La présente invention concerne des perfectionnements apportés à des radars DÎJppler cohérents du type à lobes croisés simultanés pour permettre la surveillance d'une zone constituée, par exemple, par une piste d'aérodrome et ses abords immédiats. 5 La surveillance de l'espace aérien au voisinage d'un aérodrome est assurée par des radars dont les caractéristiques techniques sont adaptées au but poursuivi : ce sont le radar de surveillance éloignée, le radar de surveillance proche, le radar d'approche... Cette surveillance permet, en combinaison avec des liaisons radio avec les aéronefs volant dans la zone surveillée, 10 d'assurer la sécurité desdits aéronefs, en particulier par mauvais temps. Ces radars dont les informations sont exploitées par des opérateurs au sol sont complétés par des systèmes dont les informations sont exploitées directement par le pilote et par le navigateur ; ce sont principalement les systèmes de radionavigation tels que les radiophares et les systèmes d'atterrissage aux 15 instruments. Ces derniers permettent au pilote d'effectuer la descente suivant une courbe qui amène l'aéronef à l'entrée de la piste à une altitude h très faible. Ces systèmes d'atterrissage aux instruments requièrent donc une distance minimum de visibilité verticale théoriquement égale à l'altitude h de l'aéronef en fin d'approche. L'atterrissage proprement dit est ensuite effectué à vue 20 directe, ce qui suppose une distance minimum de visibilité horizontale de manière à permettre au pilote de guider l'aéronef sur la piste et d'éviter les obstacles éventuels qui pourraient s'y trouver. Il existe des systèmes d'atterrissage plus perfectionnés qui réduisent la distance minimum de visibilité verticale et l'annulent parfois. Cependant la distance minimum de visibilité 25 horizontale n'est pas réduite pour autant ; elle peut être réduite en surveillant la piste de manière ù détecter toute intrusion qui, au moment du décollage ou de l'atterrissage, peut constituer un danger. Les dispositifs de surveillance de piste qui ont été proposés jusqu'à présent nécessitent la réalisation d'une infrastructure autour de la piste, 30 infrastructure qui est gênante, peu fiable, d'un entretien difficile et coûteuse aussi bien à l'achat qu'à l'entretien. Un objet de la présente invention est donc un dispositif de surveillance de piste d'aérodrome qui permet de détecter toute intrusion d'obstacle dans une zone centrée autour de la piste sans nécessiter d'infrastructure 35 autour de ladite piste. « Un autre objet de la présente invention est un dispositif de surveillance de piste d'aérodrome qui a une grande souplesse d'utilisation et permet en particulier de modifier la largeur de la zone surveillée. 7032847 2104957 Un autre objet de la présente invention est un dispositif de surveillance de piste d'aérodrome qui permet de suivre automatiquement le déplacement de l'aéronef en cours d'atterrissage ou de décollage, de détecter les anomalies dudit déplacement, en particulier les variations de l'accélération, et d'éla-5 borer, en fonction de certains critères, des signaux d'alarme destinés à avertir les opérateurs de la tour de contrôle. Un autre objet de la présente invention est un dispositif de surveillance de piste d'aérodrome dont le fonctionnement est indépendant des conditions atmosphériques. 10 Dans un radar Doppler cohérent du type à lobes croisés simultanés dont l'antenne est fixe et dirigée vers la zone à surveiller, les moyens mis en oeuvre de préférence pour traiter les signaux de sortie des circuits discrimi-nateurs de phase des voies Somme et Différence comprennent une multiplicité de couples de sélecteurs en distance, chaque couple traitant les signaux Somme et 15 Différence d'une même tranche de distance, des calculateurs d'écart recevant chacun les signaux de sortie d'un couple de sélecteurs en distance et fournissant des signaux dont l'amplitude est proportionnelle à l'écart entre l'objectif mobile et l'axe de l'antenne, des circuits de seuil recevant les