L'invention concerne un procédé et une installation pour la coulée de lingots. Plus particulièrement, l'invention concerne un procédé et une installation pour la fusion dtune électrode importante unique, ou de plusieurs électrodes moins grandes, tout en coulant simultanément plusieurs lingots. L'invention permet de couler simultanément et de façon continue plusieurs lingots depuis une seule électrode importante ou depuis plusieurs électrodes moins grandes, suivant le procédé de fusion electrique sous laitier dans un bain de laitier commun. La coulée de lingots suivant l'un quelconque des différents procédés de fusion par électrode consommable se propose la fusion initiale ou la refusion d'une électrode pour donner un lingot dont la surface de section transversale est supérieure à celle de ltélectrode. Dans la pratique courante, le rapport des surfaces de section transversale de 1 r électrode au lingot s'élève jusqu'aux environs de 80 %.Dans certains cas, il est souhaitable pour ce rapport de surfaces de section transversale de lEélectrode au lingot, d'égaler ou de dépasser 100 %; c'est-à-dire qu'il est souvent souhaitable de fabriquer un lingot dont la surface de section transversale soit inférieure â celle de ltelectrode. Malheureusement 2 certaines astreintes métallurgiques et économiques rendent le précédent résultat souhaitable difficile a' obtenir.L'invention a pour but de créer un procédé et une installation qui permet au rapport de surfaces de section transversale de ltélectrode au lingot d'égaler ou de dépasser 100 S. Plus particulièrement, l'in- vention permet la coulée simultanée de deux ou plusieurs lingots Le coût de fabrication des lingots par fusion ou refusion électriques sous laitier, ou autres procédés à électrode consommable, est en partie fonction de la vitesse de fusion, qui, à sontour, est une fonction de la surface de la section transversale du lingot.Ainsi, plus est petite cette surface de section transversale du lingot, plus faible est la possibilité de coulée en kgs par minute. I1 a e été établi par ailleurs que la vitesse de solidification permise pour un alliage donné est une fonction des caractéristiques métallurgigues et des standards de qualité imposes dans sa spécifi- cation. En règle générale, la vitesse de solidification tolrée de croit en même temps que décroît la surface de section transversale du lingot. C'est pourquoi il peut être posé que les basses vitesses de fusion se traduisent par une faible utilisation du four, et augmentent ainsi le coût unitaire de production de lingots par refusion électrique sous laitier et autres procédés courants à électrode consommable. En outre, le coflt de fabrication d'une électrode pour utilisation dans le procédé oii elle est consommable s'accroît lorsque le diamètre de leélectrode décroît. En conséquence, la fabrication de petits lingots par les procédés à électrode consommable, et en particulier dans le procédé de refusion électrique sous laitier, n'ont pas jusqu'ici été largement adaptés pour la fabrication de lingots de petite surface de section transversale. L'invention concerne un procédé et une installation qui surmonte les difficultés propres à la fabrication de lingots d'un rapport de surfaces de section transversale de 1'électrode au lingot égalant ou excédant 100 %, et en particulier pour la coulée continue simultanée de deux ou plusieurs lingots, partir d'une nappe de métal liquide. Dans le procédé particulier décrit ici, une nappe de métal liquide est formée comme résultat de la fusion d'une électrode par le procédé classique de refusion électrique sous laitier. Ce procédé englobe la suspension d'un conducteur électrique sous forme d'une électrode, de telle sorte que l'extrémité inférieure de cette électrode soit immergée dans un bain de laitier liquide. Cette extrémité inférieure ae l'électrode est mise en fusion par le passage du courant entre l'électrode et le laitier d'une manière telle que les gouttelettes de métal fondu tombent de l'électrode à travers la couche de laitier et forment ainsi un bain de métal fondu. Un lingot ou des lingots sont coulés à partir de ce bain. quoiqu'elle soit décrite sous les termes de procédé de