L'invention a pour objet un yaourt d'application -t;hérapeuti- que ou diététique, ainsi que son procédé de fabrication. Il est bien connu que la flore microbienne intestinale est détruite par les antibiotiques et les sulfamides, de sorte que les personnes traitées avec ces médicaments souffrent de divers troubles intestinaux. Dans cette flore figurent en grand nombre des lactobaciles. On essaie parfois de combattre cet inconvénient en faisant absorber des quantités importantes de yaourt aux personnes soignées aux antibiotiques. Toutefois cette absorption ne produit que peu d'effet, les lactobacilles étant rapidement détruits. La présente invention se propose de fournir un yaourt à usa ge thérapeutique ou diététique permettant la subsistance, chez les personnes soignées aux antibiotiques et sulfamides, d'une flore microbienne intestinale. L'invention a pour objet un yaourt à usage thérapeutique ou diététique, caractérisé par le fait qu'il contient des lactobacilles provenant d'au moins une souche entraînée à la résistance aux antibiotiques et sulfamides. Suivant une forme préférée de l'invention, la ou les souches antibiorésistantes de lactobacilles sont choisies parmi les lactobacilles suivants: Lactobacillus bulgaricus, dugurti, helveticus, lactis, acidophilus, casei (notamment alactosus et rhamnosus), plantarum, leichmanii. Suivant une autre caractéristique de l'invention, le yaourt comprend, en outre, des streptocoques tels que Streptococus lactis et Streptococus thermophilus. Suivant une variante de l'invention, le yaourt comporte, en plus, au moins une souche de lactobacille ordinaire non antibiorésistant. L'invention a également pour objet un procédé de fabrication d'un tel yaourt, caractérisé par le fait que l'on ensemence avec une souche ou un mélange de souches de lactobacilles antibiorésis- tants cultivés et entraînés en phase liquide, une quantité déterminée de lait et que l'on se sert de fractions du yaourt ainsi sob- tenu pour ensemencer le lait qui produit le yaourt destiné à être consommé. Suivant un mode de mise en oeuvre de ce procédé, on mélange avec la quantité déterminée de lait une quantité déterminée d'une poudre lyophilisée contenant les lactobacilles antibiorésistants et éventuellement les lactobacilles naturels et les streptocoques habituels. Suivant une autre variante, le yaourt est préparé sous forme d'une poudre de lait renfermant les lactobacilles antibiorésistante et éventuellement les autres micro-organismes précités, de façon à permettre la préparation domestique du yaourt par adjonction d'eau, et incubation à 37-400C. L'invention a également pour objet les poudres d'ensemencement permettant la préparation du yaourt. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention apparaîtront plus en détail en se référant à la description suivante, faite à titre d'exemple non limitatif. EXEMPLE 1 On cultive en milieu liquide MRS différentes fractions d'une souche de Lactobacillus casei, chacune de ces fractions étant entraînée à la résistance envers au moins un type d'antibiotique, cet entraînement s'effectuant selon des méthodes connues ne faisant pas partie du domaine de l'invention. 'les différentes fractions cultivées sont ensuite recueillies, mélangées et lyophilisées d'une manière connue. Be produit obtenu peut, par exemple, être du type vendu par la Société INSTITUT MERDEUX sous la dénomination de Tétralactyl. On effectue ensuite une préculture en ensemençant 10 litres de lait avec I litre de Tétralactyl. On obtient ainsi une certaine quantité d'un yaourt quiprésente encore un goût de peptone, dû aux traces du milieu de culture des lactobacilles qui n'ont pu être totalement éliminées par la lyophilisation. On ensemence ensuite du lait avec ce yaourt à raison de 5 à 1ó du volume de lait. On ajoute à ce stade, si on le désire, d'autres lactobacilles non antibiorésistants, ainsi que des streptocoques lactis ou thermophilus. Bien entendu, cette adjonction aurait déjà pu se faire lors de la préculture. On obtient finalement, d'une manière surprenante, un yaourt présentant une vitalité en lactobacilles de l'ordre de 10 germes par ml, alors que les yaourts ordinaires du commerce ne présentent qu'une vitalité de 106 en lactobacilles par ml. Ce yaourt est d'un goût agréable et permet un ensemencement massif du tractus intestinal particulièrement efficace, tant en raison du caractère antibiorésistant des lactobacilles que de leur