La présente invention a pour objet une brosse destinée à lustrer des surfaces pouvant présenter des parties en relief, notamment des meubles. Au cours du lustrage de surfaces telles que celles de meubles anciens qui comportent des reliefs formés par des baguettes, ou des rebords de plateaux ou couvercles, etc., il importe de ne pas heurter ces reliefs afin de ne pas endommager la patine du meuble. Ces heurts sont quasiinévitables avec des brosses classiques comportant un corps pour la préhension, à la face inférieure duquel sont implantées des touffes de poils sensiblement perpendiculaires à ladite face. Lors des mouvements de va-et-vient imprimés à la brosse pour le lustrage, il est alors pratiquement impossible d'atteindre des recoins ou des angles délimités par des parties en relief sans heurter le corps de la brosse contre ces reliefs. La présente invention a pour but d'éliminer cet inconvénient. A cet effet, elle a pour objet une brosse,notamment pour lustrer des surfaces présentant des reliefs comme des surfaces de meubles,du type comportant un corps de brosse sensiblement parallèle à un plan, dont la face supérieure et la face inférieure sont raccordées par une surface latérale définissant le contour dudit corps de brosse et des poils implantés en touffes sur la face inférieure de ce corps de brosse, caractérisé en ce qu'elle comprend des touffes de poils implantées sur une portion de surface raccordant la face inférieure à la face latérale et inclinée par rapport à ladite face inférieure, lesdites touffes étant inclinées par rapport à la normale au plan du corps de brosse pour diverger vers l'extérieur par rapport à la surface latérale du corps de brosse. Avec une telle brosse, les touffes de poils, marginales, débordent largement par rapport au contour du corps de la brosse de sorte que les extrémités des poils de ces touffes, au cours des mouvements de va-et-vient de l'opération de lustrage atteignent, sans qu'il soit besoin d'y prêter une attention particulière, les reliefs, rebords et autres saillies du meuble sans risque que clui-ci soit endommagé. Il est avantageux de prévoir la zone d'implantation des touffes marginales dans-une portion de surface arrondie qui raccorde la face inférieure du corps de brosse à sa face latérale et d'implanter lesdites touffes marginales perpendiculairement à cette portion de surface. On parvient, grâce à cette disposition, et sans négliger la qualité de la fixation des touffes marginales dans le corps de brosse, à ce que ces touffes débordent sur la quasi-totalité de leur longueur à l'extérieur de l'espace délimité par le prolongement du contour du corps de brosse normalement au plan dudit corps de brosse. On peut encore accentuer, avantageusement, le décalage des touffes marginales vers l'extérieur du corps de brosse en prévoyant que la distance entre la ligne dtimplantationdes touffes marginales sur la face inférieure dudit corps de brosse et la ligne d'implantation des touffes immédiatement voisines soit supérieure à la distance entre les lignes d'implantation de touffes wisines dans la partie centrale de la zone de poils de la brosse. Selon un mode de réalisation, le corps de la brosse est allongé et comporte une partie antérieure arrondie et une partie postérieure rectiligne. La partie antérieure ainsi dépourvue d'angle vif peut être dirigée le long de la surface d'un meuble à lustrer sans risquer de venir heurter celui-ci et d'endommager sa patine, tandis que la partie arrière, de par sa forme,permet de bénéficier d'une grande surface de lustrage dans le prolongement de la trajectoire des coups de brosse. Selon une forme de réalisation avantageuse, le corps de borsse est équipé d'une bride qui relie deux parties échancrées de ce corps formant dans sa partie médiane une sorte d'étranglement. La bride est associée au corps de la brosse dans ces parties échancrées de façon R éviter de faire saillie par rapport au contour général de la brosse au risque d'entrer intempestivement en contact avec les parois à lustrer. En outre, de préférence, la sangle forme une boucle dont les extrémités sont réunies par une attache, cette