La présente invention concerne l'industrie microbiologique et notamment des appareils pour la culture de micro-organismes. L'invention peut être utilisée avec succès pour la culture des champignons microscopiques et des bactéries dans la couche poreuse d'un milieu grenu dont l'humidité atteint jusqu'à 70 9t. A la fin du processus, on obtient une culture contenant des restes des particules du milieu nutritif sur lesquels se trouvent des colonies de micro-organismes. La culture contient également une biomasse, un produit résultant du métabolisme, des substances biologiquement actives, en particulier des enzymes. Il est connu que pour la culture des micro-organismes dans la couche d'un milieu constitué de son, de riz ou de froment humidifié et stérilisé, on utilise dans la technologie de production des enzymes amylolytiques un équipement tel que cuvettes, tambours rotatifs et appareils compartimentés stationnaires. On remplit les cuvettes d'une couche de milieu de culture des micro-organismes, la hauteur de la couche du milieu étant de quelques centimètres et place les cuvettes sur des étagères dans les chambres de croissance. Les chambres de croissance sont équipées de conduits d'air qui communiquent avec un ventilateur. L'aération de la culture qui assure au cours de la croissance des conditions déterminées de température et d'humidité, ainsi que la respiration, est assurée par de l'air introduit à travers le conduit d'air et traversant la chambre. Le courant d'air humide se déplace parallèlement à la surface des cuvettes.Les conditions d'échange de masse et de chaleur extérieur entrele courant d'air et la culture en cours de croissance dans la couche de milieu se trouvant dans les chambres de croissance ne permettent pas d'introduire dans les chambres une quantité de ce milieu supérieure à 15 à 20 % de leur volume. Dans le cas contraire il se produit un échauffement excessif de la culture et une inactivation des enzymes, ce qui diminue la vitesse de biosynthèse. De plus, le processus technologique de culture des micro-organismes est conduit dans des conditions de stérilité relative et en utilisant le travail manuel. Dans le but d'augmenter le rendement en culture par unité de volume, on a créé des appareils sous forme de tambours rotatifs. Le tambour possède une ouverture de chargement d'un milieu grenu. Sur l'axe du tambour, suivant sa longueur, est monté un dispositif distributeur d'air mis en communication avec un ventilateur, l'aération du milieu grenu étant assurée à travers ledit dispositif distributeur d'air. La rotation du tambour provoque l'agitation du milieu, de sorte que le courant d'air entre en contact avec les surfaces de la couche qui se renouvellent ce qui améliore dans une certaine mesure l'échange de masse et de chaleur. Toutefois, dans le tambour rotatif, il se produit une division chaotique du milieu en petits morceaux dont les dimensions varient dans de très larges limites, et de ce fait il est difficile d'y assurer les conditions identiques d'échange de masse et de chaleur dans la couche. De plus, l'action mécanique exercée par les parois du tambour sur la culture provoque une destruction considérable de l'intégrité du mycélium.Le prix de l'équipement utilisé, comme l'a montré la pratique, calculé par rapport à l'unité de produit visé, est important. On connaît un autre appareil à rendement élevé en culture par unité de volume réalisé sous la forme d'un récipient vertical stationnaire divise suivant la hauteur en compartiments par des cloisons horizontales perforées. Les cloisons servent en même temps de supports aux couches du milieu et d'éléments distributeurs d'air. Dans la partie supérieure du récipient vertical est prévue une ouverture de chargement du milieu grenu et dans sa partie inférieure est ménagée une ouverture de déchargement de la culture, ainsi que des moyens d'amenée et d'évacuation de l'air indispensable pour l'aération. Suivant son axe, le récipient est traversé par un arbre vertical muni d'agitateurs se trouvant dans chaque compartiment audessus des cloisons. Les cloisons se composent chacune de plusieurs éléments qui sont rendus susceptibles de pivoter par rapport à un axe horizontal de façon qu'au moment du chargement et durant la période de croissance, tous les éléments constituent une cloison pleine.Au bout d'une certaine période de croissance des microorganismes, les éléments constituant la cloison prennent une position dans laquelle la section du récipient devient libre, ce qui permet le passage de la culture sur la cloison se trouvant plus bas. Le pivotement des éléments de la cloison est effectué au moyen d'un levier relié