La présente invention concerne un procédé t un appareil d'exploitation minière, plus particulièrement dans les masses d'eau de profondeur notable. Des recherches récentes ont démontré la présence d'une énorme quantité de richesses dans l'eau et les fonds sous-marins, plus particulièrement dans les lacs, le long du plateau continental, dans les zones océaniques et les fonds d'estuaire. On sait que de nombreux produits organiques ou minéraux, tels que pétrole, étain, or et diamants, se trouvent dans les profondeurs de ltocéan, et on s'efforce de les récupérer.D'autre part, une richesse potentielle, encore plus grande, existe dans lteau contenant des produits hautement nutritifs, à différentes profondeurs, quton pourrait utiliser pour obtenir des aliments marins en grande quantit6. La différence de température entre l'eau froide des fonds océaniques et l'eau plus chaude de la surface et de la terre adjacente constitue également une considérable réserve d'énergie, qui peut être récu- pérée thermodynamiquement pour la production d'énergie non polluante et pour la modification des conditions climatiques. La surface du globe terrestre est recouverte principalement par de l'eau mais, dans ltétat actuel de la technique, notre connaissance des ressources de ltocdan et de ses fonds, avec ses dépôts de vie organique remontant aux époques préhistoriques, est limitée. Le développement de notre civilisation augmente d'autre part le besoin en ressources nouvelles, mais notre capacité de ré- récupération des ressources océaniques en est à ses débuts et est très limitée. La présente invention a pour objet un procéda et un appareil de récupération des produits provenant des fonds marins et d1 exploitation de ces fonds. Elle vise un procédé et un appareil pour le draguage de produits sur les fonds marins. Selon un trait particulier de l'invention, on utilise lténergie des marées. L'invention fournit un procédé et un appareil de récupé- ration d'eau riche en produits nutritifs, provenant des profondeurs océaniques. Elle permet également de récupérer l'eau froide des fonds marins pour l'utiliser par exemple comme source d'énergie ou pour la correction du temps et de la pollution. Elle fournit une source d'énergie non polluante. La présente invention a également pour objet un navire ou bâtiment de collecte mobile, pour l'exploitation minière des fonds océaniques. Elle vise un procédé et un appareil pour la vi dange de tels batiments mobiles. Elle réalise un système d'élévation d'eau ou d'autre-liquide dans un conduit immergé. Selon une caractéristique de l'invention, on crée une convection et une circulation à l'intérieur d'une masse d'eau, pour permettre un transfert économique d'une partie de cette masse à une autre. L'invention vise un procédé et un appareil pour la réalisation de variations de densité dans des parties d'une masse liquide. Elle permet de créer un mouvement ascendant d'une partie d'une masse liquide, de l'eau par exemple, b l'intérieur de cette masse. Le procédé et l'appareil, suivant l'invention, réalisent la récupération de produits, pratiquement à n'importe quel niveau d'une masse d'eau, à la surface ou au dessous Ils permettent de récupérer et/ou d'éliminer des produits, huile par exemple, qui peuvent flotter à la surface d'une masse de liquide, eau par exemple. L'invention a encore pour objet un procédé et un appareil d'aération de nappes ou films huileux flottant sur des étendue d'eau, pour permettre la combustion convenable de cette huile. L'invention vise la combinaison, la construction, l'arrangement et la disposition des différents composants et éléments incorporés dans l'appareil d'exploitation minière conforme à la pré- sente invention. Elle concerne également des méthodes d'exploitation minière. L'invention sera mieux comprise à la lecture i la pré- sente description de ses formes de réalisation, non limitatives, représentdes sur les dessins annexés. Fig. 1 représente schématiquement un appareil utilisable dans la mise en oeuvre de l'invention, dans une opération d'exploitation minière dans des eaux soumises au mouvement des marées Fig. 2 montre une partie de l'appareil utilisé conformément à l'invention. Fig. 3 schématise une autre partie de l'appareil, dans une autre phase du fonctionnement. Fig. 4 illustre une autre phase de l'exploitation minière dans une mer à marée. Fig. 5 montre une autre partie de 11 appareil de la pré- sente invention. Fig. 6 représente une autre forme de réalisation d'un appareil utilisable dans la mise en oeuvre l'invention. Fig. 7 est une coupe, suivant la ligne 7-7 de la figo 6. Fig. 8 correspond à une variante de rdalisation d'un appareil utilisable dans la présentetnvention. Fig. 9 représente une partie d'une sortie de conduit disposée à peu de distance sous la surface d'un liquide, les flèches représentant ltécoulement de l'eau vers le haut, puis vers I'extérieur le long de la surface, après un gonflement en surface, pour le mélange des eaux profondes et des eaux de surface. Fig. 10 représente un appareil conforme à la présente invention, pour la récupération de produits à la surface d'une masse d'eau. Fig. 11 est une coupe à plus grande échelle d'une partie de cet appareil suivant la ligne il-il de la figure 10. Fig. 