DISPOSITIF DE COMMANDE DE CONDUCTION D'UN TRIAC La présente invention s'intéresse aux dispositifs de commande de triacs capables d'autoriser ou de bloquer la conduction d'un triac pendant plusieurs alternances ou demi-périodes de la tension du secteur alimentant une charge en série avec ce triac. On ne s'intéresse donc pas aux triacs commandés par variations de l'angle de phase de conduction à chaque alternance de la tension du secteur. Au contraire, on veut laisser passer le courant pendant toute une série d'alternances de la tension, sous la commande d'un signal de mise en conduction qui, tant qu'il est présent, doit autoriser le passage d'alternances entières du courant, et au contraire, lorsqu'il est absent, doit empêcher ce passage. On ne souhaite pas cependant appliquer en permanence un courant de gâchette aux triacs tant que tordre de mise en conduction est présent, car on aboutirait à une consommation d'énergie de commande très exagérée par rapport au besoin réel. Cependant, si on applique simplement une impulsion de gâchette initiale au triac lors de l'apparition de l'ordre de mise en conduction, le triac se mettra à conduire mais il s'arrêtera de conduire des la première inversion du sens du courant dans la charge, car c'est une propriété du triac de devoir être réamorcé à chaque annulation du courant qui le parcourt. Il faut donc prévoir, si on veut des impulsions brèves de courant de gâchette, afin de ne pas exagérer la consommation d'énergie de commande, que ces impulsions de courant de gâchette se reproduisent à chaque demi-alternance de la tcnsion du secteur. De plus, il est extrêmement souhaitable que le premier amorçage et les réamorçages consécutifs s'effectuent sans à coups de courant, afin d'éviter des contraintes sur les composants. et des perturbations dans la tension du secteur, ou encore des rayonnements élec tromagnétiques parasites. En particulier, il faudrait effectuer l'amorçage initial et les réamorçages successifs lorsque le courant dans la charge s'annule > ce qui pose un problème particulier lorsque le courant n'est pas en phase avec la tension (cas des charges inductives ou capacitives). De maniera générale, il faut que les amorçages soient assurés dans toutes les conditions de sensibilité du triac, d'alimentation des circuits (en monophasé ou en polyphasé) et de type de charge à alimenter. On a souvent utilisé, pour amorcer les triacs, des circuits intégrés de commande fournissant des impulsions de courant de gâchette centrées sur les instants de passage au zéro de la tension alternative d'alimentation du secteur. En effet, c'est un moyen particulièrement commode pour engendrer des impulsions de réamorçage du triac A chaque demi-alternance de la tension du secteur. En réalité, il faudrait détecter des passages à zéro du courant dans le triac pour engendrer les impulsions de réamorçage au moment de ces passages à zéro, pour tenir compte des cas ob la charge est inductive ou capacitive.En nf f effet, si on réamorce le triac au passage par zéro de la tension, alors que le courant ne s'est pas encore annulé, l'annulation du courant A un instant où l'impulsion de réamorçage aura déjà disparu entraînera le blocage du triac pour toute ia demi-alternance suivante, ce qui n'est pas conforme à ce qu'on cherche A obtenir. On pourrait alors résoudre le problème en prévoyant des impulsions d'amorçage et de réamorçage qui démarrent aux passages par zéro de la tension, car ce passage est facilement détectable, et qui durent suffisamment longtemps pour être encore présentes lors du passage à zéro du courant dans le triac. Cette solution n'est évidemment pas du tout économique en énergie de commande dès qu'il y a un déphasage important entre le courant et la tension.De plus elle ne convient pas du tout à un circuit alimenté en triphase sans fil neutre. On peut remarquer d'ailleurs aussi que la solution des impulsions de gâchette de durée suffisamment grande pour couvrir le déphasage entre la tension et le courant ne résoud pas complè- tement le problème des surintensités au moment de l'amorçage, car, si es surintensités sont bien éliminées au moment des réamorçages successifs à chaque demi-alternance pendant la présence de l'ordre