La présente invention concerne un dispositif récupérateur de grain dans une machine moissonneuse-batteuse. On connaît des machines moissonneuses-batteuses comportant un bâti et des moyens moteurs pour entraîner des moyens de battage et des moyens d'amenée de la paille et des épis battus en tapis sensiblement continu vers une entrée d'un plateau à secousses en pente légère. Le plateau précité comporte une sortie plus haute que son entrée et située à proximité d'un orifice d'éjection de la machine, pour rejeter à l'extérieur la paille, les épis vides, et les débris. Dans le sens de sa longueur, entre son entrée et sa sortie, le plateau à secousses porte des nervures parallèles présentant une bordure supérieure profilée en crémaillère en saillie au-dessus du plateau. Celui-ci est actionné de manière saccadée par les moyens moteurs, pour entretenir une progression du tapis de paille et d'épis battus vers l'orifice d'éjection, en assurant la chute du grain à travers la paille. Pour libérer plus efficacement le grain pouvant se trouver retenu par la paille, certaines machines moissonneuses-batteuses du genre précité comportent un rotor de soulèvement monté horizontalement sur le bâti au-dessus du plateau à secousses, suivant un axe de rotation transversal aux nervures en crémaillère. Le rotor de soulèvement est pourvu de saillies radiales, et entrainé en rotation par les moyens moteurs dans un sens tel qu'il soulève le tapis de paille et d'épis battus au-dessus du plateau du côté de l'entrée, et laisse retomber le tapis sur le plateau du côté de la sortie. Pour soulever comme on vient de l'indiquer le tapis de paille et d'épis battus, on connaît divers rotors de soulèvement, réalisés en vue de réduire temporairement le tassement du tapis de paille en cours de progression sur les nervures du plateau à secousses. On cherche ainsi à permettre au grain encore retenu dans le tapis de paille de tomber plus facilement sur le plateau incliné, et de là vers la partie inférieure de la machine, comportant par exemple un dispositif de criblage du grain, et des moyens pour conduire le grain vers un poste d'ensachage. L'expérience montre que les rotors de soulèvement connus présentent plusieurs inconvénients, en particulier sur des machines moissonneuses-batteuses à grand débit. En effet, une quantité notable de grain reste mElEe à la paille, et se trouve ainsi rejetée à I'extérleur de la machine. Compte-tenu de la valeur du grain, il est souhaitable de limiter ce taux de perte à une valeur très basse, par exemple inférieure à li de la quantité recueillie au poste d'ensachage. Les rotors de soulèvement connus ne permettent pas de réduire suffisamment le taux de perte de grain, en particulier sur des machines moissonneuses-batteuses à grand débit. Il est par ailleurs souhaitable d'utiliser ces machines au voisinage de leur rendement maximum, pour en réduire les frais d'exploitation. En outre, les rotors de soulèvement connus gênent souvent le fonctionnement des machines, en provoquant un bourrage de la paille qui tend à s'enrouler autour du rotor. Ceci impose de fréquents arrêts de la machine, et son immobilisation pour un nettoyage interne laborieux. Le bourrage précité de la paille autour du rotor impose ainsi une surveillance gênante, et absorbe inutilement une fraction notable de la puissance des moyens moteurs. Il en résulte une fatigue du personnel et du matériel. Un manque de surveillance peut amener un échauffement nuisible de la machine, et même un début d'incendie. Le but de l'invention est de remédier aux insuffisances et inconvénients qu'on vient d'indiquer, en permettant de réaliser de manière simple un dispositif efficace de récupération du grain, évitant en particulier le bourrage de la paille, même sur une machine moissonneuse-batteuse à grand débit. L'invention vise un dispositif