L'invention concerne les serrures de sûreté à clé elle a pour but de proposer un perfectionnement applicable aux serrures de sûreté existant actuellement pour rendre celles-ci incrochetables même par les méthodes les plus sophistiquées. Les serrures utilisées dans les bâtiments, meubles et coffres-forts et qui sont dites de sûreté , parce qu'elles offrent contre l'ouverture frauduleuse une protection plus grande que les serrures classiques , comportant généralement un rotor et un stator, et, à 11 intérieur du rotor et du stator, des éléments de verrouillage (goupilles ou barrettes par exemple) qui bloquent normalement la rotation du rotor dans le stator, sauf s1 ils sont tous simultanément placés dans une position particulière de déverrouillage où cette rotation devient possible. Le rotor entraine alors un pène dans et hors d'une seche. L'introduction dans le rotor d'une clé découpée de façon appropriée a pour effet de mettre simultanément tous les éléments de verrouillagen en position d'ouverture, car ils viennent en contact avec les différentes tailles ou encoches de la clé, dont les hauteurs sont agencées suivant une combinaison particulière correspondant Justement à la conformation de chaque élément de verrouillage. Une clé inadaptée a pour effet de déplacer certains des éléments de verrouillage soit trop soit trop peu, de sorte que le rotor ne se libère pas. Un exemple d'une telle serrure actuellement connue et très utilisée est montré aux figures 1 à 4 : il s'agit d'une serrure à cylindre et à goupilles. La figure 1 en montre une coupe axiale, avec la clé appropriée, la figure 2 une coupe transversale au niveau d'un élément de- verrouillage mis en position de blocage, la figure 3 une coupe analogue à la figure 2, l'élément de verrouillage étant mis en position d'ouverture par la clé, et la figure 4 montre le rotor libéré ayant tourné. Sur ces quatre figures, les mimes références désignent les mimes parties. Ces parties sont un stator 10 et un rotor 20. Le stator et le rotor sont normalement percés d'ouvertures, respectivement cinq ouvertures 12 dans le stator et cinq ouvertures 22 dans le rotor, qui sont des ouvertures de guidage pour des éléments de verrouillage, lesquels sont ici constitués par des goupilles globalement cylindriques placées dans les ouvertures de guidage 12 et 22 également cylindriques. Chaque élément de verrouillage est ici composé de deux goupilles, une goupille 14 et une goupille 24 qui sont rappelées en position de blocage, en- l'absence de clé (figures 1 et 2), vers le fond des ouvertures 22 par des ressorts de rappel 16. La rotation du rotor 20 est empochée par les goupilles 14 qui pénètrent à la fois dans le rotor et le stator. Les ouvertures de guidage 22 percées dans le rotor communiquent toutes avec une ouverture 26 d'introduction de clé, percée axialement dans le rotor tout le long de celui-ci. Les diamètres des goupilles 24 sont cependant tels que les goupilles ne puissent s'échapper de leurs logements 22. La clé appropriée, 50, est découpée de telle sorte que ses tailles, 32 qui viennent au-dessous des ouvertures de guidage 22 du rotor, repoussent les goupilles 24, et par leur intermédiaire les goupilles 14, jusqu a une position où les césures entre les goupilles 14 et 24 viennent affleurer aux surfaces en contact du rotor et du stator. Si la clé est la bonne clé, toutes les césures sont en position correcte et la rotation du rotor devient possible. On voit sur la coupe de la figure 3 un élement de verrouillage goupille 14 et 24) mis en position de déverrouillage (par une opération dite de mise au passage1,), la césure affleurant à l'interface entre rotor et stator. La figure 4 représente le rotor ayant tourné (consomma- tion de la mise au passage effectuée). Cette serrure constitue le type le plus courant des serrures de sûreté. On voit qu'elle ne peut normalement pas être ouverte si l'on n'est pas en possession de la clé adéguate, car les positions des césures des goupilles ne sont évidemment pas visibles de l'extérieur et il suffit qu'une goupille ne soit pas en position correcte pour que le rotor soit bloqué. Cependant, il existe quand mEme des méthodes de crochetage pour ouvrir ces serrures, sans clé, méthodes qui se fondent sur un palpage des éléments de verrouillage par l'intermédiaire d'un crochet que l'on introduit dans l'ouverture 26 prévue dans le rotor pour la clé, tandis qu'à l'aide d'un autre outil également introduit dans l'ouverture de clé, on applique un effort de torsion au rotor 20 en vue de le faire tourner. On peut-par un-dosage soigneux de l'effort de torsion et par un palpage convenable des éléments de verrouillage grâce au crochet, mettre en position correcte les éléments de verrouillage, les uns après les autres, jusqu'à obtenir l'ou- verture. Cette mise au passage est possible grâce à la friction des goupilles dans leurs logements (sons l'effet de l'effort de torsion) qui fait que les goupilles arrivent à se bloquer naturellement dans-leur position de déverrouillage. On a déjà proposé des méthodes pour rendre un peu plus difficile le palpage par l'intermédiaire du crochet ; pour cela, on donne aux goupilles des formes particulières telles que des formes de champignons, de diabolos, qui tendent à brouiller la perception des positions de goupilles, mais qui ne conduisent qu'à des améliorations médiocres facilement déjouées par les experts. D'autres types de serrures de streté à combinaison de la technique antérieure sont également susceptibles d'etre ouvertes au moyen de la même technique qui consiste à - appliquer'un couple de torsion à la partie tournante par l'ouverture d'introduction de clé, et - palper au moyen d'un ou plusieurs crochets les éléments de verrouillage, également à partir de l'ouverture ~d'introduction de clé, jusqu'à enclencher les uns après les autres chacun des éléments de verrouillage en position de déverrouillage. La plupart de ces serrures sont en outre vulnérables, aux techniques d'ouverture dites "taille de clé par impression" et "clés molles". La taille de clé par impression consiste à produire une clé juste, par taillages