La présente invention concerne un coupleur électromagnétique linéaire du type comportant un inducteur en deux parties ménageant entre elles un entrefer dans lequel se déplace un induit entratné par un moteur rotatif, une première des deux parties de l'inducteur engendrant un flux magnétique, tandis que la seconde partie de inducteur est agencée pour créer dans l'entrefer une répartition périodique du flux magnétique traversant induit. On connaît déjà des moteurs électriques linéaires de divers types, alimentés soit en courant alternatif de fréquence variable ou constante et appartenant à la famille des moteurs aspnchrones, soit en courant continu, généralement par l'intermédiaire d'un dispositif de commutation électronique à détection de position, ce dernier type de moteur linéaire, du type électromagnétique, appartenant à la famille des moteurs à commu- tation.Les moteurs linéaires de l'une ou l'autre famille présentent de nombreux avantages, maire ceux de la première famille ont des rendements relativement faibles, tandis que ceux de la seconde famille sont généralement conçus de telle sorte que les forces magnétiques instables de centrage qui apparaîssent en raison même de leur principe conduisent à des problèmes déquilibrage. En outre, les moteurs linéaires de l'une ou l'autre famille conduisent à des dispositifs d'alimentation électronique de puissance qui doivent contrôler toute la puissance ce mise en jeu et nntamment dans le cas des moteurs linéaires de la seconde famille, présentent les difficultés inhérentes aux commutations électroniques à courant continu (extinction des thyrostors). On connais par ailleurs des coupleurs électromagnétiques rotatifs homopolaires simples ou homopolaires à piles alternés, asynchrone3 ou synchronesss ou asynchrones synchronisables, à enroulement inducteur fixe. Parmi ces coupleurs électromagnétiques rotatifs, les coupleurs asynchrones sont des machines d'induction, qui servent à transmettre un couple disponible sur l'arbre d'un moteur rotatif à l'arbre d'une machine entrat- née tournante quelconque.Les coupleurs asynchrones comportent un inducteur fixe dans 11 espace (l'enroulement d'excitation qu'il supporte étant également fixe et ne comportant pas de contact glissant), dont le rôle est de créer un champ magnéti- que de révolution, uniformément réparti dans un espace cylindrique, espace dans lequel tournent deux rotors, généralement en matériau massif magnétiquement perméable, agencés de telle sorte que leurs surfaces respectives en regard soient ltune le siège, l'autre l'élément créateur de courants de Foucault, qui circulent dans lamasse de l'un ou des deux rotors. Ces cQurants de Foucault créent un couple de réaction qui tend à entraîner le rotor mené dans le même sens que le roter menant. Dans de tels coupleurs asynchrones, le couple transmis dépend de la valeur de l'induction magnétique dans l'entrefer qui sépare les deux rotors, donc du courant d'excitation, et de la vitesse relative des deux rotors (glissement). Les coupleurs rotatifs synchrones ont une structure très similaire à celle des coupleurs rotatifs asynchrones, à cette différence près que les surfaces mutuellement en regard des deux rotors comportent des dents, de préférence équidistantes, en nombre égal, chaque dent constituant un polie magnétique saillant. Dans un tel coupleur, la position relative des rotors correspondant à la réluctance magnétique minimale définit un équilibre magnétique stable, Les coupleurs rotatifs synchrones sont des machines capables de transmettre un couple qui dépend de la valeur de l'induction magnétique (donc de l'excitation) mais qui est indépendant de la vitesse des deux rotors qui est rigoureusement la méme (synchronisme) pour autant que l'appareil soi^t "accroché". Les coupleurs rotatifs asynchrones synchronisables sont une combinaison des deux types précédents de coupleurs rotatifs et sont capables de développer un couple asynchrone (fonction de la vitesse relative des deux retors) et un couple synchrone (indépendant de la vitesse susmentionnée)0 Les coupleurs électromagnétiques rotatifs peuvent avoir un rendement élevé et ne nécessitent que des systèmes de régulation électronique peu complexes et de faible puissance car ils ne servent qu'à contrtler une excitation auxiliaire, la puissance transmise ne transitant pas par les circuits électroniques de centrale. La présente invention a donc essentiellement pour but de fournir un coupleur électromagnétique