La présente invention concerne un disjoncteur destiné particulièrement à couper des circuits à haute tension continue dans lesquels un commutateur en ligne est commuté en force. Le disjoncteur comporte un circuit de commutation qui n'impose aucun condensateur susceptible de supporter toute la tension. En général, la coupure des lignes à haute tension, et particulièrement des circuits à courant continu ou des circuits à courant alternatif avant que le courant ne se soit annulé naturellement, met en oeuvre un commutateur en ligne qui supporte l'intensité normale du courant et qui est ouvert. Cette ouverture provoque un amorçage d'arc. La désionisation du commutateur ouvert et amorcé est produite par la commutation forcée du courant dans ce commutateur. Ce résultat est obtenu en déchargeant un condensateur dans le commutateur, dans le sens voulu pour annuler le courant. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3 435 288 décrit un exemple de disjoncteur de ce genre. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3 522 472 en décrit un autre exemple. Le disjoncteur selon le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3 435 288 précité comporteun condensateur susceptible de supporter une tension au moins égale à la tension en ligne et dont la capacité est suffisante pour maintenir la vitesse dsapplication de la tension à l'élément au-dessous d'une valeur critique à laquelle le réamorçage se produit.Le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3 660 723 apporte un perfectionnement à ce dispositif car il propose d'effectuer l'interruption du circuit par commutation en force d'un dispositif en ligne avec un condensateur à basse tension, deux commutateurs auxiliaires à basse tension et un commutateur à champs croisés, ce qui élimine la nécessité d'un condensateur de commutation à haute tension et forte capacité.Cette invention apporte un autre progrès en ce que l'interruption du courant est effectuée par commutation forcée d'un dispositif en ligne dans lequel un arc est amorcé avec seulement un condensateur de commutation à basse tension ct un commutateur à champs croisés, ce qui élimine la nécessite de coimnutateurs auxiliaires et d'un condensateur de comnutation à forte capacité, supportant toute la tension. Les mêmes conditions se présentent dans le cas de l'utilisation de redresseurs au silicium commandés (SCR) comme organes de commutation en ligne. Dans ce cas, il est bien connu que la suppression du signal de conduction de l1élec- trode de commande ne fait pas cesser la conduction du redresseur. Cc qui est nécessaire est que le courant soit interrompu. Ce résultat est quelquefois obtenu en déchargeant un condensateur dans le redresseur, dans le sens voulu pour annuler le courant, de manière que le redresseur commandé soit bloqué. Un redresseur au silicium commandé est supérieur à un commutateur mécanique en ligne en raison de la plus grande vitesse à laquelle il peut être ouvert. Afin de faciliter la compréhension de l'invention, il y a lieu de mentionner tout d'abord, sous une forme résumée, qu'elle concerne un disjoncteur. Ce disjoncteur comporte un commutateur en ligne qui peut consister en un commutateur mécanique ou en un redresseur au silicium commandé, et qui peut être ouvert pendant le passage du courant. Un circuit constitué par un condensateur et un commutateur à champs croisés connectés en série, est branché en parallèle sur le commutateur en ligne. Lorsque ce dernier est ouvert, le commutateur à champs croisés est débloqué, de manière à décharger le condensateur et provoquer 1'annulation du courant dans le commutateur en ligne qui cesse ainsi de conduire. Le commutateur à champs croisés est ensuite bloqué afin d'interrompre le circuit en dérivation. Le procédé selon l'invention concerne la mise en oeuvre de ces éléments. L'invention concerne donc un disjoncteur qui comporte un commutateur en ligne et un circuit en dérivation destiné à désioniser le commutateur en ligne et à limiter la vitesse d'application de la tension. Ce circuit en dérivation comporte un condensateur et un commutateur à champs croisés connectés en série. L'invention concerne également un procédé de commande d'un tel circuit, consistant essentiellement à bloquer