La présente invention concerne une presse à découper à grande vitesse comprenant un socle et un bati rigide, une matrice fixée sur le socle et un poinçon qui se déplace dans le btti rigide par rapport à la matrice. On connait déjà des dispositifs qui mettent à profit l'éner- gie développée par un phénomène de combustion pour actionner l'équipage mobile d'une presse. #outefois, les presses de ce type présentent l'inconvénient de comporter des masses en mouvement considérables sur des courses relativement longues, de sorte que de graves difficultés se posent pour le guidage et l'arrêt des parties mobiles de la presse. On connut en outre des dispositifs qui utilisent l'énergie qui est engendrée par la détente d'un fluide comprimé pour actionner l'équipage mobile d'une presse. Ces presses présentent également l'inconvénientde comporter des masses en mouvement considérables et elles nécessitent, en outre, des moyens particuliers pour assurer l'étanchéité dans le circuit du fluide moteur. an connaît également les dispositifs qui utilisent le champ magnétique engendré par la décharge d'une batterie de condensateurs à travers un enroulement électrique pour former ou mouler des pièces de matière conductrice. Dans ces dispositifs, la pièce 8 travailler est maintenue dans une position fixe et préétablie i l'intérieur du champ magnétique engendré. Ce champ exerce directement une pression sur la pièce travaillée sans qu'il se produise de contact physique entre les éléments du dispositif et la pièce. avec ces dispositifs, on peut former des pièces dans des métaux qui possèdent une conductibilité électrique relativement élevée, tels que le cuivre, l'aluminium et le laiton. Pour travailler des métaux qui possèdent une conductibilité électrique plus faible, comme l'acier inoxydable, il est au contraire nécessaire d'utiliser un écran conducteur intermédiaire qui est normalement constitué par une feuille ou un tube d'aluminium. Ces dispositifs ne peuvent donc travailler que des pièces métalliques ou, de toute façon, que des matières conductrices, en mettant à profit le fait qu'il s'y engendre des courants induits lorsque ces matières sont placées dans un champ magne- tique variable. Le problème technique que la présente invention se propose de résoudre consiste à actionner une presse à découper à grande vitesse, dans laquelle les masses en mouvement sont très réduites. Ce problème est résolu par la presse à découper à grande vitesse suivant l'invention Ladite presse est caractérisée par un élément conducteur solidaire du poinçon et possédant une conductibilité électrique relativement éleva cet élément étant disposé dans le champ magnétique d'un solénorde qui est relié à une source d'énergie électrique apte à exciter ce solénorde par une impulsion de courant propre à fournir au poinçon, par l'intermédiaire dudit élément conducteur, l'énergie nécessaire pour exécuter à grande vitesse le déplacement en direction de la matrice et pour exécuter le découpage de la pièce. L'invention sera de toute façon mieux comprise en se reportant à la description qui va suivre faite en regard des dessins annexés, donnés uniquement à titre d'exemple non limitatif et dans lesquels La figure 1 est une vue en coupe transversale d'une presse à découper à grande vitesse suivant l'invention La figure 2 représente schématiquement le circuit électrique de la presse de la figure I La figure 3 est une vue avant, partiellement en coupe d'une variante de la presse à découper La figure 4 est une vue en coupe suivant la ligne IV-IV de la figure 3 La figure 5 est une vue en coupe suivant la ligne V-V de la figure 3 La figure 6 est une vue en coupe suivant la ligne VI-VI de la figure 3 La figure 7 est un schéma du circuit d'alimentation et de commande de la presse de la figure 3. La presse à découper à grande vitesse, suivant une première forme de réalisation de l'invention représentée sur la figure 1, est capable de découper des tôles métalliques pour produire des pièces extrêmement précises, présentant une rugosité extremement réduite et une bavure pratiquement inexsistante sur les surfaces de coupe. La presse comprend une plaque d'appui massive 10 sur laquelle est fixé un bâti rigide Il constitué par des montants 12 et par une traverse supérieure 13. Cette dernière est