récupérateur de grain dans une machine moissonneuse-batteuse; celle-ci comporte un bâti et des moyens moteurs pour entraîner des moyens de battage et des moyens d'amenée pour conduire la paille et les épis battus en tapis sensiblement continu vers une entrée d'un plateau à secousses en pente légère, ayant une sortie plus haute que son entrée, et située à proximité d'un orifice d'éjection de la machine; le plateau porte dans le sens de sa longueur, entre son entrée et sa sortie, des nervures parallèles présentant une bordure supérieure profilée en crémaillère, en saillie au-dessus du plateau; celui-ci est actionné de manière saccadée par les moyens moteurs, pour entretenir une progression du tapis de paille et d'épis battus vers l'orifice d'éjection, en assurant la chute du grain à travers la paille; le dispositif récupérateur comporte un rotor de soulèvement monté horizontalement sur le bâti au-dessus du plateau suivant un axe transversal aux nervures; le rotor de soulèvement est pourvu de saillies radiales, et entraîné en rotation par les moyens moteurs dans un sens tel qu'il soulève le tapis de paille et d'épis battus au-dessus du plateau du côté de l'entrée, et laisse retomber le tapis sur le plateau du côté de la sortie. Selon l'invention, le dispositif précité est caractérisé en ce que le rotor de soulèvement comporte un tambour fermé, présentant une paroi sensiblement continue coaxiale au rotor; les saillies radiales comportent des doigts rétractables traversant la paroi du tambour, et actionnés par la rotation du tambour de manière à faire saillie sur la paroi du tambour du côté de l'entrée du plateau à secousses, et à se trouver rétractés dans le tambour du côté de la sortie du plateau. La rétraction des doigts du tambour du côté de la sortie du plateau empêche l'enroulement de la paille autour du tambour. On peut ainsi donner à celui-ci une vitesse de rotation importante, très favorable à une récupération efficace du grain, même avec une vitesse de progression relativement élevée du tapis de paille et d'épis battus. Grâce à l'invention, on peut augmenter ainsi de manière notable le débit de la machine, tout en obtenant un taux très réduit de perte de grain. Selon un mode de réalisation préféré de l'invention, la paroi du tambour présente transversalement une section sensiblement polygonale, centrée sur l'axe du rotor de soulèvement ; les sommets de la section précitée déterminent sur la paroi du tambour des arêtes parallèles à l'axe du rotor de soulèvement. De préférence, chacun des doigts rétractables du rotor de soulèvement comporte à l'intérieur du tambour une douille d'axe transversal au doigt; la douille précitée est montée rotativement sur un maneton d'un arbre coudé coaxial au tambour et solidaire du bâti. Comme on ltexpose plus loin, les dispositions qu'on vient d t indiquer permettent de réaliser de manière simple un dispositif récupérateur efficace, et d'endurance prolongée. D'autres particularités et avantages de l'invention ressortiront encore de la description d'un mode de réalisation préféré de l'invention, présenté ci-après à titre d'exemple non limitatif, en référence aux dessins annexés, dans lesquels la figure 1 est une vue schématique d'ensemble en coupe longitudinale d'une machine moissonneuse-batteuse équipée d'un dispositif de récupération conforme à l'invention; la figure 2 est un agrandissement partiel de la figure 1, représentant le dispositif de récupération associé au plateau à secousses; la figure 3 est une coupe axiale du rotor de soulèvement du dispositif de la figure 2, suivant III-III; la figure 4 est une vue en bout avec arrachements du tambour à doigts rétractables de la figure 3, suivant IV-IV; la figure 5 est une vue schématique en perspective du mécanisme articulé d'un doigt rétractable du tambour des figures 3 et 4;; la figure 