La présente invention concerne un support de mât, en particulier de mât d'antenne de télévision, destiné à être monté sur une arête verticale de cheminée. Un support de mat d'antenne de télévision se présente généralement sous la forme d'une plaque comportant un bord replié pour épouser la forme de l'arete d'une cheminée et présentant deux bras en saillie aux bouts desquels le mât est fixé au moyen de brides. Les bras sont souvent fabriqués en découpant deux languettes dans la plaque et en les rabattant à angle droit et en en pliant les bords pour obtenir la rigidité voulue. La plaque est fixée sur la cheminée par un collier en feuillard métallique emprisonnant la plaque et serré par des moyens de serrage classiques. Les supports de ce type sont relativement lourds, de l'ordre de 2 kg, et ils s'oxydent rapidement si bien qu'on est amené à les remplacer assez souvent. Un objet de la présente invention consiste à prévoir un support de mât qui ne souffre pas des inconvénients mentionnés ci-dessus, c'est à dire qui soit beaucoup plus léger, environ 500 gr, et pratiquement inaltérable. Un autre objet de l'invention consiste à prévoir des supports de mats facilement transportables, du faits qu'ils sont gerbables et qui offrent encore d'autres avantages que l'on comprendra mieux dans la suite. Suivant une caractéristique de l'invention, il est prévu un support de mat constitué par une pièce en matière plastique, comprenant une plaque de base pliée à angle droit, avec une face présentant deux cornes séparées par un intervalle horizontal, les bouts des cornes étant rentrés pour former chacun deux dièdres concaves dont les arêtes sont verticales et alignées. Suivant une autre caractéristique, la section horizontale de chaque corne a la forme d'un M dont les bas des jambes sont prolongés de part et d'autre du M en formant la face correspondante de la plaque, les sommets du M de la section médiane d'une corne portant chacun deux tiges filetées destinée à recevoir un écrou de fixation d'une bride de serrage du mat au fond du dièdre de la corne. Suivant une autre caractéristique, la forme latérale de chaque corne est celle d'un tronc de pyramide. Suivant une autre caractéristique, les bords des faces de la plaque pliée sont rabattus vers l'extérieur pour former des rebords augmentant la rigidité. Suivant une autre caractéristique, la face principale de la plaque porte deux nervures horizontales, l'intervalle entre les nervures étant dans le prolongement de l'intervalle entre les deux cornes. Suivant une autre caractéristique, les nervures sont surmoulées sur des plaquettes métalliques, et des trous sont prévus dans les nervures et les plaquettes pour positionner les clavettes fendues d'un dispositif de serrage de feuillard. Suivant une caractéristique, les largeurs des-intervalles entre les cornes et les nervures nettement moins grandes que les dimensions linéaires des bases des troncs de pyramides des cornes. Suivant une autre caractéristique, l'ensemble du support vient directement de moulage. Les caractéristiques de l'invention mentionnées ci-dessus, ainsi que d'autres, apparaîtront plus clairement à la lecture de la description d'un exemple de réalisation, ladite description étant faite en relation avec les dessins joints, parmi lesquels: la Fig. 1 est une vue schématique en perspective d'un support de mat suivant l'invention, la Fig. 2 est une vue de face du support de la Fig. 1, la Fig. 3 est une vue en coupe horizontale du support, suivant la ligne III-III de la Fig.-2, la Fig. 4 est une vue en coupe verticale du support, suivant la ligne IV-IV de la Fig. 2, et la Fig. 5 est une vue en coupe transversale du support, suivant la ligne V-V de la Fig. 2 Le support de la Fig. 1 comporte une base formée de deux parties planes 1 et 2. La partie plane 1 présente deux cornes 3 et 4. Les parties 1 et 2 sont, quand le support est posé et, dans la suite, on supposera que le support est toujours dans cette position, dans des plans verticaux perpendiculaires entre eux, l'arete 5 du coin rentrant ainsi formé étant destiné à colncider avec une arete de cheminée ou de mur. Chaque corne 3 ou 4 a, comme le montre la Fig. 3, une section horizontale en forme de M dont les jambes 6 et 7 sont légèrement obliques en s'écartant en s'éloignant des sommets. La partie en V du sommet du M est formée par un dièdre à arête verticale 8 dont les faces sont destinées à servir de face d'appui au mât. De part et d'autre du V, les parties saillantes 9 et 10 forment des petites surfaces planes dont la hauteur est de l'ordre de la largeur du sommet du M. En haut et en bas des surfaces 9 et 10, sont insérées des tiges filetées 11 en saillie vers l'extérieur. Entre les côtés 12 et 13 des bases des cornes, il reste un espace libre plan 14 contre lequel s'applique le feuillard 15, Fig. 4, du