Il est nécessaire, du point de vue sécurité du trafic, que l'on puisse indiquer de manière non ambiguë au conducteur d'un véhicule automobile si, lors du fonctionnement de l'indicateur de direction, les deux lampes clignotantes fonctionnent correctement. Un défaut peut être indiqué, par exemple, quand la 5 lampe de commande qui est montée sur le panneau de commande affiche une lumière permanente ou bien ne s'allume pas. Toutefois, quand le conducteur concentre son attention sur la route, cette lampe de commande est située à la limite du champ de vision du conducteur, aussi une telle indication, par suite du fait que les impressions provenant du champ de vision extrême sont seulement notées 10 avec une attention réduite, est facilement oubliée. D'autre part, l'inspection de la lampe de commande ou de contrôle, distrait l'attention du conducteur de ce qui peut survenir sur la route. Il est, en conséquence, souhaitable d'être capable de disposer d'un procédé d'indication perfectionné. A cette fin, il a été proposé d'accroître énergique-15 ment la fréquence de clignotement,dans le cas d'un défaut du fonctionnement de la lampe clignotante, étant donné que, dans ce cas ,une fréquence de clignotement plus élevée est plus facilement perceptible optiquement, et en outre, peut également être indiquée acoustiquement. Dans ce but, toutefois, il est nécessaire de superviser le fonctionnement électrique des lampes. Comme grandeur élec-20 trique, à partir de laquelle un signal de supervision ou de contrôle peut être dérivé, on peut prendre le courant de la lampe. A cette fin, il est bien connu de monter à l'intérieur du circuit de la lampe» une petite résistance, à travers laquelle le courant s'écoulant dans la lampe engendre une tension qui est proportionnelle au nombre de lampes. Il est 25 également connu d'engendrer un signal semblable de supervision ou de contrôle, de la lampe en montant une résistance en parallèle avec le contact de commutation des lampes. Dans ce cas, le signal de supervision est engendré quand le contact de commutation est ouvert, c'est-à-dire au cours des périodes sombres (c'est-à-dire de "non allumage") des lampes,, 50 Comme cela est bien connu, la résistance froide d'une lampe à décharge est sensiblement inférieure à la résistance existant au cours de la période d'illumination, ce qui, ci-après, est désigné comme étant la "résistance à chaud". Ceci est dû au fait qu'au moment de la mise hors service, le signal de supervision présente son amplitude la plus élevée qui chute à mesure que le 35 filament devient froid. Le processus de refroidissement s'effectue au cours de cette opération grâce à la capacité thermique de la lampe, selon une fonction exponentielle. La figure 1 du dessin représente la courbe du signal de supervision p' îr les deux cas intéressants, c'est-à-dire quand les deux lampes sont en condition 40 de fonctionnement correct ou quand l'une des lampes arrête de fonctionner. La 70 15289 2040246 2 • courbe supérieure, référencée par la lettre a, correspond au premier cas. ci-dessus, c'est-à-dire quand une lampe arrête de fonctionner. La courbe inférieure, référencée par la lettre b, correspond au cas pour lequel les deux lampes sont en condition de fonctionnement correct, \ 5 Une distinction entre ces deux cas possibles, par exemple, peut être faite quand un niveau de tension situé entre ces deux courbes est choisi comme seuil de fonctionnement pour une augmentation de fréquence. Ceci implique, toutefois, qu'afin d'obtenir un état non ambigu on utilise comme critère, de la même manière, une tension variable dans le temps, selon une fonction exponentielle, qui est 10 référencée par la courbe ç_. L'origine des coordonnées de la figure 1 correspond au moment pour lequel la mise hors service est effectuée. En ordonnée des courbes de la figure 1# on place la tension U du signal de supervision et de contrôle, et en abscisse le temps t. La prévision d'un, seuil de fonctionnement sous la forma d'une fonction 15 exponentielle nécessite, toutefois, des frais considérables du point de vue teohnique de circuits II est souhaitable, en conséquence, de prévoir un seuil de fonctionnement en avance constante dans le temps, qui est représenté par le trait interrompu horizontal d. Cornue on psut facilement. le voir, la chute de tension se produisant immédiatement après la aise hors service des lampes dans 20 le cas de deux lampes