La présente invention concerne un appareil d'exploration et de surveillance de l'hémodynamique cardio-vasculaire. Elle a trait, plus particulièrement, à un appareil de ce type permettant, en ce ojii concerne l'exploration par cathétérisme intravasculaire ou intracardiaque, d'observer simultanément une pluralité de phénomènes dont deux à l'aide de capteurs externes et, en ce qui concerne la surveillance par méthodes non sanglantes, de surveiller et d'enregistrer également une pluralité de phénomènes, tous à l'aide de capteurs externes au corps du patient.Cette mesure simultanée de plusieurs phénomènes (enregistrement par oscillographes multicanaux ou observation sur l'écran luminescent d'un tube cathodique d'un oscilloscope à plusieurs traces) permettent, par corrélation des signaux captés et observés simultanément, d'affiner et de rendre plus str le diagnostic des affections cardio-vasculaires Dans sa demande de brevet antérieure n0 EN 73.29181 déposée le 9 Août 1973, la demanderesse a décrit un dispositif de surveillance continue de paramètres vitaux, notamment de déficits électromécaniques cardiaques, comportant une ou plusieurs paires d'électrodes placées sur le thorax du patient et respectivement reliées à un générateur de courant alternatif haute-fréquence ( > 1 -kH#), à une chatte électrocardiographique prélevant sur le thorax des signaux elect-riques d'origine cardiaque et à une chaîne rhéocardiographique prélevant sur le thorax des signaux haute-fréquence modulés par les variations dxe l'impédance dûe à l'activité hémodynamique et, par conséquent, à l'activité mécanique de la pompe cardiaque. Dans ce qui suit, on parlera plutôt des variations cardiovascu- laires de la conductance transthoracique (conductocardiogzamme C.C.G.) ou de la conductance intrac5rdiaque ou intravasculaire (conducto-intracardiogrnmme - c.I.C.G.) que des variations d'impédance (rhéocardiogramme), car il a été constaté que la modulation des signaux prélevés sur le thorax après détection, varie principalement avec la respiration qui est atténuée au maximum par un jeu de filtres et avec la variation du volume sanguin (volume instantané de sang). L'impédance qui est mise en évidance après la suppression de la composante respiratoire étant l'inverse de cette conductance. Lorsque l'on complète les observations des phénomènes cardiaques électriques (ECG, HBE) et hémodynamiques (CCG, CICG) par un phonncardiogramme (PCG), obtenu par la mesure des bruits émis par le coeur, et un dopplerocardiogramme (DCG), obtenu par la mesure des variations de fréquence d'un signal ultrasonore prélevés à l'aide d'un transducteur piezoélectrique et résultant de la réflexion d'un signal ultrasonore d'amplitude et de fréquence constante principalement par les structures cardiaques, simultanés, intégrés ou non, on obtient une image beaucoup plus complète de l'activité hémodynamique qu'avec les seuls ECG et/ou RCG, et la possibilité de corréler les différents signaux captés sumultanément permet d'améliorer considérablement le diagnostic des cardiopathies et donne une image presque complète de l'état cardiovasculaire du patient. Suivant l'invention, un appareil pour l'exploration et la surveillance non-sanglante de l'hémodynamique d'un patient associé, pour l'exploration, à une sonde de cahtétérisme munie sur son bout à introduire dans le système cardiovasculaire du patient, d'une ou plusieurs paires d'électrodes dites intracorporelles et éventuellement d'autres capteurs de phénomènes cardiaques intracorporels (son, pression), et à une paire d'électrodes extracorporelles ainsi qu'éventuellement à un ou plusieurs. capteurs extracorporels de phénomènes cardiaques (son, doppler) et, pour la surveillance, à deux ou plusieurs paires d'électrodes extracorporels ainsi qu'éventuellement à un ou plusieurs capteurs extracorporels de phénomènes cardiaques (son, doppler), et comportant - un dispositif électronique de mesure muni au moins . d'une chaîne