La présente invention concerne la texturisation, ou gonflage, d'une matière textile pouvant être constituée par un fil multiple, une matière tissée, une matière tricotée, ou une matière textile sous n1 importe quelle forme voulue, grâce à un procédé simple pouvant btre mis en oeuvre sur une échelle commerciale. l'invention comprend également un dispositif de mise en oeuvre de ce procédé. I1 est bien connu dans l'industrie textile de créer un fil texturé ou gonflant, et de nombreux procédés de texturisation ou gonflage de fils textiles ont été décrits dans des brevets et des ouvrages techniques. Comme il est bien connu dans la technique du textile, les fils ou câbles sont texturisés, gonflés ou frisés pour améliorer l'aspect du tissu après le tissage, le tricotage,le houppage, etc. ultérieurs. En général, dans la plupart de ces procédés connus, les fils de chaîne sont traités individuellement. De tels procédés sont coûteux et fastidieux, tandis que l'appareillage nécessaire pour leur mise en oeuvre requiert une surface couverte considérable.D' autre part, puisque la texture doit être fixée thermiquement sur chaque fil de chaîne individuellement selon ces procédés, on voit immédiatement que les difficultés pratiques soulevées par la régulation de la température d'une pluralité de petits ensembles de chauffe deviennent considérables. Si le thermofixage de ces fils individuels est irrégulier, il en résulte des défauts, lors du traitement ultérieur (tissage, tricotage, teinture et apprit), de nature à rendre le traitement impraticable économiquement. La texturisation et le frisage d'une pluralité de fils de chaîne par le procédé dit de "boite à étoupe a pour effet un manque d'homogénéité nuisible en raison du frottement inévitable et incontrôlable à l'intérieur de la bote à étoupe. La présente invention est basée sur une conception entièrement différente de toutes celles qui ont inspiré les tentatives faites jusqu'ici pour obtenir les matières textiles voulues, de sorte qu'elle s'affranchit des difficultés et inconvénients de la technique antérieure mentionnés ci-dessus. En outre, le procédé selon l'invention est relativement peu comateux, tandis que l'appareillage requis pour sa mise en oeuvre est relativement simple, comme le montre le dessin annexé. En effet, grâce à sa simplicité, aucune limite pratique n1 est imposée sur le nombre de fils de channe susceptibles d'entre texturisés selon la présente invention d'une façon simple, économique et efficace. Conformément à l'invention, un fil de chaîne d'une matière textile synthétique ou autre, pouvant prendre la forme d'un fil continu, d'un filé, d'un cible ou d'une étoffe (pouvant être déjà tissée,tricotée, ou houppée), est amené en contact avec un liquide à point d' ébullition relativement bas, pouvant être soit froid,soit à sa température d'ébullition ou proche de celle-ci, après quoi la matière textile mouillée ainsi est brusquement exposée à, ou amenée en contact avec, un liquide à point d'ébullition relativement élevé et dont la température est elle-m8me relativement élevée. Le liquide à point d'ébullition relativement bas peut être cons titué, par exemple, par de l'eau ou par un alcool à point d'ébullition relativement bas, tel que l'éthanol. Be point d'ébullition normal dudit liquide à point d'ébullition relativement élevé est de préférence très au-dessus de celui dudit liquide à point d'ébullition relativement bas (par exemple, les alcools polyhydriques, ou leurs éthers tels que le glycol éthylène, le glycol propylène, le glycol diéthylène, le glycol triéthylène, la glycérine,etc.). Bien que ce soit moins souhaitable pour de nombreux cas d'utilisation, on peut également utiliser une huile minérale à point d'ébullition relativement élevé, telle qu'une huile minérale hautement raffinée et dépourvue d'additifs, présentant une plage d'ébullition telle qu'elle puisse être maintenue à des températures élevées de l'ordre de 120 à 230 oC sans décomposition notable et sans perte sensible de liquides volatils.Cependant, puisqu'il est en général moins commode d'assurer une élimination sensible ou totale de l'huile minérale de la matière textile traitée, on évitera en général d'utiliser des liquides d'origine minérale à point d'ébullition élevé et on accordera plutôt la