La présente invention a pour objet une unité d'injection universelle pour matières thermoplastiques, thermodurcissables et élastomères, permettant de doser,de plastifier et d'injecter dans un moule toutes matières subissant une fusion pâteuse,afin de mouler des objets aussi bien de faible que de grand volume. D'une manière générale, on connatt actuellement,dans ce domaine, des unités d'injection avec vis-piston effectuant à la fois la plastification et l'injection, et des unités dtin- jection-transfert avec vis boudineuse et pot d'injection séparé avec piston. Certaines unités d'injection comportent deux ensembles à vis distincts,pour permettre l'inåection de deux matières différentes dans un moule adapté, à travers deux canaux d'injection distincts. Un cycle d'injection avec une vis-piston usuelle se déroule habituellement de la manière suivante Après fermeture de la presse et du moule,l'unité d'inåec- tion est approchée jusqu'a' ce que la buse d'injection soit appliquée sur la busette d'alimentation du moule,ceci au moyen d'un vérin. La matière accumulée en avant de la vis-piston est injectée dans le moule, la vis-piston étant poussée par un autre vérin dit d'injection ou de poussée. Après remplissage complet de l'empreinte du moule et obtention de la valeur souhaitée de la pression d'injection, suit une phase de maintien de la pression nécessaire pour le gavage de l'empreinte et la bonne conformation de la pièce. En effet, au cours du refroidissement, la pièce a tendance 8 diminuer de volume et il faut donc continuer de presser la matière dans le moule pour compenser cette contraction qui provoquerait des retassures. Lorsque la pièce est conformée, et au plus tard lorsque le canal d'injection dans le moule est rempli de matière figée qui interdit la poursuite de l'alimentation, la pression exercée au moyen du vérin d'innection est supprimée et un temps d'attente,variable suivant la pièce considérée,est respecté pour permettre le refroidissement de celle-ci jusqu'a' ce que sa solidification soit suffisante pour permettre son éjection sans risques. Pendant ce temps de refroidissement, le moteur d'entraSne- ment en rotation de la vis-piston est mis en marche et la vispiston assure le malaxage et la plastification pour préparer l'injection suivante,jusqu'à ce que l'opération soit arrêtée par un microcontact de dosage. A la fin de la phase de malaxage-plastification, on fait en général reculer l'ensemble vis-piston,pour deux raisons: d'une part, il faut éviter de continuer à transmettre de la chaleur au moule en cours de refroidissement,par le contact de la buse chaude,d'autre part, il est souhaitable de supprimer l'ef- fort d'appui de la buse sur l'une des parties du moule,afin d'éviter toute déformation lors de l'ouverture du moule. L'ouverture de la presse et du moule est effectuée à la fin du temps de refroidissement.En fin de course d'ouverture,la pièce moulée est éjectée et,à partir de cet instant,le cycle suivant peut débuter,ce fonctionnement pouvant se poursuivre indéfiniment. Le cycle traditionnel rappelé ci-dessus est relativement long, dans la mesure où la vis-piston ne peut commencer la plastification qu'après la fin de la phase de maintien de la pression,au cours de laquelle elle joue encore le rôle de piston. Bien qu'il soit toujours nécessaire de respecter un temps minimum de refroidissement, comme on l'a indiqué, c'est dans de nombreux cas le temps de malaxage qui est déterminant pour la longueur du cycle complet. Un autre inconvénient des systèmes d'injection classiques est la nécessité d'une masse-tampon dite " matelas "de matière, suffisamment importante pour assurer le maintien de la pression et le gavage du moule. Ce matelas de matière qui stagne dans l'unité d'injection se dégrade et est nuisible à la qualité des pièces produites. La présente invention vise essentiellement à remédier à ces inconvénients, tout en procurant de nombreux résultats et avantages annexes qui apparattront au cours de la description. À cet effet, elle a pour objet une unité d'injection universelle pour matières thermoplastiques, thermodurcissables et élasi#omères,qui comprend au moins deux ensembles d'injection à vis-piston reliés à une buse d'injection unique par l'inter- médiaire d'un bloc de transfert qui comporte une chambre communiquant,d'une part, avec le canal de la buse et, d'autre part, avec l'espace intérieur aux fourreaux de chaque vis,une aiguille étant montée coulissante à travers ledit bloc de