La présente invention se rapporte aux mémoires magnétiques destinées à 11 emmagasinage de données numériques. Elle concerne plus particulièrement les mémoires à lecture non-destructive, dont les moyens d'accès sont agencés en lignes et en colonnes. les mémoires à tores magnétiques sont largement utilisées, lorsqu'il s'agit d'em- magasiner l'information binaire. Cependant, comme l'information se présente généralement sous la forme décimale, ce genre de mémoire nécessite l'emploi d'un convertisseur décimal-binaire au cours de la phase d'inscription ; un convertisseur binaire-décimal est également nécessaire au cours de la phase de lecture.La complexité d'un calculateur basé sur l'emploi de mémoires à tores magnétiques est donc tributaire du fait que le tore, situé au croisement d'une ligne et d'une colonne, ne peut servir qu'au stockage d'un seul bit d'information. Ceci explique qu'un calculateur relativement simple doit nécssssairement comporter un nombre élevé de tores et des moyens de lecture importants. A ces inconvénients, il faut ajouter le coût de fabrication élevé des mémoires à tores et la consommation d'éner gie app s ciable qu'occasionne la lecture de l'information emmagasinée. Pour pallier ces inconvénients, l'invention propose une mémoire à bulles magnétiques comportant un ensemble de boucles circulantes agencées en lignes et en colonnes ; la lecture non-destructive des bits d'information circulant dans chaque boucle est assurée par l'adressage matriciel d'un organe détecteur à bulle magnétique comprenant un transducteur magnéto-électrique. Cette mémoire possède un nombre quelconque de lignes et de colonnes et chaque boucle circulante peut stocker un grand nombre de bits d'information ; elle est donc appropriée au traitement direct de l'information numérique sous la forme décimale. L'invention a pour objet une mémoire à bulles magnétiques à accès matriciel comprenant une couche mince de matériau magnétique, des moyens de polarisation assurant la création de bulles magnétiques dans ladite couche, des moyens de déplacement pas à pas desdites bulles suivant au moins un chemin de cirulation contenu dans le plan de ladite couche et des moyens de détection du passage desdites bulles en un point dudit chemin ; ladite mémoire est caractérisée en ce que lesdits moyens de détection comprennent : des moyens assurant le positionnement alterné d'une bulle magnétique de lecture en deux points de ladite couche situés respectivement en deçà et au delà de la zone d'influence des bulles magnétiques circulant sur ledit chemin et des moyens transducteurs magnéto-électriques assurant la détection des déplacements subis par ladite bulle de lecture à l'intérieur de ladite zone d1influence. L'invention a également pour objet l'application à un calculateur numérique de la mémoire à bulles magnétiques à accès matriciel, objet principal de l'invention. L'invention sera mieux comprise au moyen de la description ciaprès et des figures annexées, parmi lesquelles - la figure 1 représente une vue isométrique éclatée d'une section de mémoire à bulles suivant l'invention - la figure 2 représente une vue isométrique d'une mémoire à accès matriciel à neuf sections - les figures 3 et 4 sont des figures explicatives - la figure 5 est un schéma de calculateur numérique utilisant une mémoire à bulles suivant l'invention - la figure 6 représente un étage de compteur décimal à bulles magnétiques suivant l'invention. les dispositifs à bulles magnétiques sont basés sur l'existence de domaines magnétiques cylindriques, qui se forment dans une couche de matériau magnétique polarisée perpendiculairement à ses faces. Une plaquette mince de matériau magnétique du type grenat ou orthoferrite, lorsqu'on l'examine en lumière polarisée et à travers un analyseur, révèle la présence de domaines magnétiques. En l'absence de champ magnétique, on observe un enchevêtrement de domaines ayant une forme allongée et sinueuse 9 on distingue deux sortes de domaines occupant par moitié l'étendue de la couche ; les premiers, qui se présentent sous la forme de bande claires, ont une polarisation magnétique orientée parallèlement à l'épaisseur de la couche et vers la face supérieure de celle-ci ; les seconds sont polarisés en sens opposé et