En radio-navigation, l'obtention d'une position necessite en général la connaissance de deux lignes de position appartenant respectivement à deux réseaux sécants. L'intersection de ces deux lignes de position fournit le point où se trouve le récepteur. Dans un système de radio-navigation hyperbolique, deux stations émettrices rayonnent deux ondes électromagnétiques en relation de phase, et les déphasages de propagation subis par ces deux ondes jusqu'à un-récepteur sont liés aux deux distances entre chacune des stations émettrices et le récepteur respective- ment. La comparaison des phases des deux ondes reçues fournit une information sur la différence des distances du récepteur aux stations émettrices. A toute valeur de cette information correspond donc une hyperbole de position. Chacun des réseaux d'hyperboles d'un système de radionavigation hyperbolique est donc constitué d'une famille d'hyperboles homofocales, ayant pour foyers communs deux stations émettrices. Il est habituel de donner à chaque hyperbole d'une famille un numéro qui corresponde de façon unique à une hyperbole et réciproquement. Ce numéro, ou coordonnée hyperbolique est le plus souvent relié à la grandeur physique qui définit le réseau hyperbolique : pour la comparaison de -phase, chaque hyperbole est définie par un nombre entier de tours de phase, et une fraction de tour de phase. La famille d'hyperboles comprend la médiatrice du segment de droite joignant les deux stations émettrices. La plupart du temps, l'identification numérique des hyperboles est faite de façon que cette médiatrice soit associée à nombre entier simple. on sait également que les mesures de phase se font en général à un nombre entier de tours de phase près. Ceci donne lieu à une ambiguïté sur la détermination de l'hyperbole de position sur laquelle se trouve le récepteur. Ce sont les chiffres les plus significatifs du numéro d'hyperbole qui manquent du fait de cette ambiguïté. Différentes techniques de lever d'ambigulté sont maintenant connues. On obtient alors suffisamment de chiffres sup plémentaires pour que les chiffres les plus significatifs encore manquants puissent être obtenus à l'estime. Il est en effet toujours possible de situer un récepteur de radio-navigation avec certitude dans une zone géographique suffisant grande, quelle que soit la vitesse de déplacement imprimée au récepteur. En admettant ainsi que l'ambiguité y soit levée jusqu'à un niveau suffisant, un récepteur de radio-navigation fournit donc deux informations H et H' qui peuvent être associes à deux lignes de position-dans deux réseaux respectifs. Les navigateurs qui disposent de telles informations définissent souvent un point visé, de coordonnées Ho et H'o, ainsi qu'un cap approximatif pour atteindre ce but. Dès que l'une des coordonnées Ho et H'o est donnée par le récepteur, le pilote la maintient constante jusqu'à atteindre le point visé. Si les coordonnées Ho et H'o sont hyperboliques, on obtient de cette façon une route telle que celle qui est illustrée sur la figure 1. Cette figure 1 est une vue en plan, du type d'une carte, illustrant schématiquement le déplacement d'un bateau dans un réseau d'hyperboles, vers un point visé. Très pratique, ce mode de pilotage souffre cependant d'un inconvénient : la plupart du temps, le navire doit suivre un parcours anguleux, ce qui a pour effet de rallonger les distances à parcourir. La présente invention a pour objet un procédé et un dispositif d'aide au pilotage dans un système de radio-navigation, qui permette pratiquement d'éliminer cet inconvénient. A partir de deux informations H et H' identifiant deux lignes de position appartenant respectivement à deux réseaux différents, le procédé d'ide à la navigation consiste à -- produire une combinaison linéaire E = p . (H - Ho) + q . (H' - H'o) des informations H et ', p et q étant des coefficients ajustables, et Ho et H'o identifiant un point visé, - agir sur les coefficients p et q pour établir l'une des deux conditions consistant à maintenir la valeur de la cQmbi- naison linéalre à rester nulle ou à maintenir le rapport des coefficients p et q à rester égal à une valeur particulière, et - afficher une information sur le maintien de l'autre de ces deux conditions, pour permettre la navigation en établissant cette autre condition. Dans un ensemble récepteur de navigation fournissant deux informations H et H' identifiant deux lignes de position appartenant respectivement