La présente invention concerne un procédé d'identification d'avions volant à basse altitude. Elle concerne plus particulièrement un procédé de ce genre utilisable dans un système de détection, de localisation et d'identification où au moins ltidentification est efIectuée à l'aide d'un dispositif acoustique, les fonctions de détection et de localisation pouvant etre réalisées par des moyens acoustiques ou électromagnétiques, par exemple un radar. I1 est bien connu que le bruit des avions correspond à un spectre de fréquences essentiellement continu qui émet sensiblement de la meme façon dans toute la gamme audible, et qui présente des raies caractéristiques (sifflement des turbines ou de jets supercritiques). le procédé d'identification suivant 11 invention repose sur l'analyse spectrale fine du signal sonore émis par les avions et reçu au sol par des modules d'écoute constitués par un ou plusieurs microphones. La nature de la source sonore, å savoir 11 avion, peut être identifiée par reconnaissance de l'une ou l'autre ou des deux caractéristiques essentielles du bruit des turboréacteurs. Dans le cas de plusieurs avions, l'identification de plusieurs raies fondamentales, dues au fait que les turboréacteurs ne tourneront jamais exactement à la meme vitesse, permet un comptage du nombre des turbo-réacteurs décelés et par conséquent une appréciation du nombre d'avions. Cependant, la position des raies relevées dans le spectre du signal reçu par le module d'écoute dépend non seulement des régimes des moteurs mais aussi de l'effet Doppler. I1 est bien connu que l'effet Doppler provoque un déplacement relatif des fréquences du spectre qui est proportionnel à la composante radiale de la vitesse de l'objet en mouvement par rapport à un point fixe, suivant l'axe reliant le module d'écoute à l'avion. Cette vitesse radiale évolue continuellement au cours du temps, meme si la vitesse de l'avion reste constante en amplitude et en direction. On sait que les amplitudes estimées du spectre de puissance de signaux aléatoires stationnaires sont entachées d'erreurs aléatoires dont le rapport écart type/amplitude vraie pour chaque fréquence considérée est égal à Af étant la finesse de résolution en fréquence au spectre - et la durée du signal traité. T étant Par exemple,pour obtenir un spectre dont on voudrait connaître l'amplitude moyenne par intervalles de 100 Hz (soit ils f = 100 Hz), il faudrait analyser le signal pendant une durée de lOs pour obtenir un rapport écart type/amplitude vraie égal à 1/100, c'est-à-dire pour obtenir la valeur réelle du spectre avec une précision de 1* environ. Pour un avion se déplaçant avec une vitesse inférieure à la vitesse du son (par exemple 1/2 Mach), les fréquences du spectre des signaux sonores émis, reçu en un endroit donné,peuvent Entre décalées de 50% par rapport à leur valeur réelle, uniquement par effet Doppler,en moins de 10 secondes. Ite signal reçu n'est donc stationnaire que sur des temps très courts. De ce fait on se trouve devant le dilemme suivant une analyse fine et précise du spectre des signaux demanderait un temps d'analyse long, mais dans ce cas les caractéristiques statistiques des signaux reçus ne restent pas stationnaires par suite de l'effet Doppler. Une analyse fine et précise du spectre des signaux reçus en provenance d'un avion en vol, n'est donc pas réalisable par les méthodes classiques. La présente invention se propose par conséquent de fournir un procédé d'identification d'avions volant à basse altitude consistant à identifier les avions par analyse spectrale fine du spectre de puissance sonore des signaux acoustiques émis par ces avions; cette analyse fine est rendue possible en compensant l'effet Doppler entachant ces signaux, par suite du mouvement des avions par rapport au dispositif de réception des signaux, avant l'analyse proprement dite du spectre. Le signal compensé obtenu est rendu aussi stationnaire que le signal émis par l'avion et l'analyse fine du spectre peut alors être effectuée efficacement sur une longue période. Le procédé suivant l'invention consiste à échantillonner directement les signaux reçus sous le contrôle d'une unité de traitement digital associée au module d'écoute, avec une période d'échantillonnage variable At* et à les traiter comme s'ils avaient été échantillonnés avec une période constante bt correspondant à des signaux sans effet Doppler, la période d'échantillonnage variable a t* étant calculée par l'unité de traitement d'après la relation At* = c c t c + Vr c étant la vitesse de propagation du son Vr étant la composante de la vitesse relative de l'avion suivant l'axe avion-module d'écoute, et le signe + correspondant à un rapprochement de l'avion vers le module d'écoute et le signe - correspondant à un éloignement de l'avion par