Procédé et dispositif d'usinage par décharges électriques avec une alimentation en courant continu. La présente invention concerne un procédé et un dispositif pour usiner ure pièce conductrice en effectuant des déchar- ges électriques successives entre une électrode-outil et la pièce à usiner au travers d'un intervalle d'usinage rempli de diélectrique. L'invention concerne particulièrement un procédé et un dispositif d'usinage par décharges électriques, dans lesquels une tension continue est appliquée de façon continue à l'intervalle d'usinage pendant une période et uti- lisée, sans être rendue pulsatoire, pour produire pendant cette période des décharges électriques successives, ces périodes étant de façon répétitive séparées par un intervalle de temps pour usiner progressivement la pièce. Les systèmes classiques d'alimentation en courant d'usinage par décharges électriques, dont divers types ont été utilisés dans la pratique, utilisent de façon habituelle des moyens pulsatoires de décharges, habituellement une rangée de tran- sistors ou d'autres éléments de commutation électroniques montés entre une source de courant continu et l'intervalle d'usinage. Selon les principes classiques d'usinage par décharges électriques, le commutateur est conçu pour hacher la sortie de courant continu et il est commuté périodiquement ou apériodiquement par un oscillateur qui envoie une succes- sion de signaux d'impulsions dont les paramètres de temps, c'est-à-dire temps de passage, temps de pause et fréquence, correspondent de façon précise aux décharges électriques à créer au travers de l'intervalle d'usinage. Lorsque le commutateur est fermé et ouvert par chaque signal d'impul- sion individuel la sortie de courant continu est hachée ou rendue pulsatoire, développant ainsi à travers l'inter- valle chaque décharge d'usinage ou impulsion d'énergie indi- viduelle, localisée et discrète. Ainsi, une succession de décharges électriques d'usinage est déclenchée et contrôlée de façon exacte par une succession correspondante de signaux d'impulsions préréglés dans l'oscillateur. Une telle concep- tion classique de circuit d'impulsions est basée sur le fait que, pour enlever de la matière par des décharges électriques, on préfère utiliser des quantités d'énergie bien définies, discrètes et élémentaires. Si le courant continu n'est pas pulsatoire, on pensait habituellement qu'il ne pouvait en résulter qu'une décharge d'arc tendant à endommager par la chaleur dégagée l'électrode-outil, ou la pièce, ou les deux. On pensait également qu'il était essentiel de réduire au mini- mum la capacité parasite dans l'intervalle de décharge, du fait qu'il en résulterait une déformation importante de la forme d'onde de décharge, qui s'écarterait ainsi considéra- blement de la forme d'onde rectangulaire des signaux d'im- pulsions. C'est un but important de la présente invention de procurer un nouveau procédé et un nouvel appareil améliorés d'usinage par décharges électriques permettant d'obtenir un fini d'usi- nage extrêmement poussé. Un autre but de l'invention est de procurer un procédé et un dispositif d'usinage par décharges électriques permettant d'obtenir un fini d'usinage extrêmement poussé avec une usure extrêmement faible de l'électrode-outil. Un autre but est de procurer un procédé et un dispositif d'usinage par décharges électriques apportant une excellente qualité d'usinage, une extrême stabilité, un taux d'enlève- ment de matière élevé et une faible usure de l'outil. On a constaté qu'il était possible d'utiliser une tension continue sans la rendre pulsatoire pour obtenir une succes- sion de décharges d'enlèvement de matière lorsqu'on a recours à une capacité parasite répartie sur le circuit de décharge d'intervalle. La capacité parasite est répartie sur un cir- cuit de commutation à semi-conducteurs,sur les conducteurs et sur les interfaces avec les dispositifs mécaniques compor- tant habituellement des. isolants électriques, et on peut l'utiliser positivement selon la présente invention. La capa- cité parasite représente un condensateur équivalent imaginai- re monté en parallèle avec l'intervalle d'usinage. La sortie de courant continu est appliquée au travers de l'intervalle d'usinage pour permettre à ce condensateur de se charger et de se décharger de façon répétitive à haute fréquence, pro- duisant ainsi une succession de fines décharges électriques haute fréquence à travers l'intervalle