étape du conditionnement avant coupe des tiges déversées. Une antenne en U 51 est fixée au châssis 5 et située dans un plan sensiblement horizontal ou* de préférence, légèrement incliné vers l'avant pour rassembler les tiges faiblement déversées. La base de 1'U forme barre de rabattage pour incliner les tiges vers l'avant et faciliter leur pénétration dans la machine. Immédiatement en arrière de chacun des diviseurs 45, le chassies 2 porte une bobine cylindrique 52 montée à rotation autour de son axe. Cet axe, approximativement vertical ou de préférence incliné vers l'avant d'environ 150 sur la verticale, est fixé au chassies 2 de façon connue par des paliers et butées non représentés pour raison de clarté. Les bobines 52 sont garnies de barrettes dentelées 53 disposées suivant des génératrices et elles sont munies de moyens d'actionnement, qui seront décrits plus loin, pour les faire tourner vers l'intérieur de la machine, de manière à rassembler les tiges fortement déversées qui auraient échappé à l'antenne 51. Pour parfaire le guidage des tiges deux tôles dé- flectrices 54 sont fixées aux longerons inférieurs 38 du châssis 2. Les moyens de conditionnement des tiges avant coupe comprennent encore un tambour d'épaillage 55 (figures 2 et 4) dont l'axe 56 est porté par des paliers non représentés fixés sur les longerons inférieurs 38 du châssis 2. L'axe 56 porte une série de disques coaxiaux 57 en matière résiliente i fort coefficient de frottement. Cette matière peut étre un caoutchouc naturel chargé, tel que par exemple celui fabriqué en France par la Société Kléber-Colombes sous la marque "Armurite" L'espacement des disques 57 entre eux est obtenu au moyen d'entretoises et correspond à la grosseur moyenne des tiges à couper, de manière que ces tiges puissent s'insérer entre les disques à frottement serré pour y subir une action d'épaillage énergique contribuant à les débarrasser de leur système foliaire. Des moyens d'action nement qui seront précisés plus loin permettent la mise en rotation du tambour 55 dans le sens horaire sur la figure 2. Deux couteaux rotatifs 58, disposés symétriquement par rapport au plan médian de la machine, comprennent chacun un disque 59 fixé à un axe 61 porte par un palier (non représenté) fixé à une traverse du chassies 2. Les disques 59 sont munis, sur leur périphérie, d'un certain nombre de lames tranchantes 62. Les axes 61 sont inclinés vers l'avant (figure 2) à 80 sur la verticale, et l'un vers l'autre (figure 4) à 50 sur la verticale. Les lames 62 sont pliées suivant des lignes 62a (figure 8) sensiblement tangentes au disque 59 de manière que leur partie tranchante soit sensiblement parallèle au sol lorsque, du fait de l'inclinaison précitée des axes, les lames sont au plus près du sol. Les axes 61 sont relié chacun, à leur extrémité supérieure, par un joint de cardan 63 à un renvoi d'angle 64.Les deux renvois d'angle 64, fixés sur la superstructure 43, sont eux-mêmes reliés à un moteur hydraulique 65 figuré symboliquement en trait mixte, également fixé sur la superstructure 43 et relié à l'une des pompes hydrauliques 15 de la machine. Le moteur 65 actionne, parl'intermédiaire d'une transmission à chaîne 66, le tambour d'épaillage 55. L'axe 56 de ce tambour porte, à ses extrémités, deux pignons qui, par l'intermédiaire de transmissions à chaîne 67 et de renvois d'angle 68 permettent l'actionnement des bobines 52. Les divers organes portés par le chassis de coupe et de préhension 2 sont donc tous actionnés à partir du seul moteur 65. Il ne sortirait cependant pas du cadre de l'invention de prévoir plusieurs moteurs. La double inclinaison précitée des axes 61 des couteaux 58 permet d'obtenir que, bien que la hauteur moyenne des disques 59 par rapport au sol soit relativement importante, le point où les lames 62 coupent la tige situé en avant des axes 61, soit très près du sol, de sorte que l'on abandonne que des chaumes de longueur minimale. Cette caractéristique contribue donc au conditionnement des tiges pendant la coupe. Les disques 59 portent, sur leur surface supérieure, trois barrettes 69 disposées approximativement suivant un triangle équilatéral inscrit dans le disque 59 (figure 8). Chacune de ces barrettes se compose de deux lames 71 d'un matériau résilient à fort coefficient de frottement, qui peut être le matériau ttarmuritert précité, ces deux lames étant dressées sur champ et laissant entre elles un intervalle de quelques millimètres. Les barrettes 69 assurent la propulsion des tiges coupées vers l'in trieur de la machine, mais elles contribuent également au conditionnement des tiges après coupe en assurant un brossage énergique des tiges. Les tiges sont propulsées par les barrettes vers des organes que l'on va décrire ci-après et qui sont situés dans une zone bien déterminée du châssis principal 5. Dans le but d'obtenir que les tiges soient toujours dirigées vers cette même zone quelle que soit la hauteur du châssis 2 par rapport au sol, les biellettes 3 sont prévues légèrement plus longues que les biellettes 4, de manière que les déplacements en hauteur du chassies 2 s'accompagnent d'un léger mouvement de rotation assurant le résultat prdoité. Le réglage de la hauteur de coupe s'effectue, comme on l'a vu au moyen du vérin 44 commandé à partir du tableau de bord 23. Il est en outre prévu un palpeur au sol 72, qui par l'intermédiaire d'une tringlerie 73 représentée schématiquement (figure 2) et aboutissant au tableau de bord 23, permet de commander automatiquement le vérin 44. On va maintenant décrire, en référence à la figure 3, les organes de la machine fixés directement au chassies principal 5. Le châssis principal 5 porte une membrure 73 sur laquelle sont fixées deux tôles latérales 74. Sur ces tôles sont fixés des paliers portant deux paires de roues à palettes respectivement 75a, 75b et 76a, 76b. Les axes de ces roues sont reliés entre eux par un système de transmission à chaînes d'un type connu de manière que les roues d'indice a tournent en sens inverse des roues d'indice d, les sens de rotation étant tels qu'ils aient tendance à faire progresser vers l'arrière de la machine les tiges de cannes introduites entre deux roues d'une même paire. Chacune des roues précitées (figure 9) comprend une série de palettes métalliques radiales courtes 77 sur lesquelles sont fixées des lames 78 en matière résiliente à fort coefficient de frottement, telle que l'armurite précitée. Les lames 78 prolongent radialement les palettes 77 de manière à laisser entre les roues 75a et 75b un espace correspondant à plusieurs couches de cannes, et'entre les roues 76a et 76b un espace correspondant à une couche unique de cannes. On comprend que les tiges propulsées par les barrettes 69 des couteaux 58 vers l'intervalle entre les roues 75a et 75b s'introduisent sans bourrage dans cet intervalle raison de l'espacement entre ces roues. Transportées vers l'arrière par le mouvement des roues, les tiges sortent des roues 76a et 76b sous la forme d'une couche unique de tiges après avoir subi, du fait des lames 78, un brossage énergique qui contribue au conditionnement apuré 8 coupe en poursuivant l'épaillage. Dans le prolongement du trajet des tiges qui vient d'entre décrit, on trouve une tronçonneuse 79 comprenant deux roues 81, 82 munies de moyens d'actiownement pour les faire tourner à la même vitesse en sens inverse l'une de l'autre, suivant les flèches, de la meme manière que les roues à palettes décrites précédemment. Ces moyens d'actionnement comprennent une transmission par chaîne commune avec celle des roues à palette, de sorte que l'ensemble de ces éléments peut Entre mis en mouvement par un moteur hydraulique unique (non représenté) reli à l'une des pompes 15. La roue 81 (figure 10) comprend quatre palettes métalliques 83a, 83b et 84a, 84b diamAtralement opposées deux à deux. Les palettes 83a et 83b portent des lames 85 en matière résiliente à fort coefficient de frottement et sont analogues aux lames 78 décrites précédemment. Les palettes 84a et 84b situées dans un plan sensiblement perpendiculaire à celui des palettes 83a et 83b portent de façon similaire deux lames tranchantes 86 s'étendant sur toute la longueur de la roue 81. La roue 82 comprend deux palettes métalliques 87a, 87b diamétralement opposées et garnies de lames 88 en matière résiliente à fort coefficient de frottement, analogues