La présente invention concerne l'acide chénodésoxycholique, et en particulier uh procédé pour isoler l'acide chénodésoxycholique de la bile de porc. L'acide chénodésoxy- cholique ou acide dihydroxy-3x,7a^holane-5 fiolque-24 est l'un des acides biliaires que l'on rencontre dans la bile dé boeuf, de porc, de cochon d'Inde, d'ours, de poule, d'oie et d'autres volatiles, ainsi que dans la bile humaine. L'isolation de l'acide chénodésoxycholique de la bile d'oie a été décrite pour la première fois par Windhaus et son équipe dans un article publié dans a revue Zeitschrift fuir Physiologische Chemie, Volume 140, pages 177 à 185 (1924).Bien qu'il existe des procédés bien connus pour isoler l'acide chénodésoxycholique, ces procédés ne présentent qu'un intérêt académique : ils ne peuvent entre mis en oeuvre qu'au laboratoire et ne sont pas révéles intéressants a l'échelle industrielle, en particulier du fait que les rendements obtenus sont faibles. Il en résulte que l'acide chénodésoxycholique est le plus souvent obtenu par synthèse à partir de l'acide cholique qui est lui-même isolé de la bile de boeuf (voir par exemple l'article de Peser et Rajagopalan de la publication "journal of the American Chemical Society", volume 72, page 5530 (1950). Jusqu a une période encore très récente, l'acide chénodésoxycholique ne constituait uniquement qu'une curiosité de laboratoires. Au début des années 70, il a été découvert que cet acide est susceptible de dissoudre des calculs biliaires in vivo. On peut, à ce propos, consulter l'article de Danzinger et son équipe intitulé "Dissolution of cholesterol gall stones by chenodesoxycholic acid" (Dissolution des calculs biliaires de cholesterol par l'acide chénodésoxycholique) et publié dans la revue New England Journal of Medicine, volume 286, page 1 (1972). Il est alors devenu important de développer des procédés fiables permettant de préparer en quantités importantes d'acide chénodésoxycholique et d'obtenir un produit suffisamment pur pour être utilisé en tant que médicament. C'est de la bile d'oie que, le plus souvent, l'a- cide chénodésoxycholique est isolé, conformément aux publications précédentes. Toutefois, la bile d'oie n'existe pas dans des quantités suffisantes pour permettre une production intéressante sur le plan économique de l'acide chénodésoxycholique et, même si c'était le cas, les faibles quantités de bile obtenues à partir de chaque vésicule biliaire d'oie, même rassemblés, ne seraient pas suffisantes. On peut citer, comme autre origine peu utilisée jusqu'à présent à partir de laquelle est isolé l'acide chénodésoxycholique, la bile de porc qui s'est maintenant revélée constituer une source d'acide chénodésoxycholique approprié pour préparer cet acide biliaire à l'échelle industrielle dans la mesure où il peut ainsi être obtenu facilement et rapidement et où il présente quelques autres applications intéressantes. La bile de porc est un mélange beaucoup plus complexe que la bile d'autres animaux, mélange qui renferme des quantités appréciables de 4 acides biliaires, tandis que la bile de bétail, la bile de volaille et la bile humaine ne renferment en quantités appréciables que deux acides biliaires. Les quatre acides biliaires existant dans la bile de porc sont l'acide chénodésoxycholique, l'acide hyodésoxycholique ou acide dihydroxy-3u 6 cholane-5ss oique-24, l'acide hyocholique ou acide trihydroxy 7a , 95a, 7a cholane-5ss oique-24 et 1' acide hydroxy-3a oxo-6 cholane-5 B olque-24. Etant donné la nature complexe de la bile de porc, l'opération qui consiste à isoler les différents acides biliaires s'avère plus délicate que celle consistant à isoler un seul composant de, par exemple, la bile de boeuf, en particulier si les différents composants doivent être isolés avec un rendement élevé et avec un grand degré de pureté, ce qui est nécessaire si on veut utiliser ledit produit en tant que médicament. Ainsi, la présente invention a pour objet de créer un nouveau procédé pour isoler l'acide chénodésoxycholique de la bile de porc et pour purifier cet acide. Il s'est révélé que l'acide chénodésoxycholique peut être isolé à partir de la bile de porc en mettant en oeuvre le procédé industriel décrit dans ce aui suit. L'acide chénodésoxycholique isolé par le procédé de l'invention présente une pureté très élevée, ce qui lui permet d'être facilement accepté en tant que médicament, notamment pour le traitement des calculs biliaires. Conformément à l'invention, un procédé pour isoler l'acide chénodésoxycholique de la bile de porc et pour le purifier consiste 10 à soumettre ladite bile de porc à une saponification, 20 à séparer les acides biliaires des constituants solubles dans l'eau de la bile saponifiée, 30 à estérifier lesdits acides biliaires afin d'obtenir un mélange d'esters d'acides biliaires, 40 à isoler l'ester de l'acide hyodésoxycholique dudit mélange d'esters d'acides biliaires, sous la forme de son produit d'addition avec le benzène et/ou le toluène, 50 à soumettre les esters résiduels d'acides biliaires à une acétylation, 60 à isoler l'ester triacétique de l'acide hyocholique 70 à isoler l'ester diacétique de l'acide chénodésoxycholique, 80 à soumettre ledit ester diacétique de l'acide chénodésoxycholique à une saponification, et 90 à isoler l'acide chénodésoxycholique ainsi obtenu. Conformément à un aspect préféré de l'invention, un procédé pour isoler l'acide chénodésoxycholique de la bile de porc et pour le purifier consiste 10 à soumettre la bile à une saponification sous reflux en présence d'une solution aqueuse d'une base convenable, 20 à acidifier la bile saponifiée avec un acide approprié tout en extrayant les acides biliaires de ladite bile avec un solvant organique sensiblement non miscible e' l'eau et présentant une faible solubilité dans la bile saponifiée et acidifiée, à effectuer une extraction au solvant par solubilité préférentielle des acides biliaires de la bile vis-à-vis des autres constituants de ladite bile, à séparer la phase aqueuse et la phase du solvant ainsi obtenues et à extraire les acides biliaires de la phase du solvant, 30 à faire réagir les acides biliaires avec un alcool convenable en présence d'un catalyseur acide approprié, 40 à neutraliser le mélange réactionnel ainsi obtenu avec une base appropriée, 50 à isoler les esters d'acides biliaires ainsi obtenus, 60 à dissoudre les esters d'acides biliaires dans un solvant approprié constitué par du benzène et/ou du toluène, 70 à traiter la solution ainsi obtenue pour y faire précipiter un solide renfermant une proportion importante d'un composé d'addition de lester de l'acide hyodésoxycholique avec du benzène et/ou du toluène, 80 à séparer la solution ainsi traitée en deux parties à savoir une partie sensiblement solide et une partie sensiblement liquide, 90 à séparer le solvant de ladite partie sensiblement liquide afin d'obtenir un mélange