Casse-trame électronique. La présente invention concerne un casse-trame électro- nique adapté à une machine à tisser à navette à griffe compre- nant un mécanisme de chasse, un mécanisme de réceptionmnid'orga- ne pour le freinage et le retour de la navette à griffe dans une position de libération de fil définie, ainsi qu'un organe de tension disposé entre le mécanisme de chasse et l'oeillet guide-fil fixe et par lequel le fil de trame est tendu et dé- vié pendant le retour de la navette à griffe, un dispositif tàteur étant prévu dans la zone de la déviation entre l'oeillet guide-fil et l'organe de tension pour le fil de trame. Les machines à tisser à navettes à griffes, dénomées également à projectiles, sont connues et son utilisées prati- quement dans une large mesure, Une machine de ce type est dé- crite, par exemple, dans le brevet suisse n 399.354 (brevet n 1.535.615 de la République fédérale d'Allemagne). On y traite également d'un casse-trame disposé dans la zone du ten- deur de fil et répondant au mouvement dit de traction arrière du fil de trame pendant la dernière section de l'opération de tension, c'est-à-dire après que la trame est déjà insérée et que le fil est tendu. Au surplus, on décrit, dans le brevet suisse n 489.642, un casse-trame électronique adapté à une machine à tisser, lequel comprend un dispositif tâteur, dénomé également tête de sondage, disposé dans la zone du tendeur de fil et sur- veille l'insertion du fil de trame dans la foule dans les limi- tes de l'intervalle de contrôle établi par des mesures spécia- les. Il est nécessaire de limiter la surveillance à un inter- valle de contrôle de ce type car, dans le cas d'un fil de trame intact, le signal tâteur livré par la tête de sondage disparatt à la fin de chaque insertion de trame et ainsi, une cassure de fil a été simulée. Une tête de sondage tribo-élec- trique, convenant à un casse-trame de ce type, est décrite, par exemple, dans le brevet suisse n 479.478 (brevet n 1.928.783 de la République Fédérale d'Allemagne, brevet n 3.676.769 des Etats-Unis d'Amérique et autres). Pour augmenter la sécurité de l'indication des cassures de trame et d'autres défauts de trame, il est avantageux de surveiller tant l'insertion de la trame que l'opération de tension subséquente. Un cassetrame de ce type est décrit dans la demande de brevet suisse n 13.374/77 du 1.11.1977 (demande de brevet n 2 845 940 publiée en Républi- que Fédérale d'Allemagne, brevet n 4.228.828 des Etats-Unis d'Amérique). Dans ce cas, deux signaux de sondage séparés dans le temps se présentent, un pour l'insertion de la trame et l'autre pour la phase de tension. Par conséquent, deux in- tervalles de contr8le subséquents doivent aussi être produits pour la surveillance de ces deux signaux de sondage séparés. Le réglage précis de ces intervalles de contr8le entratne toutefois des difficultés considérables en raison des disper- sions inévitables dans la pratique, de la durée de l'insertion de la trame et de la phase de tension. Un autre problème se pose en surveillant l'insertion de la trame dans les machines à tisser multicolores du type précité. Il faut normalement adjoindre un dispositif tâteur à chaque fil de trame et raccorder toutes les tètes de sondage à un circuit de signaux commun. Comme les fils au repos, non prêts à la passe, sont adjacents aux têtes de sondage adjointes à ceux-ci, ces fils peuvent être déplacés par suite des vibra- tions de la machine à tisser et produire ainsi des signaux perturbateurs: ceux-ci peuvent simuler un fil intact lors d'une rupture du fil inséré dans la foule et empêcher l'arrêt nécessaire de la machine à tisser. Le but de la présente invention consiste à réaliser un casse-trame électronique pour des machines à tisser à projec- tiles, lequel peut exécuter une surveillance de l'insertion de la trame uniquement ou aussi de la phase de tension supplémen- tairement et ne présente pas en outre les inconvénients préci- tés des casse-trame connus. Ce but est atteint grâce à un casse-trame dont le dis- positif tateur comprend un organe conducteur qui conduit le fil de trame pendant