La présente invention concerne un emballage gui comprend un flan externe en carton ou en matériau analogue et une doublure interne en matière plastique susceptible d'être emboutie, qui a été emboutie dans un moule dans lequel le flan avait été préalablement placé, le flan et la doublure étant maintenus 5 assemblés au moyen d'un agent de liaison. Il existe déjà des emballages de ce type. Comme agent de liaison, on utilise généralement un revêtement ramollissant à chaud qu'on applique sur la face interne du flan après découpage. Du fait du ramollissement relativement faible du revêtement à chaud, il est nécessaire de prendre de grandes précau-10 tions au cours du traitement thermique de la feuille. En effet, lorsque l'agent liant est chauffé trop fortement, il peut être absorbé par le carton. On s'est même aperçu que le joint obtenu dépendait de la température de la pièce dans laquelle l'opération de soudage est effectuée. L'invention a pour but d'améliorer la construction des emballages de ce 15 type. Elle a pour objet un emballage du type précité caractérisé en ce que l'agent liant est constitué par deux couches soudées ensemble, dont l'une est préalablement appliquée sur le iflàn et dont l'autre est préalablement appliquée sur la doublure, la soudure des deux couches se produisant simplement du fait 'de l'opération d'emboutissage de la doublure dans un moule contenant le flan. 20 L'agent liant dans les deux couches est avantageusement une polyoléfine, notamment du polyéthylène. L'invention procure de nombreux avantages, dont les plus importants sont les suivants : Les deux couches thermosoudées peuvent être appliquées alors que le maté-25 riau-support correspondant est encore sous forme de rouleau. L'invention permet de réduire l'épaisseur de la feuille de chlorure de polyvinyle ou de polystyrène utilisée pour la doublure de l'emballage. Les risques de séparation qui se produisaient auparavant à température ambiante élevée ont pratiquement disparu. 30 La soudure réalisée* entre la feuille et le carton est supérieure à celles obtenues au moyen d'agents'liants classiques. Le matériau lamifié en feuille est sensiblement plus ductile que le matériau utilisé préalablement, ce qui réduit les risques de craquelures au niveau des rebords, etc.. 35 Le risque de formation de "trous d'épingle" dans le matériau en feuille au moment du thermoformage est sensiblement moindre que précédemment. Le matériau en feuille est plus résistant et plus robuste. Au cas où, malgré tout, des trous d'épingle se formeraient, ils seraient 71. 04421 2 2079407 sensiblement plus petits car la pellicule de polyêthylène ductile maintiendrait assembles les matériaux de base au point de rupture. Si un trou d'épingle se produit dans le matériau en feuille enduit, la couche de polyêthylène qui se trouve â l'intérieur du flan de carton constitue 5 une barrière externe protectrice. De ce fait, les trous d'épingle éventuellement formés sur le fond et les cotés de la doublure respectivement, ne signifient pas nécessairement que l'ensemble de l'emballage est à rejeter. Seuls, les emballages présentant des trous d'épingle aux angles inférieurs sont à éliminer. 10 La possibilité d'utiliser comme matériau, puur le flan extérieur, du carton revêtu de polyêthylène sur ses deux faces et imprimé de façon appropriée améliore la présentation de l'emballage et protège sa face externe de l'humidité. Les études de prix de revient prouvent que l'emballage suivant l'invention 15 peut être fabriqué à meilleur marché que les emballages connus de. ce type. On peut employer une température de remplissage plus élevée. ~ Une grande liberté est laissée pour le choix du matériau qui constitue la feuille dont les qualités de soudage n'entrent..pas en ligne de compte. Les petits fragments de matériau en feuille qui pourraient s'être détachés 20 restent sur place car ils collent à la pellicule ductile de polyêthylène et ne risquent donc pas de. se mélanger au produit, de remplissage. L'invention sera mieux-, comprise à la lecture de la description détaillée qui suit, et à l'examen des figures jointes, données dans un but non limitatif, et qui représentent différents modes de réalisation de l'invention. 25 . Sur ces dessins les figures 1 à représentent trois différentes constructions d'emballages, connues .en elles-mêmes., auxquelles la présente invention est applicable ; la figure 5- est une vue partielle, en coupe, d'un emballage fabriqué suivant l'invention. 30 L'emballage représenté sur la'figure 1 est avantageusement fait à partir d'un flan, en papier ou en carton 1, constitué par quatre portions 2 en forme de lobes. et une portion ou fond 3, qu'on introduit dans un moule ayant les mêmes dimensions que ies dimensions externes de l'emballage terminé. On étire sur le moule une feuille de matière plastique qu'on emboutit dans le moule 35 par application de chaleur et de vide et/ou de pression. Les portions en forme d.e lobe se fixent à la feuille plastique au moyen d'un agent liant thermosensible qui est activé par la chaleur fournie au moment de l'emboutissage. On munit ensuite l'emballage d'un couvercle 1+. Pour rigidifier les zones 5 non 71 04421 3 2079407 recouvertes par les lobes 2, le moule est pourvu d'un motif tel que des cannelures gui confèrent une plus grande rigidité à l'emballage. La figure 2 représente un autre mode de réalisation qui ne diffère sensiblement du précédent que par la configuration des portions latérales 2. On a 5 utilisé les mêmes références que sur la figure 1. La figure 3 représente un flan de carton gui comprend un fond 10, guatre panneaux latéraux 12, 13, ik et 15 et guatre volets d'angle 16. Le bord libre extérieur des volets d'angle 16 est pourvu de fentes 17 gui se terminent, à leur extrémité interne, par des fentes transversales. Le montage de l'embal-10 lage s'effectue exactement de la même façon gue celui des emballages des figures 1 et 2. La seule différence réside dans le fait gu'en regard des fentes 17 et 18, le moule présente guatre cavités gui permettent la formation de rebords 19 gui s'écartent légèrement vers l'extérieur de manière à empêcher le coincement des emballages lorsqu'ils sont empilés les uns dans les autres. 