La présente invention concerne des procédés pour fabriquer de l'essence. Plus particulièrement elle enmoerne des procédés pour fabriquer des essences contenant des éthers, ayant une moirure tendance à produire du brouillard (smog) et autres formes de pollu- tion de l'air. La pollution de l'air, sous ses diverses formes, est l'un des plus sérieux problèmes auxquels tit faire face le Pays actuellement. On a dépensé d'énormes sommes d'argent ou l'industrie en a alloué aux agences gouvernementales et aux organismes de recherche pour mettre au point des procédés p ur amoindrir la quantité de pollution de l'air. L'une des formes principales de la pollution de l'air, particulièrement dans les zones urbaines qui crésen- tent une forte densité de circulation automobile, comme Los-AngeRès ou San-Francisco, est le brouillard photochimique. Les véhicules à moteurs alimentés à l'essence sont parmi les principales sources du brouillard photochimique.On pense que l'essence combustible contribue au brouillard, en raison de la nature de ses composants, L'essence contient de nombreux composants légers qui sont aisément volatils et qui s'évaporent facilement dans l'atmosphère à partir du système combustIble des véhicules. Ces composants sont fortement réactifs en présence de l'air et de la lumière solaire, et ils soeft catalysés dans l'atmosphère pour produire des matières qui ccri- buent à l'opacité atmosphérique conmune connue comme "brouillard". Un certain nombre de ces produits réactionnels sont également irri- tants pour les yeux, la gorge et le -stème respiratoIre des résidents de zones urbaines. Les raffineries modernes sont actuellement engages s r' des programmes de recherche et des travaux de développement pour surmonter les problèmes de la volatilité et de ra réactivbté. e programmes sont centrés autour de la recherche de nouvelles compo- sitions d'essence entre procédés de production d'essence qui présen tent une volatilité affaiblie et une moindre réactivité atmosphéri- que. On a proposé un certain nombre de procédés dans la technique antérieure pour la production des essences qui satisfont à ces tères.Certains procédés ont utilisé des catalyseurs coûteux qu exigent des éléments rares comme composants ou des combinaisons com pèses et précises de plusieurs éléments et qui presentent des vies utiles relativement brèves. D'autres exigent des étapes de traite- ment complexes et coûteuses, comme 11 extraction par solvant, pour séparer certains types de composés à soumettre à des traitements ultérieurs. Des chercheurs antérieurs dans ce sujet général ont décrit leurs travaux dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique n 2.046.243, n 2.384.866, N 2.391.084, N 2.399.126, N 2.480.940, N 2.891.999, N 2.952.612 et N 3.224.848. la Demanderesse a maintenant découvert un procédé pour la production d'essence à indice d'octane élevé présentant une volatilité et une réactivité atmosphérique amoindrie, sans nécessité d'utiliser l'extraction par solvant, qui comporte le fractionnement de effluent provenant d'une zone de craquage en un certain nombre de courants, comportant au moins un premier courant et un second courant, le premier courant bouillant entre -9,4 et + 76,70X environ et contenant la portion principale des oléfines tertiairea en C4 à C6 présents dans l?effluent, la mise en contact du premier courant avec un alcool inférieur en présence d'un catalyseur d'éthérification, pour transformer une portion importante des oléfines tertiai- res du premier courant en éthers, puis la combinaison du premier courant contenant des éthers avec au moins un courant hydrocarbone bouillant entre -9,4 et 218,3 C, pour former une essence présentant une volatilité et une réactivité atmosphérique amoindries. Le catalyseur d'éthérification préféré est un catalyseur carboné contenant au MeitS un groupe -S03H comme groupe fonctionnel, On préfère particulièrement un catalyseur résineux sulfoné. Selon une forme préférée de mise en oeuvre, le procédé selon la présente invention est encore caractérisé par la présence dans le premier courant contenant des éthers d'au moins une oléfine non tertiaire choisie