APPAREILLAGE DE COMBUSTION La présente invention est relative à un appareillage de combustion et concerne en particulier la combustion de ma- tières solides pulvérisées. Actuellement, l'utilisation de combustibles fluides, en particulier de gaz de pétrole et d'huile combustible est très répandue dans les installations de chaudière et d'autres appareillages de combustion, étant donné la commodité de ces combustibles et la facilité et l'efficacité avec lesquelles on peut régler leur utilisation. Cependant, les approvisionnements en ces combustibles dont on dispose, sont limités. Les ressources en charbon et en autres combustibles solides sont sensiblement supérieures à celles en pétrole et en gaz naturel et de ce fait on s'attend à ce que l'utilisation de combustibles solides augmente. Le passage de combustibles fluides à des combustibles solides sera plus simple et sans à-coups si le matériel exis- tant pour la combustion du gaz et du pétrole peut-être trans- formé pour permettre l'utilisation de combustibles solides, mais on a constaté que le passage aux combustibles solides présente de sérieux problèmes à la fois du point de vue tech- nique et du point de vue acceptation par l'usager. Les utilisateurs peuvent résister à la transformation pour l'utilisation de combustibles solides, soit par modifica- tion des installations existantes ou par mise en place d'une nouvelle installation, étant donné que les combustibles soli- des sont beaucoup moins commodes que les combustibles liquides ou gazeux. Ces derniers sont faciles à stocker et à manipuler et sont généralement propres et commodes. Les combustibles so- lides au contraire, en particulier le charbon sont salissants et pénibles à manipuler. Pour constituer des stocks de réserve de charbon, il faut de la place, de la main d'oeuvre et du ma- tériel de manipulation qui sont d!un coût appréciable et cela est très salissant. Le stockage et l'élimination des cendres exigent une augmentation de personnel ou l'installation d'un équipement spécial qui est coûteux et dans le cas de petites chaudières peut ne pas se trouver. Le chauffage par des combustibles li- quides et gazeux au contraire peut-être pratiquement automati- que et n'exige que peu ou pas du tout d'élimination de cendres. Un inconvénient essentiel du chauffage par des combus- tibles solides réside dans le fait que les combustibles soli- des ont un temps de combustion complète beaucoup plus long que les combustibles liquides ou gazeux. Une installation de combustion conçue pour un combustible liquide ou gazeux ne permet pas d'obtenir en général une durée de séjour suffisante pour une combustion complète du combustible solide et, en conséquence, la transformation de cet équipement pour l'utili- sation de combustibles solides implique une grande réduction de la capacité théorique de l'équipement. On peut compenser partiellement cet inconvénient par utilisation de combustible solide pulvérisé: les petites par- ticules de combustible ont une surface spécifique accrue qui facilite une combustion complète plus rapide. L'utilisation de charbon pulvérisé pour le chauffage de chaudièrestubulaires est très répandue. Le-charbon est broyé dans l'installation de la chaudière et brûlé directement dans la chaudière. Un chauf- fage par du combustible pulvérisé implique un débit irrégulier du combustible, ce qui provoque des pulsations de la flamme et des difficultés dans le contrôle des flammes. En raison du rapport du carbone fixe aux matières volatiles dans le char- bon, la stabilité de la flamme est marginale et les pertes élevées par tirage effectué par le registre, qui seraient re- quises pour produire des flammes fortement turbulentes seraient accompagnées de l'instabilité des flammes et de la sortie de combustible non brûlé. Ces problèmes peuvent être résolus dans une installation de chaudière tubulaire mais il s'est révélé impossible d'appliquer avec succès un chauffage par du combus- tible pulvérisé à des chaudières à foyer intérieur conçues pour une combustion de pétrole ou de gaz. Dans une chaudière aquatubulaire il y auraen général plusieurs brûleurs dont les flammes peuvent se soutenir et se stabiliser les unes, les au- tres. Dans une chaudière à foyer intérieur, la limitation ser- rée dans le tube de fumée conduit à des conditions de combus- tion plus critiques, la flamme d'un brûleur unique ne recevant pas de support de flammes adjacentes. En conséquence, la sur- veillance des flammes dans une chaudière à foyer intérieur est plus importante que dans les chaudières aquatubulaires et en même temps est plus difficile. En outre, les frais d'achat et d'entretien d'une