La présente invention concerne une plaque de verre chauffante électriquement dont la surface est munie de minces résistances chauffantes constituées d'une substance conductrice, notamment d'un émail métallique, dans laquelle les résistances sont placées entre deux bandes d'amenée de courant elles-mêmes déposées le long des deux bords opposés de la plaque t deux résistances voisines sont connectées en parallèle. Une plaque de verre de ce geinre utilisée comme vitrage chauffant dans l'automobile a déjà été décrite dans le modèle d'utilité allemand nO 1 900 484. I1 stest avéré qu'une telle plaque de verre chauffante pouvait être utilisée avantageusement dans d'autres domaines, notamment pour les fenêtres chauffantes dans le bâtiment, les miroirs chauffants, les radiateurs pour l'habitat, les chauffe-plats etc... Dans le cas où le vitrage chauffant n'a qu'une fonction de dégivrage ou de désembuage, la puissance de chauffe dissipée par les conducteurs peut être faible ; par contre, dans d'autres cas, dans les chauffe-plats notamment, les conducteurs doivent dégager une quantité de chaleur relativement élevée : les conducteurs sont alors portés à haute température et leur longévité est d'autant plus réduite qu'ils travaillent à température plus élevée. Le procédé de fabrication des résistances chauffantes joue un grand r81e dans leur tenue : il est en effet extrêmement difficile de déposer sur la plaque de verre les étroites bandes résistantes avec une régularité absolue. I1 arrive souvent que les conducteurs présentent des points faibles qui correspondent à des points de surchauffe lorsque le conducteur est mis sous tension et porté à haute température ; ces surchauffes locales finissent par provoquer la rupture du conducteur en ces points. Lorsque plusieurs conducteurs sont connectés en paral le le, la rupture de l'un des conducteurs par surchauffe locale, change complètement la valeur globale de la résistance et par là môme, les caractéristiques de chauffe de la plaque. La présente invention a pour mission d'améliorer des plaques de verre chauffées électriquement comportant des résistances déposées à la surface du verre et dont au moins deux résistances sont connectées en parallèle de façon que la rupture d'une résistance par surchauffe ne change pas sensiblement les caractéristiques de chauffe de la plaque qui peut continuer à assurer sa fonction initiale. Ce but est réalisé en reliant entre eux, de place en place, les conducteurs connectés en parallèle en des points qui, avant leur liaison étaient sensiblement au même potentiel. De cette façon, en cas de rupture d'une résistance, il n'y a qu'une très faible partie de cette résistance qui est mise hors service ; tout le reste de la résistance continue de travailler. Par ailleurs, s'il nty a qu'un petit tronçon de résistance hors service, l'ensemble de la valeur de la résistance et par conséquent la capacité de chauffage globale de l'appareil ne change pas sensiblement comme c'est le cas lorsqu'un fil de résistance est mis hors service sur toute sa longueur. D'autres caractéristiques de l'invention apparattront dans la description ci-dessous et le dessin annexe. La plaque support 1 est une plaque chauffante du genre de celle utilisée dans les chauffe-plats. Elle est constituée d'une plaque de verre trempée sur laquelle on dépose et on cuit, de façon connue, un réseau de fils résistants de chauffage. Ces résistances proprement dites 2a, 2b ont une largeur de 0,4 à 1,5 mm et de préférence 0,8 mm. Pour obtenir ces résistances, on dépose par le procédé de sérigraphie, un émail conducteur contenant 80 à 90 % d'argent finement divisé et 10 à 20 % d'une fritte à bas point de fusion en suspension dans un liquide organiques Les résistances 2a, 2b sont connectées en parallèle. Les bandes d'amenée de courant 3 et 4 sont faites de la même matière que les résistances et sont déposées et cuites à la surface de verre en même temps qu'elles. Aux extrémités 5, 6 des bandes 3, 4 sont soudés les fils d'amenée de courant. Les résistances 2a, 2b sont connectées en parallèle par des ponts 7a, 7b, 7c... qui sont alignés parallèlement auxplus petits côtés de la plaque rectangulaire et sont faits de la même matière que les résistances 2a, 2b et les bandes d'amenée de courant 3, 4. La bande 8, déposée sur le verre en même temps que les autres conducteurs, n'a aucune fonction électrique ; elle sert simplement à rétablir la symétrie esthétique avec les bandes (3, 4). Les deux résistances chauffantes (2a, 2b), qui sont connectées en parallèle par les conducteurs 7, 7a sont reliées sur toute leur longueur par une pluralité de ponts transversaux tels que 9a, 9b, 9e, 9d qui unissent des points sensiblement au même potentiel. Ces ponts de liaison sont déposés et cuits sur le verre en même temps que les autres conducteurs. L'intervalle entre deux ponts de liaison ne doit pas dépasser une dizaine de centimètres t par ailleurs ces ponts ne doivent pas être non plus trop rapprochés et la distance entre deux nonts ne doit pas etre inférieure à 1 cm car les points le jonction correspondent à un amas de matière con du@tric@ et la répétition trop fréquente de ces points aurait comme conséquence de diminuer la valeur de résistance du conducteur chauf frnt et de modifier sousiblement la caractéristique de chauffe de la plaque. Le fonctionnement de l'invontion est mis en évidence à l'aide de la portion de figure entourée du cercle A. Le point P représente un endroit où le conducteur 2n s'est rompu ; le courant venant des portions 2n lu conducteur peut passer à travers les ponts 9m et 9n pour aller dans la portion de condu@teur @m située dans le c@@cle A qui est parecurue pa@ un conrant important et continue à chauffar. la capacité glcbale de chauffage de la plaque chauffante n'est pas sensiblement affectée par l'interruption P. Les deiix paires centrales de conducteurs sont interrompues en leur milieu et pourvues de surfaces de raccordement 10 et 11 sur lesquelles on peut brancher un thermostat non représ@nté. REVENDICATIONS 1. Plaque de verre chauffante électriquement constituée par une feuille de verre dont au moins l'une des faces comporte un réseau de résistances chauffantes dont un certain nombre au moins sont montees en parallèle, lesdites résistances étant obtemies par dépôt à la surface du verre d'un émail conducteur cuit ensuite à haute température, caractérisée en ce que les résistances montées en parallèle sont reliées électriquement l'une à l'autre de place en place en des points sensiblement au meme potentiel. 2. Plaque de verre chauffante électriquement selon revendication 1 caractérisée en ce que les points de liaison des résistances montées en parallèle sont à une distance de 1 à 10 cm et de préférence de 2 à 6 cm, les uns des autres. 3. Plaque de verre chauffante électriquement selon revendication 1 et 2 caractérisée en ce que les organes de liaison sont constitués, comme les résistances elles-mômes, par un émail conducteur déposé et cuit à la surface du verre.