L'invention concerne une porte pare-feu à deux battants, dont les battants constitués par des tôles entourant un matériau isolant peuvent être commandés à l'aide d'organes de fermeture de telle façon que le battant fixe, susceptible d'être verrouillé au moins en trois endroits par rapport au châssis de porte à l'aide d'un verrou ressort , accouplé à une poignée pivotante, et par rapport au battant de la porte, est d'abord fermé , puis que le battant ouvrant est fermé. Par battant fixe on désigne le battant de la porte pare-feu, qui reste fermé en général par rapport au châssis de porte et n'est ouvert que dans le cas du passage d'objets de largeur supérieure, tandis que l'autre battant qui est normalement ouvert lorsque la porte ne comprend qu'un battant, est désigné sous le nom de battant ouvrant. Des portes pare-feu à deux battants de ce type sont connus.Les portes pare-feu connues de ce type présentent l'inconvénient consistant en ce qu'elles se déforment lors d'un incendie, et notamment à hauteur de la serrure, fixant les deux battants l'un contre l'autre, ladite déformation pouvant atteindre environ une valeur de 50 millimètres. Etant donné que les deux battants d'une telle porte sont soumis à une déformation, le danger de formation d'une fente au niveau du bord médian de la porte est sensiblement plus grand que ce n'est le cas en ce qui concerne le bord de fermeture et le châssis de la porte dans le cas d'une porte ne comportant qu'un battant.Pour cette raison, il se pose le problème d'une réalisation sans possibilité de déformation et d'un ancrage de la porte dans la position de fermeture dans le cas de portes pare-feu à deux battants, d'une façon sensiblement plus aigue que ce n'est le cas dans des formes de réalisation de telles portes à un battant. L'invention a pour but de créer des portes pare-feu à deux battants dans lesquelles la déformation desdits battants est réduite à un minimum. Ce problème est résolu conformément à l'invention dans le cas d'une porte à deux battants telle que décrite précédemment grâce au fait que les tôles entourant le matériau isolant sont constituees sous la forme connue en soi de revêtements en forme de coque et sont reliées par un cadre et que la partie de la face frontale du cadre , tournée à l'opposé des charnières, comporte deux parties planes parallèles à l'axe de pivotement, qui sont décalées l'une par rapport à l'autre en regard de leur écart par rapport audit axe et dont chacune est plus étroite que l'épaisseur du battant de porte respectif et qui sont disposées l'une par rapport à l'autre de façon à se recouvrir dans la partie centrale de la porte entre les côtés larges de ladite porte. La caractéristique de la porte conforme à l'invention, selon laquelle les tôles entourant le matériau isolant sont constituées sous la forme de revêtements en forme de coque et sont reliés par un cadre, est connue suivant le principe des portes à un battant. Les portes à un battant se différencient cependant, du point de vue des exigences formulées au sujet de leur déformation éventuelle, notablement des portes à deux battants conformes à l'invention comme cela a été expliqué au début. La disposition conforme à l'invention des parties planes situées dans la partie médiane de la porte a un effet particulièrement renforcateur dans les parties des battants de la porte, qui sont soumis de la façon la plus accusée à la déformation en cas d'incendie. La liaison en trois points entre les battants de la porte empêche la formation d'une fente permettant le passage du feu ou de quantités d'air plus importantes. Dans une forme de réalisation particulièrement appropriée de l'invention, les deux parties planes sont, dans leur zone de recouvrement, maintenues écartées l'une de l'autre de façon à former une sorte de boite qui est largement dénuée de voilement de déformation et de gauchissement. De préférence, les côtés larges des parties planes sont disposés perpendiculairement au plan des battants de la porte. Dans le cas de déplacements des battants de la porte perpendiculairement au plan desdits battants il n'en résulte de ce fait la formation d'aucune fente tant que le déplacement indiqué reste de l'ordre de grandeur de l'epais- seur des battants.Afin de réaliser un revêtement et un raidissement supplémentaires, on