PROCEDE D'AMENEE DU COMBUSTIBLE DANS LE MILIEU OXYDANT LORS DE LA COMBUSTION ET DISPOSITIF POUR SA MISE EN OEUVRE L'invention concerne le domaine de la thermotechnique et a notamment pour objet un procédé d'amenée du combustible dans le milieu oxydant lors de la combustion ainsi que les dispositifs pour sa mise en oeuvre. La présente invention s'applique avec avantage dans le domaine de la production d'énergie, de l'industrie chimique, de l'industrie pétrochimique, de l'industrie métallurgique, de la production de gaz d'éclairage ainsi que dans le domaine de la production des materiaux de construction pour batiments. Elle peut également être utilisée avec des combustibles tant liquides que gazeux. Présentement, on connaît un nombre important de procédés d'amenée du combustible dans le milieu oxydant lors de la combustion et de nombreux dispositifs pour leur mise en oeuvre. Selon l'un de ces procédés d'amenée du combustible dans le milieu oxydant (dans le courant d'air), le combustible à pulvériser est injecté sous pression dans un milieu oxydant immobile (cf. le livre de Ju. F. Ditiakin, etc. "Pulvérisation des liquides" publié en 1977, pages 17 à 100). Toutefois, ce procédé et le dispositif pour sa mise en oeuvre n assurent pas une bonne qualité de pulverisation des liquides visqueux par suite des pertes d'énergie du liquide dues au frottement. On connaît aussi un procédé de pulvérisation du combustible dans un milieu gazeux et un dispositif pour sa mise en oeuvre dans lesquels on communique une énergie complémentaire au combustible & pulvériser par augmentation de sa vitesse et en le brisant en gouttes par action du courant de gaz (cf. le brevet d'invention de la RFA n" 912 732, cl. 24B, 8/01, publié en 1954). En pratique, lors de l'utilisation de combustibles gazeux et liquides, on connaît un grand nombre de procédés d'amenée du combustible dans le milieu oxydant pour sa combustion et de dispositifs pour la mise en oeuvre de ces procédés selon lesquels le combustible est admis dans un milieu oxydant (courant d'air) sous forme de jets dont la vitesse de déplacement est supérieure à celle de la vitesse de déplacement du courant d'agent comburant. Parmi ces procédés et dispositifs destinés à leur mise en oeuvre figurent un procédé d'amenée du combustible en plusieurs jets dans le courant du comburant et un dispositif pour sa mise en oeuvre (cf. le livre de Steiter V.A. "Combustion du gaz dans les centrales électriques et dans l'industrie", édition "Energie", Moscou, publié en 1967, page 176). On choisit, dans ce cas, des dimensions et une disposition mutuelle des jets de manière qu'ils remplissent la section du courant d'air régulièrement ou avec un degré de régularité défini qu'on ne réussit pas toujours à obtenir. Il s'ensuit que l'une des conditions principales d'un bon mélange du combustible avec le comburant et, par consequent, d'une bonne qualité de la combustion est la répartition régulière des jets du combustible dans le comburant. Il convient de noter qu'un bon mélange du comburant avec le comburant nécessite plus de 95 du cheminement des deux courants et de leur temps de séjour dans la boîte à feu; il faut donc disposer des dispositifs de grand encombrement car il est impossible d'obtenir une bonne qualite et une grande vitesse du mélange du combustible avec le comburant sur un court trajet de contact. L'un des procédés connus d'amenée du combustible dans le milieu oxydant lors de la combustion et l'un des dispositifs pour sa mise en oeuvre qui consiste en un mélange préalable total du combustible avec du comburant, le combustible étant amené selon une direction perpendiculaire à celle du courant de comburant, -et, en le tourbillonnement ultérieur dans un appareil appelé tourbillonneur (cf.le certificat d'auteur del'URSS ne256 930,A21 d, publié en1969) dudit mélange. Cependant, pour le mélange du combustible avec le comburant (par exemple, avec de l'air) on ne peut utiliser que du comburant froid pour éviter l'inflammation du mélange gaz-air dans le corps du dispositif. La baisse des débits d'air et de combustible et la diminution de la vitesse de mouvement du mélange gaz-air dans la section de sortie de la buse du dispositif peuvent aboutir à l'interruption de la flamme. La diminution du coefficient du débit d'air en dessous de la valeur optimale entraîne une brusque augmentation de la longueur de la flamme ainsi qu'une baisse de la température de la flamme et peut provoquer la séparation de la flamme