Ce dispositif d’évacuation de la mousse susceptible de se former lors de la réalisation d’un jus de fruit ou de légume, comprend : – un réceptacle (9) du mélange de jus et de mousse en communication avec des moyens assurant le pressage du fruit ou du légume, ledit réceptacle (9) étant pourvu d’un orifice (11) positionné au niveau de sa base afin de permettre l’évacuation du jus ; – un flotteur (13) reçu dans ledit réceptacle (13), dont l’extrémité inférieure (14) est apte à obturer l’orifice (11) dont est muni ledit réceptacle (9), et dont la densité est inférieure à celle du jus considéré, ledit flotteur (13) étant apte à coulisser au sein dudit réceptacle (9) selon une direction verticale ; – une zone de collecte et d’évacuation de la mousse communiquant avec le réceptacle (9) au voisinage de la mi-hauteur de ce dernier. Figure pour l’abrégé : Fig 1 DISPOSITIF D’EVACUATION DE LA MOUSSE SUSCEPTIBLE DE SE FORMER LORS DE LA REALISATION D’UN JUS DE FRUITS OU DE LEGUMES Domaine de l’invention L’invention appartient au domaine de la production de jus par pressage de fruits ou de légumes. Elle vise plus particulièrement un dispositif apte à évacuer la mousse susceptible de se former lors de l’opération de pressage. Etat antérieur de la technique Le pressage de fruits ou de légumes, en vue de l’obtention d’un jus, peut s’accompagner d’un phénomène de moussage, inhérent au fruit en question, à la quantité d’eau qu’il contient, outre au procédé de pressage proprement dit. Si la mousse ainsi générée n’affecte pas le goût du jus en question, en revanche, elle peut impacter le volume réel de jus disponible pour le consommateur. Lorsque ce dernier s’approvisionne en jus considéré, par exemple en libre-service, il peut ainsi voir le flacon ou contenant de réception du jus typiquement rempli aux deux-tiers de jus et un tiers de mousse, et dès lors, considérer être volé. Afin de s’affranchir de cette difficulté, il n’existe pas d’autre solution à ce jour que de laisser la mousse reposer, affectant de manière rédhibitoire la distribution de tels jus, notamment en libre-service, en raison du temps d’attente alors nécessaire. Alternativement, il est envisageable de mettre en œuvre un tamis à m ailles très fines, mais qui se bouche rapidement dans le cas de certains jus, tels que les jus de pomme. L’invention vise à proposer une solution simple pour évacuer cette mousse lors de la production de jus, se présentant sous la forme d’un dispositif susceptible en outre d’être intégré dans un contexte plus global d’appareils à production de jus. En premier lieu, l’invention vise un dispositif d’évacuation de la mousse susceptible de se former lors de la réalisation d’un jus de fruit ou de légume. Ce dispositif comprend : – un réceptacle du mélange de jus et de mousse en communication avec des moyens assurant le pressage du fruit ou du légume, ledit réceptacle étant pourvu d’un orifice positionné au niveau de sa base afin de permettre l’évacuation du jus ; – un flotteur reçu dans ledit réceptacle, dont l’extrémité inférieure est apte à obturer l’orifice dont est muni ledit réceptacle, et dont la densité est inférieure à celle du jus considéré, ledit flotteur étant apte à coulisser au sein dudit réceptacle selon une direction verticale ; – une zone de collecte et d’évacuation de la mousse communiquant avec le réceptacle au voisinage de sa mi-hauteur. En d’autres termes, l’invention consiste à collecter, au sein d’un seul et même réceptacle, le produit issu du pressage d’un jus de fruit ou de légume, et, en raison de la différence de densité entre le jus et la mousse, à engendrer l’obturation dudit réceptacle au moyen d’un flotteur si la mousse est trop abondante, de sorte qu’en raison du choix du matériau ou de la structure dudit flotteur, ladite mousse est insusceptible d’exercer une pression d’Archimède suffisante pour entraîner l’ascension dudit flotteur, et corollairement autoriser la vidange dudit réceptacle aussi longtemps qu’une quantité suffisante de jus soit présente dans le réceptacle, pour alors engendrer l’ascension dudit flotteur toujours sous l’effet de la poussée