préférence à un liquide soluble dans l'eau, à point d'ébullition relativement élevé, tel que le glycol ou les éthers de glycol, comme il vient d'être dit. On peut également avoir recours à un bain d'un liquide chaud tel que de la sau mure concentrée, conjointement avec l'utilisation d'un alcool comme agent saturant du textile, à point d'ébullition relativement bas. Une telle combinaison peut s'avérer particulièrement souhaitable dans le cas de-matières textiles constituées par certains produits synthétiques comme le polypropylène. Lorsque la matière textile mouillée est amenée en contact avec le liquide chaud à point d'ébullition relativement élevé, la création brusque et instantanée de vapeurs surchauffées (lorsque l'eau constitue le liquide à point d'ébullition relativement bas) provoquée par la vaporisation sensiblement instantanée de l'eau, et l'effet violent de turbulence qui s'ensuit et auquel les fibres composant la matière textile sont soumises, ont pour résultat que les filaments individuels de ladite matière textile s'éparpillent dans tous les sens et s'enchevêtrent immédiatement, produisant ainsi des configurations anarchiques absolument hétérogènes desdits filaments, pour conduire finalement à un maximum de texturisation ou gonflage.Au cours de ce gonflage, le liquide chaud demeure à une température suffisamment élevée pour assurer le thermofixage de ces configurations hétérogènes. La matière textile texturisée ou gonflée ainsi est soustraite du bain de liquide chaud pour être ensuite refroidie par contact avec de 11 eau froide ou autre solvant liquide à faible température d'ébullition de manière à fixer ces configurations irrégulières, en même temps qu'on élimine complètement le résidu de liquide à point d'ébullition relativement élevé de la matière textile gonflée avec laquelle ledit liquide se trouvait en contact. Bes filaments individuels de la matière textile texturisée pre- senteront des boucles, des spires, et un enchevêtrement complexe avec d'autres filaments En général, l'effet de texturisation sera plus aléatoire et désordonné que dans le cas des produits textiles obtenus par d'autres procédés de texturisation, tels que le frisage sur angles vifs, le frisage par botte à étoupe et engrenages, ou par fausse torsion. Les susdits effets ou opérations sur la matière textile ont lieu lorsque celle-ci est détendue ou en état de tension pratiquement nulle. La matière textile ainsi traitée peut être mise ensuite sous tension sensible afin de provoquer la perte apparente de son aspect texturisé, après quoi elle peut être soumise à d'autres traitements pendant qu'elle se trouve dans cet état. Dans le cas de matières textiles constituées avec un fil ayant une "mémoire latente", lorsque la matière textile fabriquée est ensuite soumise à nouveau à une chaleur sèche humide elle retrouve l'aspect texturisé ou gon flé qui lui avait été donné primitivément par le procédé selon l'invention. L'expérience, avec le procédé de l'invention, a montré que le degré de texturisation peut être modifié à volonté de façon très commode. Si par exemple le fil ou autre matière textile est introduit dans le liquide chaud à point d'ébullition relativement élevé, à une vitesse un peu supérieure à la vitesse à laquelle elle en est soustraite (par exemple 30% plus vite), le degré de texturisation augmente proportionnellement. On a constaté également que le degré d'hétérogénéité de configuration augmente lorsque le fil ou autre matière textile contient un pourcentage élevé d'eau ou autre liquide à point d'ébullition relativement bas. Bien entendu, ceci est dû à l'accentuation de la force explosive provoquée par le contact du fil ou autre matière textile mouillée avec le liquide chaud à point d1 ébullition élevé. On a constaté d'autre part que le degré de texturisation ou de gonflage maximum est obtenu avec l'addition d'un détergent fortement moussant dans le bain d'eau utilisé pour mouiller le fil ou au tre matière textile La mousse produite par le détergent au contact du liquide chaud à point d'ébullition élevé, conjointement avec la vapeur et la turbulence explosive qui en résulte, amène un degré d' enchevêtrement encore plus accentué des filaments individuels de la matière textile en cours de traitement. Comme il a déjà été