L'invention concerne un dispositif de fixation à un bottier de montre pour une botte de mouvement d'horlogerie qui présente en vue de dessus une forme essentiellement rectangulaire. On connatt d'après le module d'utilité allemand 72 03 417, un dispositif pour la fixation d'un mouvement dthorlogerie. Il y est prévu sur la paroi frontale de la botte, des languettes à enclenche ment et des tenons de centrage qui rengagent dans une platine de mouvement d'horlogerie. On sait d'après le brevet allemand 16 73 653, assembler le bottier et le mouvement dthorlogerie par au moins un dispositif de maintien & enclenchement brusque. Des goujons du bottier s'engagent dans les rainures en forme de trou de serrure d'une platine de mou vement d'horlogerie. Les languettes å ressort délimitant les rainures maintiennent les goujons dans les rainures. Comme inconvénient du point de vue des techniques de fabri cation, il apparatt que, pour Ces deux dispositifs, an l'etst actuel de la technique, aussi bien le bottier que la botte, ou la platine de mouvement d'horlogerie, doivent présenter une configuration parti culière. Un autre facteur défavorable est constitué par le fait que le mouvement dthorlogerie est fixé au bottier per des organes b enclenchement souples et élastiques perpendiculaires au sens de mise en place du mouvement. Le maintien ferme en position de la botte est ainsi fonction de l'élasticité des ressorts des éléments de fixation. Le but de l'invention est de proposer un dispositif de fixa tion du genre mentionne plus haut, pour lequel une nouvelle configu ration de la botte est superflue et dans lequel la botte avec son mouvement d'horlogerie déjà an place est fixée au bottier an une seule manipulation. Selon l'invention, le problème ci-dessus est résolu par le fait que la botte est maintenue au moins en un coin par une griffe réalisée avec le bottier et surplombant ce coin dans la position montée, qu' un autre coin correspond une autre griffe réalisée avec le bottier et contre laquelle la botte vient en butée, et qu'un nez élastique à ressort vient en butée contre le cdté de la botte opposé à cette autre griffes à peu près perpendiculairement à la direction de son ressort. Avec ce dispositif de fixation, on peut fixer sur un bot- tier une botte qui elle-même ne présente pas une nouvelle configura tion. Ceci présente l'avantage que les outils existant pour la fabri cation de la botte ne doivent pas être modifiés. La botte présentant une vue de dessus rectangulaire est placée sur le bottier dans une position déduite par rotation d'environ 450 de sa position montée, puis amenée ensuite par rotation dans sa position montée. Les griffes surplombant les coins empêchent un déplacement de la boîte. La forme bien ajustée de la languette de butée com- binée h la griffe se trouvant du côté opposé rend impossible toute rotation indésirable de la boîte. Ce n'est qu'après avoir exercé ma- nuellement une pression sur la languette de butée que l'on peut faire tourner la boîte et la sortir de la montre pour des réparations se révélant nécessaires. Dans une réalisation préférentielle de l'invention, des griffes surplombent en trois coins la botte avec des nez rigides. De préférence, au moins près d'une des griffes, on réalise avec le bot tier un étrier de compression qui presse la botte contre le bottier. D'autres réalisations avantageuses de l'invention résultent de l'exemple d'exécution représenté sur le dessin qui représente : Figure 1, une vue de dessus d'un bottier vu du cté opposé au cadran. Figure 2, une coupe suivant I'axe- II-If selon figure 1. Figura 3, une coupe suivant l'axe III-III selon figure 1, et Figure 4, une coupe suivant l'axe IV-IV selon Figure 1. Une boîte de mouvement d'horlogerie 2 est fixée & un bottier de montre 1. Les arbres porte-aiguillas 3 sortent de la boîte 2 traversant un orifice 4 du bottier. La botte 2 repose sur deux couronnes 5 du bottier 1. Un cadran est prévu du côté 6 du bottier 1, opposé à la botte 2. La botte vue de dessus est de forme rectangulaire (voir figure 1). Elle abrite un mouvement de montre actionné par batterie et la batterie correspondante. Des griffes rigides 7, 8 et 9 sont façonnées avec le bottier 1 qui est constitué par une pièce moulée en matière plastique. Chacune de ces griffes est renforcée par une nervure 10 et surplombe par un nez inamovible ll le bord supérieur de la botte 2 dans un coin. Par les nez 11 des griffes 7, 8 et 9, la botte 2 est maintenue fermement contre les couronnes 5. Dans le quatrième coin, il est réalisé avec le bottier, une autre griffe 12 qui viens en butée latéralement contre la botta 2 par un nez 13. Du côté opposé à cette autre