L'invention concerne un procédé de construction de batiments,ouvrages de génie civil, de travaux publics ou analogues ; elle s'étend à des éléments de coffrage utilisés pour la mise en oeuvre dudit procédé, ainsi qu'aulx constructions et ouvrages réalisés au moyen de celui-ci. Les procédés actuels de construction qui utilisent le béton comme matériau porteur, peuvent se classer en deux types essentiels - les procédés traditionnels qui consistent à réaliser sur chantier des coffrages en bois ou analogues, à couler le béton dans ces coffrages et, après durcissement, à retirer les coffrages qui peuvent être réutilisés un certain nombre de fois, - les procédés de préfabrication qui consistent à réaliser en usine, par moulage dans des moules appropriés, certains éléments de la construction, par exemple, poutrelles, planchers1 panneaux de murs, etc..., à transporter ces éléments moulés sur le chantier et à les assembler,selon divers processus, entre eux ou avec des parties réalisées de façon traditionnelle. Ces deux types de procédé dans lesquels peuvent être classés tous les procédés actuels, présentent leurs inconvénients spécifiques qui sont bien connus des professionnels. Par exemple, les procédés traditionnels requièrent une main dwoeu- vre qualifiée importante pour réaliser les coffrages nécessaires et,si on y inclue les opérations de décoffrage, ce poste de travail représente une fraction notable du coût de la construction. Les procédés de préfabrication présentent d'autres inconvénients tels que coût du transport et des manutentions, investissements importants exigés par les jeux de moules nécessaires, difficultés d'assemblage d'éléments moulés aux formes peu précises, réticence des utilisateurs à l'égard des constructions préfabriquées, etc... La présente invention se propose d'indiquer un procédé de conception nouvelle, parvenant dans une grande mesure à réunir les qualités et avantages des deux types de procédés sus-évoqués sans en présenter les inconvénients. Un objectif de l'invention est en particulier de fournir un procédé dont le coût de mise en oeuvre soit inférieur à celui des procédés traditionnels, tout en permettant d'obtenir des constructions de type traditionnel, c'est-à-dire des constructions dont les éléments ou la plupart des éléments sont au moins en partie réalisés par coulage de béton in situ. Un autre objectif est de fournir un procédé dont la mise en oeuvre sur chantier puisse être réalisée par un personnel réduit, non qualifié. Un autre objectif est de permettre l'obtention, en fin de gros-oeuvre, de constructions bénéficiant de qualités de fini très supérieures à celles d'ouvrages en béton brut de décoffrage, de sorte qu'il soit possible de supprimer ou réduire dans une proportion notable,les travaux de finition qui accompagnent nécessairement les procédés traditionnels. Un autre objectif est d'autoriser la réalisation, à un coût non prohibitif, de formes diverses, même complexes, qui seraient techniquement ou économiquement impossibles avec les procédés traditionnels ou avec les procédés de préfabrication connus. Un autre objectif de l'invention est de permettre d'obtenir, en fin de gros-oeuvre, des constructions bénéficiant de caractéristiques très améliorées, sur le plan thermique (conductivité réduite, suppression des ponts thermiques), sur le plan de la tenue au feu, sur le plan de f'étanchéIté et sur le plan de l'isolation acoustique. Un autre objectif est de faciliter la mise en oeuvre sur chantier aussi bien par temps froids que pas temps chauds, et7également,de faciliter le travail du second oeuvre. A cet effet le procédé de construction conforme à l'invention consiste à utiliser des éléments de coffrage en béton d'agrégats légers du type béton cellulaire, réalisés par usinage sur machines-outils pour présenter des formes précises appropriées avec structures d'assemblage et de positionnement, à assembler entre eux et à étayer de façon appropriée les éléments de coffrage se rapportant à l'ouvrage ou partie d'ouvrage à réaliser pour former dans l'espace des coffrages correspondant audit ouvrage ou partie d'ouvrage, à couler dans ces coffrages du béton en y noyant, le cas échéant, des armatures et, après durcissement, à ôter les étais en laissant en place les coffrages pour obtenir en fin de gros oeuvre un ouvrage constitué par la combinaison d'amers porteuses coulées in situ, enveloppées par des éléments de surface en béton d'agrégats légers du type cellulaire. Notons qu'on entend par béton d'agrégats légers du type cellulaire, tout béton léger offrant des caractéris tiques d'usinabilité analogues à celles du béton cellulaire ; pour simplifier la terminologie, on utilisera par la suite le terme de "béton cellulaire' auquel il convient donc de ne pas donner un sens limitatif. Dans chaque application on choisira parmi les différents bétons répondant à l'exigence ci-dessus indiquée, celui qui se trouve le mieux adapté à l'application envisagée. Sur le plan de la construction réalisée, le procédé conforme à l'invention bénéficie des avantages essentiels des procédés traditionnels puisque l'amie des éléments est coulée in situ avec les armatures nécessaires, seuls les coffrages étant préfabriqués : c'est donc une construction de type t'traditionnel" qui est obtenue en fin de gros oeuvre et l'on s'écarte ainsi de façon essentielle des procédés de préfabrication connus. En outre dans le procédé conforme à l'invention, les éléments de coffrage sont usinés sur machines-outils et sont réalisés en béton cellulaire, de sorte que les inconvénients des procédés de préfabrica- tion provenant de l'imprécision des formes des éléments préfabriqués connus et de leur poids ne se retrouvent pas dans le procédé de l'invention. On va expliciter plus en détail ci-après les résultats et avantages qu'apporte le procédé conforme à l'inven- tion. Rentabilité La comparaison des coûts actuels des différents postes financiers d'un procédé traditionnel et du procédé conforme à l'invention conduit au tableau suivant (pour 1 m2 de coffra ge mis en place) : de poutre Procédé conforme à l'invention Procédé traditionnel POSTE (Coffrages perdus en béton (Coffrages en contreplaqué cellulaire usiné) réutilisables) Main d'oeuvre Matériaux Matériel Main d'oeuvre Matériaux Matériel Matériaux de base - 9,50 F - - 3,60 F Usinage 5,00 F - 2,00 F - - Assemblage 4,00 F 2,00 F 1,00 F - - Pose sur chantier 5,00 F - - - - Temps de coffrage - - - 27,00 F 3,00 F Décoffrage - - - 10,00 F - Etaiement 8,00 F - 1,00 F 8,00 F - 1,00 F Manutention en 4,00 F - 1,00 F - - usine 4,00 F - 1,00 F - - Amortissement - - 1,03 F - - usine Totaux 26,00 F 11,50 F 6,03 F 45,00 F 6,60 