aux axes des éléments et à un dispositif de commande, ledit levier étant monté en dehors du récipient. La couche à cultiver est disposée dans le compartiment sur une cloison et on l'aère par un courant d'air stérile passant à travers les perforations pratiquées dans la cloison, ce qui crée les conditions d'échange de masse et de chaleur par convection simultanément dans le volume entier du milieu qui favorisent l'augmentation de la hauteur de la couche cultivée. Cependant, étant donné que la croissance de la culture staccompagne de réaction exothermiques globales du métabolisme et d'une modification simultanée de la géométrie de l'espace poreux du milieu, ce qui est dû à l'apparition sur les particules dudit milieu de cellules de micro-organismes, des zones de stagnation apparaissent dans la couche du milieu grenu.La formation des zones de stagnation est conditionnée par l'élévation locale de la résistance au courant d'air, qui diminue la vitesse d'évacuation de l'énergie du métabolisme. La chaleur physiologique qui se dégage provoque une élévation de la température de la culture jusqu'à une valeur maximale à laquelle la vitesse de croissance est minimale. Pour assurer l'accès du courant d'aéra- tion aux zones de chauffage excessif, on procède à l'agitation du milieu à l'aide d'un agitateur à palettes. Cependant, une telle réalisation de l'appareil de culture de micro-organismes ne satisfait pas aux conditions optimales de croissance dans tous les compartiments, puisqu'en présence d'un processus non stationnaire de croissance, le montage des agitateurs dans les compartiments sur un arbre commun conduit à ce que lors de l'agitation du milieu dans un compartiment dans lequel s'est formée une zone de stagnation, il se produit une action mécanique s'exergant sur la culture également dans les compartiments où il n'y a pas de zones de stagnation. Une action mécanique supplémentaire perturbe l'intégrité du mycélium au-dessus des normes admises et diminue la vitesse de croissance des micro-organismes. Afin de pouvoir augmenter la vitesse de croissance des microorganismes, on a mis en oeuvre un autre appareil pour la culture de micro-organismes. Cet appareil connu comprend un récipient cylindrique vertical pourvu d'une ouverture supérieure de chargement du milieu grenu ensemencé et d'une ouverture inférieure de déchargement de la culture. Le récipient est divisé suivant sa hauteur par dés cloisons horizontales en compartiments munis chacun de tubulures d'amenée et d'évacuation de gaz. Chaque cloison se compose de plusieurs éléments dont chacun est percé de perforations et monté de façon à pouvoir se déplacer de manière qu'au moment de chargement du milieu, tous les éléments constituent une cloison pleine et au moment du déchargement de la culture, les éléments se déplacent de façon que la section horizontale du récipient devienne libre pour le passage de la culture vers le bas. Le déplacement des éléments constituant la cloison est assuré par des leviers reliés chacun par une extrémité aux axes des éléments constituant la cloison et par l'autre extrémité à un vérin de commande monté en dehors du récipient sur sa paroi extérieure.Dans chaque compartiment du récipient sont prévus des dispositifs agitateurs réalisés sous forme d'un système de couteaux verticaux et horizontaux montés sur des guides fixés sur un axe rotatif qui est relié par l'intermédiaire d'un réducteur à un dispositif de commande individuelle placé en dehors du compartiment. Les éléments constituant la cloison sont réalisés sous forme de segments. Chaque segment est fixé en porte-à-faux sur l'axe. Dans la partie inférieure du récipient est disposé un agi ta- teur à palettes. Le milieu nutritif ensemencé de spores des micro-organismes est introduit dans le récipient à travers l'ouverture supérieure dans le compartiment supérieur dont les segments constituant la cloison se trouvent à ce moment dans la position horizontale et forment ainsi un fond plein. En faisant tourner le dispositif agitateur de ce compartiment, on aplanit le milieu et on forme une couche horizontale dont la hauteur atteint des dizaines de centimètres. Au bout d'une certaine période de croissance, les segments de la cloison sont mis en position verticale au moyen du levier et le milieu passe sur la cloison du compartiment se trouvant audessous et dont les segments constituent à ce moment un fond plein. Ensuite, on met les segments de la cloison du compartiment supérieur dans la position horizontale et on introduit dans ledit compartiment une nouvelle couche de milieu. Le chargement cyclique, la culture et le transfert du milieu aux autres compartiments