Hacheur à mais. La présente invention concerne une machine à hacher le mais avant ensilage, cette machine ou hacheur à mais comportant un outil de hachage dont les couteaux, au cours de la rotation de cet outil, coopèrent avec une cotre-lame fixée sur le carter du hacheur, et qui, pour l'obtention d'une réduction en fins morceaux des grains de maïs qui y sont amenés, sont reliés à un certain nombre de barres de battage pourvues d'arêtes dé battage, d'une manière telle que les arêtes de battage s' étendent sous les couteaux et soient, considérées dans le sens de la rotation, légèrement en retrait par rapport aux arêtes de coupe correspondantes. Avec les hacheurs à tambour, et comme on le sait déjà par exemple par le brevet français nO 2 076 791, il est connu d'utiliser, pour l'obtention d'un morcellement supplémentaire des épis ou des grains de mais, des barres de battage entrainées en rotation en même temps que les couteaux de hachage, et pourvues d'arêtes de battage. Ces arêtes de battage sont constituées alors de barres à quatre arêtes, qui sont disposées les unes à coté des autres sur les côtés frontaux s'étendant vers l'avant - eu égard au sens de rotation des couteaux des barres de battage reliées aux couteaux et qui s'étendent pratiquement radialement. Lors du processus de hachage, les morceaux d'épis de mais ou de grains de mais coupés par les couteaux du hacheur sont projetés contre ces arêtes et sont de la sorte encore amenuisés. L'inconvénient de ce genre de réalisation réside dans le fait que les morceaux d'épis de mais ou de grains de mais, après le processus de coupe, ne viennent au plus qu'une seule fois au contact d'une arête de battage. Il en résulte que l'on ne peut de la sorte obtenir pour le mais le degré de morcellement nécessaire à un bon ensilage. Ainsi, pour obtenir la qualité de coupe voulue, il redevient nécessaire d'utiliser un tambour de coupe tournant qui coopère avec un fond d'égrugeage, ou bien encore de mettre en oeuvre une nouvelle opération de coupe (Recutter). Ceci est toutefois coûteux et est aussi la cause d'une dépense supplémentaire de temps. Le but de la présente invention est d'obtenir une réalisation simple sur le plan de la construction, qui permette d'obtenir une bonne qualité de coupe, c'est-à-dire un maïs qui ait un degré de morcellement suffisant pour la réalisation d'un bon ensilage, et ceci sans nécessité de mettre en oeuvre un dispositif de coupe supplémentaire coûteux, comme par exemple un dispositif à fond d'égrugeage, ou à tamis d'après coupe, ou autre. Ce but est atteint, conformément à la présente invention, par un hacheur à mais du type défini au début et caractérisé en ce qu'en utilisation sur un hacheur à disque, les barres de battage sont constituées de fers plats ou de bandes de tôle qui s' étendent paralle- lement aux couteaux, qui sont dentés sur leur arête de battage s'étendant vers l'avant, vue dans le sens de rotation des couteaux, et qui sont enserrés entre les couteaux et leurs supports. Un mode de réalisation établi de cette manière permet de faire en sorte qu'après le processus de coupe, la matière hachée par les couteaux de hachage soit amenée en grande partie radialement vers l'extérieur le long des bords frontaux dentés des barres de battage, du fait de la force centrifuge, et puisse ainsi entrer en contact plusieurs fois avec les arêtes de battage. On obtient ainsi un morcellement suffisamment poussé des morceaux d'épis de maïs, tel qu'il est parfaitement approprié pour un bon ensilage consécutif du maïs. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaitront à la lecture de l'exemple qui suit d'un mode d'exécution décrit à titre nullement limitatif, avec référence aux figures du dessin annexé dans lequel - la figure 1 est une représentation schématique d'un outil de hachage à disque, en vue de côté, faisant partie d'un hacheur conforme à la présente invention et - la figure 2 représente de façon plus détaillée une barre de battage également conforme à l'invention. Dans la figure 1, on a référencé en 1 un disque d- hachage qui est supporté, en pouvant être entrainé en rotation, dans un carter 2 à parois latérales 3 du hacheur d'une machine de hachage, et qui porte des couteaux 4. Les couteaux tournants 4 frôlent une contrelame 5 fixée sur le carter 2 du hacheur, et sur laquelle ils viennent hacher la matière qui la franchit et qui est poussée dans la machine par les tambours d'alimentation 6, 7. Entre chacun des supports 8 fixés sur le disque de hachage 1 et les couteaux 4 correspondants est bloquée une barre de battage 9. Celles-ci ont, sur leur arête de battage avant 10, considérée selon le sens de rotation des couteaux 4, une forme en dents de scie et sont pliées, sous un angle aigu a, par rapport au bord inférieur des couteaux. Les barres de battage 9 s'étendent sur pratiquement la même longueur que les couteaux. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes de réalisation et d'application qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Hacheur à mais comportant un outil de hachage dont les couteaux, au cours de la rotation de cet outil, coopèrent avec une contre-lame fixée sur le carter du hacheur, et qui, pour l'obtention d'une réduction en fins morceaux des grains de maïs qui y sont amenés, sont reliés à un certain nombre de barres de battage pourvues d'arêtes de battage, d'une manière telle que les arêtes de battage s'étendent sous les couteaux et soient, considérées dans le sens de la rotation, légèrement en retrait par rapport aux arêtes de coupe correspondantes, caractérisé en ce qu'en utilisation sur un hacheur à disque, les barres de battage (9) sont constituées de fers plats ou de bandes de tôle qui s'étendent parallèlement aux couteaux (4), qui sont dentés sur leur arête de battage (10) s'étendant vers l'avant, vue dans le sens de rotation des couteaux, et qui sont enserrés entre les couteaux (4) et leurs supports (8). 2. Hacheur à mais selon la revendication 1, caractérisé en ce que les barres de battage (9) sont constituées de fers plats ou de bandes de tôle de faible épaisseur, et qui présentent dans leur partie avant, vue dans le sens de rotation, une courbure qui, par rapport à la partie inférieure du couteau, s'étend sous un angle aigu (a).