La présente invention concerne des éléments de construction tridimensionnefs, du type comprenant six parois moulées constituant respectivement le plafond, le plancher et les quatre faces latérales d'une cellule fermée. L'invention a trait également à un moule rotatif pour la fabrication de ces éléments et à un procédé pour leur manutention. On connatt des éléments de construction tridimensionnels de ce type, mais leur manutention présente généralement certaines difficultés du fait de leur poids et de leur encombrement qui peuvent être relativement importants. Le plus souvent, la manutention de ces éléments de grandes dimensions s'effectue au moyen d'engins de levage puissants et coûteux comme des grues par exemple. Or, si l'utilisation de tels engins se conçoit pour la construction d'immeubles, elle ne peut raisonnablement s'envisager pour la construction de maisons individuelles. En effet, leur amortissement ne serait pas possible et, de plus, leur poids les rendrait inutilisables par mauvais temps, ou bien alors nécessiterait la réalisation de voies spéciales qui devraient ensuite être démolies. La présente invention a pour but principal de remédier à ces inconvénients et, pour ce faire, elle a pour objet un élément de construction tridimensionnel du type susmentionné qui se caractérise essentiellement en ce que la paroi constituant le plancher comporte, sur sa face externe, au moins deux longrines qui sont directement incorporées à la cellule lors du moulage de cette dernier De plus, les longrines sont pourvues, à chacune de leurs extrémités, d'une bote de manutention, incorporée à la longrine lors du moulage de la cellule et qui est essentiellement constituée par un embout métallique creux prévu pour recevoir une broche solidaire d'un vérin de manutention. Grâce à cet ensemble de dispositions, on conçoit aisément que la manutention de la cellule peut se faire très facilement à l'aide de simples vérins, donc sans nécessiter de grue puissante et coûteuse. De plus, les longrines accroissent considérablement la rigidité de la cellule qui peut ainsi être réalisée avec des parois relativement minces. On notera enfin que les longrines servent non seulement à la manutention de la cellule mais qu'elles font également partie des fondations. En effet, les cellules selon l'invention peuvent être placées au sol sur de simples plots en béton prévus à cet effet pour supporter les longrines. Si ces longrines n'avaient pas été incorporées aux cellules, il aurait fallu les couler sur place, dans des rigoles ou dans des coffrages, ce qui est nettement plus coa- teux, sans compter les aléas du travail sur chantier. Pour fabriquer des éléments de construction tridimensionnels, on utilise généralement un moule rotatif, du type comprenant quatre parois métalliques sur lesquelles sont moulés successivement et à plat le plancher, une face la térale, le plafond et une autre face latérale de la cellule. Les deux faces latérales complétant la cellule sont préfabriquées séparément et mises en place aux deux extrémités du moule avant le moulage proprement dit. Un moule rotatif pour la fabrication d'un élément de construction selon l'invention est caractérisé en ce que la paroi correspondant au plancher de la cellule comporte des évidements prévus pour le moulage des longrines et est constituée par un fond mobile horizontalement, parallèlement à l'axe de rotation du moule, afin de permettre de sortir la cellule du moule une fois terminée. Grâce à cette disposition, la cellule peut être extraite du moule sans aucune difficulté, et ce à plat sur la paroi ayant servi au moulage du plancher et les longrines, après avoir au préalable légèrement écarté les trois autres parois du moule. Le procédé de manutention d'un élément de construction selon l'invention est essentiellement caractérisé en ce qu'il consiste à utiliser, pour soulever ou abaisser la cellule, au moins quatre vérins hydrauliques, pourvus chacun d'une broche susceptible de venir en prise dans un embout des longrines et prenant directement appui sur le sol. De préférence, chaque broche est verrouillée