L'invention concerne un système de freinage auxiliaire pour véhicules à moteur. Le nombre sans cesse croissant des accidents de la route dûs à des véhicules à moteur provient principalement de l'insuffi- sance des systèmes de freinage usuels installés sur ces véhicules. On sait qutentre l'instant où on agit sur les freins et l'instant où le véhicule s'arrête, il s'écoule un certain laps de temps. La distance parcourue par un véhicule, entre la manoeuvre des freins et l'arret, augmente progressivement, avec la vitesse des véhicules. Approximativement, on admet qu'unie voiture qui se déplace à une vitesse de 50 km/h, parcourt encore 50 m environ avant de starreter, lorsquton freine énergiquement. Une voiture qui roule à 90 km/h parcourt environ 90 mètres avant de s'arrêter et à condition que ses organes de freinage soient en bon état. Puisque leshéhicules ont le droit de circuler à des vitesses de 80 ou 90 km/h et davantage, il est clair qu'un conducteur de voiture ne peut pas starreter complètement avant de heurter un piéton qui traverse la route devant lui. Cela ntest pas une question de négligence ou d'inattention du conducteur, mais seulement d'insuffisance des systèmes de freinage existants. La présente invention vise un frein auxiliaire, capable de s'ajouter à la capacité de freinage des freins existants. On a déjà proposé différentes solutions à ce problème, mais aucune ne s'est avérée satisfaisante et n'a pu être mise en pratique. Il y a quelques années, on a suggéré, par exemple suivant le brevet israélien nO 23 249, d'équiper les voitures automobiles de moyens cé freinage auxiliaire, comprenant deux roues excentrées, montées aux extrémités de deux bras capables de pivoter à leur autre extrémité, fixée sous le châssis près des roues motrices du véhicule. Ces bras peuvent être abaissés vers le sol'loris du freinage, de sorte que les roues excentrées tournent et soulèvent le châssis et les roues motrices qui deviennent ainsi inopérantes. On voit que cette disposition substitue simplement une paire de roues de freinage à une autre paire de roues, et n'ajoute rien à la capacité du système de freinage. Les roues motrices, qui deviennent inopérantes, ne contribuent plus au freinage, qui est effectué uniquement par les dites roues auxiliaires. La présente invention a pour objet un système dans lequel la capacité de freinage des roues motrices est maintenue et dans lequel des moyens auxiliaires de freinage s'ajoutent à la ca pacité normale de freinage du véhicule,de façon à arrenter le véhicule presque instantanément. Le système suivant l'invention comprend un corps susceptible d'être mis en rotation qui est normalement suspendu ou tenu sur le véhicule, au-dessus du sol, et qui peut être amené en contact positif avec le sol, de façon à effectuer un certain nombre de tours, à la suite desquels il est bloqué, ce qui accroît le frottement entre le sol et le véhicule mobile et contribue ainsi au freinage. L'invention sera mieux comprise à la lumière de la description de ses fornes de réalisation, non limitatives, représen- tées sur les dessins annexés. Figure 1 représente schématiquement un véhicule à moteur, équipé d'un système auxiliaire de freinage. Figure 2 est une vue partielle du véhicule, le système auxiliaire étant représenté dans la position de déplacement" du véhicule, ctest-à-dire à l'état inactif. Figure 3 est une vue semblable, le système étant repré-sent en position de travail. Figure 4 est une vue de la partie arrière du véhicule, avec coupe du système auxiliaire. Figure 4a est une coupe suivant la ligne IV-IV de la figure 4. Figures 5 et 6 sont respectivement des vues partielles, latérale et arrière, de certains détails du dispositif. La figure 1 représente un véhicule à moteur, globalement désigné par le repère 1, qui est équipé dtun système de freinage auxiliaire, représenté schématiquement à ltextrémlté arrière de la voiture et globalement désigné par le repère 2. On voit, sur les figures 2 et 3, que le système de freinage auxiliaire 2 comprend un rouleau 3, qui est suspendu sous le châssis du véhicule par deux paires de bras, une paire à chaque ex trématé du rouleau 3. Cette suspension est décrite ci-aprs en détail. Au châssis, sont fixés deux supports ou attaches 4 et 5, sur lesquels sont articulés deux bras, 6 et 7 respectivement. Les deux bras 6 et 7 présentent, à leur extrnm té opposée à ladite articulation, des alésages 6' et 7' dans lesquels est bloqué un essieu 8. Ce dernier est immobilisé en rotation par des vis 9. Le rouleau 3 peut tourner sur l'essieu 8. Les bras 6 sont constitués par des vérins 6a; hydrauli ques ou pneumatiques, dans lesquels coulisse, de façon usuelle, un piston dont la tige 6b sort à ltextérieur du cylindre. Le bras 7 est constitué par une simple tige ou bielle, qui peut osciller autour d'un pivot prévu dans le support 5, et autour de l'extrémité de l'essieu 8. Un flasque creux 10 est fixé au rouleau 3, à chacune des extrémités de ce dernier, comme représenté sur la figure 4. Dans le flasque 10 est disposé un ressort plat 11, en acier, qui sten- roule sans serrage autour de l'axe 8. Le ressort 11 est attaché, à une extrémité, à essieu 8 (voir figure 4), au point x. A son autre extrémité, il est fixé, en y, à l'intérieur du flasque 10. Lorsque le rouleau 3 est en position inactive, comme représenté sur la figure 2, le ressort Il est détendu et forme librement une spirale autour de ltextrémité de l'essieu 8. A la place de ce dispositif, un disque plein 15 peut être fixé chaque face circulaire d'extrémité du rouleau 3. Le disque 15 comporte une gorge périphdrique 16 dans laquelle est reçu un câble 17. Une extrémité du câble 17 est fixée au disque 15, au point Y sur la figure 5, tandis que son autre