de conduction, il n'en reste pas moins vrai que le premier amorçage peut se produire au milieu d'une impulsion de gâchette, à un moment où un fort appel de courant se produit dans la charge, que celle-ci soit résistive ou non. On a proposé aussi de synchroniser lp début des impulsions d'amorçage et de réamorçage du triac sur les passages à zéro de la tension aux bornes du triac et non de la tension du secteur elle-même, car cette détection est relativement facile et permet d'effectuer le premier amorçage au bon moment. Halheureusement, sans précaution, on arrive A ce que le courant de gâchette devienne non pas une impulsion mais un courant permanent tant que dure l'ordre de conduction puisque la tension aux bornes du triac sera nulle ou quasiment nulle dès qu'il se sera mis en conduction. Cette solution a été adoptée sur certains circuits triphasés mais elle conduit à une consommation d'énergie de commande considérable. La présente invention propose un nouveau procédé de com- nande qui utilise bien la tension aux bornes du triac pour servir à la détection des moments appropriés d'amorçage et de réamorçage de celui-ci, mais qui, au lieu de détecter simplement les passages par zéro de la tension aux bornes du triac pour engendrer un courant de gâchette lorsque la tension aux bornes du triac est pratiquement nulle, prévoit de détecter le premier passage par zéro de la tension aux bornes du triac après réception d'un ordre de mise en conduction, et de s'en servir pour déterminer qutà partir de ce passage par zéro ce seront les dépassements d'un seuil de tension aux bornes du triac qui engendreront des impulsions d'amorçage et de réamorçages successifs du triac- Ces impulsions cesseront 9 la disparition de l'ordre de mise en conduction du triac. L'intérêt de la détection du dépassement de seuil de tension aux bornes du triac est que justement l'apparition d'une montée de tension aux bornes du triac correspond au désamorçage de celui-ci et permet donc d'engendrer immédiatement une impulsion de amorçage qui maintient le triac conducteur tant qu'on le désire. En effet, lorsque le triac est conducteur, la tension à ses bornes est très faible et au-dessous du seuil déterminé; cependant, lors que les alternances de la tension d'alimentation amènent le courant à passer par zéro avant de s'inverser, le triac se désamorce, donc se bloque, et la tension A ses bornes se met A suivre la tension d'alimentation du secteur au lieu de rester très faible; elle dépasse rapidement le seuil; ce dépassement est détecté et on engendre rapidement une impulsion de réamorçage qui refait conduire le triac et ramène la tension A ses bornes à une raible valeur audessous du seuil choisi; cette impulsion de réamorçage n'est bien entendu autorisée que si au moment de la détection du seuil l'ordre de mise en conduction du triac est toujours présent. La montée de tension aux bornes du triac, à la fin d'une demi-alternance pendant laquelle il était conducteur, se fait bien au passage par zéro du courant dans le triac, quel que soit le déphasage entre la tension et le courant, et c'est ce qui fait l'intérêt de l'invention car une impulsion brève suffit pour rendre le triac conducteur pendant toute une demi-alternance, sans risque de surintensité au moment des amorçages. Cependant, on peut sIaperçevoir: que la détection d'un seuil de dépassement de tension pour engendrer une impulsion d'amorçage convient bien pour les impulsions successives de réamorçage pendant que le triac doit être rendu conducteur, mais qu'elle convient moins bien pour l'impulsion d'amorçage initial. En effet, l'ordre de mise en conduction du triac peut arriver A n'importe quel moment d'une alternance de la tension aux bornes du triac, et, celui-ci étant initialement bloqué, la tension A ses bornes A toutes les chances de dépasser le seuil imposé et donc de provoquer le déclenchement d'une impulsion d'amorçage A un moment où une surintensité se produirait immanquablement. C'est pourquoi, l'invention propose que la première impulsion d'amorçage ne suive pas immédiatement l'ordre de mise en conduction mais ne soit autorisee qu'apres un premier passage par zéro de la tension aux bornes du triac. Ainsi, c'est le premier