la présente invention est relative à un générateur électrochimique, et en particulier à des accumulateurs électriques et à leurs procédés de charge. La présente invention peut être le plus avantageusement appliquée dans les cas où la simplicité de l'entretien de l'accumulateur utilisé est de rigueur, par exemple, dans les véhicules ferroviaires et miniers et les chariots électriques. On connaît un accumulateur électrique (cf., par exemple, le brevet de la R.F.Â. NO 1.496.344) comportant des électrodes positive et négative principales qui sont isolées l'une de l'autre par des séparateurs et placées dans 11 électrolyte. L'accumulateur comporte également une électrode auxiliaire disposée entre les séparateurs, reliée par un élément à impédance électrique à l'électrode négative principale et réagissant à l'état de charge de l'accumulateur. Une partie de l'électrode auxiliaire, électrode exécutée en matériau électroconducteur spongieux, se trouve dans l'électrolyte et son autre partie est hors de l'électrolyte et se trouve dans l'espace situé au-dessus de la surface de 11 électrolyte et rempli par le gaz qui se dégage de l'électrolyte. Au cours de la charge de cet accumulateur électrique connu, une différence de potentiel s'établit entre son électrode positive principale et son électrode auxiliaire. L'apparition de cette différence de potentiel est due à l'absorption par l'électrode auxiliaire de l'oxygène (ou de l'hydrogène) de la physe gazeuse de l'accumulateur, la valeur de cette différence de potentiel dépendant de la pression partielle de ce gaz. Il en résulte que l'élément électrique à impédance est parcouru par un courant, la valeur de la chute de tension dans cet élément permettant de juger de l'état de charge de l'accu- mulateur. Cependant, dans un tel type d'accumulateur, l'électrode auxiliaire, qui n'est que partiellement disposée dans ltélec- trolyte, fonctionne donc en électrode à gaz, c'est-à-dire dans des conditions qui ne sont assurées que dans un accumulateur étanche à volume limité d'électrolyte, et non pas dans un accumulateur non étanche ayant une quantité excessive d'électrolyte, car l'excédent d'électrolyte empêche l'absorption du gaz par l'électrode auxiliaire et fait ainsi obstacle à l'apparition d'une différence de potentiel entre I1 électrode positive et l'électrode auxiliaire.En outre, ce type d'accumulateur connu à électrode auxiliaire ne permet pas de fixer avec la précision requise, pendant le processus de la charge, le moment où est atteint l'état de charge complète de l'accumulateur, étant donné que la pression de gaz dans la phase gazeuse de l'accumulateur n'est pas toujours liée de la même manière à 11 état de charge de celui-ci. Tout ceci nuit aux caractéristiques électriques et au fonctionnement de 1'accumu- lateur. Un procédé connu de charge d'un accumulateur comprenant une électrode auxiliaire absorbant l'oxygène qui se dégage de l'électrolyte (cf. par exemple, le brevet des E.U.Â. NO 3.889. 172) consiste à amener un courant de charge aux électrodes positive et négative principales de l'accumulateur, à surveiller ou contrôler la valeur d'un courant formant signal parcourant un circuit comportant l'électrode positive, l'électrode auxiliaire, l'élément à impédance électrique et la borne de l'électrode négative, ladite surveillance ou contrôle étant réalisée d'après la dérivée première par rapport au temps du courant formant signal, et à couper le courant de charge de l'accumulateur lorsque la dérivée première par rapport au temps du courant formant signal atteint une valeur prédéterminée. Toutefois, ce procédé connu de charge d'un accumulateur électrique à électrode auxiliaire n'assure pas un contrôle satisfaisant du processus de charge de l'accumulateur et ne permet pas de déterminer avec une précision suffisante le moment où est atteint l'état de charge complète de l'accumulateur à charger. les raisons en sont les suivantes: wpremièrement, l'état de charge de 1'accumulateur dépend, non seulement de la quantité d'électricité qui lui est fournie, mais aussi de la densité du courant de charge, la valeur de la densité du courant formant signal dépendant, elle aussi, de la valeur de la densité du courant de charge.Par conséquent, le rapport des densités du courant formant signal et du courant de charge