La fusion nucléaire à grande échelle ne s'est mani festée Jusqu'ici que dans la bombe à hydrogène. La façon d'aborder directement la " domestication de la bombe " serait l'atténuation de la macroexplosion en microexplosions successives de grandeur maniable à déclancher électriquement plutSt que par un détonateur au plutonium, et qui se déroulent à l'intérieur dlun récipient convenable permettant la récupération de l'énergie du souffle sous forme de chaleur. On pourrait utiliser la même matière que celle qui a été trouvée efficace dans la bombe et les mêmes conditions de plasma dense. Pour étrange que cela puisse parattre, ce cheminement logique n'a jamais été essayé avec le deutero-tritiure de lithium-6 qui est la matière de la bombe à hydrogène. Les tentas tives innombrables de fusion nucléaire entreprises depuis 1956 en de nombreux endroits et à grands frais et qui jusqu'ici ont vouées à l'échec, se sont concentrées sur des plammas de gaz dilués de deutérium gazeux, sans faire appel ni de près ni ae loin aux processus bien établis ayant lieu dans l'explosion d'une bombe à hydrogène. Dès 1950, Ulrich Jetter a publié ce qui se passe pen dant l'explosion d'une bombe H. Ce n1 est en aucune façon le processus simple supposé par Hans Thirring qui en 1946 a inventé la bombe R en proposant d'enfermer une bombe à fission de plutonium dans une enveloppe d'hydrure de lithium afin que la réaction p,7Li puisse avoir lieu.Jetter a-admis le fait (déjà connu des militaires) que,. dans le plasma chaud dense créé par le détonateur au Pu, les neutrons de ce détonateur provoquent la fission du 6Li en tritons et en particules alpha énergétiques gui peuvent réagir avec d'autres deutons, tritons et noyaux de Li pour la libération de nucléons plus énergétiques afin que des réactions en chine multiplicatrices soient déclanchées. Comme il a été indiqué plus tard par McNally, il existe une pléthore de réactions à deux étages et trois étages de propageas tion et de prolifération qui peuvent avoir lieu dans un plasma chaud formé de 6Li, D et T, d'une façon assez différente des quelques réactions de fusions thermonucléaires directes ayant lieu dans un plasma de deutérium. Cela conduit à une possibilité non entrevue jusqu'ici: la présence de 6Li, qui agit comme combustible et catalyseur, abaisse les conditions dans lesquelles un plasma de DU peut commencer à "brtler" et par suite à produire de l'énergie. On peut déclancher les réactions en chatne, de fission-fusion multiplicatrices à une température de plasma plus basse que celle nécessaire à la réaction de fusion DD et DT thermonucléaire directe (environ 108 K). Il est évident que ces avalanches suprathermiques peuvent commencer à se propager dans un plasma à une température de seulement quelques millions de degrés. Les avalanches suprathermiques qui libèrent leur énergie nucléaire dans le plasma froid dans lequel elles s'infiltrent, chauffent ainsi le plasma à la plage des températures pour lesquelles les réactions thermonucléaires directes sont possibles Par conséquent, la température d'allumage de départ du plasma qu'on doit créer par des forces électromagnétiques extérieures, est fortement réduite. Le problème est par suite d'amener un plasma de den sité d'état solide (1023 noyauizem3) formé de 6Li, D et T, et confiné magnétiquement (parce qu'aucune paroi matérielle ne peut supporter la température) & une température à laquelle des avalanches puissent se propager dans le plasma. Oe volume très faible de plasma doit Entre enfermé dans des parois indestructibles afin que le processus puisse se répéter encore et encore. La réalisation d'un récipient ne se détériorant pas, qui puisse supporter les microexplosions nucléaires sans dommage, est une partie importante de l'invention.Il y a lieu de considérer que chaque microexplosion a la puissance explosive de plusieurs kilogrammes de TNT et qu'elle est accompagnée par un éclat de chaleur et de radiations, en particulier de neutrons qui sont difficiles à confiner et qui rendent tout objet se trouvant sur leur passage