La présente invention concerne une pince à ouverture réglable permettant de saisir l'extrémité de tiges commandant ltouverture et la fermeture d'appareils tels que robinets ou vannes de conduites d'eau ou de gaz, par exemple, notamment enterrés. Pour ces appareils enterrés il est impossible, en raison du manque de place, d'utiliser une clé plate. I1 faut recourir à une clé ou pince venant coiffer l'extrémité de la tige à manoeuvrer. Dans certains cas on connait la section de ltextrémité de cette tige ; la manoeuvre ne présente alors aucune diffi culté si l'on dispose d'une clé, du genre dit "canon", de dimensions appropriées. Mais, bien souvent, la personne qui doit manoeuvrer un appareil enterré ne connais pas la section de la tige de commande. Il lui faut donc rassembler un jeu de clés encom brant et pesant, puis procéder par tsstonnements. Oes derniers sont d'autant plus longs et pénibles que la tige de l'appareil est plongée dans l'obscurité et fréquemment souillée par des débris. Il s'ensuit une perte de temps, toujours conteuse, et un retard apporté à la manoeuvre de l'appareil. Ce retard peut avoir des conséquences fâcheuses et m & e graves s'il s'est produit, par exemple, une fuite sur une canalisation d'eau ou de gaz, ou si la vanne à manoeuvrer commande une conduite d'incendie. On a donc cherché à réaliser une clé ou pince à ouverture réglable, utilisable pour la manoeuvre de robinets ou de vannes enterrés. En particulier, on a effectué des essais en s'inspirant du principe du mandrin de retenue du foret sur une perceuse. Mais ces tentatives n'ont pas donné, jusqu'à présent, de résultats satisfaisants, certains organes des dispositifs essayés s'étant avérés trop fragiles pour le service qui leur était imposé. On est appelé, en effet, à manoeuvrer des appareils qui ne l'ont pas été depuis des années, ou même des dizaines d'années ; leur ouverture ou leur fermeture est extrêmement dure, en raison de la rouille et des détritus accumulés. Be but de la présente invention est de réaliser une pince à ouverture réglable permettant notamment de manoeuvrer les tiges de commande de robinets ou de vannes enterrés, cette pince étant simple, robuste, d'un maniement commode et utilisable pour une gamme étendue de sections de tiges de commande. Un autre but de l'invention est que la transmission du couple de manoeuvre de la pince aux mors de la pince soit complètement indépendante du système qui permet de régler l'ouverture de la pince. Suivant l'invention, la pince à ouverture réglable, pour manoeuvre à distance d'appareils tels que robinets et vannes, notamment enterrés, cette pince comprenant une colonne de manoeuvre, munie d'un organe commandant sa rotation, et deux mors à écartement variable, destinés à saisir la tige de l'appareil à manoeuvrer est caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens de réglage à distance de l'écartement des mors et des moyens pour transmettre aux mors le couple de rotation appliqué sur la colonne de manoeuvre. De préférence, la pince comprend un boftier solidaire de la base de la colonne de manoeuvre, ce bottier comportant, de part et d'autre de l'axe de la colonne, deux faces d'appui parallèles à cet axe, parallèles entre elles et reliées l'une à l'autre, chacun des deux mors étant monté à coulisse entre ces dieux faces, symétriquement à l'autre mors-par rapport à l'axe de la colonne, les plans de coulissement des deux mors convergeant vers le bas, des moyens étant prévus pour faire coulisser symétriquement les mors. En coulissant sur les glissières convergentes du bottier, les mors s'éloignent ou se rapprochent l'un de l'autre. Ils peuvent ainsi entre adaptés-, puis bloqués sur la tige de l'appa- reil à manoeuvrer. Be couple de rotation est ensuite transmis au bottier par la colonne de manoeuvre, puis du bottier aux mors, chacun de ceux-ci étant appliqué contre la face d'appui qui exerce une poussée sur lui. Cette transmission est complètement indépendante du système qui permet de régler l'ouverture de la pince. D'autres particularités et avantages de l'invention réEul- teront encore de la description détaillée qui va suivre. Aux dessins annexés, donnés à titre d'exemple non limitatif, on a représenté une réalisation préférée de l'invention. La figure 1 représente la pince, suivant une coupe en élévation, les mors étant à fond de course vers le haut. La figure 2 est une coupe partielle en élévation correspondant à la figure 1, les mors étant à fond de course vers le bas. Ba figure 3 est une vue, en perspective éclatée, des mors et de plaquettes qui les recouvrent. La figure 4 est une vue en perspective d'une barre nmnie de galets, qui commande le coulissement des mors. La figure 5 est une vue en perspective, avec arrachement, du corps du boitier. La -figure 6 est un schéma