La présente invention concerne en premier lieu un procédé pour brûler dans un foyer, des produits hétérogènes présentant des pouvoirs calorifiques divers et, plus particu fièrement, des ordures ménagères. La combustion dans un foyer industriel de produits présentant des caractéristiques très variées, et notamment des pouvoirs calorifiques s'étendant sur une très large gamme, pose des problèmes très difficilement solubles. Ceci est particulièrement vrai dans le cas de produits tels que les ordures ménagères dans lesquelles on peut trouver des éléments a très haut pouvoir calorifique, notamment des matières plastiques dont le pouvoir calorifique est d'environ 8.000 K cal par kg, des éléments à pouvoir calorifique moyen, par exemple des papiers et cartons (pouvoir calorifique d'environ 4.000 K cal par kg) et enfin des éléments a pouvoir calorifique très faible en raison, notamment de l'humidité qu'ils comportent, tels que les végétaux dont le pouvoir calorifique n'atteint environ que 1.000 K cal par kg. Cette hétérogénéité de pouvoir calorifique entraine des difficultés pour traiter globalement et sans préparation préalable de tels produits à l'état mélangé.En effet, l'expérience montre que lorsqu'on brIlle sur la grille d'un foyer des ordures ménagères comportant à la fois des matières plastiques, des végétaux et des papiers et cartons, on assiste parfois à une détérioration locale de la grille par vitrification des cendres à l'endroit où les matières plastiques ont brûlé en contact direct avec les éléments de grille car leur nature et leur pouvoir calorifique sont tels que se produisent localement des températures supérieures au point de fusion des cendres, lesquelles se vitrifient sous l'effet de refroidissement de l'air de combustion sous grille ; de plus, dans les zones où se trouveront les éléments à faible pouvoir calorifique chargés en eau et en cendres, tels que les végétaux par exemple, on assiste généralement à une mauvaise combustion qui se traduit par un taux d'imbrûlés supérieur aux limites tolérées. Ces conditions ne permettent pas d'obtenir un fonction- nement optimal de la chaudière et c'est la raison pour laquelle on ne brûle directement les ordures mélangées telles qu'elles sont collectées que dans des circonstances bien particulières grace à des installations, avec récupération calorifique, de capacité importante. Il s'agit là d'une limitation très lourde sur le plan économique et qui freine considérablement le développement de cette technique pour les petites et moyennes installations. Or, on sait que le brûlage des ordures permettrait de résoudre deux problèmes aussi aigus l'un que l'autre, à savoir, d'une part celui de l'accumulation de détritus et, d'autre part, celui de l'utilisation des sources d'énergie autres que le pétrole par exemple. Il est clair, en effet, que si une ville pouvait produire une certaine partie de l'énergie qu'elle consomme à partir de détritus qu'elle rejette, elle réaliserait des économies qui pourraient être considérables. La présente invention a pour but de réduire les coûts de traitement des produits hétérogènes tels que les ordures ménagères en assurant, par un procédé original, une combustion aussi complète que possible de tous les éléments pouvant être présents dans une masse de détritus tels qu'ils ont été collectés et préparés (notamment par hachage), ce procédé permettant de réaliser notamment une telle incinération dans des installations moyennes ou petites. A cet effet, le procédé selon l'invention se caractérise en ce que, dans un foyer, - on assure la combustion des produits à pouvoir calorifique élevé dans une première zone de ce foyer, - on fait circuler dans cette première zone et au contact des produits à pouvoir calorifique élevé, les produits à pouvor calorifique faible afin d'assurer la dessication et/ou un début de combustion de ces derniers, - et on achève la combustion des produits à pouvoir calorifique faible dans une seconde zone du foyer. De façon avantageuse, pour assurer la combustion des produits à pouvoir calorifique élevé dans la première zone du foyer, on met ces derniers en suspension par la création d'un lit fluidisé et on fait traverser au produit à pouvoir calorifique faible ledit lit fluidisé où brûlent en suspension les produits à haut pouvoir calorifique, l'achèvement de la combustion des produits à pouvoir calorifique faible se produisant dans une zone plus basse que celle où se situe le lit fluidisé et notamment sur la grille du foyer. On comprend immédiatement que le fait de réaliser la combustion