signaux fournis par les calculateurs d'écart, des circuits de poursuite en distance d'un objec-20 tif mobile, des circuits déterminant, à partir des signaux de la boucle de poursuite, des signaux de vitesse nulle et de sens de l'accélération, des circuits logiques élaborant des signaux d'alarme à partir des signaux de sortie des circuits de seuil et à partir des signaux définissant les tranches de distance, la vitesse nulle, le sens de l'accélération et le sens d'utilisation 25 de la piste, un dispositif de présentation desdits signaux d'alarme. D'autres objets, caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront L la lecture de la description suivante d'un exemple particulier de réalisation, ladite description étant faite en relation avec les dessins joints dans lesquels : 30 La figure 1 représente le schéma simplifié d'une piste d'aérodrome et de ses accès ; La figure 2 représente le schéma simplifié d'un radar DcJppler cohérent monopulse -, La figure 3 représente le schéma du dispositif de traitement des 35 signaux Somme et Différence objet de la présente invention ; La figure 4 représente le schéma simplifié d'un circuit de poursuite en distance auquel sont associés des circuits présentant des caractéristiques de la présente invention ; La figure 5 représente le circuit logique déterminant la distance 40 départ de la poursuite ; 7032847 3 2104957 La figure 6 représente le circuit logique réalisant la fermeture ou l'ouverture de la boucle de poursuite ; La figure 7 représente des diagrammes de signaux apparaissant au cours de chaque période de répétition du radar. 5 L'invention sera décrite dans son application à la surveillance d'une piste d'aérodrome ; cependant elle s'applique également à la surveillance de routes, de noeuds routiers et d'une manière générale à la surveillance de toutes zones et de tous volumes» La figure 1 représente le schéma très simplifié d'une piste d'aéro-10 drome 1 et de ses voies d'accès Al à A6. Il est évident, pour des questions de sécurité, que seul l'aéronef qui doit atterrir ou décoller, à l'exclusion de tout autre obstacle, doit être présent sur la piste ou au-dessus d'elle. Il est également évident que les autres véhicules (aéronefs sur les voies d'accès, véhicules de service...) doivent être suffisamoent éloignés de 15 la piste qui est utilisée, ce qui définit un périmètre de sécurité 2 entourant la piste 1. Pour surveiller tous les mouvements de véhicules à l'intérieur de ce périmètre de sécurité, il est proposé d'utiliser un radar DcJppler cohérent du type à lobes croisés simultanés plus connu sous le nom de radar Doppler cohérent 20 "monopulse". L'antenne 4 de ce radar est placée à une extrémité de la piste 1, à l'extérieur de celle-ci et au voisinage de son axe 3 ; elle est fixe et son faisceau est dirigé vers la piste de manière à la couvrir entièrement. Dans la figure 1, on a supposé que l'axe de l'antenne était confondu avec l'axe de la piste. 25 On rappellera qu'un radar "monopulse" est généralement utilisé pour effectuer une poursuite en azimut et/ou en site et qu'il est nécessaire, pour chacune de ces coordonnées angulaires, de mesurer la grandeur et le sens de l'erreur angulaire entre l'axe de l'aérien et la direction de l'objectif. A cet effet, un radar monopulse du type cohérent à comparaison d'amplitude comprend 30 comme le montre la figure 2, deux sources primaires 6 et 7 illuminant un même aérien et qui sont placées physiquement de manière telle que leurs diagrammes se chevauchent. Les amplitudes des signaux reçus sur les deux sources primaires sont additionnées respectivement en phase et en opposition de phase dans un circulateur 8 de sorte que les signaux somme S' et différence D ainsi obtenus 35 sont en phase pour un certain signe de l'erreur et en opposition de phase pour le signe contraire. Ces signaux sont amplifiés respectivement dans une "voie de réception somme" 20 et dans une "voie de réception différence" 21, chaque voie comportant un changeur de fréquence 14 (ou 17), un