L'invention a pour objet un procédé de récupération des protéines de pomme de terre; elle vise égalemeni, en tant que produit industriel nouveau, les protéines ainsi récupérées. Les protéines de pomme de terre constituent le principal élément polluant des "eaux rouges" ou "eaux de végétation", produit secondaire rejeté par les féculeries qui traitent les tubercules de pomme de terre en vue d'en extraire l'amidon ou fécule et la pulpe. L'eau est le principal constituant de la pomme de terre (75 % environ); c'est le milieu interstitiel dans lequel baignent toutes les cellules constitutives de la pomme de terre. Ce sont ces cellules qui renferment notamment l'amidon et des substances nutritives, savoir notamment des protéines,des matières minérales et des sucres, qui ont concouru à leur développement. La fécule intervient, suivant la variété de pomme de terre envisagée, pour environ 13 à 30 %, la cellulose ou pulpe pour 0,6 à 3,5 % et les protéines pour 0,7 a--4,6 % dans la constitution de la pomme de terre. Celle-ci contient également des lipides, des vitamines, des enzymes telles que la tyrosinase, la phénol-oxydase et la catalase, des colorants, des acides organiques dont notamment l'acide citrique et des composés phénoliques ; ce sont les composés phénoliques qui se retrouvent dans les eaux de végétation et dont l'oxydation sous l'influence des enzymes est à la base de la coloration rouge que prennent ces eaux lorsqu'elles sont mises au contact de l'air. Pour retirer de la pomme de terre la fécule et la pulpe on désintègre, dans les féculeries, tout d'abord et après l'avoir nettoyé, le tubercule de manière telle que ses cellules constitutives soient broyées, puis on sépare de la bouillie ou râpure ainsi obtenue la fécule et la pulpe; les eaux de végétation ou eaux rouges résiduelles contiennent en solution la plus grande partie des autres constituants susmentionnés et notamment les protéines. Le volume de cette eau de végétation, après la récupération de la fécule et de la pulpe, varie d'environ 0,7 à 7 m*2 p-ar tonne de pomme de terre suivant les techniques de séparation mises en oeuvre. Ces techniques relèvent de deux principes opposés, à savoir l'élimination des eaux rouges en début de traitement et l'élimination en fin de traitement. Dans le premier cas, on fait passer la bouillie dans des extracteurs du type'décanteur centrifuge à l'une des extrémités desquels on récupère la totalité des solides sous forme d'une bouillie concentrée, alors qu'à l'autre extrémité on recueille la plus grande partie de l'eau de végétation débarrassée de toutes les matières solides en suspension. Ce type de procédé entraine la récupération d'environ 70 % de l'eau de végétation initiale. On peut augmenter ce taux de récupération par dilution de la râ- pure ou en pratiquant une extraction en deux étapes, mais alors les quantités d'eau à employer sont élevées par rapport au gain obtenu. Pour abaisser ces quantités d'eau, on peut recycler une partie des 30 % d'eau de végétation qui n'ont pas été séparés au premier passage et qui proviennent alors d'un stade ultérieur de la séparation. Dans le deuxième cas, la râpure est traitée dans des séparateurs centrifuges à la sortie desquels on recueille d'une part une bouillie concentrée de pulpe et d'autre part, l'eau de végétation contenant en suspension la fécule. L'eau de végétation est séparée de cette fécule dans une étape supplémentaire qui constitue en fait un raffinage nécessitant des lavages et entraînant par conséquent des apports d'eau extérieure. Quoiqu'il en soit, l'eau rouge obtenue à l'issue des procédés fonctionnant suivant le premier principe est plus concentrée que celle obtenue à l'issue des procédés fonctionnant suivant le second, étant entendu que dans le premier cas la concentration peut être identique à celle de l'eau présente dans la pomme de terre ou légèrement inférieure à cette dernière, si une dilution a été employée. L'attitude des féculeries à l'égard des eaux rouges a évolué parallèlement aux législations concernant la protection de l'environnement et-aux possibilités offertes par la technique pour récupérer les constituants de ces eaux. On rappelle que le rejet dans les cours d'eau, pratiqué initialement, avait été abandonné au profit de l'épandage sur champs ou dans des étangs artificiels. Suivant la première possibilité, l'eau rouge est aspergée sur la terre suivant des débits. précis pour éviter des satura-tions locales. Cette solution exige la mise en place d'une planification assez stricte et d'un contrôle rigoureux, atténué malgré tout par le fait que l'on restitue à la terre une sorte d'engrais azoté-phosphaté. Dans le cas de la deuxième solution, on signale qu'il peut être nécessaire d'accélérer le processus de biodégradation en ayant recours à une aération forcée. Plus récemment, il a été envisagé, d'une part pour réduire au maximum la pollution et d'autre part, pour faire face aux besoins croissants en protéines de l'industrie, de ne rejeter les eaux rouges qu'après avoir récupéré les protéines qu'elles contiennent, les eaux rouges ainsi traitées pouvant être épandues comme précédemment ou évaporées. On trouve par conséquent de telles protéines qui proviennent des eaux rouges de pommes de terre et qui ont été séparées de ces dernières sous la forme de floculats obtenus sous l'action d'un agent physique (par exemple la chaleur) ou chimique (par exemple un acide) en présence de S02 en tant que réducteur pour lutter contre l'oxydation des