La présente invention concerne les procédés et dispositifs pour la vendange ou la cueillette automatique de fruits, plus particulièrement de baies, sur arbustes. Les machines a vendanger ont connu ces derniers temps un considérable essor, et font l'objet de perfectionnements constants tant au niveau des batteuses mécaniques qu'au niveau des disposi tifs de récupération des grains détachés de la plante en vue de leur évacuation vers un réservoir de réception et de stockage. Les machines couramment employées utilisent des batteuses mécaniques à palettes articulées, et les dispositifs de réception des grains sont constitués par des convoyeurs à bande à zones articulées dites écailles, permettant d'accommoder au ras du cavaillon les plants de vignes successifs et de réceptionner les grains tombant de ceux-ci pour les acheminer vers une cuve de stockage généralement adjointe à la machine à vendanger. Ces dispositifs de réception à convoyeurs et à écailles présentent l'inconvénient d'une structure lourde, nécessitant une puissance d'entraînement considerable, et augmentant notablement les dimensions du châssis de la machine à vendanger, de sorte que celle-ci se présente le plus souvent sous la forme d'une unité tractée, voire même automotrice. Par ailleurs, les dispositifs à écailles et à bandes de convoiement sont l'objet de pannes mécani ques fréquentes, obérant notablement les coûts de vendange. De nombreux dispositifs ont été proposés pour obvier aux inconvénients de ces machines existantes en proposant des machines combinées de battage et de soufflage pour non seulement détacher des grains de la plante mais également, ce faisant, les dévier sur l'un des cotés de la rangée d'arbustes, dtoù les grains peuvent être facilement repris par des convoyeurs légers ou des systèmes à vis d'Archimède. Ainsi, dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique numéro 3.006.131, le battage est obtenu par des rangées verticales de buses d'éjection, envoyant de façon séquentielle de l'air sous pression pour détacher les baies d'un arbuste et les projeter laté ralement sur une trémie, celle-ci étant élevée, une fois pleine, pour faire choir les baies dans une cuve de stockage. La machine décrite dans ce document est du type automoteur et il convient de noter que les étapes d'élévation de la trémie nécessitent des ar rêts répétés du processus de cueillette. Dans le brevet français No 1.289.599, une machine à vendanger automotrice comporte une tuyère latérale tournante produisant un jet d'air à grande vitesse, pour détacher les grains et les entralner vers une enceinte collectrice de grande surface, occupant toute la largeur du châssis enjambeur, une fente d'éjection étant prévue au ras du sol pour suppléer le jet d'air principal et dévier latéralement les quelques grains qui n'auraient pas été déviés par le jet principal, les grains recueillis dans l'enceinte collectrice étant ensuite déchargés par un élévateur à godets. Le principe de la combinaison d'un battage et d'une évacuation latérale en soufflant des jets d'air d'un seul c8té de l'arbuste ne permet un fonctionnement convenable qu'avec des fruits très murs, encore que la densité de la végétation des arbustes constitue, dans la plupart des cas, un obstacle insurmontable, non seulement pour l'opération de battage, mais surtout pour l'evacua- tion latérale des grains détachés à distance de la rangée d'arbustes, à moins de recourir à des pressions considérables fournies par exemple par une turbine à gaz, comme dans le brevet français précédemment mentionné.En outre, les technologies utilisées obligent à réaliser la machine sous la forme d'un châssis enjambeur automoteur de construction lourde mais tout à la fois délicate, de dimensions importantes ne convenant de ce fait qu'à certains types de plantations de vignes ou d'arbustes fruitiers. La présente invention a pour objet d'obvier à ces inconvénients en proposant un procédé et une machine pour la vendange ou la cueillette de baies utilisables dans tous types de plantations ne nécessitant qu'une puissance minimale et autorisant un montage sous la forme d'un châssis léger susceptible a d'être monié en porte- à-faux sur tout type d'engin agricole adapté aux conditions de cueillette habituelles et n'induisant que de faibles coûts de production et d'entretien. Pour ce faire, et selon une caractéristique de la présente invention, un tel procédé consiste à détacher les fruits de la plante à l'aide d'un dispositif automatique monté sur un bâti enjambeur et à projeter, au niveau du pied de la plante, un flux d'air sensiblement horizontal à un débit suffisant pour dévier la totalité des fruits détachés, tombant sensiblement verticalement, par gravité, vers l'ouverture d'un canal de réception et pour propulser ces fruits ainsi recueillis le long du trajet ascendant de ce canal de réception vers son extrémité de déchargement dans une structure de réception ou de stockage séparée. Un tel procédé permet donc, avec un minimum d'éléments mécaniques mobiles, de recueillir et d'évacuer avec un maximum d'efficacité les grains ou baies détachés de-l'arbuste en s'affranchissant des problèmes habituels relevant du positionnement en hauteur des parties basses de la machine par rapport au cavaillon, de l'espacement entre les pieds d'une rangée d'arbustes et de l'implantation en plaine ou en côteau de ces arbustes. Selon une caractéristique de la présente invention, les fruits sont détachés également par voie pneumatique, en projetant des jets d'air alternativement de part et d'autre de la plante, et en séquence dans le sens opposé à celui de l'avancement de la machine. Un tel procédé de battage, créant une oscillation parfaitement contrôlée, de grande amplitude, des grappes et grains ou baies sur leurs pédoncules d'attache autorise un rendement d'égrappage élevé avec une puissance pneumatique réduite compatible avec les paramètres dimensionnels poursuivis pour la réalisation de la machine de la présente invention Optionnellement, selon une autre caractéristique de la présente invention, un tel battage pneumatique peut être associé à un battage mécanique, de façon à compléter efficacement, et à moindres frais, les effets de ce battage mécanique. Selon une autre caractéristique de la présente invention, une machine à vendanger pour la mise en oeuvre de ces procédés comporte des moyens pour monter en porte-à-faux le châssis enjambeur sur un engin agricole, la structure d'éjection pour le rammassage des grains étant constituée d'au moins deux chambres de soufflage horizontales divergentes, adjacentes, présentant chacune une section de sortie sensiblement rectangulaire s'étendant dans un plan vertical commun, chaque chambre divergente étant reliée à une source d'air sous pression par des conduites individuelles et étant pourvue intérieurement d'aubes directrices divisant, dans un plan horizontal, la chambre en une pluralité de passages d'air adjacents, la structure de réception, disposée sur l'autre côté du châssis enjambeur, se présentant sous la forme d'une enceinte définie par au moins quatre parois formant deux à deux des sections convergentes depuis une ouverture de réception de section sensiblement rectangulaire, s'étendant dans un plan vertical, parallèle au plan des sections de sortie des chambres d'éjection, de hauteur environ supérieure au double de la hauteur des sections de sortie des chambres d'éjection et de longueur sensiblement égale à la longueur hors-tout de ces sections de sortie, vers une extrémité de l'enceinte opposée à cette ouverture de réception se raccordant continûment à une canalisation ascendante à parois intérieures lisses dont la ligne moyenne s'étend dans une direction sensiblement perpendiculaire au plan de l'ouverture de réception. Selon encore une autre caractéristique de la présente invention, le dispositif comprend, de part et d'autre du canal défini par le châssis enjambeur, une pluralité d'ouvertures de battage, réparties en deux rangées, les ouvertures d'une rangée étant disposées en quinconce par rapport aux ouvertures de l'autre rangée, par rapport au plan médian du châssis enjambeur, des moyens de distributeur étant prévus pour alimenter en air sous pression, en séquence , les ouvertures d'une rangée alternativement avec les ouvertures de l'autre rangée. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront de la description suivante de modes de realisation, donnés à titre illustratif mais nullement limitatif, faite en relation avec les dessins annexés, sur lesquels : la figure 1 est une vue schématique de face d'un premier mode de réalisation de la machine selon la présente invention ; la figure 2 est une vue schématique de dessus de la machine représentée sur la figure 1 ; la figure 3 est une vue schématique en perspective d'un autre mode de réalisation de la machine selon la présente invention ; la figure 4 représente un distributeur tournant utilisé sur la machine de la figure 3 ; et la figure 5 est une vue en perspective d'un autre mode de réalisation de la machine illustrant schématiquement les fréquences d'éjection d'air au niveau des chambres de soufflageet de ramassage et des ouvertures de battage. La machine représentée sur la figure 1 comprend essentielle ment un châssis enjambeur, généralement référencé 1, réalisé à partir de cornières ou de fers plats, lui-même monté sur un châssis porteur, généralement référencé 2, définissant une plate-forme pour les accessoires et les servitudes, ce châssis comportant des points de fixation 3 pour un montage trois-points sur un engin agricole, par exemple un tracteur interligne. Sur le châssis porteur 2 sont montés, par l'intermédiaire de bâtis 5 et 5', deux compresseurs ou soufflantes 4, 4' dont les arbres 6, 6' sont entrainés, par exemple par l'intermédiaire de jeux de poulies et de courroies 7, 7', par un arbre d'entraînement commun 8, relié par une boîte de renvoi multiplicatrice 9 à un arbre d'entrée 10, susceptible d'être connecté à la prise de force de l'engin agricole porteur. Sur le châssis porteur 2 est également montée une structure de réception et de convoiement des fruits détachés, généralement référencée 11, présentant une partie de réception proprement dite 10 en forme de tronc de pyramide 'à parois intérieures lissesr. avec une ouverture de réception 13 dans le plan de la partie correspondante latérale 14 du châssis enjambeur et débouchant dans le chenal défini par ce châssis enjambeur 1. La structure de -réception et de convoiement est prolongée par un canal d'évacuation 15, de section avantageusement rectangulaire et se raccordant continûment à la partie intérieure de la structure de réception tronc-pyramydale 12. La structure de réception 12 et le canal d'évacuation 15 peuvent être réalisés en tôle d'aluminium ou en PVC. Dans le mode de réalisation représenté sur la figure 1, un dispositif de battage traditionnel à palettes, généralement référencé 16, est suspendu de façon reglable sous la potence 17 du châssis enjambeur 1, ce dispositif comportant un châssis suspendu 18 et deux tiges oscillantes 19 portant des palettes souples 20 et actionnées par un embiellage 21 entraîné par un moteur hydraulique 22 actionné de façon commandable par le fluide de servitude sous pression de 1 1engin agricole. Conformément à la présente invention, la partie 23 du châssis enjambeur 1 opposée au châssis porteur 2 est munie, à son ex trématé inferieure, d'une série de chambres d'éjection, référencées individuellement 30, par exemple au nombre de quatre, de hauteur s2nsiblement constante et présentant, en vue en coupe dans un plan horizontal, un profil divergent, les parois adjacentes de deux chambres 30 se raccordant:au niveau du plan de la partie considérée 23 du châssis porteur pour réaliser suivant la longueur de celui-ci, une structure de soufflage d'air continue constituée d'une succession de sections de sortie sensiblement rectangulaires et réalisant une nappe de soufflage ininterrompue.Chaque chambre 30 est divisée, dans sa partie divergente, par des aubes droites verticales, 31, formant entre elles un angle aux alentours de 70 pour constituer au sein de chaque chambre une série de canaux divergents adjacents. En amont des aubes directrices 31- se trouve une pré-chambre de stabilisation 32, à laquelle est connectée une conduite d'amenée d'air sous pression individuelle 33, les conduites 33 (en l'occurence quatre), passant par dessus le châssis enjambeur 1, sur lequel elles sont maintenues par exemple par des brides 34, sont connectées par paisseaux sorties de refoulement 34, 34' des soufflantes 4, 4', dans le mode de réalisation repré senté sur les figures 1 et 2. La mise en oeuvre d'une telle machine est la suivante l'engin agricole porteur amène le châssis enjambeur I au niveau d'une rangée de plants de vigne ou d'arbustes fruitiers, et se déplace le long de celui-ci pour engager successivement les arbustes par le dispositif de battage 16 disposé à la partie amont du châssis enjambeur.Les palettes 20 du batteur détachent les grains ou baies de l'arbuste et ceux-ci tombent par gravité jusqu'au niveau des chambres d'éjection ou de soufflage 30, ot l'air sous pression, en provenance des soufflantes 4 et 4', est acheminé par les conduites 33 et éjecté horizontalement en continu dans le sens de la flèche 35, dévie brutalement les grains détachés, tombant par gra vité, vers l'ouverture 10 de la structure de réception 12, le flux d'air continuant de propulser les grains sur la plaque de base 36 commune à la structure de réception 12 et au conduit d'évacuation 15, pour les acheminer vers l'extrémité d'évacuation 37 de ce dernier, ol les grains sont directement déversés dans une cuve de réception et de stockage (non représentée) Pour réaliser une séparation entre les feuilles detachées de la plante et les grains tombant par gravité, on prévoit, au niveau de la section de sortie des chambres d'éjection 30, des vo- lets orientables 38 occasionnant une déflexion vers le haut, dans le sens de ia flèche 39, d::une partie de lçair éjecté par les chambres 30, ce flux d'air défléchi vers le haut s'opposant à la chatte des feuilles et empêchant qu'elles ne s'engouffrent dans l'ouverture de réception 10 sous l'action du flux d'air 35, les feuilles retombant en arrière de la machine lorsqu'elles ne sont plus supportées par le flux secondaire 39. Pour accélérer les premiers grains tombant dans la partie amont de la structure de réception 12, on peut prévoir, au voisinage de la paroi verticale de fond la moins convergente 40, des buses d'éjection 41 accélérant les grains vers le canal d'évacua- tion 15, celui-ci pouvant également être pourvu d'une ou plusieurs buses d'éjection 42, pour accélérer les grains venant de la partie amont de la structure de réception 12 et ralentis lors de leur virage dans le canal d'évacuation 15. Avec deux soufflantes 4 et 4' prélevant chacune une puissance de l'ordre de 10 à 15 chevaux, il est possible d'obtenir un débit de soufflage supérieur à 10 mètres cubes par seconde, de préférence égal à 20 mètres cubes par seconde, avec une surpression au niveau des chambres de tranquillisation 32 comprise entre 20 et 80 millibars. L'angle a du plan inférieur 36 de la structure de réception d'évacuation est avantageusement compris entre 25 et 35O et les chambres d'éjection 30 ont une hauteur d'environ 10 cm, la hauteur de la section d'entrée de la structure de réception 12 étant de l'ordre de 30 cm, cette section d'entrée se prolongeant sur toute la longueur du châssis enjambeur en regard des sections de sortie des chambres 30. Avec un tel agencement, la largeur du châssis porteur étant de l'ordre de 1,50 m à 2 m, avec une largeur de chenal Z de 0,60 m, une hauteur de châssis enjambeur de l'ordre de 1,50 m à 1,70 m, et une longueur de châssis enjambeur d'environ 2 mètres, les chambres d'éjection 30 ayant une longueur moyenne de 30 cm (dans le sens de la flèche 35), les canalisations33 (par exemple en PVC) ayant un diamètre de 20 cm, on réalise une machine dont le poids est inférieur à 600 kg, qui peut donc être montée facilement sur un engin agricole ordinaire et être actionnée sans problèmes par les sorties de puissance de celui-ci. On a représenté, sur la figure 3, une variante de la machine de la figure 1 dans laquelle, outre un dispositif de battage mécanique figuré par son châssis 18, le battage est obtenu, confor mément à la présente invention, par soufflage alterné des jets d'air de part et d'autre de la plante, le soufflage s'effectuant en outre en séquence le long de la structure du châssis enjambeur 1. Dans ce mode de réalisation, les chambres d'éjection ou de soufflage 30 ont leurs conduits d'amenée 33 (figures en traits mix- tes) reliés cette fois par l'intermédiaire d'un distributeur tournant, généralement référencé 40, à la sortie de refoulement 34 de la première soufflante 47. Les parois latérales 14 et 23 du châssis enjambeur 1 sont ici fermées par des plaques planes dans lesquelles sont formées deux séries d'ouvertures opposées, A-H. Les ouvertures d'une rangée, à savoir A, C, E, G et B, D, F, H, respectivement, sont reliées par deux séries de canalisations individuelles 41 (en traits tiretés) et 42 (en traits pointillés) à deux distributeurs tournants 43 et 44, respectivement, les distributeurs tournants étant reliés par une conduite de dérivation bifide 45 à la sortie de refoulement 34' de la seconde soufflante 4'. On a représenté plus en détail, sur la figure 4, un mode de réalisation des distributeurs utilisés dans la machine de la figure 3. Un tel distributeur comporte, de façon générale, une canalisation d'entrée 50, maintenue stationnaire, par exemple par une bride 51, et un tronçon de canalisation tournant 52, tourillonnant par une de ses extrémités dans une bague 54 solidaire de la canalisation d'entrée 50, l'autre extrémité du tronçon de canalisation 52 étant fixée à une plaque tournante-53, supportée par un manchon 55 solidaire d'un axe 56 supporté lui-même par deux paliers coniques 57 dans un manchon 58 solidaire d'une plaque fixe 59, de façon que la plaque tournante 53 tourne parallèlement à la plaque fixe 59, au voisinage de celle-ci, avec un jeu entre plaques inférieur à 2 mm.La plaque tournante 53 est formée avec un seul orifice 60 dans lequel débouche le tronçon de canalisation tournant 52, le reste de la plaque 53 étant plein, la plaque fixe 59 étant elle, au contraire, formée avec une série d'orifices 61-, angulairement répartis, de dimensions identiques à celles de l'orifice 60, chaque orifice 61 étant relié à une canalisation de sortie 62, par exemple au nombre de quatre, de sorte que la rotation de la plaque mobile 53 amène successivement en concordance l'orifice 60 et les orifices 61 de la plaque fixe 59 de façon à établir une communication sélective entre la canalisation d'arrive 50 et les diverses canalisations de sortie 62. La plaque tournante 53 est avantageusement formée avec une gorge 54 pour un entraîne- ment par courroie, de préférence avec des cannelures pour l'utilisation avec une courroie crantée.Un arbre 63 est monté sur le rotor symétriquement par rapport aux tronçons de canalisation 52 pour équilibrer la partie tournante. En faisant de nouveau référence à la figure 3, on voit qu'avec un distributeur du type de celui représenté sur la figure 4, les quatre chambres d'éjection 30, repérées L, M, N, 0, sont alimentées en séquence par le distributeur 40, alors que, de façon similaire, les ouvertures de battage A, C, E, G de la rangée sur le côté extérieur du bâti enjambeur sont alimentées en séquence, par l'intermédiaire des canalisations 41, par le distributeur 43, les ouvertures de battage B, D, F, H de l'autre rangée étant alimentées en synchronisme avec les ouvertures de l'autre rangée par le distributeur 44, les deux distributeurs 43 et 44 étant alimentes directement par la seconde soufflante 4' et entraînés par l'in- termédiaire de courroies 46 et 46', par un moteur hydraulique 47', le distributeur 40 étant entraîné, par une courroie 48, par un moteur hydraulique 47, les moteurs hydrauliques 47 et 47' étant reliés par des conduites de fluide sous pression 49 et 49' à la prise de fluide de pression de servitude de l'engin agricole. On remarquera que, conformément à la présente invention, les ouvertures de battage--d'une rangée, sur un côté du châssis enjambeur, sont disposées en quinconce par-rapport aux ouvertures de battage de l'autre rangée, de façon que ces ouvertures, lors de leur balayage successif au moyen des distributeurs 43, 44, ne laissent pas de volume mort dans le chenal défini par le châssis enjambeur. Les deux distributeurs 43, 44, tournant en synchronisme, sont réglés de façon que la séquence d'éjection de l'air par les ouvertures A à H s'effectue alternativement de part et d'autre de la plante et en séquence, suivant la longueur du châssis enjambeur dans le sens opposé à son avancement par rapport aux arbustes, dans l'exemple représenté, la séquence A, B, C, D, E, F, G et H, et ainsi de suite, lors de l'avancement de la machine le long de la rangée d'arbustes. De l'air étant soufflé alternativement de part et d'autre de l'arbuste et de façon répétitive, lors de l'avancement de la machine, les baies ou grains sont soumis à des sollicitations al- ternées, les faisant osciller par rapport à leur pédoncule à une fréquence élevée, réglable en fonction des fruits considéres, de sorte que ceux-ci se trouvent rapidement détachés de la plante, et ce, même si celle-ci présente une végétation touffue. Les grains détachés, tombant par gravité, sont ensuite repris par le flux d'air provenant des chambres d'éjection 30, et transférés dans la structure de réception 12 puis convoyés le long du canal d'évacuation 15, comme précédemment décrit.Il convient de noter que pour réaliser le détachement des grains ou baies, un débit de l'ordre de 5 à 10 m3 d'air est suffisant, avec une surpression pouvant descendre jusqu'à 20 millibars, ce qui permet de diminuer la puissance soutirée par la soufflante 4' au profit de la soufflante d'éjection 4. Dans le mode dé réalisation représenté sur la figure 5, on reconnaît les deux soufflantes 4, et 4', et la structure de réception et d'évacuation 12, dans lesquelles sont propulsés les grains par les chambres d'éjection 30, mais le dispositif de battage mecanique a été supprimé, le battage s'effectuant ici uniquement par voie pneumatique,de la façon précédemment décrite, les ouvertures A-R de part et d'autre du châssis enjambeur étant cette fois dédou blées verticalement. Les diverses chambres d'éjection 30 repérées a, b, c, d sont alimentées par la première soufflante 4 dont la sortie de refoulement porte également les repères a, b, c, d, les chambres étant alimentées soit en séquence, comme dans la machine de la figure 3, soit en permanence comme dans le cas de la machine de la figure 1.Par contre, dans ce mode de réalisation, les ouvertures de battage d'une rangée sont alimentées deux à deux par une série de distributeurs 70, respectivement repérés , R, &gamma;, r