69„20962 1 2011693 L'invention, concernant en général des outils à main» se rapporte plus particulièrement à un mode perfectionné d'-assem-blage entre le'manche et la tête de marteaux et d'outils à main similaires. 5 Pendant longtemps, on a utilisé couramment des manches en "bois pour les outils à main tels que les marteaux, hachettes et autres outils de percussion, à cause de leurs excellentes caractéristiques naturelles d'absorption des chocs, auxquelles s'ajoutent des propriétés d'équilibrage, de poids, de durabilité 10 et de coût qui leur valent la préférence. En général, ces manches de bois comportent une partie servant de poignée, convenablement dimensionnée pour pouvoir être bien tenue en main et présentant en général une section transversale élargie par rapport à l'oeil de la tête de l'outil. En conséquence, les manches sont ordinaire-15 . ment insérés dans l'oeil, évasé vers l'extérieur, de la tête de l'outil par l'extrémité interne de cet oeil. Les manches sont ensuite fixés dans l'oeil au moyen d'un ou de plusieurs coins enfoncés dans le manche par l'extrémité externe de l'oeil. De -la sorte, le coin ou les coins provoquant une dilatation du man-20 che à l'intérieur de l'oeil de manière à bloquer le manche contre les parois divergentes de cet oeil. Malheureusement, on. a pu s'apercevoir que des manches et leurs moyens traditionnels de fixation ne se comportent pas de façon pleinement satisfaisante à la longue, du fait de leur tendance à se détacher dans diffé-25 rentes conditions extérieures défavorables d'utilisation. Par exemple, les coins rapportés, utilisés pour fixer le manche, ont tendance à travailler dans le sens de leur détachement au cours de périodes prolongées, par suite des forces de percussion et de vibration qui agissent sur la tête de l'outil. En outre, 30 des conditions défavorables d'humidité ambiante provoquent alternativement la dilatation et la contraction des manches de bois, aboutissant à la fois à la destruction par compression ou écrasement de la structure fibreuse interne du bois et, alternativement, à la contraction de cette structure. Le cas échéant, ^ la liaison entre le manche et la tête peut se relâcher au point d'être complètement supprimée. On a fait appel à d'autres moyens de fixation et à d'autres matériaux de manche pour essayer de supprimer ces lacunes. Mais aucune des solutions de rechange proposées ne s'est 40 révélée entièrement satisfaisante. Par exemple, l'expédient 6SL20962 2 2011693 consistant à prévoir un matelas dans un espace annulaire ménagé entre le manche et les parois internes de l'oeil met le manche à l'abri des vibrations engendrées dans la tête de l'outil lors da choc. Mais cette isolation empêche l'amortissement des 5 vibrations par le manche et permet à la tête de l'outil de réso-ner à la manière d'un diapason, ce qui provoque des efforts aboutissant à la fissuration ou même à la rupture de la tête de l'outil. Les manches métalliques dont on a proposé l'utilisation ont tendance à retransmettre, pratiquement sans alortissement, les 10 forces de choc et de-vibration vers la main de 1'utilisateur, tout en modifiant désavantageusement le poids, le centre de gravité et l'équilibre de l'outil. On a essayé de monter, selon le mode classique, des manches renforcés de fibres de verre, lesquels sont capables d'absorber au moins une partie des chocs" 15 transmis et des vibrations, mais malheureusement ces tentatives ont été vouées à l'échec. Lorsqu'ils sont coincés intérieurement, ces manches en fibres de verre ont tendance à se fendre et à se délaminer.. Lorsqu'ils sont coincés extérieurement, on a constaté qu'ils se désagrègent et s'écaillent au niveau de leurs points 20 de contact avec les arêtes de la tête de l'outil. Cela est particulièrement vrai lorsque la tête de l'outil prend contact avec le manche au niveau de l'extrémité interne ou extrémité côté poignée de. l'oeil et lorsque la poignée est soumise à des efforts de