La présente invention concerne un procédé de contact continu à contre- courant avec des lits fluidisés stabilisés par magnétisme. L'invention a plus particulière- ment trait à la conduite d'un lit stabilisé par magnétisme avec addition et enlèvement continus de matière solide. Les particules du lit qui renferment un composant magnétisable sont stabilisées contre le détournement du gaz et le mélange en retour des matières solides (excepté la possibilité d'écoulement ou de mouvement des matières solides près des orifices d'admission ou de sortie ou près des zones d'injection du fluide) pendant le contact à contre-courant, par application d'un champ magnétique. Le procédé de l'invention convient particulièrement à la mise en oeuvre d'opérations de séparation. L'utilisation du champ magnétique appliqué dans ces procédés permet d'utiliser des particules de matière adsorbante fluidisables de petit diamètre sans s'exposer à de fortes chutes de pression. Les particules adsorbantes de petit diamètre renfermant un composant magnétique offrent un transfert plus rapide de la substance adsorbée du fluide de contact que des particules adsorbantes de diamètre plus grand, ce qui permet une approche plus étroite de l'équilibre. De nombreux chercheurs ont étudié l'influence exercée par la magnétisation sur la dynamique des matières solides fluidisées dans des lits discontinus. Une description ancienne de ce phénomène a été donnée par M. V. Filippov (Applied Magnetohydrodynamics, Trudy Instituta Fizika Akad. Nauk., Latviiskoi URSS 12. 215-236 - (1960); Zhurnal Tekhnicheskoi Fiziki, 30, (9) 1081-1084 (1960); Izvestiya Akad. Nauk., Latviiskoi URSS, 12 (173): 47-51 (1961); Izvestiya Akad. Nauk., Latviiskoi URSS 12: 52-54 (1961); et Aspects of Magnetohydrodynamics and Plasma Dynamics, Riga (1962), Izvestiya Akad. Nauk., Latviiskoi URSS, pages 637-645). D'autres chercheurs ont décrit plus tard l'influence exercée par cette magnétisation sur les pulsations, le transfert de chaleur, la structure et d'autres caractéristiques de matières solides magnétisées et fluidisées dans des lits discontinus. Cette étude a été reprise en partie par Bologa et Syutkin (Electron Obrab Mater, 1: 37-42 (1977) J. Ivanov et ses collaborateurs ont décrit certains avantages de l'utilisation d'un champ magnétique appliqué à des matières solides ferromagnétiques fluidisées dans le procédé de synthèse de l'ammoniac et certaines des caractéristiques du lit utilisé pour ce procédé (voir brevet britannique N 1 148 513 et de nombreuses publications des mêmes auteurs, par exemple Ivanov et collaborateurs, Kinet. Kavel, 11 (5): 1214-1219 (1970); Ivanov et collabo- rateurs, Zhurnal Prikladnoi Khimii, 43, 2200-2204 (1970); Ivanov et collaborateurs, Zhurnal Prikladnoi Khimii, 45: 248-252 (1972); Ivanov et collaborateurs, Chemical Industry, 11: 856-858 (1974); Shumkov et colla- borateurs, Zhurnal Prikladnoi Khimii, 49 (11): 2406-2409 (1976) J. Divers moyens d'action sur des champs magnétiques en vue de la stabilisation d'un lit de matières solides magnétisables ont été décrits dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique N 3 440 731, N 3 439 899, N 4 132 005 et N 4 143 469 et dans le brevet belge N 865 860 (publié le 11 Octobre 1978). Récemment, R. E. Rosensweig (Science, 204: 57- (1979), Ind. Eng. Chem. Fundam., 18 (3):260-269 (1979) et brevets des Etats-Unis d'Amérique N 4 115 927 et N 4 136 016) a rapporté un certain nombre de particularités de matières solides magnétisables fluidisées stabilisées par magnétisme et une interprétation systématique des phénomènes. Dans ces publications et ces brevets, R. E. Rosensweig rapporte l'état de repos quoique proche de celui d'un fluide du lit stabilisé par magnétisme (fluidisé), notamment un lit totalement dépourvu de bulles ou de pulsations lorsqu'un champ magnétique uniforme est appliqué à une couche de matières solides magnétisables dans la même direction que l'écoulement du gaz de fluidisation. Une telle stabilisation magnétique produit un état fluide sans production de bulles, ayant une large plage de vitesses de travail se traduisant par une vitesse superficielle du fluide comprise entre (a) une limite inférieure établie par la vitesse superficielle minimale normale du fluide de fluidisation nécessaire pour fluidiser le lit de matières solides en l'absence du champ magnétique appliqué et (b) une limite supérieure donnée par la vitesse superficielle du fluide nécessaire pour produire des fluctuations, propor- tionelles au temps, de la différence de pression dans la portion stabilisée du lit fluidisé pendant la fluidisation continue en présence du champ magnétique appliqué. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique NO 4 115 927 précité fait connaître que les matières solides fluidisées de façon stable ressemblent à un liquide et qu'elles bénéficient à ce titre de la facilité de transport de matières solides, cependant que la chute de pression est limitée à celle d'un lit fluidisé. De plus, les lits ne présentent pas le mélange en retour que l'on rencontre normalement dans des procédés en lit fixe. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique NI 4 115 927 précité indique, colonne 6, lignes 63 à 66, que "le lit fluidisé ainsi formé a de nombreuses propriétés d'un liquide; des objets flottent à la surface et l'addition ou l'enlèvement de particules solides dans l'appareillage de traitement sont également facilités". Ce brevet indique en outre que "des essais de décharge par des orifices confirment l'aptitude à transférer des matières solides hors du récipient qui les contient" (colonne 8, lignes 58-59). De plus, il est indiqué, colonne 21, lignes 17 à 24, que "l'utilité de compositions stabilisées par magnétisme dans des applications telles que la séparation par absorption ou adsorption de vapeurs, l'utilisation d'un catalyseur et sa régénération, la filtration de particules et le nettoyage subséquent du lit, la réaction de matières solides dans des lits mobiles et des applications qui s'y rapportent, dans lesquelles les matières solides du lit doivent être transportées vers le lit et depuis le lit, repose sur le fait que des matières solides fluidisées se comportent comme un milieu capable de s'écouler en réaction à une différence de pression". Bien que ledit brevet décrive la possibilité de transporter les matières solides dans un lit stabilisé par magnétisme d'un récipient à un autre, tous les essais relatés ont impliqué des lits discontinus. De plus, ni Rosensweig ni Filippov n'a fait allusion à l'effet produit sur le lieu de transition entre les régions fluidisées effervescentes et stabilisées dans des lits dans lesquels l'addition et l'enlèvement de matières solides sont continus. Par conséquent, les limites des régions établies, comme défini par Rosensweig et Filippov, n'ont pas été définies pour un procédé dans lequel les matières solides étaient ajoutées et enlevées de manière continue. La présente invention concerne la conduite d'un lit stabilisé par magnétisme avec addition et enlèvement continus de matières solides au niveau ou sensiblement à proximité du- lieu de transition entre la région effervescente et la région stabilisée dans le lit. On a découvert que lorsque le lit stabilisé par magnétisme était conduit au niveau ou sensiblement à proximité du lieu de transition entre la région effervescente et la région stabilisée dans le lit, les matières solides de ce dernier avaient une plus grande fluidité. Cette plus grande fluidité facilite le mouvement des matières solides dans les récipients et le transfert d'un récipient à un autre. La présente invention est axée sur un procédé perfectionné de mise en contact d'un fluide et de matières solides dans des conditions de fluidisation dans lesquelles un lit de particules magnétisables en suspension est mis en contact dans une chambre prévue à cet effet, avec un courant opposé de fluide qui traverse le lit en question de manière ascendante, le lit étant structuré ou stabilisé par l'application d'un champ magnétique ayant une force suffisante pour supprimer le mélange en retour des matières solides; le perfectionnement consiste à faire passer le lit de particules magnétisables en suspension de manière descendante, sensiblement à contre-courant avec le courant de mise en contact et à retirer les particules magnétisables dudit récipient de contact, l'opération étant conduite de manière telle que le rapport de la différence entre la vitesse de transition et la vitesse de travail à la différence entre la vitesse de transition et la vitesse minimale normale de fluidisation se situe dans la plage de -0,1 à +0,5. Dans certaines opérations, les particules du lit peuvent être recyclées dans la chambre de contact en vue d'un contact ultérieur à contre-courant avec ledit courant de fluide. Les particules magnétisables peuvent être transférées continuellement du récipient de contact dans un autre, bien que ce transfert puisse être intermittent, et les particules magnétisables peuvent ensuite être recyclées du second récipient de contact dans le premier en vue d'un contact prolongé. Les particules qui nécessitent le contact peuvent traverser le récipient de contact suivant un mode impliquant un seul passage, c'est-à-dire dans un appareil de traitement par réduction d'un minerai de fer, ou dans un procédé de séchage de matières solides. Les matières solides magnétisables traversent de préférence les récipients de contact par écoulement avec effet-bouchon à contre-courant avec le courant ascendant du milieu de fluidisation. Ce dernier milieu s'écoule à une vitesse superficielle suffisante pour mettre en suspension les particules magnétisables contre la force de pesanteur sous l'influence de la résistance dynamique des fluides, mais en deçà de la vitesse superficielle qui entraînerait un mélange en retour des matières solides. Le lit peut être conduit selon le mode de bullage qui est désiré pour certaines opérations dans lesquelles un transfert de chaleur s'impose. Toutefois, il est généralement préférable d'appliquer le champ magnétique avec une force suffisante pour supprimer la formation appréciable de bulles dans le lit. En tout cas, la force du champ magnétique appliqué est choisie de manière à empêcher le mélange en retour des matières solides, mais elle doit être suffisamment faible, à une vitesse donnée du fluide, pour obtenir le rapport maximal de fluidité. Le rapport de fluidité défini par le rapport U UOP UT Um UT Umf doit aller de -0,1 à +0,5, de préférence de -0,05 à +0,2, notamment de -0,01 à +0,1; UT est la vitesse superficielle du fluide nécessaire pour provoquer les fluctuations, variant avec le temps, de la différence de pression à travers le lit lorsque le champ magnétique est appliqué, Umf est la vitesse superficielle minimale normale de fluidisation nécessaire pour fluidiser le lit de particules magnétisables lorsqu'un champ magnétique n'est pas appliqué, et U.p est la vitesse superficielle réelle de travail du fluide. - Le procédé de la présente invention peut être appliqué à de nombreuses opérations telles que l'élimination de particules solides, des transformations catalytiques, des procédés de sorption, des opérations de séparation de gaz, etc. Sur les dessins annexés la figure 1 représente en coupe transversale verticale deux récipients de contact stabilisés par magnétisme, qui sont disposés côte à côte; les figures 2 et 3 représentent chacune en coupe transversale verticale de face, deux récipients de contact stabilisés par magnétisme, dont l'un est disposé au- dessus de l'autre, la figure 3 comprenant une région additionnelle stabilisée par magnétisme au- dessous du récipient principal de contact, que l'on peut utiliser comme section de pré-désorption ou de pré- régénération; la figure 4 est une représentation en coupe transversale verticale d'un dispositif expérimental permettant l'addition continue de matières solides magnétisables dans le récipient magnétique de contact et l'enlèvement continu de ces matières solides dudit récipient; la figure 5 représente la variation de la vitesse superficielle de transition en fonction du champ magnétique appliqué pour des lits discontinus et à circulation utilisant l'appareil de la figure 4 équipé d'un groupe de décharge centrale; et la figure 6 illustre la variation de la vitesse superficielle de transition en fonction du champ magnétique appliqué, dans le cas de l'utilisation de l'appareil de la figure 4 à décharge latérale. Le procédé de l'invention est de préférence mis en oeuvre par fluidisation des particules magnétisables dans des conditions d'écoulement à contre-courant avec effet- bouchon, par exposition des particules à un champ magnétique, de préférence un champ magnétique appliqué uniformément ayant une composante appréciable dans la direction du champ de la force extérieure (par exemple la pesanteur) de manière que les particules magnétisables aient une composante d'aimanta- tion dans la direction du champ de la force extérieure et qu'au moins une portion du lit de particules soit soulevée (entièrement supportée) par un courant de fluide s'opposant audit champ de force extérieure à une vitesse superficielle du fluide et avec une magnétisation des particules choisies de manière que le rapport de fluidité défini par la valeur UT - UOp UT Umf se situe dans la plage de -0,1 à +0,5, de préférence de -0, 05 à +0,2 et notamment de -0,01 à +0,1, UT, Umf et Uop ayant les définitions données ci-dessus. La magnétisation des particules magnétisables n'est pas suffisante pour provoquer une agglomération interparticulaire appréciable, parce que cela aurait pour effet de réduire la fluidité totale des particules du lit. De préférence, l'intensité