dangereusement radioactif. Le meilleur moyen pour créer des microplasma chauds denses confinés magnétiquement est le procédé dit " à explosion par fil" suivant lequel un fil fin est rapidement chauffé par une impulsion forte de courant. En faisant ainsi exploser un tube d'aluminium à paroi mince rempli de deutérium gazeux, Cheng a provoqué des fusions D-D et a compté 107 neutrons par impulsion.Sa source de courant était un condensateur de 5 microfarads chargé à 14 kV. En utilisant un générateur d'impulsions de courant plus puissant et plus élaboré Stephanakis et d'autres ont fait " exploser" des fils de nylon deutériés et ont obtenu 1011 neutrons par impulsions, en partie par des réactions de fusions thermonucléaires réelles et en partie~par des collisions D-D suscitées par -- champ.Fischer (homonyme du Demandeur) et d'autres ont déchargé une batterie de condensateurs à travers des tubes capillaires en verre remplis d' ammo- niac liquide deutérié rendu conducteur par du 7Li dissous et ont compté io7 neutrons par impulsion. S'ils avaient utilisé de l'ammoniac ayant été deutéro-tritié, ainsi que du lithium-6 pour y induire la conductivité électronique, ils auraient pu être les premiers à avoir déclanché électriquement des réactions nucléaires en channe. Il convenait donc de produire des conditions de tgpe explosion de fil dans la matière de bombe à hydrogène. Les propriétés physico-chimiques du Li2D sont très adéquates: le point de fusion est de 688 C. La masse en fusion est un liquide stable. La chaleur spécifique et la chaleur de fusion sont très élevées, supérieures à celles de l'eau. La masse fondue est un conducteur ionique, Li+ étant le cation et H l'anion. Un -excédent de -Li augmente la conductivité et un excédent de H la réduit. La conductivité ionique croît très rapidement avec la température. Grâce à .cette dernière propriété, on peut imiter- les caractéristiques de " fil " nécessaires pour produire le plasma chaud dense désiré: Si l'on fait passer un courant fort à travers le Li2DT en fusion entre deux électrodes cylindriques alignées, ce courant s'étale initialement à travers un grand volume du sel en fusion. Comme la matière se trouvant sur l'axe central devient plus chaude, le courant se resserre rapidement de lui-meme dans ce filament central plus chaud en raison du coefficient de température fortement négatif de la résistance. Dans ce filament la conductivité est d'environ un millier de fois supérieure à celle de la matière environnante0 À la cathode, du Li est déposé par électrolyse et l'espace situé devant l'anode est enrichi en D et T, ce qui y rend l'électrolyte hautement résistants Le générateur d'impulsions de courant (décrit ciaprès) se décharge à travers ce canal ou Ufil ", de conductivité préétablie. Il peut emmagasiner environ 500.000 jouies d'énergie et la délivrer en environ 10 7 seconde, produisant une impulsion momentanée d'intensité dont l'amplitude est de 107 ampères. Cette amplitude de courant est importante pour obtenir une auto-constriction magnétique efficace du filament chaud. Le courant transforme instantanément la matière dans le canal en un plasma chaud.En raison de l'effet de peau, le courant ne passe que dans la partie externe du filament, formant une gainez Le plasma dans le filament ne peut pas s'étendre vers l'extérieur car le liquide froid qui ltentoure ne peut s'échapper aussi vite et se comporte plut8t comme une paroi solide. Une onde de compression progresse vers l'axe géométrique du canal. La pression y monte à 108 atmosphères ou plus. L'in - tabilité " en vrille" nuisible qui est bien connue d'après les expériences d'effet de pincement de décharge dans les gaz (voir par exemple le livre de Glassberg et Lovstone n Controlled Thermonuclear Reactions", Van Nostrand Reinhold, New York, 1960) ne peut pas avoir lieu dans ce cas car les parois liquides enveloppantes ne peuvent bouger.Cependant, il existe une instabilité en "saucisses" conduisant à des constrictions magnétiques et à un pincement du canal de courant, assez semblable à un chapelet de