La présente invention due aux travaux de Messieurs Claude DELMARE, Jean-Pierre MARRET, Marc NOVARO, du Gommissariat à l'énergie Atomique et de Monsieur Jean-Pierre GIRARDEAU-MONTAUT de l'Université de Clermont-Ferrand, a pour objet un laser à gaz à excitation transverse et à structure de propagation multiligne. On a deux proposé d'utiliser une décharge électrique transverse progressive pour exciter un gaz et provoquer, pendant une durée très courte, une inversion de population pouvant conduire à une émission stimulée. On pourra se reporter par exemple à l'article de John D. Shipman, intitulé "Traveling wave excitation of high power gas lasers", et publié dans la revue "Applied Physics Letters", le leur janvier 1967, volume 10, n 1. Dans les dispositifs de ce genre, le caractere progressif de la décharge est obtenu en déclenchant celle-ci à l'aide d'une série dtinterrupteurs commandés à des instants bien dé-terminés. On a proposé plus récemment d'utiliser des structures en ligne plate pouvant transmettre une onde transverse-électrique- -magnétique (en abrégé TEM) et constituée de deux conducteurs plans séparés par un isolant. L'un des deux conducteurs est scindé en deux parties qui sontséparées par un canal rempli d'un gaz susceptible d'émettre un rayonnement stimulé après excitation par l'onde TEM. On a représentédeux variantes de ces lasers à excitation transverse sur les figures 1 et 2. Ces dispositifs comprennent une ligne L-charvee-par une source de tension S, un éclateur E et un canal C rempli du gaz à exciter. L'onde résultant de la dêcharge;de la ligne L à travers'l'éclateur E est une onde ini tialement cylindrique, d'axe confondu avec l'axe de l'éclateur. Cette onde cylindrique peut être utilisée comme telle (référence 2 sur la figure .1). La place-de l'eclateur E est déterminée pour que le front d'onde atteigne le canal C à des instants tels que la vitesse de déplacement de ce front, dans le canal, corresponde sensiblement à la vitesse de rayonnement stimulé. Dans une variante connue, l'onde cylindrique peut être transformée en une onde plane 4 (figure 2) au moyen d'une électrode réflectrice parabolique au foyer de laquelle est disposé l'éclateur. Si l'orientation de l'axe de la parabole est convenable, on observe encore dans ledit canal une onde d'excitation progressive adaptée à la vitesse du rayonnement stimulé Dans de tels dispositifs connus, l'onde TEM qui se propage est soumise à. de multiples réflexions sur les bords de la ligne de sorte que l'impulsion de tension sur chaque électrode du canal est la résultante d'une onde directe et de composantes réfléchies d'amplitude et de phase quelconques. Le montage de la figure 2 réduit ces inconvénients mais les dispositifs de ce genre souffrent encore de défauts graves qui en limitent les performances. On peut citer, par exemple, le fait que I'lnsertion.d'uile feuille isolante entre deux plaques métslliques rend inévitable la présence de lames ou de bulles d'air, qui constituent des inhomogénéités du diélectrique, qui ont pour inconvénients, d'une part, d'abaisser la tenue en tension de la ligne et de limiter l'énergie-stockée,- et, d'autre part, de provoquer des variations locales d'impédance et de vitesse *de propagation.L'adaptation entre la vitesse de l'onde électrique d'excitation et celle du rayonnement stimulé n'est donc jamais réalisée parfaitement sur toute la longueur du canal, ce qui a pour effet de limiter l'énergie émise par le laser. La présente invention a justement pour objet un laser d gaz à excitation transverse du genre. de ceux qui viennent d'être rappelés mais dans lequel la ligne de. propagation de l'onde TEM est formée.par une pluralité de lignes de propagation élémentaires dont les caracteristiques peuvent être ajustées de façon précise en -vue. d'obtenir, au-niveau du canal d'excitation,- d'une part, une.impulsion.de tensin bien définie et reproductible et, d'autre part, une adaptation parfaite entre la vitesse d'excitation et la vitesse-des photons dans le canal. De façon plus précise,la présente invention a pour objet un laser à gaz à-exoitatiBn transverse, du genre