le commutateur à champs croisés avant que le condensateur de commiutation soit chargé à la tension en ligne.Selon l'invention, une résistance absorbant lténergie est également connectée en dérivation sur le coirutateur en ligne et son circuit de commutation on force9 Ltinvention concerne également un commutateur e ligne et un circuit de commutation forcée qui permet d'interrompre un courant alternatif aussi bien qu'un courant continu, l'in terruption du courant alternatif étant effectuée avant la première annulation naturelle du courant dans le commutateur. L'invention concerne aussi un disjoncteur qui comporte un redresseur au silicium commandé dans le circuit principal, remplissant la fonction de dispositif dtouverture de ligne, ainsi qu'un circuit en dérivation destiné à bloquer le redresseur au silicium commandé en y annulant le courant lorsque le redresseur est polarisé à l'état de non conduction. L'annulation du courant est effectuée en appliquant une impulsion de coupure provenant d'un condensateur dont la tension nominale est inférieure à la tension normale en ligne. Le redresseur au silicium commandé de coupure de ligne est connecté en dérivation sur un circuit comprenant un condensateur et un tube de commutation à champs croisés connectés en série, de manière que le condensateur puisse etre déchargé dans le redresseur au silicium commandé afin d'annuler le courant, le tube à champs croisés étant bloqué avant que la tension aux bornes du condensateur n'atteigne la tension en ligne. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemple nullement limitatif et sur lesquels la figure 1 est un diagramme synoptique du disjoncteur selon l'invention, connecté dans un circuit de transport dtAnergie, la figure 2 est un schéma d'un circuit antérieur destiné à commuter en force un commutateur en ligne, la figure 3 est un schéma du circuit de commutation forcée selon l'invention, la figure 4 est une courbe montrant les variations des paramètres en fonction du temps pendant l'interruption effectuée par le circuit de commutation en force selon l'invention, la figure 5 représente un disjoncteur séquentiel selon l'invention, la figure 6 est un schéma d'un simple limiteur de courant alternatif comportant le circuit de commutation forcée selon il invention, la figure 7 est un schéma d'un circuit de commutation forcée selon l'invention, dans lequel le dispositif en ligne consiste en un redresseur au silicium commandé, la flgure 8 est un schéma d'un disjoncteur séquentiel comportant le circuit de la figure 7, et la figure 9 est un schéma d'un simple limiteur de courant alternatif comportant un redresseur au silicium commandé comme dispositif en ligne, et associé au circuit de commutation forcée selon l'invention. La figure 1 représente un dispositif 10 de transport dténergie dans lequel le disjoncteur 12 selon l'invention peut être connecté afin de commander la circulation du.cou- rant. L'ensemble comporte une source d'alimentation 14 et une charge 16 qui sont connectées par une ligne à deux fils. Le disJoncteur 12 est connecté aux bornes 18 et 20, en série dans l'un des fils. L'autre fil peut également comporter un disjoncteur, si le circuit 11 impose. En outre, il peut y avoir plus de deux fils qui comportent chacun un disjoncteur. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3 657 607 et 3 660 723 donnent d'autres détails sur un dispositif de transport d'énergie dans lequel le disjoncteur 12 selon l'invention peut être connecté.Selon ces deux brevets, les deux fils sont protégés par un disjoncteur. La figure 2 représente un disjoncteur 24 qui servira de base de comparaison avec le disjoncteur selon l'invention. Le disjoncteur 24 comporte un premier et un second commutateur en ligne 26 et 28 connectés en série entre les bornes 18 et 20. Ces commutateurs 26 et 28 consistent en des commutateurs mécaniques qui sont fermés dans les conditions normales de- conduction du circuit. Ils peuvent consister en des commutateurs du type décrit dans le brevet français nO 7 318 412 déposé le 21 mai 1973 au nom de Hughes Aircraft Company. Ils peuvent également consister en des interrupteurs des types décrits dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique nO 3 268 687 nO 3 268 