linéaire, du type synchrone, synchrone ou asynchrone synchronisable, présentant les mimes avantages que les coupleurs électromagnétiques rotatifs et pouvant etre utilisé à la place des mo- teurs linéaires sans présenter les inconvénients susmentionnés de ces derniers0 Plus précisément, la présente invention a pour but de fournir un coupleur électromagnétique linéaire qui permet de transformer le couple disponible sur l'arbre d'un moteur rotatif quelconque (électrique, thermique, hydraulique, etc) en une force rectiligne de direction constante se prdtant bien, par exemple, à la mise et au maintien en mouvement d'un tdhinule se déplaçant sur un ou plusieurs rails ou sur un dispositif de guidage similaire, la transformation du mouvement se faisant avec un rendement élevé, tout en ne né- cessitant que des systèmes de régulation électronique peu complexes et de faible puissance. A cet effet, le coupleur électromagnétique linéaire selon la présente invention, du type défini plus haut, est caractérisé en ce que la seconde partie de l'inducteur est constituée par une série de barreaux parallèles entre eux et régulièrement espacés, en un matériau magnétisable, en ce que la première partie de 1' inducteur a une longueur finie et s'étend parallèlement à la seconde partie, susbtantielle- ment plus longue, de lt inducteur et en ce que l'induit est constitué par un élément en métal bon conducteur de l'électri- titré et an forme\de bande sans fin, dont l'un des deux brins s'étend dans entrefer perpendiculairement aux barreaux parallèles et qui est tendue entre deux tambours rotatifs dont ltun est entraidé en rotation pr le moteur rotatif0 D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront mieux de la description détaillée qui va suivre et qui est donnée en faisant référence aux dessins annexés sur lesquels : La figure 1 est une vue en élévation d'un coupleur électromagnétique linéaire asynchrone selon la présente invention. La figure 2 est une vue en coupe suivant la ligne II-II do la figure lo La figure 3 est une vue en coupe et à échelle agrandie d'une partie d'une bande métallique flexible utilisée dans le coupleur électromagnéitque linéaire représenté sur les figures 1 et 2. La figure 4 est une vue partielle en perspective, montrant un autre type de bande utilisable dans le coupleur électromagnétique représenté sur les figures 1 et 2. La figure 5 est une vue en élévation d'un coupleur électromagnétique linéaire synchrone conforme à la présente invention0 La figure 6 est une vue en coupe suivant la ligne VI-VI de la figure 5; La figure 7 est une vue en élévation, à plus mande échelle, montrant un détail du coupleur électromagnétique représenté sur les figures 5 et 6. La figure 8 est une vue en coupe suivant la ligne VIII-VIII de la figure 7. La'figure 9 est une vue en élévation d'une autre réalisation d'un coupleur électromagnétique linéaire conforme à la présente invention. La figure 10 est une vue de coté du coupleur représenté sur la figure 9. La figure 11 est une vue en élévation d'une autre réalisation d'un coupleur électromagnétique linéaire selon la présente invention. La figure 12 est une vue de coté du coupleur repré ssnté sur la figure 11. La figure 13 est une vue de côté d'une variante de réalisation du coupleur électromagnétique linéaire repré senté sur les figures 11 et 12. On se réfèrera maintenant tout d'abord aux figures 1 et 2, qui montrent une réalisation d'un coupleur linéaire asynchrone (ainsi nommé par analogie aux coupleurs rotatifs asynchrones) permettant d'assurer la translation, par rapport à un élément fixe 1j appelé rail, d'un mobile dont seule la partie inférieure 2 parallèle à la face supérieure du rail 1 est représentée.L'élément fixe ou rail 1 est formé d'une bande de métal 3, magnétisable ou non, sur laquelle sont fixés, par tous moyens appropriés tels que points de soudure par exemple, et régulièrement espacés avec un pas d'espacement P, des barreaux massifs 4, parallèles entre eux, en un métal magnétiquement perméable, de section prédéterminée et de longueur au moins égale à la c o t e a (figure 2), cBest-à-dire de de longueur au moins égale à la largeur a du circuit magnétique de l'autre partie dd l'inducteur qui sera décrite en détails plus loino Le rail 1, dont la face supérieure est plane, peut être enrobé par exemple dans une masse de béton 5 qui remplit les intervalles entre les barreaux et qui, débordant de chaque coté de la bande métallique 3 