L'invention concerne un dispositif de mouillage pour machines à imprimer en offset, comportant un rouleau mouilleur qui plonge partiellement dans le bac à eau, au moins deux autres rouleaux mouilleurs qui transportent le liquide de mouillage jusqu'à un cylindre porteplaques et un organe essoreur réglable par zones. Des dispositifs de mouillage de ce genre, connus par exemple par le DE-AS NO 1 1-27 370, sont utilisés entre autres sur des machines à imprimer en offset dont les cylindres porte-plaques peuvent être garnis de deux ou plusieurs plaques d'impression côte à côte, mais dans lesquelles, pour des produits plus étroits, on travaille avec une seule plaque d'impression en largeur. En pareil cas, on règle avec une force maximale les organes essoreurs situés hors de la largeur de la plaque d'impression. Malgré cela du liquide de mouillage en excès s'accumule sur le cylindre porte-plaques dans les zones qui n'impriment pas et sui les parties correspondantes des rouleaux mouilleurs, ce qui est nuisible pour l'impression, en particulier le long des bords adjacents aux zones qui n'impriment pas. Or, il est apparu que, même une racle ou un rouleau essoreur réglés avec la force maximale laissent passer du liquide de mouillage au bout d'un certain temps de fonctionnement de la machine à imprimer et ce, dès qu'en service,l'interstice à peu près triangulaire entre la racle ou le rouleautessoreur, d'une part, et la surface adjacente du rouleau mouilleur, d'autre part, se remplit de liquide de mouillage. En partant de cela, l'invention a pour but de fournir un dispositif de mouillage qui, même lorsqu'on imprime avec un cylindre porte-plaques seulement partiellement garni de plaques cn direction axiale, évite une accumulation indésirable de liquide de mouillage sur les zones du cylindre portc-plaques qui n'impriment pas. Ce problème est résolu grâce au fait que dans la surface du rouleau mouilleur qui coopère avec l'élément essoreur est prévu au moins un creux destiné à recevoir du liquide de mouillage et que le rouleau mouilleur est suivi, dans le sens du transport, d'au moins un autre rouleau mouilleur. Dans l'application de l'invention, le rouleau mouilleur muni du ou des creux absorbe à chaque tour le liquide de mouillage qui s'accumule dans l'inter s- tice à peu près triangulaire entre le rouleau mouilleur et l'organe essoreur et cède ce liquide dans la suite de sa rotation.Le ou les creux qui arrivent à la ligne de contact entre le rouleau mouilleur et l'élément essoreur peuvent donc, à chaque tour du rouleau mouilleur, absorber du liquide de mouillage et l'évacuer, de sorte que l'on évite efficacement l'accumulation indésirable d'un coin de liquide de mouillage dans ledit interstice triangulaire. Dans les zones où l'élément essoreur est réglé avec la force maximale, il ne peut donc passer que des traces de liquide de mouillage sous l'organe essoreur, Toutefois, on a également besoin d'une telle quantité minimale de liquide de mouillage sur les zones des rouleaux encreurs et du cylindre porte-plaques qui n'impriment pas, afin d'éviter un fonctionnement à sec. En prévoyant au moins un rouleau mouilleur à la suite du rouleau mouilleur muni du ou des creux, on arrive à uniformiser le film de mouillage appliqué sur le cylindre porte-plaques. A cet effet, selon un mode d'exécution de l'invention, le creux peut être une rainure dépouillée. Grâce à la distribution poussée que l'on obtient ainsi, même si un seul rouleau mouilleur est placé à la suite,on peut obtenir une uniformisation de la couche de liquide de mouillage. Bien entendu, il est possible aussi de placer, à la suite, plusieurs rouleaux mouilleurs comprenant de préférence un rouleau distributeur ; il n'est pas absolument nécessaire, alors, que l'entrainement se fasse à des vitesses différentes. La description qui va suivre en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 est une élévation latérale schématique d'un dispositif de mouillage selon l'invention. La figure 2 est une vue du dispositif de mouillage dans le sens de la flèche II de la figure 1. Les figures 3 et 4 sont deux vues du rouleau mouilleur de la figure 1. La figure 5 est une vue d'un autre rouleau mouilleur. La figure 6 est une vue correspondant a la figure 1, montrant un deuxième exemple d'exécution. La figure 7 est une coupe d'un organe essoreur tournant. La figure 8 est une vue partielle d'un autre rouleau mouilleur. La figure 9 est une coupe d'un qua trième mode