La présente invention a pour objet un dispositif d'irrigation et de rinçage d'organes vivants ou d'organes artificiels en conditions stériles. Les thérapeutiques modernes utilisent auJourd'hui des moyens techniques de plus en plus élabores que ce soit, dans le domaine de l'administration des médicaments, de l'étude, du contrôle, et du soutien du malade par des appareillages divers ou dans la mise en oeuvre d'organes artificiels. Les nécessités de l'asepsie ont conduit à utiliser des techniques permettant de réaliser celle-ci dans les meilleures conditions chaque fois qu'il y avait compatibilité avec les exigences économiques. De ce fait, le domaine de l'irrigation des organes vivants tels que vessie, rectum, yeux, vagin, fistules, ou des organes artificiels tels que reins ou coeur, à l'aide de liquides stériles ou médicamenteux, nta connu à ce jour que des moyens de mise en oeuvre extrênement sommaire, répondant imparfaitement aux conditions d'asepsie souvent requises. Il est donné, ci-après, à titre d'exemple la description des moyens utilises pour une irrigation vesicale Cette irrigation est de pratique courante sur des patients souffrant de troubles paralytiques, chez lesquels les commandes nerveuses ne s'effectuent plus, ou sur des patients venant de subir une intervention chirurgicale telle qu'une operation de la prostate, chez lesquels la vessie est temporairement au repos. Ces malades ont une sonde à demeure, mais ##elimination des urines se faisant mal, les risques d'infection sont élevés si l'on ne procede pas de façon réguliere à des irrigations intérieures de la vessie. L'opération necessite une seringue, une aiguille, un flacon contenant un sérum physiologique stérile et une cupule. Il convient, apres ouverture du flacon, de verser le soluté stérile dans la cupule, puis de prélever une certaine quantité de liquide avec la seringue, avant de l'injecter par la sonde dont est équipé le malade. Du fait que la contenance d'une seringue, même de capacité élevez, est limitee à une valeur relativement faible, de l'ordre de 50 à 80 ml, l'ope'ration de prélèvement et d'injection doit être répétée plusieurs fois pour réaliser une même irrigation. Les défauts d'une telle mise en oeuvre apparaissent clairement et sont les suivants - mise en oeuvre de matériel inadapté ; - opération compliquée et longue - risques certains de fautes d'asepsie, le liquide stérile perdant cette qualité après versement dans la cupule, et la seringue étant polluée des la première injection par suite du contact avec la sonde, avec les doigts du manipulateur, voire au contact de l'air ambiant. Les risques et le coût de cette opération font que son application est limitée au cas indispensables. En ce qui concerne les organes artificiels, il est souvent nécessaire de procéder à des rinçages de tubulures dans lesquels le sang du malade est passé, de manière à ce que celui-ci récupère la totalité de son sangs additionné éventuellement d'une faible quantité de liquide de rinçage. Dans ce cas, les exigences de stérilité du liquide de rinçage sont absolues et la mise en oeuvre de l'ope'ration doit présenter une sureté totale et par suite de grandes précautions. La présente invention vise à remédier à ces inconvénients. A cet effet, le dispositif qu'elle concerne est constitué en combinaison par une poche étanche contenant le liquide d'irrigation et de rinçage, réalisée en une matière synthétique souple stérilisable à plus de 1000C, par une tubulure réalisée dans la laême matière que la poche et débouchant dans celle-ci, dont ltextrémité libre est équipée d'un embout en matière synthétique rigide, lui-même recouveru et obturé avec étanchéité, avant utilisation, par un capuchon. La poche en matière synthétique est de contenance adaptée à la technique mise en oeuvre et à la taille de l'organe à traiter. La composition du matériau la constituant lui permet d'accepter n'importe quel liquide stérile physiologique ou médicamenteux, La souplesse de la poche confère également un autre avantage au dispositif puisque c'est par pression sur celle-ci que va être obtenu l'écoulement du liquide à la vitesse désirée. En effet, selon la nature et la tàifle des organes à traiter, il est opportun de pouvoir moduler la pression de liquide de nettoyage. La tubulure souple, dont la longueur est variable et adaptée aux conditions opératoires, facilite l'utilisation du dispositif puisque la poche peut être placée et actionnée dans n'importe quelle position et à une distance assez grande du lieu de ltopéra- tion à réaliser. La mise en oeuvre de ce dispositif est extrêmement simple puisqu'il suffit à l'utilisateur, qui peut être le patient lui-meme, d'ôter le capuchon de protection assurant le bouchage étanche et la protection de l'embout avant de réalises le rinçage par exemple en introduisant l'embout dans ltextrémité d'une sonde. Avantageusement, la liaison étanche entre la tubulure et la poche est réalisée par soudage, tandis que la tubulure est réunie à l'embout par emboitement étanche de celui-ci. Il est à noter qu'après remplissage en liquide stérile, le dispositif est conditionné à l'intérieur d'un sachet de suremballage, fermé de façon étanche et réalisé en une matière synthétique thermostable. La stérilisation du dispositif est effectuée après introduction du dispositif dans le sachet