Le procédé Siemens-iviartin d'élaboration de l'acier a atteint, au bout d'une centaine d'années de développement, les limites de son rendement industriel. Le nombre des améliorations qui ont été proposées à chaque époque est extrêmement élevé et, en particulier au cours de ces dernières années, depuis l'introduction du procédé de soufflage d'02, de gros efforts ont été appliqués dans la technique pour rendre le four Siemens-artin plus rentable et plus concurrentiel.Dans l'état actuel de la technique, le procédé d'affinage sur sole se déroule trop lentement; on ne peut donc pas s'attendre à une amélioration décisive de la rentabilité de l'exploitation du four Siemens-Martin, dans les conditions techniques appliquées jusqu' ici dans l'industrie, tant que l'on s'en tiendra aux méthodes de travail connues. Dans l'état de développement actuel de la métallurgie, on connaît des procédés permettant de convertir en acier la fonte brute liquide avec un rendement horaire élevé; mais il n'existe aucun procédé qui, à partir de riblons, soit en mesure de produire de l'acier awec tant soi peu de rendement. En dépit de la grande importance du procédé d'élaboration de l'acier exécuté dans des convertisseurs avec application du soufflage d'oxygène, le procédé d'affinage sur sole pour la production d'acier ne saurait être négligé, car il fournit la possibilité de traiter des quantités nettement plus grandes de riblons que le procédé de soufflage d'oxygène exécuté dans des convertisseurs et les grandes quantités de ferrailles dont on dispose ne peuvent être traitées qu'au cours du procédé de fusion sur sole, par exemple le procédé Siemens ldartin. Les quantités de ferrailles produites de nos jours sont suffisamment considérables pour que la transformation de leur totalité dans le cadre des procédés d'élaboration de l'acier couramment adoptés actuellement soulève des difficultés nota bles si l'on veut respecter des durées dé charge qui soient rentables (cf. Stahl und Eisen, 90 (1970) nO 3, pp.176 à 178). Certes, tant en ce qui concerne le procédé de soufflage d'oxygène pratiqué dans des convertisseurs que le procédé Siemens-artin, il a été fait de nombreuses propositions pour augmenter la quantité de riblons traités par ces procédés, mais le problème de la récupération des ferrailles, et notamment dans des conditions rentables, reste posé.Dans les cas où l'on a introduit des brûleurs multiples, des brûleurs de voûte ou dispositions similaires dans des fours Siemens-Martin, afin d' augmenter leur vitesse de chargement en riblons et afin d'accroître la chute de température entre la zone des flammes et la fusion, on a dû compter avec un accroissement de l'usure du garnissage du four et, en outre, il n'a pas été possible d'éviter une augmentation des pertes de chaleur, malgré les perfectionnements apportés aux récupérateurs connectés à la suite du four Siemens-artin. Dans les cas où l'on a augmenté la surface de la sole par rapport à la profondeur dans le four Siemens Martin, afin d'accroître son taux de chargement en riblons et disposer d'une surface de transmission de chaleur relativement grande pour pouvoir travailler à des températures garantissant une durée utile prolongée du garnissage du four, on a rencontré des difficultés en ce qui concerne la construction et le chargement uniforme de la chambre du four en riblons et en fonte brute. Le taux de chargement en riblons de fours Siemens-Martin ne saurait être non plus augmenté de façon notable par le soufflage d'oxygène pur sur la fusion d'acier qui se trouve sur la sole du four, car cette mesure élèverait le taux de chargement en riblons du four Siemens-Martin au maximum au niveau qui peut être atteint dans le traitement par soufflage d'oxygène dans le convertisseur, donc dans une mesure insuffisante.Malgré toutes les améliorations introduites dans l'exploitation de fours Siemens-iviartin, le procédé Siemens-lsIartin ne donnait guère satisfaction jusqu ici au point de vue de la quantité de riblons susceptible d'être traitée par unité de temps et-, en outre, il n'était pas possible d'éviter qu'avec le traitement de quantités croissantes de riblons par le procédé Siemens-Martin, la durée des charges, déjà prolongée désavantageusement, soit encore augmentée. En concevant l'invention, on s'est fixé pour but de mettre au point un procédé pour l'élaboration de l'acier à partir de fonte brute en fusion et de riblons dans un four à réverbère, par exemple un four à sole et en particulier un four Siemens-Martin, procédé selon lequel une partie au moins des riblons nécessaires à la charge du four est pré-chauffée dans celui-ci, de préférence à 10000C environ, puis le bain est mis à plat avec adduction de fonte brute et, Si nécessaire, d'autres quantités de riblons et au besoin de minerai, et avec réchauffe ment continu dans des conditions d'affinage, de telle sorte que, tout en abrégeant la durée de charge par rapport au procédé traditionnel, la quantité des riblons susceptible d'être traitée soit augmentée.Conformément à l'invention, on parvient à ce résultat en projetant, à partir d'un point au moins, de la fonte brute liquide sur la charge qui se trouve dans le four (riblons et/ou fusion) au moyen d'un jet de combustible introduit dans le four,- la fonte brute liquide parvenant sous la forme d'un jet dansle jet de combustible ou dans une flamme qui résulte du jet de combustible.De cette manière, il est possible de chauffer de façon pratiquement instantanée dans la zone des flammes du four à sole la fonte brute liquide projetée au moyen du jet de combustible, approximativement à la température de la flamme produite dans le four (18000 à 21000C environ) et, étant donné que la fonte brute liquide ainsi chauffée à haute température tombe sur la charge qui se trouve sur la sole du four, de ré s chauffer rapidement la charge du four, ctest-à-dire de mettre à plat la charge solide du four.La mesure adoptée selon l'invention est aussi particulièrement avantageuse lors de la mise à plat des riblons introduits dans le four, car ceux-ci portent une couche d1oxyde épaisse, en particulier dans le cas où ils ont été pré-chauffés dans le four à réverbère de façon connue en soi, couche qui ralentit fortement la transmission de la chaleur aux riblons dans le cas de l'exploitation connue en soi du four à réverbère, mais qui, en procédant selon l'invention, est en partie dissoute physiquement dans la fonte brute liquide aux points d'impact de gouttelettes surchauffées de cette fonte liquide, et en partie réduite, parles éléments réducteurs contenus dans cette fonte brute, en fer métallique qui conduit nettement mieux la chaleur que l'oxyde de fer. Par les dispositions adoptées selon l'invention, il est possible d'abréger substantiellement la durée de charge, par exemple de 40só environ, par rapport aux