La présente invention concerne le traitement de données électroniques et, plus particulièrement, les tests des composants électroniques durant leur fabrication. Une fabrication relativement peu coûteuse de têtes magnétiques de grande précision utilisées pour un enregistrement d'information à densité élevée sur des bandes, disques, tambours etc ..., est devenue possible en utilisant des techniques de fabrication en série. De façon type, une feuille métallique est découpée pour former plusieurs éléments de tête, ou bien un isolant joue le rôle de substrat pour recevoir des couches successives faites dans des matériaux magnétiques, conducteurs et isolants. Dans cette dernière technique, il est formé des configurations complexes par des procédés de dépôt, évapora tion, masquage, liaison, etc ... Par exemple, plusieurs éléments de tête sont formés sur un seul substrat en appliquant une couche magnétique sur le substrat, une couche conductrice sur la couche magnétique, et une seconde couche magnétique sur la couche conductrice.Des étapes appropriées de masquage et d'attaque fournissent des éléments séparés dont chacun a un conducteur entouré d'un trajet magnétique se terminant dans un entrefer de lecture/écriture. Dans 11 art antérieur, les différents éléments sont séparés en découpant le substrat, sont soumis à une opération de fini, et ensuite sont testés pour déterminer si leurs caractéristiques électriques et magnétiques répondent à des tolérances acceptables prédéterminées. Le fait qu'un élément ne tombe pas dans les tolérances acceptables indique qu'il en va de même pour tous les autres éléments de la même série par suite de la défectuosité apparue lors des opérations de découpage ou de dépôt, de masquage, d'attaque etc ... Dans l'art antérieur, une détection précoce des défectuosités empêchait le traitement superflu d'un grand nombre de parties non utilisables.Ce test comprend une inspection visuelle des surfaces, une analyse chimique des échantillons, une mesure des dimensions etc ... Cependant, la corrélation entre ces tests et les caractéristiques électriques et magnétiques des éléments réalisés est faible. Durant le procédé de fabrication, une couche magnétique est appliquée sur le substrat ainsi que des couches conductrices. Les couches conductrices sont masquées ou attaquées pour former les zones conductrices pour chaque élément de tête ainsi que pour un élément conducteur " spécial ". Des contacts électriques sont fournis pour connecter sélectivement un ou plusieurs des conducteurs d'élément et le conducteur spécial à une source de signaux électriques et à un amplificateur. Les signaux électriques sont appliqués au conducteur d'élément ou au conducteur spécial ce qui crée un champ magnétique qui fait intersection avec l'autre conducteur. Un signal provoqué par le champ est amplifié et comparé à une valeur de signal prédéterminée. Si la comparaison tombe dans des valeurs prédéfinies, le conducteur d'élément et le film magnétique sousjacent sont acceptables.Le test peut se répéter lorsque le second film est déposé, ou bien il peut être fait pour la première fois à ce stade du procédé. Dans un mode de réalisation de la présente invention, le conducteur supplémentaire est une bande qui passe devant plusieurs éléments de tête et qui n'est pas en relation fonctionnelle avec l'un quelconque des éléments de tête réalisés. Dans un autre mode de réalisation, des bandes conductrices supplémentaires sont éliminées. De la même façon que précédemment, durant le procédé de fabrication, une couche magnétique est appliquée au substrat ainsi que des couches conductrices. Les couches conductrices sont masquées ou attaquées pour former des zones conductrices pour chaque élément de tête, mais le conducteur spécial n'est pas formé. Des contacts sont fournis pour connecter sélectivement un ou plusieurs des conducteurs d'élément dans un groupe d'éléments de tête et un ou plusieurs conducteurs d'élément dans un second groupe d'éléments de tête à une source de signaux électriques. Les signaux électriques sont appliqués à l'un ou l'autre des groupes, créant un champ magnétique qui fait intersection avec l'autre groupe.Un signal provoqué par le champ est amplifié et