La présente invention concerne des dispositifs de préci- pitation électrostatique et en particulier ceux ne présentant qu'un seul étage et qui sont tels que les particules charriées par un courant gazeux sont soumises à l'action d'un champ électrique haute tension produit par des électrodes à filament de décharge dont la polarité est telle que lesdites particules sont attirées vers et maintenues ou piégées par des électrodes voisines constituées par des plaques collectrices et présentant une polarité opposée à celle des électrodes à filament de décharge. On peut citer, comme réalisations de la technique antérieure concernant des dispositifs de précipitation electrostati- que, celles décrites dans les brevets américains No. 1 791 338, No.2 654 438, et No. 3 740 925, ainsi que dans l'ouvrage de H.J. White intitulé "Industrial electrostatic precipitation (dispositifs industriels de précipitation électrostatique)", Addison-Wesly, Reading, Massachusetts, 1953, et dans l'ouvrage de S. Oglesby et C.B. Nichols "A manual of electrostatic precipitator technology (manuel de la technologie de la précipitation électrostatique)" Southern Research Institute, Birmingham, Alabama, 1970. Dans la plupart des dispositifs de précipitation de la technique antérieure, des paires d'électrodes constituées par des plaques collectrices plates parallèles opposées présentent des nervures allongées d'interruption d'écoulement faisant saillie dans le courant de gaz à intervalles réguliers ou non depuis les faces opposées des électrodes. Chaque nervure s'étend parallèlement aux électrodes à filaments de décharges également disposées à intervalles réguliers dans le trajet de l'écoulement gazeux délimité entre les plaques.L'effet désiré de ces nervures d'interruption d'écoulement consiste à réduire la vitesse de l'écoulement gazeux au voisinage des surfaces des électrodes à la fois juste avant chaque nervure et juste derrière celles-ci afin de réduire au minimum les effets de nettoyage ou de décapage dus au courant gazeux qui provoquent l'élimination et le réentrainement des particules fixées par les plaques et également afin d'obtenir une durée de rétention plus importante pour les nouvelles particules incidentes, au voisinage des plaques collectrices, afin d'augmenter leur probabilité de capture.La tension élevée appliquée entre les électrodes à filament et les électrodes à plaque collectrice crée un champ électrique dont la caractéristique principale est qu'il présente une intensité élevée dans la zone située immédiatement autour des électrodes à filament de décharge et une intensité relativement basse mais non nulle dans la zone située immédiatement au voisinage des électrodes à plaque collectrice. Un arc ou étincelle, à savoir une décharge électrique brutale entre un filament et une électrode à plaque détermine la limite supérieure de la tension à appliquer entre ces électrodes. Lorsque le dispositif est en fonctionnement, les particules charriées par le gaz et qui entrent dans la zone annulaire ou couronne du filament à décharge accumulent des charges statiques par rassemblement des ions libres produits par la décharge à effet de couronne. La limite supérieure de cette accumulation de charges, qui est atteinte lorsque le champ électrique est en état d'équilibre, augmente proportionnellement à l'intensité du champ électrique.Chaque particule chargée est soumise à une force d'attraction électrostatique dirigée vers l'électrode collectrice la plus proche, force qui présente une amplitude proportionnelle à la charge de la particule et à l'intensité du champ électrique (c'est-à-dire au gradient de potentiel). Toutefois, dans la zone d'écoulement central entre des électrodes à plaques adjacentes où la vitesse est élevée et où l'écoulement s'effectue suivant un régime de grande turbulence, la force électrostatique est faible par comparaison aux forces aérodynamiques qui ont tendance à obliger cette particule à suivre le mouvement du gaz. Ainsi, la force d'attraction électrostatique précédemment mentionne affecte peu la position de la particule tant que celle-ci n ' est pas balayée par la turbulence vers une zone d'écoulement réduit située au proche voisinage de la plaque collectrice.Dans cette zone, la vitesse de migration induite par la force créée par le champ électrique devient prédominante et la particule est capturée par l'électrode collectrice et, par