F 1,00 F Totaux cumulés 43,53 F 52,60 F Bien entendu ces couts représentent une évaluation moyenne dans les conditions actuelles. De façon quelque peu inattendue, on constate donc que, déjà au niveau de la mise en place des coffrages, le procédé conforme à l'invention conduit à une économe de pres de 20 % par rapport aux procédés traditionnels. Il convient en outre de tenir compte que le nouveau procédé conduit à d'autres économies : une économie importante réalisée sur les durées d'immobilisation du matériel sur chantier et du personnel d'encadrement, du fait que les opérations très longues de coffrage et de décoffrage des procédés traditionnels sont remplacées par des opérations d'assemblage considérablement plus rapides. une économie de matière sur le béton coulé dans les coffrages puisque ces derniers enveloppent entièrement le béton coulé et permettent donc de réaliser de façon précise en fonction des calculs, les sections économiques exactement nécessaires sans aucun surdimensionnement local. Si l'on tient compte de ces économies en partie compensées par des frais d'étude qui sont plus élevés dans le procédé conforme à l'invention, on atteint en fin de gros oeuvre une économie globale qui dépasse 20 % et qui est d'autant plus élevée que la construction à réaliser exige des coffrages plus complexes, car les temps de main d'oeuvre deviennent alors très importants dans les procédés traditionnels. Sans évoquer les autres qualités qui vont être indiquées ci-après, c'est déjà un résultat inattendu que celui de voir un procédé utilisant des coffrages perdus, bénéficier d'un coût de mise en oeuvre moindre que dans le cas d'un procéde traditionnel.' Asssmblaves Les éléments de coffrage conformes à l'inven- tion sont usinés sur machines-outils, en particulier sur machines-outils à commande numérique ; dans le cas du fraisage, on choisira de préférence un outll travaillant en avalant" avec un angle de coupe négatif, car ce mode de travail s'avère, d'après les études du demandeur, le mieux adapté aux conditions d'usinage d'un matériau fragile comme le béton cellulaire. Une machine-outil peut aisèment travailler avec des tolérances relatives de l'ordre de 2/100.000e ; dans la pratique les éléments de coffrage conformes à l'invention seront usinés avec des tolérances de l'ordre de quelques 1/10.000, ce qui correspond à un travail usuel, facile. En outre, la plupart des bétons cellulaires bénéficient d'une grande stabilité dimensionnelle en fonction des variations de température et d'hygromé- trie, de sorte que la précision des éléments se trouve conservée en cas de variations climatiques. Dans ces conditions, les éléments de coffrage présentent des formes précises, aptes à s'emboiter parfaitement les unes avec les autres sans qu'il soit besoin de régler dans l'espace chaque élément individuellement. On supprime ainsi la plupart des réglages de verticalité et d'horizontalité nécessaires aussi bien dans les procédés traditionnels que dans les procédés de préfabrication actuellement connus. Le travail sur chantier se réduit à repérer chaque élément et à l'emboîter avec les éléments correspondants comme dans un jeu d'assemblage mécanique et aucune qualification spéciale n'est nécessaire à ce niveau. Notons que ce travail est à la portée des particuliers et il devient concevable de livrer en kit les éléments de coffrage d'une maison individuelle pour permettre à quiconque de réaliser lui-même le gros oeuvre de son ha citation Finition En fin de gros oeuvre l'ouvrage se présente entièrement habillé par les éléments en béton cellulaire. Les faces externes de ces éléments sont surfacées en usine sur machines-outils pour leur conférer l'état de surface désiré. On obtient ainsi des qualités de fini considérablement supérieures à celles d'un ouvrage en béton brut de décoffrage. La plupart des finitions sont supprimées, et l'intervention dgcorps d'état second peut ainsi s'effectuer sans délai, une fois le gros oeuvre achevé. Au surplus, on saint que, sur les machines-outils actuelles notamment avec les commandes numériques å contour- nage, toutes les formes s'avèrent en pratique réalisables sans entraîner un coût supplémentaire très notable. Il est ainsi possible par exemple de sculpter dans le béton cellulaire des motifs variés, en particulier au moyen de fraiseuses à commande numérique paraxiale, pour fournir des éléments de coffrage très élaborés en vue de la construction d'ouvrage de prestige à des coûts extrême- ment bas en comparaison des coûts actuels de tels ouvrages. Universalité Le procédé conforme à l'invention bénéficie d'une qualité particulièrement intéressante qui réside dans son universalité, ctest-à-dire dans la faculté de l'appliquer de façon rentable à toutes les structures d'ouvrages en béton armé, quelles que soient leur forme, leur complexité et leur caractère répétitif ou unitaire. Dans chaque cas, ouvrage à réaliser est décomposé en parties élémentaires,- poutres ou parties de poutre, poteaux ou parties de poteau, murs ou parties de mur, planchers ou parties de plancher, etc... ; les éléments de coffrage sont usinés à des formes correspondant à chaque partie élémentaire, avec des structures d'assemblage et de positionnement appropriées du type mâle, femelle, leur permettant de s'assembler avec les éléments voisins et de se positionner par rapport à ceux-ci. Dans ces conditions la complexité d'un ouvrage a simplement une influence sur ltétude préalable qui conduira à sa decomposition en parties élémentaires, sans que la mise en oeuvre du procédé sur chantier soit rendue de nature plus complexe. Ainsi, comme cela a déjà été indiqué, la rentabilité du procédé comparée à celle d'un procédé traditionnel, s'accroit rapidement en même temps que la complexité de l'ouvrage à exécuter en raison, comme cela est bien connu dans ce domaine, de la modestie des frais d'étude par rapport aux coûts de réalisation sur chantier. Dans le cas d'ouvrages à caractère répétitif, un avantage du procédé conforme à l'invention réside dans le très grand nombre d'éléments que peut usiner une machine-outil au prix d'un entretien approprié et de changements réguliers de ltoutil de travail.