aux lames 85. Dans un plan sensiblement perpendiculaire au plan des palettes 87a, 87b, deux supports 89a, 89b diamétralement opposés por- tent chacun une bande 91 en matière résiliente résistant aux chois tranchants qui s'étend sur toute la longueur de la roue 82. La matière des bandes 91 peut Qtre par exemple le super-polyamide fabriqué en Belgique par la Société ERTA sous la marche "Ertalon". Les roues 81 et 82 sont disposées l'une par rapport à l'autre comme indiqué sur la figure 10, de manière qu'une des lames tranchantes 86 vienne en appui sur une des bandes 91. Il est évident que, les moyens d'actionnement des roues étant agencés pour que les roues tournent à la meme vitesse, à chaque demitour une lame tranchante 86 vient coopérer avec une bande 91 comme indiqué sur la figure 10 pour conditionner les tiges en tron çons coupés de façon nette et franche. A chaque quart de tour intermédiaire, les lames 85 et 88 coopèrent pour faire avancer les tiges en poursuivant faction de brossage. A l'arrière de la tronçonneuse 79, une tale supérieur re 92 (figure 3) fixée sur la membrure 73 constitue, avec les tales latérales 74 et une tale inférieure 93, une enceinte 94 sensiblement étanche. La talle inférieure 93 se prolonge jusqu'à la tronçonneuse 79, de même que la tale supérieure 92, par un rebord plié 95, Ainsi l'ouverture 95a entre la tale 93 et le rebord 95 se trouve périodiquement obstrué par les palettes des roues 81 et 82 de la tronçonneuse 79 qui forme sas pour l'encein- te 94. Au-dessous de la tôle inférieure 93 est fixée une gaine 96 en relation par une de ses extrémités avec un ventilateur soufflant 97 fixé latéralement sur la machine. D'autre part, des fentes 98 pratiquées dans la tale 93 mettent la gaine 96 en relation avec l'intérieur de l'enceinte 94. On comprend que l'air soufflé par le ventilateur 97 passe par la gaine 96 et pénètre dans l'enceinte 94 par les fentes 98 suivant les flèches F1. Une tôle arrière 99 complète l'enceinte 94. Cette tôle est courbée et se développe au-dessus de ltenceinte 94,vers l'avant de la machine. Un déflecteur 101, de forme cylindrique à section droite ovoïde est disposé transversalement au plan médian de la machine, comme indiqué sur la figure 3, pour répartir convenablement dans l'enceinte 94 l'air soufflé par le ventilateur 97, sans laisser subsister de zone morte ou tourbillonnaire. Derrière la tôle 99 est monté un transporteur à palettes 102 dont le parcours épouse la forme de la tale 99. Ce transporteur comprend des tambours 103 et 104 munis de moyens d'actionnement agencés pour les faire tourner dans le sens antihoraire (sur la figure 3), de sorte que le brin ascendant du transporteur 102 est celui situé vers l'avant. Une tale courbe 105, sensiblement parallèle à la tale 99, contribue au guidage des palettes 106 du brin ascendant comme du brin descendant du transporteur 102. En outre, les palettes du brin ascendant constituent,en coopération avec les tables 99 et 105 formant coffrage, autant de compartiments sensiblement étanches. La t8le arrière courbée 99 est interrompue avant de rejoindre la tale inférieure 93, de manière à laisser un orifice 107 qui met en communication l'intérieur de l'enceinte 94 avec le transporteur 102. Une tale d'étanchéité 108, partiellement hémicylindrique et coaxiale au tambour inférieur 104, se développe sur une longueur telle qu'au moins une palette 106 soit toujours en contact avec elle, quelle que soit la position du transporteur 102. Cette tale vient rejoindre la tale inférieure 93. Enfin, la tale arrière 99 est interrompue à sa partie supérieure pour ménager un orifice 109 mettant en communication le transporteur 102 avec l'extérieur. L'enceinte 94 est mise en communication avec l'atmosphère par l'intermédiaire de deux gaines 111 (figure 11) recour- bées vers le sol, munies de prolongements en toile 112 (figure 12). Ces gaines sont disposées de manière à déboucher juste devant les roues arrière 7 de la machine (figure 11). Des aubes directrices fixes 113 (figure 3) sont disposées dans le coffrage 94 pour canaliser le débit d'air vers les gaines 111. On comprend que l'air soufflé dans ltenceinte 94 par le ventilateur 97 par l'intermédiaire