prooédés connus en soi dans les fours à réverbère, et notamment des fours Siemens-îartin; en augmentant la quantité de riblons introduits de 30 ou 50 à 70 % en poids. Il n'est d'ailleurs pas absolument nécessaire d'introduire dans le four, à l'état pulvérisé au moyen du jet de combustible, la totalité de la fonte brute nécessaire pour. une charge du four. Dans la réalisation pratique du procédé de l'invention, il n'est pas possible de distinguer nettement si le jet de fonte brute est introduit dans un jet de combustible ou dans une flamme résultant du jet de combustible, car du fait de l'air inévitablement présent, la fonte brute liquide introduite dans le jet de combustible enflamme ce dernier et le point d'impact du jet de fonte brute sur le jet de combustible est entouré dans tous les cas par une zone de flammes Dans le cadre du procédé de l'invention, on peut utili ser aussi bien, pour la formation du jet de combustible, des combustibles liquides ou gazeux, Il est aussi concevable de faire appel à des combustibles solides, mis en suspension dans un véhicule liquide ou gazeux, éventuellement combustible luimême. Àfin de chauffer à une température aussi élevée que possible la fonte brute liquide projetée par le jet de combustible, avant son impact sur la charge qui se trouve dans le four, il s'est révélé opportun, conformémentà l'invention, d'introduire dans le jet de combustible, par une buse au moins, l'oxygène nécessaire pour une combustion au moins partielle, par exemple sous forme d'air éventuellement pré-chauffé, d'air enrichi en oxygène ou d'oxygène pur.Dans ces conditions, il est possible conformément à l'invention, d'introduire l'oxygène dans le combustible dans une proportion dépassant la quantité stoechiométrique, de préférence de 3ZS au maximum, afin de pouvoir réchauffer déjà la fonte brute avant son entrée dans la zone des flan- mes du four, à une température nettement supérieure à celle qui règne dans cette zone; de même qu'en l'absence d'une injection d'oxygène dans le jet de combustible, il faut alors introduire dans le four, afin d'y maintenir les conditions d'affinament, la quantité d'oxygène nécessaire pour la combustion complète du combustible.D'autre part, il s'est révélé opportun d'introduire de l'oxygène dans le combustible dans une proportion qui dépasse au maximum de 3a' la quantité stoechiométrique, afin d'éviter une action d'affinement excessive sur la fonte brute en fusion avant qu'elle n'atteigne la charge qui se trouve dans le four ( en cas d'introduction dans le jet de combustible d'une proportion d'oxygène qui dépasse de 30% la quantité stoechiométrique, la teneur en carbone de la fonte brute en fusion est réduite au maximum de 10%, passant par exemple de 3,5 à 3,3 %, d'après les données d'expérience dont on dispose jusqu'ici) et d'être ainsi assuré qu'il parvient, dans la charge contenue dans le four, une fonte brute dont la teneur en carbone est telle que l'oxyde de fer qui se trouve sur les riblons et le minerai de fer introduit au besoin dans le four est rapidement réduit en fer. Une haute teneur en carbone de la fonte bruteprojetée qui frappe la charge présente dans le four est particulièrement importante, notamment au début d'unecharge du four, car alors les gouttelettes de fonte brute qui frappent les riblons pré-chauffés ne se solidifient pas aussitôt et restent liquides au moins jusqu'à ce que l'oxyde de fer présent sur les riblons ait été réduit ou dissous aux points d'impact des gouttelettes sur les riblons, ce qui ne serait pas le cas si le point de fusion des gouttelettes de fonte brute se situait à une température trop élevée, du fait d'une teneur trop faible de cette fonte en carbone. Il parait opportun de perturber aussi peu que possible le processus de pulvérisation qui s'établi immédiatement en aval du point d'impact du jet de fonte brute sur le jet de combustible et, à cette fin, conformément à l'invention, l'oxygène est introduit dans le jet de combustible en un point au moins situé en aval du point d'incidence du jet de fonte brute sur le jet de combustible. Dans ces conditions, l'oxygène peut être introduit par des buses dont les axes sont inclinés par rapport à l'axe de la buse qui engendre le jet de combustible, formant un angle de o à 300 avec l'axe de cette buse.Il paralt opportun de prévoir plusieurs buses pour l'introduction de l'oxygène, afin de pouvoir alimenter uniformément le jet de combustible en oxygène, et, dans ce cas, il semble avantageux, pour obtenir un effet directif marqué sur le jet de pulvérisation, de disposer ces buses le long d'une ligne qui entoure l'axe de la buse prévue pour le jet de combustible, et notamment le long d'un cercle concentrique par rapport à cet axe. Etant donné que, dans le cadre du procédé de l'invention, le jet de fonte brute doit être introduit dans le jet de combustible sans aucune entrave, il convient, en cas d'utilisation de plusieurs buses entourant le jet de combustible, de disposer ces buses, qui croisent au besoin la trajectoire du jet de fonte brute, en aval du point d'impact du jet de fonte brute sur le jet de combustible. Conformément à l'invention, le jet de combustible et le jet de fonte brute peuvent être dirigés l'un vers l'autre selon un angle de O à 12cl, l'effet de pulvérisation étant toujours favorable, étant donné que la vitesse du jet de combustible est{touåours beaucoup plus grande que celle du jet de fonte brute, lequel sort en général d'une buse en chute libre ou en suivant une parabole.Dans le cas où le jet de fonte brute s'= coule en direction verticale et dans le cas d'un angle de 00 tre le jet de fonte brute et le jet de combustible, on dispos entre autres de la possibilité de produire le jet de combustffl au moyen dlune buse annulaire entourant le jet de fonte brute, mais une telle disposition ne peut être réalisée qu'avec des frais de construction considérables. Etantdonné que la dispos tion la plus favorable consiste évidemment à diriger lejet de fonte brute et le jet de combustible selon un angle mutuel de C pour maintenir aussi faibles que possible les forces de dévias qui s'exercent sur le jét de fonte brute, il est avantageux, d'après une caractéristique de l'invention, de faire sortir le jet de fonte brute selon une parabole et de projeter le jet de combustible dans une direction ^tangentielle au jet de fonte blc-. Dans de nombreux cas, et notamment lorsque le procédé de l'invention est appliqué dans des fours Martindéjà existants, il est toutefois impossible d'éviter que le jet de combustible et le jet de fonte brute soient dirigés en formant entre eux un angle différent de 0 et, dans le cas le plus simple, il convie de donner une direction horizontale au jet de combustible à la sortie de sa buse et une direction verticale au jet de fonte brute à partir de la buse qui le