L'invention se rapporte à un procédé de langeage en abduction des nouveau-nés pendant au moinsles quatre premiers mois de leur vie, en vue de traiter les éventuelles dysplasies et luxations congénitales de leurs hanches0 Elle se rapporte également au dispositif de mise en oeuvre de ce procédé, On sait que la mise en abduction consiste à maintenir les cuisses de l'enfant d'une part en flexion d'environ 900 sur le bassin et d'autre part, en ouverture de 500 à 600 environ accompagnée d'une rotation externe, genoux fléchis. Indépendamment des moyens de traitements orthopédiques majeurs, pour les cas particulièrement graves, les pédiatres recommandent de prat-quer l'abduction par le langeagf Obligatoire pour maintenir en place les hanches d'un nouveau-ne dont l'examen néonatal a révélé la présence de hanches instables, ce langeage en abduction est également vivement conseillé pour tous les nouveau-nésO En effet, alors que ce langeage est d'une innocuité absolue pour le nouveau-né aux hanches qui étaient et seraient demeurées normales, elle permet dXtme part de prévenir l'évolution vers la luxation à 7'age de la marche des hanches apparues normales à la naissance, et diantre part, d'assurer une guérison automatique de toutes les formes accidentelles ou bénignes de luxation, qu'elles aient été préalablement décelées ou non, Le seul procédé de langeage en abduction connu à ce jour, consiste à retenir par le langeage, un dispositif arc-bouté entre les cuisses de l'enfant. Le seul dispositif de mise en oeuvre de ce procédé existant actuellement sur le marché, et qui se place donc entre les membres inférieurs de l'enfant, consiste en un système rigide qui est constitué de lamelles en bois ou de métal qui est revêtu d'un matériau de rembourrage. Du fait de sa rigidité, ce dispositif arc-bouté entre les membres de l'enfant tend malheureusement à les maintenir en position forcée d'où il peut résulter des cas plus ou moins graves d'ostéochondriteo Afin de ne pas courir le risque de la lésion irréversible qu'est ce type d'estéochondrite, certains pédiatres ont tenté de réaliser, de manière artisanale, un dispositif de langeage en abduction à l'aide d'un morceau de tissu ou d'un lange de coton épais dans lequel, sur deux côtés opposés, sont tout d'abord opérées deux découpes afin que les pattes médianes ainsi délimitées puissent être rabattues l'une sur l'autre et sur la partie centrale, après quoi, on insère entre les replis un torchon épais afin de renforcer suffisamment l'entre-cuisse pour retenir les membres en position d'abduction. A noter que l'ensemble ainsi réalisé se place par dessus les couches classiques, plus ou moins imperméables de l'enfant. Malheureusement, la complexité de ce dispositif et de son procédé fait que la même a de grandes difficultés à réaliser elle-même le dispositif puis à le placer et à le fixer. D'autre part, chaque changement de couches nécessite de prévoir en plus de celui de ladite couche, le retrait et la remise enplace du dispositif, ce qui prolonge le temps nécessaire à cette opération, et donc le temps pendant lequel l'enfant n'est pas correctement maintenu. Un résultat que l'invention vise à obtenir est un procédé simple et rapide à mettre en oeuvre. Pour cela, l'in Invention a pour objet un dispositif et un procédé de langea- ge en abduction notammment caractérisé en ce qu'on place une traverse sensiblement derrière et plus ou moins en dessous des cuisses de l'enfant et contre la quelle traverse, on maintient les 'JitC cuisses par tout moyen souple connu qui seul passe devant les cuisses0 L'invention sera bien comprise a l'aide de la descrip- tion ci-après faite à titre d 2 exemple non limitatif en re gard du dessin ci-annexé qui représente - figure lo : un dispositif de langeage selon l'inven tion, - figure 20 : un enfant langé avec ce dispositif. Le e dispositif 1 selon l'invention comprend principale- ment une traverse 2 en matériau rigide ou semi-rigide, que l'on place derrière et plus ou moins en dessous des cuisses 3, 4 de l'enfant et contre laquelle traverse, les dites cuisses sont maintenues par tous moyens souples connus passant pa devant les cuisses, tels des liens, une pointe, etc0.0 Par exemple, cette traverse sera constituée par un profilé en matière plastique thermodurcissable présentant éventuellement au moins une nervure transversale 5 pour en aug- menter la rigidité en ce sens. La traverse 2 est associée à un support souple 6 tel une pointe ou une feuille de matière plastique, ou meme dans un mode préféré, intégrée à une couche ou change complet qu'il soit à jeter ou réutilisable0 Le dispositif est associé au support 6 par des moyens assurant son positionnement en hauteur. Le support 6 a alors une forme générale en L ou en T dont la bande transversale 7 réalise à elle seule une ceinture 8, et dont la bande longitudinale 9, qui derrière l'enfant descend, passe entre les cuisses 3, 4 avant que son extrémité remonte se fixer sur le devant au niveau de la susdite ceinture. La fermeture de la ceinture 8 comme d'ailleurs la fixation, à son niveau, de l'extrémité de la bande longitudinale peut entre assurée par tous moyens connus tels que rubans, bandes auto-collantes, etc.00 