La présente invention concerne l'encollage du papier et plus particulièrement un mélange utile comme composition d'encollage du papier et un procédé de sa préparation, un procédé de préparation d'une émulsion aqueuse utile pour l'encollage du papier et un appareil servant à préparer cette émulsion aqueuse, ainsi qu'un procédé de fabrication de papier comportant comme stade préliminaire la préparation d'une émulsion d'encollage. Un agent d'encollage bien connu du papier est un cétène dimère, c'est-à-dire un composé de formule (RCH=C=O)2 où R représente un radical hydrocarboné. Les dimères préférés qu'on utilise selon l'invention sont des dimères d'alkylcétènes dans lesquels R représente un radical alkyle renfermant au moins 8 atomes de carbone.Les cétènes dimères qu on utilise normalement comme agents d'encollage sont solides à la température ordinaire et à des températures modérément élevées, par exemple de 500C, ils sont liquides et ils sont insolubles dans l'eau ; par exemple le procédé habituel d'utilisation d'un cétène dimère comme agent d'encollage d'un papier consiste à former une phase dispersée du dimère dans une émulsion aqueuse, puis à ajouter l'émulsion à la dispersion soit à la pâte de fabrication du papier avant formation de la feuille (encollage interne), soit au papier après formation de la feuille (encollage superficiel). On a précédemment proposé d'utiliser comme agent d'encollage du papier une émulsion aqueuse ("émulsion" désignant ici une dispersion de matières solides dans l'eau) constituée d'eau et de (a) un cétène dimère, (b) un hydrate de carbone non cationique servant de colloide protecteur et (c) un agent émulsifiant. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique n" 3 637 407 décrit par exemple une telle émulsion. Les émulsions connues renfermant un cétène dimère comme agent d'encollage présentent des inconvénients. Par exemple, on doit, soit transporter l'émulsion sur des distances considérables de son point de fabrication à son point d'utilisation, ce qui implique des gaspillages d'eau lors du transport, soit la préparer au point d'utilisation, ce qui nécessite la mesure précise des ingrédients séparés. De plus, une réaction prématurée peut se produire soit entre le cétène dimère et l'hydrate de carbone, soit entre le cétène dimère et l'agent émulsifiant, en particulier en présence d'eau, une telle réaction réduisant la capacité d'encollage du dimère. L'invention concerne un mélange sec, stable pendant des durées prclongées, et qu'on peut facilement émulsifier au point d'utilisation. Le mélange sec selon l'invention est constitué d'un cétène dimère, d'un hydrate de carbone polymère (polysaccharide) et d'un agent émulsifiant. La caractéristique de la composition de l'invention est qu'elle consiste en un mélange sec formé de deux types différents de particules distinctes, un des types de particules étant constitué de granules du cétène dimère et l'autre type de particules étant constitué de particules de l'hydrate de carbone, l'agent émulsifiant étant dispersé sur ces particules, imprégné dans ces particules ou absorbé dans ces particules. L'hydrate de carbone polymère de la composition de l'invention peut être une carboxyméthylcellulose, un galactomannane tel que le guar ou la gomme de caroube ou un amidon non cationique. On préfère particulièrement les amidons dans la composition de l'invention et des amidons appropriés sont des amidons naturels dérivant du mais, du mais cireux et du tapioca. L'amidon doit être un amidon naturel et non un amidon dégradé ; un amidon approprié à une viscosité d'au moins 20 000 cPo (viscosité Brookfield à la concentration de 10 % déterminée à 65"C) et de préférence une viscosité de 80 000 à 100 000 cPo. L'amidon peut avoir une viscosité atteignant 250 000 cPo (Brookfield). Les amidons préférés sont ceux gonflant dans l'eau à des températures assez basses, par exemple 60 C. Dans la composition de l'invention, le dimère