un effet d'attraction résiduel, elle est maintenue ou piégée dans une couche d'accumulation. L'enlèvement de cette couche constituée par les particules accumulées est habituellement réalisé en frappant périodiquement les bords supérieurs des plaques avec un mécanisme de martèlement de sorte que des mor ceaux ou feuilles de grande taille de la substance recueillie sur les plaques collectrices tombent dans des trémies prévues sous les plaques. Cette opération est désignée opération de martèlement. Lors du martèlement d'une plaque collectrice, toutes les particules délogées ne tombent pas dans les trémies.Certaines sont amenées à sortir de la zone d'écoulement réduit au voisinage des plaques et sont réentrainées- dans le courant principal. Les zones d'écoulement szpare (c'est-à-dire les zones où l'écoulement du gaz se fait à une plus faible vitesse), ainsi créées par l'effet d'interruption d'écoulement de ces nervures particulières prévues à intervalles réguliers ou non sur les plaques collectrices formant électrodes sont destinées à empêcher que les couches de particules déjà recueillies soient délogées directement par l'ecoulement principal, ce qui permet d'éviter que ces particules soient réentrainées dans le courant principal, en particulier lors de l'opération de martèlement. Toutefois, lorsqu'on opère de la sorte, les nervures empêchent également l'écoulement principal entre les électrodes ce qui est peu avantageux car cela abaisse d'une façon considérable le seuil de la tension d'étincelle ou d'arc du dispositif de précipitation. Ce seuil détermine la limite supérieure opératoire de la tension d'électrode à appliquer et, de ce fait, la limite supérieure de l'intensité du champ électrique créé dans la zone située entre les électrodes. Un champ électrique de'forte intensité dans la zone des électrodes à décharge permet de charger considérablement ces particules, ce qui est avantageux étant donné que la force électrique exercée sur les particules est proportionnelle à la charge de celles-ci. I1 est également avantageux que 11 intensité du champ électrique soit aussi élevée que possible dans les zones proches des plaques collectrices formant électrodes là ou les forces électrostatiques assurent la capture des particules étant donné que ces forces sont proportionnelles à l'intensité du champ électrique. I1 est également avantageux que ce champ électrique soit aussi uniforme que possible dans ces zones. La non uniformité du champ électrique le long des surfaces des plaques collectrices formant électrodes présente deux inconvénients majeurs. En premier lieu, d'importantes variations, telles que celles observées au voisinage d'un bord saillant d'une plaque formant électrode, augmentent les risques de production d'une étincelle ou d'un arc. En second lieu, la réduction de l'intensité le long d'une plaque formant électrode, depuis la valeur du pic autorisée par les limites dues au risque d'étincelle ou d'arc, réduit la vitesse moyenne de migration de particules dans la zone de capture et, de ce fait, le rendement de capture de l'ensemble du dispositif. En général, les conditions les plus avantageuses qui doivent régner dans la zone de capture au voisinage de la plaque collectrice sont caractérisées par une vitesse d'écoulement gazeux aussi faible que possible, par la présence de particules très chargées et d'un champ électrique présentant une intensité élevée et uniforme. I1 est également avantageux que les plaques collectrices formant électrodes présentent une bonne résistance mécanique afin qu'elles conservent leur forme et que la position relative entre des électrodes opposées ne soit pas modifiée. I1 est également préférable que les plaques formant électrodes puissent transmettre des mouvements de vibration lors de l'opération de martèlement, depuis sa partie supérieure jusqu'à toutes ses autres parties. L'ouvrage de Oglesby et Nichols indiqué dans ce qui précède (pages 231 et 232) décrit l'utilisation des électrodes à filament de décharge en combinaison avec des plaques d'électrodes présentant une configuration en dents de scie, en zigzag, ou un profilé décalé ou ondulé. Toutefois, ce type de configuration conserve l'effet créé par les proéminences abruptes qui provoquent l'apparition d'une étincelle ou d'un arc sur les électrodes à filament de décharge et créent une intensité non uniforme de champ électrique le long