dit, on a constaté que les fils ou autre matière textile traitée par le procédé selon l'invention ont une 'mémoire latente". Le fil ou autre matière textile peut donc être étiré par la suite afin d'éliminer toutes ou sensiblement toutes les configurations imparties , de manière à ramener apparemment le fil à son aspect primitif. Un fil ou autre matière textile étirée ainsi est notablement plus aisé à manipuler lors des opérations ultérieures telles que tissages tricotage, houppage, etc. Après sa constitution à partir de tels fils texturisés et étirés9 une étoffe peut autre exposée à une chaleur sèche ou humide,ce qui a pour effet de faire réapparaître les configurations primitives et de produire ainsi une étaffe gonflante. A titre d'exemple,on peut houpper un ta. avec du %'l étiré obtenu par le procédé selon invention, en utilis@n des a@guilles très fines, et ensuite le passer à la vapeur pour lui conférer une densité qugil était impos sible d'obtenir jusqu'ici. Dans le cas des filés, il est possible de gonfler de tels filés braye au procédé selon l'invention, et ce de façon pratiquement instantanée par rapport aux procédés antérieurs qui consistent à faire bouillir les filés pendant un temps considérable pour tenter d'obtenir le même degré de gonflage. A titre d'exemple, un filé tapis en polyester qui avait été reçu de la filature avec un diamètre de 2,5 mm, présentait un diamètre de 4,5 mm après avoir été traité selon 1' invention. Be procédé selon l'invention peut être utilisé dans le cas de matières très variées employées dans des applications textiles pour lesquelles un aspect texturisé ou gonflant est souhaitable. ;'in- vention est applicable, par.exemple, dans le cas de matières textiles synthétiques comme celles obtenues à partir des polyesters,polyacryliques, polyamides (y compris le "Nylon-66", le "Nylon-6" et le "Nylon-ll"), le polypropylène, etc., ainsi que dans le cas des matières textiles d'origine naturelle telles que la laine et le coton. On comprendra aisément que le liquide à point d'ébullition relativement élevé doit être compatible avec la matière textile en cours de traitement, c'est-à-dire qu'il ne doit pas avoir des effets nuisibles sur ladite matière susceptibles de la rendre cassante ou tendre, ou encore avoir sur elle un effet de solubilisation ou de pégosité, ni présenter une réaction chimique exagérée avec les colorants ou autres produits de traitement textile auxquels ladite matière est susceptible d'être soumise avant l'opération de gonflage selon la présente invention0 Puisque le processus de texturisation ou gonflage selon l'invention est sensiblement instantané et ne dépend que de la vaporisation explosive du liquide à point d'ébullition relativement bas, la matière texturisée est ensuite exposée pour être thermofixée, de préférence pendant qu'elle est en contact avec le même liquide chaud à point d'ébullition relativement élevé, pendant une courte durée supplémentaire qui peut être de deux secondes ou davantage0 Si l'on dispose d'une large sélection de liquides à point d'ébullition relativement élevé pouvant convenir pour le bain de liquide souvent chaud, néanmoins on constate/que certains types de matières textiles sont plus commodément traités avec certains types de liquides de pré férence à d'autres.A titre d'exemple, dans le cas des acryliques, on accordera la préférence au diéthylène glycol comme liquide à point d'ébullition relativement élevé; dans le cas des polyesters, non seulement le diéthylèns glycol mais aussi le dipropylène glycol s'avèrent parfaitement satisfaisants ; dans le cas des polyamides,on a constaté que l'éthylène glycol convient bien ; dans le cas du polypropylène, l'éthylène glycol peut être avantageusement utilisé, Dans le cas des matières textiles naturelles telles que la laine et le coton, le diéthylène glycol est tout à fait satisfaisant. Dans tous les cas, il y aura lieu de tenir compte du point de fusion ou du point de décomposition de la matière textile, afin de ne pas dépasser l'un ou l'autre au cours d'une phase quelconque de traitement avec le liquide chaud à point d'ébullition relativement élevé. Un dispositif permettant la mise en oeuvre de l'invention est représenté à titre d'exemple sur le dessin annexé. Une matière textile devant être soumise