La présente invention a pour objet un elément de construction destiné à être fixé sur une dalle de béton pour servir de repère et faciliter l'alignement et la mise en place des coffrages servant au bétonnage ultérieur de murs. D'une manière tout-à-fait classique, après avoir coulé la dalle de béton destinée à servir de base à une construction, on a l'habitude, sur les chantiers, de couler une bande de béton supplémentaire, d'une certaine épaisseur, pour délimiter les parois qui seront construites ultérieurement sur cette dalle. Cette bande de béton qui est, généralement appelée ta- lonnette, sert, à la fois de point de repère pour la construction et de point d'appui pour l'alignement des coffrages dans lesquels sera coulé le béton. Mais, en plus de son prix de revient extrêmement élevé, cette talonnette dont la présence est jugée indispensable par les ouvriers chargés de la construction, et vivement critiquée par les techniciens, étant donné qu'elle diminue dans une large mesure la résistance de l'ensemble de la construction en créant des zones de fragilité à sa base ; en effet, le béton de ces talonnetes ne peut être vibré efficacement; diminuant ainsi nettement la cohérence de la construction. D'autre part, ces bandes de béton de faible épaisseur sont souvent réalisées dans de mauvaises conditions, séchant trop vite en été, pas assez l'hiver, retardant ainsi les opérations de coulage. Dans tous les cas, ces talonnettes fastidieuses et conteuses à réaliser, sont presque toujours de mauvaise qualité, compromettent l'étanchéité du pied des murs, et permettent aux agents de corrosion d'attaquer rapidement les armatures en acier et de les détruire. Pour remédier à ces inconvénients, on a déjà proposé de remplacer ces talonnettes par divers éléments de construction tels que par exemple, des barres de bois dont la longueur correspond à la largeur du mur à construire et que l'on cloue sur la dalle de béton à l'aide d'un marteau, du type ordinaire, pneumatique ou à cartouches. Mais, de telles barres de bois ne peuvent pas donner un résultat satisfaisant, étant donné qu'elles créent elles aussi, des points de faiblesse à la base des murs du bâtiment, et peuvent donner lieu à des infiltrations d'humidité, ou mme des voies d'eau. On a également déjà proposé des éléments du type décrit ci-dessus, constitués par des barres en amiante, munies de perçages destinés à permettre leur fixation sur la dalle de bé- ton, au moyen de clous. Mais, de tels éléments, bien que présentant des avan- tages par rapport à ceux décrits précédemment, ne sont pas, eux non plus, susceptibles de donner entiere satisfaction, la surface de la dalle en béton les recevant, présentant forcément des irré gularités ; en conséquence, ces éléments ne peuvent pas adhérer exactement sur cette surface, créant, par suite, dans la construction, des zones de faiblesse pouvant donner lieu à des infiltrations diverses. De plus, le coefficient de dilatation-de l'amiante ciment est différent de celui du béton, ce qui entrat- ne également une non-homogénéité du mur à sa base, et des ris- ques d'infiltration. Pour améliorer la fixation de ces éléments sur le sol, on a également proposé des éléments en forme de 0, c'est-à-dire présentant une perforation en leur partie centrale, et destinés à être directement scellés sur la dalle de ciment, empêchant ainsi théoriquement toute infiltration d'humidité par en-dessous. Mais, de tels éléments présentent, comme les éléments décrits précédemment, des inconvénients liés à la différence entre les coefficients de dilatation du béton et de l'amiante ciment ; de plus, de tels éléments peuvent présenter des difficultés de mise en place, étant donné qu'à cause de leur forme, on est oblige de les enfiler dans les barres d'armature, ce qui peut être très long, et d'autre part, n'est pas toujours possible, dans le cas de treillis. La présente invention a pour but de remédier à ces inconvénients, en proposant un élément de construction destiné à être fixé sur une dalle de béton pour faciliter l'alignement et la mise en place de coffrages servant au bétonnage ultérieur de murs, tel que décrit précédemment, ne risquant pas d'altérer la résistance de la construction en créant une