Cette invention concerne un procédé de décuivrage du plomb et plus particulièrement un nouveau procédé amélioré destiné à éliminer des quantités relativement faibles ou résiduelles de cuivre contenu dans le plomb. On a éliminé jusqu'ici le cuivre du plomb en ajoutant au plomb fondu du soufre élémentaire seul ou en présence d'hydroxyde de sodium. On a éliminé le cuivre en formant du Cu S qui est connu dans la minéralogie comme la covellite. Quoique le soufre élémentaire serve à éliminer avec efficacité le cuivre du plomb, l'utilisation du soufre élémentaire en présence ou en l'absence d'un hydroxyde de métal alcalin est peu intéressante du point de vue de la pollution car il se forme de grandes quantités d'anhydride sulfureux gazeux qui est nuisible et toxique.Etant donné qu'un certain nombre de gouvernements d'état et de gouvernements fédéraux prévoient actuellement la promulgation de lois qui dbligent à réduire de façon considérable la quantité des matières polluantes y compris l'anhydride sulfureux évacué à l'atmosphère, il est facile de comprendre l'importance d'éviter l'évacuation de quantités considérables d'anhydride sulfureux à l'atmosphère. On peut éliminer du plomb ou d'alliages de plomb une des impuretés telles que l'arsénic, l'étain, le zinc, le sélénium, le tellure, le manganèse, le cuivre, le fer, le cobalt, le cadmium, le nickel et l'antimoine, lorsqu'ils sont présents, en soumettant le plomb fondu ou un alliage de plomb à son mélange avec la galène minérale, à savoir le sulfure de plomb, et une base caustique fondue, comme le décrit le brevet E.U.A. nO 2.843.476 délivré à Hoffman. On élimine les impuretés qui sont présentes, du plomb dans l'ordre mentionné plus haut, à savoir d'abord l'arsenic, ensuite l'étain, puis le zinc, etc., et on effectue le traitement par la galène et la soude caustique jusqu'S ce qu'on ait obtenu l'élimination de l'impureté métallique donnée qu'on a l'intention d'enlever.Ainsi pour éliminer le cuivre du plomb, on pourrait effectuer le traitement par la galène et la soude caustique afin d'éliminer l'arsenic, l'étain, le zinc, le sélénium, le tellure et le manganèse, en supposant que toutes ces impuretés sont présentes et on pourrait les éliminer dans l'ordre établi plus haut, et on pourrait finalement éliminer le cuivre.Naturellement la quantité de sulfure de plomb utilisée dans ce cas serait au moins la quantité stoechiométrique permettant d'éliminer l'arsenic, l'étain, le plomb, le zinc, le sélénium, le tellure, le manganèse et le cuivre, et on ar-êterait l'op6- ration après avoir éliminé le cuivre au degré voulu lorsqu'on utilise un excès stoechiométrique de sulfure de plomb. Quoique l'élimination des impuretés métalliques obtenue par le procédé décrit dans le brevet E.U.A. nO 2.8S3.476 puisse titre satisfaisante sous de nombreux rapports, le procédé du brevet E.U.A. nO 2.843.476 nécessiterait l'utilisation de très grandes quantités de sulfure de plomb ou du réactif qu'est la galène et des quantités exorbitantes de soude caustique. Les très grandes quantités requises de galène et les quantités exorbitantes nécessaires de soude caustique, en particulier ces dernières, augmenteraient de façon considérable le prix d'affinage et seraient peu intéressantes du point de vue économique, et rendraient sans aucun doute ce procédé de la technique antérieure peu rentable à l'échelle industrielle du moins dans ce pays. Le procédé du brevet E.U.A. nO 2.843.z76 est également mis en oeuvre à une température relativement basse qui peut n'être que de 3000C et atteindre 3500C seulement ou légèrement plus.Toutefois, il serait désirable d'effectuer le décuivrage à une température nettement plus élevée, étant donné que l'opération de désargentage qui suit le décuivrage est effectuée sur leplomb à une température nettement plus élevée que celle décrite dans le brevet E.U.A. nO 2.843.476. Le brevet E.U.A. nO 3.317.311 délivré à Davey décrit un procédé d'écumage grossier