La présente invention concerne des interféromètres en hyperfréquences destinés notamment à mesurer la phase d'une onde réfléchie ou à déterminer l'emplacement dtun objet réflecteur par exemple. Plus précisément, l'invention concerne un interféromètre en hyperfréquences comprenant un premier dispositif à guide d'ondes, un second dispositif à guide d'ondes, un dispositif de couplage tel qu'une onde electromagnetique de l'un des dispositifs à guide d'ondes crée une onde secondaire dans l'autre 'dispositif à guide d'ondes, un dispositif destiné à détecter l'onde secondaire qui se trouve dans le second dispositif à guide d'ondes, le premier dispositif à guide d'ondes étant disposé de manière à rayonner l'onde eRlectromagnétique qu'il contient vers une cible réflectrice placée à une distance inconnue, de telle sorte que l'onde secon daine est un signal complexe comprenant des composantes des ondes rayonnée et réfléchie et qui indique la distance de la cible à l'interféromètre. L'invention concerne aussi un interferomètre en hyperfréquences comprenant un guide d'ondes principal le long duquel se propagent une onde electromagnetique et l'onde réfléchie par un objet mobile, deux guides d'ondes latéraux faiblement couplais sans réflexion au guide d'ondes principal en des emplacements distants sur la longueur de celui-ci, de marière qu'ils reçoivent de l'énergie / onSe stationnaire établie dans le guide prince pal,et deux détecteurs montes de manière à mesurer l'amplitude des ondes couplées dans les guides latéraux, la distance comprise le long du guide principal entre les deux guides latéraux étant telle que la différence de phase entre les ondes établies dans les deux guides latéraux correspond à un nombre impair de 7r radians, lorsqu'il n'y a pratiquement pas de perte par réflexion de l'onde sur l'objet mobile. L'invention concerne aussi un procédé de mesure de la distance d comprise entre un objet et un pont prédéterminé, selon lequel on assure la propagation d'une onde électromagnétique du dit point prédéterminé à l'objet, on réfléchit cette onde sur l'objet sans pratiquement aucune perte, vers le dit point prèdeterminé, de rlarière à former une onde stationnaire, on mesure l'amplitude A1 de la dite onde au point prédéterminé, on mesure l'ainp'li- tilde A2 de la même onde en une position telle que la différence de phase entre les deux signaux mesures est un nombre impair de fois zJ radians, et or. détermire la distance entre l'objet et le point prédéterminé à partir de la formule:: dans laquelle #g est la longueur d'onde de l'onde électromagnétique et E est le facteur de perte dû à la -réflexion de l'onde, L'invention concerne aussi un procédé de mesure de la distance- à laquelle se trouve une cible, selon lequel on assure la propagation d'une onde électromagnétique suivant un premier trajet vers la cible, on reçoit l'onde rayonnée après réflexion sur la cible, suivant le premier trajet, on couple les or.des rayonnée et réfléchie suivant un second trajet de manière qu'elles interfèrent en établissant une onde complexe le long du second trajet, et on mesure l'onde complexe indiquant la distance de la cible. D'autres caractéristiques et avantages des interféromètres en hyperfréquences selon l'invention ressortiront mieux de la description qui va suivre, faite en références aux dessins annexés, sur lequels la figure la est une coupe longitudinale d'un interféromètre selon l'invention, comprenant un piston mobile; la figure lb est une coupe longitudinale d'un autre interféromètre selon l'invention, émettant des ondes vers un réflecteur et en recevant; les figures 2a et 2b représentent des déphaseurs en hyperfréquences compris dans les interféromètres des figures la et lb respectivement; les figures 3a à 3i et 3k représentent différentes manières de coupler le guide d'ondes principal des interféromètres aux guides d'ondes latéraux; les figures 4a et 4b représentent les positions de couplage des guides d'ondes principal et latéraux;; les figures 5a à 5c illustrent d'autres manières de coupler un guide d'ondes latéral des interféromètres avec le guide d'ondes principal; les figures 6a et 6b représentent des interféromètres dans lesquels les guides d'ondes principal et latéral comprennent des lignes coaxiales; la figure 7 est une perspective d'un autrewmode de réalisation d'interféromètre en hyperfréquences tel que représenté sur la figure 1; la figure 8 est une coupe longitudinale d'un