dans embout correspondant des longrines au moyen d'une clavette. La cellule est d'abord hissée, au moyen de ses quatre vérins hydrauliques de manutention, sur la plate-forme d'un camion équipé d'élargisseurs éclipsables destinés à supporter les longrines, afin d'être transportée de son lieu de fabrication vers le chantier de construction. Le camion est alors amené jusqu'à l'emplacement exact prévu pour la cellule, cette dernière étant ensuite déposée sur le sol au moyen de ses quatre vérins hydrauliques de manutention. Dans le cas où le chantier de construction n'est pas accessible par une route carrossable, la cellule est transférée, à ltextrémité de la route carrossable et toujours au moyen de ses quatre vérins hydrauliques de manutention, de la plate-forme du camion sur un véhicule tout terrain à chenilles, également pourvu d'élargisseurs éclipsables pour supporter les longrines et qui est amené directement à l'emplacement exact prévu pour la pose de la cellule. La cellule est mise en place au sol sur de simples plots en béton prévus pour supporter les longrines, des chenillettes étant interposées entre ces plots et les longrines afin de permettre d'ajuster avec précision la position de la cellule grâce à des vérins auxiliaires de ripage, chenillettes qui sont ensuite retirées au moyen des quatre vérins hydrauliques de manutention lorsque la cellule est définitivement positionnée. Avantageusement, une charpente constituant un toit préfabriqué est mise en place sur la partie supérieure de la cellule lorsque celle-ci a été transférée sur le véhicule à chenilles. Il ressort de ce qui précède, que le procédé de manutention selon l'invention permet, sans l'intervention d'engins de levage puissants, donc de manière économique, de charger, de déplacer et de mettre en oeuvre de véritables tranches de maisons fabriquées et finies en usine, et ce quel que soit l'état des voies de desserte du chantier de construction ou l'état du terrain de construction lui-même. Une forme d'exécution de l'invention est décrite ci-après à titre d'exemple, en référence aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 est une vue de face en élévation d'un élément de construction tridimensionnel conforme à l'invention - la figure 2 est une vue en coupe de cet élément, suivant la ligne II-II de la figure 1 - la figure 3 est une vue partielle, en coupe et à plus grande échelle , suivant la ligne III-III de la figure 2 - la figure 4 est une vue en coupe suivant la ligne IV-IV de la figure 3;; - la figure 5 est une vue simplifiée, de face et en élévation, d'un moule rotatif pour la fabrication d'une chaule selon l'invention - la figure 6 est une vue en coupe longitudinale de ce moule, suivant la ligne VI-VI de la figure 5 - la figure 7 est une vue schématique illustrant la manière dont la cellule est extraite du moule - les figures 8 à 12 sont des vues schématiques illustrant les différentes phases de manutention de la cellule, depuis sa sortie du moule jusqu a son aire de stockage et de finition - la figure 13 est une vue de détail, à plus grande échelle et en perspective, illustrant la pose des vérins de manutention sur les longrines de la cellule - les figures 14 à 17 sont des vues schématiques illustrant la manière dont la cellule est chargée sur la plate-forme d'un semi-remorque - les figures 18 et 19 sont des vues schématiques illustrant le transfert de la cellule sur un véhicule tout terrain à chenilles - - la figure 20 est une vue schématique illustrant la pose d'un toit préfa- briqué sur le dessus de la cellule ; et, - les figures 21 à 24 sont des vues schématiques illustrant la mise en place de la cellule munie de son toit sur le lieu de la construction. L'élément de construction tridimensionnel représenté sur les figures 1 et 2 a la forme générale d'un parallélépipède rectangle et comprend six parois moulées en béton constituant respectivement le plafond 1, le plancher 2 et les quatre faces latérales 3 d'une cellule fermée 4. De telles cellules sont utili sées, de manière connue en soi, pour la construction de bâtiments préfabriqués, notamment