activité. EXEMPLE 2 La préculture en lait obtenue dans l'exemple n 1 à partir du Tétralactyl est enrichie ou non avec une préculture d'un autre lactobacille antibiorésistant ou non. De mélange éventuel est ensuite lyophilisé et la poudre obtenue est répartie en récipients fermés sous vide ou sous gaz inerte. Cette poudre diluée dans du lait permet la fabrication domestique de yaourt. EXEMPLE 3 L'entraînement et la lyophilisation des lactobacilles s'effectuant comme décrit dans l'exemple 1, le produit du genre Tétralactyl est ajouté à une poudre de lait conditionnée en boites ou sachets étanches. Bien entendu, cette poudre de lait peut également comporter les lactobacilles non antibiorésistants et les streptocoques.Il est également possible de partir de la poudre de ferment obtenue dans l'Exemple nO 2 mélangée à raison de 5 à 10% avec la poudre de lait. Il est bien entendu possible de préparer des yaourts selon l'invention ne contenant chacun que des lactobacilles entraînés contre un type déterminé d'antibiotique, au lieu de mélanger des lactobacilles entraînés contre diverses activités antibiotiques. Dans ce cas, le yaourt en question ne pourra évidennent être utilisé avec efficacité que lors d'un traitement à l'antibiotique correspondant. Bien que l'invention ait été décrite à propos de formes de réalisation particulière, il est bien entendu qu'elle nly est nullement limitée, et que l'on peut lui apporter différentes modifications sans pour cela s'éloigner ni de son cadre, ni de son esprit. R E V E N I) I C A T I O N S 1. Yaourt à usage thérapeutique ou diététique, caractérisé par le fait qutil contient des lactobacilles provenant d'au moins une souche entraînée à la résistance aux antibiotiques et sulfamides. 2. Yaourt selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la souche de lactobacilles antibiorésistants est choisie parmi les micro-organismes suivants: Lactobacillus bulgaricus, jugurti, helveticus, lactis, acidophilus, caséi (notamment alactosus et rhamnosus), plantarum, leichmanii. 3. Yaourt selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'il comporte en outre des Streptocoques, notamment du type lactis ou thermophilus. 4. Yaourt selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'il comporte en outre des lactobacilles non antibiorésistants. 5. Procédé de fabrication d'un yaourt selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que l'on ensemence avec des lactobacilles antibiorésistants provenant d'au 0OinS une souche cultivée et entraînée en phase liquide, une quantité déterminée de lait et que l'on se sert des fractions de la prculture ainsi obtenue pour ensemencer le lait qui produit le yaourt destiné à la consommation. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé par le fait que les lactobacilles subissent une lyophilisation avant le premier ensemencement de lait. 7. Procédé de fabrication d'un yaourt selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que le produit obtenu en lyophilisant les lactobacilles est mélangé avec du lait en poudre, le yaourt étant ultérieurement obtenu par adjonction d'eau et incubation entre 37 - 40 C. 8. Procédé selon-la revendication 6, caractérisé par le fait que lVon procède à la lyophilisation de la préculture et que l'on procède ensuite au conditionnement à l'abri de l'humidité du produit obtenu, le yaourt étant obtenu en ensemençant du liait à l'aide dudit produit. 9. Procédé selon la revendication 6,caractérisé par le fait que l'on procède à la lyophilisation de la préculture et que l'on mélange, à l'abri de l'humidité, le produit obtenu avec du lait en poudre, le yaourt étant ultérieurement obtenu par adjonction d'eau et incubation entre 37 et 400C. 10. Procédé selon l'une quelconque des revendications 6, 8 et 9, caractérisé par le fait que l'on effectue la préculture en ensemençant le lait à raison d'environ 10 litres d6 lait par litre de produit de lyophilisation des lactobacilles. 11. Procédé selon l'une quelconque des revendications 5, 6, 8, 9 et 10, caractérisé par le fait que le lait est ensemencé avec la préculture à raison d'environ 5 à 100/o de préculture oxr rapport au volume de lait. 12. Poudre d'ensemencement, caractérisée par le fait qu'elle est obtenue par le procédé selon l'une quelconque des revendications 6 et 8. 13. Poudre contenant du lait, caractérisée par le fait qu'elle est obtenue par le procédé selon l'une quelconque des revendications 7 et 8.