L'invention a pour objet un procédé pour le traitement thermique de déchets et/ou de produits analogues ainsi qu'une installation pour sa mise en oeuvre. C'est, d'une manière générale, un but de l'invention de fournir un procédé de traitement thermique de produits comme des déchets, mais également de produits analogues comme des combustibles de faible qualité qui permette, dans une seule et méme installation, aussi bien l'utilisation en tant que sources d'énergie de produits actuellement rejetés pour leur faible pouvoir calorifique que la destruction, par incinération, des déchets les plus divers, qu'ils soient solides comme des ordures ménagères, à consistance piteuse comme des boues d'épuration ou liquides comme des huiles usées, des solvants industriels, etc.. C'est, par conséquent, un but de l'invention de fournir un procédé qui ait un champ d'application beaucoup plus vaste que celui des procédés connus. C'est également un but de l'invention de fournir une installation pour la mise en oeuvre d'un tel procédé. C'est, à cet égard, un but de l'invention de fournir une telle installation qui permette l'obtention, de manière simple et sûre, de produits résiduels de combustion, notamment de gaz qui satisfassent aux conditions requises d'hygiène publique tant en ce qui concerne leurs caractéristiques physiques que chimiques. C'est aussi un but de l'invention de fournir une telle installation qui, par la souplesse qu'elle offre pour sa conduite, permette le traitement économique, dans de bonnes conditions de rendement énergétique, des déchets les plus divers aussi bien en ce qui concerne leur nature physique que leur pouvoir calorifique. C'est encore un but de l'invention de fournir une telle installation qui permette de récupérer directement, à l'aide d'un fluide propre, comme de l'air, les calories résultant du traitement thermique de déchets à pouvoir calorifique important. Le procédé, selon l'invention, de destruction par traitement thermique de déchets comme des ordures ménagères, des résidus liquides de fabrication industrielle, des boues d'épuration, etc., est caractérisé en ce que les déchets ou produits analogues, introduits dans une cellule animée d'un mouvement oscillant autour de son axe longitudinal sont d'abord soumis, dans ladite cellule et préalablement à une combustion proprement dite, à la fois à un pré-traitement mécanique, dA au mouvement oscillant de la cellule, et à un prétraitement thermique et/ou chimique, notamment une pyrolyse. De façon avantageuse, la zone de pré-traitement de la cellule est adjacente à la zone d'introduction dans ladite cellule des déchets solides. Selon une autre caractéristique du procédé, les gaz de combustion sont extraits de la cellule animée d'un mouvement oscillant au moins en partie à l'extrémité de la zone où a lieu le pré-traitement avec pour conséquence une circulation des gaz au moins partiellement à contre-courant du sens de déplacement des déchets dans ladite cellule. Après extraction de la cellule, les gaz de combustion sont euxmêmes brillés, le cas échéant après adjonction de produits de neutralisation préalablement à leur évacuation à l'atmosphère après passage dans des apparèils de traitement physique comme des dépoussiéreurs, cyclones ou analogues. Une installation selon l'invention de traitement thermique de déchets ou produits analogues, comme des combustibles de faible ou mauvaise qualité, est caractérisée en ce qu'elle comprend-une cellule allongée monobloc dont une paroi d'extrémité transversale percée d'une ouverture d'introduction des déchets se raccorde à une première partie qui se poursuit par.une seconde partie coaxiale à la première, tronconique sur au moins une partie de sa longueur, ladite seconde partie se prolongeant elle-même vers l'extrdmité aval de la cellule qui est animée dans son ensemble d'un mouvemènt d'oscillation autour de son axe longitudinal, par une troisième partie de plus petite section que celle de la première partie et coaxiale à cette dernière. La réalisation, selon l'invention, d'une cellule monobloc animée d'un mouvement alternatif de rotation autour de son axe, et ainsi sans solution de continuité entre ses différentes zones, permet de s'affranchir des difficultés inhérentes à la présence de joints aux raccords entre parties fixes et tournantes des fours rotatifs connus dans les zones de passage des déchets traités. Selon l'invention, la cellule comprend au moins une zone tronconique dont la génératrice inférieure est horizontale ou est inclinée sur lthorizontale pour permettre d'assurer une vitesse de progression sensiblement uniforme pour tous les constituants en cours de traitement quel que soit leur état plus ou moins visqueux ou liquide, et cela contrairement aux fours cylindriques connus dans lesquels les différences de vitesses