L'invention concerne un procédé pour semer des semences qui craignent la gelée par la dépose des semences dans un sillon tracé dans le sol ainsi qu'un semoir pour la mise en oeuvre de ce procédé. La semence de rave étant un exemple bien connu et important plusieurs titres de semence craignant la gelée, l'invention est applicable en particulier au semis de graines ou glomérules de rave et sera décrite ci-après dans une telle application, bien que l'invention n'y est nullement limitée et qu'elle est notamment applicable aussi un certain nombre de semences d'autres plantes citées plus loin, auxquelles s'applique également, dans ses grandes lignes, la description qui va suivre. Les raves et les espèces analogues à racine tubérisée sont des plantes dont la partie inférieure de l'axe des pousses et la racine primaire sont converties en organes d'emmagasinage de matières de réserve. Comme plantes cultivées, on connatt surtout les betteraves sucrière, fourragère et rouge, le rutabaga, le navet, la carotte et la chicorée. La culture des plantes groupées sous le nom de rave est très répandue. La betterave fourragère forme un collet fortement développé et son corps pousse en majeure partie au-dessus du sol et est facile à récolter. Elle est utilise principalement comme aliment pour le bétail. La betterave sucrière est la plante ayant le plus grand rendement de toutes les plantes cultivées en Europe centrale et est utilisée pour la production de sucre et comme fourrage. Les principales régions de culture de la rave sont des régions à climat tempéré. Les raves poussent sur de nombreux types de terrains, par exemple sur des terres limoneuses riches en humus et profondes mais aussi sur des sols sablonneux légers. Cela explique pourquoi leur culture est très répandue. D'une manière générale, les raves sont semees à l'aide de semoirs pour semences monogerminales, lesquelles sont déposées à des espacements déterminés. On vise généralement à obtenir un espacement final tel qu'un démariage ou un repiquage des raves ne soit plus nécessaire. Dans la pratique, cela est cependant à peu près irrdalisable. Suivant les conditions metereologiques, la survenue ou non de gelées et d'autres influences de l'environnement, une partie seulement des semences se levent. Au moment des semailles, on ignore le plus souvent les conditions qui régneront dans les semaines suivantes, au cours desquelles se produira la levée des semences. I1 est par consequent difficile de déterminer exactement la quantité de semence qu'il faut utiliser. Lorsqu'on épand une quantité trop importante, c'est-à-dire lorsqu'on dépose trop de graines par unité de surface, il peut devenir nécessaire, si une grande partie de la semence se lève, de démarier ensuite les raves et d'éclaircir les champs. L'inconvénient est dans ce cas double : de la semence conteuse est perdue et l'éclaircissement des champs demande de la main-d'oeuvre coûteuse. L'éclaircissement des champs de rave est difficilement réalisable par des machines car il importe de ne pas arracher n'importe quelles plantes mais de laisser en place les plantes les plus vigoureuses. Ce double inconvénient rend la culture de la rave non rentable dans beaucoup de cas. Si, en revanche, on utilise une plus faible quantité de semence, il arrive souvent que, par suite d'une gelee imprévue, une grande partie des graines ne se lèvent pas, de sorte que le champ est semé trop "clair". Le rendement obtenu est mauvais et l'inconvénient est donc également sérieux. Si le printemps est humide, il faut faire un semis peu profond. S'il est au contraire sec, il faut semer plus profondément, sinon la semence se trouve dans une couche sèche et ne germe pas. Cependant, si la semence est enfouie trop profondément, la plantule aura du mal à percer la couche de terre qui la recouvre. Souvent, les champs semés trop clairs doivent être retournés. Dans le cas d'un ressemis, on perd du temps de croissance et la réduction de rendement est également importante. Dans bien des cas, les graines d'un ressemis ne se lèvent pas parce que le contact avec la nappe