La présente invention concerne le traitement thermique de verre et notamment le durcissement ou trempe imprimé au verre par immersion à chaud dans un liquide de refroidissement brusque» On peut obtenir du verre durci ou trempé en portant du ver-5 re à une température voisine de son point de ramollissement, puis en le plongeant dans un liquide maintenu à une température sensiblement égale ou inférieure à son propre point d'ébullition. On a utilisé avec succès des huiles minérales comme liquide de refroidissement pour la trempe de verre et certaines huiles ont 10 été proposées comme les plus efficaces pour l'obtention d'un degré de trempe désiré dans du verre, notamment verre mince d'une épaisseur de 1 à 3 mm. la trempe de feuilles de verre plat de 2 ou 3 mm d'épaisseur présente un intérêt particulier pour les entreprises utilisant ces 15 feuilles trempées à la fabrication de glaces d'automobiles stratifiées et de structures de glaces stratifiées pour avions» On a imprimé à du verre mince une haute résistance mécanique par addition à un liquide porteur à haut point d1ébullition, par exemple, huile minérale à point de début d'ébullition d'environ 300°C,d'une fai-20 ble dose d'additif à point d'ébullition beaucoup plus faible,par exemple, liquide organique à bas point d'ébullition, tel que tétrachlorure de carbone ou éthanol. On a obtenu du verre fortement trempé "par refroidissement a.u liquide. Par ailleurs, on enregistre une demande croissante de ver-25 re de sûreté à double motif de fracture pour utilisation comme pare-brise d'automobile. Un tel pare-brise ne subit pas une fragmentation en dés se propageant sur sa surface, s'il est frappé sur sa face extérieure par un objet à arêtes vives tel que pierre, mais une simple fracture fissurante. Par contre, le choc d'un corps 30 émoussé par exemple, tête d'un occupant d'automobile, animé d'une grande énergie, imprime au verre une flexion augmentant suffisamment sa précontrainte pour provoquer une rupture propagée en fragments assez petits pour que le pare-brise se- désagrège sans blass-e-r----gravement l'occupant. 35 On peut exprimer le degré de fragmentation d'un verre trempé par le nombre de fragments au centimètre carré. Ce degré de fragmentation est gouverné par la contrainte de traction médiane imprimée au verre par la trempe. La présente invention a pour but principal de proposer un 40 procédé pour la trempe de verre par immersion à chaud dans un li- 72 06786 .2 2128393 quide qui permette de choisir avec précision la contrainte de traction médiane imprimée au verre et, ainsi, le degré de fragmentation. Elle a encore pour but de proposer un procédé de trempe per-5 mettant d'ajuster la contrainte de traction médiane imprimée à des verres de certaines épaisseurs particulières pour déterminer avec précision le motif de double fracture du verre. L'invention repose sur la découverte qu'il existe des familles de liquides utilisables au refroidissement brusque de verre 10 chaud, les membres de chaque famille présentant, à une température de mise en oeuvre choisie, des viscosités croissantes qui se révèlent correspondre à l'application au verre de contraintes de traction médianes décroissantes. L'invention propose donc un procédé de traitement thermique 15 pour l'application à du verre d'une contrainte de traction médiane préfixée, suivant lequel on porte le verre à une température voisine de son point de ramollissement, puis on le plonge dans une masse de liquide de refroidissement maintenu à une température choisie, caractérisé en ce qu'on forme ladite masse d'un liquide 20 choisi dans une famille de liquides chimiquement connexes ayant, à la température 'de trempe choisie, des viscosités réparties dans une gamme définie correspondant à une gamme préfixée de contraintes de traction médianes à imprimer au verre, ledit liquide choisi ayant une viscosité de nature à imprimer la contrainte de traction 25 médiane voulue au verre lors de son immersion dans le liquide maintenu à la température de refroidissement choisie. La famille de liquides préférée pour la mise en oeuvre de 1* invention est une famille d'huiles de silicones à structures chimiques analogues. 