L'invention se rapporte à un procédé de désencrage, en vue de la préparation de pate à papier, de. papiers de récupération portant des impressions d'encres comprenant des liants du groupe des huiles, vernis et résines réticulées. L'invention concerne également des équipements propres à la mise en oeuvre du procédé. Pour désincruster les encres des papiers de récupération lors de la préparation de pâte à papier, dans le but d 1éviter une coloration du papier sortant de fabrication, on réduit les papiers de récupération en pulpe de fibres dans une solution aqueuse contenant des agents propres à désincruster les liants d'encre des fibres de papier, et on sépare les boues de résidu d'encres d'avec la pulpe en suspension aqueuse qui forme la patte à papier. Les agents désincrustants comprennent les alcalis et sels alcalins, les agents oxydants tels que les persels, les agents tensio-actifs cationiques, anioniques et non ioniques et les acides gras saponifiables par les alcalis.La suspension de fibres séparées peut subir des opérations classiques de dilution, concentration, désagrégation d'agglomérats de fibres (connue dans l'industrie de la papeterie sous les noms de dépastillage ou raffinage), épuration ou tamisage et blanchiment avant d'entre envoyée à la fabrication du papier. Pour séparer les boues de résidu d'encres d'avec la suspension de fibres'de papier, on peut opérer par lavage ; ce procédé consomme beaucoup d'eau et entrain une perte importante de fibres. Les. eaux résiduaires doivent etre évacuées ou traitées pour éliminer les résidus d'encre. L'évacuation directe des eaux résiduaires donne une pollution très importante, tandis que le traitement de ces eaux est motteux et les boues concentrées obtenues posent des problèmes d'élimination. On utilise également, pour séparer les résidus d'encre de la suspension de fibres, la flottation ; on injecte dans la suspension une dispersion de bulles de gaz capables de se lier aux particules de boues pour former une mousse entrainant la majeure partie du résidu d'encre et qu'on évacue en continu. Cette mousse est également difficile à éliminer et contient une quantité non négligeable de fibres de papier. Par ailleurs la granulométrie des résidus d'encres s'étage entre 1 'ordre de grandeur du micron et Tordre de grandeur du dixième de millimètre, les particules les plus fines étant prépon dérantes. Or les particules de dimensions inférieures à 2 microns se révèlent pratiquement inséparables des fibres dans la suspension. Il en résulte que la séparation est généralement incomplète. L'invention a pour objet un procédé de désencrage de papier de récupération qui sépare pratiquement complètement les résidus d'encre des fibres de papier en suspension. L'invention a également pour objet un procédé de désencrage de papier de récupération qui permet une élimination aisée et économique des résidus d'encre. L'invention a encore pour objet un procédé de désencrage de papier de récupération qui réduit les pertes en fibres de papier. A ces effets l'invention propose un procédé de traitement de papiers de récupération avec désencrage d'impressions des encres à base d'huiles, vernis et résines réticulées comme liant, où lson réduit les papiers de récupération en pulpe de fibres dans une solution aqueuse contenant des agents propres à désincruster les liants des fibres de papier et on sépare des boues de résidus d'encres d'avec la pulpe en suspension aqueuse, caractérisé en ce que, après réduction des papiers de récupération en pulpe et désincrustation des encres, on introduit dans la suspension un liquide non miscible à l'eau, de densité inférieure à l'unité, non polaire et présentant une affinité pour lesdits liants, on disperse ledit liquide par agitation dans la suspension, on laisse le liquide dispersé se rassembler, on évacue par débordement le liquide surnageant, on injecte dans la suspension de l'air finement divisé qui entrasse en surface un résidu flotté de liquide non miscible, on évacue par débordement le résidu flotté, et l'on récupère la suspension de fibres ainsi épurées. Au cours de la phase de dispersion de liquide non miscible dans la suspension de fibres, ce liquide est divisé en gouttelettes qui collectent la quasi-totalité des résidus de liant et pigments d'encres, le diamètre des gouttelettes étant déterminé essentiellement par la tension superficielle du liquide non miscible vis-à-vis