sensiblement sec constitué par les esters résiduels des acides biliaires, 100 à faire réagir les esters résiduels des acides biliaires avec de 1'anhydride acétique ainsi qu'avec de 1 'acé- tate de sodium et/ou de la pyridine, 110 à séparer l'anhydride acétique en excès du mélange réactionrel résùltant afin d'obtenir un résidu sensiblement sec, 120 à dissoudre ledit résidu présentant une teneur élevées en esters acétylés des acides biliaires dans un solvant approprié, 130 à traiter la solution ainsi obtenue pour en faire précipiter un solide présentant une teneur élevée en ester acétylé de l'acide hyocholique, 140 à séparer la solution ainsi traitée en deux parties à savoir une partie sensiblement solide et une partie sensiblement liquide, 150 à séparer le solvant de la partie sensiblement liquide afin d'obtenir un solide sensiblement sec, 160 à dissoudre dans un solvant convenable le solide sensiblement sec présentant une teneur élevée en esters acétylés des acides biliaires résiduels, 170 à traiter la solution ainsi obtenue pour en faire précipiter un solide présentant une teneur élevée en ester diacétique de l'acide chénodésoxycholique, 180 à séparer la solution ainsi traitée en deux parties, à savoir une partis sensiblement solide et une partie sensiblement liquide, 19 à redissoudre la partie sensiblement solide dans un solvant approprié, 200 à traiter la solution ainsi obtenue pour en faire précipiter un solide présentant une teneur élevée en ester dacétique de l'acide chénodésoxycholique, 210 à séparer la solution ainsi traité en deux parties, à savoir une partie sensiblement solide et une partie sensiblement liquide, 220 à soumettre la partie sensiblement solide à une saponification dans un milieu aqueux, sous reflux, en utilisant une base convenable, 230 à acidifier la substance ainsi saponifiée avec un acideepproprié tout en extrayant, avec un solvant organique sensiblement non miscible à l'eau et dans lequel l'acide chénodésoxycholique renfermé dans ladite substance saponifiée et acidifiée se dissout préférentiellement aux autres constituants de ladite substance saponifiée et acidifiée et à séparer la phase du solvant et la phase aqueuse ainsi obtenues7 240 à traiter la phase du solvant, qui renferme l'acide chénodésoxycholique, en la concentrant et en la refroidissant jusqu'à ce que la matière solide, qui présente une teneur élevée en acide chénodésoxycholique, précipite dans cette phase. 250 à séparer la solution ainsi traitée en deux parties, à savoir une partie sensiblement liquide et une partie sensiblement solide, et 260 à sécher la partie sensiblement solide. La bile de porc utilisée dans ce procédé peut être fraîche ou avoir été épaissie et peut être entière ou avoir été dégraissée. La bile peut être dégraissée avant ou après avoir été saponifiée. La saponification de la tileaété dépite s le brevet canadien N0'533 769. Si on utilise de la bile franche, il n'est pas nécessaire d'opérer un traitement préliminaire sur cette bile. Si l'on utilise de la bile épaissie, celle-ci peut être diluée de façon à ce que sa teneur totale en matière solide soit voisine de celle de la bile fraîche, à savoir qu'elle soit comprise entre 10 et 14 %. La bile est saponifiée en la faisant refluer avec de 5 à 20 % d'une base appropriée, par exemple de 1 'hydroxyde de potassium ou de I' hydroxyde de sodium pendant une période comprise entre environ 16 et 24 heures, bien que la durée de ce reflux puisse varier en fonction de la pression et de la concentration de la base. Habituellement, la saponifi cation est effectuée à la pression atmosphérique ou à une pression légèrement supérieure.Le mélange saponifié est ensuite amené à un pH sensiblement égal à 8 avec un acide minéral approprié, par exemple de l'acide chlorhydrique ou de l'acide sulfurique, qui est habituellement utilisé sous forme concentrée de façon à augmenter aussi peu que possible la teneur en eau. Si on le désire, on peut isoler l'acide hydroxyde3 oxo-65a cholanique sous la forme de son sel avant l'extraction des acides biliaires résiduels de la bile saponifiée. Cette isolation est obtenue par cristallisation du sel brut de la bile saponifiée après que cette bile ait été diluée d'environ 2 à 3 fois avec de l'eau froide et maintenue à une température comprise entre 5 et 200 C pendant une période comprise entre 16 et 24 heures. L'élimination, à cette étape du procédé, de l'acide hydroxy-3 oto-E cholanique peut permettre d'augmenter le rendement d'extraction de l'acide chénodésoxycholique obtenu par le procédé sans affecter sensiblement ses autres étapes. On préfère habituellement séparer les acides biliaires de la bile saponifiée et neutralisée par extraction au solvant. Si luron opère de la sorte, un agent de décoloration par exemple de l'hydrosulfite de sodium, ainsi qu'un solvant organique qui doit présenter une faible solubilité dans l'eau et dans la bile acidifiée et dans lequel les acides biliaires doivent entre très solubles, sont ajoutés tout en maintenant la bile saponifiée à une température élevée. Après avoir ajouté le solvant et l'agent de décoloration, la bile saponifiée est acidifiée à un pH d'environ 5 paraidition d'un acide minéral approprié. On peut citer, comme solvants organique s appropriés à cet effet, l'acétate d'éthyle, la méthyl-isobutylcétone, le n-hexanol, le toluène et des hydrocarbures halogenés tels que le dichloréthylène. On préfère notamment utiliser l'acétate d'éthyle et, dans ce cas, la gamme des températures comprises entre 50 et 550 C s'est révélée la plus avantageuse. L'addition de l'acide minéral et du solvant provoque la séparation, en une phase aqueuse et une phase organique, du mélange formé par le solvant et la bile saponifiée et acidifiée. L'addition d'une faible quantité d'agent de décoloration éclaircit la phase aqueuse et permet ainsi de séparer à l'oeil nu la phase aqueuse de la phase du solvant, dans la mesure où ledit agent ne présente pas d'effet décolorant appréciable sur la solution des acides biliaires dans ledit solvant. Une quantité sensiblement voisine de 0,5 % d'agent de décoloration, par exemple de lthydrosulfite de sodium, pourcentage calculé par rapport au poids initial de bile, s'est révélée appropriée à cet effet. Les phases aqueuse et organique(à savoir du solvant) sont séparées et les interfaces de ces phases qui renfermetles impuretés solubles dans l'eau et les composés minéraux ainsi que les composés insolubles, sont éliminées. La phase organique peut être ensuite traitée avec un agent décolorant, par exemple une terre de blaixtiment ou de décoloration et avec du charbon de Bois, puis par filtration de la phase organique et par lavage des solides filtrés avec une nouvelleqiantité de solvant. Be filtrat et les produits du lavage sont ensuite combinés et évaporés à sec. On obtient alors un résidu renfermant une teneur élevée en acides biliaires. A