L'invention concerne une grue auto-élévatrice comportant, sur sa structure élévatrice, des cylindres hydrauliques prévus pour le rehaussement et qui, pour le transport sur route, est décomposée en différents éléments de transport munis d'un chats sis roulant routier, et comprenant essentiellement la structure élévatrice, la base de la grue, la flèche et les tronçons de tour. Les cylindres hydrauliques servent à exécuter le processus d'élévation ou d'érection, au cours duquel ils prennent appui sur la tour et repoussent la structure élévatrice vers le haut lorsque la tige de piston avance, de sorte que l'on peut rehausser la tour en y insérant des tronçons de tour.Outre les cylindres hydrauliques de levage, la structure élévatrice comprend essentiellement des tronçons de tour complémentaires, la liaison tournante, une structure supérieure, la flèche et son soutien, la contre-flèche, le poste de conduite, les treuils et le coffret de manoeuvre. Les grues auto-élévatrices de ce genre sont construites et mises en service sous des formes encombrantes et lourdes qui obligent à les décomposer, pour le transport d'un chantier à l'autre, en plusieurs blocs ou unités qu'on achemine au moyen des véhicules usuels de transport. Pour le démontage et ensuite pour le remontage de la grue, on utilise en général des grues automobiles. L'invention a pour but de donner à la structure élévatrice d'une telle grue équipée de cylindres hydrauliques, une construction telle qu'au moins la structure élévatrice, avec des tron çons complémentaires de tour logés dans celle-ci, et la flèche ainsi que la contre-flèche qui y sont articulées, puisse être posée sur le soubassement et être érigée ou démontée simplement par des moyens incorporés, c'est-à-dire sans devoir faire appel à des moyens étrangers. En partant de la grue auto-élévatrice définie plus haut, l'invention résout le problème par le fait que le ou les cylindres hydrauliques de levage sont montés pivotants sur la structure élévatrice, et qu'une structure de pivotement et de soutien est prévue, le ou les cylindres hydrauliques et la structure de pivotement et de soutien étant disposés de telle sorte que le centre de gravité de l'ensemble de la structure élévatrice se trouve entre les cylindres hydrauliques et la structure de pivotement et de soutien, un moyen d'assujettissement étant en outre prévu, si nécessaire, pour fixer le point d'appui de la ou des tiges de piston du ou des cylindres hydrauliques de levage. Grâce à cette combinaison comprenant le cylindre hydraulique pivotant de levage et la structure de pivotement et de soutien, on peut tout d'abord lever et abaisser alternativement les deux extrémités de la structure élévatrice de sorte que l'on peut mettre en place sur celle-ci, et séparer de celle-ci les autres parties de la grue telles que le chariot inférieur, la flèche etc. ainsi que le châssis roulant routier. À cet effet les cylindres hydrauliques étant généralement prévus au nombre de deux, savoir un de chaque côté de la structure élévatrice (bien que naturellement le processus décrit plus haut puisse aussi s'effectuer avec un séul cylindre), on commence par les faire pivoter d'environ 900 en partant de leur position normale parallèle aux montants d'angle de la structure élévatrice, et l'on appuie sur le sol ltextrémité libre des tiges de piston.Ensuite, on allonge leurs tiges de piston de sorte que la structure élévatrice est soulevée d'un côté, et que la structure de pivotement et de soutien, disposée au delà du centre de gravité de ladite structure élévatrice, peut être introduite dans l'espace libre qui se forme ou bien, si elle est logée dans la structure élévatrice, elle peut être déployée jusqu'au sol, puis bloquée. Si alors on rétracte à nouveau les tiges de piston des cylindres hydrauliques, la structure élévatrice est à nouveau amenée en jouant sur la structure de pivotement et de soutien à une position approximativement horizontale, mais dans un plan plus élevé fixé par la hauteur