L'invention concerne un procédé pour projeter des désoxydants dans de l'acier fondu et un appareil de projection continue utilisé dans ce procédé. Généralement, dans le cas où on a complètement fondu un acier dans un four de fabrication d'acier tel qu'un convertisseur, un four Martien ou un four électrique et où on doit le couler dans une poche, on effectue une opération de désoxydation visant à ramener à un niveau fixé la quantité d'oxygène contenue dans l'acier fondu en ajoutant une quantité appropriée d'un élément désoxydant tel que Nn, V, Si, B, li, Tri, Ca ou Ng, sous la forme d'un désoxydant simple ou composé, afin de pouvoir fabriquer dans une étape ultérieure des lingots effervescents, semi-calmés ou calmies. On ajoute aussi un tel élément désoxydant pour donner à l'acier des propriétés physiques et mécaniques requises, en le fondant en tant qu1élément d'alliage dans l'acier. Généralement, ce désoxydant a une densité tellement inférieure à celle de l'acier fondu que si on l'ajoute par un procédé ordinaire d'addition à l'acier fondu à couler dans une poche, il flotte à la surface de l'acier fondu avant de s'y dissoudre. Or, cet élément désoxydant a une si grande affinité pour l'oxygène qu'avant de se dissoudre et de se diffuser dans l'acier fondu, il se déchargera du four dans la poche en mSme temps que l'air atmosphérique et l'acier fondu, sera oxydé par la couche de scories recouvrant la surface de l'acier fondu et effectuera donc une désoxydation moindre que celle attendue.Par suite, le rendement de l'élément désoxydant est notablement diminué et devient 51 fluctuant qu'il est difficile d'assurer actuellement la constance de la nature du lingot et de la qualité de l'acier. On a utilisé, pour éliminer ces défauts mais sans y parvenir complètement, un procédé dans lequel on ajoute une matière obtenue en alliant l'élément désoxydant à un autre élément métallique de densité élevée ou un procédé dans lequel on enferme l'élément désoxydant dans un récipient et on plonge le récipient dans la poche de manière à incorporer l'élément. L'un des buts de l'invention est d'éliminer ces inconvénients en fournissant un procédé de projection d'un désoxydant dans de l'acier fondu dans lequel, lorsqu'on ajoute un élément d'alliage désoxydant à de l'acier fondu, la perte par oxydation due au contact avec l'air et les scories est complètement éliminée, le rendement du désoxydant est amélioré et stabilisé, le coût en désoxydant étant donc réduit, et la qualité de 1 'acier est stabilisée. Selon le procédé de l'invention, on peut désoxyder un acier effervescent dans un moule de coulée en y projetant un désoxydant après l'effervescence ou pendant sa coulée continue de manière à obtenir un acier homogène portant une couche effervescente à sa surface. Un autre but est de fournir un appareil de projection continue d'un désoxydant pouvant servir dans le procédé cidessus. Dans les dessins la figure 1 est une vue schématique générale d'un appareil pour la mise en oeuvre de l'invention; la figure 2 est une vue en coupe d'un appareil de projection utilisant une pression de fluide; la figure 3 est une vue schématique d'un appareil de projection utilisant la pression d'un ressort; la figure 4 est une vue schématique d'un appareil de projection utilisant de la poudre propulatse; la figure 5 est une vue en perspective d'une unité d'addition d'élément d'alliage désoxydant; les figures 6 et 7 montrent chacune un graphique illustrant une méthode permettant de déterminer les dimensions de l'unité d'addition d'un élément d'alliage désoxydant à utiliser dans l'invention et les conditions de projection caractérisant l'invention;; la figure 8 est une vue schématique d'un appareil de coulée continue muni d'un appareil de projection de désoxydant la figure 9 est une vue schématique montrant la projection d'un désoxydant dans de l'acier fondu effervescent. La figure 1 illustre la mise en oeuvre de 1 'invention avec un appareil de projection continue utilisant une pression de fluide comme énergie de projection. Quand on projette de façon continue, vers la surface de l'acier fondu d'une poche 2, des unités d'addition d'un élément d'alliage désoxydant 5 en forme d'une fusée à partir d'un appareil de projection 4 orienté vers le bas juste au dessus de la poche 2, l'élément