de la plaque d'électrodes. Ainsi, elles possèdent encore les caractéristiques limitées des électrodes à plaques nervurées mentionnées précédemment.Ainsi, bien que ces configurations présentent extérieurement une certaine ressemblance vis-à-vis d celles du dispositif de l'invention, elles s'en distinguent d'une façon importante et n'en constituent pas une antériorité. La présente invention a donc pour objet de créer une nouvelle configuration d'électrodes pour des dispositifs de précipitation électrostatique du type mentionné ci-dessus et en particulier une nouvelle configuration pour les électrodes à plaques collectrices qui permette d'augmenter le rendement de capture des particules ainsi que la faculté de rétention des par ticules du dispositif sans gêner l'écoulement principal du courant gazeux à travers ce dispositif de précipitation. Ainsi, l'invention crée un nouveau dispositif deprécipita- tion de réalisation plus compact et plus simple, et de ce fait, de prix de revient plus faible que les dispositifs de la technique antérieure à plaques nervurées et à rangées de filaments tels que ceux décrits précédemment. La présente invention a encore pour objet de créer une nouvelle configuration plus efficace pour les plaques collectrices formant les électrodes d'un dispositif de précipitation, configuration qui permette d'augmenter la tension appliquée au-delà des valeurs limites des dispositifs de la technique antérieure pour un espacement correspondant des plaques collectrices, sans risquer de dépasser le seuil de tension de production d'étincelle ou d'arc.Elle consiste également à créer un nouveau motif de chaep élec trique de capture de particules etunnoUveau trajet d'écoulement de gaz dans des dispositifri de précipitation du type précédent permettant de travailler d'une façon plus rentable et moins encombrante tout en disposant de plaques collectrices d'électrodes présentant une rigidité nécessaire et de bonnes propriétés de transmission des vibrations produites lors d'une opération de martèlement. Pour réaliser un dispositif satisfaisant à ces conditions, on crée non seulement des motifs de champ électrique plus intenses et plus efficaces permettant de charger les particules d'une façon plus importante,mais également d'amener les particules charriées par le gaz et passant entre les plaques collectrices formant électrodes à réduire leur vitesse, sous l'effet du courant gazeux, pendant une période de temps plus longue, ce qui leur assure une migration plus aisée vers les surfaces des plaques collectrices qui les attirent.De plus, l'invention permet d'obtenir une meilleure rétention des particules piégées dans des dispositifs de précipitation de ce type, non seulement en raison de l'augmentation des limites de la tension opératoire que l'on peut appliquertmais également en raison des nouveaux effets de circulation de gaz créés par les nouvelles configurations des électrodes à plaques collectrices qui réduisent l'effet de nettoyage assuré par l'écoulement gazeux, effet conduisant notamment aux problèmes de.dégagement et deréentrainement des particules piégées. Dans la présente demande, le terme "filament" utilisé pour les électrodes à décharge désigne un fil, une tige, un barreau, un câble, une bande ou un quelconque organe de forme allongée dont la section est faible dans toutes les directions autres que celle de sa longueur. En d'autres termes, la configuration de l'organe formant électrode à décharge doit être prévue dé façon à ce que ses dimensions réduites en coupe, par rapport aux intervalles existant entre différents organes analogues d'une même rangée, soient telles que les lignes de flux électriques passant entre les organes respectifs et les plaques collectrices voisines formant électrodes convergent vers lesdits organes et produisent une décharge à effet de couronne dans une zone située immédiatement autour de ces organes, lorsque le dispositif fonctionne dans des conditions normale de tension.La forme la plus simple et la plus avantageuse pour un tel organe est celle d'un fil de section circulaire ou analogue mais des configurations différentes de cette dernière ne doivent pas être considérées comme sortant du cadre de l'invention. Les termes "ondulation et ondulé", utilisés dans la présente demande et concernant la configuration des plaques collectrices formant électrodes ou des surfaces mutuellement opposées