La présente invention porte sur le façonnage d'une lame mince en feuillard d'acier profilé pour déchiqueteuse à arbres portelames, et de préférence celui d'une lame à deux tranchants ; l'invention a également pour objet un procédé pour la fabrication d' une telle lame. L'invention a de plus pour objet un porte-lames profilées adapté à cette nouvelle forme de lame en feuillard d'acier profilé, constitué d'un mors de serrage mobile et d'un mors de serrage monté fixe sur l'arbre porte-lames, ce porte-lames n'ayant pas à être démonté lorsqu'on veut changer la lame. Avec la lame en feuillard d'acier profilé selon l'invention et avec son porte-lame profilé correspondant, il n'est plus nécessaire d'ajuster avec précision à l'extérieur de la tête porte-lame la lame pour lui donner la garde voulue comme il fallait le faire jusqu'ici avec les lames épaisses réaffûtables car, grâce à la nouvelle forme donnée à la lame et au porte-lame, toutes les lames coupent suivant la même trajectoire dans les limites des tolérances admissibles, sans avoir à être ajustées. Ce n'est que lorsque les tolérances en ce qui concerne 1' épaisseur des copeaux sont très strictes, par exemple pour des panneaux spéciaux à copeaux de couche de recouvrement particulièrement minces, qu'on a recours à un dispositif d'ajustement adapté à la lame en feuillard d'acier profilé selon l'invention afin d' ajuster de façon particulièrement précise toutes les lames sur la trajectoire de coupe idéale ; en cas de fonctionnement semi-automatique, ce dispositif d'ajustement permet un ajustement de précision très rapide de toutes les lames en feuillard d'acier profilé montées dans la tête porte-lames, tandis que la dure de l'opération de changement de lame est ramenée à la moitié du temps jusqu' à maintenant nécessaire. Pour obtenir des copeaux plats,pour panneaux de particules, cellulose ou dans d'autres domaines d'utilisation analogues on utilise de préférence des déchiqueteuses à arbres porte-lames. Pour obtenir des copeaux plats de bonne qualité, il est particulièrement important que les dimensions des copeaux puissent être déterminées avec la plus grande précision possible. La longueur des copeaux dans le sens des fibres du bois peut, par exemple, être déterminée par la distance entre les tranche-fibres tandis que l'épaisseur du copeau est déterminée par la distance entre le tranchant de lame et la surface du porte-outil, c'est-à-dire de 1' arbre porte-lames, qui limite l'épaisseur de copeauL-On ne parlera pas ici de l'effet exercé sur l'épaisseur de copeaux par la pression avec laquelle par exemple l'arbre porte-lanes est serré contre le bois, ou le bois contre l'arbre porte-lames. Etant donné qu'avec la capacité relativement grande des déchiqueteuses à arbres porte-lames actuellernent utilisées de façon courante, il faut avoir plusieurs centaines de petites pointes tranche-fibres dont le montage réclame beaucoup de temps et augmente donc fortement les dépenses de main d'oeuvre, on utilise de nos jours de préférence des couteaux à peigne disposés et coupant en quinconce au lieu de la combinaison "couteau à couper fibres".De cette façon, les tranchants partiels de la lame précédente sont placés sur les intervalles de la lame suivante. hais 1 inconvénient de ces couteaux à peigne est que leur rendement est seulement égal à la moitié de celui de lames pleines Les deux genres de lames qui ont été brièvement décrits cidessus présentent encore d'autres inconvnients. Toutes les trois heures en moyenne, il faut les réaffûter, ce qui represente une dépense de temps correspondante ainsi qu'une augmentation du coût de fonctionnement. L'équipement d'affûtage qui est nécessaire à cet effet dans tout atelier ou usine de panneaux de particules est un nouveau facteur d'augmentation des prix de revient. Les frais d'affûtage dépendent également de l'épaisseur de la lame. Les lames réaffûtables ont une épaisseur d'environ 4 à 6 mm tandis que l'épaisseur des lames en feuillard d'acier varie de 1 mm à 1,5 mm au maximum de sorte que les frais d'affûtage par tranchant