comparé à un signal de valeur prédéterminée. Si la comparaison tombe dans des limites prédéfinies, les conducteurs d'élément testés et les couches magnétiques sont acceptables. Dans le cas de têtes à film mince à couches multiples, le test peut se faire pour une couche magnétique, et peut se répéter lorsque le second film est déposé, ou bien ce test peut se faire pour la première fois à ce stade du procédé. D'autres objets, caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront de la description qui va suivre, donnée à titre d'exemple non limitatif, en se reportant aux dessins annexés sur lesquels La figure lA représente un ensemble de têtes de lecture/écriture pour lire et écrire des informations emmagasinées sur un support de bande magnétique. La figure 1B représente un autre mode de réalisation d'un ensemble de têtes de lecture/écriture pour lire et écrire des informations emmagasinées sur un support de bande magnétique. La figure 1C représente un ensemble de têtes de lecture/écriture pour lire et écrire des informations emmagasinées sur un support de disque magnétique. Les figures 2A à 2F représentent schématiquement les pistes sur lesquelles peuvent être enregistrées les informations au moyen d'une tête de lecture/écriture placée en faisant différents angles avec un support. Les figures 3A à 3C représentent différentes configurations d'éléments de tête de lecture/écriture magnétiques fabriqués en série. La figure 4 représente une vue détaillée d'un mode de réalisation de la figure 3B. Les figures SA à 5C représentent plusieurs techniques pour la formation des entrefers dans des éléments de tête de lecture/écriture du type représenté sur la figure 3B. La figure 6 représente une autre technique pour la fabrication d'un élément de tête de lecture/écriture magnétique du type représenté sur la figure 3B. La figure 7A représente la mise en place d'un élément de tête magnétique de lecture/écriture pour être soumis à un test durant sa fabrication. La figure 7B est un diagramme montrant le moyen pour tester 11 élément de tête de la figure 7A. Les figures 8A et 8B représentent un autre mode de réalisation pour tester les éléments de tête magnétique de lecture/écriture. Un transducteur enregistre des informations sous forme de zones magnétiques sur un support en transformant des signaux électriques en champs magnétiques. Le même transducteur peut également détecter des zones magnétiques sur un support et les transformer en signaux électriques. Ces transducteurs appelés communément têtes magnétiques de lecture/écriture, fonctionnent habituellement en détectant le changement de flux d'un support magnétique qui se déplace devant le transducteur, il n'est pas essentiel que le support se déplace devant la tête étant donné qu'il est possible de déplacer la tête le seul besoin étant qu'il y ait un déplacement relatif entre le support et le transducteur pour avoir accès aux bits successifs.Une densité de bits est considérée élevée lorsqu'il y a 4000 changements de flux par centimètre, et une densité de pistes est considérée élevée lorsqu'il y a entre 200 et 800 pistes par centimètre à une cadence de données élevée d'environ 2,5 mégahertz. (MHz) Pour obtenir la densité de bits élevée, la densité de pistes élevée, et la cadence de données élevée alors requises, il est souhaitable de faire fonctionner la tête magnétique de lecture/écriture suivant un mode semi-transversal. C'est-à-dire, la tête n'est pas nécessairement montée perpendiculaire au déplacement relatif de la tête et du support. En se reportant tout d'abord à la figure lA, un ensemble de têtes magnétiques de lecture/écriture 100 (ensemble qui est représenté à titre de simplicité comme étant une seule tête magnétique) est monté en faisant un angle e avec la direction perpendiculaire à la direction de déplacement de la bande magnétique 101 dans le plan de celle-ci. La tête magnétique 100 est un élément transducteur 103 comprenant plusieurs entrefers dont chacun correspond à une piste 102 de la bande 101. Comme cela sera mis en évidence, l'élément transducteur est un film mince fabriqué en série, sous forme de bande ou de feuille, dans lequel chaque entrefer est défini par une fente, transducteur qui