composés phénoliques. Elles se présentent sous la forme d'une poudre grossière --refus au tamis de 74 microns : 60 % environ et au tamis de 31 5 microns : 15 % environ-- de couleur grise à verdâtre, d'une richesse moyenne en protéines (N x 6,25) de 75 %, d'une teneur élevée en S02, souvent supérieure à 500 mg/kg et en solanine, voisine de 1000 mg/kg. Ces protéines sont au moins partiellement dénaturées ce qui, tout comme lueurs mauvaises caractéristiques granulométriques, est défavorable pour leurs utilisations. Leur couleur grise à verdâtre est due à la présence de polymeres insolubles du type mélamine résultant de la polymérisation, après passage par un stade quinone (coloration rouge des eaux de végétation), des composés phénoliques (tyrosine, phénols O-dihydriques tels que notamment la dihydroxyphényl-alanine, acide caféique et acide chlorogénique) sous l'influence des enzymes présentes dans le milieu. L'invention a pour but, surtout, de fournir un procédé de récupération des protéines à partir des eaux rouges grâce auquel ces protéines sont obtenues avec un degré de pureté et avec des propriétés nettement améliorés par rapport aux protéines actuellement disponibles ouvrant ainsi à ces protéines la possibilité d'applications difficiles à envisager auparavant. Suivant le procédé conforme à l'invention, les eaux de végétation, à un pH de 4,6 à 5,2, sont mises en présente de S02 naissant à une température de 95 à 105 C. Toujours suivant le susdit procédé, la râpure à partir de laquelle est récupérée l'eau de végétation est obtenue en présence d'un réducteur chimique. Toujours suivant le susdit procédé, les eaux de végétation sont mises en présence de S02 naissant à un pH de 4,8 à 5,0. Toujours suivant le susdit procédé, le S02 naissant est obtenu par la décomposition d'un composé du type sulfite. Toujours suivant le susdit procédé, le réducteur chimique est constitué par une partie au moins du composé de type sulfite utilisé pour la production de S02 naissant. Toujours suivant le susdit procédé, on opère en présence d'un agent antioxydant. Toujours suivant le susdit procédé, on débarrasse la protéine finale de la majeure partie de la. solanine qu'elle contient. Les protéines conformes à l'invention, obtenues notamment par mise en oeuvre du susdit procédé, se prése;ntent sous la forme d'une poudre jaune plus ou moins claire de granulométrie très fine (refus au tamis de 74 microns : 10 % et au tamis de 200 micro: néant), d'une teneur en S02 inférieure à 150 mg/kg et d'une richesse exprimée en protéines voisine de 80 %. Conformément à l'invention, les susdites protéines trouvent des applications dans des industries diverses, notamment alimentaires, tant pour l'homme que pour l'animal, ainsi que dans les industries du papier, des contre-plaqués- -et autres. L'invention présente encore d'autres caractéristiques, qui s'utilisent de préférence en même temps que celles qui viennent d'etre mentionnées et dont il sera plus explicitement question ci-après. Elle pourra,de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de-- description qui suit et qui est donné en rapport avec des modes de réalisation avantageux. Selon l'invention et,-plus spécialement, selon ceux des modes d'application ainsi que selon ceux des modes de réalisation de ses diverses parties auxquels il semble qu'il y ait lieu d'attacher la préférence, se proposant de récupérer- les protéines contenues dans les eaux de végétation de pomme de terre, à la sortie des féculeries, on s'y prend comme suit ou de façon analo gue. Des pommes de terre d'une variété industrielle sont net touées en vue d'éliminer la terre et les graviers puis infroduites dans un appareil connu dans la technique sous le terme de "râpe" et comprenant essentiellement un cylindre rotatif équipé à sa surface extérieure de lames dentées orientées parallèlement à l'axe, ce cylindre coopérant avec une trémie d'alimentation en pommes de terre. Dans cette râpe, on réalise le broyage des cellules constitutives des tubercules, de préférence en présence d'une quantité de réducteur chimique --dans la pratique du type sulfite, en général du bisulfite (d'autres réducteurs de ce type sont constitués par les hydrosulfites, les sulfites proprement dits et les lessives sulfitiques)-- suffisante pour bloquer l'oxydation et on obtient une bouillie épaisse, la râpure. Lorsque le réducteur est constitué par du bisulfite, il se présente généralement sous la forme de bisulfite de sodium technique et est ajouté en une quantité de 0,5 à 50/00, de préférence 1 à 1,5 /oo par rapport au poids de pomme de terre; le bisulfite de sodium technique trouvé dans le commerce se présente sous la forme d'une solution aqueuse d'une concentration d'environ 50%. En dehors du bisulfite de sodium, on peut utiliser tous les autres bisulfites alcalins. On signale que pour des proportions de bisulfite inférieures à 1 /oo, la protéine finale est de couleur jaune tirant de plus en plus sur le vert ce qui est le signe d'une certaine polymérisation et par conséquent d'une certaine oxydation des composés phénoliques. Aux doses supérieures à 30/oxo:, la couleur de la protéine est de plus en plus jaune. Une fois que l'on a obtenu la râpure, on procède à la récupération de la fécule et de la pulpe. On a, pour ce faire deux possibilités; dans un premier cas, on sépare immédiatement les eaux de végétation; dans un second cas on ne récupère ces eaux de végétation qu'en queue de circuit. il importe que le pH des eaux de végétation