transfert de manière à pouvoir obturer ou libérer le canal de la buse. L'aiguille permet d'assurer la fonction de maintien de la pression sans intervention des vis-pistons,ce qui permet de commencer la phase de malaxage-plastification en"temps masqué", c' est-à-dire sans attendre la fin de la phase de maintien de la pression. Ceci permet de diminuer la durée d'un cycle,ou encore de malaxer la matière plus lentement, en diminuant ainsi les risques de dégradation par auto-échauffement de la matière,sans allonger le cycle. Les vis-pistons peuvent travailler simultanément ou sépare- ment. Le fonctionnement simultané permet de réaliser des pièces volumineuses,tandis que le fonctionnement séparé convient pour les pièces petites ou moyennes. Dans ce dernier cas, des boisseaux de fermeture peuvent être disposés entre la chambre du bloc de transfert et chacun des ensembles d'injection, de manière à isoler l'un des ensembles d'injection. Toutefois ces boisseaux ne sont pas indispensables et peuvent même être déconseillés en effet, il est avantageux de faire fonctionner alternativement chacun des ensembles d'injection,ce qui permet d'éviter la stagnation d'un matelas de matière à l'intérieur du bloc de transfert. L'utilisation d'une aiguille pour assurer le maintien de la pression permet d'ailleurs de réduire à une valeur pratiquement négligeable l'importance de ce matelas, et d'assurer cette fonction de manière facile et économique. L'association de ladite aiguille à la buse d'injection possède encore divers avantages annexes :en particulier,l'agencement obtenu permet un autoéchauffement final de la matière en fusion pa#teuse,juste avant l'injection, à la traversée du canal long et étroit de la buse partiellement obturé par l'aiguille arrêtée en position adéquate,et si la course de l'aiguille est convenablement ajustée, celle-ci peut aussi jouer le r81e de chasse-carotte. En outre, l'unité d'injection selon l'invention peut,sans aucune modification, servir de groupe d'inåection-transfert. Dans ce cas, l'une des vis-pistons plastifie la matière,en fonctionnant à la manière d'une simple boudineuse,tandis que l'autre vis-piston joue le relie du piston d'injection et ne tourne pas. Il est à noter que dans ce mode de fonctionnement, on évite aussi toute stagnation de matière inconsidérée par une alternance des ribles des deux vis-pistons à chaque injection. Grâce à l'invention on obtient ainsi,d'une manière généra le, une augmentation sensible de la productivité et des possibi lités d'utilisation de la machine, tout en améliorant la quali té des pièces moulées. Suivant une forme de réalisation particulière de l'unité d'injection universelle selon l'invention, celle-ci comprend deux ensembles d'injection fixés symétriquement de part et d'autre du bloc de transfert pour former un ensemble rigidifié par une ossature métallique qui supporte les moyens d'actionnement de l'aiguille coulissante,laquelle est montée déplaçable suivant l'axe de symétrie des deux ensembles d'injection.tes moyens d'actionnement de l'aiguille sont de préférence constitués par un vérin. Suivant une autre caractéristique,l'ossature précitée est montée mobile en translation, le long de colonnes de guidage, parallèlement à l'axe de l'aiguille,ce qui permet d'amener l'en semble de l'unité au contact du moule ou de l'en éloigner. De toute façon, l'invention sera mieux comprise, et d'au tres caractéristiques et avantages seront mis en évidence,à l'aide de la description qui suit,en référence au dessin schéma tiqué annexé représentant, à titre d'exemple non limitatif, une forme de réalisation de cette unité d'injection universelle: Figure 1 est une vue d'ensemble,en coupe,d'une unité d'injection universelle selon l'invention; Figure 2 est une vue de détail,représentant en coupe et a échelle agrandie la partie arrière de l'une des vis-pistons avec ses moyens de commande; Figure 3 est une vue de détail,représentant en coupe et à échelle agrandie les parties avant des deux vis-pistons ainsi que le bloc de transfert et la buse d'injection. L'unité d'injection représentée comprend deux ensembles identiques A et B disposés symétriquement par rapport à un axe XX' . Chacun de ces deux ensembles d'injection est essentielle ment constitué par une vis-piston 1 et ses équipements annexes, réalisés d'une manière bien connue,que l'on rappelle toutefois ci-après. Chaque vis-piston 1 est logée à l'intérieur d'un fourreau 2, qui dans l'exemple représenté est entouré de