refusion électrique sous laitier, on doit comprendre que l'invention peut s'appliquer aux autres procédés de refusion électrique tels que ceux à arc sous vide, ou pa un procédé sans électrode consommable. En particulier, le procédé et l'installaticr; de 'invention pour mettre en oeuvre ce procédé se proposent de réaliser la coulée continue de un ou plusieurs lingots depuis une nappe commune de métal liquide. Ceci forme contraste avec la plupart des procédés courants de fabrication d'un lingot qui maintiennent uniquement une nappe de métal liquide à la tête d'un unique lingot en cours de formation. En ayant une nappe commune, il est possible de couler plusieurs lingots simultanément. Bien mieux, l'invention rend possible de fabriquer des lingots d'une surface de section transversale relativement faible, en utilisant le procédé de refusion électrique sous laitier. D'une façon générale, un lingot est considéré comme ayant une faible surface de section transversale si son diamètre est inférieur à 20 cm ou moins.Cependant, on doit comprendre que l'invention n'est pas limitée à la fabrication de petits lingots. Bien plus, la forme de la section transversale des lingots peut entre de toute configuration pratique convenable telle que ronde, carrée, rectangulaire, ou même tubulaire Selon l'invention, le four est construit de manière à présenter une première section de moule dont la surface de section transversale est supérieure à celle de la lingotière ou des lingotières qui s 'ouvrent dans la première section de moule. Pour couler un lingot ou des lingots, la nappe de métal fondu est d'abord formée dans la section de moule de surface de plus grande section et ensuite une telle nappe de métal fondu est amenée à couler dans la lingotière.Une caractéristique de l'invention réside en ce que la nappe de métal fondu dans la première section du moule est maintenue dans son état de métal fondu. En d'autres termes, aucune tête ou pont de solidification qui puisse empêcher I'enlèvement du lingot ne peut se former dans la première section du moule. Comme il a eté établi précédemment, une caractéristique significative de ltinvention est qu'elle permet la coulée simultanée de plus d'un lingot, accroissant ainsi de façon significative la capacité d'un four de refusion électrique sous laitier. Soit, par exemple, un alliage donné, ne pouvant, pour des raisons métallurgiques, être coulé qu'en lingots de 15 cm à une allure maximale de production de 1000 kg par heure. En établissant un four tel que quatre lingots puissent être tirés simultanément, il est maintenant possible d'utiliser une électrode de plus grand diamètre. Le coût de fabrication d'électrode est par 1à même réduit, pendant que la production totale du four de (4 x 1000) soit 4000 kg à l'heure améliore fortement la productivité du four et ainsi réduit les couts unitaires de fabrication. Le brevet U.S. nO 3 602 623 décrit un procédé pour fabriquer simultanément plusieurs lingots. L'invention décrite dans ce brevet est une contribution significative à la méthode de fabrication de lingots par électrodes consommables, particulièrement en connexité avec le procédé de refusion électrique sous laitier. Cependant, elle présente une différence avec l'invention en ce qu'elle propose la fonte simultanée de plusieurs lingot dans plusieurs creusets utilisant une alimentation d'énergie commune et une commande de régulation commune. Il n'y a pas de nappe commune de métal fondu. L'invention, elle, propose la fabrication de un ou plusieurs lingots en amenant le métal fondu à couler dans la lingotière ou dans les lingotières à partir d'une nappe commune. Le brevet français 2 023 908 de Rheinstahl décrit un procédé pour la production d'un lingot à partir d'une électrode dont la surface de section transversale est supérieure à celle du lingot. Le four possède une partie supérieure conique qui est en communication ouverte avec des creusets de forme générale cylindrique, ou légèrement évasée, pour former le lingot. Ce brevet propose la fabrication d'un lingot dont la surface transversale est plus petite que celle de l'électrode. Dans ce brevet, la nappe de métal fondu est maintenue de la façon