d'usinage. Les déchar- ges successives, discrètes et localisées continuent jusqu'à ce que la contamination de l'intervalle par les produits de décharge ou que la concentration des produits de décharge dans l'intervalle de décharge atteigne un niveau critique. On a constaté que l'arrivée à ce niveau critique peut être constatée en surveillant les ondes ou-signaux haute fréquence provenant de l'intervalle de décharge pour procurer un signal d'interruption. L'interruption de la tension continue appli- quée de façon continue au travers de l'intervalle d'usinage s'obtient avantageusement en shuntant la tension continue à travers un interrupteur monté en parallèle avec l'interval- le et avec la source de courant continu et qui est fermé lors- que le niveau de sortie des signaux haute fréquence, de pré- férence dans une plage de fréquence de 10 à 30 MHz, tombe en dessous d'une valeur de seuil prédéterminée. Une période d'interruption minimale est procurée en maintenant conducteur l'interrupteur de shuntage d'intervalle avant que la tension continue puisse à nouveau se développer au travers de l'in- tervalle d'usinage à travers un interrupteur monté en série entre la source de courant continu et l'intervalle d'usinage. De préférence, l'interrupteur série est ouvert peu de temps après que l'interrupteur de shuntage d'intervalle soit fermé. Sous un premier aspect, la présente invention propose donc un procédé pour usiner une pièce en effectuant des décharges électriques successives entre une électrode-outil et la pièce au travers d'un intervalle d'usinage rempli de diélectrique, procédé dans lequel: a) on monte un premier interrupteur en série entre une source de courant continu et l'intervalle d'usinage, ce circuit contenant seulement une capacité pa- rasite; b) on monte un deuxième interrupteur aux bornes de l'intervalle d'usinage en parallèle avec la source de cou- rant continu; c) on ferme le premier interrupteur pour appli- quer une tension continue directement à l'intervalle d'usina- ge pour permettre à la capacité parasite de se charger et de se décharger de façon répétitive, produisant ainsi une suc- cession de décharges électriques à travers l'intervalle d'usi- nage; d) on mesure le niveau de sortie des signaux haute fré- quence contenus dans les décharges successives et, lorsque le niveau mesuré tombe en dessous d'une valeur de seuil déter- minée correspondant à un niveau critique de contamination de l'intervalle par les produits de décharges, on émet un signal de shuntage d'intervalle; e) en réponse à ce signal de shun- tage d'intervalle, on ferme le deuxième interrupteur et on court-circuite ainsi l'intervalle d'usinage pour faire cesser les décharges électriques tout en laissant le premier inter- rupteur s'ouvrir; et après le stade e), f) on établit dans l'intervalle d'usinage une période sans décharges et on répè- te en séquence les stades c), d) et e) pour usiner progressive- ment la pièce. Sous un second aspect, l'invention procure également un dis- positif pour usiner une pièce conductrice en effectuant des décharges électriques successives entre une électrode-outil et la pièce au travers d'un intervalle d'usinage rempli de diélectrique, le dispositif comportant: un premier interrup- teur monté dans un circuit série entre une source de courant continu et l'intervalle d'usinage, ce circuit série contenant une capacité parasite un deuxième interrupteur monté aux bornes de l'intervalle d'usinage en parallèle avec la source de courant continu; un premier moyen de commutation pour fer- mer le premier interrupteur et appliquer une tension continue directement à l'intervalle d'usinage et permettre ainsi à la capacité parasite de se charger et de se décharger de façon répétitive, grace à quoi il est produit dans l'intervalle d'usinage une succession de décharges électriques; des moyens de mesure pour mesurer le niveau de sortie des signaux haute fréquence des décharges électriques successives et, lorsque le niveau mesuré tombe en dessous d'une valeur de seuil pré- déterminée, émettre un signal de shuntage d'intervalle; un second moyen de commutation fonctionnant en réponse au signal de shuntage d'intervalle pour fermer le deuxième interrupteur et court-circuiter ainsi l'intervalle d'usinage pour faire cesser les décharges électriques, tout en laissant le premier interrupteur s'ouvrir; et un moyen de cadencement associé au deuxième moyen de commutation pour établir une période pen- dant laquelle l'intervalle d'usinage est dépourvu de déchar- ges électriques. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la descrip- tion détaillée, donnée ci-après à titre d'exemple seulement, de plusieurs réalisations préférées, en liaison avec le dessin joint, sur lequel la figure 1 est un schéma représentant un dispositif selon l'invention; les figures 2(1) à 2(4) sont des schémas de formes d'ondes montrant des signaux qui se développent en diverses parties du dispositif de la figure 1; la figure 3 est un schéma représentant une autre forme du dispositif de l'invention; les figures 4(1) à 4(4) sont des schémas de formes d'ondes montrant des signaux qui se développent en diverses parties du dispositif de la figure 3. On se reporte maintenant à la figure 1; on y voit une électrode-outil E juxtaposée, à une certaine distance de celle- ci, à une pièce à usiner W de part et d'autre d'un intervalle d'usinage G, alimenté en un liquide diélectrique, qui peut être un hydrocarbure liquide ou de l'eau distillée. Bien que l'électrode-outil E soit représentée sous la forme d'une électrode massive pour usiner en plongée une cavité dans la pièce E, il est clair qu'elle peut avoir toute autre forme, par exemple un fil, un ruban ou une bande, pour effec- tuer un usinage par décharges électriques à fil mobile. Au fur et à mesure de l'enlèvement de matière, l'électrode-outil E et la pièce W sont déplacées l'une par rapport à l'autre pour usiner progressivement la pièce W. Un premier interrupteur A, représenté comme étant un transis- tor, est monté dans un circuit série 1 entre une source de courant continu 2 et l'intervalle d'usinage G. Comme il est usuel, la source de courant continu 2 comporte un redres- seur alimenté par une sortie alternative, transformée ou non transformée, du courant alternatif du réseau, mono- ou poly- phasée on obtient à la sortie un courant continu dont la tension est réglée à un niveau donné. On suppose que la sour- ce de courant continu contient un transformateur et les au- tres composants habituels. Bien que la source de courant continu 2 soit directement rac- cordée à l'intervalle d'usinage G par l'interrupteur A, le circuit de raccordement 1, qui contient l'intervalle d'usina- ge G, comporte intrinsèquement une capacité parasite répartie. De façon spécifique, les capacités parasites se trouvent géné- ralement au travers de l'intervalle d'usinage G entre l'électrode-outil E et la pièce W séparées par le liquide diélectrique, aux interfaces entre l'émetteur et la base d'un élément semi-conducteur dans l'interrupteur A, et entre les conducteurs parallèles dans une plaquette de circuit im- primé, les c o n d u c t e u r s la et lb, et dans les parties d'isolant pour la tête porte-électrode et pour le support de pièce. Ces capacités parasites correspondent à un condensa- teur équivalent monté aux bornes de l'intervalle d'usinage G, repéré en 3 et représenté par la ligne en tiret. La capacitance du condensateur équivalent 3 est généralement comprise entre 0,01 et 1 microfarad, et est normalement infé- rieure ou égale à 0,1 microfarad. Un deuxième interrupteur B, représenté par un transistor, est également raccordé aux bornes de l'intervalle d'usinage G, en parallèle avec la source de courant continu 2. Le premier interrupteur A est commandé par une bascule 4. Lorsque cette dernière est armée pour présenter un signal "1" (a) à sa borne de sortie 4a, le transistor A est fermé ou rendu conducteur pour développer la tension de sortie de la source de courant continu 2 directement au travers de l'intervalle d'usinage G. La figure 2(1) montre que l'inter- rupteur A est fermé à l'instant Tl. Ceci permet au condensa- teur équivalent 3 de se charger et de se décharger de façon répétitive à travers l'intervalle d'usinage G, à une fré- quence élevée, produisant ainsi des décharges oscillantes comme il est représenté en D sur la figure 2(4). Ces déchar- ges électriques successives sont discrètes et viennent frap- per différentes portions localisées à la fois sur les sur- faces de l'électrode-outil E et de la pièce W, et cependant elles contiennent et émettent des ondes ou signaux haute fréquence dont la valeur P, comme on le voit sur la figure 2(2), croit initialement et diminuent ensuite progressi- vement. Elle peut,le cas échéant, diminue jusqu'à zéro, indiquant que les décharges oscillantes successives sont transformées