La présente invention oonoerne un procédé d'imprégnation du bois par traitement sous vide dans un liquide d imprégnation et un dispositif pour appliquer ledit procédé. Si l'on désire imprégner du bois contre la pourriture d'une manière durable, chaque cellule du bois doit Btre atteinte par le milieu d' imprégnation qui rend la cellule résistante aux moisissures qui y trouveraient autrement leur nourriture. Un procédé pour obtenir ce résultat consiste à laisser des sels convenables dissous dans l'eau se fixer dans les parois des cellules, Des inventions de base concernant des procédés utili- sant la dépression pour l'imprégnation ont déjà été réalisées il y a plus de 10Q ans. L' invention suivant le brevet suédois n0 227 747 fut la premiEre à fournir un dispositif efficace et économique pour une telle imprégnation. Il a rendu le bois imprégné aisément accessible aux petits utilisateurs de ce matériau. Un nouveau progrès dans l'imprégnation sous vide dépend de la possibilité de raccourcir le temps exigé par le procédé, de construire des dispositifs économiques et d'adapter les disposi- tifs aux conditions de transport moderne pour permettre de manipuler et de distribuer des pièces de bois convenablement normalisées d'une façon économique. Sous ce rapport, on doit porter attention, entre autres, aux dimensions de la plate-forme des chariots, spécialement à leur largeur. De plus, la présente invention a pour objet d'améliorer les procédés habituels d'imprégnation pour qu'on puisse introduire des liquides d'imprégnation dans les parties des cellules du bois qui ne peuvent pas titre imprégnées suivant les méthodes connues. La présente invention est un perfectionnement du procédé ainsi que du dispositif suivant le brevet suédois no 227 747. Suivant ce brevet, le bois est immergé dans un liquide d1 imprégnation et l'air contenu dans les cellules est extrait par un vide poussé, qui est produit par une pompe à jet de liquide qui est reliée à la pompe de distribution du liquide d'imprégnation. La présente invention concerne un procédé d'imprégnation du bois par traitement sous vide et un dispositif pour appliquer ce procédé. Le nouveau procédé suivant l'invention est principalement caractérisé en ce qu'après la période d'immersion sous vide ou pendant celle-ci, l'imPrégnation est complétée en soumettant le liquide et le bois à des ondes ou des fronts de pression d'une telle intensité que le bois se déforme dans la direction de la longueur des fibres du bois ou dans la direction radiale ou tangentielle de celles-ci dans un domaine compris entre - 1j3 et - 1 du diagramme représentant la compressibilité du bois de différents genres dans le traitement sous pression. l'intensité des ondes de pression augmente successivement à l1intérieur du domaine précité, à mesure que les cellules se remplissent du liquide d'imprégnation, et, dans des cas exceptionnels, mEme au-dessous de la limite de déformation à environ - 2/3. les ondes réduisent le volume des pores du bois qui ne sont pas occupés par le liquide et par conséquent à chaque nouvelle onde le liquide est rapidement poussé de plus en plus loin dans le bois. Le dispositif, ou installation, dtimprégnation est construit pour le traitement de paquets de bois parallélépipédiques, c'està-dire ce qu'un appelle des charges unitaires, qui sont entourée d'une petite quantité de liquide dans un bassin d'imprégnation muni d'un couvercle.le bassin et le couvercle, qui sont de préférence faits de béton armé, sont construits de telle façon que le basin puisse absorber des ondes ou des fronts rapides de pression d'une grandeur considérable sans Autre un bassin de pression de construction habituelle. Le couvercle du bassin est lourd et repose sans attaches sur un organe de joint étanche situé au-dessous du niveau le plus élevé du liquide du réservoir de stockage.En changeant la pression d'air dans des poches gonflés par des ventilateurs qui sont ancrées au fond ou aux parois du réservoir de stockage, le niveau du liquide du réservoir de stockage peut autre élevé ou abaissé. Le réservoir de stockage s 'élève par un secteur, c1 est-à-dire un passage de vidange audessus du réservoir d'imprégnation, dans une rigole qui est formée entre le couvercle et le bord surélevé de la chambre d'imprégnation. Le couvercle est muni de moyens de levage, par exemple un crochet. Comme les ondes de pression sont de préférence à l'extérieur du domaine de proportionnalité du diagramme précité, la très bonne imprégnation obtenue est possible au prix seulement de changements sans importance de la résistance de la structure des parties des cellules qui, dans les bois travaillés, sont toujours profondément au-dessous de la surface du bois.Pour améliorer la solution du problème de transport, les pièces de bois sont gdnéralement-trans- portées en direction et en provenance du chantier aussi bien qu'à l'intérieur de celui-ci au moyen de chariots élévateurs à palettes, qui sont aussi utilisés pour soulever le couvercle pour le placer sur le bassin et l'enlever0 Par conséquent, le couvercle doit avoir pratiquement le mtme poids que le paquet de bois imprégné. 