La présente invention concerne un procédé et un#dispositif améliorés pour la pyrolyse de concentrés déshydratés de déchets solides. Plus précisément, elle concerne un procédé et un dispositif améliorés pour la décomposition thermique de .atières organiques, comprenant essentiellement les phases de traitement suivantes : addition et mélange d'huile aux déchets solides, élimination par évaporation par la chaleur de la quasi totalité de l'eau contenue dans les .matières organiques, déshuilage des matières organiques déshydratées résultantes, et pyrolyse ou distillation destructive de ces matières pour produire des compo- sés organiques de faible poids moléculaire qui sont distillables, des produits de carbonisation et des cendres. Tout le monde reconnaît que l'e'li#ination efficace et économique des déchets solides concentrés pose des problèmes. Plus particulièrement au cours de ces dernières années, du fait de l'importance croissante accordée aux problèmes écologiques liés à la pollution de l'air et de l'eau, à la contamination des sols et aux problèmes de traitement des déchets, la nécessité de mettre au point des procédés et des dispositifs de traitement des déchets qui soient rentables et relativement peu polluants est devenue de plus en plus grande. Xn outre, il faut que ces procédés donnent également lieu à des sous-produits utilisables ou, selon le cas, qu'ils se prêtent à un recyclage des matières, de façon à améliorer leur rentabilité. Or, les procédés connus dans l'état actuel de la technique n'ont pas résolu ces problèus urgents; au contraire, ils comprennent d'habitude, sous une forme ou sous une autre, une sédimentation, une aération, un traitement chimique ou une décomposition thermique des matières organiques. Chacun de ces traitements est à l'origine d décharges indésirables dans l'at.:osphè- re ou dans le sol, ou bien ils prennent beaucoup de temps.Par exemple, le procédé coura::ment utilisé jusqu'ici polr les eaux résiduaires brutes consiste à les traiter d'abord par sédiverlta- tion, aération et addition de produits chimiques, afin de produire un effluent d'eau suffisarnment propre pour pouvoir être déchargé dans une rivière ou un cours d'eau, avec dnchar e des bues résiduaires dans un réservoir fermé appelé digesteur.Le digesteur doit avoir une capacité suffisante pour permettre un temps de séjour de trente jours ou davantage. Des moyens de chauffage, par exemple sous forme de serpentins à eau chaude, sont prévus dans le digesteur et la boue est maintenue à une température élevée permettant une digestion des constituants organiques par des bactéries anaérobies qui dissocient en partie les ratières solides en produisant des substances gazeuses. Les substances gazeuses peuvent avoir une forte teneur en méthane et elles sont alors prélevées de façon continue pour être brûlées et servir ainsi de combustible pour chauffer liteau qui circule à travers les serpentins du digesteur.Les déchets solides, dans un effluent qui peut avoir une tenear en eau de l'ordre de 95 #, sont extraits du digesteur et sont étalés en larges couches de séchage pour être finalement séchés par évaporation. l'es matières solides sèches résultantes peuvent être incinérées, livrées à des exploitations agricoles à titre d'engrais ou utilisées à d'autres fins possibles. Considérée d'un point de vue général, la Présent invention fournit un système d'appareils pour la pyrolyse de concentrés de déchets solides qui contiennent initialement de l'eau. Le système comprend un réservoir pour recevoir et r:lélanger un effluent concentré de déchets solides et un courant d'huile. Un évaporateur travaille par la chaleur et une conduite relie le réservoir à ltévaporateur pour transférer le mélange de condenzré de déchets solides et d'huile entre le réservoir et la zone d'év#poration de l'évaporateur.TJn appareil à combustion est adjoint à l'évapora- teur pour lui fournir la chaleur d'évaporation, de sorte qu'un mélange pratiquement anhydre de déchets solides et d'huile soit produit dan- l'évaporateur. Un appareil de pyrolyse est prévu et des moyens assurent 1' acheminement du mélange anhydre de déchets solides et d'huile entre l'évaporateur et cet appareil de pyrolyse. Cet appareil de pyrolyse est conçu pour recevoir les déchets solides et leur faire subir une distillation destructive pour les transformer en vapeurs et gaz organiques et en un résidu de produit de carbonisation et de cendre. Considérée d'un autre point de vue général, la présente invention fournit un procédé pour pyrolyser des concentrés de déchets solides qui contiennent initialement de l'eau, procédé qui comprend les opérations consistant à mélanger un effluent de concentrés de déchets solides avec un courant d'une huile relativement peu volatile pour obtenir un mélange qui restera fluide et susceptible d'être pompé après l'élinination de l'eau qu::!. il contient, Le mélange huileux résultant est alors soumis à au moins un traitement de déshydratation par évaporation par chauffage indirect. The bouillie pratiquement anhydre de déchets solides et d'huile est alors extraite et est pyrolysée en vue de sa distillation destructive en vapeurs et gaz organiques et en un résidu de produit de carbonisation et de cendre. Si le traitement de séchage par évaporation était remplacé par une combustion ou une décomposition thermique des déchets organiques dans un four avec utilisation d'oxygène ou d'air, cela pourrait produire de grandes quantités de gaz qui seraient alors déchargées sous forme de courant d'air dans l'atmosphère. En plus, des particules de matière solide pourraient être déchargées dans l'atmosphère en suspension dans le courant d'air. Par ailleurs, les procédés jusqu'ici connus ont en général 11inconvénient qu'ils ne permettent pas d'utiliser les produits ou l'énergie résultants dans le traitement lui#meAme afin de rentabiliser celui-ci et de réduire la quantité d'énergie qu'il consomme. C'est pourquoi l'invention a pour but d'exploiter les dispositifs et procédés de l'invention de manière à maintenir à un minimum les besoins d'énergie pour le traitement, une fraction au moins de ces besoins étant produite par le traitement lui-nêne. Un autre but de la présente invention est d'exploiter les dispositifs et procédés qu'elle propose de manière à maintenir au minimum les produits finals du traitement, d'ailleurs obtenus sous une forme réutilisable. Un autre but de la présente invention est d'exploiter les dispositifs et procédés de manière écologiquemenb efficace, en donnant lieu à une décharge négligeable de substances polluantes dans l'atmosphère ou dans # Eenvironnement en général. Uh autre but de la présente invention est d'exploiter les dispositifs et procédés qu'elle proposevde manière à éviter la nécessité de se procurer-un équipement spécial sujet à la contamination et aux dété:riorations par les conditions du traitement et par les produits de celui-ci. D'après l'invention, ces buts sont atteints, ainsi que d'autres, grâce à l'utilisation de dispositifs et de procédés par lesquels de l'huile est mélangée aux déchets solides qui sont ensuite déshydratés en quasi totalité, puis déshuilés. Le concentré résultant est alors soumis à une pyrolyse ou une distillation destructive donnant lieu à des czndres, à des produits de carbonisation et à différentes sortes de vapeurs organiques et de gaz. Ces derniers peuvent être recyclés et utilisés comme combustible pour l'équipement de déshydratation ou pour le traitement de déshuilage. Si les matières étaient détruites thermiquement par' un traitement faisant appel.