apparaissent entre les bandes claires sous la forme de plages sombres.En appliquant perpendiculairement aux faces de la couche un champ magnétique de polarisation dont on fait croître l'amplitude, les domaines polarisés en sens contraire du champ appliqué se contractent et donnent naissance à des bulles magnétiques. Une bulle magnétique est un domaine cylindrique dont les faces circulaires corncident avec les faces de la couche ; ce domaine est polarisé en sens contraire de la polarisation du milieu dans lequel il s'est formé. A l'aide d'un fil perméable dont l'extrémité glisse sur la couche magnétique, on peut entraîner une bulle n'importe où dans ltéten- due de la couche et lorsque la bulle entraînée pénètre dans la zone d'influence d'une autre bulle, on constate quelles se repoussent de la même façon que le feraient deux minuscules barreaux aimantés. Sur la figure 1, on peut voir une vue isométrique éclatée d'une section de mémoire à bulles magnétiques suivant l'invention. Cette section est formée de trois plaques superposées 100, 101 et 102 que lton a séparé les unes des autres pour la clarté du dessin. La plaque médiane ioe est taillée dans un matériau magnétique à cycle rectangulaire tel qu'un orthoferrite ; elle est polarisée perpendiculairement à ses faces avec une intensité telle qu'il s'y forme des bulles magnétiques dont les domaines cylindriques correspondants ont un diamètre allant de quelques microns pour les grenats à quelques centaines de microns pour les orthoferrites. La face supérieure de la plaque 100 porte un dépôt conducteur 109 présentant une boucle 110 et des portions rectilignes parallèles à l'une des arêtes de la plaque 101 ; la face inférieure de la plaque 100 porte un dépôt conducteur 112 présentant une bouche 111 située à la verticale de la boucle 110 et des portions rectilignes parallèles à une autre direction d'arête de la plaque 100. La plaque non-magnétique 101 qui normalement repose sur la plaque 100 est munie sur sa face inférieure de quatre plots mangétiques 106 et d'une couronne 103 de couples magnétiques alternés 104 et 105 que l'on appellera "té-barre" dans la suite de la description ; quatre plots magnétiques 107 complètent l'équipement de la plaque 101. les plots et les té-barres déposés sur la plaque 101 peuvent être obtenus par dépôt initial d'une couche de ferro-nickel à haute perméabilité et par une attaque chimique locale en présence d'un masque ; les plages qui subsistent après l'attaque chimique sont hachurées sur la face inférieure de la plaque 101 ; elles sont reportées en pointillé sur la face supérieure de la plaque 100. La plaque 102 tient lieu de substrat ; elle est normalement encontact avec la face inférieure de la plaque 100 et porte un transducteur magnéto-électrique 113 dont les bornes de sortie sont reliées à des conducteurs 114. A titre d'exemple non limitatif, le transducteur 113 est une magnéto-résistance ; celle-ci est associée à un circuit électrique 118 traduisant en tension électrique les variations de résistance dont elle est le siège.La face supérieure de la plaque 100 peut également porter une boucle conductrice 108 coopérant avec les plots 106, lorsqu'on procède au chargement en bulles magnétiques de la couronne 103 ; ce chargement est commandé par un générateur d'impulsions électriques 115. l'adressage de la mémoire en vue de la lecture est commandé par des sources de courant 116 et 117 qui sont respectivement raccordées aux conducteurs 112 et 109 9 pour simplifier les liaisons électriques, on a effectué les retours de courant par l'intermédiaire de connexions de masse M. Initialement, on applique à la plaque 100 un champ de polarisation pour y former des bulles magnétiques. Ces bulles sont alors déplacées des endroits où elles se sont formées vers les emplacements qui leur sont assignés dans l'étendue de la plaque 100. Dans un mode typique de chargement de la mémoire, on élimine toutes les bulles sauf deux que l'on amène respectivement entre les plots 106 et 107 où elles sont piégées. La mémoire est alors prête à recevoir l'information, matérialisée par exemple par un nombre N de bulles magnétiques qu'il faut introduire dans la boucle circulan tette constituée par les té-barres 104, 105 de la couronne 103. L'inscription de