du cuivre contenu dans le plomb, dans lequel on ajoute au lingot de plomb du soufre élémentaire, des sulfures de plomb ou des concentrés de pyrite (disulfure de fer), comme agent destiné à abaisser le point de fusion de la matte. L'utilisation de concentrés de sulfure de plomb ou de pyrite est décrite dans le brevet E.U.A. nO 3.317.311 comme peu intéressante. En outre, on n'ajoute aucune base caustique au plomb.L'écumage grossier du cuivre est effectué selon le procédé décrit dans le brevet E.U.A. nO 3.317.311, dans lequel on introduit le lingot de plomb dans un récipient dont la partie supérieure est maintenue à une température suffisamment élevée pour empêcher la formation de toute concrétion sur les parois intérieures du récipient, et dont la partie inférieure est refroidie brutalement pour former des amas constitués de plomb solide contenant des particules d'impuretés précipitées telles que le cuivre, ou les sulfures et arséniures de cuivre, et on soutire à la partie inférieure du récipient le plomb écume relativement froid.De temps à autre on interromptle refroidissement de la partie inférieure du récipient et les amas de plomb solide entrent en fusion, si bien que les particules contenant le cuivre flottent à la partie supérieure du plomb dans le récipient et se dissolvent dans une couche fondue formant la matte. On soutire à intervalles réguliers la couche fondue formant la matte. L'élimination de cuivre contenue dans le plomb par addition au plomb fondu d'un composé contenant du soufre tel que le sulfure de sodium, le polysulfure de sodium ou le thiosulfate de sodium, en présence ou en l'absence de soude caustique, est également décrite dans la technique antérieure. Autant qu'on sache,l'utilisation simultanée de pyrite et de soude caustique pour éliminer du plomb de faibles quantités résiduelles de cuivre qui restent après l'écumage grossier du cuivre contenu dans le plomb n'est pas décrite dans la technique antérieure et on ne l'a jamais employée dans la technique antérieure. Ces faibles quantités résiduelles de cuivre, à la différence des quantités relativement importantes de cuivre qu'on élimine dans l'écumage grossier du cuivre contenu dans le plomb, sont généralement difficiles à éliminer du plomb si l'on veut obtenir une faible teneur en cuivre inférieure à o, 01%. Selon la présente invention, le décuivrage du plomb contenant une faible quantité résiduelle de cuivre sous forme d'impuretés s'effectue par u-- procédé consistant à former un bain de plomb fondu contenant du cuivre dans lequel on a incorporé de la soude caustiqueSet de la pyrite, à agiter le bain jusqu'à ce que la pyrite réagisse avec le cuivre pour former au moins un composé sulfuré du cuivre, et à séparer une écume contenant le composé sulfuré de cuivre ainsi formé du plomb ainsi obtenu à teneur réduite en cuivre. Le présent procédé constitue une amélioration considérable et méritoire dans la technique pour les raisons suivantes fl) on élimine complètement la production de S02 à la fois nuisible et toxique (à savoir absence à peu pres complète de S02 formé qui est formée en grandes quantités lorsqu'on ajoute du soufre élémentaire seul ou en présence de soude caustique au plomb fondu; (2) il ne faut ajouter que de très faibles quantités de soude caustique et de pyrite si on les compare aux quantités exorbitantes de soude caustique et aux très grandes qilantités de galène qui étaient nécessaires dans le procédé de la technique antérieure décrit dans le brevet E.U.A. nO 2.843.476 qui utilisant comme réactif la galène en même temps que de la soude caustique; (3) c'est un procédé économique et rentable par suite au moins partiellement du paragraphe (2); (z) il augmente nettement le rendement du soufre utilisé pour le décuivrage par suite de l'absence de la combustion du soufre et son dégagement sous forme de 802 gazeux; et (5) il réduit la teneur en cuivre du plomb à une valeur inférieure à 0,008% et parfois