L'invention est relative à un appareil de curiethérapie destiné au traitement des cancers gynécologiques, vagin, col et corps de l'utérus. Cette curiethérapie, en fonction de la localisation du cancer, nécessite l'irradiation par une série de sources de substance radioactive, jusqu'à pré sent du Radium sources de faible puissance, en général appliquées simultanément à la patiente pendant une durée de cinq à dix jours. Or, la pénétration du rayonnement gamma du radium est telle qu'il repré sente un danger, non seulement pour le personnel qui prépare les applicateurs mais pour l'opérateur qui les met en place et aussi pour les infirmières qui, à longueur d'année, approchent les malades Les impératifs de protection se sont aggravés d'année en année et actuellement, les normes de protection conduisent à éliminer le radium comme source de curiéthérapie Des appareils existent, qui utilisent des applicateurs à chargement différé qui sont mis en place en dehors de toute substance radioactive Un dispositif automatique situé au pied du lit du malade, introduit après le départ de l'infirmière, par une commande extérieure, la substance radioactive artificielle émétrice de rayonnements gamma de plus faible pénétration comme leCesium 137 qui émet un rayonnement de 0, 662 Mev. c'est à dire d'énergie environ moitié moindre que celle du rayonnement gamma du radium Malgré cette énergie réduite, il est indispensable d'intercepter le rayonnement gamma qui traverse la malade par des écrans de plomb de plusieurs centimètres d'épaisseur, et d'augmenter les épaisseurs de béton des murs des chambres oùeSe se trouve hospitalisé. La présente invention remédie a ces inconvénients par utilisation d'une source unique deCobalt 60, de radioactivité 200 à 500 fois supérieure à celle des sources utilisées en curiéthérapie courante par le radium. Les avantages de cette solution sur celle des applicateurs à sources mul tiples de Cesium sont que :1) la source est unique, au lieu de cinq à dix pour le Césium;,) il en résulte une simplification de l'appareil automatique destiné à envoyer la source dans l'applicateur; 3) cet appareil de projection de la sour ce est unique, et sert pour tous les malades qui peuvent être traités dans la même période de temps au nombre de 10 à 15 grâce au même appareil et à la même source ; 4) les applications se font dans un bunker parfaitement protégé au point de vue irradiation du personnel médical et infirmier,5)il en résulte la suppression de toute protection dans les chambres d'hospitalisation En position de repos, le source se trouve au centre d'un containe@ @@@@@ - très fortement protégé par de fortes épaisseurs de plomb, ce qui permet aux médecins et au personnel infirmier d'approcher la patiente sur laquelle @@@@@ plicateur a été posé ordinairement en salle d'opération, éventuellement sous anesthésie. L'appareil, selon l'invention, comporte donc un container blindé, relié à des applicateurs de diverses formes par un conduit souple qui permet le cheminement de la source depuis le container jusqu'en des points pré-sélectionnés de l'applicateur. La topographie des points d'irradiation a été très largement guidée par une expérience de curiéthérapie par le radium qui utilisait ces mêmes applicateurs à peine modifiés. Cette circonstance écarte en majeure partie les notions de danger qu'on pourrait redouter de la part de sources aussi puissantes utilisées pour la première fois dans des conditions plus ou moins expérimentales. L'appareil selon l'invention est caractérisé par le fait qu'il comprend un applicateur constitué au moins par un tube, une source * ctlvert un container relié à l'applicateur par un conduit, et des moyens pour déplacer la source dans le conduit frire le container et l'extrémité du tube de l'applicateur. L'invention sera bien comprise en se référant à d'un mode d'exécution non limitatif de l'appareil illustré par les dessins annexés sur lesquels, la figure 1 est une vue schématique de l'ensemble de l'appareil selon l'invention ; les figures 2 à 4 sont des vues des différents applicateurs utilisés selon les zones à irradier. La figure 1 montre l'appareil de curiéthérapie des cancer g#nrrcoiôgi ques en position de repos. La source radioactive 1 est placée au centre d'un container blindé 2. Elle est constituée par deux sphérules de colbat 60 représentant en tout une activité comprise entre 5 et 10 curies, sphérules logées à l'in- térieur d'une