boucle passant dans un trou reliant lesdites échancrures concaves dans l'épaisseur de la brosse, et ladite attache étant logée à l'intérieur de ce trou. La description suivante d'un exemple de réalisation de l'invention est faite en référence au dessin annexé, dans lequel - la figure 1 est une vue en perspective d'un mode de réalisation d'une brosse conforme à l'invention; - la figure 2 est une vue en coupe par un plan longitudinal de ce mode de réalisation; - la figure 3 est une vue en coupe transversale de ce mode de réalisation selon le plan III-III de la figure 2. La brosse représentée sur la figure 1 comprend un corps de brosse 10, une zone de poils 12 et une bride 14. Le corps de brosse 10 est une plate-forme épaisse constituée en un matériau rigide tel que du bois et présentant une face supérieure 16, une face inférieure 18 (voir figure 2) et une face latérale 20 qui raccorde la face supérieure et la face inférieure de la brosse selon une direction sensiblement normale à celles-ci. La face latérale 20 définit un contour de brosse de profil allongé dans une direction longitudinale. L'avant 22 du contour est arrondi, tandis que l'arrière 24 de ce contour est rectiligne dans une direction sensiblement perpendiculaire à la direction longitudinale de la brosse. Cette brosse présente un plan de symétrie longitudinal. Les extrémités 22 et 24 de la face latérale 20 de la brosse sont reliées par des bords longitudinaux symétriques, respectivement 26 et 28, sensiblement rectilignes en général mais présentant dans leur partie médiane une échancrure respectivement 30 et 32, qui impartit au contour de la brosse un profil étranglé dans sa partie centrale. Dans les échancrures 30 et 32 de la face latérale 20 sont percées deux ouvertures de forme rectangulaire, au débouché d'un trou 34 qui traverse de part en part le corps de brosse 10 dans son épaisseur. La bride 14 est une courroie de cuir épais dont la largeur est celle du trou rectangulaire 34. Cette bride comporte deux extrémités 38 et 40 (figure 3) qui sont munies sur leurs faces en regard de garnitures de fermeture par pression du type connu dans le commerce sous le nom de Velcro. L'une de ces garnitures est composée d'une multitude de petits crochets, et l'autre de petites boucles, dans )esquelles viennent s'engager les crochets lorsqu'on appuie sur les faces en regard 38 et 40. La boucle formée par la sangle 14 traverse de part en part le trou 34 dont l'épaisseur par- met juste d'engager les deux parties extrêmes 38 et 40 réunies (sur la figure 3) à l'intérieur du trou et ne laisse pas suffisamment d'espace pour permettre à ces extrémités 38 et 40 de srécarter l'une de l'autre. Ceci procure une excellente solidité de l'attache constituée en réunissant ces deux extrémités. Quand on saisit le corps de brosse 10 avec la main ou éventuellement le pied, la bride 14 permet de maintenir la prise en empêchant la main ou le pied de glisser. Des stries 42 transversales sont prévues à l'avant et à l'arrière de la face supérieure 16 du corps 10. En raison de l'ouverture du trou 34 au niveau des échancrures 30 et 32, le profil de la bride 14 déborde très peu la largeur du corps de brosse 10 comme le montre la figure 3. Ainsi, lorsque cette brosse est animée d'un mouvement de va-et-vient, la bride ne risque pas de venir heurter par inadvertance les parois de la surface traitée. En outre, l'absence d'attache extérieure permet d'éviter toute saillie indésirable à la surface de la bride 14. La face inférieure 18 du corps de brosse 10 est garnie de touffes de poils disposés selon des alignements dont les contours suivent approximativement le contour général de la brosse, par implantation d'une extrémité de chaque touffe de poils dans le corps de brosse. La zone de poils 12 comporte une zone principale dont les touffes sont ancrées dans une partie plane 50 de la face inférieure 18 bien visible sur les figures 2 et 3. Cette partie plane recouvre la plus grande partie de la face inférieure 18 garnie de poils du corps de brosse 10. Au voisinage de la périphérie de cette face inférieure 18 une portion de surface arrondie 52 raccorde la partie plate 