meme inférieure à 0,005%; lorsque le plomb ne contient que le cuivre comme seule impureté ou contient d'autres impuretés à part le cuivre.En ce qui concerne le paragraphe (2) ci-dessus, le procédé de décuivrage de la présente invention nécessite généralement l'addition de quantités de soude caustique et de pyrite,au plomb fondu,qui sont considérablement inférieures aux quantités de soude caustique et de galène que nécessitait le procédé de la technique antérieure qui impliquait l'utilisation e galène ainsi que de soude caustique. Le procédé de cette invention permet le décuivrage du plomb de telle façon que le plomb a finalement une teneur en cuivre aussi faible que 0,0025%. La pyrite peut être le bisulfure de fer FeS2 proprement dit, ou alors la pyrite peut etre présente dans un produit naturel ou synthétique ou dans un concentré contenant principalement de la pyrite, c'est-à-dire FeS2. Le concentré peut également contenir du sulfure ferreux, c'est-à-dire FeS, outre les autres constituants et le constituant principal FeS2. Ite plomb qu'on traite selon la présente invention peut contenir comme seule impureté du cuivre, ou il peut contenir d'autres impuretés outre le cuivre. Ces impuretés supplémentaires sont par exemple un ou plusieurs des corps suivants argent, bismuth, arsenic, antimoine et étain. On peut effectuer l'agitation permettant le malaxage de la pyrite et de la soude caustique avec le plomb fondu impur qui contient le cuivre d'une quelconque façon appropriée. Ainsi on peut employer un quelconque malaxeur approprié ou un quelconque agitateur, et on peut par exemple employer un malaxeur à palettes afin de mélanger la pyrite et la soude caustique avec le plomb fondu impur. On maintient la pyrite et la soude caustique à l'état de mélange avec le plomb fondu contenant le cuivre, en poursuivant généralement le malaxage de ce mélange, jusqu'à ce que la pyrite réagisse avec tout ou pratiquement tout le cuivre pour former le composé sulfuré ou les composés sulfurés du cuivre, si bien qu'on peut débarrasser le plomb du cuivre. Le composé ou les composés sulfurés du cuivre ainsi formés (S) sont présents dans l'écume ou les scories qui se forment à la surface supérieure du plomb fondu. La durée de maintien de la pyrite et de la soude caustique fondue à l'état de mélange avec le plomb fondu impur jusqu'à ce que la pyrite réagisse avec tout ou pratiquement tout le cuivre, est généralement comprise entre une heure et demie et trois heures et demie.On sépare l'écume qui est généralement sèche, et donc facile à retirer, par écumage du plomb ainsi obtenu à teneur en cuivre réduite. On peut ajouter la soude caustique et la pyrite au plomb fondu pour le décuivrer, dans un quelconque ordre donné ou ensemble à l'état de prémélange. Ainsi on peut par exemple ajouter la pyrite au plomb fondu en présence de la soude caustique déjà présente dans le plodb,on peut ajouter la soude caustique d'abord, puis la pyrite, ou alors on peut ajouter simultanément la soude caustique et la pyrite sous forme d'un prémélange. On ajoute de préférence d'abord la soude caustique, puis la pyrite, comme décrit ci-après. La substance caustique peut être soit la soude soit la potasse, ou un mélange de soude et de potasse dans les proportions voulues. On peut effectuer le décuivrage du plomb selon la présente invention en utilisant un traitement de décuivrage en une seule étape, ou alors en utilisant une série d'étapes de décuivrage, par exemple deux ou plusieurs étapes de décuivrage, avec séparation d'une écume ou scorie contenant le composé sulfuré ou les composés sulfurés du cuivre du plomb dans chaque étape. La présence de la substance caustique est cruciale dans le procédé de la présente invention si l'on veut éliminer les petites quantités résiduelles de cuivre du plomb fondu qui seraient sinon difficiles à éliminer. On ajoute généralement la substance caustique au plomb fondu dans le présent procédé. Toutefois, au cas