L'invention concerne le domaine du conditionnement et de la conservation des matières périssables,destinées en particulier i l'alimentation. Elle a spécialement pour objet un procédé dans lequel on met en oeuvre un emballage ou récipient b couvercle séparable,dont l'ouverture est exempte de moyens pour l'accrochage et le maintien du couvercle. De tels récipients sont par exemple, constitués par des pots en verre. On connatt depuis longtemps des récipients destinés å contenir des produits alimentaires. Des exemples très répandus de tels récipients sont des pots en verre, dont l'ouverture peut recevoir un couvercle ou capsule séparable. Si le contenu du récipient est une denrée périssable, la durée de conservation est brève, et n'excède pas quelques semaines. Si l'on désire assurer une conservation de plus longue durée, il faut au moins pasteuriser et de préférence stériliser le récipient et, k cet effet, celui-ci doit comporter des moyens de fermeture étanches è l'air, capables autre solidement maintenus sur le récipient. flans les cas les plus simples, les récipients, tels que des pots en verre, peuvent âtre obturés par des capsules en métal ou en matière plastique. Les capsules en métal peuvent entre agrafées sur les bords du récipient, tandis que les capsules on matière plastique s'adaptent, grive à leur souplesse, sur l'ouverture de celui-ci. Cependant, oes récipients ne sont pas aptes à la longue conservation.Pour obtenir une véritable conserve, il faut pasteuriser ou stériliser le contenu du récipient ,lequel comporte alors divers moyens de fermeture tels que des filets de vis continus ou interrompus, et autres moyens mécaniques d'accrochage du couvercle, tous ces moyens ayant pour fonction d'assurer un verrouillage du couvercle sur le récipient, e t le maintien d'une étanchéité à l'air dans celui-ci. Les récipients, notamment en verre, qui sont aptes à entre pasteurisés et stérilisés sont évidemment plus motteux à rabriquer que des pots simples en verres lesquels n'ont pas be- soin de comporter des parties et conformations particulières au niveau de leur ouverture. Les pots les plus simples consti- tuent souvent des verres à boire qui peuvent ultérieurement Autre réutilisés comme tels par le client,aprbs consommation du produit qu'ils contenaient. La présente invention a pour objet des récipients,en particulier en verre, qui ne comportent pas de moyens pour l'accrochage et le maintien du couvercle et qui,cependant, peuvent Entre utilisés pour un conditionnement de longue durée. L'invention a en particulier pour objet un récipient du type verre à boire qui constitue un emballage servant à la conserva- tion de longue durée de produits alimentaires périssables. Sous l'un de ses aspects, l'invention concerne un procédé pour le conditionnement et la conservation de matières périssables, dans des récipients à couvercle séparable, dont l'ouverture est exempte de moyens pour l'accrochage et le maintien du couvercle, caractérisé en ce qu'on applique sur ladite ouverture, de façon conflue, une capsule plate munie d'une bague d'étan- choit venant porter sur les bords de ltouvertures le pourtour de ladite capsule débordant légèrement de 1 'ouverture, tout en injectant de la vapeur dans 1 'espace libre se trouvant à la partie supérieure du récipient, ce qui a pour erfet de chasser l'air de celle-ci et de maintenir la capsule sur le récipient lorsque la vapeur d'eau se condense au refroidissement, à introduire le récipient ainsi muni de sa capsule de fermeture dans un autoclave en créant une surpression à 11 intérieur de celui-ci, à maintenir cette surpression pendant toute la durée de la pasteurisation ou de la stérilisation et, lorsque celle-ci est terminée, à refroidir progressivement les récipients et à rétablir la pression normale, oe qui conduit à un récipient contenant une matière apte à une conservation de durée prolongée, et obturé d'une manière étanche par la capsule en l'absence de tout autre moyen de verrouillage. Sous un autre aspect, ltinvention concerne un emballage pour la mise en oeuvre du procédé ci-dessus défini, ledit emballa- ge étant constitué essentiellement d'un récipient,en particulier en verre, contenant une matière apte à une conservation de longue duré, et obturé d'une manière étanche par une capsule séparable, la fermeture du récipient étant assurée par ladite capsule en l'absence de tout autre moyen de verrouillage. Pour la réalisation de l'invention, on peut utiliser un récipient en n'importe quelle matière capable de résister aux temperatures de pasteurisation ou de stérilisation usuelles et répondant aux exigences des matériaux devant venir en contact avec des denrées alimentaires . L'une des matières préférées est le verre. Ainsi > sous sa forme de réalisation la