La présente Invention a pour objet des dispositifs permettant à la clientèle des opticiens de choisir la monture nue la plus seyante à son visage avant qu'y soient montés des verres correcteurs Un tel choix est difficile pour la clientèle, les futures montures des lunettes correctrices étant évidemment essayées nues de toute optique. De sorte que le client se trouve avoir une grande difficulté pour exécuter ce choix, ne voyant que très mal l'objet dont il chausse son nez.Ou bien il met ses propres lunettes qu'il surmonte de la pro chaine monture, ce qui nuit à la connaissance exacte de l'esthétique de cette dernière il existe cependant des dispositifs permettant une corree tion suiïisante de la vue du client et pouvant être adjoints aux lunette s saées, afin que le client qui en est muni puisse effectuer son chlliu en connaissance de cause Un tel dispositif connu se présente parfois sous la forme d'une monture légère, de très faible surface, munie de verres correcteurs de petit diamètre qui y sont scellés et -qui présentent un écartement moyen des centres optiques .Cette paire de lunettes transitoire possède un bord tombé supérieur qui permet de la suspendre provisoire ment 3 une paire de lunettes quelconque en la posant sur sa partie su- supérieure Muni d'un tel dispositif qui se superpose à la paire de lunet- tes nue essayée, le client peut voir l'effet d'esthétique produit par celle-ci Mais d'une part ce dispositif est particulièrement instable se décrochant facilement des lunettes qui le portent . Mais en outre, du faiez précisément de son exiguité, et du caractère hétérogène de ses composants, il forme un objet aux contours multiples et visibles qui s inscrit dans le cadre des lunettes essayées et qui de ce fait gene l'observation de leur esthétique Selon un autre dispositif connu l'élément correcteur provisoire est constitué par un verre correcteur isolé de petit diamètre muni à sa périphérie de fines lames de ressorts tangentiels , qui par leur él astlult~ permettent de maintenir transitoirement ledit verre correcteur dans la lunette d'une nouvelle monture, lesdits ressorts pénétrant dans le drageoir .Un tel dispositif se montre dans chacune des lunettes de la nouvelle paire à essayer Ici encore il est évident que le dispositif de ressorts qui se trouve à l'intérieur de chaque lunette gene particulièrement l'observation de la paire que l'on essaye D'autre part, dans les deux cas de tels dispositifs ne peu-vent convenir pour toute la gamme des corrections nécessaires . En effet l'opticien qui procède à ces essais ne peut pas posséder une série de dispositifs correcteurs suffisamment fournie pour satisfaire la vue de tous ses clients . Les constructeurs de ces dispositifs ne fournissent d'ailleurs qu'une gamme restreinte de correction .Or aucun de ces deux dispositifs ne permet la superposition de deux ou plusieurs organes correcteurs pour atteindre la puissance parfois nécessaire. Dans le premier cas la superposition de deux dispositifs ne permettrait pas la cuïncidence en hauteur des axes optiques, puisqu'ils sont posés l'un sur l'autre par leur cornière supérieure . Dans le second cas il y a impos sibilité matérielle d'insérer dans un même drageoir plusieurs dispositifs à ressorts Le dispositif objet de l'invention a pour but d'éviter ces inconvénients .Celui-ci en effet permet une superposition parfaite de plu sieurs optiques provisoires afin de disposer de la puissance désirée, les axes optiques restant toujours parfaitement alignés De même la surface de ce dispositif est telle qu'au lieu d'ê- tre inscrite dans la monture à essayer, comme le sont les dispositifs connus, elle est au contraire très largement circonscrite aux lunettes essayées et parfaitement transparente, de telle manière que le client peut voir la monture qu'il essaye à travers une surface correctrice dont il ne distingue pas les limites qui viendraient dénaturer l'esthétique de la monture essayée .D'autant plus que la zone correctrice dudit dispositif provisoire étant taillée dans la même masse que sa monture, il n'y a au niveau de la périphérie propre pratiquement aucune rupture apparente de continuité qui provoquerait l'apparition d'un cerne gênant, comme cela est dans les dispositifs connus Les dessins annexés, donnés à titre d'exemple seulement, montrent un mode de réalisation des dispositifs objet de la présente invention La figure 1 est une vue schématique en plan du dispositif objet de l'invention selon un mode de réalisation La figure 2 est une vue schématique en coupe selon AU dudit dispositif, à plus grande echelle La figure 3 est une vue schématique montrant l'utilisation du dispositif. La figure 4 est une vue schématique en plan du dispositif objet de l'invention selon un autre mode de réalisation La figure 5 est une vue schématique en coupe selon CD du dispositif