La présente invention concerne les dispositifs de connexion destinés à entre utilisés dans les prises de terre pour relier entre eux plusieurs conducteurs et, plus précisément, pour relier à un conducteur principal rectiligne deux conducteurs secondaires faisant un certain angle avec ce conducteur principal. Dans les installations actuelles de mise à la terre, la jonction entre le conducteur principal et les conducteurs secondaires est la plupart du temps assurée, d'une part, par des moyens de fixation tels que des rivets ou des boulons t, d'autre part, des moyens de contact électrique tels que des soudures La présente invention vise un dispositif de connexion de conception simple et de mise en oeuvre aisée permet;anc d t a surer une bonne liaison mécanique et électrique entre le conducteur principal et les deux conducteurs secondaires. Plus précisément, l'invention vise un dispositif de connexion caractérisé en ce qu'il comporte, d'une part, un support métallique comprenant une base plane et deux rebords, qui présentent chacun une surface ae retenue et qui son-t disposés de manière à permettre le passage du conducteur principal et )1intro- diction selon Lin angle prédéterminé par rapport à ce dernier des extrémités des deux conducteurs secondaires et, d'autre part, une pièce de réaction amovible susceptible d'être déplacee en translation parallèlement au plan de la bc.se pour v2nir, dans une position d'utilIsation, coopérer par sa périphérie avec les surfaces de retenue des rebords sous l'action d'une vis, qui est engagée dans un alésage taraudé prévu dans la pièce de réaction pour serrer les différents conducteurs contre la base. Avec une telle disposition, on conçoit que le serrage de la vis assure une bonne tenue mécanique à l'ensemble et permet de maintenir un contact électrique intime entre les différents conducteurs tout en conservant à la connexion un caractère amovible La présente invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre et qui se réfère aux dessins annexés donnes uniuement å astre d'exemple et dans lesquels La figure 1 est une vue de dessus du dispositif de connexion pour prise de terre selon l'invention, La figure 2 est une vue en coupe selon la ligne h-A de la figure 1. Les installations de mise à la terre, qui sont essentiellement destinées à être reliées au paratonnerre d'un immeuble, se composent le plus souvent d'un réseau conducteur enterré de grande longueur (environ 25 m). Ce réseau présente, le plus souvent, la forme d'une fourche en ce sens qu'il est constitué d'un conducteur principal rectiligne, auquel est raccordé le paratonnerre, et de deux conducteurs secondaires qui viennent se raccorder en un point déterminé du conducteur principal et qui s'écartent de celui-ci selon deux directions symétriques, faisant par rapport à lui un angle pouvant etre avantageusement de tordre de 450 Le dispositif de connexion, représenté en 10 sur les figures, a essentiellement pour but de réaliser-la connexion entre le conducteur principal désigné en 12 et les extrémités des deux conducteurs secondaires désignés respectivement en 14 et 16. Dans ce qui suit, on supposera que les conducteurs 12, 14 et 16 présentent, ce qui est le plus souvent le cas, la forme d'un ruban métallique d'une certaine largeur en cuivre étamé, On comprendra, cependant, que le dispositif de connexion de l'invention pourrait entre aisément modifié dans le cas où il s'agirait de relier entre eux des conducteurs à section ronde par exemple. Le dispositif de connexion 10 est constitué pour l'essentiel d'un support métallique 18 et d'linge pièce de réaction 20 qui est susceptible de coopérer, dans les conditions définies ci-après, avec le support 18 par l'intermédiaire d'une vis ou d'un organe de serrage analogue 22 agencé dans la pièce 20 pour appuyer l'ensemble des conducteurs 12, 14 et 16 sur le support 18. Le support 13 est réalisé en cuivre étamé par matri çage par exemple. Il se compose d'une base plane 24 affectant, de préférence, une forme circulaire et deux rebords opposés 26 et 28 s'étendant perpendiculairement à la base 24, d'un même caté de cette dernière. Dans l'exemple représenté, chaque rebord 26 ou 28 présente la forme d'un secteur de couronne. On comprendra cependant, à la lecture de ce qui suit, que chacun des rebords 26 ou 28 pourrait affecter une forme différente, il sera souhaitable cependant qu'ils demeurent symétriques par rapport au plan désigné par XX' sur la figure 2, plan qui est perpendiculaire à la base 24 et qui passe par le centre de celle-ci et par l'axe du conducteur 12. Les rebords 26 et 28 définissent entre eux un premier passage 30, dont la dimension est légèrement supérieure à la largeur du conducteur principal 12, et un deuxième passage 32 beaucoup plus large que le premier et destiné à l'introduction, d'une part, de la pièce de réaction 20 entre les rebords 26 et 28 et, d'autre part, des conducteurs secondaires 14 et 16 selon un angle important voisin de 450, par rapport au conducteur principal 12, comme cela sera décrit plus loin. De préférence, les côtés des rebords 26 et 28 qui définissent le passage 30 sont parallèles, alors que les côtés de ces rebords qui définissent le passage 32 forment entre eux un angle d'environ 900. Chacun des rebords 26 et 28 comporte sur sa surface interne 33 une gorge 34, de forme circulaire, dont le flanc supérieur 36 forme une surface de retenue pour la pièce de réaction 20, comme cela apparaîtra plus loin. La pièce de réaction 20 se présente sous la forme générale d'un disque de forme ronde, dont le diamètre est inférieur au diamètre des gorges 34, de manière que la pièce de réaction 20 puisse être introduite dans celle-ci par translation parallèlement au plan de la base 24 selon la direction X-X'. La pièce 20 comporte en son centre un alésage taraudé 38 