saucisses. Cet effet est en fait déclenché près de l'anode par la matière hautement résistante enrichie en D-T en cet endroit. Par le champ électrique localement augmenté dans ces cols de saucisses pincéa magnétiquement, des noyaux sont accélérés et projetés dans le plasma qui stagne dans les "saucisses" suivantes du filament (voir page 276 du livre cité), provoquant des réactions de fusion nucléaire. Ces réactions primaires D-D, D-T, T-T, D-6Li et T-6Li induites par le champ produisent des deutons, des particules alpha et des neutrons énergétiques qui peuvent déclencher des avalanches multiplicatrices. De possible réaction en chaine se propageant sont 6Li + n # t + &alpha; + 4,8 MeV } d + t +, n + &alpha; +17,6 MeV-J suggéré par Jetter (cette réaction est défavorable pour le confinement magnétique parce que les neutrons peuvent s'échapper et interrompre ainsi les chaînes) d + d # n + 3He + 3,3 MeV 3-Be + d b p + &alpha; + 18,4 MeV p +@Li # @He + &alpha; + 4 MeV suggéré par Post D'autres réactions en chaîne fission-fusion se propageant indiquées par McNelly sont 6Li + &alpha; # d + 2&alpha; - 1,5 MeV d + 6Li # 2&alpha;+ 22,4 MeV Cette chaîne est multiplicatrice et elle peut être démarrée par les particules alpha énergétiques abondamment produites. D'autres channes sont p + 6Li # 3He + &alpha; + 4,0 MeV 3He + 6Li # p + 2&alpha; + 16,9 MeV p + 6Li # 3He + &alpha; + 4,0 MeV &alpha; + 6Li # p + 9Be - 2,1 MeV d + 6Li i t + p + &alpha; + 2,6 NeV t + 6Li # d + 7Li + 1,0 MeV d + 6Li # 3He + n + &alpha; 1,8 MeV 3He + 6Li # d + 7Be + 0,1 MeV Les protons énergétiques pour démarrer les trois premières chatnes peuvent être produits par une réaction initiale induite par champ telle que d + d # t + p + 4,0 MeV ou n + d # p + 2n - 2,2 MeV Toutes ces chaînes sont entrelacées et forment l'avalanche nucléaire qui se répand à travers le plasma en direction générale de la cathode et se fourre dans le filament étroit sous l'action du champ magnétique azimutal intense qui entoure le courant, selon B = I . Le champ magnétique est supérieur à 5r 106 Gauss.Comme l'énergie est transférée des nucléons chauds au plasma plus froid par des collisions élastiques et inélastiques de Coulomb et par le freinage exercé par le gaz d'électrons, le plasma froid est rapidement chauffé jusqu'aux températures thermonucléaires auxquelles des réactions de fusions directes à étage unique (sans formation de channes suprathermiques) deviennent possibles. Le champ magnétique sépare le plasma chaud de, la matière froide environnante. Seuls les neutrons peuvent s'échapper. Ils sont utilisés dans la couche fertile environ nante de surgénération de tritium. Le tritium est lié chimiquement et peut participer au cycle suivant.Plus le réacteur s'enrichit en tritium, plus il est facile de déclencher les avalanches, en raison de la facilité de la réaction D-2 qui ne nécessite qu'environ 10 keV d'énergie des participants à la collision, L'érosion de la cathode, qui est exposée à l'avalanche nucléaire, est réduite par la pseudo-cathode de lithium déposée électrolytiquement qui est effacée après chaque impulsion et préformée avant chaque nouvelle impulsion. La cathode peut être protégée par une cuvette de métal liquide d'auto-cicatrisation à sa partie supérieure0 Les électrodes peuvent titre en béryllium ou comporter des pastilles de béryllium afin que la matière de crachement dope le sel fondu avec du Be.Ceci est avantageux pour la surgénération de tritium du fait de la réaction: n + 9Be # 2n + 2 &alpha;- 1,7 MeV; n + 6Li # t + &alpha; qui double les neutrons et ne laisse que de l'hélium comme produit de combustion. Vers la fin de l'impulsion de courant (qui ne dure qu'environ 10-7 seconde), le confinement magnétique prend fin et le filament de plasma se désintègre. Les chattes de réaction plongent dans la matière froide environnante ou elles sont arrêtées. Il est ainsi fait recours au fait connu de longue date qu'un nucléon énergétique doit passer en moyenne par au moins 106 rayons atomiques avant de pouvoir frapper de front un autre noyau et réagir