d'exécution de rouleau mouilleur. Sur la figure 1, on a désigné par 1 le cylindre porte-plaques qu'il s'agit de mouiller. Contre ce cylindre s'applique un rouleau mouilleur 2, servant de rouleau applicateur et présentant une surface élastique, par exemple de caoutchouc durci. Le rouleau mouilleur 2 peut être entrainé de force par le cylindre porte-plaques par l'intermédiaire d'une transmission ou bien être dépourvu d'entrainement propre et donc entraîné par frottement. Le rouleau mouilleur 2 coopère à son tour avec un autre rouleau mouilleur 3 et présente une surface métallique encrifuge, par exemple une surface chromée. Le rouleau mouilleur 3 est entrainé par un moteur d'entraînement 4 à une vitesse superficielle différente de celle du cylindre porte-plaques 1 et donc de celle du rouleau mouilleur 2. Au lieu d'un moteur, il peut aussi dépendre directement de l'entrainement principal de la machine, avec interposition d'une transmission, de préférence réglable de façon continue. Le rouleau mouilleur 3 constitue ainsi un rouleau distributeur. En outre, il peut encore être conçu pour pouvoir effectuer un mouvement de va-et-vient en direction axiale, de manière connue en soi et non représentée plus en détails. Le rouleau mouilleur 3 est en contact avec un autre rouleau mouilleur 5 qui plonge légèrement dans le liquide de mouillage 6 d'un bac à liquide 7 et présente à nouveau. une surface élastique, par exemple de caoutchouc durci. Le rouleau mouilleur 5 est également entraîné au moyen d'un moteur 8 pouvant être réglé à différentes vitesses. Au lieu de cela, il peut aussi dépendre de l'entraInement principal de la machine, avec interposition d'une transmission à rapport de transmission variable. Contre la surface du rouleau mouilleur 5 peut être appliquée une racle désignée par la référence générale 9. Comme on le voit sur la figure 2, la racle est formée de plusieurs tronçons 9a à 9h. Tous les tronçons de racle 9a à 9h sont fixés de façon détachable à un support 11, au moyen de vis 10. Sur le support li sont en outre montés, au moyen de paliers 12, des leviers de réglage 13 dont le nombre correspond à celui des tronçons de racle. Chaque levier de réglage 13 peut être appliqué avec une force plus ou moins grande contre le rouleau mouilleur 5, au moyen d'un goujon de réglage 14.. Les goujons de réglage peuvent être réglés individuellement de manière en ellemême connue, manuellement ou au moyen de dispositifs automatiques de réglage. Il est donc possible d'appliquer certains tronçons de racle plus fortement contre le rouleau mouilleur 5 que certains autres. Dans le rouleau mouilleur 5 est taillée une rainure 15 formant un creux et parallèle à l'axe longitudinal A-A du rouleau mouilleur 5. Comme on peut le voir sur la figure 1, la rainure a une section à peu près rectangulaire. En service, si le rouleau mouilleur 5 tourne dans le sens de la flèche a, il entrain avec lui du liquide de mouillage tiré du bac à liquide 7. Ce liquide est normalement raclé par les différents tronçons de racle 9a à 9h, en quantités qui diffèrent légèrement, selon le sujet. Le liquide de mouillage qui reste sur le rouleau mouilleur 5 arrive ensuite à la ligne de contact entre celui-ci et le rouleau mouilleur 3 qui tourne habituellement à une vitesse plus grande et le liquide est distribué le long de cette ligne de contact. Une nouvelle distribution a lieu lorsque le liquide de mouillage est transmis du rouleau 3 au rouleau 2 qui applique le liquide sur le cylindre porte-plaques 1. Si maintenant, comme le montre la figure 2, une seule plaque d'impression 1o est fixée sur le cylindre porte-plaques 1, de sorte qu'il reste de part et d'autre de cette plaque des zones 17a, 17b qui n'impriment pas, il serait amené une trop grande quantité de liquide de mouillage aux zones 17a et 17b du cylindre porte-plaques 1 si le dispositif de mouillage était constitué de façon usuelle, ce liquide rejaillirait alors d'une part et formerait d'autre part, dans les zones marginales de la plaque d'impression 16, une émulsion d'encre contenant trop de liquide de mouillage.Ce phénomène peut être attribué au fait qu'il s'accumule dans le coin triangulaire entre la surface adjacente du rouleau 5 et la racle 9, une plus grande quantité de liquide de mouillage qui, malgré l'application la plus forte des tronçons de racle 9a, 9b et 9q, 9h passe au-dessous de ces tronçons et arrive donc, par l'intermédiaire des rouleaux mouilleurs 3 et 2, sur le cylindre