On sait qu'on peut diminuer la quantité de fumée arrivant au fumeur d'une cigarette, sans indûment augmenter la résistance au tirage de la cigarette, en augmentant la proportion d'air qui est aspiré avec la fumée derrière le bout en combustion. On sait également 5 qu'on peut fournir un surcroît d'air associé à la fumée en utilisant un papier très poreux pour emballer le tabac ou en plaçant des perforations dans le papier. Dë cette manière, une plus grande proportion des produits de combustion est dissipée vers l'atmosphère dans les laps de temps compris entre les bouffées. (ÎO On a également préparé des cigarettes dans lesquelles des trous de ventilation ont été inclus dans le papier ou dans la substance recouvrant le bout de la cigarette et entourant le bouchon de filtre d'une cigarette à filtre» En outre, on a décrit divers procédés permettant au fumeur de choisir le degré de ventilation avant de fumer. 15 Cependant, aucun des procédés décrits ne s'est révélé•pleine ment satisfaisant. Les cigarettes présentant un degré significatif de ventilation ont été caractérisées par les fumeurs comme étant "sans relief", "sans fçoût", ou"non satisfaisantes". Une invention consistant à réduire la quantité de fumée four-20 nie au fumeur par une cigarette est décrite dans le brevet des E.U.A No. 2.992.647 de Frank H.J.- Figge. Ce brevet concerne un procédé de préparation d'une cigarette, ou autre produit similaire, dans laquelle est incorporée un dispositif de réglage de la température de combustion, ledit dispositif comprenant des perforations ou des po-25 res, dans le papier à cigarette, qui sont remplis par une substance qui fond'ou se sublime à une température telle que les perforations ou orifices s'ouvrent à une petite distance située en avant de la zone de combustion pour régler la quantité d'air ou.le pourcentage de la bouffée passant à travers la zone de combustion. Bien que ce 30 brevet fournisse des avantages, par comparaison avec les dispositifs de ventilation précédemment connus, il n'apporte pas une solution parfaite au problème fondamental qui est constitué par l'association des deux conditions eonsistant (l) à réduire la quantité de fumée fournie au fumeur d'une cigarette et (2) à satisfaire le fumeur de 35 la cigarette. Bien qu'elle fournisse un procédé d'ouverture automatique de trous de ventilation dans les cigarettes, l'invention de Figge ne fait s'ouvrir les trous de ventilation que lorsque le bout chaud s'approche relativement près des trous de ventilation. 69 14210 2 2008201 La présente invention représente un perfectionnement, par comparaison avec les procédés de dilution antérieurs, y compris celui décrit par Figge, et permet d'obtenir un produit à fumer qui fournit,le degré de satisfaction désiré lorsqu'on le fume^ tout en.faisantégale-5 ment que le fumeur reçoit moins de goudrons et âe nicotine- pas: bouffée et à partir de la cigarette tout entière. La présente inventisîi représente un perfectionnement par rapport à tous les procédés éa.ti=-mérés ci-dessus en fournissant des trous qui s'ouvrent plus en avance du tabac en combustion et en fournissant également la preuve 10 visible de l'ouverture des trous de dilution, ce qui fait bénéficiai le fumeur d'une satisfaction totale fournie par" la fumée pendant les premières bouffées ainsi que les avantages psy chologiques de voir s'ouvrir les trous de dilution au cours des bouffées ultérieures. 15 L'invention est relative à un produit à fumer et à un procédé pour sa préparation. Plus particulièrement, l'invention est relative à une cigarette, ou produit à fumer similaire, qui contient des trous de ventilation recouverts conçus pour s'ouvrir pendant qu'©a fume le produit afin de fournir, pendant cette opération, de la 20 fumée diluée par de l'air, et fournissant un moyen permettant d'isa- .visible diquer de maniéré/au fumeur l'ouverture des trous de ventilation. L'invention englobe les produits à fumer présentant des trous de ventilation qui sont recouverts ou remplis par une substance qui est désintégrée par