La présente invention concerne le traitement superficiel de verre, notamment des procédés et appareils de revêtement de verre, et vise principalement l'obtention, sur la surface du verre, d'un revêtement adhérent de matière condensée. Elle a pour objet un procédé de traitement superficiel de verre suivant lequel le verre à traiter repose dans une atmosphè- re, caractérisé en ce que l'on émet vers la surface du verre des vapeurs d'une matière de revêtement du verre, on règle la température d'émission de ces vapeurs et on met le verre dans l'état thermique voulu pour que sa surface soit moins chaude que les vapeurs émises et apte à retenir une couche de ladite matière condensée sur cette surface. Le verre peut être soutenu par tout moyen permettant de le mettre sans le déformer dans l'état thermique voulu. Par exemple, on peut faire soutenir du verre plat, sous forme de ruban ou sous forme de feuilles planes ou incurvées, par un coussin gazeux pendant traitement du verre. En variante, le verre peut être soutenu du fait qu'il flotte sur un bain de metal fondu, par exemple étain ou alliage d'étain à densité supérieure å celle du verre. L'invention est particulièrement applicable au traitement superficiel de verre flotté, qu'on obtient sur un bain de métal en faisant arriver du verre fondu sur le bain à vitesse contrôlée et en laissant le verre en cours d'avance s'étaler librement vers les côtés, sous l'action de la tension de surface et de la pesan teur, pour former sur le bain une masse zen de verre -ondu qui longe ensuite le bain sous forme de ruban et subit un refroidissement suffisant pour qu'on puisse la retirer du bain sous forme de ruban sans l'endommager.La température du verre reposant sur le bain subit une régulation, entre l'extrémité chaude ou d'arrivée oU le verre fondu atteint le bain et est à une température de l'ordre de 1.000 C, et l'extrémité froide ou de sortie du bain, où le ruban de verre flotté est retiré du bain et où le verre est en général à une température de l'ordre de 600 C. Le verre ainsi obtenu présente les caractéristiques très intéressantes et bien connues du verre flotté : faces parallèles planes ayant l'aspect obtenu par poli au feu et absence de déformations et de défauts de surface. Pendant son avance le long du bain, le verre est mis dans un état thermique spécialement indiqué j le tra-tenent suivant l'invention. En conséquence, 11 invention vise encore un procédé de traitement superficiel de verre flotté, caractérisé en ce que l'on fait avancer du verre flotté sous forme de ruban le long d'un bain de métal, on entretient au-dessus du bain une atmosphère pro- tectrice en excès, on maintient à proximité de la face supérieure du ruban dé verre une masse fondue de matière de traitement du verre en faisant adhérer cette masse à la face inférieure d'un or- -gane positionneur, électriquement conducteur, disposé en travers du trajet emprunté par le verre, on applique à l'organe positionneur du courant électrique de chauffage en vue d'échauffer suffisomment la masse fondue pour qu'elle émette des vapeurs vers la face supérieure du ruban de verre en cours d'avance et on met ce ruban, avant qu'il ne défile sous ladite masse fondue, dans l'état thermique voulu pour que sa surface soit à l'état plastique et apte à retenir une couche de la matière qui s'y condense. Suivant un procédé sisé par l'invention, la masse fondue est formée par une pellicule de matière fondue qui s'étend en travers et au-dessus du ruban de verre, sur toute sa largeur, et est reconstituée en continu par infiltration de la matière travers un organe positionneur poreux à partir d'une réserve de matière fondue contenue dans cet organe. En maintenant une pellicule de matière fondue au voisinage de la face supérieure du ruban de verre, sur toute sa largeur, on permet à la matière de se vaporiser uniformément tout près de nette face et on imprime ainsi au verre un traitement superficiel uniforme. Suivant un autre procédé visé par l'invention, la masse fondue est une masse fondue allongée qui adhère à un organe position- neur étroit disposé en travers et au-dessus du ruban de verre, sur toute sa largeur. a masse fon@ue étroite et et allongée a une largeur telle que la tension de surface qui la fait adhérer à l'organe positionneur étroit soutient le poids