la présente invention concerne un procédé de lutte contre des champignons pathogènes du sol, plus particulièrement un procédé de lutte contre des champignons du soi du genre Armillaria et de la famille des Pythiaceae, qui sont responsables de maladies des 5 plantes du type du. pourridié ou pourriture des racines. Diverses maladies du règne végétal sont dues à des champignons inféodés au sol. Les manifestations de ces maladies des plantes peuvent apparaître dans la partie aérienne de la plante, ou bien elles peuvent n'apparaître que dans les racines, en provoquant la destruc-10 tion des plantes depuis l'intérieur. Les maladies des plantes peuvent être combattues^p-ar application topique de l'agent de traitement à la plante, soit de façon systémique par la structure des racines. On lutte habituellement contre les nématodes et les infestations analogues par application directe et adjonction au sol infesté d'une 15 substance active. la présente invention concerne le traitement de maladies dues à des champignons, mais du fait que les agents utilisés sont les mêmes que ceux que l'on a utilisés pour combattre des infestations par des insectes, par exemple des vers blancs, et par des nématodes, il 20 est intéressant de considérer les connaissances actuelles dans ce domaine de la technique. On sait que des nématodes se rencontrent dans le sol jusqu'à une profondeur d'environ 1,5 m ou même plus. Toutefois, malgré la connaissance de ce fait, un traitement a été suggéré par dépôt d'un 25 agent dans ...."la zone infestée à des profondeurs de 30,5 à 61 cm au-dessous de la surface du sol par des techniques d'injection ou de forage". L'agent utilisé dans ce cas n'est pas un agent très volatil, parce qu'une perte rapide d'agents plus volatils est à craindre, et on prétend que les agents plus volatils ne peuvent pas 30 être maintenus pendant une période prolongée de temps dans le soli Le déoot d'un fumigant plus volatil tel que le dibr omoraéthane et le dichloroprojjène ...."à une profondeur d'environ 10,2 a 61 cm au-descovs de .la surface du sol", a été préconisé par certains auteurs oui indiquent que l'humidité ou. un sol mouillé retient le fumigant 35 nendant "ne vlus longue période de temps. Il est connu que des a-rents fv-r-igants tels que le chlorure d'éthylène, le bromure de no thyle, le st'lfitre de cc.rbone et la chl oropicrine, sont particulièBAD ORIGINAL 71 15717 -2- 2088273 rement intéressants pour détruire des nématodes et des inssctes, lorsqu'on les injecte dans le sol à une profondeur de 8 à 20 cm au-dessous de la surface, en des points espacés d'environ 30,5 cm. l'application d'anhydride sulfureux comme nématocide a aussi été enseignée 5 en ces termes : "la profondeur préférée d'application est d'environ 15 à 20 cm. A des profondeurs bien plus faibles, l'anhydride sulfureux peut s'échapper du sol par volatilisation et peut être perdu trop rapidement pour être efficace. De plus grandes profondeurs peuvent être difficiles à atteindre avec un équipement classique, et 10 l'action de l'anhydride sulfureux peut ne pas atteindre les nématodes des couches superficielles du sol lorsque l'agent nématocide est enterré trop profondément", les techniques usuelles utilisées en ■oratique pou^frrolonger la période de maintien d'un fumigant dans le sol consistent à recouvrir le sol de papier ou de toiles goudronnées 15 ou à maintenir une forte humidité. Dans des essais effectués avec le bromure d'éthylène, les prévisions indiquées sont que le fumigant se diffuse dans le sol sur une distance de 15 à 22 cm lorsqu'il est injecté dans le sol à une profondeur de 5 à 17,5 cm. l'utilisation d'une mousse comme substitut des toiles goudronnées et des couver-20 tures en matière plastique a également été enseignée dans la littérature. l'invention concerne un