La pressente invention concerne un dispositif énergétique permettant la production d'une force motrice gratuite d'une puissance théoriquement illimitée. Après de nombreuses recherches dans les différents domaines ayant trait de près ou de loin avec l'invention, on peut conclure qu'il n'existe pas de dispositif analogue dont l'utilisation aurait déjà été proposée dans les applications envisagées ici. Les autres moteurs se réclamant du mouvement perpétuel fonctionnent de façon différente, sont moins performants, plus encombrants, et souvent font même douter de leurs réelles possibilités de fonctionnement. Le but de l'invention est de prcrduire de l'énergie mécanique ou pelez trique totalement gratuite, dont on peut choisir à volonté la puissance. L'énergie produite, dépassant de loin l'énergie consommée, le bilan énergétique du dispositif est largement positif, autorisant un cycle perpétuel, sans utilisation d'un quelconque carburant. Deux caractéristiques sont essentielles : a) Production de fortes puissances avec un encombrement assez faible, b) Fossibilité de production d'énergie sur le lieu même d'utilisation. Le dispositif utilise des énergies naturelles ou artificielles gratuites (qualifiées de primaires) telles - la gravité, - l'énergie d'un ou plusieurs ressorts qu'on étire, - l'énergie attractive ou répulsive de masses magnétiques, - la pression qui s'exerce sur un piston qu'on a partielleretiré d'une enceinte étanche, dans laquelle se trouve créé le vide. Le fonctionnement consiste à provoquer, avec une dépense énergétique relativement faible, un déséquilibre dans un système énergétique qui revient ensuite spontanément à son état d'équilibre, et, à récupérer l'énergie potentielle qu'il a acquise. Ce gain énergétique est rendu possible par le dispositif qui, entre autre chose, utilise les propriétés des poulies mobiles, un moteur électrique de faible puissance et grande vitesse de rotation, une roue dentée de grand diamètre actionnée par le moteur, par l'intermédiaire d'une roue dentée de faible diamètre, et entraînant un tambour enrouleur situé sur son même axe, ce dispositif réalisant une sorte de treuil multipliant la force produite par le moteur ; enfin, une des énergies primaires extérieures au système, ainsi la pesanteur. Les dessins annexés Planche I : vue antérieure, et Planche II : vue supérieure, illustrent, à titre d'exemple, une façon de réaliser le dispositif. Une masse pesante (1) est suspendue par un système de poulies mobiles dans le sens vertical (2) à un système de poulies fixes (3) reposant par l'extrémité de leur axe sur des supports (4). Un câble (5) disposé entre les deux systèmes de poulies, comme l'indique la figure I, relié au tambour enrouleur (6) permet sous l'effet de la rotation de la roue dentée de grand diamètre (7) entrainée par le moteur électrique (8) par l'intermédiaire d'une roue dentée de faible diamètre (9), la remontée du système de poulies mobiles et de la masse.Lors de l'ascension de la masse, l'or- gane de transmission, représenté par la chaîne (10) lestée à son extrêmité distale (11) et solidaire des mouvements de la masse, tourne passivement sur une première roue dentée (la) qui permet de transférer le mouvement dans le sens horizontal, (non indispensable au fonctionnement), puis sur une deuxième roue dentée (13) coaxiale avec une génératrice électrique (14). Cette dernière roue dentée s'articule avec l'axe de la génératrice (15) par un mécanisme à cliquets lui permettant d'être motrice seulement lorsqu'elle est entraînée par la chute de la masse. La génératrice comporte un volant d'inertie (16). Le dispositif est complété par un système amortisseur insonorisé (17) recevant la masse lors de sa chute ; un système de freinage peut être prévu sur le dispositif d'enroulement du câble et éventuellement sur la chaine de transmission permettant de ralentir en souplesse la masse en fin de chute ; enfin, des guides métalliques entre lesquels coulisse la masse (18). La production