30 Suivant l'invention, pour la trempe de verre sodocalcicosi- licique de 3 mm d'épaisseur, les huiles de silicones de ladite famille ont, à 100°G, des viscosités de 3 à 120 centistokes. Une telle famille d'huiles de silicones est formée par tous les méthylpolysiloxanes. 35 D'autres familles d'huiles de silicones sont des familles de phénylméthylpolys iloxanes. L'étude expérimentale faite pour la mise au point de l'invention a été opérée surtout à l'aide d'huiles de silicones du coa-: merce, à .viscosités nettement définies. Pour obtenir des liquides 40 à viscosités intermédiaires, on prépare le liquide choisi en mé 72 06786 3 2128393 langeant deux liquides de la famille, à viscosités respectivement supérieure et inférieure à celle que doit avoir lé liquide choisi, en proportions voulues pour que le liquide choisi ait la viscosité désirée. 5 les viscosités des huiles de silicones de la famille peuvent présenter, à la température de refroidissement choisie, une série de valeurs ascendantes correspondant à une série de valeurs descendantes de la contrainte de traction médiane à imprimer au verre. Le présent procédé est particulièrement applicable à des li-10 quides de nature à prélever surtout de la chaleur sur la surface du verre en circulant par convection au sein de la masse de liquide dans laquelle on plonge le verre chaud. La limite basse de la gamme de viscosités des huiles de silicones de chaque famille est donc la viscosité de la première des huiles de silicones de cette 15 famille prises dans l'ordre croissant de viscosités, dans laquelle un prélèvement de chaleur effectif apparaît surtout au refroidissement par. circulation par convection au sein de l'huile. On a constaté que les huiles de silicones de chaque famille ayant une viscosité située à l'extrémité basse de la gamme de vis-20 cosités, engendrent dans le verre une contrainte de traction médiane telle que le verre se brise en petits morceaux . par fragmentation propagée lorsqu'on le frappe à l'aide d'un poinçon central. Des huiles de silicones correspondant à un autre intervalle choisi de la gamme de viscosités donnent des verres dotés du dou-25 ble motif de fracture précité et, pour déterminer cet intervalle, on choisit pour limite basse la viscosité de la première des huiles de silicones de ladite famille, prises dans l'ordre croissant;, de viscosités, qui imprime au verre une contrainte de traction médiane insuffisante pour provoquer une fragmentation en dés sous le 30 choc d'un objet à arêtes vives. La limite haute de cet intervalle choisi est la viscosité de l'huile de silieones de ladite famille qui imprime au verre une contrainte de traction médiane juste suffisante pour provoquer une fragmentation en dés lorsquè s'y ajoute une contrainte imprimée par le choc d'un corps relativement mou. 35 Au-delà de cette limite haute de l'intervalle choisi dans la gamme de viscosités, il existe, dans chaque famille, des huiles de silicones à viscosités plus fortes, imprimant encore au verre une certaine contrainte de traction médiane susceptible d'améliorer utilement la résistance mécanique du verre, mais,en 40 général, sans qu'il apparaisse de fragmentation en dés, même :lors- 72 06786 4 2128393 qu'une contrainte de flexion s'ajoute à la«contrainte de traction • médiane « L'invention vise encore du verre trempé obtenu par le procédé décrit, qui est applicable à la trempe de feuilles de verre • 5 plates ou cintrées ou d'articles en verre, par exemple, articles creux tels que récipients et flacons, gobeleterie, isolateurs et pavés en verre creux. L'invention est aussi applicable à la trempe de petits articles en verre, par exemple, lentilles et verres pour cadrans. 