La présente invention concerne les ch lnes > neige et a pour but d'en faciliter la pose sur le pneu. Les chaînes à neige comportent ordinairement deux crochets (fig. 1), lesquels, une fois la chaîne accrochée sur le pneu, se trouvent au contact, l'un,1, du flanc interne du pneu, sous le châssis, l'autre, 2, du second flanc externe du pneu. Seul, ce flanc externe est visible de l'extérieur et il en est de même du crochet K à son contact et du maillon 18 destiné à ce crochet. L'un et l'autre peuvent être vus et saisis avec les mains. Au contraire, le crochet 1 et le maillon 6, lorsque ce dernier y est engagé, situés alors tous deux sous le châssis, sont invisibles de l'extérieur et ne peuvent être atteints, lors du montage de la chaîne, sans se glisser sous le châssis, car ils sont en dehors de la portée de la main. Cet inconvénient réel se trouve atténué pour les véhicules à traction avant. En tournant chaque roue, à droite ou à gauche, il est possible d'arriver à voir et à saisir le crochet 1 et le mail lon 8 passés sous le châssis au moment de leur accrochage; mais ce n'est pas chose commode. Il existe aussi des étriers de montage qui permettent, en posant la chaîne par enroulement autour du pneu, d'arriver à localiser lesdits crochet et maillon en un point où il sera moins malaisé de les saisir. Mais, là encore, il faut bien souvent se glisser sous le châssis pour enlacer le maillon dans son crochet. Actuellement, il n'existe aucun dispositif permettant l'accrochape à distance du maillon et du crochet situés sous le châssis. Le dispositif suivant l'invention permet à une personne, se trouvant devant le flanc externe d'un pneu, un accrochage automatique et à distance, bien que l'opération se réalise en dehors de sa vue, du crochet situé sous l'essieu dans le maillon qui lui est destiné pour fixer la chaîne sur le pneu. Le dispositif, objet de l'invention, comporte deux instruments destinés à acheminer par guindage, l'un le crochet, l'autre le maillon, à la rencontre l'un de l'autre. Ils comprennent chacun un moyen à la fois de préhension et de lâchage. Nous donnerons à chacun de ces instruments le nom de "rallone Ce dispositif est complété par un agencement particulier du crochet et, éventuellement, du maillon pour permettre l'accrochage. La figure 1 facilite la compréhension du mecar sme de l'invention, et représente 10 Une chaîne à neige (à échelle) posée sur le sommet d'un pne dont les extrémités, crochets 1 et 2 et maillons 8 et 18, pendent au sol; 20 Une rallonge 4, destinée au maillon 8, à droite du pneu; 30 Une rallonge 11, destinée au crochet 1, passée derrière le pneu. L'invention consiste à accrocher automatiquement le crochet 1 dans le maillon 8. Nous verrons comment tout à l'heure. La rallonge 4, destinée au maillon, est comparable à une tringle de rideau, légèrement courbe, pour atteindre sans difficulté le crochet au moment de sa jonction avec le maillon. Elle comporte à une extrémité, une poignée 3 et, à l'autre extrémité, un moyen de préhension qui est un clips 6. Ce clips est un ressort comparable aux clips destinés à porter les outils. Mais l'embase a été percée en 7 (fig. 2), à líemplace- ment le plus rapproché des deux côtés 19 du clips. Ces deux ouvertures sont symétriques (fig. 3) et pratiquées de telle sorte que le maillon 8 pourra être tenu solidement dans une position verticale pendant l'opération, sans que son orifice 20 soit gêné par les côtés 19 du clips. A l'extrémité de cette rallonge existe une fourchette 5 (fig.2) qui servira, éventuellement, à pousser plus facilement la chaîne, lors de sa pose sur le sommet du pneu, surtout lorsque les ailes du véhicule seront particulièrement enveloppantes. La rallonge 11 (fig. 1), destinée au crochet, est un ruban métallique comparable à ceux utilisés dans les garespour le cerclage des valises, suffisamment long pour dépasser de part et d'autre du pneu et d'une largeur permettant de l'enfiler dans le maillon 8 sans qu'il puisse se retourner. Elle comporte, à une extrémité, une partie coudée qu'on pourra attacher à 6 pour éviter qu'à la suite de son maniement, lors de l'acs ckage du crochet 1, cette extrémité ne se soit trop éloignée de la main. A l'autre extrémité, se trouve le moyen de préhension 9 du crochet 1, moyen de préhension qui est ici un ressort (fig. 