L'invention a trait å un procédé de mesure du débit d'un fluide dans une canalisation, ainsi qu a un débitmètre mettant en oeuvre ce procédé. Les mesures classiques de débit de fluide font appel à des procédés cinématiques, dans lesquels on mesure la vitesse d'écoulement du fluide dans une section déterminée, et à des procédés volumétriques, dans lesquéls on mesure le volume de fluide traversant un débitmètre dans un temps donné. Dans les procédés cinématiques, la vitesse d'écoulement peut être déterminée directement, par exemple avec un moulinet dans le flux d'écoulement, dans ce cas la mesure est peu précise aux faibles débits, est facilement entachée d'erreur si la vitessé d'écoulement n'est pas uniforme dans toute la section considérée, et l'inertie de l'organe de mesure de vitesse est un inconvénient pour des mesures où le débit est susceptible de variations rapides, on peut également déterminer la vitesse par la pression différentielle de part et d'autre d'un organe à conductance connue ; les mesures sont impré cises à faible débit, sont variables avec les caractéristiques physiques (densité-viscosité) du fluide, et les pertes de charge introduites par l'organe à conductance connue peuvent modifier les conditions d'écoulement du fluide. Dans les procédés volumétriques, suivant lesquels généralement on utilise des dispositifs analogues a des pompes volumétriques réversibles, c'est-a'-dire capable d'être entraînées par le courant de fluide qui les traverse, si les mesures restent précises aux faibles débits, mais les pertes de charges dues à l'entrainement de la pompe sont souvent relativement importantes pour réduire les fuites de courtcircuit, et l'inertie des organes mobiles de la pompe est un inconvénient si le débit à mesurer est sujet à variations rapides. L'invention a pour objet un procédé de mesure de débit de fluide dans une canalisation, efficace dans une large gamme de débit, qui n'introduit pas de perte de charge supplémentaire dans la canalisation où circule le fluide, et capable de répondre à des variations rapides de débit. Â cet effet l'invention propose un procédé de mesure de débit de fluide dans une canalisation, caractérisé en ce que l'on insère une pompe volumétrique à moteur dans la canalisation, on détecte la pression différentielle dans la canalisation de part et d'autre de ladite pompe, on asservit la vitesse de fonctionnement de la pompe en sorte que ladite pression différentielle s'annule, et on mesure la vitesse de fonctionnement de la pompe. L'invention a également pour objet un débitmètre capable de mesurer un débit de fluide dans une canalisation dans une large gamme et avec des variations rapides de débit, sans introduire de pertes de charges notables dans la canalisation. A cet effet, l'invention propose un débitmètre en application du procédé précité, caractérisé en ce qu'il comprend en combinaison une pompe volumétrique insérée dans la canalisation et comportant une entrée et une sortie, un moteur électrique adapté à en traîneur en rotation ladite pompe à une vitesse ajustable par la tension d'alimentation, un capteur de pression différentielle branché en parallèle sur ladite pompe entre ladite entrée, et ladite sortie et adapté à délivrer un signal d'écart en réponse à ladite pression différentielle, un moyen d'asservissement entre ledit capteur et ledit moteur et adapté à délivrer à ce dernier un signal d'action en réponse audit signal d'écart, et un moyen de mesure de la vitesse de rotation. Ainsi tout écart entre le volume débité par la pompe entrae- née par le moteur et le volume demandé par la canalisation se tra -duira par une pression différentielle entre l'entrée et la sortie de la pompe. Le signal d'écart résultant au capteur agira pour ajuster le volume débité par la pompe au volume demandé par la canalisation. La pompe étant volumétrique il y aura proportionnalité exacte entre le débit de la canalisation et la vitesse de rotation de la pompe. En effet, les fuites de court-circuit de la pompe sont supprimées, puisque l'asservissement assure une perte de charge négligeable. De préférence la pompe est une pompe à engrenage. Ce . pOfr pe est une pompe volumétrique rotative délivrant un fluide en quan, tité sensiblement linéaire par rapport à l'angle de rotation. De préférence également le moteur est du genre connu dit à rotor en circuit imprimé. Ce genre de moteur possède une inertie très faible