la présente invention concerne les appareils de destruction par le feu des résidus pétroliers ou autres produits inflammables dégageant des fumées nocives colorées et polluantes au cours de leur combustion. Elle vise plus particulièrement à compléter le rle des incinérateurs d'ordures, en proposant une solution pour éliminer les essences, gas-oil, goudrons, dérivés du pétrole, alcools, solvants ou autres produits volatiles, en évitant la pollution de l'atmosphère. Différents incinérateurs ont déjà été construits Par l'auteur de la présente demande de brevet, incinérateurs qui permettent d'élintiner les fumées nocives se dégageant normalement de la combustion d'ordures et résidus divers, grâce à des injections d'eau dans des conditions particulières. Toutefois, reste le problème de l'élinnnation par le feu des produits ci-dessus cités. Les fumées abondantes qui s'en dégagent sont difficilement épurées par une simple projection d'eau, que cette dernière soit faite sur le circuit des fumées ou au-dessus du foyer. Les résidus de produits pétroliers, par exemple, mélangés aux autres ordures, transforment fortement les conditions de la combustion (quantité dteau injectée et volume d'oxygène apporté). Il est préférable de détruire séparément les dits déchets volatiles inflammables.Jusqu'à ce jour, aucune solution convenable n'a été trouvée pour les brftler sans polluer l'air environnant Le dispositif, objet de la présente invention, permet d'adapter d'une façon très caractéristique et particulière un procédé déjà connu depuis longtemps, gui consiste à introduire de l'eau dans le combustible tel que gas-oil ou mazout, afin d'améliorer la combustion ou du moins épurer les fumées. flans ce cas, le combustible est constitué par toutes sortes de liquides à très fort pouvoir calorifique. Il n'est donc pas question d'utiliser l'un de ces procédés connus qui demandent une installation onéreuse, certaines précisions dans le mélange et des précautions pour obtenir une émulsion convenable.De toutes façons, les dits procédés exigent l'introduction de l'eau dans le combustible avant l'introduction de ces derniers dans les bruleurs spéciaux ou non. Ce n'est pas le cas dans le procédé selon l'invention. Ce dernier permet d'éliminer par combustion les résidus inflammables tels que produits pétroliers, alcools solvants, etc ... rejetés par les industries, les commerces tels que garages, ou les particuliers, et ce, avec les résultats suivants : - aucune pollution de l'atmosphère par des fumées désagréables, chargées de gaz nocifs. - aucune coloration des gaz d'échappement. - sécurité totale, évitant aussi bien l'explosion que la propagation intempestive du feu. - gain de temps, lorsque les résidus constituent un volume important. - surveillance pratiquement nulle. - économie dans les moyens mis en oeuvre pour la destruction. Le procédé, selon l'invention, et l'installation en résultant, sont caractérisés par l'introduction des dits résidus liquides inflammables (appelés ci-après les résidus), dans un bac plein d'eau chauffée (60 à zoo0) à niveau constant. Les moyens d'introduction sont très particuliers. Ils sont aussi caractérisés éventuellement par un soufflage dirigé et contrôlé d'air en des endroits précis du niveau d'eau. Une hotte conduit les fumées dans une cheminée. Un dispositif complexe de sécurité prévient toutes fausses manoeuvres incidentes. Lorsque les résidus ne sont pas suffisamment liquides, ils peuvent etre préalablement dissous. L'invention pourra être bien comprise grâce à la description qui suit de plusieurs iodes de réalisation donnés à titre d'exemples non limitatifs. Les dessins qui illustrent cette description comprennent t Figure 1 - un schéma d'une installation la plus simple. Figure 2 - un schéma d'une installation améliorée0 Figure 3 - une coupe d'une autre installation plus complète. Figure 4 - une vue de dessus partielle de cette dernière suivant F, Dans son principe, l'installation (figure 1) comprend un bac 1 dans lequel l'eau est maintenue à niveau