rapport au module d'écoute. Suivant un mode de réalisation particulier, le dispositif pour la mise en oeuvre de l'invention se présente sous la forme d'un échantillonneur-codeur à période commandable branché à la sortie du module d'écoute utilisé pour l'identification et éventuellement la détection et la localisation des avions. Ce dispositif comporte au moins un échantillonneur-codeur, comprenant un codeur analogique-digital recevant le signal analogique à échantillonner et à la sortie duquel est branché au moins un registre de prélèvement d'échantillons fournissant les échantillons digitalisés, et un dispositif de commande d'échantillonnage variable, comprenant un registre recevant un signal fonction de la période d'échantillonnage calculée par l'unité de traitement et alimentant un circuit fournissant des impulsions à période variable qui sont utilisées, après passage dans des circuits de retard, pour commander le codage du signal d'entrée et le prélèvement d'échantillons. Suivant une forme de réalisation préférée de l'invention, utilisable pour coder et échantillonner simultanément plusieurs signaux en provenance du module d'écoute, ce dispositif comporte un nombre d'échantillonneurs à mémoire égal au nombre de signaux à coder, et un registre à décalage qui expie re séquentiellement des échantillonneurs à mémoire et commande le codage séquentiel des signaux mémorisés, par le codeur analogique digital, les valeurs digitalisées étant ensuite stockées dans des registres de prélèvement individuels d'où ils sont extraits séquentiellement par l'unité de traitement. La présente invention sera mieux comprise à l'aide de la description suivante de plusieurs formes de réalisation particulières données à titre d'exemple et représentées au dessin annexé dans lequel : La figure 1 est un graphique représentant l'évolution des vitesses d'un avion par rapport à un module d'écoute, provoquant lteffet Doppler. La figure 2 est un graphique servant à expliquer le principe de 1'échantillonnage à période commandable. La figure 3 est un schéma de blocs d'un système de détection, localisation et identification dans lequel seule l'identification est réalisée de façon acoustique. La figure 4 est un schéma de blocs d'un sys téme de détection, localisation et identification entièrement acoustique auquel est appliquée l'invention. La figure 5 est un schéma d'un échantillonneur-codeur à période commandable utilisé pour la compensation de l'effet Doppler suivant l'invention. la figure 6 est une variante d'une partie du circuit représenté dans la figure 5. La figure 7 est une variante du dispositif suivant l'invention, utilisée pour l'échantillonnage et le codage simultanés de plusieurs signaux. Dans la figure 1, la référence 1, désigne un module d'écoute et la référence ÂA désigne la trajectoire d'un avion, avec une vitesse V constante en amplitude et en direction. On voit que les vecteurs Yr qui représentent la composante de vitesse suivant l'axe module d'écouteavion, varient en amplitude et en direction. C'est cette variation qui est la cause de l'effet Doppler, c'est-à-dire dans le cas présent du décalage des fréquences du signal acoustique reçu par le ou les microphones au sol, lors du passage d'un avion. Le principe de la compensation de I1 effet Doppler utilisé suivant l'invention va maintenant être décrit en se référant à la figure 2. On considère par exemple un signal sinusordal, de période T, émis par une source et reçu par module d'écoute.Dans un premier cas, on suppose que la source sonore est fixe par rapport au module'a'écoute. Dans ce cas, il n'y a pas d'effet Doppler et le signal reçu possédera la période T, la forme d'onde a de la figure 2 représente un tel signal qui est échantillonné après une période d'échantillonnage bt ( ss t CT/2). On suppose maintenant que la source est animée d'un mouvement radial par rapport au module d'écoute et s'éloigne avec une vitesse constante V. Le signal émis restant le même, le signal reçu est une sinusoïde de-période T', avec - = c , c étant c-V la vitesse de propagation du son et V étant la vitesse d'éloigne ment de la source, comme représenté dans la forme d'onde b de la figure 2. En supposant que l'on connaît par ailleurs le mouvement relatif de la source, on voit qu'en échantillonnant le signal reçu non pas avec la période Et mais avec une période At', telle que ' = c , les échantillons relevés sur le c-V signal reçu, deformé par l'effet Dopller, ont la meme amplitude que les échantillons relevés avec la période St sur le signal émis qui n'est pas soumis à l'effet loppler. Par conséquent, si les échantillons prélevés avec la période Qt' sont traités comme s'ils avaient été prélevés avec la période At, on obtient directement le spectre du signal émis. Dans un troisieme cas on considère