est fixé entre les sous-ensembles 104 et 105 par les attaches 108 et 109 traversant les orifices de fixation 106 et 107. Comme le montre de façon plus détaillée les figures 2A à 2E, l'angle e détermine le nombre de pistes 102 qui peut être enregistré sur la bande magnétique 101 et l'espacement séparant les pistes ainsi que leur largeur. Les figures 1B et 1C représentent deux modes de réalisations différents 100' et 100" de la tête magnétique 100 de la figure 1A. En se reportant tout d'abord à la figure 1B, la tête magnétique 100' diffère principalement de la tête 100 dans les sous-ensembles mettant en position l'élément transducteur 103 sur la bande magnétique 101. Les sous-ensembles 110 et 111 sont maintenus ensembles par les attaches 112 et 113. Le sous-ensemble de la figure 1B fournit une surface dont le profil est mieux mis en valeur que celui de la figure 1A. En se reportant maintenant à la figure 1C, un bras mobile 118 supporte la tête 100" afin de fournir une structure flottante capable de lire les pistes magnétiques 102' sur un disque magnétique rotatif 101'.L'élément transducteur 103 est monté en faisant un angle O avec la direction perpendiculaire à celle dans le plan du bras 118 suivant un agencement comprenant les sections 114 et 115 centrées dans un réceptacle 116 qui est appliqué sur le bras 118 au moyen du ressort 117. Les figures 2A à 2E représentent de façon détaillée des vues extrêmes de l'élément transducteur 103 et des pistes 102 de la bande 101. Les mêmes détails s'appliquent aux pistes 102' du disque 101'. Les éléments 103 ayant une épaisseur t comprennent un nombre n de sections, représentées de 103A à 103D, et les pistes qui leur correspondent sont numérotées de 102A à 102C. Il est à noter que la désignation d'une piste magnétique correspond à un entrefer séparant deux éléments ; par exemple, l'entrefer ayant une largeur w séparant les sections d'élément transducteur 103A et 103B donne finalement la piste 102A. En se reportant tout d'abord à la figure 2A, celle-ci représente une configuration type de la bande magnétique et de la tête, dans laquelle la tête est montée transversalement (@ 0 = 0) par rapport au déplacement du disque ou de la bande magnétique.Les pistes 102A à 102C vont avoir une largeur égale à la distance w séparant chacun des éléments de tête 103A à 103D (distance appelée " longueur de l'entrefer " dans l'art antérieur) et un espacement entre elles égal à lasection transversale x des éléments 103A à 103D (espacement appelé " largeur de l'entrefer " dans l'art antérieur). En se reportant maintenant à la figure 2B, si l'élément de tête 103 est parallèle au déplacement de la piste, (@ 90 = 90 ), la seule piste 102 va avoir une largeur égale à l'épaisseur t de l'élément de tête 103. (Ceci représente ltorienta- tion de l'entrefer d'une tête classique).En se reportant aux figures 2C à 2E, les têtes font différents angles progressant de et à e3. I1 peut être observé qu'au fur et à mesure que l'angle augmente d'une valeur supérieure à 0 à une valeur inférieure à 90 , la largeur de la piste (t sin ) augmente, et l'espace- ment total entre n pistes, (W cos O-n t sin @) diminue. La figure 2C représente un angle d'inclinaison 81 d'environ 45 , où la largeur d'une piste et l'intervalle séparant les pistes sont approximativement égaux, et où la piste enregistrée est légèrement inférieure à la largeur de l'entrefer (épaisseur t de l'élément transducteur 103). Sur la figure 2D, l'espacement séparant les pistes suivant l'angle 62 est pratiquement nul, et la largeur des pistes occupe presque tout l'espacement sur le milieu disponible pour l'enregistrement et la lecture. Si l'angle d'inclinaison est d'environ 27, 50 les pistes deviennent contiguës, ce qui donne environ 200 pistes par cm pour une épaisseur d'élément d'environ 0, 005 cm et un espacement centre à centre de 0, 01 cm.En se reportant à la figure 2E, où l'angle de la tête est passé à e3, les pistes 102A à 102C se chevauchent. Sur la figure 2E, un angle d'inclinaison de e3 = 750 provoque le chevauche- ment des pistes. Chacune des pistes a environ une largeur de 0, 0025 cm et il y a environ 400 pistes par cm. Une augmentation de l'angle d'inclinaison peut donner jusqu'à 