La présente invention se rapporte à des dispositifs de suspension ppur véhicules et elle concerne plus particulièrement un dispositif de commande de l'adhérence qui fonctionne automatiquement et qui a pour effet de maintenir une répartition sensiblement égale des poids 5 ou pressions au sol sur les roues "avant et les roues arrière du train de roues en tandem, en réduisant ainsi au minimum la tendance des roues avant à se soulever du sol pendant les périodes de forte traction et la tendance des roues arrière à se soulever du sol pendant les freinages énergiques. 10 Les solutions présentées par la technique antérieure pour tenter d'empêcher l'une des roues d'un train de roues en tandem de se soulever pendant les périodes de traction ou de freinage énergiques sont caractérisées par des structures dans lesquelles sont prévus des moyens destinés à neutraliser le couple de traction ou de freinage des essieux 15 ou du mécanisme différentiel. Ces structures ne résolvent pas efficacement le problème et sont cependant généralement coûteuses et compliquées en outre, elles sont inaptes à être incorporées dans les dispositifs de' suspension classiques. Dans son principe de base, le dispositif de commande de l'adhéren-20 ce de la présente invention utilise le couple d'entraînement ou de freinage des essieux ou du mécanisme différentiel du train de roues en tandem pour en dériver une force qui est appliquée en opposition à la force qui tend à soulever l'une des roues du sol pendant les périodes de traction ou de freinage énergiques. 25 C'est grâce au principe de base défini ci-dessus que le but prin cipal de l'invention est atteint, but qui consiste notamment à éliminer les inconvénients des dispositifs antérieurs qui ont été énumérés plus haut. L'invention a encore pour buts importants de fournir un disposi-30 tif de commande de l'adhérence du type décrit : - qui soit apte à être utilisé avec des trains à roues en tandem équipées de pneumatiques ou avec des trains à roues en tandem du type à bandes sans fin de roulement. - qui soit apte à être utilisé sur des remorques ou autres types 35 de véhicules non motorisés dans lesquels les roues en tandem sont équipées d'un mécanisme de freinage, et avec d'autres type^de véhicules dans lesquels l'une ou chacune des roues en tandem est motrice. - qui soit apte à être utilisé pour des roues de véhicules montées en tandem et munies de suspensions qui leur permettent des dépla- 40 cements verticaux indépendants, ou qui sont montées sur une poutre oscillante commune. 69 26882 2 2035951 D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressorti-ront de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés et donnant à titre explicatif et nullement limitatif plusieurs formes de réalisation conformes à l'invention. 5 Sur ces dessins, la figure 1 est une vue partielle en plan d'un véhicule du type à roues en tandem, qui comprend un dispositif de commande de l'adhérence présentant les caractéristiques de la présente invention; la figure 2 est -une vue partielle en élévation de côté, en partie arrachée, vue du bas de la figure 1; la figure 3 est une vue en élévation arrière, prise de la gauche de la figure 1 ; la figure 4 est une vue partielle en coupe, prise suivant la ligne 4-4 de la figure 1 ; 15 la figure 5 est une vue partielle, en élévation de côté, analogue à la figure 2 et montrant le dispositif appliqué aux roues en tandem d'un véhicule à bandes sans fin de roulement; les figures 6,7,8 et 9 sont des vues partielles en élévation de côté qui représentent schématiquement diverses variantes de dispositifs 20 de commande de l'adhérence qui présentent les caractéristiques de la présente invention. Dans la forme de réalisation représentée sur les figures 1 à 4, chacun des longerons espacés latéralement du châssis 10 d'un véhicule porte entre ses deux extrémités une ferrure 12 dirigée vers le bas* Les 25 ouvertures de ces ferrures, qui sont alignées l'une sur l'autre, reçoivent un arbre transversal 14 qui est monté rotatif dans des paliers appropriés (non représentés). L'arbre sert de portée à deux éléments de montage des roues qui sont espacés latéralement. Dans la forme de réalisation représentée, chaque élément comprend deux bras 16 et 18 qui 30 sont articulés sur cet arbre à leurs extrémités intérieures. L'un des bras, le bras 16, s'étend vers l'avant-du châssis du véhicule et une fusée transversale 20, portée par l'extrémité avant de ce bras, sert de portée rotative pour l'ensemble 