de l'appareil sont effectués de façon analogue. Les conditions nécessaires en ce qui concerne la température et 11 humidité maintenues dans la couche cultivée, ainsi que la respiration des micro-organismes sont assurées par un courant d'air. L'air est introduit dans le compartiment à travers la tubulure, sous la cloison, il passe par les perforations, traverse la couche du milieu en prélevant la chaleur dégagée par les cellules en cours de croissance et en assurant l'échange de gaz C02 et 2- La culture est déchargée du compartiment inférieur à travers l'ouvcrture de déchargement, à l'aide de l'agitateur assurant la pulvérulence nécessaire du milieu, et la culture obtenue est ensuite envoyée pour subir des opérations technologiques ultérieures. Dans l'appareil connu, le coefficient de remplissage par le milieu est porté à 50 %; cependant cet appareil présente plusieurs inconvénients importants. La fixation en porte-à-faux des segments provoque la formation de jeux entre les segments sous l'effet de la charge exercée par la couche du milieu, ce qui rend plus mauvaise l'aération de la culture. Pour satisfaire aux exigences de rigidité et de robustesse la largeur des segments ne doit pas être inférieure à 1/4 à 1/5 du diamètre du récipient. De plus, pour la disposition des segments constituant la cloison lors de leur déplacement au cours du transfert du milieu d'un compartiment à un autre, il est nécessaire de disposer d'un espace qui n'est pas utilisé pour la croissance, ce qui réduit le coefficient d'utilisation du volume utile. Par ailleurs, les dimensions des perforations pratiquées dans les segments de la cloison à travers lesquelles passe le courant d'air sont choisies en partant de la condition que les particules du milieu nutritif ne passent pas à travers les perforations. Ainsi, le diamètre des perforations pratiquées dans les segments ne doit pas être supérieur aux dimensions moyennes des particules. La diminution du diamètre des perforations si l'on veut conserver une section appropriée pour le passage de l'air, aboutit à des difficultés technologiques de fabrication puisque, d'une part, le perçage de perforations dont le diamètre est inférieur à l'épaisseur de la plaque rend la fabrication beaucoup plus onéreuse, et que d'autre part, de telles perforations augmentent la résistance aérodynamique. De plus, dans le cas où les dimensions des perforations sont minimales, les perforations sont obturées par les cellules des microorganismes dont les dimensions sont d'ordre de quelques microns. De ce fait, l'engorgement des perforations et leur remplissage par des particules de plus faibles dimensions du milieu pendant leur chute lors du chargement aboutit à la réduction de la section de passage des perforations de la cloison et, par conséquent, à l'abaissement de l'efficacité d'aération de la culture. Le dispositif agitateur réalisé sous forme d'un jeu de couteaux creux horizontaux et verticaux et se trouvant constamment dans la couche du milieu influe sur la résistance aérodynamique de la couche à l'endroit de sa disposition. Il est connu qu'à la limite paroi-milieu grenu, la porosité est toujours plus grande que dans le reste de la masse et par conséquent la perméabilité est plus élevée. De ce fait, à l'endroit où se trouve le dispositif agitateur, dans les zones des couteaux verticaux, la résistance est plus faible et dans les zones des couteaux horizontaux, ladite résistance est plus forte que dans le reste de la couche, ce qui modifie localement le caractère de l'aération. Enfin, au cours de la croissance des micro-organismes, il se produit une diminution du degré de l'humidité du milieu nutritif du fait du passage d'une partie de l'eau aux cellules des micro-organismes et étant donné que les vapeurs d'eau sont entrainées par le courant d'air. La diminution de l'humidité exerce une influence négative sur la vitesse de biosynthèse, tandis que l'introduction supplémentaire d'humidité de pair avec le courant d'aération n'est pas suffisamment efficace puisqu'il est difficile de réguler le processus complexe de transfert de masse dans un milieu poreux en présence des cellules de micro-organismes. Ainsi, la hauteur de la couche à cultiver qui détermine en somme le rendement dans un appareil ainsi constitué est plus élevée en comparaison avec les autres appareils. L'utilisation d'agitateurs équipés de dispositifs de commande individuelle dans chaque compartiment permet de diminuer l'intensité de l'action mécanique s'exerçant sur les cellules des micro-organismes. Cependant, le coefficient de remplissage de l'appareil est réduit puisque dans le récipient il est prévu un espace