De nombreuses personnes meurent étouffées chaque année . Pour la plupart, ces victimes meurent étouffées pour avoir mâché incomplètement des produits alimentaires qui viennent se loger dans la gorge et empêchent 11 écoulement de l'air entre l'atmosphère et les poumons0 Ces accidents sont connus communément sous la désignation de *cafte coronaries" en raison du fait que les symptômes sont tout à fait similaires à ceux d'une attaque cardiaque et que la mort s'ensuit souvent très rapidement.De plus,\ il arrive que des enfants meurent par étouffement en avalant une grande diversité d'articles par ailleurs non digestibles tels que des billes, des jouets, des sucres candi, etc.. En particulier, les très jeunes enfants sont particulièrement menacés par cet accident par le fait qu'ils ont tendance à introduire dans leur bouche pratiquement tout ce qui se trouve à leur portée. On connatt un grand nombre de mesures de premiers secours auxquelles on a souvent recours pour tenter de sauver la victime d'un étouffement, cela en extrayant de la gorge de la victime l'objet formant "bouchon". Ces mesures comprennent celles qui consistent soit à introduire les doigts dans la gorge pour saisir et enlever l'objet, soit à saisir la victime par les pieds et à la secouer ou à lui taper dans le dos entre les omoplates, soit à placer un mouchoir sur la bouche ouverte de la victime, pour qu'ensute le sauveteur applique sa bouche sur celle de la victime et aspire afin de déloger l'objet ou le corps provoquant l'obstruction. Un autre procédé appliqué couramment consiste, pour le sauveteur, à entourer la poitrine de la victime avec ses bras et à la presser rapidement et fortement pour expulser l'objet ou le corps hors de la gorge de la victime. Cette façon de procéder soulève deux problèmes fondamentaux. En premier lieu, à moins que l'objet ne soit logé fermement dans la gorge et l'obture hermétiquement, l'air peut passer, bien que tout juste, il est vrai autour de 11 objet quand on presse les poumons et, de ce fait, le "bouchon" n'est pas expulsé. En second iieu, il peut s'ensuivre un endomeagement des tissus délicats des poumons si une pression suffisante y est engendrée sous l'effet de l'effort de pressage, tandis que l'objet demeure en place. Récemment, on a breveté et vendu un dispositif qui a l'aspect de grosses pinces en matière plastique. Ce dispositif comprend des extrémités en forme de griffes pour saisir l'objet logé dans la gorge. Plusieurs modes de réalisation de ce dispositif sont décrits dans les brevets U.S0 n0 3 489 151 et 3 581 7450 Les griffes du dispositif ne peuvent pas saisir des objets lisses et durs tels que des billes ou des sucres "candit' et autres bonbons. De plus, ces griffes peuvent endommager ou déchirer sévèrement l'épiglotte ou les cordes vocales pendant que l'on introduit le dispositif dans la gorge de la victime ou qu'on l'y en retire.En outre, la longueur et la courbure des bras de préhension de ce dispositif ne conviennent pas pour l'anatomie de la plupart des victimes par le fait qu'il est très difficile de prolonger les extrémités de préhension du dispositif Jusqu'au voisinage des cordes vocales, c'est-à-dire la région élargie du pharynx où, le plus souvent, les objets étrangers viennent se loger. une pince ou "clamp1 chirurgicale comprenant des faces venant en contact avec les tissus est décrite dans le brevet U.S. n0 3 209 7553. Toutefois, les faces qui saisissent les tissus sont une face convexe et une face concave (et non pas des faces concaves opposées), car ces organes sont conçus uniquement pour une préhension délicate des tissus intestinatix mous et non pas d'une grande diversité d'objet. De plus, ce dispositif n'est destiné à être utilisé que pendant une intervention chirurgicale très spécifique et non pas dans une situation critique de la santé exigeant des soins de toute urgence. Contrairement à ces dispositifs de la technique anté- rieure, la présente invention est conçue pour etre utilisée par un personnel entrat~é (de préférence des