doit être tel que le courant formant signal correspondant au courant de charge appliqué ait une densité qui, d'une part, soit à priori supérieure à la densité du courant initial, c'està-dire, du courant dû à la quantité d'oxygène dissous dans l'électrolyte à l'état d'équilibre et circulant entre les électrodes positive et auxiliaire et, d'autre part, ne soit pas élevée au point de ne plus dépendre de l'état de charge de l'accumulateur, c'est-à-dire, permette d'indiquer distinctement la fin de la charge de l'accumulateur. Or, la prescription d'un rapport entre les densités du courant de charge et du courant formant signal n'est pas prévue par ce procédé connu de charge d'accumulateur. -deuxièmement, la surveillance ou contrôle du processus de charge de l'accumulateur en vue de détecter son état de charge complète uniquement d'après la valeur de la dérivée première par rapport au temps du courant formant signal n'assure pas l'indication univoque de l'état de charge de l'accumulateur à n'importe quel stade de charge et, en particulier, au stade initial de la charge, quand un faux signal d'atteinte de l'état de charge complète peut surgir, ce qui est susceptible d'entraîner une mise prématurée de l'accumulateur hors du circuit de charge. Ainsi, dans ce procédé connu de charge d'accumulateur électrique, le moment d'obtention de l'état de charge complète de l'accumulateur et, par conséquent, le moment optimal de sa déconnexion, du circuit de charge n'est pas déterminé avec une précision suffisante, ce qui peut toujours entralner, soit une charge insuffisante de l'accumulateur aboutissant à une dégradation de ses caractéristiques électriques spécifiques, soit une charge excessive de celui-ci, quand l'énergie dépensée inutilement pour la charge excessive est consommée dans les accumulateurs alcalins, ainsi que dans ceux du plomb, conduisant au suréchauffement de l'accumulateur et à l'évaporation de l'électrolyte bouillant et, en outre, dans les accumulateurs au plomb, à la destruction des électrodes. Tous ces inconvénients réduisent la durée de service de l'accumulateur. La présente invention vise à réaliser un accumulateur électrique à électrode auxiliaire dans lequel le contrôle du processus de charge peut être effectué en présence d'une quantité excessive d'électrolyte dans l'accumulateur, ainsi qu'un procédé de charge d'un accumulateur électrique à électrode auxiliaire qui permette de déterminer avec une précision plus élevée le moment où est atteint l'état de charge complète de cet accumulateur. Ces buts sont atteints au moyen d'un accumulateur électrique comportant des électrodes positive et négative principales, isolées l'une de l'autre par des séparateurs et placées dans l'électrolyte, et une électrode auxiliaire disposée entre deux séparateurs, reliée par un élément à impédance électrique à l'électrode négative principale et réagissant à l'état de charge de l'accumulateur électrique, ledit accumulateur étant caractérisé en ce que l'électrode ausiliaire est disposée en tiercement dans l'électrolyte et adhère intimement au séparateur adjacent à l'électrode positive principale. Le serrage parfait de l'électrode auxiliaire, par l'in termédiaire du séparateur, contre l'électrode positive principale, assure l'obtention d'une valeur stable et distincte du courant formant signal passant à travers l'élément à impédance électrique. L'invention a également pour objet un procédé de charge de l'accumulateur électrique défini ci-dessus qui comprend les étapes qui consistent à amener un courant de charge aux électrodes positive et négative principales de l'accumulateur électrique, à contrôler ou surveiller la valeur du courant formant signal parcourant le circuit comportant l'électrode positive principale, l'électrode auxiliaire, l'élément à impédance électrique, et l'électrode négative principale d'après la valeur de la dérivée première par rapport au temps du courant formant signal, et à déconnecter la source de courant de charge des électrodes positive et négative principales lorsque la dérivée première par rapport au temps du courant formant signal atteint une valeur prédéterminée , ledit procédé de charge étant caractérisé en ce qu'on choisit la densité du courant de charge telle que 1/3 #3 is/ic > / 1/50 où is est la densité du courant formant