l'action de la chaleur de la combustion du ta-25 bac dans le produit à base de tabac. Les trous de ventilation peuvent se trouver dans l'enveloppe du produit à fumer, les trous se trouvant à une certaine distance de l'extrémité du produit à fumer. Les trous sont fermés par Une substance cellula^altérall-par la chaleur, au cours des stades de début de 1'opéïaiion.consx®- 30 tant à fumer le produit, mais sont ouverts au cours des stades ulté- combustion rieurs, du fait de l'action de la -chalnur du- bout de/fet de la fumée de tabac sur la substance qui ferme initialement lësdlts-trous. La substance qui ferme les trous, selon la présente;invention, possède une structure cellulaire et peut, si on le désire, avair: sensible-5 mpnt la même couleur- blanche que l'enveloppe ou le filtre dans lesquels les trous sont situés,- de sorte qu'on ne peut pratiquement pas le voir avant .. de fumer - le produite En utilisant les substances cellulaires altérables par la chaleur selon l-.4 invention» 69 14210 3 2008201 il est possible d'obtenir une meilleure ouverture des trous, par exposition à la chaleur, qu'avec des substances non cellulaires altérables par la chaleur. En outre, lorsque les trous sont ouverts par suite de l'altération de la pellicule pendant qu'on fume le produit, 5 ils prennent une coloration plus foncée que le fumeur remarque facilement. C'est ainsi que le fumeur peut avoir la preuve visible de l'ouverture des trous de dilution et bénéficie de l'entière satisfaction fournie par la fumée pendant les premières bouffées ainsi que des avantages psychologiques de voir les trous 10 de ."dilution s'ouvrir au cours des bouffées ultérieures. L'invention a pour buts: - de fournir une cigarette qui fournit de la fumée sensiblement non diluée pendant les premières bouffées et de la fumée diluée pendant les bouffées ultérieures; 15 - de fournir une cigarette qui ne donne au fumeur qu'une quantité faible de constituants de la fumée ; - de fournir une cigarette dont la résistance au tirage est considérée comme raisonnable pour un fumeur et qui donne une fumée satisfaisante ; 20 - de fournir une cigarette qui ne fournisse pas plus de cons tituants de la fumée avec chaque bouffée, lors des bouffées finales, pendant la filtration par le tabac est moins importante qu'aux premières bouffées ; - de fournir une cigarette qui fournisse la preuve visible de 25 l'ouverture des trous de dilution, faisant bénéficier le fumeur de la pleine satisfaction donnée par la fumée ,yi cours des premières bouffées ainsi que des avantages psychologiques de voir les trous de dilution s'ouvrir au cours des bouffées ultérieures ; jO D'autres buts, avantages et caractéristiques de l'invention apparaîtront dans la description qui va suivre. Au dessin annexé, donné uniquement à titre d'exemples - la Fig.1 est une vue en perspective d'un mode de réalisation d'une cigarette ordinaire suivant l'invention présentant dans 55 son enveloppe des orifices ou trous de ventilation qui sont recouverts ou remplis par une pellicule de matière plastique cellulaire; 69 14210 4 2008201 -la Fig.2 est une vue partielle agrandie d'une petite région des trous de ventilation recouverts situés dans l'enveloppe de la cigarette de la Eig.1; -la Fig.3 est une coupe transversale à travers l'un des trous 5 de ventilation recouverts de la cigarette représentée aux Fig. 1 et 2, montrant l'aspect du revêtement avant qu'on fume la cigarette; - la Fig.4 est une vue en coupe transversale du même trou de ventilation que celui représenté à la Fig.3 après que la chaleur du charbon et de la fumée de la cigarette ont provoqué la rupture de la 10 pellicule en matière plastique cellulaire et l'ouverture du trou. On se référera maintenant de façon détaillée à la Fig.1 s une cigarette 1, constituée par un cylindre de tabac 2, est placée dans un cylindre de papier combustible 3. Dans le cylindre de papier 3 se trouvent des trous de ventilation 4 qui ont été recouverts par une 15 pellicule en" matière plastique cellulaire 5. En se référant aux Fig. 2 et 3: une