Dans le brevet français N 1.569.090 déposé le 12 Avril 1968 , il a été décrit et revendiqué un procédé et un appareil d'ostéo-synthése externe, Ce procédé et cet appareil présentent un certain nombre d'avantages originaux 10. Ils permettent de faire passer la force de contention dans l'axe centro-médullaire de l'os fracturé. 20. Ils permettent de régler à volonté, et de mesurer la force de contention. 3 .- Le brevet sus-mentionné prévoit de faire passer la force de contention en dehors de l'axe centro-médullaire quand le plan de fracture est oblique. Cependant ce procédé et cet appareil présentent certains inconvénients : 10.- Sa mise en oeuvre demande un temps relativement long, en particulier parce que l'appareil ne devient stable que lorsqu'on a suffisamment serré toutes ses articulations. 2o.# L'appareil est trop lourd pour être porté en permanence par le patient. il doit être remplacé par un appareil plus ali- pie, en particulier dans le cas d tun traitement ambulatoire. 3 .- L'appareil est mal adapté au traitement de fractures spiroTdes longues. Le procédé et l'appareil faisant l'objet de la présente invention remédient à ces divers inconvénients, Malgré un poids, un encombrement et une simplicité très améliorés, ils permettent l'application d'une force de contention réglable et mesurable, et dans une direction réglable à volonté, de préférence pour coInci- der avec la normale au plan de fracture. Le procédé consiste à solidariser chacun des deux fragments osseux avec un porte-fiches. Les deux porte-fiches peuvent être rapprochés dans un mouvement de translation qui est transmis aux fragments osseux. L'axe de cette translation est orientable à volonté dans 1' espace pour prendre une position sensiblement parallèle à la normale au plan de fracture, préalablement déterminé par des moyens radiologiques. L'invention a ainsi notamment pour objet un procédé pour r6- duire une fracture osseuse à l'aide d'au moins deux porte-fiches solidarisés par leurs fiches aux fragments de l'os brisé, respectivement de part et d'autre de la fracture, et sollicités l'un vers l'autre par une force réglable, ce procédé étant caractérisé en ce qu'on exerce sur lesdits porte-fiches un effort de rappro chement par translation que l'on oriente suivant un axe sensiblement parallèle à la normale audit plan de fracture déterminé radiologiquement. L'invention a également pour objet un appareil pour la mise en oeuvre de ce procédé, caractérisé en ce qu'il comprend deux porte-fiches ajustables par coulissement et mobilisables chacun sur l'un de deux tuteurs respectivement lesdits tuteurs étant réunis l'un à l'autre par un assemblage de compression à vis-écrou de traction d'axe orientable. Selon une autre caractéristique de cet appareil, appareil suivant la revendication 2, caractérisé en ce que l'extrémité d'assemblage de chaque tuteur est solidaire d'une équerre qui pivote et est immobilisable sur l'un de deux éléments respective- ment d'une glissière d'assemblage, lesdits éléments de glissière étant réunis l'un à l'autre par une vis d'axe parallèle à celui de la glissière, ladite vis prenant appui sur l'un desdits élé- ments et vissant dans l'autre, les axes de pivotement desdites équerres sur leurs éléments de glissière respectifs étant parallèles l'un à l'autre et perpendiculaires audit axe de la glissière0 Les figs. 1 à 3 expliquent le principe du procédé, sans pré juger de sa rdalisation qui est expliquée dans les figures suivantes. Dans les figures 1 à 3, il est provisoirement suppose que les axes des fiches sont contenus dans un iSme plan, qui contient aussi la normale au plan de fracture. Dans la figure 1, la normale est orientée de haut en bas et de gauche à droite. Dans la figure 2, la normale est orientée verticalement Dans la figure 3, la normale est orientée de haut en bai et de droite à gauche, La fig. 4 représente en vue extérieure un appareil suivant 11 invention. La fig. 5 représente une coupe partielle de l'appareil de la figure 4 par un plan vertical. La fig. 6 représente une coupe partielle de l'appareil de la figure 4 par le plan VI-VI. La fig. 7 représente une coupe partielle de l'appareil de la figure 4 par le plan Vil-Vil. la fig. 8 représente la coupe de la disposition de la figure 7 par le plan VIII-VIII. La fige 9 représente une variante de la disposition représentée sur la figure 7. La fig. 10 représente une variante de la disposition représentée sur la figure 8. Les figs. 11 et 12 représentent une variante de la disposition représentée sur la figure 4 ; la figure 12 étant un rabattement à 900 de la figure il. in se référant à la figure 1, on voit en 1 la peau d'un membre blessé, une cuisse par exemple. Le fémur est fracturé en deux fragments 2 et 3. La normale 4 au plan de fracture 5 est orientée en bas et à droite. Le fragment 2 est solidarisé avec un demi-fixateur 6 par deux fiches 7 et 8 suivant une technique chirurgicale connue en soi. De mtme le fragment 3 est solidarisé