L'invention concerne une porte coulissante suspendue et elle a notamment pour objet une porte croisée. Une porte croisée doit être étanche aux fumées, à l'air et à la pluie et doit conserver son étanchéité aussi longtemps que possible. Cette étanchéité est généralement assurée par un contact entre certaines parties de l'ouvrant et certaines parties du dormant de la porte. Ces parties comprennent habituellement un ou plusieurs joints d'étanchéité. Cela étant, les coulissements répétés de la porte ont tendance à provoquer par frottement une détérioration accélérée des joints. On comprend que, dans ces conditions, il est difficile d'assurer 7 'étanchéité de la porte pendant une longue période de service, sauf à recourir à des mesures très conteuses. Le but de l'invention est d'éviter cette usure des joints et, par suite, d'assurer la permanence de l'étanchéité d'une porte coulissante. On y parvient, selon la présente invention, par le fait que la porte est munie de moyens de montage qui provoquent un déplacement vertical de l'ouvrant de la porte pour faire passer l'ouvrant d'une position de fermeture à une position de coulissement et vice-versa et par le fait que les parties de l'ouvrant et du dormant de la porte qui sont en contact de façon en soi connue pour assurer l'étanchéité de la porte en position de fermeture, ne sont plus en contact lorsque l'ouvrant a subi ledit déplacement vertical. Dans une réalisation préférée de l'invention, l'ouvrant de la porte comporte au moins deux vantaux coulissant respectivement dans l'un et dans l'autre de deux plans parallèles en vis à vis séparés par un intervalle, et ses moyens d'étanchéité présentent une ou plusieurs des caractéristiques suivantes - l'étanchéité de la porte est assurée par des moyens disposés dans ledit intervalle - 1'étanchéité de la porte en partie basse est assurée pour chaque vantail par un joint longitudinal fixé en partie basse au vantail et coopérant par contact avec un jonc longitudinal fixé en partie basse au dormant - le dormant de la porte comporte en partie basse un jonc d'étanchéité longitudinal ayant la forme d'un chapeau qui coiffe une paroi longitudinale verticale du dormant, ce chapeau présentant deux surfaces inclinées situées respectivement d'un cdté et de. l'autre de cette paroi pour coopérer, respectivement, avec l'un et avec l'autre des joints fixés en partie basse aux vantaux; - l'étanchéité de la porte en partie haute est assurée, pour chaque vantail, par un joint longitudinal fixé en partie haute au vantail, situé dans ledit espace et coopérant par contact avec une surface de repos longitudinale et inclinée située en partie haute du dormant - le dormant de la porte comporte en partie haute une paroi longitudinale verticale aboutissant entre les vantaux et terminée en V par deux talons situés respectivement d'un côté et de l'autre de cette paroi pour coopérer, respectivement, avec l'un et avec l'autre des joints fixés en partie haute aux vantaux. 'invention concerne aussi des réalisations particulières avantageuses de la structure de la porte. Selon une particularité de l'invention, chaque vantail est suspendu par des galets à la partie haute du dormant, laquelle constitue un chemin de roulement longitudinal avec guidage bas et haut pour les galets du vantail, et le dormant est muni de moyens pour imposer aux galets, à un endroit dudit chemin, de descendre à un niveau déterminé, sans perte de. guidage, pour amener la porte en position de fermeture. Ces moyens sont par exemple une interruption du chemin de roulement en partie basse. Ces particularités et d'autres caractéristiques de l'invention apparattront à la lecture de la description donnée ci-après d'une réalisation d'une porte à deux vantaux coulissants conforme à la présente invention, en référence aux figures du dessin joint sur lequel - la figure 1 est un schéma de principe de la porte - la figure 2 est une coupe verticale de la porte suivant le plan Il-Il de la figure 