la déviation dans une direction transver- sale au développement longitudinale du fil de trame. Ce dispo- sitif tâteur présente une première zone et une deuxième zaed'uroe sensibilité de réponse respectivement élevée et basse, de sorte que le fil de trame est conduit le long de l'organe con- ducteur pendant la déviation et est amené successivement de la première à la deuxième zone. Le dispositif de couplage est conçu de façon que le signal de contrôle recouvre un interval- le de temps Jusqu'au moins un peu avant la fin de la passe. Conformément à une conception préférée du casse-trame conforme à l'invention, il est possible de surveiller, dans les limites d'un seul intervalle de contrôle cohérent, tant l'insertion de la trame que la phase de tension, si bien que le réglage précis de l'intervalle de contrôle est considérable- ment facilité et que la sécurité de la perception de "fausse duites" est augmentée. Des dispositifs tàteurs tant tactiles que travaillant sans contact peuvent être utilisés pour le casse-trame confor- me à l'invention. Les dispositifs tàteurs tactiles répondent au contact et au mouvement relatif du fil de trame. Par exemple, on peut citer les dispositifs tàteurs comportant un transfor- mateur tribo-électrique, piézo-électrique, électromagnétique ou électrodynamique. Les dispositifs tâteurs opto-électriques et capacitifs appartiennent à ceux travaillant sans contact. Les dispositifs tâteurs conformes à l'invention ont une deux zones d'une sensibilité de réponse différenteypenirezo:ne de sensibilité de réponse élevée (ou brièvement "zone de répon- se") et une deuxième zone de faible sensibilité de réponse (ou brièvement "zone morte"). L'organe conducteur conduit le fil de trame pendant la déviation d'une zone à l'autre. A l'opposé de ce qui précède, tous les dispositifs tâteurs connus, pratiquement utilisés sont conçus de telle sorte qu'ils répon- dent lors d'un contact avec le fil de trame déplacé longitudi- nalement, indépendamment de sa déviation. L'évaluation des signaux livrés par les types précités de transformateurs ou de dispositifs tuteurs est connue et ne fait pas l'obJet de la présente invention. Des particularités relatives à celle-ci sont données, par exemple, pour les trans- formateurs tribo-électriques, dans le brevet suisse n 479.478 (brevet n 1.928.783 de la République Fédérale d'Allemagne, brevet français n 2.011. 048, brevet n 3.676.769 des Etats-Unis d'Amérique et autres). L'évaluation des signaux de sondage d'un dispositif opto-électrique pour la surveillance de fils en circulation est connue, par exemple, grâce au brevet suisse n 427 350. La disposition géométrique et différents modes d'exé- cution du dispositif tateur du casse-trame conforme à l'inven- tion sont expliqués ci-après, à titre d'exemple,à l'aide des dessins ciannexés qui montrent, selon des représentations schématiques simplifiées: aux figures la_ lb et lc, en vue en élévation, en vue de profil et en vue en plan, la course du fil dans le cas d'une disposition horizontale de l'organe conducteur d'un dis- positif tàteur dans la zone de l'organe de tension lors d'une déviation d'une grandeur différente; aux figures 2a, 2b et 2c, semblables aux figures la- lc, les conditions lorsque l'organe conducteur est disposé verticalement; à la figure 3, un premier exemple d'un dispositif tàteur tribo-électrique; à la figure 4, un deuxième exemple d'un dispositif tuteur triboélectrique; aux figures 5 et 6, deux vues différentes d'un dis- positif tàteur piézo-électrique; à la figure 7, un détail modifié du dispositif t2teur reproduit à la figure 5; à la figure 8,un dispositif tâteur opto-électrique; à la figure 9, un schéma de montage de cassetrame et des parties de la machine à tisser coopérant avec celui-ci; et à la figure 10, différents signaux schématiques per- mettant d'expliquer le mode opératoire du casse-trame. Les figures la, lb et lc montrent, en tant que parties de la machine à tisser non représentée, deux oeillets guide- fils fixes G et E et, intermédiairement un organe de tension H. En ce qui concerne la construction de la machine à tisser, on