FR 2510611 A2 19830204 FR 8115065 A 19810729 PROCEDE D'EPURATION SELECTIVE DE L'ARSENIC AU COURS DE L'ATTAQUE OXYDANTE PAR UNE LIQUEUR CARBONATEE D'UN t4INERAI URANIFERE EN CONTF=NANT La présente invention, addition au brevet principal 2 462 482, concerne une épuration sélective en matières arsénicales au cours d'un procédé continu d'attaque oxydante d'un minerai uranifère comportant en tant qu'impureté de l'arsenic, par une liqueur aqueuse de recyclage contenant en solution des carbonate et bicarbonate alcalins ainsi que de l'uranium à une concentration proche de la limite de sa solubilité à la température d'attaque, et de récupération de l'uranium précité au sein de la phase solide restant après l'attaque. Depuis longtemps déjà, il est connu de réaliser préférentiellement l'attaque alcaline de minerais uranifères renfermant des carbonates alcalinoterreux tels que carbonate de calcium en quantité élevée, par l'intermédiaire d'une liqueur aqueuse de bicarbonate et de carbonate de sodium, d'autant plus concentrée en ces deux composants que le minerai est plus réfractaire. L'attaque est généralement effectuée en un milieu oxydant obtenu par exemple par insufflation d'oxygène libre dans le milieu réactionnel chaud, afin de permettre l'oxydation de l'uranium et sa solubilisation mais aussi assurer l'oxydation des sulfures d'impuretés, et des matières organiques présentes dans le minerai. Selon la littérature spécialisée, la concentration en réactifs de la liqueur d'attaque est généralement faible, ce qui conduit, dans le cas de l'attaque d'un minerai uranifère réfractaire, à un rendement de solubilisation de l'uranium généralement médiocre. Un moyen connu pour aurnenter le rendement de solubilisation est d'utiliser une liqueur d'attaque ayant des concentrations en réactifs plus élevées. Dans ce cas, la liqueur recueillie après l'attaque dispose encore d'une grande quantité d'ions C03 et HC03 ayant pas réagi, dont la présence est d'autant plus gênante lors de l'extraction ultérieure de l'uranium et lors de l'élimination des impuretés solubilisées dans la liqueur provenant de l'attaque du minerai, que les concentrations en ces ions sont plus élevées, car la liqueur provenant de l'attaque da minerai uranifère est ensuite traitée nar une méthode usuelle en vue d'en extraire l'uranium. Généralement, la liqueur après attaque est traitée au moyen d'une solution d'hydroxyde de sodium pour précipiter l'uranium sous la forme d'uranate de sodium. fais l'homme de l'art sait avec nertinence que la présence d'une quantité importante d'ions C03 et HC03 dans la liqueur provenant de l'attaque, entraîne l'utilisation d'une quantité élevée de Na(rH pour neutraliser les ions HC(13, et provoque une auwnenta- tion importante de la solubilité de l'uranium dans le milieu, ce qui diminue la quantité d'uranate de sodium qui peut être recueillie par précipitation.La liqueur-mère,appauvrie en uranium, mais contenant les impuretés solubilisées au cours de l'attaque, est soumise à un traitement de nurification et de régénération avant d'être recyclée à l'attaque dudit minerai. Un tel traitement a été décrit par la demanderesse dans le brevet fran çais nO 2 404 601 et les additions nO 2 433 482 et 2 433 48n. Ce traitement consiste à traiter la liqueur provenant de l'attaque et annauvrie en uranium, à une température au Dlus égale à l'ébullition, rar la quantité de chaux nécessaire pour transformer en hydroxyde de sodium les carbonates présents, puis à effectuer la séparation d'un précipité composé nour l'essentiel de carbonate de calcium et de sels inorganiques et organiques de calcium, et de la liqueur enrichie en hydroxyde de sodium, à concentrer cette-liqueur jusqu'à la précipitation du sulfate de sodium,etàrécupérer une liqueur riche en hydroxyde de sodium dontune7mrtie estrecy- clée à la orécipitation de l'uranate de sodium et l'autrenartie est car- bonatée par sa mise en contact avec du paz carbonique et recyclée à l'at- taqueduminerai.Sila liqueur d'attaque est concentrée en réactifs, la liqueur après attaque, anpauvrie en uranium, nécessite pour sa purifica- tion et sa rénêgération avant recyclage, la mise en oeuvre de quantités importantes de chaux pour la caustification totale et une consonmation élevée en C02 pour la régénération de la liqueur recyclée. Si la liqueur issue de attaque est destinée à être traitée sur une résine échangeuse d'ions en vue de récupérer l'uranium, la présence de quantités importantes d'ions C03 et FiC03 dans la liqueur pêne fortement, ou peut même rendre impossible la fixation de l'uranium