i 2028062 La présente invention se rapporte à des compositions utilisables pour le traitement des surfaces des métaux, en particulier des métaux ferreux,, Elle concerne plus spécialement des compositions huileuses utilisables en revêtements pour la 5 protection des surfaces des métaux lors du magasinage et comme lubrifiants lors des opérations de laminage à froid de l'acier. Lorsqu'on les utilise comme lubrifiants dans le laminage à froid, les compositions de l'invention amoindrissent les rayures et les éraflures des surfaces métalliques au cours de 10 l'opération. Elles permettent également d'obtenir des surfaces propres après des traitements à la chaleur tels que les opérations de recuit» Cependant, le point le plus important réside dans l'aptitude-de la composition à faire efficacement flotter les particules fines de métaux, l'huile d'usinage et les impu-15 retés présentes dans les émulsions utilisées avec les compositions de l'invention, supprimant.ainsi toute possibilité de déposition, sur le métal laminé, de ces impuretés qui contribuent à l'apparition de colorations parasitaires après recuit. On a déjà utilisé des types variés de compositions 20 lubrifiantes dans le travail des métaux,, par exemple dans les opérations de laminage à froid sur des métaux ferreux. Pour la plupart, cependant, ces compositions opèrent une lubrification insuffisante ou provoquent des colorations ou des imperfections gênantes de la surface. Dans de nombreux cas, elles n'empêchent 25 pas la formation de rouille lors du traitement. On .a déjà tenté à plusieurs reprises" de remédier à ces défauts des lubrifiants de types antérieurs. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique N° 3»298.95^? qui concerne des compositions contenant des polybutènes, des acides gras et dans cer-J>0 tains cas, de la cire de spermacéti, constitue une telle tentative. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique N°5„071„54i)- décrit une huile émulsifiable qui, en plus des autres avantages revendiqués, posséderait la capacité de donner un feuillard métallique propre au recuit du métal après laminage. Cette huile 35 consiste en un agent émulsifiant, une huile lubrifiante minérale, un sel de métal alcalin ou d'alcanolamine d'acides sulfo-niques dérivés du pétrole, un acide monocarboxylique organique, par exemple l'acide oléique ou l'acide stéarique, ou un ester 69 04798 2 2028062 d.® alcanol de ces acides, et une alcanolamine* L'acide ou l'alca-nolamine peuvent se trouver en léger excès. Cependant, la demanderesse ne pense pas que les . brevets précités ni les autres publications antérieures décrivent 5 les compositions dé la présente invention, et plus particulièrement les avantages qu'on peut tirer de leur utilisation. On peut déduire de l'étude de la technique antérieure que les lubrifiants à base d'huile minérale ont. été-utilisés presque exclusivement dans le laminage à froid de l'acier mais 10 présentent les inconvénients mentionnés -ci-dessus, - à savoir une lubrification insuffisante et l'apparition de colorations gênantes sur la surface du métal ainsi que l'inaptitude.à empêcher les dépôts au recuit. Dans sa.tentative pour remédier' à certains de ces défaut/s, le brevet des Etats-Unis .d--Amérique 15 N° 3«071•5^ décrit un mélange complexe de matières à utiliser en émulsion. Dans le second brevet précité, le brevet des Etats-Unis d'Amérique N°J.298.95^» on présente comme solution aux problèmes inhérents à l'utilisation de l'huile minérale le remplacement de cette dernière par des polybutènes. Bien. 20 Que les deux compositions en question soient sans aucun doute efficaces dans les applications prévues, elles présentent entre autres l'irfconvénient d'un prix relativement élevé. S'il est vrai que les exigences posées aUx lubrifiants pour le travail des métaux sont devenues récemment plus- sévères 25 en raison de l'apparition de nouveaux alliages, de demandes de-vitesses de production plus élevées, etc..., il est également. . vrai quë l'industrie du travail des métaux recherche des lubrifiants perfectionnés et dont l'utilisation, dans ces opérations, soit économique. Les compositions de la présente invention pré-30 sentent cet avantage. La découverte fondamentale qui se trouve ■ à l'origine de la présente invention réside dans la constatation que l'huile minérale de base, peu coûteuse, peut être utilisée dans une composition qui remédie aux inconvénients des lubrifiants antérieurs à base d'huile minérale, à condition que ce 55 lubrifiant contienne une cire d'origine naturelle comme la paraffine non déshuilée. Les avantages de cette composition apparaîtront à la lecture de la description ci-après. 