attire l'attention sur la figure 1 du brevet suisse n 399.354 bien connu; en outre, sur la figure 3 concernant le tendeur de fil. L'organe de tension H pivote sur un axe de ro- * 35 tation horizontal K et est muni d'un oeillet guide-fil L à son extrémité libre. La direction S de la liaison entre les oeillets guide-fil G et E est désignée brièvement par l'expres- sion "sens de la trame", bien qu'il ne lui est pas nécessaire de coincider avec la direction de l'insertion de la trame. La figure la montre la disposition des parties préci- tées du c8té avant de la machine à tisser; la figure lb est considérée à partir de la foule, c'est-à-dire à l'encontre du sens S de la trame; et la figure lc est considérée à partir du haut. On a représenté ici différentes positions de l'organe de tension H, y compris les positions correspondantes F0, F1-F4 du fil de trame. La déviation de l'organe de tension H dans sa position la plus basse est zéro. Lors de son déplacement ascendant, l'organe de tension H parcourt successivement les sections O, A, B et C Jusqu'à la position la plus élevée. Le mouvement pivotant ascendant et descendant de l'organe de tension ou du levier de tension H est commandé comme suit par la machine à tisser, en synchronisme avec son cycle de travail. Avant le début de la passe, l'organe de tension H se trouve, lors de la plus grande déviation - conformément à la position de l'oeillet guide-fil L représen- tée aux figures la-lc et 2a-2c - dans sa position la plus élevée, dénommée également position de repos; le fil occupe donc la position F1 dans la zone D entre les oeillets guide- fil G et L. Après que le projectile non représenté a saisi, à la droite de l'oeillet guide-fil E, l'extrémité droite du fil, celui-ci est introduit dans la foule. Un peu avant la trame, l'organe de tension H abaisse le fil dans la zone D de la position F1 la plus élevée à la position F0 la plus basse qu'il conserve Jusqu'à peu de temps avant la fin de l'insertion de la trame. Lorsque le projectile est ramené dans le mécanisme de réception de la machine après que l'in- sertion de la trame ait été effectuée, l'organe de tension H conduit le fil dans le sens ascendant et le maintient ainsi tendu. Après la frappe du peigne et la mise en place de l'ex- trémité séparée entre-temps du fil de trame inséré, l'organe de tension H achève son mouvement de déviation et revient dans la position de repos. Comme élément essentiel du dispositif tàteur, on a représenté, aux figures la-lc, un organe conducteur 1 conçu comme une barre ronde - sans retenue, enveloppe ni autres pièces pour une meilleure mise en évidence. L'organe conduc- teur i se trouve dans un plan horizontal et, dans celui-ci, est transversal au sens S de la trame et ce, selon une dis- position telle que le fil soit adjacent à l'organe conduc- teur 1 dans toutes les -positions de l'organe de tension H. La mise en place de l'organe conducteur 1 entre l'oeillet guide-fil G et le plan vertical déterminé par l'organe de ten- sion H est de préférence plus proche de l'oeillet guide-fil G que de ce plan vertical; ainsi, les dimensions de l'organe conducteur 1 ou du dispositif tàteur entier sont maintenues dans les limites données généralement, ainsi que par la cons- truction de la machine à tisser également. Comme le montre la figure lb, le fil recouvre l'organe. conducteur 1 pendant le mouvement de déviation de l'organe de tension H, dans la direction de la flèche R représentée, c'est-à-dire de l'avant à l'arrière en considérant le c8té avant de la machine à tisser ou transversalement au sens S de la trame. Pendant'l'insertion de la trame, le fil se trouve à l'intérieur des positions F0 et F4, c'est-à-dire à l'inté- rieur de la section 0 de la déviation de l'organe de tension H; le mouvement du fil le long de l'organe conducteur 1 doit donc 8tre surveillé dans cette section en vue de saisir la trame. Une surveillance dans les deux sections A et B déter- mine supplémentairement la phase de tension. Conformément aux figures 2a, 2b et 2c, l'organe con- ducteur 1 est maintenu verticalement et disposé de façon que le fil soit