anrplificàtéur"à moyenne fréquence 15 (ou 18)' et un diacrininateur de phase l6'(oul9). Les signaux de 7032847 2104957 référence appliqués aux discriminateurs de phase 16 et 19 sont fournis par un oscillateur 13 dont le signal de sortie possède une relation de phase fixe et prédéterminée avec la phase de l'impulsion émise ; à cet effet, une faible partie du signal haute fréquence fourni par l'émetteur 10 pendant la durée de 5 l'impulsion radar est appliquée au circuit changeur de fréquence 12 qui reçoit également le signal de l'oscillateur local 11 ; l'impulsion à moyenne fréquence sortant du circuit changeur de fréquence 12 est, au début de chaque période de répétition du radar, utilisée pour mettre en marche l'oscillateur 13. A chaque période de répétition, cet oscillateur 13 est donc mis en marche de la manière 10 précédemment décrite, puis arrêté avant le début de la période de répétition suivante ; cet oscillateur est souvent appelé "oscillateur cohérent". Le rectangle 9 représente un commutateur haute fréquence ou circuit "duplexeur" qui est disposé sur la voie Sonne de manière à aiguiller l'impulsion émise vers les sources primaires ou à diriger les signaux reçus sur la voie Somme vers la 15 "voie de réception somme" 20. Les signaux de sortie des circuits 20 et 21, et plus particulièrement des discriminateurs de phase 16 et 19, sont par exemple appliqués à un circuit qui effectue l'opération ]r,et délivre un signal dont l'amplitude est pratique- u ment proportionnelle, pour de faibles écarts, à l'amplitude de l'erreur et dont 20 la polarité dépend du signe de l'erreur. La figure 3 représente un exemple particulier de réalisation d'un circuit de traitement des signaux de sortie D et S'des discriminateurs de phase lô et 19 du circuit de la figure 2. Ce circuit de traitement comprend des filtres passe-bas Fl, F2 et F3, des sélecteurs en distance DSI à DS11, SSl à 25 SSII, PSA1, PS RI, PSA2 et PSR2, un générateur de créneaux de distance 22, des circuits de calcul de quotient Ql à Qll, EQ1 et FQ2, un circuit de seuils 23, des circuits de poursuite en distance Fl et P2, des circuits Cl et C2 de calcul de la vitesse et de l'accélération de l'objectif poursuivi, lesdits circuits fournissant les signaux de sens de l'accélération (al-, ait, a2-, a2+), le 30 signal de vitesse nulle (Tl, V2), le signal (SI, S2) définissant si l'objectif poursuivi attèrrit ou décolle, un circuit logique 24 d'élaboration des signaux d'alarme et d'allumage de voyants. Les signaux D et S'sont appliqués, par l'intermédiaire des filtres pâsse-bas Fl et F2, à des sélecteurs en distance DSI à DS11 pour le signal D 35 et SSl à SSII pour le signal S1 dont l'ouverture est commandée par les signaux fournis par le générateur 22 ; un même signal est appliqué à un couple de sélecteurs tels que DSI et SSl et définit une certaine tranche de distance située à une distance du radar définie par l'instant d'apparition du signal au cours d'une période de répétition du radar ; ce signal d'ouverture des sélec-40 teuxs en distance A une période de répétition égale à celle du radar* 7032847 2104957 Le signal appliqué au couple suivant de sélecteurs (DS2, SS2; est identique à celui appliqué au couple (DSI, SSl) mais décalé dans le temps de manière à définir une tranche de distance adjacente. La série de sélecteurs définit donc une série de tranches de distance adjacentes Dl à DU représentées dans la 5 figure 1 avec cette différence qu'elles ne sont limitées en gisement que par la largeur du faisceau de l'antenne. Les signaux de sortie d'un couple de sélecteurs sont appliqués à un circuit Q de calcul du quotient ?,de tous types connus ; l'amplitude du signal D de sortie d'un circuit Q est proportionnelle à l'écart angulaire entre l'obsta-10 cle mobile situé dans la tranche de distance et l'axe de l'antenne. Le circuit 23 auquel sont appliqués les signaux fournis par les calculateurs de quotient et les signaux de sortie des sélecteurs de la voie S'est un" convertisseur analogique-digital qui est constitué