La présente invention concerne un procédé pour la fabrication de peignes de tissage, dans lequel des dents de peigne sont constituées par des fils métalliques laminés coupés à longueur, puis disposés itun près de l'autre avec interposition d'éléments d'espacement, les bords des dents de peigne étant reliés rigidement entre eux, après quoi on retire les éléments d'espacement. Lors de la fabrication de peignes de tissage suivant le procédé habituel jusqu'à ce jour, la dépense de travail est constituée par environ 90 % de travail manuel , tandis que seulement environ 8 % de l'action peut être effectuée à la machine D'après le procédé connu, les dents de peigne sont fabriquées sur une machine dite "machine à lier les dents de peigne, Les dents sont amenées à la machine, à plat, par un côté, leurs bords sont retournés, coupes' à longueur et ensuite enroulés avec du fil entre deux bandes demicylindriques montées dans la machine.La grosseur du fil détermine l'espacement désiré entre peignes de tissage0 le montage et le réglage de la machine à lier exigent beaucoup de temps, parce que après chaque poste, les pignons doivent être interchangés, les bobines chargées avec le fil déterminé prévu pour le peigne et la longueur des barrettes sur l'installation de transport de la machine être réglée. Pendant toute llopération de liaison, il est nécessaire qu'une personne surveille en permanence la machine, afin de pouvoir intervenir lorsque la réserve de fil est épuisée, ou lorsque l'entrainement de déroulement du tambour à bande doit être modifié dans son réglage en raison de la variation de diamètre. Ces travaux se répètent lors de la fabrication d'un nouveau peigne de tissage, car on ne peut, au cours d'un cycle de travail, lier chaque fois que les dents pour un seul peigne. Au cours de l'opération de liaison, les dents pendent librement entre les bandes demi-cylindriques, tandis que la machine à lier les peignes assure, au moyen d'une broche filetée, le déplacement pas à pas sur des rails de glissement du bâti. Après cette opération de travail, les dents de peigne qui sont reliées à liaison lache entre elles sont extraites de la machine. Il est ensuite nécessaire de régler avec précision les distances entre dents (répartition) par rapport à la longueur totale. Pour cela, dans le procédé habituel, on sélectionne un fil métallique dont la grosseur correspond avec autant de précision que possible, aux espacements désirés Sur une machine à bobiner sont enroulés deux ressorts qui sont enfoncés à pression, avec leurs spires entre les bandes demi-cylindriques enroulées, dans les intervalles des dents. Il est nécessaire de disposer en magasin en permanence dgun très grand nombre de fils de différentes grosseurs, se différenciant entre eux seulement de millièmes de millimètres dans leur diamètre. Ce magasinage correspond à un capital mort considérable. Ensuite, les bords des dents sont reliés entre eux, soit par collage avec une résine artificielle, soit par soudage à l'étain. Ensuite, sont posés les bords de peigne. Bes ressorts intermédiaires sont retirés, et le peigne est finalement nettoyé, aligné, brossé et emballé. Certaines de ces opérations peuvent etre effectuées sur des machines spéciales, mais elles ne représentent que quelques pour cents du temps total de fabrication. La présente invention a pour but de modifier ce procédé de fabrication de telle sorte qu'une plus grande partie de l'activité jusqu'à maintenant manuelle soit remplacée par des opérations sur machines, de manière à obtenir une réduction des frais de fabrication. Au lieu des spires de fil métallique utilisées jusqu'à maintenant comme éléments d'espacement, on met en oeuvre, conformément à l'invention des pièces d'espacement individuelles qu'on place entre les dents. Suivant une autre caractéristique de l'invention, il est prévu, entre,chaque fois, deux dents disposées l'une à côté de l'autre, une pièce d'espacement indépendante, par exemple un élément en forme de plaque. Jusqu'à maintenant, il était nécessaire d'introduire, à l'extrémité supérieure, et à l'extrémité inférieure des dents, chaque fois un élément d'espacement constitué par une spire de fil métallique. La disposition conforme à l'invention permet une solution satisfaisante avec un ou plusieurs éléments d'espacement entre deux dents. En outre, l'invention prévoit d'assembler entre elles les dents de peigne et les éléments d'espacement, indépendamment l'un de l'autre, à partir de différentes directions dans l'espace. Il est également possible d'introduire et d'assembler entre elles les dents et les éléments d'espacement à partir des mêmes directions. Suivant une autre caractéristique de l'invention on peut prévoir que les dents de peigne, qui sont plaquées sur un coté avec les éléments d'espacement, sont ensuite disposées l'une près de l'autre Une forme de réalisation judicieuse du procédé de l'invention, consiste à disposer les éléments d'espacement de telle manière qu'ils remplissent complètement la hauteur du peigne. Ceci offre l'avantage que, lors de la jonction des bords des dents de peigne, la matière de liaison, par exemple un produit adhésif, ne peut pas parvenir entre les dents, dans le domaine de travail. Il est entendu que les éléments dtespacement en forme de plaques ou individuels sont retirés une fois que les bords des dents ont été reliés solidement entre eux. Comme éléments d'espacement en forme de dents, on peut, par exemple, mettre en oeuvre des éléments en matière synthétique. On choisit alors avantageusement une matière synthétique qui peut facilement être enlevée par dissolution, par exemple par liquéfaction ou action de la chaleur, ou par dissolution chimique. L'opéra- tion d'enlèvement par dissolution nta évidemment lieu que lorsque les extrémités supérieures et inférieures des dents ont été solidement reliées entre elles. Il existe également la possibilité d'utiliser des éléments d'espacement en une matière métallique présentant un bas