portion agrandie de la cigarette 1 est représentée, comme indiqué au dessin, qui est représentative de toutes les ouvertures 4, les trous de ventilation 4 étant recouverts par une pellicule en matière plastique cellulaire 5 com-20 portant des bulles d'air 7. La pellicule 6 ferme le passage 6 du trou de ventilation 4. En se référant à la Fig.4 : l'orifice 4, dans le cylindre en papier 3, est représenté avec une pellicule 5a résultant de l'altération de la pellicule de matière plastique cellulaire 4 fournissant 25 un passage libre 6 à. travers le trou de ventilation 4, lequel passage fait communiquer le tabac 2 avec l'extérieur de la cigarette 1. On réalise les buts visés par la présente invention en perfo»-rant l'enveloppe d'une cigarette (ou autre produit à fumer) par des trous de dimension suffisante pour réaliser une dilution sigttiflca-30 tive de la fumée par l'air, et en recouvrant ou en remplissant ces trous par une substance ayant une structure cellulaire, par exemple un revêtement contenant des bulles d'air, qui est sensible à l'action de la chaleur du tabac en combustion à un degré tel que 1% fumée provenant de la première portion de la cigarette fait que la 35 pellicule se désintègre progressivement d'une manière telle que les trous s'ouvrent après les premières bouffées tirées sur la cigarette, ou sur un produit à fumer similaire. Selon l'invention, le produit à fumer fournit de la fumée non diluée pendant les premiè 69 14210 5 2008201 res bouffées mais, au cours des stades ultérieurs de l'opération, le produit à fumer est ventilé, c'est-à-dire que la fumée est diluée à n'importe quel degré désiré déterminé par le nombre et la dimension des trous et par la nature et l'épaisseur de la pellicule remplis-5 sant ou recouvrant les trous. La portion de la tige de la cigarette qui est exempte de ces trous ainsi que l'espacement et la dimension des trous dépendent de la quantité de fumée non diluée qu'on vrut obtenir lors des premières bouffées et de l'importance de la dilution désirée ensuite, ainsi que de la vitesse particulière d' 10 action de la fumée sur la structure cellulaire et, dans certains cas, sur l'épaisseur de la structure. On peut faire varier la pellicule et son épaisseur pour agir sur la proportion de fumée non ventilée fournie. Il est préférable que les trous ne s'ouvrent pas pendant les premières quatre à six bouffées. 15 Comme exemples de structures celulaires altérables par la cha leur pouvant être utilisées on citera des structures cellulaires tri-dimensionnelles présentant de multiples vides microscopiques ou sub-microscopiques répartis dans toute la masse de leur volume au-dessous de leur face externe. A part ces vides, la substance est 20 sensiblement continue et homogèneet la pellicule, considérée dans son ensemble, est opaque à cause de sa structure physique hétérogène due à ces vides. Sous l'action de la chaleur provenant du tabac en combustion dans une cigarette, la substance cellulaire se ramollit, entre en coalescence, phénomène qui s'accompagne de l'affais— 25 sement du revêtement provoquant l'ouverture des trous de ventilation recouverts par un revêtement ou une pellicule en une telle structure cellulaire. On peut préparer et appliquer line telle pellicule sur un papier support en appliquant sur celui-ci une émulsion de type eau-30 dans-huile dans laquelle une matière plastique filmogène est la phase continue et dans laquelle la phase dispersée est présente sous la forme d'une multitude de gouttelettes dont presque toutes ont des dimensions microscopiques ou sub-microscopiques, et en séchant la pellicule de manière telle que la phase dispersée s'évapore sans Ji rupture essentielle ou affaissement sensible de la structure cellulaire de Ta phase continue. Bien que la gélification de la pelllicu- Ad eau le en matiere plastique et 1'evaporation/à partir d'elle puissent, dans une certaine mesure, être simultanées, d'une façon générale, 14210 6 2008201 elles ont lieu sensiblement l'une après l'autre, dans cet ordre, ds sorte que la couche en