L'invention est relative à un dispositif pour le pliage de contrefiches sinueuses, destinées en particulier à des poutres en treillis, à partir d'un matériau étiré, qui est déplacé à travers le dispositif et plié en même temps au moyen d'outils d'estampage, mobiles dans un porte-outils qui exécute un mouvement de translation en direction de la circulation du matériau. Dans un dispositif connu de ce genre (DAS N0 1.452.937), les porteoutils sont deux channes sans fin, montées l'une au-dessus de l'autre dans le plan de la contrefiche sinueuse. Aux maillons des chaînes sont fixées des mâchoires d'estampage qui s'engagent l'une dans l'autre à la façon d'un engrenage dans la zone d'entrée du dispositif et déforment ainsi le matériau. Dans le dispositif connu, il est prévu en outre qu'une partie de chaque mâchoire d'estampage peut se déplacer dans le plan perpendiculaire à la direction de circulation de la contrefiche.Par ce moyen, il est possible, soit de déplacer les parties mobiles des mâchoires au moyen de cames de commande fixes pour imprimer au matériau une forme supplémentaire, soit de retirer les mâchoires d'estampage de la contrefiche sinueuse à la sortie du dispositif si l'angle intérieur de pliage de la contrefiche est inférieur à 900. On a constaté qu'il est très difficile, avec les dispositifs connus jusqu'à présent, d'exécuter des contrefiches sinueuses possédant des angles de pliage intérieurs de moins de 450, particulièrement intéressants sur des poutres au point de vue statique. Il se pose notamment des problemes dans la zone d'entrée du matériau, du fait que celui-ci circule simultanément sur plusieurs outils en prise. Les dispositifs connus exigent de plus des puissances d'en traînement élevées. Ils ne permettent pas enfin une transformation satisfaisante en contrefiches sinueuses d'un matériau préalablement profilé, par exemple de profil en V. L'invention est basée sur ltobservation que les inconvénients susmentionnés ont une origine commune, à savoir que, dans le dispositif connu cité au début, de même que dans tous les autres dispositifs utilisés jusqu'à présent pour le pliage de contrefiches sinueuses, le matériau est d'abord plié en partie dans une direction, puis en direction opposée pendant l'opération. Ce pliage alterné dans un sens et dans l'autre du matériau est désigné dans ce qui suit par "foulage". Des expériences ont démontré que ce foulage provient, d'une part, de ce que deux ou plusieurs outils d'estampage plient toujours simultanément les contrefiches dans les dispositifs connus, de sorte que le matériau est tiré et foulé par les outils d'estampage déjà en prise. Les mâchoires d'estampage réunies rigidement aux chaînes porteoutils au cours de l'opération de pliage proprement dite se déplacent, d'autre part, forcément sur des trajectoires suivant lesquelles le matériau de la contrefiche est successivement plié de place en place dans les deux directions au voisinage des points de rebroussement et est par conséquent foulé. Le but que s est fixé l'invention en premier lieu est de réaliser un dispositif de la catégorie décrite au début, qui permet un pliage sans foulage de contrefiches sinueuses. Le dispositif selon l'invention est caractérisé par des éléments de guidage qui déplacent les outils d'estampage successivement, sans chevauchement dans ie temps et au cours d'un mouvement du porte-outils, sur un parcours correspondant à la moitié de la division de la contrefiche sinueuse pour les amener à leur position finale de pliage, ainsi que suivant une trajectoire sur laquelle le matériau de la contrefiche n'est plié pratiquement que dans un sens chaque fois. Dans le dispositif selon l'invention, les sinuosités sont exécutées entièrement l'une après l'autre sans chevauchement dans le temps, de sorte que le matériau ne peut pas être tiré sur des outils d'estampage déjà en prise. La trajectoire des outils d'estampage est en outre volontairement choisie de telle sorte que le matériau soit pratiquement plié exclusivement dans une direction lors de la formation des sinuosités. Pendant la fabrication de la contrefiche sinueuse, il ne se produit donc pas de foulage notable du matériau. Les conditions d'engagement dans la zone d'entrée du matériau peuvent être facilement contrôlées par des moyens de construction. La puissance d'entraînement nécessaire est moindre, en raison de la disparition de la perte d'énergie consommée par le foulage. Etant donné que les sinuosités sont réalisées par une opération de pliage pur, il est possible de transformer également un matériau préalablement profilé en contrefiches sinueuses. Une forme de réalisation préférée du dispositif selon l'invention est caractérisée en ce que chaque outil d'estampage est monté dans un support pivoté sur le porte-outils, en ce que le palier de pivotement du support se trouve sur la normale médiane à la droite joignant les centres de courbure de l'outil d'estampage dans ses positions initiale et finale de pliage, en dehors de la contrefiche sinueuse devant être formée, ainsi qu'au voisinage du pied du flanc à plier et en ce que, pour amener l'outil d'estampage à sa position finale de pliage, il est prévu une première barre curviligne de commande, agissant sur le support d'outil à l'encontre d'une force élastique. Le montage des outils d'estampage dans des supports pivotés à leur tour sur le porte-outils, conduit à un dispositif robuste et de structure simple. Cet agencement permet en outre de déterminer par voie empirique, de façon relativement facile, l'emplacement optimal où doivent se trouver les paliers de pivotement pour éviter un foulage. Il suffit pour celà d'observer les règles de construction indiquées précédemment et de rechercher la position la plus favorable sur la normale médiane