de cette masse. On peut disposer l'organe positionneur de manière à ce Que la partie la plus basse de la surface de la masse qui y adhère soit située immédiatement au-des sus de la face supérieure du verre à traiter mais, suivant un mode d mise en oeuvre préféré, la face inférieure suspendue de la masse fondue touche tout juste la face supérieure du verre. Suivant un autre mode de mise en oeuvre de l'invention, une masse fondue peu epaisse est soutenue immédiatement au-dessus de la surface du verre1 on fait passer du courant électrique de chauffage à travers cette masse pour la vaporiser et l'on dirige de haut en bas les vapeurs émanant de la surface de cette masse sur la surface du verre. On peut faire traverser la masse fondue par du courant électrique chauffant à l'aide de moyens de connexion associés à la partie de l'organe positionneur à laquelle adhère la masse fondu ce qui assure une connexion électrique directe avec la masse fondue. De préférence, on fait passer le courant alternatif destiné å chauffer la masse fondue à travers l'organe positionneur. Pour la métallisation de la surface du verre par condensation de métal sur cette surface, la matière de revêtement peut autre de l'or, de l'argent, du cuivre, de l'étain, du bismuth, du zinc ou de l'aluminium. On peut encore obtenir une pellicule élans triquement conductrice, sur la face supérieure du verre, en utilisant une masse d'étain fondu. On expose pendant qu'elle est encore chaude la surface résultante, revêtue d'étain, à une atmosphare oxydante pour obtenir sur le verre une couche d'oxyde stannique. Toujours suivant l'invention, on peut condenser directement sur la surface du verre des oxydes vaporisés, par exemple de bisluth, de silicium, de titane, de fer ou d'antimoine. Le procédé suivant l'invention permet d'obtenir du verre coloré. Par exemple, la matière de revêtement peut être du cobalt, du nickel, du chrome ou du manganèse et l'on expose la surface revêtue de métal à une atmosphère oxydante, à la température voulue pour obtenir une pellicule d'oxyde qui se dissout dans la surface du verre pour colorer ae dernier. L'invention vise encore un appareil pour l'obtention de verre traité en surface par un procédé tel que décrit ci-dessus, cet appareil étant caractérisé en ce qu'il comprend des moyens de port du verre à traiter, des régulateurs thermiques associés aux moyens de support pour maintenir le verre soutenu à une température telle que sa surface soit apte à retenir une couche de matière vaporisée,. un organe positionneur agencé pour être placé près de la face du verre à traiter, afin de maintenir à proximité du verre une masse fondue de matière destinée à se vaporiser et à se déposer sur le verre, et des connecteurs électriques destinés à relier l'organe positionneur à un circuit d'alimentation en courant de chauffage. Pour utilisation au traitement superficiel de verre flotté, l'appareil suivant l'invention comprend une structure de cuve qui contient un bain de métal, des moyens propres à amener du verre sur le bain à vitesse contrôlée et à lui faire longer le bain sous forme de ruban, une structure de toit surmontant la structure de cuve et des moyens propres à entretenir une atmosphère protectrice dans le volume de tête ainsi défini au-dessus du bain, cet appareil étant caractérisé en ce que l'organe positionneur est fixé entraveras de la structure de cuve de manière à recouvrir le trajet emprunté par le ruban de verre le long du bain. Suivant un mode de réalisation de l'invention, l'organe positionneur est une poutrelle en métal réfractaire, de nature à être mouillée par la matière fondue et réalisée sous la forme d'un récipient qui contient la matière fondue et présente une base métallique poreuse à travers laquelle la matière fondue s'infiltre jusqu'au voisinage de la face à traiter du verre. Suivant un second mode de réalisation de l'invention, l'organe positionneur est un barreau étroit en métal réfractaire, mouillable par la matière fondue et qui s'étend en travers dubain de métal, à un niveau suffisant au-dessus de la surface du bain pour qu'une masse fondue adhérant au barreau touche tout juste la face du verre à traiter. De préférence, le métal réfractaire est du tungstène ou du molybdène. Suivant un autre mode de réalisation de l'invention, l'organe