parmi les oléfines primaires et secondaires en C4 à C6, et dans lequel procédé on sépare le premier courant contenant des éthers en un certain nombre de fractions, comportant au moins une première et une seconde fraction, la première fraction contenant relativement moins d'éthers et relativement plus dioléfines non ternaires que la seconde fraction, la première fraction/est mise en contact avec au moins un hydrocarbure susceptible d'etre aikylé en présence d'un catalyseur d'alkylation acide pour alkyler au moins une portion des oléfines non terteires dans la première fraction, et la première fraction alkylée est combinée avec la seconde fraction et le courant d'hydrocarbure bouillant entre -9,4 et 218,30C pour former une essence présentant une volatilité et une réactivité atmosphérique amoindries. Les deux figures annexées illustrent la réactivité atmosphérique amoindrie des fractions d'hydrocarbure avec éthers et éthérifiées. la figure 1 illustre les resultats d'un essai étalon de formation de NOx' tandis que les données de la figure 2 dérivent de l'essai étalon de formation de formaldéhyde. Dans son aspect le plus large, le procédé selon la présente invention est un procédé de production d'essence à indice d'octane élevé, présentant une volatilité et une réactivité atmosphérique amoindries, qui comprend le fractionnement de l'effluent provenant de la zone de craque en plusieurs courants comportant au moins un premier courant et un second courant, le premier courant bouillant entre -9,4 et + 76,70 C et contenant la portion principale des oléfines tertiaires en C4 à C6 présentes dans l'effluent, la mise en contact du premier courant avec un alcool inférieur en présence d'un catalyseur d'éthérification pour transformer une portion importante des oléfines tertiaires dans le premier courant en éthers puis la combinaison du premier courant contenant des éthers avec au moins un courant d'hydrocarbure bouillant entre -9,4 et + 218,3 C environ, pour former une essence présentant une volatilité etune réaction atmosphérique amoindries. Plusieurs facteurs, qui étaient jusqu'ici passé inaper çus de la technique, contribuent à l'aptitude du procédé selon la présente invention à produire une essence à indice d'octane élevé tout en diminuant simultanément la volatilité et la réactivité atmosphérique de cette essence. Par exemple, la Demanderesse a maintenant trouvé que le degré important d'amélioration des présents produits d'essence sur celles des essences éthérifiées décrites par la technique antérieure n'est obtenu que lorsque la fraction d'effluent du processus de craquage soumis à l'étherification est limitée à celles des matières hydrocarbonées qui bouillent entre -9,4 et + 76,30 C environ. On a trouvé que cette fraction contenait la portion principale des oléfines tertiaires en C4 à C6 qui sont dans la charge du réacteur de craquage ou qui peuvent avoir été produites par l'opération de craquage. Dans une essence caractéristique, une portion mesurable de la teneur en oléfines tertiaires en C 4 à C6 consiste n isobutène, en méthyl- et diméthyl-butènes et en méthyl-pentènes. on utilise des matières à gammes d-'abullitions plus elles, l'a melioration de l'indice d'octane est nettemerJt diminuée, approchant rapidement de celui de la totalité du mélange d'essence non traitée. On peut réaliser cette restriction en réglant la zone de fractionnement dans laquelle est divisé 1' effluent d'une zone de craquage en plusieurs fractions hydrocarbonées sur la base des gammes d'ébullition. Ce processus élimine l'étape coûteuse et moins efficace d'extraction par solvants sur laquelle reposent les procédés de la technique antérieure. En éliminant la nécessité de la séparation de certains composants de l'effluent par extraction par solvant, ce procédé élimine également la nécessité d'un appareillage coûteux de récupération du solvant, de purification et d'appoint. La zone de craquage utilisée selon le procédé de la présente invention peut être un réacteur de type quelconque, thermique ou catalytique, dans lequel on peut obtenir les oléfines tertiaires requises. les unités de craquage thermiques