à cartouches L'invention concerne un pistolet fixateurbour l'enfoncement de goujons, clous ou éléments de fixation analogues, dans des matériaux de réception durs tels que de l'acier, du béton ou analogues, comprenant un boitier, un canon guidé à l'intérieur, une poignée déplaçable par rapport au boitier par application du pistolet fixateur contre le matériau de réception, et un élément d'entraInement pour tendre le ressort de mise à feu lors du déplacement de la poignée. Dans les pistolets fixateurs actionnés par cartouche, dont la charge propulsive est mise à feu mécaniquement, on peut effectuer la mise à feu en particulier selon les trois manières suivantes a) mise à feu par percussion sur une bouterolle, sur le pistolet, b) mise en tension et déclenchement du percuteur par action sur la détente, c) tension du ressort de mise à feu par application du pistolet et déclenchement par la détente. Pour effectuer un déclenchement silr de la mise à feu, il est nécessaire que l'énergie de mise à feu soit approximativement toujours d'égale valeur. Lors d'une mise à feu selon a), celle-ci est obtenue par l'utilisation d'un marteau percuteur approprié. Lors de la mise à feu selon b), l'énergie de mise à feu est fournie par des caractéristiques constructives particulières. Lors de la mise à feu selon c) des usures spéciales sont nécessaires pour ne permettre le déclenchement de la mise à feu que lorsque le pistolet est totalement appliqué. Dans un pistolet connu de ce dernier type, on obtient, grâce à une tringlerie en prise avec la détente, dégageable par application du pistolet que la mise à feu ne soit possible que lorsque le pistolet est complètement appliqué. Une telle tringlerie est très comnlique et, en outre, fragile. I1 se produit de plus par suite du jeu nécessaire au fonctionnement, des pertes élevées de l'énergie de mise à feu nécessaire au déclenchement. Ces pertes, principalement avec des charges propulsives sans douilles, qui peuvent être utilisées généralement sans mécanisme particulier de mise à feu, conduisent habituellement à des ratés de mise à feu. En particulier, dans un pistolet fixateur connu dans lequel le canon est déplacé sur l'élément d'entrainement grâce au déplacement de la poignée mettant ainsi en tension un ressort de mise à feu disposé entre le boitier et le canon, un déclenchement prématuré provoque dans la plupart des cas un raté de mise à feu. Dans la mesure où des pistolets particuliers dans lesquels le ressort de mise à feu est mis en tension par application du pistolet se sont révélés particulièrement intéressants la présente invention a pour objet de réaliser un dispositif pour ce type de pistolet qui empêche un déclenchement prématuré de la mise à feu. Ce but est atteint conformément à l'invention par le fait que l'élément d'entraînement présente un ergot d'arrêt qui ne permet une mise à feu du pistolet par détente du ressort de mise à feu qu'en position appliquée du pistolet. Un tel ergot d'arrêt peut être réalisé à divers emplacements sur l'élément d'entrainement. La réalisation de cet ergot d'arrêt, par exemple sous la forme d'une tige, est particulierement simple et peut également être effectuée ultérieurement dans des pistolets existants. L'ergot d'arrêt selon l'invention est particulièrement avantageux dans un pistolet fixateur qui possède un élément d'entrainement dégageable faisant saillie dans le trajet de guidage du canon et un ressort de mise à feu repoussant le canon en direction de l'élément d'entraînement contre une culasse. Dans un tel pistolet fixateur, la mise à feu de la charge propulsive s'effectue par percussion du canon, accéléré par le ressort de mise à feu, contre la culasse. La charge propulsive peut être disposée soit dans l'extrémité arrière du canon, soit dans la culasse. Grâce à l'ergot d'arrêt selon l'invention, on empêche la libération du canon lorsque la tension du ressort de mise à feu n'est que partielle. L'énergie de mise à feu lors du choc du canon sur la culasse peut ainsi être maintenue constante. Le boitier présente, pour recevoir l'élément d'entraînement un évidement de préférence en forme de fente. Afin de permettre la libération de l'élément d'entrainement en position d'application ainsi que son retour dans la position de repos, il est avantageux que le boitier présente des orifices de passage permettant le passage de l'ergot d'arrêt disposé sur l'élément d'entraînement. Ces orifices de passage peuvent par exemple être réalisés sous la forme de rainures partant de l'évidement en forme de fente. La profondeur des rainures correspond alors sensiblement à la longueur de l'ergot d'arrêt en saillie de l'élément d'entrainement. Les orifices de passage sont de préférence disposés aux extrémités avant et arrière de l'évidement en forme de fente. Après le déclenchement de la mise à feu, la détente est en général relâchée. L'élément d'entrainement a tendance alors, généralement sous l'effet d'un ressort, à revenir à sa position initiale. A cause de la libération du percuteur, cela n'est cependant pas possible lorsque le pistolet est en position appli quée. L'élément d'entrainement reste ainsi dans une position intermédiaire empechant la mise au repos du pistolet. Dans ce cas, pour obtenir un dégagement complet de l'élément d'entraînement et ainsi permettre une mise au repos du pistolet, il est avantageux que le boitier présente un plan incliné pour la course de l'ergot d'arrêt. L'ergot d'arrêt se déplace ainsi sur le plan incliné et est