La prévention ou 1'élimination dc la neige ou du verglas sur les chaussées et surfaces analogues on période hivernale s'effectue de longue date par épandage de cristaux de chlorure de sodium causant la fusion de lteau congelée. Plus récemment, on a commencé à utiliser le chlorure de calcium sous forme de saumure épandue par arrosage sur les chaussées, à titre préventif ou curatif. Ce dernier sel a une action plus durable que le chlorure de sodium, car il s'accroche à la surface de la chaussée et y demeure plus longtemps, X8me en cas de pluie, tandis que le chlorure de sodium est rapidement emporté. En outre, l'épandage du chlorure de calcium, par arrosage en solution, est plus aisé.Cet arrosage s'effeetueJ d'une manière connue, à l'aide de véhicules spécialement aménagés (épandeuses) portant une citerne de saumure qui alimente une pompe reliée à une barre d'arrosage munie de gicleurs disposés et orientés pour assurer l'épandage de la saumure selon des bandes Juxtaposées correspondant aux différentes voies de circulation d'une route ou d'une autoroute. Ladite pompe d'arrosage est entraenée par wn moteur thermique spécial et autonome, placé, comme celle-ci et comme la barre d'arrosage, à l'arrière de l'épandeuse. Cette façon de procéder présente un inconvénient : le débit d'arrosage de la saumure, déterminé par le régime de rotation du moteur thermique de la pompe, est indépendant de la vitesse de progression de l1épandeuse. Il en résulte que la densité d'application du chlorure de calcium sur la surface de la chaussée ne peut rester constante et égale d la valeur désirée qu'en ainte- nant constante la vitesse de l'épandeuse. Si par exemple la vitesse prévue, pour une densité d'arrosage convenable, est de 45 k/h, et Si la vitesse de l'é-pandeuse augmente à 60 km/h ou diminue à 30 km/h, il y a respectivement sous-dosage ou sur-dosage de chlorure de calcium sur la surface traitée.Or, il faut se rendre compte qu'il est malaisé au conducteur de l'épandeuse de conserver une vitesse constante à son véhicule, en raison des conditions difficiles dans lesquelles l'opération doit Autre menée - sur des routes verglacées et présentant parfois un tracé diffi cultueux, souvent tot avant l'aube, donc de nuit - le conducteur devant, tout en conduisant, surveiller sa vitesse et la maintenir eonstante. L'invention a pour but de remédier à cet inconvénient et a pour obJet un procédé d'épandage de saumure qui consiste à rendre le débit d'arrosage de la saumure proportionnel a' la vi tesse de progression de l'épandeuse. En procédant ainsi, on obtient une densité constante d'application du sel utilisé, notamment-du chlorure de calcium, même lorsque la vitesse de l'épan- deuse varie. Si sa vitesse diminue, le débit d'arrosage diminue, si elle augmente, le débit augmente, et cela d'une manière propor tionnelle. Dans une forme de réalisation avantageuse du procédé selon l'invention, le débit d'arrosage de la saumure est rendu proportionnel à la vitesse de rotation du moteur de propulsion de l'épandeuse, vitesse à laquelle est liée la vitesse de progression de cette dernière. Le procédé selon l'invention, qui peut titre appliqué à l'épandage de tout liquide aussi bien que de saumure, peut entre mis en oeuvre en équipant une épandeuse d'un agencement dans lequel le moteur thermique autonome actionnant la pompe d'arrosage de la saumure est remplacé par un moteur alimenté en énergie par l'intermédiaire d'un dispositif asservi à la vitesse de rotation du moteur de propulsion de l'épandeuse. Le moteur actionnant la pompe à saumure est avantageusement un moteur hydraulique, son dispositif d'alimentation étant une pompe hydraulique entratnée par le moteur de propulsion.On obtient ainsi une relation de proportionnalité entre le débit de la pompe à saumure et le régime du moteur de propulsion au moyen d'une liaison hydraulique comprenant la pompe et le moteur hydrauliques, de sorte qu'une épandeuse équipée d'un agencement selon l'invention assure un arrosage dont l'intensité dépend proportionnellement de la vitesse de progression de l'épandeuse, done une application de saumure selon une densité uniforme mme en cas de variation de la vitesse de progression de l'épandeuse autour de sa vitesse nominale.Les opérations d'élimination de la couche de neige ou de verglas re couvrant les chaussées sont ainsi considérablement facilitées et conduisent à de bien meilleurs résultats,/car il nty a