L'invention est relative à un procédé pour la fabrication de réservoirs à eau pourvus d'une couche conductrice de l'élec- tricité, ainsi que, le cas échéant, de leurs accessoires, tels que couvercles, brides à barrettes etc., pour barrières antidéflagration en sous-sol, à partir d'un liquide destiné à former le revêtement et contenant une matière conductrice, ainsi que de feuilles en matière thermoplastique qui reçoivent, par déforma- tion, la forme d'un réservoir ou d'un de ses accessoires. Les réservoirs en matière plastique, réalisés selon ce procédé, sont destinés à remplacer à l'avenir les réservoirs plastiques actuels, lesquels, bien qu'ils soient remplis d'eau, se chargent électriquement parfois, en raison des conditions régraui en milieu souterrain, à un tel point que des étincelles électriques jaillissent, agissant comme un détonateur ou pourtant provoquer, si d'autres conditions sont réunies, la déflagration de mélanges grisouteux; Il eus te, il est vrai, des réservoirs à eau pour barrières anti-déflagration en sous-sol, confectionnés en matières qui ne prennent pas de charges électrostatique, telles que les métaux, le bois etc.Toutefois, les réservoirs en matière plastique sont devenus prépondérants, car les matières plastiques permettent d'obtenir d'une façon particulièr#ent aisée les propriétés qui détermnnent le bon fonctionnement de ces réservoirs pare-èu : en particulier une certaine rugosité qui est la cause de cette fragilité indispensable pour assurer l'irruption de liteau dans la flamme de l'explosion en temps voulu et une pulvérisation fine du liquide dans la laine, tout en lui con- servant une solidité suffisante pondant le transport pour réduire les pertes entre l'usine et le chantier de montage, c'est-à- dire le site de la barrière anti-déflagration. On connaît des réservoirs à eau pour barrières souterraines anti-déflagration confectionnés en mousse synthétique, qui portent sur leurs faces externes et internes des couches conductrices, reliées à l'eau contenue. Ces réservoirs sont confectionnés à l'aide de moules. Pour poser ce revêtement conducteur, on peut employer une laque appliquée après la fabrication du réservoir, soit par#pulvérisation au pistolet, soit par immersion, soit par étirage, ou bien encore en utilisant le produit comme lubrifiant du moule (demandé de brevet allemand publiée n0 2 124 561). Toutefois, ces réservoirs sont relativement-co#tenx#et fragiles-et n'ont pu obtenir de succès à cause des pertes dues à leur fragilité. En outre, l'adhérence du revêtement sur la matière plastique est insuffisante, du moins lorsque le revêtement a servi de lubrifiant du moule et qu'il a dû être appliqué sur la matière plastique dans ces conditions. Il est impossible, dans ce cas, de parvenir à ancrer solidement ce revêtement et de lui donner une épaisseur suffisante. Par ailleurs, on connaît des réservoirs constitués d'une feuille en matière thermoplastique qui reçoit la forme du réservoir ou de ses accessoires par emboutissage profond. Ces réser- voirs sont souvent en PCV ou en polystyrène. Le cas échéant, ils sont munis de couvercles. Ces derniers peuvent être serrés sur leurs réservoirs à l'aide#de pinces métalliques ou de brides à barrettes en matière plastique. D'autres accessoires sont souvent constitués par des indicateurs de niveau d'eau. L'emboutissage de ces réservoirs, obligatoires dans les barrières anti-déflagration souterraines (législation allemande, norme 7 324 157), s'effectue plus spécialement selon le procédé connu d'étirage sous vide. En général, on chauffe d'abord la feuille en matière plastique au-dessus du moule positif dans un châssis porteur. Après avoir retiré la source de chaleur, on abaisse le châssis sur le moule et on déforme la feuille. Cette dernière, qui a ainsi subi une préformation d'ébauche, est plaquée contre le moule, dans le procédé dit positif, en provoquant une aspiration par le vide. Ces réservoirs ont été largement répandus, mais on n'a pu, jusqu'à présent, les munir d'un revêtement conducteur, ce serait cependant la condition d'une élimination de leur charge électrostatique. L'invention a pour but de permettre de confectionner des réservoirs à eau pour barrières anti-déflagration souterraines en feuilles plastiques embouties, par exemple en PCV, en faisant comporter au procédé de fabrication l'application d'un revêtement conducteur dans des conditions telles qu'il en résulte une méthode économique de fabrication, tout en assurant une adhérence, entre le revêtement antistatique et le matériau de base, suffisante pour rendre impossible toute exfoliation et tout enlèvement du revêtement par abrasion. Ce but est atteint selon l'invention en utilisant un liquide à base de résine synthétique ou d'une autre matière thermoplastique destinée à former le revêtement, ce dernier étant appliqué sur les feuilles en matière plastique avant leur mise en forme, et ce dernier processus assurant