qui sont en condition de fonctionnement correct, est supérieure à la chute de tension particulière qui se produit à la fin de la période sombre (non allumage) et, en conséquence, est supérieure à la durée de refroisis-semerrt dans le a as d'une lampe qui arrête de fonctionner. En conséquence, aucun seuil de tension ne peut être indiqué; aussi la chute de tension aux bornes des 25 deux lampe» qui sont en condition de fonctionnpmemt correct, est plus faible dans tous les cas que la chute de tension qui se produit dans le cas d'une lampe qui arrête de fonctionner. En conséquence, la présente invention a pour objet de proposer un procédé de contrôle dont le seuil de fonctionnement est choisi de telle sorte qu'il ■ 50 devient possible d'avoir une distinction non ambiguë entre deux lampes fonctionnant correctement et une lampe défectueuse. Aussi, l'invention concerne un procédé de contrôle des lampes clignotantes et de leurs défauts, par exemple pour des véhicules automobiles. Selon ce procédé, les lampes, au cours de leur période sombre, sont ali-35 mentées par une tension de fonctionnement, par l'intermédiaire d'une résistance série qui, au cours de la période d'allumage des lampes, est court-circuitée. De plus, le signal de supervision, au cours de la période sombre des lampes, est prélevé soit aux bornes de la résistance série, soit sur les lanqpes. Selon ce procédé, la fréquence de clignotement de l'oscillateur engendrant les impul-^ sions de clignotement agit selon le signal de supervision. 15289 2040246 3 Le problème posé est résolu selon l'invention en s'arrangeant pour que : - le signal de supervision actionne un oscillateur engendrant une tension en delta (c'est-à-dire de forme triangulaire) comprenant une composante continue, ainsi qu'une tension rectangulaire, de fréquences égales, et dont la fréquence, 5 dans le cas d'un coefficient d'utilisation d'impulsions constant, soit réglée en faisant varier la valeur maximale et/ou minimale de la tension en delta ; - à partir du signal de supervision et, - en conséquence, à partir du courant de non allumage des lampes, par comparaison avec un signal de référence, on dérive un signal de référence pour cette posi- 10 tion de temps particulière, au cours de laquelle la période de non allumage, si nécessaire, doit être interrompue ; - dans le cas d'un défaut d'une lampe, la période de non allumage s:>it interrompue et, simultanément, la fréquence- de clignotement au moins doublée. En conséquence, il a été reconnu par l'invention que le seuil de fonction-15 nement constant, ainsi que le seuil de fonctionnement suivant, selon une fonction exponentielle, peut être remplacé quand, pour une position de temps favorable prédéterminée, le signal de commande est dérivé du signal de supervision et de contrôle. Il est particulièrement avantageux qu'après le délai de la moitié d'une 20 période sombre, on dérive le signal de commande, que, dans le cas d'une lampe défectueuse, la période sombre soit interrompue dans la même position de temps, et que la fréquence de clignotement soit doublée. Par rapport à cette position de temps, il est possible d'indiquer un seuil pour lequel la chute de tension, aux bornes des deux lampes commutées périodiquement, est toujours inférieure à 25 la chute de tension aux bornes d'une lampe seulement. D'autres caractéristiques de l'invention ressortiront de la description détaillée ci-dessous. Bien entendu la description et le dessin ne sont donnés qu'à titre indicatif et nullement limitatif de l'invention. La figure 1 représente la courbe dû signal de supervision et de contrôle 30 dans plusieurs cas intéressants. La figure 2 représente, schématiquement, un exemple de réalisation d'un circuit pour la mise en oeuvre de l'invention. La figure 2 représente, schématiquement. l'oscillateur qui agit sur le signal de supervision et qui sert à engendrer les impulsions de clignotement. 