Romaine de l'invention : I1 s'agit de poteaux de charpente perfectionnés, pour la construction de chalets, qui permettent de poser des parois en lames ou profils après mise en place de la toiture grâce à des dégagements de la partie supérieure des rainures dans lesquelles ces lames sont glissées. Art antérieur : On connait depuis fort longtemps, et notamment dans nos régions tempérées ou l'usage du bois en matière de construction est très ancien, la pratique consistant à faire reposer une charpente de toiture sur des poteaux fichés solidement dans le sol, puis à garnir de matériaux divers les espacements entre les poteaux.Souvent dans de telles constructions à plan rectangulaire, les poteaux sont pourvus à leur extrémité supérieure d'une entaille qui leur donne une conformation générale de four che. C'est sur cette fourche qu'on fait généralement reposer une poutre inférieure de ferme ou de triangle de contreventemento On connait aussi depuis une époque plus récente l'utilisetion, pour constituer des parois, de lames encore appe lées profils, de bois ou d'autres matriaux. Ces lames sont maintenues en place entre les poteaux par les bords de rainures pratiquées dans les poteaux eux-mmes. C'est le cas pour de nombreuses constructions légères telles que chalets, comme l'on en fait actuellement.Pour construire un chalet- selon ces principes, on fiche en terre, sur des fondations appropriées, un certain nombre de poteaux, de préférence quatre ou plus, puis on pose un plancher supporté par un solivage , ce qui constitue un premier assemblage des poteaux entre eux ; puis on garnit de lames ou de profils les espaces compris entre les poteaux, en ménageant, bien sbr, les emplacements des portes et des fenê- tres ; puis on place la charpente de toiture comprenant entre autres des triangles de contreventement ou autres fermes ; puis on dispose des panneaux supportant la couverture d'ardoises9 tuiles ou autres. Un notera que dans cette façon de faire, la pose des lames constituant les parois précède la pose de la toiture, et il s'agit là d'un inconvénient d'une certaine importance. En effet, ces constructions légères sont souvent préfebriquées selon un modèle standard, et elles sont montées parfois en des lieux très éloignés de leur fabrication par une équipe de monteurs. Il s'agit alors, afin de ne pas grever la construction d'un coût de montage trop élevé, de procéder au montage d'une construction en un temps le plus court possible, puis de passer, selon un programme prédéterminé, au montage d'une autre construction en un autre lieu qui peut etre assez éloigné du précédent.On conçoit alors que le travail des equipes qui ont la charge du montage puisse être considérablement entravé par les intempéries, tant que la toiture nta pas été poseeo Exposé général s C'est le désir de concevoir une construction de pré- férence préfabriquée, dont la toiture pourrait être posée avant que les parois ne soient élevées qui a guidé la démarche inventive du demandeur. Cette démarche l'a conduit à concevoir un poteau incorporant des moyens de maintien de constituants des parois tels que les lames de bois, permettant l'introduction des lames après que la toiture ait été montée ; ces moyens consistent essentiellement en un dégagement dont est pourvue une rainure à la partie supérieure du poteau. I1 y a lieu de distinguer deux cas de situation du poteau dans la construction : soit dans un angle, soit dans une face de la construction ; dans ce dernier cas le poteau sert alors d'intermédiaire entre deux éléments de parois situés sur la meme face. Ainsi les rainures d'un poteau d'angle seront pratiquées, si par exemple le poteau a une forme générale de paral lélépipède, dans deux faces adjacentes du poteau, et elles seront pratiquées dans deux faces opposées pour un poteau intermédiaire. Le dégagement de la rainure à la partie destinée à entre la partie supérieure du poteau est réalisé de préférence par une échancrura de la matière qui constitue un rebord, ou lèvre, de la rainure dans cette partie supérieure, et de préférence il s'agit du bord intérieur c'est-à-dire adjacent à une face du poteau regardant l'intérieur de l'habitation ; la longueur du dégagement est telle qu'elle permet, compte tenu de la situation de la toiture par rapport au poteau, l'introduction ou le retrait de lames ou profils dans les rainures de deux poteaux voisins. L'invention vise encore le procédé de construction d'habitation, utiiisant des poteaux à rainures munies d'un dégagement à leur partie supérieure et caractérisé en ce qu'après la pose de