La présente invention, due à la collaboration de Monsieur André LEFEUVRE, concerne une ferrure de glissement à blocage pour ceinture de sécurité. I1 est connu d'utiliser, notamment dans les véhicules automobiles, des ceintures de sécurité avec dispositif d'enroulement, du type comportant trois points de fixation, une sangle d'épaule sortant dudit dispositif d'enroulement, qui s'étend diagonalement par rapport au buste de l'utilisateur, une sangle de hanches, s'étendant sensiblement transversalement et fixée de part et d'autre de l'utilisateur au voisinage du plancher et dans laquelle la sangle d'épaule traverse une ferrure de glissement. Afin d'éviter un relachement de la ceinture en cas d'accident, il est habituel de munir les ceintures de sécurité de moyens de blocage du glissement de la sangle. Les moyens de blocage sont généralement intégrés au dispositif d'enroulement et compliquent plus ou moins la construction dudit dispositif. Pour remédier à cet inconvénient, on a cherché à séparer les moyens de blocage du dispositif d'enroulement. On a réalisé un dispositif de blocage manuel qui permet également de supprimer temporairement l'effort de traction exercé par le dispositif d'enroulement de la sangle, sans qu'il soit nécessaire de bloquer la bobine d'enroulement. On obtient de la sorte un meilleur confort de conduite, en supprimant la force de traction exercée sur la sangle d'épaule par le dispositif d'enroulement. I1 est avantageux de bloquer automatiquement la sangle lorsque l'occupant du siège transmet à la ceinture un effort violent, notamment lors d'un ralentissement brutal du véhicule, soit devant un obstacle, soit à la suite d'une collision. La ceinture se comporte dans ce cas comme une ceinture dont les diverses sangles sont rigidement reliées aux trois points de fixation de la ceinture. Le dispositif de sécurité, utilisable notamment pour passagers de véhicules automobiles, de la présente invention comporte une ceinture de sécurité du type à trois points de fixation et comprend un dispositif fixe d'enroulement pour une extrémité d'une sangle d'épaule qui glisse à travers une ferrure fixe à glissement avant de passer diagonalement devant le buste du passager et etre accrochée par son autre extrémité au voisinage du plancher. Une sangle de hanches passe transversalement devant le passager et se trouve fixée de part et d'autre de celui-ci au voisinage du plancher. La ferrure comporte des moyens de blocage de la sangle d'epaule, commandés par des moyens électromagnétiques connus notamment par la demande de brevet nO 72.20.664 du 8 Juin 1972. Selon la caractéristique de l'invention, le dispositif comprend des moyens de blocage de la sangle d'épaule qui se trouvent incorporés dans la ferrure à glissement et qui comprennent une traverse mobile sur laquelle peut glisser la sancle lorsque la ferrure est en position ouverte. La traverse mobile peut par ailleurs, après sa libération sous l'action des moyens électromagnétiques, coulisser le long d'un chemin de guidage de la ferrure et sensiblement parallèle à la direction de glissement de la sangle, de façon à ce que la traverse mobile puisse, dans cette position, bloquer la sangle contre une traverse fixe et arreter le glissement de la sangle. Dans un mode de réalisation préféré de la présente invention, la traverse solidaire d'un coulisseau est verrouillée dans une position où la ferrure à glissement est ouverte, à l'aide d'un dispositif de verrouillage articulé actionné par les moyens électromagnétiques. Ce dispositif de verrouillage comprend de préférence un bras articulé sur la ferrure à glissement, ledit bras étant solidaire, d'une part de l'armature mobile d'un électroaimant porté par la ferrure à glissement et, d'autre part, d'une bielle articulée sur la coulisse porte traverse. L'électro-aimant peut etre alimenté en courant électrique de façon à agir sur le bras articulé et à permettre ainsi le déplacement de la coulisse et de la traverse en posi tion de blocage de la sangle de ceinture. Selon un mode de réalisation préféré, le dispositif de verrouillage comprend un aimant permanent susceptible de placer le bras articulé dans une position où la traverse est en position de coulissement de la sangle lorsque l'électro-aimant n'est pas alimenté en courant électrique. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre de plusieurs exemples de réalisation et en se référant aux dessins annexés, dans lesquels - La figure 1 est une vue schématique montrant la disposition d'une ceinture de sécurité conforme à l'invention, équipant un passager. - La figure 2 est une vue de face d'une ferrure à glissement selon l'invention, en position des glissement libre. - La figure 3 est une vue de dessus de la meme ferrure, selon la flèche III de la figure 2. - La figure 4 est une vue en coupe de la ferrure suivant la ligne IV IV de la figure 2. - La figure 5 est une meme vue de la ferrure qu'à la figure 4, en position de blocage de la sangle. - La figure 6 est une schéma simplifié d'un mode de réalisation du circuit d'alimentation de la bobine de commande des organes de blocage. A la figure 1, on a représenté une ceinture de sécurité qui comprend une sangle 3 dont l'extrémité est enroulée sur une bobine 4 d'un dispositif d'enroulement 1 fixé à la partie inférieure de l'un des montants latéraux 2 d'un véhicule automobile, de telle sorte que la sangle 3 soit susceptible d'e- tre tirée vers le haut à partir du dispositif d'enroulement. La bobine 4 est montée sur un axe qui est muni de façon connue, d'un ressort de rappel non représenté, dont il faut vaincre la résistance pour tirer la sangle 3. A partir de la bobine 4, la sangle 3 traverse une ferrure de glissement 5 objet de l'invention, fixée à la partie supérieure du montant latéral 2 ou sur la poutre longitudinale