plus simple et la plus avantageuse,l'invention utilise des récipients en verre du genre des verres à boire. De tels verres peuvent comporter,au niveau de leur ouverture, une légère surépaisseur donnant lieu à la formation d'un bourrelet, ainsi qu'il est connu dans l'industrie du verre. De même,les capsules utilisées selon l'invention peuvent être constituées d'une matière quelconque, métal ou matière plastique, capable de résister à des températures pouvant aller Jusqu'à 1500C . Les capsules les plus usuelles sont en fer blanc ou en aluminium. De préférence, la capsule présente une résistance suffisante à la déformation,et ne doit pas posséder par elle-même de souplesse. Il est en effet plus avantageux et plus sûr d'utiliser une capsule qui,une fois mise en place, n'ait pas tendance à se déplacer par déformation élastique. La capsule est, par ailleurs, munie d'une bague d'étanchéité connue en soi qui vient porter sur les bords de l'ouverture du récipient.Cette bague peut astre constituée de caoutchouc naturel ou synthAtique,la seule condition à rewplir étant qu'elle résiste aux températures de pasteurisation ou de stérilisation. La première étape du procédé de l'invention consiste, d'une manière connue, à appliquer la capsule sur l'ouvertrre du récipient, tout en injectant de la vapeur d'eau dans l'espace libre se trouvant à la partie supérieure du récipient. Cette opération se réalise aisément dans des appareillages actuellement disponibles s, qui colportent d'une part des moyens pour maintenir la capsule avant sa mise en place, par exemple un aimant s 'il s'agit d'une capsule gtétallique, et d'autre part, des moyens d'injection de vapeur,le tout étant disposé dans une enceinte ou cloche à vapeur; de la sorte,l'air se trouvant à la partie supérieure du recipient,lequel contient la denrée à conserver, est chassé par la vapeur. Lorsque la capsule est appliquée sur le récipient, elle s'y maintient d'elle-même, sous l'effet de la condensation de lteau,lors du refroidissoient de la vapeur à l'intérieur du récipient. Cette eondensation crée une dépression à l'intérieur du récipient, ce qui a pour effet de maintenir appli quée la capsule sur le récipient avec interposition de son joint d'étanchéité. Selon l'invention,le le récipient muni de sa capsule est alors introduit dans un autoclave. On peut utiliser à cet effet des appareils connus fournissant des températures convenables pour la pasteurisation ou la stérilisation. Des températures de 90 C environ conviennent pour la pasteurisation. On utilise avec avantage , en particulier pour la conservation des produits alimentaires, des températures supérieures à 1000C,et pouvant aller Jusqu'* 15000 , et de préférence de l'ordre de 1100C à 1200c. Ces dernières températures, ainsi qu'il est connu,assurent une du récipient stérilisation complète du contenu/et permettent ainsi une conservation de longue durée. Selon une caractéristique très importante du procédé de l'invention, on crée une surpression à l'intérieur de l'autoclave, par exemple par introduction d'air comprimé. On peut se contenter d'une faible surpression,par exemple inférieure à 1 atmosphère et de préférence de l'ordre de 0,7 à 0,8 atmosphère, de-munlère que la pression à l'intérieur de l'autoclave se maintienne netamient entre 1,7 et 1,8 atmosphère pendant toute la durée de la pasteurisation ou de la stérilisation. Par ce moyen, la capsule est fermement maintenue sur le récipient pendant qu'il se trouve dans l'autoclave.On abaisse ensuite progressivement la teipérature de l'autoclave en rétablissant la pression normale à l'intérieur de celui-ci pour fournir finalement un emballage à température ordinaire. On notera que la surpression à l'intErieur de l'autoclave est un moyen critique de l'invention. En l'absence d'une sur pression, par exemple d'air comprimé, la capsule n'est pas maintenue correctement sur le récipient. I1 faut d'autre part coordonner le chauffage de l'autoclave et la réalisation-ainsi que la suppression - de la surpression. Un mode préféré de réalisation de l'invention consiste à disposer les récipients dans l'autoclave, à y introduire de l'air comprimé pour créer une surpression de 0,7 à 0,8 atmosphère dans celui-ci, à chauffer l'intérieur de l'autoclave en y introduisant de la vapeur,en coordonnant l'arrivée d'air comprimé et de vapeur pour réaliser en permanence la surpression précitée, à arrêter l'introduction de vapeur une fois que le contenu du récipient est pasteurisé, et de préférence stérilisé, à laisser refroidir progressivement l'intérieur de ltautoclave, tout en y maintenant la surpression d'air comprimé, et enfin à arrêter l'introduction d'air comprimd,après refroidissement,pour récupérer lés récipients refroidis et pasteurisés, et de préférence stérili sués. On