passage par zéro de la tension aux bornes du triac après l'apparition d'un ordre de conduction qui sera mis en mémoire jusqu'à disparition de l'ordre de conduction pour autoriser le moyen de détection de dépassement de seuil à fournir des impulsions d'amorçage. Avant le premier passage par zéro de la tension, le moyen de détection du dépassement de seuil ne pourra pas provoquer une impulsion d'amorçage même si le seuil est dépassé. Il faudrait en principe un détecteur de passage par zéro de la tension aux bornes du triac et un détecteur de dépassement oe seuil. En fait, selon l'invention, il s'agit du même détecteur qui fournit soit un signal de dépassement lorsque la tension aux bornes du triac dépasse le seuil déterminé, soit un signal de passage par zéro lorsque la tension aux bornes du triac est en dessous du seuil déterminé (il s'agit d'un seuil de tension en valeur absolue car le triac subit bien entendu une tension alternative). Etant donné cette double fonction du moyen de détection, on prévoit que la tension de seuil est à la fois suffisamment élevée pour être sensiblement supérieure à la tension de conduction directe du triac, afin que l'état de conduction du triac corresponde à un état de tension au-dessous du seuil, et suffisamment faible quand même pour que le dépassement de seuil se produise rapidement après le passage par zéro du courant dans le triac. Quelques volts ou dizaines de volts sont une tension convenable pour le seuil. En résumé, un moyen de mémorisation, initialement dans un premier etat, est basculé dans un second état par le premier passage à zéro détecté par le détecteur apres l'apparition d'un ordre de mise en conduction, et remis dans le premier état par la disparition de l'ordre de mise en conduction. Pendant que le moyen de mémorisation est dans son premier état, le détecteur ne peut pas engendrer d'impulsions d'amorçage, la condition pour la production de ces impulsions étant le basculement du moyen de mémorisation dams son deuxième état. Mais, le détecteur peut repérer un passage par zéro de la tension aux bornes du triac, et la combinaison de cette détection avec la présence d'un ordre de conduction fait basculer le moyen de mémorisation dans son second état.Pendant On notera donc que le dispositif d'amorçage selon l'invention peut comprendre un moyen de détection du passage par zéro de la tension aux bornes du triac et un moyen de détection du dépassement par cette tension d'un seuil déterminé, ou bien un moyen de détection unique réalisant ces deux fonctions. Far ailleurs, les impulsions de courant qui sont appliquées à la gâchette du triac sont des impulsions brèves dont. la durée peut être déterminée simplement par la durée des signaux is stis du détecteur.de dépassement de seuil. Le moyen de mémorisation qui est prévu comprend de préférence une bascule capable de passer d'un premier état à un second état lors du premier passage par zéro de la tension aux bornes du triac après l'apparition d'un ordre de mise en conduction, et capable de repasser du second état au premier après la disparition de cet ordre. Cette bascule peut être une bascule de type D ayant une entrée d'horloge recevant la sortie du moyen de détection de dépassement de seuil pour pouvoir basculer seulement lors d'un dépassement, et une entrée de signal recevant l'ordre de mise en conduction; la bascule possède aussi de préférence une entrée de remise à zéro recevant l'ordre de mise en conduction pour remettre la bascule dans son premier état dès la disparition de cet ordre. La bascule peut aussi être une bascule de type "RS ayant d'une part une entrée de basculement recevant la sortie d'une porte logique ET qui elle-même reçoit l'ordre de mise en conduction et un signal issu du moyen de détection de dépassement, et d'autre part une entrée de rétablissement recevant l'ordre de mise en conduction. Le moyen de déclenchement des impulsions brèves de cou rant comprend une porte ET de validation recevant la sortie du moyen de mémorisation et le signal de sortie du moyen de détection de dépassement de seuil. On peut prévoir en outre que le triac reçoit une impulsion d'amorçage supplémentaire A chaque passage par zéro de la tension d'alimentation du secteur, pour assurer le minimum de per turbation à l'amorçage sur une charge purement résistive. On prévoit donc dans ce cas un moyen de détection du passage par zéro de la tension du secteur, les impulsions issues de ce moyen étant fournies au moyen de déclenchement des impulsions brèves de courant sur la gachette du triac pour être ajoutées aux impulsions engendrées à chaque montée de la tension aux bornes du triac. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de la description détaillée qui suit et qui est faite en référence aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 représente un schéma bloc du dispositif d'amorçage selon l'invention; - la figure 2 représente, toujours sous forme de schéma bloc, un perfectionnement possible; - la figure 3 représente un mode de réalisation détaillé de l'invention; - la figure 4 représente un exemple de réalisation d'un détecteur double alternance entrant daus la constitution du moyen de détection de dépassement de seuil; i - la figure 5 représente un diagramme temporel des signaux en divers points du circuit de la figure 3; - la figure 6 représente une variante de réalisation de l'invention; Le triac dont on cherche à commander la conduction est désigné par la référence 10 sur la figure 1. Il est en série avec une charge 12 qui peut être purement résistive ou non. L'ensemble du triac 1 et de la charge 12 est alimenté par une tension alternative Va qui peut être une tension monophasée ou une tension entre phase et neutre ou entre phases d'une alimentation triphasée. L'alimentation est supposée être la. tension du secteur monophasé A la figure 1. La tension aux bornes du triac 10 est désignée par le symbole Vt. Cette tension est transmise à un moyen de détection lb, capable de repérer le passage par zéro de la tension Vt; elle est transmise aussi à un moyen de détection 16 capable de détecter que la tension Vt dépasse en valeur absolue on seuil déterminé. En réalité, les moyens de détection 14 et 16 peuvent être constitués par un moyen de détection unique qui est le moyen de détection de dépassement de seuil 16, fournissant un signal particulier de passage par zéro lorsque la tension Vt aux bornes du triac descend en valeur absolue au-dessous du seuil déterminé. Ce seuil sera de quelques volts afin d'être supérieur à la tension de conduction directe du triac 10 tout en restant largement inférieur à l'amplitude de la tension alternative du secteur Va. Un moyen de mémorisation 18 reçoit dlune part un signal indiquant le passage par zéro de la tension Vt, signal issu des moyens de détection, et d'autre part un signal logique F qui est un ordre de mise en conduction ou d'arrêt du triac 10. Le moyen de mémorisation 18 enregistre le premier passage par zéro de la tension aux bornes du triac A la suite de l'apparition d'un ordre de mise en conduction. Autrement dit, il est d'abord dans un premier état et fournit un premier signal au repos, en l'absence d'ordre de conduction du triac 10. Lorsqu'il reçoit un ordre de mise en conduction du triac, il peut basculer dans un second état et fournir un deuxieme signal, mais le basculement n'aura lieu effectivement que lors du passage par zéro de la tension Vt aux bornes du triac. Le moyen de mémorisation 18 est relié A un moyen de déclenchement d'impulsions breves de courant, désigné par la référence 20, ce moyen de déclenchement 20 ayant sa sortie reliée A la gâchette du triac 10 et reçevant comme entrée, outre le signal de sortie du moyen de mémorisation 18, la sortie du moyen de détection 16 des dépassements de seuil de tension. Le moyen de déclenchement 20 applique une impulsion brève de courant A la gâchette du triac dès la réception d'un signal Yt indiquant le dépassement du seuil déterminé par la tension Vt, mais seulement à condition que le moyen de mémorisation fournisse A ce moment le second signal indiquant que la tension Vt est d'abord passée par zéro après l'apparition de l'ordre de mise en conduction. La figure 2 représente un schéma légèrement différent du dispositif d'amorçage de la conduction du triac 10. Ce schéma différent s'applique notamment lorsque la charge 12 peut, dans certaines conditions, se présenter comme une résistance pure et