La présente irivenCion- se raoe un sh , tL et à un procédé pour fabriquer une matière textile, et elle concerne, plus particulièrement, un procédé de fabrication de ciblés doublés. Selon des procédés connus de fabrication de câblé doublé, on tord séparément deux fils, on stocke les fils tordus en paquets ou enroulements, puis l'on détord les fils des paquets et on les tord ensemble pour effectuer le doublage. On effectue le retordage initial en utilisant des dispositifs retordeurs ascendants ou descendants qui tordent le fil lorsqu'il quitte le paquet, et cela implique que les fils ne peuvent subir de stades de traitement ultérieurs concurremment avec l'opération de retordage. La fabrication d'un câblé doublé, notamment d'un câblé subissant des traitements ultérieurs, est donc un procédé à stades multiples impliquant l'utilisation de nombreux dispositifs d'enroulement pour stocker la matière entre les stades. Selon un premier aspect de l'invention, un procédé pour fabriquer un câblé doublé consiste à retirer de façon continue une première portion de fil d'un dispositif d'alimentation, à faire passer cette première portion de fil par l'une des extrémités d'un organe rotatif creux comportant deux extrémités ouvertes, de façon à tordre le fil et à le stocker provisoirement sous la forme d'un enroulement sur une paroi intérieure de cet organe creux, puis à évacuer la première portion de fil par l'autre extrémité ouverte de l'élément creux, en même temps qu' une seconde portion de fil qui n'a pas été stockée provisoirement, en faisant tourner l'organe creux pendant qu'on évacue le fil de sorte que la première portion du fil se détord au moins partiellement et se combine avec la seconde portion de fil pour former un câblé doublé. Il est préférable d'évacuer les fils par l'autre extrémité de l'organe creux à travers une broche creuse et de les faire pénétrer dans l'organe creux au moyen d'un tube à va-et-vient. Le tube à va-et-vient peut se déplacer dans le sens axial de l'organe creux pour faire pénétrer la première portion de fil dans cet organe. Les deux portions de fil peuvent être retirées de la même source ou de deux sources de fil différentes, et elles peuvent être partiellement tordues avant de passer dans l'organe creux. Il est préférable de commencer le doublage du fil en arrêtant le mouvement de va-et-vient du tube lorsque l'organe creux est chargé, en faisant passer un moyen collecteur par l'arbre creux de façon que le fil sortant du tube à va-et-vient se fixe au moyen collecteur, et en retirant le moyen collecteur de l'arbre creux. On peut utiliser le moyen collecteur pour retenir l'extrémité d'une charge de câblé précédente de façon que la charge suivante y soit reliée, et l'on applique alors, de façon appropriée, un adhésif à l'extrémité du ciblé précédent. On peut faire varier les débits d'alimentation du premier fil et du second fil pour produire des cabalés équilibrés ou déséquilibrés et, à une extrémité de la gamme de variations, le débit d'alimentation du second câblé est nettement inférieur au débit d'alimentation de la première portions de ciblé pour former un câblé guipé. Les fils peuvent se présenter sous l'une quelconque des formes normales, par exemple sous la forme de fils à filament unique, à filaments multiples, à fibres discontinues, à pellicule coulée ou extrudée, et ils peuvent être en matière minérale ou en matière organique. En outre, on peut faire subir aux fils et au câblé doublé l'un quelconque des prétraitements usuels, ou bien on peut lui faire subir un traitement de doublage ultérieur sans stockage par lots entre les opérations. Selon un autre aspect de l'invention, un appareil de fabrication de câblé doublé comprend un organe rotatif creux comportant une surface intérieure sur laquelle du fil peut être stocké provisoirement èt deux extrémités ouvertes, un dispositif d'a-limentation faisant passer du fil, par une extrémité, dans l'organe creux, des moyens pour évacuer une premiere portion de fil stockée dans l'organe creux, en même temps qu' une seconde portion de fil, et des moyens d'entraînement de organe rotatif. Les figures schematiques du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, feront bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 est une coupe transversale d'une doubleuse selon 11 invention. La figure 2 représente le cycle de retordage. La figure 3 représente le cycle de doublage. La figure 4 représente un agencement d'étirage. La figure 5 représente trois doubleuses selon l'invention, alimentées par une retordeuse