La présente invention concerne un dispositif de sécurité et d'alarme évitant la rupture du mât d'un voilier. Plus particulièrement, ce dispositif permet de réduire la force d'écrasement sur le mât d'un voilier due à la tension des haubans et des drisses et de commander un dispositif de sécurité permettant de limiter les efforts sur le mât. A cet effet, l'invention concerne un dispositif de sécurité et d'alarme évitant la rupture du mât d'un voilier, caractérisé en ce qu'il comprend un ensemble d'organes de blocage des drisses en tête de mât et de capteurs de pression disposés sur les haubans. Ainsi, la traction dans les drisses entre la tête de mât et le point de fixation des diverses drisses à la base du mât, qui entraîne un effort de compression important à l'intérieur du Sa^t, favorise son flambement. Gracie à un blocage automatique des drisses en tête de must, cet effort est réduit et permet au mât 'd'encaisser" des surpressions dues à des rafales de vent, supérieures à celles que supporterait un mât classique de section égale. Selon une autre caractéristique, chaque capteur de pression, situé sur chacun des haubans, mesure la tension dans le hauban et délivre un signal. Quand la valeur de la tension mesurée dépasse la valeur de consigne, le signal est utilisé en alarme ou en dispositif de sécurité. Ainsi, il est possible au barreur de contrôler la tension dans le hauban et d'éviter qu'elle ne dépasse une valeur prédéterminée, valeur pouvant entraîner la rupture de ce hauban. Selon une autre caractéristique, chaque capteur de pression, situé sur chacun des haubans, mesure la tension dans le hauban et commande le déverrouillage d'une drisse de voile, ou de l'écoute si la valeur de la tension mesurée dépasse la valeur de consigne. Ainsi, la rupture d'un hauban et, par voie de conséquence, celle du mât se trouve totalement éliminee en effet, si les efforts amenés par l'une des voiles dépassent la valeur supportable par les haubans, celle-ci est déverrouillée et se met donc à claquer au vent,5 dans le cas où le niveau électrique du capteur correspond au "seuil DANGER", c'est-a- dire que le barreur et les équipiers ne sont pas intervenus ou qu'ils n'en ont pas eu le temps matériel, ce qui ramène l'ensemble des efforts à une valeur négligeable. La présente invention sera décrite plus en détail à laide des modes de réalisation représentés schématiquement sur les dessins, dans lesquels - La figure 1 est une vue en élévation de la mâture classique d'un voilier; - La figure 2 représente une coupe de tête de mat dans le cas d'une mâture classique; - La figure 3 représente la même mâture qu'à la figure 1, dans le cas d'un blocage automatique des drisses en tête de mât; - La figure 4 représente une coupe de tête de mât, avec blocage automatique des drisses; - La figure 5 représente une vue perspective d'un voilier équipé selon l'invention; - La figure 6 représente le capteur disposé sur les haubans. Les figures 1 et 2 représentent la mâture, équipant habituellement un voilier, sur laquelle un dispositif classique,avec retour et blocage des drisses à la base du mat, est prévu. Selon ces figures, le mat 1 supporte la drisse grand-voile 3, la drisse foc 4 et la drisse de trinquette 5 par liintermédiaire des poulies 3', 4', 5' situées en tête de mât. Le verrouillage de ces différentes drisses est assuré, à la base du mât, en 2. La force d'écrasement Fe sur le måt est due à la composante des diverses forces exercées sur la mature par la traction des haubans et surtout des diverses drisses qui sont renvoyées à la base du mat par l'intermédiaire des poulies. Ces forces d'écrasement varient en permanence, principalement celles dues aux drisses dont la traction varie en fonction de la pression du vent sur la voilure. Ces forces peuvent atteindre des valeurs très importantes en fonction du plan de voilure. butais, ce qui est plus grave encore, c'est la variation de telles forces qui, à la suite d'une rafale de vent ü :une faute due au barreur, peut atteindre des valeurs supé rires à la résistance du mât. Dans ce cas, et du fait que la traction exercée sur le mat n'est pas uniforme dans tous les plans, ce sont les haubans qui en premier la ressentent. Or, un mât est calculé pour