de ceux qui comprennent: - une structure de stockage capacitif d'énergie électrique, - une ligne de propagation à deux conducteurs d1 une onde TEM, - des moyens de décharge de ladite structure dans ladite ligne, - un canal inséré dans l'un desdits conducteurs et rempli d'un gaz susceptible d'émettre un rayonnement stimulé après excitation par ladite-onde, caractérisé en ce que ladite ligne de propagation est constituée, au-moins sur une partie, par une pluralité de lignes de propagation élémentaires en parallèle, chaque ligne élémentaire ayant une impédance constante sur presque toute sa longueur et étant constituée par deux bandes conductrices en regard séparées par un isolant, la largeur d'une bande étant faible par rapport à sa longueur. Les différents avantages que l'on obtient en rempla çant la structure de propagation d'une seule pièce des lasers connus par une structure multiligne, apparaitront mieux au cours de la description qui va suivre, faite en regard des-dessins annexés sur lesquels:: - les figures I et 2, déjà analysées, représentent des structures connues de type rectangulaire ou parabolique; - la figure 3 est un schéma d'un laser à excitation transverse selon 1 'invention correspondant à une première variante utilisant une ligne du type Blumlein; - la figure 4 est un schéma d'un laser selon l'invention correspondant à une seconde variante dans laquelle les lignes élémentaires jouent le rle d'aiguilleur multivoie; - la figure 5 représentede façon détaillée la constitution des lignes de propagation élémentaires selon 1'invention, - la figure 6 représente un feuillet souple replié; - la figure 7 montre une ligne de propagation de type double Blumlein; ; - la figure 8 représente un laser à empilement de feuillets parallèlement à l'axe longitudinal du canal; - les figures 9 et 10 montrent schématiquement les connexions entre les électrodes et les conducteurs des lignes élémentaires danse cas du montage de la figure 8; - la figure 11 représente un laser à empilement de feuillets transverses par rapport à l'axe du canal; - la figure 12 représente une coupe d'un éclateur parallèlement à son axe,'éclateur s'adaptant sur une-structure à empilement transverse ou longitudinal; - la figure 13 est une coupe transversale de l'éclateur de la figure 12 montrant les découpes réalisées dans les feuillets; - la figure 14 illustre un système de déclenchement comprenant autant d'éclateurs qu-'il y a de feuillets;; - la figure 15 montre un système de déclenchement dans lequel les feuillets sont groupés en paralléle-par 3 dans l'exemple de la figure, chaque groupe de trois étant déclenché par un éclateur; - la figure 16 représente un exemple de réalisation d'un système de -déclenchement constitué par une, pluralité d'éclateurs en série; - la figure 17 est une coupe transversale simplifiée du système de la figure 16 montrant la découpe des feuillets; - les-figures 18 et~l9 montrent deux autres variantes de déclenchement des lignes. On se reportera aux figures et 2, déjà décrites, pour apprécier l'originalité de l'invention-, ces figures repré-. sentent -des lasers connus -à une ligne de transmission. La figure 3 représente le dispositif de l'invention dans une première variante. Sur cette figure, on distingue encore une vigne de propagation 10; des moyens de décharge 12 constitués notamment par un interrupteur du genre éclateur et un canal 14 inséré dans la ligne 10. Dans l'exemple représenté sur la figure 3, la structure de stockage capacitif de l'énergie électrique est confondue avec la ligne de propagation 10, selon une technique dite, de Blumlein. Conformément à l'invention, et contrairement aux dispositifs représentés sur les figures 1 et 2, la ligne de propagation' 10 n'est pas constituée d'une seule pièce, mais au-contraire par une pluralité de lignes de -propagation élémentaires 16, 18, 20 etc.. . Ces lignes sont à impédance constante sur presque toute leur longueur. Elles sont constituées, comme on le verra de façon plus détaillée à propos - de la figure 5, par deux bandes conducttices en regard séparées par un isolant, la largeur d'une bande étant