des produits à haut pouvoir calorifique tels que les matières plastiques en suspension dans le foyer, évite tout risque d'endommagement de la grille ou des autres eléments du foyer puisque lesdits produits n'auront pas de contact avec les éléments du foyer. De plus, l'application de la technique de combustion en lit fluidisé des produits à haut pouvoir calorifique assure automatiquement une ségrégation des produits à pouvoir calorifique faible ainsi que l'élimination de l'humidité qu'ils contiennent, ce qui leur permet de brûler d'une façon beaucoup plus complète sur la grille à la base du foyer. On réalise ainsi, de façon très économique à l'intérieur du foyer lui-même, un préchauffage et une ignition (début de combustion) des produits à pouvoir calorifique faible. De préférence, on introduit les produits mêlés, ou éventuellement séparés, dans la partie haute du foyer et, pour assurer la mise en suspension des produits à haut pouvoir calorifique, on fait circuler simultanément, et de façon connue en soi, un courant d'air ascendant a l'intérieur du foyer. De plus, les produits à pouvoir calorifique faible traversent avantageusement le lit fluidisé par gravité et l'on peut prévoir des moyens pour allonger, au maximum, la course desdits produits a pouvoir calorifique faible avant que ceux-ci ne tombent sur la grille. En effet, plus leur temps de séjour au voisinage du lit fluidisé sera important et plus on assistera à une amelio- ration de leur pouvoir calorifique. A cet égard, on peut prévoir avantageusement d'intro duirè au moins les produits à pouvoir calorifique faible dans le foyer avec une vitesse initiale dont une composante est orientée selon une direction décalée par rapport a l'axe vertical du foyer et formant un angle avec ledit axe, de telle sorte que lesdits produits suivent à l'intérieùr du foyer une trajectoire sensiblement hélieoldale. La présente invention concerne, également, une intallation pour brûler des produits hétérogènes et faisant application du procédé indiqué ci-dessus. Une telle installation comporte, au moins, un foyer dans lequel a lieu la combustion, un systeme d'alimentation du foyer en produits à brûler et un système d'évacuation des résidus de la combustion, l'instal lation- se caractérisant en ce qu'elle présente - un moyen pour introduire, au moins, les produits à pouvoir calorifique faible dans le foyer avec une vitesse initiale dont une composante est orientée selon une direction décalée par rapport à l'axe vertical du foyer et formant un angle atec ledit axe, - une grille pour recevoir les produits à pouvoir calorifique faible qui est située à un niveau inférieur au systeme d'alimentation dans le foyer des produits à brûler et - un moyen pour maintenir en suspension, au-dessus de la grille, les produits à haut pouvoir calorifique pour leur permettre de brûler hors de contact de la grille. De préférence, l'introduction des produits à pouvoir calorifique faible est réalisée par une injection sous pression, au moins de ces produits, à peu près tangentiellement aux parois du foyer et dans un plan sensiblement horizontal ou légèrement dirigé vers le bas. Par ailleurs, le moyen pour maintenir en suspension les produits a haut pouvoir calorifique est constitué de façon connue en soi par le soufflage d'un courant d'air ascendant a travers la grille, en direction du débouché du système d'alimentation dans le foyer. Naturellement, dans le cas où l'on souhaite uniquement brûler ces produits hétérogènes sans recuperer l'énergie résultant de la combustion, l'installation pourra être simplement du type indiqué ci-dessus. En revanche, si l'on souhaite récupérer l'énergie dissipée par la combustion, on comprendra qu'on pourra accoupler cette installation à une installation annexe de transformation de l'énergie calorifique par exemple en énergie électrique, l'ensemble fonctionnant alors à la maniere d'une centrale thermique. L'invention concerne, enfin, une grille partieulière destinée a être utilisée au sein de l'installation indiquée ci-dessus. Cette grille, de conception simple, légère et robuste, se caractérise par le fait - d'une parut, qu'elle comporte, montées sur un châssis fixe, une nappe de tubes de refroidissement de la grille dans lesquels circule un courant de fluide de refroidissement, notamment de l'eau et une nappe de barreaux, notamment paralleles et écartés les uns des autres-, destinés à recevoir les produits en cours de combustion, les deux nappes étant fixées l'une à l'autre et la nappe de tubes supportant la nappe de barreaux - d'autre