La présente invention-concerne un procédé perfectionné dans lequel les paraffines normales et les hydrocarbures aromatiques sont éliminés d'un courant de charge. Plus particulièrement, l'invention concerne l'élimination des paraffines normales et des hydrocarbures aromatiques de fractions de pétrole distillant dans l'intervalle de 93 à 649oC; ces fractions comprennent les kérosènes, c'est-à-dire des carburéacteurs et des huiles lubrifiantes. On effectue l'élimination des paraffines normales en mettant en contact le mélange de charge avec une substance génératrice d'inclusionsou récepteur qui est capable de former des complexes avec un ou plusieurs constituants ou adjuvants du mélange de charge. La substance génératrice d'inclusions est mise en bouillie dans un solvant liquide, qui est capable d'extraire les hydrocarbures aromatiques du courant de charge. De plus, le solvant doit être capable de permettre la formation, après la formation des complexes, de couches séparées. Une couche contient le courant de charge appauvri en paraffines normales et hydrocarbures aromatiques. L'autre couche est une bouillie du solvant avec un complexe de paraffine normale et de la substance génératrice a d'inclusions. Le solvant est évidemment en- richi en constituants aromatiques du courant de charge. Ce procédé peut être mis en oeuvre d'une manière continue par mise en contact du courant de charge à contre-courant avec une bouillie de solvant et de substance génératrice d'inclusions. L'utilisation de substances génératrice5 d'inclusions comme l'urée, des agents de formation de clathrates et des complexes de Werner, etc, pour l'élimination préférentielle de diverses substances est connue depuis longtemps, l'historique du développement et la nature chimique de ces composés étant bien-décrits par Mandelcorn dans "Non-Stoichiometric Compounds", Àcademic Press, 1964.L'utilisation du terme "non stoechiométrique", dans le cas de complexes formés par les composés d'inclusion qui comprennent un récepteur et un adjuvant, est appropriée car les résultats aux rayons X concernant ces complexes révèlent que le composé adjuvant peut être enfermé dans des canaux dans le cas de l'urée ou dans des cages dans le cas de clathrates, qui sont formés par le réseau cristallin continu du composé récepteur. Ces composés n'obéissent pas nécessairement à la loi des proportions multiples simples; le rapport moléculaire du récepteur à l'adjuvant ne doit pas nécessairement être un nombre entier.La stabilité du complexe, par conséquent, peut dépendre principalement d'une relation physique ou d'un accord entre les molécules de l'adjuvant et les canaux plutôt que d'une relation chimique entre la molécule de l'adjuvant et le composé formant des canaux, comme l'urée. La stabilité du complexe dépend de l'accord entre le récepteur et l'adjuvant. Divers procédés de. séparation utilisant l'urée, des clathrates, etc, ont été imaginés et sont rapportés dans la documentation technique publiée. Initialement, on faisait réagir.l.'-urée sèche avec des mélanges d'hydrocarbures; dans des procédés ultérieurs, l'urée sèche a été activée par de-s promoteurs, des comme des composés polaires, par exemple l'eau ou des alcools inférieurs.Ces procédés présentent des inconvénients graves en raison de la tendance de l'urée à s'- hydrolyser en présence d'eau et de la difficulté. à séparer l'activateur-de la liqueur et de la substance fixée par addition en raison de points d'ébullition- similaires. Inévitablement, ces procédés antérieurs-étaient des opérations de type discontinu. Plus récemment, un procédé a été décrit dans lequel on ajoute à une solution d'urée, un agent mouillant soluble dans 1'eau en meme temps qu'un électrolyte à peu près neutre. L'agent mouillant sert à favoriser la séparation de complexes cristallins des méianges de réaction; l'électrolyte est nécessaire pour surmonter ha tendance à l'émulsionnement de l'agent mouillant utilisé. Tous les ingrédients sont mélangés ensemble et restent en contact les uns avec les autres.pendant plusieurs heures. Au bout de ce temps; l'urée est récupérée et séparée des substances fixées par addition qui y sont retenues. Cette séparation, typique des séparations actuellement utilisées, est une opération du type discontinu à un -seul étage.Elle n'est pas adaptable facilement au traitement. continu de fractions de pétrole en raison du manque