69 04798 3 2028062 La présente inventiop concerne donc en premier lieu, à titre de produit industriel nouveau, une composition lubrifiante constituée d'un agent lubrifiant liquide, plus spécialement une huile lubrifiante minérale, d'un acide ou d'un dérivé d'acide 5 choisi dans le groupe formé par les acides aliphatiques mono-carboxyliques contenant d'environ 12 à 26 atomes de carbone, d'un polymère ou d'un glycéride de cet acide,' et d'une cire, de préférence une cire de paraffine comme la paraffine non déshuilée, et- la composition peut en outre contenir un agent ■ ÏO qui lui confère des propriétés améliorées de support des charges. La composition lubrifiante de l'invention présente un intérêt particulier dans l'utilisation en revêtement préalable sur l'acier pour empêcher sa corrosion au cours du magasinage avant laminage, pour lubrifier au cours des opérations d'enrou-15 lage et de déroulage et empêcher les rayures et les éraflures superficielles, pour lubrifier au cours du laminage à la première passe dans un laminoir à inversion ou à la première station d'un laminoir en tandem et pour maintenir clair le réfrigérant du laminoir en circulation par entraînement des fines, de 20 l'huile d'usinage et des impuretés qui passent à la surface du réservoir du système de circulation et y restent. Les lubrifiants liquides utilisés dans l'invention sont entre autres les huiles minérales naphténiques et paraffiniques présentant une viscosité cinématique allant d'environ 80 à ' 25 350 unités Saybolt à 38°C, ainsi que des lubrifiants synthétiques comme les esters synthétiques lubrifiants et les liquides dérivés d'oxydes d'alkylène. Le lubrifiant liquide représente d'environ 50 à 90% du poids de la composition non diluée et de préférence d'environ 60 à 85$ de ce poids. 50 Une proportion d'environ 1 à 10$ du poids de la compo-• sition consiste en un acide aliphatique monocarboxylique contenant d'environ 12 à 26 atomes de carbone ou en un polymère ou en un glycéride d'un tel acide gras. Les acides laurique, myristique, palmitique et stéarique, solides î rmalement à température 35 ambiante et également insolubles dans les conditions normales dans les huiles minérales et 1'eau, répondent à cette définition. On utilise de préférence les acides saturés, et les acides les plus appréciés sont les acides gras de suif hydrogéné. Mais on 69 04798 4 2028062 peut également utiliser d'autres acides gras comme les acides gras de soya. On n'a pas rencontré de problèmes sérieux et qui ne puissent être surmontés dans l'utilisation de ces produits, car aux températures élevées de mélange et dans les conditions 5 du laminage, ces acides, polymères et glycérides peuvent être liquéfiés et rendus miscibles avec l'huile minérale, cependant qu'aux basses températures, la cire de paraffine présente dans la composition se solidifie et maintient la "graisse solide en suspension stable. Pour application à la surface du métal 10 la compostion doit être chauffée à une température telle que le mélange cire/huile/graisse se liquéfie et assure un revêtement uniforme sur la surface du métal ; dans ces conditions," on maintient un mélange homogène, La composition lubrifiante contient d'environ 5 à. 15# 15 en poids d'une cire telle que la paraffine non déshuilée, c'est-à-dire une cire neutre pâle obtenue par extraction des cires d'une fraction de pétrole, extraction réalisée par cristallisation des hydrocarbures à haut point de fusion, pressage, filtra- , * tion ou centrifugation de la fraction d huile. Une cire de ce 20 type contient environ 10# d'huile, présente un point de fusion de 50°C et une viscosité de j>8,5 unités Saybolt à 99°C. Dans la composition lubrifiante de l'invention, la paraffine non déshuilée constitue la cire préférée. On peut cependant obtenir des composjt ions utilisables à l'aide de proportions inférieures 25 d'autres cires telles que la cire d'abeilles ou une autre cire de. paraffine présentant une répartition analogue de poids moléculaires mais la composition peut alors être plus coûteuse. La demanderesse pense qu'actuellement, les cires à poids moléculaires plus élevés peuvent poser des