ascendante à double torsion. La figure 6 représente les stades de prédoublage et de post-doublage. L'ensemble de base de l'appareil est un organe creux rotatif, et sa structure est représentée sur la figure 1 sur laquelle l'organe creux se présente sous la forme d'un cylindre creux 1 en acier. Ce cylindre est monté dans une enveloppe ou une gaine (non représentée) qui renferme l'organe rotatif et conserve la puissance. L'une des extrémités du cylindre est recouverte par un couvercle 2 comportant une ouverture centrale 3. L'autre extrémité du cylindre I fait corps avec une saillie creuse 4 utilisée pour monter le cylindre sur un ensemble de support. L'ensemble de support comprend un arbre de support 5 qui tourne dans deux paliers 6, 7 situés à distance dont un palier 6 est un enroulement à billes à contact angulaire, tandis que l'autre palier 7, est un palier lisse monté élastiquement. Les deux paliers sont montés dans un bti de support 8. L'arbre de support est monté verticalement et il comporte une bride 9 formée à l'une de ses extrémités, à laquelle est fixée la saillie creuse 4. Une jupe 10 descend de la bride 9, et une gorge est formée dans la jupe 10 pour recevoir un ruban d'entratnement 11. Un prolongement 12 de l'arbre de support 5 part du centre de la bride 9 et traverse la saillie 4, et un alésage central 13 est usiné axialement à travers l'arbre de support 5 et le prolongement 12 pour former un ensemble de broche creuse 13a. Un tube à va-et-vient 14 est monté coaxialement avec le cylindre creux 1 et au-dessus de lui, de façon que l'extrémité inférieure 15 de ce type traverse l'ouverture 3 pour pénétrer dans le cylindre. Le tube à va-et-vient est monté sur un chariot (non représenté) qui peut être entratné de façon que ledit tube effectue des mouvements de va-et-vient sur un traJet suivant l'axe du cylindre 1. L'extrémité du tube de va-et-vient doit ainsi parcourir le trajet désigné par la référence A. On peut obtenir le mouvement nécessaire par n'importe quels moyens appropriés, par exemple au moyen d'une vis-mère ou d'une crémaillère et d'un pignon à entraînement réversible, l'inversion étant provoquée à chaque fin de course par des commutateurs de changements de marche. Le fonctionnement de l'appareil de base pour former un cahlé doublé est représenté sur les figures 2 et 3. Un fil 17 passe par un dispositif d'alimentation 18 qui peut être constitué par un ensemble de rouleaux d'alimentation simples à entratnement mécanique ou bien par un ensemble de galets d'entratnement, et le dispositif 18 le fait pénétrer dans le tube à va-et-vient 14. Le cylindre est entraîné en rotation à une vitesse constante de, par exemple, 7.500 tours à la minute et, lorsque le fil 20 sort de l'extrémité du tube à va-et-vient 14, il passe sur la paroi cylindrique et y est maintenu par la force centrifuge (voir figure 2). En tournant, le cylindre communique une torsion au fil 17 dans le tube de va-et-vient, à-un taux de torsion par mètre déterminé par la vitesse de rotation.Le fil pénètre dans le cylindre à une vitesse constante, et il y est stocké provisoirement, sous la forme d'un enroulement interne, sur la paroi intérieure du cylindre, ayant été retordu pendant son passage à travers le tube à va-et-vient i4. Le taux de torsion par mètre de longueur de fil est déterminé par la vitesse de rotation du cylindre et la vitesse d'alimentation du fil, et le retordage se poursuit jusqu'à ce que le cylindre soit chargé de fil. Un chargement uniforme est obtenu grâce au mouvement alternatif vertical du tube à va-et-vient sur le parcours A. Lorsque le cylindre est chargé de fil ayant subi le retordage (voir figure 3), on fait passer une tige métallique 19 à travers la broche creuse 13a, jusqu'à ce que le fil 20 entre l'extrémité inférieure du tube à va-et-vient et la paroi du cylindre s'enroule autour de l'extrémité de la tige, après quoi on enlève la tige de la broche creuse 13a, ce qui rassemble le fil 20 et le fil arrivant 17 à travers la broche creuse 13a. On arrête le mouvement du tube 14 dans sa position supérieure et l'on fait passer le câblé provenant de la broche creuse 13a autour d'un ensemble 21 de galets entratneurs de reprise. La situation est alors ceile i; la fil fi:;- - 3,et ceci est le stade de doublage dans lequel la première partie du fil emmagasiné à l'étant tordu dans le cylindre est détordu sur une seconde partie de fil, que l'on fait passer axialement à travers le cylindre pour former un câblé doublé. On fait tourner le cylindre entièrement et 11 ensemble 21 reprend