que la source ne suit pas un mouvement radial par rapport au module d'écoute mais seulement un mouvement à vitesse constante en amplitude et en direction. Dans ce cas, la projection V r de la vitesse de la source sur l'axe module d'écoute-source varie en amplitude au cours du temps (voir figure 1).Si la source émet un signal sinusoïdal de période T, le signal reçu possède alors une période T variant continuellement au cours du temps et se présente sous la forme d'une pseudo-sinusoide, comme représenté dans la forme d'onde c de la figure 2 La connaissance prévisionnelle du déplacement de la source (d'après les informations fournies par le dispositif de détection et de localisation) permet de calculer une période d'échantillonnage nt" pour laquelle les échantillons prélevés ont la meme amplitude que ceux de la forme a'onde a de la figure 2. On peut montrer, dans le cas général d'une source ayant un mouvement relatif quelconque et émettant des signaux aléatoires (non sinusoidaux), qu'en échantillonnant les signaux reçus, soumis à l'effet Doppler, avec une période variable b t* et en les traitant comme s'ils avaient été échantillonnés avec la période #t, correspondant à un signal sans effet Doppler, lors de l'analyse du spectre de puissance on obtient statistiquement les mêmes résultats que si le signal reçu n'était pas soumis à l'effet Doppler et était échantillonné avec la période at, La relation entre les périodes d'échantionnage A t* et # t est la suivante :: At* c = #t c # Vr c étant la vitesse de propagation du son, Vr étant la vitesse relative de la source suivant l'axe source-module d'écoute, le signe + correspondant au rapprochement de la source par rapport au module et le signe - correspondant à l'éloignement0 L'inven- tion utilise ce principe en réalisant l'échantillonnage des signaux reçus avec une période variable calculée à partir des paramètres cinétiques de la source. La figure 3 représente un système de détection, de localisation et d'identifications d'avions volant à basse altitude dans lequel on utilise le procédé d'identification acoustique suivant l'invention. Dans ce système la détection et la localisation des avions survolant la zone surveillée sont réalisés de façon classique par un radar 20 qui coopère avec une unité de traitement centrale 21, par l'intermédiaire de deux modulateurs-démodulateurs 22 et 25, le dispositif d'identificattion des avions, c'est-à-dire permettant de reconnaitre le type et le nombre d'avions, est un dispositif acoustique comportant des modules d'écoute 10, 10' respectivement constitués par un microphone 11, 11'. Deux seulement de ces modules d'écoute ont été représentés mais leur nombre est choisi en fonction de ltétendue de la zone à surveiller, la distance entre les différents modules variant entre 1 et plusieurs kilomètres suivant le champ d'action des microphones utilisés. Chaque module d'écoute est relié à un échantillonneur-codeur à période commandable 14, 14' qui échantillonne les signaux reçus avec une période variable calculée par l'unité centrale de traitement à partir des informations, sur la position et la vitesse de source sonore pour laquelle on veut compenser l'effet Doppler, qui lui sont fournies par le dispositif de détection et de localisation, à savoir le radar dans le cas présent. Le dispositif servant à la compensation sera décrit plus en détail ci-après. Les signaux compensés sont alors traités dans une unité de traitement digital 15, 15' qui sert à l'analyse fine du spectre et à l'identification des sources sonores. le calcul du spectre de puissance du signal reçu s'effectue à l'aide d'un circuit connu appelé processeur de Fourrier. Les informations ainsi obtenues sont transmises à l'unité centrale 21 par l'intermédiaire d'un modulateur-démodu lateur 16, 16' et du modulateur-démodulateur 23 branché 9 à-l'en- trée de l'unité centrale. Cette unité centrale possède plusieurs fonctions. Elle élabore à l'aide de circuits classiques, les paramètres cinétiques des sources sonores à partir des informations que lui fournit le dispositif de détection et de localisation, à savoir le radar dans cette forme de réalisation.Elle utilise les résultats obtenus, à savoir au moins la vitesse relative de la source sonore par rapport au module de détection au sol et sa direction, pour calculer la compensation à réaliser. Les informations ainsi obtenues sont renvoyées au dispositif de compensation suivant l'invention où elles sont utilisées pour faire varier la période d'échantillonnage des signaux reçus Enfin, cette unité centrale exploite les données que lui fournissent le dispositif de détection et de localisation et le dispositif d'identification, pour évaluer le danger, en indiquant si les avions qui survolent la zone surveillée sont amis ou ennemis (d'apres le type de l'avion par exemple), le nombre d'avions, leur direction. On va maintenant décrire une forme de réalisation préférée de l'invention dans laquelle la détection, la localisation et l'identification sont réalisées à 11 aide d'un dispositif entièrement acoustique, représenté dans la figure 4. Dans cette figure, les éléments identiques à ceux de la figure 3 sont désignés par la meme référence. Dans cette forme de réalisation, les modules d'écoute 10, 10' servent à la fois à la détection, la localisation et l'identification des sources sonores.Ohaque module d'écoute comporte trois microphones 11, 12, 13 ; Il'-, 12', 13' omnidirectionnels disposés suivant les sommets d'un triangle équilatéral, à quelques mètres les uns des autres. Deux seulement de ces modules d'écoute ont été représentés dans la figure 4, mais leur nombre dépend de l'étendue de la zone à surveiller. Les différents modules sont situés à quelques kilomètres les uns des autres, suivant le champ d'action des microphones utilisés, en fonction des phénomènes d'absorption, de réfraction et de diffraction des ondes sonores dans l'atmosphère, afin qu'un avion passant dans la zone surveillée puisse etre détecté et localisé en permanence par au moins deux de ces modules. La combinaison des signaux, pris deux à deux, provenant des. trois microphones d'un module d'écoute permet de déterminer la direction et le sens de provenance des principales sources sonores se trouvant dans le champ du module d'écoute concerne. Pour la détection et la localisation des sources sonores, les signaux issus des microphones sont traités de la façon suivante. Après une mise en forme, ils sont échan tillonnés de façon synchrone, c'est-à-dire simultanément, et codés pour être acceptés par l'unité de traitement digital. Cet échantillonnage et ce codage sont effectués dans un échantillonneur-codeur synchrone à période commandable 140, 140', suivant l'invention, qui sera décrit plus en détail ci-après. les signaux codés sont mémorisés dans l'unité de traitement digital 15, 15' qui assure notamment le calcul des fonctions d'intercorrélation entre les trois signaux reçus pris deux à deux, pour détecter et localiser les sources sonores se trouvant dans le champ du module d'écoute concerné.La détection s'effectue par comparaison des fonctions d'intercorrélation des signaux pris deux à deux avec un seuil qui se trouve dépassé lors de l'existence d'une source sonore d'intensité importante, correspondant au bruit d'un avion par exemple, dans le champ du module. La direction de provenance des signaux est déterminée en localisant les maxima des fonctions d'intercorrélation des signaux pris deux à deux. Ces calculs sont réalisés dans un cir cuit claspique appelé processeur de Fourrier. Ces informations, qui sont élaborées à partir de chacun des modules dans le champ duquel se trouve la source sonore, sont alors transmises, par l'intermédiaire du modulateur-démodulateur 16, 16' et du modulateur-démodulateur commun 23, à l'unité de traitement centrale 21. Cette unité centrale commente à éliminer les sources qui ne changent pas signal ficativement dans le temps,qui ne peuvent pas hêtre des avions en vol. Elle apparie ensuite les directions restantes provenant de modules d'écoute voisins.S'il est nécessaire d'apparier entre elles plus d'une direction par module, il existe une ambi guipé (avec 2 directions de sources par module il y a par exemple quatre points d'origines possibles) qui est levée en observant le déplacement de ces origines possibles dans le temps et en éliminant celles qui ne peuvent correspondre au déplacement d'un avion (contraintes de vitesse, de dynamique de trajectoire). S'il reste encore des ambiguïtés celles-ci sont levées en ana lysant l'évolution dans le temps de l'effet Doppler. Dans ce cas l'unité centrale demande à l'unité de traitement digital des modules d'écoute concernés, le calcul du spectre de puissance du signal reçu par un des microphone, ou la somme des signaux reçus par les trois microphones, et l'évolution du spectre dans le temps Cette analyse se fait évidemment sans compensation de l'effet Doppler. Pour lever, l'ambîguité, l'unité centrale compare les déplacements de fréquence constatés à ceux qui ont été calculés pour chaque origine possible. Les origines retenues sont celles que fournissent la meilleure concordance. A ce stade du traitement, le système acoustique a détecté la position et la vitesse des sources sonores mobiles se trouvant dans son champ. Pour identifier ces sources sonores, c'est-à-dire confirmer qu'elles correspondent bien à des avions, et éventuellement déterminer leur type de propulsion (réacteur, turbopropulseur, moteur a piston) et évaluer le danger (comptage des moteurs), le dispositif suivant l'invention compense l'effet