12 est une coupe suivant la ligne 12-12 de la figure 11, et Fig. 13 et Fig. 14 representent d'autreStormes de réalisation de l'appareil suivant l'invention. Selon la présente invention, des argiles, minerais, mé- taux etc. peuvent être extraits du fond dtune masse quelconque d' eau, par exemple océans, mers intérieures, rivières, estuaires ou plateau continental. On peut également prélever de l'eau froide profonde, en vue d'utiliser la différence de température de cette eau par rapport à l'eau de surface plus chaude et à la terre, comme source d'énergie ou pour divers autres besoins, par exemple la correction de la pollution ou du temps. Les couches d'eau froide, ou riche en produits nutritifs, existant dans le profondeurs de nombreuses masses d'eau, peuvent être exploitées comme support d'une vie marine plus intense.Suivant la présente invention, on utilise également un courant ascendant induit, d'eau dans un conduit, pour exploiter une masse d'eau, soit pour l'eau froide profonde, soit pour les dépôts du fond. On connait de nombreux exemples de corps qui existent d9s les députes du plateau continental, notamment de l'or qui a été entratné depuis les champs aurifères de Californie et des diamants arrachés au sol de l'Afrique. Actuellement, des plongeurs recherchent l'or sur les fonds le long des cotes de Californie et des bateaux draguent le long des cotes d'Afrique pour récupérer des diamants. On a pu ainsi extraire des quantitésimportantes de produits, ce qui prouve que cetteecploitation minière est rentable. D'autre part, on a réalisé au moyen de pompes usuelles, le pompage expérimental d'eaux riches en produits nutritifs, du fond de lt océan jusquten surface, pour fournir un milieu enrichi, favorisant la croissance des diatomées et par conséquent une croissance rapide des coquillages qui en vivent. On ne peut -toutefois pas réaliser un tel pompage à de grandes profondeurs avec des pompes usuelles, en raison des très grandes pressions qui y règnent et de la nécessité d'utiliser dans ce cas une tête géante. Selon la présente invention, on place un conduit sensible- ment vertical dans une masse d'eau, une extrémité de ce conduit 4tant ouverte et située à faible distance au-dessous de la surface, l'autre extrémité étant ouverte et située à une profondeur substantielle. On crée alors un mouvement ascendant de l'eau dans le conduit, de façon à amener à la surface l'eau profonde et les ma tières qui y sont dissoutes, suspendues ou entraSnees. Cette eau et ces matières peuvent alors être utilises pour le refroidissement, pour leur contenu en produits nutritifs, pour mélange avec les eaux de surface, pour la récupération des matières dissoutes, suspendues ou entratnées ou pour leur transfert dans une zone éloignée.Si ltextrémité inférieure ouverte du conduit est située près du fond, ou tralne sur celui-ci, les dépôts de sédiments etc. sur le fond sont entratn4s dans l'eau ascendante. Suivant la présente invention, on peut créer un mouvement ascendant de l'eau dans le conduit par raccordement d'un réservoir à ltextrémité supérieure du conduit, tendant à déplacer les eaux de surface, et-par expansion d'au moins la partie supérieure de l'eau dans le conduit, par exemple par soufflage d'air dans cette eau, ou par les deux proc4- dés. Suivant un autre aspect de la présente invention, un ré- servoir ouvert à l'atmosphère est prévu à la surface d'une masse d'eau mobile. Ce réservoir comporte au moins deuiG6rifices obturables, dont l'un est raccordé à un conduit qui s'enfonce profondément dans l'eau. On réalise des conditions tendant au déplacement de l'eau par le réservoir pour créer une charge ou pression différentielle, de façon à ce que l'eau qui s'écoule dans le réservoir par le conduit provienne de la profondeur désirée, l'embouchure du conduit pouvant être lestée pour rester à cette profondeur. Lorsque l'embouchure est appliquée contre le fond, l'argile et les autres dépôts sont entratns dans le courant d'eau jusqutau réservoir.Si ce dernier est maintenu fixe Lorsque la marée monte, 1' eau peut s'écouler dans le réservoir par le conduit. Lorsque la marée descend, le réservoir est maintenu fixe et l'eau s'en échappe par le deuxième orifice, un obturateur approprié étant prévu à l'embouchure du conduit pour empêcher l'eau de partir par ce chemin. On peut prévoir également un obturateur supplémentaire pour empêcher l'entre d'eau par le conduit jusqu'à ce que large se soit élevée un peu au-dessus de l'orifice, afin deproduire une charge d'eau accrue.Le réservoir peut être monté sur une plateforme comportant des jambes télescopiques capables de reposer sur le fond de ltocéan. En variante, le réservoir peut se trouver sur un bateau ou un grand chaland qu'on peut amener à endroit voulu avant d'ouvrir les vannes du conduit. Pour vider un tel bateau, on peutle placer sur une plateforme fixe, à marée haute, de sorte que, lorsque la marée descend, le bateau se trouve soulevé par la plateforme et supporté, l'eau stéchappant à I'extérieur, Suivant un autre aspect de la présente invention, on injecte de l'air comprimé dans un tube qui aboutit dans le conduit, à une distance substantielle au-dessous de la surface.Un dispositif de bullage approprié introduit l'air dans l'eau du