électrocardiographique, . d'un générateur de courant constant haute-fréquence à injecter dans le thorax du patient, et . d'au moins une chape conductocardiographique destinée à recevoir le signal haute-fréquence modulé par le flux sanguin ; et - un dispositif multicanal pour la visualisation et/ou l'enregistrement simultané des signaux respectifs fournis par le dispositif électronique, ledit appareil est principalement Caractérisé par le fait que, pour l'exploration de l'hémodynamique introeardi#Wou intravasculaire, ledit générateur est relié à une paire d'électrodes extracorporelles placées par exemple en diagonale sur le thorax du patient et lesdites channes électro- et conductocardiographiques sont respectivement alimentées par lesdites électrodes intracorporelles de ladite sonde. L'appareil suivant l'invention permet, d'autre part, lorsqu'il est muni d'une sonde (cathéter) comprenant un capteur de sons et/ou de pressions intracardiaques, de remplacer le phonocardiogramme externe (PCG) par un phono-intracardiogramme (PICG), intégré ou non, et de fournir éventuellement des courbes des variations des pressions intracardiaques ou intravasculaires. L'invention sera mieux comprise et d'autres de ses caractéristiques et avantages apparaîtront à l'aide de la description ci-après, donnée à titre d'exemple, et des dessins annexés s'y rapportant, sur lesquels - la figure 1 représente schématiquement et partiellement en coupe, un cathéter (une sonde) à fonctions multiples permettant en conjonction avec un dispositif de la figure 2, l'exploration de l'hémodynamique intravasculaire ou intracardiaque - la figure 2 illustre schématiquement un dispositif électronique réuni à des capteurs (transducteurs) et des paires d'électrodes intra- et extracorporels formant ensemble avec ces dernières un appareil conforme à l'invention - la figure 3 illustre un dispositif électronique de la figure 2 utilisé pour la surveillance non sanglante (extracorporelle) de l'hémodynamique. cardiovasculaire (thoracique) ; et - la figure 4 représente schématiquement un mode de réalisation d'un circuit intégrateur utilisable, connecté à la sortie des chaînes phono et/ou dopplero-cardiographique (PCG, DCG) de l'appareil, pour fournir à l'aide d'un enregistreur oscillographique, des phono- et/ou dopplerocardiogrammes intégrés (IPCG, IDCG). Sur la figure 1, on a représenté en 1 le corps d'une sonde (cathéter) à fonctions multiples, destinée en particulier pour la mesure des variations locales de la conductance intracardiaque ou intra-vasculaire (CICG). Elle est munie en bout, d'une ou plusieurs paires d'électrodes 6-7, 8-9, 10-11, par exemple, de forme annulaire ou non de largeur 1 et situées l'une par rapport à l'autre à des distances (écarts) d égales. Ces anneaux 7 à 11 sont réalisés en un métal conducteur inert par rapport au sang, par exemple, en un métal précieux, et ils présentent un diamètre extérieur sensiblement égal à celui D du corps 1 de la sonde dans lequel ils sont fixés par moulage, par exemple. Pour une sonde de diamètre D = 2 millimètres environ, la largeur 1 des anneaux 7 à 11 est d'environ 1 à 2 millimètres et leur écart d est d'environ 10 millimètres par exemple. Dans le mode de réalisation illustré par la figure 1, l'électrode 6 située en bout de sonde présente une forme particulière, qui enveloppe le bout arrondi de celle-ci. Chacune des électrodes 6 à il est réunie par un conducteur isolé 60 à 110 à l'extrémité opposée de la sonde 1 qui reste à l'extérieur du corps, ces conducteurs 60 à 110 pouvant être reliées à des bornes d'entrée et/ou de sortie d'un dispositif électronique de mesure qui sera décrit plus loin. Ce genre de sonde à électrodes est déjà couramment utilisé pour la captation de l'activité électrique cardiaque in situ, c'est-à-dire des signaux électriques impulsionnels commandant l'activité des diverses régions du muscle cardiaque, véhiculés par conduction ionique par l'intermédiaire d'un organe appelé le faisceau de HIS (d'où l'appellation anglosaxonne de HIS-bundle electrogramme ou HBE pour l'enregistrement graphique des signaux électriques prélevés à l'intérieur du coeur à l'aide d'une sonde de ce type). La sonde 1 représentée sur la figure 1 comprend d'autre part, une ouverture axiale en bout 2 conduisant dans une chambre de mesure 3 au fond de laquelle est fixé un capteur de sons et/ou de pressions représenté sous la forme d'une pastille 5. La chambre de mesure 3 communique par ailleurs avec l'extérieur de la sonde au moyen d'une ou plusieurs ouvertures radiales 4 permettant l'écoulement du sang à travers cette chambre. On notera, d'autre part, qu'il est connu de relier le bout intracardiaque de la sonde à son autre extrémité à l'aide d'un "lumen" tubulaire permettant des prélèvements d'échantillons sanguins in situ pour d'éventuelles analyses ou pour l'introduction de produits médicamenteux ou de contraste dans les vaisseaux sanguins Suivant l'invention, la sonde 1 à électrodes 6 à 11 est reliée par au moins une paire d'électrodes annulaires 8-9 par exemple à l'entrée d'une chaîne conducto-cardiographique classique comprenant un amplificateur passe-bande haute-fréquence, un détecteur d'enveloppe et un amplificateur basse-fréquence alimentant un ispositif d'enregistrement ou de#visualisation de l'enveloppe de modulation des signaux captés par ladite paire d'électrodes, pendant que deux électrodes externes posées, par exemple, en diagonale sur l'avant du thorax sont alimentées par un courant constant de haute-fréquence ( > 200 kHz) et de faible valeur (1-2mA). Dans ce cas, le dispositif d'enregistrement (oscillographe) ou de visualisation (oscilloscope) fournit une courbe représentant les variations de la conductance électrique intravasculaire ou intracardiaque en fonction de l'activité hémodynamique du sujet, courbe qui sera appelée dans ce qui suit "conducto-intracardiogramme" ou "CICG" et qui donne une meilleure image (plus facile à interpréter par le médecin) de l'activité hémodynamique cardiaque in situ à moindre frais que celui obtenu au moyen d'un capteur de pressions ou de sons intracardiaqs La figure 2 représente schématiquement un appareil d'exploration conforme à l'invention comprenant un dispositif électronique 20 alimenté en partie par une sonde 1 du type décrit précédemment et illustré sur la figure 1 et alimentant un dispositif de visualisation '(oscilloscope) et/ou d'enregistrement (oscillographe) multicanaux 26 permettant de représCnter simultanément une pluralité de signaux qui facilitent par leur corrélation le diagnostic ine'dical des cardiopathies. Sur la figure 2, le patient P est représenté avec une sonde 1 du type décrit ci-dessus introduite par son boat comprenant les électrodes 6 à 11 à l'intérieur de son coeur C. le dispositif électronique de mesure 20 comporte un générateur haute-fréquence 21 par exemple ( > 200 kHz) fournissant une onde sinusoidale, par exemple, avec une fréquence de 500 kHz ; les bornes de sortie du générateur sont respectivement réunies à deux électrodes extracorporelles 214 et 215 placées, par exemple, en diagonoale sur l'avant du thorax du patient P, par l'intermédiaire de deux impédances de valeur élevée, représentées ici par deux condensateurs 210, 211 de faible capacité, mais qui peuvent être remplacées par des résistances de forte valeur, en vue d'injecter dans ce thorax un courant constant ne dépassant pas la valeur admise par les règles de sécurité (d'environ 2 milliampères). te dispositif électronique de mesure 20 comporte en outre une première chaîne conducto-cardiographique (CCG) 22 correspondant dans son principe à la channe rhéocardiographique (RCG) décrite dans la demande de brevet précitée de la demanderesse ; une seconde chaîne électro-cardiographique (ECG) 23 pouvant fournir des électrocardiogrammes in situ ou des électrogrammes du faisceau HIS (HBE ou HIS-bundle electrogramme) suivant la localisation du bout de la sonde ; une troisième channe