collier de fixation à la cheminée. Sur la partie 1, en face des côtés 12 et 13, sont prévues deux nervures saillantes horizontales 16 et 17.Comme le montre la coupe de la Fig. 5, dans les nervures 16 et 17, sont insérées des plaquettes métalliques 18. Des paires de trous alignés 19 sont percés vers les extrémités des nervures 16 et 17, ces trous 19 traversant évidemment aussi les plaquettes 18. Les trous 19 sont prévus pour recevoir les goupilles fendues , non montrées que l'on tourne pour serrer le feuillard du collier. Bien entendu, au moins une de ces goupilles est munie d'une roue à cliquet pour assurer le verrouillage du serrage. A noter que les dispositifs de serrage à goupille sont connus et qu'il est inutile de les redécrire ici. Il faut seulement retenir que les flancs du dispositif font partie intégrante du support de mât venant de moulage. De l'autre côté des cornes 3 et 4 les rainures 16 et 17 sont prévues pour servir de guides au feuillard 15. Les faces 20 et 21 qui, avec les faces 6 et 7 forment les troncs de pyramide des cornes 3 et 4 sont également inclinées en s'écartant quand on va du sommet vers la base. Les angles de pente des faces 20 et 21 peuvent, comme le montre la Fig. 4, être de l'ordre de 5 . Les faces 6, faisant face à la partie 1, peuvent avoir une pente de l'ordre de 100 et les faces 7 une pente de l'ordre de 5 . I1 apparaît qu'ainsi les supports sont gerbables, les fonds des cornes étant évidemment vides. Les bords extérieurs de la partie l sont rabattus vers l'extérieur en formant un rebord continu 22 qui concourt à la rigidité de l'ensemble du support de mât. Comme le montrent les différentes coupes des Figs. 2 à 5, l'ensemble du support es-t constitué par une feuille de matière plastique formée, venant directement de moulage. La matière plastique peut être du polyamide 6. L'épaisseur de la feuille peut être de l'ordre de 3 à 4 mm. A titre d'exemples purement indicatifs, les dimensions d'un support suivant l'invention peuvent être les suivantes: largeur de 1, 220 mm; largeur de 2, 20 mm; hauteur des cornes, 200 mm, hauteur de l'arête 5, 300 mm, bases des cornes 105 x 120 mm, largeur du V du M, 40 mm; largeur de 14, 60 mm. Bien entendu, les tiges 11 sont destinées à recevoir les bouts percées de brides de fixation du mat 23 qui sont bloquées par des écrous qui sont vissés sur les tiges 11. REVENDICATIONS 1) Support de mât, en particulier de mât d'antenne de télévision, destiné à être monté sur une arête verticale de cheminée, caractérisé en ce qu'il est constitué par une pièce en matière plastique, comprenant une plaque de base pliée à angle droit, avec une face (1) présentant deux cornes (3 et 4) séparées par un intervalle horizontal (14), les bouts des cornes (3 et 4) étant rentrés pour former chacun deux dièdres concaves dont les arêtes (8) sont verticales et alignées. 2) Support de mât d'antenne de télévision suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la section horizontale de chaque corne (3 ou 4) a la forme d'un M dont les bas des jambes (6 et 7) sont prolongés de part et d'autre du M en formant la face correspondante de la plaque, les sommets du M de la section médiane d'une corne portant chacun deux tiges filetées (11) destinée à recevoir un écrou de fixation d'une bride de serrage du mât au fond du dièdre de la corne. 3) Support de mât d'antenne de télévision suivant l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que la forme latérale de chaque corne (3 ou 4) est celle d'un tronc de pyramide. 4) Support de mât d'antenne de télévision suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les bords des faces de la plaque pliée sont rabattus vers l'extérieur pour former des rebords (22) augmentant la rigidité. 5) Support de mât d'antenne de télévision suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la face principale (1) de la plaque porte deux nervures horizontales (16 et 17), l'intervalle entre les nervures étant dans le prolongement de l'intervalle (14) entre les deux cornes (3 et 4). 6) Support de mât d'antenne de télévision suivant l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les nervures (16 et 17) sont surmoulées sur des plaquettes métalliques (18), et des trous (19) sont prévus dans les nervures (16 et 17) et les plaquettes (18) pour positionner les clavettes fendues d'un dispositif de serrage de feuillard (15). 7) Support de mât d'antenne de télévision suivant l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que les largeurs des interval les entre les cornes (3 et 4) et les nervures (16 et 17), sont nettement moins grandes que les dimensions linéaires des bases des troncs de pyramides des cornes (3 et 4). 8) Support de mât d'antenne de télévision suivant l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que l'ensemble du support vient directement de moulage.