La présente invention concerne un transducteur électrohydraulique à reponse rapide destiné à mettre sélectivement en communication une première enceinte à pression élevée avec une deuxième enceinte à pression plus faible (par exemple la pression atmosphérique), en réponse à un signal électrique de faible puissance Un tel transducteur sera désigné dans ce qui suit sous le terme de " électro-valve rapide de purge". L'invention peut s'appliquer à tous les circuits hy -drauliques dans lesquels il est nécessaire qu'un ordre, donné par un signal électrique, soit exécuté, avec un délai très bref, par un appareil hydraulique associé Bais l'invention présente un intérêt particulier dans le cas des commandes hydrauliques des disjoncteurs électriques. Il est en effet très important que les disjoncteurs électriques puissent déclencher le plus rapidement possible après la détection d'un défaut, pour éviter que l'intensité n'atteigne des valeurs innacceptables. Ceci est encore plus impératif lorsque plusieurs réseaux de grande puissance dont intereonnectés. C1est ainsi que, dans le cas des réseaux interoonnectés à courant alternatif à 50 périodes, et pour certains types de défauts, il serait souhaitable de pouvoir couper en un délai inférieur à 1/4 de période (5 milli-secon- -des) et, par exemple en un délai de 2,5 milli-seconde (m-s), après l'apparition du défaut. Dans de nombreux types de commandes hydrauliques de disjoncteur, le disjoncteur est maintenu enclenché, à l'en -contre de moyens élastiques de déclenchement toujours dispo -nibles, par une pression d'huile. Pour déclencher, il suffit, en réponse à un signal électrique de déclenchement, que le vérin hydraulique maintenant le disjoncteur enclenché soit mis à la purge. Dans d'autres types de commandes hydrauliques de disjoncteurs, le déclenchement du disjoncteur peut entre au contraire produit par une mise en pression d'un vérin, ou bien par d'autres moyens commandés hydrauliquement, mais, dans tous les cas, l'ordre de commande hydraulique peut être assuré par une électro-valve rapide de purge. Bien entendu, comme on le verra plus loin, ces électro-valves rapides de purges ne commandent pas directement la mise à la purge d'un vérin de grand volume mais servent de valve pilote à une autre valve relais à plus grand débit. Jusqu'à présent, on utilisait des électro-valves de purge actionnées par un électro-aimant dit "électro rapide" dont le bobinage est alimenté sélectivement par un circuit comprenant au moins, en série, un condensateur chargé et un organe de commutation permettant d'alimenter fugitivement le bobinage de l'électro-aimant par la décharge du condensateur. le potentiel du condensateur et la résistance du bobinage sont choisis de manière telle que, si on laissait le courant se stabiliser dans le circuit, il atteindrait une valeur inadmissible pour la conservation de l'électro-aimant.Il en résulte que le bobinage est très fortement suralimenté (mais suffisamment fugitivement pour ne pas être détérioré) et que l'action mécanique de l'électro-aimant peut être accomplie en un temps beaucoup plus bref qu'avec un dispositif électro-magnétiaue usuel grace à une accélération très élevée de l'armature mobile. Un tel "électro-aimant rapide" a été décrit dans le brevet français n 1.209.706 déposé le 30 Aott 1958 au nom du demandeur. Plus généralement, une électro-valve peut être actionnée par n'importe quel appareil d'actionnement électromagnétique rapide, par exemple un appareil à répulsion magnétique alimenté par un condensateur, du genre décrit dans l'article "The Conversion of Electromatnetic Energy into Shock Pulses de T.F. EACHER'S, paru dans la 18ème Annual ISA Conference and Exhibit, Septembre 1963, Chicago, Instrument Society of America. Dans les revendications, un appareil d'actionnement électromagnétique, qu'il soit à attraction ou à répulsion sera désigné sous le terme de "actuateur électromagnétique". Cependant, dans la présente description, il est bien entendu que le terme "électro-aimant rapide" désignera n'importe quel type d'actuateur électromagnétique1'. l'invention vise une électro-valve de purge équipée d'un électro-aimant rapide, c'est-à-dire une électro-valve du type qui comprend une valve hydraulique dont l'organe 4 obturateur normalement fermé est actionne, en vue de son ouverture, par