i 2104724 Les brevets français N° 1 517 565, 1517 566 et 1 585 095, dé- crivent la préparation de dérivés hydroxymercuri de colorants de la série fluorescéinique. La demande de brevet français déposée par la Demanderesse le 24 Décembre 1968 pour "Procédé de prépara-5 tion de nouveaux dérivés radioactifs du difluorescéinyl-mercure marqués par des isotopes radioactifs du mercure" concerne la préparation de dérivés similaires du difluorescéinyl-mercure. Tous les dérivés précités sont marqués par les isotopes radioactifs du 197 203 mercure Hg ou Hg. Tous ces dérivés présentent des propriétés 10 qui rendent possible leur utilisation dans la pratique clinique en vue du diagnostic de tissus altérés par l'ischémie. Ce procédé 197 203 diagnostique utilise les isotopes Hg ou Hg que la molécule des dérivés hydroxymercuri contient comme émetteurs y pour le marquage du point dit "chaud" qui permet d'effectuer ensuite un bais layage in vivo. Chacun de ces deux isotopes du mercure possède cer-. tains avantages pour des applications différentes. Le dérivé com- 197 portant l'isotope Hg, d'une période de 63 heures, convient pour l'utilisation clinique, mais son stockage est plus difficile. Le 203 dérivé comportant l'isotope Hg, d'une période de 46 jours, con- 20 vient par contre davantage pour des travaux expérimentaux car son stockage est plus facile ; en clinique, il provoque cependant des 197 lésions plus fortes par irradiation que l'isotope Hg. Or on a maintenant constaté que l'on peut éviter les inconvénients éventuels des dérivés mercuriques marqués par les isotopes 197 203 25 Hg et Hg, en utilisant au lieu de mercure radioactif du mercure inactif et en incorporant à la molécule l'émetteur Y sous 3.25 loi forme d'un des isotopes radioactifs de l'iode ( I et I) dont les périodes sont situées entre celles des deux isotopes du mercure. Les isotopes radioactifs de l'iode sont en outre plus faci-30 lement accessibles et la technique de leur mesure est mieux développée que ce n'est le cas pour les isotopes du mercure. De plus, dans le cas des isotopes de l'iode, il est possible d'atteindre \me activité spécifique plus élevée. Finalement entre en considération une circonstance très importante pour l'utilisation clini-35 que, à savoir que la faible toxicité des dérivés iodés (tels que par exemple Nal et d'autres) permet d'accélérer l'élimination de 1'iode radioactif que les dérivés mentionnés contiennent et qui reste, après l'exécution du balayage, fixé dans l'organisme, par un rinçage répété par des doses plus élevées d'iode inactif. Il se 69 43861 2 2104724 produit alors une réaction d'échange entre les deux isotopes de l'iode, à savoir entre les formes radioactive et inactive. De manière analogue à la préparation des dérivés ci-dessus mentionnés dont la molécule est marquée par des isotopes radioac-5 tifs de l'iode et contient du mercure inactif, le mercure étant nécessaire pour la fixation du composé à l'endroit altéré de 1' organisme, la demanderesse a également effectué, en vue de quelques tâches expérimentales destinées à élucider le mécanisme de la fixation de ces dérivés dans l'organisme, la synthèse de déri-10 vés doublement marqués, par des isotopes radioactifs de l'iode aussi bien que par des isotopes radioactifs du mercure. La préparation de tous ces dérivés part de dérivés iodés de la fluorescéine, marqués par des isotopes radioactifs de l'iode, dérivés sur lesquels on fait agir du mercure, soit inactif, soit 15 radioactif, en liaison ionique, d'une manière analogue à celle indiquée dans les brevets français mentionnés au début. Les dérivés iodés radioactifs de la fluorescéine peuvent être préparés de manière connue par synthèse ou par des réactions d'échange. L'un 125 131 d'entre eux, la diiodo-2,7-fluorescéine