L’invention concerne un dispositif de récupération (10) d’énergie à partir d’un câble de puissance (1) monophasé comportant deux conducteurs de phase (C1, C2). Il comporte un noyau magnétique (20), sous la forme d’un tore ouvrant, installé autour dudit câble de puissance (1) pour former un circuit magnétique apte à capter un champ magnétique induit par un courant primaire traversant lesdits conducteurs de phase, et un bobinage de détection (30) enroulé autour dudit noyau magnétique (20), pour induire une tension secondaire à partir dudit champ magnétique induit et délivrer aux bornes dudit bobinage une tension de sortie exploitable. Il comporte des hétérogénéités et/ou des dissymétriques entre ledit noyau magnétique (20) et ledit câble de puissance (1) pour induire une circulation d’un flux magnétique dans ledit circuit magnétique et maximiser la tension en sortie dudit bobinage de détection (30), tels que le noyau magnétique (20) est décentré par rapport au câble de puissance (1), le noyau magnétique (20) comporte deux entrefers (E1, E2) de largeurs différentes, dont un entrefer principal (E1) positionné en face et dans l’alignement des conducteurs de phase (C1, C2), et le bobinage de détection (30) est situé dans une zone du noyau magnétique (20) opposée audit entrefer principal (E1). Figure pour l’abrégé : Fig 2 Procédé et dispositif de récupération d’énergie électrique sur un câble de puissance monophasé ou multiphasé La présente invention concerne un procédé de récupération d’énergie électrique à partir d’un câble de puissance comportant au moins deux conducteurs de phase, ainsi qu’un dispositif de récupération d’énergie électrique mettant en œuvre ledit procédé et comportant un noyau magnétique sous la forme d’un tore fermé ou ouvrant, agencé pour être installé autour dudit câble de puissance et former un circuit magnétique apte à capter un champ magnétique induit par le courant primaire traversant lesdits conducteurs de phase, et un bobinage de détection enroulé autour dudit noyau magnétique et agencé pour induire une tension secondaire à partir dudit champ magnétique et fournir aux bornes dudit bobinage de détection une tension de sortie. De plus en plus de capteurs, de systèmes ou d’accessoires sont implantés sur les réseaux électriques pour assurer des fonctions de protection, de surveillance, de comptage, etc. Ces dispositifs ont, dans la plupart des cas, besoin d’être alimentés en énergie électrique. Une solution consiste à prélever cette énergie électrique directement sur les câbles de puissance dans lesquels circule un courant électrique à l’aide de dispositifs de récupération d’énergie basés sur le principe de l’auto induction, évitant ainsi le recours à une source d’énergie additionnelle (batterie, énergie renouvelable, etc.). Pour ce faire, un noyau magnétique est généralement fixé sur un des conducteurs de phase du câble de puissance, parcouru par un courant et formant un circuit primaire. Ce courant crée un champ magnétique radial autour du conducteur de phase, qui induit la circulation d’un flux magnétique dans le noyau magnétique. Un bobinage de détection est enroulé autour de ce noyau magnétique pour former un circuit secondaire. Ainsi, la variation du flux magnétique circulant dans le noyau magnétique induit une tension aux bornes du bobinage de détection. Après traitement du signal, la tension induite récupérée aux bornes du bobinage de détection permet d’autoalimenter différents types de systèmes électriques, tels qu’à titre d’exemples un ou plusieurs capteurs de température, de position, de courant, d’usure, etc., un ou plusieurs éléments d’éclairage, de signalisation, de communication, etc. sans que ces exemples ne soient limitatifs. A ce jour, il existe différentes solutions de récupération d’énergie électrique sous la forme soit d’un noyau magnétique torique fermé ou ouvrant, soit d’un câble magnétique spiralé. Mais toutes ces solutions sont ajoutées sur un unique conducteur de phase du câble de puissance. C’est également le cas de la solution décrite dans la publication WO 2011/012143 A1 qui propose un noyau magnétique bobiné, en forme d’arc de cercle, qui se fixé sur un des conducteurs de phase du câble de