sur la résine. Dès lors, il apparaît dans les procédés décrits dans la littérature spécialisée, une antinomie entre les conditions de solubilisation de l'uranium par la liqueur d'attaque et les conditions de restitution de cet uranium par cette liqueur après attaque. Enfin, la présence dans les liqueurs de matières organiques solubilisées à l'attaque, provoque là formation de complexes uranifères dont certains ne sont pas solubles lors du lavage de la fraction solide stérile et qui, de ce fait, sont entraînés avec cette fraction en diminuant le rendement de récupération de l'uranium. En raison de tous ces inconvénients, la demanderesse, dans son brevet principal nO 2 462 482, a décrit un procédé d'attaque en continu de minerai uranifère sous une forme divisée, en présence d'un oxydant dans le milieu réactionnel, au moyen d'une liqueur aqueuse de carbonate et bicarbonate alcalins dans les conditions de concentration, de température et de pression provoquant la solubilisation de l'uranium présent dans le minerai, comportant la récupération d'une suspension d'une phase solide dans une phase liquide, la séparation de cette phase solide de la phase liquide qui consiste en ce que a) la liqueur d'attaque est constituée par-la phase liquide contenant en solution des carbonate et bicarbonate alcalins ainsi que de l'uranium à une concentration proche de la limite de sa solubilité à la température d'attaque, séparée de la suspension provenant de l'attaque, réajustée en réactifs d'attaque et recyclée à l'attaque du minerai, b) l'uranium dumineraiestsolubilisé pendant l'attaque qui est effec tuée à une température inférieure à 300 C par la liqueur d'attaque, dans laquelle l'uranium se maintient en état de saturation puis est immédiatement reprécipité dans le milieu d'attaque, c) la suspension recueillie après l'attaque est refroidie à une tempéra ture toujours supérieure à 400C d) la phase solide, séparée de la suspension provenant de l'attaque et constituée par les stériles et de l'uranium précipité, est traitée au moyen d'une liqueur aqueuse pour, d'une part, récupérer la liqueur d'imprégnation provenant de l'attaque et, d'autre part, redissoudre l'uranium précipité, e) la suspension résultant de la redissolution de l'uranium est soumise à une séparation en une fraction solide qui, après lavage, est cons tituée par les stériles et une liqueur uranifère valorisable. Mors que les procédés antérieurs consistaient à solubiliser dans la liqueur d'attaque l'uranium et une partie des impuretés contenues dans le minerai puis, après élimination des stériles, à traiter la liqueur uranifère pour en extraire l'uranium, le procédé décrit dans le brevet principal se révèle être à l'opposé de la technique antérieure, puisqu'il consiste à solubiliser puis à précipiter dans le milieu d'attaque l'uranium, à le sortir du milieu d'attaque avec les stériles sous la forme d'une phase solide, puis à séparer l'uranium des stériles par sa redissolution dans une liqueur aqueuse appropriée. Mains, il arrive que les minerais uranifères contiennent, comme impureté particulièrement gênante, de l'arsenic, dont la fraction la plus importante est solubilisée lors de l'attaque sous la forme d'arséniate alca lin, tandis que l'autre fraction, se présentant sous une forme arsénicale réfractaire, est insensible à l'attaque et est éliminée avec les stériles. Dès lors, et selon le procédé d'attaque décrit dans le brevet principal 2 46-2 482, l'absence de tout traitement d'élimination de l'arsenic solubilisé pendant l'attaque du minerai, entraîne des inconvénients majeurs préjudiciables à la qualité des produits obtenus. En effet, la suspension résultant de l'attaque, soumise à une opération de séparation, assure la récupération des phases solide et liquide. La phase liquide, qui contient en solution des carbonate et bicarbonate alcalins, de l'uranium à une concentration proche de la limite de sa solubilité à la température de l'attaque et, enfin, de l'arsenic solubilisé lors de l'attaque, constitue la liqueur d'attaque du minerai qui, dans ce procédé cont-inu, s'enrichit de plus en plus en arsenic et rend difficile l'obtention d'un précipité uranifère de pureté suffisante. La phase solide, formée par les stériles et l'uranium précipité, est imprégnée d'une liqueur de plus en plus concentrée en arsenic qu'il devient difficile d'éliminer par un lavage classique. Ladite phase solide, traitée au moyen d'une liqueur aqueuse pour récupérer la liqueur d'im- prégnation et redissoudre l'uranium précipité, conduit à l'obtention d'une liqueur uranifère de