22 comprenant la roue avant et son bandage pneumatique. L'autre bras 18, s'étend vers l'arrière du châssis 35 du véhicule et la fusée transversale 24 prévue à l'extrémité arrière de ce bras sert de portée rotative pour le montage d'un ensemble arrière 26 comprenant une roue et un pneumatique. Des ouvertures alignées pratiquées dans les ferrures 12 au-dessus de l'arbre 14 reçoivent les extrémités opposées 28' d'un carter de dif-40 férentiel 28, qui sont montées dans des paliers appropriés (non représentés). Des arbres menés 30 émergent latéralement du carter. Les 69 26882 3 2035951 extrémités intérieures de ces arbres sont couplées au mécanisme différentiel contenu dans la partie principale centrale du carter, ce mécanisme étant relié par l'intermédiaire du joint universel 32 à l'arbre de transmission principal 34, qui est lui-même relié à une boîte 5 de vitesses combinée au moteur du véhicule, de la façon classique. l'extrémité extérieure de chaque arbre 30 porte une roue entraînée 34. Dans la forme de réalisation représentée, la roue porte un bandage pneumatique qui est placé entre les deux roues 22 et 26, respectivement avant et arrière, et ce bandage est en contact avec les deux 10 . roues avec un frottement suffisant pour assurer l'entraînement. Des moyens sont prévus pour régler l'angle formé entre les deux bras 16 et 18 afin d'assurer l'établissement d'un contact suffisant pour l'entraînement entre une roue motrice d'un diamètre choisi et chacune des roues avant et arrière. A cette fin, chacun des bras avant 16 porte 15 une plaque 36 qui s'étend vers l'avant et chacun des bras arrière 18 porte une plaque 38 qui s'étend également vers l'avant, l'extrémité avant de la plaque 38 est munie d'une série d'encoches 40 (figure 4) qui sont disposées suivant un arc de cercle centré sur l'axe de l'arbre 14. Un trou percé dans la plaque 36 peut être mis en face de l'une des 20 encoches et reçoit un boulon de blocage 42 au moyen duquel les plaques peuvent être fixées l'une à l'autre dans diverses positions de réglage angulaire. Une patte 44, qui fait saillie vers l'intérieur sur l'extrémité avant de la plaque 36 constitue un point d'appui pour un outil, par exemple un levier, destiné à coopérer avec l'une des encoches pour 25 faciliter le réglage. Il est visible que, lorsque les bras 16 et 18 sont fixés l'un à l'autre dans une position désirée de réglage angulaire, ces deux bras forment un ensemble de poutre oscillante rigide. le montage oscillant du carter 28 du différentiel et l'utilisation 30 d'un joint universel 32 entre l'arbre de transmission principal et le différentiel permettent au carter du différentiel de décrire une rotation en torsion sur un certain arc autour de l'axe des arbres 30. Cette rotation se produit, dans un sens ou dans l'autre, lorsqu'il s'exerce sur le véhicule une grande force d'entraînement ou de freinage. Dans 35 la forme de réalisation représentée (voir figure 2) le couple exercé" sur le carter du différentiel est orienté dans le sens des aiguilles d'une montre autour de l'arbre lorsqu'il s'exerce une grande force d'entraînement pour faire avancer le véhicule vers l'avant, c'est-à-dire vers la droite sur le dessin, le couple sur le carter du différentiel 40 est.orienté dans le sens inverse des aiguilles d'une montre autour de 69 26882 4 ZU30VD I l'arbre dans le cas d'une grande force de freinage. Suivant l'invention, on prévoit des moyens qui utilisent le couple sur le carter du différentiel pour empêcher la roue avant 22 de se soulever du sol lorsqu'il s'exerce sur le véhicule une grande 5 force d'entraînement vers l'avant et pour empêcher la roue arrière 26 de se soulever du sol lorsqu'il s'exerce sur le véhicule une grande force de freinage. Suivant le principe essentiel de l'invention, ces moyens comprennent un accouplement interposé entre le carter du différentiel et les éléments de montage des roues. Dans la forme de réalisa-10 tion représentée sur les figures 1 à 4, cet accouplement comprend un élément de liaison transversal composé d'une série de barres élastiques 46. Les extrémités latérales opposées des barres sont logées-li-( brement dans des boîtes 48 qui sont respectivement fixées aux deux bras arrière 18. Entre leurs extrémités, les barres sont maintenues libre-15 ment dans un manchon 50 porté par une ferrure coudée 52. Les extrémités de cette ferrure sont soudées ou fixées d'une autre façon au carter du différentiel. L'application d'une grande force d'entraînement au