L'invention concerne l'industrie du bâtiment. Elle a pour objet un mur de bâtiment et un procédé pour sa construction. Elle s'applique à la construction des immeubles collectifs aussi bien qu'à celle des maisons individuelles, plus particulièrement pour ce qui concerne le gros-oeuvre. et les murs extérieurs. On a assisté ces dernières décennies à une évolution très profonde des techniques de construction qui visait principalement à réduire les colts et les délais de construction. Par contra, il semble que les constructeurs et les industriels du bâtiment ne se soient guère soudiés de la solidité et de la longévité, car la qualité du gros-oeuvre tend à se dégrader parallèlement à la réduction des prix de revient. Fissures, lé- zardes, et autres témoins de malfaçon ne tardent pas à apparai- tre sitt la construction terminée. La présente invention vise à concilier les différents impératifs des techniques modernes de construction avec les avantages des procédés plus traditionnels, en permettant d'assurer simultanément l'économie en codt de matériaux et en main-d'oeuvre1 la réduction des délais de construction, mais aussi la solidité du gros-oeuvre, sa longévité, l'efficacåté de assolement phonique et thermique, la qualité d'aspect des murs sur les faces à térieur et à l'extérieur des bâtiments, Elle vise en outre à faciliter l'intégration aux murs des canalisations ou conduits de tous types et à éviter les désagréments que lutin rencontre habituellement lorsquten cas de mauvais fonctionnement, il est nécessaire d'intervenir sur des conduits encastras dans un mur, ceci impliquant la destruction de la face intérieure du mur et de ses revêtements. Conformément à l'invention, un mur permettant d'évi- ter les inconvénients qui viennent d'bure rappelés, comporte une paroi intérieure, une paroi extérieure, formées chacune d'é- léments superposés, et un remplissage intermédiaire,et dans au moibs un angle entre deux pans de mur, un vide dans le remplissage forme un passage d'accès à des conduits longeant la paroi interne, à un niveau où les éléments de la paroi extérieure sont amovibles. Une couche d'isolant est avantageusement intercalée entre la paroi interne et le remplissage, sur une épaisseur correspondant au moins à celle des conduits. D'autre part, de préfdrence, la paroi externe comporte des éléments, notamment des parpaings ou des briques pleines, dépassant de place en place dans le remplissage. L'invention a également pour objet un procédé de construction d'un mur de butinent qui consiste à former, pour chacun des deux pans de mur formant un angle, une paroi intérieure et une paroi extérieure, chacune par empilement d'éléments superposés, à disposer à un niveau déterminé des conduits le long des parois intérieures de chacun des pans pour être raccordés par un coude dans ledit angle, à disposer de préférence une couche d'isnlant contre la paroi interne en dehors desdits conduits, à constituer la paroi extérieure de chaque pan par des éléments aisément amovibles au niveau desdits conduits, et à réaliser un remplissage entre les deux-parois, notamment par coulage de béton, en laissant un vide dépourvu de remplissage dans ledit angle, au moins au niveau desdits conduits. L'invention sera maintenant plus complètement décrite dans des formes de réalisation préférées, en se référant à des exemples non limitatifs et aux figures 1 et 2 des dessins annexés où: - La figure 1 représente un mur en cours de construction, vu en perspective, - La figure 2 représente, vu en coupe, un mur à passage d'angle. Le mur selon l'invention, tel qui est représenté sur la figure 1, est monté en une seule fois, simultanément dans ses diverses épaisseurs en matériaux différents. I1 suffit d'un seul échafaudage. Une paroi 1 constituant la face du mur à l'extérieur du bâtiment, est formée d'une épaisseur d'éléments empilés 2, qui sont en particulier des briques pleines, liées entre elles par du ciment. A un étage inférieur (cave), on utilise plutft des parpaings, qui peuvent comporter des alvéoles sur leurs faces inférieures et supérieures, pour améliorer la solidité de la liaison,entre couches superpesées. La face extérieure de la paroi 1 est plane et régulière. Danscbhaque couche de briques chaque longueur de briques y apparaît intercalée entre deux demi-briques, avec une disposition en quinconce d'une couche & l'autre. Mais de temps en temps dans l'empilement, une demi-brique est-remplacée par une brique pleine disposée perpendiculairement aux autres de manière occuper la inftme largeur qu'unie demi-brique et à dépasser de la paroi vers l'intérieur du mur. Une telle brique perpendiculaire est représentée en 3 sur la figure 1, où lton voit également dans la dernière couche des briques entières normales 4 et des demi-briques 5.Les briques perpendiculaires 3 sont par exemple présentes sur chaque verticale tous les cinq rangs, avec dven- tuellement un décalage d'un rang & l'autre. Du cté à l'intérieur du b timent, le mur comporte une paroi 6 en briques creuses planes, de 3 cm dtépaisseur par exemple. Ces briques sont liées entre elles par dss joints de ciment. Elles sont préalablement groupées en éléments de plus grandes dimensions, comprenant chacun par exemple 3 x 2 briques. Des fers de rigidification 10 sont noyés dans les joints entre briques, de sorte-que les éléments sont faciles à manipuler pour monter la paroi et que celle-ci se trouve également consolidée. La paroi est maintenue pendant la construction du mur par un coffrage amovible 3, fait de planches ou plaques de contreplaqué et consolidé par des chevrons 9. Ce coffrage peut titre cependant très simplifié et économique. Il suffit en fait de plaques étroites disposées face aux joints de ciment à constituer entre les éléments.ds briques superposés, qui ailleurs sont tenus directement par les