d'alliage désoxydant ajouté à l'acier fondu est propulsé dans l'acier 3, arrive à proximité du fond de la poche 2 sans heurter ce fond et remonte alors vers la surface de 1 'acier fondu.Quand on applique le procédé de l'invention, l'élément d'alliage désoxy dut ajouté se dissout complètement pendant qu'il est propulsé puis remonte au sein de l'acier fondu en se diffusant dans l'acier fondu de sorte que l'on peut éviter toute perte d'opy- dation due à la réaction sur l'air ou les scories. La figure 2 montre un mode de réalisation d'un appareil de projection continue utilisant une pression de fluide comme énergie de projection que l'on peut utiliser dans le procédé de l'invention. On explique ci-après le fonctionnement de l'appareil de projection continue On introduit dans un cylindre rotatif 7, par un orifice de chargement 6, une unité d'addition 5 contenue dans un maga- sin. Quand le cylindre rotatif 7 tourne, l'unité d'addition susdite 5 tourne on direct4cn d'un tube de projection 9. En iSie temps qu'elle tourne, un gaz comprimé est injecté à l'arriè- re de l'unité d'addition à travers un orifice d'injection de gaz comprimé 9 de sorte que l'unité d'addition est projetée hors du tube de projection 8.Par rotation du cylindre rotatif susdit, les unités d'addition sont projetées de façon continue. La vitesse de l'unité d'addition projetée est réglée par la pression du gaz comprimé. La figure 3 montre un appareil de projection continue utilisant la pression d'un ressort comme énergie de projection. Des unités d'addition 5 sont projetées par 11 élasticité d'un ressort 10. Par la rotation d'une came 11, les unités d'addition sont projetées de façon continue. En outre, la force du ressort 10 peut être réglée au moyen d'une denture 12 de sorte que l'on peut faire varier la vitesse de l'unité d'addition. La figure 4 montre un appareil de projection continue utilisant une poudre comme énergie de projection. Des unités d'addition sont projetées de façon connue au moyen d'une charge propulsive selon le principe du pistolet automatique. La vitesse de l'unité d'addition 5 est réglée par la quantité de poudre contenue dans la cartouche. Un exemple de la forme d'une unité d'addition d'élément d'alliage désoxydant utilisable dans l'invention est représenté par la figure 5. La forme en fusée est particulièrement préférable de muière à minimiser la perte de vitesse que subit l'unité d'addition lorsqu'elle frappe la surface de l'acier fondu et progresse dans celui-ci. Le rapport entre la longueur du fût et le diamètre est, de préférence, compris entre 4:1 et 7:1, mais peut prendre n'importe quelle valeur.On peut utiliser une autre forme que la forme en fusée, par exemple celle d'une colonne ou d'une sphère. a outre, comme sur la figure 5, des ailettes stabilisatrices 5' peuvent être adaptées à la queue de l'unité d'addition ou bien un morceau de métal plus dense que l'unité d'addition, par exemple en fer, peut titre adapté au nez de façon que la position de l'unité d'addition lorsqu'elle est propulsée dans l'acier fondu puisse être stabilisée verticalement. On peut également utiliser une coquille ioulé. en aluminium, en papier ou en une matière organique et chargée d'une unité d'addition d'élément d'alliage désoxydant. La première particularité du procédé d'addition selon l'invention est que des unités d'élément d'alliage désoxydant sont projetées à partir d'un appareil de projection continue de manière à avoir une vitesse initiale appropriée pour être propulsées dans l'acier fondu contenu dans une poche sans venir heurter la surface du fond de la poche. La deuxième particularité est que l'élément d'alliage désoxydant a une forme et une taille telles que, tandis qu'il est propulsé, puis remonte au sein de l'acier fondu, il puisse se dissoudre complètement et diffuser dans l'acier fondu0 Un mode de détermination de la forme, des dimensions et des conditions de projection d'une unité d'addition d'élément d'alliage désoxydant sera expliqué en détail dans le cas où l'unité d'addition est en aluminium. Le mouvement d'une unité d'addition projetée, tandis qu'elle traverse l'acier fondu jusqu'à son arrêt, est défini par l'équation dans laquelle m est la masse de l'unité d'addition, A5 est la densité de l'unité d'addition, est la densité de l'acier