La présente invention est relative au traitement ther- mique de tuyaux de fonte à graphite sphéroldal ou lamel- laire, moulés par centrifugation, et de tubes en acier, et plus précisément à un recuit en bain métallique, par exem- ple d'aluminium ou d'un alliage d'aluminium. La demanderesse a décrit un procédé et une installa- tion pour un tel traitement thermique dans la demande de brevet déposée en France le 2 mars 1977, sous le numéro 77/06076, maintenant publiée sous le n0 2 382 502. Le procédé connu par cette demande de brevet consiste à faire tourner le tuyau en fonte, immergé,partiellement ou totalement, dans un bain métallique de façon que dans tous les cas sa section entière soit introduite dans le bain au cours de la rotation,qui évite l'ovalisation du tuyau. Suivant cette demande 77/06076, une installation pour mettre en oeuvre ce procédé comporte des bras de suspen- sion du tuyau en position horizontale dans le bain métal- lique; ces bras, munis de rouleaux porteurs à l'intérieur du tuyau mais hors du bain, sont montés sur ascenseurs et sont escamotables lorsque le tuyau est suspendu par un pa- lonnier au-dessus du bain de traitement. La présente invention, qui met également en oeuvre le procédé rappelé cidessus de la demande de brevet 77/06076, a pour objet un procédé et une installation de manutention et de traitement de tuyaux ou tubes en fonte ou en acier, qui apportent une simplification notable à la manutention des tuyaux pour leur entrée dans le bain et leur sortie du bain, ainsi que pour leur support à l'in- térieur du bain métallique. Le nouveau procédé, du type rappelé ci-dessus, est caractérisé en ce qu'on dépose le tuyau à l'intérieur du four en lui laissant prendre, sous l'effet de la gravité, une position o sa surface externe convexe est tangente à des surfaces concaves du four, et on imprime au four un mouvement alternatif de rotation autour de son axe, de sorte que le tuyau est astreint à tourner sur lui-même en roulant au contact des surfaces concaves. Suivant une autre caractéristique du procédé suivant l'invention, le tuyau est saisi sous ses génératrices in- férieures au moment o il quitte la surface de roulement d'une rampe d'alimentation extérieure au four, puis il est transféré directement sur les surfaces concaves du four. De même, après traitement, le tuyau reposant sur les sur- faces concaves du four est saisi sous ses génératrices inférieures, puis il est transféré directement sur la sur- face de roulement d'une rampe d'évacuation extérieure au four qui, le cas échéant, se confond avec la rampe d'ali- mentation. L'invention a également pour objet une installation pour mettre en oeuvre ce procédé, comprenant un récipient ou four de recuit de forme générale cylindrique, conte- nant un bain métallique de traitement et des moyens de chauffage de ce bain, des galets d'axe horizontal qui sup- portent le four, des moyens de manutention pour introduire et extraire un tuyau à travers une ouverture du four et des moyens pour imprimer au four un mouvement angulaire autour de son axe horizontal, cette installation étant ca- ractérisée en ce que, sur la paroi interne du four, sont prévus des chemins de roulement orientés transversalement et de profil concave, pour supporter le tuyau par gravité. Grâce-à cet agencement le trempé du tuyau dans le bain sur toute sa section est assuré par des moyens très sim- ples, sans risquer l'ovalisation puisque le tuyau est en- traîné en rotation sur lui-même par roulement à l'inté- rieur du four. Suivant une caractéristique importante de l'instal- lation, le four de recuit comporte des moyens externes de préhension et de transfert du tuyau qui sont articulés sur la paroi externe du four, de manière à pouvoir être déplacés en rotation solidairement avec le four,et être basculés par rapport à ce dernier,en vue de l'introduction du tuyau à traiter et de son dépôt sur les chemins de rou- lement, et du retrait du tuyau traité. Grâce à cet agencement particulier, les môyens de ma- nutention de chaque tuyau sont réduits à leur plus simple expression. D'autres caractéristiques et avantages apparaîtront au cours de la description qui va suivre, en référence au dessin annexé, dans lequel: - la fig. 1 est une vue schématique, en coupe, d'une installation suivant l'invention, illustrant le four de recuit en coupe