levier, c'est-à-dire lorsque la tête de l'outil a tendance à 25 s'encastrer dans les fibres de verre, provoquant l1écaillement, l'effritement et le délaminage ; à ces inconvénients s'ajoutent un affaiblissement du manche de l'outil au point de contact abrasif avec la tête, et une irritation cutanée pénible de l'utilisateur. Il convient également de noter qu'au cas où le manche 30 ne se termine pas au ras de la tête de l'outil à l'extrémité externe de l'oeil, et où l'outil est utilisé pour extraire des clous sur la surface finie d'une pièce, les bords étroits de la tête autour de l'oeil ont tendance à former une empreinte dans cette surface. 35 En conséquence, l'invention a pour but de fournir un outil à main du genre décrit plus haut, qui comporte un assemblage solide et rigide du manche, de durée utile prolongéer cet assemblage, éliminant la nécessite d'organes ou de matériaux de coincement rapportés et supprimant un bon.nombre des.inconvénients 40 qui accompagnaient jusqu'ici ce type de montage, tout en conser- 69 20962 3 2011693 vaut les caractéristiques avantageuses de celui-ci» Un autre but de l'invention est de fournir,un outil à main, caractérisé par le fait que les forces qui agissent sur la tête de l'outil, lors de son emploi en percussion, sont dis-5 sipées sélectivement au cours de leur transmission au manche de l'outil, ce qui réduit l'amortissement nécessaire de la transmission des chocs à l'intérieur du manche. Ce "but implique l'établissement d'un contact intime et ferme entre le manche et la tête de l'outil, sur une courte longueur axiale de l'oeil située 10 au niveau de l'axe de percussion de la tête de l'outil, de façon à limiter la transmission directe des forces d'impact à une distance plus courte sur le manche, tout en réduisant la surface de résistance au mouvement vibratoire de la tête» Un but complémentaire de l'invention est de fournir un 15 outil à main du genre en question, caractérisé par une moindre transmission des chocs au manche malgré le contact intime de celui-ci avec la tête de l'outil, et qui en outre, se prête à l'utilisation de manches qui offrent une meilleure stabilité dimensionnelle dans les conditions ambiantes et une résistance 20 plus élevée à la traction et à la compression. Un autre but encore de l'invention est de fournir un outil à main dans lequel l'assemblage entre le manche et la tête de l'outil est dépourvu d'organes rapportés de coincement et permet l'utilisation de manches renforcés de fibres * tout en éli-25 minant pratiquement le contact abrasif à arête vive entre la tête et le manche, et en réduisant les zones potentielles de concentration élevée de tensions, ce qui supprime pratiquement le risque d'écaillement, d'effritement et de délaminagë indésirables que l'on observait antérieurement. 30 L'invention a en outre pour but de fournir un petit outil à main du genre en question, comportant un manche qui présente un assemblage conique à blocage spontané avec la tête de l'outil, cet assemblage comprenant d'une part une zone de contact intime entre le manche et la tête au niveau de l'axe de 35 percussion de cette dernière et, d'autre part, un intervalle entre ces éléments, permettant une oscillation limitée de la tête de l'outil. Un autre but de l'invention est de fournir un manche d'outil qui présente une structure légère mais durable, ainsi 40 qu'une élasticité suffisante pour absorber les chocs et les 69 20962 4 2011693 secousses qui interviennent à l'usage, ce manche étant susceptible d'être inséré facilement et de se centrer automatiquement dans l'oeil de la tête de l'outil lors du montage,, et procurant un assemblage serré par pression, à auto-blocage avec la tête, 5 même en l'absence de moyens de liaison complémentaire- ; ce manche s'opposant en outre activement aux forces centrifuges et aux forces vives auxquelles la tête de l'outil est soumise à l'emploi, tout en évitant la formation de points de concentration des efforts dans le