La présente invention, concernant le travail de la terre, est relative à une protection à l'encontre des pierres, pour charrues réversibles ou Brabant, d'un genre dans lequel un soc tournant vers la droite et un soc tournant vers la gauche sont fixés à un timon tubu- laire-en forme de T, pouvant pivoter autour de quatre logements ou emplacements d'appui situés symétriquement par rapport à l'axe longitudinal, le timon étant main- tenu en position de travail par un ressort et y étant ramené après sa déviation. Avec des protections contre les pierres du genre mentionné cidessus, le ressort est disposé, ou bien à l'extérieur du timon tubulaire et-pa- rallèlement à ce dernier, ou bien à l'intérieur de ce timon. Dans l'une ou l'autre de ces formes de réalisa- tion, une tige repose à l'intérieur du timon tubulaire et procure un contre-appui pour le ressort et pour le timon. Le timon est maintenu appliqué dans les quatre logements d'appui par le ressort. Ces quatre logements forment des articulations doubles autour desquelles le timon peut dévier vers le haut et latéralement, les deux mouvements de débattement pouvant s'effectuer avec superposition. Il s'agit ici d'une fixation de timon, dans laquelle on utilise des articulations doubles dites "ouvertes", le timon étant maintenu dans les emplace- ments d'appui exclusivement par la force du ressort. Dans le fonctionnement obtenu en pratique avec une telle protection contre les pierres il peut non seulement se produire la déviation du corps de charrue, dans la- quelle les deux appuis inférieurs sont soulevés, mais aussi s'y superposer une composante latérale, ce qui fait que le timon repose encore par un emplacement d'ap- pui contre le châssis de la charrue'. Dans les charrues connues, lors d'une déviation ultérieure du timon, dans laquelle celui-ci aura encore tourné à la remise en place il peut arriver que le timon, par ses appuis, ne vienne plus s'appliquer aux emplacements d'appui existant sur le timon. Ceci signifie cependant que le corps de charrue a pris de l'inclinaison et qu'on ne conserve plus le sillon voulu. Afin d'éviter ce dévers il est déjà connu par le brevet allemand n'22 26 449 de monter, sur le châssis de la charrue, une plaque perpendiculaire à la surface frontale arrière du timon. On obtient ainsi un guidage dans une direction, mais il est également possible dans ce cas qu'à la remise en place du corps de charrue, au cas o le timon a tourné dans l'autre sens, io les appuis du timon ne viennent plus reposer dans leurs emplacements. En fait, avec le dispositif connu ceci pourrait 4tre évité en disposant encore del'autre c8té une plaque de façon correspondante, mais on rencontre alors l'inconvé-nient que cettejlaque opposée au châssis de la charrue n'est pas appuyée contre celui-ci et ne peut par conséquent absorber les forces latérales qui apparaissent. L'invention a pour objet d'établir une protection à l'encontre-des pierres du genre mentionné dans l'in- troduction, qui assure, en conservant la possibilité d'une déviation du timon de tous c8tés, que celui-ci prenne sa position fixée d'avance en atteignant son atti- tude normale. Ce résultat est obtenuconformément à l'invention grâce au fait que le timon tubulaire est fermé, dans la région de l'articulation au châssis de charrue, par une plaque située, dans la position de travail du timon, parallèlement à un plan passant par les quatre emplace- ments d'appui, cette plaque étant pourvue d'une ouver- ture centrale au travers de laquelle passe un élément de guidage fixé au châssis. L'ouverture est constituée de préférence avec une forme circulaire. Mais il est également possible, sans complication, de disposer la plaque sur le châssis et l'élément de guidage sur le timon, en restant dans le cadre de l'invention. Lors de la déviation du timon, qu'il porte un ou plusieurs emplacements d'appui, la paroi intérieure de l'ouverture sert de