successifs d'une ébauche de clé. L'ébauche correctement préparée est introduite dans le cylindre et des tensions rotatives lui sont appliquées, d'où il résulte que les organes de verrouillage laissent leur empreinte sur l'ébauche préparée à les recevoir. On taille alors à chaque empreinte une encoche -correspondant à un incrément de taille minimum. L'ébauche est réintroduite et manipulée à nouveau pour recevoir les empreintes des organes de verrouillage, La taille de clé se poursuit ainsi par approches successives. A chaque fois qu'un organe de verrouillage se trouve au passage il cesse de laisser son empreinte sur la clé et 1-' on s'abstient de tailler celle-ci plus avant à cet endroit. La production d'une clé juste par cette technique se fait en 5 à 20 minutes. La technique dite des clés molles" consiste à employer une ébauche de clé faite d'un matériau ductile ou élastique (bois mou). Les organes de verrouillage stimpriment dans la clé molle sous l'effet de leurs ressorts de rappel. Une torsion appliquée au rotor permet de tailler la clé jusqu'a ce que chaque organe de verrouillage se trouve au passage. Cette technique est une association du crochetage et de la taille par impression. Ces trois techniques ne sont efficaces que parce qu'il est possible d'exercer un couple rotatif créant une friction entre le rotor1 le stator et les élément de verrouillage. Les autres types de serrure dont on ne décrira pas isolément la construction antérieure corse on l'a fait pour la serrure à cylindre et goupilles des figures 1 à 4, mais qu'on décrira toutefois munies du perfectionnement selon l'invention sont notamment : - les serrures à cylindres à double rangée de goupilles latérales, - les serrures à pompe à goupilles axiales césurées, - les serrures à pompe à barrettes crantées, - les serrures à cames et barre de blocage, - les serrures à paillettes transversales. Dans tous ces types de serrure, le crochetage est possible pour un expert, de même que les techniques de taille de clé par impression et d'ouverture par clés molles. La présente invention a pour but de remédier à ce défaut par un agencement dans lequel les éléments de verrouillage sont rendus inaccessibles à partir de l'ouverture dtintro- duction de la clé des lors que l'on applique un couple de rotation par l'ouverture d'introduction de clé ou plus généralement que l'on essaye d'effectuer l'ouverture selon l'une des méthodes indiquées ci-dessus, c'est-a-dire avec application d'un couple de rotation au rotor contenant ces éléments de verrouillage. Pour cela, on réalise le rotor en deux parties qui sont partiellement déconnectées l'une de l'autre grace à un jeu d'amplitude limitée entre elles, l'une des deux parties contenant les éléments de verrouillage et l'autre contenant l'ouverture d'introduction de clé, et les éléments de verrouillage n'étant plus accessibles de ladite ouverture lorsque les deux parties ont été déplacées jusqu'au bout de la course du jeu. Plus précisément, on subdivise le rotor de la technique antérieure en un premier rotor et un second rotor d'axe parallèle à celui du premier. le premier rotor joue le r3le du rotor unique de la technique antérieure, c'est-à-dire qutil entratne un pène et qu'il contient les éléments de verrouillage destinés à bloquer sa rotation par rapport au stator. Mais il n'est pas entraSné directement en rotation par une clé : au contraire, l'ouverture de clé étant placée dans le deuxième rotor, c'est ce dernier que la clé entratne librement pendant la course du jeu, puis en entrainant aussi le premier rotor, si du moins c'est la clé appropriée qu'on utilise, car alors le premier rotor est libéré. Si ce n'est pas la bonne clé, elle fait bien tourner le deuxième rotor pendant la course du jeu, mais elle s'arrête ensuite car le premier rotor n'a pas été débioq1é ; ce qu'il est important de constater c'est qu'elle s'arrête dans une position telle que les éléments de verrouillage ne sont plus accessibles et donc déplaçables, ni directement ni indirectement,à partir de l'ouverture de clé. C'est de cette manière que le crochetage est rendu impossible car la technique normale du crochetage impose, en même temps que le déplacement d'éléments de verrouillage au moyen d'un crochet, l'application d'un couple de rotation aux rotors par l'ouverture de clé, couple qui ici n'a plus pour effet que de rendre les éléments de verrouillage inaccessibles et indéplaçables. Le deuxième rotor contient des pièces intercalaires mobiles situées chacune entre l'ouverture de clé et un élément de verrouillage correspondant du premier rotor, pour repousser ces éléments dans la position appropriée de libération du premier rotor lors de l'introduction de la clé appropriée. Ces pièces intercalaires sont en contact avec les tailles de la clé et peuvent se déplacer entre le second rotor et le rotor principal pour repousser les éléments de verrouillage, mais ils ne font pas obstacle à la rotation du rotor secondaire par rapport au premier rotor dès lors que la'on applique un couple de rotation éventuellement avec une tentative de palpage au crochet. Pour cela, chaque pièce intercalaire est constitué d'un empilement d'éléments d'espacement qui sont des billes ou rondelles d'épaisseur suffisamment faible, pour que, quel que soit leur déplacent dans le sens de leur empilement, elles ne fassent pas obstacle à la rotation du deuxième rotor transversalement à la direction d'empileent, la pile se séparant alors en un certain nombre de rondelles dans le premier rotor et le reste dans le deuxième rotor. Les éléments d'espacement empilés doivent normalement remplir toute l'épaisseur du deuxième rotor entre l'ouverture de clé et leS éléments de verrouillage contenus dans le premier rotor ; c'esh-à-dire qu'ils affleurent normalement à la surface entre les rotors ou méme pénètrent dans le premier rotor en l'absence de clé ; ceci n'est pas absolument nécessaire mais cela est préférable. En résumé, l'invention consiste à prévoir un second rotor dont la rotation est toujours libre par rapport au premier sur une certaine course, en présence ou en l'absence d'une clé quelconque, de