L'invention concerne un écarteur utilisé notamment pour la désincarcération des occupants d'un véhicule accidenté n convient, avant d'aborder les dispositions principales de l'invention, de rappeler l'état de la technique connu le plus proche. Dans le brevet France nO t 578 862 au nom de Monsieur Cardona, on a décrit un appareil pour dégager les occupants d'un véhicule accidenté. Cet appareil est constitué par un groupe hydraulique apte à commander à distance différents outils, et parmi ceux-ci une cisaille et un cric écarteur, commandé par un vérin hydraulique. L'écarteur connu est constitué d'au moins deux bras écarteurs articulés, ces bras de construction symétriques affectant à l'état de plus faible encombrement la forme générale d'un coin. Les faces extérieures de ces bras présentent des mors ou dentures, destinés à prendre appui avec les tôles ou pièces que l'on désire séparer. Bien que oe type d'écarteur à bras symétriques donne satisfaction, lorsque la fente d'introduction est suffisamment large pour l'engagement des bras en forme de coin, il arrive, pour certains autres cas à fente d'introduction plus étroite, de rencontrer des difficultés d'engagement. Dans le dispositif connu, on cherche malgré tout une construction des bras à l'état de plus faible encombrement, aussi étroite que possible, mais on ne peut descendre en deça de certaines limites sans risquer d'affaiblir la solidité des bras écarteurs. La présente invention a en conséquence pour but un écarteur du genre en question, plus performant, et permettant surtout, sans préparation spéciale de la fente d'introduction des pièces ou des tôles à écarter, un engagement plus sûr et plus facile des bras écarteurs. Un autre but de l'invention est de fournir un écarteur dont les bras présentent, à l'état de fermeture, un encombrement plus faible. L'invention a encore pour but de fournir un écarteur qui, tout en étant plus étroit, présente des bras d'écartement beaucoup plus résistants que les bras antérieurement connus. Enfin, un autre but encore est de fournir un écarteur dont la puissance et la capacité d'ouverture peuvent être réglées sans modification des caractéristiques des moyens d'entratnement associés à ces bras. L'invention concerne à cet effet des perfectionnements apportés aux écarteurs, appliqués notamment à la désincarcération des occupants d'un véhicule accidenté, et comprenant au moins deux lames d'écartement articulées en X autour d'un axe, à la manière de lames de ciseaux, de façon à présenter un bras de manoeuvre et une lame d'écartement, caractérisé en ce que chaque lame affecte la forme d'un coin qui présente une partie chant formant mors de prise, ces lames étant façonnées de manière à ce que leurs contours se superposent pratiquement sans dépassement, lorsqu'elles sont à l'état fermé, et que seuls les mors des lames dépassent faiblement le contour de la lame associée, ces mors étant à chaque fois disposés sur un dos de lame afin de venir en prise avec les bords adjacents de deux pièces voisines ou avec les bords voisins d'une fente. Grâce à cette disposition, la largeur totale d'un jeu de lames n'excède pas la largeur d'une lame, ce qui permet, d'une part de réduire l'encombrement hors tout d'un jeu, et d'autre part, de réaliser des lames à base massive. Suivant une disposition de l'invention, le jeu de lames comprend trois lames, une lame centrale et deux lames latérales. Cette disposition permet une construction encore plus résistante et surtout permet une répartition des forces sur les points d'appui des lames, ce qui annule les couples de vrillage que l'on peut rencontrer dans un écarteur à deux lames soumis à des efforts intensifs. Suivant une autre disposition, les bras de manoeuvre des lames sont commandés en déplacement par un vérin hydraulique, ces bras, dans-la position de plus faible encombrement des lames, étant dans une position essentiellement perpendiculaire à l'axe du vérin hydraulique, ces bras étant respectivement reliés d'une part au corps de vérin, d'autre part à la tige du vérin. Par cette disposition, le corps de vérin et la tige constituent un levier sur lequel on peut exercer un couple de rotation plus ou moins limité, ce grâce à quoi, le mouvement de rotation transmis aux lames de coupes favorise leur introduction par passage forcé entre les bords d'une fente ou les bords de deux pièces adjacentes. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront encore de la description détaillée qui suit, d'un mode d'exécution de l'invention donné ici à titre d'exemple et illustré dans les dessins joints, dans lesquels La figure 1 est une vue en perspective montrant l'écarteur dans sa position de plus faible encombrement. La figure 2 est une vue en perspective montrant l'écarteur en position d'ouverture. Suivant l'invention, ainsi qu'il est représenté notamment figure 1, l'écarteur est désigné par la référence générale 10. Cet écarteur est constitué essentiellement par au moins deux lames d'écartement 11, 12, articulées en X autour d'un axe 13, à la manière de lames de oiseaux. Chaque lame d'écartement présente un bras de manoeuvre 14, associé à un vérin de commande, résigné par la référence générale 15. Chaque lame affecte la forme d'un coin, qui présente une partie de chant 16, formant mors de prise. Les lames sont façonnées de manière à ce que leurs contours se superposent pratiquement sans dépassement lorsqu'elles sont à l'état fermé, ainsi qu'il est représenté sur la figure 1. Les mors 16 dépassent faiblement le contour de la lame associée, de manière à avoir une action de prise lorsqu'ils sont introduits, soit entre les deux bords d'une fente ménagée dans une tôle, soit dans l'espace qui sépare deux pièces