à I ou à I, est d' 20 ailleurs un produit du commerce. Puisque les dérivés mercuriques décrits de la fluorescéine, qu'il s'agisse de composés marqués par l'iode radioactif ou de composés doublement marqués par 1'iode radioactif et le mercure radioactif, se comportent quant à leur nature chimique de la même 25 façon que les dérivés hydroxymercuri des fluorescéines iodées mentionnés dans les brevets français précités, leur purification par chromatographie s1 effectue de la même manière que celle indiquée dans le brevet français N° 1 585 095. La demande de brevet français antérieure citée ci^dessus 30 concerne la préparation de dérivés hydroxymercuri iodés, marqués par les isotopes de l'iode -*-^i et "^"4:, de la série fluorescéini-que. La présente invention a pour objet la préparation de dérivés iodés radioactifs du difluorescéinyl-mercure correspondant à la formule générale la et/ou Ib suivante : i 69 43861 3 2104724 u 12 dans laquelle R represente un hydrogène ou un halogène et R , R , 3 4 5 R , R et R un hydrogéné, un halogene, un alcoyle ou un groupe 1 2 Hg-X dans lequel X est un anion, au moins un des restes R, R ,R , 3 4 5 R , R et R étant de l'iode radioactif. On effectue la préparation de ces dérivés en partant d'un mélange réactionnel constitué par le dérivé de fluorescéine et du mercure en liaison ionique, et en augmentant le rapport molaire en faveur du dérivé de fluorescéine, ce qui déclenche les réactions suivantes : a) Fluorescéine + HgX2 ^ Fluorescéinyl-HgX + HX b) Fluorescéinyl-HgX + fluorescéine ^ Fluorescéinyl-Hg- fluorescéinyl + HX Comme exemples de dérivés préparés de cette manière, on peut citer : 5 10 69 4386f 4 2104724 le bis-(diiodo-2 , 7-fluorescéinyl)-4,4 1-mercure à "*"2^I, ou à 131I, ou à 125I et à 203Hg, ou à 125I et à 197Hg, ou à 131Ietà 203Hg, ou à 131I et à 197Hg ; *J p C 2) le bis-(diiodo-4,5-fluorescéinyl)-2,2'-mercure à I, ou à 5 131I, ou à 125I et à 203Hg, ou à 125I et à 197Hg, ou à 131I et à 203Hg, ou à131I et à 197Hg ; "lOC "1 O "1 3) le bis-(tétra-iodofluorescéinyl)-mercure à I, ou à I, ou . 125T . v. 203„ v 125,. . v 197TT . 131^ . 203 T a I et a Hg, ou a I et a Hg, ou a I et a Hg, _ 131 , . 197„ ou a I et a Hg. 10 Exemple 1 131 176 mg (0,3 mmole) de diiodo-2,7-fluorescéine à I d'une activité spécifique de 1 ^ic/1 mg sont amenés à dissolution dans 0,6 ml d'une solution 1 N de NaOH et 2,5 ml d'eau. Puis on précipite le dérivé de fluorescéine par acidification de cette soluticn 15 à l'aide d'acide acétique (2 équivalents), ce qui provoque la formation d'une suspension finement divisée. On ajoute à cette * suspension une solution de 32 mg (0,1 mmole) d'acétate mercurique dans 0,6 ml d'eau et l'on chauffe le mélange réactionnel pendant une durée de 45 minutes à 90°C. La valeur du pH du mélange réac-20 tionnel oscille entre 4 et 4,5. Le mélange réactionnel est ensuite neutralisé à l'aide d'une solution 1 N de NaOH, ce qui fait passer en solution tout le solide en suspension. Puis cette solution est soumise à la cbromatographie sur 20 g de A^O^ (neutre selon Brockman). On élue la colonne d'abord à l'aide d'eau distil-25 lée en recueillant des fractions de 20 ml chacune. On peut observer le long de la colonne des zones colorées (rouges) correspondant aux divers dérivés que contient le mélange réactionnel. Dans la première fraction s'éliminent de faibles quantités non entrées en réaction de mercure en liaison ionique, dans les deux fractions 131 30 suivantes (2 et 3) de la diiodofluorescéine à I non consommée. Dans les quatrième et cinquième fractions, on élue le produit dé- 131 siré, le bis-(diiodo-2,7-fluorescéinyl)-4,4'-mercure à I,avec un rendement de 40% de la théorie. Dans les fractions suivantes (6 et 7), on isole de la hydroxy-mercuri-4-diiodo-,2,7-fluorescéi-- 