disposée parallèlement à la plaque 10 et la distance qui sépare la traverse 13 de la plaque 10 est réglable dans certaines limites aux moyens d'écrous 14 qui sont vissés sur les montants 12. Su centre de la plaque 10, est fixée une matrice 15, et la plaque est elle-meme percée d'un trou traversant 16 situé audessous de la matrice 15 et servant pour le déchargement de la pièce découpée. Âu-dessus de la plaque 10 est disposé, dans l'alignement coaxialde la matrice 15 un poinçon 17 apte à se déplacer dans une direction rectiligne pour coopérer avec la matrice 15 et pour exécuter le découpage d'une tôle métallique 18 fixas sur la plaque 10 i l'endroit de la matrice 15. Le poinçon 17 est fixé au moyen de boulons 18 au-dessous d'une plaque 20. Cette dernière est enfilée sur des manchons 21 dont chacun est percé d'un alésage axial 22, et elle est fixée à ces manchons par des écrous 23 tissés sur une partie filetée desdits manchons. Chaque manchon 21 est enfilé par son alésage axial 22 sur une barre verticale 25 dont l'extrémité inférieure est fixée dans la plaque 10. Eh définitive, le poinçon 17 peut se déplacer dans une direction rectiligne, guidé par les barres 25 sur lesquelles les manchons 21 coulissent télescopiquement. Une rondelle 26 de matière élastique, par exemple de caoutchouc, est enfilée sur chaque barre 25 et est disposée en contact sur la surface supérieure de la plaque 10. L'arret du poinçon 17 se produit lorsque les manchons 21 butent sur la plaque 10, par 1 'intermédiaire des rondelles 11, dans la course qu'ils décrivent sur les barres 25. Les rondelles 26 ont pour fonction d'amortir le choc des manchons 21 sur la plaque 10 pendant la course active que le poinçon 17 décrit pour effectuer le découpage. En outre, les rondelles 26 fournissent automatiquement une réaction élastique qui s'engendre dans le sens opposé au sens du déplacement du poinçon 17 et qui est suffisante pour extraire le poinçon de la t8le 18 lorsque le découpage a été exécuté. Le poinçon 17 est actionné par la mise en oeuvre du principe de fonctionnement basé sur l'action électrodynamique qui se manifeste entre deux circuits parcourus par un courant .Lorsqu 'un courant variable parcourt un enroulement, le flux engendré par ce courant interagit avec un conducteur disposé dans le champ, et y induit des courants qui sont pratiquement en opposition de phase avec le courant qui parcourt l'enroulement0 Ces courants exercent en pratique une force de nature électrodynamique qui tend à éloigner le conducteur de l'enroulement0 Dans l'exemple de mise en oeuvre de l'invention, l'enrou- lement est représenté par un soléno#de 27 fixé au moyen d'une vis 28 sur la surface inférieure d'une plaque 29, en matière isolante, par exemple en bakélite.La plaque 29 est fixée à son tour à la surface inférieure de la traverse 13. Le conducteur est au contraire représenté par un disque 30 d'une matière à haute conductibilité électrique, par exemple en cuivre, fixé au-dessus de la plaque 20. Le circuit électrique de commande de la presse, représenté schématiquement sur la figure 2, comprend un dispositif de transformation et de redressement 31 destiné à fournir la charge à une batterie de condensateurs 32 qui sont reliés au solénoide 27. Un interrupteur 33 et un voltmètre 34 sont intercalés dans le circuit de charge des condensateurs 32. Un interrupteur 35 est intercalé dans le circuit de décharge des condensateurs 32 qui comprend le solénoïde 27. Les interrupteurs 33 et 35 sont réciproquement asservis de telle façon que la manoeuvre e.;l'un ex clut instantanément la manoeuvre de 1' autre. Le poinçon 17 est ramené à la position de repos, représentée sur la figure 1, par des ressorts cylindriques 36 qui sont disposés verticalement entre la plaque 10 et la plaque 20. L'extrémité inférieure de chaque ressort 36 est logée dans un bloc creux 37 solidaire de la plaque 10 ; l'extrémité supérieure de chaque ressort 36 est guidée par un doigt 38 fixé à la surface inférieure de la plaque 20. Pour décrire l'opération de découpage, on considèrera la presse en position de repos, comme représenté sur la figure 1. Après avoir fixé la tale 18 sur la plaque 10 à l'aide d'un moyen connu quelconque, par exemple, au moyen de serre-flan en face de la matrice 15, on charge la batterie de