L'invention concerne un procédé pour la conservation de sous-produits industriels pouvant être employés comme fourrages et, en particulier, de la drêche. Les sous-produits industriels de ce genre et avant tout la drêche constituent en soi un fourragede valeur pour le bétail. Toutefois, ils contienent un pourcentage élevé d'eau et ne peuvent être conservés que pendant un temps court avant d'être employés pour l'alimentation des bestiaux. Cette observation s'applique en particulier à la saison chaude. L'utilisation de tels.sous-produits qui apparaissent obligatoire ent lors de la fabrication d'autres produits, échoue par conséquent en raison du manque de rapidité de la distribution et de la durée du transport jusqu'aux points d'utilisation. C'est ainsi, par exemple, que de la drêche se trouve, précisément en été, en grandes quantités, à la disposition des utilisateurs ctest-à-dire dans une saison exigeant dans l'agriculture beaucoup de travail, saison dans laquelle en outre l'agriculture dispose encore-en quantités importantes d'un fourrage qui lui est propre. La conservation exécutée en partie avec du sel détruit des éléments nutritifs précieux. La conservation de la drêche en silo est très coûteuse et elle nécessite un travail pénible et beaucoup de place. Les différences de teneur en eau dans les sous-produits se font sentir aussi d'une manière défavorable car si l'écoulement d'eau n'est pas suffisant, Far exemple en raison d'un engorgement du moyen d'ecoulement hors du silos il en resulte une qualité non satisfaisante de tout le contenu du silo.Enfin, il se produit fréquemment dans la saison chaude une fermentation supplémentaire qui se traduit par je grandes surfaces de percée et par une entrée d'oxygène, andis qu'en hiver, le contenu humide du silo gèle très rapidement et de ce fait, ne peut pas être employé pour 1 alimentation des bestiaux. L'invention a -par conséquent pour Se traiter et d'emballer de tels sous-produits de telle sorte qu'ils puissent être proposés sur le marché avec une qualité instante et qu'ils soient capables d'être conservés en magasin pendant un temps suffisamment long. A cet effet l'invention concerne 'm procédé pour la conservation de sous-produits industriels pouvant être employés en tant que fourrage, et en particulier de drêche, caractérisé en ce que le sous-produit est débarrassé en partie de son eau et transvasé ensuite par portions dans des sacs étanches qui, après avoir été remplis, sont fermés d'une manière étanche â l'air. Suivant une autre caractéristique de l'invention, on obtient une qualité particulièrement uniforme si, avant qu'il soit procédé à la fermeture étanche à l'air, on enlève dans une large mesure l'air se trouvant dans les sacs, Les avantages que l'invention permet d'obtenir résident en particulier en ce que, grâce a l'enlève- ment mécanique de l'eau, on obtient dans un temps court une teneur en humidité réduite et uniforme, et cela indépendamment de la teneur initiale en eau du sous-produit.Au moyen d'un transvasement s 'effe-ctuant par portions dans des sacs étanches à l'air et au moyen de la fermeture, pareillement étanche à l'air, de ces sacs, on obtient une formation d'acide qui saisit d'une manière très uniforme et très complète la quantité relativement petite se trouvant dans le sac. Le sousproduit est ainsi conservé avec sécurité pendant un temps relativement long et il peut être magasiné pendant un temps correspondant. Le transvasement dans des sacs fournit en outre l'avantage que le transport; le magasinage et le partage pour la fourniture au bétail s'effectuent d'une manière simple et facile, avec une utilisation élevée de la place.Ces avantages sont favorisés encore par l'enlèvement éventuel de l'air se trouvant dans le sac avant la fermeture de ce dernier étant donné qu'il se forme ainsi un corps essentiellement solide, ces corps pouvant etre empilés facilement pour le transport et pour le magasinage et permettant n taux élevé d'utilisation de la place Les sous-produits traités conformément au procédé suivant l'invention offrent par conséquent la garantie d'une qualité élevée et uniforme lors d'un séjour prolongé en magasin, de sorte que les fourrages obtenus à partir de ces corps peuvent être employés pour l'alimentation du bétail d'une manière à peu près illimitée dans le temps et suivant les besoins. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description ci-aprës et des dessins annexes représentant tin exempLe de réalisation de-g-'invention, dessi, dans lesquels: - la figure 1 montre une vue en éléva tion latérale, avec coupe partielle, une presse, - la figure 2 montre une vue, à plus grande de emelle, du cône de frein de la presse, - la figure 3 montre la vue en éléva tion latérale de l'ensemble de l'installation. Le sous-produit à mettre en oeuvre, par exemple la drêche qui se forme pendant la fabrication de la I être enmmagasinée dans un silo, un réservoir ou un autre récipient analogue. De ce silo, la matière est amenée à une presse qui a pour tâche d'expulser par pression l'eau qui est contenue dans la masse. Comme presse, on peut employer une presse d'un type usuel, mais il faut toutefois que ce soit une presse fonctionnant d'une manière continue. Le passage à travers la presse fait perdre à la masse traitée environ 50 % d'eau. Après l'opération de presse, la matière est amenée avec un dispositif d'ensachage dans lequel elle est versée dans des sacs étanches à l'air, par exemple en feuille de matière synthétique, ces sacs étant remplis que partiellement. Les sacs sont fermés pareillement d'une manière étanche à l'air, en particulier par soudage. Avant de fermer les sacs, on peut extraire par aspiration, au moyen d'un dispositif d'aspiration connu, l'air se trouvant encore dans le sac. Les portions ainsi emballées à l'abri de l'air peuvent être conservées pendant un assez long temps sans qu'il se produise de modifications nuisibles du sous produit et elles peuvent être tansportées et emmagasinées d'une manière simple et hygiènique. Si la consommation du fourrage n'a pas lieu immédiatement, la drêche, par exemple, est soumise a une fermentation d'acide lactique qui lui confère une nouvelle stabilité. Au moyen de différentes additions, par exemple d'acide formique, de cassonade, de mélasse, etc.. on peut influencer davantage le degré d'acidité et la teneur en éléments nutritifs, ces influence s'exerçant au lieu de la fermentation d'acide lactique ou en supplément de cette dernière. De ce fait, il est possible de procéder à une umidification simple de la teneur en éléments nutritifs et, grâce à l'emballage par portions, il est possible de procéder facilement à une répartition du fourrage entre différentes sortes d'animaux de sorte que l'on obtient aussi par la même occasion, une simplification du travail que représente la distribution du fourrage. On a représenté schématiquement sur la figure 3 un-e installation pour la mise en oeuvre du procédé. Le sous-produit est pompé dans la trémie de versage d'une presse 17, qui est une presse à vis sans fin. L'amenée du sousproduit est effectuée au moyen dtune conduite 18. La matière pressée tombe dans un réservoir 19 et elle est poussée hors de ce réservoir, passant ainsi à travers une pompe 20 et une conduite 21 pour arriver dans une machine de transvasement 22. Cette machine présente un support 23 pour la fixation rapide et pour la séparation rapide d'un sac 24 et elle est munie en outre d'un dispositif produisant des variations et d'un dispositif de soudage qui sont destinés respectivement à comprimer la matière qui a été versée dans le sac et ensuite à fermer et à souder d'une manière étanche à l'air l"ouverture de remplissage du sac qui est en une matière étanche à l'air et en particulier en une feuille de matière synthétique. Le sac 21 repose sur une plateforme 25 qui peut être déplacée dans le sens vertical.Dans la position inférieure de la plateforme, indiquée par un tracé ei traits interrompus, le sac 24 est déposé sur une bande transporteuse 26 et au moyen d'une timonerie de guidage 27, il est placé sur la bande transporteuse 26 pendant le mouvement de cette dernière de la gauche vers la droite, de sorte qu'il glisse, couché (24') au-dessous d'un cylindre de formage 28 qui est destiné a lui donner la forme qui convient pour son empilage. La machine de transvasement 22 peut être munie en outre d'un dispositif permettant d'enlever par aspiration l'air du sac 24 avant que ce sac soit fermé par soudage. Les additions éventuellement nécessaires pour le fourrage sont faites avant l'ensachage et de préférence, elles sont faites déjà avant le passage à la presse. C'est ainsi que les produits d'addition peuvent être acheminés vers la trémie de versage au moyen d'une ou de plusieurs conduites 29, de sorte que la matière se trouve intimement mélangée dans sa totalité pendant son passage dans la presse. Dans la fabrication de la bière, il se forme, outre la drëche fraiche ou la drêche humide, de la levure de bière, et cela en quantités d'environ 5 % de la drêche. La levure de bière constitue un élément de grande relée, de sorte que l'addition de levure de bière, faite par lìntermédiaire de la conduite 29, représente