L'invention a pour objet un dispositif pour soins esthétiques et électrothérapeutiques. La plupart de ces soins sont dus à des effets physico-chimiques créés par un courant électrique dans la peau (réaction chimico-cutanée). Les dispositifs connus comportent une électrode pourvue d'une éponge imbibée de liquide qui s'applique contre la peau. L'effet obtenu dépend de la nature de la tension appliquée sur l'électrode, tension qui peut être continue, alternative ou se présenter sous forme d'impulsions rectangulaires (stimule les muscles). Les soins peuvent être complétés par un jet d'air ou/et d'ozone (action de stérilisation) ou par une pulvérisation de lotion (rinçage) passant au travers d'ue électrode. Les électrodes correspondant à chacun de ces cas ont en général une morphologie spécifique et sont, chacune, associées à des moyens électromécaniques fournissant une tension convenable et, par exemple, un jet d'air. Par suite, pour assurer un certain éventail de soins, l'utilisateur doit disposer de plusieurs appareils spécialisés, ce qui se traduit par un manque de souplesse dans l'utilisation, un encombrement considérable et un prix élevé. L'invention vise v minimiser ces inconvénients. Le dispositif selon l'invention est caractérisé en ce qu'il comprend au moins une électrode et une poignée distincte de ladite électrode, la poignée et ladite électrode comportant des moyens d'accouplement permettant à ladite électrode d'etre accouplée de façon amovible à la poignée et ce de façon à permettre à la poignée de fournir à ladite électrode une tension et/ou un courant et au moins un fluide selon les besoins. Aux dessins annexés, donnés à titre d'exemple la figure 1 est une coupe axiale d'une poignée faisant partie d'un dispositif selon l'invention; la figure 2 est une vue selon la flèche A de la figure 1; les figures 3 et 4 représentent deux formes d'électrodes amovibles distinctes, destinées à etre montées sur la poignée des figures 1 et 2; et la figure 5 est un schéma-bloc de moyens électromécaniques associés à la poignée des figures 1 et 2. La poignée représentée aux figures 1 et 2 comprend un distributeur dont le corps 1, de section extérieure carrée et en matériau synthétique, est pourvu de chambrages 2 et 3 à ses extrémités opposées. Ces chambrages sont reliés par des canaux 4 et 5 de passage de fluides. Ces canaux débouchent d'un côté dans le chambrage 2 et, de l'autre, sont pourvus de raccords 8 et 9 permettant de monter des tuyaux souples 10 et 11 d'amenée des fluides. Les canaux 5 et 6 peuvent etre décentrés. Des clapets-poussoirs 6 et 7 permettent de commander manuellement le passage des fluides de l'extérieur du corps 1. Dans la face avant du corps 1, au voisinage de deux angles opposés de la section, sont encastrées ou noyées deux douilles métalliques 12 et 13 qui sont reliées (soudées par exemple) à des fils électriques 14 et 15 passant par des perçages longitudinaux débouchant dans le chambrage 3. Les fils 14 et 15 et les tuyaux la et 11 passent au travers d'un capot 16 et d'un manchon en caoutchouc 17 retenu dans le capot. Celui-ci est, par exemple, chassé dans le chambrage 3. Un trou borgne 18 (éventuellement pourvu d'une douille) est pratiqué de façon décentrée au fond du chambrage 2 et sert à déterminer la position angulaire des électrodes (détrompeur). Les électrodes peuvent avoir des fonctions et des formes très différentes. Deux de ces électrodes sont représentées aux figures 3 et 4, ne dite monopolaire, l'autre dite bipolaire. Elles sont amovibles et interSian- geables grace à une portée 19 s'engageant dans le chambrage 2. Un joint torique 20 dans la surface cylindrique de la portée 19 assure l'étanchéité et un léger blocage de l'électrode dans le chambrage 2, la position angrtfajre étant déterminée par un doigt 21 qui s'engage dans le trou borgne 18. En outre, les électrodes représentées comportent une fiche 22 (figure 3) ou deux fiches 23 (figure 4) assurant le contact électrique entre les douilles 12 et 13 et le pôle (ou les pôles) de