La présente invention concerne une machine pour enlever des routes les revetements d'asphalte coulé, laquelle comporte un chassis de véhicule dirigeable, un moteur de commande et un dispositif de fraisage réglable en hauteur. Afin de pouvoir le remplacer par ccn nouveau revetement, il faut fréquemment enlever jusqu'à une certaine profondeur un rev & ement d'asphalte coulé, usé ou endommagé par la circulation. Une bonne liaison doit alors pouvoir etre obtenue entre la couche d'assise et le nouveau revetement. Pour atteindre ce but, on connatt déjà une machine mobile qui présente un dispositif de fraisage réglable en hauteur. Ce dispositif comporte deux cylindres de fraisage déportés l'un par rapport à 12autre et dont les axes sont disposés horizontalement. Ces cylindres sont entratnése Ils détachent et fragmentent le rev8tement à enlever. tes deux cylindres de fraisage sont entraînés séparément, et ils sont réglables séparément en hauteur dans le chassies de la machine. te matériau détaché par le fraisage est rassemblé par deux lames, pareillement réglables en hauteur et disposées derrière les cylindres de fraisage, puis ce matériau est enlevé par une pelleteuse.Lors des travaux exécutés avec cette machine2 non seulement le revêtement, mais aussi les couches situées au-dessous sont battues ou brisées. Il se produit ainsi une destruction partielle de la roche se trouvant dans la couche ne devant pas etre entaillée. L'ébranlement, ou encore le détachement des pièrres qui sont dans cette couche, agit de manière nuisible en ce qui concerne la liaison indispensable entre la nouvelle couche d'asphalte coulé à rapporter, et la surface supérieure du terrain. Par la mise en oeuvre de balayeuses, on a tenté d'écarter cet inconvénient au moins partiellement. Cependant on comprend qu'une balayeuse ne peut enlever que les parties de roche détachées et non, par contre, des minéraux pierreux brisés ou seulement ébranlés. On sait en outre éliminer par chauffage et rabotage les rev8te- ments d'asphalte coulé à enlever. Dans ce procédé, mettant à profit les caractéristiques thermoplastiques du bitume, on ramollit sous l'action de la chaleur la couche d'asphalte à remplacer et on la racle aussitet après à l'aide de lames appropriées. Pour ce faire, on emploie des machines qui présentent sur la partie antérieure du châssis un bloc de chauffage avec brtleurs à mazout. La-surface de la voie suivie est portée à une température de 9000G environ, afin que le ramollissement du bitume puisse se produire dans les couches inférieures jusqu'à une certaine profondeur.Directement derrière le bloc de chauffage, ces machines possèdent des lames de rabotage, qui raclent le matériau chauffé. On peut aussi employer des émetteurs d?infrarouge pour chauffer le revêtement à enlever. Par suite de la mauvaise conductibilité thermique du bitume, on comprend qu1il faut émettre une forte quantité de chaleur dans tous les cas. De ce fait, l & surface du revetement à enlever s'enflamme obliga toirement, de sorte qu'un réemploi de ce revêtement est impossible. Lors de la mise en oeuvre de machines à raboter de ce genre, il est porté atteinte à la surface de la partie d'un revetement ne devant pas être enlevée. Sa netteté et sa régularité sont en effet détériorées0 La présente invention se pose le problème d'éviter les inconvénients existant en llétat actuel de la technique, en constituant une machine du genre décrit au début, telle que les exigences posées par l'emploi prévu soient mieux satisfaites. En particulier, il faut obtenir, après l'enlèvement du revetement d'asphalte coulé, une surface exempte de parties détachées. Les pierres demeurant encore encastrées dans le sol ne doivent pas être ébranlées, afin que puisse être obtenue une épaisseur de couverture régulière avec une bonne liaison de la couche d'assise. On obtient ce résultat selon 11 invention par le fait que le dis positif de fraisage présente des têtes de fraisage pouvant être entraînées en rotation autour d2axes verticaux et disposées avec un recouvrement transversal par rapport au sens de la marche, le dispositif de fraisage lui-même pouvant pivoter autour dlun axe horizontal, également transversal par rapport au sens de la marche, et être fixé dans toute position ainsi atteinte. Un système d'aspiration est prévu directement derrière le dispositif de fraisage pour enlever le revêtement d'asphalte coulé fraisé et le transférer sur l'aire de chargement d'un camion automobile. te dispositif de fraisage réglable en hauteur est relié des deux cotés de la machine, par des articulations, aux commandes de positionnement. En vue de faire varier la largeur de fraisage, les têtes de fraisage peuvent etre reliées séparément à une commande, On peut les remplacer facilement. Pour faire pivoter et fixer en position le dispositif de fraisage autour de ltaxe horizontal, une commande par roue et vis tangente est prévue dans une forme de réalisation préférée. Il est prévu un moteur d'entrainement en commun de la machine et des tettes de fraisage, et la puissance de ce moteur peut se partager gracie à des éléments hydrauliques connus en soi. A de multiples points de vue, l'objet de l'invention présente des avantages. Comme les textes de fraisage peuvent pivoter et sont entratnées autour d'axes verticaux, on peut éviter de façon certaine que soit almée la partie ne devant pas être enlevée d'un reve- tement. La force exercée par les têtes de fraisage ne comporte pas de composante dirigée vers la couche d'assise. Du fraisage résulte une surface largement régulière et nette. toute parcelle détachée est enlevée par le système dSaspiration. te résultat est une surface