transversale, pendant l'introduction d'un tuyau à traiter; - la fig. 2 est une vue schématique en élévation, en partie extérieure et en partie en coupe, du four de recuit; - la fig. 3 est une vue partielle des moyens de pré- hension et de transfert du tuyau, articulés sur la paroi externe du four de recuit; - les fig. 4 à 8 sont des vues schématiques des pha- ses successives de manutention et de traitement d'un tuyau à l'intérieur et hors du four de recuit, avec mouvements de rotation alternative ou d'oscillation du four de recuit; - les fig. 9 et 10 sont des vues schématiques analo- gues aux figures 1 et 4, de deux phases de manutention d'un tuyau dans un four de recuit équipé d'une variante de chemins de roulement internes de support du tuyau; - les fig. il à 13 sont des vues partielles schéma- tiques de variantes de moyens de préhension et de trans- fert du tuyau; - la fig. 14 est une vue schématique analogue à la figure 4 d'une variante de four de recuit suivant l'inven- tion, équipé seulement de chemins de roulement internes de support du tuyau. Le four de recuit cylindrique 1, d'axe XX, comporte à ses extrémités respectives deux couronnes externes de rou- lement 6 qui reposent chacune sur deux galets rotatifs 7 qui sont disposés symétriquement par rapport au plan ver- tical P passant par l'axe XX et sont supportés par une infrastructure A ancrée dans le sol. La paroi en tôle du four, qui est revêtue intérieurement d'un briquetage ré- fractaire 2, comporte une ouverture longitudinale 3 pour l'introduction et la sortie de chaque tuyau T, qu'un cou- vercle coulissant 4 peut obturer. Deux brûleurs 5, dont les becs sont orientés axiale- ment et sont situés au-dessus de l'axe XX et dans le plan P,pour la position centrée de la figure 1, sont fixés, comme connu en soi, par des brides sur les faces d'extré- mité du four 1. Ces brûleurs 5 produisent de longues flam- mes au-dessus-du niveau du bain métallique M. En variante, les brûleurs 5 peuvent être remplacés par tout autre moyen de chauffage équivalent, par exemple par des inducteurs comme dans le brevet 77/06076. Pour l'entraînement du four en rotation un pignon mo- teur 9, dont l'axe est parallèle à l'axe XX et qui est sup- porté par l'infrastructure A, engrène avec un secteur den- té 8 porté par la face externe de la paroi en tôle du four de recuit, par exemple vers le milieu du four, mais éven- tuellement au voisinage d'une couronne de roulement 6. Ce secteur denté forme un arc supérieur à l'amplitude maxi- male de rotation du four, qui est calculée de manière à correspondre à au moins un demi-tour de rotation du tuyau T dans le bain M. Cette amplitude est, par exemple, de 900. Le pignon 9 est entraîné, par l'intermédiaire d'une transmission, par un groupe motoréducteur 10 fixé dans l'infrastructure A, par exemple au fond d'une fosse. Il est susceptible d'entraîner en rotation le four 1 dans les deux sens de rotation f et f1 et, en particulier, de lui imprimer une rotation alternative engendrant des débatte- ments angulaires d'égale amplitude, de part et d'autre du plan vertical P à partir de la position centrée de la fi- gure 1. A la place des moyens 8, 9 et 10 pour faire osciller le four 1, on peut employer des moyens équivalents, par exemple deux mécanismes correspondant chacun à un sens de rotation, comportant une chaîne, dont une extrémité est attachée à la paroi du four et l'autre extrémité à la tige d'un vérin de traction, et qui s'enroule sur un pignon de renvoi. Pour la manutention du tuyau T, deux bras de préhen- sion et de transfert 12, identiques et parallèles, sont articulés chacun, à une extrémité, au moyen d'un axe 21 parallèle à l'axe XX, sur une oreille ou chape il fixée sur la face externe de la paroi du four, au voisinage du bord inférieur de l'ouverture 3, et sont solidarisés en ro- tation autour de l'axe YY défini par les articulations 21, par une barreentretoise 13, qui est par exemple coaxiale aux deux axes d'articulation 21. Chaque bras 12 a une forme sinueuse à double courbure, ou en trompe d'éléphant, défi- nie sur la face interne du bras, en position adjacente à l'axe 21, par une boucle concave profonde 22 et, à la suite de la branche 23 opposée à l'articulation 21 de cette bou- cle, par une concavité externe 24 peu profonde, formant un berceau terminal dans lequel un tuyau peut être retenu