6 est une coupe axiale du rouleau de guidage, suivantVI-VI de la figure 2. Dans le mode de réalisation de la figure 1, le dispositif récupérateur de grain est monté sur une machine moissonneusebatteuse 1 comportant un bâti lA portant des moyens de battage 2 constitués d'une manière connue par un tambour rotatif de battage. Celui-ci est associé à un contre-batteur 2A constitué par un secteur cylindrique fixe ajouré, coaxial au tambour de battage. Des moyens moteurs tels que par exemple un moteur thermique 3, entrainent les moyens de battage 2 et des moyens d'amenée comportant par exemple un tambour tire-paille rotatif 4. Les moyens d'amenée précités servent à conduire la paille et les épis battus, formant un tapis 5 sensiblement continu vers une entrée 6 d'un plateau à secousses 7, légèrement incliné, ayant une sortie 8 à proximité d'un orifice d'éjection 9 de la machine. L'orifice 9 sert à évacuer la paille, ainsi que les épis vides et les débris de battage. L'évacuation des éléments légers est activée par le souffle d'un ventilateur 11. Dans le sens de sa longueur, entre son entrée 6 et sa sortie 8, le plateau à secousses 7 porte des nervures 12, sensiblement rectilignes, parallèles et régulièrement espacées. Les nervures 12 présentent une bordure supérieure profilée en crémaillère, en saillie au-dessus du plateau à secousses 7. Celui-ci est actionné de manière saccadée par le moteur 3, pour entretenir une progression du tapis 5 de paille et d'épis battus, vers la sortie 8 du plateau 7, et vers l'orifice d'éjection 9 de la machine. Ce faisant, les secousses du plateau 7 assurent la chute du grain à travers la paille, sous l'effet de son poids, suivant les flèches F.1 (figure 2); le souffle du ventilateur 11, agissant suivant les flèches F.2, est réglé pour assurer l'évacuation des débris de battage vers l'orifice d'éjection 9, sans entraîner cependant le grain plus dense.Ce dernier tombe sur le fond incliné du plateau à secousses 7, pour parvenir à la partie inférieure de la machine, comportant par exemple un dispositif 13 de criblage du grain associé au ventilateur 11, et un système à vis d'Archimède, pour conduire le grain à un élévateur à godets 13A aboutissant à une trémie 14 d'un poste d'ensachage. Pour activer la descente du grain à travers la paille du tapis 5 sur le plateau à secousses 7, la machine 1 comporte un rotor de soulèvement 15 (figure 1) monté horizontalement sur le bâti audessus du plateau à secousses, suivant un axe de rotation X1-X2 (figure 3) transversal aux nervures en crémaillère 12. Le rotor de soulèvement 15 est pourvu de saillies radiales, et entraîné en rotation par le moteur 3 dans un sens tel qu'il soulève le tapis 5 de paille et d'épis battus au-dessus du plateau 7 du côté de l'arrivée 6, et laisse retomber le tapis 5 sur le plateau 7 du côté de la sortie 8. Conformément à l'invention, le rotor de soulèvement 15 comporte un tambour fermé 15A (figures 1 à 4), présentant une paroi 16 sensiblement continue, coaxiale à l'axe de rotation X1-X2. Les saillies radiales comportent des doigts rétractables 17, traversant la paroi 16 du tambour 15A, et actionnés par la rotation de celui-ci, de manière à faire saillie sur la paroi 16 du tambour du côté de l'entrée 6 du plateau à secousses 7, et à se trouver rétractés dans le tambour 15A du côté de la sortie 8 du plateau (figure 2). Transversalement, la paroi 16 du tambour 15A présente une section sensiblement polygonale, par exemple carrée ou triangulaire (figures 2 et 4), centrée sur l'axe X1-X2 du tambour. Les sommets de la section polygonale précitée déterminent sur la paroi 16 du tambour des arêtes 18 parallèles à l'axe X1-X2. A l'intérieur du tambour 15A (figure 3), chacun des doigts rétractables 17 comporte une douille de fixation 19, montée rotativement sur un maneton 21 d'axe X3-X4 transversal au