La'présente invention concerne une structure ou natte bidimensionnelle ou en forme de feuille plane, destinée par exemple à la protec- tion des eonstructions, à la couverture des toitures à l'ëmballage et à l'isolation. Aux fins de protection et dtisolation, on connait des recouvrements, des bandes en rouleaux, des housses dans lesquelles on fait appel au carton brut, à la toile de :jute, au feutre de fibres de verre, ou au tissu de verre, et aussi à diverses combinaisons des matériaux précités, à titre d'armature ou de support. Ces matériaux d'armature antérieurement connus qui peuvent @ soit des tissus, soit des feutres, présentent un certain nombre d'incpn- vénients importants. Leur vie utile est courte et leur fabrication est compliquée.Par exemple les armatures non tissées connues jusqu'à présent offrent une cohésion insuffisante, par comparaison avec la résistance mécanique individuelle des fils qui les constituent, et avec la qualité de leur revêtement. En depit dufait que les fils présentent individuelle ment une résistance mécanique considérable, les mêmes produits, portant une charge de protectionou-d1isolation n'offrent pas une résistance suffisante.. -On obtient les résistances mécaniques notablement plus élevées avec les armatures tissées. Toutefois le gain de résistance n'est utilisable que dans la direction de la chaine et la direction de la trame. Dans toutes les autres directions la résistance ne représente qu'une fraction de la résistance maximale. -Si l'on applique une force selon une direction diagonale par rapport aux directions de la trame et de la chaste, le tissu se déforme, ce qui entraine une coupure et une destruction de la couche de revêtement. I1 peut aussi se faire que le revêtement se sépare de l'armature. Dans tous les cas, les fonctions de protection et d'isolation sont gravement affectées, notamment à terme. Plus particulièrement dans le cas des matériaux pour la- couver- ture des toitures, on constate très rapidement des destructions au niveau des joints. Afin de pallier ces inconvénients de nombreuses solutions ont été essayées. Des combinaisons d'armatures tissées avec des armatures non tissées procurent certes des résultats améliorés. Toutefois leur fabrication devient trop compliquée, sans que cette solution puisse supprimer totalement les inconvénients précités. @ -, L'invention vise à créer des structures bidimensionnelles, autre ment dit en forme de feuille, qui soient exemptes des inconvénients pré cités, qui conviennent particulièrement bien pour la couverture des toitu- res et qui puissent être fabriquées dans des conditions économiques, Selon l'invention, le problème est résolu en utilisant comme armature pour les compositions de protection et d'isolation, un feutre qui est réalisé à partir de filaments continus en résine thermoplastique et qui est rendu étanche superficiellement par l'application d'un traite- ment thermique Dans le cas de cette armature, il est rationnel de partir dun feutre rendu étanche par traitement thermique superficiel, la matière étant fondue selon un dessin punctiforme, linéaire ou superficiel, sur l'une des faces du feutre ou sur les deux.On a constaté-avce surprise qu'un matériau de -couverture selon l'invention, dans lequel on utilise une couche de bitume, présentait d'excellentes caractéristiques fonctionnelles, l'étanchéité des joints bord à bord etant assurée dans tous les cas, même dans les conditions les plus dures.Un tel matériau de couvertu- re est supérieur à tous les matériaux antérieurement connus pour la couver turc des toitures l'invention sera décrite ci-après de façon plus détaillée ex se référant aux dessins ci-annexés, lesquels sont fournis-à titre purement illustratif et non limitatif et dans lesquels la figure 1 est une vue en coupe transversale d'un feutre constitué par des filaments continus à orientation aléatoire, la figure 2 montre à grande échelle des filaments-constitutifs du feutre, solidarisés par soudage à chaud à leur point de croisement, avec une composition de protection qui est rapportée. la figure 3 correspond à la figure 1, la composition de protec- tion et d'isolation imprégnant le feutre dans la masse. r La