et qui peut pénétrer à l'intérieur du four à travers l'ouverture 3 (flèche G) lorsque les bras 12 pivotent dans le sens con- traire aux aiguilles d'une montre et que les boucles 22 viennent recouvrir la partie de paroi du four qui est ad- jacente au bord inférieur de l'ouverture 3. Il peut y avoir trois, quatre bras 12, ou davantage, suivant la longueur du tuyau T à porter. L'un des bras 12 est, au droit de l'axe 21, solidaire de l'une des extrémités d'un bras d'actionnement 14, court et rectiligne, qui s'étend de l'autre côté de l'axe par rapport au bras 12 et dont l'autre extrémité est articulée en 26, à l'extrémité de la tige d'un vérin 15 dont le corps est articulé en 27 sur une chape ou une oreille de support 16 fixée sur la face externe de paroi du four 1. Pour recevoir le tuyau T à l'intérieur du four et au sein du bain M, deux rails transversaux 7 à surface de rou- lement circulaire, concentrique à la paroi du four, sont encastrés dans le briquetage réfractaire 2 du four. Les rails 17, qui dans la position centrée de la figure 1 s'étendent symétriquement de part et d'autre du plan P, sont relevés à leurs extrémités en 17a pour former des bu- toirs pour le tuyau T roulant sur les rails 17. L'arc des rails 17 correspond à l'amplitude maximale de rotation du four de recuit 1 et dépend du diamètre du tuyau que l'on peut traiter à l'intérieur du four. Pour de gros diamètres l'amplitude de l'arc doit augmenter pour permettre au tuyau de faire au moins un demi-tour dans chaque sens de rotation du four. Pour un tuyau de petit diamètre l'amplitude de l'arc des rails 17 peut, au contraire, être diminuée. Pour permettre aux berceaux 24, chargés d'un tuyau, de s'effacer audessous du niveau des rails 17 à la fin d'une course de rentrée des bras 12, de manière à déposer le tuyau sur les rails 17, un évidement 18 est prévu dans le revêtement réfractaire 2, entre les rails 17, pour re- cevoir la zone d'extrémité des bras 12. A l'aide de cette installation on procède au recuit d'un tuyau T en fonite, à graphite sphéroidal ou lamellaire, ou d'un tube T en acier, en différentes phases, de la ma- nière suivante. Le four 1 est supposé à l'arrêt. Son couvercle 4 étant escamoté, il présente son ouverture 3 orientée vers la rampe de roulement supérieure C. Le bord externe rectili- gne 23a de la branche 23 des bras 12 est dans le prolonge- ment de la rampe C (fig. 1), dans une position o les ber- ceaux d'extrémité 24 forment des butoirs pour un tuyau T. Le vérin 15 les immobilise en cette position de réception d'un tuyau T. Le four 1 contient un bain métallique M, maintenu en fusion par les brûleurs 5, dont le niveau est nettement inférieur à celui du bord inférieur de l'ouver- ture 3 qui doit encore baisser au cours d'une rotation ultérieure du four. Un tuyau T roule sur la rampe C dans la direction d'amenée D, s'engage sur les bras 12 jusqu'à ce qu'il bute contre les berceaux 24 des bras 12 qui le retiennent. Le vérin 15 fait alors basculer les bras 12 de manière à rap- procher le tuyau T de l'ouverture 3 du four et à l'y in- troduire. Pour faciliter cette introduction, le groupe moto- réducteur 10 est mis en marche pour que, simultanément au basculement des bras 12, le four 1, porté par ses cou- ronnes 6 sur les galets 7, tourne dans le sens de la flè- che f. L'extrémité des rails internes 17, qui est adjacente au bord inférieur de l'ouverture 3, s'abaisse ainsi, le but de cette rotation du four, coordonnée avec le basculement des bras 12, étant essentiellement de conserver à chaque instant une position parfaitement équilibrée du tuyau T sur les bras 12, en évitant qu'une pente trop forte de la branche 23 des bras 12 risque de faire rouler le tuyau par gravité par-dessus l'extrémité des berceaux 24 et de le faire plonger brutalement dans le four de recuit. Le tuyau T se rapproche ainsi des rails 17 suivant une trajectoire de direction oblique G (fig. 1 et 4). Avant que le four 1 n'ait atteint la limite de sa ro- tation dans le sens f et que le bord inférieur de l'ouver- ture 3 n'ait atteint sa position la plus basse, les bras 12 prennent, par basculement, une position plus inclinée mais conservant encore en support équilibré le tuyau T, bien retenu grâce à la forme concave des berceaux. Le tuyau T commence son immersion dans le bain M. A la fin de la course angulaire du four 1, lorsque