de progression des composés les plus liquides par rapport à ceux qui le sont moins entrainent, pour les déchets les plus liquides, un temps de passage trop rapide dans le four et, par suite, leur mauvaise destruction. Suivant une autre caractéristique d'une installation selon l'invention, les gaz de combustion sont recueillis au moins en partie par une hotte ou manteau coiffant une ouverture prévue à l'extrémité de la zone de pré-traitement, des moyens d'étanchéité aux gaz étant prévus à la jonction de ladite hotte et de ladite cellule animée d'un mouvement oscillant. Pour l'introduction dans la cellule de gaz comburant, destiné à assurer la phase de combustion proprement dite du procédé, générale- ment de l'air, qui peut être ou non pré-chauffé, l'invention prévoit, à l'extérieur de ladite cellule, au moins une et avantageusement plusieurs gaines de distribution disposée (s) dans des sections transversales de la cellule et qui débouchent dans un espace ménagé entre une virole métallique constituant la paroi externe de la cellule et des plaques de protection, avantageusement des plaques en béton réfractaire qui tapissent la surface interne de la virole métallique en étant maintenues à distance-de cette dernière par des plots venus de moulage avec les plaques ou par d'autres moyens d'écartement appropriés. Le gaz comburant passe à l'intérieur de la cellule, à partir de l'espace ménagé entre la virole métallique externe et les plaques de béton réfractaire, par des orifices desdites plaques, orifices qui peuvent être obturés à volonté de l'extérieur du four par des volets, pointeaux ou dispositifs analogues et qui débouchent sur la face interne de la cellule au droit de bossages ctu protubérances rapportés et/ou venus de moulage avec les plaques de béton réfractaire. Ces bossages ou protubérances, destinés à accrocher les déchets en cours de traitement et, simultanément à éviter l'obstruction des débouchés des orifices d'admission de gaz comburant par la couche de déchets qui repose sur la sole de la cellule, notamment la fraction liquide de cette couche, ont une forme choisie pour tenir compte des problèmes de résistance thermique et mécanique des. moyens d'introduction de comburant dans la cellule, ladite forme pouvant être, par exemple, cylindrique, cylindro-conique, ou pyramidale. Les gaz de combustion extraits de la cellule, soit entièrement, soit en partie, à l'extrémité de la partie supérieure de la zone de pré-traitement adjacente à.celle d'introduction des déchets solides, sont ènsuite traités dans une chambre de post-combustion, -avantageu- sement une chambre conformée pour ménager à son extrémité aval, dans le sens de circulation des gaz, un volume de détente des gaz brûlés, ladite extrémité étant reliée à sa partie supérieure à une cheminée de mise à l'atmosphère par des dépoussiéreurs ou analogues et à sa partie inférieure à un cendrier de collecte des particules contenues dans les gaz brQlés. Pour que les fumées qui sortent de la cheminée soient "propres" on prévoit dans l'installation des moyens pour, le cas échéant, ajouter aux gaz de combustion, préalablement à leur passage dans la chambre de post-combustion ou lors de leur traitement dans ladite chambre, des produits de neutralisation contenant par exemple des ions basiques pour l'élimination des ions comme les ions C1, S02, S03, F, etc., présents dans les déchets et/ou libérés lors du traitement thermique dans le four de l'installation. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparai- tront dans la description qui suit, faite à titre d'exemple et en référence au dessin annexé dans lequel la figure 1 est un scbémaenblocs-diagrammes illustrant le procédé selon l'invention ;; la figure 2 montre des courbes la figure 3 est une vue schématique d'ensemble d'une installation selon l'invention pour le traitement thermique de déchets la figure 4-est une vue d'unepartie de l'installation montrée sur la figure 3, à plus grande échelle la figure 5 est une vue partielle en coupe longitudinale encore à plus grande échelle de la partie amont d'une cellule de traitement faisant partie d'une installation selon l'invention la figure 6 est une vue en coupe selon ia ligne 6-6 de la figure 4 mais à plus grande échelle la figure 7 est une vue de dessous d'un assemblage de-plaques en béton refractaire garnissant une cellule d'une installation selon l'invention ;; la figure 8 est une représentation en perspective desdites plaques comme vues de l'intérieur de la cellule la figure 9 illustre très schématiquement des moyens d'introduction de gaz comburant dans la cellule montrée sur la figure 4 la figure 10 est une vue analogue à celle de a figure 3 mais pour une autre forme de réalisation d'une installation selon l'invention. On se réfère d'abord aux figures 1 et 2 qui illustrent