griffe 12 de la botta 2, une languette 14 vient en butée par sa face frontale 15. La languette 14 est également réalisée d'une seule pièce avec le bottier 1. Elle peut être déplacée à peu près parallèlement aux surfaces latérales de la botte 2 ou aux arbres porte-aiguilles 3 (vers le bas sur les figures 2 et 3). L'autre griffe 12, ou son nez 13, empêche an même temps que la languette de butée 14, une rotation de la botte 2 montée sur le bottier.Comme la direction de ce dispositif d'arrt est perpendiculaire à la direction du mouvement possible de la languette 14, on obtient ainsi un assemblage bien ajusté qui n'est pas fonction de la force de rappel de la languette de butée. A c8té des griffes 7 et 9 qui se trouvent diagonalement opposées par rapport aux arbres porte-aiguilles 3, on réalise 3 chaque fois avec le bottier 1, un étrier de compression élastique 16, 17. Chacun de ces étriers présente une surface inclinée 18 qui vient au contact d'une surface inclinée correspondante de la botte- 2. Ces étriers exercent ainsi dans une direction oblique venant d'en haut sur la botte 2, des efforts dirigés vers l'orifice 4, ce qui favorise le centrage de la botte 2 sur le boîtier 1. L'élasticité des étriers de compression 16 et 17 est obtenue par le fait qu'ils sont munis, par rapport aux nez Il des griffes 7, 8 et 9, de longs bras qui présentent à leur extrémité libre, des surfaces inclinées 18 et dont l'autre extrémité est renforcée par des nervures 20. Lorsque l'on doit mettre en place la botte 2 dans le boîtier 1, on fait d'abord passer, dans la position représentée en trait mixte sur la figure 1, les arbres porte-aiguilles 3 h travers l'ori- fice 4. La botte 2 repose ainsi sur les couronnes 5. Elle est alors tournée d'environ 450 - dans le sens des aiguilles d'une montre, sur la figure 1 - et la languette 14 est repoussée vers le bas. Une fois la rotation terminée, cette languette 14 remonte brusquement et maintient la botte 2 contre le nez 13 de la griffe 12. Les nez 11 des griffes 7, 8 et 9 surplombent la botte 2 et la bloquent contre les couronnes 5. Les étriers élastiques 16 et 17 apportent un ajustement de la position latérale de la botte 2 et exercent une composante d'effort complémentaire de compression. On voit qu'avec le dispositif décrit, la fixation de la botte 2 au bottier 1 est possible de façon simple. En même temps, cette fixation se comporte également de façon stable vis-à-vis des contraintes aussi bien statiques que dynamiques. Si, pour des réparations par exemple, il faut retirer la botte 2 du bottier 1, il suffit de presser vers le bas la languette 14 jusqu'a ce que son arête frontale 15 vienne au-dessous de la botte 2. On tourne alors celle-ci jusqu'à ce que ses coins se dega- gent des griffes ou des étriers de compression. Après avoir enlevé les aiguilles des arbres porte-aiguilles 3, la boîte 2 peut être retirée du bottier 1. - R E V E N D I C A T I O N S 1.- Dispositif de fixation à un bottier de montre pour une botte de mouvement d'horlogerie qui présente en vue de dessus, une forme essentiellement rectangulaire, caractérisé par le fait que la botte (2) est maintenue au moins en un coin par une griffe (7, 8, 9) solidaire du bottier (1) et surplombant ce coin en position montée, qu'à un autre coin correspond une autre griffe (12), solidaire du bottier (1) et contre laquelle la botte vient en butée et que du côté de la botte, opposé & l'autre griffe (12), une languette élastiqua (14) vient en butée à peu près perpendiculairement à la direction de son ressort. 2.- Dispositif de fixation selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les griffes (7, 8, 9) sont rigides et surplombent avec des nez rigides (11) la botte (2). 3.- Dispositif de fixation selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que des griffes (7, 8, 9) surplombant la botte (2) sont disposées en trois coins. 4.- Dispositif de fixation suivant l'uns quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait qu'au moins près d'une griffe (7, 9), un étrier de compression élastique (16, 17), solidaire du bottier (1), presse la botte (2) contre le bottier (1). 5.- Dispositif de fixation selon la revendication 4, caractérisé par le fait que des étriers de compression (16, 17) sont prévus dans deux coins diagonalement opposés par rapport à la botte (2). 6.- Dispositif de fixation selon l'une quelconque des revendications 4 et 5, caractérisé par la fait que l'étrier de compression (16, 17) est muni d'une surface inclinée (18). 7.- Dispositif de fixation selon l'une quelconque des revendications 4 à 6, caractérisé par le fait que l'étrier de compression (16) entoure le nez (11) de la griffe (7).