figure 4 représente un feutre qui porte sur ses deux faces un revêtement en une cpmposition- de protection et-dtisolation. La figure 5 représente un feutre ayant subi une cofusion superficielle des filaments sur les deux faces duquel est appliquée une composition de protection ou d'isolation. la- figure- 6 représente un feutre dont l'une des faces a subi l'opération de cofusion des filaments, alors que son autre face est revê- tue avec une composition de protection ou d'isolation. La figure 7 représente un feuere qui a suti l'ogération de cofusion des filasents sur sss deux faces, qui est imprégné avec une composition de 'protection et dans lequel sont encore englobés des fils métalliques. La figure 8 représente un feutre qui est enveloppé entre deux feuilles métalliqes, qui est imprégné avec une composition d'isolation et dont les deux faces portent des revêtrments diférents. La figure 9 représsete un feutre plat, dont les deux faces ont subit une opération de ccion des filaments et portent toutes les deux un revêtement. Selon la figure 1 le feutre plat selon l'invention est constitué à partir d'un filament continu à orientation aléatoire 1. Ainsi que le montre la figure 3, la feuille peut être imprégnée avec une composition de protection ou d'isolation 3, 4 qui occupe les espaces libres du feutre. Dans le cas montré ;r) r la figure 2, la composition de garnissage 3, 4 sert uniuement à comptituer une couche superficielle qui adhère sur les filaments 2 et 5 du feutre, lesquels sont eux-mêmes soudés par fusion à Leurs points d'intersection. Selon une disposition particulièrement avantageuse qui est mon- trée sur la figure 4, une feuille de feutre 6 qui est imprégnée à coeur porte encore sur ses deux faces les couches supplémentaires de 7 de la composition de protection et dtisolation qui a été utilisée pour l'impré- gnation. La figure 5 montre une variante de la diposition précédente dans laquelle on utilise un feutre 8 qui a subi une fusion superficielle selon un dessin punctiformie ou linéaire. Ainsi que le montre la figure 6, il est également possible d'utiliser un feutre 10 qui n'a subi une cofusion superficielle de ses fibres ou filaments que sur l'une de ses faces externes 9, et dont l'autre face est alors revêtue avec une couche supplémentaire 7. Ainsi que le montre la figure 7, un tel feutre peut être muni, en vue de le renforcer mécaniquement, d'une armature métallique intérieure 12. Dans-le cas de la figure 8, on fait appel à deux couches métalliques 12 sur lesquelles sont encore appliquées des couches supplémentaires de garnissage 7 et 13. Enfin la figure 9 illustre le cas d'un feutre ayant subi l'opé- ration de cofusion superfieielle des filaments sur ses deux faces et ozi porte encore sur ces deux faces une couche suplémentaire de garnirsage 7, 11. L'opération de cofusion peut être opérée au moyen de deux rouleaux de calandrage dont l'un au moins est chauffé. Pendant le défilement du feutre, les filaments individuels peuvent être reliés les uns aux autres en certains points, en quelque sorte soudés, par l'acitn des-calandres chauffées. Il est rationnel que l'application de la masse de protection ou d'isolation ait lieu au trempé, ou par aspersion du feutre, sur l'une de ses faces ou sur ses deux faces. Grâce à l'opération de cofusion superficielle des filaments, le feutre devent moins perméable aux vapeurs et l'on obtient une liaison définie entre les fils individuels9 comme dans les tissus, à la différence prèsS qu'à l'inverse des tissus, cette liaison n'est pas privilégiée dans les directions de la trame et de la chaine, mais à la même importance dans toutes les directions Grâce à cette résistance élevée du feutre qui est uniformément répartie dans toutes les directions, on obtient un produit-qui présente une résistance exceptionnelle à la déchirure et qui peut étre foulé aux pieds sans dommage. Ces propriétés sont particulièrement intéressantes dans le cas où il s'agit d'emballer des objets qui ont des arêtes vives. les armatures de renforcement ont en outre l'avantage de ne pas être sensibles au pourrissement et d'être hygrophobes. La rétention de l'humidité est très faible, de sorte que l'armature ne