La présente invention concerne un procédé hydrométallurgi que pour le traitement de composés oxygénés contenant du plomb. Elle a plus particulièrement trait à un procédé pour la récupération du plomb et éventuellement du zinc contenus dans un minerai oxydé de plomb à forte teneur en arsenic et en bismuth. On sait que la présence d'arsenic et de bismuth dans les minerais de plomb constitue une gêne importante pour le métallur giste. Si le problème a été résolu pour certains minerais sulfurés ou oxydés par la flottation qui donne en général des concentrés relativement pauvres en arsenic et bismuth, cette solution n'a pas un caractère général et de nombreux minerais ne peuvent être traités de cette manière. Cette lacune signifie que certains minerais ou concentrés n'ont que peu ou pas de valeur marchande comme cela est le cas des minerais ou des concentrés où le plomb contenu est tota lement ou partiellement sons forme de mimétite. Le minerai d'Angouran (Iran) est un bon exemple d'un tel type de minerais. C'est pourquoi l'un des buts de la présente invention est de fournir un procédé de traitement qui permette de récupérer le plomb des minerais ou concentrés oxydés. Un autre but de la présente invention est de fournir un procédé qui permette de traiter les minerais oxydés de plomb con tenant une forte proportion d'arsenic et/ou de bismuth. Un autre but est de fournir un procédé hydrométallurgique qui permette de valoriser les métaux non-ferreux autres que le plomb présents dans le minerai Selon l'invention, ces buts, et d'autres qui apparaîtront par la suite, sont atteints au moyens d'un procédé hydrométallurgi que pour traiter un cosposé oxygéné contenant au moins du plomb comme métal non ferreux caractérisé par le fait qu'il oomprenh au moins les étapes suivantes a) on soumet ledit coelposé oxygéné à une attaque à chaud au moyen d'un agent de chloruration, cette attaque étant réalisée au sein d'une phase aqueuse dont la concentration en ions chlorure est au moins égale à un équivalent-grattme par litre ; et dont le pH. est inférieur à 6. b) on récupère le plomb mis en solution ; c) on récupère les autres métaux non-ferreux mis en solution en même temps que le plomb. Par composés oxygénés il faut entendre les oxydes, les hydroxydes, les arseniates, les phosphates, les carbonates, voire certains silicates, ainsi que, d'une façon générale, les sels d'acides oxygénés et les mélanges des couses précédents De tels composés peuvent provenir du grillage de minerais sulfurés. La température de l'attaque peut être avantageusement comprise entre la température d'ébullition et 60 C et,de préf éren- ce, elle est voisine de la température d'ébullition. Bien qu'il scit plus simple de travailler à la pression atmosphérique, on peut mener l'attaque sous une pression supérieure. Les chlorures présentes dans la phase aqueuse d'attaque peuvent etre des chlorures d'ammonium, de métaux alcalin et de métaux alcalino-terreux. La concentration en ions chlorure dans la phase aqueuse de départ est avantageusement supérieure à 2 équivalents-gramme t, de préférence, supérieure à 4 équivalentsgramme par litre. Par 'expression agent de chloruration,il faut comprendre les dérivés chlorés susceptibles de réagir avec le composé oxygéné pour former les chlorures de plomb et d'autres métaux non-ferreux. Le groupe des agents de chloruration est formé par acide chlorhydrique et les corps capables d'engendrer de l'acide @hlorhydrique pendant l'attaque; ainsi, le chlorure ferrique par hydrolyse et le chlore gazeux par dismutation, sont capables de produire de L'acide chlorhydrique. Il cc=nvlent de noter que certains chlorures cités plus haut comme uuilisables pour apporter des ions chlorure au mélange réactionne@, peuvent être considérés comme appartenant au groupe des agents de chloruration; ainsi les chlorures des métaux alcalinoterreux sauf le magnésium, lorsqu'il réagissent sur les sulfates de métaux -lon-ferreux, dans un milieu concentré en ions chlorure forment des chlorures de métaux non-ferreux et un sulfate de métal alcalino-terreux. Il est clair que les agents de chloruration peuvent être un mélange ae divers dérivés chlorés. Le pH de la solution doit être inférieur à 7, et, de préférence7 compris entre O et 4. Les