La présente invention concerne une pièce d'ajutage d'eau pour rampe d'arrosage. lie très grand développement des cultures et plantations pose avec acuité le problème de l'arrosage de grandes surfaces avec une eau souvent rare, donc précieuse. Une solution optimale réside dans l'utilisation de canalisations souples qui alimentées en eau sous faible pression, disposées à meme le sol ou enterrées ou surélevées, le long des lignes de la plantation, libèrent, au pied de chaque arbre, de chaque plante ou plus simplement dë proche en proche dans la ligne, la quantité d'eau voulue. Ce système évite de mouiller les feuillages,et les pertes par évaporation sont pratiquement nulles. Ces rampes de distribution dteau sontéconomiquement réalisées en tube de matière plastique peu noble telle que par exemple le polyéthylène ou le chlorure de polyvinyles l'emploi de tubes ou tuyaux à base d'élastomères n'étant cependant pas à exclure. De telles conduites équipées en usine de leurs ajutages d'eau placés à une distance donnée lbs uns des autres et livrées protes à la pose, ne peuvent toutefois permettre que des lignes d'humidification continues ; et mimes livrées en couronnes de grande longueur dans lesquelles les rampes seraient détaillées à la demande, elles ne présentent aucune souplesse d'adaptation à une culture diversifiée 3 enfin elles sont totalement inaptes à équiper des plantations espaces demandant un arrosage ponctuel et dans lesquelles l'intervalle réel entre les plants ne correspond jamais au pas de pose des ajutages. la présente invention écarte ces inconvénients. Elle a pour objet à cet effet, une pièce qui est instantanément adaptable à n'importe quel point de la conduite, au droit mtme de la zone à arroser, et ce, la conduite étant installée sur le sol et étant ou non sous pression. Cette pièce présente à cet effet, une forme générale de dont la pointe effilée pénètre dans la paroi du tube et la traverse sous l'effet d'une simple pression exercée sur sa ttte et dont la tige est suffisamment longue pour qu'au moins un canal qui est aménagé débouche par ses extrémités respectivement à l'intérieur et à l'extérieur du tube précité, afin de permettre la sortie d'une partie de l'eau contenue dans ce tube. La pièce qui fait l'objet de l'invention peut donc être considérée corme un implant ou un insert dont l'introduction à tout endroit voulu dans la paroi du tube se fait soit directement à la main si la pièce est pourvue d'une tête large type "punaise", soit à l'aide d'une pince, d'un manche ou d'un outil quelconque dans le cas d'une tête de plus petites dimensions. Pans tous les cas, la mise en place de cet implant est entre menant simple ; elle peut autre faute par l'utilisateur lui meAme dans le cas du simple particulier, ou par une main d'oeuvre non spécialisée dans le cas d'une exploitation de quoique importance. l'invention sera bien comprise d'ailieurs à à l'aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemples non limitatifs, quelques formes dtexuécution de cette pièce d'ajutage. Figure 1 est une vue en élévation d'une première forme d'exécution; Figure 2 montre la pièce de figure 1 en position d'utilisation sur un tube d'arrosage Figure 3 est une vue en élévation d'une variante d'exécution de la pièce des figures 1 et 2 ; Figures 4, 5 et 6 sont des vues en coupe de trois autres formes d'exécution Figures 7 et 8 sont des vues respectivement en coupe longitudinale et en plan par dessus, après enlèvement du couvercle, d'une pièce d'arrosage comportant des chanbres de turbulence; Figures 9 et 10 sont des vues respectivement de cEté-en élévation eW en coupe d'une autre variante d'exécution de cette pièce d'arrosage en position d'utilisation sur un tube. la pièce d'arrosage représentée à la figure 1 se présente comme un clou. Elle est en effet constituée d'une tige 1 d'une pointe 2 et d'une tête 3. Elle présente la particularité de comporter sur sa tige i une gorge transversale périphérique 4 et un canal longitudinal 5. La gorge 4 est destinée à positionner et à ancrer la pièce d'arrosage dans la paroi du tube Il, comme le montre la figure 2 ; et le canal 5 permet l'échappement de l'eau. Dans le cas représenté à la figure 3, la pièce d'ajutage se différencie de celle de figures 1 et 2 par le fait que sa tige comporte, non pas un seul canal longitudinal, mais une pluralité de tels canaux résultant de la présence d'un moletage 6. Dans le cas représenté à la figure 4, la pièce d'aJutage comporte non pas un ou plusieurs canaux longitudinaux extérieurs, mais un canal longitudinal interne 2 qui traverse de part en part la tête