explicatif en plan des mors, en prise sur une tige carrée et sur une tige rectangulaire. Dans la réalisation de la pince, conforme à l'invention, représentée aux figures 1 à 6, celle-ci comprend (fig. 1) une colonne tubulaire 1 de manoeuvre. Cette colonne, d'axe li, est munie, à son sommet, d'un tube transversal 2, constituant deux poignées de manoeuvre gymétriques. La colonne 1 porte un boiter 3, dont le couvercle amovible 4 est fixé à la base de la colonne. Le corps du boftier 3 comporte (fig. 5) deux faces d'appui 5, parallèles à l'axe ÂÂ, symétriques par rapport à cet axe et reliées par des parois latérales 6, assemblées avec les faces 5 par des vis 7. Chaque face 5 porte intérieurement deux glissières 8 fixées par des vis 9. Ces glissières sont disposées de façon que leur ensemble détermine (fig. 1) deux plans de coulissement C1 Ci et 0202 , symétriques par rapport à l'axe li et convergents vers le bas. Les deux mors 11 de la pince présentent un volume prismatique et sont montés entre les deux faces d'appui 5, leurs rainures 12 (fig. 3) coulissant sur les glissières 8. Des moyens sont prévus pour faire coulisser les mors 1 i symétriquement par rapport à l'axe li. Ces moyens comprennent (fig.1) une tige de réglage 13, coaxiale à la colonne 1. La tige 13 est munie à son sommet, d'une tige transversale 14, constituant deux poignées de réglage symétriques. La tige 13 comporte, à sa partie inférieure, un filetage 15, engagé dans un canon 16, solidaire du couvercle 4 du bottier 3. Âu-dessous du filetage 1 5, la tige 13 présente un épaulement, sous lequel est montée rotativement une barre transversale 17. L'extrémité de la tige 13 est filetée et porte un écrou indesserable 18 qui maintient en place la barre 17, avec interposition d'une rondelle. Chacune des deux branches de la barre 17 porte, à son extrémité (fig. 4) une chape 19, dans laquelle est monté un galet 21, avantageusement constitué par un roulement étanche à billes, à rouleaux ou à aiguilles. Chaque galet 21 est engagé (fig. 1 et 2) dans un logement 22 que présente chaque mors 11, de part et d'autre de son plan axial PP (fig. 3 et 6). Les logements 22 sont limités en haut par des plaquettes 23, fixées sur le corps des mors il par des vis 24. A sa partie supérieure (fig. 1) la tige de réglage 13 porte un filetage 25 et passe librement dans le tube transversal 2, à travers des orifices 26, 27. Le filetage 25 porte un écrou 28 de blocage de la tige 13 sur le tube 2. La mâchoire de chaque mors Il (fig. 3 et 6) comporte un premier angle dièdre D, de 900, dont l'arête est parallèle à l'axe AA, les deux faces F1, F2 de cet angle étant symétriques par rapport au plan axial PP du mors 11. Chacune des deux faces F1, F2 présente, symétriquement à l'autre face relativement au plan PP, un angle dièdre D2 de 900, dont l'arête est parallèle à l'axe AA et dont le plan bissecteur BB est orthogonal à la face F1, F2. La pince que l'on vient de décrire s'utilise de la façon suivante ; on supposera, par exemple, que le filetage 15 est avec pas à droite. On desserre l'écrou de blocage 28 (fig. 1) et l'on tourne, dans le sens anti-horaire, la tige 14 pour faire monter le filetage 15 dans le canon 16. La barre 17 se rapproche du couvercle 4, les galets 21 poussent vers le haut les plaquettes 23 et donc les mors 11. 'les rainures 12 de ces mors coulissent sur les glissières obliques 8, ce qui provoque l'écartement des mors 11, les galets 21 roulant alors contre la face inférieure des plaquettes 23. Quand l'écartement des mors Il est devenu suffisant, on coiffe avec le boftier 3 l'extrémité de la tige à manoeuvrer et l'on tourne, dans le sens horaireS la tige 14. Le filetage 15 s'enfonce dans le canon 16, la barre 17 s'éloigne du couvercle 4. 'les galets 21 poussent vers le bas les mors 11, provoquant leur rapprochement ; ces galets roulent alors sur la face inférieure des logements 22. 'les mors Il viennent s'appliquer (fig. 2) contre l'extrémité de la tige à manoeuvrer. Grace à la disposition des måchoires des mors Il (fig. 3 et 6), on peut saisir l'extrémité de la tige, qu'elle soit carrée ou rectangulaire, et cela dans une gamme étendue de sections de tiges. On bloque alors l'écrou 28 sur le tube 2 pour maintenir le serrage des mors 11, puis on tourne le tube 2 dans le sens voulu pour ouvrir ou fermer l'appareil à manoeuvrer. Cette opération terminée,on desserre l'écrou de blocage 28 et on tourne la tige 14, dans le sens anti-horaire, pour écarter les mors 11, ce qui libère la pince. La pince que 1 'on vient de décrire présente les avantages suivants : - Elle est simple et robuste. - Le mécanisme de réglage de l'ouverture n'est soumis à aucun effort au cours de la fermeture ou de l'ouverture de l'appareil à manoeuvrer. En effet, la transmission du couple exercé sur le tube 2 