a constaté d'une façon surprenante que, gracie à la combinaison des étapes du procédé de l'invention,on obtenait des emballages qui,en l'absence de tous moyens de verrouillage, permettaient de conserver pendant de longues durées des produits alimentaires qui,autremenk, seraient endommagés, en particulier oxydés, en quelques semaines. Au contraire7 des produits alimentaires de tous genres peuvent entre conservés dans un emballage selon l'invention pendant plusieurs années. Ainsi qu'on l'a dit ci-desus,l'invention est applicable à la conservation de tous produits, liquides ou solides, nécessitant une pasteurisation,et de préférence une stérilisation pour leur conservation,spécialement des produits alimentaires, tels que des produits carnés, des produits de charcuterie, comme les patés, terrines, saucisses e autres, des poissons, des fruits, des légumes, des sirops, des jus de fruits, tels que des Jus de tomates, des produits laitiers, des confiseries s et autres produits analogues. On notera que, grâce au conditionnement de l'invention, le contenu du récipient est cuit à l'intérieur de celui-ci pendant le passage à l'autoclave, alors que la Capsule est déJi mise en place. Il n'y a donc aucune perte de poids du produit à conserver. Pour l'ouverture de l'emballage, il suffit de soulever légèrement la capsule pour vaincre la dépression de l'intérieur du récipient, cette opération se fait-- commodément dans la pratique en soulevant la capsule, par exemple à l'aide d'un décapsuleur ou outil équivalent. Dès que l'air a pénétré dans le récipient, la capsule s'enlève d'elle-même. Un emballage selon l'invention doit être considéré comme une conserve, c'est-à-dire qui est entreposable à la température ambiante. I1 est inutile par exemple de le conserver au réfrigérateur. Il va sans dire qu'après la première ouverture,la conservation ne peut plus entre de longue durée. L'invention sera maintenant illustrde,sans être aucunement limitée, par la description civaprès, faite en référence à la figure unique du dessin annexé qui représente en coupe un récipient selon 1'invention,du genre verre à boire. On a représenté sur la figure unique un pot 1 du genre verre à boire. Il contient une denrée alimentaire qui,dans 'exem- ple choisi, est un pâté. Ce verre est fermé à la partie supérieure par une simple capsule métallique 3,dont le point d'étanchéité 4 s'applique sur l'ouverture. Par ailleurs, les bords 5 de la capsule 3 sont legèrement pincés pour épouser le pourtour de l'ouverture du vert 1. Pour la réalisation d'un tel conditionne ment, on opère comme suit. On remplit tout d'abord le verre 1 avec la denrée alimentaire deslrée, par exemple le pâté 2.On dispose ensuite le verre dans une machine classique à capsuler ou cloche à vapeur,par exemple celle mise sur le marché par la Société Massilly (France) sous la dénomination machine à capsuler "Eurocap". Au cours de cette opération la capsule 3 est mise en place sur te verre, et ses bords 5 sont rabattus sur le pourtour de celui-ci.Au refroidissement,la vapeur d'eau contenue dans l'espace 6 se trouvant à la partie supérieure du pot se condense, ce qui a pour effet d'appliquer la capsule 3 sur les bords du verre 1 avec interposition du Joint 4. Dans une opération consécutive , le' verre 1 ainsi muni de le. capsule 3 est introduit dans un autoclave à stériliser où l'on maintient une surpression de 0,8 atmosphèr- grâce à de l'air comprimé. Dans le cas du pots, la température de stérillsatiun appropriée est de l'ordre de 110 C à 120 C. Etant donne qu1il s'agit de pots en verre on doit prendre des précautions lors du chauffage.On utilise avantageusement un autoclave avec un bain d'eau, dans lequel on met en place les pots . La stérilisation est assurée par un chauffage à la vapeur.Une fois la stérilisation achevée,on arrête le chauffage de l'autoclave, on laisse refroidir et on rétablit l'équilibre de pression dans celui-ci. Le pot de verre obtenu peut etre entreposé à la température ordinaire, comme une conserve de longue durée. On a représenté à la figure unique du dessin annexé un verre à boire dunt la partie supérieure se termine par un rebord lisse On peut également utiliser, et mEme avec avantage, des verres à boire du type connu,dont le rebord se présente sous forme d'un bourrelet en légère surépaisseur. La présence de ce bourrelet facilite la mise en place de la eapsule,mais ainsi qu'on l'a signalé précédemment,l'une des caractéristiques essentielles de l'invention est de ne pas faire appel à des moyens particuliers pour l'accrochage ou le verrouillage de la capsule. Grâce à ltinvention,le pot en verre peut entre réutilisé sous forme de verre à boire. A la connaissance du demandeur, on n'a Jamais réussi Jusqutà présent,à réaliser des conditionnements da: s