adjacent constamment à l'organe conducteur 1 dans toutes les positions entre la position la plus élevée et la plus basse de l'organe de tension H. Lors du mouvement ascen- dant de l'organe de tension H, le fil recouvre l'organe con- ducteur vertical 1 dans le sens de la flèche verticale R' de bas en haut. En ce qui concerne les directions R et R' que l'organe conducteur 1 établit pour le sens S de la trame, il faut re- marquer ce qui suit. Conformément aux figures la-lc et 2a-2e, les directions R et R' se développent perpendiculairement au sens S dela trame et ce, parallèlement ou verticalement au plan horizontal passant par les oeillets guide-fil G et E. En géné- ral, l'organe conducteur i peut toutefois être aussi disposé dans d'autres directions. En particulier, l'organe conducteur 1 peut former également un angle aigu avec le sens S de la trame. Mais, dans le cas d'une disposition dans un plan perpendiculaire au sens S de la trame, comme le montrent les figures la-lc et 2a-2c, l'organe-conducteur ne doit pas obligatoirement être dis- posé verticalement ou dans un plan horizontal, ear il peut occuper une position différente. Dans les dispositifs tâteurs décrits ci-après, l'or- gane conducteur a pour fonction de guider le fil de trame pen- dant la passe et une première partie du mouvement de tension - correspondant au moins aux sections A, B, C de la déviation - en continu sur une première zone d'une haute sensibilité de sondage et ensuite sur une zone d'une sensibilité de sondage faible ou non existante du dispositif tteur. On garantit ainsi que la fin du sondage et du signal de course de fil ainsi pro- duit, désigné aussi brièvement par "signal de fil", est clai- rement définie dans le cycle de travail de la machine à tisser. Les figures suivantes 3 à 8 représentent quelques exemples de réalisation des dispositifs tàteurs qui rendent possible une surveillance, premièrement, de la phase de passe, dénommée également première phase, deuxièmement de la phase de tension du fil de trame ou deuxième phase, ou troisièmement, de ces deux phases ensemble. Les représentations concernant la grandeur ou l'extension des zones de la sensibilité de réponse des dispositifs tàteurs n'imposent aucune prétention quant à la précision dimensionnelle. Elles sont plut8t choisies de façon que le principe du sondage soit rendu clairement distinct dans chaque cas. La figure 3 est une vue oblique - en considérant le côté réception de la machine - d'un dispositif tàteur tribo- électrique 6 comportant un support 10 en forme d'U et un organe conducteur i agissant simultanément comme un organe tâteur. L'organe conducteur 1 et le support 10 sont disposes dans une enveloppe protectrice (non représentée) à fixer sur la machine. La disposition de l'organe conducteur 1 sur la machine peut correspondre, par exemple, à celle de l'organe conducteur 1 des gigures la-lc et 2a-2c. L'organe conducteur 1 se composant d'une matière isolante, par exemple, de la céramique, est conçu comme une barre ronde et est muni de deux électrodes 11 et 12 sur sa surface latérale. L'extension axiale de ces électrodes est dimensionnée de façon que le fil Fi non encore dévié fortement soit en contact avec l'électrode 11 à l'intérieur de la sec- tion 0 (figure lb ou 2b) ou, à volonté, également à l'inté- rieur de la section A ou des sections A et B, mais que le fil Fa fortement dévié soit adjacent à l'électrode 12 dont l'exten- sion correspond à la section C (figure lb ou 2b). L'électrode ll,dont la longueur détermine la zone de réponse, est reliée à un circuit de signaux 13 qui fournit un signal à sa sortie 14 lorsque le fil Fi non fortement dévié se déplace sur l'élec- trode 11. L'électrode 12 est à la masse 15 et ne livre ainsi aucun signal. Elle détermine donc la zone morte dans laquel- le le dispositif tàteur 6 est insensible. Pour une mise en oeuvre pratique sur la machine à tisser, la surface des électrodes ll et 12 est munie d'un revêtement céramique dur pour empêcher l'usure par frottement de celles-cie. Ceci n'est toutefois pas représenté à la figure 3 et n'est pas non plus nécessaire pour la