tour apprfoier la qualité d'une flamme, on connais les appareils qui mesurent soit sa température (les pyromètres), soit sa luminescence (les photomètres), soit sa pression (les manomètres), mais il n'existe pas d'appareil permettant de mesurer son pouvoir inflammateur et/ou son effet de projection, lesquels sont le résultat de facteurs complexes mettant en jeu la durée, la température et la pression des gaz de la flamme, mais aussi le nombre, la nature et la taille des particules incandescentes que la flamme contient. Cette lacune est particulièrement dommageable dans le cas des amorces, dont une mauvaise flamme peut empêcher le fonctionnement dune munition conteuse et défensive. Or, la détonation d'une amorce produit une flamme très fugitive et très gazeuse s sa durée totale est de l'ordre de la milliseconde, et les gaz produits sont environ 200 fois plus volumineux que la composition de l'amorce. Ainsi, l'action d'une amorce ne peut pas être définie de façon scientifique, mais seulement pragmatique. L'objet de la présente invention est d'offrir un appareil simple, qui permet de mesurer directement l'effet produit par la flamme d'une amorce sur un écran combustible de référence. L'originalité de oet appareil apparaîtra à la lecture du texte de description et de fonctionnement ci-après. Description L'appareil est constitué de façon préférentielle par un châssis i comportant une platine 2 dans laquelle est monté l'arrière d'une fausse fusée percutante 3, dont la tâte 4 est mobile sous l'effet d'un choc. L'amorce à tester est introduite dans le logement d'amorce de la fusée 3. En face de la fusée, se trouve un marteau pivotant 5 poussé par un ressort vers la tête mobile 4 mais retenu en position arme par un déclencheur 6. Une bande de papier 7, d'une qualité bien définie, est amenée au contact de la platine 2, de façon à se trouver en face du conduit de sortie de la fausse fusée 3, tout en étant plaqué contre cette platine 2 par une plaque 8, celle-ci formant une machoire avec la platine 2. La plaque 8 et la platine 2 sont évidées de façon à constituer une canalisation avec l'arrière de la fausse fusée 3, cette canalisation débouchant à l'air libre à travers la plaque 8. Ainsi la partie de la bande de papier 7 qui est plaquée entre la platine 2 et la plaque 8 et qui forme un écran à l'intérieur de cette canalisation, va recevoir la flamme de l'amorce. Dans le cas d'une fausse fusée à amorce électrique, le marteau est naturellement remplacé par un générateur de courant électrique. Par ailleurs, l'appareil décrit ci-dessus peut être disposé dans n'importe quelle position, et les éléments de la fausse fusée peuvent être simplifiés de façon à faciliter les démontages, tout en conservant préférentiellement l'agencement et le volume intérieur de la fusée qui est équipée du type d'amorce à tester. Enfin, la bande de papier peut être remplacée par des écrans oombus- tibles d'une matière quelconque. Fonctionnement Après avoir introduit l'amorce à tester dans le logement ad hoc de la fausse fusée 3, et après avoir placé une partie de la bande de papier7 entre la platine 2 et la plaque 8, on actionne le déclencheur 6 (ou un contacteur électrique). L'amorce détone, et la flamme est canalisée sur l'écran de papier, lequel est plus ou moins détruit suivant l'importance de la combustion opérée et de la déchirure produite par l'effet de souffle. En examinant ensuite l'écrans il est facile de mesurer la partie brdlée, la partie déchirée et la partie intacte, ce qui permet d'apprécier dans quelle mesure l'amorce a rempli la fonction recherches s activation d'un détonateur, d'un relais, d'un retard pyrotechnique etc... Suivant la puissance de l'amorce et suivant que l'on recherche davantage l'effet inflammateur ou l'effet de projection, on règle l'appareil soit en modifiant le trajet et le volume de canalisation, soit en changeant la résistance et la combustibilité de l'écran. REVENDICATIONS 1. Appareil à tester la flamme d'une amorce, constitué par un dispositif permettant de faire détoner cette amorce et d'exposer un combustible à la flamme ainsi produite, caractérisé en ce que la flamme est canalisée sur le combustible et en ce que le combustible constitue un écran d'épaisseur uniforme en sorte que l'effet de la flamme sur cet écran délimite une certaine surface de perforation. 2. Appareil tel que décrit en 1, dans lequel l'écran fait partie d'une bande de papier d'une qualité définie, ladite bande, nettement plus large que la section du conduit contre lequel elle est appliquée, pouvant être déplacée après chaque test, de façon à servir de bande d'enregistrement pour l'ensemble des tests effectués sur un lot de fabrication d'amorces. 3. Appareil tel que décrit en 1, dans lequel l'amorce est introduite dans une fausse fusée démontable qui permet de faire fonctionner l'amorce de façon identique à l'emploi dans la véritable fusée et qui permet de disposer écran à un endroit proche du logement de l'élément que l'amorce est destinée à activeur. 4. Appareil tel que décrit en 3, dans lequel la fausse fusée est construite avec les pièces d'une fusée percutante à percussion et est montée sur un chassies en face d'un marteau pivotant, ce marteau, poussé par un ressort vers la tête mobile de la fausse fusée, étant maintenu en position armée par un déclencheur, tandis que l'arrière de la fausse fusée est au contact de l'écran, ce dernier étant tenu entre deux mâchoires évidées chacune de façon à constituer une canalisation avec l'arrière de la fausse fusée. 5. Appareil tel que décrit en 1, dans lequel l'amorce est comprise dans un volume débouchant à l'air libre au travers dudit écran, ce volume et cet écran étant adaptés au type d'amorce testée.