une amélioration du produit final. L'addition de levure de bière est faite seulement en quantités de 5 %.Quand la drêche est froide et si la proportion de levure de bière est supérieure à 5 % du quantité la masse traversant la presse à une tempéra- ture de 70 C environ. Les figures 1 et 2 montrent une presse contraire, telle qu'elle peut être employée pour le traitement d'une matière en vrac, contenant un liquide, telle que la drêche pour l'expulsion de ce liquide. Un bâti 1, mobil ou fixe, mis sur un cylindre de presse perforé 2, supporté hori zontellement, qui est prevu, coaxialement à ce cylindre de presse, un vis sans fin 3, qui fait saillie dans ce cylindre et qui peut être animée, par une commande quelconque, d'un mouvement de rotation. La matière à presser arrive par une trémité du voisinage 4 dans le cylindre de presse 2 et elle est pousée par le vis sans fin dans la direction du pressage (de la droite et vers la gauche sur les figures). Pour l'obtention d'une pression axiale, il est prévu à l'extrémité sortie un cône de frein 5, réglable axialement.Pour supporter et pour déplacer le cône de frein 5, on peut se servir d'un vérin 6, dont l'alimentation en fluide à pression réglée est assurée par une clapette d'amenée 7. Suivant la grandeur de l'ouverture de sortie auxiliaire entre le cylindre de presse 2 et le cône de frein 5. @net que suivant le nombre de tours, par unité du temps, de la vis sans fin 3, il s'établit dans la matière se trouvant dans la presse une vitesse de passage et une pression dynamique de façon de laquelle le liquide existant dans la matière pendant le pressage est chassé radialement vers l'extrémité passant à travers la perforation du cylindre, ce liquide se verse dans une trémie collectrice 8 et il est évacué par un système d'écoulement 9, tandis que la matière ayant subie l'action de pressage est prise à l'extrémité de sortie du cylindre de presse et amenée, par exemple de la manière décrite, aux opérations de @@se, c'est-à-dire à la réduction en portions et à l'unité. Afin qu'il soit possible d'évacuer aussi autrement le liquide hors des régions de la matière soumise au pressage se trouvant autour du centre, il est prévu, suivant une autre forme de l'invention, dans le cône de frein 5, des alésages 10, dirigés vers l'intérieur, qui conduisent à une cavité 12 qui est recouverte, tut au moins dans se zone inférieure, vers lcarriére, par une paroi, postérieure 11. Un canal d'écoulement 13, raccordé a' la paroi postérieure 11 au point le plus bas de cette dernière, conduit le liquide verts la trémie collectrice 8. Un engorgement provenant de la pénétration de matière comprimée dans les alésages 10 peut etre évité essentiellement du fait que ces alésages sont dirigés dans la, direction d'avancement de la matière comprimée, perpendiculairement, ou en sens contraire du sens d'avancement, angle aigu, vers l'intérieur, ainsi qu'il est indiqué sur la figure 2 On peut en outre obtenir une amenée plus intense de liquide ers les alésages 10 au moyen de rainures ménagées dans la surface latérale du cône de frein 5, ou de canaux analogues, canaux reliant entre eux de préférence plusieurs alésages 10 et pouvant être disposés d'une manière quelconque, par exemple en forme d'anneau ou de spirale. Afin que soit obtenue une élimination importante de liquide, le cône de frein 5 a, une forme telle que, dans Sa position d'introduction complète, , son sommet se trouve tout contre l'extrémité de la vis sans fin 3, tandis que sa surface latérale, au voisinage de la paroi postérieure 11, est en contact avec le bord d'extrémité du cylindre de presse 2 et fer-me ce bord, ainsi qu'il est indiqué sur la figure 1 par un tracé en traits interrompus De cette manière, même en position quelque peu sortie, le cône de frein 5 fait saillie profondément d ans la zone de pressage 15 qui fait suite à la v-is sans fin et il évacue déjà à cet endroit le liquide, centralement Etant donné que la région de La surface latérale voisine de la paroi postérieure 11 se trouve dans la position de pressage à l'extérieur du cylindre de presse 2 et par suite n'est entourée que d'une manière lâche par la matière pressée qui sort, le liquide se rassemblant dans la région inférieure de la cavité 12 tomberait goutte â goutte, a a sortie des alésages 10 correspondants, sur la matière ayant subi le pressage Pour cette raison, le cone de frein 5 ne présente pas dans cette région d'alésages 10, et cela de préférence dans le dernier tiers de cette région La matiere se trouvant dans la zone de presse.Il est soumise à une pression plus élevée que celle de