La presente invention a pour but de réaliser une machine à empiler mobile au moyen de laquelle les peaux provenant des traitements précédents peuvent entre empiles sur un plan d'appui ou sur un chevalet ramasseur de peaux, dans une opération complètement automatique qui permet d'éliminer la quantite notable de main-d'oeuvre qui, jusqutici, s'était rendue nécessaire pour effectuer cette opération. Du fait que l'empilage des peaux est exigé plusieurs fois dans le cycle de traitement d'une tannerie, l'automatisation intégrale de ces opérations constitue un avantage important sur le prix global du travail. La machine de l'invention est caractérisée en ce qu'elle comprend une première ligne de transport constituée par un groupe de fils parallèle tournant sur des rouleaux de guidage et une deuxième ligne de transport constituée par des rubans parallèles tournant également sur des rouleaux de guidage, et munis de ventouses avec trou central relié a une chambre d'aspiration. Les peaux alimentées par la première ligne de transport sont donc maintenues par les ventouses dont est munie. la deuxième ligne de transport pour être portées sur le plan de chargement ou le chevalet d'empilage et par conséquent elles sont laissées tomber sur c?lui-ci par l'effet de la cessation de l'aspiration assurée aux ventouses. Dans une première forme de réalisation de l'invention, on prévoit de faire manquer l'aspiration aux ventouses en fermant le conduit d'aspiration qui communique avec la chambre d'aspiration d'après l'ordre obtenu par l'intermédiaire d'une sonde qui prévient de la présence des peaux sur une ligne de transport, étant prévu aussi un dispositif à programme, actionné par cette sonde, qui tient compte de la longueur des peaux pour établir exactement l'instant où on fait tomber la peau sur le plan d'empilage. La chambre d'aspiration perd presque instantanément son degré de vide, dans la mesure où au moins quelques trous de ventouse sont ouverts, n'étant pas Intéressés par la peau placée en-dessous dont les dimensions et la forme sont généralement irrégulières, Le degré de vide est restauré immédiatement après par l'effet de la réouverture du conduit d'aspiration. Dans une deuxième forme de réalisation de l'invention est prévu un groupe spécial de lames, disposées au-dessus du groupe de rubans transporteurs, lames qui, en positionNde travail, sont déplacées par rapport aux trous des ventouses, se déplacent en sens inverse au-dessus de-ces trous quand il devient nécessaire de supprimer l'aspiration aux ventouses, ce qui provoque la chute instantanée de la peau sur le plan d'empilage. Egalement, dans ce cas, le déplacement du groupe de lames est commandé par une sonde, par exemple à cellule photoélectrique" qui prévient de la présence d'une peau à charger sur la première. ligne de transport. Avantageusement on prévoit que, dans les deux cas précités, la sonde agit non seulement pour prévenir de la présence de la peau sur la ligne de transport, mais aussi pour calculer la longueur de cette peau de façon à déterminer, au moyen d'un dispositif à programme spécial, le point exact de la deuxième ligne de transport qui correspond à celui ou il faut faire tomber la peau sur le plan d'empilage situé en- dessous. Ce dispositif à programme sera normalement constitué par un ensemble électronique qui, d'après la vitesse d'avancement des lignes de transport, détermine quand le centre de la peau qui avance sur la deuxième de ces lignes. viendra se trouver en correspondance avec le plan ou le chevalet d'empilage. L'invention est décrite en détail ci-apres à l'aide des dessins ci-joints, dans lesquels - La figure 1 représente une vue en perspective- d'ensemble de la machine d'empilage suivant l'invention; - La figure 2 représente une vue de face de cette même machine; - - La figure 3 représente une vue de profil en coupe longitudinale de la machine; La figure 4 représente une vue de profil d'une partie de la deuxième ligne de transport avec la chambre d'aspiration placée au-dessus; - La figure 5 représente une vue de dessus, partiellement coupée suivant la ligne V-V de la figure 4; - La figure 6 représente une coupe transversale à plus grande échelle de la chambre d'aspiration portant une ventouse. La machine conforme à l'invention est constituée par un chassies de support 1 (figure 1), par exemple monté sur des roues auto-orientables, et éventuellement par des vérins à vis qui en permettent l'immobilisation au moment de l'emploi Ce chtssis supporte une première ligne de transport 2, constituée par exemple par une série de fils parallèles sans fin, montés-sur rouleaux de guidage 3 et 4, ligne de transport sur laquelle on fait monter la peau provenant d'une ligne de transport précédente 5 ou de toute façon d'une phase de travail précédente et une deuxième ligne de transport 4, généralement constituée par une série de rubans transporteurs paralleles, montés sur des rouleaux de guidage 7 et 8, rubans sur lesquels sont montées les ventouses 9, qui retiennent la peau lorsque celle-ci n'arrive pas en correspondance avec le centre du plan d'empilage ou du chevalet d'empilage. Le mouvement des deux lignes de transport est commandé par le moteur