signal, ics la densité du courant de charge, et l'on effectue la déconnexion précitée de la source de courant de charge lorsque la valeur de la dérivée première par rapport au temps du courant formant signal est nulle et que la valeur précédente de la dérivée seconde par rapport au temps du courant formant signal est négative, ou bien lorsque la valeur de la dérivée première par rapport au temps du courant formant signal est nulle et que la valeur précédente de la densité du courant de signal est comprise dans les limites suivantes:: 0,03 mA/cm2 Le choix des limites des rapports susmentionnés est basé sur ce qui suit. Dans la première desdites relations, la limite inférieure répond à l'exigence selon laquelle la densité du courant de charge ne doit pas dépasser la valeur pour laquelle la concentration de l'oxygène de sursaturation et, par conséquent, la densité du courant formant signal, ne dépendent plus du courant de charge. La limite supérieure de la relation en question répond à l'exigence selon laquelle la densité du courant de charge doit assurer une valeur de la densité du courant formant signal qui soit supérieure à la densité du courant initial dû à l'ionisation de l'oxygène atmosphérique dissous dans l'électrolyte. Dans la deuxième desdites relations, la limite inférieure répond à l'exigence selon laquelle la densité du courant formant signal doit toujours être supérieure à la valeur maximale de la densité du courant initial, alors que la limite supérieure répond à l'exigence selon laquelle la densité du courant formant signal doit toujours être inférieure à la valeur minimale de la densité qui correspond à la charge complète de l'accumulateur. Le choix du courant de charge de l'accumulateur électrique à l'intérieur des limites du premier rapport rend possible l'obtention d'une valeur du courant formant signal assurant une indication sûre du degré de charge de l'accumulateur électrique, tandis que l'utilisation de la dérivée seconde par rapport au temps du courant formant signal permet d'éviter toute ambiguïté sur la détermination du moment où l'état de charge complète de l'accumulateur est atteint. L'utilisation du deuxième rapport permet aussi d'obtenir un signal préliminaire univoque de mise de l'accumulateur hors du circuit de charge étant donné que, dans certaines conditions de charge, le signe de la dérivée seconde par rapport au temps du courant formant signal peut être détecté d'une manière suffisamment distincte. La présente invention sera mieux comprise à l'aide de la description détaillée qui va suivre d'un exemple particulier de sa réalisation et des dessins annexés sur lesquels: la Fig.1 représente schématiquement un accumulateur à électrode auxiliaire selon l'invention; la Fig.2 représente une courbe illustrant la variation du courant formant signal parcourant le circuit "électrode auxiliaire-borne d'électrode négative en fonction de la capacité fournie à 11 accumulateur pendant la charge;; la Fig.3 représente un faisceau de courbes illustrant la variation du courant formant signal parcourant le circuit électrode auxiliaire-borne d'électrode négative en fonction de la capacité fournie pour les cinquième, cinquantième et centième cycles de fonctionnement de l'accumulateur; la Fig.4 représente une courbe illustrant la variation de la densité du courant formant signal en fonction de la densité du courant de charge de l'accumulateur; et la Fig.5 représente des courbes illustrant la variation du courant formant signal en fonction de la capacité fournie pour des valeurs différentes du courant de charge de l'accumulateur. L'accumulateur électrique non étanche objet de la présente invention comporte un bac 1 (Fig.1) dans l'électrolyte 2 duquel sont disposées des électrodes principales, notamment, une électrode négative 3 comportant une borne 4 et une électrode positive 5 comportant une borne 6. Les électrodes négative 3 et positive 5 principales sont isolées l'une de l'autre par un séparateur 7 adjacent à l'électrode négative 3. Un séparateur 8 adhère à l'électrode positive 5, et une électrode auxiliaire 9 en matériau inerte est montée entre le séparateur 7 et le séparateur 8, cette électrode étant étroitement serrée au moyen du séparateur 8 contre ltélectrode positive 5 et reliée par un élément à impédance