Jusqu'à présent les cisailles mécaniques, destinées en général à couper de le tôle en bandes des plaques d'une dimension prédéterminée, étaient alimentées par un ouvrier placé derrière la machine qui avançait la bande de t81e après chaque coupe, de telle manière qu'un autre ouvrier placé devant la machine pouvait la saisir, ajuster et procéder à la coupe. Ce procédé présentait deux inconvénients. Le premier consistait dans le fait que pour faire marcher une telle machine, il fallait toujours deux ouvriers, ce qui rendait le travail coûteux. Le deuxième inconvénient, beaucoup plus grave que le premier, résidait dans le manque de sécurité pour l'ouvrier placé derrière la machine et avançant la tôle vers le couteau. En effet, sutout lorsqu'il s'agissait d'avancer le dernier bout de la bande de tô- le devant être coupé, il fallait que l'ouvrier l'avançât de ses mans jusqu'à proximité immédiate du couteau. Etant donné que celui-ci était commandé par l'ouvrier placé de l'autre c8té de la machine, le danger était très grand que, d'une part, par inatten- tion, l'ouvrier alimenteur avançait ses mains jusque sous le couteau et que, d'autre part, l'autre ouvrier, sans s'apercevoir de ce fait, actionnait l'outil dangereux. L'invention cherche donc à supprimer les deux inconvénients énoncés ci-dessus et préconise un procédé d'alimentation ainsi qu'un dispositif pour son application qui améliorent non seulement le rendement, c'est-à-dire la rentabilité des machines-outils, mais évitent aussi le risque d'accidents Ce procédé est caractérisé en ce que l'avance de la matière à couper, notamment de la tôle, et sa mise à disponibilité se font mécaniquement. De préférence, dans une première phase, la matière à couper est introduite dans la machine par devant par l'ouvrier la desservant et, dans une deuxième phase, elle est renvoyée successivement et automatiquement vers celui-ci après chaque opéra- tion. Le dispositif appliquant ce procédé présente des organes d'a- vance prévus à l'arrière des machines et qui transportent en avant la bande de matière à usiner après chaque opération. Ces organes agissent sur la matière soit en l'entraînant par friction, soit en la poussant après 11 avoir saisie mécaniquement ou magnétiquement. Un exemple de réalisaTion du dispositif spécifié ci-dessus appliqué à une cisaille et travaillant avec entraînement par frot tement est décrit ci-après, sur la base du dessin annexé. Ce dessin montre le dispositif schématiquement, dans la fig. 1 en une élévation latérale partiellement coupée, et dans les figs 2 à 6 en cinq phases de son utilisation. Dans la fig. 1, sur un bâti 1 est fixée la table de travail 2 qui porte à son extrémité arrière le contre-couteau 3. Au-dessus de ce dernier est disposé le couteau 4 proprement dit, qui est fixé sur une sorte de chariot 5 verticalement mobile et actionné par deux bielles 6 dont les extrémités supérieures entourent des excentriques 7 agencés sur l'arbre 8e Cet arbre 8 porte en outre une roue volant 9 qui est commandée, par l'intermédiaire d'une chaîne ou d'une courroie 10, par le moteur 11.A l'arrière de la cisaille se trouve un genre de chevalet 12 qui repose sur des pieds 13 réglables en hauteur et comporte entre ces deux longerons 14, d'une part, une série de rouleaux fous et, d'autre part, trois rouleaux entraîneurs 16 d'un diamètre plus grand que les rouleaux fous 15. Les rouleaux 16 sont commandés à l'aide d'une courroie ou chaîne 17, déviée par une poulie de déviation 18, par un moteur 19. En dessous du chevalet 12 est disposé un bac à chutes 20 dans lequel glissent les chutes sur une rampe 21. Einstallation est complétée par une butée réglable 22 fixée sur la table de travail 2. En plus, il est prévu-une liaison entre le chariot 5 et le chevalet 12, liaison constituée par une tige de raccord 23 dont la distance du chariot 5 peut être réglable et qui permet un abaissement temporaire de la partie avant du chevalet 12 grâce à des articulations 24 par lesquelles il est fixé aux pieds réglables 13. Les rouleaux entraîneurs 16 peuvent être remplacés par des câbles, chaînes ou bandes circulants pour obtenir également une avance par friction. D'autre part, il serait aussi possible d'utiliser pour l'avance des organes