La présente invention concerne une machine à refouler avec chauffage des pièces par effet Joule, comportant un vérin à refouler, une paire d'électrodes de serrage, une électrode-enclume et un transformateur. La paire d'électrodes de serrage, appelée également électrode de guidage, sert au guidage d'une pièce qui est refoulée contre l'électrode-enclume par le vérin à refouler. Le brevet allemand n 960.946 décrit une machine de ce type comprenant une seule électrode de guidage et un seul transformateur, et dans laquelle l'électrode de guidageest réalisée sous la forme d'une douille entourant une pièce devant être refoulée Cette machine a l'non vénient qu'elle permet seulement le refoulement d'une pièce à la fois, et qu'elle peut pratiquement être conçue seulement pour le refoulement de pièces d'une gamme donnée drépaisseurs. Le but de l'invention est de réaliser une machine du type cité oi-dessus, mais dont le domaine d'application est plus grand que celui des machines à refouler connues avec chauffage des pièces par effet Joule. Conformément à l'invention, ce résultat est obtenu au moyen d'une machine du type cité au premier paragraphe, qui se caractérise par au moins deux paires d'électrodes de serrage disposées parallèlement et alignées à une faible distance l'une de l'autre. Selon un mode de réalisation avantageux, au moins l'une des paires d'électrodes de serrage et au moins l'une des électrodes-enclumes correspondantes sont isolées électro quement par rapport aux autres, ces dernières pouvant éventuellement être reliées électriquement les unes aux autres, et le transformateur est relié, d'une part, à l'électrode-enclume et, d'autre part, aux paires d'électrodes de serrage. Un tel agencement permet la réalisation d'une machine à refouler avec chauffage des pièces par effet Joule présentant de nombreuses applications. Selon un mode de réallsation particulier de l'objet de l'invention, la machine comporte au moins deux paires d'électrodes de serrage servant d'électrodes de guidage qui sont isolées l'une par rapport à l'autre et disposées horizontalement l'ure à cote de Autre, dont au moins l'élecm trode inférieure de chaque pai peut être déplacée vertIcalement par rapport à l'autre électrode de la paire la machine comprenant en outre un transforw mateur indépendant pour chaque paire dtélectrodes de serrage. Une machine suivant l'invention permet le refoulement simultané de deux ou davantage de pièces. Cellesçci peuvent être transportées par un déplacement parallèle entre deux électrodes de serrage et d'une paire d'électrodes de serrage à la paire d'électrodes prévue à côté, sans que cela nécessite le déplacement longitudinal des pièces. Dans ce cas, le passage du courant électrique à travers chacune des pièces entre la paire d'électrodes de serrage correspondante et 'électrode-enclume est indépendant du passage du courant à travers la ou les autres pièces. Selon une particularité avantageuse, chaque électrode de chaque paire d'électrodes de serrage est reliée par un câble au conducteur pour les électrodes de guidage du transformateur correspondant. Un tel branchement apporte une amélioration du passage du courant électrique entre les électrodes de serrage et les pièces. On obtient une extension supplémentaire du domaine d'application de la machine par la disposition d'un mors amovible sur les électrodes de serrage juxtaposées d'au moins deux paires d'électrodes de serrage, ce mors reliant électriquement lesdites électrodes juxtaposées. Dans un tel agencement, une pièce peut être refoulée pendant qu'elle est chauffée par deux transformateurs. La machine comporte avantageusement, suivant le nombre des électrodes de guidage, au moins deux vérins à refouler, et l'augmentation de la pression dans chacun de ces vérins déclenchant une opération de couplage ayant trait à la longueur de la pièce déformée par le vérin en question. Cela apporte l'avantage que des pièces ayant des longueurs initiales différentes peuvent être refoulées indépendamment l'une de l'autre. Selon une autre caractéristique de l'invention, les paires d'électrodes de serrage sont électriquement isolées les unes par rapport aux autres et sont superposées, tandis que le transformateur est relié par ses deux côtés aux paires d'électrodes de serrage. L'invention réalise par conséquent une machine à refouler avec chauffage par effet Joule pour plusieurs pièces, qui, malgré l'accessibilité favorable des pièces, assure un encrassement minimal du transformateur et de ses câbles d'alimentation par la calamine. D'une part, l'invention évite la formation d'importantes quantités de calamine résultant d'un circuit électrique pour les courants forts de qualité médiocre et, d'autre part, elle exclut ltencrassement par les faibles quantités de calamine qui sont nécessairement produites. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront plus clairement de la description qui va suivre, donnée uniquement àtitre d'exemple non limitatif, ainsi que des dessins annexés dans lesquels - les figures la et lb représentent ensemble une élévation latérale d'une machine à refouler avec chauffage par effet Joule suivant l'invention; - les figures 2a et 2b représentent ensemble une coupe suivant la ligne II-II de la figure 1; - la figure 3 représente une coupe suivant la ligne III III de la figure 1; - la figure 4 est une élévation latérale schématique d'une machine à refouler suivant l'invention, d'après une variante de réalisation; - la figure 5 est une vue en coupe suivant la ligne V-V de la figure 4. Les figures 1 à 3 représentent une machine comportant deux coulisseaux de serrage 1 et 2 montés l'un au-dessus de l'autre, voir plus particulièrement figure 3. Le coulisseau de serrage supérieur 1 peut monter et descendre entre deux guides 3, tandis que le coulisseau de serrage inférieur 2 peut monter et descendre entre deux guides 4. Sous le coulisseau de serrage inférieur 2 est monté un vérin de serrage 5 dont la tige de piston attaque le coulisseau inférieur. Le coulisseau supérieur 1 est attaqué de façon analogue par la tige de piston d'un vérin de serrage 6 monté au-dessus de ce coulisseau supérieur. Les deux coulisseaux 1, 2 portent chacun, sur les côtés en regard, deux électrodes de serrage 7, 8 disposées verticalement l'une à côté de l'autre et isolées par une couche de matériau isolant 56 intercalée. Sur chacune des deux électrodes de serrage supérieures 7 est fixé un mors 9, et chacune des deux électrodes de serrage inférieures porte également un mors 10. Chacune de ces deux paires de mors 9, 10 reçoit une pièce 11, 12 r e la forme d'une ébauche se présentant encore sous la forme d'une barre. Tant qu'elle reste à l'état d'ébauche, chaque pièce 11, 12 dépasse d'une faible longueur d'un des côtés des mors 9, 10, et d'une longueur importante de l'autre côté. Une matrice 13, 14 est disposée coaxialement à chaque paire de mors 9, 10 du côté où dépassent les petits bouts des pièces 11, 12. Les deux matrices 13, 14 se trouvent à une faible distance l'une de l'autre et sont toutes deux encastrées partiellement dans une électrode-enclume 15 qui présente à cet effet des cavités, remplace plusieurs électrodes-enclumes séparées, et est montée sur une plaque de contact verticale 16. Des pièces de contact 17 sont disposées sur le dessus et le dessous de l'électrodeenclume 15. Sur le côté opposé à cette dernière de la plaque de contact 16 mentionnée sont disposées, parallèlement à cette plaque 16, deux autres plaques de contact 18 placées l'une à côté de l'autre. terrière ces plaques 18 se trouve un sommier 19 d'un coulisseau-enclume 20 qui porte les pièces mentionnées et qui peut être déplacé horizontalement. Le coulisseau 20 est pourvu d'une pièce d'appui 21 située à distance du sommier 19. A une certaine distance derrière le coulisseau-enclume 20 est monté un vérin de contre-pression 22 dont la partie antérieure porte en haut un appendice 23. Ce dernier et la pièce d'appui 21 sont traversés par une broche 24 portant des écrous cannelés 25 de part et d'autre de l'appendice et de la pièce d'appui, en vue de son immobilisation et de son démontage selon les désirs. Le piston de contre-pression, dépassant de l'avant du vérin de contre-pression 22, porte un bloc 26 dont la partie antérieure porte deux mandrins de refoulement 27, 28 qui traversent la pièce d'appui 21, le sommier 19, les plaques de contact 16 et les plaques de contact 18, et qui font saillie à r' intérieur des deux matrices 13, 14. Devant le bout saillant de grande longueur des pièces 11, 12 se trouve un carter 29 dans lequel sont montés deux vérins à refouler non représentés. De chaque vérin à refouler dépasse, vers l'arrière, la tige d'un piston à refouler 30, portant sur la partie saillante une éclisse 31 orientée vers le haut. Le carter 29 porte, pour chaque piston à refouler 30, un appendice 32 traversé par une broche 33 qui est fixée sur l'éclisse 31 et qui porte entre l'appendice et ltéclisse un écrou cannelé 34. L'extrémité saillante de chaque piston à refouler 30 est creuse et reçoit en rotation une broche filetée 35 qui fait saillie vers l'arrière et qui porte sur cette partie saillante un écrou cannelé 36 prenant appui sur le