Dans le domaine du blanchissage, il est courant de traiter divers types d'étoffes, par exemple de laine, de coton, de soie, de "Nylon", de polyester, à plis permanents, etc., par des agents de traitement chimique pour rendre les étoffes plus douces au toucher, réduire le nouage ou le froissement, les débarrasser de l'électricité statique; les rendre solides aux bactéries, les désodoriser et les traiter d'une autre manière. On obtient habituellement ces résultats en introduisant une solution ou dispersion aqueuse de l'agent de traitement dans l'eau de lavage pendant le cycle de lavage du processus de blanchissage ou en introduisant une telle solution ou dispersion aqueuse dans l'eau de rinçage pendant le cycle de rinçage dudit processus.L'expérience a montré que l'addition des agents de traitement d'étoffes pendant le cycle de rinçage du processus de blanchissage est souvent beaucoup plus efficace qu'une addition des agents de traitement pendant le cycle de lavage. Par conséquent, une ménagère doit être présente pendant le lavage des étoffes pour qu'elle puisse ajouter l'agent dqkraftement pendant le cycle de rin çage du processus de blanchissage. Ceci est un inconvénient et les résultats obtenus, en particulier en ce qui ùoncerne les propriétés anti-électricité statique,ne sont pas toujours aussi bons qu'on le désirerait. Plus récemment, il a été proposé dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique no 3 442 692 que des produits chimiques de traitement pourraient être appliqués aux étoffes en les agitant ou les mélangeant dans un séchoir de blanchisserie, en les maintenant en contact avec un substrat flexible tel que du papier ou une toile qui a été imprégné d'un agent chimique de traitement. lie produit chimique est probablement transféré aux étoffes à traiter pendant qu'elles sont agitées dans le séchoir. Bien que ce mode opératoire offre certains avantages, il a l'inconvénient d'être coûteux (par exemple le substrat flexible doit être imprégné). En outre, le substrat doit être jeté après usage, ce qui pose des problèmes du point de vue écologique. L'utilisation d'agents liquides de traitement des étoffes dans des séchoirs à contact a déjà été proposée, mais leur application nécessite des distributeurs spéciaux et ce mode opératoire ne s'est pas beaucoup répandu. La présente invention est fondée sur le fait surprenant que de faibles quantités d'agents chimiques de traitement d'étoffes sous forme particulaire (par exemple en poudre) (par opposition aux agents liquides) peuvent être projetées, répandues ou autrement distribuées sur les étoffes ou mises en contact avec ces dernières qui peuvent être introduites ou qui ont déjà été introduites dans le séchoir avant de commencer l'agitation. ensuite, les étoffes sont agitées dans le séchoir. Des essais effectués en utilisant des colorants ont démontré que les agents de traitement des étoffes sont efficacement répartis sur ces dernières pendant leur agitation. L'utilisation d'agents de traitement finement divisés qui sont solides ou pulvérulents à la température ambiante (par exemple 21 C) offre un certain nombre d'avantages parmi lesquels on peut citer le fait que des quantités d'agents plus petites que celles prévues confèrent les propriétés désirées (par exemple anti-électricité statique) aux étoffes en cours de traitement. On pense maintenant que cela est dû au fait que ces propriétés gênantes des étoffes telles que l'é- lectricité statique sont des propriétés superficielles. La faible quantité d'agents de traitement utilisée dans le présent procédé est suffisante pour modifier ces propriétés superficielles sans pénétrer dans l'étoffe ou la saturer de la même manière que les agents liquides (par exemple des adoucissants à l'eau). lies agents de traitement d'étoffes utilisables dans la mise en oeuvre de la présente invention sont les produits chimiques utilisés pour le traitement des étoffes qui peuvent être appliqués sous la forme de petites particules ou à l'é- tat finement divisé (par exemple sous forme d'une poudre). Ainsi, ils sont solides à la température ambiante (par exemple 21 C), ce qui permet de les utiliser à l'état pulvérulent finement divisé'. lies liquides (par exemple des solutions aqueuses diluées) ne conviennent pas dans la présente invention à moins de les utiliser pour imprégner ou enduire un support qui est lui-même une matière solide particulaire (par exemple une poudre). On préfère des agents de traitement solides, en particulier ceux qui adoucissent les étoffes et ceux qui confèrent des propriétés anti-électricité statique. lie point de ramollissement ou de fusion de ces agents de traitement d'étoffes est supérieur à la température ambiante et est habituellement compris dans la plage des températures normales de fonctionnement du séchoir ou supérieur à cette dernière. Dans certaines conditions, un point de fusion compris dans la plage des températures de fonctionnement du séchoir est souhaitable tandis