La présente invention concerne les appareils programmateurs et sa conception la destine plus particulièrement à une utilisation dans les bareaux. Dans ceux-ci, en effet, l'emploi d'agendas-blocs est largement généralisé. Certains de ces agendas portent, sur la page de gauche, une échelle de temps pour l'indication de prévisions horaires. L'objet de la présente invention est un dispositif mécanique et électronique pour la lecture de marques manuscrites portées manuellement sur un graphique pré-imprimé sur la page de gauche d'un agenda-bloc, dans le but de provoquer le déclanchement d'un signal ou d'un processus quelconque, à l'heure prévue. L'appareillage proposé peut être réalisé: - en un ensemble compact réunissant le support d'agenda, une horloge, le système de lecture, un amplificateur électronique, un avertisseur sonore et lumineux et, éventuellement, un relais pour la commande d'un avertisseur plus éloigné, d'un appareil d'appel de personnes ou pour le déclenchement d'un processus programmé; - ## éléments séparés: le feuillet marqué est détaché du bloc et introduit dans un appareil de lecture indépendant, comprenant les éléments autres que le support d'agenda. Cette seconde version n'étant, en fait, qu'une simplification de la première, nous n'en ferons pas état dans la description qui va suivre. Les Fig. 1 et 3 (F1. X - 3) donnent deux présentations différentes de l'ensemble. Outre les piles de feuillets 1 et 2, en y distingue le bras portant la tête de lecture 3, un bouton d'interruption de signal 4, une lucarme d'horloge 5 et, sur la Fig. 1, une molette 6 pour la mise à niveau des piles 1 et 2. Dans la présentation de la Fig. 1, les feuillets resto et verso reposent, en effet, sur deux plateaux mobiles conne ceux d'une balance. Dans celle de la Fig. 3, c'est le mécanisme d'horlogerie et de lecture qui est mobile on hauteur. Les Fig. 2 et 4 représentent schématiquement les systèmes à vis entraînées par roues dentées 7 et chaînes sans fin permettant, une ou deux fois par mois, de compenser l'augmentation d'épaisseur de la pile 2: le système de la Fig. 2 produit la montée du plateau 1 et la descente du plateau 2 (grâce à des vis à pas inversés), quand on fait tourner la molette 6 dans le sens des aiguilles d'une montre (Pig. 1)t le système de la Pig. 4 fait ponter tout l'ensemble du mécanisme d'horlogerie et de commande du bras de lecture (Fig. 3). Les galets 8 servent au réglage initial de la tension des channes sans fin. Dans une autre réalisation, on pourrait assurer le positionnement correct de la tête de lecture sur le feuillet par la mobilité du seul bras de lecture ou d'une partie seulement du mécanisme, nais la solution mécanique ne nous en a pas paru plus intéressante. Le verso de chaque feuillet porte, imprimée en couleur claire, une grille-horaire qui peut être une simple échelle de temps (Fig. 5), ou un tableau à double entrée: heures et minutes (Fig. 6, Pl.II). L'étendue de l'horaire peut être choisie en fonction de chaque application particulière. Les marques sont des traits horizontaux ou verticaux selon le cas, tels ceux tracés sur les deux figures à l'endroit de 10 heures 15. La lecture de ces tracés peut être électrique, optique ou magnétique. La lecture électrique exige des marques conductrices, obtenues avec un crayon graphite tendre ou un crayon-feutre à encre conductrice. La tête de lecture est simplement constituée par deux contacts en métal ou en caoutchouc spécial légèrement conducteur. La lecture optique autorise une plus grande liberté dans la nature physique ou chimique des marques. La tête de lecture doit comporter une source de lumière, qui peut être une diode luminescente et deux cellules photo-sensibles, l'une recevant la lumière diffusée par une portion de surface de la marque, l'autre recevant celle diffusée par une portion de surface égale du papier vierge. Des canaux de lumière peuvent aussi être utilisés. La lecture magnétique exige l'emploi d'un crayon spécial dont la mine contient une substance magnétisable. La tête de lecture est analogue à une tête de magnétophone et le processus de lecture analogue à celui d'une mémoire magnétique dans un ordinateur. Le mouvement d'exploration de la tête de lecture sur le feuillet à lire est commandé par un horloge électrique présentant un reliquat de puissance mécanique suffisant. Dans le cas du tableau de la Fig. 5, le déplacement de la tête de lecture doit être continu de haut en bas. Il peut être réalisé comme indiqué