modèle simulant l'interféromètre de la figure 7; et la figure 9 est une coupe longitudinale du modèle de la figure 8 dans diverses conditions de fonctionnement. La figure la représente un interféromètre en hyperfréquences comportant un .guide d'ondes principal 10 de section rectangulaire et le long duquel un générateur 12 émet des ondes en hyperfréquences, Le guide 10 comprend un piston 14 destiné à réfléchir les ondes émises vers le générateur l2p dans le guide 10. Deux guides d'ondes latéraux 16 et 18 dépassent du maeme coé du guide principal, dans les positions X et Y, en direction perpendiculaire à l'axe longitudinal ou à la direction de propagation dans le guide 10. Les guides 16 et 18 sont séparés par une dis tance L et ils sont couplés au guide 10 par des orifices 24 et 26 de la paroi du guide principal.Des détecteurs en hyperfréquences 20 et 22, n'assu rant pas la réfleXion, sont disposés aux extrémités des guides 16 et 18 et assurent la détection de l'énergie incidente en hyperfréquences. Sur la figure lb, les éléments analogues à ceux de la figure la portent des références identiques; au lieu du piston réfléchissant 14, le guide 10 comprend un dispositif rayonnant destiné à émettre des ondes en hyperfréquences vers un réflecteur 28. Celui-ci est placé à une distance inconnue d de l'extrémité ouverte du guide d'ondes 10. On va maintenant décrire le fonctionnement de l'interféromètre de la figure lb. Celui de l'interféromètre de la figure la sera alors évident. Le générateur 12 provoque la propagation d'une onde d'amplitude A en mode TE de gauche à droite (comme représenté sur la figure lb), le long du guide 10. L'extrémité rayonnante de celui-ci constitue un ensemble à antenne et dirige une partie de l'énergie de l'onde se dirigeant vers le réflecteur 28. Celui-ci réfléchit l'énergie en incidente vers l'ensemble à anten- ne qui laisse passer une certaine partie (en fonction du facteur de perte E) de l'énergie dans le guide 10, où elle produit une onde se propageant de droite à gauche (corme représenté sur la figure lb) dans le guide 10. Le déphasage de l'onde incidente se propageant de gauche à droite, et de l'onde réfléchie se propageant de droite à gauche, dépend de la distance d. Les ondes' incidente et réfléchie se combinent dans le guide prin cipal en formant un diagramme d'ondes stationnaires. Les deux guides latéraux 16 et 18 sont montés de manière à être faiblement couplés avec le guide principal par un facteur de couplage tel qu'une faible partie de l'entre gie qui se trouve dans le guide principal est transférée aux guides laté raux et est mesurée par les détecteurs. Les jonctions des guides d'ondes sont disposées symétriquement, de manière que ltexcitation des guides latéraux soit indépendante du sens de propagation dans le guide principal. On suppose que le déphasage du champ électrique transversal de l'onde qui se propage de la jonction Y au réflecteur 28 et qui revient, est égale à 20. L'angle 0 est une fonction de la fréquence des radiations électromagnétiques, de la longueur d'onde dans le guide, de la constante diélectrique du milieu qui sépare 1' extrémité du guide du réflecteur, et de la position de ce dernier par rapport à l'emplacement Y. Dans le cas de la figure la, 20 est donné par la relation: dans laquelle A g est la longueur d'onde dans le guide principal. On prend la valeur négative pour le signe de~(r . Dans le cas de la figure lb, la relation entre et d (dans laquelle d désigne maintenant la distance entre le réflecteur et l'extrémité du guide d'ondes), est nettement plus compliquée, mais on peut la déterminer théoriquement ou empiriquement.Si le guideprincipal transmet une onde TE et si d est très inférieur à ,étant la longueur d'onde de l'onde électro~ magnétique dans le milieu compris entre l'extrémité du guide et le réflecteur, on peut montrer que lorsque les jonctions X et Y assurent le couplage du champ électrique transversal, on a: avec C1 constant On obtient ce résultat en-utilisant la technique classique de transformation des impédances d'ondes et on néglige la réactance composée due à la discontinuité à l'extrémité du guide d'or.des; l'expérience montre que ce point de vue est justifié On suppose maintenant que la distance L entre les deux guides 16 et 18 est égale à (2n + 1) ss g/4, n étant un nombre entier.L'amplitude A2 de/ sue ssUgie dans le guide 18 peut alors s'écrire sous la forme et de manière analogue, l'amplitude A1 