On sait que le fluor est à présent couramment employé pour la prophylaxie de la carie dentaire; son action bénéfique est reconnue et admise par tous les pays du monde et de l'Organisation Nondiale de la Santé. Cet élément, le plus électronégatif des corps, est doué selon ses formes d'utilisation dlune action plus ou moins importante sur les caries, ainsi que sur l'ossification. C'est pourquoi il a déjà été étudié et adopté divers moyens pour assurer son ingestion ou son application, clest-à-dire pour produire un traitement de fluorisation Divers pays utilisent par exemple pour la boisson des eaux fluorées provenant de sources naturelles ou non, car il est ainsi loisible- de toucher aisément et à peu de frais un nombre maximum d'individus; comme pays concernés, il faut citer les Etats-Unis d'Amérique, les Pays Scandinaves et les Pays européens de l'Est. Ce processus a l'inconvénient d'imposer d'autorité le même traitement à des gens qui n'en ont pas besoin ou qui ne peuvent tolérer les doses prescrites; par ailleurs dans nombre de pays, à la suite des campagnes contre la pollution, on tend à employer comme eau de boisson, non plus l'eau du robinet, mais les eaux minérales. On a étudié aussi l'ingestion du fluor au moyen d'additions à certains produits alimentaires, tels que le sel de cuisine, la farine ou le lait, ce qui apporte plus de souplesse dans la distribution de cet élément. Quant à l'emploi de pastilles fluorées, il a l'inconvénient de tous les médicaments, c'est-à-dire que les distributions et les ingestions ne peuvent être ni constantes, ni per manentes Tous les procédés indiqués ci-dessus ont de toute façon le grand inconvénient de concerner un grand nombre d'individus pris au hasard, et il est préférable de se limiter à des applications locales d'agent de fluorisation directement sur les dents, car elles peuvent être entreprises après sélection par les Spécialistes orthodontes d'un plus ou moins grand nombre de patients susceptibles de retirer un bénéfice physiologique réel de la fluorisation. C'est dans cette optique que se situe la présente invention et il sera rappelé préalablement ce qui est déjà connu ou pratiqué à ce sujet. On utilise comme produits fluorés, les fluorures de sodium, les fluorures stanneux et les monofluorophosphates en gels, vernis ou solutions Les applications topiques se font dans une gouttière adaptée à l'arc dentaire, supérieur ou inférieur, ou avec un porteempreinte garni d'une mousse imprégnée, ou plus simplement par les dentifrices, les bains de bouc, les p tes, etc... Ces applications pour donner de bons résultats nécessitent d'être quotidiennes: elles peuvent produire un abaissement du taux des caries s'échelonnant entre 20 et 40 %, mais n'offrent pas de protection durable, en raison de la faible proportion de fluor qui pénètre dans l'émail; en outre les lavages et les rinçages éliminent rapidement le fluor, et la gouttière et le porte-empreinte ne permettent de traiter qu'un arc dentaire à la fois, l'arc supérieur ou inférieur. Pour prolonger la durée de protection, on a alors songé à utiliser la voie électrolytique; les essais entrepris à ce sujet sont des plus encourangeants et ont conduit à des réalisations pratiques; une application à 5 mA pendant une minute par mois et par arcade protege pendant un mois, et ce processus poursuivi pendant un à deux ans entraine une baisse du taux des caries de 60 à 80 %, en raison d'une pénétration plus profonde dans la denture.. Les différents appareils proposés pour ces applications par électrolyse doivent se brancher sur une source extérieure de courant; ils ne permettent d'agir que sur un individu ou un enfant à la fois, et également sur une seule arcade dentaire à la fois. La présente invention a pour but d'offrir un appareil pour fluorisation ou autre soin dentaire par voie topique ou électrolytique permettant de traiter en une seule fois tout le système dentaire d'un individu, et aussi de traiter simultanément un groupe de patients dont le nombre ne doit cependant pas dépasser cent sujets en électrolyse. Bulle a pour objet un porte-empreinte pour tout traitement dentaire topique ou électrolytique caractérisé en ce qu'il est en mousse plastique, est conforme pour être interposé entre les deux arcades dentaires d'un meme sujet, présente noyée dans sa partie médiane transversale une armature conductrice ou non, et en face de chaque arcade dentaire une gorge de réception de la substance traitante. Notamment lorsqu'un tel porte-empreinte est destiné à etre utilisé pour la fluorisation électrolytique, l'armature sera conductrice et présentera une saillie sur la surface antéroexterne du porte-empreinte pour permettre son branchement sur une source extrabuccale de courant assurant éventuellement l'alimentation de l'électrolyse de fluorisation pour une petite collectivité. D'autres particularités significatives de l'invention apparal- tront au cours de l'exposé ci-après se référant notamment au dessin ci-joint montrant deux exemples non limitatifs de réalisation d'un porte-empreinte appropré à la fluorisation électrolytique. Sur ce dessin, La figure 1 est une vue de face en élévation d'un tel porteempreinte, type sandwich. La figure 2 en est une vue par en-dessus. La figure 3 en est une vue latérale en élévation. La figure 4 est la meme que la figure 1 dans le cas d'un porteempreinte, type monobloc. La figure 5 est une vue perspective de ce même monobloc, vue prise dans le sens de la flèche de la figure 4. Comme représenté par les figures 1 à 3, le porte-empreinte est constitué par moulage de deux éléments 10 et 11 de meme volume et de meme forme, sensiblement celle d'un fer à cheval; chaque élément est de préférence en mousse plastique, telle que mousse de polyéthylène, polyvinyle, polyuréthane