La présente invention concerne un élévateur, notamment pour véhicules automobiles. La demande de brevet précédente déposée le 3 décembre 1975 sous le numéro 75 37 705 ooncerne un élévateur muni d'une colonne verticale unique dont la base est en appui sur le sol, et d'un chariot qui est susceptible de recevoir un véhicule et qui coulisse le long de la face avant de la oo- lonne. L'invention a pour but de réaliser un élévateur perfectionné du même type, qui constitue une synthèse des avantages de tous les types différents de ponts élévateurs pour automobiles existants. Un élévateur suivant l'invention, muni d'une colonne verticale X que dont la base est en appai sur le sol, et d'un chariot qui coulisse le long de la face avant de la colonne, ce chariot étant constitué par une fourche dont les deux brås sont susceptibles de recevoir des éléments de plate-forme, est caractérisé en ce que les moyens à moteur assurant la montée et la descente du chariot sont constitués par deux vérins hydrauliques disposés latéralement de part et d'autre de la colonne, parallèle- ment à celle-ci. Suivant une caractéristique supplémentaire de l'invention, les deux vérins hydrauliques ont la m8me source d'alimentation, mais sont hydrauliquement autonomes, des moyens étant prévus pour assurer leur commande simultanée. Suivant une caractéristique supplémentaire de l'invention, chaque vérin comporte un piston dont l'extrémité libre est en appui sur le sol et un cylindre solidaire du chariot sur un appui sphérique. Suivant une caractéristique supplémentaire de l'invention, le chariot comporte, au niveau de chaque vérin, une plaque sensiblement horizontale pourvue d'une échancrure dans laquelle est enfilé le corps de cylindre du vérin correspondant, l'extrémité inférieure dudit corps de cylindre présentant un épaulement qui bute sous la plaque. On notera que la position des vérins et le mode de liaison des vérins et du chariot pourraient être différents. Suivant une caractéristique supplémentaire de l'invention, l'extré- mité supérieure de la colonne est solidaire d'une console qui s'étend vers l'arrière en formant sensiblement un angle droit avec la colonne, tandis qu'un tirant sensiblement parallèle à la colonne s'étend entre la base de celle-ci et l'extrémité arrière de la console, la console constituant par ailleurs une butée de fin de course supérieure pour le chariot. Suivant une caractéristique supplémentaire de l'invention, l'are d'au moins un galet de guidage transversal par l'intermédiaire duquel le chariot est en appui sur la colonne est en liaison avec un dispositif de réglage permettant de régler l'assiette horizontale du chariot dans le sens transversal. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, permettra de mieux comprendre les caractéristiques de l'invention. - Figure 1 est une vue de dos d'un élévateur suivant l'invention. - Figure 2 est une vue latérale de cet élévateur. - Figure 3 est une vue de dessus de cet élévateur. - Figure 4 est une vue partielle en perspective de cet élévateur. - Figure 5 est une vue de dos partielle de cet élévateur, avec une demi-section V-V (fig 6). - Figure 6 est une section VI-VI (fig 5). On a représenté sur les dessins un élévateur suivant l'invention. Cet élévateur comprend essentiellement - Une colonne verticale 1. - Un chariot 2. La section transversale de la colonne 1 est sensiblement rectangulaire. La colonne repose sur le sol par l'intermédiaire d'une plate-forme de base 3 en forme de T, avec une hampe double. Une longue traverse 4 constitue la barre du T, tandis que la hampe double est formée par deux longerons 5 et 6. réunis par une forte plaque horizontale 7 sur laquelle est soudée par son extrémité inférieure la colonne 1. Une traverse 8, soudée sur la colonne 1 et sur la plaque 7, renforce la fixation de la colonne tout en garantissant sa verticalité. La plate-forme 3 est fixée sur le sol au moyen de vis 9, chaque vis étant bloquée dans une cheville expansible introduite dans une perforation pratiquée dans le sol. L'extrémité supérieure de la colonne 1 est solidaire d'une console 10 qui s'étend vers l'arrière, et qui est sensiblement perpendiculaire à la colonne 1. Un tirant 11 s'étend entre la plate-forme 3 et l'extrémité arrière de la console 10. La console 10 constitue par ailleurs une butée de fin de course su périeure pour le chariot, pour le cas où le limiteur électrique de fin de course supérieure ne remplirait pas son office. Le chariot 2 est constitué par une fourche dont les bras porteurs parallèles et sensiblement horizontaux 12 et 13 sont des portions de tube de section transversale sensiblement carrée. Ces portions de tube sont renforcées, du côté externe, par une plaque 14 ou 15 qui tend à donner aux bras porteurs la forme d'une poutre d'égale résistance, et qui assure en même temps la fixation robuste desdits bras porteurs sur deux traverses 16 ou 17 passant respectivement à l'avant et à l'arrière de la colon ne 1. Les traverses 16 et 17 sont solidaires de deux flasques 18 et 19 qui s'étendent verticalement de part et d'autre de la colonne 1, et qui sont réunis l'un à l'autre