du champ magnétique et son écart par rapport à une orientation verticale sont maintenus de manière à empêcher et/ou à supprimer la formation de bulles dans les milieux fluidisés à une vitesse donnée d'écoulement du fluide et pour une composition donnée des particules fluidisées. Les lits fluidisés stabilisés par magnétisme ont l'aspect de lits fixes en expansion sans recyclage global des matières solides (excepté le mouvement à effet-bouchon dans les récipients) et avec un détournement faible ou nul du gaz. L'application du champ magnétique permet d'utiliser des vitesses super- ficielles d'écoulement du fluide de 2, 5, 10, 20 ou plus de fois la vitesse d'écoulement du lit fluidisé au moment de la fluidisation commençante en l'absence d'application du champ magnétique, conjointement avec l'absence sensible d'une circulation globale de matières solides. En d'autres termes, à mesure que la vitesse superficielle du fluide croît, la chute de pression dans le lit est-semblable à celle que l'on pourrait attendre- d'un lit fluidisé normal sans application de champ magnétique, elle croît jusqu'à la valeur de support du poids du lit à la vitesse minimale de fluidisation, puis elle reste relativement constante à mesure que la vitesse du fluide croît. Cet état de fluidisation stable du lit persiste même à mesure que les matières solides sont continuellement ajoutées et enlevées de manière descendante, avec effet-bouchon, dans le récipient de mise en contact. Une particularité importante de l'invention réside dans la découverte du fait selon lequel la fluidité du lit de particules magnétisées dans la région stable diminue continuellement à partir de la fluidité à la vitesse de fluidisation avec bullage ou transition à mesure que le champ magnétique s'élève au-dessus de la valeur de transition ou que la vitesse superficielle du fluide s'abaisse au-dessous de cette valeur. Par conséquent, dans le cas de lits mobiles, il est désirable d'opérer près de l'endroit o se situent les points de transition à partir du lit stable sans bullage et de la région de bullage en vue d'exploiter l'accroissement de la fluidité. On peut déterminer la fluidité du lit en mesurant l'angle de pente naturelle des particules du lit à des vitesses superficielles données du gaz et pour une aimantation donnée des particules. Ces mesures expérimentales ont montré que l'accroissement de l'aimanta- tion des particules ou la réduction de la vitesse superficielle du gaz depuis le point de transition fait croître l'angle de pente naturelle ou de repos. Par consé- quent, pour conduire le lit fluidisé avec un accroissement de la fluidité, on doit opérer à une faible aimantation des particules ou à de grandes vitesses du gaz (c'est-à-dire aussi près que possible de la transition). En tout cas, l'aimantation des particules (compte tenu des particules spéciales que l'on utilise) doit être insuffisante pour provoquer un raidissement notable du lit, c'est-à-dire l'endroit o le milieu constituant le lit acquiert une résistance appréciable à l'écoulement. Le lit stabilisé par magnétisme ainsi défini peut réunir en un système unique les principaux avantages des lits fluides et des systèmes de réacteurs à lit fixe. Le tableau I suivant énumère plusieurs particularités et caractéristiques avantageuses pour la réalisation d'un système convenable de contact ou de réaction. Par exemple, dans le cas d'un petit diamètre des particules, la résistance à la diffusion dans une particule du lit peut être réduite et le catalyseur ou la matière de sorption peut être utilisé plus efficacement. En même temps, une grande chute de pression et un détournement important de gaz sont éliminés. Par la mise en pratique du procédé de la présente invention, on peut obtenir en un système unique toutes ces particularités. De même, le lit stabilisé par magnétisme permet de-combiner plusieurs étapes ou opérations dans l'unique système de réaction; par exemple, on peut conduire simultanément la réaction et l'échange de chaleur entre gaz et particules, l'élimination de particules avec la réaction chimique, etc. En outre, étant donné que les lits stabilisés sont mobiles et que les matières solides du lit circulent, il est possible de conduire des réactions continues avec des régénérations fréquentes permettant de rétablir en un cycle de très courte durée l'activité du catalyseur ou celle de la matière de sorption. TABLEAU I Principaux avantages de lits fluides et de lits fixes combinés dans le lit stabilisé par magnétisme (LSM) Lit fluide LSM Lit fixe Petit diamètre des particules avec faible Ap oui oui non Absence de déviation du gaz non oui oui Débit continu de matières solides oui oui non Contact à contrecourant non oui non Absence d'entraînement depuis le lit non oui oui Les matières solides magnétisables du lit stabilisé par magnétisme s'écoulent de préférence en descendant à contre-courant avec le fluide de fluidisation (de préférence un gaz ou des vapeurs de charge), l'écoulement en bloc des matières solides stabilisées permettant un réglage étroit de la sorption et de la réaction chimique. Ces caractéristiques sont particulièrement avantageuses pour des séparations dans des systèmes gaz/solide à contre-courant qui nécessitent normalement un haut degré d'échelonnement. Le procédé de l'invention convient bien à l'élimination d'impuretés en petites particules d'un courant de gaz, notamment à des températures et à des pressions élevées au-delà de la capacité d'appareils industriels de précipitation électrostatique et d'installations équipées de sacs filtrants. Etant donné que le lit est fluide, son contenu peut être déchargé en vue d'un nettoyage sur une base continue, et en raison de l'état d'expansion du lit, la chute de pression reste à peu près constante au cours de l'opération même lorsqu'un pourcentage en poids de plusieurs unités d'éléments fins est recueilli. On peut utiliser une large gamme de particules magnétisables comme milieu de capture dans le procédé de l'invention. D'une façon générale, l'efficacité de capture croît en fonction de l'aimantation des plus grandes particules. La profondeur du lit, le champ appliqué et le temps de capture sont autant de variables importantes. On a obtenu des charges du lit de 3 à 6 % en poids, tout en maintenant une efficacité globale supérieure à 99 % en recueillant des particules de diamètre compris dans la plage de 1 à 16 micromètres. Les particules magnétisables utilisées dans le procédé de la présente invention doivent posséder les propriétés correctes de magnétisabilité (et en quelques cas des propriétés de sorption ou des propriétés catalytiques). Selon l'application, on peut utiliser diverses particules magnétisables. Pour des opérations non catalytiques telles qu'une filtration et un transfert de chaleur, on peut utiliser des matières solides ferromagnétiques telles que des aciers inoxydables de la série 400, le cobalt, le fer et le nickel de même que dès ferrites naturelles. Pour des applications catalytiques ou de sorption, les particules magnétisables doivent être incluses dans des supports convenables pour particules de catalyseurs ou particules sorbantes, par exemple silice, alumine ou silice-alumines. Une description de la préparation des particules magnétisables de sorption est donnée ci-après. Par souci d'économie, il est désirable que les matières solides du lit acquièrent une magnétisation suffisante pour structurer ou stabiliser le lit à une intensité relativement faible du champ magnétique appliqué, de manière que la source créant le champ électromagnétique soit économique. Lorsque des particules ferromagnétiques sont placées dans le champ magnétique, la magnétisation induite est une fonction de la matière magnétique, de la géométrie de la particule ferromagnétique et de la géométrie du lit. Le champ effectif H dans la substance magnétique e peut être lié au champ appliqué Ha, à la magnétisation Mf des particules ferromagnétiques et au coefficient de désaiman- tation df des particules ferromagnétiques ainsi qu'au coefficient de désaimantation db du lit par la relation H e =Ha b b + dsMb DfMf o Mb = (1-40)Mf. Le coefficient ds a la valeur constante 1/3, et la valeur de He croît lorsqu'on réduit db et df. La géométrie établit le coefficient de désaimantation pour des cylindres aimantés axialement, selon l'équation d = 1-(L/D)/(1+(L/D2))1/2. Par conséquent, une valeur faible du coefficient db est favorisée par un lit dont la longueur est supérieure au diamètre. Lorsque les particules magnétiques ont été convenablement choisies, les exigences concernant la source de champ électromagnétique dans des installations industrielles sont modestes. La dissipation de la puissance magnétique engendre de la chaleur qui est dissipée par refroidissement à l'air par convection naturelle. Cela élimine toute nécessité de refroidissement par convection à l'aide d'un liquide et les conditions de traitement et de recyclage du réfrigérant qui en résultent. La source du champ magnétique peut être conçue sur ordinateur avec une grande limite de confiance afin de produire un champ magnétique appliqué d'intensité et d'uniformité données. L'invention n'est pas limitée par la forme ou la disposition de l'aimant utilisé pour produire le champ magnétique. L'aimant peut être de dimensions, de force ou de forme quelconques et il peut être disposé au-dessus ou au- dessous du lit pour produire des effets spéciaux. Les aimants utilisés peuvent être disposés à l'intérieur ou à l'extérieur du récipient et on peut même les utiliser comme partie intégrante de la structure proprement dite du récipient. Le procédé n'est pas limité à un matériau particulier de fabrication du récipient et il peut être aisément adapté à l'utilisation dans des récipients de contact d'emploi courant dans l'industrie. Le champ magnétique que l'on doit appliquer aux matières solides fluidisées dans les zones de contact (zones d'adsorption et de désorption) dépend bien sûr, quantitativement, de l'aimantation désirée pour les particules magnétisables et du degré désiré de stabilisation. Des particules ayant des propriétés magnétiques relativement faibles, par exemple certains composites et alliages, nécessitent l'application d'un champ magnétique plus intense que des particules solides ayant des propriétés ferro- magnétiques prononcées, par exemple le fer, pour obtenir des effets similaires de stabilisation. Les dimensions et la forme des matières solides influent bien sûr également sur l'intensité du champ magnétique à utiliser. Toutefois, étant donné que l'intensité du champ produit par un électro-aimant peut être ajustée par réglage de l'intensité de courant de l'électro-aimant, un opérateur peut aisément ajuster l'intensité utilisée du champ pour obtenir le degré désiré de stabilisation pour le système particulier que l'on utilise. Des procédés particuliers d'application du champ magnétique sont également décrits dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique NO 3 440 731, NO 3 439 899, NO 4 115 927 et NI 4 143 469; dans le brevet britannique N0 1 148 513 et dans la littérature publiée, par exemple M. V. Filippov, Applied Magnetohydrodynamics, Trudy Instituta Fizika Akad. Nauk., LatviiskoL URSS 12: 215-236 (1960); Ivanov et collaborateurs, Kinet. Kavel, Il (5): 12.14-1219 (1970); Ivanov et collaborateurs, Zhurnal Prikladnoi Khimii, 248-252 (1972); et R. E. Rosensweig, Science, 204 57- 60 (1979), ces indications étant données à titre documentaire. Le champ magnétique le plus avantageusement appliqué est un champ magnétique uniforme du type décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique N0 4 115 927 précité. Normalement, le champ magnétique appliqué au récipient vide, comme enseigné dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique N0 4 115 927 précité, va d'environ 4 à environ 119,4 kA/m, de préférence d'environ 7,9 à environ 47,7 kA/m et notamment d'environ 9,9 à environ 31,8 kA/m. Comme mentionné ci-dessus, le procédé à contre- courant selon l'invention est utile dans divers domaines d'application, par exemple dans la filtration de particules, des conversions catalytiques et des séparations par sorption. Des procédés combinés permettent de réaliser des économies appréciables, comparativement au traitement classique impliquant des étapes individuelles. Une brève description d'opérations destinées à recueillir des particules ou à un reformage catalytique par le procédé conforme à l'invention est donnée ci-dessous et est suivie d'une description détaillée du procédé de sorption. Séparation de matières en particules de produits gazeux Les caractéristiques des lits stabilisés par magnétisme comparativement à des lits de matières solides fluidisées ou des lits fixes classiques peuvent être utilisées avantageusement pour séparer des matières en particules de gaz. Les bulles de gaz et la déviation qui rendent un lit fluide classique inefficace vis-à-vis de la filtration n'existent pas. Comparativement à un lit sédimenté de matières solides de petites dimensions, la structure en expansion du lit stabilisé par magnétisme permet de recueillir une bien plus grande quantité de matières en particules sans tendance à l'obturation sur la face d'admission. Les propriétés d'écoulement des matières solides facilitent l'utilisation d'un système d'écoulement continu de matières solides dans lequel les matières solides chargées de particules s'écoulent vers un autre récipient envue de leur régénération. Une application particulière d'élimination de particules qui pourrait avoir recours au procédé de l'invention implique l'épuration finale de gaz à 9250C et à 950 kPa provenant de la combustion sous pression de charbon en lit fluide, avant que