constitue au moins 15 % du poids du mélange sec et peut constituer de 20 à 70 % du poids du mélange sec, une concentration d'environ 40 % en poids étant très appropriée. L'émulsifiant constitue environ 10 à 25 % du poids du dimère. Le reste est constitué essentiellement par l'amidon ou un autre hydrate de carbone en plus des additifs facultatifs envisagés ci-après. La composition peut également renfermer une enzyme dont l'utilisation avec les agents d'encollage constitués de cétènes dimères est décrite par exemple dans le brevet des Etats-Unis d'Amér-ique nO 2 988 964. Des enzymes appropriées peuvent être des enzymes hydrolysant les hydrates de carbone telles que l'amylase, ou des enzymes protéolytiques telles qu'une protéase comme la papaine. La concentration en amylase d'une composition renfermant environ 50 % d'amidon peut être comprise dans la gamme de 0,001 à 0,05 % et la concentration en protéase comprise dans la gamme de 0,02 à 0,04 7. Dans le cas où une enzyme est présente, il est souhaitable d'incorporer également un catalyseur redox. L'invention concerne également un procédé de préparation de cette composition qui consiste à pulvériser un agent émulsifiant liquide sur des particules de l'hydrate de carbone protecteur, de façon que l'agent émulsifiant soit absorbé par les particules, puis à mélanger les particules pulvérisées à des particules du cétène dimère. Un émulsifiant préféré utile dans ce procédé est un dérivé de poly(oxyéthylène) tel qu'un hexaoléate de polyoxyéthylènesorbitanne. On peut émulsifier la composition de l'invention par homogénéisation dans l'eau chaude, à une température suffisante pour fondre le cétène, c'est-à-dire à 550C ou plus. On préfère émulsifier cette composition en utilisant le procédé d'émulsification suivantsselon l'invention. Le procédé de préparation d'une émulsion d'encollage selon l'invention consiste à 1 - disperser dans l'eau chaude (1) un cétène dimère, (2) un hydrate de carbone polymère et (3) un agent émulsifiant, 2 - conserver la dispersion aqueuse de ces trois ingrédients pendant une durée suffisante pour que l'hydrate de carbone protecteur gonfle pratiquement totalement (forme une solution colloïdale), et 3 - après que l'hydrate de carbone protecteur ait gonflé dans l'eau soumettre la dispersion à une homogénéisation intense suffisante pour former une émulsion du cétène dimère convenant comme agent d'encollage. Lorsque l'hydrate de carbone est de l'amidon de mais cireux, il est généralement nécessaire de conserver la dispersion avant l'homogénéisation, pendant une durée d'au moins 6 mn, pour que l'amidon gonfle. En général, la durée de rétention est comprise entre 30 mnet 15 mn selon le type et'en particulier la pureté de l'amidon. Lors du gonflement, l'amidon absorbe de l'eau en une quantité qui est généralement de 10 à 15 g par gramme d'amidon. Dans ce procédé, après avoir ajouté le mélange initial à de l'eau et avant de soumettre la suspension aqueuse au stade de rétention 2 pour provoquer le gonflement de hydrate de carbone colloidal, on préfère tamiser la suspens ion pour éliminer les particules ou amas ayant une traille supérieure à 4 mm. De préférence, on effectue cette émulsification en utilisant comme matière de départ, un mélange constitué (a) du cétène dimère et (b) de particules d'hydrate de carbone chargées au préalable de l'agent tensioactif, mais on peut introduire séparément dans l'eau, pour provoquer la dispersion, les composants (a) et (b). L'appareil de l'invention est constitué des composants suivants - une chambre de mélange comportant des entrées respectives pour l'eau et pour la poudre à disperser dans l'eau, et munie également d'un dispositif pour répartir la poudre dans l'eau ; - une chambre à surpression communiquant avec la zone de mélange, la suspension pouvant passer de cette chambre à surpression dans une zone de rétention - un tamis séparant la zone de mélange de la chambre à surpression ; - une zone de