faible par rapport à sa longueur. L'éclateur 12 est situé au point commun du faisceau de lignes élémentaires. A l'autre extrémité de ce faisceau, on trouve, soit un dispositif reflecteur, soit un dispositif adaptateur, non représentés, mais connus de l'homme de l'art. Les avantages d'une telle structure sont nombreux: elle permet de fournir en chaque point du canal d'excitation une impulsion de tension bien définie, par le choix judicieux des longueurs des lignes élémentaires, il est possible de créer une onde électrique dans le canal qui se propage à une vitesse constante, notamment à la-vitesse du rayonnement stimulé; enfin, une imperfection d'une ligne élémentaire n'entrasse aucune conséquence sur la propagation de l'onde électrique dans les autres lianes, ce qui n'est pas le cas pour les dispositifs de l'art antérieur; comme on l'a déjà souligné. La structure de stockage capacitif d'énergie électrique n'est pas nécessairement confondue avec la ligne de propagation de l'onde TEM; dans une deuxième variante, représentée schématiquement sur la figure 4, ces deux dispositifs sont séparés. Sur cette figure, on trouve une structure de stockage 22 déclenchée par un éclateur 24 et une ligne de propagation 26 constituée par une pluralité de lignes de propagation élémentaires débouchant dans un canal 28 et se poursuivant par autant de lignes élémentai- res dans la deuxième partie -30 de la ligne de propagation. Dans cette variante, le point commun 32 des lignes élémentaires joue le rôle d'aiguillage muîtivoîe. La figure 5 montre de façon détaiilée la constitution des lignes de propagation élémentaires. Sur la figure 5a une ligne élémentaire est constituée par deux conducteurs 34 et 36 séparés par une feuille d'isolant 38. Dans ia pratique, il est souvent plus commode de réunir les bandes conductrices d'une face suivant une plaque conductrice unique. C' est ce qui est représenté sur la figure 5b où les lignes élémentaires ont en commun une surface conductrice 40 en regard de laquelle sont disposées les bandes 42, 44 etc... définissant autant de lignes de propagation élémentaires. Les structures décrites sur les figures 5a et 5b peuvent entre réalisées à partir de feuilles isolantes souples métallisées. A titre exemple, il existe actuellément de telles feuille dont la tenue en tension est supérieure à 60 KV pour une épaisseur d'isolant de 150 à 200 pm. L'utilisation de telles feuilles souples présente l'avantage de permettre le pliage de la ligne de propagation sans créer de couplage important, ce qui réduit sensiblement l'encombrement comme le montre la figure 6. On peut également former une ligne de propagation du type "double slumlein" en conservant un seul éclateur, comme l'illustre la figure 7, ce qui permet d'accroître l'énergie électri-que stockée. Là encore, une réduction d'encombrement peut s'obtenir par pliage. Les lignes élémentaires de l'invention peuvent aussi être réalisées à partir d'une feuille isolante rigide par des méthodes comparables - celles qu'on-utilise dans la réalisation des circuits imprimés. Dans toute la suite due la description, une feuille isolante, -souple ou rigide, et ses métallisations constituant-une famille de lignes. de propagation élémentaires sera désignée par feuillet. Pour augmenter l'énergie émise par-le laser, il est souhaitable d'augmenter l'énergie électrique emmagasinée dans la structure de stockage et également d'exciter le gaz dans un volume le plus grand possible et de la manière la plus homogène. A cette fin-, dans -une disposition avantageuse de l'in vention, on réalise un empilement de feuillets, ce qui augmente l'énergie stockée et permet d'exciter un grand volume de gaz et tout en réalisant une bonne homogénéité de l'excitation. A titre d'exempLe, on a représenté sur la figure 8, un laser dont la ligne d & ropagation est composée d'un empilement de feuillets disposés parallèlement à l'axe longitudinal du canal C. Chaque ligne élémentaire débouche dans ledit canal sur une des électrodes el, e2, e3 etc . Les polarisations des conducteurs metalliques des différents feuillets sont représentées sur la partie