4) comparable à une épingle double dont les deux extrémités 12 auraient été sectionnées, coudées et rapprochées pour venir l'une contre l'autre, ou mieux, pour s'entrecroiser, cet entrecroisement facilitant la mise en place du ressort sur ie crochet.Pour augmenter l'efficacité de ce ressort, il est possible d'y adjoin dre un caoutchouc qui viendra s'insérer dans les deux sinuosités 10 pratiquées à cet effet dans le ressort 9, et représentées en pointillé figure 4 Le ruban 11 et le ressort 9 sont fixés l'un à l'autre par une agrafe 18 (fig. 1), comparable à celle employée pour le cerclage des valises; mais n'importe quel moyen de fixation conviendra pourvu qu'il ne gêne, ni le passage du ruban et du ressort dans l'orifice 20 du maillon (fig. 3), ni le glissement du maillon passant du ruban sur le ressort. Pour saisir le crochet 1 à l'aide du ressort 9 (fig. 1), deux cavités 13 (fig. 5) sont prévues à cet effet dans le crochet, destinées à recevoir les extrémités 12 du ressort. De plus, la boucle du crochet devra avoir une forme et une dimension lui permettant de rentrer facilement dans le maillon 8. En un mot, le crochet devra pouvoir pénétrer par sa boucle entière dans le maillon. Enfin, le crochet devra comporter deux buttoirs 14 (fig. 5) contre lesquels viendra heurter le maillon. Dès lors, le dispositif va fonctionner comme suit (fig. 1) 10 Introduire le crochet 1 dans le ressort 9, la pointe du crochet en l'air; 20 Décrocher 11 de 6; 30 Introduire le maillon 8 dans le clips 6; 40 Introduire le ruban 11, sans le retourner, dans le maillon 8; 50 Tirer vers la droite, d'une main, 11 (qui entraînera le crochet 1) et, en même temps, pousser de l'autre main vers la gauche la poignée 9 (qui déplacera le maillon 8) jusqu'à ce qu'une résistance arrête les deux mouvements contraires. A ce moment, l'accrochage est réalisé. Pour s'en convaincre, tirer sur la poignée 3 qu'on vient de pousser : les maillons visibles en 17 vont alors se déplacer derriè re le pneu. Le mécanisme de l'accrochage est représenté fig. 5. Le maillon 8, d'abord en position S, se déplace dans le sens de la flèche a et vient heurter en 15 les deux butoirs du crochet la pesanteur le fait alors tomber dans la gorge 15 du crochet. Pour dégager alors la rallonge 4, il suffit de tirer dans le sens de la flèche b cette rallonge qu'on vient de pousser. En effet, le maillon 8 sera passé en position S1, et, en tirant sur la rallonge 4, il va basculer dans le sens de la flèche c, et la rallonge 4 se détachera. Quant au ruban, en tirant suffisamment fort dans le sens de la flèche b, les deux becs 12 s'écarteront et le ressort 9 se détachera avec son ruban. Pour acheminer le maillon au crochet, nous avons envisagé un ruban métallique; mais n'importe quel lien souple (ficelle) pourra convenir. Il sera alors préférable de conserver le ressort 9 pour attacher le crochet. On se servira de la rallonge 4 comme d'un fouet pour lancer le crochet 9 au bout de la ficelle derrière le pneu. Une légère modification sera apportée au crochet 9 qui devra être plié en m (fig. 5), en accent circonflexe, pour ne pas gêner le passage du maillon. Quant aux moyens de préhension, nous avons envisagé deux ressorts qui agissent l'un et l'autre par pincement et emboitement. Mais la préhension peut s'exercer de quantité d'autres façons, par exemple par pincement seulement. C'est le cas d'une pince, comparable à une pince à dessin munie de petites dents, lesquelles prennent solidement le crochet et le maillon, surtout si une rainure est pratiquée à cet effet dans chacun d'eux. Un emboitement sans pincement est également concevable, tant pour le crochet que pour le maillon, surtout s'ils sont munis d'ergots, lesquels s'emboitent alors dans une cavité ou une échancrure de la rallonge (fig. 6 et 7). Dans la figure 6 est représenté de profil et de face un maillon 8 avec un ergot 21 (vu successivement de face, de coupe et de profil; Cet ergot, aplati sur deux faces symétriques, permettra une préhension sans pivotement, préhension qui sera renforcée par une butée (cercle 22) à l'extrémité de l'ergot. Le même moyen de préhension peut être utilisé pour le crochet (fig. 9) Dans la figure 7, c'est encore un ergot 23, d'une forme fifférente, qui permettra de saisir le maillon. Dans la figure 8, un clips, dont