'intérAt du dispositif suivant l'invention est, entre autres, que le fonctionnement des appareils procure le résultat d'une économie de temps augmentée. Si une pièce de bois sèche est placée dans un bassin contenant un liquide d'imprégnation sans traitement spécial, c'est-à-dire si elle n'est sujette ni à une dépression ni à une pression, le bois sera imprégné de façon satisfaisante dans l'espace d'environ une année. les installations connues ont combiné avec des résultats différents un traitement en dépression et un traitement sous pression pour réduire la durée du procédé0 L'invention sera décrite ci-après en plus grand détail en référence aux dessins donnés à titre d'esemytes non limitatifs et dans lesquels : : la figure 1 représente un diagramme de compressibilité du bois ; la figure 2 est une section en forme de coin d1 une partie d'un tronc d'arbre ; la figure 3 est une pièce d'un autre tronc d'arbre scié dans la direction longitudinale les figures 4 à 9 représentent une section transversale d'un madrier à différents stades de l'imprégnation les figures 10 et 11 représentent schématiquement -et en deux coupes verticales perpendiculaires l'une à l'autre, respectivement AL et BB, une réalisation dlun dispositif ou d'une installation pour exécuter le procédé suivant l'iavention ;; la figure 12 est une coupe plane suivant la ligne CC de l'installation représentée aux figures 10 à 11 ; la figure 13 est une coupe le long d1une ligne DD d'un détail de l'installation suivant les figures 10 à 12 la figure, 14 est un exemple d'un équipement à air comprimé coupé suivant la ligne EE de la figure 12, qui peut être utilisé en liaison avec le procédé suivant l'invention la figure 15 est un exemple d'un équipement de pompe à liquide suivant la même section EE de la figure 12, qui peut titre utilisé dans le procédé suivant l'invention ;; la figure 16 est une autre réalisation d'un dispositif ou d'une installation pour exécuter le procédé suivant l'invention et dans lequel les ondes de pression sont créées par la détonation d'un gaz explosif. La figure 1 représente une courbe de compressibilité pour le traitement sous pression du bois, par exemple du pin. L'axe des x représente la déformation du matériau en unité habituelle de mesure, et l'axe des y représente la force par unité de surface en unité habituelle utilisée pour la compression, le point 1 représente le point de rupture du matériau et le point 2 le point où le bois revient élastiquement sans avoir été endommagé par la déformation. 'ta figure 2 représente une section en forme de coin d'un tronc d'arbre, où la ligne centrale longitudinale (cette) est en 3 et l'écorce du tronc en 4. le bois est constitué d'un coeur 5 qui est mort et d > un aubier 6 qui était vivant biologiquement quand l'arbre a été abattu. la flèche 7 indique la direction des fibres du bois, tandis que les flèches 8 et 9 indiquent les directions perpendiculaires à la direction 7, la figure 3 représente un morceau d1un autre tronc d'arbre 10 avec un madrier 11 scié dans la direction longitudinale du tronc. les figures 4 à 9 représentent une section rectangulaire dans un madrier à différents stades simplifiés de 5'imprdsnation. la section est pratiquée rpendiculairement à la direction des fibres du bois. Sur la figure 5 a ligne 12 indique schématiquement la limite entre l'aubier 13 et le coeur 14 du bois. Le traitement a donc commencé sous une dépression de - I kg/cm2 et l'air a été expulsé des cellules de l'aubier 13. La figure 6 montre à quel degré le liquide d'imprégnation a pénétré dans le bois à la pression atmosphérique après la fin de la période de dépression. La figure 7 montre le madrier 11 soumis à une forte déformation Bous une pression d'environ + 30 kgfem par exemple. La figure 8 représente le madrier 11 quand il a repris élastiquement sa forme et que le liquide d'imprégnation a pénétré plus avant par un effet de succion dans l'aubier 13 et le coeur 14. Les flèches 15 représentent ce qu'on appelle la rupture du coeur 14. La figure 9 est une représentation schématique du madrier 11, dans laquelle les lignes 16 indiquent les détériora tions qui peuvent apparaître dans le coeur si la pression exercée sur le bois est descendue au-dessous de la limite de proportion nalité, c'est-à-dire au-dessous de la limite où la déformation du matériau causée par la pression ne peut pas revenir complètement d'une façon