principalement par des circuits à seuils permettant de limiter angulairement les tranches de distances 15 Dl à DU. Il est clair que les valeurs de seuils sont différentes d'une tranche de distance à la suivante et qu'elles ne sont pas symétriques pour une même tranche de distance si l'axe de l'antenne n'est pas confondu avec l'a;;e de la piste ou si les tranches de distance ne sont pas symétriques par rapport à l'axe de l'antenne. Lorsque le signal de quotient est à l'intérieur de la gamme défi-20 nie par les deux seuils, cela signifie qu'il existe un obstacle mobile dans la tranche de distance correspondante et le circuit 23 fournira un signal logique ODl à ODll selon la tranche de distance. Le circuit 23 comporte également des portes électroniques qui ne laissent passer le signal OS de la voie Somme que si le signal OD correspondant 25 existe ; ces signaux sont référencés 0S1 à OSll. En fait, comne on le montrera en relation avec les figures 5 et 6, seuls les signaux 0S1, 0S3, 0S9 et OSll sont utilisés ; ces signaux sont des signaux logiques et non des signaux analogiques. Le signal de la voie Somme est appliqué, par l'intermédiaire du filtre 30 passe-bas F3, à deux dispositifs de poursuite. Les signaux de sortie d'un couple de sélecteurs PSA1, PSIll (ou PSA2, PSR2) sont appliqués à un circuit PQ1 (ou PQ2) qui en fait le quotient, le signal de quotient OP1 (ou 0P2) ayant une amplitude proportionnelle à l'écart qui existe entre le milieu de l'écho et l'arête commune des deux créneaux de poursuite. Le signal d'écart est appliqué au circuit PI 35 (ou P2) qui déplace les créneaux de poursuite de manière qu'ils soient centrés sur l'écho poursuivi. Ce dispositif de poursuite est connu par ailleurs et son principe est par exemple exposé dans les pages 189 et 190 du livre intitulé "Introduction to Radar Systems" de llerril I. Skolnik édité en 1962 par Me Graw-Hill Book Company. Cependant par rapport aux dispositifs connus, il coa-40 porte des circuits supplémentaires peraettant de boucler la poursuite sur un 7032847 6 2104957 objectif détecté dans une tranche de distance particulière telle que les tranches Dl, D3, D9 et Dll qui correspondent aux accès à la piste, de l'arrêter lorsque l'objectif a une vitesse inférieure à une certaine valeur lors de l'atterrisage ou lorsque l'objectif dépasse certaines limites de part et 5 d'autre des extrémités de la piste. Ces circuits supplémentaires seront décrits plus en détail à l'aide des figures suivantes. Les circuits Cl et C2 sont identiques et permettent d'élaborer des signaux al-, al+ pour le circuit Cl et a2-, a2-l- pour le circuit C2, lesdits signaux définissant le sens de l'accélération de l'objectif poursuivi ; ils 10 fournissent également un signal VI pour le circuit Cl et V2 pour le circuit C2 caractérisant le fait que la vitesse est inférieure à une valeur prédéterminée, un signal SI pour le circuit Cl et S2 pour le circuit C2 définissant le type de manoeuvre cffectuéepar l'objectif poursuivi, à savoir atterrissage SI ou décollage SI. Comme on le montrera plus loin, tous ces signaux sont obtenus à 15 partir du signal de la boucle de poursuite. Ces derniers signaux ainsi que les signaux Oûl à ODll et les signaux fournis par le générateur de créneaux 22 sont appliqués à un circuit 24 qui réalise un certain nombre de fonctions logiques sur lesdits signaux afin d'en tirer un certain nombre de signaux d'alarme et d'allumage de voyants. Certaines 20 fonctions logiques importantes seront décrites plus en détail en relation avec le tableau 1 niais on comprendra que la réalisation d'autres fonctions logiques sont à la portée de l'homme de l'art sans sortir du cadre de la présente invention. Le circuit 22 de la figure 3 est un générateur d'impulsions qui, au 25 cours do chaque période de répétition, fournit des impulsions qui définissent des tranches de distance le long de la piste, par exemple les tranches de distance Dl à Dll (figures 1 et 7) ; il fournit également d'autres impulsions qui définissent une