a présente invention concerne le domaine de l'agriculture et a plus particulièrement pour objet une machine à récolter et à conditionner le tabac. La méthode la plus ancienne de récolte du tabac consiste à arracher les feuilles des pieds,puis à les amener en un lieu où elles sont eonditionnées, c'est-à-dire où elles sont enfilées à la main avant d'être introduites dans le séchoir. Une première évolution intervint avec l'apparition des machines à coudre qui permirent un gain de temps et de main d'oeuvre important dans le domaine du conditionnement, la récolte se faisant toujours manuellement Une amélioration du rendement à la récolte, donc une diminution de la main d'oeuvre et du temps de récolte, a été obtenue avec les machines de récolte semi-automatiques qui portent les cueilleurs et les bacs de réception des feuilles. les machines de récolte entièrement automatiques, qui sont équipées de dispositifs pour l'arrachage des feuilles et pour leur convoyage jusqu'aux bacs de réception, ont permis d'améliorer nettement les résultats obtenus jusque là. Mais toutes les méthodes de récolte et de conditionnement connues présentent encore Itinconvénient d'exiger beaucoup de temps et de main-doeuvre pour la manutention entre la machine de récolte et le séchoir, notamment pour le transport des feuilles ou des bacs de feuilles de la machine de récolte à la machine à coudre. la machine de récolte et de conditionnement, objet de l'invention, a pour but de pallier ces inconvénients. Celle-ci, en effet, permet d'enfileur les feuilles directement à la sortie du dispositif d'arrachage et délivre ainsi des guirlandes prestes à etre introduites dans le séchoir. Conformément à l'invention, la machine à récolter et à conditionner le tabac est essentiellement constituée par un dispositif de coupe des pieds prolongé par des channes de transport de ces pieds, par un dispositif d'arrachage des feuilles, par des machines à coudre, et par un dispositif de chargement des guirlandes sur une remorque. Belon une caractéristique de l'invention, le coupe-pieds est guidé au moyen d'au moins un patin ou sabot qui glisse entre les rangées de pieds et est solidaire d'un coté de la partie avant du coupe-pieds. Selon une autre caractéristique de l'invention, les chaînes de transport des pieds portent, à intervalles réguliers, des becs qui coopèrent deux à deux de façon à pincer le pied coupé pour le transport. Selon une autre caractéristique de l'invention, la hauteur de la coupe est réglable et les becs peuvent pivoter autour de leur axe de fixation sur les chainAes. Selon une autre caractéristique de l'invention, le dispositif d'arrachage des feuilles est constitué par deux bandes transpor teusess pourvues de raquettes, et situées à des niveaux différentso Conformément à une autre caractéristique de l'invention, le pied subit, au cours des son passage dans le dispositif dtarrachage, une rotation de façon à présenter toutes ses feuilles devant les raquettes. Selon une autre caractéristique de 11 invention, les bandes transporteuses du dispositif dsarrachage sont prolongées, chacune, par une machine à coudre pourvue d'un dispositif d'espacement; des feuilles0 Selon une autre caractéristique de l'invention, les pieds sont broyés à leur -sortie du dispositif d'arrachage des feuilles0 Conformément à une autre caractéristique de l'invention, les guirlandes de feuilles sont chargées sur la remorque de transport par un dispositif de chargement constitué par une ou plusieurs bandes transporteuses. Les dessins annexés illustrent, à titre dgexenple non limi tatif, un mode de réalisation préféré de lrinvention. Dans ces dessins la figure 1 est une vue schématique, en plan, de la machine à récolter et à conditionner le tabac, objet de l'invention la figure 2 est une vue en plan à plus grande échelle du dispositif de coupe des pieds la figure 3 est une vue en plan du dispositif dlentrainement des chalane s la figure 4 est une vue en demi-coupe d'un bec montrant le dispositif de basculement de celui-ci la figure 5 est une vue en élévation frontale