colliers chauf fants 3. A la partie arrière de la vis-piston 1, où se trouve la trémie d'alimentation en matière première 4,sont prévus les moyens qui. commandent les mouvements de rotation et de translation de ladite vis-piston à l'intérieur de son fourreau 2,moyens représentés de façon détaillée sur la figure 2. A son extrémité arrière,la vis-piston 1 est prolongée par un arbre cannelé 5,monté coulissant dans un pignon réducteur 6 qui reçoit son mouvement de rotation d'un pignon plus petit 7, accouplé à l'arbre de sortie 8 d'un moteur hydraulique 9,ou éventuellement d'un autre type de moteur ou de moto-réducteur. Ce mécanisme de transmission est logé à l'intérieur d'un cartes 10 fixé à l'extrémité arrière du fourreau 2. L'étanchéité entre la région située à l'intérieur du fourreau 2,autour de la vis-piston 1,d'une part, et l'intérieur du carter 10 qui renferme les pignons 6 et 7, d'autre part, est assuré par un joint à haute rempérature 11 monté à l'arrière de la vis-piston 1. Le carter 10 est fermé, du côté arrière,par un couvercle 12 qui supporte,avec ledit carter,les roulements 13, 14 et 15 du mécanisme de réduction. Sur ce couvercle 12 se trouve bridé le cylindre 16 d'un vérin hydraulique,dans lequel est monté coulissant un piston 17 solidaire d'une tige 18 guidée à travers une bride de fermeture 19. L'extrémité libre de la tige 18 est située en regard de l'extrémité arrière de l'arbre cannelé cet est susceptible de venir en butée contre celle-ci pour la repousser vers l'avant. Du côté du piston 17 opposé à la tige 18 est fixée une tige auxiliaire 20 qui traverse le cylindre 16 du vérin et permet le constat visuel de la course de dosage.La tige 20 porte à son extrémité une olive 21 qui pilote deux microcontacts de position réglable 22 et 23, chargés de régler la course de recul de la vis-piston, donc le volume de matière plastifiée dosée prêt à être injecté. La vis-piston se termine à l'avant par une pointe 24,et elle peut jouer son rôle de piston grâce à un clapet de fermeture 25 en forme de bague,monté derrière la pointe 24 et bien visible sur la figure 3. Les deux ensembles À et B précédemment décrits,identiques en conception mais pouvant être différents l'un de l'autre en caractéristiques de volumessont fixés symétriquement de part et d'autre d'une pièce 26 dite bloc de transfert,par l'intermédiaire de brides prévues aux extrémités avant des fourreaux 2. Dans l'exemple représenté, les axes des deux vis-pistons 1 sont perpendiculaires et forment donc des angles de 450 avec l'axe de symétrie XX',mais il va de soi que cette disposition particulière est une caractéristique purement constructive et que d'autres dispositions équivalentes peuvent être retenues. Le bloc de transfert 26 est agencé de manière à collecter et réunir les débits des matières plastifiées refoulées par les deux vis-pistons 1,pour les amener dans le canal d'une seule et unique buse d'injection 27, fixée sur ce bloc suivant l'axe XX'. Comme le montre plus précisément la figure 3, le bloc de transi fert 26 comporte une chambre de faible contenance 28 communiquant, d'une part,avec le canal de la buse 27 et,d'autre part,par l'intermédiaire de deux canaux collecteurs 29,avec la partie avant de l'espace intérieur aux deux fourreaux 2. Les canaux 29 peuvent être munis de boisseaux de fermeture, placés dans leur partie étranglée et utiles pour certaines applications. Le bloc de transfert 26 et la buse 27 sont traversés,suivant l'axe XX',par une aiguille 30 déplaçable le long de cet axe, et apte- à obturer ou libérer l'ajutage de la buse 27. A son extrémité située entre les deux fourreaux 2,l'aiguille 30 présente une tête 31 emprisonnée entre un corps 32 et une contre-plaque 33 munie d'une ouverture centrale,ce montage réalisant un bloc de liaison avec un vérin 34 qui autorise un certain déplacement transversal de l'aiguille 30. Comme le montre la figure 1, le vérin 34 comprend un cylindre 35 fixé,suivant l'axe XX', sur un sommier transversal 36 qui relie les parties arrière des deux ensembles d'injection A et B, et une tige 37 à l'extrémité de laquelle est fixé le corps 32 du dispositif d'attelage de l'aiguille 30. La position de l'aiguille 30 par rapport à la tige 37 du vérin 34 est réglable à l'aide d'un contre-écrou 38, ce qui permet d'ajuster la position de retrait de ladite aiguille. La structure triangulaire formée par les deux ensembles d'injection A et B et le sommier 36 est raidie,en son milieu, par une armature double 39, s'étendant