que dans d'autres applications, des matières solides à point de fusion plus élevé sont avantageuses. Ainsi, on préfère des agents de traitement d'étoffes qui fondent ou se ramollissent entre 400 et 1650G ou à une température supérieure (par exemple de 500 à 1500C). Une classe particulièrement utile des agents chimiques de traitement comprend les sels d'ammonium quaternaire. Ces sels sont avantageusement les chlorures et contiennent au moins uiet habituellement deux radicaux acide gras de C12 à C24 (par exemple des radicaux en C ). Un produit particuliè 18 rement préféré est le chlorure de diméthyl-di-(suif hydrogéné) ammonium. On peut éventuellement utiliser des mélanges de deux agents ou plus. Les agents chimiques particulaires de traitement des étoffes sont projetés, répandus ou distribués d'une autre manière directement sur les vêtements ou autres étoffes ou mis en contact avec ces derniers juste avant ou pendant le cycle d'agitation dans le séchoir. Par exemple, une quantité mesurée de poudre peut être placée dans un distributeur à secousses. Une forme d'un tel distributeur est un cylindre d'une longueur de 50 à 76 mm présentant un diamètre interne d'environ 12,7 mm et comportant un certain nombre de trous dont le diamètre est fonction de la granulométrie de la poudre, les trous étant ménagés le long de l'axe du cylindre. lies extrémités peuvent être bouchées par une matière élastique analogue au caoutchouc pour réduire le bruit au minimum pendant l'agitation.La distribution de la poudre se produit de la même manière que la distribution du sel à partir d'une salière pendant que le tambour du séchoir tourne. La quantité d'agents chimiques de traitement des étoffes utilisée est une quantité efficace, la quantité précise variant en fonction de l'activité de l'agent de traitement de la température du séchoir, de sa vitesse, du type d'étoffe à traiter et d'autres variables. Lorsqu'on utilise le chlorure de diméthyl-di- (suif hydrogéné) ammonium ("Arosurf TA-lOO", un produit de Ashland Chemical Company), une demi-cuillère à café environ de l'agent en poudre répandue sur les vêtements humides est suffisante pendant le séchage d'un lot normal de vêtements dans une machine domestique pour conférer à ces vêtements des propriétés anti-électricité statique. Des quantités proportionnellement plus grandes sont nécessaires pour des séchoirs de plus grande dimension comme ceux utilisés dans des blanchisseries. La présente invention a l'avantage d'hêtre commode et rentable. A cet égard, le présent procédé ne provoque aucune perte du produit anti-électricité statique et adoucissant, tandis qu'une proportion importante des adoucissants utilisés dans le processus de blanchissage (par exemple comne additifs de rinçage) sont vraisemblablement évacués dans les égouts. En outre, la mise en oeuvre de la présente invention élimine la nécessité d'utiliser un distributeur éventuellement salissant dans la machine à laver pour distribuer les adoucissants pendant le cycle de rinçage. De plus, la mise en oeuvre de la présente invention semble réduire considérablement l'électri- cité statique, d'une manière plus efficace qu'un grand nombre des adoucissants d'étoffes couramrnent disponibles sur le mar ché. Des inconvenients éventuels sont les suivants : l'aver meneères sion de certaines/a la pensée de devoir répandre une poudre sur des vêtements humides et propres ; la tendance quota le procédé de l'invention à laisser un léger résidu de poudre dans le séchoir ; la tendance à laisser un résidu sur llé- toffe si la poudre reste trop longtemps sur l'étoffe humide, immobile et chaude avant le début de l'agitation et la nécessité de prendre certaines précautions en manipulant les agents de traitement des étoffes non dilués. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées au procédé décrit sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé de traitement d'étoffes, caractérisé en ce qu'il consiste à mettre une quantité convenable d'un agent chimique particulaire de traitement en contact avec l'étoffe à sécher et à agiter promptement ltétoffe dans un séchoir de manière à répartir ledit agent sur la surface de l'étoffe. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'étoffe est humide et le séchoir est chauffé. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'agent est un adoucissant. 4. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'agent est un agent anti-statique. 5. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'agent de traitement d'étoffes est placé dans un distributeur analogue à une salière qui est agité simultanément à l'étoffe à sécher de manière à répartir l'agent de traitement finement divisé sur la surface de l'étoffez 6. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'agent comprend un chlorure d'ammonium quaternaire. 7. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'agent est constitué essentiellement par une poudre de chlorure de diméthyl-di- (suif hydrogéné) ammonium.