Les bâtiments rédacteurs des centrales nucléaires comportent une enceinte métallique de sécurité renfermant le circuit du fluide caloporteur de refroidissement. Son roule est d'assurer le confinement des produits radioactifs qui pourraient être liberes dans tous les cas de fonctionnement, normaux ou accidentels. Cette enceinte est genéralement constituée par une enveloppe metallique entierement fermee, munie de sas étanches pour les accès matériels et personnels, et de traversees pour tuyauteries et câblages. L'enveloppe peut être elle-même soit plaquée au béton du bâtiment, soit indépendante de celui-ci. Quel que soit son type, 11 enceinte metallique est ou peut être soumise, fonctionnement normal ou exceptionnel (épreuves, accidents), à des efforts considérables de diverses origines, à savoir : pression intérieure, contraintes thermiques, charges permanentes : poids propres, réactions de tuyauteries et charges variables : surcharge du pont, charges accidentelles, charges sismiques, etc La partie inferieure de la paroi de cette enceinte métallique de sécurité se trouve donc soumise à ces différents efforts et elle a pour rôle notamnent de les transmettre au radier en béton armé constituant le fond et l'assise de l'enceinte. Elle est plus sollicitée dans le cas où l'enveloppe est indépendante que dans le cas où elle est plaquee au béton du bâtiment où ledit béton participe directement la reprise des efforts. La presente invention a pour objet une disposition d'ancrage de cette enceinte métallique permettant la transmission des efforts de la partie inférieure de sa paroi au radier en béton armé, et elle est caractérisée en ce que la paroi de ladite enceinte est ancrée verticalement dans le prolongement de ses génératrices sur des masses métalliques noyées dans le béton du radier, le bord inférieur de la paroi pénétrant dans le béton du radier, ce bord inférieur présentant des échancrures. Une telle disposition d'ancrage présente l'avantage de n'ravoir aucune couronne extérieure qui émerge du béton et les efforts normaux sont transmis sans flexion sur l'ancrage. Les échancrures du bord inférieur noyé de la paroi de I'enceinte ont pour but de répartir les efforts concentres d'ancrage sur toute la paroi et de permettre dans de bonnes conditions les déformations radiales. Ces échancrures peuvent avoir une forme telle qu'elles assurent le passage des armatures du béton pres de la surface du radier. Selon une forme de réalisation de l'ancrage selon l'invention, un élement métallique de liaison est soudé d'une part à la partie saillante de chaque échancrure du bord inférieur de la paroi et d'autre part a des masses métalliques d'ancrage noyées dans le béton. Dans ces conditions les opérations d'ancrage de la paroi de enceinte se font dans l'ordre suivant. On immobilise d'abord, dans une première couche de béton, les masses d'ancrage métalliques avec une précision de l'ordre du centimetre. Les éléments métalliques de liaison avec l'enceinte sont alors mis en place, et soudés sur lesdits ancrages métalliques avec une précision de l'ordre de quelques millimètres et on recouvre cette soudure par une deuxième couche de béton. On soude ensuite l'autre extrémité de ces élements de liaison sur la partie saillante des échancrures du bord inférieur de la paroi de l'enceinte puis on remplit l'espace vide de béton pour compléter le radier. Les dispositions selon l'invention ne sont pas limitées aux enceintes de réacteurs nucléaires, mais peuvent être appliquées pour l'ancrage de toutes enceintes soumises à des efforts comparables. Ci-après à titre d'exdmple, une forme de réalisation d'un ancrage selon l'invention en référence aux dessins annexés - la figure I est une vue en coupe verticale d'un réacteur nucléaire, - la figure 2 est une vue partielle en coupe verticale du bas de enceinte de sécurité du réacteur selon le plan II-II de la figure 3, - la figure 3 est une vue partielle en coupe verticale selon le plan III-III de la figure 2, - la figure 4 est une vue d'une variante de réalisation du bas de l'enceinte de la figure 2, - la