On a déjà proposé un dispositif antidérapant s'adaptant à une roue à pneumatique, dans lequel une pluralité de mâchoires formées de deux parties semi-circulaires articulées en leur milieu et munies de ressort, peuvent se refermer automatiquement sur le pneu et la jante de la roue qui le porte au moment où la roue s'engage sur chacune des mâchoires. On a proposé aussi de modifier le dispositif, afin de le rendre plus efficace, au moyen de crochets à accrochage latéral automatique, fixés sur des axes en bout des mâchoires circulaires. Bien que ces dispositifs aient apporté de réels progrès par rapport à la technique antérieure, notamment par la rapidité de pose du dispositif et par sa maniabilité, on a constaté que les mâchoires s'usaient ou se vrillaient facilement lorsqu'elles travaillent contre le sol sous la pression du pneumatique. La présente invention remédie à cet inconvénient et apporte une solution pratique et résistante au probleme d'un dispositif antidérapant pouvant être fabriqué industriellement. Le dispositif qui en fait l'objet comprend, comme précédemment, une pluralité de groupes de deux étriers élastiques embrassant la section du pneumatique et s'accrochant, lors de la pénétration du pneu dans l'é- trier, automatiquement par des crochets latéraux attaquant les bords de la jante, mais il se distingue en ce que chaque groupe de deux étriers est constitué de deux mâchoires en forme de C dont la partie centrale est rectiligne ou quasi rectiligne pour s'appliquer au sol tandis que les parties courbes reliées de chaque côte de la partie rectiligne sont indépendamment elastiques et qu'elles sont jointes entre elles latéralement par une entretoise.Chaque mâchoire comprend une âme élastique dans la partie rectiligne, un fil d'acier en forme de virgule pour chaque partie courbe, en sens opposés l'une de l'autre, et ces trois parties étant ensemble enrobées par un fil de ressort à spires jointives d'un seul tenuant, De préférence, l'âme de la partie rigide est elle-même un ressort à spires jointives enroulé en sens inverse de celui du ressort extérieur. On peut aussi, pour améliorer le pouvoir antIdérapant sur verglas, munir chaque groupe, dans sa partie rectiligne en contact avec le sol, d'une toile métallique ou d'une plaque dentée. La description qui suit montre a titre d'exemple comment l'invention peut etre réalisée, avec aux dessins annexés Figure 1, une vue en perspective du dispositif en position de montage sur la roue. Figure 2, une vue en élévation de la structure de l'étrier constituant la mâchoire. Figure 2a, une coupe agrandie de la partie centrale de 1 'é- trier. Figure 3, une vue en perspective schématique du montage avec surface supplémentaire antidérapante. Selon la figure 1, un groupe antiderapant désigné par 1 est posé sur le sol perpendiculairement devant le pneu qui doit y pé nétrer en roulant dans le sens de la flèche F. Un second groupe 2 est déjà fixé par ses crochets latéraux sur la jante de la roue, comme cela a été expliqué dans la demande de brevet français déposée le 27 Août 1970 et portant le NO 1025. Le groupe 1 comprend deux branches d'étrier parallèles en forme de C dont la partie centrale est quasi-rectiligne pour s'appliquer au sol sous la pression du pneu. On sait, en effet, que sous le poids du véhicule, un pneumatique gonflé a sa pression de service prend une forme quelque peu écrasée au contact du sol, donc la forme en C des branches d'étrier s'adapte au maximum pour enserrer le pneumatique. Les deux branches 3a, 3b sont reliées entre elles par deux entretoises 4 les maintenant parallèles. Comme dans la réalisation antérieure, chaque branche presente à ses extrémités des oeillets qui enserrent un axe 5 sur lequel basculeiles crochets de fixation 6. On notera que ces crochets ont une branche 6a qui peut être munie d'un dispositif de rallonge (non décrit) permettant l'adaptation à diverses roues de voiture. Chaque branche est constituée de trois parties d'âme qui lui donnent sa souplesse et d'un ressort général de maintien. Selon la figure 2, les deux courbures de la branche d'étrier 7 sont des fils d'acier, par exemple de 3mm de diamètre. Au centre se trouve une partie rectiligne de tige d'acier S indépendante, tandis que l'ensemble de la branche est maintenu par un fil de ressort enroulé à spires jointives sur les fils d'acier. Pour améliorer encore la qualité d'élasticité, on a remplacé, selon la figure 2a, la partie d'âme centrale par un ressort intérieur 10 enroulé en sens inverse du ressort 9. Les entretoises 4 sont également constituées par un fil de ressort enroulé à spires jointives. Pour les surfaces très glissantes de roulement tel que le verglas, on peut compléter le dispositif par une toile métallique ou une surface dentée 11 formant un patin qui se place, selon figure 3, entre les branches 3. La surface antiderapante pet être fixée aux branches par des attaches atérales telles que 12 et des manchons 13 fixés aux entretoises 4. Le dispositif tel que décrit dans ce qui précède présente de notables progrès dans la conception de l'invention. La branche en C, par sa constitution et sa meilleure adaptation a la surface du pneu qui travaille sur le sol présente deux avantages. D'une part, lorsque le pneu s'engage au montage dans les branches, il se produit d'abord un écartement progressif des axes 5 puis le pneu agit sur les balanciers "4 qui opèrent 1 'accrochage des crochets latéraux. On â ainsi une fixation en deux temps plus facile; D'autre part, la structure trs élastique due auy. essorts empêche la déformation permanente du groupe antidérapant, aéfor- mation qui pourrait conduire sans cela a la dislocation du dispositif. Est rendu possible, ainsi, un emploi a vitesses plus élevées qu'avec les dispositifs connus antérieurement. REVENDICATIONS 1 - Dispositif antiderapant temporairement ajustable sur une roue à pneumatique constitué d'une pluralité de groupes d'étriers élastiques embrassant la section du pneumatique et s'accrochant, lors de la pénétration du pneumatique dans l'étrier, automatiquement par des crochets latéraux attaquant les bords de la jante, caractérisé en ce que chaque groupe d'étriers constitue une unité indépendante et est formé de deux mâchoires en forme de C dont la partie centrale est quasi-rectiligne pour s'appliquer au sol, tandis que les parties courbes de chaque côté de la partie rectiligne sont indépendamment élastiques et qu'elles sont reliées parallèlement entre elles par des entretoises. 2 - Dispositif antidérapant selon la revendication 1, caracté- rise en ce que chaque mâchoire comprend une âme dans sa partie rectiligne, un fil d'acier courbe en forme de virgule de part et d'autre de la partie rectiligne, et que ces trois parties indépendantes sont enrobées par un fil de ressort à spires jointives d'un seul tenant. 3 - Dispositif antidérapant selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'âme de la partie rectiligne est un ressort à spires jointives enroulé en sens inverse de l'enroulement du ressort exterieur. 4 - Dispositif antidérapant selon la revendication 1, caracte- rise en ce que les entretoises sont constituées par des ressorts à spires jointives. 5 - Dispositif antidérapant selon la revendication 1 et l'une des revendications 2, 3, 4, caractérise en ce qu'une surface antiderapante supplémentaire peut être adjointe entre les mâchoires pour former un patin.