titre de variante & l'opération d'extraction au solvant, la bile saponifiée et acidifiée peut être traitée avec un acide minéral approprié jusqu'à précipiter un solide renfermant une teneur élevée en acides biliaires. Ce solide est éliminé de la solution par filtration puis est traité par séchage azéotropique ou par séchage à l'étuve. Toutefois, l'opération d'extraction au solvant s'avère plus avantageuse que l'opération décrite ci-dessus, dans la mesure où les acides biliaires précipités sont souvent caoutchouteux et sont très difficiles à séparer d'une façon satisfaisante par filtration. L'étape suivant la séparation des acides biliaires, conformément au procédé de l'invention, consiste à estérifier ces acides. Cette estérification est réalisée en faisant réagir les acides biliaires avec un alcool approprié et en utilisant un catalyseur acide convenable.On préfère employer des alcools aliphatiques inférieurs pour réaliser ladite estérification et, en particulier, le méthanol. Comme catalyseur acide, on préfère utiliser l'acide sulfurique ou l'acide chlorhydrique mais l'on peut également employer l'acide para-toluène-sulfonique. L'estérification est conduite en dissolvant le résidu obtenu de l'étape de saponification dans l'alcool puis en ajoutant la quantité nécessaire de catalyseur acide. La solution ainsi obtenue est mélangée à température ambiante pendant plusieurs heures. Be mélange réactionnel est ensuite neutralisé à un pH d'environ 7 en utilisant une base convenable. On peut citer, parmi les bases qui peuvent entre utilisées à cet effet, le bicarbonate de sodium, le carbonate de sodium, l'hy hydroxyde de sodium et des bases organique s appropriées telles que la triéthylamine. La solution peut être ensuite filtrée pour en éliminer tous les sels minéraux présents qui ont pu être précipités lors de la neutralisation.Le filtrat est ensuite évaporé à sec, ce qui permet de séparer les acides biliaires estérifiés de l'alcool restant. On obtient un résidu sec. L'ester de l'acide hyodésoxycholique est ensuite isolé des autres acides biliaires de la façon indiquée dans ce qui suit. Le résidu subsistant après l'étape d'estérification est dissous dans un solvant approprié qui renferme un composé, tel que le benzène ou le toluène, qui forme un composé d'addition ou un complexe d'addition avec l'ester de l'acide hyodésoxycholique. On préfère utiliser le benzène car celui-ci joue le rôle à la fois de solvant et d'agent complexant. De façon à favoriser la dissolution du résidu, le solvant est habituellement chauffé à une température comprise entre environ 60 et 700 C. 'le volume du solvant utilisé est fonction du poids total de l'ensemble des acides biliaires présents initialement ; on emploie habituellement d'environ 1 à 4 litres de solvant par kilogramme d'acides biliaires. La solution ainsi obtenue est concentrée en évaporant une partie du solvant, à savoir jusqu'à ce que son volume représente d'environ 40 à 60 * de son volume initial, puis cette solution est refroidie et est maintenue de préférence à une température comprise entre 5 et 150 C pendant de 10 à 24 heures. On obtient une boue épaisse qui est ensuite filtrée. Le gateau de filtration obtenu est lavé avec le solvant utilisé et les produits de lavage sont mélangés au filtrat. Le mélange du filtrat et des produits de lavage est ensuite évaporé à sec. Les solides séparés par filtration peuvent Stre séchés et sont notamment constitués par le composé d'addition ou complexe de l'ester de l'acide hyodésoxycholique. Conformément à une variante préférée du procédé de l'invention, les acides biliaires sont estérifiés avec du métha nol en utilisant de l'acide sulfurique ou de l'acide chlorhydrique comme catalyseur. On obtient des esters méthyliques des acides biliaires. Le solvant préféré pour isoler l'hyodé- soxycholate de méthyle s'avère entre le benzène et l'ester est isolé sous la forme d'un composé d'addition du benzène sur l'hyodésoxycholate de méthyle. Après avoir isolé l'ester de l'acide hyodésoxychoJique on effectue l'acétylation des esters des autres acides biliaires par l'un quelconque des procédés connus dans la technique à cet effet. Par exemple le résidu solide obtenu par évaporation du solvant est dissous dans l'anhydride acétique puis on ajoute de l'acétate de sodium ou de la pyridine à la solution que l'on fait ensuite refluer pendant une période comprise entre 3 et 10 heures, de préférence 5 heures. La solution est ensuite traitée pour éliminer un quelconque excès d'anhytME acétique, par exemple par évaporation. L'addition d'un alcool convenable, tel que le méthanol, au résidu, pour brumer un acétate avec l'anhydride, ou l'addition d'un solvant, tel que le toluène, au résidu permet de favoriser l'élimination de cet excès par distillation. A titre de variante, les esters acétylés des acides biliaires peuvent être séparés de l'anhydride acétique par cristallisation. La solution, après reflux1 est légèrement concentrée puis maintenue à température d'environ 50 C pendant une période comprise entre 10 et 20 heures. La boue ainsi obtenue est filtrée, le gateau de filtration est lavé avec de l'anhydride acétique frais puis le filtrat et les produits de lavage sont mélangés. 'l'anhydride acétique est séparé de la solution filtrée, par exemple par évaporation, cette séparation étant favorisée par l'addition d'un alcool convenable ou de toluène, comme décrit dans ce qui précède. Si on le désire, ou Si cela s' avère nécessaire, le résidu subsistant après la distillation peut être redissous dans le solvant puis redistillé. Après avoir isolé les esters acétylés des acides biliaires, on sépare l'ester de l'acide hyocholique sous la forme de triacétate. Le résidu de l'une ou l'autre des variantes de l'opération décrites ci-dessus est dissous dans un solvant convenable, de préférence un solvant non polaire par exemple le n-heptane, l'hexane, le n-octane, l'iso-octane, le n-pentane, le cyclohexane, le cyclopentane, ou le cyclopentène, de préférence le n-heptane, l'hexane ou le n-octane.L'ester triacétique de l'acide hyocholique est séparé de la solution ainsi obtenue par cristallisation à une température comprise entre 15 et 300C, de préférence à une température de 200C. Le volume de solvant utilisé ne présente pas une importance très grande, mais on préfère utiliser un volume compris entre 2 et 4 litres par kilogramme d'esters acétiques des acides biliaires présents. Li gamme de températures, toutefois, s'avère beaucoup plus importante. Pour des températures supérieures à 300C, on observe une plus grande quantité d'esters triacétiques de l'acide hyocholique en solution et une plus grande contamination ultérieure du produit, tandis qu'à des températures inférieures à 750C, l'ester diacétique de l'acide chénodésoxycholique cristallise simultanément avec l'ester triacétique de l'acide hyocholi que/ ce qui rend sa