L'invention concerne un procédé de transport de gaz liquéfié , qui est à une basse temperature correspondante et à pression sensiblement normale et qui est placé dans un récipient @solant dispose aur un transporteur, 1 gaz d'évaporation étant recueilli et constituant une source d'énergie introduite dans un cycle de combustion et utilisée pour la commande du transporteur. L'invention concerne par ailleurs une centrale pour la mise en oeuvre de ce procédé. Malgré la bonne isolation du récipient utilisé pour le transport de gaz naturel, dc- méthane ou d'un autre produit analogue liquéfié à Las point d'ébullition, il est inévitable que de la chaleur pénètre en permanence de l'extérieur dans le récipient et volatilise du gaz liquéfié. Les techniciens s'efforcent de réduire au maximuni les pertes financières dues à la volatilisation de la charge, en particulier des gaz liquéfiés transportés par mer. Le gaz qui se volatilise au cours de ce transport est recueilli et utilisé comme source d'énergie motrice du navire. les résultats obtenus jusqu'à présent par ce procédé ne sont toutefois pas satisfaisants pour les raisons qui vont être exposées. Malgré l'isolation coûteuse des bateaux-citernes utilisés normalement pour le transport des gaz liquéfiés, la perte par évaporation est de l'ordre de 0,20 à 0,35 % de la charge totale par jour, selon les dimensions du navire. La perte moyenne journalière de charge par volatilisation dans un bateau citerne de dimensions standard actuelles, 3 dont le volume de la charge est de 125 000 m3 de gaz naturel liquéfié, est d'environ 300 m3 de gaz liquéfié, c'est-à-dire 178 000 Nm3.D'après le seul procédé mis en oeuvre actuellement, cette quantité de gaz, qui représente la perte inévitable du chargement, est utilisée comme carburant consommé dans l'installation motrice principale du navire. Il faut donc prélever ce gaz par aspir@tion sur les citernes, puis le comprimer et le porter par cha@@@age @@ m@ins app@@ximativement @ la température ambiante. La quantité de gaz liqué@ié et volatilisé @@@- quée dans l'exemple @@@érique ment@@@é plus haut correspond a @@@ @@is- sance sur l'arbre de 29 700 CV lorsque l@ gaz est brûlé dans la ch@u- dière d'une centrale moderne de navire.Les règlements d@ la @@@@si- fication interdisant d'utiliser @@iqum@n @ @u gaz comme @@@@@@@ @ d@n@ @equel sa proportion maximale ne doit atteinire @@@ @ @0 %, un nat@re de ce type doit être équipé actuellenent d'une centrale motrice dévelop- pant au moins 73 000 CV sur l'arbre. Les pertes inévitables par évaporation ont par ailleurs pour conséquence une réduction du volume utile disponible pcur le transport, car il faut tenir compte des pertes par évaporation pendant le transport. De plus, une certaine quantité de gaz liquéfié doit subsister dans le bateau-citerne pendant les voyages à vide afin que les réservoirs restent toujours à la basse température prévue et donc le volume utile en est d'autant plus réduit. Donc, compte tenu de cette réduction du volume utile pour le transport et du prix élevé du gaz liquéfié transporté, la sclution actuelle consistant à utiliser les pertes par évaporation pour le chauffage de la chaudière du navire ou dans un but analogue est d'une rentabilité très insuffisante. Les procédés et installations classiques de reliquéfaction n'ont jamais été utilisés jusqu'à présent, car les frais d'investissement qu'ils occasionneraient sont très élevés et les quantités d'énergie qu'ils consomment en service sont importantes. L'invention a donc pour objet un procédé destiné à réduire les pertes par évaporation de gaz naturel, de méthane ou d'un autre produit analogue liquéfié, transporté à basse température correspondante et à pression sensiblement normale dans au moins un réservoir isolé placé sur un navire, le gaz de volatilisation étant recueilli et utilisé comme source d'énergie dans l'installation motrice du navire. Selon une particularité essentielle de l'invention, le gaz recueilli est divisé en deux courants partiels dont le premier est comprimé séparément puis est refroidi et liquéfié, la chaleur ainsi récupérée étant transférée au second courant partiel destiné à autre envoyé dans le cycle de combustion, le gaz reliquéfié du premier courant partiel étant renvoyé dans le réservoir après avoir été détendu. Le principe fondamental de l'invention consiste donc à diviser