d'une énergie supérieure à la consommation est rendue possible par l'utilisation de systèmes qui permettent de diminuer fortement l'énergie nécessaire à vaincre une importante force extérieure résistante. Ces systèmes sont représentés d'une part par les poulies mobiles, chacune divisant au moins par deux la force à fournir, d'autre part par la roue dentéede grand diamètre entrainant le système enrouleur du câble de diamètre réduit dont elle est coaxiale. L'utilisation d'un moteur de puissance réduite, mais ayant une vitesse de rotation très élevée, est essentielle. Ce moteur entrainant la grande poulie coaxiale avec l'enrouleur de petit diamètre, permet d'une part d'enrouler une grande longueur de câble en très peu de temps, et d'autre part de diminuer la puissance du moteur pour effectuer le même travail. Ainsi plus on utilisera de poulies mobiles plus la force résistante sera divisée par deux, plus sera grande la différence de diamètre entre le système enrouleur et la roue dentée qui l'entraine, plus le gain énergétique sera grand. Bien que le rendement du dispositif diminue avec l'augmentation du nombre de poulies mobiles, le bilan reste positif du fait des propriétés du moteur électrique tournant à vitesse très élevée. On sait en effet que le couple du moteur, éventuellement à courant continu et à aimants permanents, est indépendant de la vitesse et ne dépend que du flux utile et de l'intensité du courant. Une fois la masse soulevée à la hauteur voulue, le tambour enrouleur est désolidarisé de la roue dentée de grand diamètre, et peut tourner en sens inverse par rapport à l'axe de cette dernière. La masse tombera alors librement sous l'effet de la pesanteur, l'énergie étant directement transmise à la génératrice par la chaîne (10), et donc intégralement récupérée. Il est bien évident : 1/- que la roue dentée de grand diamètre (7) et la roue dentée motrice (9) peuvent étire remplacées par des poulies s'articulant entre elles grace à un organe de transmission adapté, 2/- qu'il faut améliorer le rendement du système de poulies mobiles : elles s'articuleront avec leur axe par des roulements à bille. De même on évitera les câbles usuels et on utilisera de préférence un organe qui offre une faible résistance à la flexion, telle une channe métallique torsadée voire une banale chaîne de transmission.Dans ce dernier cas des roues dentées remplaceront les poulies1 3/- que plusieurs dispositifs analogues peuvent entre placés en parallèle sur la même génératrice, 4/- que la vitesse de rotation du moteurs le diamètre de la grande roue dentée (7) et le diamètre moyen de l'enrouleur (6) doivent autre choisis en fonction de la traction que doit exercer le moteur, compte tenu du diamètre de la roue dentée motrice (9) 5/- que la roue dentée de grand diamètre (7) et l'enrouleur (6) qui sont coaxiaux jouent le r8le d'un treuil démultipliant la vitesse, mais multipliant la puissance fournie par la roue dentée motrice (9) actionnée par le moteur, 6/- qu'une partie de l'énergie produite est utilisée pour alimenter le moteur. Si on soulève à une hauteur de 15 mètres une masse de 10 tonnes à l'aide de douze poulies mobiles, soit 25 brins, il faut enrouler 375 mètres de câble et l'enrouleur doit exercer une traction de 400 Kgs. Si le diamètre moyen de l'enrouleur est de 0,30 mètre et celui de la grande roue dentée de 4,5 mètres, un moteur tournant à 15 000 T/mn fera tourner l'enrouleur à 1000 T/mn si la roue dentée motrice a également un diamètre de 0,30 mètre. Le moteur devra fournir une puissance théorique de 26,6 0p et le cable sera enroulé en moins de 30 secondes. Ainsi, avec un moteur de faible puissance, on pourra soulever une masse très lourde, tandis qu'à chaque chute de la masses on r-cupérera environ 150 000 Kgm. Un calcul simple permet d'évaluer la puissance théorique d'un tel dispositif pour 24 heures d'utilisation. Il y a d'autres modes de réalisation du dispositif 1/- Ainsi que le montre la Planche III, et pour des motifs de