piston à refouler 30. Un transformateur fixe 37 est monté au-dessus du coulisseauenclume 20, et un transformateur fixe 38 est monté au-dessous de ce coulisseau; de chacun de ces transformateurs partent deux câbles 39, 40 dont l'un est branché sur l'une des plaques de contact 18 et dont l'autre est branché sur la plaque de contact 16. Les câbles 39, 40 du transformateur 37 monté en haut sont branchés sur les plaques de contact 16, 18 situées en haut, tandis que les câbles du transformateur 38 monté en bas sont branchés sur la partie inférieure de ces plaques de contact. Les plaques de contact 18, situées à l'arrière, sont reliées aux pièces de contact 17 par des vis non représentées qui traversent la plaque de contact antérieure 16. L'ensemble comprend deux vis et deux pièces de contact 17 en haut, et deux vis et deux autres pièces de contact 17 en bas.Chacune des pièces de contact 17 est reliée par un câble 41 à l'une des quatre électrodes de serrage 7, 8, deux de ces câbles 41 passant au-dessus des matrices 13, 14 et les deux autres câbles passant au-dessous de celles-ci. Les câbles 39, 40, 41 sont flexibles. Les deux plaques de contact 18, les quatre vis de contact non représentées et les pièces de contact 17 sont reliées électriquement les unes aux autres, mais elles sont montées isolées. Le transformateur 37 prévu en haut alimente donc un circuit dans lequel le courant circule à travers le câble 40 jusque sur l'une des deux plaques de contact 18 où le courant se subdivise en deux courants partiels : l'un de ces derniers traverse les vis de contact, la pièce de contact 17, l'électrode de serrage 7 et le mors 9 prévus en haut, tandis que l'autre courant partiel traverse les vis de contact, la pièce de contact, l'électrode de serrage 8 et le mors 10 prévus en bas, jusqu'à la pièce 11, 12.Le courant circule ensuite, à partir de la pièce, à travers la matrice 14, l'électrode-enclume 15, la plaque de contact 16 et le câble 39, jusqu'au transformateur. Le transformateur 38 monté en bas alimente un circuit analogue comprenant la pièce 12. Le bâti de la machine comprend deux montants antérieurs 42, deux montants médians 43 et deux montants postérieurs non représentés. Ces montants portent deux longerons horizontaux 45 disposés parallèlement et à distance l'un de l'autre. Ces deux longerons 45 présentent sur leurs faces intérieures tournées l'une vers ltautre des rainures de guidage dans lesquelles est maintenue, à l'avant, une plaque 46 portant le carter 29. La partie arrière de ces rainures retient une plaque 47 portant le vérin de contre-pression 22. Une autre plaque forme le coulisseau enclume 20 et est retenue dans les rainures de guidage au moyen de plaques de recouvrement 49 qui empêchent son enlèvement dans le sens vertical. Le transformateur inférieur 38 repose sur un socle 50 placé au sol Le transformateur supérieur 37 est suspendu à un cadre 51 prenant appui sur deux traverses 52 reliant chacune un montant médian 43 et un montant postérieur du bâti.Entre les montants antérieurs 42 et les montants médians 43 est monté un demi-portique 53 dont la poutre transversale inférieure est reliée au vérin de serrage inférieur 5 Chacun des montants médians 43 porte en haut un bras en porteà-faux 44 sur lequel est fixé un detai-portique 55 dont ia poutre transversale supérieure est reliée au vérin de serrage supérieur. Les deux demi-portiques 53, 55 portent les guides 3, 4,dans les rainures desquels glissent les coulisseaux de serrage 1, 2; ces derniers sont retenus dans les rainures au moyen de plaques de recouvrement 54. Les bras an porte-à-faux constituent l'une des solutions permettant un accès latéral libre aux électrodes de serrage. La machine à refouler avec chauffage par effet Joule suivant l'invention est en mesure d'échauffer et de déformer avec une rentabilité optimale des pièces en forme de barre d'une importante gamme de sections différentes. fleur barres sont échauffées et façonnées simultanément dans la partie inférieure de cette gamme, tandis qu'une barre unique est échauffée et façonnée dans sa partie supérieure. La machine permet en outre le façonnage de têtes bien plus compliquées que les machines connues jusqu'alors, de même que la déformation de matières en barre ayant une qualité superficielle moindre. Le façonnage de têtes compliquées peut être effectué en deux étapes comprenant, par exemple, le préchauffage partiel de la barre brute pendant la première étape.Grâce au branchement et à la disposition des câbles du circuit à courants forts, la vitesse de chauffage lors du refoulement parallèle de deux barres