La présente invention concerne, d'une façon générale, un procédé de cordage de raquettes, par exemple de raquettes de tennis, et elle vise plus spécialement un tel procédé permettant de réaliser des raquettes de qualité supérieure, que l'on peut réparer de fanon plus rapide et moins couteuse que les raquettes cordées de façon classique. Les raquettes de tennis ou de caractère analogue, comme par exemple les raquettes pour le jeu de volant ( ou badmington ) ou pour le jeu de la balle au mur, sont, depuis de nombreuses années, cordées de telle manière que, lorsque les cordes sont endommagées, on ne peut les réparer qu'en raccommodant les zones endommagées uniquement ou en remplaçant la totalité des cordes. Un raccommodage local est une opération souvent difficile et lente, étant donné que chaque zone à réparer doit etre traitée d'une façon spéciale, en fonction de la position des noeuds, du motif formé par les cordes, de la possibilité de disposer d'espaces pour saisir les cordes, etc. .Le raccommodage des raquettes est particulierement difficile dans les zones du cadre de la raquette oû les perforations de ce cadre comportent plusieurs brins de corde, et où pour cette raison, il faut éventuellement agrandir, au moyen d'un poinçon, un trou ou plusieurs trous en un ou plusieurs endroits, afin de laisser de la place pour un ou plusieurs autres brins de la corde utilisée pour effectuer la réparation. Par conséquent, la réparation des raquettes de tennis, ou de raquettes analogues, est un travail très long et conduit souvent à un cordage de mauvaise qualité. Les bons joueurs, en général, aiment mieux que leur raquette soit complètement recordée, au lieu dgêtre simplement réparée localement. Mais un recordage complet est assez coûteux, surtout si l'on utilise des cordes de haute qualité. Cela se comprend aisément si llon sait qu'une raquette de tennis de type moyen nécessite environ de 9,6 à 10 m de corde. Les raquettes de tennis et les raquettes de type analogue cordées selon les procédés de cordage classiques comportent des zones " favorables " ( c'est-à-dire permettant des coups efficaces) de dimensions presque constantes, en raison de la forme du réseau de cordes utilisé dans ces procédés, quelle que soit la tension donnée aux cordes par la personne qui les a montees. Comme le comprendront aisément les joueurs de tennis,de volant ou autres jeux, tout agrandissement de la zone favorable dans la raquette augmenterait le rendement des coups et, par suite, l'efficacité de la raquette.Toutefois, jusqu'à présent, à la connaissance du demandeur, personne n'a suggéré aucun moyen pour augmenter de cette façon le rendement d'une raquette de tennis ou, d'une façon gene- rale, d'une raquette cordée. L'invention a pour objet un procédé pour corder les raquettes de tennis, ou raquettes analogues, comprenant les opérations suivantes : on part d'un cadre de raquette comportant une série de trous pour le passage de cordes, répartis suivant un tracé donné sur le pourtour de ce cadre ; on enfile plusieurs éléments de corde séparément dans des trous appropriés du pourtour de la raquette pour former dans ce pourtour, la section de corde périphérique, la section principale active et la section transversale active, lesdites sections étant prévues pour cooperer de manière à constituer un réseau quadrillé complet dans la raquette ; et l'on fixe chacun de ces éléments de corde au voisinage de chacune de ces extrémités de façon à assujettir fermement chaque section de corde dans le cadre de la raquette en lui donnant la tension voulue pour une utilisation efficace de la raquette, cette opération de cordage étant effectuée de maniere telle qu'aucun des divers éléments de corde qui constituent les diverses sections ne passe dans aucun des trous dans lesquels est enfilé l'un quelconque des autres éléments de corde ou ne soit fixe à aucun de ces autres éléments de corde, chaque section de corde étant complètement isolée des autres de manière qu'aucune des sections ne touche aucune des autres, sauf dans la partie de la zone utile de la raquette constituant un réseau quadrillé et de façon que l'on puisse remplacer chacune de ces sections de corde sans déranger les autres. Etant donné que les diverses sections de corde des raquettes cordées conformément au procédé selon l'invention, sont isolées les unes des autres ( c'est-à-dire ne comportent pas de noeuds de liaison), il est très facile pour un spécialiste de remplacer l'une quelconque de ces sections de corde sans déranger les autres sections. L'ouvrier monteur de cordes peut donc effectuer son travail de réparation en tenant compte tout spécialement des exigences de l'utlisateur de la raquette qui, par exemple, en raison de sa façon de jouer , aurait tendance à user un ou plusieurs jeux de cordes principales actives avant que les cordes transversales actives aient besoin d'être remplacées , ou réciproquement.Les raquettes cordées conformément au procédé de l'invention