l'évidement 18 est à peu près centré par rapport au plan P, les bras 12 ont atteint leur position limite de bascu- lement autour des axes 21. A ce moment les berceaux 24 se trouvent escamotés au-dessous des rails 17, dans l'évide- ment 18, de sorte que le tuyau T est déposé en douceur sur les rails 17 (fig. 4), dans une position d'équilibre pour laquelle son axe est dans le plan P. Dans cet exemple, le tuyau T n'est pas totalement trempé ou immergé, une partie de sa section restant hors du bain M, mais si son diamètre était suffisamment petit, il serait complètement immergé. Après dépôt du tuyau T sur les rails 17 on inverse le sens de rotation du motoréducteur 10, donc du four 1, qui tourne donc solidairement avec les bras 12 complètement rentrés,dans le sens f de sorte que le tuyau T, qui reste pratiquement centré dans le plan P, roule sur les rails 17 et est mis hors de portée des berceaux 24 des bras 12. Il est alors possible de faire sortir du four les bras 12 en leur imprimant un mouvement de basculement dans le sens des aiguilles d'une montre, au moyen du vérin 15, ce qui leur épargne des contraintes thermiques de longue durée et permet de fermer le couvercle 4 (fig. 5). Le traitement thermique du tuyau T s'effectue, couver- cle 4 fermé, sous l'effet d'un mouvement de rotation alter- native du four, c'est-à-dire d'oscillations angulaires dans les deux sens f et f, les bras 12 étant hors du four. Pendant chaque course de sens f ou f le tuyau T reste pratiquement centré dans le plan P, mais il tourne sur lui-même en roulant sur les rails 17 dans le bain M o est ainsi effectué son recuit. A chaque fin de course du four le tuyau vient buter sur les portions d'extrémité re- levées 17a des rails 17. Au cours des oscillations, le tuyau T roule en immer- geant progressivement toute sa section dans le bain M. Si, comme dans cet exemple, il n'est jamais entièrement immer- gé en raison de son diamètre supérieur à la plus grande profondeur du bain, l'amplitude des arcs de cercle formés par les rails 17 est suffisante pour permettre au tuyau T d'accomplir en roulant une révolution complète afin de tremper la totalité de sa section circulaire. Quel que soit le diamètre du tuyau T, son roulage sur les rails 17 évite son ovalisation. Lorsque le temps de recuit est écoulé, sans arrêter les oscillations du four,le couvercle 4 est ouvert pour dégager complètement l'ouverture 3 et, à un moment o l'ex- trémité opposée à l'ouverture 3 des rails 17 se trouve sous le tuyau T, le vérin 15 est actionné de nouveau de manière à faire basculer, à l'intérieur du four, les bras 12 qui suivent la direction G, les berceaux 24 reprenant leur position escamotée dans l'évidement 18 sous les rails 17 (fig. 7). A la fin de l'oscillation suivante, de sens f, du four les berceaux 24 viennent sous le tuyau T et on met à l'arrêt le four dont la position est alors telle que le bord inférieur de l'ouverture 3 est au plus près de la ram- pe de roulement inférieure C1. Les bras 12 sont relevés au moyen du vérin 15, suivant la trajectoire oblique G1 (fig. 8) et ils soulèvent le tuyau T. On peut alors arrê- ter le mouvement de basculement des bras 12, au moment o le bord rectiligne 23a de la branche 23 des bras 12, situé dans le prolongement de la rampe de roulement inférieure C1,est suffisamment incliné pour que le tuyau T puisse rouler sur ce bord et atteindre ainsi la rampe d'évacua- tion C1, éventuellement aidé par la poussée exercée par la concavité formée par les berceaux 24. Les bras 12 peuvent avoir une forme un peu diffé- rente de celle des figures 1 et 9, pourvu qu'ils aient une boucle 22 pour l'évitement de la paroi du four et un berceau d'extrémité. A la figure 11 le bras 12a est coudé suivant des angles obtus au lieu de présenter des courbures conti- nues. Le berceau d'extrémité 24 forme un angle obtus ou V évasé. Dans la variante de bras 12b de la figure 12 le berceau d'extrémité constitue un simple coude d'envi- ron 90 , en faible saillie par rapport à la branche rectiligne 23. Cette forme d'exécution convient à des tuyaux T de petit diamètre. A la figure 13, la variante de bras 12c comporte un coude d'extrémité à rebroussement. Il est possible de prévoir plusieurs vérins 15, évidemment synchronisés, pour la commande des bras 12 dont le nombre, comme il a déjà été indiqué, peut être supérieur