doigt 17, et parallèle à l'axe X1-X2 du tambour.Le maneton 21 fait partie d'un arbre coude 22 d'axe X1-X2, formé de deux tronçons 22A, 22B. Le tronçon 22B traverse une paroi transversale extrême du tambour 15A, et une paroi latérale adjacente du bdti 1A. I1 est immobilisé en rotation sur la paroi latérale précitée, par une fixation réglable décrite plus loin. Sur l'axe X1-X2, à l'opposé du tronçon 22B, est monté un arbre d'entraînement 23 du tambour 15A, associé au moteur 3 par une poulie 24 (figure 3), et passant dans un roulement 23A monté sur une paroi latérale du bâti 1A de la machine. Le tambour 15A est monté rotativement d'un côté sur le tronçon 22B de l'arbre coudé d'axe X1-X2 au moyen d'un palier 23B, et de l'autre côté sur l'autre tronçon 22A au moyen d'un palier 23C. Comme on l'a représenté sur les figures 3 et 4, les doigts rétractables 17 sont répartis de préférence en plusieurs groupes sensiblement égaux. Chaque doigt 17 est monté à coulisse dans une articulation 24 disposée sur l'une des arêtes 18 du tambour 15A de section polygonale. D'une manière avantageuse, l'articulation 24 comporte une pièce de guidage oscillante 24A (figures 3,4,5) présentant un passage 25 pour le doigt rétractable 17, et montée rotativement sur la paroi 16 du tambour 15A suivant un axe X5-X6 parallèle à l'axe X1-X2 de rotation du tambour. De préférence, la pièce de guidage 24A est en matière plastique autolubrifiante, telle qu'une résine polyamide ou polyfluorée, assurant un fonctionnement très doux et silencieux du mécanisme articulé du doigt 17. Le doigt est par exemple en acier doux, comme la douille 19. Celle-ci comporte de préférence pour son portage sur Le maneton 21 un revêtement interne (non représenté), à base d'un alliage antifriction ou d'une matière plastique auto lubrifiante analogue à celle de la pièce de guidage 24A. D'une manière avantageuse (figures 2,3,4), la fixation de l'arbre coudé 22 sur le bâti 1A de la machine comporte des moyens de réglage angulaire, permettant de modifier autour de l'axe de rotation X1-X2 du tambour 15A, la position de saillie des doigts rétractables 17, du côté de l'entrée 6 du plateau à secousses 7. Dans le mode de réalisation représenté sur les figures 3 et 4, les moyens de réglage de la position angulaire de saillie des doigts rétractables 17 comportent un levier 27, claveté transversalement à l'extrémité du tronçon 22B de l'arbre coudé, du côté de la paroi latérale du bâti IA. Le levier 27 porte un secteur de réglage 28, concentrique à l'axe X1-X2, et disposé en regard de la paroi latérale adjacente du bâti lA. Le secteur de réglage 28 est percé de plusieurs trous, sensiblement équidistants, pour le passage d'un boulon 28A permettant de fixer le secteur 28 à la paroi du bâti 1A, en plusieurs positions correspondant à diverses orientations du maneton 21 autour de l'axe de rotation X1-X2 du tambour 15A.Par exemple, les positions de réglage ainsi réalisées pour le maneton 21 sont distantes l'une de l'autre de 10 ou 150. Ceci permet (figure 2) d'abaisser ou de relever par rapport au plateau à secousses 7 la position de saillie des doigts 17 du côté de l'entrée 6 du plateau. Suivant les caractéristiques exposées ci-dessus, on a réalisé une application industrielle de l'invention, en modifiant une moissonneuse-batteuse d'un type courant, analogue à la machine des figures 1 et 2. Le plateau à secousses 7 de cette machine mesure environ 5 mètres de long et 1,50 mètre de large. Le tambour de battage 2 tourne normalement à 1000 tours/minute, et le tambour tire-paille 4 à 750 tours/minute. Le tambour 15A du rotor de soulèvement conforme à l'invention est disposé sensiblement à 3,50 m de l'entrée 6 du plateau à secousses 7, et à 1,50 m de la sortie 8 du plateau (figures 1 et 2). Mesurant sensiblement 1,50 m de long, et 300 mm de diamètre, suivant une