délivre.Quel que soit l'angle d'incidencé choisi dans la pratique entre le jet de combustible et le jet de fonte brute, la vitesse du jet de combustible nécessaire pour l'obtention d'un effet de pulvérisation satis: sant, peut être déterminéejexpérimentablement d'un cas à l'autre D'après les données d'expérience dont on dispose à ce jour, il paraît opportun, en ce qui concerne les quantités de combustlbl et de fonte brute délivrées par unité de temps, et pour un anc.l de 0 à 90 entre le jet de fonte brute et le jet de combustib de régler au moins à 1,0/1, et de préférence entre 2/1 et oÉ, le rapport entre l'impulsion de la partie du jet de combustible qui contient le point d'impact du jet de fonte brute et la composante de l'impulsion du jet de fonte brute dans la direction perpendiculaire au jet de combustible.Il conviendra de choisir le minimum de la valeur indiquée au sujet du rapport des impulsions du jet de combustible et du jet de fonte brute lorsque l'angle d'incidence entre ces deux jets est égal à O ; par contre, le rapport de ces impulsions devra être choisi d'autant plus grand que l'angle d'incidence augmentera; cela est en particulier valable pour des angles d'incidence de plus de 900, car l'impulsion du jet de fonte brute présente dans ce cas une composante opposée à la direction du ået de combustible et il peut être alors nécessaire de donner au rapport précité entre les impulsions des deux jets une valeur supérieure à 30/1. Pour une vitesse donnée de sortie du combustible à partir de sa buse, ce rapport des impulsions peut être également réglé par un dimensionnement approprié du diamètre du jet de fonte brute. A titre de référence, on peut se baser à ce propos sur une valeur de 50 à 250 m/s en ce qui concerne la vitesse de sortie de combustibles liquides et sur une valeur de 250 à 300 m/s dans le cas de combustible gazeux. A propos de l'introduction du jet de fonte brute dans le jet de combustible, il paraît opportun, d'après la nature des choses, de choisir aussi petite que possible la hauteur de chute du jet de fonte brute. La hauteur minimale de chute du jet de fonte brute, réalisable dans la pratique, mesurée à- partir de l'extrémité de sortie de la buse qui produit le jet de fonte brute, pourrait être de l'ordre de 50 mm.Mais il semble approprié de limiter la hauteur mesurée de chute de la fonte brute à 2300 mm au maximum et, dans la grande majorité des cas, cette hauteur variera entre les limites de 80 à 150 mm. Il s'est avéré que la pulvérusation de la fonte brute pouvait être obtenue avec un degré d'efficacité particulièrement élevé, exprimé par le rapport de la quantité en poids de fonte brute pulvérisée par rapport à la quantité en poids de combustible nécessaire, si le jet de fonte brute était introduit dans un jet de combustible en forme d'auge, par le côté ouvert de la section de celui-ci (de cette manière, on a réussi à obtenir un degré d'efficacité de 20, même en cas de direction horizontale du jet de combustible et de direction verticale du jet de fonte brute). Dans ce cas, la fonte brute est introduite de préférence dans un jet de combustible ayant une section transversale en U ou en V.Mais il semble que tout autre profil transversal d'un jet de combustible en forme d'auge convienne aussi, à condition que la section du jet de combustible présente un plan de symétrie vertical. Pour la production d'un jet de combustible en forme d'auge, on peut faire appel'à une buse dont l'orifice de smrtie ala forme correspondante, mais il est difficile de fabri quer de telles buses avec la précision nécessaire, en particulier avec de petites dimensions, et il est aussi difficile de les maintenir en bon état; c'est pourquoi il paraît opportun de produire un jet de combustible en forme d'auge en insufflant le combustible provenant d'unebuse à section circulaire, et notamment d'une buse Laval, selon un petit angle de 40 par exemple, dans la.direction longitudinale d'un profilé dont la section transversale correspond à celle du jet de combustible que l'on cherche à produire. Il convient de faire sortir le jet de fonte brute à introduire dans le combustible par une buse qui présente un orifice de sortie calibré et dont la température est réglable, afin d'éviter les variations de débit de la fonte brute qui sort de la buse, du fait des oscillations de la température et des modifications du diamètre de l'orifice de sortie de la buse qui en résultent. Le débit de la fonte brute qui sort de la buse peut être maintenu constant, dans le cas le plus simple, en prélevant la fonte brute dans un réservoir maintenu à un niveau de remplissage constant, ce niveau constant étant obtenu par régulation du poids du réservoir rempli.Dans ces conditions, les frais relatifs aux organes de régulation peuvent être relativemènt limités, si, conformément à l'invention, plusieurs jets de fonte brute sont prélevés dans le réservoir, chacun d'entre eux étant introduit dans un jet de combustible particulier. Etant donné que pour l'élaboration de l'acier dans un four à réverbère, il est nécessaire d'avoir aussi recours à des composants d'alliage, à des additions de scorification, à des calmants et/ou à des agents de dasulfuration, il paraît opportun à l'exécution du procédé de l'invention, d'introduire aussi ces additifs dans la charge qui se trouve dans le four à reverbère a au moyen d'un jet de combustible, soit sous forme de fusion de façon analogue à la fonte brute, soit à l'état pulvérulent au moyen d'un jet de combustible, afin que ces additifs, qu'ils soient à l'état de fusion ou à l'état pulvérulent (sous forme solide), soient chauffés à une température qui donne lieu à une vitesse de réacticn élevée ou, respectivement, afin que ces additifs soient mis sous la forme finement divisée nécessaire à l'obtention d'une vitesse de réaction élevée.Pour introduire les additifs nécessaires dans le four, il est également possible lorsqu'ils sont à l'état solide, de les mettre en suspension sous forme pulvérulente dans le jet de combustible introduit dans le four et/ou dans les jets'de gaz contenant de l'oxygène, éventuellement introduits dans le jet de combustible, les adadditifs étant ajoutés au combustible et/ou au gaz qui contient de l'oxygène avant leur sortie des buses respectives. L'énergie des jets de combustible provient du débit de la pompe d'alimentation en combustible et, de ce fait, la masse de la matière en fusion (fonte brute ou additifs), qui peut être introduite dans le jet par unité de temps est également limitée car le jet de combustible ne suffirait plus pour pulvériser la matière en fusion en cas d'augmentation excessive de la masse de cette matière introduite. Etant donné que les additifs en fusion ont un poids spécifique inférieur à celui de la fonte brute en fusion, ils peuvent donc être introduits dans le jet