au procédé de texturisation ou gonflage selon l'invention est représentée en 2. Cette matière textile peut être constituée par des filaments, un fil, ou une étoffe tissée, tricotée ou houppée. La matière textile défile par dessus un rouleau 4 et pénètre dans un récipient 6 contenant un liquide à point d'ébullition relativement bas, tel que l'eau par exemple, puis passe entre une paire de rouleaux de traction 8 pouvant être recouverts de caoutchouc. La matière textile qui est passée à travers le bain d'eau dans le récipient 6 pénètre entre les rouleaux de traction 8 à une vitesse quelconque pouvant atteindre environ 90 mètres/ minute ou davantage. Elle quitte les rouleaux 8 par un rouleau de renvoi 10, pour passer ensuite à travers un tube 12 par l'intermédiaire duquel la matière textile mouillée est introduite à partir du rouleau 10. Ce tube 12 comporte une partie élargie 14 située près de son extrémité inférieure et constituant une chambre "d'explosion" de texturisation 14 dont la sortie inférieure est disposée sensiblement au niveau de la surface supérieure 16 d'un liquide à point d'ébullition relativement élevé, tel que le diéthylène glycol, contenu dans un réservoir 18. La matière textile 2 mouillée avec l'eau du bain d'eau dans le récipient 6 pénètre dans cette chambre d'explosion à une vitesse supérieure à celle à laquelle elle en est extraite, de sorte que son volume croit dans ladite chambre 14.A la sortie inférieure de cet te chambre, la matière textile mouillée entre en contact avec le niveau supérieur 16 du liquide à point d'ébullition relativement élevé contenu dans le réservoir 18 et maintenu à une température constante suffisamment élevée qui, selon la nature de la matière textile,peut atteindre environ 218oC ou davantage lorsqu'on utilise les huiles "Ucon", comme il sera décrit ci-après. Dès qu'il entre en contact avec la surface supérieure du liquide chaud, le fil mouillé à l'eau se gonfle ou se texturise avec une force explosive résultant de la formation locale de vapeur. Be surplus de vapeur du liquide à point d'ébullition relativement bas s'échappe de l'extrémité supérieure du tube 12o On provoque ensuite la descente de la matière textile texturisée ainsi, à travers un prolongement inférieur du tube 12, représenté en 20, cette descente étant favorisée par une circulation du liquide chaud à point d'ébullition relativement élevé, comme il sera décrit plus loin. À l'aplomb de la sortie inférieure du prolongement 20 se trouve un transporteur 22 défilant entre des rouleaux 24 et 26 et sur la courroie duquel la matière textile fraîchement texturisée est déposée. Be tapis convoyeur peut être réalisé en mailles d'acier inoxydable ou en n'importe quel matériau n'ayant aucun effet nuisible sur la matière textile en cours de traitement. Le brin supérieur du convoyeur 22 défile vers la gauche de la fi- gure, et en ce faisant fait traverser la matière-textile gonflée par le réservoir de liquide chaud à point d'ébullition relativement élevé, et assure en même temps son évacuation dudit réservoir. Le rouleau supérieur 26 sur lequel passe le convoyeur 22 comporte un dispositif d'aspiration par dépression, connu en soi, grâce auquel une fraction sensible du liquide du bain chaud adhérant à la matière textile est éliminée. La matière textile passe ensuite sur un deunème tapis convoyeur 28 monté sur des rouleaux 30 et 32, sur lequel elle est soumise à un traitement à l'eau froide afin de fixer la matière de fa çon permanente. L'eau froide peut être contenue dans un réservoir 34, et elle déborde sur un déversoir incliné 36; elle sert non seulement à fixer la matière textile de façon permanente mais aussi à éliminer le résidu de liquide à point d'ébullition relativement élevé qui n'aurait pas été éliminé lors du passage au-dessus du rouleau d'aspiration 26.Le tapis convoyeur 28 peut avantageusement ê tre réalisé également en mailles d'acier inoxydable, sur lesquelles l'eau froide du déversoir 36 entre en contact avec la matière textile pour s'écoules à travers ledit convoyeur maillé 28 en acier ino oxydable et être évancuée ensuite par le bac 38 et la sortie 40. Le liquide à point d'ébullition relativement élevé peut éventuellement être récupéré, si cela s'avérait rentable ; autrement l'effluent peut être canalisé