de la solution aqueuse. Par contre ce liquide étant non polaire possède une affinité très réduite avec les fibres de papier dispersées dans la solution aqueuse de désincrustation. Au cours de la phase de rassemblement, la majeure partie du liquide non miscible, entratnant le résidu d'encre, se rassemble en une couche surnageante que 1 'on évacue par débordement.Au cours de la phase d'injection d'air finement divisé de la suspension, les bulles d'air s'accolent aux gouttelettes résiduelles et leur communiquent une flottabilité accrue, ce qui augmente la vitesse ascensionnelle des gouttelettes de liquide non miscible, en meme temps que l'agitation mécanique de la suspension par le passage de l'air favorise la fusion de très petites gouttelettes. La suspension de fibres se trouve ainsi pratiquement totalement débarrassée du liquide non miscible et des résidus d'encre entrainés. L'affinité du liquide non miscible pour les résidus d'encre peut être augmentée par addition d'acides gras qui se saponifient au contact des agents de désincrustation alcalins, les savons formés augmentant les forces de liaison entre les résidus d'encre et les gouttelettes de liquide non miscible. L'addition de tensioactifs au liquide non miscible, contenant ou non des acides gras, peut également augmenter l'affinité du liquide non miscible pour les résidus d'encre. De préférence le liquide non miscible est combustible, et notamment un hydrocarbure. La destruction des résidus d'encre est rendue aisée en brillant le liquide non miscible chargé de résidus d'encre. Avantageusement on rassemble le liquide non miscible évacué par débordement, on laisse le liquide rassemblé se séparer en trois couches, on sépare par décantation une couche inférieure de pulpe diluee renvoyée à la réduction en pulpe, une couche médiane de liquide non miscible souillé d'encre qui est brillé dans un foyer, et une couche supérieure de liquide non mis cible décanté qui est renvoyé dans la pulpe désincrustée. On peut ainsi récupérer et recycler la partie de suspension diluée qui a été entraînée au débordement du liquide non miscible, et une fraction importante de liquide non mis cible utilisable, tandis que la fraction restante de liquide non miscible entraînant les résidus d'encres est brayée dans un foyer, assurant ainsi, et la destruction des résidus d'encre, et la récupération de l'énergie de combustion, La séparation en trois couches peut étre accélérée par addition de polyélectrolytes, notamment une polyimine en milieu acétique. Sous un autre aspect l'invention a pour objet un équipement pour la mise en oeuvre des procédés précédents, et propose à cet effet un équipement comprenant un pulpeur équipé d'un moyen de désagrégation de papier, d'un moyen d'évacuation de la pulpe et de moyens de chargement en papiers de récupération et d'alimentation en eau et réactifs de désincrustation par une ouverture supérieure, caractérisé par le fait que ledit pulpeur est équipé en outre d'une rigole de débordement autour de ladite ouverture supérieure, d'une canalisation de distribution dudit liquide non miscible par ltouverture supérieure et dtune arrivée contrôlée d'eau vers le fond du pulpeur, et par une cuve de flottation à bord horizontal et fond poreux propre à ltinjection d'air comprimé en fines bulles, recevant la pulpe évacuée par ledit moyen d'évacuation, et équipée d'un moyen d'agitation lente et d'une rigole de débordement autour dudit bord horizontal. Les papiers de récupération chargés dans le pulpeur et noyés dans une solution aqueuse contenant les agents désincrustants sont réduits en pulpe par le moyen de désagrégation. Après cette réduction en pulpe, du liquide non miscible est introduit dans le pulpeur par la canalisation. de distribution de liquide non miscible, le moyen de désagrégation provoquant la dispersion du liquide non miscible dans Ia suspension de fibres. L'arrêt du moyen de désagrégation permet au liquide non miscible de se rassembler, et l'introduction contrée d'eau par l'arrivée vers le fond du pulpeur provoque le débordement de la couche surnageante de liquide non miscible.La dispersion de fibres est alors envoyée à la cuve de flottation, où l'injection d'air comprimé en fines bulles à travers le fond poreux, accompagnée de l'agitation lente provoque la flottation de la quantité restante de liquide non miscible, qui est évacué par la rigole de débordement. Le moyen de