diagonale de sa section carrée, le tambour 15A porte vingt-quatre doigts rétractables 17, répartis en quatre groupes de six doigts, articulés sur les arêtes 18 du tambour (figures 2 à 4). Chaque doigt 17 a une longueur de 230 mm et une section rectangulaire de 6 x 20 mm. A chaque doigt 17 est associée une pièce oscillante de guidage 24A (figures 3,4,5) constituée par une bague en résine polyamide de 34mm de diamètre externe, et de 25 mm d'épaisseur dans le sens de son axe d'oscillation X5-X6. Comme on l'a reprEsenté schémati- quement sur les figures 3 et 4, chaque pièce de guidage 24A est montée dans un logement en creux de la paroi 16 du tambour 15A, dans la zone de chaque arête 18, et retenue par un chapeau percé d'une fente, comportant une partie centrale cylindrique. Les logements des pièces 24A, sont régulièrement espacés dans le sens axial, pour correspondre à la répartition régulière des doigts 17, et à l'espacement des bagues de fixation 19 montées sur le maneton 21.Les pièces oscillantes de guidage 24A sont ainsi alignées sur un axe X5-X6 correspondant à chaque arête 18 du tambour 15A, pour assurer le parallélisme et les mouvements simultanés des doigts 17 de chaque groupe. Le diamètre de la poulie 24 d'entraînement du tambour 15A (figure 3) est choisi en fonction du diamètre de la poulie associée (non représentée) du moteur 3, pour imprimer au tambour 15A une vitesse de rotation convenable, par exemple de 180 tours par minute. On va maintenant exposer le fonctionnement du dispositif récupérateur de grain conforme à l'invention, tel qu'on vient de le décrire en référence aux figures 1 à 5. La moissonneuse-batteuse 1 en fonctionnement normal avance à vitesse sensiblement régulière vers la droite de la figure 1, et fauche les céréales sur pied. Les tiges de paille portant les épis à battre sont coupées et rabattues d'une manière connue, et engagées dans la partie antérieure de la machine. Un dispositif d'alimentation les fait parvenir au tambour de battage 2, qui tourne rapidement en regard du contre-batteur 2A, fixe et ajouré. Les épis se trouvent ainsi séparés des tiges et effrités. Une certaine partie du grain traverse alors le contre-batteur ajouré 2A, pour parvenir directement au dispositif de criblage 13, à la partie inférieure de la machine. Ce grain passe ensuite dans l'élévateur 13A débouchant au poste d'ensachage 14. A la sortie du tambour de battage 2, le tambour tire-paille 4 redresse la paille, et la pousse vers l'entrée 6 du plateau à secousses 7, sous forme d'un tapis 5 sensiblement continu. Dans le tapis 5, les épis vidés se trouvent mêlés à la paille enche vitrée et retenus par celle-ci, avec une quantité résiduelle de grain et divers débris de battage. Les nervures en crémaillère 12 du plateau à secousses 7 entretiennent une progression du tapis 5 de paille et d'épis battus, vers l'orifice d'éjection 9. Les secousses du plateau 7 assurent la descente à travers la paille d'une partie du grain qui s y trouvait retenu, et qui tombe suivant les flèches F.1 (figure 2) sur le fond incliné du plateau. Comme on l'a vu, le grain est ensuite criblé par le dispositif 13 et repris par ltélevateur 13A qui l'amène à la trémie du poste d'ensachage 14 (figure 1). Au moment où le tapis 5 parvient au tambour de soulèvement 15A conforme à l'invention, une quantité plus ou moins importante de grain se trouve encore retenue dans la paille du tapis. La quantité précitée dépend notamment du degré de maturité des épis, de la nature des céréales récoltées, et du taux d'humidité de la récolte. Elle dépend aussi, et d'une manière très importante, du régime de fonctionnement et du débit de la machine moissonneusebatteuse, comme on l'a déjà indiqué. En effet, si le débit de la machine est faible, la paille du tapis 5 sera relativement peu tassée, et les secousses du plateau 7 