lorsqu'on veut, pour minimiser les perturbations émettre une impulsion d'amorçage du triac non seulement juste après les instants d'annulation du courant dans le triac (comme c'est le cas à la figure 1), mais aussi à chaque fois que la tension alternative d'alimentation générale Va passe par zéro. On prévoit alors un moyen de détection de zéro supplémentaire, 22, qui reçoit la tension Va et qui émet une impulsion brève quand elle passe par zéro. Le moyen de détection 22 peut être identique au moyen de détection 14 de la figure 1, et, comme lui, il peut être en fait constitué par un moyen de détection de dépassement de seuil qui fournit un signal particulier lorsque la tension Va passe en valeur absolue au-dessous d'un seuil déterminé (par exemple une dizaine de volts). Les impulsions issues du moyen de détection de zéro 22 sont amenées à une première entrée d'une porte OU 24 dont une autre entrée reçoit le signal issu du moyen de détection 16, la sortie de la porte OU 24 étant amenée au moyen de déclenchement 20 pour que celui-ci engendre des impulsions de courant de gâchette non seulement lorsque la tension aux bdrnes du triac 10 dépasse un seuil déterminé, mais aussi lorsque la tension du secteur Va passe par zéro. Dans le schéma de la figure 2, le moyen de mémorisation 18 joue exactement le même rôle que dans le schéma de la figure 1. te schéma de la figure 2 ne différe d'ailleurs de celui de la figure 1 que par le fait qu'on a rajouté le moyen de détection de zéro 22 et la porte OU 24. A la figure 3 est représenté un schéma plus détaillé du dispositif d'amorçage selon l'invention, dans lequel on a représenté en traits pleins. la partie correspondant à la figure 1, et en traits pointillés les éléments correspondant aux parties rajoutées à la figure 2. Le moyen de détection de zéro 14 et le moyen de détection de dépassement de seuil 16 sont constitués par un seul et même circuit qui comprend un comparateur de tensions 26 ayant une entrée inverseuse reliée à un niveau de tension de seuil déterminé Vts et une entrée non-inverseuse recevant une tension qui est es sentiellenent la tension Vt ayant subi un redressement double alternance. Ce redressement est effectué au moyen d'une résistance Rt en série avec un détecteur double alternance 28. L'ensemble de la résistance Rt, du détecteur 28, et du comparateur 26, constitue le moyen de détection de dépassement de seuil 16 des figures 1 et 2. Le moyen de mémorisation est ronstitué à la figure 3 par une bascule 29 de type "D", ayant une entrée de signal portant la référence D et recevant l'ordre de conduction P, une entrée d'horloge inversée H recevant la sortie du comparateur 26, une entrée de remise A zéro inversée RAZ recevant encore l'ordre de con- duction F, et une sortie Q fournissant un signal de mémorisation M qui est un signal logique présent depuis le premier passage par zéro de la tension Vt aux bornes du triac apres l'apparition d'un ordre de conduction jusqu'à la cessation de l'ordre de conduction. Le moyen de déclenchement des impulsions de gâchette est constitué par un transistor 30 dont l'émetteur est relié à la gâ- chette du triac, et par une porte logique ET 32 dont la sortie commande la base du transistor 30 et ddnt les entrées sont reliées respectivement à la sortie Q de la bascule 29 et à la sortie du comparateur 26 qui détecte les dépassements de seuil de la tension Vt. Si le schéma de -la figure 2 est utilisé, on insérera entre la sortie du comparateur 26 et l'entrée correspondante de la porte ET 32 une porte OU 34 dont une entrée sera reliée à la sortie du comparateur 26, l'autre entrée à un moyen de détection du passage par zéro de la tension d'alimentation Va, et dont la sortie sera reliée A une entrée de la porte ET 32. Le moyen de détection du passage par zéro de la tension d'alimentation Va peut être constituée exactement comme le moyen de détection de dépassement de seuil déjà décrit, mais doit fonctionner en sens inverse c'est-A-dire fournir un signal particulier. lorsque la tension Va passe au-dessous et non au-dessus d'un seuil Vas Le moyen de détection de passage par zéro comprend donc essentiellement un comparateur 36, un détecteur double alternance 38; une resistan- ce Ra