des channes de transport des pieds dans le dispositif d'arrachage des feuilles la figure 6 est une vue en coupe du broyeur de pieds la figure 7 est une vue en élévation latérale de 11 arrache-feuilles avec le dispositif d'allongement de la bande d'arrachage la figure 8 est une vue en élévation d'une machine à coudre ; la figure 9 est une vue en élévation du dispositif de chargement des guirlandes sur la remorque ; et la figure 10 est une vue en élévation d'une variante de réalisation du guide-becs. Comme le montre la figure 1, la machine à récolter et à conditionner le tabac 1, accrochée à la barre de traction d'un tracteur 2, est essentiellement constituée par un dispositif de coupe des pieds 3 prolongé par un dispositif de prise et de transport des pieds 4, par un dispositif d'arrachage des feuilles 5 amenant les feuilles à deux machines à coudre 6, par un dispositif de transport et de chargement des guirlandes 7, et par un broyeur de pieds 8. Devant le dispositif de coupe des pieds 3 se trouve au moins un patin 9, fixé au chassis, permettant de régler la hauteur de coupe des pieds, et se déplaçant dans le sillon compris entre deux rangées de pieds0 Ce patin 9 est disposé de façon à aligner les pieds avec l'axe du dispositif de prise et de transport de pieds 4. Selon une réalisation préférentielle, la machine, objet de l'inven- tion est pourvue de deux patins 9. Conformément à l'invention, le dispositif de prise et de transport des pieds 4 est constitué, comme le montrent plus particulièrement les figures 1, 2, 5 et 10, par des becs 10 fixés à intervalles réguliers sur des channes Il et coopérant deux à deux de façon à pincer le pied coupé pour le transport. Ainsi que représenté à la figure 5, les becs 10 sont guidés par l'intermédiaire de leur axe 12 dans des rails de guidage 13 fixés au chassies de la machine 1 par l'intermédiaire d'attaches 14. les chaules 11 sont entralnées, comme le montre la figure 3, par les deux roues 15 et guidées par les roues 160 l'actionnement des roues 15 est assuré par des roues dentées se trouvant dans les carters 17 et actionnées, par l'intermédiaire des cardans 18 et des arbres 19, par une bolAte de vitesse 20 accouplée à un différentiel 21 reliant les deux roues principales 22. Sur le coté de la boite de vitesse 20 est prévu un carter 23, de Coq lande d'enclenchement et de déclenchement de l'entrainement des chaînes, relié par un flexible 24 à un mécanisme 25, comportant un levier de commande 26, disposé sur le tracteur 2. La machine 1, objet de l'invention, est reliée, en position de travail, à la barre d'attelage 27 du tracteur 2 par l'intermédiaire d'un dispositif d'attelage 28. Sur ce dispositif 28 est monte un réducteur 29 à plusieurs sorties dont l'entrée 30 est reliée à la prise de force du tracteur 2 et dont les sorties sont reliées- à divers réducteurs ou multiplicateurs de vitesse montés sur la machine. A la partie avant de la machine 1, monté d'un côté sous les roues d'entralnement et de guidage des chaînes 11, est placé le dispositif de coupe des pieds 3 représenté plus en détail dans la figure 2. Le dispositif de coupe des pieds 3 est essentiellement constitué Sar un disque 31 solidaire d'une roue 32 entrainée en rotation par l'intermédiaire d'une chaîne ou d'une courroie 33, par une autre roue 34 actionnée, par l'intermédiaire d'un multiplicateur de vitesse 35 et d1un arbre 36, par la prise de force du tracteur 2. L'ensemble formé par le disque 31 et la roue 32 est déplaçable dans une rainure 37 du chassies de la machine 1, permettant ainsi de ne faire avancer le disque coupeur 31 que-lorsqu'un pied est pincé entre les becs 100 L'avancement du disque 31 vers le pied à couper est garanti par l'action du bec immédiatement suivant. qui agit sur un levier 38 articulé, en 39, sur une tringle 40 fixée sous le rail 1/3 et en 41 sur un triangle 42 articulé en 43 sur une tringle 44 également fixée sous le rail 13. Cette action du bec 10 sur le levier 38 fait tourner le triangle 42 dans le sens de la flèche F, poussantainsi sur une autre tringle 45 