fondu, u est la vitesse de l'unité d'addition dans l'acier fondu, g est l'accélération de la pesanteur, CD est le coefficient de résistance de l'unité d'addition, et S est l'aire de section transversale de l'unité d'addition Si l'on divise les deux membres de l'équation par m =I V , on obtient Si l'on représente par K le coefficient de perte de vitesse par la résistance de l'air et par la pénétration de l'unité d'addition dans l'acier fondu, si l'on représente par X la profondeur de projection de l'unité d'addition et si l'on résout l'équation ci-dessus, la vitesse initiale u0 de l'unité d'addition sera D'autre part, le temps que met l'unité d'addition à traverser l'acier fondu et à remonter est représenté par l'équation: dans laquelle T1 est le temps pendant lequel l'unité d'addition travers se l'acier fondu et remonte dans celui-ci,- et C'D est le coefficient de résistance au flottement de l'unité d'addition dans l'acier fondu. Quand on mesure dans une expérience modèle le coefficient de perte de vitesse K, le coefficient de résistance à la pénétration CD et le coefficient de résistance au flottement C'D on obtient E = 1,25, CD = 0,104 et 0,D = 7,0 pour une unité d'addition en aluminium en forme de fusée. Les résultats obtenus en déterminant la relation entre le temps de pénétration et de remontée de l'unité d'addition en aluminium et le diamètre et la profondeur de pénétration de l'unité et en mesurant la relation entre le temps de dissolution complète T2 de l'aluminium plongé dans l'acier fondu et le diamètre de l'unité d'addition en aluminium sont indiqués sur la figure 6.Pour satisfaire aux conditions du procédé de l'invention, il est nécessaire que l'unité d'addition projetée dans l'acier fondu se dissolve complètement avant de remonter jusqu'à la surface de l'acier fondu et il faut que la relation T2 T1 T1 (5) soit satisfaite. Autrement dit, on peut déterminer des conditions de projection telles que, pour le diamètre de l'unité d'addition en aluminium, sa profondeur de pénétration se situe au-dessus de la courbe de dissolution de l'aluminium de la figure 6. Les résultats obtenus en déterminant la relation entre la vitesse initiale de projection de l'unité d'addition en aluminium et le diamètre et la profondeur de pénétration de l'unité, d'après la formule (3), et les valeurs mesurées de K et CD sont indiquée sur la figure 7.En outre, d'après la relation entre la limite de dissolution complète de l'aluminium et le diamètre et la profondeur de projection de l'unité d'addition en aluminium sur la figure 6, on détermine la limite entre le domaine de dissolution complète et le domaine de dissolution incomplète et cette ligne limite de vitesse initiale de projection est représentée par l'équation u0 = 10 - 0,025 d + 0,016 d2. D'après la figure 7, quand on détermine des conditions telles que la vitesse initiale de projection uO satisfasse à la relation : 2 u0 > 10 - 0.025d + 0.016d dans laquelle d est le diamètre (n") de l'unité d'addition en aluminium, on peut atteindre le but de l'invention avec des diamètres de 5 à 50 mi de l'unité d'addition en aluminium, quand la profondeur d'acier fondu dans la poche est de 100 à 400 cm après coulée. On décrira maintenant un exemple de mise en oeuvre de l'invention. L'appareil de projection continue utilisé est placé verticalement à I n au dessus de la surface d'acier fondu contenu dans une poche d'une capacité de 1 t. La capacité de projection continue est de 60 unités/mn. On utilise pour la projection de l'argon comprimé ou de l'air comprimé. La pression de projection (au manomètre) est de 0,5 kg/cm2, la vitesse initiale de projection est de 20 m/s et la profondeur de pénétration de l'unité d'addition est de 1 m. L'unité d'addition en aluminium présente la forme d'une fusée dont la partie médiane cylindrique a une longueur de 28,75 mm et un diamètre de 20 mi, la partie de tette a une longueur de 34,5 mm, la partie de queue a une longueur de 51,75 mi. L'épaisseur des ailettes stabilisatrices est de 0,7 mm et leur longueur est de 40 mm. La longueur totale de l'unité est de 155 mm et son poids est de 67 g. On ajoute 1139 g d'aluminium (en 17 unités d'addition) par le procédé d'addition selon l'invention à 1 t d'acier fondu entre 1600 et 1620 C coulé dans une poche. La proportion d'aluminium