peut encore prévoir des couvre-joints, qui sont soudés sur les parties planes écartées au maximum des charnières associées, et réaliser ainsi un profil en T rigide. Les parties planes peuvent être réunies, dans la zone des faces frontales du cadre, éloignées de l'axe de rotation, par d'autres parties quelconques du cadre de façon à obtenir une forme de cadre souhaitee. On utilise de préférence pour cela une bande plate repliée en forme de U en deux endroits, dont la largeur occupe tout l'espace compris entre les revêtements et située de part et d'autre du battant de la porte. Les extrémités libres de cette bande plate en forme de U sont adaptées au contour extérieur des parties planes décalées par rapport à l'autre dans le plan de la porte. Les pattes des charnières, situées sur le côté des battants de la porte, sont fixées perpendiculairement au plan desdits battants sur la face frontale du cadre, située du côté des charnières.Il est surtout indiqué de souder les pattes des charnières, situées sur le côté des battants de la porte, bord à bord sur les côtés étroits du cadre. La constitution des battants de la porte avec des éléments de revêtement en forme de coque permet de réaliser le matériau isolant de préférence sous forme de plaques et de le fixer contre les faces internes des éléments de revêtement, de préférence par collage. On peut alors avantageusement rendre libre au moins une cavité entre plusieurs plaques de matériau isolant de ce type disposées parallèlement les unes aux autres. Dans les portes pare-feu à un battant, la porte était déjà fixée par ancrage aussi bien sur le châssis de porte supérieur et horizontal que du côté du sol à l'aide de fermetures à verrou glissant : un tel mode de fixation est cependant une cause de ralentissement par actionnement manuel de ladite fermeture à verrou glissant et ne permet pas d'assurer qu'une porte, amenée dans sa position de fermeture à l'aide d'un ferme-porte automatique, est effectivement verrouillée. C'est pourquoi on a prévu dans le cas de la porte pare-feu conforme à l'invention des fermetures par verrou à ressort, qui réalisent un encliquetage dans la position de fermeture non seulement - comme cela est connu dans le cas des portes à deux battants - sur le châssis de porte supérieur horizontal, mais également par rapport au sol. Il est avantageux de disposer coaxialement l'une par rapport à l'autre les fermetures à verrou à ressort à pression vers le bas et vers le haut respectivement.Les deux fermetures peuvent être actionnées alors à l'aide d'une poignée et s'appuient l'une contre l'autre par l'intermédiaire d'un ressort agissant sur les deux fermetures considérées. A titre d'exemple, on a décrit ci-dessous et illustré schématiquement aux dessins annexés une forme de réalisation des dispositifs conformes à l'invention la figure 1 représente une vue de face d'une porte pare-feu à deux battants conforme à l'invention; la figure 2 est une coupe horizontale suivant la ligne II-II de la figure 1. La figure 3 montre une coupe partielle horizontale réalisée à travers les points de fixation d'une charnière; montée conformément à l'invention et qui est fixée par des vis ou des boulons sur le cadre et sur le châssis de la porte. La figure 4 est une coupe suivant la ligne IV-IV de la figure 1. La figure 5 est une coupe verticale suivant la ligne V-V de la figure 1. La figure 6 est une vue en perspective d'un cadre réalisé conformément à l'invention; La figure 7 est une coupe horizontale d'un battant de la porte au niveau de la charnière soudée sur son cadre. La porte pare-feu représentée sur les dessins est constituée par un battant fixe 1 et par un battant ouvrant 2. Chacun de ces deux battants est fixé à l'aide de trois charnières 3 ou 4 sur le chassis 5 de la porte, qui est lui-même fixé rigidement à l'aide d'ancrages 6 ou 7 ménagés dans le mur 8. La fixation du battant fixe 1 par rapport au châssis 5 ou par rapport au sol 9 s'effectue à l'aide d'un verrou à ressort 11 supérieur, susceptible d'être commandé de façon connue à l'aide d'une poignée pivotante 10 et qui engrène dans une ouverture 12 du châssis 5, lorsque le battant fixe 1 est dans la position fermée. Une barre de verrouillage fixée au verrou à ressort 11 est guidée dans un organe de fermeture 14 et est soumise par