Pour pouvoir appliquer un revêtement uniforme sur une paroi constituée de panneaux juxtaposés séparés par des joints, ou comportant des fissures, il est classique de reboucher ces joints ou ces fissures, de ragréer éventuellement ces parois et d'appliquer ensuite un revêtement souple qui y adhere, après avoir au préalable recouvert ces joints ou fissures par une bande présentant une certaine élasticité transversale, destinée à constituer une armature pour le revêtement souple et à lui permettre de supporter, sans se fissurer, les variations dsouverture des join-ts ou fissures, pour quelque cause que ce soit On sait aussi que, pour répartir sur une largeur suffisante du revetement ai-ns-i--arme'- les contraintes provoquées par ces variations d'ouverture des joints ou fissures, il faut désolidariser du support, sur une largeur suffisante, le revetement souple ainsi armé, Pour obtenir ce résultat, il est bien connu d'appliquer au pinceau, sur les joints ou fissures rebouchées, et de part et d'autres de celles-ci, un produit non adhérent, telle qu'une résine de polyéthylène ou un vernis au silicone, ou de déposer sur les joints ou fissures un ruban non adhérent, tel qu'un ruban de papier silicone, par exemple, et de ne déposer qu'ensuite le'revetement souple, éventuellement armé Cela nécessite plusieurs opérations délicates successives, qui rendent le procédé aléatoire, long et coûteux I1 a été également proposé de dissimuler les joints ou fissures du support par une bande en toute matière appropriée, dont la face destinée à être appliquée sur le support a été enduite d'une couche de colle, et recouverte par une bande de protection non adhésive, divisée elle-même en trois bandes parallèles, de telle sorte qu'on puisse enlever les deux bandes latérales, lors de l'emploi, en conservant à la partie centrale de la bande sa propriété de ne pas adhérer au support. On peut ensuite appliquer sur le support le revêtement souple éventuellement armé. La réalisation pratique d'une telle bande n'est pas facile et, de toutes façons, il faut, après la pose, mettre en place l'armature du revêtement souple et ce dernier. Pour éviter ces opérations multiples, la Demanderesse a créé récemment, et protégé par son brevet nQ 77/19542, une bande de pontage de largeur appropriée, ayant une forte élasticité transversale et une faible élasticité longitudinale, en calicot artificiel par exemple, dans l'axe de laquelle est collé un ruban plastique, notablement plus étroit, ayant une élasticité un peu inférieure à l'élasticité longitudinale de labande et une face, celle qui n'est pas collée sur le calicot, non adhérente. On peut déposer cette bande de pontage sur les joints et fissures du support, après rebouchage de ces joints et fissures, et ragréage éventuel dudit support à revêtir, et la maintenir en place par le revêtement souple qu'on dépose simultanément; le revêtement avec sa bande de pontage sont ainsi mis en place en une seule opération. Toutefois, on a constaté à l'usage qu'il était fort difficile de poser, et de maintenir en place une telle bande de pontage, à cheval sur les joints et fissures du support. On a proposé à cet effet de positionner cette bande de pontage par simple pression, grâce à son adhérence provisoire avec le produit utilisé pour le rebouchage des joints et fissures, et éventuellement pour le ragréage du support, mais le résultat s'est avéré assez décevant. Or on a trouvé, suivant la présente invention, que cet inconvénient de la bande de pontage précitée et de tous les procédés proposés antérieurement pour l'application d'un revê tement souple sur un support comportant des joints ou fissures, pouvait être évité en utilisant une bande de pontage constituée, de façon connue en soi, par une bande de largeur appropriée, en calicot artificiel par exemple, ayant une forte élasticité transversale et une faible élasticité longitudinale, dans l'axe de laquelle est disposé un ruban de désolidarisation, de largeur notablement moindre, composé d'une matière, ou d'une combinaison de matières adéquate, caractérisé en ce que ce ruban de désolidarisation est adhérent, et sa cohésion interne et/ou son adhérence, aussi bien sur le support que sur le calicot, est considérablement plus faible que la force de cohésion du revêtement souple ou, bien entendu, que celle du support; sa mise en place, à cheval