la présente invention concerne des stratifiés décoratifs fortement comprimés et, plus particulièrement, un tel stratifié ayant une surface en relief et/ou en creux variant en épaisseur de plus de 0,178 mm, et un procédé de fabrication d'un tel stra-5 tifié. la production de stratifiés comprimés est bien connue et est réalisée depuis de nombreuses années. Ces stratifiés sont produits en réunissant des feuilles de papier imprégnées de résines thermodurcissables, qui sont des produits de condensation, en les 10 soumettant à un chauffage et une pression. D'un^açon typique, les feuilles eont réunies et mûries à une pression comprise entre 35 et 112, de préférence entre 56 et 84 kg/cm et à une température comprise entre 110° et 154°C,de préférence entre 127° et 154°C, entre des plaques de pression convenables, habituelle-15 ment des plateaux en acier qui donnent aux s1ratifiés une surface lisse. les ssratifiés produits sont durables, extrêmement durs et d'un aspect agréable et ils constituent une matière de revêtement permanente qui est désignée par "stratifié fortement comprimé" ; depuis de nombreuses aimées, ils sont utilisés comme 20 revêtements de tables, de bureaux, de comptoirs, de cloisons, etc. la plupart des stratifiés décoratifs universels fortement comprimés, d'une épaisseur d'environ 1,6 mm, sont formés des couches constituantes suivantes,de haut en bas t la feuille supérieure ou de couverture est normalement en papier alphacellulo-25 sique, pesant par rame- 13,15 kg environ, imprégnée d'une solution aqueuse d'un produit de condensation de mélamine et de for-maldéhyde,séché et partiellement mûri dans une étuve à air chaud. Cette feuille devient transparente pendant le mûrissage final dans la presse ; elle a pour fonction de protéger la feuille 30 d'impression de l'abrasion ou autre dommage. Sous la feuille de couverture se trouve la feuille d'impression qui est normalement en papier alphacellulosique chargé d'un pigment avec ou sans impression décorative, pesant par rame de 29,5 à 56,7 kg environ. La feuille d'impression est également imprégnée d'un produit de 35 condensation d'une résine aminée, habituellement une résine de mélamine et de formaldéhyde séchée et partiellement mûrie comme dans le cas de la feuille de couverture. Au-dessous de la feuille 71 42930 2 2116445 d'impression se trouvent plusieurs, par exemple six,' feuilles formant l'âme qui sont normalement en papier kraft pesant par rame de 45,4 à 59 kg imprégné d'un produit de condensation de phénol et de formaldéhyde soluble dans l'eau ou dans un alcool, 5 séché et partiellement mûri dans une étuve à air chaud. ïous les produits de condensation résineux partiellement mûris de l'ensemble sont mûris à l'état B dans lequel ils sont thermoplastiques et s'écoulent lorsqu'ils sont chauffés et comprimés pendant le processus de stratification. 10 L'ensemble décrit ci-dessus est reproduit jusqu'à ce qu'on obtienne un "livre" contenant par exemple dix ensembles, le livre est introduit dans une presse à haute pression et les stratifiés sont mûris dans les conditions de température et pression indiquées ci-dessus. Pendant le cycle dé compression, les résines s'écoulent 15 et mûrissent en réunissant et solidifiant les feuilles individuelles et en formant un produit réticulé compact et infusible. Après mûrissage, le livre est enlevé de la presse et les stratifiés sont séparés, rognés et leurs surfaces postérieures ou inférieures poncées pour améliorer l'adhérence lors d'un collage ultérieur à divers 20 substrats. Bien que des stratifiés à surface brillante aient été principalement produits au début entre des plaques polies, il est devenu plus récemment de plus en plus souhaitable de produire divers types de surfaces irrégulières en utilisant des surfaces mates et 25 de texture faiblement creusée pour sculpter de manière relativement profonde des surfaces tridimensionnelles imitant le grain du bois, le cuir, l'ardoise, etc., à une profondeur allant dans certains cas jusqu'à 0,178 mm. les stratifiés à surface mate ou à texture peu profonde sont normalement produits de la même manière 30 que les stratifiés à surface brillante, comme indiqué ci-dessus, excepté que la feuille conférant la structure est interposée entre la surface supérieure du stratifié et une plaque en acier lisse. la figure 1 des dessins annexés représente un ensemble type pour comprimer un stratifié universel à surface mate d'une épais-35 seur de 1,6 mm selon la pratique courante. Dans ce cas, la feuille de séparation est typiquement en papier de 11,34 kg recouvert d'un enduit de décollement organique . D'une manière-analogue, des 71 4.930 3 2116445 stratifiés à surface texturée sont produits en incorporant entre la feuille de couverture imprégnée et la plaque en acier une feuille de séparation produite d'une façon classique en papier ordinaire ou enduit de kaolin, collée à un mince clinquant d'alu-5 minium