plus à craindre d'épandage insuffisant ouZen certalnes zones, de sorte que la sécurité sur routes en hiver s'en trouve notablement accrue. La description qui va suivre,en regard du dessin annexé à titre d'exemple non limitatif , permettra de bien com prendre comment la présente invention peut être mise en pratique. Les figures 1 et 2 représentent schématiquement, respec tivement en élévation et en plan, une épandeuse équipée d'un agen cement selon l'invention. L'épandeuse que représentent les figures est un camion eomprenant une cabine de conduite 5 et une plate-forme 6 qui supporte une citerne 7 contenant la saumure à épandre sur la surface de la chaussée à traiter. Une saumure constituée par une solution aqueuse à 26 de chlorure de calcium eonvient à cet usage. Une pompe 8 soutire la saumure à la base de la citerne 7 et l'envoie par une conduite 9 à une barre d'arrosage 10 munie de gicleurs 11 dirigés vers la surface de la chaussée.Sur la conduite 9 est interposée une vanne de dérivation 12 -permettant d'aiguiller la saumure soit vers la barre d'arrosage 10, soit vers la partie supérieure de la citerne 7 par une conduite de retour 13, de manière à faire circuler en permanence la saumure pour maintenir son homogénéité par un brassage continuel en dehors des périodes d'épandage. La pompe à saumure 8 est entraSnée en rotation par un petit moteur hydraulique 14 alimenté en liquide sous pression par une canalisation 15 issue d'une pompe hydraulique 16 montée à l'avant de l'épandeuse, sous le ventilateur du moteur de propulsion 17 de celle-ei. Cette pompe, entratnée en rotation par une courroie 18 à partir de l'arbre de crabot de manivelle 19 du moteur 17, engendre dans la conduite 15 une pression hydraulique proportionnelle au régime de rotation du moteur 17, de sorte que le moteur hydraulique 14 et la pompe à saumure 8 tournent à une vitesse proportionnelle à celle du moteur 17, donc à la vitesse de progression de l'épandeuse. Le circuit hydraulique comprend en outre un réservoir ou boche 20 fournissant le liquide hydraulique à la pompe 16 par un riltre 21 et une canalisation 22 et recevant le liquide d'une canalisation 23 de retour principal et d'une canalisation 24 de retour de fuite de graissage du moteur hydraulique 14. De plus, le réservoir 20 est relié par une soupape de décharge 25 à la canalisation d'alimentation 15, qui empoche l'apparition dans celle-ci de toute surpression dangereuse. Le mode d'utilisation d'une épandeuse équipée d'un agencement selon l'invention est le suivant :après remplissage de la citerne 7, le conducteur de l'épandeuse met en marche le moteur de propulsion 17 de celle-ci, lequel fait alors tourner la pompe hydraulique 16. La pression engendrée par cette pompe est réglable à l'aide d'une manette 26 placée à l'intérieur de la cabine 17 et reliée à la pompe par un flexible ou "bowden" 29, cette manette permettant de régler la pression soit à zéro (la pompe tourne alors à vide), sWietràOttatOen vdaeWeur désirée jusqu'à un maximum déterminé par la vitesse /a pompe.Le conducteur ayant placé la vanne de dérivation 12 en position de recyclage de la saumure dans la citerne 7, il règle la vitesse de rotation du moteur 17 au régime eorrespondant à la vitesse de progression normale prévue pour l'épandage (compte tenu du rapport de la boute de vitesses qui sera utilisé au cours de cette opération), soit par exemple à 2000 t/mn pour une vitesse de 45 km/h. I1 ajuste ensuite, à l'aide de la manette 26, la pression hydraulique de telle manière que la pression délivrée par la pompe à saumure 8 prenne la valeur convenable, par exemple 3 bars, ce qu'il vérifie à l'aide d'un manomètre 27 placé également dans la cabine 5 et relié à la sortie de la pompe 8 par une liaison 28 appropriée. PUs le conducteur gagne la chaussée à traiter à bord de l'épandeuse, tandis que la pompe 8 assure un recyclage permanent de la saumure dans la citerne 7. I1 fait alors changer de position la vanne 12 et la saumure est dirigée vers la barre d'arrosage 10 et ses gicleurs 11. Si ltépandeuse roule à la vitesse de 45 tm/h, la saumure est éjectée à la pression nominale de 3 bars. Si, pour une raison quelconque, la vitesse de progression de l'épandeuse varie, la pression d'éjection varie proportionnellement, de sorte que la densité superficielle d'application de la saumure reste constante. En pratique, on peut utiliser une pompe hydraulique 16 de 9 d 13 CV, débitant 