conduit, sous forme de petites bulles, de façon à faciliter sa dissolution rapide mais non complète. Ainsi, l'eau contient un excès de bulles d'air, devient moins dense et commence à stélever. Puisque la densité de l'eau à 8eC, par exemple, est 0,99988, contre 0,99823 pour 11 eau de surface à 20 C, 1 litre de cette dernière pèse 1,65 g de moins qu'à 89C ; cette différence représente environ 1,66 ml d'eau ; par conséquent, si des bulles d'air remplacent plus de 1,66 ml dans un litre d'eau, lseau à 8 C devient plus légère que celle de la surface. Lorsqu'elle atteint la surface, elle y reste assez longtemps pour se mélanger avec l'eau de surface, et pour être remplacée par de l'eau profonde débordante supplémentaire. Lorsque l'eau saturée commence à s'éleveur à l'intérieur du conduit, sa pression diminue constamment. Elle devient sursaturne, et il se forme un grand nombre de bulles tres fines. La ré- duction continue de la pression, et la formation de nouvelles bulles, diminue constamment la densité de l'eau ce qui augmente la vitesse de son mouvement ascendant. Le courant d'eau se dirige donc rapidement vers la surface. Ce courant sursaturé contient une quantité maximale de petites bulles, de si faible dimensions qu'elles peuvent rester longtemps en suspension. La figure 1 représente un ponton globalement désigné par le repère 10. Cette structure est montée sur des jambes télescopiques ou pilotis 12, et peut être amenée à l'endroit voulu, par exemple au-dessus du plateau continental. On abaisse les jambes télescopiques 12 jusqutà ce quelles reposent sur le fond, la marée haute apportant les produits désirés jusqu'au ponton qui se vide lors du reflux, retenant seulement les produits qu'on peut ensuite récupérer. Le ponton ou structure de récupération 10 peut flotter et on peut remonter les jambes télescopiques 12, de façon-à permettre le remorquage ou l'autopropulsion du ponton à I'endroit choisi, par exemple sur le plateau continental ou dans un estuaire, pour continuer la collecte du produit. A chaque nouvelle position, les jambes 12 peuvent être descendues pour supporter la structure 10, de façon à ce que la marée montante y apporte le produit désiré, qui est abandonné par la marée descendante. Si l'emplacement choisi se révèle être une source riche en produits, la structure de récupération 10 peut être une construction fixe. On peut l'utiliser pour stocker le produit récupéré et aussi comme dock sec pour les bateaux ou chalands de transport du produit, comme représenté sur les figures 3 et 4 et décrit plus loin en détail. Pour l'extraction des ressources de la mer, il suffit de disposer d'un courant d'une force suffisante. Suivant un aspect de la présente invention, une partie de la structure 10 porte un dispositif de récupération 14, représenté en détail par la figure 2. Si on désire, par exemple, exploiter une zone du plateau continental, la structure 10 peut être installée sur un des hauts-fonds bordant une des vallées immergées. Le dispositif 14 est constitué par une sorte de bac dont le bord supérieur est plus haut, au-dessus de l'eau, quqte niveau de la marée haute, et dont le fond 16 est sensiblement au niveau de la marée basse. Le bac 14 peut être ouvert à la partie supérieure, comme représenté. Un conduit 18, qui peut être descendu dans la vallée sous-marine à la profondeur voulue pour- trouver le produit cherché, est raccordé au bac 14. L'extrémité supérieure du conduit 18 débouche dans le bac de récupération 14 et son extrémité inférieure est munie d'un ajutage 20.En outre, l'extrémité inférieure du conduit 18 peut comporter un clapet de pied 21, à fonctionnement automatique ou commandé à distance depuis la plateforme 10, de façon à ce que 11 eau puisse pénétrer dans le conduit 18 par l'ajutage 20, mais ne puisse en sortir que par l'extrémité supérieure dans le bac 14. Des moyens de remorquage, par exemple des channes 19, peuvent être fixés à l'ajutage 20 pour permettre de le déplacer sur le fond, à volons4, par exemple au moyen de remorqueurs ou autres systèmes. Un autre obturateur 23 peut être prévu à l'extrémité supérieure du conduit 18, à son raccordement dans le bac 14. On commence l'opération lorsque l'océan est à marée basse, le bac 14 étant alors vide-- Lorsque la marée monte, aucune eau ne pénètre dans le bac, sauf par le conduit 18 qui a été placé à l'endroit choisi. Si on veut obtenir une pression plus importante, on peut maintenir fermé l'obturateur prévu à la partie supérieure du conduit 18 et l'ouvrir seulement lorsque la marée a monté suffisamment pour fournir la pression voulue. A marée haute, le bac 14 est rempli d'eau et de matières entratnées par cette eau depuis le fond. On peut alors fermer 1' obturateur 23, soit automatiquement par la contrepression de l' eau, soit par un moyen de commande mécanique locale ou à distance. L'eau ne peut donc plus s'échapper par le conduit 18. Le clapet 21, prévu à l'extrémité inférieure du conduit 18, aide également à maintenir l'eau dans le conduit, mais son r81e essentiel est de conserver la colonne d'eau dans le conduit 18 avec sa charge de matières entratnées, plut8t que de maintenir la charge d'eau dans le bac 14. Des moyens de sortie, par exemple une pluralité d'opercules 22, peuvent être