en série avec ce détecteur 38 est reliée à la tension Va. La figure 4 montre un exemple de réalisation connu d'un détecteur double alternance 28 ou 38 capable de fournir à sa sortie une tension Vr qui représente essentiellement la tension Vt aux bornes du triac, redressée à chaque demi-alternance, ou la tension Va redressée à chaque demi-alternance; la tension Vr issue du détecteur double alternance 28 ou 38 peut être comparée à une tension de seuil Vts ou Vas. Le schéma qui est représenté à la figure 4 peut facilement être incorporé à un circuit intégré à l'exception des résistances Rt ou Ra La figure 5 représente le diagrame temporel des signaux apparaissant en divers points du circuit de la figure 3. On a d'abord représenté la tension d'alimentation alternative Va, et, A c8té d'elle, une sinusoïde en traits pointillés déphasée par rapport à la tension Va, cette sinusorde représentant le courant It qui circule dans le triac quand il est conducteur. Dans le cas d'une charge inductive, il y a irn déphasage entre l'instant où la tension a passe par zéro et l'instant où le courant dans le triac, supposé conducteur, passe rar zéro. On a représenté un signal logique F représentant un ordre de conduction du triac : au départ, le triac est bloqué, en l'absence d'ordre de conduction, puis l'ordre de conduction appa ratt et dure un certain temps, puis il disparaît. Le signal logique Yt est le signal issu du moyen de détection de dépassement de seuil de tension aux bornes du triac; au départ, le triac est bloqué (F = O) et il supporte à ses bornes exactement la tension Va Dans ces conditions, le signal Yt indique presque en permanence un dépassement de seuil, sauf aux instants où la tension Va s'inverse; cependant, lorsque le premier amorçage du triac se sera produit, la tension aux bornes du triac tombera à une valeur faible au-dessous du seuil pendant toute une demi-alternance et ne remontera que lorsque le courant dans le triac s'annulera. La bascule 29 qui mémorise le premier passage par zéro de la tension aus bornes du triac après l'appartion de l'ordre de conduction F, produit un signal logique M de la manière suivante l'ordre de conduction apparaît sur l'entrée D de la bascule, mais celle-ci ne bascule que lorsqu'elle reçoit une impulsion sur son entrée d'horloge H, et cette impulsion est constituée par les passages A zéro du signal Yt. Le signal M est donc un signal de niveau logique d'abord zéro puis passant A 1 au premier passage A zéro de Vt A la suite de l'apparition du signal F. Les impulsions de courant de gachette Ig apparaissent, A travers la porte ET 32, au moment des impulsions positives Yt perlant la durée du signal M. La premiere apparait donc lorsque la tension aux bornes du triac remonte au-dessus du seuil Vts apres être passée pour la premiere fois à zéro A la suite de l'apparition de l'ordre de mise en conduction. Cette première izpulsion de gâchette ramène immédiatement au-dessous du seuil la tension Vt. Le triac est donc conducteur et reste conducteur jusqu'au prochain passage par zéro du courant qui le traverse. Lors de ce passage par zéro, la tension aux bornes du triac remonte en tendant A suivre la tension d'alimentation va; cette remontée fait A nouveau apparaître une impulsion Yt de dépassement de seuil qui ne dure que le temps nécessaire au triac pour redevenir conducteur sous effet de cette impulsvions Le triac est A nouveau conducteur pour une demi-alternance; le courant s'annule une nouvelle fois à la fin de cette demi-alternance, engendrant encore une impulsion de gâchette qui réamorce le triac, etc.Les impulsions de g chette disparaissent lorsque le signal M disparais, c'est-A-dire immédiatement après la cessation de l'ordre de conduction F car on prévoit que la cessation de cet ordre remet A zéro la bascule 29 par l'entrée RAZ. On pourrait prévoir aussi que l'ordre de conduction F n'est pas appliqué A l'entrée de remise A zéro RAZ et que c1 est simplement l'impulsion Yt suivante qui remet dans son état initial la bascule 29. La figure 5 montre encpre les signaux a qui correspondent A la sortie du moyen de détection de passage par zéro de la tension alternative d'alimentation Va; ces impulsions sont des impulsions