La présente invention a pour objet un organe de jonction utilisable, essentiellement mais non exclusivement, dans les dispositifs de télécommande du miroir des rétroviseurs des véhicules automobiles. Les dispositions législatives, qui imposent d'équiper tout véhicule automobile en service d'au moins un rétroviseur extérieur, n'assignent aucun emplacement précis mais délimitent implicitement les zones de fixation. Sur le schéma de carrosserie de la planche I, les surfaces hachurées localisent ces zones. La télécommande du réglage de l'orientation du miroir des rétroviseurs, préconisée dans des brevets en instance par l'auteur de la présente invention, offre les avantages de placer les conducteurs dans des conditions de commodité et de confort appréciables mais encore et surtout d'accroître leur sécurité-en mettant a leur portée, par une commande aisée a l'intérieur des véhicules, un moyen mécanique d'orientation, précis et d'action immédiate, pour remplacer la mise au point approximative, qu'aujourd'hui encore on effectue manuellement par une suite de tâtonnements, généralement faits de l'extérieur. La télécommande mécanique impose toutefois diverses sujétions. L'une d'entre elles est la transmission des manoeuvres des organes de commande aux organes commandés. Une autre découle de l'infinie variété des rétroviseurs. S'ils se composent tous d'une embase, d'une tige-support, obligatoirement articulée, et d'un miroir logé dans un boitier, ils se différencient néanmoins - du point de vue de la télécommande - par la configuration et la disposition de leur tigesupport. A titre d'illustration, la planche II reproduit, en les schématisant, sous les trois vues classiques - deux types due rétroviseurs pour ailes de véhicule (Fig. 2 & 3); - deux types de portières (fig. 4 & 5); - deux types pour montant de pare-brise (fig 6 & a 7). Ces quelques exemples, prélevés dans une collection copieuse de types de rétroviseurs du commerce, font ressortir que la tige-support n'a qu'un rle de sustentation et d'articulation du miroir, alors qu'elle devient un élément actif dans les dispositifs préconisés par l'auteur de la présente invention. Dans ces dispositifs, la télécommande s'effectue de l'intérieur du véhicule, au moyen d'organes qui doivent transmettre au miroir deux mouvements d'orientation, l'un dans le plan horizontal, l'autre dans le plan de profil. Le premier mouvement peut être assimilé à un parcours de la projection horizontale du miroir sur un arc de circonférence de 300, dont la moitié dans le sens du mouvement horloger et l'autre moitié dans le sens inverse. Une bonne interprêtation graphique de ce déplacement apparait dans la figure 8 de la planche III, laquelle montre la rotation partielle qu'effectue le miroir autour de son axe vertical. Le second mouvement peut s'apparenter à un renversement de la projection du miroir sur le plan de profil, soit en avant, soit en arrière de la verticale, avec une ampleur de 15 dans chaque sens. La figure 9 de la planche III traduit graphiquement ce déplacement, lequel n'est autre qu'une rotation partielle du miroir, cette fois, autour de son axe horizontal. L'observation attentive des figures de la planche II conduit à la constatation que si l'on applique au point H de l'un quelconque des rétroviseurs représentés, une force - dans le plan horizontal - on transmettra le premier mouvement et si, au contraire, cette méme force est appliquée au même point mais dans le plan de profil, ce sera le second mouvement qui sera transmis. Dès lors, puisque l'entrée en action de l'axe de commande des dispositifs préconisés exerce une telle force, il suffira de réunir l'extrémité extérieure de cet axe et le point H du rétroviseur choisi pour obtenir la double commande du miroir, en faisant toutefois observer que, dans les cas où la distance séparant ce point H de l'extrémité de l'axe de commande empêcherait leur jonction, il conviendrait, pour la rendre possible, d'intercaler une longueur convenable d'un axe intermédiaire. I1 va de soi que, selon les circonstances, l'axe intermédiaire pourrait être une tige rigide de mêmes caractéristiques que l'axe de commande ou un flexible, disposé selon un itinéraire non forcément rectiligne ou, encore, un agencement coudé, garni d'un ou plusieurs accouplements adéquats à dents, à friction ou autre De la définition de la télécommande des rétroviseurs extérieurs à un véhicule à partir d'une action à l'intérieur de celui-ci, formulée dans le détail afin de cerner étroitement le sujet, il ressort clairement que le fonctionnement des dispositifs créés par l'auteur dépend de la manière dont sera réalisée la jonction. En revenant à laplanche II, on remarquera que, sur les figures 4, 6 et 7, le point H ne jouxte pas l'embase mais lui est relié par un bout de tige horizontale qui, en fait, constitue le lieu géométrique de H. En effet, que l'on raccourcisse ou que l'on allonge ce bout de tige, toutes ses sections verticales correspondent toujours à un point H. I1 n'en est pas de même des figures 2, 3 et 5, sur lesquelles, visiblement, le point H se situe à la jonction de la tige verticale avec l'embase. Du fait que dans les dispositifs préconisés, l'axe de commande reste toujours dans le plan horizontal, il s'ensuit que les types des figures 4, 6 et 7, pourraient se relier à lui - en première approximation toutefois - par un simple manchon, tandis que les types des figures 2, 3 et 5 nécessiteraient le recours au moins à un coude à 900. Dans ces deux cas, la prescription réglementaire d'arti- culer le miroir pour en permettre le repli d'avant en arrière, resterait insatisfaite. L'inconvénient de prévoir deux types d'organe de liaison ajouté à l'inconvénient d'adjoindre un mécanisme d'articulation, a suscité la présente invention, laquelle présente un organe de