de continuité: et du laps de temps prolongé qu'exige la réaction Un temps de réaction de plusieurs heures: implique un grand volume de retenue des courants de charge et un matériel de dimensions trop grandes. pbur être pratique.De plus, il n'existe pas de procédé particulier pour laver le complexe afin de le débarrasser des impuretés qui peuvent avoir précipité en même temps; et le produit d'addition est mis en équilibre avec le courant de charge appau -vri, et--non et avec les paraffines pures, de sorte que-le courant de paraffines decomplexées est nécessairement un peu pollué. Enfin, seuleù-- les n-paraffines sont éliminées. Si on désire éliminer les hydrocarbures aromatiques, une autre opération d-e séparation complètement distincte est nécessaire. Selon la présente invention, on a découvert un procédé qui peut être utilisé, d'une manière continue, pour séparer les paraffines normales comprenant les paraffines cireuses et les composés aromatiques simultanément d'une fraction d'hydrocarbures, cette fraction distillant de préférence dans l'intervalle de 93 à 6490C. Ceci s'effectue par mise en contact, de préférence à contre-courant, dans un dispositif approprié de mise en contact, d'un courant de charge contenant des hydrocarbures paraffiniques et aromatiques et d'une bouillie comprenant une substance capable de former un composé d'inclusion et un solvant liquide capable d'ex- traire les hydrocarbures aromatiques.Le solvant liqui & doit être d'une nature telle qutil favorise la formation de couches séparées une fois que l'extraction et la complexation se sont produites. La couche supérieure, ou raffinat, comprend la charge appauvrie, ayant une concentration réduite en hydrocarbures aromatiques et en paraffines normales.La couche inférieure est une bouillie de complexe solide dans une solution, ce complexe comprenant des paraffines normales fixées par addition sur le composé récepteur et la solution comprenant des hydrocarbures aromatiques dissous dans le solvant. I1 est préférable que cette mise en con tant ait lieu dans des conditions à peu près anhydres pour éviter la détérioration de l'urée par hydrolyse et la formation de suspensions qui empêchent les séparations rapides de phases nécessaires pour une opération efficace à contre-courant.De plus, 1' -utilisation de l'eau comme solvant n'est pas recommandée, car les solubilités des paraffines normales dans l'eau sont tres basses; ce fait implique que la mise en équilibre des paraffines normales avec des solutions aqueuses d'urée pourrait être un processus très- lent, et c'est bien cequi se produit. Après le contact à contre-courant, dans le dispositif de mise en contact, par exemple une tour à plateaux perforés ou une tour garnie, le mélange à l'état de bouillie obtenu s'écoule du système d'une façon contint car il est facilement pompable. La capacité du solvant d'extraire sélectivement les hydrocarbures aromatiques est renforcée aussi pour la raison suivant te. A un stade quelconque dans la séparation, quand l'équilibre a été atteint, le solvant est saturé en ce qui concerne toutes les phases, c'est-à-dire que c'est une solution saturée contenant à la fois des hydrocarbures et de l'urée. La présence d'urée dis soute dans le solvant a tendance à réduire la solubilité des hydrocarbures par un effet de relargage; ce phénomène est utilisé dans l'industrie pour augmenter l'efficacité de certains solvants pour l'extraction des hydrocarbures aromatiques dans des systèmes strictement liquide-liquide.En ce qui concerne le procédé de la présente invention, il était normal qu'on s'attendeà ce qu'une solution d'urée dans un solvant comme le 2-méthoxyéthanol soit un solvant plus médiocre pour les hydrocarbures aromatiques que ne le serait le 2-méthoxyéthanol pur, et qu'il en résulte une meilleure sélectivité pour les hydrocarbures aromatiques. Le Tableau I montre les solubilités de certains hydrocarbures dans le 2-méthoxyéthanol et dans des solutions d'urée dans le 2-méthoxyéthanol. EABLEAU I. Substance, Solubilité dans le Solubilité dans le 2-méthoxyéthanol 2-méthoxyéthanol conte pur. nant 20 % d'urée. n-hexane 23,2 g/100 g solvant 4,42 g/100 g solvant cyclohexane miscible 8,85 3-méthyl pentane 30,9 5,27 Comme le récepteur et l'adjuvant sont des composés qui ont une affinité l'un pour l'autre et qui forment un complexe et précipitent, l'équilibre se déplace continuellement