vers l'égout. On notera en ce qui concerne le rouleau d'aspiration 26 que la fraction principale du liquide à point d'ébullition relativement élevé qui est éliminée de la matière textile à ce niveau est de préfé rence reversée dans le réservoir 18 pour réutilisatidn, et n'est donc pas gaspillée, En ce qui concerne la circulation du liquide chaud à point d' ébullition relativement élevé dans le réservoir 18, on prévoit une pompe 50 qui peut être du type centrifuge ou non. Comme on le voit, une sortie 52 est prévue au voisinage de l'extrémité inférieure gauche du réservoir 18, et le liquide du bain chaud évacué par cette sortie est recyclé par la pompe de circulation 50.La vitesse de cette pompe peut être modifiée à volonté au moyen du moteur d'entraî nement 54, selon le régime souhaite par l'utilisateur. L'effluent de la pompe 50 pénètre ensuite dans un ou plusieurs réchauffeurs 52a, où la température du liquide en circulation est portée à nouveau au niveau de fonctionnement souhaité. u liquide d'appoint peut être injecté dans le système, le cas échéant au moyen d'une pompe d'injection appropriée 56, soit au niveau des réchauffeurs 52a,soit juste en amont de ceux-ci. La pompe 56 peut être entraînée par un moteur 58, lui-même commandé par un dispositif à flotteur classique à niveau constant 60. l'e liquide sortant du réchauffeur 52a est ramené vers le réservoir 18 de n'importe quel moyen approprié. Il peut être avantageuse ment réintroduit dans le liquide du réservoir 18 par passage à l'inté- rieur de prolongement de sortie du tube 12, en un point avoisinant la sortie de la chambre d'explosion 14. A titre d'exemple et comme représenté sur le dessin, le courant de liquite en @i@ @at@ @ est divisé entre les canalisations 62 et 64, et le liq@@@ c@@@@ @ circulation est ramené sensiblement au niveau où la matièr@ t@@tile flée, fraîchement constituée, sort de la cham@ d'ezplesion l@ en direction du prolongement 20. On s' assure de la sorte d'une source commode de liquide chaud à point d' ébullition relativement élevé, à la température nécessaire, pour la mise en contact avec la matière textile fraîchement texturisée et pour favoriser l'écoulement de celle-ci vers le bas et son passage à travers le prolongement 20 vers le tapis convoyeur 22. On notera que, du fait que la pompe centrifuge 50 aspire du liquide chaud depuis le réservoir 18 à travers la sortie 52, la seule admission pour le liquide se faisant par l'intermédiaire des canalisations 62 et 64, il se crée automatiquement à l'intérieur du réservoir 18 un diagramme d'écoulement qui favorise le maintien de la matière textile gonflée sur le tapis cnvoyeui- 22 pendant son dégagement par celui-ci, et ce en raison de la circulation forcée du liquide dans le réservoir. Bes chicanes ou autres moyens d'orientation de l'écoulement (non représentés) peuvent être disposés dans le réservoir 18 au-dessus et/ou sous le convoyeur 22, ainsi qu'entre les deux brins de celui-ci. Ces chicanes peuvent être souhaitables pour empêcher la formation de tourbillons dans les parties éloignées du réservoir 18, qui pourraient autrement perturber l'évacuation régulière de la ma tière textile texturisée reposant sur le convoyeur 22. La pompe centrifuge 50 peut être réglée à la vitesse souhai- tée afin de faciliter le passage de la matière textile texturisée descendant à travers le prolongement de tube 20. Cette régulation de la vitesse de circulation du liquide chaud assure une tension sensiblement nulle sur la matière descendant par le tube 20c La vitesse du convoyeur 22 peut être convenablement réglée (par des moyens classiques non représentés) de façon à augmenter ou réduire la durée de contact avec le liquide chaud à point d'ébullition relativement élevé, sans oublier cependant que le thermofixage de- mande un minimum d'environ 2 secondes. Après que la matière textu risée réalisée selon la présente invention ait eté eìievée du con- voyeur 28, elle peut éventuellement être lavée à nouveau et séchée sur un équipement classique bien connu dans la technique du textiles L'ensemble du dispositif peut être placé avantageusement sous une hotte ou tout autre enceinte bien ventilée afin d'éviter d'incom- moder les ouvriers ou autres personnes assurant la mise en oeuvre de l'invention. A titre