L'invention concerne une serrure de sûreté à protection renforcée, en particulier en vue d'une utilisation dans des lieux publics. On sait en effet que les serrures de ce type sont souvent fractures par divers moyens en vue de voler les sommes contenues dans les appareils qu'elles protègent. C'est le cas par exemple des appareils téléphoniques publics. Ces tentatives de forçage sont effectuées par divers moyens mécaniques, plus spécialement par perçage, par torsion depuis l'extérieur, ou par enfoncement par choc sur la face avant. La présente invention vise à fournir une nouvelle serrure de sûreté qui soit pratiquement inviolable par les méthodes précédentes et qui, en outre, fonctionne encore correctement après une tentative de perçage. A cet effet, l'invention a pour objet une serrure de sûreté du type comprenant un barillet pivotant dans un corps et muni de pistons coulissant radialement coopérant avec des pistons du corps pour au moins une position angulaire du barillet, serrure caractérisée par le fait que la partie saillante dudit corps est munie d'une coiffe en acier trempée ayant un bord périphérique tronconique de révolution se rétrécissant vers l'extérieur et s'appuyant sur le support de serrure, ladite coiffe étant vissée sur la partie saillante du corps. L'invention sera bien comprise à la lecture de la description suivante faite en se référant au dessin annexé dans lequel - la figure 1 est une vue en coupe diamétrale d'une serrure selon un exemple de réalisation de l'invention, et - la figure 2 est une vue de bout de la serrure de la figure i, la demi-vue de droite correspondant à la coiffe supposée enlevée. La serrure comprend un corps 1 dans lequel pivote un barillet 2 au moyen d'une clé 3. Dans une position angulaire (figures 1 et 2), des pistons (non représentés) du barillet et du corps sont alignés pour permettre la rotation du barillet 2. On n'a représenté que les loge ments 3, 4 de ces pistons. Le barillet 2 entraîne une came 5 dont il est solidaire au moyen d'un écrou 6. L'ensemble est fixé à une paroi 7. Conformément à l'invention, la tête du corps 1 qui fait saillie au-delà de la paroi 7 est recouverte par une coiffe 8 en acier trempé qui s'appuie par sa face interne contre la paroi 7 dans un épaulement de celui-ci. On obtient ainsi une très grande résistance à l'enfoncement. Un écrou 9 est vissé sur un filetage extérieur du corps 1 et vient se bloquer contre la face interne de la paroi 7. La coiffe 8 possède une surface extérieure 10 tronconique se rétrécissant vers l'extéri- eur qui ne permet pas la prise à des outils d'arrachage ou de torsion. La coiffe 8 est vissée sur le filetage extérieur du corps 1. Dans la forme de réalisation représentée, une plaquette 11 en carbure de tungstène est logée entre la coiffe 8 et le corps 1 afin de renforcer la résistance au perçage de la coiffe 8 et interdire l'accès aux pistons du corps 1. En outré, la tête du barillet 2 comporte un insert 12 en carbure de tungstène dans le prolongement du canal de clé et deux inserts 13 carbure de tung sterne de part et d'autre de celui-ci. Les inserts 12 et 13 empêchent le perçage du barillet 2 tout en permettant à la serrure de fonctionner correctement après une tentative de perçage, du fait que les pistons ne peuvent être atteints par un outil de perçage. REVENDICATIONS 1. Serrure de sûreté du type comprenant un barillet pivotant dans un corps et muni de pistons coulissant radialement coopérant avec des pistons du corps pour au moins une position angulaire du barillet, serrure caractérisée par le fait que la partie saillante dudit corps (1) est munie d'une coiffe (8) en acier trempé ayant un bord périphérique (10) tronconique de révolution se rétrécissant vers l'extérieur et s'appuyant sur le support de serrure (7), ladite coiffe (8) étant vissée sur la partie saillante du corps (1). 2. Serrure selon la revendication 1, dans laquelle la face interne de la coiffe (8) s'appuie contre un épaulement ménagé dans ledit support de serrure (7). 3. Serrure selon l'une des revendications 1 et 2, dans laquelle un écrou (9) est serré contre la paroi interne du support de serrure (7) et est vissé sur la périphérie du corps (1). 4. Serrure selon l'une des revendications 1 à 3, dans laquelle une plaquette (11) en carbure de tungstène est logée entre la coiffe (8) et le corps (1). 5. Serrure selon l'une des revendications 1 à 4, dans laquelle la tête du barillet (2) comporte un insert (12) en carbure de tungstène dans le prolongement du canal de clé et des inserts (13) en carbure de tungstène de part et d'autre de ce canal de clé