manche, en dépit des forces de levier auxquelles 10 l'outil est soumis. Un autre but encore de l'invention est de fournir un outil à maiij du genre en question, muni d'un manche qui s'étend sur toute la longueur de l'oeil et est en contact intime avec les surfaces de cet oeil au niveau de son extrémité externe courbe, 15 de façon à donner au dos de la tête de l'outil une surface unie et lisse, ce qui réduit à un minimum la concentration de forces et élimine la formation d'empreintes ou de marques sur la surface finie d'une pièce lorsque l'outil est utilisé pour extraire des clous ou similaires. 20 D'autres buts apparaîtront plus clairement ou seront particulièrement mis en relief ci-après. Les buts précités et d'autres qui leur sont connexes sont atteints par le fait qu'un manche d'outil, réalisé selon l'invention, présente une tête évasée ou en tenon qui s'adapte 25 dans l'oeil de la tête de l'outil de façon à établir un contact total le long des parois avant et arrière de l'oeil aux environs de l'axe de percussion, tandis qu'il est ménagé un intervalle ou espace entre le manche et la tête de l'outil à l'extrémité interne ou extrémité côté poignée de l'oeil. Cette disposition 30 permet de monter le manche sur la tête en faisant passer toute la longueur du manche à travers l'oeil à partir du dos de la tête de l'outil ; elle permet de tirer parti de l'emboîtement à blocage mutuel sans nécessiter des organes annexes de coincement et elle élimine le contact à arête vive entre le manche et la tête 35 du marteau. Ce mode d'assemblage se prête particulièrement bien à l'utilisation de manches renforcés de fibres, et il assuré à la fois le centrage lors du montage et l'établissement d'une liaison auxiliaire entre les côtés du manche et les parois latérales de l'oeil. 40 L'invention réside donc dans les caractéristiques, de 69 20962 5 2011693 structure, de combinaison d'éléments et de disposition de pièces qui vont être illustrées à titre d'exemple ci-après, en référence au dessin ci-annexé sur lequel : - La figure 1 des dessins est une vue latérale frag-5 mentée, partiellement en coupe, d'un marteau selon l'invention. - La figure 2 est une vue partielle en coupe passant par la ligne 2-2 de la figure 1. Pour entrer dans les détails en se référant au dessin, dans lequel les mêmes numéros de référence désignent les mêmes 10 éléments dans toutes les figures, on a représenté un marteau à panne fendue, désigné dans l'ensemble par le numéro 10, qui est réalisé conformément à l'invention et présente un assemblage serré par pression entre une tête de marteau 12 et un manche 14. La tête de marteau 12 ici choisie pour illustrer l'invention est 15 pourvue d'une table à pavillon 16 de forme classique et d'une panne fourchue 18, séparée par une partie centrale 20 munie d'un manchon ou protubérance 22 en saillie vers le bas. L'oeil 24 usuel de la tête du marteau traverse la partie centrale 20 et le manchon 22 selon un axe généralement perpendiculaire à l'axe. 20 médian 26 de la table à pavillon, lequel peut être considéré, dans le cadre du présent exposé, comme sensiblement coïncidant avec l'axe de percussion de la tête 12 du marteau. L'oeil 24 a dans l'ensemble une forme Rectangulaire en coupe transversale et, à partir de son extrémité interne ou extrémité poignée à l'inté-25 rieur du manchon 22, il traverse toute l'épaisseur de la tête 12 du marteau en position symétrique par rapport à l'axe et se termine par son extrémité externe élargie sur le dos 28 de'la tête du marteau. Comme il ressort manifestement"des figures 1 et 2, l'oeil 24 converge ou se resserre vers l'intérieur à 30 partir de son extrémité externe sur la majeure partie de sa longueur, puis il se poursuit sans variation à travers le manchon 22. Ainsi,-sur une distance approximativement égale aux trois quarts et, de préférence, aux deux tiers de la longueur totale de l'oeil, les parties antérieure et postérieure 32 et 35 34 respectivement de la