le câblé à une vitesse inférieure à celle du dispositif d'alimentation 18. La vitesse légèrement inférieure est due à ce que la seconde portion doit prendre une forme hélicoidale pour former un ciblé doublé et, en fait, le second fil dans la région 22 présente unefausse torsion provenant du doublage qui se produit à l'entrée de la broche creuse 13a. Lorsque le cylindre a été vidé du fil emmagasiné, on coupe le cabalé à la suite de quoi, par va-et-vient du tube 14, l'étape de torsion du fil commence automatiquement à remplir à nouveau le cylindre. Eventuellement, on peut produire un câblé doublé continu en fixant l'extrémité du lot précédent de câblé à la tige 9 et en appliquant un adhésif au câblé. Lsqu"on fait passer la tige à travers la broche creuse 13a, le fil qui tourne s'enroule autour de l'extrémité du câblé et lui adhère. Le cabalé sortant est un câblé doublé de deux fils qui sont sensiblement sans torsion simple et c'est un câblé équilibré. On peut produire un câblé déséquilibré en changeant de vitesse d'alimentation de la seconde portion de fil ou, en variante, en changeant la vitesse de rotation du cylindre pendant le doublage. Si la vitesse d'alimentation de la seconde portion de fil est fortement réduite par rapport à la vitesse d'alimentation pendant le retordage, on peut produire un câblé guipé. Dans ce cas, les rouleaux d'alimentation 17 des galets de reprise 2a maintiennent la seconde portion du câblé tendue et le cylindre dévide la première portion du fil autour de la seconde portion de câblé pour produire un ciblé guipé. Pour obtenir le maximum de recouvrement du second fil, le fil de guipage doit être sans torsion et l'on y parvient en alimentant la première portion de fil dans l'organe creux pratiquement à la même vitesse que celle d'enroulement de l'organe creux. Eventuellement, la seconde portion de fil alimenté par le dispositif 17 peut être un fil différent de la première portion de fil, en ce qui concerne sa matière, sa structure ou son aspect (par exemple sa couleur). Les fils peuvent être de n'importe quel type connu et ils comprennent des fils en filaments continus ou discontinus, des fils obtenus à partir de pellicule par étirage de pellicule extrudée ou coulée et fibrillation mécanique, profilage ou division de pellicule extrudée ou coulée, puis étirage, ou des filés de fibres discontinues. De plus, les fils peuvent être en matière non tordue à base de fibres discontinues, et l'appareil de la figure 4 s'est avéré approprié pour une matière de ce genre. Imnédiate ment au-dessus du tube à va-et-vient 14 se trouve une tête d'étirage classique qui comprend un élément de support 25 et une courroie 26. Les rouleaux de sortie de ladite tette sont les rouleaux d'alimentation 18 pour le groupe de doublage et l'étirage se produit entre ces rouleaux et deux rouleaux d'entrée 23. En fonctionnement, on introduit une mèche de matière sensiblement non tordue à base de fibres discontinues entre les rouleaux 23 et la mèche étirée sortante est tordue dans le tube 14 avant d'être stockée sur la paroi de cylindre. La torsion remonte jusqu'aux rouleaux d'alimentation 18 et maintient les fibres discontinues sous la forme d'un fil. Pendant l'opération de doublage, la première portion non tordue du fil forme une fausse torsion dans la seconde portion de fil qui maintient cette portion sous forme d'un fil assemblé compact. Avec des matières à fibres discontinues courtes et des matières dans lesquelles la. fixation entre fibres est insuffisante pour garder le fil assemblé pendant l'étape de passage de la torsion au doublage, on peut utiliser un fil porteur pour ce passage. Celui-ci est de préférence un fil de filaments continus et on l'introduit dans le tube à va-et-vient avec la fin de la première portion de fil, et l'on continue l'alimentation jusqu'à établissement de l'opération de doublage et de la fausse torsion pour maintenir assemblée et compacte la seconde portion de fil sur son trajet à partir des rouleaux 18.On peut alors arrenter la fourniture de fil perteur En variante à l'utilisation dtun fil porteur, en peut amener une tête de torsion connue dans la technique, en contact avec la seconde portion de fil immédiatement après avoir quitté les rouleaux 18 ou tout autre support usuel connu. On peut modifier l'appareil en construisant l'extrémité du tube à va-et-vient de telle sorte qu'elle puisse tourner ou, en variante, en revêtant cette extrémité d'une matière à bas coefficient de frottement, comme le polytétrafluoréthylène. Cette modification réduit la résistance