de rotation, favorable aux asservissements à régime rapidement variable. Avantageusement, le capteur de pression différentielle comporte de part et d'autre d'une membrane élastique soumise sur ses deux faces aux pressions respectivement d'entrée et de sortie et portant un organe repère, deux capteurs symétriques délivrant un signal de sortie fonction de la proximité de l'organe repère. Aux sollicitations différentielles de pression sur ses deux faces, la membrane élastique répondra par un déplacement de l'organe repère ; les signaux de sortie des deux capteurs varieront en sens inverse. Selon une disposition préférée de l'invention, l'organe repère étant une plaque métallique au centre de ladite membrane, lesdits capteurs comportent un circuit oscillant amorti par ladite plaque. Le facteur d'amortissement, et donc 1'amplitude d'oscillation du circuit oscillant variera avec la distance de la plaque au circuit oscillant. De préférence les capteurs, d'un genre connu, comportent un élément semi-conducteur adapté à entretenir les oscillations dudit circuit oscillant, le signal de sortie étant constitué par le courant traversant ledit élément semi-conducteur. On obtient ainsi un signal de sortie démodulé image de la position relative de la plaque et du circuit oscillant. Avantageusement le moyen d'asservissement comporte un amplificateur différentiel électronique avec deux entrées reliées respectivement aux deux capteurs, un amplificateur de sortie alimentant ledit moteur, et des circuits sélectifs en fréquence entre ledit amplificateur différentiel et ledit amplificateur de sortie. Selon une disposition préférée de l'invention, la pompe étant couplée au moteur par une transmission à engrenages avec au moins un pignon denté ferromagnétique, ledit moyen de mesure comprend un capteur magnétique couplé inductivement audit pignon et adapté à délivrer un signal périodique en réponse au passage devant le capteur magnétique des dents du pignon, et un fréquen centre adapté à mesurer la fréquence dudit signal périodique. De préférence ledit fréquencemètre comporte un amplificateur de mise en forme adapté à délivrer des signaux carrés synchrones dudit signal périodique, un circuit monostable déclenché par une transition dans un sens déterminé desdits signaux carrés et délivrant en réponse une impulsion calibrée de durée et amplitude déterminées, et un intégrateur à constante de temps délivrant à un galvanomètre une intensité moyenne des courants d'impulsion. Avantageusement le fréquencemètre-est muni d'une sortie adaptée à délivrer lesdites impulsions calibrées à un compteur numérique. Ce compteur permet de déterminer le volume de fluide débité. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre à titre d'exemple, en référence aux dessins annexés dans lesquels la figure 1 est un schéma général d'un débitmètre selon l'invention la figure 2 est un schéma d'un capteur de proximité la figure 3 est un schéma d'un moyen d'asservissement la figure 4 est un schéma d'un dispositif formateur d'impulsions calibrées de mesure de vitesse; la figure 5 est un schéma de fréquencemètre analogique. Selon la disposition choisie et représentée figure 1, une pompe à engrenage désignée par 1 dans son ensemble comporte un boîtier 10, une entrée 71 et une sortie 12. Dans le boîtier 10 sont logés deux pignons 13 et 14 engrenant pratiquement sans jeu et tangents par leurs faces et l'extrémité de leurs dents au boîtier 10. Le pignon 13 possède un axe 13a saillant hors du bottier par un passage étanche, tandis que le pignon 14 tourne fou autour d'un axe 14a tourillonnant dans des logements borgnes. Un capteur différentiel désigné par 2 dans son ensemble comprend dans un corps cylindrique 20 une membrane élastique 22 portant en son centre une plaque métallique 23 et séparant le corps 20 en deux chambres 21 et 21'. Débouchant respectivement dans ces chambres 21 et 21' aboutissent deux canalisations 11a venant de l'entrée de la pompe 1, et 12a venant de la sortie 12 de cette pompe 1. Deux capteurs de proximité 24 et 24' pénètrent symétriquement de part et d'autre de la plaque métallique 23, respectivement dans les chambres 21 et 21'. Ces capteurs seront décrits plus loin plus en détail. Les sorties de signaux des capteurs 24 et 24' sont reliées aux deux entrées d'un amplificateur différentiel 30 qui fait partie avec le circuit sélectif en fréquence 31 et un amplificateur de sortie 32 