L'invention concerne le cloisonnement intérieur des constructions, qutil s'agisse de locaux a usage d'habitation ou à usage professionnel et aussi bien pour la construction initiale que pour une modification ultérieure du cloisonnement. On connaît déjà de nombreux éléments préfabriqués pour la construction de cloisonnements intérieurs mais qui présentent tous notoirement le défaut de réaliser une très mauvaise isolation phonique. En outre, comme ils sont généralement construit au moins en partie par des éléments àbase de bois ou de matière plastique, ils résistent très mal au feu. Enfin leur mode d'assemblage fait souvent appel à des pièces mécaniques complexes qui les rendent assez onéreux. Le but de l'invention est de réaliser un type de cloisonnement qui élimine tous les inconvénients précédents, c'est-à-dire qui constitue un coupe-feu et une isolation phonique tout en étant très simple à réaliser et facile à monter. L'invention consiste à réaliser chaque élément rectangulaire ou demi élément sous la forme d'un matériau sandwich dont les deux faces extérieures sont constituées par un mélange de plâtre et de pouzzolane tandis que la partie intérieure reliant ces deux parois est constituée par un matériau élastique constitué par une agglomération de fibres avec peu de liant, cette partie intérieure s'étendant jusqu'à la tranche des éléments dont les deux parois extérieures sont ainsi entièrement séparées.Chacune des tranches de chacune des parois extérieures comporte un profilage complémentaire approprié pour permettre Un emboîtement précis à sec des éléments entre eux, 11 ensemble d'un cloisonnement étant constitué entre deux lisses haute et basse de même constitution que les éléments et du même profil, l'une des deux étant bloquée indépendamment pour chacune des parois à l'aide de cales de blocage, le blocage horizontal étant réalisé de la même façon en utilisant deux lisses verticales ou une seule dans le cas ou une dernière rangée verticale de panneaux se trouve retaillée D'autres particularités de l'inventIon apparaîtront dans la description qun va suivre d'un mode de réalisation pris comme exemple et représentésur le dessin annexé, sur lequel la fig. 1 est une vue en perspective d'un élément;; la fig. 2 est une vue de face d'une cloison assemblée; la fig. 3 représente à plus grande échelle une coupe selon III-III de la fig. 2; la fig. 4 est une coupe selon IV-IV de la fig. 3. Comme on le voit sur la fig. 1, les éléments de construction selon l'invention sont constitués par deux parois extérieures 1 rigides, massives et inertes réunies par une âme 2 souple et absorbante. Chacune des parois 1 est constituée par un aggloméré de plâtre et de pouzzolane qui, en raison de sua nature, de sa masse, de sa capacité calorifique et de sa porosité réduisant le coefficient de conduction de la chaleur, possède une excellente résistance au feu, pouvant supporter la flamme pendant plusieurs heures, et en même temps possède par elle-meme un pouvoir d'isolation phonique non négligeable.En outre, le fait que conformément à ltinvention il n'y ait aucun pont phonique entre les deux parois 1 susceptible de transmettre les vibrations sonores ou les chocs de l'une à l'autre, l'ensemble de l'élément constitue également une excellente isolation phonique, l'âme 2 réalisant une liaison mécanique souple non susceptible de transmettre les sons ou les chocs mais étouffant au contraire ceux-ci. Naturellement, l'âme 2, même si elle est réalisée en matériau à faible résistance au feu est néanmoins protégée par les deux parois 1. L'âme 2 peut par exemple etre constituée par un panneau de fibres, telles que des fibres de bois ou de cellulose agglomérées à l'aide de peu de liant. Pour éviter tous les ponts phoniques, il est nécessaire que l'âme 2 s'étende jusqutà la tranche des éléments sur chacun des leurs quatre côtés comme il apparait sur la fig. 1. En outre, il est nécessaire de faire en sorte que, lors de l'assemblage des éléments entre eux, on réalise la jonction des deux parois 1 rigidement mais séparément de manière à conserver l'indépendance des deux parois vis-àvis des vibrations. Ceci est obtenu conformément à l'invention en réalisant sur chacun des quatre côtés de chacune des parois 1 des profils conjugués pouvant s'emboîter mutuellement, par exemple comme il apparaît sur les fig. 1 et 3 des profils 3 en V rentrant d'un côté et saillant de l'autre. Sur la tranche des panneaux l'âme 2 se termine de préférence par une rainure demi circulaire 4. Pour permettre l'assemblage des panneaux entre eux on utilise également des lisses 5 de grande longueur mais de faible largeur réalisées de la même manière que les panneaux, c'est-à-dire avec deux parois 6 en plâtre et pouzzolane séparées par une âme 7 élastique comportant également sur sa tranche une rainure demi circulaire 4a ainsi que des rainures 3 conjuguées des précédentes pour permettre un assemblage. Les deux rainures demi circulaires 4 et ha s'assemblent alors pour constituer un canal circulaire que l'on peut éventuellement utiliser pour poser des canalisations électriques, en perçant des trous 8 à travers l'âme 7 pour l'intercommunication. On dispose d'autre part de cales de serrage 9 comme représenté en détail sur la fig. 4 qui comportent deux éléments 10 et ll à profil en U emboités l'un dans l'autre, le premier comportant des aspérités 12 dans son dos pour faciliter l'ancrage et un découpage oblong incliné 13 dans chacune de ses ailes, et l'autre ll comportant d'autres aspérités 14, de préférence disymétriques dans le sens représenté, et une broche 15 traversant ses deux ailes en passant à travers la lumière 13.En exerçant des efforts opposés, par exemple au moyen d'une pince, aux endroit désignés par les flèches 16 et 17, on produit l'augmentation de largeur de cette cale qui s-e bloque de manière irréversible