condensateurs 32 (figure 2). Pour cela, il suffit de fermer l'interrupteur 33 en faisant parvenir aux condensateurs 32 le courant du réseau transStmé et redressé d'une façon connue par le dispositif 31. L'interrupteur 33 est maintenu fermé jusqu'à ce que le voltmètre 34 indique que la tension aux bornes de la batterie de condensateurs 32 a atteint la valeur pré-établie. Â ce stade, on peut fermer l'interrupteur 35, qui exclut la manoeuvre de l'interrupteur 33 et qui provoque la décharge des condensateurs 32 à travers le circuit qui comprend le solénoide 27. Le courant qui parcourt le solénorae 27 produit un champ magnétique dont le flux interagit avec le disque de cuivre 30 en y induisent un courant qui est sensiblement en opposition de phase avec le courant qui parcourt le soléno#de 27. I1 en résulte que le disque 30 est soumis à une pression de nature électromagnétique dont la valeur peut atteindre et meme excéder la centaine de bars et qui tend à l'éloigner du solénoïde 27. La force électrodynamique exercée sur le disque 30 fournit au poinçon 17 lténergie nécessaire pour exécuter à grande vitesse le déplacement en direction de la matrice 15 et le découpage de la t8le 18. Le déplacement du poinçon 17 est guidé par le cou lissenent des manchons 21 sur les barres 25 et il est réglé de façon que le découpage soit terminé lorsque les manchons 21 viennent buter sur le socle 10 par l'intermédiaire des rondelles 26. Lorsque ce découpage a été exécuté, l'interrupteur 35 s'ouvre autoxatiquement. Les ressorts 36 ramènent ensuite le poinçon 17 dans la position de repos dans laquelle le disque 30 entre à nouveau en contact avec le solénorde 27. La presse est ainsi prote pour na nouveau cycle de fonctionnement. Btiivant une variante de la presse à découper, la matrice de découpage 15 (figure 3) comprend une partie 37' qui est évasée vers le bas pour faciliter le déchargement de la pièce découpée. tu-dessus de la plaque 10 est fixé un serre-flan 38'qui sert à retenir la ttle ou la pièce à découper 18. Le poinçon 17 est fixé à un support constitué par une plaque 40 à laquelle le disque de cuivre 30 est également fixé au moyen de quatre vis 50. Sur la plaque 40 sont fixées deux colonnes 41 dirigées vers le bas. Chaque colonne 41 coulisse dans un manchon 42 qui est emmanché à force dans un trou correspondant de la plaque de base 10. L'alésage de chaque manchon 42 est muni d'une bague 43 qui, en coopération avec la colonne 41, réalise un joint étanche. L' extrémité inférieure de chaque colonne 41 plonge dans une chambre ovale 44 correspondante, (figure 6) formée dans la plaque 10. Les chambres 44 sont fermées hermétiquement par une autre plaque 45 (figure 3) fixée i la plaque 10. La plaque 45 est percée de deux trous borgnes 46 dans chacun desquels peut s'engager l'extrémité inférieure de la colonne 41 correspondante. Les deux trous 46 communiquent entre eux à travers un conduit 47 (figure 6) d'équilibrage de la pression. Sur la plaque46 sont, en outre, fixés deux godets 48 (figure 3) dont le bord supérieur bloque, contre la plaque 45, le bord d'une chambre d'expansion 49 composée d'une matière flexible, par exea- ple en ylar. Les godets 48 sont munis d'un trou 51 communiquant avec l'extérieur. La plaque 40 est en outre munie de deux oreilles perforées 52 dans chacune desquelles est engagée une colonne 53 correspondante fixée dans une cavité cylindrique 54 de la plaque 10. Deux ressorts de compression 56, dont chacun est interposé entre l'une des cavités 54 et l'oreille percée correspondante 52, maintiennent normalement la plaque 40 en position haute, comme représen- té sur la figure 3, chaque oreille perforée 52 étant appuyée contre une collerette 57 fixée sur la colonne 53 correspondante. La plaque 40 est en alliage léger, par exemple en aluminium, et elle est munie d'ailettes 58 (figure 5) délimitant des alvéoles qui rendent l'équipage mobile de la presse très léger. Les ailettes 58 ont en outre pour fonction de refroidir la plaque 40 afin de dissiper la chaleur produite principalement par les courants induits dans le disque 30 (figure 3). Xe refroidissement peut etre en outre complété par une circulation forcée d'eau dans un conduit 59, cette eau étant introduite par un conduit d'entrée 61 et sortant par un conduit de sortie 62 (figure 