Dans la pratique courante des analyses biologiques dans les établissements hospitaliers et autres, il est de plus en plus fréquemment demandé un outillage permettant , pour différents types d'analyses comme celles qui impliquent un processus d'électrophorèse ou de chromatographie sur couche mince, de réaliser plusieurs examens simultanés, par exemple sur des liquides biologiques du type du sérum du sang. Pour réussir une analyse multiple et simultanée, il faut obtenir un prélèvement de charges sensiblement constantes à déposer sur des moyens de support destinésà effectuer l'analyse. Les procédés connus jusqu'à présent n'ont pas aonné un résultat très satisfaisant, ou bien demandent des opérations longues et, par suite, coûteuses. Selon les procédés déjà connus pour réaliser des agencements pour analyses multiples et simultanées, il est prévu d'utiliser des récipients multiples pour les échantillons de liquide biologique à examiner, et d'utiliser des instruments en forme de peigne ou analogues qui permettent de prélever simultanément, dans des récipients disposés côte à côte et convenablement es pacés,-des échantillons pour les déposer sur des moyens de sur port destinés à effectuer 1'analyste. L'invention concerne un perfectionnement aux agencements de ce genre et prévus dans ce but, lesquels, grâce à ltinvention, combinent la simplicité et par suite le faible prix avec la satisfaction certaine des exigences requises quant à la précision et à la constance des mesures. Essentiellement, les récipients d'échantillons à prélever pour les examens sont réalisés sur des surfaces, ou coussinets, comportant une couche poreuse et capables d'absorber le liquide à examiner à partir des tubes capillaires classiques utilisés pour le transfert, et capables également de répartir uniformément le liquide sur la surface appropriée circonscrite de fa çon convenable et également de permettre un prélèvement régulier par des moyens en forme de peigne ou de forme analogue que 1 'on appuie sur ces coussinets par des surfaces propres à retenir le liquide. En pratique, pour former plusieurs coussinets de couche poreuse, on peut utiliser des feuilles continues comportant une couche poreuse, en réalisant une subdivision de cette couche en coussinets séparés ayant les surfaces désirées et un espacement ou pas désiré. on peut effectuer la subdivision d'une façon ap propriée quelconque. Par exemple, on peut procéder en enlevant des bandes de-matière parallèles et espacées, formant deux groupes des bandes perpendiculaires entre elles ou en tout cas plusieurs groupes de bandes se croisant, pour délimiter des zones ayant la surface désirée qui forme lesdites couches poreuses des récipients .On peut également, en variante, effectuer la subdivision en neutralisant la couche poreuse le long de bandes qui délimitent les surfaces d'une 'telle couchewdestinées à former les récipients en forme de coussinet, étant entendu que la neutralisation est capable d'empêcher la propagation du liquide dans la couche poreuse ; on peut obtenir cette neutralisation par un traitement approprié provoquant une empreinte au moyen d'apprêts, par action de la chaleur ou autrement, selon la nature de la couche poreuse. La couche poreuse destinée à la formation des coussinets peut être constituée par des fibres réparties sur un support et fixées de façon appropriée sur celui-ci ;- les fibres et le support devront être inertes vis-à-vis des liquides à absorber et des analyses à effectuer sur ces liquides. Les fibres peuvent être des fibres synthétiques, et la couche pourrait être constituée par exemple par des fibres de chlorure de polyvinyle déposées par flocage.La couche absorbante constituant un coussinet est capable de répartir, de façon uniforme, dans la surface appropriée, le liquide biologique reçu du tube capillaire de transfert, et elle est propre à restituer, ctest-à-dire à céder, des quantités constantes de liquide à l'instrument en forme de peigne ou analogue utilisé et présentant sur la surface de transport une porosité appropriée, qui rend cette surface capable de retenir des liquides, en particulier denses et visqueux, comme l'est par exemple le sérum de sang. On peut traiter mécaniquement ou chimiquement la surface d'absorption des peignes de ce genre, pour produire