L'invention concerne un procédé de production de Vitamine B1, en pargiculier dans l'industrie des boissons et dans l'industrie pharmaceutique, soit suivant un procédé indépendant, soit par un processus de fermentation. Les méthodes actuelles de l'alimentation humaine et en première ligne l'utilisation des types de foraines de couleur claire, finament broyées, ainsi que l'importance de la consommation d'aliments conservés par la chaleur, rendent inférieure au taux optimum la concentration en vitamine B1 de la nourriture de la population et entraînent une consommation importante de Vitamine B1 synthétique pour des buts pharmaceutiques, éventuellement pour renforcer certains types de farines et de produits que l'on en fait.Lors de la fabrication de nombreuses boissons alcoolisées, telles que, par exemple, la bière, le vin, les vins de fruits, le cidre, le saké, la bière de sorgho, le kwas, et analogues, on utilise des souches de levures qui enrichissent le milieu en fermentation en vitamine B1, dont les matières premières initiales, à savoir le malt, les genres de céréales, les fruits et autres représentent la source. Cette vitamine est incorporée dans les cellules, qui sont éliminées du milieu en fermentation après la fermentation. Par exemple, lors de la fabrication de la bière, dont la matière première principale - le malt - est très riche en vitamine B1 on en vient, par suite de l'activité de la levure de bière, à un abaissement de la teneur en vitamine B1 jusqu'à 3 millionièmes de gramme Far litre.L'obtention de vitamine B1 à partir des levures résiduelles de biere ou de vin est d'ailleurs insuffisante pour couvrir les besoin en cette vitamine pour une alimentation rationnelle de la population et pour les utilisations pharmaceutiques. La synthèse chimique de la thiamine est caractérisée par une technologie relativement délicate, au cours de laquelle surviennent des difficultés pour l'évacuation des eaux usées. On n'est pas encore parvenu à obtenir la vitamine B1 par un procédé de fermentation en un seul stade, car on ne connaît aucun microorganisme produisant cette vitamine en grande quantité à partir de sources de carbone simples telles que les sucres Cé défaut est évité par le procédé, conforme a la présente invention, pour la production pour fermentation de vitamine B1 à l'aide des souches de levures ennoblies du genre Saccharomyces Meyen emend. Rees. L'ennoblissement repose sur l'action répétée du rayonnement ultraviolet sur les cellules apodes des souches susmentionnées et le croisement des mutants obtenus.Les souches ennoblies de cette manière font la synthèse de la vitamine B1 en grande quantité, même quand cette vitamine est présente dans le milieu en fermentation et séparent des cellules la vitamine provenant de cette surproduction. Les souches ennoblies Saccharomyces cerevisiae Hansen DBM 1S9 et Saccharomyces uvarum Beijerinck/ Syn.Sacch. carlsbergensis Hansen/DBM 189 sont particulièrement avantageuses Le milieu de fermentation pour ces souches doit contenir une source de sucre utilisable, par exemple de la mélasse, du sirop d'amidon, un hydrolysat de cellulpse, et autres analo gues7 une source d'azote (par exemple sulfate d'ammoniaque), une source de phosphore, par exemple du phosphate d'ammonium et les ions de sels nutritifs, tels que des ions magnésium, potassium, fer III. On obtient, à partir du milieu de fermentation, la vitamine B1, par exemple en envoyant le liquide fermenté et libéré de la levure sur une colonne échangeuse d'ions et en l'isolant de l'éluat de la colonne Si l'on produit des boissons alcoolisées, par exemple bière, vin vins de fruits. cidre, saké, bière de sorgho, kwass et boissons lactéés fermentées, teiles que kephyr, koumis et analogues, on ajoute les souches de levure indiquées dans l'étape de fermentation ; la vitamine B1 qui se sépare des cellules de levure pendant la fermentation forme un composant de la boisson et l'enrichit La présente invention va maintenant être mieux expliquée par les exemples ciapres EXLEM~PL~E~L~ On multiplie de la levure Sac5naromyces cerevisiae Hansen, souche DBM 159 a partir de la culture en laboratoire de la manière employée couramment dans les distilleries de mélasses.La fermentation des-móûts de mélasses acidifiés a un pH de 4,2 à 4,5, avec addition de sulfate et de phosphate d'ammonium, s'est déroulé sous une température de 28 â 3O0C la teneur en sucre étant de 220. On a éliminé au liquide fermenté les cellules de levures au mieux, par centrifugation dans une centrifugeuse à circulation. On obtient la vitamine B1, à partir du liquide ainsi obtenu par exemple en le conduisant sur une colonne échangeuse d'ions puis, on continue le traitement - liquide de la manière habituelle dans ia distillerie.On isole, à partir de l'éluat de la colonne échangeuse d'ions, la vitamine B1; de la manière connue, par exemple par précipitation avecdu nitrate d'argent et décompositio: du précipité avec de l'acide chlorhydrique dilué. Le rendement en vitamine B1 atteint environ 10 mg/litre de liquide fermenté le rendement en éthanol étant pratiquement inchangé. E X E M P L E 2 On multiple la levure Saccharomyces cerevisia Hansen souche DBM 159, ou Saccharomyces uvarum Beijerinck/Syn. S. Carlsbergensis Hansen/Souche DBM 189 de la manière habituelle dans un appareillage brasserie-culture pure. Le traitement du mout houblonné et sa fermentation se sont déroulés suivant le procédé de la brasserie en fermentation basse. La fermentation principale s'est effectuée à une température de 6 à 100cl Après dépôt de la levure et retrait du mout de houblon fermenté, on laisse la bière continuer à fermenter et la traite de la manière habituelle en brasserie. On peut utiliser jusqu a six fois la levure provenant de la fermentation principale. La bière, fabriquée par ce procédé à laide du genre de levure susmentionnée, contenait, pour partie, la vitamine B1 provenant des-matières premières utilisées, pour partie aussi celle produite par la souche Saccharomyces uvarum Beijerinck DBM 189. Bien .entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation ciZdessus décrits et représentés, à partir desquels on pourra prévoir d'autres modes et d'autres formes de réalisation, sans pour cela sortir du cadre de I'invention. REVEND ICAT IONS 10) Procédé de fabrication de vitamine B1, en particulier dans l'industrie des boissons et dans l'industrie pharmaceutique, caractérisé en ce qu'on produit la vitamine B1 à l'aide de mutants de levures du genre Saccharomyces Meyen emend. Rees, de préférence Saccharomyces cerevisiae Hansen, souche DBM 189, ou Saccharomyces uvarum Beijerinck/Syn. Saccharomyces carlsbergensis Hansen /souche DBM 189, en ce que les souches susmentionnées synthétisent cette vitamine, en grandes quantités a' partir de sources simples de carbone et d'azote, et à partir de sels minéraux et même en présence de cette vitamine dans un milieu de fermentation, la production supplémentaire de vitamine B se séparant dans le milieu de fermentation, à partir duquel on l'isole. 20) Procédé conforme à la revendication 1, caractérisé en ce qu'on produit la vitamine B1 au cours de la fabrication de l'méthanol par fermentation. 30) Procédé conforme à la revendication 1, caractérisé en ce qu'on met en oeuvre les mutants de levures du genre Saccharomyces donnant une production supplémentaire de vitamine B1 dans les moûts destinés à la production de boissons fermentées, telles que, par exemple, la bière, le vin, les vins-de fruits, le cidre, le kwas, la bière de sorgho, le saké, le képhyr et le koumis.