do 7,6 microns environ. Pendant le mûrissage du stratifié, la texture du papier de la feuille séparatrice est conférée à la surface du stratifié, tandis que la couche du clinquant d'aluminium détermine le degré de "brillant conféré au stratifié, et constitue également une couche de décollement qui permet d'enle- 10 ver la feuille de séparation du stratifié mûri. Les textures pro- très duites de cette manière sont des reproductions/peu profondes de la toile métallique utilisée dans la fabrication du papier, qui se voient dans le papier de la feuille de séparation sous forme de variations de densité ou de section droite. La profondeur de 15 la texture peut varier selon la qualité du papier utilisé pour la feuille de séparation, mais en général la profondeur ne dépasse pas 25 microns environ. Lorsqu'il est souhaitable de produire des stratifiés fortement comprimés ayant des surfaces profondément gaufrées qui imitent 20 des produits naturels tels que l'ardoise, le cuir et le bois, ou qui ont des effets ne représentant rien de particulier, qui sont utiles du point de vue fonctionnel du fait qu'ils ont tendance à dissimuler les effets d'un abus physique ou d'un dommage, on peut utiliser plusieurs techniques. Ainsi, on peut utiliser des pla-25 ques métalliques gravées à la place des plaques lisses, ces plaques gravées étant extrêmement coûteuses et difficiles à réparer si ont elles sont endommagées,lorsqu' elles / des dimensions utilisables industriellement. Une variante plus satisfaisante consiste à utiliser des 30 plaques à âme métallique recouverts d'un papier imprégné d'une résine thermodurcissable, dont la surface a été moulée contre un modèle du dessin en relief désiré selon le brevet des Etats-Unis d'Amérique 1T° 3 311 520. Ces dernières plaques sont facilement produite^ peu de frais, mais la profondeur du relief est limitée 35 à environ 0,178 mm ; si l'on tente de produire un. relief plus profond, sa netteté diminue après quelques phases de compression. En outre, la distribution irx'égulière de la pression à cause des 71 42980 4 2116445 . crêtes supérieures à 0,178 mm environ a pour effet de former des rides dans la plaque pendant la compression,à moins d'utiliser une plaque à âme métallique d'une épaisseur excessive. Une troisième variante consiste à utiliser des feuilles 5 de séparation gaufrées ; il est possible de gaufrer un papier en y imprimant un dessin et d'enduire ensuite une surface pour la rendre plane et lisse. Etant donné que la feuille présente une épaisseur variable, le dessin est transféré à la surface du stratifié pendant la période d'écoulement pendant laquelle il est sou-10 mis à un chauffage et une pression. Toutefois, ce procédé est habituellement limité à la production de dessins faiblement en relief. On a essayé d'utiliser antérieurement des étoffes tissées, habituellement imprégnées d'un produit de condensation de méla-15 mine et de formaIdéhyde, à la place des feuilles d'impression en papier imprégné. On a constaté que lorsqu'on utilise également une feuille de séparation au-dessus de la feuille de couverture, une légère impression de l'étoffe est conférée à la surface du stratifié mûri correspondant en surface à la couche d'étoffe, 20 mais dont l'épaisseur ne correspond pas à la variation de l'épaisseur de cette dernière. Si, en plus de la feuille de séparation, on interpose plusieurs feuilles de papier kraft mou entre la feuille de séparation et la plaque, comme on l'a représenté sur la figure 2A, la surface du stratifié mûri présente un relief distinct 25 dont la profondeur correspond à une fraction de la variation d'épaisseur de l'étoffe tissée, comme on le voit sur la figure 2B, qui montre une coupe transversale à très grande échelle. Toutefois, les stratifiés préparés de cette manière présentent plusieurs caractéristiques indésirables : premièrement, si 30 la variation de l'épaisseur de la couche tissée est suffisamment grande pour produire une variation intéressante de la profondeur de la surface, la couche tissée est écrasée et ses fils constituants sont déformés.Deuxièmement, et ce qui est plus important, les zones en creux de la surface du stratifié sont troubles, ce 35 qui indique une liaison médiocre due à une compression.insuffisante, comme on le voit sur la figure 2C, en particulier lorsque la variation de la profondeur approche 0,178 mm. Pour produire un 71 42980 5 2116445 stratifié convenable fortement comprimé, chaque partie dustra-tifié doit être liée sous une pression d'au moins 35 kg/cm , étant donné que la résine de mélamine utilisée ne s'écoule normalement et "ne produit une liaison convenable qu'à cette pression 5 ou à des pressions plus élevées. Ainsi, l'étoffe tissée forme un pontage suffisant pour empêcher l'application totale de la pression exercée par le plateau, qu'elle soit de 35 ou de 112 kg/cm , aux parties en creux du stratifié, et cette étoffe interposée semble réduire