une force d'écrasement donnée. Si un dispositif quelconque (par exemple dispositif coinceur à verrouillage et déverrouillage automatiques, emmagasineur de drisses en tête de mât, télécommandés, etc...) permet d'éviter cette compression importante du mât, ce dernier sera susceptible d'encaisser les surpressions dues à une rafale ou à une erreur du barreur, lorsque les voiles seront établies et le dispositif en action. Un tel dispositif est représenté aux figures 3 et 4. Selon ces figures, la drisse de grand-voile 3, la drisse de foc 4 et la drisse de trinquette 5 sont équipées de blocages automatiques de drisses a, b, c, situés en tête du mât 1. En conséquence, les composantes verticales de traction dans les drisses qui, initialement, comprimaient le mât entre la tête et le pied, n'existent plus dans ce dispositif et la force Fe de la figure I est réduite à la force fe représentée à la figure 3, ou force d'écrasement des haubans. Dans un tel cas, ce seront les haubans placés au vent qui devront supporter une force de traction supérieure afin d'éviter au mât d'être plié. Dans ce cas, et comme indiqué aux figures 5 et 6, ce seront les capteurs 8 de pression incorporés sur les haubans 6, ou entre les haubans 6 et les cadènes 7, qui entreront en service. Le rôle de ces capteurs est de donner l'information au barreur et, en plus, en général, aux équipiers et skipper, information visuelle ou sonore. En effet, un capteur, par exemple du type "piezo résistant", voit sa tension augmenter avec la force; à un seuil dit "anormal", le signal amplifié alerte l'-équipage qui intervient, barreur ou équipier qui réduit la surface de la voilure. D'autre part, dans le cas d'une rafale de vent, surtout si le voilier est voilé au maximum, ce qui est fréquent en croisière, et si le vent est fort, la traction sur les haubans risque d'augmenter tres rapidement jusqu'au point de rupture.Or, si ce seuil est atteint, et qu?un hauban casser c'est immanquablement le mât qui, supportant un effet de flambage du au déséquilibre, se rompt. Dans un tel cas, une intervention manuelle de l'équipage serait trop longue et c'est un système automatique qui doit intervenir. Afin d'éviter un tel accident, le capteur, étalonné en fonction de la charge critique à ne pas dépasser sur un hauban, déclenchera un signal d'alarme (klaxon par exemple), et interviendra inmédiatement sur le dispositif de déverrouillage automatique de la drisse ou encore sur la commande d'écoute, soit de grand-voile, soit de tourmentin, de génois, yankee, etc.. afin de laisser la voile claquer au vent, au risque de la déchirer, ce qui est préférable à la rupture d'un mât. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation ci-dessus décrits et représentés, à partir desquels on pourra prévoir d'autres modes et d'autres formes de réalisation, sans pour cela sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 10) Dispositif de sécurité et d'alarme évitant la rupture du mât d'un voilier, caractérisé en ce qu'il comprend un ensemble d'organes de blocage des drisses ou d'emmagasineurs télécommandés en tête de mât et de capteurs de pression disposés sur les haubans. 20) Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que ensemble des organes de blocage des drisses en tête de mât est constitué par des dispositifs coinceurs à verrouillage et déverrouillage autoratiques. 30) Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque capteur de pression, situé sur chacun des haubans, mesure la tension dans le hauban et uelivre un signal électrique dont la valeur de la tension mesurée ne doit pas dépasser la valeur de consigne du dispositif électronique d'intervention. 40) Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque capteur de pression, situé sur chacun des haubans, mesure la tension dans le hauban et commande le déverrouillage d'une voile si la valeur de la tension mesurée dépasse la valeur de consigne. 50) Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 ou 3, caractérisé en ce que le signal électrique délivré par le capteur agit sur un dispositif d'alarme sonore et visuelle. 60) Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 ou 4, caractérisé en ce que la commande de déverrouillage s'effectue sur la grand-voile.