de la structure de pivotement et de soutien. On peut alors retirer le châssis roulant routier. Pour exécuter les opérations ci-dessus il est avantageux, par exemple afin de compenser les inégalités du 501, de prévoir des commandes temporairement indépendantes pour les deux cylindres hydrauliques de levage. affin qu'il soit plus facile de faire pivoter ces cylindres de levage, on fait colncider autant que possible leur axe de pivotement et leur centre de gravité. Avantageusement, la structure de pivotement et de soutien est disposée, sur la structure élévatrice ou sur un tronçon complémentaire de tour logé dans celle-ci, de manière à pouvoir se déployer et être fixée.Si nécessaire, entre le point d'appui sur le sol des tiges de piston des cylindres hydrauliques et le point de pivotement de la structure élévatrice appartenant de préférence à l'essieu porteur ou au chariot inférieur de la grue, un capable de sécurité peut être tendu, comme moyen d'assujettissement. A la position alors atteinte par la structure élévatrice, on peut relier à la base de la grue cette structure, ou bien les tronçons complémentaires de tour logés dans celle-ci, par leur partie inférieure. Si la base est constituée par un chariot inférieur pouvant rouler sur rails, on peut relier celui-ci à la structure élévatrice par une partie de ses oeilletons de fixation, tandis que d'autre part on disposera une liaison de traction entre le chariot inférieur et la structure élévatrice0 Ainsi, on peut soulever la base de la grue en faisant pivoter la structure élévatrice, et retirer le châssis roulant routier0 En faisant pivoter la structure élévatrice en sens inverse, on peut alors poser le chariot inférieur sur les rails, la descente étant assurée par l'utilisation de la liaison de traction. Quand la liaison entre la structure élévatrice et la base de la grue est ainsi établie, on retire ou l'on rétracte la structure de pivotement et de soutien. Les éléments de la flèche constituent de préférence également un bloc que l'on transporte à l'aide d'un autre châssis roulant routier. On les approche de la structure élévatrice de façon que des points d'assemblage qui se correspondent puissent se rencontrer. On approche tout d'abord le pied de la flèche de son point d'articulation sur la structure élévatrice, puis on réalise l'alignement en hauteur en faisant pivoter la structure élévatrice au moyen des cylindres hydrauliques. On raccorde alors le pied de la flèche à son point d'articulation sur la structure élévatrice. En utilisant un autre organe de retenue, par exemple un appui prévu sous le pied de la flèche, et de préférence une liaison entre le pied de la flèche et la structure élévatrice, liaison qui peut être réalisée de préférence au moyen de câbles existants tels que les câbles de haubannage de la flèche, le câble de levage etc. on peut, en actionnant les cylindres hydrauliques pour réaliser l'alignement en hauteur, raccorder les autres éléments de la flèche. Bien entendu, en dépla çant la structure élévatrice, on peut aussi enlever les chåssis roulants routiers éventuellement disposés sous le bloc de trans port de flèche. Les éléments de flèche peuvent être réunis en un bloc de transport, en utilisant un chassies roulant routier qui correspondra de préférence à celui utilisé pour la structure élévatrice, y compris les moyens de fixation. On peut alors, tout d'abord approcher de la structure élévatrice l'élément de flèche qui doit y être fixé et, pour obtenir la concordance de hauteur du point de fixation, il suffit de mettre en service le cylindre hydraulique encore appuyé sur le sol. Pour maintenir l'élément de flèche dans sa position horizontale une liaison séparée, sollicitée seulement à la traction, peut etre assurée avec la partie fixée à la structure élévatrice, au-dessus du point d'assemblage. Quand le premier élément de flèche est ainsi fixé, on amène tout l'ensemble à une hauteur où l'on peut accoupler l'élément de flèche, ou bien accoupler un autre élément de