La présente invention, dûe à la collaboration de Monsieur Jean-Max PLESSIS du Commissariat à l'Energie Atomique et de Messieurs André MARTIN et Jean-Louis THILLI-3R, est relative à un procédé de prélèvement de signaux biologiques et à un dispositif 5 apte à mettre en oeuvre ce procédé. Depuis de nombreuses années, on a mis en évidence l'apparition de potentiels électriques à la surface du corps de l'homme ou des animaux et la relation entre les variations de ces potentiels et l'activité des organes sous-jacents : ces signaux sont recueillis .10* par des appareils appropriés, et exploités, par les médecins et les pharmocodyns&iciens notamment, pour déceler les caractéristiques normales ou pathologiques de ces organes ou leur réaction à l'action de stimulations extérieures telles qu'excitations mécaniques, électriques, lumineuses ou ingestion de substances 15 chimiques. Ces appareils sont des outils d'étude ou de diagnostic très intéressants et en pleine expansion ; les plus usuels sont 1'électroencéphalographe et 1'électrocardiographe. En ce qui concerne l'étude des viscères digestifs, les expériences d'ALVAREZ en 1922, de DAVIS aux Etats-Unis en 1957 et 20 celles de TIEMAMf et REICHBRTZ en Allemagne en 1959 ont démontré qu'il existait des variations de potentiel au niveau de la paroi abdominale. Le Professeur TH0UVEN0T, par des corrélations chez l'animal a montré, grâce à des électrodes in situ et sur la peau, ' que ces variations de potentiel étaient en relation avec «5 l'activité des viscères digestifs sous-jacents. Le Docteur MARTIN en disposant chez l'homme les électrodes sur les différentes régions de l'abdomén, a recueilli systématiquement cette activité viscérale. Cette nouvelle méthode d'exploration fonctionnelle, issue des 30 travaux simultanés du Docteur MARTIN et du Professeur THQTJVENOT, fut dénommée Electrosplanchnographie. (Référence bibliographique : Dr MARTIN, Pr THOÏÏVENOT et P. TOURON s C.R. Soc Biol. 1961 161 pages 2595-2600 et une communication au 1er Congrès d'Electronique Médicale, Pr THQUVBNOT et Dr MARTIN en 1967.) 55 Elle conduit à une analyse fine des activités des viscères : intestin grêle, estomac, colon et elle a permis des diagnostics spectaculaires confirmés par anatomopathologie et qui cependant étaient eliniquement et radiologiquement difficiles. Bien qu'efficace et d'un intérêt certain, cette méthode est 71 17793 2 2137249 non seulement d'une mise en oeuvre difficile et fastidieuse, mais nécessite grandes compétence et expérience pour l'interprétation des résultats. En outre, la position des électrodes, les variations de 5 positions du sujet modifiant la position des viscères, l'adiposité sous cutanée abdominale, l'activité respiratoire, etc..., rendent difficiles la normalisation de la méthode et par suite l'utilisation de critères. la présente invention permet de pallier les inconvénients de •JO l'électrosplanchnographie. Elle permet par ailleurs d'obtenir simultanément des signaux qui étaient jusqu'à présent obtenus à l'aide d'appareils particuliers, munis d'électrodes disposées en des points du corps bien particuliers (près des organes à étudier) et distincts, notamment les électrocardiogrammes, électroencé-15 phologrammes et électropneumogrammes, et donc de suivre plusieurs phénomènes et d'effectuer sur eux des corrélations en temps. A cet effet, la présente invention concerne un procédé de prélèvement de signaux biologiques, significatifs notamment de l'activité des viscères d'un sujet (animal ou homme), procédé 2Q suivant lequel on dispose des électrodes sur la peau du sujet et on enregistre les variations d:ms le temps des potentiels de ces électrodes, caractérisé en ce que l'on dispose quatre, et quatre seulement, desdites électrodes, sur un point de chacun des quatre membres du sujet, l'on enregistre simultanément sur des 25 pistes distinctes les tensions apparaissant entre deux desdites électrodes et/ou entre chacune desdites électrodes et un point de référence, et l'on en déduit les signaux utiles en effectuant un tri sur les signaux recueillis. De façon résumée, le procédé suivant la présente invention 30 permet, à partir d'un nombre limité d'électrodes disposées à distance de tous les organes susceptibles d'engendrer, par leur activité, des signaux électriques à la surface du corps, de prélever tous les signaux significatifs de ces organes ; le tri des signaux utiles, enregistrés avec des vitesses de défilement 35 variables suivant les pistes, peut être réalisé par le choix d'une desdités pistes, dite alors élective d'un, organe, ou par une analyse en fréquence spectrale ; pour un organe déterminé, la région de cet organe à l'origine des accidents apparaissant sur l'enregistrement peut être âéters-inse par composition d'au moins deux des signaux BAD ORIGINAL 71 17793 3 2137249 recueillis sur au. moins deux des pistes d'où l'on déduit la direction de l'axe électrique de ladite région. La présente invention concerne également un dispositif apte à mettre en oeuvre le procédé précédemment défini, caractérisé en 5 ce qu'il comporte quatre électrodes, des moyens d'enregistrement des tensions apparaissant entre deux desdites électrodes et/ou entre chacune desdites électrodes et une électrode de référence, des moyens de détermination des vitesses de déroulement des différentes pistes desdits moyens d'enregistrement et des moyens de 10 marquage en temps desdits enregistrements. Le dispositif selon l'invention comporte également de préférence des moyens d'analyse en fréquence desdits signaux, par exemple un analyseur de densité spectrale énergétique ou une série de filtres passe-bande. 15 En se référant au dessin ci-joint, on va décrire ci-après divers exemples, donnés à titre non limitatif, de mise en oeuvre d'un procédé de prélèvement de signaux biologiques, objet de l'invention. Les dispositions de réalisation qui seront décrites à propos de cet exemple devront être considérées comme faisant 20 partie de l'invention, étant entendu que toutes autres dispositions équivalentes pourront aussi bien être utilisées sans sortir du cadre de celle-ci. Seuls ont été représentés sur la figure les éléments nécessaires à la compréhension de l'invention. La figure unique 25 représente la chaîne de prélèvement de signaux biologiques, cimmune au:: dispositifs aptes à mettre en oeuvre le procédé suivant l'irreoiiÉïw On rappellera d'abord les caractéristiques des procédés connus de prélèvement de signaux biologiques : ces procédés sont essentiellement 1'électroencéphalographie, 1'électrocardiographie, 30 l'électropneumographie et l'électrosplanchnographie. Dans les deux premiers cas, on ne s'intéresse qu'à l'activité d'un seul organe bien particulier, le cerveau ou le coeur, dans le dernier on étudie l'activité de plusieurs organes, estomac, intestin grêle, colon dont certains, l'intestin grêle notamment, comportent 35 plusieurs parties bien distinctes du point de vue anatomique et fonctionnel dont il est important, pour le médecin, de distinguer les activités. Pour obtenir des signaux représentatifs de l'organe ou de l'ensemble d'organes, étudiés, et pratiquement ces seuls signaux, on dispose les électrodes de prélèvement afin de bM3 ORIGINE OA8 71 17793 4 2137249 recueillir une amplitude maximal^ le plus près possible des organes, sur les tempes dans le cas de l1électroencéphalographie, sur la poitrine dans le cas de 1'électrocardiographie, sur l'abdomen dans le cas de l'électrosplanchnographie ; dans ce dernier cas on 5 est amené à utiliser un nombre important d'électrodes, treize par exemple, pour distinguer les activités de chacun des organes et de chacune des parties d'organe, de l'appareil digestif. Dans tous les cas, les signaux recueillis font apparaître, sur un tracé sensiblement rectiligne, des impulsions de forme 10 déterminée, se répétant avec une fréquence de récurrence appartenant à une bande relativement bien déterminée ; cette fréquence est par exemple voisine de 10 à 40 par minute dans le cas de la respiration, de 3 par minute dans le cas de l'estomac, 6 à 12 par minute dans le cas de l'intestin grêle, 0,2 à 3 par minute dans le cas du colon. Les 15 vitesses de déroulement des dispositifs d'enregistrement associés doivent être adaptées à ces fréquences et elles sont très différentes suivant que l'on a affaire a un électroencéphalographe, un électrocardiographe, un électrosplanchnographe... Une méthode employée en électrocardiographfe, dite 20 méthode d'Einthoven, se différencie de ce schéma général : dans cette méthode en effet, les électrodes sont disposées à une certaine distance du coeur mais de manière bien déterminée par rapport à cet organe ; plus précisément elles forment un triangle équilatéral dont le coeur est le