10 Pour faire clairement comprendre l'invention, on va mainte nant en décrire, à titre d'exemples, certains modes de mise en oeuvre en se référant aux dessins annexés, sur lesquels: - La figure 1 est un diagramme de variation de la contrainte de traction médiane en fonction de la viscosité à 100°C doniié 15 pour illustrer la relation découverte entre les viscosités, à une température donnée, des liquides d'une famille de liquides chimiquement connexes et les contraintes engendrées dans le verre lors de la trempe» - La figure 2 est un diagramme de variation du degré de 20 fragmentation en fonction de la viscosité, illustrant la relation qui lie la finesse de la fragmentation provoquée à l'aide d'un poinçon central à la viscosité du liquide assurant la trempe du verre. Dans tous les exemples, afin d'obtenir des chiffres compara-25 bles pour toutes les familles de liquides chimiquement connexes étudiées, on utilise toujours des morceaux de verre sodocalcicosi-licique ayant les mêmes dimensions (120 x 20 mm). On utilise le même matériel pour tremper chaque morceau de verre et l'on commence par porter le verre aux environs de 680 à 30 700°C dans un four maintenu à 800°0. On maintient le verre au four pendant 2 minutes 15 secondes, puis on le laisse tomber du four par gravité, sur une distance d'environ 20 cm, dans 50 cl du liquide de refroidissement, maintenu à une température constante de 100°0. " 35 Quand le morceau de verre chaud pénètre dans la masse de li quide de refroidissement, la couche de liquide en contact avec sa surface s'échauffe aussitôt rapidement, pendant chute du verre à travers le liquide» Il est préférable, pour la mise en oeuvre de l'invention, que le liquide choisi ne subisse pas de modifications 40 chimiques dans la région de ces couches de liquide échauffées par 72 06786 5 2128393 contact avec le verre pendant trempe de ce dernier. Pour ajuster d'après la viscosité la contrainte de traction médiane imprimée au verre pendant sa trempe, il se révèle préférable de choisir le liquide de refroidissement de façon qu'à la 5 température appliquée, par exemple de 100°C, le prélèvement de chaleur opéré sur la surface du verre soit surtout assuré par circulation par convection au sein de la masse de liquide. Des familles de liquides qui se révèlent particulièrement indiquées par la mise en oeuvre de l'invention, sont celles d'hui-10 les de silicones chimiquement connexes. Dans chaque famille, la viscosité reflète la complexité de la molécule et, plus celle-ci est grande, plus la viscosité est élevée. Les familles d'huiles de silicones connexes qu'on trouve dans le commerce comprennent des liquides ayant, à la température de mise en oeuvre de 100°0, 15 des viscosités très variées, allant d'environ 0,5 à 106 centisto-kes . Pour illustrer l'invention, on va maintenant décrire des expériences faites à l'aide d'huiles de silicones à gammes de viscosités choisies. Les huiles de silicones utilisées sont du type 20 huiles de silicones "Wacker" fabriquées par la Wacker—Ohemie GmbH, Munchen (Allemagne)o Une telle famille d'huiles est celle des huiles "Wacker" de la série AE, qui est un groupe de méthylpolysiloxanes. A la température de mise en oeuvre, de 100°C, chaque huile 25 choisie de la série AK a une viscosité nettement définie et, dans cette série AK, on a pu choisir une succession d'huiles ayant à 100°G des viscosités croissantes réparties sur une large gamme, chaque liquide de la famille ayant à 100°G une viscosité un peu inférieure à celle du liquide suivant de la même famille. Ainsi, 30 à chaque famille de liquide est associée une série de viscosités croissantes. A une température de mise en oeuvre différente, par exemple