indispensable pour le pivotement des segments autour de l'axe horizontal lors du passage du milieu d'un compartiment à un autre. De plus, l'augmentation de la hauteur de chute de la culture n'est pas souhaitable puisque cela conduit à un endommagement du mycélium. L'engorgement des perforations par les petites particules et par les cellules des micro-organismes réduit l'efficacité d'aération de la couche de culture et nécessite l'arrêt du processus pour le lavage et le nettoyage des segments de la cloison. Une diminution permanente du degré d'humidité de la culture à la période des phases exponentielle et stationnaire de croissance réduit le rendement en produit visé. L'invention vise donc à créer un appareil pour la culture des micro-organismes ayant un rendement élevé, obtenu grâce à une augmentation du rendement en produit à obtenir par unité de volume et à la création de conditions optimales pour la biosynthèse et pour la conservation de l'intégrité du mycélium. Elle a donc pour objet un appareil pour la culture de microorganismes comportant un récipient cylindrique vertical ayant une ouverture supérieure de chargement d'un milieu grenu ensemencé et une ouverture inférieure de déchargement de la culture et divisé suivant sa hauteur par des cloisons horizontales, en compartiments pourvus chacun d'une tubulure d'amenée d'un courant d'aération et d'une tubulure d'évacuation dudit courant d'aération avec les produits résultant du métabolisme, chaque cloison étant constituée de plusieurs éléments présentant des perforations et munis d'un moyen de déplacement de sorte qu'au moment du chargement du milieu dans le compartiment, tous les éléments forment une cloison pleine, et au moment du déchargement de la culture du compartiment, la section horizontale du récipient devienne libre pour le passage de la culture vers le bas, appareil caractérisé en ce que les éléments de la cloison de chaque compartiment sont réalisés sous forme de secteurs circulaires se recouvrant partiellement, avec des perforations pratiquées sous forme de fentes, le moyen de déplacement des secteurs étant monté au-dessous de la cloison par rapport au milieu et assurant le déplacement desdits secteurs dans le plan horizontal, un dispositif pour briser les agglomérats monté dans chaque compartiment suivant l'axe du récipient, comportant un peigne susceptible de coopérer avec la couche de culture en assurant sa pulvérulence. Une telle réalisation des cloisons permet d'augmenter le coefficient de remplissage des compartiments par le milieu. Dans ce cas, on n'a pas besoin d'un espace complémentaire pour le montage pivotant des segments en vue du passage du milieu. C'est pourquoi le rapport entre le volume de la masse obtenue du produit visé et le volume de l'appareil est augmenté de 25 %. De plus, dans l'appareil connu, les conditions d'aération sont améliorées, ce qui est obtenu grâce à l'absence de jeux entre les secteurs circulaires de la cloison lorsque cette dernière supporte la charge de la couche du milieu. La réalisation dans les secteurs circulaires de perforations ayant la forme de fentes réduit les pertes d'énergie du courant d'aération grâce à une résistance aérodynamique plus faible des fentes en comparaison avec des trous de même surface. Le courant d'aération passant à travers les fentes est plus stable dans le milieu poreux. L'augmentation de la stabilité du courant d'aération dans la couche du milieu diminue l'intensité de formation de zones de stagnation dans la couche de culture en créant ainsi les conditions plus favorables pour la biosynthèse. La formation ralentie des zones de stagnation au cours de la culture permet de réduire de façon correspondante l'intensité de mélange, et par conséquent, de diminuer l'influence de l'action mécanique. Dans ce cas, le mycélium est moins endommagé, ce qui améliore les conditions de biosynthèse. La disposition des mécanismes de commande assurant respectivement le déplacement des cloisons et la mise en marche du dispositif pour briser les agglomérats à l'intérieur du récipient exclut l'utilisation de garnitures de presse-étoupe ou d'extrémité. Cela empêche la pénétration dans l'appareil de l'infection provenant de l'environnement et les conditions de stérilité nécessaire à la culture des micro-organismes sont améliorées. L'utilisation comme moyen permettant d'empêcher la formation de zones de stagnation d'un dispositif pour briser les agglomérats afin d'assurer la pulvérulence du milieu crée un régime "doux" d'action mécanique sur la culture, ce qui diminue le danger d'endommagement du mycélium et améliore le processus de la biosynthèse. Il est recommandé