La présente invention a trait à une cheville ancrage. On connaît des chevilles d'ancrage de nombreux types, en particulier pour des cas délicats, une cheville comprenant d'une part une douille en métal résistant, taraudée, comportant une partie supérieure de forme générale cylindrique et une partie inférieure de forme générale tronconique d'un diamètre extérieur décroissant vers l'extrémité libre, divisée à partir de cette extrémité par des fentes croisées à angle droit et pourvue d'une surface extérieure moletée, d'autre part une bille en matériau malléable susceptible d'être écrasée, par exemple par un outil, et de s'engager alors dans lesdites fentes au fur et à mesure que celles-ci s'ouvrent, lors de ancrage de la cheville dans un trou borgne pratiqué dans un matériau de logement. Cette douille se révèle intéressante en particulier dans le cas où il y a lieu d'éviter le risque dtéclatement d'un matériau de logement, constitué par exemple par une matière plastique dure, cassante et à paroi relativement mince. Pour des raisons de simplicité de fabrication, cette cheville connue a son moletage extérieur réalisé au moyen d'une molette classique à empreintes croisées, les aspérités du moletage se présentant finalement en colonnes en direction axiale de la cheville. L'expérience a montré qu'une telle cheville dans certains environnements soumis à des chocs et(ou) à des vibrations pouvait ne pas remplir parfaitement sa fonction d'ancrage. La présente invention a essentiellement pour but de présenter une cheville d'ancrage s'affranchissant de ces dificultés, tout en simplifiant si possible la structure de la cheville, son procédé de fabrication et son mode d'utilisation. L'invention part dtune cheville d'ancrage constituée par une douille métallique taraudée cylindriquement de bout en bout comportant une partie supérieure de forme générale cylindrique de diamètre légèrement renflé et de surface extérieure moletée, cannelée ou brochée permettant d'arrêter la douille en rotation et une partie inférieure d'ancrage. Suivant l'invention, une telle cheville d'ancrage se caractéri- se en ce que ladite partie inférieure d'ancrage est de forme générale cylindrique, est divisée à paroir de son extrémité libre et sur la majeure partie de la longueur totale de la cheville, par deux fentes diamétralement opposées et est pourvue sur une fraction ter minale de sa longueur d'une surface latérale extérieure hérissée de picots polyédriques en quinconceedsune densité relativement grande. Avantageusement, cette densité de pivots est d'au moins 300 par cm2. La cheville suivant l'invention répond comme celle de l'art antérieur décrite ci-dessus au cas où le matériau de logement est constitué par une matière plastique dure, cassante et à paroi relativement mince. Nais elle se révèle en outre apte k tenir en milieu soumis å des chocs et(ou) à des vibrations. Enfin, elle est de structure nettement plus simple que celle connue rappelée ci-dessuss forme cylindrique de la partie inférieure, division par deux fentes au lieu de quatre, absence de bille ou autre accessoire analogue servant à maintenir écartée les éléments de douille séparés par les fentes. La réalisation des picots polyédriques en quinconcespeut enfin, comme on va le voir, être réalisée de façon simple. L'invention a en effet pour autre but de présenter un procédé de fabrication relativement simple et par conséquent peu coûter d'une telle cheville. A cette fin suivant 1'invention, un procédé de fabrication de la cheville comprend en partant d'une barre cylindrique en un métal convenable suffisamment résistant les étapes préliminaires connues suivants (a) tronçonnage et usinage aux diamètres extérieurs voulus 3 (b) exécution d'un taraudage et, sur la surface extérieure de la partie supérieure, d'un moletage, cannelage ou brochage, et se caractérise en ce qu'il comporte en outre les étapes suivantes (c) formation dans la surface extérieure de la partie inférieure au moyen d'une molette droite de forme de rangées annulaires de dents, chape dent étant de forme générale prismatique à section droite triangulaire en direction perpendiculaire à l'axe de la cheville et lesdites dents prismatiques étant disposées en quinconces de chaque rangée à la suivante (d) teillage desdites dents prismatiques au moyen d'un outil de forme dont le profil est en dents de scie, chacune à un bord de direction radiale et un bord oblique de pente convenable, de façon à abattre sur chaque dent prismatique toute la partie tétraédrique située en avant d'un triangle défini par le sommet supérieur avant de la dent prismatique et ses deux sommets inférieurs arrière (e) réalisation en elle-mme connue des deux fentes de la cheville. -L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui suit d'un exemple de réalisation se référant aux dessins annexés dans lesquels t - les Figs. lA et 1B sont des vues respectivement en élévation demi-coupe axiale suivant IA-IA de la Fig. 1B et en section droite suivant lB-lB de la Fig. lA d'une cheville suivant l'invention - la Fig. 2 est une vue analogue à la demi-vue de droite de la Fig. 1A de la mtme cheville, montrant en demi-vue de gauche les dents prismatiques en élévation ainsi que deux dents en perspective et la molette servant à les tailler, en demi-vue de droite les dents polyédriques en élévation ainsi que deux dents en perspective et 11 outil de forme servant à les tailler - les Figs. 3A, 3B, 'c sont des vues destinées a' permettl'eposé des différentes phases d'utilisation d'une cheville suivant