La présente invention concerne un nouveau procédé de préparation d'azacarbazoles. Les azacarbazoles, c'est-à-dire des composés hétérocycliques possédant une structure carbazolique tri-nucléaire dans laquelle au 5 moins un atome de carbone nucléaire est remplacé par un atome d' azote, se sont récemment révélés posséder une activité antivirale. C'est ainsi, par exemple, que les demandes de brevet en France déposées le 14 mars 1969 pour "Dérivés d'azacarbazoles, leur préparation et leurs applications", " ol-Carbolines substituées, leur p'ré-10 paration et leurs applications" et "Nouvelles o(-carbolines, leur préparation et leurs applications" par la Demanderesse décrivent des Jusqu'à présenty ces composés hétérocycliques tri-nucléaires 20 nécessitaient des procédés de synthèse longs, donnant souvent des rendenents relativement bas en produit désiré, particulièrement lorsque le noyau doit porter des substituants. La Demanderesse a maintenant élaboré un nouveau procédé de synthèse d'aza-carbazoles qui permet de préparer une gamme étendue de tels composés , y com-25 pris de nombreux composés non décrits précédemment, à partir de substances de départ aisément accessibles et, ce, par des stades réactionnels relativement peu nombreux. La Demanderesse a découvert qu'on pouvait aisément réaliser la synthèse d'aza-carbazoles en soumettant à une photocyclisation une 30 diarylamine secondaire ou tertiaire dont chacun des deux groupes aryle est un cycle monocyclique à six chaînons fixé sur l'atome d' azote de 1'aminé par un atome de carbone nucléaire, un groupe aryle au moins possédant un ou plusieurs atome(s) d'azote nucléaire(s). On remarque qu'il ne se forme qu'une liaison carbone—carbone dans la 39 cyclisation et que lorsqu'il est possible qu'un atome d'azote ou un atome de carbone de l'un des noyaux soit conformationnellement adjacent à un atome de carbone de l'autre - noyau, seul l'atome de carbone entre dans la réaction. 69 09436 2 2005117 On peut illustrer la nouvelle réaction en se référant aux squelettes suivants: .4. /Av A" A. C C A I R I R (dans lesquels un ou plusieurs des symboles A représente(nt) un atome d'azote tandis que les autres représentent des atomes de carbone 5 et R représente un atome d'hydrogène ou un groupe aliphatique ou araliphatique substitué ou insubstitué). De préférence, il n'y a pas plus de trois atomes d'azote dans chaque cycle aryle. Les diarylamines utilisées comme substances de départ peuvent porter des substituants sur le noyau. De préférence, les positions 10 en ortho par rapport au groupe amino formant le pont ne portent pas de substituants. Les substituants nucléaires peuvent être, par exemple, des groupes hydrocarbonés aliphatiques, par exemple des groupes alcoyle tels que des groupes méthyle, éthyle, propyle, bu-tyle, amyle ou hexyle, des atomes d'halogène, par exemple des ato-15 mes de chlore ou de brome ou des résidus de nucléophiles, particulièrement des résidus de nucléophiles oxygénés ou azotés. Comme exemples de résidus de nucléophiles particulièrement intéressants on citera des groupes amino ou des groupes éther portant un ou, dans le cas des groupes amino, un ou deux substituants ali-2Q phatiques saturés ou insaturés, linéaires, ramifiés ou cycliques, ayant de préférence de 1 à 10 atomes de carbone, par exemple des groupes alcoyle ou cycloalcoyle. Les substituants sur N ou 0 peuvent eux-mêmes porter des substituants, par exemple des groupes hydroxy, amino ou amino substitués, ou des groupes éther, par exemple des 25 groupes mono— ou dialcoylamino ou alcoxy (ayant de préférence de 1 à 6 atomes de carbone). Les groupes amino peuvent aussi, utilement, 69 09436 3 2005117 être des groupes hétérocycliques fixés sur l'azote qui peuvent porter d'autres hétéroatomes, par exemple des groupes pipéridino, pi-pérazino, morpholino, pyrrolidino ou 2-méthyl-pyrrolidino. Les groupes amino peuvent être, par exemple, des groupes mono-5 ou diméthyl-, éthyl-, butyl-, propyl- ou hexyl- amino» La diarylamine peut être une aminé secondaire ou une aminé tertiaire portant un groupe aliphatique ou araliphatique comme troisième substituant sur l'azote, par exemple un groupe méthyle, éthy-le, benzyle, phénéthyle, propyle, butyle, amyle ou hexyle. K'impor-10 te lesquels des substituants aliphatiques présents peuvent porter un ou plusieurs groupes amino, mono ou dialcoylamino, hydroxy ou éther. La Demanderesse a découvert que les groupes nucléaires libérant des électrons tels que les groupes alcoyle ou alcoylamine provo-15 quent une cyclisation plus rapide que les atomes d'halogène et que la réaction se poursuit plus rapidement lorsque R est un groupe aliphatique ou araliphatique que lorsque R est un atome d'hydrogène. Comme indiqué ci-dessus, l'un au moins des groupes aryle comporte un ou plusieurs atomes d'azote nucléaires et, comme exemples 20 de groupes de ce type, on citera les groupes pyridyle, pyrimidyle et pyrazinyle fixés sur un carbone. Il est bien entendu que l'un des deux groupes aryle peut ne pas contenir d'azote sur le noyau et peut, ainsi, être un groupe phényle ou phényle substitué. La photocyclisation des 2—, 3— et 4-anilino-pyridines donne, 25 respectivement, des «f-, et S-, et $ -carbolines et, lorsque des substituants sont présents sur les noyaux phényle et/ou pyridyle, peut donner des carbolines substituées. Comme il existe dans le commerce de très nombreuses anilines et pyridines substituées qui peuvent aisément être associées en anilino-pyridines, le nouveau 30 procédé fournit une voie très directe à l'obtention d'une gamme étendue de carbolines. La photocyclisation de bispyridylamines donne des azacarbazoles contenant des atomes d'azote dans chacun des trois noyaux et, par exemple, la