La prèsente demande concerne les appareils à castrer le mais à l'aide de couteaux mécaniques. Pour obtenir une sélection de mais-grains suivant le degré de végétation de la plante, il faut sectionner l'inflorescence terminale de la tige du mais. Cette opération communément dénommée " la castration du mais " doit être effectuée avec une grande délicatesse pour ne point nuire à la qualité future de la graine vouée à la semence à venir. Cette tâche agricole jusqu'à ces dernières années, se faisait manuellement, le personnel circulant dans les rangs de mais et ôtant avec la main l'extrémité de la tige. Depuis trois ou quatre ans, on connait la castration mécanique. D'une part, par la mise en service des tracteurs enjambeurs à vocations de porteurs de personnel. Ce fut un grand progrès qui ne minorait pas le nombre de castreurs, mais économisait leurs efforts. D'autre part, en remplaçant le travail humain par un travail mécanique. En se servant de la force motrice du tracteurenjambeur, il fut assez aise de soustraire une partie de cette puissance mécanique aux fins d'éléments coupeurs. Ce second stade permet d'économiser un peu de main d'oeuvre dans le pourcentage de 25%, mais surtout, permet un rendement de castration plus important, par un gain de temps dans l'exécution de cette opération de castration. Malgré les éléments coupeurs mécaniques, par appareil enjambeur, il faut toujours un chauffeur et au moins deux ouvriers surveillant et ajustant la hauteur de coupe. Enfin, les couteaux actuels sont peu efficaces et déchiquettent souvent la fleur, ce qui est préjudiciable à la récolte future. Aussi, deux ouvriers supplémentaires doivent passer derrière la machine afin de couper les fleurs déchiquetées ou laissées. La prèsente invention a pour but essentiel de remplacer les taches manuelles pénibles et d'effectuer la castration du mais sur les moyennes ou grandes superficies par un travail soigné. Elle y parvient grâce à la conception de ses diverses parties mécaniques qui lui confèrent une grande souplesse de manoeuvre et en font une machine très fonctionnelle. Le prèsent appareil est constitué d'un châssis monocoque qui permet une augmentation de la rigidité d'ensemble pour un moindre poids et donne une agréable esthètique. L'allègement obtenu par le châssis monocoque autorise l'emploi d'un moteur de puissance moindre. C'est une construction mécanique des plus rationnelles puisqu'avec ce procédé à section variable, on trouve toujours la section idoine à la force donnee, donc sans excédant de matière. La grande particularité du châssis monocoque, peu usité dans le matériel agricole, rèside en ce que le châssis arrière peut servir de réservoir de carburant pour le moteur et le châssis avant de boche à huile pour les servitudes hydrauliques. Ledit châssis se meut sur deux roues arrière motrices et une roue avant directrice. A l'avant de la partie supérieure du châssis, sont positionnés des éléments de coupe. Lesdits éléments de coupe sont des fraises rotatives en tôle forte laminée ou striée. La fraise a une forme longitudinale et un profil en V renversé. Chaque versant longitudinal de la fraise comporte deux parties coupantes qui forment sur le plan vertical, en leur point de rencontre, un angle d'environ 1600. La fraise est fixée sur un axe vertical par l'intermédiaire de boulons et pièces de fixation. Elles offrent une plus grande rèsistance à la flexion donnée par les vibrations en rotation, permettant ainsi de très grandes vitesses, comparativement aux couteaux normaux qui sont de simples laminés plats affûtés sur champs.La section des fraises peut également varier, d'où sa diminution de poids. La forme à deux versants longitudinaux de cette fraise, permet une évacuation des fleurs coupées vers le haut. Point très important, ce type de fraise nècessite une seule opération d'affûtage dans un meme plan d'où un gain de temps pour l'aiguisage. Le châssis supérieur supportant le moteur, le poste de pilotage et les éléments de coupe, se meut par l'intermédiaire d'un vérin hydraulique. Le siège du conducteur est vraiment à une hauteur constante par rapport aux coupes. Ce système est extrémement important car il permet une meilleure apprèciation des inflorescences à couper puisque la position du chauffeur est invariable par rapport aux éléments coupeurs. Cette précision de jugement de hauteur est d'autant plus affinée par une visibilité incontestable, que Iton ne retrouve sur aucune autre machine. Le conducteur surplombe son travail et par cette position est hors de désagréments dûs à la poussière, au fouettement et aux projections des feuilles en cours d'avancement de la machine. Le pilote effectue par intermédiaire de pédale un second réglage de coupe. Ce réglage auxiliaire permet avec une grande précision, de parfaire le précédent pour les différents éléments de coupe en fonction de la hauteur des plantes qui n'est pas uniforme. Mais surtout permet un plan de coupe horizontal, ce qui est important, quand on sait que les maladies du mais se développent plus particulièrement sur une blessure de la tige. Selon une réalisation préférentielle de l'invention les paires d'éléments coupeurs peuvent etre actionnés par des petits vérins hydrauliques ou pneumatiques par l'intermédiaire de manettes ou pédales. Selon une autre realisation de l'invention, les fraises seront positionnées non pas horizontalement, mais sur un plan vertical Enfin, le nombre de paires d'éléments coupeurs n'est pas limité à deux. D'autres caractèristiques et avantages du prèsent système se dégageront a la lecture de la description du fonctionnement ci-dessous en liaison avec les dessins annexés. Ces derniers illustrent à titre d'exemple un mode de réalisation de l'appareil. La figure 1 est une vue de I'avant avec des tiges de mais. La figure II reprèsente une vue de profil