élastique (d partir du point 2 et au-dessous sur la figure 1). L'exemple de réalisation choisi dans la description se rapporte à un procédé dans lequel les ondes de pression sont produites au moyen d'air comprimé. L'installation d1imprégnation suivant les figures 10 à 15 consiste, en référence aux figures 10 à 11, en un bassin 17, par exemple en breton, qui est enfoncé dans le soi et présente une chambre 18 d'imprégnation des charges unitaires de bois 19, une chambre 20 de préparation et de stockage du liquide d'imprégnation et un abri 21 avec deux étagères horizontales 22 et 23. le niveau du liquide de la chambre 20 peut eatre élevé ou abaissé au moyen d'une poche 24 étanche, gonflable, qui est ancrée au fond ou sur les parois, Le transfert de grandes quantités de liquide de la chambre 20 à la chambre t8 ou en sens inverse se produit par un passage 25. La chambre 18 est couverte par un lourd couvercle ou obturateur 26, qui repose sans attache sur un organe de joint 27 dispose le long des bords de ce couvercle, et ce joint est à son tour protégé, au cours du procédé, contre la pénétration de l'air dans le bassin, par une rigole 28 qui est remplie de liquide. Le couvercle 26 peut Btre soulevé par exemple au moyen d'un levier 29. Ia figure 12 représente l'installation suivant les figures 10 et 11 le long de la ligne CC, et la figure 13 représente un détail de l'installation le long de la ligne DD de la figure 12 qui sera décrit ci-après. La figure 14 représente schématiquement un équipement à air comprimé pour la production d'ondes ou fi-ots de pression sur le bois et le liquide d'imprégnation suivant l'invention. Cet équi- pement est relié à la chambre au moyen d1un tuyau 30s I1 équipement est principalement constitué d'un compresseur 31, d'un tuyau 32 de large section situé directement sur le tuyau 30 et relié à un accumulateur 33 sous haute pression et à un accumulateur 34 d'air à basse pression. Il y a deux vannes de réglage 35 et 36 et d'autres vannes 37, 58, 39, ces dernières étant utilisées pour commander l'envoi d'air du compresseur aux accumulateurs 33 et 34 respectivement.Une vanne 40 sert à ventiler la chambre 18. Des vannes 41 et 42 sont disposées pour protéger l'installation contre un débordement en raison une fuite possible de la vanne 43 pendant les périodes où l'installation n'est pas surveillée ou contrôlée. La vanne 43 est ouverte quand il faut gonfler la poche 24 pour élever le niveau du liquide dans le réservoir de stockage 20. Si la vanne 44 est ouverte, l'air s'échappe et le niveau du liquide baisse. En complément à l'installation, l'équipement à air comprimé en référence 14 peut être muni d'un carburateur 91 pour débiter des mélanges explosifs de carburants, qui sont fouina par le réservoir de carburant 92 et l'accumulateur d!air 34 Une bougie d'allumage 59 est montée dans l'accumulateur 33, Une réalisation du systeme de pompe à liquide pour créner une dépression ét pour le transfert de petites quantités de liquide est représentée schématiquement à la figure 15. le système est relié à la chambre 18 par un tuyau 45.Une pompe à liquide 46 puise le liquide dans la chambre 20 ou dans le bassin 47 et le repousse soit par une pompe à jet de liquide 48, soit par un tuyau vers la chambre 18. Le système comporte des vannes 49, 50. 51, 52 53, 54 Â et 55. les vannes 54 Â et 55 sont des vannes à boule, ce qui permet, au moment de la génération des ondes ou fronts de pression au moyen de gaz explosifs, d'obtenir un passage direct pour la ventilation des gaz de la chambre 18. Dans la position au commencement de l'imprégnation, le couvercle 26 est soulevé et, au moyen d'un chariot élévateur à palettes, la charge unitaire ou charge de bois 19, c 'est-à-dire des planches ou des poteaux, est déversée dans la chambre 18, sur iaquelle le couvercle 26 est replacé et enfonce efficacement le bois dans le liquide d'imprégnation. Le niveau de liquide ds la chambre 20 est élevé en ouvrant la vanne 43 de manière que la poche 24 soit gonflée jusqu'à ce que le niveau du liquide affleure le bord supérieur du couvercle 26.La vanne 43 est fermée, La pompe 46 démarre avec les vannes 49, 52, 53 et 55 ouvertes et les vannes 50, 51 et 54 Â fermées. la pompe à j et de liquide 48 démarre et évacue 1' air du bois dans le liquide par exemple pendant 15 minutes. La vanne 54 A est ouverte et l'air se précipite dans la chambre 18. En mEme temps le couvercle 26 est soulevé à nouveau avec le levier 29, et une grande quantité de liquide se précipite dans la chambre 18 et est absorbée par le bois en une minute sous l'action de la pression atmosphérique. Le couvercle 26 est de nouveau replacé. Le compresseur 31 a créé dans l'accumulateur 33 une pression d'air de l'ordre de 30 à 50 atmosphères au-dessus de la pression