sur les joints et fissures, ne présente plus aucune difficulté, et son maintien en place est définitivement assuré par le dépôt, éventuellement simultané, du revetement souple utilisé. En procédant ainsi, la bande de pontage est parfaitement intégrée dans le revêtement souple pour lequel elle constitue une armature élastique. Outre la précision du positionnement de la bande de pontage sur les joints ou fissures du support, le procédé suivant la présente invention présente l'avantage que la désolidarisation du revêtement souple et du support se produit automatiquement au moment de l'écartement des lèvres du joint ou de la fissure, mais seulement à ce moment, et également qu'il évite tout risque d'occlusion d'air sous le ruban, contrairement à ce qui arrive avec un ruban non adhérent. La présente invention a également pour objet la bande de pontage utilisée pour la mise en oeuvre du procédé qui vient d'être décrit; elle est constituée d'une bande de calicot de la largeur désirée, dans l'axe longitudinal de laquelle est disposé un ruban adhérent notablement plus étroit, dont la face opposée à celle collée sur le calicot est revêtue, sur toute sa largeur, d'une bande protectrice non adhérente qu'on peut enlever au moment de l'utilisation. le dessin annexé montre à titre d'exemple un mode de réalisation de la présente invention La figure 1 est une vue en élévation d'une extrémité de la bande de pontage. la figure 2 est une vue en coupe faite suivant la ligne II-II de la figure 1. La figure 3 est une vue en coupe du support que l'on désire recouvrir d'un revêtement souple et qui est constitué d'éléments séparés par des joints. La figure 4 est une vue analogue après rebouchage du joint. La figure 5 est une vue également analogue dudit support après pose du revêtement. La figure 6 est une vue analogue dans le cas où le support à revêtir a été ragréé avant d'être recouvert du revêtement souple. La bande de pontage représentée est constituée par une bande de calicot artificiel 1,de la largeur désirée, dans l'axe de laquelle est disposé un ruban adhérent 2 dont la face 3 visible, opposée à celle collée sur la bande de calicot, est protégée par une bande 4 d'un produit non adhérent, de largeur au moins égale à la sienne, que l'on peut enlever au moment de l'emploi. S'agissant d'obtenir un revêtement souple sur la face 5 du support représenté à la figure 3, constitué d'éléments 6et 7 séparés par un joint 8, on obture d'abord celui-ci avec un mastic 9, ou avec un produit de ragréage 10. On pose ensuite la bande de pontage précitée sur la surface 5, après avoir enlevé sa bande de protection 4; cette pose se fait très facilement du fait de l'adhérence de la surface apparente 3 du ruban 2 sur ladite surface 5; cette bande de pontage est ensuite définitivement fixée par un revêtement soupie 11, ayant un comportement élasto-plastique , dans lequel la bande de pontage se trouve parfaitement intégrée. Dans le mode de réalisation représenté à la figure 6, le revêtement 11 n'est pas posé directement sur la surface 5, mais avec l'intermédiaire d'un produit de ragréage 10, qui peut être celui utilisé pour le rebouchage du joint 8, incapable de résister par lui-même à un écartement des levures de la fissure ou du joint. Lorsque le revêtement souple doit être appliqué sur une sousçcouche, la bande de calicot 1 est fixée aussi facilement avec i-a sous couche qu'avec le revêtement lui-même. Pour le bourrage des joints, la société Demanderesse utilise un enduit à base hydraulique, plus spécialement celui qu'elle commercialise sous la marque PLANOCIM qui offre l'avantage de pouvoir être également utilisé pour le ragréage. Comme revêtement souple de comportement élasto-plastique, la société Demanderesse utilise pour l'imperméabilisation des façades celui qu'elle commercialise sous la marque NEOPERLIA 80. Comme ruban de désolidarisation, enfin, elle utilise un ruban polyester revêtu sur chacune de ses faces de colle acrylique. Avec ces différents produits, des essais comparatifs lui ont permis de constater que la force de cohésion du PLANOCIM était au moins seize fois plus forte que celle de la colle utilisée pour le ruban de désolidarisation; quant à la cohésion du NEOPERLIA 80 elle a constaté qu'elle était au moins douze fois plus forte que celle de la colle. Dans de telles conditions il est bien évident que, bien