avec lui. Si les collisions de Coulomb avec d'autres électrons et noyaux plus froids ralentissent la particule en dessous de l'énergie de réaction, la channe nucléaire s'interrompt. La matérialité de ce phénomène découle à 1 'évi- dence du fait que la matière froide pour bombe à hydrogène ne peut Btre amorcée par irradiation de neutrons ou autres particules, comme en fournit un détonateur à Pu sous-critique. Le plasma doit avoir une température minimale de quelques millions de degrés avant que les réactions en channe y soient,possiblesO Le freinage exercé sur des nucléons chargés énergétiques est d'autant plus faible que la tempéra- ture est plus élevée et le plasma plus dense (dégénération). Par conséquent l'énergie libérée par la microexplo sion- doit Qtre trop faible pour porter à une telle température minimale un cylindre de matière à LiD fertile entourant le canal. Cette condition de non-escalade est facilement satisfaite: Avec une libération supposée d'énergie de 107 joules, un cylindre de LiD d'un rayon de 3 cm et d'une longueur de 10 cm (en supposant que la longueur du canal soit de 10 cm) 'est chauffé qu'à environ 5.000 C ( à peu près 0,5 eV), ce qui est bien trop froid pour que les centres des chaînes chargées d'une énergie en MeV ne se propagent et n'arrivent à d'autres centres avec une énergie suffisante pour franchir le seuil de Coulomb. Ainsi le feu nucléaire s'éteint après désintégration du filament, comme une allumette enflammée plongée dans de l'huile lourde. La simplicité curieuse du processus selon l'invention découle notamment de ce fait. L'amplitude de l'impulsion d'énergie libérée peut être commandée par l'amplitude de la tension du générateur d'impulsions de courant. L'énergie maximale par impulsion pouvant être tolérée avec sécurité est limitée par la résistance du récipient. Pour~Ia situation similaire-existant avec le réacteur à explosion de pastille provoquée par laser, la grandeur maximale de l'impulsion a été évalue expérimentalement (par des explosions de dynamite à l'intérieur-d'une cuve de 3m de diamètre) à environ 200 MJ. L'onde de choc mécanique qui se propage à la vitesse du son est amortie par la compressibilité du sel fondu, par un rideau de bulles ascendantes, de deutérium injectées dans la masse fondue par le fond ët par la crotte de LiD solide qui revit les parois de la cuve. Près des couvercles en céramique, cette couche de LiD est maintenue particulièrement épaisse pour protéger la matière céramique contre la rupture. l'onde de chaleur est amortie par la chaleur spécifique élevée du sel fondu et par la fusion partielle de la croûte extérieure de LiD solide. La chaleur de réaction est évacuée vers la turbogénératrice associée par le métal liquide (par exemple de l'étain liquide qui sert -aussi comme blindage aux rayons gamma) qui est contenu dans la chemise extérieure de refroidissement. Les neutrons sont modérés et finalement convertis en tritium dans la charge de Li2DT de la cuve. Le Li2DT est après le LiH le meilleur modérateur de neutrons existant. Dans la description qui précède,-on a supposé que les réactions nucléaires sont déclenchées par des collisions induites par le champ et par les avalanches autocatalytiques résultantes qui chauffent le plasma jusqu'à la température de fusion. Pour l'exécution de l'invention, cela n'est pas nécessaire; il est également possible que la matière du filament soit chauffée de façon électromagnétique sans discontinu jusqu'aux températures thermonucléaires. Comme la densitén du plasma est élevée ( environ 1023 noyaux/cm3), le temps # pendant lequel l'équilibre thermonucléaire doit titre maintenu peut être bref, à savoir 10 9 seconde d'après la condition bien connue de Lawson (n.