à l'oxygène ou à l'air, il en résulterait de grandes quantités de gaz. Par contre, si les matières organiques sont décomposées par pyrolyse ou distillation destructive, la décomposition thermique s'effectuant en l'absence d'oxygène ou avec une quantité négligeable d'oxygène ou d'air, les matières organiques qui sont généralement non distillables peuvent être transformées en composés de bas poids moléculaire qui sont distillables.Par ailleurs, lorsque les déchets solides sont pyro lysés, le dispositif utilisé produit des vitesses extrêmement basses des vapeurs, ce qui élimine le problème des particules, par exemple de matières solides inorganiques, mises en suspension dans le produit de distillation, c'est-à-dire dans l'effluent gazeux. Ce facteur peut être très important pour éliminer les problèmes de pollution atmosphérique. Du fait que les matières à pyrolyser sont déshydratées ou pratiquement débarrassées de leur humidité, il en résulte non seulement un abaissement de la vitesse de production des gaz et vapeurs lors du chauffage de ces .matières dans le pyrolyseur, mais aussi une réduction du risque de corrosion dans le pyrolyseur, en comparaison du traitement de matières à ltétat humide. De plus, il en résulte une réduction de l'entartrage des surfaces de transfert de chaleur dans le pyrolyseur et une diminution de la quantité d'énergie nécessaire pour évaporer l'humidité libre. Pour atteindre ces buts selon la présente invention, un produit solide pratiquement dépourvu d'humidité, en suspension dans un véhicule huileux, est préparé par le procédé de déshydratation à l'huile qui est décrit par exemple dans le brevet redélivré des Stats-Unis no 26 352. Ce procédé fait appel à un groupe évaporateur, dans lequel des matières de départ sont mélangées avec une huile pour obtenir un mélange de déchets solides contenant de 11 eau et de l'huile. L'eau contenue dans le mélange est évaporée par la chaleur et il en résulte une bouillie concentrée, pratiquement anhydre, de matieres de départ et d'huile.Après que cette bouillie a quitté le système évaporateur, la quasi totalité de l'huile est séparée des matières solides par centrifugation, pressage ou par d'autres techniques appropriées d'extraction. Les rnatières solides résultant de ce traitement d'évaporation peuvent être alors pyrolysées pour produire des vapeurs combustibles qui peuvent être brûlées dans un foyer de chaudière ordinaire pour produire de la vapeur. En raison de la combinaison d'une déshydratation et d'une pyrolyse, qui donnent des produits finals combustibles pratiquement dépourvus de particules non combustibles, il n'est en général pas nécessaire d'extraire des quantités notables de matières partie laires du foyer de la chaudière. Si l'on appliquait le mode usuel de décomposition thermique avec de l'air ou de l'oxygène et une chaudière de traitement des matières solides, on se heurterait à des difficultés de traitement des matières particulaires produites. Des chaudières coûteuses, spécialement étudiées et construites sur place, sont souvent nécessaires pour permettre la récupération et le traitement convenable des cendres produites. Un autre problème que l'on rencontre fréquemment lorsqu'on n'utilise pas la pyrolyse concerne le traitement des .~altières qui contiennent des sels. Dans ce cas, les. sels présents dans les matières de départ peuvent produire l'entartrage des tubes de la chaudière et d'autres régions de celle-ci. Pour éliminer cette difficulté dans les installations habituelles, on utilise des chaudières plus sophistiquées, capables de traiter les sels entartrants, par exemple dans l'industrie du papier qui nécessite l'emploi du four Kraft pour la récupération des produits chimi- ques dans la liqueur noire.Mon seulement ces groupes sont extremement coûteux, mais ils sont aussi sujets à de violentes explosions en cas de présence d'eau dans le tartre. Ltentartrage qui se produit aux températures élevées appliquées d'habitude dans la. foyer d'une chaudière est exclu en raison du fait qu'un pyrolyseur fonctionne au-dessous des températures d'entartrage. Un exemple simplifié de combinaison du traitement de déshydratation à l'huile avec la pyrolyse consiste à chauffer les matières solides séchées en suspension dans l'huile (ordinairement un fuel-oil) n la sortie de l'évaporateur. On y procède d'habitude par chauffage indirect au moyen de gaz chauds ou par chauffage direct par rayonnement, ce qui se traduit par une élévation de la température de la masse. L'huile résiduelle est entièrement décomposée et évaporée à partir des matières organiques solides déshuilées et déshydratées, donnant un résidu de produit de carbonisation et de cendre qui sont utilisables l'un et l'autre de différentes manières, comme on le verra ci-après. On appelle "produit de carbonisation" une matière organique qui n'est pas complètement décomposée dansoles conditions de temps de séjour et de température du groupe de pyrolyse et qui est parfois appelée carbone fixe". Si la matière quitte l'évaporateur sous forme de bouillie liquide, elle est d'abord séparée en huile et en matières solides contenant de l'huile résiduelle. Cette séparation est ordinairement effectuée par centrifugation, bien que d'autres méthodes de séparation, par exemple par gravité, par tamisage, par filtration, par pressage, etc., puissent etre appliquées. La phase des matières solides contenant de l'huile résiduelle est alors pyrolysée pour donner des vapeurs d'huile résiduelle, des vapeurs organiques pyrolysées (matières organiques dont la température de condensation est supérieure a celle de l'eau), des gaz orga- niques (substances organiques de bas poids moléculaire, dont les températures de oendensation sont inférieures à celle de l'eau, et qui sont décomposées par la chaleur) et un résidu de produit de carbonisation et de cendre. Si on le désire, l'huile résiduelle que contiennent les matières solides séparées peut être éliminée en majeure partie par extraction ou par d'autres techniques appropriées. Les matières solides contenant des substances organiques peuvent être alors pyrolysées pour donner des vapeurs et des produits gazeux, ainsi qu'un résidu de produit de carbonisation et de cendre. Dans la plupart des cas, les vapeurs et les produits gazeux formés peuvent être brtlés dans le foyer d'une chaudière pour produire de la vapeur utilisée dans le système d'évaporation. Un excédent éventuel de produits gazeux peut être utilisé pour la production de puissance ou à d'autres fins, en particulier Si les vapeurs et produits gazeux sont en excédent par rapport à l'énergie requise pour faire fonctionner le système de déshydratation. Par exemple, cette utilisation pourra consister à produire de la vapeur à haute pression, servant à la production de puissance pour ltalimentation de l'équipement rotatif servant dans le traitement de séchage à l'huile et de pyrolyse. De la vapeur à basse pression peut être utilisée pour le fonctionnement du système de déshydratation de l'évaporateur. La quantité de chaleur nécessaire pour la pyrolyse des matières solides sèches est relativement faible, en raison de la basse chaleur spécifique de ces matières solides et du fait que la chaleur de vaporisation de l'huile et des substances décomposées est également faible. Une source de chaleur indépendante peut servir à fournir la quantité de chaleur nécessaire pour cette opération, avec l'énergie requise, délivrée à contrecourant par rapport à l'écoulement de matière dans le groupe de pyrolyse. Une autre possibilité consiste à utiliser les gaz de combustion produits à partir des vapeurs de pyrolyse pour fournir une partie de la chaleur nécessaire. En tout cas, une quantité relativement faible de chaleur complémentaire est nécessaire pour la pyrolyse de matières à l'état sec.La chaleur du fuel-oil vaporisé et des matières organiques décomposées est très basse, de l'ordre de 69 à 82 kcal/kg en moyenne. Cette chaleur peut être récupérée dans le foyer de la chaudière qui est à un niveau d'énergie plus élevé que quand le fuel-oil est à l'état liquéfié et du fait que la combustion a le maximum de rendement à l'état vaporisé. S'il est souhaitable de stocker le combustible produit, on peut installer un condenseur à surface dans la conduite d'évacuation des vapeurs du pyrolyseur, afin de condenser le fuel-oil vaporisé qui est produit en tant que fraction des vapeurs issues du pyrolyseur, au cas où ce dernier fonctionne à une température qui ne dépasse pas 577oC environ avec une durée de séjour suffisa;;mient limitée. De cette manière, un surplus de combustible peut être conservé dans l'installation de traitement pour d'autres -usages supplémentaires. L'énergie éventuellement dégagée dans la condensation des vapeurs de carburant peut être utilisée pour pré-chauffer les matières de départ aqueuses à l'entrée de l'évaporateur ou pour d'autres besoins de chaleur qui se présentent.Toutefois, pour récupérer le maximum d'énergie, on préfèrera en général utiliser les gaz et vapeurs de pyrolyse comme combustible sous la forme dans laquelle ilsfsont produits. Dans les cas où une quantité d'énergie suffisante est disponible dans les déchets solides aqueux de départ pour faire marcher l'évaporateur et d'autres groupes, il peut être souhai- table d'exploiter le groupe de pyrolyse en deux étages, l'huile vaporisée étant extraite dans le premier étage. Dans cet exemple, il convient que la fraction de