part, que l'ensemble des deux nappes de barreaux et de tubes est monté de façon mobile sur le châssis fixe par l'intermédiaire d'un système de suspension élastique permettant d'assurer à l'ensemble de nappes un mouvement de vibration dans le plan de l'ensemble sous l'action par exemple d'un vibrateur associé audit ensemble qui sera de préférence incliné selon une pente descendante de l'intérieur vers l'extérieur du foyer. On notera qu'une telle disposition de grille permet d'utiliser des tubes en acier pour la circulation du fluide de refroidissement, et non pas une fonte réfractaire susceptible d'entraîner des risques de fuite en raison de la porosité où de la fragilité relative de ce matériau, car lesdits tubes ne sont pas en contact direct avec les produits à haute température On pourra, en outre et pour les mêmes raisons, utiliser des tubes relativement légers. De plus, l'emploi d'une telle grille vibrante de conception simple est rendu possible justement par le fait que le foyer fait application du procédé décrit plus haut. En effet, dans les foyers connus de très grande capacité utilisés pour l'incinération des ordures ménagères, la totalité des produits étant déversée directement sur la grille pour y brûler, il faut employer une structure de grille spéciale lourde et complexe assurant le retournement des ordures pour permettre leur combustion. Le procédé de l'invention permettant d'éviter un tel malaxage des ordures au niveau de la grille autorise, par voie de conséquence, une structure de grille telle que celle que l'on a décrite ci-dessus et qui est nouvelle dans le cadre de l'incineration des ordures ménagères. On décrira à présent un exemple de réalisation d'une installation selon l'invention, en référence aux dessins annexés dans lesquels la figure 1 est un schéma d'un foyer d'incinération selon l'invention associé à une installation de récupération de l'énergie calorifique la figure 2 est une vue en coupe à plus grande échelie du foyer de la figure 1 la figure 3 est une vue en coupe selon la ligne III-III de la figure 2 la figure 3a est un détail à plus grande échelle montrant le système d'injection des ordures dans le foyer la figure 4 est une vue en coupe-selon la ligne IV-IV de la figure 2, présentant des parties arrachées, et la figure 5 est une vue en coupe partielle selon la ligne V-V de la figure 4. Comme on l'a déjà précisé plus haut, selon les nécessités, l'invention peut être utilisée simplement pour assurer l'incinération des ordures mais, plus généralement, elle trouvera son emploi au sein d'une installation de récupération d'énergie permettant de produire du courant électrique, comme celle que l'on a représentée, à titre d'exemple non limitatif, a la figure 1. A la figure 1, on a indiqué de façon générale en C une chaudière incluant un foyer F constitué pour mettre en oeuvre le procédé de l'invention, la chaudière étant équipée de façon classique de tubes T de circulation d'eau (notamment conformés en serpentin) et éventuellement d'un groupe surchauffeur évaporateur-économiseur SEV dans lequel circulent les fumées M provenant du foyer F. De façon classique, la chaudière peut être raccordée à un dépoussiéreur D assurant le traitement de fumées et leur évacuation dans l'atmosphère par une cheminée N. Les poussières extraites des fumées sont renvoyées par une canalisation D c à un dispositif R d'évacuation- des résidus de combustion situé a la base du foyer F. On a prévu également un circuit d'alimentation en eau de la chaudière qui comporte une unité TE de traitement de l'eau, une canalisation A d'amenée de l'eau à la chaudière, une canalisation B d'evacuation de l'eau hors de la chaudière en direction de l'unité de traitement, une turbine TB et un condenseur CN. On décrira à présent de façon plus détaillée le foyer selon l'invention en référence aux figures 2 a 5. Comme on le voit plus particulièrement aux figures 3 et 4, le foyer F est ménagé dans une enveloppe extérieure 1 qui, dans l'exemple représenté, a une forme-générale cylindrique, l'intérieur du foyer communiquant par une ouverture 2 avec la chambre de la chaudière contenant le groupe SEV. L'intérieur du foyer est tapissé de tubes T dans lesquels circule un fluide à chauffer, notamment de l'eau. Dans la partie haute de l'enveloppe 1 sont pratiquées des ouvertures (au nombre de deux dans l'exemple représenté) désignées par les références 3 et 4, ces ouvertures servant à l'alimentation du foyer en ordures à brûler. Bien que dans l'exemple représenté on ait prévu deux ouvertures d'alimentation, on