en une décharge d'arc indésirable. Il est clair que, aussi longtemps que la valeur haute fréquence P est supérieure à zéro, les décharges répétitives peuvent se succéder pour continuer à enlever de la matière. Bien qu'en principe aucune interruption du courant continu n'apparaisse nécessaire avant qu'il tombe à zéro, on a main- tenant constaté qu'il était essentiel de shunter la sortie continue avant que la valeur P diminue jusqu'à zéro, c'est- à-dire de shunter la sortie de courant continu lorsqu'elle tombe en dessous d'une valeur de seuil présélectionnée Po fixée à l'avance pour correspondre à un niveau prédéterminé de contamination de l'intervalle de décharge G par des pro- duits de décharge, tels que le goudron et des gaz. Une bobine de mesure 5 est en conséquence prévue pour dériver un signal HF de l!intervalle d'usinage G. On a constaté que la composante HF pouvant être le plus f iablement traitée se trouvait dans une bande de fréquence comprise entre 10 et MHz. Le détecteur 5 doit donc être conçu, de préférence, pour répondre sélectivement à des signaux d'une telle fré- quence.-Le signal HF mesuré est traité par un discriminateur 6 qui peut être constitué par un Trigger de Schmitt. Le dis- criminateur 6 a un niveau de discrimination réglable préré- glé qui correspond à une valeur de seuil Po de la valeur HF. On a noté que la valeur de seuil Po est réglée pour corres- pondre à un niveau critique prédéterminé de contamination de l'intervalle de décharge G par les produits de décharge. Lorsque la valeur HF mesurée tombe en dessous de la valeur de seuil Po, le discriminateur 6 émet un signal de déclenche- ment qui est amené par un conducteur 7 pour exciter un mâlti- vibrateur monostable 8. Un signal "l" (b) se développe ainsi à une borne de sortie 8a et est appliqué au deuxième inter- rupteur B pour le fermer ou le rendre conducteur. La figure 2(3) montre que l'interrupteur B est fermé à l'instant T2. La sortie continue de la source 2 est en conséquence shuntée par l'interrupteur B pour faire cesser les décharges succes- sives D, comme on le voit sur la figure 2(4). Le multivibra- teur monostable 8 comporte un circuit de constante de temps réglable 9, qui établit une période pendant laquelle l'in- terrupteur B est maintenu fermé ou conducteur, empêchant ain- si le courant de circuler à travers l'intervalle d'usinage G. La figure 2(3) montre que l'interrupteur B est ouvert à un instant T3 pour permettre à la sortie continue de la source 2 de se développer à nouveau directement au travers de l'in- tervalle d'usinage G. Ainsi, le multivibrateur 7 constitue un dispositif de cadencement pour établir l'intervalle de temps T2-T3. La deuxième borne de sortie 8b du multivibrateur monostable 8 est raccordée à un circuit différentiel 10, qui répond au flanc antérieur du signal b pour appliquer, par sa borne de sortie lOa, un signal de déclenchement à la borne de réini- tialisation R de la bascule 4. Lorsque la bascule 4 est réini- tialisée, le signal a disparaît à sa borne de sortie 4a. L'in- terrupteur A est ouvert à l'instant T2, ou légèrement après. Le signal de déclenchement de réinitialisation peut être appliqué directement par le conducteur 7 à la bascule 4. L'interrupteur A peut être ouvert à l'instant T4, u n moment prédéterminé après que l'interrupteur B est fermé (T2). Dans ce but, on peut monter un circuit retardateur 12 entre le cir- cuit différentiel 10 et la borne de réinitialisation R de la bascule 4 pour retarder le signal de déclenchement de réini- tialisation de cette période de temps -r2 - T4). Un tel retard est avantageux et permet d'éliminer les phénomènes transi- toires de commutation dans l'intervalle de décharge G. La troisième borne de sortie 8c du multivibrateur monostable 8 est raccordée à un circuit différentiel l qui répond au flanc postérieur du signal b pour appliquer, par sa borne de sortie lla, un signal de déclenchement à la borne d'arme- ment S de la bascule 4. Ainsi, la bascule 4 est à nouveau armée pour réappliquer le signal a à sa borne de sortie 4a. L'interrupteur A est refermé à l'instant T3, ou légèrement après. On doit noter que l'interrupteur de shuntage B, pendant qu'il est maintenu conducteur,sert à décharger pratiquement toutes les charges résiduelles sur l'intervalle d'usinage G et empêche également pratiquement tout établissement de charge dans cet intervalle pendant l'intervalle sans déchar- ges T2 - T3. Cette