courante dans la partie du four formant lingotière. Selon l'invention, la nappe de métal fondu est maintenue, elle, dans ce qui devrait correspondre à la partie supérieure ou partie conique en entonnoir du four. Toute tentative de faire fonctionner le four décrit dans la publication Rheinsthal avec la nappe de métal maintenue en partie supérieure se traduirait par une solidification du métal fondu touchant les parois du creuset. Ceci rendrait impossible de retirer le lingot, ou pour le moins se traduirait par une déchirure inacceptable. Comme il a été précédemment expliqué, un des buts principaux de l'invention est de créer une installation pour la coulée d'un ou plusieurs lingots à partir d'une nappe commune de métal fondu, installation qui soit peu couteuse, simple et souple. Il est trop compliqué d'ajouter des lingotières à un four car il faudra maintenir une nappe individuelle de métal fondu dans chaque lingotière. Des problèmes difficiles se présentent pour maintenir la croissance uniforme d'un lingot, pour connaître et commander le niveau de l'interface laitier-métal dans chaque emplacement de lingot, et pour répondre a la nécessité d'avoir des mécanismes d'extraction pour lingots multiples. Bien plus, le système de four doit être capable d'être mis en oeuvre par un ouvrier sans formation spéciale.Naturellement, toute tentative de faire simplement déplacer la nappe de métal fondu vers la partie supérieure du moule en forme d'entonnoir comme dans le modèle de Rheinstahl, échoue, en raison de la formation d'un pont de solidification. Le procédé de l'invention est caractérisé en ce qu'on maintient une nappe de métal fondu dans une ?remière section de moule d'un diamètre supérieur à celui de la lingotière ou des lingotières. Il a été constaté qu'un isolant thermique, tel qu'un revêtement réfractaire, disposé dans la première section du moule empêche la formation d'un pont de solidification et permet ainsi le maintien de la nappe fondue dans la première section du moule. I1 a été établi d'autre part que la présence d'un revêtement réfractaire dans cette première section du moule permet a llinterface métal-laitier d'être maintenue aussi dans cette première section du moule. Par suite, la première section du moule peut être d1un diamètre plus large que celui de la lingotière et peut être en communication avec plus d'une de ces lingotières. La description ci-après et les dessins annexés se rapportent à un exemple de réalisation de l'invention, dessins dans lesquels - La figure 1 est une coupe verticale d'un four électrique à laitier construit selon l'invention pour l'application du procédé décrit; - La figure 2 est une coupe verticale d'un autre four électrique à laitier construit selon l'invention pour l'application du procédé; La figure 3 est une vue en plan du four représenté en figure 2; - La figure 4 est une coupe d'une partie d'une autre matérialisation de l'invention; La figure 5 est une coupe illustrant encore une autre matérialisation de l'invention. La figure 1 est une vue en coupe d'un four 10 qui est construit selon les principes de l'invention pour la coulée des lingots. Le four 10 comprend une coque de support externe 12 qui renferme une chemise d'eau de réfrigération dite water-jacket 14, en cuivre, placée dans la partie supérieure du four et utilisée pour contenir le métal fondu 16 et le laitier fondu 18. La coque de support 12 est munie d'un fond réfractaire 20. Ce fond réfractaire 20 comprend une chemise réfractaire rapportée et remplaçable 22, formant partie supérieure de la lingotière, et pouvant être de structure annulaire. Le water-jacket de refroidissement 14, ensemble avec le fond réfractaire 20 et sa partie rapportée 22, définissent ce qui peut être désigné ci-après comme une première section de moule. Un water-jacket de refroidissement en cuivre constitue la lingotière 24 et est en communication directe et ouverte avec la première section de moule à travers la chemise 22. C'est dans la lingotière en cuivre que se forment de façon continue les lingots qui en sont retirés au fur et à mesure que leur solidification progresse. Une électrode 26 est supportée par un dispositif courant, non représenté, pouvant