des microfentes propres à retenir le liquide de façon quantitativement constante. Des agencements de ce genre assurent le prélèvement de quantités constantes dans les coussinetsdu type décrit, et évitent un déplacement du liquide retenu, même en cas d'inclinaison de la surface d'absorption, ou d'autres contraintes. L'invention sera mieux comprise par la description détaillée d'un de ses modes de réalisation, pris à titre illustratif et sans caractère limitatif, qui en sera faite à l'aide des dessins annexés sur lesquels la figure 1 est une vue en perspective d'un support de récipients d'échantillons et d'un ustensile en forme de peigne pour prélever les échantillons les figures 2 et 3 représentent en coupe partielle et, pour des raisons d'illustration, fortement agrandie, deux modes de réalisation de supports et de récipients, obtenus à partir d'un même matériel la figure 4 est une coupe locale suivant la ligne IV-IV de la figure 2. Sur ces figures, la référence 1 désigne un support plat de type quelconque, sur lequel on peut fixer des fibres plus ou moins orientées qui forment une couche uniforme susceptible d'absorber le liquide par capillarité et porosité ; on peut obtenir une couche de ce type avec des fibres synthétiques très courtes et disposées par flocage sur le support comportant de façon appropriée un adhésif. Le support, l'adhésif et les fibres doivent être inertes ou en tout cas inactifs vis-à-vis des substances avec lesquelles ils entrent en contact. La couche uniforme absorbante est susceptible de recevoir le liquide à examiner avec une distribution superficielle uniforme et elle est susceptible de céder le liquide en quantités sensiblement constantes et dépendant des caractéristiques de l'instrument de prélèvement, ainsi que des quantités de liquide reçues par ladite couche. On partage la couche de fibres uniforme en plusieurs récipients superficiels formés par des zones de la couche absorbante bien délimitée. On peut effectuer cette subdivision, comme le montre la figure 2, en traçant des lignes 3 longitudinales et transversales, pour définir des zones 5 superficielles, rectangulaires ou simplement carrées, de couche absorbante. Les différentes zones sont bien entendu séparées l'une de l'autre et il n'y a donc pas de transfert de liquidedelune à l'autre de ces zones. On peut obtenir l'étendue superficielle de ces zones avec précision par une opération mécanique d'enlèvement de matière le long des lignes 3. Selon la variante représentée sur la figure 3, on obtient la subdivision entre différentes zones 5A de couche absorbante sans enlèvement de matière, mais en provoquant une empreinte dans des zones 3A le long de bandes analogues aux bandes 3,avec modification des caractéristiques de la couche de fibres pour rendre cette couche incapable de transmettre des traces de liquides par numidiication dtune zone 5A à l'autre. L'empreinte peut être simplement une empreinte réalisée par pressage éventuellement à chaud, pour obtenir un état fondu ou proche de la fusion ou une plastification superficielle qui modifie les caractéristiques de la matière fibreuse de la couche en ce qui concerne son comportement vis-à-vis des substances liquides. L'empreinte peut également ses faire avec application de substances propres à produire les modifications précitéest par exemple avec application d'apprêts ou autrement. On introduit les liquides à examiner dans les récipients formés par les surfaces absorbantes 5 ou 5A ou analogues, à l'aide de moyens de dosage, par exemple et en particulier par absorption à partir des-tubes capillaires qui servent au prélèvement. La matière fluide se répartit uniformément à la surface des zones 5 ou 5A, en étant absorbée par la couche de fibres ou d'éléments analogues. On effectue le prélèvement à l'aide d'instruments qui peuvent être réalisés avantageusement (mais non exclusivement) pour permettre un prélèvement simultané dans plusieurs récipients 5 ou 5A d'une même rangée. Un instrument de prélèvement peut comprendre un support en forme de plaque 12 comportant, à la façon d'un peigne, plusieurs dents 14, l'extrémité de chacune de ces dents présentant (cf en particulier fig. 2 et 4) une partie 14A d'une certaine épaisseur susceptible d'absorber du liquide. En pratique, la surface terminale des