Pompe centrifuge La présente invention concerne une pompe centrifuge qui comporte un corps approximativement cylindrique et un arbre s'étendant dans l'axe du cylindre, ainsi qu'un dispositif de support comprenant un bâti parallèle à l'axe de la pompe, un premier point de fixation situé dans la zone du bâti et deux autres points de fixation réalisés à l'aide de deux support s élastiques et parallèles prévus sur les deux cotés du corps de la pompe. Un tel dispositif de support, qui est décrit dans le brevet allemand 2 905 864, est destiné à assurer une élasticité par rapport aux phénomènes de dilatation thermique, bien qu'il faille aussi que la fiabilité du fonctionnement de la pompe soit garantie si des forces latérales et des couples importants risquent d'intervenir, par exemple par suite de séismes. Ceci est particulièrement essentiel pour les pompes prévues dans des circuits nucléaires auxiliaires, c'est-à-dire dans des centrales nucléaires dont la protection contre les pannes et incidents doit satisfaire à des exigences extrêmement rigoureuses. D'après l'exemple de réalisation du brevet précédez ment mentionné, des barres servant d'éléments supports sont utilisées, sous forme de construction ou ossature soudée, dont l'ensemble est relié au bâti, pour assurer la fonction de support et d'appui à l'aide d'un treillis. Toutefois, cette construction, qui a fait ses preuves dans la pratique, suppose au préalable, une adaptation précise des corps de pompe et des éléments supports, lorsque la pompe est alignée sur les tuyauteries dans lesquelles elle est intégrée et sur le moteur d'entrainement. C'est pourquoi la présente invention recherche un mode de réalisation qui permette de conserver les avantages de la construction connue (support élastique et, en même temps, bonne fixation ou immobilisation), mais qui rende néanmoins possible un montage plus simple. La présente invention prévoit que les supports présentent un profil en équerre dont une branche a une longueur à peu près égale à celle du rayon du cylindre et est reliée, à son extrémité libre, au corps de la pompe, et dont l'autre branche sert de bride pour réaliser une jonction réglable avec le bâti. De ce fait, la construction en treillis connue est décomposée en plusieurs éléments séparés qui, ors du montage, permettent des déplacements ou décalages parallèles au plan du bâti et ne sont fixés qu'après achèvement. Lors du déplacement, le troisième point d'ancrage du corps de la pompe, qui est situé en bas à portée du centre du bâti, reste fixe. Lorsque les deux supports latéraux se déplacent, dans le même sens, parallèlement à l'axe de la pompe, il s'ensuit que l'arbre de la pompe pivote autour d'un axe horizontal. Lorsque les deux supports latéraux se déplacent, par contre, en sens inverse l'un par rapport à l'autre, l'arbre de la pompe subit une rotation autour d'un axe vertical. Une combinaison de ces deux mesures permet, par conséquent, d'opérer un alignement précis de l'arbre de la pompe par rapport au bâti. Une caractéristique additionnelle de la présente invention prévoit que les supports reposent sur le corps de la pompe par une surface d'appui ou d'assise plane. En dépit de la jonction par bride, la branche longue des supports peut, sans autre disposition, être rendue suffisamment élastique pour réaliser la mobilité souhaitée en raison des phénomènes de dilatation thermique. Ceci s'applique également au cas ot les supports ont un profil en T et sont boulonnés et goupillés sur le bâti, auquel cas la bride peut être boulonnée ou goupillée sur le bâti par deux ou quatre vis disposées sur les côtés opposés d'un support. Dans le cas d'un mode de réalisation avantageux de la présente invention, un gousset ou éclisse, à l'aide duquel est réalise le point de fixation situé dans la zone du bâti, est encastré entre les brides des supports et ledit bâti. Ledit gousset est de préférence fixé sur le bâti, seul, par une première goupille, et conjointement à la bride d'un support, par une seconde goupille. La présente invention sera mieux comprise à l'aide de la description détaillée d'un mode de réalisation pris comme exemple non limitatif et illustré par le dessin annexé sur lequel : - la figure 1 est une vue latérale, transversale à l'axe de la pompe ; et - la figure 2 est une vue latérale, partiellement en coupe, perpendiculaire à la précédente. La pompe centrifuge, dont l'ensemble porte la référence numérique 1, fait partie d'un circuit de post-refroidissement prévu dans une centrale équipée d'un réacteur nucléaire à eau pressurisée. La hauteur de refoulement de la pompe est, par exemple, de 75 m à 1200 m3/h et à une vitesse de rotation de 980 tours/minute. Cette pompe aspire l'eau de post-refroidissement dans une conduite non représentée, dans le sens de la flèche 2, et la refoule, en direction de la flèche 4, dans une conduite 3 qui est fixée sur le corps 6 de la pompe à l'aide d'une bride 5. On constate sur la figure 2 que le corps 6 de la pompe est pratiquement cylindrique. Le centre du cylindre est occupé par l'arbre 8 de la pompe, lequel est accouplé avec un moteur électrique non représenté sur la figure. Un alignement précis est nécessaire pour l'accouplement. La présente invention permet de le réaliser de façon simple. La pompe 1 est fixée sur le plancher en béton 10 de la centrale