l'armature mobile de "l'électro-aimant rapide". les électro-valves du type précité, utilisées jusqu'à présent, ont déJà des délais d'ouverture très brefs, qui peuvent, comme on le verra plus loin, descendre à environ 1,5 à 3 m s, ce qui est suffisant pour des coupures en 1/2 période. Rependant, dans le cas où on souhaite effectuer les déclenchements ultra rapides signalés plus haut en moins d'un quart de période (par exemple en 2,5 ms environ) les électro-valves classiques du type précité conduisent à une impossibilité puisque, eD plus du délai d'ouverture de la valve de purge, d'autres actions hydrauliques et mécaniques doivent bien entendu être effectuées pour arriver jusqu'à l'ouverture finale du disjoncteur. Il faut bien noter que en restant dans un dimensionne- -ment acceptable, les électro-valves de purges considérées doivent, pour arriver à des temps d'ouverture aussi réduits, Entre de très petites dimensions, donc à faible débit, et ne peuvent bien entendu commander directement la purge d'un vérin hydraulique de grand volume Ces valves de purge sont utilisées seulement comme valves-pilote pour commander hy -drauliquement la comsutation d'une valve de plus grande section, par exemple une valve à trois voies alimentation purge,ou tout autre type de relais hydraulique. La présente invention permet de réaliser une électro valve rapide de purge dont le délai d'ouverture est considéra -blement plus court que celui des électro-valves connues jusqu'à présent, ce qui contribue à rendre possible les déclenchements ultra-rapides sur les disjoncteurs. 12 invention a pour objet une électro-valve rapide du type précité dans laquelle : l'organe obturateur, ou clapet, de la valve est logé dans une chambre de la valve communiquant avec la deuxième enceinte à pression relativement faible ; des moyens de sollicitation permanente maintiennent le clapet normalement fermé à l'encontre de la pression élevée régnant dans la première enceinte ; l'armature mobile de l'électroaimant actionne le clapet par l'intermédiaire d'un système de liaison qui agit en traction sur le clapet sans course préalable perdue à l'ouverture. L'invention vise également les commandes hydrauliques et notamment les commandes hydrauliques pour disjoncteurs, comportant une telle électro-valve rapide. Comme on le verra plus en détail dans ce qui suit, ces diverses dispositions Cet notamment la disposition du clapet actionné en traction dans la partie basse-pression de la valve, ce qui est l'inverse de la solution classique) permet -tent de réduire dans la proportion d'environ 4 ou 5 à 1 la résistance à l'oerture opposée par la valve. Ce fait seul réduit le délai d'ouverture dans une proportion très importante, les performances étant encore améliorées par un effet dynamique favorable à l'ouverture dans les électrovalves conformes à l'invention, alors que, dans les électrovalves connues jusqu'à présent, l'effet dynamiaue est au contraire retardateur de l'ouverture. Oes avantages, ainsi que divers autres, apparaîtront mieux à la lecture de la description qui suit et à 11 examen des dessins annexés, description et dessins qui sont donnés uniquement à titre illustratif. Sur ces dessins : La figure l est une vue schématique en coupe d'un mode de réalisation d'une électro-valve suivant l'invention. La figure 2 est une vueen coupe d'une électro-valve de type connu. Les figures 3 et 4 sont des vues de détail de 2 modes de réalisation du clapet dans une électro-valve de purge rapide suivant l'invention. La figure 5 illustre une application d'une électrovalve suivant l'invention à une commande hydraulique de disjoncteur L'électro-valve rapide de purge conforme à l'invention représentée sur la figure 1 comprend essentiellement une valve de burge 2 et un électro-aimant de commande 4. Le corps 6 de la valve est percé d'un orifice 8 -i est relié à une première enceinte, sous pression élevée, à purger. Cette première enceinte sous pression a été schématisée par un vérin hydraulique 10 dont le piston est sollicité vers le fond du cylindre par un ressort 12. Dans le corps 6 de la valve est ménagée une chambre 14, ou chambre basse-pression, qui-communlaue en permanence avec une deuxième enceinte à pression plus faible par un orifice de purge 16. Dans le cas le plus fréquent, cette pression plus faible est la pression