spécialistes en la matière comprendront aisément que les conditions d'attaque dépendent essentiellement de la composition du minerai. Ainsi, dans le cas où le minerai contient du fer, on pourra dissoudre sélectivement le plomb, le zinc et le cuivre et maintenir le fer précipité en utilisant les techniques exposées dans la demande de brevet déposée par la Demanderesse le 6 février 1976, sous le numéro d'enregistrement national 75-03266. La présence d'ions alcalino-terreux et d'ions ferriques permet d'éliminer par précipitation respectivement les ions sulfate et arséniate dès l'étape de mise en solution. Toutefois, l'éli- mination de l'arsenic peut intervenir dans des étapes ultérieures. Dans la majorité des cas, la mise en oeuvre la plus économique et la plus aisée de l'attaque consiste à mener cette dernière au moyen d'acide chlorhydrique dont l'addition est réglée de manière à maintenir le pH à une valeur comprise entre l et 3. L'étape b) de récupération du plomb consiste, soit à cémenter directement le plomb à partir de la solution ou de la suspension de chlorure de plomb obtenue dans l'étape a), soit à refroidir la solution et à précipiter le chlorure de plomb qui sera alors filtré, lavé, récupéré et éventuellement remis en pulpe et cémenté. La filtration et le lavage du précipité ne présentent pas de difficultés particulières. Il faut noter que le chlorure de plomb obtenu est d'une grande pureté et contient au plus 0,02% d'arsenic. Dans les deux cas, la cémentation peut être réalisée selon les méthodes habituelles au moyen de métaux moins nobles que le plomb tel que par exemple le zinc en poudre, en grenailles ou en feuilles. Cependant, selon l'une des mises en oeuvre préférées de l'invention, la cémentation est réalisée au moyen de poudre de fer. il convient toutefois de noter que cette cémentation est moins complète lorsque la phase aqueuse contenant le plomb est très fortement complexante, comme par exemple une solution de chlorure~de calcium trois fois molaire. Le chlorure ferreux produit par la céméntation pourra soit être soumis à une pyrohydrolyse, soit être soumis a une oxydation sous pression de manière à donner un précipité d'oxyde ou d'hydroxyde de fer et une solution d'acide chlorhy dritue relativement concentrée. L'étape de récupération des autres métaux non-ferreux contenus dans la solution dépend de la composition issue de l'attaque et peut être réalisée en faisant appel à des méthodes classiques. Ces méthodes ne sont cependant pas très nombreuses, le traitement des métaux non-ferreux tel que le plomb, le zinc et le cuivre par voie chlorurée ayant été peu employé jusqu'à présent. Les méthodes de récupération du zinc, du cuivre et de l'ar gent exposées par la Demanderesse dans la demande de brevet No. 75-12.373 déposée le 21 avril 1975 conviennent parfaitement à ce procédé. En ce qui concerne le zinc, on peut en outre citer l'extraction de son chlorure par les composés phosphorés neutres tels que le phosphate de tributyle ou le produit vendu sous la dénomination commerciale HOSTAREX PO 212, et 1'absotion du zinc et du cuivre sous forme anionique sur des résines très basiques telles que celles vendues sous la dénomination commerciale IRA 400. Dans le cas où le composé oxygéné contient des sulfates, le zinc peut également être récupéré sous la forme de son hydroxyde par précipitation à la chaux. La description qui va suivre et qui ne présente aucun caractère limitatif fera bien comprendre comment la présente invention peut être mise en pratique. Elle doit entre lue en regard des figures annexées qui montrent, de manière hautement schématique, les différentes étapes du procédé selon l'invention. Parmi ces figures La figure 1 représente les différentes étapes d'une mise en oeuvre du procédé selon laquelle le chlorure de plomb est cémenté sans cristallisation et sans remise en pulpe préalable. La figure 2 correspond à une mise en oeuvre de l'inven tion plus générale et convenant à tout type de minerai. Si l'on se réfère à la figure 1, la solution contenant des ions chlorure et un agent de chloruration est introduite en 2 dans un réacteur 1 où elle est chauffée et où elle est mise en contact avec un composé oxygéne qui est injecté en 4. La solution chargée en chlorure de plomb sort