La presente invention concerne un perfectionnement apporte aux méthodes actuelles des traitements mouillés, auxquels sont soumis les produits textiles brutes en fil, en bandes et en particulier les tissus en fibres naturelles, artificielles et synthétiques. En prenant à titre d'exemple les opérations de désencollage, de débouillissage, de blanchiment et de lavage des tissus de coton purs ou me- langés avec des fibres artificielles ou synthétiques, les opérations de nettoya age des tissus recrus se déroulaient dans l'ordre immuable cidessus men. tionné. Il est vrai que cet ordre pouvait être considéré comme le plus rationnel, compte tenu des moyens actuels de traitement. Une modification radicale a déjà été proposé dans la demande de brevet français No. 1830 e 13. 1. 1967 à Colmar). La méthode y relatée a pour objet une grande simplification par rapport à la méthode précitée, étant, à l'exception du lavage, réalisée simultanément dans un seul et mEme bain. La presente invention a pour objet un procédé de réalisation technique particulièrement rationnel destine à ttre mis en oeuvre en combinaison avec un traitement de lavage aux solvants. En premier lieu ce procéde consiste à supprimer les opérations in dépendantes de désencollage {solubilisation des amidons) et de debouillissage {saponification des graisses végétales et animales}, ainsi que les opérations de lavages intermédiaires en maintenant uniquement I'operation de blanchi ment suivi d'un lavage intense. En réalité la saponification des amidons ainsi que 11élimination des graisses et cires restent indispensables.Toute- fois, ces opérations seront effectuées en partie en combinaison avec le blanchiment et en partie au cours du lavage au moyèn de solvants, tel que le trichloréthylène par exemple. Ce solvant est connu comme particulièrement efficace dans l'élimination des corps gras.Alors que le débouillissage ne peut éliminer que les graisses yégétale-s et animales, les graisses minérales étant pas saponifiables, le traitement aux solvants dissout indifféremment les trois variétés de corps gras précitées. Toutefois, son efficacité n'a pas de prise sur les cires en coquilles dénommées "puces" dans le language du métier. Lsélimination de celles-ci aura lieu simultanement avec l'operation de blanchiment. De ce fait cette combinaison judicieuse de moyens appropriés permet d'étendre sensiblement la portée de ltopération de blanchiment et ce avec des moyens techniques considérablement plus réduites et simplifiés. Re'capitulons : si les corps gras de toute nature seront aisément e'limines par les solvants, il appartiendra au traitement effectué dans la machine de blanchiment de rdaliser la fonte des "puces". En conséquence le blanchiment proprement dit, tout en restant ltoperation de base, sera effectue au cours du laps de temps imparti å cet effet deux opérations subsidiaires ; c'est à dire la saccarification des amidons et la fonte des "puces", voire mEme la saponification du moins partielle des graisses végetales et animales. Le bain acqueux pourra titre remplace au moins en partie par un bain de solvant. Le délai imparti sera en moyenne de l'ordre de quatre à cinq minutes, ce qui represente la moitié du temps le plus court pouvant titre obi tenu en milieu vapeur dans des installations modernes travaillant à la pression atmosphérique. Voici l'explication theorique de cette diminution du temps de traitement par rapport aux methodes conventionnelles à action continue : ces dernières sont effectuées en milieu vapeur dans des chambres calorifugées comportant une ouverture ou fente d'entrée et d'une ouverture ou fente de sortie du tissu, celles-ci etant réduites à leur plus petites dimensions compatibles avec le passage du produit traite.Le fluide gazeux de traitement y est constitué par de la vapeur vive, dont la température est maintenue à un niveau égal ou supérieur à la température dSebullition du liquide générateur de cette vapeur. De ce faits la limite supérieure du point de rosée se situe à 99 > 100. En pratique ~cette limite ne peut Btre atteinte du fait de la décomposition du produit oxydant (HȎ ou NaClO2) qui aura tendance à abaisser le point de rosée et diminuer ainsi la température effective de réaction, indiquée au moyen d'un thermomètre humide. En outre, le dépla- cement du tissu introduit en permanance une certaine quantité d'air. Enfin la vapeur directe injectée dans la chambre contient toujours un certain pourcentage de gaz incondensables.Aussi peut-on considérer comrre satisfait le maintien du point de rosée au niveau de 85 à 90 C. A ce niveau l'opération de blanchiment autant que l'opération de débouillissage nécessitent chacune un minimum de 10 C. Selon la théorie d1Arrhenius il appert qu'à chaque augmentation de 10 C de la température effective de réaction thermochimique correspond une diminution de 50% de la duree de celle-ci. Or, ces 100C d'augmentation peuvent titre atteint aisément dans la machine à blanchit faisant l'objet du présent expose.En effet, au lieu d'accomplir la reaction visée en milieu vapeur plus ou moins exempt de gaz incondensables, cette réaction sera accomplie en milieu liquide maintenu à l'état permanent d'e-bulli- tion, c'est à dire au-dessus de 99 C. Les ingrédients chimiques les plus