véhicule tend normalement à soulever les roues avant 22 du sol. Toutefois, l'applica-20 tion de cette force d'entraînement transmet en même temps au carter du différentiel 28 un couple orienté dans le sens des aiguilles d'une montre et qui, par l'intermédiaire de l'accouplement formé par la ferrure 52 et les barres de liaison 46, exerce une force de rotation dans le sens des aiguilles d'une montre sur les poutres oscillantes, pour 25 tendre à les faire tourner autour de leur axe d'articulation 14. Les roues avant s'éloignent donc du châssis du véhicule, de haut en bas, pour s'appliquer sur le sol avec une forte pression de contact, sensiblement égale à la pression de contact exercée par les roues arrière 26. De même, lorsqu'une grande force de freinage s'exerce, la tendan-30 ce de la roue arrière 26 à se soulever du sol subit l'opposition d'une force descendante qui est exercée sur les barres de liaison 46 par l'intermédiaire de la ferrure, par suite du couple exercé par le freinage sur le carter 28 du différentiel dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Ceci élimine donc le rebondissement habituel des 35 roues arrière et les dangers qui en résultent. Le dispositif de commande de l'adhérence qui a été décrit plus haut est également apte à être utilisé sur un véhicule du type à chenilles sans fin de roulement représenté sur la figure 5. Dans cette forme de réalisation, la structure de la figure 2 n'est modifiée 40 que dans la mesure où la roue motrice 34 est remplacée par une roue l 69 26882 5 2035951 dentée 54 et par le montage d'une chaîne ou bande sans fin sur les roues avant et les roues arrière. Pour faciliter le montage de la bande, on peut enlever les boulons 42 et laisser les bras 16 et 18 pivoter temporairement de haut en bas pour raccourcir la distance sé-5 parant les deux roues. Lorsque la bande est montée sur les roues, on relève les bras jusqu'à ce que le brin supérieur de la bande, compris entre les deux roues, soit mis fermement en prise avec la roue dentée. La bande sans fin comprend deux courroies 56, espacées latéralement et qui sont reliées entre elles en des points espacés sur leur 10 longueur par des pattes transversales 58 de forme allongée destinés à entrer en contact avec le sol, qui sont montés sur les faces externes des courroies. Sur la face interne des courroies sont montés, en coïncidence avec chaque patte , deux éléments de guidage 60 espacés latéralement. Les extrémités internes de ces éléments sont déportées 15 vers l'intérieur de la bande et chaque paire d'éléments reçoit dans son intervalle libre les bandages pneumatiques des roues avant et arrière. De cette façon, la bande est maintenue convenablement centrée sur le3 roues. Sur la figure 6, le dispositif de commande de l'adhérence sui-20 vant l'invention est associé à un châssis de véhicule 62 du type à roues en tandem dans lequel chacune des roues avant et arrière 64 ou 66 est entraînée en liaison avec l'arbre entraîné 68 d'un différentiel contenu.dans le carter de différentiel 70. Les mécanismes à engrenages des différentiels sont reliés entre eux par un arbre de transmission prin-25 cipal commun 72 et par des joints universels correspondants 74, d'une façon classique. Les extrémités des carters des différentiels sont montées rotatives dans des ferrures 76, ou des points sittiés entre les extrémités de ces ferrures, par des paliers de montage appropriés (non représentés)« 30 Les extrémités inférieures des ferrures sont reliées entre elles, avec interposition d'articulations, par une. poutre oscillante 78 qui est à son tour- montée pivotante, en un point compris entre ses extrémités, par l'arbre pivot 80, lui-même porté par des ferrures 82 qui sont fixées aux longerons du châssis du véhicule» 35 Les extrémités supérieures des ferrures 76 sont reliées entre elles, avec interposition d'articulations, par des bielïettes 84 et 86. Un axe d'articulation 88 relie les extrémités internes de ces bielïettes à un "bras 90 d'un levier coudé qui est lui-même articulé sur le châssis du véhicule en un point intermédiaire entre ses extrémités, au 40 moyen d'un axe d'articulation 92. L'autre bras, 94, du levier coudé 69 26882 6 2035951 est relié avec interposition d'articulations,par une biellette 96, à la poutre oscillante 78, au niveau d'un axe d'articulation 98 situé en avant de l'arbre pivot 80. Une force motrice qui entraîne le véhicule vers l'avant, c'est-à-5 dire vers la droite sur le dessin, et qui tend à soulever les roues avant 64 du sol, produit un couple qui s'exerce dans le sens inverse des aiguilles d'une montre sur les carters 70 des différentiels. Les biellettes 84 et 86 sont par conséquent repoussées vers la gauche, et font pivoter le levier coudé dans le sens des aiguilles d'une montre 10 autour de son axe dé basculement 92, pour faire descendre la biellette 96. La poutre oscillante 98 tourne par conséquent dans le sens des aiguilles d'une montre autour de son arbre pivot 80, en tendant à écarter les roues avant du châssis du véhicule, de haut en bas, pour les appliquer sur le sol avec une forte pression. 