800 pistes par cm. L'homme versé dans l'art pourra remarquer que si les entrefers d'enregistrement sont déplacés de 0, 01 cm et que si les entrefers sont commandés par des courants élevés de l'ordre de 1 ampère, des pistes adjacentes seront excitées, ce qui provoquera une diaphonie. Cependant, en testant la présente invention avec d'autres pistes subissant des changements de flux dont le nombre s'élève respectivement à 200 et 400 par centimètre, avec un courant d'écriture de un ampère, il a été observé que des signaux enregistrés sur les pistes adjacentes étaient clairement définis et non perturbés. Les figures 3A à 3C représentent un certain nombre de modes de réalisation d'éléments 103 fabriqués en série à monter dans les transducteurs 100, 100' et 100" des figures 1A - 1C. La figure 3A représente une tête de lecture/ écriture à une piste sous forme d'une feuille ou de laminations. Le matériau 201 est un matériau magnétique tel que HyMu 80, du permalloy Mo ou un matériau équivalent, ayant une épaisseur de 0, 0006 à 0, 005 cm. La tête comprend une ouverture 203 ayant un diamètre de l'ordre de 0, 006 cm et un entrefer allant de l'ouverture au rebord du matériau 201 avec une largeur d'entrefer de l'ordre de 0, 0005 cm. Un enroulement 204 traverse l'ouverture 203.Tandis que la figure ne représente qu'un seul élément 204, il est possible de faire faire à l'enroulement 204 plusieurs tours par l'ouverture 203 pour renforcer le signal quant à son enregistrement et sa lecture. La conception de la figure 3A peut s'étendre à plusieurs pistes parallèles représentées sur la figure 3B. Chacune des pistes a une ouverture correspondante 207 et une fente formant un entrefer 206 dans le matériau 205. Les enroulements 208 traversent chacune des ouvertures 207 de la manière décrite préalablement en regard de la figure 3A. De façon semblable, la figure 3C représente une autre manière permettant de rapprocher davantage les entrefers avec un affaiblissement limité de la structure du matériau près des ouvertures. Cette conception peut s'étendre à la technologie des films minces en plaçant des éléments conducteurs et magnétiques sur un sub strat, comme cela va être expliqué ci-dessous en regard de la figure 4. Dans le cas d'un mouvement transversal, comme cela est représenté sur la figure 2A, tandis que les pistes peuvent être rendues très étroites (largeur de piste de l'ordre de 0, 0006 à 0, 0012 cm) l'écartement des pistes est limité par l'épaisseur du fil 208 utilisé pour commander les éléments 103. Ainsi, pour un fil ayant une épaisseur 0, 005 cm, l'écartement dtun centre à un autre est limité à 0, 01 cm ce qui donne 100 pistes par centimètre. Par ailleurs, comme le montre la figure 2B, la largeur des pistes peut être limitée uniquement par l'épaisseur de l'élément, c'est-à-dire par une épaisseur de 0, 002 à 0, 005 cm pour donner 200 à 400 pistes par cm. Cependant, ceci pose le problème de l'alimentation des pistes qui sont toutes alimentées dans le même plan, et en conséquence, chaque piste successive efface les données enregistrées par la piste précédente.Ainsi, l'une des positions représentées sur les figures 2C - 2E va être préférable. Les éléments de tête magnétique représentés sur les figures 1-3 sont fabriqués suivant un certain nombre de techniques telles que par évaporation, lamination, découpage etc ... Sur la figure 4, les techniques de liaison de feuilles métalliques ou de dépôt de films minces peuvent former des têtes du type représenté sur la figure 3B. Un substrat 400 fait dans un matériau isolant, tel que du verre, porte une couche isolante 205A et un matériau magnétique 205B. Un enroulement 208 traverse les ouvertures 207 et des entrefers sont formés par les fentes 206 s'étendant de l'ouverture 207 à la surface avant 401 de la tête. L'enroulement 208 est formé de trois sections à savoir, une section inférieure 402, une section supérieure 403 et une section centrale 404 passant par l'ouverture 207.Les étapes normales de la construction d'un film mince comprennent l'évaporation du conducteur 402 sur le substrat 400, évaporation suivie par l'évaporation des couches isolantes et magnétiques dans l'ordre requis. Les ouvertures et les fentes peuvent ensuite