par frottement au mouvement du fil et aide à produire un fil à torsion régulière. De plus, des moyens automatiques comme des jets d'air, etc... peuvent être utilisés pour enfiler les fils dans le tube à va-et-vient et rendre ainsi le fonctionnement du processus plus souple. La présente invention possède de nombreux avantages sur les procédés classiques de doublage. On obtient une production augmentée par unité(ou broche) car seule une portion du fil est tordue et que de hautes vitesses de broche, de l'ordre de 8000 à 15000 tr/mn sort possibles tous les problèmes usuels de haute consommation d'énergie nécessaire pour maintenir un ballon. La réduction de la quantité d'énergie consommée est illustrée par les exemples suivants dans lesquels on produit par deux procédés différents, un câblé en nylon de 2/140 Tex pour pneumatique, de torsion S 380/Z 380 : a) Retordage classique à l'anneau à une vitesse de broche de 5400 tr/mn, avec anneau de 1,8 cm. b) Utilisation de la présente invention à une vitesse de broche de 8800 tr/mn. Demande Production Consommation combinée de d'énergie deuissance ciblé par unité de (kg/h) production de câblé (KW ~~~~~~~~ ( hzkg) torsion à l'anneau 0,415 0,260 1,60 présente invention 0 > 46 0,424 -1,o8 * se réfère aux demandes totales de puissance pour les opérations de torsion des fils simples et de doublage des deux procédés de fabrication de caoblés. La durée du cycle de l'invention peut être encore réduite en raccourcissant l'étape initiale de torsion. La durée de celle-ci est déterminée par la vitesse du cylindre et la quantité de torsion requise dans la première portion du fil. Si le fil reçoit une partie de la torsion requise avant d'arriver au dispositif d'alimentation, il peut alors être introduit dans le cylindre plus vite que si toute la torsion devait être obtenue lors du chargement. On y arrive le plus commodément dans le cas des fils normaux en utilisant un retordeur ascendant à double torsion comme représenté sur la figure 5 qui peut conférer une torsion requise à un fil à très haute vitesse. On peut donc utiliser un seul retordeur de ce genre pour charger 3 ou 4 cylindres tour à tour, les cylindres déjà chargés effectuant l'opération de doublage et fonctionnant tous en série. Dans le cas des fils en fibres discontinues, on peut utiliser dans le même but une filière à extrémités ouvertes. S'il y a lieu de produire un câblé déséquilibré on peut utiliser une étape de pré-torsion pour insérer la torsion en excès requise dans le premier fil avant de le faire passer dans l'appareil selon l'invention. Le pré-retordeur peut être n'importe quel moyen connu de retordage. L'invention a aussi l'avantage que le fil arrivant et le câblé doublé sortant ne tournent pas et que l'on peut les soumettre à d'autres traitements T (voir figure 6) tels que le recuit, le frisage, étirage, le mouillage, la teinture etc... On peut effectuer ces opérations sans avoir recours à des stockages entre l'opération de doublage et les autres traitements Les exemples non limittl s- EXEMPLE 1 Dans cet exemple, on produit un câblé à deux plis pour pneumatique à partir de fil de nylon de 140 Tex à haute ténacité qui présente une torsion à la livraison de 16 tr/m et en utilisant 1 appareil des figures 1 et 2. En quittant le dispositif d'alimentation à une vitesse linéaire de 25,69 m/mn, le fil est tordu dans un cylindre creux de 17,8 cm de diamètre intérieur et de 12,7 cm de hauteur intérieure, tournant à environ 8800 tr/mn. Une fois le cylindre rempli de la quantité requise de fil tordu, on ddmarre le stade de doublage. On maintient le cylindre en rotation pour éviter l'effondrement du paquet de fil tordu et l'on fait passer un fil métallique d'enfilage dans le cylindre à travers la broche creuse, en permettant au fil tordu de s'enrouler autour de ce fil métallique. La structure chablée résultante est alors retirée, elle passe autour des galets de reprise puis elle est stockée sur une bobineuse de précisicn. Afin de tenir compte de la contraction du fil pendant le doublage, on relie par engrenages les galets de reprise au dispositif d'alimentation dans le rapport 55/61, ce qui fixe leur vitesse de sortie à 23,16 m/mn. Le câblé obtenu, de structure très uniforme, donne les résultats d'essais présentés dans le tableau I cidessous TABLEAU U Cablé en nylon pour pneumatique 2/140 Tex quantité de fil dans Plein A moitié plein Presque vide l'élément creux Câblé essayé après câblage sur (m) 200 2800 5800 Torsion (tr/m) : doublés (S) 375 382 383 simples (Z) 397 399 401 Charge de