La présente invention a pour objet un perfectionnement à llinvention brevetée sous le nO 1.538.956 et le titre " Procédé pour la construction de pavillons individuels et d'habitations préfabriquées", par MM. André Jean-Marie FOUR NOL et Marc CZEWINSKY. Cependant, cette présente invention ne constitue pas un simple additif à ce précedent brevet; mais elle peut et doit aussi être considerée indépendamment de celui-ci et concerner par consequent la mise en oeuvre de produits qui pourraient ne pas etre concernes par ledit brevet. Ltinvention nO 10538.956 concernait notamment, en ses revendications numérotées de 3 à 10, la conception, la fabrication, le transport éventuel et la mise en plaste d'un noyau, dénomme fonctionnel et constructif, qui servait de base à ltédification de pavillons dont les autres parties étaient ensuite construites "autour" ou à coté de ce noyau. Ce noyau, que nous dénommerons plutôt "bloc-volume" par référence à ltob- jet de la presente invention, pouvait intervenir dans la rigidité statique de ltensemble du pavillon. Il pouvait être formé, selon l'invention, par un ensemble de parois en béton (revendication n 5) parallèles et perpendiculaires -selon des trièdres - qui pouvaient constituer par exemple l'ensemble de la cuisine et des pièces d'eau du pavillon. I1 pouvait être construit et terminé en usine et transporté au chantier, pour être mis en oeuvre par une simple opération de pose, ce qui réduit considérablement les travaux de chantier, moins productifs par nature que ceux de l'usine et plus difficiles à organiser. D'autres blocs-volumes, de même conception et structure que celui qui était ainsi décrit, peuvent bien entendu intervenir dans la construction dTun même pavillon, certains de ces blocs-volumes pouvant constituer par exemple l'en- semble des parois du living-room, ou l'ensemble des parois d'une ou plusieurs chambres. I1 est également possible qu'un bloc-volume unique soit conçu comme étant à cheval et commun sur deux pavillons contigus. Chacun des blocs-volumes intervenant ainsi dans la construction d'un ou plusieurs pavillons (quTil y ait finalement un, deux, trois ou meme davantage de ces blocs) peut être posé au chantier par tous les moyens actuellement connus pour manutentionner des blocs d'une certaine importance. On peut utiliser, comme il tombe sous le sens, des engins tels que grues, portiques, camions ou remorques aménagés avec des portiques ou des grues de levage incorporés, ou avec des bras articulés et mobiles de toutes natures.Il est meme compréhensible que, pour des chantiers assez importants, des camions grues ou des grues autonomes tractées seront les engins de levage et de mise en place qui, par leur rendement eleve, donneront les résultats les plus rentables. I1 nTy a pas lieu, pour celà, de modifier de manière bien appréciable les techniques ni même les engins existants, ni par conséquent de faire preuve d'une activité inventive appréciable > pour aboutir au résultat voulu, s'agissant de lever et de déposer in situ un bloc-volume faisant quelques mètres de dimension dans les trois azimuths principaux et un poids maximum de 10 à 25 tonnes en ordre de grandeur. I1 suffit pour que ces manutentions, maintenant traditionnelles, soient réalisables:: - d'une part que l'aire de pose ait été convenablement préparée, ce qui ne présente que des problèmes ou très mineurs ou résolus, -d'autre part par exemple que le bloc-volume à manutentionner et poser ait été muni - selon une disposition maintenant bien généralisée tout au moins pour les panneaux de construction préfabriquévs en béton - de suspentes de levage ancrées dans le béton, les dites suspentes permettant de maintenir le bloc-volume suspendu à un palonnier soutenu par la grue, le portique, ou l'engin de levage utilisé. Cependant, compte tenu que, dans l'hypothèse où chaque bloc-volume objet (partiel) de l'invention nO 1.538.956 ou, d'une manière plus générale, chaque bloc volume plus ou moins similaire utilisé pour une construction quelle quelle soit, est en béton, son poids doit être important et dépasser couramment 10 Tonnes, la nécessité d'avoir un engin important et d'une immobilisation coûteuse peut être une difficulté et constituer un frein et un obstacle à la mise en oeuvre de pavillons selon l'invention, au moins sur des chantiers de petite ou de moyenne importance, à planning relativement lent et dans le cas d'édification de constructions dispersées.Dans ce cas en effet, les frais d'immobilisation s'aux mentent chaque fois du fait des délais ,assez considérables de déplacement sur route de 1 T engin. On est ainsi conduit à la recherche d'un engin autonome original, du style camion-remorque équipé de façon spécifique, permettant d'assurer - avec un délai minimum -d'arr"et au chantier - aussi bien le transport du bloc-volume de l'usine de fabrication au chantier que la mise en place in situ du bloc-volume. L'objet de la présente invention est précisément de fournir