articulée au triangle en 46 et solidaire en translation, à son autre extrémité, de l'axe du disque 31 et de la roue 32.Lorsque le levier 38- npest plus en contact avec le bec 10, le triangle 42, est rappelé dans sa position d'origine par un ressort de traction 470 Pour garantir une tension continue à la chaîne ou à la-courroie 332 l'invention prévoit un tendeur 480 Lors de son avancement dans le dispositif'de transport des pieds 4, le pied coupé doit être amené de sa position verticale au niveau du sol à une position horizontale située plus haut, au niveau du dispositif dparrachage des feuilles, ctest-à-dire que le pied coupé doit en même temps être basculé d'un quart de tour et prendre de l'altitude par rapport au niveau du disque coupeur 31.La montée du pied coupé vers le niveau des arraches-feuilles 5 s'effectue au moyen d'une rampe dont le début se situe au niveau de l'axe 49 et la fin au niveau de l'axe 50 (figure 1). arrivé au niveau de l'axe 50, le pied subit un basculement de 900 avec les becs autour des axes de ces derniers, de façon à être amené horizontalement à l'entrée des arrache-feuilles. le basculement du pied et des becs s1 opère grâce à la disposition représentée à la figure 4. Dans cette disposition, l'axe 12 du bec 10 est en deux parties : une douille de guidage 52 et un axe 51 solidaire du becte Cet axe 51 est percé, à intervalles réguliers de 900, de trous dans lesquels sont disposés des ressorts 53 agissant sur des billes 54 qui coopèrent avec des creux dans la douille 52. Ces divers éléments garantissent ainsi un verrouillage des becs en position. I1 est prévu en outre, à l'intérieur du rail 13, dans sa partie supérieure, à proximité de l'axe 50, une butée 55 qui arrête l'ergot 56, solidaire de l'axe 51, lors de l'avancée des becs dans les rails et provoque ainsi le basculement des becs d'un angle de 900. Il est, en outre, prévu, situé devant l'entrée des arrache-feuilles, un ventilateur 59, électrique ou également actionné par la prise de force du tracteur.Ce ventilateur a pour but de déployer les feuilles en les écartant du pied, les rendant ainsi plus faciles à saisir par les arrache-feuilles. Comme le montre plus particulièrement la figure 7, les arrachefeuilles 5 sont essentiellement constitués par une bande transporteuse 60 pourvue à sa partie tournée vers l'extérieur de raquettes 61, disposées à intervalles réguliers, pour l'arrachage des feuilles. Cette bande transporteuse est entraidée à une extrémité par un rouleau 62 actionné, par l'intermédiaire d'un arbre 64, par un réducteur 63 accouplé à la prise de force-du tracteur 2. Conformément à l'invention, pour saisir les premières feuilles, les arrache-feuilles avancent à la rencontre du pied. Ce mouvement d'avancée des arrache feuilles est rendu possible grâce à &commat; euxième rouleau65, mobile en translation sur le chassie de la machine, et déplaçable par l'intermédiaire d'une -bielle 66 montée sur un volant 67 entraîné par un pignon 68 de la boite de vitesse 20 actionnée par les roues principales 22 de la machine (figure 3).Pour conserver une tension uniforme pendant le travail des arrache-feuilles, tant pendant le mouvement devancée que pendant le mouvement-de retour, l'invention prévoit un troisième rouleau 69 fonctionnant comme tendeur. Ce rouleau 69 est déplaçable et guidé sur le châssis dans un mouvement vertical, et est entrainé dans ce mouvement par une bielle 70, fixée également au volant 67, mais sur la face opposée à celle où est fixée la bielle 660 Lors de son avancée dans le dispositif d'arrachage des feuilles le pied doit subir une rotation de façon à présenter toutes ses feuilles devant les raquettes 61.Pour permettre cette rotation du pied, l'invention prévoit un vrillage d'au moins 900 des rails de guidage 13 des becs 10 comme le montrent plus particulièrement les figures 1 et 5. Ainsi, le pied tourne entre les deux arrache-feuilles et présente successivement toutes ses feuilles devant les raquettes 61. Pour éviter que les feuilles ne soient déchirées par les raquettes, lors de la rotation