précitée. Le grave inconvénient commun à tous les dispositifs connus pour le pliage de contrefiches sinueuses réside en ce qu'ils ne peuvent être ajustés que très difficilement et avec une grande perte de temps à des hauteurs hors-tout différentes des poutres en treillis devant être exécutées à partir de ces contrefiches. Dans le dispositif connu rappelé au début, il est proposé à cet effet d'installer côte à côte deux ou plusieurs outils d'estampage de hauteur différente. Abstraction faite de ce que les outils d'estampage sont de ce fait lourds et coûteux, on ne peut obtenir ainsi que des hauteurs hors-tout échelonnées de façon bien définie. Un autre but que s'est fixé l'invention est paroenséquent de réaliser, pour le pliage de contrefiches sinueuses, un dispositif susceptible d'être ajusté facilement et en peu de temps à des hauteurs hors-tout différentes par un jumelage unique de support d'outil et d'outil. Selon une autre caractéristique de l'invention, ce but est atteint en premier lieu grâce au faitque les paliers de pivotement de chaque support d'outil, au moins des civils d'estampage attaquant d'un côté le matériau des contrefiches peuvent être déplacés pependi- culairement à la direction de circulation de la contrefiche ainsi que parallèlement au plan de celle-ci, et que chaque outil d'estampage peut être déplacé par rapport à son support. Dans le dispositif conforme à l'invention, un simple mouvement transversal des paliers de pivotement des supports d'outils et un déplacement des outils dans leurs supports permettent un ajustement sur pratiquement n'importe quelle hauteur hors-tout désirée, par un petit nombre de manoeuvres et en un temps très court. Un avantage très important du dispositif selon l'invention réside en ce que ce mode de réglage assure l'absence de foulage au cours du pliage, quelle que soit la hauteur hors-tout. Selon une autre caractéristique avantageuse de l'invention, chaque support d'outil comporte au moins un bras oscillant de longueur constante maintenu dans le palier de pivotement correspondant, ainsi qu'un élément de guidage coulissant, sensiblement perpendiculaire au bras oscillant et dans lequel l'outil d'estampage en forme de barre peut être déplacé longitudinalement et bloqué. On aboutit ainsi à une construction particulièrement simple de lten- semble constitué par l'outil d'estampage et son support, de même qu'à une faculté de réglage favorable pour l'adaptation à des hauteurs hors-tout différentes. Au moins les outils d'estampage attaquant d'un coté le matériau de la contrefiche sont avantageusement déplaçables supplémentairement, au-delà de la position finale de pliage, par rapport au support d'outil correspondant et ce déplacement supplémentaire peut être commandé par une deuxième barre curviligne. Dans le dispositif connu mentionné au début, il est prévu pareillement un tel mouvement d'estampage supplémentaire ; dans le cadre de l'invention, la faculté de déplacement de l'outil d'estampage par rapport à son support, prévue à des fins de réglage, est mise de plus à profit pour assurer une déformation du matériau allant au-delà du simple pliage, par exemple en vue d'un accroissement de la résistance mécanique. Chaque outil d'estampage est avantageusement sollicité dans son support par un ressort en direction d'une position de recul, et l'outil d'estampage est retenu par un organe de verrouillage libérable dans la position avancée de travail, cependant qu'il est prévu une troisième et , le cas échéant, une quatrième barre de commande curviligne pour libérer l'organe de verrouillage un peu avant que l'outil d'estampage ne sorte de la contrefiche sinueuse et, le cas échéant, à l'extérieur de la zone de travail de l'outil d'estampage, lequel est ramené en position de travail par une cinquième barre curviligne de commande. Par ces moyens, les outils d'estampage peuvent être extraits sans difficulté de contrefiches sinueuses, même à angle très aigu, et reviennent automatiquement à la position de travail désirée avant leur nouvel engagement. Il est avantageux qu'au moins la deuxième barre curviligne de commande et/ou la cinquième puissent être déplacées parallèlement au plan de la contrefiche sinueuse, ainsi que perpendiculairement à la direction de circulation de celle-ci . Pour régler les outils d'estampage par rapport à leurs supports en vue de l'adaptation à des hauteurs hors-tout différentes et/ou pour faire varier la profondeur d'estampage, il suffit par conséquent de déplacer les barres curvilignes de commande. Dans la forme de réalisation préférée du dispositif selon l'invention, il et prévu que les outils d'estampage peuvent être amenés dans la zone de travail et en être retirés perpendiculairement au plan de la contrefiche sinueuse. Contrairement à des dispositifs connus, dans lesquels les outils d'estampage tournent dans le plan de la contrefiche, ces outils se déplacent dans ce cas dans un plan de circulation normal au plan de la contrefiche. Il en résulte que les outils d'estampage ne peuvent être introduits dans le plan de la contrefiche qu'immédiatement avant le début de l'opération de pliage, ce qui est une condition préalable pour un pliage exempt de foulage, savoir qu'il ne doit jamais y avoir en prise qu'un otil d'estampage. Cette condition préalable peut être facilement remplie par construction.Les outils d'estampage peuvent être en outre plus facilement éloignés latéralement de la contrefiche sinueuse terminée, sans risquer de rester accrochés. Le porte-outils est constitué, de préférence, par une chaîne sans fin, qui circule dans un plan perpendiculaire au plan de la contrefiche sinueuse et porte sur ses maillons des outils d'estampage, mutuellement décalés en hauteur et attaquant alternativement d'un côté et de l'autre