capsule d'acier inoxydable, d'un type industriel, livrée par le C.E.A. (Commissariat à l'Energie Atomique). Le container est traversé par un tube de métal tel que le laiton, en r-jrstne d'S destiné à absorber les radiations à l'intérieur du container. Ce tube en S est relié à sa sortie (3) par un premier conduit 4 disposé en aval et constitué par un exemple d'une gaine de téflon présentant à chacune åS ses extrémités un raccord à douille (5 et 6). A son autre extrémité, le conduit en S 7, est relié à un conduit 8 qui traverse la paroi du bunker. Ce conduit 8 est constitué par 2 branches sensiblement verticales 11 et 12 présentant sur une partie de leur trajet une fente continue 13, aménagée selon une génératrice.La source 1 est reliée à un organe de liaison 14 qui peut être par exemple une chaise à maillons, laquelle occupe dans la position de repos de la source toute la branche 11 du conduit 8 jusqu a son extrémité inférieure 16. A l'extrémité correspondante de la chaîne est disposé un ergot 19 faisant saillie à l'extérieur du conduit 8 par la fente 13. Sur le bâti 20 sont fixés par l'intermédiaire d'une plaquette support 21 une série de contacteurs 22, disposés verticalement, tels que A, B, C, E. La plaquette 21 peut être déplacée verticalement par rapport au bâti 20 au moyen d'un écrou de fixation 23 se déplaçant dans une lumière 24. On voit ainsi que, lorsque le moteur 18 est mis en marche, le pignon 17 engrène la chaîne 14 jusqu'à ce que l'ergot 19, par action sur un contacteur 22, arrête le moteur 18. Le déplacement de la chaîne 14 et du tube 15 qui en est solidaire aura ainsi provoqué le déplacement de la source 1 depuis le container 2 jusqu'à l'applicateur 25. L'organe de Maison 14, qui glisse avec le minimum de jeu dans le conduit 8, et la souplesse du tube 15 permettront de posi tionner la source 1 à l'extrémité 26 de l'applicateur. Suivant le contacteurA, B, C ou E qui aura été commandé par l'ergot 19, la source 1 s'arrête dans une position prédéterminée à l'extrémité 26 de l'applicateur, La mobilité verticale de la plaquette 21 permet également de pré-régler la position de la source.En cours de séance d'irradiation, la source pourra être déplacée dans l'applicateur qui reste installé sur la patiente. En fin de séance, le moteur 18 est remis en marche pour ramener la source 1 dans le container. Son arrêt sera provoqué, dans une position correcte, par l'ergot 19 actionnant le contacteur de fin de course 27. Les applicateurs 25 pouvant être utilisés sont schématisés aux figures 2 à 4. Us sont en laiton de lmm d'épaisseur et de 8mm de diamètre intérieur. Trois types différents vont être décrits suivant les zones àirradier - mandrin vaginal à source axiale pour l'irradiation du col utérin (figure 2). La source est placée au centre du vagin, à l'intérieur d'une cupule de plomb en forme de "U" renversé 28, les deux branches de 1'U sont constituées par des épaisseurs variables de plomb, suivant les dimensions du vagin. Elles sont ordinairement pour la lèvre postérieure 29 de 12 à 15 mm d'épaisseur, 10 mm pour la Mièvre antérieure 30, de telle sorte que le rectum et la vessie sont très largement protégés en comparaison des zones qui reçoivent une pleine irradiation Pour ce mandrin, la seule position de la source utilisée est l'extrémité du tube de l'applicateur. - l'irradiation de la région isthmique est réalisée au moyen d'un tube à peine incurvé en 31 (figure 3). - l'irradiation des cornes utérines dans le cancer du corps est réalisée au moyen d'un applicateur très nettement incurvé (figure 4) à son extrémité 32, qui sera introduit pour certaines séances dans la corne droite, pour d'autres dans la corne gauche. On sait que dans 17irradiation du cancer du col, on fait systématiquement l'irradiation vaginale, et d'autre part, une irradiation isthmique, Dans l'irradiation du cancer du corps, on fait systématiquement outre l'irradiation des cornes et de l'isthme, une irsadiation vaginale d'intensité d'ailleurs un peu moindre. Pour la commodité de l'irradiation, la longueur des tubes-guides a été standardisée, que les applicateurs soient constitués par la sonde isthmique ou la sonde pour les cornes utérines ou par le mandrin à source axiale. Pour la sonde rectiligne ou pour la sonde incurvée, on place la source d'abord à l'extrémité de l'applicateur puis ensuite dans des positions en retrait l'une par rapport à l'autre, de 20 mm environ. Par un montage