L'invention a pour objet un procédé et une installation de climatisation d'air, notamment d'enceintes industrielles chauffées et ventilées. On sait que certaines enceintes industrielles nécessitent, pour des raisons de procédés de fabrication, des débits d'air très importants par rapport au cubage de l'enceinte. C'est le cas, par exemple, des cabines de peinture où le débit d'air soufflé peut être de 300 à 400 fois le cubage de la cabine, ceci pour entraîneur les pigments de peinture. L'air extrait étant chargé de particules ne peut être recyclé et, en conséquence, l'air introduit vient entièrement de l'extérieur. Par ailleurs, il est impératif lorsque du personnel se trouve à l'intérieur de ces enceintes de maintenir une certaine température et il est donc nécessaire de réchauffer pendant une grande partie de l'année des quantités très importantes d'air pris à l'extérieur. C'est un but de l'invention de fournir un procédé et une installation permettant d'obtenir et de maintenir des conditions de confort analogues à celles des installations connues tout en réduisant la dépense d'énergie de telles installations. Le procédé selon l'invention de climatisation d'une enceinte industrielle où sont introduites de grandes quantités d'air extérieur est caractérisé en ce que pour obtenir et maintenir une sensation de confort dans ladite enceinte on dispose sur tout ou partie de ses parois des panneaux chauffants et rayonnants, et en ce que l'on souffle dans l'enceinte de l'air à une température inférieure à celle qui serait nécessaire en l'absence de ces panneaux rayonnants. L'expérience montre que la quantité d'énergie économisée sur le chauffage de l'air frais est plus grande que celle utilisée par les panneaux rayonnants de sorte que la consommation d'énergie d'une installation fonctionnant selon le procédé de l'invention est inférieure à celle d'une installation classique. L'invention sera bien comprise par la description qui suit, faite à titre d'exemple et en référence au dessin annexé qui est une vue en coupe transversale très schématique d'une cabine de peinture équipée dtune installation selon l'invention. Un tunnel ou cabine de peinture, dont la largeur peut être de l'ordre d'une dizaine de mètres et la longueur de plusieurs dizaines voire une centaine de mètres, est limité par des parois longitudinales 10 et 11 auxquelles se raccorde un toit 12 percé d'ouvertures 13 d'introduction d'air frais suivant la direction de la flèche F. Après passage dans l'enceinte E que forme le tunnel ou cabine, l'air est repris en partie basse de l'enceinte, comme montré par la flèche f, pour être lavé ou autrement nettoyé. Dans une telle cabine ou tunnel, que traversent de part en part des convoyeurs 14 et 15, par exemple de transport de carrosseries d'automobiles, on introduit de façon continue par les ouvertures 13 un volume d'air extérieur important qui doit être chauffé, ceci entraînant à une dépense d'énergie considérable. Pour réduire cette consommation d'énergie, l'invention propose de tapisser, en totalité ou en partie, les parois longitudinales 10 et 11 de l'enceinte E par des éléments chauffants et rayonnants 16 et 17, respectivement, comme des radiateurs portés à une température appropriée. Lorsqu'il en est ainsi, on constate que, toute-s choses égales par ailleurs, il est possible de réduire la température de l'air frais introduit par les orifices 13 et d'obtenir les mêmes conditions de confort dans l'enceinte E, avec cependant une consommation d'énergie globale (chauffage de l'air frais et des surfaces 16 et 17) inférieure à celle entraînée par le seul chauffage de l'air frais en l'absence de surfaces chauffantes sur les parois latérales de l-'enceinte. L'invention a été décrite ci-dessus comme appliquée à une cabine ou tunnel de peinture. I1 est bien entendu que cette indication n'a aucun caractère limitatif et que l'invention peut être mise en oeuvre pour la climatisation d'air d'autres types de locaux, notamment à usage industriel. REVENDICATIONS 1. Procédé de climatisation d'air, notamment d'une enceinte ou local à usage industriel, comme un tunnel ou cabine de peinture, caractérisé en ce que pour obtenir et maintenir dans ladite enceinte ou local des conditions de confort appropriées on dispose sur au moins certaines de ses parois des surfaces chauffantes et rayonnantes que l'on porte en température et en ce que l'on introduit dans l'enceinte de l'air frais à une température inférieure à celle qui, toutes choses égales par ailleurs, serait nécessaire pour l'obtention de conditions de confort semblables en l'absence desdites surfaces rayonnantes. 2. Installation de climatisation d'air, notamment de local ou enceinte à usage industriel par mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte, sur au moins certaines des parois de l'enceinte3 des surfaces chauffantes et rayonnantes qui tapissent la totalité ou une partie desdites parois.