'invention concerne un tuyau à deux canaux et un climatiseur comprenant un tel tuyau. Dans une construction connue, on a logé un tuyau flexible écrasable dans un tuyau rigide, de sorte que, suivant les conditions de pression ou les quantités de fluide à transporter, les sections transversales libres d'écoulementdes deux tuyaux peuvent varier et qu'on a la possibilité de n'utiliser que temporairement le tuyau intérieur souple et de maintenir ainsi utilisable la section complète du tuyau extérieur rigide en faisant disparattre la pression dans ce tuyau intérieur souple et en le laissant s'écraser sur lui-même. Cependant la construction connue n'est pas utilisable dans différents domaines d'application. C'est ainsi, par exemple, que dans un climatiseur il faut pourvoir les différents canaux d'ou verdures de nettoyage facilement accessibles, d'un nombre et d'une dimension telles qu'on puisse nettoyer les canaux autant que possible en tous points. Or on ne peut pas satisfaire à cette exigence pour le tuyau souple situé à l'intérieur parce que ce tuyau peut s'écraser sur lui-mtme en l'absence d'une pression et qu'à cause de sa position on ne peut pas avoir facilement aecès à lui.Dans la pratique, il faut, dans le réglage initial de l'installation, et également fréquemment sur des installations déjà terminées, exé cuter des essais de perte de charge, et cela à des emplacements où des postes de mesure n'existent pas encore. On ne peut pas non plus effectuer de tels essais sur le tuyau élastique intérieur. Installer des postes de mesure, par exemple des thermostats, des hydrostats, etc., n'est également guère réalisable ou ne 11 est pas du tout pour le tuyau intérieur fixe connu. L'invention s'est donné pour but de réaliser un tuyau à deux canaux dans lequel, suivant les conditions de pression et les autres exigences de chaque instant ou de chaque cas, on peut assurer la circulation de quantités d'air différentes et variables dans chacun des deux canaux, en rendant variables les sections des deux canaux de façon que l'un quelconque des deux canaux puisse transporter jusqu'd 100 % du débit moyen exigé, tandis que l'autre canal ne transporte pratiquement plus que O de ce débit moyen et réciproquement. Un accès simple aux deux canaux doit outre assuré, par exemple pour pouvoir les nettoyer ou installer ultérieurement des postes de mesure au voisinage des deux canaux, ou procéder à des mesures. Pour atteindre ce but, le tuyau à deux canaux suivant l'inven- tion est caractérisé par le fait qu'il est divisé en deux canaux (disposés c8te à côte #par une membrane souple imperméable à l'air montée sensiblement dans le plan médian du tuyau. Avec une telle réalisation, on a la possibilité de faire s'écouler dans chacun des deux canaux une quantité de fluide qui correspond pratiquement à la totalité de la section intérieure du tuyau, tandis qu'alors le débit de fluide est pratiquement nul dans l'autre canal, et réciproquement. Il est essentiel que chacun des deux canaux possède une paroi extérieure rigide, de manière à assurer un accès simple aux canaux, par exemple pour les nettoyer, y installer des postes de mesure, etc. L'invention va maintenant être décrite plus en détail en se référant au dessin annexé et en liaison avec un climatiseur à deux canaux. Mais il va de soi qu'on peut également utiliser avantageusement le tuyau suivant l'invention en liaison avec d'autres systW- mes, par exemple dans le cadre de climatiseurs à induction, etc. Sur le dessin annexé - la fig. 1 est une vue en perspeotive du tuyau à deux canaux suivant l'invention - la fig. 2 est une vue schématique,en coupe, du tuyau de la figure 1, et - la fig. 3 illustre l'utilisation du tuyau suivant l'invention dans le cadre d'un climatiseur à deux canaux. Suivant les figures 1 et 2, le tuyau extérieur rigide 1 est divisé en deux canaux 3 et 4 par une membrane 2 fixée ou encastrée dans le plan médian du tuyau. Le tuyau 1 est de préférence constitué par deux moitiés de tuyau entre lesquelles la membrane 2, qui est en une matière absorbant le bruit, est encastrée dans la région 5 des joints de fixation. Sur les figures 1 et 2, la membrane 2 occupe une position telle que la plus grande partie de la section totale d'écoulement du tuyau 1 est occupée par le canal 3, tandis qu'il ne subsiste pour le canal 4 qu'une faible section résiduelle. Mais la membrane 2 peut prendre les positions intermédiaires les plus variées, de sorte que dans le cas extrême chacun des deux canaux peut occuper entre O et 100 % de la section totale