La présente invention se rapporte à un appareil permettant d'amé liorer, par action externe, la circulation veineuse. On sait que la circulation veineuse est conditionnée par l'empla cement des veines dans les membres, et en particulier dans les membres inférieurs. Lorsqu'une personne est debout, sa circulation veineuse, du fait de la pesanteur, s'effectue dans de mauvaises conditions : le sang est poussé par la circulation artérielle, et le seul moyen que comporte l'organisme pour empecher le sang de redescendre dans les veines est constitué par des valvules se trouvant à intervalles à l'intérieur des veines, ces valvules n'ayant pas de système musculaire propre. Le fonc tionnement de ces valvules peut se détériorer avec le vieillissement, et dans certaines autres conditions. Il y a donc alors des risques d'accumulation du sang dans les veines. Les membres comportent, d'une part, des veines profondes logées avec artères et nerfs dans des espaces cloisonnés., entourées de muscles, ce qui fait que leur paroi risque moins de se distendre par suite d'accu mulation de sang. Les membres comportent, d'autre part, des veines péri phériques sur lesquelles ne peuvent agir que les muscles peauciers qui sont des muscles délicats, travaillant peu, donc s'anémiant rapidement. Lorsque ces muscles peauciers ne remplissent pas leur rôle, et qu'en plus il survient un ou plusieurs obstacles à la circulation, les parois des veines se distendent, donnant naissance à des varices par accumulation de sang, ce qui peut entraîner des troubles importants. Pour remédier à la formation ou à l'aggravation des varices, on a utilisé jusqu'à présent des moyens généralement peu efficaces, et souvent traumatisants pour les parois veineuses. Parmi les moyens connus d'amélioration de la circulation veineuse, on peut citer des moyens électriques comportant deux électrodes situées chacune à une extrémité du membre à traiter, un courant étant forcé à passer entre ces deux électrodes. De tels moyens déclenchent une stimulation musculaire des gros muscles, et non pas des muscles peauciers, ce qui ne permet pas d'obtenir de bons résultats. On connais également des moyens mécaniques, par exemple la pressothérapie, qui fait appel, dans le meilleur des#cas, à une pression d'air s'exerçant extérieurement au moyen d'une botte qui se gonfle, obligeant le sang à refluer vers le coeur, à une cadence qui n'est pas celle du coeur, ce qui entrasse une augmentation de la pression veineuse. La présente invention a pour objet un procédé et un dispositif de mise en oeuvre de ce procédé, permettant d'éviter les inconvénients des dispositifs de l'art antérieur, tout en procurant une réelle amélioration de la circulation veineuse, en particulier dans les veines périphériques des membres. La présente invention a également pour objet un procédé et un dispositif du type précité n'entraînant pratiquement pas d'accoutumance de la part du patient, et favorisant le développement des moyens naturels de soutien des veines, à savoir des muscles peauciers. La présente invention a également pour objet un dispositif de mise en oeuvre du procédé de l'invention, dispositif de relativement faible prix de revient et d'emploi facile. Selon le procédé conforme à la présente invention, on fait passer brièvement un courant électrique, de façon séquentielle, dans différents tronçons successifs de la peau d'un membre à traiter, une ou plusieurs fois de suite, de façon à stimuler les muscles peauciers en remontant vers le coeur. Selon un aspect avantageux du procédé de la présente invention, on fait circuler dans chacun desdits troncons précités un courant alternatif ou impulsionnel ayant une fréquence de r#currence comprise entre 5CO et5Q00Hzenviroa l'amplitude du courant et sa fréquence étant réglées égales ou superieures à un seuil critique déterminé de façon à observer le début d'un frémissement des muscles peauciers.De façon avantageuse, l'application du courant sur chaque tronçon considéré de peau se fait pendant un temps maximal d'environ 2 minutes, de préférence par fractions de temps comprises entre 3 et 20 secondes, si l'on répète plusieurs fois la séquence d'application de courant au même membre ; la totalité du traitement dure environ 15 minutes au maximum par jour, le traitement se faisant par périodes de 2 à 3 jours séparées par un repos de quelques jours. Selon un aspect du procédé de la présente invention, l'enveloppe du signal appliqué sur chacun des tronçons de peau comporte au moins trois niveaux différents, à savoir un premier niveau d'amplitude légèrement inférieure audit niveau critique, un second niveau égal ou supérieur audit niveau critique, et un troisième niveau légèrement inférieur audit niveau critique, et pouvant avantageusement etre égal audit premier niveau.Selon une variante de ce procédé, le niveau d'énergie envoyée à chacun desdits tronçons de peau est constamment croissant depuis une valeur nulle ou très faible jusqu'à une valeur supérieure ou égale audit seuil critique, le seuil critique étant atteint ou dépassé, on maintient l'énergie à une telle valeur pendant