puissance. Les solutions actuelles sont invasives et contraignantes en termes de mise en œuvre parce qu’elles ne peuvent se monter ou se fixer que sur un seul conducteur de phase du câble de puissance. Elles ne sont donc pas utilisables directement sur des câbles de puissance multiconducteur, sans avoir à enlever la gaine de protection de manière à séparer les conducteurs de phase pour en isoler un seul. Elles sont en outre très difficiles à installer sur des câbles de puissance groupés et rassemblés dans des chemins de câbles. En effet, les dispositifs de récupération d’énergie électrique connus ne fonctionnent pas s’ils sont positionnés directement sur un câble de puissance et autour de tous les conducteurs de phase, à l’instar d’un capteur de courant différentiel. Dans ce cas, la somme vectorielle des courants qui circulent dans tous les conducteurs de phase crée un champ magnétique globalement nul ou très faible. Ils seraient donc inopérants dans le cadre de la présente invention. Plus précisément, dans un câble de puissance monophasé, comportant deux conducteurs de phase qui alimentent un récepteur monophasé, c’est le même courant qui circule dans les deux conducteurs. Si on met un noyau magnétique autour de ce câble de puissance, dans un système électrique parfaitement symétrique et équilibré, les flux magnétiques induits par chaque conducteur de phase dans le noyau magnétique sont égaux et de sens opposés. Un bobinage de détection réparti régulièrement sur la circonférence du noyau magnétique détecte la somme des flux. Cette somme étant nulle, aucune tension n’est générée aux bornes du bobinage car la tension induite dans une spire est compensée par la tension induite dans la spire diamétralement opposée. De même, dans un câble de puissance triphasé, les courants qui circulent dans les trois conducteurs de phase sont de même amplitude mais déphasés de 120°. Un noyau magnétique placé autour des trois conducteurs de phase voit un champ magnétique tournant dont la somme vectorielle est nulle sur une période. La tension induite aux bornes d’un bobinage de détection régulièrement réparti autour du noyau magnétique est nulle, car à un instant donné, la tension induite dans une spire est compensée par la somme des tensions induites dans les spires situées à 120 et 240° par rapport à elle. La présente invention vise à proposer une nouvelle solution non invasive pour récupérer de l’énergie électrique à partir d’un câble de puissance et basée sur le principe de l’auto-induction, ayant l’avantage de faciliter la mise en place du dispositif de récupération d’énergie sur ledit câble de puissance, sans avoir besoin d’isoler un des conducteurs de phase, permettant d’équiper un câble de puissance avec un tel dispositif de récupération aussi bien lors de sa fabrication que sur site, et de pouvoir aisément le retirer et le remettre en place sur un câble de puissance en fonction du besoin, offrant ainsi une souplesse d’utilisation et une grande simplicité de mise en œuvre du dispositif, tout en garantissant des performances suffisantes pour garantir l’auto alimentation de systèmes électriques annexes. Dans ce but, l'invention concerne un procédé de récupération d’énergie électrique consistant à- installer autour dudit câble de puissance un noyau magnétique sous la forme d’un tore, pour former un circuit magnétique apte à capter un champ magnétique induit par un courant primaire traversant les conducteurs de phase dudit câble de puissance, - équiper ledit noyau magnétique d’un bobinage de détection pour induire une tension secondaire à partir dudit champ magnétique et délivrer aux bornes dudit bobinage de détection une tension de sortie, - introduire une hétérogénéité et/ou une dissymétrique entre ledit noyau magnétique et ledit câble de puissance, par construction dudit noyau magnétique et/ou par positionnement dudit noyau magnétique sur ledit câble de puissance, pour induire une circulation de flux magnétique hétérogène dans ledit circuit magnétique et obtenir une tension de sortie exploitable aux bornes dudit bobinage de détection. Dans une forme préférée de l’invention, le procédé consiste à créer dans ledit noyau magnétique au moins un entrefer pour engendrer