La présente invention concerne un dispositif de détection d'un véhicule en stationnement, capable de déclencher une alarme systématique, pouvant être stoppée au moyen d'un dispositif manuel approprié. Ce dispositif est particulièrement applicable à la surveillance des aires de parcage à stationnement réservé, telles que les zones de la voie publique dévolues à une certaine catégorie de véhicules (véhicule loué sans chauffeur, taxi, etc...) et soumises, de ce fait, à une surveillance. I1 permet de signaler les véhicules n'ayant pas qualité pour occuper ces emplacements, l'alarme déclenchée par ltarrêt du véhicule devant le détecteur ne pouvant etre stoppée que par l'introduction dans le circuit récepteur d'un dispositif manuel tel que clé, carte d'abonnement magnétique ou autre, remis aux usagers autorisés. Le dispositif selon l'invention est intégré dans une borne, seul matériel dont l'installation sur la voie publique est autorisée. Ladite borne est placée en tetrait suivant l'un des axes orthogonaux de l'aire de parcage à surveiller. Le dispositif comprend (fig. 5), un émetteur (1) de fréquence ultrasonore comportant un multivibrateur destiné à moduler cette fréquence et un récepteur composé d'un premier filtre (Zl) centré sur la fréquence ultra-sonore dlun détecteur (6) du signal basse-fréquence de modulation, d'un second filtre (Z2) centré sur cette fréquence, d'un circuit détecteur (7) capable d'exploiter la présence ou llabsence du signal basse-fréquence, en commandant dans la première éventualité, au travers d'un circuit mémoire (8), une alarme (10) déclenchée par un circuit à thyristor (9). Cette alarme peut etre stoppée soit par un désamorage dudit thyristor, mis en court-circuit au moyen du dispositif d'acquittement (11) prévu, soit par la disparition du signal basse-fréquence consécutive à l'éloignement du véhicule en défaut. Les dessins annexés illustrent un exemple de réalisation selon l'invention - les figures la, Ib et 2 montrent un exemple de disposition des bornes en fonction de la position des véhicules. - la figure 3 est une vue de face et en coupe de l'installation du dispositif émetteur-récepteur dans la borne. - la figure 4 illustre la séquence de fonctionnement du dispositif dans le cas où le véhicule en stationnement est autorisé. - la figure 5 est un schéma synoptique du dispositif. - la figure 6 représente le circuit émetteur. - la figure 7 représente le circuit récepteur. - la figure 8 représente les circuits de mémorisation et de déclenchement de l'alarme. émetteur 1 d'ultra-sons et le récepteur 2 sont contenus dans un même logement 3 cylindrique(fig. 3), intégré dans une borne 4, à une distance de l'entrée dudit logement 3 suffisante pour que, compte tenu de sonfaible diamètre, il soit impossible à un éventuel fraudeur de masquer par un quelconque moyen le dispositif récepteur, dans le but d'empêcher le déclenchement de l'alarme.Afin d'éviter un déclenchement intempestif de cette alarme, on définit une distance maximale de détection D (fig. 2), fonction de la puissance de l'émetteur et de la sensibilité du récepteur; d'autres facteurs tels que le diagramme de directivité des transducteurs, l'angle d'incidence du faisceau émis par rapport au point de réflexion d'un plan du mobile et l'immunité au bruit influent également sur cette distance. Le transducteur 12 (fig. 6) utilisée émetteur dlultra-sons a a une fréquence d'oscillation, à la résonance de 40 kHz. On l'excite en l'insérant en réaction dans un multivibrateur M1 à transistors complémentaires, llémission de la fré- quence 40 kHz est ensuite modulée par un deuxième multivibrateur M2 de fréquence 1 kHz. Cette modulation a pour effet de diminuer l'incidence des bruits parasites captés par le récepteur. Le récepteur 2 d'ultra-sons est composé d'un transducteur 5 adapté à l'entrée d'un filtre actif Z1 à amplificateur opérationnel, centré sur 40 kHz et dont les bandes latérales sont situées à + I kHz 3 dB de la fondamentale.La modulation 1 kHz de la porteuse est obtenue à la sortie d'un circuit démodulateur 6 composé de fanon classique d'une diode D1 en série avec un condensateur C1, et d'un second condensateur C2 monté en parallèle sur une résistance R1 et branché entre la diode D1 et le condensateur C1 (fig. 7). Le signal basse-fréquence ainsi détecté peut éventuellement être affecté de composantes, dues aux bruits ambiants, différentes du I kHz émis; pour remédier à cet inconvénient, le démodulateur est suivi d'un second filtre actif Z2 analogue au filtre Z1 mais centré sur 1 kHz. La sortie de ce filtre délivre un signal exempt dtharmonique et donc exclusivement fonction de la présence d'un véhicule devant le dispositif. Ce signal est transmis au circuit détecteur 7 dans lequel (fig. 8) des impulsions sont générées par la diode zener D2, la diode D3 et le transistor Qt, provoquant la décharge du condensateur C3. Le potentiel de base du transistor Q2 devient alors inférieur à celui de