La présente invention concerne un procédé- pour obtenir de 11 alumine alpha de haute pureté à partir d'argiles aluminifères. La source actuelle de alumine alpha est la bauxite 3 et malgré des études poussées, on n?a mis au point jusqutà présent aucun procédé couronné de succès à ltéchelle industrielle et prenant l'argile comme source, bien que de nombreuses argiles aient une teneur relativement élevée en alumine. le procédé de la présente invention vise un procédé économique global pour extraire l'aluminium des argiles et il représente à ce titre un perfectionnement du brevet des Etats-Unis dtAmérique n 3 211 524 qui concerne ltenlèvement de ltaluminium des argiles par une extraction à acide nitrique.La Demanderesse vient de trouver qulen réglant de façon précise la température des divers stades et en hydrolysant plumet quten décomposant la solution de nitrate dtaluminium qui résulte de la lixiviation de l'argile, il est possible de récupérer 90 à 95 ffi du nitrate se trouvant dans la liqueur de lixiviation sous la forme d'acide nitrique plumet que sous la forme des oxydes de ltazote,comme ctest le cas dans le brevet des Etats-Unis dJAmérique n 3 211 524 précité.En outre, la Demanderesse a trouvé que gracie à un traitement approprié du liquide servant à enlever par échange d'ions le fer soluble du nitrate dtaluminium, on peut recycler ce liquide itéchange d'ions sans constater de dégradation thermique ou sans accumulation de matières réactives et corrosives quelconques au sein du système. Les buts de la présente invention sont donc de fournir t - un procédé perfectionné pour extraire I1 alumine des argiles, et qui est plus économique à mettre en pratique que les procédés réalisables jusqu'à présent - un procédé qui permet de récupérer d'une liqueur de llxivia- tion le ou les nitrates principalement sous la forme dlacide nitrique plut8t que sous celle des oxydes d'azote, ce qui élimine à son tour la nécessité de reconstituer l'acide nitrique à partir de ces oxydes;; - un procédé souple pour extraire les impuretés de la liqueur de lixiviation contenant de l'aluminium en dissolution, de sorte que le produit final du procédé répond aux spécifications précises de pureté que l'industrie de 12aluminium a édictées pour l'alumine - un système continu et complètement clos- pour traiter des argiles aluminifères afin de former de l'alumine alpha d'une pureté suffisante pour en permettre ltintroduction directe dans une cellule dtélectrolyse-en vue de sa réduction en aluminium métallique. D'autres buts de l'invention seront évidents en partie et apparattront en partie à l'examen du mémoire ci-après. Pour une compréhension plus complète de la nature et des buts de l'invention, il y a lieu de se-référer à la description détaillée suivante faite en accord avec les dessins d'accompagnement où s la figure 1 est un diagramme général montrant le procédé de la présente invention ;; les figures 2 et 3 présentent des courbes montrant les quantités des impuretés dissoutes (présentées commendes oxydes) restant dans la liqueur de lixiviation et exprimées en pourcentage en poids par rapport à l'aluminium dissous (sous forme de A12035 sur l'axe des ordonnées, en fonction de la température de lixiviation, sur ltaxe des abscisses (en degrés centigrades) t la figure~2 concerne plus particulièrement le pourcentage en poids de Si02 dans la liqueur purifiée, exprime en ordonnées en pourcentage en poids par rapport à l'aluminium dissous (sous forme dtAl203), en fonction de la température de lixiviation, en abscisses (degrés centigrades) ;; les figures 4 et 5 sont des courbes montrant les quantités des impuretés dissoutes (sous forme d'oxydes) restant dans la liqueur de liziviation et exprimées en pourcentage en poids par rapport à ltalumflndum dissous (sous forme de Al203), en ordonnées, en fonction de la durée de la lixiviation (en abscisses, en heures) t la figure 4 présente plus particulièrement le poids de Si02 dans la liqueur purifiée, exprimé en pourcentage en poids par rapport à l'aluminium dissous (sous forme de Au203) en ordonnées, en fonction de la durée de la lixiviation, en heures (en abscisses) t la figure 6 est une courbe montrant la