La présente invention concerne un tamis d'égouttage pour machine à papier. La demande de brevet allemand publiée sous le numéro 25 30 110 décrit l'utilisation d'un tamis d'égouttage pour machine à papier, lié, sur sa face portant le papier, par un liage monofil constituant une toile-métallique sans fin pour machine à papier avec armature croisée dont les fils de chaîne, en effectuant une courbure, épousent partiellement les fils de trame métallique s. En utilisant une telle toile métallique en tant que toile sans fin pour machine à papier dans le cadre de la fabrication visée ci-dessus, on obtient une durée de vie nettement plus longue comparée à celle de la toile métallique, objet de la demande de brevet allemand mise à l'inspection publique sous le n" 1 111 151, sans que la qualité de l'égouttage soit réduite pour autant. Par ailleurs, on avait cherché, à l'aide de ces toiles sans fin, à produire des papiers d'imprimerie améliorés, c'est-à-dire des papiers de meilleure qualité. Ce problème n'est que partiellement résolu avec les moyens préconisés par la demande de brevet allemand publiée sous le numéro 25 30 110. En effet, et en application des mesures proposées, qui consistent à utiliser une toile métallique avec armature croisée dont les fils de chaîne, en effectuant une courbure, chevauchent et touchent les fils de trame rectilignes, le liage sur la face orientée vers le papier, étant un liage monofil, on obtient un nombre de mailles de tamisage par unité de surface normalement suffisant certes, mais qui, sur des papiers de très bonne qualité, laisse subsister des marques inadmissibles. Le but de l'invention est de maintenir la durée de vie améliorée en application des mesures préconisées par la demande de brevet allemand publiée sous le numéro 25 30 110, et de réduire, voire même de supprimer, les marques laissées sur le papier obtenu avec de telles toiles de tamisage métalliques. Ce but est atteint par le -fait que, tout en maintenant la densité des fils de chaîne, on imprime également une courbure aux fils de trame sur la face de roulement, en augmentant le rapport de l'écartement des fils de chaîne de liage au diamètre des fils de chaine. Cette mesure permet d'augmenter, sur le côté orienté vers le papier, le nombre de points de croisement des fils constituant la face porteuse de la pâte à papier et d'améliorer ainsi la qualité finale du papier produit. Selon un autre mode de réalisation de l'invention, l'amélioration du rapport de l'écartement des fils de chaîne de liage au diamètre de ces mêmes fils de chaîne peut être obtenue au travers de plusieurs possibilités isolées ou conjuguées. Selon l'une de ces possibilités, il peut être fait usage d'une armature croisée, en quartes au moins. En application d'une autre possibilité ou en liaison avec cette première, il peut être procédé de manière telle que les par deux fils de chaîne se trouvent réunis deuxVou que chaque paire de fils soit remplacée par un seul fil plat. D'autre caractéristiques et avantages de cette invention ressortiront de la description faite ci-après, en référence aux dessins annexés qui en illustrent divers exemples de réalisation, dépourvus de tout caractère limitatif. Sur ces dessins - la figure 1 représente le côté orienté vers le papier d'une forme de réali sation conforme à l'invention d'une toile métallique avec arma ture croisée en quartes - la figure 2 représente la face de roulement de la toile métallique sans fin pour machine à papier de la figure 1, avec armature croisée en quartes - la figure 3 est une coupe, selon III - III de la figure 1 - la figure 3a est une coupe, selon IIIa - IIIa de la figure 1 - la figure 4 représente une coupe d'une toile métallique sans fin pour ma chine à papier, correspondant à la coupe de la figure 1, mais comportant, sur le côté porteur du papier, les fils de chaîne réunis deux par deux; - la figure 5 est une coupe,suivant la figure 4 - la figure 6 est une coupe sur la face de roulement selon VI - VI de la figure 4 et - la figure 7 représente une coupe identique à celle de la figure 6, sur laquelle les fils jumelés sont remplacés par un seul fil plat. Les fils métalliques verticaux ou fils de chaîne 1 chevauchent, en formant une courbure, les fils horizontaux 2 ou fils de trame, en constituant une armature croisée. Comme on peut le voir, il s'agit d'une armature croisée en quartes. Les fils de trame 2, ainsi que les fils de chaîne 1, accusent une courbure, la partie courbée 3 des fils de chaîne 1 arrivent au plan supérieur E du tissu et contribuent ainsi à former la surface porteuse de la pâte à papier. On reconnaît l'augmentation du rapport de l'écartement "a" des fils de chaîne de liage au-diamètre "d" de ces fils de chaîne. La même augmentation du rapport apparaît sur les figures 3 et 4, dans lesquelles les fils de chaîne jumelés peuvent être remplacés par un fil plat, comme le montre la figure 7. REVENDICATIONS 1. Tamis d'égouttage pour machine à papier lié, sur sa face portant le papier, par un liage monofil constituant une toile métallique sans fin, pour machine à papier, avec armature croisée dont les fils de chaîne, en effectuant une courbure, épousent partiellement les fils de trame rectilignes, caractérisé en ce que, la densité des fils de chaîne (1) étant maintenue, les fils de trame (2) sont courbés sur la face de roulement et le rapport de l'écartement (a) des fils de chaîne de liage (1) au diamètre (d) des fils de chaîne est augmenté. 2. Tamis d'égouttage selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'armature croisée est au moins une armature croisée en quartes. 3. Tamis d'égouttage selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que les fils de chaîne sont réunis deux par deux au moins. 4. Tamis d'égouttage selon la revendication 3, caractérisé en ce que les fils de chaîne associés constituent un fil plat.