sorte que : - si la clé est appropriée les éléments de verrouillage sont normalement mis en position de déverrouillage par l'intermédiaire des pièces intercalaires mobiles qui leur transmettent les positions de tailles de la clé, et le rotor principal peut tourner par rapport au stator dès que la course de jeu du second rotor est finie, et - Si une autre clé ou un crochet est introduit, les éléments de verrouillage ne libèrent pas le rotor principal par rapport au stator, et l'application d'un couple de rotation au niveau du second rotor fait tourner celui-ci pendant la course de jeu prévu ; une fois cette rotation terminée, 11 ensemble reste bloqué dans une position où les éléments de verrouillage ne sont plus accessibles directement ou indirectement par l'ouverture de la clé car celle-ci n'est plus en regard des éléments de verrouillage. L'introduction de la clé dans le second rotor doit se faire lorsque les deux rotors sont dans une position centrale où les éléments a'espacement empilés sont en regard d'éléments de verrouillage correspondants dans le premier rotor. Cette position est de préférence bien marquée, par exemple par une bille dtimmobilisation ou un ergot de-centrage ou un dispositif d'encliquetage ou de détrompage quelconque de type connu. Le jeu prévu entre les deux rotors, existe aussi bien d'un ctté que de l'autre de cette position centrale. Des ouvertures de guidage des pièces intercalaires sont prévues aussi bien dans le second rotor (où elles communiquent avec l'ouverture de clé) que dans le premier rotor (où elles sont en regard des éléments de verrouillage\ pour que lors de l'introduction d'une clé, les éléments d'espaeement empilés se transfèrent plus ou moins du second rotor dans le premier. Après avoir exposé les principes de l'invention, on va donner ci-dessous une définition structurelle plus précise du mode de réalisation préférentiel de l'invention. Les serrures de rareté auxquelles ce mode de réalisation s'applique de manière la plus intéressante sont du type comprenant un stator et unpremier rotor, des éléments mobiles de verrouillage munis chacun de moyens de rappel en position normale de verrouillage, contenus dans le premier rotor et le stator et coopérant avec eux pour empocher, lorsqu'ils sont en position de verrouillage, la rotation du premier rotor par rapport au stator et pour permettre cette rotation lorsqu'ils sont déplacés jusqu'à une position de déverrouillage. L'invention dans un tel type de serrure consiste à prévoir dans la serrure - un deuxième rotor susceptible de tourner autour d'un axe parallèle au premier, - un premier organe d'accrochage, sur le premier rotor et un deuxième organe d'accrochage, placé sur le deuxième rotor et coopérant avec le premier organe pour permettre ltentratnement du premier rotor par le deuxième avec un certain jeu initial, - une ouverture de clé dans le deuxième rotor pour l'introduction d'une clé découpée de façon appropriée pour permettre la mise en position ae déverrouillage de tous les éléments de verrouillage simulvanéraent, - des éléments d'espacement empilés dans des ouvertures de guidage prévues dans le deuxième rotor et dont chacune est en regard d'un élément de verrouillage respectif et d'une ouverture de guidage correspondante dans le premier rotor, lorsque les rotors sont en position normale où l'introduction delta clé est possible, les ouvertures ae guidage du premier rotor étant alors alignées avec celles du second rotor dans la direction de déplacement des éléments de verrouillage, de manière que les éléments d'espacement puissent entre déplacés entre les deux rotors lors de l'introduction de la clé dans le deuxième rotor, en repoussant ainsi les éléments de verrouillage jusqu'à leur position de déverrouillage, - les éléments d'espacement empilés ayant en outre des épaisseurs telles que la rotation du deuxième rotor par rapport au premier, dans les limites du jeu prévu entre lesdits organes d'accrochage, soit provoquée stil y a tentative de crochetage avec application d'un couple de rotation au second rotor ou tentative d'ouverture sans la clé appropriée, - et la course du jeu étant suffisante pour décaler le second rotor par rapport au premier jusqu'à une position où les ouvertures du second rotor ne sont plus suffisamment en regard des ouvertures correspondantes du premier rotor, pour permettre le transfert des éléments d'espacement d'un rotor dans l'autre. Dans le cas d'une serrure à cylindre à goupilles, les goupilles se déplacent perpendiculairement à l'axe du premier rotor ; le second rotor est alors intérieur au premier et les ouvertures de guidage des éléments d'espacement empilés sont alignées avec les ouvertures radiales de guidage des goupilles lorsque le premier rotor est en position normale d'introduction de clé. Ces ouvertures de guidage des goupilles servent aussi aux éléments d'espacement lorsqu'ils sont transférés du second rotor dans le premier sous l'effet de l'introduction d'une clé. te jeu du premier rotor par rapport au deuxième est par exemple de l'ordre du diamètre de ces ouvertures de goupilles, de part et d'autre de la ?osition centrale. Un ergot est prévu à la périphérie du deuxième rotor et une encoche plus large que l'ergot dans le premier rotor (ou réciproquement), ce qui permet de réaliser le jeu voulu. Dans le casd'une serrure à pompe et à-goupilles, les goupilles se déplacent dans la direction de l'axe des rotors. Ceux-ci sont coaxiaux et placés l'un derrière l'autre. Les goupilles sont réparties dans la masse du premier rotor à la périphérie de celui-ci et peuvent se déplacer parallèlement à l'axe des rotors. Les ouvertures de guidage des goupilles dans le premier rotor servent encore aux éléments d'espacement. Un ergot sur un rotor, et une encoche de dimension correspondant au jeu total désiré sur-l'autre rotor sont prévus. Dans le cas d'me serrure à pompe à barrettes crantées, des barrettes se déplacent dans des rainures axiales des rotors, qui sont placés l'un derrière l'autre. La rotation du premier rotor est empochée par une nervure annulaire du stator tant que les crans des barrettes