que chaque secteur circulaire dans la zone de recouvrement par le secteur voisin prenne appui sur une poutre porteuse radiale dont une extrémité est rigidement fixée sur la paroi du récipient, et l'autre sur une bague d'appui centrale disposée concentriquement dans le récipient. Le moyen de déplacement des secteurs circulaires peut être constitué de deux vérins de commande dont chacun est articulé à la poutre porteuse radiale correspondante, la tige de chaque vérin de commande étant articulée aux secteurs circulaires correspondants. Il est avantageux que le dispositif pour briser les agglomérats soit pourvu d'un vérin de commande pour son déplacement axial et d'un vérin de commande pour son entrainement en rotation, le vérin de commande de déplacement axial du dispositif devant entre monté dans la bague d'appui centrale sur des paliers de glissement et le vérin de commande servant à entraîner le dispositif pour briser les mottes en rotation devant être articulé sur la poutre porteuse radiale et relié cinématiquement au vérin de commande assurant le déplacement axial du dispositif pour briser les mottes. L'indépendance du mouvement du dispositif pour briser les agglomérats lors de son déplacement le long de l'axe et de sa rotation permet d'exercer une action mécanique seulement sur la zone de la couche de culture dans laquelle sont formées des zones de stagnation sans atteindre d'autres niveaux, ce qui permet d'éviter ltendosmagement du mycélium. I1 est nécessaire de prévoir dans chaque compartiment un moyen de nettoyage des fentes se présentant sous forme d'un peigne dont les dents sont disposées avec un pas égal au pas des fentes, ledit peigne devant être monté sous la cloison par rapport à la couche du milieu relié cinématiquement à un vérin de commande assurant le déplacement des dents le long des fentes et articulé à la poutre porteuse radiale. La disposition, sous la cloison, d'un peigne dont les dents servent à nettoyer les fentes à travers lesquelles on introduit le courant d'air dans la couche du milieu donne la possibilité d'effectuer, en utilisant un mécanisme de commande, le nettoyage au cours du processus de culture et par conséquent d'assurer lteffica- cité de la biosynthèse grâce à une aération régulière. Il est avantageux que dans chaque compartiment soit disposé sous le dispositif pour briser les agglomérats et fixé aux parois du récipient, un collecteur avec des buses pour l'amenée d'un liquide contenant des matières indispensables pour le déroulement du métabolisme dirigé et, par conséquent, pour l'augmentation du rendement- en produit à obtenir. L'amenée du liquide, de l'eau en particulier, dans la couche du milieu à travers les buses compense les pertes d'humidité au cours du processus de culture, tandis que l'addition de divers inducteurs et inhibiteurs assure le déroulement du processus du métabolisme de façon que l'on obtienne un rendement élevé en produit visé D'autres caractéristiques de l'invention ressortiront mieux de la description qui va suivre, faite en se référant aux dessins annexés donnés uniquement à titre d'exemple et dans lesquels - la Fig. 1 représente schématiquement en coupe axiale l'appareil pour la culture des micro-organismes, selon l'invention; - la Fig. 2 est une vue de dessus schématique d'un compartiment; - la Fig. 3 est une coupe suivant la ligne III-III de la Fig.2; ; - la Fig. 4 est une coupe suivant la ligne IV-IV de la Fig. 2; - la Fig. 5 représente une vue de dessous d'un compartiment; - la Fig. 6 est une coupe suivant la ligne VI-VI de la Fig. 2; - la Fig. 7 est une coupe suivant la ligne VII-VII de la Fig. 2; - la Fig. 8 est une vue suivant la flèche A de la Fig. 7. L'appareil pour la culture des micro-organismes, par exemple Aspergillus foefidus, selon l'invention, comprend un récipient cylindrique vertical 1 (Fig. 1) fermé en haut et en bas respectivement par des couvercles 2 et 3. Dans le couvercle 2 est pratiquée une ouverture 4 de chargement du milieu grenu ensemencé et dans le couvercle 3 est ménagée une ouverture 5 de déchargement de la culture. Suivant la hauteur, le récipient 1 est divisé par des cloisons horizontales 6 en compartiments 7. Chaque compartiment 7 est muni d'une tubulure 8 d'amenée d'un courant d'air et d'une tubulure 9 d'évacuation du courant d'air ensemble avec les produits résultant du métabolisme. Chaque cloison 6 (Fig. 2) est réalisée composite et ses éléments sont réalisés sous forme des secteurs circulaires 10 et 10 . Dans les secteurs 10 et 10 sont réalisées des perforations pour le passage du courant d'air vers la couche du milieu, lesdites perforations étant réalisées sous forme de