médecins) uniquement après que plusieurs des techniques connues mentionnées ci-dessus aient été essayées sans succès. En outre, sa configuration particulière est du point de vue anatomique propre à assurer le succès en cas d'utilisation. C'est pourquoi, un objet principal de la présente invention est de réaliser une pince chirurgicale destinée à esw traire d'urgence un objet de la gorge d'une personne victime d'étouffement, cette pince comportant des extrémités destinées à la préhension de l'objet et configurées pour enserrer ferme ment n'importe quel objet imaginable susceptible de se loger dans la gorge d'une victime d'étouffement. Un autre objet de la présente invention est de réali ser une pince médicale pour l'extraction d'urgence d'un "bou choit: obstruant la gorge, cette pince comportant des bras courbés épousant la configuration anatomique de la gorge d'un être humain et conçus pour s'étendre jusqu'au voisinage des cordes vocales où se loge le plus souvent les objets dans des conditions critiques d'étouffement. Un autre objet encore de la présente invention est de réaliser une paire de pinces médicales de tailles différentes (pour adulte et pour enfant) destinées à extraire d'urgence un "bouchon" obstruant la gorge d'une personne. Un autre objet encore de la présente invention est de réaliser une pince médicale destinée à enlever d'urgence un ob jet obstruant la gorge d'une personne, cette pince étant conçue pour réduire à un minimum, pendant son utilisation, les risques d'endonmiagement de la gorge et des organes associés à celle-ci D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparattront au cours de la description détaillée donnée ci-après en référence aux dessins annexés parmi lesquels;; la figure 1 est une vue en élévation latérale de la version "pour adultes du mode de réalisatiom de la présente invention4 représenté grandeur nature la figure 2 est une vue en plan de dessus du mode de réali#ation de l'invention représenté sur la figure 1, la position ouverte étant indiquée en traits mixtes la figure 3 est une vue en élévation latérale de la version "pour enfants du mode de réalisation de la présente invention représenté grandeur nature la figure 4 est une vue détaillée grandeur nature de la face inférieure d'un des disques de préhension d'objet du mode de réAlisation de la présente invention la figure 5 est une vue én coupe, suivant 5-5 de la figure 4 du disque représenté également grandeur nature ; et la figure 6 est une vue en coupe schématique montrant ,le dispositif selon la présente invention à l'état partielle ment introduit dans la gorge d'une victime représentée en traits pleins, cette coupe montrant en outre en traits mixtes le dispositif de la présente invention en position pour extraire un objet étranger logé dans les cordes vocales d'une victime. Les pinces médicales selon l'invention comprennent une paire de poignées 10,10, pouvant être saisies avec les doigts, chacune comportant un bras avant 12 s'incurvant vers le bas à l'opposé de sa poignée associée 10. Chaque bras 12 comporte aussi une partie rectiligne arrière 14 qui se raccorde à sa poignée 10 à l'endroit d'un axe d'articulation 16. Comme on peut le voir facilement sur la figure 2, on ouvre et ferme les pinces médicales à la façon classique de ciseaux. Chaque bras 12 comporte une partie courbée 18 qui s'étend sur un arc de cercle ayant un rayon de courbure prédéterminé et sur une distance supérieure à 900. Dans la version pour "adulte" de la figure 2, la longueur de l'arc est de 1000 30'. Les pinces médicales sont formées à partir d'une tige d'acier inoxydable d'un diamètre de 4 u et chaque poignée 10 a une longueur de 89 ma. Chaque partie rectiligne de bras a une longueur de 41,5 nua et le rayon de courbure de chaque partie de bras courbé 18 est de 60 mi. Ies limites de la partie courbée 18 sont indiquées par les rayons 20, 22 en traits mixtes sur la figure 1, l'angle 24 entre ces rayons étant de l0Oc.30# . CesCes mesures précises ont été déterminées unique- ment après des essais