35 Cet oscillateur est constitué par un simple condensateur C qui, par le changement de position du commutateur S et à travers la résistance R, est chargé et déchargé périodiquement. Le commutateur S, qui peut être un commutateur électronique, est commandé d'une manière telle, par le circuit à seuil SWS que, à partir de la tension au point A,on obtient un critère pour la commutation sur le circuit à 40 seuil. Le circuit à seuil présente un seuil de réponse supérieur auquel le 70 15289 2040246 commutateur à seuil répond quand il l'atteint, et à ce moment, fait passer le commutateur S dans son autre position de commutation. En synchronisme, le circuit à seuil coirinute le seuil de réponse à une valeur plus faible, à partir duquel on effectue une commutation revenant à l'état original. En conséquence, 5 au point A il apparaît une tension de forme quelque peu triangulaire, tandis qu'à la sortie du circuit à seuil, il apparaît une tension rectangulàire qui, par .l'intermédiaire de l'étage de sortie, est envoyée aux deux lampes L1 et 12. Le signal de supervision, sous la forme de la tension Uu est envoyé à l'entrée de commande E du circuit à seuil, auquel il est appliqué en permanence. 10 L'entrée de commande agit d'une manière telle, sur le circuit à seuil, qu'il affecte le seuil de réponse supérieur et/ou inférieur, de telle sorte que la valeur maximale et/ou minimale de la tension triangulaire varie également. Le signal de commande est maintenant obtenu par une comparaison avec le signal de référence, pour une position de temps pour laquelle, dans le cas d'une 15 lampe défectueuse, la période sombre est interrompue et, simultanément, en faisant varier le seuil de réponse du circuit à seuil, la fréquence est changée. Le signal de référence est, de la même manière, dérivé du signal de supervision et délivré de manière stable. Il est avantageusement égal à la valeur moyenne arithmétique du signal de supervision apparaissant dans le cas de deux 20 lampes qui sont en condition de fonctionnement correct (courbe b de la figure l), et du signal de supervision apparaissant dans le cas d'une lampe défectueuse (courbe a de la figure l). Le signal de référence et le signal de supervision sont comparés l'un avec l'autre pour la position de temps particulière au cours de laquelle, si nécessaire, la période sombre doit être terminée, et une fréquen-25 cç croissante est engendrée dans le cas d'une lampe défectueuse. La comparaison, par exemple, peut être réalisée à l'aide d'un amplificateur différentiel. Bien que les principes de la présente invention aient été décrits ci-dessus en relation avec un exemple particulier de réalisation, on comprendra clairement que ladite description est faite seulement à titre d'exemple et ne limite pas 50 la portée de l'invention. 15289 5 2040246 REVENDICATIONS 1°) Procédé de contrôle de lampes clignotantes et de leurs défauts, par exemple dans des véhicules automobiles, selon lequel les lampes, au cours de leur période "sombre"., sont alimentées par une tension de fonctionnement par 5 l'intermédiaire d'une résistance série qui est court-circuitée au cours de la période "allumée", selon lequel* de plus, le signal de contrôle, au cours de la période "sombre", est prélevé sur la résistance série ou sur les lampes, et selon lequel la fréquence de clignotement de l'oscillateur engendrant les impulsions de clignotement, agit en fonction du signal de contrôle, caractérisé 10 en ce que : - le signal de supervision agit sur un oscillateur engendrant une tension de forme triangulaire, comprenant une composante à courant continu, ainsi qu'une tension rectangulaire, de fréquences égales, et dont la fréquence, dans le cas d'un coefficient d'utilisation d'impulsions constant, est réglée en faisant 15 varier la valeur maximale et/ou minimale de la tension triangulaire ; - à partir du signal de supervision et, en conséquence, â partir du courant de lampe "sombre", en comparaison avec un signal de référence, on dérive un signal de référence pour cette position de temps particulière dans laquelle la période "sombre", si nécessaire, doit être interrompue ; 20 - dans le cas d'un défaut dans une lampe, la période ou la phase "sombre", est interrompue et, simultanément, la fréquence de clignotement est au moins doublée 2°) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, après l'éeou-• lement d'une moitié de la période "sombre", on dérive un signal de commande afin d'interrompre la période "sombre" pour la même position de temps, dans le 25 cas d'une lampe défectueuse et pour doubler la fréquence de clignotement. 3°) Procédé selon la revendication*1, caractérisé en ce que le signal de référence est choisi pour être égal à la valeur moyenne arithmétique du signal de contrôle résultant du cas ou deux lampes sont en condition de fonctionnement correct, et de celle du signal de contrôle résultant du cas ou une lampe 30 arrête de fonctionner.