zone DO, longue de 500 mètres par exemple, comprise entre la tranche Dl et un point très proche du radar 4, une zone D'O,également de 500 30 mètres, située au-delà de la tranche Dll, une zone DFP1, dite de fin de piste, située entre le radar et Dl, au-delà de laquelle la poursuite est arrêtée, une zone DFP2 symétrique de la zone DFE1 par rapport au centre de la piste, une zone Dec couvrant les tranches Dl à D8, enfin une zone D'ec couvrant les tranches D4 à Dll. Les positions relatives de ces impulsions au cours d'une 35 période de répétition des impulsions d'émission E'sont données par les diagrammes de la figure 7. Cette figure 7 montre également les créneaux de poursuite DPI et DP2 qui sont à des positions quelconques lorsque les boucles de poursuite sont fermées. 7032847 2104957 On remarquera que la durée optimum d'ouverture d'une porte en distance est celle d'une impulsion d'émission, ce qui n'est pas le cas exposé dans les diagrammes de la figure 7. Si l'on désire cette optimisation, chaque tranche Dl à Dll seïa constituée de zones élémentaires qui correspondront chacune à la 5 durée d'une impulsion d'émission et il y aura autant de couples de sélecteurs en distance que de zones élémentaires ; en groupant les conducteurs de sortie de plusieurs sélecteurs de zones élémentaires adjacentes on obtiendra les tranches DO, D'O, Dl à Dll, lesdites tranches pouvant d'ailleurs être d'inégale longueur. Le circuit E de la figure 3 est un circuit de mesure de l'intervalle e 10 séparant les deux impulsions de poursuite ÛP1 et DP2 qui fournit un signal Em lorsque e est inférieur à une certaine valeur fixée a priori. Il peut par exemple consister en un comparateur des deux tensions représentatives des'positions des impulsions DPI et DP2 par rapport à l'impulsion d'émission. La figure 4 représente un schéma simplifié des circuits PI et Cl de 15 la figure 3. La circuit PI comporte un circuit 25 de calcul de la distance de l'objectif poursuivi par rapport au point de départ de ladite poursuite, un générateur 26 de créneaux de poursuite, un circuit logique 27 fournissant les signaux de départ et d'arrêt de la poursuite. Le circuit 25 comporte essentiellement deux circuits intégrateurs 28 et 29, lesdits intégrateurs pouvant être 20 mis en court-circuit par l'intermédiaire de deux interrupteurs 35 et 36 qui sont fermés pendant la durée de présence d'un signal 51. Le circuit Cl comporte deux circuits dérivateurs 30 et 31, des circuits comparateurs 33 et 34 et un circuit 32 de détermination du type de mouvement effectué par l'aéronef : atterrissage ou décollage. Il est clair que, 25 par une première dérivation du signal fourni par le circuit 25, on obtient un signal proportionnel à la vitesse de déplacement des créneaux de poursuite, c'est-à-dire celle de l'écho poursuivi. Ce signal de vitesse est appliqué à un circuit comparateur 33 qui fournit un signal VI lorsque la vitesse est inférieure, en valeur absolue, à une certaine valeur fixée a priori ; ce signal VI 30 signifie, par exemple, que l'avion qui atterrit vient de s'immobiliser et donc qu'il n'y a plus lieu de continuer la poursuite. Le signal de vitesse est appliqué à un deuxième circuit dérivateur 31 qui fournit un signal proportionnel à l'accélération de l'écho ; un circuit de comparaison, 34 fournit ensuite deux signaux, l'un al- signifiant que l'écho poursuivi a une accélération qui décroît 35 et l'autre al+ signifiant que l'écho poursuivi a une accélération qui croît. Le circuit 32 est un circuit qui échantillonne le signal de vitesse un certain temps, par exemple une seconde, après la fermeture de la boucle de poursuite et qui compare l'amplitude de l'échantillon à une valeur prédéterminée, ladite valeur correspondant à une vitesse qui est supérieure à la vitesse d'un aéronef 7032847 2104957 au début d'une opération de décollage mais qui est inférieure à la vitesse d'un aéronef qui commence l'opération d'atterrissage et ceci quel que soit le type d'aéronef. Ainsi, si l'amplitude de l'échantillon est