l'huile de fluidisation ait un point d'ébullition dans la gamme comprise approximativement entre 176 et 311OC, de préférence entre 176 et 260OC. Si ces conditions sont satisfaites, l'huile de fluidisation peut être récupérée sous sa forme d'origine dans le premier étage du groupe de pyrolyse à deux étages, par distillation thermique de l'huile. Après condensation, le fuel-oil vaporisé peut être utilisé pour préchauffer les matières d'alimentation ou pour répondre à d'autres besoins de chauffage du traitement. Le second étage de pyrolyse peut alors servir à la vaporisation de Huile résiduelle-éven- tuellement présente et à la décomposition des matières solides organiques déshuilées, selon ce qui a été décrit précédemment. Si certaines des matières solides se décomposent dans le premier étage de pyrolyse en produisant une phase aqueuse de matière qui contient des substances dont la demande biologique ou chimique en oxygène est importante, ces composants seront séparés de la phase huileuse lors de la condensation et l'huile pourra alors être utilisée pour la fluidisation. Si nécessaire, on peut ajouter une certaine quantité d'eau pour laver l'huile de fluidisation et la 8ESa rasser#e#arrass#r de ces contaminants et réduire les matières organiques hydrosolubles distillables. En tout cas, la phase aqueuse riche en matières organiques peut être purifiée séparé- ment par traitement au charbon ou par d'autres moyens connus en soi, ou elle peut être brûlée directement dans le foyer de la chaudière. Dans certains cas, il est avantageux de vaporiser direct tement la totalité de huile à partir de la bouillie d'huile et de matières solides qui quitte l'évaporateur. Cela peut être particulièrement intéressant si l'on désire craquer les matières résiduelles supérieures en carbone- et en huiles de poids moléculaire inférieur, comme on pourra le pratiquer dans l'industrie du pétrole où les émulsions de matières solides et d'eau dans les huiles usées posent des problèmes. Ces émulsions peuvent être combinées avec des boues activées et des concentrés de flottation à l'air et être déshydratées par le traitement de déshydratation pour donner une fraction d'huiles légères à partir du distillat de l'évaporateur.L'huile lourde et les déchets solides secs contenant des argiles et des catalyseurs peuvent etre alors pyrolysés pour donner un résidu de produit de carbonisation et de cendre avec un distillat d'huiles de craquage qui peut etre à son tour soumis à un traitement ultérieur, si on le désire, pour élever la qualité de l'huile de base. Selon un autre aspect de la présente invention, les huiles lourdes peuvent être centrifugées et purifiées et le résidu peut être ensuite pyrolysé pour donner de plus petites quantités d'huiles de craquage, de produit de carbonisation et de cendre. De façon semblable, des huiles moteur peuvent être mélangées aux émulsions d'eau-huile ou à d'autres matières humides et être déshydratées et pyrolysées pour abandonner la majeure partie des impuretés telles que le plomb. Le produit de carbonisation et la cendre résultant du traitement de l'invention peuvent être des sous-produits intéressants, utilisables de multiples manières. Par exemple, les effluents de teinturerie qui contiennent des matières organiques et des sels de différentes sortes, principalement du chlorure de sodium et du sulfate de sodium, peuvent ôtred'abord évaporés dans un système évaporateur à effets multiple à séchage à l'huile, à partir d'un concentré à faible teneur en matières solides totales, c'est-à-dire de 2 à 4 ?jo. Le système de séchage à effets multiples utilisant l'huile donne une bouillie anhydre de sels et de déchets organiques de teinturerie, en suspension dans le fuel-oil.On peut utiliser du fuel-oil n 2 ou n 4, selon les frais envisagés ou la quantité de carbone que l'on veut ajouter. Le fuelw no 4 contient souvent un pourcentage assez élevé de fuel no 6 qui peut contenir 5 % ou plus de carbone résiduel après - la pyrolyse. Des matières solides séchées, en suspension dans l'huile, traversent une centrifugeuse où elles abandonnent 20 % environ de leur teneur en huile. Cette matière est ensuite pyrolysée en l'absence d'oxygène et chauffée à 537OC environ. Les vapeurs issues des teintures organiques et de l'huile sont distillées et déchargées dans le foyer d'une chaudière du type compact qui produit de la vapeur utilisée dans le système de déshydratation-évaporation.Les déchets organiques solides anhydres s'élèvent au total à 90 kgfh environ, -tandis que les sels inorganiques s'élèvent à 453 kg/h environ. L'eau peut etre éliminée par application du traitement de séchage à l'huile à raison de 25 800 W h, en une phase préalable d'évaporation à effet quadruple.L'huile qui reste en tant que partie des matières solides séchées est pyrolysée pour donner des vapeurs fournissant une fraction de la chaleur nécessaire pour le fonctionnement du système évaporateur. 3n plus de cette huile de distillation, la pyrolyse des déchets solides organiques anhydres, décomposés par la chaleur en leurs vapeurs et leurs gaz, peut servir aussi à fournir une fraction de la chaleur nécessaire pour le fonctionnement du système évaporateur. Un combustible complémentaire peut être nécessaire en plus pour fournir la chaleur d'évaporation totale pour le système d'évaporation a effets multiples. Le pyroliseur rejette aussi un produit de carbonisation et des sels inorganiques qui sont lavés avec une quantité déterminée d'eau pour former une solution sous-saturée de sels solubles, nota=m.ent de chlorure de sodium et de sulfate de sodium. Cette solution de sels peut être alors réévaporée, ce qui représente l'un des effets de l'évaporateur de séchage à l'huile à effets multiples. Entant donné qu'il n'y a pas de composés entartrants, il n'y a pas besoin d'ajouter de l'huile dans cette phase et la concentration du mélange de sels peut être poussée pour produire un sel cristallisé dans un groupe évaporateur usuel. Ces sels #peuvent être recyclés et réutilisés dans l'industrie de fabrication des teintures.Afin d'assurer l'absence de matières inorganiques insolubles, la solution est filtrée de préférence à travers du charbon activé qui provient du carbone présent dans le produit de. carbonisation formé dans la phase de pyrolyse, filtration qui élimine en même temps la majeure partie des métaux lourds solubles. Le carbone et les sels insolubles peuvent être ensuite séchés dans le système évaporateur et le mélange peut être utilisé comme agrégat de goudron routier. Dans le cas où les sels inorganiques résiduels contienner. > des métaux lourds insolubles intéressants, ceux-ci peuvent être récupérés par combustion dans le carbone avec récupération du pouvoir calorifi que du carbone. Les techniques décrites illustrent l'inter-relation entre le système de pyrolyse et la possibilité de récupérer de nonbreux produits et des quantités notables de calories, possibilité qui est difficilement réalisable autrement, sinon avec des frais d'exploitation beaucoup plus élevés Les boues d'eaux usées, provenant de municipalités ou d'industries, peuvent être également séchées par le traitement de déshydrat ion, puis la bouillie de matières solides séchées et d'huile peut être centrifugée pour produire une matière solide qui contient 30 à 40 fa d'hçile et/ou de graisse.Dans le système d'évaporation à effets multiples, les besoins de vapeur pour l'évaporation peuvent être satisfaits à partir des matières solides contenant environ 15 à 20 F de graisse ou d'huile. L'huile eu excès peut donc être réutilisée dans le système de fluidisation, selon ce qui est décrit ci-après. Le premier étage de pyrolyse sert à extraire par distillation thermique les huiles en excès eur les matières solides sèches, non nécessaires pour la production d'énergie pour le traitement d'evaporation, y compris la production de puissance souvent prévue. Après condensation, cette huile de distillation constitue une partie de l'huile de fluidisation. Le second étage de pyrolyse produit les vapeurs d'huile et les gaz pour fournir l'énergie totale nécessaire pour le traitement de déshydratation et pour tous les systèmes auxiliaires. Si les huiles produites dans le premier étage de pyrolyse contiennent une fraction hydrosoluble distillable à demaslde chimique ou biologique d'oxygène, cette fraction peut être extraite par lavage à l'eau de la phase huileuse ou séparée sur une couche d'eau. Cette phase aqueuse peut être traitée avec du charbon ou brûlée dans le foyer de la