L'invention concerne une machine a fendre le bois au moyen d'un coin de refente combiné avec une butée d'appui déplaçables de force l'un vers l'autre au moyen d'un vérin hydraulique. On connait des machines de ce type, dont on trouvera une description dans le brevet français 920 984, dans lesquels le coin est mobile à l'extrémité du vérin. L'avantage de ces machines est de pouvoir disposer d'une force considérable de refente même avec une faible puissance tout en obtenant une vitesse optimale de travail grâce a une course à vide rapide du coin avant positionnement en butée contre le bois à fendre et à une course efficace assez rapide après amorce de fente dans le bois ou éclatement de celui-ci. Mais il arrive que certaines bûches présentent à l'outil une résistance telle que la force disponible sous pression nominale ne suffit pas pour fendre le bois, si bien que la machine cale ou que le bois échappe. Le but de l'invention est d'éviter ces inconvénients et d'obtenir une très grande surjeté dans l'opération, même avec les bois les plus durs. Ce but est atteint, selon l'invention, dans une machine du type décrit au début, par le fait qu'elle comporte, en outre, un coin de poinçonnage de longueur d'arête plus petite que celle du coin de refente et disposée solidairement et sensiblement parallèlement en avant de celle-ci. De cette façon, la force disponible sous pression nominale s'exerce sur le bois par l'intermédiaire d'une plus petite arête que l'arête du coin de refente, ce qui permet de dépasser la limite de résistance à l'écrasement du bois et crèe, par l'écrasement d'un petit nombre de fibres, une amorce d'éclatement. On réduit ainsi la résistance à la pénétration du coin de refente proprement dit, qui pourra alors, de toute sa largeur, fendre complètement le bois. Il est avantageux que le coin de poinçonnage soit constitué par une pièce montée amovible sur le coin de refente. De cette façon on peut utiliser la machine avec le seul coin de refente, si les bois à fendre sont tendres. Selon un mode de réalisation préféré, le coin de refente et/ou le coin de poinçonnage comportent des moyens de fixation du coin de poinçonnage sur le coin de refente en positions décalables les unes par rapport aux autres parallèlement à l'arête du coin de refente. De cette façon, on peut adapter la position du coin de poinçonnage en fonction de l'épaisseur des bois à fendre. D'autres caractéristiques et avantages ressortiront de la description, qui sera donnée ci-après uniquement à titre d'exemple, d'un mode de réalisation de l'invention. On se reportera à cet effet aux dessins annexés, dans lesquels - la figure 1 représente, en vue perspective, une machine conforme à l'invention, dont on a séparé le coin de poinçonnage pour plus de clarté, et dont le circuit hydraulique est schématisé - la figure 2 représente, à plus grande échelle, le coin de refente sur lequel est monté le coin de poinçonnage - la figure 3 représente, en coupe transversale à hauteur du coin de poinçonnage, l'ensemble formé par les deux coins assemblés tel que représenté à la figure 2. La machine représentée sur les figures est construite sur un bâti 1 constitué par une poutrelle 2 du type fer I pouvant être maintenue posée en équilibre stable au sol sur l'une de ses ailes au moyen de traverses 3 fixes ou pivotantes pour escamotage pour le transport. A l'une des extrémités de la poutrelle 2, à droite sur la figure 1, est fixé un sabot 4 de fixation de l'extrémité du pied d'un vérin de poussée 5 à simple effet, dont le fût est fixé, par son autre extrémité, à un étrier 6 fixé à distance convenable sur la poutrelle 2. Un vérin de rappel 7 à simple effet est monté en sens inverse par son pied sur l'étrier 6 au-dessus de la fixation du vérin 5 et par son autre extrémité au-dessus du sabot 4. La tige 8 du vérin 5 peut agir en poussée sur une butée mobile 9 guidée en coulissement sur la poutrelle 2 au moyen d'un traineau de guidage 10 embrassant partiellement par dessous l'aile supérieure de la poutrelle 2. Les extrémités libres des deux tiges 8 et ll des vérins 5 et 7 sont attelées au moyen de barres d'attelage 12, de telle sorte que l'une des tiges est complètement rentrée dans son vérin lorsque l'autre est sortie et réciproquement. Les deux vérins 5 et 7 peuvent être alimentés à tour de rôle en pression hydraulique au moyen de canalisations souples, respectivement 13 et 14, pouvant être raccordées, de façon séparable, à une pompe hydraulique 15, par exemple celle d'un tracteur du type agricole, grâce à deux robinets trois-voies, respectivement 16 et 17, permettant, d'autre part, le retour du liquide de pression au réservoir 18 pendant le retour de chaque vérin à sa position de départ. Un combinateur, de type connu en soi, permet, par une seule manette de commande, de commander