le procédé selon l'invention de traitement thermique de déchets et produits analogues, comme des combustibles de faible ou de mauvaise qualité. Les déchets ou combustibles sont introduits dans une cellule 10 d'axe longitudinal Il et qui comprend de l'amont vers l'aval, -dans le sens de déplacement des déchets montré par la flèche f-, une première partie 12 de forme généralement cylindr-ique ou cylindroconique obturée par un fond ou paroi d'extrémité transversale 13 à ouverture 14 d'introduction des déchets solides, une partie tronconique 15 coaxiale à la partie 12 et disposée de manière telle que la vitesse de progression de tous les déchets soit sensiblement uniforme dans leur traversée de ladite partie et une seconde partie 16, de plus petite section que celle de la partie 12 et coaxiale à cette dernière Des moyens,non représentés, imposent à la cellule 10 un mouvement d'oscillation autour de son axe 11 comme montré schématiquement par la double flèche s,s' de la figure 1, ce mouvement alternatif de rotation partielle autour de l'axe 11 provoquant la progression des déchets sur la sole de la cellule depuis l'ouverture d'introduction 14 jusqu'à l'extrémité aval de la cellule sous laquelle est prévu un cendrier 17.Les déchets ou combustibles sous forme solide sont introduits dans le four 10 par des moyens appropriés, par exemple à l'aide d'un poussoir, d'une vis sans fin, d'une table vibrante ou analogue tandis que les déchets ou combustibles sous forme pulvérulente ou sous forme liquide sont introduits dans le four à-l'aide d'injecteurs ou de moyens équivalents, l'injection pouvant être faite soit à l'extrémité amont du four, comme indiqué par la flèche i soit encore à l'extrémité- aval, comme montré par la flèche i', l'introduction en cette zone qui est particulièrement avantageuse dans le cas de déchets liquides à pouvoir calorifique élevé et ayant lieu de manière telle que les déchets atteignent le voisinage de l'extrémité amont de la cellule. A la partie supérieure de la zone 12 de la cellule 10 est ménagée une ouverture 18 par laquelle est extraite une partie des gaz chauds de combustion qui sont amenés, par une canalisation 19 sur laquelle sont interposés des moyens de réglage de débit 25 et des moyens 20 de mise en mouvement du gaz, dans une chambre 21 de post-combustion dont la partie supérieure ménage une sortie 22 reliée à la cheminée par des dispositifs dépoussiéreurs comme des cyclones ou analogues, non représentés, tandis qu'à sa partie inférieure est prévu un cendrier 23 de collecte des particules présentes dans les gaz brillés. Ceux-ci peuvent en effet être amenés à circuler à basse vitesse à l'extrémité de la chambre 21 si la forme de cette dernière est choisie pour former un volume de détente des gaz permettant aux particules solides de s'agglomérer pour tomber dans le cendrier 23. Une partie des gaz de combustion peut également être extraite de la cellule 10 à l'extrémité aval de celle-ci, au-dessus du cendrier 17, par une cheminée représentée schématiquement en 24 et sur laquelle sont également interposés les moyens de réglage de débit 25 pour permettre1 en fonction des déchets traités et du mode de conduite de l'installation, d'extraire les gaz de combustion de la cellule 10 à do-courant et/ou à contre-courant, en proportion réglable. Comme montré schématiquement par les flèches 26 et 27 sur la canalisation 19 et la cheminée 24, respectivement, l'invention prévoit des moyens pour introduire dans les gaz de combustion prélevés par l'ouverture 18 et/ou la cheminée 24, des produits destinés à réagir avec lesdits gaz pour leur neutralisation chimique ou encore pour modifier leurs caractéristiques, comme leur degré hygrométrique, leur température, etc.. Une caractéristique du procédé selon l'invention consiste en le fait que, après introductipn des ddchets dans la cellule 10, ceux-ci sont d'abord soumis à un pré-traitement mécanique, dû au mouvement oscillant de la cellule et à un pré-traitement thermique et/ou chimique, comme. une pyrolyse, sensiblement dans la zone de la cellule marquée en I sur la figure i et qui est celle correspondant approximativement à la partie 12 de ladite cellule. Après pré-traitement dans cette zone, et sous l'effet du mouvement d'oscillation autour de l'axe 11 de la cellule 10, les déchets progressent dans ladite cellule suivant la direction de la flèche f et passent dans la zone Il. Dans cette zone l'apport dè gaz comburant depuis l'extérieur de la cellule, comme montré schématiquement par les flèches 30, gaz comburantqui est généralement de l'air préchauffé ou non, provoque la combustion des déchets, après allumage préalable, les cendres de combustion étant évacuées dans le cendrier 17, tandis que les gaz de combustion sont extraits de la cellule à la fois par l'ouverture 18 et