Toutefois, dans un mode préféré, l'extrémité de la bande longitudinale 9 présente une autre bande transversale 10 permettant une fixation par nouage dans le dos de l'enfant. Selon une caractéristique essentielle de l'invention, la ceinture 8 est en matière non élastique voire même légèrement rigidifiée, notamment sur le devant, par un renfort 11 Ainsi réalisée, cette ceinture ne se prêtera pas à des déplacements malgré la traction importante qui pourra être exercée sur la bande longitudinale et, de ce fait, le positionnement correct en hauteur de la traverse 2 peut-il être aisément assuré. Pour renforcer ce positionnement, le profilé 2 peut porter une patte 12 de raccordement de la traverse 2 à la dite ceinture 8. Le support 6 peut présenter une couche 13 de matériau absorbant de tout type connu0 Le tout peut être, de manière traditionnelle, enrobé dans un voile de non-tissé. Par ailleurs, la ce-nture de ce dispositif peut assurer directement le bandage abdominal de l'enfant et donc la contention de l'orifice du cordon ombilical, en insérant dansa ceinture, une petitelbande 149 Une compresse 15, peut à cet effet, être également prévue en bonne place sur sa ceinture 8. Avec ce dispositif, le procédé de langeage est aisé. Contrairement aux couches classiques ot la ceinture est formée par les deux extrémités de la bande longitudinale et se ferme donc en dernier lieu, avec ce dispositif, on ferme d'abord la ceinture pour ancrer solidement la bande longitudinale et pour positionner correctement la traverse 2, puis on tire énergiquement sur la dite bande longitudinale en la faisant passer entre les jambes de l'enfant, et en la ramenant vers le haut et sur le devant pour venir fixer son extrémité comme indiqué plus haut. Lors de ce mouvement, le support relèvera automatique- ment les cuisses de l'enfan*, puis les plaquera contre la traverse et donc en position correcte de flexion, abduction et rotation externe. La traverse pourra avoir reçu une certaine cambrure en fonction de l'angle d'ouverture des cuisses qui est à obtenir. Elle pourra être fixée au support de manière à, en position d'abduction, se situer exactement derrière les cuisses ou légèrement en dessous de celles-ci. Ainsi intégré, à un support formant une couche ou chan- ge complet, ce dispositif est d'une mise en place simple et aisée, et ne prend pas plus de temps que celle d'une couche classique. Dépourvu de tout système arc-bouté entre les cuisses de l'enfant, ce dispositif ne risque donc absolument pas de maintenir les membres en position forcée, En effet, ne passe alors entre-les membres de l'enfant que le support 6 ou un lien souple ou une pointe classique, par lequel les membres sont retenus contre la traverse. Aussi cela permet-il à l'enfant d'échapper un pe cette position et de soulager la vascularisation et l'hyperpression de sa tête fémorale sans pour autant permettre une évolution jusqu'à la luxation. REVENDICAIONS lo Procédé de langeage en abduction C A R A C T E R I S E en ce qu'on place une traverse (2) sensiblement derrière les cuisses (3, 4) de l'enfant et contre laquelle traverse (2) on maintient les dites cuisses (3, 4) par tout moyen souple (6) connu qui seul passe devant les cuisses. 20 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on associe la traverse (2) à un support souple (6) que, par une extrémité, on ancre solidement a' la taille de l'enfant avant de le tirer énergiquement, vers le bas et derrière l'enfant, pour le faire passer entre les jambes de l'enfant, et en le ramenant avec force vers le haut et sur le devant pour venir fixer son extrémité sur la ceinture en même temps que, par le support, on relèvera les cuisses de l'enfant et on les plaquera sur la dite traverse 3 Dispositif de mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1 ou 2 caratérisé en ce qu'il comprend une traverse (2) arrière et au moins un moyen souple (6) de maintien des cuisses contre la face avant de la dite traverse. 4. Dispositif selon la revendication 3 caractérisé en ce que le moyen souple (6) de maintien des cuisses contre la traverse (2) est constitué par un support souple (6) sur lequel la traverse est fixée de manière à assurer son positionnement en hauteur. 50 Dispositif selon la revendication 3 ou 4 caractérisé en ce que le support (6) est intégré à un ensemble (6 + 13) destiné au changement des couches (13) de l'enfant. 6o Dispositif selon l'une quelconque des revendications 3 à 5, caractérisé en ce que le support (6) a une forme générale comprenant une bande transversale (7)s constituant à elle seule une ceinture (8) et une bande longitudinale (9) dont l'une des extrémités est associée à la bande transversale et dont l'autre extrémité après être passée entre les cuisses de ltenfant remonte se fixer sur le devant de la ceinture (8) 70 Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que la ceinture (8) est en matériau non élastique. 8, Dispositif elon l'un quelconque des revendications 3 å 7 caractérisé en ce que la ceinture est légèrement rigide difiée sur le devant, 9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 9 à 8, caractérisé en ce qu'il comprend une bande et une compresse (15) de contention de l'orifice ombilical.