en pression l'un des vérins pendant que l'autre est mis en vidange au réservoir et réciproquement. Selon une variante, l'ensemble des deux vérins et des barres d'attelage peut être remplacé, comme il est connu en soi, par un unique vérin à double effet. A l'extrémité de la poutrelle 2 qui ne porte pas les vérins, on fixe un chariot 20 muni d'une glissière inférieure 21 en concordance de forme avec l'aile supérieure de la poutrelle sur laquelle le chariot peut être bloqué, au moyen de vis 22 par exemple. Le chariot 20 porte solidairement un coin de refente, ou coin principal, 23 bloqué en outre en appui par une barre de contrefort 24. Le coin 23 porte sur son arête 25, à différentes hauteurs, des encoches 26, par exemple deux encoches, l'une à mi-hauteur, l'autre un peu plus haut. Ces encoches sont prévues pour recevoir un coin 27, qui a été dit de poinçonnage, constitué par une pièce en forme de coin évidé de faible hauteur dont le contour intérieur vient embrasser le coin de refente sur lequel elle peut coulisser parallèlement à l'arête 25. La hauteur du coin 27 et la hauteur des encoches 26 sont adaptées l'une à l'autre pour que, par recul, le coin 27 vienne se caler sur le coin 23 à hauteur de l'une des encoches choisies. Une cale 28 serrable par une vis 29 au dos du coin 23 tend à maintenir le coin 27 fermement appliqué contre le coin 23, par deux ailes arrière du coin 27. Le fait que, selon l'invention, la butée soit portée par le vérin et le coin soit en position fixe, mais réglable et amovible, est intéressant et avantageux. De cette façon on peut facilement remplacer le coin en cas d'usure ou d'émoussage. Le mode d'emploi de la machine n'est pas différent de celui des machines connues. On place la biche à fendre sur la poutrelle entre coin et butee mobile La mise en pression du vérin provoque une avance rapide de la butée mobile jusqu'au contact de la bûche. Le maintien de la pression provoque, à coup sur, la pénétration du coin de poinçonnage qui désagrège quelques fibres du bois et facilite la pénétration rapide du coin de refente. Selon la dimension des bois à fendre, le coin de poinçonnage peut être' disposé à volonté à la hauteur de l'encoche la plus appropriée. Selon la longueur de la bruche, on peut régler la distance du coin par rapport à la position de départ de la butée mobile. Le demandeur a trouvé qu'il était avantageux que la face avant de la butée mobile 9 soit convexe, soit sous forme de dièdre, soit en calotte sphérique. De cette façon, dès qu'il y a début de serrage de la bûche entre butée mobile et coin, il peut y avoir ainsi un poinçonnage de la bûche du côté de la butée mobile, ce qui réduit le risque d'échappement latéral. REVENDICATIONS 1. Machine à fendre le bois au moyen d'un coin de refente combiné avec une butée d'appui déplaçables de force l'un vers l'autre au moyen d'un vérin hydraulique, caractérisée en ce qu'elle comporte, en outre, un coin de poinçonnage (27) d'arête plus courte que celle du coin de refente (23) et disposée solidairement et sensiblement parallèlement en avant de celle-ci. 2. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que le coin de poinçonnage (27) est constitué par une pièce montée amovible sur le coin de refente (23). 3. Machine selon la revendication 2, caractérisée en ce que le coin de refente (23) et/ou le coin de poinçonnage (27) comportent des moyens de fixation du coin de poinçonnage (27) sur le coin de refente (23) en positions décalables les unes par rapport aux autres parallèlement à l'arête (25) du coin de refente . 4. Machine selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisée en ce que le coin de poinçonnage (27) est constitué par une pièce à angle aigu évidée intérieurement, l'angle interne de cette pièce correspondant à l'angle du coin de refente (23). 5. Machine selon la revendication 4, caractérisée en ce que le coin de refente (23) présente, au moins sur son arête (25), au moins une encoche (26) de logement par emboîtement du coin de poinçonnage (27) et en ce qu'il est prévu des moyens de blocage (28, 29) réciproque des dieux coins emboîtés l'un dans l'autre. 6. Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que le coin de refente (23), avec le coin de poinçonnage (27), est fixé sur le bâti (2) de la machine et la butée d'appui (9) est portée à l'extrémité mobile du vérin 0. 7. Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, comportant un bâti support à coulissement, caractérisée en ce qu'au moins l'un des deux de la partie fixe du vérin (5), portant la butée ou le coin, et de l'autre élément fixe, constitué par le support (20) du coin ou de la butée, est fixé amovible réglable en coulissement sur le bâti support (2). 8. Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que la butée (9) présente une face utile convexe.