de la buse du dispositif. On connait un procédé d'amenee du combustible dans le milieu oxydant pour sa combustion et un dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé,que l'on peut considérer former l'antériorité- la plus proche, qui consiste en la création de jets de combustible et en leur interaction avec le comburant (cf. le certificat d'auteur de l'URSS nO 241 353, cl. 4D, 44/10). Ce procédé et ce dispositif permettent de mélangeur le combustible dans un courant d'air chaud. Le dispositif, mettant en oeuvre ce procédé se presente sous forme d'un brûleur comportant une chambre à comburant dans laquelle sont montés des tubes d'amenee de combustible pourvus de buses d'échappement servant à créer des jets de combustible. Ce brûleur fonctionne d'une manière efficace avec un soufflage d'air chaud et avec un coefficient optimal du débit d'air, tandis qu'avec un soufflage d'air froid et avec un coefficient inférieur à la valeur optimale, on n arrive pas à assurer une combustion du gaz conduisant à une longueur stable de la flamme et à une haute température dans la flamme. La- combustion du combustible avec une courte flamme est obtenue uniquement dans le cas où le diamètre de la buse du dispositif dans la section de sortie n'est pas supérieur à 40 mm et où le diamètre du tube d'amenée de combustible est choisi de maniere que le passage annulaire libre pour l'air, formé entre les parois de la buse et le tube lui-même, est égal ou inférieur à 9 m, le diamètre des orifices d'échappement de combustible dans le tube etant de 2,5 mm. En outre-, étant donné que la vitesse de l'air chaud,assurée par les moyens classiques de soufflage d'air, ne doit pas dépasser 8 cm/s etest donc limitée par les conditions hydrodynamiques, le rendement d'un tel brûleur sera, par conséquent, faible.La combustion d'une grande quantite de gaz mélangé avec de l'air chaud rend nécessaire 'I'équipement du groupe thermique par un grand nombre de brûleurs et les distances entre les lignes axiales des buses desdits brûleurs doivent être supérieures à 2-3 diamètres de la buse pour le passage de l'air ce qui aboutit à une complication du systeme de brûleurs, à l'augmentation de la main-d'oeuvre nécessaire à la réparation du garnissage des tunnels des brûleurs, et à l'augmentation de la consommation de matériaux réfractaires pour la construction des tunnels. On s'est donc proposé de mettre au point un tel procéde d'amenée de combustible dans le milieu oxydant pour la combustion et un dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé qui assure l'obtention d'une haute qualité du mélange du combustible avec le comburant sur un court trajet et la combustion du combustible dans une courte flamme à haute température, la consommation d'é- nergie étant minimale, le processus économique, et le dispositif utilisé simple et de grande longévité. Ce problème est résolu à l'aide d'un procédé d'amenée de combustible dans le milieu oxydant pour la combustion qui consiste en la création de jets de combustible et en leur interaction avec du comburant, ce procédé etant carac terisé en ce que les jets de combustible sont dirigés, avant leur mélange avec le comburant, vers une surface rigide d'où ils se réfléchissent,ensuite, dans le comburant en formant alors des pellicules minces partant de ladite surface pour ledit mélange avec le comburant. Grâce à cette succession d'opérations, on assure une combustion efficace du combustible liquide et gazeux, et une élévation de la température dans le volume des produits de la combustion grâce à l'accélération du processus de mélange du combustible avec le comburant et à l'accélération du processus d'inflammation du mélange combustible. Il est aussi nécessaire que les pellicules de combustible soient chauffées lors de leur reflexion par rapport à la surface rigide ce qui contribue à I'accélération du processus d'inflammation du combustible dans le comburant. Il est avantageux de chauffer les pellicules de combustible jusqu'à la température du début de dissociation du combustible et au-dessus de cette limite. Dans ce cas, ce processus de dissociation, qui a lieu habituellement dans la flamme ardente, commence avant le mélange du combustible avec le combu.