fonctionnent à une température de 427 à 5930 C environ et sous des pressions d'environ 1 à 50 bars. Leur fonctionnement est classique et ne sera pas plus amplement décrit présentement. On préfère utiliser un appareil de craquage catalytique dans la zone de craquage du procédé selon la présente invention. Il peut être un type quelconque de craquage catalytique et peut utiliser des lits fluidisés ou des lits compacta mobiles de catalyseurs solides. En pratique courante, le catalyseur circula alternativement entre une zone réactionnelle dans laquelle il est en contact avec l'hui- le à craquer et une zone de régénéation dans laquelle le coke, qui s'accumule sur le catalyseur dans la zone réactionnelle, est brûlé en présence d'air, et le catalyseur est chauffé pour être ramené dans la zone réactionnelle. 'les conditions opératoires classiques pour ces types de craquage catalytique sont des températures pour la zone réactionnelle de 427 à 5930 C des températures pour la zone de régénération de 538 à 760 C, des pressions d'environ 0,7 à 3,5 kg/cm2 au manomètre et des transformations de 30 à 80 % par passe. On peut utiliser un catalyseur quelconque classique de craquage ; des exemples caractéristiques sont la silice-alumine, la silice-zircone, la silice-magnésie, les ilur.ino-silicates cristallins synthétiques corne les zéolites, et les argiles naturelles et traitées, et leurs combinaisons. La charge de la zone de craquage peut etre d'un type classique eAconque de charge hydrocarbonée, teie que par exemple, un gaz-oil direct obtenu à partir d'une colonne de distillation de brut. En général, la gamme d'ébullition de la charge est de 204 à 5930 C environ. Lors de l'étape de craquage du procédé selon la présente invention le réacteur decraquage est associE une colonne de distillation dans laquelle l'effluent est séparé en plusieurs fractions comportant, dans ie procédé selon la présente invention, une fraction bouillant entre -9,4 et + 76,70 o. Cette fraction de -9,4 à + 76,70 C qui contient la fraction principale des oléfines tertiaires en C4 à C6, est alors mise en contact avec un alcool inférieur, en présence d'un catalyseur d'étherification de façon à transforner une portion aussi importar- te que possible des oléfines tertisires en C4 à C6 en éthers. On connait un certain nombre de catalyseurs d'éthérification dans la technique. Ils comprennent des acides "forts" comme H2SO4 et HF, ainsi aus d'autres matières comme le chlorure d'aluminium et le fluorure de bore. On peut aussi utiliser des combinaisons de ces matières, telle que HF-BF3. Les catalyseurs préférés d'éthérification selon la pre- sente invention sont des matières carbonées de poids moléculaire relativement élevé, insolubles dans l'eau, contenant an moins un groupe -SO3H comme groupe fonctionnel.Des exemples de ces cataly- seurs sont des charbons sulfonés (Zeo-Karb H, Nalcite X et Nalcite kX) produits par le traitement de charbons bitumeux avec l'acide sulfurique et vendus industriellement comme adoucissants zéoliti- ques de l'eau ou comme échangeurs de sase, Ces matières sont ordi- nairement disponibles sous forme neutre et, dans ce cas, elles d@i- vent entre activées sous la forme acide pour traitement avec un aci: minéral comme l'acide chlorhydrique, st lavées à l'eau pour éliminer les ions chlorure et sodium, préalablement à l'application.Les catalyseurs de type résine sulfonée sont aussi appropriés et cor prennent les produits de réaction de résine de phénol-formaldéhyde avec l'acide sulfurique (Amberlite IR-1, Amberlite IR-100 et Nalcite MX) Sont également utiles des polymères résineux sulfonés de coumarone-indène, de coumarone-indène avec le cyclopentadiène, des polymères sulfonés de coumarone indène avec le furfural, des polymères sulfonés de coumarone-indène avec le cyclopentadiène et le furfural, et des polymères sulfonés de cyclopentadiène avec le furfural.Les résines échangeuses d'ions cationiques particulièremen référées sont des résines échange@ses forteènt acides consistant essentiellement en résine sulfonée de polystyrène, par exemple une matrice de polystyrène réticulée par le divinylbenzene présentant de 