le matériau de la contrefiche. Il suffit dans ce cas d'une seule chaîne, ce qui simplifie l'exé- cution et l'entraînement du dispositif. Dans cette dernière forme de réalisation, une adaptation à des hauteurs hors-tout différentes des poutres en treillis devant être exécutées avec les contrefiches sinueuses est rendue possible par le fait que les supports d'au moins les outils d'estampage agissant d'un coté sur le matériau sont logés dans des patins, qui peuvent être déplacés au moyen d'organes de réglage, dans les maillons de chaîne correspondants, perpendiculairement à la direction de circulation de la contrefiche et parallèlement au plan de celle-ci. Les outils d'estampage peuvent être ainsi rapidement déplacés en vue de leur adaptation à des hauteurs hors-tout différentes. Les organes de réglage peuvent être manoeuvrés individuellement ou en commun, par exemple au moyen d'une crémaillère attaquant des pigions des organes de réglage. le porte-outils peut être constitué également par deux chaînes sans fin jumelées, qui tournent parallèlement l'une à l'autre dans des plans perpendiculaires au plan de la contrefiche sinueuse et dont l'écartement mesuré normalement aux plans précités peut être modifié. L'adaptation à des hauteurs hors-tout différentes est relativement simple dans ce cas, car il suffit de faire varier l'écartement entre les deux chaînes. Des exemples de réalisation de l'invention sont décrits ci-après en référence au dessin annexé, dans lequel - la figure 1 représente très schématiquement un dispositif selon l'invention en élévation de profil ; - la figure 2 est une vue en plan encore plus schématique du dispositif suivant la figure 1 ; - la figure 3 représente en élévation de profil un premier maillon de la chaîne du dispositif suivant les figures 1 et 2 - la figure 4 est une vue en plan du maillon de chaîne suivant la figure 3 - la figure 5 représente comme la figure 3 un deuxième maillon de chaîne ;; - les figures 6 et 7 représentent respectivement en élévation de profil et de face un support d'outil, dans lequel est inséré un outil du dispositif suivant les figures 1 et 2 - la figure 8 reproduit la détermination graphique du point de pivotement le plus favorable des supports d'outils du dispositif ; - la figure 9 est un schéma montrant une autre forme de réalisation du dispositif selon l'invention - la figure 10 représente une troisième forme de réalisation, pareillement de façon très schématique - la figure 11 montre une autre forme de réalisation d'un support d'outils dans lequel est inséré un outil ; - les figures 12 et 13 sont des vues correspondant aux figures 1 et 2 d'une autre variante de réalisation ; et - la figure 14 représente encore un autre exemple de réalisation avec élévation de profil partielle. Dans le dispositif représenté aux figures 1 et 2, un matériau 1 venant d'une réserve non représentée est façonné en une contrefiche sinueuse 2, dont les flancs sont désignés par 2a et les points de rebroussement par 2b. La contrefiche sinueuse est réunie ensuite, de façon continue ou discontinue, aux points de rebroussement 2b, à des membrures supérieures et inférieures pour former une poutre en treillis. Le matériau de la contrefiche peut être un fer rond, un fer plat, ou un fer profilé de section ouverte ou fermée. Devant le dispositif de pliage est monté un jeu de rouleaux 3, pivoté en 5 sur un support 4 et servant à redresser et/ou.à profiler le matériau 1. Comme porte-outils, le dispositif est pourvu d'une chaîne 6, qui tourne dans le sens des flèches P1 dans un plan perpendiculaire à celui de la contrefiche, autour de poulies de renvoi et d'entraînement 7, 8. Les poulies 7 et 8 sont calées sur des arbres ou des axes 9, 10 ; l'arbre 10, par exemple, est entraîné par une transmission schématisée en 11, tandis que l'axe 9 tourne à vide. La chaîne 6 se compose alternativement de maillons 6a et 6b. L'un des maillons 6a de la chaîne est représenté dans les figures 3 et 4 et l'un des maillons 6b dans la figure 5. Les maillons 6a portent un palier de pivotement 12, disposé dans un patin 13, qui coulisse dans une fente verticale 14 du maillon 6a et peut être déplacé en hauteur au moyen d'une tige filetée 15, sur l'extrémité supérieure de laquelle est assujetti un pignon 16 solidaire en rotation de ladite tige. Les maillons de chaîne 6b sont pourvus d'un palier de pivotement fixe 17. Les maillons 6a et 6b sont réunis entre eux à la manière usuelle par des axes de chaîne 18 et 19, indiqués en traits mixtes. Dans les paliers de pivotement 12 et 17 des maillons de chaîne 6a et 6b sont logés des supports 20, portant des outils d'estampage 21. Pour rendre le dessin plus clair, on n'a représenté dans les figures 1 et 2 que quelques-uns des supports 20 dans les paliers de pivotement 12 et 17. En réalité, il est prévu naturellement dans tous ces paliers des supports avec outils d'estampage. Comme le montre la figure 1, les outils d'estampage attaquent alternativement d'en haut et d'en bas le matériau 1 de la contrefiche. Les figures 6 et 7 montrent des détails des ensembles constitués par les supports et les outils d'estampage. Chaque support d'outil 20 comporte un bras oscillant rigide 22 de longueur constante. Au voisinage de son ex trémité arrière, le bras oscillant 22 est muni d'un pivot 23, s'engageant dans le palier de pivotementoerrespondant 12 ou 17. Pour éviter un montage à porte à-faux du bras oscillant 22 en cas de charges élevées, il peut être prévu un bras oscillant formé de deux barres parallèles distantes l'une de l'autre, lte- cartement entre ces barres étant franchi par le pivot 23. Le bras oscillant 22 est sollicité vers le haut ou vers le bas, selon la disposition choisie, par une lame de ressort coudée 24 posée autour du pivot 23. Le ressort 