guidage pour l'élément de guidage, de sorte que lors de la remise en place du corps de char- rue, le timon revient automatiquement s'appliquer dans les logements d'appui. Afin d'obtenir ce résultat, l'é- lément de guidage peut avoir par exemple une forme effilée, dont la pointe ou le c8ne peut présenter une section transversale circulaire ou bien quatre surfaces effilées bombées, qui peuvent Otre alors identiques, lorsque les logements d'appui ont tous le même écartement mutuel. Si par exemple les emplacements d'appui sont 'disposée suivant un contour en rectangle, les surfaces de la pointe situées chaque fois en regard des emplacements d'appui doivent être établies de façon correspondant au rayon de pivotement afférent, le rayon dans le sens per- pendiculaire pouvant concorder avec celui de l'ouver- ture dans la plaque. Mais on obtient déjà un guidage suffisant en ne disposant pas les emplacements d'appui suivant un rectangle trop étendu, ce qui est presque toujours le cas. Selon une autre forme de réalisation avantageuse de l'invention l'ouverture dans la plaque peut avoir aussi une forme elliptique. De plus l'élément de guidage n'a pas besoin d'être contitué par une pointe complète; il suffit d'utiliser deux plaques parallèles dont les z5 contours correspondent à la forme effilée. D'autres dispositions avantageuses de l'invention résulteront de ce qui suit. L'invention sera mieux expliquée et comprise par la description de l'exemple de réalisation ci-après, donnée à titre non limitatif avec référence aux dessins, sur lesquels: la figure 1 montre un tinon selon l'invention, en vue latérale, avec une partie du châssis; - la figure 2 est une vue du dessus de l'extrémité avant du timon et - la figure 3, une coupe suivant la ligne III-III de la figure 1. La figure 1 montre un timon 1 en forme de T qui se compose d'une pièce profilée creuse et rectangulaire 2 et d'une botte effilée 3. Sur la partie de timon 2 on a soudé deux t8les trapézoïdales 4, 5 servant à la fixation des queues 6 des socs de charrue 7 dont on n'a représen- té que celui tournant vers la gauche. Sur le châssis de charrue 8 on a soudé une botte 9 formant épaulement. la paroi 10 de la botte 9 porte/hacune de ses extrémi- tés supérieure et inférieure, deux lunettes de palier ou oeillards 11 au travers desquels passent des goujons 12, 13. Sur ces goujons repose la botte de timon 3 pré- sentant des emplacements de palier 14 qui leur sont adaptés, Le timon 1 peut tourner donc aussi bien autour des goujons 12 qu'autour des goujons 13. En outre un débattement latéral du timon 3 peut se faire perpendi- culairement à eux. Cette possibilité de débattement latéral n'a pas cependant besoin d'être aussi grande que la possibilité de pivotement suivant le sens verti- cal. A L'extrémité arrière du timon est soudée une coiffe 19 dans laquelle un levier 20 à plusieurs bras peut pivoter autour d'un goujon 21. Le levier 20 portes à son extrémité avant, un contre-appui 22 sur lequel s'appui un ressort 23. D'autre extrémité du ressort siappui sur un contreappui 24 fixé dans l'intérieur du timon 2. Sur le levier 20 agit, par l'intermédiaire d'un goujon 25, une tige 26 dont l'extrémité avant est arti- culée sur un goujon 27. le goujon 27 est fixé dans deux plaques 28, 29, parallèles entre elless qui sont soudées à la paroi 10 de la botte 9. Ces plaques 28, 29 consti- tuent conjointement avec une plaque 30, un élément de guidage qui est disposé dans le timon 1 parallèlement à un plan passant par les lunettes de palier 11. Cette plaque 30 présente une ouverture centrale 31 dont le bord sert de guidage des faces extérieures des plaques 28, 29. Le contour des plaques 28, 29 correspond à une surface semi-circulaire concentrique à une lunette de palier 11, avec un rayon tel que celui-ci indiqué en 32 sur la figure 1. Dans l'état du fonctionnement repré- senté sur les figures 1 et 2, les faces extérieures 