5). L'action électrodynamique d'une spire de la bobine 27 (figure 3) sur le disque 30, brout avec la diminution de la distance séparant le disque 30 de la bobine 27 et avec la variation du courant qui circule dans cette spire. Pour obtenir de la presse le rendement maximum, la bobine 27 est constituée par un conducteur à section constante, enroulé en spirale en une seule couche-. En particulier, la bobine 27 est constituée par un conducteur 63 en cuivre, présentant une section rectangulaire dont le grand côté est disposé verticalement, c'est-à-dire parallèlement à la direction de déplacement du poinçon 17, de façon à présenter une plus grande section à nombre égal de spire et par conséquent le minimum de résistance au courant. Le conducteur 63 est enroulé en spirale sur un manchon 66 et il part d'une extrémité intérieure 67 pour atteindre une extrémité extérieure 68. Les spires sont isolées au moyen d'une bande isolante 64 en Rylar, également enroulée en spirale.L'extrémité intérieure 67 du conducteur 63 est reliée électriquement à un anneau en cuivre 69, lui-même relié à une borne 70, tandis que l'extrémité extérieure 68 est reliée à un deuxième anneau en cuivre 71, à son tour relié à une deuxième borne 72. La bobine 27 présente un diamètre extérieur sensiblement égal à celui du disque 30 et elle est disposée dans une cavité 73 d'une plaque 74 en matière isolante et amagnétique, elle-mSme fixée sur la plaque 13. En particulier, la bague 71 est fixée à la plaque 74 par l'intermédiaire d'une série de vis, non visibles sur les dessins. La surface inférieure de la plaque 74 est entaillée d'une série de sillons 75 (figure 4) sensiblement radiaux qui sont en communication avec l'intérieur du manchon 66 par une série de fentes 76. La cavité 73 (figure 3) est fermée à sa partie inférieure par une membrane 77 en matière flexible,par exemple en Xylar. Le bord de la membrane 77 est fixé à la plaque 74 par une bague 78.Dans la cavité 73 circule de l'huile qui pénètre de haut en bas à travers le manchon 66 et qui sort par un conduit horizontal 79 prévu latéralement sur la plaque 74. L'énergie utile de la presse dépend de la vitesse finale du poinçon 17. La vitesse peut augmenter lorsqu'on augmente la course du poinçon, dans les limites dans lesquelles le disque 30 subit encore l'effet de l'action électrodynamique de la bobine 27. En pratique, la vitesse du poinçon 17 sera d'autant plus grande que l'action électrodynamique exercée sur le disque 30 sera plus grande. Etant donné que l'action qui s'exerce sur le disque 30 est égale à la somme des actions exercée par les diverses spires de la bobine 27, à égalité de diamètre du disque 30, il sera approprié de rapprocher le plus possible les spires du conducteur 63, afin de pouvoir disposer du nombre maximum de spires. Dans le dispositif suivant l'invention, avec un disque 30 de 200 mm de diamètre, on a disposé 220 spires dans la bobine 27.Le diamètre du disque 30,est, par conséquent, un paramètre essentiel pour la détermination de l'énergie de la presse. Au contraire, l'épaisseur de ce disque 30 n'a pas d'influence iur cette énergie, pourvu que cette épaisseur soit au moins égale i la profondeur de pénétration des courants induits qui sont engendrés dans le disque 30 par la bobine 27. Afin d'obtenir une haute vitesse de perforation, il est nécessaire de créer en outre une grande action électrodynamique sur le disque 30. ainsi qu'il est connu, les condensateurs 32 et la bobine 27 forment un circuit oscillant apte à engendrer un courant présentant une allure sinusordale amortie et d'une fréquence qui dépend de la capacité des condensateurs et de l'inductance de la bobine. La variation de courant qui intéresse la presse, est celle qui est due à la première demi-onde, laquelle est liée à la résistance électrique du circuit. Â égalité de bobine, cette résistance augmente avec la fréquence de la décharge, en raison de l'effet pelliculaire, de sorte qu'il est nécessaire de créer un circuit à basse fréquence. Dans la presse de la figure 3, l'inductance de la bobine 272 lorsque le disque 30 est en position haute, est d'environ 1,3 mE. Pour les condensateurs, on peut choisir une capacité capable de produire une fréquence inférieure à 1000 #, de sorte que l'action de l'effet pelliculaire reste