à deux réseaux différents, l'aide au pilotage comprend : - un moyen d'introduç+aiondedeux valeurs Ho et H'o, identifiant un point visé, - deux soustracteurs pour fournir des informations H - Ho et H' - H'o respectivement, - un moyen pour produire au moins une combinaison linéaire E = p H', dans laquelle p et q sont des coefficients ajustables, - un moyen pour àåuster les coefficients p et q de fa çon à établir lTune des deux conditions consistant à maintenir la valeur de la combinaison linéaire à rester nulle ou à maintenir le rapport des coefficients p et q-à rester égal à une valeur particulière et un moyen d'affichage d'une information sur le maintien de l'autre de ces deux conditions, pour permettre la navigation en établissant cette autre condition. Une autre combinaison linéaire intéressante à produire selon l'invention est P = q . (H, - Ho) - p . (H' - H'o). Différentes variantes de l'invention existent suivant la manière dont est définie la valeur particulière du rapport des coefficients p et q. Dans un mode de réalisation, les coefficients p et q sont respectivement proportionnels à eos Q et - sin Q. La valeur de l'angle # est associée à la valeur du rapport des coefficients p et q, puisque ce rapport p/q est égal à - cotg Q. Des lieux géometrioues sont définis par les courbes E = constante et.P = constante. Dans ce mode e réalisation, faisant intervenir deux réseaux hyperboliques ces lieux géométriques peuvent être considérés localement comme obtenus à partir des hyperboles initiales au moyen d'une rotation d'un angle de Q. Les courbes constituant ces lieux géométricues seront dénommées ci--après pseudo-hyperboles. A cet effet, l'invention propose un dispositif électronique comprenant, en plus d'une source d'impulsions d'horloge - deux synthétiseurs à commande de multiplicateur et ayant même diviseur, recevant tous deux les impulsions d'horloge comme signaux d'entrée, - deux compteurs réversibles1 ayant même diviseur, respectivement couplés comme commande de multiplicateur aux deux synthétiseurs, - des moyens pour forcer de façon commandée dans les deux compteurs réversibles deux valeurs initiales respectivement, - les compteurs réversibles recevant chacun la sortie du synthétiseur qui est couplé à l'autre, l'un sur son entrée de -comptage, l'autre sur son entrée de décomptage. Les valeurs initiales forcées dans les deux compteurs étant H - Ho et H' - H'o, et ces deux compteurs ayant un diviseur égal à N, les valeurs E et P contenues respectivement dans le décompteur et le compteur varient selon les équations différentielles dE p --F.- dt N dP E - F. dt N Donc, à partir des conditions initiales, les variations de E et P sont respectivement :: F . t F . t E = (H - Ho) . cos - (H' - H'o) . sin F . t F . t P = (H - Ho) . sin + (H' - H'o) . cos N N L'angle # précédemment mentionné est alors égal F . t N -D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparattront à la lecture de la description détaillée qui va suivre, faite en référence aux dessins annexés, donnés uniquement à titre d'exemples non limitatifs, et sur lesquels - la figure 1, déjà citée, est une vue en plan schématisant une carte, pour illustrer le déplacement d'un bateau en utilisant les hyperboles dtun réseau, - la figure 2 est le schéma électrique de principe d'un dispositif électronique selon le mode de réalisation exposé plus haut, - la figure 3 est une vue en plan du même type que celle de la figure 1 illustrant l'utilisation des pseudohyperboles obtenues selon l'invention, - la figure 4 est le schéma électrique de réalisation correspondant au schéma de principe de la figure 2, et - la figure 5 est le schéma détaillé d'un exemple de réalisation des circuits 34 et 412 ou des circuits 35 et 413 de la figure 4. la description .détaillée porte sur le mode de réalisation mentionné plus haut, dans lequel les deux cqmbinaisons linéaires E et P sont exprimées à partir d'un point visé de coordonnées hyperboliques Ho et X'o, et les coefficients p et q sont des fonctions sinusoldales. Sur la figure 2, qui illustre le schéma de principe d'un circuit électronique selon ce mode de réalisation, deux informations binaires sont appliquées sur des lignes 10 et 20 respectivement ; ces informations binaires sont respectivement désignées par Eo et Po. Un premier compteur 11, agencé pour décompter, reçoit sur ses entrées parallèles de pré-positionnement les lignes 10 véhiculant l'information binaire Eo. Le premier