i 2131968 L'invention due à Hans GALLEITHNER et Kurt STRAUCH est relative à un procédé pour confectionner des ébauches de pneus, en particulier de pneus à carcasses radiales, ainsi qu'à un tambour de montage pour la mise en oeuvre de ce procédé. 5 On sait fabriquer des ébauches de pneus à carcasse radiale par un procédé dit en deux temps. Dans une première phase une partie de l'ébauche de pneu est confectionnée selon un procédé sur tambour plat. Ensuite cette ébauche partielle, qui se compose essentiellement des ancrages de talon et de la carcasse, 10 est extraite de la machine à tambour plat et est est bombée sur un dispositif séparé, après quoi les couches restantes, par exemple la couche de ceinture et la surface de roulement, sont mises en place. Ce procédé présente l'inconvénient qu'en particulier le transfert de l'ébauche de pneu à moitié confection-15 née entraîne des irrégularités qui se répercutent très défavorablement sur les proprié€és finales de roulement du pneu. Aussi a-t-on déjà proposé de confectionner la totalité de i'ébauche de pneu sur un seul dispositif. Des dispositifs de ce genre se composent par exemple d'un tambour, constitué de deux disques 20 parallèles disposés coaxialement entre lesquels est enserré un soufflet. Lorsqu'on écarte l'un de l'autre ces disques, le soufflet prend une forme essentiellement cylindrique et est soutenu intérieurement par des éléments de soutien qui lui sont propres. On confectionne alors sur ce soufflet cylindrique les 25 couches de la carcasse et les ancrages de talons, après quoi, tout en rapprochant en même temps l'un de l'autre les disques, le soufflet est bombé par un fluide sous pression ; sur l'ébauche partielle de pneu reposant sur le soufflet on confectionne les couches restantes. Ce dispositif présente l'inconvénient 30 que le soufflet, dont les caractéristiques d'extension peuvent ne pas être uniformes dans toutes ses parties, a une très forte influence sur l'extension de la carcasse et, au cours de l'opération de confection de l'ébauche, il peut se produire toute une série de tensions indésirables qui se répercutent d'une 35 manière très défavorable sur les propriétés de roulement du pneu fini. L'invention propose donc un procédé dans lequel les inconvénients exposés ci-dessus sont éliminés et ceci par le fait que dans une première phase opératoire on réalise une ébauche 40 partielle de pneu, se composant essentiellement des noyaux 72 05984 2 2131968 des talons et de la carcasse, sur un tambour de montage agencé pour la mise en oeuvre du précédé à tambour plat, après quoi, dans une seconde phase opératoire, on bombe l'ébauche partielle du pneu, en rapprochant simultanément l'un de l'autre les noyaux 5 de talons sur ce même tambour de montage, exclusivement en faisant appel à un fluide, liquide ou gazeux sous pression, après quoi on met en place les éléments demontage suivants de l'ébauche du pneu. Dans ce procédé on n'utilise donc pas de soufflet pour le bombement de l'ébauche partielle de pneu, ce qui permet 10 à ce bombement de s'effectuer d'une manière plus uniforme. Afin d'éviter toute perturbation au cours de l'opération de bombement il est avantageux que la surface latérale cylindrique, nécessaire pour le procédé à cylindre plat, du tambour de montage se resserre en direction de l'axe du tambour au cours de la seconde phase opé-15 ratoire de bombement. Le procédé conforme à l'invention peut être mis en oeuvre à l'aide d'un tambour de montage comportant deux disques parallèles, disposés coaxialement l'un par rapport à l'autre et susceptibles d'être déplacés l'un par rapport à l'autre suivant la direction 20 de l'axe, entre les lignes périphériques desquels est prévu un élément en forme de surface latérale de cylindre,, lequel tambour de montage est caractérisé en ce que cet élément est réalisé sous forme de soufflet ou d'entoilage muni d'au moins une ouverture de passage et que les disques éventuellement puissent en plus tourner 25 l'un par rapport à l'autre suivant