être attaquées, et les conducteurs 404 et 403 peuvent être ajoutés au moyen d'étapes appropriées de masquage, d'évaporation et d'attaque. Il faut ajouter à cela les étapes bien connues dans l'art relatives à la vaporisation, l'oxydation et la vitrification. Avant d'utiliser l'élément de tête, il est enlevé en procédant à un découpage suivant une ligne passant par la surface avant 401. Une autre technique de fabrication de la tête de la figure 4 utilise une feuille de métal laminée, comprenant l'isolant 205A et le matériau magnétique 205B, et ensuite les étapes d'attaque et de dépôt semblables à celles décrites préalablement. A l'aide des figures SA et 5B, il va être expliqué une autre technique pour former les fentes 206. Le matériau utilisé pour former les têtes peut être le matériau magnétique 205 B représenté sur la figure 4 ou il peut être le matériau 205 comprenant un isolant et un matériau magnétique. Dans les deux cas, le matériau est revêtu d'un masque photo-résistant. La première étape de la fabrication des fentes consiste à définir une ligne allant de l'ouverture 207 au rebord 501 du matériau 205 le long duquel sont formées les fentes. Une poinçonneuse 504 et une matrice 505 sont couplées le long de chacune des lignes 206' afin de former les entrefers 206 représentés sur la figure 5B. Les opérations successives de matriçage et de perforation inclinent les lignes 502 qui définissent un angle QI avec une ligne prise dans le plan 501. On peut utiliser une seule poinçonneuse 504 et une seule matrice 505 ou bien on peut en utiliser plusieurs en les appliquant simultanément sur le matériau 205. Dans chaque cas, la surface 501 va être découpée en segments successifs faisant un angle ç avec la ligne prise dans le plan 501. Le matériau 205 est ensuite attaqué pour augmenter la dimension finale des fentes et en polir le contour. Ensuite, le matériau photo-résistant couvrant le matériau 205 est arraché. La partie 205 est ensuite aplanie, recuite et, si besoin est, la surface est oxydée. Le résultat obtenu finalement est une tête dépourvue de toute contrainte ayant un entrefer 206 qui est formé uniformément. En se reportant à la figure 5C, une technique semblable à celle décrite en regard des figures SA et 5B utilise une opération de cisaillement faite à partir des lames opposées 506 et 507, l'effet consiste à former une surface curviligne 503 par opposition à la surface plane de la technique représentée sur les figures SA et 5B. Cependant les étapes suivantes sont identiques à celles décrites préalablement. Il existe d'autres techniques pour former les entrefers et déterminer les autres dimensions. Par exemple, une ligne peut être rayée allant de l'ouver- ture au rebord, et la fente peut être attaquée, découpée, sciée, soumise à un effet laser, usinée par une décharge électrique ou par un faisceau électronique etc ... Etant donné que le matériau est à l'origine recouvert d'un matériau photo-résistant, l'agent corrosif attaque uniquement la zone rayée. Les ouvertures peuvent être formées de façon semblable ou par fraisage de la surface et par attaque ou par perforation entière des trous. La figure 6 représente une autre technique pour fabriquer une tête du type représenté sur la figure 3B. Un fil ou une feuille de métal magnétique plane 601 recuite ou non, par exemple de HyMu 80, ou son équivalent, ayant une épaisseur t et une coupe transversale x est revêtue par évaporation ou par toute autre technique appropriée, du Inateriau 603 utilisé pour l'entrefer, par exemple du cuivre, sur une largeur w. Il est possible de procéder à un revêtement sur une largeur représentant la nloitié de w de chaque côté de la bande 601, bien que la bande soit représentée revêtue sur un seul côté. La bande revêtue 601 est enroulée autour d'un mandrin 600 ayant un diamètre d qui est beaucoup plus grand que la coupe transversale x du fil.La bande enroulée peut alors être recuite, par exemple à une température d'environ 6500C jusqu a ce qu'il y ait une légère liaison par diffusion à l'interface des matériaux 601 et 603. Un masque approprié sur la face 609 de la bande enroulée permet de déposer un matériau magnétique supplémentaire 604, 605 etc ... par exemple, du permalloy, en