rétention comportant un passage pour le liquide, ce passage ayant une longueur suffisante pour que l'hydrate de carbone gonfle en traversant la zone de rétention ; et une zone d'homogénéisation comportant un dispositif d'agitation intense de la dispersion provenant de la zone de rétention. Dans cet appareil, l'entrée d'eau est de préférence constituée d'une soupape à flotteur qui amène l'eau dans la zone de mélange proportionnellement aux ingrédients secs de la composition qui pénètrent dans la zone de mélange. Une zone de rétention appropriée est constituée d'un tube en serpentin qui peut par exemple être constitué par un enroulement entourant la zone de mélange ; sinon la zone de rétention peut être constituée par une série de cascades ou d'un trajet sinueux formé par une série de chicanes. La suspens ion peut être introduite de la chambre à ,surpression à la chambre de rétention par une pompe. On a constaté que la composition de l'invention demeure stable, c'est-à-dire ne présente pas de réaction importante entre le cétène dimère et les autres ingrédients, pendant une durée supérieure à un an. L'efficacité de la composition, lorsqu'on l'émulsifie et qu'on utilise l'émulsion comme agent d'encollage du papier, ressort des exemples suivants. Après les exemples, on trouvera décrits en détail, un appareil selon l'invention permettant de réaliser ltemulsification ainsi que le procédé d'utilisation de l'appareil. On prépare de la façon indiquée ci-après une composition selon l'invention renfermant les ingrédients suivants Alkylcétène dimère . . . . . . . . . . . . . . . . 39,18 % Atlox G 1086 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6,27 % Tween 20 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1,57 % Amidon de mais cireux (naturel) 50,94 % /ou tapioca (naturel)/ Carbonate de soude . . . . . . . . . . . . . . . . 1,96 % Amylase ............. 0,04 % Papaïne 0,02 % Acide ascorbique 0,02 % 100,00 % L'Atlox GC136est un émulsifiant d'usage général soluble dans la plupart des huiles et des solvants organiques. Du point de vue chimique, il consiste en l'hexaoléate de polyoxyéthylène (40) sorbitol. Le Tween 20 est un émulsifiant hydrophile. Du point de vue chimique, il consiste en le monolaurate de polyoxyéthylène (20) sorbitanne. L'acide ascorbique constitue le catalyseur redox. Le carbonate de soude sert à la régulation du pH. On mélange les deux émulsifiants, et on pulvérise l'amidon avec ce mélange qu'on pompe à travers un tube perforé. Les émulsifiants pulvérisés sont ainsi absorbés dans l'amidon. On mélange ensuite les particules d'amidon aux granules du cétène dimère dans un mélangeur à tambour, et on ajoute les autres ingrédients sous forme d'une poudre fine dans le mélangeur à tambour. On mélange le produit jusqu a obtention d'un mélange homogène de la poudre d'amidon imprégnée, des autres ingrédients en poudre et des granules de cétène, puis on effectue les tests suivants sur un échantillon de poudre datant d'un an. On disperse la poudre dans l'eau pour obtenir une émulsion ayant une concentration de 10 7 en mélange d'encollage, en utilisant le premier appareil selon l'invention, décrit ci-après. On applique ensuite l'émulsion comme agent d'encollage superficiel en utilisant une presse d'encollage classique sur la feuille égouttée et partiellement séchée formée sur une machine Fourdrinier, puis on sèche et bobine la feuille apprêtée de façon habituelle. On effectue les six tests suivants Echantillon 1 - test à blanc (pas d'encollage) pH 5,6 Echantillon 2 - avec l'agent d'encollage décrit ci-dessus. pH 5,6 Echantillon 3 - avec l'agent d'encollage décrit ci-dessus. pH 7,0 Echantillon 4 - avec l'agent d'encollage décrit ci-dessus pH 8,0 Echantillon 5 - encollage interne avec 2 % de résine pH 4,7 Echantillon 6 - encollage interne avec 2 % de résine d'encollage et encollage superficiel avec l'apprêt selon l'invention pH 4,7 Les conditions opératoires sont les suivantes Alimentation - 90 % de déchets de papier - 10 % de pâte au sulfate Largeur de la machine - 1,5 m Vitesse de la machine - 90 m/mn Presse d'encollage - type Bellmer Pression d'encollage - 3,4 bars Températire d'encollage 55 C Quantité d'apprêt superficiel (poids sec) par rapport au poids du papier - 0,2-0,25 %. Dans les tests 5 ou -6, où on utilise de la résine comme agent d'encollage interne, on l'incorpore à la pâte avec 5 % d'alun. Avec la presse d'encollage dans chacun des tests 1 à 6, on applique au matelas partiellement séché sur la toile un amidon de mais dégradé par oxydation, ce qui constitue une opération de production normale. L'amidon de mais est du type commercialisé sous la dénomination d'Amisole. Lorsqu'on utilise l'agent d'encollage superficiel selon l'invention, (tests 2, 3, 4 et 6), on l'applique simultanément à l'amidon de mais dégradé, le rapport de l'amidon de mais à l'agent d'encollage étant de 16/1. Les résultats figurent dans le tableau I, ci-après. On effectue les tests comme indiqué dans les normes suivantes Poids de l'unité de surface. . . . . . . . . . . . . . . DIN 53 104 Limite de rupture . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . DIN 53 112 Allongement à la rupture . . . . . . . . . . . . . . . . . DIN 53 112 Longueur de déchirement DIN 53 112 Test de déchirement (Elmendorf) . . . . . . . . . . . . . DIN 53 115 Pression d'éclatement . . . . . . . . . . . . . . . . . . DIN 53 113 Essai Cobb . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . DIN 53 132 Essai Dennison . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . T 459 su-65 Résistance au pliage, Encollage naturel et encollage après mûrissement déterminé après chauffage pendant 48 h à 200C et 65 % d'humidité relative. Deux exemples d'appareils selon l'invention sont illustrés par les dessins annexés dans lesquels - la figure 1 représente une élévation schématique d'un appareil pour mesurer les quantités requises et les pomper - la figure 2 représente un plan schématique-de l'appareil illustré par la figure 1 - la figure 3 représente une élévation schématique d'une forme complétée de l'appareil illustré par la figure 1 ; et - la figure 4 représente schématiquement un appareil amélioré selon l'invention. Comme le montrent les figures 1 et 2, un dispositif d'alimentation 1 transporte l'agent d'encollage du réservoir 2 à la balance 3 jusqu' à ce que cette dernière vide sa charge sous l'effet d'un poids déterminé à l'avance de matière, dans le récipient 4 muni d'un agitateur en même temps qu'elle arrête le mécanisme d'alimentation par l'intermédiaire d'un interrupteur-limiteur. Une pompe doseuse 5, mise en mouvement par le mécanisme d'alimentation, transporte une quantité déterminée à l'avance d'eau chaude du réservoir d'alimentation 10 dans le récipient 4 muni d'un agitateur, pendant l'intervalle de temps alloué par un relais, cet intervalle de temps étant dans tous les cas supérieur à la durée nécessaire au remplissage et au vidage de la balance 3. Lorsqu'un cycle donné de la pompe doseuse 5 s'est achevé, un nouveau cycle d'alimentation en agent d'encollage et en eau chaude s'effectue automatiquement, à condition que le régulateur de niveau 6 n'ait pas interrompu le cycle, du fait qu'un niveau maximal a été atteint dans le récipient 4 muni d'un agitateur. Le régulateur de niveau 6 rétablit le cycle lorsque le niveau minimal du cycle est atteint. Le mécanisme d'agitation 7-provoque un mélange intensif du mélange d'eau chaude et de cétène dimère. La pompe doseuse 8 transporte la quantité requise d'émulsion de l'unité de fabrication des fibres au point d'application par l'intermédiaire du dispositif d'homogénéisation 9. Le dispositif est mis en service et à l'arrêt à partir d'un point de l'unité de fabrication des fibres. Des unités régulatrices envoient automatiquement des signaux qui assurent la régulation du procédé de mélange du cétène dimère, de l'eau chaude et de l'émulsion. Comme le montre la