L'invention concerne un procédé pour gaufrer du bois naturel à chaud et sous pression, de façon à former un produit en bois d'aspect attrayant. Plus particulièrement, l'invention concerne un procédé pour gaufrer du contre-plaque, à chaud et sous une pression suffisante, pour reformer d'une façon permanente la surface du panneau, et réaliser en meme temps sur la surface gaufre'e du contre-plaqué une coloration attrayante inhabituelle très lumineuse. Le procédé de gaufrage d'une surface de bois, par exemple de panneaux durs ou de bois naturel, plus particulièrement dans la fabrication de panneaux, est bien connu. On a fait de nombreux essais pour gaufrer des surfaces de bois et il est en outre courant de souligner par un contraste de couleurs les parties à relief accentué et à faible relief du dessin formé par le gaufrage. On fabrique d'abord un rouleau ou une plaque de gaufrage, ayant une surface dont le contour présente le dessin voulu, un grain de bois par exemple. Le rouleau, ou la plaque de gaufrage, est chauffé et pressé sur la surface du bois avec une pression suffi sante et habituellement à chaud, pour imprimer dans la surface du panneau une série de sillons, normalement de profondeur variable et de contour irrégulier, pour réaliser une imitation du grain d'un bois. Dans les techniques antérieures de gaufrage, il n'est prévu qu'un faible, ou aucun-, contraste de couleur au cours de l'étape de pressage à chaud. Pour arriver au contraste de couleur voulu, il a été jusqu'à présent nécessaire de polir la surface et d'appliquer ensuite un agent, ou une peinture, de pigmentation sur la surface du bois contourée, après le gaufrage, pour obtenir différents degrés de coloration et par suite un contraste de couleurs.Le contraste de couleurs résultait de l'application de l'agent de pigmentation ou de la peinture à différentes concentrations sur les différentes profondeurs de sillons. I1 a été aussi courant d'appliquer un enduit de fond pigmenté sur la surface du bois, pour masquer complètement le dessin- naturel ou liaspect de la surface du bois naturel, de telle façon que le dessin donné par gaufrage devienne plus apparent et ne soit pas éclipsé ou confondu avec les contours et défauts de surface du bois naturel. Un des problèmes que souleve l'étape de coloration ou pigmentation dans la formation d'un panneau de bois gaufré, portant un dessin imitant un grain fortement coloré, provient du fait que la matière qui donne la pigmentation est reçue plus facilement dans les parties moins denses, moins comprimées, de la surface du bois. Pour donner un contraste de couleurs qui imite le bois naturel, les sillons les plus profonds du contour de la surface doivent être de couleur plus foncée afin de donner à ces sillons un aspect de "profondeur". I1 est en conséquence nécessaire d'enlever beaucoup de la matière de pigmentation des parties les plus saillantes de la surface du bois et de laisser ainsi une plus forte concentration de cette matière de pigmentation dans les parties les plus profondes des sillons.Les brevets ci-après donnent des exemples de technique antérieure pour l'application d'une couleur contrastée et d'un dessin imitant le grain d'un bois sur une surface de bois : Laurence G. Buckley, U.S. 3 247 047 et 3 536 574, Francis E. Dreazy et al. U.S. 3 486 919, et E-lerle J. Showalter, U.S. 3 542 641. Il a été aussi courant, dans la technique antérieure, de gaufrer le bois naturel à chaud et sous pression de façon à produire un effet de sculpture, par exemple en réalisant un dessin sur un élément de mobilier tel qu'un panneau de tête de lit, un devant de porte, et des dos de chaises. La plaque chauffée carbonise la surface du bois suivant le dessin de cette plaque. On enlève ensuite la partie carbonisée, au jet de sable par exemple, et il reste sur le bois une impression semblable à ce que l'on obtiendrait par sculpture. Pour réduire la carbonisation au minimum, on traite d'abord le bois avec une solution plastifiante. Ce procédé est indiqué dans un article publié dans le Woodworking and Furniture Digest, pages 54 à 56, avril 1973, sous le titre "Ornate Wood Designs". Quand on a retiré une certaine partie du bois carbonisé, il est aussi nécessaire de pigmenter la surface pour obtenir la couleur fortement lumineuse désirée. Un autre procédé de la technique antérieure destiné à produire un effet de sculpture dans une surface de bois naturel est indiqué dans un brevet U.S. 3 369 919 au nom de John Inglis. Dans ce brevet, une matrice chauffée produit la carbonisation de la surface du bois dans une enceinte fermée avec une proportion réduite d'oxygène pour éviter une combustion ardente. On peut donner des contours et une coloration vive à la surface du bois sortant de la presse à chaud en une simple étape, en appliquant un produit chimique assurant un prétraitement à une surface de bois naturel