procédé d'atténuation des effets exercés sur des végétaux ligneux par des champignons pathogènes du sol. l'invention concerne en particulier un procédé de lutte con-25 tre le pourridié ou pourriture des racines des arbres fruitiers et d'autres végétaux fructifères à tige ligneuse. la pourriture des racines est couramment appelée pourridié et cette maladie particulière est due à un champignon dû genre .Armillaria, à savoir l'espèce Armillaria mellea. le procédé de la 30 présente invention est également efficace contre d'autres pourridiés affectant des plantes ligneuses, par exemple ceux qui sont causés par Rosellinia necatrix, Xylaria mali et Corticium galactinûm. la lutte contre la gommose des agrumes, nom donné à une maladie qui attaque les arbres producteurs d'agrumes et qui est génora-35 lenent causée par des espèces du genre Phytophthora, peut aussi Ctre menée au moyen du procédé de la présente invention, l'espèce Phytophthora cactorum qui est responsable de la "pourriture humide" bad original ' 71 15717 -3- 2088273 des arbres à noix, tels que les noisetiers et les noyers, peut aussi •ître combattue au moyen du procédé conforme à l'invention. Les effets de ces pourridiés sont très répandus. Diverses espèces de végétaux à tiges ligneuses, sur tous les continents, sont PU 5 sensibles au pourridié dû/genre Rosellinia et à l'espèce Armillaria rr.ellea. Les végétaux sensibles comprennent les arbres fruitiers, c'est-à-dire des arbres donnant des fruits à pépins tels que les pommiers et les poiriers ; des arbres donnant des fruits à noyaux tels que les cerisiers, les pcchers, les pruniers, les abricotiers, 10 etc. : des arbreg/donnant des noix, par exemple les noisetiers et les noyers ; des plantes à baies, telles que la vigne et le caféier. Les procédés utilisés cour a riment pour combattre les pourridiés ont une efficacité limitée et sont tous coûteux en ce qui concerne la main-d'oeuvre et l'argent dépensé, de même que le temps consommé. 15 Un ouvrage important indique que Armillaria peut être combattue par des techniques de fumigation du sol, par application en surface. Un 1953 et à l'heure actuelle, cet ouvrage recommande seulement le traitement au sulfure de carbone. Le traitement consiste à éliminer tous les arbres morts, toutes les racines mortes, etc., de la zone 20 à traiter, puis à injecter du sulfure de carbone à 15-20 cm au- dessous de la surface du sol en des points espacés de 45 cm les uns des autres, disposés en quinconce, et en recouvrant de préférence la surface avec une mousse ou de la toile goudronnée, à condition que les injections ne soient pas faites à moins de 15 à 20 cm d'un 25 arbre vivant, à cause de l'altération possible de la structure des racines. Ces procédés demandent beaucoup de travail. Les maladies autres aue les pourridiés, notamment celles qui sont responsables des gales du collet, sont traitées par exposition de la partie supérieure des racines, qu'on laisse ensuite sécher. Toutes ces mesures "0 ne sont eue Partiellement efficaces ou constituent "au mieux des mesures "provisoires". On a tenté plusieurs fois d'utiliser des su^sts résistant à la maladie, vais ceci nécessite naturellement * » (iwnç'.çTi i arbres des voivers existants et de "olantor de nouveaux vergers, ^réduisant habituellement un type différent de fruit s .Dans -;3 r-a nombreux cas, il n'y a rien d'autre à faire eue de laisser le G ^îr."'v-' G « bad original 71 15717 -4- 2088273 l'invention concerne aussi, par conséquent, un procédé d'atténuation'de champignons pathogènes du sol, procédé qui est efficace à toutes les profondeurs au-dessous de la surface du sol, où les champignons sont présents, sans gêner les plantations exis-5 tantes. l'invention concerne aussi un procédé dont la mise en oeuvre nécessite peu d'efforts, proportionnellement à la surface protégée. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront de la description détaillée qui va suivre. 10 l'invention concerne un procédé d'atténuation des effets de champignons pathogènes du sol, notamment de champignons du sol qui provoquent diverses maladies se manifestant par des pourritures des;plantes à tige ligneuse. Plus particulièrement, le procédé est efficace pour le traitement de maladies causées par Armillaria, 15 Phytophthora et Pythium et des champignons analogues qui vivent profondément enfoncés dans le sol. le procédé implique l'implantation d'une charge d'un fumigant fongicide volatil à une profondeur d'au moins 90 cm au-dessous de la surface du sol, la charge étant implantée de manière qu'il n'y ait de préférence pas de communication directe 20 entre la charge et la surface, excepté par diffusion à travers le sol. Une charge ou poche concentrée d'un fumigant volatil est implantée à une profondeur d'au moins 90 cm au-dessous de la surface du sol et notamment à une profondeur de 10 à 15 cm au-dessous de 25 la surface du sol, pour permettre une large pénétration du fumigant depuis cette source ponctuelle, et le maintien d'une concentration efficace de l'agent pendant des périodes exceptionnelles de temps, en profondeur au-dessous de la surface du sol. Ceci n'est pas possible par application superficielle. Contrairement aux enseignements 30 de la technique antérieure, un traitement efficace du sol et une suppression efficace de la maladie s'obtiennent au moyen du procédé de la présente invention, depuis la surface, à des profondeurs surprenantes au-dessous de cette surface, la profondeur de travail la plus pratique pour 1'implantation de l'agent est d'environ 1,5m au-dessous 35 de la surface du sol. naturellement, divers facteurs physiques interviennent dans la diffusion de l'agent, isnlanté. Ces facteurs comprennent : 8 An W 71 15717 -s- 2088273 (a) la tension cle vapeur de l'agent (b) la réactivité chimique des composants du sol (c) le type de sol et sa porosité (d) la teneur en humidité 5 (e) la température Pour de mêmes agents, on obtient une meilleure pénétration, et une meilleure couverture pour l'implantation en profondeur que pour l'application en surface (20 cm environ) avec .des éléments.de protection. 10 Le niveau de l'eau et celui de la couche compacte peuvent af fecter le motif de distribution de l'agent. Dans un verger, le sol est poreux en moyenne jusqu'à environ 3 à 4,5 m au-dessous de la surface. Le procédé de la présente invention est applicable au sol, 15 chaque fois que Armillaria mellea et/ou d'autres espèces apparentées de champignons du sol constituent un problème. Ceci s'adresse également aux plantations de caféiers d'Amérique du Sud et d'Afrique et aux vignobles et vergers de tout continent. L'agent que l'on préfère utiliser dans le procédé de l'invention 20 est le bromure de méthyle, qui est un fumigant volatil doué de propriétés fongicides. On utilise le bromure de méthyle sous la forme d'un gel lorsqu'on désire retarder la vitesse d'ovaporation et de diffusion du bromure de méthyle et accroître la durée de contact de l'agent 25 dans le sol. Le bromure de méthyle est mis en contact avec les champignons ■pathogènes particuliers, de préférence par évaporation depuis une source unique implantée à une profondeur d'au moins 1 m dans le sol infecté. 