des verres à boire réutilisables qui puissent être valablement considérés comme des conserves de longue durée. L'invention est applicable d'une manière particulièrement avantageuse au conditionnement de produits alimentaires dans des verres de petit diamètre, par exemple da 50 à 100 mm de diambtre. Le procédé de l'invention évite la nécessité d'utiliser un bocal en verre avec des rebords spéciaux, du genre qu'on rencontre couramment dans ce domaine à l'heure actuelle. -REVENDICATIONS- 1. Procédé pour le conditionnement et la conservation de matières périssables dans des récipients à couvercle séparable dont l'ouverture est exempte de moyens pour l'accrochage et le maintien du couvercle, caractérisé en ce quton applique sur ladite ouverture, de façon connue, une capsule plate munie d'une bague d'étanchéité venant porter sur les bords de l'ouverture,le pourtour de ladite capsule débordant légèrement de l'ouverture,tout en infectant de la vapeur dans l'espace libre se trouvant à la partie supérieure du récipient, ce qui a pour effet de chasser l'air de celle-ci , et de maintenir la capsule sur le récipient lorsque la vapeur d'eau se condense au refroidissement, à introduire le récipient ainsi muni de sa capsule de fermeture dans un autoclave en créant une surpression à l'intdrieur de celui-ci, à maintenir cette surpression pendant toute la durée de la pasteurisation ou de la stérilisation et, lorsque celle-ci est terminée, à rerroidir progressivement les récipients et à rétablir la pression normale, ce qui conduit à un récipient contenant une matière apte à une conservation de duré prolongée, et obturé d'une manière étanche par la capsule en l'absence de tout autre moyen de verrouil largo. 2. Procédé selon la revendication loaractérisé en ce qu'on utilise des récipients en verre du genre verre à boire,un tel verre pouvant être utilisé en tant que verre à boire après consommation de son contenu. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce qu'on utilise des verres comportant au niveau de leur ouverture une légère surépaisseur donnant lieu à la formation d'un bourrelet. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'on utilise une capsule en une matière capable de résister à des températures pouvant aller Jusqu'd 1500C, et présentant une résistance suffisante à la déformation, par exemple une capsule métallique,en particulier en fer blanc ou en aluminium. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'on crée une surpression à l'intérieur de l'autoclave, en y introduisant de l'air eomprim6, de manière que la pression totale à 1 t intérieur de l'autoclave se maintienne à une valeur comprise entre 1 et 2 atmosphères et de préférence de i 'ordre de 1,7 à 1,8 atmosphère, pendant toute la durée de séjour des récipients dans l'autoclave. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'il consiste à disposer les récipients dans lrautoclave, à y introduire de l'air comprimé pour créer une surpression de 0,7 à 0,8 atmosphère dans celui-ci, à chauffer l'intérieur de l'autoclave en y introduisant de la vapeur, en coordonnant l'arrivé d'air comprimé et de vapeur pour réaliser en permanence la surpression précitée, à arrêter l'introduction de vapeur une fois que le contenu du récipient est pasteurisé, et de préférence sté- rilisé, à laisser refroidir progressivement l'intérieur de l'autoclave, tout en y maintenant la surpression d'air comprimé, et enfin à arrêter l'introduction d'air comprimé,après rerroidissement, pour récupérer les récipients refroidis et pasteurisés, et de préférence stérilisés. 7. Application du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6 à la conservation et au conditionnement de tous produits, liquides ou solides, nécessitant une pasteurisation,et de préférence une stérilisation pour leur conservation, spécialement des produits alimentaires, tels que des produits carnés, des produits de charcuterie, comme les patés, terrines, saucisses et autres, des poissons, des fruits,des légumes, des sirops, des jus de fruits, tels que des jus de tomates, des produits laitiers, des confiseries et autres produits analogue. 8. Emballage obtenu par le procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, ledit emballage étant constitué essentiellement d'un récipient,en particulier en verre, contenant une matière apte à une conservation de longue durée, et obturé d'une manière étanche par une capsule séparable,la fermeture du récipient étant assurée par ladite capsule en l'absence de tout autre moyen de verrouillage. g.Emballage selon la revendication 8,caractérisé en ce qu'il est constitué par un verre à boire destiné à la conservation de longue durée de produits alimentaires,et pouvant autre réutilisé en tant que verre à boire après consommation de son contenu.