de ces électrodes, désignent des surfaces curvilignes ne présentant aucun contour vif ou saillant qui pourrait provoquer des concentrations de champ électrique peu avantageuses. Ces termes désignent également des surfaces dont la forme correspond sensiblement à celle d'une courbe sinueuse, c'est-àdire une surface présentant alternativement des crêtes et des vallées. De préférence, ces courbes présentent la forme de sinusoldes. Toutefois, des surfaces quelque peu différentes d'une véritable sinusoïde doivent être considérées comme faisant partie du cadre de l'invention. Les crêtes et les vallées successives alternées délimitées par ces différentes surfaces de plaques collectrices formant électrodes sont parallèles les unes aux autres et sont alignées perpendiculairement à la direction de l'écoulement gazeux circulant au voisinage de ces surfaces.De plus, conformément aux relations de configuration spatiales desirées entre des surfaces opposées de plaques collectrices ondulées formant électrodes, les crêtes de l'une des plaques se trouvent en face de l'une des crêtes de l'autre plaque de façon à former des canaux dont les bords convergent et alternativement divergent dans la direction de l'écoulement gazeux, ces ondulations étant disposées les unes par rapport aux autres en opposition de phase. Dans la présente demande, les régions dites zones de-divergence-convergence et respectivement zones de convergence-divergence désignent des régions larges et respectivement des régions étroites du canal délimité entre deux plaques collectrices ondulées opposées formant électrodes. L'expression "hauteur ou amplitude d'ondulations" désigne, dans la présente demande de brevet, la différence de cote entre une crête et une vallée, cette différence étant mesurée dans un plan normal au plan moyen d'une surface ondulée et l'expression "longueur d'onde d'ondulations" désigne la distance entre deux crêtes ou pics successifs desdites ondulations. Conformément à l'invention, un dispositif de précipitation électrostatique est caractérisé en ce que les électrodes à plaques collectrices de chaque paire associée à une rangée intermédiaire d'électrodes à filament de décharge présentent un profilé ondulé dont les ondulations sont en opposition de phases. Les électrodes à filament de décharge sont toutes prévues à mi-chemin entre les plaques collectrices dans les zones les plus larges ou zones de divergence-convergence.De plus, l'intervalle entre ces surfaces, ainsi que la hauteur ou amplitude des ondulations et la longueur d'onde de ces ondulations sont choisis dans certaines gammes de façon à obtenir une répartition uniforme di champ électrique le long des plaques collectrices sur toutes les crêtes et les vallées de ces plaques pour créer un champ moyen d'intensité maximum attirant les particules chargées par les effets de couronne produits au voisinage de chaque électrode à filament de décharge.De plus, outre cette caractéristique d'uniformité du champ électrique, les ondulations permettent d'obtenir des motifs d'écoulement de gaz qui conduisent à des réductions de vitesse ou décélérations désires du mouvement des particules dans les zones immédiatemént voisines des vallées des ondulations des plaques collectrices afin d'augmenter au maximum la migration et la capture des particules sur ces surfaces sans toutefois gêner le passage du courant principal de gaz dans le dispositif. De cette façon, l'intervalle moyen entre des surfaces de plaque collectrice peut être réduit pour une tension opératoire donnée ou bien la tension opératoire peut être augmentée pour une valeur donnée de cet intervalle sans risquer de dépasser le seuil de tension d'étincelle ou d'arc électrique. De plus, la dimension du dispositif, dans la direction de l'écoulement gazeux, peut être réduite tout en obtenant les mêmes surfaces efficaces sur lesquelles les particules sont rassemblées, ce qui permet de réduire d'une façon considérable la taille du dispositif, c'est-à-dire notamment sa longueur et sa largeur. De plus, la configuration ondulée des électrodes à plaque collectrice permet d'obtenir une rigidité mécanique propre nécessaire pour que ces plaques conservent leur forme brsqu'elles sont maintenues en place par suspension et pour transmettre a toutes les parties de la plaque collectrice, les mouvements de vibration produits lors des opérations de martèlement, sans qu'il