vers la droite pour permettre la dissolution de nouvelles quantités du récepteur et de l'adjuvant, -avec répétition des processus de formation de complexe et de précipitation, I1 est évident que le processus peut être poursuivi, s'il y a assez de solvant et de composé générateur d'inclusions disponibles, jusqu'à ce que le système entier soit en équilibre. La quantité de paraffine dans le courant de charge appauvri dépend de la stabilité des complexes.Ici enco re, comme le mélange à l'état de bouillie -produit est facilement mobile, on se rapproche d'une opération à contre-courant liquideliquide. Un autre avantage du présent procédé est que le mélange entier à l'état de bouillie contient des produits, tant dissous dans le solvant, mais ton fixés par addition, que fixés par addition dans le complexe solide. Les courants de charge qui peuvent etre traités selon la présente invention sont ceux dont on désire séparer tant les hydrocarbures aromatiques que les hydroárbures fixés par addition sur l'urée. Les hydrocarbures capables de former des complexes avec l'urée comprennent ceux ayant une longueur de chaîne non ra mifiée d'au moins six atomes de carbone et sont bien décrits par Mandelcorn dans la référence précitée. Les n-paraffines peuvent aller de C6 à C40; de préférence, on enlève les paraffines normales cireuses de C18 à C30.Les hydrocarbures aromatiques qui seront séparés par extraction au solvant par le procéde de la pré- sente invention comprennent les suivants : benzène, toluène, xylè- ne, dérivés alcoylés du benzène en général, hydrocarbures aromatiques polycycliques comme le naphtalène, le phénanthrène, et dérivés alcoylés ou cycloalcoylés de n'importe lesquels de ces composés. Une telle combinaison de paraffines cireuses et d'hydrocarbures aromatiques se rencontre fréquemment dansdes courants de charge d'hydrocarbures distillant entre 93 et 649 C. Sont inclus dans cet intervalle, des fractions d'huiles lubrifiantes et des carburéacteurs kérosenes.L'élimination simultanée es paraffines normales et des hydrocarbures aromatiques des carburéacteurs combinera dans un procédé unique des opérations successives qui sont effectuées actuellement dans deux procédés séparés. L'élimination des paraffines normales d'un carburéacteur est importante en raison de l'effet que leur présence exerce sur l-e point de congélation du combustible.Les paraffines normales, en particulier les paraffines cireuses, ont tendance à former des cristaux à d'assez basses températures, qui peuvent boucher les filtres à combustible et détériorer les circuits d'alimentation, La presence d'une forte concentration d'hydrocarbures aromatiques dans un kérosène, par exemple un carburéacteur, est indésirable en raison des caractéristiques défavorables de combustion et de la plus petite quantité d'énergie associées aux substances aromatiques Les kérosènes distillent généralement entre 135 et 3300C. Les fractions d'huiles lubrifiantes distillant entre 204 et- 6490S seront améliorées aussi par l'élimination des hydrocarbures aromatiques et des paraffines cireuses. Les hydrocarbures aromatiques dans une huile lubrifiante entraînent une médiocre stabilité à l'oxydation et ont un effet défavorablesur l'indice de viscosité. Les paraffines normales du domaine cireux sont particulièrement indésirables parce qu'elles ont tendance à se solidifie à d'assez basses températures et à modifier complètement les caractéristiques d'écoulement du mélange. Des courants de charge typiques qui-sont traités par le présent procédé.contiennent de 5 à 25 % en poids de paraffines normales et de 25 à 50 G, en poids 'd'hydrocarbures aromatiques. Les solvants à utiliser dans la présente invention doivent avoir les caractéristiques suivantes 1. Une capacité de provoquer la formation de couches séparées, c'est-à-dire un rejet du raffinat sous la forme d'une phase liquide séparée de la solution et solide une fois que les paraffines et les hydrocarbures aromatiques ont formé des complexes et ont été extraits. 2. Une sélectivité du solvant dans les solutions décrites pour les hydrocarbures aromatiques. 