paroi de l'oeil convergent en dedans à partir du dos 28 de la tête du marteau, ce qui donne lieu à un oeil dont la lumière a la forme d'une mortaise. Les parties latérales 36 de la paroi de l'oeil ont également une section légèrement décroissante le long de la même distance axiale, mais leur 40 obliquité est négligeable en comparaison de celle des parties 69 20962 6 2011693 32 et? 34 de. la paroi. Comme on l'a mentionné, la partie interne ou du côté poignée de l'oeil, à l'intérieur du manchon 22, ne -présente pas la même section décroissante et elle peut même n'avoir aucune conicité, comme dans le cas de l'exemple repré— 5 senté. De préférence, le manche 14 de 1'outil est en un matériau renforcé de fibres. Le manche 14 est une pièce allongée, de section généralement rectangulaire, et il comprend tuie partie terminale 40 correspondant à la poignée, en forme de baguette qui, 10 dans l'exemple représenté, présente un profil elliptique et se raccorde d'une seule pièce à une partie formant tête 42 en forme de tenon parv1'intermédiaire d'une partie formant tige 44 qui s'étend vers l'avant entre la partie formant poignée 40 et la tête du marteau. La tige 44 est légèrement élargie par rapport à 15 la partie d'extrémité poignée 40 et elle présente des faces supérieure et inférieure 48, 50 sensiblement planes qui commencent à diverger à mi-distance environ de la tige jusqu'à ce qu'elles rejoignent la partie de tête 42 disposée à l'intérieur de l'oeil de la tête de l'outil. Tandis que les faces supérieure et infé-. 20 rieure 48, 50 divergent, les parois latérales convexes 52 de la • tige prennent progressivement un profil sensiblement plan, pour se raccorder sans à-coup à la partie de tête 42 de forme générale rectangulaire à côtés plats,, ce qui donne lieu à une forme de poutre en encorbellement au niveau de l'extrémité du côté 25 poignée de l'oeil qui joue un rôle important. Conformément à l'invention, la largeur et l'épaisseur du manche sur toute la longueur des parties correspondant à la poignée et à la tige sont sensiblement inférieures à celles de l'oeil 24 et elles sont telles que le manche puisse passer facilement à travers 30 l'oeil de la tête du marteau à partir de l'extrémité externe de celui-ci, sans entrave notable. Une caractéristique avantageuse de l'invention consiste en ce qu'un assemblage par emboîtement serré par pression est établi entre la tête 12 du marteau et la partie de tête 42 du 35 manche. Ce résultat est atteint par le fait que la tête 42 du manche présente des faces supérieure et inférieure inclinées 56 et 58, ayant une orientation angulaire qui donne à la tête une forme de queue d'aronde ou de tenon divergent. Lorsque le manche est monté dans l'oeil 24, les faces 56, 58 se placent en rapport 40 d'opposition, respectivement avec les parois arrière et avant 34, 69 20962 7 2011693 32 convergentes de l'oeil. De préférence, les faces 56, 58 délimitent un angle d'auto-blocage égal ou légèrement supérieur à l'angle formé par les parois avant et arrière de l'oeil, ce qui assure un contact intime et serré entre la tête et le manche 5 dans la zone d'intersection de l'axe de percussion 26 une fois que le manche a été monté par application d'une pression sur la tête. Cette inclinaison d'auto-blocage prévue sur la tête 42 du manche correspond de préférence à un angle inclus de coincement compris entre 8° et 12° environ. A ce propos, on a constaté qu'un angle 10 inférieur à 8° donne lieu à des variations indésirables de la longueur définitive du manche par suite des tolérances de fabrication de l'oeil, tandis que des angles du manche supérieurs à 12° ne sont parfois pas à même d'éviter un désassemblage dans certaines conditions extrêmes d'utilisation. En conséquence, dans 15 la pratique, on préfère un angle inclus de 9° environ pour la tête du manche. Comme on l'a indiqué, l'angle d'inclinaison défini par les parois avant et arrière de l'oeil peut correspondre à l'angle de conicité