gauche de la figure. La polarisation des feuillets est alternée de telle manière que les bandes conductrices portées à une haute tension (symboliquement désignée par le signe +) se trouvent en regard les unes des autres pour éviter des phénomènes de couplage. Dans chaque feuillet, les lignes élémentaires forment un faisceau issu d'un point commun et la longueur des lignes entre ledit point commun et les électrodes auxquelles elles sont connectées, est réglée pour que la vitesse de phase de l'onde TEMrsuivant l'axe du canal soit adaptée à la vitesse du rayonnement stimulé. Le plus souvent, les électrodes associées à un même feuillet sont équidistantes et les longueurs des ligne-s élémentaires de ce feuillet sont en progression arithmétique. La liaison entre les électrodes et les conducteurs des lignes élémentaires est représentée de façon plus détaillée sur les figures 9 et 10. La figure 10 diffère de la figure 9 par le fait que les lignes sont reprises après le canal d'exci tation-, ce qui impose, dans ledit canal, la présence de bandes de masse isolées. Ces bandes peuvent être genantes pour un laser oscillateur mais, compte tenu de leur faible épaisseur (qui peut être inférieure à 400 p m) cette disposition est tout de même utilisabla pour des amplificateurs de rayonnement stimulé. La figure 11 represente un laser à empilement de feuillets transverses, disposés perpendiculairement à l'axe du canal. Dans une autre demande de brevet déposée par la Demanderesse, a été décrite et revendiquée une structure de laser à gaz dans laquelle l'unité de stockage et de propagation est formée d'unités élémentaires disposées transversalement par rapport au canal d'excitation. Dans la variante illustrée par la figure lu on retrouve cette disposition transversale des unités mais, selon la présente invention, ces unités sont composées par une pluralité de lignes élémentaires. De manière plus précise, on trouve, dans le dispositif de la figure 11, un empilement de feuillets F1 ... F disposés n transversalement par rapport au canal C. Chacun de ces feuillets est constitué par une pluralité de lignes de propagation élémentaires dont les temps de transit pour l'onde TEM qui les parcourt sont égaux. Des éclateurs E1 ... En sont disposés dans chacun des feuillets F1 ... Fn, pour déclencher l'appari-tion de l'onde TEM, qui se propage dans lesdits feuillets jusqu'au canal. La possibilité de régler la longueur des lignes élémentaires permet, dans le montage de la figure 11, d'aligner les éclateurs E1 ... En tout en conservant l'adaptation des-vitesses de phase de l'onde d'excitation et dru rayonnement stimulé. Cette disposition est particulièrement avantageuse lorsqu'on veut réaliser les éclateurs 1 ... En sous la forme d'un éclateur unique. Elle permet également de réaliser une meilleure uniformité de pompage du gaz. Les figures 12 et 13 représentent un exemple de réali sation.d'un éclateur à faible inductance, qui permet d'obtenir des impulsions d'amplitude 20 à 30 kV à temps de montée inférieur à la nanoseconde. La figure 12 représente une.coupe d'un tel éclateur parallèlement à son axe et la figure 13 une coupe transverse simplifiée montrant les découpes réalisées dans les feuillets empilés. Sur la figure 12, les feuillets F1, F2, F3 etc sont insérés dans un éclateur unique qui comprend une électrode 50 reliée à la masse et une électrode 52 reliée au pôle positif d'une source haute tension 54. L'électrode 50 est reliée à l'une des metallisations des feuillets et l'électrode 52 à l'autre metallisation. Ces connexions peuvent être réalisées en pratiquant des.ouverture-s circulaires dans les métallisations des feuillets comme il est représenté sur les figures 13a et 13b. Sur la figure 13par exemple, la métallisation 56 d'un feuillet F3 est enlevée suivant -un cercle 58 et l'électrode 52 est au contact avec cette métallisation1 au moyen éventuellement de pinces métalliques 66.Pour le feuillet F.2 (figure 13b), -la métallisation 62 est enlevée suivant un cercle 64 et l'électrode 50 est connectée à cette métallisation éventuellement au moyen de pinces métalliques 66. Le diélectrique