un temps déterminé, puis on la redescend à sa valeur initiale de façon constamment décroissante, l'enveloppe du signal fourni pouvant par exemple etre une demi-sinusorde. La séquence des signaux envoyés aux différents tronçons de peau successifs peut être telle qu'à la fin de la séquence d'application d'un signal à un tronçon de peau donne, le signal correspondant peut être nul lorsque commence la séquence d'application du signal au tronçon de peau consécutif, avec une amplitude également pratiquement nulle, ou bien il peut y avoir un certain chevauchement entre deux séquences successives. Le dispositif de mise en oeuvre du procédé conforme à la présente invention comporte au moins deux électrodes annulaires que l'on fixe de façon appropriée autour du membre à traiter, ces électrodes étant reliées à un générateur de tension alternative ou impulsionnelle par l'intermédiaire d'un circuit de commande séquentielle. Selon une variante, le dispositif de, l'invention comporte des électrodes en forme de rouleaux disposés sur un support commun parallèlement entre eux, ces rouleaux étant déplacés le long du membre à traiter en remontant vers le coeur. La présente invention sera mieux comprise à l'aide de la description détaillée d'un mode dt réalisation pris comme exemple non limitatif et illustrE par le dessin annexé dont la figure unique est un bloc-diagramme d'un dispositif conforme à la présente invention. Sur la figure unique du dessin, on a représenté le bloc-diagramme d'un exemple de réalisation d'un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé de l'invention. Ledit dispositif comporte un générateur 1 relié à un dispositif de commande séquentielle 2 dont les différentes sorties successives S1J S2, S3, S4 ... Sn sont respectivement reliées à des électrodes El, E2, E3, E4, ... En. Le générateur 1 est un générateur capable de fournir des signaux alternatifs ou impulsionnels d'une amplitude comprise entre O et 80 volts environ sous une intensitéde In à loomilliampères environ; de tels générateurs sont souvent utilisés en électricité médicale, et si l'on dispose d'un tel générateur, on réduit d'autant le prix de revient du dispositif de la présente invention. Toutefois il sera nécessaire de disposer d'un appareil à deux voies indépendantes si on veut traiter simultanément les deux jambes. Lors du traitement on peut maintenir constante la tension du générateur et faire varier l'intensité fournie, ou inversement. Le dispositif de commande séquentielle 2 peut aussi bien erre du type manuel qu'électromécanique ou entièrement électronique. Dans le cas où -le dispositif 2 est du type électromécanique, il peut par exemple comporter un dispositif de cames entrainé par exemple par un moteur synchrone, commandant différents contacteurs reliant séquentielle ment l'entrée du dispositif 2 à ses différentes sorties, selon une séquence telle que définie ci-dessous. Le dispositif 2 peut en outre comporter, pour chacune des sorties Si et/ou S2 à Sn, un circuit permettant de régler l'intensité du courant envoyé à chacun des tronçons de peau considérés. Il est en effet préférable de prévoir un réglage particulier pour chacun des tronçons de peau considérés car la conductivîté de la peau peut varier d'un endroit à l'autre, et la résistance de contact entre chacune des électrodes et la peau peut également varier d'une électrode à l'autre. Toutefois, il est également possible de prévoir un réglage commun pour toutes les sorties tel que dans le cas le plus défavorable n'importe quel tronçon de peau à traiter reçoive le courant minimal correspondant audit seuil critique, notamment pour une fréquence d'environ 5000 Hz. Les différentes électrodes El à En peuvent etre de n'importe quel type habituel permettant de faire passer un courant alternatif jusqu'à environ 10 milliampères dans un tronçon de peau d'un membre. Dans le mode de réalisation préféré, qui s'applique à un membre inférieur, les différentes electrodes -El à En sont réalisées sous forme d'une bande de matières spongieuses comportant sur une longueur suffisante un élément électriquement conducteur ; cette bande est fixée autour du membre à traiter en veillant à ce qu'il ne soit en contact avec aucun élément métallique, la conduction jusqu'à la peau étant assurée par de l'eau électriquement conductrice ou du sérum physiologique , la fixation de ladite bande se faisant de façon à ne pas comprimer le membre, tout en assurant un contact électrique suffisant avec la peau ainsi mouillée. Les différentes électrodes El à En sont fixées sensiblement équidistantes entre elles sur le membre à traiter, l'électrode El étant disposée du côté de l'extrémité libre du membre, par exemple autour de la cheville, tandis que l'électrode En est fixée près de la racine du membre, par exemple au niveau de la cuisse. Les différentes électrodes sont disposées en des endroits de la peau ne présentant pas d'écorchure, ou si ces dernières ne peuvent être évitées, on les masque de façon appropriée, et, de préférence, on évite la fixation des électrodes au niveau des points moteurs, c'est-à-dire au niveau des