point de fusion. Cette matière métallique peut être rendue liquide sous lreffet de la chaleur et être ainsi enlevée. Par l'expression" bas point de fusion " , il faut comprendre que le point de fusion est à une température suffisamment basse pour que l'enlèvement des éléments d'espacement puisse être obtenu directement, sans que le peigne fini soit endommagé. Suivant une autre caractéristique de l t invention, il est prévu que les dents de peigne et les éléments en forme de plaques sont pourvus, lors de leur mise en place, sur toute leur longueur, avec un produit adhésif soluble lors de leur enlèvement0 Avec cette mesure, il est possible de relier entre elles les dents individuelles, directement lors de leur juxtaposition avec l'espacement désiré. Simultanément il est possible de réaliser une compensation des tolérances par une épaisseur différente de la couche de produit adhésif appliquée. La description ci-après se rapporte à un mode de réalisation du procédé de l'invention donné à titre d'exemple non limitatif, avec référence au dessin annexé de l'assemblage réciproque des dents de peigne et des éléments d'espacement, Dans la réalisation représentée à la figure 1, des dents de peigne 1 et des éléments d'espacement 2 en forme de plaques sont assemblés entre eux à partir de directions spatiales relatives opposées, indiquées par les flèches 3 et 4.Après leur mise en place complète, les éléments d'espacement et les dents de peigne sont coupés à la longueur désirée au moyen d'une installation non représentée. les dimensions des éléments en forme de plaques sont choisies telles qu'ils remplissent totalement la hauteur de travail désignée par A du peigne de tissage. les dents 1 et les éléments d'espacement 2 sont réunis entre eux par un procédé adhésif, qui est appliqué dans la zone de travail A et qui sert en même temps à uniformiser les éléments d'espacement. Après réalisation de la longueur désiréeXles extrémités supérieures et inférieures des dents de peigne sont réunies entre elles par des brides (non représentées) qui sont placées dans les zones B. Ensuite, les éléments en forme de plaque 2 sont eSevés ainsi qu'éventuellement le produit adhésif prévu. Il n'est pas absolument nécessaire de constituer les éléments d'espacement individuels comme des éléments en forme de plaque. Suivant une autre réalisation de l'invention, il peut etre prévu que la zone intérieure d'un élément en forme de plaque- est évidé. En outre, les pièces d'espacement peuvent présenter également une forme d'oeilleton, par exemple en forme de U, la fabrication de tels éléments pouvant avoir lieu par estampage à partir d'une plaque plane, ou par courbure d'un fil métallique de section appropriée. Ces pièces d'espacement conviennent particulièrement à une alimentation par machine à partir de magasins et peuvent, en outre, être enlevées plus facilement que des pièces massives par dissolution. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation décrit et représenté et diverses modifications restent possibles sans sortir pour autant du domaine de protection de l'invention. -REVENDICATIONS 1. Procédé pour la fabrication de peignes de tissage, dans lequel les dents du peigne sont coupées à longueur à partir de fils métalliques laminés, puis disposées l'une près de l'autre avec interposition d'éléments d'espacement, les bords des dents étant reliés rigidement entre eux, après quoi on retire les éléments d'espacement, procédé caractérisé en ce que les éléments d'espacement prévus entre les dents sont constitués comme des pièces individuelles. 2. Procédé, suivant la revendication 1, caractérisé en ce que, entre, chaque fois, deux dents de peigne disposées l'une près de l'autre, est insérée une pièce d'espacement maintenant la distance entre les dents. 3. Procédé, suivant la revendication 1, caractérisé en ce que, entre deux dents de peigne voisines, sont insérées plusieurs pièces d'espacement pour maintenir la distance entre dents. 4. Procédé, suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que, entre deux dents de peigne voisines, est inséré un élément en forme de plaque pour maintenir la distance entre les dents. 5. Procédé, suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les dents et les éléments d'espacement sont assemblés entre eux indépendamment, à partir de directions spatiales différentes. 6. Procédé, suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les dents et les éléments sont assemblés entre eux à partir de directions identiques. 7. Procédé, suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que des dents de peigne pourvues sur un côté d'un placage avec des éléments d'espacement sont disposées l'une près de l'autre. 8. Procédé, suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que les éléments d'espacement sont disposés de telle sorte qu'ils remplissent la hauteur de travail du peigne. 9. Procédé, suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que les éléments d'espacement en forme de plaques sont en matière synthétique. 10. Procédé, suivant la revendication 9, caractérisé en ce que les éléments d'espacement sont liquéfiables sous l'action de la chaleur et peuvent ainsi être retirés. 11. Procédé suivant la revendication 9, caractérisé en ce que les éléments d'espacement sont solubles par action chimique et peuvent ainsi etre retirésO 12. Procédé, suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que les éléments d'espacement sont des éléments en forme de plaques en métal à bas point de fusion. 13. Procédé, suivant la revendication 12, caractérisé en ce que les éléments d'espacement sont ramollis sous l'action de la chaleur pour pouvoir être retirés0 14. Procédé, suivant l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé en ce que les dents de peigne et les éléments d'espacement en forme de plaques sont pourvus lors de leur mise en place, sur toute leur longueur d'une couche de produit adhésif, soluble lors de l'enlèvement des pièces en forme de plaques