# = 1014). De plus, en raison de la présence dans le plasma de 6Li qui agit en catalyseur, la condition de Lawson est facilitée d'un facteur de plus de 3, comme cela a été indiqué par J.R. McNally Jr. Par comparaison avec un pincement de gaz se dilatant librement et rayonnant dans le vide environnant, le filament chaud enfermé par de la matière à l'état solide a des pertes externes plus faibles gracie à l'effet déflecteur de la couche fertile solide. Par conséquent, la température de fusion peut entre atteinte par chauffage électrique extérieur. Pour fournir les impulsions de forte intensité et haute tension, on peut faire appel à un générateur tel que celui utilisé par Stéphanakis et autres qui est constitué par un coaxial à capacité diélectrique-eau et ligne à impulsions avec commutateur incorporé qui est chargé par un générateur de Nard. Quand l'impulsion est,transmise par le commutateur, elle est ensuite transformée diélectriquement en élévation et mise en forme par un transformateur quart d'onde diélectrique à forme conique constitué aussi d'un réservoir coaxial rempli d'eau, cette impulsion étant appliquée à la charge par une diode émettrice de champ.Ce générateur d'impulsions fournit 100 kJ en 50 ns à 800 kVo Ge principe général reçoit ici également une applica tion bien que sous une forme différente, pour réaliser une virtualité de puissance encore supérieure et une plus grande compacité La description qui va suivre en regard du dessin annexé, donnée à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particula rites qui ressortent tant du dessin que du texte faisant, bien entendu, partie de ladite invention. - la figure 1 est une vue schématique en coupe axiale d'un mode de réalisation de réacteur pulsé à D-Li de la présente invention. - la figure 2 illustre un détail à plus grande échelle. On a représenté sur le dessin une capacité à armatures concentriques, parce qu'en raison de sa forme géométrique c'est le seul condensateur complètement exempt d'inductance (sauf pour Xe--canal central de décharge). Ce condensateur comporte un diélectrique en céramique ferroélectrique de zirconate-titanate de plomb-lanthane qui a une constante diélectrique de 5.000. Le centre du condensateur forme un dsme pour laisser de la place au récipient coaxial de décharge. Ce dEme central est utilisé pour réaliser un transformateur quart-d'onde diélectrique et un former d'impulsions de façon que la tension envoyée à la charge puisse être plusieurs fois supérieure à la tension à laquelle le condensateur a été chargé. Les impulsions de courant ont une forme trapézoidale.Pour intégrer le condensateur à armatures concentriques avec son impédance extremement faible aux impulsions exemptes de réflexions vers le récipient coaxial de réaction situé au centre le condensateur comporte une électrode médiane mise à la terre, qui est fendue près du centre et recourbée pour Qtre connectée aux deux extrémités du récipient cylindrique de décharge. le commutateur principal de décharge est intégré dans l'électrode centrale. De cette façon, le condensateur et la chambre de décharge forment un système intégré à impulsions sans réflexion et à faible impédance. Pour un diamètre d'environ 10 m, une distance entre plaques d'armatures de 1 cm et une tension de charge d'environ 100 kV, ce générateur d'impulsions peut fournir environ 500 kJ en 10-7 seconde dans le canal de réaction, La chaleur de réaction est évacuée par le métal liquide d'une chemise de refroidissement extérieure vers l'échangeur de chaleur de la turbogénératrice. Comme la température du métal chaud est d'environ 6000C, le rendement de conversion du cycle de Rankine est d'environ 40fui. Sans autres accessoires, l'énergie électrique nécessaire pour faire fonctionner'le réacteur peut etre récupérée avec ce mEme pourcentage. Aucun rayonnement de neutrons ne peut pénétrer le milieu environnant (sauf à travers une entre pour neutrons spécialement aménagée dans l'électrode inférieure) parce que le LiD est un excellent modérateur et absorbeur de neutrons. La puissance fournie par le réacteur est estimée à environ 10 kW car une impulsion ne peut avoir lieu qu'environ toutes les quelques secondes. Plusieurs réacteurs peuvent être connectés à une turbogénératrice centrale. Un réacteur prototype peut être fabriqué et des exemplaires en nombre plus ou moins important peuvent titre couplés ensemble pour