La présente invention concerne un appareil de circoncision pouvant être jeté après l'emploi. Depuis de nombreuses années, la circoncision a été pratiquée pour des raisons de santé ou pour des raisons religieuses. Récemment, l'opération a été pratiquée en utilisant un instrument ou dispositif assez simple, par une méthode qui consiste à nouer un cordon autour du pénis en un point approximatif entre la ligne de sectionnement choisie, à l'endroit où le prépuce doit être enlevé, et le corps principal du pénis. Etant donné que cette opération est effectuée généralement dans les hôpitaux ou maternités sur des nouveaux-nés, la partie correspondant à l'intervention est isolée par ligature et le saignement est arrêté à un degré qui, dans une large mesure, dépend de la précision de la ligature réalisée avec le cordon. Ceci bien entendu exige deux infirmières, ou bien une infirmière et un médecin, et la précision ne dépasse pas celle correspondant à la sécurité de la ligature réalisée. Une personne doit se servir des deux mains pour nouer le cordon autour du pénis, tandis que l'autre maintient enfant immobile ou ltem- puche de bouger. En outre, lorsque le prépuce est enlevé chez des entres qui ne sont plus des nouveaux-nés, des problèmes additionels se présentent en ce qui concerne la guérison ou cicatrisation des tissus excisés. Un moyen utilisé actuellement pour empêcher le saignement et favoriser la réunion correcte des tissus consiste à les suturer, mais dans cette partie du corps ceci correspond évidemment à une technique très douloureuse et délicate. Du fait de cet ensemble de circonstances, certains membres des professions médicales pensent qu'il serait intéressant de disposer d'un appareil simple utilisable pour effectuer des circoncisions, qui favoriserait la guérison de l'extrémité coupée du prépuce et qui en outre préviendrait ou empdcherait le saignement à partir de celle-ci, sans qu'il soit nécessaire de recourir à une suture des tissus. Les recherches qui ont abouti à l'invention ont montré qu'un appareil de circoncision convenable peut être créé, dans lequel le prépuce peut entre fixé avant de réaliser une incision quelconque, de façon à empêcher un excès de saignement pendant ou après l'opération, et qui permet à une seule personne d'effectuer cette opération. En outre, de tels appareils peuvent être fabriqués à faible prix, de sorte qu'ils peuvent être jetés après l'emploi, ce qui réduit les risques d'infection par transfert qui peuvent se produire, à moins que les précautions les plus grandes ne soient prises pour stériliser les instruments chirurgicaux. L'invention est matérialisée dans un appareil de circoncision comportant, en combinaison, un élément mâle et un élément femelle, l'élément maie comprenant un support tubulaire portant à une extrémité une bague annulaire rainurée, l'élément femelle étant constitué par une bague flexible pouvant subir une expansion et une contraction de son diamètre, et un organe de compression qui, lorsqu'il est appliqué en place, provoque l'expansion de l'élément femelle et qui, lorsqu'il est relâché, provoque la contraction de la bague constituant cet élément femelle, afin qu'elle exerce ainsi une compression sur la bague annulaire rainurée interne de l'élément maie, le prépuce étant interposé entre ces éléments. Le prépuce ainsi retenu peut être excisé par des moyens chirurgicaux une fois qu'il est maintenu fermement par l'appareil de circoncision. On peut voir à la lecture des indications qui précèdent que, normalement, l'appareil de circoncision va être constitué par deux parties, le prépuce pouvant dtre retenu entre les deux parties précitées lorsque celles-ci sont réunies. Lors de l'utilisation une partie de l'appareil est adaptée sur le corps du pénis. Cette partie sera dénommée ci-après "élément femelle" étant donné que, lors de l'assemblage, l'autre partie est introduite dans cet élément. Cette autre partie sera dénommée ciaprès "élément maie". L'élément mâle comporte une bague annulaire rainurée qui est placée au-dessous du prépuce, entre celui-ci et le gland du pénis. L'élément femelle comporte également une bague rainurée qui est adaptée au-dessus du prépuce, en cotncidence avec la bague placée sous le prépuce, de façon à maintenir fermement celui-ci entre les deux. Ceci est possible étant donné que la bague extérieure présente une circonférence intérieure réglable et est comprimée pour exercer une pression sur le prépuce. Pour faciliter la fabrication, l'élément maie peut, de façon avantageuse, être réalisé en matière plastique. L'élément maie va normalement comprendre un support tubulaire portant à une extrémité une bague annulaire. D'une façon générale, le support va outre capable de s'infléchir légèrement à son extrémité sur laquelle la bague annulaire est montée. Le support tubulaire présente normalement au moins une extrémité en biseau. La bague annulaire p#révue à l'extrémité de l'élément mâle peut être fixée de toute manière convenable par exemple par un système de fixation par friction classique. Un type simple d'élément femelle est constitué par un ressort en fil métallique en forme d'anneau, qui peut être élargi sous l'effet