La manutention des colis de sacs dénommés "palanquées" au moyen d'élingues en sangle tissée est connue depuis fort longtemps. Cette manutention permet d'utiliser des moyens mécaniques et évite des efforts musculaires qui seraient nécessaires pour le travail à la main, sac par sac. En effet, ces sacs pèsent le plus souvent de 40 à 80 kg et même plus, d'où un effort musculaire considérable lorsqu'on est amené à les manipuler un à un. Une palanquée peut contenir jusqu'à vingt sacs et même plus en plusieurs couches ou lits de trois ou quatre sacs. En général, les élingues utilisées aujourd'hui sont des sangles sans fin obtenues en cousant des longueurs déterminées, variables suivant les dimensions des sacs On place les différents lits de sacs à l'intérieur du volume délimité par les deux élingues sans fin disposées côte à côte et écartées d'une distance convenable. I1 suffit ensuite de prendre, avec un crochet d'engin élévateur, la partie supérieure des deux élingues et de soulever a charge pour la déposer à l'endroit désiré qui peut être une aire de stockage, une cale de navire, un plateau de camion, le plancher d'un wagon de chemin de fer, etc .. . Dans bien des cas, pour améliorer la tenue des sacs constitués en palanquées,on peut prévoir l'adjonction d'un système de serrage perr-ttant de serrer correctement les sacs dans chaque palanquée bien que les sangles ne soient plus sous tension, c'est-à-dire qu'elles ne sont plus accrochées au dispositif de levage. Ce système actuel facilite ainsi les différentes opérations de manutention mais, si l'on désire récupérer les élingues au moment de la livraison, on est obligé de reprendre les sacs un par un à la main et de faire un nouveau tas à une certaine distance du premier. On peut alors récupérer les élingues mais cela nécessite un travail manuel supplémentaire pénible. La présente invention remédie à ces inconvénients en créant des élingues réalisées à partir de sangles tissées mais qui peuvent être récupérées sans effort car il n'est plus nécessaire de manipuler la palanquée sac par sac. On peut donc la poser à l'endroit désiré à l'aide d'un appareil mécanique de levage. De plus, cette nouvelle élingue permet d'adapter sa longueur aux dimensions des palanquées qui peuvent varier en fonction des dimensions des sacs simplement en réglant au moyen d'un dispositif approprié l'un des brins de la sangle par rapport à l'autre. Pour faciliter encore la manoeuvre d'une palanquée, chaque élingue cornporte des brins complémentaires permettant de serrer les sacs en obtenant ainsi des palanquées de bonne tenue, facilement manoeuvrables. Conformément à l'invention chaque élingue est constituée par une sangle de longueur suffisante comportant une extrémité libre et l'autre munie d'un passant de blocage ou boucle, chaque sangle présentant, à une certaine distance du passant, une boucle de tissu formant organe de préhension pour retirer l'élingue du dessous d'une charge lorsque celle-ci a été déposée à l'endroit convenu. Diverses autres caractéristiques de l'invention ressortent d'ailleurs de la description détaillée qui suit. Une forme de réalisation de l'objet de l'invention est représentée, à titre d'exemple, au dessin annexé. La fig. 1 est une vue en perspective montrant la confection d'une palanquée à l'aide des élingues de l'invention. La fig. 2 est une élévation latérale montrant la fermeture de l'élingue et la mise en place du dispositif de serrage de la palanquée. La fig. 3 est une élévation latérale de la palanquée prête pour être manoeuvrée à l'aide d'un engin de levage. La fig. 4 est une vue en perspective de la palanquée en cours de déplacement-par l'engin de levage. A la fig. 1, on a représenté deux élingues identiques 1, 2 et c'est pourquoi une seule sera décrite. En effet, chaque élingue est constituée par une sangle 3 dont une extrémité 3a est munie d'un passant de blocage 4 tandis que l'autre extrémité 3b est libre. Sur l'extrémité 3a de la sangle 3 est cousu un petit brin de sangle 5 dont l'extrémité 5a porte un passant de blocage 6. Dans la zone située sensiblement aux 2/5 de la partie droite de la sangle 3 est fixé un brin 7 destiné à coopérer avec le brin 5 tandis qu'il est prévu, par couture correcte, une boucle 8 réalisée avec un repli de la sangle 3. 