suffiront à faire descendre sur le fond du plateau à peu près la totalite du grain retenu dans la paille. Par contre, si la paille est tassée de manière plus dense, une partie notable du grain y restera retenue, malgré les secousses du plateau 7. En agissant avec ses doigts 17 en saillie du côté de l'entrée 6 du plateau 7, le tambour 15A soulève vivement le tapis 5 de paille, contenant encore une certaine quantité de grain, et le projette vers le haut du tunnel formé par les parois de la machine fixées au bâti 1A (figure 2). Ceci provoque une diminution brutale du tassement du tapis 5, dont les tiges de paille se trouvent écartées les unes des autres, libérant le passage du grain. Celuici, plus dense que la paille, offre peu de prise aux doigts 17. Le grain se trouve ainsi séparé de la paille, et retombe plus rapidement que celle-ci, pour atteindre le fonce incliné du plateau 7, d'où il parvient par gravité à la partie inférieure de la machine. Sur la figure 2, on a représenté schématiquement en traits mixtes la zone de soulèvement du tapis 5, dont la paille et les épis vides retombent sur le plateau 7 du côté de la sortie 8, après être passés au-dessus du tambour 15A. Les doigts rétractables 17 sont en saillie hors de la paroi 16 du tambour 15A, seulement du côté de l'entrée 6 du plateau 7, pour rentrer ensuite dans le tambour ISA. Donc, la paille projetée au-dessus du tambour n'est pas entraînée par les doigts autour du tambour, du côté de la sortie 8 du plateau. Ainsi, grâce à l'invention, la paille ne risque pas de s'enrouler autour du tambour 15A. Elle est reprise par les bordures en crémaillère des nervures 12 du plateau à secousses 7, et continue normalement sa progression vers la sortie 8 du plateau, pour être évacuée par l'orifice d'éjection 9. Grâce au soulèvement énergique du tapis 5 assuré par les doigts 17 du tambour 15A, la quasi-totalité du grain encore retenu par la paille se trouve récupérée. Et la paille évacuée par l'ori- fice d'éjection 9 ne contient plus qu'une quantité très faible de grain, inférieure par exemple à 1% de la quantité recueillie au poste d'ensachage 14. La section polygonale du tambour 15A, par exemple carrée ou triangulaire, accroit l'effet de soulèvement de la paille provoqué par la rotation du tambour, en particulier dans la zone proche de la paroi 16 du tambour. Chacune des arêtes longitudinales 18 du tambour 15A agit en effet pour écarter énergiquement la paille proche de la paroi 16 du tambour. Les moyens de réglage de la position angulaire de saillie des doigts 17 autour de l'axe X1-X2 de rotation du tambour, par rapport au plateau à secousses 7, permettent de modifier à volonté la position précitée, pour la relever ou l'abaisser par rapport à une position moyenne orientée parallèlement au plateau. Grâce par exemple aux trous de réglage du secteur 28 associé au levier transversal 27 (figures 3 et 4), l'amplitude du réglage précité peut être de 20 ou 300 de part et d'autre de la position moyenne, avec plusieurs positions intermédiaires. Ceci permet d'ajuster à volonté l'efficacité du tambour de soulèvement 15A, suivant la nature des céréales traitées par la machine, et suivant le débit plus ou moins grand de celle-ci. Comme on l'a vu, le dispositif de récupération de grain conforme à l'invention présente plusieurs avantages importants, par rapport aux dispositifs connus. L'effacement des doigts rétractables 17 du côté de la sortie 8 du plateau à secousses 7 (figure 2) évite l'enroulement de la paille autour du tambour 15A. Sur les dispositifs connus, un tel enroulement provoque souvent un bourrage de la paille autour du rotor, conduisant à un arrêt de la machine ou même à un échauffement dangereux. Pratiquement, ce risque d'enroulement impose une limitation de la vitesse de rotation du rotor de soulèvement, et une limitation peu économique