atmosphérique et le fluide hydraulique purge retourne simplement à une bâche, comme il a été schématisé par la flèche 18. Un clapet 20 est logé dans la chambre basse-pression 14 et, en position normale, il est appliqué sur un siège de clapet 22, de façon à empocher la communication de la chambre 14 avec l'orifice 8. Le clapet 20 traverse le fond du corps de valve à travers un joint basse pression 24. Des moyens- de sollicita- -tion permanente, représentés par un ressort 26, maintiennent le clapet 20 normalement fermé à l'encontre de la pression régnant dans la première enceinte qui tend à ouvrir le clapet. Le ressort 26 prend appui, à l'une de ses extrémités, sur une collerette fixe 28 solidaire de l'électro-valve ett à son autre extrémité, sur une collerette 30 solidaire du clapet. Le clapet 20 est relié, au moins en traction à l'arma -ture mobile 32 de l'électro-aimant 4 par un système de liaison qui peut titre simplement constitué par une tige 34, la liaison en traction se faisant sans course préalable perdue. L' électro-aimant 4 comprend également une culasse fixe 36 de préférence en tôles feuilletées, et un bobinage 38, la partie fixe de 1' électro-aimant étant rendue solidaire de la valve de purge 2 par tout moyen de fixation appropriée, par exemple des tirants 40 (représentés en traits interrompus). Le bobinage 38 de 7'électro-aimant est alimenté suivant le système dit "électro-rapide" qui a été rappelé précédemment à propos du brevet précité. ae système a été représenté schématiquement sur la figure I par un circuit 42 qui com -prend, en série avec te bobinage 38, un condensateur chargé 44 et un organe de commutation qui a été schématisé par un bouton-poussoir 46. le condensateur peut être maintenu chargé par une source, telle qu'une pile 48, montée en parallèle sur le condenzateur avec interposition d'une résistance 50 limi- -trice d'intensité. Le fonctionnement général de l'électro-valve suivant l'invention est suffisamment évident pour qu'il suffise d'indiquer que, lorsqu'on ferme fugitivement le contacteur 46 (signal électrique de faible puissance), l'armature mobile 32 est attirée dans le sens de la flèche 52 avec une grande accélération, ce qui provoaue l'ouverture du clapet 20 et, par conséquent, la mise à la purge de 11 enceinte haute-pres -sion. Pour mieux faire ressortir les performances améliorées obtenues gracie à l'inventions il est utile d'examiner une électro-valve de construction connue, dont un exemple a été représenté sur la figure 2. le corps 54 de la valve est creusé d'une chambre 56, ou chambre haute-pression, qui est en communucation, par un orifice 57, avec l'enceinte hautepression 10 à purger. Dans la chambre 56 est logé un clapet 58 qui est souvent constitué par une bille et qui repose normalement sur un siège 60 séparant la chambre 56 d'une chambre basse-pression 62. La chambre 62 communique avec un, orifice de purge 64 analogue à l'orifice 16 de la figure l. Le clapet 58 peut titre actionné, en poussée, vers sa position ouverte par l'armature mobile 32' d'un électroaimant 4' dont le bobinage 38' est alimenté de la mdme façon que dans le cas de la figure 1. La liaison en poussée entre l'armature 32' et le clapet 58 est assurée par une tige, ou aiguille 66, qui traverse le fond du corps de valve à travers une garniture basse-pression 68. Un ressort très léger 70 peut être prévu pour ramener au renos le clapet 58 sur son siège. Le fonctionnement de cette électro-valve classique est évident. La comparaison des figures 1 et 2 fait bien ressortir les différences eneentielies de structure Figure 1 - clapet tourné du cJté basse-pression et actionné en traction. Figure 2 - clapet tourné du côté haute-pression et actionné en poussée. On va montrer maintenant comment ces différences essen -tielles ainsi que certaines autres dispositions de détail permettent d'améliorer les performances dans une mesure considérable. On va supposer dans les deux cas que l'enceinte à purger est sous une pression élevée P P (par exemple 300 à 500 bars) et que la section de passage du fluide envoyé à la purge est S. Dans le cas de 1'électro-valve suivant l'invention, la section du siège 22 du clapet sera S et l'effort exercé vers le bas (dans le sens de la figure) sur le clapet par la pres -sion du fluide sera PxS. Le ressort 26 devra exercer sur le