La présente invention est relative aux centrales de traitement d'air utilisées pour le chauffage et l'aération simultanées des locaux. Plus- particûlièrement, l'invention concerne une centrale de traitement,dite "à double flux", dans laquelle énergie contenue dans l'air viciE,extrait du local àclimatiser, est récupérée et réinjectée dans l'air neuf pris l'extérieur et soufflé dans le local après avoir été traité. I1 est aéja connu d'utiliser dans ce genre de centrales de traitement une combinaison judicieusement agencée de ventilateurs, d'au moins un premier appareil statique appelé "récupérateurstatique",qui es-t destiné récupérer l'énergie-sans apport notable d'énergie venant de l'extérieur, etd'au moins un second appareil dynamique appelé "pompe a chaleur ou encore "récupérateur thermodynamique",qui récupère l'énergie contenue dans l'air vicié grâce a l'apport d'énergie extérieure, en général électrique.Ces récupérateurs statiques ou thermodynamiques permettent donc de prélever de la chaleur contenue dans l'air extrait et de la transférer sur l'air neuf, avant soufflage dans le local,afin d'assurer quasi-gratuitement tout ou partie des besoins de chauffage du local. On sait que deux grandeurs caractérisent l'intérêt économique d'un récupérateur, & savoir 1) la capacité de récupération,ou quantité de chaleur récupérée a partir de l'air avant son rejet,et 2) la performance de transfert d'énergie ou le rapport de l'énergie fournie au travail absorbé pour ce transfert. Le récupérateur statique a pour avantage de ne consommer qu'une énergie négligeable pour transférer sur l'air neuf la chaleur récupérée.Par contre, l'énergie qu' il peut récupérer ne représente qu'une partie de la différence entre l'énergie contenue dans l'air extrait et celle contenue dans l'air neuf. I1 est donc d'autant plus intéressant que les niveaux thermiques de ces deux sources sont éloignés l'un de l'autre,ce qui est le cas en hiver pour le chauffage des locaux Cependant, dans les régions a climat tempéré, son utilité devient.faible en mi-saison et nulle à égalité de niveau thermique, c'est a dire lorsque l'air extérieur a le méme état thermique que l'air intérieur des locaux. Le récupérateur thermodynamique ou pompe a chaleur, par contre, est d'autant plus intéressant que les deux niveaux thermiques mentionnés ci-dessus sont plus proches, car il a comme propriété essentielle de pouvoir puiser de l'énergie dans l'air extrait même sans différence des niveaux thermiques. I1 est donc particulièrement utile en mi-saison, c'est a dire pour des températures extérieures comprises entre 5 et 150C. qui,dans les régions a climat tempéré se produisent dans une période de l'année comprenant le plus grand nombre de jours de chauffage. Cependant, cet avantage du récupérateur thermodynamique va de pair avec un inconvénient qui est provoqué par le fait qu'il consomme de l'énergie extérieure pour transférer la chaleur. On s'aperçoit donc que les deux récupérateurs sont complémentaires;c'est pourquoi on a déjà pensé a profiter de cette complémentarité en les associant dans une meme centrale de traitement de l'air. Une telle centrale comprend donc deux circuits de circulation d'air, l'un véhiculant l'air neuf de l'extérieur vers le local et l'autre extrayant l'air vicié du local pour le rejeter dans l'atmosphère extérieure. En dehors des ventilateurs provoquant les courants d'air et qui sont respectivement disposés dans chacun des circuits, il est donc prévu un récupérateur statique dont les élémentsd'échange thermique sont disposés convenablement dans les deux circuits et un récupérateur dynamique dont la batterie chaude est disposée dans le premier circuit tandis que la batterie froide est placée dans le second. Ce récupérateur est de préférence du type a compression d'un liquide réfrigérant avec compresseur , évaporateur (batterie froide) et condenseur (batterie chaude), le tout agencé de la façon bien connue. Les centrales de traitement que l'on vient de décrire ne peuvent notre dimensionnées qu'en tenant compte d'un phénomène gênant qui est la formation de givre,sur la batterie froide du récupérateur thermodynamique, provoquée par le refroidissement de l'air vicié char gé d'humidité. Le givre formé sur cette batterie froide se transforme progressivement en glace qui vient finalement obstruer les voies de circulation ménagées dans la batterie froide. Celle-ci devient alors inopérante et il peut en résulter une situation dangereuse risquant dé détBliorer la centrale. On prend toujours