50 de la surface 18 et la face latérale 20 du corps de brosse tout autour de ce dernier. Au niveau des parties arrondies 52 sont implantées des touffes formant une ligne de touffes marginales telles que 54, 54a, 54b sur une partie de la périphérie de la zone de poils 12. La partie centrale de la zone de poils 12 est formée de touffes telles que 56 dont les extrémités 58 se trouvent toutes pratiquement dans le même plan horizontal parallèlement à la partie plate 50 de la face inférieure 18. Sur les figures 2 et 3, on peut voir que les touffes 56 ont une inclinaison variable sur la partie plane 50. En particulier, les touffes 56a (figure 3), implantées au voisinage de la partie centrale de la zone de poils 12, sont sensiblement perpendiculaires à cette partie plane. Elles adoptent une inclinaiLson croissante au fur et à mesure que l'on s'éloigne de la partie centrale en direction des touffes marginales 54, comme l'illustrent les touffes repérées de 56b à 56n. Ceci est vérifié, non seulement dans i plan de coupe transversale de la figure 3, mais également dans d'autres plans de section perpendiculaire à la partie 50. Telle que représentée sur les figures 2 et 3, l'inclinaison des touffes marginales 54 est sensiblement la même que celle des touffes extrêmes 56n implantées dans la partie plane 50. Les touffes 54 ont une direction sensiblement perpendiculaire à la surface arrondie 52 au point où elles sont implantées dans cette surface. Les touffes marginales 54 débordent dans leur presque totalité à l'extérieur de l'espace délimitant le prolongement de la face latérale 20 du corps de brosse 10 dans une direction perpendiculaire au plan du corps de brosse. Les traces de ces surfaces sont repérées par P1 sur la figure 2 et P2 sur la figure 3. Une longueur plus restreinte des touffes extrêmes telles que 56n de la zone de poils implantés sur la partie plate 50 déborde également à l'extérieur de cet espace. Les extrémités 59 des touffes marginales 54 se trouvent situées dans un plan légèrement au-dessus du plan contenant les terminaisons 58 des touffes 56. La distance d (voir figure 3) séparant la ligne de touffes marginales 54 et la ligne de touffes voisines 56n est légèrement supérieure à la distance e qui sépare les lignes de touffes voisines à l'intérieur de la zone de poils 12. Dans l'exemple représenté, la ligne de touffes marginales implantées le long de la surface 52 n'est pas continue. Elle est interrompue au niveau des échancrures 30 et 32 comme le montre la figure 1. Ainsi, il existe une ligne continue 60 de touffes marginales 54 à l'avant, épousant sensiblement le contour arrondi 22 de la face latérale 20 et s'arrêtant à une touffe 54b à une extrémité de chacune des échancrures 30 et 32, et une autre 62 qui commence avec la touffe marginale 54a de l'échancrure 32,se poursuit vers l'arrière pour suivre la partie terminale arrière 24 de la face latérale 20 à angle droit, et retourne à angle droit le long de la face latérale 26 en direction de l'échancrure 30. Le rétrécissement du corps de brosse au niveau des échancrures 30 et 32 facilite la préhension de celui-ci et l'absence de touffes marginales à l'endroit de ces échancrures permet plus aisément à l'utilisateur de passer ses doigts sous la face inférieure 18 afin d'avoir la brosse bien en main. En outre, l'absence de touffes marginales au niveau des échancrures 30 et 32 crée une discontinuité dans la ligne de ces touffes qui permet d'amorcer l'attaque de baguettes ou autres reliefs relativement fins ou contournés, par les touffes de poils marginales, avec plus d'efficacité. Grâce aux dispositions qui viennent d'être décrites, il est possible d'utiliser cette brosse pour le polissage ou le lustrage de parties délicates comportant des zones d'accès difficile délimitées par des reliefs, par exemple des baguettes, sans risque d'endommager ces dernières. En effet, la grande quantité de poils qui dépassent largement le corps de brosse permet de délimiter le risque de heurt, et ceci d'autant plus que les diverses dispositions qui viennent d'être décrites facilitent le contrôle des mouvements de cette brosse au cours de