liaison unique articulé, convenant à tous les types de rétroviseurs du commerce et répondant aux obligations légales. Les figures de la planche III livrent les détails du nouvel organe de liaison. La coupe en élévation, Figure 10, montre que l'organe se compose essentiellement d'un tube cylindrique. La section M-E' reçoit la tige horizontale T du miroir de l'un des rétroviseurs 4, 6 ou 7. La section E-E' est entourée d'une bague B, dans laquelle le tube peut tourner à frottement doux; deux butées I et I' sont disposées à chacune des extrémités du diamètre vertical médian de la bague. La section E'-F a pour fonction de loger l'extrémité de l'axe de commande A. La tige T et l'axe A sont assujettis au tube par encastrement en force, par vissage, par goupillage ou d'autre manière au gré du fabricant. La tige T est percée d'une fente FZ ayant une largeur un peu moindre que celle de labague, Une extrêmité d'un ruban d'acier à ressort, de même largeur que la fente F, est insérée, rivée ou soudée à plat dans cette fente puis le ruban est enroulé mollement en spirale autour de la tige T, dont il devient ainsi solidaire et, finalement, son autre extrêmité est fixée à l'intérieur de la bague. Pour-le montage de l'organe, il convient d'emprisonner la bague entre l'embase externe et l'embase interne du rétroviseur et d'assujettir les butées I et I' pour maintenir la bague fixe. Les figures font aisément comprendre le fonctionnement de l'organe : - tout mouvement de l'axe de commande se répercute forcément et fidèlement sur la tige T et, par conséquent, fait déplacer corrélativement le miroir; - toute action s'exerçant sur celui-ci de l'extérieur en provoque le repli, lequel se traduit par un resserrement de la spirale, ce qui bande le ressort; aussitôt que cesse cette action, il se détend, permettant au miroir dé reprendre sa position d'avant repli. Ce fonctionnement postule l'indéformabilité du polygone incomplet, formé par les cotés RP-PH-HH'. I1 est importantde noter qu'aucun des trois mouvements (deux d'orientation et un de repli), bien que s'accomplissant dans l'organe unique, n'interfère sur les autres. Pour les rétroviseurs représentés par les figures 2, 3 et 5, il a été dit qu'un coude pouvait assurer la liaison avec l'axe de commande. Avec l'organe faisant l'objet de la présente invention, le coude ne s'impose plus. Il suffit d'introduire l'axe de commande A dans les orifices O et O' , prévus pour le recevoir et le maintenir en place par une goupille, un boulon à écrou, une clavette ou de toute autre manière, pour que la transmission de ses--mouvements à la tige T soit assurée. Le repli règlementaire du miroir sous l'effet d'une force extérieure, s'effectuera avec les rétroviseurs des types 2, 3 et 5 de la meme manière qu'avec les rétroviseurs 4, 6 et 7, puisque les divers éléments en jeu occupent les mêmes positions relatives. La figure 14, qui fait pendant à la figure 10, montre l'utilisation de l'organe avec des rétroviseurs de type 2, 3 ou 5. Les deux figures 11 et 12, qui représentent une coupe transversale de la bague par son plan vertical, font apparaître que les positions respectives de la tige T, du tube C et du ruban spiralé sont identiques quel que soit le type de rétroviseur utilisé. En 13 a été figurée une coupe transversale de la tige T montrant la fente F. Dans cet organe, rien ne s'oppose bien entendu, à ce que l'alésage de la section M-E' du tube diffère de celui de la section E'-F, si la tige T et l'axe A n'ont pas les mêmes diamètres. Rien n'impose non plus à la bague sa position médiane sur le tube. En dehors du ruban, qui doit nécessairement posséder les propriétés des ressorts spiralés, la confection de l'organe ne réclame pas un matériau déterminé; c'est l'utilisation qui déterminera le choix. Tel quel, l'organe de liaison qui fait l'objet de la présente invention peut trouver de nombreuses utilisations dans les montages mécaniques. En particulier, il est très indiqué dans les dispositifs pour rétroviseurs commandés à distance, dont l'auteur a proposé antérieurement divers agencements. REVENDICATIONS 1-Dispositif de liaison pour montages mécaniques, capables de transmettre trois mouvements différents, sans interférence entre eux, soit que ces mouvements stexercent dans un seul plan, soit dans des plans différents, perpendiculaires l'un à autre ou obliques l'un par rapport à l'autre. 2-Revendication selon 1 caractérisée par le fait que le dispositif comprend un tube cylindrique qui tourne à frotte-ent doux dans une bague maintenue fixe. 3-Revendication selon 1 et 2 caractérisée par le fait que deux alésages différents, filetés ou non, peuvent se partager, également ou inégalement, la longueur du tube. 4-Revendication salon 1 et 2 caractérisée par le Fait que près de l'une des extrémités d thbe sont persées deux ouvertures Fermettant de fixer, dans le plan vertical passant par l'axe longitudi nal du tube,une tringle,une tige ou tout autre organe similaire. 5-Revendication selon 1 et 2 caractérisée par le fait que la ba- gue porte deux butées extérieures, diamétralement opposées, pour permettre de la maintenir fixe 6-Revendication selon i et 2 caractérisée par le fait que la ha- gue est onçue de telle sorte que sa coupe longitudinale offre l'aspect de deux U opposée, de manière à ménager un espace entre sa paroi intérieure et le tube. 7-Revendication selon 1 et 2 earactérisée par le fait qu'une fente longitudinale étroite est pratiquée dans la paroi interne de la bague, ayant pour fonction de recevoir et de maintenir une extré- mité dXun ruban d'aeier. 8-Revendication selon 1 et 2 caractérisée psr le fait que ,au droit de la bague,le tube est percé d'une boutonnière oblongue, sensiblement égale et parallèle à la fente pratiquée dans la bague. pour permettre le passage aisé du ruban d'acier.