problèmes au recuit car il est 30 difficile de les éliminer avant les opérations de recuit. La composition lubrifiante peut également contenir d'environ 0,5 à 25# en poids d'un agent qui lui confère des propriétés de support des charges j on utilise de préférence une huile minérale sulfurée, par exemple une huile de paraffine 55 raffinée par solvant et présentant une viscosité de 150 unités Saybolt à J8°C, contenant environ 0,6# en poids de soufre dissous. Ces agents de support des charges sont bien connus dans la technique. Cependant, on peut utiliser d'autres huiles et graisses 69 04798 5 2028062 sulfurées, ainsi que de nombreux autres composés contenant du soufre. En outre, on peut également utiliser des phosphates et des phosphit-es, en particulier le phosphite de bis(nonylphényle). La fonction d'un agent de support des charges réside dans 5 une protection accrue vis-à-vis des rayures et des éraflures lors du traitement des métaux, par exemple dans les opérations d'enrou-lage et de déroulage. Dans les opérations de laminage, ce problème n'est apparu que relativement récemment,,car, jusqu'à maintenant, le pcids des rouleaux métalliques, .n'était pas. suffisant pour pro-10 voquer un contact métal/métal appréciable - avec les lubrifiants de revêtement préalable utilisés .couraniment.- .. ... Cependant, l'introduction sur le marchésd'appareillages plus importants et plus puissants pour les manutentions des rouleaux métalliques a rendu plus courants les rouleaux pesants. A 15 ces poids élevés, les. compositions lubrifiantes utilisées dans les opérations de laminage doivent protéger les surfaces métalliques contre les rayures et les éraflures, et les compositions de l'invention contribuent à ces deux buts. Après description de l'invention en termes généraux, on dé-20 erira maintenant la préparation et l'utilisation des lubrifiants. On a préparé des compositions lubrifiantes à l'aide des , substances ci-après s ■ I parties en poids 25 huile minérale 8l acide gras de suif hydrogéné . 4 caraffine non déshuilée - 15 II huile minérale 50 aeide gras de suif hydrogéné paraffine non déshuilée huile minérale sulfurée L'huile minérale est une huile naphténique'présentant une viscosité de 300 unités Saybolt à 38°C. 55 Les acides gras de suif hydrogénés sont des acides du comîEerce contenant de 1 à 3# d'acide myristique, de 23 à 33# d'acide palffiifcique et de 65 à 77# d'acide stéarique. L'huile minérale sulfurée est une huile paraffinique raffinée par solvant, viscosité s 150 unités Saybolt à 38°C, 40 contenant 0,6# de soufre dissous. 69 04798 6 2028062 A titre comparatif, on a préparé un mélange de 30.. parties d'un lubrifiant de type classique avec JQ parties d'une huile minérale présentant une viscosité de 100. .unités Saybolt à 38°C„ 5 Le lubrifiant de type classique contient 51$ .d'une huile naphténique présentant une viscosité de 29 centistokes à 38°C et 49% de matière grasse, y compris 4,2# d'acidité grasse libre, La matière grasse possède la composition suivante ; acide Nombre de carbones # en poids 10 myristique 14 3,0 palmitique 16 23,1 palmitoléîque . 16 ,3,0 stéarique . 18 . 18,1 oléique 18 . . 38,0 15 linoléique ^ 18 . >4,5 non identifié ... 10,3 100,0 Le produit final possède approximativement la composition suivante à l'analyse. 20 III parties en volume huile minérale 85 matière grasse 15 On a utilisé dans les opérations de laminage à 25 froid des exemples 3 et 4, une émulsion existant dans le commerce. Cette émulsion possède sensiblement la constitution suivante : 87 à 98# d'eau et 2 à 3# d'une composition constituée de 70# d'une huile minérale et 30# d'une matière grasse contenant une aminé comme agent émulsifiant plus une petite proportion d'un agent 30 émulsifiant non ionique. La composition non diluée présente une viscosité de 51 centistokes à 38°C et un indice de saponification de 60 „ Les substances- entrant dans la composition des produits de l'invention peuvent être mélangées dans un ordre quel-35 conque. Comme le produit est normalement solide à température ambiante, on peut réaliser un mélange correct par application de chaleur sur la chambre de mélange. Une température juste supérieure au point de fusion du composant à plus haut point de fusion suffit à cet effet. 