désagragation est de préférence un rotor tournant à vitesse réglable, ce qui permet d'ajuster la vitesse de rotation selon la phase en cours de réduction en pulpe, de dispersion de liquide non miscible et de rassemblement de ce dernier et débordement. De préférence encore la cuve de flottation comporte une bouche d'entrée de pulpe plus proche du bord horizontal que du fond poreux, et une bouche de sortie de pulpe plus proche du fond poreux que du bord horizontal. Selon cette disposition la pulpe circule à contre-courant de l'air injecté ; par réglage des débits de la bouche d'entrée et de la bouche de sortie on peut assurer en continu la flottation du liquide non miscible, ltépuration de la suspension de fibre et l'évacuation par débordement du liquide non miscible flotté. Lorsque l'équipement comprend des cuviers intermédiaires entre le pulpeur et la cuve de flottation pour assurer des volants de stockage, pour des opérations de dilution, de pastillage et tamisage par exemple, chaque cuvier est muni d'une rigole de débordement, pour évacuer du liquide non miscible qui se rassemble en surface des cuviers. Avantageusement l'équipement comprend un décanteur sélecteur alimenté par les rigoles de débordement. Dans ce décanteur sélecteur le liquide non mis cible évacué par débordement dans les rigoles se sépare en trois couches, une couche inférieure constituée par une solution aqueuse entraînée par le liquide non miscible et contenant des fibres, une couche médiane de liquide non miscible où se rassemblent les résidus d'encre, et une couche supérieure de liquide non miscible clair.Ce dernier est évacué par un moyen de soutirage à débordement vers la canalisation de distribution de liquide non miscible au cuvier, tandis que les couches inférieure et médiane sont évacuées par un moyen de vidange au fond du décanteur, et dirigées par un moyen d'aiguillage respectivement sur un réservoir général d'alimentation en eau, et dans une cuve de stockage de liquide non miscible souillé d'air ce liquide sera repris pour être éliminé par exemple par combustion dans un foyer en produisant de l'énergie thermique utilisable. Lorsque l'équipement comprend un épaississeur en sortie de cuve de flottation comportant une première sortie de patte épaissie qui sera par exemple dirigée sur un dispositif de blanchiment, et une seconde sortie de solution aqueuse de suspension à faible teneur en fibres de papier, une canalisation de recyclage permet avantageusement de renvoyer cette solution aqueuse à l'alimentation en eau du cuvier, et de réduire les pertes en fibres. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d'exemple, en référence au dessin annexé, qui représente la disposition schématique d'un équipement de désencrage selon l'invention. Selon la forme de réalisation choisie et représentée sur le dessin, l'équipement comprend les appareillages suivants Un pulpeur avec une rigole de débordement 2 autour de son ouverture supérieure, et équipé~d'un moyen de désagrégation 3 tournant entratrié par un moteur 4 à vitesse variable, d'une arrivée d'eau Sa contrôlée par une vanne 5 et d'une arrivée de pulpe 5'a, situées toutes deux vers le fond du pulpeur 2. Une pompe de reprise 6 entre le pulpeur 1 et un cuvier 7 de stockage de pulpe. Le cuvier 7 est équipé d'une rigole de débordement 9 et d'un agitateur lent 8: une pompe 5' permet de refouler le contenu du cuvier 7 dans le pulpeur 1 par l'arrivée 5'a. Une pompe 10 alimentant un dépastilleur Il à partir du cuvier 7 ; le dépastilleur 11 est suivi d'un dilueur 12, d'un tamis vibrant 13 et d'un épurateur centrifuge 14. Une cuve de flottation 15, munie d'une rigole de débordement 16, d'une bouche d'entrée de pulpe 18, et d'une bouche de sortie de pulpe 19. Cette cuve de flottation 15 est équipée d'un agitateur lent 17 et comporte un fond poreux 15a à travers lequel on peut injecter de l'air comprimé. La bouche d'entrée 18 est plus proche du bord supérieur de la cuve de flottation 15 que du fond poreux 15a de celle-ci, tandis que la bouche de sortie 19 est plus proche dudit fond poreux 15a que dudit bord supérieur. Un épaississeur 20 alimenté par une pompe volumétrique 19a à partir de la bouche de sortie 19 de la cuve de flottation 15 et déchargeant la patte concentrée soit dans une tour de blanchiment 21, soit directement à l'utilisation vers la machine à papier, par la canalisation 20,00. Un décanteur sélecteur 23 avec