peut être commandée individuellement, et la pièce peut être transportée horizontalement à travers la machine sans qu'il soit nécessaire de la soulever ou de la déplacer longitudinalement, La machine empêche également le dépassement d'une vitesse d'échauffement et de déformation déterminée Si l'on désire obtenir des têtes façonnées de haute qualité et si l'on ne désire pas diminuer la qualité de la matière. Les limites sont rendues visibles, par exemple, par une trop forte densité du courant aux surfaces de contact des mors et parfois également sur la plaque-enclume. Grâce à la réalisation du circuit à courants forts suivant L'invention, il est possible d'échauffer et de façonner simultanément deux ébauches puisqu'il est certain que chacune d'elles est traversée par un courant électrique de même intensité. On sait que le courant électrique prend le chemin de la plus faible résistance, autrement dit, la pièce ayant la plus faible résistance électrique absorberait normalement la plus grande partie du courant total, ce qui aurait pour résultat qu'elle s'échauffe plus rapidement que l'autre pièce. A côté de la résistivité d-e la pièce, il existe cependant encore toute une série de facteurs pouvant agir dans ce sens, par exemple l'action du champ électrique, influencé lui même de façon déterminante par la disposition des câbles d'alimentation des électrodes. Le procédé pour la production de sections transversales changeant d'un tronçon de l'ébaucha à l'autre décrit dans le brevet allemand nO 1.268.941 peut être perfectionné suivant l'invention; le tronçon avec la petite section est alors formé dans la première matrice, tandis quelle tronçon avec la plus grande section transversale est formé dans la seconde matrice. Le procédé suivant le brevet cité ci-dessus prévoit l'utilisation de deux douilles formant matrice emboîtées l'une dans l'autre. La plus petite matrice est déplacée pendant le refoulement du tronçon ayant la plus faible section, et glisse de ce fait dans la matrice extérieure. Une telle conformation des outils a l'inconvénient que la matrice, notamment la douille intérieure, ne peut pas être refroidie assez intensément et qu'elle subit de ce fait une usure relativement importante. L'invention permet une simplification notable du procédé à deux étapes décrit dans le brevet cité ci-dessus du fait qu'il est possible de travailler avec une plaque-enclume cylindrique simple, à la place d'une douille-enclume relativement mince, pour la formation de têtes de faibles dimensions.Une condition pour un tel mode de travail est que les deux matrices soient directement disposées l'une à côté de l'autre, pour que le transfert puisse être effectué si rapidement qu'il ne se produit pas de perte de chaleur du tronçon déjà façonné. Ce mode de travail n'est pas possible avec des dispositifs à refouler montés les uns après les autres puisque la distance entre deux matrices successives est dans tous les cas plus grande. Une seconde condition est que le courant électrique pour les deux zones de chauffage des pièces doit pouvoir être réglé indépendamment, sans que cela nécessite le montage isolé des matrices ou des outils formant l'enclume. Si cette seconde condition est satisfaite, les deux matrices ou outils formant enclume peuvent directement être placés l'un à côté de l'autre, et les opérations dans les deux matrices peuvent néanmoins se dérouler de manière totalement indépendante. Grâce à la disposition suivant l'invention des câbles d'alimentation pour les courants forts, il est devenu possible de raccorder les électrodes de serrage coaxialament par rapport aux ébauches au transformateur, en partie par des tresses flexibles. Cette solution a l'avantage que le transport de la barre peut s'effectuer horizontalement dans le même sens. De plus, le passage de la barre à travers la machine peut s'effectuer de gauche à droite ou inversement, selon les désirs. La conformation de la machine suivant l'invention assure en outre un accès de tous côtés aux outils et aux autres éléments essentiels. I1 peut arriver, lors du façonnage simultané de deux barres, que celles-ci aient deslongueurs différentes. C'est pourquoi la machine est équipée d'un dispositif particulier qui compense ces différences de longueur avant le début de l'opération de refoulement et qui assure de ce fait que les extrémités des deux barres sont toujours appliquées sous pression contre l'électrode-enclume au début du refoulement, et que le même volume de matière est façonné sur les deux barres. Au cas où deux opérations de refoulement différentes doivent se dérouler simultanément, par