en 6 du réacteur 1 tandis que les résidus de l'attaque sont évacués en 5. Le pH de la solution peut etre ajusté en agissant sur le débit et sur-la composition du composé chloré; il est de préférence compris entre 2 et 4. Il est également possible d'ajouter en 3 des réactifs neufs tels que des ions 'chlorure-, sous forme de chlorures de métaux alcalins ou alcalino-terreux, d'acide chlorhydrique ou de chlorure ferrique. La solution en provenance de 6 est introduite dans un appareillage 7 où elle est mise en contact avec du zinc de préf é- rence sous forme de poudre. Le plomb est alors récupéré sous forme de cément tandis que la solution chargée en chlorure de zinc est recyclez vers l'attaque en 2 après passage total ou partiel dans une installation destinée à la récupération du zinc ctui -sera décrite plus loin. Le chlorure de plomb peut également être cémenté au moyen de fer de préférence en poudre. I1 faut dans ce cas prévoir une installation d'attaque sous pression du chlorure ferreux provenant de la cémentation pour donner de l'acide chlorhydrique et un hydroxyde de fer facilement filtrable. Au moyen de vannes 8 et 9, i1 gt possible de mettre en série dans le circuit décrit ci-dessous une ou plusieurs installations pour la cémentation d'éléments éventuellement présents dans le minerai de plomb traité, tels que par exemple les métaux pré cieux,le bismuth et le cuivre, les métaux précieux pouvant etre cémentés par le cuivre, le bismuth et le cuivre pouvant l'être par le plomb. Sur la figure 1, une seule installation de ce genre est représentée; elle est indiquée par la référence 12. Afin d'éviter une cristallisation du chlorure de plomb, la cémentation doit être conduite à la même temperature que l'attaque. Au moyen des vannes 10 et Il, il est possible de mettre également en série dans le circuit ci-dessus une installation 13 destinée à la récupération du zinc éventuellement contenu dans le minerai de plomb ou provenant de la cémentation du chlorure de plomb. Si la teneur du minerai en zinc est faible, cette installation 13 est de préférence ne batterie de résine échangeuse d'ions. Si la teneur du minerai est relativement élevée, cette installation sera une installation d'échange liquide-liquide. On peut par exemple utiliser comme solvant le phosphate de tributyle ou le produit vendu sous la dénomination commerciale HOSTAREX PO 212 qui est un composé organo-phosphoré. I1 convient de noter que l'installation 13 peut également être placée sur le même circuit dérivé que l'installation 12. Dans ce cas les vannes 10 et 11 sont supprimées. Si l'aise réfère à la figure 2 sur laquelle les éléments identiques à ceux de la figure l ont été affectés dus mêmes chiffres de référence et ne seront pas décrit à nouveau, une solution aqueuse riche en ions chlorure est introduite en 2 dans le réacteur 1, ainsi que le composé chloruré en 3. La solution issue en 6 du réacteur 1 est envoyée dans un appareillage 4 séparateur de phase où elle est refroidie et où le chlorure de plomb cristallisé est récupéré tandis que la solution est envoyée dans une installation 15 dans laquelle arsenic est précipité sous forme d'arséniate de fer ou de calcium; la solution est alors envoyée en partie ou en totalité vers la boucle du circuit où les autres métaux nonferreux sont récupéras. Au moyen de vannes 8 et 9, il est possible de mettre en série dans le circuit décrit ci-dessus une ou plusieurs installations pour la cémentation d'éléments éventuellement présents dans le minerai de plomb traité, tels que par exemple les métaux précieux, le bismuth et le cuivre. Sur la figure 2,une seule lnstallation de ce genre est représentée; elle est indiqué par la référence 12. Afin d'éviter une cristallisation du chlorure de plemb, 13 cémentation doit être conduite à la même température que l'attaque Du moyen des vannes 10 et 11 il est possible de mettre égale Zen er série dans le circuit ci-dessus une installation 13 destinée 5 la récupération du zinc eentuellement contenu dans le minerai de plomb ou provenant de la cémentation du chlorure de plomb.Si Si la la teneur du minerai en zinc est faible, cette installation 13 est de préférence une batterie de résine échangeuse d'ions. Si la teneur du minerai est relativement élevée, cette