- Cet avantage n'existe pas dans les techniques de préfabrication par moulage où les séries réalisées avec un même moule ne peuvent guère excéder 1.500 pièces. En fait, outre les qualités de précision déjà évoquées, l'usinage des éléments de coffrage sur machines-outils offre à la fois les deux avantages suivants : une grande souplesse permettant de réaliser des fabrications diverses avec des suppléments d'investissement minimes, et la possibilité de réaliser de grandes séries à des couts réduits. Légèreté La faible densité des bétons cellulaires (entre 0,4 et 0,8) conduit à des éléments de coffrage de l'ordre de 2 à 6 fois plus légers que des éléments analogues en béton armé ; les éléments de coffrage conformes à l'invention sont même plus légers que des éléments équivalents réalisés en bois. On élimine ainsi l'inconvénient grâve des procédés de préfabrication connus, dits procédés d'industrialisation lourds, qui conduisent à transporter un matériau peu couteux et lourd et, en conséquence, dans lesquels le prix du transport grève considérablement le prix des éléments rendus sur chantier. Dans le cas de l'invention, la rentabilité du transport des éléments est notablement améliorée du fait que le prix au kilogramme du matériau transporté est de l'ordre de 6 à 10 fois plus élevé. Isolation athermique et tenue au feu Chaque partie de la construction réalisée conformément à Invention est constituée par la combinaison d'une âme en béton (armée ou non) et d'une enveloppe en béton cellulaire. Dans ces conditions la faible conductivité thermique du béton cellulaire confère à la structure les trois propriétés suivantes : un faible coefficient de transmission surfacique et linéique de la chaleur, une absence de ponts thermiques puisque 1'â- me en béton est entièrement enveloppée aussi bien intérieurement qu'exterieurement par les éléments en béton cellulaire ayant servi de coffrages, une excellente tenue au feu provenant des propriétés des bétons cellulaires dont certains sont classés coupe-feu six heures, en épaisseur de 15 cm. Toutes les structures porteuses étant entièrement enveloppées d'une épaisseur de béton cellulaire qui sera en pratique au minimum égale à 3 cm, cette dernière propriété assure une protection efficace contre le feu, qui dans la plupart des cas usuels évitera l'application de matériaux ignifuges très onéreux. EtanchéTté Les parois des ouvrages réalisés bénéficient d'excellentes qualités d'étanchéité, d'une part en raison de la présence de ltenveloppe en béton cellulaire (la plupart des bétons cellulaires étant classés imperméables), d'autre part, en raison des assemblages pré cis et rigoureux des éléments usinés (qui suppriment en particulier les reprises de bétonnage nécessaires dans les procédés traditionnels), enfin, en raison des facilités de traitement des joints entre éléments, notamment au moyen de mastics élastomères. Mise en oeuvre dans des conditions climatiques difficiles On a vu que la précision des assemblages se conservait de façon parfaitement satisfaisante dans des conditions climatiques variables. Au niveau du bétonnage, le procédé conforme à l t invention apporte des avantages spécifiques qui permettent de le mettre en oeuvre dans des conditions climatiques sévères. En effet, les éléments de coffrage ont un faible coefficient de transmission de chaleur et forment un obstacle efficace contre les déperditions de chaleur. Par temps froids, la chaleur dégagée au cours de la prise du béton et, le cas échéant, l'apport calorifique réalisé par rechauffage de ses constitu2nts (eau, agrégats) sont conservés par les coffrages en béton cellulaire de façon beaucoup plus efficace que dans le cas de coffrages en bois, et à fortiori, de coffrages métalliques On évite ainsi l'emploi d'antigel et un béton de prise récente se trouve protégé contre d'éventuels "coups" de gel. Par temps chauds la technique utilisée consiste à couler un béton élaboré avec de la glace,et les coffrages conformes à l'invention augmentent la durée de conservation des frigories et préservent le béton contre les risques de surchauffe. Ces coffrages diminuent donc les quantités de produits de cure à utiliser et limitent considérablement les arrosages des structures qui coutent très cher dans certains pays chauds. Comme on le verra sur un exemple plus loin, il est possible d'accroitre encore la portée de ces avantages en disposant après bétonnage des coffrages-couvercles sur les éléments de coffrage non fermés (en particulier sur les éléments de coffrage de poutre). Acoustique On sait que beaucoup de bétons cellulaires ont un indice d'affaiblissement acoustique de valeur élevée (de l'ordre de 46 dB pour des épaisseurs de l'ordre de 25 cm). L'enveloppe en béton cellulaire des ouvrages présente donc la propriété d'affaiblir sensiblement la transmis sion des bruits, aussi bien en provenance de l'extérieur, qu'entre les pièces ou les logements différents d'une même construction. Par exemple une âme de béton de 12 cm d'épaisseur habillée de chaque côté d'un revêtement de béton cellulaire de 5 cm d'épaisseur satisfait à la loi de masse sur le plan acoustique (poids au m2 au moins égal à 350 kg) et la structure présente une isolation acoustique notablement meilleure, dans une gamme de fréquence plus étendue, qu'unie épaisseur équivalente de béton seul. En outre les éléments de coffrage conformes à l'invention peuvent être usinés pour comporter des pièges acoustiques sophistiqués qui améllorerwitencore l'isolation acoustique de l'ensemble. Travail du second oeuvre Les éléments en béton cellulaire qui viennent revêtir l'âme en béton facilitent grandement le travail du second oeuvre. En effet, en premier lieu, le béton cellulaire se perce plus aisément avec des outils usuels que le béton et les fixations sont plus faciles à réaliser. Dans le cas d'ensembles lourds à sceller sur une paroi, l'élément en béton cellulaire peut être traversé sans difficulté pour éxécuter le scellement de façon classique dans le béton ordinaire de la structure. En outre des gorges peuvent avantageusement être usinées sur certains éléments de coffrage pour servir de logements aux servitudes (canalisations, conducteurs électriques, gaines diverses) ; comme on le verra sur un exemple, des couvercles sont alors prévus pour obturer les gorges du côté de la face externe des éléments (face sur laquelle lesdites gorges débouchent). Ce système permet en particulier d'exécuter des plinthes électriques" a peu de frais, en bénéficiant d'une esthétique satisfaisante. Ltinvention ayant été décrite dans sa forme générale, et ses résultats et avantages essentiels démontrés, la description qui suit en regard des dessins annexés, en présente à titre d'exemples non limitatifs, des modes de réalisation qui en donneront une illustration concrète ; sur ces dessins qui font partie intégrante de la présente description - la figure 1 est une vue en perspective d'un élément de coffrage de poutre, - les figures 2 et 3 sont des vues, respectivement en perspective et en coupe transversale, d'un mode de réalisation possible de cet élément de coffrage de poutre, - la figure 4 est une vue en perspective d'un