en solution solide va de 0,02 à 0,05 X et la proportion visée est de 0,03 %. Le tableau I illustre un exemple de composition du bain d'acier après l'addition d'aluminium. On a indiqué, à des fins de comparaison, le cas d'un procédé d'addition ordinaire dans lequel on incorpore de l1aluminium ou un alliage Fe-Al dans la poche pendant la coulée, avec l'objectif d'obtenir la même teneur en aluminium en solution solide.Comme le montre le tableau I, si l'on ajoute de l'aluminium par le procédé de l'invention, avec une addition d'aluminium à peu près deux fois moindre on obtient toute teneur désirée en aluminium en solution solide et on peut ajouter celui-ci uniformément. Belon l'invention, comme on l'a mentionné plus haut, on ajoute de façon continue et forcée au moyen d'un appareil d'addition continue des unités d'addition d'élément d'alliage disoxy- dant de façon qu'elles arrivent à proximité du fond de l'acier fonda et se dissolvent en remontant. De la sorte, on peut améliorer et stabiliser le rendement de façon qu'il soit plus élevé que dans un procédé d'addition usuel. TABLEAU I Désoxydant Composition du bain d'acier (%) Gaz com- Echan Procédé Proportion primé tillon Moment Al en sod'addi- Nature ajoutée utilisé N lution tion (g/t) C Si Mn O solide Avant l'addition d'Al 0,05 traces 0,34 0,065 Selon Argon 1 Après l'addition d'Al 0,06 traces 0,35 0,005 0,035 l'inven- Avant l'addition d'Al 0,05 traces 0,32 0,070 tion Al 1139 2 Après l'addition d'Al 0,05 traces 0,32 0,007 0,030 Avant l'addition d'Al 0,06 traces 0,37 0,059 Air 3 Après l'addition d'Al 0,06 traces 0,35 0,008 0,032 Avant l'addition d'Al 0,05 traces 0,36 0,060 4 Après l'addition d'Al 0,05 traces 0,36 0,005 0,029 Avant l'addition d'Al 0,05 traces 0,33 0,068 Procédé 5 Après l'addition d'Al 0,062 traces 0,31 0,006 0,028 ordinai- Al 2000 - Avant l'addition d'Al 0,05 traces 0,38 0,058 re d'ad- 6 Après l'addition d'Al 0,05 traces 0,36 0,009 0,051 dition Avant l'addition d'Al 0,05 traces 0,35 0,064 pendant 7 Après l'addition d'Al 0,06 traces 0,35 0,007 0,045 la cou- Fe-Al 3600 - Avant l'addition d'Al 0,05 traces 0,37 0,069 lée (50% (1800 8 Après l'addition d'Al 0,06 traces 0,36 0,005 0,026 Al) d'Al Ci-après,on décrit un procédé de fabrication de lingots d'acier homogènes comportant une couche effervescente à leur surface, dans lequel on désoxyde l'acier fondu dans une lingotière en projetant dans l'acier fondu des unités d'addition d'élément d'alliage désoxydant par le procédé de 1 'bIvention après une effervescence. La partie superficielle d'un acier effervescent est recouverte d'une phase de fer très pure appelée couche effervescente et par suite, le produit en acier effervescent présente une belle surface et est excellent du point de vue de son aptitude au formage, au placage et au soudage. L'invention a pour objet un procédé d'obtention d'un excellent acier conservant les caractéristiques de surface de l'acier effervescent ci-dessus et présentant l'uniformité nnter- ne et l'absence de vieillissement d'un acier calmé et qui est avantageux lorsqu'on veut obtenir un acier ne vieillissant pas et pouvant être embouti et étant, en particulier, désoxydé intérieurement au moyen d'aluminium. On a déjà tenté de désoxyder un acier effervescent dans un moule sur la base de ce genre d'idées I1 s'agit d'un procédé visant à uniformiser un désoxydant au sein d'un lingot d'acier en coulant de l'acier fondu dans une lingotière jusqu'à ce qu'il se trouve presque juste en dessous de la tête d'alimentation, puis en ajoutant un désoxydant solide ou liquide pendant que l'on coule le reste de l'acier fondu, de façon que l'on puisse bénéficier de l'action produite par l'écoulement en chute libre de l'acier fondu coulé. il existe aussi un procédé dans lequel, une fois que la quasi-totalité de l'acier fondu a été coulé dans une lingotière, on ajoute un désoxydant sur la surface supérieure puis on laisse la surface supérieure se solidifier et le désoxydant diffuser uniquement de lui-même au sein de l'acier. Dans le premier procédé, l'uniformisation du désoxydant ne pose pas de problèmes notables et l'intérieur de l'acier a les caractéristiques d'un acier calmé. On peut donc utiliser ce procédé comme un procédé simple d'obtention d'un acier calmé. Toutefois, dans ce procédé, étant donné que l'on ajoute