répondre aux demandes locales Ce réacteur pourra satisfaire aux besoins d'énergie de l'humanité pendant des milliers d'années à venir par combustion de la matière pour bombe à hydrogène existant à l'heure actuelle. En résumé, selon l'invention, des microplasmas nucléaires filamentaires enfermés par inertie et confinés magnétiquement, de densité en état solide, sont produits de façon répétitive dans une masse importante de deutéro-tritiure de lithium-6 (matière pour bombe à hydrogène) par des impulsions dtintensitê extrêmement élevée de courte durée passant entre des électrodes immergées le long d'un trajet préformé thermiquement dans la partie centrale de cette matière0 Les microexplosions nucléaires résultantes sont amorties et contenues par la matière solide et liquide environnante qui forme un récipient indestructible naut;o-cicatrisant;, La chaleur de réaction est évacuée par le serpentin extérieur de refroidissement vers l'échangeur de chaleur de la turbogénératrice associée.L'escalade à une macroexplosion n'est pas possible puisque l'énergie libérée par la microexplosion est insuffisante pour chauffer la matière fertile jusqu'à formation d'un plasma chaud dans lequel des réactions en chaine pourraient se propager. Le filament de réaction renatt dans le sel en fusion-avant chaque impulsion et est annihilé après chaque impulsion. Des détails de réalisation sont donnés ci-après pour un générateur d'impulsion de courant particulièrement simple Un condensateur à armatures concentriques 1, qui est formé de carreaux à chevauchement 2 en céramique ferroélectrique soudés les uns aux autres par leurs revêtements métalliques au moyen de bandes métalliques 3, est chargé à environ 100.000 volts.Après quoi un trajet conducteur 4 à travers le sel en fusion 5 est préformé entre des électrodes 6 et 7 par passage d1un flux composé de courant alternatif et de courant continu en provenancede l'alimentation via un commutateur 8 à travers des bobines d'impédance 9 et-les électrodes 6 et 7. Le courant se resserre de lui-meme en un filament et,une région 10 riche en D,2 se forme devant l'anode tandis qu'une région 11 riche en Li se forme devant la cathode. On ferme ensuite pneumatiquement le commutateur principal 12. Celui-ci est constitué par un piston entraSné pneumatiquement et mouillé de gallium liquide 13 pour empêcher le grippage.Le condensateur 1 se décharge à travers le canal préformé 4, sa tension étant transformée en élévation et l'impédance de l'impulsion étant augmentée pour s 'adapter à celle de la charge, dans le transformateur quartd'onde diélectrique en forme de cloche 14. L'étalement latéral du courant à travers le LiD est empêché par des manchons isolants 15 qui recouvrent les électrodes 6 et 7. Ces manchons 15 sont en nitrure de bore résistant à la détonation, déposé pyrolytiquement par décomposition de borazon. En raison de l'effet de peau, le courant forme une gaine 16 qui enferme le canal à plasma 4. les rétrécissements dQs à l'instabilité de type "saucisse" ne sont pas représentés. Le courant est entouré par le champ magnétique azimutal 17. Des réactions nucléaires en chine 18 ont lieu à l'intérieur du canal 4 et les particules chargées sont confinées par le champ magnétique 17. Pour réduire l'érosion, la cathode 7 est non seulement protégée par la pseudo-cathode de lithium 11 déposée électrolytiquement, mais encore porte à sa partie supérieure une cuvette 19 de métal fondu d'auto-cicatrisation.Par un choix judicieux du métal, la cathode peut titre émettrice de neutrons afin qu'un faisceau de neutrons 20 puisse pénétrer à l'extérieur ot~il peut entre utilisé pour produire des transmutations nucléairès-. Pour amortir l'onde de choc mécanique se propageant radialement à partir du canal 4 du fait de la microexplosion nucléaire, un rideau de bulles de deutérium 21 est établi parinjection de deutérium gazeux à travers des ajutages 22 dans le sel fondu 5. Ce gaz est recueilli dans un espace vide 23 et en est évacué pour recyclage par un conduit 24.L'onde du souffle est en sus atténuée à sa