dont seront retirées les protéines, soit à une valeur de 4,6 à 5,2 et, de préférence, de 4,8 à 5,0. Dans le susdit premier cas, c'est le pH de l'eau de végétation quiSest amené en continu à la susdite valeur, au fur et à mesure que ladite eau est séparée et, dans le deuxième cas, c'est le pH de -la râpure que l'on amène à ladite valeur sans aitendre la séparation de l'eau de végétation, Pour régler ainsi le pH, on peut avoir recours à une quantité suffisante d'un acide minéral ou d'un acide organique, choisis par exemple dans le groupe comprenant HCl, H2SO4,H3P04, acide acétique, acide citrique et acide adipique. L'action de l'acide sur le réducteur de type sulfite conduit à la production de S02 naissant, qui doit être présent, conformément à l'invention, dans les eaux de végétation. En même temps que le réducteur, notamment le bisulfite de sodium ajouté au moment d-u broyage, ou au moment de l'acidification, on ajoute avantageusement une faible quantité d'un ou plusieurs agents antioxydants. La quantité d'agent anti-oxydant est avantageusement de 0,5 à.100/oooo et de préférence de 1 à 3 /oooo par rapport à la quantité de pommes de terre de départ, le ou les agents mis en oeuvre pouvant-être choisis dans le groupe comprenant le butylhydroxytoluène, le butylhydroxyanisol, le gallate de propyle, le gallate d'octyle, le gallate de dodécyle, les acides ascorbique ou isoascorbique, l'acide thiodipropionique, le thiodipropionate de dilauryle, le palmitate d'ascorbyle, les tocophé ols et autres. Les eaux de végétation contiennent en général de 50 à 60 gil de matière sèche (dans le cas d'une séparation en tête, suivant le premier procédé susmentionné), comprenant - de 48 à 52 % de protéines (N x 6,25) - de 18 à 22 % de cendres et - de 28 à 32 % d'acides organiques. Ces eaux de végétation, au pH susindiqué, en présence du SO2 naissant, du bisulfite non décomposé et éventuellement de 1' agent anti-oxydant, sont portées à une température suffisante, comprise entre 95 et 105"C, pour provoquer la floculation des protéines. La température de 95-1O50C est maintenue pendant une durée suffisante pour parfaire la floculation, c'est-à-dire désaérer le floculat et le débarrasser du liquide dans lequel il se trouve en suspension; en général cette température est maintenue pendant environ 13 minutes. Si la température de floculation est inférieure à 950C, le floculat obtenu est très léger et ne se sépare pas facilement de son eau mère, alors que si la température de floculation est supérieure à 105"C, le floculat est détruit par le choc thermique te qui entraîne une mauvaise séparation et une baisse~de-rende- ment. Le floculat contient environ 50 à 55% des protéines présentes dans l'eau de végétation c'est-à-dire environ 25 % de la matière sèche totale de l'eau de végétation. La température nécessaire àla floculation peut être obtenue en faisant passer l'eau de végétation dans une tuyère et en injectant de la vapeur vive au sein de cette eau. On a recours à une vapeur fournie à une pression de 6 à 11 bars. La susdite température de 95 à 050C implique une détente à la sortie de la tuyère amenant la pression à une valeur inférieure à 1 bar. A la sortie de la tuyère, le floculat est introduit à l'intérieur dtu- ne enceinte dans laquelle il est maintenu à la température de 95 1 050C pendant la durée définie ci-dessus. Par ce mode de chauffage, uné eau rouge contenant 55 g de matières sèches par litre se trouve diluée à environ 47 g/l en raison de l'injection de vapeur. La floculation indirecte, sur un échangeur de chaleur par exemple, est également possible mais, pour des motifs économiques et pratiques, on préfère le procédé direct à la vapeur. D'autres types de floculation peuvent également être utilisés. Par exemple, on peut avoir recours à des brûleurs immergés fonctionnant au gaz ou au fuel; l'inconvénient des brûleurs Immergés réside notamment dans le fait qu'ils polluent les protéines par des résidus de combustion pouvant être cancérigènes. Grâce aux caractéristiques du procédé conforme à l'invention qui viennent d'être décrites, le floculat obtenu présente quant à lui, des caractéristiques qui le rendent aisément séparable sans préconcentration, par exemple sur une décanteuse centrifuge, notamment à vis, tournant à des vitesses de-2.500 à 5.000 t/minute ou en ayant recours à une centrifugeuse à plateaux. l'a séparation sur décanteuse centrifuge donne d'une part, un floculat d'une teneur de 35 à 45 X, notamment d'environ 40 % en matières-sèches et un liquide ou toverflowt contenant en général 33 gfl de matières sèches. La composition de ltoverflow qui est constitué principa liement par les solubles, exprimée sur le sec, est comme suit Protéines (N.6,25) : 35 % Cendres : 30 $ Acides organiques : 35 %. Le susdit floculat est ensuite séché sur un séchoir pneumatique où la matière sèche, particulièrement élevée, évite le recyclage de poudre sèche et protège la protéine, d'un effet thermique trop prolongé. La protéine sèche n'est pas granuleuse, ni brûlée, et sa granulométrie très fine est l'une des conséquences du procédé conforme i ' invention. Le séchage sur tambours chauffées à la vapeur est un autre procédé de séchage possible. L'overflow peut être concentré dans un évaporateur à plusieurs effets jusqu'à par exemple 50 % de matières sèches et être utilisé par exemple dans l'alimentation animale ou comme milieu biologique pour des fermentations. On peut également préconcentrer cet overflow et y redé- layer le