située à la base du pavillon. La sangle 3, après son passage à travers la ferrure 5, sert de sangle d'épaule 6 et passe diagonalement devant le buste du passager représenté schématiquement en 7. La ceinture comprend également une sangle de hanche 8 qui passe transversalement devant le passager et qui est fixée de part et d'autre du passager au voisinage du plancher 9. La sangle de hanches 8 est solidaire du plancher 9 par l'ancrage 8a et se trouve reliée à la sangle d'épaule 6 par l'élément 24 d'une boucle de fixation 25 de la ceinture. Aux figures 2 à 5, on a représenté plus en dé- tail La ferrure de glissement 5 qui comprend un corps en tôle 10 présentant une section en forme d'U dont les ailes 11, 11' com- portent des bords rabattus lla, ll'a et constituent des glissières de guidage de deux bras 12, 12' d'un coulisseau. Les bras 12, 12' du coulisseau sont réunis à l'une de leurs extrémités par une traverse mobile 13 sur laquelle est engagée une boucle formée par les sangles 3, 6 de la ceinture. A l'autre extrémité de chacun des bras de coulisseau 12, 12' est articulée, autour d'un premier axe 14, 14', une bielle 15, 15' qui porte un deuxième axe 16, 16' par lequel elle est articulée sur un bras 17, lui-1'eme articulé suivant l'axe 18 sur le corps en tôle 10. Sur le corps 10 est montée une bobine 20 qui coopère avec une armature mobile 19 en matériau magnétique aimanté, solidaire du bras 17, ladite armature 196tant repoussée de la bobine 20 lorsque cette dernière est parcourue par un courant électrique. A l'une des extrémités du corps 10 située à proximité de la traverse mobile 13, est fixée une traverse 21 qui coopère avec la traverse mobile 13 pour le blocage des sangles 3, 6, lors du déplacement du coulisseau 12, 12'. Le corps 10 présente un trou 29 permettant sa fixation sur un élément de carrosserie. La bobine 20 de l'électro-aimant est montée comme représenté à la figure 6, dans un circuit électrique compor tant une source de courant 22, un interrupteur 23 commandé par une pédale de freinage 27 du véhicule automobile et un interrupteur 26 à commande par inertie, lesdits interrupteurs 23 et 26 étant montés en parallèle dans le circuit d'alimentation de la bobine 20 qui est d'ailleurs protégée contre toute surintensité accidentelle par un déclencheur thermique 28 à réarmement manuel ou temporise. Le dispositif de sécurité de la présente invention fonctionne de la manière suivante Le passager peut se saisir de la boucle de la ceinture de sécurité 25 qui en position normale, se trouve au voisinage de la ferrure de glissement 5, le dispositif d'enroulement 1 exerçant une traction sur la sangle 3. Le passager attache alors sa ceinture de sécurité en fixant la boucle 25 sur un crochet de fixation 25a, solidaire du plancher 9 du véhicule. Dans ce mouvement, on voit sur la figure 4 que la sangle 6 peut glisser librement entre la traverse mobile 13 et la traverse fixe 21. Une fois accrochée en 25a, la ceinture de sécurité reste tendue sous l'action du ressort du dispositif d'enroulement 1 qui maintient une certaine traction sur la sangle 3. La ferrure 5 se trouve alors dans la position représentée à la figure 4 pour laquelle l'armature aimantée 19 est en contact avec la bobine 20 qui n'est pas alimentée, le coulisseau 12, 12' étant dans une position telle que la traverse mobile 13 permet le coulissement des sangles 6, 3, entre ladite traverse mobile et la traverse fixe 21. Lorsque le conducteur du véhicule agit sur la pédale de freinage 27, l'interrupteur 23 est fermé ou lorsque le véhicule subit une décélération brutale, l'interrupteur 26 est fermé, ce qui dans les deux cas assure l'alimentation en courant électrique de la bobine 20 à partir de la source de courant 22. La bobine 20 étant branchée dans le circuit de telle sorte qu'elle repousse l'armature 19 dans la position représentée à la figure 5, il en résulte un pivotement du bras 17 autour de son axe 18, dans le sens de la flèche F, ledit bras agissant par les bielles 15, 15' sur le coulisseau 12, 12' qui est déplacé dans le sens de la flèche F1, de telle sorte que la traverse mobile 13 vient bloquer la sangle 3, 6, contre la traverse fixe 21 (figure 5). Bien entendu, diverses modifications peuvent etre apportées par l'homme de l'art aux dispositifs ou procédés qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs, sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1) Ferrure de glissement à blocage pour ceinture de sécurité notamment pour passagers de véhicules automobiles, comportant une ceinture de sécurité du type à trois points de fixation, comprenant un dispositif fixe d'enroulement pour une extrémité d'une sangle d'épaule qui glisse à travers ladite ferrure fixe de glissement avant de passer diagonalement devant le buste du passager et être accrochée par son autre extrémité au voisinage du plancher, ladite ferrure comportant des moyens de blocage de la sangle d'épaule, commandés par des moyens électromagnétiques, caractérisée en ce que la ferrure comprend un corps 10 fixé sur un élément de la carrosserie du véhicule et dans lequel est monté coulissant un coulisseau 12, 12' portant une traverse mobile 13 sur laquelle est engagée la sangle, ledit coulisseau étant relié par au moins une bielle 16, 16' à un bras 17 articulé sur le corps lo de la ferrure, ledit bras 17 portant une armature 19 en matériau magnétique aimanté coopérant avec une bobine 20 solidaire du corps 10 et alimentée par un circuit électrique comportant une source de courant. 2) Ferrure de glissement, suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la traverse mobile 13 sur laquelle est engagée la sangle coopère avec une traverse fixe 21 solidaire du corps 10 de la ferrure, de telle sorte que la ceinture soit bloquée entre la traverse mobile 13 et la traverse fixe 21.