l 2132448 1 L'invention concerne une cloison non porteuse, par exemple pour le bâtiment ou les constructions navales, constituée de plusieurs couches dont une au moins est ignifuge et calorifuge. Ces cloisons non porteuses sont utilisées actuellement dans certaines parties des bâtiments pour former des séparations 5 ignifuges entre appartements» Ces cloisons doivent pouvoir résister à la flamme pendant 90 minutes et supporter également des efforts mécaniques déterminés par les dispositions réglementaires actuelles. Certains types de cloisons doivent avoir une très grande résistance mécanique et pouvoir supporter des efforts déterminés par des essais aux chocs de masses de plomb. 10 Les cloisons connues satisfaisant à ces critères sont généralement et jusqu'à présent réalisées en briques lourdes ou en béton, et on y incorpore des couches spéciales formant isolant phonique et calorifuge. On a constaté récemment l'accroissement de la demande de cloisons non porteuses, légères, facilement montableuet éventuellement démontables, c'est 15 à dire déplaçables et permettant de faire varier considérablement la surface au sol occupée par les pièces à l'intérieur du squelette des bâtiments. De nombreux types de cloisons légères rapidement montables, sont bien connues (voir l'ouvrage de Walter HENN "Die Trennwand" édition Calway-Verlag, de Munich 1969), mais ces réalisations ne donnent pas entière satisfaction soit 20 parcequ'elles ne satisfont pas aux critères des règles édictées concernant la résistance au feu et l'isolation phonique et thermique soit parcequ'elles sont très coûteuses. L'invention a donc pour objet une cloison non porteuse pour bâtiments, facilement montable, démontable et déplaçable, dont la réalisation est extréme-25 ment simple et bon marché et satisfaisant cependant aux prescriptions concernant la résistance au feu et leur solidité. Selon une particularité essentielle de la cloison du type mentionné selon l'invention, une des couches est formée d'au moins une feuille mince autoporteuse réalisée en un matériau de préférence incombustible par exemple 30 en métal, cet élément étant destiné à être fixé par ses bords dans le bâtiment comme une membrane et des couches ignifuges et calorifuges étant fixées sur l'un au moins des côtés de cette feuille. Cette conception permet de réaliser une cloison à très bon marché , son prix étant bien inférieur à celui des cloisons ignifuges comparables .en qualité et 35 fonctionnement. 72 11913 i 2132448 Par définition, la couche calorifuge et ignifuge associée à la feuille auto-porteuse doit résister au moins 90 minutes à line flamme la léchant directement et cette flamme ne doit pas pouvoir la traverser pour atteindre l'élément en feuille se trouvant derrière elle, cette couche ne devant pas par ailleurs transmettre la chaleur qu'en l'absorbant partiellement de manière que l'élément en feuille y résiste sans modification de ses qualités mécaniques. Le matériau de cette couche ignifuge peut être en particulier de la laine minérale , du béton armé en dalle ou autre. Cette ou ces couches protègent l'élément en feuille contre la destruction par la chaleur de la flamme et empêchent également la température de monter de manière excessive du côté de la cloison opposé à celui de la flamme afin que des matières ou objets combustibles éventuellement entreposés de ce côté ne puissent pas s'enflammer. Les bords de l'élément en feuille peuvent se fixer dans le bâtiment à la manière d'une membrane par exemple sur des piliers, les dalles ou le squelette de ce bâtiment. Sa fixation dans le bâtiment donne à la feuille auto-porteuse une grande stabilité et lui permet de résister aux chocs mécaniques sur sa surface. L'élément en feuille est continu et sans solution de continuité ; il constitue ainsi par ailleurs une barrière à la vapeur d'eau qui est très avantageuse en particulier lorsque le gradient de température entre l'extérieur et l'intérieur est élevé. Les couches ignifuges et calorifuges fixées à l'élément plan en feuille peuvent par ailleurs améliorer également l'insonorisation, en particulier lorsqu'elles absorbent les vibrations de l'élément en feuille dont la