nucléaire à l'aide d'un bâti 11 ancré dans le béton par des vis 12. Des éléments supports sont disposés sur le bâti 11 afin que soit assurée l'élasticité de la fixation du corps 6 de la pompe. On constate sur la figure 2 que deux supports identiques 14 et 15 sont fixés sur les côtés opposés du pourtour du corps cylindrique 6 de la pompe. Ainsi qu'on peut le voir sur la figure, les supports ont un profil en T. L'une des branches, qui porte la référence numérique 16, a pratiquement la même longueur que le rayon du corps cylindrique 6 de la pompe. A son extrémité libre 17, cette branche est ancrée à l'aide d'un tourillon étagé 18 dans un évidement 19 du corps 6 de la pompe. Le tourillon étagé 18 est maintenu sur le corps 6 de la pompe à l'aide d'une plaque de recouvrement 20 et de vis 21. Cependant, les surfaces d'assise ou d'appui du support et du corps de la pompe sont planes, c 'est-à-dire sans contre-dépouille horizontale, de sorte que le corps 6 de la pompe ne nécessite que peu d'usinage mécanique, même à ces endroits. L'autre branche 22 des supports 14, 15 constitue une bride destinée à assurer la jonction avec le bâti 11. La bride est montée indirectement sur le bâti, car un gousset 23 qui, en tant que troisième point de fixation, est relié au corps 6 de la pompe par l'intermédiaire d'un élément de guidage 24, y est intercalé. L'élément de guidage 24 présente lui aussi deux étages ou épaulements destinés à le maintenir dans un évidement du gousset 23. Un embout fileté 25 de l'élément de guidage, qui fait saillie vers le bas, est serré par un écrou à encoches 26 contre le gousset 23 qui est lui-même relié au corps 6 de la pompe à l'aide de deux vis 27. Pour monter la pompe 1, on immobilise d'abord latéralement le gousset 23 sur le bâti 11, à l'aide des goupilles courtes 28. On pose ensuite le corps 6 de la pompe sur le point de fixation situé dans la zone du bâti 11 et référencé 29 dans son ensemble. Puis on monte les supports 14 et 15 qui peuvent être alignés par rapport au gousset 23 et au bâti 11. Ce n'est qu'après un alignement précis de l'arbre 8 de la pompe que les supports 14, 15 sont immobilisés dans leur position par des goupilles 30 les traversant et que les vis 31 et 32 sont serrées à bloc. L'élasticité du dispositif de support par rapport aux mouvements dûs à des facteurs thermiques est assurée par ce mode de réalisation similaire aux treillis, car le gousset 23 et les supports 14 et 15 peuvent être considérés comme étant fixés de façon articulée sur le bâti lu, dans le sens radial du corps 6 de la pompe, en raison de leur faible résistance à la flexion. Un support supplémentaire 33, représenté sur la figure 1, est réalisé de façon similaire. Sa branche longue 34 rejoint la zone de l'arbre 8 de la pompe, tandis que sa bride 35, qui fait face au bâti 11, doit être fixée par des vis 36. Un autre avantage de la construction représentée par cet exemple de réalisation est qu'après avoir desserré ou désolidarisé le point de fixation 29 prévu à la face inférieure, et les points de fixation 38, 39 prevus latéralement sur le pourtour du corps 6 de la pompe, on peut abaisser la pompe 1 de telle sorte que le corps 6 n'est plus en prise avec la protubérance 40 de la bride 5, car les tuyauteries reliées à la pompe 1 doivent être considérées comme pratiquement rigides, précisément en égard aux forces sismiques précédemment mentionnées. Dans le cas de l'exemple de réalisation décrit, le bâti 11 est constitué par des poutrelles individuelles réunies les unes aux autres par soudage, mais il peut aussi avoir la forme d'une plaque, notamment dans le cas des constructions en fonte. REVENDICATIONS 1.- Pompe centrifuge, qui comporte un corps approximativement cylindrique et un arbre s'étendant dans l'axe du cylindre, ainsi qu'un dispositif de support comprenant un bâti parallèle à l'axe de la pompe, un premier point de fixation situé dans la zone du bâti et deux autres points de fixation réalisés à laide de deux supports élastiques et parallèles prévus sur les deux cotés du corps de la pompe, caractériséeen ce que les supports (14, 15) présentent un profil en équerre, dont une branche (16) a une longueur à peu près egale à celle du rayon du cylindre et est reliée, à son extremité libre (17), au corps (6) de la pompe, et dont l'autre branche (22) sert de bride pour réaliser une jonction réglable avec le bâti (11). 2.- Pompe centrifuge selon la revendication 1, caractérisée en ce que les supports (14, 15) reposent sur le corps (6) de la pompe par une surface d'appui ou d'assise plane. 3.- Pompe centrifuge selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que les supports (14, 15) ont un profil en T. 4.- Pompe centrifuge selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que les supports (14, 15) sont boulonnés et goupillés sur le bâti (11). 5.- Pompe centrifuge selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce qu'un gousset (23), à l'aide duquel est réalisé le point de fixation (29) situé dans la zone du bâti (11), est encastré entre les brides (22) des supports (14, 15) et ledit bâti (11). 6.- Pompe centrifuge selon les revendications 4 et 5, caractérisée en ce que le gousset (23) est fixé sur le bâti (11), seul, par une première goupille (28), et, conjointement à la bride (22) d'un support (14, 15), par une seconde goupille (30).