de combustible en un jet dont la section transversale est plus grande que celle de la fonte brute en fusion. Conformément à l'invention, on peut donc procéder en introduisant les additifs en fusion dans le jet de combustible en un jet dont la section est plus grande que celle de la fonte brute en fusion, la largeur de la section du jet, mesurée perpendiculairement à la direction du jet de combustible ne dépassant toutefois pas la largeur de ce dernier (s'agissant du jet de fonte brute, sa largeur ne doit pas non plus dépasser celle du jet de combustible). En conséquence, il est possible, conformément à l'invention, de donner aux sections transversales des jets des additifs en fusion et de la fonte brute une valeur inversement proportionnelle au poids spécifique du jet de la matière en question. Dans ces conditions, les jets de la matière en fusion peuvent présenter un profil transversal oblong, la grande dimension de la section du jet de fonte brute étant orientée perpendiculairement à la direction du jet de combustible et la grande dimension de la section du jet des additifs en fusion étant orientée dans la direction du jet de combustible.En particulier, il semble avantageux que la direction de la fonte brute pulvérisée au moyen d'un jet de combustible soit orientée, par rapport à celle des additifs en fusion pulvérisés au moyen d'un autre jet de combustible, de sorte que les deux jets pulvérisés s'interpénètrent. Àu total, il est donc possible de tirer entièrement parti de l'effet de pulvérisation et de la teneur en chaleur du jet de combustible et, en fonction du traitement voulu, de limiter à des intervalles de temps plus courts l'introduction des additifs en fusion ou des additifs pulvérulents. Un dispositif particulièrement approprié pour l'exécution du procédé de l'invention est caractérisé, conformément à l'invention, par un ensemble buse formant jet en auge, raccordé à une conduite de combustible et par une buse reliée à un réservoir qui contient de la fonte brute ou un additif en fusion, les axes de ces buses se trouvant dans un plan vertical commun et se coupant au niveau des jets formés, le plan commun constituant le plan de symétrie du profil en auge du jet de combustible et le côté ouvert du profil en auge du jet de combustible étant dirigé vers le jet de fonte brute. Un tel dispositif peut être modifié de la manière suivante, notamment pour la formation -de jets de combustible à vitesse extrêmement élevée : l'ensemble buse comporte une buse, et notamment unebuse Laval, dont l'axe converge selon un petit angle, de 20 à 50 par exemple et notamment de 40, vers un profilé monté à la suite de cette buse Laval, profilé dont la section transversale dans un plan perpendiculaire à l'axe de la buse raval correspond à la section d'une auge.Dans ces conditions, il convient que l'ensemble buse qui donne naissance au jet de combustible soit monté à l'extrémitélibre d'une lance déplaçable en direction longitudinale, cette lance étant montée de façon à pouvoir basculer dans un plan vertical et/ou être déplacée en direction horizontale perpendiculairement à son axe longitudinal et étant de préférence équipée d'un système de refroidissement interne. De cette manière, il est possible d'introduire la fontebrute, pulvérisée et fortement chauffée, à l'endroit voulu de la sole du four et de centrer, par rapport au jet de combustible le point d'impact du jet de fonte brute sur celui-ci.En cas d'utilisation d'un ensemble buse qui comporte une buse munie d'un orifice de sortie présentant la forme de la section transversale d'une auge, il convient que le calibre de l'orifice de sortie de la buse augmente progressivement à partir des extrémités des ailes vers le dos du profil et soit compris, au niveau du dos, entre le triple et l'octuple du calibre à l'extrémité des ailes, car l'impulsion du combustible qui passe par le- point d'impact du jet de fonte brute est alors relativement intense en comparaison de l'impulsion de l'ensemble du jet de combustible et le débit de combustible, nécessaire à la pulvérisation de la fonte brute, peut être maintenu å une faible valeur. En cas d'utilisation d'une buse Laval avec un profilé monté à la suite, une telle forme de la section transversale du jet de combustible est réalisée en général automatiquement. Conformément à l'invention, il convient de monter la buse de projection de la matière en fusion à pulvériser (fonte brute ou additifs) au fond d'un réservoir dont le niveau est réglable, par exemple par régulation de son poids, afin de maintenir constante la quantité de matière en fusion qui s'écoule du réservoir. Dans ces conditions, il convient d'utiliser une buse calibrée pour la projection de la matière en fusion à pulvériser cette buse étant de préférence constituée par une pièce rapportée interchangeable, par exemple en magnésie ou en corindon fritté.Pour pouvoir régler à volonté la position du point d'impact du jet de fonte brute ou du jet d'additif en fusion sur le jet de combustible, ainsi que l'angle d'incidence entre le jet de combustible et le jet de fonte brute ou le jet d'additif en fusion, il convient que l'angle de l'axe de la buse de sortie de la matière en fusion à pulvériser soit réglable par rapport à la verticale, par exemple dans une gamme de reglage pouvant atteindre 600 d'une position extrême à l'autre. Dans ces conditions, la position relative de l'axe de la buse de sortie de la matière en fusion à pulvériser peut être modifiée simplement par rapport à la verticale par pivotement du réservoir. Pour être assuré que l'impulsion ou énergie cinétique du ået de combustible aura une valeur constante à tout moment, c'est-à-dire qu'il n' apparaîtra aucune variation, même brève, de l'impulsion dans le jet de combustible continu par lui-même, on peut intercaler un accumulateur dans la conduite qui va du dispositif de refoulement, par exemple une pompe à engrenages ou un compresseur, à l'ensemble buse qui produit le jet de combustible en forme d'-auge, cet accumulateur contenant, avec le combustible liquide refoulé à travers cette conduite, un coussin de gaz, constitué en particulier par unevessie en un matériau présentant l'élasticité du caoutchouc, tendue initialement avec un gaz sous pression.De la sorte, il est possible d'amortir complètement les impulsions d'entraînement produites par le dispositif de refoulement, par exemple les impulsions d'entraînement engendrées par les différentes dents de la pompe à engrenages. Etant donné, comme on l'a mentionné, que le jet de fonte brute ou le jet de matière en fusion introduit dans le jet de combustible ne doit pas être perturbé par le gaz contenant de l'oxygène qui est introduit au besoin par des buses dans le jet de combustible, il convient, conformément à l'invention, que la buse destinée à produire le jet de combustible