de la pièce et débouche latéralement à l'extérieur de la tige par un perçage radial 8. la variante d'exécution de cette pièce d'adutage, telle quelle est représentée à la figure 5, présente la particularité suivante : la tête de la pièce présente un logement 12 à l'intérieur duquel débouche le canal central 9 de la tige, canal qui se termine par le perçage radial 10 ; et au fond du logement 12 est sertie, mais avec jeu, une pastille flottante JI. Dans le cas représenté à la figure 6, l'eau admise dans la tige de la pièce d'ajutage par le perçage 22 et par le canal 14 débouche à l'extérieur de la tete gr ce à un perçage 17 excentré dans un logement 16 ménagé dans la tête et dans lequel débouche le canal 14. Cet agencement, de même que celui montré à la figure 5, permet à la tette de la pièce de jouer sapplé- mentairement le rtle de brise-jet. Les pièces simples ci-dessus décrites sont très économiques à réaliser en grandes séries et s'adressent aux cas simples, tel que celui de l'amateur désirant équiper son jardin et utilisant une eau propre. IEB eaux utilisées pour l'arrosage sont toutefois souvent chargées de boues qui ont tendance à se déposer sous forme de limon, et une filtration poussée est à exclure en raison de son coût élevé. Or, le limon obstrue rapidement les ajutages fins, ainsi que ceux qui, plus larges, présentent une grande longueur destinée à freiner 1' écoulement par perte de charge. Une deuxième difficulté vient du fait que les terrains à arroser sont rarement plats et que les différences de niveau engendrent des variations de pression de 100 gr/cm2 par mètre de dénivellation; ces différences de pression occasionnent de très grandes variations de débit des ajutages à écoulement laminaire. Pour résoudre ces deux problèmes, l'invention prévoit une pièce qui comporte à la fois un canal court et de section relativement grande (par exemple 0,4 mm2) et une régularisation du débit par un nombre variable (au moins une) de chambres de turbulence. Ces chambres de turbulence peuvent avoir différentes formes, mais avantageusement une forme ronde avec arrivée d'eau presque tangeantielle produisant un jet de barrage devant l'orifice de sortie disposé à 900 et axé sur le centre de la chambre. Une telle pièce est représentée aux figures 7 et 8. Elle comprend une pointe de prise d'eau à canal axial 18 débouchant dans un circuit de turbulence venu de moulage avec la tête 19 et fermé par un couvercle 21 collé ou soudé ; mais il est à noter qufen variante le circuit de turbulence peut faire partie du couvercle, la tête de la pointe étant alors plate. Dans un cas comme dans l'autre, le circuit de turbulence peut avoir l'agencement montré aux figures 7 et 8, c'est-a-dire autre formé de quatre chambres circulaires 22 raccordées successivement l'une à l'autre par des canaux tangentiels 23, le canal final de sortie étant désigné par 24. Gracie à 1 intensité des turbulences régnant dans cette pièce, les dépits de limon ne peuvent se fixer ; et l'orifice par lequel l'eau s'engage dans la pièce a d'ailleurs avantageusement une section plus faible que la suite du conduit de façon à ce que tout corps étranger qui aurait pénétré dans le dispositif soit acheminé, sans difficulté, jusqu'à la sortie. Le logement dans la tete de la pièce du dispositif de régularisation du débit amène à en augmenter les dimensions avec pour conséquence un plus grand risque d'accrochage lors des manipulations éventuelles de la rampe. Pour pallier ce risque, il est prévu de donner à la tête, comme le montrent les figures 9 et 10, un profil fuyant épousant la forme du tube porteur avec éventuellement deux bras 25 enserrant le dit tube sur plus de la moitié de sa circonférence ; on obtient ainsi une retenue complémentaire très efficace sans compliquer notablement la pose à la main et sans enlever à la pièce son caractère d' interchangeabilité. Quelle que soit la solution adoptée, l'-entrée du canal, dans le sens de l'écoulement, est avantageusement située audelà du cane de la pointe pour éviter, au moment de l'introduction dans le tube, de produire des bavures de matière plastique ou autre qui se logeraient dans ledit canal. Un autre avantage fondamental de la pièce selon l'invention,est son interchangeabilité. En effet, lorsqu'une pièce est obstruée ou détériorée, il suffit de l'arracher et de la rempla cer par une autre, voire par la mme agrès nettoyages la forme particulière de la gorge de retenue autorise un grand nombre de poses et déposes de la pièce sans nuire à sa tenue et à son étanchéité, encore que celle-ci soit secondaire en l'occurence. Beys pièces