peuvent être réparées localement de la même manière que les raquettes à cordage classique, mais alors les résultats obtenus ne sont pas meilleurs qu'avec ces dernières raquettes, pour lesquelles, comme on l'a signalé plus haut, le raccommodage est une opération souvent difficile et lente et la réparation est souvent de mauvaise qualité en raison de la présence de cordes insuffisamment tendues ou pour des raisons analogues ). Par contre, alors qu'avec les raquettes cordées de façon classique on n'a le choix qu'entre une réparation locale et le remplacement de toutes les cordes, au contraire, avec les raquettes cordées conformement à l'invention, si l'on ne procède pas à un raccommodage local, il suffit de remplacer une ou au maximum deux des diverses sections de corde.C'est ainsi, par exemple, que l'on pourrait utiliser trois éléments de corde ayant à peu près tous la même longueur, ce qui veut dire que le remplacement d'une section seulement ne necessite qu'environ un tiers de la longueur de corde qu'il faudrait utiliser pour procéder à un recordage complet. Bien entendu, cela réduit le prix de nombreuses reparations, en ce qui concerne les cordes, au tiers environ du prix d'un recordage complet. Cette comparaison n'est pas sans intérêt car, même en ne remplaçant que la ou les sections de corde défectueuses, dans la raquette cordée conformément au procédé de l'invention, on redonne presque à la raquette son efficacité maxima, contrairement aux réparations locales des procédés classiques qui parfois, comme on l'a signalé plus haut, sont bien loin d'assurer un tel résultat. Un autre avantage du procédé de cordage de raquettes selon l'invention par rapport aux procédés classiques tient au fait que, comme on l'a signalé plus haut, il permet de donner à la zone favorable " d'une raquette des dimensions supérieures à la zone favorable dans le cas d'une raquette cordée selon les procédés classiques. On peut y parvenir en cordant la section périphérique de corde à sa tension de rendement maximum, en cordant la section .principale active de corde à une tension inférieure a cette der nière et en cordant la section transversale active de corde à une tension de valeur intermédiaire, de manière que la section péri phérique de corde de la raquette une fois terminée soit plus efficace que la section principale et la section transversale pour augmenter, de la sorte,-les dimensions de la zone " favorable ". Cela présente bien entendu un grand intérêt pour les bons joueurs étant donné qu'ils peuvent ainsi réaliser de meilleurs coups qu'avec la zone " favorable ", plus petite, des raquettes cordées de fagon classique. Sur les dessins, la figure l est une vue avant du cadre d'une raquette de tennis en bois, ne comportant qu'une première longueur de corde représentant un premier stade de cordage d'une forme de mise en oeuvre préféree du procédé selon l'invention la figure 2 est une autre vue avant de ce cadre de raquette de tennis, muni simplement d'une seconde longueur de corde représentant un second stade de cette mise en oeuvre préférée la figure 3 est une autre vue avant de ce cadre de raquette, muni simplement d'une troisième longueur de corde, représentant le troisième et dernier stade de cordage selon l'invention la figure 4 est une vue avant de ce cadre de raquette de tennis, représenté entièrement cordé selon le procédé de l'invention la figure 5 est une coupe partielle, à plus grande échelle, du cadre de cette raquette. De façon plus précise, la figure l est une vue avant du cadre d'une raquette de tennis en bois de type assez courant, auquel est fixée une section périphérique de corde conformément au procédé de l'invention ; la figure 2 est une vue analogue de ce cadre, mais représenté muni d'une section principale active de corde confor mément à l'invention ; et la figure 3 est une autre vue avant de ce cadre, représenté muni seulement d'une section transversale utile de corde, conformément à l'invention. Les trois sections de corde représentées sur les figures l à 3 caractérisent trois stades qui constituent une forme de réalisation préférée du procédé de cordage selon l'invention. En pratique, on procède de préférence dans l'ordre suivant : on pose d'abord, sur le cadre de la raquette la section périphérique de corde de la figure l, puis la section prinO-ale active de corde de la figure 2 et enfin la section transversale active de corde de la figure 3, chacune de ces sections successives contribuant à réaliser un réseau complet de corde jusqu'à ce que la raquette soit terminée et se présente comme sur la figure 4. C'est afin d'exposer plus clairement le procédé de cordage selon l'invention que chacune des figures l à 3 ne représente que la section de corde qui correspond à une seule étape du procédé, à l'exclusion de la ou des sections de corde posées dans une étape précédente du procédé ; toutefois, on comprendra aisément que la section de corde de la figure 2 est, en réalite, superposée à la