souterraine a été perdue. Les rendements sont ainsi diminués également. Dans la pratique, il est pratiquement impossible de semer les graines de rave de telle manière que l'on obtienne le nombre de plantes désiré sur le champ. Le dosage exact des plantes par unité de surface est très difficilement réalisable dans la pratique et ltéclaircis- sement des champs est généralement inévitable. L'invention vise-à apporter un procédé et un semoir permettant d'obtenir un peuplement uniforme d'un champ avec des semences qui craignent la gelée, de me qu'une levée des semences déposées qui correspond aux désirs. Le procédé et le semoir selon l'invention rendent superflu le démariage ou l'éclaircissement des plantes et évitent en même temps qu'il y ait trop peu de plantes sur le champ. Le demandeur a constaté avec étonnement que la majeure partie de la semence craignant la gelée se lève et ne subit pas de dégâts de la gelée si, conformément à l'invention, la graine déposée dans le sillon est enfoncée dans le fond du sillon et y est laissée telle quelle en vue de la levée et du développement. Cela signifie notamment que l'on ne comble plus le sillon avec de la terre apres l'introduction de la graine, comme on fait habituellement jusqu'à présent, si on n'ajoute pas en plus de la terre sur le sillon rempli. Bien qu'il soit dans le cadre de l'invention de recouvrir la graine avec un peu de terre après son enfoncement dans le fond du sillon, un tel recouvrement ne correspond qu'au remplissage d'une partie du sillon avec de la terre, tout au plus jusqu'aux 2/3 de la profondeur du sillon mais de préférence jusqu'à 1/3 seulement. I1 est recommandé, pour couvrir la graine enfoncée dans le fond du sillon, d'utiliser de la terre aussi grumuleuse que possible, ce qui est réalisable, par exemple, lorsque la terre de sillon prévue pour recouvrir la graine est amenée à l'appareil épandeur du semoir par une roue de tassement appelée roue plombeuse faisant également partie du semoir De cette manierez on obtient en effet une certaine separation des deux sortes de terre, du fait que la roue plombeuse dépose la terre lourde en forme de mottes qui adhèrent à elle à une certaine distance du sillon d'ensemencement et que pratiquement seuls des grumeaux de terre roulent dans le sillon.A cet effet, il est possible d'amener latéralement de la terre à la partie inférieure de la roue plombeuse, de manière que cette terre soit emportée par la roue plombeuse et tombe ensuite de la partie arrière de celle-ci. La profondeur du sillon est de préférence comprise entre 3 et 20 fois le diamètre de la graine. Sa profondeur peut Autre comprise entre environ 1 à 10 cm par exemple et elle est de préférence comprise entre 1 et 6 cm ou, mieux encore, entre 2 et 4 cm. Le sillon se rétrécit vers le bas et il est préférable que ses flancs ne soient pas droits mais courbes. La partie inférieure du sillon peut se terminer par un angle aigu ou entre trapézordale en section droite, la longueur du cOte horizontal du trapèze étant notamment comprise entre environ 1 et 5 cm, de préférence entre environ 1,5 et 3 cm. I1 est cependant préférable que le sillon se termine en angle aigu en bas, auquel cas la graine est déposée dans la partie la plus basse du sillon. Le demandeur a constaté avec étonnement que le semis de graines craignant la gelée dans de tels sillons, sans que les sillons soient ensuite comblés complètement avec de la terre, donne une germination plus uniforme des graines et le développement de plantes plus viables qu'avec les procédés connus. Le demandeur a constaté avec étonnement que les plantules et les petites plantes sont insensibles au froid dans les sillons et ne subissent pas de déglts de la gelée. Lorsque des semences craignant la gelée sont semées conformément au procédé de l'invention, on ne constate pratiquement pas de dégâts de gelée. La semence peut etre introduite dans les sillons selon pratiquement tous les procédés connus en soi, par exemple comme ceux énumérés dans la revue "Gemü6e", 13e année, page 156 et suivantes. On obtient un enfoncement sflr