production impure qui n'est plus susceptible dans cet état, de fournir ultérieurement un précipité uranifère de pureté acceptable. Divers procédés de traitement connus de l'homme de l'art ont été suggérés pour résoudre le problème, né de la présence de l'arsenic dans les liqueurs uranifères de production. C'est ainsi qu'a été envisagée la caustification de la liqueur recyclée à l'attaque. Mais, un tel procédé conduit non seulement à l'élimination de l'arsenic sous la forme d'arséniate de calcium, mais encore à celle de carbonates présents. lès lors, et après un tel traitement, la liqueur recyclée à l'attaque est impropre à une telle opération si elle n'est pas préalablement restaurée dans ses teneurs en carbonate et bicarbonate alcalins. En outre, l'application d'un tel procédé à l'élimination de l'arsenic de solutions contenant également des carbonate et bicarbonate alcalins, ne permet pas d'extraire d'une manière sélective ledit arsenic et laisse l'utilisateur en face d'inconvénients majeurs tels que d'aboutir à un précipité contenant en mélange des carbonate et arséniate de calcium. Dès lors, l'arséniate de calcium, présent dans l'effluent solide, peut être, malgré sa faible solubilité, un élément polluant pour l'environnement et nécessiter des précautions particulières et coûteuses pour son stockage du fait qu'il est en mélange avec les autres sels éliminés. Il apparaît donc souhaitable et intéressant d'extraire sélectivement l'arsenic sous une forme permettant ou bien sa valorisation, ou bien unstockage aisé et non polluant. C'est pourquoi, poursuivant ses recherches en ce domaine, la demanderesse a maintenant trouvé qu'il était possible de réaliser l'extraction de l'arsenic suivant un procédé nouveau qui évite les inconvénients précités. Lé procédé, selon l'invention, d'extraction de l'arsenic solubilisé lors de l'attaque de minerai uranifère en contenant, selon un procédé continu d'attaque oxydante à chaud consistant à attaquer ledit minerai uranifère sous une forme divisée en présence d'un oxydant dans le milieu réactionnel au moyen d'une liqueur aqueuse constituée par une solution de recyclage contenant des carbonate et bicarbonate alcalins ainsi que de l'uranium en quantité proche de sa limite de solubilité, dans les conditions de concentration, de température et de pression provoquant la solubilisation de l'uranium présent dans le minerai et sa reprécipitation dans le milieu d'attaque, puis à recueillir une suspension d'une phase solide dans une phase liquide qui, après refroidissement, est soumise à une séparation, à traiter la phase solide séparée au moyen d'une liqueur aqueuse pour redissoudre l'uranium précipité, se caractérise en ce que ledit arsenic solubilisé lors de l'attaque est extrait au moyen d'un composé du magnésium introduit en une quantité au moins égale à la quantité stoechiométrique nécessaire pour provoquer la précipitation de l'arséniate de magnésium. L'introduction d'un composé du magnésium dans le milieu arsénical à traiter provoque la précipitation de l'arséniate de magnésium, qui peut être extrait du milieu par une séparation solide-liquide, la phase solide contenant le précipité d'arséniate de magnésium pouvant ensuite être lavéepar de l'eau ou par une liqueur de recyclage. Le composé de magnésium peut être introduit dans le milieu à traiter en une zone quelconque du procédé décrit dans le brevet principal nO 2 462 482. Ledit composé du magnésium. peut être introduit indifféremment, soit dans la zone d'attaque du minerai uranifère, soit dans la zone de redissolution de l'uranium précipité au moment de l'attaque, soit encore dans la totalité ou dans une partie de la liqueur recyclée à l'attaque après la séparation d'avec la phase solide formée des stériles et de l'uranium précipité, soit enfin dans la totalité ou une partie de la liqueur de production issue de la redissolution de l'uranium, avant ou après que soit effectué son traitement en vue d'en extraire l'uranium. Lorsque le composé du magnésium est introduit dans la zone d'attaque, le précipité d'arséniate de magnésium est extrait du cycle de production par séparation des phases solide et liquide formant la suspension prove- nant de l'attaque. En d'autres termes, la phase solide ainsi séparée est constituée par les stériles, l'uranium précipité lors de l'attaque du minerai et l'arséniate de magnésium. La phase solide, ainsi séparée et imprégnée de la phase liquide résultant de l'attaque du minerai, est alors soumise à une opération de lavage au moyen d'eau ou d'une liqueur de recyclage, puis la liqueur