exemple lors du refoulement de pièces dont la section transversale change alternativement d'un tronçon à l'autre, on prévoit deux vérins à refouler travaillant indépendamment l'un de l'autre. La machine à refouler avec chauffage par effet Joule suivant l'invention peut être utilisée de différentes façons : refoulement simultané en matrice de deux barras, refoulement simultané libre de deux barras, et, en même temps, refoulement en matrice d'une barre et refoulement libre d'une autre barre. La transformation nécessaire pour un passage d'un refoulement en matrice de deux pièces à un refoulement libre de deux pièces s'effectue comme indiqué ci-après. Une plaque-enclume est fixée devant chacune des matrices. Le vérin de contre-pression est relié rigidement au coulisseau-enclume et le verrouillage de ce dernier est supprimé. La course de refoulement et la course de enclume sont ensuite corrigées, puis la pression de refoulement et l'intensité du courant électrique sont ajustées; la machine est alors prête.La transformation nécessaire pour le passage d'un refoulement de deux pièces à un refoulement libre d'une pièce unique comprend le remplacement des deux plaques-enclumes devant les matrices par une plaque unique disposée au centre, l'enlèvement des deux paires de mors et leur remplacement par une paire de mors plus grands; cette dernière est disposée au milieu des deux électrodes de serrage et elle relie celles-ci électriquement. Un processus d'échauffement et de déformation est décrit dans ce qui suit à titre d'exemple non limitatif. Deux ébauches en forme de barres sont disposées dans les mors inférieurs de la machina, prête à fonctionner. La machine est mise en route par un interrupteur à pédale ou à commande manuelle; le coulisseau de serrage supérieur avec ses électrodes de serrage descend puis le coulisseau de serrage inférieur avec ses électrodes de serrage monte, ce qui provoque le serrage des barres dans les mors. Le chariot-enclume occupe la position à droite et il est verrouillé pour la refoulement en matrice. Le vérin de contre-pression occupe toujours la position à droite'lors de la mise en service de la machine.Après le serrage radial des barres, les vérins à refouler s'approchent des électrodes de serrage, en immobilisant ainsi les barres également dans le sens longitudinal entre l'enclume et les vérins à refouler Si lton a prévu deux vérins à refouler travaillant indépendamment l'un de l'autre, les changements de longueur des deux ébauches sont simplement compensés par des mouvements correspondants des vérins. Lors du serrage longitudinal, la pression dans les vérins à refouler monte, ce qui provoque automatiquement la commande d'un interrupteur manométrique qui provoque la fermeture du circuit électrique de chauffage, déclenchant ainsi le processus de refoulement.Pendant le chauffage et la déformation, le vérin de contre-pression avec les mandrins de refoulement reculent et les vérins à refouler exercent une force axiale constante sur les barres et provoquent ainsi la déformation. Chacun des deux vérins effectue une course prédéterminée. Dès que l'un des deux vérins a atteint la position de fin de refoulement, le courant électrique pour le chauffage de la barre en question est coupé. Dès que les deux vérins ont atteint la position de fin de course, les mors s'ouvrent et les vérins à refouler retournent à leurs positions de départ. Le vérin de contre-pression retourne ensuite également à sa position de départ et, pendant son retour, éjecte les pièces par les mandrins. Les pièces peuvent ensuite être enlevées de la machina. Les figures 4 et 5 représentent une machine comprenant deux électrodes de guidage 60, 61 qui se composent chacune dtune paire d'électrodes de serrage qui sont isolées l'une de l'autre par une couche de matière isolante 62. Une électrode-enclume 63, formée d'une pièce, sert de contre-butée lors du refoulement de deux barres 64, 65. Les deux élec- trodesde serrage situées à l'intérieur et recevant entre elles la couche de matière isolante sont fixées, tandis que les deux électrodes extérieures peuvent être montées et descendues comme indiqué par les flèches 72. L'un des pôles d'un transformateur 66 est relié par des câbles flexibles 67, 68 à la paire d'électrodes de serrage 61 et l'autre pôle est relié par des câbles flexibles 69, 70 à la paire d'électrodes de serrage 60. Une ligne 71 en traits interrompus représente la circulation du courant électrique. Les deux barres 64, 65 et les paires d'électrodes de serrage 60, 61 sont superposées. L'extrémité postérieure de chacune des deux barres 64, 65 est appli- quée dans le sens de ia flèche 75 contre l'éle--rode-enclllme 63 par un piston à refouler 73 74 d'un dispositif à vérins à refouler. REVEND ICAT IONS 1. Machine à refouler avec chauffage des pièces par effet Joule, comportant un dispositif à vérins à refouler, une paire d'électrodes de serrage, une électrode-enclume et un transformateur, caractériséeen ce qu'elle comporte au moins deux paires d'électrodes de serrage disposées sur une ligne, parallèlement et à une faible distance l'une de l'autre. 