La présente invention concerne une machine d'essai de grains de contact solidaires respectivement de paires d'éléments de contact conducteurs dits mobiles et fixes, comportant un arbre de transmission longitudinal supportant à une première extrémité des moyens pour supporter lesdits éléments dits mobiles et entrainé à sa seconde extrémité par un moteur électrique en un mouvement oscillant de translation entre des positions dites d'ouverture et fermeture desdites paires d'élément de contact et des moyens stationnaires pour supporter lesdits éléments dits fixes en vis-à-vis desdits éléments respectifs dits mobiles. Elle a trait, de manière générale, à une machine d'essai desdnée à tester des matériaux ou dispositits intégrés devant assurer une continuité de conduction électrique, particulièrement à bas niveau de courant, tels que ceux rencontrés dans la composition des relais, interrupteurs à lames souples (I.L.S.), commutateur, connecteurs ou analogues. Par ailleurs, la machine d'essai del'invention est également utilisable dans le domaine de la conanutation à basse tension propre à la distribution domestique d'énergie électrique. Actuelement, les matériaux constituant les contacts de relais sont l'objet d'études sur les causes de dégradation dans le domaine des courants alternatifs à 50 Hz sous des intensités de 1 à 10 A. La plage 0,1 à lA commence à être explorée. Mais, pour de telles études, les machines d'essai connues sont des prototypes conçus à un seul exemplaire en vue d'essais en laboratoire.Le principal défaut de ces machines réside dans le fait que le support ou élément conducteur solidaire du grain de contact à étudier, a une fiabilité bien inférieure à celle du dispositif utilisé, sur lequel le grain va Etre monté. il apparat aussi une interaction prépondérante entre le comportement du support et celui du grain de contact rendant quasiment impossible la comparaison de deux alliages de constituaons VOisines. Des machines d'essai du type défini précédemment sont décrites dans la synthèse bibliographique présentée par Alain GUYETAND dans la Revue Générale de l'Electricité, tome 83, NO 1, Janvier 1974, pages 3 à 26. De telles machines comportent un électro-aimant comman- dans le mouvement oscillant de translation de I'arbre solidaire d'un élément de contact dit mo ile dont la constitution ne permet pas de déterminer avec précision la force de contact at autres paramètres lors des essais.En outre, aucune précaution n' est prévue pour maintenir l'axe de translation rigoureusement linéaire, ce qui engen dre des vibrations parasites et des rebonds non désirés à ltouver- ture et à la fermeture des grains de contact et lme imprécision sur les mesures. D'autres machines d'essai, également décrites dans l'article de la revue précitée, font appel à des cames pour transformer un mouvement circulaire en un mouvement alternatif entraînant l'arbre de transmission. Ces machines présentent également l'inconvénient majeur de multiplier les jeux et permettent difficilement de faibles courses réglables reproductibles sur des millions de manoeuvres sans provoquer une usure considérable 4e & pièces mécaniques mobiles et, par suite, une imprécision notoire des mesures. On notera qu'on pourra également se reporter à l'article de le revue précitée en ce qui concerne tous les moyens mis en oeuvre pour mesurer les caractéristiques physiques et dynarniques d'un grain de contact auxquels la présente invention se référera dans la suite. La présente invention a pour but de fournir une machine d1es- sai de grains de contact qui permet de contrôler et d'ajuster les différents paramètres de la course d'oscillation de l'arbre de transmission pour une multitude de manoeuvres des éléments de contact sans provoquer de jeux des pièces mécaniques mobiles et en utilisant des supports des grains de contact de fiabilité élevée. A cette fin, une machine d'essai du type défini dans l'entrée en matière est caractérisée, conformément à l'invention, en ce nue le moteur est un excitateur électrodynamique linéaire à bobine solidaire dudit arbre et circuit magnétique qui engendre un module de force de déplacement, une amplitude et une fréquence dudit mouvement oscillant de translation contrôlables par un système d'asservissement électronique de son alimentation en courant et en ce que ladite machine comporte, en outre, des moyens pour guider en translation sans jeu et à frottement doux ledit arbre de transmission. La fiabilité élevée de la machine d'essai est Irincipalement obtenue grâce au déplacement à mouvement uniquement linéaire de l'arbre de transmission et des pièces mobiles et également par le fait que