L'invention est relative à un dispositif de stimulation desti- né principalement à l'examen du champ visuel. L'examen du champ visuel est un puissant outil pour le dia- gnostic de nombreuses affections du système visuel. Cet examen, tel qu'il devrait être pratiqué actuellement en clinique, est confronté à deux problèmes principaux. D'une part, les instruments utilisés sont très perfectionnés, mais leur complexité en rend le maniement difficile. Ils ne peuvent donc être utilisés que par du personnel qualifié et entraîné. De plus, le rôle non négligeable de l'opérateur, lié au nombre de fonctions qu'il doit contrôler simultanément est une source importante d'erreurs. D'autre part, la subjectivité de l'examen, en faisant interve- nir la réponse volontaire du patient, réduit la validité des mesures ef- fectuées par l'introduction de nombreux paramètres difficilement contrô- lables: inattention, manque de collaboration, mauvaise compréhension, fatigue, etc... La présente invention est destinée à résoudre les problèmes mentionnés ci-dessus. L'un des buts de l'invention est de proposer un dispositif de stimulation dont les principales fonctions soient automatisées. L'au- tomatisation permet en effet de réduire le rôle de l'opérateur et de standardiser les procédures d'examen. Elle apporte de nombreux avantages: l'élimination des erreurs dues à l'opérateur, la réduction du temps d'examen pour une procédure déterminée, une plus grande facilité de comparaison des résultats dûs à la reproductibilité des procédures de stimulation. Un autre but de la présente invention est de permettre l'uti- lisation de méthodes objectives tout en conservant la possibilité d'un examen classique subjectif. Ces méthodes permettent d'affranchir l'exa- men d'un grand nombre de paramètres liés à l'état du patient. Elles ont déjà fait l'objet de nombreuses recherches cliniques et des résultats très prometteurs ont été obtenus expérimentalement. Cependant, aucun ap- pareil de ce type n'a encore été commercialisé. Un autre but de la présente invention est d'améliorer le con- fort du patient et de permettre ainsi une meilleure mise en confiance. Cette mise en confiance est un facteur très important dans un examen sub- jectif c'est-à-dire faisant appel à une participation volontaire du pa- tient. 2 47 176 9 - 2 - A cet effet, le dispositif de stimulation selon l'invention a été étudié ergonomiquement afin d'être adapté à la morphologie du patient et ceci quelles que soient sa corpulence et sa taille. Le dispositif de stimulation suivant l'invention comporte un écran coupole de forme sphérique porté à un éclairement uniforme sur lequel est projeté ure image ou stimulus dont on contrôle les caractéris- tiques lumineuses, cinétiques et spatiales, et en particulier: la posi- tion et les déplacements, la luminance et la couleur, la taille et la structure, le temps de présentation. Le patient est placé face à cet écran et regarde fixement un point situé au fond de la coupole. La bonne fixation du patient conditionne la validité des mesu- res effectuées au cours de l'examen. L'appareil destiné à l'examen du champ visuel doit donc com- porter en plus du dispositif de stimulation qui fait l'objet du présent brevet un dispositif de contrôle de la fixation permettant d'invalider les mesures obtenues lorsque la fixation du patient est mauvaise. La tête du patient est le plus souvent, mais de façon non li- mitative, soutenue par un dispositif de maintien constitué par un appui frontal et une mentonnière. - L'invention sera mieux comprise si l'on se réfère à la des- cription ci-dessous ainsi qu'aux dessins annexés qui en font partie in- tégrante. La-figure 1 est une vue générale du dispositif selon l'inven- tion; La figure 2 est une vue en coupe du dispositif selon l'inven- tion présentant les différents éléments de celui-ci; La figure 3 illustre la position relative des points de fixa- tion et de l'orifice de contrôle de fixation dans la coupole; La figure 4 est relative à la partie optique de projection du stimulus et d'éclairage de la coupole; La figure 5 est une vue schématique de l'obturateur qui se trouve dans le circuit optique de projection du stimulus; La figure 6 illustre le dispositif permettant de