centre. Les signaux reçus sont 25 cependant d'amplitude suffisante étant donné la puissance des mouvements cardiaques par rapport aux activités des autres organes. Cette méthode permet aux médecins de déterminer la direction dite du vecteur d'activation moyen du coeur. En effet, chacune des fibres musculaires du coeur en se dépolarisant fait apparaître un 30 dipole électrique instantané ; l'ensemble de tous les petits dipoles électriques instantanés a pour résultante un vecteur instantané dont la direction varie dans le temps que l'on appelle vecteur d'activation moyen du coeur. L'amplitude des accidents relevés sur chacune des pistes 35 d'enregistrement des tensions entre les électrodes prises deux à deux est proportionnelle à la projection, sur le segment joignant ces électrodes, du vecteur d'activation moyen. On peut donc en mesurant ces amplitudes reconstituer graphiquement la direction du vecteur d'activation zioyen et sa variation dans le temps. BAD ORlGi^Ak 71 î 7793 5 2137249 Sa présence de cet état de la technique, les inventeurs se sont d'abord préoccupés de perfectionner la technique connue de 11électrosplanchnographie. En effet, en pathologie digestive, en plus de la fréquence, 5 l'amplitude des "accidents" est d'une importance considérable. les sujets sont plus ou moins obèses et plus le panicule adipeux sous-cutané est important, plus l'amplitude du signal est faible et plus les "accidents" sont difficilement discernables. la mobilité des organes abdominaux est telle que l'on ne .10 pouvait savoir avec certitude si les électrodes se trouvaient exactement sur la partie du tube digestif à étudier. En outre,- en chirurgie digestive, la surveillance post opératoire était rendue difficile par la plaie chirurgicale et les pansements qui empêchaient la pose des électrodes aux endroits 15 les plus intéressants. Enfin, les inventeurs ont constaté que le déplacement dTune électrode "ÂH sur un cercle de diamètre 6 cm dont le centre est occupé par l'autre électrode "B" entraîne une variation de l'amplitude des potentiels d'activation. 2Q Ainsi pour l'enregistrement de l'activité gastrique le signal est optimum lorsque l'axe des deux électrodes est de 80 0 à 120 0 par rapport à une horizontale, le sujet étant débout. Cette découverte valable pour l'intestin grêle et le colon leur a montré que lorsqu'une partie du tube digestif travaille, il 25 possède un vecteur d'activation moyen. Ils ont alors songé à la caractériser à distance en utilisant ses propriétés projectives. Pour cela, comme représenté en Eig. 1, ils ont disposé l'électrode de référence 1 au niveau de l'ombilic et quatre électrodes respectivement 2, 3, 4 et 5, sur les deux poignets et 30 sur les deux chevilles et enregistré les tensions apparaissant entre deux de ces quatre électrodes. On sait que les membres se comportent comme de simples conducteurs". Cette propriété revient à considérer le montage comme un trapèze isocèle dont les soumets sont les quatre racines des 35 membres. Il y a donc 6 possibilités d'enregistrement : 2-3 2-4 2-5 BAD ORIGINAL 71 17793 6 2137249 3-4 3-5 4-5 Oe montage original permet de détecter l'origine de chaque g vecteur d'activation : comme chaque organe ou chaque partie d'organe ne possède pas le même axe, on peut séparer les différentes activités motrices digestives de l'estomac à l'anus. Chaque piste devient donc élective pour une activité donnée. Enfin, lorsque l'on disposait les électrodes directement sur 10 l'abdomen, à la modulation de la ligne de base qui représentait l'activité motrice digestive se superposaient l'activité respiratoire et l'activité cardique» Or l'intestin grêle fonctionne jusqu'à 12/mn et la respiration de 12 à 20/mn. En outre, l'amplitude est identique, aussi l'interprétation des tracés était 15 quelquefois impossible. l'avantage des électrodes périphériques est donc de dissocier toutes les activités des organes du système digestif. Dans cette nouvelle méthode de disposition des électrodes et de captation de signaux biologiques on recueille, tous les 20 signaux émis par le corps humain à un moment donné notamment : - 1'électrocardiogramme, - 1'électropneumogramme, - 1'électroencéphalogramme, en plus de l'enregistrement de tous les signaux représentatifs du 25 système digestif, que l'on désignera dans la suite pour le distinguer de 1'électrosplanchnograrnme par le terme