une hétérogénéité dans ledit circuit magnétique et une dissymétrie dans la circulation du flux magnétique. Avantageusement, il consiste à positionner ledit bobinage de détection dans une zone dudit noyau magnétique opposée audit entrefer pour maximiser la tension de sortie exploitable. Selon une première variante de réalisation, le procédé consiste à utiliser un noyau magnétique sous la forme d’un tore fermé et à pratiquer une coupe de la section dudit noyau magnétique pour créer un entrefer unique dont la largeur L est au moins égale à 100µm, et de préférence comprise entre 0.5 et 2mm. Il peut être prévu de diviser ledit entrefer unique en plusieurs entrefers élémentaires répartis sur un segment angulaire dudit noyau magnétique au plus égal à 120°. Selon une deuxième variante de réalisation, le procédé consiste à couper en deux ledit noyau magnétique pour former un tore ouvrant constitué de deux demi tores et créer deux entrefers de largeurs différentes, dont un entrefer principal de largeur L1 et un entrefer secondaire de largeur L2 inférieure à la largeur L1, la largeur L1 étant au moins égale à 100µm, et de préférence comprise entre 0.5 et 2mm, et la largeur L2 correspondant aux extrémités en contact des deux demi tores et étant au plus égale à 20µm. Le procédé peut prévoir de diviser ledit bobinage de détection en au moins deux bobines, situées dans une zone du noyau magnétique opposée audit entrefer principal, et disposées de part et d’autre dudit entrefer secondaire. Dans une autre variante du procédé, il est possible de décentrer ledit noyau magnétique par rapport audit câble de puissance pour introduire un décalage entre lesdits conducteurs de phase et ledit circuit magnétique. Préférentiellement, le procédé consiste à optimiser la position angulaire dudit noyau magnétique par rapport audit câble de puissance pour que ledit entrefer unique ou ledit entrefer principal se situe en face d’un des conducteurs de phase dudit câble de puissance, position dans laquelle la tension de sortie exploitable aux bornes dudit bobinage de détection est à son maximum. Lorsque ledit câble de puissance est monophasé, le procédé prévoit d’aligner ledit entrefer unique ou ledit entrefer principal avec les deux conducteurs de phase. Pour atteindre cette position angulaire, le procédé consiste à détecter la tension de sortie aux bornes dudit bobinage de détection lors de l’installation dudit noyau magnétique autour dudit câble de puissance dans lequel circule ledit courant primaire, pour aider au repérage de ladite position angulaire optimale, puis à bloquer ledit noyau magnétique dans cette position. Dans ce but, l’invention concerne également un dispositif de récupération d’énergie agencé pour introduire une hétérogénéité et/ou une dissymétrique entre ledit noyau magnétique et ledit câble de puissance, par construction dudit noyau magnétique et/ou par positionnement dudit noyau magnétique sur ledit câble de puissance, pour induire une circulation de flux magnétique hétérogène dans ledit circuit magnétique et obtenir une tension de sortie exploitable aux bornes dudit bobinage. Dans une forme préférée de l’invention, ledit noyau magnétique peut comporter au moins un entrefer pour engendrer une hétérogénéité dans ledit circuit magnétique et une dissymétrie dans la circulation du flux magnétique. Dans ce cas, ledit bobinage de détection est avantageusement situé dans une zone dudit noyau magnétique opposée audit entrefer pour maximiser la tension de sortie exploitable. Selon une première variante de réalisation, ledit noyau magnétique peut être constitué d’un tore fermé, comportant un entrefer unique dont la largeur L est au moins égale à 100µm, et de préférence comprise entre 0.5 et 2mm. Cet entrefer unique peut le cas échéant être divisé en plusieurs entrefers élémentaires, répartis sur un segment angulaire dudit noyau magnétique au plus égal à 120°. Dans une deuxième variante de réalisation, ledit noyau magnétique peut être constitué d’un tore ouvrant, comportant deux demi tores et deux entrefers de largeurs différentes : un entrefer principal de largeur L1 et un entrefer secondaire de largeur L2 inférieure à la largeur L1, la largeur L1 étant au moins