l'intermédiaire d'un organe de butée 15 à l'influence d'un ressort à boudin 16 qui s'appuie dans un organe de guidage 17, guidé luimême comme le verrou à ressort et l'organe de fermeture dans un tube guide 18 qui est fixé sur le battant de la porte.L'organe de guidage 17 peut être décalé au moyen de la poignée pivotante 10 et par l'intermédiaire d'un ergot 19 suivant l'axe de la barre de verrouillage 13 afin de faire sortir le verrou à ressort 11 de l'ouverture 12 du châssis 5 de la porte lorsque le battant fixe doit être ouvert. Une tige 20 de section ronde relie en fonctionnement l'organe de guidage 17 et un second organe de guidage 21 qui est également accouplé à la poignée pivotante 10 par l'intermédiaire d'un second ergot 22. Entre les deux organes de guidage 17 et 21 est disposé un ressort à boudin 23 qui écarte par pression lesdits organes. Un second verrou à ressort 24 est relié à une barre de verrouillage 25 elle-même réunie à un organe de butée 27 tout en étant guidée par un organe de fermeture 26 ledit organe de butée 27 étant soumis à l'action d'un ressort à boudin 28.Par conséquent, si on fait pivoter vers le bas la poignée pivotante 10 à partir de sa position représentée en figure 5, les deux verrous àressort 11 et 24 sont déplacés l'un vers l'autre de telle manière que le battant fixe peut être ouvert. Le verrou à ressort 24 s'engage dans une ouverture 29 d'un organe de verrouillage 30 (voir figure 4) lorsque le battant fixe est dans sa position fermée. L'organe de verrouillage 30 est fixé sur une équerre de liaison 31 inférieure. La figure 6 montre un cadre réalisé conformément à l'invention et désigné par la référence 32, qui est constitué par un fer plat 35 coudé aux endroits désignés par les références 33 et 34 et par deux fer plats 36 et 37. Les extrémités libres du fer plat 35 sont respectivement munies d'une entaille 40 ou 41 qui sont toutes les deux disposées du même côté de l'ensemble. Les deux fer plats 36 et 37 sont soudés bout à bout entre les extrémités libres 38 et 39 du fer plat 35 de telle manière que certaines des surfaces des bords des entailles 40 et 41 ainsi qu'une surface du coté large du fer plat 36 sont situées dans un plan vertical tandis que l'une des surfaces du côté large du fer plat 37 est située dans le même plan que les surfaces frontales externes 42 et 43 des deux extrémités libres 38 et 39 du fer plat 35. Deux revêtements 44 et 45 sont tout d'abord réunis sur leur face interne avec au moins une plaque 46 ou 47 en matériau isolant par collage tandis que des pièces d'écartement 48 sont fixées sur l'une des plaques en matériau isolant, les deux revêtements sont alors montés sur le cadre des deux battants 1 et 2 de la porte et sont réunis rigidement avec le cadre correspondant 32. Les revêtements peuvent être soudés sur le cadre , rivés, vissés ou soudés sur ce dernier. Les couvre-joints 49 et 50 associés au battant fixe 1 et au battant ouvrant 2 sont soudés bord à bord sur les fers plats 37 des deux cadres identiques 32 de manière à former avec ceux-ci un profil en forme de T (figure 2). Dans le battant ouvrant 2 est prévue une serrure 51 dont le loquet et. le pène 52 pénètre dans une ouverture du fer plat 37 du cadre du battant fixe 1 lorsque la porte pare-feu est fermée. Au battant fixe 1 est associé un ferme-porte automatique 53 et au battant ouvrant 2 est associé un ferme-porte automatique 54 et les deux battants de la porte sont soumis à l'action d'un régulateur de fermeture 55 qui a pour rôle de veiller à ce que le battant fixe soit d'abord fermé, puis que le battant ouvrant soit fermé. A la serrure 51 sont associées des barres de verrouillage 56 et 57 qui permettent le déplacement de loquets 58 et 59 qui relient le battant ouvrant, lorsque celui-ci est fermé, au battant fixe en assurant ainsi le verrouillage. Comme cela ressort des figures 2, 3 et 7, les pattes des charnières 3 et 4 associées aux battants 1 et 2 de la porte sont disposées de façon particulière. La figure 3 montre que les deux pattes 60 et 61 des charnières, lorsque le battant de la porte associé est fermé, sont parallèles entre elles et perpendiculaires au plan du battant et sont fixées par des vis 62 et 63 sur le cadre ou sur le châssis 5. Lesdites pattes des charnières peuvent être également soudées sur ces