quantité de SiO2 restant en dissolution dans la liqueur de lixiviation, et exprimée en pourcentage en poids par rapport à alumine (sous forme de Al203), en ordonnées, en fonction de la concentration de EN03 servant à la lixiviation (en pourcentage en poids), en abscisses t et la figure 7 est une courbe montrant la quantité de Fe203 restant en dissolution dans la liqueur de lixiviation et exprimée en pourcentage en poids par rapport à l'alvminium dissous (sous forme de Kil203), en ordonnées, en fonction de la quantité de HN03 servant à la lixiviation, cette quantité étant exprimée en pour centage de la quantité stoechiométrique calculée en fonction de la quantité dtaluminium présent dans l'argile ten abscisses). le procédé de la présente invention peut, comme illustré à la figure 1 entre décrit par une série de stades séparés dont tous sont cependant intégrés pour former le procédé global pour transformer l'argile en alumine Calcination r le but du stade de calcination (Ca1)de l'argile (A) est, bien entendu, de rompre les liaisons des alumino-silicates de façon à rendre les portions dtaluminium solubles dans 1' acide nitrique. Au cours de la calcination, l'eau de cristallisation est perdue par le réseau du kaolin et la structure des alumino-silicates qui reste subit une transformation qui réordonne l'aluminium et les atomes dJoxygine qui lui sont associés, de leur site régulier dtorigine dans le réseau en une alumine amorphe, en laissant un squelette de silice cristalline. Italumine amorphe se dissout aisément dans l'acide nitrique en laissant la silice cristalline insoluble qui peut entre enlevée sous la forme dun produit solide résiduaire. On effectue de préférence la calcinttion à une température comprise entre environ 7000 et 8500C pendant une période de temps suffisante pour effectuer la transformation décrite ci-dessus. Si la température de calcination est trop élevée ou si cette opération est effectuée pendant une trop longue période de temps, l'alu- mine amorphe va commencer à se recristalliser pour prendre la forme de l'alumine gamma et réagir ensuite avec la silice pour former de la mullite. Ces deux dernières formes sont insolubles dans l'acide nitrique et doivent être évitées dans le stade de cadre cination. En général, on peut effectuer la calcination en une période d'une trois heures, et on peut la réaliser dans un appareil comportant un lit fluidisé (voir par exemple le brevet des Etats- Unis d'Amérique nO 2 711 368) ou dans un autre équipement de mise en contact des gaz avec les solides et qui permet le réglage voulu de la température7 comme un four rotatif ou un fourneau à cuve. lixiviation s Dans la lixiviation (X) de l'argile calcinée (Ac), il est, bien sflr, souhaitable dtextraire la quantité maximale d'aluminium tout en dissolvant la quantité minimale des éléments, autres que l'aluminium, contenus dans ltargile (en faisant spécialement attention aux éléments qui sont les plus difficiles à retirer de la solution du nitrate d'aluminium) et de produire une suspension de lixivia- tion ou liqueur impure de lixiviation (ILI) dtoù l'on peut aisément séparer le résidu solide insoluble.La Demanderesse a trouvé que l'on peut satisfaire à ces desiderata en combinant des paramètres opératoires qui comprennent la température, la durée de la lixiviation, la durée de séjour dans le lit fluidisé, la concentration de l'acide nitrique et- la stoechiométrie du système. On doit faire tout particulièrement attention à la quantité de silice et de fer ferrique qui reste dans ltalumine après sa calcination, ctest-à-dire dans alumine alpha que l'on doit utiliser dans la cellule d'électrolyse. En se référant aux figures 2 et 3, on voit que la température de lixiviation (en abscisses sur ces deux figures) a une influence importante sur la quantité de silice qui reste dans ltalumine calcinée finale (en ordonnées sur la figure 2), alors que cette température n'influe que légèrement sur la quantité de fer ferrique (figure 3). Puisque la quantité de silice qui reste nsl'alumine diminue nettement lorsque la température augmente (figure 2), alors que la quantité de fer ferrique n'augmente que légèrement, il est avantageux d'effectuer