ci-dessus, à plus grande échelle et partielle Tel qu'il est représenté le dispositif est constitué par une plaque de matière rigide parfaitement transparente 1 , telle que ie métacrylate de méthyle, qui est découpée selon une forme géométrique simple circonscrivant très largement la surface d'une monture de lunettes et comportant sur un côté un manche 2 formé de la meme pièce, servant à la prise de l'objet .Une échancrure 3 est prévue à la base de ladite plaque pour situer la position du nez et par le fait meme centrer optique ment l'appareil dans la masse duquel ont été travaillées ( par injec- tion dans un moule adéquat par exemple ) les deux surfaces correctrices 4 , à l'écartement nécessaire, cette méthode permettant de ne pas lais ser pratiquement apparaître de cerne à. la limite des surfaces correctrices, comme cela serait si elles étaient faites d'une matière transparente diflèrente qui ne présenterait pas le meme indice de réfraction que I plaque -monture .Enfin ( figure 2 ) le dispositif est muni sur i'UilQ de ses faces de au moins trois tétons 5 et sur l'autre face, dans le meme axe que lesdits tétons, d'autant de saillies 6 munies chacune dEme cuvette pouvant recevoir lesdits tétons d'une plaque voisine . Ainsi cha que plaque peut être posée sur un meuble sur l'une quelconque de ses faces, sans que sa surface puisse être rayée , étant éloignée dudit meu ble par les tétons 5 ou les saillies 6 . Et les tétons 5 d'une plaque pouvant pénétrer dans les cuvettes d'une plaque voisine, il est rendu facile de combiner plusieurs plaques qui se trouveront ainsi parfaitement alignées et immobilisées entre elles .De sorte qu'avec un nombre restreint de plaques présentant une gamme de puissance standard il est pos sible de les conjuguer entre elles pour obtenir une gamme très étendue de puissance s'adaptant à la vue de l'ensemble de la clientèle Le dispositif étant ainsi constitué on comprend qu'il sera fa ci le, pour le client, qui désire essayer une nouvelle monture de lunettes non encore équipée de ses verres correcteurs, de prendre en main une ou plusieurs plaques associées comme il vient d'être dit, selon la cor rection nécessaire, et de les saisir comme un face à main placé à l'avaut de ladite monture, pour voir nettement celle-ci dans une glace sans que le contour pratiquement inapparent du dispositif trouble l'esthétique recherchée, la paire de lunettes observée s'inscrivant très en deçà des limites extérieures du dispositif qui par sa parfaite transparence n'offre au surplus qu'une très légère vue de son contour extérieur . On remarquera de pkis que pour parfaire la correction, il est facile de placer le dispositif à une distance variable du plan ocu laird, sans rien gêner pour Itobserstation des lunettes essayées, ce qui n'est pas possible avec les dispositifs connus qui ont pour seul support la paire de lunettes elle-même Accessoirement il est indiqué que la puissance optique de chaque plaque correctrice est gravée de façon très légère sur le man che de celle-ci Selon un autre mode de réalisation ( fiv.4) la plaque tran-s- parente 8 du support de la surface optique 9 épouse une forme parfaite ment circulaire circonscrivant très largement la surface d'une lunette ladite plaque transparente circulaire pouvant être tenue en main au moyen du manche 10 fait de la même matière, qui permet de présenter le dispositif comme un face à main monoculaire Une telle présentation du dispositif objet de l'invention permet de l'orienter de différentes manières par rapport à son centre opti que, ce qui permet de l'utiliser pour faciliter l'observation des nousel- les montures par les astigmates, la surface correctrice étant prévue dans ce cas en conséquence Dans ce même but, et pour rendre son emploi encore plus aisé, la plaque circulaire porteuse de la surface correctrice 8 est ren due mobile par rapport à son manche 10 de façon à pouvoir être orien- tée selon l'angle d'astigmatisme du sujet, sans qu'il soit nécessaire de modifier la position du manche, la liaison entre eux étant obtenue à l'aide d'un dispositif aussi peu apparent que possible Pour cela le manche 10 C fig .5 ) présente une partie iZrasur- vée formant berceau destinée à recevoir la plaque optique 8 sur sa tran che . Et ce berceau lui-m#rne est muni d'une fine arête aiguë il qui vient se loger dans le léger drageoir pratiqué à la périphérie de la pla que optique 8 .Ladite plaque optique est alors maintenue contre ledit berceau au moyen d'un fil de matière plastique 12 résistant qui est natu- rellement arrêté de part et d'autre dudit berceau en passant successivement dans les doubles perforations 13 qui sont pratiquées à chacune des extrémités du berceau La tension du fil 12 est telle que la plaque optique 8 se trouve solidaire du manche 10 grâce à ce fil qui parcourt le drageoir peut phérique . Mais sa