La présente invention a pour objet un procédé de rénovation d'escaliers en bois et les escaliers obtenus par la mise en oeuvre dudit procédé. On sait qu'il existe de nombreux escaliers en bois, notamment dans les immeubles datant de la fin du siècle dernier. L'usage intensif de ces escaliers provoque très souvent une usure particulièrement sensible au centre et à l'avant de chaque marche, usure due à l'extraction répétée de particules de bois. I1 est souvent difficile, voir pratiquement impossible de remplacer la totalité de l'escalier alors qu'il est nécessaire, ne serait-ce que pour des questions esthétiques, de modifier l'aspect desdits escaliers. Les marches ou degrés sont constitués par des planches de bois reposant soit sur une sous-face en plâtre, soit sur des supports métalliques. La technique actuellement utilisée pour procéder à la rénovation des escaliers consiste à découper les parties usées et à assembler sur ce qui reste de la marche après découpage une lame de bois redonnant à celle-ci sa géométrie primitive. Cette solution est coûteuse et présente de nombreux inconvénients. En particulier, lors de la découpe des parties usées, les lames de scies à bois viennent souvent au contact de parties plus dures qui les détériorent. La présente invention a pour objet de rémédier à ces inconvénients. Selon la présente invention, le procédé de rénovation d'escaliers en bois est caractérisé en ce qu'il consiste à recouvrir la surface de chaque marche par un mastic autodurcissant permettant de niveler la surface, puis à recouvrir le mastic d'une plaque de tôle fixée sur la partie restant saine de chaque marche. De préférence, la tole de recouvrement est une tôle d'acier très fine dont l'épaisseur est par exemple de 1,5mm. Le but de cette tôle est d'assurer la résistance mécanique nécessaire à la bonne tenue de chaque marche dans le temps. Avantageusement, cette tôle est repliée à sa partie avant de manière à venir entourer le nez de la marche. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront au cours de la description qui va suivre d'un mode particulier de réalisation donné à titre d'exemple non limitatif, en regard des figures qui représentent - la fig. 1 une plaque de tôle - la fig. 2 un escalier en bois avant rénovation ; - les fig. 3, 4, 5 et 6 des coupes schématisant l'évolution du procédé de renovation selon l'invention. La figure 1 représente une plaque de tôle 1 destinée à recouvrir le nez et la surface supérieure de la marche après pose du mastic auto-durcissant. La forme et les dimensions de cette tôle sont déterminées pour chaque escalier après relevé de5gabaritsur place. En effet, compte tenu de la fabrication artisanale de ces escaliers, il est nécessaire de procéder élément par élément. La plaque 1 est percée à sa périphérie d'orifices 2 permettant l'embrèvement de têtes de vis, lesdites vis étant destinées à assujettir la plaque de tôle sur la périphérie de la marche. La figure 2 représente schématiquement une partie d'escalier à rénover et l'on voit que le passage de nombreuses personnes sur ces escaliers a provoqué au centre des marches 3 une sorte de demi-cuvette 4 qu'il convient de niveler. Les figures suivantes sont des coupes selon la ligne A-A de la figure 2 et elles représentent les différentes étapes du procédé. La figure 3 est une coupe de l'escalier avant rénovation sur laquelle on retrouve le platelage 3 usé en 4 et monté entre deux contre-marches 5. La première opération selon le procédé consiste à recharger les parties usées avec un mastic auto-durcissant du type connu sous la dénomination RAGRES SOL qui se polymérise au bout d'une heure environ. On notera que le dépôt de la couche de mastic 6 permet non seulement de compenser l'usure mais autorise dans certains cas le rattrapage d'un faux aplomb dû à la vétusté de l'escalier. I1 est ainsi possible de rattraper jusqu'à 20mm environ de faux aplomb. L'opération suivante consiste dans la pose et la fixation de la plaque de tôle 1 qui s'appuie sur le mastic 6 et sur lés parties saines du platelage 3 et vient de préférence entourer le nez 7 de la marche. La plaque 1 est fixée sur le platelage 3 par vissage par exemple, mais tout autre procédé de fixation peut également être utilisé. De préférence, la rénovation se fait à raison d'une marche sur deux de façon à ce que l'escalier puisse rester constamment en service. L'escalier dont la coupe apparaît sur la figure 5 pourrait être utilisé tel quel puisqu'il possède les caractéristiques mécaniques souhaitables. Par contre, dans un souci esthétique et afin d'éviter le dérapage des utilisateurs, le nez 7 de la marche est avantageusement revêtu d'une bande de caoutchouc 8 qui dégage à la surface supérieure de la marche l'espace suffisant pour la pose d'une moquette 9 ou d'un revêtement du type linoléum ou thermoplastique. Bien entendu, les parois latérales de la marche peuvent être équipées de cloisoirs. destinés masquer la présence du platelage de tôle. I1 va de soi que des modifications peuvent être apportées au mode de réalisation qui vient d'être décrit, notamment par substitution de moyens techniques équivalents, sans sortir pour celà du cadre de la présente invention. RD NDICATIONS 1.- Procédé de rénovation d'escaliers en bois, caractérisé en ce qu'il consiste a recouvrir la surface de chaque marche par un mastic auto-durcissant permettant de niveler la surface, puis à recouvrir le mastic d'une plaque de tôle fixée sur la partie saine de chaque marche. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le nez de chaque marche est recouvert d'une bande de caoutchouc, le platelage étant lui-même recouvert d'une moquette ou d'une couche thermo-plastique. 3.- Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que la plaque de tôle est fixée sur la marche au moyen de vis embrèvées. 4.- Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que, dans la partie avant de chaque plaque de tôle, est formé un pli permettant de recouvrir le nez de la marche. 5.- Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le mastic auto-durcissant est déposé de manière à compenser un faux aplomb. 6.- Escalier rénové par le procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes.