Le secteur technique de l'invention est celui des correcteurs de visée. Le but de l'invention est de permettre la réalisation d'un correcteur de visée par des moyens simples et fiables, extrAemement précis, avec possibilité néanmoins de retour à une commande manuelle de correction, au moins en hausse. A cet effet, dans un viseur porté sur une arme on prévoit, sur la ligne de visée, un miroir semi-transparent et semiréfléchissant au-travers duquel peut être visée une eible et sur lequel aboutit le chemin optique d'une projection de réticule, chemin où sont disposés deux miroirs rotatifs successifs dont l'un offre un axe de rotation vertical et 1 t autre un axe de rotation horizontal, lesdits axes étant asservis par organes moteurs et détecteurs de positions, couplés aux ordres et comparaisons respectivement donnés et reçues par un calculateur de tir élaborant des corrections angulaires en direction et en hausse desdits miroirs. Par comparaisons, il convient d'entendre celles qui sont à faire entre les valeurs des corrections angulaires à apporter aux miroirs et les positions occupées par ceux-ci, telles que fournies par lesdits moyens de détection. Ces valeurs résultent des ordres de correction, donc des ordres de commande des moyens moteurs en rotation et ces rotations sont poursuivies jusqu'8 annulation des différences résultant desdites comparaisons. Le pivotement d'au moins un miroir décale l'image projetée du réticule qui apparat dans le champ de visée. Le décalage est fonction des corrections de tir sans titre obligatoire- ment proportionnel auxdites corrections, notamment pour tenir compte du trajet optique de projection. C'est à cet effet que la liaison entre moyens moteurs et moyens détecteurs, dans chaque système relatif soit à la direction, soit à la hausse, est assurée par un renvoi mécanique, sans frottement ni jeu mais dont le rapport de transmission est déterminé principalement en fonction de la géométrie-du trajet optique de projection. Dans une forme d'exécution particulière, un renvoi mécanique est constitué par une paire de poulies connexes, de diamètres prédéterminés, l'une solidaire d'un axe d'un élément moteur électrique, l'autre solidaire d'un axe d'un élément détecteur avec liaison par rubans croisés eonvenablementbendus. L'un des groupes de tels moyens comporte sur son axe une came à encoche profilée qui coopère avec un doigt effacé sous l'action d1un électro-aimant > mais rappelé dans ladite encoche par des moyens élastiques. L'autre groupe comporte sur l'axe de miroir un couplage positif, débrayé sous l'action d'un électro-aimant, l'élément éclipsé en marche normale étant relié à une commande manuelle de rotation. De cette manière, si le premier groupe correspond au miroir de gisement et le second au miroir de site, le manipulant conserve la faculté d'un affichage de hausse en l'absence de correction de gisement. La description qui va suivre, en regard des dessins annexés, d'un exemple non limitatif de réalisation d'un dispositif conforme à l'invention, permettra de bien comprendre comment eel9s ci peut titre mise en pratique. La figure 1 montre en perspective schématique la disposition des organes d'un tel correcteur de visée. La figure 2 montre à une autre échelle une élévation d'un groupe correcteur de gisement. La figure 3 montre avee des arrachements une vue de dessus correspondant à la figure 2. La figure 4 en est une vue de dessous. La figure 5 montre l'entrainement manuel débrayable du groupe correcteur de hausse, à une échelle différente, avec coupe axiale. La figure 6 montre de mtme en coupe, l'électro-aimant de la commande de retour b l'immobilisation du groupe correcteur de gisement. Comme on le voit sur la figure 1, l'agencement comprend sur une ligne de visée 1, un cube séparateur constitué par un double prisme 2, cube divisé par un plan diagonal 3 à face pourvue d'un revttement semi-transparent et semi-réfléchissant. Une cible sur-un axe de visée 4 est vuepar l'observateur au-travers de ce plan en m8me temps que la projection 5 mobile d'un réticule, provenant d'un projecteur 6 de réticule après réflexion sur un miroir 7 de correction en direction et sur un miroir 8 de correction