La présente invention concerne un'procédé pour le marquage des touches d'un clavier å touches, notamment d'un clavier de machine à calculer ou d'autres machines électriques ou électroniques comportant un grand nombre de touches de commande. L'invention vise également les claviers à touches ainsi réalisés. On sait que sur de nombreuses machines électriques ou électroniques les touches de commande, qui peuvent être constituées chacune par le bouton-poussoir d'un commutateur électrique, sont souvent groupées sous forme de clavier et que chacune de ces touches doit porter un repère distinctif (chiffre, couleur, symbole) définissant la fonction de chaque touche. Au montage de ces claviers, l'opérateur doit donc prendre soin de choisir chaque touche individuellement (ou chaque commutateur) pour la monter a l'emplacement qui lui est réservé sur le clavier. Un tel montage demande donc du soin, prend du temps et nécessite un contrôle pour éliminer les montages défectueux.. Toutes ces opérations sont encore plus délicates dans le cas où les touches sont nombreuses et de petites dimensions, comme par exemple sur les calculatrices miniatures ou les machines comptables. La présente invention remédie a ces inconvénients et permet de réaliser d'un seul coup le marquage de la totalité des touches d'un clavier, sans aucun risque d'erreur. L'invention a pour objet un procéde qui consiste a grouper les touches non marquées suivant la configuration du clavier; à préparer une feuille mince alvéolée dont les alvéoles sont répartis suivant ladite configuration, chaque alveole étant marqué d'un repere distinctif et ayant en creux une forme complémentaire de chaque touche; a disposer ladite feuille alvéolée en correspondance au-dessus des touches du clavier; à séparer les alvéoles de la feuille et a enfoncer lesdits alveoles marqués et séparés sur les touches correspondantes pour les coiffer. Grâce a ce procédé, toutes les touches sont coiffées d'un seul coup et portent ainsi chacune, sans risque d'erreur, le repère distinctif qui lui est propre. De préférence, la feuille mince alvéolée est une feuille transparente et les repères sont portés sur la face envers dé la feuille, si bien qu'ils sont vus par transparence mais ne peuvent être effacés par le frottement des doigts de l'opérateur sur le clavier. Suivant une forme préférée de réalisation, le marquage des touches est effectué sur un clavier constitué par le groupement de commutateurs électriques bouton-poussoir du type décrit dans la demande de brevet français nO 76-18 206, au nom de la Demanderesse, déposée le 16 juin 1976. L'invention sera bien comprise à la lecture de la description détaillée qui suit et à l'examen des dessins joints, donnés dans un but non limitatif, et qui representent un mode de réalisation de l'invention. Sur ces dessins les figures la-lb-lc sont des vues en perspective illustrant la préparation de la feuille alvéolée; la figure 2 est une vue schématique en coupe montrant la mise en place de la feuille alvéolée sur les touches d'un clavier; la figure 3 représente une autre forme de réalisation d'un alvéole. Suivant l'invention, on utilise une feuille plane mince 2, de préférence en matière thermoformable, transparente (figure la). Cette feuille est taillée sensiblement aux dimensions du clavier dont on veut repérer les touches. Sur la feuille on reproduit, par un procédé d'impression quelconque, les repères individuels des touches, chacun à l'emplacement de la touche correspondante sur le clavier assemblé. C'est ainsi que dans le cas de la figure -lb, destinée au marquage d'un clavier a 9 touches, la feuille 2' porte les chiffres de 1 a 9, chacun étant entouré ou non d'un cadre imprimé 4. Dans le cas préféré où la feuille mince est transparente, l'impression est avantageusement faite à l'envers, sur le verso de la feuille. Le marquage peut aussi être constitué par des couleurs différentes ou des symboles tels que+, -, x Dans le stade suivant du procédé suivant l'invention, on effectue une opération de formage, notamment de thermoformage, pour faire venir, sur la feuille mince préalablement marquée, des alvéoles 6 en nombre correspondant aux touches du clavier et à leur emplacement (figure ic). Le repère apparatt donc au sommet de chaque alvéole, chacun de ces alvéoles ayant une forme complémentaire de la forme de la touche correspondante du clavier. Sur la figure lc, on a représenté'des alvéoles de forme troncpyramidale, mais ces alvéoles pourraient autre cylindriques ou tronconiques suivant la forme des touches du clavier. Bien entendu, certaines touches peuvent être plus grosses que les autres, ou de forme différente (par exemple le 0 sur les calculatrices) et il en sera de même pour I'alvéole correspondant. La feuille alvéolée 2" constitue donc un produit intermédiaire qui porte, sans risque d'erreur, tous les repères désirés du clavier, à l'emplacement désiré. En plus des marquages visibles faits par impression, ou par tout autre procédé de reproduction, sur la feuille mince, on peut prévoir également des marquages tactiles constitués par des parties en relief, qui peuvent être produits au cours de l'opération de thermoformage. C'est ainsi que l'une des touches, par exemple la touche 5 sur une calculatrice, peut comporter un picot en saillie. Le dernier stade du procédé consiste à coiffer toutes les touches du clavier avec la feuille alvéolée Z" et à séparer les alvéoles les uns des autres. Ce dernier stade peut être effectué en une seule opération, comme cela est schématiquement représenté sur la figure 2. On dispose la feuille alvéolée sur une plaque fixe ajourée ou mandrin 8, les alvéoles 6 se trouvant en coincidence avec les ajours 10 du mandrin 8. En-dessous du mandrin 8 on dispose, en position fixe, le clavier tout monté dont on se propose de marquer les touches. Sur la figure 