La présente invention a pour objet un clavier pour le piano. Le clavier utilisé jusqu'à nos jours a les inconvénients d'une part de présenter une disproportionalité entre les intervalles sonores et les intervalles géométriques correspondants dans le clavier et d'autre part de présenter vingt quatre topographies différentes pour les gammes ou tonalités. C'est pourquoi l'exécution pianistique y est très complexe et que le piano est un instrument de musique dont l'étude a toujours été fastidieuse et très difficile. En effet l'obtention de la virtuosité pianistique a toujours demandé jusqu'à nos jours de nombreuses années de travail intensif. Le clavier que Mr Trotter inventa en 1811 avait pour but de supprimer les inconvénients du clavier précédent. Mais si ce clavier était très intéressant sur le plan théorique, il comportait par contre de graves inconvénients qui annihilaient sa valeur pratique, c'est pourquoi il est tombé dans l'oubli. En effet, dans cette invention, si la proportionalité entre les intervalles sonores et les intervalles géométriques correspondants dans le clavier est réalisée, la présence de trois rangées de touches est cependant indispensable pour y permettre l'exécution pianistique, les deux rangées des extrémités correspondant aux mêmes notes et laissant ainsi le choix entre deux frappes différentes pour chacune de ces notes.Ces trois rangées de touches permettraient en outre selon Mr Trotter d'obtenir une seule topographie pour toutes les tonalités majeures et une seule autre topographie pour toutes les tonalités mineures en jouant en effet selon la tonalité, soit avec la rangée de touches du milieu et une rangée d'une extrémite, soit avec la rangée du milieu et la rangée de l'autre extrémité. Cependant l'obtention de ces deux seules topographies de gammes ou tonalités est illusoire du fait que les tonalités utilisant les deux rangées de touches larges, de m3ne que les tonalité utilisant la rangée du milieu et la rangée des touches courtes, nécessitent un jeu pianistique très incommode.D'autre part, du fait que toute oeuvre musicale comporte quantité d'accords ou traits musicaux appartenant soit à la tonalité qui lui est propre ou soit à différentes autres tonalités, il en résulte que l'exécution d'une oeuvre dans ce clavier nécessite donc, en respectant cette obtention de deux seules topographies des tonalités, des mouvements incessants des bras dans le sens de la largeur du clavier qui y aggravent cette incommodité du jeu pianistique. On peut également faire abstraction de ce résultat illusoire q(2est l'obtention dans la pratique dune seule topographie par mode et considérer que les trois rangées de touches forment un tout qui rend alors viable ce clavier en y permettant l'exécution pianistique par cette possibilité, comme l'indique Nr Trotter, de jouer certaines notes et suivant le cas, soit dans la rangée des touches courtes, soit dans la rangée des touches larges correspondantes. Cependant dans ce cas, d'une part la frappe de certains accords est très incommode et nuit à la rapidité d'exécution, d'autre part les mouvements des bras dans le sens de la largeur du clavier sont, sous une autre forme, toujours présents et créent encore sous cette forme une incommodité dans le jeu pianistique. Le clavier de piano selon la présente invention permet d'éviter les inconvénients se trouvant dans le clavier utilisé jusqu'à nos jours, sans faire naître pour celà quelque inconvénient d'une autre nature. Dans la présente invention en effet les intervalles sonores sont directement propor tionnels aux intervalles géométriques correspondants dans le clavier et il existe seulement quatre topographies différentes pour toutes les gammes et tonalités, ce qui permet ainsi une exécution pianistique plus rationnelle et plus facile. Ce résultat est obtenu sans que la présence de trois rangées de touches, compliquant forcément I'exécution pianistique, soit nécessaire pour permettre cette exécution. Le clavier de piano, objet de l'invention comporte un nombre n de touches longues géométriquement semblables entre elles et un nombre n - 1 de touches courtes, disposées alternativement dans le clavier de facon qu'à chaque touche longue correspondant à un ton quelconque succède dans le demi-ton voisin une touche courte correspondante et réciproquement.La médiane longitudinale de chaque touche courte correspond strictement à la séparation géométrique des deux touches longues qui lui sont contiguës. Les touches courtes sont de couleurs noire, Itait, ou "bu', ces couleurs "a" et "b" servent de points de repaire dans l'uniformité du clavier et sont disposées de façon que toutes les touches courtes correspondant à une méme note N soient de couleur "a" et que toutes les touches courtes correspondant à une même rote N' telle que l'intervalle N - B' égale une demi octave soient de cculeur "bob, Pour les personnes atteintes de cécité, de fines plaques amovibles en matière plastique de surfaces "A" ou tBtt se distinguant au toucher peuvent se fixer sur les touches repaires correspondantes. Les largeurs maximales de chaque touche courte sont de 7,5 mm à la base et de 5,5 mm au sommet, cette extrême étroitesse des touches courtes constitue le moyen destiné à permettre une exécution pianistique commode et rapide dans le présent clavier en permettant le passage des doigts entre tout couple de touches courtes voisines. Dans ce clavier suivant l'invention, l'extrême étroitesse des touches courtes semble rendre le jeu pianistique très imprécis, celles ci étant presque deux fois moins larges que dans le clavier utilisé jusqu'à nos jours. Mais cependant il n'en est rien. Dans le clavier utilisé jusqu'à nos jours en effet, la précision de la frappe des touches courtes