d'une pression. Mais l'élément femelle peut être constitué par une bague en matière plastique flexible capable de subir une expansion ou#une contraction en ce qui concerne son diamètre intérieur. De préférence, le bord intérieur d'un élément femelle de ce type est constitué par une série de zones d'expansion et de doigts de retenue des tissus, alternant les uns avec les autres. Judicieusement, le bord extérieur d'un tel élément femelle est constitué par un rebord distal et par un rebord proximal, ces rebords pouvant, lorsque l'appareil est utilisé, entourer et comprimer la bague de l'élément femelle, ainsi que la bague de l'élément maie. L'appareil est muni d'un organe ou dispositif de compression qui, lorsqu'il est mis en place, provoque l'élargis- sement ou l'expansion de la bague femelle et qui, lorsqu'il est enlevé, provoque la contraction de cette même bague qui exerce alors une compression sur la bague de l'élément mâle et sur le prépuce interposé entre les deux bagues précitées. L'organe ou dispositif de compression peut, d'une façon avantageuse, cotre constitué par deux ou plusieurs oreilles compressibles lorsque l'élément femelle est constitué par un ressort en fil métallique, ou bien par les mâchoires d'une pince de compression lorsque l'élément femelle est constitué par une bague en matière flexible expansible. L'agencement de l'appareil et son mode d'utilisation seront mieux compris à la lecture de la description qui va sui vrc, faite en regard des# dessins annexés, donnés à titre non limitatif et dans lesquels les fig. 1 à 5 montrent un mode de réalisation préféré de l'appareil, tandis que les fig. 6 à 8 correspondent à une variante de réalisation préférée. Sur les dessins : La fig. 1 est une vue en perspective avec arrachement partiel de l'élément femelle de l'appareil, lorsqu'il est adapté tout d'abord sur le corps du pénis. La fig. 2 est une vue en perspective avec arrachement partiel de l'élément mâle adapté sur le gland du pénis et de l'élément femelle dans sa position d'expansion sur le corps du pénis. La fig. 3 est une vue en perspective et montre les deux éléments dans une position de coincidence ou de coopération. La fig. 4 est une vue éclatée de l'appareil. La fig. 5 est une vue en coupe avec plus de détails des surfaces de pression maintenant le prépuce. La fig. 6 est une vue en perspective avec arrachement partiel, l'anneau en fil métallique étant en place. La fig. 7 est une vue en perspective, les éléments male et femelle étant en place. La fig. 8 est une vue éclatée de l'appareil. Si l'on se reporte aux fig. 1 à 4, on peut voir que l'élément femelle est constitué par une bague expansible comprenant un rebord distal 1 et un rebord proximal 2, munie d'une rainure annulaire 3 qui s'étend sur toute la circonférence et sur la surface externe de la bague. Cette bague présente des zones d'expansion 4 alternant avec des doigts de retenue 5, de sorte qu'une pression exercée sur la surface externe de la bague écarte les extrémités des doigts 5 l'un de l'autre et augmente ainsi le diamètre extérieur de la bague, tandis que la suppression de cette pression permet aux extrémités des doigts de se rapprocher, en réduisant ainsi le diamètre intérieur de la bague.On a représenté également une pince de compression 6 munie d'une articulation 7 et d'un système de verrouillage comportant un verrou 8 et un logement de réception 9, ainsi qu'un anneau formant une surface de pression 10. Cette pince entoure complètement l'élément femelle, de telle sorte que l'anneau muni d'une surface de pression 10 entoure étroitement la rainure annulaire 3 de l'élément femelle et soit verrouillé dans sa position de compression au moyen du verrou 8 s'engageant élastiquement dans son logement 9. Quand une force de compression est exercée sur la rainure annulaire 3, il en résulte un écartement des doigts de retenue, de sorte que le diamètre intérieur de la bague est augmenté.Ces doigts 5 de la bague en position d'expansion peuvent être adaptés sur le prépuce 11, dans une position de coincidence avec la rainure annulaire 12 de la bague intérieure 13, qui est placée au-dessous du prépuce, le rebord distal 14 et le rebord proximal 15 de cette bague intérieure 13 assurant le maintien des deux bagues dans cette position de coin- cidence. On voit sur la fig. 3 que la bague intérieure 13 est supportée par le bord biseauté 16 d'un tube de support 17 muni de joints d'expansion 18, qui est engagé sur le gland 19 du pénis au moyen d'une poignée 20 permettant d'exercer une poussée. Ce support tubulaire 17 supporte l'anneau 13 au-dessous du prépuce 11. Quand la mise en place du tube formant l'élément mâle 17 a été assurée, on déplace l'ensemble femelle le long du corps du pénis en direction du gland de celui-ci, jusqu'à ce qu'il vienne sensiblement en coincidence avec la bague de l'élément male. A ce moment, une pression est exercée sur la bague extérieure de l'élément femelle, de façon à agir sur les doigts 5 et sur les zones d'expansion 4-. Cette pression est fournie par la pince de compression 6 et les bras 21 et 22 de celle-ci. Une fois que ces bras relâchent la pression par suite du dégagement du système de