- rant; les pellicules de combustible se chauffent très vite, la dissociation du combustible dans celles-ci se déroule d'une manière énergique et le combustible arrive dans le comburant sous forme de pellicules contenant des produits de dissociation ce qui accélère le processus d'inflammation du combustible dans le comburant, réduit le trajet de combustion du combustible, stabilise le processus de combustion aux grands et aux petits débits de combustible et de comburant sans séparation ni interruption de la flamme, et assure la suppression des bruits lors de la combustion du combustible. Il est possible de chauffer les pellicules de combustible par transmission de la chaleur du combustible en voie de combustion à la surface rigide à laquelle est cédée une partie de la chaleur dégagée à la suite de la combustion du combustible dans le comburant. Il est egalement possible de chauffer les pellicules de combustible par passage du courant électrique par la surface rigide. Dans ce cas, il est possible de ne pas utiliser un allumeur pour amorcer la combustion dans le brûleur, la surface rigide chauffée par le courant electrique servant d'allumeur. En faisant varier les paramètres du courant électrique passant par la surface rigide, il est possible de faire varier la température sur la surface rigide et, par conséquent, la température de la pellicule de combustible chauffée sur ladite surface ce qui permet de regler le taux de dissociation du combustible, la longueur de la flamme, la température de celle-ci ainsi que la luminosité. de la flamme. La présente invention a également pour objet un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé précité d'amenée de combustible dans le milieu comburant pour la combustion, lequel dispositif comporte une chambre à comburant dans laquelle sont montés des tubes d'amenée de combustible munis de buses d'échappement servant à créer des jets de combustible et dans lequel, on a monté en face des buses d'échappement des tubes d'amenée de combustible au moins un déflecteur à surface rigide, destinée à transformer ces jets de combustible en pellicules minces. Il est nécessaire que le déflecteur et les buses d'échappement du tube d'amenée de combustible soient disposés mutuellement de façon que l'angle d'attaque ss soit égal ou supérieur à 90 et inférieur à 1800. Ce mode de réalisation du dispositif selon l'invention permet d'assurer la formation des pellicules minces de combustible lors de la collision du jet de combustible avec la surface rigide du déflecteur, d'assurer le refroidissement des parois du déflecteur disposées dans la zone à température élevée du dispositif par le combustible amene sur celles-ci ainsi que l'emploi utile de la chaleur récupérée, en ce cas, lors de la combustion du combustible etde permettre quel'usage universel du dispositif tant avec du combustible gazeux que liquide, et le mélange rapide du combustible avec le comburant en avant de la section de sortie de la chambre du dispositif à une distance définie de la section de sortie de la chambre ce qui est possible grâce à la variation dudit angle d'attaque ss de 90 à 1800 et à l'usage universel du brûleur tant avec le comburant (b) froid que chaud lors de la combustion du combustible (a) liquide et gazeux. Si les angles d'attaque ffi sont inférieurs à 90" ou égaux à 1800, la pellicule mince (c) de combustible ne se forme pas sur la surface rigide du déflecteur et on n'obtient pas les effets positifs susmentionnés. Il est avantageux de monter le déflecteur sur la face de sortie de la chambre du dispositif en le décalant vers l'une de ses parois. Le montage du déflecteur sur la face d'about de la sortie de la chambre du brûleur avec un décalage vers sa paroi supérieure permet de supprimer le risque d'obturation des canaux de sortie du combustible par une matiere fondue, dans le cas où ce dispositif est incorporé dans une installation de fusion, d'obtenir une amenée stable de combustible, de prolonger la formation et la combustion du combustible avec du comburant en cas de pénétration d'une matière fondue dans le corps du dispositif, d'assurer la possibilité de nettoyage de la chambre du dispositif sans endommager les tubes d'amenée de combustible, ni engorger ou obstruer les canaux d'échappement de combustible par une matière fondue, et d'assurer la diminution de main-d'oeuvre relativement aux tubes d'amenée de combustible et à la préparation du dispositif destiné à travailler dans une installation. Il est possible de réaliser le déflecteur sous forme d'un ajutage fixé sur la chambre de comburant, du gôté des buses d'échappement de combustible, et d'augmenter ainsi la longévité du brûleur. Il est avantageux de monter le déflecteur relativement à la buse d'échappement du