compteur 11 possède un module égal à X, c'est-à-dire que la sortie de son étage de bit le plus significatif varie à une fréquence N fois plus faible que l'entrée - (moins) de décomptage, lorsque cette derniere reçoit un signal répétitif. Sur les-dessins, on représente en trait épais et avec des doubles flèches les lignes - plusieurs conducteurs, tandis que les lignes à un seul conducteur sont représentées en trait fin et avec une seule flèche Le contenu numérique du premier compteur 11, que l'on désigne par, esttransmis en parallèle comme commande de multiplicateur à un premier synthétiseur 12. On sait que, par rapport à -sa fréquence 'entrée, un synthétiseur fournit un signal de sortie ayant une fréquence dans le rapport m d étant un diviseur fixe, et m étant un multiplicateur, réglé une fois pour toutes, ou bien commandé. On sait aussi que la commande de multiplicateur d'un synthétiseur peut être faite au moyen d'un nombre contenu dans un compteur. Dans le cas présent, le synthétiseur 12 a un diviseur égal à N, c'est-à-dire à celui du compteur 11, et le multiplicateur est commandé par le contenu E de ce compteur 11. Une source de fréquence 1 fournit une fréquence F sous forme de signaux de type digital, cette fréquence F étant applicable de façon commandée notamment au synthétiseur 12. Par conséquent, la sortie du synthétiseur 12 est une fréquence F. E/N. Cette fréquence est appliauée à l'entrée + (plus) de comptage d'un second compteur 21, agencé pour compter en croissant, et ayant également un facteur de division égal à N. le second compteur 21 reçoit sur ses entrées en parallèle de pré-positionnement les informations binaires Po disponibles sur la ligne 20. Le contenu binaire du second-compteur 21, désigné par P, est transmis à un second synthétiseur 22, comme commande de multiplicateur. Le diviseur de ce synthétiseur est également X, et il reçoit à son entrée la fréquence F venant de la source de fréquence 1. Par conséquent, la sortie du synthétiseur 22 fournit une fréquence F . P/N, qui est appliquée à l'entrée (moins) du premier compteur 11. Par ailleurs, la sortie de la source de fréquence 1 est appliquée à un synthétiseur 30, suivi d'un autre compteur 31. Le synthétiseur 30 est réglé une fois pour toutes pour modifier sa fréquence d'entrée dans un rapport proche de 360 selon la précision désirée. Le compteur 31 a un module 2 . # . @ égal à 360. Le compteur 31 présente ainsi une entrée de com- mande de chargement X, permettant d'y introduire en parallèle une valeur initiale Qo. On comprendra que le premier compteur 11 et le second compteur 21 jouent un rôle d'intégration par rapport aux' fréquences de sortie du second synthétiseur 22 et du premier synthétiseur 12, respectivement. Il en résulte que les contenus E et P des compteurs 11 et 2t varient suivant les équations différentielles : dE P = - F . dt N dP E = F . dt N Si Ro et Po sont les valeurs des contenus des compteurs Il et 21 à un instant origine de temps t = o, les variations en fonction du temps des grandeurs E et P sont alors données par les équations Ft Ft E = Eo . cos - Po . sin N N Ft Ft P = Eo . sin - Po . cos N N De son côté, le compteur 31 intègre la fréquence d'horloge F suivant l'équation différentielle d # =F/N . dt. Par conséquent, le contenu # du compteur 31 s'écrit Q = F N En fait, on remarquera que les grandeurs E et P sont susceptibles de prendre alternativement des valeurs positives ou négatives. Ceci impliaue que les compteurs réversibles il et 21 soient tous deux capables de contenir une information de signe, agissant pour inverser les rôles des entrées de comptage et de décomptage, le signe étant aussi modifié à chaque remise à zéro du compteur réversible. Cela est facilement réalisable, mais peut être cause d'une difficulte quant à la continuité de l'intégration. C'est pourquoi la demanderesse a utilisé une variante de ce dispositif, illustrée sur la figure 4, que lton va décrire maintenant. les éléments communs aux figures 2 et 4 portent la m8me référence. Ces éléments sont en particulier la source de fréquence i, l'ensemble synthétiseur 30, (constitué sur la figure 4 d'un synthétiseur proprement dit 301, et d'un compteur de diviseur de fréquence 502), les compteurs 11 et 21, les synthétiseurs 12 et 22, ainsi que le compteur 31. Cependant, la source de fréquence 1 n'est plus suivie d'un interrupteur, le fonctionnement étant maintenant continu, comme on le verra plus loin. Sur la figure 