en forme d'auge soit entourée par des buses d'alimentation en oxygène ou en un gaz contenant de l'oxygène, en laissant libre une zone pour l'introduction de la matière en fusion. Ces buses d'alimentation en oxygène ou en un gaz contenant de l'oxygène peuvent être connectées alternativement àdifférentes sources délivrant des gaz ayant différentes teneurs en oxygène, afin de pouvoir régler à volonté, de manière simple, la quantité d'oxygène offerte.Dans ces conditions, il est opportun de disposer les buses par paires coaxiales et de raccorder la buse interne de chaque paire de buses coaxiales à une chambre de distribution et la buse externe d'une paire de buses coaxiales à une autre chambre de distribution, afin que l'on dispose de la possibilité d'envoyer un gaz plus riche en oxygène dans l'une de ces chambres et un gaz moins riche en oxygène dans 1' autre chambre de distribut ion. Un dispositif selon l'invention convient non seulement pour l'exécution du procédé de l'invention pour l'élaboration d'acier à partir de fonte brute en fusion, de riblons et au besoin de minerai, dans un four à reverbère, mais il peut être utilisé très généralement pour la pulvérisation de matières en fusion. Le procédé et le dispositif de l'invention sont présent tés plus en détail ci-après, en référence aux dessins. lia figure 1 des dessins est une coupe longitudinale schématique de la moitié d'un four Siemens-Martin, avec un dispositif selon l'invention situé dans la région de son mur de culasse. La figure 2 est une vue frontale schématique d'une forme d'exécution ~d'un ensemble buse selon l'invention. La figure 3 illustre schématiquement la réunion du jet de combustible et du jet de fonte brute (ou d'un jet de matière en fusion). La figure 4 illustre schématiquement les phénomènes qui se produisent au niveau du point d'impact du jet de matière en fusion sur le jet de combustible, en une coupe passant par la ligne 4-4 de la figure 3. Les figures 5 et 6 représentent une forme d'exécution modifiée d'un ensemble buse selon l'invention, comportant une buse Laval. La figure 7 illustre différentes possibilités en ce qui concerne le profil transversal du jet de combustible en forme d'auge. La figure 8 illustre différentes possibilités en ce qui concerne le profil transversal du jet de matière en fusion. La figure 9 représente l'extrémité libre d'une lance d'un dispositif selon l'invention. La figure 10 semblable à la figure 1, illustre une autre possibilité de montage d'un dispositif selon l'invention dans la région du mur de culasse d'un four Siemens-Martin. La figure 1 reproduit schématiquement la moitié d'une coupe longitudinale d'un four Siemens-biartin 1, avec un dispositif selon l'invention, situé dans la région du-mur de culasse 3 de ce four. A travers une ouverture 2 pratiquée dans le mur de culasse 3 du four Siemens-lartin, une lance 4, qui est dépla çable sur un support 5 en direction longitudinale et qui est munie d'une buse de combustible 6 à son extrémité libre, pénètre dans le laboratoire et est dirigée, avec un certain angle d'inclinaison, vers la charge 7 qui se trouve sur la sole du four Siemens-isartin. Par une conduite 8, la lance 4 est alimentée en mazout qui est prélevé dans un réservoir 10 et refoulé dans la direction de la lance au moyen d'une pompe à haute pression 9. Dana la conduite de mazout 8 est intercalé un dispositif dit accumulateur à Vessie 11, à l'intérieur duquel un coussin de gaz 12 amortit les variations de pression qui interviennent dans la canalisation de mazout entre la pompe 9 et la buse 6. La lance 4 est munie d'un système de refroidissement interne, par exemple d'une chemise d'eau, laquelle est alimentée par la conduite 13 en eau de refroidissement qui s'écoule finalement de la lance par la conduite 14. A l'extrémité de la lance 4 sont disposées, outre la buse 6 pour la projection du jet de combustible, des buses pour l'échappement d'un gaz contenant de l'oxygène, ces buses étant alimentées en gaz par des conduites 15 et 16 et des soupapes de réglage 17, 18 intercalées dans ces conduites.La lance peut être alimentée en oxygène pur par l'une de ces con duites, par exemple la conduite 15, et en air par l'autre de ces conduites, de sorte que par un réglage approprié du rapport quantitatif des débits de gaz refoulés, il soit possible de choisir de façon simple la quantité de l'oxygène refoulé par unité de temps et, malgré cela, de maintenir constante la quantité totale de gaz refoulé. Dans le jet de combustible S qui sort de la buses de la lance 4, un jet de fonte brute S' est introduit afin de pulvérise la fonte brute qui est alors réchauffée rapidement, sous la forme de fines gouttelettes, à une température voisine de celle de la flamme produite par le'jet de combustible. Le jet de fonte brute S' sort d'une buse calibrée 24, disposée au fond d'un réservoir d'entrée 20, la fonte brute parvenant dans le réservoir 20 en empruntant une rigole 21. Le jet de fonte brute S' pénètre dans le four par un orifice 2' prévu dans la maçonnerie du four. Àu niveau du point d'impact F du jet de fonte brute S' sur le jet de combustible S, des gouttes sont détachées du jet de fonte brute S', du fait que le combustible sort à une vitesse plus élevée, gouttes qui sont successivement subdivisées en gouttelettes de plus en plus petites et qui peuvent être chauffées pratiquement instantanément, dans la zone des flammes du four, à une température sensiblement égale à celle qui règne à ce niveau. L'orifice de sortie 22 formée dans la buse 6 présente de préférence la forme de la coupe transversale d'une auge comme on peut le voir sur la figure 2. Dans le corps de buse 6, mais aussi dans un corps de buse indépendant qui entoure le corps de buse 6, il peut être formé des orifices 23 de sortie de gaz qui peuvent être raccordés alternativement, selon une loi quelconque, aux conduites d'arrivée de gaz 15, 16. Lors de la pénétration du jet de fonte brute S' dans le jet de combustible S en forme d'auge, des goutres T sont détachées, comme le montre la figure 3, au niveau du point d'impact F du jet de fonte brute S' sur le jet de combustible S, gouttes qui sont subdivisées de plus en plus au cours de leur transport par le jet de combustible S, de sorte que finalement la fonte brute est finement pulvérisée.La buse de sortie 24 pour la fonte brute liquide, au fond du réservoir d'entrée 20, a un diamètre calibré et est de préférence maintenue à une température constante, afin d'exclure dans toute la mesure du possible les phénomènes qui peuvent se produire à ce niveau et exercer une influence nuisible sur le débit de la fonte brute qui s'écoule. Par régulation du poids du réservoir d'entrée 20 empli de fonte brute, au moyen de l'appareil 25 de mesure de pression représenté schématiquement, lequel commande par exemple la fermeture