tube d'amenée de combustible de manière que la distance (Q) entre t?n point imaginaire de l'intersection de l'axe de la buse avec la surface du déflecteur et ses bords soit de 0,5 à 3 fois la valeur du diamètre de la buse et que la distance (Q1) entre ledit point et la face d'about de la buse d'échappement soit de 0,25 à 4 fois la valeur dudit diametre. Dans ce cas, on obtient l'optimisation du processus de combustion du combustible et la production d'une flamme ardente présentant une haute température, la réduction de la consommation d'énergie et une augmentation de l'économie du processus de répartition régulière du combustible dans le comburant (b) en general. Si la distance "Q" est superieure à trois diamètres de la buse, la résistance opposée au mouvement de la pellicule de combustible sur la surface rigide du deflecteur croit, l'énergie cinétique du jet fin décroît et la pellicule de combustible, partant de la surface rigide, ne pénètre pas profondément dans le comburant ce qui conduit à une répartition irrégulière du combustible dans le comburant, à l'augmentation de la longueur de la flamme et à l'abaissement de la température dans celle-ci. Si la distance "R1" est inférieure à 0,25 diamètre de la buse, la résistance opposée au mouvement du combustible entre la face d'about de la buse d'échappement et la surface rigide du déflecteur croît, ce qui se traduit par l'augmentation de la consommation d'énergie pour vaincre cette résistance. Si la distance "l1" est supérieure à quatre diamètres de la buse, le combustible se mélange partiellement avec le comburant dans les limites frontières du jet. En conséquence, le combustible s'enflamme au-dessus de la surface rigide du déflecteur qu'il chauffe trop fortement ce qui conduit à la fusion de la paroi du déflecteur. D'autres buts et avantages de la présente invention seront mieux compris à la lecture de la description suivante, en se référant aux dessins annexés sur lesquels: la figure 1 représente schématiquement une coupe longitudinale d'un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé d'amenée de combustible dans le milieu oxydant, conforme à l'invention; la figure 2, une coupe suivant la ligne II-II de la figure 1; la figure 3, une variante de réalisation d'un dispositif dans lequel un deflecteur est monté sur la face de sortie de la chambre et déplacé vers sa paroi supérieure; . la figure 4, une coupe suivant la ligne IV-IV de la figure 3; . la figure 5, une variante de réalisation du dispositif dans lequel le déflecteur est monté près de la face de sortie du tube d'amenée de combustible, la section transversale de la chambre étant rectangulaire;; la figure 6,.une coupe suivant la ligne VI-VI de la figure 5; . la figure 7, une coupe suivant la ligne VII-VII de la figure 5; la figure 8, une autre variante de réalisation du dispositif muni d'un déflecteur sous forme d'un ajutage fixé sur la chambrede comburant de côté des buses d'échappement du combustible; la figure 9, une coupe suivant la ligne IX-IX de la figure 8, la section transversale de la chambredecomburant étant ronde; . la figure 10, une coupe suivant la ligne X-X de la figure 8, la section transversale de la chambre de comburant étant rectangulaire; . la figure 11, une autre variante encore de réalisation du dispositif muni d'un déflecteur fixé au centre du tube d'amenée de combustible. Le procédé selon l'invention d'amenée de combustible dans un milieu oxydant pour sa combustion est mis en oeuvre dans le dispositif ci-dessous. Ce dispositif pour la mise en oeuvre du procéde selon l'invention com porte une chambre 1 de comburant (b) dans laquelle sont installés des tubes d'amenée 2 de combustible (a) munis de buses d'échappement 3 destinees à créer -des jets de combustible (a) dans le comburant (b). En face des buses d'échappement 3 des tubes d'amenée 2 de combustible (a), on a place des déflecteurs 4 présentant une surface rigide 5 servant à transformer les jets de combustible (a) en pellicules minces (c); dans ce cas, au moins un déflecteur 4 à surface rigide 5 (figures 1 à 11) est monté en face des buses d'échappement 3 des tubes d'échappement 2 de combustible (a).Le déflecteur 4 et la buse d'échappement 3 du tube d'amenée 2 de combustible (a) sont disposés l'un par rapport à l'autre de manière que l'angle d'attaque soit supérieur ou gal à 900 et inférieur à 1800 (figure 3). Le déflecteur peut être dispose selon l'axe de la buse d'échap pement (figures 1, 2) ou peut être monté sur la face