flèche au premier. Il est alors possible de séparer l'un des essieux du châssis roulant des éléments de flèche, tandis que l'essieu directeur reste encore à l'extrémité libre de la flèche. De façon générale, il est avantageux de donner aux deux essieux du châssis roulant routier une forme telle qu'ils puissent se fixer à tous les blocs de transport, et servir à.les transporter tous. Il est aussi possible, selon l'invention, et sans faire appel à des moyens auxiliaires étrangers, de faire passer la structure élévatrice et les éléments disposés sur celle-ci de la position de transport sur route à une position de fixation à la base de la tour, et de fixer la flèche à la structure élévatrice. Pour perfectionner l'invention, on peut aussi prendre d'autres mesures en partie connues afin de pouvoir non seulement installer et démonter la structure élévatrice sans moyens étrangers, mais en outre installer ou démonter toute la grue. Ainsi, à l'aide du câble de levage ou d'un autre câble existant sur la grue et soumis à l'action d'un tambour de treuil, on peut utiliser des cylindres hydrauliques pivotants et appuyés sur le sol, pour redresser la structure élévatrice éventuellement avec les tronçons auxiliaires de tour restés dans celle-ci. A cet effet il suffit de disposer de manière en elle-m8me connue, entre la base de la grue et la pointe de la flèche qui repose encore sur l'un des essieux du chassies roulant routier, un mou fle dans lequel on engage le cabale de levage, ou un autre cabale existant.Tout d'abord, on allonge les tiges de piston des cylindres hydrauliques pour former un levier brasé, En rétractant ensuite le moufle, on poursuit le processus de redressement, et la pointe de la flèche roule sur l'essieu du chassies roulant routier, en direction de la base de la grue. Il est possible aussi d'utiliser les cylindres hydrauliques pour empêcher la structure élévatrice de s'abaisser trop rapidement pour prendre sa position verticale définitive sur la base de la grue. A cet effet un cale auxiliaire est prévu entre l'extrémité libre de la tige de piston et la base de 1a grue. Quand la structure élévatrice a atteint, par actionnement du moufle, une position où son centre de gravité menace de dépasser le plan de son articulation à la base de la grue, on allonge lentement les tiges de piston des cylindres hydrauliques qui sont déjà presque aligné dans la direction des montants d'angle de la structure élévatrice, avec les cabales auxiliaires qui y sont fixés, de sorte que ladite structure élévatrice s'abaisse avec une lenteur correspondante jusqu'à sa position verticale définitive sur la base de la grue. Dans le cas de grues très importantes, une contre-flèche rabattue sur la structure élévatrice, lorsqu'on démonte la grue, peut avoir des effets gênants pour le transport, surtout à cause de la hauteur et aussi du poids à transporter. En pareil cas, et principalement parce que l'on peut faire pivoter la structure élévatrice au moyen des cylindres hydrauliques et de la structure de pivotement et de soutien, on peut retirer la contre-flèche et la transporter séparément. A cet effet, on soulève la structure élévatrice au moyen du cylindre hydraulique jusqu'à ce que l'extrémité de la contre-flèche, qui est généralement plus longue que la structure élévatrice, puisse être fixée à un essieu de chassies routier ou encore à un camion. A peu près au point de raccordement de la contre-flèche, on fixe à la structure élévatrice un câble de treuil existant, par exemple le capable de levage, par son extrémité libre, puis on libère la liaison et l'on descend avec le treuil la contre-flèche, au moyen de petits galets de guidage qu'elle porte, et qui roulent sur les membrures de la structure élévatrice jusqu'à ce que la contre-flèche ait atteint l'extrémité de ladite structure et puisse etre descendue au moyen du câble de levage sur un autre essieu de châssis- routier en utilisant un petit bras de levier, par exemple sous la forme d'un support à galets. Pour bien