du bouchon d'une rigole alimentant le réservoir d'entrée 20 en fonté brute, le niveau de remplissage de ce réservoir 20 et, par suite, le débit de fonte brute à la sortie de ce réservoir peuvent être maintenus constants.De préférence, les buses 23 de sortie de gaz sont disposées, par rapport à l'orifice de sortie 22 du jet de combustible, à une distance telle que les jets de gaz S" ne se réunissent au jet de combustible S qu'en un point situé en aval du point d'impact F, afin de perturber aussi peu que possible le processus qui se déroule au point d'impact B. Des observations faites à l'occasion de l'exécution pratique du procédé de l'invention, ont abouti à cette conclusion qu'avec un jet de combustible en forme d'auge, dans le sens de la représentation schématique de la figure 4, le jet de fonte brute S' est subdivisé en jets de jaillissement en frappant le jet de combustible S, ctest-à-dire au point d'impact F, de même que sur une surface de rebondissement, ces jets de jaillissement frappant les ailes du jet de combustible qui présente une forme d'auge en section transversale et ils sont entraînées par le jet de combustible au niveau des points d'impact, si bien que l'on évite en toute sé curité qu'une certaine partie du jet de fonte brute ne soit pas entraînée par le jet de combustible S. A la place de la buse représentée sur la figure 2, et comportant un orifice de sortie 22 à section transversale en auge pour le jet de combustible, on peut utiliser une buse Laval 26, selon ce qui est illustré par les figures 5 et 6, son axe 27 étant dirigé selon un petit angle o( , de 40 par exemple, vers la génératrice 28 d'un profilé 29 dont la section transversale correspond à celle d'une auge et détermine la forme de la section transversale du jet de combustible en auge. Par rapport à un dispositif selon la figure 2, le système des figures 5 et 6 offre l'avantage d'être plus facile à fabriquer et à être maintenu en bon état. L'angle $ de lraxe 27 de la buse Laval 26 sur la génératrice du profilé 29 peut être fixé à volonté. Il convient de pouvoir régler la hauteur de chute x (fig.3) du jet de fonte brute S', ainsi que la distance y entre le point d'impact F et l'orifice de sortie 22 du jet de combustible. À cette fin, le réservoir d'entrée 20 peut être monté de sorte qu'il-puisse être réglé en hauteur et/ou déplacé latéralement et/ou la lance 4 (fig.1) peut être pivotante dans un plan vertical et/ou déplaçable dans sa direction longitudinale. be cette manière, il est possible à tout moment de régler des conditions optimales pour le processus de pulvérisation.Aux mêmes fins il est souhaitable de pouvoir régler exactement la position du point d'impact F du jet de fonte brute S' sur le jet de combustible S et cela est effectué opportunément par le fait que le réservoir d'entrée 20 et/ou la lance sont montés de façon à pouvoir être déplacés horizontalement dans une direction approximativement perpendiculaire au jet de combustible S et/ou la lance 4 peut pivoter autour d'un axe approximativement vertical La figure 7 illustre des formes possibles de la section; transversale du jet de combustible S en forme d'auge, tandis que la figure 8 représente des formes possibles de coupe transversale du jet de fonte brute S' ou du jet S'de la matière en fusion.Sur la figure 7, la position relative du jet S' par rapport au jet de combustible S est indiquée par la flèche s' et, sur la figure 8, la position relative du jet de combustible S par rapport au jet S' de la matière en fusion est signalée par la flèche s. La largeur d du jet S' de la matière enfusion, mesurée dans la direction perpendiculaire au jet de combustible ne doit pas dépasser la largeur D du jet de combustible et, de préférence, elle sera un peu plus petite que la largeur D du jet de combustible. Dans un mode de réalisation approprié, le jet S' de la matière en fusion peut pénétrer sous la forme d'un jet en auge dans le jet de combustible S et, dans ce cas, le côté concave de la section du jet S' de la matière en fusion est dirigé vers le jet de combustible S.Au cas où des jets de combustible S relativement larges sont produits, la forme et la position d'une section telle que reproduite sur la figure 8e ou 8g conviennent pour le jet de fonte brute S', tandis qu'il sera avantageux de choisir la forme et la position de la section reproduite sur la figure 8f ou la figure 8h lorsqu'il s'agit, d'additifs en fusion à bas poids spécifique. Par un choix appro- prié de la forme du jet S' de la matière en fusion et de la position de cette section par rapport au jet de combustible, on peut tirer le meilleur profit de l'impulsion inhérente au jet de combustible S pour la pulvérisation d'une. quantité prédéterminée de matière en fusion. Dans la forme d'exécution d'une lance illustrée par la figure q, l'orifice de sortie 22 de la buse pour la production du jet dè combustible en forme d'auge est entouré par une couronne de buses 30 pour l!introduction d'un gaz contenant de l'oxygène, chacune de ces buses 30 étant constituée par deux buses 31 et 32 disposées coaxialement l'une par rapport à l'autre les buses internes 32 sont raccordées à une chambre annulaire de distribution 33 et les buses 31 qui entourent coaxialementles buses internes 32 sont raccordées à une autre chambre annulaire 34. La chambre de distribution 33 est alimentée en un gaz contenant de l'oxygène par une conduite 35, tandis que la chambre de distribution 34 reçoit, par une conduite 36, un gaz contenant de l'oxygène, mais ayant une autre composition.Il va de soi que, dans l'exemple d'exécution représenté, la couronne de buses 30 disposées coaxialement présente une solution de continuité à l'endroit où le jet S' de matière en fusion pourrait êtreSpertur- bé par le jet de gaz contenant de l'oxygène. Au lieu que la lance 4 pénètre largement dans la zone de flammes du four, comme le montre la figure 1, ce qui implique une grande-hauteur de chute du jet de fonte brute S', il est possible d'adopter la disposition représentée sur la figure 10, dans laquelle un système appelé tête de chauffage et de pulvérisation, qui comprend l'ensemble buse pour la production du jet de combustible et la buse qui forme le jet de fonte-brute, est disposé en une structure compacte, par exemple sous la forme d'un élément structurel, devant l'orifice 2 formé dans le mur de culasse 3 du four-Siemens-Eartin et aboutissant à la zone de flammes de-ce four.Cette disposition, qui correspond dans l'es sentiez à celle de la figure 1, est avantageuse:par le fait qu'il est ainsi possible de donner une faible valeur à la-hauteur de chute du jet de fonte brute, ce qui réduit notablement la quantité de combustible nécessaire pour la pulvérisation de la fonte brute.Les autres éléments du dispositif représenté sur-la figure 10 sont identiques à ceux qui ont