l'opération de lustrage. Une inclinaison des touffes marginales proche de 450 est réalisable qui ménage ainsi un espace de sécurité autour du corps de la brosse du même ordre de grandeur que la hauteur de sa zone de poils. Une brosse réalisée à titre d'exemple pour l'application aux meubles anciens possède une longueur de 22 cm, une largeur de 10 cm entre les parties rectilignes des bords longitudinaux 26 et 26. L'épaisseur du corps de brosse réalisé en bois est de 2 cm, la hauteur de la zone de poils de 2 cm. REVENDICATIONS 1. Brosse pour lustrer des surfaces présentant des reliefs comme des surfaces de meubles, du type comportant un corps de brosse (10) sensiblement parallèle à un plan, dont la face supérieure (16) et la face inférieure (18) sont raccordées par une surface latérale (20) définissant le contour dudit corps de brosse, et des poils implantés en touffes (56) sur la face inférieure du corps de brosse, caractérisée en ce qu'elle comprend des touffes de poils (54, 54a, 54b) implantés sur une portion de surface (52) raccordant la face inférieure (18) à la face latérale 20) et inclinées par rapport à ladite face inférieure, lesdites touffes (54, 54a, 54b) étant inclinées par rapport à la normale au plan dudit corps de brosse (10) pour diverger vers l'extérieur par rapport à la surface latérale du corps de brosse. 2. Brosse selon la revendication 1, caractérisée en ce que la portion de surface (52) où sont implantées les touffes marginales (54) a un profil arrondi reliant ladite face inférieure et la face latérale. 3. Brosse selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce que les touffes marginales (54) sont implantées dans une direction sensiblement perpendiculaire à ladite portion de surface (52). 4. Brosse selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la distance entre la ligne d'implantation des touffes marginales (54) et la ligne d'implantation des touffes (56n) immédiatement voisines est supérieure à la distance entre les lignes d'implantation des touffes voisines (56a, 56 dans ladite face inférieure. 5. Brosse selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que les extrémités des touffes implantées dans la face inférieure sont sensiblement dans un même plan et celles des touffes marginales sont au-dessus de ce plan. 6. Brosse selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que le corps de brosse et allongé et les touffes marginales (54) sont implantées selon une ligne suivant sensi blement le contour de ce corps i brosse (10) et interrompue dans la partie centrale de ce dernier. 7. Brosse selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que l'inclinaison des touffes sur la normale au plan dudit corps de brosse va en croissant depuis la partie centrale de la zone de poils jusqu'aux touffes marginales. 8. Brosse selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que le corps de brosse est allongé et son contour présente une partie antérieure (22) arrondie et une partie postérieure (24) rectiligne perpendiculaire à la direction longitudinale du corps. 9. Brosse selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que le corps de brosse est allongé et son contour présente un profil étranglé formé par deux échancrures (30 et 32), opposées dans la face latérale verso milieu de sa dimension longitudinale, et que le corps de brosse (10) est équipé d'une bride (14) reliant les portions de la face latérale définies par ces deux échancrures. 10. Brosse selon la revendication 9, caractérisée en ce que le corps de la brosse est percé d'un trou (34), dans son épaisseurvreliant ces deux portions de face latérale et traversé par la bride, laquelle est formée d'une lanière (14) munie d'une attache propre à joindre ses deux extrémités (38, 40) et venir se loger, par coulissement, à l'intérieur dudit trou. 11. Brosse selon la revendication 10, caracterisée en ce que l'attache est une fermeture par pression des deux extrémités de la lanière, l'épaisseur du trou (34) étant à peine supérieure à l'épaisseur combinée de ces deux extrémités en position superposée de façon à les empêcher de se disjoindre une fois insérées dans le trou.