69 04798 7 A 2028062 Les exemples suivants illustrent l'invention sans toutefois la limiter ; dans cés exemples, les indications de parties et de pour cent s'entendent en poids sauf indication contraire. / ^ EXEMPLE 1 5 Propriétés antirouille comparatives On exploite deux méthodes d'essais. L'une est la méthode du "brouillard salin" classique ; l'autre est la méthode à la "ehambre QCT". XO Epreuve du brouillard salin Des éprouvettes d'acier sont revêtues des diverses compositions et suspendues dans une chambre à brouillard salin maintenue à 35°C ; les éprouvettes sont pulvérisées à l'aide d'une solution'aqueuse à de chlorure de sodium pendant 5 nin, 15 chaque heure, pendant toute la durée de l'essai. Les durées indiquées dans le tableau ci-après sont les durées écoulées avant apparition du premier point de rouille. Epreuve à la chambre QCT On construit une "chambre"dont la base et les parois 20 latérales constituent le réservoir d'eau ; le couvercle est constitué des diverses éprouvettes. Dans l'épreuve en question, on place de l'eau dans le réservoir et on la chauffe à 380C. Les éprouvettes d'acier sont revêtues sur une face et accrochées de manière à former un couvercle sur le réservoir. De la sorte, 25 l'eau se condense sur la face traitée. Les résultats rapportés dans le tableau ci-après sont les durées.au bout desquelles les premières taches de rouille apparaissent. composition composition composition I II III 30 Epreuve à la chambre QCT 33 à 48 h 30 h 9 à 24 h Epreuve au brouillard salin 4 h 8 h 1 h 30 Les résultats rapportés ci-dessus montrent clairement que, dans les deux épreuves, les. taches de rouille sont plus longues à apparaître lorsqu'on a utilisé les compositions I et II. 35 Comparativement à la composition III, les résultats obtenus dans l'épreuve à la chambre QCT font apparaître une amélioration importante. Mais,dans l'épreuve au brouillard salin, le retard de la corrosion est encore plus manifeste, car les durées d'apparition des premiers signes de rouille sont environ 3 à 6 fois plus 40 longues qu'«tfec la composition III„ 69 04798 8 2028062 EXEMPLE 3 Propriétés comparatives de support des charges L'épreuve exploitée est l'épreuve bien connue aux quatres billes. Les résultats ci-après ont été obtenus dans un 5 essai de 1 minute à la vitesse de 1.800 tr/mn. Diamètre de la cicatrice et soudure charge composition I" composition II composition III 100 kg soudure - 2,20 mm 150 kg 4 1,65 mm 2,53 10 200 kg - 2,31 .soudure 250 kg - soudure Les résultats obtenus dans cet exemple montrent l'intérêt des compositions lubrifiantes telles que la composition II, qui possèdent des propriétés de support des charges. La compo-15 sition X, qui contient les mêmes substances que la composition II à l'exception de l'huile sulfurée, ne possède pas .de.propriétés" appréciables de support des charges car la soudure se produit à la charge la plus faible, de 100 kg» La composition III échoue à 200 kg, mais la composition II n'échoue qu'à 250 kg de charge. 20 EXEMPLE 5 Propriété comparée de feuillards recuits , 'Bien que le produit puisse être appliqué à la surface du métal par une technique quelconque appropriée, par exemple à la brosse ou par une technique similaire, l'utilisation d'un 25 système de circulation, comme dans l'exemple ci»-après y est préférable pour U£ traitement à l'échelle industrielle. Les compositions lubrifiantes (compositions I et,-III) ont été appliquées à un feuillard d'acier à faible teneur en carbone présentant une épaisseur de 1,8 à 5 mm à l'aide d'un 30 système de circulation consistant essentiellement en un réservoir chauffé par résistance électrique à une température de 33 à 46°C, une pompe, des conduits (chauffés à la même température) qui font couler le produit sur les deux faces du feuillard, un cylindre d'acier qui répartit le produit et un conduit.de retour qui 35 renvoie l'excès de produit au réservoir. Le feuillard métallique a été passé de 3 à 5 fois., selon sa largeur, dans un laminoir à inversion à châssis Unique de hauteur 4 et de largeur 147 cm, à une vitesse maximum ' 69 04798 9 2028062 d'environ 650 m/minute. L'épaisseur finale est de 0,8 à 2,5 mm. Comme indiqué .ci-dessus, on a utilisé une émulsion de type classique à la température de 45°C. Les rouleaux ont été recuits dans ton gaz de. craquage 5 (c'est-à-dire un mélange d'azote et d'hydrogène, habituellement à 90-95# d'hydrogène et 5-10# d'azote) à 800°C ; après recuit, on a examiné la propreté ';du. feuillard sur une. cage d'écrouissage par la méthode au "ruban adhésif". Dans