sont relativement faibles. Avec toutes les lames réaffutables, une autre source de dépense correspond au transport de lames nécessaire depuis l'atelier d'affûtage jusqu'à la déchiqueteuse et inversement. Par ailleurs, le réaffûtage des lames nccessite une très grande attention de la part du personnel spécialisé ; des défauts d'affûtage se traduisent par une diminution de qualité de la production.Les inclusions métalliques et d'autres corps étrangers lourds dans le bois, ainsi que la présence d'éléments lourds adhérant au bois, tels que cailloux, arrivant jusque dans le poste de coupe peuvent éventuellement, même après seulement quelques secondes de coupe, rendre inutilisable une série entière de lames et ceci à un point tel qu'il n'est plus possible d'envisager un ré affûtage. Or, étant donné qu'une série de lames réaffitables est plusieurs fois plus coûteuse qu'une série de lames minces en feuillard d'acier, la perte subie dans des cas de ce genre est beaucoup plus lourde avec des lames raffûtables. On a donc proposé de remplacer les lames épaisses jusqu'à maintenant utilises habituellement par des lames en feuillard d'acier d'environ 1 à 1,5 mm d'épaisseur. Une des propositions de ce genre a pour objet une lame-peigne en feuillard d'acier à jeter après usage dans laquelle les bords longitudinaux présentent un profil ondulé conditionnant la rigidité de la lame, dont l'arête d'attaque a été affûtée sous un certain angle de dépouille (voir brevet allemand 1 653 090). disais ces lames n'ont guère trouvé de débouché dans la pratique en raison de leur forme particulière et de la nécessité de disposer pour elles de porte-lames compliqués. La lame à jeter proposée par la demande de brevet allemand ayant fait l'objet de la publication préalable OS 2 214 434 a par contre donné de bons résultats dans la pratique. Dans cette lame lisse en feuillard d'acier mince, les tranchants reçoivent à intervalle régulier des"tranche-fibres" se présentant sous la forme de moulures estampées qui sont formées par façonnage du tranchant lui-même ou sont estampées dans ce tranchant. De telles lames à jeter ont le même rendement que des lames pleines épaisses. Naturellement, ces lames à jeter peuvent également être munies de peignes et être montées de façon à couper en quinconce, mais dans ce cas leur rendement tombe pour ne plus être égal qu'à la moitié du rendement de lames pleines.Nais, même sous la forme de lames à peigne, les lames à jeter selon la demande de brevet ci-dessus sont très supérieures aux lames à peigne connues auparavant par ce que, grâce à leur tranche-fibres, elles coupent et séparent les copeaux transversalement à la fibre, de façon nette et sans former d'éclats, tandis qu'avec lesSames à peigne normales, en raison de leur effet de coin, il se produit toujours sur les faces frontales des copeaux un arrachement relativement important ce qui entraîne la formation d'une quantité correspondante de fine poussière de bois indésirable. Ceci se produit déjà lorsqu'on taille des copeaux minces ; plus l'épaisseur des copeaux augmente, plus cet inconvénient se fait sentir. Cependant, on ne peut pas monter des lames en feuillard d' acier minces dans les porte-lames utilisés de façon habituelle jusqu'à maintenant, parce que la fixation par vis des lames dans les porte-lamestempêche pas de façon suffisamment sûre la lame de se déplacer à l'intérieur du porte-lames. On a en conséquence proposé, et on a également mis à l'essai avec succès, une lame en feuillard d'acier de ce genre munie de trous percés dans la lame qui, par l'interm-diaire de chevilles correspondantes, s'engagent dans le mors de serrage de la lame, ce qui fixe la lame dans son porte-lames de façon inamovible (voir modèle d'utilité allemand 72 14 461 et demande de brevet allemand ayant fait l'objet de la publication préalable OS 2 220 003). Etant donné que la contrainte par chocs des tranchants de lame qui découpent les copeaux varie en permanence, les chevilles engagées dans le mors de serrage sont soumises à une usure très intense. Au bout d'un certain