la lixiviation à la plus forte température possible qui est compatible avec toutes les autres conditions opératoires, notamment la durée de la lixiviation, la concentration de l'acide et le rapport molaire entre l'acide nitrique et l'alumine présente.Il est donc préférable d'effectuer ltopéra- tion de lixiviation à une température qui est essentiellement équivalente à la température d'ébullition de la solution à la pression atmosphérique pour réduire au minimum la dissolution des impuretés, c'est-à-dire d'opérer sur une gamme comprise entre environ 1000 et 1450C et d'opérer de préférence au voisinage de 12500. Normale- ment, des considérations pratiques comme le coft et la construction des appareils rendent préférables la réalisation de la lixiviation à la pression atmosphérique ou au voisinage de celle-ci. Cependant, on peut utiliser des pressions supérieures à la pression atmosphérique et effectuer la lixiviation à des températures un peu plus élevées. Une référence aux figures 4 et 5, qui illustrent ltinflu- ence de la durée de la lixiviation (en abscisses , en heures) sur le pourcentage des oxydes dissous constituant des impuretes dans la liqueur de lixiviation (en ordonnées) montre que la quantité de silice présente en solution est tout dt-abord élevée (voir figure 4), mais diminue ensuite rapidement ; cet effet est surtout marqué pendant les trois premières heures environ de la lixiviation. En m8me temps, la quantité de fer ferrique qui se dissout n'augmente que très peu lorsqutaugmente la durée de la lixiviation (voir figure 5). Il est donc préférable dans le procédé de la présente invention d'opérer la lixiviation pendant trois heures au moins. Toute durée de lixiviation excédant de beaucouptrois heures ne contribue pas beaucoup à la diminution du pourcentage des impuretés dans alumine calcinée. Un troisième paramètre de l'opération de lixiviation est la concentration de l'acide nitrique servant à la lixiviation. L'effet de la variation de la concentration de l'acide nitrique est représenté par la courbe de la figure 6. le pourcentage en poids de silice contenue en dissolution dans-la liqueur de lixiviation purifiée est exprimé en pourcentage de ltallrminium dissous (sous forme d'alumine), ce qui est la mesure de ltinfluence exercée par la concentration de l'acide nitrique. Ces données montrent que la concentration de placide nitrique (en pourcentage en poids, en abscisses sur la figure 6) doit se situer entre environ 35et 55 % en poids pour la température et la durée spécifiées ci-dessus. Le paramètre final dans l'opération de lixiviation est la quantité d'acide nitrique utilisée et ce paramètre-est illustré à la figure 7, qui est une courbe de la quantité de fer ferrique dissous dans la liqueur de lixiviation (exprimée en Bue203 par rapport au pourcentage en poids d'aluminium dissous, exprimé en Al203) en ordonnées, en fonction du pourcentage stoechiométrique d'acide nitrique par rapport à l'aluminium présent dans argile (en abscisses). Il ressort de la figure 7 que cette quantité d'acide nitrique doit se situer entre environ 95 et 100 % de la quantité stoechiométrique calculée. la liqueur obtenue à la fin du stade de lixiviation est bien entendu impure, car elle contient non seulement des impuretés dissoutestmais également des impuretés solides en suspension quJil faut enlever dans un stade de séparation. Séparation t Dans le stade de séparation, il est bien entendu nécessaire d'enlever de la liqueur impure de lixiviation (LUI) la quasitotalité des solides en suspension. Cela effectue de préférence en ajoutant à la liqueur impure de lixiviation un agent de floculation (AF) qui va provoquer l'agglomération des solides en suspension et permettre de les enlever plus facilement. Normalement, la teneur en solides de la liqueur impure de lixiviation va se situer entre environ 10 et environ 25 % en poids, cette teneur variant considérablement selon le type dtargile utilisé. Un grand nombre d'agents de floculation disponibles à l'échelle commerciale conviennent à cette fin, la condition requise étant que ces agents soient capables de faire floculer les solides dans les conditions hautement acides régnant