131 35 ne a i mélangée avec une fraction (35 %) du dérivé précédent. On élue ensuite à l'aide d'une solution de NaHCO^ à 1 % un reste (15%) de produits d'une plus forte mercuriation du bis-(diiodo- 69 43861 5 2104724 fluorescéinyl)-mercure dans des fractions ultérieures (8 à 10). Un résidu (environ 10%) de la radioactivité persiste dans la colonne sous forme de produits secondaires de la réaction. Après neutralisation (par ajustage du pH) et stérilisation, les frac-5 tions (4 et 5) qui contiennent le dérivé iodé du difluorescéinyl-mercure conviennent pour l'application clinique immédiate. Le dérivé peut éventuellement être isolé à l'état solide par simple évaporation des fractions éluées. Pour des buts diagnostiques, les fractions 6 et 7 sont éga- ÎO lement utilisables car les deux dérivés qu'elles contiennent, aus- 131 si bien le bis-(diiodo-2,7-fluorescéinyl)-4,4'-mercure à I que 131 1'hydroxymercuri-4-diiodo-2,7-fluorescéine à I, s'accumulent eux aussi aux endroits altérés de l'organisme. Exemple 2 15 On effectue la réaction de la même manière que dans 1'exem ple 1, à la seule différence près que l'on utilise au lieu de 1* 131 125 isotope I 1'isotope I. L'isolement se déroule également de manière analogue à celle de l'exemple 1. Le rendement en produit 125 désiré, en bis-(diiodo-2,7-fluorescéinyl)-4,41-mercure à I, 20 atteint 36 %. Exemple 3 La réaction et 11 isolement du produit s'effectuent de la même manière que dans l'exemple 1, à la seule différence près que 203 l'on utilise au lieu de mercureonactifdu Hg radioactif. Le ren- 131 25 dement en bis-(diiodo-2,7-fluorescéinyl)-4,4'-mercure à I età 203Hg est de 38 %. Exemple 4 Par des réactions analogues à celles indiquées dans les exemples 1 à 3, on prépare à partir des dérivés de départ correspon-30 dants et 11 on isole : 131 . 1) le bis-(diiodo-2,7-fluorescéinyl)-4,4"-mercure à I et à 197Hg, ou à 125I et à 203Hg, ou à 125I et à 197Hg; ' 131 2) le bis-(diiodo-4,5-fluorescéinyl)-2,2'-mercure à I, ou à 125I, ou à 131I et à 203Hg, ou à 131I et à 197Hg, ou à 125I et 35 à 203Hg, ou à 125I et à 197Hg ; 131 125 3) le bis-(tétra-iodofluorescéinyl)-mercure à I, ou à I,ou à 131I et à 203Hg, ou à 131I et à 197Hg, ou à 125I et à 203Hg, ou à 125I et à 197Hg. 69 43861 6 2104724 RKVENDTCATIOTCS 1. Procédé de•préparation de dérivés radioactifs du difluo-rescéinyl-mercure de la formule la et/ou Ib : > 12 dans laquelle R represente un hydrogène ou un halogène et R , R , 3 4 5 R , R et R un hydrogène, un halogène, un alcoyle ou un groupe 1 2 5 HgX dans lequel X est un anion, au moins un des restes R, R , R , 3 4 5 R , R et R étant un atome d'iode radioactif, caractérisé par la réaction d'un dérivé correspondant de la série fluorescéinique, qui est marqué par un isotope radioactif de l'iode, avec un composé contenant du mercure bivalent en liaison covalente. ÎO 2. Procédé de préparation selon la revendication 1, carac térisé par l'utilisation comme dérivé iodé radioactif de la fluo- 131 rescéine d'un dérivé marqué par l'isotppe d'iode I. 3. Procédé de préparation selon la revendication 1, carac 69 43861 7 2104724 térisé par l'utilisation comme dérivé iodé radioactif de la fluo- 125 rescéine d'un dérivé marqué par l'isotope d'iode i. 4. Procédé de préparation selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisé par le fait que le composé mercu- 5 rique utilisé est sous forme non radioactive. 5. Procédé de préparation selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisé par le fait que le composé mercu- 203 rique utilisé est marqué par l'isotope de mercure Hg. 6. Procédé de préparation selon l'une quelconque des reven- 10 dications 2 et 3, caractérisé par le fait que le composé mercu- 197 rique utilisé est marqué par l'isotope de mercure Hg.