la matière qui vient d'être introduite dans la trémie de versage 4 et qui vient seulement d'être saisie par la vis sans fin. La composition chimique du liquide expulsé par pressage varie par conséquent suivant la zone de pressage dont il provient. Il convient de procéder à une séparation de ces différentes formes de liquides et cette séparation est assurée au moyen d'une voie de séparation 16 se trouvant dans la trémie collec trice 8 et dans un des compartiments ainsi formés, est associé un tuyau d'enroulement 9. L'écoulement 13 prévu pour le cône de frein 5 débouche dans le compartiment de la trémie collec trice qui correspond à la zone de pressage 15. Bien entendu, l'invention n'est pas' ; limitée à l'exemple de réalisation ci-dessus décrit et représenté à partir duquel on pourra prévoir d'autres variantes de réalisation, sans pour cela sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. - Procédé pour la conservation de sous-produits industriels pouvant être employés en tant que fourrage, et en particulier de drêche, procédé caractérisé en ce que le sous-produit est débarrassé en partie de son eau et transvasé ensuite par portions dans des sacs étanches qui, après avoir été remplis, sont fermés d'une manière étanche à l'air. 20- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'avant qu'il soit procédé à la fermeture étanche a l'air, l'air se trouvant dans les sacs est enlevé dans une large mesure, 3o- Procédé suivant les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que, de préférence avant le pressage, on ajoute des produits d'addition qui sont mélangés, pressés et ensachés avec le sous-produit 4,- Procédé suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérise en ce qu'on ajoute de la levure de bière, en quantités d'environ 5 %. 5. - Procédé suivant la revendication 4, caractérisé en ce que la totalité de la matière à presser est chauffée, pendant l'opération de pressage, à une température de 70 C 60- Installation pour la mise à exécution du procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, installation caractérisée en ce qu'elle comporte une presse !17) fonctionnant de préférence d'une manière continue et une machine de transvasement (22) qui sont reliées entre elles par iin dispositif transporteur (20, 21) pour la matière pressée, la machine de transvasement (22) étant munie de dispositifs pour la compression de la portion de matière versée dans un sac (24) et pour la fermeture étanche à l'air, du sac. 7. - Installation suivant la revendication 6, aracterisée en ce que la machine de transvasement (22) présente un dispositif permettant d'aspirer de l'air se trouvant dans le sac (244 avant qu'il soit procédé à la fermeture de ce vernier. 8. - Installation suivant la revendication 6, caractérisée en ce que la presse (174 se présente sous la forme d'une presse a vide sans fin, avec cône de frein (5) pouvant outre déplace axialement à l'ouverture de sortie du cylindre de se le cône de frein (5) comportent des alésages (15) eur1 qui sont reliés à un moyen d'écoule- s@@@ conduisant vers l'extérieur. 9. - Installation suivant la revendication 8, consiste en ce que les alésages (10) sont dirigés vers l'intérieur perpendiculairement ou à angle aigu par rapport à la surface générale du cône de frein (5) dans le sens opposée au sens d'avancement de la matière pressée. 10 Installation suivant la revendication 9, caractérisée en ce que tous les alésages (10) debouchent dans une cavité (12) se trouvant à l'intérieur du cône de - -'J-'È , + vité à laquelle est relié le moyen d'écoulement 11. - Installation suivant la revendication 8, caractérisée en ce que le cône de frein (5), dans sa position d'extremité d'entrée, dans laquelle il est voisin du bord @ du cylindre de presse (2), a son sommet qui se t@@@ contre la vie sans fin (3). 12. - Installation suivant la revendication 8, caractérisée en ce qu'il est prévu, dans la surface latérale du cône de frein (5) des rainures (14) qui, de préférence relient entre elles les embouchures de plusieurs alésages (10). 13. - Installation suivant la revendication 8, caractérisée en ce que le cône de frein (5) est exempt d'alésages (10) dans la région inférieure de la surface latérale voisine de la paroi postérieure (11) et, de préférence dans une de troisième tiers. 14. - Installation suivant la revendication 8, caractérisée en ce que la trémie collectrice (8) est divisée par une paroi de séparation (16) en compartiments et en ce que le moyen d'écoulement (13) pour l'écoulement hors du cône de frein est relié au compartiment qui est associé à la zone de préssage (6).