séparation plus délicate. A titre de variante de l'étape de cristallisation décrite ci-dessus, il s'est révélé que l'on peut, dans certains cas, obtenir un rendement plus élevé en effectuant une première cristallisation à basse température, de préférence à une température d'environ 5 C, cristallisation suivie par un réchauffage de la solution et du précipité pour redissoudre la quantité d'ester diacétique de l'acide chénodésoxycholique qui a précipité à basse température, puis en terminant la cristallisation de l'ester triacétique de l'acide hyocholique à une température comprise entre 20 et 250C. Après avoir effectué la cristallisation de l'ester triacétique de l'acide hyocholique, on filtre la solution, et le gâteau de filtration est lavé avec un solvant convenable tel que de l'hexane. Le gateau de filtration lavé est ensuite séché et est constitué par un solide présentant une teneur élevée en ester triacétique de l'acide hyocholique. Le filtrat et les produits de lavage sont mélangés puis sont évaporés à sec. Conformément à un mode de réalisation préféré du procédé de l'invention, dans lequel on utilise du méthanol pour assurer l'estérification des acides biliaires, le solide précipité et séparé présente une teneur élevée en triacétate de méthylhyocholate. L'ester diacétique de l'acide chénodésoxycholique est ensuite isolé. Be résidu obtenu après avoir évaporé à sec le filtrat et les produits de lavage est dissous dans un solvant convenable, de préférence dans un solvant polaire, plus avantageusement encore le méthanol, méthanol ou l'isopropanol, notamment l'éthanol. Be solvant peut être chauffé pour favoriser la dissolution du résidu. Le volume de la solution utilisé est de préférence compris entre 0,5 et 2,0 l/kg d'esters acétiques d'acides biliaires. La solution ainsi obtenue est refroidie, de préférence maintenue à un température comprise entre 0 et 100 C, pendant une période comprise entre 16 et 48 heures, puis cette solution est filtrée. Be filtrat est conservé et le solide ainsi séparé présentent une teneur élevée en ester diacétique de l'acide chénodésoxycholique est lavé avec un solvant convenable, par exemple méthanol, puis est séché. Be solide séché est ensuite redis souks dans un solvant convenable par exemple le méthanol, 1'éthanol, l'isopropanol, ou lthexane, de préférence méthanol ou le méthanol, puis est recristallisé dans ce solvant. Be volume de solvant utilisé pour effectuer cette recristallisation représente de préférence de 2 à 6 litres par kilogramme d'ester diacétique de l'acide chénodésoxycholique. Be filtrat obtenu de la première cristallisation peut être jeté ou bien peut être ajouté à d'autres lots ou échantillons de bile de porc afin de récupérer une certaine quantité d'acide chénodésoxycholique de ce filtrat. A titre de variante, on peut rassembler plusieurs échantillons de filtrat et les traiter d'une façon analogue à la bile de porc de manière à récupérer l'ester diacétique de l'acide chénodésoxycholique présent dans lesdits échantillons de filtrat. L'ester diacétique de l'acide chénodésoxycholiaue recristallisé est ensuite ajouté à une solution aqueuse d'une base appropriée, mis sous reflux pendant une période comprise entre 8 et 18 heures, de préférence 14 heures, afin d'assurer l'hydrolyse des groupements esters. On peut citer, comme bases appropriées à cet effet, l'hydroxyde de sodium et l'hydroxyde de potassium. La solution est ensuite diluée avec de l'eau puis acidifiée avecun acide minéral approprié jusqu'à ce qu'elle présente un pH d'environ 4,5. L'acide chénodésoxycholique est ensuite extrait en opérant suivant l'un des différents procédés connus dans la technique à cet effet. Par exemple, on ajoute au mélange de saponification dilué et acidifié un solvant convenable, sensiblement non miscible à l'eau, tel que l'acétate d'éthyle, de la méthylisobutylcétone, du dichloréthylène, de l'acétate de n-butyle, de préférence de l'acétate d'éthyle, puis le mélange obtenu est agité vigoureusement. Le mélange fait alors apparattre deux phases, à savoir une phase aqueuse et une phase organique, lesquelles phases sont ensuite séparées et la phase aqueuse est éliminée. La phase organique est lavée avec, par exemple, une solution de chlorure de sodium à 10 %, puis est partiellement évaporée pour augmenter la concentration de la solution.La solution est refroidie jusqu'à ce que se produise une précipitation, puis ladite solution est diluée avec un diluant dans lequel l'acide chénodésoxycholique est insoluble, de préférence l'hexane ou le cyclohexane. La boue diluée est ensuite refroidie pendant une période comprise entre 10 et 20 heures puis elle est filtrée, les solides étant retenus et lavés avec un solvant frais ou un mélange frais de solvant. Le solide lavé est ensuite séché, et on obtient ainsi de l'acide chénodésoxycholique sensiblement pur. Diverses autres caractéristiques de l'invention ressortent d'ailleurs de la description détaillée qui suit, sous forme d'exemples non limitatifs. Exemple 1 On ajoute de l'hydroxyde de sodium (100 g) à de la bile de porc fratche (1 1) et l'on soumet le mélange à un reflux pendant 24 heures. La solution est refroidie à température ambiante puis on ajuste son pH à 8 avec de l'acide sulfurique concentré. On y ajoute ensuite de l'hydrosulfite de sodium (5,3 g ) puis le mélange est agité pendant 15 minutes. Après avairajouté de l'acétate d'éthyle (450 ml), le pH du mélange est ajusté à 5 avec de l'acide sulfurique dilué. Le mélange est agité pendant 30 minutes puis on le laisse se séparer. La phase aqueuse inférieure est éliminée et jetée. On ajoute ensuite à la phase organique supérieure un produit de marque déposée Filtrol (10 g) et du charbon de bois (10 g). Le mélange obtenu est agité pendant 30 minutes puis filtré et le gateau de fil traction est lavé avec de l'acétate d'éthyle (50 ml). Le filtrat et les Droduits de lavage sont ensuite évaporés à sec. Le résidu est dissous dans du méthanol (300 ml) puis on y ajoute de l'acide sulfurique concentré (4,0 ml d'acide sulfurique concentré à 98 %) puis la solution est agitée à température ambiante toute la nuit. Après avoir neutralisé cette solution (à un pH compris entre environ 7) avec du bicarbonate de sodium solide (environ 28 g), le mélange est filtré puis évaporé à sec sous vide. Le résidu est dissous dans du benzène chaud (320 ml). La solution est concentrée à environ 225 ml puis refroidie toute la nuit. La boue est filtrée et le gâteau de filtration (produit d'addition du benzène et du hyodésoxycholate de méthyle) est lavé avec du benzène. Le filtrat du benzène et les produits de lavage sont évaporés à sec. On ajoute au résidu de l'anhydride acétique (75 mlj et de l'acétate de sodium anhydre (7,5 g) puis l'on soumet le mélange à un reflux pendant 5 heures. Une partie du solvant (25 ml) est distillée et la boue résiduelle est refroidie toute la