od la substance caustique résiduelle provenant d'un traitement métallurgique préalable serait présente en quantité suffisante dans le plomb fondu, ou est présente dans une écume ou scorie qu'on a obtenu dans une étape de décuivrage préalable ou différente et qu'on utilise ou recycle à l'étapc: de décuivrage particulière, il peut ne pas être nécessaire d'ajouter Ün supplément de substance caustique au plomb en fusion pour obtenir le décuivrage au moins dans cette étape particulière, ou il peut suffir d'ajouter une fraction seulement de la substance caustique qui serait normalement nécessaire. Quel que soit le cas, la quantité de substance caustique utilisée ou présente dans le plomb fondu à décuivrer selon cette invention est une quantité suffisante qui, en conjonction avec la pyrite, assure 1'élimina.ion du cuivre contenu dans le plomb au degré voulu. Quoiqu'on ne le sache pas avec certitude, une explication proposée à propos de l'élimination du cuivre contenu dans le plomb selon cette invention est la suivante 1 la pyrite réagit avec le cuivre en présence de la substance caustique pour former CuFeS2 comme composé sulfure. principal du cuivre entre une série de ces composés. Le CUFeS2 qui est connu des minéralogistes sous le nom de chalocopyrite, présente une grande stabilité thermique, ce qui permet d'utiliser des températures élevées qui peuvent atteindre 454 C et même plus. Toutefois d'autres composés sulfurés du cuivre qui peuvent se former à l'exclusion partielle ou complète du CuFeS2 sont par exemple la chalcocite, Cu2S, et la covellite, CuS. L'écume qui proviens d'une étape de décuivrage préalable ou d efférente et qui contient une base caustique résiduelle et contient également généralement de la pyrite résiduelle, un composé sulfuré ou des composés sulfurés du cuivre, et du plomb, peut si on le désire être renvoyée ou recyclée à l'étape de décuivrage pour être incorporée au plomb fondu. On obtient de bons résultats dans le décuivrage d'un lingot de plomb selon cette invention en utilisant a pyrite et une base caustique en quantité faibles de l'ordre d'environ 10% à 0,25% de pyrite et d'environ 0,13% à 0,30% de base caustique, ces valeurs étant des pourcentages pondéraux qui sont rapportés à la charge de plomb fondu. On peut ajouter à l'écume ou scorie qui surnage à la surface du lingot de plomb fondu certains produits tels qu'un chlorure de métal alcalin, par exemple le chlorure de sodium ou le chlorure de potassium, un carbonate de mental alcalin, tel que le carbonate de sodium ou le carbonate de potassium, et/ou le tés borate de sodium Ces produits ajoutés sont intéressants, car ils maintiennent une écume suffisamment fluide à la surface du lingot. On ajoute au plomb fondu de préférence en premier lieu la substance caustique, puis la pyrite. Le cuivre est contenu dans le lingot de plomb fondu à décuivrer en quantité faible mais décelable, cette quantité ne dépassant pas de préférence 0,1% en poids, ou mieux encore d'environ 0,02% à 0,1% en poids. Le rapport pondéral de la base caustique à la pyrite, utilisé dans cette invention est de préférence égal à environ 1,30-1,6:1. La température du plomb fondu à décuivrer selon cette invention est de préférence comprise entre environ 3380C et environ 454 C, et mieux encore entre environ 3380C et environ 3820C, ou encore mieux entre environ 3660C et environ 3820C. Lorsque le plomb fondu est à des températures encore plus élevées et nettement supérieures à a5-OC, le rendement du décuivrage s'abaissez Lorsque les températures du plomb fondu sont nettement inférieures à 3380C, elles sor peu intéressantes car l'écume fluide due à la présence de base caustique sèche et provoque l'emprisonnement du lingot. La pyrite ou la substance contenant la pyrite ou le concentré contenant la pyrite se présente de préférence à l'état finement divisé lorsqu'on l'ajoute au plomb fondu. 