et des barreaux 4, peut constituer un chemin de roulement sur lequel peuvent se déplacer des mobiles sustentés par exemple soit par des roues à pneumatiques, soit par coussin d'air, soit par tout autre moyen approprié de sustentation. Les moyens de sustentation maintiennent la partie inférieure 2 du mobile à une distance constante D- de la face supérieure plane du rail I Sur la partie inférieure 2 du mobile est fixé, d'une manière appropriée quelconque, un inducteur longitudinal 6 formé d'une armature 7 en métal magnétiquement perméable, de part et d'autre de laquelle sont fixées des joues latérales 8, également en métal magnétiquement perméable, soit massives, soit comportant une partie feuilletée 8a à leurs extrémités adjacentes aux barreaux 4.Un enroulement conducteur 9, alirienté en courant continu ou en courant redressé sert à créer un champ magnétique qui se boucle comme indiqué par le trait en pointillé dans la figure 2, à travers les barreaux magnétisables 4, en traversant l'espace D qui sera appelé ci-après entrefer.L'ensemble formé par les éléments 4, 7, 8 et 9 constitue l'inducteur 6 dont une partie, comprenant les éléments 7, 8 et 9, sert à engendrer un champ magnétique et dont l'autre partie, composée par les barreaux 4, sert à gréer dans 11 entrefer D une répartition périodique du flux magnétique traversant cet- entrefer. Bien que dans l'exemple de réalisation décrit ci-dessus et représenté sur les figures 1 et 2 la partie de l'inducteur 6 engendrant le champ magnétique comprend un circuit magnétique 7, 8 et un enroulement 9, il va de soi que dans d'autres applications, on pourrait utiliser à la place de cette partie de l'inducteur un aimant permanent ayant la mdme forme que le circuit magnétique 7, 8 de l'inducteur0 Sur la partie inférieure 2 du mobile sont également fixés des paliers 11 et 12 qui servent à permettre la libre rotation de deirx arbres parallèles 13 et 14 sur lesqucls sont calés et centres deux tambours cylindriques 15 et 16 pouvant avantageusement être de mme diamètre. Les paliers de l'arbre 14 n'ont pas été représentés autdessins. L'un des deux arbres 13 et 14, par exemple l'arbre 13, est entrat- ré en rotation par un moteur rotatif quelconque, électrique, thermique ou hydraulique, comme cela est représenté schématiquement par le bloc 17 dans la figure 2, le sens de rotation étant choisi de telle manière que le brin inférieur soit toujours tendu.Une courroie ou bande métallique sans fin 18 est tendue entre les deux tambours 15 et 16 et passe autour de ceux-ci. Des ouvertures 19 sont percées dans la partie inférieure 2 du mobile, et les tambours 15 et 16 sont disposés de telle manière que le brin inférieur de la bande métallique sans fin 18 s'étend longitudinalement dans l'entrefer D et se déplace perpendiculAirement aux barreatrç 4 lorsque le tambour 15 est entraSné en rotation. La bande 18, formant l'induit du coupleur électromagnétique linéaire, peut etre constituée par plusieurs couches minces superposées, par exemple 18a, 18b, 18c et 18d (figure 3), d'un ntétal bon conducteur de l'électricité, ou par une bande 18e (figure 4) d'un matériau plastique souple do bonne tenue mécanique à la flexion et à la traction, sur laquelle sont fixées, par exemple par des rivets, des plaques métalliques 18r en un métal bon conducteur de la chal.eur, dont la longueur est sensiblernent égale à a et dont la largeur l peut être égale à 2P, P étant, comme on l'a vu plus haut, le pas d'espacement des barreaux 4. Comme cela est schématiquement représenté dans la figure 2, l'arbre 14 du tambour 16 sert à entraîner en rota tion l'induit dtun générateur électrique de courant, représenté par le bloc 21, qui alimente l'enroulement d'excitation 9 de l'inducteur 6. Un frein 22 est également associé à l'arbre 14, ce frein pouvant être avantageusement constitué par un frein électromagnétique dont le rotor est entratné par l'arbre 14. Le sens de rotation du système est tel que le brin inférieur de la bande métallique sans fin 18 soit touJours tendu dans l'entrefer D. Le coupleur élOctromagnétique linéaire asynchrone qui a été décrit ci-dessus fonctionne de la manière suivante. Le mobile 2 étant supposé arrêté ltarbre 13 et le tambour 15 sont entraînés en rotation par le moteur rotatif 17, par exemple dans le sens de la flèche F de la figure 1; le frein 22 associé à l'arbre 14 est excité ou en service; le brin inférieur de la bande métallique sans fin t8, tendu par le couple de freinage