La présente invention due à Roland GOSMAND et Michel HAYARD est relative aux circuits de traitement des trains dtimpulsions modulées en largeur ou en durée et plus particulièrement des trains d'impulsions soumis au bruit de fond et/ou transmis avec de fortes variations d'amplitude. I1 est bien connu de démoduler les impulsions modulées en largeur ou en durée en les integrant, d'où résulte un signal dont l'amplitude est proportionnelle à la largeur ou a la durée de la modulation originelle. Mais un tel système est évidemment sensible directement aux variations du niveau d'entrée, qui constiquent une modulation d'amplitude parasite du signal, dont un écrêtage approprié, même si les seuils sont soigneusement stabilisés, ne permet pas de s'affranchir entièrement. I1 est également connu d'asservir ces seuils d'écrêtage à la valeur moyenne du niveau du signal d'entrée, mais ceci recuiert une grande stabilité des organes utilisés, en particulier des amplificateurs de tensions continues correspondants, ce qui limite les variations de niveau tolérables a l'entrée du système. De lus, le filtrage d'entrée, qu'il est nécessaire d'effectuer pour atténuer l'influence du bruit de fond, entraîne une inclinaison des flancs, rendant la position du seuil très critique, ce qui se traduit encore, en pratique, par 'impossibilité de supporter une grande dynamique du signal d'entrée. La présente invention a pour objet de pallier ces inconvénients . Selon l'invention, le circuit de traitement comportant une entrée et un dispositif écrêteur à deux seuils polarisés symétriquement est caractérisé en ce que ledit dispositif est précéda de deux systèmes de calage alimentés en parallèle Jar ladite entrée, lesdits systèmes effectuant respectivement deux calages de sens opposés par rapport à un même niveau de référence, les signaux de sortie de chacun des systèmes étant appliques à un dispositif de sommation dont la sortie alimente ledit dispositif écrêteur, chacun desdits seuils dudit dispositif écrêteur étant polarisé symétriquement par rapport audit niveau de réfé- rence. Pour une meilleure compréhension de l'invention et pour montrer comment elle peut être réalisée, on se réfèrera à la description ci-après et aux dessins joints sur lesquels La figure 1 est un schéma de principe du circuit de traitement selon l'invention. La figure 2 est un diagramme explicatif. La figure 3 est un exemple de réalisation schématique du circuit de traitement selon l'invention. Par raison de commodités, dans la description et les revendications, le terme "calage" a été employé dans le sens du terme anglo-saxon "clamping" et signifiera, dans le cas de l'invention décrite, l'opération par laquelle la tension variable d'un signal est transposée de manière à rendre ses valeurs maximales (ou minimales) égales à une tension fixe de référence. Sur la figure 1, les trains d'impulsions à traiter, appliqués en 1, alimentent en parallèle les dispositifs de calage 2 et 3 dont les tensions de sortie, délivrées respectivement en 7 et 8, alimentent le dispositif de sommation 4 fournissant en 6 les trains d'impulsions traités après avoir traversé le dispositif écrêteur 5 Le fonctionnement sera mieux compris en s'aidant du diagramme de la figure 2 sur laquelle les courbes 10, 11, 12 et 13 revré- sentent l'amplitude A en fonction du temps t d'exemples QC signaux présents respectivement en ', 7, 8 et 9 (figure i). Les droites 4 et 15 figurent les seuils d'écrêtage du dispositif 5. La courbe 10 correspond à des signaux dont la référence de tension est la masse (tension nulle par définition), sur laquelle s'aligne la valeur moyenne de ces signaux, ce qui provoque un ddcalage de ceux-ci, qui varie en fonction de la largeur ou la durée des impulsions, des signaux. Au passage dans le dispositif de calage 2, les signaux délivrés en 7 (courbe 11) font coîncider leurs niveaux de tension rainimaux avec la masse et, inversement, au passage dans le dispositif de calaga 3, les signaux délivres en 8 (courbe 12) font