par l'intermédiaire de quatre entretoises. La traverse 17, qui s'interrompt au niveau de chaque flasque, est en fait conçue en trois pièces, la pièce intermédiaire constituant ltan des quatre entretoises. L'entretoise supérieure avant est constituée par une simple plaque 20. Les entretoises supérieure arrière et inférieuro'a- vant sont oonstituées, respectivement, par les axes 21 et 22 de galets 23 et 24 par l'intermédiaire desquels le chariot roule le long des surfaces de guidage antérieure et postérieure de la colonne 1.Lorsque le chariot repose par l'intermédiaire des galets 23 et 24 sur la colonne, la po- sition horizontale des bras porteurs 12 et 13 est conservée avec prdoi- sion Des moyens de guidage 25 et 26, constitués par des coulisseaux ou des galets, se déplacent contre les surfaces de guidage latérales de la colonne en assurant ainsi la stabilité horizontale du chariot dans le sens longitudinal. Deux plaques sensiblement horizontales 27 et 28 sont soudées contre, les flasques 18 et 19, entre les traverses 16 et 17, et comportent chacune une échancrure qui est allongée parallèlement aux traverses 16 et 17, et qui est ouverte du côté du bord externe libre de la plaque. Chaque echan- crure reçoit le corps de cylindre 29 d'non vérin, tandis utun épaulement inférieur 30 dudit corps de cylindre bute sous la plaque. Le piston 31 de chaque vérin bute par son extrémité inférieure libre sur la plaque 7. I1 s'agit de deux vérins hydrauliquement autonomes, alimentés par une meme source hydrauliques, et vidangés simultanément, mais séparément, par deux clapets distincts.Ces vérins peuvent être alimentés par l'intermédiaire d'un ensemble de commande hydraulique à botte à clapets conforme, par exemple, à la description qui en est faite dans la demande de brevet *ranz gais déposée le 3 septembre 1976 sous le numéro 76 27 058 au nom du présent Demandeur. Un système, par exemple sonore, est prévu pour alerter le personnel proche de l'appareil d'une éventuelle anomalie dans le circuit hydraulique de l'un des vérins, ce système pouvant se déclencher sans que l'ana- lie ne crée une perte de hauteur de la charge soulevée. Le fonctionnement de l'élévateur suivant l'invention est simple : Les vérins assurent les déplacements verticaux du chariot 2 sur lequel on peut installer un véhicule 32 supporté par des chemins de roulement 33 reposant sur les brae porteurs de la fourche du chariot 2. L'un des chemins de roulement peut comporter des graduations ou des repères 34 aidant à assurer un positionnement correct du véhicule le long des chemins de roulement, pour une bonne répartition des charges. Ces graduations sont destinées à repérer la position du moyeu avant du véhicule, et l'indication des graduations à utiliser en fonction des véhicules chargés sera portée dans un manuel d'utilisation fourni avec l'élévateur, le but essentiel étant de mettre le centre de gravité du véhicule sensiblement dans le plan médian de la colonne. L'indication de la graduation à utiliser peut aussi être donnée par le constructeur du véhicule dans un manuel de réparation indiquant le po sîtionnement du véhicule en fonction de l'opération à effectuer. La règle graduée peut aussi être fixée à même le sol, et être réalisée en métal découpé ou embouti. Suivant une variante, la colonne peut également être légèrement inclinée par rapport à la verticale, vers l'arrière en allant vers le haut, ainsi plus le chariot monte, plus la verticale passant par le centre de gravité de l'ensemble mobile comprenant le chariot et le véhicule se rapproche du centre du polygone de sustentation de l'élévateur sur le sol. Suivant une autre variante illustrée sur les figures 5 et 6, le galet supérieur arrière 23 est constitué par une portion de tube montée pour tourner sur le corps cylindrique 35 d'une pièce 36 par l'intermédiaire de deux paliers situés près des extrémités du galet 23. La piece 36 comporte, de part et d'autre du corps cylindrique 35, deux portions cylindriques 37 et 38 portées par des paliers respectifs 39 et 40 des flasques 18 et 19. L'axe géométrique 41- du corps cylindrique 35 est situé à une distance 42 de l'axe géométrique 43 des portions cylindriques 37 et 38. Un levier 44 solidaire de la portion cylindrique 38 porte à son extrémité libre un barillet 45 dans lequel est vissée une tige filetée 46. Â l'une de ses extrémités, la tige filetée 46 est solidaire d'une portion sphérique 47 guidée dans un support 48 fixé sur le chariot, et d'un volant de commande 49. Ce volant est placé à l'arrière du chariot. Le fonctionnement est le suivant En faisant tourner le volant de commande 49, on faifi varier la position de l'axe géométrique 41 par rapport au chariot, cet axe étant également celui du galet 23. On fait ainsi pivoter le chariot dans le sens transversal. ainsi, en déplaçant le barillet 45 dans le sens de la flèche 50 (fig 6), on fait pivoter le chariot dans le sens de la flèche 51. De cette manière, on peut positionner la caisse ou le chtssis d'un véhicule de fagon parfaitement horizontale dans le sens transversal, en réglant l'assiette transversale du plan de roulement, ce