24 prend appui, par l'une de ses extrémités, sur une butée 25 du maillon de chaîne correspondant et, par son autre extrémité, sur une butée 26 du bras oscillant 22. Sur ce dernier tourne un galet palpeur 27 coopérant avec une barre curviligne de commande qui sera décrite plus loin. A son extrémité libre, le bras oscillant 22 porte un élément de guidage coulissant 28, formé d'une douille de section rectangulaire. L'outil d'estampage 21 peut se déplacer dans la douille 28. Il est constitué par une barre de section adaptée à celle de la douille et pourvue d'une tête d'estampage 21a légèrement épanouie et formant un gradin 21b. Entre l'élément de guidage coulissant 28 et l'outil d'estampage 21 est intercalé un ressort de traction 29, qui tend à tirer la tête d'estampage 21a vers la douille de guidage 28. La course est limitée par application du gradin 21b sur la face frontale de la douille de guidage 28. A son extrémité opposée à la tête 21a, l'outil d'estampage 21 porte un galet palpeur 30, coopérant avec une barre curviligne de commande dont il sera question plus loin. Sur le côté de l'outil d'estampage 21 sont taillées des dents de scie 31 , qui coopèrent avec un cliquet de verrouillage 32 et sont conformées de telle sorte qu'en position de prise de cliquet 32, ltou- til d'estampage 21 ne peut pas être déplacé dans le sens d'un rapprochement de la tête d'estampage 21a vers la douille de guidage 28. Le cliquet de verrouillage 32 est pivoté autout d'un axe 33 disposé sur la douille de guidage 28 et présente la forme d'une équerre, dont un bras porte un galet palpeur 34 coopérant avec une barre curviligne de commande qui sera décrite plus loin, tandis que son autre bras a la forme d'une dent de scie, qui est repoussée par un ressort 8on'représenté dans les dentes de scie 31 de l'outil d'estampage 21. Pour commander les mouvements des supports d'outil et des outils d'estampage, il est prévu diverses barres curvilignes de commande. Une première barre curviligne de commande 35 est installée dans la zone du bord supérieur et du bord inférieur de la chaîne 6 et coopère avec les galets palpeurs 27 des supports 20, qui tournent dans les paliers de pivotement voisins respectifs 12 et 17. Chaque barre curviligne de commande 35 entoure en U la plus grande partie de la chaîne 6, ainsi qu'il ressort de la figure 2. Elle ne laisse libre que la zone de renvoi de la chaîne voisine de l'entrée du matériau de la contrefiche. Chaque barre curviligne de commande 35 comprend un tronçon d'entrée 35a arrondi ou chanfreiné, auquel fait suite un tronçon principal, parallèle à la direction de circulation P2 de la contrefiche sinueuse 2. La longueur du tronçon d'entrée 35a, mesurée suivant la direction de circulation P2, est plus petite que la moitié de la division de la contrefiche, c'est-à-dire que la moitié de la distance comprise entre deux points de rebroussement supérieurs ou in férieurs de la contrefiche 2. Une deuxième barre curviligne de commande 36, comportant un tron çon d'entrée 36a, un tronçon de coulissement 36b et un tronçon de guidage 36c, coopère avec les galets palpeurs 30 des outils d'estampage 21 agissant par le haut sur le matériau 1. Des troisièmes barres curvilignes de commande 37 agissent, dans la zone de travail du dispositif, c > est-à-dire dans la zone où les outils d'estampage attaquent le matériau 1, sur les galets palpeurs 34 des cliquets de verrouillage 32 de tous les supports d'outil 20, tandis qu'une quatrième barrecurviligne de commande 38 coopère avec les galets palpeurs 34 à l'extérieur de la zone de travail, savoir sur la face postérieure du dispositif. Au voisinage des quatrièmes barres curvilignes de commande se trouvent de plus, en haut et en bas, des cinquièmes barres curvilignes de commande 39, coopérant à leur tour avec les galets palpeurs 30 des outils d'estampage 21. De même que les autres groupes du dispositif, les barres curvilignes de commande sont montées de manière non représentée sur des éléments de bâti 40 simplement schématisés. Les barres curvilignes de commande supérieures sont réglables en hauteur dans le sens des doubles flèches P3, P4 cependant que la barre curviligne de commande inférieure 35 peut être également installée à poste fixe. Pour le pliage sans foulage de la contrefiche sinueuse 2 à partir du matériau 1, il importe de choisir correctement la position des paliers de pivotement 12 et 17. Cette position peut être déterminée graphiquement à la manière représentée dans la figure 8, dans laquelle le matériau 1 à son entrée est reproduit en lignes continues. En 21'a est symbolisé le cercle de courbure d'un outil d'estampage se trouvant déjà en position finale de pliage. 21"a est le cercle de courbure de la tête de l'outil d'estampage pliant le flanc suivant 2 (en pointillés) dans sa position de départ, tandis que 21"'a symbolise une position intermédiaire de pliage et 21 " " a la position finale de pliage de l'outil d'estampage cité en dernier lieu. Les positions intermédiaires du matériau et de l'outil d'estampage sont indiquées en traits mixtes. La droite joignant les centres de courbure de la tête d'estampage en position initiale et finale de pliage est désignée par G. Le palier de pivo tement 12 ou 17 de l'outil d'estampage doit alors se trouver sur la normale médiane M à la droite G, et ce au voisinage du point de rebroussement de pied 2b du flanc 2a qui va être plié. Pour réaliser cet agencement, on part de la position 21""a. Dans cette position, un point y sur la surface externe du matériau 1 et un point x dans la fibre neutre du matériau se trouvent l'un au-dessus de l'autre. Pour un pliage sans foulage, ces points doivent également être superposés en position initiale de pliage 21"a ) obtenue alors en rapportant le développement