points d'innervation des muscles des membres. S'il est impossible d'éviter la proximité d'un point d'innervation, l'intensité sera réglée de telle sorte qu'elle ne provoque pas de mouvements musculaires importants. En général, il suffit de disposer 6 à 8 électrodes environ électriquement séparées, ces électrodes ayant une largeur de quelques centimètres. Le courant fourni par le générateur 1 a, de préférence, une valeur constamment de même signe, par exemple un courant fourni par redressement double alternance d'un courant sinusordal. Ce courant peut également entre un courant impulsionnel. Selon un premier aspect du procédé de la présente invention, on peut tout d'abord appliquer-entre les électrodes El et E2 un premier courant inférieur audit seuil critique, puis un second courant supérieur au courant précédent et supérieur audit seuil critique, puis on fait passer entre les électrodes El et E3 un troisième courant égal audit second courant, mais du fait que ce courant traverse une surface de peau sensiblement deux fois plus importante que ledit second courant, l'effet obtenu est moins intense que l'effet obtenu à l'aide dudit second courant, et peut etre sensiblement égal à l'effet obtenu par ledit premier courant.Ensuite, on fait passer un quatrième courant entre les électrodes E2 et E3 sensiblement égal audit second courant, puis on fait passer un cinquième courant entre les électrodes E2 et E4 égal au quatrième courant, et ainsi de suite, un courant d'ordre pair ne traversant qu'un tronçon de peau, et un courant d'ordre impair traversant deux tronçons de peau consécutifs. Lorsque le dernier tronçon de peau a été traversé par un courant d'ordre pair, on envoie un dernier courant sensiblement égal audit premier courant. Ainsi, pour chaque tronçon de peau considéré, on établit et on supprime avec une certaine progressivité le courant appliqué, ce qui permet de limites les risques d'excitation musculaire etratnant des mouvements de contrection. Il est également possible de réaliser le dispositif de commande séquentielle 2 de façon qu'entre deux sorties consécutives Sm et Sm + 1 il circule un courant dont l'amplitude maximale croit depuis une valeur d'origine nulle ou presque nulle jusqu'à une valeur maximale, se maintient à cette valeur maximale, puis décroît jusqu a sa valeur d'origine. La croissance et la décroissance de ce courant peuvent se faire par paliers ou de façon continue à l'aide d'un dispositif électromécanique ou électro- nique approprié qui ne sera pas décrit ci-dessous, car sa réalisation est évidente pour l'homme de l'art. Les différentes périodes successives de la séquence produite par le dispositif 2 peuvent soit etre adjacentes, soit se chevaucher légèrement, c 'est-à-dire que la fin de la décroissance du courant passant à travers un tronçon de peau donné peut avoir lieu juste avant ou un peu avant le début de la croissance du courant pour le tronçon de peau suivant, soit un peu après ce début. Selon un autre mode de réalisation du dispositif de l'invention, les électrodes sont constituées par des rouleaux dont la surface extérieure est conductrice, ces rouleaux entant libres en rotation autour d'axes fixés à un support commun, les axes des différents rouleaux étant parallèles et coplanaires. Le support des rouleaux comporte un manche ou poignée facile à manipuler, et l'on déplace le dispositif de rouleaux le long du membre à traiter en commençant près de son extrémité libre, et en remontant sensiblement lineairement vers sa racine, et en recommençant au besoin l'opération sur plusieurs faces du membre à traiter. Si le dispositif de rouleaux ne comporte# que deux rouleaux, on peut faire passer par ces deux rouleaux un courant constant, en réduisant éventuellement ce courant au début et la fin du contact des rouleaux avec la peau. Si les dispositifs de rouleaux comportent trois rouleaux ou plus, on peut faire passer entre les deux premiers rouleaux (considérés dans le sens de déplacement du dispositif de rouleaux) un courant moins important qu'entre les rouleaux suivants, et en appliquant contre la peau d'abord les deux premiers rouleaux, ce, de façon à assurer avec une certaine progressivité la croissance et la décroissance du courant pour un tronçon de peau donné. Quel que soit le dispositif d'électrodes utilisées, on s'efforce dans tous les cas d'éviter un choc électrique ou des brûlures au patient en faisant croître et décroître progressivement le courant dans un tronçon de peau donné, et en choisissant l'intensité maximale du courant de façon à éviter toute sensation désagréable, et en particulier l'excitation des muscles intérieurs, tout en stimulant les muscles peauciers. De façon avantageuse, on applique à chaque tronçon de peau un courant dont l'amplitude maximale ou palier supérieur dure environ 3 à 5 secondes, les périodes transitoires de croissance et de décroissance du courant durant environ 2 secondes chacune. Toutefois, l'application continue du courant maximal peut durer environ deux minutes au maximum sans créer de désagréments. Lorsqu'une séquence d'application de courant, depuis