floculat obtenu précédemment en vue de sécher l'ensemble soit par atomisation, soit par séchage sur un tambour sécheur. Dans ce dernier cas, il est souvent intéressant d'incorporer un support tel que par exemple l'amidon, la fécule, la protéine de mais ou le gluten de blé. Grâce aux qualités du floculat obtenu par suite de la mise en oeuvre du procédé conforme à l'invention, sa séparation des eaux mères peut s'effectuer également par filtration, en ayant recours à tout filtre tel que filtre à ficelles, à bande, à précouche ou autre. Sur un plan général, on notera que grâce au procédé conforme à l'invention venant d'être décrit, on récupère pour une extraction d'environ 70 % de l'eau rouge en tête de traitement, de 0,9 à 1,3 kg de protéines pour 100 kg de pommes de terre et de 1,8 à 2,6 kg de solubles comptés sec pour 100 kg de pommes de terre. Le rendement peut être augmenté si l'extraction est com plèbe. On peut par exemple, retirer en tête de traitement, 70 % d'eau rouge à 55 g/l de matières sèches et récupérer les 30 % restants en queue de circuit, mais à une matière sèche d'environ 10 g/l seulement par suite de la dilution. Po-ur ces eaux diluées, une préconcentration sur un module d'ultra-filtration permet alors de retrouver une concentration à 55 g/l de matières sèches et de procéder à un recyclage dans le cicuit de tête.Le procédé conforme à l'invention, grâce aux qualités du floculat obtenu, rend possible cette opération en conservant les propriétés natives de la protéine, Le floculat séché présente la composition suivante eau : 8% protéines (N.6,25) : 75 à 80 % résidu à la calcina tion : 1 à 3 % extrait aqueux : 3 à 5 % extrait à l'éther sulfurique : 4 à 6 % teneur en S02 : 100 mg/kg solanine : looo à î5oO mg/kg. L'extrait à l'éther sulfurique est constitué pour la plus grande partie par des acides gras, On souligne que ces acides gras ne se retrouvent pas dans les protéines existant déjà dans le commerce. La proportion de certains de ces acides gras est la suivante acide laurique : 1 % acide myristique : 1 % acide palmitique : 27 % acide stéarique : 7 % acide oléique : traces acide linoléique : 60 %, Les proportions des différents acides amines contenus dans le floculat sont comme suit Acide % de l'azote aminé acide aspartique : 12,6 acide glutamique : 10,2 alanine : 4,6 arginine : 4,8 cystine : 1,5 glycine : 4,8 histidine : 1,8 isoleucine : 5,9 leucine : 10,0 lysine : 7,5 méthionine : 2,1 phényl-alanine : 6,2 proline : 4,8 sérine : 5,3 thréonine : 5,7 tyrosine : 5,2 valine : 7,0 De préférence, on élimine du floculat la solanine qui est un alcaloïde dont la toxicité est bien connue. Pour ce faire, il est tout d'abord possible, dans le cadre du procédé conforme à l'invention, de mettre à profit la solubilité de la solanine dans les acides acétique et citrique; on peut avoir recours à l'un ou l'autre de cesacidessoitpour ajuster le pH des eaux de végétation en vue de la libération de S02 naissant, soit pwr remettre le floculat ou la protéine séchée en en suspension dans l'un et/ou l'autre desdits acides, la deuxième alternative étant préférable du point de vue de Itéconomie du procédé en raison du prix élevé de ces acides.Lorsqu'en dépit de ces considérations dconomie, on a recours à la première alternative, c'est-à-dire à l'utilisation desdits acides pour ajuster le pH, on prévoit de préférence après la floculation, un temps de contact entre le floculat et le milieu de suspension suffisant pour l'extraction de la soanine; en général une durée de contact d'environ 30 minutes est suffisante pour abaisser la teneur en solanine du floculat jusqu'à 10 % de sa teneur initiale.Lorsqu' on remet en suspension dans l'un et/ou l'autre desdits acides le floculat sortant de la séparatrice finale ou la protéine déjà séchée, on utilise une solution aqueuse contenant de 0,05 à 5 % desdits acides, la quantité de solution mise en oeuvre étant suffisante pour conduire à une suspension à environ 10 % de matières sèches, qui est maintenue à une température de 30 à 1200C, généralement à environ 100 C, pendant une durée de 15 minutes à 8 heures. La durée exacte est fonction de l'acide choisi, de sa concentration et du taux final en solanine que l'on veut atteindre Pour atteindre un taux de 1 50 mg/kg une durée deXoà 60 minutes est généralement suffisante.Des durées plus longues permettent de descendre aux mêmes conditions, à des teneurs inférieures de 20 mgfkgO il est également possible d'extraire la solanine du floculat en ayant recours à des solvants organiques pouvant être choisis dans le groupe comprenant notamment l'alcool méthylique, l'alcool n-butylique et l'alcool isopropylique. Ici encore, on opère sur une suspension à environ 10 % en matières sèches du floculat dans le milieu organique considéré la température étant de préférence la température de reflux du solvant utilisé, cette température étant maintenue de 30 minutes à 8 heures. La durée exacte est fonction du solvant choisi et du taux final en solanine Pour descendre à un taux de 150 mg/kg, une durée de l'ordre de2 à3heutseF généralement suffisante. Des durées plus longues, pouvant atteindre 8 heures permettent de descendre jusqu'à des taux de 20 mg/kg. L'extraction aqueuse par l'acide citrique ou l'acide acétique ainsi que l'extraction par solvant organique peuvent se réaliser en continu ou en discontinu. Dans le cas de l'extraction par solvant organique, l'efficacité est souvent renforcée par une légère acidification, par exemple à l'aide d'acide