nuit. Le mélange est ensuite filtré et le gâteau de filtration lavé avec de l'anhydride acétique froid (30 ml). Le filtrat et les produits de lavage sont évaporés à sec sous vide. L'anhydride acétique résiduel est éliminé par addition et distillation de toluène (2 fois 30 ml). Le résidu est dissous dans l'hexane (200 ml) et la solution est refroidie toute la nuit. Le mélange est chauffé à reflux, maintenu sous reflux pendant 10 minutes, refroidi à température ambiante puis agité à température ambiante pendant 3 heures. La boue est filtrée et le gâteau de filtration est lavé avec de l'hexane. Le filtrat est évaporé à sec sous vide. Le résidu est dissous dans de l'éthanol chaud (46 ml).La solution est refroidie et est maintenue à basse température pendant tolite toute lanuit.Laboue et filtrée. Be gâteau de filtration est lavé avec de l'méthanol (27 ml) à une température de 50C, puis est séché sous vide à une température comprise entre 50 et 600C. Le diacétate de méthyl-chénodésoxycholate brut pèse 19,95 g.Il est recris tallisé à partir de 4 volumes d'éthanol, ce qui donne un produit pesant 17,4 g présentant un point de fusion compris entre 112 et 1140C (un point de ramollissement de 110 C). Le produit obtenu présente de plus, comme propriétés optiques -[&alpha; ]25D + 10,5 (c=1, dioxane) [ 0 5 + 15,40 (c=1, CHCl3) Be diacétate de méthyl-chénodésoxycholate (17,4 g) est ajouté à une solution d'hydroxyde de sodium (17 g) dans l'eau (170 ml). Après avoir laissé sous reflux le mélange pendant 14 heures, la solution est diluée avec de l'eau (350 ml) puis son pH est ajusté à 4,5 avec de l'acide sulfurique. Be mélange est extrait avec de l'acétate d'éthyle (225 ml).L'extrait d'acétate d'éthyle est lavé avec une solution aqueuse de chlorure de sodium à 10 % (50 ml) puis est évaporé à environ 70 ml. La solution est refroidie et l'on y ajoute de l'hexane (70 ml). Le mélange est refroidi toute la nuit puis filtré. Be gâteau de filtration est lavé avec un mélange équivolumique d'acétate d'éthyle et d'hexane (40 ml) puis séché sous vide à unè température de 600 C. 1'acide chénodésoxycholique obtenu pèse 11,5 g, présente un point de fusion compris entre 141 et 144~ et, comme propriétés optiques ar 25 + 10,50 (c=1, dioxane) - p a3 25 + 11,20 (c=2, éthanol) Exemple 2 On dissout dans de l'eau chaude (1700 ml) de la bile de porc épaissie (334 g) puis on en effectue la saponification avec de l'hydroxyde de sodium (200 g) comme décrit à l'exemple 1. L'hydrolysat est traité comme à l'exemple 1 mais en utilisant une quantité double de réactifs. Après recristallisation, le rendement de diacétate de méthyl-chénodésoxycholate est de 32,5 g, le produit présentant un point de fusion compris entre 113 et 1150 C et, comme pro priété optique 25 + 14,50 (c=1, CHCl3), ce qui conduit à 21,3 g d'acide chénodésoxycholique, de point de fusion compris entre 139 et 1420 C, et présentant, comme propriétés optiques, - [&alpha;]25 D + 10,0 (c=2, éthanol) - [&alpha;;]25 D + 9,5 (c=1, dioxane) Exemple 3 On répète les opérations décrites à l'exemple 1, à l'exception que l'on omet l'étape de cristallisation dans l'anhydride acétique après l'étape d'acétylation, en uiilisant du méthanol à la place du toluène afin d'éliminer l'anhydride acétique résiduel et la cristallisation dans l'hexane est effectuée à température ambiante (240 C) pendant 3heures. Be rendement en diacétate de méthyl-chénodésoxycholate est de 15,5 g, le produit présentant un point de fusion compris entre 113 et 1150 C ets comme propriété optique, [a] 25 + 13,50 (c=1, CHCl3). Exemple 4 On reprend les opérations effectuées à l'exemple 1, à l'exception que l'on ilise du toluène à la place du benzène pour séparer l'hyodésoxycholate de méthyle sous la forme d'un produit d'addition avec le toluène. Le diacétate de méthyl-chénodésoxycholate obtenu pèse 17, 1 g, présente un point de fusion compris entre 112 et 1150 C et, comme propriété optique, [a] 25 + 18,50 (c = 1, CHCl3), ce qui conduit à 10,7 g d'acide chénodésoxycholique légèrement impur, de point de fusion compris entre 148 et 1650 C et présentant, comme propriétés optiques :: - [a] 25 + 90 (c = 1, dioxane) 24 qo (c P 11 diaxane) - ] 25 + 6,70(c = 2, éthanol) Exemple 5 On traite de la bile de porc fraîche (330 ml) comme à l'exemple 1 à l'exception que l'on utilise à la place de l'acétate d'éthyle, de la méthyl-isobutylcétone (200 ml) pour extraire les acides biliaires après saponification de ladite bile. Le rendement de diacétate de méthyl-chénodésoxycholate est de 3,5 g, le produit présentant un point de fusion compris entre 116 et 1190 C et, comme propriété optique, [a] 25 + 13,2 (c = 1, CHCl3) Exemple 6 Le diacétate de méthyl-chénodésoxycholate (15 g obtenu comme indiqué à l'exemple 2, est saponifié comme à l'exemple 2, à l'exception que l'on utilise de la méthyl-isobutylcétone pour réaliser l'extraction, à la place de l'acétate d'éthyle et l'acide chénodésoxycholique est cristallisé à partir d'un mélange de méthyl-isobutylcétone et d'hexane.L'acide chénodésoxycholique obtenu pèse 9,2 g, présente un point de fusion compris entre 141 et 1440 C et, comme propriétés optiques 723 + 13,10 (c = 1, CHCi3) - [&alpha;]23 D + 9,9 (c = 1, dioxane) Exemple 7 On traite de la bile de porc épaissie (30 g) comme à l'exemple 2, à l'exception que l'on utilise du n-hexanol à la place de l'acétate d'éthyle pour extraire les acides biliaires après saponification de la bile. La quantité de diacétate de méthyl-chénodésoxycholate obtenu est de 2,2 g, le point de fusion de ce produit étant compris entre 112 et 1140 C ; ce produit présente, enoutre, comme propriété optique, riz 25 + 16,50 (c = 1, CHCl3). Exemple 8 Or. saponifie de la bile de porc (500 ml) comme indiqué à l'exemple 1. L'hydrolysat est froid à une température de 100 C, on y ajoute un auxiliaire de filtration (12 g) puis le mélange est neutralisé à un pH de 4,5 avec de l'acide sulfurique 'les acides biliaires bruts précipités sont filtrés. On y ajoute du benzène (400 ml) puis ils sont séchés de façon azéotropique par distillation du benzène. Lorsque l'ensemble est sec, le benzène résiduel est distillé.Le résidu est estérifié puis traité comme à l'exemple 3. Be diacétate de méthyl-chénodésoxycholate recristallisé (à savoir 8,5 g de produit présentant un point de fusion compris entre 110 et 1110 C et présentant comme propriété optique [aj25 + 14,2 (c = 1, CHCl3), est traité comme à l'exemple 1 de façon à obtenir 5,8 g d'acide chénodésoxycholique présentant un point de fusion compris entre 141 et 1440 C et comme propriété optique, [45 + 15,60 (c=l, CHC13) Exemple 9 On effectue la saponification de bile de porc (500 ml) comme à l'exemple 1.On ajoute du toluène (500 ml) à l'hydroly- sat partiellement refroidi (à environ 850 C) et le mélange est neutralisé à un pH de 4,5 avec de l'acide sulfurique en maintenant une température comprise entre 80 et 850C. On laisse reposer le mélange et celui-ci forme alors trois couches. La couche inférieure aqueuse est éliminée. 