et à une pro fondeur très régulière de la graine lorsque, selon une caractéristique de l'invention, la roue plombeuse du semoir s'appuie, pendant l'enfoncement de la graine, sur au moins un bord de sillon formé lors du traçage prealable'du sillon. La roue plombeuse s'appuie de préférence sur les deux bords de sillon formés lors du traçage du sillon.De cette manière, la roue plombeuse peut être assez lourde, comparativement aux roues plombeuses conventionnelles, pour lesquelles un tel appui n'est pas prévu, ce qui augmente la sûreté d'enfoncement de la graine sans que cela implique le risque d'un enfoncement trop profond de celle-ci, ce que l'on pourrait craindre en cas d'utilisation de rouleaux plombeurs trop lourds de l'art antérieur, par exemple comme ceux décrits dans le brevet 290.919 de la République Fédérale d'Allemagne ou dans le modèle d'utilité 1.900.403 de la République Fedérale d'Allemagne. Afin d'obtenir une surface d'appui convenable pour la roue plombeuse sur l'un ou sur les deux bords, les bords du sillon forment un plus faible angle avec l'horizontale que les flancs du sillon. Les bords peuvent etre plans, concaves ou convexes. I1 est possible aussi de prévoir, sur l'un des bords ou sur les deux, une partie convexe qui se raccorde au sillon et qui est suivie extérieurement d'une paroi verticale ou inclinée, ou d'une partie plane ou convexe. Un tel bord de sillon, constituant en quelque sorte un "horizon" défini pour le sillon considéré, peut être produit par l'organe formant le sillon, une roue sillonneuse par exemple, ou de toute autre manière appropriée et doit avoir une largeur d'au moins 1 cm et de préférence de 2 cm ou davantage. Selon un mode de mise en oeuvre préféré du procédé de l'invention, la graine, après sa dépose, son enfoncement ou son recouvirement, est arrosée par le versement ou l'injection d'eau ou d'une composition aqueuse contenant un ou plusieurs insecticides, amendements, engrais, herbicides ou autres produits de traitement du sol. Le versement ou l'injection s'effectue de préférence exclusivement à l'endroit où se trouve la graine. Cet arrosage permet à la graine de se gonfler et lui donne un meilleur contact avec la terre sous-jacente. L'arrosage a en plus l'avantage, en cas de gelée, qu'il assure une bonne liaison thermique entre la graine et la terre sous-jacente. L'emploi d'une composition aqueuse comme indiqué ci-dessus permet de réaliser, en même temps que le semis, un traitement du sol au seul endroit où se trouve la graine. Cela a l'avantage supplémentaire que, hormis le traitement global nécessaire du sol avec de l'engrais, on utilise juste les quantités d'additifs - insecticides, fongicides, engrais et ainsi de suite - qui sont réellement nécessaires. Cela permet de réaliser d'une part des économies considérables en produits chimiques agricoles et réduit d'autre part la pollution de l'environnement par de tels produits. Le demandeur a constaté que les champs de raves où les semailles avaient été faites d'après le procédé de l'invention ne subissent pratiquement pas de dégâts de la gelée, à la différence de champs où les semailles avaient bte faites de la façon habituelle. La cause exacte de cette différence ne peut pas être déterminee avec certitude mais il est supposé qu'un ensemencement selon l'invention permet un meilleur apport de chaleur à la graine et à la plantule depuis le sol sous-jacent; de plus, la hauteur de plantule entre la graine et la surface est plus faible et la plantule voit le jour à un endroit moins exposé au froid. Le tableau suivant indique des températures de sol mesurées qui permettent une comparaison entre le procédé de l'invention et les procédés classiques et démontre que des conditions de température bien meilleures sur le plan agricole peuvent etre obtenues avec ensemencement selon l'invention. Il est à noter que les différences de température sont en fait encore plus grandes que celles qui ressortent du tableau, du fait que les températures prélevées ont été faussées dans une certaine mesure par le refroidissement dans l'air de la