installation de broyage du charbon sur pla- ce, ne sont en général pas acceptables pour les chaudières à foyer intérieur, en particulier dans le cas d'une petite ins- tallation de chaudière à foyer intérieur. L'utilisation d'un mélange combustible consistant en pétrole et en combustible pulvérisé a été suggérée comme un moyen pour le passage du chauffage au pétrole au chauffage au charbon, mais ceci pré- sente des difficultés. Le mélange combustible est instable, à moins que l'on n'utilise des techniques de stabilisation co - teuses. La proportion du charbon est limitée par la viscosité résultante et la nécessité d'assurer une atomisation du mélan- ge combustible et le mélange est très corrosif et susceptible d'endommager les pompes, les soupapes et les buses de brûleur. La présente invention a pour but de procurer un procédé et un appareil pour la combustion de matières solides, qui ne présentent pas les inconvénients mentionnés ci-dessus. Suivant un mode de réalisation de la présente inven- tion, on brûle une matière combustible pulvérisée solide dans une flamme turbulente produite par un combustible liquide ou gazeux. Pour une combustion efficace d'une matière pulvérisée, en particulier dans la zone limitée étroite d'un tube de fumée d'une chaudière à foyer intérieur, la flamme doit comporter - une phase rapide d'allumage bien établie à l'avant du brûleur et produire une durée de combustion complète brève par un pro- cessus de mélange à turbulence élevée. On réalise ces condi- tions conformément à la présente invention en utilisant du combustible ou liquide pour l'obtention d'une flamme pilote ou de stabilisation dans laquelle on injecte la matière pulvéri- sée. En particulier, le combustible liquide ou gazeux produit la phase d'inflammation rapide nécessaire pour une bonne sta- bilité de la flamme. Cette stabilité de son côté permet d'uti- liser des pertes élevées par tirage au moyen d'un registre (d'une importance similaire à celles utilisées pour des com- bustibles liquides ou gazeux seuls) pour produire un processus de mélange à turbulence élevée et ainsi développer l'intensité de combustion requise pour une combustion complète des parti- cules solides dans l'espace de combustion limité disponible, ce résultat n'étant accompagné que d'une faible réduction ou d'aucune réduction du rendement ou de l'efficacité, par rap- port à la combustion d'un combustible gazeux ou liquide seul. Le rapport du combustible solide pulvérisé au combus- tible liquide ou gazeux variera d'un brûleur à un autre et d'une installation de chaudière à une autre, mais en général sera approximativement de 70 % sur une base thermique bien qu'une proportion jusqu'à 90 7 soit possible pour un taux de chauffage maximal. Suivant un autre mode de réalisation de l'invention, on procure un brûleur pour brûler un combustible fluide et un combrs- tible solide pulvédsé comprenant un moyen d'injection pour au moins un combustible fluide et un moyen d 'introdudion d' air de combustion, ce moyen d'introduction d'air de combustion et ce moyen d'injec- tion de combustible fluide étant agencés de manière à former une flamme turbulente allongée ayant une source ou ''racine" de flamme et un moyen d'injection de combustible pulvérisé, disposé autour du moyen d'entrée d'air de combustion et du moyen d'injection de fluide combustible et agencé de manière à diriger un courant de combustible solide-pulvérisé vers les c8tés de la flamme précitée dans une position adjacente à la base de la flamme. De préférence, une turbulence est produite à la base de la flamme, en particulier dans le courant d'air de combustion primaire, tandis que la matière solide pulvéri- sée est injectée sous forme d'un courant convergent sensible- ment sans turbulence. On obtient ainsi un mélange rapide et efficace de la matière pulvérisée dans la flamme. Dans un mode de réalisation préféré, le brûleur est gé- néralement circulaire avec des buses annulaires ou des rangées de buses annulaires pour le combustible gazeux, l'air secon- daire et la matière pulvérisée et un atomiseur sensiblement central pour le combustible liquide. Le brûleur peut-être conçu pour l'utilisation uniquement avec du gaz et de la ma- tière pulvérisée ou uniquement avec du combustible liquide et de la matière pulvérisée, mais de préférence il est conçu pour accepter tous les trois. Pour satisfaire aux exigences de base de "mélange pos- térieurement au passage par la buse" pour la combinaison de la matière solide pulvérisée avec le combustible liquide ou gazeux, le brûleur comprend une tubulure pour le combustible pulvérisé et une buse de décharge qui font corps avec le