La présente invention se rapporte à un mécanisme différen tiel du type monté dans les véhicules à moteur entre l'arbre moteur et la transmission reliée aux axes de roues, et plus particulièrement aux différentiels comportant des dispositifs pour diminuer, ou éliminer, l'action di-fférentielle. I1 comprend un ensemble boitier-satellites de type commun auquel sont adjoints deux dispositifs de fonctionnement proche de celui d'engrenages différentiels classiques, permettant au bottier d'exercer un couple de sens tel qu'il tende à faire tourner la roue dans le sens de la marche du véhicule sur ltar bre de laroue présentant une certaine adhérence dans le cas où la seconde roue serait en perte complète d'adhérence. Les différentiels communs ont de graves inconvénients. Ces dfauts se manifestent lorsque l'une des roues motrices perd de l'adhérence, par exemple en passant sur une plaque de boue. Dans ce cas, cette toue tourne à grande vitesse, mais l'autre roue, rencontrant une résistance, reste immobile et le véhicule n'avance plus. Cela est dû à ce que le boîtier fournit automa tiquement la plus grande énergie à la roue qui oppose le plus faible couple de resistance. De nombreux dispositifs ont été élaborés pour que le boitier exerce une action sur l'arbre de la roue offrant encore de I'adhéreace. Lorsque les conditions deviennent anormales, ce sont des dispositifs visant à limiter ou supprimer l'action dif férentielle. Ils sont essentiellement de quatre types. Certaines réalisatinns comprennent des dispositifs automatiques à cames ou à friction, ou une combinaison des deux syste mes, qui bloquent le différentiel ou retardent l'action dif férentielle lorsqu'il y a patinage d'une roue. Ces dispositifs sont compliqués, onéreux et soumis à une usure rapide. D'autres dispositifs utilisent un agent retardateur qui empêche l'action différentielle dans certains cas ; toutefois, ces différentiels sont difficiles à rendre étanches et posent des problemes de dessin. Enfin, certains différentiels ont des dispositifs dont l'action bloque le différentiel. La mise en oeuvre de ces dispositifs est manuelle et demande une grande habitude et une concentration soutenue du conducteur. De plus, ces différentiels sont soumis à des risques de bris et à une usure importants. Ces types de différentiels ont un défaut commun ; leur mise en oeuvre sacrifie une partie de la puissance disponible. La présente invention a pour but d'éviter tous ces incon- vénients. La structure est relativement simple, comportant peu de pièces, elle ne pose pas de problème particulier de dessin ou d'usinage, son mode d'action est automatique. D'autres avantages et caractéristiques de la présente invention ressortiront au cours de la description détaillée suivante, faite à titre d'exemple et non limitatif d'une forme de réalisation conforme à l'invention. On procèdera par référence au dessin annexé. Le mécanisme est composé d'un bottier 1 entraîné par une couronne 2. A l'intérieur prennent place cinq groupes de pignons; un couple de satellites 3 et 4, un couple de planétaires 6 et 7 doubles, deux coupes de satellites libres 10-11 et 12-13. Les satellites 3 et 4, solidaires du boîtier 1 par l'intermédiaire d'un axe 5, s'engrènent dans les planétaires 6 et 7 doubles, monoblocs et libres, centrés sur les arbres de roues 8 et 9 ; ces planétaires 6 et 7 s'engrènent chacun dans le couple de satellites libres 10-11 et 12-13, solidaires des arbres de roues 8 et 9, qu'ils entraînent par l'intermédiaire d'axes 14 et 15 ; ces deux couples de satellites libres 10-11 et 12-13 s'engrènent chacun dans un planétaire 16 et 17 fixé au boîtier 1. Dans des conditions normales d'adhérence, ce différentiel assure les fonctions d'un différentiel commun. Si les conditions sont telles qu'une roue perde de l'adhérence, le différentiel commun reportera la presque totalité de l'énergie sur la roue présentant le plus faible couple résistant, tout en soumettant l'autre roue à un couple de sens contraire de celui de la première roue. C'est ce qui explique que l'on voit une roue patiner, sur de la glace par exemple, et l'autre rester immobile et recevoir des impulsions de sens contraire à celui de la première roue. Pour un véhicule placé dans les memes conditions, équipé d'un différentiel selon l'invention, qui entraîne les arbres de roues 8 et 9, non par les planétaires 6 et 7, comme dans le cas précédent, mais par des satellites 10-11 et 12-13 pris entre ces planétaires 6 et 7 dont l'un a une vitesse de rotation nulle dans ces conditions particulières, et des planétaires 16-17 fixés au boîtier 1 dont la vitesse de rotation est indépendante des conditions d'adhérence, l'arbre de la roue présentant la plus grande adhérence sera soumis à un couple valeur généralement faible, mais qui est toujours tel qu'il aura pour effet de faire tourner la roue dans le sens de celui de la première roue et de permettre ainsi an véhiculede se déplacer REVENDICATIONS 1 / Mécanisme différentiel propre à assurer les fonctions d'un différentiel commun dans des conditions d'adhérence des roues normales, capable d'entrainer une roue dans le sens de la marche lorsqu'il y a perte complète d'adhérence de l'autre roue, caractérisé par le fait que chacun des arbres de roues est en traîné par un couple de satellites libres solidaires de cet arbre par l'intermédiaire d'un axe, qu'il comprend un boîtier formant élément d'entralnement d'une part par l'intermédiaire de deux satellites libres centraux classiques, et d'autre part par l'intermédiaire de deux planétaires fixés au boîtier, et deux planétaires-doubles monoblocs et libres centrés sur les arbres de roue. 2 / Mécanisme différentiel selon la revendication 1, caractérisé par le fait que chaque couple de satellites libres solidaires des arbres de roue est pris entre un planétaire fixé au bottier coté roue, et un planétaire double, monobloc et libre s'engrenant lui-meme par son autre face dans les deux satellites libres centraux.