dans la liqueur impure de lixiviation. Comme exemples d'agents appropriés de floculation, la Demanderesse peut citer un polymère cationique hydrosoluble (vendu par Hercules Incorporated sous la dénomi nation1Reten 210"),un polyacrylamide non ionique hydrosoluble (vendu par la Dow Chemical Company sous la dénomination "Separan NP 20 > '), et un polymère anionique hydrosoluble ayant un poids moléculaire supérieur à un million (vendu par la Nalco Chemical Company sous la désignation "Nalco 673"). En général, la quantité d'agent de floculation que l'on ajoute à la liqueur de lixiviation impure ne va pas excéder environ 1 Xo du poids des solides présents en suspension, bien que cette proportion puisse à son tour varier dans une large gamme selon la qualité des solides qu'il faut faire floculer. lorsque l'agent de floculation (AF) a provoqué la sédimentation des matières solides (Flo), on peut enlever les solides du liquide (liqueur ayant floculé ou LF) au moyen d'un dispositif choisi dans trois classes, ou d'une combinaison de ces trois classes, à savoir des épaississeurs, des centrifugeuses et des filtras (opération Sep). Cette fois encore, le choix va dépendre du type de matière que llon traite. il a été trouvé que la floculation (Flo) et la séparation (Sep) résultantes des solides résiduaires (SR) du liquide (liqueur de lixiviation filtrée ou 11F) s'effectuent bien plus facilement lorsquton a réalisé la lixiviation de l'argile à la température requise de 12500. l'enlèvement de la matière solide résiduaire (SR) de la liqueur de lixiviation impure (lui) laisse comme filtrat une liqueur de lixiviation (TIF) qui convient pour subir un traitement pour en enlever les impuretés métalliques dissoutes dont la principale est le fer ferrique. Cela s'effectue dans le stade suivant. Contact avec un liquide d'échange d'ions l'enlèvement du fer ferrique, ainsi que des autres quantités mineures d'impuretés métalliques de la liqueur de lixiviation (LOF) s'effectue de préférence en mettant la liqueur de lixiviation en contact (Co) avec un liquide d'échange des ions, comme décrit dans la demande de brevet des Etats Uiis dspmérique n0 768 180 du 16 Octobre 1968 dépo sée par Harold W. FLOODs Comme décrit dans la demande précitée, il est possible d'enlever le fer ferrique ainsi que les ions calcium et magnésium en utilisant un liquide d'échange d'ions qui comprend une combinaison de phosphate de di-(2-éthylhexyle) et de phosphate de tributyle dissous dans le kérosène. le phosphate de tributyle exerce apparemment un effet de synergie sur le phosphate de di-(2-éthylhexyle) et, si on le désire, il peut entre remplacé par une amine primaire à poids moléculaire élevé, insoluble dans I1 eau, insoluble dans les huiles et utilisée sous la forme de la base libre. En général, la formulation du liquide dtéchange des ions va entre telle que la concentration molaire du phosphate du di-(2-éthylhexyle) puisse se situer entre 0,5 et 2 et que le rapport entre le phosphate de di-(2-éthylhexyle) et le phosphate de tributyle (ou d'autres agents de synergie) puisse se situer entre environ 5:1 et 100:1, le rapport égal à 10:1 environ étant préféré. On peut effectuer,de n'importe quelle façon connue en pratique pour laver un premier liquide à l'aide d'un second liquide non miscible,l'opération de mise en contact de la liqueur aqueuse de lixiviation de nitrate d'aluminium avec le liquide organique d'échange d'ions . Ainsi on peut utiliser des tours de lavage à contre-courant et l'on peut effectuer l'opération de mise en contact en une fois ou bien on peut la répéter selon la quantité de fer ferrique contenue dans la liqueur de lixiviation et selon la quantité qu'il est souhaitable d'enlever dans le procédé. D'autres appareils convenant pour 11 extraction et que l'on peut utiliser sont notamment, sans que cette liste soit limitative, des mélangeurs-décanteurs et des extracteurs centrifuges. Le rapport entre le volume de la liqueur de lixiviation en phase aqueuse et le volume du liquide dtéchange des cations doit se situer entre environ 2:1 et environ 10:1, et l'on effectue de préférence la mise en contact (Co) au voisinage de 600C. Il est préférable également de