compréhension de la fonction prédécrite. La figure 4 reproduit un dispositif tgteur tribo- électrique annulaire 7 comprenant les électrodes lla et 12a posées sur un anneau la en céramique. La disposition et la fonction de ce dispositif tàteur 7 sur la machine à tisser sont semblables à celles du dispositif tâteur représenté à la figure 3. Dans le dispositif tâteur représenté aux figures 3 et 4, les organes conducteurs 1 ou la se composant d'une matière isolante agissent conjointement avec les électrodes ll et 12 ou lla et 12a comme des organes tateurs pour le fil de trame, si bien qu'aucun organe conducteur particulier n'est néces- saire dans ces cas. Il en résulte par conséquent une construc- tion très imple des dispositifs tateurs. La figure 5 représente une tête de sondage piézo- électrique 8 considérée à partir de la foule et la figure 6 est une coupe verticale de l'enveloppe de la tête de sondage, établie le long de la ligne VI-VI de la figure 5. La face avant de l'enveloppe 16 est recouverte d'une plaquefrontale 17 et d'un organe conducteur lb présentant une fente horizon- tale 18. Un oeillet guide-fil 20 est disposé dans une ouver- ture de la paroi arrière de l'enveloppe 16. Dans l'enveloppe 16, un système piézo-électrique comprenant les composants 22, 23 et 24 est fixé sur un bloc métallIse 21. Une plaquette 22 à même de pivoter, raccordée rigidement au bloc métallique 21, est pourvue, à son bord inférieur libre, d'un corps de friction 24 en forme de barre et est reliée fermement, par l'une de ses grandes surfaces, à un élément piézo-électrique plat 23. D'autres indications sur la construction de cette tête de sondage piézoélectrique sont contenues dans le brevet suisse n 580 533 (brevet n 2 526 969 de la République Fédé- rale d'Allemagne, brevet n 4 110 654 des Etats-Unis d'Améri- que et autres). Pendant la passe, le fil Fi se déplace, en partant de l'oeillet guide-fil G de la machine à tisser, par l'oeillet guide-fil 20 et sur le corps de friction 24 et quitte la tête de sondage 8 par la fente 18. Simultanément, le système piézo-électrique 22, 23 et 24 est exicté à la manière d'oscil- lations et fournit un signal électrique sous la forme d'une tension alternative. Pour empêcher que les oscillations mécaniques ou la conduction du son par le corps soient transmises de la machine à tisser au système piézoélectrique 22, 23 et 24 et produisent des signaux erronés, le bloc métallique 21 est enrobé dans une matière antifriction 25 souple et élastique, par exemple, du caoutchouccellulaire. Tel que ceci se dégage en particulier de la figure 5, la fente 18 de l'organe conducteur lb est limitée, du côté supérieur, par un bord conducteur 19 courbé vers le haut dans le milieu. Dans la zone de la courbe llb de l'organe conduc- teur lb, le fil Fi non encore dévié fortement est adjacent au corps de friction 24 et est ainsi en liaison active avec le système piézoélectrique 22, 23 et 24. Toutefois, si le fil est fortement dévié conformément à la position Fa, il sort de la courbe llb du bord conducteur 19 et est séparé du corps de friction 24, de sorte qu'il quitte la zone de réponse du sys- tème piézo-électrique et parvient à la zone morte 12b o il ne peut produire aucun signal. La figure 7 montre une forme d'un organe conducteur lc, modifié par rapport à la figure 5 et comprenant une fente 28 et un bord conducteur rectiligne 29 se développant oblique- ment. La fonction de cet organe conducteur lc est semblable à celle de l'organe conducteur lb de la figure 5. La zone de réponse est désignée ici par llc et la zone morte, par 12c. La figure 8 représente, comme exemple de sondage sans contact, un dispositif tàteur 9 opto-électrique et ouvert - considéré à l'encontre du sens S de la trame (figure 1). Dans le haut de l'enveloppe 30, on a prévu une source lumineuse 31 dotée d'une lentille convexe 32 qui dirige la lu- mière parallèlement et l'oriente vers le bas sur un diaphragme 33. Audessous du diaphragme 33, on a monté une autre lentille convexe dans le foyer de laquelle est disposé un senseur opti- que 35. Un circuit de signaux 13 est raccordé à celui-ci. Le