3. Au moins un certain pouvoir de dissolution à la fois envers la substance génératrice d'inclusions et les paraffines. De plus, le solvant doit être non-réactif ou seulement faiblement réactif-avec la substance formant les composés d'inclusion et il doit de préférence favoriser la formation de complexes. Ce dernier facteur est lie dans une certaine mesure à la capacité du solvant de dissoudre la substance formant les composés d1inclusion.et- les paraffines. Des solvants particuliers qui peuvent être utilisés, et qui sont spécialement efficaces avec l'urée comme agent complexant, sont des solvants polaires, de préférence des éther-alcools et des polyols. Les éther-aleools utilisables dans la présente invention peuvent être représentés par la formule générale R - 0 - R' - OH, dans laquelle R peut être un radical. alcoyle ou alcoxy et R' peut être un radical alcoylène, la seule exigence étant que l'éther-alcool soit liquide aux températures auxquelles on opère, par exemple qu'il comporte jusqu'à environ 9 atomes de carbone-- Des exemples de tels composés sont le 2-méthoxyéthanol, le 2-(2-éthexy-éthox-)éthanol et les composés du même.genre. Les polyols utilisables ici sont de préférence d'une masse moléculai-. re relativement basse et contiennent de 2 à 6 atomes de carbone environ; par exemple le diéthylène-glycol, l.'éthylène-glycol, le glycérol, les esters d'acide acétique du glycérol, par exemple la mono-acétine. De plus, des composés comme 'l'alcool furfurylique, la n-méthyl-pyrrolidone, le carbonate de propylène, le. l-pipéra- zine-éthanol, le 2-chloro-éthanol, des esters phosphoriques liquides comme le phosphate de tributyle et le sulfolane, d.es.mélanges contenant une proportion assez faible d'éthylène-glycol et une proportion majeure de 2-éthoxy-éthanol, par exemple 25%$75%', et des mélanges contenant une proportion majeure de 2-méthoxyéthanol et une proportion assez faible d'acétate de 2-éthoxyéthyle, par exemple 75%/25%, peuvent être utilisés comme solvants. Un solvant particulièrement préféré est le 2-méthoxyéthanol qui favorise facilement la formation de produits dtaddition et d'une bouillie. La substance préférée qui forme un composé d'inclusion insoluble est l'urée L'urée a une sélectivité déterminée pour des hydrocarbures particuliers; elle forme sélectivement des complexes avec les hydrocarbures aliphatiques normaux ayant au moins six atomes de carbone ainsi qu'avec les hydrocarbures aliphatiques normaux substitués contenant au moins 6 atomes de carbone dans une channe non ramifiée, comme le n-décanol, le n-dodécyl-benzène, etc. Outre l'urée, divers autres agents de formation de complexes peuvent êtreutilisés dans des procédés similaires, les complexes formés étant généralement appelés composés d'inclusion. Les agents complexants typiques comprennent : l'urée, l'acide désoxycholique, le 4,4' -dinitrpdiphényîe, le tri-l-tbymo- tide, l'alpha-cycîodextrine, la bêta-cyclodextrinej le le 4,42-dihy- droxytriphénylméthane, le triphénylméthane, le méthylnaphtalène, les spirochromanes et-la cellulose. D'autres agents complexants, agents chélateurs, etc, utilisables qui peuvent jouer le rôle de récepteurs pour former des produits d'addition peuvent être trouvés dans "Non-Stoichiometric Compounds", mentionné ci-dessus. De plus, un excellent traité sur les clathrates, leur formation, leurs utilisations et leurs limitations peut être trouvé dans 1'ouvrage de Sister Martinette Hagan, "Clathrate Compounds", Reinhold (1962) qui est incorporé ici par référence.La seule exigence est que le composé soit capable de former un composé d'inclusion avec les paraffines normales ayant au moins six atomes de carbone et de préférence celles du domaine cireux, c'est-à-dire ayant au moins 18 atomes de carbone. Les conditions de réaction pour conduire le procédé envisagé ici varient évidemment entre de larges limites avec le sys tème utilisé. En général, toutefois, il n'y a pas de limitations eritiques et il est nécessaire seulement que le système soit un système liquide de matières liquides et solides (bouillie), c'est à-dire qu'aucun des constituants ne se congèle et que l'agent complexant et le produit d'addition soient stables. Par exemple, dans un système à l'urée, les températures peuvent aller normale ment de - 500C environ à + 1800C environ, de préférence de - 100C environ a l00-'0 environ.Au-dessous de - 500 C, les constituants commencent à s solidifier, les solutions deviennent plus visqueuses, gênant ainsi le pompage, et les solubilités à l'équilibre sont réduites. Au-dessus de 1800C environ, par ailleurs, la thiourée fond et ses produits d'addition sont généralement instables (l'urée fond à 132 