matière plastique atteint d'abord un degré tel de semi-solidité qu'àle est efficace pour laisser tomber les gouttelettes d'eau dispersées. L'eau est ensuite évaporée par dif= 5 fusion à travers les parois cellulaires rigides, ou sensiblement rigides, de la matière plastique et est remplacée par de l'air formant les vides auxquels on s'est déjà référé. On peut désigner la phase continue de 1'émulsion comme étant un vernis, en ce qu'il s'agit d'une substance filmogène dissoute 3 dans un solvant conçue,lors de 1'évaporation normale de ce solvant, pour sécher sous forme d'une couche continue. Dans le cas présent, le solvant est caractérisé par son insolubilité dans l'eau. La phase dispersée est aqueuse, de l'eau, un liquide hydrosoluble ou un solide dissous dans l'eau, incompatible avec les ingrédients de la 5 phase continue, (à la fois la substance filmogène et le solvanl), d'une association d'eau avec un tel liquide ou solide. On fecilite l'obtention d'une émulsion en ajoutant un adjuvant émulsionnant approprié pour les dispersions eau-dans-huile, par exemple le chlorure de stéaryl diméthyl benzyl ammonium, des éthers polyglycoliques aro-0 matiques. Ces émulsionnants sont solubles dans le solvant du vernis qui peut être le benzène, le toluène," le chloroforme ou n'importe quel autre solvant remplissant les conditions indiquées ci-dessuso On peut utiliser l'éthyl cellulose comme substance filmogène, à cause de sa compatibilité avec de nombreuses substances capables de 5 modifier le revêtement désiré. Cette modification peut consister à donner au revêtement une température de ramollissement plus basse;, ce qu'on peut réaliser en ajoutant un plastifiant à la substance filmogène. Outre qu'il doit être compatible avec la i—ae, le tifiant doit être incompatible avec la phase dispersée. Comme exeia— 0 pies de plastifiants remplissant ces conditions on citera le phos=> phate de tricrésyle, le phtalate de dioctyle et l'huile de ricin. On obtient des revêtements blancs satisfaisants lorsque 1'évaporation de la phase dispersée a lieu essentiellement après 1'évaporation du solvant du vernis, c'est-à-dire après gélification de la 5 pellicule de vernis. Lorsqu'on utilise un solvant ayant une vitesse d'évaporation relativement lente, tel que le toluène ou même le lène, il peut être avantageux de retarder la vitesse d1évaporaiioa de l'eau ou d'autres constituants de la phase dispersée. Pour.ee 69 14210 7 2008201 faire, on peut ajouter à l'eau de nombreuses substances hydroaolu-bles, par exemple des sels tels que l'acétate de sodium ou l'acétate de plomb, mais particulièrement des alcools polyvalents tels que 1' éthylène glycol ou la glycérine. Ces alcools sont insolubles dans le 5 solvant du vernis et incompatibles avec les substances filmogènes. La phase dispersée détermine le degré d'aération du revêtement final de deux manières, (l) le rapport d'eau à vernis, comme indiqué au paragraphe précédent et (2) la dimension particulaire de la dispersion qui peut être réduite par homogénéisation, donnant ainsi 10 une émulsion plus stable et améliorant ainsi le degré d'aération du revêtement solidifié résultant de 1'évaporation de la phase dispersée. Le degré d'aération détermine la blancheur du revêtement final . Parmi les substances utilisables selon la présente invention on 15 citera des structures cellulaires préparées en utilisant une matière résineuse thermoplastique. A titre d'exemples de ces substances, on citeras l'éthyl cellulose, le polystyrène, le chlorure de polyviny-le, fl.es copolymères de chlorure de vinyle tels que des copolymères chlorure de vinyle-acétate de vinyle, le polyméthacrylate de méthyle, 20 la nitrocellulose, l'acétate de cellulose, 1'acéto-butyrate de cellulose, 1'acéto-propionate de cellulose et le vinyl acétate d1 éthylène. Les exemples suivants sont donnés à titre d'illustration des substances de revêtement utilisables selon la présente invention. 