positionneur est réalisé sous forme de récipient peu profond en réfractaire maintenant la masse fondue à vaporiser en position déterminée, ce récipient est surmonté par une hotte plus large que lui, agencée pour rabattre de haut en bas les vapeurs vers la surface du verre et le circuit d'alimentation électrique précité est relié à la hotte pour maintenir à température constante les vapeurs déviées vers le bas. L'invention vise encore du verre portant un revêtement super ficiel formé par condensation par procédé tel que décrit ci-dessus Pour faire plus clairement comprendre l'invention, on va maintenant en décrire à titre d'exemple certains modes de réalisé sation, en se référant aux dessins annexés, sur lesquels la figure 1 est une vue de profil d'une structure de cuve contenant un bain de métal, sur lequel on obtient par flottaison du verre plat sous forme de ruban, et représente à titred'exemple un organe positionneur comportant une base poreuse sous laquelle une pellicule de matière fondue se forme près de la face supérieure du ruban de verre, au voisinage de l'extrémité chaude dubain;; la figure 2 montreen plan l'appareil représenté sur la figure 1, avec enlèvement de la structure de toit; la figure 3 est une vue en coupe suivant la ligne III-III de la figure 2; la figure 4 est une vue analogue à la figure 3 d'un appareil suivant une variante; la figure 5 est une vue en coupe suivant la ligne V-V de la figure 4, et la figure 6 est une vue en coupe verticale d'un appareil suivant une seconde variante, dans lequel les vapeurs sont dirigées de haut en bas sur la surface du verre. Les figures 1, 2 et 3, illustrant l'application de l'inven- tion à la technique de flottaison, représente un bain de métal 1, par exemple d'étain ou d'alliage d'étain à prédominance d'étain et à densité supérieure à celle du verre, contenu dans une structure de cuve qui comprend un plancher 2, des parois d'extrémité 3 et 4 et des parois latérales 5. Les parois d'extrémité 3 et 4 et latérales 5 sont solidaires du plancher 2. Au sommet de la paroi d'extrémité 3 située à l'entrée de la structure de cuve est situé un canal de distribution présentant un plancher 6 et des piédroits 7 formant avec le plancher une lèvre à section rectangulaire 8 par-dessus laquelle du verre fondu 9 se déverse à vitesse contrôlée sur la surface 10 du bain de métal 1. Le débit de verre fondu 9 franchissant la lèvre 8 du canal de distribution est réglé par une porte d'ouvreau 11, destinée à maintenir en amont une réserve de verre fondu 12 sur le plancher 6 du canal de distribution, qui prolonge l'avant-corps d'une cuve de fusion de verre Au-dessus de la structure de cuve est montée une structure de toit constituée par un toit 13 et par des parois d'extrémité 14 et 15 et latérales 16.La structure de toit définit au-dessus du bain un volume de tête ou chambre d'expansion 17 et la paroi d'extrémité d'entrée s'étend dehaut en bas vers la surface duverre fondu déversé sur le bain pour définir une entrée 18, de hauteur limitée, à travers laquelle le verre fondu arrivant avance le long du bain. A l'extrémité de sortie de la structure de cuve, la paroi d'extrémité de sortie 15 de la structure de toit définit une sortie 19 par laquelle le ruban de verre fini 20 passe sur des rouleaux transporteurs 21 qui lui appliquent une traction contribuant à le faire avancer le long du bain. Des régulateurs thermiques 22 sont immergés dans le bain et des radiateurs 23 sont incorporés à la structure de toit. Ces organes coopèrent pour mettre le verre dans l'état thermique voulu pendant toute son avance le long du bain de métal. Une atmosphère protectrice, par exemple de gaz inerte tel qu'azote, hélium ou argon, est entretenue dans la chambre d'expansion 17 par des conduits 24, reliés par des collecteurs 25 à une canalisation d'alimentation 26, montée au-dessus du toit 13. Cette atmosphère, entretenue en excès dans la chambre d'expansion 17 qui surmonte le bain, empêche l'atmosphère extérieure de pénétrer dans cette cham- bre.Elle joue ainsi le;' rôle d'atmosphère protectrice évitant l'oxydation du métal fondu et des pièces métalliques de l'apparii montées dans la chambre d'expansion qui surmonte le bain. Pour certaines applications, l'atmosphère établie peut comporter un constituant réducteur, par exemple être