du débit des machines modernes à grand rendement. En les utilisant au voisinage de leur plein régime, grâce à l'invention, on réduit sensiblement les frais d'exploitation de ces machines. En même temps, l'efficacité du tambour de soulèvement 15A conforme à l'invention permet de limiter à une valeur très basse le taux de perte finale de grain.Par exemple, le grain encore mêlé à la paille à la sortie 8 du plateau à secousses 7 ne représente plus que 1% de la quantité recueillie au poste d'ensachage 14 (figure 1). Le mode de construction du mécanisme des doigts rétractables 17 (figures 3,4,5) permet une réalisation économique et endurante du tambour de soulèvement 15A. Le montage des doigts rétractables 17 dans la pièce de guidage oscillante 24A (figure 5) en matière plastique autolubrifiante assure de manière commode et économique un fonctionnement endurant, doux et silencieux. Le profil polygonal de la paroi 16 du tambour 15A permet une fabrication facile, et améliore l'efficacité du tambour de soulèvement dans la zone proche de la paroi 16. Grâce aux possibilités de réglage angulaire de la position de saillie des doigts 17 autour de l'axe de rotation du tambour, on peut adapter à volonté le dispositif conforme à l'invention à divers régimes de fonctionnement de la machine, et à diverses sortes de céréales à traiter. Le dispositif de réglage constitué par exemple par le levier transversal 27 et le secteur à trous 28 est simple, et d'emploi commode. On a effectué des mesures de débit à plein régime, sur la machine moissonneuse-batteuse de type classique, déjà mentionnée, modifiée pour autre équipée d'un dispositif de récupération de grain conforme à l'invention. Au cours d'une période de fonctionnement continu de 22 heures, sur un terrain planté en blé, on a ainsi soutenu un débit horaire voisin de 18 tonnes de grain et de 25 tonnes de paille, correspondant à une surface de 30 000 m2 fauchée par heure. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation qu'on vient de décrire à titre d'exemple, et on peut y apporter diverses variantes sans sortir du domaine de l'invention. Ainsi, par exemple, on a représenté sur la figure 2 des éléments surélevés 31, comportant une bordure supérieure profilée en crémaillère comme les nervures 12, et montés sur celles-ci de part et d'autre du tambour de soulèvement 15A. D'une manière avantageuse, les éléments surélevés 31 permettent d'encadrer plus étroitement le tambour de soulèvement 1SA, à la fois du côté de l'entrée 6 et du côté de la sortie 8 du plateau à secousses 7. De cette manière, on réduit encore les risques d'enroulement de la paille du tapis 5 autour du tambour 15A, et on peut en conséquence augmenter le régime de rotation du tambour 15A, et le débit de la machine. De préférence, les éléments surélevés 31 sont montés de manière amovible sur les nervures 12. Celles-ci peuvent comporter, pour la fixation des éléments 31, des fentes 32, transversales au fond du plateau 7,pour ajuster à la demande la hauteur des éléments 31. On peut aussi (figures 2 et 6) utiliser de manière avantageuse un rouleau de guidage 34 parallèle au tambour 15A, et disposé en amont de celui-ci du côté de l'entrée 6 du plateau 7, au voisinage de la partie supérieure du tunnel formé par les parois de la machine solidaires du bâti 1A. Le rouleau 34 est entraîné par une poulie 35, associée par exemple à une poulie 36 de l'arbre 23 du tambour 5A (figure 3), au moyen d'une courroie croisée pour faire tourner le rouleau 34 en sens inverse du tambour 15A. De préférence, comme on l'a représenté sur la figure 2, la position du rouleau de guidage 34 est choisie sensiblement à même distance de la position de saillie complète des extrémités des doigts 17, et de la bordure supérieure en crémaillère des nervures 12, ou des éléments surélevés 31 si on utilise ces