porte-plaques 1. Cependant, lorsqu'on applique l'invention, la rainure 15 arrive à chaque tour du rouleau mouilleur 5 une fois sous la racle 9 et fait disparaitre le coin de liquide de mouillage dans l'interstice entre le rouleau mouilleur 5 et la racle 9. Le liquide de mouillage pénètre dans la rainure 15 dont le bord postérieur, dans le sens de la rotation, cause ainsi un effet de raclage sur la racle 9.Etant donné la forme rectangulaire de la section de la rainure 15 et la vitesse de rotation du rouleau mouilleur 5, habituellement relativement faible, cette rainure n'entraîne pas de liquide du bac à liquide 7 vers la racle 9 car elle se vide toujours lorsqu'elle est dirigée vers le bas. De ce fait, lorsque la rainure 15 est prévue dans le rouleau mouilleur 5, il ne peut presque pas passer de liquide au-dessous des tronçons de racle 9a, 9b, et et 9h. I1 faut pourtant qu'une petite quantité de liquide de mouillage passe, afin que les rouleaux mouilleurs 3, 2 et le cylindre porte-plaques 1 ne fonctionnent pas à sec dans les zones marginales qui n'impriment pas. Pour éviter que, lorsque le rouleau mouilleur 5 s'immobilise à l'arrêt de la machine dans une position où la rainure 15 est tournée vers le haut, du liquide de mouillage ne puisse rester dans celle-ci, la rainure 15 est conçue de telle sorte que sa profondeur x au milieu du rouleau mouilleur soit inférieure a la profondeur aux deux extrémités du rouleau. Comme le montre la figure 5, un rouleau mouilleur 17 peut aussi être muni d'un creux sous la forme d'une rainure hélicoldale 18. Dans ce cas, l'effet de raclage sur la racle 9 commence d'abord à une extrémité et se poursuit ensuite jusqu'à l'autre extrémité. L'exemple d'exécution de la figure 6 comporte à nouveau un rouleau mouilleur 20 à surface élastique qui plonge dans un bac à liquide 19 et est entraîné au moyen d'un moteur d'entraînement 21 qui peut être réglé à différentes vitesses. Le rouleau mouilleur 20 coopère avec un rouleau mouilleur 22 présentant une surface métallique encrifuge qui transmet le liquide de mouillage à un autre rouleau mouilleur 23 à surface élastique. Le rouleau mouilleur 23 peut être un rouleau applicateur. Dans le cas présent, il est de préférence entraîné de force à la vitesse circonférentielle du cylindre porte-plaques. Ou encore, à la suite du rouleau mouilleur 23 peuvent encore être disposés d'autres rouleaux mouilleurs. Le rouleau mouilleur 22, qui est entraîné de force par un moteur 24 réglable à différentes vitesses, à une vitesse superficielle différente de celle du rouleau mouilleur 23 et de préférence inférieure, présente une rainure 26 formant un creux et qui est dépouillée au moins à son bord postérieur dans le sens de rotation. Le rouleau mouilleur 22 coopère en outre avec un rouleau essoreur 25 à surface élastique. Comme le montre la figure 7, le rouleau essoreur 25 comprend un axe 27 sur lequel des éléments annulaires 28 peuvent être montés de façon fixe, plus précisément dans les zones où le cylindre porte-plaques n'est pas garni d'une plaque. Le rouleau essoreur 25 est porté a chaque extrémité par un levier 29, chaque levier étant monté de manière a pouvoir pivoter dans un palier 30 d'un support 31.Aux leviers 29 s'appliquent en outre des ressorts de rappel 32 qui maintiennent les leviers appliqués contre des goujons de réglage 33. Dans cet agencement aussi, la rainure 26 assure à nouveau pendant le fonctionnement du dispositif de mouillage qu'a chaque tour du rouleau mouilleur 22, le liquide de mouillage qui s'accumule dans l'interstice entre celui-ci et le rouleau essoreur 25 soit évacué. Gracie à la dépouille, on peut donner une dimension relativement petite a l'interruption de la surface du rouleau mouilleur 22, malgré une capacité suffisante de la rainure 26. La figure 8 montre un rouleau mouilleur 34 dans la surface duquel sont prévues plusieurs cavités réceptrices de liquide de mouillage 35, sous la forme de perçages, formant des creux. Chaque cavité 35 présente extérieurement un élargissement 36. Les extrémités des cavités 35 qui sont Lournées vers le centre du rouleau communiquent avec un tuyau d'écoulement 37. Dans l'exemple d'exécu- tion représenté, le tuyau d'écoulement 37 se compose de deux tronçons inclinés par rapport à l'axe longitudinal A-A et s'étendant chacun sur la moitié de la longueur du rouleau mouilleur 34,de sorte qu'a nouveau, si le rouleau 34 s'immobilise dans une position où les cavités 35 sont tournées vers le haut, le