de la gaine 96 et des fentes 98 ne trouve d'autre issue pour s'échapper que les gaines 111 puisque d'une part la tronçonneuse 79 forme sas et que d'autre part, les palettes 106 en coopération avec la tale d'étanchéité 108 forment également sas. Au-dessous de l'orifice 109, donc à l'intérieur du polygone de sustentation de la machine, ainsi qu'il ressort des figures, une chaise 114 est fixée sur la membrure 73 et porte, par l'intermédiaire d'un dispositif à pivot 115, une extrémité de la charpente 116 d'un transporteur à courroie 117. La charpente 116 est encore suspendue par l'intermédiaire d'un bras articulé 118 i la charpente du transporteur 102 avec le der de liberté suffisant pour permettre sa rotation autour du dispositif à pivot 115. Enfin, la charpente 116 porte à son autre extrémité une goulotte de déversement t19 munie d'une tale de rabattage 121. Le dispositif à pivot 115 est situé suffisamment haut pour laisser libre, dans un plan 122 latéral extrême de la machine (figure 11) une hauteur disponible H supérieure à 3 m, ce qui permet à un véhicule de chargement de s'approcher très près de la machine. En outre, l'emplacement choisi pour le dispositif à pivot 115 permet de conférer au transporteur 117 undébattement angulaire très important qui, dans l'exemple décrit, est d'environ 2200, ce qui confère au véhicule de chargement une liberté supplémentaire. Sur la figure 12, sont représentés divers détails non décrits précédemment et ne faisant pas partie de l'invention, tels que des caches servant notamment à la protection du personnel. On va maintenant décrire, en référence à la figure 13, une variante de réalisation de la tronçonneuse 79, destinée à conditionner les tiges en copeaux. Un tel conditionnement peut s'avérer nécessaire par exemple lorsque les tiges récoltées servent à la fabrication du papier, ce qui est le cas des plantes appelées "cannes de Provence". Suivant cette variante 123, la tronçonneuse comprend deux roues 124, 125 se faisant vis-à-vis et munies de moyens d'actionnement non représentés, agencés pour les faire tourner en sens inverse l'une de l'autre, dans les sens respectifs indiqués par les flèches v et V. La roue 124 comporte une jante cylindrique 126 recouverte d'un revêtement 127 en matière résiliente qui peut être soit l'Ertalon précités soit l'armurite précitée. La roue 125 comporte un certain nombre de rayons 128 aux extrémités desquels sont fixées obliquement des lames tranchantes 1292 de manière que, lorsque les roues 124 et 125 sont mises en rotation, les fils 131 des lames tranchantes 129 viennent au contact du revêtement 127 de la roue 124. Les moyens d'actionnement des roues 124 et 125 sont agencés de manière que la vitesse V de la roue 125 soit nettement plus grande que la vitesse v de la roue 124, afin que les tiges soient coupées en biseau. L'obliquité des lames 129 par rapport aux rayons 128 est déterminée en fonction de l'angle désiré pour ce biseau. Le nombre des rayons 128 est déterminé en fonction de la longueur des copeaux désirée. Si lton ddsire avant tout éviter tout glissement des tiges sur le revêtement 127, on réalisera de préférence ce revê- tement en armurite. Si au contraire on désire avant tout éviter l'usure on choisira de préférence ltertalon. Suivant une variante de réalisation, la roue 124 peut être polygonale au lieu d'être cylindrique, le nombre des cotés du polygone étant en relation avec le nombre des rayons 128, par exemple double de ce nombre. De préférence, les tronçonneuses telles que 79 et 123 sont réalisées de manière à être interchangeables sur une même machine. La machine ainsi décrite fonctionne de la manière suivante s On place la machine de manière que son plan médian coïncide sensiblement avec une- première file de tiges à couper. Si le terrain est en dévers latéral, on peut rendre sensiblement horizontal l'ensemble du châssis principal 5 et du chsasis de coupe et de préhension 2. On peut aussi tolérer une certaine inclinaison acceptable de ces chassis, pour éviter d'avoir à procéder à des réglages fréquents, car quelle que soit cette inclinaison, les bras diviseurs 46, reposant sur le sol par gravité, sont toujours en position correcte. En outre, la forme hémicylindrique des sabots 49 des diviseurs permet les petites corrections de direction. 