2, on a schématiquement représenté ce clavier par une rangée de trois touches 12 qui sont montées sur une platine 14, chaque touche 12 se trouvant juste en-dessous de l'alvéole correspondant 6. Les touches 12 peuvent commander, directement ou indirectement, des commutateurs électriques, non représentés, établissant les circuits correspondant à la touche considérée. On fait ensuite descendre, suivant la direction des flèches 16, un outil de découpage 18. Cet outil de découpage comporte autant de poinçons de découpage 20 qu'il y a d'alvéoles, ces poin çons étant bien entendu répartis sur l'outil selon la même configuration que les touches sur le clavier. Les poinçons ont une forme tubulaire et, selon la forme des touches, ils peuvent avoir une section ronde, rectangulaire ou carrée. Dans le premier temps de la descente de l'outil 18, les poinçons 20 viennent découper la feuille mince 2" autour de chaque alvéole, ceux-ci se trouvant ainsi séparés les uns des autres et de la feuille de base. En poursuivant la descente de l'outil, chaque poinçon 20 entrain son alvéole 6, qui est poussé par le fond 22 du poinçon, jusqu'à ce que l'alvéole vienne coiffer la touche 12 correspondante. L'alvéole peut être retenu sur la touche par simple serrage ou bien on peut prévoir de mettre un adhésif prealablement sur les touches. Toutes les touches se trouvent ainsi coiffées en même temps, sur le clavier tout monté, sans aucun risque d'erreur et très rapidement. Dans le cas de la figure 2, on a représenté des poinçons 20 qui découpent les alvéoles au ras de leur base, mais on peut également prévoir, comme il est représenté sur la figure 3, de laisser subsister, au découpage, une collerette 24 entourant le pied de l'alvéole 6. Cette collerette vient reposer sur un épaulement de forme correspondante qui peut être prévu sur la touche. L'invention est particulièrement.avantageuse dans le cas où le clavier est constitué par groupement de commutateurs miniatures à bouton-poussoir du type décrit dans la demande de brevet précitée. I1 est ainsi possible de réaliser économiquement des claviers avec touches repérées comportant un grand nombre de touches sur une petite surface de clavier. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit et représenté, elle est susceptible de nombreuses variantes, accessiblesà lthomme de l'art, suivant les applications envisagées et sans s'écarter pour cela de l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Procédé pour le marquage des touches d'un clavier à touches, caractérisé en ce qu'if consiste : grouper les touches non marquées suivant la configuration du clavier; à preparer une feuille mince alvéolée dont les alveoles sont répartis suivant ladite configuration, chaque alvéole étant marqué d'un repère distinctif et ayant en creux une forme complémentaire de chaque touche; à disposer ladite feuille alvéolée en correspondance audessus des touches du clavier; à séparer les alvéoles de la feuille et à enfoncer lesdits alvéoles marqués et séparés sur les touches correspondantes pour les coiffer. 2.- Procédé suivant la revendication I, caractérisé en ce qu'il consiste, pour préparer la feuille alvéolée précitée, à tailler une feuille plane mince, en matière thermodéformable, sensiblement aux dimensions du clavier; à imprimer sur ladite feuille, a des emplacements correspondant aux emplacements des touches, les repères distinctifs choisis; puis à thermoformer ladite feuille dans un moule alvéolé pour y faire venir les alvéoles précites dont au moins le sommet porte ledit repère. 3.- Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la feuille plane mince est une feuille transparente et en ce que l'impression des repères est effectuée sur la face envers de la feuille qui se trouvera au fond des alvéoles, grâce à quoi, après mise en place des alvéoles sur les touches, les repères distinctifs sont vus par transparence et, par conséquent, protégés de l'usure. 4.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications pré cédentes, caractérisé en ce qu'il consiste à effectuer la séparation des alvéoles et leur enfoncement sur les touches en une seule opération au moyen d'un outil à poinçons creux qui, dans un premier temps, découpe la feuille tout autour de chaque alvéole et qui, en poursuivant son mouvement, enfonce les alvéoles sur les touches pour les coiffer toutes à la fois. 5.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications pré cédentes, caractérisé en ce que les repères imprimés sur la feuille mince font partie du groupe comprenant les chiffres, les lettres, les symboles, les couleurs. 6.- Procedé suivant l'une quelconque des revendications pré édentes, caractérisé en ce que, au cours de l'opération de thermo formage des alvéoles, on fait venir, sur le sommet des alvéoles, des parties en creux ou en relief, notamment des picots, constituant des repères distinctifs tactiles 7.- Produit industriel, caractérisé en ce qu'il est constitué par une feuille mince alvéolée; en ce que chaque alvéole porte un repère distinctif imprimé; en ce que les alvéoles qnt une forme complémentaire de la forme des touches d'un clavier; et en ce que lesdits alvéoles sont répartis, sur ladite feuille, suivant la même configuration que les touches sur le clavier. 8.- Clavier à touches, caractérisé en ce que le marquage des touches est effectué par un procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 a 6, au moyen d'une feuille alvéolée suivant la revendication 7. 9.- Clavier à touches du type constitué par le groupement de commutateurs électriques à bouton-poussoir tels que décrits dans la demande de brevet français nO 76-18 206, ledit clavier étant caractérisé en ce que le marquage des touches est effectué par un procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, au moyen d'une feuille alvéolée suivant la revendication 7.