de part et d'autre du vérin 34, qui relie la partie centrale du sommier 36 au bloc de transfert 26. L'ensemble du dispositif décrit jusqu'ici est monté mobile en translation parallèlement à l'axe XX'. Â cet effet,le sommier porte deux manchons 40 qui coulissent sur deux colonnes de guidage non représentées, si ce n'est par leurs axes YY' et ZZ', fixées sur le bâti d'une presse d'injection. Un bossage 41 solidaire du sommier 36 est attelé à la tige 42 d'un vérin de la presse d'injection, disposé suivant l'axe XX' ,qui permet de déplacer l'ensemble le long des colohnes de guidage pour l'approcher ou l'éloigner d'un moule. Tous les mouvements sont, dans l'exemple représenté,commandés hydrauliquement à partir d'un groupe central, par l'intermédiaire de conduits non représentés qui aboutissent aux trous d'alimentation 43 et 44 des moteurs hydrauliques 9 de malaxage, aux trous d'alimentation 45 et 46 des vérins de poussée des vis-pistons, et aux trous d'alimentation 47 et 48 du vérin 34 qui actionne l'aiguille 30. L'ensemble du dispositif étant dans la position représentée sur la figure 1, les deux vis-pistons peuvent,simultanément ou séparément, entrer en phase de plastification ou malaxage,entraînées par les moteurs 9 alimentée à travers les trous 43 et 44, et doser la matière dont l'alimentation est assurée par les trémies 4, la quantité dosée étant déterminée par le réglage des microcontacts 22 et 23. A la fin de l'opération, on peut ainsi disposer de deux volumes de matière plastifiée,que l'on a intérêt à obtenir à une température la plus basse possible pour éviter toute dégradation. La phase d'injection peut elle aussi se faire par mise sous pression simultanée ou séparée des deux vérins de-poussée,que l'on alimente alors par les trous 45. Durant cette phase,la matière plastifiée traverse l'un au moins des canaux collecteurs 29 et la chambre 28 du bloc de transfert 26, puis le canal de la buse d'injection 27. Il est donc nécessaire que ce canal soit auparavant dégagé par un recul suffisant de l'aiguille 30, commandé par l'alimentation du vérin 34 au travers du trou 47, et ajustable grâce au contre-écrou 38. La meilleure façon de faire fonctionner l'unité d'injection selon l'invention consiste à alimenter d'abord le vérin de poussée de l'ensemble Â par exemple,pour vider complètement la partie avant du fourreau 2 de celui-ci,puis d'alimenter le vérin de poussée de l'ensemble B qui contient un excédent de matière plastifiée formant matelas et transmettant la pression voulue d'injection en fin de renplissage.Le réglage doit être tel que ce matelas de matière soit le plus fin possible,car toute stagnation de la matière entraîne sa dégradation et doit donc être évitée,plus spécialement pour les matières fragiles. Pour éviter un trop long séjour de la matière plastifiée dans l'unité d'injection selon l'invention, lorsque celle-ci fonctionne comme décrit ci-dessus, on a tout intéret à intervertir l'ordre d'injection des deux ensembles A et B à chaque cycle. Ainsi le faible matelas qui subsistait dans ensemble B après une première injection sera automatiquement injecté en premier dans le moule lors du cycle suivant et ne risquera donc pas de rester enfermé dans le bloc de transfert 26 ou la buse 27,même dans le cas du moulage de petites pièces. À la fin d'une opération d'injection, le vérin 34 est alimenté par le trou 48, de manière à faire avancer l'aiguille 30 qui a été préalablement reculée. En maintenant la pression dans ce vérin 34, on obtient une compression de la matière située dans le canal de la buse d'injection 27, matière qui formera la g carotte " de moulage. C'est ce mouvement de l'aiguille 30 qui permet d'avoir un matelas faible ou pratiquement inexistant. Bien entendu, la course de l'aiguille 30 au contact de la buse 27 doit être assez longue pour permettre le gavage du moule en permanence, et on choisira donc avantageusement une buse de forme longue et étroite. Cette forme allongée de la buse 27 permettra aussi â la matière qui aurait pu se refroidir dans le bloc de transfert 26 de s'échauffer d'elle-même, et retrouver une température#optima- le pour l'injection, par suite du laminage de cette matière à l'état pâteux. Si nécessaire, la buse 27 peut être entourée d'un collier chauffant 49. Suivant les pièces à mouler et les matières, on a avantage à remplacer la buse d'injection 27 par une autre de longueur différente,pour respecter toujours un certain rapport optimal entre le volume de la