du matériau dans lakirection d'entrée représentée en lignes continues. On peut alors tracer la droite G et dresser la normale médiane M à cette droite. Le fait que x et z se trouvent l'un au-dessus de l'autre dans les positions 21"a et 21 " " a ne veut pas dire encore qu'il ne s'est pas produit un certain foulage pendant l'opération de pliage, par exemple au voisinage de la position 21 " ' a. !Ce foulage peut être toutefois ramené à un minimum négli -geable par un déplacement du palier de pivotement 12 ou 17 le long de la normale médiane M au voisinage du point de rebroussement de pied 2b. Ce déplacement effectué empiriquement conduit à un point de nutation optimal du palier de pivotement 12 ou 17, ce qui constitue la condition préalable pour l'obtention pratiquement sans foulage d'une contrefiche sinueuse de hauteur hors-tout quelconque. Une fois déterminée la position optimale du palier de pivotement pour une hauteur et un angle dtinclinaison; donnés de la contrefiche, on peut déplacer le palier de pivotement dans le sens de la flèche P5, perpendiculairement à la direction de circulation P2 du matériau, et faire varier la position de l'outil d'estampage dans son support pour obtenir une hauteur horstout et une inclinaison différentes de la contrefiche i sans changement de la division et sans porter préjudice à l'exécution exempte de foulage. Les dimensions devant être modifiées pour adapter le dispositif à des hauteurs différentes de la contrefiche sinueuse sans changement de la division ressortent des croquis schématiques des figures 8a et 8b, dans lesquelles les références ont la signification suivante Index 1 = faible hauteur hors-tout ; 2 2 1 grande hauteur hors-tout ; R - division de la contrefiche, constante pour toutes les hauteurs ; B = hauteur hors-tout, variable ;; A = développement de la contrefiche, variable V = décalage transversal du palier de pivotement par rapport au point q de rebroussement de la contrefiche sinueuse, constant pour toutes les hauteurs hors-tout Vh = décalage en hauteur du palier de pivotement par rapport au point de rebroussement de la contrefiche sinueuse, constant pour toutes les hau teurs hors-tout A' = distance séparant le palier de pivotement du point d'attaque de l'outil d'estampage, différente pour toutes les hauteurs ; et B' = distance comprise entre les paliers de pivotement supérieur et infé rieur, différente pour toutes les hauteurs = symbole pour ltensemble support d'outil/outil. Le fonctionnement du dispositif décrit est le suivant Par suite de la rotation de la channe 6, les supports 20 s'engagent, avec les outils d'estampage 21, dans la zone d'entrée du matériau 1, dans le plan vertical défini par la contrefiche sinueuse 2. Sous l'action du ressort 24, les outils prennent lors de ce mouvement une inclinaison dirigée vers le haut ou vers le bas, comme indiqué en haut et à droite dans la figure 1. Pratiquement g 'instant où l'ensemble formé du porte-outils et de l'outil d'estampage se trouve dans le plan de la contrefiche, le galet palpeur 27 correspondant vient s'appliquer sur le tronçon d'entrée 35a de la première barre curviligne de commande considérée. Ce tronçon d'entrée est fortement chanfreiné ou possède un rayon de courbure suffigamment petit pour que le support d'outil 20 se déplace presque d'un seul coup, en tout cas entre les limites de la course de la chalne 6 correspondant à une division de la contrefiche, et vient occuper la position finale de pliage reproduite dans la figure 1 pour les deux supports 20 se trouvant à la deuxième et à la troisième place en partant de la droite. Lorsque les supports d'outil 20 pivotent en position finale de pliage, les têtes 21a des outils d'estampage 21 en forme de barres viennent s'appliquer contre le matériau 1 entrant dans le dispositif et plient ainsi un flanc 2a après l'autre autour de la tête de l'outil d'estampage précédent. Comme le montre la figure 1, il ne se trouve jamais qu'un seul outil d'estampage en action pour le pliage. C'est seulement après le pliage total du flanc considéré 2a que l'outil d'estampage suivant vient en prise. Le matériau ne peut donc pas être tiré sur un outil d'estampage déjà en prise lors du pliage des contrefiches. De ce fait et grâce à la disposition des paliers de pivotement 12, 17 décrite en référence à la figure 8 pour les supports d'outil 20, il est certain que le pliage des contrefiches a lieu sans foulage. Poursuivant sa course dans la zone de travail, l'ensemble formé du support 20 et de l'outil d'estampage 21 est d'abord maintenu en position finale de pliage par le tronçon principal des barres curvilignes de commande 35. Pour étirer davantage les contrefiches ou leur conférer un profilage supplémentaire, les outils d'estampage 21 des supports supérieurs 20 sont déplacés vers le bas au-delà de la position finale de pliage par la deuxième barre curviligne de commande 36. A cet effet, la troisième barre curviligne de commande supérieure 37 dégage en premier lieu le cliquet de verrouillage 32 de chaque support d'outil supérieur 20, à l'encontre de la force élastique précitée, des dents de scie 31 de l'outil d'estampage 21 correspondant et maintient ledit cliquet à l'état libéré. Les galets palpeurs 30 des outils d'estampage supérieurs franchissent la zone d'entrée 36a et parviennent dans la zone de coulissement 36b de la barre curviligne de commande 36, ce qui détermine un mouvement vers le bas des outils d'estampage, de sorte que les flancs 2a sont étirés supplémentairement, ainsi que le montre dans la figure 1 la hauteur hors-tout légèrement plus grande de la contrefiche 2 à gauche de la zone de coulissement 36b de la barre curviligne de commande 36. Les cliquets de verrouillage 32 des supports supérieurs d'outil 20 restent dégagés par la