avant le pressage à chaud. Si on le désire, on peut ajouter des pigments au produit chimique servant au prétraitement, pour obtenir un effet décoratif synergistique avec une coloration vive, résultant à la fois du pressage à chaud et de la pigmentation. Suivant l'invention, on peut décorer d'une façon simple, peu coûteuse et attrayante, du contre-plaqué et d'autres bois naturels, pour faire des panneaux de revêtement, du mobilier et d'autres objets en bois. Parmi les bois naturels que l'on peut mettre en oeuvre pour l'exécution de l'invention, on préfère le contre-plaqué, en raison de sa résistance propre. Un des plus difficiles problèmes soulevés par le reformage de la surface d'un objet en bois naturel est de maintenir la "fidélité du dessin" sur le panneau. La "fidélité du dessin" ou simplement la "fidélité" tel qu'on utilise ces termes ici est une mesure de la précision de la reproduction du dessin de la plaque de gaufrage sur la surface du panneau consolidé. Une surface de bois naturel reformée a en effet tendance à reprendre son dessin superficiel originel, formé par la forme ou le contour de sa surface originelle. Le contre-plaqué est formé par un assemblage collé de couches de placage de bois naturel, déroulé, scié ou tranché. Chaque nouvelle couche est placée en travers, de sorte que les directions du fil du bois dans des couches consécutives sont perpendiculaires entre elles. En raison de -cet assemblage Où les directions sont croisées, le contre-plaqué est très résistant par rapport à son épaisseur, et est difficile à briser. Pour briser du contre-plaqué, on doit en effet briser contre le fil du bois certaines des couches de placage. Dans beaucoup d'espèces de bois, la couche supérieure de placage du contre-plaqué n'a pas un aspect particulièrement plaisant et l'image de la coupe rotative qui apparaît sur le contrerplaqué doit être cachée ou masquée pour former une surface décorative, par exemple pour la formation d'un panneau de revêtement ou d'un élément de mobilier. En conséquence, bien que le contre-plaqué soit plus résistant que les panneaux durs, il ne donne pas, par lui-même, une aussi large variété de surfaces décoratives que les panneaux durs. On peut utiliser une couche cellulosique préfabriquée, telle qu'une couche de panneau dur en conjonction avec un placage ou une épaisseur de bois naturel, pour réaliser-un objet présentant une surface de bois décorative, avec une couche support peu coûteuse pour cette surface. On peut fixer par collage une ou plusieurs couches d'ln produit cellulosique préfabriqué sur une couche de contreplaqué, comme il est connu dans la technique du contre-plaqué, pour réaliser un objet peu coûteux dont la surface est en bois naturel. La surface de bois naturel peut être décorée par gaufrage suivant l'invention. En bref, le procédé de l'invention est caractérisé en ce qu'on mouille la surface du bois naturel et on presse ensuite à chaud le bois mouillé avec une plaque de gaufrage, chauffée à haute température et sous pression, pendant une durée suffisante pour reformer de façon permanente la surface du panneau. Le procédé de l'invention permet de réaliser un panneau de bois présentant une surface en trois dimensions,montrant un grain de bois attrayant bien coloré, portant un dessin voulu de sillons emboutis qui sont plus profonds que les sillons que l'on peut obtenir dans la technique antérieure de gaufrage du bois, tout en conservant au panneau la résistance exigée. I1 est possible de tirer parti de la couleur naturelle et de la texture du placage en bois pour réaliser des panneaux plaqués de bois présentant sur leur surface des dessins et une couleur attrayant peu courant Le contre-plaqué peut etre traité de telle manière que le dessin naturel de la surface soit dissimulé de façon que le dessin gaufré soit nettement perceptible, tout en conservant et en accentuant la couleur et la texture naturells du bois. Le panneau de contre-plaqué peut être traité de façon à -augmenter la plasticité des fibres du bois pour obtenir une meilleure fidélité du gaufrage (la surface gaufrée du panneau est plus conforme à la configuration de la plaque de gaufrage). La surface en bois naturel de l'invention présente un contraste de couleurs exceptionnellement plaisant, dans lequel la partie la plus foncée de la surface du bois naturel correspond aux sillons les plus profonds formés par la plaque de gaufrage. Le procédé nouveau prévoit de teindre ou pigmenter une surface de bois naturel en même temps qu'on la gaufre à chaud et sous pression. I1 est possible de mouler un matériau de construction en même temps qu'on donne à la surface de cette matière une couleur vive de façon à obtenir une matière décorative moulée de couleur vive. On peut prévoit un coussin élastique pour mouler un substrat en bois dans une presse à chaud, le coussin étant placé sur un des plateaux