exercé par le frein 22 et se déplaçant dans l'entrefer- D, est anisé d'un mouvement de translation par rapport au rail 1. Si simultanément on réduit progressivement jusqu'à annulation le freinage et on alimente l'enroulement d'excitation 9 del'induoteur 6 un champ magnétique de direction perpendiculaire à la surface supérieure du rail 1 et à la surface inférieure de la partie inférieure 2 du mobile est créé dans Il entrefer D, ce champ Magnétique ayant une répar tition non uniforme, cest-à-dire qu'il présente des concenLod2tns de flux en regard des barreaux magnétinables 4.En se déplaçant dans ceuchamp magnétique, la bande métallique sans fin 14 devient le siège de courants de Foucault qui créent des forces de Laplace réagissant sur les barreaux 4, ces forces étant parallèles au sens de déplacement de la bande 18. Le mobile, soumis alors aux forces de réaction correspondantes, entre on mouvement, le sens du mouvement étant celui défini par la loi de Lenz, par exemple dans le sens de la flèche G si le tambour 15 est entratné en rotation dans le sens de la flèche F. Comme dans un coupleur rotatif asynchrone, les forces mises en jeu sont fonction du champ magnétique dans l'entrefer D et de la vitesse de la bande sans fin 18 par rapport au rail 1. Ces deux paramètres étant controlables il est donc possible, à' chaque instant, de contrgler la force qui sollicite le mobile, ces deux paramètres pouvant être contrôlés par des dispositifs électroniques très simples et de faible puissance. Il y a lieu de noter que le dispositif décrit ci-des sus est auto-centreur, ctest-à-dire que le mobile tend tou- jours à rester en ligne avec l'axe longitudinal du rail 1. En conséquence, un mobile, par exemple un véhicule, se déplaçant sur un tel chemin de roulement ne nécessite aucun guidage latéral. Par ailleurs, les courants de Foucault qui se développent dans la bande métallique 18 se transforment en chaleur dans celle-ci. L'énergie correspondante dissipée en chaleur est proportionnelle à la force mise en jeu et à la vitesse relative de la bande 18 par rapport au rail 1. Comme la bande 18 présente, par construction, une très grande surface de contact avec le milieu ambiant, elle-est dans de très bonnes conditions de refroidissement. Il r a également lieu de noter aucun tel dispositif est absolument silencieux. En outre, ce type de dispositif se prote bien au fonctionnement à grande vitesse. Le freinage est possible à tout instant par. ralentissement ou immobilisation ou mme encore par inversion du sens de marche de la bande 18. Un autre avantage du coupleur électromagnétique linéaire décrit ci-dessus réside on ce que son fonctionnement ne nécessite aucune pièce en contact avec le rail fixe, ni aucun organe détecteur de position comme cela est quelquefois le cas avec certains types de moteurs linéaires. Enfin, la puissance d'excitation requise par ces machines est faible. On décrira maintenant, en faisant référence aux figures 5 à 8, un exemple de réalisation dtun coupleur électromagnétique linéaire synchrone conforme à la présente invention. La disposition générale d'un tel coupleur est conforme à celle décrite à propos du coupleur électromagnétique linéaire asynchrone des figures 1 à 4, c'est pourquoi les éléments du coupleur électromagnétique linéaire synchrones qui sont similaires ou qui ont la même fonction que les éléments correspondants du coupleur asynchrone des figures 1 et 2 sont désignés par les mimes numéros de référence. Alors que dans le coupleur des figures 1 et 2, les extrémités des joues 8 pouvaient être soit massives, soit feuilletées, dans le coupleur synchrone représenté sur les fi- gures 5 et 6, elEssontobligatoirement feuilletées comme cela est indiqué en 8a, afin de ne pas cotre elles-mêmes le siège de courants de Foucault qui créeraient un effort de freinage permanent. L'entrefer D est ici augmenté par rapport au mode de réalisation précédent, du fait d'un agencement différent de la bande métallique sans fin 18 qui est ici constituée par une channe formée' de barreaux magnétisables 23, de meme section et de mdme longueur que les barreaux magnétisables 4 du rail 1, les distances séparant deux barreaux consécutifs 23 étant les mêmes que celles qui séparent les barreaux 4 du rail 1. Comme dans le mode de réalisation précédent, la partie 7, 8, 9 de l'inducteur 6 engendre un champ magnétique qui se boucle comme indiqué en tirets sur la figure 6, à travers les barreaux 4 du rail 1. Afin d'éviter