La présente invention se rapporte à des constructions étanchéisées au moyen de feuilles doubles, et elle concerne également un procédé pour détecter et boucher des emplacements de fuite de constructions ét@nchéisées au mo yen de feuilles doubles, au cours duquel on formd des cavités vermées en soi par liaison locale des feuilles d'4tanchéisa- tion, et l" n prévoit une ou plusieurs liaisons conduisant de chaque cavité à l'extérieur. Depuis des anncës, l'étanchéisation contre les eaux exerçant ou non une pression constitue une source de problèmes non résolus dans les constructions au-dessus du sol et au-dessous du sol. L'utilisation de feuilles se heurte à des difficultés, du fait que les couches d'étanchéité relativement minces (2 à 3 mm) sont souvent détériorées par des travaux de maçonnerie subséquents, par exemple par application de protection ou de béton sur une plaque e plancher ou sur des murs. Les feuilles deviennent alors non étanches et ne jouent plus leur rôle. Si l'on constate une détérioration de ce type avant d'appliquer les couches suivantes, on peut les réparer de façon relativement simple, par exemple en soudant un morceau de feuille sur l'emplacement de suite. Si cependant on applique la couche suivante, par exemple une couche de mortier de protection ou de béton, on ne peut ni dstecter, ni réparer de façon simple, les dégâts. L'invention vise à remédier à ces inconvénients0 Les constructions étanchéisées au moyen de feuilles doubles selon l'invention sont caractérisées par la présence de deup feuilles se recouvrant au moins partiellement, reliées partiellement entre elles, pour former des cavités fermées en elles-memes, et en ce que chaque cavité comporte, au moins en un emplacement, un accès restant libre de l'extérieur. L'invention a également pour objet un pro- cédé pour détecter et boucher les emplacements de fuite de constructions étanchéisées au moyen de feuilles doubles caractérisé en ce (lue l'on fait le vide séparément dans ces cavités et l'on détecte, en se basant sur le fait que le vide ne subsiste pas, la cavité qui suit et on l'étanchéise au moyen d'une matière lutante. L a description détaillée qui va suivre et les messins annexés donnés uniquement à titre d'exemples non limitatifs, feront bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. Sur les dessins annexés la figure 1 représente une partie d'une construction étanchéisée ; la figure 2 est une vue analogue à la fi gure 1, après détection de l'emplacement de fuite, et après application de la matière lutante, pour colmater la fuite. Une construction à étanchéist, dont les figures 1 et 2 représentent une partie 1, est recouverte d'une feuille de base 3. Cette feuille de base comporte un quadbilla- ge dont des saillies 5 interrompues par des rainures transversales (non représentées), dirigées dans une certaine direction, sont représentées. On forme ainsi un système de canaux cohérent dont les canaux longitudinaux 7 sont visibles sur les figures 1 et 2. La feuille de base 3 est recouverte par une feuille de recouvrement 9 qui s' appuie sur les saillies 5. Les deux feuilles sont reliées mutuellement localement par des liaisons par soudure, et elles forment des cavités très plates fermées en elles-mêmes, normalement rectangulaires, par exemple carrées,l3. Une tubulure d'aspiration ou de refoulement 15, fixée ur la feuille de recouvrement 9 aboutit à l'intérieur de la cavité 13 par une ouverture de raccordement 16 pratiquée dans la feuille de recouvrement 9. Sur la feuille de recouvrement 9 est montée en outre une tubulure d'évacuation de itair et de l'eau 17 qui est reliée également à la cavité 13 par une ouverture 19 ménagée dans la feuille de recouvrement 9. Chaque cavité ainsi formée c-omporte, par suite, une tubulure d'aspiration et de refoulement 15 aboutissant à l'extérieur et une tubulure d'évacuation de l'air et de l'eau 17 semblable. On a représenté, sur la figure 1, à des fins de contrôle d'é- tanchéité, une pompe à vide 20 comportant une conduite de connexion 21, un vacuomètre de contrôle 23 indiquant la dépression régnant dans la cavité 13.Les feuilles 3 et 9 sont recouvertes de deux parois d'isolement hermétique 25 et 26, par exdmple en mortier, en béton, en terre, ou en une matière analogue lorsque l'ensemble de la construction est érigé et que les éléments correspondants ont durci, on branche, comme l'indique