de la presse, de façon que 1iimportance de la couleur vive obtenue dans la presse à chaud puisse être réglée par la résilience que l'on assure au coussin. Suivant le procédé nouveau, on maintient la température dans une presse à chaud au minimum, de façon à éviter les soufflures et la séparation des feuillets d'une matière en bois naturel, tout en obtenant, sur la surface, la température exigée pour assurer la coloration de cette surface et le reformage permanent. I1 est possible de presser à chaud un matériau de construction, utilisant un plateau de presse non chauffée. On peut décorer une surface de bois naturel dans une presse à chaud, d'une façon telle que le degré de coloration vive puisse être réglé en ajustant un calibre des plaques de pressage. Le procédé permet de réaliser un panneau décoratif en bois naturel possédant une surface résistante aux éraillures, dure et très résistante, même dans le sens du dessin du grain de la surface. Quand on compare avec un panneau dur d'épaisseur similaire et portant des sillons de même profondeur, la résistance du produit en bois naturel fabriqué suivant l'invention est beaucoup plus grande. L'invention prévoit de réaliser, à partir de contre-plaqué ou d'autres bois naturels, des panneaux de bois où les dessins naturels de la surface sont accentués et exaltés par la technique de gaufrage. Avec cette technique de gaufrage, il n'est pas nécessaire d'utiliser une chaleur et une pression qui seraient capables de carboniser ou carbonifier les composants cellulosiques du bois. La chaleur et la pression de gaufrage sont appliquées seulement à un degré tel qu'il fait apparaître des substances de couleur foncée sans qu'il se produise cependant une carbonisation. Le résultat est une belle surface grainée comme celle qu'on obtiendrait par un traitement de polissage, huilage et pigmentation, et cette surface est reformée d'une façon durable. Le produit décoratif suivant l'invention est réalisé par gaufrage d'une surface de bois naturel, à chaud et sous pression, après que l'on a d'abord traité chimiquement la surface. L'importance de la chaleur et de la pression sont insuffisantes pour provoquer une carbonisation quelconque de la surface naturelle. En fait, sans le traitement chimique, il ne se produirait aucune coloration de la surface du bois naturel. On applique, sur la surface du bois, un produit chimique, ze préférence sous la forme de liquide. En traitant préalable-ent la surface du bois naturel avec une solution aqueuse, il se produit, sous le pressage à chaud, une réaction qui produit sur le bois une couleur foncée qui est la plus apparente dans les zones soumises à la pression la plus forte. La surface du bois naturel ressortS a' la sortie de la presse à gaufrer, avec des degrés de coloration différents correspondant aux différents contours et profondeurs de la surface. Cette séparation des couleurs entre les zones à haute et à faible densité de la surface du panneau donne une coloration d'un attrait peu commun, et inattendue, qui imite le grain du bois sans autre traitement de pigmentation. Le bois naturel a un lustre et une chaleur de coloration difficile à décrire et quton ne peut reproduire, et qu'on ne trouve pas dans les matériaux préfabriqués tels que les panneaux durs. Une autre différence majeure entre une surface de bois naturel et la surface d'un matériau préfabriqué réside dans le dessin du grain de la surface. Le bois naturel présente un grain orienté donnant une surface avec des directions linéaires qu'on ne trouve pas dans un matériau préfabriqué. Les matériaux préfabriqués tels que les panneaux durs du type "Isorel" présentent, sur la surfaces des fibres dont l'orientation est aléatoire et qui se présentent fréquemment sous la forme de faisceaux ou d'amas. Ces fibres superficielles à orientation aléatoire sont facilement apparentes et sont souvent colorées avec des nuances plus foncées en différents emplacements de la surface du panneau après le pressage à chaud. En conséquence, dans un panneau préfabriqué, le traitement de surface avec divers pigments et coloriant's doit masquer l'orientation-aléatoire qui apparaît dans les fibres de la surface. Tout dessin ou contour attrayant appliqué sur la surface d'un matériau préfabriqué est nécessairement le résultat de techniques de pigmentation et de gaufrage soignées et d'un dessin artistique soigné. Quand on traite un panneau dur du type "Isorel", on doit appliquer d'abord une pigmentation foncée sur les contours les plus profonds laissés par la plaque de gaufrage, de sorte qu'on donne aux sillons les plus profonds une couleur plus foncée. Cela est nécessaire pour obtenir l'aspect voulu d'un contour plus profond, les sillons les plus profonds doivent alors se montrer plus foncés. La surface plus haute, moins comprimée, de densité plus faible est ensuite traitée avec un pigment plus