L'invention concerne un dispositif de correction automatique du défaut d'alignement entre deux véhicules, attelés l'un a l'autre, par exemple un véhicule tracteur et une machine agricole. On a observe que les véhicules tractes, et c'est le cas en particulier des machines agricoles attelées a un véhicule tracteur, ont une propension, du fait de la topographie du terrain et surtout de son caractère meuble, à déraper ou glisser latéralement de sorte que l'alignement axial, nécessaire et indispensable entre le véhicule tracté et le véhicule tracteur, n'est plus obtenu. Ce défaut d'alignement entre les deux vehicules est particulièrement grave lorsque l'on traite des végétaux en ligne car en cas de drapage, les roues du véhicule tracté risquent d'endommager par écrasement une ou plusieurs rangées de plantes. De même si la machine agricole est une bineuse ou une sarcleuse travaillant dans les inter-rangées, les outils risquent de faucher malencontreusement des végétaux. Enfin, si la machine agricole est par exemple un pulvérisateur, les jets de pulverisation risquent, du fait du défaut d'alignement entre le véhicule tracteur et le pulvérisateur, d'asperger des zones vierges au détriment des végétaux devant être traités. L'invention concerne donc un dispositif de correction automatique du défaut d'alignement entre deux vehieules tracteur et tracté, cette definition visant de façon générale tout véhicule (caravanes, remorques ou similaires) bien que la description ci-après se rapporte essentiellement, mais a titre d'exemple non limitatif, au cas des machines agricoles attelées. L'invention concerne par conséquent un dispositif de correction automatique de defaut d'alignement entre deux véhicules tracteur et tracté notamment pour machine agricole attelée à un véhicule tracteur caractérisé en ce qu'il est constitué d'au moins un organe d'attelage, monté mobile angulairement,au moins dans un plan horizontalvpar par rapport au véhicule tracteur et a la machine agricole dont il assure la jonction, de moyens de détection de la position de cet organe d'attelage et de moyens de correction associés a cet organe et a la machine agricole, commandés par lesdits moyens de détection. Suivant une caractéristique de l'invention, l'organe d'attelage est constitué d'un timon articulé par chacune de ses deux extrémités respectivement sur le tracteur et la machine agricole tractée. Suivant un mode de réalisation, les moyens de détection sont constitués de tateurs, de palpeurs, de cellules photo-electriques, situes de part et d'autre de l'organe d'attelage, et disposes sur le trajet angulaire de cet organe, la distance réglable comprise entre ces deux moyens de détection correspondant à la course autorisée de l'organe d'attelage. Un dispositif de correction automatique conforme à l'invention est représente à titre d'exemple non limitatif sur l'unique figure jointe qui est une vue en plan sur laquelle est schématisé, sous la référence 1, un véhicule tracteur, sous la référence 2, un véhicule tracté, et sous la référence 3, l'organe d'attelage. La machine tractée qui peut être une remorque, un wagon, une caravane ou encore une machine agricole telle qu'une bineuse, une sarcleuse, un pulverisateur, un semoir ou autres, est reliée au véhicule de traction par un timon d'attelage 3 présentant la particularite d'être articulé dans un plan horizontal par une extrémité 4 sur le vehicule tracteur et par son extrémité 5 sur la machine tractée. Ce timon d'attelage est prolongé par un bras 6 monté articulé par son extrémité 7 sur un organe de correction du défaut d'alignement entre les deux vehicules qui, dans exemple considére, est constitué d'un vérin à double effet 8. Ce timon est, par conséquent, articulé en trois points sur des tourillons verticaux étant entendu que ceux-ci pourraient être des rotules si l'on veut obtenir, outre un debattement angulaire dans un plan horizontal, un debattement dans le plan vertical. Le point d'articulation 5 du timon 3 est solidaire du bati fixe de la machine tractee tandis que le point d'articulation 7 est solidaire du cylindre 8 du verin. De part et d'autre du timon d'attelage, sont fixas, de façon réglable si nécessaire, deux organes 9 et 10 détectant la position angulaire du timon, ces organes pouvant être des detecteurs pneumatiques, des palpeurs ou encore des cellules photo-électriques bien que cette dernière hypothèse soit plus couteuse. Ces organesde détection sont situés de part et d'autre de la ligne fictive 11, coincidant avec l'axe d'alignement du timon 3 lorsque les deux véhicules sont parfaitement alignés l'un derriere l'autre, de manière a contrôler lâ course angulaire du timon d'attelage. L'écartement entre les deux moyens de détection 9 et 10, est relativement faible de manière a ce que la course angulaire du timon soit également faible de façon a ce que, au maximum de sa course, le timon soit peu éloigné de sa position idéale figurée en 11 et que la machine tractee ne sorte pas de l'inter-rang compris entre les deux rangées de végétaux 12 et 13. Ces moyens de détection 9 et 10 sont reliés pneumatiquement, électriquement ou électro-magnétiquement, au