d’Archimède, et, corollairement, permettre alors l’évacuation du seul jus par l’orifice dont est muni ledit réceptacle. Selon l’invention, le dispositif comprend également un lest susceptible de prendre appui sur le flotteur, afin de limiter sa course ascensionnelle sous l’action de la pression d’Archimède exercée par le jus. Ce lest a vocation à faire en quelque sorte fonction de robinet, permettant de libérer la quantité de jus ad hoc, alors stocké dans le réceptacle. Selon l’invention, le dispositif comprend également un levier articulé sur le dispositif en question, et auquel est solidarisé le lest précité. Ce faisant, l’utilisateur peut attendre qu’une quantité de jus soit suffisante dans le réceptacle, ayant entraîné une ascension partielle dudit flotteur mais bloqué par le lest pour libérer alors l’ouverture effective du réceptacle en actionnant ledit levier. La quantité de jus est dans ce cas suffisante pour remplir un contenant ou un flacon de volume déterminé. Selon une forme de réalisation de l’invention, le réceptacle et le flotteur présentent une symétrie de rotation. Avantageusement cette symétrie de rotation est même une symétrie de révolution, le réceptacle présentant un fond conique et le flotteur présentant également un fond conique dont la pointe vient obturer l’orifice ménagé à l’extrémité inférieure du fond conique du réceptacle. Avantageusement, le flotteur est constitué de tout matériau dont la densité est adaptée par rapport à celle du jus en question, et typiquement en polyéthylène haute densité ; ce flotteur peut même être avantageusement creux, facilitant sa réalisation et limitant en outre son poids. L’invention concerne également un dispositif de pressage et d’obtention d’un jus de fruit ou de légume. Ce dispositif comporte notamment un organe de pressage du fruit ou du légume, propre à générer un jus, notamment accompagné de mousse, communiquant avec le dispositif d’évacuation de la mousse précité. Brève description des figures La manière dont l’invention peut être réalisée et les avantages qui en découlent ressortiront mieux de l’exemple de réalisation qui suit, donné à titre indicatif et non limitatif, à l’appui des figures annexées. est une vue schématique en section du dispositif d’évacuation de la mousse intégré au sein d’un dispositif plus global de pressage de fruits ou de légumes. est une vue schématique en perspective plus détaillée du dispositif d’évacuation de la mousse. est une représentation schématique en section de ce dispositif. Description détaillée de l’invention Ainsi qu’on l’a représenté en relation avec la figure 1, on a illustré en premier lieu un ensemble (1) de pressage de fruits ou de légumes en question. En l’espèce, un tel ensemble de pressage a par exemple été décrit en relation avec le document FR 3 093 416, du Demandeur. Il comporte fondamentalement : – un réceptacle (2) des fruits ou des légumes ; – un organe de déstructuration (3) des fruits ou des légumes ; – un organe de pressage (4) destiné à écraser les éléments de fruits ou de légumes après déstructuration afin d’extraire le jus ; et – un organe de filtration (5). L’organe de filtration est destiné à séparer le jus des éléments provenant de la déstructuration du fruit ou du légume, et notamment la pulpe. L’organe de déstructuration (3) est, dans l’exemple décrit, solidaire de l’organe de filtration (5), et est typiquement constitué d’un tambour unique à symétrie de révolution. Ce tambour est monté rotatif autour de l’organe de pressage (4), constitué d’un noyau central statique, présentant une symétrie de révolution dont l’axe de révolution est confondu avec l’axe de rotation du tambour constitutif de l’organe de déstructuration et de filtration. Un moteur électrique, dont seul l’axe de transmission (6) a été représenté, assure la rotation du tambour (3, 5). Le jus et la mousse résultant de la filtration sont collectés au niveau d’un orifice (7) traversant le bol de réception (8), et sont acheminés au niveau d’un réceptacle voisin (9) situé légèrement en contrebas, de telle sorte à pouvoir se déverser en son sein. Dans l’exemple de réalisation