des feuillets est muni d'une ouverture 70 pour le passage des électrodes 50 et 52. Une bague entretoise 72 en matériau isolant compressible permet d'éviter les contournements électriques le long des feuilles isolantes; une enceinte étanche 74 assure le serrage de l'ensemble et permet de maintenir dans l'éclateur une atmosphère contrôlée. Le déclenchement de cet éclateur peut s'effectuer par-exemple au moyen d'une électrode de déclenchement 76 reliée à une source d'impulsions électriques de déclenchement. L'électrode 76 peut présenter un renflement 78 dans la partie centrale de l'éclateur. Dans d'autres variantes un générateur laser 80 émet un rayonnement focalisé entre les électrodes 50 et 52, où un générateur de faisceau électronique provoque l'ionisation du gaz contenu à l'intérieur de l'éelateur. Les figures 14 et 15 montrent un dispositif de déclenchement pour montage multicellulaire (tels que ceux qui ont-été représentés sur les figures 8 et- 11) Sur la figure 14 est illustré un système de déclen- chemen.t, qui comprend autant d'éclateurs qu'il y a de feuillets. Les feuillets sont encore repérés par les symboles F1, F2 F3 etc ; les éclateurs sont désignés par E1, E2, E3 etc. Ces éclateurs sont reliés entre eux par autant de condensateurs de liaison C1, C2, C3 etc. Les condensateurs d'isolement Kl, K2 R3 etc, relient la deuxième électrode de chaque éclateur à la masse. Dans ce montage, qui s'apparente à une colonne de Marx, les éclateurs E1, E2, E3, etc s'amorcent successivement et commutent les feuillets F1, F2, F3 etc. Les valeurs des capacités C et-K, sont choisies-en fonction du temps- de -réponse des éclateurs et des circuits dans lesquels ils sont insérés,-en particulier en fonction des caractéristiques des lignes, afin que la surtension aux bornes des éclateurs soit aussi élevée que possible compte tenu de l'isolement dynamique du montage. Les premiers éclateurs ne sont soumis qu'à une surtension faible et peuvent présenter une dispersion temporelle inacceptable dans certains ~cas, comme par exemple pour l'excita- tion d'un laser à hydrogène. Dans ce cas,. seuls les éclateurs de rang suffisamment éleve sont utilises pour commander le montage multicellulaire. ~ Sur la figure 15, on a représenté un schéma voisin de celui de la figure 14, dans lequel.les feuillets sont groupés en parallèle par groupe de 3 dans l'exemple représenté, chaque groupe étant déclenché par un éclateur; les éclateurs E1 et E2, associés aux groupes G1 et G2 sont reliés par un condensateur C1. Le fonctionnement de ce montagne, mise à part la mise en parallèle des feuillets, est semblable à celui du montage de la figure 14. La figure 16 représente un exemple de réalisation d'un système de déclenchement constitué par-une pluralité d'éclateurs en série. Ce montage est proche de celui de la figure 12 à la différence que les électrodes 50 et 52 sont remplacées par une double pluralité d'électrodes 90, 92, etc.. 91, 93 etc... . Les électrodes, en métal approprié tel que le tungstene, sont soudées à des bagues entretoises métalliques 100 pouvant recevoir des joints d'étanchéité; une bague ouverte 102 en matériau isolant compressible évite les contournements électriques le long des feuilles isolantes. Les condensateurs de liaison désignés par C1, C2 etc, ! sur la figure 14 sont réalisés par deux bagues entretoises successives 10-0' et 100" séparées par une rondelle isolante 101. Les condensateurs d'isolement K1, K > , K3 etc de la figure 14 sont représentés sur la partie gauche. Les dispositifs assurant le montage des bagues porte-électrodes, des bouchons de fermeture de l'enceinte et l'étrier de serrage ne sont pas représentés. La figure 17 représente une coupe transversale simplifiée du système de la figure-16, qui montre les découpes circulaires 110 et 112 pratiquées dan-s les dépits métalliques de chaque feuillet et les positions respectiyes de l'entretoise métallique 100 de la bague isolante-102. L'ouverture 114 pratiquée dans la feuille isolante définit l'axe de lléclateur. La disposition des électrodes est telle qu'elle permet à chaque éclateur d'tre stimulé par l'émi-ssion