électrique convenable, on s'arrange de façon que la source s'arrête en position A ou en position B ou C ou D ou E. Comme les temps de séjour en ces différentes positions sont assez courts, de l'ordre de 2 à 4 minutes, les contacteurs sont mus par un programmateur à bandes perforées qui permet d'établir une série de programmes, étant bien entendu que dans un cancer du col par exemple, la source devra être placée pendant un temps 8défini au niveau du mandrin, dans une position invariable, et dans un nombre limité trois positions par exemple, au niveau de la sonde isthmique. De même, pour l'irradiation du corps utérin, si on a place la sonde courbe dans une des cornes, on sera amené, dans la séance suivante, à la placer dans l'autre corne, et dans une autre séance encore, dans un mandrin vaginal, de telle sorte que dans l'ensemble, l'irradiation soit équivalente à une série de 4, 6 ou 8 sources utérines et à une source vaginale. Pour l'utilisation, on installe l'applicateur sur la patiente, et on le maintient comme pour les irradiation par le radium au moyen du dispositif de contention à support pubien. La malade étant amenée à l'intérieur du bunker, on adapte l'extrémité de la gaine plastique à Xlajutage correspondant de l'applicateur. Il reste à manoeuvrer la source de l'extérieur du bunker, soit par l'inter médiaire du programmateur, soit directement. Commes les applications en chaque point sont toujours de très courte durée, l'arrêt de la source en un point défini enclenche une minuterie qui coupe automatiquement le courant au bout de trois ou quatre minutes, et rame ne la source à l'intérieur du container, moyen de sécurité supplémentaire en cas de défaillance ou de distraction de l'opérateur. Un dispositif permet de ramener la source dans le container à la main, en cas de panne de courant électrique survenant au cours d'une exposition. REVENDICATIONS 1) Appareil destiné à la curiethérapie du cancer du col ou du corps de l'utérus, caractérisé par le fait qu'il comprend un applicateur constitué au moins par un tube, une source radio-active, un bunker relié à l'applicateur par un conduit, et des moyens pour déplacer la source dans le conduit entre le bunker et l'extrémité du tube de l'applicateur. 2) Appareil de curiethérapie selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les dits moyens sont susceptibles de placer automatiquement la source en plusieurs positions présélectionnées à l'intérieur du tube. 3) Appareil destiné à la curiethérapie selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'il comprend un premier conduit disposé en aval du bunker relié à l'applicateur, un deuxième conduit disposé en amont du bunker, un organe de liaison relié à un dispositif d'entraihe- ment et portant la source à une de ses extrémités, le dit dispositif d'entraShe- ment étant susceptible de déplacer l'organe de liaison du premier au de,t:#ièrnr conduit et par là de disposer la source dans l'applicateur. 4) Appareil de curiethérapie selon la revendication 3, caractérisé par le est fait que la source reliée à l'organe de liaison par un tube vecteur en matière souple. 5) Appareil destiné à la curiethérapie selon la revendication 3, caractérisé par le fait que l'organe de liaison présente des moyens pour commander le dispositif d'entraînement afin d'amener la source dans l'applicateur ou dans le bunker en une position présélectionnée. 6) Appareil de curiethérapie selon la revendication 5, caractérisé par le fait que ses moyens sont constitués par des contacteurs mobiles par rapport au deuxième conduit et éventuellement programmé. 7) Appareil de curiethérapie selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que l'organe de liaison actionne un contacteur de fin de course arrêtant le dispositif d'entraînement quand la source se trouve dans le bunker. 8) Appareil de curiethérapie selon l'une quelcnnque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la source est du Cobalt 60 d'une puissance de l'ordre de dix curies. 9) Appareil de curiethérapie selon la revendication 3, caractérisé en ce que le premier et le deuxième conduits sont reliés en E; à l'intérieur du bunker. 10) Appareil de curiethérapie selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il comprend un applicateur incurvé à son extrémité qui présente éventuellement une cupule de plomb en forme de -U renversé, les deux branches de 1'U étant constituées par des épaisseurs variables de matière