de la tête 42 du manche. Toutefois, il est généralement préférable que l'angle défini par ces parois 20 soit légèrement inférieur à l'angle de la tête du franche, c'est-à-dire de 8 à 9° environ, de sorte que quand le manche 14 a été monté sous des pressions de l'ordre de 3 tonnes, un blocage ferme et sûr soit établi entre le manche et les parois de l'oeil. Etant donné que les parois avant et arrière de l'oeil 25 ne sont obliques que sur les deux tiers environ de la longueur de celui-ci, tandis que les faces supérieure et inférieure de la tête du manche forment un angle continu sur toute la longueur axiale dé l'oeil, -un espace 66 entre le manche et le manchon 22 est ménagé au niveau des deux faces supérieure 56 et inférieure 30 58 à l'extrémité interne ou extrémité du côté poignée de l'oeil. Il est donc visible qu'un contact direct et intime de surface est établi entre le manche et la tête de l'outil à la hauteur 'de l'axe de percussion et sur une distance axiale limitée de part et d'autre de celui-ci, afin d'assurer la transmission directe 35 des forces de choc au manche. Par contre, l'un des avantages de l'invention réside dans le fait que le contact n'est établi que sur une longueur limitée de l'oeil, le manchon 22 étant à distance du manche au niveau de son extrémité libre, ce. qui permet une oscillation limitée de la tête par rapport au manche. De cette 40 manière, l'assemblage permet d'utiliser pour le manche des 69 20962 2011693 matériaux qui ne sont pas dotés de toutes les caractéristiques d'amotissement du bois, tandis que l'ajustage conique et sous pression permet un blocage s'opposant aux forces centrifuges qui agissent sur la tête de marteau pendant l'usage. 5 Comme on peut nettement le voir dans la figure 2, la partie de tête 42 du manche a de préférence une largeur inférieure à celle de l'oeil sur la majeure partie de sa longueur, mais elle s'élargit en 72 à proximité de son extrémité libre, pour s'adapter exactement à frottement doux dans la tête du marteau, sur le 10 périmètre extérieur de l'oeil. Ainsi, grâce à l'assemblage du manche réalisé selon l'invention, l'extrémité externe de l'oeil est complètement remplie et la tête du marteau présente, au niveau du dos, une surface lisse, égale et continue, ce qui évite la formation indésirable d'empreintes dans la pièce finie lors-15 que le marteau est utilisé pour extraire des clous. A distance de la partie terminale élargie 72 de la tête du manche en direction de l'extrémité interne de l'oeil et à l'intérieur des parois latérales du manchon 22, une paire de nervures 74 dirigées transversalement est formée d'une seule 20 pièce avec les faces latérales de la tête du manche et font saillie sur celles-ci. Les nervures 74 ont une hauteur suffisante pour prendre contact avec les parois latérales de l'oeil lors de l'insertion de la tête du manche et pour Maintenir le manche en position parfaitement centrée jusqu'à ce qu'il soit fermement fixé 25 à l'intérieur de l'oeil. Les nervures 74 délimitent, avec la partie terminale élargie 72, deux renfoncements latéraux qui s'étendent pratiquement sur toute la dimension transversale de lîoeil. Ainsi, bien qu'un agent de liaison ne soit pas absolument nécessaire dans le cadre de l'invention, les renfoncements délimités 30 par les faces latérales de la tête du manche et de l'oeil sont susceptibles de recevôir une matière adhésive appropriée, par exemple une résine'époxy, si on le juge souhaitable. Le rôle principal de cette matière de liaison est de participer au maintien du manche dans l'oeil de la tête du marteau. Ainsi, les ner-35 vures 74 ont non seulement pour rôle de faciliter le centrage du manche dans la tête du marteau lors du montage initial et avant le blocage par pression, mais aussi de permettrel'utilisation d'une matière de liaison auxiliaire, par exemple une résine époxy qui est introduite dans des cavités ménagées- de chaque 40 côté du manche. De plus, -un petit bourrelet de positionnement 76 69 20962 9 2011693 est prévu sur la partie élargie 72, à son extrémité interne, et il entoure trois- côtés de la tête 42 du manche, ce bourrelet étant arraché ou écrasé lors de la fixation par pression du manche dans la tête de l'outil. Selon ce qui est représenté dans 5 la figure 2, les nervures 74 sont agencées de telle sorte que l'intervalle 66 entre le manchon 22 et le manche entoure complètement ce dernier à l'extrémité interne de l'oeil. Il est évident qu'une quantité minime de la matière adhésive peut s'écouler inévitablement dans une partie de l'intervalle. 