La présente invention concerne un procédé et un dispo- sitif pour la mise en oeuvre d'un agent liquide de traitement d'une formation géologique au voisinage d'un puits traversant cette formation. L'invention est notamment applicable à la consolidation de formations géologiques que traverse le puits, par injection de résines ou d'huiles siccatives, à l'acidification de certaines des formations traversées... etc... L'invention concerne, en particulier tout traitement des abords d'un puits, tel- que, par exemple, un traitement de con- solidation d'une formation géologique environnante renfermant du gaz et, éventuellement, de l'huile, par injection d'un liquide réactif sur toute la hauteur de la formation. A l'heure actuelle, la consolidation des formations ' géologiques par injection de-'résines est effectuée, soit en uti- lisant des résines contenant un catalyseur de durcissement, soit en effectuant.successivement.-une injection.de résine ne contenant pas de catalyseur, p.us une- irjection 'd'tinc bouchon de fluide contenant le cata yseur. Le premier mode eérat.oire peut entraî- ner un colmatage de certains potes dp ces -formatIons. -Si le deuxième 'mode opératoire est retenu, il y a le risdqe: que les deux' liquides injectés ne soient pas mis en place au même niveau de la formation. un procédée antérieur,--de-trait-ement d'une formation géologique (traitement de con-sol-idation,'par exemple) comporte les'deux étapes suivantes: dans une première étape, on injecte dans la couche un liquide approprié, puis, dans une seconde étape, on injecte un gaz à travers ce liquide afin d'éviter le bouchage total des pores de la formation. Le gaz injecté peut éventuellement être un gaz réagissant au contact du liquide qu'il traverse. Le cas échéant, on peut faire précéder l'injection du liquide par l'injection de fluides de balayage appropriés visant à déplacer le pétrole brut ou l'eau, ou encore à stabiliser les argiles des formations. La première étape, c'est-à-dire la mise en place du liquide, peut être réalisée par simple pompage de ce liquide dans le puits, mais cette manière de procéder présente un inconvénient majeur dans le cas de formations géologiques très perméables, et, en particulier, celles contenant du gaz, car le liquide a tendance à envahir principalement le niveau inférieur de la couche. Au contraire, le gaz injecté au cours de la seconde étape du procédé a tendance à s'infiltrer entre le niveau supérieur du liquide et le toit de la couche. L'objet de l'invention est, par suite, de fournir un procédé et un dispositif permettant de mettre en place un liquide de façon homogène dans une formation géologique traversée par un puits sur toute la hauteur de cette formation. Ce procédé comporte la pulvérisation du liquide en fines gouttelettes et le dispositif pour sa mise en oeuvre, qui sera décrit ci-après permet d'opérer cette pulvérisation dans des conditions telles que la totalité des formations géologiques soit effectivement atteinte par le liquide, et ce tout en préservant la perméabilité de façon homogène et permanente grâce à la circulation du gaz porteur des gouttelettes. On a déjà proposé des procédés et dispositifs-pour in- jecter un liquide sous forme de fines gouttelettes dans un puits. Selon ces techniques antérieures, on utilise de l'azote liquide qui est vaporisé et mélangé au fluide à injecter, à la sur- face du sol, l'ensemble traversant une duse de diamètre choisi pour provoquer l'atomisation du mélange et étant introduit dans le puits jusqu'à la formation à traiter, par l'intermédiaire d'une colonne tubulaire (tubing) équipant le puits. Une telle technique présente l'inconvénient que les gouttelettes formées en surface risquent de se rassembler au cours de leur écoulement dans la colonne d'injection, bien avant d'attein- dre le niveau de la couche géologique à traiter. Pour empêcher cette recombinaison des gouttelettes, on peut songer à employer une autre méthode de fabrication des gout- telettes, consistant, par