figure 3, le mécanisme d'agitation 7 effectue un mélange préliminaire du mélange d'encollage dans liteau, puis le mélange est pompé par une pompe 8-à travers un tamis 10 qui élimine les amas trop gros, puis à travers un parcours allongé 11 constitué d'une série de chicanes 12, en direction du dispositif d'homogénéisation 9. Si on n'utilise pas le tamis 10, le dispositif d'homogénéisation 9 doit être capable de provoquer de façon certaine une homogénéisation en particules fines de l'émulsion grossière produite par le mécanisme d'agitation 7. La figure 4 illustre un appareil d'émulsification amélioré selon l'invention. On stocke l'agent d'encollage selon l'invention dans le réservoir 21. Un mécanisme à excentrique communique un mouvement de va-etvient au fond mobile 22 disposé à l'extrémité inférieure -du réservoir 21, en formant ainsi des ouvertures sur les bords du fond, de sorte que les matières pulvérulentes traversent ces ouvertures pour tomber dans la balance 23 qui est disposée en dessous. Par suite du mouvement du fond 22, la balance 23 reçoit un poids déterminé à l'avance d'agent d'encollage ; lorsque ce poids est atteint, la balance vide l'agent d'encollage dans le dispositif de transport continu 24 placé en dessous, en même temps qu'elle arrête l'entraînement du fond 22 par l'intermédiaire d'un dispositif électrique, électronique ou mécanique. Le transporteur 24 transporte l'agent d'encollage dans la cuve d'agitation 25. Dans cette cuve, l'agitateur 26 réalise une prédispersion intensive de l'agent d'encollage dans l'eau chaude qui pénètre par la soupape à flotteur 27, à partir du réservoir d'eau chauffée 28 qui est sous pression. L'agent d'encollage, prédisp,ersé dans l'eau dans le récipient d'agitation 25, peut alors, après avoir été débarrassé des éléments grossiers, s'écouler dans le réservoir 29, du fait que la paroi de séparation 30 comporte des orifices de 1 à 4 mm de diamètre. La pompe 31 prélève en continu dans le réservoir 29 une quantité déterminée à l'avance d'émulsion prédispersée et lsenvoie par une cascade ou un système tubulaire en serpentin 32 dans l'homogénéiseur 33. Lorsque par exemple la pompe 31 prélève 10 1 d'émulsion par minute dans le récipient 29, la soupape à flotteur 27 rétablit automatiquement le niveau dans le récipient d'agitation 25 et la cuve 29 qui lui est raccordée par l'intermédiaire des orifices. Pour cette raison, la pompe 31 provoque le mouvement de va-et-vient du fond 22 par l'intermédiaire d'un relais temporisé. Le mouvement du fond 22 est arrêté à nouveau par la balance 23 dès que cette dernière a reçu le poids prévu d'agent d'encollage et l'a introduit dans le transporteur 24. La durée du cycle du relais temporisé commandant le mouvement de va-et-vient du fond 22 doit être toujours supérieure à la durée nécessaire au remplissage de la balance 23. Le dispositif selon l'invention produit une émulsion constante, finement dispersée de l'agent d'encollage selon l'invention de la façon suivante L'agent d'encollage (constitué du polysaccharide imprégné de l'émulsifiant et du dicétène en grains grossiers) est prédispersé de façon intensive par l'agitateur avec l'eau chaude introduite par la soupape à flotteur 27. L'agent d'encollage prédispersé est sous forme de particules encore relativement grossières, du fait du caractère hydrophobe du dicétène. Par suite du gonflement des polysaccharides de poids moléculaire élevé, l'émulsion devient immédiatement visqueuse et empêche la séparation du dicétène des autres composants ; la turbulence provaquée par l'agitation empêche également cette séparation. Les émulsifiants appliqués lors de la préparation du mélange selon l'invention rendent tensioactives les surfaces des molécules de polysaccharides qui ont été fortement gonflées dans l'eau, ce qui leur permet de recevoir les molécules de dicétène. Lorsqu'ils sont gonflés par l'eau, les polysaccharides sont quelques centaines de fois plus gros que les molécules