que le champ magnétique ne se boucle à travers les barreaux 23 de la chatne sans fin 18, seulesles extrémités 23a des barreau' sont en un matériau magnétisable, et sont reliées entre elles par une partie centrale 2 > en un matériau amagnétique. Les barreaux mobiles 23 de la channe 18 sont, Si l'inducteur 6 est excité, boumais a) à des forces mécaniques et magnétiques de direction parallèle au déplacement; b) à des forces magnétiques d'attraction perpendiculaires aux précédentes (joues 8 et barreaux 4); c) aux forces de pesanteur de même direction que les forces indiquées dans le b) ci-dessus. Etant donné que les inductions magnétiques dans les entrefers e et e2 formés entre les barreaux 23 de la channe 18 et, d'une part, les extrémités 8a des joues 8 et, d'autre part, les barreaux 4 du rail 1, peuvent êtres importantes, il y a lieu de compenser les forces indiquées dans les paragraphes b) et c) ci-dessus, par des moyens appropriés. On décrira maintenant en faisant référence aux figures 6, 7 et 8, un exemple de moyens mécaniques permettant de compenser les forces susmentionnées0 Chaque barreau 23 (fig. 8) est prolongé, à chacune de ses deux extrémités, par un bout dtaxe 23c sur lequel s'articulent les maillons 24 et 25 de la chatne 18. En outre, sur chaque bout d'axe 23, entre les maillons 24 et 25, est disposé par exemple un roulement à billes 26. Sur les joues 8 sont fixées deux giissie'roe 27(fi6) ayant une section en forme de L. Les entrefers e1 et e sont réglés de telle sorte que l'entrefer e1 soit plus petit que l'entrefer e2.Dans ces conditions, les forces magnétiques sont plus importantes entre les barreaux 23 et les Joues 8, qu'entre les barreaux 23 st les barreaux k. De ce fait, les roulements 26 sont plaqués contre la face inférieure des glissières 27 sur lesquelles ils -oulent à la manière de galets lorsque la channe est en mouvement. Le coupleur électromagnétique linéaire synchrone décrit ci-dessus fonctionne de la maniere suivante. Le mobile étant supposé à ltarraet on alimente l'enroulement d'excitation 9 de l'inducteur; dès que 11 excitation, donc l'induction magnétique, atteint une valeur suffisante, la channe 18 tend à se placer de telle façon que les parties magnétiques 23a des barreaux 23 se placent en vis à vis des barreaux 4 du rail, déterminant ainsi une position relative de la channe 18 et du rail 1 pour laquelle la réluctance magnétique est minimale. A tout déplacement relatif de la chaîne 18 et du rail 1 correspond alors une force magnétique qui. dépend, pour des surfaces données en regard, de la valeur de l'induction magnétique dans l'entrefer e2. Si n barreaux 23 de la channe 18 se trouvent vis à vis de n barreaux homologues 4 du rail 1, la force totale apparatssant est n.f, f étant la force unitaire développée au niveau de chaque barreau. Il en résulte que ce système constitue une crémail-- 1ère magnétique. Si un moteur (non représenté, mais pouvant titre analogue au moteur 17 du mode de réalisation précédent) en tratne en rotation l'un ou l'autre des deux tambours 15 et 16, le mobile portant la partie de l'inducteur génératrice du champ magnétique se déplacera alors à une vitesse égale à la vitesse périphérique de la chatne, sans aucun glissement, pour autant que la force résistante ne dépasse pas la force magnétique. Un tel coupleur peut assurer le freinage à ltarret pour autant que les arbres 13 et 14 soient bloqués par un frein approprié et que 1' enroulement 9 reste aliven- té.Il permet donc la réalisation d'une véritable crail- 1ère magnétique exempte de chocs et de vibrations, pouvant notaniient être utilisée pour la propulsion des chemins de fer de montagne. Corme dans le cas des coupleurs électroma- gnétiques rotatifs, il est possible de combiner les coupleurs électromagnétiques linéaires synchrone s et asynchrones décrits ci-dessus, afin d'obtenir un cu'apléur électromagnéti- que linéaire asynchrone synchronisable. De tels coupleurs permettent alors d'obtenir le démarrage progressif d'un mobile et son accrochage synchrone sur le rail sans aucun glissement. I1 est du reste bien entendu que les deux modes de réalisation qui ont été décrits ci-dessus ont été donnés à titre d'exemples purement indicatifs et nullement limitatifs, et que de nombreuses modifications peuvent êNtre apportées sans pour autant sortir du cadre de la présente invention. C'est ainsi notamment que, au lieu de donner à la partie de l'inducteur génératrice du champ magnétique une