extrémité est reliée à un ressort qui est lui-même attaché en 19, par une goupille 20, au châssis de la voiture. Les vérins 6a sont reliés par des conduits, non représentés, à un maitre-cylindre, également non représenté, à partir duquel ils reçoivent un fluide sous pression. Il en résulte un déplacement vers ltextérieur et une extension des tiges 6b, et par suite un abaissement du rouleau, de la position de la figure 2 à celle de la figure 3. Lorsque le rouleau 3 touche le sol, il commence à tourner, ce qui provoque un serrage de la bande d'acier 11 sur 1' essieu 8, dans le dispositif représenté sur la figure 4. Après quelques tours, ce serrage de la bande empêche toute nouvelle rotation du rouleau 3, qui trame alors sur le sol sans rouler. Il en résulte un freinage effectif du véhicule, qui s1 ajoute à l'action nortale de freinage des roues de la voiture. Le rouleau est de préférence revêtu d'une couche rugueuse 3a, pour augmenter le frottement sur le sol, et servir de moyen anti-dérapant. Avec le dispositif des figures 5 et 6, on obtient un effet de freinage analogue. Le câble 17 s'enroule sur le disque 15, et étire le ressort 18 jusqu'à ce que ce dernier ne puisse plus s'allonger. A ce moment, la rotation du rouleau 3 se trouve empe- chde et le rouleau agit comme un frein, de façon analogue au dispo sitif précédent. Les vérins 6a peuvent être actionnés par ltenfoncement d'une pédale, qui commande l'envoi de fluide, à partir du maitrecylindre, dans les cylindres 6a. Cette pédale peut être la pédale normale de freinage qui rencontre, à un certain point de sa course, un élément de commande du fluide fourni par le maitre-cylindre. Il est entendu que le maitre-cylindre peut être actionné de différentes façons, par exemple par un système du type utilisé dans les freins à servo-moteur, ou électriquement, le courant pouvant dtre fourni par les batteries du véhicule. Un autre avantage important de la présente invention réside en ce qu'elle évite un risque très dangereux, à savoir le dérapage du véhicule lorsqu'on freine brusquement. On sait que les roues avant sont soumises à des forces de freinage plus grandes, ce qui provoque une chasse" de la partie arrière du véhicule, et son dérapage. Cela est empêché par le nouveau système, qui ajoute de la capacité de freinage à l'arrière de la voiture. Il est entendu que des modifications de détail peuvent être apportées dans la forme et la construction du dispositif suivant l'invention, sans sortir du cadre de la présente invention. Par exemple, au lieu d'être suspendus à l'arrière du véhicule, et bien que cette disposition soit avantageuse en fonction des consi dérations du paragraphe précédent, les moyens supplémentaires de freinage peuvent être prévus à l'avant de la voiture, si la conception et la construction de celle-ci le justifient. La construction décrite ci-dessus assure un blocage total du corps tournant de freinage. Toutefois,dans certains cas, il peut être souhaitable de bloquer ce corps à un degré élevé, mais non totalement, c'est-à-dire qu'on lui permet de tourner lentement. Il exerce ainsi un effet de freinage et provoque le ralentissement de la voiture, roulant à grande vitesse, jusqu'à ce qu'elle soit complètement arrêtée par son système normal de freinage. Dans ce cas, on peut utiliser la construction représentée sur la figure 6, mais le rouleau 3 doit être libre par rapport au disque 15, et une garniture de friction est donc montée sur l'axe 8, en 20. Lorsque le rouleau 3 touche le sol, le dispositif fonctionne comme décrit à propos de la figure 6, mais le rouleau continue à tourner lentement et avec résistance sur l'arbre 8. REVENDICATIONS 1. Système de freinage auxiliaire, pour véhicules à moteur, carac térisé en ce qu'il comprend un corps tournant, qui est normale ment suspendu ou tenu sur le véhicule, au-dessus du sol, et qui peut être amené en contact positif avec le sol, ledit corps ef fectuant alors un certain nombre de rotations jusqu'à ce qu'il soit bloqué, de façon à augmenter le frottement entre le sol et le véhicule en déplacement et à contribuer ainsi à l'effet de freinage. 2. Système de freinage auxiliaire suivant la revendication 1, ca ractérisé en ce que le corps tournant est un rouleau. 3. Système de freinage auxiliaire suivant la revendication 2, ca ractérisé en ce que le rouleau comporte unievêtement anti-déra pant. 4. Système de freinage auxiliaire suivant une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les moyens de blocage de la rotation du rouleau comprennent une bande d'acier, enroulée sans serrage sur l'essieu du rouleau, et attachée à cet essieu et à une pièce fixée au rouleau. 5. Système de freinage auxiliaire, suivant la revendication 4, ca ractérisé en ce que la bande d'acier est placée dans un flasque creux monté coaxialement au rouleau. 6. Système de freinage auxiliaire, suivant la revendication 1, ca ractérisé en ce que les moyens de blocage de la rotation du rou leau conprennent un disque, fixé coaxialement au rouleau et pré sentant une gorge périphérique, un câble étant reçu dans ladite gorge, ledit câble étant fixé à un ressort qui est lui-meme atta ché au châssis. 7. Système de freinage auxiliaire suivant une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le rouleau est suspendu au châssis, par l'intermédiaire de deux bras, articulés à une extrémité sur le châssis et présentant à leur autre extrémité des alésages pour la réception des extrémités de l'essieu sur lequel tourne le rou le au, un des bras étant constitué par un vérin hydraulique ou pneu- matique dans lequel coulisse un piston dont la tige dépasse ex térieurement et porte ledit alésage, des moyens connus étant pré vus pour commander l'admission de fluide sous pression dans le vérin.