temps de fonctionnement, il se forme un jeu trop important entre chevilles et trous, de sorte que la garde de la lame n'est plus ce qu'elle doit être. C'est pourquoi il faut de temps en temps remplacer les chevilles même si on les fabrique en matériau à grande résistance à l'usure. I1 est certain que ce mode de réalisation particulier de lames en feuillard d'acier et de porte-lames permet d'effectuer le remplacement des lames avec plus de facilité et de façon plus rapide qu'avec les lames connues jusqu'à maintenant. Cependant, pour obtenir des copeaux d'une épaisseur aussi régulière que possible, il est nécessaire d'affûter avec la plus grande précision les lames en feuillard d'acier munies de trous, et il est en particulier nécessaire d'avoir avec la plus grande précision possible la distance voulue entre les centres des trous et les arêtes coupantes. Pour fixer avec précision cette distance dans une zone de tolérance qui n'est que de quelques centièmes de millimètres, il faut une installation d'affûtage compliquée et coûteuse, notamment parce que le guidage du feuillard d'acier en bande continue présente des difficultés. On a constaté dans la pratique qu'il y a toujours un certain pourcentage des lames ainsi fabriquées qui ne sont pas dans le cadre des tolérances prescrites. On a donc également essayé de tronçonner tout d'abord à longueur de lame voulue le feuillard d'acier en bande continue, puis de le percer, d'utiliser les trous comme points de référence pour le guidage des lames dans l'affûteuse, et de procéder à l'affûtage individuel des lames. A condition d'utiliser une installation d' affûtage adaptée en conséquence, on peut ainsi obtenir une meilleure tolérance, mais cette méthode d'affûtage par lames individuelles est plus coûteuse que la méthode d'affûtage de bande sans fin. Pour éviter les inconvénients qui viennent d'être exposés, il a été proposé, notamment par la demande de brevet allemand publiée sous le nO 2 339 325, de se contenter de lames à jeter à un seul tranchant, de sorte qu'il est possible d'appliquer et de serrer le bord longitudinal de la lame opposé au tranchant contre une surface d'appui correspondante du porte-lame. Avec ce genre de lame en feuillard d'acier, on peut prendre lors de l'affûtage le grand côté de la lame opposé au tranchant comme ligne de référence, c'est-à-dire comtale bord de guidage. Nais ce mode de réalisation a pour inconvénient qu'une seule arête longitudinale de la lame est agencée en tranchant. La lame à un seul tranchant décrite par la demande de brevet allemand AS 2 339 325 est donc relativement coûteuse. On a de plus proposé, par exemple suivant la demande de brevet allemand ayant fait l'objet de la publication préalable OS 2 330 262, d'obtenir la fixation par sûreté de formes nécessaire de la lame dans le porte-lame au moyen d'incisions calibrées pratiquées dans la lame-peigne utilisable des deux côtés, ces incisions étant adaptées à s'engager dans des incisions correspondantes de la surface de butée intérieure du porte-lame ou arbre porte-lames. Ce mode de réalisation de lame a pour inconvénient d' augmenter le risque d'encrassement du porte-lame et également le même inconvénient que toute lame du type lame-peigne, c'est-à-dire d'avoir un rendement seulement égal à la moitié de celui de la lame à tranchant plein. Un but de l'invention est de créer une lame avec son portelame évitant de façon simple et économique les inconvénients des types de lame décrits ci-dessus. Ce résultat est obtenu grâce au fait qu'il est prévu au moins une rainure de guidage de faible profondeur réalisée par laminage ou par matriçage, ou de toute autre manière, par exemple par usinage avec enlèvement de copeaux ou par meulage, ou bien au moins une languette de vidage de faible hauteur qui s'engage grâce à sa forme même dans une languette de guidage ou dans une rainure de guidage de forme appropriée du mors de serrage correspondant.Lorsque les exigences en matière de tolérance d'épaisseur des copeaux sont particulièrement sévères, on peut soumettre en plus la rainure de