fentes il (Fig. 3). De plus, les secteurs 10 et 10 précités se recouvrent partiellement les uns les autres comme le montre la Fig. 4.Chaque secteur circulaire 10 et 1 s'appuie librement sur une poutre porteuse radiale 12 (Fig. 5) dont une extrémité est rigidement fixée sur la paroi du récipient 1 et dont l'autre extrémité est rigidement fixée à une bague d'appui centrale 13 montée concentriquement à l'intérieur du récipient 1. Les secteurs circulaires 10 et 10 sont équipés d'un moyen 14 pour leur déplacement dans le plan horizontal de façon qu'au moment du chargement du milieu dans le compartiment 7 (Fig. 1), tous les secteurs 10 et 10 (Fig. 5) forment une cloison pleine 6 et qu'au moment du déchargement de la culture du compartiment 7 (Fig. 1), la section horizontale du récipient 1 devienne libre pour le passage de la culture vers le bas.Le moyen 14 est constitué de deux vérins de commande 15 et 15 (Fig. 5), le vérin de commande 15 servant à déplacer les secteurs circulaires 10 dans le plan horizontal et le vérin de commande 15 assurant le déplacement des secteurs circulaires 10 . Le vérin de commande 15 est articulé à la poutre porteuse radiale 12 et sa tige 16 est articulée aux secteurs circulaires 10. Le vérin de commande 15 est articulé à la poutre porteuse radiale 12, sa tige 17 étant articulée aux secteurs circulaires 10 . Les secteurs 10 sont réunis entre eux en formant un ensemble triple, et les secteurs 101 sont aussi réunis entre eux en formant un ensemble triple. Dans chaque compartiment 7 (Fig. 1) suivant son axe, il est prévu un dispositif 18 (Fig. 6) pour briser les agglomérats, dont le peigne 19 est rendu susceptible d'agir sur la couche de culture en assurant sa pulvérulence. Par l'intermédiaire d'une douille filetée 20, le peigne 19 est relié à la tige 21 d'un vérin de commande 22 assurant son déplacement axial. Le vérin de commande 22 est disposé dans la bague d'appui centrale 13 dans des paliers de glissement 23 et 24 entre lesquels est prevue une douille entretoise 25 rigidement fixée au vérin de commande 22. La tige 21 est creuse, la section de son orifice étant de forme carrée.A travers ltorifice prévu dans le piston 26 est passée une barre 27 de section carrée dont une extrémité est rigidement fixée au fond du vérin 22, et dont l'autre extrémité s'engage dans la tige 21 empêchant cette dernière de pivoter à l'intérieur du vérin. Le dispositif 18 est pourvu d'un vérin de commande 28 assurant sa rotation, ledit vérin de commande 28 étant articulé à la poutre porteuse radiale 12 et sa tige 29 étant articulée à un levier 30 fixé sur le vérin 22. Dans chaque compartiment 7 (Fig. 1), il est prévu un dispositif 31 de nettoyage des fentes 11 (Fig. 6) constitué par un peigne 32 dont les dents 33 sont disposées avec un pas égal au pas des fentes 11. Le peigne 32 est disposé sous la cloison 6 par rapport au milieu et il est fixé sur une bague 34 montée sur la bague d'appui centrale 13.La bague 34 est articulée à la tige 35 d'un vérin de commande 36 assurant le déplacement des dents 33 du peigne 32 le long des fentes 11, ledit vérin de commande étant articulé à la poutre porteuse radiale 12. Pour empêcher le déplacement axial de la bague 34, il est prévu une bague 37 rigidement fixée sur la bagne d'appui centrale 13. Des douilles 38 et 39 empêchent respectivement le déplacement axial des paliers 23 et 24. Dans chaque compartiment 7 (Fig. 1) est monté un collecteur 40 ayant des injecteurs 41 (Fig. 7) pour l'amenée du liquide contenant des matières indispensables pour l'intensification de la biosynthèse et pour l'augmentation du rendement en produit visé. Les collecteurs 40 (Fig. 1) sont placés au-dessus des dispositifs 18 pour briser les agglomérats et ils sont fixés sur la paroi du récipient 1 au moyen de barres 42.De plus, les collecteurs 40 comportent des conduites 43 d'amenée du liquide. Le déplacement le long de l'axe du récipient 1 de chaque cloison est empeché par une bague 44 (Fig. 4) montée au-dessus de ladite cloison 6 et par une bague 45 (Fig. 8) placée sous la cloison 6 par rapport au milieu. Les bagnes 44 (Fig. 4) et 45 (Fig. 8) sont fixées sur la paroi du récipient 1. Dans la partie inférieure du récipient 1 (Fig. 1) est monté un agitateur 46 constitué d'un arbre 47 fixé sur le vérin de commande 22 et de pales 48 servant à agiter la culture lors de son déchargement à travers l'ouverture 5. Le processus de culture est effectué par transfert successif, périodique du milieu du haut vers le bas dans les compartiments 7 de l'appareil, la durée de séjour dans chaque compartiment étant la même (Fig. 1). Avant de procéder au chargement, il faut stériliser le