maintenir dans la phase aqueuse la concentration du sel d'aluminium à une valeur non supérieure à 55 Z en poids environ, pour éviter toute dégradation thermique du liquide d'échange des ions aux températures élevées. Il a été trouvé qu'en utilisant ce liquide particulier échange des ions, il est possible d'enlever la quasi-totalité du fer ferrique ainsi que le calcium, le magnésium et le phosphore, tout en enlevant en meme temps le minimum d'aluminium. Comme décrit ci-après dans le stade de récupération du liquide d'échange des ions, il est possible de recycler cette matière sans introduire, dans la liqueur de lixiviation ou dans le liquide d t échange des ions lui-mme, des produits inopportuns quelconques pouvant présenter des difficultés de corrosion et de manutention. La matière qui résulte de la mise en contact avec le liquide d'échange des ions est une charge aqueuse de nitrate d'aluminium pur [Al(N03)3] s dont la concentration peut aller jusqu'à la saturation. Cette matière convient bien pour une réduction en alumine et une transformation subséquente en alumine alpha. Cette réduction et cette transformation sont effectuées dans deux ou plusieurs stades de chauffage. Chauffage en lit fluidisé Le premier stade de chauffage s'effectue en lit fluidisé (ChlF) et son but est d'hydrolyser la charge aqueuse pure de nitrate d'aluminium de façon à enlever au moins 90 % du nitrate sous la forme d'une vapeur diacide nitrique (V).Pour y parvenir, on doit maintenir le lit fluidisé à une température telle que la charge introduite sur les particules du lit soit portée de façon quasi instantanée à une température comprise entre environ 1500 et 7500cl la gamme préférée se situant entre environ 2000 et 21000. Il est nécessaire également que les gaz, dans le lit fluidisé, contiennent un pourcentage volumétrique de vapeur d'eau compris entre environ 25 et 45 k, et de préférence au moins égal à 35 %.Si la charge aqueuse dtalimentation ne contient pas suffisamment d'eau pour fournir la quantité requise de vapeur d'eau dans les gaz prpsenis dans le lit fluidisé, on peut injecter lteau supplémentairelnecessaire directement dans le lit en vue de la transformation en vapeur d'eau, ou bien on peut injecter de liteau dans les gaz chauds de combustion au-dessous du lit, ou bien on peut introduire de la vapeur d'eau supplémentaire comme produit de la combustion de l'air et d'un combustible que l'on effectue pour chauffer les particules du lit. Il entre, bien entendu, dans le cadre de la présente invention,de faire provenir la vapeur d'eau nécessaire de deux ou plusieurs de ces sources. On retire de préférence la vapeur d'acide nitrique (V) des solides aussi rapidement que cette vapeur se forme afin de réduire au minimum sa décomposition. Dans les opérations en lit fluidisé ce prompt enlèvement se produit automatiquement du fait que les vapeurs d'acide nitrique partent dans les gaz dléchappe- ment ou de queue. On peut retirer du lit le produit solide principalement sous une forme finement divisée en suspension dans les gaz quittant le lit fluidisé ; on peut enlever le produit solide se trouvant sur les particules superficielles enlevées du lit par un conduit de trop-plein, ou sous ces deux formes. Le produit provenant du lit fluidisé est une matière hydrolysée sèche (produit sec ou PS) qui contient de façon typique environ 5 à 10 % de nitrate résiduel, et que l'on peut encore chauffer pour former alumine alpha et pour enlever la totalité du nitrate résiduel sous la forme d'oxydes de l'azote (O). Stade(s) subséquent ( s) de chauffage On effectue de préférence dans un réchauffeur à galets la transformation du produit hydrolysé soutiré du lit fluidisé (PS) et l'enlèvement du nitrate résiduel. n est souhaitable de chauffer les galets avant de les mettre en contact avec le produit solide et sec provenant du lit fluidisé afin d'éviter la dilution des oxydes d'azote (0) par des gaz de combustion éventuels. Bien que les stades subséquents de chauffage, nécessaires pour enlever le nitrate résiduel et puis pour calciner alumine afin de former l'alumine alpha, s'effectuent de préférence sous la forme de deux stades distincts, le chauffage final du