les gaz ne soient envoyés à des turbines de détente en vue de la récupération de l'énergie dans un système cyclique combiné. Dans un tel procédé, du charbon, de la chaux et de l'air comprimé sont chargés dans un bouilleur pressurisé à lit fluide. Les gaz chauds sortant du bouilleur pressurisé à lit fluide sont transportés dans des cyclones primaires et secondaires pour éliminer les cendres. Les gaz chauds sont ensuite chargés en continu dans le contacteur stabilisé par magnétisme de l'invention, à contre-courant avec l'écoulement de matières solides formées de cobalt chargé d'alumine, et plus de 99 % des particules entrantes sont éliminés. Les matières solides chargées de particules sont envoyées dans un séparateur à lit de bulles dans lequel aucun champ magnétique n'est appliqué. On utilise une petite quantité d'air ou de vapeur d'eau pour fluidiser ce lit et pour entraîner les cendres volantes en courant aérien; après refroidissement partiel du gaz du séparateur, les particules peuvent être enlevées par un dépoussiéreur électrostatique classique. Les gaz chauds épurés sont chargés dans les turbines en vue de la compression d'air et de la production d'énergie. Reformage catalytique à cycle court d'un naphta Une autre application qui peut être envisagée par la présente invention implique un procédé de régénération à écoulement continu de matières solides pour le reformage catalytique d'un naphta en vue d'améliorer l'indice d'octane d'une essence ou pour la production d'hydrocarbures aromatiques. Les conditions générales de température, pression et vitesse de recyclage du gaz de ce procédé se situent dans les plages des conditions de mise en oeuvre d'autres procédés de régénération tels qu'un reformage cyclique. Toutefois, l'utilisation de lits stabilisés par magnétisme de particules beaucoup plus petites-de catalyseur offre les avantages suivants: suppression des limites de diffusion du catalyseur; élévation de l'activité; possibilité d'entreprendre des cycles beaucoup plus courts de traitement du pétrole, par exemple 10 heures, ce qui maintient l'activité du catalyseur bien plus près de l'activité et de la sélectivité à l'état fraîchement régénéré. Le tableau II indique l'amélioration d'activité et de sélectivité que l'on obtient au laboratoire avec un catalyseur en particules de petit diamètre (lit stabilisé par magnétisme) dans des cycles courts comparativement à des valeurs classiques de diamètres de particules du catalyseur et de longueur de cycle. L'activité est deux à trois fois aussi grande et le rendement en produits liquides en C5+ est supérieur de 3 % par rapport à la charge. TABLEAU II Catalyseur de reformage catalytique en lit de petites particules stabilisées par magnétisme utilisé dans des cycles de curpte dur4et amélioration de l'activité et de la sélectivité de ce catalyseur Catalyseur Catalyseur classique LSM Type de charge Paraffinique Facteur de sévérité de l'octane 100 Vitesse du gaz recyclé, kmoles/m3 15 Durée du cycle de traitement de l'huile, h 100 10 Vitesse spatiale, poids/h/poids 1,1 3,2 Rendement en C5 +, VL % 74,7 77,7 opérations de séparation sur tamis moléculaire avec écoulement continu de matière solide Dans son sens le plus large, cet aspect de la présente invention peut être défini comme étant un procédé de séparation d'un mélange d'hydrocarbures qui consiste à charger à contre-courant un mélange d'hydrocarbures sur un lit de particules adsorbantes qui sont mélangées ou formulées avec des particules magnétisables dans des conditions de fluidisation dans lesquelles le lit en question est stabilisé par l'application d'un champ magnétique, puis à recueillir les composants hydrocarbonés séparés. Les particules de matières adsorbantes peuvent être utilisées sous la forme de mélanges ou de composites avec une substance ferromagnétique ou ferrimagnétique. Toutes substances ferromagnétiques et ferrimagnétiques, comprenant à titre non limitatif Fe304 magnétique, l'oxyde de fer-y (Fe2O3>, des ferrites de la forme MO.Fe2O3 o M est un métal ou un mélange de métaux tels que Zn, Mn, Cu, etc.; des éléments ferromagnétiques comprenant le fer, le nickel, le cobalt et le gadolinium, des alliages d'éléments ferro- magnétiques, etc., peuvent être utilisés comme particules solides magnétisables et fluidisables, en mélange ou sous forme composite avec les particules de matière adsorbante. A titre de variante, la matière adsorbante peut elle-même renfermer une substance ferromagnétique ou ferrimagnétique dans sa composition chimique. Dans ce cas, la matière adsorbante est déjà magnétique; aucune matière magnétique additionnelle ne nécessite d'être adjointe à la matière adsorbante ou mise en composition avec elle. On choisit les particules de matière adsorbante de manière à les adapter à la charge particulière qui doit être traitée et à la substance qui doit être éliminée de la charge. On peut utiliser des matières adsorbantes inorganiques ou organiques ou de haut poids moléculaire. Des matières adsorbantes inorganiques qui conviennent au procédé de séparation de la présente invention comprennent des carbones activés, des carbones activés traités, un carbone de tamisage moléculaire; des zéolites synthétiques choisies telles que celles dont le rapport particulier des principaux composants est identifié "Type A", "Type L", "Type X", "Type Y", "Type ZSM"; la mordénite; la faujasite; l'érionite; etc.; les zéolites qui ont un rapport silice:alumine particulier et celles dans lesquelles les cations sodium initiaux sont échangés contre d'autres cations; certains gels de silice tels que ceux qui renferment certaines proportions particulières de silice, d'alumine et d'oxydes ferriques, ceux qui ont des propriétés stériques particulières telles que le diamètre moyen des pores, la surface spécifique, le volume des pores, etc.; une alumine activée choisie parmi celles qui renferment des propor- tions particulières d'oxyde d'aluminium et d'eau, les formes hydratées, certaines formes cristallines particulières, celles qui ont une structure particulière, une argile activée ou des argiles acides choisies telles que la montmorillonite, auquel cas la base est l'halloysite ou l'attapulgite de traitement par échange. Ces matières adsorbantes inorganiques comprenant du carbone, de la silice, de l'alumine, des oxydes métal- liques, du fer, du magnésium, de l'eau d'hydratation et/ou d'autres éléments sont caractérisées comme: (1) ayant plusieurs structures différentes, ou (2) ayant des composants différents, et (3) de nature telle que certains éléments constitutifs sont remplacés par d'autres et que le remplace- ment est suivi d'un autre traitement chimique ou physique. La plupart des matières adsorbantes indiquées ci-dessus sont déjà disponibles dans le commerce. Les matières adsorbantes analogues à celles que l'on trouve dans le commerce peuvent aussi être obtenues d'une manière générale par synthèse sans faire appel à une technique très élaborée et de nombreuses matières adsorbantes peuvent être préparées par traitement chimique ou physique de matières adsorbantes disponibles dans le commerce. De plus amples détails sur les zéolites mentionnées ci-dessus et sur leurs procédés de préparation sont donnés dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique N0 2 882 243, NO 2 882 244, NO 3 130 007, NO 3 410 808, NO 3 733 390 et-NO 3 827 968 et dans les-brevets qui y sont mentionnés, toutes ces références étant données à titre documentaire. Des matières adsorbantes organiques comprennent des résines d'échange cationique portant des _ groupes d'échange d'acide benzènesulfonique, d'acide carboxylique, d'acide phosphorique; des résines d'échange anionique fortement ou faiblement basiques; des particules de haut poids moléculaire d'un copolymère styrène-divinylbenzène ou de ses polymères halogéno-méthylés ou cyanéthylés; des copolymères d'acrylonitrile; des composés de haut poids moléculaire portant plusieurs groupes fonctionnels tels que des groupes cyano, cyanométhyle, chlorométhyle, thio-éther, sulfone, isocyanate, thiocyanate, thiourée, allyle, acétyl- acétone, aldéhyde, cétone, des groupes aliphatiques, des groupes anhydride, ester, halogéno, nitro, etc. Les matières adsorbantes qui conviennent le mieux pour obtenir de grandes vitesses d'adsorption et de désorption sont des zéolites synthétiques et des matières organiques de haut poids moléculaire. Ces deux types de matières adsorbantes ont en général une grande vitesse d'échange des composants adsorbants, ce qui est vraisembla- blement dû à leur affinité chimique pour diverses impuretés telles que des gaz acides et des molécules polaires, dans le cas de matières de haut poids moléculaire, et aux macropores dans le cas de zéolites synthétiques qui comprennent de petits cristaux de diamètre inférieur à quelques micromètres, et une argile ou une autre matière de liaison. Des exemples représentatifs de matières adsorbantes convenables sont les zéolites synthétiques du "Type A" pour la séparation de diverses molécules polaires de charges gazeuses. Une zéolite du type A est caractérisée par la formule (exprimée en oxydes) Na2O.A1203.2SiO2.4 1/2H20, la formule de maille élémentaire Na12 (AlO)12(SiO2)12).27.H2O, un poids spécifique de 1,99 g/cm, une constante de maille élémentaire de 1,232- 2,464 nanomètres, un volume des vides de 0,47 cm 3/cm3, une ouverture libre de 0,22 nm (f)-0,42 nm(a) et un diamètre cinétique de 0,36 à 0,39 nm. Les zéolites synthétiques constituent l'une des classes des matières adsorbantes inorganiques les plus utiles parce que le pouvoir d'adsorption de molécules polaires sur des zéolites peut être aisément modifié par échange d'ions sodium qui proviennent ordinairement des opérations initiales de production contre certains autres cations de manière à modifier leur structure cristalline ou leurs configurations électroniques pour leur faire prendre les formes désirées. Habituellement, on utilise, pour remplacer les ions sodium initialement présents dans les zéolites, des ions de métaux du Groupe I tels que lithium, potassium, rubidium, césium; argent; cuivre; des ions de métaux du Groupe II tels que béryllium, magnésium, calcium, strontium, baryum; zinc, cadmium, mercure, titane, vanadium, chrome, nickel, cobalt, fer, manganèse, terres rares, uranium, cations plomb, ou leurs mélanges. Les ensembles de cations les plus efficaces sont les ensembles potassium et lithium, potassium et calcium, potassium et cadmium, potassium et fer, potassium et nickel, potassium et cobalt, potassium et baryum, potassium et magnésium, calcium et magnésium, calcium et manganèse, lithium et manganèse, baryum et sodium, baryum et plomb, fer et uranium, etc. Si l'on considère une charge particulière, l'ensemble de cations le plus convenable, leurs compositions relatives et les traitements les plus efficaces d'activation peuvent être choisis aisément par diverses expériences, étant donné qu'une opération d'échange cationique peut être répétée facilement de nombreuses fois. Généralement, des zéolites synthétiques du type A sont traitées par échange avec du calcium ou du magnésium ou leurs mélanges en vue de la séparation des hydrocarbures à chaîne droite d'hydrocarbures à chaîne ramifiée. Dans des procédés de séparation de mélanges d'hydrocarbures aromatiques en C8 et plus particulièrement dans la séparation du paraxylène de mélanges avec ses isomères et/ou l'éthylbenzène, il est préférable d'utiliser des aluminosilicates cristallins du type X ou du type Y, comme décrit dans les brevets des Etats- Unis d'Amérique NI 2 882 244 et N0 3 130 007. Une matière adsorbante particulièrement appréciée pour la séparation d'un mélange d'hydrocarbures aromatiques en C8 est la zéolite de type Y modifiée à prédominance d'ions potassium et dont la maille élémentaire est de 2,45 à 2,475 nm, comme décrit par exemple dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique NO 3 686 343, cité à titre documentaire. La matière adsorbante, c'est-à-dire la zéolite synthétique, renferme normalement 2 à 25 % du composant zéolitique et 75 à 98 % du composant formant la matrice. Les zéolites sont ordinairement traitées par échange avec des cations suffisants pour réduire leur teneur en sodium à moins de 5 % en poids et de préférence à moins de 1 % en poids. On renvoie à ce propos aux brevets des Etats-Unis d'Amérique N0 3 140 249, N0 3 140 251, N0 3 140 252 et NI 3 140 253.. Lorsque le composant magnétisable est mélangé avec des particules adsorbantes non magnétiques, il est préférable que la fraction en volume du composant magnétisable dépasse 25 % en volume; elle doit avantageuse- ment dépasser 50 % en volume et elle excédera notamment 60 % en volume pour obtenir la stabilité maximale du lit pour la plus faible intensité de champ magnétique appliquée. Dans le cas d'un composite formé du composant magnétisable et de la matière adsorbante, la matière ferro- magnétique et/ou ferrimagnétique représente 1 à 25 %, de préférence 5 à 15 % en volume sur la base du volume total du produit adsorbant composite. En tout cas, le composite doit avoir une aimantation d'au moins 5.10-3 T, de préférence supérieure à 25.10-3 T. Les composites formés du composant magnétisable et de la matière adsorbante peuvent être préparés comme suit: le composant magnétique formé par exemple de particules d'acier inoxydable de la série 400 et la matière adsorbante, formée par exemple d'un tamis zéolitique, sont mélangés avec une base pour la matière adsorbante et un gel relativement homogène est formé. La base pour la matière adsorbante peut être formée, par exemple de silice, d'alumine ou d'un mélange silice-alumine. Le gel est ensuite séché, calciné et transformé en particules. Des techniques