des sécurités contre ce phénomène de givrage sur la batterie froide.On y parvient de fa çon classique en choisissant,pour la puissance du récupérateur thermodynamique, une valeur telle qu'à la température moyenne la plus basse rencontrée (c'est-à-dire environ -70C dans les régions à climat tempéré), l'énergie thermique totale transférée sur l'air neuf par les récupérateurs statique et dynamique ne soit pas a méme d'abaisser la température de l'air extrait jusqu'a provoquer le phénomène de givrage sur la batterie froide.Pour éviter que le givrage se produise a des températures extérieures encore plus basses apparaissant en période hi vernale sévère, on prévoit dans certaines centrales au moins un dispositif de sécurité qui arrête le fonctionnement normal de récupération de la centrale en cas de formation de givre (ou de risque de formation de givre) et qui ne rétablit ce fonctionnement que lorsque le givre a disparu de la batterie froide. Quoi qu'il en soit, on est donc limité, dans ces centrales classiques, dans le dimensionnement de la puissance du récupérateur thermodynamique, ce qui fait qu'en définitive la quantité d'énergie extraite de l'air vicié ne peut être aussi grande que celle que l'or pourrait atteindre, si le phénomènede givrage n' existait pas. L'invention a pour but de fournir une centrale de traitement d'air permettant d'augmenter notablement'la quantité d'énergie trans férée de l'air vicié sur l'air neuf malgré l'existence du phénomene de givrage, par rapport a la quantité d'énergie que l'on parvient a transférer dans les installations classiques. L'invention a donc pour objet une centrale de traitement d'a notamment pour assurer le chauffage et l'aération de locaux, du type comportant une première voie de circulation pour véhiculer de l'air neuf de l'extérieur dans l'espace à desservir, une seconde voie de circulation pour véhiculer de l'air vicié de l'espace a desservir ve l'extérieur, des moyens pour entretenir dans lesdites voies des circulations d'air, et au moins une pompe a chaleur présentant une batt rie chaude et une batterie froide pouvant être placées sélectivement et respectivement dans lesdites voies, cette centrale étant caractérisée en ce que ladite pompe à chaleur présente une puissance de transfert thermique entre ses batteries froide et chaude tendant à former du givre sur ladite batterie froide, a une température de l'a neuf entrant au peu près égale a la température moyenne extérieure de la période annuelle de chauffage, et en ce qu'il est prévu en outre un dispositif de réduction de puissance de ladite pompe à chaleur pour en diminuer la puissance en fonction des risques dus à la formation de givre sur ladite batterie froide. Par conséquent, par opposition a la conception des centrales de traitement de la technique classique et aux habitudes des spécialistes dans ce domaine qui consistent a choisir la puissance maximal de transfert de la pompe a chaleur en fonction de la température la plus basse pouvant survenir au cours de la période de chauffage annuelle, et ce afin d'éviter, dans toute la mesure du possible, le givrage de la batterie froide de la pompe a chaleur, la présente invention propose de dimensionner la pompe a chaleur de telle façon que sa batterie se trouve le plus souvent possible à la limite du givrage, tandis que le dispositif de réduction de puissance agit périodiquement pour éviter que le givrage de la batterie ne devienne gênant.On notera donc que le dispositif de réduction de puissance n'a pas de fonction de sécurité, mais qu'il agit au contraire de façon cyclique au cours du fonctionnement normal de la centrale. On sait que la température moyenne pour la période de chauffage la plus longue de l'année se-situe environ entre 5 et 70C dans les régions à climat tempéré. Par conséquent suivant une autre caractéristique de l'invention, la puissance de transfert de la centrale est d'au moins 5 frigories par m3 d'air vicié rejeté en présence d'une température extérieure située entre 5 et 70C Dans une réalisation particulièrement avantageuse, le dispositif de réduction de puissance comprend un dispositif de commande du compresseur de la pompe à chaleur, et un organe de détection sensible à un paramètre représentatif de l'apparition de givre dans labatterie froide; ledit organe de détection est un thermostat ou un pressostat placé directement dans la batterie froide, ou un pressostat différenciel placé dans le circuit du fluide dans lequel baigne 1 batterie froide; une horloge est associée au