clapet une force F tournée vers le naut et, bien entendu, supérieure à l'effort PS dirigé vers le bas, pour maintenir le clapet normalement fermé à l'encontre de la pression P. Pour assurer une fermeture sûre du clapet il faut que la force F de fermeture soit supérisure d'environ 30% à la force PS d'ouverture, ai bien que l'effort résultant, c' est-à-dire la résistance R que l'électro-aimant aura à vaincre pour ouvrir le clapet sera : R = P F - PS = 1,3 PS - PS = 0,3 PS Dans le cas de llélectro-valve connue (figure 2), on voit que la tige de poussée 66 occupe une partie de la section de passage du fluide (ce qui n'est pas le cas avec la valve de la figure l), si bien que la section B' du clapet devra être augmentée de la section s de la tige pour conserver la mSme section de passage au fluide.Dans les cas de pressions de l'ordre de 900 à 500 bars, la section s de la tige peut être d'environ 1/5 de la section du clapet, si bien que la section S' = 1,25 S et que l'effort de fermeture exercé sur le clapet par la pression P sera PS' = 1,25 PS. L'électro-aimant 4 (figure 2) aura donc à surmonter un effort résistant R' à l'ouverture du clapet de : R' = 1,25 PS = 4,15 x (0,3 PS) = 4,15 R On voit ainsi que, grâce à l'invention, l'effort résistant à l'ouverture du clapet peut être réduit dans une proportion supérieure à 4/I. Il en résulte que si, dans les deux cas, la masse de l'équipage mobile et l'effort d'attrac -tion de l'électro-aimant sont identiques, on obtiendra, avec l'électro-valve suivant l'invention une accélération plus grande des masses en mouvement et, par conséquent, si la levée des clapets est identique dans les deux cas, un délai d'ouverture plus court. Un exemple numérique est donné à titre d'exemple dans le tableau ci-dessous. Cet exemple se rapporte à une électrovalve de faible débit (section de passage du fluide environ 1,5 mm2) pouvant servir de valve pilote à une valve à commande hydraulique à plus grand débit, par exemple du genre représen -té sur la figure 5, qui sera décrite dans la suite de la présente description. TABLEAU Fig 1 Fig 2 I - Haute pression (xg/cm2) 300 300 2 - Section de passage du fluide (mm2) 1,5 1,5 3 - Section de la tige de poussée (mm2) 0 4 - Section du clapet (mm2) 1,5 1,875 5 - Pression du fluidé sur le clapet (Kg) 4,5 5,625 6 - Force du ressort d'équilibrage (Kg) 5,85 0 7 - Effort résistant résultant à l'ouverture du clapet 1,35 5,625 8 - Force d'attraction de l'électro-aimant (kg) 7 7 9 - Effort disponible pour accélérer l'équipage mobile 5,65 1,375 10 - Masse de l'équipage mobile (kg) 0,050 0,050 11 - Accélération de l'équipage mobile 113 g 27,5 g 12 - Levée efficace du clapet = e en mm 0,2 0,2 13 - t2 = 2 e / g 35,5x10-8 1,46x10-6 14 - t = délai de levée efficace du clapet (m/s)0,6m/s 1,2 m/g NTota :La section de passage de 1,5 2 correspond à un con- -duit de diamètre 1,4 dans le cas de la figure 1. Dans la pratique, une électro-valve raide de purge conforme à l'invention procure des performances bien supérieu -res à ce qu'indiquent les calculs théoriques, grâce à l'effet hydrodynamique oui assiste le clapet à l'ouverture ainsi qu'à la réduction de l'espace mort qui sera examiné plus loin. En effet, par simple comparaison des figures 1 et 2, on voit que, dès que le clapet (20 ou 58) commence à s'ouvrir, l'effet dynamique tend à ouvrir le clapet dans un cas (figure 1) et à le refermer dans l'autre cas (figure 2), ce qui accroît encore le délai d'ouverture totale du clapet. Cet effet dynamique peut être encore renforce en faisant comporter au clapet 20' (figure 3) une portion de plus grand diamètre 72 de façon que la zone, ou redan, de raccordement 74 augmente l'effort qui s'exerce dynamiquement sur le clapet, pour tendre à l'ouvrir lorsque le fluide de purge s'écoule. La figure 3 montre en méme temps un mode de réalisation qui permet de supprimer la garniture basse-pres -Bion 24 qui était représentée sur la figure I. Dans ce but, on donne à l'alésage 75, dans lequel coulisse le corps de clapet 72, une plus grande longueur, pour assurer une étan -chéité relative et on ménage en dessous du corps 6' de la valve une chambre .76 pour recueillir les fuites basses-pres -sion. Oette chambre communique avec l'extérieur par une canalisation d'évacuation 78 et elle est fermée par une membrane souple d'étanchéité 80 qui