l'arbre de transmission est guidé, au moins à ses extrémités, par deux douilles à recirculation de billes pour mouvements longitudinaux clavetés qui évitent ainsi tout jeu pour un nombre élevé de manoeuvres. Afin de faire travailler ledit moteur linéaire dans une plage de fonctionnement moyenne et, par suite, afin d'accoître-la précision de contrôle des paramètres de la course de l'arbre de trans mission, des moyens mécaniques, élastiquement réglables et coaxiaux à l'arbre de transmission sont prévus pour opposer en permanence une force longitudinale constante, mais inférieure à celle engendrée par le moteur linéaire. Comme déjà dit, il est nécessaire que chaque élément de contact supportant un ou les grains de contacts étudier ne contribuent pas aux variations-des caractéristiques physiques et dynamiques a mesurer, qtli ne doivent se rapporter qu'aulx grains de contact. Pour résoudre ce problème, la présente invention prévoit que les moyens de support stationnaires et mobiles des éléments de contact sont adaptés au montage des éléments de contact réellement utilisés. A cet effet, chaque élément de contact d'une paire est monté sur un support adaptd à la forme de ltélément qui le maintient quasiment fixe dans ses moyens de support associés au cours des manoeuvres. Ce support peut inclure un transducteur piézoélectrique et peut être analogue à un tenon à queue d'aronde contenue coulissable dans une rainure à queue d'aronde contenante. I1 est ajusté en position dans un plan transversal à l'arbre et parallèle à l'autre élément de contact associé, afin que les grains de contact respectifs des éléments de contact d'une paire spient rigoureusement en vis-à-vis. En outre, la distance entre grains de contact en vis-à-vis est également réglable par des moyens à déplacement micrométrique, ce qui permet d'ajuster avec une grande précision l'ouverture des contacts. Tous ces réglages mécaniques ainsi que l'asservissement des paramètres de la course de l'arbre contribuent à simuler les diverses conditions réelles d'utilisation des grains de contact. Complémentairement, cette simulation peut être additionnée à celle de l'environnement réel immédiat des grains de contact. A cette fi.n, la machine d'essai peut comprendre une enceinte parfaitement étanche renfermant au moins les moyens de support des éléments de contact dits fixes et mobiles. Le volume interne de cette enceinte peut être vidé et rempli d'un gaz environnant, de caractéristiques physiques ajustables, statique ou en recirculation à pression ajustable. Une telle machine d'essai qui, par ailleurs, est en liaison étroite avec des dispositifs de mesures électroniques et optiques convenables du genre connu présentent notamment les avantages suivants a) A chaque cycle de fonctionnement incluant une fermeture et une ouverture des paires d'éléments de contact, il peut être effectué - un double contrôle de la force de contact par affichage du courant de commande produisant cette force dont la stabilité est donnée à 70-4 près et par mesure selon les deux directions du mouvement oscillant de translation (fermeture et collage à l'ouverture) - un contrôle des vitesses d'approche et de recul des grains de contacts; - un contrôle des rebonds tel que leur absence, présence, quantité et intensité ;; - un contrôle de l'environnement atmosphérique du grain de contact avec possibilité de vide ou de simulation d'atmosphère représentatives telles qu'une atmosphère d'homologation ou représentative d'un site - un contrôle ditensionnel des grains de contact à chaque fermeture lors du tassage, de l'érosion ou analogue - un contrôle de la résistance de contact de chaque grain avec un courant et une tension de mesure adaptés à la contrainte électrique réelle à laquelle sera soumis le contact en exploitation ; par exemple, un courant d'un A sous une tension de quelques pV pour des circuits à bas niveau tels que les circuits de signalisation inclus dans les dispositifs de télécommunication - un contrôle de contraintes électriques qui sont appliquées avant et a - sla mesure précédente au cours de chaque cycle ouverture-fermeture et qui sont représentatives d'un circuit en fonctionnement réel tel que celui concernant une fermeture et/ou une ouverture de contact sur charge selfique,- capacitive, résistive ou en combinaison - un contrôle de l'échauffement des grains de contact - un contrale de la quantité globale de matériau de grain de contact érodé dans les arcs d'ouverture et de fermeture ; et - un contrôle de l'apparition d'un des constituants de l'alliage des grains dans lesdits arcs. b) A partir d'un nombre réduit de cycles de fonctionnement, il peut être prévu le comportement futur d'un grain de contact dans un environnement donné tel qu'électrique ou atmosphérique, ce qui autorisç, soit le classement d'alliages pour une fonction donnée, soit le suivi en qualité de fabrication d'un grain de contact (alliage constant, dimensions du grain, forme, formage, etc...). c) L'élimination des doutes d'origine mécanique dans les tests de comparaison des matériaux de point de contact. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaitront plus clairement à la lecture de la description qui suint d'un exemple préféré de réalisation et à l'examen des dessins annexés correspondants, dans lesquels - la figure 1 est une vue de côté, partiellement en eoune, montrant la structure mécanique de la machine d'essai - la figure 2 est une vue de face du plateau supportant les éléments de contact dits mobiles - la figure 3 est une vue de face du plateau supportant les éléments de contact dits fixes et en vis-à-vis des éléments de contact dits mobiles associés ; et - les figures 4, 5 et 6 sont des vues de côté longitudinale, transversale et de dessus d'un tenon fixé au plateau support des éléments de contact dits fixes et supportant un élément de contact dit fixe et un transducteur piézoélectrique. Avant de décrire en détail la machine d'essai, on notera que l'on a représenté un exemple préféré de réalisation pour l'essai simultané de trois paires d'éléments de contact, chacun à deux grains de contact,et que la plupart des pièces de la machine sont de forme cylindrique et coaxiale à l'axe de l'arbre de transmission à déplacement à translation longitudinale et de va-et-vient des éléments de contact dits mobiles. La figure 1 représente la structure mécanique de la machine d'essai, selon une vue longitudinale verticale, partiellement en coupet De la gauche vers la droite de cette figure, la machine comprend essentiellement la partie moteur transmettant un mouvement translaté de va-et-vient horizontal au support des contacts dits "mobiles", un arbre longitudinal coulissant horizontalement et, à droite de cette figure, l'ensemble des pièces permettant de supporter les supports des paires de contacts et notamment de régler leurs distances mutuelles. La partie moteur est constituée d'un moteur linéaire 1 du type excitateur électrodynamique fonctionnant selon la loi de Laplace F = Halls où F en Newton est la force exercée par un champ magnétique 2 H en Weber/m2 sur un conducteur de longueur 1, en mètre, parcouru par un courant I en Ampère. Le fil conducteur est celui d'une bobine qui se déplace dans l'entrefer d'un circuit magnétique. Selon le type de moteur utilisé, le champ magnétique continu est produit dans l'entrefer du circuit magnétique au moyen d'un aimant permanent ou d'un solenolde parcouru par un courant continu. Le déplacement en translation est assuré par un élément de liaison mécanique auquel est fixé coaxialement l'arbre de transmission longitudinal 20.Suivant utilisation, cet élément de liaison peut être une membrane, un bras de connexion, un guide ou un palier. De préférence, pour des essais de grains de contact du type de ceux utilisés pour les relais en télécommunication, ltélément de liaison est une membrane en élastomère à faible déformation analogue à celle des haut. -parleurs, et a une grande durée de vie pour des déplacements des grains de contact de 0,05 à quelques mm. Ltéquipage mobile constitué par la bobine, l'élément de liaison et l'arbre de transmission 20 est unitaire, léger et robuste.Le moteur linéaire 1 n'a pas été représenté en détail sur le dessin, car celui-ci est connu et commercialisé. I1 en est de même du système de commande de ce moteur qui permet de contrôler tous les paramètres tels que durée, amplitude, fréquence et enveloppe du signal de commande du moteur qui engendre les oscillations en translation de l'arbre de transmission 20. Au moyen d'un tel système, l'amplitude et la phase de la force développée par le moteur sont réglables avec une grande précision, ce qui permet de simuler toutes les conditions in situ de deux contacts d'un relais, par exemple. Le bâti du moteur 7 est fixé horizontalement sur deux côtés verticaux nervurés d'un support en IT, 3, lui-même fixé solidement à la semelle horizontale 4 de la machine d'essai. L'extrémité de l'arbre de transmission 20 du moteur 1 est solidaire, par filetage et taraudage d'alésage, d'un arbre de transmission rectifié 2, intermédiaire entre le moteur 1 et l'ensemble des supports de contact. Comme on le voit au milieu de la figure 1, cet arbre prolongateur est constitué de deux arbres composants 21 et 22 à des fins de montage. Ces arbres sont également solidaires