régulières ayant pour période la demi-période du signal sinusoïdal Va. Seules les impulsions a apparaissant pendant la durée du signal F ou du signal M sont sélectionnées et elles sont rajoutées si on le désire aux impulsions normales de courant de gâchette Ig pour produire un courant de gachette I'g amorçant le triac non seulement lors des dépassements de seuil de Vt mais aussi lors des passages par zéro de Va. La figure 6 montre un autre exemple de réalisation de l'invention, engendrant d'ailleurs des signaux temporels identiques à ceux de la figure 5 à laquelle on se référera à nouveau. Sur la figure 6 on retrouve encore la même constitution du moyen de détection de dépassement de seuil de la tension Vt aux bornes du triac, ce moyen comprenant la résistance Rt, le détecteur double alternance 28 et le comparateur 26 montés comme à la figure 5; on retrouve aussi éventuellement, représenté en traits pointillés, le moyen de détection du passage de la tension Va par zéro (résistance Ras détecteur double alternance 38, comparateur 36). En ce qui concerne le moyen de mémorisation, il est maintenant constitué par une bascule 31, de type "RS", au lieu de la bascule 29 de type D. La bascule RS comporte une entrée de basculement S qui 'reçoit comme signal le produit du signal logique F représentant 11 ordre de mise en conduction et du complément Yt du signal Yt issu du moyen de détection de dépassement de seuil de Vt. A cet effet, l'entrée de basculenent S de la bascule 31 est connectée à la sortie d'une porte ET 40 dont une entrée reçoit le signal F et dont l'autre entrée reçoit, inversé par un inverseur 42, le signal Yt de sortie du comparateur 26. La bascule RS comporte une autre entrée R qui est une entrée de rétablissement de la bascule dans son état initial, et qui reçoit le signal F. Le moyen de déclenchement des impulsions brèves de courant de gachette comporte encore un transistor 30 et une porte ET 32 dont une entrée reçoit la sortie de la bascule 31 et l'autre entrée reçoit le signal de dépassement de seuil Yt de sorte que les impulsions indiquant les dépassements de seuil ne sont transmises que lorsque le signal M de sortie de la bascule indique que celle-ci est dans son second état (ce qui se produit après le premie passage par zéro de la tension Vt à la suite de l'apparition de l'ordre F de mise en conduction). Si on se réfère à la figure 5, où on a représenté en plus le signal F. Yt, on voit que la bascule RS, initialement dans un premier état où la sortie M est égale à zéro, bascule dans un second état lorsque F. Yt passe A un, le signal de sortie M passant à un et y restant jusqu'à ce que entrée de rétablissement de la bascule 31 repasse A zéro sous l'effet de la disparition de tordre de mise en conduction F. Comme à la figure 3, on peut rajouter des impulsions de gâchette supplémentaires aux passages par zéro de la tension d'alimentation Va, grâce à une porte OU 34, qui peut être placée soit en amont de la porte ET 32 comme à la figure 3, soit en aval de la porte ET 32, comme cela est représenté à la figure 6, mais alors en prévoyant qu'une entrée de la porte 34 est connectée à la sortie de la porte 32 et que l'autre entrée est connectée à la sortie d'une porte ET supplémentaire 44 recevant à la fois le signal a de sortie du moyen de détection des passages par zéro de Va et le signal F ou le signal X pour ne laisser passer vers la gâchette du triac, à travers la porte OU 34, que les impulsions supplémentaires apparaissant pendant tordre de mise en conduction du triac. Les figures 3 et 6 montrent un moyen de déclenchement d'impulsions de courant de gâchette fonctionnant par fourniture de courant A la gâchette du triac. On pourrait aussi bien prévoir que le triac 10 fonctionne avec un amorçage par extraction de courant de gâchette, ce qui modifierait le montage du triac et du transistor 30 sans sortir du cadre de la présente invention. On a décrit précisément deux moyens simples de réalisation du moyen de mémorisation du premier passage par zéro de la tension aux bornes du triac. D'autres moyens peuvent aussi être imaginés sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Dispositif d'amorçage de la conduction d'un triac (10), caractérisé