Le secteur technique de l'invention est celui des agencements de sécurité pour le personnel occupé dans des installations où l'on rencontre des planchers surélevés pourvus de rambardes susceptibles d'être franchies par des charges en cours de manipulation. Dans des magasins à étages, en particulier, ou encore dans des échafaudages, il est connu, de mettre en stock des charges sur des planchers au moyen d'élévateurs, par exemple. La manipulation des charges sur palettes ou en vrac par lesdits élévateurs se fait par franchissement des bordures des différents planchers étagés. Ces bordures sont donc dépourvues de rambardes en général et au moins au droit des accès, ce qui nuit gravement à la sécurité du personnel situé en étage. Les systèmes de portes ou chalnes de barrage des accès ne donnent pas satisfaction : ils soit inopérants lors de l'ouverture des accès; leur mise en place est problématique à la fin de l'utilisation des accès. La présente invention a notamment pour but de remédier à de tels défauts par maintien permanent de la sécurité. Elle concerne à cet effet un dispositif de barrage accès en bordure de plancher, pourvu de moyens prolongeant la rambarde de celui-ci dans une solution de continuité de ladite rambarde i l'emplacement de l'accès et formant une cage manoeuvrable, ouverte côté rambarde, lorsqu'elle est fermée côté plancher, et fermée côté rambarde lorsqu'elle est ouverte coté plancher. Selon l'invention également, une telle cage rend solidaires des moyens de barrage de ltouverture de rambarde et des moyens d'établissement d'un barrage sur plancher, en retrait de ladite ouverture, lesdits moyens se substituant les uns aux autres aux emplacements correspondants au cours de la manoeuvre, de sorte que l'accès est en permanence barré au personnel situé sur le plancher soit à son emplacement même, soit en retrait dudit emplacement. Les moyens de barrage dtouverture de rambarde et les moyens d'établissement d'un barrage sur plancher sont avantageusement situés en effet à distance mutuelle de peu supérieure à l'encombrement d'une charge à manipuler, interdisant ainsi son accompagnement par -du personnel au passage de l'accès. Dans une forme d'exécution avantageuse du dispositif en cause, il s'agit d'une cage mobile autour d'un axe horizontal, constituée en un seul bloc ou à l'aide de deux flancs relié entre eux par un écran en tubes, grillage, métal déployé ou autre. Les flancs peuvent être réalisés, comme l'écran, à l'aide de matières diverses, tôles, tubes, profilés de métaux légz bois, matières plastiques, et il est indiqué de les constituer sous forme d'un treillis non déformable. Ces matières et éléments peuvent avoir des utilisations combinées sur un même dispositif. Il y a avantage également à constituer la cage de manière équilibrée de façon instable sur le plan statique par rapport à son axe de rotation, et obtenir par là que la sécurité soit automatiquement rétabLie si une manoeuvre volontaire est omise ou qu'elle reste inachevée, quel que soit son sens d'actionnement. L'ensemble est de préférence facile à déposer de ses supports pour laisser accès à des charges particulières d'encombrement supérieur à l'ordinaire, donnant lieu alors à des manoeuvres spéciales au cours desquelles des mesures de sécurité autres et renforcées peuvent exceptionnellement astre prises. Il est prévu de disposer sur le mobile des amortisseurs de fin de course. De même, un élément de manoeuvre peut y être adjoint, afin que le manipulant des charges depuis le sol ou un étage inférieur de l'installation puisse ouvrir l'accès désiré au plancher voulu et y déposer une charge, sans attendre l'intervention du personnel d'étage considéré. Il s'agit avantageusement d'un simple taquet en saillie, susceptible d'être accroché par une charge en cours d'ascension et qui fait ainsi basculer la cage. Un tel système de prix modéré apporte tonc dans de teles utilisations et installations une sécurité absolue. La description qui va suivre, en regard des dessins annexés, à titre d'exemple non limitatif, permettra de bien comprendre comment l'invention peut autre mise en pratique. La figure 1 montre en perspective le dispositif de sécurité, en position d'ouverture d'accès, sur la bordure d'un plancher de stockage. La figure 2 représente, à plus grande échelle, un profil dans la même position. La figure 3 montre de manière analogue un profil dans la position de fermeture de l'accès. La figure 4 montre en perspective le détail d'une articulation de cage sur palier-support. Un plancher 1 de stockage offre une bordure 2 en regard d'un espace od, du sol, ou d'un étage sous-Jacent, un chariot élévateur à fourche transporte, élève ou abaisse, des charges. Par raison de sécurité, cette bordure 2 est surmontée d'une rambarde 3, comportant des poteaux 4 réunis par deux. lisses 5 et 6 et une plinthe 7. A un emplacement d'accès au moins, encadré par deux poteaux 8 et 9 espacés, séparés#par un écart supérieur à la dimension transversale des charges en cause, la sécurité ne peut être assurée pour le personnel de plancher. En vue d'en assurer le rétablissement, sont prévus des segments de garde-corps 10 et 11 analogues à la rambarde précitée, pour leur constitution, et s'étendant entre poteaux 8 et 9 de bordure et des poteaux 12, 13 intérieurs en plancher, de hauteur plus développée mais de même écartement au moins. Chaque poteau 12, 13 est pourvu, en tête, d'un palier tubulaire 14, déterminant un axe horizontal. Chaque palier 14 reçoit un tourillon 15 à tête associé à une goupille 16; ces tourillons correspondent respectivement aux flancs d'une cage 17. Cette cage 17 est ainsi constituée de deux flancs et d'une couverture. Les flancs, triangulés, comportent des bras 18 rayonnant à partir des douilles réceptrices des tourillons 