l'information le long de la boucle circulante est possible gracie au fait que la bulle magnétique emprisonnée entre les plots 106 peut se dédoubler lorsqu'on applique une impulsion électrique à la boucle repliée 108 ; la nouvelle bulle magnétique ainsi créée est captée par le té-barre le plus proche de la boucle circulante o elle reste piégée. Pour permettre l'introduction de nouvelles bulles dans la boucle circulante, il est nécessaire de faire cheminer de té-barre en té-barre la bulle précédemment introduite. Ce résultat peut être obtenu en soumettant la boucle circu lante à un champ magnétique tournant dont le vecteur balaye le plan de la boucle.Sous l'action du champ tournant, les extrémités des té-barres acquièrent des polarités magnétiques telles que la bulle franchit un té-barre à chaque rotation complète du vecteur magnétique. En raison de ce qui précède, on voit que la boucle circulante se comporte en présence d'un champ tournant comme un registre à décalage ayant autant d'étages qu'il y a de té-barres dans la couronne 103. La boucle repliée 108 forme avec les plots 106 et la bulle qui y est piégée un générateur de bulles à commande électrique.Pour emmagasiner le nombre N, il faut prévoir un nombre de té-barres supérieur à N. Ayant appliqué le champ tournant, le générateur 115 fournit N impulsions successives de dédoublement qui coïncident avec chaque rotation complète du champ ; on a donc introduit une séquence de N bulles magnétiques qui peuvent cheminer indéfiniment dans la boucle circulante. le mode d'inscription de l'information par impulsion électrique permet d'obtenir une séquence de bulles comportant des O et des I ; pour obtenir un 0, il suffit d'omettre l'impulsion de dédoublement qui aurait permis d'introduire une bulle. lorsque le chargement en bulles magnétiques de la boucle circulante est terminé, la mémoire est prête pour la lecture. La lecture comporte une opération d'adressage qui consiste à faire passer des demi-courants de lecture dans les conducteurs 109 et 112. Sur la figure 1, la bulle emprisonnée entre les plots 107 a été symbolisée en pointillé par un domaine cylindrique 121 ; pour plus de clarté, on a extrait ce domaine de la plaque 100 où il se trouve norma lement. lorsque les demi-courants de lecture ne sont pas simultanément appliqués par les sources 116 et 117 aux conducteurs 112 et 109, la bulle de lecture emprisonnée entre les plots 107 reste entre ceuxci et ne tombe pas dans la zone d'influence des bulles qui cheminent dans la boucle circulante 103.Au contraire, lorsqu'on applique simultanément les demi-courants de lecture, le champ magnétique induit par les boucles 110 et 111 a une intensité suffisante pour déplacer la bulle magnétique de lecture 121 dans la position 119. Dans la position 119, la bulle de lecture est dans la zone d'influence des bulles qui cheminent dans la boucle circulante 103 ; à chaque passage d'une de ces bulles, à proximité de la bulle de lecture, un va et vient a lieu entre la position 119 et la position intermédiaire 120. te transducteur 113 étant sous lginfluence des fluctuations de champ dues au déplacement de la bulle de lecture dans la zone d'influence, sa résistance électrique subit des variations, qui sont converties en signaux électriques par le circuit 118. La section de mémoire qui vient d'être décrite réunit les avantages des mémoires à accès matriciel et à lecture non-destructive. Bien que la boucle circulante puisse contenir un grand nombre de bits d'information, il suffit d'un petit nombre de connexions pour relier cette mémoire aux circuits de traitement de l'information. Sur la figure 2, on peut voir à titre d'exemple non limitatif, une mémoire à bulles magnétiques groupant neuf sections de stockage. Cette mémoire est représentée par ses éléments essentiels, c'est-àdire : une plaquette 100 de matériau magnétique situé dans un plan xoy, des boucles circulantes 103 symbolisées par un pointillé, un aimant permanent 122 destiné à établir dans le film 100 un champ de polarisation Hz parallèle à OZ, des bobines 125 et 126 alimentées par un générateur alternatif diphasé 124, un ensemble de transducteurs magnéto-optiques 113 branchés en série et un agencement matri- ciel de bandes conductrices 112 et 109 munies de