bis-pyrid-2-yl-aminé donne le 1,8-diaza-carbazole. La 35 4-anilinopyrimidine donne le 1,3-diazacarbazole et la 2-anilino-pyrazine donne le 1,4-diaza-carbazole tandis que la 4-(pyrid-2-yl-amino}-pyrimidine donne le 1,3,8-triazacarbazole. La bis-pyrid-4-yl—aminé 'donne le 3,6—diazacarbazole. La 2,4—dipyridylamine donne 69 09436 4 20.05117 le 1,6-diazacarbazole. Lorsqu'il y a deux atomes d'hydrogène nucléaires adjacents au groupement amino pontant, des isomères peuvent se former, mais on petit les séparer par des techniques classiques, par exemple par chromatographie, particulièrement par chromatogra— 5 phie sur colonne ou sur couche, sur gel de silice. On peut effectuer la réaction de photocyclisation dans un milieu solvant inerte, par exemple un hydrocarbure aliphatique ou cycloaliphatique comme l'hesane, l'heptane ou le cyclohexane, un hydrocarbure aromatique comme le benzène, un alcool, par exemple un 10 alcanol inférieur tel que le méthanol, l'éthanol, le propanol, 1' isopropanol ou le btitanol tertiaire, ou un éther cyclique, par exemple 1*éther diéthylique, 1*éther diisopropylique, le dioxane ou le tétrahydrofurane. On pettt aussi utilisée des mélanges de ces solvants, par exemple un mélange éthanol/benzène. 15 II est préférable que la concentration de 1'aminé de départ soit basse, pour éviter des réactions intermoléculaires et, par exemple, elle peut être aussi basse que 0,001$, pds/vol. Les concentrations les plus basses semblent aussi promouvoir une réaction plus rapide et il est préférable que la concentration ne soit pas 20 supérieure à 1,0$ et soit, avantageusement, comprise entre 0,05 -et 0 , 5/o pds/vol • Le temps de réaction dépend d'un certain nombre de facteurs, mais on peut facilement suivre le moment où la concentration en produit désiré atteint un maximum par examen spectrophotométrique 25 de portions aliquotes, ou par chroœatographie en couche mince. Des temps compris entre 2 et 200 heures sont habituellement nécessaires* Il faut que le rayonnement utilisé pour obtenir la cyclisation comprenne les longueurs d'onde absorbées par l'azadiarylamine, de préférence comprises entre 240 et 360 nm. 30 Les azacarbazoles obtenus par le procédé selon l'invention peuvent ensuite être éventuellement transformés en dérivés ayant des substituants sur le noyau (ou des substituants supplémentaires lorsque le noyau est déjà substitué), par exemple en utilisant les procédés décrits à propos des ol-carbolines dans lesdites demandes 35 de brevet précitées déposées en France par la Demanderesse le 14 mars 1969. Ces procédés consistent, par exemple, à préparer un N—oxyde en faisant réagir l'azacarbazole avec un peracide, puis à transformer 69 09436 5 2005117 ensuite le N-oxyde. Le peracide utilisé pour la K-oxydation peut être organique, par exemple un peracide aliphatique tel que l'acide peracétique ou trifluoro ou trichloroperacétique, ou un peracide aromatique tel que 5 l'acide perbenzoïque ou m-chloroperbenzoïque. On peut aussi utiliser des peracides inorganiques tels que l'acide permonosulfurique ou 1' acide de Caro. On peut effectuer l'oxydation dans une gamme étendue de température, par exemple entre -20 et 120°C. Tandis que l'acide m-chloro— 10 perbenzoïque oxyde rapidement à température ambiante, l'acide peracétique oxyde le mieux à environ 60°C. On peut préparer le peracide séparément, ou in situ en ajoutant l'acide carboxylique correspondant, l'acide acétique par exemple, ainsi que du peroxyde d' hydrogène. Dans ce dernier cas, il est souvent nécessaire d'ajoutér 15 une quantité supplémentaire de peroxyde d'hydrogène au cours de la réaction. Lorsqu'on utilise un acide liquide et du peroxyde d'hydrogène comme source de peracide, l'acide peut servir de solvant réaction— nel. Un solvant inerte peut aussi être présent, cependant, par ex— 20 emple un solvant hydrocarboné ou hydrocarboné chloré, par exemple le chloroforme, le dichloréthylène, le benzène ou le toluène. On peut ensuite faire réagir le N-oxyde ave£ un oxyhalogénure de phosphore, par exemple 1'oxychlorure ou l'oxybromure de phosphore, introduisant ainsi un atome d'halogène. La position de 1' 25 atome d'halogène dépend de 1'azacarbazole concerné et, par exemple, est introduit en position 4 d'un 1-azacarbazole (ou en position 2 su la position 4 porte un substituant), la position 2 et/ou 4 d'un 1,3—diazacarbazole ou en la position, 2,4,5 et/ou 7 d'un 1,8-diaza— carbazole, lorsqu'une au moins de ces positions est insubstituée. 30 II est préférable de faire réagir le N-oxyde avec 1'oxyhalogé nure dans un solvant amidique, imidique ou hydantoxnique substitué pour fournir un milieu solvant, ou bien on peut utiliser un excès d'oxyhalogénure comme solvant associé à environ 0,5 à 5$ vol/vol d' eau qu'on ajoutera ensuite avantageusement; un sel de métal alcalin 35 tel qu'un halogénure de lithium peut aussi être présent. Ces halogénures possèdent une activité antivirale mais servent également d'intermédiaires précieux pour la préparation d'autres composés "ayant une action antivirale car ils réagissent avec des 69 09436 6 2005117 réactifs nucléophiles en remplaçant l'halogène par le résidu du nu-cléophile.C'est ainsi, par exemple, que le nucléophile peut être un nucléophile azoté, oxygéné, soufré ou carboné. Il est préférable de faire réagir les nucléophiles oxygénés et soufrés avec l'halogéno-5 diazacarbazole sous forme d'un dérivé métallique de celui-ci, ou en présence d'une base. Comme exemples de résidus de nucléophiles azotés on citera des groupes amino insubstitués ou mono ou disubstitués. Les groupes amino substitués peuvent, par exemple, porter un ou deux substituants 10 aliphatiques, araliphatiques ou aryle qui peuvent eux-mêmes porter d'autres