L'invention, due à la collaboration de Monsieur Jean PORTAL, est relative à un sectionneur à haute tension à bras mobile pivotant, muni de deux mâchoires de serrage dtun contact associé et actionnées par une tige coulissante solidaire dudit bras, comportant un dispositif de commande à organe de commande commun du mouvement de rotation du bras mobile et du mouvement de translation de la tige assurant le serrage des mâchoires. Dans un dispositif connu du genre mentionné, un mécanisme de commande par bielle et manivelle pour sectionneur du type pantographe, permet d'obtenir une rotation de l'ordre de 90" du bras mobile, combiné à un mouvement de translation d'une tige, placée à l'intérieur du bras, pour le serrage automatique des mâ- choires en fin de course de fermeture. Les deux mouvements de rotation et de translation sont engendrés par une même tringlerie constituée par une bielle articulée, ayant la forme d'un L. La tige porte à sa partie inférieure un axe pouvant se déplacer à l'intérieur de lumières prévues dans le bras mobile, des biellettes étant articulées sur cet axe et sur la bielle en forme de L. Lorsque l'angle, formé par les biellettes et le bras, est brisé, les biellettes poussent l'axe dans les lumières du bras.Ces différents organes, reliés mécaniquement les uns aux autres, constituent un mécanisme de commande compliqué. L'invention a pour but de remédier à cet inconvénient et de réaliser un mécanisme de commande dans lequel la commande de rotation est indépendante de la commande de translation, ces commandes étant assurées par des organes mécaniques distincts les uns des autres. Le sectionneur suivant l'invention est caractérisé -par le fait qu'il comporte un élément came de profil approprié et un élément tâteur coopérant avec ladite came et fixé à une des extrémités de ladite tige coulissante. Cette tige coulissante est elle-même assujettie à llextrémité opposée auxdites mâchoires dudit bras mobile pivotant, de manière à se déplacer concurrem- ment avec ledit bras pivotant, l'élément came étant entraSnd par ledit organe de commande commun, de façon à déplacer ladite tige coulissante et provoquer le serrage desdites mâchoires en fin de course de fermeture dudit bras par un mouvement poursuivi dudit organe de commande et inversement assurer le desserrage desdites mâchoires en début de course d'ouverture dudit bras par un mouvement initial dudit organe de commande. Le dispositif selon l'invention permet de conserver un organe de commande unique tout en évitant un déplacement du bras pivotant pendant la manoeuvre des mâchoires susceptible d'engendrer des contraintes sur le contact associé. La commande du bras est avantageusement réalisée par une genouillère dont l'un des bras, est agencé en manivelle calée sur un arbre de commande. La genouillère est adaptée aux efforts importants de commande du bras pivotant, la commande des mâchoires, du type à manivelles étant dimensionnée pour des efforts moindres. Une manivelle double, entraînée par l'arbre de commande, peut comporter deux tourillons décalés sur lesquels sont articulés les extrémités de bielles, respectivement de commande du bras mobile et de la tige coulissante. La tige est disposée, selon une manière connue, à l'intérieur du bras mobile, et comporte à sa partie inférieure un téton s'engageant dans une lumière d'une came de commande. D'autres avantages et caractéristiques ressortiront plus clairement de ltexposé qui va suivre d'un mode de mise en oeuvre de l'invention donne à titre d'exemple non limitatif et représenté aux dessins annexés, dans lesquels la figure 1 est une vue en élévation d'une partie d'un mécanisme de commande équipant un sectionneur suivant l'invention, et représentée pour la position de fermeture des mâchoires du bras mobile; la figure 2 montre le mécanisme de la figure 1, pour la position d'ouverture du bras mobile; la figure 3 représente, à une échelle différente, la partie supérieure du bras mobile, en soi connue; la figure 4 est une vue en coupe selon la ligne brisée IV-IV du mécanisme de commande de la figure 2. Sur les figures, la partie intermédiaire du bras mobile