des pieds, les arrache-feuilles sont décalés en hauteur et tournent en sens inverse, l'un des arrache-feuilles arrachant les feuilles avec sa partie supérieure, l'autre arrachant les feuilles avec sa partie inférieure et les laissant tomber sur une bande transporteuse 7-1 (figure 5). Après le vrillage d'au moins 90Q, les rails retrouvent de nouveau leur position horizontale et reviennent vers la partie avant de la machine. De ce fait, à la sortie du dispositif d'arrachage des feuilles, le pied est de nouveau basculé en position verticale, comme expliqué plus haut, et à l'endroit où les rails s'écartent, il tombe dans le broyeur de pieds 8 représenté schématiquement en coupe dans la figure 6. Ce broyeur 8 est constitué par ul/enton- noir 72, recueillant les pieds, relié à un dispositif de broyage 73 composé d'une roue 74, entratnée par un multiplicateur de vitesse 78 accouplé à la prise de force du tracteur, portant des dents 75, et par une tuyère 76 d'éjection des particules broyées. Dans le corps du dispositif de broyage 73 sont prévues des dents fixes 77 coopérant avec les dents de la roue 74. A la sortie des .arrache-feuilles, les feuilles sont dirigées vers les machines à coudre 6, soit par la pression des raquettes dans des glissières, soit par des bandes transporteuses. Comme le montre la figure 8, les machines à coudre 6 sont essentiellement constituées par une bande transporteuse 79 qui entralne les feuilles sous un ensemble écarteur de feuilles 80, puis les amène sous le dispositif de couture 81, à la sortie duquel, suivant un programme pré-établi, les guirlandes de feuilles obtenues sont coupées à la longueur désirée par un dispositif de coupe 82o Conformément à l'invention, l'ensemble écarteur de feuilles 80 est constitué par deux roues de diamètres différents et portant à leur circonférence des encoches, ces roues étant appelées écarteurs. le premier de ces écarteurs, de plus petit diamètre, entrainé par la pression des feuilles et par frottement sur la bande transporteuse 79, et ayant des encoches larges 84 étant un écarteur grossier 83, le second, de plus grand diamètre, avec des enc-oches 85 ayant juste la largeur correspondant à l'épaisseur d'une nervure de feuille et entralné par l'écarteur 83, étant l'écarteur de finition. Ainsi, à la sortie de l'ensemble écarteur, les feuilles sont disposées prête à être cousues. le dispositif de couture 81 est constitué par plusieurs bandes de pression 87 destinées à presser les feuilles sur la bande transporteuse pendant la couture et par une anguille 88 qui noue les feuilles entre elles. Ces éléments sont montés sur la face avant d'un carter 89 et sont actionnés, par l'intermédiaire de mécanismes se trouvant dans ce carter par la prise de force du tracteur 2. Sur ce carter 89 est prévu le montage de la bobine de ficelle 90, et sur le côté opposé à l'ensemble écarteur est-prévu le montage du dispositif 82 de coupe des guirlandes à la longueur L'invention prévoit, en outre, devant l'ensemble écarteur 80 un micro-contact à palpeur 91 destiné à détecter la présence de feuilles.Ainsi, dès qu'il n'y a plus de feuilles sur le palpeur de ce micro-contact, celui-ci ouvre un circuit qui débraye automatiquement la machine à coudre, celle-ci étant de nouveau embrayée lorsque des feuilles appuient sur le palpeur. De ce fait, la machine poudre ne fonctionne jamais à vide et le gaspillage de ficelle est évité. l'invention prévoit encore un deuxième contact, manuel, disposé sur le tracteur 2 et destiné à embrayer la machine à coudre, même si le micro-contact est ouvert, pour permettre la couture des feuilles se trouvant encore entre ensemble écarteur 80 et le dispositif de couture e A la sortie des machines à coudre 6, les guirlandes sont prises-en charge par les dispositifs de transport et de chargement 7 constitués par une bande transporteuse 92-fortement vrillée à sa partie arrière et pourvue d'une bordure 93 destinée à retenir les parties avant des guirlandes (figure 9).Ainsi, au fur et à mesure que les guirlandes avancent sur le tapis 92, elles