FR 2485119 A3 19811224 FR 8014166 A 19800620 La présente invention est relative à des perfectionnements apportés aux chevilles expansibles destinées à être engagées å force dans un avant-trou pratiqué dans un matériau tendre tel que le bois aggloméré. On connaît des dispositifs du genre en question principalement destines à être engagés dans un avant-trou pratiqué dans une matière plastique. Ces dispositifs sont en particulier décrits dans les brevets l 062 244 et 1 222 787 au nom de la Société pour l'Etude, la Construction et l'Equipement des Industries Mécaniques. Les dispositifs decrits dans ces brevets sont en réalité des écrous fendus à expansion et qui comportent une jupe fendue dont la périphérie est pourvue de saillies destinées a ancrer dans le matériau. Certaines de ces saillies constituent une collerette en T destinée à éviter la rotation de l'écrou par rapport au matériau avec lequel il coopère.On scest aperçu que lesdits écrous expansibles ne conviennent pas lorsqu'il s'agit de les faire coopérer avec un matériau tendre tel que le bois aggloméré, les stratifiés, etc.. Beur ancrage est insuffisant de sorte qu'ils s'arrachent sous l'effort longitur dinal exercé par la vis qui vient s'engager dans leur filetage. Les perfectionnements qui font l'objet de la présente invention visent à remédier à cet inconvénient et à permettre la réalisation d'une cheville qui réponde mieux que jusqu'à présent aux divers desiderata de la pratique, et qui en particulier est susceptible de s'ancrer de manière efficace dans des matériaux tendres tels que le bois aggloméré. La cheville expansible suivant l'invention est caractérisée en ce qu'elle comporte des rainures transversales qui séparent ses saillies périphériques, en soi connues, et en ce que ces dernières présentent des dimensions relativement importantes de manière à ne pas arracher la surface de l'avant-trou. De plus la jupe de la cheville suivant l'invention est déformée avant mise en place, c'est-à-dire que son extrémité quji 5 rengage dans l'avant-trou est pincée de manière qu'au moins une rangee de saillies soit située sur un diamètre inférieur à celui de cet avant-trou. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer Fig. 1 est une vue en perspective à grande echelle d'une cheville expansible suivant l'invention représentée avant le pincement de sa jupe. Fig. 2 illustre une cheville établie conformément à l'invention telle qu'elle se présente au moment de son introduction dans un avant-trou ménagé dans un matériau tendre tel que le bois aggloméré. Fig. 3 est une coupe ménagée au niveau d'une cheville suivant l'invention après introduction d'une vis dans son filetage. Fig. 4 en est une coupe suivant IV-IV (fig. 3). On a représenté en fig. 1 une cheville expansible suivant l'invention comportant une jupe 1 sur la périphérie de laquelle on a pratiqué des saillies qu'on décrira mieux plus loin. On observe que cette jupe est fendue sur la majeure partie de sa hauteur par un trait de scie qui détermine deux fentes la, lb diamétralement opposées. La face interne de la jupe 1 est pourvue d'un filetage lc. Conformément à l'invention la périphérie de la jupe 1 est pourvue de trois rangées de saillies réalisées sous la forme de pointes de diamant, c'est-à-dire de pyramides quadrangulaires qui peuvent être à base carrée ou rectangulaire. La rangée de saillies située à l'opposé du débouché des fentes la, lb est tronquée de sorte qu'en fait cette rangée se présente comme une succession de crans 2 dont la face correspondant ltextrémité ld de la jupe est perpendiculaire à l'axe longitudinal de cette jupe tandis que les trois faces sont réalisées sous la forme de facettes inclinées constituant les trois faces triangulaires d'une pyramide à base carrée QU rectangulaire.On observe qu'en fait les saillies 2 sont réalisées sous la forme de tronc de prismes puisqu'elles comportent une arête extrême 2a et non point un sommet ponctuel. La périphérie de la jupe comporte encore deux rangées de saillies différentes référencées dans leur ensemble 3 et 4. La rangée de saillies 3 située le plus près de l'extrémité de la jupe qui vient s'engager dans l'avant-trou ménagé dans le matériau est une succession de pointes de diamant à base carrée ou rectangulaire dont trois des facettes sont inclinées à 300, alors que celle 3a tournée vers l'extré- imité libre de la cheville présente une inclinaison de 450. Cette pente a été choisie de manière à constituer au début de la cheville une portée le de hauteur suffisante pour assurer un bon centrage de cette dernière par rapport à l'avant-trou du matériau. La troisième rangée de pointes de diamant 4 est située entre les deux autres de telle manière que des rainures transversales 5 et 6 soient ménagées entre chaque rangée de saillies. Les saillies 4 sont réalisées de manière identique à celles 3 mis à part que leurs quatre facettes sont inclinées à 30". Du fait de la conception des saillies 2, 3 et 4 on constate qu'elles ont des dimensions importantes par rapport au périmétre de la jupe I pour des raisons qu'on expliquera mieux plus loin. La cheville expansible suivant l'invention est préférahlement réalisée en laiton qui est recuit après usinage de manière qu'on puisse sans l'endommager pincer son extrémité libre comme on l'a illustré