champ de mesure M, dont l'extention latérale est limitée en substance par le diaphragme 33, se trouve entre les lentilles convexes 32 et 34. Pour le guidage du fil Fi, Fa, on a disposé, dans la paroi arrière de l'enveloppe 30, c'est-à-dire drrière le champ de mesure M, un oeillet guide-fil 20 et devant le champ de mesure M, un organe conducteur ld se développant transver- salement en forme de barre. La zone de réponse lld de ce dispo- sitif tâteur 9 s'étend sur la partie médiane de l'organe conduc- teur lb et correspond à la section 0 (figure lb) de la faible déviation du fil de trame. C'est-à-dire que la surveillance du fil Fi est limitée ici à la première phase ou à l'insertion de la trame. Si le fil Fa fortement dévié se trouve cependant dans la zone morte 12d, et par conséquent à l'extérieur du champ de mesure M, le senseur optique 35 ne peut ni déceler le fil, ni former aucun signal de sondage. La figure 9 est une représentation schématique de par- ties appartenant à la machine à tisser, à savoir une bobine d'approvisionnement V, le frein de fil FB, les oeillets guide- fil fixes G et E et l'oeillet guide-fil mobile L du tendeur de fil dans la position de repos, le mécanisme de chasse SW et le mécanisme de réception FW comportant le frein de navette SB et le coulisseau de retour RS. La trajectoire FL du projec- tile est représentée par une ligne interrompue. Le casse-trame comprend une tête de sondage piézo- électrique 8 et un circuit de signaux 40 raccordé à celle-ci et muni d'un amplificateur 41 et d'un démodulateur 42. Dans le cas d'un fil de trame intact en déplacement, le circuit de signaux 40 fournit un signal de fil FS rectangulaire, devenant négatif ou "normal". Pour la production du signal de contr8le KS déjà cité sous la forme d'une impulsion rectangulaire deve- nant positive, on a prévu un dispositif de couplage 43. Les sorties du circuit de signaux 40 et du dispositif de couplage 43 sont raccordées aux deux entrées d'un organe ET 44 qui, de son c8té, déclenche un dispositif d'arrgt 45 muni d'un relais de commutation. Le dispositif de couplage 43 comprend deux générateurs d'impulsions inductifs, notamment un générateur d'impulsions de démarrage 46 et un générateur d'impulsions d'arrêt 47. Le générateur d'impulsions de démarrage 46 détermine le début et le générateur d'impulsions d'arrêt, conjointement avec un bas- culeur monostable réglable 48, raccordé à celui-ci, la fin du signal de contr8le KS. Le générateur d'impulsions de démarrage 46 coopère avec un aimant de déclenchement M fixé sur un dis- que rotatif DS de la machine à tisser, de sorte qu'il fournit une impulsion de démarrage lorsque le projectile lancé se trouve approximativement au milieu de la trajectoire FL. Les impulsions de démarrage et d'arrêt sont amenées aux entrées d'un basculeur bistable RS 49, le générateur d'impulsions de démarrage mettant à un le basculeur bistable RS 49 et le flanc postérieur de l'impulsion de démarrage livrée par le basculeur monostable 48 remettant à zéro celui-ci. Le flanc postérieur de cette impulsion peut être déplacé sur le basculeur monosta- ble 48, par exemple selon des stades tels que des impulsions d'arrêt d'une durée de 7, 9, 13, 30 et 40 ms puissent être produites. On engendre ainsi le signal le contrôle KS à flanc antérieure fixe et d'une durée différente. Dans chaque cas, le signal de contr8le KS doit se situer entièrement dans les limites de la durée du signal de fil normal FS. En réglant rapidement le basculeur monostable 48 sur des durées d'impulsions atteignant Jusqu'à 13 ms, on produit des signaux de contr8le KS qui correspondent à une surveillance de l'insertion de la trame. Les durées d'impulsions plus lon- gues de 30 et 40 ms fournissent des signaux de commende qui comprennent supplémentairement la phase de renvoi du projecti- le par le coulisseau de retour RS et la tension du fil par le tendeur de fil. La figure 10 explique le mode opératoire, nouveau par rapport à l'état connu, du casse-trame décrit à l'aide de la représentation du signal de fil et du signal de contr8le pro- duits au cours d'un fonctionnement