zone de faiblesse à sa base et de plus, d'un emploi particulièrement simple et bon marché. A cet effetr l'élément de construction qui fait l'ob- jet de l'invention est caractérisé en ce qu'il se compose d'un corps en béton comportant une face munie de trois saillies servant de points d'appui lorsque l'élément de construction repose sur la dalle de béton. En conséquence, l'élément selon l'invention est conçu en un matériau similaire à celui de la dalle sur laquelle il doit reposer et à celui des parois qui seront montées ultérieurement, ce qui élimine tous les problèmes lies à la différence entre les coefficients de dilatation de la dalle et des murs d'une part, et de l'élément d'autre part. De plus, la présence des trois saillies permet à l'élément de reposer d'une façon stable sur la dal- le de béton, quelles que soient les irrégularités de la surface de cette dernière et d'assurer l'enrobage total par le béton de coulée. Bien entendu, cet élément peut être fixe à la dalle de béton, soit par scellement, soit à l'aide de clous, ou m8me des deux façons en combinaison, Dans ce dernier cas, et selon une autre caractéristique de l'inventionr l'élément comporte au moins un perçage ap- proximativement perpendiculaire à la face portant les saillies et destinés à coopèrer avec un clou pour permettre la fixation de l'élément de construction sur la dalle de béton Ce clou peut être enfoncé avec un dispositif quelconque par exemple, un marteau classique ou pistoler cloueur- à car- touche. Pour amortir les chocs, diminuer les risques de cassu- re de l'élément de construction pendant son clouage, et entretenir un contact ferme de celui-ci avec la dalle de béton, une rondelle en matière plastique est enfilée sur le clou de telle sorte qu'en fin de clouage celle-ci se trouve comprimée entre la tête du clou et l'élément en béton Selon une autre caracteristique de l'invention, le corps en béton a approximativement la forme d'un cylindre. Ce dispositif permet de réaliser des éléments de petites dimensions, pratiquement invisibles de l'extérieur, qui se ront complètement noyés dans te béton, lorsque le mur sera terminé, ce qui n'altèrera pas l'homogénéité de l'ensemble, ni son esthétique. La mise en place de ces éléments sur le tracé des parois futures est bien entendu laissé au choix des techniciens chargés de la construction, et dépend des dimensions de ces élé ments, ainsi que de celles des parois à construire. Une variante des éléments décrits précédemment, con- siste, selon une autre caractéristique de l'invention, à prévoir des éléments dont le corps en béton a la forme d'un C, dont l'une des faces porte les trois saillies. Cette disposition permet de prévoir des elements de la largeur du mur à construire dans lesquels les deux branches du C forment en quelque sorte, des griffes qui peuvent être lnsé- rées entre des armatures du béton, sans y être enfilées, et empêchent tout déplacement ultérieur de l'élément pendant la prise du mortier de scellement Ainsi, il est possible de fabriquer des éléments de prix de revient très faible, et qui de plus, n'altèrent en aucune façon la résistance de l'ensemble de la construction, tout en permettant de suivre de façon satisfaisante le tracé des parois à construire. Les caractéristiques de l'élément de construction qui fait l'objet de l'invention seront décrites plus en détail à l'aide des dessins annexés, dans lesquels - la figure 1 représente un dispositif de l'art antérieur et permet de situer le problème que l'élément de construction selon l'invention permet de résoudre, - la figure 2 représente un élément de construction selon l'invention, - la figure 3 représente une variante de l'élément d construction représenté sur la figure 2, - la figure 4 représente un exemple de positionnement des éléments représentés sur la figure 2, sur une dalle de béton. Selon la figure 1, on a actuellement l'habitude, sur les chantiers, de prévoir sur des dalles de béton, telles que la dalle A représentée schématiquement, une bande supplémentaire de béton B nommée talonnage, qui délimite le tracé des parois qui devront titre élevées ultérieurement, et sert en mamie temps d'appui pour les coffrages qui serviront au coulage de ces parois. Or, ce