soit nécessaire de prévoir des nervures de renfort pour assurer une bonne stabilité physique de ces organes, cette caractéristique permettant ainsi de réduire les coûts de fabrication du dispositif. Diverses autres caractéristiques de l'invention ressortent d'ailleurs de la description détaillée qui suit. Une forme de réalisation de l'objet de l'invention est représentée, à titre d'exemple non limitatif, au dessin annexé. La fig. 1 est une élévation latérale schématique d'un dispositif de précipitation électrostatique conforme à l'invention. La fig. 2 est une coupe partielle du dispositif de la fig. 1 qui fait apparattre les trajets d'écoulement de gaz et l'effet ainsi obtenu de séparation de courant et de retardement du mouvement sur les particules qui passent entre des électrodes opposées présentant un profilé ondulé. La fig. 3 est une coupe latérale partielle de deux plaques collectrices opposées formant électrodes, conformes à l'invention, coupe qui illustre un motif typique de champ électrique créé entre des électrodes à filament de décharge de gaz et d'autres électrodes opposées aux précédentes et formées par des plaques collectrices, cette coupe illustrant en tirets des lignes d'équipotentiel. La fig. 4. est une représentation graphique illustrant les variations de ltintensite du champ électrique le long des plaques collectrices, pour un intervalle inter-plaques représentant sensiblement 80 % de la longueur d'onde des ondulations formant le profilé des plaques et pour différents rapports profondeur d'ondulations : longueur d'onde d'ondulations. La fig. 5 est une perspective partielle d'un dispositif de précipitation conforme à l'invention. Dans le dispositif électrostatique illustré au dessin, les différentes électrodes 10 à filament de décharge sont disposées à intervalles réguliers suivant des séries de rangées parallèles loua, lOb, lOc, etc., ces électrodes 10 se trouvant chacune à mi-chemin de paires opposées de plaques collectrices 12 à profilé ondulé, ces plaques 12 assurant la fonction d'électrodes. Les différentes électrodes 10 à filament de décharge de chaque rangée lOa, 10b, lOc, etc., se trouvent dans des régions où l'intervalle entre les plaques collectrices ondulées est le plus important et, de ce fait, les filaments d'une rangée sont décalés par rapport à ceux de la rangée voisine d'une mesure correspondant sensiblement à la moitié de la longueur d'onde L des ondulations des plaques collectrices 12. A la fig. 1, il faut noter que, pour une différence de cote donnée entre les points haut et bas des ondulations(crêtes et vallées)des plaques collectrices et pour une différence de cote donnée entre le point haut (crête) d'une plaque et celui d'une plaque adjacente, l'espace occupé par l'empilement des plaques ondulées formant électrodes est plus faible que celui d'un empilement d'un nombre égal de plaques nervurées telles que celles utilisées dans les dispositifs de la technique antérieure, En fait, pour une capacité donnée du dispositif de précipitation, 1 'épaisseur de l'ensemble de ce dispositif est alors inférieure. Une source de courant continu haute tension, représentée par le rectangle 16 de la fig. 1, presente des bornes de sortie positive et respectivement négative reliées aux plaques collec trices et respectivement aux filaments de décharge formant les deux séries d'électrodes. Comme dans le cas des dispositifs de précipitation de la technique antérieure, la polarité des électrodes peut être inversée ; ceci a pour effet de diminuer le rendement du dispositif de précipitation mais permet d'éliminer l'ozone formé qui pourrait poser certains problèmes pour certaines applications. Comme cela ressort des fig. 2 et 3, les ondulations opposées de plaques collectrices 12 formant électrodes de chaque paire sont en opposition de phase et le courant de gaz circulant dans un trajet délimité entre des électrodes opposées est perpendiculaire à la direction des crêtes et des creux ou vallées formés par le profilé de ces électrodes. Ceci apparaît également à la fig. 5. On peut citer, comme exemples de paramètres nécessaires à la réalisation d'un motif donné de plaques collectrices ondulées formant électrode, l'espacement W entre lesdites plaques (voir fig. 4), l'amplitude ou hauteur h des ondulations et la longueur d'onde L de ces ondulations. Comme cela ressort du dessin, ces ondulations peuvent être formées