la cheminée 24, en des proportions d'ailleurs réglables suivant la nature des déchets traités, pour être ensuite soumis à un traitement de post-combustion dans la chambre 21 d'où ils sont évacués à l'atmosphère après passage dans des dépoussiéreurs ou analogues alors que les cendres de combustion sont recueillies dans le cendrier 23. Sur la figure 2 on a représenté par la courbe 31 le volume des gaz de combustion dans les zones I et II, portées en abscisses, et par la courbe 32 la valeur moyenne de température de ces gaz dans les mêmes zones de la cellule 10. La courbe 33 montre les températures moyennes des déchets en cours de traitement dans les différentes zones de la cellule, les parties en pointillé des courbes 32 et 33 étant relatives à l'extraction des gaz de combustion à co-courant, alors que les parties pleines sont relatives à l'extraction des gaz partiellement à contre-courant. Bien entendu, les courbes montrées sur la figure 2-ne sont données qu'à titre d'exemples, non limitatifs, chacune des courbes étant, en fait, comprise dans une plage du.type de celle évoquée partiellement en hachures pour la courbe 33, étant donné que les températures des zones de la cellule, les volumes de gaz engendrés et les températures de ces gaz sont fonction des déchets traités, notamment du P.C.I. de ces déchets qui peut varier, pour des ordures ménagères, actuellement entre 1500 et 2500, alors qu'il est voisin de zéro pour certaines boues d'épuration, et peut avoir des valeurs comprises entre 4000 et 16 000 pour des huiles usées et des solvants constituant des résidus de fabrications industrielles. C'est ainsi que, dans le cas du traitement d'ordures ménagères, celles-ci sont introduites dans la cellule dans la zone I où la température peut être de l'ordre de 200 à 7000C, les déchets subissant dans cette zone une déshydratation et une pyrolyse, notamment sous l'action des gaz de combustion à température élevée extraits par l'ouverture 18, tandis que la combustion proprement dite a lieu dans la zone II où la température peut atteindre 18000C. Dans le cas deboues d'épuration, celles-ci sont introduites par-des injecteurs au-dessus de l'ouverture 14, sous forme finement pulvérisée, dans une zone de la cellule où la température est généralement supérieure à 9000C, les particules solides retombant par gravité sur la sole de la cellule, dans la zone I de celle-ci, d'où elles sont acheminées, par le mouvement oscillant autour de l'axe 11, vers la zone II de combustion proprement dite. Dans le cas de déchets. liquides à pouvoir calorifique élevé, ceux-ci sont introduits, comme montré par la flèche i', sous forme pulvérisée, à l'extrémité aval de la cellule où la température est généralement supérieure à 9000C, cette introduction étant cependant conduite pour que les déchets atteignent la zone I de la cellule. Aussi bien les déchets liquides à pouvoir calorifique élevé, que les boues d'épuration peuvent être introduits à l'une ou à l'au tre -des extrémités de la cellule, c'est-à-dire que les boues peuvent être introduites à l'extrémité aval de la cellule, comme montré par la flèche i' tandis que les déchets liquides à pouvoir calorifique élevé peuvent etre introduits à l'extrémité amont de la cellule comme montré par la flèche i. Si l'on définit, pour chacune des zones de traitement de la cellule et de.la chambre 21 des portions d'espace limitées par un plan horizontal AB et un plan vertical CD, les essais ont montré que dans les quatre parties d'espace des zones I, II de la cellule 10 et de la chambre 21 les températures de fonctionnement étaient celles définies par le tableau ci-après zones température température température température partie AC partie BC partie AD partie BD I 200- 600 1 50- 300 800-1500 300- 600 II 900-1800 900-1800 900-2000 - 900-1500 chambre 21 1000-2000 1000-2000 900-1500 900-1500 On se réfère maintenant aux figures 3 à 9 qui montrent une installation selon l'invention pour la mise en oeuvre du procédé de traitement thermique de déchets et/ou de produits analogues. Une telle installation comprend la cellule 10, à fond 13 auquel est adjacente une partie 12 se prolongeant, dans la direction de progression des déchets, par une partie tronconique 15 à génératrice inférieure hozizontale ou sensiblement horizontale, de même axe que la partie -12 et qui se raccorde à une partie d'extrémité à contour cylindrique 16 de plus petite section que celle de la partie 12. Les déchets à traiter sont introduits dans la cellule 10 par un poussoir 40 monté à coulissement dans un conduit 41 qui pénètre dans la cellule 10 par l'ouverture 14 du fond 13 avec interposition de moyens d'étanchéité 48 et 49, figure 5. Les déchets introduits par le poussoir 40 dans la cellule 10 proviennent de trémies de stockage comme 42 et 43 pour les ordures