inférieur à ladite valeur, il s'agit d'un décollage (signal SI) et si elle est supérieure, il s'agit d'un 5 atterrisage (signal SI). Les figures 5 et 6 représentent les circuits logiques contenus dans le rectangle 27 de la figure 4 qui ont pour but de fermer et d'ouvrir la boucle de poursuite lorsque certaines conditions sont réalisées. On ne décrira que les circuits logiques associés à la poursuite 1, ceux de la poursuite 2 s'en dédui-10 sant immédiatement. Les conditions logiques sont prévues de manière que la boucle de poursuite 1 se ferme immédiatement sur un objectif détecté dans les zones Dl et D3 et se ferme sur un objectif détecté dans les zones D9 et Dll si, après un certain temps, cet objectif n'a pas été pris en charge par la poursuite 2 ; en 15 outre, la boucle de poursuite 1 s'ouvre lorsque l'objectif poursuivi arrive en DFP1 ou DFP2 (figure 7) ou lorsque l'objectif poursuivi s'arrête lors de l'atterrissage. La boucle de poursuite se ferme en deux étapes : la première consistant à amener les créneaux de poursuite à la distance où on a détecté un objectif et 20 la deuxième consistant à fermer réellement la boucle si certaines conditions sont remplies en particulier si les créneaux sont centrés sur l'objectif à poursuivre. Ainsi, lors de la première étape (figure 5), les créneaux sont amenés dans les zones Dl, D3, D9 ou Dll si, la boucle étant ouverte (signal Bl), un objectif est détecté dans lesdites zones (l'un des signaux 0S1, 0S3, 0S9 ou OSll) et si, 25 dans le cas des zones D9 et Dll, l'autre boucle de poursuite est déjà fermée (signal 11B2) ; le signal RB2 correspond au signal B2 (deuxième boucle fermée) retardé d'un temps R pour que l'autre poursuite ait eu le temps de se fermer sur un objectif ; on évite ainsi que les deux poursuites se ferment sur un même objectif. 30 Dans la figure 5, les signaux dl, d3, d9 et dll sont des tensions qui déterminent les positions de départ des créneaux de poursuite de manière qu'ils contiennent l'objectif détecté dans l'une des zones, ce qui se traduit par un signal 0P1 à la sortie du circuit de quotient PQ1 (figure 4), ledit signal 0P1 constituant, comme on le montrera en relation avec la figure 6, une condition à 35 la fermeture de la boucle. Les sorties des portes électroniques PI à P4 de la figure 5 fournissent respectivement des tensions dl, d3, d9 et dll lorsqu'elle* sont ouvertes ou une tension constante lorsqu'elles sont fermées. Dans les figures 4, 5 et 6,1e signal Bl signifie que la boucle est fermée c'est-à-dire que les interrupteurs 35 et 36 de la figure 5 sont ouverts ; 7032847 2104957 cette fermeture de boucle (figure 6) est obtenue si, la boucle étant ouverte (signal Bl), on détecte un objectif soit dans les zones Dl ou D3 (présence des signaux OS1 ou OS3), soit dans les zones D9 ou Dl1 à condition que l'autre poursuite soit déjà fermée (conditions 0S9.RB2 ou 0S11.RB2); cependant, la poursuite 5 1 ne se ferme réellement que si on détecte l'objectif dans les créneaux de poursuite (signal OP1) et si la distance entre les créneaux des deux poursuites est supérieure à une certaine valeur (signal Em). L'ouverture de la boucle (figure 6) a lieu si l'objectif poursuivi dépasse les distances DFP1 et DFP2 dites de fin de piste [condition DPI (DFP1+DFP2)J ou si l'objectif poursuivi a une vitesse nulle 10 (signal VI) et ne donne plus un signal de poursuite 0P1. Les signaux DFP1 et DFP2 sont fournis par le générateur de créneaux 22 (figure 3) et déterminent chacun une tranche de distance assez éloignée (500 à 1000 mètres) de chaque extrémité de la piste. Les signaux 0D1 à 0D11, Dl à Dll, al-, al+, VI, SI, a2-, a2+, V2, S2, 15 Em ainsi que le signal S ou S définissant le sens d'utilisation de la piste sont appliqués à un circuit 24 qui élabore des signaux d'alarme et d'allumage de voyants, lesdits signaux étant appliqués à un coffret dont la face-avant comporte un certain nombre de voyants. Ces voyants sont par exemple au nombre de vingt-six divisé en deux groupes, l'un de onze voyants verts W1 