L'invention concerne un dispositif d'ancrage provisoire incorporable dans des ouvrages en béton, tels que murs banchés, et servant notamment à la fixation de différents matériels tels que coffrages grimpants, passerelles, consoles de sécurité, garde-corps. Il convient, avant d'aborder les dispositions principales de l'invention, de rappeler les difficultés rencontrées à l'occasion de la mise en place et de l'exploitation des dispositifs d'ancrage non traversants. Parmi ces dispositifs, on citera tout d'abord les douilles de différentes formes que l'on incorpore en façade dans des éléments en béton. Les douilles connues ont en commun une structure complexe qui comprend une douille pourvue de moyens d'ancrage dans le béton, un moyen de vissage interne, solidaire ou non du corps de la douille, une tige ou boulon se vissant dans la douille. Outre les difficultés de fabrication et de cotit, les douilles doivent être mises en place avec précaution, car si du béton pénètre dans les moyens récepteurs de la tige ou du boulon, ces derniers ne peuvent plus être mis en place lors du besoin d'utilisation qui est souvent assez éloigné. du temps de pose. Les douilles, après mise en place et utilisation, ne sont pas récupérables. On a recherché encore d'autres moyens d'ancrage scellés à demeure dans le béton, donc non récupérables, mais d'un coat de fabrication moins élevé. Il s'agit en l'espèce de tiges filetées, du genre tiges de précontraintes que l'on tronçonne à longueur voulue et que l'on incorpore dans le béton. Ces tiges sont à génératrices parallèles, à pas allongé, et les filets de vis sont de faible hauteur, de l'ordre de 3 mm et à flancs sensiblement droits ou faiblement inclinés, si bien que l'ancrage radial entre deux filets voisins est de faible importance. Pour obtenir un ancrage satisfaisant dans le béton, il faut une longueur de tige de l'ordre de 500 mm. Il faut en outre onduler la tige pour renforcer la résistance à l'arrachement. Outre la matière première importante constituant chaque tige d'ancrage, on' note que les tiges, une fois incorporées, sont irrécupérables. Enfin, lorsque l'épaisseur des murs est faible, on ne peut assurer de façon sltre l'ancrage des tiges filetées dans le matériau d'enrobage. Ces tiges connues sont associées de cônes dits de cisaillement filetés spécialement pour les tiges pour se visser, d'une part sur l'extrémite des tiges d'ancrage, et pour, d'autre part, recevoir par vissage, mais de type différent, une vis ou boulon haute résistance, destiné à fixer dans ce c8ne le matériel accessoire. Le coût de ces ancrages connus est encore trop élevé et les applications limitées. La présente invention a en consequence pour but de remédier aux inconvénients précités en fournissant un nouveau dispositif d'ancrage bien adapté à l'incorporation dans une masse d'enrobage telle que du béton, de fabrication plus simple et plus économique, présentant une capacité d'ancrage accrue et pouvant être récupéré après incorporation en vue d'une ou plusieurs réutilisations ultérieures. Selon l'invention, ce dispositif est remarquable en ce qu'il est constitué d'un corps monobloc, se présentant sous la forme générale d'un tirefond conique, fileté sur la plus grande partie de sa longueur, le filetage étant à pas allongé pour donner naissance, entre les sommets de ce filetage, à un sillon profond en forme générale de V, ce sillon présentant des pentes ouvertes à plus de 90 , et une partie de fond à profil de transition adouci. Grâce à cette disposition de structure, on réalise un dispositif plus résistant ayant un taux de remplissage accru entre les sommets du filetage, ce qui entrain une pression unitaire plus faible des parties travaillant dans le béton,-due à l'augmentation des surfaces d'ancrage. Suivant une disposition de l'invention, la pente moyenne du corps monobloc est comprise entre I et 5 , de préférence 2.5". Par cette disposition combinée au profil du filetage, il devient possible de déboîter aisément le corps monobloc aprbs incorporation et prise de la matière d'enrobage. Suivant une autre disposition, l'angle d'ouverture des flancs du sillon est de l'ordre de 1po'. D'autres dispositions de l'invention ressortiront encore de la description détaillée d'un mode d'exécution, donné ici à titre d'exemple et illustré dans les dessins annexés dans lesquels La figure 1 est une vue montrant le contour général du dispositif. La figure 2 est une vue en coupe partielle au niveau de l'alésage axial du dispositif. La figure 3 est une