de l'onde qui se propage dans le guide 16 peut s'écrire sous la forme Si le facteur de couplage est bien inférieur à l'unité, on peut combiner les équations (2) et (3) pour obtenir l'équation: Si on pose on peut écrire l'équation (4) sous la forme S = 2E Cos 20 (5) 1 + E2 Cos 4 Les jonctions X et Y peuvent être couplées aux composantes autres que celles du champ électrique transversal, si bien qu'on a l'équation plus générale suivante : On détermine la condition correspondant à la sensibilité maximale G à partir de l'équation en différentiant S par rapport à G:: On observe la sensibilité maximale lorsque de dG On obå-ervela sensibilité maximale lorsque de = 0, c'est-à-dire lorsque Cos 20 = o = S. ln et Si le réflecteur 28 est à la fois /très conducteur de 11 électricité, et en conséquence très réfléchissant, la valeur de E pour tonde réfléchie est pratiquement égale à l'unité. Ceci étant le cas, de petites variations de E ne provoquent pas une variation notable de la valeur du terme E + 1 . E Cela signifie que la détermination de 20 est pratiquement insensible aux variations de la valeur de E. On peut directement mesurer les termes A1 et A2 a à l'aide des détecteurs 20 et 22 en hyperfréquences. Par exemple, si chaque détecteur comprend un cristal video, le signal fourni est à peu près proportionnel au carré de l'onde incidente. Ainsi, on peut déterminer la distance d à partir de la mesure de 0, à partir de l'équation (5), et en utilisant l'équation si elle s'applique ou par comparaison avec les résultats d'une expérience préalable d'étalonnage. Le signe à prendre pour l'équation (5) dépend du type de jonction existant en Y, comme décrit dans la suite du présent mémoire. Si le réflecteur 28 vibre autour du plan de la surface réfléchissante représenté sur la figure lb, la valeur de d varie aussi, et on peut déterminer ces variations en étudiant les signaux fournis par les détecteurs 20 vt 22. La condition de sensibilité maximale de l'interféromètre est respectée lorsque S = 0. Ainsi, lorsqu'on suit le déplacement d'un objet vibrant, on peut obtenir la sensibilité maximale en utilisant des dimensions dtinterféromètre telles que S = 0 lorsque l'objet vibrant est dans sa position moyenne. An lieu d'utiliser cette disposition, on peut placer un déphaseur 30 en hyperfréquences (figures 2a et 2b) dans le guide 10 et le régler jusqu'à ce que S soit nul, lorsque l'objet vibrant est en position moyenne. On vaimaintenant décrire des réalisations particulières d'interféromètre, en se référant aux figures 3a à 6b. Les éléments analogues à ceux des figures la et lb portent des références identiques. La figure 3a représente le guide principal 10 comme comprenant un tube métallique rectangulaire dont les dimensions internes sont 10,15 x 22,85 mm (guide d'ondes normalisé nO 16 selon les Normes Britanniques). L'interféromètre fonctionne à une fréquence de 10 000 mégahertz. Le guide latéral 18 comprend un tube métallique rectangulaire ayant la même section que le guide 10. La dimension du trou 26 qui fait communiquer les guides latéral et principal est déterminée par deux facteurs principaux, car d'une part les trous doivent êtrepuffisamment petits pour nwentratner qu'une faible perturbation éventuellement nulle des ondes se propageant dans le guide principal, et suffisamment grands pour donner un couplage suffisant des guides latéraux pour que le signal puisse entre mesuré. Cette dernière condition est déterminée par l'énergie fournie par le générateur 12, le déphasage minimal qu'on veut détecter et le temps nécessaire à la mesure. Un autre facteur dont il faut tenir compte lorsqu'on détermine la dimension du trou est l'épaisseur de la paroi métallique que traverse le trou. Ainsi, la détermination de la dimension du trou est une affaire d'expérience. Dans l'exemple de la figure 3a, le diamètre du trou est inférieur à4mm. I1 n'est pas nécessaire que les trous soient circulaires, mais ils peuvent comprendre des fentes placées dans un plan perpendiculaire à la direction de propagation du guide principal. Si p est la plus grande dimension du guide, et si le générateur fournit une onde se déplaçant dans le guide en mode TEol, la longueur d'onde g de l'onde qui se trouve dans le guide peut entre déterminée par l'expression dans laquelle O est la longueur d'onde de l'onde dans l'espace libre et K est la constante diélectrique du milieu remplissant le guide d'ondes. La figure 3b représente une variante