99% des par cules formant la substance à l'état finement divisé ou concentré de pyrite ont une taille inférieure à 500 microns, 43% de ces particules ont une taille inférieure à 149 microns et 18% de ces particules ont une taille inférieure à 7a microns. On effectue de préférence le mélange de la pyrite et de la substance caustique avec le plomb fondu qui contient le cuivre en agitant le plomb fondu contenant la pyrite et la substance caustique ajoutées, de façon à produire un tourbillon net dans le plomb fondu. Un malaxeur à palettes entraîné par un moteur conventionnel permet de former ce tourbillon avec de bons résultats. Reportons-nous maintenant au dessin dont la seule figure illustre le schéma de principe du mode de réalisation préféré un lingot en plomb fondu contenant typiquement environ 0,04 /0 de cuivre, environ 0,02% d'argent, et peut-être du bismuth, de l'antimoine, de l'arsenic et du tellure en faibles quantités typiquement inférieures à 0,01% dans chacun des cas et obtenu à partir d'une opération d'adoucissement du plomb conventionnelle ou d'une autre opération métallurgique concernant le plomb est contenu dans une poche de coulée 5. On charge le lingot fondu à une température voisine de 3710C dans un récipient 6 dans lequel s'opère la première étape de décuivrage, le lingot chargé dans le récipient pesant typiquement 222 tonnes.Une écume de recyclage 1 provenant d'une seconde étape de décuivrage décrite ci-après est alors ajoutée au lingot fondu dans la première étape de décuivrage dans le récipient 6, et le lingot ainsi que l'écume sont malaxés à l'intérieur de ce dernier pendant 1 heure 1/4 à 1 heure 3/4 au moyen d'un malaxeur approprié de façon à former un tourbillon net dans le lingot en fusion. L'écume de recyclage contient une base caustique résiduelle telle que la soude, de la pyrite résiduelle, du plomb et du cuivre sous forme d'un composé ou de composés sulfurés de cuivre. Une écume 2 raisonnablement sèche et facile à enlever se forme à la partie supérieure du lingot en fusion et on l'écume à la surface du lingot et on l'amène à une opération de fusion afin de récupérer les métaux.La teneur en cuivre du plomb fondu après la première étape de décuivrage dans le récipient 5 est en moyenne de 0,028%. Le poids moyen de l'écume qui surnage sur le lingot et qu'on écume dans la première étape de décuivrage est d'un peu moins d'une tonne pour les 222 tonnes de lingot en fusion chargés dans le récipient. Cette écume contient du plomb, du cuivre, du fer, du soufre et une base caustique, le soufre étant combiné chimiquement au cuivre sous forme de composé sulfuré du cuivre. On ajoute ensuite une base caustique telle que la soude, et de la pyrite, au plomb en fusion à faible teneur en cuivre provenant de la première étape de décuivrage dans un récipient 7 od s'effectue la seconde étape de décuivrage; ce récipient 7 est géréralement le même que celui utilisé pour la première étape cie décuivrage 6, le plomb fondu étant simplement retenu dans le même récipient pour la seconde étape de décuivrage 7. Quoique le plomb fondu soit ordinairement retenu dans le même récipient au cours de la première et de la seconde étapes de décuivrage, comme signalé plus haut, on peut utiliser, si on le désire, des récipients distincts pour la première étape de décuivrage et pour la seconde étape de décuivrage.On ajoute de la soude et de la pyrite au plomb fondu dans la seconde étape de décuivrage 7 à raison d'environ 0,15/a et Owll,ó respectivement, les valeurs étant des pourcentages pondéraux qui sont rapportés au poids de la charge de plomb fondu. Le plomb fondu est à une température voisine de 3710C pour la seconde étape de décuivrage 7. On mélange ensemble la pyrite et la soude avec le plomb fondu dans le récipient et on les maintient à l'état mélangé avec le plomb fondu qui s'y trouve pendant une durée comprise entre 1 heure 1/4 et 3 heures, ce qui est suffisant pour que la pyrite réagisse avec pratiquement la totalité du cuivre de façon à former le composé