formée à 95 % d'azote et à 5 % d'hydrogène. Le verre fondu 9 qui contourne la lèvre de coulée 8 pourtomber sur le bain forme à la surface de ce dernier une couche 28 de verre fondu à une température d'environ 1.000 C. A cette température, maintenue par les radiateurs 23 situés dans la chambre d'ex- pansion et par les régulateurs 22 immergés dans le métal fondu, le verre fondu de la couche 28 s'étale librement vers les côtés, comme illustré par la figure 2, dans la limite permise par sa propre fluidité, pour former une masse flottante 29 de verre fondu qui avance ensuite sous forme de ruban le long du bain. La structure de cuve présente, au niveau de la surface 10 du bain, une largeur supérieure à celle du ruban de verre ainsi formé par libre étalement transversal. le verre se refroidit pendant cet étalement et on lui imprime pendant son avance un traitement superficiel par le procédé suivant l'invention. Un organe positionneur 30, formé par une poutrelle en métal réfractaire tel que tungstène ou molybdène, s'étend en travers du bain de métal dans la région où le verre est encore assez chaud pour que sa surface soit plastique et susceptible de modificaton. L'organe positionneur est constitué par une poutrelle en forme de récipient contenant la matière fondue à utiliser à la modification superficielle du verre. Les extrémités de la poutrelle sont pleines comme indiqué en 31 sur la figure 3 et reposent, avec interposition d'isolant, sur les sommets des parois latérales 5 de la structure de cuve. La partie moyenne de la poutrelle, qui s'étend en travers et au-dessus du ruban de verre 20, sur toute sa largeur, présente des parois latérales 32 reliant, transversalement au bain, les extrémités pleines 31 et une base 33 en réfractaire poreux, de préférence tungstène poreux. Cette base peut par exemple être en tungstène fritté. Les parois latérales 32 et la base 33 définissent ainsi dans la poutrelle un réceptacle contenant une réserve 34 de matière fondue.Cette masse 34 est par exemple formée d'argent fondu et l'atmosphère non oxydante présente dans la chambre d'expansion, au-dessus du bain, protège contre l'oxy- dation tant la poutrelle en tungstène 30 que la masse d'argent fondu 34. La connexion électrique avec les pièces d'extrémité pleines de la poutrelle 30 est assurée par des barres omnibus pour forte intensité, indiquées en 35. Ces barres omnibus sont reliées, comme schématisé par la figure 3, au secondaire d'un transformateur de courant pour forte intensité 36, monté à la sortie d'une source de courant alternatif.Ce transformateur fournit, sous tension faible, un courant alternatif d'intensité élevée, par exemple de 2.000 A, qui appliqué porte, en la traversant, la poutrelle de positionnement 30 à une température dépassant 2.000 C. La fréquenr ce du courant alternatif est en général celle du secteur, mais on peut faire varier tant la fréquence que l'intensité de sortie du courant alternatif d'alimentation pour régler la température obtenue dans la réserve 34 de métal fondu et dans la base poreuse de l'organe positionneur, à travers laquelle le métal fondu, argent dans l'exemple choisi, s'infiltre pour former au-dessous d'elle une pellicule 37 d'argent fondu, située en travers et audessus du ruban de verre, sur toute sa largeur, du fait qu'elle adhère à la face inférieure de la base poreuse 33.La pellicule 37 est reconstituée en continu par de l'argent fondu qui traverse la base poreuse 33 à partir de la réserve 34. Dans une réalisation, la base en tungstène poreux a 3 mmd'épaisseur et sa face inférieure a 15 cm de côté dans le sens d'avance du ruban de verre le long du bain. La réserve 34 a environ 6 mm d'épaisseur et l'on conçoit que toutes ces dimensions soient exagérées sur les dessins pour plus de clarté. La poutrelle 30 est soutenue de manière à ce que la face inférieure de sa base poreuse 33 soit très voisine de la face supérieure 38 du ruban de verre qui longe le bain. Par exemple, la face inférieure de la base 33, et donc la pellicule 37 de métal fondu, peuvent être situées à environ 2 mm au-dessus de la surface 38 du ruban. Le verre étant maintenu à haute température, par exemple de 600 à 950 C, on en risque pas que la pellicule de métal fondu 37, beaucoup plus chaude, n'endommage le verre et ce dernier est à température assez modérée