Le présent brevet se rapporte à des tiges de soutènement des galeries souterraines. On connaît des tiges de soutènement, généralement réalisées à partir de barres crénelées à nervures de longueurs varia- bles, scellées dans le toit ou les parois des galeries et qui comportent souvent, à l'extremite libre qui dépasse la paroi, un filetage avec un écrou pour tenir des plaquettes de soutènement ou du grillage. La pose de ces tiges connues s'effectue généralement dans un trou au fond duquel on a mis préalablement le produit - (résine synthétique ou autre) devant sceller la tige au terrain, la pose se faisant à l'aide d'une machine par rotation rapide et enfoncement de la tige. Pour le faire, on a eu recours à divers artifices, par exemple utilisation de tiges à carré ou hexagone d'entraînement à l'extrémité, adjonction d'un deuxième écrou venant se bloquer Contre le premier, ou encore vissage de la tige dans une douille filetée borgne qui est elle-meme montée sur l'appareil de pose. Une fois ltopération de pose terminée et la tige scellée au fond de son trouez on enlève les accessoires qui ont servi à l'entraînement de la tige et, avec une clé à tube, on vient-serrer l'écrou jusqu'à ce qu'il applique la plaquette ou le grillage contre la paroi. La présente invention a pour objet des tiges de fixation en acier,lisses ou crénelées à nervures,qui permettent une simplification des opérations de pcse. Une telle tige de fixation est essentiellement caracté- risée par le fait qu'elle est rendue solidaire en rctation, pendans la durée de son scellement, de son écrou de fixation, cet écrou étant libéré pour le vissage et le serrage après la prise de la tige dans le scellement, la pose complète de la tige se faisant en une seule opération avec un seul~ appareil. D'autres caractéristiques de l'invention ressortiront de la-descripticn faite ci-après de~trois todes de realisation d'une tige de soutènement, donnés à titre d'exemple en référence au dessin annexé, dans lequel - la figure 1 représente un toit de galerie souterraine avec des tiges de soutènement scellées - la figure 2 montre l'extremite filetée d'une tige crénelée assemblée avec un écrou fixée par une goupille passant dans une rainure ; - la figure 3 est une vue en bout de la tige de la figure 1 ; - la figure 4 montre la même extrémité de tige avec un autre mode de fixation de écrou par une goupille ; - la figure 5 est une vue en bout de la tige de la figure 4 ;; - la figure 6 montre I'extrémité filetée d'une tige présentant des renflements d'arrêt pour écrou - la figure 7 est une vue en bout de la tige de la figure 6. En se reportant à la figure 1, on voit un toit de galerie dans lequel sont fixées des tiges de soutènement 1 ayant à une extrémité un écrou de serrage 2. Chaque tige est scellée dans un trou 4 effectué dans la roche du toit et rempli préalablement de résine synthétique de scellement 5. Après la prise de la résine de scellement, l'écrou 2 serre contre la paroi soit un grillage de protection 6, soit une plaque de soutènement 7. Aux figures 2 et 3, on voit un premier mode de réalisation d'une tige de soutènement. Une tige d'acier la qui peut être crénelée et à nervures ou lisse, présente à son extrémité libre une partie filetée 8 sur laquelle se visse un écrou 2a qui présente sur une face une rainure radiale 10 dans laquelle est engagée une goupille 9 qui pénètre dans un trou radial de la tige, rendant ainsi l'écrou solidaire de la tige. Pour fixer la tige la dans son trou de scellement on utilise un appareil de pose qui n'a qu'un seul sens de rotation à droite qui entraîne la tige en rotation par une clé à tube engagée sur l'écrou 2a. Une fois arrivée en fond de trou, la tige est freinée dans son mouvement de rotation, par exemple par le durcissement du produit de scellement. Le couple de rotation est alors augmenté et la goupille se cisaille, tandis que l'écrou libéré, continue à tourner et se visse. Ainsi, la tige de soutènement est posée en une seule opération, avec un seul appareil de pose. Suivant le diamètre de la goupille, les caractéristiques mécaniques de son acier et le mode de montage, il faudra exercer un couple- plus ou moins important pour cisailler la goupille 9 (avec des machines de forte puissance, on peut mettre des goupilles de gros diamètre). Un autre avantage de la présente invention est que l'extrémité filetée de la tige est libre pour un emploi ultérieur, par exemple la pose d'un deuxième écrou qui permettra de suspendre quelque chose à la tige. En tout état de cause, le fait de pouvoir utiliser cette partie filetée libre restante est appréciable. En variante, suivant les figures 4, 5, l'écrou 2b présente un trou 11 percé dans le centre d'une. de ses faces latérales, la goupille 9 s'enfonçant à travers ce trou dans celui radial de la tige lb. Cette tige est également utilisée avec les appareils de pose n'ayant qu'un seul sens de rotation à droite. Pour les appareils de pose ayant deux sens de rotation, on utilise une tige lc à écrou normal 2c non percé des figures 6, 7, la tige présentant près de l'extrémité de sa partie filetée 8 des renflements 12 effectués sur le filetage (pincettes dans le métal). Lorsqu'on pose la tige lc dans son trou de scellement, on fait tourner l'écrou 2c avec une clé à tube en dévissant. Lorsque l'écrou vient s'appuyer sur les renflements 12, la tige se met à tourner et est poussée en même temps dans le trou. Une fois mise en place, le scellement immobilise la tige lors de sa prise ; le sens de rotation est alors inversé et l'é- crou se visse. De cette façon également, la tige est fixée et écrou serré avec le meme appareil. La forme ovale des pincettes 12 permet d'avoir, pour le déblocage de l'écrou 2c, un couple inférieur ou tout au plus égal à celui du blocage. Par exemple, lorsquten dévissant l'écrou quand celui-ci est venu s'appuyer sur les pincettes, on a exercé un couple de 15 mkg, il faudra moins de 15 mkg pour débloquer cet écrou. REVENDICATIONS 1. Tige de soutènement des galeries souterraines, réa lisée à partir d'une barre d'acier lisse ou crénelée à nervures et ayant à son extrémité libre une partie filetée avec un écrou, l'autre extrémité étant scellée, caractérisée par le fait qu'elle est rendue solidaire en rotation, pendant la durée de son scelle ment, de son écroule fixation (2a, 2b, 2c), cet écrou étant 1i- béré pour le serrage après la prise de la tige (la-, lb, lc) dans son scellement, la pose complète de la tige se faisant en une seule opération avec un seul appareil. 2 Tige de soutènement selon la revendication 1, carac térisée par le fait que l'écrou (2a) présente sur l'une de ses faces une rainure (10) et la tige un trou radial près de son extrémité libre, une goupille (9) étant engagée par la rainure dans le trou de la tige pour être cisaillée par la rotation de l'écrou (2a) après la prise delta tige dans son scellement. 3. Tige de scellement suivant la revendication 1, carac térisée par le fait que l'écrou (2b) présente sur l'un de ses côtés un trou (11) correspondant à un trou radial de la tige, près de son extrémité libre, une goupille (9) étant engagée par ledit trou (11) dans le trou de la tige pour être cisaillée par la rotation de l'écrou (2b) apres la prise de la tige dans son scellement. 4. Tige de scellement suivant la revendication 1, carac térisée par le fait que des renflements (12) sont prévus sur la partie filetée (8) de la tige (le) près de son extrémité libre pour permettre d'y immobiliser l'écrou (2c) lors de son desser rage et d'entraîner la tige en rotation pour son scellement.