le gaz de volatilisation en deux courants partiels et à en utiliser un, dont l'énergie nécessaire à la compression est faible, pour réchauffer l'autre, le transfert de chaleur étant calculé de manière à permettre la reliquéfaction du courant partiel préalablement comprimé. Contrairement aux procédés connus suivant lesquels le gaz de volatilisation devant être envoyé à la chaudière est d'abord comprimé plis réchauffé, ces deux processus nécessitant un apport c'énergie, le courant partiel utilisé conformément à l'invention dans la centrale motrice est d'abord réchauffé par l'énergie que le courant partiel reliquéfié par compression a absorbée, puis il est comprimé pour son utilisation ultérieure. L'énergie est donc utilisée de manière particulièrement avantageuse et en conséquence les pertes réelles par évaporation sont considérablement réduites. Le second courant partiel peut accessoirement titre utilisé pour le refroidissement du premier courant partiel recyclé, dans une basse plage de température de ce dernier. Le rapport dans lequel la totalité du gaz de volatilisation est divisée en deux courants partiels peut autre commandé en fonction de l'énergie nécessaire à la reliquéfaction. Selon une autre particularité avantageuse de l'invention, Je courant partiel devant autre reliquéfié subit une compression sensiblement adiabatique au moyen d'énergie tirée de la commande du transporteur ou d 'une commande auxiliaire. Par ailleurs, conformément à l'invention, le courant partiel destiné à Autre envoyé à la centrale motrice du transporteur est comprimé après avoir été réchauffé par le courant partiel en cours de réliquéfaction. L'échange de chaleur entre le courant partiel recyclé et celui qui est destiné à la combustion peut s'effectuer à contre-courant. Le gaz reliquéfié peut subir un postrefroidis- sement. En variante du procédé de l'invention destinée à améliorer encore la rentabilité, la totalité du gaz recueilli est utilisée,avant division en deux courants partiels, pour le refroidissement de celui qui est destiné à être renvoyé au réservoir. Le courant partiel envoyé dans le compresseur est donc à une température supérieure à celle du premier procédé décrit. Ce procédé a l'avantage de réduire l'appareillage. Le compresseur du courant partiel destiné à autre recyclé au réservoir peut être simple et bon marché et de plus, la surface totale d'échange de chaleur peut autre réduite.Non seulement l'installation pour la mise en oeuvre de cette variante du procédé de l'invention est meilleure marché, mais encore l'énergie est mieux utilisée, de sorte que ce procédé apporte dans son ensemble une amélioration de la rcntabillté. la température d'entrée du compresseur du courant partiel recyclé au réservoir peut être d'environ 400C supé- rieure à celle du premier procédé. En particulier, le refroidissement auquel il est procédé à l'aide du gaz recueilli s'effectue dans la basse plage des températures et le courant partiel destiné & Qtre dirigé sur le cycle de combustion peut ensuite wetre utilisé dans la plage supérieure des températures pour le refroidissement du courant partiel dirigé sur le compresseur et recyclé dans le réservoir. Le courant partiel provenant du gaz recueilli et destiné à autre envoyé eu cycle de combustion est dérivé dans une plage de température qui correspond sensiblement à celle de la condenstation. Le processus de l'invention peut être commandé de manière relativement simple et facile. Le rapport des débits des courants part;iels ne fluctue que dans de faibles limites en service normal. Un distributeur à trois voies, pouvant être piloté par la pression de condensation, est l'élément essentiel de commande qui est monté au branchement du conduit de dérivation. Selon une particularité essentielle de l'installation selon l'invention destinée à la mise en oeuvre de ce procédé, un conduit d'évacuation du gaz est branché sur la partie du réservoir isolant qui contient ce dernier et se divise en deux embranchements dont l'un passe par un compresseur pour aboutir sur un échangeur dans lequel le gaz comprimé abandonne de la chaleur au gaz circulant dans l'autre embranchement, ledit échangeur étant relié à un organe de détente par lequel le gaz circulant dans le premier embranchement mentionné retourne sur le réservoir isolant après avoir été refroidi dans l'échsn- gour. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels la figure 1 représente schématiquement un navire selon l'invention la figure 2 est un schéma d'une installation connue la figure 3 est un schéma d'une installation conforme à l'invention la figure 4 est un graphique représentant le cycle du procédé de l'invention ; et la figure 5 est un schéma d'une variante de réalisation conforme à l'invention. La figure 1 représente schématiquement un navire 10 conforme à l'invention et dans lequel plusieurs réservoirs isolants, par exemple sphériques, 12, 14, etc., sont disposés. Ces réservoirs peuvent aussi avoir d'autres formes classiques. L'isolation du réservoir est réalisée de façon connue de manière que la perte par évaporation due à l'effet produit sur lui par la chaleur de l'eau et de l'air soit réduite par des moyens dont le coft est admissible. Le gaz qui provient de 1' évaporation ayant lieu malgré tout est recueilli par un conduit 18 relié par des raccords 18a, 18b, etc., aux récipients isolants 12, 14, etc., pour être envoyé à l'installation motrice 16 du navire.Conformément à l'invention, le conduit 18 débouche dans un dispositif 20 de reliquéfaction dont partent d'une part un conduit 24 aboutissant à l'installation motrice 16 du navire ou, plus précise ment, à une installation dans laquelle l'énergie calorifique du gaz est récupérée par combustion, et d'autre part, un conduit 22 qui recycle le gaz reliquéfié dans les réservoirs 12, 14 par des raccords ?2a, 22b. Lorsqu'il euste plusieurs réservoirs, il n'est pas indispensable de les raccorder tous au conduit de recyclage. Seule une partie du taz d'évaporation ou de volatilisation étant reliquéfiée, il suffit de prévoir les raccords en nombre correspondant au flux maximal de reliquéfaction. La figure 2, destinée à expliquer le progrès apporté par l'invention, représente une installation conforme à la technique antérieure et dans laquelle le gaz d'évaporation est mis en valeur par combustion. Un conduit 100 de cette installation connue recueille le gaz du réservoir et l'envoile sur un compresseur 102 dont crn conduit 104 relie la sortie à un échangeur 106 de chaleur. Un conduit 108 alimente un dispositif à combustion en gaz qui sort de l'échan- geur. le gaz arrivant à l'entrée du compresseur 102 a une température t ålenviFon - 1500C et une pression p de 1 bar absolu. A la sortie du compresseur 102, t = -1250C et p = 1,7 bar absolu. A la sortie de l'échangeur de chaleur, t = + 200C et p = 1,7 bar absolu. L'échangeur 106 fonctionne à l'eau additionnée de glycol et devant donc autre réchauffée. Ce réchauffage a lieu dans un échangeur 112 qui reçoit de la vapeur par un conduit 110. Un conduit 114 évacue la vapeur usée sortant de l'échangeur 112. Un conduit 116 dirige lteau,additionnée de glycol et chauffée à la vapeur,de l'échangeur 112 à l'échangeur 106. La convexion ne suffit pas à faire circuler cette eau et donc une pompe 120 est interposée dans son circuit. Un conduit 119 dirige le mélange partiellement évaporé d'eau et de glycol de l'échangeur 106 dans une cuve 118 de préparation. Un conduit 117 de trop-plein relie le conduit 116 au conduit 119. Un conduit 121 relie la cuve 118 de préparation à l'entrée de la pompe 120. L'installation comporte des vannes de réglage comssndée par des dispositifs portant la référence TC en fonction des températures qui règnent aux différents emplacements. Le cospresseur 102 comporte une commande 103 par pression. Par ailleurs, un indicateur LI de niveau de remplissage de la cuve 118 émet un signal nécessaire à la commande du dispositif lorsque ce niveau atteint un maximum ou un minimum. Cette description de l'installation connue montre qu'elle nécessite un appareillage considérable, d'une part, et que le gaz d1évaporation n'est traité en pratique qu'en vue de sa combustion, d'autre part, ce processus nécessitant un complément considérable d'énergie. La figure 3 représente une installation 20 selon l'invention. Le conduit 18 débouche sur un distributeur 26 à trois voies qui divise le flux total du gaz qu'il reçoit en deux courants partiels. Cette division s'effectue dans un rapport déterminé et commandé. Un conduit 28 dirige un courant partiel du distributeur 26 à l'entrée d'un compresseur 30. Un conduit 32 relie la sortie de ce dernier à un condenseur 34 réuni à un collecteur et à un posterefroidisseur 