La présente invention, qui résulte des recherches de Messieurs Christian LYONNET et Jean BRIDIER, a pour objet un élément de couverture ou bardage. Les couvertures en tuile ou ardoise, ou les bardages réalisés à partir de ce dernier matériau, représentent des ouvra ges dont la fonction technique se double d'un aspect décoratiF devant se conserver dans le temps. Ces ouvrages sont cependant couteux, par suite des recouvrements importants de tuiles ou d'ardoises, imposés par les impératifs d'étanchéité, d'oO des ouvrages de poids important, nécessitant une charpente dimensi.onnée en rapport. Les produits de couverture sont détà chers à l'unité, mais ils Le sont plus en- core au mètre carré couvert par suite des recouvrements ne ces saires. A titre d'exemple, dans une couverture à pose classique, les 2/3 des ardoises sont cachées à L'oeil. De plus, la pose d'éléments de petites dimensions exige un voligeaqe rapproché et une mise en place longue et onéreuse. L'objet de l'invention est constitué par un élément de couverture ou bardage qui obvie à ces inconvénients. L'élément de couverture ou bardage selon l'invention comprend une charpente sur laquelle sont montés des bacs métal liaues portant des lisses sur lesquelles sont accrochés des crochets dits d'ardoise, en forme de S ,permettant l'accrochage d'ardoises ou tuiles avec un faible recouvrement. L'invention ainsi définie est expliquée à partir d'exemples particuliers de réalisation illustrés par les figures 'ointes. La figure 1 représente, en coupe, un élément de cou verture Les figures 2 et 3 représentent un détail de la fi ourse 1, avec mise en oeuvre de lisses non métalliques pour la figure 2, métalliques pour la figure 3. La figure 1 représente l'élément vu en plan. Sur ces figures, les mêmes repères représentent les memes éléments. L'élément de couverture ou bardage mis en oeuvre ou préfabriqué en usine comprend une charpente (1) sur laquelle sont fixés des bacs autoportants nervurés métalliques (2), de préfé- rence en aluminium ou en un alliage peu chargé de ce métal. Ces bacs portent, fixées sur le sommet de leurs nervures (3), des lisses (4) sur lesquelles sont accrochés des crochets dits d'ardoise (5) en forme de S . Ces crochets permettent l'accrochage d'ardoises ou tuiles (6!, avec un recouvrement minimum 17). Les lisses peuvent etre en bois ou plastique (4), selon la figure 2 : elles sont alors collées, vissées ou rivetées sur les sommets des nervures (3) des bacs. Elles peuvent etre métalliques (4'), présentant par exemple la forme d'un profil à section en équerre renversée, selon la figure 3 : elles sont alors vissées ou soudées. Elles peuvent entre mises en place en usine ou sur le chantier. L'étanchéité de la couverture ou bardage s'effectue au niveau du bac métallique. Dans le cas d'une couverture, les eaux sont recueillies par un chéneau (8) L'étanchéité, l'isolation thermique et une partie de la fonction portante sont assurées par le bac nervuré (2). L'aspect décoratif, la tenue au vieillissement résultent de l'emploi d'ardoises ou tuiles (6). Un meme nombre d'ardoises permet de couvrir 1 mètre carré de toiture traditionnelle et 2,5 mètres carrés de couverture selon l'invention. Le poids et le cout de l'ouvrage s'en trouvent diminués dans les memes proportions. La présence des bacs autoporteurs permet de réaliser rapidement le couvert de l'ouvrage, de diminuer le nombre des éléments constitutifs de la charpente par mise en oeuvre du rôle autoporteur des bacs nervurés, et d'assurer une parfaite étanchéité pour des pentes de toiture pouvant entre inférieures & celles utilisées dans la couverture traditionnelle. La mise en place des bacs autoportants, ainsi que celle des tuiles ou ardoises, est simplifiée, ce qui permet une pose plus rapide. L'aspect traditionnel de la couverture ou du bardage est ainsi conservé par la mise en oeuvre d'éléments de taille inférieure à ceux utilisés pour la couverture classique, voire par le remploi d'éléments anciens. L'invention s'applique à la réalisation de toitures et de bardages. REVENDICATIONS 1)- Un élément de couverture ou bardage, comprenant une charpente (1) sur laquelle sont montés des bacs métalliques t21, caractérisé en ce que ces bacs (2) portent des lisses (4) sur lesquelles sont accrochés des crochets dits d'ardoise, en forme de S (5), permettant l'accrochage d'ardoises ou tuiles (6) avec un faible recouvrement 2)- Un élément de couverture ou bardage selon la revendication 1, caractérisé en ce que les lisses 4) sont en un matériau non métallique, tel que bois ou plastique, et fixées sur les bacs par collage ou vissage. 3)- Un élément de couverture ou bardage selon la revendication 1, caractérisé en ce que les lisses (4') sont métalliques et constituées par des profils à section en équerre renversée.