un procédé de pose nouveau qui est particulièrement adapté aux blocs-volumes du type visé par le brevet nO 1.538,956 , ou à des blocs-volumes similaires, ainsi qu'à tout autre objet-de forme appropriée et de poids important, Ledit procédé est général mais pourra être d'un intérêt industriel particulier dans le cas de constructions dispersées ou de groupes de pavillons bâtis selon un planning lent. L'intérêt du procédé est de ne nécessiter aucune intervention ni immobilisation d'engin spécial ou coûteux affecté au chantier de pose, toute la conception reposant sur un équipement assez simple de la remorque ou de l'engin qui assure le transport. Celui-ci peut poursuivre sa rotation dès qutil a déchargé le bloc-volume, et ce déchargement se fait directement "en oeuvre", in situ, sans aucun transfert, ni stockage, ni déplacement intermédiaire. Du point de vue de la qualité et de la sécurité du travail, le syst ème est au moins équivalent et même supérieur à tous les systèmes connus et utilisés : il consiste en effet à lever le bloc en le supportant par-dessous et à ne lui faire effectuer pour sa mise en place finale que des déplacements verticaux de faible amplitude - au lieu de le soutenir d'en haut pàr des suspentes. La présente invention concerne aussi bien le procédé de mise en place que engin (remorque ou camion spécial équipé) qui effectue la mise en place selon le procédé. Le camion, la remorque, ou plus généralement le véhicule assurant le transport est équipé d'un dispositif tournant équilibré qui supporte le blocvolume. Ce dispositif en forme de plaque tournante peut avoir avantageusement u n diamètre maximum d'ensombrement un peu inférieur à 2,50m, en conformité avec le gabarit maximum des règlements de circulation sur route. Il suffit pour que le procédé puisse être appliqué que la longueur du bloc-volume de la cellule (à poser) dépasse d'au moins 0,40m la largeur de l'engin - ce qui est pratiquement toujours le cas : les blocs-volume à poser dépassent toujours 2,9Om de longueur. La figure 1 est une vue schématique de dessus. Elle montre la remorque ou l'engin de transport a, équipé de sa plaque tournante b, sur laquelle est posée le bloc-volume de la cellule, figuré par le rectangle horizontal cdef qui représente son encombrement maximum. Les quatre éléments dessinés en g, i, j et k, placés de façon symétrique par rapport à lTensemble remorque-plaque - "bloc-vo lume" à poser, sont des plots servant de fondation, par exemple en béton, ou en maçonnerie, qu'on a pris soin d'édifier et de niveler convenablement aux emplacements voulus. Bien entendu ces quatre plots peuvent être remplacés pae les emplacements convenablement nivelés (dans un même plan horizontal) de deux murets longitudinaux ou transversaux qui peuvent faire partie de l'ensemble du système de fondation du pavillon. La figure 1 ci-dessus explicitée représente la situation de l'opéra- tion de pose après que l'attelage camion, remorque ou engin équipé se soit introduit entre les points d'appui g, i, j, et k . La manoeuvre nécessaire pour y arriver n'appelle pas d'observation particulière. Une précision très grande du positionnement de l'engin transporteur par rapport aux quatre appuis n'est pas indispensable. Il est par contre nécessaire que l'aire de roulement de l'engin ait été aménagée convenablement. Cette mise en place de l'engin chargé par rapport aux emplacements des supports (plots, parties de murets ou autres) est ainsi la première opération de pose. Elle peut être aidée par l'utilisation de systèmes de repères appropriés matérialisés in situ ou sur l'engin. Bien qu'un centrage très précis ne soit pas indispensable, il est possible de faciliter et d'améliorer celui-ci en adoptant un dispositif mécanique permettant - un glissement longitudinal (parallèle à c d de la pièce pivotante grâce à un système de glissières ou tout autre, - un déplacement horizontal perpendiculaire au précédent d'un châssis simple supportant la cellule (et lui-même supporté par la plaque pivotante). Ce déplacement peut aussi être réalisé par l'emploi de rouleaux normalement disposes dans ltépaisseur de la plaque pivotante et venant, quand besoin est, soulever le bloc-volume : l'axe de ces rouleaux, cyclindriques, est dans ce cas parallèle à c d de manière à obtenir des déplacements de la pièce parallèles à cf. On peut également concevoir que deux systèmes différents de rouleaux (à axes perpendiculaires) disposés dans ltépaisseur de la plaque pivotante viennent, quand besoin est, soulever le bloc-volume et permettent de lui donner les deux petits déplacements orthogonaux nécessaires : l'un parallèle à c d l'autre parallèlement à c f On peut enfin réaliser le déplacement horizontal voulu grâce, non plus à des rouleaux cylindriques, mais à des sphères disposées dans l'épaisseur de la plaque pivotante. Ces sphères viendraient, au moment voulu, supporter le bloc tout le temps nécessaire à la précision de sa mise en place. Le