photonique provenant de l'éclateur qui le précède, celui réduit la dispersion temporelle. Le gaz de remplissage est choisi en fonction de son absorption pour le rayonnement émis. Le déclenchement du premier éclateur peut steffectuer par différents moyens, électriques, photoniques,- ou éiectroniques. La figure 18 représente une variante du montage précédent dans laquelle on stimule chaque éclateur par des arcs auxiliaires produits entre une des électrodes principales et une électrode de commande, soumise, par l'intermédiaire d'une capacité Q, à l'échelon de tension de la ligne précédente. Au repos, les électrodes principales a ou b et l'électrode de commande c sont au méme potentiel, de sorte que leur espacement peut être rendu aussi faible que possible pour obtenir une surtension importante à partir d'échelon de tension d'amplitude ne dépassant pas quelques dizaines de kilo-Volts. Dans une autre variante, le déclenchement du dispositif peut s'obtenir, conformément'à cé qui est représenté sur la figure 19, par une channe de Marx M indépendante des éclateurs de lignes. Les électrodes de commande sont de préférence du côtéde là cathode, et réalisées en matériau S faible travail d'extraction, comme les alliages d'aluminium, de magnésium etc, REVENDICATIONS 1. Laser à gaz à excitation transverse, du genre de ceux qui comprennent: - une structure de stockage capacitif d'énergie électrique, - une ligne de propagation à deux conducteurs d'une onde TEM, - des moyens de décharge de ladite structure dans ladite ligne, - un canal inséré dans l'un desdits conducteurs et rempli d'un gaz susceptible d'émettre un rayonnement stimulé après excitation par ladite onde, caractérisé en ce que ladite ligne de propagation est consituée au moins sur une partie, par une pluralité de lignes de propagation élémentaires en parallèle , chaque ligne élémentaire ayant une impédance constante sur toute sa longueur, et étant constituée pâr deux bandes conductrices en regard séparées par un isolant, la largeur d'une bande étant faible par rapport à sa longueur. 2. Laser selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque ligne- élémentaire débouche dans ledit canal par une électrode. 3. Laser selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite structure de stockage et ladite ligne de propagation formée par la pluralité de lignes éIémentaires sont confondues en une même structure. 4. Laser selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdites lignes élémentaires sont constituées par au moins une feuille isolante dont une face au moins-est métallisée suivant des bandes conductrices isolées les unes des autres. 5. Laser selon la revendication 4, caractérisé en ce que, l'ensemble d'une feuille et de ses métallisations étant désigne par feuillet, la ligne de propagation est composée d'un empilement de feuillets disposés parallèlement à l'axe longitudinal du canal. 6. Laser selon la revendication 4, caractérisé en ce que la ligne de propagation est constituée par un empilement de feuillets disposés transversaiement par rapport au canal. 7. Laser selon l'une quelconque des revendications 5 et 6, caractérisé en ce que les lignes élémentaires d'un même feuillet forment un faisceau issu d'un point commun. 8. Laser selon les revendications 5 et 7, caractérisé en ce que les longueurs des lignes entre ledit point commun et les électrodes auxquelles lesdites lignes sont connectées, sont telles que la différence des temps de transit de l'onde TEM le long de deux lignes adjacentes est égale au temps mis par le rayonnement stimulé dans l'axe du canal pour passer de l'électrode correspondante à la suivante, la vitesse de phase de l'onde TEM suivant 1 'axe du canal étant alors adaptée à la vitesse dudit rayonnement stimulé. 9. Laser selon la revendication 4, caractérisé en ce que chaque feuillet se présente sous la forme d'un circuit imprimé. 10. Laser selon la revendication 4, caractérisé en ce que, ladite feuille isolante étant souple, chaque feuillet est plié. 11. Laser selon la revendication 6, caractérisé en ce que les- temps de transit de l'onde TEM le long des lignes élémentai- res d'un même feuillet- transverse sont égaux. 