La présente invention a trait à un mélangeur à cuve comportant une cuve de mélangeage fixe dans laquelle est disposé un agitateur rotatif dont l'arbre vertical traversant la cuve en son centre est attaqué par un mécanisme d'entraînement. Dans les mélangeurs connus de ce type le mécanisme d'entraînement est constitué par un moteur tournant à vitesse constante ou à deux vitesses différentes constantes, et par un réducteur mécanique faisant suite à ce moteur. Le but de l'invention est de créer un tel mélangeur comportant un mécanisme d'entraînement qui réunisse, d'une façon générale, le plus grand nombre d'avantages. Selon l'invention, le mécanisme d'entraînement d'un mélangeur à cuve du type indiqué en préambule est constitué par un moteur hydraulique dont les pistons sont disposés en étoile coaxialement à l'arbre de l'agitateur et qui est raccordé à une pompe à liquide réglable accouplée à un moteur. Le mélangeur conçu selon l'invention offre une série d'avantages. Son mécanisme d'entraînement est plus souple que le mécanisme connu qui fait usage d'un réducteur mécanique. Le moteur hydraulique avec disposition en étoile de ses pistons utilisé conformément à l'invention est moins encombrant et de conception très simple. I1 peut être disposé, lorsque la cuve de mélangeage est annulaire, par exemple aussi dans l'enceinte au centre de cette cuve, avec fixation par bride au carter de cette enceinte. La vitesse de rotation de l'agitateur peut, au moyen de ce moteur hydraulique, être réglée sans discontinuité entre un nombre de tours très faible et un nombre de tours très élevé. I1 est ainsi possible de faire tourner l'agitateur à la vitesse la plus fàvorable dans chaque cas pour la matière à mélanger.Le mélangeur selon l'invention permet donc d'opérer avec les matières les plus diverses, par exemple tous les matériaux de construction, les matières premières pour la fusion ae verre, etc., alors que les mélangeurs à cuve connus jusqu'à présent ne sont même pas utilisables pour tous les matériaux de construction. En outre la granulométrie maximale qui dans les mélangeurs à cuve connus jusqu'à présent est limitée peut, avec le mélangeur selon l'invention, grâce à la possibilité de son agitateur de travailler même à de très faibles vitesses de rotation, présenter n'importe quelle valeur. D'autres dispositions pouvant contribuer à la réalisation avantageuse de l'invention apparaîtront dans la description d'un exemple d'exécution faite ci-apres avec référence au dessin dont la figure unique est une vue partiellement en coupe d'un mélangeur selon l'invention. Sur plusieurs pieds 1 repose une cuve de mélangeage 2 en forme de couronne dont la paroi intérieure 3 est moins haute que la paroi extérieure et comporte une couverture 4 pour l'enceinte 5 délimitée par la paroi intérieure 3. Au centre de la couverture 4 ainsi que d'une plaque 6 située au-dessous d'elle est monté un arbre 7 à la partie supérieure duquel sont fixés des supports 8 sur lesquels sont retenus les bras 10 de l'agitateur munis de pales d ssélangeage 9. A la partie inférieure de l'enceinte 5 est disposée une autre plaque 11 à laquelle est fixé un moteur hydraulique 12 comportant plusieurs pistons disposés en étoile et dont les cylindres sont désignés par le repère 13. L'arbre de ce moteur est relié par .un accouplement rigide 14 à l'arbre 7 de l'agitateur. Le moteur hydraulique 12 pourrait également être fixé à la plaque 4, de sorte que l'arbre 7 serait superflu puisque les supports 8 des bras mélangeurs pourraient être fixés directement à l'arbre du moteur. Une telle disposition du moteur hydraulique 12 présente l'avantage d'un encombrement particulièrement réduit, le moteur hydraulique étant logé dans l'enceinte centrale 5. Le moteur hydraulique 12 est raccordé par une conduite 15 et, avec interposition d'un réservoir d'huile 16, par une autre conduite 17 à une pompe à liquide 18 entraînée par un moteur électrique 19 ou par un moteur à explosion. La pompe 18, fixée sur le moteur ou installée