communément utilisés seront de la soude caustique (env. 5 à 10 gr. par litre d'eau) et de l'eau oxygénée (2 à 5%), ces proportions pouvant titre modifiées en plus ou en moins, selon la nature des fibres et leur qualité, leur teneur en corps gras ou cires et en matières colorantes. De preference il ne sera ajouté aucun stabilisateur ou produit oxydant, afin de ne pas inhiber la rapidité du traitement.Quant à la solubilisation des amidons, elle staccom plira simultanement gracie à la présence de agent oxydant ajouté à la soude caustique. Dès achèvement des réactions citées, le tissu est extrait du bain de traitement bouillant, après avoir traverse le bain de traitement de rentrée à la sortie. Soir: retrait hors du bain sera immediatement suivi in situ d'un lavage à liteau bouillante pure qui servira ensuite à l'alimentation continue du bain de traitement en eau fraiche. Ce court lavage en eau bouillante effectué entre deux exprimages aura pour effet dteliminer du liquide residuel contenu dans le tissu la presque totalite de la soude caustique. Puis le tissu bien exprimé sera acheminé vers la machine à laver qui, de préférence sera alimente au moyen de solvant bouillant et de la vapeur pure de solvant, afin de tirer de cette dernière opé- ration, s'étendant entre 10 et 20 secondes, le maximum d'efficacité. Pour bien faire ressortir les particularités mecaniques d'un tel équipement, deux variantes de réalisation sont represent8es schématique- ment sur deux planches, dont la Fig. 1 représente une coupe longitudinale d'une machine equipee pour le traitement du tissu au large. La Fig. 2 représente une coupe transversale de la partie avant de cette machine. La Fig. 3 repre'sente une coupe longitudinale d'une machine équipee pour le traitement de tissu en boyau. La Fig. 4 représente une coupe transversale de la partie avant de cette machine. En considérant les Fig. 1 et 2, 1 représente une chambre thermique, dont la partie inférieure contient le bain de traitement comportant un double fond 2, contenant les moyens de chauffage 3. Une roue à aubes 4 à mouvement périodique occupe le centre du bain liquide. Des rouleaux rappel 5 amènent le produit à traiter 14 vers le mecanisme etaleur 6, commandé par un moteur variateur 7, animé dtun mouvement propressif et regressif. Cette variation de vitesse aura pour effet de repartir inegalement le tissu entre les aubes de la roue 4 en confer mité avec la forme demicylindrique du fond de bain de traitement. Des rampes d'aspersion 8 projettent contre les faces du tissu du liquide contenant au moins une partie de l'agent oxydant.La rotation pe'riodique de la roue à aubes 4 est synchronisée avec le temps de remplissage de 1espace entre deux aubes consécutives. L'amplitude du mouvement de rotation sera de 90 . Le retrait du tissu sroperera à travers les e'largisseurs 9 disposes en-dessous du foulard exprimeur 10, L'espace entre ce dernier et le rouleau 11 est occupe par les rampes d'aspersion 12 et les élargisseurs 13. En complément de cet équipement comporte une conduite d'alimentation 15 en soude caustique ou autres ingrédients à action similaire, ainsi qu'une conduite 16 d'alimentation en agent oxydant ces conduites débouchent dans l'espace 16 communiquant avec le bain de traitement à travers une paroi per- fore'e 17. Une conduite de vidange 18 complue ltéquipement du bas de la chambre 1. Une cheminée d'évacuation 19 permet dléliminer les vapeurs gaz et buées. Un trop plein 20 assure llévacuation de I'excédent de liquide du bain. Le liquide s'coulant des rampes 12 peut servir en totalite ou en partie au renouvellement de l'eau du bain de traitement. Un dispositif dSévacuation formé par les rouleaux de foulard 10 rehaussé par des parois 21 permettant d'évacuer au moins une partie de cette eau. En vue d'éliminer le volume du bain en fonction de chaque cas particulier déterminé par la laize du produit traite, un agencement spécial a été prévu, comportant a) La possibite d'adapter la largeur des aubes ou pales 4 à la largeur de laize du tissu traite , grâce à l'adjonction d'éléments marginaux 22. br deux éléments latéraux extensibles 23 viennent occuper de part et dtautre du produit traité, ltensemble du volume du bain non utilise par le produit. Variante concernant les Fig. 3 set 4. Cette solution concerne le traiteme nt en boyau. Le procede de traitement ciZdessus decrit restant inchange, seul l'agencement mécanique a dd être adapte aux conditions particulières de présentation du produit traite'. En se rapportant aux Fig. 3 et 4 1 représente la chambre de traitement suivie d'une chambre adjaçante 2 de lavage et de préchauffage de l'eaux destinée au bain de traitement de la chambre 1. Le haut de cette chambre est occupé par un rouleau commande 3 portant un rouleau exprimeur 4. La partie inférieure de la chambre comporte un fond double 5. Entre la paroi extérieure de ce double fond et la paroi intérieure, une petite chambre 6 a été aménagee, dont la paroi supérieure perforée 7 communique avec le bain de traitement contenu dans la chambre 1. Dans l'espace intermédiaire entre les doubles parois sont disposes des corps chauffants 8 ou tout autre mode de chauffage adéquat. La machine destinée à ce mode de traitement particulier comporte une roue à aubes ou