en hausse. Le miroir 7 est d'axe vertical et le miroir 8 d'axe de rotation horizontal.L'axe vertical 9 du miroir 7 est solidaire d'un moteur 10 suiveur et porte en bout une came 11 à encoche 12, susceptible de coopérer avec un doigt 13 mobile monté sur lame 14 élastique d'articulation; ce doigt coopère par une boutonnière 15 avec la gorge d'une noix 16 fixée en bout d'un plongeur 17 d'un électro-aimant 18 (figs 1, 2 et 5). L'axe 9 du moteur porte une poulie 19 dans le plan de laquelle est située une poulie homologue 20 solidaire de l'axe 21 d'un détecteur 22 destiné à donner une indication de l'angle pris par son rotor vis-a-vis de son stator. Le corps de ce détecteur 22 est enserré par un collier 23 fendu à vis de blocage, collier solidaire d'une chape 24 dont chaque branchue est pourvue d'une vis de calage 25. Entre les deux pointes des vis 25 est enserré un doigt de calage 26 solidaire du bati 27 de mécanisme porteur des stators de moteur 10 et détecteur 22. Ltaxe 28 du miroir 8 est celui d'un moteur 29 suiveur analogue au moteur 10 précité. L'extrémité de l'axe 28 porte une couronne 30 pourvue sur sa face frontale externe d'une denture périphérique 31 de crabotages avec laquelle peut venir coopérer une roue analogue 32 portée par un axe 33 ayant au voisinage de son autre extrémité une roue dentée 34, capable de coopérer avec une vis 35 mise en rotation manuellement par bouton moleté 36. L'axe 33 est en réalité tubulaire et entoure une tige centrale 37 qui est solidaire de la roue 34 et est liée à l'axe 33 à son extrémité opposée par une membrane élastique 558 ajourée, sus ce tible de déformations transversales mais non en rotation. Un ressort 39 est interposé intérieurement entre douille 33 et tige 37 ou,ce qui est équivalent,pot 40 contenant un bobinage dlélectro- aimant destiné à attirer la douille 33 et sa roue 32 hors de prise de la roue 30. Sur l'axe 28 est de mtme montée une poulie 41, reliée par rubans croisés 42 à une poulie 43 solidaire de l'axe 44 dlun détecteur d'angle 45 ayant lui-mtme son stator solidaire d'un collier 46 formant chape 47 à vis micrométriques 48 opposées d'appui sur un doigt 49 solidaire du bSti 27 de l'appareil. De meme la poulie 19 de moteur 10 et miroir 7 est reliée par rubans croisés 42a à la poulie 20 d'axe de détecteur 22 correspondant. Ce bti soutient les carcasses des moteurs et détecteurs d'angles, ainsi que les paliers d'axes de ces derniers, de même que les carcasses et portées des électro-aimants 18 et 40 puis les paliers de l'axe de vis 35, ainsi que l'optique de visée, son cube diviseur 2 et son projecteur 6. Dans les groupes moto-détecteurs, les carcasses 10 ou 22, par exemple, sont fixées de façon classique sur bâti 27 par nez de centrage 50 et éléments de colliers 51 à serrage axial par vis 53. Chaque poulie est bloquée sur son axe par vis 52 radiale. Tous ces moyens permettent des calages angulaires de précision successifs des différentes éléments de chacun des groupes motodétecteurs à miroirs et renvois à rubans croisés. Ceux-ci sont pris par tettes à boutonnières 54 sous des vis 55 situées contre des méplats de poulies 19 ou 41 motrices. Ltextrémité opposée de chaque ruban est attachée par un oeil à un ressort 56 lui-m8me ancré sur poulie de détecteur 20 ou 43 corres pondbntspuisJ une fois réglage en tension accompli, bloqué par vis 57 sur cette poulie de détecteur. Un calculateur de tir donne aux moteurs 10 et 29 des ordres de correction angulaire à partir des paramètres de tir. La variation de position angulaire d'un miroir 7 par exemple se traduit par un déplacement en direction de 1'image 5 du réticule dans le plan foeal 58 du viseur et une variation de position angulaire du miroir 8 se traduit par une variation d'élévation de cette image 5 dans le mame plan. Les positions angulaires desdits miroirs 7, 8 sont dé tectées par les détecteurs 22 et 45 qui sont du type potentiomètre ou synchro-machine et dont les axes (solidaires de curseurs ou de rotors), sont liés mécaniquement aux axes de pivotement des miroirs par les paires de rubans 42 ou 42a alors que les corps (pistes potentiométriques ou stators) sont solidaires du btti 27. La régulation de déplacement ainsi