la pression à moins de 35 kg/cm dans les parties 10 en creux. Un troisième inconvénient des stratifiés préparés de cette manière est la transmission éventuelle d'une partie considérable de la variation d'épaisseur de la couche tissée à la surface postérieure de chaque stratifié, en particulier lorsque ces derniers sont 15 assemblés par un procédé normal dos à dos pendant la liaison selon le processus normal. En fait, il est normal qu'une partie considérable de la variation d'épaisseur de la couche tissée soit transférée à la surface postérieure ou inférieure et ceci réduit la profondeur maximale du relief de la surface décorative et exige le 20 ponçage d'une quantité de matière plus grande que la normale, à partir de la face postérieure du stratifié. Bien qu'on puisse éviter cotte tendance dans une certaine mesure en comprimant le stratifié contre une plaque inférieure au lieu de la., face postérieure d'un autre stratifié, ce problème ne peut être résolu qu'aux dé-25 pens d'une réduction supplémentaire de la liaison des parties en creux du dessin, c'est-à-dire l'augmentation du second défaut plus important décrit ci-dessus, ainsi qu'une augmentation du prix de fabrication. la présente invention a pour objet d'imprimer des reliefs 30 profonds dans un stratifié fortement comprimé en utilisant une couche noyée présentant les variations d'épaisseur désirées, les parties en creux de la surface du stratifié étant soumises à une pression suffisante pour être parfaitement liées sans écrasement ou déformation important de la couche noyée. 35 .Selon ses particularités essentielles, la présente invention concerne un procédé dans lequel une feuille décorative,dont l'épaisseur varie de plus de 0,178 mm et présentant de préfé 71 42980 e 2116445 rence des ouvertures qui la traversent, comme du rotin, de la dentelle, etc., est interposée dans l'ensemble avant la stratification entre la feuille d'impression et la feuille de couverture, et une couche d'amortissement ayant des caractéristiques 5 physiques telles qu'elle est à l'état fluide pendant le processus de stratification est placée sur la surface supérieure de la couche de séparation, la quantité en volume de la couche thermoplastique n'étant pas très inférieure à la "variation du volume" de la feuille décorative. Par l'expression "variation du volume", 10 on entend la différence entre (1) l'épaisseur maximale de la feuille décorative multipliée par sa surface plane et (2) le volume réel de la feuille décorative. Dans une première forme de réalisation de l'invention, la couche d'amortissement peut être une couche thermoplastique ayant 15 un point de fusion ou de ramollissement tel que la matière thermoplastique est à l'état fluide pendant le processus de stratification. Dans ce cas, la couche d'amortissement ne serait utilisée qu'une seule fois et jetée. Dans une seconde forme de réalisation de l'invention, la 20 couche d'amortissement peut être constituée par une couche de matière élastomère pouvant être réutilisée plusieurs fois. La couche d'amortissement préférée est en caoutchouc aux silicones d'une dureté déterminée au duromètre comprise entre 50 et 75 ou caoutchouc équivalent. Lorsqu'on utilise un caoutchouc aux silicones, 25 une feuille de séparation supplémentaire n'est pas nécessaire. L'utilisation de cette dernière forme de réalisation de la présente invention permet d'obtenir, comme indiqué -plus haut, un produit de meilleure qualité en comparaison de celui réalisé par le processus de la première forme de réalisation. L'effet d'amor-30 tissement est beaucoup plus grand et se traduit par une plus grande profondeur du relief, un écrasement négligeable de la matière gaufrée et de meilleures propriétés physiques du stratifié grâce à une répartition plus uniforme de la pression. Il est possible de gxgïïvpXg de dégager la configuration noyée, par/ lorsqu'on utilise du rotin 35 entrelacé comme élément noyé,et cela donne une apparence très réaliste ou naturelle. En outre, le prix est moins élevé en comparaison de l'application de la couche thermoplastique utilisée une seule fois. 71 42980 7 2116445 D'autres avantages et caractéristiques de l'invention res-sortiront de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés et donnant à titre explicatif, mais nullement limitatif, des formes de réalisation de l'invention. 