citrique ou acétique. La protéine peut finalement être récupérée par filtra tion sur filtre ordinaire; cette filtration peut également se faire sur un filtre rotatif ou à bande, sous vide, les vitesses de filtration alors obtenues étant remarquables et supérieures à 1500 1/h/m2 Les protéines de pomme de terre conformes à l'invention ainsi obtenues qui se présentent sous la forme d'une poudre jaune plus ou moins claire de granulométrie très fine (refus au tamis de 74 microns : 10 % et au tamis de 200 microns : néant), d'une teneur en S02 inférieure à 150 mg/kg et d'une richesse exprimée en protéines voisine de 80 %, peuvent être utilisées dans de nombreux domaines industriels parmi lesquels on cite - l'alimentation animale (en particulier dans l'élabo ration des laits artificiels notamment pour veaux et porcelets, et danses aliments composés pour bovins, porcins, volailles et autres), - l'alimentation humaine (en particulier fabrication de protéines texturées --c'est-à-dire de protéines obte nues par filage, opération qui a pour but de donner la texture des protéines animales ce qui permet leur utilisation dans les préparations culinaires à base de viande--, de purée de pomme de terre reconstituée, de produits expansés du type "amuse-gueule ") - l'industrie des colles et adhésifs, - l'industrie des matériaux de construction où la pro téine est utilisée en tant qu'élément de renforcement de la résistance à I'eau.(en particulier dans la fa brication des contre-plaqués,des wlomerés et des pamesblx depa::es ebassociation ou non avec des résines du type urée-for maldéhyde, mélanine-formol, phénol-formaldéhyde), - l'industrie du papier (en particulier dans le cou chage et le surfaçage), - le réagréage des sols De plus, I'overflow dont il a été question plus haut, ou le filtrat lorsqu'on opère la séparation du floculat par filtration (l'overflow et le filtrat contiennent notamment les "solubIes" de la pomme de terre) peuvent être utilisés dans les mêmes domaines notamment lorsque les supports éventuels énumérés plus haut leur ont été incorporés. Ceci étant, on-donne ci-après un certain nombre drexem- ples illustrant-le procédé conforme à l'invention et les applica tions des protéines obtenues. Exemple n0 1 Mise en évidence de l'amélioration obtenue en utilisant du bisulfite de sodium à la place de SOn gazeux ou dissous dans l'eau Sur 1000 kg de pomme de terre, on pulvérise, avant le râpage, dans une première expérience 2 kg de bisulfite en solution aqueuse à 50 % et dans une deuxième expérience 3 kg de S02 sous forme de solution aqueuse. Dans les deux cas, la râpure est extraite du décanteur centrifuge. Pour 1000 kg de pomme de terre, on extrait environ500 litres d'eau rouge à une teneur de 55 g de matières sèches par litre, ce qui représente un rendement d'extraction voisin de 70 %. L'eau rouge, après ajustage du pH à 5,0 au moyen de HCl technique est floculée sur une tuyère par injection de vapeur à lo bars, à une température de 100 Co Le floculat est séparé sur une décanteuse centrifuge. La structure du floculat obtenu avec le S02 en solution aqueuse est très collante, liteau se séparant difficilement; la matière sèche est de 20 % et la couleur verdâtre à grisâtre. Au contraire, le floculat obtenu avec le bisulfite est plus aéré et ne colle pas, ce qui se traduit par une matière sè- che de 35 %. Sa couleur est jaunâtre. Exemple nO 2 Mise en évidence de l'influence du pH. En procédant de la même manière que celle décrite à l' exemple 1, on introduit 1,2 kg de bisulfite technique au moment du râpage de la pomme de terre et, dans l'overflow de la dêcanteu- se de tête, c'est-à-dire sur l'eau rouge, on ajuste le PH à diverses valeurs. Sur l'eau floculée, à la sortie de la tuyère, on mesure en fonction du temps le volume de floculat décarté en utilisant des échantillons de 100 ml de solution floculée, introduits dans des éprouvettes. Les résultats enregistrés sont groupés dans le tableau suivant relatif-za l'utilisation d'acide chlorhydrique et d'acide acétique pour le réglage de pH. pH HCl CH3 COOR Volume du floculat après Volume du floculat après 5 5 mn 15 mn 60 mn 5 mn 15 mn 60 mn -4,0 90 ml 85 mi 65 ml 100 mi 90 ml 75 ml 4,5 60 ml 35 ml 35 ml 65 ml 35 ml 35 mi 5,0 5,0 20 ml 20 ml 20 ml 30 ml 30 ml 30 ml > s,o Floculation non homogène; une partie du floculat plus légère se sépare de la portion qui décante. Dans le tableau, les volumes représentent la partie occupée par le sédiment. On voit que plus le pH est bas, plus le volume occupé par le sédiment est important, ce qui indique une structure très légère. Par contre, à pH 5, le floculat est très dense et décante très vite Ces observations se vérifient sur la décanteuse. A pH compris entre 4,8 et 5,0 on obtient une séparation optimale. Si le pH est inférieur à 4,8 ou supérieur à 5,0, la structure ou trop légère ou non homogène du floculat entraîne des pertes à l'overflow de la machine. Exemple nO 3 Mise en évidence de l'importance du moment de l'introduction du bisulfite On procède comme à l'exemple 1 en utilisant 1,2 kg de bisulfite qui sont introduits dans un premier essai dans la pomme de terre avant râpage et, dans un deuxième essai, dans l'eau rouge après extraction. On constate que le floculat obtenu en introduisant le bisulfite dans l'eau rouge est plus verdâtre que celui obtenu en introduisant le bisulfite avant râpage On conclut que le blocage de l'oxydation doit se faire dès la libération des cellules de la pomme de terre. Exemple n" 4 Mise en