électrique 11 (figure 2) qui transmet le mouvement par l'intermédiaire de la transmission à courroie 12, à un réducteur 13, qui à son tour transmet le mouvement par l'intermédiaire de la chaine 14 (figure 3) au rouleau de commande de la ligne de transport 2 et au rouleau de commande 8 de la ligne de transport 6. Cette derniere est constituée par une série de rubans continus parallèles, munis de saillies 15 (figure 6) qui maintiennent les ventouses 9, au céntre de chacune desquelles est pratiqué un trou 16, placé en correspondance avec le trou du ruban 6 qui se déplace sur la plaque inférieure 18 de la chambre d'aspiration 19, fermée en haut par la plaque 20 et munie, sur la plaque 18, d'éléments de guidage 21 et 22 entre lesquels se déplace le ruban 6 et de trous 23, disposés suivant des alignements parallèles (figure 6) qui communiquent à intervallesxde temps réguliers avec les trous 17, et par suite avec les trous 16 disposés au centre des ventouses 9. La chambre d'aspiration 19 (figure 4) est reliée, par l'intermédiaire d'une canalisation 24, à la pompe d'aspiration 25 (figure 2) actionnée par le moteur électrique 26, cette aspiration étant transmise par conséquent aux ventouses 9 en quantité suffisante pour maintenir la peau sur ces éléments d'adhérence. Le fonctionnement de machine a lieu comme suit Une peau transportée par exemple par le ruban transporteur 5, provenant des traitements précédents, est transférée de la ligne de transport 2 sùr la ligne de transport 6, où elle est maintenue par les ventouses 9, reliées à la chambre d'aspiration 19. Un dispositif à sonde (non représenté dans la figure) est disposé en un point prédéterminé de la ligne de transport 2, de façon à détecter l'arrivée d'une peau à empiler, en en déterminant également la longueur, d'après la vitesse d'avancement de la ligne de transport 2. Dans une forme de réalisation particulière de l'invention, cette sonde peut être réalisée au moyen d'une cellule photoélectrique obscurcie par le passage de la peau qui, par l'effet de la réduction du courant qui la traverse, provoque le fonctionnement d'un dispositif à programme, par exemple du type électronique qui détermine l'instant exact où la peau se trouve avec sa moitié au-dessus du chevalet d'empilage 10 en en provoquant la chute à cet instant grace à la fermeture du tube d'aspiration 24 (figure 5) obtenue au moyen de la rotation de la soupape 27 commandée par le vérin pneumatique 28 qui. agit en opposition au ressort de rappel 29, quand celui-ci est alimenté en air sous pression provenant du tube 30, commandé par une soupape électrique,,à son tour commandée par le dispositif à programme. Dans une deuxième forme de réalisation possible de l'invention, la chute de la peau sur le chevalet d'empilage est obtenue par l'intermédiaire du déplacement dans le sens de la flèche 31 (figure 6) des lames 32 qui se déplacent sur la plaque inférieure 18 de la chambre d'aspiration 19. Les trous 23 sont de cette façon fermés par les lames 32, en bloquant l'aspiration dans les ventouses 9 et par. conséquent ils provoquent la chute de la peau sur le chevalet d'empilage. Naturellement' on pourra utiliser d'autres formes constructives particulières de réalisation de l'invention sur la base .des principes précédents, sans sortir pour autant du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 10) Machine à empiler mobile pour peaux tannées, caractérisée en ce qu'elle comprend une première ligne de transport qui transfère les peaux tannées des traitements précédents à une deuxième ligne de transport, constituée par une série de rubans continus paralleles, munis de ventouses de prise à trous centraux reliés à une chambre d'aspiration pour maintenir la peau soulevée, jusqu'à ce que celle-ci arrive au centre du plan d'empilage, sur lequel elle est déchargée, par cessation de l'aspiration des ventouses. 20) Machine à empiler suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les rubans continus parallèles qui comprennent les ventouses sont munis de trous, qui se deplacent le long de files correspondantes de trous pratiqués sur la paroi inférieure de la chambre d'aspiration, reliée à une pompe aspirante au moyen d'un conduit dont la fermeture est actionnee, par l'intermédiaire d'un dispositif à programme spécial, commandé par une sonde qui détecte la présence d'une peau à empiler sur la première ligne de transport, en en déterminant aussi la longueur, et, par conséquent, par l'intermédiaire du dispositif à programme, détermine l'instant exact où il faut laisser tomber la peau sur le plan d'empilage. 30) Archine à empiler suivant la revendication 1, caractérisée par une série de lames déplaçables au-dessus des trous pratiqués sur le plan inférieur de la chambre d'aspiration pour fermer ces trous et empêcher que l'aspiration se communique aux ventouses, en déterminant de cette façon la chute de la peau sur le plan d'empilage. 4 ) Machine à empiler suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que le dispositif de sonde, qui détecte la présence de la peau sur la première ligne de transport, en en déterminant aussi la longueur, est constitué par une cellule photoélectrique qui est obturée par la peau.