des points successifs autour de la bande enroulée. Les trous 607 sont alors obtenus par forage, poinçonnage, ou de toute autre façon bien connue dans l'art (par exemple en utilisant les faisceaux laser) et le mandrin est retiré. On peut alors utiliser une scie à métaux ou un laser pour découper les sections successives le long des lignes 606 etc ... à partir de la bande enroulée, et la face arrière 608 est rodée pour produire la largeur requise de la piste.Le procédé de fabrication produit une tête magnétique ayant des entrefers d'une largeur w, avec un écartement entre les entrefers x f w et une largeur de piste t, voire moins. La figure 7A représente une tête magnétique mono-spire en forme de fer à cheval qui peut être testée durant le procédé de fabrication et avant l'assemblage final. Bien que la tête de lecture soit représentée comme étant un élément de tête à film mince, la technique relative au test s'applique également aux éléments de tête représentés sur les figures 3A à 3C et particulièrement sur la figure 4. Une tête magnétique mono-spire est formée sur le substrat 210 en utilisant les techniques classiques de l'art antérieur. La tête comprend un conducteur 211 et un matériau magnétique en forme de fer à cheval 212A et 212B formant un entrefer avant 700 et un entrefer arrière 701. Plusieurs éléments de tête sont placés sur le substrat 210 avec une bande faite dans un matériau conducteur 702, bande qui est utilisée pour tester tous les éléments de tête afin de déterminer très tôt dans le procédé de fabrication s'il y a des défec tuosités dans ces éléments. Pour mener à bien le test, la bande 702 devrait être très proche de l'entrefer avant 700, comme le montre la figure 7A. Dans la pratique, une extension de la tête occupe normalement l'espace séparant l'élément de tête et la bande.Cette extension peut être enlevée avant le test afin d'exposer l'entrefer avant de la façon représentée, ou bien elle peut représenter l'étape finale de la fabrication. Suivant la figure 7B, plusieurs éléments de tête 211 placés sur un substrat 210 sont associés à la bande conductrice 702 qui est connectée à un générateur d'ondes de courant de test d'entrée 217. Les éléments de tête 211 sont connectés par des fils conducteurs 213 à un circuit commutateur 218 qui connecte, tour à tour, chacun des éléments de tête 211 à un amplificateur à impédance élevée 219. Si besoin est, tous les éléments de tête 211 peuvent être connectés simultanément à des amplificateurs à impédance élevée distincts afin d'éliminer le circuit de commutation 218.Lorsqu'un courant électrique connu est envoyé dans les fils conducteurs 214 pour atteindre la bande 702, un champ magnétique va entourer la bande 702, permettant au courant d'être induit dans chacun des éléments de tête 211. Ceci provoque la circulation du courant dans les fils conducteurs 213, courant qui peut être comparé au courant d'origine connu pour déterminer si les éléments 211 se trouvent dans les tolérances acceptables. Il est bien compris qu'un effet semblable peut être obtenu en envoyant du courant dans les fils 213 et en contrôlant le résultat sur les fils 214. Durant le fonctionnement, le courant connu est appliqué par un générateur des signaux de sortie de tête de valeur nominale 216 qui fournit un signal de test type au générateur 217 et à un circuit comparateur 220. Le générateur 217 envoie un signal à la bande de test 702 et le circuit comparateur 220 reçoit le signal final provenant de l'élé- ment de tête 211 au moyen du circuit de commutation 218 et de l'amplificateur à impédance élevée 219.Une indication " Bon état - Mauvais état " est engendrée par un circuit 221 connecté au circuit comparateur 220. Par exemple, Si le signal reçu par l'amplificateur 219 tombe dans les tolérances du signal de sortie de tête de valeur nominale provenant du générateur 216, le circuit 221 peut indiquer que toutes les têtes du substrat 210 sont satisfaisantes. La commande des tests successifs se fait par une commande de test 215 qui permet la génération d'une onde de courant de test d'entrée distincte par le circuit 217 pour chacun des éléments de tête successifs 211 testés par le circuit de commutation 218. Les tests successifs