électrique, notamment une diode 10 et un appareil indicateur 11, à 11 électrode négative 3. L'électrode auxiliaire 9, qui réagit au degré de charge de 11 accumulateur, est disposée au-dessous du niveau de l'électrolyte 2 dans l'accumulateur, c'est-à-dire qu'elle est complètement immergée dans l'électrolyte 2. L'électrode auxiliaire 9 est constituée d'un élément plat plein dont l'aire superficielle est comparable à celle du séparateur 8 adjacent à l'électrode positive principale 5 et peut être fabriquée en tout matériau électroconducteur, chimiquement inerte par rapport à l'électrolyte. Ainsi, pour un accumulateur alcalin, l'électrode auxiliaire 9 est fabriquée en nickel, en platine ou en charbon, tandis que pour un accumulateur acide elle est fabriquée en charbon ou en platine. Les deux séparateurs 7 et 8 sont exécutés en un matériau chi miquement résistant à l'électrolyte utilisé habituellement à ces fins. L'accumulateur à électrode auxiliaire proposé fonctionne de la manière suivante. Pendant la charge de l'accumulateur, l'oxygène qui se dégage sur 1'électrode positive 5 est partiellement ionisé sur l'électrode auxiliaire 9 et, en même temps, un courant formant signal passe par le circuit comportant 1'é- lectrode positive principale 5, l'électrode auxiliaire 9, l'appareil indicateur 11, la diode 10 et la borne 4 de l'électrode négative principale 3. La valeur de ce courant est proportionnelle à la vitesse de dégagement de l'oxygène sur l'électrode positive 5 et, par conséquent, au degré de charge de ltélectro- de positive 5, représentatif dans ce cas du degré de charge de tout l'accumulateur.Il est évident que lorsque l'état de charge complète de l'électrode positive 5 est atteinte, le courant d'ionisation de l'oxygène sur l'électrode auxiliaire 9 devient maximal, puisque dans ce cas tout le courant de charge de l'accumulateur est dépensé pour le dégagement de l'oxygène. De cette manière, la valeur du courant formant signal parcourant le circuit "électrode auxiliaire 9 - borne 4 d'électrode négative 3N indiquée sur l'appareil Il permet d'apprécier sans ambiguité l'état de charge complète de l'accumulateur. La diode 10, dont l'anode est reliée à l'électrode auxiliaire 9 et la cathode à 11 électrode négative 3, est branchée dans le circuit électrode auxiliaire 9 - borne 4 d'électrode négative 3", pour éliminer un faux courant formant signal dont l'apparition peut être imputée au dégagement d'hydrogène sur l'électrode auxiliaire 9 pendant la charge de l'accumulateur. lors du passage par la diode 10 du courant formant signal déterminé par le courant d'ionisation de l'oxygène sur l'électrode auxiliaire 9, le potentiel de l'électrode auxiliaire 9 devient, à cause d'une chute de tension dans la résistance directe de la diode 10, plus positif de 0,4 à 0,8 Volt que le potentiel de l'électrode négative 3, éliminant ainsi le dégagement d'hydrogène sur l'électrode auxiliaire 9 et, par conséquent, l'apparition d'un faux courant formant signal. La Fig.2 représente la courbe 12 de la variation du courant formant signal Is dans le circuit "électrode auxiliaire 9 - borne 4 d'électrode négative 3" en fonction de la capacité C conférée pendant la charge d'un accumulateur alcalin nickelcadmium à électrode complémentaire 9 réalisée en un matériau de base poreux en nickel. Dans ce cas, la capacité nominale C de l'accumulateur était de 350 ampères-heures et la valeur du courant de charge 1c était égale à G/4. Durant la période initiale de charge de l'accumulateur (région A), lorsque le dégagement d'oxygène sur l'électrode positive 5 est pratiquement nul, le courant de signal Is a une valeur presque imperceptible. Pendant le processus de charge (région B), au fur et à mesure de l'augmentation de la vitesse de dégagement d'oxygène sur l'électrode positive 5, la vitesse d'ionisation de l'oxygène sur l'électrode auxiliaire 9, c'est-à-dire, la valeur du courant Is formant signal, croît. Le courant Is formant signal atteint sa valeur maximale quand on a fourni à l'accumulateur, préalablement totalement déchargée, environ une fois et demie la valeur de la capacité nominale C (région C), ce qui correspond à l'état de charge complète de l'accumulateur. Alors, comme les études de l'accumulateur l'ont montré, l'allure de la courbe 12 de variation du courant formant