comprendra qu-'on pourrait en prévoir une seule ou plus de deux. Ces ouvertures, circulaires dans l'exemple représenté, sont pratiquées dans un plan sensiblement horizontal et, comme on le voit particulièrement à la figure 3, leurs axes respectifs 5 et 6 s'étendent selon des directions décalées par rapport a l'axe vertical 0 dú foyer. On notera que les axes 5 et 6 des ouvertures pourraient être plus ou moins inclinés sur l'horizontale, l'essentiel étant que le plan qu'ils définissent forme un angle avec l'axe vertical O du foyer. Les ordures étant injectées pneumatiquement dans le foyer selon les flèches F1 et F2, on comprend qu'elles seront animées d'une trajectoire hélicoidale descendante comme on l'a représenté par la spirale OR à la figure I en raison de l'inclinaison des axes et 6 et de la forme cylindrique du foyer. On aura intérêt à permettre un réglage de la direction d'injection des ordures dans le foyer. Cela pourra être obtenu selon la disposition représentée a la figure 3a qui représente l'ouverture 4 en détail. Dans l'ouverture est scellé un manchon tubulaire 7 portant une bride 8 à son extrémité située a l'extérieur du foyer. Sur cette bride 8 se raccorde la bride 9 d'une tuyauterie 10 (voir également la figure 1) reliée à une soufflerie 11 branchée sur le stock d'ordures (non représenté). Entre les brides 8 et 9, serres par des boulons, est pincé le bord 12 d'une buse 13 dont l'extrémité libre l3' est coudée.On comprend qu'en faisant tourner la buse sur elle-même, on peut orienter légèrement son extrémité coudée et modifier en conséquence l'angle selon lequel les ordures sont projetées dans le foyer. A la base du foyer, on trouve un châssis fixe 14 fixé au sol et constitué d'un assemblage de fers en U et en I (voir figures 2, 4 et 5). Ce châssis a, en section, sensiblement la forme d'un trapèze-rectangle dont le coté incliné est situé à la partie haute. Ce châssis est fermé sur toutes ses faces, a l'exception de sa partie haute qui s'ouvre vers le foyer. La face supérieure est inclinée vers le sol depuis l'intérieur vers l'extérieur du foyer. Avantageusement, l'intérieur du châssis est cloisonné par des tôles verticales 15 définissant des compartiments séparés les uns des autres (trois dans l'exemple représenté).Dans une des faces latérales du châssis sont prévus des orifices 16-17-18 au droit desquels sont fixés des tubulures 19-20-21 raccordées à une gaine commune 22 d'alimentation en air secondaire du foyer selon la flèche GL ; chacune des tubulures 19-20-21 alimente un des compartiments du châssis. L'air secondaire monte dans le foyer selon la flèche GF de la figure 2 a travers une grille désignée de façon générale en 22. La grille 22 est constituée d'une nappe de tubes NT et d'une nappe de barreaux NB superposées, la nappe de tubes étant située sous la nappe de barreaux et la supportant. La nappe de tubes NT comporte deux collecteurs d'extrémité 23 et 24 entre lesquels s'étendent des tubes 25 parallèles les uns aux autres et écartés les uns des autres ; ces tubes 25 s'étendent sensiblement perpendiculairement aux collecteurs et débouchent à leurs extrémités dans chacun de ceux-ci af-in de permettre une circulation d'un fluide de refroidissement tel que l'eau. Le collecteur 23 est fermé à ses deux extrémités, tandis que le collecteur 24 présente à une extrémité une entrée 26 pour l'arrivée de l'eau froide-et, à son extrémité opposée, une sortie 27 d'eau chaude. Dans le cas où la chaudière est accouplée à une installation de récupération de chaleur, comme celle de la figure 1, l'entrée 26 est raccordée à la canalisation A d'alimentation en eau et la sortie 27 à la canalisation B amenant l'eau chaude à la turbine TB. La nappe de tubes NT forme un ensemble rigide et sur chaque tube 25 est fixé par tout moyen approprié un barreau 28, l'ensemble des barreaux formant la nappe de barreaux NB. Ces barreaux 28 sont parallèles entre eux et écartés de façon à ménager des espaces intersticiels permettant le passage de lLair secondaire soufflé selon la flèche GF. L'ensemble rigide de la grille formé de la nappe de barreaux et de la nappe de tubes est monté sur le châssis de façon mobile selon la double flèche Y de la figurè 2, c' est-à-dire de façon à pouvoir être animé d'un mouvement vibratoire de translation alternatif dans son plan et dans le sens de la pente. Ce mouvement vibratoire, nécessaire pour faire tomber les cendres et mâchefer vers le dispositif R d'évacuation des résidus, est permis par un système de suspension élastique constitué, dans l'exemple représenté, par