soulever de la structure élévatrice l'extrémité de la contre-flèche, on déplace à nouveau cette structure élévatrice au moyen des cylindres hydrauliques et du câble auxiliaire. Toutes les parties à réunir peuvent aussi être conçues de façon à coulisser latéralement. Les éléments de raccordement peuvent s'engager l'un dans l'autre par des parties coniques. En général, il suffira d'utiliser des éléments de faible encombrement. Il ne reste plus alors qu'à aligner la flèche et la contreflèche en position de travail, et à disposer le contrepoids sur la contre-flèche. A cet effet et selon un mode d'exécution de l'invention, on peut utiliser le câble de levage engagé dans un moufle et qui a déjà servi à l'érection de la grue.Par l'intermédiaire d'un chariot treuil qui dans certains cas est déjà à disposition mais qui doit etre mis en place au plus tard à ce moment, et d'une poulie de renvoi située à la pointe de la flèche, on relie le câble de levage à un câble auxiliaire passant par la flèche et se dirigeant vers le bas en passant sur d'autres poulies de renvoi situées dans la flèche et à l'extrémité libre de la contre-flèche, câble à l'extrémité duquel on fixe le contrepoids, de préférence par éléments constitutifs, on élève ce contrepoids au moyen du treuil de levage jusqu'à la contreflèche, puis on le fixe à celle-ci. La longueur du câble auxiliaire est avantageusement calculée de façon qu'avant l'alignement de la flèche et de la contreflèche, le point de liaison entre le câble auxiliaire et le câble de levage se trouve dans la pointe de la flèche encore appuyée sur le sol, et l'extrémité libre du câble auxiliaire se trouve dans la région de l'extrémité de la contre-flèche. On assure ainsi que la liaison entre les deux cabales puisse être réalisée depuis le sol sans difficulté.Quand le support de haubannage rabattu en position de transport a été relevé au moyen du câble de levage, et fixé par les câbles de haubannage qui aboutissent d'une part à la flèche et d'autre part à la contreflèche, la contre-flèche et la flèche pivotent automatiquement sous l'influence croissante du poids du contrepoids, pour prendre leur position horizontale de travail, à laquelle on verrouille la contre-flèche au moyen d'un étai relié à la structure élévatrice. Quand on soulève la flèche, la pointe de celle-ci libère l'essieu restant du châssis routier. La grue est maintenant en position de service. Il suffit encore de placer d'autres tronçons de tour à l'aide de la structure élévatrice et des cylindres hydrauliques. Mais ces opérations et les dispositifs nécessaires à cet effet sont connus, et ne font pas l'objet de l'invention. Etant donné la disposition des cylindres hydrauliques de levage relativement au centre de gravité de la partie de grimpement, il est superflu de disposer un contrepoids sur la base de la grue comme il est habituellement nécessaire pour compenser le couple d'érection. Etant donné la disposition du moufle de cabale de levage, il est superflu aussi de prévoir un contre-poids dans la suite de l'érection. On peut donc ériger la grue sans contrepoids. Pour la mise en service de la grue sans rehaussement, à part le contrepoids de la contre-flèche, aucun contrepoids n'est nécessaire sur le chariot inférieur. Un exemple d'exécution de l'invention est décrit ci-après à l'appui des dessins annexés qui représentent la grue de façon purement schématique, aux différentes phases de son montage, et sur lesquels la figure 1 montre la partie élévatrice de la grue avec deux tronçons de tour, dans le transport sur route; la figure 2 montre une première phase du processus de montage, visant à retirer le châssis roulant routier, et à effectuer l'assemblage à la base de la grue; la figure 3 et 4 montrent d'autres phases de ce processus; la figure 5 montre la partie élévatrice reliée à la base de la grue, et les éléments de flèche approchés en vue de la liaison à la partie élévatrice; la figure 6 montre le premier élément de flèche fixé; la figure 7 montre la