ménagères tandis que les sables ou boues d'épuration sont stockés dans des trémies 44 et 45, desservies par un pont roulant 50.Les trémies 42 et 43 sont reliées à une tubulure 51 débouchant dans le conduit 41 tandis que les sables ou boues sont acheminés par une goulotte vibrante 46 à un injecteur 47 d'introduction dans la cellule 10. Les déchets liquides, comme des huiles usées ou analogues sont stockés dans des réservoirs 52 et 53 reliés, respectivement, par des canalisations 54 et 55 à des injecteurs 56 et 57 dont le premier est placé au-dessus de l'ouverture 14 du fond 13 et dont le second débouche dans une cheminée 58 prévue à l'extrémité aval de la cellule pour l'introduction de ces déchets liquides dans la chambre 21, comme montré en trait pointillé sur la figure 3. Dans cette cheminée débouche(nt) également un ou des injecteur(s) 59 et 59A relié(s), respectivement, par une canalisation 60 et une canalisation 55A à un réservoir 61 de carburant comme du fuel ou analogue et réservoir 53 de déchets liquides pour l'introduction dans la cellule 10 de fuel et/ou de déchets liquides, comme montré en trait pointillé sur la figure 3. Aux injecteurs 59 et 59A sont avantageusement associés des brûleurs ou analogues pour le démarrage de la combustion proprement dite des déchets dans la partie 15 de la cellule 10. Cette dernière est supportée à rotation autour de son axe 11 par des chemins de roulement à galets montrés schématiquement en 62, 63 et en 122 pour des moyens de butée, les moyens 64 de mise en oscillation de la cellule autour de îraxe Il suivant un mouvement alternatif de rotation étant constitués, par exemple, par un système de crémaillère et pignon entrainé par un moteur hydraulique. Le toit de la partie 12 de la cellule est percé d'une ouverture 70, figures 4 et 6, et ladite ouverture est coiffée d'une hotte ou manteau 71, en matériau réfractaire, avec interposition entre la paroi externe de la cellule et ladite hotte ou manteau, de joints 72 d'étanchéité aux gaz. La hotte ou manteau 71 peut soit, comme montré sur la figure 6, recouvrir une partie de la cellule 10 soit, en variante, entourer complètement ladite cellule. Dans la forme de réalisation montrée sur les figures 3 à 9, à la hotte ou manteau 71 est abouché un conduit à double enveloppe 73 dont la section intérieure est celle de passage des gaz de combustion sortant de la cellule lo par l'ouverture 70 et dont la chemise exté rieure 74 est prévue pour la circulation de gaz comburant, généralement de l'air, à réchauffer. Celui-ci peut etre mis en circulation par un ventilateur, comme montré en 121, tandis que les gaz de combustion chauds peuvent être accélérés pour combattre les pertes de charge et, simultanément, recevoir l'adjonction de constituants prédéterminés-par un dispositif non représenté, du type de celui décrit dans la Demande NO 73 22 508 au nom de la même Demanderesse, sous le titre "Dispositif de commande du mouvement et de la composition d'une veine de gaz". La hotte ou manteau 71 présente, sur sa paroi latérale et en regard de la double enveloppe 73, une ouverture 75, obturable, pour le raccord d'injecteurs d'introduction d'un fluide gazeux et/ou de liquides pulvérisés et/ou de solides pulvérulents destinés à modifier la composition chimique des gaz de combustion par adjonction de produits de neutralisation. La cellule-est constituée par une virole métallique externe 80, figures 4, 5 et 9, garnie intérieurement de plaques de protection, avantageusement de plaques en béton réfractaire 81 maintenues à dis tance de la virole métallique pour définir entre cette dernière et les plaques-une chemise 82 régnant sur la totalité ou sur la majeure partie de ladite cellule. Comme montré sur les figures 6 à 8, les plaques de béton réfractaíre. 811, 812, etc., jointives, sont maintenues à distance de la virole 80 par des plots 83 venus de moulage avec les plaques et qui reposent sur ladite virole. Les plaques 81 tapissent l'ensemble de la face interne de la cellule 10 à 1'ex- ception, bien entendu, de lrouverture 70. Dans une variante, non représentée,'les plaques 81 sont main- tenues à distance de la virole80 par des distanceurs ou écarteurs rapportés sur la virole 80 et qui s 'encastrent dans des évidements ménagés sur la face externe des-plaques 81. Ces dernières comportent également des moyens pour la dis tri- bution à l'intérieur de la cellule de gaz comburant destiné à assurer la combustion proprement dite des déchets ou produits analogues lorsque ceux-ci, au cours de leur progression, atteignent la partie à contour tronconique 15 de la cellule 10, ou encore pour la distribution à l'intérieur de la cellule lo, notamment dans la partie 12 de celle-ci, de gaz destiné à permettre le pré-traitement chimique et/ou thermique auquel sont soumis les déchets dans cette