66 ménagé entre 10 le manchon 22 et le manche, sans altérer notablement les avantages de l'invention. D'autre part, il peut être nécessaire, pour des considérations esthétiques, de remplir l'espace 66 avec me matière élastique telle qu'une résine silicone ou de placer une gaine recouvrant l'extrémité ouverte de cet espace, sans qu'il 15 en. résulte un effet défavorable sur les caractéristiques fonctionnelles améliorées de.l'assemblage. Comme on l'a indiqué précédemment, le matériau utilisé de préférence pour le manche dans le cadre de l'invention, est une matière plastique moulée renforcée de fibres. En comparaison 20 du bois, un tel matériau est moins susceptible dé variations dimensionnelles lorsque les conditions d'humidité ambiante varient et il présente une résistance à la traction plus élevée et une meilleure résistance aux forces de compression que les manches de bois traditionnellement utilisés jusqu'ici. Parmi les 25 matériaux.typiques qui se sont révélés les plus efficaces, on citera les polyesters renforcés de fibres de verre. De préférence, des filaments non tissés de verre s'étendent sans discontinuité entre l'extrémité formant poignée 40 du manche et sa tête 42, entrant pour 60 % environ dans le poids du manche (40 à 45% 30 en volume environ). Les filaments ou brins continus ont un diamètre moyen de l'ordre de 7,6 microns et ils sont noyés dans la résine qui les entoure. Comme on pourra le comprendre, certaines des fibres se trouveront au voisinage de la surface extérieure du manche et augmenteront la résistance à la traction de 35 ce dernier. Dans la pratique, on a pu constater qu'une technique de moulage sous pression donnait lieu à l'homogénéité structurelle voulue et à l'aspect esthétique qui convient pour ces manches. Il est évident que, du fait de la variation de la surface en coupe du manche entre sa tête et sa poignée, les fibres cons-40 titueront la majeure partie de la section de l'extrémité formant 69 20962 ■ 10 2011693 poignée du manche, et il est avantageux d'ajouter des charges dans la région do la tête du manche pour améliorer les caractéristiques d'absorption des chocs de celle-ci. Pour réduire encore les vibrations qui peuvent être 5 transmises à la main de l'utilisateur par le manche, l'extrémité 40 de celui-ci est entourée par une gaine ou poignée 78, de préférence en caoutchouc ou en un matériau similaire, qui est définitivement fixée au manche par un adhésif approprié. La surface extérieure de la poignée 78 présente une section décroissante 10 vers l'intérieur pour- se fondre avec le contour du manche au point, de jonction 80 entre les parties formant poignée et tige de celui-ci,la jonction 80 constituant une zone de transition progressive en-arc de cercle entre les deux parties, de façon à éviter les arêtes aiguës indésirables dans le manche renforcé 15 de fibres. Il est bien entendu que la poignée 78 est fixée au manche après que celui-ci a été monté dans l'oeil 24 de la tête du marteau. Pour monter le manche, on fait passer les parties formant poignée et tige de celui-ci à travers l'oeil 24 et on place 20 les faces inclinées du manche et de la tête en vis-à-vis, la partie de tête du manchon ayant été préalablement garnie, par exemple de revêtement au rouleau, d'une matière de liaison auxiliaire appropriée. La tête 42 du manche glisse sans à-coups dans l'oeil et est