substituants tels que des groupes éther, hydroxyle, car-boxyle, nitrile, carboxyle estérifiés, amino insubstitués ou mono ou disubstitués , ou des groupes thioéther ou mercapto. Comme exemples de résidus de nucléophiles oxygénés' on citera 15 des groupes éther, par exemple des groupes O-aliphatiques, D-arali— phatiques ou 0-aryle qui peuvent eux-mêmes porter des substituants, par exemple un ou plusieurs des substituants cités au paragraphe précédent à propos des N-nucléophiles. Comme exemples de nucléophiles soufrés on citera surtout les 20 analogues soufrés des résidus de nucléophiles oxygénés indiqués ci-dessus. Les groupes particulièrement préférés sont des groupes mono-alcoylamino ou monoalcoylamino substitués de 3 atomes de carbone, ou plus, par exemple les groupes propyl-, butyl- ou amyl-amino, 6-25 hydroxyhexylamino, 3-butoxypropylamino ou diéthylaminoéthylamino, ainsi que des groupes alcoxy et alcoylthio de 3 à 6 atomes de carbone et en particulier des groupes hydroxy—alcoxy tels que le groupe 3-hydroxypropoxy. On peut également faire réagir le N—oxyde avec un agent acylant 30 pour fixer un groupe acyloxy en position ortho, ou le faire réagir comme décrit à propos des ot-carbolines dans ladite demande de brevet pour "Dérivés d'azacarbazoles, leur préparation et leurs applications" avec un agent alcoylant ou aralcoylant afin d'obtenir un sel de N-alcoxy ou aralcoxy-azacarbazolinium. On peut ensuite faire 35 réagir ce sel ou, le cas échéant, la base d'anhydronium correspondante, avec un nucléophile, afin de fixer un résidu de nucléophile en position ortho, tandis que le groupement N—alcoolate ou N—aral-coolate est éliminé. 69 09436 7 2005117 Pour introduire un substituant aliphatique ou araliphatique en position 9» on peut transformer un azacarbazole insubstitué en 9 en un dérivé de métal alcalin de celui-ci et le faire réagir avec un ester aliphatique ou -araliphatique réactif, par exemple avec un ha-5 logénure, un sulfate ou un sulfonate. Comme groupes introduisibles de cette manière on peut citer, par exemple, des groupes alcoyle (par exemple méthyle, éthyle ou propyle) ou des groupes aralcoyle, par exemple benzyle> On peut préparer les diarylamines de départ utilisées pour la 10 réaction de photocyclisation en faisant réagir une pyridine ou aza— pyridine (par exemple la pyrimidine) halo—substituée avec une aniline ou une arylamine hétérocyclique. Lorsqu'une aminé symétrique est nécessaire, on peut la préparer par élimination d'ammoniac de deux molécules d'une aminé appropriée. 15 Les 1,6-diazacarbazoles et les 1,3,8—triazacarbazoles sont de nouveaux systèmes cycliques et constituent une autre caractéristique de l'invention. Ils portent avantageusement des substituants nucléaires tels que ceux décrits ci-dessus, particulièrement des atomes d'halogène tels que des atomes de chlore, ou des groupes 20 aieoylamino, notamment le groupe n—butylamino. Le 4—chloro—1,3,8— triazacarbazole est un intermédiaire précieux pour la préparation de 1,3,8—triazacarbazoles 4—substitués et le 4-n—butylamino—1,3,8-triazacarbazole a présenté une nette activité contre Adenovirus SV 17, le virus de l'Influenza A2,le virus Coxsackxe A 21 et, en 25 particulier, contre les Bhinovirus types 1 et 5. Les exemples suivants sont donnés à titre d'illustration de 1' invention. Toutes les températures sont en °C. -Exemple 1 9-Méthvl—1.8-diazacarbazole 30 On irradie une solution de N,N-dipyrid—2—ylméthylamine (0,58 g) dans le cyclohexane (500 ml), pendant 12 heures, dans un récipient ouvert, à l'aide d'une lampe à ultraviolets Hanovia pression moyenne munie d'un manchoB en Pyrex refroidi à l'eau. On nettoie la lampe toutes les heures afin d'éliminer les traces de sous-produits inso— 35 lubies. On filtre la solution obtenue, on évapore le filtrat, et on obtient une masse jaune collante, partiellement cristalline (0,428 g). Par cristallisation dans le cyclohexane on obtient 0,226 g de , 9—méthvl—1.8-diazacarbazole. p.f. 126-129,5° élevé, par recristal— 69 09436 8 2005117 lisation dans 1 'isopropanolj. jusqu'à 128,5—131 , 5° , X(EtOH) , 267, 298, 331 mu (£ Î5.750, 21.000, 2.520) (Trouvés C, 71,9* H, 5,0; N, 22,85. Calculé pour i G, 72,1; H, 4,95-, N, 22,95$). On. prépare la matière de départ comme suitï On ajoute avec 5 précaution. 2,3 g d1kydrure de sodium, en agitant, à une solution de dipyrid—2—ylamine (À.E.Tsckitschibabin et ¥.À. Preobrashensky, Ber.. 1928, 61B» 199) (13,7 g) dans du toluène sec (150 ml) et on agite le mélange pendant une heure. On ajoute 5,25 ml d'iodure de méthyle et on chauffe le mélange au reflux pendant 7 heures. On ajoute en-10 core 2,5 ml d'iodure de méthyle puis on chauffe encore le mélange au reflux pendant 6 heures. On ajoute quelques gouttes dreau au mélange réactionnel refroidi et on élimine le toluène par évaporation. On répartit le résidu entre de l'eau et de l'acétate d'éthyle (après séparation de la substance insoluble dans les.deux phases). Par éva— 15 poration de l'acétate d'éthyle on obtient une huile brun foncé g). On la dissout dans 1'éther (environ 100 ml), on filtre afin de séparer une substance goudronneuse, et on traite par un. excès de solution éthanoliq_ue de bromure d'hydrogène. On lave le bromhy— drate brut à l'isopropanol chaud, et on obtient 5,35 g de dibromhv— 20 drate de N.N—dipyrid—2—ylméthylamine. p.f*. 