à W1I correspondant cha-20 cun à une tranche de distance, l'autre de quinze voyants rouges VA1 à VA15 correspondant aux différentes conditions d'alarme. Un voyant vert s'allume lorsqu'un obstacle est détecté dans la tranche de distance correspondante; ainsi, le voyant vert W1 s'allume lorsqu'un signal 0D1 apparaît, c'est-à-dire lorsqu'un objectif mobile pénètre dans la tranche de 25 distance Dl, que la présence de cet objectif soit normale (aéronef se présentant pour le décollage) ou anormale (cas des autres véhicules). Un voyant rouge s'allume lorsqu'un événement anormal se produit, par exemple la détection d'un obstacle mobile dans la tranche de distance D4 lorsqu' un aéronef décolle ou atterrit. 30 Le tableau donne une liste non limitative de signaux d'alarme Al à Al5, leur signification et leurs conditions logiques d'obtention. Ce tableau montre que l'6n élabore le signal d'alarme A2 qui signifie que l'atterrissage dans le sens direct a lieu avant le début de la piste si l'une des deux poursuites étant en atterrissage (SI + S2), leur vitesse s'annule (B1.V1 + B2.V2) et que leur 35 distance corresponde à la zone DO £(DP1+DP2).D0], lorsque l'atterrissage s'effectue dans le sens direct (S). Un raisonnement analogue permet de comprendre comment sont obtenus les signaux A3 à A7 qui concernent les différents cas d'atterrissage et les signaux A8 et A9 qui concernent ces décollages dans lesquels la vitesse de la poursuite s'annule à une distance Dec ou D'ec trop courte par rapport à 40 l'accès. 7032847 2104957 Signal Signification Conditions logiques Al Distance entre poursuites inférieure à une certaine valeur Em.Bl.B2 A2 Atterrissage dans le sens direct avant le début de la piste ,(SÏ+S2)(Bl.V1+B2.V2)(DP1+DP2), S.DO M A3 Atterrissage dans le sens inverse avant le début de la piste M.S.D'O A4 Atterrissage dans le sens direct après la fin de la piste M.S.D'O A5 Atterrissage dans le sens inverse après la fin de la piste M.S.DO A6 Atterrissage dans le sens direct en dehors des taxi-ways M.S (D9.DÏÏ) A7 Atterrissage dans le sens inverse en dehors des taxi-ways M.S(D1.D3) A8 Décollage trop court dans le sens direct .(S1+S2)(B1.V1+B2.V2)(DP1+DP2).S.Dec N A9 Décollage trop court dans le sens inverse N.'s.D'ec A10 Inversion de l'accélération de la poursuite 1 lors de 1'atterrissage SÏ.al+ Ail Inversion de l'accélération de la poursuite 1 lors du décollage Sl.al- A12 Inversion de l'accélération de la poursuite 2 lors de 11atterrissage S2.a2+ A13 Inversion de l'accélération de la poursuite 2 lors du décollage S2.a2- • A14 Détection d'un ou de plusieurs échos dans les tranches de distance Dl à Dll, lesdits échos n'étant pas poursuivis (BÏ+B2)(ÙP1+DP2)(OD1.DÏ+0D2.D2+... +0D11.DÎÏ) A15 Présence d'échos simultanés dans deux tranches de distance contenant les accès à la piste 0D1(0D3-K>D9+0D11)+0D3(OD9+OD11) +0D9.0D11 7032847 2104957 Les signaux d'alarme À10 à A13 concernent lea inversions de l'accélération de la poursuite en fonction du sens de la piste et du type d'opération effectué par l'aéronef : atterrissage ou décollage. . Le signal d'alarme A14 apparaît si l'on détecte des objectifs dans 5 les tranches de distance Dl à Dll, lesdits échos n'étant pas par ailleurs poursuivis par les créneaux de poursuite. Le signal d'alarme AÏS apparaît si des échos sont détectés dans au moins deux des quatre tranches de distance Dl, D3, D9 et Dll contenant des accès à la piste. 10 Ces signaux d'alarme Al à A15 allument respectivement les voyants rouges VA1 à VA15 qui sont disposés sur la face avant du coffret, chaque voyant étant accompagné de sa signification. La face avant du coffret comporte également deux flèches en sens inverse qui,lorsqu'elles sont allumées,indiquent le sens d'utilisation de la 15 piste : sens direct ou sens inverse, ce sens est affiché par un opérateur et correspond au signal S ou S. Les signaux d'alarme commandent 1'allumage des voyants VA1 à VA15 par l'intermédiaire de bascules qui ne peuvent être remises à zéro que par un opérateur qui actionne un