4, l'information présente sur la ligne 10 est une information H-Ho obtenue au moyen d'un soustracteur binaire 15 à partir de l'information H fournie en temps réel par un récepteur de radio-navigation (non représenté), et de l'information de point visé Ho, affiché par exemple au moyen de roues à codage binaire, formant un dispositif d'affichage manuel 16. L'information H est par exemple renouvelée avec une période connue. De même, l'information présente sur la ligne 20 est une information H1-H1o obtenue au moyen d'un soustracteur binaire 25 à partir de l'information H' fournie en temps réel par un récepteur de radio-navigation, et de l'information de point visé E'o, donnée par le dispositif d'affiche e 26. La différence essentielle entre les dispositifs de la figure 4 et le dispositif de la figure 2 est constituée par la présence d'un compteur 40, diviseur de fréquence par 2o L'entrée - du compteur il et l'entrée + du compteur 21 restent connectées de la manière indiquée sur la figure 2, avec toutefois interposition de dispositifs de formation d'une impulsion 111 et 211 respectivement. Un tel dispositif, connu de 11 homme de l'art, a pour objet de transformer un front de montée ou de descente, disponible à la sortie d'un compteur ou d'un synthétiseur, en une impulsion susceptible d'être comptée par un autre compteur ou synthétiseur, ou de commander le pré-positionnement à une valeur choisie d'un compteur (entrées X des compteurs il et 21). Par ailleurs, l'entrée + du compteur il et l'entrée - du compteur 21 reçoivent toutes deux la sortie du diviseur par deux 40, à travers des dispositifs de formation d'impulsion 112 et 212 respectivement. On remarquera que la fréquence F/2 ainsi appliquée aux compteurs il et 21 se traduit par une sorte de polarisation de la grandeur d'entrée de ces compteurs, qui peut par suite prendre des valeurs positives ou négatives. Cette polarisation se répercute sur le contenu des compteurs 11 et 21, donc sur les grandeurs de commande respectives des synthétiseurs 12 et 22. Il en résulte que les grandeurs représentées B et P par les contenus des compteurs en question peuvent être positives ou négatives, compte tenu de cette polarisation. En d'autres termes, si l'on appelle maintenant E* le contenu réel du compteur réversible 11, la valeur prise pour E s'écrit alors E = E* - N/2 N étant la capacité du compteur 11 (ou facteur de division). De la même façon, pour le compteur réversible 21, ayant un contenu réel P*, P = P* - N/2 Par conséquent, le synthétiseur 12, commandé par E* fournit une fréquence de sortie F.E*/N, qui, à l'entrée du compteur réversible 21, est combinée avec F/2, pour donner : E @*/N E/@ F/@ (@* N/@) N Le compteur 21 reçoit donc bien finalement F/N (E* - N/2) = F E/N à son entrée, ce qui satisfait l'équation différentielle dP E dt @ @ @ N La même explication est valable pour le contenu réel P* du compteur 21. On prend P = * - N/2. P* Le compteur 11 reçoit alors - F du synthéti N seur 22, et + F/2, soit - #/N (P* - N/2) = - F # @/N, dE ce qui satisfait l'équation différentielle = F . P/N dt Par suite, sous la seule réserve que les conditions initiales Eo et Po des compteurs 11 et 21 soient telles que Eo2 + Po2 # les équations de la page 7 sont vérifiéesde façon continue par les grandeurs E et P. Sur la figure 4, le bit le plus significatif du compteur 31 est utilisé pour fournir le passage par zéro du comptéur St, sur une ligne 32, marquée Q = O, qui va aux entrées de commande de chargement I des compteurs 11 et 21. lorsque la ligne 32 est activée pour indiquer que le contenu Q du compteur 31 passe par la valeur zéro, les valeurs H - Ho et H' - H'o sont introduites dans les compteurs il et 21 respectivement. Par conséquent, les équations définissant les contenus E et P de ces compteurs s'écrivent : E = (H - Ho) . cos Q - (H1 - H'o) . sin Q P = (H - Ho) . sin Q + (H' - H'o) . cos e. On comprendra que la grandeur Q varie de zéro à 3600 en fonction du temps, de façon répétitive. Sur la figure 4, le contenu E* du compteur 11 est appliqué à un échantillonneur numérique 13, qui a par ailleurs une entrée de commande d'échantillonnage If. De même le contenu P* du compteur 21 est appliqué à un échantillonneur numérique 23, qui 2 aussi une entrée de commande d'échantillonnage If. Enfin, le contenu Q du compteur 31 est appliqué à un échantillonneur numérique 33, ayant encore une entrée d' échantillonnage L. le contenu Q du compteur 31 est