0,5 à 20 % de préférence de 4 à 16 % de divinylbenzene copolymérisé, sur lequel sont fixes des groupes acide sulfonique ionisables ou fonctionnels nucléaires. Ces résines sont fabriquées et vendues industriellement sous des noms divers par exemple Dowex 50, Nalcite HCR et Amberlite t5).Telles qu'on les obtient industriellement, elles présentent une teneur de 50 ffi environ en solvant et elles peuvent être appliquées dans le présent procédé sous cette forme, ou bien on peut les sécher et les utiliser alors avec peu ou pas de différences discernables dans les résultats. On choisit la dimension particulaire de la résine en vue des avantages de manipulation associés à des gammes quelconques particulières de dimensions. Bien qu'une dimension faible (0,0740,037 mm) soit fréquement utilisée dans les essais en autoclave, une dimension de 2,0 à 0,297 mm ou plus grossière semble être plus favorable pour l'utilisation en reacteurs à lit fixe ou en suspension. La gamme de concentrationèn catalyseur dans un procédé en discontinu doit être suffisante pour fournir l'effet catalytique désiré, par exemple entre 0,5 et 50 % (sur base sèche3 en poids des réactifs, avec une gamme préférée de 1 à 25 % en poids ( (sur ba- se sèche) par exemple 5 %. Dans un réacteur en continu, la concentration en cataly- seur peut être définie par la vitesse spatiale horaire vonumétri- que, c'est-à-dire le volume de charge traitée par volume de catalyseur, par heure. Cette vitesse spatiale horaire volumétrique peut etre d'environ 0v1 à 100 calculé sur la charge hydrocarbonée, avec une gamme préférée de 0,5 à 25, la gamme particulièrement préférée de 0,5 à 10. On forme l'éther par réaction de l'oléfine tertiaire dans le mélange hydrocarboné avec un alcool primaire, qu'il soit mono- ou polyfonctionnel. On peut utiliser une proportion d'environ 0,1 à 100 moles de l'alcool primaire par mole d'oléfine tertiaire dans l'éthérification, avec une quantité habituelle comprise entre 0,25 et tO moles environ, de préférence d'environ 1 à 1G moles d'ai- cool primaire par mole d'oléfine tertiaire. Une proportion plus importante d'alcool relativement à l'oléfine tertiaire augmente la quantité d'oléfine enlevée du courant de charge hydrocarbonée mé- langé. On préfère dans l'étape d'éthérification selon le présent procédé des alcools primairem qu'ils soient mono- ou polyfonctionnels. Les alcools secondaires réagissent avec les oléfines tertiaires, bien qu'on doive s'attendre à ce que l'alcool primaire soit considérablement plus réactif qu'un alcool secondaire avec le meme nombre d'atomes de carbone. Cependant, des alcools secondaires avec un nombre faible d'atomes de carbone peuvent être plus réactifs que des alcools primaires ayant un plus grand nombre d'atomes de carbone. L'économie et la facile volatilisation dictent généralement l'utilisation des alcools inférieurs, c'est-à-dire ceux qui présentent de t à 6 atomes de carbone par molécule.Un autre facteur qui influence le choix de l'alcool est la différence de point d'ébullition entre l'alcool et l'azéotrope de l'alcool avec son éther, et il est préférable de séparer l'excès d'alcool de la masse d'éthérification réactionnelle. Le méthanol et l'méthanol sont en général préférés pour des raisons d'économie et, habituellement, ils fournissent des taux de conversion supérieurs. L'éthérification des oléfines tertiaires élimine les oléfines fortement réactives des produits d'essence et les remplace par des éthers moins réactifs. Ceci est illustré par les figures 1 et 2 annexées. Ces deux figures présentent les données dérivées d'expériences classiques dans lesquelles un échantillon mesuré de matière réactive dans de l'air filtré est irradié avec une lumière ultra-violette, et on me- sure la quantité de produit formé catalysé photochimiquement. On maintient essentiellement les conditions ambiantes. A la figure 1, les données montrent la réactivité d'une fraction de craquage en à C6 oléfinique fluide, mesurée pour son aptitude à transformer NO en NOx (où x > 1. Kes composés NOx sont des indices de formation de brouillard. Il est apparent que lorsque la fraction est éthérifiée pour