récipient 1 et mettre les compartiments 7 dans la position correspondant à la croissance de la culture. A cet effet, on sort les tiges 16 et 17 (Fig. 5) des vérins 15 et 15 dans la position extreme de sorte que les efforts transmis aux appuis articulés écartent les secteurs circulaires 10 et 101 et que la cloison 6 se déplie en formant un fond plein. Le milieu nutritif dont la température est égale à la température de culture au cours de la phase de repos est introduit par l'ouverture 4 dans le compartiment supérieur 7 et disposé sur la cloison 6 de celui-ci. En même temps on introduit dans le milieu nutritif, à travers les injecteurs 41 (Fig. 7) du collecteur 40, de l'eau stérilisée pour l'humidification complémentaire du milieu grenu. Sous l'effet du peigne 19 (Fig. 6) du dispositif 18 placé par la tige 21 à une hauteur correspondante et pivotant sous l'action du mouvement de va-et-vient de la tige 29 du vérin 28, le milieu introduit est égalisé et il se forme une couche cylindrique horizontale dont la hauteur est de 30 à 50 cm. Au cours de la période initiale, dans la couche du milieu se trouvant dans le compartiment supérieur 7, il se produit une adaptation des micro-organismes, et ensuite commence la période de croissance active. Les cellules consomment les substances nutritives contenues dans les particules du milieu grenu et dans la phase gazeuse de l'espace poreux, de sorte que se produit le processus du métabolisme assurant l'activité vitale des micro-organismes. Le processus de croissance des colonies s'accompagne de respiration et, par conséquent, de dégagement de chaleur. C'est pourquoi on souffle à travers la couche du milieu de l'air stérile amené à travers la tubulure 8 (Fig. 1) et passant par les fentes 11 (Fig. 3) pratiquées dans les secteurs circulaires 10 et 101 et sortant à travers la tubulure 9 (Fig. 1). L'aération à une température et à une humidité déterminées par le courant d'air assure l'échange de masse et de chaleur extérieur des micro-organismes dans la phase gazeuse. 02 est consommé à partir du courant d'air et celui-ci évacue C02 et H20. Par suite de l'échauffement de l'air au contact des particules du milieu, il se produit une évacuation de chaleur de la culture en cours de croissance et une température optimale de la biosynthèse est maintenue. Etant donné que la formation des colonies dans le milieu grenu s'accompagne de remplissage de l'espace poreux par les cellules des micro-organismes, la perméabilité de la couche au courant dtair change, et du fait de l'adhésion mecanique des particules, la pulvérulence du milieu et son humidité diminuent. Il se produit alors un remplissage des fentes Il (Fig. 6) des secteurs circulaires 10 et 10 par les cellules, ce qui rend la résistance au courant d'air plus forte. Toutes ces transformations subies par la couche du milieu peuvent provoquer la formation de zones de stagnation dans lesquelles l'échange de chaleur et de masse extérieur et le processus de biosynthèse deviennent moins intenses.Pour assurer les conditions optimales du processus de culture en fonction des particularités du développement de Itespèce des micro-organismes, on effectue l'ameublissement du milieu au moyen du peigne 19 et le nettoyage des fentes 11 à l'aide des dents 33 du peigne 32. A l'expiration du temps de croissance calculé dans le compartiment supérieur 7 (Fig. 1), les secteurs circulaires 10 et 101 sont déplacés par les tiges 16 et 17 (Fig. 5) s'engageant dans les vérins 15 et 15 et à travers les ouvertures qui se forment la culture croissante passe dans le compartiment suivant 7, une humidification complémentaire du milieu étant assurée par le liquide contenant les matières influant sur le processus de biosynthèse. Ensuite, dans ce compartiment, la culture se déroule de la même façon que dans le compartiment supérieur. Dans le compartiment supérieur, les secteurs circulaires 10 et 10 (Fig. 2) sont de nouveau écartés et on effectue le chargement suivant. La succession du chargement du milieu et du transfert de la culture aux compartiments de l'appareil assure un régime cyclique de culture. Une fois le processus achevé, on décharge la culture du compartiment inférieur 7 à travers l'ouverture 5 à l'aide des pales 48 montées sur l'arbre 47 entrainé en rotation par le vérin de commande 28. La culture déchargée est envoyée pour un traitement technologique ultérieur. L'appareil pour la culture des micro-organismes selon l'inven tion présente les avantages suiants 1 - Il permet d'obtenir le coefficient maximal possible de remplissage de l'appareil par le milieu. Le compartiment ne comporte pas d'élements mobiles nécessitant pour leur déplacement un volume utile. 