convenables pour la transformation en particules et la mise en forme de la matière adsorbante composite comprennent l'extrusion, la formation de pilules ou de perles, le séchage par pulvérisation, etc. Le composant magnétisable peut aussi être mis en composition avec la matière adsorbante par imprégnation, cogélification, coprécipitation, etc. Les particules du lit (composites ou mélanges) ont normalement un diamètre moyen d'environ 50 à environ 1500 micromètres, de préférence d'environ 100 à environ 1000 micromètres et notamment d'environ 175 à environ 850 micromètres. Les particules peuvent avoir une forme quelconque, par exemple une forme sphérique, une forme irrégulière ou une forme oblongue. L'application d'un champ magnétique aux particules fluidisées contenant les particules magnétisables dans les zones d'adsorption ou de désorption conformément à l'invention n'est limitée à aucune méthode particulière de production d'un champ magnétique. On peut utiliser des aimants permanents et/ou des électro-aimants classiques pour produire le champ magnétique utilisé dans la mise en oeuvre de la présente invention. La disposition des aimants varie naturellement avec les matières solides utilisées, le degré de fluidisation désiré et les effets recherchés. Dans la forme de réalisation préférée de la présente invention, on utilise un électroaimant de forme torique qui entoure au moins une portion du lit fluidisé, parce qu'on obtient de la sorte le champ magnétique le plus uniforme et, par conséquent, la meilleure stabilité en tous points du lit. Les électroaimants peuvent être excités par un courant alternatif ou par un courant continu, bien qu'on donne la préférence à des champs magnétiques d'excitation par un courant continu. Des électro-aimants alimentés par un courant continu avec commande transistorisée ou utilisation d'un transformateur/redresseur sont particulièrement avantageux pour l'application d'un champ magnétique aux particules du lit et on dispose ainsi d'un excellent moyen de stabilisation de la fluidisation des particules du lit en réponse à l'écoulement du milieu fluidisant. Les conditions de mise en oeuvre du procédé de la présente invention peuvent varier et impliquent des conditions réactionnelles semblables à celles que l'on utilise normalement dans des procédés de séparation d'hydrocarbures par adsorption et désorption. Comme cela est bien connu, ces conditions varient généralement en fonction de la charge hydrocarbonée que l'on traite, de la matière adsorbante que l'on utilise, etc. D'une manière générale, on utilise des températures et des pressions élevées pour des charges hydrocarbonées de haut point d'ébullition. Au sens le plus large, on utilise des températures allant de la température ambiante à environ 6000C, de préférence d'environ 100 à environ 5000C et notamment d'environ 250 à environ 3750C et des pressions manométriques d'environ 7 kPa à environ 11,2 MPa, de préférence d'environ 1,05 MPa à environ 3,5 MPa. La charge peut être à l'état gazeux ou à l'état liquide, mais on préfère l'état gazeux. La vitesse super- ficielle du fluide de fluidisation (par exemple une charge hydrocarbonée) peut aller d'environ 0,01 à environ 3 m/s, de préférence d'environ 0,08 à environ 1,5 m/s. Les particules du lit se déplacent de préférence à contre-courant avec effet-bouchon vis-à-vis du courant ascendant de charge ou de gaz d'entraînement par l'action de la pesanteur ou d'une pression dans l'appareil de contact. La vitesse de circulation des matières solides peut varier en fonction du taux d'hydrocarbures à chaîne droite dans la charge, des dimensions des récipients, de la vitesse de la charge gazeuse, etc. Toutefois, elle peut aller d'environ 450 kg à environ 2,27.106 kg/h ou davantage. Le mélange constituant la charge hydrocarbonée applicable au procédé de la présente invention est formé d'un mélange de deux ou plusieurs composants hydrocarbonés ayant par molécule 3 à 30 atomes de carbone. Des exemples de ces composants hydrocarbonés sont le propane, le butane, le pentane, l'hexane, l'heptane, l'octane, le nonane, le décane, le diméthylbutane, le diméthylpentane, le triméthylpentane et d'autres hydrocarbures aliphatiques normaux et leurs isomères; le cyclohexane, la décaline, la tétraline et d'autres hydrocarbures alicycliques;- le benzène, le toluène, le xylène,le diéthylbenzène, l'éthyltoluène, le triméthylbenzène, le butylbenzène et d'autres hydrocarbures aromatiques tels qu'un alkylbenzène ou un alkylnaphtalène; des mélanges hydrocarbonés industriels d'une paraffine, d'un naphta ou d'un produit de reformage que l'on peut également appeler produit d'ultraformage, produit de reformage catalysé au platine, produit de "hoodleyforming" ou produit de "leniforming"; essence de pyrolyse et autres dérivés hydrocarbonés d'un procédé de craquage de naphtas et produits obtenus par des opérations de distillation, d'alkylation ou d'hydratation. Des mélanges hydrocarbonés renfermant au moins deux composés de poids moléculaires différents ainsi que des composés de même poids moléculaire, c'est-à-dire des isomères, entrent dans la définition des mélanges de charge. Des exemples de mélanges d'isomères comprennent des isomères aliphatiques en C5 du diméthylpropane et du pentane; des isomères aliphatiques en C6 du diméthylbutane, de l'éthyl- butane, du méthylpentane et de l'hexane; des isomères aliphatiques en C7 du diméthylpentane, du méthylhexane et de l'heptane; des isomères aliphatiques en C8 du triméthyl- hexane et de l'octane, des isomères alicycliques en C8 du diméthylcyclohexane et de l'éthylcyclohexane. Le procédé de la présente invention convient particulièrement à la séparation de paraffines à chaîne droite de courants recyclés dans des appareils d'isomérisation de charges en C5/C6 avec recyclage. Une autre charge qui convient au procédé de la présente invention est une fraction d'hydrocarbures en C 9Cl8 et notamment une fraction de kérosène en C10-C15. Les charges contiennent des paraffines normales, des isoparaffines et des hydrocarbures aromatiques à des concentrations variables, selon le type de pétrole brut duquel la fraction d'hydro- carbures est dérivée et l'intervalle de nombres d'atomes de carbone de la fraction. La concentration en paraffine normale se situe ordinairement dans la plage d'environ 20 à environ 60 volumes % de la charge et la concentration en hydrocar- bures aromatiques est normalement située dans une plage d'environ 10 à environ 30 % en volume de la charge, bien que la teneur de la charge puisse s'écarter de ces valeurs. Etant donné que les hydrocarbures aromatiques de la charge, tout comme les isoparaffines, ne peuvent pas pénétrer dans les pores de la matière adsorbante utilisée dans le procédé de la présente invention, du fait que leur diamètre de section est trop grand, presque tous les hydrocarbures aromatiques apparaissent dans le courant de raffinat. Toutefois,-une petite fraction est fixée par adsorption d'une manière plutôt tenace sur les surfaces des particules de matière adsorbante et apparaît finalement comme impureté dans le produit extrait (paraffine normale). L'adsorption peut avoir lieu dans tout récipient convenable, comme mentionné ci-dessus. Le récipient peut être équipé de supports internes, de plateaux, etc. On prévoit dans la partie inférieure du récipient d'adsorption un dispositif convenable à grille de distribution de la charge hydrocarbonée entrante. La base ou partie inférieure du récipient d'adsorption est pourvue de moyens permettant de décharger les matières solides usées dudit récipient. L'ouverture de décharge peut se trouver sur le côté du récipient ou à sa base. De préférence, on utilise des conduites disposées en grille pour l'introduction de la charge hydrocarbonée, en l'occurrence des conduites perforées. Du fait de l'utilisation de conduites disposées en grille, les matières solides usées peuvent franchir la grille par pesanteur en s'écoulant vers le régénérateur ou l'appareil de désorption. Les hydrocarbures adsorbés peuvent être désorbés par l'un quelconque de trois procédés connus, à savoir oscillation thermique, oscillation de pression ou cycle de purge. Le procédé d'oscillation thermique implique le chauffage des particules usées à une température à laquelle la capacité d'adsorption des tamis vis-à-vis des hydrocarbures à chaîne droite est réduite à une faible valeur. Les hydrocarbures à chaîne droite sont ensuite éliminés aisément par un courant de gaz de purge. Le procédé par oscillation de pression implique la réduction de la pression totale des lits et par conséquent de la pression partielle des composants pendant la désorption de manière à réduire la capacité d'adsorption des tamis, cependant que la température des lits est maintenue constante. Le procédé de purge cyclique implique l'utilisation d'un autre fluide au cours de la désorption pour entraîner ou déplacer l'hydro- carbure adsorbé des particules du tamis. On peut utiliser divers agents de purge connus dans le procédé de la présente invention, par exemple de l'hydrogène gazeux, de l'ammoniac, de la vapeur d'eau, des hydrocarbures gazeux, etc. L'hydrogène constitue un gaz de purge apprécié dans la mise en oeuvre de la présente invention. On utilise l'hydrogène - pour balayer le lit de particules usées. Il réduit la pression partielle des hydrocarbures à chaîne droite adsorbés. Cela entraîne une baisse de la capacité d'adsorption du tamis et les particules du lit sont ainsi débarrassées par entraînement des hydrocarbures à chaîne droite. Les hydrocarbures à chaîne droite désorbés peuvent être séparés de l'hydrogène par condensation et l'hydrogène est recomprimé et recyclé en vue de son utilisation ultérieure comme gaz de purge. Les hydrocarbures à chaîne droite qui ont été condensés sont stabilisés de manière à éliminer à la fois les gaz légers et l'hydrogène soluble et ils sont ensuite recyclés dans l'appareil d'isomérisation en vue d'une transformation subséquente ou bien ils sont introduits dans un courant de produit. Selon le type de produit et les rendements en produit que l'on désire obtenir dans une installation, le procédé de l'invention peut être incorporé en amont ou en aval de l'appareil d'isomérisation. Ce choix dépend généralement de la charge disponible. Un exemple généralisé illustrant le procédé de la présente invention consiste à mettre en contact un lit de particules de tamis moléculaires renfermant un composant ferromagnétique à contre-courant avec une charge de vapeurs contenant des hydrocarbures à chaîne droite et à chaîne non droite dans la zone d'adsorption stabilisée par magnétisme. Les matières solides sortent de la zone d'adsorption avec les hydrocarbures à chaîne droite contenant pratiquement en équilibre les vapeurs de charge. La nature de la structure du tamis moléculaire empêche toute adsorption importante de composés autres que les hydrocarbures à chaîne droite. En utilisant le lit stabilisé par magnétisme, on peut choisir des particules plus petites que dans des procédés en lit fixe et on peut obtenir une réduction de la résistance à la diffusion par l'utilisation de ces petites particules. De même, les dimensions du lit d'adsorption sont relativement faibles comparées à un lit fixe formé de particules de tamis de dimensions classiques. Les particules de tamis s'écoulent de la zone d'adsorption vers la zone principale de désorption du lit stabilisé par magnétisme o elles descendent à contre- courant avec le courant principal de gaz de purge. Les hydrocarbures à chaîne droite sont désorbés par réduction de leur pression partielle dans le gaz. Comme dans l'étape d'adsorption, le petit diamètre des particules réduit la résistance à la diffusion et il en résulte une approche très étroite de l'équilibre entre vapeurs et solides à tout endroit donné. Les températures et les pressions sont à peu près les mêmes dans toutes les zones. Les gaz sortant de la zone d'adsorption et de la zone principale de désorption sont envoyés individuellement dans des échangeurs de chaleur (fournissant la chaleur à la charge gazeuse et au gaz de purge) et dans des refroidisseurs finals o les produits à chaîne ramifiée et à chaîne droite sont condensés et le courant de gaz de purge est séparé en vue de son recyclage. Exemple 1 L'exemple suivant illustre la conduite du lit fluidisé stabilisé par magnétisme avec addition et enlèvement continus de matières solides. Les essais illustrent le point ou le lieu des points de transition entre les régions fluidisées par bullage et les régions fluidisées stabilisées dans des lits dans lesquels l'addition et l'enlèvement des matières solides s'effectuent de manière continue. L'appareillage utilisé dans cette étude est représenté schématiquement sur la figure 4 des dessins annexés. L'appareil de contact 1 est un récipient en "Plexiglas" ayant un diamètre intérieur de 7,62 cm, dans lequel du gaz (air) est injecté de dessous par un conduit 7 et à travers une grille 9 à la base du lit de matières solides magnétisables 3 afin de mettre lesmatières solides en suspension dans l'espace. Dans l'écoulement continu de matières solides qui est produit, les matières solides sortent par la base du lit, passent dans le système de décharge et arrivent dans le tube inférieur 15 de transfert, puis dans le tube montant 19. D'assez grandes quantités de gaz (air) arrivant par le tube 17 font monter les matières solides dans le tube ascendant 19 en "Plexiglas" de 2,54 cm de diamètre intérieur, puis dans la section 23 de dégagement des matières solides, de diamètre intérieur égal à 7,62 cm. Les matières solides se séparent du gaz dans la section 23 de dégagement, puis reviennent à l'appareil de contact 1 par le tube 35 de