230-4®. (Trouvé ï Ct 38,2 H, 3,7; Br, 45,4; N, 11,8. Calculé pour C^^H^N^.'2HBr : C, 38,05, H, 3,75; Br, 46,0; N, 12,1$). On obtient la base huileuse en traitant le dibrorahydrate à l'alcali. Exemple 2 25 9—Benzyl-1,8-diazacarbazole Une solution de N,N—dipyrid-2—ylbenzy1aminé (0,314 g) dans le cyclohexane (700 ml) est irradiée, dans un tube rotatif en verre, par la lumière d'un tube fluorescent Atlas de 20 vatts, à ultraviolets (émission principale à 325-375 nm), pendant 3 heures. On filtre 30 la solution et on évapore à sec. On triture le résidu (0,312 g) avec de 1*éther isopropylique et on filtre. On cristallise le solide (0,17 g) dans le cyclohexane, obtenant ainsi 0,124 g de 9—benzvl— I.8-diazacarbazole. p.f. 146-8°,^Et0H 265, 298, 330 nm (£ 12.800, max 19.050, 2.260) (Trouvé; C, 78,5; H, 5,3; N, 16,3. Calculé pour 35 C1?H13N3 : C, 78,5; E, 5,0; M, 16,2$). On prépare la substance de départ comme suit: On ajoute 0,73 g d'hydrure de sodium, en agitant, a une solution de dipyrid—2—ylamine (5,1 g) dans du diméthoxyéthane sec (70 ml) et on agite le 69 09436 9 2005117 mélange pendant 1 heure !L/2. On ajoute 3,55 ml de bromure de ben-zyle et on chauffe le mélange au reflux pendant 8 heures. Puis on traite le mélange, de façon similaire, avec encore 0,365 g d'hydru-re de sodium et 1,8 ml de bromure de benzyle, et on le chauffe au 5 reflux pendant encore 3 heures. On ajoute quelques gouttes d'eau au mélange réactionnel refroidi, on sépare la substance insoluble par filtration. Par évaporation du filtrat on obtient un résidu qu'on dissout dans le benzène, traite au charbon de bois, puis cristallise et recristallise dans 11isopropanol, et on obtient ainsi 1,5 g. de 10 N,N-dipyrid-2-ylbenzylamine, p.f. 79-81,5°, élevé, par une autre recristallisation dans 11isopropanol, jusqu'à 80-82,5®(Trouvé: C, 78,0; H, 6,05; N, 16,2. Calculé pour C^H^N^ : C, 78,1; H, 5,8; N, 16,1£). Exemple 3 15 4.5-Diméthvl-l.8-diazacarbazole Une solution de di-(4-méthylpyrid-2-yl)-amine (0,717 g) dans le cyclohexane (800 ml) est irradiée, dans un tube rotatif en verre, par la lumière provenant d'un tube fluorescent germicide de 30 xatts (émission principale à 254 nm), pendant 16 heures. On évapore le 20 solvant, on triture la gomme résiduelle avec de 1'éther, et on obtient 0,365 g de produit brut. En cristallisant 0,27 g de cette substance dans le 2-méthoxyéthanol, on obtient 0,085 g de 4.5-di- méthyl-1,8-diazacarbazole. p.f. 303-6® . 262. 297 et 324 nm '' 1 1 max (£ 15.250, 21.050.et 4.700) (Trouvé; C, 73,2; H, 5,6; N, 21,4. Cal-25 culé pour ^2^11^3 s C, 73,1; H, 5,6; N, 21,355), On prépare la substance de départ comme suitï On chauffe avec précaution un mélange de 2-amino-4-picoline (10,8 g) et de chlorure d'hydrogène éthanolique (2,78 N, 18 ml) jusqu'à 240°, en laissant l'éthanol s'éliminer par distillation. On 30 chauffe le mélange pendant 24 heures, on le refroidit et on le verse sur de l'eau (environ 100 ml). On acidifie la solution à l'acide chlorhydrique dilué, on filtre, et on ajoute un excès de solution de carbonate de sodium. On recueille le précipité solide (3,16 g), on le dissout dans 1'éther on le filtre. Par évaporation de 1'éther 35 on obtient un solide (2,97 g) qu'on cristallise dans le cyclohexane, obtenant ainsi 2,5 g de di-(4-méthvlpvrid-2-vl)-amine p.f. pxnu 120-2°, X 268, 309 nm (£ 19.650, 13.600) (Trouvé: C, 72,5; H, 08X 6,6; N, 21,0. Calculé pour C^H^N^: C, 72,3; H, 6,6; N, 21,1?S). 69 09436 10 2005117 Exemple 4 4.5-Diméthyl-3.8-diazacarbazole Une solution de di-(4-méthylpyrid-2-yl)-aminé (2,45 g) dans 1' éthanol absolu (l,6 litre) est irradiée, dans un tube rotatif en 5 verre, par la lumière provenant d'un tube fluorescent germicide de 30 watts (émission principale à 254 nm), pendant 60 heures. On évapore le solvant et le résidu, par cristallisation dans le 2-méthoxy-éthanol, donne 1,03 g de 4,5-diméthyl-l,8-diazacarbazole, p.f. 304— 7°, identique à celui préparé à l'exemple 3. 10 Exemple 5 1-oxyde de 4.5-diméthyl-l.8-diazacarbazole On ajoute 1,64 g d'acide m-chloroperoxybenzoïque (78,5$ d'oxygène actif), dans 15 ml de chloroforme, en agitant, à une suspension de 4,5-diméthyl-l,8-diazacarbazole (1,40 g) dans le chloroforme 15 (15 ml). Les solides se dissolvent et, au bout de 10 minutes, un solide jaune se sépare. Au bout d'une heure on évapore le chloroforme et on agite le résidu avec un excès de solution de carbonate de sodium 2N. On recueille le produit brut (1,353 g), p.f* 286° (déc.) et on le recristallise dans le 2-méthoxyéthanol (100 ml), obtenant 20 ainsi 0,90 g de 1-oxyde désiré, p.f. 294° (déc.); \257, 281, 298 nm (£ 17.800, 15.300, 15.400) (Trouvé: C, 67,45; H, 5,3; N, 19,25. Calculé pour C^H^^O ; C, 67,6; H, 5,2; N, 19,7#). Exemple 6 2-Chloro-4.5-diméthyl—1.8-diazacarbazole ê 25 On agite 0,90 g de 1-oxyde de 4,5-diméthyl-l,8-diazacarbazole dans 10 ml de diméthylformamide, avec 0,8 ml d'oxychlorure de phosphore, pendant une heure. On verse le mélange sur de l'eau (50 ml) et on le traite par un excès de solution de carbonate de sodium et on recueille le précipité solide (0,872 g) contenant' de la substance 30 de départ. On traite ce solide, dans le diméthylformamide (10 ml), par 1'oxychlorure de phosphore (0,6 ml) et, au bout de 16 heures, on isole le produit brut comme ci-dessus (0,727 g). La chromatogra-phie en couche mince montre que le produit brut contient deux constituants majeurs qu'on sépare par chromatographie préparative sur 35 couche de silice en éluant au méthanol à 2$ dans le chloroforme. Le constituant le moins polaire cristallise dans le 2-méthoxyéthanol en donnant 0,165 g de 2-chloro-4.5-diméthvl-l.8-diazacarbazole. p.f. 273-6°, )v max (EtOH) 232, 262, 299 nm (£ 21.700, 15.000, 22.100)., 69 09436 n 2005447' {Trouvé: C, 62,05; II, 4,6; Cl, 15,3; N, 17,9. Calculé pour C12H10C1K3 * C» 62,2î H* 4,4î C1» 15,3î R* 18,1?»). Exemple 7 1.8-Piazacarbazo1e 5 Une solution de dipyrid-2—ylamine (A.E.Tschitschibabin et ¥.