positionner la tête du patient par rapport à la coupole; La figure 7 est une vue schématique illustrant le réglage et le blocage de la mentonnière du précédent dispositif. Dans un mode de réalisation non limitatif, le dispositif de 2 47 176 9 - 3 - stimulation selon l'invention se présente sous la forme d'une boîte polygonale 1 dont la face 2 est légèrement inclinée. Cette face 2 com- porte une fenêtre rectangulaire 3 par laquelle le patient regarde. La tête du patient est positionnée grâce à une mentonnière 4 et à un appui frontal 5. La face 2 du dispositif selon l'invention comporte également une zone 6 qui contient des appareillages optique pour la projection du stimulus et électromécanique pour le contrôle de ses différents paramè- tres. Le dispositif de contrôle de la fixation 8 est situé derrière l'écran coupole. Ce dispositif comprend d'une manière générale un appa- reillage approprié permettant de contrôler à travers l'orifice 13 l'oeil du patient pendant la mesure et de contrôler sa bonne fixation. Dans un mode préférentiel de réalisation, ce dispositif est constitué par une source infrarouge 24, de condenseurs 25, 26 ainsi qu'un filtre 27. Il comprend également un tube du type "VIDICON" 28 ainsi qu'un objectif 29 et un séparateur 30. L'invention prévoit que le dispositif de projection du stimulus est situé dans la partie supérieure de la coupole, au-delà de la limite supérieure 24 du champ visuel du patient. L'invention prévoit également que l'axe optique 26 du projec- teur du spot à l'intérieur du dispositif 9 est situé juste au-delà de la limite supérieure 24 du champ visuel et approximativement parallèle à celle-ci. Cette disposition permet de réduire- l'encombrement de l'appa- reil, les éléments de projection et de contrôle du stimulus étant conte- nus à l'intérieur de la coupole écran. Cette disposition permet également l'utilisation d'une source unique pour l'éclairement de la coupole d'une part et la projection du stimulus d'autre part. Le rapport des-éclairements du stimulus et de la coupole reste alors invariant en cas de fluctuation de la. lampe. Cette propriété élimine les réglages fréquents des niveaux d'éclairement de la source et de l'écran nécessaires lorsque des sources indépendantes sont utilisées. La disposition et la-conception du dispositif de projection auquel se rapporte l'invention permettent de générer les stimulus utili- sés dans un grand nombre d'examens pratiqués dans les cliniques ophtal- mologiques. 2 47 17 6 9 - 4 - Par exemple et de façon non limitative: les stimuli utilisés en périmétrie subjective et en particulier avec les méthodes d'explora- tion statique (variation de luminance du stimulus à position fixe), ciné- tique (variation de position à luminance fixe), multivariable (variation simultanée de la luminance et de la position), et multistimuli (présentation de plusieurs stimuli); les stimuli utilisés pour la mesure de la fréquence critique de fusion des lumières, les stimuli utilisés pour la mesure de la courbe d'adaptation à l'obscurité; les stimuli utilisés pour les méthodes d'examen électrophysiologiques; les stimuli utilisés pour les méthodes d'examen objectif du champ visuel. Le schéma du dispositif de projection est donné en figure 4. Il comprend une source lumineuse halogène 29 commune au projecteur de stimulus et à l'éclairage de la coupole. Suivant l'axe 28, dans la partie éclairage de la coupole, le dispositif comprend un filtre anticalorique 32 et un diaphragme 33 per- mettant d'obtenir les niveaux d'éclairement de la coupole-correspondant aux différents types d'examen. Ces niveaux comprennent deux niveaux mésopiques de 0,1 à 1,0 Lux, et deux niveaux photopiques de 10 et 100 Lux. Le niveau scotopique qui correspond au noir est obtenu par simple obturation du faisceau. A la suite du diaphragme 33 se trouvent un diffuseur en verre dépoli 31 puis une lentille de FRESNEL 30 permettant d'obtenir un éclairage uni- forme de la coupole. Par ailleurs, le dispositif d'éclairage de la cou- pole comprend deux projecteurs halogènes annexes 35 situés de part et d'autre du dispositif de projection et permettant d'obtenir un-écl-aira- ge d'éblouissement d'environ 3.000 Lux. Dans la partie projection de l'image du