L'invention concerne une barre de bois destinée à la fabrication de manches d'outils ou de barreaux d'échelles. Ce genre d'articles est généralement réalisé à partir de rondins de bois dur, notamment de cornouiller, exempts de noeuds. Or, l'approvisionnement de cette matière première est à l'heure actuelle de plus en plus difficile, la qualité recherchée entraîne en outre un pourcentage de rebuts important, ceci se traduisant par un prix de revient de ces articles élevé voire prohibitif. L'invention entend remédier à ces inconvénients en proposant une barre de bois, destinée à la fabrication de manches d'outils ou de barreaux d'échelles, réalisée dans un matériau constitué par des couches de bois, assemblées par collage, dont le fil est orienté dans une direction unique. Dans un mode de réalisation des articles visés par l'invention, les couches de bois qui composent la barre de laquelle ils sont issus, sont disposées perpendiculairement à la direction de l'effort prépondérant auquel ils sont susceptibles d'être soumis. Dans un autre mode de réalisation des articles concernés par l'invention, les couches de bois qui composent la barre, de laquelle ils sont issus sont disposées parallèlement à la direction de l'effort prépondérant auquel ils sont susceptibles d'être soumis si cet effort est un choc. L'exemple décrit ci-après à titre indicatif et non limitatif, permet de dégager les avantages et les caractéristiques secondaires de l'invention. I1 sera fait référence au dessin annexé représentant un barreau d'échelle réalisé à partir d'une barre selon l'invention. En se reportant audit dessin, on voit un barreau d'échelle de diamètre D, de longueur L réalisé dans une barre constituée par une pluralité de couches de bois 1 assemblées par collage. Le fil du bois de chacune des couches 1 est orienté dans une direction unique à savoir celle de la plus grande dimension de la barre. On a représenté également sur cette figure une flèche F symbolisant l'effort prépondérant auquel est susceptible d'être soumis ledit barreau. On voit que les différentes couches 1 le constituant û disposées perpendiculairement à la direction de cet effort. Afin de mieux se rendre compte de l'intérêt de l'invention, on rapportera ci-après les résultats d'expériences pratiquées sur des barreaux d'échelles selon l'invention comparés aux résultats des mêmes expériences pratiquées sur le même article en cornouiller La première expérience consiste à mesurer la flèche résiduelle d'un barreau d'échelle après avoir appliqué cent fois un effort F réparti dans la partie médiane du barreau au moyen d'une pièce d'appui 2 (voir figure) de longueur 1 symbolisant la surface d'appui du pied d'un homme sur ledit barreau. La longueur L séparant les deux appuis simples sur lequel est posé le barreau est de 340 mm. Le diamètre D du barreau est de 25 mm. La charge F appliquée est de 2000 N répartie sur une longueur 1 = 120 mm au centre du barreau. Barreau réalisé dans une barre selon l'invention Flèche résiduelle 0 mm. Barreau en cornouiller : Flèche résiduelle 1,5 mm. Les résultats de la seconde expérience mentionnent effort maximal supporté par un barreau avant rupture et la flèche correspondant à cet effort maximal. Celui-ci est appliqué au milieu du barreau sans pièce 2 intermédiaire, les dimensions du barreau étant identiques à celles du barreau de la première expérience. - Barreau selon l'invention - Charge de rupture : 5620 N, - Flèche avant rupture : 12 mm, - Barreau en cornouiller - Charge de rupture : 4100 N, - Flèche avant rupture : 32 mm. La même expérience a été pratiquée sur deux barreaux ayant subi les 100 flexions de la première expérience. Les résultats sont - Barreau selon l'invention - Charge de rupture : 6810 N, - Flèche avant rupture : 13 mm, - Barreau en cornouiller - Charge de rupture : 4010 N, - Flèche avant rupture : 28 mm. I1 ressort de ces trois expériences qu'un barreau pris dans une barre selon l'invention possède des qualités de tenue et de résistance bien meilleures que celles d'un barreau classique. Dans le cas de manches d'outils soumis à des chocs répétés tels que les manches de marteau, l'expérience montre de même que les couches de bois orientées parallèlement à la direction du choc donnent des résultats très avantageux. La tenue, la résistance et l'élasticité des manches de marteau selon l'invention sont supérieures à celles des manches classiques. En plus de ces avantages techniques, l'invention autorise une fabrication beaucoup moins onéreuse des manches d'outils ou des barreaux d'échelles car la matière première approvisionnée est beaucoup plus homogène, ce qui entraîne un taux de rebut moindre. L'invention trouve une application intéressante dans la manufacture de manches d'outils. Elle n'est pas limitée à la description qui vient d'en être donnée mais couvre au contraire toutes les variantes qui pourraient lui être apportées sans sortir de son cadre ni de son esprit. REVENDICATIONS 1 - Barre de bois destinée à la fabrication d'articles tels que des manches d'outils ou des barreaux d'échelles, caractérisée en ce qu'elles est réalisée dans un matériau constitué par des couches de bois, assemblées par collage, dont le fil est orienté dans une direction unique. 2 - Barre selon la revendication 1, caractérisée en ce que les couches de bois qui la composent sont disposées perpendiculairement à la direction de l'effort prépondérant auquel les articles issus de la barre sont susceptibles d'être soumis. 3 - Barre selon la revendication 1, caractérisée en ce que les couches de bois qui lacomposent sont disposées parallèlement à la direction de effort prépondérant, s'il s'agit d'un choc, auquel les articles issus de la barre sont susceptibles d'être soumis.