36. Le gaz comprimé et réchauffé dans le compresseur 30 se liquéfie dans l'appareillage 34, 36 après avoir abandonné de la chaleur au gaz destiné à la combustion. Un conduit 22 passant par un détendeur 62 peut recycler le gaz liquéfié, recueilli dans le collecteur, dans les réservoirs 12 et 14 après surrefroidissenent. Un conduit 40 dirige un second courant partiel plus important du distributeur 26 sur le circuit des gaz, représenté de manière simplifiée sous forme de s@rpentin de refroidissement, du collecteur et du post-refroi disseu@ 36 dans lequel le gaz reliquéfié subit un surrefroidissement. Un conduit 44, qu'un conduit 46 de trop-plein passant par une valme relie au conduit 40, dirige ensuite le gaz sur le serpentin 48 de refroidissement du condenseur 34. De là, le gaz ayant été notablement réchauffé passe par un conduit 50 pour se diriger à l'entrée du cor presseur 52 qui le porte à la pression nécessaire à la combustion. La sortie du compresseur 52 débouche sur le conduit 24. Les compresseurs 30 et 52 assurent aussi l'aspiration du gaz des réservoirs 12 et 14. L'installation selon l'invention est aussi équipée des éléments correspondants de commande et de réglage du cycle dans les différentes sections. Les régulateurs en fonction de la pression portent la référence PC sur la figure 3 et les régulateurs en fonction du niveau de remplissage portent la référence LC. Un régulateur 54 de pression est monté entre le conduit 18 et le compresseur 52 et a pour fonction de maintenir la pression à une valeur constante dans les réservoirs 12 et 14. Un régulateur 56 de vitesse en fonction de la pression est affecté au compresseur 30. Par ailleurs, le dispositif 58 utilise la pression de condensation (= niveau de compression) régnant dans le conduit 32 pour commander le distributeur 26 de répartition du gaz arrivant par le conduit 18 en courants partiels.Il est important pour le collecteur 36 que le niveau de remplissage soit- toujours à une hauteur minimale et ne dépasse pas un maximum. Un régulateur 60 de ce niveau commande le détendeur 62 du conduit 22 de recyclage. Le diagramme de la figure 4 permet d'expliquer l'invention. L'enthalpie i est portée en abscisse et log p est porté en ordonnée. il faut tenir compte des relations suivantes pour lire ce diagramme : Qutile pour la liquéfaction = m2# # #i2 = m2# (i2a - i1) I1 faut que : m2 . # i2 =m1 Ai1 m1 m1 # i2 Donc : = = m1 + m2 m total #i1 + #i2 Débit de liquide uniquement m1 ' = m1 . (1 - x) La quantité d'énergie devant être utilisée pour la liquéfaction de ce débit partiel et entrant dans le bilan est sini- male, car, pour calculer le rendement, il faut teuir compte du fait que énergie absorbée par la compression est utilisée pour le réchauf- fage du gaz destiné à la combustion. L'exemple numérique suivant, donné en référence aux figures 3 et 4, est calculé d'après les relations indiquées ci-dessus. La désignation des points correspond à ceux qui sont indiqués sur les figures 3 et 4. Tableau Point T en K p en bars abs. i en keal/kg 1 123 1,03 127,7 2 339 40 232,4 3 186,5 40 79,5 4 133 40 19,8 5 112,5- 1,06 19,8 2 a 300 0,95 218,8 3 a 350 1,7 Proportion de gaz dans le condensat x = 0,155 1 - x = 0,845 #i1 = i2 - i4 = 232,4 - 19,8 = 212,6 kcal/kg #i2 = i2a - i1 = 218,8 - 127,7= 91,1 kcal/kg m1 91,1 = 0,3 # 30 % m total - 212,6 + 91,1 L'exemple numérique confirme qu'un appareil- lage ayant sensiblement la même importance que ceux de l'art antérieur permet de reliquéfier environ 1/3 du gaz provenant de l'évaporation. Le diagramme de la figure 4 montre par ailleurs que le courant partiel destiné à la liquéfaction subit tout d'abord une élévation de pression et de tenrpérature. Ensuite, sa température est abaissée a pression constante, la liquéfaction se produisant en un point; déterminé qiii est fonction de p et de T. Le liquide continue ensuite d'être refroidi et surrefroidi, puis il est détendu, a température continuant alors de descendre. La figure 5 représente une variante de réalisation de l'invention. Le conduit 18 parc par le distributeur 26 à trois voies et se prolonge au-delà de ce dernier en 28 pour aboutir un échanger de chaleur 65. Ce dernier est en trois parties compre- nant un post-refroidisseur 66, un condenseur 67 et un pré-refroidisseur 68. Les trois parties de l'échangeur sont de préférence réullies. Le conduit 28 se