éliminer beaucoup d'oléfines, sa réactivité est sensiblement diminuée.De même, à la figure 2, des données montrant la réactivité de l'isobutène illustrent qu'il est bien plus réactif que l'éther qui dérive de réaction d'isobutène avec le éthanol. Dans cette ex- périence, le produit de réaction forme' par Irradiation en ultra lek des réactifs est le formaldéhyde Ces essais étalons sont utilisée dans la recherche sur la pollution de l'air pour comparer les réacti- vités de divers composés et type @@ @omposée, L'éthérification sert @@ssl à abaisser la tensior de vap@ur du produit en remplaçant des oléfines plus volatiles par des éthers moins volatils. Le degré de diminution de la volatilité dépendra du degré d'éthérification et de la teneur initiale en oléfine de la charge. Le Tableau suivant illustre les avantages du procédé selon la présente invention, les données dans ce tableau sont dérivées d'une série d'expériences dans lesquelles on fait passer du méthanol et plusieurs fractions désignées de 1'effluent provenant d'un appareil de craquage catalytique à lit fluidisé, dans/une proportion de 3:2 en poids, sur un lit de 60 cm3 de catalyseur Dowex 50X-8 (décrit ci-dessus) maintenu à une temperature de 500 C environ. TABLEAU Fractions d'effluent FCC Nombre prédominant d'atomes de carbone dans l'oléfine C5 C6 C7 C8 Gamme d'ébullition OC 26,7-43,3 43,3-73,9 73,9-98,9 98,9-121,1 Indice de brome 171 144 136 123 Indices d'octane Fi ( sans 97,3 93,0 91,2 92,8 F2 additif 81,5 78,4 77,6 78,6 Volume horaire de charge/ Volume de catalyseur 0,40 0,59 a,45 0,38 Produit Teneur en éther % en poids 48j5 37,6 30,8 20,7 Indice de brome 79 56 48 43 Indices d'octane F1 #sans additif 100,8 96,2 92,5 93,0 F2 86,8 81,7 78,3 78,5 Variations à l'éthérification # F1 (sans additif + 3,5 +3,2 +1,3 + 0,2 # F2 t sans additif + 3,5 + 3,2 + 0,7 - 0,1 On voit immédiatement d'après ces données que la réaction des fractions d'effluent en C5 et C6 avec le méthanol donne un rendement en éther considérablement supérieur et une amélioration des indices d'octane pour F-1 et F-2 exempts d'additifs que ceci n'a lieu que pour les fractions en C7 et C8. On obtient aussi une diminution de plus de moitié de l'indice d'iode. D'autres expériences ont fourni des données sur l'éthéri fication de fractions contenant des oléfines en C4 nui étendent la gamme d'application du procédé selon la présente invention en dessous de -9,46C. Ces données montrent qu'une base d'essence contenant une portion éthérifiée en C4 présente des indices d'octane qui sont même supérieurs à ceux présentés par les fractions éthérifiées en C5 et C6 du tableau précédent. Il est donc évident que le procédé selon la présente invention pour lequel on sépare la portion de -9,4 à + 76,7 C de l'effluent du réacteur de craquage et quton éthérifie avant de la mélanger à l'essence, fournit un bénéfice important et inattendu, qu'auparavant on n'avait pas découvert dans l'éthérification de la totalité de l'effluent de craquage catalytique. Dans la portion oléfinique de la fraction initiale de -9,4 à + 76,7 C de l'effluent du réacteur de craquage, les oléfines tertiaires constituent la portion principale. Cependant, une cer zaine portion est constituée par d'autres types d'oléfines qui, étant considérablement moins actives que les oléfines tertiaires, passent virtuellement sans être modifiées à travers la chambre réac- tionnelle dans laquelle les oléfines tertiaires réagissent avec un alcool sur un catalyseur carboné.Ces oléfines qui n1nt pas réagi apparaissent dans le produit de réaction d'éthérification et, bien que la teneur totale en oléfines soit considérablement abaissée comparée à la fraction initiale de -9,4 à + 76,7 C par réaction des oléfines tertiaires, les oléfines restantes posent toujours un an- ger potentiel, bien qu'affaibli, de formation de brouillard En con- séquence, il est désirable de imiter à un minimum la teneur finale en oléfines du produit qui passe vers le mélange d'essence. Par conséquent, selon l'une des formes de mise en oeuvre AU procédé de la présente invention, la matière éthérifiée, compre- étant la totalité des hydrocarbures qui n'ont