par filetage et taraudage d'alésage à leurs extrémités aboutées. L'arbre intermédiaire 21 est supporté, à frottement doux et à coulissement sans jeu, par un palier 5 du type à douille à recirculation de billes pour mouvements longitudinaux clavetés. Ce palier 5 est également supporté rigidement par une nervure transversale 60 d'un support 6 fixé à la semelle 4 de la machine. A la suite de la liaison des arbres 21 et 22, l'arbre extrême 22 pénètre dans un soufflet métallique 7 d'une enceinte étanche 8 renferrnant les supports de contact montrés à droite de la figure 1. L'une-des extrémités 70 du soufflet est emmanchée à frottement dur sur un épaulement de l'arbre 22 pour former un joint torique d'étanchéité par collage. L'autre extrémité 71 du soufflet 7 est soudée à une pièce 80 qui est fixée par vis sur le flasque latral 81 de ladite enceinte 8. Lorsque les grains de contact à étudier sont sous atmosphère ou gaz de composition déterminée, une chemise 82 coiffe ltensemble des pièces et supports de contact se trouvant à l'extrémité de l'arbre extrême 22. Le bord de cette chemise 82 est fixé à la périphérie de l'épaulement du flasque 81 au moyen d'un simple bridage de serrage 83 afin de faciliter les nombreuses ouvertures de l'enceinte 8 lors des remplacements des éléments de contact. Cette enceinte étanche 8 est analogue à celle généralement utilisée pour les tubes électroniques à vide et présente dans l'e'panlement du flasque 81 des orifices étanches 84 dans lesquels sont encastrées, de manière connue, la broche des fils de connexion des éléments de contact et des divers appareillages de mesure et d'alimentation ainsi que les tubulures reliant l'intérieur de l'enceinte au système de pompage. Ces derniers éléments,bien connus de la technique des tubes à vide, n'ont pas été représentés sur la Fig. 1. Le système de pompage permet la mise sous vide de l'enceinte 8 et l'introduction de gaz ou d'atmosphère en circulation contrôlée ou statique de composition prédéterminée.Cette enceinte 8 peut entre totalement ou partiellement en verre, munie de hublots 85 équirépartis autour de la zone entourant les éléments de contact, afin de contrôler optiquement certains paramètres de l'arc engendré par la fermeture ou l'ouverture des paires de contact, ou de la déforma- tion évolutive des grains de contact. L'enceinte 8 est maintenue coaxialement à l'arbre de transmission 2 au moyen d'un disque 86 qui est fixé solidement au flasque 81 et soutenu sur deux nervures adéquates longitudinales 61 du support 6. En revenant à la description de l'intérieur de l'enceinte 8, l'arbre 22 pénètre dans l'enceinte 8 et est solidaire del'extrémité étanche 70 du soufflet 7 dont la longueur est choisie de sorte que le mouvement du soufflet 7 s'oppose, avec une force constantefaible, à la translation alternative d'amplitude relativemcnt petite de l'arbre de transmis.sion 2. A l'intérieur de l'enceinte 8, l'arbre 22 est supporté au moyen d'une douille à recirculation de billes 91 analogue à la douille précité 5 dans l'alésage central à chambrages convenables du flasque 81. Cette seconde douille contribue également à annuler toutes les vibrations parasites autres que longitudinales dans l'arbre 22. Deux ensembles contigus de butées mécaniques 10 et 11 coaxiaux à l'arbre 22 sont prévus pour limiter la course de l'arbre et donc des éléments de contacts dits mobiles vers la droite et la gauche. L'ensemble 10 est constitué d'une butée cylindrique creuse à fond plat 100 dont la périphérie est propre à buter sur un second flasque fixe 12 supportant des contacts dits "fixes" et dont la position par rapport à ce flasque 12 est réglée au moyen d'un jeu d'écrou 101 et de contre-écrou 102 vissés à l'extrémité filetée de l'arbre 22. Par contre, l'autre ensemble de butée 11 est constitué par un écroulai et un contre-écrou 112 vissés sur l'extrémité du flasque 81 interne à l'enceinte 8, l'écrou 111 formant butée au fond de la piece 100. Ces deux ensembles de butée 10 et il ne limitent la course de translation de l'arbre 2 généralement qu'en cas de fausse manoeuvre ou de circonstances imprévisibles, comme la disjonction de l'alimentation de la bobine du moteur 1 qui engendre une surtension aux bornes de la boblne et, par suite, une vitesse de translation tres élevée de l'arbre 2. Complémentairement, ces ensembles de butée permettent un réglage mécanique du débattement de l'arbre 2 lorsqu'on a besoin, par exemple, d'un déplacement des contacts autre que celui utilisé pour les relais classiques. Devant l'extrémité de l'arbre 22 et à l'intérieur de la butée creuse 100 sont logés deux plateaux paralleles en alliage léger à déplacement