éléments au moyen d'un procédé de soudure avec pénétration comme cela est représenté en figure 2. Les points de soudure sont désignés par la référence 64. Une autre solution est celle de la figure 7. L'une des pattes 65 des char nières est raccourcie et est soudée en 66 sur le cadre 32 du battant de la porte. Le revêtement 45 est muni d'une fente 67 en cet endroit. L'autre patte 68 de la charnière est vissée ou soudée sur le châssis 5 de la porte. REVENDICATIONS I - Porte pare-feu à deux battants, dont les battants constitués par des tôles entourant un matériau isolant peuvent être commandés à l'aide d'organes de fermeture de telle façon que le battant fixe, susceptible d'être verrouillé au moins en trois endroits par rapport au châssis de porte à l'aide d'un verrou a ressort, accouplé à une poignée pivotante, et par rapport au battant de la porte, est d'abord fermé, puis le battant ouvrant est fermé, caractérisée par le fait que les tôles entourant le matériau isolant sont constituées sous la forme connue en soi de revêtements en forme de coque et sont reliées par un cadre et que la partie de la face frontale du cadre, tournée à l'opposé des charnières, comporte deux parties planes parallèles à l'axe de pivotement, qui sont décalées l'une par rapport à l'autre en regard de leur écart par rapport audit axe et dont chacune est plus étroite que l'épaisseur du battant de porte respectif et qui sont disposées l'une par rapport à l'autre de façon à se recouvrir dans la partie centrale de la porte entre les côtés larges de ladite porte. 2 - Porte pare-feu suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que lesdites parties planes sont écartées l'une par rapport à l'autre dans la zone où elles se recouvrent. 3 - Porte pare-feu suivant l'une des revendications 1 ou 2, caractérisée par le fait que les côtés larges des parties planes sont dans des plans perpendiculaires au plan des battants de la porte. 4 - Porte pare-feu suivant l'une des revendications 1, 2 ou 3, caractérisée par le fait que la partie restante du cadre est constituée par une bande plane repliée en forme de U en deux endroits et dont la largeur est approximativement égale à l'épaisseur des battants de la porte et dont les extrémités libres du contour extérieur de la section transversale de la partie des faces frontales, constituée par les deux dites parties planes, sont munies respectivement d'entailles. 5 - Porte pare-feu suivant l'une des revendications 1 , 2 3 ou 4, caractérisée par le fait que les pattes des charnières, situées sur le côté des battants de la porte, sont fixées de façon connue en soi perpendiculairement au plan des battants et sur la face frontale du cadre, située du côté des charnières. 6 - Porte pare-feu suivant l'une des revendications 1, 2,3 ou 4, caractérisée par le fait que les pattes des charnières, situées sur le côté des battants de la porte, sont soudés bout à bout sur l'un des côtés étroit du cadre. 7 - Porte pare-feu suivant l'une des revendications 1, 2, 3, 4, 5 ou 6, comportant des couvre-joints disposés dans la zone du bord médian des battants de la porte, caractérisée par le fait que les couvre-joints sont soudés sur les côtés étroits des parties planes qui sont respectivement les plus éloignées de l'axe de rotation du battant de porte associé. 8 - Porte pare-feu suivant l'une des revendications 1, 2, 3, 4, 5 , 6 ou 7, caractérisée par le fait que les matériaux isolants, qui sont entourés par les revêtements, sont constitués de façon connue en soi sous la forme de plaques et sont collées sur les faces internes desdits revêtements. 9 - Porte pare-feu suivant la revendication 8, caractérisée par le fait qu'au moins une cavité est ménagée de façon connue en soi entre plusieurs plaques de matériau isolant disposées parallèlement les unes aux autres. 10 - Porte pare-feu, suivant l'une des revendications 1, 2, 3, 4, 5,6, 7, 8 ou 9, caractérisée par le fait que le battant fixe peut être fixé sur le châssis horizontal de la porte ainsi que par rapport au sol à l'aide d'un verrou à ressort. 11 - Porte pare-feu, suivant la revendication 10, caractérisé par le fait que le verrou à ressort fixant le battant ouvrant par rapport au sol est disposé coaxialement au verrou à ressort fixant le battant fixe sur le châssis horizontal supérieur de la porte.