indicatif, après qu'un fil de chaîne continu en polyes ester comportant 32 filaments individuels d'un denier total de 150 ait été mouillé à l'eau froide sensiblement à la température ambiante, puis brusquement exposé à du dipropylène glycol a une température de 193oC de la façon décrite ci-avant, on a constaté une vaporisation explosive de l'eau en vapeur surchauffée, ayant pour effet d'éparpiller les filaments individuels du fil et de les enchevêtrer de manière propre à créer, comme produit fini, un fil texturisé de volume accru et de haute qualité0 La température du dipropylène glycol était suffisamment élevéepour assurer le thermofixage des configurations de filaments hétérogènes, tandis que la phase subséquente de refroidissement à l'eau froide assurait le fixage permanent souhaité de ces configurations hétérogènes0 Un traitement analogue sur un fil en polypropylène, quoique à une température plus basse en raison du point de fusion moins élevé du polypropylènep a donné des résultats similaires. Le fil de polypropylène en question était un fil tapis d'un total de 4000 deniers et comportait environ 267 filaments0 Le traitement initial avec le liquide à point d'ébullition relativement bas a été effectué avec de l'eau froide sensiblement à température ambianteS tandis que le traitement avec le liquide à point d'ébullition élevé était effectué avec de l'éthylène glycol à une température d'environ 138 C.On a obtenu un fil de polypropylbne bien texturisé et de haute qualité. analogue Un autre traitement/avec un autre fil de polypropylène similai- re était effectué avec de l'éthanol à la température ambiante comme premier liquide de traitement et de l'éthylène glycol à 138 C comme deuxième liquide de traitement. Ici également on a obtenu un fil polypropylène texturisé, de haute qualité. On pourrait également texturiser un fil de polypropylène de manière analogue, mais en substituant une saumure concentrée à 138QC comme liquide à point d'ébullition relativement élevé; les résultats obtenus seraient alors analogues. En utilisant une combinaison d'eau à la température ambiante comme premier liquide avec de l'éthylène glycol à 178 C comme deuxième liquide pour le bain, un fil de nylon-66 a pu être texturisé aisément conformément à l'invention Le fil de nylon comportait environ 70 filaments d'un denier total de 1040 Le temps dtimmersion était dans ce cas critique en raison de la température utilisée. I1 y a lieu de noter que la plupart des alcools à groupes hydro xyles appelés "glycols" ont un effet solvant sur la plupart des résines synthétiques, telles que les polyesters, les polyacryliques, les polyamides, les polypropylènes, etc. L'effet de dissolution de l'éthylène glycol est à son maximum aux températures élevées,tandis que le diéthylène glycol, le triéthylène glycol et le tetraéthylène glycol ont un effet dissolvant sur ces produits synthétiques qui s' amenuise progressivement. A titre d'exemple, le nylon-66 se dissout dans l'éthylène glycol à une température de 170OC après 15 secondes, alors que le tetraéthylène glycol peut être utilisé à 200 C pendant 15 secondes sans effets nuisibles. Puisqu'il est avantageux, au cours du procédé de texturisation et de gonflage selon la présente invention, d'assurer le thermofixage des matières textiles, il est préférable d'opérer avec des températures beaucoup plus élevées, c'est-à-dire dans une plage allant de 205oC à 250 C. I1 est donc nécessaire d'utiliser un liquide inerte présentant une plage de températures élevées. L'huile minérale ne présente pas d'intérêt pour les raisons déjà exposées. Les glycols polyalkylènes, connus également sous l'appellation 'huiles Ucon" (Union Carbide), sont excellents pour le procédé selon linven- tion. Les différentes huiles "Ucon" ont une plage de températures allant de 163 C à 328 C. De plus, certaines huiles "Ucon" sont so- lubles dans l'eau froide mais non dans l'eau chaudePour des rasons d'économie, ces huiles "Ucon" solubles dans l'eau froide sont idéales, puisque l'eau de rinçage obtenue après traitement de la matière textile peut être chauffée pour permettre de séparer ces huiles "Ucon" et de les récupérer pour une réutilisation. A titre d'exemple, on a procédé au traitement selon l'invention d'un fil de polyester à 1000 deniers dans une