La présente invention a pour objet une structure couvrante, destinée à abriter, par exemple, un spectacle itinérant. Dans l'état actuel de la technique de telles structures existent sous la forme de chapiteaux semblables à ceux utilisés dans les cirques. Ces ensembles sont complexes, lourds et demandent l'emploi d'une équipe de monteurs qualifiés pour dresser et démonter le chapiteau et de moyens de transports très onéreux, de plus ils nécessitent un encrage dans un sol mou et les nuisances phoniques indus à une simple toile ne sont pas négligeables.La présente invention a pour objet dè remédier à ces inconvénients en proposant une structure couvrante inspirée des tentes utilisées par les indiens de l'Amérique du Nord, d'un montage facile, ne demandant que quelques personnes non spécialisées, tout en constituant une structure rigide résistant au vent, et présentant toutes les garanties de sécurité pour le public, pouvant s'établir sur tous terrains et sans encrage et pouvant isoler phoniquement les activités qui y sont abritées. La structure selon l'invention est constituée par six mâts haubanés réunis à leur sommet par une platine de raccordement et constituant un tronc de pyramide à base hexagonale dont la section est celle du triangle egyptien (proportion 3, 4, 5. ). Chaque mât est réalisé en bois ou en métal armé, et comporte à cinq niveaux des barres de flèches réunies par des cables formant des haubans de manière à réaliser une poutre tridimensionnelle à section triangulaire. Les barres de flèche sont articulées, la contrainte de cisaillement entre les cables et le mat n'est reprise qu'aux extrêmités. Chaque mât comporte une emplanture constituée par une semelle de bois, sur laquelle il vient se fixer en se déplaçant sur une paire de roues l'ensemble est lesté par des volumes de toiles tendues remplies d'eau, par exemple des outres de grande capacité.L'ensemble des maAs est recouvert d'un velum constitué par des morceaux de toiles en forme de losange semblables à des écailles de poisson et réunis entrteux par un laçage. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description d'une des réalisations préférées et à l'examen des dossiers annexés sur lesquels La figure 1 est une vue en plan de l'ensemble des mats montés. La figure 2 est une vue en coupe de la structure couvrante montée. Les figures 3 à 7 sont des vues de détails des mats haubanés. Les figures 8 à 11 sont des vues de détails de la fixation des mats à leur sommet. Les figures 12 à 14 sont des vues de détails de l'emplanture des mats. La figure 15 est une vue en perspective de deux structures couvrantes selon l'invention disposées côte à côte. En se reportant aux figures 1 et 2 représentant respectivement la structure selon l'invention en plan et en coupe, on voit qu'elle est constituée par six mats haubannés 1, 2, 3, 4, 5, 6. réunis à leur sommet par une platine 7, à laquelle ils sont articulés. Chaque mât comporte à sa base une emplanture 8, l'ensemble des emplantures étant réuni par un cable périphérique 9. Sur la figure 2 on voit que les mâts sont réunis aux 2/3 de leur hauteur par trois entraits ou tirants 10 supportant un poinçon 11 qui peut être équipé d'une éolienne aérogénéråteur 12 et de fanions. A la base de chaque mat (figure 2) est suspendue une outre 13 remplie d'eau, de manière à assurer la stabilité de l'ensemble. De même des outres 14 peuvent être suspendues aux entraits ou tirants 10, de manière à former un couloir central pour le public. Cette disposition présente un grand avantage en cas d'incendie car l'on dispose constamment d'un grand volume d'eau. En se reportant aux figures 3 et 4 on voit en détail l'haubanage de chaque mêt. Le mat est réalisé avec un tronc de pin ou de métal par exemple d'une longueur de 15 mètres environ. Un manchon 15 en tôle pliée est disposé autour du mât. Sur ce manchon viennent se visser trois tubes de compression ou barres de flèches 16 à l'extrémité desquels est tendu un cable 17, de manière à former une poutre tridimensionnelle. Aux extrémités du triangle ainsi réalisé sont tendus les haubans 18. En se reportant aux figures 5 et 6 ont voit différentes réalisations de liaisons entre un mât et des pannes, entraits ou analogues. 1l faut noter que les raccordements des pièces métalliques sur les mâts s'effectuent par l'intermédiaire de manchons 15. La figure 7 représente la fixation du poinçon 11 sur les trois barres de flèches 10, au moyen d'un manchon 19 au moyen d'un boulon 20. Les figures 8 et 9 montrent la fixation des extrémités supérieurs des mâts sur la platine 7. L'extrémité de chaque mat est vissée sur la platine 7 qui reçoit également l'extrémité du hauban 18 par l'intermédiaire d'un étrier ou bride 21. La platine 7 est constituée dun manchon 22 vissé sur le poinçon 11. Les figures 10 et 11 sont des vues montrant le raccordement de l'un des trois haubans à la partie supérieure du mât 11. (cable arrêtier rattrapant l'épure de la toile). Les figures 12, 13 et 14 représentant en élévation, en plan et en coupe l'emplanture 8 de chaque mat. Comme on