à deux. Suivant la variante des figures 9 et 10, l'évide- ment 18 est supprimé et les rails 17 ont une hauteur de proéminence audessus de la paroi réfractaire 2 qui est supérieure à l'épaisseur de l'extrémité en berceau 24 des bras de préhension et de support 12 d'un tuyau. Grâce à la coordination, obtenue par des moyens connus, des mouvements simultanés de rotation du four 1 et de basculement des bras 12, et grâce à l'inclinai- son des trajectoires G et G1, le tuyau T est supporté par les berceaux 24 des bras 12 en position de parfait équilibre lors de son introduction (fig. 4) et lors de son évacuation (fig. 8) sans risque d'échapper aux bras 12 et de tomber brutalement dans le bain M. Cette même il coordination des deux mouvements de rotation autour de l'axe XX et de l'axe YY, satellite de l'axe XX, permet de déposer doucement le tuyau T sur les rails 17, au fond du four, en une position équilibrée, stable (fig. 4 et 10). Grâce à l'évidement 18 situé axialement au droit de l'une des extrémités des rails 17, les extrémités en ber- ceau des bras 12 peuvent déposer un tuyau T sur les rails 17 et l'y reprendre. L'évidement 18 permet de limiter la proéminence des rails 17 au-dessus de la paroi du garnis- sage réfractaire 2 et par conséquent de bénéficier d'un plus grand volume utile dans le four 1. Par contre, la variante des figures 9 et 10 o l'évi- dement 18 est supprimé et remplacé par une plus grande hauteur des rails 17, présente l'avantage de faciliter la réalisation de la paroi de garnissage réfractaire 2 mais l'inconvénient de diminuer la capacité de contenance du four 1. Grâce aux rails 17 et aux rotations du four 1 dans les sens opposés f et f1, le tuyau T roulant sur les rails 17 tourne sur lui-même de 1800 dans les deux sens, effec- tuant ainsi une révolution complète, et évite de s'ovali- ser tout en trempant la totalité de sa section transver- sale au cours de sa rotation, dans le cas o son diamètre est supérieur à la profondeur du bain. Grâce à la forme à courbures ou à coudes multiples des bras 12, 12a, 12b et à leurs articulations sur le four 1 lui-même, et à leur montage pivotant, chaque tuyau T est transféré aisément dans les deux sens D-G, D1-G1 entre les rampes d'alimen- tation et d'évacuation C, C1 et les rails 17 du four, en position stable et équilibrée, sans risque d'échapper et de tomber, donc suivant le trajet le plus court, et avec la plus grande sécurité. A cet avantage contribue égale- ment la possibilité,que donne la rotation du four 1, de rapprocher l'ouverture 3 des rampes de roulement C et C1. Enfin, grâce au bascule-ment des bras 12 autour d'axes 21 portés par des oreilles il fixées au four, il est pos- sible de maintenir les bras 12 hors du four pendant le traitement thermique et ainsi de réduire leur usure, et il est possible de fermer le couvercle du four, donc d'amé- liorer son calorifugeage. Bien que cela n'ait pas été représenté, le four 1 peut être pourvu d'au moins une ouverture latérale pour l'introduction d'une poudre appropriée dans le bain métal- lique M en vue d'empêcher l'adhérence de l'aluminium au tuyau. Cette poudre peut être du noir de carbone. Elle peut être projetée à l'intérieur et à l'extérieur du tuyau T et à l'intérieur du four 1. Suivant la figure 14, on peut également désolidariser du four 1 les moyens de préhension et de support externes de chaque tuyau T. Dans cette variante le four 1 reste ro- tatif et oscillant et comporte intérieurement des rails 17 de roulement pour le tuyau- T. Chaque tuyau T est simple- ment déposé sur les rails 17 et repris sur ces rails 17 après traitement thermique,au moyen de crochets 19 passant sous les génératrices inférieures du tuyau T, ces crochets 19 à extrémités recourbées étant suspendus à un appareil de levage, par exemple symétriquement au plan vertical P passant par l'axe XX de rotation du four 1. Bien entendu on peut encore remplacer le système d'en- trainement en rotation du four 1 et le système de bascule- ment des bras 12 décrits ci-dessus par des systèmes équiva- lents. En variante, on peut n'avoir qu'une seule rampe de roulement C, située en position supérieure, à partir de laquelle on introduit chaque tuyau dans le four, cette rampe restant libre jusqu'à ce que l'on sorte le tuyau du four pour le ramener sur cette même rampe en vue de son évacuation. Dans ce