Doppler sur les signaux reçus pour pouvoir effectuer une analyse fine du spectre de fréquence correspondant à chacun des signaux.Dans ce but, suivant l'invention les signaux sont échantillonnés avec une période variable calculée par l'unité de traitement centrale à partir des données dynamiques qui lui sont envoyées par les unités de traitement respectivement associées aux modules d'écoute. Comme on l'a vu ci-des'sus, cet échantillonnage avec une période variable permet de compenser l'effet Doppler pour le calcul du spectre. Mis à part le calcul de la variation dans le temps des périodes d'échantillonnage et la mise en oeuvre de cet échantillonnage, le calcul du spectre de puissance est réalisé à l'aide du mGme processeur rapide de Fourier que celui qui est utilisé pour obtenir les fonctions de corrélation ou le spectre de puissance non compensé. Toutes les informations concernant les sources sonores sont renvoyées à l'unité de traitement centrale où elles sont mémorisées et exploitées, par exemple pour la mise en place d'un système défensif. Un tel système de détection, localisation et identification entièrement acoustique présente de nombreux avantages vis à vis des systèmes électromagnétiques ou autres. Tout d'abord, la mise en oeuvre est peu coûteuse. La surveillance humaine nécessaire est très faible. Un tel système est réalisé au moyen d'éléments passifs et a par conséquent peu de chancesd'être décelé par les avions ennemis. En outre, ce système peut opérer de nuit et de jour, par temps de brouillard ou de pluie, Enfin ce système est en outre sdr vu que les émissions sonores des avions se situent dans des régions du spectre où les bruits ambiants sont faibles. MCme avec un affaiblissement de 100 dB, le spectre de puissance sonore d'un avion est facilement identifiable. On va maintenant décrire plus en détail différentes formes de réalisation du dispositif pour la compensation de l'effet Doppler dans le procédé dtidentification acoustique suivant l'invention. La figure 5 représente le schéma d'un dispositif de ce type utilisable pour l'échantillonnage variable et le codage d'un seul signal, c'est-à-dire utilisable dans la forme de réalisation représentée dans la figure 3 où les modules d'écoute ne comportent qu'un microphone. Comme on-l'a vu précédemment, ce dispositif est branché entre le module d'écoute et l'unité de traitement digital, par l'intermédiaire d'un interface digital. Ce dispositif d'échantillonnage à période contrôlable réalise l'échantillonnage et le codage des signaux analogiques en provenance du module d'écoute, avec un intervalle d'échantillonnage variable et pour un nombre d'échantillons qui lui sont indiqués sous forme digitale par l'unité de traitement à lag nest raccordé. le dispositif représenté dans la figure 5 comporte un échantillonneur à mémoire 30, un échantillonneurcodeur 31, un dispositif de commande d'échantillonnage variable 32 et un dispositif de comptage d'échantillons 33. Le signal analogique à échantillonner, provenant du module d'écoute, est appliqué à l'entrée de l'échan tillonneur à mémoire 30 qui comporte un commutateur E1, commandé par des impulsions de commande d'échantillonnage en provenance du dispositif de commande d'échantillonnage 32, et un amplificateur différentiel A1 associé à un condensateur c1 et fonctionnant en mémoire.Cet échantillonneur à mémoire permet de relever sur le signal des échantillons de durée très courte et de conserver en mémoire l'amplitude des échantillons pendant le temps nécessaire au codage Cependant, compte tenu de la rapidité de codage des codeurs actuels et de fréquences relativement basses ( G lOHz) des signaux à coder, on peut se permettre d'échantillonner et de coder les signaux "au vol". Par conséquent l'échantillonneur à mémoire 30 n'est pas indispensable. I1 sert à réduire le cotit de l'ensemble du dispositif en utilisant des codeurs moins rapides et moins coûteux. Le signal de sortie de cet échantillonneur est un signal analogique qui est appliqué à l'entrée de l'échantillonneur-codeur 31. Celui-ci comporte un commutateur d'échantillonnage E2 qui applique les échantillons prélevés à un codeur analogique-digital A/D, le signal de sortie de ce codeur est un signal digital qui est mémorisé temporairement dans un registre R1 servant au prélèvement d'échantillons qui sont transmis à l'unité de traitement digital. L'échantillonnage réalisé dans cet échantillonneur-codeur est commandé par le dispositif de commande de période d'échantillonnage 32 qui reçoit la période d'échantillonnage variable jSt* qui a été calculée par l'unité de traitement centrale et qui est transmise par l'intermédiaire de l'unité de traitement digital associée à chacun des modules d'écoute. le nombre d'échantillons à prélever est déterminé dans l'unité de