33 des plaques 28, 29 n'ont qu'un faible jeu dans l'ouver- ture circulaire 31. Comme on peut le voir sur la figure 1, le timon 1 peut pivoter très loin dans le sens vertical autour de l'axe 11. Par contre la possibilité de pivotement autour de deux lunettes de palier situées verticalement l'une au-dessus de l'autre n'existe que dans une certaine zone angulaire comme indiqué sur lazfigure 2. Une telle zone angulaire suffit cependant totalement, car les dévia- tions latérales du timon sont relativement faibles au cours du fonctionnement en pratique. Les contours des plaques 28 et 29 ont une forme effilée sensiblement conique. En d'autres termes, ils représentent les restes d'un cône dont on aurait coupé des parties latérale et centrale. Ceci est nécessaire dans le cas présent, afin de pouvoir fixer la tige 26. En outre on obtient de ce fait un guidage sensiblement meilleur pour le pivotement vertical du timon. L'ouver- ture 31 de la plaque 30 a une forme circulaire dans cet exemple de réalisation. Mais elle peut Otre aussi ellip- tique. Dans ce cas les plaques 289 29 auront un contour correspondant différent. En outre il est possible aussi de remplacer la plaque 30 par la paroi 10, dans laquelle alors une ou- verture correspondante 31 devrait être prévue. L'élément de guidage formé par les plaques 28 et 29 serait alors fixé au timon 1. Le fonctionnement du dispositif pour- rait être dans ce cas identique à celui indiqué-ici. R E V E N D I 0 A T I O N S 1. Protection à l'encontre des pierres pour charrues réversibles, dans lesquelles un soc tournant vers la droite et un soc tournant vers la gauche sont fixés à un timon tubulaire en formehe T, pouvant pivoter autour de quatre emplacements d'appui symétrique par rapport à l'axe longitudinal, le timon étant maintenu en position de travail par un ressort et ramené dans cette position après son pivotement, caractérisée en ce que dans la région de l'articulation au châssis de char- rue (8) le timon tubulaire (1) est fermé par une plaque (30) située, dans la position de travail du timon (1), parallèlement à un plan passant par les quatre empla- cements d'appui avec articulation (11), plaque qui est pourvue d'une ouverture centrale (31) au travers de laquelle passe un élément de guidage (28,29) fixé au châssis (8). 2. Protection contre les pierres selon la reven- dication 1, caractérisée en ce que l'élément de guidage (28,29) est fixé au timon et que la plaque (3-0) est fixée au châssis. 3. Protection contre les pierres selon la reven- dication 1 ou 2, caractériséeen ce que l'élément de guidage (28,29) a une forme effilée, sa pointe passant au travers de l'ouverture (31) dans la plaque (30). 4. Protection contre les pierres selon la reven- dication 3, caractériséeen. ce que les surfaces latérales de la pointe sont constituées par quatre surfaces de segments sphériques dont les rayons sont égaux à leurs écartementspar rapport aux emplacements d'appui corres- pondants et que les rayons de la surface d'incurvation, dans le sens perpendiculaire, sont égaux au rayon de l'ouverture (31) dans la plaque (30) ou plus petit que ce rayon. 5. Protection contre les pierres selon la reven- dication 1 ou 2, caractériséeen ce que l'élément de guidage est constitué par deux plaques (28,29) paral- lèles, dont les contours correspondent à des portions de c8ne. 6. Protection contre les pierres selon la reven- dication 5, caractérisE en ce que les plaques (28,29) sont disposées parallèlement aux emplacements d'appui (11) situés verticalement l'un au-dessus de l'autre. 7. Protection contre les pierres selon l'une des revendications 1 à 6, caractériséeen ce que la plaque (30) est disposée au voisinage immédiat des emplace- ments d'appui (11). 8. Protection contre les pierres selon l'une des revendications 1 à 7, caractériséeen ce que l'ouver- ture (31) est établie dans la plaque (30) avec une forme circulaire ou elliptiqueo