prévus dans une ou plusieurs parois du bac 14, de façon à ce que, lorsque le niveau d'eau descend à l'extérieur du bac, ces opercules s'ouvrent soit automatiquement sous l'effet de la charge intérieure, soit par un moyen de commande approprié. L' eau, qui a été remontée du fond par le conduit 18, s'échappe par les orifices 22 et se mélange à l'eau de surface. Les produits qui l'accompagnent sont retenus par des tamis et/ou filtres appropriés, ainsi que par décantation des produits sous forme de particules. Si on le désire, le bac 14 peut être équipé d'un conduit d'évacuation 24 aboutissant à un autre endroit d'utilisation de liteau. Quand tous les sédiments, qui sont à portée du conduit 18, ont été récupérés, les jambes télescopiques 12 peuvent être relevées et la plateforme 10 déplacée à un autre endroit. Simultanément avec l'extraction de produits au moyen du bac 14 et du conduit 18, ou même indépendamment, selon un autre aspect de la présente invention, la plateforme 10 peut comporter un dock sec 26 dans lequel des bateaux ou chalands peuvent flotter à marée haute. Ces bateaux peuvent comprendre, comme représenté sur la figure 3, un ou plusieurs bacs 30 qu'on peut relier à un conduit 18' descendant jusqu'au fond deta mer. Le conduit 18' est semblable au conduit 18 et il est équipé d'obturateurs analogues, de sorte que, lorsque les bacs 30 du bateau 28 sont vides, on ouvre les vannes du conduit 18'. Le bateau 28 stenfonce légèrement, et l'afflux d'eau entratne des produits venant du fond par le conduit 18', jusqu'à ce que les bacs 30 soient pleins.A ce moment, on ferme les vannes du conduit 18' et le bateau est amené dans le dock 26 de la plateforme, à marée haute. Lorsque la marée descend, le bateau 28 est supporté par le dock 26, de façon à ce que les bacs 30 soient entièrement au-dessus du niveau de lteau à marée basse. Pendant la période de reflux, 11 eau peut être rejetée des bacs 30, pour permettre la récupération des matières entraînées ou dissoutes lorsque les bacs 30 sont vides d'eau de mer. Le bateau 28 est alors à nouveau prêt, à l'approche de la marée haute, à être sorti du dock 26 et à refaire une opération de collecte de produits sur le fond de la mer, comme représenté sur la figure 4. Si on le désire, on peut utiliser des pompes usuelles pour vider les bacs 30, ou abaiss-er le niveau de l'eau danste dock 26. Dans ce cas, l'invention n'est pas limitée aux mers possédant des marées, mais elle peut être utilisée dans n'importe quelle étendue d'eau. Le conduit 18' peut être raccordé en permanence au bateau 28. En variante, il peut être amovible, comme représenté sur la figure 5. Dans ce cas, il est muni d'un flotteur 32 de sorte que, lorsque les bacs 30 du bateau 28 sont pleins, le conduit 18' peut être débranché et rester en position. Dans une forme de réalisation préférée, un anneau de verrouillage 34 peut être prévu sur ltextrémité supérieure du conduit 18'. L'anneau 34 est conçu pour son accouplement et sa séparation rapide avec un anneau correspondant, prévu sur le fond ou le c8té du bateau 28. Le conduit 18', ou une pluralité de conduits, doit avoir un diamètre suffisant pour alimenter rapidement le bateau jusqu'à ce que les bacs de stockage 30 soient pleins, avec une vitesse suffisante pour entrainer les produits désirés et les remonter du fond de la mer. Le conduit 18' peut être fixé au fond ou au côté du bateau 28, les produits s'écoulant dans les bacs 30 par ce tuyau jusqu'à ce que les bacs soient pleins. On détache alors le conduit 18' et il reste en position pendant que le bateau 28 revient à la plateforme 10. En variante, le conduit 18t peut être remorqué. Si on travaille à une grande profondeur, il est préférable que le conduit 18' soit détaché et reste en place. Pour remonter des matières solides du fond de la mer, le conduit 18' doit de préférence comprendre une partie inférieure lourde 36, munie à la base d'un clapet antiretour, de façon à ce qu'on puisse le déplacer comme une drague pour aspirer les produits dans la zone environnante. Si le conduit 18t doit être laissé sur place, il doit posséder des moyens de flottation comprenant le flotteur 32 et de préférence une partie flottante 38 à son extrémité supérieure. La partie centrale 40 peut être souple, et être constituée par exemple d'une toile caoutchoutée. Puisqu'il n'est pas nécessaire de créer une aspiration à l'extrémité supé riwsure, la pression étant fournie par la différence de hauteur d' eau, le conduit 18t nta pas besoin d'être rigide.Des moyens d' obturation appropriés peuvent être prévus sur le bateau 28 pour l'empêcher de s'enfoncer complètement lorsquton détache le conduit 181. Bien entendu, dans ce qui précède, le bateau ne stenfonce que jusqu'à sa capacité de stockage. Lorsque le bateau 28 s'est séparé du conduit 18', il se rend par ses propres moyens ou par remorquage à la plateforme 10, à marée haute, ou à une installation cô- tière analogue. Il peut également être échoué à marée haute, la côte agissant comme le dock, l'eau s'échappant avec la marée descendante. Si on désire utiliser la présente invention pour récupérer des solides tels que sédiments, minerais et métaux au fond de la mer, ou d'un estuaire, etc., le bac de récupération 14 peut être muni d'une