partie supérieure du thermomètre utilisé. TABLEAU Semence de rave Date Températures en nocturnes diurnes Waldacker 15.3 +2 12 à 15 Christacker 17.3 0 à +2 environ 10 Essai de rave Heilbronn 18.3 0 à +2 environ 12 19.3 refroidissement Thermomètre mis en place le 22.3 Températures en OC Date Sillons Surface de sol normale min max min max 23.3 7 16 7 16 24.3 7 18 7 18 25.3 3,2 21 3 21 28.3 3,5 19,5 3,2 18,5 29.3 3,5 6,5 3,5 6,5 30.3 -6 +4 -7,5 +4 31.3 -8 44 -10 +4 1.4 -5,5 +5,5 -7 +5 2.4 0 +9 0 +9 4.4 -2,5 +15 -3 +15 5.4 0 +13 0 Après le 5.4, les températures étaient supérieures à OOC et il n'y avait plus de différence entre les températures dans le sillon et à la surface du sol. Pendant la gelée, les raves étaient au stade de développement des premières feuilles. Comme déjà mentionné au début, le procédé de l'invention est non seulement applicable aux semences de rave mais aussi à d'autres semences craignant la gelée ou sensibles au froid, telles que les semences de maTs. Il est applicable en outre aux semences de légumes, par exemple à celles de chou cabus (pommé), chou-fleur, chou-rave, chou de Bruxelles, chou vert, chou de Chine, épinards, laitue, haricots nains, petits pois, cornichons pour la conservation, tomates d'arbrisseau, oignons, poireaux, carottes, celeri-rave, betteraves rouges et radis. Unsemoir pour la mise en oeuvre de l'invention, comprenant, selon un mode de réalisation, une roue sillonneuse dont la jante possède une nervure annulaire, définissant le profil du sillon, qui est flanquée d'un côté ou de chaque coté d'un rebord annulaire formant un plus faible angle avec l'horizontale que les flancs de la nervure (comme représenté, par exemple, sur les figures 1 et 2 de la demande de brevet soumise à l'inspection Publique DT-OS 1.457.824 de la République Fédérale d'Allemagne), ce rebord s'appuyant sur un bord de sillon et lui donnant le profil désiré, cette roue sillonneuse étant suivie d'un épandeur pour déposer les graines dans le sillon, lui-même suivi d'une roue plombeuse dont la jante possède une nervure annulaire pour enfoncer les graines dans le fond du sillon, est essentiellement caractérisé en ce que la roue plombeuse possède également, d'un cbté ou de chaque côté de la nervure annulaire, un rebord annulaire formant un plus faible angle avec l'horizontale que les flancs de la nervure, ce rebord étant destiné à s'appuyer sur un bord de sillon, la nervure de la roue plombeuse formant radialement une saillie égale ou légèrement plus grande par rapport au rebord ou aux rebords que la nervure de la roue sillonneuse, de sorte que la nervure de la roue plombeuse enfonce les graines effectivement dans le fond du sillon. La roue sillonneuse peut également outre remplacée par un soc, de préférence complété par une roue façonneuse qui suit le soc mais précède la roue plombeuse dans le sens de la marche. Le soc et la roue façonneuse doivent dans ce cas être conformés pour obtenir le même résultat qu'avec la roue sillonneuse. La nervure de la roue plombeuse fait de préférence saillie du rebord ou des rebords d'une distance qui dépasse d'environ 1 à 5 fois le diamètre de graine la saillie de la nervure par rapport au rebord ou aux rebords de la roue sillonneuse. Les rebords de la roue sillonneuse et de la roue plombeuse ont de préférence le même profil et le mtme diamètre de rebord, la largeur des rebords étant d'au moins 1 cm et de préférence de 2 cm ou davantage. En principe, on peut employer à peu près n'importe quel semoir conventionnel pour la mise en oeuvre du procédé de l'invention, comme les semoirs du genre décrit dans la revue "Gemüse" déjd citée, 13e année, n" 5 du 15 mai 1977, pages156 à 160, en particulier ceux qui y sont représentés sur les figures 1 à 4 et 6, à la seule condition que les roues sillonneuse et plombeuse soient conformées comme indiqué dans ce qui précède et que l'enfouisseur, c'est-à-dire l'appareil pour remblayer le sillon, soit omis ou remplacé par un appareil qui remplit le sillon tout au plus aux 2/3 avec de la terre grumeleuse. Il est encore a noter que l'on peut également