en relation avec la position des électrodes à filament de décharge afin de créer un champ d'intensité sensiblement uniforme le long du trajet de l'écoulement du gaz, au voisinage des électrodes formées par les plaques collectrices ondulées, tout en créant des champs intenses dans l'intervalle délimité entre lesdites électrodes. A la fig. 3, les lignes en tirets "e" représentent des lignes d'équipotentiel et illustrent ainsi la répartition du champ électrique entre les électrodes 10 à filament de décharge et les électrodes 12 à plaque collectrice qui leur sont asso ciées. Dans cette représentation, la mesure de l'intervalle entre des lignes. voisines d'équipotentiel est inversement proportionnelle au gradient de potentiel (c'est-à-dire à l'intensité du champ électrique).En conséquence, comme cela apparaît notamment à la fig. 3, l'espacement sensiblement uniforme entre des lignes successives d'équipotentiel immédiatement voisines des électrodes à plaque collectrice montre que, avec ce profilé ondulé et de tels intervalles entre les électrodes, on crée un champ électrique sensiblement uniforme sur toute la longueur des électrodes à plaque collectrice, ce qui permet d'obtenir une force d'attraction maximum en tous points de celles-ci pour qu'elles puissent capturer et retenir ou fixer les particules chargées.Le rayon de courbure important des ondulations au niveau des crêtes des électrodes à plaque ondulée permet d'éviter les concentrations importantes de champ électrique formé au niveau des nervures saillantes des électrodes à plaque collectrice de la technique antérieure, nervures qui avaient tendance à provoquer des ruptures de courant, des étincelles ou arcs électriques. Comme cela ressort de la fig. 1, les ondulations des électrodes permettent d'augmenter la surface des plaques collectrices et cette réalisation s'avère beaucoup plus compacte. I1 ressort également de la fig. 2 que la configuration ondulée des électrodes à plaque collectrice permet d'augmenter également le rendement du dispositif en créant des poches ou zones 20 de séparation de courant gazeux dans lesquelles le mouvement des particules se fait à une vitesse plus faible, ces zones 20 étant situées immédiatement en aval des crêtes des ondulations.Dans ces vallées d'ondulations, l'écoulement gazeux est retardé et les particules sont déplacées à une vitesse relativement lente, à volonte, ce qui permet de réduire au minimum l'effet de rupture des ondulations sur le courant principal, le faible rayon de courbure des ondulations au niveau des crêtes permettant également d'éviter l'apparition d'effets de tourbillons relativement violents et s'annulant partiellement entre eux, ces tourbillons-étant provoqués par la présence de nervures saillant d'une façon vive des plaques collectrices plates formant électrode dans les dispositifs de la technique antérieure. Comme illustré à la fig. 4 où l'on a pris 0,8 comme valeur du rapport W/L (espacement des plaques collectrices/ longueur d'onde des ondulations de ces plaques), il apparaît qu'une plaque plate correspondant à un rapport h/L = O (hauteur des ondulations/longueur d'onde de ces ondulations), produit une variation importante de l'intensité du courant le long de la surface des plaques (la distance x = O représentant un/point de la plaque ondulée formant électrode qui se trouve en regard d'un filament). Cette variation est peu avantageuse étant donné que les particules qui se déplacent le long de la plaque collec trice traversent alternativement des champs intenses et des champs faibles.Dans la mesure où l'amplitude des champs intenses est limitée par les caractéristiques de rupture, d'étincelle ou d'arc électrique du dispositif, les champs électriques faibles sont nécessairement inférieurs à ceux qui pourraient être sinon atteints et la valeur moyenne des champs électriques est réduite d'une mesure correspondante. Etant donné que ces champs réalisent la capture des particules, le rendement du dispositif de précipitation est alors réduit. Les variations de l'intensité du champ électrique de surface en fonction de la distance x le long d'une plaque collectrice plate sont particulièrement peu avantageuses étant donné que les pics d'intensité correspondent aux points de la plaque collectrice se trouvant en regard des électrodes à filament (x = O), ce qui réduit la tension de production d'étincelles ou d'arc électrique. I1 