la direction périphérique. Grâce à cette disposition le fluide sous pression, au cours de l'opération de bombement, traverse le soufflet ou l'entoilage et agit directement sur l'ébaucîle de pneu. Le soufflet ou l'entoilage ne participe pas au travail de bombement. Afin que d'une 30 part, pendant la phase opératoire de confection sur tambour plat, on puisse tenir compte de diverses pressions de bombement, tout en laissant d'autre part au soufflet la possibilité de plier en certains endroits en direction de l'axe, il est avantageux que le soufflet soit muni,suivant la direction de 1'axe,d'ouvertures 35 de passage diversement réparties. Cet effet peut alors être obtenu aussi à l'aide d'un élément constitué par un soufflet comportant, suivant la direction longitudinale, des différences d'épaisseur. D'autre part l'élément peut être constitué par un soufflet en matériau élastomère, éventuellement équipé au moins 40 partiellement d'éléments de renforcement enrobés. Ces éléments 72 0S984 3 2131968 de renforcement peuvent par exemple aussi, au moins partiellement être constitués par des corps rigides. Afin d'éviter, en particulier lorsqu'on utilise un soufflet muni d'ouvertures de passage, toute adhérence de l'ébauche de pneu sur Ie soufflet, il est avantageux que celui-ci soit équipé d'une couche extérieure empêchant l'adhérence de l'ébauche de pneu. Mais au lieu d'un soufflet, l'élément peut aussi être constitué par un entoilage de matériau à base de fils ou de câbles. Cet entoilage peut être composé de fils essentiellement parallèles à l'axe du tambour, mais aussi être réalisé sous forme de tissu, les fils disposés transversalement par rapport aux fils longitudinaux pouvant aussi être élastiques. Dans ces conditions on obtient que l'entoilage, lorsqu'on rapproche l'un de l'autre les disques, soit tiré vers l'intérieur en direction de l'axe du tambour. Les fils dirigés longitudinalement du matériau constituant l'entoilage doivent toutefois être essentiellement inélastiques, afin d'obtenir une assise suffisamment ferme pour les couches qui doivent être mises en place au cours du procédé à tambour plat. En outre il est avantageux que l'élément soit d'extension axiale réglable. Dans ces conditions on peut confectionner des ébauches de pneus de diverses largeurs sur un seul et même tambour. Une telle possibilité de réglage peut être obtenue, par exemple par le fait que les fils de l'entoilage ou le soufflet peuvent être introduits plus ou moins profondément dans l'un des disques. De plus on peut encore prévoir un dispositif de resserrement composé d'un certain nombre d'éléments élastiques, par exemple des ressorts de traction ou des rubans de caoutchouc, qui s'accrochent sur la face intérieure de l'élément. Dans ces conditions, on est assuré que l'élément réalisé sous forme de soufflet ou d'entoilage se détache dans tous les cas de l'ébauche de pneu au cours de l'opération de bombement. L'invention est expliquée plus en détail ci-après à l'aide d'un certain nombre de ses modes de réalisation, pris à titre illustratif mais nullement limitatif, en se référant aux dessins annexés dans lesquels : - les figures 1 à 3 représentent schématiquement diverses phases du procédé de confection conforme à l'invention et 72 059B4 4 2131968 - les figures 4 à 10 divers modes de réalisation du tambour de montage. La figure 1 représente une machine de confection 1 munie d'un tambour de montage 2, qui se compose de deux disques paral-5 lèles 3,4, disposés coaxialement et susceptibles d'être déplacés l'un par rapport à l'autre suivant la direction de leur axe ; le disque 3 est disposé sur un arbre 5 et le disque 4 est disposé sur un arbre creux 6. Entre les lignes périphériques des disques 3 et 4 est prévu un élément 7 en forme de surface latérale de •10 cylindre. Au cours de la première phase du procédé de confection, les deux disques 3 et 4 sont écartés l'un de l'autre suffisamment pour que l'élément 7 soit bien tendu. Après quoi on confectionne sur le tambour une