25 Exemple 1 On dissout 41,24 g d'éthyl cellulose, qualité N—100, dans 650 cm3 de toluène, en agitant. "Qualité N-100" identifie une résine dont une solution à 5$ dans un solvant constitué par 80 parties de toluène et 20 parties d'éthanol a une viscosité de 93,5 centipoises. 30 Comme émulsionnant, on ajoute 1,9 g de chlorure de stéaryl diméthyl benzène ammonium ("Triton K-60"). Sous agitation constante à haute vitesse, on ajoute 92 cm3 d'eau distillée, goutte à goutte ou sous la forme d'une fine pulvérisation, à une vitesse suffisamment lente pour permettre une émuleification uniforme. Cette émulsion donne, 35 au photomètre , une valeur de 73$ lorsqu'on l'applique et la fait sécher en revêtement de 2,721 kg par rame. La mesure de la densité apparente du revêtement indique une valeur de 0,39. Exemple 2 Cet exemple diffère de l'exemple 1 par la quantité d'eau utili 69 14210 8 2008201 sée pour préparer la phase dispersée, 184 cm3 d'eau, soit deux fois plus qu'à l'exemple 1. Avec cette émulsion, le photomètre indique une valeur de 80$ lorsqu'elle est appliquée et séchée en revêtement à 1,814 kg par rame. C'est-à-dire que le revêtement est plus léger 5 qu ' à l'exemple 1, mais la blancheur est supérieure. La mesure de la densité apparente du revêtement indique une valeur de 0,16. Exemple 3 On procède comme à l'exemple 1, mais en utilisant une quantité d'eau encore plus importante, soit 504 cm3. Avec cette émulsion, le 10 photomètre indique une valeur de 71$ lorsqu'elle est appliquée et séchée en revêtement de 0,997 kg par rame. La mesure de la densité apparente du revêtement indique une valeur de 0,08. Exemple 4 Cet exemple illustre l'utilisation d'un solvant moins volatil 15 pour la résine et d'un retardateur d'évaporation pour le constituant aqueux.Si le solvant de la résine est moins facilement élimi— né, la phase continue de résine ne passe pas si rapidement vers la forme solide et il pourrait être possible qu'une grande partie de l'eau s'évapore avant qu'elle soit emprisonnée avec, pour résultat, 20 un affaissement considérable de la structure cellulaire et obtention d'un revêtement ayant un mauvais pouvoir couvrant. On peut éviter cela en ajoutant à la phase aqueuse un ingrédient retardant son évaporation, c'est-à-dire faisant décroître la pression de vapeur de la phase dispersée. Voici un exemple précis: 25 On dissout 41,25 g d'éthyl cellulose, qualité N-100, dans 650 cm3 de xylène, en agitant. Comme émulsionnant, on ajoute 1,9 g de "Triton K-60". Sous agitation constante, haute vitesse, on ajoute un mélange de 378 g d'éthylène glycol et de 126 g d'eau distillée, goutte à goutte ou sous forme d'une fiie pulvérisation, suffisamment 30 lentement pour permettre une émulsification uniforme. Cette émulsion donne, au photomètre, une valeur de 71$ lorsqu'on l'applique et la sèche en revêtement de 0,997 kg par rame. Exemple 5 Par opposition à l'exemple 2, cet exemple illustre l'utilisa-35 tion d'une plus petite quantité de résine de poids moléculaire plus élevé et, en conséquence, de viscosité plus élevée, permettant d' utiliser une proportion moindre de solides pour obtenir un revêtement ayant une blancheur et une opacité acceptables. On utilise de 69 14210 9 2008201 l'éthyl cellulose de qualité N-300, ayant une viscosité de 319,7 centipoises alors que l'éthyl cellulose de qualité N-100 précitée a une viscosité de 93,5. On dissout 24,5 g d'éthyl cellulose, qualité N-300, dans 650 5 cm3 de toluène, en agitant. Comme émulsionnant, on ajoute 1,9 g d' "Antarox A-200", Sous agitation constante, à haute vitesse, on ajoute 229 cm3 d'eau distillée, goutte à goutte ou sous forme d'une fine pulvérisation, à une vitesse suffisamment lente pour permettre une émulsification uniforme. Pour cette émulsion, on obtient au photomè-10 tre une valeur de 69$ lorsqu'on l'eppLique et la sèche en revêtement à 1,270 kg par rame. Exemple 6 Par opposition à l'exemple 2, cet exemple illustre l'addition d'un plastifiant pour abaisser la température de ramollissement du 15 revêtement et accroître sa sensibilité à la chaleur. On dissout 41,25 g d'éthyl cellulose, qualité N-100, dans 650 cm3 de toluène, en agitant. Comme