signal, particulièrement dans la zone des valeurs maximales de ce courant, reste pratiquement invariable pendant un temps prolongé de service de l'accumulateur. La Fig.3, qui illustre la stabilité du courant Is formant signal pendant une durée de service prolongée de l'accumulateur, montre un faisceau de courbes 12 de variation du courant formant signal en fonction de la capacité G fournie à l'accumulateur, la courbe 12a étant relevée après l'âchêvement du cinquième cycle de fonctionnement de l'accumulateur, la courbe 12b après le cinquantième cycle de fonctionnement, et la courbe 12c après le centième cylce de fonctionnement. Comme on le voit sur le diagramme, ces courbes sont presque identiques à une légère différence près qui est due à un état différent de décharge de l'accumulateur avant la charge. Ainsi, la conception proposée d'accumulateur non étanche à électrode auxiliaire permet d'obtenir pendant la charge une courbe stable de variation du courant formant signal représentatif du degré de charge de 11 accumulateur, avec une zone nettement accusée qui indique son état de charge complète. Le procédé de charge de l'accumulateur proposé est le suivant. On applique d'abord le courant de charge Ic, fourni par un dispositif chargeur (non représenté), à la borne 4 de l'électrode négative principale 3 et à la borne 6 de l'électrode positive principale 5 (Fig.1). Aussitôt le courant de charge Ic appliqué, l'accumulateur commence à se charger et de l'oxy c gène commence à se dégager sur l'électrode positive 5, en se réduisant partiellement sur l'électrode auxiliaire 9, à la suite de quoi un courant Is formant signal parcourt le circuit constitué par l'électrode positive 5, l'électrode auxiliaire 9, l'appareil indicateur 11, la diode 10 et la borne 4 de l'électrode négative 3. La valeur du courant Is est proportionnelle à la partie du courant Ic consommée par le dégagement de l'oxygène sur 1'électrode positive 5.Il s'avère que pour assurer une indication sûre du courant Is formant signal, la valeur de la densité i c du courant de charge amené aux électrodes principales 3 et 5 de l'accumulateur doit être liée à la valeur de la densité is du courant formant signal par un rapport déterminé. En effet, la valeur du courant de réduction de l'oxygène sur l'électrode auxiliaire 9 est directement proportionnelle à la concentration de l'oxygène dans l'électrolyte 2 près de la surface de l'électrode positive 5, c'est-à-dire: I8 = Ace (1) où A est une constante dont la valeur dépend de l'épaisseur et de la pénétrabilité ionique du séparateur 8 en contact avec les électrodes positive 5 et auxiliaire 9, ainsi que de la nature et de la concentration de l'électrolyte 2 utilisé dans l'accumulateur; et CO est la concentration de l'oxygène dissous dans 1'électrolyte 2 près de la surface de l'électrode positive 5. La valeur de C0, à son tour, est proportionnelle à la partie du courant Ic consommée pour le dégagement de l'oxyène sur l'électrode positive 5, c'est-à-dire: Co 5 f(Ic) (2) En combinant les expressions (1) et (2), on a Is 5 Af(IC) (3) la proportionnalité obtenue dans l'accumulateur non étanche comportant l'électrode auxiliaire 9 immergée entièrement dans l'électrolyte 2 est due, ainsi que cela a été expliqué ci-dessus, à l'effet de sursaturation en oxygène de ltélectro- lyte 2 près de la surface de l'électrode positive 5.Cependant, on a observé que le degré de sursaturation en oxygène de la couche d'électrolyte 2 contiguë à 11 électrode ne s'accroît simultanément avec la densité du courant engendrant l'oxygène sur 11 électrode positive 5, c1 est-à-dire d'une partie de courant de charge Ic consommée pour le dégagement de l'oxygène, que jusqu'à une certaine limite et reste ensuite pratiquement constante, par suite de quoi, pour une certaine valeur relativement faible du rapport des densités i5/ic déterminée par le degré maximal de sursaturation en oxygène de l'électrolyte, l'indication de l'état de charge complète de 11 accumulateur d'après la valeur du courant de signal Is devient impossible (limite inférieure du rapport). D'autre part, aux densités faibles du courant de charge, le degré de sursaturation en oxygène de la couche d'électrolyte contiguë à l'électrode peut être à ce point insignifiant que la valeur de Go se trouve proche de la concentration