peut le voir elle est constituée d'une semelle anti dérapante 22. Sur cette semelle sont disposées des roues 23 facilitant la manutention, lesdites roues pouvant s'effacer d'une manière connue. L'ensemble des emplantures est réuni par un cable 9 (fig. 1) ayant pour but de faciliter le montage avec un simple tirefort qui aura pour effet de raccourcir la longueur de ce cable. On peut également rapprocher les lieds des mâts opposés deux par deux à l'aide de 3 cables et 3 tireforts. L'avantage de tous ces principes de construction permet d'élever la structure à une hauteur considérable, tout en résistant à un poids dent très élevé. Contrairement aux autres chapiteaux, nous pourrons placer les appareils d'éclairage à une grande hauteur et obtenir ainsi les effets de lumière verticale si difficiles à obtenir. Une variante peut être envisagée pour ouvrir les toiles du velum lorsque le vent dépasse une certaine vitesse.; ces toiles se mettront alors en drapeau. I1 faut noter que les raccordements des pièces métalliques (barres de flèche, pannes, entraits etc..) sur les mâts s'effectuent par l'intermédiaire de manchons en tô3e pliée; chaque manchon est vissé sur le mat à l'aide de fers plats et de boulons. On s'est efforcé d'articuler les éléments se raccordant sur les mâts, afin d'éviter d'introduire des moments de flexion dans les manchons, moments qui se traduiraient, dans le cas du travail métalbois, par un poinçonnement du mât par le bord de la pièce métallique, les matériaux en contact étant de duretés différentes. En outre, ces barres de flèche étant entièrement articuliées, la contlan te de cisaillement entre les câbles et le mât n'est reprise qu'aux extrêmités pour éviter le poinçonnement du mât au pied des barres de flèches, pour la raison précédemment expliquée. Les barres de flèche sont fortement manchonnées sur les câbles, afin qu'elles ne puissent s'écarter de la position normale au mât. Les deux ceintures de pannes et les entraits permettent de transmettre les efforts des mâts situes "au vent " aux mâts situés "sous le vent", de manière à solidariser tous les éléments de la structure. six Pour le montage, les mâts armés sont réunis au poinçon sur la platine centrale, les emplantures étant munies de roues et reliées à un treuil central par six cables de montage. Si la surface au sol disponible est insuffisante, on peut ne monter que trois mâts, les trois autres mâts sont alors hissés à la platine par un palan. Les mâts sont dressés dans une position légèrement refermée par rapport à la position définitive, permettart ainsi l'accrochage du câble périphérique et des toiles, non tendus . Cette opération iréalisée, on relâche la structure pour l'installer dans sa position définitive et tendre ainsi la toile. On boulonne les madriers sous les emplantures et on fixe les pannes et les entraits dans leurs manchons.Pour finir, on soulève chaque mât avec un cric, pour enlever les roues de montage, et on rempli d'eau les lests. Après le montage de l'ensemble des mâts comme représenté aux figures 1 et 2 on dispose alors le velum. Celui-ci est constitué de pièces de toile 24, reliées entre elles par laçage ou tout autre moyen. L'ensemble formé est représenté figure 15. Un dispositif électromagnétique est prévu pour permettre de désolidariser les toiles dès que le vent dépasse 65 km/h. Ce dispositif est constitué par des électroaimants asservis à un anémomètre le tout fonctionnant au moyen d'une batterie constamment rechargée par l'éolienne 12. Les outres 13 peuvent être remplacées par un certain nombre de réservoirs(ou de piquets lorsque la nature du sol l'impose) disposés le long des mâts. On peut également prévoir un dispositif de pompage de l'eau pour l'amener au sommet du velum afin qu'elle ruisselle soit pour refroidir l'atmosphère à l'intérieur ou alors pour lutter contre un incendie. REVENDICATIONS 1) Structure couvrante caractérisée en ce qu'elle est constituée par six mâts haubanés ou non réunis à leur sommet par une platine de raccordement, et recouvert d'un velum, l'ensemble étant lesté par des outres remplies d'eau et formant un tronc de pyramide. 2) Structure couvrante selon 1, caractérisée en ce que les mâts sont réalisés en métal ou en bois armé comportant à cinq niveaux des barres de flèches réunies par des cables de manière à réaliser une poutre tridimensionnelle à section triangulaire. 3) Structure couvrante selon 1, caractérisée en ce que chaque mât comporte une emplanture constituée par une semelle antidérapante en bois qui reçoit une paire de roues 4) Structure couvrante selon 1 caractérisée en ce que le velum est constitué d'une pluralité de morceaux de toile imperméable reliés entre eux par laçage. 5) Structure couvrante selon 4 caractérisé en ce que le dispositif de laçage est maintenu par un électroaimant asservi à un anémomètre de manière à permettre l'ouverture du velum lorsque le vent est fort. 6) Structure couvrante selon 1 caractérisée en ce qu'il est prévu un dispositif de puisage de l'eau dans les outres afin de provoquer un ruisellement depuis le sommetj