guidage ou la languette de guidage du feuillard d'acier,avant l'aP5ut3ge bilatéral, à une opération de finissage au calibre de précision. Suivant un mode de réalisation particulièrement avantageux permettant d'augmenter la durée de vie de la lame, le feuillard d'acier est trempé avant affûtage le long de ses deux arêtes longitudinales, ce qui évite le gauchissement des tranchants, fréquemment provoqué par la trempe. En outre, la trempe des arêtes longitudinales de la lame permet de former facilement par matriçage ou estampage les tranche-fibres dont il a été question, qui risqueraient de se casser si la trempe s'étendait sur la totalité du tranchant. Pour terminer, le feuillard d'acier est affûté, muni des tranche-fibres nécessaires et tronçonné en lames de longueur voulue. Pour l'affûtage, la rainure ou la languette de guidage prévues dans le feuillard d'acier servent de lignes de référence pour le guidage du système d'affûtage, ce qui permet de réaliser-un af fûtage qui satisfait à des tolérances très précises. Un autre avantage de la lame selon l'invention est que, puisqu'elle n'est plus affaiblie par des trous, on peut la faire beaucoup plus étroite (largeur maximale 16 mm) que la lame munie de trous décrite dans la demande de brevet allemand ayant fait l'objet de la publication préalable 2 220 003, dont la largeur est d' environ 24 mm, ce qui n'empêche nullement de fixer parfaitement la lame dans son porte-lame. Grâce à son assemblage par rainure et languette, la lame selon l'invention dispose d'une surface de butée suffisante, qui n'est pourtant large que de quelques dixièmes de millimètre, mais qui s'étend sur toute la longueur de la lame et permet donc de la maintenir en place parfaitement. Le mode de réalisation de la lame selon l'invention dans lequel la lame comporte une languette ou des languettes au lieu de comporter la rainure est particulièrement à recommander lorsqu'il s'agit de lames extrêmement minces. Dans ce genre de lame, il n'y a pas d'affaiblissement de la section transversale comme c'est le cas lorsqu'on forme une rainure dans la lame. En outre, le profil ainsi donné à la lame en augmente la rigidité. I1 existe différentes façons connues en soi de caler la lame en déplacement axial. On utilise à cet effet de préférence des trous ou des encoches qui ne nécessitent pas une précision de mesures particulièrement grande. Dans la plupart des cas, il suffit de ménager une encoche sur le petit côté de la lame qui est opposé au côté d'introduction de la lame, si l'on tient compte de façon appropriée de la position oblique qui est habituellement donnée à la lame dans la tête porte-lame afin d'obtenir une coupe en tirant ou par pression progressive. Cette encoche s'engage dans une butée en forme de coin du mors de serrage. Plus l'épaisseur de la lame diminue, c'est-à-dire plus le poids de la lame diminue, plus il devient difficile de fixer en position la lame parce que les effets de la force centrifuge et ceux des contraintes de choc en sens inverse qui s'exercent chaque fois que la lame s'enfonce à nouveau dans le bois se succèdent suivant une alternance très rapide. Pour améliorer le blocage de la lame selon l'invention dans son porte-lame, il est prévu selon un développement particulièrement avantageux de l'invention que, pendant la fabrication du feuillard, au moins une des faces de la lame est dotée par laminage de motifs de surface de râpe ou de lime. Cette surface collabore avec les surfaces de butée de la lame dotées de languette et rainure pour assurer un ajustement encore meilleur de la lame dans son porte-lame. Suivant un mode de réalisation particulièrement avantageux, les baguettes porte-languettes ou porte-rainures sont prévues interchangeables dans le porte-lame. hais un tel échange n'est pas nécessaire pendant une longue durée d'utilisation car la surface d'appui de la lame est beaucoup plus grande que dans le cas des lames percées de trous. Pour fixer le porte-lame dans la tête porte-lame, au moins l'un des deux mors de serrage est muni de moyens de fixation ou de liaison