égale à 100µm, et de préférence comprise entre 0.5 et 2mm, et la largeur L2 correspondant aux extrémités en contact des deux demi tores et étant au plus égale à 20µm. Ledit bobinage de détection peut être en outre divisé en au moins deux bobines, situées dans une zone du noyau magnétique opposée audit entrefer principal, et disposées de part et d’autre dudit entrefer secondaire. Le dispositif de récupération d’énergie peut comporter un boitier ouvrant dans lequel sont logés ledit noyau magnétique et ledit bobinage de détection. Dans ce cas, ledit boitier comporte une fenêtre de passage pour ledit câble de puissance et ladite fenêtre de passage peut être avantageusement décentrée par rapport audit noyau magnétique pour introduire un décalage entre lesdits conducteurs de phase et ledit circuit magnétique. Ladite fenêtre de passage peut être ménagée dans un organe de décentrage distinct dudit boitier. Dans la forme préférée de l’invention, ledit dispositif de récupération comporte en outre un dispositif d’aide au positionnement agencé pour détecter la position angulaire optimale dudit noyau magnétique par rapport audit câble de puissance pour que ledit entrefer unique ou ledit entrefer principal se situe en face d’un des conducteurs de phase dudit câble de puissance, position angulaire optimale dans laquelle la tension de sortie exploitable aux bornes dudit bobinage est à son maximum. Il peut comporter un repère visuel sur ledit boitier. La présente invention et ses avantages apparaîtront mieux dans la description suivante de plusieurs modes de réalisation donnés à titre d'exemples non limitatifs, en référence aux dessins annexés, dans lesquels: est une vue en perspective d’un dispositif de récupération d’énergie selon l’invention, installé autour d’un câble de puissance triphasé, est une vue en coupe radiale d’un dispositif de récupération d’énergie selon l’invention, installé autour d’un câble de puissance monophasé, est une vue en coupe similaire à la , d’un dispositif de récupération pour un câble de puissance monophasé, selon une première variante de réalisation de l’invention, est une vue en coupe radiale du circuit magnétique d’un dispositif de récupération pour un câble de puissance monophasé, selon une deuxième variante de réalisation de l’invention, est une vue en coupe similaire à la d’un dispositif de récupération pour un câble de puissance monophasé, selon une troisième variante de réalisation de l’invention, est une vue en coupe radiale du circuit magnétique d’un dispositif de récupération d’énergie selon l’invention, installé autour d’un câble de puissance triphasé, est une vue en coupe similaire à la , montrant les lignes de champ magnétique générées par le courant primaire circulant dans les conducteurs de phase du câble de puissance triphasé, est une vue en coupe radiale du circuit magnétique et de son unité de traitement du signal, d’un dispositif de récupération pour un câble de puissance triphasé, selon une première variante de réalisation de l’invention, est une vue en coupe similaire à la du circuit magnétique d’un dispositif de récupération pour un câble de puissance triphasé, selon une deuxième variante de réalisation de l’invention, est une vue en coupe radiale du circuit magnétique d’un dispositif de récupération d’énergie selon l’invention, installé autour d’un câble de puissance multiphasé, comportant trois conducteurs de phase et un conducteur de neutre, et est une vue en coupe radiale du circuit magnétique d’un dispositif de récupération d’énergie selon l’invention, installé autour d’un câble de puissance multiphasé, comportant trois conducteurs de phase, un conducteur de neutre, et un conducteur de terre. Procédé de récupération d’énergie électrique à partir d’un câble de puissance (1) comportant au moins deux conducteurs de phase (C1, C2, C3) , procédé consistant à : - installer autour dudit câble de puissance (1) un noyau magnétique (20) sous la forme d’un tore, pour former un circuit magnétique apte à capter un champ magnétique induit par un courant primaire traversant les conducteurs de phase dudit câble de puissance, - équiper ledit noyau magnétique (20) d’un bobinage de détection (30) pour induire une tension