élement de coffrage de poteau, - la figure 5 est une vue en perspective d'un mode de réalisation possible de cet élément de coffrage de poteau, - la figure 6 est une vue en perspective d'un mode de réalisation d'élément de coffrage de mur-porteur, - la figure 7 est une vue en perspective d'un mode de réalisation de mur de remplissage non-porteur, - la figure 8 est une vue en perspective d'un mode de réalisation de mur de remplissage avec chainages verticaux, la figure 9 une vue d'un mode de réalisation de mur de remplissage avec chainage horizontaux et la figure 10 une vue d'un mode de réalisation de mur de remplissage avec chainages verticaux et chainages horizontaux, - la figure Il est une vue de dessus d'un mo- de de réalisation de coffrage de plancher, cependant que la figure 12 en est une coupe verticale par un plan aa, et la figure 13 une coupe verticale de détail par un plan bb, - la figure 14 montre en coupé'de détail une variante d'assemblage, - la figure 15 est une coupe partielle d'un plancher nervuré réalisé conformément au procédé de l'invention, - la figure 16 est une vue en perspective partielle d'un plancher précontraint réalisé conformément au procédé de l'invention, - les figures 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25 et 26 représentent des exemples d'assemblage et de positionnement de divers éléments de coffrage, - les figures 27, 28, 29, 30 et 31 montrent un exemple de jonction entre un élément de coffrage de poteau et un élément de coffrage de poutre, et la figure 32 est une coupe de détail en montrant une variante, - les figures 33 et 34 montrent un exemple de jonction entre un élément de coffrage de poteau et deux éléments de coffrage de poutre, et la figure 35 est une coupe de détail, en montrant une variante, - la figure 36 montre un exemple de jonction entre un élément de coffrage de poteau et trois éléments de coffrage de poutre, - la figure 37 montre un exemple de jonction entre un élément de coffrage de poteau et quatre éléments de coffrage de poutre, - les figures 38, 39, 40, 41, 42 et 43 montrent des exemples de jonction entre un élément de coffrage de poteau et un élément de coffrage de poutre avec une incidence angulaire non égale à 90 , - les figures 44, 45, 46, 47, 48 et 49 montrent des exemples de jonction entre deux éléments de coffrage de poutre, - la figure 50 est une vue en perspective éclatée avec arrachés partiels, de plusieurs éléments de coffrage agencés pour la construction d'un bâtiment, - la figure 51 est une vue en perspective avec arrachés partiels de l'amie en béton coulée dans les coffrages de la figure SO, ces coffrages n'ayant pas été représentés sur cette figure pour en faciliter la compréhension, - la figure 52 est une vue schématique en perspective d'un coffrage de voute, illustrant les larges possibilités du procédé conforme à l'invention quant aux multiples formes réalisables, - la figure 53 est une coupe de détail, illustrant les facilités accrues du travail de second oeuvre, - enfin, la figure 54 est une coupe de détail d'uae poutre avec couvercle pour le bétonnage en pays chauds. Il est bien entendu que l'invention n'est pas limitée aux structures représentées ou aux commentaires qui suivent, lesquels sont fournis uniquement à titre d'illustrations ; sans sortir du cadre de l'invention le procédé peut évidemment être mis en oeuvre au moyen d'éléments différents de ceux représentés et sous des formes diverses. Dans le cas de la construction dtun ouvrage comportant des poutres, il est possible d'utiliser des éléments de coffrage de poutre du type représenté aux figures 4, 2 et 3 ; ces éléments en béton cellulaire sont usinés sur machine-outil pour présenter une section transversale en forme de U comprenant un fond et deux joues latérales en regard l'une de l'autre. Les coffrages de poutre peuvent être consti tués en une seule pièce comme représenté à la figure 1, ou en plusieurs pièces à section en forme de U assemblées bout à bout en usine et/ou sur chantier grace à des rainures ou échancrures et nervures QU épaulements d'assemblage ; ils peuvent également, comme le représentent les figures 2 et 3, être constitués de panneaux élémentaires en béton cellulaire, tels que panneau 1 et panneau 2, adaptés pour former le fond et les joues du coffrage. Ces panneaux usinés sur machine-outil comportent des rainures et échancrures telles que 3 et des nervures ou épaulements tels que 4, leur permettant d'être assemblés en usine et/ou sur chantier pour donner un élément de section en forme de U de longueur désirée. De plus les éléments extrêmes de coffrage sont usinés pour posséder à leur extrémité libre des structures d'assemblage et de positionnement aptes à coopérer avec des structures conjuguées, usinées sur d'autres éléments de coffrage (éléments d'une autre poutre, d'un poteau, d'un mur, d'un plancher, etc ...) avec lesquels le coffrage de poutre est appelé à être assemblé. Des exemples de jonction seront commentés plus loin. Dans le cas de la construction d'un ouvrage comportant des poteaux, il est possible d'utiliser des éléments de coffrage de poteau du type représenté aux figures 4 et 5 ; ces éléments en béton cellulaire sont usinés sur machine-outil pour présenter une section transversale à âme creuse. Ces éléments de coffrage de poteau peuvent être constitués en une seule pièce comme représenté à la figure 4 ou en plusieurs pièces élémentaires en béton cellulaire usiné, dotées de rainures ou échancrures et nervures ou épaulements leur permettant d'être assemblées en usine et/ou sur chantier pour donner un élément à ame creuse de longueur désirée. Par exemple la figure 2 montre une décomposition de la section en deux pièces 5 et 6 ; cette décomposition pourrait bien entendu s'effectuer en un nombre de pièces plus élevé par exemple en quatre, dans le cas d'une section rectangulaire, comprenant des panneaux élémentaires du type de ceux déjà décrit pour les éléments de coffrage de poutre. En outre les éléments extrêmes de coffrage d'un poteau sont usinés pour posséder à leur extrémité libre des structures d'assemblage et de positionnement aptes à coopérer avec des structures conjuguées usinées sur d'autres éléments de coffrage (éléments d'une poutre, d'un mur, d'un plancher, etc..) avec lesquels le coffrage de poteau considéré est appelé à être assemblé (voir exemples de jonction plus loin). Par ailleurs, dans le cas de constructions comportant des murs-porteurs, il est possible d'utiliser des éléments de coffrage de mur-porteur du type représenté à la figure 6 ; ces éléments comprennent deux panneaux en regard 7 et 8, chacun en béton cellulaire usiné, séparés par des entretoises