ressort de la fig. 4 que, pour la valeur W/L = 0,8 choisie dans l'exemple, la variation en fonction de x est pratiquement nulle lorsqu'on utilise, comme électrodes à profilé ondulé, des plaques collectrices telles que l'amplitude h desdites ondulations représente environ le dixième de la longueur d'onde L de ces ondulations.Si l'amplitude de ces ondulations devient supérieure à L/lo, on dépasse le seuil de compensation des variations de champ électrique que l'on désire annuler et le point où l'intensité du champ électrique est maximum, dans le cas des plaques plates devient le point d'intensité minimum pour le cas des plaques collectrices à profilé ondulé. On peut utiliser une légère surcompensation sans réduire d'une façon importante le seuil de tension d'étincelle ou d'arc électrique (en fait une légère surcompensation avec une forme d'onde non sinusoidale bien choisie peut permettre d'augmenter légèrement le seuil de tension d'étincelle ou d'arc pour une intensité moyenne donnée du champ de surface) tout en améliorant les caractéristiques de l'écoulement gazeux dans la mesure où la séparation de ce courant gazeux s'effectue mieux au niveau des crêtes des ondulations et que la zone d'écoulement séparé devient plus profonde lorsque l'amplitude des ondulations augmente. Les représentations graphiques analogues à la fig. 4 et correspondant à des espacements d'électrodes différents de 8/10 L (longueur d'onde des ondulations) montrent que l'amplitude des ondulations pour obtenir une variation minimum d'intensité du champ électrique est sensiblement égale à l/lOeme de la longueur d'onde pour un espacement de plaques compris entre L/2 et L. Une hauteur ou amplitude d'ondulations h correspondant à une valeur comprise entre 10 et 20 % de la longueur d'onde L s'avère avantageuse, ce choix étant partiellement dicté par la nécessité d'assurer une bonne séparation du courant gazeux au voisinage des crêtes des ondulations et de disposer d'une profondeur de vallées d'ondulation suffisante pour empêcher l'apparition de turbulences dans l'écoulement, comme illustré à la fig. 2. En général, une augmentation de la valeur prévue pour le rapport W/L nécessite d'augmenter la valeur prévue pour le rapport h/L si l'on désire obtenir une aussi bonne séparation du courant gazeux au niveau des crêtes d'ondulations. I1 ressort de la fig. 5 que les feuilles 12a et 12b formant les électrodes à plaque collectrice sont montées sur des supports 22 d'une façon telle que les crêtes et les vallées des ondulations soient verticales. Les électrodes successives 26 à filament de décharge sont constituées'par des fils métalliques chargés suspendus à des supports 28,les fils métalliques étant tendus par la présence de poids isolants 30 fixés à leur extrémité inférieure et retenus à l'aide de pattes à étrier 32 faisant saillie d'un bâti ou d'une console 34. Des tiges ou barreaux 40 de stabilisation, prévus le long des bords supérieurs des plaques 12a, 12b, 12c, etc ., peuvent être utilisés pour maintenir ces plaques parallèles et conserver un espacement constant entre elles.Ces tiges ou barreaux 40 servent également d'enclume ou organe sur lequel on peut effectuer le martèlement des plaques collectrices 12 afin d'en enlever les particules qui s'y sont accumulées. Des douilles d'isolation 42 et respectivement 44 sont-montées autour des extrémités supérieure et respectivement inférieure des électrodes 26 et ces douilles permettent notamment d'empêcher une décharge électrique au niveau des organes voisins de l'installation formant console ou bâti. La configuration et la réalisation générales d'un tel dispositif de précipitation sont ou peuvent être analogues à celles décrites dans l'ouvrage de H.J. White mentionné auparavant. On peut également utiliser d'autres configurations et montages sans sortir pour cela du cadre de l'invention. L'invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation, représenté et décrit en détail, car diverses modifications peuvent y être apportées sans sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1 - Dispositif de précipitation électrostatique, destiné à capturer des particules charriées par un courant gazeux s'écoulant dans une direction choisie à travers le dispositif, lequel dispositif est caractérisé en ce qu'il comprend au moins deux plaques collectrices mutuellement opposées formant électrode, lesdites plaques