687, 3 290 42 et 3 435 288. Un circuit constitué par une bobine d'inductance 30s une résistance 32,un condensateur chargé 34 et un commutateur 36 est connecté en dérivation sur un premier commutateur en ligne 26 En outre; un circuit qui contient un commutateur à champs croisés 3S est connecté en dérivation sur l'ensemble du probiier et du second commutateurs en ligne 26 et 28. Le commutateur a champs croisés 38 consiste en un dispositif d'iiiterruption susceptSble d'interrompre un courant continu dans un circuit à haute tension.Des commutateurs à champs croises de ce genre sont décrits dans les brevets des Etats Unis d'Amérique nO 3 558 j50, 3 604 977, 3 641 384, 3 638 061 et 3 534 226o Lorsqu'il est souhaité ouvrir le disjoncteur 24, le premier et le second commutateur en ligne 26 et 28 sont ouverts, de préférence simultanément, bien que le second commutateur 28 puisse être ouvert légèrement après le premier. Lorsque le premier commutateur 26 est ouvert et reste conducteur par un arc, le commutateur 36 est fermé pour décharger le condensateur 34 dans le commutateur 26, dans un sens tel qu'il y annule le courant.Le courant en ligne circule maintenant dans le condensateur 34 dont la tension aux bornes stéleve jusqulà un point où elle est suffisante pour déclencher la conduction du commutateur à champs croisés 38. Ce dernier a été placé en condition magnétique de manière que la conduction démarre à l'application d'un champ électrique. Du fait que le courant en ligne circule maintenant dans le commutateur à champs croisés 38, le courant qui circule dans le commutateur en ligne 28 est réduit au-dessous de sa valeur d'entretien. Le second commutateur en ligne 28 cesse donc de conduire. Après une période suffisamment longue pour que l'espace entre les électrodes du commutateur 28 soit désionisé, le commutateur à champs croisés 38 peut être bloqué.Le disjoncteur 24 ne peut convenir qutà des circuits dans lesquels la puissance transportée est relativement réduite et dans lesquels des tensions transitoires d'ouverture relativement élevées peuvent être tolérées. Lorsqu'une plus grande énergie en ligne doit être absorbée, avec une réduction des tensions transitoires de coupure, des branches contenant des commutateurs d'ouverture à champs croisé et des résistances d'absorption d'énor- gie doivent être connectées en dérivation sur le commutateur 38. Le brevet des Etats-Unis d'Anérique 3 660 723 précité décrit ce s branches supplémentaire s a figure 3 illustre schématiquement un disjoncteur 40 selon 11 invention0 Ce disjoncteur 40 constitue un dispositif de base de coupure de circuit. Il comporte un commutateur en ligne 42 susceptible de supporter l'intemsité normale du ourant. N'importe lequel des dispositifs décrits à propos du- commutateur en ligne 26 convient et peut être utilisé comme commutateur 42.Un circuit comportant une bobine d'inductance 44, un condensateur 46, unt.- réistance 48 et un commutateur à champs croisés 50 est connecté en dérivation sur le commutateur en ligne 42o Le commutateur à champs croisés 50 est identique au commutateur 38 et n'importe lequel des organes décrits en regard du commutateur 38 convient également pour le commutateur 50. Un circuit de charge 52 est connecté aux bornes du condensateur afin de lui fournir sa charge initiale. Le fonctionnement du disjoncteur 40 sera maintenant déprit en regard des graphiques de la figure 4 qui montrent les variations de plusieurs paramètres au moment où le disjoncteur est actionné. Sur la figure 4, la courbe 54 représente les variations en fonction du temps de la valeur de la tension interrompue, c'est-à-dire de la tension aux bornes du commutateur à champs croisés 50. La courbe 56 représente la tension aux bornes du commutateur en ligne 42. La courbe 58 représente l'intensité du courant dans le commutateur à champs croisés 50. La courbe 60 représente 11 intensité du courant dans le commutateur en ligne 42. Avant le cycle d'interruption, le commutateur en ligne 42 est fermé et le courant normale circule, ainsi que le montre la courbe 60. En outre, la chute de tension aux bornes de ce commutateur est pratiquement nulle, ce que montre la courbe 56. Le commutateur à champs croisés 50 est bloqué, et aucun courant nty