prennent une position de plus en plus verticale jusqu a ce que l'équilibre soit rompu, puis tombent sur la remorque 94 accrochée sous les bandes transporteuses à un point d'attelage de la machine 1. En vue de limiter l'encombrement de la machine pendant le transport sur route, l'invention prévoit de rabattre les dispositifs de transport et de chargement par-dessus les machines à coudre grâce à deux pattes de fixation 95, articulées aux bandes transporteuses 79 et 92 et à un support 96 immohilisé pendant le travail en 97. La figure 10 représente une variante de réalisation de guidage des becs. Dans cette réalisation, le bec 10 n1 est pas solidaire en rotation de son axe qui est lié à la chaine 11. Le bec 10 suit donc la courbure du rail 98, et arrivé au coin 99, le bec 10 n'est plus a basculé de 900, du fait que le pied qu'il enserre est déjà/l'horizontale. BienAentendu, la meme disposition des rails doit etre observée à la sortie du dispositif d'arrachage des feuilles pour ramener le bec à sa position initiale. Enfin, comme le montre la figure 1, l'invention prévoit, à l'avant de la machine, pour le transport de la machine sur route, une barre d'attelage 100 escamotable- pendant le travail. La machine, objet de l'invention permet donc d'automatiser entièrement la récolte du tabac qui peut ainsi être faite par une seule personne, permettant une économie de temps et de main-d'oeuvre appréciable. la présente invention trouve son application dans le domaine de l'agriculture, et plus particulièrement dans la culture du tabac a Bien entendu, l'invention n' est pas limitée au mode de réalisation décrit et représenté dans les dessins annexés.Des modifications restent possibles, notamment du point de vue de la construction, sans sortir pour autant du domaine de protection de l'invention0 - R B V B N DI a A T I O N S - le Machine récolter et à conditionner le tabac caractérisée en ce qu'elle est essentiellement constituée par un dispositif de coupe des pieds prolongé par un dispositif de prise et de transport des pieds, par un dispositif d'arrachage des feuilles amenant les feuilles à deux machines à coudre, par un dispositif de transport et de chargement des guirlandes de feuilles, et par un broyeur de pieds, toue ces éléments permettant une récolte entièrement automatique avec un gain de temps et une économie de main-d'oeuvre appréciables. 2. Machine, suivant la revendication 1, caractériséeen ce qu'au moins un patin, fixé au châssis, se trouve devant le dispositif de coupe des pieds, et permet de régler la hauteur de la coupe des pieds. 3. Machine, suivant la revendication 2, caractérisée en ce que le patin se déplace dans le sillon compris entre deux rangées de pieds et est disposé de façon à aligner les pieds avec l'axe du dispositif de prise et de transport des pieds. 4. Machine, suivant l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisée en ce qu'elle est pourvue de deux patins. 5. Machine, suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le dispositif de prise et de transport des pieds est constitué par des becs fixés à intervalles réguliers sur des chaînes et coopérant deux à deux de façon à pincer le pied coupé pour le transport ; et en ce que les becs sont guidés, par l'intermédiaire de leur axe, dans des rails de guidage fixés au chassie de la machine par l'intermédiaire d'attaches. 6. Machine, suivant l'une quelconque des revendications 1 et 5, caractérisée en ce qu'une boite de vitesse accouplée à un différentiel reliant les roues principales de la machine actionne, par l'intermédiaire d'arbres-et de cardans, les roues d'entrsnnement des chaînes ; et en ce qu'un mécanisme, disposé sur le tracteur, et comportant un levier de commande, est relié par un flexible à un carter prévu sur le côté de la boite de vitesse et commande l'enclenchement et le déclenchement de l'entraînement des chaînes. 