étant disposées parallèles et espacées les unes aux autres de façon à définir entre elles un trajet borné latéralement pour ledit courant gazeux traversant le discositif, lesdites plaques collectrices formant électrodes présentant chacune des surfaces à profilésondulésanaloguesmais disposés les uns par rapport aux autres de façon à ce que les crêtes des ondulations de l'un soient en regard des vallées des ondulations de l'autre, ces plat les s'étendant perpendiculairement à la direction du courant gazeux circulant entre elles, en ce qu'il comprend de plus une série de filaments à décharge parallèles régulièrement espacés formant des électrodes, filaments disposés à mi-chemin des plaques collectrices de façon à être parallèles à ces plaques et à se trouver en regard des vallées, des ondulations d'une plaque et des crêtes des ondulations d'une autre plaque voisine de la précédente, les rapports de la longueur d'onde des ondulations desdites plaques collectrices formant électrode à la hauteur ou amplitude desdites ondulations et à l'espacement moyen entre les plaques étant tels que les électrodes à filament de décharge soient espacées sensiblement unifor mément des surfaces définissant des vallées d'ondulations et en ce qu'il comporte en outre des moyens pour appliquer un potentiel de courant électrique non alternatif auxdites électrodes, ces moyens comprenant le raccordement de toutes les plaques collectrices formant électrodesà l'une des polarités et celui de toutes les électrodes à filament de décharge à l'autre polarité, l'espacement moyen entre des électrodes mutuellement opposées à plaque collectrice étant sensiblement compris entre environ 50 % et 100 % de la longueur d'onde des ondulations des plaques collectrices et la hauteur ou amplitude des ondulations, c'est-à-dire la différence de cote entre les vallées et les crêtes représentant entre environ 10 et 20 % de ladite longueur d'onde. 2 - Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la périodicité des ondulations des électrodes à plaque collectrice est constante. 3 - Dispositif suivant la revendication 2, caractérisé en ce que les ondulations présentent sensiblement la forme d'une sinusoïde. 4 - Dispositif suivant la revendication 3, caractérisé en ce que les électrodes à filament de décharge sont disposées dans chacune des régions successives de divergence-convergence des ondulations. 5 - Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend une feuille conductrice de forme ondulée présentant des faces opposées dont une constitue la seconde plaque collectrice formant électrode et dont l'autre constitue une troisième plaque collectrice formant électrode, et en ce que le dispositif comprend de plus des moyens comportant une quatrième plaque collectrice formant électrode, parallèle à la troisième, de façon à définir entre ces deux dernières plaques un second trajet limité pour l'écoulement du gaz dans le dispositif, la quatrième plaque présentant des ondulations de forme analogue dont les crêtes et les vallées sont en opposition de phase à celles de la troisième plaque, en ce qu'il comprend de plus une seconde série d'électrodes parallèles à filament de décharge régulièrement espacées et prévues à mi-chemin entre les électrodes de la première rangée et parallèles à ces der nieras, les électrodes de cette seconde rangée s'étendant longitudinalement au centre de zones respectives de divergenceconvergence définies par et entre des vallées opposées des troisième et quatrième plaques collectrices formant électrodes, la longueur d'onde des ondulations de ces troisième et quatrième plaques, par rapport à la hauteur ou amplitude des ondulations et l'espacement moyen entre ces plaques tant telle que les électrodes à filament de décharge sont espacées uniformément des surfaces définissant les vallées des ondulations des plaques voisines, le raccordement aux organes d'alimentation en courant électrique permettant de mettre toutes les plaques collectrices à un potentiel de même polarité et de même valeur, et toutes les électrodes à filament de décharge à un même potentiel mais présentant une polarité opposée à la précédente. 6 - Dispositif suivant la revendication 5, caractérisé en ce que les électrodes à filament de décharge des première et seconde rangées sont-prévues dans chacune des zones successives convergence-divergence des ondulations des plaques collectrices.