À. Preobrashensky Ber. 1928, 61B. 199)(0,75 g) dans l'éthanol absolu (1,5 litre) est irradiée, dans un tube rotatif en verre, par la lumière provenant d'un tube fluorescent (émission principale à 254 nm) pendant 85 heures. Par évaporation du solvant on obtient une "D gomme jaune (0,93 g). Un mélange de chloroforme et de benzène (l/l) élue le produit brut (0,293) d'une colonne d'alumine basique de Qualité IV (Voelm). Par cristallisation dans le benzène on obtient 0,144 g de 1.8-diazacarbazole pur, p.f. 228-9°, 226, 261, 298 CliftX nm (£ 22.800, 13.800, 21.400) (Trouvé: C, 70,6; H, 4,5; N, 24,4. 15 Calculé, pour : C, 71,0; H, 4,15; N, 24,85»). Exemple 8 1.8-diazacarbazole Un essai semblable à celui de l'exemple 7, mais effectué en utilisant le n-propanol comme solvant et un temps "d'irradiation de 61 heures, donne 0,18 g de 1,8-diazacarbazole, p.f. 228-30°• 23 Exemple 9 1.8-di azacarbazole Un essai semblable à celui de l'exemple 8, mais effectué en utilisant 1'isopropanol comme solvant et un temps d'irradiation de 40 heures donne 0,10 g de 1.8-diazacarbazole. p.f. 228—31°. 25 Exemple 10 9—Mé thyl—1. 8—diazac ar bazol e Une solution dé N,N-dipyrid-2-ylméthylamine. (1,16 g) dans du benzène analytiquement pur (800 ml) est irradiée, dans un tube rotatif en verre, par la lumière d'un tube fluorescent ultraviolet 30 Atlas de 20 vatts (émission principale à 325-375 nm), pendant 20 heures. En isolant comme à l'exemple 1, on obtient 0,128 g de 9—méthyl—1.8—diazacarbazole. p.f. 129—32°, identique à la substance préparée à l'exemple 1. Exemple 11 35 4-Chloro—1.3—diazacarbazole 185 mg de 6-anilino-4-chloropyrimidine (H.C. Carrington, P.H.S. Curd et B.N.Richardson, J., 1955, 1858) dans 600 ml de cyclohexane sont irradiés, pendant 16 heures, à l'aide d'une lampe à mercure 69 09436 12 2005117 Hanovia, moyenne pression, et un filtre en pyrex. On évapore le solvant et applique le résidu sur une plaque de 20 x 20 cm recouverte de kieselgel Ht". Le développement à l'aide de méthanol à 2% dans le chloroforme sépare le mélange en deux bandes. Far élution de la 5 bande la plus lente à llaide de méthanol à 10/î.dans le chloroforme on obtient 33 mg de 4-chloro—1.3-diazacarbazole« p.f. 274—276° (dan* KtOAc),^ EtaH 238 , 252, 290 nm (£ 23.400, 30.350,;et 11.100) (Trouvé: IQSX G, 58,9; H, 3,1; Cl, 17,3; H, 20,4. Calculé pour C1()H6C1N3 ï C, 59,0 H, 3,0; Cl, 17,4; N, 20,6$). 10 Exemple- 12 1-Chloro—9-méthyl-l«3-diazacarbazole On irradie 200 mg de 4-chloro-6-(N-méthylanilino)-pyrimidine, dans 400 ml de cyclohexane, pendant 8,5 heures, en utilisant une lampe à mercure Hanovia moyenne pression et un filtre en Pyrex. On 15 sépare le solvant et on applique le résidu, dans du chloroforme, sur une plaque de 20 x 20 cm de kieselgel HP. On développe avec du méthanol à 2$ dans le chloroforme, obtenant une bande principale. Par élution de cette bande à I'aide de ;méthanol à 10$ dans le chloroforme on obtient 71 mg de 4—chloro—9—méthvl—1.3-diazacarbazole. 20 p.f. 128-130° (dans le cyclohexane), 242, 259 , 293 nm (£. 22.600, 29.500, 9.300) (Trouvé: C, 59,8; H, 3,9; Cl, 16,0; N, 19,0. Calculé pour C^HgClN-j s C, 60,7; H, 3,7; Cl, 16,3; N, 19,356). On prépare la substance de départ comme suits On chauffe 2,95 g de 4f6-dichloropyrimidine, 2,5 ml de N-«éthyl 25 aniline, 0,2 ml d'acide chlorhydrique, 10 ml d'acétone et 15 ml d' eau, au reflux, pendant 1,5 heure. Par dilution à l'eau et extraction à l'acétate d'éthyle on obtient une huile qu'on applique, en solution benzénique, sur une colonne de gel de silice (160 g). Far élution au méthanol à 7$ dans le benzène on obtient 2,18 g de 30 4-chloro-6—(N-méthvlanilino)-pyrimidine. p.f. 59-61X 256 nm IB&X (S 14.100) (Trouvé: C, 59,5; H, 4,8; Cl, 16,2; N, 19,1. Calculé pour Ct1I1()ClIf3 t C, 60,1; H, 4,6; Cl, 16,1; K, 19,1$). Exemple 13 4-(n-butylamino)—9-méthyl-l.3-diazac arbazoie 35 On irradie 380 mg de 4—(n—butylamino)-6—(Krméthylanilino)— pyrimidine, dans 760 ml de cyclohexane, pendant 10 heures, à l'aide d'une lampe à mercure Hanovia moyenne pression munie d'un manchon en Pyrex. On sépare le solvant et on applique le résidu sur une 69 09436 13 2005117 plaque de 20 x 20 cm de kieselgel. Le développement à l'aide de chloroforme donne une bande majeure. On élue cette bande à l'aide de méthanol à 10$ dans le chloroforme, obtenant ainsi 125 mg de 4-(n-butylamino)-9-méthyl-l.3-diazacarbazole, p.f. 106-108° (cyclohexa-5 none), \Et0H 250, 293, 312, 323 nm (é 42.000, 12.000, 9.200, 12.000) Dl&X (Trouvé: C, 70,3; H, 7,1; N, 21,7. Calculé pour C^H^gN^ : C,.70,8; H, 7,1; N, 22,0$). On prépare la substance de départ comme suit: on ajoute 1,5 ml de n-butylamine à 1,0 g de 4,6-dichloropyrimidine. Après la réàc-10 tion exothermique rapide, on répartit le solide résultant entre de l'acétate d'éthyle et de l'eau. Par élimination de l'acétate d'éthyle on obtient 1,12 g de 4-(n-butylamino)-6-chloropyrimidine« p.f. 74-76°, 247 nm (£ 10.000) (Trouvé: C, 51,î; H, 6,7; Cl, 18,5; N, 22,8. Calculé pour C8H12C1N3 : C, 51,7; H, 6,5; Cl, 19,1; N, |5 22,8#). On chauffe la 4-(n—butylamino)-6-chloropyrimidine ci-dessus (0,62 g) et 5 ml de N-méthylaniline, à 195°, pendant 3^5 heures. Par dilution à l'eau et extraction à l'acétate d'éthyle on obtient une huile qu'on applique, dans du chloroforme, sur une plaque de 20 20 x 20 cm de gel de silice. Par développement à l'aide de méthanol à 5% dans le chloroforme on sépare le produit en deux bandes. Par élution dai. la bande la plus lente à l'aide de méthanol à 10% dans le chloroforme on obtient 0,42 g de 4-(n-butvlamino)-6-(N-méthvlanilino)-pvrimidine. p.f. 71-73°. 