chaudière. L'énergie nécessaire pour la phase de pyrolyse afin de chauffer therriquement les matières solides organiques sèches et les huiles représente une petite partie de l'énergie nécessaire pour la déshydratation et les systèmss auxiliaires. Les cendres inorganiques résultantes, qui sont essentiellement des matières insolubles combinées avec la matière carbonée, peuvent être utilisées comme charge dans des matériaux de revêtement routier. Un autre mode opératoire possible, lorsqu'on veut récupé- rer toute l'énergie, consiste à brûler le produit de carbonisation qui reste dans le résidu de la pyrolyse. Cela peut s'effectuer à une température se situant dans la gamme comprise approxi mativement entre 650 et 1200OC, à l'aide de vapeur et de quantités déterminées d'air, pour fournir de la chaleur à la réaction endothermique de la vapeur d'eau et du carbone et produire des gaz combustibles issus de cette réaction. Les gaz combustibles sont alors combinés avec les vapeurs et le gaz combustible produits initialement. Le dispositif permettant d'obtenir ce résultat est semblable à l'équipement de pyrolyse décrit. Une autre caractéristique importante du procédé est la possibilité qu'il offre de produire du charbon activé en tant que sous-produit. Le charbon activé peut être alors utilisé pour extraire d'éventuels composants à demande biologique ou chimique d'oxygène dans le distillat ou dans d'autres eaux usées susceptibles d'être traitées par le charbon. Par exemple, le condensé par évaporation d'eaux usées pharmaceutiques peut contenir des acides organiques et le condensé par évaporation de boues d'égout contient ordinairement ds substances organiques volatiles qui peuvent souvent être éliminées par traitement au charbon.Les matières sont absorbées sous forme humide sur le charbon qui peut être ensuite recyclé dans le système de traitement où il est pyrolysé pour brûler les matières organiques absor bès. Bien qu'une certaine partie des constituants à demande chiticue et biologique d'oxygène puisse-8tre- redistillée, ce distillat peut etre facilement isolé sous une forme très concentrée et ajouté aux gaz combustibles en vue de sa combustion. La tenpérature de pyrolyse se situe dans la'game comprise entre 370 et 1200OC, de préférence entre 425 et 980 C. Les matières brutes ou déchets utilisés dans le traitement de déshydratation peuvent comprendre éventuellement des matières contenant de l'humidité et ayant une teneur en matières organiques ou inorganiques qui pose un problème de pollution ou qui rend souhaitable la récupération de produits combustibles ou résiduels tels que produits de carbonisation et matières inorganiques. On peut encore citer les exemples suivants d'utilisation du procédé. Régénération de charges de filtration.- Des charges de filtration humide, souvent contaminées par des quantités importantes de substances organiques, peuvent être séchées dans un système évaporateur à effets multiples par le procédé de l'invention. Puis, après centrifugation de la majeure partie de 11 huile de fluidisation, la matière est pyrolysée, l'huile et les matières organiques étant converties en grande partie en vapeurs et gaz combustibles. Si la phase de pyrolyse est menée à une température comprise entre 650 et 76OQC ou au--dessous du point d fusion de la charge de filtration, on peut obtenir une charge de filtration réutilisable.La charge de filtration inorganique est mélangée avec un produit de carbonisation et elle peut cotre utilisée sous cette forme, ou bien un mélange de vapeur d'eau et d'air est appliqué au résidu inorganique du produit de carbonisation pour former une matière inorganique tout en produisant une quantité supplémentaire ae gaz combustibles. S'il s'est produit une agglomération, la charge de filtration peut castre broyée en particules plus fines pour rétablir la quasi totalité des propriétés de filtration primitives. Les impuretés inorganiques solubles peuvent être éliminées par lavage lors de la réutilisatiot De manière semblable au traitement des charges de filtration, on peut régénérer des catalyseurs humides épuisés par cette technique. Des fines de charbon ou d'autres produits qui ne sont pas susceptibles de centrifugation pour réduire leur tereur en eau peuvent être séchés dans un évaporateur de séchage à huile à effet multiple et les fines de charbon séchées contenant de l'huile peuvent être pyrolysées pour donner des vapeurs combustibles, des gaz, des produits de carbonisation et des cendres. Cela représente une ressource intéressante qui n'a pas été exploitée économiquement. La liqueur noire de ltiniustrie de la pulpe Kraft contient des lignines et des sels chimiques de préparation de la pulpe qui sont ordinairement recyclés. Selon la technique ancienne, les lignines et autres substances organiques sont brûlées à l'état humide en même temps que les sels. Cela nécessite des fours sophistiqués. Par contre, le traitement selon l'invention déshydrate la liqueur noire à un degré de siccité atteignant prati- quement 99 % dans le système d'évaporation à effets multiples, économisant de l'énergie par rapport aux techniques plusancien- nes. La matière est ensuite centrifugée afin de réduire sa teneur en huile, puis elle est pyrolysée pour convertir la lignine et d'autres substances organiques en vapeurs combustibles et en gaz.Les sels et les produits de carbonisation sont les produits résiduels qui peuvent être traités par l'eau pour donner la phase aqueuse de la solution de sels inorganiques utilisée dans le procédé de la pulpe Kraft. Le carbone résiduel, activé dans le produit de carbonisation, peut être utilisé pour purifier les eaux usées dans l'industrie de production du papier de pulpe. Le charbon humide contenant les substances organiques absorbées peut être séché de nouveau dans un système quelconque de déshydratation et utilisé comme combustible. Les déchets et ordures, déshydratés par le procédé de deishydratatlon, puis pyrolysés bénéficient de l'avantage économique supplémentaire de l'évap#ration à effets multiples et, par suite, de l'utilisation de plus d'énergie qu'avec les techniques plus anciennes. Les huiles utilisées sont principalement, FaiS sans li. tation, des fuel-oilsy par exemple ng 2, ng 4 et ng 6, des huiles moteur ou toute coabinaison de substances huileuses qui sont des déchets organiques dont le point d'ébullition se situe entre 150 et 555bd ou au-delà, ou des produits qui peuvent être craqués où décomposés en composés de poids moléculaire inférieur pour donner des huiles utilisables dans la fluidisation, le traitement de déshydratation et/ou la production de vapeurs et de gaz combustibles. Ces matières doivent avoir essentiellement la caractéristique d'être huileuses et elles peuvent être souvent être utilisées en tant qu'agent de fluidisation.Il peut s'agir de graisses animales et végétales ou de leurs dérivés et d'autres huiles ou matières huileuses dont il est plus profitable de tirer des calories que de récupérer des produits. tn percevra plus nettement et on comprendra mieux la nature et la substance de la présente invention, ainsi que ses buts -et avantages, à l'aide du complément de description et des revendications qui suivent, en référence aux dessins annexés illustrant l'invention appliquée au traitement de déchets organiques. La fig. 1 est un schéma de fonctionnement du dispositif de l'invention en cas d'utilisation d'un pyrolyseur à un seul étage. La fig. 2 est un schéma de fonctionnement du dispositif de l'invention en cas d'utilisation d'un pyrolyseur à deux étages. Comme on peut le voir plus particulièrement sur le schéma de fonctionnement de la fig. 1, des déchets organiques et inor ganiques concentrés sont introduits dans le broyeur ou pulvérisateur 2 par une conduite lo A partir du broyeur 2, les déchets qui contiennent des particules solides de grosseur maximale Limitée sont acheminés vers un réservoir de fluidisation 4 par une conduite 3. De l'huile ou de la graisse chaude est introduite par une conduite 5 dans le réservoir 4 pour maintenir un système ou mélange de matières solides qui restera fluide et susceptible de po.f#age, même après l'évaporation de l'eau qutil contient. Ce mélange est malaxé et agité dans le réservoir de fluidisation 4 au moyen d'un dispositif agitateur 6, puis il est extrait du réservoir au moyen d'une pompe 7. La pompe refoule le mélange de déchets organiques et d'huile incorporée par une conduite 8 vers le sommet d'un évaporateur 9 à étage unique ou à simple effet qui peut être par exemple du type à couche mince descendante et qui est alimenté, par la conduite lO,en vapeur provenant du foyer de chaudière 11. Cette vapeur d'eau peut être à une température de l'ordre de 5 à 1322C. Après que la vapeur a été condensée en eau, elle quitte l'évaporateur par une conduite 12 pour être renvoyée dans le foyer de chaudière, étant aspirée et refoulée par la pompe 13 d'alimentation de la chaudière. A l'intérieur de l'évaporateur 9, l'eau est extraite par ébullition du mélange de déchets et d'huile'sous une pression qui peut être de l'ordre de 100 mm Hg abs. (millimètres de mercure absolus) à 300 ms Hg abs.Cette eau prôvenant-du mélange de déchets et d'huile quitte la chambre à vapeurs. 