une trémie d'alimentation 25, une rigole de débordement 24, une vanne de vidange à trois voies 30. Une paire d'électrodes 29 disposées vers le tiers de la hauteur du décanteur permet de déceler l'arrivée du niveau de l'eau 28 dans le décanteur à hauteur de la paire d'électrodes 29, par variation de résistances entre ces électrodes. La vanne à trois voies 30 est manoeuvrée par un dispositif de commande 29a sur lequel sont branchées les électrodes 29, en sorte que selon le niveau de l'eau 28, la vidange est dirigée vers un réservoir général d'alimentation en eau 32, ou vers un réservoir de liquide non miscible souillé 31, comme il sera expliqué plus loin. La rigole de débordement 24 s'écoule dans un réservoir de liquide non miscible 33, qui comporte également une arrivée de liquide non miscible neuf 33a. Une pompe de reprise 35 permet d'envoyer le liquide non miscible depuis le réservoir 33 jusqu'au pulpeur 1 par l'intermédiaire d'une canalisation 35,01. Le réservoir général d'alimentation en eau 32 peut astre empli à partir d'un réseau de distribution par l'intermédiaire d'une vanne 32a, motorisée et asservie au niveau d'eau dans ce réservoir. Par ailleurs le réservoir 32 recueille l'excédent d'eau venant de l'épaississeur 20 et repris par la pompe 22 qui le refoule dans la canalisation 22,32, et liteau évacuée du décanteur sélecteur 23 par la vanne de vidange 30. Une pompe de reprise 34 assure à travers la canalisation 34,01 l'alimentation du pulpeur, ainsi qu'un recyclage permanent du contenu du réservoir général 32 par la canalisation de décharge 34,32 qui s'embranche sur la canalisation 34,01. La vanne 5 contrôlant l'arrivée Sa au fond du pulpeur 1 est également embranchée sur la canalisation 34,01. D'une façon générale les canalisations sont référencées par la succession de la référence de l'appareil de départ et de la référence de l'appareil d'arrivée. Si la référence de l'appareil d'arrivée ne comporte qu'un chiffre, celui-ci est précédé d'un zéro. Les canalisations dont les références se terminent par deux zéros sont des canalisations de départ de l'équipement. Ainsi aboutissent à la trémie 25 du décanteur 23 la canalisation 2,25 venant de la rigole de débordement 2 du pulpeur 1, la canalisation 9,25 venant de la rigole de débordement 9 du cuvier 7 et la canalisation 16,25 venant de la rigole de débordement 16 de la cuve de flottation 15. L'épaississeur 20 possède une sortie de p te épaissie qui peut etre dirigée soit directement vers une machine à papier par la canalisation 20,00, soit sur une tour de blanchiment 21, d'où la pste blanchie est dirigée sur la machine à papier par la canalisation 21,00. Comme il a déjà été indiqué, l'eau extraite de la patte dans l'épaississeur 20 est dirigée vers le réservoir général 32. Ce réservoir général 32 est muni d'une seconde pompe de reprise 36 qui alimente le dilueur 12 par la canalisation 36,12. La dés incrustation comporte les opérations suivantes Dans le pulpeur 1 on introduit de l'eau de façon à remplir partiellement la cuve du pulpeur, des papiers imprimés de récupération en quantité correspondant à 1 à 6 % en masse de la quantité d'eau, et on ajoute des agents désincrustants choisis dans les sels alcalins, les oxydants, des tensio-actifs anioniques, cationiques ou non ioniques, et les acides capables de former des savons avec les ions alcalins. Selon la nature des encres utilisées pour l'impression antérieure du lot de papiers de récupération on choisira des désincrustants plus ou moins énergiques et on réglera le dosage de ces désincrustants de façon classique en la matière. On porte le contenu du pulpeur 1 à une température comprise entre 40 et 700C et on met en route le moyen de désagrégation tournant 3 à grande vitesse pendant une durée de 10 à 30 minutes. On ajoute alors du fuel domestique dans le pulpeur en maintenant la température et l'agitation comme dans l'opération précédente, pendant une durée de 10 à 30 minutes. On réduit alors la vitesse de rotation du moyen de désagrégation tournant 3 jusqu'à disparition du vortex qui s'était formé dans le pulpeur 1. On maintient cette rotation lente pendant 10 à 30 minutes pour permettre au fuel de se rassembler en surface ce fuel contient en suspension la majeure partie de l'encre qui a été séparée des fibres aux opérations précédentes. On introduit alors par arrivée Sa de l'eau, et par l'arrivée 5a de la pulpe, à des débits qui ne