L'invention concerne un papier photographique qui, en raison d'un agencement particulier, simplifie la fixation de lépreuse photographique terminée sur des supports indéformables ou flexibles. Les épreuves photographiques sont, en partie, collées dans des albums de collection ou fixées sur autres supports du genre feuille. D'autres épreuves sont, à des fins de décoration ou de publicité, fixées sur les supports les plus divers. Ces supports peuvent avoir des formes variées, planes ou cylindriques par exemple. Ils peuvent titre faits des matériaux les plus divers : bois, métal, verre, plastique, etc.., des tissus ou autres supports flexibles pouvant wsalement être envisagés. Jusqutic-i, on fixait les épreuves sur leur support en enduisant de colle, totalement ou par endroits, le dos des épreuves que l'on appliquait ensuite sur le support prévu jusqu'à ce que la colle ait pris ou séché. Pour les grands formats surtout, on pouvait également les fixer sur les bords par agrafage, par exemple, les épreuves étant alors, de préférence, appliquées mouillées ou humides de façon qu'elles soient ensuite fermement tendues sur le support à la suite de leur retrait. Ce mode opératoire conduisait souvent à des résultats défectueux : l'image se trouvant salie ou détériore de quelqu'autre façon, se décollait par la suite, ou ne subissait pas de retrait - si elle devait se tendre - du fait de la présence d'un revêtement plastique par exemple. Il est également connu de ne pas appliquer la colle sur le support et/ou sur le dos de 1'épreuve, immédiatement avant de fixer celle-ci, mais de l'appliquer à un stade antérieur, par exemple lors de la fabrication du papier photographique, sur le dos du papier photographique qui devient ainsi auto-collant, Pour éviter un collage indésirable lors du stockage et du traitement du prier, et pour protéger le verso auto-collant des influences mécaniques ou chimiques il fallait toutefois appliquer sur la couche collante une couche protectrice que lton ne pouvait enlever qu'aussit#t avant d'utiliser la couche collante, ctest-à- dire avant la fixation de ltépreuve. La couche protectrice était faite d'une feuille mince et arrachable en plastique ou en papier. Il s'estréanmorns souvent avéré qutil était difficile d'enlever la feuille protectrice de la couche collante, la couche protectrice et la couche collante étant très mince et la première adhérant fortement à la seconde. Il fallait alors souvent commencer par détacher la feuille protectrice à l'endroit d'un angle, à l'aide d'un instrument-approprié tel qu'une lame de ciseaux par exemple, pour décoller la feuille protectrice afin d'avoir un point d'attaque pour arracher ensuite la feuille avec la main. L'invention a pour but de simplifier encore l'applica- tion des épreuves photographiques et objets similaires sur un support. Selon l'invention, ce problème est résolu par lutili- sation d'un papier photographique portant au verso une couche spéciale qui, en son état normal, n'est pas collante mais qui peut, par l'action de la chaleur, être activée de telle sorte qu'elle devienne collante pendant un certain laps de temps. L'objet de l'invention est donc un support photogra phique se présentant sous forme de carton pour photo, brut ou baryté, ou de papier photographique#émulsionné, ayant ou non subi une exposition, ou bien exposé et développé, ledit support se caractérisant par un verso#qui devient collant sous l'action de la chaleur. Il n'est pas indispensable que le verso soit entièrement couvert du matériau que la chaleur rend collant. Une enduction par points ou par bandes peut suffire. Dans la plupart des cas on préférera cependant enduire toute la surface du verso avec de la colle thermoactivable. Outre qu'il doit pouvoir devenir collant sous l'action de la chaleur, le matériau choisi pour l'enduction du verso doit résister sans modification aux traitements usuels que subit un papier photographique (couchage, application de l'émulsion, façonnage ou mise en forme, conditionnement) et au développement photographique, de façon que ltenduction du verso puisse autre appliquée à un stade quelconque des opérations de fabrication ou de mise an oeuvre. On peut envisager l'emploi, comme adhésif au sens de l'invention, de tout matériau solide (c'est-à-dire non-collant) à température normale, mais devenant collant par échauffement. Il est bon que les matériaux utilisés soient insolubles dans l'eau pour qu'on puisse les appliquer avant le développement. Il est avantageux utiliser des colles activables par la chaleur qui, après être revenues à la température normale, repassent à l'état non-collant (par exemple en se solidifiant ou se recristallisant après ramollissement ou fusion). Il est avantageux que l'agent collant, une fois activé par la chaleur, conserve son pouvoir adhésif pendant un temps assez long et permette plusieurs opérations de collage successives. Les colles thermoactivables convenant particulièrement bien aux funs de l'invention appartiennent à la classe des ther moplastiques; ce sont ici celles des colles thermoplastiques avec lesquelles on peut retarder à dessein le collage qui conviennent le mieux (colles dont on peut régler le "delayed tack effectif, c'est-à-dire la durée du maintien de ltétat poisseux). Des colles qui n'acquièrent leur aptitude à coller que par échauf ferments c'est-à-dire qui ne sont activées que par la chaleur sont connues en soi. Des colles de ce type sont par exemple décrites dans l'ouvrage de C. Luttgen "Die Technologie der Klebstoffe" ("La Technologie des Colles"), Tome I, éditeur Wilhelm Pansegrau, Berlin 1959. En général on envisagera pour ces colles activables par la chaleur, des résines ou des substances thermoplastiques éventuellement associées à des plastifiants et/ou à des solvants. Comme exemple de résines synthétiques utilisées dans ces colles thermoactivables, on peut mentionner les résines vinyliques.C'est ainsi, par exemple, qu'une colle thermoplastique thermoactivable se compose d'un polymère ou copolymère vinylique, tel qu'un copolymère de chlorure de polyvinyle et d'acétate de polyvinyle, associé à des plastifiants. Au chauffage, le mélange de polymères et de plastifiant fond et développe son pouvoir adhésif. Après s'être refroidi en-dessous de son point de fusion, il revient soit immédiatement, soit après un certain temps à son état solide, non-collant. Lorsque l'on fabrique des papiers photographiques selon l'invention, I'enduction par la colle thermoactivable peut déjà se faire avant le couchage de l'émulsion sur le support. On peut utiliser comme support un carton ou un demi-carton baryté, un papier brut, tous de type photographique, ou un papier brut enduit de matière plas #tique. La colle thermoactivable peut également être appliquée dans une phase ultérieure, par exemple sur le papier émulsionné, non encore coupé, ou encore après découpage ou même après le développement. Il est cependant bon que l'enduction se fasse avant le couchage de l'émulsion. Si l'on utilise un papier brut recouvert de plastique sur ses deux faces, la couche de colle thermoactivable peut autre appliquée sur la couche de plastique, mais on peut tout aussi bien l'appliquer sur un papier dont le recto seul est recouvert de plastique et faire ainsi l'économie de ltenduction plastique du verso, de façon à obtenir un papier relativement moins épais. Aux fins de l'invention, on peut utiliser tous les papiers photographiques connus (pour phototypes en noir-et-blanc ou en couleur, pour images photographiques ou phototechniques). Pour éviter un collage prématuré après thermo-activation, on peut munir le verso d'une couche protectrice, une bonne solution consistant à donner à celle-ci la forme d'une feuille volante livrée avec le papier photographique. L'activation de l'enduit dorsal peut se faire simplement, à l'aide d'une source de chaleur pratiquement quelconque. On peut se borner à repasser la photographie avec un fer à repasser chaud, on peut tout aussi bien chauffer le verso par une source de chaleur telle qu'un radiateur parabolique ou un radiateur idba-rouge. Le papier photographique selon l'invention facilite et simplifie considérablement la fixation du phototype sur différents supports. Comme l'enduction ne devient collante qu'une fois cha#uffée, mais constitue à la température normale une couche couvrante lisse et non collante, il n'est plus nécessaire de la recouvrir d'une feuille protectrice. Comme la feuille protectrice disparatt et que d'autre part la couche de colle thermoactivable peut autre très mince, il