dispositif de commande pour assurer la commande en fonction du temps du compresseur; l'organe de détection est en variante placé dans l'air extérieur . Selon une autre de ses caractéristiques importantes, la centrale selon l'invention comprend en outre un récupérateur statique dont les éléments de transfert thermique sont placés respecti vement dans les voies de circulation; dans ce cas, le récupérateur statique est avantageusement du type comprenant un rotor formé d'un corps cylindrique périphérique en un matériau alvéolaire, des moyens pour entraîner ce rotor et deux volutes distinctes insérées respectivement dans lesdites voies de circulation; ce récupérateur statique est placé dans une première section de la centrale dans laquelle sont ménagés peux orifices d'aspiration, respectivement d'air neuf et d'air vicié, et en ce que la pompe a chaleur est placée dans une seconde section de la centrale comprenant deux orifices d'évacuation respectivement d'air neuf et d'air vicié, chacun des flux d'air balayant successivement le récupérateur statique, puis le récupérateur dynamique; il peut être avantageusement prévu des moyens pour déplacer les batteries froide et chaude de manière d les insé rer respectivement dans la première ou la seconde desdites voies de circulation. En variante, la centrale précitée comprend des moyens pour inverser le cycle frigorifique de lapompe chaleur, D'autres caractéristiques de l'invention apparattront au cours de la descriptfon qui va suivre,en ré-férence aux dessins annexés donnés uniquement a titre d'exemples - La figure I est une vue en coupe horizontale d'une centrale de traitement d1air réalise selon l'invention; - La figure 2 est une vue en coupe verticale de cette mèrne centrale,-dans laquelle les flux'air sont parallèles. - La figure 3 montre plusieurs courbes destinées a illustrer l'invention; - Iesfigures4 et 5 montrent deux autres modes-de réalisation d' une centrale, dans laquelle les flux d'air sont cet-te fois croisés. Suivant le mode de réalisation préféré de l'invention, une centrale de traitement- d'air (figures 1 et 2) comprend un caisson 1,en forme de parallélépipède rectangle, par exem ple,renfermant l'ensemble des organes et dispositifs composant la centrale. Dans le caisson est ménagée, grace à des cloisons conve nablement agencées,une première voie de circulation drair 2 (flèches F1) menant d'un orifice d'entrée 3 d'air neuf commu niquant avec l'extérieur à un orifice de sortie 4 débouchant dans l'espace à desservir, tel qu'un local d'habitation ou tout autre espace dont il s'agit d'assurer l'aération et le chauffage et/ou le rafraichissement. Le caisson i délimite une seconde voie de circulation d'air vicié 5 ( fleches F2 ) commençant par un-orifice d'entrée 6 communiquant avec l'espace a desservir et se terminant en un orifice de sortie 7 débouchant a l'extérieur. Par ailleurs, le caisson 1 présente deux sections principales 8 et 9, a savoir une section logeant un récu pérateur "statique" 10 et une section abritant un récupé rateur dynamique ou pompe à chaleur 11 dotée d'un compresseur, 12, d'une batterie froide 13, et d'unebatterie chaude 14. Bien que le récupérateur statique 10 puisse être d'un type courant, c'est a dire un simple échangeur de chaleur, il est constitué, de préférence, selon le mode de réalisation représenté par un récupétateur dit "push-pull"assimilable a un tel récupérateur à échangeur de chaleur, et décrit par exemple dans le brevét français NO 1 529 490 au nom de Monsieur Jan, Richard DE FRIES déposé le 30 Juin 1967. Onrappelle ici qu'un tel récupérateur comporte un rotor 15 animé d'une vitesse élevée par un moteur 16 et formé par une turbine a paroi cylindrique en un matériau alvéolaire. Cet ensemble se comporte comme un ventilateur dont l'ouie d'aspiration est divisée en deux parties gracie a une cloison de séparation t7 divisant le rotor diamètralement. La volute de ce ventilateur est dessinéeadeux refoulements 18 et 19 de telle façon que les flux d'air engendrés Fi et F2 restent individualisés a un léger mélange près. Par conséquent, le flux d'air froid (en l'occurrence le flux F1) prend à la turbine en mousse 15 les calories qui lui ontéé fournies par le flux d'air chaud (qui est ici le flux F2). Comme déja indiqué, cet ensemble, bien que nécessitant l'énergie de rotation du rotor, peut être assimilé a un récupérateur statique, ce terme englobant, dans le présent mémoire, les récupétateurs du type que l'on vient d'indiquer, mais aussi, tout autre récupérateur