propre, exempte de parties détachées. La couche rassise qui nta pas été entamée présente également une bonne cohésion superficielle.Cette particularité facilite la réalisation d' une liaison convenable avec le nouveau revêtement à rapporter. La possibilité de pivoter, assurée au dispositif de fraisage, est indispensable pour pouvoir exécuter des opérations de fraisage jusqu'à une certaine profondeur. On peut faire varier de manière simple la largeur de fraisage. A cet effet, il suffit de rapprocher ou d'éloigner les tettes de fraisage l'une de l'autre. Ces tetes présentent, par exemple, une fermeture à baSonnette facilement manoeuvrable à la main, au moyen de laquelle elles peuvent être raccordées chacune au bout de l'arbre d'entraînement correspondant. te principe de l'invention permet de réaliser pratiquement plusieurs modèles de construction. Il est expliqué ci-après par un exemple en référence aux dessins joints, qui représentent Fig. 1, une vue de profil, très schématisée, de la machine, et Fig. 2, une vue en plan, très schématisée, de la machine de la Fig. 1. ta présente machine pour enlever des routes les revetements d' asphalte coulé comporte un chassies de véhicule 1, équipé de manière courante, de roues et pouvant être dirigé. Sur ce châssis 1 est logé le dispositif de fraisage 2, possédant à son extrémité inférieure des tetes de fraisage 3 pouvant tourner autour d'axes verticaux. Ces t8tes de fraisage sont disposées, sous un carter, transversale- ment par rapport au sens du déplacement de la machine. L'ensemble du dispositif de fraisage 2 avec les tettes 3 peut tourner et eAtre fixé autour d'un axe horizontal disposé transversalement par rapport au sens de déplacement. A cet effet il est prévu les deux dis positifs de pivotement 4 disposés chacun d'un coté de la machine. Des deux cotés est pareillement prévu un système 5 de réglage en hauteur du dispositif de freinage 2. Ces systèmes 5 règlent la profondeur du fraisage exécuté par les tettes 3. Directement derrière le dispositif 2 ou les têtes de fraisage 3 se trouve une installation d'aspiration 6 pour l'enlèvement du matériau fraisé. Gelui-ci est aspiré par dépression et transféré, par exemple, sur la plateforme de chargement dtun camion automobile circulant à cg.t.é, ou à 12 arrière, de la machine à fraiser. La possibilité de pivoter du dispositif de fraisage 2 autour de l'axe horizontal est indispensable pour exécuter des opérations d' attaque suivant un certain angle par rapport à la surface de la route, c'est-à-dire pour atteindre la profondeur de fraisage nécessaire. Il est néanmoins tout-à-fait essentiel que les têtes de fraisage puissent tourner autour d'axes verticaux. Ainsi on peut ne fraiser et n' exercer la force de la machine que sur la partie de revê- tement devant effectivement autre enlevée. La couche d'assise et les pierres qui s'y trouvent encastrées ne sont pas atteintes. Il en résulte, en association avec l'installation d'aspiration, le maintien en état de propreté et de nivellement de la partie restante du rev8tement de la route. La surface de celle-ci est exempte de parties détachées et séparées de sorte qu'un nouveau revêtement peut être rapporté immédiatement avec une bonne liaison avec la couche d'assise. On n'a plus besoin de recourir à une balayeuse spéciale. La machine présente un moteur de commande 7, qui peut entre, par exemple, un moteur à combustion interne, ou un moteur électrique. La puissance fournie est répartie par des éléments hydrauliques connus en soi entre l'entralnement de la machine et l entrainement des têtes de fraisage. Si le dispositif de freinage n'est pas en service, toute la puissance est disponible pour assurer le déplacement rapide de la machine. REVENDICATIONS 1.- Machine pour enlever des routes les revetements asphalte cou lé, comportant un chassies mobile, dirigeable, un moteur de com mande et un dispositif de fraisage réglable en hauteur, caracté risée par le fait que le dispositif de fraisage présente des tQ- tes de fraisage pouvant autre entraînées en rotation autour d' axes verticaux et disposées, sous un carter, transversalement par rapport au sens de la marche, le dispositif de fraisage pou vant pivoter et eAtre fixé autour d'un axe horizontal transversal par rapport au sens de la marche, 2.- Machine suivant la revendication 1, caractérisée par le fait qur une installation d' aspiration est prévue directement derrière le dispositif de fraisage pour enlever le revêtement d'asphalte coulé fraisé et le transférer sur un camion automobile. 3.- Machine suivant la revendication 1 ou 2, caractérisée par le fait que le dispositif de fraisage réglable en hauteur présente des commandes de positionnement séparées des deux cotés de la machine. 4.- Machine suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, ca ractérisée en ce que le dispositif de fraisage est relié des deux cotés de la machine par des articulations aux commandes de positionnement. 5.- Machine suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, ca ractérisée en ce que les têtes de fraisage peuvent être reliées séparément à une commande en vue de faire varier la largeur de fraisage. 6.- Machine suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, ca ractérisée en ce qu'il est prévu une commande par roue et vis tangente pour faire pivoter et fixer le dispositif de fraisage. 7.- Machine suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, ca ractérisée en ce qu'un moteur d'entraSnement est prévu commun pour la commande de la machine et pour l'entraînement des tettes de fraisage et dont la puissance est répartie par l'intermédiai re d'éléments hydrauliques connus en soi.