5 Sur ces dessins : les figures 1, 2k, 2B et 2C correspondent à des caractéristiques de la technique antérieure qui sont données comme matières de fond et qui ont été décrites ci-dessus ; la figure 3A représente schématiquement la formation d'un 10 stratifié selon l'invention ; la figure 3B est une coupe transversale schématique d'un stratifié lié selon la présente invention j la figure 3C montre schématiquement l'effet de la couche d'amortissement pendant la stratification ; 15 la figure 4A montre schématiquement la formation d'un stra tifié selon la seconde forme de réalisation de la présente invention ; la figure 4B montre schématiquement en coupe transversale un stratifié lié selon la seconde forme de réalisation de la pré-20 sente invention ; et la figure 4C montre schématiquement l'effet de la couche d'amortissement, selon la seconde forme de réalisation, pendant la stratification. Conformément à la présente invention, on a découvert que 25 si un stratifié dans lequel est incorporée une couche d'épaisseur variable est lié dans des conditions de chauffage et de pression en utilisant une couche d'amortissement entre la surface supérieure dtjêtratifié et le plateau supérieur de la presse, la surface du stratifié mûri présente une beaucoup plus grande variation d'é-30 paisseur, les parties en creux sont entièrement liées et la surface postérieure ou inférieure du stratifié est virtuellement lisse. L'effet d'une telle couche de matière thermoplastique est représenté sur la figure 3B. L'effet obtenu sur la couche en matière élastomère tel qu'un caoutchouc aux silicones est représenté sur 35 la figure 4B. La couche d'amortissement en matière thermoplastique peut subir un écoulement considérable à des températures inférieures au 71 42980 8 2116445 point d'écoulement de la résine de mélamine ; il semble que la couche thermoplastique placée sur la feuille de séparation, comme on le voit sur la figure 3 A, agit sensiblement comme un liquide, dans les conditions de température et de pression utilisées pour 5 lier les stratifiés. Dans ces conditions, la pression est transmise uniformément du plateau lisse à l'épaisseur irrégulière du stratifié, c'est-à-dire sans concentration d'une pression élevée aux points hauts et d'une faible pression aux points bas du relief. Le fait que la face postérieure du^tratifié mûri soit plane et que 10 les points bas ou creux soient limpides et parfaitement liés prouve que la pression a été transmise uniformément. Les résultats sont surprenants étant donné qu'en ayant recours aux procédés antérieurs utilisant par exemple une feuille de séparation avec ou sans papier d'amortissement, la face posté-15 rieure du stratifié présente une partie importante du relief superficiel, comme on le voit sur la figure 2B, et les points bas sont troubles. Il est également surprenant qu'une couche thermoplastique puisse être utilisée et qu'elle remplisse efficacement sa fonction aux pressions et températures élevées utilisées pendant 20 la stratification sans que ladite matière therloplastique soit ex-trudée à l'état fluide à partir des bords de l'ensemble. On voit sur la figure 3A que l'ensemble utilisé pour produire un stratifié selon la présente invention comporte de bas en haut une plaque en acier ou matrice de moulage plate classique 12, 25 plusieurs feuilles classiques 14 imprégnées d'une résine phénoli-que formant l'âme, une feuille d'impression classique 16 imprégnée d'une résine de mélamine pour former un fond décoratif, une feuille noyée convenable 18 qui est de préférence une feuille décorative dont l'épaisseur varie de plus de 0,178 mm et présentant des ouver-30 tures, une feuille de couverture classique 20 imprégnée d'une résine de mélamine, une feuille de séparation classique 22, une couche thermoplastique 24 et la plaque supérieure en acier 26 qui, de préférence, est également lisse. Il est évident que les matrices de stratification ou plaques 35 12 et 26 sont de construction classique et bien qu'elles soient de préférence en fer ou en acier,elle^peuvent être en n'importe quelle matière convenable conservant des dimensions stables. La feuille de 71 42980 9 2116445 couverture 20 et la feuille d'impression 16 sont également classiques, de préférence en papier alphacellulosique imprégné d'une résine de mélamine et de formaldéhyde ; la feuille d'impression 16 est de préférence imprégnée d'un colorant de couleur convenable, 5 ou bien elle peut être surimprimée avec une couleur et/ou un dessin approprié. Les feuilles formant l'âme sont également de construction classique et sont de préférence en papier kraft imprégné d'une résine de phénol et de formaldéhyde. La feuille de séparation, couche de décollement ou membrane 10 séparatrice 22,est également classique. Oes feuilles de séparation normalement utilisées une seule fois, puis jetées, peuvent être choisies parmi celles disponibles dans le commerce comprenant du papier kraft collé à un clinquant d'aluminium d'une épaisseur d'environ 7,6 raierons, divers papiers couchés et/ou imprégnés de di-15 verses résines et matières plastiques telles que des résines fluorocarbonées, des huiles ou résines de silicones, des papiers enduits d'alginate de sodium et des papiers traités au "Quilon", etc. En ce qui concerne la couche tissée noyée 18, elle peut être 20 pratiquement de n'importe quelle construction, bien qu'elle soit constituée de préférence par une feuille poreuse de nature décorative dont l'épaisseur varie de plus de 0,178 mm ; bien