ou les composés sulfurés du cuivre, à l'aide d'un malaxeur approprié qui assure la formation d'un tourbillon net dans le lingot fondu.L'écume qui se forme à la surface supérieure du lingot en fusion dans la seconde étape de décuivrage 7 et qui contient le composé sulfuré du cuivre est recyclée, après écumage, à une nouvelle charge de lingot fondu à décuivrer et s'ajoute à l'écume de recyclage précitée dans la première étape de décuivrage 6. La teneur en cuivre du plomb provenant de la seconde étape de décuivrage est en moyenne de 0,005%. On peut alors procéder au désargentage du plomb fondu décuivré 3 provenant de la seconde étape de décuivrage 7. Au cours du procédé de décuivrage décrit ici, il ne se forme pas ou il ne se forme pratiquement pas d'anhydride sulfureux. Les exemples suivants illustrent de façon plus détaillée l'invention On procède au décùivrage de cinquante-six (56) charges de lingot de plomb fondu. Chaque charge de plomb fondu produite dans le récipient pèse 222 tonnes, la température du plomb fondu de chaque charge au cours du décuivrage est voisine de 3710C, la quantité moyenne de pyrite (FeS2) utilisée est de 250 kilos pour les 222 tonnes de la charge (ce qui correspond à environ o, 11% de pyrite rapporté à la charge de plomb), la quantité moyenne de soude utilisée est de 354 kilogrammes pour les 222 tonnes de la charge (ce qui correspond à environ 0,15% de soude rapporté à la charge de plomb), et le rapport moyen de la soude à la pyrite est de l4. La durée moyenne de malaxage et d'écumage pour le traitement de décuivrage en deux étapes est de 2 heures 1/2 à 3 heures 1/2, sans compter la durée de refroidissement. Le décuivrage du lingot de plomb est un décuivrage en deux étapes, l'écume fondue écumée du lingot au cours de la seconde étape du traitement de décuivrage d'un exemple étant recyclée récipient afin d'être utilise dans la première étape de décuivrage de l'exemple suivant. La teneur en cuivre moyenne du plomb fondu avant décuivrage est de 0,042%. Le poids moyen de l'écume produite pour 222 tonnes de charge est de 936 kg , et la teneur en cuivre moyenne calculée de l'écume est de 9,9%.La pyrite utilisée pour chaque charge est un concentré de pyrite contenant 50,0in en poids de soufre, 42,8% en poids de fer, 0,25% en poids de cuivre, o, 25% en poids de plomb, 1,00% en poids de zinc, 0,05% en poids d'arsenic, 0,01% en poids de sélénium, 0,01% en poids de tellure, 0,05% en poids de phosphore et 7,0% en poids de matières insolubles. Le concentré de pyrite est à l'état finement divisé, et 99% du concentré ont des particules dont la taille est inférieure à 500 microns, 43% des particules de taille inférieure à 149 microns, et 18% des particules de taille inférieure à 74 microns. Les données métallurgiques obtenues au cours du décuivrage des 56 charges sont données dans le Tableau I. TABLEAU I Teneur en Cu du Teneur finale lingot après en Cu du lingot Teneur initiale réaction avec après traite Exemple en Cu dans le l'écume recyclée, ment par NaOH (charge) lingot pourcentage et la pyrite, N pondéral pourcentage pondéral 1 0,028 0,013 0,004 2 0,042 0,031 0,004 3 0,045 0,031 0,007 4 0,044 0,032 0,006 5 0,054 0,026 0,008 6 0,056 0,030 0,009 7 0,042 0,035 0,011 8 0,036 0, 031 0,008 9 0,032 0,031 0,004 10 0,034 0,022 0,005 11 0,042 0,019 0,005 12 0,040 0,023 0,006 13 0,060 0,045 0,004 14 0,045 0,032 0,007 15 0,036 0,026 0,006 16 0,039 0,022 0,005 17 0,042 0,040 0,008 18 0,047 0,027 0,006 19 0,050 0,034 0,003 20 0,046 0,026 0,004 21 0,056 0,034 0,005 22 0,042 0,032 0,009 23 0,036 0,026 0,007 24 0,027 0,022 0,006 25 0,047 0,028 0,006 26 0,042 0,035 0,006 27 0,033 0,010 0,005 28 0,060 0,052 0,007 29 0,053 0,055 0,006 30 0,048 0,029 0,006 31 0,025 0,019 0,005 32 0,030 0,027 0,004 33 0,036 0,027 0,004 34 0,056 0,050 0,006 TABLEAU I (SUITE) Teneur finale Teneur en Cu du en Cu du lingot lingot après après traite réaction avec ment par NaOH Exemple Teneur initiale l'écume recyclée, et