7. Machine, suivant 1' une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce qu'un dispositif d'attelage relie la machine à la barre d'attelage du tracteur ; et en ce que sur ce dispositif d'attelage est monté un réducteur à plusieurs sorties dont l'entrée est reliée à la prise de force du tracteur et dont les sorties sont reliées à divers réducteurs ou multiplicateurs de vitesse montés sur la machine. 8. Machine, suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le dispositif de coupe des pieds est placé à l'-avant de la machine, monté d'un côté sous les rails de guidage des becs ; et en ce que ce dispositif est constitué par un disque coupeur solidaire d'une roue entraînée en rotation par l'intermédiaire d'une chaine ou d'une courroie, par une autre roue actionnée, par l'intermédiaire d'un multiplicateur de vitesse et d'un arbre, par la prise de force du tracteur. 9. Machine, suivant l'une quelconque des revendications let 8, caractérisée en ce que le disque coupeur et la roue dont il est solidaire se déplacent dans une rainure du châssis de la machine, le disque coupeur n'avançant que lorsqu'un pied est pincé entre les becs ; et en ce que l'avancement du disque coupeur vers le pied à couper est garanti par l'action du bec immédiatement suivant qui agit sur un levier articulé, sur une tringle fixée sous le rail de guidage des becs, et sur un triangle, lul-meme articulé sur une autre tringle également fixée sous le rail, l'action du bec sur le levier faisant tourner le triangle qui pousse ainsi sur une autre tringle articulée sur lui et solidaire en translation à son autre extrémité de l'axe du disque coupeur0 10.Machine, suivant l'une quelconque des revendications 1 et 5, caractérisée en ce que, à llentrée du dispositif d'arrachage des feuilles, le pied est basculé, avec les becs qui ltenserrent, d'un angle de 900, les axes des becs étant en deux parties, une douille de guidage, et un axe solidaire du bec, percé à intervalles réguliers de 90Ode trous dans lesquels sont disposés des ressorts qui agissent sur des billes coopérant avec des creux dans la douille, et en ce qu'une butée, prévue dans le rail, arrete un ergot solidaire de l'axe du bec lors de l'avancée de celui-ci dans le rail et provoque ainsi le basculement du bec -dlun angle de 900. 11. Machiner suivant l'une quelconque des revendications 1, 5 et 10, caractérisée en ce que le bec n'est pas solidaire en rotation de son axe qui est lié à la chaîne, et en ce qu'il suit la courbure du rail pour arriver à l'horizontale, avec le pied qu'il enserre, à l'entrée du dispositif d'arrachage des feuilles sans être basculé de 900. 12. Machine, suivant l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisée en ce qu'un ventilateur, électrique ou actionné par la prise de force du tracteur, envoie de l'air sur les feuilles, les écartant ainsi du pied et les rendant plus faciles à saisir par le dispositif d'arrachage des feuilles. 13. Machine, suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le dispositif d'arrachage des feuilles comporte deux arrache feuilles qui sont essentiellement constitués par une bande transporteuse pourvue à sa partie tournée vers l'extérieur de raquettes, disposées à intervalles réguliers, pour l'arrachage des feuilles et en ce que la bande transporteuse est entraînée à une extrémité par un rouleau, par l'intermédiaire d'un arbre, par un réducteur accouplé à la prise de force du tracteur. 14. Machine, suivant l'une quelconque des revendications 1 et 13, caractérisée en ce que les arrache-feuilles avancent à la rencontre du pied pour saisir les premières feuilles, le mouvement d'avancée des arrache-feuilles étant rendu possible grâce à un deuxième rouleau mobile en translation sur le châssis de la machine, et déplaçable au moyen dtune bielle montée sur un volant entraîné par un pignon de la boite de vitesse actionnée par les roues principales de la machine ; et en ce qu'un troisième rouleau, déplaçable et guidé sur le châssis dans un mouvement vertical, et entraîné dans ce mouvement par une autre bielle fixée sur la face opposée du volant, fonctionne comme tendeur des bandes transporteuses tant pendant le mouvement d'avance que pendant le mouvement de retour des arrache-feuilles. 