La présente invention se rapporte a un procédé pour la fabrication d'un pare-soleil avec un petit miroir de courtoisie, pour véhicules automobiles, du type dans lequel - le pare-soleil comporte une enveloppe plane avec des-faces formées de feuilles flexibles en résine synthetique soudable à chaud et un remplissage en matériau souple enferme dans l'enveloppe ; - et, dans une face de l'enveloppe, est formée une fenêtre derriere laquelle est disposé le petit miroir et dans lequel le petit miroir est disposé dans une enveloppe en résine synthétique soudable à chaud ayant une fenêtre colncidant avec la fenêtre de l'enveloppe du pare-soleil, les bords des deux fenêtres étant superposés sur la face avant du miroir et étant soudes à chaud. Le petit miroir est de préférence en verre, bien que d'autres ma tériaux tels que, par exemple, polymethacrylate de methyle ou encore acier inoxydable, puissent être utilisés. Le pare-soleil du type décrit ci-dessus est l'objet d'une précédente demande de brevet français n0 77 28861 déposée le 26 septembre 1977 par la demanderesse et intitulée : "Pare-soleil pour véhicule automobile Comme on le décrit dans cette demande de brevet, les bords des fenêtres sont avantageusement soudés ensemble par soudage à haute fréquence. En pratique, les résultats sont excellents si le miroir est en verre. Par contre, avec des miroirs en polymethacrylate de methyle (connu sous le nom de PLEXIGLAS dans le ccslla2rce: ou en d'autres matériaux plastiques transparents, on rencontre des inconvénients.Plus particulierement, pour que les botds de la fenêtre formée dans l'enveloppe du pare-soleil soient maintenus parfaitement plats à l'usage et adhèrent au miroir, il est nécessaire qu'elle soit suffisamment renforcée par la feuille sousi acente de l'enveloppe qui est soudez autour de ladite fenêtre Si la feuille est trop mince, le renforcement est insoffisant. Par exemple, un excellent renforcement est obtenu avec une feuille de chlorure de polyvinyle (PVC) transparent ayant une épaisseur de 0,5 à G,6 me. Dans ce cas, cependant, avec des miroirs en polyméthacrylate, le soudage à haute fréquence laisse sur la face avant du miroir des régions salies et endommagées superficiellement. L'objet de l'invention est de fournir un procédé dans lequel les inconvénients ci-dessus sont évités. Selon l'invention, le miroir est mis dans une enveloppe avec interposition d'une feuille de papier qui sépare la face avant du miroir et la face de l'enveloppe au moins dans la région du bord à souder ultérieurement et le soudage est effectué en présence de cette feuille de papier. Le type de papier le plus convenable, même du point de vue coût, est le papier kraft connu, qui se présente en poids de cinquante à soixante-dix grammes par mètre carré. D'autres types de papier peuvent aussi être utilisés mais ils sont en général plus chers, tel par exemple le papier calque. Les papiers convenables sont ceux qui ont une face lisse ou glacée comme l'a le papier kraft. Selon l'invention, cette face lisse est positionnée contre la feuille avant de l'enveloppe de manière à éviter tout risque de collage pendant le soudage des bords de la fenetre. Des papiers contenant des substances grasses ou huileuses (par exemple le papier dit huilé) ne sont pas recommandés car ils pourraient produire des taches sur le miroir. L'invention sera mieux comprise et d'autres caractéristiques appa raîtront à l'aide de la description ci-après et des dessins joints où - la figure 1 représente une vue de côté d'un pare-soleil selon l'invention - la figure 2 est une vue en plan du miroir préalablement entouré par son enveloppe - la figure 3 est une coupe selon la ligne III-III de la figure 2 - la figure 4 est une coupe similaire à celle de la figure 3 illustrant la phase de fabrication immédiatement avant la formation de la fenêtre