micrométrique longitudinal, 130 et 131, dont l'un 130 est directement fixé sur le fond de la butée 100. Un plateau isolant 14 supportant les éléments de contact dits mobiles est fixé au second plateau mobile en translation 131, et les élements de contact dits fixes en vis a vis des contacts dits mobiles respectifs sont supportés par le flasque support 12. Les pièces de fixation permettant le positionnement précis des éléments de contact n'ont pas été représentés sur la figure 1 afin de ne pas la surcharger. Ceux-ci sont montrés sur les figures 2 à 6. En se référant d'abord à la figure 2, le plateau circulaire 14 est fixé au moyen de trois vis et trous taraudés 140 sur le et second plateau à déplacement micrométrique 131/comporte un épaulement 141 en face du flasque support 12 sur lequel sont ménagées, selon cet exemple de réalisation, trois rainures à queue d'aronde contenante 142 réparties suivant les côtés d'un triangle équila téralcentré sur les axes du plateau 14 et de l'arbre de transmission 2 coaxiaux. En effet, selon cet exemple de réalisation de la machine d'essai, celle-ci est propre à tester trois paires d'éléments de contact.Chaque paire d'éléments de contact du genre lame flexible de relais de type connu, est constituée d'un élément de contact 15, dit mobile, solidaire duplateau 14 et d'un élément de contact 16, dit fixe, solidaire du flasque support 12. Chaque élément de contact 15 ou 16 comporte à son extrémité deux grains de contact 150 ou 160 de part et d'autre d'une saignée longitudinale médiane et extrême 151 ou 161. Un élément de contact dit mobile 15 est fixé sur la face supérieure d'un tenon -support 143 au moyen . de vis et rondelle 144 qui presse l'élément de contact 15 dans une rainure de faible profondeur de la face supérieure du tenon 143.La base du tenon 143 en queue d'aronde complémentaire de la rainure 142, coulisse dans celle-ci et est positionnée par serrage au moyen d'une vis 145 qui traverse une lumière longitudinale et latérale du tenon 143 et qui est vissedans l'un des trous taraudés de positionnement de la rainure 142. Les trois éléments de contact 15 sont positionnés sur le support 140 de sorte que chacun des deux grains de contact 150 d'un élément de contact 15 soit de préférence sur le même cercle concentrique a l'axe du plateau support 14 que les grains de contact correspondant des deux autres éléments de contact. Le positionnement s'effectue par coulissement des éléments de contact 15 dans les rainures des tenons 143 après positionnement sélectif de ceux-ci dans les rainures 142 du support 14. La fixation des trois éléments de contact dits fixes correspondants 16 sur la face du flasque support 12 en opposite à celle du plateau support 14 est réalisée d'une manière analogue à celle décrite précédemment' Comme montré à la figure 3, l'embase du flasque 12 a un profil analogue à triangle équilatéral aux sommets duquel trois trous 120 sont ménagés en vue de l'ancrage du flasque support 12 au flasque 81 de l'enceinte au moyen d'un système de bridage 17 montré à la figure 1. Ce système de bridage 17 comporte trois goujons 170. Chaque goujon est vissé dans un taraudage de l'épaulement interne du flasque 81 et traverse une entretoise cylindrique 171 maintenant à distance convenable, les flasques 81 et 12.Des bagues 172 entretoisent au niveau du trou 120 l'embase du flasque 12 par pression d'un jeu d'écrou et contre-écrou 173 vissés à l'extrémité libre du goujon 170. Ainsi fixé, le flasque support 12 reçoit dans ses trois rainures en queue d'aronde contenante 122, réparties sur les côtés d'un triangle équilatéral centré sur les axes coaxiaux du flasque 12 et de l'arbre 2, par glissement à frottement doux, trois tenons 123 à embase à queue d'aronde contenue complémentaire. Comme montré aux figures 4 à 6, chaque tenon 123 présente sur sa face de son embase une saillie 1230 sur laquelle est ménagée une rainure de faible profondeur où un élément de contact 16 est inséré par serrage et vissage au moyen d'une petite plaque 128. Au delà de la saillie 1230, une jauge de contrainte 124 est collée sur la face de l'embase. Cette jauge est un transducteur piezoélectrique de forme cylindrique dont la base supérieure affleure l'extrémité de l'élément de contact 16 supportant les grains de contact 160 par l'intermédiaire d'un module 126 de très faible masse collé sur le transducteur 124. L'élément de contact 16 est positionne sur le tenon 123 de sorte que les deux grains de contact sont diamétraux au cylindre du transducteur 124.Ce dernier permet de mesurer la force de contact exercée sur les grains 160 lorsque les grains 150 de l'élément de contact 15 