15 .Le dispositif de commande de l'adhérence représenté sur la figure 7 est apte à être utilisé sur des véhicules motorisés ou non motoriséss dans lesquels les roues en tandem avant et arrière, 100 et 102, peuvent être munies de suspensions qui leur permettent de décrire des mouvements verticaux indépendants par rapport au châssis 104 du véhicule. Toute-20 fois, il est évident que le dispositif peut également être utilisé pour des roues motrices ou non motrices portées par des poutres oscillantes, comme sur la figure 7. Dans la forme de réalisation représentée, des bras 106 et 108 sont fixés respectivement aux essieux 110 des roues si ces roues ne sont pas motrices, comme dans le cas représenté, ou bien 25 aux carters des différentiels si les roues sont motrices, et ces bras sont reliés entre eux, avec interposition d'articulations, par les biellettes 112 et 114. Les extrémités intérieures des biellettes sont reliées, par l'axe d'articulation 116, au bras 118 d'un levier coudé double. Ce levier est monté oscillant, en un point intermédiaire entre 30 ses extrémités, sur le châssis du véhicule, au moyen de l'axe d'articulation 120. L'extrémité avant 122 du levier est reliée par une biellette 124 à l'essieu 110 ou au carter du différentiel. Une extrémité de la biellette est articulée sur le levier au moyen de l'axe 126 et l'extrémité opposée de la biellette est reliée à un palier 128 qui est 35 monté rotatif sur l'essieu 110 ou sur le carter du différentiel de la roue avant 100. De même, l'extrémité arrière 130 du levier est reliée à une extrémité d'une biellette 132 au moyen de l'axe d'articulation 134. L'extrémité opposée de la biellette 132 est reliée à un palier 136 qui est 40 monté rotatif sur l'essieu 110 ou sur le carter du différentiel de la roue arrière 102. 69 26882 7 2035951 Si les roues de ce véhicule ne sont pas motrices, comme c'est le cas pour une remorque, mais qu'elles sont munies d'un mécanisme de freinage de type classique, l'application d'une force de freinage, en tendant à soulever la roue arrière 102 du sol, produit un couple 5 qui s'exerce dans le sens des aiguilles d'une montre sur les essieux 110. Les bras 106 et 108 fixés aux essieux tournent donc dans le sens des aiguilles d'une montre et, en agissant par l'intermédiaire des biellettes 112 et 114, ils provoquent une rotation du levier coudé double dans le sens inverse des aiguilles d'une montre autour de l'axe 10 120. La bielle 124 qui est reliée à la roue avant 100 est ainsi soulevée et la biellette 132 qui est reliée à la roue arrière 102 est abaissée. Il en résulte que la roue arrière est maintenue en contact avec le sol, sous une forte pression sensiblement égale à la pression de contact de la roue avant. 15 .La forme de réalisation représentée sur la figure 8 peut égale ment être adaptée à des roues en tandem non motrices, qui peuvent être montées sur le véhicule d'une façon qui leur permet de décrire des mouvements verticaux indépendants, ou bien qui peuvent être montées sur une poutre oscillante commune. Des bras 140 et 142 sont fixés aux 20 essieux 144 des roues avant 146 et 148 respectivement et ces bras sont reliés, avec interposition d'articulations par le vérin hydraulique extensible 150. Un deuxième vérin hydraulique extensible 152 est monté à une extrémité du châssis 154 du véhicule au moyen d'un axe d'articulation 156, tandis que l'extrémité opposée est reliée au palier 158, 25 monté rotatif sur l'essieu 154 de la roue arrière 158. Une conduite hydraulique 160 relie les deux vérins de telle façon que la mise en extension du premier vérin 150 provoque la mise en extension du deuxième vérin 152. Il en résulte que, sous l'application d'une force de freinage 30 . qui tend à soulever la roue arrière 148 du sol, le couple qui s'exerce dans le sens des aiguilles d'une montre sur les essieux 144 en conséquence du freinage détermine