section de corde de la figure l au cours de la seconde étape et que la section de corde de la figure 3 est superposée aux sections de la figure l et de la figure 2 pour achever le cordage de la raquette et lui donner l'apparence qu'elle a sur la figure 4 L'ordre des étapes que l'on vient d'indiquer est l'ordre préféré mais ce n'est pas la seule manière de mettre en oeuvre le procédé selon l'in- vention et on peut donc modifier cet ordre tout en restant dans le cadre de l'invention.A mesure que les diverses sections de corde du réseau de corde de la raquette sont posées, les divers brins forment, bien entendu, un réseau de structure analogue à celui des raquettes cordées de façon classique ( on se reportera aux figures 1 et 4 pour l'étude de la structure de ce réseau ). Sur la figure l, le cadre de la raquette est désigné par la référence F et là section périphérique de corde complète, par la référence P. On réalise cette section de corde avec 2,85 m d'une corde en une matière appropriée, de préférence en boyau d'agneau, mais il est bien entendu que l'on pourrait utiliser n'importe quel autre type de corde pour raquettes de tennis, par exemple du boyau de boeuf, du boyau-de chien, de la corde de " Nylon " ou de la de corde/soie. Comme le savent bien les personnes qui sont au courant de la construction des raquettes de tennis, la moitié de gauche et la moitie de droite d'un cadre de raquette de tennis en bois de type courant comportent, comme représenté sur la figure 1, le même nombre de trous pour enfiler la corde et permettre sa fixation sur le cadre.Le cadre représenté sur la figure 1 ( qui, ainsi qu!on l'a sianalé plus haut, est du type de la grande majorité des cadres de raquette en bois ), comporte soixante quatre trous, à savoir trente deux trous de chaque côté. Ces trous sont répartis sur le pourtour du cadre et vont de points situés au voisinage du milieu du sommet du cadre jusqu'à des points situés au voisinage du milieu de la partie inférieure de ce carrelet chaque quadrant comprend seize de ces trous. Pour faciliter les explications, on identifie les trous d'après leur quadrant et leur numéro, les numéros dans chaque quadrant allant de 1 à 16, en partant du milieu du sommet ou du milieu de la partie inférieure du cadre.C'est ainsi, par exemple, que le premier trou situé à gauche du milieu du sommet du cadre est désigné par la référence LTl, le premier trou situé à droite du milieu du sommet, par la référence RTl, le premier trou situé à gauche du milieu de la partie inférieure, par la référence LBl, et le premier trou à droite de ce milieu, par la référence RB1. Selon ce mode de numération, le trou situé le plus bas dans le quadrant supérieur de gauche (LT) est désigné par la référence Luie, le trou situé le plus bas dans le quadrant supérieur de droite, par la référence RT16, le trou situé le plus haut dans le quadrant inférieur de gauche par la référence LB16 et le trou situé le plus haut dans le quadrant inférieur de droite, par la référence RB16. On pourra se reporter à la figure I sur laauelle le premier et le dernier trou des quatre quadrants sont identifiés de cette manière. La figure 1 illustre un mode particulier de pose de la section périphérique P de corde sur le cadre F, considéré comme satisfaisant par le demandeur. Conformément à ce procédé, on commence par enfiler une extrémité de la section périphérique d'une longueur de 2,85 m dans LT8 en direction de l'extérieur, puis dans LT9 en direction de l'intérieur, dans LT10 en direction de l'extérieur, dans LTI1 en direction de l'intérieur et dans LT12 en direction de l'extérieur. Puis on arrête la corde en LT12 comme représenté sur la figure 1, où le poinçon utilisé à cette fin est désigné par la référence A. Puis l'on tire l'autre extrémité de cette corde vers le bas à partir de LT8, on l'enfile par LB9 en direction de l'extérieur, dans LB7 en direction de l'intérieur, dans LT7 en direction de l'extérieur, dans LT6 en direction de l'intérieur, dans LB6 en direction de l'extérieur, dans LB8 en direction de l'intérieur, dans RB8 en direction de l'extérieur, dans RB9 en direction de l'intérieur, dans LB9 en direction de l'extérieur, dans LB7 en direction de l'intérieur, dans RB7 en direction de l'extérieur, dans RB6 en direction de l'intérieur, dans RT6 en direction de l'extérieur, dans RT7 en direction de l'intérieur, dans RB7en direction de l'extérieur, dans R59 en direction de l'intérieur, dans RT8 en direction de l'extérieur, dans RT9 en direction de l'intérieur, dans LT9 en direction de l'extérieur, dans LT8 en direction de l'intérieur, dans RT8 en direction de l'extérieur, dans RT7 en direction de l'intérieur, dans LT7 en direction de l'extérieur, puis dans LT6 en direction de l'intérieur où l'on attache cette corde à un brin périphérique vertical, comme indiqué en 10. Après avoir attaché la corde en LT6, on la serre en LT8 et on l'arrête en LT9. On retire alors le poinçon en LT12, on tire la corde dans LT12,on la fait