d'un moyen d'asservissement désigné par 3 dans son ensemble et qui sera décrit en détail plus loin. La sortie de ce moyen d'asservissement 3 alimente le moteur 4 . Ce moteur à courant continu est du genre dit moteur à rotor en circuit imprimé, c'est-à-dire que le rotor 40 est constitué d'un disque en ferrite ferromagnétique portant des conducteurs découpés dans une feuille de cuivre par gravure. Sur l'axe 40a de ce rotor 40 est calé un pignon en acier 41 engrenant avec un second pignon 42 en plastique phénolique armé de toile. Ce pignon 42 est calé à son tour sur l'arbre 13a saillant hors du bottier de la none. . magnéti magnétique Au voisinage des dents du pignon 41 est dispose un capteur/ 5.La sortie de ce capteur magnétique 5 est reliée à un fréquence hêtre 6 comprenant un circuit 60 formateur de signaux carrés un circuit nonostable 65, un intégrateur 70 et un galvanomètre 79. L. capteur magnétique 5 et le fréquencemètre 6 seront décrits en détail plus loin. Le capteur de pr@ximité 24 représenté figure 2 comports @m transistor 240 dont le collecteur attaque une prise intermédiaire d'une inductance 241 formant avec le condensateur 242 um circuit oscillant. Un bobinage de réaction 244 couplé à l'inductamme 241 attaque la base du transistor 240, tandis qu'un circuit de pela risation 243 assure une polarisation convenable de cette bsse & travers le bobinage 244.Une fenôtre isolante 247 permet de cou pler en amortissoment la plaque métallique 23 de la mombrane élastique 22. L'ensemble du capteur est enferré as n bottier métallique 24, d'où sortent les connexions négative 245 et posi- tive 246 d'alimentation du capteur de proximité. Comme il est représenté figure 3, les capteurs 24 et 24' sciant alimentés par une source de tension continue 250, des résis- tances 251 et 251' en série, découplées par les condensateurs 252 et 252'. Les tensions de signal sur ces résistances 251, 251' sont appliquées , à travers les résistances 302 et 302' aux deux entrées d'un amplificateur différentiel 300 avec une résistance de rétroaction 301.La sortie de l'amplificateur 300 est reliée à l'entrée d'un atténuateur en T,31 et composé d'une branche de dérivation à la masse constituée de la résistance 314 et du condensateur en série 316, et deux branches séries consti tuée. des résistances 312 et 313 avec les condensateurs n paral- lèle respectivement 310 et 311.La sortie de l'atténuateur 31, fermée sur la résistance 315 est reliée à l'entrée de l'amplificateur de puissance 32, comprenant un prelier étage différentiel avec les transistors 320, recevant sur sa base le signal d'entrée, le transistor 321 recevant la ligne de rétroaction de l'amplifi- cateur, et le transistor 322 en série dans les énetteurs des transistors 320 et 321 stabilise en courant par la diode semer 323. Â la suite de l'étage différentiel, les transistors en série 324, 325 fornent étage séparateur pour l'attaque de 1' l'amplifica- teur symétrique constitué par les transistors d'attaque 326 et 327 et les transistors de puissance 328, 329 fonctionnant en classe B pour alimenter le moteur 4. Selon la représentation de la figure 4, le capteur magnétique 5 comporte un circuit magnétique avec deux branches 51 et 51' entre l'extrémité desquels est ménagé un entrefer devant quoi défilent les dents du pignon ferrovagnétique 41. Entre les branches 51 et 51' se trouve une branche shunt 52 entourée d'un enroulement 50, ainsi qu'un aimant 53 de polarisation magnétique. L'enroulement 50 est relié à l'entrée d'un amplificateur opérationnel 60, sans rétroaction, suivi d'un second amplificateur opérationnel 61, dont l'alimentation négative est décalée par la diode zener 63 alimentée à travers la résistance 62. La sortie de l'amplificateur 61 est appliquée à un circuit monostable 65, nuni d'une résistance 66 et d'un condensateur 67 définissant la constante de temps d'état instable. d la sortie du circuit monostable 65 se trouve une bifurcation vers une prise N pour un compteur numérique, et une liaison I vers l'intégrateur représenté figure 5. La liaison I est reliée à la base du transistor d'attaque 72 par une diode semer 71 de décalage. La sortie de ce transistor d'attaque 71 commande deux portes à effet de champ complémentaires 73 et 74, montée en série entre une source de tension calibrée 75 et la masse 76. le point commun des portes 73 et 74 attaque à travers un réseau intégrateur 77 l'entrée d'un amplificateur 