traversée de la matière solide 25 (qui est maintenue particulièrement épaisse près des extrémités du cylindre 26 pour protéger les dmes en céramique 14 de la chaleur et du choc) jusqu'à ce qu'elle atteigne la paroi métallique 26. La chaleur de réaction est évacuée par le métal liquide circulant dans le serpentin extérieur de refroidissement 27. Cemétal liquide arrive et sort par des orifices 28 branchés sur l'échangeur de chaleur de la turbogénératrice associée. Pour démarrer le réacteur froid au début du fonctionnement, une chemise chauffante 29 fait fondre la charge de LiD et la masse de métal caloporteur. La perte de chaleur vers l'ex- térieur est empochée par une chemise isolante 30. On peut tirer parti de l'espace vide exempt de champ 31 pour loger des accessoires périphériques. Il est à noter que les électrodes 6 et 7 peuvent titre munies de pastilles 32 formées d'un mélange d'isotopes, par exemple de plutonium-beryllium, émettant des particules alpha énergétiques pour fournir des nucléons énergétiques propres à déclancher les avalanches nucléaires dans le canal 4. Ces pastilles 32 peuvent- aussi notre qu'en 93e pur pour obtenir une multiplication de neutrons et, par érosion et crachement, doper la masse fondue 5 avec du béryllium afin de multiplier les neutrons s'échappant pour une surgénération plus abondante de tritium. R3VEDICÀTI0NS 1. Réacteur nucléaire pour la génération d'énergie électrique utile par combustion de noyaux légers, en particulier de deutérium et de lithium, en hélium avec génération correspondante de chaleur, caractérisé en ce qu'un plasma de réaction nucléaire filamentaire est créé par une impulsion de courant intense traversant une masse formée de deutériure de lithium fondu enrichi en lithium-6 et hydrogène-3. 2. Réacteur selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'un trajet à conductivité élevée est préformé à travers le LiD fondu enrichi en lithium-6 et hydrogène-3 pour l'impulsion suivante de courant intense par un flux ionique passant entre les électrodes et constitué de courant alternatif et de courant continu, et par la constriction de courant qui s 1ensuit du fait du coefficient de température fortement négatif du sel fondu. 3. Réacteur selon la revendication 2, caractérisé en ce que la matière présente dans le canal préformé de conducti vité élevée est convertie par l'impulsion de courant intense en un plasma chaud dans lequel des réactions de fission et de fusion nucléaire ont lieu sous forme d'une microexplosion. 4.-Réacteur selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le filament de plasma et sa réaction nucléaire sont confinés par l'inertie du liquide environnant et par le fort champ magnétique azimutal de l'impulsion de courant. 5. Réacteur selon l'une des revendications précéden tes, caractérisé en ce que le rayonnement des particules engendrées par microexplosion est absorbé par l'hydrure de lithium environnant à l'état liquide et à l'état solide. 6. Réacteur selon l'une des revendications précéden tese caractérisé en ce que le canal de décharge est annihilé et homogénéisé après chaque impulsion par le liquide environ nana. 7. Réacteur selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les réactions nucléaires sont éteintes à la fin du confinement magnétique en raison du ralentissement des noyaux énergétiques, en dessous de l'énergie de réaction par le freinage exercé par le plasma froid et le liquide non-ionise. 86 Réacteur selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les neutrons s'échappant du canal de réaction sont utilisés pour produire du tritium dans le liquide environnant contenant du lithium-6 lequel est alors lié chimiquement et emmagasiné pour participation lors des impulsions suivantes. 9. Réacteur selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le 6LiDl XTX ( O c x 10. Réacteur selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que l'onde de choc acoustique résultant de la microexplosion nucléaire est atténuée par la compressivité du sel fondu chaud et par un rideau de bulles ascendantes de deutérium injectées dans le liquide à travers des passages et ajutages de l'électrode inférieure, la turbulence étant utilisée pour homogénéiser le fluide. 