traitement centrale et est compté dans le compteur d'échantillons 33 qui reçoit le nombre d'échantillons à partir de l'unité centrale, par l'intermédiaire d'un interface digital I, ce nombre étant mémorisé dans un registre Rz et transmis à un décompteur binaire 12. Celui-ci reçoit un signal du dispositif de commande 32, par l'intermédiaire d'un coupleur CP5, Ce signal fait diminuer le comptage d'une unité pour chaque impulsions d'échantillonnage, un dispositif de test de zéro Z2 détermine le moment où le comptage a atteint la valeur nulle et fournit un signal au circuit de commande d'échantillonnage C du dispositif de commande 32, ce circuit 32 interrompant l'é- chantillonnage au niveau de l'échantillonneur à mémoire 30 et de l'échantillonneur-codeur 31, d'une façon qui sera décrite plus en détail ci-après. Simultanément, le circuit de test de zéro Z2 envoie un signal d'interruption de fin de prélèvement d'échantillons à l'unité de traitement centrale. Ce comptage d'échantillons est utile dans la mesure où les algorithmes de traitement de signaux utilisés dans les processeurs de Poudrier s'appliquent habituellement à un nombre d'échantillons égal à une puissance de deux* Cependant, il n'est pas indispensable que le comptage des échantillons soit effectué par un dispositif particulier tel que celui qui vient d'être décrit mais il peut être effectué directement dans l'unité de traitement centrale. Le fonctionnement de ces trois dispositifs, à savoir l'échantillonneur à mémoire 30, l'échantillonneurcodeur 31 et le compteur d'échantillons 33, dépend directement du dispositif de commande 32 de période d'échantillonnage variable qui va maintenant être décrit en détail. Dans une première forme de réalisation, représentée dans 1E figure 5, ce dispositif de commande 32 reçut de l'unité de traitement centrale la période d'échantillonnage variable at* calculée par ladite unité centrale à partir des données qui lui sont fournies par le dispositif de détection et de localisation. La période d'échantillonnage variable bt* est emmagasinée sous forme binaire dans le registre R2, par l'intermédiaire d'un interface digital I. Simultanément, le registre R3 du compteur d'échantillons 33 reçoit le nombre, sous forme binaire, d'échantillons à prélever. Les contenus des registres R1 et R2 sont transférés dans les décompteurs binaires Dl et D2. Le décompteur binaire Dl reçoit un signal provenant d'une horloge H et correspondant à l'incrément binaire de la période d'échantillonnage et qui fait décompter, unité par unité, le décompteur binaire D1.Lors que le contenu de celui-ci devient nul, le circuit Z1 de test de zéro fournit une impulsion qui commande l'échantillonnage du signal analogique par l'intermédiaire du circuit de commande d'échantillonnage C L'impulsion de sortie de ce circuit de commande d'échantillonnage C -a plusieurs fonctions et est transmise d'une part à l'échantillonneur à mémoire 30, par l'intermédiaire d'un circuit dériveur d et d'un coupleur CP1, pour commander le commutateur d'échantillonnage El. Cette impulsion est transmise d'autre part, par l'intermé- diaire de différents circuits de retard rl, r2, r3 et r4 tenant compte des temps d'opération des circuits, à l'échantillonneur- codeur 31 et au compteur d'échantillons 33. Elle est transmise au commutateur d'échantillonnage E2 de 1'échantillonneur-codeur 31, par l'intermédiaire du circuit de retard r1 et du coupleur CP2, et à une porte ST, par l'intermédiaire du circuit de retard r2 et du coupleur CP3, qui reçoit comme second signal d'entrée un signal en provenance du codeur analogique-digital A/J et qui fournit au registre RI un ordre de prélèvement de données permettant la transmission du signal échantillonné et codé, par l'intermédiaire de l'interface digital.I,à l'unité de traitement centrale L'impulsion de sortie du circuit de commande d'échantillonnage C est aussi transmise, par l'intermédiaire du circuit de retard r4 et du coupleur Cops, au décompteur binaire D2 pour commander le décomptage de celui-ci et par-conséquent le comptage des échantillons prélevés. Cette impulsion sert enfin à fournir un ordre d'interruption de prélèvement de données à l'unité centrale, par l'intermédiaire du circuit de retard r3 et du coupleur OS4. Ces différentes opérations se poursuivent cycliquement jusqu'à ce que le contenu du décompteur D2 soit ramené à zéro, ce qui correspond au moment où le nombre d'échantillons souhaités est prélevé et où le circuit de test de zéro Z2 fournit un ordre d'interruption de fin de prélèvement de données à l'unité centrale, ce qui interdit de nouveaux échantillonnages. Be dispositif qui vient d'entre décrit permet donc de prélever un nombre souhaité d'échantillons avec une période d'échantillonnage variable, sous le contrôle de l'unité de traitement