La présente invention concerne les barrages flottants utilisés pour la protection des sites menacés par le passage ou la proximité d'installations polluantes ou pouvant le devenir (par exemple barrages fixes pour entrées de ports, de darces, de rivières), ainsi que pour l'intervention qui consiste à circonscrire, dès leur détection, des nappes d'hydrocarbures enflammées ou non, afin deen empêcher l'extension et d'en faciliter la résorption (par exemple par pompage ou par combustion). On a déjà proposé divers dispositifs de barrages de ce genre et l'on peut citer notamment le système du brevet français BELIN No. 1.249.315 du 10 novembre 1959 qui décrit une digue flottante légère destinée à cir- conscrire et à capter les nappes d'hydrocarbures ou de produits indésirables analogues dans les ports, comportant une succession ininterrompue d'éléments fabriqués en matière souple, mis bout à bout pour former une jupe ou ruban destiné à constituer, dans l'eau, une paroi verticale continue s'étendant sur une une certaine hauteur de part et d'autre de la surface de ltean. Comme il est désirable de conférer à un tel barrage des propriétés de résistance à la chaleur compte tenu du caractère inflammable des hydrocarbures, afin de pouvoir lui faire jouer un rtle de pare-feu, le certificat d'addition No. 77.350 du 15 mars 1960, rattaché au jazz brevet français sus-mentionné, préconise l'utilisation, pour la confection du ruban formant la jupe du barrage, d'un feuillard en acier inoxydable propre à résister à la corrosion par l'eau de mer. Or on a pu constater, à l'usage en mer agitée, qu'un tel feuillard devenait rapidement le siège de fissures qu'on a attribué à la fatigue du métal soumis aux efforts alternés dus à la houle du milieu marin et qui à la longue rendaient le barrage impropre au rtle qu'il était censé jouer. Le but de la présente invention est de surmon- ter cet inconvénient par la réalisation d'un compromis sa tisfaisant entre la résistance chimique à la corrosion par l'eau de mer et la résistance mécanique aux contraintes alternées exercées par la houle. Conformément à la présente invention, on utilise pour la jupe du barrage un feuillard d'acier inoxydable caractérisé en ce qu'il a été préalablement fortement écroui par réduction d'épaisseur du métal à froid par laminage mécanique, accroissant ainsi la limite dtélas- ticité et la résistance à la rupture. On a pu obtenir de la sorte une bande d'acier inoxydable ayant une charge de rupture supérieure à 50 tonnes. Des jupes particulièrement satisfaisantes ont été réalisées avec des tales ainsi fortement écrouies de 80 centimètres de large maintenues perpendiculairement dans liteau avec 35 centimètres de franc-bord et 45 centimètres d'immersion, grâce à des flotteurs également en acier inoxydable espacés tous les 1, 518 mètres, donnant un poids de barrage de 10 kilogrammes par mètre, flotteurs compris. De telles jupes se sont avérées avoir une excellente tenue par houle de 60 centimètres d'amplitude et de 4 mètres de longueur d'onde, leur tenue restant encore très satisfaisante pour une amplitude supérieure à 2 mètres avec une longueur dinde de 10 mètres et aussi pour uneasplstude de 40 centimètres avec une longueur sonde de 2 mètres, ce qui correspond au passage d'une vedette de fort déplacement à proximité du barrage. Les aciers utilisés pour la fabrication de la jupe de barrage, objet de la présente invention, sont des aciers austénitiques à 0,10 de carbone, 18 de chrome, 7,5 de nickel, ayant un poids-spécifique de 7,9 kg/dm3 et-un point de fusion de 1450oC. REVENDICATIONS 1. Perfectionnement aux barrages flottants destinés à s'opposer à la progression ou à la diffusion de nappes polluantes ou enflammées et présentant une jupe ou ruban vertical constitué dtun feuillard d'acier inoxydable maintenu par des flotteurs de façon à s étendre sur une certaine hauteur de part et d'autre de la surface de l'eau, caractérisé en ce que ledit feuillard d'acier inoxydable est préalablement fortement écroui par réduction d'épaisseur du métal à froid par laminage mécanique, accroissant ainsi sa limite d'élasticité et sa résistance à la rupture. 2, Perfectionnement selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit feuillard est en/acier austénitique à 0,10 de carbone, 18 de chrome, 7,5 de nickel, ayant un poids spécifique de 7,9 kg/dm3 et un point de fusion de 1450 C.