l'ancrage de la couche dans son support. A l'emboutissage on provoque un échauffement. La température obtenue peut atteindre 1000 et davantage. Aussi, l'utilisation de résines synthétiques comme bases des solutions contenant les matières conductrices, donc antistatiques, provoque-telle l'imbrication du revête-lent avec le support aux points qui en avaient été recouverts, grâce à un processus thermique. C'est ainsi qu'on parvient à déformer le revêtement issu du liquide qui avait été appliqué, selon la forme du réservoir qui lui est donnée pendant l'emboutissage, sans en rompre la continuité. Le réservoir présente ensuite, aux endroits ayant subi une déformation, un amincissement de son revêtement, tandis que ce dernier reste plus épais aux endroits peu déformés ou n'ayant subi aucune déformation. Le procédé selon l'invention présente llavantage de s'insé- rer facilement dans le processus actuel de la fabrication. En effet, il suffit de garnir les feuilles d'un liquide, en principe d'un seul côté, mais utilement sur ses deux faces. Cette application peut être réalisée de différentes manières. On peut, entre autres, appliquer le revêtement en laminant, déversant ou pressant le liquide sur la feuille. Même si, conformément à un mode d'exécution préférentiel de l'invention, on fait sécher le revêtement avant de procéder à l'emboutissage de la feuille plastique, il n'en résulte aucune modification substantielle du procédé de fabrication actuel. Aussi, tous les réservoirs confirmés, et en particulier ceux en PCV, peuvent être pourvus de revêtements antistatiques selon 1' invention. La résine synthétique qui est à la base du liquide peut être un polymérisant mixte de PCV, une résine acrylique, un polyuréthane ou toute autre résine synthétique appropriée. Les détails de l'invention, ainsi que d'autres caractéristiques, ressortiront de la description ci-après, concernant un exemple d'exécution illustré sur le dessin annexé dans lequel Fig. 1 représente en plan un couvercle destiné à un réservoir en matière plastique, non représenté, pour barrière antidéflagration en sous-sol Fig. 2 est une vue en coupe a'une bride élastique à bar rette, qui constitue un accessoire du réservoir. Fig. 3 représente, selon une vue analogue à celle de la fig. 2, mais à plus grande échelle, les pièces assemblées. T'ouverture d'un réservoir est sensiblement rectangulaire, ainsi qu'il ressort dela fig. 1, et comporte sur son pourtour une gorge périphérique 1 en V, illustrée en coupe à la fig. 3. Cette gorge fait partiez'un couvercle 2 en feuille plastique déformée à chaud. La gorge 1 se prolonge par une collerette périphérique plane 3 qui comporte deux sections courtes 4 et 5 et deux sections longues 6 et 7, adaptées aux côtés du réservoir, lequel n'est pas représenté fig. 5 L'un des côtes du réservoir est représenté en 9 sur la fig. 3. Ainsi qutil ressort de la fig. 3, les côtés-du réservoir comportent une courbure de transition 10 qui se raccorde à un rebord Il entourant l'ouverture 13 du réservoir et présentant une face plane 14 sur laquelle repose la face inférieure plate de la coîlerette-extarieure 3 du couvercle. La fixation du couvercle 2 sur le réservoir est assurée par quatre brides élastiques à-barrettes 15, 16 et 17, 18 Comme le couvercle est rectangulaire, les barrettes-15 et-16 ont la même longueur, légèrement inférieure à celle des barrettes 17 et 18 qui sont également de même longueur. Au demeurant, le nombre et la longueur des brides à barrettes élastique dépendent de Iteffet de serrage cherché pour bloquer le couvercle sur son réservoir. Ces barrettes élastiques sont en matière plastique, par exemple en PCV dur. Leur longueur correspond sensiblement à la longueur du coté associé du réservoir. Au lieu de ces brides à barrettes élastiques, on peut utiliser aussi des pinces courtes en métal. Selon l'exemple illustré, les barrettes peuvent aussi être complétées par des agrafes 25, disposées et fixées au-dessus des barrettes, comme indiqué fig. 3, afin de maintenir celles-ci en place. il est nécessaire de garnir les parois du réservoir et son couvercle d'un revêtement antistatique, c'est-à-dire conducteur de l'électricité, communiquant électriquement avec l'eau contenue dans le réservoir. Les fig. 2 et 3 montrent ce revêtement. Le réservoir porte ce revêtement aussi bien sur sa face externe 30 que sur sa face interne 31 ; les parties correspon dantes du revêtement sont notées 32 et 33. Le couvercle 2 comporte, lui aussi, un revêtement 34, mais, selon l'exemple d'exécution illustré, ce revêtement n'est appliqué de préférence. que sur la face externe 35, pour une raison de prix de revient. On pourrait l'appliquer aussi sur la face interne opposée 36 du couvercle, mais on préfèrera économiser la matière. Pour assurer la communication électrique entre le revêtement 34 du couvercle et le revêtement 32 du réservoir, les cuves sont généralement confectionnées de sorte que leur