lui assurer un mouvement de va-et-vient et maintenir son extrémité inférieure dans le bain de laitier fondu 18. On doit noter que l'électrode 26 a une surface de section transversale sensiblement supérieure à celle de la lingotière 24, et donc à celle du lingot qui s'y forme. Cependant, on doit comprendre que, dans certaines circonstances, il peut être avantageux d'utiliser plusieurs électrodes 26 de toute surface de section transversale convenable, entrant en fusion ensemble sous le laitier 18 pour donner la nappe de métal fondu 18. La première section de moule présente une surface de section transversale supérieure à celle de la lingotière. C'est dans cette partie de moule élargie que l'interface laitier fondu-métal fondu est maintenue. En d'autres termes, la nappe de métal fondu est libre de se former dans cette première section de moule. Le fond réfractaire 20 et la chemise rapportée 22 procurent ensemble l'isolation thermique permettant à la nappe de métal fondu 16 de rester liquide. Si quelque partie de la nappe de métal fondu 16 qui s'étend au-dessus du fond réfractaire 20 venait à se solidifier, alors le lingot 28, soit se solidifierait dans la lingotière 24, soit subirait une déchirure à sa surface, soit encore deviendrait impossible à détacher. Ainsi, le fond réfractaire 20 et la chemise réfractaire rapportée 22 isolent le métal fondu des effets refroidissants de la lingotière 24 et du water-jacket 14 suffisamment pour empêcher la solidification du métal sur la ligne de séparation entre la lingotière 24 et la première section de moule, ou au voisinage de cette ligne de séparation.En empêchant la solidification du métal fondu 16 dans la première section de moule, il est maintenant possible de maintenir une nappe de métal fondu aussi bien que l'interface métal laitier dans cette première section de moule. Dans un exemple non limitatif de l'invention, le fond réfractaire 20 et la chemise réfractaire 22 peuvent être constitus de Zircone (Zr 0 2). La Zircone est avantageuse parce qu'elle peut rester en contact avec l'acier liquide pendant de longues périodes de temps avec la tendance minimale à réagir avec lui. Bien plus, elle peut aussi traverser avec le minimum d'érosion (ou de dissolution) la période de démarrage où va se former le bain de laitier et se constituer la nappe de métal fondu. Le fond réfractaire 20 et la chemise réfractaire rapportée 22 n'ont pas leur constitution limitée à la Zircone. D'autres produits réfractaires qui remplissent la même fonction peuvent lui être substitués. A vrai dire, même des matériaux non réfractaires qui isolent suffisamment le métal fondu pour le maintenir à l'état liquide peuvent être ainsi substitués. Le but, en utilisant une chemise remplaçable 22 à la tête de la lingotière 24, est qu'elle puisse être remplacée, car elle est placée îa où l'effort d'usure est le plus élevé. En fonctionnement, le four est démarré suivant le procédé décrit ci-dessous en rapport avec la figure 2, ou en utilisant un bouchon de démarrage en cuivre et refroidi à l'eau tels que ceux bien connus dans l'industrie en cause. L'électrode 26 est placée à environ 7 à 10 centimètres du bouchon de démarrage et mise sous tension. Du laitier fondu est versé dans la première section de moule jusqu'à ce que son niveau arrive à l'extrémité inférieure de l'électrode. Ensuite, le processus de fusion débute. Si on le désire, le fond réfractaire 20 et la chemise réfractaire rapportée 22 peuvent être préchauffés avant l'addition de laitier fondu par tels moyens qu'un chalumeau. Durant quelques minutes du début, l'électrode fond à une vitesse prédéterminée, et couvre ainsi le fond réfractaire 20 de la première section du moule et le bouchon de démarrage avec du métal fondu. Après que la nappe de métal fondu ait été formée, le tirage du lingot est lancé et maintenu par la suite à une vitesse correspondant à la vitesse de fusion de l'électrode. L'extraction du lingot peut s'effectuer par tous dispositifs courants soit en faisant descendre le lingot d'une lingotière fixe 24, soit en élevant le moule, le lingot restant fixe. Les deux procédés et l'appareillage correspondant sont connus et ne nécessitent donc pas d'être décrits en détail. Naturellement, la vitesse de formation d'un lingot est variable, dépendant de la taille de ce lingot (surface de la section transversale) et de la structure nécessitée par l'alliage donné à solidifier. A la fin de la fusion, la puissance électrique affectée est diminuée ou supprimée pendant que l'extraction du lingot est lancée, vidant ainsi la chambre supérieure de l'acier fondu. Le laitier fondu peut être enlevé par le même procédé, ou par une autre méthode telle qu'un siphonnage. L'installation décrite suivant la figure 1 montre comment un lingot 28 peut être élaboré avec une surface de section transversale inférieure à la surface de section transversale d'une électrode 26. On doit noter que la solidification du métal prend place entièrement à l'intérieur de la lingotière 24. Des essais ont montré que le début de solidification du métal se situe sur la ligne de contact entre la chemise réfractaire rapportée 22 et la lingotière refroidie par water-jacket 24. Se référant maintenant aux figures 2 et 3, elles représentent un four 30 pour fabriquer plusieurs lingots en utilisant essentiellement le même procédé que celui décrit pour le fonctionnement du four 10. Comme représenté sur les figures 2 et 3, le four 30 comprend une coquille extérieure 32 logeant un water-jacket supérieur de refroidissement en cuivre 34 servant à contenir le métal fondu 36 et le laitier fondu 38. Le four 30 est muni d'un fond réfractaire 40 possédant, par exemple, trois ouvertures qui établissent une communication avec les lingotières 48, 50, 52, en cuivre et refroidies à l'eau. Des chemises réfractaires 42, 44 et 46 sont placées en tête de chaque lingotière. Comme exposé précédemment, de telles chemises sont propres à être remplacées lorsqu'elles sont usées et sont de structure annulaire. Le fond réfractaire 40 et les chemises réfractaires 42, 44 et 46 sont, de préférence constitués de zircone, bien que d'autres matériaux convenables puissent être utilisés pour assurer l'isolement thermique nécessaire. Bien que trois lingotières de réalisation cylindrique soient représentées dans les figures 2 et 3, ceci n'est qu'un exemple et le four pourrait être aussi bien construit avec deux, quatre ou davantage de lingotières. Bien plus, la forme de la section transversale des lingotières pourrait être autre que cylindrique, suivant désir. Une seule électrode est représentée en position de marche avec son extrémité inférieure plongeant dans le laitier fondu 38. L'électrode 54 peut être supportée par tout appareil courant de support d'électrode, pouvant lui assurer le mouvement de va-et-vient indispensable. Pour lancer le processus utilisant le four représenté dans les figures 2 et 3, des bouchons de départ sont placés dans chacune des lingotières 48, 50 et 52 de facon que la partie supérieure de ces bouchons soit approximativement au niveau avec le dessus des chemises réfractaires 42, 44 et 46. Un des buts de ce positionnement des bouchons 56 est de protéger, pendant le démarrage, les chemises réfractaires d'une attaque par le laitier fondu. Comme représenté, chacun des bouchons est muni d'une partie en forme de table reposant sur un pied situé dans un creux généralement repéré par 58. Ceci est fait pour procurer une bonne liaison avec chacun des lingots à former par tirage du métal fondu à partir de la nappe commune 36. Aprèsdémarrage suivant la procédure décrite pour le four 10, les lingots se forment dans chacune des lingotières par tirage de lingot à une vitesse déterminée d'après la vitesse de fonte de l'électrode et les exigences de l'alliage en cause. Ainsi plusieurs lingots peuvent être simultanément élaborés à partir d'une nappe commune de métal fondu. La commande de la vitesse de formation des lingots dépend sensiblement pour une part de la position de l'interface entre le métal et le laitier fondus. Puisqu'il n'existe qu'un seul de ces interfaces métal-laitier, les dispositifs de commande courants peuvent être utilisés. La figure 4 représente une vue en coupe partielle de la jonction entre une lingotière refroidie par de l'eau et le fond d'une première section de moule destinée à contenir la réserve de