décrit, ce réceptacle (9) de réception du produit résultant du pressage du fruit ou du légume et typiquement constitué d’un mélange de jus et de mousse, présente une symétrie de révolution. Il est constitué d’un cylindre se terminant par un fond conique (10). La pointe du cône est pourvue d’un orifice traversant (11), destiné à permettre la mise en communication dudit réceptacle avec un récipient, type flacon, bouteille ou autres (12). Selon l’invention, ce réceptacle (9) reçoit un flotteur (13), également de symétrie de révolution, et d’axe de révolution coïncidant ou confondu avec l’axe de révolution du réceptacle (9). Ses dimensions sont telles que ledit flotteur (13) est à même de coulisser verticalement au sein du réceptacle (9), tout en étant sensiblement guidé au sein de ce dernier. Il existe donc un jeu suffisamment réduit mais à la fois suffisant pour permettre le libre coulissement du flotteur ainsi constitué au sein du réceptacle, et le ruissellement du jus dans le réceptacle (9). Ce flotteur (13), également cylindrique, présente une extrémité inférieure conique (14), ce cône ayant vocation à obturer l’orifice traversant (11) dont est muni le réceptacle (9) sous l’action de son propre poids. Le matériau constitutif du flotteur (13) est choisi de telle sorte que sa densité soit inférieure à celle du jus, afin qu’il puisse se mouvoir verticalement, et en l’espèce en direction du haut, sous l’action de la pression d’Archimède exercée par le jus lorsque ce dernier est en quantité suffisante au sein du réceptacle (9). En revanche, le flotteur (9) est d’une densité suffisamment importante pour que la mousse résultant du produit résultant du pressage du fruit ou du légume, ne puisse engendrer une telle pression d’Archimède suffisante susceptible d’engendrer son ascension verticale en seule présence de la mousse, ou en cas de volume insuffisant de jus au fond dudit réceptacle (9). En d’autres termes, s’il n’est déversé dans le réceptacle que de la mousse, la pression d’Archimède exercée par cette dernière est insuffisante pour engendrer l’ascension du flotteur (13), et donc ce dernier maintient l’obturation du réceptacle (9). Si, en revanche, un mélange de mousse et de jus est versé concomitamment dans le réceptacle (9), la quantité de jus doit atteindre un certain niveau au sein de ce dernier pour engendrer l’ascension du flotteur (13). On conçoit dans ces conditions que l’ascension du flotteur (13), libérant l’orifice inférieur (11) du réceptacle (9), ne permet l’évacuation que du seul jus, à l’exclusion de la mousse. Cette dernière est avantageusement évacuée au niveau d’une zone d’évacuation latérale (15) communiquant (16) avec le réceptacle (9) sensiblement au niveau de la mi-hauteur de ce dernier. La mousse alors recueillie est évacuée dans un contenant prévue à cet effet, ou est directement déversée à l’égout. Typiquement, le flotteur (13) est réalisé en un matériau à propriétés alimentaires et par exemple en polyéthylène haute densité. Il est avantageusement creux, à tout le moins dans sa partie supérieure, et dans ce cas ouvert à sa partie supérieure. Idéalement, le dispositif comprend également un lest (17), destiné à agir sur le flotteur (13) au niveau de son extrémité supérieure (18). Ce lest (17) a vocation à s’opposer à la course ascensionnelle du flotteur, nonobstant la présence de jus. Ce lest est libéré au moyen d’un levier (19) reposant en (24) sur la paroi du réceptacle (9). Ainsi, dans l’exemple de réalisation illustré, lorsque l’utilisateur appuie sur l’extrémité libre du levier (19), il engendre le relevage du lest (17), et corollairement, la libération du flotteur (13), et donc l’écoulement possible du jus par l’orifice (11). Selon un mode spécifique de réalisation de l’invention, l’autre extrémité (25) du levier (19) reçoit en (20) l’extrémité d’une tige (21) mobile en translation verticale. Cette tige, qui dans l’exemple décrit est coudée, intègre dans sa partie horizontale (26) un aimant permanent (22). La présence de l’aimant à une hauteur déterminée, est détectée au moyen d’un capteur (23), positionné dans la structure générale