clair ou moins concentré suivi si possible par un revêtement imprimé et ensuite par une couche finale destinée à donner la coloration finale désirée. On a constaté que, si l'on utilise une surface de bois naturel, et si l'on traite préalablement cette surface avec un liquide aqueux, on obtent, par simple'gaufrage à chaud avec une plaque formant des contours, un dessin de grain et une pigmentation d'une couleur très appréciée, très attrayante. En outre, la surface de bois gaufrée donne un dessin très fidèle et conserve ses contours de surface pendant une durée prolongée pour autant que l'on aura choisi une température, une pression et une durée appropriée. Le lustre et la beauté du bois naturel subsistent quand on a retiré l'objet de la presse à chaud et sont accentuées par la coloration et la qualité de la surface obtenue. Les directions d'ensemble linéaires du dessin du grain de la surface sont accentuées avantageusement pour produire un effet décoratif extrêmement plaisant sur la surface du bois naturel. On a constaté que, pour gaufrer efficacement un panneau de bois naturel, il est nécessaire de mouiller la surface du panneau avec un liquide aqueux avant le pressage à chaud. Tout liquide aqueux aura son effet pour un gaufrage efficace si l'on utilise une quantité suffisante pour mouiller la surface du panneau. L'eau est un liquide efficace pour mouiller la surface du panneau. Généralement, une quantité d'au moins 45 g de liquide par m2 de surface à gaufrer donnera un mouillage suffisant de cette surface. I1 est préférable d'ajouter au liquide un agent mouillant dans la proportion d'environ 0,1 à 0,5 en poids pour obtenir un mouillage meilleur et plus rapide de la surface avant le pressage à chaud. Le liquide peut être appliqué sur la surface du panneau par un moyen approprié quelconque, tel qu'une application au rouleau, avec un pulvériseur ou une brosse. Le dessin du grainage et du gaufrage peut être poussé ou accentué en fournissant un pigment dans la solution chimique de traitement préalable, mais ce pigment n'est pas nécessaire pour obtenir une couleur très belle et un effet de surface décorative extrêmement plaisant. Le bois naturel, quand on le retire de la presse à chaud, présente la couleur correcte de grande qualité, c'est-à-dire les sillons les plus profonds présentent la couleur la plus foncée. En raison de la direction du grainage de la surface du bois naturel, on peut faire éclater le grainage avec une plaque de gaufrage contourée de façon à imiter presque exactement une pièce de charpente sciée, de cèdre brut scié par exemple. On peut en conséquence produire, avec une dépense beaucoup plus faible, un panneau ou un matériau de construction exceptionnellement attrayant pour remplacer du bois naturel onéreux. Si on le désire, le panneau sortant de la presse à chaud peut-être encore traité avec des pigments ou des couleurs. On a constaté que le procédé de décoration d'une surface de bois naturel est beaucoup plus avantageuse quand on ajoute la matière servant à la pigmentation, directement à la solution chimique de traitement préalable, avant le pressage à chaud. Il est recommandé d'utiliser des pigments solubles à l'eau, ne contenant pas de résines insolubles, de sorte qu'on ne rencontre pas de problèmes, tels que le collage de résines sur les plateaux de presse ou la formation d'un arrêt de la vapeur dans la presse. S'il se produit un arrêt de la vapeur, les gaz produits dans la presse à chaud ne pourront s'échapper, ce qui causera des explosions, des soufflures ou une séparation des couches du matériau de construction. Le taux de pigmentation peut varier suivant la transparence ou l'opacité que l'on désire donner à la surface décorative. On ajoutera de préférence un faible pourcentage de pigment, moins de I % en volume par exemple, à la solution chimique de traitement préalable. Le pigment peut être ajouté en quantités si faibles que la surface ne sera pigmentée qu'en partie. De cette façon, l'effet de pigmentation voulu, donné à la surface par le pigment, pourra être utilisé simultanément pour produire un effet très attrayant et décoratif. Toutefois, on pourra ajouter à la solution de traitement préalable une quantité désirée quelconque de pigment. De préférence, on ajoutera le pigment à raison environ 1 à 5 % en volume de la quantité totale de solution de traitement préalable. On a constaté que si l'on ajoute des pigments à la solution chimique de traitement préalable, tout défaut de la surface du matériau, tel que des marques de ligature de la surfacé du contre-plaqué > est masqué très efficacement. La pigmentation peut en conséquence se montrer très avantageuse avec les matériaux présentant des défauts sur la surface du bois naturel. Quand on ajoute des pigments dans la solution chimique de traitement préalable, l'interaction entre la coloration donnée par les