rupture (N) 211 209 209 Allongement à la rupture (%) 23,6 22,7 22,2 Poids par unité de longueur (Tex) 308 305 307 Ténacité (cN/Tex) 68,5 68,5 68,1 EXEMPLE 2 On produit un fil à deux brins pour tapis à partir de fils de nylon gonflant de 417 Tex sur le même appareil que celui utilisé pour l'exemple 1.Les réglages de la machine sont les suivants Vitesse de broche 9.000 tr/mn (environ) Vitesse du dispositif d'alimentation 57 m/mn Vitesse des galets d'entrainement 52,19) m/mn Rapport de transmission dispositif d'entraRnement/galets d'entraînement 76/83 Le fil pour tapis, de structure très uniforme, donne les résultats d'essai indiqués dans le tableau II cidessous TABLEAU II Fil pour tapis 2/147 Tex. Torsion : doublés (S) 169 tr/m simples l (z) 171 tr/m simples 2 (Z) 173 tr/m Charge de rupture 115 N Allongement à la rupture 29,7 % Poids par unité de longueur 935 Tex Ténacité 12,3 cN/Tex Comme on l'a indiqué, l'invention s'applique particulièrement à la formation de structures de câblés présentant une torsion équilibrée (ce qui veut dire que la torsion des doubles est égale et opposée à la torsion des simples). On peut cependant obtenir un câblé à torsion déséquilibrée, c'est-à-dire des câblés présentant des torsions différentes pour les simples et les doublés, par exemple en faisant pénétrer le fil dans l'élément creux à partir d'une broche à torsion ascendante classique et/ou en remplaçant l'enrouleur par un retordeur descendant classique. Les exemples suivants illustrent différents procédés. EXEMPLE 3 On envoie du fil dans l'élément creux à partir d'une broche à torsion ascendante qui communique une torsion Z de 200 tr/m dans une première portion de fil qui est alors stockée provisoirement à une torsion Z de 480 tr/m par l'élé- ment creux. Pendant le doublage, la broche à torsion ascendante continue à donner une torsion Z de 200 trÂn a fil, et l'élément rotatif creux donne une torsion de doublage S de 280 tr/m, ce qui produit une structure de câblé présentant une torsion S finale de 280 tr/m pour les doublés, et une torsion Z de 480 tr/m pour les simples. EXEMPLE 4 On peut appliquer l'invention à la production de câblé à torsion équilibrée en ne faisant tourner la broche à torsion ascendante que pendant le stade de retordage préalable, et en la laissant fixe pendant le stade de doublage. Par exemple, on utilise une broche à torsion ascendante pour donner une torsion Z de 200 tr/m à un fil sans torsion que l'on recueille à l'intérieur d'un élément creux de 480 tr/m. Pendant le doublage, on arrête ladite broche et l'on prélève le fil en le faisant passer par l'extrémité, pour le doubler avec le fil provenant de l'intérieur de l'élément creux, à une torsion S de 480 tr/m, et l'on obtient ainsi une structure de cAablé présentant approximativement une torsion S finale de 480 tr/m pour les doublés et une torsion Z de 480 tr/m pour les simples. EXEMPLE 5 En remplaçant ltenrouleur par un retordeur descendant classique, on obtient également des câblés à torsion désaquilibrée. Par exemple, on recueille un fil présentant à la livraison une torsion Z de 20 tr/m à l'intérieur d'un élément creux, à une torsion S de 340 tr/m. Pendant le premier stade de doublage, on communique une torsion S de 320 tr/m et, pendant le second stade, une broche à anneau communique une torsion S de 160 tr/m, de sorte que lton obtient une structure de chablé présentant une torsion S finale de 480 tr/mn pour les doublés et une torsion Z finale de 340 tr/mn pour les simples. EXEMPLE 6 En combinant les agencements utilisés pour les exemples 3 et 5, c'est-à-dire en insérant une broche de torsion ascendante et une broche de torsion descendante classique, on peut obtenir des cablés présentant une torsion équilibrée ou déséquilibrée. Par exemple, une broche de torsion ascendante communique une torsion Z de 200 tr/m à un fil qui est recueilli dans l'élément creux à une torsion Z de 480 tr/m. Pendant le doublage, la broche de torsion ascendante continue à communiquer une torsion de 200 tr/m au fil et l'autre broche communique un premier stade de torsion S de doublage de 280 tr/m. Enfin, une broche à anneau achève le doublage en communiquant une torsion S supplémentaire de 200 tr/m, de sorte que l'on obtient une structure de câblé présentant une torsion S finale de 280 tr/mn pour les doubles, et une torsion Z finale de 480 tr/m pour les simples. EXEMPLE 7 On fait passer un fil polyester continu à filaments de 22 Tex, convenant pour être utilisé comme fil de guidage, d'un paquet (ou enroulement) dans un cylindre rotatif de 