pas réagi et des éther formés et à partir desquels il peut y avoir ou non séparation de alcool qui n'a pas réagi, passe dans une zone d'alkylation, dans laquelle elle est mise e contact, en présence d'un satalyseur @ ata- kylation, avec un hydrocarbure d'alkylation approprié. Ces hydrocarbures d'alkylation sont par exemple des aromatiques ou des aromati ques à chaine ramifiée bouillant dans la gamme de l'essence, comme l@ benzène, ou des paraffines tertiaires ne présentant pas plus de 6 atomes de carbone par molécule, de préférence l'isobutane.L'étape d'alkylation donne lieu à la formation d'une matière riche en hydrocarbures aromatiques ou aliphatiques ramifiés, bouillant principalement dans la gamme de l'essence. L'unité a'alkylation peut être ou non des types classiques bien connus de la technique, par exemple des unités d'alkylation à l'acide sulfurique, au chlorure d'aluminium ou à l'acide fluorhydrique. Dans le procéda du type à l'acide sulfurique, la température réactionnelle est de préférence de l'ordre de 4,4 à 21,1 C, et la pression est de l'ordre de 0,55 à 3,5 kg/cm2 au manomètre. Dans le mélange réactionnel, on utilise environ 50 à 70 % en volume de catalyseur acide sulfurique.Cet acide peut se trouver à des concentrations de 98 à 100% au départ de 11 opération jusqu'à une concentration de 90 % environ lorsqu'on le rejette. Dans le cas de l'alkylation en présence d'acide fluorhydrique, on maintient la température réactionnelle entre 24 et 380 C. Lorsque la totalité de la matière éthérifiée est passée à l'alkylation, la consommation en catalyseur d'alkylation acide tend à être élevée. En conséquence, selon une forme préférée de mise en oeuvre de la présente invention, on separe d'abord la matière éthérée en un certain nombre de fractions, ordinairement deux comprenant une première fraction et une seconde fraction. Cette séparation peut se faire par exemple par distillation. La première fraction est relativement plus pauvre en éthers et plus riche en oléfines non tertiaires que la seconde fraction. De préférence, la teneur en oléfines de la première fraction et la teneur en éthers de a seconde fraction sont rendues ma imales. La première fraction est alors alkylée de la façon décrite ci-dessus.Après alkylation, on recombine la matière alkylée avec la seconde fractIon riche en éthers, et les matieres combinées sot passées vers un autre trai- tement, comme il est décrit. Les isoparaffines légères (C4 à C6) ) apparaissent habituellement comme composants dans les mélanges d'essence, et peuvent constituer jusqu'à 20 % du mélange total Ces composants sont très volatils et, lorsqu'ils sont présents en quantité importante dans un mélange d'essence, ils contribuent de façon disproportionnée à la volatilité totale du mélange. Comme il a été noté ci-dessus, il est désirablede diminuer la volatilité de l'essence pour aider à abaisser la pollution de l'air. En conséquence, selon une forme préférée de réalisation de la présente invention on utilise, comme hydrocarbure susceptible d'être alkylé, au moins une isoparaffine légère.Celles qui sont particulièrement préférées sont l'isobutane et l'isopentane, qui sont assez vraisemblablement présents en une certaine quantité dans la fraction de -9,4 à + 76,70C provenant du craquage catalytique. Dans ce cas, la matière éthérifiée qui devrait contenir à la fois les oléfines non-tertiaires en C4 à C6 et les isoparaffines légères, devrait être mise en contact avec le catalyseur d'alkylation (avec ou sans la séparation indiquée ci-dessus) et transformée en alkylate sans l'exigence d'une source supplémentaire quelconque de composant, L'isoparaffine peut aussi être fournie en tout ou en partie à partir de sources extérieures, si on le désire. A la suite de l'éthérification et, si on le désire, de l'alkylation, les matières éthérifiées (et alkylées) sont mélangées en réserves d'essence. Ceci implique la combinaison avec au moins un courant d'hydrocarbure qui bout dans la gamme de -9,4 à + 2180C. En pratique réelle, un certain nombre de ces courants devraient être combinés avec le courant éthérifié. Selon une forme préférée de mise en oeuvre, on fait passer une fraction de l'effluent du réacteur de craquage qui bout dans une gamme supérieure à -9,4 à 76,70 C de la fraction étudiée ci-dessus, vers une unité d'hydrotraitement et on effectue l'hydrotraitement. Des unités d'hydrotraitement caraiéris- tiques qui peuvent être utilisées sont le reformage, l'hydrocraquage et l'hydrofinition catalytiques. 