stimulus, le disposi- tif optique comprend la même source lumineuse halogène 29 que pour l'é- clairage de la coupole. --A-la suite du-iTtre anti-calorique 36, l'axe optique de pro- jection du stimulus rencontre un filtre 42 de-densité optique variable, rotatif, qui permet dlajuster de façon continue la luminance de la source par une atténuation comprise entre 0 et 4 unités logarithmiques. Ce fil- tre est entrainé en rotation par friction d'un galet caoutchouté soli- daire d'un moteur à courant continu 40. La position du filtre est repé- rée par un potentiomètre de recopie 41. Ensuite, se trouve un condenseur de lumière 39 qui focalise l'i- mage du filament de la source approximativement sur le diaphragme 47 et 2 47 17 6 9 -5- l'objectif 48. A la suite de ce condenseur se trouvent deux barillets tour- nants 43 et 44. Dans les logements du premier barillet tournant 43 se trouve une série d'images correspondant aux différents stimuli projetés sur la coupole écran. Le deuxième barillet 44 est du même type que le précédent et permet d'introduire des filtres colorés ou de densité optique. Il est ainsi possible d'obtenir des gammes d'éclairement correspondant à diffé- rents types d'examens par exemple et de façon non limitative * la péri- métrie sous conditions photopiques (éclairement de 1 à 1000 Lux); la pé- rimétrie mésopique (éclairement de 0,01 à 10 Lux); la périmétrie scoto- pique et la mesure de la courbe d'adaptation à l'obscurité, (éclairement de 10-7 à 10-3 Lux). - L'axe optique du stimulus rencontre ensuite un obturateur 46 qui sera décrit ultérieurement, puis un diaphragme 47 permettant d'éta- lonner l'éclairement fourni par le projecteur, puis un objectif 48 achro- matique de focale 130 mm. L'image du stimulus est enfin renvoyée par le miroir 27 sur la coupole. Ce miroir par sa position détermine la position du stimulus à l'intérieur de la coupole. Le rapport de grandissement du dispositif de projection, c'est- à-dire la dimension de l'image projetée sur la coupole rapportée à la dimension de l'image au niveau du barillet, est de 3,7. Le diamètre de l'image au niveau du barillet 43 est de 24 mm, ce qui permet d'obtenir une image sur la coupole de 88mm, vue par le patient sous un angle de 103. Le miroir permet de déplacer le spot à l'intérieur de la tota- lité du champ visuel du patient, c'est-à-dire, en se référant au point de fixation situé au fond de la coupole, jusque 600 dans la partie supé- 0 rieure, 70 dans la partie inférieure, 60 du côté temporal et 95 du côté nasal. La disposition des points de fixations, qui sera décrite ulté- rieurement permet d'obtenir ces valeurs extrêmes à l'aide d'une coupole hémisphérique. Le miroir possède 2 degrés de liberté en rotation et le dispo- sitif de commande positionnant le miroir 27 est situé au-dessus de la tête du patient. Le miroir 27 est placé le plus près possible du centre de la 2 47 176 9 - 6 - coupole afin d'obtenir un trajet optique de longueur sensiblement cons- tante entre le projecteur et la coupole et ainsi de présenter un stimu- lus net et sans déformation. Le montage du miroir permettant les deux degrés de liberté en rotation est un montage "à la cardan". Les deux mouvements de rotation sont assurés par des moteurs à courant continu 58 et 59, asservis en position par une commande automatique. A la suite des deux moteurs 58 et 59 se trouvent des dispositifs de réduction res- pectivement 60 et 61. Le moteur 59 et son dispositif de réduction 61 entraînent une tringle de commande 62 de mise en rotation du miroir. Cette tringle de commande 62 permet la rotation du miroir par rapport à un axe horizontal, ce qui provoque le déplacement vertical du stimulus à l'intérieur de la coupole. Le moteur 58 et son dispositif de réduction 60 entraînent en rotation un berceau 63 qui permet la mise en rotation du miroir par rap- port à l'axe de rotation du dispositif de réduction 60. La rotation du miroir selon cet axe entraîne un déplacement horizontal du stimulus à l'intérieur de la coupole. Par ailleurs deux potentiomètres 64 et 65 permettent de contrô- ler le positionnement du miroir. Ces deux potentiomètres sont reliés res- pectivement aux dispositifs de commande 62 et 63 de mise en rotation du miroir. Il faut