25 Exemple 14 4—(3'-Hydroxypropoxy)-9-méthyl-l.3-diazacarbazole On chauffe à 100°, pendant 40 minutes, 320 mg de 9-chloro-4- méthyl-1,3-diazacarbazole et une solution d'hydrure de sodium (138 ■g) dans le propane—1,3-diol. On verse le mélange réactionnel sur 30 de l'eau et on isole le produit dans l'acétate d'éthyle. On évapore le solvant et" on applique le résidu sur une plaque de 20 x 20 cm recouverte de Kieselgel HP et on développe à l'aide de chloroforme. On élue la bande se déplaçant le plus lentement au méthanol-chloro— forme (1—5) obtenant ainsi 220 mg de 4-(3'—hydroxypropoxy)—9-méthvl— 35 1 «3-diazacarbazole. p.f. 99-101° (cyclohexane),A230, 295 nm max (£ 41.200, 12.350) (Trouvé: C, 64,9; H, 5,8; N, 16,2. Calculé pour C14H15N302 : C, 65,4; H, 5,9; N, 16,3?S). 69 09436 14 2005117 Exemple 15 4-(n-Butylamino)-9-méthy1-1.3-diazacarbazole On chauffe 250 mg de 4-chloro-9—méthyl-1,3-diazacarbazole et 3 ml de n-butylaminé, au reflux, pendant 0,5 heure. On verse le mé-5 lange réactionnel sur de l'eau et on isole le produit à l'aide de benzène. Par évaporation du solvant on obtient une gomme qui cristallise dans le cyclohexane en donnant 210 mg de 4—(n—butvlamino)— 9-méthvl-l.3-diazacarbazole. p.f. 107-108°. (Trouvé; C, 70,2; H, 7,0; N, 22,1. Calculé pour C15H18N4 i C, 70,8; H, 7,1; N, 22,0$). 10 Exemple 16 4-(n-Butvlamino)-1.3-di azac arbazole On chauffe une solution de 400 mg de 4«chloro-l,3-diazacarbazole dans 5 ml de n-butylamine, au reflux, pendant 4 heures, puis on la verse sur de l'eau. Par filtration on obtient 311 mg de 4-(n— pj,ntT 15 butvlamino)-l.3-diazacarbazole. p.f. 197-198® (cyclohexane),^ 245, 289, 307, 318 nm (S 40.000; 12.000; 9.500; 13.500) (Trouvé: C, 69,9; H, 6,7; N, 23,0. Calculé pour C^H^N^ : C, 70,0; H, 6,7; N, 23,3$). Exemple 17 20 4-(31-n-Butoxypropylamino)-l.3-diazacarbazole On chauffe 348 mg de 4-chloro-l,3-diazacarbaaole et 1 ml de 3-n-butoxypropylamine, à 175®, pendant 2 heures. On répartit le mélange réactionnel entre du benzène et de l'eau. Par élimination du benzène on obtient 230 mg de 4-(31-n-butoxy-pgopylamino)-l.3-diaza— 25 carbazole. p.f. 151-152° (isopropanol),245, 289, 308, 319 nm D8JC ( Exemple 18 1.8-Diazacarbazole 30 On maintient à 45° une solution de 8,0 g de dipyrid-2-y1aminé dans 4 litres de butanol tertiaire, et on l'irradie à l'aide de la lumière fournie par deux tubes fluorescents de 90 cm (émission principale à 254 nm) dans un appareil à pellicule tombante (Cohen, Mi-jovic, Newman et Pitts, Chem. and Ind.. 1967, 1079) pendant 96 heu— 35 res. On évapore le solvant et on répartit le résidu entre de l'acétate d'éthyle et une solution normale d'acide chlorhydrique. On isole la substance basique et on la triture avec de 1'éther, obtenant ainsi 3,45 g de 1.8-diazacarbazole légèrement impur,p.f. 221-7° 69 09436 15 2005117 Exemple 19 1-Oxyde de 1.8-diazacarbazole On ajoute 4,40 g d'acide m— chloroperbenzoxque (à 68,5$ d'oxygène actif), en agitant, à une suspension de 1,8-diazacarbazole (2,69 5 g) dans le chloroforme (75 ml). Les solides se dissolvent et, au bout de 10 minutes, un solide commence à se séparer. Au bout de 2 heures i on évapore le chloroforme sous pression réduite et on agite le résidu avec un excès de solution de carbonate de sodium. On recueille le produit (2,92 g), p.f.>240° (décomp.). Un échantillon 10 (4fl{K*g),cristallisé dans de l'eau (50 ml) contenant un peu d'iso— propanol donne 198 mg de 1-oxyde de 1.8-diazacarbazole. p.f. 272—7° (décomp.) XEt0H 237, 277, 300 nm (£ 20.100; 18.400; 15.900) (Trouvés 1D&X C, 65,1; H, 4,0; N, 22,7. Calculé, pour C^qH^N^O * C, 64,85; H, 3,8; N, 22,7$). 15 Exemple 20 4-Chloro—1.8-diazacarbazole On agite 2,5 g de 1-oxyde de 1,8-diazacarbazole avec 30 ml de diméthyl formamide et on traite par 3,0 ml d'oxychlorure de phosphore. Au bout de 2 heures on verse le mélange réactionnel sur 20 de l'eau (200 ml) et on traite par un excès de solution de carbonate de sodium. On recueille le produit brut (2,146 g) et on le cristallise dans l'acétate de butyle, obtenant ainsi 1,32 g de 4—chloro— 1.8-diazacarbazole. p.f. 234,5-237° , 230, 261, 297 nm (£ 21.650, 16.600, 21.250). (Trouver C, 58,4; H, 2,9; Cl, 17,9; N,20,4. 25 Calculé pour C1()H6C1îï3 î C, 59,0; H, 3,0; Cl, 17,4; N, 20,65$). Exemple 21 4—(n—Butvlamino)-1.8-diazacarbazole On chauffe un mélange de 4-chloro-l,8—diazacarbazole (0,40 g) et de n-butylamine (4,0 ml), dans un tube scellé, jusqu'à 200°, pen- 30 dant 16 heures. Par évaporation du mélange réactionnel refroidi et trituration avec de l'eau contenant une petite quantité de solution de carbonate de sodium on obtient 0,495 g d'un produit brut, p.f. 194-8° qu'on cristallise dans 1'éthanol, obtenant ainsi 0,40 g de 4-(n-butylamino)-l.8-diazacarbazole. p.f. 199-201,5°, 227, m&x 35 252, 272, 298, 338 nm (g 21.800, 21.850, 12.000, 6.400, 12.350) (Trouvés C, 70,4; H, 6,8; N, 22,9. Calculé pour C14H16N4 s C, 70,0; H, 6,7; H, 23,3$). 69 09436 16 2005117 Exemple 22 1.8-diaza—4—f 6hvdroxYhexYlamiao)-carbazole On chauffe un mélange de 4-chloro-l,8-diazacarbazole (0,40g) et de 6—hydroxyhexylaminé (0,70 g) jusqu'à 190°, pendant une heure. On 5 traite le mélange réactionnel refroidi par de l'eau contenant un peu de solution de carbonate de sodium et on transforme la base brute (0,55 g) en son bromhydrate« Par cristallisation dans 1*éthanol on obtient 0,494 g de bromhydrate de 1.8-diaza-4-(6'-hydroxvhexvlamino) VXAIT -carbazole. p.f. 218° (décomp. ), jimgx 260, 296, 330 nm (£ 23.850, 10 10.800, 14.000) (Trouvéï Ct 52,6; H, 5,9; Br, 22,4; N, 15,5. Calculé pour C16H2(JN40.HBr : C^ 52,6; H, 5,8; Br, 21,9; N, 15,35$). Exemple 23 1.8-Biaza—4—(2 *-diéthylaminoéthylamiao)-carbazole On chauffe un mélange de 4-chioro—1,8-diazacarbazole (0,303 g) 15 et de N,N-diéthvléthylènediamine (3,0 ml) au reflux, pendant 7 heures i» On verse le mélange réactionnel refroidi sur de l'eau et on le triture jusqu'à ce qu'il soit solide. On cristallise le produit beut (0,377 g) dans l'acétone, obtenant ainsi 0,161 g de 1,8—diaza— 4-( 2 ' -di é thyl amino é thy 1 amino ) -c arbazole . p.f. 187,5—189°, À 252, 20 272, 296, 336 nm (£ 27.200f 16.000, 8.850, 16.000) (Trouvé: C, 68,1; H, 7,5; H, 24,8 «, Calculé pour cî6H21K5 * c* 67,8; H, 7,45.; N,2*,7$). Exemple 24 1«8-diazacarbazole On irradie 103 mg de dipyrid—2-ylamine , dans 300 ml de tétra-25 hydrofurane, à travers un manchon de Pyrex, pendant 48 heures. Au bout de 6 heures, l'absorbance à 264 nm a diminué de 75$, mais la vitesse de cyclisation décroît plus tard. Par évaporation du solvant on obtient une gomme brune (121 mg) qu'on applique, dans 2 ml de chloroforme, sur une col^^ge d'^alumine Voelm (Qualité IV, 30 g). 