également appliqué à deux comparateurs numériques à coincidence 34 et 35, qui sont réalisés de la manière illustrée sur la figure 5. Le comparateur 34 reçoit par ailleurs le contenu #M de l'échantillonneur 33. Le comparateur 35 reçoit par ailleurs une valeur GO d'un dispositif d'affichage manuel en décimal-codé-binaire 36. Sur la figure 4, le compteur 11 possède aussi une sortie de bit le plus significatif, marquée E = 0. Cette sortie est reliée a un ispositif de formation d'impulsion 411, demême que, sur la figure 5, les comparateurs 34 et 35 sont reliés respectivement à des dispositifs de formation d'impulsion 412 et 413. Un commutateur 42 permet de choisir la sortie de l'un des dispositifs 411 à 413, pour servir de commende d'échan- tillonnage sur les entrées L des échantillonneurs 13, 23 et 33. De cette façon, suivant la position du commutateur 42, on obtient l'un des modes de fonctionnement E = 0, # = #o, et # = #M. La valeur de la combinaison linéaire E, ainsi cue celle de P, qui est utilisée pour l'aide à la navigation est donc obtenue par échantillonnage de l'une des façons suivantes - ou bien E = C, la valeur affichée de l'angle Q étant alors celle qui correspond à la seudo-hyperbole E passant à la fois par la position présente du récepteur de radio-naviga- tion et le point visé de coordonnées hyperboliques Ho, X'o - ou bien une valeur déterminée de Q est fixée, cette valeur pouvant être réglée manuellement (40), @u encore être une valeur #M obtenue après un fonctionnement préalable avec la condition E = O. Les contenus # et P sont définis par les équa- tions suivantes H - Ho # = Arc tg H' - H'o il apparaît donc que la grandeur P constitue une indication sur la distance du mobile portant le récepteur de radio-navigation au point visé. La figure 3 illustre un exemple de pseudo-hyper- boles selon les deux familles E et P, obtenues à partir des deux réseaux d'hyperboles H et H' de la figure 1, dans ce mode J;' = 0. On voit que les pseudo-hyperboles E ont une di- rection générale qui est pratiquement la direction à suivre par le mobile, en llespèce un navire. Dans ce mode E = O, la valeur affichée de l'angle Q peut varier suivant la trajectoire du mobile. La navigation consiste à tendre à maintenir constante cette valeur affichée de l'angle Q. On remarquera que toute variation de l'angle # se traduit par un changement des réseaux de semi-hyperboles ç = constante et P = constante. Si la condition d'échantillonnage porte sur # (# = 8 ou Q = #M), il va de soi que le roseau de semi-hyperboles E reste le meme lorsque H et 7' varient avec le mouvement du mobile. La navigation consiste alors à tendre à maintenir égale à zéro la valeur affichée de E. La grardeur P étant représentative d'une distance, il est avantageux que sa valeur chantillonnée soit Positive. D'après les équations tonnées plus haut, à propos de la figure 2, la valeur de P est positive si E passe des valeurs négatives aux valeurs positives. La commande d'échantillonnage E = O est donc fournie avantageusement à partir du front montant de bit le plus significatif du compteur il de la figure 4, c'est-à-dire pour E* = N/2. la valeur de E* qui est échantillonnée dans l'échantillonneur 13 est appliquée à un dispositif de conversion numérique analogique et de visualisation 14. En raison de la "polarisationt' par N/2 du compteur Il, la partie de visualisation du dispositif 14 Peut comprendre un voltmètre, qui fonctionnera par rapport au milieu de sa pleine échelle, cette pleine échelle étant obtenue pour une valeur numérique égale à De la même manière, le contenu P* échantillonné dans l'échantillonneur 23 est appliqué à un dispositif de conversion numérique analogique et de visualisation 24, comprenant aussi un voltmètre gradué par rapport à sa demi pleine échelle, par exemple. Le contenu numérique # de l'échantillonneur 3@ est enfin appliqué à un affichage numérique 37. Plus particulièrement les e'chatillonreurs 23 et 33 peuvent être des mémoires à entrées parallèles ayant une entrée de commande de chargement If (SN 75 de Texas Instru mets). tes dispositifs 111, 112, 211, 212, 311, 411, 412 et 413 sont avantageusement constitués de multivibrateurs monostables. Les compteurs réversibles 11 et 21 peuvent être des c-r- cuits intégrés 8N 193 vendus par Texas Instruments. Les soustracteurs 15 et 25 sont des soustracteurs binaires, réalisés par exemple à l'aide des circuits intégrés SS 7483, vendus par Texas Instruments. Dans