d'im- prégnation ainsi déplacée est renvoyée à l'attaque par exemple. Lorsque le composé du magnésium est introduit dans une zone de traitement autre que celle de l'attaque, le précipité d'arséniate de magné- sium en résultant est recueilli par une séparation de phases solideliquide. La phase solide séparée est, comme précédemment exprimé, soumise à une opération de lavage au moyen d'eau ou d'une liqueur de recyclage afin d'extraire de ce précipité la liqueur d'imprégnation retenue. Le liquide de lavage est ensuite recyclé en un point choisi du cycle de production. Le composé du magnésium peut êtreintroduit dans le milieu à traiter sous la forme d'une solution aqueuse, ou encore sous la forme d'une suspension aqueuse finement dispersée, ou bien encore à l'état pulvérulent, le composé du magnésium pouvant être choisi dans le groupe constitué par les composés tels que la dolomie, la giobertite, les sels de magnésium, les oxydes et hydroxyde de magnésium. La température à laquelle s'effectue le traitement du milieu arsenical par le composé de magnésium est inférieure à 1000C: : elle se situe, de préférence, entre 500C et 970C. La quantité en composé du magnésium généralement utilisé pour la précipitation de l'arsenic est voisine de la quantité stocchiométrique nécessaire pour l'éliminer sous la forme d'arséniate de magnésium. Dans le cas où la quantité en composé du magnésium est supérieure à la quantité stoechiométriqué, l'excès de magnésium est recueilli sous la forme d'un précipité d'hydroxyde et/ou de carbonate basique de magnésium, en même temps que le précipité d'arséniate de magnésium. Le précipité d'arséniate de magnésiurd, généralement séparé du milieu traité, peut être soumis à un lavage qui pernet de recueillir la liqueurmère d'imprégnation, la liqueur recueillie après ce lavage étant réinsérée dans le cycle de production. Comne celà a été exprimé dans le brevet principal, l'attaque oxydante des minerais uranifères s'effectue en présence d'un oxydant. En général, cet oxydant est de l'oxygène insufflé dans le milieu réactionnel, sous forme d'air enrichi en oxygène, ou encore d'oxygène seul. La pression partielle d'oxygène dans le réacteur est comprise entre 0,1 et 40 bars, mais, de préférence entre 5 et 15 bars. Mais, le milieu oxydant de l'attaque du minerai uranifère peut être également obtenu par introduction d'un agent oxydant liquide ou solide dans les conditions normales tels que, par exemple, du permanganate de potassium, du bioxyde de sodium ou du persulfate de sodium. La liqueur aqueuse d'attaque, qui est une liqueur recyclée, est constituée par la phase liquide provenant de l'attaque du minerai uranifère. L'expérience a montré que, lorsque l'attaque du minerai uranifère est effectuée au moyen d'une liqueur aqueuse contenant des carbonate et bicarbonate alcalins et de l'uranium à une concentration proche de la limite de sa solubilité à la température de l'attaque, l'uranium du minerai est solubilisé puis immédiatement précipité dans le milieu d'attaque sur les boues constituées par les stériles. Les carbonate et bicarbonate alcalins utilisés comme réactifs d'attaque des minerais uranifères sont, en pratique, ceux de sodium, de potassium et d'ammonium. Selon la nature du minerai, la concentration de la liqueur destinée à l'attaque, peut varier dans de larges limites pour chacun des réactifs présents. Ainsi, la concentration en HC03 peut varier entre O et 220 g/l mais, de préférence, entre 15 /1 et 80 g/l, tandis que la concentration en C03 peut varier entre 10 g/l et 90 g/l, mais, de préférence, entre 20 g/l et 60 g/l et que la concentration en ions uranifères peut varier entre 0,5 g/l et 10 g/l et, plus généralement, entre 1 et 5 g/l. Le domaine des températures pratiquées pour l'attaque, a été particulièrement étudié par la demanderesse qui a constaté avec un vif intérêt que, pour une concentration en réactifs d'attaque maintenue constante, la solubilité de l'uranium diminuait dans le milieu d'attaque quand la température d'attaque augmentait. Ainsi, la demanderesse a pu vérifier que l'attaque du minerai uranifère doit s'effectuer à la température la plus élevée possible pour favoriser la cinétique d'attaque, et diminuer la concentration en uranium dans la liqueur d'attaque, c'est-à-dire favoriser la précipitation de l'uranium dans le milieu d'attaque. En pratique, la température d'attaque du minerai uranifère ne dépasse pas 300 C et se situe préférentiellement entre 1200C et 240 C. La durée de l'attaque dépend de la nature du minerai et de la température d'attaque. Elle est