pointe de la flèche également fixée, le support de haubannage étant en outre déåà érigé;; la figure 8 montre la phase initiale du processus d'élévation ou d'érection de la grue; la figure 9 montre une autre phase qui précède de peu l'assujettissement de la partie élévatrice; la figure 10 montre la grue dont la partie élévatrice est déjà placée verticalement, à une phase initiale de la disposition du contrepoids sur la contre-flèche, et par conséquent du mouvement de pivotement de la flèche et de la contre-flèche vers leur position horizontale de travail; la figure ll montre une autre phase intermédiaire, et la figure 12, enfin, montre la grue à l'état érigé et prêt à servir; la figure 13 montre une phase initiale du démontage de la contre-flèche; la figure 14 représente une phase intermédiaire, et la figure 15 montre la phase finale qui précède l'abaisse- ment de la contre-flèche sur un deuxième essieu de transport. Au moyen d'u châssis roulant routier comportant un essieu directeur 2 et un essieu rigide 3, on déplace la partie élévatrice de la grue, à l'état de Nbloc de transport" pouvant circuler sur route. Cette partie élévatrice comprend la structure élévatrice 1, la liaison tournante 4, une structure supérieure 5 portant la flèche et la contre-flèche, et dans laquelle est souvent logé aussi le poste de conduite, les cylindres hydrauliques 6, la contre-flèche 7 et le support de haubannage 8 rabattu contre celle-ci. Dans la contre-flèche 7 est logé le treuil ll destiné au cible de levage. Enfin, dans la structure élévatrice 1 sont logés en général deux tronçons complémentaires de tour 9 et 10. Une partie essentielle à l'invention est constituée par une structure de pivotement et de soutien 12, réglable en hauteur, disposée dans ou sur la structure élévatrice 1, et par la possibilité de faire pivoter le ou les cylindres hydrauliques 6. La structure de pivotement et de soutien est disposée soit sur la structure élévatrice I soit encore, plus avantageusement, sur le tronçon complémentaire inférieur 10 de tour. Eventuellement, il peut suffire de glisser par dessous un support indépendant, ou agencement similaire. L'axe de pivotement 13 est avantageusement prévu à peu près au centre de gravité des cylindres hydrauliques. Les cylindres hydrauliques d'une part, et la structure de pivotement et de soutien réglable en hauteur d'autre part sont disposés aux extrémités opposées du bloc de transport relativement à son centre de gravité. Quand les cylindres hydrauliques sont dressés, on allonge leurs tiges de piston 14 et on les appuie sur le sol. Du fait que ces cylindres hydrauliques sont de préférence conçus pour etre commandés séparément, on peut facilement compenser les inégalités du sol. Pour assurer les opérations suivantes, un cabale de retenue 15 peut être tendu entre les tiges de piston 14 et l'essieu rigide opposé 3 du châssis routier. Par l'allongement de la ou des tiges de piston 14, la structure élévatrice est soulevée d'un coté. On peut alors retirer l'essieu directeur 2 du châssis routier. Par ce soulèvement d'un seul c8té, l'espace devient aussi plus grand entre les autres régions de la structure élévatrice et la surface du sol.On réploie alors la structure 12 de pivotement et de soutien réglable en hauteur jusqu'à ce qu'elle s'appuie sur le sol, et on la verrouille à cette position déployée. Puis, en abaissant les cylindres hydrauliques 6, on soulève l'extrémité de la structure élévatrice qui est opposée à ceux-ci. On peut alors retirer l'essieu rigide 3 du chås- sis routier. A la place de ce dernier, on amène maintenant la base de la grue, en général constituée par un chariot 16 pouvant rouler sur rails, de préférence en utilisant le même essieu de châssis routier 3. Après avoir réglé la position correspondante en hauteur de la structure élévatrice 1, et des tronçons complémentaires de tour 9, 10 qui y sont associés, on établit la liaison entre le tronçon inférieur de tour 10 et le chariot inférieur 16 par l'axe de pivotement 