rendement mécanique, il peut être préférable de réduire le nombre de poulies mobiles et d'augmenter le nombre des systèmes démultiplicateurs de la vitesse du moteur. On peut n'utiliser que 3 poulies mobiles coaxiales et 7 brins. Pour soulever la même masse de 10 tonnes, la traction que doit exercer l'enrouleur est de 1428,5 Kgs et la longueur de câble à enrouler de 105 mètres. Si le diamètre moyen de l'enrouleur est de 0,30 mètre et celui de la grande roue dentée coaxiale 15 fois supérieur, soit 4,5 mètres, la force à appliquer sur la circonférence de celle-ci pour entrainer l'enrouleur ne sera que de 95,3 kgs. Entre cet organe démultiplicateur et la roue dentée motrice, on interposera un deuxième organe démultiplicateur ou treuil à engrenages (19), qui permettra de diviser encore par 10 la puissance du moteur.Si la vitesse de rotation de ce dernier est encore de 15 000 T/nni, la ruasse sera remontée en un peu plus de 1 minute, le diamètre de la roue dentée motrice étant de 0,30 mètre, le grand diamètre du treuil à engrenages de 3 mètres, et son petit diamètre de 0,30 mètre. Il est bien entendu possible, pour une vitesse de rotation du moteur iden- tique, d'accélérer l'ascension de la-masse en augmentant par exemple le diamètre de la roue dentée motrice (9). La encore t à chaque descente de la masse, l'énergie récupérée est théoriquement de 150 000 Kgm, alors que l'énergie consommée par le moteur sera très inférieure. 2/- Un autre mode de réalisation du dispositif consiste à supprimer complétement les systèmes de poulies fixes et mobiles, et à augmenter le nombre des organes (20) démultipliant la vitesse de rotation et multipliant la puissance fournie par le moteur, soit des treuils à engrenages comme dans le cas précédent, ainsi que le montre la Planche IV, la masse étant suspendue directement à l'enrouleur. Ainsi avec trois systèmes démultiplicateurs, chacun multipliant par 10 la force de traction du moteur et divisant par 10 sa vitesse, pour soulever la masse de 10 tonnes, la force de traction que doit exercer le moteur sera de 10 Kgs. 3/- Enfin, le dispositif auto-énergétique peut être réalisé en plaçant une roue dentée de grand diamètre (21) sur l'axe même d'une génératrice ou d'une dynamo. Cette roue dentée étant actionnée par la petite roue dentée motrice (9), soit directement, soit en interposant entre les deus un autre dispositif démultiplicateur (treuil à engrenages). Comme dans les cas précédents, la mise en mouvement de la génératrice ne nécessitera qu'un moteur de faible puissance et à grande vitesse de rotation. A la différence des cas précédents, n'intervient ici aucune force extérieure et le mouvement de rottion sera continu, (voir la Planche V). Ces dispositifs s'appliquent à la production de force motrice gratuite, mécanique ou électrique, de toute puissance. Ils s'appliquent également à la propulsion de tous les véhicules terrestres ou marins qui deviennent ainsi autonomes. KbVaNDICATIONS 1) Dispositif autonome permettant la production à volonté d'énergie gratuite ; il utilise certains moyens et principes de la mécanique qui en diminuant fortement la consommation due à son fonctionnement, font que l'énergie produite est très supérieure à celle consommée et le bilan énergétique largement positif. Doué d'un mouvement alternatif, son fonctionnement comporte deux phases successives, dont la première (phase active) en dépensant une faible quantité d'énergie, déséquilibre énergétiquement le système, la deuxième (phase passive), ne consommant pas d'énergie groe à l'intervention de forces extérirures gratuites, permet la récupération d'une quantité d'énergie de loin supérieure. Caractérisé par le fait qu'il comporte un moteur électrique de faible puissance et ayant de préférence une vitesse de rotation élevée, muni d2ne roue dentée motrice de petit diamètre transmettant le mouvement de rotation du moteur à une deuxième roue dentée de grand diamètre et à un tambour enrouleur coaxial avec cette dernière et solidaire de celle-ci pendant la première phase. 