que cela ne soit pas essentiel, il est préférable qu'une partie au moins de la variation de l'épaisseur corresponde à une traversée totale 25 pour permettre à la feuille d'impression 16 de former un fond décoratif et améliorer la liaison avec cette feuille d'impression. Des étoffes tissées à texture ajourée sont particulièrement avantageuses, par exemple du rotin entrelacé, de la grosse toile, etc. D.»autres couches peuvent être également utilisées, telles que de 30 la dentelle ou une feuille de papier ayant des trous de diverses formes. La matière constituant la couche noyée 18 importe peu, bien qu'elle doive être une matière poreuse, comme une étoffe ou du papier, de manière qu'elle puisse absorber une partie de la résine de la feuille d'impression et de la feuille de couverture 35 pendant le processus d e stratification pour effectuer une bonne liaison. Naturellement, la feuille tissée noyée 18 ne doit pas être en une matière d'une fragilité telle qu'elle soit détruite 71 42980 10 2116445 pendant la stratification, par exemple par fusion. la couche thermoplastique 24 doit être de nature lui permettant de subir un écoulement considérable à des températures inférieures au point d'écoulement de la résine de mélamine. En 5 conséquence, la matière thermoplastique peut être choisie en fonction de la température et de la pression finales de stratification à utiliser. Une couche d'un type qui s'est avéré très avantageux est une pellicule extrudée de polyéthylène d'une épaisseur de 0,15 à 0,3 mm ; toutefois, il est possible d'utiliser d'autres 10 couches thermoplastiques à la place du polyéthylène, et l'on peut facilement les choisir entre des matières connues. l'utilisation d'un caoutchouc aux silicones comme couche d'amortissement à la place de la couche thermoplastique de la première forme de réalisation donne un meilleur stratifié du point 15 de vue de la liaison par suite d'une répartition plus uniforme de la pression et d'un meilleur effet visuel dû. à la plus grande profondeur du relief, d'un écrasement moins important de la configuration et de la présence de surfaces verticales et même d'un af-fouillement. 20 II faut choisir la couche élastomère avec soin pour satis faire aux conditions de l'invention. Principalement, la matière doit être récupérable aux températures et pressions utilisées pendant la stratification à haute pression. On a constaté qu'un caoutchouc aux silicones avec ou sans armature fibreuse est satisfaisant» 25 bien qu'on puisse utiliser n'importe quel caoutchouc équivalent. Certains types de caoutchouc de polyuréthanne et de néoprène armé peuvent également donner satisfaction. Si la matière élastomère n'est pas récupérable aux températures et pressions utilisées pendant le laminage à haute pression, c'est-à-dire si elle se déforme 30 d'une manière permanente, comme dans le cas de la plupart des matières élastomères, les avantages de rentabilité de l'invention sont perdus. Il est également important de choisir une matière élastomère ayant une dureté correcte. Ainsi, si la matière est trop 35 dure, la matière en relief est écrasée pendant le processus de stratification. Par contre, si elle est trop molle, la pression développée pendant la stratification est insuffisante et le stra 71 42930 n 2116445 tifié n'est pas correctement lié. On a constaté qu'une dureté déterminée au duromètre comprise entre 50 et 75 est satisfaisante. Lox"s-que la couche d'élastomère de dureté correcte est placée sur la feuille de couverture, comme on le voit sur la figure 3A, et lors-5 que la pile est comprimée, la couche d'élastomère se déforme et lie uniformément le stratifié, la pression étant transmise uniformément du plateau lisse à travers l'épaisseur irrégulière du stratifié, c'est-à-dire sans concentration de pression élevée aux points hauts et de faible pression aux points bas de la couche noyée. le fait 10 que la face postérieure du stratifié mûri soit plane et que les points bas ou creux soient limpides et entièrement:liés prouve que la pression a été uniformément transmise. Ces résultats sont surprenants étant donné qu'en ayant recours aux procédés antérieurs en utilisant par exemple une feuille 15 de séparation avec ou sans papier d'amortissement, la face postérieure du stratifié présente un relief important, comme on le voit sur la figure 2B, et les points bas sont troubles, ce qui est la preuve d'une liaison insuffisante. Il est également surprenant de pouvoir utiliser dans ces conditions extrêmes de température et 20 de pression une couche de caoutchouc aux silicones qui puisse reprendre sa forme initiale et qui convienne pour être réutilisée, c'est-à-dire qu'il est surprenant que le caoutchouc aux silicones ne soit pas définitivement déformé pendant la stratification à haute pression. 