la pyrite, (charge) en Cu dans le pourcentage pourcentage N lingot pondéral pondéral 35 0,051 0,024 0,006 36 0,044 0,023 0,004 37 0,060 0,052 0,003 38 0,032 0,008 0,004 39 o, 031 0, 025 0,005 40 0,045 0,044 0,004 41 0,037 0,034 0,004 42 0,029 0,023 0,006 43 0,024 0,004 0,002 44 0,029 0,024 0, 003 45 0,032 0,028 0,006 46 0,024 0,018 0,006 47 0,041 0,029 0,006 48 0,044 0,026 0,008 49 0,033 0,029 0,004 50 0, 026 0,009 0, 003 51 0,036 0,017 0,004 52 o,O30 0,011 0,003 53 0,037 O, 027 0,006 54 0,040 0,022 0,004 55 0,082 0,058 0,005 56 0,051 0,034 0,003 Les bons résultats obtenus dans le décuivrage du plomb, c'est-à-dire l'abaissement de sa teneur en cuivre, sont indiqués par les données du Tableau I.Dans l'Exemple (Charge) 43, la teneur en cuivre du plomb est réduite à la faible valeur de 0,002%, dans les Exemples (Charges) 19 et 37 au faible niveau de 0,003%, et dans tous les Exemples (Charges) la teneur en cuivre du plomb est réduite à la faible valeur moyenne de 0,005%. Oji procède au décuivrage de vingt six (26) charges de lingot en plomb fondu en utilisant de la pyrite avec de la soude caustique (NaOH) et un procédé similaire à celui utilisé pour les 56 charges de lingot fondu des Exemples donnés précédemment dans le Tableau I, les résultats du décuivrage des 26 charges étant donnés ci-après dans le Tableau II. Toutefois, dans le cas des 26 charges énumérées sur le Tableau Il, on ne recycle pas l'écume comme dans le cas des 56 charges de lingot mentionnées en premier lieu, excepté que dans le cas des Exemples 61, 63 et 74, on recycle l'écume en même temps qu'une partie de la soude et de la pyrite dans le récipient contenant la charge. Les résultats du décuivrage sont donnés dans le Tableau II suivant TABLEAU II Teneur en Cu Teneur en Cu après liquation finale N de (pourcentage (pourcentage NaOH Pyrite l'Exemple pondéral) pondéral) (kg) (kg) Durée Température C 57 0,060 0,004 544 454 1 1/2 h 371 58 0,010 0,010 544 454 1 1/2 h 371 59 0,029 0,019 544 454 1 1/2 h 371 60 0,052 0,008 544 454 3 h 343 61 0,066 0,016 362 340 1 1/2 h 343 0,005 181 113 1 1/2 h 343 62 0,067 0,014 544 454 1 1/2 h 427 63 0,067 0,019 362 340 1 1/2 h 371-385 0,008 181 113 1 1/2 h 371-385 64 0,030 0,010 544 454 1 1/2 h 371-385 65 0,026 0,006 544 454 1 1/2 h 371-385 66 0,066 0,009 544 454 2-2 1/2 h 371-385 67 0,060 0,006 362 340 2-2 1/2 h 371-385 68 0,080 0,006 362 340 2-2 1/2 h 371-385 69 0,060 0,012 362 340 2-2 1/2 h 338-360 70 0,060 0,014 362 340 2-2 1/2 h 338-360 71 0,072 0,009 544 454 2-2 1/2 h 338-360 72 0,064 0,009 362 340 2-2 1/2 h 338-360 73 0,047 0,007 544 454 2-2 1/2 h 338-360 74 0,070 0,004 362 340 2-2 1/2 h 338-360 75 0,074 0,007 544 454 2-2 1/2 h 338-360 TABLEAU II (SUITE) Teneur en Cu Teneur en Cu après liquation finale N de (pourcentage (pourcentage NaOH Pyrite l'Exemple pondéral) pondéral) (kg) (kg) Durée Température C 76 0,074 0,005 362 340 2-2 1/2 h 338-360 77 0,068 0,006 362 340 2-2 1/2 h 338-360 78 0,027 0,006 362 340 2-2 1/2 h 338-360 79 0,037 0,003 544 454 2-2 1/2 h 338-360 80 0,054 0,004 362 340 2-2 1/2 h 338-360 81 0,060 0,008 362 340 2-2 1/2 h 338-360 82 0,054 0,007 362 340 2-2 1/2 h 338-360 Les données du Tableau II indiquent que le décuivrage du lingot de plomb par le procédé de cette invention permet d'obtenir une teneur en cuivre aussi faible que 0,003% (Exemple 79), et une teneur moyenne assez faible de 0,008%. Dans les Exemples 60, 62 et 73 du Tableau II, on écume à la surface du lingot en fusion dans chacun des cas l'écume et on recycle une partie de cette écume dans le récipient contenant la charge de lingot des Exemples 61, 63 et 74 en même temps que les quantités de soude et de pyrite données dans les Exemples 61, 63 et 74. On procède à un décuivrage en deux étapes dans les Exemples 61 et 63. On effectue ces essais afin de déterminer le r61e qu'exerce le rapport de la substance caustique sur la pyrite dans le décuivrage du plomb. Le plomb fondu traité dans chacun de ces essais