sortir par LT10 et on l'attache en LT9, compte indiqué en 12 sur la figure 4. La séction périphérique P de corde se trouve alors fermement fixée sur le cadre de la raquette qui est alors prêt à recevoir la section principale active de corde représentée sur la figure 2.Les spécialistes comprendront aisément que l'on soumet la corde aux diverses opérations de tension, de serrage etc. nécessaires au cours de la pose de la section péri phérique de corde pour que cette section soit convenablement tendue sur le cadre F de la racruette. Les mêmes remarques s'appliquent à la pose de la section principale et de la section transversale de corde dont il sera question ci-après. Pour réaliser la section principale active de corde destinée à la raquette, on utilise 3,3 m de corde. Cette section est représentée en M sur la figure 2 et on la réalise en faisant descendre les deux moities de la corde par les trous LTl et RTI du cadre de la raquette et en serrant cette corde en 14 et 15 respectivement. On enfile ensuite ces moitiés de la corde dans les trous des deux moitiés du cadre de la raquette en les faisant monter et descendre comme indiqué par les flèches sur la figure 2, jusqu'à ce que les trous l à 6 de la partie supérieure et de la partie inférieure du cadre soient tous occupés.On choisit la corde assez longue pour que ses extremites descendent en traversant les trous LB5 et RB5 en laissant un reliquat suffisant, dans chaque cas, pour enfiler la corde par les trous LB4 et RB4 en direction de l'intérieur afin de l'attacher en LB4 et RB4. On se reportera à la figure 4 où les noeuds sont désignés respectivement par les références 18 et 20. Une fois terminée la pose de la section principale active de corde, la raquette se trouve prête à recevoir la section transversale active, désignée par la référence C sur la figure 3, opération qui représente l'étape finale du procédé de cordage selon l'inven- tion. On utilise, pour réaliser cette section transversale 3,45 m de corde ; on enfile une extrémité de cette corde dans RTlO en direction de l'extérieur, dans RTll en direction de l'intérieur, dans RT9 en direction de l'extérieur, dans RT8 en direction de l'intérieur et dans RT6 en direction de l'extérieur, et en RT6 on arrête cette corde avec le poinçon A, comme représenté.On fait ensuite subir à la corde une - série de chemins d'aller et retour dans le cadre de la raquette de RTlO à LT10, de LTll à RTll etc. on fait descendre la corde jusqu'à RBlO où on l'enfile en direction de l'extérieur puis, par RBll en direction de l'intérieur. On attache alors la corde, qui est presque complètement utilisée, en RBll, comme indiqué par le noeud 22. Après avoir attaché cette corde en RBlI, on la serre en RTlO puis on l'arrête en RTll. On retire alors le poinçon A de RT6 puis on enfile la corde dans RT6, RT8 et RT9, après quoi on l'attache en RTll ( voir les figures 4 et 5 où on peut voir le noeud de fixation en 24 ).La raquette est alors complètement cordée et elle se présente comme sur la figure 4. Comme indiqué sur les figures, les rainures du bord extérieur du cadre de la raquette permettent de loger facilement les cordes de la section périphérique et de la section principale active. Ces rainures peuvent également recevoir la section transversale active C, à l'exception de l'intervalle entre les trous RATIO et RTII, où il faut creuser une rainure pour une seule corde afin d'assurer la meilleure protection possible de la corde, pour le cas où la raquette tomberait accidentellement ou viendrait d'une autre amnière au contact d'un dallage ou de toute autre surface.Dans ce cas, ainsi que dans tous les autres cas où les rainures pour cordes d'une raquette ne répondent pas de façon satisfaisante aux exigences du procédé selon l'invention, un monteur de cordes expérimenté et convenablement équipe n'azura aucune difficulté pour creuser des rainures dans le cadre de la raquette afin de satisfaire à ces conditions. Comme le montre la figure 1, la section périphérique P de corde du cadre F de la raquette se compose de trois cordes péri phériques principales à la gauche et de trois à la droite de l'espace délimité par le cadre, et de trois cordes périphériques transversales à la partie supérieure et trois à la partie inférieure, de ce même espace, ces éléments de corde coopérant pour former un cadre rectangulaire autour d'un espace central 26. Bien entendu cet espace 26, dans la raquette une fois terminée, est occupé par des parties de la corde principale et de la corde transversale, et il correspond , en gros, par ses dimensions et par sa position, à la zone 1t favorable " d'une raquette de tennis de type classique.Mais, comme on l'a indiqué plus haut, il est possible d'agrandir cette zone " favorable " en soumettant la section périphérique P à une tension plus forte que la section principale active, puis en soumettant la section transversale active à une tension intermédiaire entre les deux autres tensions. C'est ainsi, par