liquide de mouillage contenu dans ces cavités ainsi que dans le tuyau d'écoulement lui-même peut s'écouler vers l'extérieur.Si l'on donne une petite dimension aux cavités, il est possible de prévoir deux rangées de cavités réceptrices de liquide, situées dans la direction longitudinale du rouleau mouilleur 34 et, de préférence, décalées entre elles. Un rouleau mouilleur 34 ainsi conçu est,utilement, mis en oeuvre comme rouleau placé a la suite du rouleau du bac à liquide de mouillage. L'exemple d'exécution de la figure 9 comporte un rouleau mouilleur 38 sur le pourtour duquel est distribuée une pluralité de cavités réceptrices de liquide de mouillage, 39, en forme de godets, ce rouleau coopé rant,avec une racle 40. I1 est particulièrement avantageux qu'un rouleau mouilleur 38 de ce genre soit simplement muni de cavités réceptrices dè liquide dans les zones où l'on n'imprime pas. Ces zones sont souvent a position fixe, par exemple si la machine a imprimer est conçue de telle sorte que l'on imprime soit avec une plaque soit avec deux plaques en largeur. En pareil cas, il est de nouveau possible, pour l'impression avec deux plaques en largeur, de remplacer le rouleau mouilleur 38 par un autre rouleau mouilleur a surface ininterrompue. REVENDICATIONS 1.- Dispositif de mouillage pour machines à imprimer en offset, comportant un rouleau mouilleur qui plonge partiellement dans le bac à eau, au moins deux autres rouleaux mouilleurs qui transportent le liquide de mouillage jusqu'à un cylindre porte-plaques et un organe essoreur réglable par zones, dispositif caractérisé en ce que dans la surface du rouleau mouilleur (5, 22, 34, 38) qui coopère avec l'organe essoreur (9, 25, 40) est prévu au moins un creux (15, 18, 26, 35, 39) destiné à recevoir du liquide de mouillage et que le rouleau mouilleur est suivi, dans le sens de transport, d'au moins un autre rouleau mouilleur (2, 3, 22, 23). 2.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le creux est sous la forme d'une rainure (15, 26) s'étendant d'un bord à l'autre du rouleau. 3.- Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que la rainure (15) est parallèle à l'axe (A-A) du rouleau mouilleur (5). 4.- Dispositif selon la revendiçation 2, caractérisé en ce que la rainure (26) a une forme hélicoi- dale. 5.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que la profondeur de la rainure (15) est plus petite au milieu du rouleau mouilleur (5) qu'aux deux extrémités. 6.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 à 5, caractérisé en ce que la rainure (15) présente une section rectangulaire. 7.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 à 5, caractérisé en ce que la rainure (26) est dépouillée. 8.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les creux sont formés de multiples cavités réceptrices de liquide de mouillage (35, 39). 9.- Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce que par leur extrémité tournée vers le centre du cylindre, les cavités réceptrices de liquide de mouillage (35) sont raccordées a au moins un tuyau d'écoulement (37) conduisant à l'extréinité du rouleau. 10.- Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce que les creux sont constitués de cavités en forme de godets (39). 11.- Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce que les creux (39) sont disposés exclusivement dans les zones qui n'impriment pas et que le rouleau mouilleur (38) est monté de façon interchangeable. 12.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que le rouleau mouilleur (5, 22) présentant au moins un creux (15, 26) et le rouleau mouilleur (3, 23) qui fait suite dans lesens de transport sont entraînés à des vitesses différentes. 13.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que le rouleau mouilleur (5) muni d'au moins un creux (15) est un rouleau de bac à liquide de mouillage. 14.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que le rouleau mouilleur (22, 38) comportant au moins un creux (26, 39) est un rouleau distributeur coopérant avec le rouleau de bac à liquide de mouillage. 15.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 a 14, caractérisé en ce que l'organe essoreur (9, 40) est une racle. 16.- Dispositif selon l'une quelconque de revendications 1 à 15, caractérisé en ce que l'organe essoreur (25) est un rouleau essoreur pouvant être formé par assemblage de multiples éléments annulaires (28) pouvant être ioontès sur l'axe (27) du rouleau en des points désirés.