de 150°C, la.gamme de viscosités serait différente. Le tableau I ci-dessous indique les résultats obtenus en trempant une série de morceaux de verre semblables, de 3 mmd'épais-35 seur, de la manière décrite ci-dessus. TABLEAU I Huiles de silicones "Wacker" de la série AK Verre de 3 mm.d'épaisseur 72 06786 e 2128393 N° d'huile Viscosité à 100°0 Contrainte de Nombre de frag- (centistokes) traction médiane ments au centi- (kg/cm ) mètre carré 1 6,7 875 33 2 8 760 30 3 10 695 26 4 12 660 22 5 15 595 20 6 17 590 13 7 20 555 6 8 21 550 4 9 34 540 - 10 90 400 - 11 120 325 - 12 350 280 - 13 4000 235 - Chacun des résultats portés dans ce tableau est un chiffre moyen obtenu par refroidissement d'un certain nombre de morceaux 20 de verre dans l'huile de silicones choisie. On laisse après refroidissement chaque morceau de verre revenir dans l'huile à la température de celle-ci, soit 100°C, Après l'avoir retiré de l'huile et ramené à température ambiante, on nettoie le morceau de verre trempé et l'on mesure sa contrainte de traction médiane à 25 l'aide d'un Compensateur de Babinet. On heurte alors chaque morceau à l'aide d'un poinçon central et, lorsqu'il se fragmente en * dés, on dénombre les fragments. La première huile convenable de la série AK est l'huile N° 1, qui est une huile de silicones du commerce ayant à 100°C une viscosité de 6,7 centistokes et se ré-30 vêle capable de tremper du verre par prélèvement de chaleur efficace, assuré surtout par circulation par convection au sein de 1* huile, en donnant une contrainte de traction médiane désirée de 875 kg/cm . Après fracture, on trouve un nombre de fragments au centimètre carré de 33, ce nombre étant gouverné par la contrain-35 te de traction médiane imprimée au verre® L'huile du commerce suivant de la série AK est l'huile N° 6, ayant à 100°C une viscosité de 17 centistokes. Du verre refroidi dans cette huile a une contrainte de traction mesurée de 590 kg/ 2 cm et le nombre moyen de fragments au centimètre carré est de 13o 40 Les huiles 1° 2 à 5, à viscosités intermédiaires, sont ob 72 06786 7 2128393 tenues par un mélange des huiles N° 1 et 6 en proportions choisies pour obtenir, à 100°0, les viscosités portées dans- le tableau I. les proportions choisies sont en rapport rigoureux avec les viscosités des deux huiles N° 1 et 6. 5 les chiffres obtenus pour la contrainte de traction médiane et pour le degré de fragmentation établissent que, pour ce premier groupe d'huiles lï° 1 à 6 de la famille d'huiles de silicones de série AK, la distribution croissante des viscosités à 100°C dans une gamme de 6,7 à 17 centistokes correspond à des distributions 10 décroissantes des contraintes de traction médianes, qui sont de 875 à 590 kg/cm et des nombres de fragments au centimètre carré qui vont de 33 à 13. A partir de ces résultats, on a tracé le diagramme porté sur la figure 1, de variation de la contrainte de traction médiane en fonction de la viscosité à 100°G. la courbe 15 AK3 qui résume graphiquement les résultats portés dans le tableau I, correspond à du verre de 3 mm d'épaisseur, refroidi dans des huiles de silicones de la série AK et, dans l'intervalle de viscosités considéré, allant de 6,7 à 17 centistokes, on note que la contrainte de traction médiane engendrée, baisse brusquement sui-20 vant une loi définie représentée par la courbe AK3. Dans cet intervalle, une variation faible de la viscosité se traduit par un écart important sur la contrainte de traction médiane engendrée. L'huile suivante disponible dans la série AK est l'huile 9, ayant à 100°G une viscosité de 34 centistokes, et l'on mé-25 lange les huiles 1° 6 et 9 pour obtenir les huiles N° 7 et 8, à viscosités intermédiaires. Ces huiles mélangées H0 7 et 8 impriment au verre des contraintes de traction médianes justes suffisantes pour donner des nombres de fragments au centimètre