évidence de l'importance de la présence de l'agent antioxydant. On procède de la même manière que dans l'exemple 1 en pulvérisant 1,3 kg de solution de bisulfite snr la pomme de terre avant râpage, le pH étant ajusté entre 4,8 - 5,0 sur l'eau rouge par de l'acide chlorhydrique. On ajoute en plus 20 g de butylhydroxy-toluène en solution dans le méthanol à une concentration de 10 %. Cette addition est faite dans la pomme de terre avant son râpage dans un premier essai, dans l'eau rouge dans un deu xième essai. Dans les deux cas, on constate un jaunissement de l'eau de végétation et on obtient en sortie de tuyère un floculat très aéré se séparant facilement. La teneur en matières sèches du floculat obtenu est de 41,4 %. Exemple n" 5 Mise en évidence des conditions d'extraction de la solanine. a) On procède de la manière décrite à l'exemple 1 en utilisant successivement de l'acide chlorhydrique, de l'acide acétique, puis de l'acide citrique pour régler le pH, toutes les conditions é- tant égales par ailleurs. Dans le premier cas, on constate que la protéine finale présente une teneur en solanine de 1.200 mg/kg, dans les deux autres une teneur en solanine de 500 mg/kgO b) On procède de la manière indiquée à l'exemple 1, en utilisant successivement de l'acide acétique et de l'acide citrique pour régler le pH, toutes les conditions étant égales par ailleurs, mais en maintenant l'eau floculée à 100OC' pendant une heure avant de passer à la décantation. On constate que la protéine finale présente une teneur en solanine de 150 mg/kg. c) On procède de la manière décrite à l'exemple 1 (le pH étant réglé à l'aide de HCl) en prévoyant toutefois une addition de 5 % d'acide acétique dans une première expérience et de 5 % d'acide citrique dans une seconde expérience juste après la floculation, c'est-à-dire à la sortie de la tuyère, le milieu réactionnel é- tant maintenu à 1000C pendant 1 heure. On constate que la teneur en solanine de la protéine finale est de 200 mg/kg. On obtient un résultat analogue en remplaçant l'acide acétique par de l'acide citrique. d) Le floculat obtenu à la sortie de la décanteuse en procédant comme indiqué à l'exemple 1, est mis en suspension dans une quantité d'eau suffisante pour fournir un lait de protéines ayant une teneur en matières sèches de 10 -%. A autant d'échantillons de ce lait, on ajoute différentes quantités d'acide acétique ou d'acide citrique et on maintient à 50 ou 1000C pendant 90ou-20m'inute- pour l'acide acétique, pendant -30 ou EO mlnutesdens le cas de l'acide citrique. A l'issue de ces expériences, on détermine la teneur finale en solanine de la protéine recueillie Dans le tableau suivant, on a réuni les données relatives aux conditions expérimentales et la téneur en solanine de la protéine finale (étant entendu qu'avant traitement la teneur en solanine de la protéine est de 1.200 mg/kg). Acide Quantité Température Durée du Taux final utilisé d'acide a- en C maintien à solanine joutée à la : la temp. en mg/kg protéine précédente (en %) (en heures) Acétique 0,1 50 2 960 1 50 2 744 5 50 2 120 0,1 100 2 864 1 loo 2 540 5 100 1,5 150 5 loo 2 60 Citrique 0,1 50 0,5 804 1 50 0,5 660 5 50 0,5 480 o,1 100 0,5 804 1 100 0,5 480 5 100 0,5 240 5 100 1 150 il résulte de ce tableau qu'avec une teneur en acide de l'ordre de 5 %,il y a lieu de maintenir la température à 1000C pendant 2 heures pour ce qui est de l'acide acétique- et pendant une heure pour ce qui est de l'acide citrique, pour atteindre au moins 150 mg/kg de protéine. e) Pour extraire la solanine au moyen d'un solvant organique an met des quantités de 100 kg de protéine en suspension respectivement dans 1.000 1 de méthanol, d'isopropanol, et de n-butanol. La suspens ion est portée sous agitation à la température de reflux du système pendant un temps de 4 heures. Après filtration, la protéine est séchée, puis on détermine sa teneur en solanine. Les résultats sont regroupés dans le tableau suivant Solvant Température(en C) -Taux de solanine résiduel (en mg/kg) méthanol 70 240 isopropanol 80 48 n-butanol 1050 360 On souligne que la protéine ainsi obtenue est blanche, l'extraction alcoolique ayant éliminé les pigments. Une telle protéine se prête tout particulièrement à l'application dans l'alimentation où elle peut servir à préparer des aliments texturés. Exemple nO 6 Influence d'une étape intermédiaire d'ultrafiltration On pulvérise,- de la manière décrite,dans exemple 1, 1,3 kg de bisulfite sur 1000 kg de pommes de terre avant le râpa ge. La râpure est extraite sur décanteur centrifuge, ce qui permet d'extraire environ 500 1- d'eaux rouges à une concentration de 49,7 g/l, Le taux de protéines est de 27-g/l,- et la teneur en cendres de 10 g/l, L'eau de végétation, ajustée à un pH de 4,9 avec une solution d'acide acétique et portée 35 OC, est envoyée sur une membrane ultra-filtrante de 1 m2 équipant un module d'ultra-filtration travaillant à une pression relative de 1 bar.Dans ces conditions le débit d'ultra-filtrat est de 1.650 i/heure. On concentre ce-filtrat jusqu'à'ce que la matière sèche soit de 1 34 g/l ce qui correspond dans le concentré à une teneur en protéines de 93,5 g/i. Cette protéine représente la fraction essentiellement coagulable. La solution est ensuite envoyée sur tuyère à 1000C et filtrée sur un filtre à tambours. Le gâteau est alors séché. La protéine titre- une richesse en N 6,25 de 85 % sur sec. Exemple n" 7 Sur 1.000 kg de pommes de terre de la variété DARESA on pulvérise, avant le râpage, 2 kg