25 l'épaisseur de la couche d'élastomère récupérable est fonc tion de l'épaisseur de la couche en relief à utiliser dans le stratifié, bien qu'elle corresponde généralement au moins au double de/variation d'épaisseur du stratifié. Ainsi, si une variation d'épaisseur, c'est-à-dire un creux, a une profondeur de 0,178 mm 30 à partir du point le plus élevé de la surface supérieure du stratifié, la feuille d1élastomère doit avoir une épaisseur d'au moins 0,356 mm. Si le creux a une profondeur de l'ordre de 1,6 mm environ, l'épaisseur de la couche ou tampon en caoutchouc aux silicones doit être d'environ 3,18 mm, bien qu'elle puisse être beaucoup 35 plus petite, par exemple de 2,3 mm. Toutefois, il est bien entendu qu'il est souhaitable d'utiliser un tampon d'une épaisseur normale indépendamment de la variation superficielle et que ce tampon 71 42930 12 2116445 doit avoir une épaisseur suffisante pour produire un stratifié d'une épaisseur raisonnable, mais pas trop grande, de manière que les tampons ne soient pas trop coûteux ou ne prennent pas trop de place dans la presse de stratification, ce qui aurait pour effet 5 de réduire le rendement de l'opération. Comme on le voit sur la figure 4A, l'ensemble utilisé pour produire un stratifié selon cette forme de réalisation de l'invention comporte, de base en haut, une plaque en acier ou matrice de 6~fc moulage plate/ classique 112, plusieurs feuilles classiques impré-10 gnées d'une résine phéniolique 114 formant l'âme, une feuille d'impression classique 116 imprégnée de résine de mélamine pour former un fond décoratif, une feuille noyée convenable 118 qui est de préférence une feuille décorative dont l'épaisseur varie de plus de 0,178 mm et présentant des ouvertures, une feuille de couverture 15 classique 120 imprégnée de résine de mélamine, une couche de matière élastomère récupérable 124,et la plaque supérieure en acier 126 qui, de préférence, est également lisse. Si on le désire, on peut utiliser une feuille de séparation entre la feuille de couverture 120 et la couche de matière élasto-20 mère récupérable 124. Cependant, la présente invention a l'avantage important non seulement de permettre d'utiliser plusieurs fois la matière élastomère récupérable préférée, c'est-à-dire le caoutchouc aux silicones, mais de le séparer de la surface de résine de mélamine sans qu'il soit nécessaire d'utiliser une feuille de 25 séparation supplémentaire qui augmenté le prix. En l'absence d'une telle feuille de séparation, le caoutchouc aux silicones confère directement une surface mate naturelle à la face supérieure de la feuille de couverture. Une telle surface mate est particulièrement avantageuse pour reproduire certaines surfaces tridimension-30 nelles. Au cas oîi il est souhaitable de produire une texture superficielle différente d'une surface mate, on peut utiliser une feuille classique de séparation. Toutefois, à cause de l'importance de la variation d'épaisseur produite dans la présente invention, 35 c'est-à-dire supérieure à 0,178 mm, et étant donné que la couche d'élastomère transfère la pression de manière à produire fidèlement des parois verticales et même des affouillements, comme in 71 42930 13 2116445 diqué plus haut, la plupart des feuilles de séparation classiques ne donnent pas satisfaction dans la plupart des cas du fait qu'elles ne peuvent pas résister à l'allongement considérable qui leur est conféré, sans se déchirer. En conséquence, si l'on désire 5 obtenir un meilleur brillant de la surface du stratifié, on peut utiliser avantageusement comme couche de séparation un clinquant d'aluminium raou d'une épaisseur de 25 microns environ, un tel clinquant pouvant subir l'allongement nécessaire sans se déchirer. Il est évident que les plaques ou matrices de stratifica-10 tion 112 et 126 sont de construction classique et, bien qu'elles soient de préférence en fer ou en acier,elles peuvent être en n'importe quelle matière convenable de dimension stable. La feuille de couverture 120 et la feuille d'impression 116 sont également classiques, de préférence en papier alphacellulosique imprégné d'une 15 résine de mélamine et de formaldéhyde ; la feuille d'impression 116 est imprégnée de préférence d'un colorant de couleur convenable, ou bien elle peut être surimprimée avec une couleur et/ou un -dessin approprié. Les feuilles formant l'âme sont également classiques, de préférence en papier kraft imprégné d'une résine de 20 phénol et de formaldéhyde. En ce qui concerne la couche tissée noyée 118, elle peut être pratiquement de n'importe quelle construction, bien qu'elle soit de préférence une feuille poreuse de nature décorative présentant des variations d'épaisseur supérieures à 0,178 mm ; bien 25 que ce ne soit pas essentiel, il est préférable qu'une partie au moins de la variation d'épaisseur corresponde à une traversée totale afin de permettre à la feuille d'impression 116 de former un fond décoratif et d'améliorer la liaison avec cette feuille d'impression. Des étoffes tissées à texture ajourée sont particu-30 lièrement