pigments et celle que lgon obtient par le pressage à chaud du panneau mouillé donne un effet de surface très attrayant. Le pigment peut être translucide ou transparentS pour permettre à la coloration dapparaître en transparence. L' effet est plus agréable à l'oeil et demande moins de travail quand on ajoute le pigment directement à la solution de traitement préalable plutôt que si l'on ajoute le pigment après avoir retiré le matériau de la presse à chaud. La solution de mouillage est généralement appliquée sur la surface du bois en solution aqueuse à une concentration de moins de 10 56 en poids. Quand le catalyseur est un sel acide, on l'applique en solution à la concentration de 5 56 ou moins, de sorte qu'il ntapparalt aucun sel résiduel sur la surface du bois après le gaufrage. Quand on utilise un acide forts tel que l'acide chlorhydrique2 une solution à 2 % suffit. Après le traitement chimique préalable, on soumet la surface du bois à une chaleur et une pression suffisantes pour provoquer la formation de substances de couleur foncée sur la surface du panneau. La surface du bois est colorée avec des intensités qui varient aux différentes profondeurs. Les degrés variables de la coloration de la surface produisent un effet coloré très net qui imite celui du beau bois naturel dont la surface est traitée. Chaque couche d'une feuille du contre-plaqué est fixée par collage sur une autre couche. En conséquence, il se produit des -soufflures et des décollements des feuillets si l'on applique une trop forte chaleur. Si la température de l'adhésif monte au-dessus de sa température de plastification ou de fusion5 la structure du contre plaque cessera aussitôt dgêtre saine. On a constaté que si l'on presse à chaud une surface de bois naturel suivant l'invention, il est bon d'utiliser une plaque de base non chauffée sur un plateau. La plaque de base (non contourée) sera de préférence maintenue environ à la température ambiante, ou en-dessous. Cela peut se faire simplement en faisant circuler de l'eau froide dans cette plaque de base. De cette façon, l'arrivée de chaleur aux plaques lisses est réduite au minimum pour éviter les soufflures et le décollement, tout en assurant une température suffisante sur la surface décorée pour qu'elle soit suffisamment humidifiée. Le calibre des plaques lisses peut varier pour faire changer la pression générale appliquée sur la surface- du bois. On obtient des pressions plus elevées et par suite des températures plus hautes avec des calibres plus petits pour une plus importante coloration et une surface plus foncée dans l'ensemble. On a constaté qu'on peut obtenir des sillons très profonds dans une feuille très mince de matériau de constuction, tel que du contre-plaqué, si l'on place un élément résilient, formant coussin, sur la plaque lisse non contourée avant le pressage. De cette façon, le matériau de construction peut à ce moment être moulé, c'est-à-dire contouré sur les deux faces. On peut former dans la surface du bois, des empreintes d'une épaisseur plus grandir que l'épaisseur du matériau lui-même, pour provoquer à ce mon2nt une déformation de la face non décorée du matériau. Le coussin permet à- la face non décorée du matériau de se déformer.Sans coussin, on ne pourrait presser à chaud une empreinte d'une épaisseur supérieure à l'épaisseur du matériau sans provoquer des craquelures ou sans que le matériau brûle. I1 devient ainsi possible de produire un objet moulé portant une surface décorative, humidifiée, de belle couleur en utilisant la technique décrite ici. On peut utiliser aussi un coussin résilient sur des matériaux plus épais, mais il est plus avantageux de presser à chaud des matériaux plus minces si l'on désire une empreinte profonde dans un substrat mince. Comme coussin compressible, on peut utiliser de nombreux matériaux différents, par exemple une feuille de caoutchouc de silicone, une feuille de caoutchouc poreux ou d'éponge, de la toile, un tissu d'amiante revêtu de néoprène, à quatre à-six plis. ou plus simplement un autre panneau naturel ou préfabriqué. On préférera utiliser une nappe compressible qui puisse recevoir une déformation permanente telle aucune autre feuille de bois naturel. Un coussin élastique ayant une épaisseur d'environ 3 à 12 mm est généralement suffisant pour gaufrer une surface de bois naturel quelconque à un degré de déformation quelconque. Par exemple, quand on fabrique une série de produits avec la même plaque de gaufrage, on pourra utiliser comme coussin un panneau de bois naturel.Après avoir gaufré un panneau, le coussin qui a servi dans cette opération peut être remplacé de façon à être gaufré dans l'opération de pressage suivante. On peut répéter cette opération en utilisant le coussin d'une opération de pressage, comme matière première du produit qui sera gaufré au cours de l'opération de gaufrage suivante. Une