séparément, comporte des pistons basculants et peut être réglée par basculement des pistons. On peut aussi utiliser une autre pompe à piston ou par exemple une pompe à engrenages, pourvu qu'elle permette un réglage du débit de liquide qu'elle déplace. La pompe 18 peut éventuellement être conçue comme réservoir d'huile, de sorte que le réservoir 16 est superflu. Pour modifier le réglage de la pompe 18 il est prévu un levier 20 manoeuvré manuellement; toute autre commande manuelle mécanique pourrait cependant être utilisée à la place de ce levier, ou même une télécommande électrique, pneumatique ou hydraulique. Le moteur hydraulique doit ae préférence être un moteur à vitesse de rotation lente, pouvant travailler dans la gamme comprise en O et 150 t/min. L'orifice d'évacuation de la cuve de mélangeage 2 peut être obturé au moyen a'un tiroir pivotant 21 dont l'arbre de pivotement 22 comporte un levier 23 attaqué par un vérin 24. Ce vérin est raccordé au moyen de deux conduites 25 et 26 à une soupape 28 reliée par ailleurs au réservoir d'huile 16 par une conduite 27. Cette soupape ne peut être mise en position d'ouverture de l'orifice d'évacuation de la cuve, par une télécommande non représentée, que lorsque le levier de réglage 20 de la pompe 18 se trouve dans une position dans laquelle cette pompe tourne particulièrement lentement.Pour cela on peut faire usage, par exemple, d'uninterrupteur 29 branché en série avec d'autres organes de commande et qui est disposé par rapport au levier de réglage 20 à un endroit tel que sa tige de contact 30 ne soit enfoncée qu'à partir d'une position déterminée du levier de réglage 20. Etant donné que le débit de la pompe à liquide 18 est réglable en continu, on peut obtenir n'importe quelle vitesse de rotation de l'agitateur entre zéro et une valeur relativement élevée. La vitesse de rotation peut être réglée à une valeur faible au début du mélangeage, ce qui évite un à-coup au démarrage. De même, lors de l'évacuation des matières mélangées, la vitesse de rotation de l'agitateur peut être réglée à une valeur très faible, de sorte que l'on évite le danger d'avaries qui pourraient facilement se produire, à des vitesses de rotation plus élevées, par coincement de pierres entre les pales de mélangeage 9 et l'arête arrière, dans le sens de rotation de ces pales, de l'orifice d'évacuation; la granulométrie maximale des pierres présentes dans les produits à mélanger n'est donc pratiquement plus limitée. D'ailleurs, on peut par exemple effectuer à vitesse-de rotation élevée un prémélangeage des agrégats les plus fins avec l'eau, puis ajouter les agrégats grossiers et les mélanger avec une vitesse de rotation moyenne de l'agitateur. La transmission ae la puissance s'effectue sans à-coups non seulement au démarrage de la machine; elle est, à'une manière générale, très souple pendant toute la durée de fonctionnement. REVSNDICATI0t3S 1.- Mélangeur à cuve comportant une cuve de mélangeage fixe dans laquelle est disposé un agitateur rotatif dont l'arbre vertical traversant la cuve en son centre est attaqué par un mécanisme d'entraînement, ce mélangeur étant remarquable en ce que son mécanisme d'entraînement est constitué par un moteur hydraulique dont les pistons sont disposés en étoile coaxialement à l'arbre de l'agitateur et qui est raccordé à une pompe à liquide réglable accouplée à un moteur. 2.- Mélangeur à cuve selon la revendication 1, remarquable en ce qu'un mécanisme d'ouverture et de fermeture de l'orifice d'évacuation du mélangeur est actionné par un dispositif qui ne permet l'ouverture que lorsque l'agitateur tourne à vitesse réduite. 3.- Mélangeur à cuve selon la revendication 2, remarquable en ce que le dispositif de commande du mécanisme d'ouverture et de fermeture comporte à titre de sécurité un interrupteur disposé en un endroit tel que cet interrupteur ne peut être fermé par un organe de réglage de la pompe à liquide que lorsque cet organe est placé en position correspondant à une faible vitesse de rotation de l'agitateur.