C). Bien que des exceptions soient connues,la stabilité des produits d'addition a généralement tendance à augmenter quand les températures s'abaissent.De même, les pressions ne sont pas critiques et les opérations peuvent être conduites sous des pressions inférieures à la pression atmosphérique, par exemple à 0,1 atmosphère, ainsi.que sous une pression supérieure à la pression atmosphérique, par exemple à 50 atmosphères0 La pression atmosphérique est normalement commode pour la plupart des procédés. Les périodes de réaction varient évidemment entre de larges limites, elles ne sont pas critiques, et elles sont souvent de préférence d'une durée suffisante pour établir l'équilibre dans le système. Dans des opérations continues à contre-courant, le mélange à l'état de bouillie doit se mettre en équilibre avec l'autre phase liquide à chaque étage du procédé.La nature de la tour est telle qu'elle fournisse plusieurs étages dréquilibreO Les périodes de formation de produits d'addition pour l'urée et la thio-urée, par exemple, peuvent être comprises normalement entre quelques secondes environ, par exemple 3 à 10 secondes, et 8 heures ou plus, de préférence moins d'environ 15 minutes pour une opération à contre-courant sans une installation de dimensions excessives0 La quantité de solvant utilisée est la quantité qui est suffisante pour permettre la formation d'un système à deux phases et elle est comprise en général, en viumes, entre 1/10 et 10/1 environ, en parties de solvant par partie de substance formant des produits d'addition, c'est-à-dire de récepteur. Certains rapports typiques pour l'urée avec divers solvants sont indiqués cidessous dans le Tableau Il. TABLEAU II. Volume de solvant/poids d'urée (ml/g) pour la phase séparée à 1' état de bouillie. Solvant. Intervalle large. Intervalle préféré0 Qt--;hOxyét- 1 1/5 - 10/1 1/4 - 5/1 Ethylène-glycol 1/10 - 10/1 1/5 - 5/1 TABLEAU II (suite) Volume de solvant/poids d'urée (ml/g) pour la phase séparée à 1' état de bouillie. Solvant. Intervalle large Intervalle préféré. 2-(2-éthoxy-éthoxy)éthanol 1/4 - 4/1 1/2 - 2/1 Alcool furfurylique 1/4 - 10/1 1/4 - 5/1 La quantité d'agent complexant, c'est-à-dire d'urée par rapport au constituant séparable de la charge est comprise entre 1 et 3,5 parties en poids d'urée, environ, par partie de constituant séparable.Néanmoins, ces quantités peuvent varier en plus ou en moins suivant la nature véritable du processus d'addition, c'està-dire que le produit d'addition est un composé non stoechiométrique maintenu ensemble par des forces peu intenses, non spécifiques entre la molécule fixée par addition et l'intérieur de la paroi du canal (ou de la cage), il n'est pas nécessaire qu'il existe des rapports de petits nombres, c'est-à-dire de nombres entiers simples, et par conséquent les rapports en poids dépendent des dimensions et des formes des molécules d'adjuvants, en relation avec la structure du réseau du récepteur, ainsi que de la masse volumique des molécules d'adjuvants . Par exemple, 1 gramme de n-dodécane exige 3,3 grammes d'urée pour la formation de complexes. L'homme de l'art, après des essais courants et relativement peu nombreux, est capable de déterminer les meilleurs rapports en poids pour une séparation désirée quelconque en utilisant ntim- porte quelle substance complexante désirée. La cadence à laquelle le courant de charge d'hZdrocar- bures est introduit dans la zone de mise en contact, les dimensions de la zone et le rapport longueur/diamètre dépendent des dimensions de l'installation, des compositions de la charge et du produit et du type de l'unité de mise en contact choisie pour une séparation particulière quelconque. Par conséquent, des temps de séjour typiques pour une goutte donnée de courant de charge dans la zone de mise en contact sont compris entre I seconde et 5 minutes environ, de préférence entre 1 et 3 minutes. Ceci peut être comparé aux temps de formation de produits d'addition en discon tinus dans les procédés à l'urée déjà connus, qui sont normalement de-30-mlnutes environ mais peuvent être de 4 à 5 heures. Le dispositif de mise en contact peut être une tour contenant n'importe quelle matière de garnissage appropriée comme des anneaux Raschig ou une tour à plateaux perforés. Essentielle ment, la tour joue un peu le même rôle qu'une colonne de distillation ayant de nombreux plateaux. Plusieurs équilibres sont