secondaire à partir dudit champ magnétique et délivrer aux bornes dudit bobinage de détection une tension de sortie (U), - introduire une hétérogénéité et/ou une dissymétrique entre ledit noyau magnétique (20) et ledit câble de puissance (1), par construction dudit noyau magnétique (20) et/ou par positionnement dudit noyau magnétique (20) sur ledit câble de puissance (1), pour induire une circulation de flux magnétique hétérogène dans ledit circuit magnétique et amplifier le niveau de ladite tension de sortie (U) aux bornes dudit bobinage de détection (30). Procédé de récupération selon la revendication 1, consistant à créer dans ledit noyau magnétique (20) au moins un entrefer (E, E1, E2) pour engendrer une hétérogénéité dans ledit circuit magnétique et une dissymétrie dans la circulation du flux magnétique. Procédé de récupération selon la revendication 2, consistant à positionner ledit bobinage de détection dans une zone dudit noyau magnétique (20) opposée audit entrefer (E, E1, E2) pour maximiser la tension de sortie (U). Procédé de récupération selon l’une quelconque des revendications 2 et 3, consistant à utiliser un noyau magnétique (20) sous la forme d’un tore fermé et à pratiquer une coupe de la section dudit noyau magnétique (20) pour créer un entrefer unique (E) dont la largeur L est au moins égale à 100µm, et de préférence comprise entre 0.5 et 2mm. Procédé de récupération selon la revendication 4, consistant à diviser ledit entrefer unique (E) en plusieurs entrefers élémentaires (e1, e2, e3, e4, e5) répartis sur un segment angulaire dudit noyau magnétique (20) au plus égal à 120°. Procédé de récupération selon l’une quelconque des revendications 2 et 3, consistant à couper en deux ledit noyau magnétique (20) pour former un tore ouvrant constitué de deux demi tores (21, 22) et créer deux entrefers (E1, E2) de largeurs différentes, dont un entrefer principal (E1) de largeur L1 et un entrefer secondaire (E2) de largeur L2 inférieure à la largeur L1, la largeur L1 étant au moins égale à 100µm, et de préférence comprise entre 0.5 et 2mm, et la largeur L2 correspondant aux extrémités en contact des deux demi tores (21, 22) et étant au plus égale à 20µm. Procédé de récupération selon la revendication 6, consistant à diviser ledit bobinage de détection (30) en au moins deux bobines (31, 32, 33, 34), situées dans une zone du noyau magnétique (20) opposée audit entrefer principal (E1), et disposées de part et d’autre dudit entrefer secondaire (E2). Procédé de récupération selon l’une quelconque des revendications précédentes, consistant à décentrer ledit noyau magnétique (20) par rapport audit câble de puissance (1) pour introduire un décalage entre lesdits conducteurs de phase (C1, C2, C3) et ledit circuit magnétique. Procédé de récupération selon l’une quelconque des revendications précédentes, consistant à optimiser la position angulaire dudit noyau magnétique (20) par rapport audit câble de puissance (1) pour que ledit entrefer unique (E) ou ledit entrefer principal (E1) se situe en face et le plus proche possible d’un des conducteurs de phase (C1) dudit câble de puissance, position dans laquelle la tension de sortie (U) aux bornes dudit bobinage de détection est à son maximum. Procédé de récupération selon la revendication 9, consistant à aligner ledit entrefer unique (E) ou ledit entrefer principal (E1) avec les deux conducteurs de phase (C1, C2) lorsque ledit câble de puissance (1) est monophasé. Procédé de récupération selon l’une quelconque des revendications 9 et 10, consistant à détecter la tension de sortie (U) aux bornes dudit bobinage de détection (30) lors de l’installation dudit noyau magnétique (20) autour dudit câble de puissance (1) dans lequel circule ledit courant primaire, pour aider au repérage de ladite position angulaire optimale et à bloquer ledit noyau magnétique (20) dans cette position. Dispositif de récupération (10 à 17) d’énergie à partir d’un câble de puissance (1) comportant au moins deux conducteurs de phase (C1, C2, C3), ledit dispositif comportant un noyau magnétique (20), sous la forme d’un tore fermé ou ouvrant, agencé pour être installé autour dudit câble de puissance (1) et former un circuit