transfert des matières solides. Au cours des essais qui ont été effectués, on a utilisé deux systèmes différents de décharge des matières solides. Le premier type de décharge que l'on a utilisé était un système à décharge centrale. Dans ce système, les matières solides sortent par un orifice de 2,54 cm de diamètre pratiqué au centre du distributeur. Le second type de système de décharge est un appareil de décharge latérale dans lequel quatre trous de 2,54 cm sont disposés symétriquement autour du lit à 4,57 cm au-dessus du distributeur et les matières solides peuvent s'écouler du lit par ces trous (un seul des orifices du système de décharge sur quatre côtés a- été utilisé dans ces essais). Au moment o les matières solides devraient tomber du lit, elles entrent dans le tube inférieur 15 de transfert des matières solides. Un orifice pratiqué dans ce tube (non représenté) a été utilisé pour limiter l'écoulement des matières solides et pour empêcher un détournement du gaz entre le lit et le tube montant. Deux aimants de diamètre intérieur égal à ,24 cm, désignés collectivement par la référence 5 sur la figure 4, d'environ 10,16 cm de hauteur, sont disposés autour de l'appareil de contact 1. Ces aimants sont espacés d'environ 10 cm. Chacun d'eux est formé de 1110 spires de fil de cuivre revêtu, NO 12, ayant une résistance d'environ 3,78 ohms. Ces aimants sont reliés à une source d'énergie (non représentée) capable de fournir un courant supérieur à 6 ampères. Le système de commande de l'écoulement est formé de trois rotamètres "DWYER" pour le fluide de fluidisation (air) et de trois autres pour le fluide du tube montant. Un dispositif manométrique et thermométrique (non représenté) est placé juste en aval des rotamètres de manière à permettre la compensation de variations de densité du gaz. L'étalonnage de ces rotamètres a été vérifié au moyen d'appareils de mesure par voie humide et par voie sèche. Une vanne (non représentée) de détournement du courant de matières solides est disposée dans le tube supérieur 35 de retour des matières solides dans le lit. Cette vanne est utilisée pour décharger des matières solides du système et son rôle est également essentiel dans la détermination d'une vitesse précise de circulation des matières solides. La vanne est en laiton et elle consiste en un simple clapet qui doit interdire l'écoulement en retour vers le lit pendant la décharge des matières solides par une ouverture ménagée à la base de la vanne. La matière utilisée dans les essais consiste en magnétite vendue par la firme Foote Mineral Company. La magnétite, après sa réception, est tamisée en particules de 177 à 250 micromètres. Cette matière a un poids spécifique d'environ 5 g/cm3 et une densité apparente après sédimentation d'environ 2,25 g/cm3, ce qui correspond à un volume des vides du lit après sédimentation de 0,55. Lorsque la magnétite a été tamisée, elle est chargée dans l'appareil 1 d'écoulement continu et de l'air est introduit par le conduit 7 et par le distributeur 9 pour la mise en suspension du lit dans l'espace. La vitesse minimale de bullage est trouvée égale à 8,5 cm/s, par observation visuelle. Après la mise en suspension du lit 3, le système de circulation de l'air vers les matières solides est mis en marche et des matières solides peuvent être enlevées en continu de la partie inférieure de l'appareil et réintroduite à la partie supérieure. Pour des opérations discontinues de conduite du lit, le système de circulation n'est pas utilisé continuellement, mais constitue un moyen pratique d'enlever des matières solides par la vanne d'échantillonnage décrite ci-dessus. Pour des opérations de conduite discontinue du lit, sans circulation, le courant de gaz est tout d'abord amplifié selon les conditions opératoires désirées, puis le champ magnétique est appliqué jusqu'à ce que le lit ait été stabilisé. On note ensuite la hauteur du lit et on peut utiliser le système de circulation pour l'ajuster, par enlèvement ou addition de matières solides, de manière que la hauteur d'essai du lit à l'endroit de transition soit égale à 30,5 cm environ. Lorsque la quantité de matière se trouvant dans le lit a été ajustée de la sorte, le lit est refluidisé sans application du champ magnétique pendant une période dépassant 2 minutes. Les essais de transition sont conduits par réglage de la vitesse du gaz à travers le lit, puis élévation de l'intensité du champ mangétique jusqu'à ce que le lit ait été stabilisé. La stabilisation du lit, détectée visuellement par la cessation de la formation de bulles dans le lit, est 2465-517 tout à fait reproductible pour un ensemble donné de conditions. La vitesse du gaz et le champ magnétique sont alors notés, ce qui donne un point du lieu de transition entre le bullage et l'état stabilisé des lits. Le champ magnétique est ensuite supprimé et le lit est refluidisé pendant une période dépassant 2 minutes avant que la vitesse du gaz ne soit rétablie pour une opération subséquente. Des résultats ont été obtenus pour les deux systèmes de décharge en lit discontinu par la méthode décrite ci-dessus, comme points de référence pour des essais en ligne avec circulation. Les conditions de transition pour des lits à circulation continue ont été déterminées de la même manière que les résultats concernant le lit discontinu, mais avec, naturellement, une addition et un enlèvement continus des matières solides. Le lit est tout d'abord réglé en ce qui concerne la vitesse du gaz et un autre gaz est introduit en quantité suffisante dans le système de circulation des matières solides pour obtenir un écoulement uniforme de retour des matières solides dans le lit. Le champ magnétique est ensuite appliqué pour stabiliser le lit et la hauteur est notée. Des matières solides doivent être ajoutées au système ou retirées de ce dernier en vue d'ajuster la hauteur au point de transition à environ 30,5 cm. Le lit doit ensuite être fluidisé en l'absence d'un champ magnétique pendant une période supérieure à 2 minutes. Pour ces essais, on mesure la vitesse de circulation des matières solides. On effectue cette mesure en utilisant la vanne d'échantillonnage des matières solides pour décharger un volume de ces matières pendant un intervalle mesuré de temps. Les matières solides sont ensuite pesées et la vitesse de circulation en masse est calculée. La vitesse de circulation des matières solides peut être réglée par la variation du diamètre de l'injecteur situé dans la conduite inférieure 15 de transfert de ces matières. Le diamètre d'ouverture de l'injecteur varie de 0,63 à 1,90 cm. L'épaisseur de l'injecteur varie de 0,32 à 0,63 cm pour chaque diamètre d'ouverture. La résistance est d'autant plus grande que l'injecteur est plus petit et plus épais et l'écoulement est alors sensiblement réduit. Les résultats des essais décrits ci-dessus sont reproduits graphiquement sur les figures 5 et 6. La figure 5 illustre la variation de la vitesse de transition en fonction du champ magnétique appliqué pour des lits discontinus et des lits à circulation, lorsqu'on utilise un appareil à décharge centrale. On a éprouvé des vitesses de circulation s'élevant à 50 g/s, ce qui correspond à une cadence de renouvellement du lit d'environ une fois par minute. Il y a lieu de remarquer que la circulation des matières solides n'exerce aucun - effet apparent sur les conditions de transition des lits pour ce type de décharge. Les résultats similaires sont présentés sur la figure 6 pour un appareil à décharge latérale. Dans les deux cas, les résultats n'ont pas pu être obtenus pour des lits à circulation au-dessus d'environ 7,9 à 9,5 kA/m parce qu'une réduction de la fluidité du lit entraîne l'obturation par des matières solides de la zone de sortie du lit. Au cours des essais de transition avec circulation des matières solides, les matières solides entrant par la partie supérieure du lit s'écoulent uniformément transversalement à sa surface, avec une faible différence de hauteur de lit à partir du point d'addition des matières solides. L'observation visuelle des côtés du lit ne permet pas d'observer de régions o l'écoulement des matières solides ne s'effectue pas. Les résultats n'indiquent pas d'effets apparents de la vitesse de circulation des matières solides sur la vitesse de transition pour des appareils à décharge centrale et à décharge latérale. En d'autres termes, les mêmes grandes vitesses que dans les lits discontinus peuvent être atteintes sous l'effet de l'application du même champ magnétique, pour des lits à circulation. De même, comme on l'a constaté pour des lits discontinus utilisant la magnétite comme matière solide, les matières solides effectuent l'obturation au- dessus d'un champ magnétique appliqué d'environ 7,9 kA/m. Dans d'autres essais, on a découvert que l'aptitude à l'écoulement des particules magnétisables, à une intensité donnée du champ magnétique, varie en fonction de l'aimantation des particules utilisées. Par exemple, si l'on utilise des particules ayant une aimantation relativement faible, par exemple un alliage de nickel "G87RS", les particules sont relativement fluides lorsqu'on applique des champs magnétiques de grande intensité. Toutefois, des particules telles que du fer et de l'acier ont tendance à s'agglomérer et à provoquer un raidissement du lit pour des intensités de champ supérieures à 7,9 kA/m, sauf si elles ont été mises en composition avec une matière non magnétique. On a également constaté qu'en utilisant un système à décharge annulaire, on obtient des vitesses de transition plus grandes pour des lits à circulation des matières solides que pour des lits discontinus. Cet effet est naturellement bénéfique dans certaines applications. Ainsi, on pourrait en déduire qu'un mouvement du lit, dû à la circulation de matières solides, contribue à une distribution plus uniforme de l'écoulement du fluide. Dans de nombreuses applications, telles que des séparations, il y a une addition et un enlèvement de matières solides et, en conséquence, un certain mouvement de masse des particules du lit, et il est probable qu'une absence d'uniformité dans les distributeurs de fluide n'entraîne pas de problèmes plus importants que dans des lits fluidisés normaux à bullage. Exemple 2 Aptitude à l'écoulement de matières solides magnétisées - L'aptitude à l'enlèvement de matières solides magnétisées d'un lit fortement aimanté dans certaines conditions a une grande importance dans de nombreuses applications dans lesquelles des lits fluidisés stabilisés par magnétisme sont utilisés. Avec certains types de matières solides magnétisables telles que le fer et l'acier, l'attraction interparticulaire produit une agglomération dans le lit, qui limite la fluidité des matières solides dans des appareils continus à des valeurs d'aimantation M des matières solides en particules supérieures à environ 5.10-2 T. En d'autres termes, dans le cas de certaines matières solides magnétisables, leur fluidité décroît lorsque les intensités des champs magnétiques appliqués croissent, jusqu'au point o le lit de particules magnétisables se solidifie en formant un bouchon. Une faible fluidité peut avoir pour conséquence une interruption de l'écoulement et un "blocage" du lit s'accompagnant d'effets défavorables sur la régularité de la conduite de lits stabilisés par magnétisme. Par conséquent, la fluidité d'un lit est un paramètre important pour la conception rationnelle d'un système de réacteur à lit stabilisé par magnétisme. L'étude suivante caractérise la fluidité d'un lit en fonction du champ magnétique appliqué et des conditions opératoires. Elle établit par conséquent la base de la conduite du lit au point de transition ou près du point de transition entre le mode stable et le mode de bullage du *fonctionnement d'un lit. Les expériences qui ont été conduites démontrent que l'angle de repos des particules du lit par rapport à celui des particules d'un lit à garniture meuble peut être utilisé comme mesure de la fluidité. L'angle de repos e est l'angle que la surface d'un tas de matières solides fait avec l'horizontale. Selon la méthode de détermination, on peut définir divers angles de repos. L'angle de repos après déversement est l'angle maximal de la pente d'un tas de matières solides versées par une trémie. L'angle d'inclinaison de repos est l'angle maximal d'inclinaison d'un lit de matières solides avant qu'un éboulement n'apparaisse. Une caractéristique de lits fluidisés de matières solides sans cohésion (matières solides sans forces interparticulaires) est que leur angle de repos e décroît graduellement avec l'accroissement de la vitesse superficielle U, depuis sa valeur initiale %, pour U = 0, jusqu'à e = 0 à la vitesse minimale de fluidisation Um. On a donc la relation f tg ( U-) tg$o (1) L'angle initial de repos S est approximativement égal à l'angle de frottement interne d'un lit à garniture meuble. Ainsi, l'équation (1) devient tg= 1 u tg (2) mf La tangente de l'angle est appelée coefficient de frottement interparticulaire. La décroissance de l'angle de repos lorsque la vitesse croît est due à la décroissance correspondante du frottement interparticulaire. Lorsque le frottement inter- particulaire devient très faible ou disparaît, les matières solides ont un comportement semblable à celui d'un liquide, avec une résistance au cisaillement très faible ou nulle, et leur angle de repos devient égal à zéro. La réduction du frottement interparticulaire avec l'accroissement de la vitesse se reflète également dans la viscosité de lits à fluidisation commençante. Dans ces lits, la limite d'écoulement, c'est-à-dire l'effort de cisaillement nO au-dessous duquel le lit se comporte comme une structure rigide, décroît