du tuyau i. Relativement au climatiseur à deux canaux représenté sur la figure 3, il est essentiel de rappeler que le principe d'un climatiseur à deux canaux consiste en général à introduire de l'air à des températures différentes (air chaud et air froid) dans deux canaux, et à mélanger ces deux écoulements d'air pour obtenir les températures d'air d'entrée dans un local qui sont désirées dans chaque cas et à chaque instant et qui diffèrent en général d'un local à l'autre. Ces températures sont assurées par le fonctionnement d'appareils de mesure connus, qui sont commandés par exemple par des thermostats. À cause des différences dans la répartition des charges (chaleur et froid), différences qui peuvent également apparattre à l'intérieur d'un mtme local, des conditions de mélange qui diffè- rent les unes des autres peuvent s'établir dans tous les appareils de mélange de l'installation. Comme la quantité d'air amenée à chaque local ou traversant chaque appareil de mélange est constante, il faut que la température du flux d'ait sortant des appareils de mélange soit différente.Cela signifie que, bien que l'installation fonctionne avec une quantité d'air constante, le rapport entre la quantité d'air chaud et la quantité d'air froid puisse varier à chaque instant, ces quantités tétant égales, ctest-à-dire dans un rapport 50 : 50, que par le plus grand des hasards. Le canal pour l'air chaud et le canal pour l'air froid ne sont pas utilisés simultanément à 100 % dans de tels climatiseurs à deux canaux, parce que la fraction d'air froid et la fraction d'air chaud qui sont nécessaires suivant les besoins qe représentoet toujours au total que 100 ,' de la quantité d'air amené. Mais à cause des besoins de pointe, il faut dimensionner la section du canal d'air froid pour 100 et celle du canal d'air chaud pour environ 75 % de la quantité d4air amené. On peut réaliser de telles installations à la fois sous forme d'installations haute pression et d'insstallations basse pression. Mais, en général, pour obtenir de plus petites sections de canaux, on préfère les installations haute pression. L'inconvénient de telles installations réside dans le fait qu'on doit disposer de grandes sections dans les deux canaux, ce qui rend difficile, sinon impossible, de loger dans des bStiments des conduites tubulaires suffisamment grandes, et rend nécessaire une dépense considérable de main d'oeuvre et de matière pour terminer les canaux. Quand on utilise le tuyau suivant l'invention dans le cadre d'un climatiseur à deux canaux, on résout d'une façon extrêmement simple du point de vue de la construction le problème consistant à diminuer considérablement l'encombrement des conduites de transport d'air, en faisant varier la section des deux canaux de façon telle que chacun des deux canaux puisse assurer alternativement la circulation de O à 100 % de la quantité d'air amené, par exemple un canal 75 % et l'autre 25 %. Dans le climatiseur à deux canaux représenté sur la figure 3, d'une part un réchauffeur 7 et, d'autre part, un refroidisseur 8 sont raccordés à l'appareil de climatisation 6, dans lequel débouche un canal d'amenée d'air. En sortant du réchauffeur 7, la quantité d'air réchauffé est amenée, par le raccordement 9 pour air chaud, dans l'un des canaux, par exemple le canal 3, du tuyau 1 suivant l'invention, tandis que la quantité d'air qui quitte le refroidissement 8 pénètre, par le raccordement 10 pour air froid, dans l'autre canal, par exemple le canal 4, du tuyau i. Dans le voisinage des différents emplacements d'utilisation, c'est-à-dire des locaux 12 à climatiser, il part de la conduite principale 1 des dérivations à partir desquelles les courants d'air pénètrent, respectivement par les raccordements 9 pour air chaud et les raccordements 10 pour air froid, dans des appareils de mélange 11, à partir desquels ils sont envoyés aux locaux 12. On peut ensuite évacuer dans l'atmosphère, à travers le climatiseur, l'air qui sort des locaux 12. R3 VEND I C Â# I ON S 1.- Tuyau à deux canaux, en particulier pour la circulation de l'air dans les climatiseurs, caractérisé par le fait qu'il est divisé en deux canaux (disposés cEte-à-côte) par une membrane souple imperméable à l'air montée sensiblement dans le plan médian du tuyau, la membrane étant encastrée entre deux portions de tuyau qui se font sensiblement face. 2.- Tuyau suivant la revendication 1, dans lequel la membrane est en une matière absorbant le bruit. 3.- Climatiseur réalisé en utilisant un tuyau à deux canaux suivant la revendication 1.