brûleur. Une tubulure annulaire simple ou multiple d'entrée de combustible pulvérisé est conçue pour produire une distri- bution circonférentielle uniforme du combustible pulvérisé et de son véhicule gazeux (en général de l'air ou un autre gaz contenant de l'oxygène) et le combustible pulvérisé et le véhicule gazeux sont finalement éliminés dans la région de la flamme à travers une buse annulaire ou une rangée annulaire de buses. La tubulure et la buse d'évacuation peuvent être munies de moyens permettant d'optimaliser la distribution de combus- tible et d'air. La buse d'évacuation peut-être constituée par un cercle de fentes ou d'orifices discrets ou par une seule fente annulaire. L'emplacement de la buse de décharge est op- timalisé par rapport à l'entrée d'air de combustion secondaire afin de rendre maximal le taux d'entraînement de matière pul- vérisée dans la flamme combinée. De préférence, la buse d'air secondaire est une buse annulaire ou une rangée de buses voi- sines de et à l'intérieur de la buse ou de la rangée de buses pour la matière pulvérisée et de préférence les deux ont le même angle de décharge de convergence. Comme déjà mentionné, dans de nombreux cas, le broyage du combustible sur place n'est pas pratiquable. Cette diffi- culté peut-être surmontée par livraison de combustible solide pulvérisé sur le site, par exemple des citernes de transport par route pour le transport pneumatique dans des réservoirs de stockage locaux ou des conteneurs prégarnis. Les grandes ins- tallations de combustion peuvent comporter sur place un maté- riel de pulvérisation du combustible. Bien que.la présente invention concerne en premier lieu la combustion de combustible solide pulvérisé tel que du char- bon, le procédé de combustion et le brûleur peuvent aussi être utilisés pour l'incinération de déchets solides pulvérisés. L'incinération est très efficace en raison du mélange rapide précédemment mentionné et de la combustion complète de la ma- tière solide injectée dans la flamme de gaz ou de combustible liquide. L'invention sera maintenant décrite plus en détail en se référant au dessin annexé dans lequel: - la figure 1 est une vue en coupe transversale d'un brûleur multicombustible; - la figure 2 représente un détail du brûleur à une échelle agrandie; - la figure 3 est un schéma de fonctionnement repré- sentant le fonctionnement du brûleur avec du gaz combustible et du combustible solide pulvérisé; - la figure 4 est un schéma de fonctionnement repré- sentant l'utilisation de mazout et de combustible solide pul- vérisé; - la figure 5 représente une installation de chau- dière; - la figure 6 représente un système de commande de brûleur. Les figures 1 à 4 représentent la construction et le fonctionnement d'un brûleur conforme à la présente invention. C'est un brûleur multicombustible qui convient pour une chau- dière ou un appareil de combustion et qui est capable de br- ler du combustible liquide, tel que du mazout, du combustible gazeux ou du combustible solide pulvérisé en combinaison avec du combustible liquide ou gazeux. Le brûleur représenté est particulièrement approprié pour le chauffage d'une chaudière à foyer intérieur. Il com- porte une botte à vent 1 et une partie tronconique 2 de cons- truction sensiblement classique. Le brûleur dans son ensemble est circulaire et comporte un axe central 15. Un brûleur cen- tral de mazout 16 est monté sur l'axe du brûleur et comprend un atomiseur approprié. Dans le brûleur représenté, le pulvé- risateur ou l'atomiseur est un godet rotatif 3 monté sur un arbre 17 entraîné par un moteur électrique 18. Coaxialement au godet du pulvérisateur, est disposée une buse d'air de combustion primaire 4 munie de palettes de turbulence 19. Autour du pulvérisateur et de la buse d'air primaire, on trouve un brûleur de gaz 5 approvisionné en combustible gazeux à travers une tubulure d'entrée de gaz 6, une buse d'air de combustion secondaire annulaire 7 communiquant avec l'intérieur de la botte à vent; et une buse de décharge an- nulaire 12 pour du combustible solide pulvérisé (ou des dé- chets pulvérisés devant être incinérés). La buse d'air secondaire 7 est conçue pour produire un courant d'air convergent sensiblement sans turbulence et peut contenir des ailettes directionnelles 20. La buse de combus- tible pulvérisé est immédiatement adjacente à la buse d'air secondaire et est de même conçue pour produire un courant de combustible pulvérisé et de gaz porteur, qui est sensiblement sans turbulence et convergent, de préférence avec le même an- gle de convergence que celui de l'air secondaire. La buse de combustible pulvérisé peut comporter des