est serrée, d'une part sur le corps de valve 6' par une bague 82 et, d'autre part, sur la tige 34' du clapet par un écrou 84. La figure 3 montre également un mode avantageux de réalisation d'une électro-valve suivant l'invention qui permet de donner à l'"espace mort1 qui doit être mis à la purge le volume le plus faible possible et, en tout cas, sensiblement plus faible que dans une valve de purge connue telle que celle de la figure 2. L'avantage de cette disposi -tion sera explicité à propos de la figure 5. Suivant cette disposition, on donne au corps de valve 6' une face supérieure plane 86 r4ui peut se monter directe -ment contre une valve à commande hydraulique commandée nar la valve de purge suivant l'invention. Un joint 88 logé dans une gorge 90 assure l'étanchéité entre les deux valves. l'espace mort 92, situé au dessus du clapet 20' est ainsi extremement réduit, alors que, dans une valve de purge connu (figure 2) lXespace mort doit au moins comprendre la chambre haute pression 56, dans laquelle est logé le clapet. Dans le mode de réalisation de la figure 4, l'effet dynamique du fluide sur le clapet 20" est encore considéra -blement augmenté par la présence, sur la tette du clapet, d'une gorge 94 à profil en aube sur laquelle le fluide en mouvement subit un changement de direction. On a représenté schématiquement sur la figure 5 un exemple d'application d'une électro-valve rapide de purge suivant l'invention à une commande hydraulique de disjoncteur. Le contact mobile 96 du disjoncteur est maintenu enclenché, à l'encontre d'un ressort de déclenchement 98, par la pression d'huile régnant dans un vérin 100. La manoeu -vre du vérin 100 est commandée par une valve à trois voies d'alimentation-purge 102 qui raccorde sélectivement la cana -lisation 104 du vérin soit à une source d'huile sous pression 106 (pour l'enclenchement et le maintien enclenché) soit à la purge 108 (pour le déclenchement). L'obturateur double d'alimentation-purge 110-112 est actionné, à l'encontre du ressort 114, par un vérin pilote dont le piston 1l6: coulisse dans une chambre 118. La mise en pression de ce vérin pilote est obtenue, à l'enclenchement, par l'ouverture temporaire d'une valve d'enclenchement 120 et le maintien ennression de ce vérin pilote, pendant les périodes où le disjoncteur est maintenu enclenché (position de la figure 5), est assuré par une canalisation d'automaintien 122 comportant un limiteur de débit 123. Pour faire déclencher le disjoncteur, il suffit de mettre à la purge le vérin pilote 118, et c'est la fonction assurée par l'électro-valve de purge suivant l'invention 124. La valve 125 de I'électro-valve est identique à celle représentée sur la figure I et elle est assemblée directement, par des moyens de fixation non représentés, sur le corps de la valve à trois voies 102, ce qui évite toute canalisation entre les deux valves, canalisation qui augmenterait le voluis de l'espace mort dont il a été question précédemment. II est en effet important de réduire l'espace mort esr, aux hautes pressions (300 à 500 kgZcm2) utilisées sur les commandes hydrauliques modernes, la compressibilité de l'huile a une influence non négligeable en ce sens que, lorsqu'une enceinte est mise à la purge, il faut tout d'abord détendre I'hnile avant que l'effet de la purge ne se fasse sentir sur l'organe (piston de vérin) à libérer. Sh pratique, l'espace mort propre à une valve suivant l'invention est pratiquement mil ce qui contribue à réduire encore le délai d'efficacité de la valve, Bien entendu, dans une valve suivant 1 l'invention, le système de liaison 34 entre le clapet et l'armature mobile 32 de l'électro-aimant comporte un système de réglage de longueur (qui n'a pas été représenté) et qui peut entre simplement constitué par une tige en deux pièces, assemblées par filetage, et bloquées par un contre écrou, On peut ainsi régler avec précision la longueur de la tige pour que, en position fermée du clapet, l'entrefer de l'électro-aimant soit minimal pour autoriser la levée désirée du clapet. D'autre part, le système de liaison peut comporter un joint à. rotule ou à cardan corrigeant toute erreur d'aligne -ment entre le clapet et l'armature de l'électro-aimant. Bien entendu tous les jeux du système de liaison sont rattra -pés en traction pour que le clapet soit mis en