produit provenant du lit fluidisé peut entre combiné en un seul stade qui consiste à chauffer le produit jusqutau voisinage de tO00 C pendant une période de temps suffisante pour effectuer l'enlèvement du nitrate et la calcination de alumine. Si lton utilise deux stades de chauffage final, il est préférable dtachever la décomposition et d'enlever le nitrate résiduel à une température d'environ 4000C (Ch), puis de préchauffer le produit résultant (Al) et finalement de l'introduire dans un équipement approprié tel qutun four rotatif pour une calcination au voisinage de 100000 (Ca2) jusqu'à ce que soit achevée la transformation en alumine alpha (donnant le produit P). Alumine produite a une pureté suffisante pour en permettre la réduction directe, par exemple dans une cellule d'électrolyse de Hall. Récupération et recyclage Il est, bien entendu, économiquement intéressant de recycler le liquide dtéchange des ions et l'acide nitrique que l'on enlève directement, ainsi que celui qui est formé par le traitement des oxydes dtazote. Dans la demande de brevet des Ftats-Unis d'Amérique nO 768 033 du 16 Octobre 1968 déposée par Reinz P. BFUTNER et Paul A. HUSKA,est décrit un procédé préféré pour purifier par strippage le liquide d'échange de fer ferrique (ainsi que dans le cas de toutes autres impuretés métalliques) avant de recycler ce liquide pour le mettre en contact avec la liqueur de lixiviation filtrée (11F). le liquide d'échange des ions tend à absorber de faibles quantités de nitrate de la liqueur de lixiviation filtrée et aussi à absorber de faibles quantités d'acide chlorhydrique au cours de l'élimination du fer par strippage,à ltaide d'acide chlorhydrique,du liquide d'échange des ions.Ainsi, une faible quantité de nitrate peut entre introduite dans le liquide de strippage et une faible quantité de chlorure peut entre entraînée dans la liqueur de lixivia- tion contenant du nitrate d'aluminium pour donner naissance à la formation de NOCI dans le liquide de strippage et dans la liqueur de lixiviation. Afin d'éviter la formation d'une quantité appréciable de NOCl très corrosif dans l'un ou ltautre liquide, on lave à liteau (lave) le liquide d'échange des ions après qu'il a absorbé le fer et avant sa mise en contact avec HCI de strippage (HCL).De même, après la mise en contact du liquide d'échange des ions avec XCl liquide de strippage (hot) et après l'enlèvement du fer sous forme de FeC13, on lave à l'eau (Lav2) le liquide de strippage. Par ce procédé, il est possible de contiD nuer à recycler le liquide d'échange des ions sans introduire des produits réactionnels inopportuns la récupération des oxydes de l'azote (o) et leur transformation en acide nitrique (RNO3) s'effectuent par n'importe quel mode opératoire classique bien connu. On ajoute ensuite l'acide nitrique ainsi fermé à la vapeur nitrique condensée(V) pour un recyclage comme illustré à la figure 1. Il ressort ainsi de la description détaillée ci-dessus du procédé de la présente invention,%ue la Demanderesse fournit un procédé perfectionné pour récupérer de l'alumine alpha pure à partir dtargiles Ce procédé est économique, relativement simple et prévoit la manutention facile des divers produits intermédiaires. Ainsi, jusqu'au chauffage en lit fluidisé, la matière traitée est-un liquide ; alors qu'au delà de ce chauffage, la matière traitée est un produit solide et sec. Le degré de décomposition du nitrate est maintenu à un très faible niveau, ce qui ne nécessite que le traitement dtune quantité relativement faible des oxydes d'azote pour obtenir de l'acide nitrique. Il va de soi que la présente invention n'a été décrite et représentée qu'à titre illustratif, mais non ltmitatify et qu'elle est susceptible de diverses variantes entrant dans son cadre et dans son esprit. REVENDICATIONS 1. Procédé pour récupérer l'alumine contenue dans une argile, caractérisé en ce qu'on calcine l'argile contenant l'aluminium à une température et pendant une période de temps sufisantespour transformer la structure de l1alinnino-silicate de cette argile en une alumine amorphe tout en ne transformant pas de quantité appréciable de cette alumine amorphe en alumine gamma; on soumet