d'about de la chambre 1 avec un décalage par rapport à l'une de ses parois (figures 3, 4). Le déflecteur peut être réalisé sous forme d'un ajutage fixé sur la chambre 1 de comburant (b) du côté des buses d'échappement 3 du combustible (figures 8, 9).Pour certains cas, de variante de réalisation de ce dispositif, le déflecteur 4 est monté prés de la face d'about du tube d'amenée de combustible 2 de section rectangulaire transversale (figures 5 à 7), une variante de réalisation du dispositif dans lequel le déflecteur 4 est fixé au centre du tube d'amenée de combustible 2 (figure 11). La section transversale de la chambre 1 à comburant peut être rectangulaire (figures là 6,10), ronde (figure 9), polygonale, ovale ou Dresenter une forme plus compliquée. La surface rigide 5 du déflecteur 4 peut être plate, concave ou convexe relativement à la face d'about de la buse d'échappement 3, conique, pyramidale ou d'une forme géométrique plus compliquee. La paroi du déflecteur 4 peut être réalisée sous forme d'un corps géométrique convenant à chaque cas concret. Pour optimiser le processus de formation des pellicules (c) de combustible (a) sur la surface rigide 5 du déflecteur 4 et de pénétration plus profonde de la pellicule (c) de combustible réfléchi par ladite surface dans le comburant (b), le déflecteur est monté relativement à la buse d'échappement 3 du tube d'amenée 2 de combustible (a) de manière que la distance "Q" entre le point imaginaire de l'intersection de l'axe de la buse 3 avec la surface 5 du déflecteur 4 et ses bords constitue 0,5 à 3 fois la valeur du diamètre de la buse 3, la distance entre ledit point et la face d'about de la buse d'échappement constituant 0,25 à 4 fois la valeur du diamètre (figures 8, 11). Pour chauffer la surface rigide de la surface 5 du deflecteur 4, on a prévu un branchement du courant électrique sur le deflecteur 4 (figure 2). Le procédé selon la présente invention d'amenée de combustible dans le milieu oxydant pour sa combustion comprend les étapes suivantes: Le comburant (b) est amené à travers une tubulure dans la chambre 1 et, ensuite, le combustible (a) (figures 1, 2) est envoyé suivant la direction indiquee d'une maniere conventionnelle par la flèche (a) dans les tubes d'amenée 2 de combustible (a). Le combustible (a) peut être liquide (kérosène,mazout) soit gazeux (gaz naturel, méthane, propane, butane, acétylène, hydrogene, gaz à l'air). Comme comburant (b) on peut utiliser: l'air froid, l'air chaud, l'air enrichi d'oxygène, ou l'oxygène. A l'aide des tubes d'amenée de combustible 2 munis des buses d'é- chappement 3, on crée des jets de combustible (a) débouchant à une vitesse élevée supérieure à celle du comburant (b) que l'on dirige sur la surface rigide 5 du deflecteur 4 avant l'interaction avec le comburant (b). Le combustible (a) se répand alors suivant la surface rigide 5 du déflecteur 4 dans toutes les directions et les jets de combustible (a) se transforment alors en pellicules minces (c) de combustible. Les pellicules minces (c) ainsi formées se réfléchissent depuis la surface rigide 5 du déflecteur 4 dans le comburant (b). En conséquence, le processus de mélange du combustible avec le comburant (b) s'accélère et, donc, la création du mélange carburé présentant la composition voulue et son inflammation s'accélèrent elles aussi ce qui conduit à la réduction de la longueur de la flamme ardente et a l'élévation de la température dans celle-ci. La longueur de la flamme diminue lorsqu'on effectue le chauffage de ladite surface simultanément avec formation des pellicules minces (c) sur la surface rigide 5 du déflecteur 4. En conséquence, les pellicules minces (c) de combustible (a) se réfléchissant dans le comburant (b) se chauffent elles aussi. Le chauffage des pellicules minces (c) du combustible doit être réalisé jusqu'à la température du début de dissociation du combustible formant la composante prédominante du combustible. En amenant du combustible dissocié dans le comburant (b), la longueur de la flamme ardente se voit diminuée et la tempera- ture dans le volume des produits de combustion augmentée ce qui conduit à l'éle- vation de la température dans la flamme de la combustion grâce à la pénétration plus profonde des pellicules (c) de combustible dans le comburant (b) et ce qui favorise la formation rapide du mélange combustible ainsi que l'accélération du processus de combustion, le mélange combustible contenant des produits de décomposition du combustible.Ainsi, par