régulier et lors d'un de trame intact. Le progrès décisif réside dans la manière de former ces signaux en surveillant la première et la deuxième phase, c'est-à-dire Jusqu'à la fin de l'opération de tension. La figure 10 montre au point a) la forme du signal de fil tel qu'il est produit parle casse-trame décrit dans le brevet n 4 228 828 des EtatsUnis d'Amérique ou dans la demande de brevet n 2 845 940, mentionnée ci-avant et publiée en Répu- blique Fédérale d'Allemagne. Ce signal de fil a deux impul- sions distinctement séparées l'une de l'autre, à savoir une impulsion pour l'insertion de la trame et une deuxième impul- sion pour la phase de tension. Le signal de contr8le dépen- dant, qui n'est pas représenté ici, a une forme correspondante. * Au point b), on a représenté le signal de fil en circulation du cassetrame décrit plus haut: la lacune n'est plus présente ici. La figure 10 montre finalement au point c), la configura- tion du signal de contr8le appartement au signal de fil au point b), sous la forme d'une impulsion rectangulaire inin- terrompue. Les dispositifs tuteurs décrits ci-avant et représentés aux figures 3 à 8 offrent différents avantages par rapport aux casse-trame connus. En particulier, la zone de réponse des dispositifs tâteurs peut être limitée à des phases ou des sec- tions quelconques de l'insertion de la trame et à l'opération de tensionsubséquente et ce, uniquement par une conception correspondante de la construction et une disposition sur la machine à tisser. La surveillance de l'insertion de la trame et de la phase de tension subséquente est considérablement plus simple par la forme, visible à la figure 10 b), du signal de fil en tant qu'impulsion individuelle cohérente. Cette forme résulte du fait que le mouvement longitudinal du fil de trame, qui s'effectue dans la première phase, se transforme sans lacune en un mouvement transversal, qui est produit nécessairement par la déviation du levier de tension. Le réglage précis du signal de contrele est ainsi considérablement facilité. L'émission de signaux lors de la surveillance de la phase de tension est considérablement plus s re par le mouve- ment transversale nécessaire du fil de trame le long de l'orga- ne conducteur que dans le dispositif connu qui utilise le mou- vement de traction arrière. Par conséquent, la surveillance plus sûre tant de l'insertion de la trame que de l'opération de tension subséquente est rendue possible avec un seul dis- positif tàteur, simplement monté, uniquement par les construc- tions conformes à l'invention, décrites précédemment. Tous ces avantages interviennent en particulier dans les machines à tisser multicolores à navettes à griffes o un propre dispositif tâteur est prévu tous les deux à six fils de trame et o tous ces dispositifs tàteurs sont raccordés à un circuit de signaux commun. En utilisant les dispositifs tâteurs prédécrits, aucun signal de perturbation empêchant la percep- tion d'une cassure de fil de trame n'est déclenché danis ces machines par des fils qui ne sont pas prgts à la passe, car ces fils ne se trouvent pas dans la zone de réponse des dispo- sitifs tàteurs. Il faut encore citer ce qui suit pour expliquer la coopération du casse-trame conforme à l'invention avec la ma- chine à tisser. Le mouvement transversale du fil de trame est parti- culièrement important pour l'émission sûre de signaux lors de la surveillance de la phase de tension. Dans le cas d'un ré- glage "affilé" de la machine, en particulier des freins du fil, le mouvement du levier de tension peutprécisément suffire à compenser le morceau de fil se présentant au cours du retour du projectile, à tendre les morceaux de fil plissés et centrifu- géséventuellement lors du freinage du projectile et à produire une tension statique dans le fil de trame inséré. Le mouvement de traction arrière du fil de trame n'est en principe pas nécessaire, mais sert uniquement de sécurité contre les dis- persions statiques inévitables pendant le développement des processus précités. Le mouvement de traction arrière peut ne pas se produire pour les différentes trames, sans