circule, ce qu'indique le début de la courbe 58. Il supporte à ses bornes la tension du condensateur chargé 46, ce que montre le début de la courbe 54. A l'instant zéro, le commutateur 42 est ouvert et la chute de tension dans l'arc n'est pas suffisamment appréciable pour apparaître sur la courbe 56. Lorsque le commutateur 42 s'est ouvert suffisamment pour supporter toute la tension en ligne, ce que représente la figure 4 aprtzs 100 microsecondes, le commutateur à champs croisés 50 est fermé de manière a décharger le condensateur 46 dans un .e-n. tel qu'il provoque l'annu- latin du courant dans ic comnutatuur en ligne 42 ouvert et dans lequel un arc est amorcé.La courbe 56 montre la réduction de tension aux bornes du commutateur en ligne, puis une inversion de tension qui provoque l'annulation du courant dans ce commutateur, ce que montre la courbe 60. I1 faut également noter que la chute de tension aux bornes du commutateur à champs croisés 50, représentée par la courbe 54, décroît jusqu'à la chute de tension à l'état conducteur de ce commutateur. Pendant la période où le commutateur à champs croisés 50 est conducteur, correspondant à la partie horizontale inférieure de la courbe 54, le condensateur 46 se charge, ce qui provoque une légère augmentation de la tension aux bornes du coiinUateur en ligne 42, ce que montre la courbe 56. Cela se poülssuit pendant un temps suffisant pour permettre la désionisation du commutateur en ligne 42.Ensuite, le commutateur à champs croisés est bloqué de manière à interrompre le courant qui y circule, ainsi que le montre la courbe 58, et cela s'accompagne d'une augmentation de la tension aux bornes représentée par la courbe 54. De cette manière, le circuit est bloqué avant que le condensateur 46 ne soit chargé à une fraction notable, par exemple plus de la moitié de la tension en ligne. S'il est souhaité que le condensateur 46 soit pro tégé contre une tension excessive, il peut etre connecté en dérivation sur un éclateur de sécurité. Cet éclateur protege le condensateur 46 de toute surtension qui pourrait se produire dans le cas où le commutateur à champs croisés 50 n1 est pas bloqué, ou stil est bloqué trop tard dans le cycle d'interruption.Ainsi que le montre la figure 4,l'ensemble du cycle peut être exécuté en 100 microsecondes environ, mais sa durée est déterminée par le temps de désionisation du commutateur 42. a valeur du condensateur 46 est choisie suffisante pour que la conduction puisse se poursuivre pendant une période appréciable sans que sa tension aux bornes atteigne des valeurs excessives. Pour interrompre un courant de 10 000 ampères avec un temps de désionisation du commutateur 42 de l'ordre de 100 microsecondes, un condensateur de 100 microfarads d'une valeur nominale de 10 kilovolts convient0 Ainsi qu'il a été mentionné précédement, le disjoncteur 40 convient aux cas où 11 énergie transportée n'est pas trop importante, de sorte que les surtensions à la rupture ne soient pas excessives. Le disjoncteur 40 illustre l'interrelation entre la branche en ligne 62 et la branche d'interruption 64.Le disjoncteur 40 comportant ces branches -peut convenir à des installations dans lesquelles plusieurs branches sont interconnectées de manière à absorber L'énergie, Le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3 611 031 décrit une disposition de ce genre. La figure 5 illustre un disjoncteur 66 qui comporte plusIeurs branches et qui peut être connecté entre les bornes 18 et 20-e Le disjoncteur 66 comporte plusieurs branches en ligne 68, 70 et 72 connectées en série et sur lesquelles sont res- pectivement connectées en parallèle les branches d'interruption 74, 76 et 78.Les branches en ligne et les branches d'interruption sont identiques aux branches correspondantes 62 et 64 de la figure 30 Des résistances 80 et 82 d'absorption dténergie sont connectées respectivement en parallèle sur les branches d'interruption 76 et 78, Lorsque le disjoncteur 66 doit interrompre le circuit, la première branche en ligne 72 et la branche d'interruption correspondante 78 sont commandés de manière à obliger le courant à circuler dans la résistance 82 qui introduit son impédance dans le circuit. La valeur de la résistance 82 est telle quelle évite