l'extension du vérin hydraulique 150 et l'extension simultanée du deuxième vérin 152. La roue arrière est ainsi écartée du châssis du véhicule, dans une direction descendante, pour 35 s'appliquer avec une forte pression sur le sol. Le dispositif de commande de l'adhérence qui est représenté sur la figure 9 est apte à être utilisé avec des roues en tandem motrices ou non motrices qui peuvent être montées sur le véhicule d'une façon qui leur permet de décrire des déplacements verticaux indépendants, ou 40 qui peuvent être montées sur une poutre oscillante commune, comme sur 69 26882 8 2035951 la figure 6. Un Taras 162 est fixé au carter 164 du différentiel de la roue avant 166 (ou à l'essieu si la roue n'est pas motrice) et ce bras est relié, avec interposition d'articulations et par l'intermédiaire du vérin extensible 168, à la ferrure 170 du châssis 172 du 5 véhicule. Un deuxième vérin hydraulique extensible 174 est relié par une extrémité au châssis du véhicule, au moyen de l'axe 176 tandis que son extrémité opposée est reliée au palier 178 monté rotatif sur le carter 164 du différentiel. "Des conduites 180 et 182 relient les vérins de telle façon que le raccourcissement du vérin 168 détermine 10 l'extension du vérin 174. De même, le bras 184, fixé au carter 186 du différentiel de la roue arrière 188 est relié, avec interposition d'articulations et par l'intermédiaire du vérin hydraulique extensible 190, à la ferrure 170. Le deuxième vérin hydraulique 192 est relié. par une extrémité au châssis du véhicule, par un axe d'articula-15 tion 194, tandis qu'il est relié, par son extrémité opposée à un palier 196 monté rotatif sur le carter du différentiel 186 de la roue arrière 188. Des conduites 198 et 200 relient les vérins de façon que le raccourcissement du premier vérin 190 provoque 1|extension du deuxième vérin 192. 20 De ce fait, si les roues sont motrices, entraînées par l'inter médiaire de différentiels, une force d'entraînement vers l'avant, qui tend à soulever les roues avant 166 du sol, engendre un couple qui s'exerce dans le sens inverse des aiguilles d'une montre sur les carters 164 et 186 des différentiels. Le raccourcissement du vérin 168 25 qui en résulte provoque l'extension du vérin 174 correspondant pour faire abaisser la roue avant en l'éloignant du châssis et en l'appliquant, sur le sol avec une forte pression. De même, l'extension du vérin 190 provoque le raccourcissement du vérin correspondant 192, pour attirer ainsi la roue arrière 188 de bas en haut, et la rapprocher du 30 châssis du véhicule, de façon à équilibrer sensiblement les pressions exercées sur le sol par les roues avant et les roues arrière du véhicule . Lorsqu'il s'exerce une force de freinage, le couple dans le sens des aiguilles d'une montre qui en résulte sur les carters 164 et 186 35 des différentiels, ou sur les essieux si le véhicule n'est pas motorisé, inverse les effets des vérins qui ont été décrits ci-dessus, en faisant par conséquent monter les roues avant 166 en direction du châssis du véhicule et en éloignant les roues arrière 188 de ce châssis, pour maintenir sensiblement 1*équilibre entre les pressions par les-40 quelles les roues avant et les roues arrière sont appliquées sur le sol. 69 26882 9 2035951 Il est entendu que si les roues avant et arrière de la figure 9 sont montées sur une poutre oscillante commune, comme sur la figure 6, on peut éliminer les bras et vérins combinés à l'une des roues. Il ressort de ce qui précède que la présente invention a pour 5 objet un dispositif de commande de l'adhérence pour véhicules à roues en tandem qui tire parti du couple exercé sur les essieux ou les carters de différentiels combinés aux roues de façon à maintenir des pressions sensiblement égales des roues avant et arrière sur le sol, aussi bien dans le cas d'une intense force d'entraînement que dans le cas 10 d'une intense force de freinage. En outre, le dispositif suivant l'invention est apte à être utilisé avec des dispositifs de suspension plus classiques pour roues en tandem en entraînant le minimum de modifications et le minimum de frais. Il va de soi que l'invention n'a été décrite ci-dessus qiià ;ti-15 tre explicatif et nullement limitatif et que l'on pourra apporter aux formes de réalisation décrites et représentées diverses modifications et variantes sans pour cela sortir du domaine de l'invention. 