été reproduits sur la figure 1 et ils comportent les mêmes numéros de référence. ou- tefois, dans la forme d'exécution représentée sur la figure 10 il est prévu en outre une rigole collectrice 37 dans la zone sous-jacente au point d'impact du jet de matière en fusion sur le jet de combustible, afin de diriger vers la zone de flammes du four Siemens-Martin la fonte brute non pulvérisée, dans le cas d'un incident de fonctionnement. kmnx mêmes fins, un espace mort dans la région du mur de culasse 3 du four Siemens-Martin est comblé au moyen d'une pièce de remplissage 38.dans la zone située au-dessous du jet de pulvérisation, les puits d'adduction d'air 39 n'étant toutefois pas masqués par cette pièce de remplissage 38. -:- REVENDICAlIONS -: 1 - Procédé de fabrication de l'acier à partir de fonte brute en fusion, de riblons et, au besoin, de minerai dans un four à reverbère, par exemple un four à sole et en particulier.un four Siemens-Martin, procédé selon lequelune partie au moins.des riblons nécessaires à la charge du four est préchauffée dans celui-ci, de préférence à 10000C environ, puis le bain est mis à plat avec adduction de fonte brute et, si nécessaire, d'autres riblons et/ou de minerai, et avec réchauffement continu dans des conditions d'affinage, caractérisé par le fait qu'à partir d'un point au moins, de la fonte brute liquide est pulvérisée sur la charge qui se trouve dans le four (riblons-et/ou fusion) au moyen d'un jet de combustible introduit dans le four, la fonte liquide brute parvenant sous la forme d'un jet dans le jet de combustible ou dans une flamme qui résulte du jet de combustible. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'oxygène nécessaire pour une combustion au moins partielle du combustible, par exemple sous forme d'air éventuellement pré-chauffé, d'air enrichi d'oxygène ou d'oxygène pur, est introduit dans le jet de combustible par une buse au moins 3 - Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé par le fait que l'oxygène est introduit dans le jet de combustible en un point au moins, situé en aval du point d'impact du jet de fonte brute sur le jet de combustible. 4 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que l'oxygène est introduit dans le jet de combustible selon un angle compris entre 0 et 3oo. 5 - Procédé selon l'une quelconque des revendications à à 4, caractérisé par le fait que l'oxygène est introduit dans le combustible dans une proportion supérieure de 30só au maximum à la quantité stoechiométrique. 6 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que l'oxygène est introduit dans le combustible dans une. proportion qui dépasse la quantité stoechiométrique, avantageusement de 30/o au maximum, de sorte que l'oxygène nécessaire pour la combustion complète du combustible soit injecté dans la zone de flammes du four. 7 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que lejet de fonte brute est amené à s'écouler selon une parabole et que le jet de combustible est projeté dans une direction tangentielle au jet de fonte brute. 8 8 - Procédé selon l'une quelconque des revendica- tions 1 à 7, caractérisé par le fait que le jet de combustible et le jet de fonte brute sont dirigés de manière à former entre eux un angle de 0 à 120. 9 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé par le fait qu'en fonction des quantités de combustible et de fonte brute délivrées par unité de temps et pour un angle de 0 à 900 entre le jet de fonte brute et le jet de combustible, le rapport entre l'énergie cinétique de la partie du jet de combustible qui contient le point d'impact du jet de fonte brute et la composante de l'énergie cinétique du jet de fonte brute dans la direction perpendiculaire au jet de combustible est réglé au moins à 1,0/1, de préférence'entre 2/1 et 30/1, la vitesse de sortie d'un combustible liquide à partir de la buse étant opportunément comprise entre 30 et 250 m/s. 10 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé par le fait que le jet de fonte brute est introduit en chute libre dans le jet de combustible qui sort d'une buse en formant un angle de -300 à +300 par rapport à l'horizontale. 11 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé par le fait que la hauteur de chute de la fonte brute, mesurée entre l'extrémité de sortie de sa buse et le point d'impact du jet de fonte brute sur le jet de combustible, est réglée à un maximum de 2300 mm. 12 - Procédé- selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé par le fait que le jet de combustible est produit sous une forme d'auge et que le jet de fonte brute est introduit dans le jet de combustible par le côté ouvert de la section en forme d'auge, de préférence dans le plan de symétrie de cette section. 13 - Procédé selon la revendicatio; 12, caractérisé par le fait que le jet de fonte brute est introduit dans un jet de combustible ayant une section profilée en U ou en V. 14 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé par le fait que la hauteur de remplissage du réservoir à partir duquel le jet de fonte brute s'écoule est maintenue constante, par exemple par régulation du poids du réservoir rempli. t 15 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 14, caractérisé par le fait que l,e réservoir alimente plusieurs jets de fonte brute, dont chacun est introduit dans un jet de combustible particulier. 1 6- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 15, caractérisé par le fait que des additions en fusion, par exemple des agents de scorification, des composants d'alliage, des agents de désulfuration ou des calmants, sont introduites additionnellement dans le four de manière analogue au moyen d'un jet de combustible ou par le fait que des additions solides sont introduites à l'état pulvérulent dans un jet de combustible, ces additions pouvant être introduites dans le même jet de combustible que celui qui reçoit également le jet de fonte brute. 17 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 16, caractérisé par le fait que des additions solides sont mises en suspension, sous forme pulvérulente, dans le jet de combustible introduit dans le four et/ou dans les jets de gaz contenant de l'oxygène, éventuellement introduites dans le jet de combustible. 18 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 17, caractérisé par le fait que, dans la région du point d'impact du-jet de fonte brute ou du jet d'additions en fusion sur le jet de combustible, la largeur de la section transversale du jet de fonte brute ou du jet d'additions en fusion, mesurée perpendiculairement à la direction du jet de combustible, ne dépasse pas la largeur de ce dernier. 19 - Procédé -selon l'une, quelconque des revendication 1 à 18, caractérisé par le fait que les additions en fusion sont introduites dans le jet de combustible sous la forme d'un jet dont la section transversale est supérieure à celle de la fonte brute en fusion. 