avec un autre demifixateur 9 par deux fiches 10 et 11. Le demi-fixateur 9 est conçu pour pouvoir coulisser axialement - mais non en rotation - dans le demi-fixateur 6. Autrement dit, les organes 6 et 9 se comportent comme les éléments d'une glissière, qu'on appelle aussi parfois "couple tiroir". Une vis 12, dont la toute prend appui sur le demi-fixateur 6 par une rondelle 13, se loge dans un taraudage 14 ménagé dans le demi-fixateur 9. Si l'axe 15 de la vis 12 est parallèle à la normale 4 au plan de fracture 5, on voit qu'en serrant la vis 12, on introduit entre les deux fragments 2 et 3 une force de compression dirigée suivant la normale 4. Dans les figures suivant la figure 1, les neppes organes sont repérés par les mOrnes indices La figure 2 représente un appareil identique en tous points à celui de la figure 1, mais spécifiquement adapt au trai tement d'une fracture dont la normale 4 est orientée verticalement. La figure 3 correspond à une fracture dont la normale 4 est orientée en bas et à gauche. On voit qu'on peut dans ce cas utiliser le même appareil que celui de la figure 1 en le retour- nant simplement de gauche à droite. Les figures 1 à 3 ont été faites dans un but simplement explicatif. Il est bien évident, d'une part, que la normale 4 au plan de fracture 5 n'est pas forcément contenue dans un plan contenant lui-mame l'axe des fiches 7, 8, 10 et 11 g et d'autre part, qu'il est pratiquement impossible de prévoir un appareil spécial pour chaque annulation de fracture. La réalisation pratique du procédé est donc représentée sur les figures suivantes, qui en montreront en même temps un certain nombre d'avantages. La figure 4 représente un fixateur suivant l'invention, et montre comment on peut très simplement rendre orientable à volonté la direction de la translation entre les fragments. La figure 4 se prend mieux ai l'on se reporte simultanément aux figures 5 à 8 qui lui correspondent. Le demi-fixateur 9 des figures 1 à 3 est ici constitué par plusieurs organes. Daas la disposition des figuras 4 à 8 t un étrier 16 solidaire d'un axe 17 logé dans l'alésage d'un support fendu 18A-18B est destiné à recevoir une poignée porte-fiches telle que décrite sous les indices 12-28 page 5 lignes 16 à 27 et figure 4 du brevet précité. Un jonc 19 empêche l'axe 17 de s'échapper axialement. Le support 18 comprend un deuxième alésage d'axe perpendiculaire au premier et destiné à recevoir le tuteur 20, de section annulaire par exemple. Un système vis-écrou 21 permet de rapprocher les deux demi- supports 18A et 18B, ce qui a simultanément pour effet de bloquer le support 18 sur le tuteur 20 et sur l'ase 17. Pour un serrage efficace de la poignée porte-fiches définie ci-dessus, trier 16 comprend deux mors 22A et 22B et une vispointeau 23 d'extrémité conique. Jusqu'à ce point de la description, l'appareil des figures 4 à 8 est symétrique. On a donc reporté sur la partie gauche les mêmes indices que ceux de la partie droite, en les affectant simplement du signe Les tuteurs 20 et 20' sont solidarisée avec deux équerres 24 et 24' respectivement qui ont un alésage conique. L'équerre 24' s'emmanche sur une demi-glissière 25 dont la section générale est en forme de U. De mtme l'équerre 24 s'emmanche sur une demi-glissière 26 dont la section générale est rectangulaire. Les serrages nécessaires sont assurés par des vis 27 et 27' prenant appui sur des rondelles 3.8 et R8' respectivement. Un jeu (non représenté) est prévu entre les pièces 25 et 26 qui peuvent coulisser axialement, mais sans tourner l'une par rapport à l'autre, gracie à deux rangées de billes 35 et 35' mobiles dans des chemins disposés à cet effet dans les pièces 25 et 26. Une plaque d'appui 28 est fixée sur la pièce 25 par des moyens non représentés. De même, des plaques de fermeture, externe 29, et interne 50 , empechent les billes de s'échapper. La vis de compression 12 vient se visser dans un taraudage de la pièce 26, et sa tête prend appui sur la plaque 28 par l'in termddiaire de la rondelle 13. On voit que les axes Vil-Vil de la figure 4 et Vili-Vili de la figure 7 étant perpendiculaires, la glissière 25-26 peut être orientée à volonté dans ltespace pour que son axe soit parallèle à la normale au plan de fracture. On voit que le mode opératoire est simple : fiches posées, porte-fiches fixés, après avoir desserré légèrement les vis 21, 21', 27 et 27', le praticien oriente la glissière dans la direction voulue. Puis il bloque les mOrnes vis, ainsi que les vis 23 et 23'. Enfin, par serrage progressif de la vis 12, il rapproche les fragments dans une direction qui est normale au plan de fracture. Si, à l'examen d'une radiographie de contrôle, le praticien décèle une légère angulation entre les fragment s, il desserre la vis 12, puis les vis 21, 21', 27 et 27' et modifie les angles du fixateur pour obtenir la correction désirée. Ensuite, il rebloque les vis 21, 21', 27 et 27' ,puis resserre progressivement la vis de compression 