barre curviligne de commande supérieure 37, jusqu'au moment où les galets palpeurs 30 ont quitté la barre de commande 36. Les outils d'estampage 21 sont amenés ainsi par les ressorts de traction 29 à la position rétractée, pour laquelle des gradins 21b s'appliquent sur les faces frontales des éléments de guidage coulissants 28. La troisième barre curviligne de commande inférieure 37 plus courte libère en même temps les cliquets de verrouillage 32 des supports d'outil inférieurs 20, si bien que les outils d'estampage inférieurs 21 sont également amenés en position rétractée. Dans cette position rétractée, les ensembles formés des supports 20 et des outils d'estampage 21 sont éloignés latéralement du plan de la contrefiche par la chaîne 6 renvoyée vers l'arrière autour de la poulie 8, tandis que la contrefiche sinueuse terminée sort du dispositif en direction de la flèche P2 et peut être conduite à des appareils destinés au soudage ultérieur des membrures supérieures et inférieures. A l'arrière du dispositif, les outils d'estampage 21 sont remis en position de travail. Les cliquets de verrouillage 32 qui s'étaient encliquetés de nouveau à la sortie des barres curvilignes de commande 37 sont d'abord libérés par les barres de commande 38. Les barres de commande 39 coopérant avec les galets palpeurs 30 repoussent les outils d'estampage 21 dans leur position de travail avancée, dans laquelle ils sont arrêtés par les cliquets de verrouillage 32, venant de nouveau en prise avant de quitter les barres de commande 39. t A la sortie des barres curvilignes de commande 35, les ensembles formes des supports 20 et des outils d'estampage 21 reprennent par pivotement les positions obliques précitées, dans lesquelles ils peuvent être amenés dans le plan de la contrefiche sinueuse. Pour faire varier la hauteur hors-tout de la contrefiche et l1incli- naison de ses flancs, les patins 13 sont déplacés au moyen des mécanismes de manoeuvre 15, 16 et les barres de commande curvilignes 39 par des moyens de réglage non représentés, perpendiculairement à la direction de circulation P2 et parallèlement au plan de la contrefiche. Les mécanismes de manoeuvre 15, 16 peuvent être actionnés individuellement à la main, ou par application d'une crémaillère de longueur définie non représentée sur tous les pignons 16. La valeur de l'étirage ultérieur ou de l'estampage supplémentaire peut être modifiée par un déplacement de la barre curviligne de commande 36 dans le sens de la flèche P4. L'invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation représenté. Dans le dispositif suivant les figures 1 et 2, les barres curvilignes de commande 38 peuvent être supprimées, étant donné qu'en raison de la conformation en dents de scie de l'organe de verrouillage 31, 32, les outils d'estampage peuvent être déplacés vers le bas dans les figures 6 et 7, même si le cliquet de verrouillage est engagé. Une libération de ce cliquet ménage toutefpis ltor- gane de verrouillage. Pour la même raison, la barre de commande supérieure 37 peut être aussi courte que la barre inférieure. Les ensembles formés des supports et des outils d'estampage peuvent être montés également sur deux channes parallèles 6', 6", tournant dans des plans perpendiculaires à celui de la contrefiche sinueuse, comme indiqué schématiquement dans la figure 9 montrant les chaînes superposées 6', 6" qui portent alternativement sur leurs maillons des paliers de pivotement 12', 17", dont la position peut être fixée suivant la méthode décrite en référence à la figure 8. Les channes tournent dans le sens des flèches dessinées dans la figure 9 et leur écartement en hauteur peut être réglé par des moyens non représentes pour faire varier la hauteur hors-tout de la contrefiche sinueuse. Les porte-outils peuvent être constitués également par des chaînes 6"', 6"", qui tournent à la manière et dans le sens indiqués à la figure 10 dans un plan parallèle à celui de la contrefiche. Les supports d'outil peuvent être pivotés dans ce cas latéralement sur les axes des channes. La distance séparant les deux chaînes peut être modifiée comme précédemment pour faire varier la hauteur hors-tout. Conformément à la figure 11, les supports d'outil 20' utilisés peuvent être constitués par des douilles coulissantes et pivotantes, dans lesquelles les outils d'estampage 21' en forme de barres peuvent être déplacés longitudinalement et verrouillés. Le palier de pivotement peut être dans ce cas également déplacé perpendiculairement à la direction de circulation du ma tériau et l'outil d'estampage être réglé dans le sens de sa longueur dans son support en forme de douille. La forme de réalisation suivant les figures 12 et 13 ressemble dans une grande mesure à celle des figures 1 à 7. Les éléments qui se correspondent sont désignés par les mêmes signes de référence et ne seront pas décrits ciapres une nouvelle fois. La différence par rapport à la première forme de réalisation décrite réside en ce que les premières barres curvilignes de commande 50 sont munies de tronçons d'entrée arrondis 50a, qui ne s'étendent que sur la zone de travail du dispositif. Le supplément d'étirage ou d'estampage est assuré par une deuxième barre curviligne de commande 51 agissant sur les galets palpeurs 30 sans que les cliquets de verrouillage ne soient libérés. Immédiatement à la suite de l'extrémité de la barre de commande 51 se trouvent des barres curvilignes de commande 52, 52a, correspondant aux cinquièmes barres de commande 39 (figures 1 et 2), mais très courtes. La barre inférieure de commande 52a peut être complètement dégagée si les outils d'estampage inférieurs peuvent être sûrement escamotés même sans un déplacement vers le bas. Les cliquets de verrouillage sont libérés par des troisièmes barres curvilignes