20 - Procédé selon la revendication 19, caractérisé par le fait que la section transversale du jet de l'addition en fusion et de la fonte brute est inversement proportionnelle au poids spécifique du jet de la matière en question. 21 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 17 à 20, caractérisé par le fait que les jets des natières en fusion présentent une forme allongée en coupe transversa le : dans le cas d'un jet de fonte brute, la plus grande dimension devra section transversale de celui-ci est perpendiculaire à'la direction du jet de combustible et, dans le cas d'un jet d'additions en fusion, la plus grande dimension de la section transversale de celui-ci est orientée dans la direction du jet de combustible. 22 - Procédé selon l'une quelconque des revendica tions 1 à 21, caractérisé par le fait que la fonte brute pulvérisée au moyen d'un jet de combustible est dirigée vers les additions en fusion ou les additions en poudre pulvérisées au moyen d'un autre jet de combustible, de sorte que les deux jets de pulvérisation s'interpénètrent. 23 - Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 22, caractérisé par un ensemble buse formant un jet en auge et raccordé à une conduite de combustible, et par une buse raccordée à un réservoir qui contient de la fonte brute ou une addition en fusion, les axes de l'ensemble buse et de la buse étant situés dans un plan vertical commun et se coupant au niveau des jets formés par ces buses, le plan commun constituant le plan de symétrie du profil en auge du jet de combustible et le côté ouvert du prpfil en auge du cet de combustible étant dirigé vers le jet de fonte brute. 24 - Dispositif selon la revendication 23, carac 'térisé par le fait que l'ensemble buse formant le jet de combustible est situé à l'extrémité libre d'une lance déplaçable en direction longitudinale, cette lance étant de préférence montée de sorte qu'elle puisse pivoter dans un plan vertical et/ou qu'elle soit déplaçable en direction horizontale, perpendicu lairement à sa direction longitudinale, et étant avantageusement munie d'un système de refroidissement interne. 25 - Dispositif selon la revendication 23 ou 24 caractérisé par le fait que la buse de sortie de la matière en fusion à pulvériser est montée au fond d'un réservoir dont le niveau de remplissage est réglable, par exemple par régulation du poids de ce réservoir. 26 -. Dispositif selon la revendication 25, caractérisé par le fait que le réservoir est monté de façon à pouvoir être réglé enauteur. 27 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 23 à 26, caractérisé par le fait que la section trans versale-de l'orifice de sortie de l'ensemble buse qui produit le jet de combustible en auge est en forme d'U ou de V. 28 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 23à 27, caractérisé par le fait que l'ensemble buse comporte une buse dont l'orifice de sortie présente la forme de la section transversale d'une auge, le calibre de l'orifice de sortie de la buse augmentant progressivement à partir des extrémités des ailes vers le dos du profil, le calibre mesurant, au niveau du dos du profil, entre le triple et l'octuple du calibre à l'extrémité des ailes. 29 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 23 à 28, caractérisé par le fait qu'un accumulateur est intercalé dans la conduite qui s'étend du dispositif de refoulement, par exemple une pompe à engrenages ou un compresseur, à l'ensemble buse produisant le jet de combustible en forme d'auge, et par le fait que, dans le cas où un combustible liquide est mis en circulation le long de cette conduite, il est prévu dans cet accumulateur un coussin de gaz notamment sous la forme d'une vessie en une matière présentant l'élasticité du caoutchouc, tendue initialement par un gaz sous pression. 30 - Dispositif selon l'une quelconque des -revendications 23 à 29, caractérisé par le fait que la buse de sortie, de la matière en fusion à pulvériser est calibrée et est avantageusement formée par une pièce rapportée interchangeable, par exemple en magnésie ou en corindon fritté. 31 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 23 à 30, caractérisé par le fait que l'angle de l'axe de la buse de sortie de la matière en fusion à pulvériser (fonte brute ou additions) par rapport à la verticale est réglable dans les limites d'une plage de 600 de l'une à l'autre des positions extrêmes. 32 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 23 à 31, caractérisé par le fait que la distance entre le point d'intersection de l'axe de l'ensemble buse qui produit le jet de combustible en forme d'auge avec l'axe de la buse de sortie de la matière en fusion à pulvériser et la face frontale de la buse de l'ensemble buse est comprise entre 50 et 500 mm. 33 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 23 à 32 caractérisé par le fait que l'ensemble buse comporte une buse, et notamment une busedont le profil longitudinal est semblable à celui d'une buse Laval, dont l'axe est dirigé selon un petit angle de 2 à 50 par exemple, et notamment de 40 vers un profilé monté à la suite de cette buse Laval, profilé dont la section transversale, dans une direction perpendiculaire à l'axe de la buse Laval, correspond à la section d'une auge. 34 - Dispositif selon la revendication 33, caractérisé par le fait que le profilé est susceptible de pivoter par rapport à l'axe de la buse Laval. 35 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 23 à 34, caractérisé par le fait que la buse pour la production du jet de combustible en forme d'auge est entourée par des buses pour l'injection d'oxygène ou d'un gaz contenant de l'oxygène, un espace étant ménagé pour l'introduction de la matière en fusion. 36 - Dispositif selon la revendication 35, caractérisé par le fait que les buses sont disposées coaxialement par paires, la buse interne d'une paire de buses coaxiales étant raccordée à une chambre de distribution et labuse externe d'une paire de buses coaxiales étant reliée à une autre chambre de distribution. 37 - Dispositif selon la revendication 35 ou 36, caractérisé par le fait que les buses d'injectionde l'oxygène ou du gaz contenant de l'oxygène sont disposées le long d'un cercle concentrique par rapport à l'axe de la buse pour le jet de combustible. 38 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 35 à 37, caractérisé par le fait que les buses d'injection d'oxygène, dont les axes croisent la trajectoire du jet de fonte brute, sont disposées en aval du point d'impact du jet de fonte brute sur le jet de combustible. 39 - Dispositif selon la revendication 27 ou 28, caractérisé par le fait que la hauteur de l'orifice de sortie de la buse est au moins égale à 0,3 fois, et notamment à 0,5 fois la largeur de la buse.