cette méthode, on applique un morceau de ruban adhésif à la surface du feuillard 10 et on la ti?3ïïsfère sur du papier blanc propre afin d'obtenir un contrôle permanent de la quantité de souillure peu adhérente - ^«"trouvant à la surface du feuillard. Le feuillard initial a été obtenu à partir de rouleaux qu4 ^vaient été revêtus par la composition III. Après recuit et 15 passage à la cage d'écrouissage le rouleau était sale,- comme le prouvaient les nombreuses particules adhérant au ruban adhésif. On a obtenu d'autres feuillards après passage à la f: v composition I. Au premier jour d opération, la propreté du ' feuillard recuit a été considérée comme "moyenne" ou "normale", 20 c'est-à-dire que le ruban adhésif avait entraîné un petit nombre ( de particules. Trois jours après passage à la composition I, la propreté du feuillard recuit a été considérée comme excellente, le ruban adhésif étant pratiquement exempt de particules adhérentes^ Après la fin de l'essai avec la composition I, on a 25 utilisé à nouveau en revêtement la composition III» Au bout de deux jours, le feuillard recuit était à nouveau aussi sale qu'il l'était au début de l'essai aveG la composition III. EXEMPLE 4 Efficacité comparative de flottatlon 30 La propreté obtenue par utilisation de la composition I doit être attribuée dans une grande mesure à son aptitude à faire flotter les fines particules de métal, les impuretés et 'autres .souillures présentes dans l'émulsion. Cette propriété permet l'élimination facile de ces particules, par exemple par écumage 35 ou décantation., Il est donc possible d'éliminer de cette manière de l'émulsion les substances étrangères qui ont tendance à adhérer au métal et qui, par suite, conduisent à des surfaces sales lors du traitement subséquent du métal. ' 69 04798 10 2028062 Les résultats rapportés cl-après montrent que, comparativement à la composition III (premier jour), la composition I (dernier jour) donne des matières d'écumage présentant une teneur en fer plus forte et par conséquent une teneur en fer plus faible dans'11émulsion, malgré l'augmentation de la concentration de l'émulsion en cours d'essai. Analyse de l'émulsion dé type classique Premier .jour d'essai avec la composition III en revêtement matières d'écumage émulsion 10 teneur en fer, ppm 1.500 190 pH 6,8 concentration de l'émulsion, % - 2 Dernier Jour de l'essai avec la composition I en revêtement matières d'écumage émulsion 15 teneur en fer, ppm 6.200 110 PH - 7,1 concentration de l'émulsion, % - 3 Au premier jour de l'essai, on a utilisé la composition III ; la composition I a été utilisée au dernier jour (3ème jour) 20 de l'essaio Ces résultats montrent que la composition I constitue un agent de flottâtion supérieur. Pour -autant que la demanderesse en soit avertie, il n'existe pas d'autre huile de revêtement préalable qui soit éga-25 lement utilisable comme agent de flottation. Bien que la combinaison d'un acide et d'une cire dans l'huile minérale soit probablement essentielle à l'égard d'une bonne flottation, on suppose que le constituant le plus important est la cire. On sait que la température joue un rêle important, à"la fois dans la 30 préparation de la composition et au moment de l'utilisation de l'émulsion dans les opérations de laminage. En ce qui concerne la température de préparation, elle doit être suffisamment élevée pour que l'acide, son polymère ou son glycéride soient fondus de manière à pouvoir être répartis 35 uniformément dans tout le mélange. Naturellement, la température au cours de la préparation de la composition doit être au moins supérieure aux points de fusion de l'acide ou du dérivé d'acide et de la cire contenus dans le mélange. Si l'on nfvobtient pas 69 04798 ii 2028062 un mélange homogène la cire et/ou l'acide ont tendance à se séparer, et il y a en fait suppression des propriétés de flottation de la composition. Les revêtements de la technique antérieure ne 5 contenant pas d'agents émulsifiants, lavés de la surface du feuillard métallique par une émulsion, ont tendance à flotter à la surface de cette dernière, mais n'entraînent pas avec eux une quantité importante de fines, ou du moins une quantité suffisante pour empêcher l'apparition de surfaces sales après recuit du métal. 