prolonge dans le post-refroidisseur 66 par un conduit 69 auquel se raccorde un conduit 7G passant par le condenseur. Une vanne à trois voies 71 relie un conduit 72 passant par le pré-refroidisseur 68 au conduit 70. La vanne 71 à trois voies divise le courant du gaz évaporé et recueilli à l'intérieur du réservoir en deux cou rants partiels dont l'un passe par le conduit 72 du pré-refroidisseur et par un conduit 73 pour aboutir sur un compresseur 74 dans lequel le gaz de ce courant partiel,qui a été entre temps réchauffé,est porté à la pression nécessaire à la combustion. Un courant partiel, qui est plus faible que celui qui est destiné à la combustion, passe de la vanne 71 par un conduit 40 pour aboutir dans un compresseur 75 dans lequel, après que l'échangeur de chaleur l'a porté entre-temps à una température supérieure à celle qu'il avait initialement dans les réservoirs 12 et 14, le gaz subit un réchauffage sensiblement adiabatique au cours de sa compression. Le gaz comprimé et dont la température est notahlement supérieure à celle qu'il avait initialement dans le réservoir passe ensuite par un conduit 76 dans l'échangeur 65. Le gaz provenant du compresseur 75 passe dans cet échangeur à contre-courant par rapport au gaz destiné à la combustion, c'est-3-dire au courant non divisé du gaz recueilli auquel il abandonne de la chaleur. Après son passage dans le pré-refroidisseur 68, le gaz se liquéfie dans le condenseur 67 et continue de se refroidir dans la zone 66. Le gaz liquéfié refroidi passe par un détendeur 77 et le conduit 22 le recycle dans les réservoirs 12 et 14. A la mise en service de l'installation, un courant partiel est dérivé dès le niveau du distributeur 26 et dirigé par un conduit 78 dans le conduit 40 qui l'envoie au compresseur 75. Le conduit 78 passe par un dispositif 79 de chauffage ou d'échange de chaleur qui peut fonctionner par exemple à l'eau de mer et qui remplace le réchauffage des zones 66 et 67 à la phase de mise en service. Lorsque celle-ci P eu lieu, le distributeur 26 est réglé de manière à éliminer la dérivation du gaz recueilli, la répartition ayant lieu alors dans la vanne 71. L'installation comporte différents régulateurs indiqués par les références P et LC sur le dessin. La référence LC désigne un régulateur de niveau de remplissage monté sur le postrefroidisseur et ayant pour fonction de maintenir le liquide à un niveau déterminé dans ce dernier. Le régulateur LC est donc relié au détendeur 77 qui assume en plus une fonction de commande de débit. Des régulateurs sont par ailleurs affectés aux compresseurs 74 et 75. Celui du compresseur 74 peut être relié par exemple au distributeur 26 et établir un rapport entre le débit du gaz provenant du réservoir et celui qui est destiné b la combustion. Le compresseur 75, ctest-b-dire sa pression de sortie peut titre mis en relation avec le rapport de re- partition de la vanne 71. Conformément à l'invention, le flux total du gaz provenant des réservoirs 12 et 14 abandonne une partie de son énergie frigorifique pour la condensation et le post-refroidissement du courant partiel qui, dans cet exemple de réalisation, est dérivé de ce flux total à la sortie du condenseur. I1 est essentiel qu'une partie notable de la plage négative des températures du flux total soit utilisée pour le refroidissement du courant partiel devant autre recyclé sur les réservoirs. I1 va de soi que le procédé et les dispositifs décrits et représentés peuvent subir diverses autres modifications sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé de transport de gaz liquéfié placé à basse température correspondante et à pression sensiblement normale dans un rcipieilt isolé disposé sur un transporteur, le gaz proe:qart de l'évaporation étant recueilli et constituant une source d'énergie utilisée par combustion dans l'installation motrice du transporteur, caractérisé en ce que le gaz recueilli est divisé en deux courants partiels dont le premier est comprimé séparément, puis est soumis à refroidissement et liquéfaction en abandonnant de la chaleur au second courant partiel destiné à la combustion, le gaz reliquéfié du premier courant partiel étant recyclé sur le réservoir après avoir été détendu. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le second courant partiel est utilisé pour produire un refroidissement complémentaire du premier courant partiel destiné à autre recyclé et en abaisser la plage de température. 