de maisons individuelles, chaque cellule pouvant former une pièce complète d'habitation. Naturellement, chaque cellule est munie de toutes les ouvertures nécessaires pour les portes et fenêtres, et comporte par exemple, comme dans le mode de réalisation particulier représenté ici, une ouverture rectangulaire 5 dans chacune de ses petites faces latérales 3. Conformément à llinvention, la paroi de la cellule 4 constituant le plan- cher 2 comporte, sur sa face externe, deux longrines latérales 6 qui s'étendent sur toute la longueur de la cellule. Ces longrines 6 sont moulées en même temps que la cellule et font donc corps avec celle-ci. De plus, les longrines sont pourvues, à chacuae de leurs extrémités, d'une boite de manutention telle que celle qui est représentée en détail sur les vues en coupe des figures 3 et 4. Ces boites de manutention, dont le rôle apparaîtra plus clairement par la suite, sont également incorporées directement aux longrines lors du moulage de la cellule. Comme on peut le voir sur les figures 3 et 4, la boîte de manutention est essentiellement constituée par un embout métallique creux 7 à section rectangulaire, dont une extrémité débouche sur la face avant de la longrine, tandis que l'autre extrémité est obturée par une plaque soudée 8. Cet embout rectangulaire 7 est destiné à recevoir une broche de forme correspondante solidaire d'un vérin de manutention, ainsi que cela sera expliqué plus en détail par la suite. L'embout 7 est fixé, par exemple par soudage, à des montants verticaux 9 supportés par une embase rectangulaire 10 qui affleure à la partie inférieure de la longrine 6. La boîte de manutention est complétée par deux tronçons de tube cylindrique 11, soudés de part et d'autre de l'embout 7 et qui communiquent avec l'intérieur de celui-ci. Ces deux tronçons de tube 11 débouchent respectivement sur les deux faces latérales de la longrine et sont destinés à recevoir une clavette assurant le verrouillage de la broche à l'intérieur de l'embout, comme cela sera également expliqué par la suite. Si l'on se réfère maintenant aux figures 5 et 6, on peut voir un moule rotatif destiné à la fabrication de la cellule représentée sur les figures 1 et 2. Ce moule rotatif comprend tout d'abord un bâti rigide essentiellement constitué par des montants circulaires 12 en forme d'anneaux, au nombre de quatre dans l'exemple décrit ici, qui sont soutenus à leur partie inférieure par deux groupes de rouleaux 13. Le bâti du moule est ainsi mobile en rotation autour de son axe longitudinal, grâce à un moteur d'entraînement schématisé en I4 et agissant sur l'un au moins des montants 12 par l'intermédiaire du rouleau 13 correspondant.A l'intérieur de ce bâti sont disposées quatre parois métalli ques, à savoir : une paroi inférieure 15, une paroi supérieure 16 et deux parois latérales 17, sur lesquelles sont moulées successivement et à plat quatre faces se faisant suite de la cellule 4. Dans l'exemple décrit ici, il s'agit respectivement du plancher 2,d'une des grandes faces latérales 3, du plafond 1 et de l'autre grande face latérale de la cellule. La paroi supérieure 16 et les deux parois latérales 17 sont mobiles sous l'action de vérins hydrauliques tels que 18 et peuvent ainsi être légèrement rapprochées ou écartées de l'axe du moule afin de faciliter le démoulage de la cellule 4. Quant à la paroi inférieure 15, qui correspond au plancher 2 de la cellule 4, elle est mobile horizontalement, parallèlement à l'axe de rotation du moule, grace à deux rails 19 coopérant avec deux groupes de rouleaux 20 prévus à cet effet à l'intérieur du moule, et constitue ainsi un fond mobile pour le moule. De plus, dans ce fond mobile sont prévus deux évidement longitudinaux permettant de mouler les longrines 6 en même temps que le plancher 2 de la cellule 4. Il va de soi qu'avec un tel moule rotatif, on ne peut mouler à plat que quatre faces de la cellule 4. Ainsi, dans l'exemple particulier décrit ici, les deux petites faces latérales 3, c'est-à-dire celles comportant les ouvertures 5, sont préfabriquées séparément et mises en place aux deux