de la figure 3a dans laquelle le guide d'ondes est parallèle au guide principal, les faces étroites longitudinales des guides étant en contact alors que le trou de couplage se trouve sur l'axe central des faces étroites. L'extrémité de droite du guide est rempliide matière 32 absorbant les ondes en hyperfréquences, et empêchant leskéflexions par la paroi droite. La figure 3c représente une variante de la figure 3b dans laquelle il existe plusieurs trous de couplage entre les deux guides. Les trous sont séparés d'une distance égale à m ss g (m étant un nombre entier) sur l'axe central de la paroi commune des deux guides. Avec cette disposition, le trou le plus proche de la charge (c8té droit) délimite la position de la jonction entre les deux guides. La figure 3d représente une variante de la figure 3c dans laquelle la matière qui absorbe en hyperfréquences est supprimée, la paroi droite 34 formant réflecteur d'ondes en hyperfréquences, et se trouvant à une distance du trou le plus proche (r étant égal à 0, 1, 2.. n). Le nombre de trous de couplage n'est pas important dans ce cas et un seul suffit. Lestigures 3e et 3f illustrent le cas où le guide latéral comprend une ligne coaxiale. Sur la figure 3e, cette ligne communique avec le coté étroit du guide principal, et le conducteur central 36 a une extrémité 36a passant dans le guide principal et recourbée en formant un un arc de cercle dont l'extrémité est fixée à l'intérieur du guide principal. La boucle formée par l'extrémité 36a se trouve dans un plan perpendiculaire au sens de propagation dans le guide principal. Sur la figure 3f, la ligne coaxiale est en liaison avec le cbté large du guide principal et le conducteur central 38 de la ligne coaxiale a une extrémité 38a qui dépasse dans le guide 10. Les figures 3 à 3i sont analogues aux figures 3b à 3d. Cependant, au lieu de guides d'ondes dont les faces étroites forment une paroi commune, cisont leurs côtés larges qui constituent la paroi commune avec le guide principal. De plus, aulieu de ne comporter qutune simple rangée de trous, ces dispositifs comprennent deux rangées de trous placés le long des deux bords de la paroi commune. Les critères utilisés pour déterminer les positions relatives des trous de chaque rangée, dans le sens de la propagation de 11 onde, sont cependant les mêmes que ceux qu'on a décrit à propos des figures 3b à 3d. La figure 3k représente le guide latéral comprenant une ligne coaxiale reliée au guide principal à travers la face de celui-ci. La ligne coaxiale est voisine de l'un des bords de cette face. Le conducteur central 40 de la ligne a une extrémité 40a oui pénètre dans le guide principal et forme une boucle, si bien que son extrémité est fixée à l'intérieur du guide principal à la jonction entre les surfaces large et étroite. La boucle formée par l'extrémité 40a est dans un plan perpendiculaire au sens de propagation dans le guide principal. Les couplages assurés par les dispositifs des figures 3c, 3d, 3i et 3h sont dits à bande étroite, car ce ntest qu'à une fréquence particulière qu'ils assurent le couplage des ondes indépendamment du sens de propagation. Les autres couplages, tels qu'illustrés par les figures 3a, 3b , 3e, 3f, 3h, 3 et 3k sont à large bande, car ils sont indépendants du sens de propagation dans le guide principal, pour une large plage de fréquences. Cependant, le couplage absolu peut être sensible à la fréquence. Les couplages des figures 3a à 3i sont interchangeables. On peut utiliser l'un d'entre eux pour former un couplage en Y (figure 1) et on peut utiliser le même ou un autre pour assurer le couplage en X, pourvu que les jonctions soient équilibrées comme décrit précédemment. La valeur critique de L est (n + t )ss g/2, si bien que l'équation (5) est satisfaite. Le côté du guide principal sur lequel se trouvent les guides latéraux /d'associer n'est pas primordial. Les figures 4a et 4b représentent deux siarières/ le guide latéral au guide principal, les effets obtenus étant équivalents. La figure 5a représente une autre manière d'associer le guide latéral au guide principal, le premier des guides étant perpendiculaire à la large face du second contre laquelle il est en butée. La figure 5b illustre une manière d'associer un câble coaxial à la face large du guide principal. Le conducteur interne pénètre dans le guide principal et forme une boucle dans un plan qui contient l'axe de propagation. La figure 5c illustre une