boucles coaxiales 110 et 111. On retrouve sur la figure 2, sous une forme simplifiée, les éléments de la figure 1. te champ tournant Hxy est contenu dans le plan xoy t il est engendré par la superposition des champs alternatifs en quadrature de phase qui sont induits par les couples de bo bines 125 et 126. le champ tournant H existe dans toute l'étendue xy de la plaque 100 et commande en synchronisme le cheminement des bulles magnétiques 127 qui ont été introduites dans chacune des boucles circulantes, tes voies d'accès de la mémoire sont constituées par les entrées hx, Ay, Dxt By, By > Cx, Cy Pour lire le contenu d'une des boucles circulantes, on applique, par exemple aux entrées Ax et C y des tensions de commande qui font circuler dans les conducteurs 112 et 109 correspondants, des demi-courants dont les effets s'ajputent pour déplacer la bulle de lecture 121 vers la boucle 103.Seule la bulle de lecture 121 représ~ntée sur la figure 2 va se déplacer, car les huit autres bulles de lecture de la mémoire restent prisonnières des plots 107 de la figure 1 tant que les boucles 110 et 111 ne sont pas excitées simultanément. Au cours de la phase de lecture, le champ Hxy provoque le défilement des bulles 127. La bulle de lecture 121 ayant pénétré dans la zone d'influence de la boucle circulante, elle subit des déplacements alternés au passage des bulles 127. Le transducteur 113 réagit à ces déplacements par une variation de résistance qui, compte tenu du montage en série des neuf transducteurs 113, se repercute sur la résistance totale entre la masse M et la borne de sortie Zxy de la mémoire.Dans cette description, on a sup xy posé que le tranducteur 113 est une magnéto-résistance, mais on peut également utiliser une sonde à effet Hall pour mettre en évidence les déplacements des bulles de lecture. La mémoire illustrée par les figures 1 et 2 peut etre agencée sous la forme d'une matrice à dix lignes et dix colonnes, avec à chaque croisement d'une ligne et d'une colonne une boucle circulante capable de contenir plusieurs centaines de bulles magnétiques. En admettant que chaque bulle et la part des éléments mis en oeuvre tiennent dans un carré de 200 microns de côté, une mémoire ayant cent boucles circulantes et cent positions possibles par boucle, pourrait tenir sur un film magnétique carré de 20 mm de côté. Si la fréquence de rotation du champ tournant fixant la cadence de cheminement des bulles est égale à 10 kHz, la lecture d'une boucle circulante s'effectue en moins de 10 millisecondes.Le cheminement des bulles magnétiques dans les boucles circulantes nécessite un champ magnétique tournant d'une intensité de quelques dizaines d'oersteds on peut le produire avec une faible dépense d'énergie. Une mémoire telle que décrite ci-dessus trouve une application immédiate dans le domaine du calculateur numérique. L'exécution par un calculateur des quatre opérations de base de l'arithmétique est largement facilitée lorsqu'on dispose d'une mémoire à bulles magnétiques à accès matriciel capable d'actionner un compteur décimal sous la commande de données décimales. L'addition, la soustraction et la multiplication de deux nombres exprimés dans le système décimal se simplifie lorsque l'on dispose des résultats de ces opérations pour toutes les combinaisons deux à deux des chiffres compris entre zéro et neuf. Sur la figure 3, on a dressé un tableau à deux entrées, dans lequel sont consignés les résultats de l'addition, de la soustraction et de la multiplication de deux chiffres quelconques. La case du tableau située au croisement de la neuvième colonne et de la dixième ligne renferme les résultats : 17, 0, - 1 et 72 qui correspondent aux opérations ci-après 8 + 9 = 17 8 - 9 = -1 8 x 9 = 72 le premier résultat est celui de la somme des chiffres mentionnés en tôte et à gauche du tableau ; le second résultat 0 indique que la soustraction n'a pas de reste positif ; le troisième résultat est le reste négatif de la soustraction et le quatrième résultat est le résultat de la multiplication. Il est possible d'emmagasiner dans une mémoire à bulles magnétiques ces quatre cents résultats en utilisant une matrice à dix lignes et dix colonnes équipée de cent boucles circulantes. Pour représenter dans chaque boucle circulante