15 pour former les treillis voulus par liaison périphérique avec des membrures 19, 20, 21, le tout en conformation trapézo#dale. On dispose centralement de deux petits bras 22, joignant un support de tourillon aux extrémités. de petite base de trapèze constituée par la membrure 20 et de deux grands bras 23, 24 joignant le support de tourillon aux extrémités des côtés obliques 19, 21 du trapèze. La grande base n'a nul besoin entre matérialisée par une membrure. Les moyens de barrage sont constitués par des Jonctions entre membrures des flancs. On y rencontre, côté plancher, trois lisses 25, 26 et 27 et côté extérieur, deux lisses 28, 29 et une plinthe 30, venant en alignement avec les éléments correspondants de rambarde, dans une position de cage 17 pour laquelle ces lisses et plinthes deviennent co#planaires. Comme on le voit sur les figures 1 et 2, dans la position pour laquelle les membrures 19 viennent toucher le plancher 1 par leur extrémité, l'accès compris entre poteaux 8 et 9 est libre pour passage d'une charge 31 sur palette 32, depuis un élévateur au plancher ou inversement. Par contre, un manipulant ne peut franchir le barrage formé par la cage, ses flancs et les membrures 19, 25, 26, 27, l'accès compris entre les poteaux 8 et 9 de rambarde lui étant ainsi interdit. Pour qu'il puisse manipuler les charges ou éléments de celles-là, la cage est basculée. A ce moment, les membrures 21 viennent toucher le plancher par leur extrémité et l'accès est barré par les lisses 28, 29 et plinthe 30, dans le prolongement des éléments correspondants 5, 6 et 7 de rambardes. L'élément de charge peut être atteint sans obstacle (figure 2) mais sans risque aucun de chute entre poteaux 8 et 9. Bien entendu, les extrémités des membrures de cage venant toucher le plancher peuvent présenter des éléments amortisseurs de chocs, non représentés. Pour des charges exceptionnelles dont l'encombrement serait en dépassement de l'enveloppe balayée par les membrures de cage précitée au cours de son basculement, il est aisé de l'enlever par dégoupillage et extraction des tourillons hors des paliers La remise en place est très aisée par manoeuvres inverses. Il est alors possible d'éliminer temporairement la cage, créant ainsi une situation spéciale où des mesures de sécurité particulières peuvent être prises. Dans tous les autres cas où les encombrements de charges sont normaux, la cage demeurant en place assure automatiquement cette sécurité par sa manoeuvre, provoquée ou automatique. Bien entendu, l'équilibrage de la cage est réalisé de façon à être symétriquement instable autour de l'axe horizontal des tourillons. Il en résulte qu'elle assure automatiquement par chute soit la fermeture au niveau de l'accès, barrant la solution de continuité de la rambarde, soit la fermeture en arrière dudit accès. Pour assurer qu'en l'absence de personnel de plancher une charge puisse y Aetre déposée, on prévoit sur plinthe 30 un taquet 30a dépassant à l'extérieur de la bordure 2, que le manipulant peut accrocher avec la charge au cours de l'ascension de cette dernière (figure 3). Il est donc toujours possible d'ouvrir l'accès au plancher 1, sans perte de temps au sol pour le conducteur de ltengin de manutention. Bien entendu, la construction à treillis de la cage 17 et des rambardes pourrait être remplacée par tout autre genre de constitution en toutes matières appropriées et il va de soi que, sans sortir du cadre de l'invention, d'autres modifications peuvent encore être apportées aux formes d'exécution qui viennent d'être décrites. C'est ainsi que le mouvement de rotation autour d'un axe horizontal pourrait être changé en une rotation d'axe différemment orienté ou même en translation d'un barrage mobile de sécurité. REVENDICATIONS 1.- Dispositif de sécurité pour accès à un plancher pourvu d'un rambarde, interrompue au droit dudit accès, caractérisé par le fait qu'il comporte des moyens de barrage prolongeant ladite rambarde dans cet accès, moyens mobiles en mm temps que des seconds moyens de barrage, s'établissant sur ledit plancher lors du dégagement de l'accès par les premiers et s'effaçant lors de la mise en place desdits premiers moyens de barrage dans ledit accès. 2.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que lesdits premiers et seconds moyens de barrage forment une cage mobile. D.- Dispositif selon la revendication ss caractérisé par le fait que la cage mobile est formée par un assemblage réticulé de membrures. 4.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que la distance séparant rambarde b seconds moyens de barrage en situation active est au moins égale à la dimension correspondante de chacun des objets amenés à franchir l'accès. 5.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé par le fait que la cage est à axe de rotation horizontal. 6.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 à 5, caractérisé par le fait que la cage est portée par des tourillons et des paliers, appartenant à des supports établis en prolongement des éléments de rambarde de part et d'autre de l'accès, des organes de verrouillage éclipsables permettant la dépose volongaire de ladite cage en cas de besoin. 7.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 à 6, caractérisé par le fait que ladite cage est équilibrée par rapport à l'axe de son mouvement et avec répartition des masses devenant par mouvement prépondérante du côté de l'écart hors de la position d'équilibre instable. 8.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait qu'il comporte un moyen de manoeuvre à l'ouverture de l'accès sur plancher sous l'effet de la présentation d'une charge devant y passer. 9.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé par le fait que des amortisseurs de fin de courses sont associés au mobile.