manière d'associer deux guides parallèles suivant leur face large, des trous étant disposés sur ltaxe central de la face du guide principal. La jonction de la figure 5c est à bande étroite, et celles des figures 5a et 5b sont à large bande. Les jonctions des figures 5a à 5c sont interchangeables. On peut utiliser itune d'entre elles en Y et n'importe laquelle en X. Lorsqu'on utilise ces(jDorctions, on doit donner à L la valeur (n+ 2 2 g/2 et ltéquatioi prend la forme suivante : Comme précédemment, les jonctions peuvent se trouver du même cte ou sur les côtés opposés du guide. Si on utilise un couplage de l'une des figures 3a à 3i à la jonction Y, et un du groupe des figures 5a à 5c à la jonction X, L doit avoir la valeur (n-l)A42, (n=1,2,3,...) pour que l'équation (5) soit satisfaite. Bien qu'on ait représenté sur les figures la et lb la jonction en Y comme étant plus proche du réflecteur que la jonction X, il n'est paa néces- saire que ce soit le cas. La jonction X peut être la plus proche; cependant, on mesure toujours 0 en Y. Lorsque le guide principal comprend une ligne coaxiale (voir figures 6a et 6b), les guides latéraux comprennent aussi des lignes coaxiales en direction perpendiculaire au guide principal. La figure 6a illustre un couplage magnétique dans lequel le conducteur central du guide latéral pénètre dans le guideprincipal et forme une boucle dans un plan contenant le conducteur central du guide principal. La figure 6b représente un couplage électrique selon lequel le conducteur central du guide latéral pénètre dans le guide principal perpendiculairement au conducteur central de celui-ci. Si on utilise seulement des couplages de champ électrique, on doit disposer les guides latéraux à une distance (n + 2 l'un de l'autre pour que l'équation (5) soit satisfaite. Si on utilise seulement des couplages de champ magnétique, on doit placer les guides latéraux à une distance (n + 2) h g l'un de l'autre 2 pour que l'équation (5) soit satisfaite. Si le couplage en Y est électrique et le couplage en I est magnétique, il faut que L ait la valeur (n-l)À g/2 pour que l'équation (5) reste valable. Pour choisir le sigbal delwéquation (5), on opère de la façon suivante. Lorsque la jonction Y est du type représenté sur les figures 3a à 3is 3k ou 6b, Cos 2 = 2 (E + 1 ) Ss et dans les autres cas, Cos 20 = ~2 (E + E1 ) S On voit que la distance L dans tous les cas est telle que le déphasage entre les ondes dans les guides 16 et 18 est égale à (2n + 1) rrradians, lorsque E est égal à 1. On peut utiliser les interféromètres décrits pour mesurer les positions instantanées d' objets qui vibrent, qui se déplacent très lentement ou qui sont fixes. On va maintenant décrire un mode de fonctionnement suivant une variante, à propos d'un interféromètre analogue à celui décrit précédemment, mais ayant une jonction X analogue à celle représentée sur la figure 3a et une jonction Y analogue à celle représentée sur la figure 5a; les jonctions X et Y sont équidistantes de l'extrémité du guide ondes. L'interféromètre est excité cycliquement par deux signaux de fréquences différentes, le premier à une fréquence f assurant l'excitation pendant des cycles alternés et le second ayant une fréquence f + a f et excitant l'interféromètre au cours des cycles intermédiaires. La fréquence d'apparition de ces signaux est telle que le déphasage 20 de l'onde réfléchie dans le guide principal n'est pas modifié de façon notable pendant un cycle. Lorsque l'interféromètre fonctionne à la fréquence f, le déphasage de l'onde réfléchie mesuré en Y est 20, si bien que le détecteur correspondant fournit un signal Ay. Lorsque l'interféromètre fonctionne à la fréquence f +af, le déphasage devient 2(0 ) et le détecteur fournit un signal Ay +4 Ay. De façon analogue, le signal fourni par le détecteur correspondant à la position X passe de Ax à Ax + fl Ax lorsque la fréquence passe de f à f +4fez Si l'on suppose que le couplage entre les guides principal et latéral ainsi que le facteur E sont indépendants de la fréquence, on peut écrire 11 équation (1) sous la forme suivante:: si bien que Lorsqu'on utilise cette façon de déterminer 20, il n1 est pas nécessaire que les jonctions X et Y soient équilibrées, le résultat étant indépendant de la valeur exacte de 4 f, et la sensibilité de l'interféromètre étant pratiquement indépendante de celle des détecteurs, ou bien de toute atténuation dans les guides latéraux, pourvu que ces