partie. Selon une caractéristique de l'invention, la distribution de gaz à l'intérieur de la cellule s'effectue par des passages 88 ménagés dans les plaques 81 et qui s'étendent suivant des directions sensiblement radiales, passages qui peuvent être obturés à volonté de l'extérieur de la cellule par des volets 85, figure 5, ou des pointeaux, ou analogues, et qui débouchent sur la face interne 86 de la cellule au droit de bossages ou protubérances 87, figures 4 à 9. Les bossages ou protubérances sont soit rapportés, soit venus de moulage avec les plaques de béton réfractaire 81 et sont partiellement percés de forages 89 communiquant avec les passages 88 et l'intérieur de la cellule. Les protubérances ou bossages 87, en saillie par rapport à la surface interne 86 de la cellule, permettent d'éviter l'obstruction des débouchés des forages 89 d'amenée de gaz à l'intérieur de ladite cellule par la fraction liquide des déchets en cours de traitement, la forme desdites protubérances étant choisie pour satisfaire aux conditions requises de résistance aux chocs thermiques et aux efforts de contraintes mécaniques auxquels est soumis le dispositif. Pour l'introduction de gaz, notamment mais non exclusivement de gaz comburant dans la chemise 82, l'invention prévoit de disposer dans une ou des sections transversales de la cellule une ou des gaines comme 90, figure 4, en communication avec la totalité ou une partie seulement de la chemise 82 d'une part, et avec une source de gaz, par exemple de gaz comburant d'autre part, comme de l'air réchauffé dans la chemise 74.Une même gaine 90, figure 9, solidaire de la cellule et ainsi animée d'un mouvement oscillant, peut être reliée, avec interposition de moyens d'étanchéité 91, à une ou plusieurs tubulures comme 92 et 92a, des moyens de séparation 93 étant prévus, le cas échéant, pour la distribution de gaz dans certaines parties seulement de la chemise 82, ou bien pour permettre l'alimentation de parties distinctes de cette chemise en gaz de nature différente, le réglage fin de l'admission de ce ou ces gaz dans l'enceinte de la cellule étant, comme explicité ci-dessus, sous la dépendance de la manoeuvre des volets, pointeaux ou analogues 85, associés à chacun des passages 88 traversant les plaques 81 de béton réfractaire et en communication avec l'enveloppe 82. L'existence de cette dernière entre la virole métallique externe 80 et les plaques 81 de béton réfractaire permet également de faire circuler d'une extrémité à l'autre de la cellule un courant de gaz et notamment d'air propre, pour l'extraction rapide des calories engendrées par la combustion des déchetsou produits analogues de façon à améliorer le rendement de la cellule 10 et, par suite, celui de l'installation qui peut alors être utilisée comme un générateur de gaz chauds et propres. Comme indiqué ci-dessus en référence à la-figure 1 illustrant le procédé selon l'invention, l'extrémité aval de la cellule 10, dans le sens de circulation des déchets montré par la flèche f, débouche dans la cheminée 58 avec, au droit de la traversée de la paroi de la cheminée par l'extrémité de la cellule, un ou des joint(s) tournant(s) 123-A-la partie inférieure de la cheminée 58 est prévu le cendrier 17 et à sa partie supérieure est prévu un volet 96, figure 4, d'obturation réglable de ladite cheminée en communication, d'une part, avec le conduit à double enveloppe 73 et, d'autre part, avec une tubulure 97 reliée à la chambre de postcombustion 21, un dispositif comme montré schématiquement en 120 étant avantageusement prévu entre l'orifice de sortie de la cheminée 58 et la tubulure 97 pour commander la mise en mouvement des gaz de combustion.Un tel dispositif est, par exemple; du type de celuidécrit et représenté dans la Demande de brevet français précitée au nom de la même Demanderesse. Le débit relatif des gaz-de combustion par l'ouverture 70 et par la cheminée 58 est réglé par le tiroir 96, en fonction de la nature des déchets traités, notamment de leur P.C.I., de leur; consistance, etc., pour établir dans l'installation, en proportion variable, une circulation des gaz de combustion à contre-courant et à co-courant. La chambre de post-combustion 21 conformée pour ménager à son extrémité aval un volume de détente des gaz brûlés, favorable à l'agglomération des particules de ces gaz qui sont recueillies dans le cendrier-23, est coiffée, à la partie supérieure de spn extrémité aval, par un collecteur 98, suivi d'un extracteur 99 débouchant dans des dispositifs de cyclone montrés schématiquement en 100, euxmêmes surmontés par des dépoussiéreurs 101 reliés à la cheminée 102 par un ou des extracteurs 103. Dans une variante, le collecteur 98 est constitué parue hotte ou manteau coiffant une ouverture ménagée dans le toit de la chambre 21, lorsque celle-ci est