La présente invention a pour objet des procédés et appareils pour mesurer des résistances nasales. Le secteur technique de l'invention est celui des procédés et appareils médicaux pour étudier les voies respiratoires et pour déceler des anomalies soit permanentes, soit chroniques, par exemple, des anomalies dues a une allergie. On rappelle qu'une résistance nasale est un quotient entre, d'une part, la perte de charge ou différence de pression, exprimée en centimètres d'eau, mesurée entre l'extérieur et le pharynx ou les voies nasales communiquent avec l'arrière bouche et, d'autre part, le débit instantané exprimé en litres/seconde. En d'autres termes, la résistance nasale est égale a la pente de la droite obtenue en portant suivant des coordonnées rectangulaires en abscisse le débit et en ordonnées la différence de pression. La résistance nasale globale intervient pour une part importante dans la résistance totale des voies respiratoires puisque cette part est en moyenne de tordre de 40 % de la résistance totale. Il est donc très important de pouvoir mesurer cette résistance avec une grande précision, indépendamment de tout facteur subjectif qui risque de fausser la mesure. Les voies nasales comportant deux narines dont une seule peut présenter une anomalie, il est important de pouvoir mesurer séparément la résistance nasale de chaque narine et la résistance globale des deux narines. De même, il est intéressant de mesurer des résistances orientées suivant que l'air est aspiré ou expiré. Les procédés et appareils connus a ce jour pour mesurer les résistances nasales se rattachent a deux méthodes principales. Une première méthode appelée pléthysmographie consiste a enfermer un patient dans une cabine étanche ou pléthysmographe è volume constant qui permet de mesurer la pression alvéolaire et le débit instantané d'où la résistance totale des voies respiratoires. Dans une première étape, le patient respire par le nez et on mesure une résistance totale égale a la somme de la résistance nasale Rn plus la résistance Rw de la trachée et des bronches. Dans une deuxième étape, le patient respire la bouche ouverte, en fermant le nez et, comme la résistance de la bouche est négligeable, on mesure une résistance égale a Rw. En faisant la différence, on obtient la résistance nasale Rn. L'inconvénient de cette méthode réside dans le fait qu'elle nécessite un pléthysmographe qui est un appareil encombrant, dans lequel le patient doit pénétrer, et onéreux. Cette méthode peut convenir à des recherches fondamentales en laboratoire, mais elle convient très mal ù des praticiens pour établir un diagnostic car l'appareillage est onéreux et la durée des mesures est longue. De plus, certains patients claustrophobes ont un comportement aberrant lorsqu'ils sont enfermés dans la cabine-d'un pléthysmographe. Enfin, une des étapes de la mesure exige que le patient respire par le nez et par une seule narine si l'on veut mesurer la résistance de celle-ci. La méthode fait donc intervenir le patient et elle peut êtreetre êtreetre faussée par les réactions de celui-ci.Notamment, s'il a une narine presque bouchée, il aura du mal à ne respirer que par celle-ci et il risque alors de respirer par la bouche ou par l'autre narine. Une deuxième méthode appelée rhynomanometrie consiste à faire respirer le patient par le nez, à mesurer le débit, au moyen, par exemple d'un pneumotachographe et à mesurer la différence de pression entre le pharynx et l'extérieur au moyen d'un tube que l'on introduit dans la bouche qui doit rester fermée pendant la mesure. Cette méthode ne demande pas un appareillage aussi complexe que la précédente mais présente des inconvénients. L'introduction d'un tube pour mesurer la pression dans le pharynx est une cause frequenëe d'erreurs. En effet, les lèvres doivent être maintenues bien fermées autour du tube et il faut éviter que 11 extrémité du tube ne soit obturée par la langue ou par les parois du pharynx. Il faut également éviter que la partie arrière de la langue ne vien ne réduire l'ouverture du pharynx ce qui modifierait très sensiblement la résistance des voies nasales. Des