disposés à l'aplomb des ouvertures de battage considérées afin de re- duire les pertes de charge, les différents distributeurs 70 étant alimentés en continu par la seconde soufflante 4' dont la sortie de refoulement porte également les repères a-. Dans la machine de la figure 5, le distributeur a, comportant quatre sorties, alimente successivement les o--vertures de battage B1, B2 D1, D2, le distributeur symétrique &gamma; alimentant, lui, successivement, les ouvertures de battage Al 2' r C2, et ainsi de suite. Les distributeurs Q et ss sont entraLnes en rotatw par un arbre commun 71, l'autre paire de distributeurs y et 6 étant entraînée par un arbre commun 72, les deux arbres 71 et 72 tournant en synchronisme et étant entraînés par un moteur hydraulique 220, par exemple analogue au moteur hydraulique 22 du batteur mécanique 16 de la figure 1. Dans ce mode de réalisation, la séquence des jets d'air de battage est la suivante : A1, B1; A2, B2 ; C1, D1; C2, D2, etc., de sorte que les jets de soufflage non seulement intéressent, comme dans le mode de réalisation précédent, toute la hauteur de l'arbuste, mais également éjectent des jets d'air concentrés alternativement en haut et en bas de l'arbuste, améliorant encore ainsi le rendement d'égrenage. La présente invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation qui viennent d'être décrits, elle est au contraire susceptible de variantes et de modifications qui apparaîtront à l'homme de l'art. REVENDICATIONS 1 - Procédé de vendange ou de cueillette automatisée de baies, comprenant les étapes de détacher les fruits de la plante par un dispositif automatique monté sur un bâti enjambeur et de recueillir au moins une partie des fruits détachés par voie pneumatique sur un côté du bâti enjambeur, caractérisé en ce qu il consiste à projeter, au niveau du pied de la plante, un flux d'air sensiblement horizontal à un débit suffisant pour dévier la totalité des fruits détachés, tombant par gravité vers l'ouverture d'un canal de réception et pour propulser ces fruits ainsi recueillis le long du trajet ascendant de ce canal de réception, vers son extrémité de déchargement dans une structure de réception et de stockage séparée. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les fruits sont détachés de la plante par voie mécanique. 3 - Procédé selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que les fruits sont détachés de la plante par voie pneumatique en projetant des jets d'air alternativement de part et d'autre de la plante et en séquence dans le sens opposé à celui de l'avancement du bâti enjambeur, par rapport à la plante. 4 - Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que les jets d'air sont distribués par au moins deux distributeurs rotatifs. 5 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les feuilles sont separées des fruits lors de leur chute gravitationnelle par voie pneumatique. 6 - Dispositif pour la vendange ou la cueillette automatique de fruits, notamment de baies sur arbustes, comprenant : un châssis enjambeur définissant un chenal en forme de U inversé, un dispositif automatique, entre les branches du châssis enjambeur pour détacher les fruits de la plante; des moyens pour actionner ce dispositif de détachement de fruits; au moins une source d'air sous pression; une structure d'éjection d'air sur une branche du U, dirigée vers l'intérieur de celui-ci au voisinage de l'extrémité inférieure de cette branche, cette structure d'éjection d'air étant reliée à la source d'air sous pression; une structure de réception de fruits sur l'autre branche du U, sensiblement en face de la structure d'éjection d'air et comportant au moins un plan incliné vers le haut, et une structure d'évacuation des fruits détachés et recueillis reliée à la structure de réception pour acheminer les fruits recueillis dans la structure de réception suivant un trajet ascendant vers un orifice de déchargement, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens pour-monter en porte-à-faux le châssis sur un engin agricole, la structure d'éjection étant constituée d'au moins deux chambres de soufflage horizontaies divergentes, adjacentes, présentant chacune une section de sortie rectangulaire s'étendant dans un plan vertical commun, chaque chambre divergente étant susceptible d'être reliée à la source d'air sous pression par des conduites individuelles et étant pourvue intérieurement d'aubes directrices divisant, dans un plan horizontal, la chambre en une pluralité de passages d'air adjacents, la structure de réception se présentant sous la forme d'une enceinte définie par au moins quatre parois, formant deux à deux des sections convergentes, depuis une ouverture de réception de section sensiblement rectangulaire, s'étendant dans un plan vertical, sensiblement confondu avec une des branches du U, et de hauteur supérieure au double de la hauteur de section de sortie des chambres d'éjection, et de longueur sensiblement égale à la longueur hors tout de ces sections de sortie, vers une extrémité de l'enceinte opposée à l'ouverture de réception, se raccordant continûment à une canalisation ascendante à paroi intérieure lisse dont la ligne moyenne s'étend dans une direction sensiblement perpendiculaire au plan de l'ouverture de réception. 