établis durant le cours du passage des courants de charge à travers la colonne tandis qu'ils sont mis en contact à contre-courant avec la bouillie solvant-matière solide.Tout produit d'addition d'urée formé initialement est mis en équilibre avec la gamme complète de compositions allant du mélange d'hydrocarbures de la charge au raffinat final, et dans une section de lavage peut même être.mis en équilibre avec le produit pur, de sorte que l'adjuvant fixé par formation de complexe peut être aussi pur qu'on le désire, suivant le nombre d'étages qu'on utilise. Le raffinat quittant l'unité aura été mis en équilibre avec de la bouillie fraîche après avoir été mis en contact à plusieurs reprises à divers stades d'équilibre avec une bouillie de moins en moins saturée. De cette manière, en raison des temps de séjour extrêmement courts nécessaires pour ce procédé, on peut obtenir l'épuration maximale du raffinat- et les plus grandes puretés des produits.Une fois que la bouillie a été saturée d'hydrocarbures aromatiques et de n-paraffines dans les divers étages de mise en contact avec la charge et de lavage du produit, on peut séparer facilement les produits hydrocarbures aromatiques et paraffines normales en mettant en équilibre la bouillie avec un excès d'une- substance ou d'un mélange qui a tendance à dissoudre les hydrocarbures aromatiques et les paraffines normales, mais qui ne détruit pas la bouillie. Par exemple, on pourrait utiliser le n-pentane ou une fraction de naphta léger.L'opération consistant à séparer les produits de la bouillie est en un sens l'inverse de l'extraction elle-même, et on peut lteffectuer dans la pratique de manière que les hydrocarbures aromat-iques soient déplacés de la solution par le solvant d'extraction à un autre point que les paraffines normalles. Un certain chauffage de la bouillie pour faciliter l'éli- mination des paraffines normales les plus solidement fixées par addition (c'est-à-dire ayant des chaînes assez longues) peut se réveler avantageux.Il y a lieu-de souligner que l'opération d'extraction e.st également continue et peut s'effectuer sur plusieurs étages d'équilibre; sans les courts temps de séjour que-permet le procédé de la présente invention, ce serait impossible. ta bouillie après-ltextraction peut être dépouillée du n-pentane par chauffage; les hydrocarbures aromatiques et les paraffines normales présentan.t de l'intérêt sont obtenus aussi à partir de solu tions dans le n-pentane par évaporation éclair du pentane d'une manière continue. Temple 1. Dans cet exemple, une fraction d'hydrocarbures distillant entre 171 et 2600C est traitée et améliorée. Le courant de charge a les caractéristiques suivantes : paraffines normales (Clo à C19), 20 % en poids; hydrocarbures aromatiques, 15 % en poids; indice au luminomètre, 56; point de trouble, - 44,400; point d'écoulement, - 510C. Le courant de charge est introduit dans une tour à plateaux-perforEs à raison de 77 380 kg/E ou 2 385 m3 paråour. La tour a une hauteur de 21,3 m environ et un diamètre de 2,44 m environ. A l'extrémité supérieure de la tour, une bouillie d'urée et de solvant qui est du carbonate de propylène, est introduite à raison-de 544 300 kg/h.L'urée constitue environ 12 % du poids total de la bouillie. La température de la tour est maintenue à 240C environ et la pression est la pression ambiante. Le solvant de-lavage, le pentane normal, est introduit au fond de la tour. Un courant de charge appauvri en hydrocarbures aromatiques et en paraffines normales est recueilli au sommet de la tour. Ce raffinat est analysé par des techniques normales et on note les caractéristiques suivantes. Paraffines normales 2 ,0 en poids Hydrocarbures aromatiques 5 % en poids Indice au luminomètre 75 Point de trouble Point d'écoulement Point de congélation - 460C Près de l'extrémité inférieure de la tour, on évacue un courant comprenant des hydrocarbures aromatiques dissous dans du pentane.Après élimination du péntane par distillation clair, le courant de produit hydrocarbures aromatiques, à raison. d;e 3 577 S par jour, est utilisé comme produit de spécialité. Las; paraffines normales contenues dans la bouillie obtenue sont séBawies. par mise en équilibre dans cinq étages avec 38 100 kg/h de pentane normal à 65, 60C. Le pentane est chassé par distillation delair du produit paraffines normales et recyclé. La cadence de production des paraffines