simplifiée de l'appareil. Les figures III et IV reprèsentent respectivement une vue de l'arrière de l'appareil et de dessus. Tel qu'il est représenté, l'appareil comporte un châssis entierement monocoque en deux ensembles articulés l'un par rapport à l'autre. Le châssis supérieur 1 le plus important comprend une partie horizontale supportant le moteur 4, le poste de pilotage ainsi que les éléments coupeurs et une partie verticale arrière formant les enjambeurs 1. Ces derniers sont équipés respectivement d'une roue motrice 3, à différentiel et d'un dispositif de freinage mécanique classique non représenté. Le châssis -inférieur 2 positionné sur un plan horizontal a une extrémité 5 articulée sur la partie verticale du châssis supérieur et l'autre extrémité portée par une roue 6 directrice. Le châssis 2 inférieur porte un vérin 7 qui fait monter ou descendre le châssis 1 supérieur horizontal et par la même occasion les éléments coupeurs qui sont solidaires du châssis supérieur. Le poste de conduite comprend un volant 8 qui commande la roue directrice 6 par le truchement des organes mécaniques suivants : la châine 9, les cardans 10, la châine il et des pignons. Un distributeur 12 à levier commande une pompe hydraulique 13 qui envoie de l'huile sous pression dans le vérin 7. Ladite pompe 13 est actionnée par le moteur diesel 4 du type courant du commerce. Celui-ci entralne également les roues 3 motrices par l'intermédiaire des axes 14, pignons 15 et chaînes 16. Le moteur diesel fait fonctionner aussi les éléments coupeurs 17, par l'entremise éléments coupeurs 17, par l'entremise d'un pignon 18, d'un axe 19 longitudinal, de poulies 20 et courroies 21.Ces éléments coupeurs composés de couteaux longitudinaux montés sur axe 22 à mouvement rotatif sont solidaires deux par deux sur un même support 23 tubulaire et chacun de ces supports est articulé à la grande partie du châssis monocoque. Ces supports mobiles dècrivent un mouvement sectoriel donné par chaque pied du conducteur par un système de pédale 24 et biellettes. Une position déterminée est systématiquement enrégistrée par un encliquettement automatique qui libère ainsi les pieds du chauffeur. Ce système permet un règlage secondaire de la hauteur de coupe. Les supports 23 tubulaires portent en leur partie- inférieure sous chaque élément coupeur un enrégistreur 25 de tiges de mais qui les guide sous l'aplomb de la fraise cette dernière est munie d'un carter de protection 26. Les diffèrentes roues sont également munies d'un carter 27. Les figures V, VI et VII reprèsentent respectivement dans l'ordre la fraise ou élément coupeur vue de dessus, vue de côté longitudinal et en coupe. Les vues ci-dessus prèsentent en 22 l'axe rotatif, 28 la pièce métallique de fixation, 29 les boulons, 30 la fraise, 31 plan d'afftage du couteau. L'appareil objet de l'invention peut être utilisé pour les terrains bosselés. On peut l'employer également par terrain partiellement détrempé. REVENDICATIONS 10) Appareil automoteur enjambeur pour castrer le mais muni d' éléments coupeurs mécaniques rotatifs multi-rangs caractérisé en ce qu'un châssis monocoque est composé d'un ensemble supérieur ayant une partie horizontale portant les éléments coupeurs, le poste de pilotage ainsi qu'un moteur et une partie verticale formant les enjambeurs portés par des roues motrices, enfin le châssis longitudinal inférieur est articulé à l'une de ses extrémités sur le châssis supérieur et supporté à son autre extrémité par une roue directrice. 20) Appareil automoteur enjambeur pour castrer le mais selon la revendication 1 caractérisé en ce que le châssis longitudinal inférieur porte un vérin hydraulique faisant monter ou descendre le châssis supérieur horizontal, les éléments coupeurs et le poste de conduite. 30) Appareil automoteur enjambeur pour castrer le mais selon la revendication 1 et 2 caractérisé en ce que l'extrémité avant du châssis horizontal supérieur porte des axes à mouvement rotatif sur lesquels sont montés des supports tubulaires portant chacun des éléments coupeurs en nombre variable. 40).Appareil automoteur enjambeur pour castrer le mais selon la revendication 3 caractérisé en ce que les éléments coupeurs sont des fraises longitudinales en tôle forte laminée ou striée ayant un profil en V renversé dont chaque versant longitudinal comporte deux parties coupantes. 50) Appareil automoteur enjambeur pour castrer le mais selon l'ensemble des revendications 1. 3 et 4 caractérisé en ce que les supports tubulaires des fraises sont mus sur le plan vertical par l'intermédiaire de pédales biellettes et bras d'articulation. 60) Appareil automoteur enjambeur pour castrer le mais selon l'ensemble des revendications 1.3.4 et 5 caractérisé en ce que la position déterminée par la pédale est systèmatiquement enrégistrée par un encliquettement automatique. 70).Appareil automoteur enjambeur pour castrer le mais selon la revendication 1 et 2 caractérisé en ce qu'un distributeur à levier commande une pompe hydraulique actionnée par le moteur diesel qui envoie de l'huile sous pression dans le vérin. 80) Appareil automoteur enjambeur pour castrer le mais selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'une partie du châssis arrière sert de réservoir de carburant pour le moteur et le châssis avant de bâche à l'huile pour les servitudes hydrauliques. 90) Appareil automoteur enjambeur pour castrer le mais selon la revendication 1 et 5 caractérisé en ce que les supports tubulaires des fraises peuvent être actionnés par des vérins hydrauliques ou pneumatiques par l'intermédiaire de pédale ou manette. 100) Appareil automoteur enjambeur pour castrer le mais selon la revendication 7 et 2 caractérisé en ce que les différents organes et les roues motrices de l'appareil sont mus par un ensemble moteur compact logé dans le châssis monocoque.