dents 14 présente une certaine porosité sous l'effet d'un traitement mécanique ou chimique (polissage ou décapage chimique par exemple), pour obtenir une certaine réceptivité de la part de ladite surface, désignée par la référence 14A sur la figure. La réceptivité doit être de façon caractéristique telie qu'elle offre la- possibilité désirée de prélèvement de liquides du type du sérum du sang ou d'autres liquides semblables, et en particulier de densité et de viscosité équivalentes.Les dents 14 sont prévues avec un écartement ou pas et des dimensions tels qu'une dent corresponde à chacun des récipients absorbants 5 d'une même rangée. Avantageusement,l'un des récipients de la rangée (en général une rangée transversale) a une dimension inférieure, ce récipient étant par exemple le récipient 5X, dernier de la rangée, représenté sur la figure 1 ; de façon ana zigue l'instrument en forme de peigne 12 présente également une dent 14X plus petite ; ainsi, on évite des erreurs dépendant du risque, autrement possible, d'inversion, c'est-à-dire de retournement de l'instrument en forme de peigne 12 et par conséquence, d'échange d'échantillon par rapport à ce qui a pu être noté sur une zone du support 1 à côté de chaque file de récipients, les annotations étant relatives aux échantillons introduits dans les récipients absorbants tels que les récipients 5, SA. il va de soi que l'on peut prévoir tout autre moyen d'enregistrement des données concernant les échantillons, en utilisant des marques appropriées ou en identifiant les différents récipients avec un système de coordonnées ou autrement. Comme iL va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Agencement pnur analyses biologiques, comportant des récipients multiples pour les échantillons de liquide biologique à examiner, et des instruments en forme de peigne ou analogues qui permettent de prélever simultanément dans des récipients disposés côte à côte et convenablement espacés, des échantillons pour les transférer sur les supports destinés à effectuer l'ana lyse, lequel agencement est caractérisé en ce que les récipients d'échantillons à prélever pour les examens sont réalisés par des surfaces ou coussinets comportant une couche poreuse et capable d'absorber le liquide à examiner à partir des tubes capillaires classiques utilisés pour le transfert, de répartir de façon uni forme ce liquide sur la surface appropriée circonscrite de façon convenable, et de permettre un prélèvement régulier par les moyens en forme de peigne ou de forme analogue que 1ton appuie sur lesdits coussinets par des surfaces correspondantes, propres à retenir le liquide. 2. Agencement selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on forme plusieurs coussinets à couche poreuse à partir d'une feuille continue comportant une couche poreuse, en réalisant une subdivision de ladite couche en coussinets séparés ayant les surfaces désirées et un espacement ou pas désiré. 3. Agencement selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'on effectue la subdivision en enlevant des bandes de matière parallèles et espacées formant deux groupes de bandes perpendiculaires entre elles ou en tout cas plusieurs groupes de bandes se croisant pour délimiter des zones ayant la surface désirée qui forment lesdites couches poreuses des récipients. 4. Agencement- selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'on effectue la subdivision en neutralisant la couche poreu se dans des zones qui délimitent les surfaces d'une telle couche destinées à former les récipients en forme de coussinet, la neutralisation étant capable d'empêcher la- propagation du liquide dans la couche poreuse et étant obtenue par la réalisation d'une empreinte au moyen d'apprêts, par action de la chaleur ou autrement. 5. Agencement selon l'unequelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la couche poreuse destinée à la formation des coussinets est constituée par des fibres réparties et fixées sur un support, les fibres pouvant être des fibres synthétiques, et la couche pouvant être constituée, par exemple, par flocage. 6. Agencement selon la revendication 1, caractérisé en ce que la surface de contact des moyens en forme de peigne est poreuse pour retenir des liquides en particulier denses et visqueux, coe le sérum du sang.