30 Armillaria mellea est mis en contact avec au moins 500 pptn, ue préférence 1000 ppn et. dans l'exemple de réalisation auquel on attribue la plus grande préférence, avec une concentration d'environ 3000 on T>lus de 30C0 'opm de bromure de méthyle. On e coticif lorsque la concentration en bromure de md- 35 thyle dans Cv. col est cle l'ordre de 500 ppra,la concentra tic doit être in tenue posant environ 10,5 jours pour assurer la 71 15717 -6- 2088273 est d'autant plus courte que la concentration en bromure de méthyle est plus forte. Pour une concentration de 1000 ppm, le contact ne doit Stre maintenu que pendant 7 jours et,pour une concentration de 3000 ppm, le contact ne nécessite d'être maintenu que pendant 1,6 5 jour. On obtient ces concentrations par implantation de 0,45 à 4,5 kg de l'agent dans chaque site d'implantation. L'implantation d'une charge de 0,45 à 4,5 kg dans un site équivaut à l'application de 0,05 à 0,5 kg» respectivement, de substance active par mètre carré de surface du sol. 10 Dans le cas d'Armillaria mellea, on constate lè fait surpre nant que l'efficacité du fumigant est améliorée par la mise en contact des champignons du genre Armillaria avec le bromure de méthyle en présence du sol non stérile d'un verger, en particulier un sol qui contient ïrichoderma. 15 On suppose que l'agent fongicide ne peut pas, en réalité, détruire directement Armillaria, mais qu'il peut au contraire exercer une influence suffisante sur Armillaria par modification de l'équilibre écologique du sol pour que des ennemis naturels détruisent les champignons du genre Armillaria. La destruction des champignons de 20 ce genre a lieu habituellement environ 30 jours après l'exposition à une dose efficace de l'agent de traitement. Dans la pratique de la présente invention, on implante une charge de 1'agent à une profondeur d'au moins 90 cm et, de préférence, d ' environ 50 cm au-dessous de la surface du sol. On peut y 25 parvenir de nombreuses façons. On creuse un trou et on y met en place une boîte ou un récipient de l'agent, soit pris en masse, soit gélifié, ou bien un sac rempli avec l'agent et préparé de manière h se dissoudre dans un intervalle de- temps déterminé. Si on utilise une boîte, on perfore cette boîte avec un clou. On recouvre ensuite la 30 charge avec le sol et on tasse ce dernier à peu près à la consistance qu'il avait avant d'être remué. En ramenant le sol à son -tassement initial, on réduit ou on supprime le passage direct à 3 a surface. Dans une autre forme de réalisation, on utilise un appareil 35 à creuser les trous de poteaux ou pieux, pour creuser un trou d'au moins 1,5 m de rarof o:\dour,, on dispose dans le trou une boîte d'agent rvris en/01:, gelifio* on perce In "boute et on l'enfonce cle la mannore BAD ORIGINAL 71 15717 -7- 2088273 décrite ci-dessus. Le procédé peut être rendu automatique par l'utilisation d'un équipement convenable. Cet appareil comprend une alimentation en fumigant et un perçoir modifié. Ce dernier est commandé de 5 manière h pouvoir former une poche souterraine à une profondeur de 0,9 ou plus de 0,9 m au-dessous de la surface du sol, puis à • remplir la cavité avec l'agent. Dans l'étape finale, l'appareil retire le système de forage de manière que la charge de l'agent soit emprisonnée dans le sol, et ne puisse s'échapper que grâce à la poro 10 site normale du sol. Dans le traitement réel d.'un verger ou d'un vignoble infecté, les sites d'implantation sont creusér à la profondeur désirée en rangées disposées en quinconce, en des points distants de 2,6 à 5 m les uns des autres, notamment en des points espacés de 3»5 m. En 15 raison de la profondeur de l'implantation et de la plus grande distance entre les sites, il y a un moins grand risque d1endommagement de la structure existante des racines que dans les procédés utilisant l'administration en surface des agents fongicides. Les exemples suivants illustrent l'efficacité du procédé de 20 l'invention et sa supériorité sur l'application en surface. 