minutieux et prolongés sur un certain nombre de cadavres dans la gorge desquels on avait introduit artificiellement des objets étrangers. ta version pour t' enfant" représentée sur la figure 3 a une configuration similaire à ltexception que le rayon de courbure des parties de bras courbé 18' n'est que d'environ 36,5 n et que chaque disque 28' est un peu plus petit. Les extrémités libres de chaque bras 18 comprennent une courte tige rectiligne 26 et un disque 28 destiné à saisir les objets et faisant corps avec cette tige. Le disque 28 est bombé de façon régulière sur sa surface extérieure, afin de pre- senter un profil qui réduit à un minimum le risque d'endommagement de n'importe quel tissu que ce disque pourrait toucher pendant l'utilisation. Chaque disque 28 est configuré intérieurement de façon concave en 30,-comme on peut le voir plus clairement sur les figures 2 et 5. Ces faces 30 comportent une série de nervures ou stries parallèles 32 qui en font partie intégrante et qui favorisent l'agrippement ferme de l'objet à enlever, particulièrement si l'objet est dur et lisse (par exemple une bille). En examinant maintenant la figure 6 on va décrire l'utilisation et le fonctionnement des pinces selon l'invention conjointement avec la physiologie de l'étouffement. Normalement, les matières alimentaires ou autres objets présents dans la bouche et que l'on peut avaler intentionnellement ou accidentellement descendent facilement le long du pharynx P jusqu'à l'oesophage E et, de là, arrivent dans l'estomac (non représenté) tandis que l'épiglotte EP ferme la trachée artère g Toutefois, quand il y a étouffement, c'est que l'épiglotte EP n'est pas parvenu à obturer de façon étanche la trachée artère et, de ce fait, ce que l'on avale peut et souvent vient se loger dails l'extrémité supérieure agrandie de la trachée artère, c'est-à-dire le larynx X, dans les cordes vocales Y , ou bien peut traverser la trachée artère et parvenir aux poumons. Si l'objet est suffisamment petit (par exemple une ca cahuète), il passe au-delà des cordes vocales à travers la trachée artère et parvient à une des deux bronches puis vient se loger dans une bronchiole à l'intérieur d'un des poumons. Il abn résulte pas une situation immédiatement dangereuse pour la vie car une quantité suffisante d'air parvient au reste dudit poumon et à la totalité de l'autre poumon de sorte que la vie se maintient. Bien entendu, il est nécessaire d'enlever finalement l'objet ; normalement, on effectue cette opération à l'aide d'un bronchoscope. Des circonstances critiques sont créées quand l'objet ingéré est suffisamment important pour se loger dans la trachée, au voisinage des cordes vocales V, sans pouvoir parvenir à l'un des poumons. Dans ce cas, l'air ne peut plus parvenir aux poumons ou s'en échapper. Par conséquent, le cerveau de la victime subit des altérations irréversibles ou bien la victime peut même mourir dans les moments qui suivent, à moins que 1' objet ne soit extrait et que la respiration libre ne soit rétablie. Comme on l'a expliqué ci-dessus, la présente invention est conçue pour être utilisée uniquement comme dernier recours après que toutes les autres techniques classiques ont été essayées sans succès. De plus, la présente invention est destinée à etre utilisée uniquement par des médecins ou autres personnes spécialement entraînées pour cela. Il en est ainsi en raison du risque d'endommagement de la gorge et des organes associés (par exemple les cordes vocales) qui peut se produire chaque fois qu'un objet étranger s'est introduit dans la gorge.Toutefois, la pince extractrice selon présente invention ne présente aucune surface ou saillie (telle que des ergots ou griffes) à arêtes vives susceptibles de déchirer ou perforer les tissus plus délicats de la gorge comme le palais mou, l'épiglotte ou les cordes vocales, pendant soit l'introduction soit le retrait de 11 instrument. Si les interventions mentionnées ci-dessus ne parviennent pas à libérer la gorge, on peut alors utiliser la pince extractrice