destiné à recevoir la vis 22 et, sur sa périphérie, deux saillies radiales 40 et 42 écartées angulairement d'environ 90Q et destinées à coopérer avec les côtés des rebords 26-et 28 qui définissent le passage 32 précité. Pour des raisons d'économie de matière, la pièce 20 peut être tronquée entre les saillies 40 et 42, comme représenté en 44 sur la figure 1. La pièce 20 comporte de préférence une surépaisseur centrale délimitée par un décrochement 46, de forme circulaire, dont le diamètre correspond sensiblement à celui des surfaces internes cylindriques 33 des rebords 26 et 28. La coopération du décrochage 4t avec les parties des surfaces 33 des rebords 26 et 28 voisines du passage 32 définit un moyen de butée s'opposant au déplacement relatif de la pièce de réaction 20 sur le support 18, une fois cette pièce 20 convenablement engagée dans les gorges 30 et maintenue en appui sur les surfaces de retenue 36 de celles-ci sous l'action de la vis 22. Si la réalisation, décrite ci-dessus, du moyen de butée s'opposant au déplacement relatif de la pièce 20 par rapport au support 18, lors du vissage de lavis 22, présente de nombreux avantages et, entre autres, celui de la facilité d'usinage, il n'en reste pas moins que l'on peut envisager d'autres moyens permettant d'aboutir au même but. On peut ainsi envisager de doter la pièce 20 de saillies aptes à coopérer avec des évidements correspondants ménagés dans les rebords 26 et 28 (ou dans les gorges 34), lors du déplacement de la pièce 20 par rapport au support 18 sous l'action de la vis 22. Lorsque la pièce de réaction 20 est dans sa position d'utilisation telle que représentée sur les figures et pour laquelle les saillies 40 et 42 viennent en butée sur les côtés des rebords 26 et 28 définissant le passage 32, on observera que l'axe de la vis 22 passe sensiblement par le centre de la base 24, compte tenu de l'action de centrage réalisée par les saillies 40 et 42 et par le décrochement circulaire 46 en coopération avec les surfaces cylindriques 33 des rebords 26 et 28. On observera également que chacune des surfaces de retenue 36 des rebords 26 ou 28 s'étend de part et d'autre du plan perpendiculaire à la base 24 et au conducteur principal 12 qui la traverse en passant par le centre de la base 24, ce plan étant dans la figure 1 désigné par la ligne A-A. Ces surfaces 36 forment ainsi pour la pièce 20 des surfaces d'ancrage appropriées à la maintenir en place paralllement au plan de la base 24 quel que soit le serrage de la vis 22. La mise en oeuvre du dispositif de connexion 10 décrit plus haut est la suivante Après avoir séparé la pièce 20 du support 18, on met en place celui-ci sous le conducteur 12 à l'endroit ou il s'agit de le relier aux conducteurs secondaires 14 et 16. La mise en place correcte du support est aidée par le passage 30 entre les rebords 26 et 28. On introduit les extrémités des conducteurs 14 et 16 selon l'angle voulu dans le passage 32, en chevauchement, chacune des extrémités dépassant largement le centre de la base 24. On glisse alors la pièce 20 parallèlement à la base 24 au travers du passage 32 dans les gorges 34 jusqu'à la mise en butée des saillies 40 et 42 sur les rebords 26 et 28 et on tourne ensuite la vis 22 de manière à appuyer les conducteurs 12, 14 et 16 sur la base 24.En fin de serrage, la pièce 20 se trouve bloquée en position sur le support 18 compte tenu de la coopération des saillies 40 et 42 et du décrochement 46 avec les rebords 26 et 28. Il est bien entendu que l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit et représenté, de nombreuses modifications concernant notamment la forme du support et celle des rebords 26 et 28, la réalisation des moyens de butée (33, 46) ainsi que celle du moyen de serrage 22, peuvent être envisagées sans sortir du cadre de la présente demande. REVENDICATIONS 1. Dispositif de connexion destiné à relier les extre- mités de deux conducteurs secondaires en un point déterminé d'un conducteur principal rectiligne, caractérisé en ce qu'il comporte d'une part, un support métallique comprenant une base plane et deux rebords qui présentent chacun une surface de retenue et qui sont disposés de manière à permettre le passage du conducteur principal et l'introduction selon un angle prédéterminé par rapport à ce dernier des extrémités des deux conducteurs secondaires et, d'autre part, une pièce de réaction amovible susceptible d'être déplacée en translation parallèlement au plan de la base pour venir dans une position d'utilisation telle que sa périphérie puisse coopérer avec les surfaces de retenue des rebords, sous l'action d'une vis engagée dans un alésage taraudé prévu dans la pièce de réaction pour serrer les-différents conducteurs contre la base en prenant appui sur la pièce de réaction. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que des moyens de butée coopérants sont prévus sur la pièce de réaction et sur les rebords de manière à s'onoser au dégagement en translation de la pièce de réaction lorsque sa périphérie est sollicitée en butée sur les surfaces de retenue par la vis. 3. Dispositif selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que la pièce de réaction comporte des saillies destinées à venir en butée sur les rebords lorsque la pièce de réaction atteint sa portion d'utilisation. 4. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que des moyens de guidage permettent de positionner les conducteurs pendant le serrage de la vis. 5. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le support métallique ainsi que la pièce de réaction sont de forme générale circulaire. 6. Installation de mise à la terre d'un im..euble, caractérisée en ce qu'elle comporte un dispositif selon l'une des revendications 1 à 5 pour assurer la connexion des différents conducteurs composant cette installation.