ébauche partielle de pneu 8 qui se compose essentiellement des couches de la carcasse, des ancrages des ta--15 Ions, de la plaque de fond etc... Sur la figure 2 on a représenté la seconde phase opératoire du procédé au cours de laquelle les disques 3 et 4 sont déplacés l'un vers l'autre suivant la direction de l'axe, tandis qu'en même temps l'ébauche partielle de pneu 8 est bombée par un fluide 20 sous pression 22 liquide ou gazeux. L'élément 7 comporte des ouvertures de passage 23, à travers lesquelles pénètre le fluide sous pression, qui agit directement sur la surface intérieure de l'ébauche partielle du pneu 8. Après achèvement de l'opération de bombement les couches restantes 9 sont mises en place sur 25 l'ébauche partielle 8 ainsi bombée. La figure 3 représente, la phase opératoire au cours de laquelle l'ébauche de pneu 10 complètement équipée est enlevée du dispositif. Les disques 3 et 4 sont ramenés pour cela l'un vers l'autre dans une position extrême et les talons 24 de l'ébauche 30 de pneu 10 se détachent des disques 3,4 ; le pneu peut alors être enlevé facilement. Si cette opération de détachement venait à se révéler difficile, on pourrait, en plus, faire tourner les disques 3 et 4 l'un par rapport à l'autre, suivant la direction périphérique. Le pneu peut ensuite être enlevé commodément de dessus les 35 disques 3 et 4 rapprochés l'un contre l'autre. La figure 4 représente un tambour de montage dans lequel est enserré entre les disques 3 et 4 un soufflet 11, qui présente un certain nombre d'ouvertures de passage 12. Ces ouvertures sont plus nombreuses dans la région centrale du soufflet 11. On obtient 40 de cette manière une plus grande élasticité du soufflet dans cette 72 05984 5 2131968 région. Le soufflet peut donc ce plier dans cette région. Dans le mode de réalisation représenté sur la figure 5, le soufflet 11 présente, dans sa région centrale 13, une moindre épaisseur h que dans ses régions marginales 14 immédiatement à 5 proximité des disques 3 et 4 où l'épaisseur H du soufflet atteint son maximum. Pour obtenir un resserrement du soufflet 11, dans la région 13, en direction de l'axe, le soufflet est équipé d'un certain nombre d'éléments annulaires 15 au moyen desquels est tiré un élément élastique 16a, par exemple un ruban de caout-10 chouc. Ce ruban 16a est soumis à une certaine tension préliminaire. La figure 6 représente un soufflet 11 équipé d'éléments de renforcement enrobés 16. Ces éléments de renforcement peuvent en plus,comme le montre la figure 7, comporter des éléments inélas-15 tiques 17. Afin d'empêcher toute adhérence de 1 * ébauche de pneu sur le soufflet 11 celui-ci, dans le mode de réalisation de la figure 8, peut être équipé d'une couche extérieure anti-adhérence 18. Du fait que la liaison du soufflet et d'une telle couche anti-adhé-20 rence extérieure présente souvent des difficultés, l'ensemble du soufflet peut aussi être réalisé en un matériau non adhérent. Dans le mode de réalisation de la figure 9 est prévu entre les deux diques 3 et 4 un entoilage 19 qui est constitué par un certain nombre de fils ou de câbles essentiellement parallèles. 25 Ces câbles peuvent par exemple être des câbles gainés qui présentent une certaine élasticité. De plus ces câbles essentiellement inélastiques peuvent être tissés avec des fils transversaux élastiques qui, lors du rapprochement l'un de l'autre des disques 3 et 4 assurent une traction vers l'intérieur des câbles. Les 30 fils, ou aussi le soufflet des modes de réalisation précédents, peuvent être maintenus d'une manière réglable dans l'un des disques, c'est-à-dire y être tirés plus ou moins profondément. Dans ces conditions,on peut confectionner des ébauches de pneus de largeurs différentes d'un seul et même diamètre de talons sur 35 un seul dispositif. Il en va de même avec le mode de réalisation de la figure 10 dans lequel^ au lieu des fils, on a utilisé des chaînes 20 tendues entre les disques 3 et 4. Pour assurer, avec ce mode de réalisation ,un mouvement relatif des disques suivant la direction périphérique, les extrémités des chaînes 20 sont 40 fixées à l'aide de boulons 21 qui permettent un certain déplace 72 05984 6 2131968 ment angulaire des chaînes suivant la direction périphérique. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. 72 05984 7 2131968 REVENDICATIONS 1. Procédé pour confectionner des ébauches de pneus, en particulier de pneus à carcasses radiales, caractérisé en ce que dans une première phase opératoire, on réalise une ébauche partielle de pneu, se composant essentiellement des noyaux des talons et de la carcasse, sur un tambour de montage agencé pour la mise en oeuvre du procédé à tambour pl-t, après quoi, dans une seconde phïse opératoire, on bombe l'ébauche partielle de pneu, en rapprochant simultanément l'un de l'autre les noyaux de talons sur ce même tambour de montage, exclusivement en faisant appel à un fluide, liquide ou gazeux sous pression, après quoi on met en place les éléments de montage suivants de l'ébauche de pneu. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la surface latérale cylindrique, nécessaire pour le procédé à cylindre plat, du tambour de montage,se resserre en direction de l'axe du tambour au cours de la seconde phase opératoire de bomban ent. 3. Tambour de montage, pour confectionner des ébauches de pneus, en particulier de pneus à carcasses radiales, suivant le procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, comportant deux disques parallèles, disposés coaxialement l'un par rapport à l'autre et susceptibles d'être déplacés l'un par rapport à l'autre suivant la direction de l'axe, entre les lignes périphériques desquels est prévu un élément en forme de surface latérale de cylindre, lequel tambour de montage est caractérisé en ce que cet élément 7 est réalisé sous forme de soufflet 11 ou d'entoilage 19 muni d'au moins une ouverture de passage (12, 23) et que les disques (3,4) éventuellement puissent en plus tourner l'un par rapport à l'autre suivant la direction périphérique. 4. Tambour de montage selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'élément est constitué par un soufflet (11) comportant une répartition d'ouvertures de passage qui varie suivant la direction de l'axe. 5. Tambour de montage selon l'une quelconque des revendications 3 et 4, caractérisé en ce que l'élément est constitué par un soufflet (11) comportant suivant la direction de l'axe, des différences d'épaisseur de paroi (h,H). 6. Tambour de montage selon l'une quelconque des revendications 3 à 5, caractérisé en ce que l'élément est constitué par un soufflet en matériau élastomère (11) qui, tout au moins partiel 72 05984 8 2131968 lement, est équipé d'éléments de renforcement enrobés (16). 7. Tambour de montage selon la revendication 6, caractérisé en ce que les éléments de renforcement enrobés (16) sont constitués, au moins partiellement de corps rigides (17). 5 8. Tambour de montage selon l'une quelconque des revendi cations 3 à 7, caractérisé en ce que le soufflet (11) est équipé d'une couche extérieure (18) empêchant toute adhérence de l'ébauche de pneu (8). 9. Tambour de montage selon la revendication 3, caractérisé 10 en ce que l'élément est constitué par un entoilage (19) d'un matériau à base de fils ou de cables. 10. Tambour de montage selon la revendication 9, caractérisé en ce que le matériau constituant l'entoilage (19) est essentiellement inélastique. 15 11o Tambour de montage selon la revendication 3, caractérisé en ce que lrentoilage est constitué par un certain nombre de chaînes (20). 12. Tambour de montage selon l'une quelconque des revendications 3 à 11, caractérisé en ce que l'élément (7) est d'exten- 20 sion axiale réglable. 13. Tambour de montage pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le dispositif de resserrement est constitué par un certain nombre d'éléments élastiques (16a), par exemple des ressorts de traction ou des rubans 25 de caoutchouc, qui s'accrochent sur la face intérieure (15) de l'élément.