5. Procédé selon la revendication 1, caracté- risé en ce que lo totalité du gaz recueilli est utilisée avant division en deux courants partiels pour le refroidissement de celui qui est destiné à autre recyclé. 4. Procédé selon ltune quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la totalité du flux gazeux pro- duit par évaporation subit la division en deux courants partiels dans un rapport qui est commandé par le processus de liquéfaction. 5. Procédé selon l'une quelconque des reven dieat-ons 1 à 4, caractérisé par la compression sensiblement adiabatique du courant partiel destiné à la liquéfaction au moyen d'énergie prélevée sur l'installation motrice du transporteur. 6. Procédé selon ltune quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le courant partiel destiné à la combustion dans l'installation motrice du transporteur subit une compression après son réchauffage par le courant partiel destiné à la reliquéfaction. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le courant partiel destiné à autre recyclé dans le réservoir et celui oui est destiné à la combustion subissent l'échange de chaleur à contre-courant. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications i à 7, caractérisé en ce que le gaz reliquéfié subit un porté refroidissement. 9. Procédé selon la revendication 3, carac trois en ce que le refroidissement est produit dans la basse plage des températures à l'aide de la totalité du gaz recueilli et le cou ralla partiel destiné à la combustion est utilisé dans la plage qui fait suite à cette basse plage de température pour le refroidissement du courant partiel dirigé sur le compresseur et destiné à autre recyclé sur le réservoir. 10. Procédé selon l'une des revendications 3 et 9, caractérisé en ce que le courant partiel destiné à la combustion est dérivé du gaz recueilli dans une plage de température qui correspcnd sensiblement à celle de la condensation. il. Procédé selon l'une quelconque des revendications 3, 9 et 10, caractérisé en ce que le flux total de gaz subit la division en deux courants partiels après passage par une zone de post-refroidissement et une autre de condensation 12. Installation pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comprend un conduit d'évacuation du gaz branché sur la partie du réservoir isolant qui contient ce dernier et divisé en deux branchements dont l'un passe par un compresseur pour aboutir sur un échangeur dans lequel il abandonne de la chaleur au gaz passant par l'autre branchement, cet échangeur étant relié à un dé tendeur par lequel le gaz passant par le premier branchement mentionné et ayant été refroidi dans cet échangeur se dirige sur le réservoir isolant. 13. Installation selon la revendication 12, caractérisée en ce que ledit premier branchement dérive du conduit d'arrivée du gaZ en provenance du réservoir avant l'entrée de ce conduit dans le collecteur. 14. Installation selon la revendication 12, caractérisée en ce que ledit premier branchement dérive du conduit d'arrivée du gaz en provenance du réservoir après la sortie de ce conduit du collecteur. 15. Installation selon ltune des revendications 12 et 13, caractérisée en ce que le conduit sortant de l'échan- geur de chaleur et se dirigeant sur la chambre de combustion de l'ins- tallation motrice du transporteur passe par un compresseur. 16. Installation selon l'une quelconque des revendications 2 à 14, caractérisée par un distributeur commandé ou vanne à trois voies monté audit point de dérivation. 17. Installation selon l'une des revendications 12 et 14, caractérisée en ce que l'échangeur de chaleur se compose d'un pré-refroidisseur, d'un condenseur et d'un post-refroidisseur qui sont réunis et disposés dans cet ordre dans le sens de la circulation du gaz en cours de reliquéfaction. 18. Installation selon la revendication 17, caractérisée par une dérivation sur le branchelpsnt passant par le condenseur. 19. Installation selon l'une quelconque des revendications 14 à 17, caractérisée par un troisième conduit prévu pour la mise en service et en dérivation devant ltéchangeur de chaleur sur le conduit en provenance du réservoir, ce troisième conduit passant par un dispositif de chauffage pour aboutir dans le second branchement en amont de l'entrée du compresseur.