du sectionneur n'est pas représentée, seul le mécanisme de commande, solidaire de la partie inférieure du bras étant l'objet de la présente invention. La partie supérieure du bras mobile est du type décrit dans le brevet français N" 1.458.170 de la demanderesse et son agencement ne sera que sommairement rappelé dans la description suivante pour des raisons de compréhension du fonctionnement du mécanisme de commande. Le sectionneur peut être un sec tionneur monophasé ou polyphasé. Un bras mobile 10 du sectionneur prolongé à sa partie I inférieure par un carter support 12 est monté fou à pivotement sur un-arbre 14 tourillonnant dans des W chaises 16 fixées sur un plateau 18 porté par un isolateur (non representé). Une came 20, clavetée ou goupillée sur l'arbre 14 à l'intérieur du carter 12, présente une lumière 22 de profil approprié. Une tige 24, animee dtun mouvement de translation en finde course de fermeture du sectionneur, s'détend à I1 intérieur du bras mobile tubulaire 10 et comporte à sa partie inférieure un téton 26 engagé dans la lumière 22. Le mouvement de translation de la tige 24 est pilote par le téton 26 se déplaçant dans la lumière 22, de ia manière décrite ci-après. Une des extrémités d'une bielle 28 est articulée sur un axe 30 solidaire du bras mobile 10, l'autres extrémité étant ar tieulée sur un axe 32, solidaire d'une manivelle double 34 calée sur un arbre 36 de commande, de manière à constituer une genouillère à axe 32.Un dispositif d'actionnement 38 de l'arbre 36 peut comporter, à titre d'exemple et bien connu en soi, un engrenage con statué de deux pignons coniques 40, 42, formant un renvoi d'angle, l'un des pignons 40 entraînant en rotation l'arbre 36, l'autre 42 étant fixé sur un arbre 44-dont la rotation est commandée, par l'intermédiaire de doigts 46, par un isolateur rotatif (non repr- senté), à la base duquel une manivelle (non représentée) permet un accouplement au pEle-adjacent. Le rapport de transformation est de 2, de telle manière qu'une rotation de 900 de l'arbre 44 provoque une rotation-de 1800 de l'arbre 36. Le dispositif mécanique 38 pourrait avantageusement être remplacé par un dispositif pneumatique ou hydraulique. Le mouvement de rotation de l'ordre de 900 du bras mobile 10 est assuré par une rotation d'environ 1800 dé la manivelle 34 et en position de fin de course d'ouverturé ou de fermeture la genouillère 34, 28 est voisine des points morts, correspon dant à un alignement des axes 30, 32, 36. Une biellette 48 de commande de la translation de la tige 24, en fin de course de fermeture ou en début de course d'ouverture, est articulée par l'une de ses extrémités sur un axe 50 solidaire de la manivelle double 34, l'autre extrémité. -étant articulée sur un axe 52 dtune manivelle 54 clavetée ou goupillée sur l'arbre 14. La manivelle double 34 et la manivelle 54 sont avantageusement situées dans un même plan, la bielle 28 et la biellette 48 étant disposées de part et d'autre de ce plan. En position de fermeture du bras 10 la biellette 48 est sensiblement perpendiculaire aux manivelles 34 et 54, de manière à réaliser une course maximale et une rotation de arbre 14 et de la came associée 20 d'un angle sensiblement égal à celui de rotation de l'arbre de'com- mande 36. La partie supérieure du bras mobile 10 est bien connue en soi d'après le brevet français NO 1.438.170 précité, et il suffit de rappeler que le bras mobile comporte une paire de mâ- choires 56 58 montées à pivotement sur des axes 60, 62 respectivement. Deux biellettes 64, 66 sont articulées sur les mâchoires, et sont d'autre part solidaires d'un étrier 68 entrain par la tige 24. Le dispositif selon les figures 1 à 4 fonctionne de la maniere suivante En position d'ouverture du sectionneur, les différentes pièces se trouvent dans la position dessinée sur la figure 2, le téton 26 se trouvant au milieu de la lumière 22. Pour provoquer la fermeture du bras mobile 10 on agit sur le mécanisme, de commande 38 de telle manière que la manivelle double 34 tourne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. La bielle 28 fait pivoter le bras 10 autour de l'arbre 14, et