le désoxydant après la coulée, la durée de l'action d'effervescence susdite est Si courte qu'elle est insuffisante pour former une couche effervescente de bonne qualité dans la partie superficielle et, même si l'on retarde l'addition de l'acier fondu @@@@@@@@, une surface défecteuse se formera le plus souvent. : ns le second procédé, le désoxydant ne se -pese a uniformément et, dans la partie de tête où l'on ajoute le désoxydant, la désoxydation est excessive et l'inclusion de composé non métallique est importante. De plus, dans le procéde généralement appliqué a v projette un désoxydant dans de l'acier fondu, non seulement dans le cas où l'on projette le désoxydant dans la poche mais aussi dans celui où on le projette dans la lingotière, le désoxydant, avant de se dissoudre dans 1 'acier fondu, réagit avec l'air ambiant en formant un oxyde qui peut être entratné dans l'acier fondu et rester comme inclusion non métallique dans le produit.En outre, le degre de cette oxydation par l'air fluctue selon les conditions d'addition dans une mesure telle qu'il est difficile de prévoir quelle quantité du désoxydant réagira effectivement sur l'acier fondu ou restera, et, par suite, la qualité de l'acier obtenu varie nécessairement. L'exemple décrit ci-après illustre un procédé qui élimine les défauts susdits des procédés usuels. Comme le montre schématiquement la figure 8, des rails 13 étant positionnés sur une plateforme prévue à une hauteur appropriée le long d'une lingotière 1, on place sur ces rails un chariot 15 muni de roues 14 qui est équipé d'un appareil de projection d'unités d'addition de désoxydant 5 selon l'invention. Cet appareil de projection 4 qui contient de nombreuses unités d'addition de désoxydant en forme de balles, par exemple en aluminium ou en un alliage d'aluminium, est monté sur le chariot de façon à pouvoir projeter les unités d'addition de désoxydant à travers un tube de projection 8, à l'aide d'une source d'énergie appropriée, par exemple une pression de fluide. La direction de projection de l'unité d'addition de désoxydant est modifiée par un guide tubulaire courbe 16 de façon qu'elle soit projetée directement au centre de la lingotière 1. La structure de l'unité d'addition 5 n'est pas en ellemême critique, mais si on lui donne la forme d'une fusée com- prenant un corps 5 et des ailettes stabilisatrices 5', par exemple comme le montre la figure 5, elle peut arriver directement en ligne droite, dans la partie profonde de la lingotière. Avec l'appareil de projection ci-dessus, une fois que l'on a provoqué une effervescence pendant 1 à 10 minutes après l'achèvement d'une coulée, on projette le nombre voulu d'unités d'addition de désoxydant à une vitesse telle qu'elles puissent atteindre la partie la plus profonde de la lingotière en un court moment. On décrit ci-après un exemple selon l'invention. On comme mence par couler de l'acier effervescent à 0,07 * C, 0,37% Nn, 0,008 % P et 0,016 % S dans une lingotière de 6,9 t ayant une section transversale carrée de 677 ma de côté et une hauteur de 2200 n, on provoque une effervescence pendant 5 minutes 30 secondes, puis on ajoute de l'aluminium à l'acier fondu contenu dans la lingotière au moyen de l'appareil de projection d'unités d'addition selon l'invention. La pression de projection des unités d'addition d'aluminium est de 8 kg/cm2, la vitesse à l'orifice du tube de projection est de 56 m/n, la vitesse à la sortie du guide tubulaire courbe est de 45 m/s et la profondeur de pénétration est de 1500 mm. Ainsi, l'unité d'addition d'aluminium est complètement dissoute au moment où elle est remontée à 400 me au-dessus du point le plis bai où on l'a projetée. L'unité d'addition a un diamètre de 11 ni et une longueur de 132 mn et elle a un poids de 29,1 g. On ajoute 234 de ces unités d'addition d'aluminium à raison de 600 unités par minute. La quantité d'addition est donc de 1 kg environ par tonne d'acier. Les données sont indiquées au tableau II ci-après. On dégrossit le lingot d'acier coulé en un bloom de 110 mm de diamètre dont on étudie le caractère de la section.On trouve que ce bloom est de bonne qualité, présente une couche effervescente de plusieurs millimètres en surface et a une teneur en aluminium dissous de 0,025 % dans la partie centrale. Les avantages obtenus