continuité et le poids propre constituent un cloisonnement très efficace d'une pièce dans un bâtiment. L'augmentation de ce poids propre peut améliorer cet effet. Selon un mode avantageux de l'invention, la cloison non porteuse ne comporte qu'un élément plan en feuille mince sur laquelle des couches ignifuges ou calorifuges sont fixées de part et d'autre. En variante, des couches ignifuges et calorifuges peuvent être fixées entre deux éléments en feuille destinés à être fixés dans le bâtiment. L'élément en feuille mince peut être formé d'une tôle d'acier continue ou sans solution de continuité ou également d'une tôle perforée ayant une faible épaisseur, par exemple d'environ 1 millimètre. Les couches isolantes peuvent être collées sur l'élément en. rideau formant support par exemple par une colle sous forme de verre soluble qui est à la fois bon marché et ignifuge. Des feuilles ou plaques de revêtement peuvent avantageusement être disposées sur les surfaces extérnes des couches extérieures ignifuges et calorifuges. Ces revêtements peuvent être fixés sur les couches centrales ou peuvent être plaçés indépendamment sur les surfaces 72 11913 5 2132448 1 extérieures de ces couches, à l'intérieur du bâtiment. La cloison selon l'invention étant auto-porteuse sans ses revêtements, ceux-ci peuvent former des couches extérieures qui peuvent être en matériau quelconque et même combustible; Il est possible d'utiliser avantageusement des revêtements bon 5 marché de bois par exemple des panneaux en contreplaqué. L'utilisation de revêtement de bois ou ligneux ou de matières combustibles ou analogues n'est possible qu'avec des cloisons qui sont ignifuges, selon les prescriptions en vigueur. Dans la construction immobilière on pourra ainsi recourir à la cloison selon l'invention associée à des panneaux décoratifs 10 en bois. S'il n'est pas exigé de la cloison qu'elle ait une surface insonorisée et stable, les revêtements mentionnés peuvent aussi être remplacés par un simple revêtement décoratif rapporté-sur les couches extérieures ignifuges et calorifuges. En variante, la cloison ne comporte pas un unique élément en forme de feuille 15 mince fixée dans le bâtiment, mais deux éléments de ce type formant deux surfaces extérieures entre lesquelles est disposée une âme constituée d'une couche ignifuge et calorifuge. Les deux feuilles extérieures doivent être fixées de préférence de telle manière que l'épaisseur de celle qui n'est pas exposée au feu ne soit pas diminuée par les déformations de celle située du coté 20 du feu. L'âme isolante doit protéger la feuille extérieure qui n'est pas exposée au feu même lorsque l'autre feuille exposée a été détruire, la feuille restante devant satisfaire aux critères de résistance. L'invention sera décrite à titre d'exemple en regard du dessin annexé il y sera schématiquement en perspective avec coupe partielle d'un élément de 25 cloison selon l'invention. Une feuille mince 3 constituée d'une tôle d'acier continue est fixée à la manière d'une membrane à l'intérieur du bâtiment par ses bords inférieurs et supérieurs, entre la membrure supérieure 1 supportant un faux plafond et le plancher 2. Les bords des tôles d'acier 3 sont fixés sur des profilés 4 reliés aux 30 membrures 1, la feuille étant maintenue d'applomb; le profilé inférieur 7 est fixé à la dalle 2 reposant sur la membrure 1 et pouvant être par exemple en béton, tandis que le profilé supérieur est disposé au dessous des plaques 8 de matériau minéral suspendues à la membrure supérieure 1, et formant une couche ignifuge ; ce profilé supérieur 4 est fixé au dessous de ces plaques 8 ou directement 35 à la membrure support 1, le profilé 4 aune forme en U et ses deux ailes 72 11913 4 2132448 comportent par ailleurs une âme 10; recevant l'élément plan en feuille rapporté par des goujeons ou des vis. L'élément plan fixé aux parois du bâtiment peut être formé non seulement de tâes d'acier parallèles mais peut aussi être formé d'une unique tôle d'acier couvrant la surface totale de la cloison. Les tôles d'acier peuvent être fixés le cas échéant dans le bâtiment non seulement le long de leurs bords supérieurs et inférieurs mais