série de cloisons 42 de hauteur différente. Les substances les plus lourdes. sont arrêtées ou décantées, tandis que les substances plus légères sont entrarnées dans une zone plus haute. Dans ce cas, il est souhaitable de disposer d'un courant rapide et l'obturateur du conduit 18 doit rester fermé jusqu1 ce que la marée soit presque au maximum. On ouvre alors l'obturateur, la charge d'eau étant suffisante pour remonter les substances dans le bac 14. Un tamis ou un filtre approprié peut être prévu à l'orifice de sortie, pour retenir les substances désirées à l'in térieur du bac.Des moyens de manutention, par exemple une grue à benne 44, peuvent être prévus pour décharger les matières décantées, hors du bac 14 et du bateau 28, en vue de leur traitement ultérieur. La partie inférieure du conduit 18 doit être assez lourde pour traîneur sur le fond où elle peut être déplacée, comme déjà indique, au moyen de câbles reliés à des bateaux, des treuils, etc. Le conduit 18' peut être déplacé de la même façon. En variante, le mouvement du bateau permet amener la base du conduit lesté, jusqu'au produit cherché. En plus des minéraux et autres matières reposant sur le fond ou près du fond de la mer, lteau peut contenir elle-même, à différentes profondeurs, des ressources exploitables substantielles. Par exemple, il existe à certains niveaux des couches d'eau froide qu'on peut exploiter grâce à la présentetnvention, pour la fourniture d'énergie non polluante, comme système de refroidissement pour la précipitation de l'humidité atmosphérique, comme source d'eau propre et comme moyen de correction de la pollution et du climat. En outre, il existe dans les profondeurs marines des couches d'eau riches en produits hautement nutritifs. Par exemple, au large des côtes du Pérou, un jatllissement naturel d'eau profonde, riche en produits nutritifs, monte à la surface et fait de cette zone une des meilleures régions de pêche du monde. Sur le plateau continental, au large des côtes des Etats de Connecticut, New York, New Jersey, Maryland et Virginie, il existe des vallées de 2 oeo mètres de profondeur environ. Si on peut remonter les eaux profondes de ces vallées sous-marines et les mélanger avec eau de surface, la pêche industrielle et sportive dans cette zone sera stimulée.Il existe également des vallées sous-marines dans le plateau continental, le long de la côte Ouest, dont certaines très proches de la cote, toutes très profondes et susceptibles de rendre toute la zone côtière riche en eau de surface nutritive. Dans la région de Santa Monica en Californie, par exemple, il existe près de 17 000 km2 de bassins profonds, dans le plateau continental. L'utilisation de la présente invention peut permettre de réaliser une remontée artificielle d t eau nutritive profonde et froide par des conduits 18 ou 18', la plateforme 10 agissant comme une pompe pour refouler cette eau riche dans la zone environnante, à chaque marée descendante. Si on le désire, l'eau riche en produits nutritifs, au lieu autre mélangée à l'eau de surface environnante, peut être dirigée économiquement, par le conduit 24, vers des bacs de culture de produits alimentaires ou des installations de production d'énergie, etc. Par exemple, on peut obtenir facilement et rapidement des diatomées à partir d'une telle eau riche en produits nutritifs, et sten servir pour la production de coquillages, par exemple des huitres. Si on désire seulement utiliser lteau froide, et pas nécessairement une eau riche en produits nutritifs, il suffit de travailler à une profondeur relativement faible. Par exemple, une profondeur de l'ordre de 100 mètres seulement donne une différence de température suffisante pour la production d'énergie, le refroidissement, la modification du temps, la correction de la pollution ou la condensation de l'humidité. Dans la forme de réalisation représentée sur les figures 6 et 7, la force de jaîllissement, produite par le déplacement du bac et, par conséquent, la différence de niveau entre l'extérieur et l'intérieur du bac agissant sur lteau dans le conduit, peut être augmentée, selon un autre aspect de l'invention, par introduction de bulles d'air comprimé dans le conduit, notablement audessous de la surface de l'eau. On diminue ainsi la densité de l' eau dans le conduit et on augmente par conséquent son débit vers le bac, particulièrement lorsque ce dernier est empêché de se remplir jusqutà ce qu'il existe une différence de niveau substantielle entre l'extérieur et l'intérieur. Les moyens de soufflage 46 comprennent un conduit d'air comprimé 48, alimenté en air comprimé à partir d'une source non représentée, et une rampe annulaire de distribution 50, qui est raccordée au conduit 18 à une profondeur substantielle au-dessous de la surface, comme représenté. Le conduit 18 peut être muni en outre d'une pluralité de petits trous ou fentes minces 52, à 1' intérieur de l'anneau 50, de façon à ce que l'air comprimé, provenant du conduit 48, pénètre dans l'anneau 50 et, de là, dans lt intérieur du conduit 18 par les fentes 52. Cet air se dissout dans l'eau du conduit, comme déjà indiqué, et augmente la vitesse de l'eau qui s'élève dans le conduit 18. Un compresseur individuel peut être prévu pour chacun des conduits 18 et