17. Après qu'une autre liaison a été réalisée entre le chariot inférieur de grue 16 et les montants d'angle encore libres du tronçon de tour 10, par exemple au moyen d'un câble 18, on peut placer tout l'ensemble sur rails en mettant à nouveau en action, alternativement, la structure 12 de pivotement et de soutien réglable en hauteur et les cylindres hydrauliques 6. Quand le chariot inférieur 16 est posé sur rails ou quand, de façon tout à fait générale, la structure élévatrice est reliée à la base de la grue, on peut approcher le deuxième bloc de transport qui comporte les éléments de flèche. A cet effet, on utilise le châssis roulant routier qui est prévu aussi pour la structure élévatrice, avec l'essieu directeur 2 et l'essieu rigide 3. Les deux éléments de flèche 19 et 20 habituellement prévus sont superposés dans le bloc de transport, de telle sorte que l'élément de flèche 19 destiné à être relié à la structure élévatrice 1 dépasse, par son point d'articulation 21, l'élément 20 qui forme la pointe de la flèche. A laide des cylindres hydrauliques 6, on amène le point d'articulation 22 à la hauteur du point d'articulation 21, de sorte que l'on peut établir la liaison en mettant simplement en place les organes d'assemblage. L'élément de flèche 19 est maintenu en position horizontale soit par un organe de traction 23 à disposer temporairement à cet effet, soit encore par le câble de levage lui-même qui part du treuil 11 et qu'on utilise temporairement à cet effet. On amène alors la pointe 20 de la flèche en position d'assemblage, et l'on abaisse l'élément de flèche 19 jusqu'à ce que les points de liaison 24 des deux éléments de flèche 19 et 20 soient placés en regard. On peut ainsi réaliser cet assemblage de façon très simple. Le support de haubannage 8 est ensuite érigé. À cet effet, on utilise de préférence le câble de levage 25 qui se déroule du treuil 11, qui passe sur une poulie de renvoi 26 disposée dans l'élément de flèche 19, et que l'on fixe à un bras de levier 27 relié au support de haubannage 8. En tirant le cible de levage 25, on amène le support de haubannage 8 à sa position de travail, puis on le relie par des cables de haubannage 28 et 28' à la flèche 19, 20 et à la contre-flèche 7. On a pu entre-temps retirer l'essieu rigide 3 du châssis. L'essieu 2 reste pour le moment à la pointe de la flèche. On peut alors effectuer le processus d'érection de la grue, à laide des cylindres hydrauliques 6. Un autre moyen auxiliaire est constitué par un moufle formé par le cabale de levage 25 entre la base de la grue et la pointe de la flèche. A cet effet, à la base de la grue sont disposées des poulies de moufle 29 et à la pointe de la grue des poulies de moufle 30. En allongeant les tiges de piston 14, on commence par soulever la structure élévatrice dans une mesure telle que l'on obtienne un bras de levier suffisant pour le moufle du câble de levage 25. Ensuite, on poursuit le processus d'érection au moyen du moufle, et la pointe de la flèche s'approche de la base de la grue en roulant sur l'essieu 2. Pour guider et renvoyer le cabale de levage 25 pendant le processus d'érection, une autre poulie 31 est disposée dans la structure supérieure 5. Quand la structure élévatrice atteint une position où le centre de gravité menace de dépasser le point d'articulation 17 à la base de la grue, on établit une liaison de traction au moyen d'un câble auxiliaire 32, entre l'extrémité maintenant libre de la tige de piston 14 et la base de la grue. Par ce moyen, on peut amener en douceur la structure élévatrice à sa position verticale. L'utilisation des cylindres hydrauliques 6 pour l'assembla- ge et l'érection de la grue est maintenant pratiquement terminée, Il suffit d'utiliser encore le câble de levage qui avait déjà servi précédemment, pour monter et disposer le contrepoids 36 sur la contre-flèche 7 et, en meme temps, pour amener la contreflèche 7 et la flèche 19, 20 à leur position horizontale de travail.A cet effet, on fait passer le cabale de