extrémités du moule avant le moulage proprement dit de la cellule. Ceci étant fait, on commence par exemple par mouler le plancher 2 et les longrines 6, dans lesquelles sont préalablement incorporées les boîtes de manutention, avec lemoule rotatif dans la position représentée sur les figures 5 et 6. Après la prise du béton et son séchage, on fait tourner le moule d'un quart de tour, dans un sens ou dans autre, au moyen du moteur d'entraînement 14, et on moule alors l'une des grandes faces latérales de la cellule à plat sur la paroi latérale correspondante 17 du moule.On procède ensuite de la même manière pour le plafond 1 et l'autre grande face latérale de la cellule, en faisant tourner à chaque fois le moule d'un quart de tour, jusqu'à ce que toutes les faces de la cellule soient moulées. Finalement, par une dernière rotation de 90 , on ramène le moule dans sa position de départ, c'est-à-dire comme représenté sur les figures 5 et 6. Lorsque le moulage de la cellule 4 est terminé, la paroi supérieure 16 et les parois latérales 17 du moule sont écartées des faces correspondantes de la cellule au moyen des vérins 18. La cellule 4 est alors entièrement supportée par le fond mobile 15 du moule, de sorte que son extraction ne présente aucune difficulté. I1 suffit en effet pour cela de tirer sur le fond mobile 15 au moyen d'un treuil 21 prévu à cet usage, comme représenté sur la figure 7. Ce faisant, le fond mobile portant la cellule roule d'abord sur les rouleaux 20 du moule, puis sur des rouleaux 22 disposés sur le sol dans le prolongement des rouleaux 20 et sort ainsi très facilement du moule. On notera par ailleurs qu'un second treuil 23 est prévu de l'autre côté du moule rotatif, pour permettre la réintroduction du fond mobile à l'intérieur du moule. On va maintenant décrire, en se référant plus particulièrement aux figures 7 à 12, les différentes phases de manutention de la cellule 4, depuis sa sortie du moule jusqu'à son aire de stockage et de finition. Comme représenté sur la figure 7, le fond mobile 15 supportant la cellule 4 est d'abord amené directement au moyen du treuil 21 sur un chariot de transfert 24 qui est également pourvu de rouleaux 25 à sa partie supérieure pour recevoir les rails 19 du fond mobile. Ce chariot de transfert 24 est équipé de roues 26 coopérant avec des rails de guidage 27, et il est susceptible de se déplacer de manière autonome le long de cette voie de transfert grâce à un moteur d'entraînement 28. Le chariot de transfert automoteur 24, portant le fond mobile 15 et la cellule 4, est alors amené à un poste dit de démoulage où la cellule est séparée du fond mobile. Pour ce faire, il est prévu quatre vérins hydrauliques 29 à action verticale, visibles sur les figures 8 à 10, pourvus chacun à leur extrémité supérieure d'un ergot latéral 30. Ces quatre.vérins sont également susceptibles de pivoter de 90" autour de leur axe vertical et ils sont normalement escamotés dans le sol avec les ergots 30 disposés parallèlement à la direction longitudinale du chariot 24. Lorsque le chariot de transfert 24 est correctement positionné au niveau du poste de démoulage, les vérins 29 sont actionnés vers le haut, puits tournés de 90 , de manière que les ergots 30 viennent en prise sur la partie inférieure des longrines 6 de la cellule, par l'intermédiaire de tales prévues à cet effet lors du moulage, grâce à des évidements ménagés dans le fond mobile 15 pour le passage- des ergots. Les vérins 29 sont ensuite à nouveau actionnés vers le haut, ce qui permet de soulever la cellule 4 par rapport au fond mobile 15, comme -représenté sur la figure 8. On peut alors très facilement oter le fond mobile en le tirant simplement sur-des rouleaux 31 au moyen d'un treuil 32, comme illustré par la figure 9. Une fois dégagé, le fond mobile 15 peut être ramené immédiatement vers le moule rotatif, par exemple au moyen d'un pont roulant, afin de permettre le moulage d'une autre cellule. Pendant que la cellule 4 est encore soutenue au-dessus du chariot de transfert 24 par les quatre vérins 29, des boggies 33 sont introduits sous la cellules, comme