L'invention due à Rudolf Reidinger est relative à un revêtement de sol en caoutchouc, en matière synthétique ou en une matière analogue, présentant des surélévations ou saillies sur sa surface supérieure De tels revêtements de sol sont connus et servent principalement àrecouvrirdes sols soumis à un dur trafic, par exemple dans des gares, des passages pour piétons, etc. Les surélévations de la surface supérieure de ces revêtements ont surtout pour rôle d'éviter les risques de glissade et d'accidents que peuvent produire des souillures et/ou des liquides, notamment les eaux de pluie. Les creux formés entre les surélévations permettent alors de recueillir ces souillures et/ou l'eau de pluie, alors que les surélévations assurent une bonne retenue des semelles de chaussures .En outre, ces surélévations augmentent considérablement la longévité du revêtement de sol, car elles réduisent la surface de contact entre la semelle de chaussures et le revêtement L'inconvénient de ces revêtements de sol réside surtout dans leur fabrication Celle-ci s'effectuait jusqu'à présent par formage à la presse dans des moules appropriés, procédé qui ne permet qu'une fabrication discontinue, non économique, d'éléments en forme de plaques . Si on veut fabriquer de cette façon des revêtements en forme de bandes continues, il faut mettre en oeuvre une presse pas à pas qui ne forme et ne vulcanise qu'une section d'une telle bande .Un tel procédé de fabrication est inévitablement très coûteux L'invention a donc pour but de réaliser un revêtement de sol dont les surélévations de la surface supérieure, destinées à éviter les accidents et à diminuer la surface en contact avec les semelles de chaussures, présentent des dimensions particulièrement avantageuses, pour lequel une fabrication continue, nécéssitant peu de travail et de temps, d'une part assure une augmentation de rentabilité de fabrication et d'autre part permette de poser des surfaces relativement grandes avec le minimum possible de joints d'assemblage Ce résultat est tenu, conformément à l'invention, par le fait que le revêtement de sol est réalisé sous forme de bande fabriquée d'une manière continue .Ce mode de réalisation permet une fabrication, économisant du temps et du travail, de bandes continues de revêtement de sol, dont la pose fournit aussi des avantages économiques importants0 En plus d'une simpAification de transport du revêtement enroulé, de telles bandes continues fournissent essentiellement moins de joints d'assemblage que les plaques connues jusqu'à présent.Les problèmes de soulèvement du revêtement, à l'emplacement des joints d'assemblage, résultant d'une moindre action adhésive ou de la formation de fentes sont également fortement réduits gracie au mode de réalisation, conforme à l'invention, du revêtement de sol sous forme de bande fabriquée de manière continue La fabrication de ce revêtement de sol sous forme de bande continue s'effectue en appliquant avec pression une masse, déformable plastiquement, de caoutchouc, de matière synthétique, ou de matière analogue sur une tôle perforée, de préférence réalisée sous forme de bande sans fin, qui passe sur deux rouleaux.D'une manière avantageuse les deux rouleaux sont de diamètres différents, de manière que la surface de contact de la tôle perforée avec le rouleau de plus grand diamètre s'effectue autant que possible suivant à peu près deux tiers de la surface extérieur du rouleau, moyennant quoi le revêtement de sol appliqué avec pression dans cette région, contre la tôle perforée subit un formage, le plus durable possible. En outre, dans cette région doit s'effectuer, dans le cas de revêtements de sol en caoutchouc, la vulcanisation, du mélange de caoutchouc brut. A cet effet le rouleau est chauffé, la chaleur nécessaire àsla vulcanisation étant alors transmisede celui-ci au revêtement de sol.Dans le cas des revêtements de sol en matière synthétique, le rouleau chauffé sert à échauffer le revêtement jusqu'à une zone de température de déformabilité plastique. I1 est alors avantageux qu'après son formage à l'aide de la tôle perforée, le revêtement soit refroidi, par exemple par arrosage à l'aide d'eau. L'épaisseur de la tôle perforée correspond à la hauteur des surélévations prévues sur le revêtement de sol, dont les surfaces extérieures sont en contact avec le rouleau de plus grand diamètre, dans la région où il est appliqué avec pression contre la tôle perforée. Dans cette région de formage, la masse déformable est appliquée avec pression contre la tôle perforée à l'aide d'une bande de pression. Cette bande de pression, réalisée également sous forme de bande sans fin, tendue, par exemple, par trois rouleaux disposés à peu près aux sommets d'un triangle Isocèle, est constituée avantageusement par une toile de fils métalliques caoutchoutés et par une bande de tissu liée à la toile, qui imprime un dessin