ne se trouvent pas en regard de cette nervure. Pour une serrure à cylindre et à cames, les éléments de verrouillage sont composés de cames crantées selon une combinaison particulière et d'une barre de blocage qui en position de verrouillage pénètre à la fois dans le rotor et le stator. Les éléments d'espacement empilés repoussent, sous l'effet des tailles de la clé appropriée, les cames dans des positions où tous les crans sont alignes et reçoivent la barre de blocage. Le second rotor est ici contenu dans le premier. Enfin, pour une serrure à paillettes transversales, des lames planes ou paillettes sont disposées transversalement à l'axe du premier rotor, dans des rainures de celui-ci. Elles peuvent se déplacer dans une direction transversale et pénétrer dans le stator en bloquant la rotation du rotor ou affleurer a l'interface et le libérer. Je deuxième rotor selon l'invention est encore interne au premier, Des ouvertures de guidage des éléments d'espacement empilés doivent titre prévus dans le premier rotor, dans la direction de déplacement des paillettes et en face des- ouvertures correspondantes du second rotor (du moins lorsque le deuxième rotor est en position centrale). Dans tous ces types de serrure, qui sont les principaux utilisés actuellement, l'invention est applicable de la mEme manière, c'est-à-dire qu'on prévoit un rotor supplémentaire contenant des éléments intercalaires mobiles qui ne transmettent leur déplacement aux éléments de verrouillage proprement dits que si on applique pas au rotor supplémentaire un couple tendant à le faire tourner. Ayant ainsi défini l'invention, qui s'applique très généralement à un très grand nombre de serrures de sté, on va maintenant décrire précisément quelques serrures munies de ce perfectionnement, pour mieux en faire apparattre les avantages et caractéristiques. La description détaillée est faite en référence aux dessins annexés dans lesquels : - les figures 1 à 4, déjà décrites, représentent une serrure à cylindre à goupilles transversales qui est un exemple classique de l'art antérieur en matière de serrures de sûreté. - les figures 5 à 7 représentent à plus. grande échelle une vue en coupe de la serrure à cylindre et à goupilles des figures 1 à 4, munie en outre du perfectionnement selon l'invention, et plus précisément la figure 5 représente les rotors en position normale pour l'introduction d'une clé ; la figure 6 le déverrouillage effectué par la bonne clé et les rotors ayant tournés; la figure 7 le second rotor ayant tourné seul sous l'action d'une clé inadaptée ou d'un crochet - la figure 8 représente une coupe d'une serrure à double rangée de goupilles transversales selon l'invention, avec la clé appropriée - la figure 9 représente une coupe d'une serrure à pompe à goupilles axiales perfectionnée selon l'invention, avec une perspective de la clé appropriée, - la figure 10 représente une coupe d'une serrure à pompe à barrettes crantées perfectionnée selon l'invention, avec la clé appropriée, - la figure 11 représente une coupe d'une serrure à cylindre, à cames et barre de blocage, avec le perfectionnement selon l'invention, - la figure 12 représente une coupe d'une serrure à cylindre et lames transversales (paillettes) perfectionnée selon l'invention. A la figure 5, et également aux figures 6 et 7, on voit comment on a muni la serrure des figures 1 à 4 du perfectionnement selon l'invention ; les mimes références qu'aux figures 1 à 4 ont été prises pour les mimes éléments ; on y distingue le stator 10, le rotor normal ou premier rotor dont on doit bloquer ou libérer la rotation par rapport au stator pour ouvrir ou ferner la serrure Le stator 10 comporte toujours une rangée d'ouvertures de guidage 12 pour une rangée d'éléments de verrouillage composés chacun de deux goupilles au moins (une goupille 14 et une goupille 24). Un moyen de rappel des goupilles vers le centre est ici constitué par un ressort à boudin 16 dans l'ouverture de guidage 12. Le rotor 20 est percé d'ouvertures de guidage 22, situées dans l'alignement des ouvertures 12 du stator lorsque le rotor 20 est en position verrouillée (cas de la figure 5), c'est-à-dire lorsque les césures entre les goupilles n'affleurent pas toutes à ltinterface entre rotor 20 et stator 12. Dans cette position, les goupilles peuvent se déplacer librement entre le rotor et le stator et l'ouverture par une clé consistera à repousser les goupilles radialement jusqu'à obtenir l'affleurement de césures sur toute la rangée d'éléments de verrouillage 14, 24. Le perfectionnement selon l'invention consiste à prévoir un second rotor 40, qui ne contient pas les éléments de verrouillage de la serrure, mais qui contient l'ouverture d'introduction de la clé, référencée 46, et qui contient aussi dans des ouvertures de guidage 2, des pièces intercalaires 44 pour transmettre aux goupilles de verrouillage des déplacements selon les profondeurs de tailles de la clé introduite. Les pièces intercalaires 44 sont chacune constituées d'un certain nombre d'éléments d'espacement (des rondelles sur les figures 5 à 7), empilés dans les ouvertures de guI- dage 42. Ces ouvertures de guidage 42 sont alignées avec les ouvertures de guidage 22 et 12 du premier rotor et du stator, du moins lorsque les rotors sont en position normale d1intro- duction de clé, et elles communiquent d'autre part avec l'ou- yerture de clé 46. Ainsi, les pièces intercalaires 44 peuvent être soulevées par les tailles de la clé et elles transmettent leur déplacement aux goupilles constituant les éléments de verrouillage ; si la clé est appropriée les césures entre les goupilles viendront affleurer à la surface du premier rotor sur toute la rangée d'ouvertures de guidage et ntempêcheront plus sa rotation. D'autre part, les premier et second rotors sont munis d'organes d'accrochage coopérant entre eux, pour permettre l'entrainement du premier rotor par le second lorsqu'on tourne la clé, avec toutefois un certain jeu entre eux. Ces organes d'accrochage sont un ergot 48 sur l'un des rotors (par exemple le second) et une encoche 50 sur l'autre, 11 encoche étant plus large que l'ergot