talonnage B présente un certain nombre d'inconvénients qui ont été détaillés ci-dessus o- pour y remédier1 on a déjà proposé des barres C, en bois ou en amiante ciment (repre'- sentées en pointillés) que l'on cloue sur la dalle de béton A, ou des éléments tels que les éléments D en amiante ciment, pré- sentant la forme d'un 0. Tous ces éléments présentent eux aussi un certain nombre d'inconvénients qui ont été décrits ci-dessus, et auxquels la présente invention a pour but de remédier. Selon la figure 2, l'élément de construction selon l'invention se compose d'un corps en béton 1, comportant une face 2 munie de trois saillies 3 servant de points d'appui lorsque l'élément de construction repose sur la dalle de béton A. Bien entendu, une dalle de béton ne présente jamais une planéité absolue et la présence des trois saillies 3 permet de mettre en place de façon absolument stable les éléments 1 sur la dalle A. Selon la figure 2, le corps 1 a une forme approximativement cylindrique, et comporte un perçage 4, approximative ment perpendiculaire à la face 2 portant les saillies 3, qui coopère avec un clou 5 muni d'une bague faisant office d'amortisseur de chocs 6 et permettant la fixation par clouage du corps 2 sur la dalle A, en évitant son écrasement. Bien entendu, ces éléments 1 sont répartis sur la dalle A, d'une façon souhaitée, laissée au choix des techniciens chargés de la construction. La figure 4 représente un exemple de répartition de ces éléments 1, lorsque l'on veut construire un pilier tel que représenté en pointillés en E. Selon la figure 3, le corps 1 a la forme d'un C se composant d'une partie centrale 7, ainsi que de deux branches latérales 8 faisant office de griffes. Cet élément, comme celui représenté sur la figure 2, peut eAtre fixé à la dalle de béton A, soit par scellage classique au mortier soit par clouage, à l'aide de clous 5 passant dans des perçages transversaux 4, spécialement prévus à cet effet, et qui sont par exemple au nombre de deux sur le cas représenté sur la figure 3, bien entendu, on peut utiliser à la fois la fixation par scellage ou par clouage. Dans tous les cas, l'élément 1 repose parfaitement sur la surface de la dalle A quelles que soient les caractéristiques de planéité de cette dernière, grâce à la présence des trois saillies 3. Les griffes 8 délimitent des logements 9, pouvant recevoir des armatures non représentées, qui peuvent y titre insérées et empocher ainsi tout déplacement latéral de la pièce 1. Bien entendu, et ce comme dans le cas des éléments 1 représentés sur la figure 2, les éléments 1 représentés sur la figure 3 peuvent être de dimensions quelconques, et tre placés sur la dalle de béton A, d'une façon laissée au choix des techniciens chargés de la construction , en particulier, on pourra prévoir des éléments dont la longueur L correspond exactement à la largeur du mur à construire. Par ces éléments de constructions, la présente invention permet de remplacer les talonnettes B classiques, par des éléments très bon marché, et offrant toutes les garanties techniques souhaitables. R E V E N D I C A T I O N S 10) Elément de construction destiné à astre fixé sur une dalle de béton pour faciliter l'alignement et la mise en place des coffrages servant au bétonnage ultérieur de murs, élément de construction caractérisé en ce qu'il se compose d'un corps en béton comportant une face munie de trois saillies servant de points d'appui à l'élément de construction reposant sur la dalle de béton 20) Elément de construction selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte au moins un perchage approxima tivement perpendiculaire à la face portant les saillies et destiné à coopérer avec un clou pour permettre la fixation de l'eléw ment de construction sur la dalle de béton. 30) Elément de construction selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le corps en béton a la forme d'un cylindre. 40) Elément de construction selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le corps en béton a la forme d'un C dont l'une des faces porte les trois saillies. 50) Elément de construction selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'il a une longueur correspondant à la largeur du mur à construire.