par sûreté de forme connus en soi, par exemple vis et/ou clavettes parallèles. Pour réaliser le blocage de la garde de lame par action de force ou par sûreté de forme, on peut utiliser des moyens connus en soi, coins, excentriques, vis, ou combinaisons de ces moyens. Selon un moce de réalisation particulièrement simple de la lame en feuillard d'acier selon l'invention et de son porte-lame, il suffit d'introduire la lame dans les surfaces de butée (languette ou ressort) d'un mors de serrage encastré dans l'arbre porte-lame puis de la bloquer parallèlement à son tranchant de fa çon connue en soi, par excentrique, vis, coins, ou une combinaison de tels moyens. I1 est donc normalement inutile avec la lame en feuillard d'acier selon l'invention et avec son porte-lame de prévoir un autre ajustage quelconque.La garde de lame nécessaire suivant l'épaisseur de copeaux que l'on veut obtenir résulte de la distance dont on tient compte pendant la fixatior de la lame entre le tranchant de lame et le bord de la rainure ou de la languette de la lame qui sert de surface de butée D'habitude, les lames pour déchiqueteuses connues, réaffûtables, épaisses d'environ 4 mm, sont fixées à l'extérieur de 1' arbre porte-lames entre les mors de serrage d'un porte-lame,puis sont ajustées sur un dispositif destiné à cet effet, vissées, et seulement alors introduites dans l'arbre porte-lame, une surface prévue à l'intérieur de l'arbre porte-lame jouable rôle de surfa ce due butée pour le porte-lame.Une telle façon de procéder réclame beaucoup de temps ; de plus, les tolérances d'ajustage s'additionnent souvent, de sorte que les tranchants de lame n'effectuent plus leur rotation sur le même parcours circulaire avec la précision voulue. Il a donc été proposé d'introduire la lame dans le porte-lame de façon à avoir un faible excès de garde vers l'extérieur au-delà du parcours de rotation voulu, puis de la monter dans l'arbre porte-lame et de la bloquer légèrement dans cette position (premier degré de serrage). Ensuite,toutes les lames sont poussées sur le meme parcours circulaire à l'aide d'un élément pousseur approprié (rouleau, tringle de serrage ou autre élément analogue), puis elles sont bloquées de façon définitive dans un deuxième degré de serrage (voir par exemple les demandes de brevet allemand ayant fait l'objet des publications préalables 1 453 321 , et 2 244 077, brevet de lp RDA 24614 et brevet français 435 637). Avec les'lames connues à deux faces lisses, cette méthode de réglage de la lame prend beaucoup de temps dans le premier degré de serrage parce qu'il faut observer avec la plus grande précision possible la garde réduite de la lame mentionnée précédemment. Si cette garde est trop faible, le tranchant de la lame en question se trouve à l'intérieur du cercle de parcours idéal et ne peut donc pas être pris par l'élément pousseur d'introduction. hais la lame peut également dépasser trop loin à l'intérieur du cercle de parcours, de sorte que le tranchant risque d'entre détérioré par l'élément pousseur. Avec la lame selon l'invention, il est inutile de procéder à un pré-ajustage de la position de la lame par le premier degré de serrage à l'extérieur de la tête porte-lames. La description d'une opération de remplacement de'lame va permettre de mieux comprendre ce qui vient d'!tre dit Remplacement d'une lame 1). A l'aide d'un outil de serrage connu en soi, un coin est poussé et serré contre un ressort de pression jusqu'à ce qu'un mors de serrage mobile, portant la lame, qui est lui-même sollicité par un ressort de pression, soit poussé à l'extérieur de l'arbre porte-lames d'une quantité correspondant à une largeur totale de,tame, soit par exemple lo 'mn. Le ressort de pression du coin se trouve alors encore sous une légère pression mais cette dernière est notablement plus faible que la pression qu'exerce le ressort de pression du mors de serrage mobile. 2). Ce système permet pour la première fois de retirer très rapidement et facilement la lame usée, de vérifier soigneusement 1' état de ses mors de serrage ou de les nettoyer à l'intérieur de 1' arbre porte-lames. 