exemple, à chauffer le mélange à injec- ter. Cette méthode permet d'obtenir un brouillard de particules très fines, de diamètre inférieur au micron, qui pourraient effec- tivement être transportées sans se recombiner jusqu'au fond d'un puits. La recombinaison de ces particules est, en effet, empêchée parce qu'elles sont chargées électriquement et se repoussent. Ce- pendant, cette caractéristique devient un inconvénient lorsque les particules parviennent au niveau de la couche: ces particules ne sont pas aisément arrêtées par la formation géologique et ne se déposent donc pas dès qu'elles atteignent la paroi du puits, mais éventuellement après un certain trajet dans la formation. Un tel mode de dépôt des particules liquides dans la formation, n'estévidemment pas favorable au traitement des abords du puits. Un objet essentiel de l'invention est de fournir une technique ne présentant pas les inconvénients mentionnés ci-dessus et permettant, en particulier, d'atteindre l'ensemble des objectifs ci-après: a) le liquide injecté parvient à la formation géologi- que à l'état de fines gouttelettes, b) il pénètre dans la formation au lieu de tomber au fond du puits, c) il se dépose dans la formation dès qu'il atteint la paroi du puits et non pas seulement à une certaine distance de celle-ci, d) il imprègne la formation de façon homogène au voi- sinage du puits, au lieu de suivre certains trajets préférentiels dans celle-ci (phénomène de digitation), et ce tout en préservant la perméabilité de façon homogène et permanente, grâce à la circu- lation du gaz porteur des gouttelettes. Ces résultats sont atteints selon l'invention en utili- sant un procédé pour la mise en oeuvre d'un agent liquide de trai- tement d'une formation géologique au voisinage d'un puits traver- sant cette formation, comportant la mise en place dans le puits d'une colonne tubulaire dont l'extrémité inférieure est disposée sensiblement au niveau de la formation à traiter, cette colonne tubulaire comportant intérieurement des moyens formant.butée de retenue à sa partie inférieure, caractérisé en ce que l'on descend dans ladite colonne tubulaire une canne de pulvérisation allongée adaptée à venir reposer sur lesdits moyens de retenue en formant étanchéité avec ceux-ci, et en ce qu'on. effectue une pulvérisation de l'agent liquide de traitement contre la paroi de la formation au moyen de cette canne, en introduisant dans la colonne tubulaire depuis la surface du sol ledit agent liquide et un fluide gazeux sous pres- sion. On utilisera, de préférence, une canne de pulvérisa- tion dont la longueur est au moins égale à 10 fois son diamètre interne, les meilleurs résultats étant obtenus lorsque cette lon- gueur est au moins égale à 50 fois -et, en particulier, 100 fois le diamètre interne. L'invention sera décrite ci-après plus en détail en se référant aux figures ci-annexées o: - la figure 1 illustre schématiquement un exemple de réalisation de la présente invention, - la figure 2 montre, en coupe axiale, les moyens assurant le sou- tien et l'étanchéité de la canne de pulvérisation à sa partie supérieure, - la figure 3 illustre, en coupe axiale, une variante de réalisa- tion de l'embout inférieur de la canne de pulvérisation, et - la figure 3 A est une vue de cette variante, en section droite, par le plan A de la figure 3. Sur la figure 1 annexée, illustrant schématiquement un exemple de mise en oeuvre de l'invention, la référence 1 dé- signe une formation géologique à traiterttraversée par un puits 2 qui comporte un cuvelage 3 muni de perforations 4 ou comportant une crépine au niveau de la formation 1. Coaxialement au cuvelage 3, est disposée une colonne tubulaire, ou tubing,5 dont l'extrémité inférieure 6 vient se pla- cer au voisinage du niveau supérieur de la formation 1 à traiter. Un obturateur annulaire 7 assure l'étanchéité entre le cuvelage 3 et la colonne 5 au voisinage de l'extrémité inférieure 6 de cette dernière. La colonne tubulaire 5 comporte intérieurement