associé sont appliqués par l'entraînement en translation longitudinale de l'arbre 2. Par ailleurs, chaque tenon 123 est fixé dans sa rainure respective 122 au moyen de vis et trous taraudés 125 de sorte que les grains de contact 160 associés soient rigoureusement en vis à vis des grains de contact 150 de l'élément correspondant En se référant à nouveau à la figure 1, on voit que l'enceinte 8 renferme également un dispositif élastique 18 de répulsion des pièces mobiles vers leur position de repos correspondant à la mise en butée de la butée 100 contre l'écrou 111.Ce dispositif comporte une douille 180 autnur de laquelle est logé un ressort hélicoïdal de compression 181 maintenu dans un fourreau 182 fixé sur l'épaulement arrière 127 du flasque 12 par emboStage à frottement dur et serrage. Les extrémités du ressort 181 sont appli queues contre l'embase épaulée de la douille 180 coulissant à faible jeu dans le fourreau 182 et contre un disque 183 monté à frottement doux dans le fond du fourreau 182 et retenu par une vis de réglage 184 vissée coaxialement au fond du fourreau 182. L'embase de la douille 180 est traversée coaxialement à l'axe de l'arbre 2 par une vis 185 rendant solidaire de la douille 180 un axe de butée 186. Cet axe 186 est guidé longitudinalement à travers le flasque 12 par une douille à recirculation à billes 187 et bute en permanence sous la pression exercée par le ressort 181, contre le centre du plateau support 14 supportant les éléments de contact dits mobiles 15. Pour des grains de contact tels que ceux utilisés en téléphonie pour lesquels les forces de contact sont de l'ordre de 5 à 20 grammes par grain, on a besoin de développer par conséquent une force de 1 Newton environ pour des essais de trois paires d'éléments de contact 15-16. Pour ce faire, le moteur linéaire développe une puissance de 50 Newtons et le ressort 181 et son réglable de compression au moyen de la vis 184 sont sélectionnés de sorte que le ressort 181 est taré à 25 Newtons pour une course de 10 mm. Le ressort 181 engendre alors une forme constante contre celle de veloppée par le déplacement de l'arbre de transmission 2 dans la plage de course utile pour ce type de contact inférieure à 5 mm. Ainsi le module de la force motrice appliquée sur les grains de contact est égal à la différence des modules des forces opposées exercées par le moteur linéaire 1 et le ressort 181 ce qui permet avantageusement de travailler dans la plage moyenne des forces exercées par le moteur 1 et d'obtenir, par suite, une plus grande précision de la force appliquée sur les grains de contact qui est mesurée pour chaque paire d'éléments de contact 15-16 par le transducteur piézoélectrique associé 124. Outre le paramètre concernant le module de la force appliquée sur les contacts, cette machine d'essai permet également d'observer les deux paramètres suivant - la vitesse d'application de la force de contact sur chaque paire de grains 160, ce qui modifie totalement son comportement surtout à faible niveau de courant et, - les transducteurs piézoélectriques 124 étant réversibles les phénomènes de collage, dès leur apparition, sans attendre un soudage entrainant un court-circuit permanent entre les grains 150 et 160. Le plateau 14 en matériau isolant supportant les éléments de contact dits mobiles 15 permet d'appliquer des contraintes électriques sur les grains de contact. En particulier, un fonctionnement en charge sur circuit réel peut être simulé en vue de mesurer pendant le cycle de fermeture. la résistance de contact en dépendance du type de fonctionnement exigé pour les grains de contact. L'enceinte étanche 8 qui autorise des essais sous atmosphère contrôlée, permet également d'effectuer quatre types de mesures spécifiques à travers au moins trois hublots 85 convenablement disposés en T au droit des graina de contact et au moyen d'un sys tdme optique de mesure du genre connu, à savoir a) - unemesure optique de l'épaisseur des grains mettant en évidence soit des phénomènes de tassement de matériaux soit des phénomènes d'usure et d'érosion ou bien encore de transfert des matériaux constituant les grains b) - une mesure globale du spectre d'émission des arcs d'ouverture ou de fermeture ou les deux associés, mesure permettant de corréler des résultats et, par un essai de courte durée, per mettre d'évaluer la fiabilité prévisionnelle par comparaison avec d'autres résultats de mesure obtenus par ailleurs c) - une mesure optique fine pour calage d'un spectomètre optique sur une raie d'émission spécifique d'un des matériaux constituant un grain de contact afin d'observer le comportement par de celui-ci sous charge en