atmosphérique, la capacité dudit accumulateur étant proportionnée au ~dimensions de l'équipement d'imprégnation, et à travers la vanne de réglage 35 une pression dans l'accumulateur 34 de l'ordre de 6 å 10 atmosphères au-dessus de la pression atmosphérique. Les vannes 38 et 40 sont fermées et la vanne 37 est ouverte. Pour cette raison, la pression augmente dans le liquide qui soudain remplit complètement la chambre 18 avec une quantité limitée d'air sous une pression de 30 à 50 atmosphères au-dessus de la pression atmosphérique et se précipite dans une chambre couverte 54 (figure 10), une onde de pression étant alors engendres qui se propage à la vitesse du son et atteint la surface 61 d'une extrémité du paquet de bois 19 (figure 10), après quoi la pression se propage avec une vitesse qui est trois fois plus grande dans le bois que dans le liquide. L'onde de pression pénètre dans le liquide à la surface 62 de l'autre extrémité du paquet et se réfléchit contre la paroi voisine d'extrémité de la chambre 18.A 1' autre extrémité de la chambre se trouve une poutre d'extension (paroi) 57, dont le but est d'étendre ou d'augmenter le chemin pour l'onde de pression et par conséquent le temps nécessaire à l'onde de pression pour soulever le couvercle 26. Ia chambre 18 est aménagée de façon à se placer au charge ment sur camions de paquets de bois (charges unitaires) ayant une largeur de 1,2 mètres de préférence, ce qui correspond à la moitié de la largeur d'un modèle ordinaire de plate-fonne de camion. En conséquence le bois de la chambre 18 est orienté horizontalement dans la direction longitudinale. le bois est alors dans une position correcte pour le traitement à ondes de pression décrit. Les dimensions de la chambre peuvent varier pour 'adapter aux dimensions d'autres véhicules de transport tels que, par exemple, des wagons de chemin de fer. comme le bois a des propriétés de compressibilité différentes dans la direction longitudinale et dans une direction perpendiculai- re aux fibres, le bois subit une action favorable à cette imprégnation rapide puisque le bois en traitement devient d'abord plus court dans la direction longitudinale et plus épairs, après quoi il est comprimé par l'onde de pression dans une direction perpen diculaire aux fibres d'une façon plus énergique, si bien que-son volume est réduit à un degré relativement grand, puis il peut immédiatement après reprendre sa forme sous une pression atmosph4- rique complètement rétablie, quand l'onde de pression a atteint le couvercle 26 lourd et non fixé et a eu assez de temps pour soulever ce couvercle. le poids du couvercle est adapté à la puissance de levags du chariot avec lequel les paquets de bois doivent tre manipulés, par exemple 10 tonnes environ, et en mame temps le couvercle doit titre capable par son propre poids de procurer la pression de remplissage nécessaire de 700 à 800 kg par mètre courant de paquets. En ce qui concerne la durée du traitement d'imprégnation, on doit remarquer que les installations connues d1imprégnatîon fonctionnent avec une pression continue comprise entre 7 et 16 atmosphères au-dessus de la pression atmosphérique. Dans le système de fins vaisseaux ou système capillaire des cellules du bois dans lequel le liquide d'imprégnation doit Btre transporté jusqu'aux plus petites parties du bois, le temps d'imprégnation est prolongé de deux manières. Premièrement, la masse de cellules déjà occupées par le liquide est comprimée, et, deuxièmement, le gonflement du bois qui dépend du temps est influencé.Dans le procédé suivant l'invention on atteint un temps d'exécution plus court, premièrement parce que le liquide peut passer sans empoche ment dans les parties extérieures du bois quand il est dans un état complètement déchargé, c'est-à-dire à la pression atmosphérique (figure 6), et, deuxièmement, parce qu'il peut passer avant que la substance des cellules ait eu le temps de gonfler au mOme degré que dans le processus plus lent suivant les procédés antérieurs.Puisque, suivant l'invention, le liquide est poussé par un effet de choc dans le bois, les vaisseaux de cellules qui ont les plus grandes dimensions (vaisseaux de résine) deviennent accessibles au transport du liquide, parce que l'agent d'imprégna- tion qui est quelque peu acide dissout les quantités existantes de résine et les évacue. Dans un traitement à basse ou constante pression, comme dans les méthodes connues, la résine est comprimée et forme un bouchon de blocage qui empoche l'imprégnation complète. Quand le choc engendré dans le liquide par la quantité d'air se précipitant rapidement du réservoir 17 a décliné, l'air s'écoule dans la chambre 54 (figure 10) qui est limitée à sa partie supérieure droite par la paroi de séparation 57. cette paroi, comme mentionné ci-dessus, a un effet de retard sur le soulèvement du couvercle. le coussin d'air au sommet de la chambre 54 est chassé parce que la pompe à liquide 46 {figure 15) qui avait démarré avec les vannes 49, 51 et 55 ouvertes est remplacée par le liquide. 