à une certaine distance de l'extrémité 6 une butée annulaire 8 de rete- nue. Par l'intermédiaire d'un sas 9 surmontant la tête de puits 10 munie d'une vanne 11 à la partie supérieure de la colonne tubulaire 5, on introduit dans celle-ci une canne de pulvérisation 12. Le sas 9 est muni d'une conduite de purge comportant une vanne 9 a. La canne de pulvérisation 12 peut être descendue dans la co- lonne 5 au moyen d'un câble 13 pouvant coulisser de façon étanche à travers un presse-étoupe 14 au sommet de la colonne 5. Cette canne de pulvérisation 12 est adaptée à venir reposer sur la butée annulaire 8 en formant étanchéité avec celle- ci. Dans l'exemple illustré schématiquement sur la figure, la canne 12 est constituée d'un simple tube allongé ouvert à son extrémité inférieure 12 a. Le diamètre et la longueur de cette canne de pulvéri- sation 12 doivent être judicieusement choisis comme indiqué ci- après. Un liquide et un gaz sont introduits en tête de puits dans la colonne tubulaire 5 par la canalisation 15 et la canalisa- tion 16 respectivement, munies des vannes 17 et 18. Cette intro- duction peut être réalisée en utilisant des dispositifs classiques, par exemple le liquide peut être injecté au moyen d'une pompe do- seuse P, tandis que la canalisation 16 est reliée à une source de gaz sous pression. Pour que l'objectif indiqué en d) ci-dessus (saturation de la couche 1 sans digitation) soit réalisé, il est indispensable que le liquide et le gaz soient injectés dans des proportions bien déterminées. Les auteurs ont découvert que le rapport volumique liquide/gaz du mélange injecté par la colonne 5 doit être au moins égale à 1/1000 (rapport mesuré dans les conditions de température et de pression existant au niveau de la couche 1). Une valeur de ce rapport supérieure à 4/1000 garantira une bonne saturation de la couche. En pratique, la limite supérieure de ce rapport sera fixée par la valeur minimale de la durée d'injection, cette der- nière devant être d'au moins quelques minutes et, de préférence, de l'ordre de 10 minutes à une demi-heure. Le mélange liquide-gaz produit s'écoule dans la colon- ne 5 et trois conditions peuvent se présenter. En effet, au-dessous d'une certaine valeur de la vi- tesse du gaz précisée ci-après, le liquide s'écoule dans la colon- ne 5 sous forme de film le long de la paroi interne de celle-ci. Au-dessus de cette valeur de la vitesse d'écoulement du gaz, une partie du liquide s'écoule dans la colonne 5 sous for- me de film et l'autre sous forme de gouttelettes. Si l'on augmente la vitesse du gaz, la proportion de liquide transporté dans la colonne 5 sous forme de gouttelettes augmente et conjointement la taille des gouttelettes diminue. La valeur de la vitesse du gaz au-dessous de laquelle il ne se forme pas de gouttelettes dans la colonne 5 peut être évaluée par la formule: V (mètre/seconde) = 10 4 a x ( PL. 1/2 gaz tL / PJG VP G o: a est la tension superficielle du liquide transporté par le gaz, en Newton/mètre. G est la viscosité du gaz (en kilogramme par mètre x seconde), PL en kg/m3 est la masse volumique du liquide et PG est la masse volumique du gaz en kg/m mesurée dans les condi- tions de température et de pression au niveau de la couche 1. La valeur de la vitesse du gaz au-dessus de laquelle il n'y a plus de film liquide dans la colonne 5 est de l'ordre de 25 fois celle donnée par la formule ci-dessus. Par exemple, pour une profondeur de la couche 1 égale à 500 mètres, si le fluide injecté par l'intermédiaire de la canne 12 est un hydrocarbure lourd, la formation de gouttelet- tes dans la colonne 5 commence à partir d'une vitesse du gaz de l'ordre de 1 mètre/seconde et il n'y a plus de film liquide sur la paroi interne de cette colonne dès que la vitesse du gaz dépas- se 25 m/sec environ. Dans un puits o le diamètre interne de la colonne 5 est de 4 pouces, la formation de gouttelettes commence à partir d'un débit de l'ordre de 2 000 m3/heure et la disparition du film liquide se produit pour