1, les vantaux étant en position de fermeture, et - la figure 3 est une vue de principe du dispositif de suspension d'un vantail coulissant, La porte représentée sur la figure 1 comporte deux vantaux 1 et 2 dans un dormant constitué par un cadre comprenant une traverse basse 3, une traverse haute 4 et deux montants 5 et 6. La traverse haute 4 du dormant comprend (figure 2) un profilé par exemple métallique ou en matière plastique, ayant la forme caractéristique représentée sur la figure. Ce profilé comporte une âme creuse 8, deux bords latéraux arrondis dirigés vers le bas 9, 10, deux couples de gorges verticales en regard 11, 12 et IS, 14 flanquant l' me de chaque cOté, et une paroi axiale verticale inférieure 15 terminée par deux talons inclinés en V 16 et 17 - me creuse 8 a pour fonction de réduire le poids de matière du profilé ; elle peut être raidie par une corde à piano (ou similaire) 18 tendue à chaque extrémité de façon réglable par des écrous qui prennent appui sur des plaques de raidissement qui sont par exemple vissées aux extrémités des bords 9 et 10 du profilé ; - les couples de gorge 11,12 et 13,14 ont pour fonction de constituer un chemin de roulement et de guidage pour des galets tels que 19 et 20 montés à rotation sur les vantaux 1 et 2 - les talons 16 et 17 ont pour fonction de coopérer avec des joints longitudinaux 21 et 22 fixés respectivement aux vantaux 1 et 2 pour assurer l'étanchéité de la porte en partie haute. Selon une particularité de l'invention, les bords arrondis 9 et 10 constituent des axes de pivotement pour deux volets 24 et 25 présentant un bord supérieur arrondi épousant partiellement la forme extérieure du bord 9 ou 10 en sorte qu'après avoir été enfilé sur le bord 9 ou 10, le volet reste prisonnier du bord mais peut étre levé en pivotant sur le bord pour permettre d'accéder aux galets. Les deux vantaux peuvent coulisser chacun de l'un à l'autre des montants 5 et 6 dans des plans respectifs séparés par. un intervalle 23. Dans cet intervalle 23 sont logés les talons 16 et 17 de la traverse haute du dormant ainsi que les joints 21 et 22 dont sont munis les vantaux 1 et 2 en partie haute. La traverse basse 3 du dormant comprend (figure 2) un profilé, méta#llique ou en matière plastique, ayant la forme caractéristique représentée sur la figure. Ce profilé comporte deux parois verticales 26 et 27 engagées dans des feuillures inférieures 28 et 29 des vantaux et il comporte une paroi verticale intermédiaire 30 située dans l'espace 23 et coiffée par un jonc 31. Le jonc 31 présente deux faces 32,33 inclinées en V pour servir d'appui à deux joints 34 et 35 fixés respectivement au vantail 1 et au vantail 2 et logés dans l'espace 23. On décrira maintenant les moyens qui permettent aux vantaux de passer de la position de fermeture à la position de coulissement, en référence à la figure 30 Ces moyens comprennent, dans le fond des gorges 12 et 14 servant de chemin de roulement, des ouvertures dans lesquelles peuvent descendre les galets auxquels sont suspendus les vantaux. Ces ouvertures. ont une longueur qui est inférieure au diamètre d'un galet et qui est calculée pour que le galet descende d'une hauteur de quelques millimètres juste suffisante pour amener les joints d'étanchéité en contact de service. Le nombre des ouvertures est fonction du nombre de galets, les distances entre les ouvertures co#rrespondent aux intervalles entre les galets et les emplacements des ouvertures correspondent aux positions qu'occupent les galets lorsque le vantail est en position de fermeture. Sur la figure 3, on a représenté schématiquement, pour l'exemple, l'une des ouvertures 12a du fond de la gorge 12 et le galet 19 du vantail 1 en position de fermeture I (en traits pleins) et en position de coulissement Il (en traits interrompus). La position en traits pleins correspond à celle de la figure 2. Si le vantail 1 est suspendu à deux galets tels que 19, la gorge comporte deux ouvertures telles que 