d1électrogas-troentérogramme. Ensuite, en utilisant les côtés du trapèze et ses deux diagonales (trapèze défini par l'implantation des électrodes), nous 50 pouvons mettre en évidence une ou deux, activités particulières sans détruire le signal origine. L'enregistrement simultané de tous les signaux biologiques issus du corps humain est un avantage dans la mesure où il permet d'effectuer des corrélations en temps intéressantes pour le 35 médecin ; toutefois, malgré l'existence de pistes électives, la superposition de tous ces signaux et notamment la présence sur toutes les pistes des signaux de grande amplitude de l'électrocardiogramme et de 1'électropneumogramme constitue un inconvénient lorsque le médecin désire obtenir avec le maximum de pureté le signal dû à un BAD ORIGINAL 71 17793 7 2137249 organe et un seul. Pour pallier a cet inconvénient, les inventeurs proposent de distinguer les divers signaux à partir d'urne différence de fréquence. Il a été constaté en effet que chacun des signaux, en 5 plus d'une bande de fréquence de récurrence des accidents significatifs qui lui est propre, possède une répartition énergétique spectrale de cet accident également bien particulière. Cette répartition présente une fréquence centrale assez nette pour qu'un filtre passe-bande accordé sur cette fréquence suffise à ■jO éliminer tous les autres signaux considérés alors comme parasites. Un système de comptage du nombre des accidents significatifs ainsi filtrés, pendant un intervalle de. temps déterminé, permet éventuellement de confirmer la caractérisation en fréquence spectrale. Enfin une arâ-yse spectrale peut être utilisée pour affirmer la 15 différenciation de sign ux de fréquences centrales voisines. On va décrire maintenant un nouvel appareil apte à mettre en oeuvre le procédé de prélèvement de signaux biologiques suivant l'invention. Cet appareil nécessite 16 pistes d'enregistrement. 20 Comme indiqué sur la 3?ig. 1, il comporte d'abord cinq électrodes, une électrode de référence 1 et quatre électrodes de prélèvement 2, 3, 4 et 5. Ces électrodes de prélèvement sont réunies par l'intermédiaire d';.ne boîte de connexion 6 à un ensemble de six voies d'amplification 7, 8, 9, 10, 11 et 12, conduisant à six 25 pistes d'enregistrement. Chaque voie d'amplification comporte un étage préamplificateur constitué d'amplificateurs différentiels couplés par résistance-capacité pourvus d'atténuateurs et de filtres, et un stage amplificateur terminal constituant également un montage différentiel 30 avec étage de puissance débitant sur un scripteur qui est un galvanomètre à fort couple de rappel. L'appareil est pourvu en outre de la possibilité de mesurer les résistances des électrodes en courant continu. Il est important de signaler que l'alimentation est stabilisée, tant à l'étage préamplification qu'à l'étage amplificatin 35 terminale, de sorte que les variations du secteur ne donnent lieu à aucune variation de potentiel. Ces six pistes ont une vitesse de déroulement de 2ram/s. Si, à un moment donné on veut enregistrer un seul phénomène physiologique intéressant, tel que la morphologie de l'onde QRST a i- BAO ORDINAL. 71 17793 8 2137249 en cardiologie, on peut dévier trois des pistes précédentes pour les pacser sur 3 nouvelles pistes sans interrompre l'enregistrement et en faisant varier la vitesse de déroulement. Un marqueur automatique fonctionnant toutes les secondes ou dixièmes de 5 seconde permet de repérer les signaux entre la piste choisie n° 1 à 6 et la piste reproduite n° 7 à 9 avec des constantes de temps réglables 0,3 - 0,7 - 1,5 - 3 - 6 s. Une dixième piste à vitesse de déroulement très faible 50 cm/24h renseigne le clinicien sur la diurèse. Une sonde 10 vésicale empêche l'urine de s'accumuler dans la vessie pour la déverser dans un réservoir prévu à cet effet. Un système simple permet de connaître le débit urinaire et le transformer en signal enregistré sur cette piste, la connaissance de ce débit renseigne sur le fonctionnement rénal. 