dans cet exemple de l'invention sent les suivants , (1) étant donné que l'on fixe librement le moment oh les unités d'addition de désoxydant sont projetées, on peut poursuivre l'effervescence pendant le temps voulu et assurer la formation d'une couche effervescente suffisante dans la partie superficielle, (2) étant donné que les unités d'addition de désoxydant sont projetées dans l'acier fondu en un court noient, on peut utiliser à 100 % le désoxydant projeté da sorte que l'on peut améliorer le rendement du désoxydant et stabiliser la qualité, et (3) étant donné que l'on peut figer librement la profondeur de projection et la quantité de désoxydant, on peut plus facilement rendre uniforme la qualité de l'acier fondu. TABLEAU II Dans l'acier fon- Dans la partie du avant l'addi- centrale dn bloom tion d'li après 1'addition d'Al Composition de l'acier (%) a C 0,06 0,06 Si traces traces Nu 0,37 0,38 P 0,008 0,010 S 0,016 0,018 AI soluble traces 0,025 Temps de coulée 1,84 minute Température de coulée 1580 C Poids de coulée 6,9 t Noient d'addition dlAl 5,50 minutes après l'achèvement de la coulée Quantité d'Al ajoutée 6,8 kg Pression de projection 8 km/cm Pression de projection 8 kg/cm2 Vitesse à l'orifice du tube de projection 56 m/s Vitesse à la sortie du guide tubulaire 45 n/s Dimensions des unités 11 mm de diamètre et 132 mn d'addition d'Al de longueur Poids de l'unité d'ad dition d'Al 29,1 g Débit d'addition 600 unités/mn On décrira ci-après un procédé selon l'invention permettant d'obtenir, de façon constante, des aciers effervescents homogènes présentant une couche effervescente superficielle en projetant de façon continue des unités d'addition de désoxy- dant dans un acier fondu non solidifié, tout en synchronisant la vitesse de projection avec la vitesse de coulée pendant la coulée continue. On a déjà fait diverses tentatives pour produire des aciers effervescents par un procédé de coulée continue, mais on peut affirmer qu'aucun procédé excellent de fabrication à grande échelle n'a été mis au point jusqu'à présent. Les raisons en sont que, dans le procédé de coulée continue, la section de la lingotière étant plus petite que dans le cas d'une fabrication ordinaire de lingots, l'aire de contact avec la lingotière par unité d'aire de section du lingot- coulé est grande, et que, étant donné que la partie non solidifiée est très profonde, les bulles formées au moment de la solidification deviennent si nombreuses par unité d'aire de section du lingot que le mouvement du bain (effervescence) entraîné par la formation de ces bulles est trop fort de sorte que, dans certains cas, il existe une poussée venant du fond de la partie non solidifiée et qui est dangereuse. Par ailleurs, étant donné ces faits, dans la coulée continue, il existe une tendance à fabriquer des aciers calmés au silicium et calmés à l'aluminium plutôt que des aciers effervescents. toutefois, dans ces aciers caliés, les caractéristiques des aciers effervescents, telles que la belle surface et la grande aptitude au formage, sont dégradées. La dé soxydati on par traitement par le vide se pratique dans certains cas, mais elle a le défaut autre coûteuse, Aussi, l'exemple de l'invention, qui est décrit en détail ci-après, se rapporte à un procédé de coulée qui élimine les défauts des procédés usuels ci-dessus. Dans la fabrication d'un lingot d'acier effervescent ordinaire, c'est à une profondeur de 500 à 1000 mm sous la surface de l'acier fondu qu'il se produit effectivement une effervescence active. C'est pourquoi, même dans le cas de la coulée continue, du point de vue de l'action d'effervescence seulement, il faut que la partie plus profonde que celle qui est mentionnée soit désoxydée de façon forcée de manière que l'effervescence puisse seulement se produire dans la partie supérieure. D'autre part, étant donné que la partie appelée couche effervescente, qui caractérise l'acier effervescent et qui est du fer très pur, est formée par cette effervescence, 11 étendue sur laquelle on effectue cette altervescence pour obtenir cette coude est naturellement déterminée. De façon bien connue, l'épaisseur de coagulation D, en mat est donnée tar la formule dans laquelle T est le temps de solidification en minutes et k est une constante déterminée par les conditions de refroidis