10 désigne, à la fig. 1, l'ensemble des sacs S constituant une palanquée. Comme on le voit à la fi3. 1, cette palanquée se compose de trois groupes contigus de sept sacs empilés qui reposent transversalement sur les deux élingues 1, 2. Lorsque ce travail est effectué, il suffit, comme le montre la fig. 2, de relever les parties droites des sangles 3 de façon que le passant 4 puisse recevoir l'extrémité 3b de la sangle 3 et que le passant 6 puisse recevoir l'extrémité du brin 7. De cette façon la palanquée 10 (voir fig. 3) est maintenue serrée, d'une part à sa partie inférieure par les élingues 3 et, d'autre part, à sa partie supérieure par les brins 5 et 7, serrage realisé à l'aide de la boucle 6. On obtient finalement une élingue fermée, de longueur appropriée au volume dé la palanquée 10.Les élingues sont alors prêtes à êtreutiliséés normalement, comme le montre la fig. 4, à partir du crochet 11 d'un engin de levage. Lorsque la palanquée 10 est mise en place, soit sur une aire de stockage, soit dans une cale de navire, soit sur un plateau de camion, d'un wagon, etc., on décroche l'organe de levage puis on retire les extrémités des brins des boucles de serrage et de blocage 4, 6 et les élingues 1, 2 reprennent la position de la fig. 1. I1 suffit alors, à l'aide des boucles 8, de tirer les brins 3b pour libérer ces élingues de la palanquée considérée. Les élingues peuvent alors resservir indéfiniment sans avoir à manipuler, à la main ou par d'autres moyens plus ou moins délicats, les sacs un à un. Pour permettre de différencier facilement les brins des élingues des brins de courroie de serrage 5 et 7, ces derniers peuvent recevoir un signe ou une couleur distinctive facilitant leur repérage et évitant toute fausse manoeuvre. Comme cela ressort du texte ci-dessus, ces sangles destinées à être utilisées comme élingues sans fin sont facilement récupérables sans efforts manuels et permettent de supprimer un investissement important constitué par l'abandon temporaire des élingues et, parfois, pendant plusieurs mois. Bien que cela soit courants les élingues sont constituées, dans le cas présent, par des bandes de tissu en matière naturelle ou synthétique mais on peut également et ce, à titre nouveau, inclure dans les bandes de tissu en ratière naturelle oesynthétique des fils ou câbles métalliques, par exemple des fils ou câbles en acier, augmentant considérablement la résistance des élingues tout en leur assurant cependant la souplesse nécessaire. REVENDICATIONS I - Sangles destinées à être utilisées comme élingues facilement utilisables, caractérisées en ce que chaque élingue est constituée par une sangle 3 de longueur suffisante comportant une extrémité libre 3b et l'autre 3a munie dgun passant de blocage ou boucle 4, chaque sangle présentant, à une certaine distance du passant 4, une boucle 8 de tissu formant organe de préhension pour retirer l'élingue du dessous d'une charge lorsque celle-ci a été déposée à l'endroit convenu. 2 - Sangle-élingue suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte deux brins complémentaires 5, 7, l'un fixé dans la zone de la boucle de préhension 8, l'autre près du passant de serrage 4 muni à son extrémité libre d'un passant ou boucle de serrage 6 de façon à permettre d'enserrer la charge ou palanquée pendant son transfert par un engin de manutention. 3 - Sangle-élingue suivant les revendications 1 et 2, caractérisée en ce que la sangle 3 constituant l'élingue se différencie des sangles 5, 7 constituant l'organe de serrage soit par une couleur, soit par un signe différent.