10 Les compositions de l'invention sont également lavées des surfaces au cours des opérations de laminage et elles flottent à la surface de l'émulsion. Mais, par contre,, la plupart des fines sont entraînées, et elles peuvent être facilement écumées ou décantées, ce qui empêche leur contact avec la surface du métal. 15 Les compositions de l'invention contenant une huile, une cire et un acide ou ses dérivés et qui peuvent également contenir un agent de support des charges, agissent correctement comme agents de flottation aux températures d1émulsion observées pour parvenir aux meilleurs résultats dans le laminage des 20 métaux. En général, la limite inférieure de température est comprise entre 32 et 43°C. Ces températures sont habituellement comprises entre 60 et 66°C, mais les températures préférées vont d'environ 4-3 à 49°C. Les compositions de l'invention agissent correctement comme agents de flottation dans cette gamme de 25 températures, pour autant qu'il existe dans l'émulsion une proportion de la composition suffisante pour provoquer la flottation des fines. Considérés dans leur ensemble, les résultats des essais réalisés ci-dessus avec les compositions de l'invention 30 montrent que ces lubrifiants sont en fait /exceptionnels. On les prépare à partir de matières premières simples et d'un approvisionnement facile, on obtient des lubrifiants utiles et peu coûteux. Selon 1 a composition choisie, ces lubrifiants apportent (l) une plus grande protection des surfaces métalliques 35 contre la rouille, (2) de bonnes propriétés de support des charges, (3) une grande propreté des surfaces métalliques qui sont exemptes de matières étrangères et (4) d8 excellentes propriétés de flottation vis-à-vis des fines présentes dans les émulsions utilisées au laminage des métaux. L'ensemble des 69 04798 2028062 résultats obtenus montrent que la demanderesse a découvert des compositions nouvelles, dont les propriétés n'ont pas été discernées dans la technique antérieure. : 69 04798 2028062 JLï JL4J!LI=2 JL§ 1 - A titre de produit industriel nouveau, une composition lubrifiante constituée de" (a) un lubrifiant liquide, (b) un acide aliphatique monocarboxylique contenant de 12 à 26 atomes 5 de carbone ou un polymère ou un glycéride d'un tel acide, et (c) une cire. 2 - Une composition selon la revendication 1, constituée de 50 à 90# en poids du lubrifiant liquide (a), de 1 à 10# en poids de l'acide, polymère ou glycéride (b) et de 5- à 15# 10 en poids de la cire (c). 3 - Une composition selon les revendications 1, 2 dans laquelle le lubrifiant liquide (a) -est une huile minérale. 4 - Une composition selon l'une quelconque des revendications 1 à 3,.dans laquelle l'acide (b) consiste en acide 15 gras de suif hydrogéné. 5 - Une composition selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, dans laquelle la cire (c) est une cire de paraffine. 6 - Une composition selon l'une quelconque des 20 revendications 1 à 4, dans laquelle la cire (c) est de la paraffine non déshuilée. 7 - Une composition selon l'une quelconque des reven- -dications 1 à 6, qui contient en outre un agent lui conférant des propriétés de support des charges. 25 8 - Une composition selon la revendication 7, qui comprend de 0,5 à 25# en poids de l'agent lui conférant des propriétés de support des charges. 9 - Une composition selon la revendication 7 ou la revendication 8, dans laquelle l'agent conférant à la composition 30 des propriétés de support des charges est une huile minérale sulfurée. 10 - Un procédé perfectionné de travail des métaux, procédé selon lequel on applique à la surface du métal:, avant traitement, une composition selon l'une quelconque des reven- 35 dications 1 à 10, ce qui protège la surface du métal contre -la corrosion. 69 04798 14 2028062 11 - Un procédé perfectionné de laminage des métaux, procédé qui consiste à revêtir le métal d'une composition lubrifiante selon l'une quelconque des revendications 1 à 10 et à laminer le métal entre des cylindres sur lesquels on 5 applique un agent réfrigérant en émulsion, une quantité suffisante de la composition lubrifiante étant maintenue dans l'émulsion pour provoquer la flottation des fines produites dans l'opération» 12 - Un procédé selon la revendicati on 11, dans lequel la température de l'émulsion est maintenue entre 32 et 66°C» 10 13 - Un procédé selon la revendication 1S, dans lequel la température de l'émulsion est maintenue entre 43 et 49°Co 14 - Un procédé séLon l'une quelconque des revendications 10 à 13, appliqué au laminage de l'acier à froid.