semant et a une valeur d'environ 26 dans la coulée continue. Donc, pour obtenir une épaisseur d'au moins 5 mm de la couche effervescente, T T = 0,037 minute (22 secondes). Cela signifie que dans le cas d'une vitesse d'extraction V de 2 m/mn, il peut se produire une action d'effervescence sur 74 mm en dessous de la surface du bain. Toutefois, étant donné que l'intensité de cette action d'effervescence n'est pas suffisante, il faut, pour obtenir l'intensité d'effervescence désirée, effectuer l'effervescence sur une profondeur d'environ 500 mm comme indiqué ci-après. lia relation entre l'épaisseur de la couche effervescente et la vitesse V et la position de désoxydation (distance = en dessous de la surface du bain) est donnée par la formule Etant donné qu'un bloom de qualité fixe doit avoir une couche effervescente d'épaisseur fixe, il faut que la position de désoxydation X varie avec la vitesse d'extraction V. Ed outre, quand on ne règle pas l'intensité de l'effervescence, on peut faire varier la position de désoxydation L dans les limites permises par l'épaisseur de la couche effervescente et, dans ce cas, la couche effervescente est déterminée par la formule (6). Autrement dit, on peut effectuer la désoxydation à la profondeur de désoxydation choisie en fonction de l'état de l'acier fondu, de la vitesse d'extraction et des conditions de refroidissement, on peut provoquer l'effervescence en un point moins profond que cette profondeur et on peut effectuer la désoxydation en pn point plus profond de manière à obtenir un bloom homogène. L'invention permet une telle désoxydation. Son principe est d'amener très rapidement un désoxydant à la vitesse de projection voulue dans la région inférieure de la partie non solidifiée d'un bloom, avec un appareil de projection d'unités d'addition de désoxydant en forme de balles disposé au-dessus de la lingotière, de sorte que le bloom soit désoxydé pendant la remontée du désoxydant. La figure 9 est une vue schéiatique illustrant la mise en oeuvre de l'invention. Dans un appareil de coulée continue usuel et bien connu de blooms par coulée de l'acier fondu 18 contenu dans un distributeur 17 dans un moule 20 refroidi à l'eau, par un orifice 19, on projette profondément de façon continue, un désoxydant dans la partie non solidifiée du bloom à une vitesse synchronisée avec la vitesse d'extraction du bloom, au moyen d'un appareil de projection d'unités d'addition de désoxydant 5 en forme de balles d'aluminium ou d'alliage d'aluminium, disposé latéralement au-dessus du moule. L'appareil de projection 4 contient de nombreuses unités d'addition 5 et consiste en un dispositif de projection utilisant, par exemple, une pression de fluide et en un guide tubulaire courbe 16. Les unités d'addition 5 sont formées d'un corps 5 et d'ailettes stabilisatrices 5' couve représenté sur la figure 5. On donne ci-après un exemple concret. L'acier utilisé est un acier très pauvre en carbone, contenant 0,05% C, 0,01 % Si et 0,050 % Mn, et de l'aluminium est employé comme désoxydant. L'aluminium se trouve sous la forme d'une unité d'addition ayant un diamètre D de 10 mm, une longueur X de 135 mn et un poids de 21,4 g. Les valeurs respectives de la formule (3), calculées en prenant comme profondeur de projection I = 800 mm, sont K = 1,25,A=6,9, #s - 2,7, CD = 0,146, S 3 0,785 cm2, Y . 7,92 cm . La vitesse initiale de projection uo est de 15,5 m/s. On projette l'unité d'addition d'aluminium ayant un diamètre de 10 mm de façon qu'elle atteigne la profondeur X et elle remonte alors par suite de sa flottabilité. Quand elle a remonté d'environ 400 mm, elle est complètement dissoute dans l'acier fondu. Le bloom présente une section transversale rectangulaire de 156 x 1040 mm, la vitesse d'extraction est de 1 m/mn, le taux d'addition de l'aluminium est de 750 g/t et on projette les unités d'addition d'aluminium décrites ci-dessus à raison de 298 unités/mn sous une pression de projection de 1,1 kg/cm2 71 28583 16 2147863 avec un appareil de projection comportant un tube de projection de 300 mm de longueur. On obtient un produit stabilisé par 0,03 % d'aluminium soluble et présentant une très belle couche superficielle. Etant donné que le taux en oxygène avant t l'addition d'aluminium était d'environ @ 0,04%, la perte en AI ajouté n'est