les quatre résultats qui la concerne, on partage la boucle en tronçons affectés à chaque résultat et dans chaque tronçon le résultat est matérialisé par un nombre de bulles magnétiques qui lui est égal. Pour que les tronçons soient délimités sans ambiguité, on peut intercaler entre les tron çons,des groupements de bulles ayant une composition connue à l'ayant ce pour signaler le début de chaque tronçon. Ces groupements intercalaires doivent pouvoir être identifiés lorsqu'ils sont mélangés aux trains de bulles qui représentent les résultats. En vue de simplifier l'identification des tronçons, on peut mettre à profit le fait que les cheminements sont synchrones dans toutes les boucles circulantes. La boucle circulante située au croisement de la première ligne et de la première colonne du tableau ne renferme pas de bulles puisque les quatre résultats sont nuls ; elle est donc utilisable comme boucle de référence pour marquer les limi- tes des tronçons où s'inscrivent tous les autres résultats. Sur la figure 4, on a représenté une boucle circulante de réfé rence 1030 et une boucle circulante if#j correspondant,par exemplc-,aux chiffres 2 et 3 qui désignent respectivement la troisième colonne et la quatrième ligne du tableau de la figure 3. Le tronçon 135 est affecté au résultat de l'addition ; il comprend 18 intervalles occupés par cinq bulles. le tronçon 134 concerne la différence positive ; il comprend neuf intervalles vides. Le tronçon 133 concerne la différence négative, il contient une bulle puisque 2 - 3 =-1. Le tronçon 132 se rapporte à la multiplication et comporte quatre vingt un intervalles occupés par six bulles.La boucle circulante de référence 1030 est chargée de bulles formant des groupes d'identification hachurés 131, 130, 129 et 128 ; la fin de ces groupes coincide avec le début des tronçons de la piste 1031. Grâce au cheminement synchrone des bulles dans les boucles, les détecteurs de bulles 1270 et 127 fournissent des signaux permettant le départage des résultats. La figure 5 représente schématiquement un calculateur numérique basé sur l'utilisation d'une mémoire à bulles magnétiques 100 ayant dix lignes et dix colonnes. Aux croisements des lignes et des colonnes sont consignés dans des boucles circulantes les résultats figurant dans les cases du tableau de la figure 3. A l'intérieur du cadre 100 de la mémoire, on a symbolisé en pointillé deux boucles circulantes avec leurs détecteurs magnéto-électriques respectifs ; la boucle située dans le coin supérieur gauche est une boucle de référence dont le chargement en bulles sert à identifier les tronçons des autres boucles qui sont réservés au stockage des résultats d'addition, de soustraction et de multiplication. Les nombres à additionner, soustraire, multiplier ou diviser sont transcrits en système décimal sur des claviers à touchesi36et137 qui possèdent chacun dix sorties reliées aux entrées de lignes et de colonnes de la mémoire 100. tes claviers 136 et 137 sont commandés par un générateur 138 dans lequel on a programmé les diverses instructions relatives au déroulement des opérations ; un clavier à quatre touches permet de sélectionner l'une des quatre opérations, c'est-à-dire : l'addition #E, la soustraction h , le produit et la division . . la sortie de la mémoire 100 qui dépend de la boucle circulante de référence est reliée à un circuit d'identification 142 capable d'actionner un commutateur à quatre voies 140. Le commutateur 140 est alimenté par la sortie de la mémoire 100 commune à toutes les boucles circulantes, sauf la boucle de référence. Les sorties du commutateur 140 alimentent un sélecteur à quatre entrées 141 qui choisit la voie appropriée à l'opération effectuée X ce sélecteur est commandé par le circuit générateur d'ordres 138. Des bobines 125 et 126 disposées à angle droit engendrent dans le plan de la mémoire 100 un champ tournant dont la fréquence de rotation est fi xée par un générateur diphasé 124.Le générateur 124 fournit non seulement des courants alternatifs en quadrature de phase aux bobines 125 et 126, mais en plus des impulsions à la môme fréquence celles-ci sont nécessaires au circuit 142 pour identifier avec un registre à décalage les groupes de signaux qui servent à départager les résultats. La