derniers. Gracie au choix précité de la position du rouleau de guidage 34, on assure un tassement plus régulier du tapis de paille 5 arrivant dans la zone d'action des doigts 17 du tambour 15A. Ceci améliore l'efficacité du tambour, en réalisant un effet de projection énergique sur toute ltépaisseur du tapis 5. En effet, la zone supérieure du tapis se trouve initialement écartée du haut du tunnel par la présence du rouleau de guidage, ce qui réserve une certaine distance pour la projection énergique de la paille par le tambour 15A, contre le haut du tunnel précité. REVENDICATIONS 1. Dispositif récupérateur de grain dans une machine moissonneuse-batteuse, cite machine comportant un bâti et des moyens moteurs pour entraîneur des moyens de battage et des moyens d'axe née pour conduire la paille et les épis battus en tapis sensiblement continu vers une entrée d'un plateau à secousses en pente légère ayant une sortie plus haute que l'entrée et située à proximité d'un orifice d'éjection de la machine, le plateau portant dans le sens de sa longueur entre son entrée et sa sortie des nervures parallèles présentant une bordure profilée en cré maillère en saillie au-dessus du plateau, celui-ci étant actionné de manière saccadée par les moyens moteurs pour entretenir une progression du tapis de paille et d'épis battus vers l'orifice d'éjection en assurant la chute du grain B travers la paille, un tambour de soulèvement monté horizontalement sur le bâti audessus du plateau à secousses suivant un axe transversal aux nervures, le tambour étant entrafné en rotation par les moyens moteurs et pourvu de doigts radiaux rétractables traversant une paroi du tambour et actionnés par la rotation du tambour de manière à faire saillie sur la paroi du tambour du c8té de l'entrée du plateau et à se trouver rétractés dans le tambour du c8té de la sortie du plateau, le dispositif étant caractérisé en ce que la paroi du tambour de soulèvement présente transversale ment une section sensiblement polygonale centrée sur l'axe du tambour, la section précitée présentant des sommets qui déterminent sur la paroi du tambour des arêtes longitudinales sensiblement parallèles à l'axe précité du tambour, chacun des doigts radiaux rétractables étant monté à coulisse dans une articulation disposée sur l'une des arêtes du tambour polygonal. 2. Dispositif conforme à la revendication 1, dans lequel l'articulation de chaque doigt sur la paroi du tambour comporte une pièce de guidage oscillante présentant un passage pour le doigt et montée rotativement sur la paroi précitée suivant un axe parallèle à l'axe de rotation du tambour, caractérisé en ce que la pièce de guidage du doigt est en matière plastique autolubrifiante, telle qu'une résine polyamide ou polyfluorée. 3. Dispositif conforme à l'une des revendications 1 ou 2, dans lequel chacun des doigts rétractables du tambour de soulèvement comporte à 11 intérieur du tambour une douille d'axe transversal au doigt, la douille précitée étant montée rotativement sur un maneton d'un arbre coudé coaxial au tambour et solidaire du bati, caractérisé en ce que la fixation de l'arbre coudé au bati comporte des moyens de réglage angulaire, pour modifier autour de l'axe du tambour la position de saillie des doigts rétractables. 4. Dispositif conforme à l'une des revendications 1 à 3, comportant un rouleau de guidage parallèle au tambour de soulèvement et entratné en rotation par les moyens-moteurs, caractérisé en ce que le tambour de guidage est monté en amont du tambour de soulèvement au-dessus du plateau à secousses. 5. Dispositif conforme à la revendication 4, caractérisé enoe que le rouleau de guidage est écarté sensiblement de la même distance par rapport aux nervures en crémaillère du plateau et par rapport à la position de saillie de l'extrémité des doigts rétractables du tambour.