également remarquer que la position idéale du miroir serait une position telle qu'il soit confondu avec le centre 25 de la coupole d'une part et l'oeil examiné 17 du patient d'autre part. Ce po- sitionnement relatif est naturellement impossible et onwa décalé de part et d'autre du centre de la coupole le miroir et l'oeil du patient. Etant donné que la projection de l'image se fait par un condenseur diascopique, un miroir de très petite dimension a pu être utilisé et de ce fait le décalage est peu important. A titre d'exemple, le miroir ainsi que l'oeil du patient ont été excentrés de part et d'autre de 4 cm par rapport au centre de la coupole. L'obturateur qui a été mentionné précédemment est représenté schématiquement figure 5. L'obturateur se trouve placé à l'intérieur du corps obturateur 52. Ce corps d'obturateur comprend deux diaphragmes 53 et 54 qui coînci- dent avec le trajet optique 26 de projection du stimulus. L'obturateur en lui-même est composé par un cylindre 49 d'axe perpendiculaire au tra- jet optique 26, qui est entraîné en rotation par exemple par un moteur 50. 247 1769 Le cylindre 49 comprend une ouverture cylindrique 51 d'axe perpendicu- laire à l'axe du cylindre 49. Lorsque l'obturateur est en position ou- verte, l'axe de l'ouverture 51 coTncide avec le trajet optique 26 de pro- jection du stimulus. Le moteur 50 qui entraîne l'obturateur est un moteur pas à pas, à quatre pas par tour. Ainsi à chaque impulsion de commande du moteur, l'obturateur tourne d'un quart de tour par rapport à son axe. Le fais- ceau 26 se trouve donc obturé à sa partie inférieure par la zone 55 de l'ouverture cylindrique, et à sa partie supérieure par la zone 56 de cette ouverture, dès la mise en rotation de l'obturateur. On obtient donc une obturation du faisceau par sa partie supérieure et sa partie infé- rieure. A titre d'exemple non limitatif, les performances suivantes ont été obtenues: un temps d'ouverture et de fermeture de 10 ms, une fré- quence maximale au démarrage de 50 Hz, une fréquence maximale d'entraîne- ment de 120Hz. A titre d'exemple et de façon non limitative, cet obturateur peut assurer trois fonctions durant les examens cliniques: l'obturation et la présentation du stimulus pendant un temps déterminé compris entre 10 ms et plusieurs secondes. Ce mode de présentation est utilisé dans les examens subjectifs du champ visuel, en particulier en périmétrie stati- que ou multistimuli, la présentation intermittente d'une stimulation à une fréquence augmentant progressivement jusque 80 Hz environ. Ce mode de présentation est utilisé pour la mesure de la fréquence critique de fu- sion des lumières; la présentation intermittente à une fréquence pouvant atteindre 50 Hz et avec un fonctionnement très silencieux évitant une stimulation auditive synchrone à la stimulation visuelle. Ce mode de pré- sentation est utilisé dans les examens électrophysiologiques et les au- tres examens objectifs du champ visuel. Dans un mode de réalisation préférentiel du dispositif de-sti- mulation selon l'invention, la coupole 7 a une forme hémisphérique, fa- briquée en une matière plastique de surface blanche mate. A l'intersection entre la coupole, son plan de symétrie verti- cal et un plan sensiblement horizontal passant par les yeux du patient, qui est représenté en figure 2 par sa trace 10, la coupole comporte un o- rifice 13 qui est l'orifice de contrôle de fixation de l'oeil du patient. De part et d'autre de cet orifice 13 se trouvent deux points 14 et 15, situés dans le même plan sensiblement horizontal 10 que l'orifice 13. Ces 2 47 17 6 9 - 8 - deux points 14 et 15 sont respectivement les points de fixation de cha- que oeil représentés par 16 et 17. Les angles au centre 18 et 19, inter- ceptant respectivement les arcs de la coupole définis par les points 13 et 14 d'une part, 13 et 15 d'autre part, ont une valeur sensiblement é- gale à 150. Le point de fixation de l'oeil gauche 14 se trouve décalé par rapport à l'orifice de contrôle de fixation 13 à droite et que le point de fixation de l'oeil droit 15 se trouve décalé par rapport à l'orifice de contrôle de fixation 13 à gauche. Cette disposition permet d'avoir un seul orifice fixe de con- trôle de la fixation. Cet orifice