autre caractéristique importante de l'invention consiste à prévoir un élément, formant dossier compressible, qui soit pénétrable par l'eau, de sorte que le liquide qui se vaporise dans le pressage à chaud peut s'échapper par le panneau préfabriqué et dans l'élément formant dossier. De cette façon, il n'est pas nécessaire de prévoir un temps de "respiration" au cours du gaufrageopour l'échappement de vapeurs produites au cours du pressage. On peut utiliser le coussin pénétrable à l'eau jusqu 'à ce qu'il ne puisse plus absorber d'eau. On aura avantage à ce que le dossier soit fait de la même matière et avec les mêmes dimensions que le panneau que l'on doit gaufrer. Après le gaufrage, l'élément qui a servi de dossier peut être remis en place pour être gaufré avec un nouveau dossier, de sorte qu'on apporte un dossier absorbant l'eau nouveau pour chaque opération de gaufrage. De cette façon, la "respiration" n'est jamais nécessaire. Des exemples de temps de respiration types9 dont l'invention supprime la nécessité, sont décrits dans le brevet Egerstrand U.S. NO 3 1-12 243, colonne 4, lignes 42 à 51 et dans le brevet Grissom et al. NO 3 056 718, colonne 3, lignes 2 à 5. Si on le désire > on peut prévoir un liant entre le dossier et le bois naturel que l-on doit gaufrer de telle façon qu'après le gaufrage le dossier est fixé sur le bois gaufré pour en former une partie intégrante. Si on moule le bois naturel dans la presse, le dossier collé peut donner une surface plane pour faciliter la fixation du produit moulé sur une structure existante. Après en avoir mouillé la surface > on soumet le panneau ainsi mouillé à une étape de pressage à chaud à une température de l'ordre de 200 à 2880C et pendant une durée suffisante pour établir et maintenir un transfert précis du détail de la plaque de gaufrage sur la surface du panneau pendant une durée prolongée. La pression est la variable la plus importante dans les conditions pressiontempérature-temps du gaufrage. En choisissant convenablement les combinaisons de température, pression et temps, on peut gaufrer un panneau préfabriqué, consolidé, mouiilé, de façon à reformer sa surface avec une excellente fidélité du dessin et une très faible atténuation postérieure.On peut utiliser des températures de l'ordre de 150 à 200 C avec des pressions d'au moins 140 kg/cm2, mais des températures aussi basses demandent au moins deux minutes de pressage pour obtenir un transfert précis des détails de la plaque de gaufrage, à moins que l'on utilise des pressions d'au moins 280-kg/cm2 et en conséquence ces températures ne sont pas économiques, ni commercialement possibles. Avec chaque pression utilisée, il existe un ordre de température et de durée spécifique de gaufrage pour reformer efficacement le bois naturel suivant l'invention. Une -augmentation d'une quelconque des variables (température, temps ou pression) permet de diminuer au moins une des autres variables nécessaires pour un gaufrage efficace. Beaucoup des interactions pressiontempérature-temps possibles sont indiquées spécifiquement et lton pourra en extrapoler d'autres, d'après les données résumées ici. Les durées indiquées sont les durées de gaufrage sous la pression totale et ne comprennent pas le chargement et le déchargement ni la montée en pression et la descente de la pression dans la presse. Des pressions d'environ 52 kg/cm2 sont courantes dans le gaufrage -du bois naturel suivant l'invention. Sous des pressions plus hautes, de l'ordre de 140 à 350 kg/cm2, l'épaisseur du bois naturel sera fortement réduite et sa densité fortement augmentée. Des pressions de l'ordre de 52 à 105 kg/cm2 environ demandent une température de gaufrage d'au moins 200au pendant une durée d'au moins 15 secondestpour une pression d'environ 70 kg/cm2 et une température de 2880C, la plupart des bois commencent à se carboniser au bout d'environ 30 secondes. Il est important, quand on utilise une température de pressage d'environ 288 C, que le panneau soit retiré de la presse avant que la carbonisation se produise. Sous une pression d'environ 140 kg/cm2, un gaufrage efficace pourra être obtenu avec des températures ne dépassant pas 1500C pendant une durée d'au moins 20 secondes. Des températures plus élevées que 2880C pourront être utilisées en diminuant de façon correspondante la durée, nécessaire pour la fidélité recherchée dans le produit gaufré. Il est préférable d'employer une température d'au moins 200 C de façon à pouvoir réduire lå durée du pressage. Sous une pression de 210 kg/cm2, il est nécessaire d'utiliser une température d'au moins 1500C environ, pendant une durée d'environ 15 à 30 secondes. Avec des températures plus hautes, d'environ 2880C, la durée peut être réduite en conséquence. A des pressions supérieures à 210 kg/cm2 et à des températures de 150 à 2880C,-la durée nécessaire pour le gaufrage est réduite à 1 à 