toutes tensions transitoires excessives et provoque une réduction de l'inten- sité du courant.Un condensateur peut être connecté en dérivation sur chacun des commutateurs en ligne, afin de commander et de limiter les variations de tension par rapport au temps. -Un instant plus tard, lorsque la tension aux bornes du disjoncteur et le courant dans le circuit sont stabilisés, la branche en ligne 70 et la branche d'interruption 76 sont ouvertes de manière à obliger le courant à circuler dans les résistances 80 e-t 82 en série. Lorsque la tension et le courant ont décru, le disjoncteur peut etre complètement ouvert sans transitoires excessives, par l'ouverture de la branche en ligne 68 et de la branche d'interruption 74. Le disjoncteur 66 a donc ouvert le circuit.Le brevet des Etats-Unis d'Amérique no 3 534 226 décrit d'autres dispositions gr ce auxquelles l'impédance est augmentée séquenticllementO Le disjoncteur comportant une branche en ligne et une branche d'interruptioll peut convenir à des circuits en courant alternatif, aussi bien qu'aux circuits en courant continu décrits ci-dessusO ta figure 6 illustre un limiteur de courant 84 qui convient particulièrement pour cotre introduit dans un circuit cn cotant alternatif afin de limiter ltinten- sité du courant, particulièrement lorsque ce dernier est excessif.Le limiteur de courant 84 peut être connecté par des bornes 86 et 88, en série dans un circuit en courant al- ternatif Il comporte une branche en ligne 90 et une branche d'interruption 92, qui sont respectivement identiques aux branches 62 et 64 du disjoncteur 40. Sous la forme d'un limiteur de courant, il comporte une branche résistante 94 en dérivation sur la branche en ligne 90-et la branche d'in interruption 92 connectées en parallèle. Lorsque le limiteur de courant 84 fait partie d'un circuit en courant alternatif, et que le courant doit être limité, la branche en ligne 90 et la branche d'interruption 92 sont comalandées de la ânière décrite ci-dessus. Le courant est réduit jusqu'à zéro dans la branche en ligne, et la branche d'interruption 92 est alors bloquée. La polarité du condensateur 98 précharge n'a aucune importance, pourvu que la branche d'interruption 92 soit au-dessous de l'amortissement critique. Si le condensateur 98 a une capacité de 100 microfarads, la bobine 100 une inductance de 100 microhenrys et la résistance 102 qui représente toute la résistance de la branche, une valeur de 0,1 ohm, cette condition est satisfaite.Dans ce cas, les oscillations dans la branche d'interruption 92 et la branche en ligne 90 sont amorties à l/e aprs trois périodes environ. Ces oscillations suffisent à amener le courant à zéro dans le commutateur ouvert de la branche en ligne, La période d'oscillation est égale à 0,6 millisecondeO La tension inverse nécessaire aux bornes du comiiutateur en ligne de la branche correspondante apparat suffisamment tôt pour une interruption acceptable. Lorsque le commutateur en ligne est désionisé, le commutateur à champs croisés dc la branche d'interruption 92 est ouvert. La branche résistante 94 est alors introduite dans le circuit afin d'en augmenter l'impédance. La situation spéciale au cas d'utllis.xtion dans un circuit à courant alternatif est que le commutateur b champs croisés doit pouvoir conduire dans les deux sens. Plusieurs brevets ont été cités ci-dessus, qui illustrent des modes G9 réalisation ou des structires spécifiques O La figure 7 illustre schématiquement un disjoncteur 140 tout à fait semblable au disjoncteur 40 de la figure 3. Les mimes éléments sont désignés par les memes références. Dans le disjoncteur 140, le commutateur en ligne consiste en un ou plusieurs redresseurs au silicium commandés 142 connectés en série. Ces redresseurs sont commandés par un circuit 143 d'attaque d'électrode de commande.Les commutateurs en ligne 42 précédemment décrits ne sont pas aussi rapides qu'un redresseur au silicium commandé. Certains composants électroniques doivent être protégés dans les quelques dizaines de millisecondes qui suivent un dérangement. Le disjoncteur 140 permet d'obtenir ce résultat car il comporte des redresseurs au silicium commandés. Si le disjoncteur 140 comportait un commutateur en ligne mécanique, il ne pourrait