maintenant leur écartement ; par exemple ces entretoises peuvent être constituées par des manchons 9 qui s'appuient sur les faces en regard des panneaux et servent de protection à des organes mecaniques de fixation (tige filetée et écrous). Des trous 10 prévus sur les panneaux permettent le passage de ces moyens mécaniques. Chaque panneau 7 ou 8 peut lui-même être formé de panneaux élémentaires en béton cellulaire usiné, dotés comme dans le cas des éléments de coffrage de poutre, de rainures ou échancrures et nervures ou épaulements leur permettant d'être assemblés en usine et/ou sur chantier. Ces panneaux d'éléments de coffrage de murporteur sont, par ailleurs, usinés pour posséder sur leurs chants des structures d'assemblage et de positionnement, aptes à coopérer avec des structures conjuguées usinées sur d'autres éléments de coffrage (éléments d'un autre mur, d'une poutre, d'un poteau, d'un plancher, etc...) avec lesquels le coffrage de mur-porteur est appelé à être assemblé. Pour les murs de remplissage non-porteurs, il est possible d'utiliser des panneaux pleins en béton cellulaire usiné du type de ceux représentés aux figures 7, 8, 9 et 10 ; ces panneaux sont dotés de rainures ou échancrures telles que 11, et nervures ou épaulements tels que 12, leur permettant d'être assemblés en usine et/ou sur chantier. A la figure 7 est représenté un mur de remplissage sans chaînage. A la figure 8 on a représenté un mur de remplissage avec chai nages verticaux ; les panneaux pleins sont usinés pour posséder sur leurs chants verticaux des gorges telles que 13 aptes à former en coopération avec les gorges analogues de panneaux voisins, des canaux pour la mise en place des chainages verticaux. Pour les murs avec chainages horizontaux (Fig. 9), des gorges analogues 14 sont pratiquées sur les chants horiontaux des panneaux.- Pour un mur de remplissage à chainages verticaux et chainages horizontaux, les deux types de structures des figures 8 et 9 sont combinés pour donner des éléments de coffrage du type représenté à la figure 10 ; on a schématisé en traits discontinus à cette figure l'amorce du plancher d'étage et celle du panneau supérieur de mur. Aussi bien pour les murs-porteurs que pour les murs de remplissage, les ouvertures désirées sont usinées dans les panneaux sur machine-outil ; pour les murs-porteurs, un coffrage entourant chaque ouverture sera en outre prévu entre les deux panneaux de l'élément pour retenir le beton coulé entre ceuxci (comme schématisé en 15 à la figure 50). Par ailleurs, de la même façon que les panneaux de murs-porteurs, les panneaux de murs de remplissage sont usinés pour posséder sur chants des structures d'assemblage et de positionnement aptes à coopérer avec des structures conjuguées, usinées sur d'autres éléments de coffrage. Dans le cas de la construction d'un ouvrage comportant des planchers, il est possible d'utiliser des éléments de coffrage de plancher, comprenant des plaques longiformes en béton cellulaire usiné telles que schématisées aux figures 11, 12, 13, 14, 15 ou 16. Ces plaques sont dotées sur leurs chants longitudinaux de rainures ou échancrures et nervures ou épaulements leur permettant d'être assemblées cote à cote en usine etZou sur chantier. On a par exemple représenté aux figures 13 et 14 (coupes partielles par un plan bb) deux variantes d'assemblage possibles. De plus on aperçoit à la figure 12, en coupe par un plan aa, une de ces plaques portée à ses extrémités par des éléments de coffrage de mur ou de poutre. Pour le coulage d'une dalle pleine 17, les plaques de coffrage 16 sont assemblées sensiblement dans le même plan horizontal et le béton est coulé au dessus de fa9On classique (Fig. 12). Le procédé conforme à lsinvention permet éga- lement de realiser des planchers nervurés, tels que représenté à la figure 15. Les plaques longiformes de coffrage sont alors assemblées comme le représente cette figure de façon à former localement des sillons de moulage longitudinaux. Les plaques de ner vurage peuvent être assemblées entre elles en usine ou même sur chantier. Il est également possible d'usiner des plaques de coffrage de planchers pour ménager des rainures longitudinales sur celles-ci (Fig. 16), afin d'y couler en usine des poutrelles précontraintes telles que 18, avec fers d'accrochage on réalise ainsi des éléments de coffrage de plancher-en béton cellulaire avec poutrelles intégrées, prêts au coulage sur chantier de la dalle de compression 19. Quelle que soit leur forme, les plaques de coffrage de plancher sont usinées pour posséder à leurs deux extrémités des structures d'assemblage et de positionnement, aptes à coopérer avec des structures conjuguées usinées sur d'autres éléments de coffrage élément d'une poutre, d'un mur, etc ...) avec lesquels le coffrage de plancher est appelé à être assemblé des exemples de jonction sont donnés ci-après. Selon un mode de réalisation possible, les structures d'assemblage et de positionnement peuvent comprendre, notamment, pour chaque élément de coffrage, au moins deux piècestmetal11ques du type de la pièce 20 ou de la pièce 21 représentées en coupe à la figure 17. Chaque pièce est assujettie sur -l'élément considéré et présente un épaulement de positionnement 20a ou 21a et une structure d'assemblage, mortaise 20b ou tenon 21b. Par exemple dans le cas d'éléments de coffrage de poteau (Fig. 18), l'élément 22 de l'étage n-l comprend sur son chant supérieur trois pièces 21 à tenon et l'élément 23 de l'étage n comprend sur son chant inférieur trois pieces conjuguées 20 à mortaise, les épaulements de positionnement de chaque pièce étant situés dans un même plan. Lors de la mise en place de élément supérieur les mortaises sont emboitées sur les tenons et les épaulements des pièces viennent en appui, de sorte que la position de l'élément supérieur se trouve parfaitement défini par le plan de référence passant par les appuis. Notons que les pièces métalliques 20 et 21 peuvent etre directement mises en place dans le béton cellulaire des éléments de coffrage grâce à un usinage approprié de ces derniers ; elles peuvent également être inséra dans des pièces intermédiaires rapportées sur les éléments de coffrage. La figure 19 schématise le positionnement de deux murs de remplissage d'étages voisins ; de la même façon que précédemment1 trois pièces 21 sont disposées sur le chant supérieur de l'élément inférieur et trois pièces 20 sur le chant in férieur de l'élément supérieur. Ces pièces ne sont pas alignées pour définir comme précédemment un plan de référence. La figure 20 schématise le positionnement de deux éléments de coffrage de murs-porteurs au moyen de quatre couples