métal. Une chemise réfractaire 62 et un fond réfractaire 64 sont établis comme dans la réalisation représentée dans les figures 1 et 2. De plus, une chemise de graphite 66 est logée dans la paroi de la lingotière 60 en bout de la chemise réfractaire 62. Le but de cette utilisation d'une chemise de graphite est de bénéficier de ses qualités de faible coefficient de frottement, de sorte qutune telle chemise améliore la qualité de surface du lingot formé dans la lingotière 60. La chemise de graphite 66, cependant, doit être refroidie, puisque ce carbone se dissoudrait dans l'acier si la chemise restait trop chaude. Pour cette raison, cette chemise de graphite 66 est relativement mince et elle est logée dans une chambre pratiquée dans la paroi de la lingotière 60 de façon à être refroidie. Dans le cas où l'alliage à couler admet un contact direct avec le carbone, tels les alliages de cuivre, alors la chemise réfractaire 66 ou meme le fond réfractaire peuvent être formés de graphite. La figure 5 représente une installation pour une autre application du procédé de l'invention. Dans cette réalisation, la première section de moule est tout entière formée d'une structure 70 à refroidissement par eau. Etabli d'une autre façon, le fond 72 de la section supérieure de moule est aussi refroidi par de lseau même dans la surface contiguë à la lingotière 74. En conduisant un four pour produire, par coulée continue, le lingot 76 en le tirant de la nappe de métal fondu 78 qui est maintenue dans la première section de moule, par la fusion de 1V électrode 82 dans le bain de laitier 80, le métal fondu est empêché de se solidifier par suite des propriétes d'isolant thermique du laitier. Ainsi, au démarrage, une mince couche de laitier 84 se forme dYabord sur le fond de la première section de moule et peut se refroidir. Ensuite, la formation du lingot 76 se produit comme il a été décrit précédemment. Le résultat est que cette mince couche de laitier 84 agit comme isolant thermique pour empêcher le métal fondu de se solidifier dans l'élargissement formé par la première section de moule. Bien que chacune des réalisations décrites et illustrées ici aient considéré l'extraction verticale du ou des lingots, l'invention n'est pas bornée à cette disposition. Les procédés décrits ici peuvent également bien s'appliquer à l'extraction horizontale d'un ou de lingots. Bien que la première section de moule et la ou les lingotières soient établies en cuivre avec refroidissement par eau, des moules et lingotières en acier refroidi par eau, ou d'autres types de moules connus qui soient compatibles avec le procédé de l'invention, peuvent être utilisés. Bien plus, ce procédé n'est pas limité à l'utilisation d'électrodes consommables, et les procédés sans électrode consommable ainsi que les autres méthodes permettant d'obtenir la fusion du métal dans la première section de moule, pourraient être utilisés avec une égale facilité. Les fours conduits suivant le procédé exposé ici peuvent être utilisés, soit pour la coulée continue, soit pour la coulée de lingots individuels. La fusion électrique sous laitier pourrait être quelque peu plus lente que les procédés connus pour la coulée continue,mais le produit obtenu est de meilleure qualité. En effet, les alliages sont obtenus sous une meilleure qualité quand on les laisse se solidifier à une allure plus lente. De telles vitesses lentes de solidification se produisent en raison de ce que la nappe de laitier fondu couvrant le métal liquide aide à conserver la chaleur dans la nappe de métal fondu. Bien plus, cette couverture de laitier empêche le refroidissement du bord de la nappe de métal fondu a' l'interface métalwlaitier. Comme il a été indiqué précédemment, un des principaux avantages de l'installation et du procédé décrits ici consiste en ce que plusieurs lingots peuvent être fabriqués å partir d'une nappe commune de métal fondu. Le procédé permet l'emploi d'électrode fondant à une vitesse relativement élevée pendant que les lingots sont moulés à une vitesse relativement lente. En d'autres termes, ceci signifie que la vitesse de coulée d'un lingot n'est plus commandée strictement par la vitesse avec laquelle