3). La nouvelle lame peut être enfoncée d'une façon particulièrement facile et sûre dans la rainure ou la languette de guidage du mors de serrage mobile. 4). Un dispositif d'ajustage de lame qui est équipé d'un lardon conique à angle aigu vient se placer entre le tranchant de la lame en feuillard d'acier et ses tranche-fibres découpés en forme de languettes, larges d'environ 1 mm, dirigés obliquement par rapport au plan du tranchant. Tout risque de détérioration du tranchant est exclu. Le dispositif d'ajustement de lame se présente sous une forme telle qu'il est serré également en même temps contre le mors de serrage mobile et, à l'endroit qui effectue la pression contre le mors de serrage, il est monté sur ressort parce que le dispositif d'ajustage de lame doit agir seulement juste avant d'arriver dans sa position terminale uniquement avec son lardon conique à angle aigu. 5). Dès que le tranchant de la lame se trouve sur son cercle de trajectoire, le coin est remis à sa position de serrage à fond. 6). Après que toutes les lames ont été changées, l'élément de serrage pour le coin, ainsi que le dispositif d'ajustement de lame sont enlevés et la dêchiqueteuse peut être remise en marche. Le calage en déplacement latéral de la lame s'effectue dais ce cas d'une façon particulièrement avantageuse grâce à un trou d' environ 4 mm de diamètre percé au milieu de la lame. Ce dernier mode de réalisation du porte-lame est notamment à recommander entre autres pour les arbres porte-laes constitués de plusieurs éléments, et avec lesquels par conséquent plusieurs rangées de lames sont juxtaposées dans un même plan. Un autre avantage de la lame en feuillard d'acier selon l'in vention et de son porte-lame réside dans le fait, qu'il est possible de transformer des déchiqueteuses déjà existantes en montant sur ces machinesle système de lame selon l'invention. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d'exemple, en préférence au dessin annexé, dans lequel - la figure 1 représente schématiquement une la:oe en feuillard d'acier selon l'invention - la figure 2 représente schématiquement un autre mode de réalisation préféré de l'invention ; - la figure 3 représente le dispositif d'ajustement de lame utilisé avec la lame représentée à la figure 2 - la figure 4 représente à plus grande échelle les tranchefibres en forme de languette. On a représenté schématiquement à la figure 1 une lame en feuillard d'acier profilé 1 à tranchant double qui est munie d'une rainure 3 dans laquelle vient se loger une languette 2 qui est encastrée de façon interchangeable dans le mors de serrage mobile 4. Dans le mors de serrage 5 sont ménagés des évidements 6 dont la forme est telle que le tranchant arrière de la lame 1 et ses tranches-fibres 10 ne risquent pas d'être endommagés par le mors de serrage 5. Le mors de serrage 5 est relié de faon fixe à 1' arbre porte-lames 9 par des moyens appropriés 21 de fixation ou de jonction par sûreté de formes. Le coin volant 7 est sollicité par un ressort de pression 8 de telle sorte que la lame 1 est fermement bloquée entre les mors de serrage 4 et 5. La languette 2 qui s'engage dans la rainure 3 de la lame bloque de façon définitive la lame 1. Pour retirer la lame 1, il suffit, à l'aide de moyens connus en soi, mécaniques, hydrauliques ou pneumatiques, de soulager le coin 7 de la pression qu'il subit en tendant le ressort 8. La figure 2 représente un mode de réalisation préféré de 1' invention. La lame 1 est munie d'une languette 2 qui vient se loger dans la rainure 3 du mors de serrage mobile 4. Le mors de serrage fixe 5 est relié de façon fixe à l'arbre porte-lames 9 à l'aide de moyens de fixation ou d'assemblage par sûreté de formes 21 ; par exemple clavettes parallèles. Le mors de serrage fixe 5 est muni d'un évidement pour le tranchant de lame et ses tranche-fibres 10 de sorte que le tran chant arrière et ses tranche-fibres 10 ne risquent pas d'être endommagés. Lorsqu'on veut changer la lame 1, un organe de serrage 15 pousse le coin 7 contre l'effet