du dispositif. Ce capteur (23), lorsqu’il détecter la présence de l’aimant (22) à son niveau, et en l’espèce tel que représenté sur le , engendre alors l’opération de pressage des fruits ou des légumes par le dispositif plus global, illustré sur la . On conçoit tout l’intérêt du dispositif de l’invention qui permet de manière simple et efficace de limiter, voire d’annuler, tout versement de mousse au niveau du flacon recevant le jus. Dispositif d’évacuation de la mousse susceptible de se former lors de la réalisation d’un jus de fruit ou de légume, comprenant : – un réceptacle (9) du mélange de jus et de mousse en communication avec des moyens assurant le pressage du fruit ou du légume, ledit réceptacle (9) étant pourvu d’un orifice (11) positionné au niveau de sa base afin de permettre l’évacuation du jus ; – un flotteur (13) reçu dans ledit réceptacle (13), dont l’extrémité inférieure (14) est apte à obturer l’orifice (11) dont est muni ledit réceptacle (9), et dont la densité est inférieure à celle du jus considéré, ledit flotteur (13) étant apte à coulisser au sein dudit réceptacle (9) selon une direction verticale ; – une zone (15) de collecte et d’évacuation de la mousse communiquant avec le réceptacle (9) au voisinage de la mi-hauteur de ce dernier. Dispositif d’évacuation de la mousse susceptible de se former lors de la réalisation d’un jus de fruit ou de légume selon la revendication 1, caractérisé en ce qu’il comprend en outre un lest (17), susceptible de prendre appui sur le flotteur (13), afin de limiter sa course ascensionnelle sous l’action de la pression d’Archimède exercée par le jus. Dispositif d’évacuation de la mousse susceptible de se former lors de la réalisation d’un jus de fruit ou de légume selon la revendication 2, caractérisé en ce qu’il comprend également un levier (19) articulé (24) sur le dispositif en question, actionnable par l’utilisateur afin de permettre l’ascension du flotteur (13) sous l’action de la pression d’Archimède exercée par le jus présent dans le réceptacle (9), et corollairement la libération de l’orifice (11) dont est muni la base ou fond (10) dudit réceptacle (9). Dispositif d’évacuation de la mousse susceptible de se former lors de la réalisation d’un jus de fruit ou de légume selon la revendication 3, caractérisé en ce que l’une des extrémités (25) du levier (19) reçoit l’extrémité d’une tige (21) mobile en translation verticale, intégrant un aimant permanent (22), dont la présence à une hauteur déterminée est détectée au moyen d’un capteur (23), apte à engendrer une opération de pressage des fruits ou des légumes. Dispositif d’évacuation de la mousse susceptible de se former lors de la réalisation d’un jus de fruit ou de légume selon l’une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le réceptacle (9) et le flotteur (13) présentent une symétrie de rotation, à axe respectif de rotation confondu. Dispositif d’évacuation de la mousse susceptible de se former lors de la réalisation d’un jus de fruit ou de légume selon la revendication 5, caractérisé en ce que la symétrie de rotation est une symétrie de révolution, le réceptacle (9) présentant un fond conique (10) et le flotteur présentant également un fond conique (14) dont la pointe vient obturer l’orifice (11) ménagé à l’extrémité inférieure du fond conique (10) du réceptacle (9). Dispositif d’évacuation de la mousse susceptible de se former lors de la réalisation d’un jus de fruit ou de légume selon l’une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le flotteur (13) est réalisé en polyéthylène haute densité à qualité alimentaire. Dispositif d’évacuation de la mousse susceptible de se former lors de la réalisation d’un jus de fruit ou de légume selon l’une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que le flotteur (13) est creux. Dispositif de pressage et d’obtention d’un jus de fruit ou de légume, comprenant notamment des moyens de pressage (3, 4, 5) du fruit ou du légume aptes à générer un mélange de jus et de mousse, ledit mélange étant réceptionné au sein du dispositif d’évacuation de la mousse selon l’une des revendications 1 à 8.