15 Six cistes synchrones des 6 premières pistes, permettent de capter tout autre signal biologique significatif de l'activité motrice digestive locale (électrodes cutanées abdominales), de la pression intra-luminale, de la température rectale, etc... Des filtres, ainsi que des prises pour enregistrement sur 20 bande magnétique permettant un traitement mathématique peuvent être incorporés. Il peut également être prévu de dériver certaines pistes sur un oscilloscope à plusieurs canaux avec traces fines pour visualiser un phénomène dont on veut suivre l'évolution à un 25 instant donné. . En outre, -un avertisseur lumineux ou sonore peut être agencé pour donner l'alarme dès qu'un signal détecté dépasse un. niveau préalablement fixé. les électrodes utilisées sont des plaques d'acier 30 inoxydable de 1 cm^ de surface, qui sont directement soudées au fil de connexion, la pose de ces électrodes nécessite des précautions importantes si l'on veut éviter l'apparition d'artefacts. Au poi-vfc choisi, la peau est dégraissée à l'éther, frottée 35 jusqu'à rubéfaction avec une pâte conductrice puis recouverte par l'électrode d'acier inoxydable. Cette électrode est fixée solidement à la peau par le moyen d'une compresse de gaze soigneusement lutée ae collodion et la débordant largement de part et d'autre, la iessicatlon du collodion est accélérée à l'aide d'un puissur à air chaud. BAD ORIGINAL 71 17793 9 2137249 Cette technique de fixation rend la polarisation des électrodes négligeable. 3n effet, l'enregistrement de l'impédance au cours du temps montre une stabilisation au bout de 20 à 30 minutes. La valeur reste stable et de l'ordre de 8 à 10 kilo-ohms. 5 Des résultats très intéressants ont été obtenus grâce à la nithode et à l'appareil précédemment décrits. Les signaux significatifs des différents organes du système digestif sont obtenus, préférentiel-lement aux fréquences de récurrence précédèrent citées, sur les pistes d'enregistrement des tensions entre électrodes 2 et 3, 10 2 et 5» 3 et 5, pour le colon, entre électrodes 2 et 3, 2 et 4, 3 et 4 pour l'intestin grêle, entre électrodes 2 et 3, 2 et 4, 3 et 4 pour l'estomac, entre électrodes 3 et 4 pour l'appareil respiratoire, La détermination de l'axe électrique d'un organe ou d'une 15 partie d'organe s'effectue comme suit : on mesure sur les enregistrements correspondant à au moins deux pistes, les amplitudes des accidents significatifs, on porte sur les côtés ou diagonales du trapèze délimité par les électrodes, côtés ou diagonales correspondant auxdites pistes, des vecteurs élémentaires 20 proportionnels à ces amplitudes et on construit le vecteur ayant ces vecteurs élémentaires comme composantes ; deux pistes suffisent évidemment : si les accidents apparaissent sur d'autres pistes, elles ne peuvent qu'effectuer une redondance. La détermination de la direction suffit à l'expérimentateur pour 25' connaître l'organe ou la partie d'organe génératrice de l'accident significatif : il peut ainsi indirectement, et de manière suffisamment précise, déterminer l'origine du vecteur d'activation. Dans la description précédente, on a prélevé les signaux apparaissant entre les électrodes prises deux à deux ; il est 30 également possible d'enregistrer les potentiels apparaissant sur chacune des électrodes, par rapport au potentiel de l'électrode de référence ; toutefois, pour obtenir une ligne de base suffisamment stable de l'enregistrement, il est alors pratiquement nécessaire de réunir ensemble toutes les électrodes autres que 1'électrode 35 concernée, ce qui oblige à effectuer des mesures succe/sives sur chacune des électrodes et interdit les corrélations, possibles dans le procédé décrit. L'intérêt du nouveau procédé résulte des points suivants : 1e) simplicité extrême : pose de 4 électrodes (au lieu de 13) et BAD ORIGINAL 71 17793 10 2137249 sans précaution particulière : 10 mn au lieu de I heure. 2°) grande pureté des tracés qui intègrent toutes les activités. 3°) élimination de l'activité respiratoire qui gênait considérablement l'interprétation de certains électrosplanchnograones. 4°) suppression des risques d'erreurs en relation avec la disposition de l'axe des électrodes abdominales par rapport à celui des viscères. 5°) étude physiologique de la motricité digestive et sa régulation. 6°) possibilité de surveiller pendant 24 heures ou plus l'activité cardiaque, respiratoire et digestive (avec 4 électrodes seulement). Cette surveillance médicale peut rendre de grands services aussi bien en réanimation médicale qu'en médecine aérospatiale. 7°) possibilité de calcul de l'axe des viscères dans le terps. 