normales est de 467 m3 par jour et ce produit est disponible comme charge de craquage en présence de vapeur d'eau ou comme produit spécial.Lors du refroidissement de la bouillie dépouillée à la température de la tour de séparation, le n-pentane se separe et peut être refoulé dans le cycle de lavage, tandis que la bouillie est prête pour un autre passage à travers la tour. Toutes les étapes du procédé sont effectuées en continu. D'après ce qui précède, il est évident que le raffinat, notablement appauvri en hydrocarbures aromatiques et en paraffines normales, est un carburéacteur de qualité supérieure. Exemple 2o Dans cet exemple, on utilise un seul étage d'équilibre au lieu des différents étages de l'exemple précédent. L'urée, le solvant et du kérosène sont introduits dans un récipient et ensuite agités (voir le TableaulîI).Les trois phases résultantes sont analysées, avec les résultats indiqués dans le tableau III. L'échantillon de kérosène distille entre 169 et 2600C. TABLEAU III. Bouillie Substance Charge g Raffinat g Solution, g Matière solide g: Urée 65 0,01 3,25 61,7 Carbonate de propylène 480 0,28 479,7 o Kérosène 80,1 46,8 18*8 14,5 625,1 47,1 501,75 76,2 Les paraffines normales dans le kérosène sont distribuées comme suit Distribution des paraffines normales déterminée par chromatogra phie en phase gazeuse. Substance Charge, Raffinat, Solution, Produit d'addi 16,5 g 4,4 g 1,3 g tion 10,8 g n-C10 1,7% en p. 1,2% en p. 1,3 7,4 n-C11 4,0 2,7 1,9 16,2 n-C12 4,0 1,7 0,8 20,4 n-C13 4,1 1,4 0,7 21,0 n-C14 3,9 1,0 1,7 19,8 n-C15 2,1 Q,4 -0,3 12,9 n-C16 0,4 -- -- 2,3 Le courant de charge de kérosène est ensuite comparé à l'huile et à l'extrait recueillis après la mise en contact, avec les résultats suivants : (voir tableau IV page suivante) L mise en contact est effectuée à 21,1 0C sous une pression de 1 atmosphère; les compositions sont déterminées de nouveau par chromatographie en phase gazeuse. TABI.EsU IV Courant n-paraf- Hydrocarbu- Point Indice Point Point fines res aroma- de au lu- de d'écou tiques fumée mino- trouble lement mètre Charge de kérosène 20 % 15,5 % 23,0 mm 56,0 -44,4 C -51 C Raffinat 2,1 10,9 25,5 59,2 Extrait 45,4 21,0 -- -- -- - Dans cet essai, les paraffines normales sont éliminées de l'huile (raffinat) bien plus complètement que les hydrocarbures aromatiques. La séparation dépend dans une large mesure des rapports solvant/urée/charge, qui peuvent être réglés entre de larges limites pour réduire le nombre d'étages opératoires nécessaires pour l'obtention des produits désirés. Il faut plus d'un étage opératoire pour réduire la teneur en hydrocarbures aromatiques dans l'huile à moins de 5 % dans les conditions de cet essai. Re;VSSDIChTIONSo 1. Un procédé pour la séparation sélective de paraffines normales et d'hydrocarbures aromatiques d'un courant de charge, selon lequel on met en contact le courant de charge avec une bouillie, cette bouillie comprenant une matière solide capable de former un composé d'inclusion insoluble avec les paraffines normales et un solvant liquide inerte, ce solvant étant capable d'extraire au moins une partie des hydrocarbures aromatiques du courant de charge et de provoquer la formation de deux phases liquides en équilibre avec le composé d'inclusion, une phase liquide comprenant le courant de charge appauvri en paraffines normales et en hydrocaruures aromatiques et l'autre phase liquide comprenant le solvant enrichi en hydrocarbures aromatiques associé au composé d'inclusion sous la forme d'une bouillie. 2. Un procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la mise en contact est effectuée à contre-courant0 3. Un procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la mise en contact est effectuée dans des conditions sensiblement anhydres 4. Un procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la substance capable de former le composé d'inclusion est lturée. 5. Un procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le solvant est choisi parmi les éther-alcools liquides et les polyols liquides -ayant de 2 à 6 atomes de carbone environ. 6 Un procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérise en ce que le solvant est le 2-méthoxy-éthanol, le carbonate de propylène ou l'éthylène-glycol. 7. Un procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que les paraffines normales sont d'une longueur d'au moins 18 atomes de carbone.