1 La machine une fois mise en marche pour récolter la première file d'un champ peut être accompagnée de très près latéralement par un véhicule de charge, en vertu des dispositions décrites plus haut, de sorte qu'il suffit que le champ soit bordé d'un chemin relativement étroit. Parvenue à l'extrZmit du champ, la machine peut tourner à 180 , cette manoeuvre staccompagnant du relevage des diviseurs 45,'pour récolter la file immédiatement voisine de celle qui vient d'être récoltée. En effet, par pivotement du transporteur 102, le véhicule de charge peut se placer tantt à droite, tantôt à gauche de la machine. On évite ainsi l'obligation d'avoir à suivre un trajet spiralé autour du champ, ce qui nécessiterait de disposer de dégagements sur toutes les limites du champ. On va maintenant décrire en détail le fonctionnement de la machine lors de la récolte d'une file quelconque. Quand la machine progresse, ltécimeur 1 coupe les cimes des tiges dressées et les projette du côté de la machine correspondant aux files déjà récoltées, grâce aux palettes 36, suivant le sens de rotation choisi pour l'étoile 33 (figure 2). Ces tiges, ainsi que les tiges peu inclinées sont ensuite prises et rassemblées par l'antenne en U 51 dont la base les force à s'incliner vers l'avant pour faciliter leur pénétration dans la machine. Les diviseurs 45, articulés librement sur le châssis de coupe et de préhension 2 et reposant sur le sol par les sabots 49, épousent toutes les irrégularités du sol et rassemblent les tiges fortement couchées qui, pour cette raison, auraient échappé à l'antenne 51. La rotation des bobines 52 ramène ces tiges vers le centre, leur efficacité étant améliorée par les barrettes dente lées 53, même si ces tiges sont plus ou moins enchevêtrées avec celles d'une rangée voisine. Après ce premier conditionnement, les tiges, de plus en plus inclinéesypassent à frottement entre les disques 57 du tambour rotatif 55 où elles subissent un brossage énergique qui les débarrasse d'une partie importante de leur système foliaire (figures 2 et 4). La base des tiges est ensuite sectionnée par les couteaux rotatifs 59 dont la double inclinaison des axes à la fois vers l'avant et vers l'intErieur (figures 2 et 4) permet que les lames 62 se situent au plus près du sol lorsqu'elles attaquent une tige, laissant ainsi un chaume de longueur minimale. La hauteur de coupe se règle en commandant le déplacement du chtssis de coupe et de préhension 2 au moyen du vérin 44 à partir du tableau de bord 23. Cette commande peut à volonté être rendue automatique en utilisant le palpeur au sol 72. On voit que le réglage n'affecte pas la hauteur du châssis principal 5, mais seulement'le châssis 2, de masse et d'inertie beaucoup plus faibles. Les diviseurs 45, qui reposent librement sur le sol, ne sont pas affectés pzr le réglage de la hauteur de coupe, de sorte que le fait que les cannes soient plantées sur terrain plat ou sur billon ne pose aucun problème particulier. Immédiatement après leur coupe, les cannes se couchent sur les disques 59 des couteaux 58 où leur conditionnement se poursuit par un brossage par les barrettes 69 qui contribuent également à les projeter entre les roues à palettes 75a et 75b. Les longueurs inégales prévues pour les biellettes 3 et 4 font que les déplacements en hauteur du chassis 2 ne sont pas purement translatifs, mais s'accompagnent d'une certaine rotation qui permet, malgré les -variations de la hauteur de coupe, d'envoyer toujours les cannes sensiblement entre les roues 75a et 75b. Ces roues, ainsi que les roues 76a et 76b remplissent le double role d'organe de convoyage et d'organe de conditionnement, en raison de la présence des lames 78 en matière résiliente à fort coefficient de frottement, dont elles sont garnies. En outre, la résilience de ces lames permet de monter les roues à palettes sur des paliers fixes, sans risque de provoquer ltécra- sement des cannes. Après franchissement des deux paires de roues à palettes, les cannes ; présentent suivant une couche unique à la tronçonneuse 79 qui opère un