généralement comprise entre quelques minutes et 6 heures et peut atteindre 15 heures dans le cas de minerais réfractaires, mêmc si l'attaque est effectuée à température élevée. Selon une disposition particulière, il peut se révéler avantageux, dans le cas de certains minerais, d'introduire dans le milieu réactionnel un catalyseur d'oxydation usuel permettant d'améliorer la cinétique d'attaque. La suspension issue de l'attaque est soumise à un refroidissement pour ramener sa température à une valeur comprise entre 400C et 100 C. Ce re fróidissement peut être effectué par des moyens connus tels que, par exemple, une détente et/ou un échange à contre-courant entre la suspen sion sortant de l'attaque et la suspension entrant à l'attaque. Il doit être réalisé rapidement, de telle manière que l'uranium précipité ne se redissolve pas d'une manière substantielle dans la liqueur d'attaque. Dans le cas où le refroidissement est effectué par détente, il se produit une vaporisation d'une certaine quantité d'eau, dépendant de la température pratiquée à l'attaque. Dans le cas où le refroidissement s'effectue entièrement par un échange thermique direct entre les deux suspensions comme celà a déjà été dit, la vaporisation ne se produit pas. La phase solide, séparée de la suspension provenant de l'attaque du minerai, constituée par les stériles et l'uranium précipité, est imprégnée de la liqueur d'attaque. Pour éliminer cette liqueur d'imprégnation, la phase solide est traitée au moyen d'une liqueur aqueuse pour récupérer la liqueur d' imprégnation provenant de l'attaque, et redissoudre l'uranium précipité. Selon une première variante, la récupération de la liqueur d'imprégna- tion et la redissolution de l'uranium précipité, se font simultanément au moyen de la même liqueur aqueuse. Selon une deuxième variante, on réalise successivement la récupération d'une majeure partie de la liqueur d'imprégnation de la phase solide provenant de l'attaque, et la redissolution de l'uranium précipité ainsi que la mineure partie de ladite liqueur d'imprégnation, au moyen de la même liqueur aqueuse ou de liqueurs aqueuses de compositions dlfférentes. Les liqueurs aqueuses utilisées pour la récupération de la liqueur d'imprégnation et la redissolution de l'uranium précipité, contiennent principalement de O à 15 g/l de oe = de O à 50 g/l de 3H et de O à 10 g/l d'uranium. La redissolution de l'uranium s'effectue généralement à une température comprise entre 400C et 800C. La liqueur d'imprégnation ainsi extraite est alors recyclée à l'attaque tandis que la suspension résultant de la redissolution de l'uranium est soumise à une séparation en une fraction solide qui, après lavage, est constituée par les stériles et une liqueur uranifère valorisable. La liqueur uranifère valorisable peut être recyclée en mineure partie à la redissolution de l'uranium ou à l'attaque, l'autre partie, majeure, étant traitée par un procédé connu d'extraction de l'uranium. L'eau de lavage des stériles, après redissolution de l'uranium, peut constituer une liqueur aqueuse de recyclage renfermant en solution de l'uranium, des ions carbonatés et bicarbonatés, ainsi que des impuretés. Elle peut être partagée en deux fractions, la première servant au lavage de la itsasesolide, la deuxième à la redissolution de l'uranium précipité dans la phase solide. Le procédé selon l'invention peut également comporter un ou plusieurs traitements préalables du minerai avant que s'effectue son attaque pro purement dite selon les conditions précitées. Tout d'abord, il peut se révéler nécessaire que le minerai subisse, non pas un habituel broyage, mais un broyage particulièrement poussé en vue de multiplier les interfaces entre les grains du minerai et la liqueur d'attaque. De même, il peut être avantageux, dans le cas de certains minerais, d'éliminer les matières organiques contenues dans la liqueur après l'attaque du minerai, soit après la séparation de la phase solide contenant les stériles et l'uranium précipité, soit sur la suspension provenant de l'attaque, c'est-à-dire avant la séparation des phases liquide et solide. Dans ce cas, cette élimination s'effectue au moyen d'un aient oxydant, tel que, par exemple, l'ozone, le persulfate de sodium, le permanganate de potassium ou encore par oxydation anodique. Mais, il n'est pas exclu d'éliminer préalablement lesdites matières organiques par une calcination à température contrôlée du minerai avant d'en effectuer 1' attaque. Il peut aussi s'avérer avantageux de réaliser un traitement préalable à l'attaque, d'enrichissement physique