8°) ce procédé, plus fidèle que l'électrosplanchnographie, garde donc toutes ses indications en de multiples domaines : - aide au diagnostic par l'analyse continue delà motricité digestive - surveillance post-opératoire - contrôle de l'action des agents pharmacodynam iques - analyse physio et psychopathologique en médecine psychosomatique. Pour le réanimateur médical en particulier il apporte des moyens d'analyse ■ de l'activité motrice digestive ; celui-ci, dans l'état actuel des choses doit à chaque instant demander un électrocardiograime pour suspecter une souffrance cardiaque, prendre le pouls, étudier le cycle respiratoire, s'aider de 1'électroencéphalo^ramme dans les comas et faire l'analyse du milieu biologique ; il ne peut contrôler la reprise du transit intestinal après les grandes opérations sur l'abdomen. BAD OFttGHtyU., 71 17793 n. 2137249 REVENDICATIONS 1°/ Procédé de prélèvement de signaux biologiques significatifs de l'activité des différents organes d'un suje-f; animal ou homme, ■ procédé suivant lequel on dispose des électrodes sur la peau 5 du sujet et on enregistre les variations dans le temps des potentiels de ces électrodes, caractérisé en ce que l'on dispose quatre, et quatre seulement, desdites électrodes, sur un point de chacun des quatre membres du sujet, l'on enregistre simultanément sur des pistes distinctes les tensions apparais-10 sant entre deux desdites électrodes et/ou entre chacune desdites électrodes et un point de référence et l'on en déduit les signaux utiles en effectuant un tri sur les signaux recueillis. 2°/ Procédé suivant la revendication!, caractérisé en ce que ledit 15 tri des signaux utiles est réalisé ps.r le choix de certaines desdites pistes. 3°/ Procédé suivant la revendication?} caractérisé en ce que ledit tri des signaux utiles est réalisé par une analyse en fréquence spectrale. 20 4°/ Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que ledit tri des signaux utiles est complété par une analyse en fréquence de récurrence d'accidents significatifs apparaissant sur les enregistrements. 5°/ Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on 25 effectue également une composition d'au moin? deus des signaux recueillis sur au moins deux pistes. 6°/ Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce que, pour effectuer ladite composition, on mesure l'amplitude des accidents significatifs ^paraissant sur les enregistrements et 30 on en déduit par composition vectorielle la direction de l'axe électrique des organes. 7°/ Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'on dispose lesdites électrodes aux extrémités les plus éloignées du corps des membres supérieurs et inférieurs du sujet, dans 35 le cas de l'horde eux poignets et aux chevilles. 8°/ Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que ledit enregistrement est effectué à des vitesses de défilement différentes suivant les pistes. BAo obvg'NM^ 71 17793 12 2137249 9°/ Dispositif de prélèvement de signaux biologiques apte à mettre en oeuvre le procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte quatre électrodes, des mojrens d'enregistrement des tensions apparaissant entre deux desdites électrodes 5 et/ou entre chacune desdites électrodes et une électrode de référence, des moyens de détermination des vitesses de déroulement des différentes pistes desdits moyens d'enregistrement et des moyens de marquage en temps desdits enregistrements. 10°/ Dispositif suivant la revendication 9, caractérisé en ce qu'il 10 compacte également un analyseur de densité spectrale énergétique. 11 0/ Dispositif suivant la revendication 9, caractérisé en ce qu'il comporte également au moins un filtre passe-bande réuni à l'une des voies. 12"/dispositif suivant la revendication 9, caractérisé en ce qu'il 15 comporte également au moins un dispositif de comptage pendant un intervalle de temps donné d'accidents significatifs d'un enregistrement. 13°/ Dispositif suivant la revendication 9j caractérisé en ce que lesdits moyens drenregistrement comportent un oscilloscope à 20 plusieurs voies. 14°/Dispositif suivant la revendication 9, caractérisé en ce qu'il comporte également au moins un dispositif d'alarme déclenché lorsqu'un signal traverse un niveau déterminé. 15°/ Dispositif suivant la revendication 9t caractérisé en ce que 25 lesdites électrodes sont en acier inoxydable. 16°/ Dispositif suivant la revendication 9, caractérisé en ce que lesdites électrodes ont une aire voisine de 1cm2. BAD ORIGINAL