en résulte que le papier photographtpeporteur de l'enduction selon l'invention présente un aspect plus naturel que le papier à dos auto-collant muni de sa feuille protectrice qui l'épaissit.Il est en outre moins comateux de recouvrir le papier de colle thermoactivable que de colle autoadhésive qutil faut recouvrir ensuite d'une feuille protectrice. Bien que l'on connaisse depuis longtemps des rubans adhésifs et ~ des papiers autocollants tels que des étiquettes, on nta pas encore jusqu'ici enduit le verso des papiers photographiques d'un matériau que lton puisse activer par la chaleur pour en faire une colle. La raison en est qu'à l'opposé d'autres matériaux autocollants, ou pouvant titre rendus collants, on risque avec le papier photographique que la colle ou la couche supplémentaire puisse détériorer l'émulsion photographique, très sensible chimiquement. On risque en outre que la colle ou la couche supplémentaire exercent lors de l'application ou du stockage une influence défavorable sur l'image photographique développée.En outre on devait s'attendre à ce que la couche de colle activable soit modifiée par le développement photographique dans le cas où son support aurait lieu avant ce traitement. En outre le papier photographique selon l'invention -en particulier lorsqu'il s'agit d'un papier enduit de plastique, notsmment de polyéthylène - possède un autre avantage, à savoir que l'on peut après traitement photographique et enlèvement de l'eau adhérente, l'appliquer directement sur un carton ou un support similaire et les faire passer ensemble par le tambour de séchage, ce qui non seulement sèche le papier mais le colle en mzeae temps sur le carton. On évite ainsi tout le travail du collage et de la mise en tension. La fabrication dtun papier photographique selon liin vention est expliquée dans l'exemple suivant Un papier en bobine (longueur du papier bobiné 500 à 1.000 m, largeur 1,35 m) reçoit sur une face, à l'aide d'une buse à large fente montée sur une extrudeuse, une couche de colle thermoplastique. On peut appliquer en meme temps l'émulsion photographique sur vautre face, ou le faire plus tard. Après figeage par refroidissement, et séchage de l'émulsion, le papier est à nouveau enroulé et conditionné. Le papier selon l'invention est commercialisable non seulement en bobines, mais aussi sous forme découpée au format. L'invention sera expliquée à l'aide du dessin annexé, dans lequel La Fig. 1 représente en perspective un papier photographique selon l'invention; et La Fig. 2 est une vue en coupe selon la ligne Il-Il de la Fig. 1, Le papier photographique 1 se compose du support 2 muni de la couche photosensible 3. Sur le verso se trouve une couche 4 faite d'une colle thermoactivable. Revendications 1. Papier photographique se présentant sous forme de carton brut pour photographie,de carton baryté pour photographie, de papier photographique à l'état non exposé, ou exposé, ou bien exposé et développé, caractérisé par un verso qui devient collant sous l'action de la chaleur. la 2. Papier photographique selon/revendication 1, caractérisé en ce que le verso est, au moins partiellement et de préférence totalement, enduit d'une colle thermoactivable. 3. Papier photographique selon lune quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que la colle thermoactivable est faite d'un matériau qui -se comporte comme un matériau inerte au oours de tous les traitements appliqués lors de la fabrication et du développement du papier. 4. Papier photographique selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par une colle qui revient par refroidissement à l'état non-collant. 5. Papier photographique selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la colle, une fois activée, conserve son pouvoir adhésif pendant un temps relativement long. 6. Papier photographique selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé par un adhésif de contact thermoplastique. 7. Procédé pour la fabrication de papier photographique selon l'une quelconque- des revendications 1 à 6, caractérisé on ce que l'on enduit son verso, de façon en soi connue, et de préférence par extrusion, du matériau thermoactivable. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'on effectue l'enduction avant le couchage de l'émulsion.