équilibrée Ce de l'oxygène dans l'électrolyte, conditionnant un courant initial 1p qui existe toujours dans le circuit constitué par l'électrode positive 5 et l'électrode auxiliaire 9 et dont la densité est ip = ACe (4) Ainsi donc, pour une certaine valeur relativement élevée du rapport i /ic déterminée par le degré minimal de sursaturation en oxygène de l'électrolyte, l'indication de l'état de charge complète et, par conséquent, de la fin du processus de la charge de l'accumulateur, devient également impossible (limite supérieure du rapport), puisque la valeur du courant formant signal devient comparable à celle du courant initial, c' est-à-dire: 15 = Af(Ic) '# ACe ( L'existence des rapports limites des densités du courant de signal Is et du courant de charge 1c est illustrée par le diagramme de la Fig.4 qui représente une courbe expérimentale 13, obtenue pour un accumulateur complètement chargé, de la densité is du courant de signal en fonction de la densité ic du courant de charge fourni à l'accumulateur.Ladite densité is est déterminée par la densité du courant de dégagement de l'oxygène sur l'électrode positive et, par conséquent, par la densité du courant d'absorption de l'oxygène par 1'électrode auxiliaire 9. Comme on voit sur le diagramme, pour des rapports des densités de courants is/ic supérieurs à 1/3 (région D) ou inférieurs à 1/50 (région E), la courbe 15 devient pratiquement parallèle à l'axe des abscisses ce qui signifie que la densité i5 du courant formant signal cesse de dépendre de la densité ic du courant de charge de T'accumulateur. Ainsi, en se basant sur la relation expérimentale obtenue pour un accumulateur de construction non étanche, on constate qu'un rapport non ambigu entre le courant de charge 1c de l'accumulateur et le courant de signal Is ne peut être obtenu qu'à la condition suivante 1/3) is/ic > 1/50 (6) C'est en tenant compte de ce rapport que l'on doit choisir la valeur du courant de charge 1c de l'accumulateur. Après avoir amené le courant de charge Ic, choisi de façon convenable, sur les électrodes positive 5 et négative 3 principales (Fig.l), on contrôle la valeur du courant Is formant signal à l'aide de l'appareil indicateur 11, ce contrôle étant réalisé, suivant une des variantes du procédé proposé de charge de l'accumulateur à électrode auxiliaire, à partir de la valeur de la dérivée première par rapport au temps du courant I8 formant signal et, simultanément, à partir de la valeur de la dérivée seconde par rapport au temps de ce courant. La nécessité de surveiller le courant I8 de signal simultanément d'après les valeurs de ses dérivées première et seconde par rapport au temps s'impose du fait de la présence sur la courbe 12 de variation du courant Is de signal en fonction de la capacité fournie à l'accumulateur (Fig.2) de deux paliers correspondant au stade initial et au stade final de charge de l'accumulateur (régions A et C, respectivement). La dérivée première du courant Is formant signal par rapport au temps sur ces paliers a la même valeur et il s'ensuit que si l'on cherchait à déterminer le moment d'obtention de la charge complète de l'accumulateur sans tenir compte de la dérivée seconde par rapport au temps de ce courant, une ambigufté pourrait survenir.C'est justement pourquoi, dans le procédé proposé de charge d'accumulateur, les deux dérivées indiquées sont surveillées. En examinant la courbe 12, on constate que sur le palier initial (région A) correspondant à une petite valeur de i5 sur l'axe des ordonnées, la dérivée première par rapport au temps du courant formant signal I8 est nulle mais que puisque la dérivée seconde du courant sur ce palier ne prend pas de valeur négative et s'avère être également nulle, il n'y a pas à ce stade d'indication de l'état de charge complète de l'accumulateur. Au fur et à mesure de la charge de l'accumulateur, la valeur du courant I5 formant signal varie entre une valeur minimale quelconque et une valeur maximale déterminée et reste ensuite constante, ce qui correspond au palier du stade final de la charge (région C).Dans la région B de la courbe 12, la dérivée première par rapport au temps du courant 15 formant signal croit d'abord à partir de zéro jusqu'à une certaine valeur maximale et diminue ensuite à nouveau jusqu'à zéro, la dérivée