phonocardiographique (PCG) 24 et une quatrième chatte dopplerocardiographique (DCG) 25. La chaîne CCG 22 est alimentée par l'une des paires d'électrodes 8-9 par et en bout de sonde afin de prélever à l'intérieur du coeur C (ou dans le système vasculaire à proximité de ce dernier) des signaux haute-fréquence modulés en amplitude par l'activité hémodynamique (flux sanguin) du patient du fait que la conductance vue par cette paire d'électrodes varie avec le volume du sang contenu dans la cavité où elle se trouve, la conductance du sang étant nettement supérieure à celle du tissus musculaire ou graisseux ou à celle des parois des vaisseaux. La channe CCG 22 comporte en série un amplificateur hautefréquence passe-bande 221, un détecteur d'enveloppe (diode et filtre passe-bas) 222 et un amplificateur basse-fréquence 223 alimentant l'un des canaux 261 du dispositif de visualisation 26 de façon à y obtenir une image de la conductance intra-cardiaque ou conducto-intracardiogramme (CICG). La chatne ECG 23 est alimenté, soit par une autre paire d'électrodes 6-7, soit par la même paire 8-9 que la chatne CCG 22, pour fournir à un autre canal 262 du dispositif 26 des signaux permettant d'obtenir un électrocardiogramme in situ ou électro-cardiogramme (EICG)(EIC@) (EICG)(EIC@) ou un HBE. Elle comprend un préamplificateur 221 et un amplificateur 223 basse-fréquence et éventuellement un circuit de anti-parasite inséré entre ceux-ci, conformément au brevet français n0 1.533.419 dé posé le 8 Juin 1967 pour la présente demanderesse. La chaîne PCG 24 est alimentée par un capteur de sons qui peut être soit intracardiaque comme celui 5 de la sonde représenté sur la figure 1, soit extracorporel 240 posé sur le thorax du patient P à l'endroit du coeur, pour capter les bruits émis par ce dernier et fournir à un troisième canal 263 du dispositif 26 un signal PCG ou PICG (phonocardiogramme interne ou phono-intracardiogramme).Pour faciliter au médecin l'interprétation des signaux alternatifs qui sont de fréquence relativement élevée, il a été inséré conformément à l'invention entre la sortie de la chaîne PCG 24 et l'entrée du canal 263 un circuit redresseur-intégrateur 300 (qui sera décrit plus loin et illustré par la figure 4) fournissant un signal correspondant à lten- veloppe des signaux PCG redressés et dont l'image sera appelée phonocardiogramme intégré (IPCG). le circuit 300 peut être inséré dans le canal PCGPC@ PCGPC@ au moyen d'un double commutateur 242-243. La chaîne DCG 25, qui est classique et couramment utilisée pour détecter les battements du coeur d'un foetus logé à l'intérieur de l'utérus, alimente et est alimentée par un capteur-transducteur 250, par exemple piézoélectrique, transformant des signaux électriques de fréquence ultrasonore en vibrations mécaniques et des vibrations mécaniques renvoyées (réfléchies) par les structures cardiaques C en signaux électriques. La chaîne DCG 25 fournissant également des signaux alternatifs de fréquence relativement élevée, on y a également adjoint un circuit redresseur-intégrateur 301 et un double commutateur 252-253 analoguès à ceux de la channe PCG 24. Cette channe DCG 25 alimente un quatrième canal 264 du dispositif 26. On remarquera ici qu'il est possible, sans sortir du cadre de l'invention, de disposer dans le dispositif électronique de mesure 60, de plusieurs chaînes CCG du type décrit (22) alimentées chacune par une paire d'électrodes 6 à 11, qu'il y a même, au cas où la sonde 1 porte en bout 2n électrodes annulaires, celles-ci peuvent alimenter (2n - 1) chaînes CCG, chacune des électrodes, sauf celles situées aux extrémités, étant respectivement reliées en parallèle à deux bornes d'entrée de deux chaînes distinctes. On peut disposer donc avec 2n électrodes, soit de n, soit de (2n - 1) chaînes CCG, chacune d'elles permettant d'obtenir sur un canal séparé du dispositif 26 un CICG différent, dont la présence simultanée accélère et facilite la localisation des défauts#cardio- vasculaires