action de shuntage de charges est particu- lièrement importante pour éliminer l'influence nuisible de la capacité parasite sur le fini de surface et sur d'autres facteurs d'usinage, tels que l'usure de l'électrode-outil. On a noté que, si une charge notable est stockée sur la capa- cité parasite 3 pendant l'intervalle sans décharges T2 - T3, il s'établit un courant de pointe de décharge excessive dans une portion initiale des décharges successives lorsque l'in- terrupteur A est fermé et le courant de pointe excessif tend à rendre rugueuse la surface de la pièce et use notablement l'électrode-outil. En shuntant l'intervalle d'usinage G par l'interrupteur B et en permettant ainsi à la charge stockée sur la capacité parasite 3 de se décharger à travers l'in- terrupteur B et de ce fait de maintenir le trajet de shuntage de charge avec l'interrupteur conducteur B, les effets nui- sibles de la capacité parasite. 3 sont effectivement éliminés et une séquence uniforme de micro-décharges discrètes locali- sées peut se développer dans chaque cycle après la fermeture de l'interrupteur A. En conséquence, la rugosité de surface et l'usure de l'outil sont toutes deux-réduites au minimum. L'interrupteur A peut être fermé à un instant T5 prédéterminé avant l'ouverture de l'interrupteur B (T3) ou après l'ouver- ture de l'interrupteur A (T2 ou T4). Dans ce but, le circuit 10 peut avoir sa deuxième sortie lOb raccordée-à la borne d'armement S de la bascule 4 par l'intermédiaire d'un dispo- sitif de séquencement 13 qui définit une période T2 - T5 ou T4 - T5. En fermant le premier interrupteur A avant l'ouver- ture du deuxième interrupteur B, les phénomènes transitoires de commutation sont ici avantageusement éliminés. Dans la nouvelle disposition de circuit selon l'invention, 1l on notera que de fines décharges électriques D, discrètes et localisées, peuvent continuer aussi longtemps que la valeur P du signal HF engendré dans l'intervalle de déchar- ge G reste supérieure à la valeur de seuil Po. En préréglant la valeur de seuil en fonction des conditions d'usinage, l'intervalle d'usinage reste effectivement à l'abri de toute accumulation excessive des produits de décharges. De façon avantageuse, les fines décharges électriques continuant auto- matiquement à l'intérieur de chaque longue période Tl - T2 îo servent individuellement de micro-impulsions d'énergie, qui s'adaptent d'elles-mêmes aux conditions d'intervalle ins- tantanées, indépendamment des facteurs extérieurs. Ces impul- sions d'énergie sont extrêmement fines et cependant elles se développent automatiquement dans l'intervalle G à une fréquen- ce extrêmement élevée, permettant ainsi de réaliser un fini de surface très poussé. Cependant, les micro-décharges suc- cessives se préservent d'elles-mêmes d'être transformées en une décharge d'arc nuisible, ce qui assure la stabilité de l'enlèvement de matière. Par ailleurs, on dispose d'un inter- valle sans courant T2 - T3 pour balayer l'intervalle d'usinage et en évacuer les produits de décharges, par exemple les co- peaux d'usinage, les gaz de décomposition et les goudrons, grâce au diélectrique liquide. L'intervalle de temps T2 - T3 peut être réglé au minimum en fonction des matières de l'électrode et de la pièce et d'autres conditions d'usinage (réglages)et doit généralement être compris entre 10 et 100 microsecondes. Il est souhaitable de fixer le niveau de seuil Po en fonction des conditions d'usinage (réglages d'usinage). Plus la quan- tité de produits de décharges que les conditions d'usinage fixées produisent dans un temps donné est élevée, plus la valeur du seuil doit être élevée. L'expérience montre que la période Tl - T2 varie considérablement d'un cycle à l'autre et est en général comprise entre 100 et 500 microsecondes, la limite supérieure pratique particulière dépendant des conditions d'usinage particulières. Dans la réalisation de la figure 3, dans laquelle on utilise les mêmes références que sur la figure 1 pour désigner les mêmes parties, on utilise un multivibrateur astable 15 pour commander le premier interrupteur A. Le deuxième interrupteur B est placé sous les ordres du circuit de cadencement 15, et également du circuit de traitement HF 6. Ainsi, le multivi- brateur 15, alimenté par une source de tension 16, a une première borne de sortie 17 raccordée au premier interrupteur A et une deuxième borne de sortie 18 raccordée, par l'inter- médiaire d'une