son émetteur, qui est fixé à une tension donnée au moyen des diodes D4 et D5.La tension de base du transistor Q3 étant proche de celle de l'émetteur, le collecteur est amené au niveau de la masse, ce qui bloque le transistor Q4. Cependant le collecteur de Q4 et la base du transistor Q5 ne deviendront positifs qu'après un temps T déterminé par la valeur du produit de la résistance Rx et du condensateur C4. Le transistor Q5 devient alors conducteur, le point C devenant également'positif, le condensateur C5 transmet une impulsion à la gachette du thyristor Thl qui déclenche le moyen d'alarme 10. Lorsque l'on introduit le mécanisme approprié dans le dispositif d'acquittement 11, le contact stétablit entre les bornes x et y de ce dispositif de façon à court-circuiter le thyristor Thl, qui se bloque alors et restera bloqué pendant toute la durée de stationnement du véhicule, jusqu'à l'arrivée d'une nouvelle impulsion de déclenchement provoquée par A l'arrêt d'un autre véhicule. La constante de temps T du circuit de mémoire est normalement réglée, par ajustage des valeurs de Rx et C4, pour que l'alarme ne se déclenche que quelques secondes après la détection d'un obstacle, ceci afin d'éviter sa mise en route au passage d'un véhicule ou plus généralement d'un objet quelconque, sur ltaire de stationnement. La figure 4 représente la séquence de fonctionnement du dispositif, dans le cas qui vient d'hêtre décrit : le signal a correspond à la détection du véhicule se présentant devant la borne; le signal b, au déclenchement de l'alarme avec une constante de temps prédéterminée; le signal c est obtenu au moment de l'interruption de l'alarme par un moyen approprié; enfin le signal d correspond à la remise à zéro de la mémoire après le départ du véhicule. Lorsque la manoeuvre d'acquittement manuel n'est pas exécutée, l'alarme se déclenche et fonctionne jusqu'au départ du véhicule fautif. A ce moment, en effet, le point A (fig. 8) ne revoit plus de signal, une tension posi tive apparat au point B et le condensateur C envoie une impulsion positive 6 sur la base du transistor Q7 qui devient conducteur et désamorce le thyristor Thi, effectuant ainsi une remise à zéro automatique du système qui est de nouveau prêt à exécuter un cycle de détection. En cas de panne du secteur ayant lieu à un moment où l'alarme est déclenchée, il nty a pas dlinterruption de celle-ci au retour de la tension d'alimentation. En effet, le thyristor est désamorcé d'office lors de la panne de secteur et il se réamorce au retour de la tension d'alimentation dès qutun signal apparalt en A, comme en outre, C3 se trouve déchargé, le transistor Q3 est bloqué ce qui empêche C6 de fournir l'impulsion de remise à zéro de la mémoire par l'intermédiaire du transistor Q7. D'autre part, si la panne a lieu à un moment où l'alarme est éteinte, C4, qui se trouve alors déchargé, provoque la non-conduction du transistor e. Le point C se trouve alors voisin de la masse et le condensateur C5 ne peut pas transmettre d'impulsion de commande à la gachette du thyristor Thl, ce qui empêche tout déclenchement d'une alarme intempestive. L'alarme qui peut être, lumineuse et/ou sonore, est, dans exemple décrit, intégré à la borne contenant le dispositif émetteur-récepteur. I1 est cependant possible d'effectuer une transmission à distance aboutissant, par exemple, à un tableau de contrôle intégré à un poste de gardiennage, d'où il sera alors possible d'assurer la surveillance d'une ou plusieurs aires de sta tionnement. REVENDCATIONS 1 - Dispositif de détection d'un véhicule en stationnement capable de déclencher une alarme systématique pourvant être stoppée au moyen d'un dispositif manuel approprié, caractérisé par le fait qu'il comprend un émetteur de fréquence ultra-sonore comportant un circuit de modulation de cette fréquence et un récepteur composé d'un premier filtre centré sur la fréquence ultra-sonore, d'un détecteur du signal basse-fréquence de modulation, d'un second filtre centré sur cette fréquence, d'un circuit détecteur capable d'exploiter la présence ou l'absence dudit signal basse-fréquence en commandant, dans la première éventualité, au travers d'un circuit mémoire, une alarme déclenchée par un circuit à thyristor cette alarme pouvant être stoppée, soit par désamorqage dudit thyristor, mis en court-circuit au moyen d'un dispositif d'acquittement manoeuvré par l'utilisateur, soit par la disparition du signal basse-fréquence consécutive à léloigne ment du véhicule en défaut. 2 - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'émetteur et le récepteur d'ultra-sons sont logés dans un même conduit de faibles dimensions et à une distance de ltentrée dudit conduit, suffisante pour empêcher une fraude éventuelle qui consisterait à occulter par un quelconque moyen le récepteur seul. 3 - Dispositif selon la revendication 2, caractérisé par le fait qu'il est logé dans une borne du type admis pour l'installation sur la voie publique.