la nappe de métal fondu se forme. Bien entendu, ltinvention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation ci-dessus décrit et représenté, à partir duquel on pourra prévoir vautres modes et d'autres formes de réalisation, sans pour cela sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 10) Procédé pour couler simultanément plusieurs lingots métalliques dans un four électrique à laitier dans lequel une électrode consommable est fondue sous laitier pour former du métal fondu pour être moulé en lingots, ce four comprenant une première section de moule pour contenir le métal fondu et le laitier et plusieurs lingotières en communication directe avec cette première section de moule cette première section de moule ayant une surface- de section transversale supérieure au total des surfaces des sections transversales des lingotières en communication avec elle, procédé caractérisé en ce qu'il comprend une étape de fusion d'une électrode consommable sous laitier fondu pour former une nappe de métal fondu dans cette première section de moule avec ce laitier fondu recouvrant de métal fondu, une étape de solidification du métal fondu dans ces lingotières et refroidissement de chacune de ces lingotières, une étape de maintien de cette nappe de métal fondu dans cette première section de moule et en contact intime avec chacune des lingotières à travers la section transversale entière de cette première section de moule, une étape de protection de la nappe de métal fondu dans cette première section de moule contre la solidification aux surfaces de communication entre cette première section et les lingotières, par isolation de la tête de ces lingotières et du seul fond de la première section de moule contre IV effet de refroidissement des corps de lingotières, et une étape de refroidissement des parties supérieures de la première section de moule depuis en-dessous de l'interface entre le laitier fondu et le métal fondu au moins jusqutau-dessus de la surface de ce laitier fondu. 20) Installation pour couler simultanément plusieurs lingots de métal dans un four électrique à laitier avec électrode consommable en application du procédé suivant la revendication 1, dans lequel une électrode est fondue sous laitier pour former du métal fondu à couler en lingots, caractérisée en ce qu'elle comprend une première section de moule pour contenir le métal fondu et le laitier, une pluralité de lingotières en communication directe avec cette première section due moule, la première section de moule ayant une surface de section transversale supérieure au total des sections transversales des lingotières en communication avec elle, un dispositif de refroidissement associé en fonctionnement avec chacune des lingotières pour refroidir ces lingotières et solidifier les lingots â leur intérieur, la première section de moule étant préparée pour retenir en son sein une nappe de métal fondu en contact intime avec chacune des lingotières à travers toute leur section transversale et comprenant à cet effet un dispositif d'isolation thermique pour empêcher la nappe de métal fondu de se solidifier dans cette première section de moule aux surfaces de communication entre cette première section de moule et ces lingotières, cette première section de moule étant aussi préparée à contenir en son sein une nappe de laitier fondu recouvrant cette nappe de métal fondu, le dispositif d'isolation thermique étant monté de façon fixe sur le dessus des lingotières et sur le fond de cette première section de moule et situé entièrement dessous le niveau supérieur de cette nappe de métal fondu, cette première section de moule comprenant aussi une chemise creuse de métal refroidie par liquide et s'étendant au-dessus du dispositif d'isolation thermique, cette chemise creuse étant appropriée pour contenir le métal fondu et le laitier fondu recouvrant ce métal fondu. 30) Installation suivant la revendication 2, caractériséeen ce que le dispositif pour empêcher la solidification du métal fondu dans la première section de moule est un matériau réfractaire. 40) Installation suivant l'une des revendications 2 et 3, caractérisée en ce que ce matériau est dioxyde de zirconium.