ailettes direction- nelles 11 qui peuvent être façonnées de manière à améliorer la distribution de l'écoulement. La buse de combustible pulvérisé comporte uniquement une fente de sortie annulaire étroite; en variante, elle peut consister en un anneau d'orifices ou de fentes multiples. Le combustible pulvérisé entraîné par un courant de - gaz porteur (habituellement de l'air) est amené à travers une ou plusieurs entrées 8 dans une tubulure annulaire 9 avec une section coudée conduisant à un cône de distribution 10. L'en- trée 8 est divergente et est, de manière générale, dirigée vers l'axe de brûleur pour éviter une turbulence et pour ob- tenir une expansion contrôlée de la matière solide pulvérisée et du gaz porteur dans la tubulure annulaire 9. Pour obtenir une bonne distribution circonférentielle du combustible pul- vérisé à l'extrémité de décharge 13, le combustible pulvérisé ne doit pas passer directement du plan de l'entrée 8 dans la fente de décharge. La tubulure est, de ce fait, réalisée de façon que l'entrée soit décalée dans la direction axiale du brûleur, de l'entrée vers la fente de décharge au moyen du cône de distribution 10. Le courant de combustible effectue un virage à angle droit dans une région annulaire 14, suivi par d'autres changements marqués de la direction d'écoulement dans la fente de décharge 13. Ces changements de direction d'écou- lement assurent une bonne distribution du combustible à la fente de décharge. Les ailettes 11 contrôlent la disposition concentrique et circulaire de la fente relativement étroite 13 et aident aussi à contrôler la distribution finale et la direction de la matière solide lorsqu'elle est évacuée dans l'espace de combustion 2. Pour le fonctionnement, une flamme est allumée en uti- lisant soit du combustible liquide au brûleur central 16 ou du gaz au brûleur 5. Dans chaque cas, de l'air primaire est amené à travers la buse d'air primaire 4 en formant ainsi une flamme allongée avec une base turbulente qui s'étend généra- lement le long de l'axe du brûleur, Le oenmbustible solide pulvérisé ou le déchet est alors débité à travers la buse 12 vers le côté de la flamme, au voisinage de sa base ou racine et est brûlé dans la flamme mixte résultante. Les figures 3 et 4 représentent ee qu'on pense être les modèles d'écoulement dans le brûleur en utilisant respec- tivement des combustibles gazeux et liquide en combinaison avec du combustible solide pulvériGsd La brûleur n'est repré- senté que schématiquement, monté dans un tube de fumée 21 d'une chaudière à foyer intereaf C d a ppareil de combus- tion. La figure 3 repràsente l'35ccul.mnt dans un brûleur alimenté en combustible gazeux, en combustible solide pulvéri- sé et en air primaire- et secondaire- L''-!'veloppe de la flamme est représentée en 22 et la base de la flamme 23 se trouve à l'écran de la buse de brûleur 24. L'ail primaire est rendu fortement turbulent et développe une zone de recirculation 25 dans la ou base de la flammee. Le coursn- d'air primaire pré- sente une quantité de mouvement élevée, Le courant convergent de combustible gazeux et d'air secondaiZ-e forme une zone de recirculation 26 adjacente à l'Vcran de buse 24. Les zones de recirculation entratnent des gaz qui brlient. Les gaz de com- bustion subissant une recirculation, procurent une source continue d'inflammation assurant la stabilité de flamme. Les zones de recirculation ae-croissent la stnbilité de la flamme par leur turbulence et turbulenc.ugmfente en outre le mélange du combustible entrant dans!a flamme, assurant une combustion complète rapide et réduisint ru minimum la produc- tion de matières solides et gazeuses non brûlées. La matière solide pulvérisée est brûlée très rapideiment et efficacement avec une réduction faible ou nulle du rendement ou de l'effi- cacité du brûleur par rapport au fonctionnement dans lequel on utilise du gaz combustible seul. La région de base de la flamme reste relativement claire, non obstruée par de la fumée ou d'autres particules solides et il est ainsi possible d'obtenir une ligne claire de vision entre un dispositif de contrôle de la flamme et cette flamme, à l'intérieur de la région d'injection du com- bustible solide pulvérisé. Avantageusement, cette ligne d'observation peut s'étendre à travers la buse d'air secon- daire, comme représenté en 27 dans la figure 3. Ainsi, l'uti- lisation d'une flamme pilote créée par du combustible gazeux élimine les problèmes de surveillance de flamme qui sinon pourraient se poser dans une flamme alimentée en combustible solide. La figure 4 représente les écoulements lorsque le même brûleur fonctionne avec du combustible solide