3X3HPLE 1 On effectue des essais pour déterminer le degré de distribution du bromure de méthyle à partir d'une seule source ponctuelle. On prépare une parcelle de 6 x 6 m, se trouvant au moins à 60 m 25 de tout site d'essai utilisé précédemment. Le sol est à ce stade fortement infesté par Armillaria mellea. On implante un tube de 1 mm de diamètre intérieur à diverses profondeurs et à diverses distances d'un point central. Ces tubes servent de postes de détection pour une chromatographie en phase gazeuse. Ces postes sont établis 30 à une distance horizontale du centre de 0,6, 1,8, 3 et 4,2 m et è. une profondeur de 0,3, 0,9, t»8 et 2,7 m pour chaque distance horizontale ; nar conséquent, il y a un total de 16 postes d'essai. Pendant la période d'essai, un dispositif de chroinatograpîiie en plias raseuse est relié b. un tube et \>n échantillon de l'atmosphère envi-33 ronnant le s or. à la ^rofo^d «sur déterminée, est prélevé et analysé. TJn trou d * w/f.vcn ' ? 3 !•« de profondeur est creusé au centre du site et des boflte^ contenant du bromure méthylifl'-o congelé sont BAD ORIGINAL 71 15717 -8- 2088273 déposées dans le trou; les boîtes sont percées et le sol est remis en place et tassé au-dessus des boîtes pour enfermer la charge dans le sol. On implante dans le site environ 1,8 kg de bromure de méthyle, ce oui équivaut, en surface développée, à une quantité de 5 0,045 kg de bromure de méthyle par mètre carré de surface, les tableaux suivants indiquent la concentration en bromure de méthyle décelée par l'appareil de chromatographie en phase gazeuse à chaque poste en une période d'environ un mois. EXEIJ1E - Distribution à partir d'une source ponctuelle, charge 0 de 1,8 kg à une profondeur de 1,5 m. A = distance horizontale du centre B = distance verticale de la surface du sol Concentration exprimée en parties par million. Un jour après l'implantation Trois 2 ours 15717 2088273 Cinq jour,3 A 2 r O !0 14 1 2 548 988 855 i 56 3 8 3o0 3 828 269 86 D 20 949 17 024 680 370 9 2 640 5 037 330 43 Douze jours \ A iNv 2 6 10 14 1 666 426 140 29 3 1 866 1 068 345 78 6 3 268 2 172 750 173 9 3 348 2 028 792 200 Vingt jours \ A B\^ 2 6 10 14 1 243 154 68 24 3 672 464 221 73 6 1 220 837 443 167 9 1 400 1 030 523 221 71 15717 -10- 2088273 Vingt-sept jours A 2 6 10 14 1 70 64 31 11 3 257 201 106 36 6 542 419 240 61 9 692 542 313 162 La dose léthale d'au tnoins 1000 parties par million est facile à maintenir pour la période minimale de sept jours qui aboutit à 10 la disparition de la maladie. Les essais sur le terrain ' indiqués ci-dessus révèlent que de fortes concentrations se diffusent en trois jours à au moins 3 m du site d'implantation et que ces concentrations en bromure de méthyle restent fortes pendant une période considérable de temps, et s'étalent davantage qu'on aurait pu le 15 supposer d'après une emérience antérieure, faite par application en surface d'agents a., '>gues. - EXEMPLE 2 Un essai témoin conduit par répartition de bromure de f 2 méthyle à une concentration de 0,045 kg/m sur une autre parcelle 20 d'essai, composée d'un, cul prélevé sur des sites antérieurement utilisés. Des détecteurs, v.oinme indiqué ci-dessus, sont implantés à des profondeurs de 0,';, 0,9? 1»8 et 2,7 m de la surface du sol. Du fait qu'il s'agit d'une a-vlication en surface, il n'est pas possible de disposer des •' 'V;-eleurs pour mesurer la diffusion hori-25 sontale. Pour empêcher l'évî-, ••■■vition, la parcelle est recouverte avec une toile goudronnée imperméable au bromure méthylique, par exemple en "I-îylar" ou "Saran" (marques déposées). Ce procédé de protection ne peut r>as Être réalisé sur une grande échelle, à cause du prix trop élevé de la toile goudronnée et de la grande main-30 d'oeuvre qui est nécessaire. BAD ORIGINAL 71 15717 -11- 2088273 Dans un sol sec , il est possible de maintenir une concentration en bromure méthylique,- dans l'atmosphère de ce sol, de 1000 ou plus de 1000 ppm pendant 15 jours, jusqu'à une profondeur d'environ 1,8 m au-dessous de la surface, la concentration