15 secondes. On peut utiliser des pressions supérieures à 140 kg/cm2 avec une diminution correspondante de la durée, mais des presses de plus grande puissance ne donneront aucune amélioration notable. Pour obtenir la fidélité nécessaire quand on gaufre une surface de bois naturel sous des pressions de 52 à 280 kg/cm2, il est toujours nécessaire d'utiliser une température d'au moins 2000C environ et qui ne soit pas supérieure à 2880C. On a constaté que les températures inférieures à 2000C sont insuffisantes pour redessiner efficacement la surface du bois naturel, tout en donnant un dessin permanent d'une fidélité suffisante, quand la pression estinférieure à 140 kg/cm2. A 140 kg/cm2 et au-dessus, on peut utiliser des températures aussi basses que 1500C. Beaucoup d'objets gaufrés suivant le procede indiqué ci-dessus peuvent être soumis aux conditions atmosphériques extérieures et doivent faire preuve d'un gaufrage aux contours nets, bien appuyés, pendant une durée prolongée.C'est une caractéristique importante de l'invention de prévoir toujours une température d'au moins 2000C, au cours du gaufrage sous une pression d'enViron 52 à 140 kg/cm2. Des-températures supérieures à 2880C provoqueraient une carbonisation et ne peuvent par suite être utilisées. La température la plus appropriée pour le gaufrage se situe dans l'ordre de 200 à 260 C quand on utilise une pression supérieure à 105 kg/cm2. On peut utiliser des températures qui ne dépassent pas 1500C quand la pression dépasse 140 kg/cm2, mais des températures d'au moins 2000C sont les plus convenables pour obtenir une reproduction fine du grain, tout en diminuant nettement la durée de pressage exigée. La durée nécessaire pour obtenir une fidélité et une permanence suffisantes-, quand on reforme la surface de bois naturel, dépend de la température et de la pression utilisées. Par exemple, sous une pression de 280 kg/cm2 et une tempéra-ture de 2600C, seulement une seconde environ sera nécessaire. Si les températures et/ou les pressions sont plus faibles, la durée devra être augmentée en conséquence. Par exemple, à une température de 2000C et sous une pression de 140 kg/cm2; le panneau devra être soumis à la pression totale pendant au moins 30 secondes environ. On a donné d'autres exemples de durées de gaufrage nécessaires à différentes températures et sous différentes pressions quand on a parle plus haut des conditions de pression et de température de gaufrage indiquées-dans les exemples ci-après. On a constaté l'efficacité de différents produits chimiques pour mouiller la surface d'un panneau de bois naturel que l'on veut gaufrer. On peut utiliser les acides arylènesulfoniques, tels que l'acide xylènesulfonique. On préférera cependant les sels arylènesulfonates, tels que le xylènesulfonate de sodium. Il est recommandé d'utiliser ces produits chimiques à raison d'environ 50 à 110 g/m2 de surface. On a constaté que les acides minéraux à la concentration 1/4 N à 2 N sont efficaces pour mouiller la surface du bois naturel avant le gaufrage Comme acides minéraux efficaces, on peut citer les acides chlorhydrique, sulfurique, nitrique et phosphorique. L'hydroxyde d'ammonium à la concentration- au moins 5 N a été trouvé aussi très efficace. Les bases autres que l'hydroxyde de sodium ne sont pas efficaces pour donner un gaufrage acceptable. Le seul acide organique que l'on ait trouvé efficace est l'acide oxalique. La méthénamine est aussi efficace. Pour obtenir tout l'avantage de l'invention en utilisant le méthénamine, la concentration doit être au moins l N. Après avoir mouillé la surface du panneau, on soumet ce dernier à -une étape de pressage à chaud à une température de l'ordre de 200 à 2880C, et, sous une pression et pendant une durée suffisante pour assurer et maintenir le transfert des détails de la plaque de gaufrage sur la surface du panneau pour une durée prolongée. La pression est la variable-la plus importante des conditions de pression-température-durée. Si l'on choisit convenablement les combinaisons de température, pression et durée, on pourra gaufrer un panneau de bois naturel mouillé de façon à reformer sa surface avec une couleur attrayante, très belle, une excellente fidélité du dessin et une très faible atténuation après le pressage. Un avantage particulier obtenu par la mise en pratique du traitement chimique et du gaufrage par pressage à chaud suivant l'invention réside en ce qu'on obtient une surface de bois décorative dont la surface est plus dure et plus résistante aux éraillures. Quand le traitement chimique préalable et la chaleur et la pression sont suffisantes pour transférer d'une façon précise et permanente le dessin de la plaque sur la surface du bois, la surface de ce panneau devient plus dure et résiste mieux aux éraillures. C'est probablement le résultat de la densification de la surface provoquée par l'opération