tension permet la rotation à frottement doux de la plaque 8 autour de son centre On comprend donc que, Si la surface optique centrale est conçue avec une cylindricité connue, son axe pourra être orienté selon les différents angles nécessaires pour corriger l'astigmatisme des usa gers.Pour faciliter le calage angulaire du dispositif un index 14 est finement gravé sur le manche et des repères 15 sont aussi finement gra és sur la périphérie de la plaque 8 On comprend donc qu'ainsi le dispositif est adaptable aux as igmates, en conservant ses qualités de transparence et d'alSsence de il- mite visible qui détruirait l'harmonie de la monture de lunettes devant la -uelle elle est placée et à travers laquelle elle est observée Il est bien entendu que l'étendue de l'invention n'est pas limitée aux exemples qui en ont été donnés, toute variante considérée comme équivalence ne pouvant en modifier la portée L'invention peut être utilisée par les opticiens #pour permettre à leur clientèle de choisir une monture de lunettes qui n'a pas encore reçu les verres correcteurs, ainsi que pour d'autres applications éven tuelles ophtalmologiques REVENDICATION S 1 ) - Dispositif constituant le support d'au moins une surface optique correctrice provisoire et surface correctrice elle-meme, Caractérisé par le fait que ledit support est constitué par une plaque rigide parfaitement transparente dont les limites circonscrivent largement la surface de la lunette, ou de la paire de lunettes, qui mourra ainsi etre observée par l'utilisateur, que le système soit monoculaire ou binoculaire, à travers ladite plaque rigide transparente qu'il aura placée en avant de la monture nue de tout verre qu'il porte en vue le l'essayer , sans que le contour de ladite plaque transparente ne gene en rien la parfaite observation de ladite monture. 20) - Dispositif selon- la revendication 1, Caractérisé par le fait que la ou les surfaces correctrices provisoires, qu'il s'agisse d'un dispositif monoculaire ou binoculaire portés par ladite plaque transparente qui leur sert de support sont travaillés dans la masse même de la matière qui la constitue, leur contour propre n'étant marqué par aucune rupture de continuité de la surface du dispositif de façon à le rendre pratiquement inapparent en ne formant aucun cerne visible 30) - Dispositif selon la revendication 2, Caractérisé par le fait qu'il comporte, découpé dans la même matière parfaitement transparente, de manière à être aussi le plus inapparent possible, un manche qui permet à l'utilisateur de placer ledit dis positif devant ses yeux à la manière d'un face à main 40) - Dispositif selon la revendication 3, Caractérisé par le fait que, lorsqu'il est monoculaire, t la plaque rigide transparente, qui constitue le support de la surface optique, est de forme circulaire, d'un diamètre très supérieur à celui de la lunette qu'il recouvre, et comporte sur la périphérie de sa tranche une rainure capable de recevoir un fil plastique résistant qui maintient le disque ainsi formé serré contre le manche qui épouse, dans sa partie tangente au disque , une forme d'arc de cercle femelle de même diamètre que ce dernier et qui est munie à mi-épaisseur d'une saillie aiguë capable de pénétrer dans la rainure dudit disque, le fil plastique qui l'enserre à frottement doux étant arreté et tendu de part et d'autre dudit arc de cercle qui délimite le manche en ce point ; la surface optique étant prévue dans ce cas pour convenir à la correction des astigmates de légers repères faits sur la périphérie du disque permettant le repérage de l'angle donné au disque, donc à la surface optique, pour corriger provisoirement l'astigmatisme de l'usager pour lui permettre d'ob server la monture qu'il essaye 50) - Dispositif selon la revendication 3, Caractérisé par le fait que, lorsqu'il est binoculaire, la plaque rigide transparente, qui supporte les surfaces optiques et qui est & e-meme d'une surface très supérieure à la surface d'une paire de lunettes, comporte à sa base une échancrure qui permet de la placer sur le nez de l'utilisateur, ce qui situe les surfaces optiques en coïncidence avec les axes optiques de ses yeux 60) - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 4 ou 5, Caractérisé par le fait qu'il comporte sur une de ses faces trois tétons au moins, faits de la même matière transparente, capables rie tenir la surface dudit dispositif écartée de tout meuble sur lequel il serait posé ; et comporte sur l'autre face et selon les mêmes axes des saillies faites de la même matière transparente capables de jouer le mê- ne rôle' de pieds, lesdites saillies étant munies de cuvettes capables de recevoir les tétons d'une plaque voisine qui serait adjointe à la première de manière à parfaitement immobiliser plusieurs plaques entre ellés dans la parfaite coihcidence des axes optiques