connu dans lequel le niveau thermique n'est pas élevé ou abaissé par un apport d'énergie à un fluide de transfert. Selon une caractéristique essentielle de l'invention, le récupérateur thermodynamique 11 qui comprend donc un compresseur 12, la batterie froide 13 et la batterie chaude 14 (ainsi que tous les autres organes usuels tels que thermostats, détendeurs, circuits de fluide réfrigérant et autres, qui n'ont pas été représentés car bien connus des spécialistes) est dimensionné de manière qu'au cours du fonctionnement normal la batterie froide 13 soit constamment à la limite du givrage, a la température moyenne que l'on peut rencontrer en période annuelle de chauffage qui est,pour des régions a climat tempéré, située à au moins +50C et plus précisément à +70C. Ainsi, la capacité de récupération de la centrale peut être au total, y compris la capacité de récupération du récupérateur statique 10, de 5 frigories par mètre dube d'air rejeté par l'orifice 7, lorsque la température extérieure est de +70C. Pour des conditions d'occupation de l'espace désservi, du type habitation ou bureau, l'air vicié repris a 20"C et à 50% dthumidité relative peut être rejeté a une température humide d'environ +50C, ou inférieure a +70C, lorsque la température extérieure est de +7QC. Dans ces conditions, pour éviter que du givre se forme sur la batterie froide 13, en présence d'une température extérieure inférieure à la moyenne indiquée ci-dessus, il est prévu,selon une autre caractéristique de l'invention, un dispositif de réduction de puissance 20, comprenant par exemple un dispositif de commande 21 du fonctionnement du compresseur 12 et un organe de détection 22, placé, dans le cas représenté, dans la batterie froide 13 pour détecter l'apparition du givre sur celle-ci. Ainsi ce dispositif de réduction 20 permet de couper le fonctionnement du co presseur 12 dès apparition du givre et de le remettre en marche dès la disparition de celui-ci. Il en résulte alors un fonctionnement cyclique du récupérateur thermodynamique 11. Cependant, organe de détection 22 peut également être formé par un pressostat différentiel placé dans le circuit du fluide caloporteur du récupérateur thermodynamique ou pompe à chaleur. La consigne de ce pressostat pourra alors être fixée a-une pression différentielle de 2mm de colonne d'eau. L'orge de détection peut également être formé par un thermostat placé dans la batterie froide 13 ou encore un simple pressostat disposé au mêmes endroit. il est également possible de combiner l'action de divers types d'organes de détection que l'on vient d'indiquer et éventuellement de les associer une horloge ou minuterie introduisant une commande temporelle dans le fonctionnement du compresseur 12. I1 est également possible de commander la réduction de puissance du compresseur en fonction de la température extérieure. Dans ce cas, l'organe de détection est placé dans l'air extérieur. Enfin, selon une autre variante, il est possible d'agir non pas sur le compresseur 12, mais sur la batterie froide elle-mêm par mélange de gaz chaud par exemple. Dans ce cas, le dispositif de réduction de puissance con siste directement en un dispositif de réduction de la capacité de récupération de la batterie froide du récupérateur thermodynamique Pour le passage de gaz chaud sur la batterie froide, on peut prévoi des moyens d'amenée d'un gaz directement depuis le compresseur par exemple, et avantageusement on prévoit de faire passer le gaz frigo gène. EXEMPLE : A titre nullement limitatif, on donnera ci-dessous un exe ple de dimensionnement d'une centrale suivant l'invention les valeurs étant calculées pour un mètre cube d'air et a une température extérieure de +70C. a) - Récupération sur l'air vicié extrait Entrée 6 (Récupérateur 10) (Récupérateur 11) Sortie 7 200C 14"C 5,50C 9,3 KCal/Kg 7,2 KCal/Kg 4,4 KCal/Xg La chaleur totale récupérée sera donc - Pour le récupérateur 10 : 9,3 - 7,2 = 2,5 KCal/m3 0,84 Le facteur 0,84 étant une moyenne de la masse volumique de ltair repris (200C, 50% d'humidité relative). - Pour le récupérateur il : 7,2 - 4,4 - 3,33KCal/m3 0,84 ta chaleur total récupérée est alors 2,5 + 3,33 = 5,83KCal/m3 b) - Transfert de la chaleur sur l'air neuf Entrée 3 (Récupérateur 10) (Rkcupérateur 11) Sortie 4 70C 130C 28 C 4,3 Keal/Kg 6,4 KCal/Kg 10 KCal/kg La chaleur totale transférée sera - Pour le récupérateur 10 : 2,5 KCal/m3 - Pour le récupérateur il : 4,29KCal/m3 (valeur qui tient comp te du rendement de la pompe à cha leur ou récupérateur 11). - Et au