en 5 bromure de méthyle n'atteint pas 1000 ppm à une profondeur de 2,7 m. Dans des sols plus mouillés, la concentration ne dépasse 1000 ppm qu'à une profondeur de 0,9 m pendant 18 jours, mais elle n'atteint pas une valeur de 1000 ppm à des profondeurs de 1,8 et 2,7 m. Des essais effectués 50 jours après la fin de l'essai montrent la pré-10 sence du champignon responsable du pourridié (que l'on cherche à détruire) dans la couche supérieure de sol, mais la maladie est encore présente à des profondeurs de 1,8 et 2,7 m. Par conséquent, la parcelle subit une ré-infestation. SXEKPLE 5 15 Un essai sur le terrain, portant sur une parcelle infectée, est conduit par implantation de charges de 0,45 kg en des points espacés d'environ 5 m, à une profondeur d'environ 1,5 m, en quatre rangées avec disposition en quinconce. On effectue un total de 14 implantations. Une parcelle de 6 x 6 m est choisie au centre de ce 20 site et des détecteurs sont enfoncés dans le sol, comme indiqué ci-dessus, à des distances horizontales de 0,5, 0,9» 1>8 et 2,7 m du site d'implantation le plus proche et à des profondeurs de 0,5, 0,9, 1,8 et 2,7 m pour chaque site d'implantation. Ceci représente ,16 sites de détection. On implante des boîtes contenant 0,45 kg de 25 bromure de méthyle congelé, au niveau de chaque site, de la manière décrite dans l'exemple 1. Pendant la période d'essai, il tombe une quantité de pluie d'environ 8,1 mm, mouillant le sol à une profondeur d'environ 9 cm. les résultats sont reproduits sur les tableaux suivants. -Q ' Los symboles A' et P ont les mêmes définitions que dans l'exemple 1. les concentration sont indiquées en parties par million. 71 15717 -12- 2088273 Un jour \ A X 1 3 6 9 1 5 6 !■ 9 i 1 500 19 000 40 000 4 400 470 6 300 16 500 860 640 2 050 2 650 Trois jours A 1 3 6 9 1 3 6 9 2 100 9 200 11 000 6 250 1 600 6 500 10 000 3 300 1 300 3 900 6 600 1 200 1 200 3 900 6 200 1 450 Cinq jours \ A B\. 1 ! 3 6 9 i 1 950 j 1 ■00 1 100 1 100 1 i 3 ! 4 ! 000 i l 3 5'_.o i 5 300 3 100 i i 6 5 600 ; ! 5 050 i i A i 400 4 600 1 Q i -y 4 200 ! 3 250 ! o i 250 2 600 71 15717 -13- 2088273 Sept jours N. A 3\ 1 3 6 9 1 1 050 740 860 780 3 2 500 2 250 2 250 2 250 6 O O 3 700 3 600 3 700 9 3 .''.'O 3 000 2 500 2 800 Dix jours N. A TVV Jj \ 1 3 6 9 1 4'- 470 520 510 3 1 6i 1 400 1 500 1 550 6 2 50o 2 500 2 450 2 600 ■- 2 350 2 250 2 200 2 200 "p.torze jours 71 15717 -14- 2088273 Dix-huit jours \s^ A i iN. \ 1 i i 6 9 i 155 170 160 180 3 560 505 580 540 6 1 050 1 150 9 1 250 1 200 | 1 200 1 200 Trente-six jours A 1 3 6 9 1 45 33 25 27 3 120 115 135 225 6 178 260 280 260 9 335 350 380 360 Comme le montrent les tableaux précédents, le bromure de méthyle se répand rapidement pour imprégner le sol. Le fait surprenant est que l'étalement vers l'extérieur et vers le bas est plus grand qu'on ne pourrait s'y ^tt^-ndre d'après les résultats de l'utilisation pratique de cet agent dans les applications en surface ot sous la surface. La techniq'-o antérieure a enseigné que lorsque le bromure methylique est appli à la surface ou à 60 cm de profondeur, comme décrit à propos de l'utilisation de cet agent contre les nématodes, il est préférable que le sol soit humide ou recouvert en vue de retarder 1'évaporation. Avec le procédé de la présente invention, le sol peut Otre humide ou sec et, en réalité, on préfère 71 15717 -15- 2088273 qu'il soit sec. l'implantation de la charge de fumigant volatil à au moins 90 cm au-dessous de la surface du sol crée de fortes concentrations de l'agent dans le sol pendant des périodes prolongées. 5 Le tableau suivant indique le temps moyen pendant lequel, à la profondeur correspondante, une concentration de plus de 1000 parties par million de bromure de méthyle est maintenue dans le sol après implantation en profondeur d'une quantité moyenne de 0,045 kg de bromure de méthyle par mètre carré de surface. 