tronçonnage à chaque demi-tour. Les bandes 91 présentant une certaine largeur, leur coopération effective avec -les lames tranchantes 86 ne nécessite aucun réglage précise et ces bandes étant en matière résistant aux chocs tranchants ne sont nullement détériorées par les lames tranchantes 86. Les cannes ainsi conditionnées en tronçons sont projetées dans l'enceinte 94 par l'ouverture 95a suivant la flèche F2. Les tronçons croisent ainsi le flux d'air (flèches F1) soufflé par le ventilateur 97, ce qui opère la séparation des tronçons de cannes d'avec les débris foliaires. En raison de leur masse, les tronçons retombent rapidement dans le transporteur élévateur 102 par 1' ouverture 107, tandis que l'air soufflé chargé des débris foliaires s'évacue par les gaines 111, guidé par les t8les déflectrices 113.Le noyau 101 opère une répartition du flux d'air telle qu'aucune zone morte ou tourbillonnaire ne subsiste dans l'enceinte 94, qui permettrait à des débris foliaires de retomber dans l'ouserture 107. Après leur élévation dans le transporteur 102, les tronçons tombent par ltouverture 109 sur le transporteur 117 qui les amène, par la goulotte 119, au-dessus du véhicule de chargement, la tale de rabattage 12t guidant leur chute dans la benne de ce véhicule. Dans le cas où la machine est munie d'une tronçonneuse 123 pour conditionner les tiges en copeaux, le fonctionnement est analogue, les copeaux présentant toujours une masse spécifique supérieure à celle des débris foliaires, ce qui permet une separa- tion pneumatique efficace. L'invention réalise une machine d'un emploi particu lièrement souple, s'adaptant instantanément à toutes les natures de terrain et à tous les types de plantation. Elle résout en outre efficacement tous les problèmes posés par la suppression du brûlage, en effectuant un conditionnement complet des cannes récoltées, depuis la canne sur pied jusqu'à des tronçons directement utilisables par l'usine d'extraction. Ces avantages se transposent dans le cas du conditionnement de tiges similaires en tronçons ou en copeaux. Il est évident que l'invention ne se limite pas à l'exemple décrit, et que l'on peut concevoir de nombreuses variantes constructives à la portée de l'homme de l'art, notamment dans la réalisation des moyens a'actionnement des divers organes. REVENDICATIONS 1. Machine pour la récolte des cannes à sucre et des plantes à tiges similaires, comprenant un châssis principal muni d'une source d'énergie et de moyens, tels que roues ou chenilles, permettant son déplacement, cette machine comportant des moyens de préhension pour rassembler les tiges avant coupe, des moyens pour couper le pied des tiges, des moyens pour engager dans une tron çonneuse les tiges coupées, des moyens pour évacuer les tronçons des tiges, et des moyens pour conditionner les tiges des cannes ou des plantes similaires avant, pendant et après leur coupe sur pied, lesdits moyens étant actionnables à volonté par la source d'énergie précitée, caractérisée en ce que les moyens de conditionnement comprennent des moyens d'épaillage par déplacement relatif des tiges par rapport à des surfaces revetues d'un matériau à fort coefficient de frottement effectuant une action de brossage desdits tiges, ces moyens d'épaillage étant répartis sur le trajet des tiges dans la machine, avant la coupe sur pied, pendant cette coupe et après cette coupe. 2. Machine conforme à la revendication 1, dans laquelle les moyens de conditionnement avant coupe comprennent un écimeur pour couper et éjecter les cimes des cannes dressées, caractérisée en ce que cet écimeur comprend une pièce rotative en étoile d'axe sensiblement vertical, munie de moyens d'actionnement et comportant une bande de tôle ondulée pour coopérer avec deux couteaux fixes sensiblement horizontaux fixés sur des antennes convergentes en V solidaires de l'écimeur. 3. Machine conforme à la revendication 2, caractérisée en ce que les moyens d'actionnement de la pièce en étoile sont entrainables sélectivement dans un sens ou dans l'autre pour éjecter les cimes d'un côté ou de l'autre de la machine. 