de commande 53, un peu avant la fin de la barre de commande 51 et légèrement au-delà de son extrémité. On admet dans ce cas que la hauteur de la contrefiche sinueuse 2 étirée et estampée est suffisante pour permettre aux outils 21 de sortie latéralement sans obstacle de la contrefiche sinueuse. Aussitôt après l'achève- ment de l'étirage et de l'estampage, les outils peuvent être par conséquent ramenés en position de travail par les barres de commande 52, moyennant une li bération brève et un réenclenchement suivant des cliquets de verrouillage. Cette forme de réalisation est particulièrement simple en ce qui concerne les barres de commande, qui peuvent être déplacées comme précédemment dans le sens des doubles flèches des figures 12 et 13. Les ensembles pivotants forméides supports et des outils d'estampage peuvent être en outre remplacés en principe par des ensembles, qui sont déplacés sur les trajectoires voulues par des cames de commande pouvant imprimer, soit de simples mouvements de translation, soit des mouvements superposés de translation et de pivotement. On peut envisager également l'utilisation d'ensembles support-outil d'estampage rigides, qui doivent néanmoins alors être interchangeables pour l'obtention de hauteurs hors-tout différentes en l'absence de foulage. Si l'on se contente d'une seule hauteur et si la position des paliers de pivotement pour l'ensemble rigide support-outil d'estampage est déterminée conformément à la figure 8, on a la certitude que le pliage a lieu pratiquement sans foulage pour cette hauteur hors-tout. Si ce dispositif est ajusté sur d'autres hauteurs par un déplacement des paliers de pivotement, il faut accepter un certain foulage. Tandis que, dans tous les exemples de réalisation décrits jusqu'ici, les outils d'estampage sont amenés en prise avec le matériau de la contrefiche au moyen de barres curvilignes de commande montées à poste fixe, il est prévu, dans la forme de réalisation suivant la figure 14, au commencement de la zone de travail, un mécanisme entralné d'engagement 60, qui amène les outils d'estampage en position finale de pliage. Dans la figure 14, les éléments identiques sont désignés par les mêmes signes de référence que dans les exemples de réalisation précédents et ne seront pas décrits une nouvelle fois. Pour faciliter la compréhension, on a laissé de coté une partie de lichaîne, de sorte que la poulie d'entralne- ment 7 est visible. Comme le montre la figure 14g est prévu, au-dessus et au-dessous de la chaîne 6 sur le bâti 61, des cames d'engagement 62 montées sur des arbres 63 qui sont entrantes en synchronisme avec la chaîne. Dans des paliers de pivotement 64 fixés à demeure snnt tourillonnés en outre des leviers d'engagement 65 s'appliquant en permanence sur les cames 62 au moyens d'organes suiveurs rotatifs 66. Les leviers d'engagement 65 sont munis de portées 67, agissant sur les galets palpeurs 27 des supports d'outil 20. Le mécanisme d'engagement 60 est suivi par des barres directrices 68 parallèles entre elles et installées à demeure, qui maintiennent en prise les outils d'estampage 21 La surface de commande des cames d'engagement est conformée de telle façon que, par l'intermédiaire des leviers d'engagement 65, chaque outil d'estampage 21 est déplacé légèrement au-delà de la position finale de pliage avant que l'outil d'estampage suivant n'attaque le matériau 1 de la contrefiche, ce qui compense le recul élastique inévitable du matériau. La mise en oeuvre de cames d'engagement 62 de forme appropriée assure un pivotement sans à-coup des outils d'estampage amenés en position de travail. Un autre avantage notable de cette disposition réside en ce que la chaine 6 et sa poulie d'entraînement n'ont plus à supporter les charges dues aux forces prenant naissance au moment où les outils sont mis en prise au moyen de barres curvilignes de commande fixes en position, ce qui simplifie considérablement le système d'entraînement de la chaîne. Le mécanisme d'engagement particulier permet en outre au matériau de la contrefiche de ployer pour compenser le recul élastique précité. Le déroulement dans le temps de l'opération d'engagement peut être enfin harmonisé de façon optimale avec les forces de pliage dépendant de l'angle de pliage instantane. Les cames peuvent être remplacées d'ailleurs par d'autres éléments de transmission, par exemple des leviers ou des disques, qui sont réunis à un système d'entralnement et déplacent positivement les outils d'estampage pour les amener à la position finale de pliage. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour le pliage de contrefiches sinueuses, destinées en particulier à des poutres en treillis, à partir d'un matériau étiré, qui est déplacé à travers le dispositif et plié en même temps au moyen d'outils d'estampage, mobiles dans un porte-outils qui exécute un mouvement de translation en direction de la circulation du matériau, ledit dispositif étant caractérisé par des éléments de guidage (35, 35a, 20, 27) qui déplacent les outils d'estampage (21) successivement, sans chevauchement dans le temps et au cours d'un mouvement du porte-outils, sur un parcours correspondant à la moitié de la division de la contrefiche sinueuse, pour les amener à leur position finale de pliage, ainsi que suivant une trajectoire sur laquelle le matériau de la contrefiche n'est plié pratiquement que dans un sens chaque fois. 2. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que chaque outil d'estampage (21) est monté dans un support (20) pivoté sur le porte-ouils (6), en ce que le palier de pivotement (12, 17) du support se trouve sur la normale (M) médiane à la droite (G) joignant les centres de courbure de l'outil d'estampage (21, 21a) dans ses positions initiale et finale de pliage, en dehors de la contrefiche sinueuse (2) devant être formée, ainsi qu'au voisinage du pied (2b) du flanc à plier (2a) et en ce que, pour amener l'outil d'estampage a sa position finale de pliage, il est prévu une première barre curviligne de commande (35, 35a) agissant sur le support d'outil à l'encontre d'une force élastique (24). 