un mode de réalisation particulier, la fréquence F est égale à 5MHz, et le facteur de division commun aux circuits 11, 12, 21 et 22 est N = 218. le synthétiseur DO1 possède alors un diviseur égal à 4 096, et est réglé pour un multiplicateur égal à 3 676. Il est par exemple constitué de deux circuits SE 7497 en série, ces circuits étant aussi vendus par Texas Instruments. te compteur 302 est alors diviseur par 212. te compteur 31 est un compteur décimal-codé-binaire, ayant un module égal à 3600. Un dispositif de formation d'impulsion 311 est connecté au compteur 31, pour être excité à chaque passage par zéro du contenu de ce compteur. Ce dispositif 311 commande par les entrées L (Load) des compteurs 11 et 21 l'introduction dans ces compteurs des informations binaires H - Ho et H' - E'o respectivement. Une telle introduction se produit avec la période des passages par zéro du compteur 31, soit 1/6 # 4 096 # 212 . 360 = 1/3 seconde. 5 . 106 Hz 3 667 Sur la figure 5, apparaît un mode de réalisation du comparateur 35 (ou 34) de la figure 4, suivi du multivibra- teur monostable 413 (ou 412 respectivement). Les bits BCD, c'est-à-dire décimaux-codés-binai- res, venant d'une part du compteur 31, et d'autre part de l'afficheur 36 (ou de l'échantillonneur 33, respectivement), sont appliqués par poids binaires correspondants à une pluralité d'additionneurs binaires élémentaires 50. les sorties des additionneurs élémentaires 50 sont reliées respectivement à des amplificateurs inverseurs 51, dont les sorties sont toutes couplées à une porte NON-ET 52. Au moment où les deux entrées BCD du circuit 35 (ou 34) se trouvent égales, bit par bit, il apparat un créneau négatif à la sortie de la porte NON-ET. Ce créneau négatif devient à la sortie du dispositif 413 (ou 412) une impulsion déclenchée par le front de descente du créneau négatif. Cette impulsion définit donc le moment où Q = GO (4 = #M respectivement). on remarquera que, les circuits 34 et 412 d'une part, 35 et 413 d'autre part sont identiques Par conséquent, la commutation de Q = #o à Q = #M, illustrée sur la figure 4 au moyen du commutateur 42, peut être réalisée, en variante, de la façon suivante : on utilise seulement les circuits 34 et 412, avec un commutateur pour appliquer au circuit 34 soit la valeur #M, soit la valeur 80. Dans le mode de réalisation illustré sur la figure 4, les compteurs 11, 21 et 31 sont supposés alimentés en permanence à partir de la source de fréquence 1. Cecisigni- fie que les grandeurs E, P et # évoluent sans arrêt Dans ces conditions, il est nécessaire que le compteur 31 ait une capacité correspondant exactement à 3600, l'ordre de conditions initiales est donné par le passage de ce compteur 31 à zéro ; à chaque passage par zéro, on corrige donc la dérive qui peut, affecter les grandeurs E et P, notamment en raison de l'approximation faite sur le coefficient 360/2. #.N dans le synthétiseur 30 de la figure 4. Cette approximation se traduit par unè inexactitude légère sur la dérivée mathématique doit, donc sur les variations du contenu du compteur 31. Ta commande d'échantillonnage des grandeurs E, P et Q est envoyée au moment défini tar le mode choisi (- = O, ou # = #o, ou # = Deux variantes de l'invention font intervenir le schéma de base de la figure 4, avec de tres-legères modifications. La première variante consiste à revenir aux conditions initiales aussitôt après l'échantillonnage des valeurs E, P et # dans les échantillonneurs 13, 23 et 33. Pour cela, l'ordre d'échantillonnage est appliqué comme sur la figure 4 aux entrées L des échantillonneurs 13, 23 et 33 ; puis, avec un léger retard, il est appliqué aux entrées Ides compteurs il et 21, ainsi qu'au compteur 31 pour sa remise à zéro, ou toute autre valeur initia-le, le dispositif 31 étant alors sans objet. Dans une seconde variante, l'ordre de conditions initiales pour les compteurs 11, 21 et 31 est fourni par une commande extérieure, par exemple la commande de-renouvellement des informations de sortie H et H' du récepteur de radio-navigation. Dans cette variante, il est bon également que la commande d'échantillonnage des échantillonneurs 23 et 33 arrête les, calculs, c'est-à-dire qu'elle fige les contenus de tous les éléments de la figure -4, par exemple en interrompant la fourniture de la fréquence F à la sortie de la source de fréquence 1. Bien sur, la fréquence F doit être à nouveau fournie au moment où de nouvelles conditions initiales sont