et le soudage de ses bords - la figure 5 est une coupe partielle agrandie, montrant la phase de découpage et soudage ; et - la figure 6 est une coupe selon la ligne VI-VI de la figure 1. Le pare-soleil 10 de la figure 1 comprend, de manière connue en soi, une enveloppe formée de deux feuilles flexibles soudables par la chaleur, par exemple en PVC (chlorure de polyvinyle), soudées ensemble le long du contour de l'enveloppe. Une de ces feuilles est référencée 12 sur la figure 1. Entre les feuilles est enfermé un rembourrage élastique et mou, par exemple en mousse de polyuréthane, indiqué en 14 de la figure 6. Le pare-soleil est supporté de manière connue par un axe de support 16 coudé dont l'extrémité extérieure peut tourner dans un support 18 qui peut être fixé à la carrosserie du véhicule. Dans la feuille 12 est formée une fenêtre 20, derrière laquelle est disposé le miroir de courtoisie 22 en polyméthacrylate de méthyle. Dans le cas représenté, le miroir 22 est rectangulaire. Comme on peut le voir en particulier sur la figure 6, le miroir 22 est disposé dans une enveloppe formée par deux feuilles rectangulaires 24, 26 en résine synthétique soudable à chaud, par exemple en chlorure de polyvinyle (PVC). Une feuille 24, placée sur la face avant du miroir et adjacente à la feuille 12 du pare-soleil, est plane ; par ailleurs, dans la feuille arrière 26 est formé un retrait plat 26a correspondant au moins approximativement à la forme du miroir 22. De préférence, la face arrière du miroir est collée au fond du retrait 26a. Les bords des feuilles 24, 26 quidépassentdu miroir sont superposés et adhèrent ensemble au moyen d'un adhésif. Dans la feuille avant plane 24 est formée une fenêtre 28 qui coïncide avec la fenêtre 20 de la feuille 12 du pare-soleil.Les bords des deux fenêtres, indiqués généralement par 30 sur la figure 6, sont superposés sur la face avant du miroir 22 et sont soudés ensemble à chaud. Les figures 2 et 3 se rapportent à une étape de la fabrication dans laquelle le miroir 22 est enroulé dans son enveloppe. Dans cette étape, la feuille arrière 26 est moulée avec son retrait 26a par moulage sous vide dans un moule 32. Ensuite, la face exposée de la feuille 26, incluant le retrait 26a, est pulvérisée avec un adhésif, par exemple du type polyuréthane ; un adhésif convenable est, par exemple, le produit connu dans le commerce sous-le nom de PIVIPLAST ; le miroir 22 est alors inséré dans le retrait 26a, sur lui est superposée une feuille 23 de papier kraft ayant les mêmes dimensions que le miroir 22 et avec sa face lisse vers le haut, et l'ensemble est couvert par la feuille 24 qui, à ce stade, ne présente pas encore une fenêtre.De préférence, le moule 32 comprend plusieurs cavités de moulage alignées en lignes et colonnes pour mouler simultanément autant de retraits 26a dans une seule feuille 26 en PVC s'étendant sur la totalité du-moule ; après disposition des miroirs 22 et des feuilles de papier 23 dans les retraits 26a avec adhésif, l'ensemble est recouvert d'une seule feuille 24, après quoi la structure ainsi obtenue est séparée par découpages- longitudinaux et transversaux en une pluralité d'unités du type illustré sur les figures 2 et 3. Sur la figure 4, ltunité de miroir 22, 23, 24, 26 est sur la surface de travail d'un dispositif de soudage à haute fréquence, comportant une électrode de soudage 36 en forme de cloche. te bord libre (face de soudage) 38 de la cloche a une forme plane et une largeur correspondant à celle de la soudure 30 (figures 1 et 6). Dans la cloche est fixée une lame 40 en ruban d'acier directement adjacente au bord 38 et s'étendant sur tout le contour intérieur de ce dernier. Le bord coupant 40a de la lame 40 fait saillie vers le bas par rapport au bord 38 de la cloche d'une distance qu'on précisera cidessous. Pour le traitement, l'unité de