On sait que dans le jeu de tennis tel qu'il est pratique à ltheure actuelle, le problème de l'équilibrage de la raquette prend une importance croissante du fait qu'unie part non négligeable de l'efficacité de la frappe de la balle dépend de ce facteur. En fonction du positionnement du centre de gravité de la raquette par rapport au point milieu du cadre de celle-ci, on distingue en pratique trois sortes d'équilibres différents. L'équilibre est dit en tête" lorsque le centre de gravité se trouve entre le milieu de la raquette et I'extrémité de celle-ci opposée au manche, il est dit "moyen" quand il se situe substantiellement au point milieu, et il est dit enfin "dans le manche' s 'il est disposé dans la partie comprise entre le point milieu et ltextrémité libre du manche. I1 v de soi qu une raquette à équilibre dit "en tête" permet au joueur une frappe plus violente par suite de la prépondérance de poids située à l'opposée du manche; cette frappe plus violente se traduit en fait par une balle plus longue, plus lourde, plus rapide et donc plus efficace. Par contre un tel équilibrage exige évidemment du joueur une -dépense énergétique supérieure, qui accumulée au cours d'un match provoque une fatigue certaine nuisible à la précision des coups exécutés ; il est reconnu qu'une raquette à équilibre en tete" détermine une douleur au niveau de l'avantbras et constitue parfois la cause initiale du mal connu sous le nom de "tennis elbow", Si redouté des joueurs de tennis.C'est la raison pour laquelle bon nombre de joueurs préfèrent les raquettes à équilibre "moyen" ou même celles du type à équilibre "dans le man cheît, mais un tel choix implique sans contestation possible une diminution de la puissance de frappe de la balle. On rappelera quten pratique ltéquilibrage d'une raquette s'effectue en plaçant une masselotte dans un trou pratiqué dans le manche, ladite masselotte étant fixée en place en fonction de l'équili- bre recherché. L'équilibre ainsi obtenu peut bien entendu être modifié au cours de la durée utile de la raquette en déplaçant la masselotte, mais il s'agit d'une opération délicate qui nécessite un temps non négligeable et l'intervention d'un spécialiste. Les perfectionnements qui font ltobjet de la présente invention visent à remédier aux inconvénients précités et à permettre la réalisation d'une raquette à équilibre automatiquement variable. L'invetion consiste essentiellement à introduire une charge mobile à l'intérieur d'un canal étanche pratiqué longitudinalement dans le cadre de la raquette, de façon à ce que les déplacements de cette charge au cours du jeu modifient de manière automatique 11 équilibre de l'ensemble. Conformément à un mode de mise en oeuvre préféré de la disposition qui précède, la charge mobile est formée par une quantité appropriée de mercure. On conçoit en effet que le mercure présente une densité très élevée de telle sorte qu'une très faible quantité de ce métal suffit en pratique pour obtenir des resultats particulièrement nets ; de plus et surtout le mercure comporte une très grande mobilité et assure donc l'équilibrage immédiat de la raquette lors des changements d'orientation de celle-ci. Il va cependant de soi qu'on peut avoir recours à d'autres corps ou produits liquides, ou même à des poudres ou matières pulvérulentes, à condition toutefois que la surface interne du canal étanche soit parfaitement polie en vue de permettre un écoulement parfait de la charge ainsi constituée. Le procédé d'équilibrage variable suivant l'invention est bien entendu applicable à tous les types de raquetttes de tennis. Il va cependant de soi que sa mise en oeuvre est particulièrement avantageuse dans le cas des raquettes à cadre métallique du genre de celles visées au Brevet français nO 72.28500 déposé le 2 AOUT 1972 aux noms des Demandeurs ; en pareil cas en effet, le canal étanche destiné à renfermer la charge mobile est directement constitué par ltespace intérieur de l'un et/ou de l'autre des deux élçments métalliques tubulaires qui forment le cadre.Après in-roduction de la charge dans ces éléments, les extrémités libres de ceux-ci sont obturées de manière hermétique au niveau du manche, si bien que ladite charge est susceptible de se déplacer de manière substantiellement longitudinale sur toute la longueur de la raquette ; par suite de la longueur du canal ainsi formé pour le déplacement de la charge, cette dernière peut être constituée par une quantité minime de mercure. Dans le cas des raquettes à cadre métallique-réalisé sous forme non tubulaire, ou dans celui des raquettes classiques à cadre plein en bois, le canal étanche peut être constitué par un tube indépendant en matière synthétique ou similaire, logé dans le manche ou engagé à l'intérieur d'un alésage axial ménagé dans celuici. La course de déplacement de la charge mobile est évidemment réduite par rapport au cas sus-visé, mais les essais ont démontré qutà condition de prévoir une charge un peu plus importante, on ob tenait des résultats excellents. On conçoit que quel que soit le mode de mise en oeuvre de l'invention, on réalise une raquette à équilibrage automatiquement variable. Les déplacements alternatifs de la charge mobile à l'in- térieur du canal étanche interviennent par gravité lors des modifications d'orientation de la raquette au cours du jeu, ainsi que sous l'effet de la force centrifuge. En inclinant plus ou moins sa raquette ou en maniant celle-ci de façon plus ou moins rapide, le joueur peut à tout moment modifier l'équilibre en fonction du coup à exécuter, de son état de fatique, etc... Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qutà titre d'exemple et quelle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. I1 va en outre de soi que l'invention est susceptible d'être appliquée avec avantage aux raquettes pour le jeu de badminton ou similaires. REVENDICATIONS 1. Procédé pour l'équilibrage des raquettes de ennis, caractérisé en ce qu'il consiste à introduire une charge mobile à l'intérieur d'un canal étanche pratiqué de manière substantiellement longitudinale dans le cadre de la raquette, de façon à ce que les déplacements alternatifs de cette charge au cours du jeu sous l'ef- fet de la gravité ou de la force centrifuge modifient automatiquement l'équilibre de la raquette. 2. Raquette de tennis, caractérisée en ce que son cadre renferme un canal étanche orienté de manière substantiellement longitudinale et à l'intérieur duquel est introduite une charge mobile dont les déplacements alternatifs au cours du jeu sous l'effet de la gravité et de la force centrifuge assurent l'équilibrage variable automatique de la raquettes. 3. Raquette suivant la revendication 2, caractérisée en ce que la charge mobile est constituée par du mercure ou au re corps ou produit liquide à -forte densité. 4. Raquette suivant la revendication 2, caractérisée en ce que la charge mobile est constituée par une poudre ou matière pulvérulente à forte densité. 5. Raquette suivant l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisée en ce que le canal étanche est constitué par les pace intérieur des éléments tubulaires qui forment le cadre, ledit espace étant obturé après introduction de Àa charge. 6. Raquette suivant l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisée en ce que le canal étanche est constitué par un tube indépendant fixé axialement dans le manche. 7. Raquette suivant la revendication 6, caractérisée en ce que le tube indépendant est engagé et fixé à l'intérieur d'un alésage axial pratiqué dans le manche.