obtenir différentes profondeurs d'enfoncement par a variation du poids de la roue plombeuse-car plus cette roue est lourde, plus elle s'enfonce dans la terre. Cela dépend bien entendu aussi de la nature du sol, c'est-8-dire de son état plus ou moins meuble ou compact, le poids de la roue plombeuse pouvant Autre adapté à cet état. Le procédé et le semoir de l'invention permettent de semer dans un champ non préparé avant le semis, c'est-à-dire directement dans un peuplement, par exemple dans un peuplement d'engrais vert ou de semis de protection ou meme de mauvaises herbes. Après le semis et avant la levée de la plante de culture, on tue l'engrais vert et les mauvaises herbes qui ont poussé avec du Roundup (sel d'isopropylamine glycosates) qui est proposé pour la lutte contre le chiendent, ou par des produits semblables. L'invention sera décrite ci-après relativement à quelques exemples de réalisation préférés mais non limitatifs d'un semoir et aux dessins annexés, sur lesquels - la figure 1 est une vue de cOté d'un semoir pour la mise en oeuvre du procédé de l'invention; - la figure 2 est une vue en élévation d'une roue sillonneuse utilisable dans le semoir de la figure 1; - la figure 3 est une coupe suivant la ligne III-III de la figure 2; - la figure 4 est une vue en élévation d'une roue plombeuse utilisable dans le semoir de la figure 1 en combinaison avec une roue sillonneuse selon la figure 2; - la figure 5 est une coupe suivant la ligne V-V de la figure 4;; - les figures 6 à 8 représentent différents stades du procédé d'ensemencement selon l'invention, savoir le passage de la roue sillonneuse des figures 2 et 3 dans la terre (figure 6), la situation après la dépose de la graine dans le sillon (figure 7) et le passage de la roue plombeuse des figures 4 et 5 par le sillon après la dépose de la graine; - les figures 9a à 9i sont des coupes transversales de différentes formes de jante de roue plombeuse, selon des variantes de réalisation de la roue des figures 4 et 5; - la figure 10 est une vue de côté de la partie à roue plombeuse d'un semoir selon une variante de réalisation; et - la figure 11 est une vue de l'arrière de la roue plombeuse de la figure 10. La figure 1 représente un semoir en ligne 1 qui comprend à l'avant une roue sillonneuse 2 derrière elle un coffre à graines- épandeur 3 et à l'arrière, dans le sens de la marche, indiqué par la flèche A, une roue plombeuse 4. Le coffre-épandeur 3 peut Outre réalisé dans sa partie inférieure 5, située près du sol, à la façon d'un soc ou d'un coutre à semer qui peut participer à la formation du sillon tracé par la roue sillonneuse 2 (figure 6). La graine 9 (voir figure 7) est déposée dans le sillon 8 au point désigné par 7 et est enfoncée dans la terre par la roue plombeuse 4 (figure 8). La roue sillonneuse est représentée plus en détail sur les figures 2 et 3 et les figures 4 et 5 montrent plus en détail la roue plombeuse 4. Les jantes de ces deux roues possèdent le meme ou sensiblement le meme profil, lequel est formé d'une nervure annulaire médiane qui se rétrécit radialement vers l'extérieur et présente des flancs 10 ou 13 faisant un angle relativement grand avec l'horizontale, et de deux rebords annulaires,situés de part et d'autre de la nervure, se raccordant à elle sans solution de continuité et définis en bas par deux surfaces 11 ou 12 qui font un angle relativement petit avec l'horizontale. La nervure avec les flancs 10 de la roue sillonneuse forme le sillon proprement dit et les surfaces inférieures ou radialement extérieures 11 des rebords de cette roue forment les bords du sillon, sur lesquels s'appuient ensuite les rebords de la roue plombeuse 4, par les surfaces 12 de ses rebords, tandis que la nervure avec les flancs 13 de la roue plombeuse 4 pénètre dans le sillon et enfonce la graine 9 dans la terre au fond du sillon par son bord extérieur arrondi 14. Les roues 2 et 4 peuvent avoir le meme diamètre de rebord mais il est préférable que la nervure de la roue plombeuse soit plus haute, par rapport aux surfaces de rebord 12, que la nervure de la roue