introduites dans les compteurs 11, 21 et 31. Dans ces deux variantes, on remarquera oue, pour les deuxième et troisième modes de fonctionnement, qui consistent à fixer Q = #o ou Q = Q, il est possible d'introduire la valeur ou ou la valeur QN comme condition initiale dans le compteur 31. Le compteur 31 est alors agencé pour décompter, et l'échantillon- nage dans l'échantillonneur 13 et 33 est commandé par le passage par zéro du contenu du compteur 31. Ceci constitue une sorte de changement de signe de la grandeur G. D'une façon analogue, on eut également changer le signe de 1'une et/ou l'autre des grandeurs E et PO On peut également échanger les rôles de ces deux grandeurs. Ainsi par exemple, le mode de réalisation de la figure 4 fonctionne avec la condition E = O, P positif ; on pourrait de la meme façon obtenir comme indiqué ci-dessus les conditions suivantes * E = 0, P négatif (inversion du signe de P) * P = O, E positif (permutation de E avec P) * P = O, E négatif (permutation de E avec P avec inversion du signe de E). On remarquera que ces différentes conditions correspondent à l'addition d'un multiple entier de 900, à la grandeur e, elle-meme pouvant être prise avec le signe - ou le signe + ; ceci permet de diminuer le temps de calcul. -REVvNDICATIONS 1. Procédé d'aide à la navigation, dans lecuel un système de radio-navigation fournit deux informations H et H' identifiant deux lignes de position appartenant respectivement à deux réseaux différents, caractérisé en ce qu'il consiste à - produire une combinaison linéaire E = p . (H - Ho) + q . (H' - H'o) des informations H et H', p et q étant des coefficients ajustables, et Ho et H'o identifiant un point visé, agir sur les coefficients p et q pour établir l'une des deux conditions Qn istant à maintenir la valeur de la combinaison linéaire à rester nulle ou à maintenir le rapport des coefficients p et q à rester égal à une valeur particulière, et - afficher une information sur le maintien-de l'autre de ces deux conditions, pour permettre la navigation en établissant cette autre condition. 2. Procédé d'aide à la navigation selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les coefficients p et q sont deux fonctions d'un même paramètre &commat;, le paramètre &commat; étant ajustable de sorte que la ligne de position définie par E = 0 puisse prendre une orientation quelconque, et que l'action sur les coefficients p et q consiste à agir sur le paramètre &commat;. 5. Procédé d'aide à la navigation selon la revendication 2, caractérisé par le fpit oua les coefficients p et q sont l'un proportionnel au cosinus et l'autre proportionnel au sinus du paramètre 0. 4. Procédé d'aide à la navigation selon l'une des revendications 2-et 3, caractérisé par le fait que l'action sur les coefficients p et q consiste à établir une valeur choisie Qo du paramètre e, et que l'affichage consiste à afficher l'ecart par rapport à zéro de la valeur de la combinaison linéaire E. 5. Procédé d'aide à la navigation selon l'une des revendications 2 et 3, caractérisé par le fait que l'action sur les coefficients p et q consiste à amener le paramètre Q à une valeur forcée, telle que la condition E = 0 soit établie, et que l'affichage consiste à afficher le paramètre e, pour tendre a maintenir cette valeur forcée du paramètre 9 à rester constante. 6. Procédé d'aide à la navigation selon la revendication 5, caractérisé en ce outil comprend en plus les opérations consistant à enregistrer à un moment donné la valeur forcee du paramètre Q en tant cue valeur enregistrée Q, à établir ensuite la valeur #M du paramètre -Q, et à afficher ensuite l'écart par rapport à zéro de la valeur de la combinaison linéaire E. 7. Procédé d'aide à la navigation selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait qu'il consiste en plus à produire une autre combinaison linéaire P = q . (H - Ho) - p . (E' - H'o) des informations H et H', et à afficher l'écart par rapport à zéro de la valeur de la combinaison linéaire P. 8. Procédé d'aide à la navigation selon l'une des-re- vendications 1 à 7, caractérisé par le fait que les informations H et H' sont des coordonnées dans un système de radio-navigation hyperbolique. 