pour donner le jeu voulu. L'ergot 48 est situé sensiblecent au milieu de ltenco- che 50 lorsque les rotors sont en position où I'itroduction de la clé appropriée est possible, c'est--dire lorsque les ouvertures de guidage 22 et 42 sont en alignement. Le second rotor tourne librement par rapport au premier avec une certaine course de jeu, dans un sens ou dans un autre, avant que l'ergot 48 ne vienne coopérer avec lten coche 50 pour tendre à entrainer le premier rotor. En effet, les pièces intercalaires sont conformées de manière à ne pas empêcher la rotation du second rotor dans le premier. Pour cela, les éléments d'espacement empilés qui les constituent sont des rondelles ou des billes d'épaisseur (ou diamètre pour les billes) assez faible pour que quelle que soit la hauteur dont sont soulevés ces éléments, l'interface entre les rotors soit sensiblement au niveau d'une césure entre deux de ces éléments d'espacement (rondelles) et la rotation du second rotor par rapport au premier soit libérée. En effet, on conçoit que le blocage ne peut steffectuer que si un élément tel que des goupilles de verrouillage pénètre surfisamment à la fois dans les deux rotors, ce qui n1 est pas le cas pour des rondelles sufisamment minces. Il faut d'autre part tenir compte du fait que les profondeurs de tailles de clés sont normalisées et vont suivant une progression croissante avec un pasoennu, si bien que le mieux est d'empiler des rondelles ou billes ayant ce pas connu pour épaisseur, le nombre de ces ronaelles étant au moins égal au nombre de profondeurs de taille possibles pour une clé pouvant penétrer dans cette serrure. u"est de cette manière qu'on permet selon l'invention la rotation libre sur une certaine course de jeu au second rotor par rapport au premier quelle que soit la hauteur de soulèvement aes pièces intercalaires. Si la clé introduite dans le second rotor est appropriée, non seulement une certaine course de rotation du second rotor est possible par rapport au premier comme on vient de le dire, mais de plus, avant que cette rotation n'ait commencé, chaque pièce intercalaire 44 a été soulevée d'une hauteur juste suffisante pour que la césure entre les goupilles 14 et 24 affleure à l'interface entre premier rotor et stator, omise au passage) de sorte qu'en tournant la clé, l'ergot 48 arrive en contact avec un bord de l'encoche 50 et le second rotor entraine en rotation le premier qui est libéré (consommation différée de la mise au passage : cas de la figure 6). Si au contraire c'est une clé inappropriée que lton introduit, ou tout autre organe tel qu'un crochet pour une ouverture frauduleuse, les pièces intercalées 44, et par elles les goupilles 24 et 14 sont soulevées sur des hauteurs qui n'amènent pas toutes les césures entre les goupilles au bon niveau d'affleurement et le premier rotor reste bloqué. Cependant, le second rotor peut toujours tourner d'un certain angle, ou tout au moins il tournera dès l'introduction d'une mauvaise clé ou dès l'essai de palpage au moyen d'un crochet si l'on applique un effort de torsion à la clé ou à un autre crochet introduit-dans l'ouverture de clé. Une fois la rotation du second rotor effectuée, le transfert des éléments d'espacement du second rotor dans le premier est rendu impossible car les ouvertures de guidage 42 ne sont plus en regard des ouvertures 22 (figure 7). test là ce qui permet d'éviter l'ouverture de la serrure par les techniques décrites car on a dit que ces techniques nécessitaient l'application d'un effort de torsion entre le stator et le premier rotor (celui qui contient les éléments de verrouillage) en même temps qu'un déplacement des élémenis de verrouillage.Or, dans la serrure perfectionnée selon l'invention, ou bien on peut effectuer ce déplacement si l'on n'applique pas d'effort de rotation au second rotor (par son ouverture de clé qui est la seule ouverture accessible de l'extérieur), mais ce-déplacement ne mène à rien, ou bien on applique un effort de torsion qui entraine la rotation du second rotor et empêche tout palpage ou déplacement des éléments de verrouillage. On comprendra donc que le jeu laissé au second rotor de part et d'autre de la position centrale (ouvertures de guidage alignées) nta pas à avoir une grandeur bien déterminée, mais doit simplement etre suffisant pour que le transfert des billes ou rondelles du second rotor dans le premier soit impossible lorsque le second rotor est en bout de course de jeu d'un cbté ou de l'autre. Une course de jeu mesurée à la périphérie du second rotor et égale à un diamètre ou même un demi-diamètre des rondelles ou billes 44, de part et d'autre de la position centrale, est suffisante pour empêcher ce transfert. On notera qu'un pène peut être relié soit au rotor 20 soit au rotor 40 (de préférence à ce dernier lorsque, comme å la figure 5, le rotor 40 est central). En ce qui concerne l'épaisseur préférentielle des rondelles (ou le diamètre des billes) empilées, elle est égale au pas normalisé des tailles de clé possibles (en France 0,5 mm), de sorte que l'introduction de toute clé inappropriée mais taillée selon cette norme fasse tourner le second rotor librement. Cependant, cette disposition n'est pas.obligatoire et on peut très bien prévoir des rondelles plus minces ou plus épaisses, la sécurité étant cependant diminuée dans cette der nière hypothèse. Il est souhaitable de plus que les rondelles ou billes remplissent complètement en l'absence de clé les ouvertures de guidage 42 du second rotor jusqu affleurer à la surface de ce dernier. A la figure 8, on voit le perfectionnement selon l'invention appliqué à une serrure à double rangée de goupilles, actionnable par une clé dont les tailles sont des trous borgnes de profondeurs variables. Comme le perfectionnement est le même que pour la serrure des figures 5 à 7, on se reportera à la description détaillée de ces figures 5 à 7 pour tout complément de description. Les divers éléments sont désignés par les mêmes références affectées toutefois d'indices "prime" lorsque ces éléments sont doublés. De façon succinte, on voit en effet à la figure 8 que le second rotor 