de suremballage, ce qui a pour effet d'assurer à la fois la stérilisation du liquide, de l'embout, du capuchon et celle de l'extérieur de la poché L'enveloppe de suremballage est déchirée au dernier moment, et de ce fait, il n'existe aucun risque de pollution. L'embout en matière synthétique possède un profil externe intérieuresent, conique permettant son introduction dans toutes les sonnes etytine "conicité (;USER" femelle s'adaptant sur la plupart des appareillages existants. La possibilité est egalement offerte d'ajouter extemporane ment de façon stérile, un produit au liquide se trouvant dans la poche. L'opération est réalisée à l'aide d'une seringue à "conicité LUER" que l'on emboîte à l'intérieur de l'embout avant d'injecter son contenu dans la poche par l'intermédiairede dela tubulure. Dans une forme préféréed'exécution #####'#####nde l'invention, le capuchon de l'embout est réalisé en une matière synthétique souple et présente à sa base une languette prolongée par une zone prédécoupée correspondant à une partie de la base, prolongée par une zone prédécoupée longitudinale à l'embout s'étendant jusqu'a proximité de l'extrémité de celui-ci. Ce dernier agencement est particulièrement avantageux du fait qu'il évite tout contact entre les doigts de l'opérateur et l'embout rigide. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécu- tion de ce dispositif Figure 1 est une vue du dispositif conditionné ; Figure 2 est une vue du dispositif juste avant emploi Figures 3 et 4 sont deux vues de côté, de détail, de l'embout, respectivement, équipé de son capuchon et non équipé de celui-ci. Le dispositif représenté au dessin comporte une poche 2 réalisée en une matière synthétique souple et stérilisable à plus de lOO*C. Dans une extremité de cette poche 2 débouche une tubulure 3, réalisée dans la même matière que la poche 2 et liée à celle-ci par soudage. L'extrémité libre de la tubulure 3 est équipée d'un embout 4 en matière synthétique rigide présentant une forme générale tron- conique. L'embout 4 est recouvert et obturé avec étanchéité par un capuchon 5 réalisé en une matière synthétique souple. Ce capuchon 5 présente, à sa base, une languette 6 prolongée par une zone 7 prédécoupée, correspondant à une partie de la base du capuchon, cette zone 7 étant elle-même prolongée par une zone prédécoupée 8 longitudinale à l'embout et s'étendant jusqu'à proximité de ltextrémité de celui-ci. Après remplissage du récipient par un soluté stérile, la tubulure 3 est repliée sur le corps de la poche 2. Le tout est ensuite conditionné à l'intérieur d'un sachet de suremballage 10 réalisé en une matière synthétique thermostable. L'emballage ainsi constitué est alors stérilisé. Pour l'utilisateur, il suffit, lorsqu'il doit effectuer un rinçage, de sortir au dernier moment le dispositif de l'enveloppe 10, et d'ôter le capuchon 5 en tirant sur la languette 6. L'embout est alors introduit, si besoin est, dans une sonde, après quoi, ltopérateur exerce une pression sur la poche, afin de réaliser le rinçage sous la pression désirée. L'économie ainsi réalisée est donc importante, non seulement au niveau des produits utilisés, mais aussi et surtout sur le temps de l'opération et, par suite, sur le coût de main-d'oeuvre. Comme il va de soi, l'inventionne se limite pas à la seule forme d'exécution de ce dispositif décrite ci-dessus à titre d'exemple ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation. - REVENDICATIONS 1. - Dispositif d'irrigation et de rinçage d'organes vivants ou d'organes artificiels en conditions stériles, caractérisé en ce qu'il est constitue en combinaison par une poche étanche contenant le liquide d'irrigation et de rinçage, réalisée en une matière synthétique souple stérilisable à plus de 1000 C, par une tubulure réalisée dans la même matière que la poche et débouchant dans celle-ci, dont I'extrémité libre est équipée d'un embout en matière synthétique rigide, lui-m#me recouvert et obturé avec étanchéité, avant utilisation, par un capuchon. 2. - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la liaison étanche entre la tubulure et la poche est réalisée par soudage, tandis que la tubulure est réunie à l'embout par emboîtement étanche de celui-ci. 3. - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que, avant utilisation, il est conditionné à l'intérieur d'un sachet de suremballage étanche réalisé en une matière synthétique thermostable. 4. - Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que la stérilisation est effectuée après introduction dans le sachet de suremballage, ce qui a pour effet d'assurer à la fois la stérilisation du liquide, de l'embout, du capuchon et de ltextérieur de la poche. 5. - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l'embout en matière synthétique rigide possède un profil externe conique permettant son introduction dans toutes les sondes et, intérieurement, une "conicité LUER'/ femelle s'adaptant sur la plupart des appareillages existants. 6. - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le capuchon de l'embout est réalisé en une matière synthétique souple et présente a sa base une languette prolongée par une zone predécoupée correspondant à une partie de la base, prolongée par une zone prédécoupée longitudinale à l'about s'étendant jusqu'à proximité de l'extrémité de celui-ci.