seconde de ce courant, au point où la dérivée première a sa valeur maximale, passant d'une valeur positive à une valeur négative. Ensuite, quand la dérivée première devient nulle (région C), arrive le moment représentant ltétat de charge complète de l'accumulateur, et l'on déconnecte l'accumulateur du circuit de charge. La valeur maximale du courant de signal Is correspondant à l'obtention de l'état de charge complète de l'accumulateur dépend, pour une construction particulière d'accumulateur, comme cela est indiqué ci-dessus, de la valeur du courant de charge 1c et de la température de l'électrolyte à la fin de la charge. Cependant, la n#ature de la variation des dérivées première et seconde par rapport au temps du courant Is formant signal pendant le processus de charge reste le même. Ceci est illustré par le diagramme de la Fig.5 qui montre une courbe 14 de variation du courant Is en fonction de la capacité fournie pendant la charge à un accumulateur alcalin fer-nickel par un courant de charge 1c égal à 75 ampères, la capacité nominale de l'accumulateur étant de 350 ampères-heures et la température de l'électrolyte à la fin de la charge étant de l'ordre de 400G, ainsi qu'une courbe 15 de variation du courant formant signal pour le même accumulateur mais avec un courant de charge de 10 ampères et une température à la fin de la charge d'environ 200G. Comme cela ressort du diagramme, bien que les valeurs absolues des courants Is des deux courbes 14 et 15 diffèrent sensiblement l'une de l'autre et sont dans un rapport pratiquement égal à trois, les points 16 et 17 de ces courbes pour lesquels la dérivée première devient nulle et la dérivée seconde a déjà pris une valeur négative, c'est-à-dire les points correspondant à l'obtention de l'état de charge complète de l'accumulateur, correspondent sur l'axe des abscisses sensiblement à une même valeur de la capacité de charge. Cela confirme le fait que le moment où est atteint l'état de charge complète de l'accumulateur est indépendant des caractéristiques particulières de ce dernier et des conditions de la charge. Cependant, dans certaines conditions extrêmes de charge de l'accumulateur, en particulier en cas de charge à des températures élevées et à de faibles densités i5 du courant formant signal, il se peut que le signe de la dérivée seconde par rapport au temps du courant Is formant signal ne puisse pas être surveillé d'une manière distincte. Dans ce cas, afin de déconnecter l'accumulateur à charger du circuit de charge, on peut utiliser le moment d'obtention d'une valeur déterminée de la densité i5 du courant formant signal comme signal préliminaire de mise hors circuit, alors qu'en tant que signal définitif, ou signal d'exécution, on emploiera toujours la même valeur nulle de la dérivée première par rapport au temps du courant Is formant signal.En conformité avec les résultats expérimentaux, on choisit la valeur minimale de la densité is du courant formant signal utilisée comme signal préliminaire de mise hors circuit, pour toute la gamme des densités ic de courant de charge admissibles dans le cas de l'utilisation de l'électrode auxiliaire 9 décrite ci-dessus, de manière que ladite valeur de la densité soit toujours supérieure à la densité maximale ip du courant initial, densité correspondant à la température de fonctionnement extérieure maximale qui est égale à + 450G. Il a été trouvé que cette valeur de la densité i mA/cm2 (limite s du courant de signal était de 0,03 mA/cm2 (limite inférieure). En ce qui concerne la valeur maximale de la densité is du courant formant signal, elle est choisie de façon à satisfaire à l'exigence selon laquelle la valeur de la densité i5 du courant formant signal qui précède la valeur nulle de la dérivée première par rapport au temps de ce courant ne doit pas dépasser la valeur minimale de la densité de courant, laquelle correspond à la charge complète de l'accumulateur à la température minimale du processus de charge qui est égale à 200 G. On a trouvé que cette valeur de la densité is du courant formant signal était de 0,15 mA/cm2 (limite supérieure). On constate donc que la valeur de la densité is du courant formant signal utilisable comme signal préliminaire de mise de l'accumulateur hors du circuit de charge doit se situer dans les limites suivantes: 