le téton 26, entrains par la tige 24 solidaire du bras 10, se déplace dans la lumière 22. Simultanément au déplacement du bras 10, la biellette 48 entraînée par la manivelle 34 fait pivoter la manivelle 54, l'arbre 14 et la came 20 dans le sens des aiguilles d'une montre, suivant approximativement le déplacement du téton 16. Pendant la première partie de la course du bras 10 le téton 26 se déplace dans une partie 22', de profil circulaire centré sur l'arbre 14, de la lumière 22'de la came 20 et aucun mouvement de coulissement n'est transmis a'la tige 24. Après dépassement de la position d'alignement des axes 36, 50, 52, le mouvement de pivotement de la manivelle 54 et de la came 20 inverse et le téton 26 se déplace d'un mouvement relatif doublé dans la lumière 22 pour atteindre une partie 22" de profil décalé de la lumière 22 repoussant rapidement la tige 24 vers le haut, Le téton 26 s'engage dans la partie 22" lorsque la genouillère à axe 32 est sensiblement au point mort, le bras 10 restant pratiquement immobile en fin de course de fermeture pendant le mouvement poursuivi de la manivelle double 34 déplaçant le téton 26 dans la partie 22". La tige 24 subit un mouvement de translation vers le haut entraSnant le rapprochement des mâchoires 56, 58 et le serrage du contact fixe, par exemple en forme de barreau. La position de fermeture du sectionneur est représentée à la figure 1. Pour l'ouverture, les différents mouvements se déroulent en sens inverse, le bras 10 restant immobile pendant ltouverture des mâchoires. L'invention n'est bien entendu nullement limitée au mode de mise en oeuvre plus particulièrement décrit et représenté aux dessins annexés, mais elle s'étend bien au contraire à toute variante restant dans le cadre des équivalences mécaniques et électriques. REVENDICATIONS 1. Sectionneur à haute tension à bras mobile pivotant, muni de deux mâchoires de serrage d'un contact associé et actionnées par une tige coulissante solidaire dudit bras, comportant un dispositif de commande à organe de commande commun du mouvement de rotation du bras mobile et du mouvement de translation de la tige assurant le serrage des mâchoires, caractérisé par le fait que ledit dispositif de commande comporte un élément came de profil approprié et un élément taxateur coopérant avec ladite came, l'un desdits éléments étant assujetti à l'extrémité opposée auxdites machoires de ladite tige coulissante, de manière à se déplacer concurremment avec ledit bras pivotant, l'autre desdits éléments étant entraîné par ledit organe de commande commun, de façon à déplacer ladite tige coulissante et provoquer le serrage desdites mâchoires en fin de course de fermeture dudit bras par un mouvement poursuivi dudit organe de commande et inversement assurer le desserrage desdites mâchoires en début de course d'ouverture dudit bras par un mouvement initial dudit organe de commande. 2. Sectionneur selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ledit dispositif de commande comporte un arbre de commande d'une genouillère de commande dudit bras pivotant agencée pour venir en position voisine du point mort en position de fermeture dudit bras. 3. Sectionneur selon la revendication 2, caractérisé par le fait que ledit élément tAateur est porté par ladite tige coulissante ledit élément came étant commandé en rotation par ledit arbre de commande. 4. Sectionneur selon la revendication 3, caractérisé par le fait que ladite came est entraînée en rotation par un des positif à manivelle venant sensiblement en position de déplacement maximal en position de fermeture dudit bras. 5. Sectionneur selon la revendication 4, caractérisé par le fait que le profil de la came est agencé pour maintenir la tige en position d'ouverture des mâchoires pendant la course de débattement du bras et provoquer par la suite une commande rapide des mâchoires, le bras restant pratiquement au repos au cours du mouvement de commande des mâchoires. 6. Sectionneur selon la revendication 2, 3 ou 4, caractérisé par le fait que ledit arbre de commande est agencé pour effectuer une course voisine de 1800 pour la commande dudit sectionneur.