se trouve dans le cas de l'examen de l'oeil gauche et de celui de l'oeil droit en correspondance avec la ta- che aveugle du patient et n'est donc pas perçu par celui-ci. Un autre avantage de la disposition des points de fixation est la possibilité d'examens à l'aide d'une coupole hémisphérique de la tota- lité du champ visuel. La mise en oeuvre du dispositif sera plus particulièrement dé- crite pour l'examen de l'oeil droit, le processus pour l'examen de l'oeil gauche étant identique. Pour l'oeil droit, en référence à la figure 3, l'étendue du champ visuel est de 950 environ du côté temporal (20) et de 600 environ du côté nasal (21). Pendant l'examen de l'oeil droit, le patient fixe avec cet oeil droit, le point de fixation situé à 150 à gauche de l'orifice central par lequel s'effectue le contrôle de la fixation. L'étendue du champ exploré par rapport à l'orifice central de la coupole est donc de 95 -15 = 80 du côté temporal et de 60 + 15 = 750 du côté nasal. Pour couvrir la totalité du champ visuel, l'écran doit donc atteindre au minimum 80 de part et d'autre de l'orifice central pour les examens de l'oeil droit-et--de l'oeil gauche. Cette disposition de l'écran permet d'obtenir un encombrement de l'écran réduit et de faciliter ainsi son implantation en milieu cli- nique. Cette disposition permet en outre de diminuer la surface de l'écran enveloppant la tète du patient, celui-ci ne se trouvant pas enfer- mé à l'intérieur de la coupole. Les points de fixation sont obtenus par projection de lumière au travers de la coupole. 2 47 176 9 - 9- A titre d'exemple, ces points peuvent être réalisés à l'aide de diodes électroluminescentes rouges. Cette disposition a pour but de rendre les points de fixation invisibles par le patient lorsqu'ils ne sont pas allumés. Ainsi, le point de fixation utilisé pour l'examen de l'oeil gauche n'est pas perçu lorsqu'on examine l'oeil droit. Réciproquement, le point de fixation utilisé pour l'examen de l'oeil droit n'est pas per- çu lorsqu'on examine l'oeil gauche. L'invention prévoit en outre plusieurs améliorations de la disposition de l'écran coupole destinées à améliorer le confort du pa- tient. A cet effet, le plan d'ouverture de la coupole qui correspond à la face 2 du dispositif de stimulation est incliné de manière à ce que la limite inférieure 25 du champ visuel soit juste comprise à l'intérieur de la coupole. * L'inclinaison de la face 2 de l'appareil permet de dégager sa partie inférieure car l'étendue du champ visuel est de 700 environ pour l'angle 23 vers le bas. Cette disposition permet de faciliter l'installation de patients obèses. Par ailleurs, l'invention prévoit deux dégagements 11 et 12, sur les côtés de la coupole permettant au patient de loger les bras et de s'assurer une position confortable et stable. En outre, l'invention prévoit, mais de façon non limitative, un dispositif permettant de supporter la tête du patient. Ce dispositif comporte une mentonnière réglable 4 et un appui frontal fixe 5. Ce réglage a également pour but de faire correspondre l'axe optique de l'appareil 10 avec l'axe optique du patient. La menton- nière présente deux appuis, un appui vertical 77 et un appui horizontal 76, l'appui frontal fournit un appui. La tête du patient est donc posi- tionnée selon trois appuis dont deux sont réglables. La mentonnière et l'appui frontal sont représentés en détail dans la figure 6. La mentonnière comprend tout d'abord un appui pour le menton 66, qui comprend une partie horizontale d'appui 76 et une partie verticale incurvée 77 qui épouse la courbure du menton. Cette pièce 56 est réglable en hauteur par l'intermédiaire d'une tige verticale 68 qui traverse un cavalier 67. Deux leviers 69 et 70 permettent de débloquer la mentonnière et de la rebloquer après le réglage. Le dispositif permet- 2 47 176 9 - 10 - tant le réglage et le blocage sera décrit ultérieurement en référence à la figure 7. Le cavalier 67 prend appui sur un barreau circulaire 73, qui est relié à deux montants verticaux 71 et 72 situés contre la face 2 du dispositif de stimulation, à l'intérieur. Sur ces deux montants 71 et 72 prennent appui des montants de forme rectangulaire 74 et 75 sur lesquels est fixé l'appui frontal 5. Cet appui