20,9 1/mn de liquide hydraulique sous une pression nominale de 105 bars, un moteur hydraulique 14 tournant à une vitesse comprise entre 500 et 4500 t/mn et fournissant un couple de 12 N.m à 100 bars, une pompe à saumure 8 débitant 30 m /h et une soupape de décharge 25 tarée à 180 bars, le réservoir 20 ayant une capacité de 170 1. Une épandeuse de saumure équipée d'un agencement selon l'invention peut être aisément transformée en véhicule destiné à d'autres usages en dehors de la période hivernale. On notera que, dans le cas où 1'épandeuse est équipée d'un moteur de propulsion transmettant son mouvement aux roues motrices par l'intermédiaire d'une boute de vitesses, le point de prise de vitesse utilisé pour entraîner la pompe hydraulique (ou asservir tout autre dispositif d'alimentation en énergie de la pompe à saumure mise en oeuvre) peut être situé soit en amont de cette botte de vitesses (cas du présent exemple d'exécution), soit en aval (par exemple sur l'arbre de transmission aux roues motrices de 1'épandeuse). - REVENDICATIONS 1.- Procédé d'épandage de liquide sur chaussées et /la prévention ou/ surfaces analogues, en particulier de saumure pour/ I preveptilon de la neige ou du verglas, à l'aide d'une épandeuse mobile propulsée par un moteur et assurant l'arrosage du liquide sur la surface à traiter, caractérisé par le fait qu'il consiste à rendre le débit d'arrosage du liquide proportionnel à la vitesse de progression de l'épandeuse. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le débit d'arrosage est rendu proportionnel à la vitesse de rotation du moteur de propulsion de l'épandeuse. 3.- Agencement d'arrosage de liquide, en particulier de saumure, permettant de mettre en oeuvre le procédé selon la revendication 2, cet agencement étant monté à bord d'une épandeuse propulsée par un moteur et comportant une cabine de conduite, une citerne de saumure et une pompe d'arrosage de la saumure actionnée par un moteur et reliée à une barre d'arrosage, caractérisé par le fait qu'il comporte un dispositif asservi à la vitesse de rotation du moteur de propulsion de l'épandeuse et assurant au moteur qui actionne la pompe à saumure une alimentation en énergie proportionnelle à ladite vitesse de rotation. 4. - Agencement selon la revendication 3, caractérisé par le fait que le moteur actionnant la pompe à saumure est un moteur hydraulique et que le dispositif qui assure son alimentation en énergie est une pompe hydraulique entraînée par le moteur de propulsion de l'épandeuse. 5.- Agencement selon la revendication 4, caractérisé par le fait que la pression délivrée par la pompe hydraulique pour une certaine vitesse de rotation est réglable. 6.- Agencement selon la revendication 5, caractérisé par le fait que cette pression peut être réglée à une valeur nulle. 7. - Agencement selon la revendication 5 ou 6, caractérisé par le fait qu'à la pompe hydraulique est reliée une manette de réglage de la pression qu'elle délivre, cette manette étant placée à l'intérieur de la cabine de conduite de l'épandeuse. 8.- Agencement selon l'une quelconque des revendications 3 à 7, caractérisé par le fait qu'il comporte un manomètre placé à l'lntérieur de la cabine de conduite et mesurant la pression délivrée par la pompe à saumure. 9.- Agencement selon l'une quelconque des revendications 3 à 8, caractérisé par le fait qu'il comprend des canalisations hydrauliques reliées à un réservoir qui alimente la pompe hydraulique à travers un filtre et qui recueille le liquide hydraulique de retour principal et de retour de fuite de graissage du moteur hydraulique, ce dernier étant relié à la pompe hydraulique par une canalisation d'alimentation. 10.- Agencement selon l'une quelconque des revendications 3 à 9, dans le cas où le moteur de propulsion de l'épan- deuse est associé à une botte de vitesses, caractérisé par le fait que le dispositif d'alimentation en énergie de la pompe à saumure est asservi à la vitesse de rotation du moteur par liaison à un point de prise de vitesse situé en amont de la botte de vitesses. 11.- Agencement selon l'une quelconque des revendications 3 à g, dans le cas où le moteur de propulsion de l'épandeuse est associé à une boîte de vitesses, caractérisé par le fait que le dispositif d'alimentation en énergie de la pompe à saumure est asservi à la vitesse de rotation du moteur par liaison à un point de prise de vitesse situé en aval de la botte de vitesses.