l'argile calcinée résultante à une lixiviation par une solution aqueuse diacide nitrique à une concentration, à une température et pendant une durée de temps suffisantes pour abaisser la proportion de SiO2, contenue dans l'alumine finale produite,à un pourcentage inférieur à 0,05 % en poids environ; on ajoute un agent de floculation à cette liqueur de lixiviation impure on sépare de la liqueur de lixiviation impure, qui a ainsi subi une floculation, les solides en suspension pour laisser une liqueur de lixiviation filtrée et ne contenant pratiquement pas de solides, mais contenant du fer dissous à l'état ferrique ainsi que d'autres impuretés métalliques solubles ;; on met cette liqueur filtrée de lixiviation en contact avec un liquide d'échange des ions dissous dans un véhicule organique essentiellement non miscible à lteau, de façon à transférer la quasi-totalité du fer et des autres impuretés métalliques de la liqueur de lixiviation filtrée vers le liquide d'échange des ions et de façon à former une charge liquide aqueuse de nitrate d'aluminium, l'opération de mise en contact étant effectuée à une température inférieure à celle à laquelle le liquide d'échange des ions présente une dégradation thermique appréciable t on introduit la charge liquide dans un lit fluidisé maintenu dans une gamme réglée de températures et ayant dans les gaz situés au-dessus de ce lit une teneur en vapeur d'eau permettant d'enlever sous forme de vapeur/nitrique environ 90 à 95 Xo du nitrate contenu dans la charge d'alimentation et permettant de former un produit solide et sec contenant une faible quantité de nitrate résiduel on retire ce produit solide et sec du lit fluidisé t on chauffe ce produit solide et sec pour enlever le nitrate résiduel principalement sous la forme d'oxydes de l'azote et pour former de l'alumine ;; on calcine cette alumine pour la transformer en alumine alpha ayant une pureté suffisante pour en permettre une réduction directe en aluminium métallique, par exemple dans une cellule d'électrolyse de Hall ; on condense la vapeur d'acide nitrique et lton transforme les oxydes de ltazote en acide nitrique à réutiliser dans lestade de la lîxiviation à l'aide d'une solution aqueuse d'acide nitrique ; et l'on élimine du liquide d'échange d'ions, par strippage, la quasi-totalité du fer et des autres impuretés métalliques résiduelles de façon à permettre la réutilisation de ce liquide d'échange des ions par sa mise en contact avec la liqueur de lixiviation filtrée. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on effectue la calcination de l'argile à une température comprise entre environ 7000 et 850 C. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on effectue la lixiviation de ltargile calcinée à une température d'environ 12500 pendant une période d'environ une à trois heures. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la solution aqueuse d'acide nitrique destinée à la lixiviation présente une concentration d'environ 35 à 55 % en poids, et en ce luron l'ajoute en une quantité équivalant à environ 95 à 100 ode la quantité stoechiométriquement nécessaire pour traiter l'aluminium présent dans l'argile 5. Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce que l'on effectue le contact entre la liqueur de lixiviation filtrée et le liquide d'échange des ions à une température comprise entre environ 500 et 60 C. 6. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que le liquide d'échange des ions comprend un mélange de phosphate de di-(2-éthylhexyle) et d'un agent exerçant un effet synergique avec le phosphate,dissous dans du kérosène. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'agent exerçant un effet synergique est le phosphate de tributyle. 8. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le rapport volumétrique, entre la liqueur de lixiviation filtrée et le liquide d'étrange des ions que l'on met en contact, se situe entre 2:1 et 10sol. 9. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on maintient les particules du lit fluidisé à une température permettant d'élever quasi instantanément la température de la charge liquide à une valeur comprise entre environ 2000 et 21000, et en ce que la teneur en vapeur d'eau dans les gaz au-dessus du lit se situe entre environ 25 % et 45 % en volume. 19. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on effectue le chauffage du produit solide et sec à une température d'environ 4000C. il. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que lton combine le stade de chauffage du produit solide et sec, destiné à enlever le nitrate résiduel et à former l'alumine, et le stade de calcination destiné à transformer l'alumine en une alumine alpha de grande pureté. 12. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on élimine le fer du liquide d'échange des ions par un strippage selon lequel on lave le liquide d'échange des ions, chargé de fer, par de lteau afin dtenlever le nitrate résiduel absorbé au cours de la mise en contact de la liqueur de lixiviation filtrée avec le liquide d'écnange des ions t on met le liquide d'échange des ions, ainsi lavé,en contact avec ROI afin eJ1eniever la quasi-totalité du fer ; et on lave à l'eau le liquide dtéchange des ions, qui ne contient pratiquement plus de fer, pour enlever les ions chlorure résiduels, ce qui en évite l'introduction dans la solution aqueuse de nitrate d'aluminium. 13. Procédé pour récupérer sous forme d'alumine l'aluminium contenu dans une argile, caractérisé en ce que llon calcine l'argile contenant de l'aluminium à une température comprise entre environ 7000 et 850 OC pendant une période de temps suffisante pour briser la structure des liaisons de Iralumino-silieate dans l'argile ; ; on soumet l'argile calcinéyiésultante à une lixi- viation par une solution aqueuse d'acide nitrique dont la concentration se situe entre 75 et 55 % en poids à une température d'environ 12500 pendant une période d'environ 1 à 3 heures, la quantité de cet acide nitrique représentant 95 à 100 % de la quantité stoechiométriquement nécessaire pour réagir avec l1alu- minium présent dans l'argile, de façon à former une liqueur de lixiviation impure t on ajoute un agent de floculation à cette liqueur de lixiviation impure ; on sépare de la liqueur de lixiviation impure, qui a ainsi flocule, les solides en suspension pour laisser une liqueur impure de lixiviation filtrée contenant du fer dissous à l'état ferrique ainsi que d'autres impuretés métalliques solubles éventuelles ; on met cette liqueur de lixiviation filtrée en contact, à une température comprise entre environ SOC et 600C, avec un liquide d'échange des ions, comprenant un mélange de phosphate de di-(2-éthylhexyle) et d'un agent exerçant un effet synergiqué avec le phosphate, dissous dans un véhicule organique essentiellement non miscible à l'eau, de façon à transférer la quasi-totalité du fer et des autres impuretés métalliques de la liqueur de lixivia- tion filtrée dans ce liquide d'échange des ions et de façon à former une charge liquide aqueuse contenant du nitrate d'alumine nium ; on introduit cette charge liquide à 6000 environ dans un lit de fluidisation maintenu à une température comprise entre environ 2000 et 210 C tout en maintenant dans les gaz situés au-dessus du lit le pourcentage volumétrique de vapeur d'eau entre environ 25 % et 45 stade façon à enlever sous forme de va peurd'acide nitrique environ 90 % à 95 ffi du nitrate de la charge et 9 former un produit sec et solide contenant du nitrate résiduel ;; on retire ce solide sec et solide du lit fluidisé on chauffe ce produit sec et solide jusqutà 4000G environ pour enlever le nitrate résiduel principalement sous la forme dioxydes de l'azote et pour former de l'alumine , on calcine cette alumine à 1 OpOCO environ, de façon à la transformer en alumine alpha ayant une pureté suffisante pour en permettre une réduction directe donnant li aluminium métallique , par exemple dans une cellule d'électrolyse de Hall ; on condense la vapeur d'acide nitrique et lRon transforme les oxydes de l'azote en acide nitrique pour réutiliser cet acide dans la lixiviation de l'argile calcinée ; et l'on élimine par strippage la quasi-totalité du fer et des autres impuretés métalliques du liquide échange des ions de façon à permettre la réutilisation de ce liquide par sa mise en contact avec la liqueur filtrée de lixiviation.