frontal est fixe. La figure 7 représente schématiquement le système de réglage et de blocage de la mentonnière. On y retrouve la pièce 66, le tube car- ré 68, le cavalier 67 ainsi que le tube 73 sur lequel le cavalier prend prise. Parallèlement à ce tube et au-dessus, se trouve la tige 78 à la- quelle sont fixées les deux poignées 69 et 70 permettant de débloquer la mentonnière pour réglage puis de la rebloquer. Un excentrique 79 est fixé sur la tige 18 à l'intérieur du ca- valier 67. Dans l'espace compris entre l'excentrique 79, le tube 73, le cavalier 67, et le carré 68, se trouve un cylindre 80 de petite dimen- sion et libre, d'axe parallèle à l'axe du tube 73. La mentonnière possède deux degrés de liberté, le premier de- gré de liberté est une translation verticale, qui correspond au coulis- sement du tube carré 68 à l'intérieur du cavalier 67. Ce mouvement est représenté par la double flèche 83 dans la figure 7. L'autre degré de liberté est une rotation du cavalier autour de l'axe 73. Ce degré de li- berté est représenté par la flèche 81. Il se traduit au niveau de l'ap- pui du menton par un déplacement en profondeur à l'intérieur de la cou- pole selon la flèche 82. Pour réaliser le blocage de la mentonnière, on agit sur l'un des deux leviers 69 et 70, qui mettent l'axe 78 ainsi que l'excentrique 79 en rotation. Cet excentrique vient forcer sur le tube 73 ainsi que sur le cylindre 80 qui lui-même vient forcer contre le tube carré 68. Ceci permet d'immobiliser par coincement le tube carré 68 à l'intérieur du cavalier et également d'immobiliser le cavalier sur l'axe 73. Les ré- glages en hauteur et en profondeur de la mentonnière sont de faible am- plitude. L'amplitude du réglage en hauteur est d'environ 4 cm, celle du réglage en profondeur est de 2 cm environ. La mentonnière réglable permet donc d'aligner l'axe optique du globe oculaire sur l'axe optique du dispositif de stimulation, et de con- former le dispositif à la morphologie du patient examiné. Cela permet en 2 47 17 6 9 - il - outre d'éliminer tout réglage des points de fixation et de l'orifice de contrôle de la fixation de la coupole par rapport aux yeux du patient. Il a été dit précédemment que la disposition idéale du miroir, de l'oeil du patient et du centre de la coupole serait que ces trois é- léments soient confondus, ce qui est évidemment impossible. Le miroir se trouve décalé par rapport au centre de la coupole d'environ 4 cm vers le haut, l'oeil du patient est décalé par rapport au centre de la coupole de la même valeur vers le bas. Du fait de ces décalages du miroir d'une part et de l'oeil d'au- tre part, par rapport au centre de la coupole, la position du stimulus par rapport à l'oeil n'est pas le même que la position du stimulus par rapport au miroir qui est elle déterminée par la position du miroir. Une correction est donc nécessaire pour compenser ce décalage. D'autres corrections sont également nécessaires pour prendre en compte les décalages des points de fixation par rapport au centre de l'écran, à gauche pour l'oeil droit et à droite pour l'oeil gauche. Ces corrections sont effectuées de manière automatique par le calculateur qui pilote la position du miroir. Naturellement, la mise en oeuvre du dispositif de stimulation qui est décrit ci-dessus n'est pas limitative et d'autres modes de mise en oeuvre pourraient être adoptés sans que l'on sorte pour autant du ca- dre de l'invention. 2 4/ 176 9 - 12 - REVENDICATIONS 1. Dispositif de stimulation pour l'examen du champ visuel com- portant une coupole de forme sphérique portée à un éclairement uniforme sur laquelle est projeté un stimulus dont on contrôle les caractéristi- ques, caractérisé par le fait que les moyens utilisés pour projeter-et contrôler le stimulus sont situés dans la partie supérieure de la coupo- le, en dehors du champ visuel du patient. 2. Dispositif de stimulation selon la revendication 1, caracté- risé par le fait que l'axe optique de projection du stimulus se trouve juste au-delà de la limite supérieure du champ visuel du patient et ap- proximativement parallèle à celle-ci. 3. Dispositif de stimulation selon la revendication 1, carac- térisé par le fait que les dits moyens comportent une source lumineuse unique utilisée pour obtenir les niveaux d'éclairement de la coupole et du stimulus, que les niveaux d'éclairement peuvent être réglés indépen- damment l'un de l'autre, le rapport de ces éclairements restant inva- riant en cas de fluctuation de la source. 