levage 25 par le chariot treuil 37 et sur une poulie auxiliaire 33 pour 1 'amener jusqu'à un capable auxiliaire 34, puis on le relie à celui-ci, qui passe dans ou au-dessus de la flèche, et sur la poulie 26 disposée dans la flèche et déjà utilisée à d'autres fins, ainsi que sur une autre poulie 35 à l'extrémité libre de la contre-flèche 7, ce câble se dirigeant ensuite vers le bas. La liaison entre le cible auxiliaire 34 et le câble de levage 25 peut eAtre réalisée au sol, sans danger. Quand on laisse filer le câble de levage 25, l'extrémité libre lestée du cabale auxiliaire 34 s'abaisse jusqu'au sol.Ensuite on soulève le contrepoids, de préférence par éléments séparés 36, pour l'amener à l'aide du treuil de levage 11 jusqu'à la contre-flèche 7, et on l'y fixe. A mesure que le poids du contrepoids augmente, la contre-flèche 7 pivote pour prendre sa position horizontale et, quand elle a atteint celleci, on la rend solidaire de la partie 5 de la structure élévatrice, par exemple au moyen d'unecontre-fiche 37. Avant que la pointe de la flèche se soulève du sol sous l'action des éléments cinématiques, flèche, contre-flèche, support de haubannage et cabales de haubannage, on en écarte l'essieu 2j qui reste au sol. Lorsque la contre-flèche 7 a atteint sa position horizontale, la flèche 19, 20 a elle aussi atteint sa position horizontale de travail. La grue est alors prête à servir. On peut maintenant, de façon quelconque et connue en elle-m8me, la rehausser en utilisant sa structure élévatrice et en mettant en place d'autres tronçons de tour. Si l'on équipe la contre-flèche 7 de galets de guidage correspondants 38 on peut, en utilisant convenablement les cylindres hydrauliques 6 et la structure 12 de pivotement et de soutien, la détacher de la structure élévatrice 1 ou la relier à celle-ci. Cela est important en particulier dans le cas de très grandes grues, dans lesquelles la structure élévatrice, avec la contre-flèche 7 qui reste dessus, dépasserait la hauteur admise dans les transports par route. Pour démonter la contre-flèche 7, on amène la structure élévatrice 1, à l'aide des cylindres hydrauliques 6 et de la structure 12 de pivotement et de soutien à une position oblique, de façon que l'extrémité dépassante de la contre-flèche 7 puisse être soutenue par un essieu directeur 2. Puis on libère la liaison entre la structure supérieure 5 et la contre-flèche 7, et l'on descend la contre-flèche, à l'aide du câble de levage 25 et des poulies de guidage 38 sus-mentionnées, le long des montants supérieurs d'angle de la structure élévatrice 1, qui sont alors dirigés obliquement. A cet effet, on fixe l'extrémité libre du câble de levage 25 à la structure supérieure 5, au delà du point 38 de fixation et de pivotement de la contre-flèche 7 sur celleci. Pour guider le câble de levage 25, la contre-flèche 7 peut présenter, à son extrémité opposée au treuil de cabale de levage 11, une poulie de guidage 39 qui entre en action en particulier lorsqu'ensuite on descend définitivement la contre-flèche sur un deuxième essieu de châssis routier 3. Quand la contre-flèche a atteint la position représentée par la figure 14, on déplace le câble de levage 25 et on le fixe par son extrémité libre à un support 40 ou agencement similaire s'étendant vers le haut et prévu sur la structure élévatrice 1. Quand on amène à nouveau cette structure élévatrice en position oblique, la contre-flèche 7 avec ses poulies de guidage 38 peut s'en détacher définitivement. Elle n'est plus suspendue alors qu'au câble de levage 25, à l'aide duquel on peut la descendre sur le deuxième essieu 3 du châssis routier. Il est donc possible, en suivant le principe de base de l'invention, de détacher aussi la contre-flèche 7 des autres éléments de la structure élévatrice ou, dans l'ordre inverse, de la fixer à nouveau à la structure supérieure 5 en utilisant seulement les cylindres hydrauliques 6 et la structure 12 de pivotement et de soutien. REVENDICADIONS 1) Grue auto-élévatrice transportable