à pales 9, qui s'entendent sur toute la longueur du rouleau. Toutefois, ces pales sont sectionnées par des parois 10. Chaque espace située entre deux parois consécutives servira de chambre de stockage alimente'e par un boyau fourni par la rotation des rouleaux 3 et 4 en raison du mouvement hélicoidal du produit traités dont le circuit débute à l'une des extremités des rouleaux pour quitter ceux-ci à l'extrémité oppose'e après avoir parcouru un nombre de passages en spirale correspondant au nombre d'espaces délimitées par les parois 10.Après un dernier exprimage entre les rouleaux 3 et 4 le tissu pénètre dans la chambre adJacente 2 pour y parcourir un circuit analogue à celui de la chambre 1, trace à un agence ment identique au moyen des rouleaux 11 12 et 13. Cette chambre contient un bain de lavage alimenté en eau par une rampe perforée 14. L'eau de cette chambre servira à l'alimentation du bain de traitement de la chambre 1. Une rampe 15 maintient au-dessus du niveau de bain une atmosphère de vapeur vive. Après avoir parcouru l'itinéraire assigné, le tissu en boyau quitte la chambre 2 à travers ltouverture 16 pour contourner la poulie à gorge 17, suivie d'une descente verticale sur un méca nisme ouvreur disposé à l'entrée de la machine à solvant. Ce mé canisme ouvreur peut être constitué par un guide lisière efficace 18, suivi de rouleaux élargisseurs 17 et d'un rouleau 20, que le tissu contourne parfaitement élargi et déplissé, prêt à subir un traitement aux solvants dans la machine 21. Indépendamment de la combinaison blanchiment et traitement aux solvants il serait possible de faire suivre moyennant quelques adaptations l'ins- tallation de blanchiment ci-dessus décrite par une installation de lavage conventionnelle0 Par ailleurs l'emploi d'un agent oxydant de Ph acide, tel que le chlorite de sodium par exemple, nécessiterait un élément indépendant destiné à la fonte des "puces, si toutefois la nature des fibres le rendait nécessaire, cet élément complémentaire pouvant ttre disposé à l'avant ou à l'arrière de l'élément de blanchiment. REVENDICATIONS. 1. Procédé de traitement mouillé en continu de matières fibreuses textiles écrues,en particulier sous forme de files de rubair ou de nappes, tels que des tissus tissés ou mailles,devant subir un traitement d'ennoblissements réalisé au large ou en boyau, caractérisé par la suppression des traitements de désencollage et de débouillissage, l'opération de blanchiment proprement dite étant effectuée en premier lieu seule ou en concomitance avec un tractionnement de débouillissage, consistant à fondre les cires (puces) grâce à un appoint d'un alcali caustique aJouté à l'agent de blanchiment de Ph. identique, ces moyens chimiques étant en mesure de solubiliser les amidons, l'ensemble de cette opération étant effectuée dans un bain liquide d'eau ou de solvant maintenu à l'état d'ébullition en un laps de temps inférieur à 8 minutes. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le produit traité est réparti uniformément entre les pales d'un élément rotatif central. 30 Procédé selon l'une des revendications 1 et 2 caractérisé par le fait que la rotation ou le déplacement du mécanisme convoyeur s'effectue par saccades. 4. Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que le mécanisme étaleur du produit traité situé à la partie avant du bain de traitement est animé d'une vitesse de déplacement progressive et dé dégressive. 5. Procédé selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que le produit traité introduit à l'état sec ou humide est imprégné avant son stockage dans laccumulateur, au moyen d'une solution contenant au moins un des ingrédients chimiques nécessaires à la réaction visée. 60Procédé selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que le déplacement du produit traité s'effectue uniquement à ltétat statique par le mouvement du mécanisme à pales à l'intérieur du bain de traitement. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé par le fait que le produit traité se déplace également transversalement pendait son séjour dans le bain liquide. 8. Procédé selon l'une des revendications 1 à 7,caractérisé par le fait que le produit traité subit au cours de son retrait hors du mécanisme d'accumulation un lavage partiel, dont au moins une partie du liquide utilisé servira à l'alimentation du bain de traitement. 9. Procédé selon l'une des revendications 1 à 8,caractérisé par le fait qu'il comporte: le blanchiment du produit traité, la solubilisation des amidons, l'élimination des coquilles, des cires, des puces, ainsi que des graisses d'origine végétales, animales et minérales et d'autres substances indésirables en vue de l'obtention drun produit blanc et hydrophile, au cours d'un traitement sur deux machines. 10. Procédé selon la revendication 9, caractérisé par le fait que le premier élément de l'installation traite les produits en nappes à l'état de boyau, alors que la seconde machine est aménagée en vue du traitement au large, le passage du premier stade au second étant assuré par un mécanisme ouvreur disposé entre les deux éléments susnommés. 11. Procédé selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisé par le fait qu'au moins un des agents actifs a été émulsionné au moyen d'un solvant0