centrage et le positionnement voulu (en situation h orizontale par rapport aux emplacements de support) ayant été obtenu, et après vérification de ce positionnement, la cellule est amenée, par rotation de 906 autour de la verticale, au-dessus de ses quatre points d'appui. La figure 2 qui est encore une vue de dessus montre les positions en.plan de l'engin a, du bloc c d ef, et des plots de supports, après terminaison de cette opération. Dans la position de cette figure les portions les plus basses du bloc-volume passent dessus du plan horizontal supérieur des plots de support - marqué par le niveau de cote h dans les figures 3 et 4 ci-après.Ce niveau h, par rapport au niveau du roulement de Itengin pris comme cote 0, aura bien entendu été déterminé à l'avance - - compte tenu des caractéristiques de engin A cha- que engin correspond ainsi un niveau h maximum de pose. Si on voulait poser le bloc "plus haut", il serait sans doute possible de transformer engin : cet effet par exemple la plaque tournante pourrait être montée sur un axe déplaçable selon un dispositif permettant de le faire monter d'une hauteur appropriée. Mais de tels systèmes, classiques autant que relativement coûteux, ne seront en général pas nécessaires. On bien très bien imaginer des moyens plus simples d'augmenter la cote pratique h de plusieurs dizaines de centimètres. Par exemple les roues de l'engin pourront "monter't aux emplacements voulus grâce à deux chemins de roulement surélevés et comportant une faible pente pour l'accès. I1 doit être observé que les opérations de précision du centrage qui ont été décrites précédemment comme prenant place entre les opérations des figures 1 et 2 (glissements horizontaux parallèles à c d et à c f) peuvent tout aussi bien prendre place après la rotation de la figure 2. Elles seront même alors facilitées du fait que le repérage du positionnement sera alors plus immédiatement facile et pourra être assuré par des visées verticales directes - ce qui n'est pas directement passible avait la rotation. Il est encore possible, en restant dans la limite d'application du procédé, de procéder à un positionnement approximatif avant la rotation et de perfectionner plus exactement le positionnement après la rotation, par visée directe. Après cette rotation et un dernier contrôle de positionnement, un système de vérins permet d'abord le soulèvement du bloc et le départ de la remorque (qui est libérée dès que les quatre vérins tels que v de la figure 3 sont en charge). Cette figure 3 est une élévation et montre le bloc en position soule vée sur ses vérins. La remorque libérée peut effectuer le retour à l'usine pour être utilisée au transport d'un nouveau bloc-volume. L'aménagement détaillé des plots est clairement indiqué sur cette figure 3 qui montre au niveau h l'aire finale de support et au niveau s (inférieur au précédent) l'aire du support d'un vérin v Le bloc est enfin reposé sur ses fondations (au niveau h). La figure 4 montre ltopération terminée. Il ne reste plus qu'à enlever les vérins et à poursuivre le travail de chantier par les liaisons éventuelles. - REVENDICATIONS 1. Pour la mise en place de produits volumineux relativement pondéreux et rigides, - tels que blocs-volume de cellules préfabriquées - transportés du lieu de fabrication au chantier, il est revendiqué un procédé qui consiste à placer Engin de transport et son chargement à lTemplacement voulu, à faire tourner horizontalement, gracie à un dispositif de rotation équipant l'engin, la charge de 900, et à poser directement en place cette charge sus ses supports définitifs grâce à l'utilisation appropriée d'un système de quatre vérins, qu'il n'y a plus ensuite qu'à retirer après libération et évacuation de l'engin de transport. 2. Le procédé ci-dessus revendiqué peut comporter des dispositifs mécaniques annexes ou accessoires de type connu, tels que glissières, cadres glissants intermédiaires, rouleaux porteurs cylindriques, ou sphères porteuse* qui permettent de faire réaliser à la charge de petits déplacements horizontaux précis, afin de réaliser la coincidence quasi-exacte, en position horizontale, du bloc à poser et de ses emplacements-supports de fondation préparés à l'avance, avant que soit effectuée l'opération terminale du dépot de la charge sur les vérins. 3. I1 est revendiqué également la conception et la réalisation industrielle de tout engin de transport ou de pose, ou de transport et due pose combinés, conçu même partiellement selon le procédé faisant l'objet des deux précédentes revendications, et pour mettre en oeuvre ce procédé - quel que soit l'objet ou le produit qui soit effectivement mis en oeuvre. 4. Bien que conçu à propos de la pose de blocs-volumes destinés à la construction de pavillons individuelsjle procédé et les engins y afférents iront étendus à la pose de tous autres objets - et en tout premier lieu à des blocs-volumes concernant les rez-de-chaussée de constructions W plusieurs étages.