comportant sur sa structure élévatrice des cylindres hydrauliques prévus pour le rehaussement et qui, pour le transport sur route, est décomposée en différents éléments de transport munis d'un châssis roulant routier et comprenant essentiellement la structure élévatrice, la base de la grue, la flèche et les tronçons de tour, cette grue étant caractérisée par le fait que le ou les cylindres hydrauliques sont montés pivotants sur la structure élévatrice et qu'une structure de pivotement et de soutien est prévue, le ou les cylindres hydrauliques et la structure de pivotement et de soutien étant disposés de telle sorte que le centre de gravité de l'ensemble de la structure élévatrice se trouve entre les cylindres hydrauliques et la structure de pivotement et de soutien, un moyen d'assujettissement étant en outre prévu, si nécessaire, pour fixer le point d'appui de la ou des tiges de piston du ou des cylindres hydrauliques. 2) Grue selon la Revendication 1, caractérisée par le fait que les cylindres hydrauliques pivotent à leur centre de gravité. 3) Grue selon l'une des Revendications 1 et 2, caractérisée par le fait que les deux cylindres hydrauliques peuvent temporairement être commandés indépendamment l'un de l'autre. 4) Grue selon l'une des Revendications 1 à 3, caractérisée par le fait que la structure de pivotement et de soutien est disposée, sur la structure élévatrice ou sur le tronçon de tour resté dans celle-ci, de manière à pouvoir être déployée ou allongée et fixée. 5) Grue selon l'une des Revendications 1 à 4, caractérisée par le fait qutun câble de sécurité est prévu comme moyen d'assujettissement entre la ou les tiges de piston et le châssis roulant routier. 6) Grue selon l'une des Revendications 1 à 5, caractérisée par le fait que de manière en elle-meme connue, pour l'érection de la tour, un moufle de préférence formé par le cabale de levage est interposé entre la base de la grue et la pointe de la flèche. 7) Grue selon l'une des Revendications 1 à 6, caractérisée par le fait que, pour l'abaissement de la structure élévatrice jusqu'à sa position verticale sur la base de la grue, un ou des câbles, ou des tiges, partent de l'extrémité libre de la tige de piston du ou des cylindres hydrauliques et aboutissent à la base de la grue. 8) Grue selon l'une des Revendications 1 à 7, caractérisée par le fait qu'un capable auxiliaire passant dans la flèche et la contre-flèche, guidé par des poulies de renvoi correspondantes et relié au câble de levage, cable dont la longueur correspond à la distance entre la pointe de la flèche et la fixation du contrepoids à l'extrémité de la contre-flèche, passe par l'extrémité de la contre-flèche et se dirige vers le bas, en vue de la fixation du contrepoids sur la contre-flèche. 9) Grue selon l'une des Revendications 1 à 8, caractérisée par le fait que la contre-flèche et la flèche sont haubannées au moyen de cables et d'un support de haubannage de telle sorte que, lorsque la contre-flèche supporte le contrepoids, la flèche et la contre-flèche peuvent pivoter automatiquement pour prendre leur position horizontale de travail. 10) Grue selon l'une des Revendications 1 à 9, caractérisée par le fait que, pendant le processus de mise sur voie de la base de la grue constituant un chariot inférieur, le tronçon inférieur de la tour ou la structure élévatrice est articulé d'un côté au chariot inférieur, et que le degré de liberté qui subsiste dans cette liaison est bouclé par un cabale, entre le chariot inférieur et la structure élévatrice ou le tronçon de tour. 11) Grue selon l'une des Revendications 1 à 10, caractérisée par le fait que les essieux du châssis routier appartenant à une unité de transport peuvent aussi servir pour les autres unités de transport, grâce à une structure appropriée de leurs raccordements. 12) Grue selon l'une des Revendications 1 à 10, caractérisée par le fait que la contre-flèche est munie de galets de guidage destinés à rouler sur les montants d'angle de la structure élévatrice.