qui permet : - de compenser les flexions de la colonne et du chariot en fonction du poids du véhicule - de rétablir exactement l'horizontalité du plan de roulement sur lequel portent les pneus ; - de rétablir au contraire lthorizontalité de la traverse avant duvéhicule, quel que soit l'avachissement éventuel de la suspension d'un csté ou de l'autre du véhicule. Ces réglages présentent un intér8t notamment lorsqu'on veut régler avec précision le train avant du véhicule, relever son épure de Jeantaud, ou mesurer comparativement les angles de la géométrie du train avant oa du train arrière. L'élévateur suivant l'invention présente en outre les avantages sui vante - Sa colonne latérale unique encombre peu le sol, la zone de cirCu- lation sous le véhicule étant dégagée au maximum. - Le tirant il renforce la rigidité de la colonne 1 à la manière d'un hauban. - La trajectoire du chariot 2 et du véhicule transporté est toujours rectiligne. L'ensemble ne bascule pas, et reste bien horizontal. - Grâce à des équipements amovibles pouvant se fixer sur les bras porteurs de la fourche du chariot 2, le même véhicule peut être soulevé * par ses roues, * par son chassies, * par les deux à la fois. - Dompte tenu de la précision du guidage du chariot 2, on peut contrôler facilement la géométrie des véhicules. - 7)ans l'ensemble, l'appareil est d'une fabrication simple. Son entretien est réduit compte tenu de la suppression du système à câbles et à poulies. REVENDICATIONS 1. élévateur muni d'une colonne verticale unique dont la base est en appui sur le sol, et d'un chariot qui coulisse le long de la face avant de la colonne, ce chariot étant constitué par une fourche dont les deux bras sont susceptibles de recevoir des éléments de plate-forme, caractéri- sé en ce que la montée et la descente du chariot sont assurées par deux vérins hydrauliques disposés latéralement de part et d'autre de la colonne, parallèlement à celle-ci. 2. Elévateur suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les deux vérins hydrauliques sont pourvue de circuits hydrauliques de vidange sépares les vérins étant ainsi hydrauliquement autonomes, tandis que des moyens permettent d'assurer leur commande simultanée. 3. Elévateur suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que chaque vérin comporte un piston dont l'extrémité libre est en appui sur le sol, et un cylindre solidaire du chariot. 4. Elévateur suivant la revendication 3, caractérisé en ce que le chariot comporte, au niveau de chaque vérin, une plaque sensiblement horizontale munie d'une échancrure dans laquelle est enfilé le corps de cylindre du vérin correspondant, l'extrémité inférieure dudit corps de cylindre présentant un épaulement qui bute sous la plaque. 5. Elévateur suivant l'une quelconque des revendications prééden- tes, caractérisé en ce que l'extrémité supérieure de la colonne est solidaire d'une console qui s'étend vers l'arrière en formant sensiblement un angle droit avec la colonne, tandis qu'un tirant sensiblement parallèle à la colonne 'étend entre la base de celle-ci et l'extrémité arrière de la console, la console constituant par ailleurs une butée de fin de course supérieure pour le chariot. 6. Elévateur suivant l'une quelconque des revendications prééden- tes, caractérisé en ce qu'il est muni de graduations permettant d'assurer un positionnement correct des véhicules le long des chemins de roulement, ces graduations repérant par exemple l'emplacement du moyeu avant des véhicules. 7. Elévateur suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le chariot comprend : - deux bras porteurs parallèles constitués par deux portions de tube de section transversale sensiblement carrée renforcées, du côté externe, par une plaque qui tend à donner aux bras la forme d'une poutre d'égale résistance - deux traverses ayant leurs extrémités soudées contre les faces internes des plaques respectives des bras, au-dessus desdites portions de table et à la base des bras, ces traverses étant soudées contre les deux plaques parallèles portant les galets de roulement du chariot sur la colonne, et étant engagées de part et dtautre de la colonne 8. Elévateur suivant l'une quelconque des revendications précéden- tes, caractérisé en ce que axe d'au moins un galet de guidage transversal par l'intermédiaire duquel le chariot est en appui contre la colonne est en liaison avec un dispositif de réglage permettant de modifier la position dudit axe, de façon à modifier l'assiette horizontale du chariot dans le sens transversal. 9. Elévateur suivant la revendication 8, caractérisé en ce que le galet considéré est monté sur le chariot par l'intermédiaire dune pièce comprenant dune part un corps cylindrique sur lequel le galet est monté pour tourner et d'autre part deux parties cylindriques extrêmes excentrées par rapport audit corps cylindrique, la rotation de ladite pièce étant effectuée par l'intermédiaire d'un levier de commande solidaire de l'une des parties cylindriques extrêmes, et dont l'extrémité libre porte nn barillet, une tige filetée solidaire d'un volant de commande étant vissée dans le barillet.