sortie du sélecteur 141 est reliée à un ensemble compteur-décompteur qui comporte une pile d'inverseurs à deux positions 145 commandée par le circuit d'identification 142 et des com mutateurs à N positions 143 et 144 qui sélectionnent les voies de ccrptage 146 et de décomptage 147 d'un groupe de N décades de comptage 148.Chaque décade 148 permet d'afficher les chiffres 0 à 9 et clle est munie d'une sortie S délivrant une impulsion de report destinée à la décade de rang immédiatement supérieur. Le calculateur à bulles mangétiques est schématisé sur la figure 5 en vue d'effectuer trois des quatre opérations arithmétiques de base ; la division qui combine les opérations d'addition, de soustraction et de multiplication n'a pas été représentée pour donner plus de clarté au schéma. La description du fonctionnement qui va suivre concerne la multiplication, mais un fonctionnement analogue serait applicable aux autres opérations. Les nombres à multiplier sont introduites dans le calculateur au moyen des claviers à touches 136 et 137 ; on pose successivement le chiffre des unités, celui des dizaines et ainsi de suite. En sélectionnant l'opération de multiplication 1 sur le clavier 139, le circuit programmeur commande la mise à zéro des décades 148, les commutateurs 143 et 144 se placent dans la position la plus haute et le sélecteur 141 se branche sur la voie 1 . En admettant que les nombres à multiplier soient 245 et 138, le calcul commence par la lecture du produit 5 x 8 qui correspond aux chiffres des unités.A cet effet, le générateur d'ordres 138 fait débiter le clavier 137 sur la cinquième ligne après la ligne O de la mémoire 100 ; en même temps le générateur 138 fait débiter le clavier sur la huitième colonne suivant la colonne 0 de la mémoire 100. Cette double commande a pour effet de sélectionner la lecture de la boucle circulante située au croisement de la ligne 5 et de la colonne 8.Le champ tour nant induit par les bobines 125 et 126 provoquant le cheminement des bulles dans les boucles circulantes, on obtient à l'entrée du circuit à colhcidelzce 142 des trains d'impulsions qui assurent le fonctionnement du commutateur 140, lequel distribue sur les voies S #+, - et g les impulsions qu'il reçoit de la mémoire 100. les impulsions reçues sur la voie La première phase de calcul étant terminée, le générateur d'or- dre 138 fait avancer d'un pas les commutateurs 145 et 144 qui font partie du même ensemble ; le calcul reprend alors avec les chiffres 4 et 8 et ainsi de suite jusqu'à ce que tous les chiffres du multiplicante aient été multipliés par le chiffre des unités du multiplicateur. le même processus se déroule pour chaque autre chiffre du multiplicateur avec chaque fois un décalage supplémentaire d'un pas des commutateurs 145 et 144. On voit donc que pour multiplier deux nombres de dix chiffres, la mémoire 100 est interrogée cent fois le compteur doit comporter vingt et une décades pour afficher le produit. L'addition de deux nombres se déroule selon un processus analogue ; si les nombres ont chacun dix chiffres, il faut interroger dix fois la mémoire 100 et prévoir onze décades au compteur. la soustraction est analogue à l'addition à ceci près que le circuit d'identification 142 commute la pile d'inverseurs 145 chaque fois que la mémoire 100 délivre un reste négatif. La division peut entre effectuée par soustraction répétée avec deux compteurs, l'un affichant le quotient, l'autre le reste. Chaque décade de comptage peut être avantageusement constituée par un compteur à bulles magnétiques tel que représenté sur la figure 6. Ce dispositif comporte une plaquette magnétique 150 polariséc perpendiculairement à ses faces de façon qu'une bulle magnétique 158 puisse y cheminer dans une boucle circulante formée d'une dizaine de té-barres 154, 155. A titre d'exemple non-limitatif, des enroulements orthogonaux 152 et 153 servent à induire dans le film 150 un champ magnétique tournant qui fait passer la bulle 158 d'un té-barre au suivant à chaque révolution complète.Le champ tournant permet de déplacer la bulle dans le sens direct ou inverse, gråce à un circuit d'excitation qui comprend un générateur diphasé 151 dont l'une des deux sorties est reliée à l'enroulement 152 ; l'autre sortie en quadrature est