en fig. 2 grâce à la présence des fentes. Les sommets des pointes de diamant 3 se trouvent alors sur un cercle de diamètre inférieur ou au plus égal à celui D d'un avant-trou 7 pratiqué dans un matériau tendre 8 tel que le bois aggloméré. On conçoit aisément qu'on puisse engager la cheville dans cet avant-trou sans détériorer la paroi de celui-ci.En effet seules les rangées de saillies 4 et 2 ont un diamètre supérieur à celui D précité de sorte que l'introduction de la cheville provoque une espèce de brochage du trou 6, toutefois du fait que les saillies 4 et 2 sont de dimensions importantes il subsiste entre elles des espaces non négligeables qui ne sont pas endommagés par leur pénétration. En outre les copeaux qui se produisent par le brochage précité peuvent aisément se loger dans les rainures transversales 5 et 6. La profondeur de l'avant-trou 7 est égale à la hauteur de la cheville suivant l'invention si bien que la face ld de la jupe de celle-ci affleure la face extérieure 8a du matériau. Lorsqu'on engage dans la cheville une vis 9 illustrée en traits discontinus en fig. 3, la coopération de son filetage avec celui le de ladite cheville provoque la remise en place de celle-ci dans sa position initiale, c'est-à-dire celle qu'elle occupait en fin d'usinage comme illustré en-fig. 1. A ce moment les saillies 3 de la première rangée pénètrent dans le matériau 8 en effectuant une sorte de poinçonnage de l'avant-trou de sorte que les saillies 3 s'encastrent complètement.Comme elles ne provoquent aucun sillon dans l'avant-trou 7, leurs facettes arrières 3b constituent une butée efficace vis-à-vis du matériau à l'encontre de tout déplacement de la cheville en direction de l'extérieur. Etant donné que le pincement des deux fentes la, lb a provoqué une diminution du diamètre du cercle eontenant le sommet des saillies 4, elles s'encastrent au moins partiellement dans l'avant-trou 7 de la même manière que les saillies avant 3. Enfin les saillies 2 constituent la collerette en soi connue des chevilles du genre en question contribuant à éviter leur rotation par rapport à l'avant-trou dans Iequel elles sont engagées. La encore la présence des rainures transversales 5 et 6 est bénéfique pour compenser la dilatation du matériau consécutive à ltenfonce- ment des saillies 3 et 4. On a réalisé de manière simple et économique une cheville expansible susceptible de recevoir une vis de fixation d'un objet quelconque 10 et qui s'ancre parfaitement dans tous les matériaux tendres et en particulier dans le bois aggloméré. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a té donnée qu'a titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine Je l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. En particulier les angles de fentes des facettes qui ont été choisis avantageusement égaux à 30 pour des raisons de facilité de pénétration pourraient différer quelque peu. REVENDICATIONS 1. Cheville expansible destinée à être engagée à force dans un avant-trou (7) pratiqué dans un matériau tendre (8) tel que le bois aggloméré, du genre comprenant une collerette crantée (2) pour éviter la rotation de la cheville et une jupe fendue (1) dont la périphérie est pourvue de saillies (3, 4) destinées à pénétrer dans le matériau et réalisées sous la forme de pointes de diamant, c'est-a-dire de pyramides à quatre faces, caractérisée en ce que ces saillies sont séparées par des rainures transversales (5, 6) tandis que la jupe (1) est déformée avant mise en place de manière qu'elle soit pincée au niveau de son extrémité qui est engagée la première dans l'avant-trou (7t et qu'elle reprenne sa position après introduction d'une vis (9) pour la fixation d'un objet quelconque (10). 2. Cheville suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les saillies de la jupe sont constituées par trois rangées (2, 3, 4) de pointes de diamant dont l'une (2) située au niveau de l'extrémité affleurant la face externe (8a) du matériau (8) est tronquée pour former les dents de la collerette de retenue angulaire (2). 3. Cheville suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'au moins sa première rangée (3) de saillies dans le sens de l'enfoncement présente un diamètre extérieur inférieur ou égal à celui (D) de l'avanttrou (7) lorsque sa jupe (1) est pincée. 4. Cheville suivant la revendication 3, caractérisée en ce que les pointes de diamant de la première rangée (3) dans le sens de l'enfoncement sont asymétriques. 5. Cheville suivant la revendication 4, caractérisée en ce que les faces (3a) des pointes de diamant de la première rangée (3) et qui sont orientées vers l'extrémité de la cheville qui s'enfonce dans la matériau (8) présentent une pente de 450 tandis que les autres faces des pointes de diamant de ladite rangée ont une pente de 30 . 6. Cheville suivant l'une quelconque des revendications précédentes caractérisée en ce que les pointes de diamant (4) de la rangée intermédiaire ont une pente de 30". 7. Cheville suivant la revendication 6, caractérisée en ce que son extrémité qui pénètre la première dans l'avant-trou (7) pratiqué dans le matériau comporte une portée (le) qui vient s'engager dans ledit avant-trou (7) et qui est déterminée en partie par la pente des faces correspondantes (3a) des saillies (3) de la première rangée.