plastifiant, on ajoute 20,62 g de phosphate de tricrésyle existant dans le commerce sous le nom de "Lindol", et comme émulsionnant on ajoute 1,9 g d'éthers polyglyco-20 liques ("Antarox A-200"). Tout en agitant constamment, on ajoute 229 cm3 d'eau distillée, goutte'à goutte ou sous forme d'une fine pulvérisation, suffisamment lentement pour permettre une émulsification uniforme. Pour cette émulsion, on obtient au photomètre une valeur de 70$ lorsqu'on l'applique et la sèche en revêtement à 25 2,222 kg par rame. Exemples 7 et 8 Les exemples 7 et 8 sont des exemples dans lesquels on utilise un mélange de matières plastiques résineuses comme base de vernis, ou, en d'autres termes, 1'éthylcellulose, telle qu'utilisée dans les 30 exemples précédents, est modifiée par addition de résines. Dans ces cas, on obtient des revêtements ayant un meilleur éclat et une meilleure dureté ainsi qu'un remarquable degré de blancheur. Exemple 7 On dissout 41,25 g d'éthyl cellulose, qualité N—100, dans 650 35 cm3 de toluène, en agitant. On ajoute, comme modificateur de résine, 10,25 g de résine diphényle chlorée ("Aroclor 5460") et, comme émulsionnant, 1,9 g d'éthers polyglycoliques f*Antarox A-200"). Tout en agitant constamment, on ajoute 229 cm3 d'eau distillée, goutte à 69 14210 10 2008201 goutte ou sous forme d'une fine pulvérisation, suffisamment lentement pour permettre une émulsification uniforme. Pour cette émulsion on obtient au photomètre une valeur de 83$ lorsqu'on l'applique et la sèche en revêtement à 2,449 kg par rame. 5 Exemple 8 On dissout 41,2!> g d'éthyl cellulose, qualité N-100, dans 650 cm3 de toluène, en agitant. On ajoute, comme modificateur de la résine, 41,24 g d'une résine coumarine-indène et, comme émulsionnant, 1,9 g d'éthers polyglycoliques ("Antarox A-200"). Tout en agitant 10 constamment, on ajoute 620 cm3 d'eau, goutte à goutte ou sous foripe d'une fine pulvérisation, suffisamment lentement pour permettre une émulsification uniforme. Pour cette émulsion, on obtient au photomètre une valeur de 82$ lorsqu'on l'applique et la sèche en revêtement à 2,630 kg par rame. 15 Exemple 9 On dissout 40 g de polystyrène dans 200 cm3 de benzène, en agitant. On ajoute, comme émulsionnant, 2 g de sesquioléate de sor-bitan, accessible sous le nom commercial d'"Arlacel C". Tout en agitant constamment, on ajoute 100 cm3 d'eau, goutte à goutte ou 20 sous forme d'une fine pulvérisation, suffisamment lentement pour permettre une émulsif ication uniforme". Pour cette émulsion, on obtient au photomètre une valeur de 74$ lorsqu'on l'applique et la sèche en revêtement à 2,630 kg par rame. Exemple 10 25 On dissout 8 g de chloro-acétate de polyvinyle (qualité com merciale VYHH fournie par Carbide and Carbon Chemicals Corporation) dans 60 cm3 de bichlorure de propylène, en agitant. On ajoute, comme émulsionnant, 0,5 g d'"Arlacel C". Tout en agitant constamment, on ajoute 30 cm3 d'eau, suffisamment lentement pour permettre une 30 émulsification uniforme. Pour cette émulsion, on obtient au photomètre une valeur de 69$ lorsqu'on l'applique et la sèche en revêtement à 2,676 kg par rame. Exemple 11 On dissout 25 g de polyméthacrylate de méthyle, ayant un poids 35 moléculaire de 31,60 ou plus et une température d'écoulement (max.) de 138°C, dans un mélange de 100 cm3 de toluène et 50 cm3 de bichlorure de méthylène. On ajoute, comme émulsionnant, 2 g d'"Arlacel C". Tout en agitant constamment, on ajoute 75 cm3 d'eau, suffisamment VAÏW 11 2008201 lentement pour permettre une émulsification uniforme. Pour cette émulsion, on obtient au photomètre une valeur de 82$ lorsqu'on 1' applique et la sèche en revêtement à 4,762 kg par rame. Exemple 12 5 On dissout 25 g de nitrocellulose, d'une qualité ayant une vis cosité de 5 à 6,5 secondes dans une solution à une concentration de 12,2$, dans 200 cm3 d'acétate de n-butyle. On ajoute, comme émulsionnant, 2 g d'un amide de polyéthylène glycol aliphatique anhydre disponible dans le commerce sous le nom d'"Antarox-G-100". Tout en 10 agitant constamment, on ajoute 200 cm3 