illustré par les figures 9 et10. Ces boggies 33, qui sont au nombre de quatre, sont reliés-deux à deux par des barres d'accouplement 34 et coopèrent avec deux tronçons de rail 35 prévus à cet effet sur le dessus du chariot. Lorsque les -boggies sont en place, les vérins 29 sont escamotés et la cellule 4 repose alors sur le chariot, uniquement par l'intermédiaire de ces boggies. Le chariot 24, qui porte maintenant la cellule 4 équipée de ses quatre boggies 33, est ensuite amené à l'extrémité de la voie de transfert 27, comme représenté sur la figure 11. A l'extrémité de cette voie 27 se trouve une voie perpendiculaire 36 sur laquelle se déplace un second chariot de transfert automoteur 37. Ce second chariot 37 est susceptible de desservir plusieurs voies de stockage et de finition, telle que celle représentée en 38 sur la figure 11, et comporte également deux tronçons de rail 39 pour recevoir les boggies 33 supportant la cellule 4. La cellule est donc d'abord transférée du chariot 24 sur le chariot 37, puis de là sur l'une des voies de stockage 38, au moyen d'un treuil tel que 40. Au fur et à mesure que les cellules arrivent sur la voie de stockage 38, elles sont reliées les unes aux autres par des barres d'accouplement 41, comme représenté sur la figure 12, de manière à former un train unique. De plus, il est prévu un vérin hydraulique 42, agissant sur un palonnier 43 et qui permet de faire avancer périodiquement le train de cellules d'une distance fixe sur la voie 38, afin d'assurer le positionnement correct de la première cellule du train sur son aire de chargement. Les diverses opérations de finition, telles que pose des portes et fenêtres revêtements intérieurs, plomberie, équipement électrique, peintures, etc peuvent être effectuées très facilement pendant que les cellules se trouvent sur la voie de stockage 38. On notera en outre que ces opérations de finition n'empêchent pas de déplacer les cellules suivant les besoins de la fabrication ou de la livraison, puisqu'elles reposent encore sur leurs boggies 33. Chaque cellule 4 arrive ainsi entièrement terminée au poste de chargement, d'où elle est évacuée vers le chantier de construction. Pour ce faire, et conformément à l'invention, la cellule est d'abord équipée de quatre vérins hydrauliques de manutention à double effet 44, comme représenté sur la figure 13. Ainsi qu'on peut le voir sur cette figure, le corps de chacun des vérins 44 est solidaire d'une broche à section rectangulaire 45, venant s'emboîter dans l'embout de forme correspondante 7 de la bote de manutention qui a été prévue lors du moulage de la cellule à chaque extrémité des deux longrines 6. La broche 45 est verrouillée dans l'embout 7 au moyen d'une clavette 46, introduite à force dans les tronçons de tube 11 de la boîte de manutention et venant en prise dans une ouverture de la broche. De plus, les vérins sont reliés ensemble deux par deux au moyen d'une poutre de liaison 47 assurant leur écartement correct. Les quatre vérins 44 se trouvent ainsi solidement fixés à la cellule, et ce en position verticale, avec leurs pistons 48 dirigés vers le bas. L'alimentation en fluide sous pression de ces vérins se fait à partir d'un groupe hydraulique prévu au niveau du poste de chargement, par l'intermédiaire de liaisons souples et de distributeurs, ce qui permet, si besoin est, d'actionner l'un quelconque des vérins ou bien les quatre en même temps. Lorsque les quatre vérins 44 sont correctement assemblés à la cellule, avec les poutres de liaison 47, on les actionne simultanément au moyen du groupe hydraulique prévu à cet effet. Ce faisant, les extrémités des pistons 48 prennent directement appui sur le sol et provoquent ainsi le soulèvement de la cellule, comme représenté sur la figure 14 où l'on peut voir également que l'ouverture 5 de la cellule est maintenant pourvue d'une fenêtre 49 mise en place sur la voie de stockage et de finition 38. On peut alors très facilement retirer les boggies 33, devenus inutiles et qui sont récupérés pour être réutilisés dans la chaîne. On notera par ailleurs que les poutres de