pas s'ouvrir aussi rapidement que le redresseur au silicium commandé et ne pourrait ainsi assurer une protection dans une aussi courte période0 Le disjoncteur 166 de la figure 8 est semblable au disjoncteur 66 de la figure 5 mais à la différence près que les branches en ligne 168, 170 et 172 comportent des redresseurs au silicium commandés.Ces derniers peuvent consister en des unités en série ou en parallèle dans chaque branchue, suivant les considérations de tension et d'intensité. Ces redresseurs sont commandés par un circuit de commande 1730 Le disjoncteur 166 fonctionne donc virtuellement de la même manière que le disjoncteur 66, à l'exception près que les redresseurs au silicium commandés dans les branches en ligne lui permettent de fonctionner beaucoup plus rapidement0 La figure 9 illustre un limiteur de courant alternatif 184 semblable au limiteur de courant 84 de la figure 64 Là égalernent,la branche en ligne comporte un redresseur au silicium commande' comme commutateur en ligne. Ce redresseur est commandé par un circuit d'attaque 191.Un ou plusieurs redresseurs au silicium commandès connectés en série ou en parallèle peuvent convenir, selon les conditions de tension ou d'intensité. La co!nautatiorl du courant dans la branche d'impédance 194 peut etre effectuée plus rapidement avec les redresseurs au silicium commandés qu'avec les commutateurs en ligne. I1 faut remarquer que les commutateurs mécaniques et les redresseurs au silicium commandés présentent trois conditions communes. L'une est l'état de haute impédance. Dans ce cas, les contacts du commutateur mécanique sont séparés et aucun courant ne circule. Dans le cas du redresseur au silicium commandé, il s'agit d'un état bloqué où l'électrode de commande n'est pas polarisée dans le sens de la conductibilité. Le second état est celui de basse impédance où les contacts mécaniques sont fermés. L'état semblable du redresseur au silicium commandé est celui où son électrode de commande est polarisée vers la conductibilité. Le troisième état peut être appelé état de non conductibilité surmontée. Dans ce cas, les contacts mécaniques sont ouverts mais la conductibilité subsiste dans l'état de basse impédance en raison de l'arc. Dès que l'arc a cessé et que l'espace entre les contacts est désionisé, le commutateur mécanique se trouve dans son état d de haute impédance0 Dans l'état de non conductibilité surmontée, le commutateur est prêt pour la transition de la basse impédance à la haute impédance, après la désionisation. Selon l'invention, ce résultat est atteint en produisant une annulation suffisante du courant pour l'amener au-dessous du point où la tension seuil arrête I'amorçage et permet la desionisa- tion. Le redresseur au silicium commandé présente un état similaire de non conductibilité surmontée lorsque son électrode de commande n'est pas polarisée vers la conductibilité. Lorsque la tension seuil est atteinte, la conduction cesse. Le passage de l'état non conducteur surmonté à basse impédance à l'état de haute impédance est effectué par la réduction du courant jusqu'au-dessous d'une valeur seuil appropriée. La chute de tension peut alors s'élever aux bornes du commutateur en ligne. Selon un autre aspect de cet état, les commutateurs en ligne doivent etre considérés comme devant être conditionnés à l'état non conducteur de manière à passer de la basse impédance à la haute impédance à la réception dtun courant et d'une tension appropriés qui les font passer de ltatat non conducteur à l'état non conducteur à haute impédance. I1 va de soi que de nombreuses modifications peuvent autre apportées aux dispositifs décrits et représentés sans sortir du cadre de l'invention. REV1DiCATIONS 1* DisJoncteur connecté en série dans un circuit électrique pour transmettre une tension en ligne d'une source d'alimentation à uiie charge, et destiné à interrompre le cir cuit électrique entre la source daliraentation et la charge, disjoncteur caractérisé en ce qu'il comporte une branche en ligne comportant un dispositif conducteur de l'électricité destiné à établir la continuité électrique pour conduire le courant normal en ligne et à devenir non conducteur à l'apparition d'une condition de commande de non conduction et de cessation