lorsque la vitesse super- ficielle croit et tend vers zéro à la vitesse minimale de fluidisation. Au-dessous de la fluidisation minimale, le lit est dans un état semifluidisé et ressemble à un modèle plastique de Bingham avec un angle de repos et une limite d'écoulement supérieurs à zéro. En présence de forces interparticulaires de cohésion, comme dans le cas de lits stabilisés par magnétisme, les équations (1) et (2) ne sont pas applicables. Ces forces de cohésion, conférées par le champ magnétique, modifient les caractéristiques Théologiques des particules solides magnétisées et affectent par conséquent l'angle de repos. Détermination expérimentale de l'angle de repos de matières solides dans un lit stabilisé par magnétisme L'angle de repos après déversement se détermine comme suit. Un récipient de 7,62 cm de diamètre ouvert aux extrémités est partiellement rempli d'une matière solide magnétisable. Un aimant est disposé autour du lit de manière à créer un champ magnétique sensiblement uniforme. Le lit est fluidisé par passage d'air par une grille prévue à la partie inférieure du récipient. On verse une quantité additionnelle de matières solides magnétisables dans le récipient par un entonnoir que l'on élève à mesure que le tas de matière solide croît pour couvrir la surface de 7,62 cm de diamètre. Les résultats de plusieurs essais sont reproduits sur les tableaux III, IV et V (le tableau V donne les résultats concernant l'angle de repos d'un lit.basculant). Lorsque l'intensité de champ est nulle, l'angle de repos décroît lorsque la vitesse croît et tend vers zéro à la vitesse minimale de fluidisation. Cela est en accord avec les équations (1) et (2). Lorsque le champ appliqué est supérieur à zéro, l'angle de repos décroît de la même façon que la vitesse croît, mais tend vers zéro à des vitesses beaucoup plus grandes que la vitesse minimale de fluidisa- tion. L'extrapolation des résultats indique que l'angle de repos passe par zéro à une vitesse approximativement égale à la vitesse de transition. Cela suggère qu'un lit stabilisé par magnétisme n'est pas entièrement fluide tant que des vitesses supérieures à la vitesse de transition n'ont pas été atteintes, malgré le fait que la chute de pression est à peu près égale au poids du lit au-dessus de la fluidisation minimale. Au-dessous de la vitesse de transition, le lit est dans un état de semi-fluidité. Tableau III Angle de repos après déversement Matériau: billes d'acier inoxydable "RO", 33 % en poids Diamètre des particules: 192 tm Poids spécifique des particules: 2 g/cm3 Hauteur de lit: 3,3-A 5,1 cm Diamètre du lit: 7,62 cm Intensité du champ appliqué, kA/m o o Aimantation T. 10 O Vitesse, Angle de repos cm/s e,degrés O -3 tgI Remarques 0,60 Umf= 5 cm/s 0,06 UT = 12,8 cm/s w O1 UT = 17,2 cm/s UT = 26,0 cm/s o 4,4 7,8 7,8 ,3 ,3 ,3 ,3 ,3 ,8 , 8 ,8 ,8 ,8 ,8 ,8 23,7 23,7 23,7 23,7 37,5 7,5 o o 4,3 4,3 7,8 7,8 0,66 0, 76 0,40 0,'13 0, 10 1, 00 0,93 0,66 0,60 0,33 18,5 7,8 14,2 19, 3 0,26 1, 13 0, 73 0,46 0,26 réà ul Ill Tableau IV Anale de repos après déversement Matériau: magnétite (échantillon CRL) Diamètre des particules: 266 im Poids spécifique des particules: 5 g/cm Hauteur de lit: 2,5- 5 cm Diamètre du lit: 7,62 cm Intensité du champ appliqué kA/m AimantaWion T.10 Vitesse, cm/s Angle de repos degrés f3 tgp Remarques Umf = 13,7 cm/s w -4 UT = 43,2 cm/s UT = 65,8 cm/s 0% A LMI 'a O O ,13 , 13 ,13 ,13 ,13 11,5 0,80 0,38 0, 15 0,20 , 3 , 3 , 3 ,3 , 3 , 3 7,5 12,'5 12,3 no 12,8 22,6 38, 6 38,6 O 8,6 19,3 ,7 0,86 0,66 0,46 0, 13 0,08 ,8 ,8 1,0 1,06 0,86 0,66 0,26 1,40 1,26 Tableau V Angle de repos d'un lit basculant Matériau: billes d'acier inoxydable "RO", 33 % en poids Diamètre nominal des particules: 177 - 425 tm Poids spécifique des particules: 1,7 g/cm5 Hauteur de lit: 3,8 cm Diamètre du lit 3,8 cm Intensité du champ appliqué kA/m 11,85 11, 85 11,85 11,85 23,7 23,7 23,7 23,7 23,7 23,7 Vitesse, cm/s O 8,5 8,5 , 8 13, 5 19,0 Angle de repos À, degrés 4,5 4,5 ,5 t gp Remarques 0,67 0,078 0, 087 0,36 0,34 0, 17 0,078 0,58 0,53 0,44 0,34 0, 25 0,096 Cheminement. au niveau de la paroi M UN -n Ln -.b w ce 37,92 37,92 37,92 37,92 37,92 4,5 8,5 13,5 19, O 23,0 42,5 O,91 0,93 0, 75 0,38 L'angle de repos croît avec le champ magnétique. Aux fortes intensités de champ et aux vitesses faibles à modérées, le lit atteint des valeurs qui sont supérieures à l'angle de repos de matières solides meubles. Cela doit impliquer le fait que pour de fortes aimantations des particules, la fluidité dans un lit stabilisé par magnétisme est plus faible que dans des lits tassés. Dans le cas de la magnétite, lorsque des champs de forte intensité sont appliqués, le lit est fortement structuré et on observe la formation d'aiguilles à la surface du tas. La longueur des aiguilles croît avec l'aimantation et atteint parfois la pointe de l'entonnoir. Effet des forces interparticulaires de cohésion sur la fluidité du lit La présence de forces magnétiques inter- particulaires dans un lit stabilisé par magnétisme donne lieu à une structure de lit douée de résistance mécanique même à l'état en expansion. Les particules ne sont pas en état de "flottement libre" comme dans un lit fluidisé classique parce que chaque collision produit une cohérence entre les particules qui se rencontrent. Le lit ressemble à un modèle plastique de Bingham avec une limite d'écoulement bien supérieure à zéro. L'accroissement des forces magnétiques fait croître la résistance à la déformation et à l'écoulement. En outre, par suite de l'orientation dipôle- dipôle des particules du lit dans la direction d'application du champ, les propriétés d'écoulement sont anisotropes. Une analyse des résultats reproduits sur les tableaux ci-dessus indique que l'effet de ces forces sur la fluidité du lit se manifeste dans l'angle de repos. D'après cette analyse, l'angle de repos des matières solides aimantées dans un lit fluidisé peut être utilisé comme mesure de la fluidité relative des matières solides dans le lit stabilisé par magnétisme. Un indice R de résistance à l'écoulement est défini par l'équation R = tgp tg- (3) 2 465517 o X est l'angle de repos avec déversement mesuré pour une vitesse donnée et pour 'une aimantation donnée des particules, SO est.l'angle de repos avec déversement de matières solides meubles pour U = 0 et Mp = 0 et (4 est l'angle de frottement interne, pris égal à $. Lorsque R est égal à 0, le lit est entièrement fluidisé et sa fluidité est semblable à celle d'un lit à fluidisation commençante, en l'absence d'application d'un champ magnétique. Lorsque R est égal à 1, la fluidité du lit doit être essentiellement la même que la fluidité d'un lit tassé de matières solides. Lorsque R est supérieur à 0 et inférieur à 1, le lit est dans un état semi- fluidisé avec une fluidité intermédiaire entre celle d'un lit tassé et celle d'un lit fluidisé. Lorsque R est supérieur à 1, la fluidité du lit doit être supérieure à celle d'un lit tassé. L'indice de résistance à l'écoulement est en relation avec l'équilibre statique de matières solides et ne met pas directement en cause l'aptitude à l'écoulement des matières solides ou leur viscosité dynamique une fois que les matières solides sont en mouvement. Toutefois, il semble que l'on puisse raisonnablement admettre que la viscosité des matières solides s'élève en même temps que l'indice de résistance à l'écoulement. En utilisant les résultats reproduits sur les tableaux ci-dessus pour un lit formé à 38 % en poids de perles d'acier inoxydable de 192 lim, pour une intensité de champ HA de 23,7 kA/m (Me = 125.10-4 T), l'indice de résistance à l'écoulement a les valeurs suivantes en fonction de la vitesse superficielle. U (cm/s) R 0 1,85 Ut = 5 1,78 mf 0,5 Ut = 13 0,83 0,8 Ut = 21 0,37 Ut = 26 0,00 Dans ces données, Ut désigne la vitesse de transition (bullage). Il ressort des résultats ci-dessus que pour des vitesses superficielles de 50 % de Ut et au-dessus, R tend vers zéro et qu'à la vitesse Ut, le lit, à toutes fins pratiques, pourrait être considéré comme entièrement fluide. Ces résultats expérimentaux et leur analyse théorique indiquent que, en raison des forces magnétiques interparticulaires, la fluidité d'un lit stabilisé par magnétisme décroît lorsque l'aimantation des particules croît, et que l'expansion du lit et la vitesse superficielle décroissent. L'angle de repos et/ou l'indice de résistance à l'écoulement donnent une bonne indication de la fluidité d'un lit stabilisé par magnétisme par rapport à la fluidité de lits garnis et entièrement fluidisés des mêmes matières solides. Lorsque l'indice de résistance à l'écoulement tend vers zéro, le lit se comporte comme un véritable lit fluidisé et s'écoule aisément sous l'influence de la pression hydrostatique. Pour des indices de résistance à l'écoulement supérieurs à environ 1, la résistance à l'écoulement est plus grande que pour un lit tassé. Pour des vitesses superfi- cielles (ou des expansions du lit) et des aimantations d'intérêt pratique pour des lits stabilisés par magnétisme, l'indice de résistance à l'écoulement se situe probablement entre 0 et 1 et le lit ressemble à un lit semi-fluidisé, bien que la chute de pression du lit soit à peu près égale au poids du lit. L'état semi-fluidisé conjointement avec l'aniso- tropie du lit affecte des paramètres tels que la viscosité des matières solides, leur résistance, leurs vitesses de décharge, leurs contraintes, etc. La figure 1 des dessins annexés sert à expliquer les principes de séparation dans la présente invention. Cette figure illustre une forme de réalisation fondamentale de la présente invention dans laquelle la charge consistant en un mélange d'hydrocarbures est amenée à la base d'un récipient 1 renfermant une matière sélectivement adsorbante et un composant magnétisable 3. Un solénoïde ou autre dispositif d'aimantation 5 est disposé de manière à appliquer un champ magnétique sensiblement uniforme aux particules 3 de matières solides chargées dans le récipient 1. Le mélange d'hydrocarbures est chargé dans le récipient de matières 246551? adsorbantes par un conduit 7. Le mélange d'hydrocarbures arrivant par le conduit 7 est chargé directement sur la grille 9 (de préférence une grille formée de tubes, non représentée) à une vitesse superficielle du fluide suffisante pour fluidiser les particules du lit. Les particules du lit sortent du récipient 1 en courant descendant par une trémie 13 d'écoulement en masse et une colonne 15. L'écoulement des matières solides dans la colonne peut être réglé par une vanne (non représentée) incorporée à ladite colonne. Ces particules du lit sont ensuite transférées dans le désorbeur 23 par une conduite 19. Un courant de gaz arrivant par une conduite 17 facilite le transfert des matières solides dans la conduite 19, puis les particules se déversent dans le désorbeur 23 par la sortie 21. Les particules se trouvant dans le désorbeur 23, dans un état fluidisé, descendent à contre-courant avec le gaz ascendant de purge passant dans la conduite 31. Le gaz de purge est amené directement à la grille 25, qui est de préférence une grille de tubes. Les particules usées 3a du lit sont stabilisées par un solénoïde ou autre dispositif magnétique 5a. Les particules désorbées ou régénérées du lit sortent du récipient 23 en s'écoulant à contre-courant, avec effet- bouchon, et arrivent dans la trémie 29 à écoulement massique par la grille 25. Les parti- cules régénérées du lit sont ensuite transférées dans le récipient 1 contenant la matière adsorbante par la colonne 33 et la conduite de transfert 35. Le transfert des particules du lit est facilité par un courant gazeux passant dans la conduite 17a. Les particules du lit sont renvoyées au récipient 1 par le conduit de sortie 37. La nature de la matière adsorbante sélective utilisée dans le procédé permet aux hydrocarbures à cha ne ramifiée de sortir du récipient 1 par le conduit 11, tandis que les hydrocarbures à chaîne droite sont adsorbés par les particules du lit. Les hydro- carbures adsorbés sont, quant à eux, désorbés dans le désorbeur 23 et sortent de ce dernier par un conduit 27 en même temps que le gaz de purge. Les admissions 21 et 37 sont de préférence des admissions tangentielles qui offrent une distribution plus homogène des particules du lit dans les récipients 1 et 23. Par l'utilisation de ce type d'admission, on obtient un tourbillonnement circulaire des matières solides dans le récipient. La figure 2 représente un appareil de séparation conforme à la présente invention, qui convient pour séparer des n-paraffines d'un courant recyclédans un appareil d'isomérisation d'hydrocarbures en C /C6 avec recyclage. Une charge de naphta et des particules composites de matière magnétique et de tamis moléculaire zéolitique 5A sont chargées dans le récipient d'adsorption 1 par les conduites respectives 7 et 21. Le récipient d'adsorption 1 est entouré d'un enroulement électromagnétique annulaire 5 qui est alimenté par une source (non représentée) de courant continu. L'enroulement électromagnétique 5 est disposé de manière à exercer un champ sensiblement uniforme sur les matières solides en particules chargées dans le récipient 1 d'adsorption. Les champs magnétiques appliqués dans cette conception simulée d'un procédé sont indiqués sur le tableau VI. Les particules du lit sont préparées par mélange homogène d'une suspension contenant un gel d'alumine, des particules d'acier inoxydable série 400 et des particules d'un tamis moléculaire 5A, séchage et calcination du mélange, puis tamisage en particules sphériques de diamètre moyen égal à 200 micromètres environ. Les particules fluidisées de matière adsorbante magnétisable sortent du récipient 1 en courant descendant par la