bord présente des évidements portant une couche ou un remblayage en matière conductrice. On peut aussi réaliser la liaison électrique entre la cuve et le couvercle à l'aide d'une bride à barrettes conductrice. L'agrafe métallique 25 ne nécessite aucun revêtement puisqu'elle est conductrice-par elle-même. Ainsi, on réalise un shunt entre le revêtement 34 et les revêtements 32 et 33. ainsi qu'il a été indiqué précédemment, le revêtement est forme à partir d'un liquide par figeage. Ce liquide est à base d'une résine synthétique compatible avec la matière qui forme la cuvette, le couvercle et la bride élastique. Etant donné que le revêtement est appliqué sur les feuilles de matière plastique avant d'emboutir celles-ci dans les moules des différentes pièces, ce revêtement, qui peut être plié et qui résiste au flam- bage, se déforme lui aussi. Le revêtement est séché avant l'emboutissage et plastifié par le nouvel échauffement pour 1' em- boutissage.Aux parties comprimées lors de l'eeboutissage, par exemple à la courbure concave 39 (fig. 3), il y a un renflement du revêtement 32, tandis qu'aux parties étirées, par exemple en 40, le revêtement 33 s'amincit. Cette particularité permet de distinguer les réservoirs confectionnés selon l'invention de ceux fabriqués selon une autre méthode. Bien que ces renflements ou amincissements-ainsi décrits se produisent à tous les endroits comprimés ou-étirés de la feuille de matière plastique, ils n'ont pas été tous reproduits en détail. La matière conductrice contenue dans le liquide peut consister dans les matières les plus diverses. En premier lieu, on peut prendre en considération les poudres métalliques, par exemple le cuivre, ou bien encore le carbone synthétique, le noir de fumée, le graphite etc. Le repère 41 désigne un indicateur de niveau d'eau. Etant donné que le revêtement conducteur appliqué aux réservoirs leur enlève leur caractère translucide, on ajoute au réservoir, à titre de développement, une feuille réfléchissante sur l'une de ses faces, ou bien sur toutes, au voisinage d'un ou de plusieurs indicateurs de niveau 41 qui constituent des accessoires, ou bien on rend réfléchissante une tige de jauge qui forme une partie de l'indicateur de niveau. REVEN#ICÂTIONS 1. Procédé de fabrication de réservoirs à eau, et éventuellement de leurs accessoires, tels que leurs couvercles, brides à barrettes élastiques etc., pourvus d'un revêtement conducteur, pour barrières anti-déflagration en sous-sol, le revêtement étant constitué à partir d'un liquide contenant une matière conductrice de l'électricité appliquée sur des feuilles en matière thermoplastique qui sont embouties pour recevoir la forme du réservoir, ainsi que des accessoires le cas échéant, caractérisé en ce que le liquide utilisé est à base de résine synthétique ou d'une autre matière formant un revêtement thermoplastique, lequel est appliqué sur les feuilles du substrat avant leur emboutissage, cette dernière opération ayant pour effet d'ancrer le revêtement dans la matière des feuilles. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le liquide est appliqué sur les deux'faces de la feuille plastique. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le liquide est appliqué sur la feuille par immersion. 4. Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que le liquide est appliqué sur la feuille mar laminage, moulage ou compression. 5. Procédé selon l'une des revendications t à 4, calectE- risé en ce que le revêtement constitué par application liquide est séché avant l'emboutissage de la feuille de support et plas- tifié par un nouvel éonauffement. 6. Procédé selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé par l'emploi d1un polymérisat de PCV, d'une résine acrylique ou de polyuréthane comme base du liquide formant le revêtement. 7. Réservoir à eau et éventuellement ses accessoires, confectionnés selon le procédé suivant l'une des revendications 1 à 6, caractérisé par la présence d'amincissements du revêtement aux endroits où ce dernier est étiré au cours de l'emboutissage, ainsi que d'épaississements aux endroits où il est comprimé par l'emboutissage de la feuille. 8. Réservoir selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'aux endroits où la feuille plastique n'a été ni étirée, ni comprimée, le revêtement a une épaisseur sensiblement uniforme. 9. Réservoir selon l'une des revendications 7 et 8, caractérisé en ce que des particules d'une matière conductrice sont incluses dans le revetement. 10. Réservoir selon l'une des revendications 7 à 9, ca ractérisé en ce qutil comporte une cuve qui, au voisinage d'un ou plusieurs indicateurs de niveau d'eau (41) formant des ac accessoires, une feuille ou couche réfléchissante ou plusieurs d'entre elles sont appliquées sur l'une des faces ou sur toutes les faces de ladite cuve, ou bien qu'une tige de jauge, faisant partie de l'indicateur de niveau (41), est elle-même réfléchissante.