avantageuses, par exemple du rotin entrelacé, une toile grossière, etc. Il est également possible d'utiliser d'autres feuilles ou couches telles qu'une dentelle ou une feuille de papier comportant des trous de diverses formes. La matière formant la feuille noyée 118 importe peu, bien qu'elle doive être une 35 matière poreuse, telle qu'une étoffe ou du papier, de manière qu'elle puisse être imprégnée de résine et qu'elle puisse absorber 71 42980 14 2116445 une partie de la résine de la feuille d'impression et de 3afeuille de couverture pendant la stratification, afin d'assurer une bonne liaison. Naturellement, la feuille tissée noyée 118 ne doit pas être en une matière d'une fragilité telle qu'elle serait détruite 5 pendant la stratification, par exemple par fusion. Les exemples suivants sont donnés à titre illustratif, mais non limitatif, de l'invention. 71 42930 15 2116445 EXEMPLE 1 On effectue une opération de compression en utilisant comme élément noyé une bande tissée de papier dans laquelle chaque toron a été replié à une épaisseur d'environ 1 mm. La proportion des 5 jours de l'armure est égale à 30 $ environ de la surface. On place derrière la feuille de séparation une pellicule thermoplastique formée de deux couches d'une pellicule de polyéthylène ayant chacune une épaisseur de 0,152 mm. Après la compression, on enlève ensemble la feuille de séparation et la pellicule de polyéthylène 10 du stratifié et on l'examine. On obtient un stratifié très satisfaisant ayant dans sa surface une profondeur de relief d'environ 0,89 mm. La pellicule de polyéthylène est presque entièrement moulée sous la forme d'une grille,comme on le voit sur la figure 3C, la forme de la grille étant une reproduction négative de la 15 section droite du relief. Dans ce cas, le volume des ouvertures de la bande utilise pratiquement la totalité du polyéthylène en as su-rant une distribution uniforme de la pression de 70 kg/cm appliquée au stratifié., Dans un essai comparatif, on comprime le même stratifié en 20 utilisant quatre feuilles de papier kraft de 58,1 kg à la place de la pellicule de polyéthylène. Dans ce cas, la variation de la profondeur de la surface du stratifié mûri n'est que de 0,25 mm et les torons de la bande sont fortement aplatis. EXEMPIJS 2 25 On suit le processus de 1'exemple 1, en utilisant comme élé ment noyé 18 du rotin entrelacé d'une épaisseur d'environ 0,5 mm. De nouveau, on utilise deux feuilles d'unç pellicule de polyéthylène de 0,152 mm sur la feuille de séparation 22. La stratifica-tion effectuée sous une pression de 70 kg/cm et à une température 30 comprise entre 127° et 154°0 produit un stratifié très satisfaisant comme dans l'exemple 1. La pellicule de polyéthylène est moulée en une reproduction négative de la section droite de l'élément noyé,et la variation de la profondeur du stratifié mûri est d'environ 0,5 mm. Les parties en creux du stratifié sont parfaitement 35 transparentes et bien liées, la face postérieure du stra/fcifié étant plane et lisse coiame dans 11 exemple 1. 71 42930 16 2116445 BXBKEGB f On effectue use compression en utilisant comme élément noyé une bande de papier tissée dont chaque toron a été plié à une épaisseur d'un millimètre environ et imprégné d'une résine de mé-5 lamine et de formaldéhyde. La proportion des jours de l'armure est égale à 30 $ environ de la surface. Dans ce cas, on utilise sur la feuille de couverture un tampon en caoutchouc aujj&ilicônes d'une épaisseur de 1,6 mm. L'ensemble correspond à celui représenté sur la figure 4A. Après la compression, on enlève le tampon 10 de caoutchouc aux silicones du stratifié en une seule pièce et on les examine tous les deux. On obtient un stratifié très satisfaisant ayant un fini mat et un relief dans sa surface d'une profondeur comprise entre 0,76 et 0,89 mm. Des parties du relief présentent des parois verticales et l'effet obtenu est très réaliste 15 ou naturel. D'autre part, le tampon de caoutchouc aux silicones reprend sa forme plane et on l'utilise encore plusieurs fois. Dans des essais comparatifs, le même stratifié, comprimé en utilisant quatre feuilles de papier kraft pesant par rame 58,1 kg et une feuille de séparation classique à la place du tampon en 20 caoutchouc aux silicones, donne une variation de la profondeur de 0,25 mm seulement^et les torons de la bande de l'élément noyé sont fortement aplatis. En comparant les résultats obtenus dans l'exemple 1 avec ceux du présent exemple, on obtient un stratifié dont la variation de la profondeur du relief est essentiellement la 25 même que celle obtenue en utilisant le tampon en caoutchouc aux silicones, mais la surface est plus brillante, les parois latérales des creux ne sont pas verticales, la liaison des zones en creux n'est pas aussi bonne et l'effet n'est pas aussi réaliste que dans le présent exemple. 