4. Machine conforme à l'une des revendications 1 à 3, dans laquelle les moyens de conditionnement avant coupe comprennent des organes de préhension, ces organes de préhension comprenant notamment deux bras diviseurs latéraux articulés à un châssis de coupe et de préhension, et librement soumis à l'action de la gravité de manière à reposer sur le sol, caractérisée en ce que ces bras diviseurs reposent sur le sol par une partie hémicylindrique d'axe sensiblement parallèle à la marche de la machine. 5. Machine conforme - la revendication 4, caractérisée en ce que les organes de préhension comprennent, de chaque coté du châssis de coupe et de préhension, en arrière des bras diviseurs, une bobine de forme générale cylindrique, d'axe sensiblement vertical ou légèrement incliné vers l'avant, munie de moyens d'actionnement en rotation et agencée pour rabattre vers la partie médiane de la machine les cannes fortement inclinées. 6. Machine conforme à la revendication 5, caractérisée en ce que chaque bobine comporte des barrettes dentelées disposées suivant des génératrices. 7. Machine conforme à l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que les moyens d'épaillage avant coupe comprennent un tambour à disques coaxiaux, d'axe sensiblement horizontal et perpendiculaire au sens de marche de la machine, ces disques étant faits d'une matière résiliente à fort coefficient de frottement et espacés les uns des autres de manière que les cannes ou tiges similaires puissent sty engager à frottement. 8. Machine conforme à l'une des revendications 1 à 7, dans laquelle les moyens pour couper les tiges comprennent des couteaux formés de deux disques garnis de lames radiales et munis de moyens d'actionnement pour les faire tourner autour de leurs axes, et fixés sur le châssis de préhension et de coupe, ces axes étant inclinés vers l'avant, caractérisée en ce que les dits axes sont également inclinés vers le plan médian de la machine. 9. Machine conforme à la revendication 8, caractérisée en ce que l'inclinaison des axes des couteaux vers l'avant est comprise entre 70 et 90. 10. Machine conforme à l'une des revendications 8 ou 9, caractérisée en ce que l'inclinaison des axes des couteaux vers le plan médian de la machine est comprise entre 40 et 60. 11. Machine conforme à l'une des revendications 8 à 10, caractérisée en ce que les moyens d'épaillage pendant et après coupe comprennent des barrettes en matière résiliente à fort coefficient de frottement fixées sur les disques porte-lames. 12. Machine conforme à la revendication 11, caractérisée en ce que chaque barrette est constituée d'une paire de lames dressées sur champ et en ce que chaque disque comporte trois barrettes disposées sensiblement suivant les cotés d'un triangle équilatéral. 13. Machine conforme à l'une des revendications 4 à 12, comprenant des moyens d'articulation du châssis de coupe et de préhension avec le châssis principal, et des moyens pour régler la hauteur du châssis de coupe et de préhension par rapport au sol, caractérisée en ce que ces moyens d'articulation sont indépendants des moyens d'articulation des bras diviseurs sur ledit châssis. 14. Machine conforme à la revendication 13, caractérisée en ce que les moyens d'articulation précités comprennent des moyens pour relever le chassis de coupe et de préhension suiçant un mouvement combiné de translation et de rotation, de manière que les tiges coupées soient toujours dirigées vers le même point quelle que soit la hauteur du châssis de coupe et de préhension, ces moyens comprenant des biellettes de longueurs inégales. 15. Machine conforme à l'une des revendications 13 ou 14, caractérisée en ce qu'elle comprend un palpeur mécanique en contact avec le sol pour commander automatiquement les moyens de réglage de la hauteur du châssis de coupe et de préhension par rapport au sol, par l'intermédiaire d'un servo-mécanisme à vérin. 16. Machine conforme à ltune des revendications 1 à 15, dans laquelle les moyens pour engager les tiges dans la tronçonneuse comprennent des roues à palettes radiales se faisant vis-à-vis et actionnées en rotation, caractérisée en ce que les moyens d'épaillage après coupe comprennent des lames en matière résiliente à fort coefficient de frottement fixées sur les palettes des roues précitées, de manière à prolonger ces palettes vers leur périphérie. 