total :2,5 + 4,29 = 6,79 KCal/m3 Etant donné que le récupérateur 10 transfère une certaine humi dité sur l'air neuf a travers le rotor 15, il se produit un transfert de chaleur "latente" qui est en l'occurrence d'envi ron 0,6 à 1 KCal/m3 Par conséquent,la part de chaleur totale transférée sous forme de chaleur sêche sera de 6 KCal/m3. Sur la figure 3, on a représenté quatre courbes de la chaleur transférée en frigories/m3, en fonction de la température extérieure. Les courbes A et B représentent, respectivement, la chaleur transférée par une pompe à chaleur et la chaleur totale transférée par une centrale complète (y compris son récupérateur statique), pour une réalisation de la technique antérieure. On voit que pour une valeur de 5,8 frigories/m3 environ, on a une température extérieure de -70C. ensuite Cette valeur/décroit pour tomber 3 4,45 frigories/m3 environ a +70C. Les courbes C et D représentent, dans une centrale suivant l'invention, respectivement la chaleur transférée par la pompe a chaleur 11 et la chaleur totale transférée Sur la courbe D, on observe que la valeur précitée de 5,8 frigories /m3 est déià atteinte pour + 7oC. On constate donc que grace à l'invention, on peut obtenir un gain considérable en chaleur totale transférée. Comme on peut le voir sur la figure 2 en particulier, les batteries froide 13 et chaude 14 peuvent être déplacées verticalement dans le caisson 1 dans des sens opposés. A cet effet, il est prévu un mécanisme de déplacement à câble et poulies 23 ou un autre mécanisme approprié entraîné par exemple par un moteur électrique 24. Gracie a cet agencement, les batteries 13 et 14 peuvent changer de voies de circulation 2 et 3 de façon que la centrale puisse fonctionner également en période de rafraièhissement (été) I1 est alors apparent que l'invention apporte un autre avantage, en ce sens que la capacité de récupération relativement très élevée de la pompe a chaleur (ce qui se traduit par une capacité frigorifique dans la configuration que l'on -vient de décrire) permet d'obtenir un gain de puissance frigorifique d'au moins 15 e par rapport aux centrales de type classique. En effet dans ces conditions, étant donné , en période de rafraîchissement (été) le faible écart de température entre l'air neuf et l'air vicié, le récupérateur statique est a peu près inopérant de sorte que le récupérateur thermodynamique assure alors a lui seul le fonctionnement de la centrale en ce qui concerne le transfert des calories. Suivant une variante de cette application de l'invention, il est également possible d'inverser le cycle frigorifique de la pompe a chaleur 11, ce qui permet d'obtenir également le fonctionnement en rafraichissement. On notera que l'inversion des fonctions de'la centrale, telle que représenté a la figure 2, découle de la conception particulière du caisson dans lequel les sorties d'air 4 et 7 se trouvent du même cite. Toutefois, il est entendu que l'invention s'applique également a d'autres agencements des récupérateurs l'un par rapport a l'autre. C'est ainsi que selon le mode de réalisation de la figure 4, le récupérateur statique 10 est placé au centre, tandis que les batteries froide 13 et chaude 14 sont placées, respectivement, aux extrémités du caisson 1. On peut concevoir d'autres variantes de réalisation en remplagant le récupérateur statique a rotor par tout autre type de récupérateur statique air-air et notamment par un récupérateur à plaque, un récupérateur à ailettes ou un récupérateur du type dénommé "Caloduc" ou "Econovent". Ainsi dans une autre variante de réalisation conforme a l'inveation et représentée à la figure 5, on a disposé au centre du caisson 1 de ventilation double flux un récupérateur statique a ailettes 25. L'agencement pour assurer la circulation de l'air dans les deux voies ménagées dans le caisson nécessite alors des ventilateurs distincts 26 et 27 placés de sorte que - le flux d'air vicié F2 est extrait grâce au travail du Ventilateur d'extraction 261puis cède ses calories successivement au récupérateur 25 et à la batterie froide 13 de la pompe à chaleur; - tandis que le flux d'air neuf F1 aspiré par le ventila teur 27 récupère ces calories sur le récupérateur 25 et sur la batterie chaude 14 de la pompe à chaleur, successivement,avant d'être insufflé dans le local à chauffer. Naturellement l'invention n'est pas limitée aux modes d'applications non plus qu'auxmodesde réalisations qui ont été men tionnés et l'on pourrait concevoir d'autres variantes sans sortir pour autant du