'ta chambre 54 est remplie de liquide à mesure que la circulation démarre dans le tuyau 58. le processus se répète ensuite. Les ondes ou fronts de pression décrits peuvent également être produits d'une manière purement mécanique, par exemple, par des chocs produits par la chute d'un marteau sur un piston placé dans un cylindre rempli de liquide et communiquant avec l'espace rempli de liquide du bassin 18. Les ondes de pression peuvent également être créées par des appareils à vapeur ou autre obtenues par des détonations.Dans ce cas, le dispositif suivant la figure 14 peut Qtre complété par un carburateur 91, une vanne 60, un réservoir de carburant 92 et une autre vanne 63. les ondes de pression dans le liquide sont engendres par la détonation d'un mélange de gaz explosifs dans 11accumulateur 33, ou, dans une variante, dans 11 accumulateur 33 et la chambre 54. les détonations sont provoquées au moyen dune bougie d'allumage 59. le niveau du liquide dans la chambre 20 est régulé ou commandé, comme mentionné précédemment, par une poche gonflable 24 qui peut titre remplie d'air à partir de l'accumulateur 34 par l'intermédiaire de la vanne à détendeur 36 et de la vanne 43. L'agencement des vannes 41 et 42 est une mesure de sécurité contre un débordement qui pourrait se produire à la suite d'une fuite possible dans la vanne 43. La poche 24 est ventilée par la vanne 44. Après que le paquet de bois 19 (figure 10) a été soumis au nombre d'ondes ou de fronts de pression requis pour l'imprégnation - ce nombre dépendant du type de bois et des dimensions du bois le couvercle 26 est soulevé au moyen d'un chariot élévateur à palettes (non représenté) et est placé sur une poutre 23 (figure 10, 11), après quoi le chariot est utilisé pour lever le paquet 19 et le placer sur une poutre 22, où, pendant un nouveau cycle du procédé, on laisse le bois absorber un autre liquide d'imprégnation à sa surface et/ou on laisse ce liquide s'écouler pour que le paquet puisse titre transporté dans un autre local sans égouttement gnant. L'abri 21 sert de toit et de protecteur contre la pluie et empoche l'inondation de l'installation. L'imprdgnation rapide est rendue plus efficace en envoyant les ondes de pression à la fois sur la surface d'extrémité dans la direction des fibres du bois (direction 7 de la figure 2) et dans les directions perpendiculaires à cette direction des fibres (direction 8 et direction 9 de la figure 2), dans lesquelles directions la compressibilité du bois est maximale. ces ondes ou fronts de pression peuvent autre envoyés aussi bien alternati vexent l'un après l'autre, ou simultanément. quand on applique un traitement alterné suivant la description précédente, on augmente les possibilités d'utiliser les vaisseaux résineux nouvellement ouverts dans le bois qui, dans un traitement sous pression purement statique, sont obstrués par une accumulation de résine, telle qu'une imprégnation efficace est empêchée. Les ondes de pression dans le bois suivant une direction horizontale de travail et suivant une direction verticale de travail à partir de la paroi d' extrémité de la chambre peuvent avoir la n8me intensité et la m8me vitesse. Le procédé expliqué plus loin a pour résultat de raccourcir la période de dépression et le temps d'évacuation de l'air dans le traitement, aussi bien que la période de pression dans le traitement alterné, Si bien que la durée totale du procédé est raccourcie de manière significative. Suivant l'invention, les ondes de pression sont envoyées dans la surface terminale du bois de façon convenable avec une intensité de 36 joules par dm3 de matériau de bois. L'onde de pression est déclenchée pendant une période de 0,001 seconde et a une longueur de 10 cm. Oomme l'onde de pression a une vitesse différente dans le bois sec et dans le liquide, les cellules du bois sont d'abord gonflées puis aplaties. Oeci influence le système de ventilation de l'air inclus dans la cellule d'une manière telle que la durée de la période en dépression du procédé peut astre réduite et que la durée du procédé est raccourcie. Jusqu'ici la période en dépression avait normalement une durée d'environ 15 minutes et n'était pas réduite de façon appréciable par un nombre d'ondes de pression durant 1/1000 de seconde et se propageant avec une vitesse de l'ordre de 1500 à 4000 mètres par seconde si les cellules restaient tout à fait non affectées par les ondes de pression précitées. Cependant, puisque la structure des cellules est en fait affectée par les