que le ruban soit adhérent à la surface à enduire ou à la couche de ragréage en PIANOCIM, et lorsque, du fait de l'écartement des lèvres du joint 8, les différents éléments du revêtement déposé sur la surface du support à revêtir sont soumis à des efforts de traction, il en résulte qu'une désolidarisation se produit au niveau de l'une des faces du ruban 3, avant qu'il y ait la moin- dre atteinte à la cohésion du PIANOCIM ou du NEOPERLIA 80. le résultat désiré est donc bien obtenu. Il est bien entendu toutefois que le mode de réalisation de l'invention qui vient d'être décrit en référence au dessin annexé a été donné à titre purement indicatif et nullement limitatif et que de nombreuses modifications peuvent être apportées sans qu'on s'écarte pour cela du cadre de la présente invention; c'est ainsi que bien que le PLANOCIM et le lçEOPERLIA 80 donnent des résultats particulièrement favorables, d'autres produits ayant des propriétés similaires peuvent être utilisés. De même le ruban de désolidarisation peut être constitué de toute autre matière en fonction de la nature des fonds ou des revêtements souples concernés ou encore de performances particu- lières exigées du pontage, telle que la perméabilité à la vapeur par exemple. - REVENDICATIONS 1.- Procédé d'application d'un revêtement souple, éventuellement imperméable, sur un support comportant des joints ou fissures, après avoir rebouché ces joints ou fissures, en utilisant une bande de pontage de largeur appropriée ayant un fort coefficient d'élasticité transversale et un faible coef cient d'élasticité longitudinale, dans l'axe de laquelle est disposé, sur sa face destinée à être posée à cheval sur les joints ou fissures du support, un ruban de désolidarisation, de largeur notablement moindre, caractérisé en ce que ce ruban de désolidarisation est adhérent et que sa cohésion interne et/ou son adhérence sur le support est considérablement plus faible que la force de cohésion du revêtement souple ou, bien entendu, que celle du support. 2.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on utilise une bande de pontage dont la force d'adhérence du ruban de désolidarisation à la bande proprement dite est également inférieure à la force de cohésion du revêtement souple. 3.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que le ruban de désolidarisation est constitué par un ruban de polyester revêtu, sur ses deux faces, de colis acrylique. 4.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'après positionnement de la bande de de pontage par simple pression9 elle est définitivement fixée par l'application du revêtement souple ou de sa sous-couche. 5 - Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en: ce que le bourrage des joints ou fissures est réalisé avec un enduit à base hydraulique qui est également utilisé pour obtenir un ragréage du support. 6.- Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce que le bourrage des joints et le ragréage du support sont faits avec le produit dénommé PWIlDCIM de la société Demanderesse. 7.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications I à 6, caractérisé en ce que le revêtement souple est constitué par le produit dénommé REOPERLIA 80 de la société Demanderesse. 8.- Bande de pontage constituée par une bande de calicot artificiel de la largeur désirée, dans l'axe longitudinal de laquelle est disposé un ruban, notablement plus étroit, carac tériséeen ce que ce ruban de désolidarisation est adhérent sur ses deux faces et sa cohésion interne et/ou son adhérence sur le support est. considérablement plus faible que la force de cohésion du revêtement souple ou, bien entendu, que celle du support, et en ce que sa face opposée à celle collée sur le cali-. cot est revêtue sur toute sa largeur d'une bande protectrice non adhérente qu'on peut aisément enlever lors de l'emploi. 9.- Bande de pontage suivant la revendication 8 caractériséeen ce que le ruban de désolidarisation est constitué par une couche d'un produit dont la cohésion interne et/ou son adhérence sur le support est considérablement plus faible que la force de cohésion du revêtement souple ou, bien entendu, que celle du support. 10.- Bande de pontage suivant la revendication 8 caractérisé en ce que le ruban de désolidarisation est constitué par un ruban de polyester revêtu, sur se-s deux faces, de colle acrylique.