9. Dans un ensemble récepteurde navigation fournissant deux informations H et H' identifiant deux lignes de position appartenant respectivement à deux réseaux différents, 1'aide au pilotage selon le procédé dè la revendication 1, caractérisée par :: - un moyen d'introduction de deux valeurs Ho et Hto, identifiant un point visé, - deux soustracteurs pour fournir des informations H - Ho et H' - 'o respectivement, - un moyen pour produire au moins une combinaison linéaire E = p . (H - Ho) + q . (H' - H'o) des informations H et H', dans laquelle p et q sont des coefficients ajustables, - un moyen pour ajuster les coefficients p et q de fa- çon à établir l'une des deux conditions consistant à maintenir la valeur de la combinaison linéaire à rester nulle ou à maintenir le rapport des coefficients p et q à rester égal à une valeur particulière, et - un moyen d'affichage d'une information sur le maintien de l'autre de-ces deux conditions, pôur permettre la navigation en établissant cette autre condition. 10. Aide au pilotage selon la revendication 9, caractérisée en ce u'elle comporte aussi un troyen pour produire une autre combinaison lineaire P= q (H - Ho) - p (H'-K'o), et un moyen d'affichage de la valeur de cette autre combinaison linéaire. 11. Aide au pilotage selon la revendication 9, caractérisée en ce que le moyen produisant la combinaison linéaire comporte - une source d'impulsions d'horloge à une frequence F, - deux synthétiseurs de fréquence à commande de multiplicateur et ayant même diviseur, recevant tous deux la fréquence ce F comme fréquence d'entrée, - deux compteurs réversibles ayant même diviseur, respectivement couplés comme commande de multiplicateur aux deux synthétiseurs, - des moyens pour forcer de façon commandée dans les deux compteurs 'réversibles deux valeurs initiales respectivement représentatives de H - Ho et H' - H'o, - les compteurs réversibles recevant chacun la sortie du synthétiseur qui est couplé à l'autre, l'un sur son entrée de comptage, l'autre sur son entrée de décomptage, - les contenus des compteurs réversibles représentant, à partir des valeurs initiales, deux combinaisons linéaires respectives E = cos # . (H - Ho) - sin # (H' - H'o) et P = sin &commat; . . (H - Ho) + cos &commat; (H' - H'o) dans lesquelles # varie selon le nombre des impulsions d'horloge appliquées aux deux synthétiseurs après le forçage des valeurs initiales H - Ho et H' - H'o, faisant varier ainsi le rat port p/q. 12. Aide au pilotage selon la revendication 11, caractérisée en ce qu'elle comporte un compteur diviseur par deux pour fournir une impulsion d'horloge sur deux à partir de la source d'horloge, et en ce que les deux compteurs réversibles, ont respectivement leur autre entrée reliée à la sortie du compteur diviseur par deux. 13. Aide au pilotage selon l'une des revendications 11 et 12, caractérisée en ce qu'elle comporte un compteur d'angle &commat;, couplé à la source d'impulsions d'horloge, pour contenir une représentation d'e la valeur #. 14. Aide au pilotage sedan ive revendication 13, carac- térisée en ce que le couplage du compteur à la source d'impulsions d'horloge comprend au moins un synthétiseur suivi d'un compteur diviseur de fréquence pour modifier la fréquence F de la source selon un rapport tel que le compteur d'angle # fonc- tionne par fractions de tour, degrés par exemple. 15. Aide au pilotage selon la revendication 14, caractérisée en ce que le compteur d'angle &commat; a a une capacité correspondant à un tour, 3600 par exemple. 16. Aide au pilotage selon la revendication 15, caractérisée en ce que les moyens de forçage de valeur initiale sont actionnés au passage par zéro du compteur d'angle. 17. Aide au pilotage selon l'une des revendications il à 15, caractérisée en ce que les moyens de forçage de valeur initiale agissent aussi en mettant le compteur d'angle à une valeur initiale, zéro par exemple. 18. Aid.e au pilotage selon l'une des revendications Il à 17, caractérisée en ce qu'elle comporte un échantillonneur numérique couplé à l'un des compteurs réversibles, l'échantil- lonnage étant commandé lorsque l'autre compteur réversible passe par zéro. 19. Aide au pilotage selon l'une des revendications 11 à 17, caractérisée en ce qu'elle comporte deux échantillonneurs numériques couplés aux deux compteurs réversibles, l'échan- tillonnage étant commandé pour les deux à la fois lorsque le contenu du compteur d'angle # passe par une valeur choisie. 20. Aide au pilotage selon l'une des revendications 18 et 19, caractérisée en ce qu'elle comporte un autre échantillonneur numérique pour enregistrer une valeur GM du contenu du compteur d'angle 0, et un moyen de' visualisation de la valeur échantillonnée OMg