pour que l'argent vaporisé à partir de la pellicule 37 puisse se condenser sur sa face supérieure. Du fait que la pellicule uniforme 37 s1 étend sur toute la largeur du ruban de verre, des vapeurs d'argent sont uniformément émises vers la surface du verre et se condensent uniformément sur cette surface. Les particules métalliques condensées sur la surface du verre peuvent pénétrer assez profondément dans la surface chaude du verre pour ancrer le rev8tement métallique condensé sur le verre, de sorte que la pellicule métallique revêtant le verre est extr8mement durable. Lorsqu'il émerge de dessous la poutrelle 30, le verre portant en surface le rev8tement métallisé est refroidi de manière classique, pendant qu'il continue à avancer le long du bain, jus- qu'a reprendre, près de l'extrémité froide du bain, une température d'environ 6000C à laquelle on peut le retirer sans l'endommager de la surface du bain, au moyen des rouleaux 21, pour l'envoyer dans une galerie de recuis son. On maintient dans cette galerie une atmosphère non oxydante pour éviter l'oxydation de la pellicule superficielle métallisée. Du fait qu'on traite une surface de verre chaud vierge, qui vient de se former par libre écoulement transversal du verre fondu sur la surface du bain de métal, en-vaporisant du métal fondu tout près de cette surface, on obtient entre le métal et le verre une excellente adhérence, qui ne porte pas atteinte aux propriétés du verre flotté. Etant donné qu'on chauffe uniformément le métal fondu pour le vaporiser près de la surface du verre, on obtient sur le verre des couches métalliques d'épaisseur uniforme. On a utilisé d'autres métaux à la mise en oeuvre de l'invention : or, cuivre,étaih bismuth, zinc et aluminium. Pour les métaux assez actifs tels qu'aluminium, on utilise une atmosphère inerte, par exempled'wn, qui peut soit remplir toute la chambre d'expansion 17, soit n'ê- tre entretenue que dans la zone ae vaporisation, 9 l1intérieur d'une hotte enfermant la poutrelle 30. Les figures 4 et 5, qui illustrent une autre réalisation de l'invention, montrent un organe positionneur forte d'un barreau étroit 39 en métal réfractaire, par exemple tungstène ou molybdè- ne. Le barreau 39 est maintenu entre les pièces d'extrémité plei nec 31, par lesquelles on fait arriver du courant de chauffage comme illustré par les figures 1 à 3. La masse de matière fondue, par exemple létal tondu, à utiliser au traitement superficiel du verre est une masse allongée adhérant comme indiqué en 40 a la face inférieure de l'organe positionneur étroit.L'organe positionneur 39 peut par exemple avoir, dans le sens @ d'avance du ru- ban de verre 20 le long du bain, une largeur de 6 mm, pour laquelle la masse suspendue 40 de métal fondu, par exemple d'argent fondu, prend une forme sensiblement semi-cylindrique, comme indiqué au-dessons du barreau 39 sur la figure 5. Dans l'appareil représenté, le barreau positionneur 39 est placé de manière à ce que la masse 40 qui y adhère touche tout juste la face à traiter 38 du verre. Le courant alternatif intense, par exemple de 2.000 A, traverse le barreau 39 ainsi que la masse fondue 40, pour maintenir celle-ci aux environs de 2.000 C. Grâce à la vitesse d'avance du ruban, la surface du verre n'est pas endommagée par surchauffe, notamment du fait que la masse fondue 40 tonche tout juste la surface du verre, auquel elle ne transmet donc par conduetion que peu de chaleur. Du metal fondu est vaporisé à partir de la face inférieure bombée de la masse 40 vers la surface da verre t la distance que les vapeurs @nt à parcourir avant d'entrer en contact avec cette face 38 est extrêmement faible. Du fait que le contact établi entre la masse fondue 40 et la face 38 n'est pas mouillant, la masse de métal fondu est délimitée par des faces dirigées vers le bas sur ses bords tant d'amont que d'aval, de sorte qu'il axiste des gradients de concentration de vapeur a@@usés dans l'espace ménagé entre la surface de la masse 40 et le verre, ce qui a@sure un dépôt rapide et permet d'obtenir sur le verre un revêtement superficiel fortement concentré. Au courant alternatif qui traverse l'organe positionneur dans l'exemple choisi, on peut superpeser une composante @ontinue destinée à passer, à travers l'épai@seur du verre traité,jusqu'au bain de métal 1. Une