adjacentes, telles par exemple un montant de portière et une porte de véhicule automobile. Suivant un mode d'exécution préféré, ainsi qu'il est représenté aux figures 1 et 2, l'écarteur comprend avantageusement un jeu de lames qui comprend trois lames, une lame centrale 12, et deux lames latérales, respectivement 11, lla. Cette solution constructive permet d'équilibrer les forces sur les appuis des lames lors de l'opération d'écartement proprement dite, en évitant un phénomène de vrillage que l'on pourrait rencontrer dans un écarteur du type à deux lames. Les bras de manoeuvre 14 des lames, sont commandés en déplacement par le vérin hydraulique 15. Les bras 14, dans la position de plus faible encombrement des lames représentées figure 1, sont dans une position essentiellement perpendiculaire à l'axe du vérin hydraulique. Les bras de manoeuvre des lames peuvent être accouplés de différentes manières aux vérins hydrauliques, mais suivant un mode d'exécution représenté, le bras de la lame centrale 12 est relié par l'intermédiaire d'une chape 17 et une pièce d'attelage au corps 15a, du vérin 15, Dans ce mode d'exécution, les bras des lames 11, lIa, sont reliés par l'intermédiaire d'une chape 19, à la tige de vérin 15b. La disposition perpendiculaire des bras des lames qui vient d'strie indiquée, présente un important avantage lors de la mise en oeuvre de l'écarteur. Ainsi par exemple, les lames en forme de coin peuvent entre introduites simulta nément dans une fente étroite, et lton peut exercer sur le vérin un couple de rotation qui permet d'élargir la fente d'engagement, et d'introduire plus profondément les lames dans cette fente,avant de commander lesdites lames en écartement. Suivant une disposition de l'invention, on peut faire varier la force exercée sur les lames, ainsi que l'amplitude de leur ouverture, sans modifier pour autant les caractéristiques du vérin de commande 15. Pour obtenir ce résultat, chaque jeu de lames est articulé autour de l'axe commun 13, et chaque lame comprend un jeu de paliers étagés 20, pour recevoir l'axe 13, ce qui permet à volonté de modifier la longueur des bras de levier 14, qui agissent sur les lames d'écartement. Afin de favoriser l'introduction des lames en forme de coin, soit dans une fente, soit entre deux pièces adjacentes, -chaque mors de prise est garni d'une denture 16a, en forme de crans, à profil engageant, et présentant une contremarche antirecul 16b. Au moins l'une des lames d'un jeu, comporte au voisinage de sa pointe un palier 21, pour la réception d'une chape d'amarrage, qui a pour but, dans certains cas d'utilisation, d'immobiliser l'une quelconque des lames d'un jeu. Le fonctionnement de ltécarteur est Sxtrêmement simple, soit pour agrandir une fente ménagée dans une tolet soit pour séparer deux pièces adjacentes. n suffit dans ce cas d'introduire les lames à l'état de fermeture, c'est-àdire lorsque les contours sont coitleidants, et à faire pénétrer dans cette fente ou entre ces pièces, la pointe de ces lames, à exercer éventuellement un couple de rotation autour des lames de manière à agrandir l'espace qui sépare les bords des pièces à séparer, puis après engagement suffisant de la denture des lames dans cette fente, à commander en écartement les lames par le jeu du vérin hydraulique. Gracie à la solution constructive de eet écarteur, on augmente considérablement les possibilités de travail, sans pour autant amoindrir la résistance des lames, ni augmenter leur encombrement. Bien entendu l'invention n'est pas limitée aux exemples d'exécution ci-dessus décrits et représentés, pour lesquels on pourra prévoir d'autres variantes, sans pour cela sortir du cadre des revendications annexées. REVENDICATIONS 1) Perfectionnements apportés aux écarteurs appliqués notamment à la désincarcération des occupants d'un véhicule accidenté, et comprenant au moins deux lames d'écartement articulées en X autour d'un axe à la manière de lames de ciseaux, de façon à présenter un bras de manoeuvre et une lame d'écartement, caractérisé en ce que chaque lame affecte la forme d'un coin qui présente une partie chant formant mors de prise, ces lames étant façonnées de manière à ce que leurs contours se superposent pratiquement sans dépassement lorsqu'elles sont à l'état fermé, et que seuls les mors des lames dépassent faiblement le contour de la lame associée, ces mors étant à chaque fois disposés sur un dos de lame afin de venir en prise avec les bords adjacents de deux pièces voisines ou avec les bords voisins d'une fente. 2) Ecarteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le jeu de lames comprend trois lames, une lame centrale et deux lames latérales. 3) Ecarteur selon l'une quelconque des revendications I et 2, caractérisé en ce que les bras de manoeuvre des lames sont commandés en déplacement par un vérin hydraulique, ces bras, dans la position de plus faible encombrement des lames étant dans une position essentiellement perpendiculaire à l'axe du vérin hydraulique, ces bras étant respectivement reliés d'une part au corps de vérin, d'autre part à la tige du vérin. 4) Ecarteur selon l'une quelconque des revendications de 1 à 3, caractérisé en ce que le jeu de lames est articulé autour d'un axe commun, chaque lame comprenant un jeu de paliers étagés pour recevoir cet axe. 5) Ecarteur selon l'une quelconque des revendications de 1 à 4, caractérisé en ce que les mors de prise de chaque lame sont garnis d'une denture en forme de crans à profil engageant et contremarche antirecul. 6) Ecarteur selon l'une quelconque des revendications de I à 5, caractérisé en ce qu'au moins l'une des lames d'un jeu comporte au voisinage de sa pointe un palier pour la réception d'une chape d'amarrage.