d'eau, suffisamment lentement pour permettre une émulsification uniforme. Pour cette émulsion, on obtient au photomètre une valeur de 77$ lorsqu'on l'applique et la sèche en revêtement à 1,950 kg par rame. Exemple 13 15 On dissout 10 g d'acétate de cellulose d'une qualité ayant un faible indice d'acétyle et une viscosité Eastman de 2 à 5 secondes dans un mélange de 100 cm3 de bichlorure de méthylène et 10 cm3 d' alcool iso-octylique, en agitant. On ajoute, comme émulsionnant, 1,5 g d'"Antarox G-100". Tout en agitant constamment, on ajoute 55 cm3 20 d'eau, suffisamment lentement pour permettre une émulsification uniforme. Pour cette émulsion, on obtient au photomètre une valeur de 77$ lorsqu'on l'applique et la sèche en revêtement à 2,494 kg par rame. Les matières plastiques cellulaires particulièrement appro-25 priées selon la présente invention sont celles qui fondent ou s'altèrent à une température d'environ 35 à 250°C. Comme dit plus haut, les dimensions et la disposition des trous ou perforations varient selon les résultats désirés. On peut les disposer et leur donner les formes et dimensions indiquées dans le 30 brevet des EVU.A. précité ou on peut leur donner d'autres dimensions, formes et configurations. Une combinaison particulière donnant des résultats remarquables suivant la présente invention consiste à utiliser, dans une cigarette ou produit similaire, des perforations espacées éloignées 35 . d'au moins 20 mm de l'extrémité par laquelle on fume la cigarette ou ,11 article à fumer, lesdites perforations ayant une surface totale correspondant à environ 0,2 à 1,5$ de la surface totale de l'enveloppe de la cigarette, lesdites perforations étant remplies ou re 69 14210 12 2008201 couvertes par une pellicule ayant une épaisseur moyenne, à travers les trous ou perforations, d'environ 3 à 60 microns et, mieux, d* environ 5 à 15 microns, et ayant une structure cellulaire du type décrit ci-dessus. 5 Les avantages qu'il y a à utiliser une pellicule du type dé crit ci-dessus, par comparaison avec,une pellicule ou un revêtement non cellulaire, résident en le fait qu'on peut régler de manière plus précise l'ouverture des perforations ou trous remplis et en le fait qu'on peut faire s'ouvrir les trous à une bien plus grande dis-10 tance du bout en combustion de la cigarette, ce qui permet de faire débuter la ventilation et de l'entretenir à un degré désiré, avec bien plus de précision et en agissant mieux sur elle. En outre, la Demanderesse a découvert que le revêtement spongieux constituer la pellicule désintégrable qui scelle les trous de Ten-15 tilation est caractérisé par une opacité blanche qui disparaît lorsque la pellicule fond ou- avant que l'affaissement de la structure spongieuse ne donne une certaine transparence. Le fu meur peut voir les trous de ventilation en train de s'ouvrir. La structure spongjeuse fait également que la pellicule obtenue est plus 20 épaisse, à partir d'un poids de substance donné, et cette épaisseur supplémentaire permet un réglage plus facile au cours de l'application. Le fait que le volume ou l'épaisseur sont plus importants signifie qu'une fraction de millimètre a moins d'importance qu'elle n'en aurait s'il n'en était pas ainsi. La technique par revêtement.spon-25 gieux ainsi que la pellicule abtenue ont été décrits précédemment. La pellicule ainsi obtenue contient de nombreuses petites bulles d' air qui peuvent occuper un espace bien plus important que la portion solide mais, d'une façon générale, les bulles ne communiquent pas. Elles ont, grossièrement , la dimension de la longueur d'onde de la 30 lumière visible et la dispersion de la lumière due aux bulles donne à la pellicule de l'opacité et de l'éclat. Les bulles sont introduites par évaporation d'un liquide qui est d'abord dispersé sous forme de minuscules gouttelettes dans la phase continue avec laquelle le liquide est non miscible. La phase continue, ou liant, qui est une 35 solution de la substance filmogène dans un liquide différent,/gfli-fie après que le revêtement est