10 Profondeur Jours 0,3 m 5 0,9 m 12 1,8 m 20 2,7 m 18 15 Après 30 jours de traitement au bromure de méthyle, le procédé de la présente invention permet de constater que la zone traitée est sensiblement exempte d'infestation due à Armillaria. Une ré-infestation n'a pas lieu après le traitement avec implantation en profondeur du fumigant actif. Les cellules mortes de la matière 20 infestée agissent réellement comme substance nutritive du sol, contribuant à la r-' abilitation de la zone antérieurement infestée. Sien que 1!invention ait fait allusion en particulier à D,'utilisation du bromure ùe méthyle, il y a lieu de remarquer qu'elle s'applique à tout fu:::i.:;siit volatil qui a une fortç/tension de vapeur 25 et une phase vapeur relativement dense, doué de propriétés fongicides. Il est aussi évident pour un spécialiste en ce domaine aue l'invention n'est p.-- ■ limitée aux formes de réalisation décrites en détail, car diverses :ifications peuvent y être apportées sans sortir de son cadre. BAD ORIGINAL 71 15717 -16- 2088273 - BEYsmacmosa - 1. Procédé pour combattre les effets de champignons pathogènes du sol, responsables du pourridié, caractérisé par le fait qu'il consiste à implanter une charge d'un agent fongicide volatil 5 a une profondeur d'au moins 0,9 m au-dessous de la surface du sol. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que les champignons du sol sont pathogènes ..vis-à-vis des plantes à tige, ligneuse. 3. Procédé suivant la revendication 2, caractérisé par le 10 fait que la charge est implantée à une profondeur comprise entre 1,2 et 1,8 m au-dessous de la surface du sol. 4. Précédé suivant la revendication 3» caractérisé par le fait que les champignons appartiennent au genre Armillaria. 5. Procédé suivant la revendication 4, caractérisé par le 15 fait que l'agent est le bromure de méthyle. 6. Procédé suivant la revendication 5» caractérisé par le fait que les champignons du genre Armillaria entrent en contact avec du bromure de méthyle en présence du sol non stérile d'un verger. 7. Procédé suivant la revendication 6, caractérisé par le 20 fait que les champignons du genre Armillaria entrent en contact avec du bromure de méthyle en présence de Trichoderma. 8. Procédé suivant la revendication 7, caractérisé par le fait que le bromure de méthyle est présent dans le sol à une concentration d'au moins 1000 parties par million. 25 9. Procédé suivant la revendication 7, caractérisé par le fait que le bromure de méthyle est présent à une concentration d'au moins 3000 parties par million. 10. Procédé suivant la revendication 8, caractérisé par le fait que le contact est maintenu pendant au moins 7 jours. 30 11. Procédé suivant la revendication 9, caractérisé par le fait que le contact est maintenu pendant au moins 1,6 jour. 12. Procédé d'implantation en profondeur d'un fongicide volatil dans le sol, caractérisé en ce qu'on forme dans le sol, à une profondeur d'au moins 0,9 m., une cavité fermée contenant une quantité de 35 fongicide efficace au. point de vue fongicide sous une forme non volatilisée mais volatilisable et en ce qu'on laisse le fongicide se volatiser dans le sol. 71 15717 -17- 2088273 13. Procédé selon la revendication 12 d'implatation en profondeur d'un fongicide volatil dans le sol, caractérisé en ce qu'on forme une cavité à l'extrémité d'un passage dans le sol et à une profondeur d'au moins 0,9 m» ; on introduit dans la cavité un agent fongicide volatilisable sous une forme non volatilisée, on ferme la cavité soit avant, soit après l'introduction du fongicide dans la cavité ; et on laisse le fongicide se volatiliser. 14. Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce que la cavité est fermée avant d'y introduire le fongicide.