79 à rétroaction totale débitant en sortie sur le galvanomètre 79. le débitmètre fonctionne de la façon suivante: Les pressions de fluide à l'entrée Il et à la sortie 12 de la pompe 1 sont transaises via les canalisations 11a et 12a aux chambres 21 et 21' où elle. sollicitent de façon différentielle la membrane élastique 22. Lorsque le débit demandé dans la canalisation est supérieur au débit fourni par la pompe 1 la pression à l'entrée Il est supérieure à la pression à la sortie 12 ; à l'inverse si le débit demandé est inférieur au débit fourni par la pompe 1, la pression à l'entrée 11 est inférieure à la pression à la sortie 12. Dans le premier cas la plaque 23 du capteur différentiel 2 est déplacée vers le capteur de proximité 24', dans le second cas cette plaque 23 est déplacée vers le capteur de proximité 24. Dans ces capteurs de proximité (figure 2) le circuit oscillant formé par l'inductance 241 et le condensateur 42 est mis en oscillation par le transistor 240 attaqué sur sa base par l'enroulement de réaction 244. La polarisation de base de ce transistor 240 est réglée par le circuit 243 en sorte que l'oscillateur soit réglé un peu au-dessus de la limite d'accrochage, sensiblement en classe B.De cette façon le courant entre les connexions négative 245 et positive 246 est presque proportionnel à l'amplitude des oscillations du circuit 241, 242, amplitude qui dépend à son tour de l'amortissement de ce circuit, dû principalement aux courant induits dans la plaque 23, le collecteur du transistor 240 étant relié à une prise de l'inductance 241 pour réduire l'amortissement dfl à l'impédance de collecteur. L'amortissement dfl à la plaque 23 croit avec la proximité du capteur 24, si bien que le courant continu dans le capteur 24 est une fonction directe de la distance capteur 24 plaque 23. En se reportant à la figure 3, on voit que les courants traversant les capteurs 24 et 24' traversent également les résistances 251 et 251' si bien que les tensions développées sur ces résistances sont des images des distances respectives de la plaque 23 aux capteurs 24 et 24'. La sortie de l'amplificateur différentiel 500 sera donc une image des déplacements relatifs de la membrane 22, à partir d'une position de O ajustée par réglage des résistances 302 et 303. L'atténuateur sélectif en fréquence 31 est déterminé pour une atténuation de 7dB en dessous de 0,1 H2, 12 d B autour de 1 H2, et remontant de 3 d B par octave au-dessus de 10 HZ pour assurer une réponse acceptable7=variations rapides de débit, sans compromettre la stabilité de l'asservisse- ment.Il est à remarquer que la pompe 1 étant une pompe volumes trique, la pression différentielle entre l'entrée et la sortie est fonction de la différence des volumes de fluide demandé et débité, si bien que cette pression différentielle est une fonction intégrale des différences des débits demandé et fourni, et que l'asservissement comporte de ce fait une composante intégrale. Le montage de l'amplificateur 32, avec une sortie de puissance symétrique par rapport à la masse, est assez classique en soi et permet d'alimenter le moteur 4 dans les deux sens, aussi bien en accélération qu'en freinage. Le sens de connexion du moteur 4 est évidemment tel que, compte tenu de la transmission a engrenage 41, 42 (figure 1), une surpression à l'entrée Il de la pompe 1 par rapport à la sortie 12 entrasse une rotation des pignons 13 et 14 de la pompe dans le sens des flèches, soit dex trogyve pour le pignon 14 et lévogyre pour le pignon 13 suivant la représentation de la figure 1. En se reportant à la figure 4, l'aimant 53 du capteur magnétique 5 crée un flux magnétique qui se partage entre la branche shunt 52 entourée par l'enroulement 50, et les branches 51 et 51'. La variation de réluctance de l'entrefer entre ces branches 51 et 51' du fait du passage d'une dent du pignon 41 devant cet entrefer accroit la partie de flux passant dans les branches 51 et 51', et réduit donc corrélativement le flux dans la branche shunt 52. La tension induite dans l'enroulement 50 sera périodique avec une fréquence fondamentale égale au nombre de passage de dents du pignon 41 devant le capteur magnétique 5 par unité de temps, et une amplitude croissant avec cette fréquence. Cette tension périodique appliquée à l'entrée de l'amplificateur opérationnel 60 à gain très élevé provoquera un signal de sortie écreté par les saturations vers les tensions