pulvérisé et du mazout. L'écoulement est d'une manière générale similaire à celui de la figure 3, sauf que le courant de combustible 28 entre dans la flamme et en particulier dans les zones de re- circulation à partir d'un emplacement central au lieu d'un emplacement externe comme dans le cas du combustible gazeux. Comme précédemment, l'air primaire rendu turbulent forme une zone de recirculation centrale 25 et une zone de recircula- tion 26 est formée par l'air secondaire et les gaz qui brû- lent dans une position adjacente à la plaque de la buse. L'air secondaire et le combustible solide pulvérisé entrent dans l'enveloppe de la flamme suivant des trajets convergents lé- gèrement en aval par rapport à-la base de la flamme, le pro- cessus de mélange ayant lieu de manière générale dans la ré- gion 29 à l'intérieur de l'espace de combustion 2. Le brûleur peut aussi fonctionner en utilisant du com- bustible gazeux ou liquide seul. La capacité à plein régime, lorsqu'on brûle du combustible solide pulvérisé, est sensi- blement la même que lorsqu'on brûle du gaz ou du combustible liquide. Un fonctionnement à plein régime avec un rapport char- bon/mazout élevé est possible par exemple avec 70 % de com- bustible solide calculé sur une base thermique. Etant donné qu'il n'est pas nécessaire d'insérer un équipement supplémen- taire quelconque dans les tubes de fumée comme par exemple des organes de stockage à grille fixes ou mobiles, pour obte- nir une distribution équilibrée du flux de chaleur, la sur- face complète du four peut-être utilisée lorsqu'on alimente avec du combustible solide pulvérisé. Le brûleur est capable de fonctionner à plein régime et à régime modulé en utilisant du combustible gazeux ou li- quide seul ou en combinaison avec du combustible pulvérisé. Le fonctionnement peut-être rendu entièrement automatique et on a trouvé que la réponse du brûleur pour une baisse de ré- gime et des changements de régime, lorsqu'on alimente avec du combustible solide pulvérisé, est comparable à la réponse lorsqu'on utilise du combustible gazeux ou liquide seul. Le passage d'un combustible à un autre ne requiert pas de chan- gement physique dans le brûleur et peut-être effectué très rapidement au moyen de commutateurs électriques de passage à l'autre combustible. La cendre provenant du combustible pulvérisé est sous forme de cendre volante et peut-être extraite à la sortie de la chaudière en utilisant la technologie existante. La cendre peut-être éliminée dans des conteneurs individuels ou stockée dans un silo pour être recueillie soit sèche, soit sous forme de suspension dans l'eau. Une durée d'interruption faible ou nulle est requise pour l'élimination des cendres de la chau- dière et la main d'oeuvre supplémentaire requise est faible ou nulle. Le système d'alimentation en combustible liquide peut comprendre des moyens pour injecter de l'eau, pour être utili- sée lorsqu'on brûle du combustible liquide seul ou en combi- naison avec du combustible solide pulvérisé; l'injection d'eau est connue comme favorisant la combustion en particulier vis-à-vis de propriétés de combustible négatives et également pour favoriser le maintien de surfaces de chauffage propres de la chaudière. L'invention n'est pas limitée à la construction de brûleur représentée. Le brûleur peut-être conçu sans brûleur de combustible liquide ou réciproquement sans brûleur de gaz, * mais avec un agencement similaire pour brûler la matière so- lide pulvérisée dans une flamme pilote alimentée en gaz ou en liquide. On peut utiliser une construction de tubulure et de buses de décharge similaire pour le combustible pulvérisé dans d'autres agencements de brûleur ou de botte à vent. On peut utiliser d'autres types de pulvérisateur de combustible liquide, par exemple un pulvérisateur fonctionnant sous pres- sion ou un pulvérisateur à vapeur d'eau/air/gaz. Lorsqu'une ll alimentation en combustible liquide n'est pas requise, on peut utiliser sensiblement la même construction de brûleur en omettant le pulvérisateur de combustible liquide et le moyen d'approvisionnement correspondant, mais en conservant la buse d'air primaire, étant donné que l'air primaire rendu turbulent est requis pour produire une base de flamme turbu- lente. Le brûleur peut aussi être utilisé pour brûler des gaz de récupération introduits à travers l'entrée de combustible pulvérisé. Une importante caractéristique du brûleur décrit con- siste en ce que le courant d'air secondaire adjacent au cou- rant de combustible pulvérisé et à l'intérieur de celui-ci assure un bon accès de l'oxygène au combustible pulvérisé tout en maintenant la face du brûleur propre