un débit d'environ 46 000 m3/heure (valeurs du débit mesurées dans les conditions normales de tempé- rature et de pression). On dispose, en général, pour l'injection,d'un débit de gaz nettement inférieur aux valeurs indiquées ci-dessus et, par suite, le liquide est normalement transporté par film le long de la paroi interne de la colonne 5 et la pulvérisation par la canne 12 est réalisée, juste au-dessus du niveau de la couche 1. Après passage dans la canne de pulvérisation 12, le gaz va entrer dans la formation 1. Pour qu'il transporte effi- cacement le liquide dans celle-ci, il faut que la canne 12 réalise une pulvérisation du liquide sous forme de gouttelettes dont le diamètre ne dépasse pas 10 microns et est, de préférence, compris entre 1 et 5 microns. Il convient, par ailleurs,d'eviter qu'à la sortie de la canne 12, les diamètres des gouttelettes ne se distribuent autour de deux valeurs, ce qui est le cas lorsque le liquide tra- verse la canne 12 à la fois sous forme de gouttelettes et de film, car ce dernier produit alors à la sortie de la canne 12 des gout- telettes de diamètre nettement plus gros que celui des gouttelettes déjà formées (par exemple, de l'ordre de 100 microns contre 10p environ. Ceci risque d'entraîner une ségrégation des gouttelet- tes à la sortie de la canne 12, lés gouttelettes de plus gros dia- mètre ayant tendance à descendre dans le puits. Les auteurs proposent de supprimer cet inconvénient en donnant à la canne de pulvérisation 12 un diamètre interne suffi- samment faible pour que le liquide transporté exclusivement sous forme de film le long de la colonne 5 soit transformé dans la canne 12 en un écoulement sous forme de gouttelettes et en donnant à la canne 12 une longueur suffisante pour que le film liquide pro- venant de la colonne 5 ait complètement disparu et que le régime d'é- coulement sous forme de gouttelettes soit bien établi avant la sortie de la canne 12, avec une distribution de la taille des gout- telettes aussi étroite que possible autour d'une seule valeur mo- yenne. Il a été découvert que l'ensemble des objectifs ci- dessus est atteint lorsqu'on donne à la canne d'injection 12 un diamètre interne D et une longueur L, tels qu'on ait sensiblement à la fois: D = k. Q a (PO Po\ tp a/ 24595S9 et L > 10 D D et L étant exprimés en mètre, Po étant la valeur de la pression normale (1 atmosphère) P étant la valeur de la pression au niveau de la couche 1 (avec la même unité que P.), Q est le débit de gaz injecté en m3 par seconde (mesure' dans les conditions normales de température et de pression), P est la masse volumique du gaz en kg/m3 mesurée dans les condi- tions normales, a est la tension superficielle du liquide injecté en Newtons/mètre, Le coefficient a, sans dimension, a une valeur voisine de 0,5. Le coefficient 0, sans dimension, a une valeur voi- sine de 0,25. k est un coefficient dont la valeur est comprise entre 2 x 10 2 et 6 x 10 2 avec les unités indiquées ci-dessus. Les meilleurs résultats ont été obtenus avec une valeur de k voisine de 3, 4 x 10 (avec les unités indiquées) et une valeur du rapport L supérieure à 50 et plus particulièrement D avec une valeur de ce rapport supérieure à 100. La figure 2 est une vue en coupe axiale montrant plus en détail, à titre d'exemple seulement, un mode de réalisation des moyens de retenue et d'étanchéité agencés à la partie supé- rieure de la canne de pulvérisation 12. Dans ce mode de réalisation, la colonne tubulaire 5 est formée de deux éléments 5 a et 5 b raccordés entre eux par un manchon 19. La canne de pulvérisation 12 comporte à sa partie supérieu- re un mandrin de mise en place 20 dont le corps cylindrique se lo- ge avec un faible jeu dans l'alésage du manchon 19. La base 21 du mandrin prend appui contre un siège conique de retenue 21a aménagé à la partie inférieure du manchon 19. Un joint annulaire 22 placé dans un logement à l'extérieur du corps cylindrique du mandrin 20 assure l'étanchéité entre ce corps cylindrique et