du minerai par les techniques connues de l'homme de l'art, telle que, par exemple, par flottation. Enfin, la liqueur uranifère de production est soumise à un procédé de valorisation des ions uranifères par un procédé connu de 1 'homme de l'art tel que précipitation, extraction par solvant, extraction par échange d'ions, etc... tandis que la liqueur appauvrie en uranium peut subir divers traitements, tels que par exemple caustification, épuration en molybdène, en vanadium, épuration en ions sulfate, carbonatation, etc... avant d'être recyclée à l'attaque du minerai. L'invention sera mieux comprise grâce à la description des figures 1 et 2 qui représentent des modes d'application et la figure 3, exemple d'application chiffré. La figure 1 est une représentation schématique du procédé selon l'invention concernant l'attaque d'un minerai uranifère contenant également de l'arsenic et des matières organiques, dont l'épuration sélective en matières arsénicales est pratiquée sur la liqueur de recyclage à l'attaque. La figure 2 est une représentation sçhématique du procédé selon l'invention concernant l'attaque d'un minerai uranifère contenant également de l'arsenic et des matières organiques dont l'épuration sélective en matières arsénicales est pratiquée sur la liqueur de production de l'uranium recyclée à la redissolution. La figure 3 est une représentation schématique du procédé selon l'invention concernant l'attaque d'un minerai uranifère contenant de l'arsenic dont l'épuration sélective en matière arsénicale est pratiquée dans la zone d'attaque du minerai. Selon la figure 1, le minerai uranifère mis sous une forme divisée, et renfermant des matières organiques et arsénicales gênantes, est introduit en (A) avec la liqueur d'attaque Lg en même temps qu'est insufflé de l'oxygène dans le milieu réactionnel. Après refroidissement, la bouillie obtenue après l'attaque, est introduite en (B) où s'effectue la séparation d'un gâteau S1 constitué par le mélange de la fraction stérile et du précipité d'uranium, et de la liqueur aqueuse L1 contenant en solution des carbonate et bicarbonate alcalins, l'uranium et des matières organiques solubilisées lors de l'attaque. Les eaux-mères du gâteau S1 sont déplacées en (C) au moyen d'une liqueur de lavage L11 recyclée. Le mélange L5 des liqueurs L1 et L2 est déplacé en (P) oll s'effectue la précipitation des matières arsénicales au moyen d'un composé du ma- gnésium. La suspension résultant de la précipitation en (P) est alors introduite en (Q) où l'on réalise la séparation d'un gâteau S30 constitue pour l'essentiel par de l'arséniate de magnésium et d'une liqueur L30 recyclée en (H). Les eaux-mères du gâteau S30 sont déplacées en (R) au moyen d'eau introduite et la liqueur L3 en résultant est jointe à la liqueur L30 en formant la liqueur L32, déplacée en (H) où s'effectue le traitement des matières organiques au moyen d'un agent oxydant donnant une liqueur L33 épurée. Le gâteau S2 résultant du lavage en (C) est introduit en (D) où steffec- tue la redissolution du précipité d'uranium dans une liqueur appropriée, formée par le mélange de deux liqueurs recyclées L11) et L6. La liqueur L10 a la même composition que la liqueur L11 récitée Lors- que la redissolution des ions uranifères est achevée, la bouillie résultante est traitée en (E) où se réalise la séparation d'un gâteau S3 et d'une liqueur L3. Le gâteau S3,essentiellemel3tcmstituéyarles stériles, est déplacé en (F) où il subit un lavage par de l'eau, avec recyclage de la liqueur de lavage L4 en (C) et (D) selon les fractions L1() et L11. La liqueur L3, riche en uranium dissous, sous la forme d'un uranyle carbonate alcalin, est partagée en deux fractions inégales, l'une L6 étant recyclée en (D) à la redissolution de l'uranium, l'autre L7, la plus importante, constituant la liqueur de production à partir de laquelle est extrait en (G) l'uranium par un procédé non décrit, tandis que la liqueur résultante L8, appauvrie en uranium et débarrassée des impuretés provenant du minerai uranifère par un procédé connu non décrit, est re cyclée vers (A) pour constituer, en mélange avec la liqueur L33, la liqueur d'attaque Lg. Selon la figure 2, le minerai uranifère, sous une forme divisée, et renfermant des matières organiques et arsénicales gênantes, et la liqueur d'attaque Lg recyclée, sont introduits dans le réacteur (A), en même temps qu'est insufflé de 1 'oxygène dans le milieu réactionnel. La suspension résultant de l'attaque est refroidie en partie par détente avec l'élimination d'une certaine quantité d'eau, puis est