exemple, que l'on peut soumettre la section périphérique de corde à une tension de 29,5 kg, la section principale active à une tension de 22,6 kget la section transversale active à une tension de 24,9 kg.Cela a pour effet d'augmenter le rendement de la section périphérique de corde par rapport à la section principale et à la section transversale actives en assurant ainsi un agrandissement de la zone " favorable ". Comme on le voit aisément, le procédé de cordage de raquette selon l'invention permet de réaliser une raquette comportant trois sections de corde isolées les unes des autres, en ce sens qu'il n'y a entre elles aucun noeud de raccordement, de sorte qu'on peut les retirer indépendamment les unes deys autres pour effectuer une réparation. En général, l'une seulement de ces sections ( plus exactement la section principale active ou la section transversale active ) nécessite un remplacement avant les autres Lorsque cela se produit, le monteur de cordes sait exactement le travail qu'il doit effectuer pour réparer la raquette ce travail consistant simplement à remplacer la section de corde qui comporte des éléments défectueux.Le réparateur ne se trouve donc pas contraint à procéder à un raccommodage, qui demanderait beaucoup de temps, et la raquette une fois réparée est presque aussi bonne qu'à l'état neu, après une réparation qui, en gros, ne revient qu'au tiers d'une réparation efficace équivalente effectuée sur une raquette à cordage classique. La disposition des cordes de la section principale active et de la section transversale active, dans le cas de l'in vention, diffère de celle des raquettes cordées de façon plus classique, mais cependant une grande partie du travail de recordage s'effectue de la même manière qu'un recordage classique.Toutefois, le procédé selon l'invention diffère, de plusieurs points de vue, des procédés de cordage classiques,en particulier en ce qui concer- ne le stade d'arrêt à 11 aide d'un poinçon pour amorcer et terminer le montage de la section périphérique de corde et de la section transversale. L'opération peut s'effectuer à l'aide de l'une quelconque des machines à corder que llon trouve sur le marché. Si l'on utilise de telles machines pour retirer et remplacer les cordes principales actives d'une raquette qui a éte cordée conformément à la présente invention, il faut installer la raquette dans cette machine en l'orientant perpendiculaire à sa position normale, pour atténuer les déformations du pourtour de son cadre sous l'action des forces exercees sur ce pourtour par les cordes transversales actives. Comme signalé plus haut, le procédé de cordage selon llinven- tion ne se limite pas à l'utilisation de sections de corde du type de celles qui sont représentées sur les figures, mais au contraire couvre l'utilisation de sections de corde isolées, dont le nombre et la forme sont différents de ce qu'ils sont sur les figures. C'est ainsi que l'on resterait dans le cadre de l'invention en cordant une raquette de tennis à l'aide de deux sections de corde isolées, l'une constituée uniquement par des éléments de corde principaux, et l'autre uniquement par des éléments de corde transversaux. De plus, le procédé selon l'invention ne se limite pas au cordage de raquettes en bois mais on peut l'appliquer au cordage de raquettes d'un type quelconque, par exemple des raquettes en acier, en aluminium ou en matiere plastique ou encore de toute autre construction. Les dispositions particulières représentées sur les figures ne sont pas impératives pour le cadre en bois représenté et l'on peut avoir recours, sans sortir du cadre de l'invention, à d'autres dispositions permettant de realiser un cordage de ce meme cadre, à l'aide de sections de corde isolées selon les principes exposés plus haut. La fixation aux extrémités des cordes distinctes de la section périphérique, de la section principale et de la section transversale des figures 1 à 3 peut se faire au moyen d'un noeud de type connu quelconque. La demanderesse estime qu'il est préférable d'utiliser deux demi-noeuds pour chaque noeud de fixation, mais on peut, bien entendu, avoir recours à toute autre sorte convenable de noeud. Dans les raquettes de type classique, on fait les noeuds de fixation directement sur des brins tendus de corde, ce qui risque de provoquer une usure excessive des cordes et, éventuellement leur défaillance prématurée aux points de fixation. Toutefois, la demanderesse a découvert que l'on peut pratiquement remédier à cet inconvénient en disposant un tube de faible longueur ( par exemple de 9 mm ) en matière plastique ( de préférence en " Teflon " marque déposée ), autour du brin sur lequel on fait chacun des noeuds. Quatre de ces morceaux de tube en matière plastique sont représentés en 28, 30, 32 et 34 sur les figures l et 3 qui montrent les points de fixation de la section périphérique de corde et de la section transversale pour la raquette représentée. Un tel élément de tube a, bien