contenue dans des limites acceptables. Ce circuit est alimenté par une tension de charge de 4500 V. Âvec un équipage mobile d'un poids de 9 kg on obtient une vitesse finale du poinçon 17 d'environ 15 m/s après un déplacement de 20 mm de sorte que le poinçon acquiert une énergie d'environ 1000 J.Cette énergie est apte à découper, dans une t81e d'une épaisseur de 2 mm et d'une dureté Rockweil HRc de 50, un trou d'un diamètre de 140 mm de sorte que la presse décrite, qui est d'un encombrement et d'un poids extrtmement réduits, peut wetre considérée comme équivalant à la presse traditionnelle de 100 tonnes. Pour la charge des condensateur 32, le dispositif de transformation et de redressement 31 est ici commandé par une unité de commandement désignée dans son ensemble par la référence 82 (figure 7). La charge des condensateurs 32 est commandée automatiquement par l'unité de commandement 82 après chaque manoeuvre du poinçon 17. La décharge des condensateurs est commandée par un ignitron 83 , également sous la commande de l'unité de commandement 82. Un deuxième ignitron 84, sous la commande d'un circuit 85, est apte à faire obstacle à la décharge des condensateurs 32 lorsque la tension s'annule, en faisant ainsi obstacle à l'action des demi-ondes suivantes du circuit. Le circuit de commandement de la presse est muni finalement d'une unité de réglage de la tension de charge, indiquée en 86, qui comprend un organe de réglage manuel 87 de la tension voulue. Par l'intermédiaire de l'organe 87, on peut ainsi régler à la main l'énergie à imprimer au poinçon 17 (figure 3), en fonction de l'épaisseur de la tôle à percer et de la longueur du profil de coupe. Le fonctionnement de la presse des figures 3 à 7 est le suivant. Lors de l'allumage de l'appareil, l'unit; de commande ment 82 commande automatiquement la charge des condensateurs 32. Après avoir filé la tôle 18 (figure 3) sur la plaque 10, au moyen d'nn organe de réglage non représenté sur le dessin, on engendre un signal 88 qui rend l'unité de commandement 82 (figure 7) apte à commander l'ignitron 83, en effectuant ainsi la décharge des condensateurs 32. Par conséquent, une impulsion de courant, qui possède la fréquence propre du circuit, circule dans la bobine 27. Ce courant produit un champ magnétique dont le flux interagit avec le disque de cuivre 30 (figure 3). Ce dernier est alors sollicité par une force électrodynamique dirigée vers le bas et qui le déplace rapidement vers le bas en m & temps que la plaque 40 et que le poinçon 17. Ce dernier exécute ainsi le découpage de la -tole 18 à une vitesse très élevée. Le déplacement de la plaque 40 est guidé au moyen des colonnes 41 sur les manchons 42 et s'effectue à l'encontre de l'action des ressorts 56. Vers la fin de la course de la plaque 40, les extrémités intérieures des colonnes 41 s'engagent dans les trous borgnes 46, pour amortir ainsi l'arr8t de l'équipage mobile de la presse. Â la fin de la course du poinçon 17, les colonnes 41 atteignent la position indiquée en traits interrompus sur la figure 3. Après la première demi-onde de courant, l'ignitron 84 court-circuite les condensateurs 32 (figure 7) de sorte que les ressorts 56 (figure 3) ramènent la plaque 40, de bas en haut, à sa position de repos. Le poinçon 17 se dégage ainsi de la tôle 18 laquelle reste retenue par le serre flan 38. Lorsque l'équipage mobile de la presse revient à sa position haute, il s'engen- dre d'une façon connue, un signal électrique qui conditionne l'unité de commandement 82 (figure 6) de façon à commander la recharge de la batterie de condensateurs 32. L'huile de refroidissement de la bobine 27 et l'eau de refroidissement de la plaque 40 circulent sous l'action de pompes appropriées non représentées sur les dessins, lesquelles peuvent fonctionner en continu ou par intermittence pendant le fonctionnement de la presse. il va de soi que de nombreuses modifications de détail peuvent être apportées aux modes de réalisation décrits, notamment par substitution de détails équivalettss sans sortir pour autant du cadre de l'invention. REVEND i CÂT i 0N# 1.