quantités ne varient pas dans une grande mesure dans la bande de fréquences comprise entre f et f +4f. I1 faut noter qu'on peut mesurer 0 en fonction de si on réalise et on étalonne une échelle à l'aide des valeurs connues de 0. Cependant, la valeur de a f dans ce cas doit astre déterminée avec précision. La figure 7 représente un autre interféromètre. I1 comprend un guide principal 42 couplé à un générateur 52 placé à une de ses extrémités. Son autre extrémité aboutit à un cornet 46 et elle est destinée à émettre des ondes électromagnétiques vers une cible réfléchissante 54 se trouvant à une distance lldu cornet Un second guide d'ondes 44 est monté sur le premier guide 42 et leur couplage est assuré par une série de trous reliant leurs parties internes. Ces trous forment un coupleur directionnel, de manière bien connue. La figure 7 représente un coupleur à deux trous analogues 48. Une extrémité du second guide 44 est fermée par un réflecteur 50 et un détecteur 56 est monté à l'autre extrémité du guide 44 pour détecter I'aniFlitude de l'onde résultante qui se propage dans ce guide. Le réflecteur 50 et l'extrémité éloignée du cornet sont à une distance g. La section interne du guide 42 est rectangulaire et ses côtés ont les valeurs g et q, p étant légèrement supérieur à 2q. Le guide 42 est associé à une matière homogène dont la constante diélectrique est Kr. Le nombre d'onde b de l'onde qui peut se propager dans le guide principal a une fréquence donnée, peut être déterminé à partir de l'équation b2 = Krbo 2 ( 7r /p)2 (6) dans laquelle b est le nombre d'onde de l'onde ayant la même fréquence o que le générateur lorsqu'elle se propage dans l'espace libre. L'onde définie par l'équation (6) représente une propagation en mode TEoî et elle a un champ électrique parallèle au côté du guide qui porte la référence 2. Comme E est supérieur à 2, les ondes en mode TE sont normalement les seules à se propager. Lors du fonctionnement, le guide 42 comprend une premièrebnde qui se propage depuis l'extrémité associée au générateur 52, et uneseconde onde qui se propage depuis l'autre extrémité. Cette dernière onde constitue l'onde réfléchie par la cible. L'onde résultante dans le guide principal peut être simulée par prolongatioel du guide principal, à son extrémité éloignée du générateur, d'une distance 1 et fermeture du guide allongé par un réflecteur 53 (figure 8)les éléments analogues à ceux de la figure 7 portant les mêmes références. On peut déterminer la distance 1 à partir de l'équation approximative suivante dans laquelle étant la constante diélectrique du milieu compris entre 11 embouchure du cornet 46 et la cible. L'équation ci-dessus est vérifiée si 31 est inférieur à Si 4 est faible, bl. 4 est sensiblement égal à tg.bl.l et 1 ne varie pas beaucoup en fonction de K1. Les trous 48 de couplage placés entre les deux guides, confor dément à la théorie cu couplage directionnel, sont séparés d'une distance qui est un multiple impair de ?r /2b. Les trous 48 assurent le couplage directionnel, c'est-à-dire qu'une onde A qui se propage dans le guide principal dans un sens n1 excite qu'une onde Ai dans le même sens dans le second guide (l'onde Ai étant réfléchie par le réflecteur 50).De façon analogue, une onde B (provenant de la réflexion de l'onde A sur qui le réflecteur 5j/se propage dans le guide principal dans l'autre sens, excite seulement une onde B1 se déplaçant dans l'autre sens dans le second guide. Lorsque les trous 48 sont petits, l'énergie transférée du guide 42 au guide 44 est aussi petite. L'onde A1 est proportionnelle à l'onde A créée par le générateur du guide principal, et l'onde B1 est proportionnelle à l'onde B réfléchie par le réflecteur 53. L'onde A1 après réflexion sur le réflecteur 50 dans le second guide, se combine à l'onde B1 en formant une onde complexe. L'énergie S de cette dernière, lorsqu'elle atteint le détecteur (non représenté) peut être déterminée par l'équation suivante: 2 S = 1 + a + 2a Cos b (Ls - L) (8) dans laquelle Ls est la distance comprise ent-re le réflecteur 50 et le plus proche trou de couplage, L est la distance du réflecteur 53 au m8me trou de couplage, et a est un facteur -représentant la perte en amplitude que subit l'onde au niveau-du réflecteur 53, lorsqu'elle passe de l'onde A à l'onde B. On voit donc que S est une fonction de la distance L , donc de la distance 4 de l'interféromètre à la cible (équation 7). On peut étalorner le détecteur 