40 selon l'invention est intérieur au rotor normal 20, et qu'il contient, outre l'ouverture de clé 46, deux rangées de pièces intercalaires 44, 44' pour venir respectivement déplacer les deux rangées de goupilles de verrouillage 14, 24 et 14', 24'. Chaque pièce intercalaire 44 ou 44 est encore une fois constituée de rondelles ou billes, dont les caractéristiques ont été définies précédemment, empilées dans des ouvertures de guidage 42 et 42' du second rotor 40 ; elles peuvent repousser respectivement les goupilles 14, 24 et 14', 24 lorsqu'uneclé est introduite dans l'ouverture de clé 46. L'ergot 48 et l'encoche 50 peuvent être similaires à ceux des figures 5 à 7. A la figure 9, on voit le perfectionnement selon l'invention appliqué à une serrure à pompe à goupilles axiales. Une telle serrure est bien connue ; elle fonctionne par déplacent axial, entre un rotor 20 et un stator 10, de goupilles césurées (14, 24) réparties circulairement autour du rotor dans des ouvefitutes de guidage (12 dans le stator, 22 dans le rotor) en regard les unes des autres en position normale de verrouillage. Chaque élément de verrouillage constitué par une goupille 14 et une goupille 24 est rappelé en position de blocage par un ressort 16. Les références 12, 14, 16, 22 , 24 ne sont indiquées que pour un élément de verrouillage sur la coupe axiale de la figure 9 ou plusieurs éléments analogues sont visibles. L'ouverture dans une telle serrure de type connu consiste à introduire une clé 30à à ailettes radiales taillées en bout suivant une combinaison de profondeurs diverses dépendant des dimensions des jeux de goupilles 14, 24, de manière à amener toutes les césures entre les goupilles de tous les éléments de verrouillage au niveau de l'interface entre rotor 20 et stator 10. Le principe est donc très analogue à celui de la serrure des figures 1 à 4, sinon que les goupilles se déplacent axialement et non radialement. Le crocnetage s'effectue toujours par application d'un effort de torsion et palpage des éléments de verrouillage au moyen d'un crochet. Selon l'invention, on prévoit en outre un second rotor, percé d'une ouverture 46 pour l'introduction de la clé et contenant des pièces intercalaires 44 dans des ouvertures de guidage 42 alignées avec les ouvertures 22 du premier rotor. Etant donné que la clé 30 se déplace pour repousser axialement les éléments intercalaires, le second rotor est non pas intérieur au premier, mais placé en avant de celui-ci dans le sens d'introduction de la clé, de manière à effectuer la séparation selon l'invention entre l'ouverture de la clé 46 et les éléments de verrouillage 14, 24.On comprend évidemment qu'il n > y a pas de raison de disposer ici le second rotor à l'intérieur du premier, sauf si pour des raisons de construction on désire que le second rotor soit contenu dans un évidemment du premier de la même façon que les deux rotors sont ici contenus dans un évidemment du stator, ce qui n'est pas obligatoire ; ce qui est important c'est bien shr que l'interface entre second rotor et premier, dans lequel débouchent les ouvertures de guidage 42 et 22 soit placé en avant, dans la direction de déplacement des éléments de verrouillage, de l'interface entre permier rotor et stator dans lequel débouchent les ouvertures de guidage 22 et 12, ou en d'autres mots que l'on rencontre successivement dans la direction de dépla cernent des éléments de verrouillage, l'ouverture de clé 46, des ouvertures de guidage 42 du second rotor, et les éléments de verrouillage contenus dans le premier rotor. L'un des rotors est pourvu d'un ergot d'accrochage 48 et l'autre d'une encoche 50 plus large que l'ergot. Cet ergot et cette encoche sont placés entre deux ouvertures de guidage de l'un des rotors et le jeu est tel que lorsque l'ergot arrive en contact avec l'encoche, d'un c8té ou de l'autre, ls ouvertures de guidage 42 ne débouchent plus exactement en lace d'ouvertures du premier rotor. On se reportera à la description des figures 5 à 7 pour ltexplication précise du fonctionnement du rotor supplémentaire 20 puisqu' il joue exactement le même r81e pour ces deux types de serrure. Bien entendu, lergot et l'encoche pourraient se situer non pas à la wriphérie mais sensiblement vers le centre des rotors. A la figure 10 est représentée une serrure d'un type très voisin de celui de la figure 9 ; il s'agit d'une serrure à pompe et à barrettes crantées. On se reportera encore à la description des figures 5 à 7 pour les explications générales de construction et de fonctionnement du perfectionnement selon l'invention, et également à celle de la figure 9 pour autant qu'il s'agit d'un déverrouillage par déplacement axial d'éléments de verrouillage. La serrure à pompe et à barrettes, d'un type connu comporte des lames ou barrettes 13 rappelées par des ressorts 16 et pourvues de crans 15, qui se déplacent dans des rainures de guidage 22 du rotor 20 et des rainures de guidage 12 de stator 10, ces dernières étant taillées dans une nervure annulaire 100 de ce dernier. La rotation du rotor 20 par rapport au stator n'est possible que si tous les crans 15 des barrettes 13 sont repoussés axialement jusqu'à se.trouver au droit de la nervure 100 du stator. Ainsi, les barrettes 13 sont les éléments de verrouillage jouant le meme rdle que les goupilles des figures précédentes, les crans 15-jouant le rible des césures entre les goupilles, et les descriptions détaillées faites à propos des figures 5 à 7 et 9 restent valables en substituant cet autre type d'élément de verrouillage au précédent. Le perfectionnement selon l'invention comprend donc encore un second rotor 20 en avant du premier et de structure identique à celui de la figure 9, percé d'une ouverture de clé 46 pour une clé taillée en bout 30, d'ouvertures de guidage 42 axiales contenant des éléments d'espacenent empilés 44, et muni d'un ergot 48 coopérant avec une encoche plus large 50 taillée dans l'autre rotor entre deux ouvertures 22. Les dispositions des figures 9 et 10, dans lesquelles le premier rotor n'est pas du tout accessible de la face avant de la serrure sont avantageuses en ce sens qutil