interrupteur commun à toutes les bascules ou un interrup-20 teur pour chaque alarme. Les voyants verts ne sont pas commandés par l'intermédiaire de bascules et leur temps d'allumage correspond à la durée de présence des conditions logiques. En l'absence de tout mouvement sur la piste et à ses abords immédiats, 25 seul le voyant (flèche) indiquant le sens d'utilisation de la piste est allumé. Si, aucune boucle de poursuite n'étant fermée, un objectif est détecté dans l'une quelconque des tranches de distance, le voyant vert correspondant s'allume ainsi que le voyant rouge VA14, mais si deux objectifs apparaissent par exemple dans les tranches de distance Dl et D3, le voyant rouge VA15 et les 30 voyants verts W1 et W3 s'allument ; ces deux objectifs déclenchent alors la fermeture des deux boucles de poursuite, la poursuite 1 se fermant sur l'objectif détecté en Dl et la poursuite 2 se fermant, un temps R plus tard, sur l'objectif détecté en D3. Si l'intervalle entre les distances DPI et DP2 des poursuites respec-35 tivement égales à Dl et D3 est trop faible, le voyant rouge VA1 s'allume. Si l'on suppose que le danger présenté par l'apparition des deux objectifs détectés en Dl et D3 a été écarté et que, par exemple, l'objectif en D3 correspond & un aéronef cooraençant à rouler alors que l'objectif en Dl a stoppé : le voyant vert W3 s'éteint. Au fur et à mesure que l'aéronef traversera les tranches de 40 distance, les voyants verts correspondant*s'allu»ercmt ou s' éteindront ■•Ion 7032847 2104957 que l'objectif pénètre dans la tranche de distance ou la quitte. Si un objectif mobile apparaît dans une tranche de distance autre que celle où se trouve l'aéronef au même instant, le voyant rouge VA14 s'allume et le voyant vert de la tranche de distance auquel est apparu ledit objectif s'allume. Si le décollage a 5 lieu normalement (absence des alarmes A8 à A13), la poursuite s'arrête lorsque l'aéronef atteint la distance DFP2, Dans la description ci-dessus, on a supposé que les signaux fournis par le circuit logique 24 commandaient l'allumage de voyants, cependant ils peuvent être utilisés à commander l'apparition de symboles sur l'écran d'un indi-10 cateur panoramique. Bien que la présente invention ait été décrite en relation avec un exemple particulier de réalisation, il est clair qu'elle n'est pas limitée audit exemple et qu'elle est susceptible d'autres variantes ou modifications sans sortir de son domaine. 7032847 « 2104957 REVENDICATIONS 1. Dispositif de surveillance d'une zone caractérisé par l'utilisation d'un radar DUppler cohérent du type à lobes croisés simultanés dont l'antenne est fixe et dirigée vers ladite zone, par le fait que les signaux à vidéo-fréquence des voies Sotmne S et Différence D sont appliqués à une série de sélec- 5 teurs en distance suivis de calculateurs de quotients des signaux des voies D et S provenant de chaque tranche de distance, lesdits calculateurs ne fournissant un signal que si le signal de quotient est inférieur à un certain seuil, par le fait que l'on élabore des signaux de visualisaticn et d'alarme en fonction de certains critères à partir des signaux fournis par les calculateurs de 10 quotient et de ceux définissant les tranches de distance, 2. Dispositif de surveillance d'une zone selon la revendication 1 caractérisé par le fait que les signaux à vidéo-fréquence de la voie S sont appliqués à au moins un dispositif de poursuite en distance qui entre en action lorsqu'un calculateur de quotient parmi un certain nombre de calculateurs de 15 quotient affectés au traitement des signaux provenant de tranches de distance particulières fournit un signal, ladite poursuite commençant à la tranche de distance qui a fourni ledit signal, par le fait que l'on élabore des signaux de vitesse nulle et de sens de l'accélération de l'objectif poursuivi, par le fait que l'on détermine le type d'opération effectué par l'aéronef, par le fait que 20 l'on élabore des signaux de visualisation et d'alarme en fonction de certains critères.