maintenue en position parfaitement centrée par les 25 nervures 74 et la partie terminale libre élargie de la tête du manche. Le manche est enfoncé dans l'oeil sous une pression de l'ordre de 3 tonnes de façon à amener les parois avant et arrière 32, 34 de l'oeil en rapport de compression avec les faces inférieure et supérieure de la tête du manche, pour bloquer ferme-30 ment ce dernier dans la tête du marteau. Bien qu'une résine époxy puisse être utilisée pour concourir à la fixation rigide du manche dans l'oeil de la tête du marteau, il est bien entendu que l'emploi d'une telle matière adhésive auxiliaire constitue une caractéristique facultative de l'invention, car le cône de blo-35 cage de la tête du manche suffit pour immobiliser le manche dans l'oeil de la tête du marteau. Il ressort donc de la description détaillée précédente, que, selon le mode d'assemblage amélioré de l'invention entre le manche et la tête de l'outil, il est prévu un contact intime de 40 surface qui est centré essentiellement sur l'axe de percussion 69-20962 2011693, de l'outil, ce Contact étant cependant limité à une distance approximativement égale aux deux tiers de la longueur axiale de l'oeil de la tête de l'outil.A proximité de l'extrémité interne de l'oeil, le manche et la tête de l'outil sont en rapport à 5 distance, ce qui évite un contact à arête vive qui, sans cette disposition, pourrait exercer un effet nuisible sur des manches d'outil fabriqués en matériaux renforcés de fibres. Un tel assemblage n'a pas seulement pour effet de transmettre directement les forces principales de percussion qui s'exercent sur la tête 10 du marteau à l'usage, mais aussi, en limitant la surface de transmission directe des forces, de permettre également des oscillations vibratoires limitées. Non seulement ce montage sans coins annexes de fixation permet l'utilisation de matériaux dotés d'une plus grande stabilité dimensionnelle que le bois classique-15 ment employé pour les manches, mais en même temps il s'oppose activement au désassemblage, grâce à la forme conique à effet d'auto-blocage de la tête du manche. Cette structure selon l'invention permet en outre le centrage automatique du manche dans l'oeil de la tête de l'outil avant l'assemblage rigide définitif et elle' 20 permet l'utilisation de matériaux de liaison supplémentaire. Il est du reste bien entendu que le. mode de réalisation de l'invention qui a été décrit ci-dessus, en référence aux dessins annexés, a été donné à titre purement indicatif et nullement limitatif et que de nombreuses modifications peuvent être 25 apportées.sans que l'on s'écarte pour cela du cadre de la présente invention. 69 20962 12 2011693 SEVENDI C A TIOKS' 1.- Outil composé d'une tête qui comporte une partie travaillante et une ouverture allongée destinée à recevoir un manche, et d'un manche disposé dans cette ouverture et s'étendant vers l'extérieur à partir de l'une des extrémités de l'ouverture, 5 caractérisé en ce que ce manche présenté une paire de faces opposées allongées, disposées à l'intérieur de l'ouverture et orientées généralement du côté de la partie travaillante de la tête de l'outil et du côté opposé, ces faces opposées étant en contact intiine avec la tête de l'outil sur la majeure partie 10 de leur étendue pour constituer un assemblage serré entre le manche et la tête, et étant à distance de la tête au voisinage immédiat de l'extrémité de l'ouverture à partir de laquelle le manche s'étend. 2.- Outil selon la revendication 1, caractérisé par le 15 fait que les intervalles délimités par les faces opposées du manche et par la tête de l'outil, diminuent progressivement vers l'intérieur à partir de l'extrémité de l'ouverture et en ce que ces intervalles s'étendent sur un quart environ de la longueur de ces faces. 20 3.- Outil selon la revendication 1, caractérisé par le fait que lesdites faces opposées divergent vers l'intérieur à partir de l'extrémité côté poignée de l'ouverture, de façon à constituer un blocage contre les forces centrifuges et à empêcher un désassemblage de la tête de l'outil dans le sens de.la diver-25 gence de ces faces. 