diode 19 et d'un conducteur 20, au deuxième interrupteur B. Le discriminateur HF 6 est raccordé par un conducteur 21 à la borne d'armement d'une bascule 22, dont la borne de réinitialisation est alimentée par le conducteur 17, la borne de sortie Q de la bascule 22 est raccordée par un conducteur 23 à la base d'un transistor 24, dont le col- lecteur est raccordé à la borne positive de l'alimentation en tension 16 et dont l'émetteur est raccordé par une diode à la jonction 26 de la diode 19 et du conducteur 20. Une résistance 27 est montée entre la jonction 26 et la borne négative de l'alimentation en tension 16. Le multivibrateur peut être classique et, tel qu'il est représenté, comporte deux transistors 28 et 29 rendus alternativement conducteurs et deux circuits de constante de temps comportant respecti- vement une résistance Rl et un condensateur Cl, et une résis- tance R2 et un condensateur C2, couplés en croix avec les transistors 28 et 29. Dans la disposition de la figure 3, l'interrupteur A est pé- riodiquement fermé et ouvert avec une durée de passage tl et une durée de pause t2 (et une période cyclique de tl + t2) comme on le voit sur la figure 4(1). Il résulte du fait que l'interrupteur A est fermé à l'instant Tl que de fines dé- charges électriques successives D se développent au travers de l'intervalle d'usinage G. Lorsque la bascule 22 est armée en réponse à la sortie du discriminateur 6, indiquant que le signal HF P tombe en dessous de la valeur de seuil Po, un signal "1" apparaît à la sortie Q et est appliqué au transis- tor 24 pour le fermer. Il en résulte qu'une chute de tension se développe à la résistance 27 pour fermer l'interrupteur B. La sortie continue de la source 2 est alors shuntée par le transistor B et de ce fait les décharges haute fréquence D sont arrêtées. Sur les figures 4(2) et 4(3), on voit que, à l'instant T2, le signal HF tombe en dessous de la valeur de seuil Po et que l'interrupteur B est fermé. L'interrupteur B est ouvert à l'instant T3, lorsque l'interrupteur A est fermé, après avoir été ouvert en T4. La bascule 22 est réini- tialisée lorsque le signal "1" disparaît à la borne de sortie 17 du multivibrateur 15 et de ce fait en T2 lorsque l'inter- rupteur A est ouvert. La durée de passage tl et la durée de pause t2 peuvent être préréglées entre 100 et 500 microsecon- des et entre 10 et 100 microsecondes respectivement en ajus- tant préalablement les résistances Rl et R2. Dans la disposition de la figure 3, il apparaît que l'inter- valle sans décharges T2 - T3 est variable,tandis que la durée de pause t2 de l'interrupteur A est préréglée, cette durée de pause t2 établissant un intervalle de temps minimal pendant lequel il n'y a pas de courant de décharge dans l'intervalle d'usinage. Dans le deuxième cycle représenté sur la figure 4, on voit que le signal HF P ne tombe pas en dessous de la va- leur de seuil Po avant que l'interrupteur A soit ouvert et que l'interrupteur B soit fermé en T5. Suit alors l'inter- valle sans décharges minimales t2. Revendications. 1. Procédé pour usiner une pièce en effectuant des déchar- ges électriques successives entre une électrode-outil et la pièce à usiner au travers d'un intervalle d'usinage rempli de diélectrique, caractérisé en ce que: a) on monte un pre- mier interrupteur dans un circuit série entre une source de courant continu et cet intervalle d'usinage, ce circuit ayant une capacité parasite répartie; b) on monte un deuxième in- terrupteur aux bornes de l'intervalle d'usinage en parallèle avec la source de courant continu; c) on ferme le premier interrupteur pour appliquer une sortie continue directement à l'intervalle d'usinage et permettre à la capacité parasite de se ch1rger et de sedécharger de façon répétitive, produisant' ainsi une succession de décharges électriques successives et discrètes à travers l'intervalle d'usinage entre l'électrode- outil et la pièce; d) on mesure la valeur des signaux-haute fréquence contenus dans ces décharges électriques successives et, lorsque la valeur mesurée tombe en dessous d'une valeur de seuil prédéterminée, on émet un signal de shuntage d'in- tervalle; e) en réponse à ce signal de shuntage d'intervalle, on ferme le deuxième interrupteur et on court-circuite ainsi l'intervalle d'usinage pour faire cesser les décharges élec- triques successives tout en permettant au premier interrup- teur de s'ouvrir; et, après le stade e), f) on établit un in- tervalle de temps pendant lequel le courant en provenance de la source de courant continu ne circule plus dans l'intervalle d'usinage, et on répète les stades c), d) et e) en séquence pour usiner progressivement la pièce. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, au stade b), on mesure la valeur.des signaux haute fréquence dont la fréquence est comprise entre 10 et 30 MHz. 3. Procédé selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que, au stade e), on ouvre le premier inter- rupteur pratiquement simultanément avec la fermeturedu deu- xième interrupteur. 4. Procédé selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que, au stade e), on ouvre le premier in- terrupteur peu de temps après la fermeture du deuxième in- terrupteur. 5. Procédé selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que, au stade e), on ouvre le premier in- terrupteur avec un rectard prédéterminé après la fermeture du deuxième interrupteur. 6. Procédé selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que l'intervalle de temps est établi au moins partiellement par une période pendant laquelle le deu- xième interrupteur est maintenu fermé. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que cette période de temps est fixe. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que cette période est comprise entre 10 et 100 microsecondes. 9. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que cette période est variable, mais non inférieure à une durée minimum prédéterminée. 10. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que cette durée minimum est comprise entre 10 et 100 microsecondes. 11. Procédé selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce qu'on ouvre le deuxième interrupteur pra- tiquement simultanément avec la fermeture du premier inter- rupteur. 12. Procédé selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce qu'on ouvre le deuxième interrupteur peu de temps après la fermeture du premier interrupteur. 13. Procédé selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce qu'on ouvre le deuxième interrupteur avec un retard prédéterminé après la fermeture du premier inter- rupteur. 14. Procédé selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que le premier interrupteur est maintenu fermé pendant une durée comprise entre 100 et 500 microsecon- des. 15. Procédé selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce qu'on fixe au préalable la valeur de seuil correspondant à un niveau prédéterminé de contamination de l'intervalle par les produits de décharges. 16. Dispositif pour usiner une pièce en effectuant des dé- charges électriques successives entre une électrode-outil et la pièce au travers d'un intervalle d'usinage rempli de diélectrique, caractérisé en ce qu'il comporte un premier interrupteur (A) monté dans un circuit série (1) entre une. source de courant continu (2) et cet intervalle d'usinage (b), caoiportant une capacité parasite (3) répàrtie; un deuxième interrupteur (B) monté aux bornes de l'intervalle d'usinage en parallèle avec la source de courant continu; un premier moyen de commutation(4) pour fermer le premier interrupteur et appliquer une tension continue à la sortie de cette source directement à l'inter- valle d'usinage et permettre ainsi à la capacité parasite de se charger et se décharger, grâce à quoi on produit des dé- charges électriques successives et discrètes à travers l'in- tervalle d'usinage entre l'électrode-outil (E) et la pièce (W), des moyens de mesure (5,6) pour mesurer la valeur des signaux haute fréquence contenus dans ces décharges électriques successives et, lorsque ce niveau tombe en dessous d'une valeur de seuilPo prédéterminée, on émet un signal de shuntage d'intervalle, un deuxième moyen de caommutation (8) fonctionnant en réponse au si- gnal de shuntage d'intervalle pour fermer le deuxième inter- rupteur et court-circuiter ainsi l'intervalle d'usinage, en faisant cesser les décharges électriques successives tout en permettant au premier interrupteur de s'ouvrir; et un moyen de cadenceioent (13) associé au deuxième moyen de commu- tation pour établir une période de temps pendant laquelle le courant de décharge ne circule plus dans l'intervalle d'usinage. 17. Dispositif selon la revendication 16, caractérisé en ce que les moyens de mesure sont adaptés pour mesurer sélecti- vement les signaux haute fréquence dont la fréquence est comprise entre 10 et 30 MHz.