égalementle long de leurs bords latéraux. Cette fixation peut être effectuée par exemple sur les montants ou sur des cloisons transversales du bâtiment. Les couches 5 de laine minérale fixées de part et d'autre des tôles d'acier ont une épaisseur de 30 millimètres. Les tôles ont une épaisseur d'au plus 10 millimètres; la laine de verre est fixée par exemple par collage à l'aide d'un adhésif en verre soluble qui convient particulièrement bien, car il est ignifuge. Des revêtements 6 recouvrent la laine de verre 5 et constituent une simple décoration sur les deux surfaces de la cloison, ils sont constitués, dans cet exemple de réalisation, de panneaux de contreplaqué d'environ 60 millimètres d'épaisseur, plaçés les uns derrière les autres. Lorsque les panneaux sont en matière expansée , la construction est particulièrement légère. Au lieu d'être indépendants et rapportés, les revêtements décoratifs peuvent aussi être formés de feuilles ou d'éléments rigides minces pouvant être fixés sur les couches ignifuges et calorifuges 5, par exemple par collage. Les panneaux 6 peuvent être disposés directement sur la dalle 2; des plinthes peuvent assurer la liaison avec le revêtement du sol ou le tapis 12. La cloison de l'invention peut être disposée non seulement à l'intérieur du bâtiment, mais aussi être disposée sur un mur extérieur, le revêtement 6 pouvant alors être remplacé par ce mur extérieur. 11 va de source que de nombreuses modifications peuvent être apportées à la cloison décrite et représentée et sans sortir du cadre de l'invention. 72 11913 ■3 2132448 REVENDICATIONS 1 - Cloison non porteuse, par exemple pour bâtiments ou navires, formée de plusieurs couches dont au moins une est ignifuge et calorifuge, caractérisée l'une des couches est formée d'au moins un élément en feuille mince autoporteuse en matériau résistant au feu, par exemple en métal, les bords de cet élément étant solidarisés aux parois du bâtiment à la manière d'une membrane et étant associée a des couches ignifuges et calorifuges fixées sur l'un des côtés au moins de cette feuille. 2 - Cloison selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'une couche ignifuge et calorifuge est fixée entre deux feuilles auto-porteuse s résistant au feu et tendues comme une membrane entre les parois du bâtiment. 3 - Cloison selon l'une des revendications 1 à 2, caractérisée en ce que l'élément plan ou les éléments plan en feuille sont constitués d'une tôle d'acier sans solution de continuité ou d'une tôle perforée. 4 - Cloison selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la ou les couches ignifuges ou calorifuges sont collées sur l'élément plan en feuille support , par exemple au moyen dun adhésif en verre soluble. 5 - Cloison selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 caractérisée en ce que la ou les couches ignifuges et calorifuges sont en laine minérale. 6 - Cloison selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que des revêtements décoratifs formés de plaques ou de feuilles sont disposés sur la surface extérieure des couches extérieures ignifuges et calorifuges. 7 - Cloison selon la revendication 6, caractérisée en ce que des feuilles décoratives sont fixées directement sur la surface extérieures des couches extérieures calorifuges et ignifuges. 8 - Cloison selon la revendication 6, caractérisée en ce que le revêtement situé sur la surface extérieure des couches extérieures ignifuges et calorifuge est auto-porteur et constitué de panneaux en matériau pouvant être fixés dans le bâtiment indépendamment des dites couches. 9 - Cloison selon les revendications 6 et 8 considérées ensemble , caractérisé en ce que chaque revêtement est constitué par plusieurs panneaux de contre- 72 11913 2132448 plaqué juxtaposés et assemblés. 10 - Cloison selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisée en ce que l'élément plan en feuille est constitué d'une tôle plastifiée 9, les couches isolantes qui lui sont associées étant formées de laine de verre et les revêtements décoratifs sont constitués de panneaçxxde contreplaqué, l'élément plan en feuille étant fixé aux parois du bâtiment par ses bords supérieur et inférieur.