entendu, pour effet de protéger le brin de corde contre des forces d'écrasement du noeud environnant, et par conséquent de prolonger la durée d'utilisation de la corde. Un tel emploi de tubes en matière plastique n'est pas impératif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention et, de plus, de tels tubes en matière plastique peuvent aussi bien être utilisés dans les procédés de cordage de raquettes classiques.On peut utiliser de grands éléments de tube en " Teflon " pour protéger les boucles formées par les éléments de la section principale de corde qui sont enfilés dans les ouvertures situees à la base du cadre de la raquette, contre une usure exagérée, comme indiqué sur la figure 2. Lorsque l'on utilise de tels éléments de tube pour les ouvertures situées à la base du cadre de la raquette, les noeuds de fixation aux extrémités de la section principale de corde sont faits avec les extrémités extérieures de deux des portions, comme représenté sur la figure 2, sur laquelle les noeuds 18 et 20 sont représentés réalisés de cette façon. En vue d'empêcher le desserrage des noeuds de fixation des sections de corde, on peut appliquer sur ces noeuds une colle appropriée ou un ciment ( un ciment d'usage domestique de n'importe quelle marque connue peut convenir). Bien entendu, cela ne constitue qu'un perfectionnement facultatif et ne fait pas vraiment partie de l'invention. REVENDICATIONS l. Procédé pour corder les raquettes de tennis, ou raquettes analogues, comprenant les opérations suivantes : on part d'un cadre de raquette comportant une série de trous pour le passage de cordes, répartis suivant un tracé donné sur le pourtour de ce cadre ; on enfile plusieurs éléments de corde séparément dans des trous appropriés du pourtour de la raquette pour former dans ce pourtour la section de corde périphérique,la section principale active et la section transversale active, lesdites sections étant prévues pour coopérer de manière à constituer un réseau quadrillé complet dans la raquette ; et l'on fixe chacun de ces éléments de corde au voisinage de chacune de ces extrémités de façon à assujettir fermement chaque section de corde dans le cadre de la raquette en lui donnant la tension voulue pour une utilisation efficace de la raquette, cette opération de cordage étant effectuée de manière telle qu'aucun des divers éléments de corde qui constituent les diverses sections ne passe dans aucun des trous dans lesquels est enfilé l'un quelconque des autres éléments de corde ou ne soit fixé à aucun de ces autres éléments de corde, chaque section de corde étant complètement-isolée des autres de manière qu'aucune des sections ne touche aucune des autres, sauf dans la partie de la zone utile de la raquette constituant un réseau quadrillé, et de façon que l'on puisse remplacer chacune de ces sections de corde sans déranger les autres. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ladite série d'éléments de corde comprend un premier élément de corde de longueur convenable pour constituer une section péri phérique de réseau quadrillé dans la zone délimitée par le pourtour du cadre de la raquette, cette section entourant la partie centrale de cette zone, et un second élément de corde de longueur convenable pour constituer la section principale active, consistant en une série d'éléments principaux qui traversent ladite partie centrale suivant la direction longitudinale. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé par le fait que la fixation de chacun des trois éléments de corde au voisinage de chaque extrémité consiste à attacher la corde, au voisinage de chaque extrémite, sur un brin tendu de la section de corde formé par la portion de corde en un point voisin du pourtour intérieur du cadre, pour constituer un noeud convenable en ce point A.Procédé selon la revendication 3, caractérisé par le fait que la pose de la section périphérique de corde aussi bien que de la section transversale de corde s'effectue en commençant par enfiler une première extrémité du morceau due corde voulu en direction de l'extérieur, dans un premier trou voisin d'un second trou par lequel passera le brin sur lequel cet élément de corde doit être fixe au voisinage de ladite première extrémité, puis en l'enfilant dans ce second trou, en direction de l'intérieur, en faisant subir à cette première extrémité divers parcours vers l'extérieur et vers l'intérieur par passage dans une série de trous distincts dudit premier trou et dudit second trou, cn disposant le restant de chacun des éléments voulus de corde suivant le motif convenable dans le cadre de la raquette pour constituer chacune desdites sections de corde, en attachant la seconde extrémité dudit élément de corde sur un brin approprié de la section de corde distincte, en coinçant cet élément de corde dans ledit second trou, en dégageant ledit elément de corde de sa position de blocage dans le plus éloigné de ladite série de trous et en faisant ressortir l'extrémité ainsi libérée de ladite série de trous puis en attachant ledit élément de corde, au voisinage de ladite extrémité libérée, sur ledit-brin voisin de l'extrémité intérieure dudit second trou. S Procedé selon la revendication4, caractérisé par le fait que chacun des éléments de corde constituant ladite section péri phérique et ladite section transversale de corde est serré dans ledit premier trou avant d'entre coincé dans ledit second trou et fixé sur le brin qui est enfilé dans ce dernier. 