l'électrode. Dans le cas de l'électrode dite monopolaire représentée à la figure 3, la portée 19 est venue d'une pièce avec une cuvette 24 de plus grand diamètre, à rebord rentrant périphérique, portant une éponge annulaire 25. Cette dernière s'appuie, au fond de la cuvette, contre un disque 26 en matériau conducteur de l'électricité, dont le centre est percé et qui est relié électriquement à la fiche 22. Ce disque constitue le pôle unique de l'électrode et est par exemple réalisé en un alliage d'étain et de plomb ou en acier inoxydable. Le volume de l'éponge est choisi pour qu'elle déborde de la cuvette 24 tout en étant retenue par le rebord périphérique. Dans la portée 19 sont ménagées une cavité 27, côté éponge, et une cavité 28, côté distributeur, reliées par un perçage axial 29. Le fond de la ca vité 27, les dimensions de celle-ci, ainsi que celles du perçage 29 et de la cavité 28 sont tels qu'un liquide, arrivant par le tuyau 10, puisse etre pulvérisé par un gaz arrivant par le tuyau 11 dans des conditions favorables. Le "spray" ainsi formé passe par l'ouverture 30 de l'éponge 25. De toute manière (avec ou sans spray) l'éponge 25 est imbibée par le liquide pour assurer la conductibilité entre le disque 26 et la peau d'un patient. Dans le cas de l'électrode dite "bipolaire", représentée à la figure 4, la portée 19, intérieurement et extérieurement, est semblable à la précéden te (les mêmes parties étant repérées par les mêmes indices de référence). La cuvette 24 est remplacée par deux cuvettes 31, à rebords rentrants péri phériques, de plus petit diamètre, fixées à un flasque 32, circulaire ou autre, venu d'une pièce avec la portée 19. Les cuvettes contiennent chacune une épon ge cylindrique 34. Chaque éponge 34 s'appuie, au fond de la cuvette, contre un disque 33 en matériau conducteur de l'électricité. Les disques 33 consti tuent les deux pôles de l'électrode et sont reliés électriquement chacun à l'une des fiches 23. Cette configuration permet de faire passer un courant entre les deux pôles 33 des cuvettes 31 (au travers des éponges cylindriques 34, imbibées de liquide, et de la peau du patient). Une baie 35 (figure 5), associée au distributeur, comprend une source de courant continu constant 36 et un générateur d'impulsions 37. Un commu tateur 38 permet de choisir l'un ou l'autre et de l'appliquer à l'entrée d'un amplificateur 39, dont la sortie est reliée aux fils 14 et 15. Il est clair que l'intensité du courant (de l'ordre de 2 mA) peut être réglée; il en est de me me pour la fréquence et le rapport cyclique des impulsions. Par ailleurs, la baie 35 contient une électropompe 40 aspirant de l'air au travers d'un filtre 41; l'air sous pression passe à travers un générateur d'ozone 42 et des moyens de chauffage 43 dont la sortie est reliée à l'un des tuyaux souples, 10, alimentant le distributeur. La pression d'air s'exerce également au-dessus de la surface d'un li quide ou d'une lotion 44 remplissant partiellement un récipient 45 disposé à l'extérieur de la baie 35. Le liquide refoulé passe à travers un régulateur de débit 46 et alimente l'autre tuyau souple, 11. Des robinets 47 permettent, dans certains cas, de court-circuiter l'électropompe 40 (une bouteille d'oxygène ou d'air sous pression peut alors alimenter le générateur 42). Grâce au dispositif décrit et représenté on peut prodiguer un vaste éventail de soins avec un seul distributeur (coopérant avec un certain nombre d'électrodes) et une seule baie. Pour chaque électrode on dispose de toutes les ressources des moyens électromécaniques. Par exemple, on peut utiliser l'électrode monopolaire (le patient tient alors un pôle dans sa main) de manière à délivrer simultanément des impulsions et un spray (par exemple d'air, de lotion et d'ozone), ou on peut utiliser une électrode bipolaire de manière à délivrer un courant continu et un spray. Outre la facilité de manipulation et la diminution de l'encombrement, le dispositif décrit et représenté est d'un coût relativement faible. En effet, en groupant plusieurs