de dicétène. Sous l'effet de l'agitation, il se produit alors dans l'émulsion très visqueuse, un frottement intensif entre les molécules géantes de polysaccharide, si bien que le dicétène, qui à la température d'au moins 55"C est liquide, est distribué mécaniquement sur les surfaces des polysaccharides gonflés. Pour être certain que les polysaccharides disposent d'un temps suffisant pour gonfler, on conduit l'émulsion prédispersée à travers un système de cascades ou de serpentins tubulaires 32, si bien qu'avantque l'émulsion traverse lVhomogénéiseur 33, la durée minimale de gonflement s est écoulée et l'effet de l'homogénéiseur est certain en ce sens que son action mécanique de préfriction peut réaliser la distribution extrêmement fine requise des molécules de dicétène sur les molécules de polysaccharides complètement gonflés. Le volume de la cascade ou du système à serpentin tubulaire 32 doit toujours être suffisamment grand pour que la durée de séjour de l'émulsion prédispersée entre la pompe 31 et l'homogénéiseur 33 soit au moins égale à la durée de gonflement minimale des polysaccharides utilisés. Selon la qualité des polysaccharides utilisés et la température de l'eau, la di-p,e minimale de gonfl;iment peut être comprise entre '0 secondes et 15 mn. Lorsqu'elle quitte l'homogénéiseur, l'émulsion de l'agent d'encollage selon l'invention, qui est alors sous une forme extrêmement fine ment dispersée, est utilisée directement. On peut l'utiliser comme agent d'encollage superficiel in'on applique à la feuille sur la toile après que la feuille ait été suffisamment séchée (par exemple après élimination de 85% de l'humidité) pour effectuer l'encollage superficiel. On peut également l'utiliser comme agent d'encollage interne en la mélangeant à la pâte, par exemple dans l'eau. Dans le procédé de fabrication du papier selon l'invention on peut accélérer la vitesse de réaction des cétènes dimères dans les structures fibreuses de cellulose de la feuille, en utilisant un choc thermique créé par un dispositif placé immédiatement en aval du point d'application de l'agent d'encollage, la nature de ce choc étant telle qu'au moins les couches extérieures de la feuille manifestent déjà les effets de ce traitement de fixation lorsqu'elles atteignent l'extrémité de la chaîne de production. Si l'on porte le cétène dimère contenu dans la structure fibreuse de cellulose au voisinage de son point d'ébullition qui est d'environ 240"C, en utilisant des applications très brèves de chaleur, il se produit une réaction avec les radicaux OH voisins de la cellulose à Une vitesse éciair. Comme la plupart des structures fibreuses de cellulose sont formées en série avec un dispositif à fonctionnement continu, on peut selon l'invention, utiliser un dispositif provoquant des chocs thermiques qu'on installe en dessus et en dessous de la feuille juste avant le mécanisme collecteur. La source de chaleur utilisée peut être constituée par des tubes à rayonnement infrarouge, des jets d'air chaud, des brûleurs à gaz ou des objets métalliques chauffés qu'on utilise de telle sorte qu'on puisse régler la durée de chaque application de chaleur à la feuille qui apporte la matière à la source de chaleur3 de façon à obtenir diverses vitesses opératoires. Pour cela, dans le cas d'un chauffage par rayonnement, on peut fermer ou ouvrir les commutateurs d'un ou plusieurs éléments rayonnants disposés transversalement à la feuille. On peut aussi faire glisser la feuille humide sur une surface métallique chauffée, par exemple, à 250 C. Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art; aux dispositifs ou procédés qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs, sans sortir du cadre de l'invention. TABLEAU I Propriétés Direction Echantillon d'essai I II III IV V VI pH - 5,6 5,6 7 8 4,7 4,7 Poids de l'unité de surface (g/m) - 88,4 86,4 92,0 87,6 42,8 45,2 Limite de rupture (kgf) WMD 5,9 7,8 7,0 6,9 3,17 4,26 CMD 3,02 3,71 3,80 3,45 1,44 1,98 Allongement à la rupture (%) WMD 2,0 2,2 1,8 2,0 2,0 2,0 CMD 2,4 2,6 2,0 2,0 2,2 3,0 Longueur de déchirement (m) WMD 4400 6100 4900 5400 4900 6200 CMD 2300 2900 2600 2600 2300 2900 Test de déchirement Elmendorf (cmg/cm) WMD 132 138 147 134 49 59 CMD 156 155 180 153 57 63 Pression abaolue d'éclatement (Mullen) (bara) - 1,37 1,70 1,67 1,67 0,80 0,94 Pression relative d'éclatement (bars) 1,55 1,98 1,80 1,90 1,88 2,08 Double pli WMD 98 122 121 153 35 59 CMD 32 47 40 44 10 22 Essai Cobb (10 s) (g/m) Dessus 73,5 12,5 12,0 12,5 9,8 8,7 Essai Dennison Dessus 10 18 18 20 9 16 Encollage (s) Côté toile 13 550 > 1800 > 1800 77 237 (jnaturel) Desssus 18 587 > 1800 > 1800 68 235 Encollage (s) Côté toile 17 1138 > 1800 > 1800 55 242 (muri) Dessus 18 912 > 1800 > 1800 75 241 REVENDICATIONS 1. Procédé de préparation d'une émulsion d'encollage caractérisé en ce qu'il consiste à 1. disperser dans l'eau (a) un cétène dimère, (b) un hydrate de carbone polymère et (c) un agent émulsifiant, 2. conserver la dispersion aqueuse de ces trois ingrédients pen dant une durée suffisante pour que l'hydrate de carbone protecteur gonfle (forme une solution colloYdale), et 3. après que l'hydrate de carbone protecteur a gonflé dans l'eau, soumettre la dispersion à une homogénéisation intense, suffisante pour former une émulsion du cétène dimère convenant comme agent d'encollage. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'après addition du mélange initial à l'eau et avant que la suspension aqueuse soit soumise au stade (2) de rétention pour provoquer'le gonflement de l'hydrate de carbone, on tamise la suspension pour éliminer les particules ou amas ayant une taille supérieure à 4 mm. 3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que dans le stade (1) on disperse les particules aqueuses de l'hydrate de carbone préalablement imprégnées de l'agent émulsifiant. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que dans le -stade (1) on disperse dans l'eau un mélange préalablement préparé renfermant à la fois le cétène dimère et l'hydrate de carbone imprégné. 5. Appareil pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est constitué de (1) une zone de mélange comportant des entrées respectives pour l'eau et la poudre à disperser dans l'eau, ainsi qu'un dispo sitif pour disperser la poudre dans l'eau; (2) une chambre à surpression communiquant avec la zone de mélange, la suspens ion pouvant passer de cette zone à surpression dans une zone de rétention; (3) un tamis séparant la zone de mélange de la chambre à sur pression; (4) une zone de rétention constituée d'un passage pour le liquide, ce passage ayant une longueur suffisante pour que l'hydrate de carbone gonfle pendant son passage dans la zone de rétention; et (5) une zone d'homogénéisation comportant un dispositif d'agitation intense de la dispersion quittant la zone de rétention. 6. Appareil selon la revendication 5, caractérisé en ce que la zone de rétention est constituée d'un tube sinueux ou d'une succession de spires d'un enroulement entourant la zone de mélange. 7. Appareil selon la revendication 5, caractérisé en ce que la zone de rétention est constituée d'une série de cascades. 8. Procédé de fabrication de papier par formation d'une feuille à partir d'une pate à papier diluée, égouttage et séchage de la feuille, caractérisé en ce qu'on utilise comme agent d'encollage une émulsion préparée selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, ou une émulsion préparée dans un appareil selon l'une quelconque des revendication 5 à 7. 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'on ajoute l'émulsion à la pâte avant la formation de la feuille. 10. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'on applique l'émulsion à la surface du papier après formation de la feuille. 11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'on applique au matelas fibreux, revêtu de l'agentd'encollåge, un choc thermique à 1500 à 300"C.