de pièces 20, 21, répartis sur les chants-des deux panneaux de chaque élément de coffrage. La figure 21 schématise un exemple de positionnement de panneaux de remplissage de façade ; les panneaux superposés sont positionnés les uns par rapport aux autres au moyen de pièces telles que précédemment décrites, cependant que les panneaux juxtaposés d'un même étage sont positionnés les uns par rapport aux autres par des pièces telles que 24 et 25 (Fig. 22), analogues aux pièces précédentes à l'exception de la mortaise de la pièce 24 qui débouche sur un bord pour permettre la mise en place du tenon 25 du panneau voisin par un déplacement vertical. La figure 23 schématise le positionnement d'un élément de coffrage de poutre 26 sur un autre élément 27 (élément de coffrage de poteau ou de mur). A ses deux extrémités l'élément de coffrage de poutre est pourvu de pièces métalliques 20 qui viennent coopérer avec des pièces conjuguées 21 disposées sur les éléments qui la portent. En outre chaque extrémité de l'élément de poutre est usinée pour s'emboîter dans une encoche de forme appropriée, usinée sur chaque élément porteur, de sorte que cet emboitement et la coopération des pièces 20 et 21 suffisent à définir la position de l'élément de coffrage de poutre. Comme le représente la figure 24, les éléments de coffrage de plancher se positionnent de la même façon grâce à un appui d'extrémité et à des pièces 20, 21. A titre d'illustration complémentaire, la figure 25 montre le positionnement d'un élément de coffrage de mur-porteur 28 qui ne se superpose par avec un élément similaire de l'étage inférieur. C'est alors dans le coffrage de plancher 29 que sont mises en place les quatre pièces 21 qui permettront de positionner l'élément 28 d'une façon analogue à celle schématisée à la figure 20. Pour positionner les premiers éléments de coffrage au niveau des fondations, il suffit (Fig. 26) de sceller dans les fondations des pièces métalliques telles que 30 comprenant une patte de scellement et un téton avec épaulement du type déjà évoqué pour les pièces 21. Bien entendu il convient d'effectuer ces scellements avec precision puisqu'ils servent de référence a l'ensemble des autres positionnements. Les éléments de coffrage situes au niveau des fondations comprennent des pièces à mortaise 31 du type des pièces 20 déjà décrites, conjuguées des pièces 30. Par ailleurs, toujours à titre d'illustration, il est fourni ci-après des exemples de jonction possible entre divers éléments de coffrage ; les pièces de positionnement par tenon et mortaise ont été représentées symboliquement sur ces figures et considérées comme usinées directement dans les éléments considérés. La figure 27 montre en vue de dessus la jonction d'un élément de coffrage de poteau 32 avec un élément de coffrage de poutre 33 ; la figure 28 présente cette jonction en vue en élévation de profil. Comme le montrent la figure 29 (coupe cc) et la figure 31 (coupe dd), l'assemblage par tenon et mortaise suffit à positionner parfaitement les deux éléments de coffrage. En conséquence il est possible, comme représenté aux figure 27 et figure de détail 30, de prévoir un assemblage des joues des éléments au moyen de lèvres d'emboitement telles que 34 et 35, mais il est également possible de conserver des joues à chant plat venant se disposer en regard avec un faible jeu comme le représente la figure de détail 32. Toutefois l'assemblage par lèvres dem- boitement sera préféré dans la pratique pour des questions d'é tanchéité, Les figures 33, 34 et 35 représentent la jonction d'un élément de coffrage de poteau 36 et de deux éléments de coffrage de poutre 37 et 38.De la même façon que précédemment, les assemblages par tenons eut mortaises 39 et 40 suffisent à positionner parfaitement les deux éléments de coffrage de poutre et il est possible, soit de prévoir des lèvres d'emboitement 41, 42 (Fig. 33 et 34), soit de prévoir des chants plats sur ces éléments (Fig. 35). Les mêmes commentaires peuvent être faits pour la jonction de trois éléments de coffrage de poutre et d'un élé- ment de coffrage de poteau (Fig. 36), ainsi que pour la jonction de quatre éIéments de coffrage de poutre et d'un élément de coffrage de poteau (Fig. 37). Par ailleurs, la jonction d'un élément de coffrage de poutre avec un élément de coffrage de poteau peut se faire selon une incidence quelconque. On a represente aux figu re; 38 (vue de dessus) et figure 39 (vue en elévation de profil) un élément de poutre horizontal assemblé en angle sur un élément de poteau. Les mêmes commentaires peuvent être faits quant aux lèvres d'emboîtement 43 qui améliorent ltetanchéité mais ne sont pas indispensables pour le positionnement. Les figure. 40 (vue de dessus) et figure 41 (élévation de profil) illustrent une jonction entre un élément de coffrage de poteau et un élément de coffrage de poutre incliné par rapport à l'horizontale. Les figure 42 (vue de dessus) et figure 43 (élévation de profil) illustrent une jonction où les deux incidences se combinent. Les figures 44 (vue de dessus) et 45 (coupe verticale ee) montrent la jonction de deux éléments de coffrage de poutre 44 et 45, tous deux horizontaux et de même hauteur, l'angle de sécance étant quelconque. La figure 46 montre en variante la jonction dans le cas où l'un des éléments de coffrage de poutre n'a pas la même hauteur que l'autre. Les figures 47 (vue de dessus) et 48 (coupe verticale ff) montrent la jonction dans le cas où l'un des éléments de coffrage de poutre n'est plus horizontal et la figure 49 dans le même cas mais avec des hauteurs d'éléments différentes. Les exemples ci-dessus s'étendent à la jonction d'éléments de coffrage de mur-porteur puisqu-'un mur-porteur peut être considéré comme une poutre de grande hauteur, dépourvue de fond. On voit donc par les multiples exemples décrits, que le procédé conforme à l'invention peut être mis en oeuvre dans tous les cas pratiques qui peuvent se présenter, les exemples ci-dessus n'étant fournis que pour illustrer les modes de mise en oeuvre du procédé. D'autres types de positionnement et d'assemblage peuvent évidemment être prévus sans sortir du cadre de linvention. La figure 50 schématise, en perspective éclatée, la mise en place d'éléments de coffrage-conforme à l'inven tion, qui sont représents partiellement sur cette figure. Les axes appelés à coincider ont été désignés par la même lettre A, B, C, E,, F, F G, H, I, J, pour permettre de localiser de façon précise les divers éléments de coffrage : éléments de coffrage de mur M1, M2, M3, M4, M5, éléments de coffrage de poutre PE1, PE2, PE3, éléments de coffrage de poteau PV, éléments de coffrage de plancher