pièce et le volume-intérieur de la buse. L'aiguille 30 est aussi de préférence interchangeable,pour s'adapter à chaque buse. Le maintien de la pression, exercée par l'aiguille 30 après l'injection proprement dite, peut-si on le désire être amené de manière très facile et peu coûteuse à une valeur supérieure à la pression réelle d'injection. En effet, il suffit soit de réguler convenablement la pression du vérin 34, soit de choisir un diamètre de vérin approprié et de l'alimenter à la pression fournie pour le groupe central.L'économie est due au fait que, le vérin 34 étant petit,la consommation de fluide hydraulique nécessaire pour assurer son maintien en pression reste faible; si l'on choisit de maintenir la pression au moyen d'un accumulateur, celui-ci pourra avoir des dimensions réduites et être par conséquent peu coûteux Le réglage de la pression exercée par l'aiguille 30 permet aussi d'assurer,lors de sa mise en mouvement au cours du cycle d'injection, un effort ponctuel sur la matière, légèrement supérieur à la pression d'injection; de ce fait,le volume de matière déplacé par l'aiguille 30 provoque un léger recul des vis-pistons 1 et des vérins de poussée,lesquels déchargent alors leur excès d'huile par des soupapes tarées prévues dans le circuit hydraulique. Lorsque le canal de la buse d'injection 27 est obturé par l'aiguille 30, laquelle assure le maintien de la pression, on peut interrompre la poussée sur les vis-pistons 1 et préparer la plastification de la matière à injecter lors du cycle suivant, sans attendre la fin de la phase de maintien de la pression.De cette matière, la durée de la phase de plastification peut être allongée pour un cycle de durée totale fixée, ce qui permet de réduire la vitesse de rotation des deux vis-pistons 1 et d'éviter ainsi l'autoéchauffement de la matière qui entraînerait sa dégradation. Inversement, dans le cas de certaines matières devant être malaxées très lentement, on peut respecter les consignes de traitement de ces matières tout en réduisant la durée d'un cycle, d'où une augmentation de rendement qui ne se fait pas aupréåudice de la qualité du produit fini. Un autre avantage annexe de l'invention est que l'aiguille 30 peut servir d'éåecteur pour la carotte, et éviter ainsi que la carotte reste bloquée,en fin de cycle,dans le canal de la busette du moule.Il suffit de régler pour cela la course de la buse d'injection 27, donc de l'ensemble de l'unité d'injection, de telle manière que son recul soit très court ou nul,ce qui est notamment avantageux lorsque l'on moule des matières telles que les résines acétales, pour lesquelles le moule doit être chauffé; en effet, en supprimant le recul de la buse chaude et en se contentant d'annuler la pression d'appui de celle-ci, on prolonge son contact avec le moule. En fin de cycle, lorsque la pièce moulée ainsi que la carotte sont éjectées, l'aiguille 30 arrive dans sa position la plus avancée qui est celle représentée sur les figures Lorsque l'unité d'injection, en attente dans cette position de fin de cycle, reçoit l'ordre de départ du cycle d'ihjection suivant, le recul de l'aiguille 30 qui libère le canal de la buse 27 se fait de préférence avec un léger retard,pour éviter une détente de la matière consécutive à la libération d'un certain volume par suite du recul de l'aiguille. Enfin, il est à signaler qu'une légère fuite de matière vers l'extérieur est avantageusement prévue le long du passage arrière de l'aiguille 30 à travers le bloc de transfert 26. On évite ainsi, par une purge permanente, toute dégradation de matière dans le bloc 26, en chassant notamment vers l'extérieur les particules brûlées. Une autre caractéristique fonctionnelle de l'unité d'injection universelle selon l'invention est de pouvoir,sans modification, fonctionner suivant le principe d'injection-transfert, ce qui est souvent indispensable pour des matières comme les polyuréthanes. Ce fonctionnement est rendu possible de la manière suivante On maintient l'action du vérin de poussée de l'ensemble d'injection B par exemple, en l'alimentant par le trou 45, et on supprime la pression du vérin de poussée de l'autre ensemble d'injection A, soit totalement, soit en maintenant une certaine contrepression nécessaire à la plastification qui va sleffectuer dans l'ensemble B. La vis-piston 1 de l'ensemble B est, à cet effet, mise en rotation par le moteur hydraulique 9 qui lui est associé;ne pouvant reculer,cette vis-piston fonctionne alors comme une