sillonneuse par rapport aux surfaces de rebord 11, la différence pouvant être d'environ 1 à 5 fois le diamètre de graine.La largeur des surfaces de rebord ll et 12 est de préférence d'au moins 2 cm. Les figures 9a à 9i montrent différentes variantes du profil de jante de la roue plombeuse. Comme déjà indiqué, La nervure 15 qui pénètre dans le sillon peut entre flanquée unilatéralement ou bilatéralement d'un rebord dont le côté radialement extérieur, venant en contact avec la terre sur le bord du sillon, peut avoir différentes formes. Chacun de ces rebords peut avoir un profil plat (figure 9h par exemple), convexe (figures9a et 9i) ou concave, ou se composer, par exemple, d'une partie plane ou concave et d'une partie convexe (figure 9d) ou d'une paroi oblique (figure 9c) ou verticale (figure 9b) qui s'y raccorde extérieurement et s 'étend radialement ou à peu près radialement vers l'extérieur à partir de la première partie, laquelle se raccorde directement à la nervure 15. La figure 10 montre que la roue plombeuse 4 est flanquée, à sa partie inférieure, d'une ou de plusieurs surfaces d'amenée latérales 16 qui guident de la terre sur le cOté radialement intérieur de la jante de cette roue, laquelle emporte cette terre et la laisse tomber ensuite de sa partie arrière dans le sillon pour couvrir la graine. Un tel recouvrement ou enfouissement indirect de la graine par la roue plombeuse peut se faire aussi sans les barres (et/ou tôles) de guidage 18 représentées sur la figure 10. Derrière la roue plombeuse 4 est prévu en outre un système d'arrosage avec un tube d'arrosage 17 pour diriger un liquide sur la ligne de terre où les graines ont été enfoncées. La roue sillonneuse d'un semoir selon l'invention peut hêtre remplacée par n'importe quel autre appareil sillonneur ou rayonneur capable de tracer un sillon semblable à celui décrit et possédant au moins un bord sur lequel peut s'appuyer la roue plombeuse. Il peut s'agir, par exemple, d'un soc ou d'un coutre ayant la forme voulue et pouvant être suivi éventuellement d'une roue façonneuse de sillon et/ou de bord(s) de sillon. Cela signifie que la roue plombeuse remplit également sa fonction en combinaison avec un soc conformé en conséquence. Sur importe quel type de semoir peut en effet étre ajoutée une roue façonneuse, entre le soc et l'épandeur, malgré le peu de place disponible sur certains semoirs. Le soc ou la roue sillonneuse et la roue plombeuse peuvent etre réglables indépendamment dans le sens vertical. De plus, la roue sillonneuse ou la roue façonneuse peut être entraînée ou freinée suivant la nature du sol ou le peuplement de semis protecteurs. REVENDICATIONS 1. Procédé pour semer des semences qui craignent la gelée ou sont sensibles au froid par la dépose de la graine dans un sillon tracé dans le sol, caractérisé en ce que l'on trace un sillon qui se rétrécit vers le bas, on dépose la graine dans la partie la plus profonde du sillon, on enfonce la graine dans le fond du sillon et on l'y laisse pour la levée et le développement de la plante. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on enfonce la graine d'une profondeur d'environ 1 5 fois le diamètre de graine dans le fond de sillon, la profondeur de sillon étant de préférence comprise entre 3 et 20 fois le diamètre de graine. 3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que, après son enfoncement, on recouvre la graine avec de la terre jusqu'aux 2/3 au maximum de la profondeur de sillon, de préférénce avec de la terre grumeleuse amenée par une roue plombeuse du semoir, qui reçoit de la terre latéralement dans sa partie inférieure, l'emporte et la laisse tomber de sa partie arrière dans le sillon. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la roue plombeuse s'appuie, pendant l'enfoncement de la graine, sur au moins un mais de préférence sur deux bords de sillon formes precedemment lors du traçage du sillon, ce bord ou chacun de ces bords formant un plus faible angle avec l'horizontale que les flancs de sillon et pouvant être plan, concave ou convexe ou comporter une partie convexe raccordée au sillon et suivie extérieurement d'une paroi verticale ou inclinée ou d'une partie plane ou concave. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l'on arrose la graine, après sa dépose, son enfoncement ou son recouvrement, par versement ou injection d'eau ou d'une composition aqueuse contenant un ou plusieurs insecticides, amendements, engrais, herbicides ou d'autres produits pour le traitement du sol, le versement ou l'injection s'effectuant de préférence exclusivement à l'endroit où se trouve la graine. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications i à 5, caractérisé en ce que les semences sont des semences de raves, en particulier de betteraves sucrières, fourragères ou rouges, de rutabaga ou de navet, des semences de mais ou des semences de légumes, en particulier de chou cabus (pommé), chou-fleur, chou-rave, chou de Bruxelles, chou vert, chou de Chine, épinards, laitue, haricots nains, petits pois, cornichons pour la conservation, tomates d'arbrisseau, oignons, poireaux, carottes, céleri-rave, betteraves rouges et radis. 7. Semoir pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, comprenant une roue sillonneuse dont la jante possède une nervure annulaire, définissant le profil du sillon, qui est flanquée d'un c8té ou de chaque côté d'un rebord annulaire formant un plus faible angle avec l'horizontale que les flancs de la nervure, ce rebord s'appuyant sur un bord de sillon et lui donnant le profil désiré, la roue sillonneuse pouvant être remplacée également par un soc ou un coutre suivi d'une roue façonneuse formant un sillon de profil analogue, la roue sillonneuse, ou le soc et la roue façonneuse, étant suivie d'un épandeur pour déposer les graines dans le sillon, lui-mEme suivi d'une roue plombeuse dont la jante possède une nervure annulaire pour enfoncer les graines dans le fond du sillon, caractérisé en ce que la roue plombeuse possède également, d'un côté ou de chaque coté de la nervure annulaire, un rebord annulaire formant un plus faible angle avec l'horizontale que les flancs de la nervure, ce rebord étant destiné s'appuyer sur un bord de sillon, la nervure de la roue plombeuse formant radialement une saillie égale ou légèrement plus grande par rapport au rebord ou aux rebords que la nervure de la roue sillonneuse, ou que le profil du soc respectivement une nervure de la roue façonneuse, de sorte que la nervure de la roue plombeuse enfonce les graines effectivement dans le fond du sillon. 8. Semoir selon la revendication 7, caractérisé en ce que la nervure de la roue plombeuse fait saillie du rebord ou des rebords de la roue plombeuse d'une distance qui dépasse d'environ 1 à 5 fois le diamètre de graine la saillie de la nervure de la roue sillonneuse par rapport au rebord ou aux rebords de la roue sillonneuse. 9. Semoir selon la revendication 7 ou 8, caractérisé en ce que les rebords de la roue sillonneuse et de la roue plombeuse possèdent le même profil et le même diamètre, ont une largeur d'au moins 1 cm mais de préférence de 2 cm ou davantage et présentent un profil plat, convexe ou concave ou comportent une partie convexe ou concave qui se raccorde la nervure et qui est suivie extérieurement d'une partie orientée dans le sens radial ou obliquement par rapport à ce sens ou d'une partie plane ou convexe d'une orientation différente. 10. Semoir selon l'une quelconque des revendications 7 à 9, caractérisé en ce qu'un enfouisseur indirect est prévu d'un caté ou de chaque c8té de la roue plombeuse. 11. Semoir selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'un ou plusieurs éléments de raclage ou de guidage, notamment sous forme de barres ou de tôles sont prévus d'un c8té ou de chaque c8té de la roue plombeuse, en particulier de sa partie arrière. 12. Semoir selon l'une quelconque des revendications 7 à 11, caractérisé en ce qu'il comprend, derrière la roue plombeuse, un dispositif d'arrosage pour verser ou injecter de l'eau ou une composition aqueuse contenant un ou plusieurs insecticides, amendements, engrais, herbicides ou autres produits de traitement du sol.