l'embase épouse en 24 les deux grands côtés du maillon, saisit solidement ce dernier par pincement et emboitement. Dans la figure 10, le maillon est tenu par magnétisme contre la pièce aimantée 25, laquelle laisse, comme dans la figure 8, la possibilité au crochet de saisir le maillon par sa courbe. La préhension peut encore s'exercer par simple adhésion. Enfin, dans ie dispositif objet de l'invention, si l'on remplace le ruban métallique par un lien souple (ficelle), il sera possible de supprimer le ressort 9 et de le remplacer soit par un évidement 38 (fig. 14), pratiqué dans la boucle intérieure du crochet, suffisant pour le glissement de la ficelle, mais trop étroit pour permettre au maillon de s'y glisser et d'y pincer la ficelle, soit par un orifice 36, pratiqué dans l'épaisseur du crochet et de part en part au milieu de sa boucle, cette épaisseur étant diminuée en 35 pour tenir compte de l'épaisseur de la ficelle lors du passage du crochet dans le maillon. Dans ces deux dernières hypothèses (ficelle sans ressort), on dégagera la ficelle mise double en ne tirant que sur une seule de ses deux extrémités une fois l'accrochage réalisé. Dans le dispositif objet de l'invention, le crochet se rapproche du maillon suivant un mouvement linéaire, guidé par une rallonge passant dans l'orifice du maillon engagé dans le ressort de l'autre rallonge pendant l'opération. Mais on peut supposer que le ruban métallique passe par un autre point fixe de l'autre rallonge, par exemple en 26 (fig. 11). Pour acheminer alors le crochet dans le maillon, il faudra que le crochet soit seul relié au ruban par un support rigide de même longueur d que celle séparant le maillon du ruban. Selon une autre réalisation de l'invention (fig. 12), qui suppose que la chaîne sera accrochée après que le pneu soit monté dessus (et non plus en posant la chaîne sur le sommet du pneu), les deux rallonges épousent en partie la forme d'une coupe du pneu, opérée suivant un plan passant par l'essieu de la roue, de telle sorte que chaque rallonge soit en contact avec les trois faces du pneu : flanc externe, flanc interne et partie de roulement. Chaque rallonge est symétrique de l'autre par rapport à un plan et il en est de même de leurs moyens de préhension. Toutefois, le moyen de guidage est réalisé par deux pièces distinctes, fixées chacune sur une rallonge et stemboitant l'une dans l'autre (30 dans 27) par un glissement rectiligne jusqu'à ce que les parties 28 et 29 soient en contact. Les moyens de préhension sont des échancrures 32 symétriques deux à deux d'une rallonge par rapport à l'autre, pratiquées dans toute l'épaisseur de la rallonge, échancrures dans lesquelles viendront s'emboiter les deux crochets sur une rallonge et les deux maillons correspondants sur l'autre, munis tous les -atre d'un ergot comme indiqué figures 6 et 9 L'accrochage du maillon se fait en dégageant, suivant un mouvement vertical, la rallonge de droite portant le maillon. Ce mouvement élève le maillon qui rencontre la pointe du crochet située immédiatement au dessus. L'accrochage se fait ici par la pointe du crochet et non par sa boucle. Pour dégager les deux rallonges, il suffit de les écarter. Selon une troisième réalisation de l'invention (fig. 15), qui suppose la chaîne posée sur le sommet du pneu, ce dernier monte sur un petit socle 47, maintenant deux axes parallèles 43 et 44 qui sont les deux rallonges. Ces axes sont coudés sensiblement à la même longueur suivant un angle droit ou presque droit et un mouvement de rotation contraire de ces axes 43 et 44 entraîne deux mouvements circulaires contraires des parties 45 et 46 qui se croisent en O et se cnevauchent quelque temps en glissant l'une contre l'autre. Par suite de cette rencontre ou de ce chevauchement il sera possible d'engager le crochet dans le maillon. Les deuxaxes 43 et 44 pourraient encore, sans avoir recours à un socle, être l'un à l'intérieur de l'autre, ce dernier étant creux, et coudés comme précédemment. Si les axes sont animés d'un sens de rotation contraire et si leurs rayons 45 et 46 sont égaux, le crochet porté à l'extrémité d'un rayon rencontrera le maillon porté à l'extrémité de l'autre et l'accrochage des deux sera possible. Selon une quatrième réalisation de l'invention (fig. 13), qui suppose la chaîne posée sur le