- Presse à découper à grande vitesse comprenant un socle et un bati rigide, une matrice fixée sur le socle et un poinçon qui peut se déplacer sur le bati par rapport à la matrice, caractérisée par un élément conducteur solidaire du poinçon et possédant une conductibilité électrique relativement élevée, cet élément étant disposé dans le champ magnétique d'un solénoïde qui est relié à une source d'énergie électrique, apte à exciter ce solénoïde par une impulsion de courant propre à fournir au poinçon par l'intermédiaire dudit élément conducteur, l'énergie nécessaire pour exécuter à grande vitesse le déplacement en direction de la matrice et pour exécuter le découpage de la pièce. 2.- Presse suivant la revendication 1, caractérisée en ce que l'élément conducteur est constitué par un disque de cuivre et est maintenu dans le champ magnétique dudit solénoïde par des moyens élastiques. 3.- Presse suivant l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que le solénoïde est fixé sur une plaque isolante solidaire dudit bati. 4.- Presse suivant l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que des moyens mobiles de guidage sont solidaires dudit poinçon et en ce que des moyens de guidage fixes sont solidaires du socle, lesdits moyens mobiles et lesdits moyens fi xes étant aptes à coopérer pour assurer le déplacement rectiligne du poinçon par rapport à la matrice et pour limiter la course de ce poinçon, des moyens élastiques étant aptes à amortir le choc des moyens mobiles sur le socle à la fin de la course du poinçon, et en outre, à dégager automatiquement le poinçon de la pièce lorsque le découpage a été exécuté. 5.- Presse suivant la revendication 4, caractériséeen ce que lesdits moyens de guidage mobilessont constitués par des manchons creux et en ce que les moyens de guidage fixes sont constitués par des barres, chaque manchon coulissant télescopiquement sur la barre correspondante. 6.- Presse suivant la revendication 5, caractérisée en ce que lesdits moyens élastiques sont constitués par des rondelles de caoutchouc enfilées sur lesdites barres et interposées entre les manchons et le socle. 7.- Presse suivant l'une des revendications 2 à 6, caractérisée en ce que le solénoSde est constitué par un conducteur de section constante, enroulé en spirale en une seule couche, ladite spirale ayant un diamètre extérieur sensiblement égal à celui du disque conducteur. 8.- Presse suivant la revendication 7, caractérisée en ce que le conducteur à section constante présente une section rec tangulaire dont le grand coté est parallèle à la direction de déplacement du poinçon. 9.- Presse suivant l'une des revendications 2 à 8, caractérisée en ce que le solénoide est immergé dans un liquide réfri gérant isolant, lequel est maintenu dans une chambre fermée par une membrane déformable interposée entre le solénoïde et le dis que, des moyens étant prévus pour faire circuler ce liquide dans cette chambre. 10.- Presse suivant l'une quelconque des revendications 4 à 9, caractérisée en ce que lesdits moyens élastiques comprennent l'extrémité libre de chacune des barres qui, vers la fin de la course du poinçon, s'engage dans une cavité cylindrique correspondante afin d'amortir l'arrêt du support, les diverses cavités cylindriques communiquant entre elles pour donner lieu à une pression d'amortissement équilibrée. 11.'- Presse suivant l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que la source d'énergie électrique comprend un circuit capacitif relié au solénoïde par l'intermédiaire d'un interrupteur et qui est apte à produire une impulsion de courant engendrant ledit champ magnétique et induisant dans ledit élément conducteur un courant en opposition de phase avec le courant que l'on fait circuler dans le soléno#de, de sorte que ledit élément conducteur est ainsi soumis à une 'pression électromagnétique suffisante pour transmettre au poinçon l'énergie nécessaire pour effectuer le découpage. 12.- Presse suivant la revendication 11, caractérisée en ce que-la fréquence du courant qui est produite par lesdits condensateurs est inférieure à 1 000 Hz. 13.- Presse suivant la revendication 12, caractérisée en ce que la charge et la décharge des condensateurs sont provoquées par un premier ignitron commandé par une unité de commandement, un deuxième ignitron étant susceptible d'exclure l'action des condensateurs après la première demi-onde de tension, des moyens manuels étant prévus pour régler la tension de charge desdits condensateurs.