nty a vraiment aucun moyen d'appliquer un couple de rotation au premier rotor puisque celui-ci n'est mEme pas visible. Dans les dispositifs des autres figures, on prévoira que le second rotor ait une face avant élargie (comme une tette de clou) ou que le stator ait une face frontale rabattue, pour rendre invisible le premier rotor à partir de la face avant. La figure Il montre une autre serrure, dite à cames et barre de blocage, dans laquelle l'invention consiste toujours à prévoir un second rotor, contenant I'ouverture de clé mais non les éléments de verrouillage. Les éléments de verrouillage de cette serrure d'un type général connu sont constitués par une rangée de cames 17 pourvues de crans 19 à des positions selon une combinaison particulière, et d'une barre de blocage 21 commune å toutes les cames. Plusieurs rangées de cames peuvent aussi titre prévues. Les cames, rappelées par des ressorts 16 en position de blocage se déplacent dans des rainures 22 transversales à l'axe du rotor 20 (le rotor 20 est représenté coupé au niveau d'une rainure 22). Bulles pivotent autour d'un axe 23 et maintiennent soulevées la barre de blocage 21 qui solidarise le rotor 20 et le stator 10 en pénétrant à la fois dans les rainures 22 du rotor 20 et une rainure 12 du stator 10. Si toutes les cames sont déplacées par une clé appropriée dans des positions où tous les crans sont alignés avec la barre de blocage 21, celle-ci peut descendre et libérer le stator. Si le déplacement normal de la came, constituant l'élément de verrouillage dans ce type de serrure, doit se faire dans une direction indiquée par exemple par la flèche 52, le perfectionnement selon l'invention consistera à prévoir un second rotor 40 intérieur au premier, comportant l'ouverture de clé 46 et percé en outre d'ouvertures de guidage 42 dans la direction de la flèche 52 (du moins lorsque le rotor 40 est en position normale d'introduction de clé). Des rondelles ou billes 44 sont empilées dans ces ouvertures. Des ouvertures de guidage 220 sont également percées dans le premier rotor 20; elles sont prévues pour recevoir les rondelles 44 lors de leur transfert d'un rotor dans l'autre. Un ergot d'accrochage 48 et une encoche plus large 50 sont prévus respectivement sur le second et le premier rotor. On se reportera encore aux figures 5 à 7 pour la description détaillée du perfectionnement selon l'invention et de son fonctionnement puisqu'il est applicable exactement de la même manière ici. Le second rotor est intérieur au premier puisque le déplacement de la came se fait dans une direction radiale (direction 52). La seule différence avec les figures 5 à 7 provient de ce qu'ici une ouverture de guidage 220 doit spécifiquement être prévue dans le premier rotor pour recueillir les rondelles, car la rainure de guidage 22 n'a pas une fournie appropriée à cette fonction comme l'ouver- ture de guidage 22 l'avait dans le cas des éléments de ver rouillage à goupilles. La figure 12 représente une serrure à "p llettes" ou lames transversales 52 oui se déplacent transversalement dans des rainures 22 d'un rotor 20 et peuvent dépasser par llune ou l'autre de leurs extrémités dans des rainures 12 et 12' d'un stator 10, sauf si elles sont déplacées par une clé appropriée de manière que ces extrémités affleurent juste à l'intervalle entre rotor 20 et stator 10, auquel cas la rotation du rotor 20 est possible. L'élément de verrouillage est donc ici cette lame ou paillette 52, rappelée en position de blocage par un ressort =16. Le perfectionnement selon l'invention est identique à celui décrit aux figures 5 à 7 ainsi qu'à la figure li (second rotor 40, ouvertures de clé 46 et de guidage 42, éléments d'espacement 44 empilés dans la direction de déplacement de la lame 52, ergot 48 et encoche 50) et on se reportera à ces figures pour plus de détail, compte tenu seulement de la différence de l'élément de verrouillage qui n1 est plus un jeu de goupilles mais une lame transversale. Il faut noter que comme à la figure 11, des ouvertures 220 pour recevoir les éléments d'espacement dans le premier rotor doivent ttre spécifiquement prévue dans celui-ci ; ces ouvertures, ainsi que les rondelles 44 doivent avoir un diamètre plus grand que la largeur de la rainure 22 pour que cette réception soit possible. On a ainsi décrit de manière non limitative l'invention, et on voit qu'elle est applicable, sans modifier son principe en rien,à un grand nombre de types de serrures de strette. Il est évident que l'invention est tout aussi bien utilisable par exemple si chaque élément de verrouillage est constitué par plus de deux goupilles, c'est-à-dire si plusieurs positions de césures entre goupilles autorisent l'ouverture c'est le cas pour les serrures qui doivent être ouvertes par plusieurs clés différentes. Il en est exactement de même si les barrettes ou les cames ont plusieurs crans dans le cas des figures 10 et 11. Par ailleurs, bien que toutes les Iigures représentent le second rotor coaxial au premier, on comprendra qutil peut avoir simplement un axe parallèle au premier. Enfin, on a représenté les serrures schématiauement, mais elles peuvent présenter une construction plus complexe ou de forme différente sans sortir du champ de l'invention. Il est à noter que dans toutes les réalisations, il est bon de prévoir un moyen de repérage (non représenté) de la position centrale du second rotor dans laquelle l'introduction de, la clé appropriée est possible. Ce moyen de repérage peut titre quelconque : ergot, rainure, nervure de détrompage ou bille ou cliquet etc0.. REVENDICAlIONS 11 Serrure de sdreté, compor un stator, et un rotor mobile dans le stator, et des eléments verrouillage susceptibles de bloquer normalement la rotation au rotor par rapport au stator, et de permettre cette rotation lorsqu'ils sont tous placés simultanément dans des positions de déverrouillage par l'introduction dans une ouverture du rotor d'une clé ayant des tailles de profondeur appropriée, caractérisée par le fait que le rotor est constitué de deux parties présentant un jeu lune par rapport à l'autre, la première partie contenant les éléments de verrouillage et la seconde contenant l'ouverture de clé, et que les éléments de verrouillage sont rendus inaccesi bles,meme indirectement,à partir de ltouverture i clé lorsqu'on entraine en rotation la seconde partie. 