dégagé par celui-ci. Après mise au repos du pistolet, l'élément d'entraînement, muni de l'ergot d'arrêt peut revenir à nouveau à sa position initiale. L'invention va maintenant être expliquée de façon plus détaillée en se référant au dessin annexé dans lequel La figure 1 représente en coupe un pistolet fixateur selon l'invention, en position de repos, la figure 2 représente en coupe partielle le pistolet selon II-II de la figure 1, la figure 3 représente le pistolet de la figure 1 en position appliquée. Dans la figure 1, on peut voir un pistolet fixateur constitué essentiellement d'un boitier désigné globalement par 1 et d'une poignée globalement désignée par 2, déplaçable par rapport au boitier 1. Dans le boitier 1 se trouve guidé un canon désigné globalement par 3. Dans un alésage du canon 3a, un piston 4 est disposé de façon à pouvoir coulisser. A l'extrémité avant du boitier 1 se trouve un guide 5 de goujon. Dans le guide de goujon se trouve un clou 6 à enfoncer. L'extrémité arrière du boitier 1 est réalisée sous forme de culasse la. La culasse la entoure un magasin 8 contenant les charges propulsives. La partie supérieure de la poignée 2 est construite sous forme de douille 2a entourant le boitier 1. Entre la culasse la et la douille 2a est disposé un ressort 9. Le ressort 9 déplace le boitier 1 par rapport à la poignée 2 dans la direction d'enfoncement. Une vis 10 limite, en coopération avec une gorge lb dans le boitierl, le trajet de déplacement de la poignée 2 par rapport au boitier 1. Dans la poignée 2, un élément d'entrainement 11 est monté pivotant. L'un des bras de l'élément d'entraînement 11 fait saillie dans le trajet de guidage du canon 3, tandis que l'autre extrémité de l'élément d'entraînement 11 est reliée à une détente 12. L'élément d'entrainement 11 est repoussé par un ressort de pression 13 contre l'extré- mité arrière du canon 3. L'extrémité de l'élément d'entrainement 11 en prise avec le canon 3, présente un ergot d'arrêt 14. L'ergot d'arrêt 14 fait saillie vers l'extérieur sur le côté de l'élément d'entraînement 11.L'élément d'entraînement est guidé dans une fente lc du boitier 1. La fente lc présente à son extrémité avant et dans sa zone arrière un orifice de passage ld. Les orifices de passage ld permettent le passage de l'ergot d'arrêt 14 disposé sur l'élément d'entraînement 11. L'orifice de passage avant ld est muni d'un plan incliné le pour l'ergot d'arrêt 14. Dans la coupe partielle représentée à la figure 2, on peut voir le boitier 1 de même que la douille 2a de la poignée 2 entourant le boitier 1. Au milieu du boitier 1, une fente lc est visible. Dans la fente lc se trouve l'élément d'entrainement 11. Sur l'élément d'entraînement 11, on peut voir l'ergot d'arrêt 14 en saillie sur le côté. La fente lc est pourvue dans son ex trémité avant de même que dans sa zone arrière d'un orifice de passage ld pour permettre le passage de l'ergot d'arrêt 14. Dans l'orifice de passage avant îd on peut en outre voir le plan incliné le pour l'ergot d'arrêt 14. La figure 3 représente le pistolet fixateur selon la figure 1 en position appliquée contre le matériau de réception 15. La poignée 2 est alors déplacée par rapport au boitier 1 dans la direction d'enfoncement et le ressort 9 disposé entre la culasse la et la douille 2a est tendu. Grâce à l'élément d'entraînement 11, le canon 3 est lui aussi déplacé dans le boitier 1. Outre le ressort 9, le ressort de mise à feu 7 est tendu. L'ergot d'arrêt 14 parvient ainsi devant l'orifice ld de passage avant. Lors de l'actionnement de la détente 12, l'élément d'entraînement 11 est alors dégagé et le canon 3 accéléré par le ressort de mise à feu 7 en direction de la culasse la. Lors du relèvement du Pistolet fixateur du matériau de réception 15, l'ergot d'arrêt 14 parvient sur le plan incliné le et effectue lors d'une détente ultérieure du ressort 9 un dégagement complet de l'élément d'entraînement 11. Lorsque la vis 10 parvient en butée à l'extrémité arrière de la gorge lb, l'ergot d'arrêt 14 peut parvenir à travers l'orifice de passage ld, à nouveau vers le haut dans la position représentée à la figure 1. REVENDICATIONS 1. Pistolet fixateur à cartouches pour l'enfoncement de goujons, clous ou éléments de fixation analogues, dans des matériaux de réception durs tels que de l'acier, du béton ou analogues, comprenant un boitier, un canon gUidé à l'intérieur, une poignée déplaçable par rapport au boîtier par application du pistolet fixateur contre le matériau de réception, et un élément d'entraînement pour tendre le ressort de mise à feu lors du déplacement de la poignée, caractérisé par le fait que l'élément d'entraînement (11) présente un ergot d'arrêt (14) ne permettant une mise à feu du pistolet, par détente du ressort de mise à feu (7) qu'en position appliquée du pistolet. 2. Pistolet fixateur selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il comprend un élément d'entraî- nement (11) dégageable faisant saillie dans le trajet de guidage du canon (3) et un ressort de mise à feu (7) repoussant le canon en direction de l'élément d'entraînement (11) contre une culasse la. 3. Pistolet fixateur selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que le boîtier (1) présente des orifices de passage (ld) permettant le passagé de l'ergot d'arrêt (14) disposé sur l'élément d'entraînement (11). 4. Pistolet fixateur selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que le boîtier (1) présente un plan incliné (lc) pour l'ergot d'arrêt (14).