études statistiques ont montré que les résultats obtenus par cette méthode sur des lots de patients non entraînés étaient faussés dans un nombre de cas compris entre 40 % et 60 % ce qui rend la méthode impropre à une utilisation courante par des praticiens pour établir des diagnostics. Un des objectifs de la présente invention est de procurer des appareils pour mesurer la résistance nasale qui soient simples, peu onéreux et faciles à utiliser de telle sorte que les praticiens puissent se les pro curer et les utiliser couramment pour déceler des anomalies et pour établir des diagnostics. Un autre objectif de la présente invention est de procurer des appareils pour mesurer la résistance nasale tels que,pendant une partie de la mesure, les voies nasales soient utilisées comme un simple conduit d'air pendant que le patient continue à respirer normalement la bouche ouverte de sorte que les réactions volontaires ou non du patient n'interviennent pas dans la mesure et qu'elles ne risquent pas de perturber celle-ci. Un autre objectif de la présente invention est de procurer des appareils pour mesurer la résistance nasale dans lequel la durée de la phase d'équilibrage faisant intervenir le patient est très réduite, les mesures pouvant être poursuivies sur une résistance équivalente. Ces objectifs sont atteints au moyen d'un procédé pour mesurer une résistance nasale d'un sujet qui comporte les opérations suivantes - on connecte, en parallèle, sur un appareil générateur d'un débit de gaz, deux circuits : un premier circuit qui comporte, en série,un premier tube ayant une résistance R1, la voie nasale dont on veut mesurer la résistance Rn et la bouche ouverte du sujet, et un deuxième circuit qui comporte, en série, un deuxième tube ayant une résistance R2 et un circuit ayant une résistance variable Rv dont l'extrémité est ouverte à l'atmosphère. - on fait circuler un gaz simultanément dans les deux circuits en parallèle et on mesure la différence Ap entre les pressions régnant dans lesdits circuits aux extrémités des deux tubes résistants opposées audit appareil. - et on fait varier la résistance variable Rv jusqu a ce que la différence de pressions Ap soit nulle et on obtient la valeur de la résis Ri tance nasale par la relation Rn = R2 . Rv. Selon un premier procédé, la résistance variable est graduée et on obtient la valeur de la résistance nasale Rn par simple lecture de la résistance Rvo lorsque la différence de pression np = 0. Selon un deuxième procédé, après avoir annulé la différence de pression Ap on libère le sujet et on mesure la valeur de la résistance variable Rvo par exemple en faisant varier le débit a travers cette résistance et en traçant la courbe de variation de la perte de charge en fonction du débit. De préférence, on utilise des tubes résistants identiques ayant des résistances Ri et R2 égales de sorte que lorsque Ap = O, la résistance Rvo est équivalente à la résistance Rn, pour un même débit. Selon un premier mode d'utilisation, l'appareil générateur d'un débit de gaz est, par exemple,une pompe volumétrique qui fait circuler dans les deux circuits un débit de gaz consistant pendant que l'on fait varier la résistance variable pour annuler la différence de pression Ap. Si Ri = R2, les débits dans les deux branches sont égaux lorsque Ap = O et on choisit un débit constant égal à deux fois le débit pour lequel on veut mesurer la résistance nasale. On peut faire circuler ce débit dans un sens ou dans l'autre, c'est-à-dire en soufflant ou en aspirant ce qui permet de mesurer deux résistances nasales orientées qui peuvent être anormalement différentes, ce qui permet de détecter certaines anomalies. Selon un autre mode d'utilisation, l'appareil, par exemple une pompe alternative, fait circuler un débit instantané qui varie alternativement dans un sens et dans l'autre, de préférence un débit qui varie sensiblement entre + 100 cc/seconde avec une période de l'ordre de la seconde. Ce deuxième mode d'utilisation permet de se rapprocher des conditions de la respiration normale et de mesurer la résistance nasale a débit nul. Un appareil selon l'invention comporte - une pompe munie d'un conduit d'aspiration ou de refoulement; - deux circuits connectés en parallèle sur ladite pompe, d'une part, un premier circuit comportant en série, un premier tube de résistance R1, connecté a ladite pompe et une prise respiratoirenasale et, d'aigre re part, un deuxième circuit comportant en série un second tube de résistance 22 connecté à ladite pompe et un conduit qui est ouvert à l'extrémité opposée audit second tube, et qui comporte des moyens pour faire varier sa résistance Ri; . - et un capteur de pression différentiel connecté entre les extrémités desdits premier et deuxième tube résistants qui sont opposées à ladite pompe. Le résultat de l'invention est la mesure de la résistance nasale. Les procédés et appareils selon l'invention présentent de nombreux avantages sur les procédés et appareils connus. Un premier avantage réside dans le fait que pendant la première phase ou l'on équilibre la résistance variable avec une des résistances nasales, le patient continue à respirer normalement par la bouche grande ouverte et ses réactions volontaires ou non ne risquent pas de perturber la mesure. On peut évidemment vérifier qu'il maintient la bouche bien ouverte ou meme le forcer à le faire pour éviter toute cause d'erreur. Un autre avantage réside dans le fait que l'on peut faire circuler le gaz dans les voies nasales à volonté dans l'une ou l'autre des deux narines ou dans les deux, soit en aspirant, soit en refoulant, à débit constant ou à débit variable, ce qui permet de mesurer plusieurs résistances nasales et de comparer celles-ci entre elles. Notamment, on peut mesurer facilement la résistance nasale à débit nul en faisant circuler un gaz alternativement dans un sens et dans l'autre au moyen d'une pompe alternative. On peut également mesurer une résistance nasale correspondant à un débit bien déterminé en faisant circuler ce débit là dans le nez et dans la résistance variable pendant que l'on équilibre les deux. Un autre avantage de l'invention est qu'il est possible de munir la résistance variable d'une graduation ou de tout autre indicateur qui indique directement sous forme analogique ou numérique la valeur de la résistance variable ivo lorsque Ap=O d'où la valeur de la résistance nasale RN. Dans cette version, l'appareil est très simple à utiliser et il peut faire l'objet d'une construction en série et être mis à la disposition des praticiens pour leur permettre d'établir des diagnostics. Un autre avantage d'un appareil selon l'invention est qu'il peut être équipé d'un capteur différentiel de pression connecté à un comparateur à fenêtre qui indique de façon sure, par un signal et avec une précision aussi grande qu'on le désire lorsque l'équilibre des pressions est atteint, c'està-dire lorsque la résistance variable est équivalente à la résistance nasale. La description suivante se réfère aux dessins annexés qui représentent un exemple de réalisation d'un dispositif selon l'invention sans aucun caractère limitatif. La figure 1 est un schéma d'ensemble d'un dispositif selon l'invent ion. La figure 2 est un schéma électrique indiquant l'analogie du dispositif avec un pont de résistances électriques. La figure 3 est un schéma d'un mode de réalisation des circuits électroniques d'un dispositif selon l'invention. La figure 1 représente le schéma d'un dispositif pour mesurer la résistance nasale Rn d'un sujet 1. Le sujet porte un masque respiratoire nasal 1 qui enveloppe le nez de façon parfaitement étanche tout en laissant la bouche libre.Le sujet garde la bouche grande ouverte et respire normalement par la bouche. Le masque 2 est connecté sur un tube souple 3 de grande section, dont la résistance est négligeable. Le tube 3 est connecté sur un tube résistant 4, par exemple un petit tube ayant une section et une longueur bien déterminées et donc une résistance R1 également bien déterminée. Le dispositif comporte un appareil 5 générateur d'une différence de pression et d'un débit de gaz, par exemple d'air. Cet appareil peut être par exemple, une pompe, un compresseur ou un ventilateur, muni d'un conduit 6 d'aspiration ou de refoulement. Cette