magnétique apte à capter un champ magnétique induit par un courant primaire traversant lesdits conducteurs de phase (C1, C2, C3), et un bobinage de détection (30) enroulé autour dudit noyau magnétique (20), agencé pour induire une tension secondaire à partir dudit champ magnétique et délivrer aux bornes dudit bobinage de détection (30) une tension de sortie (U), ledit dispositif de récupération (10 à 17) étant agencé pour introduire une hétérogénéité et/ou une dissymétrique entre ledit noyau magnétique (20) et ledit câble de puissance (1), par construction dudit noyau magnétique (20) et/ou par positionnement dudit noyau magnétique (20) sur ledit câble de puissance (1), pour induire une circulation de flux magnétique hétérogène dans ledit circuit magnétique et amplifier le niveau de ladite tension de sortie (U) aux bornes dudit bobinage. Dispositif de récupération selon la revendication 12, caractérisé en ce que ledit noyau magnétique (20) comporte au moins un entrefer (E, E1, E2) pour engendrer une hétérogénéité dans ledit circuit magnétique et une dissymétrie dans la circulation du flux magnétique. Dispositif de récupération selon la revendication 13, caractérisé en ce que ledit bobinage de détection (30) est situé dans une zone dudit noyau magnétique (20) opposée audit entrefer (E, E1, E2) pour maximiser la tension de sortie (U). Dispositif de récupération selon l’une quelconque des revendications 13 et 14, caractérisé en ce que ledit noyau magnétique (20) est constitué d’un tore fermé, comportant un entrefer unique (E) dont la largeur L est au moins égale à 100µm, et de préférence comprise entre 0.5 et 2mm. Dispositif de récupération selon la revendication 15, caractérisé en ce que ledit entrefer unique (E) est divisé en plusieurs entrefers élémentaires (e1, e2, e3, e4, e5), répartis sur un segment angulaire dudit noyau magnétique (20) au plus égal à 120°. Dispositif de récupération selon l’une quelconque des revendications 13 et 14, caractérisé en ce que ledit noyau magnétique (20) est constitué d’un tore ouvrant, comportant deux demi tores (21 et 22) et deux entrefers (E1, E2) de largeurs différentes : un entrefer principal (E1) de largeur L1 et un entrefer secondaire (E2) de largeur L2 inférieure à la largeur L1, la largeur L1 étant au moins égale à 100µm, et de préférence comprise entre 0.5 et 2mm, et la largeur L2 correspondant aux extrémités en contact des deux demi tores (21, 22) et étant au plus égale à 20µm. Dispositif de récupération selon la revendication 17, caractérisé en ce que ledit bobinage de détection (30) est divisé en au moins deux bobines (31, 32, 33, 34), situées dans une zone du noyau magnétique (20) opposée audit entrefer principal (E1), et disposées de part et d’autre dudit entrefer secondaire (E2). Dispositif de récupération selon l’une quelconque des revendications 12 à 18, caractérisé en ce qu’il comporte un boitier (40) ouvrant dans lequel sont logés ledit noyau magnétique (20) et ledit bobinage de détection (30), et en ce que ledit boitier (40) comporte une fenêtre de passage (45, 55) pour ledit câble de puissance (1), ladite fenêtre de passage (45, 55) étant décentrée par rapport audit noyau magnétique (20) pour introduire un décalage entre lesdits conducteurs de phase (C1, C2, C3) et ledit circuit magnétique. Dispositif de récupération selon la revendication 19, caractérisé en ce que ladite fenêtre de passage (55) est ménagée dans un organe de décentrage (50) distinct dudit boitier (40). Dispositif de récupération selon l’une quelconque des revendications 12 à 20, caractérisé en ce qu’il comporte un dispositif d’aide au positionnement agencé pour détecter la position angulaire optimale dudit noyau magnétique (20) par rapport audit câble de puissance (1) pour que ledit entrefer unique (E) ou ledit entrefer principal (E1) se situe en face et le plus proche possible d’un des conducteurs de phase (C1) dudit câble de puissance (1), position angulaire optimale dans laquelle la tension de sortie (U) aux bornes dudit bobinage est à son maximum. Dispositif de récupération selon les revendications 19 et 21, caractérisé en ce que ledit dispositif d’aide au positionnement comporte un repère visuel (46) sur ledit boitier (40).