17,8 cm de diamètre intérieur et de 12,7 cm de hauteur intérieure, tournant à environ 8.800 tr/mn, une torsion négligeable étant communiquée à ce fil. Lorsque le cylindre contient suffisamment de fil, on l'arrête, et l'on fait passer un fil à un seul filament de nylon de 0,85 cm de diamètre par un dispositif de prétension appliquant une tension d'environ 500 g à travers le cylindre, autour de godets d'entraenement et sur un dispositif de reprise. On relance la rotation du cylindre et l'on interrompt l'alimentation en fil polyester à filaments multiples de l'intérieur du cylindre. Le fil provisoirement stocké à l'intérieur du cylindre quitte ce cylindre à une vitesse linéaire de 26,60 m/mn, et il s'enroule autour du fil de nylon à monofilament à un taux de 946 tours/m, et l'on obtient une structure recouverte de façon précise de 0 > 91 mm de diamètre, à une vitesse de sortie de 9,30 m/mn. EXEMPLE 8 On produit un fil de verre à deux brins à partir de fil de fibres de verre de 324 Tex. Les réglages de la machine sont les suivants : Vitesse de broche 8.800 tr/mn Vitesse du dispositif d'alimentation 25,2 m/mn Vitesse des galets d'entratnement 22,6 m/mn Rapport de transmission dispositif d'alimentation/galets d'entraenement 1,1176 On produit un fil de verre semblable ci u moyen de l'installation de retordage à anneau et va-et-vient, et l'on compare ses propriétés à celles obtenues pour le fil produit par le procédé selon l'invention. Nouvelle ins- Anneau et va tallation et-vient Torsion S doublés (tr/m) 390 390 Torsion Z simples (tr/m) 390 390 Charge de rupture (N) 156,8 126,6 Allongement à la rupture (%) 3,2 3,4 Poids par unité de longueur (Tex) 709 717 En examinant les deux fils au microscope, on voit que le fil obtenu par la présente installation présente un agencement de filaments régulier non détérioré, mais il apparat une détérioration des filaments considérable sur le fil produit par l'installation à anneau et va-et-vient. EXEMPLE 9 On produit un câblé à deux fils doublé par étirage, suivant un angle de torsion pour râblés de pneumatique, à partir de fil pour tapis en nylon 6 non étiré de 420 Tex, sur une machine selon l'invention comportant deux séries de galets d'entratnement et deux plaques chauffantes montées à l'avant du dispositif d'alimentation, de façon à former une zone d'étirage et une zone de détente. En cours de fonctionnement, du fil non étiré provenant de son paquet est étiré dans la zone d'étirage à 340% sur une plaque chauffante maintenue à 1650 C, puis il est détendu dans la zone de détente à 4% sur une plaque chauffante également à 1650C. Du fait que le dernier galet d'entratnement de la zone de détente est aussi le dispositif d'alimentation de la section de confection de câblé, le fil ainsi étiré passe directement dans la section de confection de cAablé sans reprise intermédiaire.La confection des câblés se poursuit alors comme on l'a décrit, avec les réglages mécaniques suivants Vitesse de broche 8.800 tr/mn Vitesse du dispositif d'alimentation 21,5 m/mn Vitesse des galets d'entraRnement 18,5 m/mn Rapport de transmission dispositif d'alimentation/galets d'entraenement 1,1569 Un troncon du fil étiré est alors préleve sur un paquet séparé, en évitant le stade de doublage. On double alors ce fil au moyen de l'installation à anneau et va-et-vient. Les deux câblés ont les propriétés suivantes Nouvelle installa- Anneau et tion va-et-vient Torsion S doublés (tr/m) 475 475 Torsion Z simples (tr/m) 475 47,5 Charge de rupture (N) 108,3 102,6 Allongement à la rupture (%) 32,2 31,6 Poids par unité de longueur (Tex) 228 228 Ténacité (cN/Tex) 47,4 45,1 EXEMPLE 10 On produit un fil de tapis texturé par étirage à deux brins à partir de fil de nylon 6 non étiré de 1.260 Tex. L'agencement de la machine est semblable à celui de la machine ci-dessus, mais elle comporte une lame de frisage de bordure montée à l'extrémité de la plaque chauffante de la zone de détente. En cours de fonctionnement, du fil non étiré est étiré dans la zone d'étirage à 240% sur une plaque chauffante maintenue à 165"C, puis frisé en bordure avec application d'une détente de 6% et une température de plaque chaude de 175"cl La confection des câblés se poursuit comme précédemment, avec les réglages mécaniques suivants Vitesse de broche 8.800 tr/mn Vitesse du dispositif d'alimentation 80 m/mn Vitesse des galets d'entratnement 77 m/mn Rapport de transmission dispositif d'alimentation/galets d'entraenement 1,0392 Des essais physiques sur le fil pour tapis non teint donnent les résultats suivants Torsion