la toiture il est possible d'introduire des lames dans les rainures, entre les poteaux,ou de les en retirer. Engonce des figures : L'invention sera mieux comprise à la description de formes particulières de réalisation de poteaux selon l'invention, en relation avec les figures des planches annexées dans lesquelles : La Fig. 1 est une vue cavalière de la partie su périeure d'un poteau, dit intermédiaire, selon l'invention ; La Fig. 2 est une élévation du même ; La Fig. 3 est un plan du même t La Fig. 4 est une vue cavalière de l'extérieur, de la partie supérieure d'un poteau d'angle selon l'invention ; La Fig. 5 est une vue cavalière de l'intérieur, du même ; La Fig. 6 est un plan du même ; La Fig. 7 est une élévation selon une face extérieure, du m8me ;; /tre La Fig. 8 est une élévation selon l'au- face intérieu- re, du même Description de formes particulières de réalisation : Sur la Fig. 1 un poteau intermédiaire comporte une entaille 1 à sa partie supérieure seule visible sur la figure ; dans l'entaille 1, qui donne au poteau une forme générale de fourche, repose une poutre 2 ; cette poutre 2 supporte un arba létrier 3 ; le poteau supporta aussi, grSce à un double épaulement 4, une panne sablière 5. La poutre 2, l'arbalétrier 3 et la panne sablière 5 constituent des éléments principaux de la charpente de toiture d'un chalet. Le poteau intermédiaire est pourvu, sur chacune de deux faces opposées, d'une rainure. La rainure 6 dé la face du poteau tourna vers le lecteur est nettement visible sur la Fig.l. Cette rainure est constituée par deux rebords 7 et 8, ou lèvres, I'extrémité supérieure du rebord 8 étant moins haute que celle du rebord 7, dégageant ainsi un espace libre ou dégagement 9. Sur la Fig. 2 un poteau analogue à celui de la Fig. 1 supporte les mêmes éléments prihcipaux de la charpente de toiture, à savoir la poutre 2, l'arbalétrier 3 et la panne sablière 5 ; en outre, comme cela est visible sur la Fig. 2, ces éléments de charpente supportent, par l'intermédiaire de la panne sablière 5 et d'autres pannes telles que 10, des panneaux 11 sur lesquels sont disposés les ardoises, tuiles, etc... de la toiture. Des lames ou profils tels que 12 ont leursextrémités prises dans des rainures telles que 6 formées par les rebords 7 et 8. L'extrémité du rebord 8, moins élevée que celle du rebord 7, laisse libre'un espace de dégagement pour permettre l'introduction ou le retrait des lames entre le rebord 8 et le panneau 11. Ce dégagement a bien entendu des dimensions qui sont en rapport avec la largeur des lames qui doivent prendre place dans la rainure. On remarque à ce propos que la position de l'extrémité supérieure du rebord 8 est déterminée par la largeur des lames pour lesquelles, comme c'est notamment le cas pour la lame la plus élevée 13, le rebord 8 sert d'appui in intérieur. Sur la rig. 3 apparat la rainure 14, non visible sur les figures précédentës ; ltextrémité de lames telles que 13 et 15 sont engagées respectivement dans les rainures 6 et 14 ; le couple dépaulements 4 de la Fig. 1 et l'entaille 1 de cette figure apparaissent en plan. Sur la Fig. 4 un épaulement 16 d'un poteau d'angle 20 remplit pour une poutre 17 le m8me rtle que ltentaille 1 du poteau de la Fig. 1 pour la poutre 2, tandis que ltépaulement 16 remplit ce r61e pour une panne sablière 19. L'extrémité supérieure re d'un poteau 20 est représentée sur la Fig. 4, telle que peut la voir un observateur situé hors de la construction dont fait partie ce poteau. Sur la Fig. 5 la m & e extrémité du poteau 20 est représentée comme peut la voir un observateur situé à l'intérieur de la construction. Sur cette figure deux rainures 21 et 22 sont destinées à recevoir les extrémités des lames constituant.les murs. Ces lames peuvent & re introduites dans les rainure grâce aux dégagements 23 et 24 surmontant la lèvre 25 commune aux deux rainures 21 et 22. On rappelle que ces dégagements sont des espaces compris entre les panneaux de toiture et les rebords, ou lèvres des rainures. La forme du poteau parallélépipédique dont l'extré- mité est visible sur la Fig. 5 se décompose de la façon suivante s - un premier parallélépipède 30 occupant une position centrale, - un deuxième parallélépipède 31 accolé au premier et plus large que lui mais moins haut, - un troisième parallélépipède 25 ayant des faces parallèles aux faces du premier, interférant avec lui et moins haut que le second parallélépipède, - un quatrième parallélépipède 32 ayant une face accolée à la fois à une face du premier et à une face du second, sa hauteur étant inférieure