grille de tube 9 et entrent dans la trémie 13 d'écoulement massique. Du gaz (par exemple de l'hydrogène) est purgé dans la colonne 15 par les conduits 17a et 17b pour produire. la gazéification et l'accumulation de pression optimales dans la colonne. Les particules usées sont ensuite transférées dans le récipient 23 de désorption par la conduite 19, aidées par le gaz 17c d'ascension et de purge arrivant par la conduite 17. Les particules usées 3a entrent dans le désorbeur 23 par une admission tangentielle 21 et s'écoulent à contre-courant, avec effetbouchon, avec le courant ascendant de gaz de purge (par exemple de l'hydrogène) arrivant par le conduit 31 sur la grille de tubes 25. Les particules 3a du lit fluidisé se trouvant dans le désorbeur sont stabilisées par l'action de l'enroulement magnétique 5a. Les particules régénérées de matière adsorbante magnétisable sont recyclées dans l'adsorbeur 1 par la trémie 29 à écoulement massique et par le *conduit de sortie 35. Les trémies 13 et 29 à écoulement massique forment un angle de 340 aux endroits indiqués en 13a et 29a, cet angle étant calculé de manière à permettre un écoulement convenable des matières solides basé sur l'angle de repos des particules. Les hydrocarbures à chaîne ramifiée sortent par la conduite 11 et les hydrocarbures à chaîne droite et le gaz de purge sortent par la conduite 27. Les conditions opératoires qui doivent être utilisées dans le procédé schématisé sur la figure 2 correspondent aux indications données sur le tableau VI. La figure 3 illustre sensiblement le même appareil de séparation sur tamis moléculaire que celui qui est illustré sur la figure 2, à la différence que la figure 3 comprend en outre un appareil 37 de pré- désorption stabilisé par magnétisme au moyen d'un aimant 5b, et une conduite additionnelle 17d de gaz d'ascension et de purge. Lorsque l'appareil de pré-désorption est utilisé, il est désirable d'inclure un conduit d'évacuation de gaz (non représenté) à la partie supérieure de cet appareil pour enlever le gaz de purge et les hydrocarbures à chaîne droite qui sont désorbés. Les conditions opératoires que l'on doit utiliser dans le procédé schématisé sur la figure 3 sont indiquées sur le tableau VII. Comme le montrent les conditions de mise en oeuvre du procédé indiquées sur le tableau VI, les températures peuvent être différentes dans les récipients d'adsorption et de désorption. Cette différence de température peut être attribuée à la dissipation de la chaleur d'adsorption dans l'adsorbeur au cours de la désorption. Ainsi, le procédé global est généralement isothermique. Une température plus uniforme pourrait être obtenue par l'utilisation d'échangeurs de chaleur (non représentés sur les dessins). De même, une trémie d'appoint contenant une réserve de tamis peut être disposée, le cas échéant, entre les conduites 15 et 19 sur les figures 2 et 3 et reliée par des vannes à la partie inférieure du conduit 15. Les dessins annexés ne représentent pas tous les conduits, les raccords, les instruments, les vannes, etc. Tableau VI Conditions de mise en oeuvre et de réalisation pour l'étude d'un appareil de sépara- tion à tamis moléculaire à lit stabilisé par magnétisme d'une capacité de 4500 m3/j de marche pour séparer des n-paraffines d'un courant de recyclage dans une installa- tion d'isomérisation avec recyclage de produits en C5/C6 1), 2), 3) (les références des produits correspondent aux références numériques de la figure 2) Charge d'adsorp- tion(conduit 7) 4500 m3/j 118,9 Mg/h (teneur en n- paraffines ,9 Mg/h 3,55 kmoles/h 260 C 2,10 MPa 0,76 m3/s* Effluent de l'adsorption (conduit 11) 87,2 Mg/h (teneur en n- paraffines négligeable) 2,63 kmoles/h 260 C 2,10 MPa 0,51 m3/s* gaz de désorp- tion entrant dans le conduit de refoulement (conduit 17c) ,9 Mg/h 2,92 kmoles/h 360.C 2,17 MPa 0,87 m3/s* gaz de désorp- tion arrivant au récipient (conduit 31) 39,0 Mg/h Effluent de désorp- tion (conduit 27) Vitesse de circu- lation de la matière solide 86,7 Mg/h 548 Mg/h (à l'exclu- sion des hydrocar- bures ad- sorbés) 7,08 kmoles/h 10,9 kmoles/h 360 C 2,17 MPa 2,11 m3/s* 260 C 2,10 MPa 2,75 m3/s* ru is vN Tableau VI (suite) R E M A R QU E S 1) Propriétés des matières solides: diamètre moyen des particules 200 micromètres poids spécifique des particules 1,53 g/cm5 rapport en poids du tamis au composant ferromagnétique: 75/25 rapport en volume du tamis au composant ferromagnétique 95/5 composant ferromagnétique: acier inoxydable série 400 2) Conditions concernant le lit de matière adsorbante stabilisé par magnétisme: vitesse superficielle du gaz 8,53 cm/s max. hauteur de lit 4,72 mètres diamètre du lit 3,35 m fraction des vides 0,50 champ magnétique appliqué 7,35 kA/m 3) Conditions de conduite du lit de désorption stabilisé par magnétisme: vitesse superficielle du gaz 12,16 cm/s max. hauteur de lit 4,72 m diamètre dr lit 4,72 m fraction des vides 0,50 champ magnétique appliqué 11,7 kA/m Ln Tableau VII Conditions de mise en oeuvre et de réalisation pour l'étude d'un appareil de sépara- tion à tamis moléculaire à lit stabilisé par magnétisme d'une capacité de 5612 m)/j de marche pour séparer des n-paraffines d'un courant de recyclage dans une installa- tion d'isomérisation avec recyclage de produits en C5/C6 1), 2), 3) (les références des produits correspondent aux références numériques de la figure 3) Charge d'adsorp- tion(conduit 7) 5612 m/j 152,8 Mg/h (teneur en n- paraffinès 28,1 Mg/h 4,31 kmoles/h Effluent de l'adsorption (conduit 11) 126,9 Mg/h (teneur en n- paraffines né- gligeable) 4,33 kmoles/h 371 C. gaz de désorp- tion arrivant dans le conduit de refoulement (conduit 17c) 1,18 Mg/h 0, 71kmoles/h 371 C.. 1,75 MPa 0,26 m3/sx gaz de désorp- tion chargé dans le réci- pient (conduit 31) 18,3 Mg/h 11, O5kmoles/h 371 C 1,75 MPa 4,09 m3/sX Effluent de désorp- tion conduit (27) Gaz de dé- sorption section de pré-désorption (conduit 17a) ,6 Mg/h 0, 18 Mg/h 11, 84kmoles/bh 0, lokmoles/h 3710 C. 371 C 1,71 MPa 4,50 rr/S5 * 00 1, 75 MPa 0,04 m3/sx Charge gazeuse 1,68 Mpa 1, 64 m3/sX 1,59 m3/sX Vitesses de circulation des matières solides 908 Mg/h (à l'exclusion des hydrocarbures adsorbés) N 0% Ln 1-4 371 C. 1,75 MPa Tableau VII R E M A R Q U E S 1) Propriétés de la matière solide: diamètre moyen des particules 200 micromètres poids spécifique des particules 1,53 g/cm3 rapport en poids du tamis au composant ferromagnétique 75/25 rapport en volume du tamis au composant ferromagnétique 95/5 composant ferromagnétique: acier inoxydable série 400 2) Conditions de conduite du lit de substance adsorbante stabilisé par magnétisme: vitesse superficielle du gaz 8,53 cm/s max. hauteur de lit 4,72 m diamètre du lit 3,35 m fraction de vides 0,50 champ magnétique appliqué 7,35 kA/m 3) Conditions de conduite du lit de matière désorbante stabilisé par magnétisme: vitesse superficielle du gaz 12,16 cm/s max. hauteur de lit 4,72 m diamètre du lit 4,72 m fraction de vides 0,50 champ magnétique appliqué 11,7 kA/m x Nombre réel de mètres cubes par seconde (charge' gazeuse vaporisée) ru M On Comme cela est bien connu dans le domaine des opérations de séparation, plusieurs variables doivent être prises en considération au cours de la conception d'un appareil de séparation, par exemple l'équilibre d'adsorption, les vitesses de transfert massique d'adsorption ou de désorption, la vie cyclique du tamis, les facteurs d'agrandissement de l'installation (c'est-à-dire les dimensions de l'installation). A ce point de vue, des essais ont été effectués pour étudier l'équilibre et les caractéristiques cinétiques de l'adsorption en phase vapeur du n-hexane sur des pastilles de tamis moléculaire zéolitique A. Le système gazeux utilisé dans cette évaluation consistait en n-hexane/2,2-diméthylbutane/hydrogène parce qu'il s'agit d'un système relativement simple représentatif des systèmes industriels utilisés couramment. L'appareil expérimental utilisé consistait en un appareil d'adsorption à lit fixe garni de tamis moléculaire zéolitique 5A comme décrit de façon plus détaillée dans ce qui suit. L'appareil de séparation sur tamis consiste en un tube d'acier inoxydable de 60,96 cm de longueur et 12,7 mm de diamètre intérieur, garni d'environ 30 g de particules de tamis moléculaire 5A. La colonne garnie est installée dans une enceinte chaude qui est maintenue à 2041C par de l'azote chauffé. Une charge hydrocarbonée est introduite dans le tube à une vitesse mesurée avec précision au moyen d'une pompe "Ruska". La charge hydrocarbonée est vaporisée dans la boîte chaude par deux appareils de chauffage à cartouche de 250 W. La colonne garnie est maintenue sous pression manométrique de 1,54 MPa par une soupape régulatrice de pression modèle "BP-3" de la firme GO, Inc., spécialement conçue pour fonctionner à 2041C. De l'hydrogène gazeux de très grande pureté est chargé dans la colonne par une cellule à différence de pression qui mesure le débit. Lorsque l'effluent est sorti de la colonne garnie et de la soupape régulatrice de pression, il est mélangé avec un courant d'anhydride carbonique qui est chargé en une quantité mesurée avec précision. L'effluent est ensuite analysé avec un chromatographe à gaz Baseline Industries modèle "1030 BT" fonctionnant en ligne avec un module de commande modèle "SSP-1410". Le chromatographe à gaz est étalonné de manière à doser le n-hexane, le 2,2-diméthyl- butane et l'anhydride carbonique. Connaissant le débit d'anhydride carbonique, on peut calculer les débits de n- hexane et de diméthylbutane. Après que l'effluent a été analysé par le chromatographe à gaz, il arrive dans un condenseur à doigt réfrigérant refroidi avec un mélange de neige carbonique et d'acétone, o la majeure partie du n- hexane et du diméthylbutane est condensée et recueillie dans un ballon taré. Le gaz restant non condensable sortant du condenseur est prélevé pendant 5 secondes toutes les minutes au moyen d'une soupape automatique d'échantillonnage et il est introduit dans un compteur contrôleur fonctionnant par voie humide. Les échantillons de gaz sont analysés par spectroscopie de masse afin de déterminer leur composition. Les mesures résultantes permettent d'effectuer des équilibrages de masse pour chaque composant. L'appareil de séparation sur tamis fonctionne selon deux modes, adsorption et désorption. Premièrement, le tamis est saturé de mélange de charge, c'est-à-dire que le mélange n-hexane/2,2-DMB/H2 est chargé dans le tube jusqu'à ce que des analyses par chromatographie en phase gazeuse montrent que la composition de l'effluent a cessé de varier. A ce stade, on arrête le courant d'hydrocarbure et on fait croître la vitesse de l'hydrogène gazeux pour entreprendre l'entraînement de l'hydrocarbure adsorbé sur le tamis. Ce mode de fonctionnement est appelé opération de désorption (simulant l'étape de désorption). On opère en général sur le mode de désorption pendant une période double de la durée du mode d'adsorption (c'est-à-dire jusqu'à environ 30 minutes). Ensuite, on introduit de nouveau le mélange de charge formé de n-hexane, de 2,2-DMB et d'hydrogène moléculaire dans le tube jusqu'à ce que les analyses par chromatographie en phase gazeuse montrent que la composition de l'effluent a cessé de varier. On conduit plusieurs cycles d'adsorption et de désorption en utilisant deux rapports molaires 2,2-DMB/n-C6 différents, à savoir 60/40 et 80/20, des débits de charge allant de 0,4 à 2,2 cm3 de liquide par minute et trois diamètres de particules du tamis, à savoir 200, 800 et 2400 pm. On recueille des données sur les hauteurs de la zone d'adsorption et on reproduit graphiquement leur variation en fonction d'une vitesse superficielle de gaz basée sur les concentrations admises de la charge. Les hauteurs de la zone pour les trois diamètres de particules et pour un rapport du mélange 2,2-DMB/n-C6 de 80/20 croissent avec la vitesse superficielle du gaz. Cela est dû au fait que l'écoulement s'écarte davantage d'un écoulement avec effet-bouchon par suite d'un mélange en retour avec turbulence. Les pentes des trois courbes sont toutes égales à 2 environ, c'est-à-dire que les hauteurs de la zone varient en proportion directe du carré de la vitesse pour ces diamètres de particules et cette concentration. Schumacher et collaborateurs rapportent dans I and EC Process Design and Development, 6 (3), Juillet 1967, pages 321-327, une pente de 0,64 pour tous les diamètres de particules et tous les systèmes d'hydrocarbures et Kehat et collaborateurs rapportent dans I and EC Process Design and Development, 4 (2), Avril 1965, pages 217-220, une pente de 0,57 pour le système benzène/n- C6. Une particularité inattendue des expériences effectuées conformément à l'invention réside dans le fait que la courbe des hauteurs de zones pour les particules de diamètre égal à 800 micromètres est située au- dessous de la courbe de micromètres. Théoriquement, les particules les plus petites doivent avoir une plus petite hauteur de zone du fait que la diffusion intraparticulaire est plus facile. L'une des raisons pourrait résider dans le fait -que les diamètres de micromètres et de 800 micromètres se situent sur la partie plate d'une courbe de variation du facteur d'efficacité en fonction du diamètre des particules, là o la diffusion intraparticulaire ne constitue pas le gradin de limitation de vitesse. La courbe de 2400 micromètres est alors considérée comme située sur la partie de la courbe de variation du facteur d'efficacité en fonction du diamètre des particules o la diffusion intraparticulaire constitue le gradin de limitation de la vitesse. La courbe de 2400 micro- mètres diffère des courbes de 200 et 800 micromètres (considérées en groupe) d'un facteur 2 à 4. Par conséquent, le