de bisulfite de sodium technique. La râpure est introduite dans un décanteur centrifuge,ce qui permet de récupérer 510 l d'eau de végétation à 55 g de matières sèches par litre. Le pH de l'eau rouge est ajusté à 5,0 au moyen de HCl technique (environ 1,5 l d'une concentration de 370 g/l Ensuite, on introduit dans l'eau de végétation ainsi acidifiée, une quantité de 20 g de butyl-hydroxy-toluène en solution dans le méthanol à une concentration de 10 % ce qui provoque un jaunissement de l'eau de végétation,, L'eau de végétation ainsi traitée est floculée sur une tuyère par injection de vapeur à 1;0 bars à une température de looec maintenue pendant 5 minutes. Le floculat obtenu est séparé sur une décanteuse centrifuge; il est aéré, ne coile pas et présente une teneur en matières sèches de 35 %0 Sa couleur est jaune. Il est séché sur un séchoir pneumatique ce qui conduit à 10,4 kg de protéine recherchée dont la couleur est jauneclairet qui, à l'analyse, donne les résultats suivants Perte à la dessiocation 6,8 % Teneur en protéines (N.6,25) 77,2 % (82,8 % du produit anhydre) Extrait à l'éther sulfurique 2,3 % Extrait aqueux 4,9 % Sucres Néant Amyl acés Néant Résidu à la calcination 2,4 % Calcium (en Ca++) 280 mg/kg Fer (en Fe) 180 mg/kg Potassium (en K) 7500 mg/kg pH en solution 501 S 2 150 mg/kg Analyse granulométrique - Part. supo à 315 microns Néant - Part supo à 200 microns Néant - Parts sup à loo microns 2 % - Part. sup. à 74 microns 10 % Exemple n 8 Utilisation des protéines de pomme de terre dans la fabrication d'un aliment d'allaitement artificiel pour veaux à l'engrais On mélange - 40 kg de lait maigre déshydraté - 1 O kg de lactosérum - 20 kg de matière grasse composée de 15 kg de suif 5 kg d'huile de coprah - 16 kg d'un complexe amylacé dénommé PROTAMYL - 10 kg de protéines obtenues selon l'exemple 7 - 2 kg d'un agent suspensif (Carboxyméthyl amidon) - 2 kg de condiment minéral vitaminisé On distribue ce mélange, dilué dans l'eau tiède à une concentration moyenne de 180 g/litre, à raison de 2 repas par jour, suivant un plan de rationnement bien défini.Les performances obtenues sont les & es qu-'avec des veaux témoinsrecevant dans leur ration uniquement de la protéine animale. Exemple nO 9 Utilisation des protéines de pomme de terre obtenues selon l'invention dans la fabrication. "d'amuse-gueule". On mélange - 60 kg d'amidon de maïs cireux - 20 kg de protéines obtenues selon l'exemple 1 - 20 kg d'eau - 2 kg de sel - 1 kg de poivre pulvérisé - 2 kg d'huile de mais On introduit le mélange dans un cuiseur-extrudeur chauffé à la vapeur à 160 0C. La durée de passage est de 30 secondes envi ron. Le produit qui s'expanse à la sortie des filières est coupé en petits morceaux et refroidi dans un courant d'air frais. Exemple nO 10 Utilisation des protéines de pomme de terre pour le collage du contre-plaqué. Dans un malaxeur à axe vertical, on introduit - 100 parties de résine mélamine-formol - lo parties de durcisseur - 10 parties de protéines de pomme de terre obtenues selon l'exemple 1 -- 10 parties de kaolin - 5 parties d'eau. On malaxe pendant 15 minutes. On obtient un mélange collant, visqueux que l'on envoie sur l'encolleuse recevant les plis de contre-plaqué à encoller. Les panneaux ainsi encollés sont prépressés à froid pendant 10 minutes,yis introduits dans la presse à chaud pour le collage définitif. o o o En suite de quoi et quelque soit le mode de réalisation adopté, on dispose ainsi d'un procédé de récupération des protéines de pomme de terre dont les caractéristiques résultent suffisamment de ce qui précède pour qu'il soit inutile d'insister à ce sujet et permet d'obtenir lesdites protéines > d'une qualité jamais atteinte jusqu'à ce jour. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application, non plus qu a ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, ayant été plus spécialement envisagés; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Procédé de récupération des protéines de pommes de terre à partir de leurs eaux de végétation, caractérisé par le fait que les eaux de végétation, à un pH de 4,6 à 5,2, sont mises en présence de S02 naissant à une température de 95 à 105"C. 2. Procédé de récupération des protéines de -pommes de terre à partir de leurs eaux de végétation, caractérisé parle fait que les eaux de végétation, à un pH de 4,8 à 5,0, sont mises en présence de S02 naissant à une température de 95 à 1050C 3. Procédé de récupération des protéines de pommes de terre à partir de leurs eaux de végétation selon l'une ou l'autre des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que la râpure à partir de laquelle est récupérée l'eau de végétation est obtenue en présence d'un réducteur chimique. 4. Procédé de récupération des protéines de pommes de terre selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait.que le S02 naissant est obtenu par la décomposition d'un composé du type sulfite. 5. Procédé de récupération des protéines de pommes de terre selon la revendication 4, caractérisé par le fait que le composé du type sulfite est const-itué par un bisulfite, un sulfite proprement dit, un hydrosulfite, une lessive sulfitique. 6. Procédé de récupération des protéines de pommes de terre selon les revendications 3 et 4 prises dans leur ensemble-, carac- terisé par le fait que le réducteur chimique est constitué par une partie au moins du composé de type sulfite utilisé pour la production deux02 naissant. 