par empêchement de l'inversion du sens d'écoulement et du dépôt de particules de combustible pulvérisé. Un modèle similaire de courant d'air. secondaire doit de ce fait être conservé lorsque le brûleur est modifié par exemple par omission du dispositif d'utilisa- tion de gaz. D'une manière générale, la matière solide pulvérisée doit être injectée dans la flamme pilote à un emplacement qui n'est pas trop voisin de la base de la flamme de manière à ne pas provoquer d'instabilité ou d'obscurcissement en ce qui concerne le rayonnement utilisé pour le contr8le de la flamme, mais qui soit suffisamment proche de cette base pour obtenir la durée de séjour maximale réalisable du combustible solide dans la flamme. Le rapport du gaz porteur à la matière solide pulvéri- sée doit être suffisant pour maintenir en suspension les par- ticules solides et peut par exemple être un rapport en masse d'air/solides pulvérisés d'environ 2:1 à plein régime. Le brûleur décrit peut fonctionner avec une proportion identique d'air en excès lorsqu'on l'alimente avec du gaz et du combustible liquide ou l'un ou l'autre de ceux-ci en com- binaison avec du combustible solide pulvérisé. Comme déjà mentionné, le gaz porteur du combustible solide sera habituel- lement de l'air et doit en général contenir un peu d'oxygène. Il peut, par exemple, être de l'air mélangé avec des gaz de produits de combustion. La figure 5 représente une installation de chaudière à foyer intérieur comprenant un brûleur 30 comme décrit ci-des- sus. La chaudière ou l'appareil de combustion est indiqué dans son ensemble en 31. Le côté de sortie de la chaudière est relié à un cyclone 32 ou à un autre appareil d'élimina- tion des cendres qui de son côté est relié à un conduit ou à une cheminée 33. Le brûleur comporte des moyens d'alimentation classi- ques en gaz et/ou en combustible liquide, qui ne sont pas re- présentés. Le système d'alimentation en combustible solide pulvérisé consiste essentiellement en une trémie 34 munie de dispositifs 35 de détection du niveau *Ihi combustible. Le fond de la trémie est muni d'un cône vibratoire pour assurer une sortie régulière du combustible pulreF4ris vers une pompe de dosage 45 et est relié à un dispositif soufflant convoyeur 36 qui a une entrée d'air 37 de sorte que le dispositif soufflant produit un courant d'air qui entratue le combustible pulvérisé dans l'entrée 8 du brûleur 30. La trémie de combustible pulvé- risé 34 peut être chargée de diverses mn8nières. La figure 5 représente unsilo de stockage 38 reli6 à la trémie 34 par un conduit de convoyage 39. Le combustible pulvérisé est amené à l'installation par exemple par un wagon ou un camion citerne et est déchargé directement dans le silo 38. Le convoyeur 39 fonctionne automatiquement en rérnsi à la détection d'un niveau bas du combustible pulvérisé dans la trémie 34. Le silo 38 comporte également des détecteurs de niveau et un cône vibrant à sa sortie. Des entrées de C02 peuvent être prévues pour recouvrir le combustible dans le silo 38 et la trémie 34. En variante, le combustible pulvérisé peut être préem- ballé et amené à l'installation de combustion dans des conte- - neurs qui peuvent être déchargés directement dans la trémie de service 34 ou dans un réservoir de stockage tel que le silo 38 ou dans une trémie de réception reliée à la trémie 34 par un convoyeur approprié. - Pour une installation plus grande, le combustible so- lide peut être broyé sur place et le combustible broyé peut être stocké sur les lieux o on peut en alimenter directement le brûleur. Un système de stockage indirect à coffre ou à silo est préféré du fait qu'il facilite le réglage du débit du combustible et protège le brûleur vis-à- vis d'une panne de l'appareillage de pulvérisation; il permet également d'éli- miner la nécessité d'un-appareillage de pulvérisation de se- cours qui sinon serait requis pour l'entretien de routine ou pour se couvrir contre les pannes. Le système de commande du brûleur, dans la mesure o cela concerne l'alimentation en combustible gazeux ou liquide, peut être sensiblement classi- que. La figure 6 représente très schématiquement un système de commande de brûleur pour un brûleur à trois combustibles. Le brûleur est muni d'un registre ou modérateur de l'air pri- maire 41, d'un registre de l'air secondaire 42, d'une soupape de réglage du gaz 43, d'un système de dosage du mazout 44 et d'un système de dosage du combustible pulvérisé 45. Ces dis- positifs sont commandés de manière à maintenir des introduc- tions correctes de combustible et d'air en réponse à des si- gnaux provenant des commandes de la chaudière ou de l'appa- reil de