fonction-du temps, tel que / exemple l'apparition de la sous-couche dans les grains revêtus de matériaux nobles d)-un contrôle par laser de la topologie de la surface du grain, en fonctionnement. Une telle machine d'essai de contact permet la mise au travail simultanée d'une ou plusieurs paires de grains de contact 150-160 associés. Grace a un système d'acquisition de données ou d'un ordinateur commandant simultanément les translations de va-et-vient de l'arbre de transmission 2, c'est-à-dire, l'alimentation du moteur, et les dispositifs de mesure, toutes sortes d'informations peuvent être acquises, et traitées tant que les durées de mesures correspondantes sont compatibles avec les fréquences d'oscillation en translation de l'arbre de transmission qui sont comprises entre O et plusieurs centaines de Hz suivant le moteur linéaire mis en oeuvre. De même, avec une telle machine d'essai, il est possible de tester des contacts travaillant avec de faible courant de l'ordre du)iA et également des contacts travaillant plusieurs kA en dimensionnant convenablement les éléments de contact et les commandes pour obtenir des forces de contact atteignant plusieurs milliers de Newtons. Cette machine d'essai permet également de tester des dispositifs de commutatmon-} a éléments conjducteurs liquides mis en oeuvre sous l'action de forces engendrées extérieurement telles qu'une pression sur une membrane. Comme déj dit, les caractéristiques de force et de déplacement oscillant en translation engendrés par le moteur linéaire sont contrôlées par un système de commande. Ce système comporte, en outre, un générateur de stabilité élevée qui génèrent des signaux électriques d'enveloppes et d'amplitudes ajustables en fonction de la fréquence, également ajustable, du cycle de fermeture et d'ouverture des paires d'éléments de contact. Ce géné- rateur commande unaPlificater adapté aux caractéristiques de fonctionnement du moteur linéaire grande stabilité de courant, et donc de force de déplacement. Ceci permet éventuellement de simuler des rebonds après fermeture ou avant ouverture, d'amplitude également variable et contrôlée, par programmation de la variation du courant de commande du moteur linéaire au cours d'un cycle. Bien que la présente invention ait été décrite selon un exemple préféré de réalisation, il reste entendu que de nombreuses variantes peuvent être facilement imaginables par l'homme de l'art sans pour cela sortir du cadre de l'invention délimité par les revendications annexées. I1 est ainsi possible de prévoir avec une telle machine d'essai, le montage d'un grand nombre de grains d'élements de contact, d'affiner par d'autres moyens de réglage, tels que des butées micrométriques, la précision du positionnement relatif des grains de contact en vis a vis, et d'inclure d'autres dispositifs de mesure à l'intérieur de l'enceinte étanche en vue de mesures spécifiques à des grains de contact déterminés. R E V E N D I C A T I O N S 1. Machine d'essai de grains de contact solidaires respectivement de paires d'éléments de contact conducteurs dits mobiles et fixes, comportant un arbre de transmission longitudinal supportant à une première extrémité des moyens pour supporter lesdits éléments dits mobiles et entraîné à sa seconde extrémité par un moteur électrique en un mouvement oscillant -de translation entre des positions dites d'ouverture et fermeture desdites paires d'éléments de contact, et des moyens stationnaires pour supporter lesdits éléments dits fixes en vis-à-vis desdits éléments respectifs dits mobiles, caractérisée en ce que le moteur (1) est un excitateur électrodynamique linéaire à bobine solidaire dudit arbre (2) et circuit magnétique qui engendre un module de force de déplacement, une amplitude et une fréquence dudit mouvement oscillant de translation contrôlables par un système d'asservissement électronique de son alimentation en courant, et en ce que ladite machine comporte, en outre, des moyens (5,91) pour guider en translation sans jeu et à frottement doux ledit arbre de trazismis- sion. 2. Machine d'essai conforme à la revendication 1, caractérisée en ce que lesdits moyens de guidage comportent au moins deux douilles (5,g1) à recirculation de billes pour mouvements longitudinaux clavetés guidant les extrémités (21,22) dudit arbre de transmission (2). 3. Machine d'essai conforme à la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce quelle comprend des moyens (18) mécaniques, élastiquement réglables et coaxiaux à l'arbre de transmission (2), pour opposer en permanence une force longitudinale constante, mais inférieure à celle engendrée par ledit moteur (1). 