PL1, PL2, PL3 (nervuré) Tous ces éléments en béton cellulaire, usinés sur machines-outils en usine, sont mis en place par assemblage à la manière d'un jeu de cube, pour fournir un coffrage complet prêt au coulage du béton. On a représenté à la figure 51 l'amie creuse en béton obtenu après coulage (les éléments de coffrage, qui restent bien entendu à poste puisqu'ils font parties intégrantes de la construction, n'ont pas été représentés sur cette figure ; les ferraillages sont mis en place de façon classique avant coulage du béton. Les parties en béton ont été désignées sur cette figure par la même référence que les éléments de coffrage correspondants. Le poteau PC est un chainage vertical coulé entre les éléments de coffrage M4 et M5 ; de même la poutre PA est un chai- nage horizontal coulé entre l'élément de coffrage M4 et l'élément supérieur (non représenté à la figure 50). Rappelons que le gros-oeuvre terminé est constitué par la combinaison des éléments en béton cellulaire usiné de la figure 50 et des structures en béton armé de la figure 51. Par ailleurs la figure 52 a pour but de montrer la facilité de réalisation de forme plus complexe au moyen du procédé conforme à l'invention. Dans les procédés traditionnels, la réalisation d'une voute est une opération d'exécution très longue et on estime actuellement à 3 H le temps de main d'oeuvre nécessaire au m2 pour coffrer une voute du type de celle représentée à la figure 52. Au contraire le procédé conforme à llinven- tion est de mise en oeuvre très rapide sur chantier. La voute est décomposée en éléments de coffrage élémentaires 46 en béton cellulaire, qui sont usinés en usine et se prètent à un assemblage très rapide sur chantier. Pour une voute du type de la figure 52 on peut estimer que le temps de montage requis est divisé par 15, par rapport aux procédés traditionnels et ce rapport s'accroît dès que la structure devient plus complexe. La figure 53 montre un élément de coffrage de mur-porteur 47, doté d'une gorge 48 pour la mise en place des servitudes 49, le cas échéant, protégées par un matériau isolant un couvercle 50, en béton cellulaire ou autres, ferme cette yor- ge sur la face du mur où elle débouche. Enfin, la figure 54 montre en coupe un élément du coffrage de poutre 51 dans lequel a été coulé, en pays chaud, un béton élaboré avec de la glace. Une fois le béton coulé, un couvercle 52 peut être mis en place pour diminuer encore la fuite des frigories et éviter le contact direct de la face supérieure du béton coulé avec les rayonnements solaires. Notons que des couvercles analogues peuvent être également utilisés pour le bétonnage par temps froids pour réduire les deperditions calorifiques. Bien entendu la description ci-dessus de même que les dessins ne sont donnés qutà titre d'exemples non limitatifs pour illustrer de façon concrète le procédé de l'invention qui s'étend à toutes variantes. REVENDICATIONS 1/ - Procédé de construction de bâtiments, ouvrages de génie civil, de travaux publics ou analogues, caractérisé en ce qu'il consiste à utiliser des éléments de coffrage en béton d'agrégats légers du type béton cellulaire, réalisés par usinage sur machines-outils pour présenter des formes précises appropriées, avec structures d'assemblage et de positionnement, à assembler entre eux et à étayer de façon appropriée les éléments de coffrage se rapportant à l'ouvrage ou partie d'ouvrage à réaliser pour former dans l'espace des coffrages correspondant audit ouvrage ou partie d'ouvrage, à couler dans ces coffrages du béton en y noyant le cas échéant des armatures et, après durcissement, à oter les étais en laissant en place les coffrages pour obtenir en fin de gros oeuvre un ouvrage constitué par la combinaison d'âmes porteuses coulées in situ, enveloppées par des éléments de surface en béton d'agrégats légers du type cellulaire. 2/ - Procédé de construction selon la revendication i, caractérisé en ce que l'ouvrage à réaliser est décomposé en parties élémentaires, poutres ou parties de poutres, poteaux ou parties de poteaux, murs ou parties de murs, planchers ou parties de planchers, etc..., les éléments de coffrage étant usinés à des formes correspondant à chaque partie élémentaire, avec leurs structures d'assemblage et de positionnement du type mâle, femelle, leur permettant de s'assembler avec les éléments voisins et de se positionner par rapport à ceux-ci. 3/ - Procédé de construction selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que les faces externes des éléments de coffrage en béton cellulaire sont surfacées en usine sur machines-outils pour leur conférer l'état de surface désiré avec, le cas échéant, des motifs sculptés. 4/ - Procédé de construction selon l'une des revendications 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que des gorges sont usinées sur des éléments de coffrage appropriés pour servir de logements aux servitudes (canalisations, conducteurs électriques, gaines diverses), des couvercles étant prévus pour obturer ces gorges du côté de la face externe des éléments, face sur laquelle lesdites gorges débouchent. 5/ - Procédé de construction selon l'une des revendications 1, 2, 3 ou 4, caractérisé en ce que les éléments de coffrage en béton cellulaire sont usinés sur machines-outils à commande numérique, pourvues d'un outil travaillant "en avalant avec un angle de coupe négatif. 6/ - Procédé selon l'une des revendications 1, 2, 3, 4 ou 5 pour la construction d'un ouvrage comportant des poutres, caractérisé en ce que l'on utilise des éléments de coffrage de poutre en béton cellulaire usiné, présentant une section transversale comprenant un fond et deux joues latérales en regard l'une de l'autre. 7/ - Procédé de construction selon la revendication 6, caractérisé en ce que les éléments de coffrage de poutre sont formés de panneaux élémentaires en béton cellulaire, adaptés pour former le fond et les joues de coffrage et dotés de rainures ou échancrures et nervures ou épaulements leur permettant d'être assemblés en usine et/ou sur chantier pour donner un élément de longueur désirée. 8/ - Procédé de construction selon l'une des revendications 6 ou 7, caractérisé en ce que les éléments extrèmes de coffrage d'une poutre sont usinés pour posséder à leur extrémité libre des structures d'assemblage et de positionnement aptes à coopérer avec des structures conjuguées usinées sur d'autres éléments de coffrage (éléments d'une autre poutre, d'un poteau, d'un mur, d'un plancher, etc..*) avec lesquels le coffrage de poutre considéré est appelé à être assemblé. 