sont accumulés sous la commande de la commande de test 215. Les figures 8A et 8B représentent un autre mode de réalisation pour tester les têtes. La bande 702 utilisée pour les tests de la figure 7A peut être supprimée en formant les éléments de tête dans des rangées complémentaires sur le substrat 210. Les rangées d'éléments de tête sont orientées de sorte que les zones respectives des entrefers des têtes dans les deux rangées soient très proches les unes des autres, par exemple, l'écartement étant inférieur à 0,025 mm. Les conducteurs 211 et 211' sont associés au matériau magnétique 212A et 212B, et 212A' et 212B' sur le substrat 210. Les structures peuvent être déposées en procédant à une séparation entre les éléments des deux rangées, séparation qui est faite en déposant les éléments jusqu'à atteindre une ligne de matériau photo-résistant, par exemple.Sous une autre forme, la structure peut être déposée avec combinaison des deux rangées et, par la suite, elles peuvent être séparées par un procédé de découpage ou d'attaque. Dans les deux cas, le courant est appliqué à une rangée de têtes et le champ magnétique 800 va induire un courant qui va circuler dans l'autre rangée de têtes. Ceci est représenté de façon plus détaillée sur la figure 8B, où deux rangées de têtes sont montées sur un substrat 210 et où des commutateurs (non représentés) connectent des paires d'éléments de tête aux circuits d'excitation et de détection. Si besoin est, ces commutateurs peuvent être éliminés en connectant chaque paire complémentaire d'éléments de tête à des circuits d'excitation et de détection distincts. Chaque élément de tête 211 et 211' est connecté au circuit 801 et au circuit 803 par le commutateur 805.Durant le fonctionnement, le circuit d'excitation 801 fournit un signal à l'élément 211 ce qui fait qu'un courant peut circuler dans cet élément, créant un champ magnétique afin d'induire un courant électrique dans l'élément de tête complémentaire 211', courant qui est porté par les fils 213' pour atteindre le circuit de détection 802. Un circuit interprétateur 803 reconnait qu'un signal détecté se trouve dans les tolérances admissibles et un indicateur 804 accumule les tests successifs pour indiquer si tous les éléments de tête du substrat 210 tombent dans les limites acceptables.Il est évident pour l'homme de l'art que tous les éléments de tête d'une rangée peuvent être excités simultanément et que tous les éléments de tête de l'autre rangée peuvent être contrôlés simultanément, ou bien tous les éléments d'une même rangée peuvent être excités simultanément, et il peut être contrôlé un élément à la fois dans une autre rangée. En outre, il est possible d'échanger les circuits de la figure 7B et de la figure 8B pour fournir des données d'interprétation semblables. Il n'est pas nécessaire que les éléments de tête testés soient accumulatifs bien qu'il soit vivement souhaitable de déterminer si toutes les têtes d'un substrat donné sont satisfaisantes.Cependant, il est possible d'utiliser les informations indiquant quelles sont les têtes qui ne sont pas satisfaisantes si bien que durant les opérations de fabrication suivantes on puisse enlever les têtes non satisfaisantes, les remplacer, utiliser le substrat d'une manière telle qu'on puisse ne pas tenir compte des sections contenant des éléments non satisfaisants. Une variété de tests peut être faite en plus des tests décrits, par exemple, sur la sortie en fonction de la fréquence d'excitation, sur la sortie en fonction du courant d'excitation, sur la forme du courant de sortie le long des axes facile-difficile, sur les court-circuits au secondaire, sur l'inductance de l'enroulement primaire, ainsi que des tests sur la diaphonie etc ... Les mê- mes tests peuvent également s'appliquer aux autres types de têtes décrites préalablement. Il reste bien entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple non limitatif et que de nombreuses variantes peuvent être envisagées sans sortir pour autant du cadre et de la portée dela présente invention. REVENDICATIONS 1. - Procédé pour tester des éléments de têtes magnétiques fabriqués en lots sur des zones d'un substrat, au cours de la fabrication et avant la séparation