15 Les emballages gue l'on vient de décrire peuvent être considérés comme connus. La nouveauté de la présente invention apparaît plus clairement sur la figure 5. Cette figure est une vue en coupe de l'un guelcongue des emballages des figures 1, 2 ou 4, dans une zone dans laguelle le flan de carton a été lamifié, de façon permanente avec la doublure plastigue. Le flan de carton 20 porte la référence 20 et la doublure plastigue la référence 21. Entre ces deux matériaux est interposée une couche plastigue sensiblement homogène 22 gui est avantageusement du polyêthylène. Cette couche plastigue 22 est formée par deux couches plastigues 23 et 2k. La couche 2k a été lamifiée sur les flans de carton avant découpage des flans. De la même façon, la couche 23 a été lamifiée 25 à la doublure plastigue 21 avant emboutissage. Comme représenté sur la figure 5» la couche 23 est sensiblement plus épaisse gue la couche 2k. Lorsgu'on utilise du chlorure de polyvinyle comme matériau de doublure, on peut avantageusement lamifier au moyen d'tin vernis sur le matériau de doublure une pellicule de polyêthylène ayant une épaisseur de l'ordre de 0,03 à 0,12 mm, 30 et mieux de 0,07 mm environ. On peut également réduire l'épaisseur de la couche de chlorure de polyvinyle de 0,3 à 0,2 mm environ. Comme indiguê précédemment, la couche d'agent liant appliguée sur le flan de carton est sensiblement plus mince. En pratigue, son épaisseur peut être de l'ordre de 0,01 à 0,05 m9 et mieux de 0,02 mm. Cette couche peut être extrudée directement sur le carton 35 avant découpage des flans. Au lieu de lamifier au moyen de vernis la couche de polyêthylène sur la feuille de chlorure de polyvinyle, on peut l'appliguer sous forme de dispersion ou on peut l'extruder directement sur la feuille. En pratigue, cependant, le lamifiage au vernis se révèle la méthode la plus 71 04421 k 2079407 avantageuse. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés, elle est susceptible de nombreuses autres variantes, accessibles a l'homme de l'art, suivant les applications envisagées et sans que l'on s'écarte pour cela de l'esprit de l'invention. C'est ainsi qu'on peut utiliser bien d'autres matériaux que ceux décrits pour atteindre le même but. 71 04421 5 2079407 REVENDICATIONS 1.- Emballage qui comprend un flan en carton ou en matériau analogue et une doublure interne en matière plastique susceptible d'être emboutie et qui a été emboutie dans un moule dans lequel on avait préalablement placé le flan, 5 le flan et la doublure étant maintenus assemblés par un agent liant, ledit emballage étant caractérisé en ce que l'agent liant est constitué par deux couches soudées ensemble (23-24), dont l'une est préalablement appliquée sur le flan et dont l'autre est préalablement appliquée sur la doublure, la soudure des deux couches se produisant simplement du fait de l'opération d'emboutissage 10 de la doublure dans le moule contenant le flan. 2.- Emballage suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'agent liant dans les deux couches est une polyoléfine et plus avantageusement du polyêthylène. 3.- Emballage suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la 15 couche d'agent liant appliquée sur la doublure avant emboutissage est sensiblement plus épaisse que la couche d'agent liant appliquée sur le flan en carton. 4.- Emballage suivant la revendication 3, caractérisé en ce que la couche d'agent liant appliquée sur la doublure est constituée par une pellicule de polyêthylène ayant une épaisseur de l'ordre de 0,03 à 0,12 mm et mieux d'envi- 20 ron 0,07 mm, ladite pellicule étant lamifiée au moyen d'un vernis sur la feuille de doublure qui, de façon connue, est constituée par du chlorure de polyvinyle ou par du polystyrène. 5.- Emballage suivant la revendication 1|, caractérisé en ce que la couche d'agent liant appliquée sur le flan est constituée par une pellicule de poly- 25 éthylène ayant une épaisseur de l'ordre de 0,01 à 0,05 mm et mieux d'environ C,02 mm, et est extrudêe directement sur le matériau dans lequel les flans sont ensuite découpés. 6.- Emballage suivant l'une quelconque des revendications 2 à 5, caractérisé en ce que les deux couches d'agent liant sont en polyêthylène d'une qua- 30 lité ayant un point de fusion très bas et une plage de ramollissement assez large. J.~ Emballage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, dans lequel le flan de carton entoure sensiblement, de façon connue, la face externe de la doublure,ledit emballage étant caractérisé en ce que l'emboutissage 35 de la doublure est prolongé de manière à provoquer le soudage des deux couches d'agent liant sur toute leur surface de contact. 8.- Qnballage suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la couche d'agent liant est appliquée sur la doublure sous forme d'une dispersion de 71 04421 6 2079407 polyêthylène qu'on laissé sécher pour obtenir une couche continue de polyêthylène . 9.- Emballage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que les deux couches d'agent liant sont appliquées sur la doublure 5 et sur les flans de carton respectivement avant découpage, c'est-à-dire lorsqu'ils sont sous forme de bande. 10.- Emballage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que l'épaisseur de la feuille qui constitue la doublure est choisie inférieure.à l'épaisseur normale des emballages connus, la somme de l'épais-10 seur de la feuille et de l'agent-liant étant inférieure à l'épaisseur normale des feuilles préalablement utilisées.