carré relativement faibles, de 6 et 4 respectivement, à la fraction à l'aide 30 d'un poinçon central. Par refroidissement à l'huile ïf° 9, on obtient du verre qui ne se fragmente pas sous le choc d'un poinçon central, ce qui semble indiquer que la contrainte de traction médiane mesurée de 540 kg/cm est insuffisante pour provoquer une fragmentation en dés. -35 Par contre, de nouveaux essais faits avec les huiles U° 10 et 13, qui sont toutes disponibles dans le commerce et ont des viscosités croissantes étalées sur un large intervalle, révèlent une baisse encore progressive de la contrainte de traction médiane imprimée au verre, mais avec atténuation de la pente de la courbe por-40 tée sur la figure 1. Pour aucun de ces essais ultérieurs, la con 72 06786 8 2128393 trainte imprimée n'est suffisante pour que»le verre se fragmente en dés sous le choc ^,— — d'un poinçon central* La contrainte de traction médiane imprimée par les huiles H° 9 et 10, supérieure à 350 kg/cm^ et de tordre de 350 à 490 kg/cm^, est toute-' 5 fois suffisante pour provoquer la fragmentation en dés quand s'y ajoute la contrainte de flexion imprimée au verre par un corps émoussé animé d'une grande énergie et le verre trempé à l'aide des huiles N° 9 et 10 présente le double motif de fracture souhaitable dont on a parlé plus haut. 10 Les huiles à forte viscosité telles celles S° 12 et 13 ne donnent pas de verre trempé à fragmentation en dés, mais relèvent toutefois la résistance mécanique du verre, car les charges de rupture de verres refroidis dans ces huiles N° 12 et 13, mesurées par essai de flexion avec quatre points d'appui, sont respective- o 15 ment de 1900 et de 1850 kg/cm . Pour tous ces essais, on constate que la diminution de contrainte de traction médiane s'accompagne, comme on pouvait s'y attendre, d'une baisse de la charge de rupture et, pour les essais dont les résultats figurent dans le tableau p I, la charge de rupture descend de 3 450 kg/cm pour le verre re-20 froidi dans l'huile N° 1 au chiffre qu'on vient de citer, de 1850 kg/cm , pour le verre refroidi dans l'huile N0 13. On opère une série d'essais analogues avec des huiles de silicones "Wacker" de la série AR. Il s'agit de phénylméthylpolysilo-xanes comportant 15 f° de groupes phényliques et les résultats d'-25 essais de trempe de morceaux de verre de 3 mm d'épaisseur figurent dans le tableau II ci-dessous î TABLEAU II Huiles de silicones "Wacker" de la série AR Verre de 3 mm. d'épaisseur. 30 N° d'huile Viscosité à 100°C Contrainte de Nombre de (centistokes) traction médiane fragments/cm2. (kg^cm2.) 1 5 845 54 2 12 450 4 3 21 420 - 4 34 400 - 5 52 395 — 6 77 345 — 7 150 325 - 72 06786 9 2128393 Ces résultats sont illustrés graphiquement sur la figure 1 par la courbe AR3 qui a la même allure que la courbe AK3* mais s'étend au-dessous d'elle. Ce décalage indique que le degré de trempe obtenu.est un peu inférieur, mais chaque huile de silicone 5 AR choisie donne un degré de trempe défini, représenté par la contrainte de traction médiane et par le degré de fragmentation. Les verres refroidis dans les huiles îf° 1 et 2 se divisent par fracture en un nombre défini de fragments au centimètre carré et ceux refroidis dans les huiles P 3, 4 et 5 présentent un double motif 10 de fracture. Par mélange proportionnel des huiles N° 1 et 2, qu'on trouve toutes deux dans le commerce, on peut obtenir des verres à degrés de trempe différents correspondant à'1'extrémité basse de la gamme de viscosités de la famille, qui se fragmentent sous le choc d'un poinçon central. 