pompe peut être à débit constant ou à débit alternatif. L'appareil 5 peut être également une bouteille de gaz comprimé ou tout autre appareil moteur d'un débit de gaz. Sur le conduit 6 sont branchés en parallèle deux circuits. Le premier circuit est composé par le tube résistant 4, le tube non résistant 3, les voies nasales et la-bouche du sujet 1. Ce circuit communique avec l'atmosphère à son extremité par la bouche ouverte du sujet comme l'indiquent les flèches F. Le deuxième circuit comporte un deuxième tube résistant 7, ayant également une section, une longueur et une résistance R2 bien déterminées. Avantageusement les tubes 4 et 7 sont identiques et les résistances Ri et R2 sont égales, mais cette condition n'est pas indispensable. Il s'agit que le rapport des résistances R1 et R2 soit constant et connu pour la mise en oeuvre des procédés selon l'invention comme on le verra ci-après en étudiant l'analogie électrique. A l'extrémité du second tube 7 est connecté un conduit 8 qui est ouvert à l'extrémité opposée à celle qui est connectée sur le tube 7. Ce conduit 8 comporte des moyens 9 pour faire varier sa résistance Rv. Ces moyens sont constitués par exemple par un robinet à pointeau dont la résistance varie avec le degré d'ouverture du pointeau que l'on fait varier au moyen d'une poignée 9a. Le dispositif comporte, en outre, un manomètre différentiel 10 de tout type connu, qui est connecté par des conduits 11 et 12 aux extrémités des tubes résistants 4 et 7 opposées à la pompe 5, c'est-à-dire que le conduit 11 capte la pression entre le tube 4 et le tube 3 et que le conduit 12 capte la pression entre le tube 7 et le conduit 8. Le manomètre différentiel 10 est avantageusement un capteur de pression électronique, c' est-à-dire un transducteur qui délivre une tension proportionnelle à la différence de pression. On a également représente en pointillés sur la figure 1 un capteur de pression 13, qui est connecté à la jonction entre le tube 7 et le conduit 8, et un capteur de débit 14, constitué par exemple par un pneumatochographe qui est monté sur le conduit 8. Ces deux capteurs sont représentés en pointillés car ils peuvent ne pas être nécessaires comme on l'expliquera ci-après. La figure 2 est un schéma électrique d'un pont de résistances électriques qui permet d'expliquer le procédé selon l'invention. On rappelle que la résistance R d'un conduit dans lequel s'écoule un débit D de gaz qui crée une perte de charge ou différence da pression Ap entre les deux extrémités du conduit est égale au rapport tD. Cette formule est une approximation car si l'on fait varier le débit et si l'on porte respectivement en abscisses et en ordonnées les valeurs du débit et les pertes de charge Ap on constate que les points ne sont pas parfaitement alignés sur une droite surtout lorsque les débits augmentent et que le régime d'écoulement est turbulent. Mais autour d'un débit déterminé, la courbe est assimilable à une droite. La formule R = QP montre l'analogie avec la loi d'ohm, en D assimilant la résistance du circuit à une résistance électrique, la différence de pression Ap à une différence de potentiel et le débit D à l'intensité I. Le circuit de la figure 1 est donc analogue au pont de résistances de la figure 2 dans lequel le générateur de débit 5 est remplacé par un générateur de courant G, les tubes 4 et 7 par deux résistances déterminées Ri et R2, la résistance nasale par la résistance à mesurer RN et le robinet 9 par un rhéostat à résistance variable Rv. Le voltmètre V2 remplace le manomètre différentiel 10, Le noeud du pont de résistance opposés au générateur G est à la masse. Le potentiel zéro dans le dispositif selon l'invention est la pression atmosphérique qui s'exerce à la fois dans la bouche du sujet et à l'extrémité ouverte du tube 8. Lorsque V2 = O, on a la relation R1.RVo = R2.RN d'ou RN = R2.Rvo R2 et-si R1 = R2 RN = Rvo. il suffit donc de connaître Rvo pour connaître RN. Dans le cas d'une résistance électrique, on peut utiliser un rhéostat gradué qui permet de lire la valeur Rvo et donc celle de RN. Ou bien, après avoir amené le pont à l'équilibre, en