6. Procedé selon la revendication 5, caractérisé par le fait que ladite section périphérique de corde est montée suivant une disposition qui comprend trois éléments de corde principaux situes à une certaine distance les uns des autres, de chaque côté de ladite zone délimitée par le pourtour du cadre, trois éléments transversaux de corde, situés à une certaine distance les uns des autres, à la partie supérieure de ladite zone,et trois éléments transversaux de corde, à la partie inférieure de cette zone. 7. Procédé selon la revendication 6, caracterise par le fait que c'est la section périphérique que l'on pose la premiere, la section principale active étant posé ensuite et la section transversale active étant posée en dernier lieu. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé par le fait que l'on dispose un tronçon de tube en matiere plastique sur chaque brin desdites sections de corde autour duquel on fait un noeud au cours du cordage de la craquette, ce tronçon de tube étant disposé à l'endroit du noeud avant que l'on ne fasse celui-ci de manière que ce noeud vienne ensuite reposer sur ce tube, ce qui a pour effet de protéger chaque brin contre les forces de cisaillement résultant de la présence dudit noeud en ce point de fixation. 9. Procédé de cordage d'une raquette de tennis ou analogue, comprenant les opérations suivantes on part d'un cadre de raquette comportant une série de trous de passage de corde répartis suivant une trajectoire donnée sur le pourtour de ce cadre, un premier élément de corde de longueur voulue destiné à constituer une section périphérique de réseau quadrillé dans la zone délimitée par ce pourtour, ce premier élément entourant une partie centrale de cette zone, un second élément de corde de longueur convenable pour constituer une section principale active de corde consistant en une série d'éléments de corde principaux traversant ladite partie centrale dans la direction longitudinale, et un troisième élément de corde de longueur voulue pour constituer une section transversale active consistant en une série d'éléments transversaux de corde traversant ladite partie centrale suivant la direction transversale ; et l'on enfile chaqueélément de corde séparément dans des trous appropriés pratiqués dans le cadre de la raquette pour réaliser la section péri phérique, la section principale active et la section transversale active de corde de ce cadre, ces diverses sections étant destinées à coopérer pour former l'ensemble du réseau quadrillé de cordes de la raquette, le montage de ces trois sections de corde comprenant la fixtion de chaque élément au voisinage de chaque extrémité en vue de fixer fermement chaque section de corde dans le cadre de la raquette sous une tension qui permet une utilisation efficace de cette raquette, cette opération étant réalisée en attachant chaque élement de corde au voisinage de chaque extrémité sur un brin tendu de la section de corde formée partie de cet élément de corde, en un point voisin du pourtour intérieur du cadre, de manière à constiuer un noeud en ce point. 10. Procédé selon la revendication 9, caractérisé par le fait que l'on pose la section périphérique aussi bien que la section transversale active de corde, en commençant par enfiler une première extrémité de l'élément voulu de corde, en direction de l'extérieur, dans un premier trou voisin d'un second trou dans lequel sera enfilé le brin autour duquel on doit fixer ledit élément de corde au voisinage de ladite première extrémité, puis, en direction de l'intérieur, dans ledit second trou, puis en faisant effectuer par cette première extrémité un trajet alternativement vers l'extérieur et vers l'intérieur par passage dans une série de trous distincts dudit premier et dudit second trous, puis en coinçant la corde dans le plus éloigné des trous de ladite série, en disposant le restant de la portion convenable de corde suivant le motif voulu dans le cadre de la raquette de manière à réaliser l'une desdites sections de corde, en attachant la seconde extrémité de cet élément de corde sur un brin approprié de la section de corde distincte, en coinçant cet élément approprié de corde dans ledit second trou, en libérant ledit élément approprié de corde de sa position de blocage dans ledit trou le plus éloigné et en retirant l'extrémité ainsi libérée de la série de trous et enfin en attachant ledit élément de corde,au voisinage de ladite extrémité libérée, audit brin voisin de l'extrémité intérieure dudit second trou. 11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé par le fait que l'on serre, dans ledit premier trou, chacun des éléments de corde constituant la section périphérique et la section transversale, avant de le coincer dans ledit second trou et de l'attacher au brin qui est enfilé dans ce dernier. 