La présente invention a trait à un procédé et à des éléments permettant la-construction de parois verticales ou inclinées, ou ae planchers ou radiers préfabriqués et aux moyens de mise en oeunne I1 était connu dans l'art antérieur, par exemple dans le brevet français 907 392, de réaliser des murs à l'aide d1éléments préfabriqués comprenant à leur périphérie des profils en U qui, associés avec ceux des éléments voisins, formaient un coffrage perdu pour réaliser des poteaux ou des poutrelles en béton armé assurant la liaison entre éléments et la stabilité de l'ensemble.La partie centrale de ces éléments était constituée par un ou plusieurs plans paralleles. Or, dans de nombreux cas le problème se pose de faire supporter par ces éléments préfabriqués un effort de poussée important; c'est le cas notamment des parois de réservoirs ou de silos, ou des murs de soutènement; c'est également le cas de radiers géné- raux, de couvertures ou de planchers tels que des fonds de réservoirs ou de silos. La presente invention concerne tout d'abord les éléments préfabriqués permettant la construction et qui comprennent des coques constituées essentiellement a'un voile de béton armé ou précontraint, affectant de préférence la forme de segments, de cylindres ou de prismes limités sensiblement par deux génératrices et deux sections de préférence droites; ces coques présentent des armatures en attente sur au moins deux côtes (ceux des génératrices) Des poteaux ou nervures préfabriqués présentent un évidement longitudinal muni également d'armatures en attente.Les coques et les poteaux sont aisposés de sorte que lorsque l'on associe deux ou plusieurs coques et un poteau on peut, sans coffrage ou avec un coffrage minimum, par exemple une planche, assurer en coulant du bé ton,la liaison entre les deux coques et les poteaux. De merle les deux extrémités des coques limitées cénéralement par es plansde section droite seront noyés dans des traverses, par exemple une semelle à la partie inférieure et un chainage à la partie superieure si l'on veut réaliser une paroi de silo.La présence d'armatures en attente à ces deux extrémités ae coques et a l'extrémité cLes poteaux peut permettre d'assurer une bonne fixation des coques et des poteaux sur les semelles ou les chainages ou analogues, et une bonne solidité ' enserLle . L'invention concerne à la fois les éléments préfabriqués, les constructions réalisées à l'aide de ces éléments et le procédé qui consiste donc à associer coques et poteaux, @ couler aux extrémités. les ceintures, semelles ou chainages de liaison avec ferraillages éventuels ainsi que les parties évidées des poteaux, de façon à assurer la liaison entre poteaux et coques et la rigidité ae l'ensemble. Dans tout ce qui suit, à titre d'exemple, on se référera à une paroi verticale de silo, mais il est évident que l'on peut, à quelques détails près, appliquer le procédé et les éléments conformes à la présente invention à la construction de parois non verticales ou même horizontales, dans le cas de couvertures, de radiers, de planchers, de fond de réservoirs ou de silos. Pour mieux faire comprendre les caractéristiques techniques et les avantages de la présente invention on va en décrire un exemple de réalisation, étant bien entendu que celui-ci n'est pas limitatif quant à son mode de mise en oeuvre et aux applications qu'on peut en faire. EXEMPLE UiiIQUE Soit à constituer une paroi verticale de silo reposant sur le sol; on commence par réaliser des fondations de type traditionnel selon la nature et la portance du terrain sur lequel la construction doit être édifiée. On pourra réaliser des longrines en béton armé reposant sur puits ou pieux battus ou forés, ou radier général en béton arme ou analogues. Selon le présent exemple, on construit des semelles filantes (1) en béton armé, par exemple dosé à 350 kg de ciment de classe 2i0/325 pour 400 litres de sable et 800 litres de gravillons. Ces semelles reposent sur le sol par l'intermédiaire d'une forme de portance(2 > en béton de cailloux dosé à 200 kg de ciment ou en ciment de grave dosé à raison ae 4 à 5% de ciment par rapport au poids d'agrégats. Lorsque l'on coule les semelles filantesl) on réserve des encoches(3) et boites de scellement(4) pour encastrer les bases de ccq-ues(5j et les pieds de poteaux(6). Le coulage se fait apres mise en place des armatures necessaires, classiques, et avec le coffrage habituel. On place ensuite les coques(5) préfabriquées de façon à ce que leur base(7) pénètre dans les encoches réser uvées(3) dans les semelles(l). Ces coques sont en béton armé et sont préfabriquées soit en usine, soit sur chantier, généralement au sol et de préférence en une seule pièce.On peut couler les coques l'une sur l'autre en interposant entre elles un film plas tique de polyéthylène, par exemple, d'épaisseur suffisante pour obtenir un parement lisse évitant