69 26882 10 2035951 REVENDICATIONS 1. Dispositif de commande de l'adhérence pour roues de véhicules du type en tandem, caractérisé en ce qu'il comprend (a) des moyens de montage prévus sur le véhicule et qui portent une roue avant et une 5 roue arrière sur chacun des côtés latéraux opposés de ce véhicule pour leur permettre de décrire un déplacement vertical par rapport au véhicule, (h) des moyens générateurs de couples qui sont en prise avec les roues et qui tournent lorsqu'il s'exerce une force sur eux, et (c) des moyens d'accouplement qui accouplent les moyens générateurs de couples 10 aux moyens de montage pour déplacer les roues avant verticalement dans un sens par rapport au véhicule et les roues arrière verticalement dans le sens opposé lorsqu'une force antagoniste est transmise aux moyens générateurs de couples. 2. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que 15 les moyens générateurs de couples comprennent un carter de différentiel qui porte un arbre entraîné couplé aux roues avant et aux roues arrière, les moyens d'accouplement ayant pour fonction de faire descendre les roues avant en les éloignant du véhicule et de faire monter les roues arrière en les rapprochant du véhicule lorsqu'une force d'entraînement 20 du véhicule est transmise aux moyens générateurs de couples; et ayant pour fonction de faire monter les roues avant en les rapprochant du véhicule et de faire descendre les roues arrière en les éloignant du véhicule lorsqu'une force de freinage du véhicule est transmise aux moyens générateurs de couples. 25 3. Dispositif suivant la revendication 2, caractérisé en ce que l'arbre entraîné porte deux roues entraînées, dont chacune est placée dans l'intervalle entre la roue avant et la roue arrière d'un même côté, et en prise avec ces deux roues. 4. Dispositif suivant la revendication 3, caractérisé en ce que 30 les roues avant et les roues arrière, ainsi que les roues entraînées portent des bandages pneumatiques. 5. Dispositif suivant la revendication 3 caractérisé en ce que chaque jeu formé d'une roue avant et d'une roue arrière porte une chaîne ou bande sans fin, et en ce que chaque roue entraînée est une roue 35 dentée qui est en prise avec la chaîne ou bande correspondante. 6. Dispositif suivant la revendication 2, caractérisé en ce que les moyens de montage comprennent deux supports qui sont articulés, en un point intermédiaire entre"leurs extrémités dans des positions respectivement adjacentes aux deux côtés, latéraux opposés du véhicule, 40 chaque support portant une roue avant'et une roue arrière respectivement 69 26882 n 203595T à ses deux extrémités opposées, et les moyens d'accouplement comprenant un organe de liaison transversal élastique fixé, en un point intermédiaire entre ses extrémités au carter du différentiel et, à ses extrémités opposées aux deux supports, en des points de ces der-5 niers qui sont espacés longitudinalement par rapport à leur articulation sur le véhicule. 7. Dispositif suivant la revendication 6, caractérisé en ce que chaque support comprend (a) deux éléments d'une poutre oscillante; (h) un pivot qui porte les extrémités intérieures adjacentes des deux 10 éléments de la poutre oscillante pour permettre d'ajuster les positions angulaires relatives de ces éléments et (c) des moyens de blocage qui relient les deux éléments de la poutre oscillante l'un à l'autre de façon amovible et qui permettent de les fixer l'un à l'autre dans lesdites positions de réglage. 15 8. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens générateurs de couples comprennent un essieu qui porte chaque roue et un dispositif de freinage correspondant. 9. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens d'accouplement comprennent des leviers qui relient les mo-20 yens générateurs de couples aux moyens de montage. 10. Dispositif suivant la revendication 9, caractérisé en ce que les leviers comprennent (a) un bras qui fait saillie sur au moins l'un des moyens générateurs de couples de chaque jeu de roues, (b) un premier vérin hydraulique extensible qui relie le bras au moyen de monta- 25 ge correspondant, (c) un deuxième vérin hydraulique extensible qui relie chaque moyen de montage au véhicule et (d) une conduite qui fait communiquer entre eux le premier et le deuxième vérin. 11. Dispositif suivant la revendication 9, caractérisé en ce que les leviers comprennent (a) un bras articulé sur le véhicule (b) une 50 première biellette qui articule ce bras sur les moyens de montage et (c) une deuxième biellette qui relie le bras aux moyens générateurs de couples par des articulations.