12. Procédé selon la revendication 11, caractérisé par le fait que l'on pose la section périphérique de corde suivant un tracé qui comprend trois éléments principaux de corde situés à une certaine distance l'un de l'autre, de chaque côté de ladite zonedêli- mitée par le pourtour du cadre, trois éléments transversaux de corde situés à une certaine distance les uns des autres, à la partie supérieure de ladite zone, et trois éléments de corde, situés à une certaine distance les uns des autres, à la partie inférieure de cette zone. 13. Procédé selon la revendication 12, caractérisé par le fait que c'est ladite section périphérique que l'on pose la première, la section principale étant posée ensuite et la section transversale étant posée en dernier lieu. 14. Procédé selon la revendication 13, caractérisé par le fait que l'on dispose un tronçon de tube en matière plastique sur chaque brin des sections de corde autour duquel on fait un noeud pendant le cordage de la raquette,le tronçon de tube étant placé à l'endroit du noeud avant que l'on ne fasse celui-ci, de sorte que ce noeud vient ensuite s'appliquer contre ce tube, grâce à quoi chaque brin St' trouve protégé contre la force de cisaillement due à la présence de ce noeud au point d'attache. 15. Raquette de tennis ou analogue, comprenant un cadre avec un pourtour , sur ce pourtour du cadre étant tendus trois éléments distincts de corde de manière à constituer une section périphérique entourant une partie centrale de la zone délimitée par ce pourtour, une partie principale active consistant en une série d'éléments principaux de corde traversant ladite partie centrale dans la direction longitudinale, et une section transversale active consistant en une série de cordes transversales traversant ladite partie centrale dans la direction transversale, l'élément de corde constituant chacune de ces sections etant fixé à chaque extrémité en étant attaché à un brin de la section voisin du pourtour intérieur du cadre de la raquette, de manière à maintenir cette section convenablement tendue et placée pour être utilisée dans le cadre de la raquette. 16. Raquette de tennis ou analogue selon la revendication 15, caractérisée par le fait qu'elle comprend une série de tronçons de tube en matière plastique appropriée disposés respectivement autour des brins de ladite section de corde, à l'endroit où les extrémités de cet élément de corde sont attachées, pour protéger ces brins contre les forces de cisaillement résultant de la présence des noeuds aux points d'attache. 17. Raquette de tennis ou analogue comprenant un cadre présentant un pourtour, sur le pourtour de ce cadre étant tendus trois éléments distincts de corde de manière à constituer une section périphérique entourant une partie centrale de la zone délimitée par ce pourtour, une section principale active consistant en une série d'éléments de corde principaux traversant ladite partie centrale dans la direction longitudinale, et une section transversale active consistant en une série d'éléments transversaux de corde traversant ladite partie centrale suivant la direction transversale, l'élément de corde constituant chaque section étant fixé à chaque extrémité de maniere à maintenir cette section convenablement tendue et placée pour être utilisée dans le cadre de la raquette, ledit élément de corde étant enfilé dans un jeu de trous du pourtour du cadre différents des trous dans lesquels sont enfi lées les cordes des deux autres sections, de telle sorte que dans chacun des trous ne passe qu'un seul desdits éléments de corde, les trois sections définies plus haut n'ayant entre elles aucun raccordement et n'ayant aucune partie au contact de l'une des autres sections, sauf dans la partie de réseau quadrillé de la zone utile de la raquette, le montage étant tel que chacune desdites sections est complètement isolée des deux autres, de sorte qu'il est possible de la remplacer sans deranger les aux autres sections. 18. Raquette de tennis ou analogue selon la revendication 17, caractérisée par le fait que l'seulement de corde constituant chacune desdites sections a chacune de ses extrémités attachée à un brin de la section ainsi constituée, au voisinage du pourtour intérieur du cadre de la raquette. 19. Raquette de tennis ou analogue selon la revendication 18, caractérisée par le fait qu'elle comprend une série de tronçons de tube en matiere plastique appropriée disposés autour des brins desdites sections, à l'endroit ovules extrémités desdits éléments de corde sont attachées, de façon à protéger ces brins contre des forces de cisaillement résultant de la présence des noeuds en ces points d'attache.