30 EXEMPLE 4 On suit le processus de l'exemple 3, en-utilisant comme élément noyé 118 un rotin tissé d'une épaisseur d'environ 0,5 mm et imprégné d'une résine de mélamine et de formaldéhyde. On utilise de nouveau le tampon en caoutchouc aux silicones d'une épaisseur 35 de 1,6 mm, bien qu'on utilise cette fois un clinquant d'aluminium mou d'une épaisseur de 25 microns comme feuille de séparation entre le tampon en caoutchouc aux silicones et la feuille de couverture. 71 4.2930 17 2116445 p On effectue la stratification sous une pression de 70 kg/cm et à une température comprise entre 127° et 154°C et on obtient un stratifié très satisfaisant comme dans l'exemple 3* excepté que le fini de la surface est plus brillant. Comme dans l'exemple 3, la 5 face postérieure du stratifié est plate et lisse et les parties en creux sont très bien liées. Le clinquant d'aluminium constituant la feuille de séparation est déformé de la manière représentée schématiquement sur la figure 40, bien que le tampon en caoutchouc aux silicones (représenté sur la figure 4C sous la forme qu'il 10 prend pendant la compression) reprenne sa forme plane. Naturellement, l'invention n'est pas limitée aux formes de réalisation décrites et représentées et est susceptible de recevoir diverses variantes entrant dans le cadre et l'esprit de l'invention. 15 Légende des dessins Figures Renères 1» 2A A Plaque en acier inoxydable 11 2A, 30, , 4C B Feuille de séparation 20 1, 2A, 2B, 3B, 4B C Feuille de couverture 1 B Feuille d'impression 1» 2A E Feuilles formant l'âme 1 F Feuille à dessin 25 2A G Plateau de la presse 2A H Papier d'amortissement 2A I Bande tissée imprégnée 2B J Armature fibreuse 2B, 3B, 4B K Ame 30 20 L Zone en creux pas entièrement solidifiée 3B, 4B M Profondeur presque égale à l'épaisseur de l'élément noyé 3B, 4B F Résine transparente et bien liée 3B, 4B 0 Face postérieure lisse du stratifié 35 30 P Matière thermoplastique 40 Q Caoutchouc aux silicones 71 42980 18 2116445 REVENDICATIONS 1• Stratifié décoratif fortement comprimé ayant une surface décorative et une surface inférieure, comportant un support inférieur formé de feuilles de papier imprégnées d'une résine phénoli-5 que constituant l'âme, stratifié caractérisé en ce qu'il présente une feuille décorative non écrasée dont l'épaisseur varie de plus de 0,1?8 mm, ladite feuille décorative étant placée sur le support la surface supérieure du stratifié fortement comprimé, étant gravée en relief et en creux de manière que la variation de l'épais-10 seur dépasse 0,178 mm, les parties en creux étant parfaitement liées et la surface inférieure du stratifié étant relativement plate. 2. Stratifié décoratif selon la revendication 1, caractérisé en ce que sa surface supérieure présente un fini mat. 15 3. Stratifié décoratif selon la revendication 1 ou 2, carac térisé en ce qu'il comporte une feuille de couverture en papier alphacellulosiûuc imprégnée d'une résine de mélamine mûrie et une feuille d'impression imprégnée d'une résine aminée mûrie entre la face de couverture et le support, ladite feuille décorative 20 étant interposée entre la feuille de couverture et la feuille d'impression. 4» Stratifié décoratif selon la revendication 3, caractérisé en ce que la feuille d'impression présente des ouvertures qui la traversent entièrement. 25 5. Stratifié décoratif selon la revendication 3, caractérisé en ce que la résine aminée est une résine de mélamine et en ce que la feuille décorative est choisie entre des matières tissées et de la dente3.1e. 6. Procédé de production d'un stratifié décoratif fortement 30 comprimé selon l'une quelconque des revendications précédentes, qui consiste à préparer un ensemble pour produire un stratifié selon l'invention, à comprimer l'ensemble sous une pression comprise entre 35 et 84 kg/cm à une température comprise entre 127 et 154°C pendant un temps suffisant pour effectuer la stratification 35 et le mûrissage des feuilles imprégnées de résine en une structure monobloc , et à enlever les matrices, la feuille de séparation et la couche thermoplastique du stratifié résultant, procédé caracté 71 42980 19 2116445 risé en ce que 1*ensemble est préparé en réunissant en une pile de bas en haut une matrice de support relativement plane, plusieurs feuilles imprégnées d'une résine phénolique formant l'âme, une feuille d'impression imprégnée d'une résine aminée, une feuil-5 le décorative imprégnée d'une résine aminée présentant une variation d'épaisseur supérieure à 0,78 mm, une feuille de couverture alphacellulosique imprégnée d'une résine de mélamine, un tampon en caoutchouc aux silicones ayant une dureté déterminée au duro-mètre comprise entre 50 et 75 environ et une matrice supérieure. 10 7» Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que la feuille décorative présente des ouvertures qui la traversent. 8. Procédé selon la revendication 6.ou 7, caractérisé en ce que la couche thermoplastique comprend une pellicule de polyéthylène d'une épaisseur de 0,15 à 0,3 mm.