aux différents niveaux ce qui est finalement l'un des buts de l'exploration effectuée à l'aide de la sonde 1 à électrodes 6 à 11. il est à noter également, que lton peut respectivement réunir les bornes de sortie du générateur 21 à l'aide des conducteurs 212 et 213 soit aux électrodes annulaires extrêmes 6 à 11 de la sonde 1, soit aux mêmes électrodes 8 et 9 que la chaine CCG pour obtenir des indications très intéressantes du point de vue du diagnostic médical. La figure 3 illustre une application du dispositif de mesure 20 pour la surveillance non-sanglante de l'hémodynamique du patient P à l'aide d'électrodes et de capteurs extracorporels fixés sur son thorax. Sur la figure 3, les électrodes d'injection du courant 214-215 réunies au générateur 21 sont également disposées en diagonale sur l'avant du thorax, tandis qu'une paire d'électrodes de prélèvement 224-225 sont respectivement placées sensiblement au milieu du thorax, de part et d'autre de la projection de la circonférence du coeur C et le long d'une ligne sensiblement parallèle à la colonne vertébrale. du patient P. Cette paire d'électrodes 224-225 sert, d'une part, à prélever le signal conductocardiographique (CCG) haute-fréquence modulé en amplitude et de l'appliquer à l'entrée de la chaîne CCGCC@ CCGCC@ 22 et, d'autre part, à fournir le signal électrocardiographique (ECG) à la chaîne ECG 23. On a placé également sur le thorax à l'endroit du coeur C un capteur PCG 240 et un transducteur DCG 250 qui alimentent respectivement les channes PCG 24 et DCG 25 mentionnées précédemment.Ces channes 24 et 25 sont respectivement suivies de circuits redresseursintégrateurs 300 et 301 et en comparant les courbes IPCG et IDCG de la figure 3, inscrits dans le rectangle représentant le dispositif de visualisation 26 avec les courbes PCG et DCG correspondantes de la figure 2, on voit que les circuits 300-et 301 fournissent des signaux intégrés correspondant à l'enveloppe des signaux redressés PCG et DCG, et que les signaux intégrés sont plus clairement indicatifs des phénomènes cardiomécanique#s, que les non-intégrés. L'intégration des signaux permet d'autre part, l'utilisation d'un enregistreur classique du type ECG (O - 100Hz) moins coûteux qu'un enregistreur à large bande. L'appareil tel que représenté sur la figure 3 avec des capteurs externes permet non seulement la surveillance continue de l'hémodynamique du sujet P, mais également une exploration partielle chez les malades très graves (un récent infarctus du myocarde) où le cathétérisme pourraient engendrer des troubles. Cette exploration est effectuée en déplaçant les électrodes 224, 225 sur le thorax (sur la poitrine et éventuellement sur le dos du malade). l'expérience a montré que, par rapport à 1'ECG qui est à présent le paramètre essentiel de la surveillance non-sanglante des malades, 11 enregistrement des données CCG, IPCG et IDCG donne des renseignements beaucoup plus proches de la véritable hémodynamique du malade et du fonctionnement musculaire de la pompe cardiaque, car par exemple lors d'une arythmie cardiaque grave présentant de nombreuses extrasystoles ventriculaires, des phénomènes électriques d'amplitude notable entrat- nent souvent qu'une très faible action héniodynamique, cette dernière étant pourtant essentielle à la survie du patient surveillé en réanimation. La figure 4 illustre schématiquement un circuit redresseur-inté 'gratteur 300 (ou 301) de type classique, utilisé pour obtenir des IPCG ou des IDCG. Il comprend en série un étage redresseur à double alternance 310 à 317, un premier étage intégrateur du type Miller 320 à 323, un étage amplificateur 330 à 333 avec un transistor à effet champ 330 et un second étage intégrateur du type Miller 340 à 344. L'étage redresseur et les deux étages intégrateurs comportent respectivement des amplificateurs opérationnels 310, 320 et 340 constitués par des amplificateurs différentiels en circuits intégrés dont les entrées non-inverseuses (+) sont respectivement réunies à la masse par des résistances 315, 323 et 342. les constantes de temps des deux étages intégrateurs 320 à 323 et 340 à 344 ont été calculées de manière à permettre la visualisation des enveloppes soit des bruits cardiaques, soit des signaux dopplerocardiographiques et leur enregistrement sur des enregistreurs basse-fréquence (voir la figure 3 pour la forme des courbes IPCG et IDCG). On remarquera ici que d'autres types de circuits redresseurs (détecteurs) intégrateurs (filtres passe-bas) peuvent être utilisés pour l'obtention des signaux IPCG et IDCG. R E V E N D l C A T I O Is S 1. Appareil pour l'exploration et la surveillance non-sanglante de l'hémodynamique d'un patient (P) associé, pozlr l'exploration, à une sonde de cathétérisme (1) munie sur son extrémité à introduire dans le système cardiovasculaire du patient (P), d'au moins une paire d'électrodes dites intracorporelles (6 à 12) et éventuellerlent d'autres capteurs intracorporels de phénomènes cardiaques, et à une paire d'électrodes extracorporelles ainsi qu'éventuellement à un ou plusieurs capteurs extracorporels de phénomènes cardiaques et, pour la surveillance, à au moins deux paires d'électrodes extracorporelles ainsi qutéventuellement à un ou plusieurs capteurs extracorporels de phénomènes cardiaques, et comportant - un dispositif électronique de mesure (20) muni au moins . d'une chatne électrocardiographique (23), . d'un générateur de courant constant haute-fréquence (21, 210, 211) à injecter dans le thorax du patient (P), et . d'au moins une chatne conductocardiographique (22) destinée à recevoir le signal haute-fréquence modulé par le flux sanguin et - un dispositif multicanal pour l'exploitation (26) simultanée des signaux respectifs fournis par le dispositif électronique (20), ledit appareil étant caractérisé par le fait que, pour l'exploration de l'hémodynamique, ledit générateur (21) est relié à une paire 'd'électrodes extracorporelles placées en diagonale sur le thorax du patient (P) et que lesdites chaînes électro- (23) et conductocardiographiques (22) sont respectivement alimentées par lesdites électrodes intracorporelles (6 à 11) de ladite sonde (1). 2. Appareil suivant la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il comporte en outre, une chaîne phonocardiographique (24) classi que, reliée pour l'exploration, à un capteur de sons cardiaaues, et pour la sur-;eillance, à un capteur extracorporel de sons (240) placé de façon fixe sur le thorax du patient (P) dans la région du coeur (C) de celui-ci et, par le fait qu'un premier circuit de redressement et d'intégration (300) est prévu pour une insertion éventuelle entre la sortie de la chaîne phonocardiographique et entrée associée (263) du dispositif multicanal (26) en vue d'élaborer un phonocardiogramme intégré (IPCG). 3. Appareil suivant l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'il comporte en outre une chaîne dopplerocardiographique (25) classique relié dans tous les cas à un capteurtransducteur électromécanique ultrasonore (250) extracorporel, et par le fait qu'un second circuit de redressement et d'intégration (301) est prévu pour une insertion éventuelle entre la sortie de la chaîne dopplerocardiographique (25) et l'entrée associée (264) du dispositif multicanal (26) en vue d'élaborer un dopplerocardiogramme intégré (IDCG). 4. Appareil pour l'exploration et la surveillance non-sanglante de l'hémodynamique d'un patient (P) associé, pour 11 exploration, à une sonde de cathétérisme (1) munie sur son bout à introduire dans le système cardiovasculaire du patient (P), d'au moins une paire d'électrodes dites intracorporelles (6 à 12) et éventuellement d'autres capteurs extracorporels de phénomènes cardiaques et à une paire d'électrodes extracorporelles ainsi qu'éventuellement à un ou plusieurs capteurs extracorporels de phénomènes cardiaques et, pour la surveillance, à deux ou plusieurs paires d'électrodes extracorporelles ainsi