'les deux couches supérieures (phase d'huile et phase de toluène) sont séchées d'une façon azéotropique par distillation du toluène en utilisant un piège du type Dean-Stark. Lorsque le séchage est terminé, le solvant est distillé et le résidu est estérifié et traité comme indiqué à l'exemple 3.Le diacétate de méthyl-chénodésoxycholate recristallisé (7,2 g) de point de fusion compris entre 111 et 1120 C et présentant comme propriété optique tau 2D + 13,80 (c = 1, CHCl3) est traité comme à l'exemple 1 de façon à obtenir 4,9 g d'acide chénodésoxycholique, de point de fusion compris entre 143 et 1460 C et présentant comme propriété optique + + 13,60 (c - 1, CHCl3) Exemple 10 On dissout de la bile de porc épaissie (560 g) dans de l'eau chaude (3,2 1). On y ajoute de l'hydroxyde de sodium (400 g), on fait refluer la solution-pendant 22 heures puis on la refroidit à -une température de 150 C;On y ajoute ensuite un auxiliaire de filtration (100 g), par exemple un produit de marque déposée Hyflo Super-cel, puis le mélange est acidifié à un pH de 2 avec de l'acide sulfurique en maitenant une température entre 10 et 150 C. Le mélange est ensuite filtré. Le gâteau filtrant est ensuite lavé à l'eau et séché sous vide à l'étuve, à une température de 45 à 500 C. Le mélange sec d'acides biliaires bruts ainsi obtenu pèse 510 g. Une partie du solide (128 g) est extraite avec de l'acétone chaud (400 ml). On fait réagir la solution avec du charbon de bois puis on la refroidit à une température de 50C pendant toute la nuit. 'les cristaux sont filtrés. Be filtrat est ensuite évaporé à sec puis le résidu est estérifié, acétylé et traité comme à l'exemple 1.On obtient 15,4 g de diacetate de méthyl-chénodésoxycholate, présentant un point de fusion compris entre 109 et 1100 C, et, comme propriété optique cas [&alpha;]24D + 12,7 (c = 1 CHOCl3 ), ce qui conduit à 10,2 g d'acide chénodésoxycholique, de point de fusion compris entre 141 et 1440 G, et présentant, comme propriétés optiques Ca) 23D + 12,50 (c = 1, CHCl3) etJ\ 23 + 9,70 (c=1, dioxane). Exemple Il On dissout dans de l'eau chaude (1000 ml) de la bile de porc épaissie (150 g renfermant environ 110 g de solide, ce qui correspond à 1 l de bile fraîche). On y ajoute de l'hydroxyde de sodium (100 g) puis le mélange est maintenu sous reflux pendant 20 heures. La solution est ensuite refroidie à une température d'environ 250 t, puis on y ajoute de l'eau de ville froide (1500 ml) et la solution est refroidie toute la nuit. On y ajoute ensuite un auxiliaire de filtration (10 g) et la boue est filtrée de façon à en éliminer l'hydroxy-3acéto-6 cholanate de sodium brut qui a précipité. Le filtrat est amen à un pH de 8 avec de l'acide sulfurique concentré. On y ajoute de l'hydrosuifite de sodium (5 g) et l'on agite la solution pendant 15 minutes. Après l'addition d'acétate d'éthyle (400 ml), le pH du mélange est réglé à 5 avec de l'acide sulfurique dilué. Le mélange est agité pendant 30 minutes puis on le laisse se séparer. La phase aqueuse inférieure est retirée puis jetée. On ajoute ensuite à la phase organique supérieure un produit de marque déposée Filtrol (7 g) et du charbon de bois (7 g). Le mélange est agité pendant 30 minutes, filtré, puis le gâteau de filtration est lavé avec de l'acétate d'éthyle (50 mi). Le filtrat et les produits de lavage sont évaporés à sec. Le résidu est dissous dans du méthanol (300 ml) puis on y ajoute de l'acide sulfurique concentré (4,0 ml) et l'on agite la solution à température amhiante toute la nuit. Après neutralisation ( à un pH d'environ 7) avec du bicarbonate de sodium, le mélange est filtré puis évaporé à sec. Le résidu est dissous dans du benzène chaud (320 ml). La solution est concentrée à environ 225 ml puis refroidie toute la nuit. La boue est filtrée et le gateau filtrant (produit d'addition du benzène et de l'hyodésoxycholate de méthyle) est lavé avec du benzène. Le filtrat de benzène et les produits de lavage sont évaporés à sec. L'anhydride acétique (75 ml) et l'acétate de sodium anhydre (7,5 g) sont ajoutés au résidu et l'on fait refluer le mélange pendant 5 heures. On distille ensuite l'excès d'anhydride acétique. On ajoute dU méthanol (35 ml) au résidu et l'on fait refluer le mélange pendant 15 minutes, puis on l'évapore à sec de façon à éliminer l'anhydride acétique résiduel. Le résidu est ensuite dissous dans l'hexane (200 ml) sous reflux, et la solution est agitée à 200 C pendant toute une nuit. La boue est filtrée et le gâteau de filtration (triacétate de méthyl-hyocholate brut) est lavé avec de l'hexane. Le filtrat est évaporé à sec. Le résidu est dissous dans de l'éthanol chaud (46 ml) et la solution est refroidie toute la nuit. La boue est ensuite filtrée. Le gateau de filtration est lavé avec de méthanol froid (27 ml) puis séché sous vide à une température de 600 C.Le diacétate de méthyl-chénodésoxycholate brut (21,5 g) est recristallisé à partir de 3 'volumes d'éthanol, ce qui donne 18,5 g de produit présentant un point de fusion compris entre 119 et 1210 C (point de ramollissement de 1100 C) et, comme propriétés optiques, Crrl25 + 10,40 (c = 1, dioxane) r 025 + 13,80 (c = 1, CHCl3) On ajoute ensuite le diacétate de méthyl-chénodésoxycholate (18,5 g) à une solution d'hydroxyde de sodium (18,5 g) dans l'eau (185 ml). Après reflux pendant 14 heures la solution est neutralisée à un pH de 4,5 avec de l'acide sulfurique puis on réalise l'extraction avec de l'acétate d'éthyle. La couche aqueuse est jetée. L'extrait d'acétate d'éthyle est lavé avec une solution aqueuse de chlorure de sodium à 6 % puis à l'eau, et il est ensuite évaporé jusqu'à environ 90 mi. La solution est refroidie et l'on y ajoute de l'hexane (90 ml). Après l'avoir laissé refroidir toute la nuit, la boue est filtrée. Be gâteau de filtration est lavé avec de l'hexane (20 ml) puis séché sous vide à une température de 600 C. Be produit obtenu à savoir l'acide chénodésoxycholique, pèse 12,7 g, présente un point de fusion compris entre 142 et 1450 C et, comme propriété optique Ça)25 + 13,0 (c = 1, CHCl3). L'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation décrits én détail, car diverses modifications peuvent y être apportées sans sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1 - Procédé pour isoler l'acide chénodésoxycholique de la bile de porc et pour le purifier, caractérisé en ce qu'il consiste 10 à soumettre ladite bile de porc à une saponification, 29 à séparer les acides biliaires des constituants solubles dans l'eau de la bile saponifiée, 30 à estérifier lesdits acides biliaires afin d'obtenir un mélange d'esters d'acides biliaires, 40 à isoler l'ester de l'acide hyodésoxycholique dudit mélange d'esters d'acides biliaires sous la forme de son produit d'addition avec le benzène et/ou le toluène, 50 à soumettre les esters résiduels d'acides biliaires à une acétylation, 60 à isoler l'ester triacétique de l'acide hyocholique, 70 à isoler l'ester diacétique de l'acide chénodésoxycholique, 80 à soumettre ledit ester diacétique de l'acide chénodésoxycholique à une saponification, et 90 à isoler l'acide chénodésoxycholique ainsi obtenue 2 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que, après la saponification de la bile, l'acide hydroxy-3a oxo-6 cholane-5ss oique-24 est isolé sous la forme d'un de ses sels, avant que les acides biliaires résiduels soient séparés de la bile saponifiée. 