15 On constate que la première huile de la série AR qu'on peut utiliser a, à 100°C, une viscosité de 5 centistokes, un peu inférieure à celle de la première huile de la série AK. Le degré de fragmentation est plus élevé, bien que la contrainte de traction médiane mesurée soit du même ordre que celle obtenue avec l'huile 20 M F 1 et cette variation des résultats est due à quelque autre cause apparue au cours des essais particuliers. La figure 2 est un diagramme illustrant la relation qui lie la viscosité à 100°C du liquide de refroidissement au degré de fragmentation et, pour les verres qui se fragmentent en dés sous 25 le choc d'un poinçon central, on voit que la relation est linéaire, le degré de fragmentation ayant nettement tendance à augmenter en proportion inverse de la viscosité, de sorte qu'on peut choisir le degré de fragmentation désiré par sélection, dans la famille de l'huile ayant la viscosité désirée, et utilisation de 30 cette huile à la trempe. La relation entre la viscosité et le degré de fragmentation est indiquée dans la région du diagramme occupée par toutes les lignes tracées et la disparité de la ligne AK3 peut être due à quelque défaut de parité des résultats enregistrés pour l'huile de refroidissement U° 1 dans le tableau II. 35 Le tableau III donne les résultats obtenus par trempe à l'aide d'huiles de silicones "Wacker" de la série: CR, qui sont aussi des phénylméthylpolysiloxanes. TABLEAU III Huiles de silicones "Wacker" de la série CR 40 Verre de 3 mm. d'épaisseur • 72 06786 2128393 N° d'huile Viscosité à 100°0 Contrainte de Nombre de '(centistokes) traction rlédiane fragments/cm2. (kg/cm2.) 1 5 880 34 2 10 595 16 3 17 490 - 4 27 445 - 5 36 430 - 6 45 405 - 7 80 310 — Les résultats font encore ressortir les relations illustrées par les figures 1 et 2. Les résultats d'une autre série d'essais opérés à l'aide d'huiles de silicones "Wacker" de la série AP sont portés dans 15 le tableau IV ci-dessous: TABLEAU IV Huiles de silicones "Wacker" de la série AP Verre de 3 mm. d'épaisseur N° d'huile Viscosité à 100°C Contrainte de Nombre de (centistokes) traction médiane fragments/cm2. (kg/cm2.) 1 5,8 145 30 2 12 605 14 3 15 555 6 4 40 435 - Les siloxanes de cette série AP comportent 35 % de groupes phényliques. Outre la trempe de morceaux de verre de 3 mm. d'épaisseur, 30 on a refroidi desmorceaux de verre analogues de 2 mm.d'épaisseur à l'aide d'huile de la série AR et les résultats sont portés dans le tableau V ci-dessous: TABLEAU V Huiles de silicones "Wacker" de la série Afi 35 Verre de 3 mm. d'épaisseur 40 N° d'huile Viscosité à 100°G (centistokes) Contrainte de traction médiane (kg/cm2) Nombre de fragments/cm2o 72 06786 2128393 Lî° d1 huile Viscosité à 100°C Contrainte de Nombre de (centistokes) traction médiane fragments/cm2. (kg/cm2) 0 3 910 69 5 1 5 180 35 1,5 10 595 17 2 12 445 - 3 21 350 - 4 34 350 - 10 5 52 290 - 6 77 288 - 7 150 290 - On a pu obtenir un degréde fragmentation plus élevé à 1 ' aid-e 15 d'une huile à viscosité plus faible et, pour ces essais, la première huile est une huile (itf0 O) ayant à 100°C une viscosité de 3 centistokes. L'huile 1T° 1,5 est obtenue par mélangeproportionnel des huiles i\F° 1 et 2 ayant à 100°C des viscosités de 5 et de 12 centistokes. 20 Pour du verre de 2 mm, les résultats ont encore la même al lure et on constate un net parallélisme entre les lignes AR2 et AH3 portées sur la figure 2. Il existe aussi une nette analogie entre les courbes AR2 et 1113 portées sur la figure 1« A l'aide de chaque famille d'huiles aux silicones, on a pu 25 obtenir des verres dans lesquels on constate, soit une fragmentation en dés sous le choc d'un poinçon central, soit un double motif de fracture. Dans les morceaux de verre soumis aux essais, le double motif de fracture existe normalement vers l'extrémité haute de l'intervalle de contraintes de traction médianes allant de 350 30 à 490 kg/cm , mais dans des morceaux de verre plus grands, ce double motif apparaît clairement pour une contrainte de traction mé-diane située à l'extrémité basse (350 kg/cm ) de cet intervalle. Ainsi, l'invention offre un procédé original de trempe de verre par immersion dans un liquide qui permet de choisir avec pré-35 cision un liquide à mettre en oeuvre à une température liée à celle du verre. On choisit le liquide d'après sa viscosité pour obtenir la contrainte de traction médiane désirée et imprimer ainsi au verre par trempe, le motif de fracture voulu. Par choix et ajustement de la viscosité que le liquide présente à température de mise 40 en oeuvre particulière, on peut régler le processus pour obtenir un degré de trempe uniforme dans une série de morceaux de verre soumis à la trempe. 