fonctions électriques on n'a, par exemple, besoin que d'une alimentation. L'orifice côté chambrage 2 du canal 5 a avantageusement un diamètre de 0,03 mm afin, d'une part, d'éviter des turbulences dans la chambre de mélange que forment entre eux le chambrage 2 et la cavité 28 et, d'autre part, d'assurer un meilleur mélange de l'air (canal 4) et du liquide (canal 5) permettant ainsi d'obtenir une atomisation stable et très fine (micro-pulvérisation). Le perçage 29 a alors avantageusement aussi un diamètre de 0,03 mm. Compte tenu de ces faibles diamètres, le canal 5, au lieu de déboucher directement dans le chambrage 2, se termine avantageusement par une buse enma térîau synthétique rapportée dans le corps 1, et le perçage 29 avec la surface conique qui l'entoure au fond de la cavité 27,au aulieu autre ménagés directe- ment dans la portée 19, sont avantageusement ménagés dans une pièce distincte, en matériau synthétique aussi, qui est rapportée dans la portée 19. Cela, en combinaison avec la réalisation en deux parties disjointives de la poignée et de l'électrode, facilite, d'autre part, la maintenance du dispositif. Avec ces deux passages de 0, 03 mm on a constaté qu'on peut notamment supprimer le jet filiforme qui tend à se former pendant un court instant à travers l'ouver- ture 30 au moment de la mise en marche du dispositif. La réduction de la pres sion appliquée au liquide par l'électropompe 40, au niveau de son entrée dans la chambre de mélange, permet de maintenir sous pression constante le mélange d'air et de liquide dans cette chambre en dépit des flexions que subit no tamment le tuyau 10 en cours d'utilisation du dispositif. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour soins esthétiques et électrothérapeutiques, caractérisé en ce qu'il comprend au moins une électrode et une poignée distincte de ladite électrode, la poignée et ladite électrode comportant des moyens d'accouplement permettant à ladite électrode d'entre accouplée de façon amovible à la poignée et ce de façon à permettre à la poignée de fournir à ladite électrode une tension et/ou un courant et au moins un fluide selon les besoins. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend un ensemble de plusieurs électrodes différentes. 3. Dispositif selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les moyens d'accouplement comportent des organes male et femelle sur la poignée et ladite électrode, ces deux organes étant agencés pour assurer un positionnement univoque de l'un relativement à l'autre et les communications internes nécessaires pour assurer l'alimentation requise de ladite électrode en tension et/ou courant et en fluide par la poignée. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'un des organes porte un joint torique assurant un blocage léger avec l'autre organe. 5. Dispositif selon la revendication 3 ou 4, caractérisé en ce que les deux organes forment entre eux une chambre de mélange dans laquelle débouchent un conduit pour un liquide et un conduit pour un gaz ménagés de façon excentrée dans la poignée, la chambre de mélange communiquant avec un passage axial de sortie du mélange dans l'électrode. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'orifice de sortie du conduit pour le liquide et le passage axial dans l'électrode ont des diamètres inférieurs à celui du conduit pour le liquide. 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à-6, caractérisé en ce que la poignée comporte un distributeur relié ou agencé pour etre relié àdes moyens électromécaniques délivrant ladite tension et/ou courant et ledit fluide. 8. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que les moyens électromécaniques délivrent un courant continu constant et/ou des impulsions de fréquence variable, la grandeur du courant ainsi que l'amplitude et le rapport cyclique des impulsions étant réglables. 9. Dispositif selon la revendication 7 ou 8, caractérisé en ce que les moyens électromécaniques délivrent un liquide et un gaz avec un débit et une pression variables.