faisant varier Rv, on mesure la tension V1 à l'aide d'un voltmètre et l'intensté I à l'aide d'un ampèremètre et l'on VI en déduit la valeur de Rvo =I et donc la valeur de RN. L'analogie électrique permet d'expliquer les étapes du procédé selon l'invention. Après avoir placé le masque nasal 2 sur le patient et connecté celui-ci sur le dispositif au moyen du tube souple 3, on met l'appareil 5 en route de sorte que le débit de gaz se divise entre les deux circuits montés en parallèle. Pendant ce temps, le sujet respire normalement par la bouche ouverte. On fait varier la résistance variable Rv au moyen du robinet 9 jusqu'à ce que le capteur différentiel 10 indique une différence de pression Ap nulle. A ce moment, l'équilibre du pont est atteint et la relation Rvo = R2.RN est vérifiée. Si Ri = R2, les débits de gaz dans les deux branches sont alors égaux et la résistance variable Rvo est alors équivalente à la résistance nasale RN pour un même débit et elle permet de mesurer celle-ci. On peut faire circuler l'air soit dans l'une ou l'autre des narines soit dans les deux à la fois et obtenir ainsi une résistance Rvo équivalente à la résistance de l'une ou l'autre des narines ou à la résistance des deux narines. On peut faire circuler l'air dans le nez, soit en soufflant dans le sens allant du nez vers la bouche, soit en aspirant de la bouche vers le nez ce qui permet de mesurer des résistances nasales orientées. Enfin, on peut choisir la valeur du débit de l'appareil 5 pour obtenir une mesure de la résistance nasale pour un débit d'air déterminé. Si par exemple, on veut mesurer la résistance nasale totale, c'est-à-dire celle des deux narines autour d'un débit de 500 cc/sec., qui est la résistance couramment utilisée, on choisit une pompe volumétrique 5 qui débite un débit constant égal à lt/sec., de telle sorte qu'à 1 'équi- libre le débit à travers les deux narines sera de 500 cc/sec. et que la résistance Rvo sera équivalente à la résistance nasale RN pour ce débit. Si l'on veut mesurer la résistance nasale pour un débit nul, on choisit une pompe 5 qui aspire et refoule alternativement, par exemple avec un débit alternatif dont l'amplitude maxima est de 100 cc/sec et dont la période est de l'ordre d'une seconde. Lorsque la résistance variable 9 ne comporte pas d'inde eur de résistance, il faut mesurer la valeur de Rvo après avoir annule 1 différence de pression Ap. Pour cela, on fait circuler un débit variable dans le circuit 7, 8 et on mesure d'une part le débit D au moyen d'un débitmètre 14 de tout type connu, par exemple un pneumotachographe muni d'un capteur de pression différentiel 14a et d'autre part, la chute de pression Ap à travers le circuit 8 au moyen d'un capteur de pression 13 branché à la jonction du tube 7 et du circuit 8. On porte ensuite sur un graphique en coordonnées rectangulaires x et y les débits sur l'axe des y et les chutes de pression sur l'axe des x et la pente de la droite indique la valeur de la résistance Rvo.On notera que pendant cette étape, le sujet peut être libéré puisqu'il s'agit seulement de mesurer la résistance RVo en faisant varier le débit qui le traverse. Le capteur 13 peut alors être remplacé par le capteur 10 que l'on débranche seulement du tube 11. La figure 3 représente un schéma des circuits électroniques d'un dispositif selon l'invention. On retrouve sur ce schéma le capteur différentiel 10 de la figure 1. Les deux sorties électroniques du capteur sont connectées sur un préamplificateur 15 qui est un amplificateur opérationnel monté en amplificateur différentiel. L'amplificateur 15 délivre une tension proportionnelle à la différence des deux pressions et celle-ci est envoyée sur un amplificateur comparateur à fenêtre 16 qui effectue la valeur absolue de la différence entre la tension délivrée par l'amplificateur 15 et une tension de référence réglable appelée seuil et qui délivre un signal binaire tant que cette différence reste comprise à l'intérieur d'une fenêtre dont la largeur est réglable et un signal binaire opposé lorsque la différence est située hors de la fenêtre. Le signal binaire délivré par le comparateur 16 