installation sera une installation d'échange liquide-liquide. On peut par exemple utiliser comme solvant le phosphate de tributyle ou le pr@@@@it vendu sous la dénomination commerciale HOSTAREX PO 212 au est également un composé organo-phosphoré. Après ce traitement, la solution peut être recyclée en 2. Le chlorure de plomb récupéré dans l'appareillage 14 peut être remis en pulpe et cémenté en 7 par le fer, par exemple sous forme de poudre. Le chlorure ferreux produit par cette cémentation peut être traité pour récupérer l'acide chlorhydrique. Les exemples 1 et 2 suivants concernent la mise en solu tison d'un concentré de plomb préparé à partir du minerai d'Angouran La composition de ce concentré est la suivante Plomb 55,84 % Soufre 1 % Zinc 8,54 % Anhydride sulfureux 0,57 % Fer 1,22 % Carbone libre 0,57 g Argent 0,015 % Carbone 10,1 % Arsenic 5,58 % Chlore 0,45 % Antimoine 0,02 % Eau 0,4 % Bismuth 0,002% Oxygène et non dosés 11,3% Silice SiO2 1,85% Oxyde de calcium 0,3% Les principales phases rencontrées dans ce concentré sont les suivantes Cérusite : Pb C03 Smithsonite : Zn C03 Mimétite :Pb5 (AsO4)3 C1 Dans les exemples 1 et 2, l'attaque est menée dans une solution à 270 grammes par litre de chlorure de et à 1000C. Exemple 1. Dans 1,5 litre de solution de chlorure de sodium additionnée de 0,0955 litre d'acide chlorhydrique 12N et portée à 1000C, 135 grammes de concentré sont ajoutés progressivement. Une fois l'addition terminée, le mélange est maintenu à lOOoC pendant 30 minutes. Le pH de la solution finale est 1,2. Le résidu est lavé avec une solution d'eau à pH2. Les différentes solutions sont refroidies et les cristaux de chlorure de plomb sont récupérés. Le bilan de l'attaque est indiqué dans le tableau suivant où les expressions comme PbT ou As T désignent la quantité totale du métal correspondant mise jeu lors de l'essai. TABLEAU I Bilan Global Attaque HCl en milieu NaCl (270 g/l) Poids ou Pb % PbT As % AsT Zn % ZnT Ag % AgT Volume en g/l en g/l en g/l en g/l (g ou m3) g g g g Produit de départ 135,4 55,84 75,61 5,58 7,56 8,54 11,56 0,015 0,02 Solution de départ (NaCl: 270g/l) 1500 Total entrée 75,61 7,56 11,56 0,02 Résidu 37,2 62,9 23,40 0,34 0,13 2,18 0,81 0,014 0,0053 Solution finale 1320 12,32 16,26 5,01 6,61 7,40 9,77 0,0084 0,0111 Eau de Lavage 1600 1,6 2,56 0,038 0,06 0,23 0,37 0,0008 Cristaux 24 73,26 17,58 0,039 0,01 0,014 0,004 0,00025 0,0001 Total sortant 59,80 6,81 10,95 0,0173 Rendement % 60,9 98,1 93,6 69,4 Exemple 2 118,6 grammes de concentré sont mis en suspension dans 1,5litre de solution de chlorure de sodium.On ajoute alors progressivement 0,405 litre d'acide chlorhydrique 6N de manière à maintenir le pH au voisinage de 1. L'addition dure 5 heures et le pH final est de 0,85. Le résidu est lavé avec une solution chaude de chlorure de sodium à 270 grammes par litre. Les diverses solutions sont refroidies et les cristaux de chlorure de plomb qui sont précipités sont filtrés et lavés. Le bilan de ces opérations est indiqué dans le tableau II suivant Bilan Global @ttague par @el en @ilieu NaCl (270g/l) à pH contrôlé. TABLEAU II Poids ou PbT AsT ZnT Volume Pb % As Zm % Ag % AgT (g ou m3) en g/l g en g/l g en g/l g en g/l g Produit de départ 118,6g 55,84 66,23 5,58 6,62 8,54 10,13 0,015 0,018 Solution de départ 1500 (NaCl 270g/l) Total entrée 66,23 6,62 10,13 0,018 Résidu 4,6 4,09 0,19 0,18 0,01 5,47 0,25 0,0045 0,0002 12,55 3,8 6,19 5,60 9,13 0,10 0,0163 Solution finale 1630 7,70 Eau de Lavage 1880 6,26 11,77 1,48 2,78 0,39 0,73 Cristaux 63,5 74,37 47,22 0,020 0,01 0,0023 0,001 Total sortant 71,73 8,99 10,11 Rendement % 99,7 99,9 97,5 Dissolution de résidus d'usine de zinc. Dans les exemples 3 et 4 les composés oxygénés traités sont des résidus d'une usine de zinc et de plomb située à à Crotone (Italie). Dans ces deux exemples,80g de résidu sont mis en pulpe dans un litre de saumure contenant 250g/l de chlorure de sodium, le mélange est alors chauffé à 800C pendant 6 heures. Il convient cependant de noter qu'au bout d'une heure la quantité de plomb dissous est sensiblement la même qu'au bout de 6 heures. Les résidus traités dans les exemples 3 et 4, communement appelés respectivement "cake Moore" et "cake Oliver" sont essentiellement composés des phases suivantes ZnFe2O4 - CaSO4,2H2O - ZnS - PbS04 - ZnS04H20- CaS04 1/2 H20 Example 3 Bilan Global - Repulpage "cake Moore" dans NaCl . TABLEAU III Poids ou Volume Zn % ZnT Pb % PbT Ag % AgT Ge% GeT (g ou cm3) ou g/l g ou g/l g ou g/l mg ou g/l mg Produit de départ 80 13,5 10,8 5,20 4,16 0,0246 19,7 0,033 26,4 Solution NaCl (250g/l) 1000 Total entrant 10,8 4,16 19,7 26,4 Résidu 57,5 15,1 8,68 3,12 1,79 Solution finale 910 2,35 2,14 2,32 2,11 0,020 18,2 0,00002 0,018 Eau de lavage 520 0,24 0,12 0,050 0,03 Total sortant 10,94 3,93 Rendement 20,66 59,71 92,4 0,07 Exemple 4 Bilan global - Repulpage de "Cake Oliver" dans NaCl. TABLEAU IV Poide ou Zn % ZnT Pb Pb Ag % Ag Ge % GeT T T ou Volume ou g/l % ou ou g/l g g/l (g ou Cm3) g g/l mg mg Produit de départ 80 11,3 9,04 7,25 5,8 0,0545 43,6 0,045 36 Solution NaCl (250g/l) 1000 Total entrant 9,04 5,8 43,6 36 Résidu 60 13,4 8,04 4,48 2,69 Solution finale 950 0,62 0,59 2,42 2,30 0,031 29,45 0,00002 0,019 Eau de lavage 470 0,097 0,046 0,17 0,80 Total sortant 8,68 5,79 Rendement 7,37 53,54 67,5 0,05 Exemple 5 Préclpitation par cémentation du plomb metal en milieu chlorure de sodium à 270 g/l, au moyen de zinc. Dans un réacteur cylindrique d'un litre agité mécaniguement et muni d'un réfrigérant ascendant, on porte à 1000C 500 ml d une solution ayant les caractéristiques suivantes - concentration en chlorure de sodium : 270 g/l - concentration en plomb (sous forme de chlorure de plomb) : 41,4 g/l pH : 1. On introduit alors 8,16 g de zinc en poudre dans le réacteur (soit 1,2 ois la quantité stoechiométrique par rapport au plomb). Cette poudre de zinc se dissout en entraînant la pré c-pitaton du plomb par cémentation. Les concentrations en zinc et en plomb dans la solution évoluent en fonction du temps, comme le montre le tableau suivant TABLEAU V Temps en minutes 0 5 10 20 30 Zinc en g/l 0 12,8 13,4 13,5 13,5 Plomb en g/l 41,4 Après récupération-du cément par filtration, on recueille 25,1 grammes de métal ayant la composition chimique suivante Plomb : 80,4 % Zinc : 4,27 % Sodium : 2,23 % Chlore : 3,96 % Exemple 6 Précipitation par cémentationdu plomb en milieu chlo rure de sodium à 270 g/l, à l'aide d'une plaque de zinc. Dans l'exemple précédent, on a produit le cément de plomb à l'aide de poudre de zinc. La production de poudre de zinc pouvant être onéreuse, il est montré dans le présent exemple le que la précipitation par cémentation au moyen d'une plaque de zinc est possible. Ainsi1 dans le cas d'une usine de traitement de minerais complexes, la précipitation par cémentation du plomb peut se faire directement à l'aide des cathodes de zinc produites. Dans un réacteur muni d'un réfrigérant ascendant et d'un système d'agitation, on porte à 100QC une solution dont la composition est la suivante Chlorure de sodium : 270 g/l Plomb : 43 g/l (sous forme de chlorure de plomb) pH : 2 La solution est fortement agitée à l'aide d'un agitateur hélicoïdal tournant à 900 tours par minute. La plaque de zinc pèsé 30,6 g. Un cément de plomb apparaît sur la plaque de zinc.Au bout d'environ 15 minutes, ce cément se détache de la plaque et tombe au fond du réacteur Au cours de la manipulation, l'evolution de la concentration en plomb a été la suivante TABLEAU VI Temps en minutes 5 15 30 45 Plomb en g/l 19,3 1,9 En fin d'opération, on recueille un cement-qui, filtré et séché, présente les caractéristiques suivantes Poids : 22,3 g Concentration en plomb : 88 % Concentration en zinc : 0,69 % Concentration en sodium: 0,56 % Concentration en chlore: 1,07 % D'autre part, le poids de la plaque de zinc après la précipitation par cémentation est de 22,3 g. Exemple 7. Précipitation du plomb par cémentation au moyen de poudre de zinc, à partir d'une suspension de chlorure de plomb dans l'eau. Dans les conditions des expériences précédentes, on porte à 1000C une pulpe contenant 500 ml d'eau et 29g de chlorure de plomb (soit 21, 6 g de plomb). On introduit alors le zinc en poudre dans le réacteur et on agite pendant 30 minutes. En fin d'opération, on recueille le cément de plomb. Deux expériences ont été ainsi conduites, en utilisant des quantités variables de zinc. Les céments obtenus ont les'caractéristiques suivantes (QS = quantité stoechiométrique) TABLEAU VII Désignation % Plomb % Zinc % ions chlorure