ondes précitées de telle façon que l'air emprisonné dans les cellules peut plus aisément s'échapper et titre aspiré par la dépression, la période en dépression est considérablement raccourcie. On décrira plus en détail ci-dessous comment 1 imprégnation du bois de cette manière peut titre exécutée en pratique, en référence à une réalisation d'une installation telle que cellule qui est représentée à la figure 16 du dessin. les pièces de l'installation qui sont inchangdes par rapport aux installations des figures 10 à 15 sont repérées par Gaz les mes numéros de référence. Une chambre d'imprégnation 18 est remplie d'un liquide d'imprégnation dans lequel une charge de bois 19 est immergée. Un réservoir de stockage 20 est fondamentalement le mtme que dans les réalisations précédemment décrites mais le couvercle 26 de la chambre 18 est allongé dans la seule direction latérale et comporte une cavite 64 collectrice des. bulles d'air pratiquée à sa face inférieure. L'air est évacué de la cavité par un tuyau 71. cette quantité d'air est maintenue à un minimum, puisqu'elle exerce une action élastique sur le couvercle quand l'onde de détonation est transmise dans le liquide d1 imprégnation et peut troubler le cours normal du traitement sous pression.Dans les parois d'extrémité de la chambre d'imprégnation 18 sont disposés des logements cylindriques 65 moulés à l'intérieur et munis de couvercles de cylindre à ressorts, 66, placés à l'intérieur de la chambre. Ces couvercles peuvent supporter une dépression d'environ -1 kg/cm et les plaques faisant face au liquide sont calculées pour qu'à la détonation le liquide d'imprégnation offre une assez grande résistance aux ondes de pression pour que le dispositif d ressorts puisse ramener la partie mobile à sa position de départ aussitôt après la détonation. Le mélange explosif de carburant est produit de préférence par un compresseur 74 en fonctionnement continu qui est destiné à mélanger, par un éjecteur 76, de l'air et un gaz combustible contenu dans un réservoir 75, et à diriger le mélange en partie par un tuyau 77 vers les cylindres 65, et en partie par le tuyau 78 vers une bofte 67 dont l'ouverture est retournée vers le fond de la chambre. la botte 67 peut également avoir une autre forme et peut, par exemple, être constituée par des cornières de fer présentant un volume d'une autre forme. Une pompe d liquide 68 actionne un éjecteur 69 et transfère le liquide d'imprégnation par un tuyau 70 du réservoir de stockage 20 jusque dans la chambre d' imprégnation 18. Une étincelle électrique fait exploser le mélange gazeux dans la botte 67, située dans la chambre 18, par l'intermédiaire du tube 80, quand la chambre 18Jsous pression, de la même manière que dans les cylindres 65, par l'intermédiaire du tube 79, quand la dépression est en service. le système d'allumage commun aux deux dispositifs d'explosion est repéré par 81.Le mélange gazeux pleut, Si on le désire, titre enflammé du côté des parois d'extrémités de la chambre pour exercer des ondes de pression ou des fronts perpendi culaires à la direction des fibres du bois 19 ou à partir des surfaces terminales du bois dans la direction des fibres du bois au moyen du dispositif placé au fond de la chambre. Oela dépend, naturellement, de la façon dont la charge de bois 19 est placée dans la chambre d'imprégnation. L'allumage de la détonation peut également Entre provoqué simultanément suivant les deux directions. L'évacuation des gaz de la chambre d'imprégnation après l'explosion est effectuée au moyen de l'éjecteur 69 qui opère l'évacuation et engendre en même temps la dépression dans la chambre d'imprégnation 18. L'air expulse du bois par l'explosion est évacué par le tuyau 71 et la cavité 64 du couvercle. L'air est évacué des logements cylindriques 65 par le tuyau 79 et de la botte 67 par le tuyau 72. Il est clair que de nombreuses modifications peuvent Qtre apportées aux dispositifs décrits et représentés à titre d'exemples non limitatifs, sans sortir du champ de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé d'imprégnation du bois dans lequel le bois immergé dans un liquide d'imprégnation est soumis à une pression inférieure à la pression atmosphérique, le liquide d'imprégnation étant absorbé par le bois à la suite d'une augmentation ultérieure de la pression précitée, caractérisé en ce que le bois immergé dans le liquide précité est soumis à des fronts ou ondes de pression dont l'intensité maximale est réglée de façon à comprimer le bois au voisinage ou au-dessua de sa limite de déformation élastique. 