volume du récipient de contact dans un lit mobile stabilisé par magnétisme pourrait virtuellement être divisé par 2 par l'utilisation de particules de diamètre compris entre 200 et 800 micromètres au lieu de particules de l'ordre de 2400 micromètres. Tous les cycles conduits avec un rapport molaire du 2,2-diméthylbutane au n-hexane de 60/40 ne présentent aucune variation de la hauteur de zone avec le diamètre des particules. Ce résultat inattendu peut être dû à une avarie du traitement théorique des données, attendu que l'hexane représente 40 moles % de l'hydrocarbure chargé dans l'appareil d'adsorption. Les coefficients de transfert de masse K ya ont été représentés graphiquement en fonction de la vitesse superficielle d'admission. Dans l'expression YE Ntog dy dans laquelle N est le nombre d'unités globales de tog transfert de phase gazeuse dans la zone d'adsorption et Y est la concentration du corps dissous dans l'effluent de la colonne, en molécules-grammes de corps dissous par molécule- gramme de solvant, on suppose pour simplifier que le n- hexane est adsorbé de façon irréversible, c'est-à-dire Yt est égal à zéro. Si l'on fait cette supposition, l'expression E dy sA) Ne (Y-Y*) (G /KVa) tog - Y dans laquelle Y est la concentration du corps dissous dans l'effluent de la colonne, en molécules-grammes de corps dissous par molécule-gramme de solvant, peut être intégrée directement entre YB = 0, 05 et YE = 0,95 en donnant Ntog = 2,944. Dans une représentation graphique de K a en y fonction de la vitesse superficielle, on a trouvé que pour un rapport molaire du 2,2-DMB au n-hexane de 80/20, les particules de diamètre égal à 800 micromètres présentent les plus fortes valeurs de K ya. La courbe obtenue pour micromètres est légèrement au- dessous de la courbe de 800 micromètres, tandis que la courbe obtenue pour 2400 micromètres n'est qu'à mi-hauteur. Les raisons de cette disposition peuvent être retrouvées dans les calculs de hauteur de zone, puisque K ya est inversement proportionnel à la hauteur de zone. Le même argument que celui qui a été utilisé pour expliquer le groupement des différentes courbes de diamètre des particules pour un rapport 2,2-DMB/n- C6 de /40 peut être utilisé également pour expliquer le fait que pour un rapport de 60/40, les valeurs de K a ne varient pas avec le diamètre des particules. Toutefois, un résultat inattendu est que les valeurs de Kya pour le rapport 80/20 décroissent manifestement lorsque la vitesse croit. Ordinai- rement, -on devrait s'attendre à ce que les valeurs de Ky a croissent avec la vitesse puisque toute résistance pelliculaire tendrait à s'affaiblir. Cependant, cette décroissante inattendue des valeurs de K ya a également été rapportée par Kehat et collaborateurs, ci-dessus. On considère que cette élévation de débit devrait provoquer une décroissance de la vitesse d'adsorption. Cette décroissance de vitesse apparaîtrait comme une décroissance de K a. En - y somme, le coefficient de transfert de masse pour les particules de tamis de 2400 micromètres, indépendamment de la vitesse superficielle ou de la composition de la charge à 2040C et sous pression manométrique de 1,54 MPa, a la valeur Ka = 5,5 min 1 + 1,5 (deux sigma) tandis que les coefficients de transfert de masse pour des extrudats de tamis broyés en particules de 200 ou de 800 micromètres ont été trop rapides pour être mesurés, mais au moins 2,5 fois plus rapides que pour des extrudats de tamis de 2400 micromètres. Ainsi, à 2041C et sous pression manométrique de 1,54 MPa, K a est supérieur à 14 min-1. Les cycles d'équilibre ont été conduits avec des charges fraîches de tamis moléculaire, lavées en totalité avec de l'hydrogène moléculaire pur pendant au moins 12 heures, excepté l'une des charges de tamis qui a été lavée à l'hydrogène moléculaire pendant 2,5 heures seulement à 204'C et sous pression absolue de 1,05 MPa. La différence entre la quantité totale de solvant dans la charge et la quantité cumulative de solvant dans l'effluent a été choisie comme charge d'équilibre sur les particules de tamis molé- culaire. Ces charges d'équilibre ont été représentées graphiquement en fonction de données de pression partielle de n-C6. La pression partielle de n-C6 a été calculée en multipliant la fraction molaire de n-C6 dans la charge par la pression du réacteur. La courbe a été tirée des données d'équilibre reproduites par la littérature publiée pour l'adsorption à 2041C du n-hexane sur un tamis moléculaire 5A. Elle ne va que jusqu'à une pression absolue de n-hexane de 70 kPa. Toutefois, Rosenkranz et Kehat, ci-dessus, ont rapporté que la courbe d'équilibre s'approche d'une valeur de 11 g de n-C6 pour 100 g de tamis. Ainsi, par extrapolation de cette courbe vis-à-vis de la valeur de 11 g/100 g, on observe que trois des points de repère sont assez rapprochés. La simulation suivante illustre la préparation d'une composition utile pour la séparation du para-xylène d'un mélange d'éthylbenzène, d'ortho-, méta- et para- xylènes, et un procédé utilisant cette composition pour absorber préférentiellement le para-xylène dudit mélange pendant le passage de ce dernier dans un lit stabilisé par magnétisme de zéolite type Y échangée au potassium, dans l'appareil de configuration illustré sur la figure 1. Une zéolite Y sous la forme sodium du commerce est échangée hydrothermiquement trois fois, pendant des 246551-7 périodes de 90 minutes à 48,90C, dans une solution de nitrate d'ammonium dans l'eau, le nitrate d'ammonium étant présent dans la solution en un excès d'un facteur 3 par rapport à la quantité de sodium se trouvant dans les particules en cours d'échange. La zéolite Y est, dans chaque cas, débarrassée du nitrate d'ammonium en excès par lavage avec de l'eau désionisée, puis elle est séchée à 121,10C. Dans cette préparation, 80 % du sodium sont remplacés par l'ion ammonium. La zéolite Y est chargée dans une coupelle découverte et chauffée dans un four à moufle à 148,90C pendant 1 heure, puis dans l'air et dans la vapeur d'eau à 4820C pendant encore 1 heure pour décomposer le cation ammonium. La zéolite est ensuite traitée par échange hydro- thermique trois fois avec une solution contenant du chlorure de potassium, en excès d'un facteur 3 par rapport à la quantité de potassium nécessaire pour échanger totalement les ions sodium initialement présents. Chaque échange est conduit à 48,90C pendant 90 minutes, et la zéolite est recueillie par filtration avant le deuxième et le troisième échanges. Après le troisième échange, la zéolite traitée par échange au potassium est lavée, séchée et calcinée. La zéolite traitée par échange au potassium est ensuite mise en suspension avec une quantité suffisante de poudre d'acier inoxydable 410 et d'alumine pour former un mélange extrudable comprenant 30 % en poids de poudre d'acier inoxydable, 60 % en poids de zéolite et 10 % en poids d'alumine. Ce mélange est extrudé par une filière de 1,59 mm, séché dans un four et calciné dans de l'azote à 3990C pendant 3 heures. Les particules calcinées sont ensuite broyées et tamisées en vue de l'obtention d'une fraction de 0,50 à 1,41 mm. La composition adsorbante au potassium est ensuite chargée dans le récipient de contact illustré sur la figure 1, qui est équipé de dispositifs (non représentés) de réglage de température et de chauffage. L'adsorbeur 1 (qui comprend cinq plateaux théoriques) est chargé avec un mélange équimolaire de m-xylène et de p-xylène à un débit de moles/minute à 1601C et sous pression de 98 kPa. Les particules adsorbantes ferromagnétiques saturées de p-xylène (qui renferment également une petite quantité de m-xylène) sont continuellement déchargées de l'adsorbeur 1 par la colonne 15. Ces particules sont gazéifiées et élevées par le courant de gaz 17 vers le désorbeur 23 par le conduit 19 et le conduit de sortie 21. Les particules adsorbantes ferromagnétiques sont régénérées dans le désorbeur par entraînement à la vapeur. De la vapeur à 160WC est injectée dans le désorbeur 23 par le conduit 31. La vapeur entre dans le désorbeur 23 par le conduit 31 et réduit la pression partielle du p-xylène et du m-xylène adsorbés. Un courant enrichi en p- xylène et de la vapeur d'eau sortent du récipient 23 par le conduit 27. Le courant enrichi en p- xylène sort par le conduit 27 à un débit de 71,75 moles/minute et ce courant contient 69,5 % de p-xylène. La matière adsorbante ferromagnétique circule dans le système à un débit de 75 kg/min, sur base sèche. Si la circulation de la matière adsorbante est réduite à 67,5 kg/min-, le m-xylène sort par le conduit 11 à une vitesse calculée de ,94 moles/min (94,4 % de m-xylène) et le p-xylène sort par le conduit 27 à un débit de 64,06 moles/min (74,9 % de p- xylène). Si le volume du récipient d'adsorption 1 est doublé, la vitesse calculée de circulation est de 66,5 kg/min et le m-xylène est recueilli à une vitesse de 36,9 moles/min (98 % de m-xylène), tandis que le p-xylène est recueilli à une vitesse de 63,07 moles/min (78,1 % de p-xylène). Les exemples simulés indiqués ci-dessus illustrent la séparation d'hydrocarbures linéaires, d'hydro- carbures ramifiés et la séparation du m-xylène de son isomère para. Il y a lieu de remarquer que d'autres séparations peuvent être pratiquées conformément à la présente invention, à savoir la séparation de l'oxygène de l'air, la séparation de mélanges gazeux, par exemple la séparation de l'éthylène d'hydrocarbures, le séchage de gaz humides, la séparation d'oléfines, par exemple la modification des oléfines acheminées vers un lit stabilisé par magnétisme, des séparations de diènes, etc. Dans la mise en oeuvre de l'une quelconque de ces séparations ou d'autres séparations connues, on utilise simplement la matière adsorbante, par exemple un tamis moléculaire, etc., que l'on -utilise normalement à cette fin et on prépare un composite de cette matière et de particules magnétisables. Dans ces conditions, on peut utiliser les critères de sorption tels que la température et la pression de procédés de séparation en lit fixe pratiqués dans l'industrie. Dans le cas du procédé de l'invention, la mise en oeuvre est effectuée avec un lit fluidisé qui permet d'utiliser des particules relativement petites de matières adsorbantes. REVENDICATIONS 1. Procédé perfectionné de contact entre un fluide et une matière solide dans des conditions de fluidisation, dans lequel un lit (3) de particules magnétisables en suspension est mis en contact, dans un récipient (1), avec un courant de fluide qui traverse le lit de bas en haut, le lit étant structuré ou stabilisé par application d'un champ magnétique (5) d'intensité suffisante pour supprimer le mélange en retour des matières solides, caractérisé en ce que le perfectionnement consiste à faire mouvoir le lit (3) de particules magnétisables en suspension, de haut en bas sensiblement à contre-courant avec le courant de contact, à enlever les particules (3) du lit du récipient /1) de contact, ce procédé étantmis en oeuvre de manière que le rapport de la différence entre la vitesse de transition et la vitesse de travail à la différence entre la vitesse de transition et la vitesse normale minimale de fluidisation se situe dans la plage de -0,1 à +0,5. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les particules magnétisables sont déchargées en continu du récipient (1) de contact dans un second récipient de contact (23) et le contact qui a lieu dans les premier et second récipients de contact est conduit sensiblement à contre-courant continu dans des conditions d'écoulement avec effettampon sous l'effet de l'application d'un champ magnétique (5, 5a), les particules magnétisables (3a) étant recyclées du second récipient de contact dans le premier récipient de contact (1) en vue d'un contact subséquent. 3. Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que le fluide utilisé dans le premier récipient de contact (1) diffère du fluide utilisé dans le second récipient de contact (23). 4. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les particules magnétisables du lit sont des composites d'une matière non ferromagnétique et d'une matière ferromagnétique. 5. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les particules magnétisables du lit sont mélangées avec une matière non ferromagnétique. 6. Procédé suivant l'une des revendications 4 et 5, caractérisé en ce que la matière non ferromagnétique a des propriétés catalytiques. 7. Procédé suivant l'une des revendications 4 et , caractérisé en ce que la matière non ferromagnétique a des propriétés de sorption. 8. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'un hydrocarbure est converti dans le récipient de contact. 9. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'une sorption d'au moins un composé du fluide est conduite dans le récipient de contact. 10. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 3, 4 et 5, caractérisé en ce que le second récipient de contact (23) est un régénérateur dans lequel les propriétés catalytiques ou les propriétés de sorption des particules du lit sont régénérées et les particules sont recyclées dans le premier récipient de contact (1). 11. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les matières solides en particules entraînées dans le courant de fluide sont éliminées. 12. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'un reformage catalytique d'un naphta est conduit dans le récipient de contact. 13. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que des hydrocarbures à chaîne droite sont séparés d'hydrocarbures à chaîne ramifiée dans le récipient de contact. 14. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que du p-xylène est séparé du m-xylène dans le récipient de contact.