'l'utilisation de tel ou tel type d'unité d'hydrotraitement dépend de la nature de la fraction à traiter. le courant hydrotraité est ensuite combiné avec la matière éthe- rifiée. 'les données ci-dessus doivent être considérées comme étant simplement illustratives du procédé selon la présente invention De nombreuses autres formes de mise en oeuvre de la présente invention seront apparentes aux spécialistes de cette technique. En conséquence le procédé de la présente invention n'entend être limité que par les revendications annexées; Légende des dessins Figures RePères 1 A Comparaison de la réactivité atmosphérique d'une fraction d'oléfine FOC en C5 à C6 avant et après éthérification B B Fraction d'oléfine FCC en C5 à C6 D D Fraction FCC en C5 à C6 éthérifiée E NOx formé, ppm H H Durée de réaction, minutes 2 J Comparaison des réactivités atmosphériques d'isobutène et d'éther méthylique de t-butyle. K Formaldéhyde formé, ppm n X Ether méthylique de t-butyle M Isobutène N N Durée de réaction, minutes. REVENDICATICNS 1. Procédé de production d'essence à indice d'octane élevé, présentant une volatilité et une r transformer une portion importante des oléfines tertiaires du premier courant en éthers, puis on combine le premier courant contenant des éthers avec au moins un courant d'hydrocarbure bouillant entre -9,4 et + 218 C pour former une essence présentant une volatilité et une réactivité atmosphérique affaiblies. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on soumet le second courant à un hydro-traitement et que ce second courant hydrotraité constitue le courant d'hydrocarbure qui est mélangé avec le premier courant contenant des ethers. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérise an ce que le catalyseur d'éthérification est un catalyseur carboné conte- nant au moins un groupe -S03H comme groupe fonctionnel. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé que le catalyseur carboné est un catalyseur rv~sinctzx sulfoné. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que le catalyseur résineux comporte une matrice de polystyrène ret@ culée sulfonée dans laquelle sont incorporés de 0,5 à 20 ss de divi nylbenzène. 6. Procédé selon la revendicazlon 1, caractérisé en re par la présence dans le premier courant contenant des éthers d'au moins une oléfine non tertiaire choisie parmi des oléfinespri en C4 à C6 maires et secondaies,/et en ce que l'on sépare le premier courant contenant des éthers en un certain nombre de fractions, comprend au moins une première fraction et/une seconde fraction, cette prerle- re fraction contenant relativement moins d'éthers et relativement plus d'oléfines non tertiaires que la seconde fraction, cette pre mière fraction est mise en contact avec au moins un hydrocarbure alkylable en présence d'un catalyseur/d'alkylation, pour alkyler au moins une portion de ces oléfines non-tertiaires dans la première fraction, et cette première fraction alkylée est combinée avec la seconde fraction et le courant hydrocarboné bouillant entre -9,7 et + 2180 C pour former une essence présentant me volatilité et une réactivité atmosphérique affaiblies. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'hydrocarbure alkylable est une isoparaffine choisie parmi l'isobutane, l'isopentane et l'isohexane. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'isoparaffine est l'isobutane. 9. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le premier courant contenant des éthers contient au moins une oléfine non tertiaire choisie parmi des oléfines primaires et secondaires en C4 à C6-, et on met en contact ce premier courant contenant des éthers avec au moins un hydrocarbure alkylable en présence d'un catalyseur d'alkylation acide, préalablement à la combinaison avec le courant hydrocarboné.