La présente invention concerne les joints profiles compressibles destinés notamment mais non exclusivement à assurer l'étanchéité des vitrages. Dans le domaine du bâtiment, on a déjà proposé des éléments de joint profilés du type conportanr une lèvre principale relativement souple rendue solidaire par sa partie médiane d'un corps de joint compressible destiné à être inséré à l'état comprimé entre l'une des faces d'une vitre et le côté correspondant de la feuillure du châssis qui la reçoit. Avec un tel type de joint, la lèvre principale est conçue pour venir s'appuyer par ses bords rectilignes opposés, sur la face de la vitre considérée et sur le bord de la feuillure adjacent à cette dernière, une fois le corps de joint inséré et maintenu en place par sa propre élasticité dans ltespace séparant le bord de la vitre du côté correspondant de la feuillure. L'invention vise essentiellement à améliorer ce type de joint dont l'étancheité et la durée de vie laissaient quelquefois à désirer. A cette fin, l'élément de joint selon l'invention est caractérisé en ce qu'il comporte de -plus une lèvre secondaire s'attendant sensiblement parallèlement à la lèvre principale et reliée, comme cette dernière, par sa partie médiane au corps de joint, l'agencement étant tel que, lors de l'insertion de ce dernier entre la vitre et le côté correspondant de la feuillure, l'un des bords de la lèvre secondaire vient en appui sur le châssis, alors que son autre bord vient se loger sous la moitié adjacente de la lèvre principale de manière à renforcer cette dernière et solliciter simultanément le bord de l'autre moitié de ladite lèvre pr ncipale en appui sur la vitre. Avec une telle disposition, la partie de la lèvre secondaire qui vient se loger sous la- lèvre principale se trouve de ce fait protégée et abritée des attaques extérieures telles que les ra-onnements U V, l'ozone, les agents corrosifs, de sorte que sa durée de vie ne peut que sten trouver augmentée. ar ailleurs, la séparation des lèvres principale et secondaire définit une coupure susceptible d slopposer à la transmission des vi brations et la chambre qui se trouve alors réalisée entre les deux lèvres et le corps de joint est apte à limiter la transmission de calories;La séparation des appuis vitre et châssis entre la lèvre principale (côté vitre) et la lèvre secondaire (côté châssis) permet d'une part de limiter la dimension, dans le sens de ltépais- Sur, de la Ivre principale ce qui ne peut que renforcer sa resistance et son efficacité et d'autre part d'augmenter la compressibilité du joint au niveau de ses lèvres ce qui autorise son utilisation pour des vitres et/ou des feuillures d'épaisseur-très variable. Selon une disposition préférée, le corps de joint de l'élément défini ci-dessus présente en section droite la forme générale d'un parallélogramme et est directement rattaché par l'une des deux arêtes d'angle aigu ainsi définies à la lèvre secondaire alors que son arête d'angle obtus voisine est rattachée à la lèvre principale par une- partie de raccordement prolongeant ce côté de ladite arête d'angle obtus qui ne passe pas par l'arête d'angle aigu précitée, de telle sorte que la déformation, dans le sens de l'écrasement, dudit parallélogramme sollicite la lèvre secondaire à s'engager sous la lèvre principale qu'elle vient ainsi épauler. Une telle sollicitation et un tel renforcement de la levre principale améliorent encore son appui et, par là, lté- tanchéité, sur la vitre. Par ailleurs, la forme en parallélogramme du corps de joint définit dans ce dernier une chambre qui lui confère une excellente compressibilité et qui, tout en permettant son écrasement, limite la transmission des calories. La souplesse du corps de joint assure un bon maintien du joint dans la feuillure, même sous faible compression du corps de joint, et réalise, surtout dans ce dernier cas, une excellente isolation phonnque de par l'amortissement des vibrations sonores qu'il définit. L'invention vise également un joint double profilé destiné à assurer notamment mais non exclusivement l'étanchéité entre le bord d'une vitre et la feuillure du châssis qui la re çoit, un tel joint étant caractérisé en ce qutil se compose de deux éléments de joint profilés symétriques tels qu- définis cidessus et d'une partie de liaison qui relie entre eux les deux corps de joint et qui est destinée à être logée entre le bord de la vitrecudu panneau. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre et qui se réfère aux dessins ci-an nexés donnés uniquement à titre d'exemple et dans- lesquels la Fig. I est une vue en coupe transversale d'un joint double profilé selon l'invention et, la Fig. 2 est une vue en coupe transversale illustrant la déformation du joint double de la Fig. 1 quand il est inséré entre-le bord d'une vitre et la feuillure d'un chassis métallique recevant cette vitre. Sur les figures, la référence TO désigne un joint double profilé réalisé par extrusion à partir d'une matière souple déformable élastiquement telle qu'un élastomère ou une matière plastique convenable. Le joint 10 est destiné notamment mais non exclusivement à être disposé (voir Fig. 2) entre le bord d'une vitre 12 (simple ou double) et les côtés opposés 14 et 16 d'une feuillure 18 réalisée dans un châssis 20, formant le bâti d'une fenetre par exemple. On comprendra cependant à la lecture de ce qui suit que le joint 10 peut être utilisé pour d'autres applications que celle d'un joint d'étanchéité de vitrage qui en est donnée dans la présente description. En particulier, le joint 10 pourrait etre utilisé comme joint de dilatation à disposer entre deux-panneaux sensiblement coplanaires agencés oôte-à-cote. Le jointlOsecompose de deux éléments de joint extrudés symétriques 22 et d'une partie de liaison 24 qui, reliant les deux éléments de joint 22 par leur base, est destinée à etre logée entre le bord 26 de la vitre 12 (voir Fig. 2) et le fond de la feuillure 18. Chaque élément de joint 22 se compose d'un corps de joint compressible élastiquement 28 présentant en section droite la forme générale d'un parallélogramme déformable, d'une lèvre principale 30 reliée par sa partie médiane 32 au corps de joint 28 par l'intermédiaire d'une partie de raccordement-34 et d'une lèvre secondaire 36 qui, sensiblement parallèle à la lèvre 30 mais décalée par rapport à cette dernière, dans-l'état non comprimé du joint représenté à la Fig. 1, est reliée directement par sa partie médiane 38 au corps de joint 28.Plus précisément, la partie 38 de la lèvre 36 est solidaire de l'arête externe d'angle aigu 40 du corps de joint 28 qui est opposée à l'arete interne d'angle aigu 42 qui est solidaire de la partie de liaison 24, et la partie de raccordement 34 est rattachée à 11 arête interne d'angle obtus 44 comprise entre les arêtes 40 et 42 du corps 28, et prolonge le côté interne 46 du '1parallélogramme1, formé par ce dernier qui ne passe pas par l'arête 40. Deux petites lèvres internes 48 et 50 sont rattachées par leur base à la partie de raccordement 34 et au corps de joint 28, la lèvre (50) rattachée à ce dernier prolongeant le côté 52 du parallélogramme qui joint les arêtes 40 et 44. Des petites lèvres externes 54 (soit 3 dans la réalisation représentée) sont de la même façon rattachées par leur base au côté 55 du corps de joint 28 qui est opposé au côté46. Lorsque le joint tO est inséré entre le bord de la vitre 12 et la feuillure 18, comme représenté à la Fig. 2, chacun des éléments de joint 22 se trouve comprimé entre l'un des côtés 14 ou 16 de la feuillure t8 et la face correspondante 56 ou 58 de la vitre 12. La déformation, résultant d'une telle compression, du parallélogramme constituant le corps de joint 28 entraine une montée de la lèvre secondaire 36 sous la moitié externe 60 de la lèvre principale 30 jusqu'à ce que son bord interne 62 vienne se loger dans l'angle formé par cette moitié de levre 60 et la partie de raccordement 34.Simultanément, la lèvre 36, en prenant appui par sa partie médiane 38 sur le rebord du côté 14 ou 16 de la feuillure 18, sollicite par ce même bord interne 62 la partie médiane 32 et, par là, 1'autre moitié ou moitié interne 64 de la lèvre principale 30 en direction de la face 56 ou 58 de la vitre 12. Une telle sollicitation de la lèvre 30 améliore son appui sur la vitre 12 et ainsi l'étanchéité entre le joint 10 et cette dernière d'autant que la "montée" de la lèvre 36 tend à faire pivoter la lèvre 30 sur la partie 34 dans le sens correspondant à l'écrasement de sa moitié 64 sur la vitre 12. On notera le rôle des lèvres internes'4 et 50 qui maintiennent, avec la partie de liaison 24, la partie 34 et le côté 46 sensiblement parallèles à la face correspondante 56 ou 58 de la vitre 12, de manière que le côté 55 du corps 28 demeure, lors de l'écrasement de ce dernier, sensiblement parallèle au côté 14 ou 16 correspondant de la feuillure 18, permettant ainsi aux lèvres externes 54 d'assumer pleinement leur rôle. On remarquera également .que la séparation des lèvres 30 et 36 d'une part et que la forme creuse du corps 28 d'autre part définissent deux chambrés latérales 66 et 68 dont le premier rôle est de conférer à chaque élément de joint 22 une bonne com pressibilité. On peut ainsi envisager d'utiliser le même jointpour assurer l'etanchélté entre des vitres et des feuillures d'épaisseurs relatives variables.Une telle compressibilité permet de plus de doter le joint de bonnes qualités d'isolation phonique surtout quand il est moyennement comprimé comme cela est le cas représenté à la Fig.