72 06786 12 2128393 asVEHBICATIOHS lo- Procédé de traitement thermique .pour l'application à du verre d'une contrainte de traction médiane préfixée, suivant lequel on porte le verre à une température voisine de son point de • 5 ramollissement et on le plonge dans une masse de liquide de refroidissement maintenu à une température choisie, caractérisé en ce qu'on forme ladite masse d'un liquide choisi dans une famille de liquides chimiquement connexes ayant, à la température de refroidissement choisie, des viscosités réparties dans une gamme dé-10 finie, correspondant à une gamme préfixée de contraintes de traction médianes à imprimer au verre, ledit liquide choisi ayant une viscosité de nature à imprimer la contrainte de traction médiane voulue au verre lors de son immersion dans le liquide à la température de refroidissement choisie» 15 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite famille de liquides est une famille d'huiles de silicones à structures chimiques analogues» 3»- Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que, pour la trempe de verre sodocalcicosilicique de 3 mm. d'é-20 paisseur, les huiles de silicones de ladite famille ont, à 100°C, des viscosités de 3 à 120 centistokes. 4.- Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que les huiles de silicones sont toutes des méthylpolysiloxanes. 5«- Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que 25 les huiles de silicones sont des phénylméthylpolysiloxanes. 6.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 à 5, caractérisé en ce qu'on prépare le liquide choisi en mélangeant deux liquides de la famille, à viscosités respectivement supérieure et inférieure à celle que doit.avoir le liquide choisi, 30 en proportions voulues pour obtenir le liquide choisi ayant la viscosité désirée. 7«- Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 à 6 caractérisé en ce que les viscosités des huiles de silicones de la famille présentent, à la température de refroidissement choi-35 sie, une série de valeurs ascendantes correspondant à une série de valeurs descendantes de la contrainte de traction médiane à imprimer au verre. 8.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 à 6, caractérisé en ce que la limite basse de la gamme de viscosités 40 est la viscosité de la première des huiles de silicones de ladite * 72 06786 13 2128393 famille prises dans l'ordre croissant de viscosités, dans laquelle un prélèvement de chaleur effectif apparaît surtout au refroidissement par circulation par convection au sein de l'huile. 9«- Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 à 6, 5 caractérisé en ce que la limite basse de la gamme de viscosités est la viscosité de la première des huiles de silicones de ladite famille, prises par ordre croissant de viscosité, qui imprime au verre une contrainte de traction médiane insuffisante pour provoquer une fragmentation en dés sous le choc d'un objet à arêtes 10 vives. 10.- Procédé selon la revendication 8 ou 9, caractérisé en ce que la limite haute de la gamme de viscosités est la viscosité de l'huile de silicones de ladite famille qui imprime au verre une contrainte de traction médiane juste suffisante pour provoquer 15 une fragmentation en dés lorsque s'y ajoute une contrainte imprimée par le choc d'un corps relativement mou.