l'alésage du manchon 19. L'ensemble constitué par le mandrin 20 et la canne de pul- vérisation 12 dont ce mandrin est solidaire est descendu au moyen du câble 13. A cet effet, le câble 13 est pourvu à sa partie inférieure d'un outil de pose et d'extraction 23 muni d'un doigt articulé 24 s'engageant sous une gorge annulaire de retenue 25 que comporte le mandrin 20. Le doigt articulé 24 qui est monté pivotant autour de l'axe 26, ou axe de pose, est bloqué sur la base 27 de la fenêtre prati- quée dans le corps de l'outil de pose 23 et retient ainsi le man- drin et la canne. Lorsque le joint 22 entre dans l'alésage du manchon 19, les frottements annulent l'effet du poids de l'ensemble canne de pul- vérisation et mandrin, l'outil de pose 23 descend dans le mandrin jusqu'à ce que l'épaulement 28 vienne appuyer sur le sommet 29 du mandrin 20 qui, sous l'effet du poids de l'outil 23, poursuit sa course dans l'alésage du manchon 19 jusqu'à ce que la base 21 du mandrin vienne reposer sur le siège 21a. Dans cette position, le doigt 24, dégagé de la gorge 25 bascule sous l'effet de son pro- pre poids et libère le mandrin, l'outil 23 pouvant alors être re- monté au moyen du câble 13. La récupération de la canne 12 sera obtenue en modifiant le montage du doigt articulé 24 sur l'outil 23. Ceci sera facile- ment réalisé en remplaçant l'axe 26 par un axe 30, ou axe de récu- pération, passé dans un deuxième trou 30a ménagé dans le doigt 24 qui restera alors en butée sur 27 sous l'effet de son propre poids mais pourra s'effacer à l'introduction dans le mandrin 20. Il est à noter que, pour la pose, l'outil 23 sera introduit dans le mandrin 20 horizontalement, fenêtre 27 tournée vers le haut. La figure 3 et la figure 3 A illustrent une variante de réalisation de la partie inférieure de la canne de pulvérisation 12 dans laquelle cette partie inférieure est munie d'un embout déviateur en forme de capuchon 30, fixé à la canne 12 par des pattes soudées 31. Cet embout déviateur dirige vers le haut (flèches) le brouillard de gouttelettes du fluide injecté, ce qui permet d'assu- rer une bonne saturation de la partie supérieure de la couche géo- logique 1, lorsque l'embout 30 est positionné à un niveau approprié dans le puits 2. Cet agencement, qui a pour effet d'augmenter la tur- bulence du brouillard, assure une bonne répartition du produit pulvérisé sur toute la hauteur de la couche 1. Bien entendu, le diamètre externe de l'embout dévia- teur 30 sera inférieur au diamètre de l'alésage interne du manchon 19 (fig. 2), pour permettre à cet embout de traverser le manchon 19. Il serait possible, sans sortir du cadre de l'inven- tion, de remplacer le capuchon 30 par des moyens équivalents créant une déviation dans l'écoulement de l'agent liquide pulvérisé Compte tenu des profondeurs auxquelles se posent habi- tuellement les problèmes de venues de sable et des pressions cor- respondantes dans les couches géologiques, la mise en oeuvre du procédé nécessite des débits de gaz allant de quelques centaines de m3 /heure à environ 10 000 m3/heure. En ce qui concerne le débit liquide, il sera toujours facile de satisfaire à la condition de débit minimum énoncée plus haut (rapport volumique supérieur à 4 x 10 3, dans les conditions de fond). Il faudra, par contre, éviter que la pulvérisation ne se pro- duise en un temps trop court, afin de ne pas retrouver les incon- vénients des méthodes d'injection classiques par pompage. Des débits de 5 à 10 litres par minute conviendront, en moyenne, pour une saturation progressive de la couche. Le procédé selon l'invention est utilisable toutes les fois o l'on désire déposer un liquide au voisinage de la paroi du puits tout en ménageant dans le liquide des passages perméables pour le gaz. Il est notamment applicable à la consolidation de formations sableuses par injection d'un mélange liquide dont l'al- tération chimique est réalisée in situ. On procède alors d'abord, par exemple, à la pulvérisation du liquide au moyen d'un gaz