huile "Ucon" à une température de 243 C pendant 15 secondes. Be fil obtenu présentait une très bonnetex- turisation et, en raison de la température élevée utilisée, la texturisation était complétement thermofixée. REVENDICATIONS 1o Procédé de texturisation d'une matière textile, caractérisé par le fait qu'il comporte les phases opératoires suivantes : on mouille ladite matière textile avec un liquide à point d'ébullition relativement bas , on amène la matière textile mouillée en contact avec un glycol ou éther de glycol à point d'ébullition relativement élevé maintenu à une température sensiblement plus élevée que celle de la matière mouillée de manière à provoquer une évaporation explosive, dans la matière textile mouillée, du liquide à point d'é ébullition relativement bas et i obtenir la séparation, l'enchevê- trement et l'enlacement des filaments individuels constituant cette matière textile ; on retire la matière textile ainsi traitée du glycol ou éther de glycol et on met cette matière en contact avec un solvant liquide froid de façon à en extraire le glycol ou éther de glycol résiduel et en même tmps à la fixer en permanence. 2. Procédé selon la revendication 1,caractérisé par le fait Tue le liquide à point d'ébullition relativement bas avec lequel la matière textile est primitivement mouillée, est constitué par de l'eau ou de l'alcool. 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé par le ta/-s que le glycol ou éther de glycol est maintenu à une température suffisamment élevée pour provoquer l'évaporation explosive souliaitée du liquide à point d'ébullition relative ment bas, mais pas suffisamment élevée pour avoir un queloonque effet nuisible, sensible, sur la matière textile en cours de traitement. 4. Procédé selon l'une quelconque des précédentes revendications, caractérisé par le fait que la matière textile mouillée est @menée en contact avec le glycol ou éther de glycol chaud pendant qu'elle se trouve sensiblement en état de tension mécanique nulle. 50 Procedé selon la revendication 4, caractérisé par le fait que la matière textile en cours de traitement, après avoir été mouillée par le liquide à point d1 ébullition relativement bas, est introduite dans la région de contact avec le glycol ou éther de glycol chauffé, sous des conditions de chute libre, donc dans des con- ditions de tension mécanique sensiblement nulle. 6. Procédé sel@n revendication 5, caractérisé par le fait que la matière textil@ lée est introduite dans la région de contact avec le l @n@ d avec un effet de bourrage de façon qu'elle seit @en@@@ @@ pte de contraintes de traction lors de l'évapor@@@@ @. @@. @u @iguide à point d'ébullition relati- vement bas à partir de ladite matière textile. 7. Procédé selon l'une quelconque des précédentes revendications, caractérisé par le fait que la matière textile mouillée est amenée en contact avec le liquide chaud dans une région ayant une section relativement plus importante ge celle de la région juste en amont afin d'assurer une concentration massique de la matière primitivement texturisée, par suite de l'évaporation explosive du liquide à point d'ébullition relativement bas à partir de ladite matière textile. 8. Procédé selon l'une quelconque des précédentes revendications, caractérisé par le fait que la matière textile en cours de traitement est constituée par un faisceau de filés, un faisceau de cå- bles, une pluralité de filaments continus, ou une matière tissée, tricotée ou houppée. 9. Procédé selon la revendication 8,caractérisé par le fait que la matière textile en cours de traitement est un filé imposé d'une matière synthétique thermoplastique. 10. Procédé selon la revendication 8, caractérisé par le fait que la matière textile en cours de traitement est constituée par un filé composé de fibres d'origine naturelle. lie Procédé de production d'une matière textile texturisée selon l'une quelconque des précédentes revendications, caractérisé par le fait qu'il comporte les phases opératoires suivantes : on fait passer la matière textile à texturiser à travers un bain d'eau, puis à travers une paire de rouleaux débiteurs à vitesse variable gr2ce auxquels la matière textile mouillée se trouve suralimentée vers une région partiellement enfermée qui va enstélar- gissant vers une zone