exemple, en cas d'utilisation de gaz naturel, dont la composante prédominante est le méthane présentant une température de début de dissociation égale à 3O00C, en tant que combustible, le chauffage du combustible de 300"C jusqu'a la température de dissociation totale du methane de 1100 à 1200"C permet de diminuer notablement la longueur de la flamme au fur et à mesure de l'augmentation du chauffage du combustible.En cas de chauffage du gaz naturel sur la surface rigide 5 du déflecteur 4 jusqu'à la température de 1100 à 1200 C à laquelle se produit la décomposition totale et l'amenée des produits de dissociation immédiatement sous forme des pellicules minces (c) dans le comburant (b), ces produits brûlent pendant la période de mélange du combustible (a) avec du comburant (b); en conséquence, on obtient, toutes les autres conditions étant d'ailleurs égales, une température maximale dans le volume des produits de combustion. Le chauffage des pellicules minces (c) de combustible peut être effectué par transmission de la chaleur du combustible à brûler par la surface rigide 5 du déflecteur 4 ainsi que par le courant électrique passant par la surface rigide 4 (figure 2). Dans ce cas, il faut fabriquer la surface rigide 5 du déflecteur 4 à partir d'un materiau présentant de hautes caractéristiques de résis- tance électrique, par exemple, à l'aide d'un acier inoxydable réfractaire. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits et représentés et elle est susceptible de nombreuses variantes, accessibles à l'homme de l'art sans que l'on ne s'ecarte de l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé d'amenée de combustible dans le milieu oxydant pour la combustion qui consiste en la création de jets de combustible (a) et en leur interaction avec le comburant (b), ce procédé étant caractérisé en ce que les jets de combustible (a) sont dirigés, avant leur mélange avec le comburant (b), vers une surface rigide d'où ils se réfléchissent, ensuite, dans le comburant (b) en formant alors des pellicules minces (c) partant de ladite surface pour ledit melange avec le carburant. 2. Procédé d'amenée de combustible dans le milieu oxydant pour la combustion selon la revendication 1, caractérise en ce qu'on chauffe les pellicules (c) de combustible (a) lors de leur réflexion de la surface rigide. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que les pellicules(c) de combustible sont chauffées -au moins jusqu'à la température du début de dissociation du combustible. 4. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'on chauffe les pellicules (c) par transmission de la chaleur cédée par le combustible à brûler à travers la surface rigide. 5. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'on chauffe les pellicules (c) par le courant électrique passant par la surface rigide. 6. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon les revendications 1 à 5, comportant une chambre (1) pour le comburant (b) dans laquelle sont montés des tubes (2) d'amenée de combustible (a) munis de buses d'échappement (3) servant à créer des jets de combustible (a), ce dispositif étant caractérisé en ce qu'en face des buses d'échappement (3) des tubes d'amenée (2) de combustible (a) est monté au moins un déflecteur (4) à surface rigide destinée à former des pellicules minces desdits jets de combustible. 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que le déflecteur (4) et la buse d'échappement (3) du tube d'amenée (2) de combustible (a) sont disposés l'un par rapport à l'autre de manière que l'angle d'attaque (ss) des jets soit egal ou supérieur à 90" et inférieur à 1800. 8. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que le déflecteur (4) est monté sur la face de sortie de la chambre avec un décalage vers l'une de ses parois. 9. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que le déflecteur (4) est sous fouie d'un ajutage fixé sur la chambre de comburant du côté des buses d'échappement (3) du combustible (a). 10. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que le déflecteur (4) est monté relativement à la buse d'échappement (3) du tube d'amenée (2) de combustible (a) de manière que la distance (l) entre le point imaginaire de l'intersection de l'axe de la buse avec la surface du déflecteur (4) et ses bords constitue 0,5 à 3 fois la valeur du diamètre alors que la distance (21) entre ledit point et la face d'about de la buse d'échappement (3) constitue 0,25 à 4 fois la valeur dudit diamètre.