selon la présente invention comme suit. En premier lieu, on place la victime sur le dos. ta bouche est ouverte et le sauveteur introduit son indexe gauche dans la bouche de la victime, au-dessus de la langue, jusque dans la partie arrière de la gorge. La langue est alors tirée pour ouvrir davantage l'arrière de la gorge et pour faciliter ainsi ltentrée de la pince extractrice. En second lieu, on saisit la pince à l'aide de la main droite et on l'ouvre (figure 2) . L'instrument glisse ainsi facilement jusque dans la partie arrière de la gorge, chaque disque 28 se trouvant sur un des côtés de l'épiglotte E pour que le risque d'endommagement des tissus soit minimisé. e plus souve#nt, à ce stade, on peut "sentir" l'objet. On ferme alors la pince sur 1' objet en la maintenant ainsi fermement au fur et à mesure que lton extrait l'objet de la gorge. Bien entendu, si la respiration ne réapparatt pas spontanément, il faut immédiatement procéder à une réanimation classique. Similairement, on procède à un massage du coeur à poitrine fermée si le coeur s'est arrêté, Les deux versions de pinces extractrices selon l'invention ont des dimensions qui permettent de les emballer et les vendre commodément ensemble dans une seule trousse et de pouvoir en disposer dans des restaurants, des écoles, chez soi et autres endroits où de telles circonstances critiques ris quint de se produire. Il est bien entendu que la description qui précède n'a été donnée qu' à titre purement illustratif et non limitatif et que des variantes ou des modifications peuvent y titre apportées dans le cadre de la présente invention définie par les revendications ci-nnnexées. REVENDICÂTIONS 1. Pince médicale pour extraire d'urgence des corps ou objets étrangers de la gorge d'une personne victime d'étouffement, la pince susvisée étant caractérisée par le fait qu'elle comprend : une paire de poignées destinées à être tenues par l'utilisateur ; une paire de bras courbés , un bras étant prévu pour chaque poignée et s'étendant vers le bas en sens opposé de cette poignée ;; un moyen d'articulation reliant mutuellement, en vue d'un pivotement, les poignées et bras précités à la jonction desdites poignées et bras respectifs, chacun desdits bras comportant des parties courbées s'étendant sensiblement sur un arc de cercle ayant un rayon de courbure prédéterminé, ledit arc ayant une longueur supérieure à 900 et une paire de moyens de préhension permettant de saisir fermement un corps ou autre objet étranger, ces moyens de préhension étant formés sur les extrémités libres respectives desdits bras et comportant des faces concaves opposées, chacune des dites faces présentant une surface rugueuse destinée à faciliter la préhension ferme d'un corps étranger logé dans la gorge du patient quand lesdites poignées ont été serrées pour fermer lesdits bras et, de ce fait, lesdits moyens de préhension autour d'un objet. 2. Pince médicale suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que chacun desdits bras s'étend sur une distance d'environ 1000 et que ledit arc de cercle a un rayon de courbure prédéterminé. 3. Pince médicale suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que chaque bras comprend, en outre, une partie rectiligne raccordant la partie courbée de chaque bras à sa poignée. 4. Pince médicale suivant la revendication 3, caractérisée par le fait que chaque partie rectiligne a une longueur d'environ 41,5 mm, ledit rayon de courbure étant d'environ 60nom et ledit arc ayant une longueur d'environ 1000 30' 5. Pince médicale suivant la revendication 4 , caractérisée par le fait qu'elle est-en acier inoxydable , chacun desdits manches ayant une longueur d'environ 89 mi 6. Pince médicale suivant la revendication 1 , caractérisée par le fait que chacune desdites surfaces rugueuses comprend une série de nervures ou stries parallèles faisant partie intégrante de chaque face. 7. Pince médicale suivant la revendication 6, caractérisée par le fait que chacune desdites faces se présente sous la forme d'un disque circulaire.