électrode plongée dans le bain de métal rend efficace cette composante continue, dont la présence contribue à faire mouiller le barreau par le métal fondu et peut aussi modifier la surface du verre immédiatement avant le dépôt de vapeurs à partir du bord d'aval de la masse 40. Cette modification peut contribuer à faire apparaître sur la surface 38 du verre des points de nucléation pour la condensation plus poussée de vapeurs métalliques ce qui améliore l'adhérence de la pellicule métallique au verre. Suivant la variante illustrée par la figure 6, l'organe po sitionneur est réalisé sous la forme d'une nacelle en carbone pou profonde 41, qui s'étend en travers de la structure de cuve et est soutenue, entre les parois latérales 5 de celle-ci, de manière à ce que sa base soit située immédiatement au-dessus de la face supérisure du ruban de verre 20. Par exemple, l'interstice entre ce deux surfaces peut autre de 2 mm. Une lasse peu épaisse ou nappe 42 de matière fondue est dis- posée dans la nacelle et offre une grande surface permettant la vapori@ation contre la face du verre à traiter. Une hotte 43, par exemple en métal réfractaire ou carbone, est fixée au-dessus de la @@@elle, étant soutenue entre les parois latérales de la cuve et maintenue par des entretoises 44, fixées à la structure de toit ou à une poutrelle portée par cette structure. La hotte 43 est plus large que la nacelle de manièrs à ce que sa face intérieure définisse avec la face extérieure de la nacelle des canaux étroits 45 qui rabattent vers le bas les vapeurs dégagées par la surface de la masse fondue 42.La hotte et la nacelle sont toutes deux portées électriquement à des tempér@- tures à peu près égales, de sorte que les vapeurs conservent une température constante pendant que la hotte les rabat de haut en- bas sur la surface du verre, où elles se condensent. Le traitement super@iciel peut être opéré près de l'extrémi té chaude du bain de métal, mais il est préférable d'appliquer le procédé suivant l'invention près de l'extrémité de sortie du bain, où la température du verre est, par exemple, de 700 C.Du fait qu'il défile en continu sous la poutrelle, portée à haute température, qui s'étend transversalement a lui, le ruban de versa ne subit pas de la part de celle-ci de chauffage excessif et rienne s'oppose à ce qu'on applique le prccédé suivant l'invention à tout niveau de la cuve da flottaison, pourvu que la surface du verre soit assez chaude pour être apte à prendre le rev8tement, mais moins chaude que la matière de revetement. Le procédé suivant l'invention permet d'obtenir à la surface du verre des revAte- ments non seulement de métaux fondus, mais aussi d1oxydes, par exemple de bismuth, de silicium, de titane, de fer ou d'antImoIne. On peut aussi utiliser l'invention au traitement de verre en feuilles, par exemple feuilles planes ou feuilles bombées du genre constituant les fonds de tubes de télévision ou les glaces de véhicules. On peut encore l'appliquer au traitement de verre laminé, par exemple imprimé, ou de profilés de verre laminé destinés à la construction. Il est souvent avantageux de prévoir sur du verre laminé de ce genre une surface hautement réfléchissante. Le procédé suivant l'invention se preste aussi au traitement d'articles en verre, par exemple articles creux, tels que dalles ou isolateurs. Au démoulage, les articles en verre creux sont encore assez chauds pour qu'on puisse les revêtir par vaporisation suivant l'invention. L'organe positionneur a dans ce cas une forme épousant celle de l'article à traiter. L'invention trouve des applications dans l'obtention sur verre de faces argentées, par exemple à l'aide d'une masse fondue formée d'argent ou d'aluminiua. On peut obtenir des verrez n'absorbant pas la chaleur àl'ai- de d'or ou de cuivre, ou encore d'oxyde ferreux qui est vaporisé sur la surface du verre pendant flottaison, à l'extrémité chaude, et qui pénètre par dissolution dans cette surface. On peut obtenir des pellicules d'interférence optique en assurant sur la surface du verre une oxydation de pellicule métallique ou une vaporisation d'oxyde. On peut superposer dans un revêtement plusieurs épaisseurs, par exemple pour la réflexion sélective de chaleur infra-rouge. On peut obtenir des verres colorés en oxydant la pellicule métallique obtenue