2/ Serrure de sflretéselon la revendication 1, caractérisée par le fait que la seconde partie du rotor contient des pièces intercalaires mobiles pour déplacer les éléments de verrouillage contenus dans la première partie selon les positions des tailles de la clé introduite, ces pièces intercalaires n'étant pas susceptibles d'empocher la rotation de la seconde partie du rotor par rapport à la première dès lors que l'on essaye de les déplacer en appliquant un couple de rotation à ladite seconde partie. 3/ Serrure de rareté selon la revendication 2, caractérisée par le fait que les pièces intercalaires sont constituées de rondelles ou de billes empilées dans des ouvertures de guidage percées dans la seconde partie entre ltouverture de clé et des endroits de l'interface entre les deux parties du rotor situésen regard des éléments de verrouillage lorsque les deux parties du rotor sont dans une position relative normale dans laquelle l'introduction de la clé appropriée est possible. 4/ Serrure de sdreté selon la revendication 3, caractérisée par le fait qu'il est prévu dans la première partie des ouvertures de guidage qui sont en regard des ouvertures de guidage de la seconde partie et qui sont aptes à recevoir de la seconde partie des rondelles ou billes empilées ceci lorsque les deux parties sont dans leur position relative normale,le transfert des rondelles ou billes étant rendu impossible lorsque la seconde partie a tourné relativement à la première d'un c8té ou de l'autre jusqu'au bout de la course 5/ Serrure de sûreté comprenant un stator et un premier rotor, des éléments mobiles de verrouillage munis chacun de moyens de rappel en position normale de verrouillage, contenus dans le premier rotor et le stator et coopérant avec eux pour empêcher, lorsqu'ils sont en position de verrouillage, la rotation du premier rotor par rapport au stator et pour permettre cette rotation lorsqu'ils sont déplacés jusqu a une position de déverrouillage, caractérisée par le fait qu'elle comprend - un deuxième rotor susceptible de tourner autour d'un axe parallèle au premier, - un premier organe d'accrochage, sur le premier rotor et un deuxième organe d'accrochage, placé sur le deuxième rotor et coopérant avec le premier organe pour permet tre ltentraSnement du premier rotor par le deuxième avec un certain jeu initial, - une ouverture de clé dans le deuxième rotor pour l'introduction d'une clé découpée de façon appropriée pour permettre la mise en position de déverrouillage de tous les éléments de verrouillage simultanément, - des éléments d'espacement empilés dans des ouvertures de guidage prévues dans le deuxième rotor et dont chacune est, lorsque les rotors sont en position normale où l'introduction de la clé est possible, en regard d'un élément de verrouillage respectif et d'une ouverture de guidage correspondante dans le premier rotor, alignée avec la première dans la direction de déplacerent des éléments de verrouillage, et les éléments d'espacement étant susceptibles d'être déplacés par la clé lors de son introduction dans le deuxième rotor et de repousser ainsi les éléments de verrouillage 3usqu'à leur position de déverrouillage; - les éléments d'espacement empilés ayant en outre des épaisseurs telles que la rotation du deuxième rotor par rapport au premier, dans les limites du jeu prévu entre lesdits organes d'accrochage, soit provoquée s'il y a tentative de crochetage avec application d'un couple de rotation au second rotor ou stil y a tentative d'ouverture sans clé appropriée, - et la course du jeu étant suffisante pour décaler le second rotor par rapport au premier jusqu'à une position ou les ouvertures du second rotor ne sont plus suffisarment en regard des ouvertures correspondantes du premier rotor, pour permettre le transfert des éléments d'espacement d'un rotor dans l'autre. 6/ Serrure de sûreté selon la revendication 5, caractérisée par le fait que les éléments d'espacement sont des rondelles oubilles. 7/ Serrure de sdreté selon l'une des revendications 5 et 6, caractérisée par le fait que l'épaisseur des éléments d'espacement est égale à un pas normalisé des tailles de clé. 8/ Serrure de sûreté selon l'une des revendications 5 et 6, caractérisée par le fait que les organes d'accrochage sont respectivement un ergot sur un rotor et une encoche plus large que l'ergot sur l'autre. 9/ Serrure de sûreté selon l'une des revendications 5 à 8, dont les éléments de verrouillaoe sont susceptibles de se déplacer dans des ouvertures du premier rotor, caractérisée par le fait que les ouvertures de guidage qui sont prévues dans le premier rotor pour recueillir les éléments d'espacement sont les ouvertures prévues pour les éléments de verrouillage. 10/ Serrure de sûreté selon l'une des revendications 5 à 8, dont les éléments de verrouillage sont susceptibles de se déplacer dans des rainures du premier rotor, caractérisée par le fait que des ouvertures de guidage ppur les éléments d'espacement sont percées dans le premier rotor et que ces ouvertures ainsi que les éléments d'espacement coutils contiennent ont une largeur plus grande que la largeur des rainures dans au moins une des dimensions de celles-ci. 11/ Serrure de sûreté seloh l'une des revendications 1 à 10, dans laquelle les éléments de verrouillage sont susceptibles de se déplacer perpendiculairement à l'axe du premier rotor, caractérisée par le fait que le second rotor est intérieur au premier sur toute sa partie contenant les éléments d'espacement. 12/ Serrure de sûreté selon l'une des revendications 1 à 10, dans laquelle les éléments de verrouillage sont susceptibles d'être déplacés parallèlement à l'axe du premier rotor, caractérisée par le fait qu'au moins la partie du second rotor contenant les éléments d'espacement est placée en avant de la partie du premier rotor contenant les éléments de verrouillage, dans la direction d'introduction de la clé.