de pressage à chaud. Le panneau obtenu est en conséquence très bien adapté pour être utilisé comme revêtement de mur et pour du mobilier où il est très souhaitable que les surfaces soient dures et résistent aux éraillures. Les exemples suivants donneront-plus nettement et plus complètement les conditions minimales dans lesquelles un panneau de bois naturel doit-être pressé pour que l'on obtienne une excellente fidélité du dessin en reformant d'une façon permanente la surface de ce panneau. On a utilisé dans tous les cas du contre-plaqué de 6 mm environ, la durée indiquée est la durée minimum sous pleine pression nécessaire pour obtenir une reproduction permanente, nette, précise du dessin de la plaque de gaufrage dans les conditions indiquées de pression et de température. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples ci-dessus décrits et représentés, à partir desquels on pourra prévoir d'autres formes et d'autres modes deralisation, sans pour cela sortir du cadre de l'invention. Conditions de pressage Pression Température Durée Solution mouillante Exemple N (kg/cm2) ( C) (sec.) (45 grammes par m2) 1 70 200 30 Exemples 1-16 : 20 % de solution aqueuse Xylènesulfonate de sodium 2 70 232 10 3 70 232 30 4 120 200 30 5 120 232 15 6 120 232 5 7 140 150 120 8 140 200 30 9 140 200 45 10 140 200 60 11 140 232 10 12 140 232 20 13 140 232 30 14 210 150 120 Conditions de pressage Pression Température Durée Solution mouillante Exemple N (kg/cm2) ( C) (sec.) (45 g/m2) 15 246 150 120 16 280 150 120 17 70 200 30 Exemples 17-28 : Hydroxyde d'ammonium 5N 18 70 232 10 19 70 232 20 20 70 232 30 21 140 150 120 22 140 200 30 23 140 200 45 24 140 200 60 25 140 232 20 26 140 232 30 27 210 150 120 28 280 150 60 Conditions de pressage Pression Température Durée Solution mouillante Exemple N (kg/cm2) ( C) (sec.) (45 g/m2) 29 70 200 30 3 % acide chlorhydrique 30 70 200 30 5 % acide phosphorique 31 70 200 30 50 % solution aqueuse du mélange 1:1 de phosphate mono et diammonique 32 140 232 30 20 % solution aqueuse d'urée 33 280 150 120 Eau 34 350 150 60 Eau REVENDICATIONS 10) Panneau en bois gaufré avec une plaque de gaufrage gravée, caractérisé en ce que lton mouille la surface du bois, avant de la presser sous une pression supérieureà-52 kg/cm2, à une température d'environ 200 à 2880C et pendant une durée suffisante pour reformer de façon permanente au moins une des faces du bois naturel. 20) Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'on presse la surface de bois naturel mouillé sous une pression de l'ordre de 105 à 350 kg/cm2 pendant une durée d'environ 1 à 60 secondes. 3 ) Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le liquide qui sert à mouiller la surface comprend de l'eau. 40) Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le liquide comprend un acide arylènesulfonique. .50) Procédé suivant la.revendication 1, caractérisé en ce que le liquide comprend un sel d'arylènesulfonate. 60) Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce que le liquide comprend un sel de xylênesulfonate. 70) Procédé suivant la revendication 6, caractérisé en ce que le sel d'arylènesulfonate comprend le xylènesulfonate de sodium. 8 ) Procédé pour gaufrer du bois naturel suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on mouille la surface du bois naturel avec un liquide aqueux, en quantité suffisante pour mouiller essentiellement toute la surface qui doit être gaufrée, et gaufre la surface du bois naturel mouillé à une température de l'ordre de 150 à 288 C, sous une pression de l'ordre d'environ 140 à 350 kg/cm2 et pendant une durée de l à 30 secondes. 90) Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'on gaufre le bois naturel sur un coussin compressible. 100) Procédé suivant la revendication 9, caractérisé en ce que le coussin compressible est en bois naturel. 110) Procédé suivant la revendication 9, caractérisé en ce que le coussin compressible peut absorber seau. 120) Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'on gaufre le bois naturel dans une presse à plateaux. 130) Procédé suivant la revendication 9, caractérisé en ce que l'on pose un adhésif entre le bois et le coussin pour faire adhérer le coussin à la matière du-panneau pendant le pressage à chaud. 140) Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le liquide comprend de l'hydroxyde d'ammonium. 150) Procédé suivant la revendication 14, caractérisé en ce que l'hydroxyde d'ammonium est à une concentration d'au moins 5N environ. 160) Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le liquide comprend de la méthénamine. 170) Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le liquide contient un acide inorganique choisi dans le groupe formé par les acides chlorhydrique, nitrique, sulfurique et phosphorique. 180) Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le liquide contient de l'acide oxalique.