des anneaux de distribution 46 d'un champ d'exploitation particulier. En variante, comme représenté sur la figure 8, on peut prévoir un compresseur central et des conduits d' air aboutissant à une pluralité d'anneaux de distribution et de conduits d'eau. Un compresseur 54, à haute pression et grand débit, peut être monté, suivant la présent invention, sur une plateforme appropriée, par exemple du type utilisé pour le forage de puits de pétrole, ou sur un chaland, bateau, bouée ou autres structures flottant à la surface de l'eau, ou sur une installation cô- tière voisine, non représentée.Une pluralité de conduits souples 48 partent du compresseur 54 et rayonnent dans différentes directions, le compresseur étant de préférence situé au centre du champ d'exploitation. Chacun des conduits 48 peut aboutir à un seul anneau de distribution ou, comme représenté, comporter une pluralité de dérivations aboutissant à une pluralité de conduits 18 dtex- traction. Chaque conduit 18 peut descendre à la profondeur désirée. En variante, ils peuvent être réunis pour participer à la remontée de l'eau par un conduit unique 18' de grande dimension, représenté en traits mixtes sur la figure 8. Selon un autre aspect de la présente invention, lorsqu on désire seulement obtenir une remontée réglée d'eau profonde pour mélange avec lteau de surface, le bac de récupération peut être supprimé et l'extrémité supérieure du conduit 18 se termine alors légèrement au-dessous de la surface de l'eau. La remontée est dans ce cas entièrement produite par le soufflage d'air, le conduit étant supporté par exemple par des flotteurs 56 et des câbles 58, comme représenté sur la figure 9. L'eau profonde s'élève rapidement dans le conduit 18, forme un jet à l'orifice de sortie du conduit et s'étale sur la surface environnante, sous forme d'écoule- ment rayonnant.Lorsque la pression de l'eau diminue, par exemple d'une valeur de dix atmosphères qui peut exister au niveau où l' air est dissous dans 11 eau à une valeur d'une atmosphère à la surface, l'eau abandonne les bulles et sa densité augmente lorsqu elle s'écoule radialement vers 'extérieur, à une certaine distance le long de la surface. Sa densité devient alors supérieure à celle de l'eau de la surface, plus chaude. Elle redescend alors vers son niveau de température normale et se mélange avec les eaux de surface jusqu'à ce qu'un équilibre soit atteint. Les bulles d'un diamètre approximatif de 3 mm ont un écoulement laminaire vers le haut, c'est-à-dire quelles tendent à monter verticalement avec un minimum de turbulence. Lorsqu'elles atteignent la surface de liteau, les bulles d'air éclatent et 1' énergie du jet d'eau est convertie en un écoulement latéral de sur face qui est relativement mince, de l'ordre de 2 à 5 cm, et par conséquent, d'une vitesse relativement élevée, l'énergie du jet vertical augmentant avec la distance par rapport à la surface. On voit que la présente invention permet d'amener à la surface, économiquement, des eaux sous-marines entraînant des matières dissoutes ou en suspension, ce qui permet de réaliser une exploitation efficace des profondeurs marines ou des eaux profondes froides. L'eau froide remontée des profondeurs flotte sur l'eau de surface et abaisse la température car elle est maintenue à la surface, par la différence de densité de aux bulles, pendant un temps suffisant pour être remplacée par l'arrivée continue d'eau froide. Cela augmente la différence de température avec la terre adjacente et, par conséquent, engendre ou augmente les vents de mer et empêche les vents de terre lorsque le sol devient plus froid que la température de surface de l'eau. On évite ainsi des brouillards et on apporte de l'humidité aux terres arides. En plus de la récupération des substances et des couches de liquide situées en profondeur, la présente invention peut etre utilisée pour la récupération de produits, huiles par exemple, flottant à la surface. Par exemple, le procédé et l'appareil suivant l'invention permettent de capturer du pétrole s'échappant accidentellement de puits en mer, ou toute autre pollution. Huile ainsi recueillie peut être réutilisée ou, si ce n'est pas possible, elle peut être complètement éliminée pour éviter des dégâts aux plages, aux oiseaux et à la vie animale et marine en général. Dans la forme de réalisation représentée sur les figures 10 à 12, le conduit 18 peut être disposé dans une masse d'eau, avec une extrémité ouverte située à peu de distance au-dessous de la surface, dans un bac 14 ouvert à la fois à la partie supérieure et'à la partie inférieure, l'autre extrémité du conduit 18 ou embouchure étant divisée et aboutissant dans un ensemble capillaire de petits tubes flottants 22' (voir figure 14). Ces tubes comportent, sur leur c8té inférieur, un grand nombre de petits trous 60, situés juste au-dessous de la surface de l'eau de façon à aspirer l'huile flottante.La sortie du conduit se trouve dans le bac 14', qui peut être un grand récipient circulaire sans fond et sans couvercle, de préférence en matière plastique ou autres substances imperméables à l'huile. Le conduit 18 plonge dans l'eau profonde et il est équipé d'un dispositif 46 d'insufflation d'air d'une puissance suffisante pour que les bulles