14 de l'évaporateur sous forme de vapeur surchauffée, parcourt la conduite 15 et pénètre dans un condenseur barométrique 16 (de préférence un condenseur à surface) dans lequel une dépression est maintenue au moyen d'un éjecteur 17 (de référence une pompe à vide mécanique) alimenté en vapeur par une conduite 18 La vapeur surchauffée qui pénètre dans le condenseur 16 par la conduite 15 est mélangée avec de l'eau de refroidissement qui est introduite dans le condenseur par une conduite 19 et qui la condense. Le courant résultant d'eau assez chaude est déchargé par une conduite 20 dans la citerne 21.La citerne reçoit aussi la vapeur et les gaz non condensables qui quittent l'éjecteur 17 par la conduite 22 et l'eau contenue dans la citerne sert à condenser cette vapeur et les produits non condensables qui s'échappent au niveau et à partir de la surface de l'eau. De l'eau est prélevée en permanence par une conduite 23 dans la citerne elle-même et peut être réutilisée dans toute 11 installation de traitement des déchets. Selon une autre disposition possible, la vapeur et les produits non condensables-qui quittent l'éjecteur 17 pourraient être envoyés dans les injecteurs de fuel-oil ou le brûleur du foyer de chaudière 11 et servir à atomiser le combustible liquide.Les produits non condensables, souvent odoriférants et de nature au moins-en partie inflaii#ble, fourniront eux-mômes des calories en part ici- pant à la combustion dans le foyer. Le débit de la bouillie humide ou mélange de déchets organiques et d'huile vers l'évaporateur est réglé directement par une soupape d'étranglement 24 dans la conduite 8 du cêté refoulement de la pompe 7. L'ouverture de cette soupape est commandée à Sol bolr par un palpeur -25 de niveau du liquide dans le fond de l'évaporateur, ce palpeur détectant le niveau de la surface de la bouillie ou mélange, pratiquement déshydraté en totalité, de déchets organiques solides et d'huile dans ltévaporateur. Une hauteur excessive provoque la fermeture au moins partielle de la soupape, d'où une réduction du débit de bouillie humide vers l'évaporateur, tandis qu'une hauteur insuffisante provoque une plus grande ouverture de la soupape et, par suite, une aug"enta- tion de débit. La bouillie sèche est extraite de façon continue du fond de l'évaporateur par la conduite eau moyen d'une pompe 27 et elle est refoulée par celle-ci vers une centrifugeuse 28. Le débit de la bouillie ou mélange sec de déchets organiques solides, d'huile et de traces d'eau vers la centrifugeuse est réglé directement par une soupape d'étranglement 29 dans la conduite 26 du côté refoulement de la pompe 27. L'ouverture de cette soupape est commandée à son tour par une sonde d'humidité 30 placée au fond de l'évaporateur. Une teneur excessive en humidité dans la bouillie au fond de l'évaporateur provoque au moins la fermeture partielle de cette soupape et, en conséquence, une réduction du débit de bouillie sèche ou déshydratée à partir de l'évaporateur. La composition normale de la bouillie sèche qui quitte l'évaporateur par la conduite 26 sera la suivante : 1 ffi d'eau environ, approximativement 15 ç de matières solides non grasses, le reste étant constitué par la graisse ou l'huile liquide. La centrifugeuse 28 sépare la bouillie déshydratée de déchets organiques solides et d'huile en deux courants. L'un de ces courants, formé d'huile relativement limpide, est évacué et dirigé par une conduite 31 vers le réservoir 32 d'huile de centrifugeuse. Cette huile est recyclée ou renvoyée depuis le réservoir 32 vers le réservoir de fluidisation 4 par la conduite 5 au moyen d'une pompe 32. Au cas où -le système produit plus d'huile qui n'est nécessaire aux fins de fluidisation, cette huile excédentaire ou produit net d'huile peut être extrait du réservoir 32 par une conduite 34 équipée dtule sourape d'arrêt 35. L'autre courant provenant -de la centrifugeuse, qui contient pratiquement la totalité des déchets organiques solides, mais est encore chargé d'environ 30 à 40 % en poids d'huile, est évacué et dirigé par une conduite 36 vers une presse mécanique 37 construite et agencée pour effectuer une séparation pratiquement complète des éléments liquide et solide d'un mélange de liquides et de solides. Sur les dessins, la presse 37 est réalisée à titre de suggestion sous la forme d'une presse ou séparateur de liquidessolides à mouvement alternatif, par exemple une presse du type à piston, avec un tambour perforé ou cage, selon ce qui est décrit dans le brevet des S#tats-Unis no 1 135 309 délivré à E.T. Meakin le 13 avril 1915. Il peut certes s'agir d'une presse de ce genre, mais aussi d'une presse de n'importe quel autre type approprié. D'un point de vue général, la centrifugeuse 28 peut évidemment être considérée elle-même comme une presse de séparation des liq~ides-solides, dans laquelle les pressions ou forces de séparation sont produites dynamiquement et non statiquement. Il est envisageable dans le cadre de la présente invention que certains concentrés de déchets solides, susceptibles d'être traités conformément à celle-ci, donneront, au niveau de l'éva- cuation du fond de l'évaporateur, des bouillies sèches qui peuvent être séparées économiquement et suffisamment en leurs éléments solides non gras et liquides huileux au moyen d'une seule unité d'équipement mécanique, c'est-à-dire par exemple au moyen d'une seule centrifugeuse ou au moyen d'une seule presse à tambour perforé. Deux courants de ratières quittent la presse 37, le cas échéant de manière intermittente selon le type de cette presse. L'un de ces colranls, formé d'huile extraite de la presse par une conduite 38 au moyen d'une pompe 39, représente l'huile isolée par pressage dans le courant de matière trati.uement anhydre mais contenant toujours de l'huile qui est délivré à la presse par la conduite 36 en provenance de la centrifuget-è 28. D'après ce qui est représenté, la conduite 38 débouche dans la conduite 26, si bien que l'huile qui parcourt la conduite 38 se mélange à la bouillie sèche d'huile et de déchets organiques solides qui s'écoule entre ltévarcrateur et la centrifugeuse, pour pasire sa fluidisation. Ce n'est pas le seul mode d'utilisation de l'huile prQvenant de la presse. Cette huile peut être par exemple envoyée directement au réservoir 32 d'huile de centrifugeuse pour être recyclée rapidement dans le réservoir de fluidisation 4. En supposant que les déchets organiques contenaient de l'huile au départ, la vigueur du traitement appliqué dans et par la presse 37 déterminera si le système produit ou non un excédent ou produit net d'huile qui peut être extrait par la conduite 34 ou autrement. En poussant le pressage jusqu'à un taux juste correspondant à "l'égalité" d'huile résiduelle dans les déchets organiques solides, on pourra faire fonctionner le système sans apport d'huile ou de graisse, à l'exception de la quantité nécessaire au démarrage, mais aussi sans la possibilité d'obtenir le moindre excédent ou produit net d'huile.Si l'on presse à un taux supérieur au taux "d'égalité", ctest-à-dire à un niveau auquel il y a plus d'huile résiduelle dans les déchets prganiques solides pressés qu'il n'y en avait au départ en combinaison avec ces matières solides dans le produit introduit dans le système par la conduite 1, non seulement on éliminera la possibilité d'obtenir un produit net d'huile, mais il faudra alimenter constamment le système en huile ou en graisse pour compenser le déficit. L'autre courant de matières qui quitte la presse 37, formé de déchets organiques solides secs pressés, est extrait et entraîné par le transporteur-doseur à vis 50. Les matières solides sont introduites, par l'intermédiaire d'une vanne rotative de fermeture à élimination d'air 51, dans un groupe rotatif de pyrolyse 52 qui fonctionne