colncider leurs niveaux de tension maximaux avec la masse. Le dispositif de sommation 4 effectue la somme algébrique des signaux il 1 et 12, représentée par la courbe i3, où les valeurs de crêtes positives et négatives du signal se trouvent par prin cie symétriques par rapport à la masse. Les signaux traversent ensuite le dispositif ecreteur 5 assurant un écrêtage à deux seuils symétriques par rapport à la masse limitant les amplitudes du signal entre les droites 14 et 15 de la figure 2, par exemple. Un mode de réalisation possible du circuit de traitement est décrit sommairement, en exemple ,figure 3, où les mêmes chiffres repères que sur la figure i représentent les mêmes éléments. Le dispositif 2 est concrétisé par un condensateur 21 en série avec la résistance 23, une diode 22 entant montée entre leur point commun et la masse. Le dispositif 3 est constitue de manière analogue par les éléments correspondants 31, 33 et 32, ce dernier étant toutefois monté en sens inverse par rapport à l'élément 22. Le dispositif 4 est constitué d'une résistance 41 reliant à la masse les points 7, 8 et 9 réunis. Le dispositif 5 est concrétisd par deux diodes 51 et 52 montées tête boche entre la masse et les points 9 et 6 réunis. Le fonctionnement des dispositifs de calage 2 et 3 décrits dans cet exemple, est bien connu. La sommation dans une simple résistance 41, qui est une fraction de la résistance de charge commune à chacune des diodes 21 et 32, assure une addition algé- brique évitant toute intégration susceptible de rendre la symé- trie du signal vulnérable aux variations de la valeur moyenne du signal traité. L'écrêtage est réalise à l'aide de deux diodes identiques montées têta bêche, selon une disposition bien connue. La signal délivré en 6 est ainsi limité par la tension de seuil des diodes, un tel seuil étant défini par la tension qu'il est nécessaire d'appliquer à une diode dans le sens conducteur, pour que le courant croisse notablement et selon une loi sensiblement linéaire. I1 est bien connu de substituer à la masse toute tension de polarisation souhaitable pour obtenir un niveau de sortie mieux adapté aux niveaux des signaux a recevoir et à délivrer. Cette tension de seuil fait sentir également ces effets sur les diodes 22 et 32 es dispositifs de calage, le calage n'est donc pas effectué exactement sur la masse. Mais si les deux diodes sont identiques, la symétrie du signal résultant n'est pas affectée. Là aussi l'introduction de polarisations est possible pour des appliCations particulières. Il résulte clairement de ce qui précède que le circuit de traitement décrit résout d'une façon particulièrement simple et fiable le problème de la réception des trains d'impulsions modulés en largeur et en durée, lorsque la transmission est bruitée et ou présente un équivalent fortement perturbé. Aucun réglage n'est nécessaire et il nry a pas de limites à l'accrcissement ou niveau d'entrée reçu autre que celles résultant du respect des conditions de fonctionnement propres aux éléments utilisés. REVENDICATIONS 1. Circuit de traitement comportant une entrée et un dispositif écrêteur à deux seuils polarisés symétriquement, caractérisé en ce que ledit dispositif est précédé de deux systèmes de calage alimentés en parallèle par ladite entrée, lesdits systèmes effectuant respectivement deux calages de sens opposé par rapport à un même niveau de référence, les signaux de sortie de chacun desdits systèmec étant appliqués à un dispositif de sommation dont la sortie alimente ledit dispositif écrêteur, chacun desdits seuils dudit dispositif écrêteur étant polarisé symétriquement par rapport audit niveau de référence. 2. Circuit de traitement selon la revendication 1 caractérisé en ce que chacun desdits dispositifs de onlage possède une résistance de charge dont une fraction leur est commune, ladite fraction constituent ledit dispositif de sommation, ledit dispositif écrêteur comprenant deux diodes montées tête-bêche aux bornes dudit dispositif de sommation.