2 - La réalisation des perforations dans les secteurs circula ires sous forme de fentes, ainsi que l'utilisation du dispositif de nettoyage des fentes assurent une introduction stable du courant gazeux dans la couche de milieu nutritif, puisque le nettoyage peut être effectué indépendamment du temps de culture des micro-organismes. La technologie de fabrication des fentes de n'importe quelle largeur dans les plaques est plus simple que le perçage de trous dont le diamètre ne dépasse pas la dimension moyenne des particules. C'est pourquoi il est possible d'effectuer la culture sur des milieux dont les dimensions des particules sont de 0,25 à 40 mm. 3 - L'utilisation des commandes pour le déplacement des éléments mobiles sous forme de vérins disposés à l'intérieur du récipient ne nécessite aucun joint d'étanchéité dans le corps de l'appareil, ce qui rend meilleures les conditions de stérilité de cultivation. 4 - En cas de nécessité, les collecteurs de liquide sont susceptibles d'assurer de pair avec l'eau, l'introduction d'agents d'intensification de la biosynthèse du produit visé. - REVENDICATIONS. 1 - Appareil pour la culture de micro-organismes, comportant un récipient cylindrique vertical avec une ouverture supérieure servant à charger un milieu grenu ensemencé et avec une ouverture inférieure servant à décharger la culture, divisé suivant sa hauteur, par des cloisons horizontales en compartiments munis chacun d'une tubulure d'amenée de courant d'aération et d'une tubulure d'évacuation dudit courant avec les produits résultant du métabolisme, chaque cloison étant constituée de plusieurs éléments comportant chacun des perforations et muni d'un moyen de déplacement de façon qu'au moment du chargement du milieu dans un compartiment, tous les éléments constituant la cloison forment une cloison pleine et au moment du déchargement de la culture hors du compartiment la section horizontale du récipient devienne libre pour le passage de la culture vers le bas, caractérisé en ce que les éléments constituant la cloison se présentent sous forme de secteurs circulaires se recouvrant partiellement et comportant des perforations réalisées sous forme de fentes, tandis que le moyen de déplacement des secteurs est disposé sous la cloison par rapport au milieu et assure le déplacement des secteurs dans le plan horizontal, un dispositif pour briser les agglomérats monté dans chaque compartiment suivant l'axe du récipient colportant un peigne rendu susceptible de coopérer avec la couche de culture en assurant sa pulvérulence. 2 - Appareil suivant la revendication t, caractérisé en ce que chaque secteur circulaire dans la zone de recouvrement par le secteur voisin s'appuie sur une poutre porteuse radiale dont une extrémité est rigidement fixée a la paroi du récipient et dont 1 'autre extrémité est fixée a une bague d'appui centrale disposée concentriquement dans le récipient 3 - Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le moyen de déplacement des secteurs circulaires est constitué de deux vérins de commande dont chacun est articulé à la poutre porteuse radiale, la tige de chaque vérin étant articulée aux secteurs circulaires correspondants. 4 - Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le dispositif pour briser les agglomérats est muni d'un vérin de commande assurant son déplacement axial et d'un vérin de commande servant à l'entrainer en rotation, le vérin de commande assurant le déplacement axial du dispositif pour briser les agglomérats étant disposé dans la bague d'appui centrale dans des paliers de glissement, et le vérin de commande servant à entraîner le dispositif en rotation étant articulé à la poutre porteuse radiale et cinématiquement relié au vérin de commande assurant le déplacement axial du dispositif pour briser les agglomérats. 5 - Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que dans chaque compartiment il est prévu un dispositif de nettoyage des fentes constitué d'un peigne dont les dents sont disposées avec un pas égal au pas des fentes, ledit peigne étant monté sous la cloison par rapport à la couche du milieu, relié cinématiquement au vérin de commande assurant le déplacement des dents le long des fentes et articulé à la poutre porteuse radiale. 6 - Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que dans chaque compartiment il est prévu un collecteur muni d'injecteurs d'amenée d'un liquide contenant des matières nécessaires à rendre plus intense la biosynthèse et à augmenter le rendement en culture, ledit collecteur étant monté audessus du dispositif pour briser les agglomérats et fixé aux parois du récipient.