-2. De plus, la chambre 66, ainsi accessoirement que la chambre 68, permettent de limiter notablement la transmission de calories, ce qui confère à l'élément 22 de bonnes qualités d'isolation thermique. Le logement, sous la moitié 60 de la lèvre 30, de la plus grande partie de la lèvre 36 assure à cette lèvre une bonne protection contre les attaques extérieures telles que le rayonnement UV, ltozone et autres agents susceptibles d'affecter notamment les qualités d'élasticité du joint. D'autre part, la moitié 60 de la lèvre 30 ainsi épaulée par la lèvre 36 se trouve renforcée. Pour ces raisons, la durée de vie du joint peut être notablement augmentée. Par ailleurs, la séparation par la chambre 66 des lèvres 30 et 36 permet d'insérer entre ces dernières, au moins dtun coté du joint, un profilé métallique ou non (non représenté) faisant office de bavette de joint d'obturation supplémentaire et/ou d t enjoliveur. Un tel mode de fixation permet, entre autres avantages, d'éviter les risques de corrosion en cas dfemploi de métaux différents pour le châssis et pour ce profilé. On remarquera enfin que le joint 10 peut être coupé en deux dans le sens de sa longueur, au niveau de la partie de liaison 24. Chaque élément de joint 22 peut alors définir un moyen de calage et d'étanchéité susceptible d'être utilisé seul dans le cas notamment où-la largeur de la feuillure n'est que légèrement supérieure à celle de la vitre 12 et/ou dans le cas ou l'on a prévu d'utiliser un mastic pour assurer l'étanchéité de l'une des faces de cette dernière I1 estbien entendu que la présente invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit et représenté ci-dessus. De nombreuses modifications peuvent y être apportées concernant notamment la forme particulière des différentes lèvres 30, 36, 48, 50 et 549 le nombre et la disposition relative des petites lèvres internes 48 et 50 et externes 54 ainsi que ltutili- sation particulière du joint 10 ou des éléments de joint 22, et entrent dans le cadre de la présente demande. REVENDICATIONS Elément de joint profilé destiné à assurer, notamment, i) assouurùn panneau l'étanchéité entre l'une des faces d'une vitre/et le côté corres- pondant de la feuillure du châssis dans lequel elle est disposée, du type comportant une lèvre principale relativement mince rendue solidaire par sa partie médiane d'un corps de joint compressi ble destiné à être inséré à l'état comprimé entre la vitre et le côté correspondant de la feuillure, caractérisé en ce qutil comporte de plus une lèvre secondaire s'étendant sensiblement parallèlement à la lèvre principale et reliée comme cette dernière par sa partie médiane au corps de joint, l'agencement étant tel que, lors de l'insertion de ce dernier entre la vitre et le côté correspondant de la feuillure, l'un des bords de la lèvre secondaire vient en appui sur le châssis, alors que son autre bord vient se loger sous la moitié adjacente de la lèvre principale de manière à renforcer cette dernière et solliciter le bord de l'autre moitié de ladite lèvre principale en appui sur la vitre. 2) Elément de joint profilé solon la revendication 7, caractérisé en ce que son corps de joint présente en section-droite la forme générale d'ùn parallélogramme e-t est directement rattaché par l'une des deux arêtes d'angle aigu ainsi définies à la lèvre secondaire alors que son arête d'angle obtus voisine est rattachée à la lèvre principale par une partie de raccordement prolongeant ce côté de ladite arête d'angle obtus qui ne passe pas par l'arête d'angle aigu précitée, de telle sorte que la déformation, dans le sens de llécrasement,-dudit parallélogramme sollicite la lèvre secondaire à s'engager sous la lèvre secondaire à s'engager sous la lèvre principale qu'elle vient ainsi épauler, 3) Elément de joint profilé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comporte de plus des petites lèvres s'étendant vers extérieur à partir de ladite partie de raccordement et/ou des côtés du parallélogramme du corps de joint qui lui sont parallèles. 4) Joint double profilé destiné à-assurer notamment l'étan chélate entre une vitre et la feuillure du châssis qui la reçoit, caractérisé en ce qu'il se compose de deux éléments de joint profilés symétriques tels que définis dans l'une des revendications précédentes, et d'une partie de liaison qui relie entre eux les deux corps de joint et qui est destinée à être logée entre le bord de la vitre et le fond de la feuillure. 5) Joint double profilé selon l'ensemble des revendications 2 et 5, caractérisé en ce que la partie de liaison est rattachée à l'arête d'angle aigu opposée à celle précitée de chaque élément de joint.