centrale et de compenser ainsi les variations de fréquence, dues à l'effet Doppler, sur les signaux reçus par les différents modules d'écoute. lia figure 6 représente une variante du dispositif de commande de période d'échantillonnage variable. Dans cette figure les circuits identiques à ceux de la figure 5 sont désignés par les mêmes références. Dans cette variante du dispositif de commande 52' de période dréchantillonnage variable, la commande de l'in Qervalle a'écu.antillonnage est assurée par un oscillateur VJO com.zundé en tension. Ce dispositif de commande comporte un regis re R e constitution analogue à celle du registre R2 de figure 5, qui revoit non plus la période d'échantillonnage variable dt* mais la fréquence d'échantillonnage variable 1/ au* calculée par l'unité de traitement centrale.Ce registre R4 commande un codeur digital-analogique t/A' qui fournit une tension analogique à un oscillateur VCO commandé en tension qui fournit des impulsions de sortie dépendant de la tension qui lui est appliquée et par conséquent de la variation de la fréquence d'échantillonnage calculée par l'unité centrale. Les impulsions fournies par cet oscillateur sont appliquées au circuit de commande d'échantillonnage C qui commande l'échantillonnage et le codage du signal analogique, comme on l'a vu ci-dessus. La figure 7 représente un dispositif dont le principe est similaire à celui de la figure 5 mais qui permet d'échantillonner simultanément et de façon synchrone plusieurs signaux analogiques. lies échantillons sont prélevés simultanément par des échantillonneurs à mémoire constitués respectivement par des commutateurs d'échantillonnage Elvl, Elv2, Elv3...Elvn, et des amplificateurs différentiels Avl, Av2, Av3... Avn associés à des condensateurs clvl, clv2, clv3 ... clvn, correspondant aux différentes voies vl, v2, v3 . .. vn, sur lesquelles sont appliqués les différents signaux analogiques à échantillonner.Les valeurs mémorisées sont alors explorées et codées séquentiellement par l'intermédiaire d'un registre à décalage R, comportant log n bits, qui commande les commutateurs d'échantillonnage E2vl, E2v2, E2v3... E2vn de l'échantillonneur-codeur. Les signaux de sortie de ces commutateurs d'échantillonnage sont transmis séquentiellement à un codeur analogique-digital unique A/D qui commande des registres de prélèvement de données Rvl, Rv2, Ru3... Rvn, par l'intermédiaire de portes ET, ET1, 2 ET3... ET n ayant la même fonction que la porte ET du dispositif de la figure 5 et recevant respectivement sur leur seconde entrée le signal de sortie 0 2 Xn du registre à décalage R. Les différents registres de prélèvement sont raccordés à l'unité de traitement centrale par l'intermédiaire d'interfacesdigitaux I. Le fonctionnement des autres parties du dispositif est identique à celui qui a été décrit pour la forme de réalisation de la figure 5. lie dispositif de la figure 7 correspond à la forme de réalisation entièrement acoustique d'un système de détection, de localisation et d'identification d'avions volant à basse altitude, ce dispositif recevant les signaux de sortie des différents modules d'écoute, comportant trois microphones, répartis dans la zone à surveiller. lia forme particulière de compensation de 11 effet Doppler sur les spectres de puissance émis par les avions utilisée suivant l'invention présente de nombreux avantages du fait que cette compensation est réalisée avant l'utilisation des signaux et non par modification des résultats obtenus après traitement. Les principaux avantages sont la minimisation des calculs pour obtenir le spectre compensé, la précision d'analyse optimale du spectre pour un nombre donné d'échantillons traités et un encombrement mémoire très réduit au niveau du dispositif de traitement. Par ailleurs, ce dispositif permettant de compenser l'effet Doppler par variation de la période d'échantillonnage permet d'établir une relation entre des signaux reçus à des distances importantes (de l'ordre du kilomètre) et de déterminer si ces signaux proviennent ou non d'une meme source. En effet l'effet Doppler sur ces signaux est très différent et si la compensation n'était pas réalisée avant l'exploitation des signaux, la détection de la source et la détermination de la source poseraient des problèmes dont la résolution serait extré- mement compliquée et coûteuse. De plus, la réalisation pratique du dispositif suivant l'invention ne pose aucun problème.puisqu'il ne comporte que des circuits classiques. - REVENDICATIONS 1. Procédé d'identification d'avions volant à basse altitude, dans un système comportant un dispositif de détection et de localisation acoustique ou électromagnétique, associé à une unité de traitement central exploitant les signaux reçus, caractérisé par le fait qu'il consiste à identifier les avions par analyse spectrale fine du spectre de puissance sonore des signaux acoustiques émis par ces avions, cette analyse spectrale précise et fine étant rendue possible en compensant l'effet Doppler entachant ces signaux, par suite du mouvement des avions par rapport au dispositif de réception des signaux, avant l'analyse proprement dite du spectre. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il consiste à échantillonner directement les signaux reçus sous le contrôle d'une unité de traitement digital associée au module d'écoute avec une période d'échantillonnage variable At* et à les traiter comme s'ils avaient été échantillonnés avec une période constante st correspondant à des signaux sans effet Doppler, la période d'échantillonnage variable At* étant calculée par l'unité de traitement d'après la relation :: #t* c = #t c + Vr c étant la vitesse de propagation du son, Vr étant la composante de la vitesse relative de l'avion suivant l'axe avion-module d'écoute, et le signe + correspondant à un rapprochement de l'avion vers le module d'écoute et le signe - correspondant à un éloignement de l'avion par rapport au module d'écoute. 3Q Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que le- système de détection, de localisation et d'identification est entièrement acoustique et comporte plusieurs modules d'écoute, constitués respectivement par trois microphones disposés aux sommets d'un triangle équilatéral, à quelques mètres l'un de l'autre, les différents modules d'écoute étant disposés à quelques kilomètres les uns des autres et étant respectivement raccordés à une unité de traitement digital, elle meme raccordée à une unité centrale, exploitant les signaux en provenance des différents modules d'écoute, les signaux reçus par les microphones étant tout d'abord combinés pour déterminer la vitesse, la direction des avions puis soumis à une compensation de l'effet Doppler et enfin analysés spectralement pour identifier lesdits avions. 4. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il est branché entre le module d'écoute et l'unité de traitement digital associée et qu'il comporte au moins un échantillonneurcodeur, comprenant un codeur analogique-digital recevant le signal analogique à échantillonner et à la sortie duquel est branché au moins un registre de prélèvement d'échantillons fournissant les échantillons digitalisés, et un dispositif de commande d'échantillonnage variable, comprenant un registre recevant un signal fonction de la période d'échantillonnage calculée par l'unité de traitement et alimentant un circuit fournissant des impulsions à période variable qui sont utilisées, après passage dans des circuits de retard, pour commander le codage dusignal d'entrée et le prélèvement d'échantillons. 5. Dispositif suivant la revendication 4, caractérisé par le fait qu'il comporte en outre un échantillonneur à mémoire, branché à l'entrée de l'échantillonneur-codeur, permettant de relever sur le signal des échantillons de durée très courte et de conserver l'amplitude de l'échantillon pendant le temps nécessaire au codage, cet échantillonneur à mémoire recevant aussi les impulsions à période variable. 6 Dispositif suivant ltune des revendications 4 ou 5, caractérisé par le fait qu'il comporte en outre un compteur d'échantillons qui permet, sous contrôle de l'unité de traitement, de prélever le nombre d'échantillons souhaités et d'arrenter l'echantillonnage en fournissant un signal d'interruption à l'unité de traitement. 7 Dispositif suivant la revendication 4, caractérisé par le fait que le circuit fournissant des impulsions à période variable est constitué par un décompteur binaire commande par une horloge et que le registre qui y est relié reçut un signal correspondant à la période d'échantillonnage, ce décompteur binaire fournissant une impulsion chaque fois que son contenu aevient nul. 8 Dispositif suivant la revendication 4, caractérisé par le fait que le circuit fournissant des impulsions à période variable est constitué par un oscillateur contrôlé en tension qui est commandé par un convertisseur digital analogique, et que le registre qui y est relié reçoit des signaux correspondant à la fréquence d'échantillonnage. 9 Dispositif suivant la revendication 4, utilisé pour l'échantillonnage simultané et synchrone de plusieurs signaux analogiques, caractérisé par le fait qu'il comporte un nombre d'échantillonneurs à mémoire égal au nombre de signaux à coder, et un registre à décalage qui explore séquentiellement les échantillonneurs à mémoire et commande le codage séquentiel des signaux mémorisés par le codeur analogique-digital, les valeurs digitalisées étant ensuite stockées dans des registres de prélèvement individuels d'où ils sont extraits séquentiellement par l'unité de traitement.