de son ressort de pression 8 jus qulà ce que le mors de serrage mobile 4 qui porte la lame 1 puisse être sorti à l'extérieur de l'arbre porte-lame 9 sous l'action de son ressort de pression 14 en dépassant d'une quantité égale à la largeur totale de la lame. Dans un premier temps, le redan 12 du coin 7 libère la surface de glissement 11 du mors de serrage mobile 4. Un crampon de guidage 13 prévu sur le mors de serrage mobile 4 limite la course de ce mors de serrage. Le ressort de pression 8 du coin 7 se trouve alors sous une légère pression mais celle-ci est notablement inférieure à la pression que le ressort de pression 14 exerce sur le mors de serrage mobile 4. Après qu'on a retiré la lame 1 et éventuelleerjt nettoyé les surfaces intérieures du mors de serrage mobile 4 et du mors de serrage fixe 5, une nouvelle lame 1 est introduite dans le mors de serrage mobile 4. La figure 3 montre le dispositif d'ajustement de lame 16 utilisé avec cet exemple de réalisation préféré de l'invention représenté à la figure 2 ; il se présente sous la forme d'un élément à emboîtage avec un lardon conique à angle aigu 17 qui est monté, de préférence de façon interchangeable, sur le poussoir d'introduc18 de telle sorte qu'il est relié avec lui de façon fixe. Le poussoir d'introduction 18 est muni d'un ressort de pression 19 qui, par sa barre de serrage 20, exerce une pression contre le mors de serrage mobile 4, dès que l'élément d'introduction 16 est actionné; mais, peu avant d'atteindre sa position terminale qui correspond au cercle de trajectoire idéal du tranchant de lame, l'élément d' introduction 16 agit uniquement par le lardon conique à angle aigu 17 qui vient se placer entre le tranchant de lame et ses tranchefibres 10 découpés en forme de languettes. La figure 4 montre à beaucoup plus grande échelle les tranchefibres 10 en forme de languettes. REVENDICATIONS 1. Lame en feuillard d'acier profilé très étroite fabriquée à partir d'une bande de feuillard d'acier profilé sans fin, trempée uniquement sur ses bords longitudinaux extérieurs puis affûte des deux côtés, à laquelle sont associés des porte-lames profilés de forme appropriée ainsi qu'un dispositif d'ajustement de lame adapté, caractérisée par un système à rainure et languette agissait par action de force et sûreté de formes qui permet d'ajuster avec rapidité et précision les tranchants de lame avec une garde uniforme qui est la condition nécessaire pour obtenir une bonne qualité des copeaux découpés. 2. Lame en feuillard d'acier selon la revendication 1, caractérisé en ce que le feuillard d'acier sans fin, ayant une épaisseur d'environ 1,0 à 1,5 mm, utilisé pour sa fabrication est muni d'au moins une rainure de guidage de faible profondeur réalisez par laminage, matriçage ou d'une autre façon, par exemple par usinage avec enlévenent de copeaux ou par meulage. 3. Lame en feuillard d'acier selon la revendication 1, caractérisée en ce que le feuillard d'acier sans fin ayant une épaisseur d'environ 1,0 à 1,5 mm, utilisé pour sa fabrication est muni d'une languette de guidage de faible hauteur réalisée par laminage, matriçage ou d'une autre façon, par exemple par usinage avec enlèvement de copeaux, ou par meulage. 4. Lame en feuillard d'acier selon une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que, au moins sur une de ses faces, le feuillard d'acier en bande sans fin, ayant une épaisseur comprise entre 1,0 et 0,5 mm, utilisé pour sa fabrication, reçoit dès sa fabrication par laminage des motifs en forme de râpe ou de lime. 5. Lame en feuillard d'acier selon une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que les bords des rainures de guidage et des languettes de guidage du feuillard d'acier servant à sa fabrication subissent en plus une opération de calibrage ultérieur afin de pouvoir jouer le rôle de lignes de référence précises por l'affûtage ultérieur, qui serviront à guider le dispositif d'affûtage. 