9/ - Procédé selon l'une des revendications 1, 2, 3, 4 ou 5 pour la construction dtun ouvrage comportant des poteaux, caractérisé en ce que l'on utilise des éléments de coffrage de poteau en béton cellulaire usiné, présentant une section transversale à âme creuse. 10/ - Procédé de construction selon la revendication 9, caractérisé en ce que les éléments de coffrage de poteau sont formés de pièces élémentaires en béton cellulaire usiné, dotées de rainures ou échancrures et nervures ou épaulements leur permettant d'être assemblées en usine et/ou sur chantier pour donner un élément à âme creuse de longueur désirée. 11/ - Procédé de construction selon l'une des revendications 9 ou 10, caractérisé en ce que les éléments extrèmes de coffrage d'un poteau sont usinés pour posséder à leur extrémité libre des structures d'assemblage et de positionnement aptes à coopérer avec des structures conjuguées usinées sur d'autres éléments de coffrage (éléments d'une poutre, d1un mur, d'un plancher, etc...) avec lesquels le coffrage de poteau considéré est appelé à être assemblé. 12/ - Procédé selon lsune des revendications 1,2, 3, 4 ou 5, pour la construction d'un ouvrage comportant des murs porteurs, caractérisé en ce que l'on utilise des éléments de coffrage de mur porteur, comprenant deux panneaux en regard, chacun en béton cellulaire usiné, séparéspar des entretoises maintenant leur écartement. 13/ - Procédé de construction selon la revendication 12, caractérisé en ce que chaque panneau est formé de panneaux élémentaires en béton cellulaire usiné, dotés de rainu-res ou échancrures et nervures ou épaulement leur permettant d'être assemblés en usine et/ou sur chantier. 14J - Procédé de construction selon l'une des revendications 12 ou 13, caractérisé en ce que les panneaux d'élé- ments de coffrage de mur porteur sont usinés pour-posséder sur leurs chants des structures d'assemblage et de positionnement, aptes à coopérer avec des structures conjuguées usinées sur d'autres éléments de coffrage (éléments d'un autre mur, d'une autre poutre, d'un poteau, de plancher, etc..) avec lesquels le coffrage de mur porteur est appelé à être assemblé. 15/ - Procédé selon l'une des revendications 1, 2, 3, 4 ou 5, pour la construction d'un ouvrage comportant des murs de remplissage non porteurs, caractérisé en ce que l'on utilise des panneaux pleins en béton cellulaire usiné, dotés de rainures ou échancrures et nervures ou épaulements leur permettant d'être assemblés en usine et/ou sur chantier. 16/ - Procédé selon la revendication 15 pour la construction d'un ouvrage comportant des murs de remplissage avec chainages verticaux et/ou chainages horizontaux, caractérisé en ce que les panneaux pleins utilisés sont usinés pour posséder sur leurs chants des gorges aptes à former en coopération avec les gorges de panneaux voisins des canaux pour la mise en place des chainages verticaux et/ou chainages horizontaux. 17/ - Procédé de construction selon l'une des revendications 12, 13, 14, 15 ou 16, caractérisé en ce que des ouvertures sont usinées sur machines-outils dans les panneaux de mur. 18/ - Prou da de construction selon l'une des revendications 6 ou 17, caractérisé en ce que de remplissage les panneaux de murtsont usines pour posséder sur chants des structures d'assemblage et de positionnement aptes à coopérer avec des structures conjuguées usinées sur d'autres éléments de coffrages (éléments d'une poutre, de poteau, de plancher, d'un autre mur, etc...) avec lesquels le panneau de mur considéré est appelé à être assemblé. 19/ - Procédé selon l'une des revendications 1,2, 3, 4 ou 5, pour la construction d'un ouvrage comportant des planchers, caractérisé en ce que l'on utilise des éléments de coffrage de plancher, comprenant des plaques longiformes en béton cellulaire usiné, dotées sur leurs chants longitudinaux de rainures ou échancrures et nervures ou épaulements leur permettant d'être assemblées côte à côte en usine et/ou sur chantier. 20/ - Procédé de construction selon la revendication 19, caractérisé en ce que les plaques longiformes de coffrage de plancher sont assemblées sensiblement dans le même plan pour le coulage d'une dalle pleine. 21/ - Procédé de construction selon la revendication 20, caractérisé en ce que les plaques longiformes de coffrage de plancher sont assemblées pour former localement des sillons de moulage longitudinaux en vue de la réalisation d'un plancher nervuré. 22/ - Procédé de construction selon la revendication 20, caractérisé en ce que les plaques longiformes de coffrage de plancher comprennent des rainures longitudinales usinées, dans lesquelles sont coulées en usine des poutrelles précontraintes. 23/ - Procédé de construction selon l'une des revendications 19, 20, 21 ou 22, caractérisé en ce que les plaques longiformes de coffrage de plancher sont usinées pour posséder à leurs deux extrémités des structures d'assemblage et de positionnement, aptes à coopérer avec des structures conjuguées usi -nées sur d'autres éléments de coffrage (éléments d'une poutre, d'un mur, etc...) avec lesquels le coffrage de plancher est appelé à être assemblé. 24/ - Procédé de construction selon l'une des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22 ou 23, caractérisé en ce que les structures d'assemblage et de positionnement permettant d'assembler entre eux les différents éléments de coffrage et de les position ner les uns par rapport aux autres comprennent. pour chaque élé- notamment, ment de coffrage, au moins deux pleces/metalliques, chacune assujettie sur l'élément considéré et présentant un épaulement de Dositionnement et un tenon d'assemblaae. l'élément de coffraae notamment, associé comprenant des pièces métalliques conjuguées, chacune assujettie sur celui-ci et présentant un épaulement de positionnement appelé à venir en appui avec l'épaulement de l'autre pièce et une mortaise d'assemblage adaptée au tenon de ladite autre pièce. 25/ - Procédé de construction selon la revendication 24. caractérisé en ce aue les Dremiers éléments de cof notamment, frage au niveau des fondations sont positionnes par des pieces/mé- talliques telles que sus-visées, assuietties sur lesdits éléments @@@@@@@@@/ de coffrage et coopérant avec des pièces/métalliques conjuguées scellées dans les fondations de la construction. 26/ - Elément de coffrage en béton d'agrégats légers du type béton cellulaire, préfabriqué par usinage sur machine-outil et comportant des structures d'assemblage et de positionnement. 27/ - Elément de coffrage selon la revendication 26, pour réaliser un coffrage perdu de poutre, poteau, mur ou plancher, cet élément étant du type défini dans l'une des revendications 1 à 25. 28/ - Construction réalisée par mise en oeuvre du procédé conforme à l'une des revendications 1 à 25.