mouvement, sans course préalable de l'armature mobile dès le départ de celle-ci. Le circuit d'excitation 42' de l'électro-aimant repré sent sur la figure 5 comporte, comme organe de commutation, non pas un simple contacteur comme sur la figure I, mais un commutateur statique 126, tel qu'un thyristor, dont l'élec@ro- -de de commande 128 reçoit le signal fugitif de faible puis -sance en réponse auquel le disjoncteur doit déclencher. On prévoit de plus de préférence, en parallèle sur le bobina -ge 38, une diode 130 et une résistance 132 évitant la remise sous tension inverse du thyristor. REFENDICATIONS 1. Transducteur électro-hydraulique à réponse rapide pour la mise en communication d'une première enceinte sous pression avec une deuxième enceinte à pression plus faible, en réponse à un signal électrique de faible puissance, du type qui comprend une valve hydraulique dont l'organe obturateur normalement fermé, est actionné, en vue de son ouverture, par l'armature mobile d'un dispositif d'actionnement électromagnétiqué dont le bobinage est alimenté sélectivement par un circuit comprenant au moins, en série, un condensateur chargé et un organe de commutation, ledit condensateur étant rechargé par une source de courant continu branchée en parallèle aux bornes dudit condensateur, ledit organe obturateur étant logé dans une chambre ménagée dans le corps de ladite valve et communiquant normalement avec ladite deuxième enceinte, des moyens de sollicitation permanente maintenant ledit organe obturateur normalement fermé à l'encontre de la pression régnant dans ladite première enceinte, ladite armature mobile actionnant ledit organe obturateur par l'intermédiaire d'un système de liaison qui agit en traction sur ledit organe obturateur, l'organe obturateur étant un clapet du type "sans course préalable à l'ouverture, ledit transducteur étant caractérisé : en ce que ledit organe obturateur est constitué par l'extrémité d'une tige montée coulissante dans un alésage du corps de la valve ; en ce que ledit alésage a une longueur au moins égale au diamètre dudit alésage et débouche, dans le corps de valves, du cté opposé à ladite extrémité, dans une deuxième chambre basse pression de réception des fuites, ladite deuxième chambre étant fermée par une membrane flexible qui est serrée de façon étanche, à sa périphérie, contre le corps de valve et, dans sa partie centrale, sur ladite tige , et en ce qu'un conduit met en communication ladite deuxième chambre avec la deuxième enceinte à faible pression. 2. Transducteur suivant la revendication 1 caractérisé en ce que l'extrémité de la tige précitée, formant l'organe obturateur, est taillée en forme de clapet tronconique et coopère avec un siège métallique circulaire dont l'orifice communique avec la première enceinte précitée. 3. Transducteur suivant l'une des revendication 1 ou 2 caractérisé en ce que la tige précitée présente, dans la partie qui coulisse dans l'alésage précité, un diamètre plus grand que celui de la partie d'extrémité dans laquelle est formée le clapet, la zone de raccordement entre les deux dites parties formant un rebord ou redan annulaire soumis à l'action dynamique du fluide hydraulique purgé lorsque le clapet s'ouvre. 4. Transducteur suivant la revendication 3, caractérisé en ce que le rebord précité présente un profil en creux dont la partie concave est tournée ver 13 amont de la valve. 5. Transducteur suivant l'une des revendications 1 à 4 caractérisé en ce que le système de liaison précité interposé entre le clapet et l'armature du dispositif d'actionnement électromagnétique comporte une articulation. 6. Transducteur suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5 caractérisé en ce que la valve dudit transducteur est accouplée directement à une valve à commande hydraulique, avec un espace mort minimum entre les deux dites valves, ledit transducteur assurant la purge du vérin pilote de ladite valve à commande hydraulique.' 7. Transducteur suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6 caractérisé en ce que le dispositif d'actionnement électromagnétique est du type à répulsion. 8. Commande hydraulique, notamment pour disjoncteur électrique à déclenchement rapide, caractérisée en ce qu'elle comprend un transducteur éléctro-hydraulique suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7.