4-.- Outil selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le manche présente des renfoncements latéraux peu profonds, à l'intérieur de la tête de l'outil, en vue de loger une matière adhésive qui concourt au maintien de la tête en 30 position d'assemblage sur le manche. 5«- Outil selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la tête d'outil présente un axe qui passe par l'ouverture et par sa partie travaillante, l'ouverture étant constituée par un oeil ouvert à ses deux extrémités et traver-35 sant la tête de l'outil dans une direction sensiblement perpendiculaire audit axe, le manche, étant placé dans l'oeil sur toute 69 20962 2011693 la longueur de ce dernier et se terminant à .l'une des extrémités de celui-ci, l'oeil comportant des parois opposées qui sont orientées du côté de la partie travaillante de la tête d'outil et du côté opposé, et qui sont en vis-à-vis avec les faces op-5 posées du manche, ces parois et faces en vis-à-vis étant mutuellement espacées à proximité de l'extrémité de l'oeil à partir de laquelle le manche, s1 étend, et étant en contact étroit serré à partir de l'extrémité terminale du manche jusqu'au-delà de leurs points d'intersection avec l'axe de la tête d'outil. 10 6.- Outil selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le manche est muni d'éléments de centrage destinés à prendre contact avec la paroi interne de l'ouverture de logement du manche, lors de l'assemblage initial de ce dernier dans l'ouverture. 15 7»- Outil selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les faces opposées du manche, à l'intérieur de l'ouverture, forment une partie terminale en queue d'aronde,qui s'oppose à ce que la tête d'outil puisse être séparée du manche vers l'extérieur. 20 8.- Outil selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le manche se termine à l'une des extrémités de l'ouverture et constitue une surface courbe, continue et lisse avec la tête de l'outil, au niveau de cette ouverture. 9.- Outil à main de percussion caractérisé en ce qu'il 25 comprend essentiellement : une tête d'outil, un manche renforcé de fibres allongées non tissées qui s'étendent suivant sa longueur, et un assemblage entre la tête d'outil et le manche renforcé de fibres sans utilisation de coins séparés, la tête d'outil comportant une ouverture, le manche renforcé de-fibres étant 30 placé dans cette ouverture en contact intime, serré sous pression, avec la tête pour constituer ledit assemblage, la tête d'outil présentant un plan de percussion passant directement à travers le manche renforcé de fibres substantiellement centré sur la zone de contact intime avec la tête. 35 10.- Outil à main selon la revendication 9, caractérisé par le fait que les fibres contenues dans le manche sont essentiellement des filaments continus qui s'étendent pratiquement sur toute la longueur du manche et à 1'intérieur de 1'ouverture, la partie de ces filaments qui se trouve à l'intérieur de l'ou-40 verture étant maintenue à distance de la tête d'outil, au niveau 69 20962 14 2011693 de leur point de pénétration dans l'ouverture, afin d'éviter leur rupture lors de l'utilisation de l'outil. 11.- Outil à main selon la revendication 9, caractérisé par le fait que le contact intime, serré par pression entre le 5 manche et la tête est obtenu par un cône à auto-blocage formé sur le manche, et par une paire de partions convergentes de la . paroi de l'ouverture qui coopèrent avec ce cône. 12.- Outil à main selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'il comporte, entre le manche et la tête, des cavités 10 latérales parallèles au plan de percussion, un adhésif étant introduit dans ces cavités pour concourir au maintien du contact intime serré-, par pression entre le manche renforcé de fibres et la tête dé l'outil.