Poids cément g Essai 1 : 8,7 g de zinc, soit 1,2 82,7 10,9 0,34 24,9 QS Essai 2 : 6,8 g de zinc, soit 82,7 4,31 0,47 24,1 1 QS Exemple 8 Précipitation du plomb par cémentation à l'aide de poudre de fer à partir d'une suspension de chlorure de plomb dans l'eau. On réalise la même expérience que la précédente, mais en remplaçant la poudre de zinc de poudre de fer. Deux expériences ont été réalisés, en utilisant des quantités de fer variables. Les céments produits ont les caracté- ristiques suivantes TABLEAU VIII Désignation % Plomb % Fer % ions chlorure Poids cément g Essai 1 :7,8 g de fer, soit 90,0 6,1 0,11 23,6 1,4 QS Essai 2 :5,6 g de fer, soit 92,4 2,93 0,17 20,7 1 QS Exemple 9. Précipitation du plomb par cémentation à partir de poudre de zinc en milieu chlorure de calcium. Le chlorure de plomb peut être solubilisé dans du chlorure de calcium à la place de chlorure de sodium. L'emploi de chlorure de calcium présente de l'intérêt, d'une part dans la mesure ou la solubilité du chlorure de plomb peut atteindre des valeurs plus élevées et, d'autre part, dans le cas où l'on désire augmenter la concentration en ions chlorure dans de telles solutions afin, par exemple, de faciliter la. récupération ulterieure du zinc. Dans l'appareillage habituel, on porte donc 100 C 500 ml d'une solution ayant la composition suivante - chlorure de calcium : 600 g/l - plomb : 96 g/l (sous forme de chlorure de plomb). On verse alors 18,2 g de poudre de zinc (soit 1,2 QS). L'évolution du plomb en solution en fonction du temps a été la suivante TABLEAU IX Temps en minutes @ z in i 23 Plomb en g/l 1,83 1,43 0,7 Le cément recueilli (57,5 g) a la composition chimique suivante : plomb : 78,7 % zinc : 11,5 % calcium : 0t99% ions chlorure : 3,45 % Mode opératoire des exemples 10 à 13. Des solutions de chlorure de zinc et de chlorure ferreux dont mises en contact avec le solvant organophosphoré T.B.P. ou avec /PO 212 dilué à 50% dans le produit vendu sous la dénomination com merciale Solvesso 150. Une série de cinq contacts de durée égale à 13 minutes et de rapport en volume entre la phase organique et la phase aqueu se égal à 1 avec une phase organique fraîche a été effectuée dans une ampoule à décanter. Après chaque contact, les phases aqueuse et organique ont été centrifugées et environ 50m1 de phase aqueuse ont été prélevés pour analyse. Les résultats de ces analyses sont rassemblés dans les tableaux suivants; ils montrent que la solution de chlorure de fer est pratiquement épuisée en chlorure de zinc après les 5 contacts. Exemple 10 TABLEAU X T B P Zn g/l Zn g/l Fe g/l H+ g/l phase phase phase phase aqueuse organique organique organique Composition de la phase aqueuse de ler contact 44,8 17,5 0,75 0,088 départ : Zn=62,4g/l 2ème " 31,0 15,0 0,75 0,070 Fe=78,4g/l 3ème " 20,2 11,3 0,69 0,055 H+=0,58 N 4ème " 14,6 8,2 0,65 0,050 5ème " 7,5 5,9 0,66 0,43 Exemple 11 TABLEAU XI. r----- TBP Zn g/l Zn g/l Fe g/l H+ g/l ph. aq. ph. org. ph. org. ph. org. Composition de la phase ler contact 50,8 20,3 0,78 0,10 aqueuse de départ Zn = 67,6g/1 2ème 't 34,8 16,5 0,78 0,088 3ème " 24,2 12,5 0,71 0,073 Fe = 64,0g/l4ème " 15,8 9,2 0,67 0,060 4ème 1@,@ @,@ 0,@@ 0,@@@ H+ = 0,48 N 5ème " 9,6 6,9 0,67 0,055 Exemple 11 TABLEAU XII PO 212 Zn g/l Zn g/l Fe g/l H+N phase phase phase aqueuse organique organique organique Composition de la phase aqueuse de ler contact 35,2 30,0 1,0 0,14 départ : 2ème " 13,3 23,0 0,91 0,12 Zn =67,6g/l 3ème " 2,22 10,6 0,87 0,050 Fe =64,Og/l H+ = 0,48 N 4ème " 0,24 2,1 0,76 0,025 5ème " 0,024 0,23 0,71 0,018 Exemple 12 s TABLEAU XIII PO 212 Zn g/l Zn g/l Fe g/l H+N Phase phase phase phase aqueuse organique organique organique Composition de la phase ler contact 30,8 32,5 0,98 0,17 aqueuse de départ : 2ème " 9,8 23,0 0,94 0,10 Zn =62,4g/l 3ème " 1,42 8,8 0,83 0,080 Fe =78,4g/l 4ème " 0,14 1,30 0,76 0,050 H+ = 0,58 N 5ème " 0,018 0,12 0,67 0,020 Mode opératoire des exemples 14 et 15. On effectue la réextraction dans une ampoule à décanter, en mettant la phase organique chargée en contact avec de l'eau, le rapport entre les volumes des deux phases étant égal à un; puis on détermine les concentrations à l'équilibre dans chacune des phases. Les résultats des différents essais sont rassemblés dans les tableaux