forme allongée à section en U inversée, on pourrait donner à cette partie de }induc*eur tme forme allongée à section en C, formée de deux joues espacées et reliées entre elles par une armature centrale autour dS laquelle est bobiné l'enroulement inducteur, les barreaux magnétisables formant la seconde partie de l'inducteur (rail fixe) étant alors disposés entre les deux joues, comme cela est représenté sur les figures 9 et 10 ou sur les figures Il et 12, de façon à ménager un entrefer entre chaque joue et les cotés opposés de l'autre partie de l'inducteur formée par les barreaux 4. Dans l'exemple de réalisation schématiquement représenté sur les figures 9 et 10, il est prévu une unique bande métallique sans fin ou une unique channe 18 dont le brin inférieur payse dans l'un des deux entrefers susmentionnés, tandis que dans le mode de réalisation représenté schématiquement sur les figures il et 12, il est prévu deux bandes métalliques sans fin ou deux channes sans fin 18, le brin inferieur de l'une passant dans l'un des deux entrefers, alors que le brin supérieur de l'autre passe dans l'autre entrefer. Comme dans les modes de réalisation précédents, chaque bande métallique sans fin ou chaque chaîne 18 est tendue entre deux tambours 15 et 16 dont l'un au moins est entratné en rotation. La figure 13 est une vue analoguq à la figure 12 montrant une variante de réalisation dans laquelle l'inducteur 6 comporte un circuit magnétique de forme allongée présentant une section en forme de d4Ux C accolés dos à dos, avec un enroulement bobiné autour de l'armature centrale commune aux deux C. Le coupleur représenté sur la figure 13 est symétrique par rapport au plan vertical passant par l'armature centrale du circuit magnétique de ltinducteur 6, et il peut Outre considéré comme étant constitué par deux coupleurs analogues à celui représenté sur les figures 11 et 12. Toutefois, dans ce cas, afin dwassurer un guidage parfait du mobile, les deux tambours 15 associés respectivement aux deux bandes ou channes sans fin supérieures 18 doivent être entraînés en synchronisme, de mEme que les deux tambours 15 associés respectivement aux deux bandes ou chaînes inférieures sans fin 18o Par ailleurs, alors que danB lcs exemples de réalisation qui ont été décrits ci-dessus, la partie 7, 8, 9 de inducteur et la chape ou bande sans fin 18 formant l'induit du coupleur électromagnétique linéaire sont portées par le mobile et que l'autre élément de l'inducteur, à savoir le rail 1 est fixe, il va de soi que dans d'autres applications, l'élément de l'inductdur formé par les barreaux 4 pourrait titre mobile et convenablement guidé, tandis que la partie 7, 8, 9 de l'inducteur et l'induit 18 pourraient être disposés à poste fixe. REVENDICATIONS 10 Coupleur électromagnétique linéaire, comportant un inducteur en deux parties ménageant entre elles un entrefer dans lequel se déplace un induit entrain8 par un moteur rotatif, une première des deux parties de l'inducteur engendrant un flux magnétique, tandis que l'autre partie de l'inducteur est agencée pour créer dans l'entrefer uno répartition période que du flux magnétique traversant l'induit, caractérisé en ce que cette seconde partie de l'inducteur est constituée par une série de barreaux parallèles entre eux et régulièrement espacés, en un matériau magnétisable, en ce que la première partie de l'inducteur a une longueur finie et s'étend parallèlement à la seconde partie, substantiellement plus longue, de l'inducteur, et en ce que induit est constitué par un élément en métal bon conducteur de l'électricité et en forme de bande sans fin dont l'un des deux brins s'étend dans l'entre- fer perpendiculairement aux barreaux parallèles et qui est tendue entre deux tambours rotatifs dont l'un est entraSné en rotation par ledit moteur rotatif. 20 Coupleur électromagnétique linéaire selon la revendicabion 1, du type asynchrone, caractérisé en ce que l'induit en forme de bande sans fin est constitué par une bande métallique formée de plusieurs couches minces superposées d'un métal bon conducteur. 30 coupleur électromagnétique linéaire selon la revendication 1, du type asynchrone, caractérisé cn ce que l'inddit en forme de bande sans fin est constitué par une bande d'un matériau plastique souple sur laquelle sont fixées des plaques en métal bon conducteur ayant une longueur égale à la longueur des barreaux magnétisables de la seconde partie de l'inducteur et une largeur au moins égale au double du pas dtespacement desdits barreaux magnétisables. 