semi-schématiquement Fig. 7. Une chaîne sans fin 9 est entraînee d'un mouvement uniforme dans le sens de la flèche du pignon de droite. Elle est munie de trois butées 10 également espacées, de sorte que l'une au moins de ces butées se trouve sur la moitié supérieure de la chaîne. Contre cette butée, prend appui un cliquet 11, articulé sous le coulisseau 12, qui peut glisser sur le guide 13. Ce coulisseau 12 est sollicité dans le sens de la fléche par le cable souple 14, tendu par le cabestan à ressort 15. Il porte le bras de lecture (non figuré). Son mouvement suit celui de la butée 10 sur laquelle le cliquet 11 prend appui. En fin de sa course, il s'arrête tandis que la chaîne continue son mouvement.Il doit alors être ramené manuellement à gauche pour que son cliquet prenne appui sur la butée suivante ou (le lendemain), sur la seconde butée suivante. Dus le cas du tableau de la Fig. G, le déplacement de la tête de lecture doit être continu, de gauche à droite, pendant 60 minutes, suivi d'un brusque retour à gauche, avec descente d'une ligne, puis reprise du mouvement vers la droite; ceci, jusqu'au bas du tableau. Cet ensemble de mouvements est réalisable par le mécanisme représenté Pl. III, Fig. 9. La tête de lecture 3, figurée ici dans la forme destinée à la lecture électrique, est portée par un bras 16, articulé sur deux tourillons 17. Il est sollicité par le ressort 18 pour appuyer la tête de lecture sur le papier et peut être relevé jusqu'à une position extrême en équilibre, par basculement du ressort 18. Les tourillons 17 appartiennent au coulisseau 19, qui peut glisser sur les deux barres 21. Ces barres servent, outre le guidage du cou- lisseau, à l'amenée et au retour du courant à la tête de lecture, par les balais 22, qui lui sont connectés. Les barres 21 sont assemblées par deux entretoises 23 et constituent avec celles-ci un cadre qui peut se déplacer transversalement sur des guides non figurés. Pour ce mouvement, les entretoises 23 portent une danture de crémaillère, visible sur la coupe BC, angrenant avec des pignons 24, solidaires d'un arbre 25. Ce dernier est sollicité pour une rotation en sens inverse des aiguilles d'une montre par un ressort spiral legé dans la boîte fixe 26. En bout de l'arbre 25, est fixée, en manivelle, une lame d'acier 27, dont l'extrémité libre mieux visible sur la coupe agrandie A, est légèrement inclinée (voir coupe agrandie FG) sur le plan de fixation a. la lame, Dans le prolongement de l'arbre 25, se trouve un autre arbre, entraîné par l'horloge dans le sens des aiguilles d'une montre, d'un tour par heure. Cet arbre porte un disque 28, muni à sa périphérie d'un cran 29 qui peut accrocher l'extrémité de la lame 27 et l'entraîner dans son mouvement. Mais, en un emplacement déterminé, l'extrémité de cette lame rencontre la pièce fixe 30, en for do double couteau, qui la repousse +ers la gauche et lui fait échapper le cran 29.Sous l'effet du ressort, l'arbre 25 revient en arrière, entraînant ses pignons 24 et le cadre 21-25. Continuant sa course, la lame 27 achève un tour complot en passait de l'autre côté du couteau 30, qui la repousse cette fois vers la droite. Elle y rencontre le cran 29, qui lui fait reprendre un nouveau tour. Le cadre 21-25 est donc animé d'oscillations lentes vers la droite et rapides vers la gauche, à raison d'une période par heure. Le mouvement simultané de descente de la tête de lecture est obtenu au moyen de goujon à ressort 31, engagé dans une rainure de la plaque à rainures 32. Lorsque le cadre arrive à fin de course vers la droite, le goujon suit, dans la rainure, le chemin indiqué sur la Fig. 10, laquelle est une vue partielle agrandie de la plaque et du goujon. Aidé par le poids de l'ensemble coulisseau et bras, le goujon change do rainure b son retour à gauche. Arrivé à la dernière rainure. il oscille dans cette rainure jusqu'à ce qu'on le dégage en soulevant le bras qui le maintenait dans la rainure et que l'on remonte l'ensemble pour placer la tête de lecture sur la ligne du tablea qui correspond à l'heure marquée par l'horloge. Dans une réalisation plus élaborée, une combinaison des deux mécanismes décrits ci-dessus permettrait d'éviter la recherche de la ligne de départ. Quel que soit le mode de lecture, le courant traversant la tête de lecture nécessite une forte amplification. De plus, le signal produit ne doit pas se prolonger ni se répéter après une pression sur le bouton d'interruption, même si le trait se trouve encore sous la tXte de