liaison 47 permettent d'abserber, si besoin est, les réactions qui peuvent se produire lors du soulèvement de la cellule. On va maintenant décrire, en se référant plus particulièrement aux figures 15 à 24, les différentes phases du procédé selon l'invention de manutention de la cellule, depuis le poste de chargement jusqu'à sa pose. sur le chantier de construction. La première opération consiste à introduire la plate-forme 50 d'un camion semi-remorque 51 sous la cellule 4, suivant son axe longitudinal, pendant qu'elle est maintenue au-dessus du sol par les vérins 44, comme illustré par la figure 15. Pour ce faire, la largeur de la plate-forme 50 doit naturellement être inférieure à l'écartement des vérins. De plus, cette plate-forme est équipée d'élargisseurs éclipsables 52, dont le rôle apparaitra plus clairement parla suite et qui sont rentrés pour permettre son introduction sous la cellule. Lorsque la plate-forme 50 est correctement positionnée sous la cellule 4, on sort les élargisseurs 52 et on relève les vérins 44. Les longrines 6 de la cellule viennent alors prendre appui sur les élargisseurs 52, comme représenté sur les figures 16 et 17. Les vérins 44, en position rétractée, ainsi que les poutres de liaison 47, restent en place sur la cellule et on procède simplement au désaccouplement du groupe hydraulique de commande. La cellule ainsi équipée. est ensuite transportée, au moyen du semi-remorque 51, vers le chantier de construction. On notera que pendant ce transport, la cellule est supportée uniquement par l'intermédiaire des longrines qui présentent évidemment une résistance accrue par rapport au reste de la cellule. Très souvent, le chantier de construction n'est pas directement accessible par une route carrossable. De plus, le terrain de construction lui-même est parfois impraticable pour un semi-remorque, par exemple par suite du mauvais temps. Dans ce cas, et conformément à l'invention, la cellule est transférée, à l'extrémité de la route carrossable, de la plate-forme 50 du semi-remorque 51 sur un véhicule tout terrain 53, comme illustré par les figures 18 et 19. Ce véhicule 53 est équipé de chenilles 54 qui lui permettent de se déplacer pratiquement partout et par tous les temps, et il est également pourvu d'élargisseurs éclipsables 55. Pour assurer le transfert de la cellule sur l'engin à chenilles 53, on commence par actionner les vérins 44 vers le bas, au moyen d'un autre groupe hydraulique prévu à cet effet, de manière à soulever la cellule par rapport à la plate-forme 50. Les élargisseurs 52 sont alors rentrés et le semi-remorque 51 repart vers l'usine chercher uneautre cellule. On notera encore ici que grâce aux élargisseurs éclipsables 52, le semi-remorque peut rentrer à l'usine en largeur normale, ce qui est un avantage important. Simultanément, l'engin à chenilles 53, qui est par exemple commandé à distance au moyen d'une boîte à boutons, est introduit sous la cellule avec ses élargisseurs 55 rentrés, comme représenté sur la figure 18. Lorsque cet engin est correctement positionné sous la cellule, on sort les élargisseurs et on relève à nouveau les vérins 44. La cellule vient ainsi prendre appui sur les élargisseurs 55 par l'intermédiaire de ses longrines, comme représenté sur la figure 19. On peut alors avantageusement, à ce stade de la manutention, mettre en place sur la cellule une charpente 56, comme représenté sur la figure 20.Cette charpente 56, qui constitue un toit préfabriqué, est amenée de l'usine au moyen d'un autre semi-remorque 57 spécialement conçu à cet usage. La pose de la charpente 56 sur le dessus de la cellule 4, alors supportée par l'engin à chenilles 53, se fait sans aucune difficulté, grâce à une grue légère 58 équipant le semi remorque 57. Le ou les conduits de fumée éventuels peuvent également être mis en place de la même manière sur la charpente 56,ainsi que les matériaux de toiture. L'ensemble ainsi constitué est ensuite acheminé directement vers le chantier de construction, jusqu'à l'emplacement exact prévu pour la pose de la cellule, au moyen du seul engin à chenilles 53. Comme