combustion. Les organes de commande d'alimentation en combustible sont commandés par des moteurs 46 et 47 qui sont commandés par un ou plusieurs dispositifs de détection de la température ou de la pression 48 par l'intermédiaire d'un or- gane de commande de moteur 49. Le moteur 46 positionne le re- gistre d'air secondaire 42 au moyen d'un mécanisme à came 50 de caractérisation de l'air et commande également, par l'in- termédiaire d'un dispositif à vitesse variable 51, le débit du combustible pulvérisé. Le moteur 47 commande les alimenta- tions en combustible liquide et gazeux et la position du mo- dérateur d'air primaire. Les moteurs peuvent fonctionner en- semble ou séparément. Un moteur de réglage 52 peut aussi agir sur le modérateur d'air secondaire sous la commande d'un dé- tecteur d'oxygène 53 exposé aux gaz de combustion. Lorsque le brûleur ne doit brûler que du combustible liquide ou gazeux, les deux moteurs sont couplés électrique- ment ensemble et agissent ensemble, de sorte que les soupapes à combustible s'ouvrent avec les modérateurs d'air. Lorsqu'on utilise du combustible solide pulvérisé combiné à du combustible liquide ou gazeux, le système de commande peut par exemple être réalisé de façon que le br- leur s'allume en utilisant uniquement le combustible liquide ou gazeux, comme choisi, et que l'établissement de la flamme pilote soit démontré, les organes de commande étant en posi- tion de flamme faible. Ensuite, lorsque la chaleur devant être fournie est supérieure à celle de la flamme pilote à feu faible, on introduit du combustible solide en quantité réglée correspondant à la chaleur devant être fournie. Dans ce cas le moteur 47 reste dans la position de feu faible, mais le moteur 46 fonctionne de manière à ouvrir le modérateur d'air secondaire et commande, par l'intermédiaire d'un système de commande électrique et de l'organe de commande, la vitesse du système de dosage du combustible solide pulvérisé de sorte que le rapport correct air/combustible soit maintenu pour tous les taux de chauffage. L'utilisation de deux moteurs de commande permet l'in- troduction de combustible solide à un moment quelconque dans une séquence de modulation du brûleur. Lorsque la configura- tion du four ou la qualité du combustible solide par exemple empêche le maintien de l'alimentation en combustible liquide ou gazeux au taux normal de flamme faible, l'alimentation en combustible gazeux ou liquide peut être augmentée automatique- ment à un niveau approprié avant l'introduction du combustible solide. En variante, le brûleur peut-être allumé au moyen du combustible liquide ou gazeux seul, comme décrit ci-dessus, l'alimentation en combustible solide étant modulée jusqu'à obtention d'un régime de chaudière inférieure au plein régime. *Au taux maximal d'utilisation de combustible solide, le mo- teur 47 est commandé de manière à ouvrir la soupape de combus- tible liquide ou gazeux et le modérateur d'air primaire, de sorte qu'on puisse réaliser le plein régime de la chaudière. Le système de commande peut aussi prévoir, lorsque le taux d'utilisation de combustible solide est réglé à la main, une liberté de modulation de la flamme pilote du combustible liquide ou gazeux à faible feu,. une quantité fixe de combus- tible solide pouvant ainsi être brûlée sans affecter la modu- lation automatique de la chaudière. Lorsqu'on prévoit un système d'analyse de l'oxygène dans les gaz de combustion, lequel est relié au registre ou modérateur d'air secondaire, on peut compenser automatiquement les variations de la densité d'air de combustion ou de la qualité du combustible par modification du débit d'air. Il y a lieu dé comprendre que les références à des combustibles liquides ou gazeux sont relatives à tout liquide ou gaz produisant une réaction exothermique. Comme déjà men- tionné, la matière solide pulvérisée sera en général une ma- tière produisant une réaction exothermique, mais peut aussi être une matière de déchet nécessitant une réaction endother- mique pour l'incinération. REVENDICATIONS 1 - Procédé de combustion de matière combustible soli- de pulvérisée, caractérisé par le fait qu'on crée une flamme allongée de combustible gazeux ou liquide ayant une base tur- bulente et que l'on dirige la matière solide pulvérisée vers le côté de la flamme précitée dans une position adjacente à la base de la flamme. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la matière solide pulvérisée est dirigée suivant un trajet ou des trajets convergeant sur l'axe de la flamme, sensiblement sans tourbillon. 