risque pas de souf frir de gonflements. Pour certains typès d'emballages il est souhaitable d'avoir un garnissage de texture molle du coté de l'intérieur. le côté de l'exté- rieur devra au contraire être revetu de bitume, de caoutchouc etc... comme décrit ci-dessus, de façon à pouvoir résister aux intempéries. A titre d'armature on utilisera dans ce cas un feutre qui aura subi sur sa seule face interne une opération de cofusion des filaments de caractère partiel, de façon à constituer un dessin punctiforme ou linéaire, la face externe partant la composition de protection0 Grâce au dessin lacunaire laissé par l'opération de cofusion des filaments, les filaments du feutre gonflent dans une certaine mesure par rapport au dessin, ce qui procure la structure molle voulue sur la face interne. Pour éviter que le matériau constituant la couche de revêtement externe ne pénètre au travers du feutre jusqu'à la face interne, on plaque tout d'abord sur la face externe une feuille sur laquelle on-applique ensuite la composition de protection ou d'isolation. - REVENDICATIONS 1.- Structure ou natte bidimensionnelle ou en feuille plane, par exemple pour la protection des btiments, ou pour la converture des toits, et pour l'emballage et l'isolation, caractérisée en ce qu'elle comprend comme support ou armature pour les compositions de protection ou d'isolation, un feutre qui est constitué par des filaments cont-inus à orientation aléatoire et qui a ' & it l'objet d'un traitement thermique dant à réaliser la cofusion desdits filaments dans les zones supperficielles 2. - Structure bidimensionnelle ou en feuille, selon la revendication 1, caractérisée en ce que le feutre est imprégné à coeur avec les compositions précitées et constitue un support et us lien pour ces compo- sitions. 3.- Structure bidimensionnelle ou en feuille, selon l'une quelconque des revendications I et 2, caractérisée en ce que les filaments individuels sont solidarisés à leurs points de croisement par 1' opération de cofusion superficielle. 4.- Structure bidimensionnelle ou en feuille, selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que l'opération de cofusion des filaments est opérée selon un dessin lacunaire qui est punctiforme, linéaire ou superficiel. 50- Structure bidimensionnelle ou en feuille selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que le feutre con- tient des filaments de calibres divers. 6.- Structure bidimensionnelle ou en feuille, selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que des fibres non thermoplastiques, par exemple des fibres de verre, sont incorporées au feutre thermoplastique à titre de charge ou d'armature. 70- Structure bidimensionnelle ou en feuille, selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que l'une des deux faces du feutre, ou les deux faces, sont revetus avec une feuille. Structure bidimensionnelle ou en feuille, selon la revendication 7, caractérisée en ce que les compositions de protection ou d'isolation sont appliquées sur les faces externes des feuilles. 9.- Structure bidimensionnelle ou en feuille, selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que le féutre pré- sente un espace interne isolant qui est rempli d'air. Structure bidimensionnelle ou en feuille, selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée en ce que plusieurs feuilles de feutre sont assemblées pour constituer l'armature. llo-- Structure bidimensionnelle ou en feuille, selon la revendiction 10, oaractérisée en ce qu'une matière plastique expansée ou autre matière de remplissage est enfermée entre les feuilles de feutre 12. - Structure bidimensionnelle ou en feuille, selon l'une quelconque des revedications 1 2 -11, caractérisée en ce que le feutre ase muni sur l-e de ses faces ou sur les deux d'une feuille métallique Structure bidimensionnelle ou en feuille, selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisée en ce que le feutre sert de support pour une couche de bitume. 14e Structure bidimensionnelle ou en feuille, selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisée en ce que l'épaisseur de la couche de composition de protection ou d'isolation est supérieure à l'épaisseur du feutre.