le couple d'électrodes E1-E2 jusqu'au couple d'électrodes E (n-l)- En est terminée, on peut recommencer plusieurs fois cette séquence, la durée maximale du traitement étant d'environ un quart d'heure pour une journée. Le traitement peut etre effectué pendant deux à trois jours consécutifs, on peut ensuite l'arrêter pendant huit jours et reprendre pour une autre période de traitement de deux à trois jours, et ainsi de suite. Le temps maximal d'application du courant entre deux électrodes est déterminé par l'apparition d'une sensation de fatigue du membre traité, et en général, cette sensation se manifeste au bout d'environ deux minutes. Après de nombreux essais, il a été constaté qu'aucune accoutumance ne se produisait dans les conditions précitées, c'est-à-dire que chaque nouvelle séquence d'application du courant provoquait la meme sensation et le meme effet sans que l'on ait à augmenter l'amplitude maximale du courant. Les effets constatés après traitement sont : le dégonflement des oedèmes, l'activation des muscles peauciers, le dégonflement des varices, la diminution ou la disparition de la tendance à la formation de nouvelles varices, et la cicatrisation des plaies variqueuses, qui est le signe majeur d'une meilleure vascularisation locale et ce grâce à la stimulation des muscles peauciers, qui, à leur tour, agissent sur les veines périphériques des membres. Tous ces effets constatés peuvent être rapprochés d'un effet de massage des membres considérés. Ainsi que mentionné ci-dessus, le courant (ou la tension) de stimulation des muscles peauciers est réglé de façon que son amplitude maximale dépasse ledit seuil critique. Toutefois, on peut également obtenir des résultats lorsque l'amplitude maximale du courant n'atteint pas ledit seuil critique. Suivant la fréque#nce de récurrence du courant appliqué aux électrodes, on peut, par le réglage de l'intensité de ce courant, déclencher des effets secondaires dilférents, ce qui peut guider dans le choix de la fréquence adoptée. Ainsi, il a été constaté que pour des fréquences comprises entre 500 et 1200 Hz environ on obtient un effet prédominant de contraction des gros muscles du membre traité, que pour des fréquences comprises entre 1000 et 2500 Hz environ, on obtient un effet trophique, et que pour des fréquences supérieures à 2500 Hz, en particulier d'environ 5000 Hz, l'effet d'excitation des muscles peauciers est prédominant, le réglage de l'intensité du courant étant alors le plus facile à effectuer. Il est déconseillé d'utiliser des fréquences inférieures à 500 Hz, car elles sont généralement pénibles à supporter par le patient. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour l'amélioration de la circulation veineuse des membres, en particulier des membres inférieurs, du type comportant un générateur de courant alternatif, plusieurs électrodes régulièrement espacées appliquées sur le membre à traiter et un distributeur raccordant ce générateur successivement à ces électrodes. par périodes séquentielles, caractérisé par le fait - que le générateur a une fréquence comprise entre 500 et 5000 Hz pour n'interesser essentiellement que les muscles peauciers et une tension entre ses deux bornes de sortie conduisant à une intensité égale au seuil critique de frémissement desmusclespeaucierslorsqu'elle est appliquée entre deux des électrodes, - que les électrodes sont réparties alternativement en électrodes paires et impaires et qu'il en existe plusieurs de chaque type, et - que le distributeur est agencé de manière que le courant qui traverse globalement les divers tronçons de peau situés entre les électrodes ne s'interrompe jamais, c'est-à-dire que l'une et autre borne du générateur alternativement soit raccordée à une nouvelle électrode respectivement paire ou impaire en même temps, ou un certain temps de chevauchement avant, que la tension de la même borne soit interrompue sur l'électrode de même parité qui la précède, l'intensité globale pouvant alors momentanément et localement dépasser l'intensité critique pendant ledit temps de chevauchement. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que sur chacune des électrodes l'établissement et la suppression de la tension alternative ont lieu d'une manière progressive pendant un temps de transition représentant une faible fraction seulement de la période séquentielle. 3. Dispositif selon la revendication 1, c#aractérisé par le fait que chaque période séquentielle a une durée de trois à vingt secondes, et de préférence d'environ six secondes, avec un temps total cumulé d'application du courant sur chaque tronçon de peau d'environ deux minutes au maximum. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé par le fait que ledit temps de chevauchement est d'environ deux secondes. 5. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé par le fait que ledit temps de transition est d'environ 0,5 secondes. 6. Dispositif selon une quelconque des revendications précédentes caractérisé par le fait que lesdites électrodes sont appliquées chacune annulairement sensiblement selon une section droite du membre considéré.