3. Dispositif suivant les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les paliers de pivotement (12) de chaque support d'outil (20), au moins des outils d'estampage (21) attaquant d'un coté le matériau (1) des contrefiches, peuvent être déplacés perpendiculairement à la direction de circulation (P2) de la contrefiche ainsi que parallèlement au plan de celle-ci, et en ce que, de préférence, chaque outil d'estampage peut être déplacé par rapport à son support. 4. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que chaque support d'outil (20) comporte au moins un bras oscillant (22) de longueur constante maintenu dans le palier de pivotement correspondant (12, 17) ainsi qu'un élément de guidage coulissant (28), sensiblement perpendiculaire au bras oscillant et dans lequel l'outil d'estampage (21) en forme de barre peut être déplacé longitudinalement et bloqué. 5. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, ca ractérisé en ce qu'au moins les outils d'estampage (21) attaquant d'un côté le matériau (1) de la contrefiche sont déplaçables supplémentirement au-delà de la position finale de pliage par rapport au support d'outil correspondant par (20) et en ce que ce déplacement supplémentaire peut être commandélune deuxiè me barre curviligne (36). 6. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que chaque outil d'estampage (21) est sollicité dans son support (20) par un ressort (29) en direction d'une position de recul, en ce que l'outil d'estampage est retenu par un organe de verrouillage-libérable (31,32) dans sa position avancée de travail, en ce qu'il est prévu une troisième (37) et, le cas échéant une quatrième (38) barre de commande curviligne tour libérer organe de verrouillage un peu avant que l'outil d'estampage ne sorte de la contrefiche sinueuse (2) et, le cas échéant à l'extérieur de la zone de travail de l'outil d'estampage, et en ce qu'il est prévu une cinquième barre curviligne de commande (39) pour ramener l'outil d'estampage en position de travail. 7. Dispositif suivant la revendication 6, caractérisé en ce que l'organe de verrouillage (31, 32) est constitué par un encliquetage. 8. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'au moins la deuxième barre curviligne de commande (36) et/ou la cinquième (39) peuvent être déplacées parallèlement au plan de la contrefiche sinueuse, ainsi que perpendiculairement à la direction de circulation de celle-ci. 9. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que les outils d'estampage (21) peuvent être amenés dans la zone de travail et en être retirés perpendiculairement au plan de la contrefiche sinueuse. 10. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 9, ca racteisé en ce que le porte-outils (6) est constitué par une chaîne sans fin qui circule dans un plan perpendiculaire au plan de la contrefiche sinueuse et porte sur ses maillons (6a, 6b) des outils d'estampage (21), mutuellement décalés en hauteur et attaquant alternativement d'un côté et de l'autre le matériau (1) de la contrefiche. 11. Dispositif suivant la revendication 10, caractérisé en ce que les supports (20) d'au moins les outils d'estampage (21) agissant d'un côté sur la matériau (1) sont logés dans des patins (13) qui peuvent être déplaces au moyen d'organes de réglage (15, 16), dans les maillons de chaîne correspondants (6a), peqendiculairement à la direction de circulation de la contrefiche et parallèlement au plan de celle-ci. 12. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que le porte-outils est constitué par deux chaînes sans fin jumelées (6', 6"), qui tournent parallèlement l'une à l'autre dans des plans perpendiculaires au plan de la contrefiche sinueuse et dont l'écartement, mesuré normalement aux plans précités, peut être modifié. 13. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que la première barre curviligne de commande (35) enserre la trajectoire fermée de la chalne, à l'exception d'un tronçon entre la cinquième barre curviligne de commande (39) et le commencement de la zone de travail. 14. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé en ce que les outils d'estampage (21) peuvent être amenés en position finale de pliage au moyen d'un mécanisme entrainé d'engagement (60). 15. Dispositif au moins suivant la revendication 14, caractérisé en ce que le mécanisme entraîné d'engagement (60) comporte une came d'engagement tournante (62Y pour les outils d'estampage (21) agissant de chaque côté sur le matériau (1) de la contrefiche. 16. Dispositif au moins suivant les revendications 14 et 15, caractérisé en ce qu'entre chaque came d'engagement (62) et les outils d'estampage (61) est intercalé un levier d'engagement (65), pivoté dans un palier fixe (64) et s'appliquant en permanence, par un organe suiveur (66), sur la came d'engagement correspondante, ledit levier étant muni d'une portée (67) qui agit sur les supports (20) des outils d'estampage. 17. Dispositif au moins suivant l'une quelconque des revendications 14 à 16, caractérisé en ce que le mécanisme d'engagement (60) est suivi par des barres directrices (68) installées à demeure qui maintiennent en prise les outils d'estampage (21). 18. Dispositif suivant l'une au moins des revendications 1 à 17, caractérisé en ce que les outils d'estampage (21) peuvent être déplacés au-dela de la position finale de pliage de façon à compenser la tendance qu a le matériau (1) de la contrefiche à se replier en sens inverse.