2. Machine selon la revendication 1, caractériséeen ce qu'elle comporte pour chaque paire d'électrodes de serrage un transformateur dont l'un des côtés est relié à ltélectrode enclume, et en ce que les mors juxtaposes des deux paires d'électrodes de serrage peuvent être remplacés par un seul mors reliant électriquement les deux paires d'électrodes de serrage, l'autre cote de chacun des transformateurs étant relié chaque fois par des conducteurs électriques à l'une des deux paires d'électrodes de serrage isolées }'une par rapport à l'autre. 3. Machine selon la revendication 1 ou 2, caractérisée an ce qu'elle comporta, derrière une plaque de contact montée verticalement, deux autres plaques de contact reliées austransformateurs qui portent des vis de contact traversant la plaque de contact mentionnée en premier et qui sont vissées dans des pièces de contact montées devant la plaque de contact mentionnée en premier, ces pièces étant reliées aux électrodes de serrage par des conducteurs électriques 4 Machine selon la revendication 3, caractérisée en ce que la plaque de contact porte une électrode-enclume pourvue de cavités, dans laquelle peuvent être introduites au moins deux matrices. 5. Machine selon 1'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que l'un des deux transformateurs est monté au-dessus des paires dlélectrodes de serrage et en ce que l'autre transformateur est monté au-dessous elles. 6 Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée an ce qu'elle comporte un vérin de contre pression unique dont le piston porte au moins deux mandrins à refouler. 7. Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que l'électrode-enclume est montée sur un coulisseau qui peut être immobilisé à des distances variables du vérin de contre-pression, en ce que le piston du vérin de contre-pression peut être relié au coulisseau-enclume, et en ce qu'au moins une plaque-encLume peut être disposée sur ce coulisseau. 8. Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comporta, suivant le nombre des paires d'électrodes de serrage, au moins deux vérins à refouler, et en ce que la montée de la pression dans chacun des vérins à refouler déclenche une opération de couplage ayant trait à la longueur de la pièce sur laquelle agit le vérin en question. 9. Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que chacun des vérins à refouler est équipé d'un interrupteur manométrique commandé par la pression hydraulique et monté dans le circuit électrique d'un des transformateurs. 10. Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que chaque vérin à refouler est pourvu d'un dispositif de réglage de la course comprenant une broche filetée pouvant être vissée dans le piston S refouler et pouvant être immobilisée par un écrou cannelé. 11. Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que chacun des vérins à refouler est pourvu d'un dispositif de réglage de la course comprenant une éclisse fixée sur le piston à refouler et portant une broche sur laquelle est disposé un écrou cannelé, cette broche étant guidée dans un appendice solidaire du vérin à refouler. 12. Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que deux électrodes de serrage, faisant partie des paires d'électrodes de serrage, sont disposées horizontalement l'une à côté de l'autre et sont fixées sur un coulisseau de serrage commun qui est mobile verticalement. 13. Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comporte un vérin de serrage pouvant déplacer les électrodes de serrage supérieures des paires d'électrodes Àe serrage, et en ce que ce vérin est monté sur un bras en porte-à-faux d'un montant. 14. Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle peut être transformée pour passer d'un refoulement en matrice à un refoulement libre et inversement. 15. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que les paires d'électrodes de serrage sont isolées électriquement l'une par rapport à l'autre, en ce qu'elles sont superposées, et en ce que les deux côtés du transformateur sont raccordés aux paires d'électrodes de serrage.