en relief sur la face dorsale du revêtement de sol. Un tel dessin en relief améliore d'une manière connue, l'adhérence du revêtement de sol lors de sa pose. Pour améliorer les propriétés du revêtement de sol, relativement à sa longévité, il est avantageux que les surélévations de sa surface supérieure présentent, vues en plan, une forme circulaire et que leur diamètre soit égal à 6 à 10 fois l'épais- seur du revêtement de sol. Evidemment les surélévations précitées peuvent aussi, dans le cadre de l'invention, être carrées ou présenter une section analogue. L'expérience a montré qu'on obtenait un excellent rapport entre 1 'exigence concernant une surface de contact aussi faible que possible entre les semelles de chaussures et le revêtement de sol et l'exigence concernant une solidité suffisamment grande des surélévations. I1 est avantageux que les surélévations de la surface supérieure de revêtement de sol soient disposées à une distance l'une de l'autre correspondant à peu près à leur diamètre ou à leur largeur. En plus d'obtenir une impression esthétique agréable, on évite ainsi d'une part que les surélévations s'impriment d'une manière désagréable dans les semelles de chaussures, du fait de leur trop grand espacement, et on obtient d'autre part une diminution optimale de la surface, qui vient en contact avec les semelles de chaussures, du revêtement de sol Ilei encore avantageux que la hauteur des surélévations de la surface supérieure soit comprise entre 0,5 mm environ et 2 mm environt de préférence qu'elle soit égale à 1 mm environ , Des surélévations de cette hauteur satisfont à toutes les conditions relatives à la solidité, à la résistance à l'abrasion, à ltadhé- rence, etc, qui sont imposées pour de tels revêtements de sol et, du fait de leur hauteur relativement faible, facilitent aussi le nettoyage du revêtement de sol. En outre, le risque de voir des piétons trébucher est considérablement réduit, car, du fait de la faible hauteur des surélévations, tout accrochage de la semelle ou du talon d'une chaussure est désormais presque impossible, notamment lorsque ces surélévations sont réalisées selon une forme qui va en se rétrécissant vers le haut selon un tronc de cône. L'invention est expliquée plus en détail ci-après à l'aide de certains de ses modes de réalisation, pris à titre illustratif mais nullement limitatif, en se référant aux dessins annexés dans lesquels -'la figure 1 est une vue en perspective d'un revêtement de sol conforme à l'invention et - la figure 2 montre schématiquement le déroulement de sa fabrication On distingue sur la figure 1 les surélévations 1, qui, vues en plan, ont une forme circulaire, formées sur la surface supérieure du revêtement de sol 2. La figure 2 illustre la fabrication continue du revêtement de sol conforme à l'invention sur un rouleau chauffé 30 Ce rouleau 3 est recouvert en majeure partie par une tôle perforée sans fin 5, tendue par un second rouleau 4. Sur cette tôle perforée 5 est appliqué avec pression le mélange, en forme de bande, de caoutchouc G, destiné à former le revêtement de sol; cette application avec pression est effectuée par une bande de pression 7, tendue par exemple sur trois rouleaux . Dans cette opération sont formées les surélévations i de la surface du revêtement de sol 2. La bande de pression 7 peut être avantageusement constituée par une toile de fils métalliques, caoutchoutés et d'une bande de tissu liée à cette toile. La bande de tissu pressée contre la masse plastique par la toile de fils métalliques caoutchoutés imprime un dessin en relief sur la face dorsale du revêtement de sol, ce qui améliore l'adhérence entre le revêtement et le sol. Sous l'action de l'échauffement du rouleau 3 le mélange de caoutchouc brut est vulcanisé au cours de son formage par application avec pression contre la tôle perforée 5. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés; elle en embrasse au contraire, toutes les variantes REVENDICATIONS 1. Revêtement de sol en caoutchouc, en matière synthétique ou en matière analogue, comportant des surélévations à sa surface supérieure, caractérisé en ce qu'il est réalisé sous forme de bande, fabriquée d'une manière continue 2. Revêtement de sol selon la revendication 1, caractérisé en ce que les surélévations de sa surface supérieure, vues en plan, ont une forme circulaire et que leur diamètre est compris entre 6 et 10 fois environ ltépaisseur du revêtement de sol . 3. Revêtement de sol selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les surélévations de sa surface supérieure sont disposées à une distance 1 'une de l'autre correspondant à peu près à leur diamètre 4. Revêtement de sol selon l'une quelconque des revendications 1 d 3, caractérisé en ce que les surélévations de sa surface supérieure ont une hauteur comprise entre environ 0,5 mm et environ 2 mm, de préférence égale à environ 1 mm