30 Un mélange benzène-chloroforme/l-1 élue 8 mg de dipyridylamine inchangée. Le chloroforme (50 ml) élue 53 mg de 1.8-diazacarbazole. p.f. 229° (benzène), ^Me0H 225, 261, 297, 324 nm (£ 21.300, 12.100, m8>x r 20.300, 4.700); 227, 270, 299.nin dans l'acide. (Trouvés C, 70,9; H, 4,15; N, 25,0. Calculé pour ï C, 70,95; H, 4,15; N, 24,85$). 35 On répète l'irradiation dans le même solvant pendant un laps de temps plus long (72 heures) et dans le cyclohexane (28 heures,lentille de quartz) mais le rendement n'est pas amélioré. Le spectre de masse indique un ion moléculaire à 169» Le spectre de RMP dans l'acide 69 09436 17 2005117 trifluoracétique montre des bandes centrées àf0,47 (doublet, J2 3 = 8 c/sec),-f 0,96 (doublet, 4 = 6 c/sec), Exemple 25 5 ok-Carboline (1-Azacarbazole) On irradie 102 mg de 2-anilinopyridine, dans 300 ml de cyclohexane, à travers un manchon en Pyrex, pendant 9 heures. Par évaporation du solvant et extraction par le benzène bouillant (2 x 100 ml) on obtient un solide brun (91 mg) qui, par recristallisatiôn 10 dans le benzène et traitement au charbon activé tonne 81 mg d' d-carboline, p.f. 215-216°, A^H 233, 259, 297, 327 nm (£ 19.100, 12.300, 16.400, 4.100); 244, 263, 268, 306 nm dans HC1 méthanolsque N. (Trouvé; C, 78,55; H, 4,9; N, 16,65. Calculé pour C, 78,55; H, 4,8; N, 16,65$). Une solution benzénique de la base pré— 13 sente une fluorescence violette à la lumière ultraviolette. La cyclisation. est tout aussi bonne dans le tétrahydrofurane (rendement de 80$ au bout de 8 heures) mais on ne note aucune modification du spectre U.V. dans l'acide sulfurique à 98$. L'irradiation à travers une lentille de quartz donne un rendement plus bas (67$) en 20 le même produit. Exemple 26 fi - et f-Carbolines (2 et 4-Azacarbazoles) On irradie 102 mg de 3-anilinopyridine, dans 300 ml de tétrahydrofurane, à travers un manchon en Pyrex, pendant 23 heures. L' 25 analyse du spectre final de la réaction à 234 et 303 nm indique un rapport de €— carboline à carboline de l,7/l. On évapore le solvant et on applique le résidu, dans 5 ml de chloroforme, sur une colonne d'alumine Yoelm (Qualité IV, 20 g). On établit une courbe de poids pour 30 fractions de 10 ml. Le benzène élue 46 mg de carboline, 30 cristallisant en aiguilles dans le benzène, p.f. 215-216°,X e max 257, 303, inf1.331 nm (£25.300, 19.900, 6.000); 263, inf. 267, 327 nm dans l'acide.Le chloroforme élue 24 mg de carboline,(aiguilles dans le benzène), p.f. 196-197°, XMe0H 234, Infl. 248, 281, 287, ' * 9 max. ' » » » 337, 348 nm (£37.200, 24.000, 13.200, 24.300, 4000, 4000); 251, 35 303 nm. dans l'acide. Les produits (40$ de S- et 19$ de (^-carbolines) obtenus par irradiation à travers une lentille de quartz sont moins purs après chromatographie, et se subliment à 170®/0,05 mm. 69 09436 18 2005117 Exemple 27 X--Carboline (3-Azacarbazole) On irradie 102 mg de 4-anilinopyridine, dans 300 ml de tétra— hydrofurane, à travers un manchon de Pyrex, pendant 22 heures. On 5 évapore le solvant et on applique le résidu (125 mg), dans du chloroforme (5 ml), sur une colonne d'alumine Voelm (Qualité Y; 10 g). Le chloroforme élue 70 mg de V-carboline. p.f. 228-229° (ramollit à 205°)(benzène), XMe0H 232, 250, 255, 280, 286, 313, 324 nm (£ max 30.100, 26.500, 25.900, 6400, 5600, 2300, 2200), 259 nm dans l'acide. 10 On obtient un rendement plus bas (64$) en utilisant une lentille de quartz, p.f. 229-230° après sublimation à 190°/0,05 mm. Exemple 28 9-Méthvl-1-azacarbazole (9-Méthvl-cl-carboline) On irradie 110 mg de 2-(N-méthylanilino)pyridine, dans 300 ml 15 de tétrahydrofurane, à travers un manchon en Pyrex, pendant 11 heures. Par évaporation du solvant on obtient une gomme brune (128 mg) qu'on fait passer, dans du chloroforme (2 ml), sur une colonne d' alumine Voelm (Qualité IV; 30 g). On établit une courbe de poids pour 20 fractions de 10 ml. A l'aide de benzène-chloroforme 1-1 on 20 élue une huile incolore qui se solidifie dans 1'éther de pétrole (éb. 30-50°) en donnant 80 mg de 9-méthvl-l-azacarbazole. p.f. 52* \ 234, 263, 298, 337 nm (£ 17.800, 14.400, 14.300, 3300); 249, 271, 306, 349 nm dans l'acide. Exemple 29 25 4-Chloro-1.3.8-triazacarbazole On irradie 0,7 g de 4-chloro-6-(2'-pyridylamino)-pyrimidinef dans 2 litres de butanol tertiaire, à l'aide de deux tubes fluorescents Philips à ultraviolets (30 vatts, émission principale à 254 nm), pendant 4 heures. Par évaporation du solvant on obtient un so-30 lide (0,9 g) qu'on sépare, par extraction, d'un peu (0,185 g) de substance insoluble, à l'aide d'un mélange de chloroforme et de tétrahydrofurane (l/2,3) (50 ml). On lave la phase organique à l'acide chlorhydrique 2N et à l'eau> On sépare le solvant et on obtient 0,2 g de 4-chloro-l.3.8-triazacarbazole. p.f. 253-256°,X 226, 253, 35 292 nm (f 18.360, 11.900, 8160). On prépare la substance de départ comme suit: On chauffe 3,7 g de 4,6-dichloropyrimidine, 2,35 g de 2-aminopyridine, 2,1 g de carbonate acide de sodium et 20 ml de diméthylformamide, à 110°, pen— 69 09436 19 2005117 dant 4 heures. On verse le mélange réactionnel sur de l'eau et on isole le produit à l'aide d'acétate d'éthyle. On évapore le solvant st on fait adsorber le résidu (2,2 g), dans 50 ml de chloroforme, sur une colonne de gel de silice (250 g). Le développement au chlo— 5 roforme élue 0,175 g de 4,6—dichloropyrimidine suivis de 0,570 g de 4—chloro—6-(2'—pyridvlamino)—pyrimidine« p.f. 171,5—172,5° (acéto-nitrile),^^0 263, 300 nm (f 18.130, 19.500). (Trouvés C, 52,5} H, 3,6j Cl, 16,6; N, 27,2. Calculé pour C^H^CIN^ s C, 52f3} 3,4} Cl, 17,1} N, 27,1$). 