introduite en (B) où s'effectue la séparation d'un gâteau S1 constitué par le mélange de la fraction stérile et du précipité d'uranium et d'une liqueur aqueuse L1 contenant en solution des carbonate et bicarbonate alcalins et de l'uranium. Les eaux-mères du gâteau S1 sont déplacées en (C) au moyen d'une liqueur de lavage L11 recyclée. Le mélange des liqueurs L1 et L2 est alors déplacé en (H) où s'effectue le traitement des matières organiques au moyen d'un agent oxydant, donnant une liqueur épurée Lg. Le gâteau S2 résultant, extrait de (C) est introduit en (D) oil s'effectue la redissolution du précipité d'uranium dans une liqueur appropriée, formée par le mélange de deux liqueurs recyclées L10 et L6. La liqueur L10 a la même composition que la liqueur L11 précitée. Lorsque la redissolution des ions uranifères est achevée, la bouillie résultante est traitée en (E) où se réalise la séparation d'un gâteau S3 et d'une liqueur L3. Le gâteau 53 > essentiellement constitué par les stériles, est déplacé en (F) où il subit un lavage par de liteau, avec recyclage de la liqueur de lavage L4 en (C) et (D) selon les fractions L10 et L11. La liqueur L3, riche en uranium dissous, sous la forme d'un uranyle carbonate alcalin, est partagée en deux fractions-inégales, l'une L6, la moins importante en quantité, l'autre L7, la plus importante, constituant la liqueur de production à partir de laquelle est extrait en (G) l'uranium par un procédé non décrit, tandis que la liqueur résultante L8, appauvrie en uranium et débarrassée des impuretés provenant du minerai uranifère par un procédé connu non décrit, est recyclée vers (A) pour constituer, en mélange avec la liqueur L5 débarrassée des matières OArga- niques, la liqueur d'attaque Lg. La liqueur L6 est déplacée en (T) où l'on effectue la précipitation des matières arsénicales au moyen d'un composé du magnésium. La suspens ion résultant de la précipitation en (T) est introduite en (U) où l'on opère la séparation d'un gâteau S33, constitué pour l'essentiel, par de l'arséniate de magnésium et d'une liqueur L33 destinée à être recyclée à la redissolution (D) de l'uranium. Les eaux-mères du gâteau S33 sont déplacées en (V) au moyen d'eau introduite, et la liqueur L34 en résultant est jointe à la liqueur L33 et formant la liqueur L35, qui est introduite en (D) où s'effectue la redissolution de l'uranium. EXEMPLE (illustré par la figure 3). On a traité selon le procédé de l'invention, un minerai uranifère ayant la composition suivante exprimée en pour cent en poids, après séchage Uranium 0,2 % Molybdène 0,12 % SiO2 77,8 t A1203 12,1 % Fe203 2,64 ~% MgO 0,01 t CaO 0,12 t Na2O 0,3 % K20 2,0 t TiO2 0,33 t Arsenic 0,04 t S 0,2 Oû Divers 4,14 % 1.000 kg de ce minerai sec ont été broyés à 160 u puis introduits dans un autoclave (A) avec 1.170,9 kg d'une liqueur aqueuse Lg d'attaque ayant la composition suivante U 7,5 g/l Na2C03 50,9 g/i NaHC03 81,6 g/l Na2S04 117,8 gJl Mo 19,1 g/l As 2,7 g/l Puis, 1,4 kg de sulfate de magnésium ont été introduits dans l'autoclave (A) sous la forme solide. L'autoclave a été chauffé de telle manière que le milieu rédactionnel soit à 2200C tout en injectant de l'oxygène à un débit moyen de 0,7 Sn3/h qui barbotait dans la pulpe. La pression totale régnant dans l'autoclave pendant l'attaque oxydante était de 35 bars. Au bout d'un temps de séjour de 40 minutes à 2200C, (temps écoulé entre le début de l'introduction de l'oxygène et la fin de l'attaque), la bouillie était détendue et refroidie jusqu a 600C avec dégagement de 20 kg d'eau sous forme de vapeur, puis était filtrée en (B) en donnant une phase solide S1 et une phase liquide L1. La liqueur L1 provenant de la séparation (B) représentait une masse de 728,2 kg et sa composition était la suivante U 8,6 g/l Na2C03 39,9 gril NaHC03 85,0 g/l Na2S04 130,0 g/i Mo 20,7 g/l As 2,8 g/l La phase solide S1 constituée par le mélange de la fraction stérile des précipités d'uranyle carbonate de sodium et d'arséniate de magnésium était imprégnée dteaux-mères qui étaient extraites en (C) au moyen de 300 kg d'une liqueur aqueuse de recyclage L11 qui avait la composition suivante U 4,76 g/l Na2C03 10,5 g/I NaHC03 22,4 gJl Na2804 34,3 g/l Mo 5,48 çJl As 0,74 g/l Les eaux-mères d'imprégnation de S1 ainsi entrainées donnaient une liqueur L2 représentant une masse de 300 kg et ayant la composition sui vante U 8,53 g71 Na2C 3 39,6 g/l NaHCO3 83,9 g/l Na2SO4 128,3 g/i Mo 20,4 g/l As 2,7 g/l qui était jointe à L1 en donnant une liqueur L5 qui présentait une masse de 1.028,2 kg. La liqueur L5 était mélangée à la liqueur L8 