qu'éventuellement à un ou plusieurs capteurs extracorporels de phénomènes cardiaques, et comportant - un dispositif électronique de mesure (20) muni au moins . d'une chaîne électrocardiographique (23), . d'un générateur de courant constant'haute-fréquence (21, 210, 211) à injecter dans le thorax du patient (P), et . d'au moins une chaîne conductocardiographique (22) destinée à recevoir le signal haute-fréquence modulé par le flux sanguin ; et - un dispositif multicanal pour l'exploitation simultanée (26) des signaux respectifs fournis par le dispositif électronique (20), ledit appareil étant caractérisé par le fait que, pour l'exploration de l'hémodynamique cardiaque, ledit générateur (21) et lesdites chaînes électro- (23) et conductocardiographiques (22) sont respectivement reliées au moins à une paire d'électrodes intracorporelles (6 à 11) de ladite sonde. 5. Appareil suivant la revendication 4, caractérisé par le fait que ledit générateur (21) est relié aux électrodes intracorporelles extrêmes (6 à 11) de la sonde tandis que lesdites chaînes électro (22) et conductocardiographiques (23) sont respectivement reliées à d'autres électrodes intracorporelles (7 à 10). 6. Appareil suivant la revendication 5, caractérisé par le fait que lesdites chaînes électro- (22) et conductocardiographiques (23) sont respectivement reliées à une même paire d'électrodes intracorporelles (7-8). 7. Appareil suivant la revendication 4, caractérisé par le fait que lesdites chaînes électro- (22) et conductocardiographiques (23) sont reliées respectivement à des paires d'électrodes intracorporelles distinctes (7-8 et 9-10). 8. Appareil pour l'exploration et la surveillance non-sanglante de l'hémodynamique d'un patient (P) associé, pour l'exploration, à une sonde de cathétérisme (1) munie sur son bout i à##troduire dans le système cardiovasculaire du patient (P), d'au moins une paire d'électrodes dites intracorporelles (6 à 12) et éventuellement t'autres capteurs intracorporels de phénomènes cardiaques et à une paire d'électrodes Sztracorporelles, ainsi qu'éventuellement à au moins un capteur intracorporel de phénomènes cardiaques et, pour la surveillance, à deux ou plusieurs paires d'électrodes extracorporelles ainsi qu'éventuellement à un ou plusieurs capteurs intracorporels de phénomènes cardiaques, et comportant - un dispositif électronique de mesure (20) muni au moins . d'une chaîne électrocardiographique (23), . d'un générateur de courant constant haute-fréquence (21, 210, 211) à injecter dans le thorax du patient (P), et d'au moins une chaîne conductocardiographique (22) destinée à; recevoir le signal haute fréquence modulé par le flux sanguin ; et - un dispositif multicanal pour l'exploitation simultanée (26) des signaux respectifs fournis par le dispositif électronique (20) ledit appareil étant caractérisé par le fait que, pour la surveillance non-sanglante, il comporte en outre : une chaîne phonocardiographique (24) alimentée par un capteur extracorporel de sons cardiaques (240) et une chaîne dopplerocardiographique (25) alimentée par un capteurtransducteur ultrasonore (250) électro-mécanique, et un premier et second circuits de redressement et d'intégration (300, 301) prévus pour être respectivement insérés entre les sorties des chaînes phono- (24) et dopplerocardiographique (25) et les entrées associées respectives (263, 264) du dispositif multicanal (26) en vue de fournir des phonoet dopplerocardiogrammes intégrés (IPCG et IDCG) et par le fait que, ledit générateur (21) alimente une paire d'électrodes extracorporelles (214, 215) placées de façon fixe en diagonale sur l'avant du thorax et que lesdites chaînes électro- (23) et conductocargiographique (23) sont alimentées par une même paire d'électrodes (224, 225) placées sur l'avant du thorax le long d'un axe sensiblement parallèle à la colonne vertébrale, et respectivement à proximité de la projection sur le thorax des extrémités supérieure et inférieure du coeur (C).