cadre de l'invention. En particulier, un paramètre peut influer de façon non négligeable : I1 s'agit de la variable batterie puisqu'a l'évidence, il apparaît que,pour des valeurs d'atmosphères identiques,le risque d'apparition de givre dépend beaucoup de la qualité de la surface d'échange du côté batterie froide. REVENDICATIONS 10) Centrale de traitement d'air, notamment pour assurerle -chauffage et l'aération de locaux, du type comportant une première voie de circulation pour véhiculer de l'air neuf de l'extérieur dans l'espace a desservir, une seconde voie de circulation pour véhiculer de l'air vicié de l'espace à desservir vers l'extérieur,des moyens pour entretenir dans lesdites voies des circulations d'air, et au moins une pompe a chaleur présentant une batterie chaude et une batterie froide pouvant être placées sélectivement et respectivement dans lesdites voies, cette centrale étant caractérisée en ce que ladite pompe à chaleur 1l présente une puissance de transfert thermique entre ses batteries froide 13 et chaude 14 tendant à former du givre sur ladite batterie froide 13, a une température de l'air neuf entrant à peu près égale a la température moyenne extérieure de la période annuelle de chauffage, et en ce qu'il est prévu en outre un dispositif de réduction de puissance de ladite pompe a chaleur Il pour en diminuer la puissance en fonction des risques dus a la formation de givre sur ladite batterie froide 13. 20) Centrale suivant la revendication 1 caractérisée en ce que sa puissance de transfert est d'au moins 5 frigories par mètre cube d'air vicié rejeté en présence d'une température extérieure située entre +5 et +7"C. 30) Centrale suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2 caractérisée en ce que ledit dispositif de réduction de puissance comprend un dispositif de commande 21 du compresseur 12 de la pompe a chaleur et un organe de détection 22 sensible a un paramètre représentatif de l'apparition de givre dans ladite batterie froide 13. 40) Centrale suivant la revendication 3 caractérisée en ce que ledit organe de détection est un thermostat ou un pressostat placé directement dans ladite batterie froide 13. 5 ) Centrale suivant la revendication 3 caractérisée en ce que ledit organe de détection est un pressostat différentiel placé dans le circuit du fluide dans lequel baigne la batterie froide 13. 60) Centrale suivant l'un quelconque des revendications 3 a 5 caractérisée en ce que une horloge est associée audit dispositi de commande pour assurer la commande en fonction du temps dudit compresseur 12. 70) Centrale suivant la revendication 3 caractérisée en ce que ledit organe de détection est placé dans l'air extérieur. 80) Centrale suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2 caractérisée en ce que le dispositif de réduction de puissance comprend des moyens pour faire passer sur la batterie froide un gaz chaud tel que le gaz frigorigène provenant du compresseur 12 de la pompe à chaleur. 90) Centrale suivant l'une quelconque des revendications 1 a 8 caractérisée en ce qu'elle comprend en outre un récupérateur statique 10 dont les éléments de transfert thermique sont placés respectivement dans lesdites voies de circulation (2 et 5). 100) Centrale suivant la revendication 9 caractérisée en ce que ledit récupérateur statique est du type comprenant un rotor 15 formé d'un corps cylindrique périphérique en un matériau alvéolaire, des moyens 16 pour entraîner ce rotor et deux volutes distinctes 18 et 19 insérées respectivement dans lesdites voies de circulation 2 et 5. 110) Centrale suivant la revendication 10 caractérisée en ce que ledit récupérateur statique 10 est placé dans une première section 8 de la centrale dans laquelle sont ménagés deux orifices 3 et 6 d'aspiration, respectivement d'air neuf et d'air vicié, et en ce que ladite pompe à chaleur Il est placée dans une seconde section 9 de la centrale comprenant deux orifices 4 et 7 d'évacuation, respectivement d'air neuf et d'air vicié, chacun des flux d'air balayant suc-cessivement le récupérateur statique puis le récupérateur dynamique. 120) Centrale suivant la revendication 11 caractérisée en ce qu'il est prévu des moyens 23 et 24 pour déplacer les batteries froide et chaude 13 et 14 de manière à les insérer respectivement dans la première ou la seconde desdites voies de circulation 2 et 5. 139) Centrale suivant la revendication 11 caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens pour inverser le cycle frigorifique de ladite pompe a chaleur 11.