se fait de la colonne 1 au bottier 3 et du boîtier directement aux mors il, chacune des deux faces d'appui 5 s'appliquant contre un des mors il. - Le réglage est doux et progressif, la position en hauteur de la barre 17 étant commandée par le filetage 15 et les mors il étant poussés par les roulements à billes 21. - Le mécanisme est entièrement protégé, le bottier 3 ne présentant que l'ouverture nécessaire pour coiffer la tige à manoeuvrer. - L'entretien du mécanisme est facile. En effet, le boiter 3 est entièrement démontable et, pour retirer la barre transversale 17, il suffit de dévisser l'écrou 18. Bien entendu, l'invention ne se limite pas à la réalisation qui vient d'être décrite et on peut apporter à celle-ci de nombreuses variantes d'exécution sans sortir du cadre de l'invention. Par exemple, chaque mors il pourrait être d'une seule pièce. Il serait possible aussi de donner aux måchoires des mors il une disposition différente, leur permettant de saisir des tiges dont la section ne serait pas carrée, ni rectangulaire. 'les parois latérales 6 pourraient avoir un tracé quelconque compatible avec le coulissement des mors Il. On peut également commander la tige 17 par d'autres organes qu'un système vis-écrou, et par exemple, par un petit vérin hydraulique accouplé à une pompe à main. REYENDICATIONS i. Pince à ouverture réglable pour manoeuvre à distance d'appareils tels que robinets et vannes, notamment enterrés, cette pince comprenant une colonne de manoeuvre munie d'un organe commandant sa rotation, et deux mors à écartement variable, destinés à saisir la tige de l'appareil à manoeuvrer, caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens de réglage à distance de l'écartement des mors et des moyens pour transmettre aux mors le couple de rotation appliqué sur la colonne de manoeuvre. 2. Pince conforme à la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comprend un bottier solidaire de la base de la colonne de manoeuvre, ce bottier comportant, de part et d'autre de l'axe de la colonne, deux faces d'appui parallèles à cet axe, parallèles entre elles et reliées l'une à l'autre, chacun des deux mors étant monté à coulisse entre ces deux faces, symétriquement à l'autre mors par rapport à l'axe de la colonne, les plans de coulissement des deux mors convergeant vers le bas, et en ce que des moyens sont prévus pour faire coulisser symétriquement les mors. 3. Pince conforme à la revendication 2 ; caractérisée en ce que les mors présentent de chaque cOté, pour leur coulissement dans le bottier, une rainure qui s'engage sur une glissière que porte le bottier. 4. Pince conforme à l'une des revendications 2 ou 3, caractérisée en ce que le bottier est démontable et comporte un couvercle amovible fixé à la base de la colonne de manoeuvre. 5. Pince conforme à l'une des revendications 2 à 4, caractérisée en ce que les moyens prévus pour faire coulisser symétriquement les mors comprennent une tige de réglage de 1 'écartement des mors, cette tige étant coaxiale à la colonne de manoeuvre et munie d'un organe commandant sa rotation, en ce que cette tige comporte, à sa partie inférieure, un filetage engagé dans une pièce solidaire de la colonne de manoeuvre, en ce qu'une barre transversale est montée rotativement sur la tige de réglage, au-dessous du filetage précité, et en ce que les mors sont montés à coulisse relativement aux deux branches de la barre transversale précitée. 6. Pince conforme à la revendication 5, caractérisée en ce que chacune des deux branches de la barre transversale comprend une chape portant un galet, et en ce que ce galet s'engage dans un logement que présente le mors, de part et d'autre de son plan axial. 7. Pince conforme à la revendication 6, caractérisée en ce que le galet porté par la chape comprend un roulement tel qu'un roulement à billes, à rouleaux ou à aiguilles. 8. Pince conforme à l'une des revendications 6 ou 7, caractérisée en ce que la partie supérieure du logement que présente chaque mors comprend une plaquette amovible portée par le mors. 9. Pince conforme à l'une des revendications 5 à 8, caractérisée en ce que la tige de réglage comprend, à sa partie supérieure, un filetage portant un écrou de blocage de cette tige sur la colonne de manoeuvre. 10. Pince conforme à l'une des revendications 1 à 9, caractérisée en ce que la mâchoire de chaque mors comporte un premier angle dièdre de 900 dont l'arête est parallèle à l'axe de la colonne de manoeuvre, les deux faces de cet angle étant symétriques par rapport au plan axial du mors, et en ce que chacune de ces deux faces présente, symétriquement à l'autre face relativement au plan axial du mors, un angle dièdre de 900 dont l'arête est parallèle à celle du premier angle dièdre et dont le plan bissecteur est orthogonal à la face précitée.