12a. Pour faire passer un vantail de sa position de fermeture à sa position de coulissement, il suffit de le soulever et de le pousser latéralement jusqu'à- ce que ses galets sortent des ouvertures et viennent reposer sur le fond de la gorge le long de laquelle ils peuvent ensuite rouler. On peut assurer ce soulèvement d'une façon quelconque et, par exemple, on peut le faciliter en utilisant une came montée à rotation sur 11 ouvrant (ou sur le dormant) et prenant appui au cours d'une partie de sa course de rotation sur un appui fixé au dormant (ou à l'ouvrant) en sorte que la rotation de la came, commandée par une poignée par exemple, provoque à la fois le soulèvement et le déplacement horizontal du vantail. Un tel dispositif est décrit dans la demande de brevet français n0 74 déposée le 18 avril 1974 par les mêmes Demanderesses. Bien entendu, l'invention s'applique à un#nombre quelconque de vantaux. REV:#hDICATI0NS 1. Porte coulissante étanche suspendue dont ltétanchéité est assurée par un contact entre certaines parties de l'ouvrant et certaines parties du dormant de la porte, la porte étant munie de moyens de montage qui provoquent un déplacement vertical de l'ouvrant pour faire passer ce dernier d'une position de fermeture à une position de coulissement et vice-versa, les parties de l'ouvrant et du dormant qui sont en contact pour assurer l'étanchéité en position de fermeture n'étant plus en contact lorsque l'ouvrant a subi le déplacement vertical vers sa position de coulissement, caractérisée par le fait que le dormant comporte en partie haute un profilé longitudinal qui comprend une Ame creuse centrale prolongée vers le bas par une paroi axiale verticale et prolongée latéralement de chaque ctté par deux parois horizontales terminées chacune par un bord dirigé vers le bas, ladite paroi axiale verticale étant terminée par deux talons ayant pour fonction de coopérer avec des joints longitudinaux fixés aux ouvrants pour assurer l'étanchéité de la porte en partie haute, le bord dirigé vers le bas de chaque paroi horizontale ayant pour fonction de constituer uniaxe de pivotement pour deux volets, ledit profilé présentant deux couples de gorges verticales en regard flanquant l'ame creuse de chaque côté pour constituer des chemins de roulement et de guidage pour des galets auxquels sont suspendus les ouvrants, les chemins de roulement constitués par les gorges inférieures comportant dans le fond des ouvertures dans lesquelles peuvent descendre les galets d'une hauteur suffisante pour amener en contact de service les joints d'étanchéité fixés aux ouvrants qui descendent avec les galets. 2. Porte coulissante selon la revendication 1, caractérisée par le fait que l'âme creuse du profilé est raidie intérieurement par une corde à piano à tension réglable. 3. Porte coulissante selon la revendication 1 ou 2, caractérisée par le fait que lesdits bords dirigés vers le bas~ sont des bords arrondis et par le fait que les volets présentent un bord supérieur arrondi qui épouse partiellement la forme extérieure desdits bords arrondis dirigés vers le bas en sorte que chaque volet peut être enfilé sur le bord correspondant et se trouve alors prisonnier du bord tout en pouvant pivoter. 4. Porte coulissante selon l'une des revendications précédentes, caractérisée par le fait que ledit profilé est tel que représente sur la figure 2. 5. Porte coulissante selon l'une des revendications précédentes, caractérisée par le fait que le dormant de la porte comporte en partie basse un profilé longitudinal qui présente deux parois verticales engagées dans des feuillures inférieures. des ouvrants et qui présente une paroi verticale intermédiaire située entre les deux ouvrants et coiffée par un jonc apte à servir d'appui à deux joints fixés respectivement à chacun des ouvrants. Porte coulissante selon la revendication 5, caractérisée par le fait que ledit profilé longitudinal de la partie basse du dormant est tel que représenté sur la figure 2.