6. Lame en feuillard d'acier selon une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en cé qu'avant I'affûtage, le feuillard d'acier muni de rainures ou de languettes de guidage servant à sa fabrication est trempé alors qu'il se présente encore sous la forme d'une bande sans fin, cette trempe n'étant effectuée cependant que sur les bords longitudinaux extérieurs du feuillard. 7. Lame en feuillard d'acier selon une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que le feuillard d'acier servant à sa fabrication, trempé et affûté, encore à l'état de bande sans fin, est muni par estampage ou matriçage de tranche-fibres avant d'être tronçonné suivant la longueur de lame voulue. 8. Lame en feuillard d'acier selon une quelconque des revendications 1 à 7, munie d'un seul tranchant ou deux tranchants. 9. Lame en feuillard d'acier selon une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que chaque tranchant n'est utilisé qu'une seule fois. 10. Lame en feuillard d'acier selon une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée en ce que, normalement, la lame se présente sous la forme d'une lame à tranchant plein. 11. Lame en feuillard d'acier selon une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisée en ce que la lame peut également se présenter sous la forme d'une lame-peigne coupant en quinconce. 12. Lame en feuillard d'acier selon une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisée en ce que la lame est calée en déplacement axial dans l'arbre porte-lames uniquement grâce à un petit trou rond coopérant avec une cheville, ou par une encoche ménagée sur un petit côté de la lame, qui s'engage dans une butée en coin de forme correspondante du porte-lame. 13. Porte-lame selon la revendication 1, constitué d'un mors de serrage mobile et d'un mors de serrage fixe, caractérisé en ce qu'un de ses deux mors de serrage est muni au moins d'une languette ou d'une rainure de guidage qui, coopérant avec la rainure ou la languette de la lame ainsi qu'avec le coin volant, fixe parfaitement par action de force et par sûreté de formes la lame dans la tête porte-lame de la déchiqueteuse. 14. Porte-lame selon la revendication 1 ou 13, caractérisé en ce que ses deux mors de serrage restent à l'intérieur de la machine lorsqu'on remplace la lame, aucun ajustage particulier de la lame n'étant nécessaire. 15. Porte-lame selon une quelconque des revendications 1, 13 ou 14, caractérisé en ce qu'un des deux mors de serrage est relié à la tête porte-lame tandis que l'autre mors de serrage est monté mobile et, lorsque la lame est en position dans son logement, est soumis à la pression d'un ressort de pression qui éjecte automati quement la lame du porte-lame dès que le coin est poussé par un élément de serrage contre son ressort de pression. 16. dispositif d'ajustage de lame selon la revendication 1 pour lame en feuillard d'acier et le porte-lame correspondant, constitué d'un mors de serrage mobile et d'un mors de serrage fixe, caractérisé en ce qu'un élément de serrage connu en soi est verrouillé électriquement avec le dispositif de serrage de telle sorte que l'éjection de la lame, l'ajustement de la lame et le serrage de la lame peuvent être effectués automatiquement au moyen d' une commande par bouton-poussoir. 17. Dispositif d'ajustage de lame selon la revendication 1 ou 16, caractérisé en ce que, pour préserver le fil des tranchants, le dispositif d'ajustage de lame reçoit pour la lame un lardon conique à angle aigu qui vient se placer entre les tranche-fibres en forme de languette et le tranchant de la lame, ce lardon étant monté de façon interchangeable sur le poussoir d'introduction et relié de façon fixe à ce dernier. 18. Dispositif d'ajustage de lame selon une quelconque des revendications 1, 16, 17, caractérisé en ce que le poussoir d'introduction est doté d'un ressort de pression qui, par sa surface de serrage, exerce une pression contre le mors de serrage mobile dès que le dispositif d'ajustage de lame est actiontlé, ce dispositif d'ajustage de lame agissant uniquement par le lardon conique lorsqu'il arrive à moins d'un millimètre de sa position terminale qui correspond au cercle de trajectoire idéal des tranchants de lame.