La présente invention a trait a un procéde pour vitrifier de façon résistante le fond des récipients émaillés et elle concerne également les récipients obtenus de cette manière. On pose des conditions contraires pour l'émaillage de la face inférieure des récipients c'est-à-dire de leur fond. D'une part ce fond doit être protégé a l'encontre de la rouille ainsi que des attaques chimiques et mécaniques, tandis que d'autre part cette protection ne doit entraîner qu'une résistance thermique aussi faible que possible afin qu'on puisse chauffer rapidement avec un minimum d'énergie les aliments que le récipient renferme. L'émail sous forme de verre comporte une résistance thermique relativement importante. I1 est donc nécessaire de prévoir sur le fond une couche d'émail aussi mince que possible. Au contraire la résistance de l'émaillage aux actions chimiques exige une épaisseur sensible et une absence de porosité pour protéger de façon strie l'acier sous-jacent a l'encontre de l'attaque. L'émaillage nécessite par conséquent en règle génerale l'application de deux couches, savoir une couche dite de base, qui recouvre la surface du fer et qui comporte sur sa face opposée un caractère céramique de sorte que la seconde couche superposée a la précédente puisse y adhérer par fusion.Cette seconde couche, c'est-a-dire ce qu'on appelle l'émail de recouvrement, est celle qui comporte le pouvoir de résistance de l'émaillage. A l'heure actuelle le fond de la plupart des instruments de cuisson émaillés ne comporte qu'une couche d'émail de base, de façon a réaliser un recouvrement aussi mince et aussi peu résistant au point de vue thermique que possible. Avec la diffusion toujours plus grande des machines a laver la vaisselle, les conditions se sont modifiées en ce sens qu'un récipient de cuisson est aujourd'hui soumis a l'attaque chimique sur sa face extérieure, car les machines du genre en question ne fonctionnent que moyennant addition d'agents détergents agressifs et le plus souvent alcalins. On ne peut donc pas éviter de munir également les fonds des récipients de qualité d'une couche supplémentaire de recouvrement résistant aux agents chimiques. Une possibilité consiste a revêtir également le fond d'un émail de recouvrement, comme les parois latérales. Toutefois ce procédé aboutit a tout le moins à doubler l'épaisseur d'émail sur le fond et il entraîne en outre des difficultés de fabrication étant donné que c'est un fond ne comportant que la couche d'émail de base qui permet au mieux de maintenir le récipient par voie magnétique lors de l'application ultérieure d'un recouvrement supplémentaire et de la décoration. Une autre solution consisterait a pulvériser ultérieurement de l'émail sur le fond du récipient. Cette méthode permet de rapporter une couche quelque peu plus mince, mais elle aboutit a un travail supplémentaire d'application, car la pulvérisation du fond ne peut être limitée de façon exacte, le nuage de gouttelettes venant également se déposer sur les zones avoisinantes. En outre le travail par pulvérisation exige une épaisseur minimale non négligeable pour aboutir a une couche compacte et résistante. L'invention vise par conséquent a établir un procédé pour l'application d'une vitrification résistante au fond d'un récipient émaillé, qui ne comporte pas les inconvénients ci-dessus et qui permette d'obtenir une couche d'épaisseur notablement plus réduite, tandis que l'émail ou flux recouvre la surface extérieure des pores du recouvrement émaillé de base de manière telle qu'il se forme une couche compacte qui n'entralne qu'un surépaississement a peine mesurable du revêtement du fond. A cet effet, suivant l'invention, l'émail de recouvrement résistant devant servir a la vitrification est broyé finement jusqu'a obtenir un vernis gras qui est appliqué sur une pellicule de support, puis est rapporté sur l'extérieur du fond du récipient émaillé a la façon d'une décalcomanie et qui est cuit au four après séchage. Comme pellicule de support on peut par exemple utiliser du papier fin. L'émail de recouvrement ou le flux comporte une épaisseur de couche notablement moindre que ce qu'on peut obtenir par les procédés d'application connus et il se dépose sur la surface des pores de l'émail du recouvrement de base sous la forme d'une couche compacte de manière telle qu'il en résulte une augmentation a peine sensible de l'épaisseur du revêtement du fond. Cet émail de recouvrement résistant ne freine pas le passage de la chaleur a travers le fond et il améliore cependant dans une mesure considérable la résis-- tance au point de vue chimique. Un récipient destiné a recevoir de cette manière un émail de recouvrement résistant comporte par exemple un profil de section caractérisé par une âme d'acier sur l'extérieur de laquelle est rapportée la couche d'émail de base, laquelle porte a son tour la couche d'émail de recouvrement. La surface extérieure de l'émail de base, qui se trouve ainsi vitrifiée par le procédé suivant l'invention, a été libérée de la couche d'émail de recouvrement dans la zone du fond. En outre cette âme d'acier comporte l'émaillage intérieur habituel, c'est-a-dire que sur son fond et sur ses parois l'on a rapporté dans son espace interne une couche d'émaillage de type usuel. I1 doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'a titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. REVENDICATIONS 1. Procédé pour appliquer une vitrification résistante au fond des récipients émaillés, caractérisé en ce que l'émail de recouvrement nécessaire a la vitrification est broyé très fin jusqu'a la consistance d'un vernis gras qui est rapporté sur un support en forme de pellicule puis est appliqué sur la face extérieure du fond la façon d'une décalcomanie et est cuit au four après séchage. 2. Récipient émaillé avec fond vitrifié, caractérisé en ce que pour assurer la vitrification de la face extérieure de son fond l'on a fait comporter a celle-ci un émail de récouvrement résistant qui a été appliqué a l'état broyé fin jusqu'S la consistance d'un vernis gras sur une pellicule, a été rapporté sur la face extérieure précitée du fond du récipient émaillé a la façon d'une décalcomanie, puis a ensuite été passé a la cuisson.