3 - Procédé pour isoler l'acide chénodésoxycholique de la bile de porc et pour le purifier, caractérisé en ce qu'il consiste 10 à soumettre la bile à une saponification sous reflux, en présence d'une solution aqueuse d'une base convenable, 20 à acidifier la bile saponifiée avec un acide approprié tout en extrayant les acides biliaires de ladite bile avec un solvant organique sensiblement non miscible à liteau et présentant une faible solubilité dans la bile saponifiée et acidifiée, à effectuer une extraction au solvant par solubilité préférentielle des acides biliaires iE bile vis-à-vis des autres constituants de ladite bile, à séparer la phase aqueuse et la phase du solvant ainsi obtenues et à extraire les acides biliaires de la phase du solvant, 30 à faire réagir les acides biliaires avec un alcool convenable en présence d'un catalyseur acide approprié, 40 à neutraliser le mélange réactionnel ainsi obtenu avec une base appropriée, 50 à isoler les esters d'acides biliaires ainsi obtenus, 60 à dissoudre les esters d'acides biliaires dans un solvant approprié constitué par du benzène et/ou du toluène, 70 à traiter la solution ainsi obtenue pour y faire précipiter un solide renfermant une proportion importante d'un composé d'addition de l'ester de l'acide hyodésoxycholique, avec du benzène et/ou du toluène, 80 à séparer la solution ainsi traitée en deux parties, à savoir une partie sensiblement solide et une partie sensiblement liquide, 90 à séparer le solvant de ladite partie sensiblement liquide afin d'obtenir un mélange sensiblement sec constitué par les esters résiduels des acides biliaires, 100 à faire réagir les esters résiduels des acides biliaires avec de l'anhydride acétique ainsi qu'avec de l'acétate de sodium et/ou de la pyridine, 110 à séparer l'anhydride acétique en excès du mélange réactionnel résultant afin d'obtenir un résidu sensiblement sec, 120 à dissoudre ledit résidu présentant une teneur élevée en esters acétylés d'acides biliaires dans un solvant approprié, 130 à traiter la solution ainsi obtenue pour en faire précipiter un solide présentant une teneur élevée en esters acétylés de l'acide hyocholique, 140 à séparer la solution ainsi traitée en deux parties, à savoir une partie sensiblement solide et une partie sensiblement liquide, 150 à séparer le solvant de la partie sensiblement liquide afin d'obtenir un solide sensiblement sec, 160 à dissoudre dans un solvant convenable le solide sensiblement sec présentant une teneur élevée en esters acétylés des acides biliaires résiduels, 170 à traiter la solution ainsi obtenue pour en faire précipiter un solide présentant une teneur élevée en ester diacétique de l'acide chénodésoxycholique, 180 à séparer la solution ainsi traitée en deux parties, à savoir une partie sensiblement solide et une partie sensiblement liquide, 190 à redissoudre la partie sensiblement solide dans un solvant approprié, 200 à traiter la solution ainsi obtenue pour en faire précipiter un solide présentant une teneur élevée en ester diacétique de l'acide chénodésoxycholique, 210 à séparer la solution ainsi traitée en deux parties, à savoir une partie sensiblement solide et une partie sensiblement liquide, 220 à soumettre la partie sensiblement solide à une saponification dans un milieu aqueux, sous reflux, en utilisant une base convenable, 230 à acidifier la substance ainsi saponifiée avec un acide approprié tout en extrayant, avec un solvant organique sensiblement non miscible à l'eau et dans lequel l'acide chénodésoxycholique renfermé dans ladite substance saponifiée et acidifiée se dissout préférentiellement aux autres constituants de ladite substance saponifiée et acidifiée et à séparer la phase du solvant et la phase aqueuse ainsi obtenues, 240 à traiter la phase du solvant, qui renferme l'acide chénodésoxycholique, en la concentrant et en la refroidissant jusqu'à ce que la matière solide, qui présente une teneur élevée en acide chénodésoxycholique, précipite dans cette phase, 250 à séparer la solution ainsi traitée en deux parties, à savoir une partie sensiblement liquide et une partie sensiblement solide, et 26 à sécher la partie sensiblement solide. 4 - Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce que, après la saponification de la bile, et avant l'acidification et l'extraction de bile saponifiée, 10 la bile saponifiée est traitée de façon à en faire précipiter un solide présentant une teneur élevée d'un sel de l'acide hydroxy-3a oxo-6 cholane-5ss oique-24, 20 la bile ainsi traitée est séparée en deux parties, à savoir une partie sensiblement solide et une partie sensiblement liquide, et 30 la partie liquide est soumise aux étapes suivantes du procédé de la revendication 3. 5 - Procédé pour isoler l'acide chénodésoxycholique de la bile de porc et pour le purifier, caractérisé en ce qu'il consiste 10 à soumettre la bile à une saponification sous reflux, en présence d'une solution aqueuse d'hydroxyde de sodium et/ou d'hydroxyde de potassium, 20 à acidifier la bile saponifiée avec l'acide chlorhydrique et/ou l'acide sulfurique tout en extrayant les acides biliaires de ladite bile en utilisant, comme solvant organique, l'acétate d'éthyle, la méthyl-isobutylcétone, le n-hexanol, le toluène ou un hydrocarbure halogéné, à séparer la phase aqueuse et la phase du solvant ainsi obtenues et à extraire les acides biliaires de la phase du solvant. 