obtenue asservit les positions de miroirs à l'annulation de différencie entre angle calculé de miroir et angle de sa mise en position. A volonté, en cas de coupure ou en cas de panne de l'alimentation électrique du calculateur notamment, le doigt 13 peut titre amené à retomber dans l'encoche 12, calant au zéro le miroir 7; de mtme la roue 32 vient en prise avec la roue homologue 30 de sorte que le bouton moleté 36 permet de commander directement le miroir 8 en correction de hausse. I1 suffit d'alimenter les dlectro-aimants par-un interrupteur, ou encore les brancher sur l'alimentation dudit calculateur. Gette disposition a été choisie en raison du fait que le miroir 7 de gisement n'est astreint qu'à des mouvements relativement peu amples, les corrections correspondantes étant faibles. I1 va de soi que, sans sortir du cadre de l'invention, on peut apporter des modifications aux formes d'exécution qui viennent autre décrites. REVENDIGATIONS 1.- Correcteur de visée par déplacement asservi d' réticule apparaissant dans le champ de vision, caractérisé par le rait qu'il comprend, sur la ligne ae visée, un cube diviseur à plan diagonal semi-transparenG et semi-réflécnissant > que traverse la ligne de visée et où aboutit le chemin optique d'une projection de réticule, deux miroirs étant interposés sur ce chemin entre un projecteur de réticule et ledit cuoe, l'un de ces miroirs ayant un axe de rotation vertical, l'autre un axe de rotation horizontal, lesdits axes étant asservis par organes respectivement moteurs et détecteurs de positions, couplés aux ordres et comparaisons respectivement donnés et reelss par un calculateur de tir élaborant des corrections angulaires en direction et en hausse des positions desdits miroirs et donc dudit réticule projeté. 2.- Correcteur selon la revendication 1, caracterisé par le fait que chaque organe moteur de miroir est relié à l'organe détecteur de position angulaire correspondant par un renvoi mécanique sans-frottement ni jeu. 3,- Correcteur selon la revendication 2, caractErisd par le fait que le rapport de transmission dudit renvoi mécanique est- prédéterminé en fonetion principalement de la géométrie du trajet optique de projection, 4 - Correcteur selon la revendication 3, caractérisé par le fait que ledit rapport est différent de l'unité. 5.- Correcteur selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé par le fait que le renvoi mécanique comporte une paire de poulies, l'une solidaire d'un axe d'organe moteur, autre d'un axe d'organe détecteur, la liaison entre poulies étant assurée par rubans souples, mais inextensibles de préférence croisés et convenablement tendus. 6.- Correcteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 5 > caractérisé par le fait que l'axe d'élément moteur de miroir de direction est solidaire d'une came à encoche profilée, susceptible de coopérer avec un doigt de calage en position, effacé sous l'action d'appel d'un électro-aimant branché notamment sur l'alimentation d'un calculateur directeur de tir. 7. - Correcteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que l'axe moteur d enrainement en rotation du miroir de hausse est -solidaire d'un élément de crabotage, face auquel peut être éclipsé un élément conjugue, sus l'action d'un électro-aimant aliment4/de même, notamment en mme temps qu'un calculateur directeur de tir, l'axe dudit second élément étant pourvu de moyens d'entratnement manuel de corree- tion de hausse dans le viseur. 8. - Correcteur selon l'une quelconque des revendications I à 7, caractérisé par le fait que chaque poulie, came et éventuellement élément de craDotage,est monté sur son axe de façon réglskle, de même que chaque carcasse de détecteur ou de moteur est montée réglable angulairement par portée circulaire et collier à serrage axial sur bâti de mécanisme. 9.- Correcteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé par le fait que les rubans de liaison sont attachés chacun à une première poulie motrice par une teste mortaisée prise sous serrage d'une vis sur méplat de ladite poulie et sur poulie réceptrice par oeil d'attache à un ressort solidaire de cette poulie et serrage ultérieur par vis sur jante de cette dernière.