S doublés (tr/m) 112 Torsion Z simples (tr/m) 112 Charge de rupture (N) 233,3 Allongement à la rupture (fui) 35 Poids par unité de longueur (Tex) 799 Ténacité (cN/Tex) 29,2 On teint alors les fils doublés en forme d'écheveau à l'ébullition, pour permettre au fil de prendre tout son gonflant.On fait alors subir aux fils un touffetage en les incorporant dans un tissu de support, et lton obtient un tissu présentant un excellent recouvrement et une excellente définition de touffetage. On introduit dans l'appareil de la figure 4 une mèche peignée constituée par une matière à fibres discontinues de 75,100 mm de longueur et l'on règle la tete d'étirage à un rapport de 1 : 37. On retord le fil dans le cylindre et, lorsque le cylindre est presque entièrement chargé, on introduit un fil de support multifilaments continus de nylon de 60 deniers entre les rouleaux d'alimentation 18 pour le combiner avec la matière à fibres discontinues, et on l'introduit dans le cylindre. On commence alors le stade de doublage comme dans les exemples précédents et, lorsque le réglage du doublage est effectué on interrompt l'alimentation en câblé de support des rouleaux d'alimentation 18, et la fausse torsion de la seconde portion de matière provoquée par le détordage du fil provenant du cylindre maintient l'ensemble de fibres discontinues jusqu a ce que le doublage ait lieu. REVENDICATIONS 1.- Procédé de fabrication de câblé doublé, caractérisé en ce que l'on prélève de façon continue une première portion de fil d'un dispositif d'alimentation, on fait passer cette première portion de fil dans l'une des extrémités d'un organe creux rotatif comportant deux extrémités ouvertes, de façon à tordre le fil et à le stocker provisoirement sous la forme d'un enroulement sur une paroi intérieure de cet organe creux, puis l'on évacue la première portion de fil par l'autre extrémité ouverte de l'élément -creux, en même temps qu'une seconde portion de fil qui n'a pas été provisoirement stockée, en faisant tourner 1'élément creux pendant qu'on évacue le fil de sorte que la première portion de fil se détord au moins partiellement et se combine avec la seconde portion de fil pour former un câblé doublé. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on évacue la première portion et la seconde portion de fil par l'autre extrémité de l'élément creux rotatif à travers une broche creuse. 3.- Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'on fait passer la première portion de fil dans l'organe creux au moyen d'un tube à va-et-vient, monté de façon que l'extrémité de ce tube dont sort le fil soit sensiblement dans l'axe de l'organe creux et que son extrémité se déplace dans le sens axial de l'organe creux, de façon que le fil soit réparti sur la paroi intérieure dudit organe creux. 4.- Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'on fait ensuite passer la seconde portion de fil à travers le tube à va-et-vient. 5.- Procédé selon la revendication 3 ou 4, caractérisé en ce que la seconde portion de fil est une autre portion prélevée à la même source que la première portion de fil. 6.- Procédé selon la revendication 3 ou 4, caractérisé en ce que la seconde portion de fil est un fil different de la première nortion et est reliée à l'extrémité de la première portion de fil lorsque l'organe creux a été chargé de la première portion de fil tordue provisoirement, de façon à traverser le tube @ va-et-vie@ médiatement après la première portion de fil. 7.- Procédé selon la revendication 5 ou G, caractérisé en ce que, lorsque l'organe creux a été chargé, on arrete le mouvement du tube à va-et-vient, on insère un moyen collecteur dans le cylindre par la broche creuse de façon que le fil qui sort du tube à va-et-vient se fixe au moyen collecteur, on retire le moyen collecteur de la broche creuse pour co -encer l'évacuation de l'organe creux, et l'on amène le câblé formé à un dispositif de reprise qui retire le câblé doublé. 8.- Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'on répète les opérations à plusieurs reprises et l'on fixe l'extrémité du câblé doublé sur le moyen collecteur de façon que le fil sortant du tube à vaet-vient soit fixé à l'extrémité du câblé précédemment doublé. 9.- Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que l'on enduit d'un adhésif ltextrémité du fil précéderment doublé avant de l'insérer dans la broche creuse. 10.