verrouillage 8, 9 la force de compression de l'organe 6 est supprimée. Cette suppression de la force de compression provoque le rapprochement des deux bagues, comme montré sur la fig. 3, le prépuce étant alors retenu entre ces bagues.A ce moment, la peau peut être excisée par une opération chirurgicale et les bagues maintiennent les tissus ensemble sans suture. Les bagues peuvent rester sur le pénis pendant quelques jours et jusqu'à plusieurs semaines, si nécessaire, pour permettre aux tissus du prépuce de se réunir et de guérir en se cicatrisant avec le reste de la peau du pénis. On a montré sur la fig. 5 la manière selon laquelle la compression de la pince 6 sur les rebords 1 et 2 de la bague maintenant la peau extérieure provoque l'expansion de cette bague, tandis que la suppression de cette compression provoque un effet inverse, ladite bague se rétrécissant alors pour maintenir fermement le prépuce Il entre les bagues de retenue intérieure et extérieure. C'est ce tissu qui commande le saignement du tissu sectionné du prépuce, et la pression exercée sur ledit tissu permet une guérison progressive de la blessure sans saignement excessif et sans avoir recours à une suture ou à d'autres moyens. La manière selon laquelle ces éléments travaillent résulte du fait que les doigts 5 s'écartent en réponse à une pression exercée par la pince 6, tandis que les zones d'expansion 4 se rétrécissent.Quand cette compression est supprimée, les doigts se rapprochent et le diamètre intérieur de la bague diminue. On a représenté sur les fig. 6 à 8 une variante de réalisation de l'invention dans laquelle la bague femelle maintenant la peau extérieure et la pince de compression extérieure sont remplacées par un ressort en fil métallique 23 ayant la forme d'un anneau muni de deux oreilles de compression 24 et 25, pour permettre de l'ouvrir en agissant sur lui avec deux doigts d'une main. Quand les oreilles 24 et 25 sont rapprochées par pression, la bague 23 s'élargit, et quand la pression est relâchée, elle se resserre. La bague intérieure 13 est positionnée sur le tube de support formant élément mâle 17 par la cavité terminale 16 placée au-dessous du prépuce 11. Le ressort 23 formant bague extérieure et la bague intérieure 13 sont amenées en coinc#dence, et on assure la compression de la bague extérieure 23, ce qui retient ainsi le prépuce entre les deux. La partie excédentaire du prépuce est sectionnée et le tube de support formant élément male 17 est enlevé. La pression entre la bague 13 et le ressort 23 empêche l'extrémité sectionnée du prépuce de saigner. Une fois que cette extrémité est guérie, les bagues ou anneaux 13 et 23 sont enlevés. Des modifications peuvent être apportées aux modes de réalisation décrits, dans le domaine des équivalences techniques sans s'écarter de l'invention REVENDICATIONS 1.- Appareil de circoncision, caractérisé en ce qu'il comprend, en combinaison, un élément male et un élément femelle, cet élément male étant constitué par un organe de support tubulaire sur une extrémité duquel est adapté une bague annulaire rainurée, l'élément femelle étant constitué par une bague flexible pouvant subir une expansion et une contraction dans son diamètre, et un organe de compression, qui lorsqu'il est mis en place, provoque l'expansion de l'élément femelle, tandis que, lorsqu'il est relaché, il provoque la contraction de la bague formant cet élément femelle, laquelle exerce ainsi une compression sur la bague annulaire rainurée intérieure formant l'élé- ment maie et sur le prépuce interposé entre les bagues. 2.- Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'élément maie est constitué par un support tubulaire pouvant subir une légère flexion dans sa partie terminale, sur laquelle la bague annulaire est montée. 3.~ Appareil suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que l'élément maie comporte au moins une- extrémité en biseau. 4.- Appareil suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la bague annulaire présente une rainure s'étendant sur toute sa circonférence extérieure. 5. Appareil suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'élément femelle est constitué par un ressort en forme d'anneau qui peut subir une expansion sous l'effet d'une pression. 6.- Appareil suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'élément femelle est constitué par une bague en matière plastique flexible pouvant subir une expansion et une contraction de son diamètre intérieur. 7. Appareil suivant la revendication 6, caractérisé en ce que le bord intérieur de l'élément femelle est constitué par une série de zones d'expansion et de doigts de rétention des tissus, disposés en alternance. 8.- Appareil suivant la revendication 6 ou 7, caractérisé en ce que l'organe de compression est constitué par une pince de compression. 9. Appareil suivant la revendication 5, caractérisé en ce que l'organe de compression est constitué par deux ou plusieurs oreilles formées dans le fil servant de ressort. 10. - Appareil suivant l'une quelconque des revendications 4 à 9, caractérisé en ce que le bord intérieur de l'élé- ment femelle peut venir coopérer avec la rainure de l'élément malte.