sommet du pneu, les deux rallonges sont en forme d'arceau se rejoignant par leurs extrémités dans un plan parallèle au sol et entourant la partie du pneu au contact du sol. Le guidage a lieu par glissement de 40 dans 39, comme dans la figure 12, mais l'accrochage a lieu par la grosse boucle du crochet (et non par sa pointe) pénétrant tout entière dans l'orifice du maillon. Au lieu d'un guidage par glissement, supposons un axe en 39 et un orifice en 40 permettant de faire pivoter sur cet axe, dans un même plan, un arceau par rapport à autre à la manière d'une paire de ciseaux de façon que les deux extrémités se rencontrent. le guidage est assuré ici au moyen d'un axe fixé sur une rai longe, la seconde rallonge pivotant autour de cet axe, mais pou vant en être enlevée de façon à devenir à volonté séparée de la première rallonge. Le dispositif, objet de l'invention, peut être utilisé pour toutes les chaînes à neige destinées aux véhicules roulant sur pneumatiques. REVENDICATIONS 1. Dispositif permettant l'accrochage automatIque a distance des crochet et maillon de la chaîne longitudinale Interne d'une chaîne à neige caractérisé en ce qu'il se compose d'une part d'un lien souple ou flexible terminé par un moyen d'accrochage du crochet, moyen d'accrochage dont l'épaIsseur est inférieure à 13 largeur de l'ouverture du maillon, et d'autre part d'une tige rigide dépourvue de liaison mGcaricue avec le lien souple ou flexible et terminée par un moyen de préhension du maillon maintenant celui-ci dans un plan sensiblement erpendiculaire à la tige tout en laissant libre l'ouverture du maillon. 2. Dispositif selon la revendication 1, caracterisé en ce que le lien souple est constitué par un ruban souple ou flexible de largeur et d tisseur inférieuresrespectivem.ent à la longueur et à la largeur de l'ouverture du maillon. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que le ruban souple flexible est terminé par un ressort en forme d'épingle double aux extrémités coudées destinées à s'insérer élastiquement dans deux perforations pratiquées dans le crochet et à en être extraites par une traction brusque. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le moyen de pro tension fixé à l'extrémité de la tige est un ressort en forme de clips en U dont les ailes se resserrent à leurs extrémités et sont pourvues de fentes de même largeur que le diamètre du fil du maillon, ledit clips étant fixé à l'extrémité de la tige dans une position telle que le maillon, une fois pincé entre les branches du clips et maintenu par les fentes ci-dessus, occupe une position sensiblement perpendiculaire à l'extrémité de la tige tandis que son ouverture reste libre, et qu'une traction brusque permet de dégager le clips hors du maillon. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que la tige comporte à son extrémités une fourchette destinée à permettre l'utilisation de la tige pour pousser la chaîne sur le pneu. 5. DispositiF selon l'une quelconque des revendica- tions précédentes, caractérisé en ce que le moyen de préhersion fixé à l'extrémitê de la tige est un ressort en forme de clips dont les ailes sont munies de moyen de positiornement du ma lon , ledit clips étant fixé à l'extrémité de la tige vars -n position telle que le mai'lon, une fois pincé -rr ~ les branches du clips, occupe une position sensiblement perpendiculaire à l'extrémitimitéde la tige. 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes dans lequel le moyen de préhension à 1'extrémité de la tige est un moyen de pincement élastique agissant sur une partie protubérante du maillon telle qu'ergot. 8. Dispositif selon l'ure quelconque jes revendica- tions précédentes caractérisé en ce que le moyen l'accrochage du crochet porté par l'extrêmité AiU lis seule u ou flexible es un lien que l'on enfile dans une perforatinr prévue = l'extrémité du crochet. 9. Dispositif selon 'une quelconque des revendIca- tions précédentes caractérisé en ce que le 2 moyen d'accrochage du crochet est un dispositif opérant par pincement des flancs du crochet lesquels pourront être munis de gravure, ergots ou reliefs améliorant l'adhérence de ce pincement. 10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisA en ce que le crochet est muni d'un moyen de butée limitant l'avance du maillon son ledit crochet.