positive et négative de cet amplificateur, si bien que le signal de sortie sera sensiblement carré. Ce signal de sortie, appliqué à l'entrée de l'amplificateur opérationnel 61 provoquera en sortie un signal carré avec des transitions plus brèves, du fait de gain élevé de cet amplificateur.De plus le décalage de la tension d'alimentation négative obtenu par la diode zener 63 décale de façon corrélative la tension moyenne de sortie de l'amplificateur 61, alignant les paliers négatifs des signaux carrés sensiblement sur le potentiel de masse. Le circuit mono stable 65 est déclenché par la transition montante des signaux carrés, et émet une impulsion de durée réglée à une milliseconde par la constante de temps de l'ensemble résistance 66 condensateur 67. En se reportant à la figure 5, on voit que les impulsions de durée 1 milliseconde sont alignées à la base sur le potentiel négatif d'alimentation au moyen de la diode zener 71, dont la tension de coude est légèrement supérieure à la tension d'alimentation négative. Ainsi la tension positive d'impulsion fait débiter la diode zener 71, transmettant pratiquement la tension d'impulsion entre base et émetteur du transistor 72, qui est alors saturé, tandis que les paliers entre les impulsions ne font pas débiter la diode zener 71, et le transistor 72 est bloqué. Le signal résultant au collecteur du transistor 72 sont donc des impulsions négatives alignées à la base sur la tension positive d'alimentation, et avec des sommets au voisinage de la tension négative d'alimentation.Ainsi au cours des paliers entre impulsion la tension commune des électrodes de commande des portes à effet de champ 73 et 74 est supérieure à la tension stabilisée présente au point 75, la porte 73 est bloquée et la porte 74 largement passante ; la tension & à l' entré. du circuit integra- teur 77 est la tension régnant en 76 et donc nulle.Par contrez pendant l'es impulsions, la tension commune des électrodes de commande des portes 73 et 74 est négative, la porte 73 est large nuent ouverte et la porte 74 bloquée ; la tension à l'entrée au circuit intégrateur 77 est la tension stabilisée en 75. Eu consé- quence les impulsions appliquées à l'entrée de l'intégrateur 77, calibrée en durée par le monostable 65, seront calibrées en ai- plitude à partir di niveau de la nase, à la valeur de la tension stabilisée en 75.Le circuit intégrateur 77, forné de deux cellules résistance-capacité en série à constante de temps de 10 millisecondes, ne trannettra à l'amplificateur 78 que la valeur moyenne de la tension des impulsions. Si r est la fréquence des signaux périodiques fournis par le capteur magnétique 5, t la durée des impulsions délivrées par le circuit nonostable 65, v la tension stabilisée au point 75 définissant l'amplitude des impul- sions à entrée du circuit intégrateur 77, la tension u u & l'en- trée de 1' amplificateur 78 sera s u - Uft. L'amplificateur 78 étant ponté en rétroaction totale par bouclage de la sortie sur l'entrée inverse, la tension appliquée au galvanozètre 79 sera également u, proportionnelle à la fré- quence. Par ailleurs la sortie i (figure 4) peut être connectée & BR numérique. Conne sur cette sortie une impulsion est délivrée chaque fois qu'une dent du pignon 41 passe devant le capteur magnétique 5, et que la pompe à engrenage est volumétri- que, le nombre d'impulsions compté par le compteur numérique sera une représentation fidèle du volume de fluide débit par la pompe. Un débitmètre selon l'invention a été réalisé pour la mesure des débits de carburant à un moteur de véhicule automobile avec les caractéristiques suivantes Pompe volumétrique : pompe d'injection à engrenage - volume pompé par tour : environ 1 il. Moteur à courant continu et rotor en circuit imprimé puissance nominale 15 watts à 3700 tours/sinute. Démultiplication moteur/pompe : 13/30. Gante de mesure de débit : 0,28 à 25 ml/s (1l/h à 90 l/h). Précision de mesure de débit 3 %. Perte de charge au débit de 16 ml/s (60 l/h) environ 1,5 millibars. Accélération angulaire maximale de la pompe asservie 160 t/sec2, correspondant à une montée de i l/h à 60 l/h en 0,1 seconde environ, Puissance maximale instantanée appliquée au moteur 180 watts. Ce débitmètre a été réalisé pour la mise au point de moteurs de véhicules automobiles. la vitesse de réponse du débitmètre permet de suivre les consommations spécifiques du moteur aussi bien aux divers régimes pernanents