2. Procédé conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que le bois est soumis à des fronts on ondes de pression dont l'intensité maximale est réglée de façon à comprimer le bois dans l'intérieur du domaine de pression -1/3 à 1 du diagramme de compressibilité du bois, dans lequel diagramme -1 représente la pression moyenne provoquant la rupture du matériau constitué par le bois, et 1/3 représente un tiers de la pression moyenne précitée. 3. Procédé conforme à l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que les fronts ou ondes de pression sont orientés de façon à sa propager suivant la direction des fibres du bois. 4. Procédé conforme à ne quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le bois est soumis à des fronts ou ondes de pression d'intensité croissante. 5. Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les fronts de pression sont engendrés par de l'air sous pression soudainement introduit dans le liquide d'imprégnation. 6. Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les fronts de pression sont engendrés par de la vapeur soudainement introduite dans le liquide d'imprégnation. 7. Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les fronts de pression sont engendrés par la détonation d'un gaz explosif. 8. Procédé d'imprégnation du bois dans lequel le bois est soumis à une pression inférieure à la pression atmosphérique, le liquide d'imprégnation étant absorbé par le bois à la suite d'une augmentation ultérieure de la pression précitée, caractérisé en ce que le bois est soumis à des fronts ou ondes de pression pendant le traitement à pression inférieure à la pression atmosphérique. 9. Dispositif pour exécuter le procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 7, comprenant une chambre d'imprégnation pour le bois, cette chambre étant en communication avec un appareil générateur de pression inférieure à la pression atmosphérique, caractérisé en ce que la chambre d'imprégnation est également en communication avec un appareil générateur de fronts ou ondes de pression, ce dernier appareil étant propre à engendrer des fronts de pression dont l'intensité maximale est telle que le bois est comprimé au voisinage ou au-dessus de sa limite de déformation élastique. 10. Dispositif conforme à la revendication 9, caractérisé en ce que les fronts de pression sont réglés pour comprimer le bois dans l'intérieur du domaine - à -t d'un diagramme de compressibilité du bois. 11. Dispositif conforme à la revendication 9, caractérisé en ce qu'il- est propre à soumettre le bois à des fronts de pression d'intensité croissante. 12. Dispositif conforme à la revendication 9, caractérisé en ce que les fronts de pression sont engendrés par de l'air comprimé qui est précipité dans le liquide d' imprégnation. 13. Dispositif conforme à la revendication 9, caractérisé en ce que les fronts de pression sont engendrés par de la vapeur précipitée dans le liquide d'imprégnation. 14. Dispositif conforme à la revendication 9, caractérisé en ce que les fronts de pression sont engendrés entièrement ou partiellement par détonation d'un gaz explosif. 15. Dispositif conforme à 1à revendication 9, caractérisé en ce que la chambre d rimprégnation communique avec une chambre de stockage de liquide d'imprégnation au moyen d'une pompe à liquide et qu'une pompe à jet de liquide est disposée pour engendrer la pression inférieure à la pression atmosphérique à appliquer au bois immerge dans le liquide. 16. Dispositif conforme à la revendication 9, caractérisé en ce que la chambre d'imprégnation dans laquelle est immergé le bois, de préférence sous la forme daune charge unitaire, est pourvue d'un couvercle lourd, reposant sans attache au sommet de la chambre précitée, un organe de joint étant prévu entre le couvercle précité et la chambre précitez. 17. Dispoviti! conforme à la revendication 16, caractdrissé en ce que la chambre d'imprégnation précitée est rallongée et qu'une poutre, ou analogue, est disposée à courte distance d'une extrémité de cette chambre, une chambre, couverte, de gdnération de fronts de pression, en communication avec la chambre d'impré- gnation, étant aménagée derrière cette poutre pour engendrer des fronts de pression dans le liquide d'imprégnation. 18, Dispositif conforme à la revendication 16, caractérisé en ce qu'une chambre de stockage du liquide a' imprégnation est aménagée au voisinage de la chambre d'imprégnation précitée, dans laquelle chambre de stockage le niveau du liquide est réglable au moyen d'une poche gonflable, un passage étant prévu entre la chambre de stockage et la chambre d'imprégnation pour le transfert de grandes quantités de liquide entre ces chambres quand le couvercle précité est ouvert, ce couvercle étant entouré par du liquide contenu dans une rigole s' étendant à la périphérie du couvercle, pour protéger l'organe de joint contre une fuite d'air et permettre à la chambre d'imprégnation de se remplir de liquide par le passage et la rigole précités, à l'exclusion d'air provenant de l'atmosphère envirOnnante. 