Pour i'éduire l'encombrement, on choisit une très forte densité des organes dans les installations électroniques telles que' les calculatrices, ce qui augmente la difficulté d'évacuation de la chaleur dégagée. Cr le fonctionnement normal fait déjà apparaître une température relativement élevée. Lorsqu'une charge locale excessive déclenche un court-circuit , il en résulte rapidement une température à laquelle les matières plastiques utilisées dans l'installation pour 1| isolement et le montage, commencent à griller et "brûlent ensuite rapidement à flamme ouverte sous l'action d'un apport d1 air. Le contrôle du dégagement de la chaleur par des sondes thermométriques est très contestable. En effet, malgré la mise en place d'un grand nombre de sondes, il n'est pas certain qu'une carbonisation soit découverte assez tôt, c'est-à-dire avant la détérioration de l'ensemble de l'installation. Les câbles et d'autres éléments enveloppés dans une gaine protectrice à base de carbone dégagent déjà des gaz, notamment de l'oxyde de carbone dans le cas d'un échauffement excessif. Pour les plaques de commutation ou similaires, on utilise cependant de plus en plus des matériaux ne dégageant pas d'oxyde de carbone ni aucun autre gaz décelable dans le cas d'un échauffement excessif. Par contre, ces matériaux dégagent des gaz agressifs, notamment de l'acide chlorhydrique. La corrosion donne alors déjà lieu à une détérioration importante, même en l'absence de toute flamme découvex'te. En admettant que certains matériaux dégagent sous l'action de 1'échauffement d'autres gaz décelables non agressifs, une détection de la carbonisation par ces gaz imposerait la mise en oeuvre, non seulement d'un appareil d'analyse pour 11 oxyde de carbone, mais également d'appareils complénentaix-es pour 1: analyse des traces d'autres gaz éventuellement dégagés. L'invention remédie à ces inconvénients. Piur permettre de détecter à temps et avec certitude l'apparition d'une carbonisation et de la déceler, par exemple par l'affichage de la teneur en CO, l'invention px^opose de traiter intérieurement l'installation à-protéger par pulvérisation, badigeonnage ou trempage des différents éléments avec un agent dégageant un gaz avertisseur, tel que l'oxyde de carbone, à une température supérieure à celle du fonctionnement COPV BAD ORIGNAL 72 06494 2 2135129 mais inférieure au niveau dangereux. Un agent de ce genre peut être utilisé par exemple sous la forme d'un vernis contenant du carbone, ne présentant aucune teneur en halogène, mais présentant une certaine teneur 5 en carbone libre. Un article intitulé "The ambient temperature oxydation of coal in relation to the early détection of spontaneous heating" de Chamberlain Hall et Thirlaway, paru dans la publication The liining Engineer, Octobre 1970, décrit et indique que l'oxydation du carbone en 00 est très faible au-10 dessous de 100°C, tandis qu'elle augmente très fortement au-dessus de cette température. De préférence, l'agent est appliqué au moyen d'un pulvérisateur. L'avantage de ce procédé réside dans le fait que le 15 gaz avertisseur, dégagé dans le cas d'une détérioration, se répand immédiatement dans toute l'installation, de sorte qu'il suffit de prévoir une seule sonde dont le point de montage n'est pas critique, et qui est de préférence disposée dans l'orifice dé sortie de l'air de refroidissement. Il en résulte que 20 les dispositifs d'alarme et de protection sont pratiquement déclenchés sans aucune perte de temps- La présente invention propose donc un procédé simple peu coûteux et efficace au moyen duquel on réussit à détecter assez tôt l'apparition d'un incendie dans l'installation 25 pour pouvoir intervenir à temps de façon à sauver les appareils coûteux, et à protéger l'environnement d'un envahissement par les gaz dégagés par la combustion de matières plastiques. On connaît déjà des appareils d'analyse permettant de mesurer sélectivement et avec certitude la présence de traces 50 de gaz dans la zone ppm. Ces appareils permettent de déceler la présence d'oxyde de carbone (CO) d'une manière particulièrement simple. BAD ORIGIK aL CQPV 72 06494 5 2135129 EEVEMDICATI0H3 1 - Procédé permettant de détecter à temps les . échauffements dangereux dans les installations électroniques telles que les grosses calculatrices, caractérisé par le fait que les éléments ayant, tendance à se carboniser prématurément 5 sont traités à l'intérieur de cette installation, par exemple par pulvérisation, immersion ou badigeonnage avec un agent dégageant un gaz avertisseur, tel que le CO; à une température supérieure à celle du fonctionnement, mais inférieure au niveau dangereux, et par cet autre fait que ce gaz avertisseur est 10 ensuite mesuré dans un appareil d'analyse conçu pour détecter les traces de gaz. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le -fait qu'on utilise une matière contenant du carbone et autant que possible débarrassée de tout halogène, tel que le 15 vernis à base d'asphalte avec une addition de suie, la cire destinée au traitement de skis, une résine époxy ou un produit appelé Hocket WD 4-0. 3 - Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'on utilise un 20 vernis sans halogène présentant une certaine teneur en carbone libre. 4 - Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'on utilise un pulvérisateur pour appliquer les agents dégageant le gaz aver- 25 tisseur. BAD ORIGINAL