la figure 1, la pompe à vide 20, on fait le vide dans la cavité 13 et, une fois qu1 on a obtenu un certain vide dans la cavité, on ferme la conduite de branchement 21, ce qui permet de voir sur le vacuomètre si le vide subsiste dans la cavité 13 ou bien disparatt plus ou moins rapidement, par suite d'une fuite. On peut ainsi contrôler séparément chaque cavité 13 et établir son étanchéité ou son absence d'étanchéité. Comme feuilles, on utilise, de préférence, des feuilles plastiques que l'on peut subdiviser par collage correspondant en cavités fermées en soi. S'il s'avère alors exister une inétanchéité sur l'une des cavités 13, on peut la supprimer en branchant comme on l'a représenté sur la figure 2 sur la tubulure d'aspiration et de refoulement 15, une pompe refoulante 30 reliée à un récipient 32 qui reçoit la matière lutante. De la pompe 30, une conduite de refoulement 34 va à la tubulure 15.La figure 2 montre, en outre, un emplacement de déchirure 36, dd par exemple à une détérioration mécanique des deux feuilles 3 et 9 On aspire alors au moyen de la pompe 30 la matière lutante, par exemple un adhésif à deux constituants, du récipient 32 et on le refoule par la conduite de refoulement 34 et la tubulure 15 d dans la cavité 13, la tubulure 17 assurant l'évaeuation dc l'air, éventuellement l'évacuation de l'eau, de sorte que la matière lutante peut pénétrer effectivement partout dans la cavité 13 et se répartir dans les canaux. La matière 38 atteint, par suite, également les mmplacements de déchirure 36 et les remplit d'un tampon d'étanchéité 41, un champignon 42 pouvant éventuellement se former dans la paroi d'isolement hermétique 25, selon sa matière. La condition pour que l'étanchéité de l'emplacement de déchirure 36 soit parfaite est, bien entendu, la perfection de la liaison de la matière plastique avec la matière d'étanchéité qui doit, par ailleurs, présenter des propriétés d'élasticité permanente, pour empocher une déchirure lors de mouvements des feuilles. Une fois l'étanehéisation et le durcissement effectués, on peut refaire un essai de vide, pour déter miner si l'étanchéisation a réussi. Cette étanchéisation n'est pas, non coûteuse en matière, du fait que la hauteur des cavités 13, respectivement des Canaux, n'est que de environ 0,5 mm, de sort. que, sur une surface contrôlable par sections de, par exemple, 50 2, il suffit d'injecter environ 25 litres de cette matière lutante 38. En outre, on peut n'effectuer cette injection que dans les cavités dans lesquelles l'essai d'étanchéité est po sitif, ce qui a priori n'était pas la règle. RtVLN1 > ICTI0NB 1. Constructions étanchéisées au moyen de feuilles doubles, caractérisées en ce qu'elles comportent deux feuilles se recouvrant au moins partiellement, reliées entre elles partiellement pour former des cavités fermées en soi, et en ce que chaque cavité comporte un accès libre de l'extérieur en au moins un emplacement. 2. Constructions selon la revendication 1, caractCrisées en ce que chaque cavité 13 comporte, de préférence, en son point le plus bas, une tubulure d'évacuation de l'air et de l'eau 17 et, par exemple, diagonalement en opposition, une tubulure d'aspiration et de refoulement 15, lesdites tubulures 15, 17 étant librement accessibles de l'extérieur. 3. Constructions selon la revendication 1, caractéris-es en ce que, pour former un système de canaux 7 cohérent, l'une au moins des feuilles (3), par exemple en matière plastique, comporte des saillies 5. 4. Procédé pour détecter et colmater des emplacements de fuite de constructions étanchéisées au moyen de feuilles doubles selon la revendication 1, dans lequel on forme par liaison locale des feuilles d'étanchéité des cavités fermées en soi et l'on prévoit une ou plusieurs connexions allant de chaque cavité à l'extérieur, caractérisé en ce que l'on fait le vide séparément dans ces cavités, on détermine la cavité présentant des fuites en se basant sur le fait qu'elle ne tient pas le vide, et on l'étanchéise au moyen d'une matière de lutage. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'on insuffle, par exemple, un adhésif à deux constituants, dans la cavité 13 présentant des fuites, avant d'injecter la matière lutante. 6. Procédé selon la revendication 4, ca racterisé en ce que l'on injecte une quantité de matière lutante prédéterminée, correspondant à la dimension de la cavité 13.