à une température interne de l'ordre de 370 à 540OC. Il est maintenu à cette température par chauffage indirect à l'aide d'une chambre de combustion 53 qui est montée à l'extérieur du groupe de pyrolyse 52. Sous l'effet de rotation du groupe de pyrolyse 52, les déchets organiques solides secs sont acheminés lentement vers l'extrémité d'évacuation de ce groupe, tout en étant chauffés sur la surface du pyrolyseur.Par le maintien de la vitesse de rotation, de la température du produit et du pas du transporteur interne du groupe de pyrolyse, le mouvement horizontal des matières solides est dirigé vers l'extrémité d'évacuation de cette unité. Pendant cette période de temps et à cette température, la quantité maximale de matières organiques subit une distillation thermique et/ou une distillation thermique destructive dans la charge d'alimentation du pyrolyseur.Les produits de carbonisation et les cendres inorganiques résiduels sont évacués du pyrolyseur par le transpofteur- doseur 54 qui est agence de manière à jouer aussi le rôle de fermeture étanche à l'air. I1 convient fréquemment qu'avant de bitter le pyrolyseur, le résidu soit refroidi, soit par des buses de pulvérisation d'eau, soit par l'air si une zone du pyrolyseur 52 n'est pas chauffée. LJappare11 de pyrolyse utilisé dans le cadre de l'invention peut être du type four rotatif, équipé du dispositif de chauffage indirect décrit, ou du type à sole rotative, dans lequel les matières parcourent une trajectoire circulaire pratiquement complète sur une sole de céramique rotative et sont exposées à la chaleur rayonnante d'une flamme de combustion, à une température de l'ordre de 535 à 980ex. Du fait que les gaz de combustion se mélangent aux gaz combustibles, la chaleur peut être récupérée dans le foyer de chaudière. De nombreux modèles différents d'appareils de pyrolyse peuvent être utilisés dans le traitement décrit.Il est fréquent que le mélange de vapeur et d'air, utilisé pour brûler le carbone fixé qui se trouve habftuellement dans le produit de carbonisation, puisse être envoyé dans le même appareil, par exemple le pyrolyseur à sole rotative, ce qui assure un rendement élevé du combustible avec un minimum de frais supplémentaires de capital. Afin de maintenir la température de service du pyrolyseur, de la chaleur lui est fournie indirectement à l'aide d'une admission d'air ou d'oxygène 55 et d'une admission de combustible 56. Les débits d'alimentation et les rapports de chaque composant sont contrôlés en rapport avec la température de pyrolyse, de manière à assurer une pyrolyse efficace des matières. Les gaz d'échappement de combustion refroidis, formés au cours du chauffage du groupe de pyrolyse 52, sont évacués par une cheminée 57 dont la chaleur peut être récupérée dans le pré-chauffeur d'air de la chaudière ou directement dans le foyer de celle-ci. La teneur en humidité des matières soumises à la pyrolyse doit être minimale; toutefois, il y a des cas où les matières déshydratées peuvent subir certaines réactions nécessitant la présence d'eau, auquel cas il peut être opportun de pyrolyser les matières avec un taux d'humidité qui peut atteindre 30 %, sans déshydratation plus poussée avant la pyrolyse. Les vapeurs et gaz combustibles provenant de la pyrolyse et/ou de la distillation thermique sont évacués du groupe de pyrolyse par un conduit de vapeurs 58; ils sont brûlés en combinaison avec l'air ou l'oxygène dans le foyer de chaudière ll qui est alimenté par ailleurs en combustible par la conduite 48. Des moyens de protection usuels sont prévus pour empêcher un reflux d'oxygène dans le groupe de pyrolyse 52, provoquant la perte de combustible. La combustion du combustible dans le foyer de chaudière 11 produit de la vapeur servant à fournir l'énergie pour le traitement de déshydratation dans l'évaporateur 9, cette vapeur étant dirigée vers l'évaporateur 9 à partir de la chaudière 11 par la conduite 10. Les cendres du foyer sont déchargées par une conduite 490 Selon un autre mode de réalisation, si la nature des matières le permet, les déchets organiques solides peuvent être envoyés directement de la centrifugeuse 28 vers le groupe de pyrolyse 52 par le transporteur-doseur à vis 50. Cette variante opératoire élimine la nécessité d'une presse 37, par exemple dans le cas où l'on ne cherche pas à extraite l'huile à l'état liquide. Si on le désire, on peut appliquer un traitement de pyrolyse en deux étages. Dans cet autre mode de réalisation possible, illustré par la fig. 2, les sections du système assurent la fluidisation, l'évaporati3n, la centrifugation et le pressage sont les mêmes. D'ailleurs, les éléments identiques à ceux de la fig. 1 portent les mêmes numéros de référence. Dans le système de la fig. 2, les matières organiques solides sèches pressées sortent de la presse 32 et sont dirigées vers le transporteur- doseur à vis 50. La vanne-doseuse rotative à dlimination d'air 51 introduit les matières solides dans le groupe rotatif de pyrolyse 52 aui est chauffé indirectement par la combustion dans la chambre 53 par introduction d'air ou d'oxygène par l'admission 55 et de combustible par l'admission 56. La température dans le premier étage 52 du groupe de pyrolyse est maintenue entre 175 et 315OC. Les gaz de combustion refroidis de ce chaufface indirect sont évacués par la cheminée 57. L'huile de fluidisation, résultant de la distillation thermique, est déchargée du pyrolyseur 52 par la conduite d vapeurs 70.L'huile vapori- sée, utilisée comme huile de fluidisation dans le traitement de déshydratation à l'huile, est envoyée à travers le condenseur à surface 71 où elle est condensée par l'eau de refroidissement qui arrive par une conduite 72 et sort par une conduite 73. L'huile condensée est recueillie par une conduite 74 vers un réservoir de retenue 75. Les produits gazeux qui ne sont pas condensés dans le condenseur ~ surface 71 sont évacués par la conduite 78 à écoulement unidirectionnel et servent de source d'énergie pour le combustible, par exemple dans le second étage 83 du pyrolyseur ou dans le foyer de chaudière 11. Le réservoir de retenue 75 sert de réservoir intermédiaire dans le recyclage de l'huile condensée Lorsque de l'huile de fluidisation d'appoint est nécessaire pour le traitement de déshydratation avec fluidisation à 11 huile, de l'huile est prélevée dans le réservoir de retenue 75 par une conduite 76 et, à l'aide d'une pompe 77, elle est renvoyée dans le système de déshydratation à l'huile. Les matières déshuilées qui quittent le premier étage 52 du groupe de pyrolyse sont évacuées à travers une vanne doseuse 80 vers un transporteur 81 et une vanne doseuse 82 qui alimente le second étage 83 du groupe de pyrolyse, étage qui est chauffé lui aussi Indirectement par une chambre de combustion 84 qui reçoit son combustible par une conduite 86 et son air comburant par une conduite 85. Les gaz de combustion refroidis sont évacués de la chambre de combustion par une cheminée 89. La température de pyrolyse à l'intérieur du pyrolyseur 83 est maintenue ertre 425 et 650 C environ et lorsque la pyrolyse est achevée, les produits de carbonisation et les cendres sont évacués du pyrolyse seur 83 à travers une vanne doseuse 87 et un transporteur 88 de fermeture étanche à l'air. Les gaz et vapeurs organiques résultant du traitement de pyrolyse sont évacués du pyrolyseur 83 par le conduit de vapeurs 93. Ils sont combinés aux gaz non condensables provenant du premier étage du pyrolyseur dans la conduite 96 et sont dirigés vers le foyer dz chaudière 11 pour produire l'énergie sous forme de vapeur pour le traitement de déshydratation à l'huile. D'après ce qui est représenté sur la fig. 2, la vapeur quitte la chaudière 11 par la conduite 10 pour êQre utilisée dans l'évaporateur 9. Ainsi, en décrivant ce procédé et ce dispositif, on a présenté un système efficace de traitement par pyrolyse de déchets organiques, système dans lequel les vapeurs et gaz organiques extraits d-.s déchets servent de combustible à l'intérieur du système, tandis que les huiles qui servent à maintenir les matières à l'état fluidisé sont recyclables dans le système, ces deux caractéristiques contribuant à la rentabilité du traitement. En outre, par l'emploi de la pyrolyse, un produit de carbonisation et des cendres sont obtenus en tant que produit final du traitement à partir des déchets organiques chargés à l'entrée. Par ailleurs, du fait que la pyrolyse est utilisée pour distiller ou décomposer thermiquement les matières, les