2) Dispositif selon la revendication I : caractérisé par le fait que la roue dentée de grand diamètre et le tambour enrouleur de faible diamètre moyen, coaxial avec elle, constituent une sorte de treuil et mobilisent un système de poulies ou de roues dentées mobiles qui par l'intermédiaire d'un cable ou d'une chaine agissent sur une importante force ex térieure résistante. 3) Dispositif selon la revendication I : caractérisé par le fait que b treuil précité d'une part, et le système de poulies ou roues dentées mobiles d'autre part, multiplient considérablement la puissance du moteur électrique, lui permettant avec une faible dépense énergétique de vaincre une importante force extérieure résistante, qui peut être : la pesanteur (masse pesante qu'on soulève), l'énergie de ressorts qu'on étire, la force attractive ou répulsive de masses magnétiques, la pression que produit le vide sur les parois d'une enceinte étanche, ou toute autre force extérieure résistante. 4) Dispositif selon la revendication I : caractérisé par le fait que cette force extérieure résistante place le dispositif objet de l'invention en état de déséquilibre énergétique, lui conférant une importante énergie potentielle qui tend à le ramener à sa position de départ, dès lors que le tambour enrouleur est désolidarisé de la roue dentée coaxiale de grand diamètre et peut tourner librement en sens inverse sous l'effet de la force extérieure. 5) Dispositif selon la revendication I : caractérisé par le fait que la presque totalité de 1' énergie potentielle produite par l'action de la force extérieure sur le dispositif est récupérée lors du retour de ce dernier vers son point de départ, grâce à un organe de transmission qui en permet le transfert vers un système d'utilisation sous forme d'énergie mécanique, ou de transformation en énergie électrique. 6) Dispositif selon la revendication I : caractérisé par le fait qu'au moins une partie de l'énergie récupérée est transformée en énergie électrique pour alimenter le moteur du dispositif grâce à une génératrice ou une dynamo, munies d'un volant d'inertie, et, s'articulant avec l'organe de transmission qui I'entraîne par un mécanisme à cliquets. 7) Dispositif selon la revendication II : caractérisé par le fait qu'un ou plusieurs treuils à engrenages, chacun multipliant la puissance du petit moteur, peuvent être interposée entre ledit moteur et la roue dentée coaxiale avec le tambour enrouleur, ce qui permet de diminuer le nombre, voire de supprimer les poulies ou roues dentées mobiles. Dans ce dernier cas, le tambour enrouleur agit directement sur la force extérieure résistante. 8) Dispositif selon les revendications I et II : caractérisé par le fait que le dispositif comporte partout où c'est nécessaire des organes diminuant les déperditions énergétiques par frottements, éventuellement un système de freinage voire amortisseur, éventuellement des guides métalliques. 9) Dispositif selon la revendication III : caractérisé par le fait que la génératrice ou la dynamo est entrainée par une roue dentée de grand diamètre actionnée directement par le moteur de faible puissance mais rapide, ou indirectement par l'intermédiaire d'un treuil à engrenages. La force développée par le moteur étant en définitive appliquée sur la roue dentée qui entraine la génératrice ou la dynamo, au niveau de sa circonférence, multiplie la puissance du moteur et permet la production d'une énergie supérieure à la consommation. La vitesse de rotation et la puissance du moteur doivent entre prévues en fonction de la vitesse de rotation et de la puissance de la génératrice ou de la dynamo. 10) Dispositif selon les revendications I, II et III : caractérisé par le fait que les différentes roues dentées peuvent s'articuler avec les roues dentées correspondantes directement ou par des organes de transmission ; qu'elles peuvent éventuellement être remplacées par des poulies ayant une structure et une fonction analogues.