4. Dispositif de stimulation selon la revendication 1, carac- térisé par le fait que les dits moyens comportent un miroir unique qui assure le positionnement et les déplacements du stimulus dans "a coupole, le dit miroir étant situé-sensiblement au-dessus du centre de la coupole. 5. Dispositif de stimulation selon la revendication 1, carac- térisé par le fait qu'un obturateur se trouve sur le faisceau optique de projection du stimulus et est un cylindre rotatif d'axe perpendiculaire au faisceau optique à obturer, comportant deux ouvertures opposées d'axes communs, coïncidant avec l'axe optique de projection du stimulus lorsque l'obturateur est en position ouverte. 6. Dispositif de stimulation selon la revendication 5, carac- térisé par le fait que le cylindre est entraîné en rotation par un moteur permettant des-positions stables correspondant aux états ouverts ou fer- més de l'obturateur. 7. Dispositif de stimulation pour l'examen du champ visuel com- portant une coupole de forme sphérique portée à un éclairement uniforme sur laquelle est projeté un stimulus dont on contrôle les caractéristi- ques, caractérisé par le fait que la coupole comporte un orifice de con- trôle de fixation, et deux points de fixation différents. respectivement un pour chaque oeil, fixes et décalés de part et d'autre de l'orifice de contrôle de fixation, ces trois éléments étant alignés au fond de la cou- 247 1769 - 13 - pole. 8. Dispositif de stimulation selon la revendication 7, carac- térisé par le fait que le point de fixation de l'oeil gauche se trouve décalé par rapport à l'orifice de contrôle de fixation à droite et que le point de fixation de l'oeil droit se trouve décalé par rapport à l'o- rifice de contrôle de fixation à gauche. 9. Dispositif de stimulation selon la revendication 7, carac- térisé par le fait que l'arc de coupole délimité respectivement par l'o- rifice de contrôle de la fixation et un quelconque des points de fixa- tion est vu par le patient sous un angle sensiblement égal à 15 degrés. 10. Dispositif de stimulation selon la revendication 7, carac- térisé par le fait que les points de fixation sont obtenus par projec- tion de lumière au travers de la coupole. 11. Dispositif de stimulation selon la revendication 1, carac- térisé par le fait que le plan d'ouverture de la coupole est incliné, la partie inférieure de la coupole correspondant sensiblement à la limite inférieure du champ visuel du patient. 12. Dispositif de stimulation selon l'une quelconque des reven- dications précédentes, caractérisé par le fait qu'il comprend sur les côtés deux dégagements permettant au patient d'y loger les bras. 13. Dispositif de stimulation selon l'une quelconque des reven- dications précédentes, caractérisé par le fait qu'il comprend un dispo- sitif de positionnement de la tête du patient constitué par une menton- nière réglable et un appui frontal. 14. Dispositif de stimulation selon la revendication 13, carac- térisé par le fait que le réglage de la mentonnière se fait en hauteur et en profondeur, et que le vérouillage de ses deux degrés de liberté est unique. 15. Dispositif de stimulation selon la revendication 13, ca- ractérisé par le fait que la forme de la mentonnière réglable et de l'ap- pui frontal permet trois positions stables de la tête du patient corres- pondant aux examens de l'oeil droit, de l'oeil gauche et binoculaire. 16. Dispositif de stimulation selon l'une quelconque des reven- dications précédentes, caractérisé par le fait que le miroir est décalé par rapport au centre de la coupole au dessus, que l'oeil est décalé par rapport au centre de la sphère au dessous. que le point de fixation de l'oeil droit est décalé à gauche du centre de l'écran et que le point de fixation de ''oeil gauche est décalé à droite par rapport au centre de 2 47 176 9 - 14 - l'écran, des corrections trigonométriques étant effectuées de manière automatique par le calculateur qui pilote la position du miroir pour compenser ces décalages.