La pressente invention concerne un arbre de coupe pour dechiqueteuses à bois, comportant des couteaux maintenus chacun par emboîtement entre un support et un lardon d'usure, chaque unite constituez par un lardon d'usure, un couteau et un support entant calée par des clavettes sur l'arbre de coupe. Pour l'échange des couteaux7 il est connu de soulever ou d'extraire le support de l'arbre-de coupe, le couteau se situant ainsi à l'exterieur de l'arbre et pouvant être retire du support (demande de brevet de la République fédérale d'Allemagne publiée sous le n 2 514 548). Ce mode operatoire exige toutefois beaucoup de temps, car les supports doivent être réajustés apyres chaque changement de couteau. Lorsque les supports incorpores dans Ilarbre de coupe prennent appui sur une butée de ce dernier, il convient de les debarrasser des copeaux et de la poussière avant le remontage, afin d'assurer la position précise des couteaux sur le cercle de rotation.Il convient en outre de veiller à ce que le remontage de couteaux neufs avec leurs porte-couteau correspondants n'entraîne pas de copeaux dans l'arbre de coupe. Des dispositifs additionnels sont ne-ces- saires pour la sortie et la remise en place du support, de sorte que le système connu est complexe et impose un travail particulièrement soigne. L'invention vise à eviter ces inconvenients et difficultes. Elle a pour objet un arbre de coupe, permettant un remplacement facile des couteaux et notamment le montage des couteaux dans l'arbre de coupe sans extraction des supports. Selon une caracteristique essentielle de l'invention, le lardon d'usure est maintenu sur le support de couteau avec, suivant le sens de calage, un jeu au moins egal à ltepaisseur de la partie en saillie de l'emboîtement entre le support et le couteau. Dans une forme de realisation preferentielle de l'invention, le support de couteau et le lardon d'usure sont réunis par des vis, le jeu entant limite par la tête de vis venant en butée sur le support ou le lardon Des éléments élastiques sont avantageusement disposes entre le support de couteau et le lardon d'usure, et agissent dans le sens oppose au sens de calage de la clavette, de sorte que le support de couteau s'éloigne automatiquement du lardon d'usure après le degagement des clavettes. Un espace collecteur de poussière de hois est avantageusement prévu entre le support de couteau, applique contre le lardon usure, et ce dernier On évite ainsi dans une large mesure des agglomerations de poussière sur les équipements de l'arbre de coupe, car la poussière pénétrant dans ce dernier se de-pose dans l'espace collecteur. Le démon~ tage des supports de couteau pour nettoyage n'est, dans cette forme de realisation, nécessaire qu'après de longues périodes de service. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à l'aide de la description détaillée ci-dessous d'un exemple de réalisation et des dessins annexés sur lesquels la figure 1 est une coupe partielle, perpendiculaire à l'axe d'un arbre de coupe équipe de couteaux; et la figure 2 est une coupe similaire de l'arbre pendant un changement de couteau. Un arbre de coupe 1 comporte des lumières 3 inclinees par rapport à sa surface cylindrique 2, équidistantes sur sa circonférence et servant chacune de logement à un couteau 4. Un lardon de maintien 6 est visse sur la base 5 de la lumière 3, pour le maintien d'un support 8 de couteau au moyen d'un emboîtement 7. Le support 8 est constitue par deux parties reglables 9 et 10, que des vis 11, disposes suivant l'axe de l'arbre, fixent l'une par rapport à l'autre. Le couteau pivotant 4, réalise en feuillard d'acier, est maintenu par un emboîtement 12 sur la partie 10 du support 8, proche de la surface de l'arbre de coupe.Le 7 deplacement relatif des deux parties 9, 10 du support permet de faire varier la position du couteau par rapport au lardon de maintien 6 et par suite à la surface 2 de l'arbre. Un lardon d'usure 13 est fixe sur le support 8 de couteau, avec un jeu 14 suivant la direction perpendiculaire aux faces 15 et 16 en regard de ces pièces. La valeur du jeu 14 est sensiblement égale à l'épaisseur 17 de la partie en saillie de l'emboitement 12 entre le support 8 et le couteau 4. Le jeu 14 est limite par des vis 18 (dont le nombre est choisi en fonction de la longueur de l'arbre), dont la partie filetee se trouve dans le lardon d'usure. Une rotation des vis permet d'ajuster le jeu. Des ressorts Belleville 19, disposes sur les vis entre le lardon d'usure et le support de couteau, applique ce dernier dans la position d'ouverture representee à la figure 2. Le support 8 est appliqué pendant le service de