constant grace à un flotteur extérieur 2 situé dans un réservoir 3. Un pointeau 4 règle en conséquence l'arrivée d'eau 5. Une coimunication 6 entre le réservoir 3 et le bac 1 alimente ce dernier. L'eau du bac est chauffée par une rampe de gaz propane 7 par exemple. Au début l'eau est chauffée à au moins 60. C, température à laquelle la plupart des résidus se volatilisent à la pression atmosphérique et brayent. Les dits résidus, contenus dans un bac 8 en charge s'écoulent dans une tuyauterie 9 qui pénètre dans l'eau et débouche en 10 au sein même de cette dernière, comme le montre la figure 1. Ils se diffusent dans la masse d'eau chaude et s'échappent à la surface de cette dernière où ils brtlent. Un brtleur de démarrage il (et éventuellement d'appoint) au propane par exemple est situé au-dessus de l'eau, ou plus exactement du mélange eau-résidus. Un dispositif à flotteur 12, maintient le niveau de résidus liquides dans la colonne 9. Une hotte 13, avec éventuellement des fenêtres d'entrée d'air 14, est en cosunication avec la cheminée d'évacuation des gaz chauds. Selea une variante (figure 2), une pompe 15 brasse le mélange eau-résidus. Elle aspire, par exemple, dans la partie supérieure de la cuve 1 en 16 et refoule en plusieurs endroits 17, au sein du bac. Dans la canalisation d'aspiration 16, les résidus liquides sont introduits en 16. Le mélange, déjà porté à température convenable par la rampe de chauffage 7, est ainsi plus homogène. Mais, cette disposition est plus compliquée. Quel que soit le mode d'introduction des résidus, des conduits d'air 19 provenant d'une gaine 20 entourant le bac 1, localisent l'alimentation en oxygène. Ils débouchent en 21 juste au-dessus du niveau d'eau. Les flammes naissent en principe à partir de ces orifices d'arrivée d'air. leur ventilateur 22 pulse l'air dans la gaine 20* Selon la figure 3, la hotte 13 (ou dessus du foyer) possède un orifice latéral inférieur 23 dans lequel pénètre l'ensemble ; bac 1 et son chauffage, brtleur de démarrage 11, gaine 20 avec les dispositifs de refoulement d'air, arrivées d'eau et de résidus liquides. Cet ensemble est mobile et mont sur un chariot 24 roulant sur rails 25, permettant des visites et, un entretien facile.Selon ce mode de réalisation, les résidus liquides sont introduits directement par la canalisation 26 prolongeant la colonne 9, avec une ou des électro-vannes de sécurité 27. Un clapet de non retour 28 évite les remontées. Le dispositif de maintien de la colonne de charge 9 (niveau en 29) comprend un flotteur 30 agissant sur un robinet 31 en cosnsnication avec le bac 8, au travers d'une électrovanne 32, de filtre 33, de sectionnement de sécurité. L'eau est maintenue à niveau constant en 3 (donc en 1), par un robinet 34 muni d'un flotteur 35.Un contact de sécurité 36 peut arrêter la combustion (arrAt du chauffage Par exemple), lorsque le niveau d'eau baisse anormalement. la canalisation 6 d'appoint d'eau possède une vanne de réglage 37 et une évacuation éventuelle 38 vers l'égout. Â partir de la gaine d'air 20, ce dernier est amené par des tuyauteries 39, convergents (voir figure 4). les orifices 21 déboachent au-dessus de l'eau par des tubes verticaux de diamètres décroissants en fonction de leur distance au centre de la cuve. L'alimentation en propane 40, se dirige vers le brflleur de démarrage 11, (avec manostat 41) et vers les brflleurs 7 sous la cuve (avec manostat 42). Dans les deux cas des électro-vannes 43 et 44 offrent une sécurité en cas d'anomalies, par exemple manque d'eau ou températures anormales (pyromètre 45 et 46), ou autres incidents. Une veilleuse 47 sur le brflleur de démarrage reste constamment allumée. Des bougies d'allumage 48 et des électrodes de contrôle 49, complètent le dispositif. D'autres systèmes de démarrage de la combustion peuvent être employés. Egalement, sur les brtleurs de chauffe 7, une veilleuse 50 reste constamment allumée. Une protection calorifique 51 permet à un observateur de venir contrôler la combustion. Une sécurité extrême est constituée