provoquent pas de turbulence et réglés conjointement pour, d'une part, faire déborder le fuel surnageant dans la rigole 2, et d'autre part, ajuster la concentration de fibres dans la pulpe, ainsi que limiter le refroidissement de la pulpe par apport excessif d'eau franche.On arrete les arrivées d'eau et de pulpe par fermeture de la vanne 5 et arrêt de la pompe 5' lorsque tout le fuel surnageant a été évacué dans la rigole 2, et de là dans le décanteur sélecteur 23 par la canalisation 2,25. Puis on met en action la pompe 6 pour évacuer dans le cuvier 7 la pulpe formée dans le pulpeur 1. Ce pulpeur est alors prét pour une dés incrustation suivante. L'agitateur 8 du cuvier 7 est en rotation lente, en sorte qu'une partie du fuel resté en émulsion dans la suspension de fibre évacuée du pulpeur 1 remonte en surface. On règle le fonctionnement de la pompe de reprise 6 et de la pompe 10 de manière à évacuer périodiquement par débordement dans la rigole 9 la couche de fuel qui s'est rassemblé à la surface du cuvier 7. La suspension de fibre reprise par la pompe 10 passe dans le dépastilleur 11, où les agglomérats de fibre restant sont désagrégés dans un dilueur 12 où la concentration en fibres dans la suspension est amenée entre 0,5 et 2 %, dans un tamis vibrant 13 où les solides entraSnés sont éliminés, puis dans un épurateur centrifuge qui parfait l'élimination des agglomérats de fibres de dimensions excessives. La pulpe épurée et diluée est alors introduite dans la cuve de flottation 15 par les bouches d'entrée 18 ; l'agitateur 17 est en rotation lente pour brasser doucement la pulpe. On introduit alors de l'air comprimé par le fond poreux 15, en sorte que l'air divisé par ce fond poreux se répartisse en fines bulles dans toute la masse de pulpe. Il se forme alors en surface une couche de fuel flotté par accolement de bulles d'air aux fines gouttelettes de fuel chargé de résidu d'encre qui était resté en émulsion. Cette couche est évacuée par débordement dans la rigole 16. L'opération de flottation est menée jusqu'à décoloration complète de la pulpe. Selon les circonstances la flottation est menée en continu en réglant les débits d'arrivée de pulpe par la bouche 18 et son évacuation par la bouche 19 pour evacuer en permanence la couche formée, ou en discontinu. De toute façon l'évacuation par la bouche 19 ayant lieu dans la partie basse de la cuve, tandis que l'alimentation se fait dans la partie haute, la pulpe et l'air circulent verticalement à contre-courant, dans les meilleures conditions d'épuration. La pulpe évacuée par la bouche 19 arrive à l'épaississeur 20, dans lequel on peut concentrer la pulpe pour obtenir une concentration de fibres comprise entre 3 et 30 %, l'excès d'eau contenant une faible quantité de fibres étant renvoyé par la canalisation 22,32 au réservoir général d'alimentation. Ce recyclage évite le rejet d'effluents source de pollution. Bien entendu la concentration de la pulpe n'est pas indispensable et celle-ci peut étre utilisée aux concentrations de 0,5 à 2 %. La pulpe concentrée peut étre blanchie dans la tour 21 par des agents oxydants ou réducteurs connus, de façon classique, ou utilisée directement sans blanchiment. La p te en sortie ne présente plus de particules colorées visibles à l'oeil nu. Le tableau suivant présente des résultats obtenus par le procédé suivant l'invention, comparés aux résultats obtenus par des procédés connus. Ces résultats sont déterminés à l'aide d'un colorimètre photoélectrique, et exprimés par deux indices, le premier étant l'indice de blancheur EIEREPHO-ZEISS et le second l'indice de luminance ELREPHO-ZEISS, TABLEAU U PAGE 10 Type de papier de Procédé Procédé suivant récupération connu l'invention Quotidiens -53,5 60,2 Impression typo-noire 60,5 65,6 Quotidiens 49 58 Offset noir 55 63 Quotidiens 53 55 Offset couleur 59,7 61,5 Quotidiens 54,8 62 Encres réticulables par U.V. 61 67 On peut constater que les indices obtenus par le procédé suivant l'invention sont supérieurs aux indices obtenus par les procédés connus utilisés actuellement. Le fuel récupéré par débordement au pulpeur 1, au cuvier 7 et à la cuve de flottation 15 est envoyé respectivement par les canalisations 2,25, 9,25 et 16,25 au décanteur sélecteur 23. Ce fuel a entraSné une certaine quantité d'eau, notamment au cours de la flottation dans la cuve 15. Le contenu du décanteur 23 se sépare en trois couches, une couche