neuf ensembles de suspension 30 dont on ne décrira qu'un seul en référence aux figures 2, 4 et 5. Sous un tube 25 est fixée, par soudure par exemple, une plaquette 31 perpendiculaire au tube et renforcée par un gousset 32. Sur la plaquette 31 est fixée en 33 une lame de ressort 34 dont l'extrémité opposée est fixée en 35 sur une ferrure 36 fixe du châssis. La lame de ressort s'étend sensiblement verticalement et dans un plan transversal au tube 25 de façon à agir selon les flèches Z de la figure 2. Par ailleurs, le mouvement de vibration est communiqué àla grille par un ensemble de deux vibrateurs 37 classiques montés sur une plaque 38 fixée au collecteur 24 de la grille. On notera, pour terminer, qu' la base du foyer et audessus de la partie basse de la grille se trouve un déflecteur 40 qui permet de guider lesproduits vers la partie haute de la grille pour qu'ils y achèvent leur combustion. De plus, on pourra prévoir, à l'extrémité inférieure de la face inclinée du châssis, un élément de grille annexe 41 constitué d'éléments de barreaux montés sur un axe 42 du châssis et susceptibles de basculer entre les positions représentées en traits forts et en traits interrompus, cet élément de grille annexe 41 permettant, en position relevée, d'empêcher la chute des mâchefers et de maintenir plus longtemps les produits à brûler sur la grille. On décrira à présent le fonctionnement du foyer selon l'invention. Après avoir préparé les ordures, notamment par hachage, on les injecte dans la partie haute du foyer à travers les ouvertures 3 et 4 grâce à la soufflerie 11. On notera que cette injection pneumtique réalise un apport simultané d'air primaire dans le foyer. Simultanément, on souffle à la base du foyer, par la canalisation 22, un courant d'air ascendant GF qui traverse la grille. Ce courant d'air ascendant est réglé (en ce qui concerne sa vitesse, son débit, etc. .) de façon à permettre la mise en suspension des produits à pouvoir calorifique élevé (matières plastiques, papiers et cartons) dans une zone Z1 (voir figure 2) du foyer située au-dessus de la grille 22. Ces produits à haut pouvoir calorifique, moins denses que les produits à faible pouvoir calorifique, brûlent dans cette zone Z1 et forment un lit fluidisé que traversent les produits a faible pouvoir calorifique que leur plus forte densité (notamment en raison de leur teneur en eau) entraîne vers la grille 22. On réalise donc ainsi une ségrégation automatique des produits à pouvoir calorifique différents. En traversant la zone Z1, les produits à faible pouvoir calorifique sont asséchés et/ou subissent un début de combustion et leur pouvoir calorifique se trouve donc accru. Lorsqu'ils tombent sur la partie haute de la grille 22, ils peuvent donc terminer totalement leur combustion. On notera que la trajectoire hélicoidale communiquée aux ordures permet d'allonger'la durée du contact des produits à faible pouvoir calorifique avec la ne Z La mise en vibration de la grille assure le déplacement vers le bas des produits qui achèvent leur combustion sur la grille et l'élimination des mâchefers et autres résidus. On notera que le déflecteur 40 permet, comme on l'a déjà dit, de faire en sorte que les produits tombent tout d'abord sur le haut de la grille où leur combustion est activée par le passage de l'air secondaire GF servant également à la mise en suspension dans la zone Z1 des produits à pouvoir calorifique élevé. L'invention ayant maintenant été exposée et son intérêt justifié sur un exemple détaillé, les demanderesses s'en réservent l'exclusivité pendant toute la durée du brevet, sans limitation autre que celle des termes des revendications ci-après. REVENDICATIONS 1. Procédé pour brûler dans un foyer des produits hétérogènes présentant des pouvoirs calorifiques divers, notamment des ordures ménagères, caractérisé en ce que - on assure la combustion des produits à pouvoir calorifique élevé dans une première zone du foyer ; - on fait circuler dans la première zone et au contact des produits à pouvoir calorifique élevé, les produits à pouvoir calorifique faible afin d'assurer la dessication et/ou un début de combustion de ces derniers et on achève la combustion des produits à pouvoir calorifique faible dans une seconde zone du foyer. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que - on brûle en suspension dans la première zone du foyer les produits haut pouvoir calorifique; - on fait traverser aux produits à pouvoir calorifique faible la première zone du foyer où brûlent en suspension les produits a haut pouvoir calorifique - et on acheve la combustion des produits à pouvoir calorifique faible dans une zone plus basse que celle où les produits à haut pouvoir calorifique sont maintenus en suspension. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que les produits à pouvoir calorifique faible traversent la première zone du foyer par gravité. 4. Procédé selon les revendications 1 et 2 prises ensemble, caractérisé en ce que on introduit les produits dans la partie supérieure du foyer - et pour assurer la mise en suspension des produits a haut pouvoir calorifique, on fait circuler simultanément, et de façon connue en soi, un courant d'air ascendant à l'intérieur du foyer. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 3 ou 4, caractérisé en ce que au moins les produits à pouvoir calorifique faible sont introduits dans le foyer avec une vitesse initiale dont une composante est orientée selon une direction décalée par rapport à l'axe vertical du foyer et formant un angle avec ledit axe afin d'entralner lesdits produits selon une trajectoire sensiblement hélicoIdale. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel on brûle les produits dans un foyer muni d'une grille, caractérisé en coque l'achèvement de la combustion- des produits à pouvoir calorifique faible a lieu sur la grille. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'on évacue les résidus par mise en vibration de la grille. 8. Installation pour brûler des produits hétérogènes selon le procédé de l'une quelconque des revendications précédentes comportant - un foyer dans lequel a lieu la combustion - un système d'alimentation du foyer en produits à brûler - un système d'évacuation des résidus de la combustion, caractérisée en ce qu'elle présente - un moyen pour introduire au moins les produits à pouvoir calorifique faible dans le foyer avec une vitesse initiale dont une composante est orientée selon une direction décalée par rapport à l'axe vertical du foyer et formant un angle avec ledit axe ;; - une-grille pour- recevoir les produits à pouvoir calorifique faible qui est située à un niveau inférieur au système d'alimentation dans le foyer -des produits à brûler - un moyen pour maintenir en suspension au-dessus de la grille les produits haut pouvoir calorifique pour leur permettre de brûler hors de contact de la grille. 9. Installation selon la revendication 8, caractérisée en ce que le moyen pour introduire les produits à pouvoir calorifique faible est constitué par une injection sous pression au moins de ces produits à peuprès tangentiellement aux parois du foyer et dans un plan -sensiblement horizontal. 10. Installation selon la revendication 8, caractérisée en ce que le moyen pour maintenir -en suspension les produits à haut pouvoir calorifique est constitué de façon connue en soi par le soufflage d'un courant d'air ascendant à travers la grille en direction dudébouché du système d'alimentation dans le foyer. 11. Installation selon la revendication 8, caractérisé en ce que la grille est constituée - d'une nappe de barreaux destinés à recevoir les produits, - d'une nappe de tubes supportant la nappe de barreaux et dans lesquels circule un courant de fluide de refroidissement, la nappe de tubes étant liée à la nappe de barreaux et l'ensemble étant monté sur un châssis fixe, de façon mobile - et des moyens pour communiquer à l'ensemble barreauxtubes un mouvement vibratoire dans le plan dudit ensemble. 12. Installation selon la revendication 11, caractérisée en ce que l'ensemble barreaux-tubes est incliné selon une pente descendante de l'intérieur vers l'extérieur du foyer. 13. Installation selon la revendication 11, caractérisée en ce que l'ensemble barreaux-tubes est monté sur le châssis fixe par un système de suspension élastique. 14. Installation selon les revendications 11 et 13 prises ensemble, caractérisée en ce que le systeme-de suspension élastique est lié, d'une part à la nappe de tubes et supporté, d'autre part, par le châssis fixe. 15. Installation selon la revendication 11, caractérisée en ce que l'ensemble barreaux-tubes est associé à un vibrateur. 16. Installation selon l'une quelconque des revendications 11 à 15, caractérisée en ce que les barreaux sont parallèles et écartés les uns des autres afin de permettre la chute des cendres squs la grille. 17. Installation selon l'une quelcoque des revendications 11 à 16, caractérisée en ce que la nappe de tubes est constituée par un faisceau de tubes parallèles et écartés les uns des autres, raccordés à leurs extrémités opposées à des collecteurs transversaux.