figure 5 est une vue d'une variante de réalisation de l'ancrage de ltenceinte, - la figure 6 est une autre vue de la variante d'ancrage de la figure 5, - la figure 7 est une vue éclatée en perspective de la variante de réalisation des figures 5 et 6. On voit sur la figure I un réacteur nucléaire avec sa cuve 1, son bouclier de protection biologique 2, une première enceinte 3 en béton, une enceinte métallique de sécurité 4 dont l'ancrage dans le béton du radier 5 fait l'objet de la présente invention, et le bâtiment 6 en béton du réacteur, toutes les enceintes étant de forme cylindrique. On voit sur les figures 2 et 3 la partie inférieure de l'enceinte métallique cylindrique 4 de sécurité avec son ancrage, selon l'invention, dans le béton du radier 5 du réacteur. Des charpentes métalliques primaires constituées par des poteaux 6 et des ferrures de liaison 7 sont mises en place et inmobilisées dans une première couche de béton allant jusqu'au niveau 8 avec une précision de l'ordre du centi mettre, ce béton comportant des armatures principales 9. Des plaques de liaison 10 sont ensuite installées et soudées avec une précision de l'ordre de quelques millimètres en hauteur et radialement sur oes poteaux 6. Une deuxième couche d'armature principales il et de béton est ensuite mise en place jusqu'au niveau 12. Les plaques de liaison 10 comportent des fentes 17 qui viennent s 'insérer dans la partie saillantes 19 des échancrures 13 du bas 18 de la paroi 4 de l'enceinte métallique, où elles sont soudées sur ladite paroi, sans déformation en raison d'une couronne extérieure de raidissement 14. On termine alors le remplissage en béton et en armatures principales 15 jusqut la hauteur de la tôle 16 du radier, laquelle est mise en position en dernier lieu. La figure 4 montre, en variante, une autre forme d'échancrures du bas 18 de l'enceinte métallique 4, les échancrures étant constituées par des fentes 20. Les plaques de liaison 10 sont soudées d'une part le long de leurs fentes 17qui s tinsèrent entre les échancrures et d'autre part sur les ancrages 6. Les figures 5 et 6 montrent une variante d'ancrage, dans laquelle les plaques de liaison 10 sont soudées dans des fentes 22 réalisées dans les masses d'ancrage 6, ces fentes étant dans le prolongement des génératrices de la paroi de l'enceinte. Cette variante est applicable également à la disposition de la-figure 4 où les échancrures sont constituées par des fentes 20. -La figure 7 est une vue éclatée en perspective de la variante des figures 5 et 6 que l'on vient de décrire, où l'on voit une masse d'ancrage 6 avec sa fente 22 et la plaque de liaison 10 avec sa fente 17 qui s'insère dans la partie saillante 19 de l'échancrure 13 du bas 18 de la paroi de l'enceinte métallique de sécurité. REVENDICATIONS 1/ Disposition d'ancrage d'une enceinte caractérisée en ce que la paroi (4) de l'enceinte est ancrée verticalement dans le prolongement de ses génératrices sur des masses métalliques (6) noyées dans le béton du radier, le bord inférieur (18) de cette paroi pénétrant dans le béton du radier (5), ce bord inférieur présentant des échancrures (13) entre les points d'ancrage. 2/ Disposition selon la revendication 1, caractérisée en ce que les échancrures (13) du bord inférieur (18) de l'enceinte de sécurité sont constituées par des ondulations de forme générale sinusoldale. 3/ Disposition selon la revendication 1, caractérisée en ce que les échancrures du bord inférieur (18) de l'enceinte de sécurité sont constituées par des fentes (20). 4/ Disposition selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'un élément métallique (10) de liaison est fixé -entre la partie saillante (19) de chaque échancrure (13) et chaque masse métallique (6) d'ancrage. 5/ Disposition selon la revendication 4 caractérisée en ce que l'élément métallique de liaison (10) est fixé sur la paroi latérale de la masse métallique d'ancrage (6). 6/ Disposition selon la revendication 4, caractérisée en ce que l'élément métallique de liaison (10) est fixé dans une fente (22) de la masse métallique d'ancrage (6).