porteur inerte. On continue ensuite à pomper le gaz porteur de façon à maintenir ou à créer des passages perméables au gaz..On consolide enfin le liquide en injectant, à la suite du gaz porteur inerte, un gaz réactif qui oxyde le liquide. Le procédé selon l'invention peut être avantageusement employé pour acidifier les puits de gaz par pulvérisation d'un acide au moyen d'un gaz porteur inerte. Le maintien d'une injec- tion de gaz pendant et après l'injection d'acide garantira que *25 les produits de réaction n'encombrent pas les pores de la roche. Les procédés de consolidation des sables par injec- tion d'une résine peuvent être améliorés par l'emploi de la métho- de proposée. L'inconvénient de ce mode de consolidation est que l'amélioration de tenue mécanique peut se produire au détriment de la perméabilité. La mise en place de la résine par pulverisation selon l'invention peut éviter la détérioration de perméabilité. Le domaine d'emploi du procédé selon l'invention ne se limite pas aux puits à gaz. Il peut être employé dans les puits à huile à condition de disposer en tête de puits d'un débit de gaz 24593S9 suffisant pour refouler l'huile dans la couche sur toute la hauteur de production. Dans l'exemple décrit ci-après, le procédé selon l'in- vention a été employé pour mettre en place un liquide au voisinage de la paroi d'un puits de g-az en vue de son durcissement ultérieur par action chimique. La couche, forée en diamètre 18, 875 cm (6"' 1/4) et équipée de crépines, est située entre 470 et 480 mètres de profon- deur. La porosité de la couche est de 30 %. La pression du gaz s'élevait à 60 bars au moment de l'essai. La colonne tubulaire de production 5 (ou tubing) de diamètre 11,43 cm (4" 1/2) était équipée, à une profondeur de 458 m, d'une butée annulaire de diamètre intérieur 62 mm. Un moyen d'apprécier la mise en place du liquide dans la couche a été recherché. A cette fin, une diagraphie neutrons a été enregistrée avant l'injection de liquide pour comparaison avec une diagraphie enregistrée après l'injection de ce liquide. Un tube pulvérisateur 8, de diamètre intérieur 30 mm, a été mis en place au contact de la butée annulaire, de façon que son extrémité inférieure se situe au sommet du réservoir. La lon- gueur de ce tube était donc voisine de 1 200 mm. Un mètre cube environ du mélange liquide à injecter a * été préparé dans un bac, les différents constituants étant soigneu- sement dispersés à l'aide d'un mélangeur. Ce mélange avait la com- position suivante: huile de lin,800 litres, xylène (utilisé comme agent fluidisant) 200 litreset catalyseur d'oxydation liquide) litres (catalyseur constitué d'un mélange de.naphténates de Cobalt et de Cérium) Le mélange liquide ainsi préparé a été injecté en tête de puits au débit de cinquante litres/minute, tandis que l'on procédait simultanément à une injection de gaz au débit de 10 000 mètres cube (conditions normales)/heure. 1 4 L'injection du mélange a donc duré 20 minutes, mais, après injection de la totalité du mélange, l'injection de gaz a été poursuivie pendant une demi-heure afin de nettoyer la paroi interne de la colonne tubulaire et de bien assurer, dans la couche, le passage du gaz à travers le liquide mis en place. Dès que l'injection de gaz a été terminée, le tube d'injection de liquide a été remonté à l'aide d'un cable. Un contrôle par cuillérage a montré qu'il n'y avait pas du tout de liquide au fond du puits. Une diagraphie neutrons a montré, par comparaison avec l'enregistrement de référence, que le liquide avait imprégné la couche sur toute sa hauteur. R E V E N D I C A T I 0 N S 1. - Procédé pour la mise en oeuvre d'un agent liquide de traite- ment d'une formation géologique au voisinage d'un puits traversant cette formation, comportant la mise en place dans le puits d'une colonne tubulaire dont l'extrémité inférieure est disposée sensi- blement au niveau de la formation à traiter, cette colonne tubu- laire comportant intérieurement des moyens formant butée de rete- nue à sa partie inférieure, caractérisé en ce que l'on descend dans ladite colonne tubulaire une canne de pulvérisation allongée adaptée à venir reposer sur lesdits moyens de retenue en formant étanchéité avec ceux-ci, et en ce qu'on effectue une pulvérisation de l'agent liquide de traitement contre la paroi de la formation au moyen de cette canne, en introduisant dans la colonne tubulaire depuis la surface du sol ledit agent liquide et un-fluide gazeux sous pression. 2. - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la valeur du rapport volumique liquide/gaz du mélange introduit dans la colonne tubulaire est au moins égale à 1/1 000, cette valeur étant mesurée dans les conditions normales de température et de pression. 3. - Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que la valeur du rapport volumique liquide_/gaz est supérieure à 4/1 000. 4. - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le débit de liquide injecté est compris entre 5 et 10 litres par minute. 5. - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite canne de pulvérisation est descendue dans la colonne tubulaire au moyen d'un câble depuis la surface du sol. 6. - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on réalise la pulvérisation de l'agent liquide au moyen d'un fluide gazeux porteur chimiquement inerte par rapport à ce liquide. L4sons 7. - Procédé selon la revendication 1, caractérisé-en ce qu'on réalise successivement au moyen de ladite canne allongée la mise en place d'un agent liquide dans la formation par pulvérisation de celui-ci au moyen d'un fluide gazeux inerte, puis l'injection d'un fluide gazeux réactif au contact de l'agent liquide précédem- ment mis en place dans la formation. 8. - Appareillage pour traiter au moyen d'un agent liquide une formation géologique au voisinage d'un puits traversant cette formation par pulvérisation de cet agent liquide au moyen d'un gaz porteur,comportant une colonne tubulaire mise en place dans le puits de façon que son extrémité inférieure soit disposée sensi- blement au niveau de la formation à traiter, caractérisé en ce que ladite colonne tubulaire comporte à sa partie inférieure une canne de pulvérisation de plus faible diamètre, le diamètre interne D et la longueur L de cette canne étant tels qu'on ait sensiblement à la fois D k. Q' (PO P) 0 Pd et L,> 10 D D et L étant exprimés en mètre, PD étant la valeur de la pression normale (1 atmosphère), P étant la valeur de la pression au niveau de la formation mesurée avec la même unité que PlO, Q étant le débit de gaz injecté en m3 par seconde mesuré dans les conditions normales de température et de pression, Po étant la masse volumique du gaz en kg/m3, mesurée dans les conditions normales, * étant la tension superficielle de l'agent liquide injecté en Newton/mètre, a étant un coefficient sans dimension ayant une valeur voisine de 0,5, 0 étant un coefficient dans dimension ayant une valeur voisine de 0,25, et k étant un coefficient dont la valeur est comprise entre 2 x 10 2 et 6 x 10 2 avec les unités ci-dessus. 9. - Appareillage selon la revendication 8, caractérisé en ce que ladite canne de pulvérisation repose de façon étanche sur un siège annulaire ménagé dans ladite colonne tubulaire, à sa partie infé- rieure. 10. - Appareillage selon la revendication 8, caractérisé en ce que la longueur de ladite canne de pulvérisation est au moins égale à 50 fois son diamètre interne. 11. - Appareillage selon la revendication 8, caractérisé en ce que la longueur de ladite canne de pulvérisation est au moins égale à fois son diamètre interne. 12. - Appareillage selon la revendication 8, caractérisé en ce que le diamètre interne de la canne de pulvérisation a sensiblement pour valeur: D = 3,4 x 10 -2 Q a (p O PO)) VPa avec les unités indiquées. 13. - Appareillage selon la revendication 8, caractérisé en ce que ladite canne de pulvérisation comporte à son extrémité inférieure des moyens déviateurs de l'écoulement de l'agent liquide pulvérisé.