La présente invention concerne un procédé et un appareil pour dénuder un fil, c'est-à-dire enlever l'isolant recouvrant un fil métallique. L'emploi toujours croissant de fil métallique isolé et l'appauvrissement progressif des ressources naturelles rendent impératif la récupération de la partie métallique des fils de cabrage isolés. On a proposé dans ce but de faire brûler l'isolant. Ce procédé est efficace mais la pollution de l'air qu'il entrain crée une sérieuse difficulté. On a aussi proposé de soumettre le fil isolé à une température suffisante pour ramollir l'isolant et permettre son enlèvement0 Ce procédés pour des raisons évidentes, n'a pas été reconnu comme pratique. On a essayé aussi d'autres solutions encore moins pratiques. Conformément à l'inventions on soumet le fil isolé à une température suffisamment basse pour rendre l'isolant fragile et on soumet le fil refroidi à l'action de cylindres de broyage qui brisent l'isolant en fragments suffisamment petits pour passer à travers les ouvertures dfun tamis séparateur qui dépose le fil dénudé sur un transporteur en vue de son enlèvement. L'appareil selon la présente invention comprend un récipient de réfrigération à basse tempErature; un dispositif alimentant le récipient en tronçons de fils métalliques isolés pour rendre fragile l'isolant; des cylindres de broyage pour fragmenter très finement l'isolants et un tamis séparateur séparant les composants isolants des composants métalliques. D'autres buts et caractéristiques de la présente invention ressortiront à la lecture de la description détaillée suivante, considérée en liaison avec le dessin annexé représentant à titre illustratif mais nullement limitatif un mode de réalisation de l'invention. Sur le dessin La figure unique est une vue schématique en élévation latérale montrant un appareil pour la mise en oeuvre de l'invention. 1'appareil représenté comprend une trémie 10 destinée à recevoir une alimentation constante en fil métallique isolé coupé en tronçons 12 de 2 à 5 centimètres de longueur environ. De la trémie les tronçons sont envoyas à un transporteur d'alimentation 14, par une vanne ou autre organe de commande. Le transporteur 14 laisse tomber les tronçons sur la partie d'entrée inclinée 16 d'un transporteur 15 qui comprend une partie centrale immergée 18 et une partie de-sortie 20. Ce transporteur est de préférence mùni de raclettes 22 pour empê- cher les tronçons de tomber des parties de transporteur 16 et 20. Le transporteur circule sans fin sur des rouleaux 24 25 26 et 27, dont l'un est entraîné par un moteur d'une façon classique quelconque. Le brin supérieur du transporteur passe à travers un réfrigérant liquide ou gazeux 28 dans un récipient 30. En d'autres termes, en circulant de gauche à droite en observant la figure , le transporteur passe à travers le réfrigérant et en circulant de droite à gauche il passe en dehors du récipient. Le réfrigérant liquide peut etre du C02 liquide, du glycol, de l'alcool, de la glycérine, ou n'importe quel autre fluide ayant un point de congélation suffisamment bas pour permettre de refroidir l'isolant jusqu'au point où il devient fragile. En pratique, une température comprise entre - 200C et - 195 C suffit. Le liquide du récipient est maintenu'froid du fait qu'on le fait circuler dans un serpentin évaporateur classique ou autre dispositif de refroidissement. A cet effet, on prévoit une pompe 32 qui aspire le liquide par un tuyau 34 et le refoule dans le groupe de réfrigération"A"d'oùs par le tuyau 36, il revient dans le récipient. Les tronçons refroidis sont envoyés dans la zone de pincement de cylindres de broyage 38 qui broient l'isolant, qui est maintenant devenu fragile, et en font des morceaux suffisamment petits pour passer à travers un tamis 40. Un tamis ou crible muni de trous de l'ordre de 6 mmou moins convient, mais on se rendra compte que ceci est une affaire d'appréciation, selon la fragmentation de l'isolant, la longueur des tronçons et l'épaisseur des parties métalliques. En tous cas, l'isolant broyé tombe à travers la toile supérieure du tamis sur la toile inférieure dudit tamis et sten va dans un bac 42,et les troncons dénués de matériau conducteur constituant le noyau du fil isolé,sont propulsés dans la direction de la flèche. Si les tronçons ont tendance a flotter, on peut utiliser un tamis ou autre chicane 44 figuré en pointillé sur le dessin. Bien que l'appareil décrit convienne parfaitement pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, il va de soi que l'invention comprend la réfrigération des cylindres de broyage, d'une manière bien connue quelconque, par exemple par contact avec des serpentins évaporateurs, ou bien en pla çant le broyeur ou l'appareil tout entier dans une enceinte refroidie, par exemple une chambre froide ou analogue, désignée par "B" sur la figure. Il va de soi que la présente invention n'a été décrite et représentée qu'a' titre purement explicatif et nullement limitatif et qu'on pourra y apporter toutes variantes ou modifications utile sans sortir de son cadre. REVENDICd'PIOBS 1) Procédé pour enlever en continu l'isolant recouvrant un noyau, caractérisé par le fait qu'on réduit le noyau recouvert d'isolant en tronçons d'une longueur prédéterminée, on fait passer les tronçons à travers un fluide réfrigérant pour rendre fragile l'isolant, on fait passer les tronçons entre des cylindres de broyage pour fragmenter l'isolant rendu fragile, on sépare les fragments d'isolant des tronçons de noyau et on refroidit le fluide précité. 2) Procédé selon la revendication 12 caractérisé par le fait qu'on refroidit le mécanisme de broyage.