reliée à un transformateur 166 ayant un secondaire à prise médiane reliée à la masse M. les extrémités du secondaire du transformateur 166 délivrent des tensions en opposition de phase ; ces tensions sont appliquées respectivement à des portes à coincidence 164 et 165 qui alimentent par leurs sorties réunies 11 enroulement 153.Les portes 164 et 165 sont commandées par des circuits monostables qui délivrent des impulsions rectangulaires de durée égale à la période de révolution du champ tournant ; ces impulsions sont émises lorsqu'on applique les impulsions de comptage et de décomptage aux entrées symbolisées respectivement par le signe + et le signe -. Bien entendu le cheminement avant et arrière des bulles peut être commandé par des propagateurs à boucles conductrices recevant des impulsions décalées dans le temps. La décade à bulles magnétiques comporte en outre une dizaine de transducteurs magnéto-électriques 156 destinés à détecter la présence de la bulle 158 ; un onzième transducteur 157 fournit sur une sortie S ltislpul- sion de report qui dénote le passage de la bulle 156 entre les positions de comptage 0 et 9. les dix transducteurs 156 peuvent avoir leurs sorties reliées à un encodeur 159, qui commande un panneau d'affichage numérique 160 comportant par exemple 45 plages luminescentes. les plages luminescentes hachurées 161 représentent le chiffre 0 ; on les suppose allumées. Pour faire apparattre le chiffre 1 sur le panneau d'affichage 160, il faut appliquer une impulsion de comptage au circuit monostable 162, L'impulsion rectangulaire délivrée par le circuit 162 agit sur la porte 164 qui alimente pendant une période l'enroulement 153 ; le champ tournant effectue donc une rotation complète qui provoque le déplacement de la bulle 158 d'un pas dans le sens des aiguilles d'une montre. L'encodeur 159 réagit à ce déplacement de la bulle 158 en changeant la répartition des plages luminescentes 161 pour former le chiffre 1. Par contre, pour passer du chiffre 0 au chiffre 9, le processus est analogue ; il faut appliquer l'impulsion de décomptage au circuit 163, ce qui occasionne une rotation en sens contraire du champ tournant. La bulle 158 recule au lieu d'avancer sur la boucle circulante et au passage du transducteur 157, elle déclenche l'émission d'une impulsion de report. Dans la description qui précède, on a donné aux boucles circulante une forme circulaire et lton a utilisé une association de tébarres et d'un champ tournant. En fait l'iilvention n'est nullement limitée à cet exemple ; elle s'applique à tous les types de boucles circulantes et à tous les modes de cheminement des bulles magnétiques. REVENDICATIONS 1. Mémoire à bulles magnétiques à accès matriciel comprenant une couche mince de matériau magnétique, des moyens de polarisation assurant la création de bulles magnétiques dans ladite couche, des moyens de déplacement pas à pas desdites bulles suivant au moins un chemin de circulation contenu dans le plan de ladite couche des moyens de détection du passage desdites bulles en un point dudit chemin ; ladite mémoire est caractérisée en ce que lesdits moyens de détection comprennent : des moyens assurant le positionnement alterné d'une bulle magnétique de lecture en deux points de ladite couche situés respectivement en deça et au-delà de la zone d'influence des bulles magnétiques circulant sur ledit chemin et des moyens transducteurs magnéto-électriques assurant la détection des déplacements subis par ladite bulle de lecture à l'intérieur de ladite zone d'influence. 2. Mémoire à bulles magnétiques suivant la revendication 1, caractérisée en ce que lesdits moyens de déplacement pas à pas comprennent des moyens assurant l'induction dans le plan de ladite couche d'un champ magnétique tournant ; ledit chemin de circulation étant matérialisé par des éléments magnétiques de guidage déposés sur ladite couche de manière à former une boucle circulante fermée. 3. Mémoire à bulles magnétiques suivant la revendication 2, caractérisée en ce que lesdits éléments sont des té-barres de matériau magnétique à perméabilité élevée et à champ coercitif faible. 