qu'aux régimes transitoires d'accélération et de décélération. La perte de charge introduite par le débitmètre n'affecte pas la distribution de carburant au moteur équipé de ses moyens normaux d'alimentation. L'invention n'est pas limitée aux dispositifs décrits, et bien des variantes pourraient titre réalisées, portant sur le genre de pompe volumétrique et de moteur d'entrainement, sur le capteur de pression différentielle et le moyen d'asservissement ainei que sur le dispositif de mesure de vitesse de rotation, sans sortir pour autant du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé de mesure du débit d'un fluide dans une canalisation, caractérisé en ce qu'on insère une pompe volumétrique à moteur dans la canalisation, on détecte la pression différentie} le dans la canalisation de part et d'autre de ladite pompe, on asservit la vitesse de fonctionnement de la pompe en sorte que ladite pression différentielle s'annule, et on mesure ladite vitesse de fonctionnement. 2. Débitmètre en application du procédé suivant la revendication 7, caractérisé en ce qu'il comprend en combinaison une pompe volumétrique insérée dans la canalisation et comportant une entrée et une sortie, un moteur électrique adapté à entrainer en rotation ladite pompe à une vitesse ajustable par la tension d'alimentation, un capteur de pression différentielle branché en parallèle sur ladite pompe entre ladite entrée et ladite sortie et adapté à délivrer un signal d'écart en réponse à ladite pression différentielle, un moyen d'asservissement entre ledit capteur et ledit moteur et adapté à délivrer à ce dernier un signal d'action en réponse audit signal d'écart, et un moyen de mesure de vitesse de rotation de ladite pompe. 3. Débitmètre selon la revendication 2, caractérisé en ce que ladite pompe est une pompe à engrenage. 4. Débitmètre selon la revendication 2 ou 3, caractérisé en ce que ledit moteur est du genre connu dit à rotor en circuit imprimé. 5. Débitmètre selon une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que ledit capteur. de pression différentielle comporte, de part et d'autre d'une membrane élastique soumise sur ses deux faces aux pressions respectivement d'entrée et de sortie et portant un organe repère, deux capteurs symétriques délivrant un signal de sortie fonction de la proximité de l'organe repère. 6. Débitmètre selon la revendication 5, caractérisé en ce que ledit organe repère étant une plaque métallique au centre de ladite membrane, lesdits capteurs comportent un circuit oscillant amorti par ladite plaque. 7. Débitmètre selon la revendication 6, caractérisé en ce que lesdits capteurs, d'un genre connu, comportent un élément semi-conducteur adapté à entretenir les oscillations dudit circuit dscillant, ledit signal de sortie étant constitué par le courant traversant ledit élément semi-conducteur. 8. Débitmètre selon une quelconque des revendications 5 à 7, caractérisé en ce que ledit moyen d'asservissement comporte un amplificateur différentiel électronique avec deux entrées reliées respectivement aux deux capteurs, un amplificateur de sortie alimentant ledit moteur, et des circuits sélectifs en fréquence entre ledit amplificateur différentiel et ledit amplificateur de sortie. 9. Débitmètre selon une quelconque des revendications 2 à 8, caractérisé en ce que ladite pompe étant couplée audit moteur par une transmission à engrenage avec au moins un pignon denté ferromagnétique, ledit moyen de mesure de vitesse comprend un capteur magnétique couplé inductivement audit pignon et adapté à délivrer un signal périodique en réponse au passage devant le capteur magnétique des dents dudit pignon, et un fréquencemètre adapté à mesurer la fréquence dudit signal périodique. 10. Débitmètre selon la revendication 9, caractérisé en ce que ledit fréquencemètre comporte un amplificateur de mise en forme adapté à délivrer des signaux carrés synchrones dudit signal périodique, un circuit monostable déclenché par une transition dans un sens déterminé desdits signaux carrés et délivrant en réponse une impulsion calibrée de durée et d'amplitude déterminées, et un intégrateur à constante de temps délivrant à un galvanomètre une intensité moyenne des courants d'impulsion. 11. Débitmètre selon la revendication 9 ou 10, caractérisé en ce que ledit fréquencemètre est muni en outre d'une sortie adaptée à délivrer lesdites impulsions calibrées à un compteur numérique.