vue partielle très agrandie du profil du filetage d'ancrage du dispositif. La figure 4 est une vue montrant la fixation d'un matériel accessoire. sur le dispositif d'ancrage incorporé dans un mur en béton. En référence à la figure 1, le dispositif d'ancrage provisoire est désigné par la référence générale 10. Ce dispositif se compose d'un corps monobloc 11, se présentant sous la forme générale d'un tirefond. Ce corps monobloc est d'allure générale conique et présente sur la plus grande partie de sa longueur, un filetage 12, à pas allongé, compris entre 20 et 50 mm, un pas de 30 mm ayant été retenu dans le cas d'un dispositif d'ancrage spécial pour béton. Les sommets du filetage sont séparés par un sillon profond 13, en forme générale de V. Les pentes du sillon 13a, 13b, sont ouvertes à plus de 90 , de préférence P10" dans l'application du dispositif aides ouvrages en béton.Ce qui donne une profondeur moyenne de sillon de l'ordre de 8 mm pour un pas de 30 mm comme il a été indiqué. On comprend que par cette disposition, on augmente les surfaces d'ancrage dans le béton, c'est-à-dire les surfaces travaillant contre les forces d'arrachement. La pression unitaire des parties travaillantes est diminuée, et on obtient un taux de remplissage des sillons parfait, $rate à la combinaison du profil en V ouvert, et du profil du fond de sillon 14, qui s'inscrit dans une courbe comme montré aux figures I et 3. Dans l'exemple représenté, le corps monobloc conique a une pente moyenne de 2.50, ce qui permet, après utilisation du dispositif, son déboitement de l'alvéole en vue d'une réutilisation. Dans le même but, on notera que le sommet du filetage 12, se presente sous forme d'un plat séparant deux flancs de sillons adjacents. Le corps monobloc comporte une partie de tête conique 15, exempte de filetage, cette partie de tête possédant un alésage axial borgne 16, fileté intérieurement pour recevoir un organe de fixation pour un accessoire, cet organe de fixation pouvant Outre constitué par un boulon à haute résistance, ou une tige filetée. En se reportant à la figure 4, on remarquera un des modes d'utilisation possible d'un dispositif d'ancrage, enrobé dans le béton d'un élément de construction 17, tel que par exemple un mur, le dispositif étant utilisé ici pour la fixation de matériels tels que coffrages grimpants, passerelles, garde-corps, etc... Dans l'exemple représente, la console 18 s'applique contre la face du mur 17 et la fixation est obtenue par un boulon 20, vissé dans l'alésage fileté du dispositif d'ancrage. Pour certaines applications, le sommet du filetage séparant deux flancs de sillons adjacents est à profil arrondi. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples d'exécution ci-dessus décrits et représentés pour lesquels on pourra prévoir d'autres variantes sans pour cela sortir du cadre des revendications annexées. REVENDICATIONS 1) Dispositif d'ancrage provisoire non traversant incorporable notamment dans des ouvrages en béton et servant entre autres applications à la fixation de différents matériels tels que coffrages grimpants, passerelles, consoles, garde-corps, se présentant sous la forme général d'un tirefond conique, dispositif d'ancrage caractérisé en ce qu'il est constitué d'un corps monobloc, fileté sur la plus grande partie de sa longueur, le filetage étant à pas allongé pour donner naissance, entre les sommets de ce filetage, à un sillon profond en forme générale de V, ce sillon présentant des pentes ouvertes à plus de 90" et une partie de fond à profil de transition adouci. 2) Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la pente moyenne du corps monobloc est comprise entre 1 et 5e, de préférence 2.5 . 3) Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'angle d'ouverture des flancs du sillon est de l'ordre de 110". 4) Dispositif selon ltune quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le fond du sillon du filetage est à génératrice courbe.. 5) Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le sommet du filetage se présente sous forme d'un plat séparant deux flancs de sillons adjacents. 6) Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le corps monobloc comporte une partie de tête conique lisse exempte de filetage, cette partie de tête étant pourvue d'un alésage axial borgne fileté pour recevoir un boulon, vis ou tige filetée pour un accessoire à fixer. 7) Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le sommet du filetage séparant deux flancs de sillons adjacents est à profil arrondi.