par une arrivée d'azote 52 (avec sectionnement et électro-vanne 53) injectant en cas d'incident grave, ce gaz qui paralyse la combustion. L'invention ne se limite pas aux modes de réalisation ci-dessus décrits. Elle embrasse, au contraire, toutes les variantes possibles pourvu qu'elles ne sortent pas du cadre des revendications. Le procédé, objet de l'invention, trouve une application dans les incinérateurs pour détruire les résidus irrécupérables, provenant de produits à haut pouvoir calorifique (produits pétroliers, solvants, alcools, etc ...). Il peut aussi être appliqué au chauffage domestique ou d'usines en tant que fonction auxiliaire, lequel chauffage n'apporte aucune pollution de l'atmospJière. - REVENDICATIONS 1.- Procédé de destruction par le feu de résidus inflammables liquides (ou préalablement dissous), à fort pouvoir calorifique tels que résidus de produits pétroliers, alcools, solvants, etc ... et installation en résultant, lesquels procédé et installation ne dégagent aucun gaz nocif, et pouvant polluer l'atmosphère mais dégagent au contraire des gaz incolores, lesquels procédé et installation utilisent la présence de l'eau lors de la combustion, lesquels procédé et installation sont caractérisés par un bac, à niveau constant, alimenté en eau, lequel bac est chauffé entre 60 et 1000, dans lequel bac sont introduits, sous le niveau d'eau, les résidus liquides par un bac en charge. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la colonne de résidus liquides est maintenue en charge, par un dispositif à flotteur et robinet situé à hauteur convenable sur le bac contenant les dits residus. 3.- Procédé selon les revendications 1 et 2, prises séparément, caractérisé par le fait que le mélange chauffé eau-résidus liquides est brassé par une polype, à l'aspiration de laquelle aboutit la colonne en charge de résidus. 4.- Procédé selon les revendications 1 ou 3, prises séparément, caractérisé par le fait que l'air nécessaire à la combustion est amené par des conduits plongeant dans le mélange eau-résidus avant de ressortir juste au-des sus du niveau liquide constant, lesquels conduits sont alimentés par une gaine autour de la cuve, laquelle gaine reçoit l'air d'un ventilateur. 5.- Installation selon la revendication 4, caractérisée Par le fait que sur les conduits d'air plongeant dans le liquide, sont piqués des tubes verticaux, répartis convenablement dans le bac, lesquels tubes ont une section d'autant plus petite qu'ils sont éloignés du centre du dit bac. 6.- Installation selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le moyen de maintenir le niveau constant dans le bac est constitué par un réservoir avec flotteur et robinet de réglage de l'arrivée de l'eau, lequel réservoir est en communication avec le dit bac, par leur partie basse, lesquels réservoir et bac sont au même niveau. 7.- Installation selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'au-dessus du bac existe un brûleur de démarrage de la combustion (pouvant aussi servir d'appoint), lequel brûleur de démarrage possède une veilleuse et un moyen d'allumage à distancez 80- Installation selon les revendications 1 à 7, prises séparément, caractérisée par le fait que des électrovannes et sectionnements convenablement situés et conjugués avec des pyromètres et manostats évitent tout risque d'explosion ou d'incident. 9.- Installation selon les revendications 1à 8, prises séparément, caractérisée par le fait qu'unie (ou plusieurs) arrivée d'azote avec électrovanne, constitue une sécuritd extrême permettant d'étouffer l'incendie. 10.- Installation selon les revendications 1 à 9, prises séparément, caractérisée par le fait qu'une hotte surmonte l'ensemble du foyer. 11.- Installation selon les revendications 1, 4, 5, 7, 8, 9 et 10, prises ensemble, caractérisée par le fait que le bac, la ventilation, les brtlleurs de démarrage et de chauffage de la cuve, les arrivées d'eau et de résidus sont ensemble montés sur un chariot roulant dans une ouverture inférieure latérale de la hottes