commande une signalisation 17, par exemple un voyant. Dans le cas présent, le seuil réglable du comparateur à fenêtre 16 est choisi égal à zéro et la largeur de la fenêtre peut être réglée très petite, par exemple égale à 1 mV, de telle sorte que lorsque le voyant 17 s'éclaire, il indique que l'équilibre du pont de résistances est atteint avec une très grande précision. La figure 3 représente, en outre, le robinet 9 et la poignée 9a qui actionne un rhéostat 19. La résistance électrique variable du rhéostat 19 varie analogiquement comme la résistance à l'écoulement du robinet 9, qui est la résistance variable Rv, et sert à mesurer celle-ci. Dans ce cas, le signal binaire sortant du comparateur 16 commande l'ouverture d'une porte électronique 18 lorsque le signal d'entrée se trouve à l'intérieur de la fenêtre. La porte 18 est, par exemple, un transistor monté en interrupteur ou une porte logique. La porte 18 s'ouvre donc automatiquement au moment précis où l'équilibre du pont de résistances est atteint et laisse passer la tension provenant du rhéostat 19 vers un dispositif d'enregistrement ou d'affichage qui comporte un convertisseur analogique à digital 20 couplé à un dispositif d'affichage numérique 21 sur lequel apparaît directement la mesure numérique de la résistance Rvo et donc de la résistance nasale RN. Par exemple, les circuits 20 et 21 sont constitués par un voltmètre numérique qui est étalonné pour indiquer directement la valeur des résistances nasales RN. On a représenté également sur la figure 3 les circuits électroniques qui sont utilisés pour enregistrer en coordonnées rectangulaires les variations de débit D en fonction de la perte de charge Ap à travers la résistance variable Rvo après que celle-ci a été rendue équivalente à la résistance nasale RN que l'on veut mesurer. On retrouve sur cette figure le capteur de pression différentiel 14a du pneumotachographe 14 qui permet de mesurer le débit D à travers le robinet 9. Les sorties du capteur 14a sont connectées sur un préamplificateur 22 qui est un amplificateur opérationnel différentiel qui délivre une tension proportionnelle à la différence de pression donc au débit. Cette tension est envoyée sur la borne des y d'un enregistreur 23. On retrouve également sur ce schéma le capteur de pression 13 dont les sorties sont connectées également sur un préamplificateur 24 dont la sortie est connectée sur la borne des x de l'enregistreur 23. L'enregistreur 23 est un enregistreur en coordonnées rectangulaires x et y -de tout type connu, par exemple un enregistreur graphique ou un oscillographe. Le capteur 13 et le préamplificateur 24 sont représentés en pointillés pour indiquer qu'ils ne sont pas indispensables. En effet, comme on l'a déjà indiqué, pendant la phase de mesure de la résistance équivalente Rvo, on peut utiliser le capteur 10 en débranchant le tube 11 pour obtenir la mesure de la perte de charge Ap et dans ce cas, le signal Ap est délivré par la ligne en traits pleins 25 qui est connectée à la sortie du préamplificateur 15. Bien entendu, sans sortir du cadre de l'invention, les divers constituants du dispositif et des circuits électroniques qui viennent d'être décrits à titre d'exemple, pourront être remplacés par des constituants équivalents, remplissant les mêmes fonctions. Dans l'exemple décrit, le patient porte un masque nasal mais celui-ci peut être remplacé par une sonde nasale dans le cas où l'on veut mesurer la résistance d'une seule narine ou par n'importe quelle prise respiratoire nasale. De même, le robinet à pointeau peut être remplacé par n importe quel autre type de robinet. REVENDICATIONS 1 - Procédé pour mesurer une résistance nasale d'un sujet, caractérisé en ce que - on connecte, en parallèle, sur un appareil générateur d'un débit de gaz, deux circuits : un premier circuit qui comporte, en série, un premier tube ayant une résistance Rl, la voie nasale dont on veut me surer la résistance RN et la bouche ouverte du sujet et un deuxième circuit qui comporte, en série, un deuxième tube ayant une résistance R2 et un circuit ayant une résistance variable Rv dont l'extrémité est ouverte à l'atmosphère; - on fait circuler un gaz simultanément dans les deux circuits en paral lèle et on mesure la différence Ap entre les pressions régnant dans lesdits circuits aux extrémités des deux tubes résistants opposées audit appareil;; - et on fait varier la résistance variable Rv jusqu'à ce que la diffé rence de pressions Ap soit nulle et on obtient la valeur de la résis tance tance nasale par la relation RN = R2 Rv. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on utilise une résistance variable Rv graduée, de sorte que l'on obtient la valeur de la résistance RN par simple lecture de la résistance Rv lorsque la différence de pression Ap = O. 3 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, après avoir annulé la différence de pression Ap on libère le sujet et on mesure la valeur de la résistance variable Rv d'où l'on déduit la résistance nasale. 4 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'on utilise des tubes résistants identiques ayant des résistances R1 et R2 égales de sorte que lorsque Ap = O la résistance Rv est équivalente à la résistance RN pour un même débit. 5 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l'on fait circuler simultanément dans les deux circuits, dans un sens ou dans l'autre, un débit de gaz constant. 6 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l'on fait circuler simultanément dans les deux circuits en paral lèle un débit instantané qui varie alternativement dans un sens et dans l'autre, de préférence un débit qui varie sensiblement entre +100 cc/ seconde avec une fréquence de l'ordre de la seconde. 7 - Appareil pour mesurer une résistance nasale RN d'un sujet par un procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'il comporte - une pompe munie d'un conduit d'aspiration ou de refoulement; - deux circuits connectés en parallèle sur ladite pompe, d'une part, un premier circuit comportant en série, un premier tube de résistance Ri, connecté à ladite pompe et une prise respiratoire nasal' et, d'autre part, un deuxième circuit comportant en série un second tube de résis tance R2, connecté à ladite pompe et un conduit qui est ouvert à l'extrémité opposée audit second tube et qui comporte des moyens pour faire varier sa résistance Rv; - et un capteur de pression différentiel connecté entre les extrémités desdits premier et deuxième tubes résistants qui sont opposées à ladite pompe. 8 - Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce que lesdits S Ot'~tS pour faire varier la résistance Rv dudit conduit sont constitués pal robinet. 9 - Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce que lesdits moyens pour faire varier la résistance Rv sont associés à un appareil de mesure analogique ou numérique qui indique la valeur de la résistance variable. 10 - Appareil selon l'une quelconque des revendications 7 et 8, caractérisé en ce qu'il comporte, en outre, un capteur de débit, monté en série sur ledit circuit à résistance variable, un capteur de pression connecté au point de jonction dudit circuit à résistance et audit deuxième tube résistant, et un enregistreur qui enregistre suivant deux coordonnées rectangulaires les variations du débit D en fonction de la perte de charge Qp. il - Appareil selon l'une quelconque des revendications 7 à 9, caractérisé en ce que ledit capteur de pression différentiel est connecté sur un comparateur à fenêtre comportant des moyens pour faire varier la largeur de la fenêtre et la sortie dudit comparateur est connectée sur une signa lisation qui indique si le signal délivré par le capteur différentiel est à l'intérieur de la fenêtre donc si l'équilibre des résistances est atteint. 12 - Appareil selon les revendications 9et 11, caractérisé en ce que les moyens pour faire varier la résistance Rv sont associés à un rhéostat qui transforme analogiquement ladite résistance Rv en une résistance électrique et la sortie dudit comparateur à fenêtre est connectée sur une porte électronique qui est intercalée entre ledit rhéostat et un appareil de mesure de la résistance du rhéostat et qui s'ouvre pour mesurer Rvo lorsque ltequilibre des résistances est atteint.