de courant afin d'interrompre la continuité électrique dans ladite branche en ligne, et une branche d'interruption connectée en dérivation sur ladite branche en ligne, ladite branche interruption comprenant un conden- sateur et un commutateur à champs croisés susceptible de supporter la tension en ligne lorsqu'il est bloqué, de se fermer avec la tension appliquée et d'interrompre un courant continu ainsi que de maintenir la ligne ouverte, connecté en série avec ledit condensateur de manière que ce dernier soit chargé préalablement lorsque ledit commutateur à champs croisés est bloque, ledit condensateur pouvant être déchargé lorsque ledit commutateur à champs croisés est débloqué pour faire cesser la circulation du courant dans ladite branche en ligne,et que cette dernière devienne non conductrice, ledit commutateur à champs croisés pouvant interrompre la circule tion du courant dans ladite branche d'interruption afin de faire cesser la circulation du courant dans ledit condensateur de minière que sa tension aux bornes soit inférieure à la tension en ligne. 2. Disjoncteur selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'une résistance est connectée en dérivation sur ladite branche d1 interruption. 3. Disjoncteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit dispositif conducteur de l'électricité dans ladite branche en ligne consiste en un commutateur mécanique comportant des contacts mécaniques qui sont normalement en contact physique de manière à établir une continuité mécanique et eZectri41Je et supporter le courant normal en ligne, et qui sont ouverts afin dtinterronpre la continuité mécanique et électrique daiis ladite branche en ligne. 4* Disjoncteur selon la revendication l, caractérisé en ce que ledit dispositif conducteur de l'électricité dans ladite branche en lignez consiste en un redresseur au silicium commandé qui peut être commandé de manière à devenir conducteur de l'électricité ou à devenir et rester non conducteur après la disparition du courant qui y circule. 5. Disjoncteur selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte une première et une seconde branche en ligne connectées en sério et une première et une seconde branche d'interruption connectées en série, branchées respectivement en dérivation sur ladite première et ladite seconde branche en ligne, une résistance-étant connectée en dérivation sur ladite seconde branche d'interruption. 6. DisJoncteur selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'il comporte une bobine d'inductance connectée en série avec ledit condensateur dans chacune desdites branches d'interruption de manière à commander la décharge du condensateur de chacune desdites branches. 7. Disjoncteur selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'il est connecté à une source d'alimentation et à une charge de manière à commander la circulation du courant de ladite source d'alimentation à ladite charge. 8. Procédé de commande de la circulation d'un courant électrique dans un circuit comportant une branche en ligne qui contient un dispositif en ligne présentant un état de basse impédance, un état de haute impédance et un état de conditionnement à la non conduction, et une branche d'interruption contenant un condensateur et un commutateur à champs croisés connectés en série, on dérivation sur ladite branche en ligne, procédé caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement à commander le dispositif en ligne à l'état de basse impédance de manière qu'il conduise le courant électrique, à conditionner le dispositif en ligne à 11 état de non conduction, a débloquer le -commutateur à champs croisés de manière qu'il dtcllarge le condensatcur chargé préalablement pour annuler le courant dans le dispositif en ligne et permettre la termiliaison de la conduction dans l'état de haute impédance, à maintenir la conduction du courant dans le commutateur à champs croisés et dans le condensateur pendant un temps suffisant pour que ledit dispositif en ligne puisse supporter sa tension aux borates, et à terminer la conduction de ladite branche d'interruptior en bloquant ledit commutateur à champs croisés de manière que la tension du circuit s'élève aux bornes du dispositif en ligne ouvert et désionisé.