sur la surface du verre. Par exemple, on peut oxyder une pellicule de cobalt métallique en oxyde de cobalt et obtenir du verre bleu en provoquant, par régulation convenable de la température 5 la dissolution de l'oxyde de cobalt dans la surface du verre. D'une manière analogue, on peut former sur le verre, par le procédé suivant l'invention, une pellicule de nickel, chrome ou manganèse et, après oxydation et dissolution ultérieure dans le verre, on obtient une coloration grise pour l'oxyde de nickel, verte pour l'oxyde le chrome et violette pour l'oxyde de manganèse. On peut encore fabriquer des verres électriquement conducteurs en formant sur la surface du verre de minces pellicules d'or ou de mélanges d'oxydes d'étain et d'antimoine. On peut employer au revêtement plus d'un métal ou oxyde, par exemple par utilisation de masses d'alliage tel qu'alliage étain-antimoine ou par traitement en deux stades au cours duguel on expose le verre, d'abord, aux vapeurs d'un métal et, ensuite, aux vapeurs d'un autre métal. Ainsi, l'invention offre un procédé perfectionné pour l'ob- tention de verre revêtu en surface, qui supprime les inconvénients des techniques de dépit sous vide utilisées jusqu'à présent et permet d'obtenir du verre métallisé, ou revêtu d'oxyde, portant un revêtement plus fortement adhérent et plus durable que ceux obtenus jusqu'à présent par les techniques connues. REVENDICATIONS 1) Procédé de traitement superficiel de verre suivant lequel le verre à traiter repose dans une atmosphère, caractérisé en ce que l'on émet vers la surface du verre des vapeurs d'une matière de revêtement du Terre, on règle la température d'émission de ces vapeurs et on met le verre dans l'état thermique voulu pour que sa surface soit à une température inférieure à celle des vapeurs émises et apto à retenir une couche de ladite matière qui se condense sur cette surface. 2) Procédé de traitement superficiel de verre, suivant lequel le verre à traiter repose dans une atmosphère, caractérisé en ce que l'on maintient à proximité dtuna face du verre une masse de matière de traitement du verre, on chauffe cette masse pour vaporiser ladite matière à proximité du verre et on met le verre dans l'état thermique voulu pour que sa surface soit moins chaude que la masse chauffée et apte à retenir une couche de ladite matière qui s'y condense. 3) Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que la matière de traitement du verre est en fusion et en ce qu'on la fait traverser par du courant électrique de chauffage pour provoquer la dite vaporisation. 4) Procédé de traitement superficiel de verre flotté, caractérisé en ce que l'on fait avancer du verre flotté sous forme de ruban le long d'un bain de métal, on entretient une atmosphère protectrice en excès au-dessus du bain, on maintient à proximité de la face supérieure du ruban de verre une masse fondue de matière de traitement du verre enWaisant adhérer cette masse à la face inférieure d'un organe positionneur, électriquement conducteur, disposé en travers du trajet emprunté par le verre, on applique à l' gane positionneur du courant électrique de chauffage en vue d' é- chauffer suffisamment la masse fondue pour qu'elle émette des vapeurs vers la face supérieure du ruban de verre en cours d'avance, et on met le ruban de verre, avant qu'il ne défile sous ladite masse fondue, dans l'état thermique voulu pour que sa surface soit à l'état plastique et apte à retenir une couche de la matière qui s'y condense. 5) Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que la masse fondue est formée par une pellicule de matière fondue qui 8' étend en travers et au-dessus du ruban de verre, sur toute sa largeur, et qui est reconstituée en continu par infiltration de la matière, à travers un organe positionneur poreux, à partir d'une réserve de matière fondue contenue dans cet organe. 6) Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que la masse de matière fondue est une masse allongée adhérant à un organe positionneur étroit qui s'étend en travers et au-dessus du ruban de verre, sur toute aa largeur. 7) Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que la face inférieure suspendue de ladite masse fondue touche tout juste la face supérieure du verre. 8) Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'une masse peu épaisse de matière fondue est soutenue immédiatement audessus de la surface du verre, en ce que l'on fait paseer du courant électrique à travers cette masse pour vaporiser la matière et en ce que l'on dirige de haut en bas vers la surface du verre les vapeurs dégagées par la surface de la dite masse. 9) Procédé selon l'une quelconque des revendications 4 à 7% caractérisé en ce qu'on fait passer du courant alternatif à travers l'organe positionneur. 10) Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que la matière de revêtement est de l1 or, de l'argent, du cuivre, de l'étain, du bismuth, du zinc eu de l'aluminium. 11) Procédé selon la-revendication 10, caractérisé en ce que la matière de revêtement est de l'étain et en ce que l'on expose la surface du verre revêtue d'étain, pendant qu'elle est encore chaude, à une atmosphère oxydante pour obtenir sur le verre un re vastement d'oxyde stannique. 12) Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que la matière de revêtement est de ltopyde de bismuth, de silicium, de titane, de fer ou d'antimoine. 13) Procédé selon l'une quelconque des revendications I à 9, caractérisé en ce que la matière de revêtement est du cobalt, du nickel, du chrome ou du manganèse et en ce que l'on expose la face du verre revêtue de métal à une atmosphère oxydante, à la tempéra ture voulue pour obtenir une pellicule d' oxyde qui se dissolve dans la surface du verre, afin d'obtenir du verre coloré. 14) Appareil pour l'obtention de verre traité en surface, ca caractérisé en ce qu'il comprend des moyens de support du verre à traiter, des régulateurs thermiques associés aux moyens de support pour maintenir le verre soutenu à une température telle que sa surface soit apte à retenir une couche de matière vaporisée, un organe positionneur agencé pour être placé à proximité de la face du verre à traiter, afin de maintenir à proximité du verre une masse fondue de matière destinée à se vaporiser et à se déposer sur le verre, et des connecteurs électriques destinés à relier 1' organe positionneur à un circuit d' alimentation en courant de chauffage. 15) Appareil selon la revendication 14, pour utilisation au traitement superficiel de verre flotté, comportant une structure de cuve qui contient un bain de métal, des moyens propres à amener du verre sur le bain à vitesse contrôlée et à lui faire longer le bain sous forme de ruban, une structure de toit surmontant la structure de cuve et des moyens propres à entretenir une atmosphère protectrice dans le volume de tête ou chambre d'expansion ainsi définie au-dessus du bain, cet appareil étant caractérisé en ce que ltorga- ne positionneur est fixé en travers de la structure de cuve de manière à recouvrir le trajet emprunté par le ruban de verre le long du bain. 16) Appareil selon la revendication 14 ou 15, caractérisé en ce que l'organe positionneur est une poutrelle en métal réfractaire mouillable par la matière fondue, réalisée sous la forme d'un récipient qui contient la matière fondue et présente une base métalli- que poreuse à travers laquelle la matière fondue s infiltre j us- qu'au voisinage de la face du verre à traiter. 17) Appareil selon la revendication 14 ou 15, caractérisé en ce que l'organe positionneur est un barreau étroit en métal réfractaire mouillable par la matière fondue et qui s'étend en travers du bain de métal, à un niveau suffisant au-dessus de la surface du bain pour qui une masse fondue adhérant au barreau touche tout juste la face à traiter du verre. 18) Appareil selon la revendication 16 ou 17, caractérisé en ce que le métal réfractaire est du tungstène ou du molybdène. 19) appareil selon la revendication 14 ou 15, caractérisé en ce que l'organe positionneur est réalisé sous forme de récipient peu profond en matériau réfractaire destiné à maintenir la masse fondue à vaporiser en position déterminée, en ce que ce récipient est surmonté par une hotte plus large que lui, agencée pour rabattre de haut en bas les vapeurs vers la surface du verre et en ce que le circuit d'alimentation électrique précité est relié à la hotte pour maintenir à température constante les vapeurs ainsi rabat tues vers le bas. 20) Verre portant un revêtement superficiel formé par condensation en application d'un procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 13.