par le fait qu'il comprend - un moyen (14) de détection du passage par zéro de la tension (Vt) aux bornes du triac, - un moyen (16) de détection de dépassement de seuil fournissant un signal de dépassement de seuil lorsque la tension aux bornes du triac dépasse en valeur absolue un seuil déterminé, - un moyen de mémorisation (18) apte à recevoir d'une part un signal issu du moyen de détection du passage par zéro, et d'autre part un ordre de mise en conduction (F), pour fournir un premier signal en l'absence d'ordre de mise en conduction et un deuxième signal dès le premier passage par zéro de la tension aux bornes du triac à la suite de l'apparition de l'ordre de mise en conduction, - un moyen (20) de déclenchement d'impulsions brèves de courant, relié à la gâchette du triac pour lui appliquer ces impulsions, et recevant d'une part la sortie du moyen de mémorisation et d'autre part les signaux de dépassement de seuil pour appliquer une impulsion brève de courant dès la réception d'un signal de dépassement de seuil de tension à condition seulement que le moyen de mémorisation fournisse le second signal indiquant que la tension est d'abord passée par zéro apres l'apparition de l'ordre de mise en conduction. 2. Dispositif d'amorçage selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la tension de seuil (Vts) du moyen de détection de dépassement est très inférieure à la tension d'alimentation du triac, et supérieure à la tension normale en conduction aux bornes du triac. 3. Dispositif d'amorçage selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le moyen de détection du passage par zéro est constitué par le moyen de détection de dépassement de seuil qui fourni t un signal de passage par zéro chaque fois que la tension aux bornes du triac descend en valeur absolue au-dessous du seuil déterminé. 4. Dispositif d'amorçage selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le moyen de détection de dépassement fournit un signal de type logique A deux niveaux indiquant soit le passage par zéro soit le dépassement du seuil par la tension aux bornes du triac, et que le moyen de mémorisation comprend une bascule (29, 31) capable de passer d'un premier état A un second lors du premier passage par zéro de la tension aux bornes du triac après l'apparition d'un ordre de mise en conduction (F), et de repasser du second état au premier après la disparition de cet ordre. 5. Dispositif d'amorçage selon la revendication 4, caractérisé par le fait que la bascule est une bascule D (29), ayant une entrée d'horloge 6. Dispositif d'amorçage selon la revendication 5, caractérisé par le fait que la bascule possède aussi une entrée de remise à zéro (RAZ) recevant l'ordre de mise en conduction pour remettre la bascule dazs son premier état des la disparition de cet ordre. 7. Dispositif d'amorçage selon la revendication 4, caractérisé par le fait que la bascule est une bascule "RS (31) ayant d'une part une entrée de basculement (S) recevant la sortie d'une porte logique ET qui elle-même reçoit l'ordre de mise en conduction et un signal issu du moyen de détection de dépassement, et d'autre part une entrée de rétablissement (R) recevant le complément de l'ordre de mise en conduction. 8. Dispositif d'amorçage selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait que le moyen de déclenchement des impulsions brèves de courant comprend une porte ET (32) de validation recevant la sortie (M) du moyen de mémorisation et le signal de sortie (Yt) du moyen de détection de dépassement de seuil. 9. Dispositif d'amorçage selon'l'une des revendications 1 A 8, caractérisé par le fait qu'il est prévu en outre un moyen de détection du passage par zéro de la tension (Va) d'alimentation du triac, et que le moyen de déclenchement des impulsions brèves est apte a fournir en outre des impulsions brèves à la gâchette du triac à chaque passage par zéro de la tension d'alimentation pendant la présence de l'ordre de mise en conduction du triac. 10. Dispositif d'amorçage selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé par le fait que les moyens de détection sont des redresseurs double alternance (28, 38) suivis de comparateurs (26, 36) ayant une entrée reliée à une tension fixe.