7 -.Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que le dispositif pour détacher les fruits est un batteur mécanique à palettes. 8 - Dispositif selon la revendication 6 ou la revendication 7, caractérisé en ce que le dispositif pour détacher les fruits comprend une pluralité d'ouvertures d'éjection d'air de battage réparties en au moins deux rangées de part et d'autre du chenal du châssis enjambeur, les ouvertures d'une rangée étant disposées en quinconce par rapport aux ouvertures de l'autre rangée, des moyens étant prévus pour alimenter alternativement en air sous pression, en séquence, les ouvertures d'une rangée et les ouvertures de l'autre rangée. Dispositif ~ v sposstSif selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'il comporte une première soufflante alimentant les chambres d'éjection de ramassage et une deuxième soufflante alimentant les ouvertures de battage par l'intermédiaire d'au moins deux premiers distributeurs rotatifs. 10 - Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de transmission connectables à la prise de force dlun engin agricole pour entraîner les soufflantes. li - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 7 à 10, caractérisé en ce qu'il comporte un batteur mécanique entraî- né par un moteur hydraulique susceptible d'etre connecté, de façon commandable à la prise de fluide de pression de servitude d'un engin agricole. 12 - Dispositif selon prune quelconque des revendications 9 à 11, caractérisé en ce que les chambres d'éjection de ramassage sont reliées en séquence à la première soufflante par l'intermediai- re d'un second distributeur rotatif. 13 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 9 à 12, caractérisé en ce que les deux premiers distributeurs rotatifs sont entraînés en synchronisme par unmoteur hydraulique susceptible d'être connecté de façon commandable à la prise de fluide de pression de servitude d'un engin agricole. 14 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 8 à 13, caractérisé en ce que chaque ouverture de battage est divisée en une ouverture supérieure et une ouverture inférieure, une paire d'ouvertures doubles adjacentes d'une même rangée étant ali mentée en air depuis la seconde soufflante par un distributeur à quatre voies, chaque distributeur des paires d'ouverturesdoubles de chaque rangée étant actionné en synchronisme avec les distributeurs des autres paires des deux rangées. 15 - Dispositif selon la revendication 14, caractérisé en ce qu'il comporte deux rangées de quatre ouvertures-doubles s'éten- dant sur la majeure partie de la longueur du châssis enjambeur, depuis la partie avant de celui-ci, le châssis étant défini latéralement par deux plaques paralleles,les ouvertures doubles étant formées dans ces plaques, les sections de sortie des chambres d'éjection de ramassage et la section d'entrée de l'enceinte de réception étant confondues avec les plans de ces plaques, respectivement. 16 - Dispositif selon l'une quelconque des revendica- tions 9 à 15, caractérisé en ce que les canalisations d'amenée de l'air sous pression, depuis les distributeurs jusqu'aux ouvertures de soufflage et aux chambres d'éjection ont une section d'au moins 2 0,03 m , les distributeurs étant constitués d'un tronçon de cana- lisation de distribution de même section monté pour pouvoir tourner par l'une de ses extrémités sur l'extrémité d'une conduite fixe et par son autre extrémité sur une plaque tournante, disposée en regard d'une plaque fixe présentant plusieurs orifices circulairement répartis, chaque orifice de la plaque fixe étant relié à une canalisation d'amenée de l'air sous pression vers les ouvertures ou les chambres d'éjection, des moyens contrôlés étant prévus pour faire tourner la plaque tournante par rapport à la plaque fixe. 17 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 9 à 16, caractérisé en ce que le débit délivré par la première soufflante est d'au moins 10 m3/heure.