0,03 mA/cm2 Si l'on prescrivait une valeur de la densité is du courant formant signal inférieure à celle indiquée ci-dessus, il pourrait se produire, au commencement même de la charge de l'accumulateur, un signal prématuré de mise hors du circuit de charge, puisque dans ce cas la dérivée première par rapport au temps du courant formant signal serait nulle tandis que la densité i5 du courant formant signal serait comparable à la densité i p du courant initial.Par contre, au cas où la valeur prescrite de la densité is du courant formant signal serait supérieure à celle assignée par le rapport indiqué, on risquerait de ne pas obtenir de signal de mise de l'accumulateur hors du circuit de charge car, bien que la dérivée première par rapport au temps de ce courant s'avèrerait là aussi nulle, la densité is du courant formant signal pourrait rester audessous de la valeur prescrite. Un avantage de la construction proposée d'accumulateur non étanche à électrode auxiliaire objet de la présente invention réside dans le fait qu'elle assure la possibilité d'obtenir une information sûre sur l'état de charge de l'accumulateur et, en particulier, sur son état de charge complète, ce qui permet, à la fin du processus de charge, de le déconnecter à temps du chargeur. Le procédé proposé de charge d'accumulateur non étanche à électrode auxiliaire assure une précision plus élevée de la détermination du moment où ltétat de charge complète de l'accumulateur est atteint et, donc, du moment optimal de mise de l'accumulateur à charger hors du circuit de charge indépendamment des particularités de construction de l'accumulateur et des conditions de son exploitation, ce qui permet d'éviter une charge insuffisante et une surcharge et de simplifier considérablement l'exploitation de l'accumulateur et son entretien et, en particulier, de diminuer la fréquence de l'addition d'eau distillée à l'électrolyte de l'accumulateur. Ainsi, pour un accumulateur alcalin conforme aux paramètres indiqués dans la description et dans des conditions ordinaires d'exploitation dans le transport ferroviaire, la fréquence d'addition d'eau distillée à l'électrolyte est réduite de 5 - 6 fois. Ceci rend possible l'automstisation du processus de charge d'un accumulateur électrique non étanche. REVENDICATIONS 1.- Accumulateur électrique comportant des électrodes positive et négative principales isolées l'une de l'autre par des séparateurs et placées dans un électrolyte, et une électrode auxiliaire disposée entre deux séparateurs, reliée par un élément à impédance électrique à ladite électrode négative principale et réagissant au degré de charge de l'accumulateur électrique, caractérisé en ce que ladite électrode auxiliaire est disposée entièrement dans l'électrolyte et adhère intimement au séparateur adjacent à ladite électrode positive principale. 2.- Procédé de charge d'un accumulateur électrique suivant la revendication 1, dans lequel on amène un courant de charge auxdites électrodes positive et négative prIncipales de l'accumulateur électrique, on contrôle la valeur du courant formant signal parcourant le circuit comprenant l'électrode positive principale, l'électrode auxiliaire, l'élément à impédance électrique et l'électrode négative principale d'après la valeur de la dérivée première par rapport au temps de ce courant formant signal, et on déconnecte la source de courant de charge des électrodes positive et négative principales lorsque la dérivée première par rapport au temps du courant formant signal atteint une valeur prédéterminée, ledit procédé étant caractérisé en ce que l'on choisit la densité du courant de charge conformément telle que 1/3 is/ic > y 1/50 où i5 est la densité du courant formant signal; i c est la densité du courant de charge, et l'on effectue la déconnexion précitée de la source de courant de charge lorsque la valeur de la dérivée première par rapport au temps du courant formant signal est nulle et que la valeur précédente de la dérivée seconde par rapport au temps est négative, ou bien lorsque la valeur de la dérivée première par rapport au temps du courant formant signal est nulle et que la valeur précédente de la densité du courant formant signal est comprise dans les limites suivantes: : 0,03 mA/cm2 C i5 où is est la densité du courant formant signal.