provenant de (G) en formant la liqueur Lg recyclée à l'attaque (A) du minerai. La phase solide S1, débarrassée des eaux-mères d'imprégnation, donnait un gâteau S2 qui était transvasé en (D) pour y subir la redissolution du précipité d'uranyle carbonate de sodium. Le gâteau S2 qui avait une masse de 1.427,3 kg renfermait en kg U 3,365 kg Na23 7,4 kg NaHCO3 15,7 kg NuaSO4 24,1 kg Mo 3,876 kg Arsenic 0,872 kg H20 d'imprégnation 366,6 kg Stériles 1.005,4 kg Le gâteau S2 était alors traité en (D) par le mélange de deux liqueurs aqueuses L10 et L6. La liqueur L10 possédait une masse de 298,6 kg et avait la même composition que la liqueur L11 ayant servi au déplacement en (C) de la liqueurmère d'imprégnation. La liqueur L6, liqueur de recyclage, présentait une masse de îoe kg et avait la composition suivante en g/l U 6,9 g/l Na2CO3 15,0 g/l NaHC03 32,1 g/l Nua2504 49,3 g/l Mo 7,92 g11 As 1,06 g/l Quand la redissolution de l'uranyle carbonate de sodium était achevée, la bouillie résultante était déplacée en (E) où s'effectuait la séparation d'un gâteau S3 et d'une liqueur aqueuse L3. Le gâteau S3, imprégné de liqueur-mère, était traité en (F) où il subissait un lavage par 521,7 kg d'eau, avec recyclage de la liqueur L4 qui se partageait ensuite en la liqueur L10 de redissolution de l'uranium en (D) et en la liqueur L11 de déplacement de la liqueur d' imprégnation de la phase solide S1 en (C). Le gâteau S4, représentant une masse de 1.346,9 kg imprégnée d'eau, était sorti de (F). Ce gâteau avait une teneur résiduelle en uranium de 68 ppm, contenait 0,362 kg d'arsenic et 350 kg d'eau d'imprégnation, le reste étant la masse des stériles. A la sortie de (E), étaient recueillis 402 kg de la liqueur L3 de redissolution de l'uranyle carbonate de sodium. Cette liqueur L3 était partagée en deux fractions inégales - l'une, la liqueur L6, représentant une masse de 100 kg, était recyclée en (D), comme celà a déjà été dit, - l'autre, la liqueur L7, représentant une masse de 302 kg, constituait la liqueur de production envoyée en (G) et à partir de laquelle était extrait l'uranium par un procédé non décrit, tandis que la liqueur ré sultante L8, débarrassée des impuretés, était recyclée à l'attaque (A) pour constituer avec la liqueur L5, la liqueur d'attaque Lg déjà citée. REVENDICATIONS 10/ - Procédé d'épuration sélective en matières arsénicales, au cours d'un procédé continu d'attaque oxydante à chaud, selon la première revendication du brevet n" 2 462 482, consistant à attaquer un minerai uranifère contenant des matières arsénicales en tant qu'impuretés en présence d'un oxydant dans le milieu réactionnel, au moyen d'une liqueur aqueuse constituée par une solution de recyclage contenant des carbonate et bicarbonate alcalins, ainsi que de l'uranium proche de la limite de sa solubilité, dans les conditions de concentration, de température et de pression provoquant la solubilisation de l'uranium présent dans le minerai et sa reprécipitation dans le milieu d'attaque, puis à recueillir une suspension d'une phase solide dans une phase liquide qui, après refroidissement, est soumise à une séparation, à recycler à l'attaque la phase liquide, à traiter la phase solide séparée au moyen d'une liqueur aqueuse pour redissoudre l'uranium précipité, caractérisé en ce que l'arsenic solubilisé lors de l'attaque est éx- trait au moyen d'un composé du magnésium, introduit en une quantité au moins égale à la quantité stoechiométrique nécessaire pour provoquer la précipitation de l'arséniate de magnésium. 20/ - Procédé d'épuration sélective en matières arsénicales selon la revendication 1, caractérisé en ce que le composé du magnésium est introduit à l'attaque du minerai. 30/ - Procédé d'épuration sélective en matières arsénicales selon la revendication 1, caractérisé en ce que le composé du magnésium est introduit dans la zone de redissolution de l'uranium précipité. 40/ - Procédé d'épuration sélective en matières arsénicales selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on traite tout ou partie de la liqueur recyclée à l'attaque par le composé du magnésium. 50/ - Procédé d'épuration sélective en matières arsénicales selon la revendication 1,caractérisé en ce qu'on traite tout ou partie de la liqueur issue de la redissolution de l'uranium par un composé du magnésium. 60/ - Procédé d'épuration sélective en matières arsénicales selon la revendication 1, caractérisé en ce que le composé du magnésium est choisi dans le groupe constitué par la dolomie, la giobertite, les sels de ma- gnésium, les oxydes et hydroxydes de magnésium.