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que le débit d'introduction de la seconde portion de câblé dans la broche creuse est légèrement inférieur au débit d'introduction de la première portion de fil dans la broche creuse, de sorte que l'on obtient un câblé doublé comprenant une paire équilibrée de fils pratiquement non tordus. il. - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que le débit d'introduction de la seconde portion de fil dans la broche creuse est nettement inférieur au débit d'introduction de la première portion, de sorte que le premier fil s'enroule autour du second fil pour former un cablé guipé. 12.- Procédé selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 11, caractérisé en ce que les fils sont constitués par une matière à filaments continus. 13.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que les fils sont constitués, au moins en partie, par des fibres discontinues non tordues. 14.- Procédé selon l'une quelconque des revendi cations 1 à 115 caractérisé en ce que les fils sont constitués par des fibres discontinues pratiquement non filées. 15.- Procédé selon la revendication 13 ou 14, caractérisé en ce que le dispositif d'alimentation est constitué or le rouleau de sortie d'une tête d'étirage de fibres discontinues. 16.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 13 à 15, caractérisé en ce que l'on introduit initialement la seconde portion de fil dans le tube à va-etvient en même temps qu'un fil de support constitué par une matière à filaments continus, de façon que le fil de support maintienne l'ensemble du fil à fibres discontinues au moins jusqu a ce que le doublage commence. 17.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 1, caractérisé en ce que l'on tord partiellement le fil avant de l'introduire dans le tube à va-et-vient pour communiquer le reste de la torsion requise ce qui permet d'augmenter le débit de remplissage de l'organe creux par rapport au débit de remplissage existant lorsque toute la torsion requise pour le doublage est communiquée en une seule opération. 18.- Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'on effectue la prétorsion sur un retordeur ascendant à double torsion. 19.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 18, caractérisé en ce que l'on soumet les fils à au moins une opération de prétraitement avant qu'ils ne pénètrent dans le dispositif d'alimentation. 20.- Procédé selon la revendication 19, caractérisé en ce qu'une opération de traitement consiste en un recuit. 21.- Procédé selon la revendication 19, caractérisé en ce qu'une opération de traitement consiste en un étirage. 22.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 18, caractérisé en ce que l'on soumet le câblé à au moins une opération de traitement avant doublage. 23.- Procédé selon la revendication 22, caractérisé en ce que l'on soumet le câblé à une opération de prétraitement consistant en un frisage. 24.- Appareil de fabricat n de câblé doublé, caractérisé en ce qu'il comporte un organe creux rotatif présentant une surface intérieure sur laquelle du iil peut etre stocké provisoirement et deux extrémités ouvertes, un dispositif d'alimentation faisant pénétrer du fil dans l'organe creux par l'une de ses extréllités, des moyens pour évacuer une première portion de fil stocké dans l'organe creux en même temps qu'une seconde portion de fil, et des moyens d'entralnement de l'organe rotatif. 25.- Appareil selon la revendication 24, caractérisé en ce qu'il comprend une broche rotative pour guider et supporter les fils lorsqu'ils sont évacués. 26.- Appareil selon la revendication 25, caractérisé en ce que le dispositif d'évacuation comprend une tige pouvant être insérée, par la broche creuse, dans l'organe creux. 27.- Appareil selon lrune quelconque des revendications 24 à 26, caractérisé en ce qu'un tube à va-et-vient permet de guider et de supporter le fil pénétrant dans l'organe creux, le tube à va-et-vient étant monté coaxialement avec l'organe rotatif et comportant des moyens d'enVranement permettant de déplacer l'extrémité de sortie dudit tube à vaet-vient dans le sens axial de l'organe creux, de façon que le fil soit réparti sous la forme d'un enroulement sur la paroi intérieure de l'organe creux. 28.- Appareil selon la revendication 27, caractérisé en ce que la portion d'extrémité de sortie au moins du tube à va-et-vient est enduite d'une matière à faible coefficient de frottement. 29.- Appareil selon la revendication 28, caractérisé en ce que la matière à faible coefficient de frottement est le polytétrafluoréthylène. 30.- Appareil selon la revendication 29, caractérisé en ce que la portion d'extrémité au moins du tube à va-et-vient est rotative.