suivants Exemple 14 TABLEAU XIV T B P Zn g/l Zn g/l Phase Phase aqueuse organique 200 31 100 18,5 50 8,3 10 0,25 1 10-3 Exemple 15 TABLEAU KV PO 212 Zn g/l Zn g/l Phase Phase aqueuse organique 110 37,6 69 31,0 32,8 17,0 9,6 1,8 Les deux tableaux précédents permettent de tracer la courbe de réextraction par l'eau des solvants organophosphorés dilués à 50% dans le "SOLVESSO 150" et chargés de chlorure de zinc. L'ensemble des exemples I à VI montre à l'homme de l'art combien l'extraction du chlorure de zinc est sélective et combien il est aisé de réextraire le zinc de la phase organique au moyen d'eau. Quoique le principe de certaines étapes soit connu, le procédé qui vient d'être décrit et exemplifié, pris dans son ensemble, constitue une solution originale à des problèmes posés depuis longtemps. Une première originalité réside dans le choix d'une voie "chlorure" et dans le fait d'avoir montré que l'on pouvait, par des recyclages appropriés, éviter une consommation prohibitive de produits chlorés. Ces recyclages sont permis par l'élimi- nation des principaux éléments genants au cours du cycle de traitement et par l'utilisation pour la cémentation de métaux dont les chlorures sont susceptibles d'être décomposés pour donner de l'acide chlorhydrique, comme c'est le cas pour le zinc et le fer. I1 convient également de noter que, dans le cas où les composés oxygénés contiennent des sulfates, la précipitation d'hydroxyde de zinc au moyen de chaux est particulièrement bien adaptée puis qu'il permet de regénérer le chlorure de métal alcalino-terreux en même temps qu'il permet la récupération du zinc. Une autre originalité réside dans la cristallisation du chlorure de plomb préalable à la cémentation. Cette cristallisation permet l'obtention de cément de plomb d'une pureté surprenante à partir de minerai oufeconcentre très pollué en bismuth ou en arsenic. Le choix du fer comme agent de cémentation a un caractère d'originalité certain; la cémentation du chlorure de plomb simplement mis en suspension dans l'eau pure au moyen de fer est assez surprenante en raison de la très faible solubilité du plomb dans des solutions ne contenant pratiquement pas d'ions chlorure. Inversement, la précipitation du plomb sous forme de cément par le fer à partir de saumure est également surprenante dans la mesure ovules complexes existant entre le plomb et les ions chlorure devraient fortement gêner, voire empêcher, la réduction du plomb par le fer. Le procédé selon la demande présente en outre une très grande souplesse. I1 permet non seulement de traiter les minerais et concentrés arseniés et bismuthés, mais aussi de traiter des résidus d'usine de zinc et de plomb, résolvant aInsi des problèmes d'environnement et de gaspillage qui se posaient depuis longtemps. Cette souplesse d'utilisation est obtenue par ae simples changements de réactif. Enfin, ce procédé complète avantageusement celui décrit dans la demande de brevet belge No. 166.225 déposée le 15 avril 1976 par la demanderesse. Cette demande concerne en effet le traitement de minerais et de concentrés sulfurés de métaux non-ferreux. Quelques étapes de ce traitement peuvent être mises en oeuvre dans les mêmes installations que celles nécessaires à la mise en oeuvre du procédé qui fait l'objet de la présente demande. Les deux procédés peuvent donc être utilisés conjointemer,tou concurrement sans que cela entraîne des frais d'investissement prohibitifs. Ceci est d'im,por- tance puisque de nombreux gisements contiennent à la fois des minerais sulfurés et oxydés, ces derniers provenant de l'oxydation des premiers. A la vue de ce qui précède, l'homme de l'art se rendra compte des changements considérables que risque d'apporter ce procédé dans le traitement des minerais oxydés de plomb. REVENDICATIONS 1. Procédé hydrométallurgique pour traiter un composé oxygéné contenant au moins du plomb comme métal non-ferreux caractérisé par le fait qu'il comprend au moins les étapes suivantes a) on soumet ledit composé oxygéné à une attaque à chaud au :moyen d'un agent de chloruration,cette attaque étant réaliste au sein d'une phase aqueuse dont la concentration en ions chlorure est au moins égale à 1 équivalent-gramme par litre et le p.7 est inférieur à 6 b) on récupère le plomb en solution c) on récupère les autres métaux non-ferreux mis en solution en même temps que le plomb. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait e Ses ions chlorures sont ajoutés sous forme d'au moins un chlorure J"si dans te groupe formé par les chlorures alcalins, les chlorures alcalino-terreux et le chlorure d'ammonium. 3. Procédé selon les revendications 1 et 2 prises séparément, caractérisé par le fait que la solution d'attaque est maintenue à n pH compris entre O et 3. 4. Procédé selon les revendications 1 à 3 , prises séparément caractérisé par le fait que ledit agent de chloruration est de l'acide chlorhydrique. 5. Procédé selon les revendications i à 3 prises séparément, caractérisé par le fait que ledit agent de chloruration est un chlorure hydrolysabie. 5. Procédé selon les revendications 1 à 5, prises séparément, caractérisé par le fait que ledit agent de chloruration est le chlore. 7. Procédé selon les revendications 1 à 6, prises séparément, caractérisé par le fait que l'étape b) de récupération du plomb consiste à refroidir la solution issue de l'étape a) et à récupérer par filtration le chlorure de plomb ayant cristallisé. 8. Procédé selon les revendications 1 à 6, prises séparément, caractérisé par le fait que l'étape b) de récupération consisté à cémenter le plomb dissous dans la solution issue de l'étape a). 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé par le fait que le chlorure de plomb est mis en pulpe dans une phase aqueuse puis cémenté. 10. Procédé selon la revendication 7 caractérisé par le fait que b chlorure de plomb est dissous dans une phase aqueuse chlorurée, puis cémenté. 11. Procédé selon les revendications 8 à 10, prises séparément, caractérisé par le fait que ladite cémentation est réalisée au moyen de fer. 12. Procédé selon la revendication 11, caractérisé par le fait que le fer est sous forme de poudre. 13. Procédé selon les revendications 11 à 13, prises séparement, caractérisé par le fait que ladite cémentation est effectuée au moyen de zinc. 14. Procédé selon les revendications 1 à 13, prises séparément, caractérisé par le fait qu'il comporte en outre une étape de précipitation d'arsenic sous forme d'arséniate. 15. Procédé selon la revendication 14, caractérisé par le fait que ladite étape de précipitation de l'arsenic sous forme d'arseniatest réalisée par addition de chaux. 16. Procédé selon les revendications 1 à 15, prises séparément caractérisé par le fait qu'il comporte une étape de récupération du cuivre. 17. Procédé selon la revendication 16, caractérisé par le fait que ladite étape de récupération du cuivre consiste à préci- piter le cuivre par cémentation. 18. Procédé selon. la revendication 17, caractérisé par le fait que ladite cémentation est effectuée au moyen de plomb métal lique. 19. Procédé selon la revendication 17, caractérisé par le fait que ladite cémentation est effectuée au moyen de zinc. 20. Procédé selon la revendication 16, caractérisé par le fait que ladite étape de récupération du cuivre consiste à pratiquer une extraction liquide-liquide au moyen d'une phase organique, puis à récupérer par élution le cuivre contenu dans ladite phase organique. 21. Procédé selon les revendications 1 à 20, prises séparement, caractérise par le fait qu'il comporte une étape de récupération des métaux précieux. 22. Procédé selon la revendication 21, caractérisé par le fait que ladite étape de récupération des métaux précieux consiste à précipiter lesdits métaux précieux par cémentation à l'aide de cuivre métallique. 23. Procédé selon la revendication 22, caractérisé par le fiait que ladite étape de récupération des métaux precieux consiste à réduire électrolytiquement lesdits métaux précieux. 24. Procédé selon les revendications 1 à 15, prises séparément, caractérisé par le fait qu'il comporte une étape de récupération du zinc. 25. Procédé selon la revendication 24, caracterisé par le fait que ladite étape de récupération du zinc consiste à pratiquer une extraction liquide-liquide au moyen d'une phase organique puis à récupérer le zinc contenu dans cette dernière par élution. 26. Procédé selon la revendication 25, caractérisé par le fait que ladite phase organique extractrice du zinc contient un solvant organophosphoré neutre.