4. Mémoire à bulles magnétiques suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que lesdits moyens de positionnement de la bulle de lecture comprennent un ensemble magnétique permettant de piéger ladite bulle de lecture en l'un desdits points et un ensemble électromagnétique permettant d'extraire ladite bulle dudit ensemble de piégeage pour la positionner à l'autre desdits points. 5. Mémoire à bulles magnétiques suivant la revendication 4, caractérisée en ce que ledit ensemble de piégeage est constitué par un jeu de plots magnétiques déposé sur ladite couche ; ledit ensem blc d'extraction comprenant deux boucles coaxiales conductrices déposées sur ladite couche et intercalées respectivement dans deux bandes conductrices déposées sur ladite couche. 6. Mémoire à bulles magnétiques suivant la revendication 5, caractérisée en ce que lesdites bandes conductrices appartiennent respectivement à deux réseaux de bandes conductrices définissant une matrice ; chaque croisement de ladite matrice étant affecté à la lecture d'un chemin de circulation desdites bulles. 7. Mémoire à bulles magnétiques suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que lesdits moyens transducteurs sont constitués par des magnéto-résistances déposées sur ladite couche et interconnectées par un réseau de bandes conductrices déposées sur ladite couche. 8. Mémoire à bulles magnétiques suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que des moyens électromagnétiques assurant le chargement en bulles magnétiques dudit chemin de circulation sont déposés sur ladite couche. 9. Mémoire à bulles magnétiques suivant la revendication 2, caractérisée en ce que lesdits moyens inducteurs comprennent deux enroulements engendrant des champs magnétiques alternatifs perpendiculaires et en quadrature de phase. 10. Calculateur à bulles magnétiques utilisant une mémoire à bulles magnétiques à accès matriciel telle que revendiquée dans l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que les opérations arithmétiques effectuées par ledit calculateur font usage de données intermédiaires emmagasinées dans ladite mémoire ; lesdites données représentant les sommes et différences des chiffres qui peuvent entrer dans la composition des nombres sur lesquels portent lesdites opérations. 11. Calculateur suivant la revendication 10, caractérisé en ce que lesdites données comprennent en outre les produits deux à deux desdits chiffres. 12. Calculateur suivant l'une quelconque des revendications 10 ou 11, caractérisé en ce que ladite mémoire est agencée suivant une matrice à dix lignes et dix colonnes, des moyens d'introduction de données constituées par des chiffres décimaux assurant la commande de ladite mémoire par 11 excitation simultanée d'une ligne et d'une colonne de ladite matrice. 13. Calculateur suivant la revendication 10, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de comptage utilisant des dispositifs compteur-décompteur à bulles magnétiques. 14. Calculateur suivant la revendication 10, caractérisé en ce que des moyens de démultiplexage disposés à la sortie de ladite mémoire assurent la séparation sur plusieurs voies distinctes des données relatives à chacune desdites opérations ; l'ensemble desdites données étant emmagasiné sous la forme de trains de bulles ma gnétiques se succédant dans chacun des chemins de circulation de ladite mémoire. 15. Calculateur suivant la revendication 14, caractérisé en ce que l'identification desdits trains de bulles magnétiques est assurée par le cheminement sur un chemin de circulation de référence de groupes distinctifs de bulles magnétiques ; le cheminement des bulles sur ledit chemin de référence étant synchrone du cheminement des bulles sur les autres chemins de circulation de ladite mémoire. 16. Calculateur suivant la revendication 13, caractérisé en ce que chacun desdits dispositifs compteur-décompteur comporte une couche magnétique polarisée perpendiculairement à ses faces, une boucle circulante fermée assurant le cheminement pas à pas d'une bulle magnétique dans ladite couche, des moyens détectant localement la présence de ladite bulle, des moyens de visualisation par chiffres des positions occupées successivement par ladite bulle le long de ladite boucle circulante et des moyens assurant la progression de ladite bulle au rythme des impulsions appliquées aux entrées de comptage et décomptage desdits dispositifs.