dispositif de correction constitué par le verin 8. Ce vérin comporte un cylindre renfermant un piston 14 prolonge sur ses deux faces par des tiges 15 et 16 qui traversent le cylindre, ces tiges étant solidaires du châssis de la machine tractée. Les deux chambres 17 et 18 du verin sont alimentées en fluide comprimé par un distributeur doseur lo en relation avec le cylindre du venin par les deux conduites opposees 20 et 21. Ce distributeur est lui-même alimenté en fluide comprime par un réservoir 22. Grâce à cette conception, la machine tractée est ramenée automatiquement en parfait alignement avec le véhicule tracté comme indiqué ci-apres. Si la machine tractee vient à la suite d'un derapage ou d'un glissement latéral, dans unepositioh illustrée en traits pleins sur la figure annexée, le timon d'attelage 3 rencontre le moyen de detection 10 lequel, par simple contact avec le timon, provoque la mise en service du distributeur 19 qui envoi du fluide dans la chambre 18 du verin, ce fluide en rencontrant la surface 14 du piston, provoque par contre-réaction, le déplacement relatif du cylindre 8 dans le sens du réalignement comme figure par la flèche F. Le timon relié à ce cylindre par le point d'articulation 7 étant également solidaire de la machine tractée par le point d'articulation 5 engendre un deplacement progressif de l'ensemble de la machine tractée en direction de la ligne fictive 11, selon un mouvement angulaire jusqu'a ce que le point d'articulation 5 vienne dans la position 5', le point d'articulation dans la position 7' et le verin et la machine tractée dans 7a position 8' t 2' illustrée en traits mixtes. Dans cette position, le véhicule tracteur et la machine tractee sont dans un alignement idéal. Si le vehicule tracté amorce un dérapage dans l'autre sens, c'est-à-dire si le timon 3 va a la rencontre du moyen de detection 10 celui-ci provoque à nouveau dès que le contact est établi avec le timon, la mise en oeuvre immédiate du distributeur qui fonctionne comme indiqué précédemment. Dans l'exemple illustre sur le dessin, on a représente la machine tractee dans une position exagérément excentree par rapport au tracteur, pour montrer que dans un tel cas, les roues de la machine tractée risquent d'écraser une ou plusieurs rangées de végétaux. Dans la réalité, l'écart entre les moyens de détection 9 et 10 est beaucoup plus faible de manière à ce que, en bout de course angulaire du timon 3, la machine tractée soit évidemment, et c'est la raison d'être du dispositif de correction, toujours située dans l';nter- rang compris entre deux rangées de végétaux. Bien entendu, ce dispositif de correction automatique peut être adapté a tout attelage de véhicule et la nature des moyens de detection ou des moyens de correction peut varier sans rien changer au principe de l'invention qui porte sur la course angulaire du timon d'attelage, les moyens de détection limitant cette course angulaire et les moyens de correction alternativement pilotés par l'un ou l'autre des deux moyens de détection. REVENDICATIONS 1. Dispositif de correction automatique de defaut d'alignement entre deux véhicules tracteur et tracté notamment pour machine agricole attelee à un véhicule tracteur, caractérisé en ce qu'il est constitué d'au moins un organe d'attelage (3), monté mobile angulairement > au moins dans un plan horizontalJpar par rapport au véhicule tracteur (1) et à la machine agricole (2) dont il assure la jonction, de moyens de detection (9-10) de la position de cet organe d'attelage et des moyens de correction (8-14), associés à cet organe (3) et à la machine agricole (2) commandés par-lesdits moyens de détection (9-10). 2. Dispositif de correction selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'organe d'attelage (3) est constitué d'un timon articulé par chacune de ses deux extrémités (4-5) respectivement sur le tracteur (1) et la machine agricole tractée (2). 3. Dispositif de correction selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de détection (9-10) sont constitués de tateurs, de palpeurs, de cellules photo-électriques, situés de part et d'autre de l'organe d'attelage (3), et disposes sur le trajet angulaire de cet organe, la distance réglable comprise entre ces deux moyens de détection correspondant à la course autorisée de l'organe d'attelage (3). 4. Dispositif de correction selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de correction (8-14) sont constitués d'au moins un vérin à double effet dont le piston (14) est solidaire de la machine agricole (2), le cylindre (8) étant quant à lui relie par une articulation (7) au timon d'attelage (3) ou inversement. 5. Dispositif de correction selon la revendication 4, caractérisé en ce que le verin de correction (8) est alimenté à partir d'un distributeur doseur pneumatique ou hydraulique relié à une réserve de fluide (22), ce distributeur étant pilote alternativement par l'un ou l'autre des tateurs (9-10) situés de part peut d'autre du timon d'attelage (3). 6. Dispositif de correction caractérisé en ce que le distributeur est commandé électriquement, électro-magnétiquement ou pneumatiquement par les tateurs (9-10).