l'arbre de coupe contre le lardon d'usure 13 par des clavettes 20. Des ressorts 21 repous sent les clavettes 20 vers l'extérieur, afin de garantir une bonne assise même quand l'arbre est au repos. Pour remplacer un couteau, il faut repousser les clavettes 20 contre l'action des ressorts 21, de façon que l'action des ressorts Belleville 19 éloigne le support 8 du lardon d'usure 13; ces pièces s'ecartent et il est alors possible de sortir, puis de remplacer le couteau 4. Après ia mise en place du couteau neuf, les clavettes sont libérées, de façon qu'elles-reviennent dans la position présentée à la figure 1 et repoussent le support vers le lardon d'usure. Les vis 18 limitant le jeu 14 de façon à juste permettre la sortie du couteau 4 après l'écartement du support 8 et du lardon d'usure 13, la pénétration de copeaux-dans l'arbre de coupe est pratiquement interdite pendant le changement de couteau. La très fine poussière de bois "s'infiltre" dans les arbres de coupe, dont les diverses pièces, telles que supports de couteau, clavettes, etc. devaient être nettoyées fréquemment. Il en entait notamment ainsi lors de la mise en oeuvre de bois à- fibres courtes ou riches en résine, tels que le pin maritime. Une telle poussière de bois produit des agglo méritions puis1 par compactage, des couches dures susceptibles de modifier la position des tranchants sur l'arbre de coupe. L'arbre de coupe selon l'invention tient compte de ce fait par un -espace collecteur 22 prevu entre le support de couteau et le lardon d'usure; la poussière peut certes y pénétrer, mais en est chassée de nouveau par soufflage. On évite ainsi le démontage fréquent du support de couteau pour nettoyage, les avantages de l'arbre de coupe selon l'invention étant ainsi mieux mis a profit. L'assemblage 12 entre le support 8 et le couteau est avantageusement réalise comme suit : l'extrémité extérieure du support, en regard de la surface de l'arbre, forme une languette 12', sur laquelle vient se placer une rainure 12" du couteau 4. Cette solution presente l'avantage suivant : pendant l'opération de coupe, aucune agglomération ne peut se produire entre le couteau et son support, par suite de l'absence entre eux de fentes ouvertes vers l'extérieur, en direction du dégagement de copeaux, indiquée par la fleche 23. Le cte 24 du -support, s'éloignant du couteau à partir de la languette 12", est biseauté afin de garantir un dégagement régulier des copeaux sur le support de couteau. I1 peut également être arrondi. Afin de pouvoir équiper sans transformations coûteuses des arbres de coupe connus, comportant par exemple des couteaux affutables, avec le porte-couteau selon l'invention, constitué par un support et un lardon d'usure, le contour de la section commune du support, du couteau et du lardon d'usure est choisi de façon qu'elle soit sensiblement egale à la section totale du porte-couteau. connu avec son couteau. Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportes par l'homme de l'art au principe et aux dispositifs qui viennent d'être decrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs, sans sortir du cadre de l'invention. Revendications t. Arbre de coupe pour déchiqueteuses à bois, comportant des couteaux maintenus chacun par emboîtement entre un support et un lardon d'usure, chaque unité constituee par un lardon d'usure, un couteau et un support étant calée par des clavettes sur l'arbre de coupe, et caractérisé en ce que le lardon d'usure est maintenu sur le support avec, suivant la direction' de calage, un jeu au moins égal à l'épaisseur de la partie en saillie de l'emboîtement entre le support et le couteau. 2. Arbre de -coupe selon revendication 1, caractérisé en ce que le support de couteau et le lardon d'usure sont réunis par des vis, ledit jeu étant limité par la texte de vis venant en butee sur le support ou le lardon. 3. Arbre de coupe selon une des revendications 1 et 2, caractérise par des éléments elastiques, disposés entre le support de couteau et le lardon d'usure, et agissant dans le sens oppose au sens.de calage de la clavette. 4. Arbre de coupe selon revendications 1 à 3, caractérisé par un espace collecteur de poussière de bois entre le support de couteau, appliqué contre le lardon d'usure, et ce dernier. 5. Arbre de coupe selon revendications 1 à 4, caractérise en ce que l'extremite exterieure du support, en regard du couteau; est réalisée sous forme d'une languette sur laquelle se place une rainure du couteau. 6. Arbre de coupe selon revendication 5, caractérise en ce que le côte de l'extrémité exterieure support, opposé au couteau, est biseaute ou arrondi à partir de la languette.