12 pour recréer la force de contention désirée. Le rendement mécanique de la glissière à billes constitué par l'ensemble 25 - 26 - 35 et 35' est suffisamment élevé pour estimer que la rondelle 13 est soumise à un effort de compression qui mesure exactement la force de contention créée entre les fragmenta. On peut donc mesurer cet effort, notamment en remplaçant la simple rondelle 13 par un Manchon permettant de mesurer l'ef- fort par effet piézo-électrique ou par jauge d'effort. On peut aussi, ai on le désire, introduire un élément élas- tique entre la tête de la vis 12 et la plaque d'appui 28 de façon à assurer la permanence de l'effort de contention initialement réglé. Un index 31 peut titre fixé sur l'équerre 24 pour assurer l'alignement des tuteurs 20 et 20' ; la pointe de l'index 31 venant en regard d'un trait-repère gravé sur l'arrondi de l'équerre 24'. Certains fixateurs utilisent comme tuteurs des tiges rondes. On voit que le procédé et l'appareil suivant l'invention peuvent parfaitement s'y adapter, en se référant aux figures 9 et 10. Dans la figure 9 on voit un pion éclipsable 32 qui maintient la coïcidence des axes X-X tant que le praticien n'est pas encore passé à la phase de compression. Avant de serrer la vis de compression 12, il tire le pion 32 vers le haut afin de libérer la glissière. Dans les figures 9 et 10, on voit que les serrages coniques des figures 7 et 8 ont été remplacés par des crans 33 et 33' assurant le maintien de l'orientation voulue entre les pièces 24' et 25, et entre les pièces 24 et 26. Pour simplifier le processus opératoire, les tuteurs 20 et 20' peuvent Titre fixés dans les pièces 24 et 24' par des goupilles 34 et 34' respectivement. Pour permettre le libre débattement de la glissière 25-26, il convient alors que les tuteurs 20 et 20' soient convenablement contre-coudés . De ce fait, les porte-fiches et les fiches correspondantes doivent être suffis#ent écartées du plan de fracture. Dans les cas où cet écartement est jugé indésirable, on peut utiliser un appareil tel que représenté sur les figures 1l et 12, identique dans son principe à celui des figures 9 et 10, mais dans lequel les pièces 24 et 24' ont été allongées et contre-coudées pour reporter à l'extérieur des tuteurs 20 et 20' le veluie balayé par la glissière. Les tuteurs 20 et 20' pensent ainsi garder une forme rectiligne sur toute leur îonggur, et permettre de rapprocher les porte-fiches autant que désirable0 Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés et elle en embrasse au contraire toutes les variantes. C'est ainsi que, s'il a été plus particulièrement fait mention dans ce qui précède d'un procédé et d'un appareil pour contenir une fracture par rapprochement, le même procédé peut être appliqué au cas od les fragments doivent au contraire être maintenus écartés, par exemple dans le cas d'un allongement souhaité du membre fracturé. REVEND ICAT I # S 1.- Procédé pour contenir une fracture osseuse à l'aide d'au moins deux porte-fiches solidarisés par leurs fç esuåEx fragments de l'os brisé, respectivement de part et d'autre du foyer de fracture, et sollicités l'un par rapport à l'autre par une force réglable, caractérisé en ce que l'on exerce sur lesdits porte-fiches un effort par translation que l on oriente suivant un axe sensiblement parallèle à la normale au plan de fracture. 2.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'effort exercé sur les porte-fiches est un effort de rapprochement sollicitant l'un vers l'autre lesdits porte-fiches. 3.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'effort exercé sur les porte-fiches est un effort d'écartement sollicitant lesdits porte-fiches l'un a l'écart de l'autre. 4.- Procédé suivant l'une des revendications 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que la force réglable sollicitant l'un par rapport à l'autre les porte-fiches est mesurée. 5.- Appareil pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu 'il comprend deux porte-fiches 18 ajustables par coulissement et immobilisables chacun sur l'un de deux tuteurs 20 respectivement, lesdits tuteurs étant réunis l'un à l'autre par un assemblage de compression à vis-écrou de traction d'axe orientable. 6.- Appareil suivant la revendication 5, caractérisé en ce que est l'extrémité d'assemblage de chaque tuteur 20, 20'/solidair & 'une équerre 24-24' qui pivote et est immobilisable sur l'un des éléments 25, 26 respectivement d'une glissière d'assemblage, lesdits élements de glissière 25, 26 étant réunis l'un à l'autre par une vis 12 d'axe parallèle à ce/lui de la glissière 25-26, ladite vis 12 prenant appui sur l'un desdits éléments 25 et vissant dans l'autre 26, les axes de pivotement desdites équerres 24, 24' sur leurs éléments de glissière respectifs 25, 26 étant parallèles l'un à l'autre et perpendiculaires audit axe de la glissière. 7.- Appareil suivant la revendication 6, caractérisé en ce que la glissière précitée est une glissière à billes.