15. Machine, suivant llune quelconque des revendications 1 à 14, caractérisée en ce que les rails de guidage des becs sont vrillés d'au moins 900 pour permettre au pied de subir une rotation afin de présenter toutes ses feuilles devant les raquettes. 16. Machine, suivant la revendication 15, caractérisée en ce que les arrache-feuilles sont décalés en hauteur l'un relativement à l'autre, et tournent en sens inverse, pour éviter que les feuilles ne soient déchirées par les raquettes, l'un des arrache-feuilles arrachant les feuilles avec sa partie supérieure, l'autre les arrachant avec sa partie inférieure et les laissant tomber sur une bande transporteuse 17. Machine, suivant l'une quelconque des revendications 1 à 16, caractérisée en ce que le pied .est de nouveau basculé en position verticale à la sortie du dispositif d'arrachage des feuilles, puis les rails s'écartent pour revenir vers la partie avant de la machine et laisser tomber le pied dans le broyeur de pied. 18. Machine, suivant l'une quelconque des revendications 1 à 17, caractérisée en ce que des glissières ou des bandes transporteuses dirigent les feuilles des arrache-feuilles vers les machines à coudre. 19. Machine, suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les machines à coudre sont constitués par une bande transporteuse qui entraîne les feuilles sous un ensemble écarteur de feuilles, puis les amène sous le dispositif de couture à la sortie duquel, suivant un programme pré-établi, les guirlandes de feuilles sont coupées à la longueur désirée par un dispositif de coupe. 20. Machine, suivant l'une quelconque des revendications 1 et 19, caractérisée en ce que deux roues de diamètres différents et portant des encoches constituent l'ensemble écarteur de feuille, la plus petite, entraînée par la pression des feuilles et par frottement sur la bande transporteuse et ayant des encoches larges, réalisant un écartement grossier des feuilles, et la plus grande, entral- née par la plus petite, et portant des encoches ayant juste la largeur correspondant à ltépaiss.eur d'une nervure de feuille, réalisant un écartement dés feuilles pour les délivrer prêtes.à être cousues. 21. Machine, suivant l'une quelconque des revendications 1, 19 et 20, caractérisée en ce que le dispositif de couture, constitué par les bandes de pression des feuilles sur la bande transporteuse, et par une aiguille, est actionné,- avec la bande transporteuse et le dispositif de coupe des guirlandes, par la prise de force du tracteur. 22e Machine, suivant l'une quelconque des revendications 1 et 19 à 21, caractérisée en ce qu'un micro-contact à palpeur, destiné à détecter la piesence de feuilles est monté devant l'ensemble écarteur ; et en ce que ce micro-contact ouvre un circuit qui débraye automatiquement l v achine à coudre dès qu'il n'y a plus de feuilles sur le palpeur. 230 Machine, suivant l'une quelconque des revendications 1- et 19 à 22, caractérisée en ce qu'un deuxième contact, manuel, est disposé sur le tracteur et permet d'embrayer la machine à coudre, même si le micro-contact est ouvert, pour permettre la couture des feuilles se trouvant encore entre l'ensemble écarteur et le dispositif de couture. 24e Machine, suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les dispositifs de transport et de chargement constitués par une bande transporteuse fortement vrillée à sa partie arrière et pourvue d'une bordure destinée à -retenir les parties avant des guirlandes transportent ces dernières au-dessus d'une remorque accrochée à la machine, les guirlandes atteignant alors une position verticale de rupture d'équilibre, tombant sur cette remorque. 25. Machine, suivant l'une quelconque des revendications 1 et 24, caractérisée en ce que les dispositifs de transport et de chargement sont rabattus par-dessus les machines à coudre pour le transport sur route. 26e Machine, suivant l'une quelconque des revendications 1 à 25, caractérisée en ce qu'une barre d'attelage, escamotable pendant le travail, est prévue à l'avant de la machine pour le transport de celle-ci sur route.