56 pour obtenir un signal représentatif de la valeur de 11* Comme S est déterminé par l'interférence de deux ondes dort l'une est réfléchie par la cible 54 et l'autre par le réflecteur 50, et comme les ondes suivent pratiquement descheminsjanaloguesdans l'interféromètre, les erreurs principales dues aux variatior.s de températures proviennent d'une variation de b et des propriétés de couplage directionnelles des trous. Dans le cas d'ur; coupleur directiornel imparfait, lorsque le degré d'imperfection n'est pas trop important, le fonctionnement de l'interféromètre varie légèrement. La figure 9 illustre le cas où les conditions de fonctionnement sont telles que les propriétés de couplage des trous ne sont plus celles d'un coupleur parfait. Sur la figure 9, des éléments analogues à ceux de la figure 8 portent des références identiques. L'effet. de la perte de directivité est de provoquer l'excitation par l'onde A, non seulement de l'onde A1 comme précédemment, dans le second guide, mais aussi d'une onde X se -se propageant en sens inverse. De manière analogue, 11 onde B excite non seulement l'onde B1 comme précédemment, mais aussi une onde B2 se déplaçant dans le sens opposé à celui de l'onde B. Le signal complexe capté par le détecteur a maintenant des com posantes A1, A2 B1, B2, si bien que le signal fourni est fonction à la fois de b.Ls et de b.(Ls-L). En choisissant convenablement la valeur de Ls, on peut rendre minimale la variation du signal fourni par le détecteur lors de variations de température au niveau des trous de couplage, comme on va le décrire maintenant. On peut déterminer la valeur optimale de Ls en calculant le signal fourni par le détecteur en fonction de Iî pour différentes valeurs de Ls, correspondant à une plage de valeur de b, et en choisissant alors la valeur de Ls qui donne la plus faible variation en fonction de b. On peut aussi faire fonctionner l'interféromètre en mode à fréquence commutée, c'est-à-dire selon lequel le générateur est commuté entre deux fréquences f et f +b f à une fréquence fc. Cette dernière est telle que tout déplacement de la cible dans une période l/fc est négligeable. Le signal fourni par le détecteur au cours du fonctionnement aux fréquences f et f + /L f est 8 et e+fl e, Tétant une fonction de 11. Si ## est déterminé sur la plage allant de b à bl, et # pour la plage de valeurs de 11 pour lesquelles on veut faire fonctionner ae l'interféromètre, il existe une valeur de Ls pour laquelle a, exprimé en fonction de b et 1, est pratiquement indépendant des petites variations de b. I1 faut noter que, comme or. peut utiliser le rapport 48 pour déterminer la valeur de lî, les résultats obtenus sont indépendants du signal fourni par le générateur et de la valeur de la sensibilité du détecteur. I1 existe aussi une certaine insensibilité aux variations de transportent l'atténuation dans le guide d'ondes ou d'autres systèmes d'ame%tation qui7 de l'énergie du générateur à l'interféromètre, et de celui-ci au détecteur. Dans une variante, l'extrémité du second guide d'ondes qui conprend le réflecteur 501a la forme d'un cornet. Dans une autre variante, on peut inverser la disposition du détecteur et du générateur. Selon une autre variante, les guides d'ondes ne sont pas remplis du même diélectrique et ils peuvent comprendre un mélange de plusieurs diélectriques, la valeur Kr de l'équation (6) étant alors une valeur moyenne. L'irterféromètre continue à fonctionner pourvu que les nombres d'onde des ondes qui se trouvent dans les guides 42 et 44 de la figure 7 soient les mêmes dans la zone des trous de couplage. Loin de ceux-ci, il n'est pas nécessaire que les nombres d'onde soient les mimes aux points correspondants dans les deux guides, bien qu'en pratique ils ne diffèrent pas de plus de lO I1 est bien entendu que l'invention n'a été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra apporter toute équivalence technique dans ses éléments constitutifs sans pour autant sortir du cadre de l'inventIon, qui est défini dans les revendications annexées. VEiDICATIOtiS. 1. Procédé de mesure de la distance à laquelle se trouve une cible, selon lequel on assure la propagation d'une onde électromagnétique suivant un premier trajet vers la cible, et on reçoit l'onde rayonnée après réflexion par la cible, suivant le premier trajet, le dit procédé étant caractérisé en ce qu'on couple les ondes rayonnée et réfléchie dans au moins un second trajet, de manière quelles interfèrent en établissant une forme d'or.de complexe le long du second trajet, et on mesure cette forme d'onde complexe indiquant la distance de la cible. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'onde électromagnétique comprend deux composantes produites successivement et de fréquence différente, et en ce que, dans la phase de mesure, on mesure la différence entre l'amplitude de l'onde complexe lorsque l'onde électromagnétique a l'une des fréquences et son amplitude lorsque l'onde a l'autre fréquence, et on détermine le rapport de la différence à la première amplitude. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, au cours de la phase de couplage, on couple les ondes du premier trajet en deux secondes trajets séparés et distants de telle sorte que le déphasage entre les deux signaux d'amplitude A1 et A2, mesurés dans les deux seconds trajets, est un multiple impair deXrradians, et en ce que la distance de la cible à un point prédéterminé est donnée par la formule: dans laquelle g t; étant la longueur d'onde de l'onde électro- magnétique et E étant le facteur de perte due à la réflexion de l'once. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que, au cours de la phase de propagation de l'onde, on commute la fréquence de l'onde alternativement entre deux fréquences pour réaliser des mesures alternées de Ay et Ay + Ay au dit point prédéterminé, et Ax et Ax + A Ax en.un point distant et on détermine la dite distance par la formule: 5.Interféromètre en hyperfréquences, destiné à la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, du type qui comprend un premier montage à guide d'ondes, un second montage à guide d'ondes, un montage de couplage disposé de manière qu'une onde e^lectromagnétique présente danse montage de guide d'ondes excite une onde secondaire dans l'autre montage de guide d'ondes, et un montage de détection de l'onde secondaire dans le second montage de guide d'ondes, caractérisé en ce que le premier montage de guide d'ondes est disposé de manière à rayonner l'onde électromagnétique vers une cible réfléchissante, se trouvant à une distance inconnue, de sorte que l'onde secondaire est un signal complexe qui comprend des composantes des ondes rayonnée et réfléchie, le signal complexe indiquant la distance de la cible à l'interféromètre. 6. Interféromètre selon la revendication 5, caractérisé en ce que le second montage à guide d'ondes comprend deux guides d'ondes, le montage de couplage comprend deux coupleurs des deux guides d'ordes au premier montage à guide d'ondes, de manière qu'il se forme des ondes secondaires dans les deux guides d'ondes, et le montage de détection comprend deux détecteurs des ondes secondaires dans ces deux guides d'ondes, la distance entre les deux coupleurs le long du premier montage à guide d'ondes étant telle que le déphasage entre les ondes secondaires des deux guides d'ondes, créé par les ondes rayonnée et réfléchie provenant du premier montage à guide d'ondes, est ut multiple impair de trradianss lorsque l'onde rayonnée ne subit pratiquement aucune perte lors de la réflexion. 7. Interféromètre selon la revendication 5, caractérisé en ce que le montage de détection est couplé au second montage à guide d'ondes et en ce que dernier se termine par un réflecteur à une extrémité éloignée du dispositif de détection, la distance du réflecteur au montage de couplage étant telle que les variations du signal fourni par le montage de détection, en fonction des variations du nombre d'onde de l'onde qui se propage dans le premier montage à guide d'ondes, sont réduites au minimum. 8. Interféromètre selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il comprend un générateur destiné à assurer la propagation successive dans le premier montage à guide d'ondes, d'ondes électromagnétiques à deux fréquences, et en ce que le montage de détection est destiné à mesurer la différence entre les amplitudes de l'onde secondaire lorsque l'onde électromagnétique a chacune des deux fréquences, et à déterminer le rapport de la dite différence à l'une des amplitudes. 9. Interftomètre selon l'une quelconque des revendications 5 à 8, caractérisé en ce que le premier montage à guide d'ondes comprend un déphaseur destiné à faire varier la sensibilité de l'interféromètre. 10. Interféromètre selon l'une quelconque des revendications 5 à 9, caractérisé en ce que les deux montages à guide ondes comprennent des lignes coaxiales.