4. Machine dressai conforme à la revendication 3, caractérisée en ce que lesdits moyens élastiquement réglables comprennent un ressort (181) qui exerce à l'une de ces extrémités ladite force constante sur lesdits moyens de support mobiles (14) par l'intermédaire d'une douille (180-186) colllissant coaxialement sans jeu dans lesdits moyens de support stationnaires (t2) grâce à une douille à recirculation de billes pour mouvements longitudinaux clavetés (187) encastrée dans lesdits moyens de support stationnaires, et dont l'autre extrémité est appliquée contre l'extrémité (t83) d'une vis (184) qui est coaxiale audit arbre et qui est propre à ajuster le module de ladite force constante. 5. Machine d'essai conforme à ltune des revendications 1 à 4, caractérisée en ce qu'elle comprend au moins des moyens (130et31) à déplacement micrométrique longitudinal solidaires desdits moyens de support mobilRsou stationnaires pour ajuster la distance entre les grains de contact dits fixes et mobiles. 6. Machine d'essai conforme à l'une des revendications 1 à 5, caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens mécaniques (10,11) pour limiter le début et la fin de la course en translation dudit arbre de transmission (2) indépendamment des limitations de l'amplitude de la course en translation dudit arbre imposées par ledit système d'asservissement. 7. Machine d'essai conforme la revendication 6, caractérisée en ce que lesdits moyens mécaniques de limitation de la course en translation dudit arbre (2) comporte une première butée (100-102) à déplacement réglable sur ladite première extrémité (22) dudit arbre propre à buter contre lesdits moyens de support stationnaires (12) en fin de course de translation associée à la fermeture des paires des éléments de contact et une seconde butée (111-112) à déplacement réglables sur un palier fixe (84) de la première extré- mité (22) de l'arbre formant tampon à ladite première butée en fin de course de translation associée à l'ouverture des paires des éléments de contact. 8. Machine d'essai conforme à l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'au moins l'un desdits moyens de support stationnaires et mobiles (12, 14) associe à chaque élément de contact supporté (15,16) de chaque paire des moyens de réglage pour positionner les grains de contact (150, 160) rigoureusement en vis-à-vis longitudinal des grains de contact (160,150) de l'autre élément de contact (16, 15) de ladite paire. 9. Machine d'essai conforme à la revendication 8, caractérisée en ce que, comme dits moyens de réglage de position, elle comprend, associé à un élément de contact, un tenon à embase à queue d'aronde contenue (123, 143) coulissant et fixé sans jeu dans une rainure à queue d'aronde contenante (122, i42) d'un support fixe (12) ou solidaire (14) de ladite première extrémité (22) de l'arbre de transmission, ledit élément de contact étant monté à coulissement sur une rainure dudit tenon et plaqué contre celle-ci. 10. Machine d'essai conforme à l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que l'extrémité (161) de chaque elément de contact dit fixe (16) supportant les grains de contact (160) est maintenue solidement, à affleurement, contre un transducteur piézoélectrique (124) mesurant la force de contact appliquée contre les grains de la paire d'éléments de contact en vis-à-vis associée. 11. Machine d'essai conforme à l'une des revendications 1 à 10, caractérisée en ce qu'elle comprend une enceinte étanche (8) renfermant au moins lesdits moyens de support stationnaires et mobiles (12, 14) dont le volume interne peut être vidé et rempli d'un gaz environnant de caractéristiques physiques ajustables, statique ou en recirculation à une pression ajustable. 12. Machine d'essai conforme à la revendication Il, caractérisée en ce que ladite enceinte (8) comporte un flasque fixe (81) traversé sans jeu et à frottement doux par la première extrémité (22) de l'arbre de transmission et relié à celui-ci par un soufflet métallique (7) monté étanche sur l'arbre (2) pour réaliser un joint élastique opposant une force constante pendant le déplacement de l'arbre. 13. Machine d'essai conforme à la revendication 12, caractérisée en ce qu'elle comporte un contenant amovible (8), fixé par brides etanches (83) audit flasque (81) afin d'accéder directement au moins auxdits moyens de support stationnaires ou mobiles (12, 14). 14. Machine d'essai conforme à l'une des revendications Il à 13, caractérisée en ce que ladite enceinte (8) comporte au moins un hublot étanche t85) au droit desdits moyens de supports stationnaires et mobiles (12, 14) afin d'effectuer des mesures optiques surles grains de contact.