peuvent également autre remplacées par des inserts formant bouchons, sans ajutages, ce qui permet de modifier la distribution d'eau ou de récupérer une rampe pour une instal- lation différente. Selon le débit pour lequel la pièce a été établie, elle peut répondre aux besoins de techniques différentes comne par exemple l'irrigation lente continuesou au contraire un arrosage plus rapide, mais d'une durée contrôlée. il est bien entendu, que la pièce selon l'invention, peut autre réalisée dans une matière quelconque, qu'elle peut autre obtenue par un procédé de fabrication quelconque, qu'elle peut autre constitué d'une ou de plusieurs pièces assemblées ou associées, sens pour autant sortir du cadre de la présente invention. De mtme le fait que les pièces soient présentées sur un support tel que couronne, ou bande, même destiné à alimenter un appareil de pose portatif ou non, ne saurait constituer qu'un développement normal de la présente invention. il est enfin une autre application des pièces d'arrosage qui font l'objet de l'invention. il s'agit de l'arrosagedes très nombreux pots dans lesquels les fleuristes et pépiniéristes élèvent des plantes florales ou de jeunes arbres ; ces pots sont alignés sur des plans de travail, le plus souvent à 1' inté- rieur de serres. Il ne serait pas rationnel d'installer une rampe par ligne de pots et encore faudrait-il que 1' eau dispensée par la pièce d'ajutage tombe exactement dans le pot qui est souvent de petite taille. Pour résoudre ce problème, l'invention prévoit de placer une rampe parallèlement à un certain nombre de rangées de pots et d'y adapter des pièces d'aåutages avec ou sans chambre de turbulence, mais agencées pour recevoir chacune un ou plusieurs petits tubes souples aboutissant chacun à un pot0 Ces petits tubes on environ 1 mm de diamètre intérieur pour 2,5mm de diamètre extérieur et ils ont avantageusement tous la meme longueur afin de constituer par eux-memes une régulation du débit souvent suffisante. Pour que l'extrémité du petit tube souple reste bien en place dans le pot, il est d'ailleurs opportun de placer à son extrémité une pièce massive, sphérique ou cylindrique, de préférence réalisée en une matière noire opaque de façon à s'opposer au développement des mousses et moisissures dans la ou les orifices de sortie d'eau. REvNDICAEIONE 1.- Pièce d'ajutage d'eau pour rampe d'arrosage, constituée par un tube en matière souple, caractérisée en ce qu'elle présente une forme générale de clou dont la pointe effilée pénètre dans la paroi du tube et la traverse sos l'effet d'une simple pression exercée sur sa tête et dont la tige comportant une gorge transversale périphérique assurant l'ancrage de ladite pièce dans la paroi du tube présente au moins un canal longitudinal s'étendant sur une partie de sa longueur-depuis la tête, c'est-â-dire depuis l'extérieur du tube, jusqu'à une zone de prise d'eau située dans ce tube, cette zone étant située entre la gorge précitée et la pointe de la tige. 2.- Pièce d'ajutage selon la revendication 1, caractérisée en ce que son canal longitudinal est constitué par une rainure longitudinale externe de la tige. 3.- Pièce d'ajutage selon la revendication 1, caractérisée en ce que sa tige comporte un moletage longitudinal externe jouant le rôle de canal. 4.- Pièce d'ajutage selon la revendication 1, caractérisée en ce que sa tige comporte un canal longitudinal interne qui traverse la tête de part en part et débouche latéralement hors de la tige par un perçage radial. 5.- Pièce d1ajutage selon les revendications 1 et 4, caractérisée en ce que sa tête comporte une chambre dans laquelle débouche le canal de la tige et au fond de laquelle est sertie, avec jeu, une pastille flottante. 6.- Pièce d'ajutage selon les revendications 1 et 4, carac tersée en ce que sa tête est rapportée sur sa tige et comporte un orifice de sortie d'eau excentré par rapport au canal interne de cette tige. 7.- Pièce d'ajutage selon l'une quelconque des revendications 1 et 4 à 6, caractérisée en ce que sa tête comporte au moins une chambre de turbulence qui, interposée entre le canal de la tige et l'orifice de sortie de la tête, présente une forme cylindrique avec deux canaux respectivement d'arrivée et de sortie. 8.- Pièce d'ajutage selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que sa tête comporte deux bras latéraux enserrant le tube sur plus de la moitié de sa circonférence. 9.- Pièce d'arrosage selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que sur sa tête est emmanchée l'une des extrémités d'un tube souple aboutissant par exemple a un pot de culture.