11. Réacteur selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que la chaleur de réaction est évacuée vers l'échangeur de chaleur d'une turbogénératrice extérieure par un métal liquide à bas point de fusion circulant dans un serpentin entourant la cuve de réaction, de sorte que le liquide froid pénètre près des couvercles de la cuve de réaction pour les maintenir froids, le liquide chaud sortant par la partie central le du serpentin cylindrique. 12. Réacteur selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que les nucléons énergétiques primaires créés par fusion nucléaire induite électromagnétiquement sont utilisés pour déclancher des avalanches fission-fusion multiplicatrices qui sont confinées dans le filament par le champ magnétique azimutal environnant de l'impulsion de courant et qui chauffent le plasma jusqu' aux températures thermonucléaires par leur propre énergie de réaction libérée. 13. Réacteur selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que les électrodes sont en forme de tiges et contiennent du béryllium soit en tant que constituant d'un alliage soit en tant que pièce rapportée, de façon que les neutrons incidents soient multipliés et puissent ainsi, conåoin- tement avec les particules alpha émises aussi, chauffer le plasma devant les électrodes, et de façon que le béryllium qui crachote par érosion des électrodes soit utilisé pour doper la masse fondue environnante avec des impuretés de béryllium multipliant les neutrons. 14. Réacteur selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les impulsions de courant intense sont fournies par un générateur d'impulsions constitué essentiellement par un condensateur à armatures concentriques ayant le récipient de réaction à son centre et comportant une armature médiane à la terre qui est fendue près du centre pour sa con nexion aux deux extrémités du récipient de réaction cylindrique en vue d'une meilleure adaptation de l'impédance. 15. Réacteur selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la matière diélectrique du condensateur à armatures concentriques est formée par des plaques en céramique à chevauchement en matière ferroélectrique de constante diélectrique élevée, à base de~zirconate-titanate de plombs 16.Réacteur selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les plaques formant les armatures du condensateur à armatures concentriques sont recourbées dans la partie centrale pour établir la connexion avec les électrodes alignées du récipient cylindrique de réaction afin de former deux dômes en cloches où, du fait de la distance croissante entre les plaques conductrices, l'impédance aux impulsions croft progressivement pour produire un effet de transformateur élévateur diélectrique par lequel la tension appliquée à la charge est supérieure à celle à laquelle le condensateur a été chargé statiquement avant la fermeture du commutateur principal intégré de décharge. 17. Réacteur selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le commutateur principal de décharge est intégré à l'électrode supérieure et à la couche métallique transportant le courant du transformateur élévateur diélectrique. 18. Réacteur selon lune des revendications précédentes, caractérisé en ce que le filament de plasma dans lequel ont lieu les réactions nucléaires est confiné à la fois par l'inertie de la matière liquide environnante et par le fort champ azimutal du courant de décharge pour permettre d'atteindre les pressions et températures très élevées du plasma. 19. Réacteur selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par un tube en béryllium-9 à paroi mince rempli soit de @Li2DT soit d'un composé similaire introduit dans la chambre de combustion remplie de sel fondu à travers un alésage longitudinal des électrodes pour qu'il explose sous l'action de l'impulsion du courant intense avec introduction pas à pas après chaque microexplosion.