entre un appui quelconque 18 et un élément, qui peut être soit la paroi 6 d'une lisse 5 soit celle d'un élément normal Pour construire une cloison à l'aide des éléments selon l'invention, on dispose comme représenté sur la fig. 2 une lisse horizontale inférieure 5 sur laquelie on vient monter les éléments selon l'invention, lesquels ont de préférence une largeur de l'ordre de 0,60 m et une hauteur à peine inférieure à la moitié de la hauteur sous plafond, soit environ 1,20 m. En plus des éléments normaux désignés par 20 sur la fig. 2, on dispose également d'éléments de hauteur moitié moindre désignés par 21 et qui permettent le croisement des joints de la manière-indiquée sur la figure. En outre, certains éléments désignés par 20a sur la figure, peuvent être recoupés dans le sens horizontal, par exemple au moyen dlun trait de scie vertical, pour ajuster à la dimension du local la dernière rangée d'éléments. Par dessus l'empilement de ces éléments on place une lisse haute désignée également par 5 qui vient s'emboîter sur les éléments, et on bloque celle-ci à chaque travée au moyen de cales 9 disposées par paire comme représenté sur la fig. 3, chaque cale 9 prenant appui sur le plafond 18 pour venir serrer tout l'empilement des parois 1 d'un même côté par l'intermédiaire de la paroi 6 de la lisse 5 du même côté, et ceci d'une manière indépendante de l'autre face. Avant de placer les clavettes on dispose un profilé isolé 22 en matériau élastique absorbant ce qui facilite le positionnement des clavettes et maintient jusqu'à l'extrémité l'isolement des deux parties. Après blocage des cales de la maniere indiquée précédemment, ce qui s'obtient d'une manière irréversible grâce à l'inclinaison des profils des aspérités 14, on vient faire, au-moyen d'un coulis de plâtre, un jointoiement 23 qui remplit tout l'espace entre la paroi 6 de la lisse, le profil 22, la surface du plafond 18 et la surface plane prolongeant la face extérieure de la cloison. Ce scellement au plâtre immobilise définitivement les cales et procure en outre l'intérêt de donner un raccordement parfaitement esthétique et en même temps rigide et résistant au feu au même titre que les parois qu'il prolonge.Bien entendu on opère une jonction du même type dans le sens horizontal à l'aide d'une lisse de départ verticale désignée également par 5 sur le côté gauche de la fig. 2, mais en supprimant la deuxième lisse verticale dans le cas pris comme exemple ou les panneaux 20a ont été recoupés, puisque dans ce cas les cales 9 peuvent~stappuyer directement sur les champs plats des parois 1 ainsi recoupées La cloison terminée peut très facilement recevoir tout revêtement traditionnel. La réalisation des éléments ainsi que des lisses et des cales de jonction est extrêmement facile, et le montage d'une cloison de dimension horizontale quelconque est également extrêmement facile et rapide par simple assemblage à sec hormis le replâtrage de deux côtés. Grâce aux emboîtements des profils conjugués 3, la surface obtenue est parfaitement lisse et de plus parfaitement raccordée dans les angles, elle est d'autre part insonore puisque, grâce à l'organisation selon l'invention, l'ensemble de la cloison devient équivalent en fait à trois cloisons parallèles de matériaux différents dont deux extrêmes rigides et inertes et un interne amortisseur et non transmetteur du son. Enfin, en plus de son économie, de soni esthétique et du confort dus à son insonorisation, la cloison selon l'invention présente une excellente sécurité puisqu'elle constitue une véritable cloison pare-feu en cas d'incendie. REVENDICATIONS 1. Elément de construction de cloison intérieure caractérisé par le fait qu'il comporte deux parois extérieures en aggloméré de plâtre et de pouzzolane réunies par une âme intérieure en matériau élastique, constitué de préférence par une agglomération de fibres, cette âme intérieure s'étendant jusqu'à la tranche des éléments qui comporte de préférence une gorge, chacune des parois extérieures comportant sur chacun de ses côtés des profils d'assemblage conjugués pour permettre, lors de l'assemblage des éléments, la jonction entre elles des parois extérieures des divers éléments sur chacune des faces séparément. 2. Procédé de construction de cloison par la mise en oeuvre de l'élément selon la revendication 1, caractérisé par le fait que pour fermer un espace rectangulaire on dispose contre deux côtés adjacents de cet espace des lisses verticales et horizontales constituées de la même manière que l'élément et ayant un profil longitudinal de même type que celui des éléments, l'autre côté étant limité par une face plane, puis que l'on réalise l'empilement des éléments et des demi éléments avec croisement des joints, en terminant si nécessaire ~par une rangée d'éléments recoupés dans le sens de la largeur, que l'on place par dessus le tout une deuxième lisse supérieure et qu'on bloque verticalement et horizontalement l'ensemble au moyen de cales de serrage se plaçant par paires entre les éléments d'appui horizontaux ou verticaux et les parois extérieures de la lisse ou les champs des parois extérieures des éléments recoupés, un profil en matériau élastique étant disposé de manière à passer entre les cales de chaque paire, enfin que l'on réalise un scellement au plâtre des deux côtés muni de cales et sur les deux faces de la cloison. 3. Cale pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 2, caractérisée par le fait qu'elle est constituée par l'emboîtement de deux pièces à section en U comportant dans leur dos des aspérités, de préférence disymétriques au moins pour lune d'elle dans le sens qui s'oppose au déblocage, l'une des pièces comportant une broche traversant ses deux ailes et l'autre pièce comportant une lumière oblongue inclinée pratiquée dans ses deux ailes et traversée également par la broche.