lecture. Ces conditions sont remplies par l'ensemble électronique dont la Fig. 8, Pl. II donne le schéma dans le cas de la lecture électrique.Les valeurs numériques des constituants et leurs natures sont les suivantes: Résistances Condensateurs 33, 34 50 KOhms 36 1 microF 35 1 MOhm 40 1 nanoF 38, 42, 52 1 KOhm 44 125 microF 43 33 KOhms 48, 49 0,5 microF 46 12 KOhms 47 220 Ohms Diode Zener 39 4,5 V Transistors Thyristors 37 à effet de champ 50, 51 250 mA 42 amplification 200 mW 45 unijonction Le courant traversant, par la tête do lecture 5, le trait conducteur, est amplifié par 37 et 41, charge 44, qui donne par 45 une impulsion amerçant les thyristors 50 et51. Le rôle de 50 est d'éviter la répétition des impulsions.Le thyristor 51 fait apparaître une différence de tension entre les bornes R1 et R2 auxquelles un relais ou un appareil de signalisation sonore ou lumineux peut être connecté. Une pression sur l'interrupteur 53 arrête son fonctionnement par désamorçage du thyristor 51. Le même schéma est adaptable aux deux autres iodes de lecture. La consommation très faible permet une alinentation par pile, à oondition, dans les cas de lecture optique ou magnétique, de ne tester la présence d'un trait que toutes les minutes par exemple, au cours d'une brève impulsion, donnée par l'horloge. Les descriptions qui précèdent concernent des appareils adaptés à la dimension courante des agendas-blocs. Il est facile d'un nidifier les dimensions pour obtenir une plus grande précision (application aux plannings) ou une plus grande mobilité (format portefeuille), permettant à l'homme de chantiers, d'exploitations extérieures, aux représentants de commerce etc., de le placer dans une poche. La présente invention semble susceptible de très nombreuses applications, non seulement au bénéfice des directeurs, ingénieurs, architectes, avocats, notaires, médecins, dentistes, toutes personnes donnant et recevant beaucoup de visites, mais elle peut, sous l'une des formes décrites ou sous une forme adaptée à l'application particulière qui en est faite, être étroitement associée à l'activité professionnelle des agents de secrétariat, planning, lancement, approvisionnements, routage, transports publics, voyages, commerce, aux portiers d'hôtels, téléphonistes, chefs de restauration, laborantins en biologie, éleveurs, aux infirmières soignantes des hôpitaux etc. A son domicile même, l'homme moderne trouvera, en cet accessoire, un dévoué serviteur, qui lui rappellera, à l'instant opportun, le coup de téléphone promis ou l'émission dont l'ecoute ou la vision avait été projetée. La ménagère, elle aussi, pourra programmer sa journée en fonction des horaires parfois stricts des repas, des nombreux travaux ménagers à périodicité variable qu'elle doit accomplir, des visites et réceptions prévues... A tous, il apportera ponctualité, liberté d'esprit et détente nerveuse. Il constituera, de ce fait, un cadeau particulièrement apprécié, tant à la maison qu'au bureau. R E V E N D I C A T I O N S 1. Système permettant de détootor des narques portées sur une page d'agenda en des emplacements significatifs d'une heure déterminée et de déclancher, à cette heure, un processus quelconque. 2. Disposition d'un tableau horaire selon la revendication 1, caractérisée soit par le graphisme, soit par la double entrée en ligne et en colonnes pour les heures et les minutes. 3. Dispositif selon la revendioation 1 pour le support de l'agenda-bloc, caractérisé par le fait que le psitionnement de la tête de lecture et du feuillet à liro comporte la possibilité d'un déplacement an hauteur du support d'agenda, de la tête de lecture et de tout en partie du mécanisme devant son mouvement sur la surface du papier. 4. Dispositif selon la revendication 1 pour ledit mécanisme, caractérisé par le fait qu'il utilise une chaîne sans fin ou un système à échappement conjugué avec un dispositif de guidage. 5. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la tête de lecture est électrique, optique ou magnétique. 6. Dispositif selon la revendication 1, pour le traitement des signaux électriques de la tête de lecture, caractérisé par le fait que la préamplification est obtenue par un transistor à effet de champ, la non répétition du signal de sortie par un transistor unijonction et sa prolongation par un thyristor. 7. Disposition solen la revendication 1 pour réduire la con- sommation en énergie, selon laquelle la lecture des marques peut se faire au cours de brèves périodes espacées.