d'explosion, de volume relativement plus important, disposée au voisinage d'un bain de glycol ou éther de glycol qui est maintenu à une température inférieure à celle s us- ceptible d'avoir des effets nocifs sur la matière textile mais sensiblement supérieure au point d'ébullition de l'eau, de telle sorte qu'au contact de la matière textile mouillée suralimentée, avec le glycol ou éther de glycol chaud, l'eau s'évapore explosivement à partir de la matière textile avec trandbrmation sensiblement instantanée de celle-ci en une masse relativement importante de fibres anarchiques, enchevêtrées ou entrelacées les unes avec les autres dans ladite zone élargie d'explosion ; on sait passer la matière textile ainsi texturisée de haut en bas, à l'aide de glycol ou d'éther de glycol chaud en écoulement descendant, à travers une prolongation de la zone d'explosion pour la déposer sur une courroie de convoyeur perforée quisépare la matière textile texturisée du bain de glycol ou éther de glycol chaud t on procède à l'enlèvement au moins partiel de liquide de la matière texturisée par aspiration ; on fait passer la matière textile ainsi traitée sur une courroie de convoyeur séparée qui la met en contact avec de l'eau froide ou un autre solvant liquide froid afin de b débarrasser de liquide résiduaire et simultanément d'assurer son fixage permanent t et on récupère enfin la matière textile texturisée fixée ainsi de façon permanente a 12. Procédé de production d'une matière textile texturisé. selon la revendication 11, caractérisé par le fait ge l'on maintient le glycol ou éther de glycol chaud à un niveau prédétewdné et que l'on assure la circulation de ce liquide chaud par soustraction continue d'une partie de ce liquide en un point dudit bain éloigné de la zone d'explosion, que l'on ajoute la quantité nécessaire de liquide d'appoint, que l'on réchauffe ladite partie de liquide soustraite , et que l'on assure la réintroduction du courant de liquide chauffé en circulation dans ledit bain en un point avoisinant le point d'évacuation de la matière fraîchement texturisée depuis la zone d'explosion vers ladite courroie perforée. 13 Dispositif de texturisation ou de gonflage en continu d'une matière textile mettant en oeuvre le procédé selon l'une quelconque des précédentes vendications, caractérisé par le fait qu'il comporte des moyens de mouillage de la matière textile avec un liquide à point d'ébullition relativement bas, des moyens pour amener la matière textile mouillée vers une enc@inte d'explosion pendant qu'elle est sensiblement exempte de contraintes de tract' tion, des moyens pour assurer la mise en contact de la matière textile mouillée, à l'intérieur ou au voisinage de la chambre d'explosion, avez un liquide à point d'ébullition relativement élevé maintenu à une température suffisamment faible pour n'avoir sensiblement aucun effet nocif sur la matière textile mais suffisamment élevé pour assurer l'évaporation explosive du liquide à point d'ébullition relativement bas associé à ladite matière textile, de manière à transformer les filaments constituant la matière textile en une masse de boucles enchevêtrées et aitrelacées propres aux matières textiles texturisées, des moyens de trsnnfert de la matière textile texturisée sur un dispositif convoyeur disposé au moins en partie à l'intérieur d'un bain du liquide à point d'ébul lition relativement élevé, des moyens assurant la circulation du liquide à point d'ébullition relativement élevé depuis et vers le bain, des moyens de maintien de celui-ci à un niveau prédéterminé, des moyens d'évacuation de la matière textile texturisée dudit bain et des moyens d'élimination d'au moins une partie prépondérante du liquide à point d'ébullition relativement élevé retenu par ladite matière textile, des moyens de mise en contact, pais d'évacuation, de la matière textile texturisée avec un solvant relativement froid destiné à éliminer le résidu de liquide à point d' ébullition relativement élevé et à imprimer un effet de fixage permanent à la matière textile texturisée, et des moyens de récupération de la matière textile texturisée à fixage permanent0 14. Matière textile texturisée caractérisée parle fait qu'elle est réalisée par le procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 120