40 Coupleur électromagnétique linéaire selon la revendication 1, du type synchrone, caractérisé en ce que 1tifiduit en forme de bande sans fin est constitué par une champ ne formée de barreaux magnétisables de meme longueur que les barreaux de la seconde partie de l'inducteur et ayant le mdmo pas d'espacement que ces derniers. 50 Coupleur électromagnétique linéaire selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif compensateur des forces d'attraction appliquées à la channe dans l'entrefer. 60 Coupleur électromagnétique linéaire selon la revendication 5, caractérisé en ce que le dispositif compensateur comprend deux guides espacés qui sont fixés à la première partie de l'inducteur et qui s'étendent parallèlement à la direction de mouvement de la chaîne dans l'entrefer, et une paire de roulements à billes montés rotatifs aux extrémités respectives de chaque barreau magnétisable de la channes chaque barreau étant ainsi maintenu à une distance fixe do la première partie de l'inducteur par les deux roulements y associés roulant sur les guides. 70 Coupleur électromagnétique linéaire selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la première partie de l'inducteur comprend un circuit magnétique de forme allonge et à section on forme de U renversé, formé de deux joues espacées et reliées antre elles par une armature centrale autour de laquelle est bobiné un enroulement inducteur, et en ce que les barreaux magnétisables de la seconde partie de l'inducteur sont disposés au-dessous du circuit magnétique de la première partie de l'inducteur, perpendiculairement à la direction longitudinale de celle-ci. 80 Coupleur électromagnétique linéaire selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la première partie de l'inducteur comprend un circuit magnétique de forme allongée et à section en C, formé de deux joues espacées et reliées entre elles par une armature centrale autour de laquelle est bobiné un enroulement inducteur, et en ce que la seconde partie de l'inducteur est disposée entre les deux joues de façon à ménager un entrefer entre chaque joue et les côtés opposés de la seconde partie de l'inducteur, et en ce que l'un des brins de la bande sans fin formant l1induit passe dans l'un des deux entrefers ainsi formés. 90 Coupleur électromagnétique linéaire selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'il est prévu un deuxième induit composé, comme le premier, d'une bande sans fin dont l'un des brins passe dans le deuxième entrefer. 100 Coupleur électromagnétique linéaire selon la revendication 8 ou 9, caractérisé en ce qu'il est symétrique par rapport au plan médian vertical de l'armature centrale du circuit magnétique de la première partie de l'inducteur, celle-ci ayant une section en forme de deux C accolés dos à dos, en ce que deux séries de barreaux sont prévues respectivement dans les deux espaces formés entre les joues des deux C accolés, et en ce qu'il est prévu selon le cas deux ou quatre bandes sans fin formant induit dans les entrefers ainsi formés. :11e Coupleur électromagnétique linéaire selon ltune quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que l'autre tambour c'est-à-dire celui qui n'est pas entraSné en rotation, est calé sur un axe qui sert à entratner Induit d'un générateur électrique propre à alimenter ltenrou- lement de l'inducteur0 120 Coupleur électromagnétique linéaire selon l'une quelconque des revendications t à 6 careetérisé en ce que la première partie de-l'inducteur est constituée par un aimant permanent. 13e Coupleur électromagnétique linéaire selon l'une quelconque\des revendications 1 à 13, caractérisé en ce que l'autre tambour, c'est-à-dire celui qui n1 est pas entraîné en rotation, est associé à un frein, par exemple un frein électromagnétique. 140 Coupleur électromagnétique linéaire selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé en ce que la seconde partie de l'inducteur est fixe et fait fonction de rail. 150 Coupleur électromagnétique linéaire selon la revendication 14, caractérisé en ce que les barreaux de la seconde partie de l'inducteur sont enrobés dans une masso en béton, 160 Coupleur électromagnétique linéaire selon la revendication 14 ou 15, caractérisé en ce que la première partie de l'inducteur, l'induit et le moteur d'entralnement de l'induit sont supportés par un mobile pouvant étre déplacé le long de la seconde partie de l'inducteur formant rail.