l'invention. Telle qu'elle est représentée aux Figs. 1A, 1B et 2une chevale d'ancrage suivant l'invention est constituée par une douille 1 présentant un taraudage cylindrique la de-bout en bout. Elle comporte une partie supérieure 11 de forme générale cylindrique, de diamètre légèrement renflé et de surface extérieure pourvue dans ltesemple représenté de dents prismatiques triangulaires lia. Elle comporte d'autre part une partie inférieure 12, également de forme générale cylindrique, divisée à partir de son extrémité libre et sur la majeure partie de la longueur totale de la cheville par deux fentes diamétralement opposées 12a, 12'a, pourvue enfin sur une fraction terminale de sa longueur (par exemple un peu plus de la moitié) d'une surface latérale extérieure hérissée de picots polyé- driques en quinconcesl2b, d'une densité relativement grande par unit de surface. La forme de ces picots sera mieux comprise par l'exposé du procédé de fabrication de la cheville. En partant d'une barre eylindrique en un métal convenable suffisamment résistant par exemple en laiton à sertir, on comnence par la tronçonner et par usiner chaque cheville au diamètres extérieurs voulus. Puis on exécute un taraudage et, sur la surface extérieure de la partie supérieure un moletage, cannelage ou brochage afin d'obtenir par exemple des dents prismatiques triangulaires On forme ensuite dans la surface extérieure de la partis inférieure 12 de chaque cheville, au moyen d'une molette droite déforme 2, des rangées annulaires de dents, chaque dent étant de foine générale prismatique à section droite triangulaire en direction perpendiculaire à l'axe de la cheville et lesdites dents prismatiques étant disposées en quinconces de chaque rangée à la suivante. Deux dents voisines de rangées adjacentes ont été représentées à la Fig. 2 en A1 B1 C1 A'1 B'1 C'1 et A2 B2 C2 A'2 B'2 C'2. On taille enfin les dents prismatiques ainsi obtenues au moyen d'un outil de forme 3 dont le profil est en dents de scie, chacune de ces dents de scie ayant un bord de direction radiale et un bord oblique de pente convenable pour permettre d'abattre sur chacune des dents prismatiques toute la partie tétraédrique telle que B1 At1 C'1 B'1 située en avant d'un triangle tel que B1 A'1 C'1. il ne reste plus qu'à pratiquer sur chaque cheville les deux fentes longitudinales de façon en elle-même connue. Le mode d'utilisation de la cheville ressort clairement des Figs 3A à 3C. En 3A, on commence à engager la cheville dans son logement dont les dimensions en diamètre et on hauteur sont adaptées à celles de la cheville. In 3B, la cheville a été complbtement introduite par simple refoulement; la partie supérieure 11 est engagée par ses dents 11a ou autres saillies dans le matériau hôte, ce qui fait que la cheville est bloquée en rotation; la partie inférieure 12 s'est affaissée du fait de l'action des parois du logement et de l'existence des fentes telles que 12a. En 3C, une vie 4 a été vissée dans le taraudage; il en résulte que la cheville reprend sa forme initiale et que les picots 12b de la partie inférieure 12 se sont enfoncés dans la matériau périphéri- que réalisant 1' ancrage définitif voulu, la vis 4 pouvant en part culier Outre dévissée et ratissée ou remplacée sans que l'ancrage soit effectué. La disposition des picots en quinconces s'avère augmenter consi- dérablement la tenue de la cheville à l'ancrage, c'est-à-dire sa résistance à tout effort d'arrachement, mEme lors de l'application d'un couple de serrage excessif. REVENDICATIONS 1 - Cheville d'ancrage constituée par une douille métallique taraudée cylindriquement de bout en bout, comportant une partie supérieure de forme générale cylindrique de diamètre légèrement renflé et de surface extérieure moletée, cannelée ou brochée, permettant d'arreter la douille en rotation, et une partie infexe'ure ancrage, caractérisée en ce que ladite partie inférieure d'ancrage de forme générale cylindrique, est divisée à partir de son extrémité libre et sur la majeure partie de la longueur totale de la cheville par deux fentes diamétralement opposées et est pourvue sur une fraction terminale de sa longueur d'une surface latérale extérieure hérissée de picots polyédriques en quinconce dlune densité relativement grande, de préférence de 300 par cm20 2 - Procédé de fabrication d'une cheville d'ancrage selon la revendication 1 et comportant, en partant d'une barre cylindrique en un métal convenable suffisamment résistant, les étapes préliminaires connues suivantes s (a) tronçonnage et usinage aux diamètres extérieurs Voulus;; (b) exécution d'un taraudage et, sur la surface extérieure de la partie supérieure, d'un moletage, cannelage ou brochage, oaractériséeen ce outil comporte en outre les étapes suivantes t (c) formation dans la surface extérieure de la partie inférieure au moyen d'une molette droite de forme de rangées annulaires de dents, chaque dent étant de forme générale prismatique à somation droite triangulaire en direction perpendiculaire à l'axe de la cheville et lesdites dents étant disposées en quinconces de chaque rangée à la suivante; (d) taillage desdites dents prismatiques au moyen d'un outil d. forme dont le profil est en dents de scie, chacune à un bord radial et un bord oblique de pente convenable, de façon à abattre sur chaque dent prismatique toute la partie tétraédrique située en avant drun triangle défini par le sommet supérieur avant de la dent prismatique et ses deux sommets inférieure arrière; (e) réalisation en elle-mtme connue des deux fentes de la cheville.