à celle du troisième ; ce qui définit la rainure 21 limitée par une face des premier, deuxième et troisième parallélépipèdes, et la rainure 22 limitée par les faces des premier, troisième et quatrième parallélépipède; chacune des deux rainures étant bordée par le troisième parallélépipède dont la distance de l'extrémité supérieure à la toiture constitue le dégagement permettant l'introduction de lames ou profils pour constituer des parois. Sur la Fig. 6; des extrémités de lames 26 et 27 sont engagées respectivement dans les rainures 21 et 22. Les FigsO 7 et 8 qui sont deux élévations de l'extrémité supérieure d'un poteau angle, vue en plan sur la figure précédente, et correspondant aux faces du poteau de cette figure avec lesquelles elles sont en regard, permettent de mieux comprendre le relief de l'extrémité supérieure d'un poteau d'angle, sans que toutefois il puisse entre déduit de ces figures la volon té du demandeur de restreindre l'invention à ce cas particulier de conformation. I1 s'agit là en effet de formes particulières et préférées de réalisation de poteaux selon l'invention, mais celleci s'étend à toutes formes de poteaux pourvus d'au moins une rainure, dont l'extrémité supérieure d'un bord, de préférence intérieur, est distante de la superstructure de la charpente d'une hauteur suffisante pour permettre l'introduction d'une lame dans deux rainures en regard l'une de l'autre ; ce qui permet d'introduire les lames après que la toiture ait été posée un autre avantage de cette disposition est de permettre un jeu naturel des lames les unes sur les autres lors des changements saisonniers du degré hygrométrique de l'air ambiant, ce qui évite aux lames des contraintes préjudiciables à leur maintien en bon état. REVN ICATI ONS 1.- Poteau entrant dans la construction d'habitations tellesque chalets, pour maintenir gr ce à une rainure des parois constituées par des lames ou profils de bois ou autre matériau et soutenir une toiture, caractérisé - par un dégagement de la rainure pratiquée à l'extrémité du poteau destinée à être l'extrémité supérieure, ce qui permet l'introduction des lames ou profils après la pose de la toiture. 2. Poteau selon la revendication 1, caractérisé : - en ce que le dit dégagement résulte d'une échancrure d'une partie supérieure d'un bord intérieur de la rainure. 3.- Poteau selon la revendication 2 ayant une forme générale parallélépipédique, caractérisé - en ce que les dites rainures pourvues d'un dégagement sont situées sur deux faces opposées du poteau, ce qui caractérise un poteau dit intermédiaire. 4.- Poteau selon la revendication 2 ayant une forme générale parallélépipédique, caractérisé : - en ce que les dites rainures pourvues d'un dégagement sont situées sur deux faces adjacentes du poteau, ce qui constitue un poteau dit d'angle. 5.- Poteau entrant dans la construction d'habitations telles que chalets, pour maintenir grâce à une rainure des parois constituées par des lames ou profils de bois ou autre matériau et soutenir une toiture, caractérisé s - en ce que sa forme se compose - d'un premier parallélépipède occupant une position centrale, - d'un deuxième parallélépipède accolé au premier et plus large que lui mais moins haut, - d'un troisième parallélépip$de ayant des faces parallèles aux faces du premier, interférant avec lui et moins haut que le second parallélépipède, - d'un quatrième parallélépipède ayant une face accolée à la fois à une face du premier et à une face du second, sa hauteur étant inférieure à celle du troisième ;; ce qui définit une première rainure limitée par une face des premier, deuxième et troisième parallélépipèdes, et une deuxième rainure limitée par les faces des premier, troisième et quatrième parallélépipèdes, chacune des deux rainures étant bordée par le troisième parallélépipède dont la distance de l'extrémité supérieure à la toiture constitue le dégagement permettant l'introduction de lames ou profils pour constituer des parois. 6.- Chalet comprenant un certain nombre de poteaux pour soutenir une charpente de toiture comprenant elle-même des triangles de contreventement, des fermes et des panneaux sur lesquels sont disposées les tuiles, ardoises etc..., les dits poteaux étant rainurés pour maintenir des lames, ou profils de bois, ou autre matériau, caractérisé : - par un espace de dégagement ménagé entre un bord intérieur d'une rainure et la charpente de toiture et notamment les panneaux, pour permettre l'introduction des lames ou profils dans les rainures après que la charpente de toiture ait été posée sur les poteaux.