engendrent-un déplacement puissant. L'air venant du compresseur, lorsqu'il se détend dans le conduit, diminue la densité du liquide et s'élève vers le haut, entraînant l'eau avec lui. Cette action est comparable à celle d'une pompe, l'eau et l'huile qui l'accompagne étant aspirées à travers les nombreux tubes 221 et le conduit 18 jusqu' au bac 14'. Les orifices 60 agissent comme un aspirateur et permettent à l'huile de passer dans le tube 22' et le conduit 18, d'où elle est poussée dans le bac 14' par l'énergie des bulles d'air. Les bulles forment avec l'huile capturée une émulsion qui est rendue encore plus légère et flotte à la partie supérieure du bac. L'eau plus lourde qui circule avec l'huile descend dans le bac et s'échappe par son fond ouvert. L'émulsion est une masse d'huile, plus légère que l'eau, et de bulles d'air. Les bulles d'air sont conservées par l'huile pendant un certain temps, ce qui rend l'émulsion encore plus légère et flottante. Simultanément, l'émulsion air-huile permet d' obtenir la séparation avec l'eau. Ce courant rapide tra-nsporte l'huile flottante jusqutau bac à travers les obturateurs. Aucune partie de huile ne peut s' échapper. L'eau plus. lourde s'enfonce et s'échappe par le fond du bac. L'air, qui arrive par le fond du bac, forme une émulsion avec l'huile, et donne à celle-ci une plus grande flottabilité, de sorte qu'elle reste emprisonnée dans le dispositif de collecte, où elle est récupérée ou éliminée. Si l'huile doit être réutilisée, on la pompe à la surface du bac, et on la dirige vers un traitement approprié. Si elle doit être détruite, les bulles d'air, avec si nécessaire une nouvelle addition d'air ou d'oxygène, fournissent le comburant pour une combustion complète. Les cendres éventuelles tombent au fond de la mer. Si l'huile doit être brtlée, le bac doit résister à la chaleur et au feu. Comme dans un foyer, s'il y a suffisamment d'air, il ne se produit pas de fumée et on n'obtient qu'une quantité négligeable de cendres. Si on le désire, l'huile, au lieu d'être brûlée dans un bac ouvert, peut être brûlée à l'intérieur d'un manchon, comme représenté sur la figure 13, ce qui a pour effet d'augmenter le tirage. Dans une forme préférée de réalisation, le dispositif de collecte est un navire pétrolier 62, équipé avec des moyens moteurs et tout l'appareillage nécessaire, compresseur, conduit, bac de réception, etc. Lorsqu'on a récupéré une quantité suffisante d'huile, le navire peut la transporter à une raffinerie ou, comme représenté, la transférer à des chalands 64 qui l'amènent à la raffinerie. Les tubes capillaires 22' peuvent être constitués d'un conduit principal 66, relié au conduit 18 par exemple par l'intermédiaire d'un obturateur 21', et d'un conduit auxiliaire 68, contenant de l'air de façon à ce que le tube 22' puisse flotter. En outre, on peut prévoir un flotteur 70 pour supporter l'extré- mité supérieure du conduit 18 près de la surface de l'eau, ainsi qu'une pluralité de bouées ou flotteurs 72 et de lests 74 pour maintenir le bac 141. Pour permettre d'inverser la circulation dans le conduit 18 et les tubes 22', par exemple pour chasser les matières étrangères, une vanne d'entrée 76 et des dispositifs de soufflage 78 peuvent être associés à chacun des tubes 22'. On peut ainsi obtenir un courant inverse d'eau dans ces tubes, la vanne 21' empêchant huile de revenir du bac 14'. Des lests 80 peuvent être prévus pour maintenir le conduit 18 et les tubes 22' dans la position désirée. Il est entendu que des modifications de détail peuvent être apportées dans la forme et la construction du dispositif suivant l'invention, sans sortir du cadre de la présente invention ; celle-ci n'est pas limitée aux formes de réalisation représentées et décrites ci-dessus à titre d'exemple. RSVENDICATIONS 1. Procédé d'exploitation de masses d'eau, caractérisé en ce qu'il consiste à : disposer dans la masse d'eau un conduit dont 1' extrémité supérieure ouverte est située à faible distance au dessous de la surface et dont l'extrémité inférieure est située à une distance notable sous la surface ; ouvrir ladite extré mité inférieure dans une eau ayant les caractéristiques désirées; et créer des conditions d'élévation de l'eau dans le conduit. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la phase d'élévation de lteau dans le conduit comprend au moins les opérations suivantes : mise en place d'un bac ouvert à 1' atmosphère, près de la surface de l'eau ; réalisation de condi tions tendant à déplacer l'eau par ledit bac, pour créer une pression différentielle dans le conduit ; et autorisation d'é coulement de l'eau dans le bac seulement par l'intermédiaire du conduit, de façon à ce que le bac contienne des substances provenant du niveau inférieur du conduit. 3. Procédé suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'il comprend une opération de diminution de la densité de l'eau dans le conduit, cette opération consistant de préférence dans lsin- troduction de petites bulles de gaz comprimé, air de préférence, dans le conduit, à un niveau profond, en quantité supérieure à celle qui correspond à la saturation de l'eau à la pression de ce niveau. 