on peut le voir sur les figures 21 à 24, qui illustrent la pose de cette cellule, les fondations sur le chantier de construction se réduisent à de simples plots en béton 59 destinés à supporter les longrines des cellules. Après avoir positionné aussi exactement que possible le véhicule 53 à l'emplacement requis entre les plots 59, comme représenté sur la figure 21, on actionne simultanément vers le bas les quatre vérins de manutention 44 au moyen d'un nouveau groupe hydraulique prévu sur le chantier de construction. Ce faisant, les extrémités des pistons 48 prennent directement appui sur les plots en béton 59 et provoquent ainsi le soulèvement de la cellule 4. On peut alors, après avoir rentré les élargisseurs 55, dégager le véhicule 53 de dessous la cellule pour lui faire effectuer une nouvelle opération de transport. Lorsque le véhicule 53 a été dégagé, on descend la cellule sur les plots 59 prévus à cet effet, toujours au moyen des vérins 44. Cependant, pour permettre d'ajuster ensuite avec précision la position de la cellule, on interpose au préalable des chenillettes 60 entre les longrines 6 et les plots 59, comme représenté sur la figure 22. La mise en place définitive de la cellule peut alors se faire très facilement, comme représenté sur la figure 23, au moyen de vérins auxiliaires de ripage 61, prenant respectivement appui sur les plots 59 et sur les faces internes des longrines 6. Une fois la cellule 4, munie de son toit 56, définitivement en place, on retire les chenillettes 60 en soulevant légèrement la cellule avec les vérins 44, comme représenté sur la figure 24. I1 ne reste plus alors qu a retirer ces vérins 44, ainsi que les poutres de liaison 47, après avoir désaccouplé le groupe hydraulique du chantier. L'ensemble de manutention est ensuite réexpédié à l'usine pour être réutilisé sur une autre cellule. On notera qu'au repos, les extrémités des pistons 48 sont en retrait d'environ 2 cm par rapport au dessous des longrines, de sorte que le déclavetage des broches des vérins ne présente aucune difficulté. Ainsi, grâce au procédé de manutention selon l'invention, on peut, sans engins de levage puissants et coûteux, charger, déplacer et mettre en oeuvre de véritables tranches de maisons fabriquées et finies en usine, et ce quel que soit l'état des voies de desserte du chantier de construction ou l'état du terrain de construction lui-même. I1 va de soi cependant que lorsque le chantier de construction est accessible par une route carrossable et que le terrain lui-même est praticable, l'engin spécial à chenilles 53 devient inutile. Dans ce cas, il suffit évidemment-d'amener directement la plate-forme 50 du semi-remorque 51 à l'emplacement requis entre les plots 59, et de déposer ensuite la cellule sur ces plots, comme décrit plus haut en regard des figures 21 à 24. On notera par ailleurs que le procédé de manutention selon l'invention est rendu possible grâce aux longrines et à leurs botes de manutention, qui ont été incorporées à la cellule lors de son moulage. Ces longrines sont en outre très intéressantes du point de vue économique, puisqu'elles font partie des fondations et qu'ainsi il suffit de prévoir, sur le chantier de construction,de simples plots en béton destinés à les recevoir. On notera enfin que la présence des longrines accroît considérablement la rigidité de la cellule et que cele-ci peut donc être réalisée avec des parois relativement minces, sans que cela présente de risque lors de son transport ou de sa manutention. REVEND ICAT ION Moule rotatif pour la fabrication d'un élément de construction tridimentionnel à six faces, du type comprenant quatre parois métalliques sur lesquelles sont moulés successivement et à plat le plancher, une face latérale, le plafond et une autre face latérale de la cellule, ledit moule étant caractérisé en ce que la paroi correspondant au plancher de la cellule est constituée par un fond mobile horizontalement, parallèlement à l'axe de rotation du moule, sur lequel la cellule terminée est évacuée du moule après avoir préalablement écarté les trois autres parois de ce moule.