des zones pour obtenir des têtes magnétiques multipistes, caractérisé en ce qu'il comprend les étapes - soumettre chaque élément de tête à un champ électrique, détecter le courant électrique induit par le champ électrique dans chaque élément de tête, interpréter la valeur du courant détecté par rapport à une valeur nominale donnée pour indiquer si l'élément de tête est acceptable ou non. 2. - Dispositif pour mettre en oeuvre le procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens conducteurs portés par le substrat, une source de signaux connectable aux moyens conducteurs pour fournir le champ magnétique traversant des éléments de têtes associés, un circuit de détection connectable à chaque élément de tête pour détecter sous forme d'un courant électrique le champ magnétique traversant l'élé- ment de tête, un moyen d'interprétation associé au circuit de détection pour comparer le courant électrique détecté à un courant acceptable, et un moyen d'indication connecté au moyen d'interprétation pour indiquer lorsque la comparaison montre que le courant électrique détecté a une relation prédéterminé avec le courant acceptable. 3. - Dispositif selon la revendication 2 caractérisé en ce que les moyens conducteurs comportent des bandes électriquement conductrices portées par le substrat, séparées mais très proches des éléments de têtes associés. 4. - Dispositif selon la revendication 2 ou 3 caractérisé en ce que les moyens conducteurs sont formés sur le substrat par les mêmes techniques que les éléments de tête. 5. - Dispositif pour mettre en oeuvre le procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que il comprend une bande conductrice placée sur le substrat au voisinage des éléments de têtes, une source de signaux de test connectable à la bande conductrice pour fournir un champ magnétique variable qui coupent les éléments de têtes, un détecteur de signaux agissant lorsqutil est connecté à un parmi les éléments de têtes, pour détecter comme courant électrique le champ magnétique traversant l'élément de tête connecté, un moyen pour relier le détecteur à chacun des éléments de têtes successivement, une source de signaux nominaux pour fournir des signaux de référence nominaux, un comparateur associé au circuit de détection et à la source de signaux nominaux pour comparer le courant détecté aux signaux de référence nominaux, et un moyen d'indication connecté au comparateur pour indiquer lorsque la comparaison montre que le courant électrique détecté a une relation prédéterminée avec les signaux nominaux. 6. - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les éléments de tête sont disposés sur le substrat en deux rangées complémentaires voisines au moins et le champ magnétique émane des éléments de têtes d'une rangée pour induire un courant dans les éléments de têtes associés testés de l'autre rangée. 7. - Dispositif pour mettre en oeuvre le procédé selon la revendication 1 ou 6 caractérisé en ce qu'il comporte des circuits d'excitation connectables à un ou plusieurs des éléments de têtes et snsiblesà un courant pour engendrer un champ magnétique, des circuits de détection connectables à un ou plusieurs des éléments de têtes pour détecter sous formes de signaux électriques le champ magnétique provoqué par les circuits d'excitation, des moyens de commande reliant les circuits d'excitation et de détection avec les éléments de têtes pour que les circuits d'excitation fournissent à l'origine un courant à un nombre sélectionné d'éléments, une source de courant électrique indiquant des valeurs acceptables du courant, un circuit d'interprétation associé au circuit de détection et à la source de courant pour comparer les courants électriques détectés aux valeurs acceptables du courant, un circuit d'indication connecté au circuit d'interprétation pour indiquer lorsque les courants détectés et acceptables ont entre eux une relation prédéterminée. 8. - Dispositif selon la revendication 7 caractérisé en ce que les circuits d'excitation et les circuits de détection sont à un instant connectés aux éléments dans différentes rangées pour tester les éléments d'une rangée et les connexions sont ensuite inversées pour tester les éléments de l'autre rangée.