mécaniques tels que pinces ou poussoirs ou bien des aimants qui saissent la matière à couper et la poussent en avant par mouvements intermittents. Dans la première phase de travail, représentée en fig. 2, une bande de tale 25 est introduite par devant, suivant la flàche, entre les couteaux et roule sur les rouleaux 15 jusqu'à un point mdéterminé. Lorsque l'ouvrier qui a introduit la bande de tôle la libère, elle est repoussée vers lui comme c'est montré à la fig. 3 "2S&commat;U > d ce qu'elle haurte la butée 22. A ce moment, l'ouvrier ac tionne le dispositif de commande qui, par un accouplement non représenté, fait tourner l'arbre 8 avec les excentriques 7 d'un tour entier de sorte que la lame 4 descend en direction de la flèche en fig. 4 et coupe de la bande de tôle 25 un tronçon 26 qui peut être enlevé par l'ouvrier.La suite ou le reste de la bande de tale 25 ne peut pas être avancé par les rouleaux entraîneure 16 tant que la lame 4 est baissée puisque, en même temps, le chevalet 12 est également baissé suivant la flèche en fig. 4 et la bande de tôle 25 heurte la contre-lame 3. La coupe terminée et la lame 4 remontée, le chevalet 12 ou bien les rouleaux entraineurs se trouvent à nouveau légèrement audessus de la contre-lame 4 et la tôle est avancée, ainsi que le montre la fig. 5, vers la butée 22 à laquelle ltouvrier l'ajuste. Si c'était le dernier bout de la. bande de tôle 25 qui doit être coupée lors de la dernière coupe montrée en fig. 6, ce n'est qu'une étroite chute 27 qui est coupée et qui tombe dans le bac à chutes 20 grâce à l'interstice entre le contre-couteau 3 et le rouleau entruineur 16 le plus avancé. Cette opération terminée et la plaque de tale 26 enlevée, la cisaille est à nouveau prête pour recevoir une nouvelle bande de tôle 25, le rythme pouvant recommencer comme à la fig. 2. Ainsi qu'il ressort de ce qui vient d'etre décrit, c1 est un seul ouvrier placé davant la machine du côté de la table de travail 2 qui dessert la machine et ceci à une cadence au moins égale à celle qu'on obtenait auparavant par la collaboration d'un deuxième ouvrier. Le danger que cet ouvrier unique puisse se blesser lors du travail est entièrement supprimé parce que le dispositif mécanique lui rapproche la matière à usiner suffisamment (voir figs 3 et 5) pour qu'il n'ait pas besoin de rapprocher senmaine des organes mobiles dangereux. la suppression de la nécessité de coordonner l'actionnement du couteau dans les figs 4 et 6 avec les mouvements d'un deuxième ouvrier permet, en outre, d'augmenter la vitesse du travail et d'améliorer ainsi davantage le rendement de la machine. Il est évident qu'aussi bien le procédé que le dispositif décrits ci-dessus peuvent être appliqués à des machines autres que des cisailles mécaniques, lorsque celles-ci sont destinées au découpage ou à l'estampage de matières en bandes. REVENDICATIONS 1. Procéde d'alimentation pour machines-outils et notassent pour ci sailles mécaniques, caractérisé en ce que dans une première phase, la matière usiner est introduite dans la machine par devant par l'ouvrier la desservant et, dans une deuxième phase, elle est ren voyée successivement, mécaniquement et antomatiquement, vers celui ci, après chaque opération. 2. Procédé selon la revendication 1, caracterisé en ce que l'avance de la matière à couper se fait par friction ou par pousse os saccessives. 3. Dispositif d'alimentation appliquant le procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que denorganes d'avance sont prévus l'arrière de la machine et transportent en avent la bande de matière à couper après chaque opération. 4 Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en te que les ergames d'avance sont des rouleaux tournant sur lesquels repose la matière à usimer et qui l'entraînent par friction. 5. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé on -ce que les organes d'avance sont des bandes, cables ou chaînes circulants sur lesquels la matière à usiner repose et qui l'entraînest par friction. 6. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que les orga nes d'avance sont des pinces, des aimants ou des paussoire qui saisie- sent la matière à usiner et la poissent en avant par ivso,ts inter mittants après chaque opération.