animée d'un mouvement oscillant ou de rotation en analogie avec la structure de la hotte ou manteau 71, des joints étant alors prévus à la liaison de la chambre 21 avec la cheminée 58 dùne part et la hotte constitutive de l'extracteur 98 d'autre part. A l'extrémité aval de la chambre 21 un ou des injecteurs 104 permettent l'introduction de fuel à partir d'une canalisation 105 reliée au réservoir 61. En outre, des moyens peuvent être prévus pour l'introduction dans le collecteur 98, et comme montré schématiquement par la flèche 106, de produits gazeux et/ou liquides et/ou pulvérulents pour la modification de la composition chimique des gaz issus de la cellule 21 en vue de l'émission à l'atmosphère, par la cheminée 102, de gaz "propres" Les cendres recueillies dans le cendrier 17, le cendrier 23 et/ou un cendrier 107 placé sous les cyclones 100 sont transportées à l'évacuation par des bandes montrées en 108 et 109 sur la figure 3. L'installation de la forme de réalisation selon la figure 10 est très proche de celle de la forme de réalisation des figures 3 à 9, les parties correspondantes portant les mêmes références. Dans cette forme de réalisation, toutefois, le débouché de la hotte ou manteau 71 ne communique pas avec un conduit 73 mais directement avec la chambre de post-combustion 21 qui n'est pas reliée à la cheminée 58 prévue à l'extrémité aval de la cellule 10. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux formes de réalisation décrites, données à titre d'exemple uniquement. C'est ainsi que la zone médiane de la cellule 10 peut comporter plus d'une partie tronconique, par exemple une succession de parties cylindriques et tronconiques coaxiales. De même, les différentes parties du four peuvent être à section droite polygonale, au lieu d'être à section droite circulaire comme décrit et représenté, la cellule 10; de même que la chambre 21, étant alors constituées par une succession de parties tronc-pyramidales et/ou prismatiques qui définissent pour lesdits ensembles une enveloppe externe à facettes. REVENDICATIONS I. - Installation de traitement thermique de déchets et/ ou de produits analogues comme des combustibles de faible ou mauvaise qualité, caractérisée en ce qu'elle comprend une cellule allongée monobloc dont une paroi d'extrémité transversale percée d' une ouverture d'introduction des déchets ou analogues se raccorde à une première partie qui se poursuit par une seconde partie coaxiale à la première, tronconique sur au-moins une partie de sa longueur, ladite seconde partie se prolongeant elle-meme vers 1' extrémité aval de la cellule qui est animée d'un mouvement d'oscillation autour de son axe longitudinal, par une troisième partie de plus petite section que celle de la première partie et coaxiale à cette dernière. 2.- Installation selon la revendication I, caractérisée én ce que la.cellule présente une ouverture ménagée dans la paroi de la première partie, à l'extrémité aval de celle.-ei dans le sens de circulation des déchets, cette ouverture étant coiffée par une hotte-ou manteau de collecte des gaz de combustion, des moyens d' étanchéitéaux gaz étant prévus à la jonction de ladite hotte et de la paroi externe de la cellule. 3.- Installation selon la revendication 2, caractérisée en ce que la cellule est constituée par une virole métallique externe garnie intérieurement par des plaques de protection, avantageusement des plaques en béton réfractaire, disposées à distance de ladite virole. 4.- Installation selon la revendication 3, caractérisée en ce que des moyens de maintien à distance des plaques de béton réfractaire de la virole métallique sont constitués par des plots venus de moulage avec lesdites plaques et/ou des pions solidaires de la virole et qui coopèrent avec des évidements de formes conjuguées de la face externe desdites plaques. 5.- Installation selon la revendication 3, caractérisée en ce qu'au moins une et avantageusement plusieurs gaines d'introduction de gaz dans l'intervalle ménagé entre ladite virole et lesdites plaques sont disposées, solidaires de la virole, dans des sections transversales de la cellule. 6.- Installation selon la revendication 3, caractérisée en ce que les plaques de protection sont percées de passages dirigés sensiblement radialement pour la mise en communication de l'intervalle entre ladite virole et lesdites plaques avec l'in- térieur de la cellule, lesdits passages débouchant dans ladite cellule par des forages ménagés-dans des bossages ou protubérances en saillie sur la face interne des plaques de protection. 7.- Installation selon la revendication 6,caractérisée en ce que ces bossages ou protubérances sont soit venus de moulage avec lesdites plaques en beton réfractaire ou analogue, soit rap .portés sur lesdites plaques. 8.