vapeurs et les quantités de particules en susp ens ion rejetées dans l'air sont maintenues au minimum. Si l'on a ici décrit un évaporateur à un seul étage, c'est pour simplifier. Mais il est bien entendu que l'invention ne se limite pas à un évaporateur à un seul étage ou à simple effet et que tout dispositif qui convient pour le séchage par évaporation peut être utilisé. A titre d'exemples d'autres appareils évaporateurs qui peuvent être utilisés avec succès, on citera les dispositifs évaporateurs à courant direct ou inversé à effets multiples, décrits respectivement dans le brevet réédité des Etats-Unis n2 26 317 et dans le brevet des Etats-Unis n2 3 323 575. Une protection par brevet de l'invention sous tous ses aspects, tels qu'ils sont exposés dans les revendications ciannexées, est demandée dans toute l'étendue possible autorisée par l'état antérieur de la technique. REV DICATIONS 1. Appareillage pour la pyrolyse de concentrés de déchets solides contenant initialement de l'eau, caractérise en ce qu'il comprend : un réservoir pour recevoir et mélanger un courant de concentré de déchets solides et un courant d'huile; un évaporateur agissant par chauffage; une conduite reliant le réservoir à l'évaporateur pour transférer le mélange de concentré de déchets solides et d'huile entre le réservoir et la zon d'evapomation de l'évaporateur; un appareil à co^..bustion, adjoint à l'évaporateur, pour lui fournir la chaleur d'évaporation, de sorte qu'un mélange pratiquement anhydre de déchets solides et d'huile soit produit dans l'évaporateur; un appareil de pyrolyse; et des moyens pour transférer le r:#lange anhydre de déchets solides et d'huile entre l'évaporateur et cet appareil de pyrolyse gli est conçu pour recevoir les déchets solides et leur faire subir une distillation destructive qui les transforme en vapeurs et gaz organiques et en un résidu de produits de carbonisation et de cendres. 2. - Appareillage pour la pyrolyse de concentrés de déchets solides contenant initialement de l'eau, caractérisé en ce qu'il comprend : un réservoir pour recevoir et mélanger un courant de concentré de déchets solides et un courant d'huile; un évaporateur agissant par chauffage; une conduite reliant le réservoir à l'évaporateur pour transférer le mélange de concentré de déchets solides et d'huile entre le réservoir et la zone d'évaporation de l'évaporateur; un appareil à combustion, adjoint à l'évaporateur, pour lui fournir la chaleur d'évaporation, de sorte qu'un mélange pratiquement anhydre de déchets solides et d'huile soit produit dans l'évaporateur; un appareil pour séparer des mélanges liquides-solides en leurs éléments respectivement liquides et solides; une conduite reliant 1 t évaporateur à cet app#reil séparateur pour transférer le mélange pratiquement anhydre de déchets solides et d'huile entre l'évaporateur et l'appareil séparateur dans lequel ce mélange anhydre peat Être séparé en la quasi totalité des déchets solides et en huile; un appareil de pyrolyse; et des moyens pour transférer les déchets solides séparés entre l'appareil séparateur et l'appareil de pyrolyse, lequel est conçu pour recevoir les déchets solides et leur faire subir une distillation destructive qui les transforme en vapeurs et gaz organiques et en un résidu de produits de carbonisation et de cendres. 3. Appareillageupour la pyrolyse de concentrés de déchets solides contenant initialement de l'eau selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'appareil à combustion adjoint à l'évaporateur comprend : un foyer de chaudière pour le production de vapeur; et une conduite reliant le foyer de chaudière à l'évaporateur pour faire passer la vapeur du foyer de chaudière dans l'évaporateur en tant qu'agent de chauffage indirect. 40 Appareillage pour la pyrolyse de concentrés de déchets solides contenant initialement de l'eau selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend en outre un appareil condenseur et une conduite qui relie l'évaporateur à cet appareil condenseur, conduite par laquelle l'eau extraite sous forme de vapeur du mélange de concentré de déchets solides et d'huile dans l'évaporateur est envoyée, à partir-de cet évaporateur, dans l'appareil condenseur pour y être recondensée en eau. Appareillage pour la pyrolyse de concentrés de déchets solides contenant initialement de l'eau selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend en outre une conduite qui relie l'appareil séparateur au réservoir, pour faire passer l'huile liquide séparée de cet appareil séparateur dans le réservoir où elle est mélangée avec le concentré de déchets solides. 6. Appareillagepour la pyrolyse de concentrés de déchets solides contenant initialement de l'eau selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend en outre des moyens pour transférer les vapeurs et gaz entre l'appareil de pyrolyse et l'appareil de combustion dans lequel ces vapeurs et gaz peuvent être utilisés comme combustible pour fournir au moins une fraction de la chaleur d'évapor & ion nécessaire dans l'évaporateur 7. Appareillage pour la pyrolyse de concentrés de déchets solides contenant initinlement de l'eau selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend en outre un condenseur à surface, relie' à une conduite d'évacuation des vapeurs à partir de l'appareil de pyrolyse, pour condenser l'huile vaporisée produite par l'appareil de pyrolyse. 8. Appareillage pour la pyrolyse de concentrés de déchets solides contenant initialement de l'eau, caractérisé en ce qu'il comprend : un réservoir pour recevoir et mélanger un courant de concentré de déchets solides et un courant d'huile; un évaporateur agissant par chauffage; une conduite reliant le réservoir à l'évaporateur pour transférer le mélange de concentré de déchets solides et d'huile entre le réservoir et la zone d'évaporation de l'évaporateur; un appareil à combustion, adjoint à l'évaporateur, pour lui fournir la chaleur d'évaporation, de sorte qu'un mélange pratiquement anhydre de déchets solides et d'huile soit produit dans l'évaporateur; des moyens pour séparer des mélanges liquides-solides en leurs éléments respectivement liquides et solides; une conduite reliant ltéwraporateur à cet appareil séparateur pour transférer le mélange pratiquement anhydre de déchets solides et d'huile entre l'évaporateur et l'appareil séparateur dans lequel ce mélange anhydre peut être séparé en la quasi totalité des déchets solides et en huile; des premiers moyens de pyrolyse; des moyens pour transférer les déchets solides séparés entre l'appareil séparateur et ces premiers moyens de pyrolyse, lesquels sont conçus pour recevoir les déchets solides et vaporiser pratiquement la totalité de 11 huile de fluidisation qui restait fixée aux matières solides; des seconds moyens de pyrolyse; et des moyens pour transférer le résidu solide entre les premiers moyens de pyrolyse et les seconds moyens de pyrolyse, ces seconds mayens de pyrolyse étant conçus pour vaporiser toute quantité d'huile éventuellement présente encore sur les matières solides et pour sownettre à une distillation destructive les matières solides organiques déshuilées et les transformer en vapeurs et gaz organiques et en un résidu de produits de carbonisation et de cendres. Appareillage pour la nyrolyse de concentrés de déchets solides contenant initialement de l'eau selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'il comprend en outre des moyens pour transférer l'huile de fluidisation distillés thermizuement à partir des premiers moyens de pyrolyse, et des moyens pour recevoir et condenser les vapeurs d'huile de fluidisation et les gaz qui les accor#agnent. 10 Appareillage pour la pyrolyse de concentrés de déchets solides contenant initialement de l'eau selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'il contient en outre des moyens pour stocker l'huile de fluidisation condensée 11. Appareillage pour la pyrolyse de concentrés de déchets solides contenant initialement de l'eau selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'il comprend en outre des moyens pour évacuer les vapeurs et gaz organiques des seconds moyens de pyrolyse et pour combiner ces vapeurs et gaz avec les vapeurs et gaz non condensés provenant des premiers moyens de pyrolyse. 