correspondant à des notes comprises dans des accords ou autres traits musicaux est souvent approximative car il se passe que cette frappe se produit fréquemment non au milieu de ces touches mais selon le cas soit légèrement à droite ou bien soit légèrement à gauche de ce milieu. Cet inconvénient a pour cause la disproportionalité existant entre les intervalles sonores et les intervalles géométriques correspondants dans ce clavier; en effet dans l'espace d'une octave, c'est à dire pour 11 intervalles sonores différents, cette disproportionalité provoque l'existence de cette importante quantité de 61 intervalles géométriques différentes correspondant dans ce clavier à ces Il intervalles seulement. Tous les accords ou traits musicaux ayant entre eux la même structure sonore ont ainsi dans ce clavier des structures géométriques différentes; cependant la plupart de ces accords ou traits musicaux ont entre eux par petits groupes des structures géométriques approximativement similaires, comme par exemple les accords parfaits d'ut mineur, sol mineur et fa mineur.C'est ainsi que l'exécution pianistique, chez le débutant comme chez le pianiste confirmé, présente une simplification naturelle qui produit cette précision approximative dans la frappe des touches courtes. On pourrait observer que cette simplification se caractérise, pour chaque groupe d'accords ou d'intervalles de structures sonores similaires et de structures géométriques approximativement similaires, et pour chacun des accords d'un tel groupe, par une frappe correspondant non pas à la structure géométrique propre à cet accord, mais à une structure géométrique correspondant à la moyenne proportionnelle des structures géométriques des accords de ce groupe. Dans ce clavier utilisé jusqu'à nos jours, la réduction de la largeur des touches courtes créerait par conséquent soit une grave imprécision ou bien soit une nouvelle complication dans le jeu pianistique. Dans le clavier de piano selon la présente invention, du fait de la proportionalité existant entre les intervalles sonores et les intervalles géométriques correspondants dans ce clavier, pour chaque groupe d'accords de structures sonores similaires et de structures géométriques approximativement similaires, et pour chacun des accords d'un tel groupe, la structure géométrique correspondant à la moyenne proportionnelle des structures géométriques des accords de ce groupe est exactement similaire à la structure géométrique de cet accord. Par conséquent, la frappe des touches courtes dans la présente invenion se produira toujours au milieu de ces touches et ltextrtme étroitesse des touais courtes ne peut donc en aucune façon y affecter la précision du jeu pianistique. Le dessin annexé représente un fragment d'une octave du clavier de piano conforme à la présente invention. Les touches longues 1 et les touches courtes 2 sont disposées alternativement dans le clavier. La médiane longitudinale 3 de chaque touche courte 2 correspond à la séparation géométrique 4 des deux touches longues 1 qui lui sont contigus. La largeur 7 des touches longues 1 est la mEme que celle existant sur le clavier utilisé jusqu'à nos jours. Les dimensions maximales de chaque touche courte 2 sont de 7,5 mm pour la largeur à la base 5 et de 5,5 min pour la largeur au sommet 6; ces largeurs pouvant autre plus petites et les dimensions inférieures correspondant alors aux différentes variantes de la réalisation de l'invention. Le clavier de piano selon l'invention est adaptable aux pianos actuels, pour celà il suffit d'élargir en éventail l'ensemble des touches interne au piano de façon que chacune de ces touches rejoigne le mécanisme du marteau qui lui est propre. Suivant une autre application de l'invention, le piano peut autre construit plus étroit en rétrécissant en largeur ses structures internes en fonction de la longueur de ce clavier. La présente invention peut également être utilisée pour des instruments de musique autres que le piano, tels les orgues, les orgues électroniques, les harmoniums et les accordéons. R E V E N D I C A T IONS 1. Clavier de piano dans lequel une relation de proportionalité directe est établie entre les intervalles géométriques délimités par les milieux des touches et les intervalles sonores correspondants, ce clavier étant caractérisé par le fait qu'il comporte exclusivement une rangée de touches longues et une rangée de touches courtes, lesquelles touches sont disposées de façon qu'à chaque touche longue correspondant à un ton quelconque succèdent dans les deux demi-tons contigus à ce ton deux touches courtes correspondantes; et réciproquement de façon qu'à chaque touche courte correspondant à un ton quelconque succèdent dans les deux demi-tons contigus à ce ton deux touches longues correspondantes; les touches courtes sont disposées d'autre part de façon que la médiane longitudinale de chacune d'elles corresponde à la séparation géométrique des deux touches longues qui lui sont contigus. Ce clavier comporte un moyen destiné à y permettre une exécution pianistique plus commode et plus rapide sans que lSsn ait besoin de l'adjonction d'une troisième rangée de touches pour que l'exécution pianistique soit possible. 2. Clavier de piano selon la revendication 1 caractérisé par le fait que les largeurs maximales de chaque touche courte sont de 7,5 millimètres à la base et de 5,5 millimètres au sommet; cette extrême étroitesse des touches courtes, en permettant le passage des doigts entre tout couple de touches courtes voisines, constitue d'autre part le moyen destiné à permettre une exécution pianistique plus commode et plus rapide dans ledit clavier sans que cette extrême étroitesse des touches courtes ný puisse nulre,å la précision du jeu pianistique.