ou autre. Ces deux éléments sont indissolublement liés l'un à l'autre après interposition entre eux d'une pièce conductrice 12 formant en meme temps armature du porte-empreinte; la liaison entre les deux éléments est obtenue par collage, par points ou en totalité, par colle pour plastique, ou par la chaleur ou par action chimique ou par frittage. Armature conductrice 12 est conformée de manière à ne pas s'opposer à cette liaison; si elle s'étend sur toute la surface en fer à cheval, elle sera munie des perforations nécessaires, mais son rôle étant d'assurer la conductibilité ainsi qu'une semi-rigidité interne pour le porte-empreinte, elle peut être réalisée sous toute matière et sous toute forme remplissant ce double rôle: matière : cuivre, laiton, aluminium, alliage non ferreux ou ferreux, fer blanc ou galvanisé. forme : fer à cheval ou rectangulaire ou ondulée sinusoïdalement, préparée à partir de fils de section ronde, demi-ronde, plate, ovale ou rectangulaire, lisses, barbelés ou ramifiés; cette armature peut être en une seule pièce ou en plusieurs pièces réunies par épissures, soudures, clipage ou pièces de contact. Chaque élément mousse est creusé d'une gorge (13, 14) venue de moulage et destinée à recevoir la substance traitante, la gorge étant aménagée de manière à ce que la polarité buccale de la source de courant nécessaire à l'électrolyse de la substance lui parvienne par l'électrode 12. Celle-ci émerge à la partie antéroexterne de la surface du porteempreinte en se terminant par une prise de courant 15 dont la structure peut être un jack mâle ou femelle, une fiche banane m e ou femelle, ou plus simplement une saillie ronde, carre, bouclée bifide ou trifide. Au lieu de deux couches élémentaires, un tel porte-empreinte pourrait être constitué par moulage et collage de trois couches et plus, avec au besoin plusieurs armatures intégrées, une seule par exemple étant conductrice. Ou bien au contraire, ce porte-empreinte pourrait être monobloc avec une armature électrode noyée dans la masse au moment du moulage, comme le montrent les figures 4 et 5 : monobloc 16, armature conductrice 17 avec prise extérieure de polarité 18, gorges 19 pour accueillir la substance traitante. L'armature conductrice est nécessaire lorsqu'il s'agit d'un traitement électrolytique, mais pour une application topique, l'armature peut être en matière plastique rigide ou semi-rigide. Chaque porte-empreinte peut avoir toute forme appropriée autre que fer à cheval, et en particulier peut être prévu pout tout ou partie de l'étendue des arcades dentaires. I1 résulte de l'exposé précédent que les porte-empreintes selon l'invention sont utilisables pour de multiples cas de traitements - Soins topiques ou électrolytiques par toutes substances fluorées ou non. - Traitement des caries dentaires ou des paradontopathies. - Désensibilisation des dents-. Les substances traitantes devant garnir les gorges peuvent être introduites sous forme de gels, de vernis, de sels, de solutions ou de pâtes; ce peut être aussi des enzymes ou des levures. Pour l'utilisation par les praticiens, les porte-empreintes peuvent être prégélifiés ou préenduits, et ils peuvent être sté rilisables par ionisation.; d'un bas prix de revient, ils sont conditionnables en sacs plastiques et sont jetables. Ils conviennent pour des applications individuelles dans les cabinets dentaires, mais ce qui est plus intéressant, ils sont appropriés pour des applications semi-collectives (une centaine de sujets au maximum), topiques ou électrolytiques; ils sont donc utilisables - dans les écoles - les centres de soins collectifs - les centres de prophylaxie infantile - les dispensaires - pour les campagnes de l'Organisation Mondiale de la Santé, un appareillage électrique convenable étant prévu pour les traitements électrolytiques. REVENDICATIO1iS 1 - Porte-empreinte pour tout traitement dentaire topique ou électrolytique caractérisé en ce qu'il est en mousse plastique, est conformé pour être interposé entre les deux arcades d'un même sujet, présente noyée dans sa partie médiane transversale une armature conductrice ou non, et en face de chaque arcade dentaire une gorge de réception de la substance traitante. 2 - Porte-empreinte utilisé pour un traitement électrolytique de fluorisation ou autre caractérisé en ce que l'armature conductrice présente, sur la surface antéroexterne du porte-empreinte, une saillie pour permettre le branchement à une source extrabuccale de courant assurant éventuellement l'alimentation de l'électrolyse pour une petite collectivité. 3 - Porte-empreinte suivant la revendication 1 ou 2 caractérisé en ce qu'il est constitué de deux éléments moulés en mousse plastique, de préférence de même forme et de même volume, assemblés entre eux par collage, par la chaleur, par frittage ou autre procédé après interposition de l'armature. 4 - Porte-empreinte suivant la revendication 1 ou 2 caractérisé en ce que c'est un monobloc dans lequel l'armature est noyée au moment du moulage. 5 - Porte-empreinte suivant la revendication 1 ou 2 caractérisé en ce qu'il est constitué ae plus de deux éléments moulés en mousse plastique et assemblés entre eux avec interposition des armatures nécessaires. 6 - Porte-empreinte suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5 caractérisé en ce qu'il a sensiblement la forme d'un fer à cheval. 7 - Porte-empreinte suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6 caractérisé en ce que la substance traitante est un gel, un vernis, un sel, une solution ou autre. 8 - Porte-empreinte suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7 caractérisé en ce qu'il est prégélifié ou préenduit, est conditionné en sac plastique pour être prêt à l'emploi, après lequel il est jetable.