qu'il en résulte des défauts de tissage ou des perturbations fonction- nelles de la machine. Mais, des arrêts erronés se manifestent alors dans le casse-trame connu mentionré ci-avant, lequel uti- lise le mouvement de traction arrière pour l'émission de signaux. Contrairement à ce qui précède, dans le dispositif conforme à l'invention, le mouvenmt transversal du fil de trame conduit déJà à l'émission de signaux et ce mouvement transversal a lieu nécessairement indépendamment des éventualités lors de l'action des freins du fil. REVENDICATIONS 1. Casse-trame électronique adapté à une machine à tisser à navette à griffe comprenant un mécanisme de chasse, un mécanisme de réception doté d'organes pour freiner et rame- ner la navette à griffe dans une position définie de libéra- tion de fil, ainsi qu'un organe de tension disposé entre le mécanisme de chasse et un oeillet guide-fil fixe et par lequel le fil de trame est tendu et dévié pendant le retour de la navette à griffe, le casse-trame comportant un dispositif tateur situé dans la zone de déviation entre l'oeillet guide- fil et l'organe de tension pour le fil de trame et un disposi- tif de couplage commandé par la machine à tisser pour la pro- duction d'un signal de contrôle dont la durée détermine le temps de surveillance du fil de trame, caractérisé en ce que le dispositif tateur (6, 7, 8, 9) est muni d'un organe con- ducteur (1, ld) qui conduit le fil de trame (FO-F4) pendant la déviation dans une direction (R, R') transversalement au déve- loppement longitudinal du fil de trame; en ce que le dispositif tuteur (6, 7, 8, 9) comprend une première zone (ll-lld) et une deuxième zone (1212d) respectivement d'une sensibilité de réponse élevée et faible, de telle sorte que le fil de trame soit conduit le long de l'organe conducteur (1-1d) pendant la déviation et soit amené successivement de la première à la deuxième zone; et en ce que le dispositif de couplage (43) est réalisé de façon que le signal de contrôle recouvre un inter- valle de temps Jusq'au moins un peu avant la fin de la passe. 2. Casse-trame électronique selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'organe conducteur (1, la) est conçu simultanément comme un organe tàteur tactile pour le fil de trame et comprend deux sections successives (11, 12; lla, 12a) dont la première forme la première zone (11, lla) et dont la deuxième forme la deuxième zone (12, 12a). 3. Casse-trame électronique selon la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif tâteur {8) comprend un organe tàteur tactile (24) et un organe conducteur (lb, lc) disposé devant celui-ci et muni d'un bord conducteur (19,29) sur lequel le fil de trame se déplace pendant sa déviation et s'écarte ainsi de l'organe tàteur (24). 4. Casse-trame électronique selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le dispositif tâteur comprend, dans la direction de la passe (S), successi- vement, un oeillet guide-fil (20), un organe tâteur tactile (24) s'étendant transversalement au sens de la passe (S) et un organe conducteur (lb, lc) s'étendant transversalement au sens de la passe (S), le fil de trame (Fi) étant adjacent à l'organe tâteur (24) dans une première zone de la déviation, entrant en contact avec l'organe conducteur (lb, lc) dans une deuxième zone de la déviation et étant écarté de l'organe tâteur (24). 5. Casse-trame électronique selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'un dispositif tâteur (9.3 travaillant sans contact est muni d'un champ de mesure (M) et en ce que l'orga- ne conducteur (ld) conçu en forme de barre s'étend transversa- lement à travers le champ de mesure, de sorte que la partie de l'organe conducteur (ld) se situant à l'intérieur du champ de mesure définit la première zone (lld) et la partie se situant à l'extérieur du champ de mesure (M), la deuxième zone (12d). 6. Casse-trame électronique selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le dispositif de coupage (43) livre un signal de contrôle (KS) sous la forme d'une impulsion individuelle et comprend un dispositif (48) pour régler la fin du signal de contrôle (KS).