4. Procédé suivant une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qutil comprend la vidange du bac, avec rétention des substan ces introduites dans le bac par l'eau entrante, cette vidange étant de préférence périodique. 5. Procédé suivant une des revendications 2 à 4, pour l'exploita- tion d'une masse d'eau soumise au mouvement des marées, carac térisé en ce que le bac est supporté pendant la marée descendan te et en ce qu'on évacue vers l'extérieur l'eau emprisonnée, par un orifice de vidange, et de préférence indépendamment du conduit, pendant le reflux, le fond du bac étant de préférence sensiblement au niveau de la marée basse et l'eau pénétrant dans le bac par le conduit lorsque la marée monte. 6. Procédé suivant une des revendications 2 à 5, caractérisé en ce que le bac flotte sur l'eau et peut s'enfoncer dans celle-ci lorsque l'eau y pénètre par l'intermédiaire du conduit. 7. Procédé suivant une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'il comprend le déplacement de l'extrémité inférieure du conduit, sur le fond, de manière à entraîner les dépôts vers le bac, par le courant d'eau, ou le réglage sélectif du niveau de cette extrémité à une profondeur correspondant à une couche d'eau riche en éléments nutritifs, de manière à enrichir par mélange l'eau de surface, ou/et le réglage sélectif du conduit à une profondeur correspondant à une couche d'eau froide, de manière à refroidir par mélange l'eau de surface. 8. Procédé suivant une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que l'eau remontée en surface est dirigée vers un endroit éloigné, pour l'utilisation d'au moins une de ses caractéris tiques de composition ou de température. 9. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il com prend le raccordement de l'extrémité inférieure du conduit à un réseau de tubes comportant de petits orifices juste au-dessous de la surface de l'eau, de manière à capter les substances flottantes, huile par exemple, de petites bulles de gaz comprimé étant de préférence introduites dans le conduit, au-dessus de son extrémité inférieure, en quantité suffisante pour saturer l'eau à cette profondeur, le gaz étant avantageusement de lto- xygène capable d'assurer la combustion complète de l'huile re cueillie, lorsqutelle sort à ltextrémité supérieure du conduit. 10. Appareil pour l'exploitation de masse d'eau, caractérisé en ce qu'il comprend, en combinaison, un conduit immergé, sensible ment vertical, de préférence souple, ayant une extrémité supé rieure ouverte un peu au-dessous de la surface et une extrémité inférieure ouverte à une certaine profondeur, et des moyens d'élévation de l'eau dans le conduit ; les dits moyens compre nant de préférence un bac ouvert à l'atmosphère, près de la surface de l'eau, et des moyens de déplacement de l'eau par ce bac, qui permettent à l'eau de s'écouler dans le bac seulement par l'intermédiaire du conduit. 11. Appareil suivant la revendication 10, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens de diminution de la densité d'au moins la partie supérieure de l'eau dans le conduit, les dits moyens étant avantageusement constitués par un dispositif d'introduc tion d'air dans le conduit à une certaine profondeur et de préférence à un niveau intermédiaire du conduit, des moyens pouvant également être prévus pour le réglage du débit d'eau dans le conduit. 12. Appareil suivant une des revendications 10 et 11, caractérisé en ce que le bac est muni de cloisons favorisant la séparation des substances entratnées. 13. Appareil suivant la revendication 12, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens de vidange sélective du bac, qui permet tent de mélanger l'eau du bac à 11 eau de surface, ou de la di riger vers un ou plusieurs points éloignés. 14. Appareil suivant une des revendications 10 à 13, caractérisé en ce que la partie inférieure du conduit est lestée et peut être traînée sur le fond. 15. Appareil suivant une des revendications 10 à 14, caractérisé en ce que le bac est une structure flottante, un bateau notam ment, l'extrémité supérieure du conduit comportant de préféren ce des moyens de flottaison/pouvant être détachée du dit ba teau, ainsi que des moyens de fermeture sélective de la dite extrémité raccordée au bateau. 16. Appareil suivant une des revendications 10 à 14, caractérisé en ce que le bac comprend une plateforme reposant sur le fond d'une mer soumise au mouvement des marées, le fond du bac é tant sensiblement au niveau de l'eau à marée basse, l'eau pénétrant dans le bac par le conduit lorsque la marée monte et étant évacuée du bac indépendamment du conduit. 17. Appareil suivant la revendication 11, caractérisé en ce que les moyens d'introduction d'air comprimé dans le conduit com prennent un compresseur monté sur un corps flottant, et un conduit d'air reliant ce compresseur au conduit d'eau. 13. Appareil suivant une des revendications 10 à 17, caractérisé en ce qu'il comprend des éléments flottant un peu au-dessous de la surface de l'eau et comportant une pluralité d'orifices séparés, ces éléments étant reliés au conduit, de manière à ce que le mouvement ascendant de l'eau dans le conduit entrat- ne les substances fiottantes, huile par exemple, dans les dits éléments et dans le conduit, ces substances et les bulles d' air brûlant de préférence à leur sortie du conduit.