- Installation selon la revendication 6, caractérisée en ce qu'aux passages de mise en communication de l'espace ménagé entre la virole et les plaques- de protection avec lrintérieur de la cellule sont associés des moyens d'obturation règlables desdits passages comme des volets, pointeaux ou analogues pour l'introduction de gaz dans la cellule et/ou ltévacuation à l'extérieur de cette dernière d'un fluide de récupération des calories engendrées par le traitement des déchets dans ladite cellule. 9.- Installation selon~l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'à la cellule est associée au moins une chambre de post-combustion des gaz propres à être extraits de ladite cellule, à co-courant ou à contre-courant ou encore à co-courant et à contre-courant. IO.- Installation selon la revendication 9, caractérisée en ce que des moyens - sont prévus. pour l'introduction dans ladite chambre et/ou sur la canalisation prévue entre ladite chambre et la cellule, d'agents de neutralisation chimique des gaz de combustion. II.- Installation selon la revendication 9, caractérisée en ce que l'extrémité aval de la cellule débouche dans une cheminée propre à être mise en communication, avec interposition de moyens d'obturation règlable, avec la chambre de post-combustion. I2.- Cellule de combustion propre à entrer dans - la constitution d'une installation selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comprend, coaxiales entre elles et sans solution de continuité, une première partie dans laquelle sont introduits des déchets ou produits analogues à traiter et, entre ladite première partie et une troisième partie de plus petite section que celle de ladite première partie, une seconde partie de forme généralement tronconique sur au moins une partie de sa longueur dont la génératricé inférieure, en condition de fonctionnement, est légèrement inclinée sur l'horizontale pour assurer une vitesse de progression sensiblement uniforme pour tous les constituants en cours de traitement quel que soit leur état plus ou moins visqueux ou liquide. I3.- Cellule selon la revendication 12, caractérisée en ce que ses parties constitutives sont auxnoins pour certaines d' entre elles à section droite polygonale définissant ainsi une en enveloppe externe en partie à facettes-. I4.- Procédé de traitement thermique de déchets et/ou de produits analogues, caractérisé en ce que les déchets et/ou produits analogues introduits dans une cellule animée d'un mouvement oscillant autour de son axe longitudinal sont d'abord soumis dans ladite cellule et, préalablement à une combustion proprement dite, à la fois à un pré-traitement mécanique, dû au mouvement oscillant de la cellule et à un pré-traitement thermique et/ou chimique notamment une pyrolyse. I5.- Procédé selon la revendication I4, caractérisé en ce que les gaz de combustion sont extraits de la cellule animée d'un mouvement oscillant à l'extrémité de la zone où a lieu le pré-traitement des déchets introduits dans ladite cellule. I6.- Procédé selon la revendication-I4, caractérisé en ce que les gaz de combustion sont extraits de la cellule animée d'un mouvement oscillant à l'extrémité de la cellule opposée à celle où a lieu le pré-traitement des déchets introduits dans ladite cellule. 17. - Procédé selon la revendication I5 ou la revendica tion-I6, caractérisé en ce que les gaz de combustion sont extraits de la cellule simultanément, et en proportions variables, à cocourant et.à contre-courant du sens de circulation des déchets ou produits analogues dans la cellule animée d'un mouvement oscillant. I8.- Procédé selon la revendication I5 ou la revendication I6 ou la revendication I7, caractérisé en ce que, après extraction de la cellule, les gaz de combustion et/ou ceux issus de la zone de pré-traitement sont eux-mêmes brillés, le cas échéant après adjonction de prod-uits de neutralisation chimique et, préalablement à leur évacuation dans l'atmosphère, sont traités dans des dépoussiéreurs, cyclones ou analogues. I9.- Procédé selon l'une quelconque des revendications I4 à I8, caractérisé en ce que la température des déchets dans la zone de pré-traitement est comprise entre 200 et 6000C, la tel pérature des gaz de combustion au droit de l'extrémité de cette zone étant comprise entre 800 et 15000 C, tandis que la température des déchets ou produits analogues en cours de traitement est de l'ordre de 900 à I8000C dans la zone de combustion proprement dite où la température des gaz de combustion est comprise entre I000 et 20000 C. 20.- Procédé selon l'une quelconque des revendications I4 à 19, caractérisé en ce que l'on injecte dans la cellule et/ ou dans une cheminée attenante à l'extrémité en aval de celle-ci des déchets liquides à pouvoir calorifique élevé et/ou un combustible liquide pulvérisé et/ou un combustible sous forme de solide pulvérulent.