12. Laser selon l'une quelconque des revendications 5 et 6t caracterise en ce que lesdits moyens.de déclenchement sont constitués par un interrupteur unique du genre éclateur comprenant: - deux électrodes parallèles réalisées sous forme de tiges métalliques qui traversent de part en part l'empilement de feuillets dans lesquels sont prati quées des ouvertures appropriées, l'une desdites tiges étant reliée aux métallisations d'une face de chaque.feuillet, l'autre tige aux métallisations de ltautre face de chaque feuillet, - des bagues entretoises disposées entre les différents feuillets, - une enceinte étanche permettant de placer l'éclateur sous atmosphère- cpntralée, - une troisième électrode, dite de déclenchement, réalisée sous la forme d'une tige disposée entre les deux premières tiges et parallèle à celles-ci et des moyens électriques pour appliquer sur ladite trois-ième électrode une impulsion de déclenchement. 13. Laser selon l'une quelconque des revendications 5 et 6, caractérisé en ce que lesdits moyens de déclenchement sont constitués par un interrupteur du genre éclateur comprenant: - deux électrodes parallèles réalisées sous forme de tiges métalliques qui traversent de -part en part l'empilement de feuillets dans lesquels sont prati quées des ouvertures appropriées, l'une desdites tiges étant relié aux métallisations dune face de chaque feuillet, l'autre tige aux métallisations a de l'autre face de chaque feuillet, - des bagues entretoises disposées entre les différents feuillets, - une enceinte permettant de-placer l'éclateur sous atmosphère Çontrblée, ladite enceinte comprenant un hublot transparent situé dans'l'axe de l'éclateur, - un laser déclenché et des moyens de focalisation du faisceau lumineux émis par ledit laser d l'intérieur de ladite enceinte entre les deux électrodes. 14. Laser selon l'une quelconque des revendications 5 et 6, caractérisé en ce que lesdits moyens de déclenchement son-t constitués par un interrupteur du genre éclateur comprenant: - eux.électrodes parallèles réalisées sous forme de ti-ges metalliquçs qui traversent de part en part l'empilement de feuillets dans lesquels sont pratiquées des ouvertures appropriées, l'une desdites tiges étant reliée aux métallisations d'une face de chaque feuillet, 1-' autre tige aux métallisations de l'autre face, - des bagues entretoises disposées.entre les différents - feuillets, - une enceinte-etan.che permettant de placer 1 'éclateur sous atmosphère contrlée, - des moyens pour injecter,- dans ladite enceinte, entre les électrodes et parallèlement à celles-ci., un faisceau d'électrons. 15. Laser selon llune quelconque des revendications 5 et 6, caractérisé en ce. que les feuillets sont électriquement connectés en E groupes de n-feuillets en parallèle, p et n entiers 3 1, et en ce que Lesdits moyens de déclenchement sont constitués par p éclateurs en série reliés par des condensateurs de liaison. 16. Laser selon la revendication 15, caractérisé en ce que les moyens de stockage de l'énergie électrique sont constitués par une colonne de Marx formée par lesdits p condensateurs reliés entre eux par.lesdits E éclateurs. 17. Laser selon la revendication 15, caractérisé en ce que les électrodes desdits p éclateurs sont reliées une sur deux à la masse par une capacité d'isolement. 18. Laser selon la revendication 15, caractérisé en ce que le premier desdits E éclateurs est déclenché par des moyens appropriés appartenant au groupe qui. comprend les moyens électriques, photoniques et électroniques. 19. -Laser selon la revendication 15, caractérisé en ce que chaque éclateur à deux electrodes est déclenché par un arc électrique auxiliaire produit entre l'une des deux dites électrodes et une troisième électrode reliée, par l'intermédiaire d'un condensateur de liaison, à l'éclateur précédent. 20. Laser selon la revendication 14, caractérisé an ce que lesdits p éclateurs associés au E feuillets sont déclenchés par une chaîne de Marx à p autres éclateurs, chaque éclateur associé à un feuillet étant couplé à un éclateur de la chaîne de Marx