contient 0,06% de cuivre. Les résultats des essais sont donnés dans le Tableau III. TABLEAU III % en Cu dans Pb après durée N de Base Rapport de malaxage prédéterminée Ecume l'exem- caustique Pyrite Base caus- Minutes produite ple Temp. C (kg/tonne) (kg/tonne) tigue:Pyri@e 5 10 15 (kg/tonne) 83 371-382 0,98 1,71 0,57 0,015 0,01 0,01 5,83 84 371-382 1,71 1,71 1,0 0,012 0,011 0,011 7,325 85 371-382 2,20 1,71 1,29 0,005 0,004 0,0035 4,50 86 371-382 2,69 1,71 1,57 0,009 0,007 0,006 4,36 87 371-382 3,18 1,71 1,86 0,013 0,009 0,007 4,99 88 371-382 4,15 1,71 2,43 0,016 0,014 0,013 5,159 89 371-382 2,69 2,69 1,0 0,005 0,005 0,005 13,32 Les résultats des essais du Tableau III et plus spécialement ceux des Exemples 85 et 86, si on les compare avec les résultats des essais des Exemples restants 83, 84, 87, 88 et 89, indiquent qu'un rapport pondéral de la substance caustique sur la pyrite de 1,29-1,57: :1 (substances ajoutées respectivement au plomb fondu à décuivrer) entrain un abaissement de la teneur en cuivre du plomb jusqu'à une valeur inférieure à o, 01%, et plus spécialement à 0,0035% (dans le cas où le rapport de la substance caustique à la pyrite est de 1,29 1) et de 0,006% (dans le cas où le rapport de la substance caustique à la pyrite est de 1,57:1). Quoique l'Exemple n 89 permette d'assurer le décuivrage jusqu'à une teneur en cuivre de 0,005% dans le plomb, l'Exemple 89 nécessite une quantité nettement plus importante de substance caustique et de pyrite que dans le cas de l'Exemple 85 et nettement plus de pyrite que dans le cas de l'Exemple 86. Un autre exemple, l'Exemple 89 produit environ trois fois plus d'écume ou même davantage que dans le cas des Exemples 85 et 86. REVENDICATIONS 1. Procédé de décuivrage du plomb contenant une faible quantité de cuivre, caracterisé en ce qu'on forme un bain de plomb fondu contenant du cuivre, qui ontient un alcali caustique et de la pyrite, on agite le bain jusqu ce que la pyrite réagisse avec le cuivre pour former au moins un composé soufré du cuivre, et on sépare une écume contenant le composé soufré du cuivre ainsi formé,du plomb ainsi obtenu à faible teneur en cuivre. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'on ajoute la pyrite au plomb fondu contenant le cuivre qui contient déjà l'alcali caustique. 3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé par le fait que la température du plomb fondu contenant le cuivre, durant l'agitation de la pyrite et de l'alcali caustique avec le plomb, est comprise entre 3380C et 4540C, et de préférence entre 3380C et 3829C. 4. Procédé selon la revendication 1, 2 ou 3, caractérisé par le fait que la quantité de cuivre contenue dans le plomb fondu n'est pas supérieure à 0,1% en poids, et est de préférence de 0,02% à 0,1% en poids. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendicatiops 1 à 4, caractérisé par le fait que l'alcali caustique est la soude ou la potasse. 6. Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fait que la teneur en cuivre du plomb est abaissée à moins de 0,008% et de préférence à moins de o, 005%. 7. Procédé caractérisé par le fait que le plomb contient, outre le cuivre, d'autres impuretés telles que l'argent, le bismuth, l'arsenic ou l'antimoine. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait qu'on effectue l'agitation de la pyrite et de l'alcali caustique avec le plomb fondu contenant le cuivre en agitant ledit plomb fondu de manière à produire un mouvement tourbillonnaire net. 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé par le fait qu'on effectue le traitement de décuivrage du plomb en plusieurs étapes, en séparant, dans chacune des étapes, l'écume contenant le composé soufré du cuivre et le plomb à teneur en cuivre réduite. 10. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé par le fait qu'on ajoute à l'écume avant sa séparation, au moins un produit choisi entre un chlorure de métal alcalin, un carbonate de métal alcalin et le borax.