inférieure 28 qui est l'eau entraSnée, une couche médiane 27 constituée par du fuel fortement chargé en résidus d'encre, et une couche supérieure 26 constituée par du fuel clarifié par décantation. Pour accélérer la séparation des couches dans le décanteur sélecteur 23, on ajoute dans la trémie 25 une faible quantité de polyélectrolyte, par la canalisation 23a. On a obtenu d'excellents résultats avec une polyimine vendue commercialement sous le nom de "POLYMINE" (BASF), additionnée d'acide acétique. L'acide acétique détruit les savons qui s'étaient formés par réaction des acides gras ajoutés au fuel et des désincrustants alcalins, savons qui aident à la formation d'une émulsion de type eau dans huile, tandis que la polyimine décharge les particules d'encre en suspension dans le fuel et favorise la sédimentation. Au fur et à mesure de l'arrivée du fuel par la trémie 25 en provenance des rigoles de débordement 2, 9 et 16, le fuel clarifié de la couche 26 déborde dans la rigole 24 et est stocké dans le réservoir 23. Lorsque la couche d'eau inférieure 28 atteint les électrodes 29, le moyen de commande 29a provoque l'ouverture de la vanne 30 en direction du réservoir central d'eau 32. Puis lorsque la couche 28 est épuisée la vanne 30 est commutée sur le réservoir de fuel souillé 31. L'épuisement de la couche 28 peut etre constaté par la variation de résistance entre des électrodes semblables aux électrodes 29, ou simplement la direction de la vanne 30 sur le réservoir central 32 est temporisée, et la commutation sur le réservoir 31 est effectuée après le temps nécessaire à l'écoule- ment de la couche 28 à partir du niveau des électrodes 29.La direction de la vanne 30 sur le réservoir 31 dure le temps nécessaire à l'évacuation de la couche 27, après quoi la vanne 30 est refermée. Le fuel souillé contenu dans le réservoir 31 sera repris et dirigé par la canalisation 31,00 vers un brtleur. Le fuel souillé présente une énergie de combustion supérieure à celle d'un fuel clair, en raison de l'énergie propre de combustion des résidus d'encre ; par ailleurs ces résidus sont détruits et ne posent pas de problème de rejet. La désincrustation ne produit donc pas d'autre effluent que le fuel souillé qui est brillé, puisque le fuel clair est recyclé, ainsi que les eaux, contenant une certaine quantité de fibres, en provenance de l'épaississeur 20 et du décanteur 23. I1 en résulte que la fabrication de la patte à papier ne consomme que l'eau constitutive de la patte, et de ce fait la désincrustation en soi ne provoque pas d'effluent aqueux. La description fait état de fuel comme liquide non miscible à l'eau capable d'extraire les résidus d'encre de la pulpe. Il est évident que-tout autre liquide non miscible non polaire, présentant une affinité pour les résidus d'encre, et plus léger que l'eau conviendrait. Cependant les produits pétroliers tels que le kérosène et le fuel domestique seront préférés en raison de leur prix relativement faible et de la possibilité qu'ils offrent de détruire aisément par combustion les résidus d'encre en mélange avec ces produits pétroliers. De plus l'utilisation de fuel domestique comme liquide non mis cible est particulièrement économique, puisque le fuel souillé est brillé en remplacement de fuel neuf, la consommation de fuel n'étant de ce fait pas augmentée. Bien entendu l'invention n'est pas limitée aux exemples décrits mais en englobe toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Procédé de traitement de papiers de récupération avec désencrage d'impressions des encres à base d'huiles, vernis et résines réticulées comme liants, où l'on réduit les papiers de récupération en pulpe de fibres dans une solution aqueuse contenant des agents propres à désincruster les liants des fibres de papier et on sépare des boues de résidus d'encres d'avec la pulpe en suspension aqueuse, caractérisé en ce que, après réduction des papiers de récupération en pulpe et désincrustation des encres, on introduit dans la suspension un liquide non miscible à liteau, de densité inférieure à l'unité, non polaire et présentant une affinité pour lesdits liants, on disperse ledit liquide par agitation dans la suspension, on laisse le liquide dispersé se rassembler, on évacue par débordement le liquide surnageant, on injecte dans la suspension de l'air finement divisé qui entrain en surface un résidu flotté de liquide non miscible, on évacue par débordement le résidu flotté, et l'on récupère la suspension de fibres ainsi épurées. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que ledit liquide non miscible est additionné d'acides gras capables de former avec des agents de dés incrustation alcalins des savons capables d'augmenter l'affinité dudit liquide non miscible pour les liants , 3. Procédé suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que ledit liquide non miscible est additionné d'agents tensioactifs capables d'augmenter l'affinité du liquide non misci'ble avec les liants. 4. Procédé suivant une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que ledit liquide non miscible est combustible. 5. Procédé suivant la revendication 4, caractérisé en ce que ledit liquide non miscible est un hydrocarbure. 6. Procédé suivant une des revendications 4 ou 5, caractérisé en ce qu'on rassemble le liquide non miscible évacué par débordement, on laisse le liquide rassemblé se séparer en trois couches, on sépare par décantation une couche inférieure de pulpe diluée renvoyée à la réduction en pulpe, une couche médiane de liquide non miscible souillé d'encre qui est brillé dans un foyer, et une couche supérieure de liquide non miscible décanté qui est renvoyé dans la pulpe désincrustée. 7. Procédé suivant la revendication 6, caractérisé en ce que le liquide non miscible rassemblé est additionné de polyêlectrolyte apte à accélérer la séparation en trois couches. 8. Procédé suivant la revendication 7, caractérisé en ce que ledit polyélectrolyte est une polyimine en milieu acétique. 9. Procédé suivant la revendication 1, avec un stade d'épaississement de la suspension de fibres de papier donnant naissance à une patte épaissie d'une part, et à une solution aqueuse à faible teneur de fibres en suspension d'autre part, caractérisé en ce que cette solution à faible teneur en fibre est recyclée au stade de dés incrustation. 10. Equipement pour la mise en oeuvre du procédé suivant la revendication 1 et comprenant à cet effet un pulpeur équipé d'un moyen de désagrégation de papier, d'un moyen d'évacuation de la pulpe et de moyens de chargement en papiers de récupération et d'alimentation en eau et réactifs de désincrustation par une ouverture supérieure, caractérisé par le fait que ledit pulpeur est équipé en outre d'une rigole de débordement autour de ladite ouverture supérieure, d'une canalisation de distribution dudit liquide non miscible par l'ouverture supérieure et d'une arrivée contr Il. Equipement selon la revendication 10, caractérisé en ce que ledit moyen de désagrégation est un rotor tournant à vitesse réglable, 12. Equipement selon la revendication 10 ou 11, caractérisé en ce que ladite cuve de flottation comporte une bouche d'entrée de pulpe plus proche dudit bord horizontal que du fond poreux, et une bouche de sortie de pulpe plus proche du fond poreux que du bord horizontal. 13. Equipement selon une quelconque des revendications 10 à 12, comportant des cuviers intermédiaires entre le pulpeur et la cuve de flottation, caractérisé en ce que chacun desdits cuviers comporte un bord supérieur avec une rigole de débordement. 14. Equipement selon une quelconque des revendications 10 à 13, caractérisé en ce qu'il comprend un décanteur sélecteur alimenté par lesdites rigoles de débordement et comportant un moyen de vidange par le fond et un moyen de soutirage par débordement relié à ladite canalisation de distribution de liquide non miscible. 15. Equipement selon la revendication 14, comportant un réservoir général d'alimentation en eau, caractérisé en ce que ledit moyen de vidange comprend un moyen d'aiguillage à deux sorties, une première sortie vers ledit réservoir général et une seconde sortie en direction d'une cuve de stockage de liquide non miscible souillé, des moyens détecteurs sensibles à la présence d'eau étant disposés dans le décanteur sélecteur et adaptés à commander sélectivement ledit moyen d'aiguillage en fonction du niveau d'eau dans ledit décanteur sélecteur. 16. Equipement selon une quelconque des revendications 10 à 15, comportant un réservoir général d'alimentation en eau et un épaississeur disposé à la sortie de la cuve de flottation et muni d'une première sortie de ptte épaissie et une seconde sortie de solution aqueuse à faible teneur en fibres de papier, caractérisé par une canalisation de recyclage reliant ladite seconde sortie au dit réservoir général.