7. Procédé de récupération de protéines de pommes de terre selon la revendication 6, caractérisé par le fait que la quantité mise en oeuvre de composé du type sulfite, lorsqu'il s'agit de bisulfite technique à 50 % en solution aqueuse est de 0,5 à 50/09 de préférence de 1 à 1 ,5 O/oo par rapport au poids de pomme de terre. 8. Procédé de récupération des protéines de pommes de terreselon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait que le réglage du pH est effectué à l'aide d'un acide minéral ou organique. 9. Procédé de récupération des protéines depommes de terreselon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé par le fait que I'onopere en présence d'un agent anti-oxydant. 10. Procédé de-récupération des protéines de pommes de terre selon la revendication 9, caractérisé par le fait que agent antioxydant est choisi dans le groupe comprenant le butylhydroxytoluène, le butylhydroxyanisol, le gallate de propyle, le gallate d'octyle, le gallate de dodécyle, les acides ascorbique ou isoascorbique, l'acide thiodipropionique, le thiodipropionate de dilauryle, le pa-l-mitate d'ascorbyle, les tocophérols et autres. il Procédé de récupération des protéines de pommes de terre selon la revendication 8, caractérisé par le fait que le réglage du pH est fait sur l'eau de végétation lorsqu'on récupère celleci en tete de traitement des pommes de terre et qu'il est fait sur la râpure lorsque les eaux de végétation sont récupérées en queue de traitement. 12. Procédé de récupération des protéines de pommes de terre selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé par le fait que la température de 95-105 C à laquelle est-portée 1' eau de végétation est maintenue pendant une duree;suffisante pour parfaire la floculation.~ 13.Procédé de récupération des protéines de pommes de terre selon la revendication 12, caractérisé par le fait que la température de 95 à 1050C à laquelle est portée l'eau de végétation, est obtenue en faisant passer l'eau de végétation dans une tuyère et en injectant de la vapeur vive au sein de cette eau, la vapeur utilisée étant fournie à une pression de 6 à 11 bars, llen- semble étant tel qu'a' la sortie de la tuyère le floculat est détendu à une pression inférieure à 1 bar puis maintenu à la susdite température pendant une durée suffisante pour parfaire la floculation, désaérer le floculat et le débarrasser du liquide dans lequel il se trouve en suspension. 14 Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé par le fait que llon élimine la solanine au moyen d' acide acétique et/ou d'acide citrique, soit en ajustant le pH des eaux de végétation à l'aide de ces acides, soit en remettant le floculat ou la protéine séchée en suspension dans une solution aqueuse de ces acides. 15. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 13 caractérisé par le fait que l'on élimine la solanine en traitant le floculat par un solvant organique du groupe comprenant le méthanol, le n-butanol et l'isopropanol, avantageusement acidifiés 16. Protéines de pomme de terre récupérées des eaux de végé tation, caractérisées par le fait qu'elles ont été obtenues par mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 13. 1 7. Protéines de pommes de terre récupérées des eaux de végétation, caractérisées par le fait qu'elles se présentent sous la forme d'une poudre jaune plus ou moins claire de granulométrie très fine (refus au tamis de 74 microns : 10 % et au tamis de 200 microns : néant ), d'une teneur en SQ2 inférieure à 150 mg/kg et d'une richesse exprimée en protéines voisine de 80 %. 18. Application des protéines de pommes de terre selon l'une des revendications 16 et 17, ou obtenues par mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 15, à l'alimentation animale (en particulier dans l'élaboration des laits artificiels notamment pour veaux et porcelets, et dans les aliments composés pour bovins, porcins, volailles et autres). 19. Application des protéines de pommes de terre selon 1'une des revendications 16 et 17, ou obtenues par mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 15, à l'ali- mentation humaine (en particulier fabrication de protéines texturées --c'est-à-dire de protéines obtenues par filage, opération qui a pour but de donner la texture des protéines animales ce qui permet leur utilisation dans les préparations culinaires d base de viande--, de purée de pomme de terre reconstituée, de produits expansés du type "amuse-gueule"). 20. Application des protéines de pommes de terre selon l'une des revendications 16 et 17, ou obtenues par mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 15, à l'industrie des colles et adhésifs. 21. Application des protéines de pommes de terre selon l'une des revendications 16 et 17, ou obtenues par mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 15, à l'industrie des matériaux de construction où la protéine est utilisée en tant qu'élément de renforcement de la résistance à l'eau (en particulier dans la fabrication -des contre-plaqus et des agglomérés, en association ou non avec des résines du type urée-formaS déhyde, mélanine-formol, phénol-formaldéhyde). 22. Application des protéines de pommes de terre selon l'une des revendications 16 et 17, ou obtenues par mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 15, à l'industrie du parler ( particulier dans le couchage et le surfaçage. 23. Application des protéines de pommes de terre selon l'une des revendications 16 et 17, ou obtenues par mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 15, au réagréage des sols