miroir 22, 23, 24, 26 est disposée sur la table 34 dans une position centrée par rapport à l'électrode 36, la face avant 24 faisant face à l'électrode. Un élément matricé 12a en feuille de PVC flexible dont le contour rectangulaire est aussi indiqué sur la figure 1 est superposé sur cette feuille 24. Cet élément 12a est celui dont est formé la feuille 12 de la figure 1. Quand l'électrode 36 est abaissée pour effectuer la soudure, son bord 38 écrase les deux feuilles 12a, 24 et la petite feuille de papier 23 contre la face avant 22a du miroir 22, tandis qu'en même temps, le bord coupant 40a coupe la fenêtre 20, 28 dans les deux feuilles, laissant une pièce découpée 42. Le dépassement du bord coupant 40a par rapport au bord 38 de l'électrode est réglé de telle sorte qu'on obtienne le degré de pressage nécessaire (et donc la pression de soudage nécessaire) des feuilles 12a, 24 au moment où le bord coupant 40a vient en contact avec la petite feuille de papier 23.Typiquement, ce dépassement est de l'ordre de cinquante pour cent de l'épaisseur totale des feuilles 12a et 24. Pour obtenir un bon soudage sans dépense inutile d'énergie électrique, il convient de limiter l'épaisseur du miroir 22 au strict minimum fixé par sa résistance mécanique. L'épaisseur convenable dans le cas d'un miroir de polyméthacrylate est d'environ deux millimètres. Les épaisseurs convenables pour les feuilles 12a et 24 respectivement sont d'environ 0,7 mm et 0,5 mm. Après soudage, l'électrode 36 ayant été écartée, la pièce perdue 42 est libérée et la petite feuille de papier 23 qui, en général, n'est pas endommagée (ou juste un peu endommagée) par la lame 40 est enlevée. Même si plusieurs fragments du bord de la petite feuille de papier 23 devaient rester sous la zone soudée, cela n'a pas d'importance en pratique ; ceux-ci peuvent cependant être extraits et éliminés si nécessaire. La feuille 12a, avec le miroir 22 fixé de la manière décrite cidessus, peut donc être utilisée dans la fabrication d'un pare-soleil 10 de toute manière connue. Dans un mode de réalisation, le matériau de remplissage en polyuréthane 14 est transformé en mousse sur place entre la feuille 12a et la feuille correspondante, formant l'autre face du pare-soleil, dans un moule fermé, pouvant être chauffé de manière convenable. Le moule peut être formé de manière è obtenir simultanément le soudage ensemble des deux feuilles le long du périmètre du pare-soleil et le découpage de celles-ci selon ce périmètre. Bien entendu, l'exemple de réalisation décrit n'est nullement limitatif de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé pour la fabrication d'un pare-soleil avec miroir de courtoisie, dans lequel le pare-soleil comporte une enveloppe plane ayant des faces formées de feuilles flexibles de résine synthétique soudable à chaud et un remplissage de matériau souple enfermé dans l'enveloppe, dans lequel dans une des faces de l'enveloppe est formée une fenêtre derrière laquelle est disposé le miroir, et dans lequel le miroir est disposé dans une enveloppe de résine synthétique soudable à chaud ayant une fenêtre coïncidant avec ladite fenêtre de l'enveloppe du pare-soleil, les bords des deux fenêtres étant superposés sur la face avant du miroir et étant soudés à chaud, caractérisé en ce que le miroir est mis dans son enveloppe avec interposition d'une petite feuille de papier qui sépare la face supérieure du miroir et la face de l'enveloppe du miroir au moins dans la région de soudage ultérieur des bords, et en ce que le soudage est effectué en présence de cette feuille de papier. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la petite feuille est en papier kraft. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce qu'une face de la petite feuille de papier est lisse ou glacée et est disposée contre la face avant de l'enveloppe.