véritable boudineuse et refoule la matière fondue dans le pot de l'ensemble A dont la vis-piston 1 n'est pas entraînée en rotation. Dès que l'on a ainsi obtenu le dosage de matière désiré, la vis-piston 1 de l'ensemble B s'arrête de tourner.Au moment prévu pour l'injection, le vérin de poussée de l'ensemble A est actionné, tandis que celui de l'ensemble B reste toujours sous pression, de manière que la vis-piston de l'ensemble A, jouant uniquement le rôle d'un piston, repousse la matière plastifiée dans le moule, à travers le bloc de transfert 26 et la buse d'injection 27. Le maintien de la pression au moyen de l'aiguille 30 et les autres particularités du fonctionnement, précédemment décrits, demeurent inchangés. Un avantage important de 5'unité d'injection selon l'inven tion par rapport aux systèmes d'injection-transfert usuels est donné par la possibilité d'alterner,à chaque cycle,la vis-piston fonctionnant en boudineuse et la vis-piston fonctionnant en piston, en échangeant les rôles des deux ensembles identiques À et B.Dans une unité de transfert classique,le pot d'injection étant en culde-sac et un excédent de matière formant matelas étant toujours présent, il y a un séjour inconsidéré de la matière dans l'unité et,par suite, une dégradation de cette matière.Avec l'unité d'injection selon l'invention,utilisée de façon alternative comme indiqué ci-dessus, le léger matelas qui aurait pu rester dans l'ensemble A à la fin d'un premier cycle sera refoulé et mélangé au flux que cet ensemble envoie vers l'ensemble B,puis repoussé dans le moule,lors du cycle suivant, et ainsi de suite~. L'unité d'injection objet de la présente invention a des applications iniverselles et est utilisable dans tous les équipements de transformation des matières " plastiquespar injection ou injection-transfert,les matières à transformer pouvant être de natures et de caractéristiques physico-chimiques très diverses:thermoplastiques,thermodurcissables ou élastoméres. Parsis conception, l'unité d'injection selon l'invention est apte à mouler soit de très petites pièces,en fonctionnant suivant le principe d'injection-transfert avec un dosage fin, soit des pièces petites ou moyennes, par l'utilisation d'une seule vis-piston jusqu a sa capacité maximale,soit des grosses pièces, en utilisant simultanément les deux vis-pistons.Un domaine d'application particulier de l'invention est le moulage des joints hydrauliques et de leurs bagues anti-extrusion. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas à la seule forme de réalisation de cette unité d'injection universelle qui a été décrite ci-dessus à titre d'exemple;elle en embrasse, au contraire,toutes les variantes comportant des moyens équivalents. -REVEWDICAGIOiS 1.- Unité d'injection universelle pour matières thermoplastiques,thermodurcissables et élastomères, comprenant deux ensembles 41 injection symétriques à vis-piston reliés a' une buse d1injec- tion unique par l'intermédiaire d'un bloc de transfert qui comporte une chambre communiquant, d'une part,ave# le canal de la buse et,d'autre part, avec l'espace intérieur aux fourreaux de chaque vis, une aiguille étant montée coulissante à travers ledit bloc de transfert,suivant l'axe de symétrie des deux ensembles dtin- jection, de manière à pouvoir obturer ou libérer le canal de la buse, caractérisée en ce que la buse d'injection possède une forme longue et étroite et en ce que l'aiguille,dont le passage à travers la partie arrière du bloc de transfert est réalisé de manière à permettre une légère fuite de matière vers l'extérieur, assure essentiellement la fonction de maintien de la pression sans intervention des vis-piston. 2.- Unité d'injection universelle-selon la revendication 1, dans laquelle les moyens d'actionnement de l'aiguille coulissante sont constitués par un vérin, caractérisée en ce que la tige du vérin est reliée à aiguille par l'interm-diaire d'un dispositif d'attelage qui autorise un certain déplacement transversal de l'aiguille. 3.- Unité d'injection universelle selon la revendication 2,caractérisée en ce que la position de l'aiguille par rapport à la tige de son vérin d'actionnement est réglable. 4.- Unité d'injection universelle selon l'une quelconque des revendications 1 à 3,caractérisée en ce que l'aiguille joue aussi le rôle de chasse-carotte. 5.- Unité d'injection universelle selon l'une quelconque des revendications 1 à 4,caractérisée en ce que la buse d'inåec- tion est entourée d'un collier chauffant.