chevrons. Devant la paroi intérieure 6, on place une couche d'solvant 11, en mousse plastique, par exemple de polyester. Au fur et à mesure de la construction de la paroi extérieure 1, les briques 3 viennent appuyer sur l'isolant Ilet le maintenir en place. Par endroits, on dispose par ailleurs des crochets 12 à cheval sur une brique de la paroi intérieure 6 et.a travers la couche d'isolant 11 et dépassant vers l'intérieur du mur. Les deux faces du mur étant ainsi constituées, on coule entre elles un remplissage de béton 13. La liaison entre ce remplissage de béton, fait par exemple de pierre concassée, de sable et de ciment, et d'une part la paroi extérieure 1, d'autre part la paroi intérieure 6, est améliorée par les briques perpendiculaires 3 et les crochets 12 respectivement. Sur la figure 2 on a représenté un angle du bâtiment formé à la jonction entre deux pans de mur 21 et 22. Dans chaque pan on retrouve successivement la paroi extérieure 1, constituée comme sur la figure 1, le remplissage de béton 13, l'isolant 11, la paroi intérieure 6. On a ajouté sur la face à l'intérieur du btiment, une couche de plâtre 23. Dans l'angle, il n'y a pas de remplissage 13, mais un vide 24, qui s'étend verticalement sur une certaine hauteur au niveau de coupe considéré,et éventuellement sur toute la hauteur de l'étage. Des plaques 25 limitent latéralement le vide 24 en servant de coffrage lors du coulage du béton. Elles sont parallèles et symétriques par rapport à l'angle du mur. Des conduits 26 sont intégrés dans le mur, par exemple au-dessus du plancher et/ou sous le plafond. Ils longent chacun des pans de mur, horizontalement contre la paroi interne 6, dans l'épaisseur de couche ailleurs remplie par l'isolant 11. Un coude 27 les réunit dans l'angle du mur. Ces conduits peuvent dtre des canalisations d'alimentation ouou d'eau, des conduites de gaz, des tuyaux à tout autre usage, des gaines contenant des conducteurs électriques, etc. I1 s'agit de préférence de gaines en matière isolante contenant elles-mêmes de telles canalisations ou de tels conducteurs, avec un coude 27 simplement emboîté sur les conduits 26 des gaines, pour entre facilement amovible. Au niveau des conduits 26 la paroi extérieure 1 du mur est elle-même facilement démontable, ce qui permet de former un passage d'accès aux conduits par le vide 24, depuis l'extérieur du bâtiment. La paroi 1 est formée là par des briques minces 28, montées sur champ. La rigidité de l'angle est néanmoins assurée gr ce à des fers plats en équerre 29, disposés à différents niveaux. Les extrémités des branches sont noyées dans chacun des pans de murs, entre deux couches de briques de la paroi extérieure 1. L'aplomb est assuré par une tige verticale 31 passant par des trous ménagés à travers-chaque fer plat 29, dans l'angle de l'équerre. On comprend de ce qui précède qu'en cas sur les circuits passant dans les conduits 26, il est facile dtintervenir sans endommager le mur et sans détruire sa face intérieure. Il suffit de démonter les briques 28 pour accéder aux conduits 26. La largeur du vide 24 est choisie suffisante pour permettre un accès direct dans l'axe de chaque conduit. Le vide 24 peut en outre remplir d'autres fonctions. On a fait figurer par exemple en 32 une gaine verticale ou cheminée. Naturellement on peut apporter de-nombreuses modifications aux particularités de réalisation décrites sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1- Mur de bâtiment, caractérisé en ce qu'il comporte une paroi intérieure, une paroi extérieure, formées chacune d'éléments superposées, et un remplissage intermédiaire et en ce que, dans au moins un angle entre deux pans de mur, un vide dans le remplissage forme un passage d'accès à des conduits longeant la paroi interne, à un niveau où les éléments de la paroi extérieure sont amovibles. 2- Mur selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte dans ledit angle des fers dont les extrémités des branches sont noyées dans la paroi extérieure de chacun des pans de mur respectivement, entre des éléments non amovibles. 3- Mur selon la revendication 2, caractérisé par une fige reliant verticalement les fers entre eux. 4- Mur selon la- revendication 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que ledit passage est de largeur suffisante pour permettre l'accès aux conduits directement selon leur axe. 5- Mur selon l'une quelconque des revendications 1 3 4, caractérisé par la présence d'une couche d'isolant intercalée entre la paroi interne et le remplissage, sur une épaisseur correspondant au moins à celle desdits conduits. 6- Mur selon l'une quelconque des revendications 1 à 5,caractérisé en ce que la paroi externe comporte des éléments, notamment des briques.' dépassant de place en place dans le remplissage. 7- Mur selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'il comporte des crochets de rigidification entre la paroi interne et le remplissage. 8- Mur selon l'une quelconque des revendications 1 à 7 , caractérisé en ce que ledit remplissage est constitué de béton. 9- Procédé de construction d'un mur de bâtiment, caractérisé en ce qu'il consiste à former, pour chacun de deux pans de mur formant un angle, une paroi intérieure et une paroi extérieure, chacune par empilement d'éléments superposés, à disposer à un nveau déterminé des conduits, le long des parois intérieures de chacun des pans, pour etre raccordés par un coude dans ledit angle, à disposer de préférence une couche d'isolant contre la paroi interne en dehors desdits conduits, à constituer la paroi extérieure de chaque pan par des éléments aisément amovibles au niveau desdits conduits, et à réaliser un remplissage entre les deux parois, notamment par coulage de béton, en laissant un vide dépourvu de remplissage dans ledit angle, au moins au niveau desdits conduits.