19. Dispositif conforme à la revendication 9, caractérisé en ce qu'un accumulateur d'un fluide sous pression est prévu et adapté au volume de la chambre d'imprégnation, cet accumulateur étant placé directement au-dessus d'un tuyau de section transver- sale importante inséré entre l'accumulateur précité et la chambre d'imprégnation précitée. 20. Dispositif conforme à la revendication 9, caractérisé en ce qu'une tuyauterie comportant des vannes de retour est aménagée pour la ventilation de la chambre d'imprégnation précitée. 21. Dispositif conforme à la revendication 9, caractérisé en ce qu'un abri est aménagé au-dessus de la chambre d'imprégnation précitée, enprotection contre la pluie et l'inondation, des moyens, constitués de préférence de poutres étagées, étant disposés comme supports pour recevoir le couvercle précité et le bois précité dans la position levée de ceus-ci après le traitement d'imprégnation. 22. Dispositif conforme à la revendication 17, caractérisé en ce que la poutre ou analogue précitée s'étend du bord supérieur de la chambre d'imprégnation jusqu'à la moitié de la hauteur de cette dernière en direction du bas. 23. Disposftif conforme à la revendication 18, caractérisé en ce que la poche gonflable précitée est ancrée au fond ou aux parois de la chambre d'imprdgnation. 24. Dispositif conforme à la revendication 9, caractérisé en ce que la chambre d'imprégnation précitée est aménagée pour recevoir des charges unitaires de bois, telles que des bastaings, des planches, etc, de préférence de dimensions normalisées. 25. Dispositif conforme à la revendication 9, caractérisé par des moyens de soumettre le liquide d'imprégnation et le bois à des fronts de pression par les surfaces d'extrémité du bois et suivant la direction des fibres de celui-ci ou à angles droits par rapport à cette direction des fibres, ou suivant plusieurs de ces directions à la fois. 26. Dispositif conforme à la revendication 9, caractérisé par des moyens de soumettre le bois à des fronts de pression alternés dans des directions différentes. 27. Dispositif conforme à la revendication 9, caractérisé par des moyens de soumettre le bois simultanénent à des fronts de pression dans la direction des fibres du bois et à des fronts de pression à angles droits de cette direction des fibres. 28, Dispositif conforme à la revendication 27, caractérisé en ce que l'intensité des fronts de pression est la mdme dans les deux directions. 29. Dispositif conforme à la revendication 9, caractérisé en ce que la chambre d'im.prégnation comporte dans une paroi intérieure des ouvertures débouchant dans des cavités cylindriques couvertes par des blocs ou couvercles de cylindres montés à ressort et faisant face au liquide d'isprd-3nationf ces cavités constituant des chambres pour la génération de fronts ou ondes de pression. 30. Dispositif suivant l'une des revendications 9 ou 29, caractérisé par un espace situé au fond de la chambre dSimprégna- tion, constitué de préférence par une boSte dont l'ouverture est tournée vers le bas, pour la génération de fronts ou ondes de pression. 31. Dispositif suivant l'une des revendications 29 ou 30, caractérisé par un appareil central d'allumage pour enflammer des gaz explosifs admis dans les cavités cylindriques précitées ou dans l'espace précité des parois ou du fond, respectivement ou simultanément, de la chambre d'imprégnation précitée. 32. Dispositif conforme à la revendication 9, caractérisé en ce que la chambre d'imprégnation est pourvue d'un couvercle comportant une cavité formée dans sa face inférieure pour l'accumulation des bulles d'air. 33. Dispositif conforme à la revendication 29, caractérisé en ce que chaque couvercle de cylindre est dimensionné pour résister à une dépression d'environ 1 kg/cm2 (vide complet). 34. Dispositif conforme à la revendication 332 caractérisé en ce que la surface du couvercle de cylindre monté à ressort précité est adaptée à la quantité d'énergie contenue dans les fronts de pression et à la résistance offerte par le liquide d'imprégnation de façon que ce couvercle puisse se mouvoir sans emptchement tout en transmettant l'énergie représentée par les fronts de pression précités au liquide. 35. Dispositif pour appliquer le procédé conforme à la revendication 8, dans lequel on utilise une chambre d'imprégnation qui est en communication avec un appareil générateur de pression inférieure à la pression atmosphérique, caractérisé en ce que la chambre d'imprégnation est en communication avec un appareil générateur de fronts ou ondes de pression, des moyens étant disposés pour actionner ce dernier appareil pendant le traitement du bois sous une pression inférieure à la pression atmosphérique.