17. Machine conforme à l'une des revendications 1 à 16, agencée pour conditionner les tiges en tronçons, dans laquelle latronçon- neuse comprend deux roues se faisant vis-à-vis et actionnées en rotation en sens contraire l'une de l'autre, à vitesse sensiblement égale, caractérisée en ce que l'une de ces roues porte deux lames tranchantes situées dans un plan diamétral et diamétralement opposées, et deux lames en matière résiliente à fort coefficient de frottement dans un plan diamétral sensiblement perpendiculaire au au précédent, l'autre roue portant deux bandes en matière résiliente résistant aux chocs tranchants, diamétralement opposées, disposées suivant deux génératrices, et deux lames en matière résiliente a' fort coefficient de frottement dans un plan diamétral sensiblement perpendiculaire au plan médian des deux bandes précitées, et en ce que ces roues sont agencées pour gutà chaque demi-tour, une lame tranchante de la première roue vienne au contact d'une bande de la seconde. 18. Machine conforme à l'une des revendications 1 à 16, agencée pour conditionner les tiges en copeaux, dans laquelle la tronçonneuse comprend deux roues se faisant vis-à-vis et munies de moyens d'actionnement en rotation en sens contraire l'une de l'autre, caractérisée en ce que l'une de ces roues comporte une jante cylindrique ou polygonale recouverte d'une couche de matière résiliente à fort coefficient de frottement, l'autre comportant des rayons à l'extrémité desquels sont fixées des lames tranchantes disposées obliquement par rapport à ces rayons de manière à coopérer avec la première roue lorsqu'elles passent au plus près de cette dernière, et les moyens d'actionnement étant déterminés pour que la vitesse de la roue munie de lames soit supérieure à celle de l'autre roue. 19. Machine conforme à l'une des revendications 17 ou 18, caractérisée en ce que la tronçonneuse est interchangeable pour permettre à volonté un conditionnement en tronçons ou en copeaux. 20. Machine conforme à llune des revendications 1 a' 19, dans laquelle les moyens de conditionnement après coupe comprennent un système de séparation pneumatique des débris foliaires d'avec les tronçons de tiges, et des moyens pour évacuer distinctement les produits séparés, le système de séparation pneumatique comprenant une enceinte sensiblement étanche, caractérisée en ce que cette enceinte comprend un noyau déflecteur pour empêcher la formation de zones mortes ou tourbillonnaires, et pour favoriser la séparation précitée. 21. Machine conforme à la revendication 20, caractérisée en ce que les moyens d'évacuation des tronçons de tige comprennent un élévateur à palettes sous coffrage, et en ce que les palettes sont en contact sensiblement étanche avec le coffrage de manière à former sas pour le système de séparation pneumatique. 22. Machine conforme à la revendication 21, caractérisée en ce que l'élévateur à palet-tes est situé dans un plan vertical et est recourbé vers l'avant de la machine. 23. Machine conforme à l'une des revendications 20 à 22, caractérisée en ce que l'enceinte sensiblement étanche comporte une paroi repliée au voisinage de la tronçonneuse, de manière que cette tronçonneuse constitue un sas pour ladite enceinte. 24. Machine conforme à l'une des revendications 1 à 23, dans laquelle les moyens de conditionnement après coupe comprennent un transporteur orientable pour déverser les tronçons de tiges dans un véhicule de chargement indépendant accompagnant la machine, caractérisée en ce que l'extrémité pivotante de ce transporteur est située à l'intérieur du polygone de sustentation de la machine. 25. Machine conforme à la revendication 24, caractérisée en ce que les superstructures de la machine sont agencées pour donner au transporteur orientable un angle de débattement supérieur à 2000. 26. Machine conforme à l'une des revendications 24 ou 25, caractérisée en ce que l'extrémité pivotante du transporteur est située à une hauteur suffisante pour dégager une hauteur libre supérieure à 3m au droit des parties latérales extrêmes de la machine, quelle que soit la position angulaire du transporteur.