30 à faire réagir les acides biliaires avec un alcool aliphatique inférieur en présence d'un catalyseur acide approprid, à savoir l'acide chlorhydrique, l'acide sulfurique ou 1' acide para-toluène-sulfonique, 40 à neutraliser le mélange réactionnel ainsi obtenu en utilisant, comme base appropriée, du carbonate de sodium, du bicarbonate de sodium, de l'hydroxyde de sodium et/ou de la triéthylamine, 50 à isoler les esters d'acides biliaires ainsi obtenus, 60 à dissoudre les esters d'acides biliaires dans un solvant approprié constitué par du benzène et/ou du toluène, 70 à traiter la solution ainsi obtenue pour y faire précipiter un solide renfermant une proportion importante d'un composé d'addition de l'ester de l'acide hyodésoxycholique, avec du benzène et/ou du toluène, 8" à séparer la solution ainsi traitée en deux parties, à savoir une partie sensiblement solide et une partie sensiblement liquide, 90 à séparer le solvant de ladite partie sensiblement liquide afin d'obtenir un mélange sensiblement sec constitué par les esters résiduels des acides biliaires, 100 à faire réagir les esters résiduels des acides biliaires avec de l'anhydride acétique ainsi qu'avec de l'acé tate de sodium et/ou de la pyridine, lic à évaporer à sec le mélange ainsi obtenu, 120 à dissoudre ledit résidu présentant une teneur élevée en esters acétylés des acides biliaires dans un solvant non polaire constitué par du n-heptane, de l'hexane, du n-octane, de l'iso-octane, du n-pentane, du cyclohexane, du cyclopentane et/ou du cyclopentène, 130 à traiter la solution ainsi obtenue pour en faire précipiter un solide présentant une teneur élevée en ester acétylé de l'acide hyocholique, 140 à séparer la solution ainsi traitée en deux parties, à savoir une partie sensiblement solide et une partie sensiblement liquide, 150 à séparer le solvant de la partie sensiblement liquide afin d'obtenir un solide sensiblement sec, 16 à dissoudre, dans un solvant polaire constitué par le méthanol, l'méthanol et/ou le propanol, le solide sensiblement sec présentant une teneur élevée en esters acétylés des acides biliaires résiduels, 170 à traiter la solution ainsi obtenue pour en faire précipiter un solide présentant une teneur élevée en ester diacétique de l'acide chénodésoxycholique, 180 à séparer la solution ainsi traitée en deux parties, à savoir une partie sensiblement solide et une partie sensiblement liquide, 190 à redissoudre la partie sensiblement solide dans un solvant constitué par du méthanol, de l'éthanol, de l'isopropanol et/ou de l'hexane, 200 à traiter la solution ainsi obtenue pour en faire précipiter un solide présentant une teneur élevée en ester diacétatique de l'acide chénodésoxycholique, 210 à séparer la solution ainsi traitée en deux parties, à savoir une partie sensiblement solide et une partie sensiblement liquide, 220 à soumettre la partie sensiblement solide à une saponification dans un milieu aqueux, sous reflux, en utilisant comme base l'hydroxyde de sodium et/ou l'hydroxyde de potassium. 20 à acidifier la substance ainsi saponifiée avec de l'acide sulfurique et/ou de l'acide chlorhydrique touten extrayant ladite substance en utilisant, comme solvant organique l'acétate d'éthyle, la méthyl-isobutylcétone, le dichloréthylène et/ou l'acétate de n-butyle et à séparer la phase du solvant et la phase aqueuse ainsi obtenues. 240 à traiter la phase du solvant qui renferme l'acide chénodésoxycholique en la concentrant et en la refroidissant jusqu'à ce que la matière solide, qui présente une teneur élevée en acide chénodésoxycholique, précipite dans cette phase, 250 à séparer la solution ainsi traitée en deux parties à savoir une partie sensiblement liquide et une partie sensiblement solide , et 260 à sécher la partie sensiblement solide. 6 - Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce que la phase du solvant renfermant l'acide chénodésoxycholique ayant précipité est diluée en utilisant de l'hexane et/ou du cyclohexane avant que l'acide chénodésoxycholique qui a précipité soit séparé de cette phase. 7 - Procédé pour isoler l'acide chénodésoxycholique de la bile de porc et pour le purifier, caractérisé en ce qu'il consiste 10 à soumettre la bile à une saponification sous reflux en présence d'une solution aqueuse d'hydroxyde de sodium, 20 à acidifier la bile saponifiée avec de l'acide sulfurique tout en essayant les acides biliaires de ladite bile avec de l'acétate d'éthyle, à séparer la phase aqueuse et la phase du solvant ainsi obtenues et à extraire les acides biliaires de la phase du solvant, 30à faire réagir les acides biliaires avec du méthanol en présence d'acide sulfurique, 40 à neutraliser le mélange réactionnel ainsi obtenu avec du bicarbonate de sodium. 50 à isoler les esters méthyliques d'acides biliaires ainsi obtenus, 60 à dissoudre les esters méthyliques d'acides biliaires dans le benzène, 70 à traiter la solution ainsi obtenue pour y faire précipiter un solide renfermant une proportion importante d'un composé d'addition du benzène sur lthyodésoxycholate de méthyle, 80 à séparer la solution ainsi traitée en deux parties, à savoir une partie sensiblement solide et une partie sensiblement liquide, 90 à séparer le solvant de ladite partie sensiblement liquide afin d'obtenir un mélange sensiblement sec constitué par les esters méthyliques résiduels des acides biliaires, 100 à faire réagir les esters méthyliques résiduels des acides biliaires avec de l'anhydride acétique et avec de l'acétate de sodium, 110 à évaporer à sec le mélange ainsi obtenu, 120 à dissoudre ledit résidu solide présentant une teneur élevée en esters méthyliques acétylés des acides biliaires dans 1 'hexane, 130 à traiter la solution ainsi obtenue pour en faire précipiter un solide présentant une teneur élevée en triacétate de méthyl-hyocholate, 140 à séparer la solution ainsi traitée en deux parties, à savoir une partie sensiblement solide et une partie sensiblement liquide, 150 à séparer le solvant de la partie sensiblement liquide afin d'obtenir un solide sensiblement sec, 160 à dissoudre dans méthanol le solide sensiblement sec présentant une teneur élevée en esters méthyliques acétylés résiduels des acides bIliaires, 170 à traiter la solution ainsi obtenue pour en faire précipiter un solide présentant une teneur élevée en diacétate de méthyl-chénodésoxycholate, 180 à séparer la solution ainsi traitée en deux parties à savoir une partie sensiblement solide et une partie sensiblement liquide, 190 à redissoudre la partie sensiblement solide dans I'éthanol, 200 à traiter la solution ainsi obtenue pour en faire précipiter un solide présentant une teneur élevée en diacétate de méthyl-chénodésoxycholate, 210 à séparer la solution ainsi traitée en deux parties, à savoir une partie sensiblement solide et une partie sensiblement liquide, 220 à soumettre la partie sensiblement solide à une sapo nification dans un milieu aqueux sous reflux en utilisant une solution aqueuse d'hydroxyde de sodium, 230 à acidifier la substance ainsi saponifiée avec de l'acide sulfurique tout en l'extrayant avec de l'acétate d'éthyle et à séparer la phase du solvant et la phase aqueuse ainsi obtenues, 240 à traiter la phase du solvant qui renferme l'acide chénodésoxycholique en la concentrant et en la refroidissant jusqu a ce que la matière solide qui présente une teneur élevée en acide chénodésoxycholique précipite dans cette phase1 250 à diluer la solution ainsi traitée avec de l'hexane et/ou du cyclohexane, 260 à séparer la solution ainsi traitée en deux parties à savoir une partie sensiblement liquide et une partie sensiblement solide, et 27 à sécher la partie sensiblement solide. 8 - Application du produit isolé par le procédé de l'une des revendications 1 à 7 à la dissolution de calculs biliaires in vivo.