toute opération ultérieure de lissage. On peut remplacer le film plastique par certaines couches plastiques et/ou huileuses,pulvérisees sur la surface supérieure ae la coque inférieure . On peut réaliser ainsi sans difficultés particulieres des coques de 5 à 10 mètres de longueur et de 1 à 4 mètres de largeur; leur épaisseur étant fonction des dimensions de la coque et des contraintes auxquelles elle sera soumise. La coque est coulée en Prévoyant des armatures en attente le long des deux génératrices (8) qui la limitent et eventuellement le long des sections droites(9) supérieures et inférieures.On peut réaliser également des coques ae plus grande hauteur (20m à 25m) en renforçant les éléments à l'aide de nervures transversales; les autres carac téristiques restant inchangées. I1 convient de remarquer que si l'on désire exécuter,par exemple, une paroi rectagulaire, les coques seront sensiblement inscrites dans un parallélépipède rectangle, mais l'on peut aussi concevoir des coques limites par des sections non droites et par des bords ne colncidant pas avec des génératrices, si l'on veut exécuter des travaux de forme plus complexe. En srticulier, on peut concevoir des parois ae silo a forme sensiblement tronconique ou les bords des coques seront d'une part, deux génératrices de troncs ae cônes et les sections extrêmes les mieux adaptées au coulage des semelles et du chainage superieur. Après séchage on dresse les coques comme il est ait plus haut. Les poteaux ou talons en béton armé ont sensiblement la même longueur que les coques et sont prefabriquées soit en atelier,soit sur le cnantler et levés ensuite à la grue. Ces poteaux peuvent être à section rectangulaire ou a section trapézoluale, polygonale ou cylinårique en fonction aes dispositions prévues. Les poteaux peuvent être également dessinés de façon à permettre l'assemblage de plus de deux coques, notamment lorsque l'on désire construire des silos présentant plusieurs compartiments. Ces poteaux présentent des armatures en attente éventuellement aux deux extrenités et des évi@ements Qans lesquels vienuront s'inserer les armatures en attente aes bords longitudinaux des coques. On leve les poteaux à la grue et on vient introduire leurs ba ses(lO) dans les boîtes(4) reservées à cet effet dans la semelle ,' de fondation. Lorsque les poteaux et les coques sont en place on coule du béton de façon à noyer la partie basse des coques et des poteaux à l'endroit des encoches(3) et boites de scellement (4) prévues pour encastrer leurs bases. On coule ensuite du béton dans l'évidement (Il) des poteaux, si besoin est, on ferme cet évidement compris entre poteau. et coques à l'aide d'un ou plusieurs éléments de coffrage (12) peraus ou non; sur la figure, une simple planche (12) solidement maintenue en place suffit. Pour cela on peut prévoir lors de la fabrication des coques et poteaux les réservations de trous permettant la fixation u coffrage. En tête des coques et poteaux on realise une poutre-ceinture (13) de chainage en beton tradidionnel, ou éventuellement precontraint, coulé avec les goussets(14) nécessaires pour assurer le raidissement aux angles. Pour faciliter le coulage do la poutre en évitant des échafaudages sur pied, on prévoit dans les coques et/ou poteaux les trous ou encoches nécessaires pour fixer coffra es et planchers de service. REVENDICATIONS 1. Procédé-de construction de parois, de planchers ou de radiers consistant à réaliser une poutre présentant des évidements, à loger dans ces évidements les extrémités d'une série de coques cylindriques, prismatiques ou côniques en béton armé ou précontraint et de poteaux en béton armé ou précontraint, à couler un liant dans les évidements pour lier poutre, coques et poteaux, à couler un liant et à noyer l'extrémité des coques et poteaux dans une seconde poutre. 2. Procédé selon la revendication 1 dans lequel les poteaux présentent des armatures en attente aux parties devant être liées ais autres éléments. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2 dans lequel les coques présentent des armatures en attente aux endroits ou elles doivent être liées aux autres éléments. 4. Procédé selon l'une des revendications 1,2 ou 3 dans lequel la forme des poteaux et des coques est telle que le liant destine à les unir est coulé entre eux sans coffrage supplémentaire. 5. Coque cylindrique, cônique ou prismatique pour la réalisation des parois, planchers ou radiers selon les procedés des revendications 1 à 4. 6. Poteau pour la réalisation des parois, planchers ou radiers selon les procédés des revendications 1 à 4. 7. Ouvrage réalisé selon l'un des pocêdês des revendications 1 à 4 avec les éléments des revendications 5 et 6. 8. Parois selon la revendication 1 réalisées à l'aide d'une sez melle d'une poutre ou chainage bas, des éléments selon les recez dications 5 et 6 et d'une poutre ou chaînage supérieur.