10 Exemple 30 4-(n-Butylamino)-1.3 «8-triazaearbazole On chauffe 0,06 g de 4-chloro—1,3,8-triazaearbazole et 1 ml de n—butylamine au reflux pendant une heure. On dilue le mélange réactionnel à l'eau et on isole le produit à l'aide d'acétate d'éthyle» 15 Par séparation du solvant on obtient un solide qu'on dissout dans l1éthanol et acidifie par une solution éthanolique de bromure d' hydrogène. Par élimination du solvant et cristallisation du résidu dans l1éthanol (3 ml) on obtient le bromhvdrate de 4—(n-buty1amino)— PXAIT I.3.8-triazacarbazole.X 226, 258, 291, 320 nm (£ 21.300,19.600, Bl&X 20 9700, 5400) (Trouvés C, 47,8; H, 4,9} N, 21,2} Br, 25,2 .Calculé gour C13Hl6BrN5 ï C, 48,4} H, 5,0} N, 21,7} Br, 24,8$). Exemple 31 1.6-Diazacarbazole On irradie 0,84 g de 2,4*-dipyridylaminé (C.Zvart et J.P.Fibaut 25 Rec. trav. chim. (1955), 74. 1081) , dissoute dans un mélange de butanol tertiaire (1 900 ml) et d(éthanol absolu (100 ml), par la lumière provenant d'un tube fluorescent à ultraviolets de 30 vatts (émission principale à 254 nm), pendant 29 heures. On évapore les solvants et on répartit la gomme résiduelle entre de l'acétate dr 30 éthyle et de l'acide chlorhydrique dilué. On isole la substance basique (0,40 g) et on la sépare par chromatographie préparative en couche, obtenant ainsi un produit brut (0,081 g) qu'on cristallise dans 1*éthanol, ce qui fournit 0,023 g de 1,6-diazacarbazole. p.f. 281—5°. (Trouvés C, 71,4; H, 4,3; N, 24,5. Calculé pour C^qH^N^ s 35 C, 71,0} H, 4,15} N, 24,8$).. 69 09436 20 2005117 REVENDICATIONS 1. Un procédé de préparation d*azacarbazoles caractérisé en en qu'on soumet une diarylamine secondaire ou tertiaire à une photocyclisation, chacun des deux groupes aryle de la diarylamine étant 5 i|n cycle monocyclique à six chaînons fixé sur l'atome d'azote de l1 aminé par un atome de carbone du noyau, 1'un au moins des groupes aryle contenant un ou plusieurs atomes d'azote dans le noyau. 2. Un procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'atome d'azote de l'amine de ladite diarylamine porte un atoiss 10 hydrogène ou un substituant aliphatique ou araliphatique qui peux porter un ou plusieurs groupes amino. mono ou dialcoylamino, hydres ou éther, 3. Un procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'un des deux groupes aryle, ou les deux, de la diarylamine 15 porte(nt) un ou plusieurs groupes hydrocarbonés aliphatiques, atomes d'halogène ou résidus de nucléophiles. 4. Un procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce que lesdits résidus de nucléophiles sont des groupes amino portant un ou deux groupes aliphatiques saturés ou insaturés, linéaires, 20 ramifiés ou cycliques. 5. Un procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qa' un au moins desdits groupes aryle est un groupe pyridyle, pyrimidjrZLc ou pyrazinyle fixé sur un atome de carbone. 6. Un procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce 25 que la diarylamine est une 2—, 3- ou 4-anilino—pyridine, une bis— pyrid-2-ylamine, une 4-anilinopyrimidine, une 2-anilinopyrazine, une 4-(pyrid-2-ylamino)-pyrimidine, une bis-pyrid-4-ylaminé ou une 2,4'-dipyridylamine• 7» Un procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu' 30 on effectue la photocyclisation en solution à une concentration nos supérieure à 1,0$ pds/vol. 8. Un procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu1 on effectue la photocyclisation en irradiant la diarylamine par un rayonnement dont la longueur d'onde est comprise entre 240 et 360 35 nm. 9. Un procédé de. préparation d'azacarbazoles substitués par un halogène caractérisé en ce qu*on fait réagir un azacarbazole autre qu'une rf,— carboline avec un peracide, afin d'obtenir un N—oxyde de 69 09436 J21 2005117 celui—ci qu'on fait ensuite réagir avec un oxyhalogénure de phosphore, afin d'introduire un atome d'halogène avec élimination de 1' oxygène fixé sur l'azote. 10. Un procédé suivant la revendication 9, caractérisé en ce 5 que 1'oxyhalogénure de phosphore est 11oxychlorure ou l'oxybromure de phosphore. 11. Un procédé de préparation d'azacarbazoles substitués,caractérisé en ce qu'on fait réagir un produit obtenu par le procédé suivant la revendication 1 ou la revendication 9, portant un subs— 10 tituant halogéné, avec un nucléophile, ledit substituant halogène étant ainsi remplacé par le résidu d'un nucléophile. 12. Un procédé suivant la revendication 11, caractérisé en ce que le nucléophile est un nucléophile carboné, azoté, oxygéné ou soufré. 15 13. Un procédé suivant la revendication 12, caractérisé en ce qu'on fait réagir l'halogénocarbazole avec l'ammoniac, une aminé mono- ou disubstituée, un alcool, un phénol, un thiol ou un thio— phénol. 14. Les azacarbazoles lorsqu'ils sont préparés par un procédé 20 suivant la revendication 1. 15. Les azacarbazoles lorsqu'ils sont préparés par un procédé suivant la revendication 9* 16. Les 1,6-diazacarbazoles. 17. Le 1,6-diazacarbazole insubstitué. 25 18. Les 1,3,8—triazacarbazoles. 19. Les 1,3,8-triazacarbazoles caractérisés en ce qu'ils portant, comme substituants sur le noyau, un ou plusieurs atomes d* halogène ou groupes alcoylamino. 20. Un triazacarbazole choisi parmi le 4-chloro-l,3,8-triaza— 30 carbazole et le 4-n-butylamino-1,3,8-triazacarbazole.