3 - Procédé selon les revendiratinns 1 ou 2, caracté- risé par le fait que de l'air de combus+tIn est amené dans la flamme entre la base de cette flemme et la position d'arri- vée de la matière pulvérisée. 4 - Procédé selon l'une des rea7enLcations 1, 2 ou 3, caractérisé par le fait que le solide lntiivérisé est un combus- tible solide et sa proportion peut aller jusqu'à 90 Z du com- bustible total. - 5 - Brûleur pour la combustion & combustible fluide et de combustible solide pulvérisé comprenant un moyen d'in- jection pour le combustible solide pulvérisé et un moyen d'introduction de l'air de combustion, caractérisé par le fait que des moyens d'injection de combustible fluide (3, 5) sont en outre prévus; que les moyens poni!'entrée d'air de com- bustion (7) et les moyens d'injection du combustible fluide (3, 5) sont disposés de façon à former une flamme turbulente allongée ayant une bar- de flamme eF sont appropriés à l'ob- tention de cette flamme; que le moyen d'injection du combus- tible pulvérisé (12) est disposé autour du moyen pour l'en- trée d'air de combustion (7), et que les moyens d'injection de combustible fluide (3, 5) sont disposés de manière à diri- ger un courant de combustible solide pulvérisé vers les côtés de la flamme précitée dans une position adjacente à la base de la flamme. 6 - Brûleur selon la revendication 5 dans -lequel les moyens pour l'entrée d'air de combustion comprennent un moyen générateur de tourbillons, caractérisé par le fait que les moyens d'injection de combustible pulvérisé (12) sont appro- priés à produire un courant convergent de combustible pulvé- risé sensiblement sans tourbillon. 7 - Brûleur selon l'une des revendications 5 ou 6, caractérisé par le fait que les moyens d'injection de combus- tible pulvérisé comprennent au moins une buse annulaire ou une rangée annulaire de buses. 8 - Brûleur selon l'une des revendications 1, 2 ou 3, caractérisé par le fait que les moyens d'injection de combusti- ble fluide comprennent au moins une buse (5) annulaire conver- gente pour l'entrée de gaz ou une rangée annulaire de buses pour l'entrée de gaz. 9 - Brûleur selon l'une des revendications 5, 6, 7 ou 8, caractérisé par le fait que les moyens d'injection de com- bustible fluide comprennent un pulvérisateur central de mazout (3). - Brûleur selon l'une des revendications 5 à 9, ca- ractérisé par le fait que les moyens d'alimentation en air de combustion comprennent une entrée sensiblement centrale (4) d'air primaire et une entrée annulaire (7) d'air secondaire ou une rangée d'entrées adjacentes aux moyens d'injection de combustible pulvérisé (12). Il - Brûleur selon la revendication 10 dans lequel l'entrée d'air primaire comprend des moyens générateurs de tourbillons, caractérisé par le fait que la ou les entrées d'air secondaire (7) sont appropriées à fournir un courant d'air convergent sensiblement sans tourbillon. 12 - Brûleur selon l'une des revendications 5 à 11, caractérisé par.le fait qu'il comprend un passage d'entrée (8, 9, 10, 14) pour le convoyage de combustible pulvérisé en mélange avec un gaz porteur vers le moyen d'injection de com- bustible pulvérisé, ce passage d'entrée comprenant au moins un tournant marqué. 13 - Brûleur selon la revendication 12, caractérisé par le fait que le passage d'entrée comporte une partie convergente (10) entre le ou les tournants marqués précités et le moyen d'injection de combustible pulvérisé (12). 14 - Brûleur pour la combustion de combustible fluide et de matière combustible supplémentaire, caractérisé par le fait qu'il comprend un moyen central de pulvérisation de ma- zout (3), une buse d'entrée (4) d'air primaire générant des tourbillons ou une rangée de buses entourant le moyen (3) de pulvérisation du mazout, une buse convergente (5) d'entrée de gaz ou une rangée de buses entourant la ou les buses d'en- trée (4) d'air primaire (4), une buse convergente d'entrée d'air secondaire (7) ou une rangée de buses entourant la ou les buses d'entrée de gaz et une buse d'entrée convergente (12) ou une rangée de buses pour l'injection de la matière supplémentaire précitée, entourant la ou les buses (7) d'en- trée d'air secondaire. - Installation de combustion comprenant une chau- dière à foyer intérieur ou un appareil de combustion, un brû- leur selon l'une des revendications 5 à 14 agencé pour le chauffage de la chaudière ou de l'appareil de combustion et des moyens pour l'alimentation du brûleur en mazout, gaz com- bustible et combustible solide pulvêrisé,caractériséepar le fait que les moyens pour l'alimentation en combustible solide pulvérisé comprennent un réservoir (34) pour le combustible et un dispositif soufflant (36) pour le transfert du combusti- ble solide pulvérisé du réservoir au brûleur.