que de 50 g/t, chiffre que l'on obtient en soustrayant de 750 g/t le rendement de désoxydation. L'efficacité de l'addition est par conséquent amélioré d'une façon remarquable. Les données importantes de l'exemple ci-dessus fi au tableau III. TABLEAU III Composition de Dans le cas de A l'intérieur du l'acier (%) l'acier fondu bloom C 0,05 0,05 Si 0,01 0,01 Mn 0,50 0,49 P 0,012 0,012 S 0,021 0,022 Al soluble traces 0,0 Température de coulée 1540 C Section du bloom 156 x 1040 mm Vitesse d'extraction 1 m/mn Pression de projection 1,1 kg/cm2 Vitesse à l'orifice du tube de projection 15,5 m/s Dimensions de l'unité d'addi- 10 mm de diamètre et tion d'Al 135 mm de longueur Poids de l'unité d'addition d'Al 21,4 g Débit d'addition 298 unités/mn R E V E N D I C A T I O N S 1. Procédé de projection d'un désoxydant dans de l'acier fondu, caractérisé en ce qu'on projette de fagon continue dans l'acier fondu des unités d'addition d'un désoxydant plus léger que l'acier fondu, à une vitesse initiale appropriée qui dépend de leurs dimensions et de la profondeur de 1 1acier fondu, à l'aide d'un appareil de projection en continu orienté vers l'acier fondu et disposé au-dessus de celui-ci, de façon que les unités d'addition se dissolvent pendant qu'elles pénètrent dans l'acier fondu et remontent au sein de celui-ci. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la vitesse initiale des unités d'addition est donnée par la formule Uo = K############ tg.cos-1 exp (-1(2.##.#CD.X) dans laquelle no est la vitesse initiale de projection en cm/s, K est le coefficient de perte de vitesse par suite de la résistance de l'air et du choc contre la surface de l'acier au moment où l'unité d'addition pénètre dans l'acier fondu, D etP5 sont les poids spécifiques respectifs en g/cm) de l'acier fondu et de l'unité d'addition, S et V sont respectivement la surface en cm2 et le volume en cm3 de l'unité d'addition, CD est le coefficient de résistance à la pénétration de l'unité d'addition dans l'acier fondu, g est l'accélération en cm/s2 due à la pesanteur, et I est la profondeur de pénétration en cm de l'unité d'addition dans l'acier fondu, x étant déterminé en fonction des dimensions de l'unité d'addition et de la profondeur de l'acier fondu. 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'on utilise un fluide comprimé, un ressort ou une poudre propulsive pour fournir l'énergie de projection à l'appareil de projection continue. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'on projette les unités d'addition de désoxydant dans de l'acier calmé contenu dans une poche. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que, après avoir coulé une masse fondue d'acier effervescent dans une lingotière et avoir provoqué une effervescence pendant 1 à 10 minutes, on projette dans l'acier fondu les unités d'addition de désoxydant. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caracterisé en ce que, pendant que l'on coule en continu un acier effervescent, on projette les unités d'addition de désoWb dant à une profondeur supérieure à 500 mm en dessous de la surface supérieure de l'acier fondu non solidifié dans le moule de coulée. 7. Appareil pour projeter de façon continue des unités d'addition de désoxydant, caractérisé en ce qu'il comprend un cylindre qui présente un tube d'introduction de fluide comprimé, un tube de projection adapté à ce cylindre pour projeter des unités d'addition de désoxydant au moyen du fluide comprimé, et un dispositif permettant d'amener une par une les unités d'addition au tube de projection. 8. Appareil pour projeter de façon continue des unités d'addition de désoxydant, caractérisé en ce qu'il comprend un ressort, un tube de projection servant à projeter des unités d'addition de désoxydant au moyen de la pression du ressort, et un dispositif servant à amener une par une les unités d'addition au tube de projection. 9. Appareil pour projeter de façon continue des unités d'addition de désoxydant, qui comprend un système de verrouiîlage un percuteur servant à faire détonner l'amorce d'une cartouche qui contient comme balle une unité d'addition de désoxydant et qui est chargée de poudre propulsive, un tube de projection servant à projeter les balles, et un dispositif permettant d'amener les balles une par une au tube de projection.