appliqué, habituellement à cause de 1'évaporation partielle de ce dernier liquide. Puis le gel fixe les bulles remplies de liquide. Il se produit un certain retrait de la 69 14210 13 2008201 structure au cours du séchage, tandis que le liquide passe hors des bulles et diffuse vers le voisinage et que l'air le remplace dans les bulles. Les revêtements spongieux peuvent être appliqués sous forme d' 5 émulsions eau-dans-huile ou huile-dans-eau, de manière à obtenir des revêtements cellulaires qui sont un matériau de remplissage altérable par la chaleur. Pour obtenir des pellicules sensibles à l'eau et, ainsi, hydrosolubles, des systèmes huile—dans-eau semblent appropriés; c'est-à-dire que la phase continue est une solution aqueu-10 se. Cependant, il est possible d'utiliser une variante du système huile-dans-eau qui présente un avantage. Selon cette variante, on utilise deux liquides non aqueux, moins polaires que l'eau; les deux peuvent être miscibles, mais l'un n'est pas un solvant pour la résine filmogène. Lorsque la résine est dissoute dans le liquide sél-15 vant et que le second liquide est ajouté, on peut obtenir une solution limpide. Les gouttelettes dispersées n'apparaissent pas avant que la pellicule ait été coulée et que suffisamment de liquide sol— ., , , .provoquer, nécessairement vant se soit évaporé pour / la séparation et la coalescence du non-solvant au sein de la pellicule. Les gouttelettes emprisonnées 20 forment ensuite des bulles, par le même échange avec l'air que celui qu'on a décrit. L'avantage de ce système réside en le fait qu'il ne mouille pas le papier et qu'on peut mieux régler l'application. Les revêtements spongieux peuvent contenir un pigment, mais cela est habituellement inutile pour les buts visés par la présente invention 25 et ne ferait que rendre moins nette la modification désirée de l'aspect. Les revêtements peuvent être appliqués par des procédés classiques sur l'envelâppe perforée ou sur la substance perforée utilisée autour de l'embout; par exemple, on peut l'appliquer en couche d'impression, au rouleau, au couteau ou à la brosse, ou le pulvéri-30 ser. La Demanderesse a découvert qu'une forme de revêtement qui ne recouvre que les perforations est probablement très désirable. Il est préférable d'appliquer le revêtement sur l'enveloppe perforée, ou substance similaire, avant formation de la tige de la cigarette, mais il peut également être appliqué sur la tige de tabac envelop-35 pée ou sur la tige de chevelu de la cigarette terminée. 69 14210 14 2008201 REVENDICATIONS 1. Une enveloppe perfectionnée pour cigarette, ou produit similaire, comportant une substance combustible contenant des orifice espacés et une substance de remplissage non toxique fermant normale 5 ment lesdits orifices, cette substance de remplissage étant dissipée en avant de la zone de combustion à une température de 35 à, 250 °C, caractérisée en ce qu'on utilise, comme substance de remplissage non toxique, une matière thermoplastique cellulaire. 2. Une cigarette perfectionnée, ou produit similaire, compre-10 nant une enveloppe combustible comportant des perforations remplies par une substance de remplissage non toxique qui est dissipée à une température relativement basse comprise entre 35 et 250°C, en avant de la zone de combustion, caractérisée en ce qu'on utilise, à titre de la substance non toxique, une matière thermoplasti— 15 que cellulaire. 3. Une enveloppe perfectionnée pour cigarette, ou produit similaire, comportant une substance combustible présentant des orifices espacés et une substance de remplissage non toxique fermant normalement lesdits orifices, la substance de remplissage étant 20 dissipée en avant de la zone de combustion à une température compri se entre 35 et 250°C, caractérisée en ce qu'on utilise comme substance de remplissage non toxique une structure cellulaire tri-di-mensionnelle comprenant une multitude de vides séparés microscopiques ou sub—microscopiques enfermés au—dessous de sa surface et 25 répartis dans tout la masse du volume de la structure.