12. Procédé pour la pyrolyse de concentrés de déchets solides contenant initialement de l'eau, caractérisé en ce qu'il comprend les opérations successives consistant à : mélanger un courant de concentrés de déchets solides combustibles avec un courant d'une huile relativement peu volatile pour former un mélange qui restera fluide et susceptible de pompage après que l'eau qu'il contient en aura-#té extraite; soumettre le mélange résultant contenant de l'huile à au moins un traitement de déshydratation par évaporation par chauffage indirect; extraire une bouillie de déchets solides et d'huile qui est pratiquement anhydre; èt pyrolyser cette bouillie pour lui faire subir une distillation destructive qui la transforme en vapeurs et gaz organiques et en un résidu de produits de carbonisation et de cendres. 13. Procédé pour la pyrolyse de concentrés de déchets solides contenant initialement de lteau , caractérisé en ce qu'il comprend les opérations successives consistant à : mélanger un courant de concentrés de déchets solides combustibles avec un courant d'huile relativement peu volatile pour former un mélange qui restera fluide et susceptible de pompage après que l'eau qu'il contient en aura été extraite; soumettre le mélange résultant contenant de l'huile à au moins un traitement de déshydratation par evap-ration par chauffage indirect; . extraire une bouillie pratiquement anhydre de déchets solides et d'huile; séparer la quasi totalité de l'huile d'avec les déchets solides dans la bouillie; et pyrolyser les déchets solides séparés pour leur faire subir une distillation destructive, à eux et à l'huile résiduelle qui y adhère, distillation qui les transforme en vapeurs et en gaz-organiques et en un résidu de produits de carbonisation et de cendres. Procédé pour la pyrolyse de concentrés de déchets solides contenant initialement de l'eau selon la revendication 13, caractérisé en ce qu'il comprend en outre l'opération consistant à brûler les vapeurs et gaz organiques résultant - de ltoperation de pyrolyse pour produire au-moins une fraction de la chaleur d'évaporation nécessaire dans le traitement de déshydratation. Procédé pour la pyrolyse de concentrés de déchets solides contenant initialement de l'eau selon la revendication la, caractérisé en ce qu'il comprend en outre l'opération consistant à condenser l'eau extraite sous forme de vapeur lors du traitement de déshydratation, 16. Procédé pour la pyrolyse de concentrés de déchets solides contenant initialement de l'eau selon la revendication 13, caractérisé en ce que le traitement de pyrolyse est mené à une température se situant dans la gaim# comprise approximativement entre 425 et 980 C. 17. Procédé pour la pyrolyse de concentrés de déchets solides contenant initialement de l'eau sec la revendication 13, caractérisé en ce qu'il comprend en outre l'opération consistant à condenser l'huile vaporisée qui est produite au cours du traitement de pyrolyse. 18. Procédé pour la pyrolyse de concentrés de déchets solides contenant initialement de l'eau selon la revendication 13, caractérisé en ce que le traitement de pyrolyse comprend une première et une seconde phases, la première phase étant menée à une température de l'ordre de 175 à 370QA pour vaporiser la quasi totalité de l'huile de fluidisation qui reste sur les matières solides, les solides produits par la première phase de pyrolyse étant pyrolysés dans une seconde phase de pyrolyse menée à une température de l'ordre de 370 à 1200 C, de .manière à vaporiser le reste de l'huile éventuellement présent sur les matières 5011 des et à soumettre les matières organiaues solides déshuilées à une distillation destructive qui les transforme en vapeurs et gaz organique et en un résidu do produits de carbonisation et de cendres. 19. Procédé pour la pyrolyse de matières organiques concentrées contenant de eau et de sels comprenant du chlorure de sodium et du sulfate de sodium, carDctérisé en ce qu'il comprend lus opérations successives consistant à : mélanger ces matières avec un courant d'huile relativement peu volatile; déshydrater le mélange résultant par évaporation par chauffage indirect pour obtenir une bouillie pratiquement anhydre de sels et de "^atières organiques de teinture en suspension dans l'huile; séparer les matières solides pratiquement anhydres de l'huile par centri- fugation; et pyrolyser les ratières solides ainsi obtenues pour leur faire subir une distillation destructive qui les transforme en vapeurs et gaz organiques et en un résidu de produits de carbonisation et de sels izormaniques. 20. Procédé pour la pyrolyse de charges de filtration humide contenant des matières organiques, caractérisé en ce qu'il comprend les opérations successives consistant à : mélanger un courant de charges de filtration humide avec un courant d'une huile relativement peu volatile; soumettre le mélange résultant contenant de l'huile à au moins un traitement de déshydratation par évaporation par chauffage indiréct pour obtenir un mélange pratiquement anhydre d'huile et de matières solides de charge de filtration; séparer quasi totalement l'huile du mélange prati qaement anhydre; et pyrolyser les matières solides restantes pour produire des vapeurs et gaz organiques et un résidu de produits de carbonisation et de matière inorganique de charge de filtration. 21. Procédé pour la filtration de charges de filtration humide contenant des matières or#niques seS on la revendication 20, caractérisé en ce que la pyrolyse est menée à une température inférieure au point de fusion de la charge de filtration pour produire un mélange de produits de carbonisation et de matière inorganique de charge de filtration0 22. Procédé pour la pyrolyse de la liqueur noire provenant de la fabrication de pulpe kraft, cette liqueur contenant des lignines et des sels, caractérisé en ce qu'il comprend les opérations successives consistant à : mélanger un courant de liqueur noire avec un courant d'ume huile relativement peu volatile; soumettre le mélange résultant contenant de l'huile à au moins un traitement de déshydratation par évaporation par chauffage indi direct; centrifuger la bouillie anhydre résultante pour extraire la quasi totalité de l'huile des matières solides de la liqueur noire; et pyrolyser ces matières solides pour leur faire subir une distillation destructive qui les transforme en vapeurs et gaz organiques et en un résidu de sels et de produits de carbo nidation. 23. Procédé pour pyrolyser les altières solides provenant d'un concentré de boues d'égzut, caractérisé en ce qu'il comprend les opérations successives consistant à : mélanger un courant de boues d'égout avec un courant d'une huile relativement peu volatile; soumettre le mélange résultant contenant de 1' huile à au moins un traitement de déshydratation par évaporation par chauf fage indirect pour obtenir une bouillie pratiquement anhydre; centrifuger la boue pratiquement anhydre ainsi obtenue pour extraire la quasi totalité de l'huile des matières solides d'égout; et pyrolyser ces matières solides pour leur faire subir une distillation destructive qui les transforme en vapeurs et gaz organiques et en un résidu de produits de carbonisation et de cendres. 240 Procédé pour la pyrolyse de concentrés de déchets solides contenant initialement de l'eau selon la revendication 18, caractérisé en ce qu'il comprend en outre les#opérations consistant à refroidir les vapeurs a'huile et les gaz connexes dégagés dans la première phase de pyrolyse pour en condenser au moins une partie sous forme d'huile liquide, et à extraire cette huile pour sa réutilisation dans le procédé. 25. Procédé pour la pyrolyse de concentrés de déchets solides contenant initialement de l'eau selon la revendication 18, caractérisé en ce qu'il comprend en outre l'opération consistant à brûler les vapeurs et gaz organiques résultant de la seconde phase de pyrolyse pour produire au moins une fraction de la chaleur d'évaporation nécessaire dans le traitement de déshydratation. 26. Procédé pour la pyrolyse de concentrés de déchets solides contenant initialement de l'eau selon la revendication 18, caractérisé en ce qu'il comprend en outre les opérations consistant à refroidir les vapeurs d'huile et les gaz connexes dégagés dans la première phase de pyrolyse pour en condenser au moins une partie sous forme d'huile liquide; à extraire cette huile en vue de sé réutilisation dans le procédé; à mélanger d!éventue#s gaz et vapeurs non condensés, dégagés dans la première phase de pyrolyse, avec les vapeurs et gaz organiques provenant de la seconde phase de pyrolyse; et à brûler le mélange résultant de vapeurs et de gaz pour produire au moins une fraction de la chaleur d'évaporation nécessaire dans le traitement de déshydratation.