cas, la rotation du four s'effectue dans un sens, en même temps que le basculement des bras 12, pour l'introduction du tuyau dans le four et s'effectue en sens inverse, de manière symétrique, pour extraire le tuyau du four. - REVENDICATIONS - 1 - Procédé de traitement thermique d'un tuyau en fonte, ou d'un tube en acier, suivant lequel on immerge au moins partiellement le tuyau dans un bain métallique contenu dans un récipient ou four cylindrique, et on fait tourner sur lui-même le tuyau de façon que, dans tous les cas, sa section soit tout entière introduite dans le bain au cours de la rotation, caractérisé en ce qu'on dépose le tuyau à l'intérieur du four en lui laissant prendre, sous l'effet de la gravité, une position o sa surface ex- terne convexe est tangente à des surfaces concaves du four, et on imprime au four un mouvement alternatif de rotation autour de son axe, de sorte que le tuyau est astreint à tourner sur lui-même en roulant au contact des surfaces concaves. 2 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les surfaces concaves sont concentriques à la paroi du four. 3 - Procédé suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le tuyau est saisi sous ses généra- trices inférieures au moment o il quitte la surface de roulement d'une rampe d'alimentation (C) extérieure au four, puis il est transféré directement sur les surfaces concaves (17) du four. 4 - Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce que, après traitement, le tuyau reposant sur les surfaces concaves (17) du four est saisi sous ses généra- trices inférieures puis il est transféré directement sur la surface de roulement d'une rampe d'évacuation exté- rieure au four qui, le cas échéant, se confond avec la rampe d'alimentation. - Procédé suivant l'une des revendications 3 et 4, caractérisé en ce que les mouvements de transfert du tuyau sont coordonnés avec des mouvements de rotation du four. 6 - Procédé suivant l'une des revendications 3 à 5, caractérisé en ce que, par rapport à un plan vertical (P) passant par l'axe du four, le tuyau suit une trajectoire oblique au cours de son introduction (G) et de sa sortie (G1). 7 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le tuyau tourne sur lui-même d'au moins un demi-tour dans chaque sens, en roulant à l'inté- rieur du four, de manière à tremper la totalité de sa sec- tion transversale dans le bain métallique, même s'il n'est pas immergé complètement. 8 - Installation comprenant un récipient ou four de recuit, de forme générale cylindrique, contenant un bain métallique de traitement et des moyens de chauffage de ce bain, des galets d'axe horizontal qui supportent le four, des moyens de manutention pour introduire et extraire un tuyau à travers une ouverture du four, et des moyens pour imprimer au four un mouvement angulaire autour de son axe horizontal, caractérisée en ce que, sur la paroi interne du four sont prévus des chemins de roulement (17) orientés transversalement et de profil concave, pour supporter le tuyau (T) par gravité. 9 - Installation suivant la revendication 8, caracté- risée en ce que des moyens de préhension et de transfert (12) du tuyau sont articulés sur la paroi externe du four, de manière à pouvoir pénétrer dans ce dernier pour déposer le tuyau à traiter sur les chemins de roulement et en sor- tir pour retirer du bain (M) le tuyau traité. - Installation suivant la revendication 8, caracté- risée en ce que les chemins de roulement (17) sont consti- tués par des rails en forme d'arc de cercle dont le centre est sur l'axe (XX) du four. 11 - Installation suivant la revendication 10, carac- térisée en ce que les rails (17) sont relevés à leurs ex- = i 2462480 trémités (17a) pour former des butoirs à l'égard du tuyau. 12 - Installation suivant la revendication 9, carac- térisée en ce que les moyens de préhension comprennent au moins deux bras (12) articulés chacun à l'une de ses ex- trémités sur la face externe de la paroi du four, au moyen d'un axe (21) définissant un axe géométrique (YY) paral- lèle à l'axe (XX) du four, chaque bras ayant une configu- ration sinueuse définie par une boucle profonde (22) dont l'une des branches est adjacente à l'axe (21), et par une partie d'extrémité (24) en forme de berceau, faisant suite à l'autre branche (23), dans laquelle un tuyau (T) peut être retenu et qui peut pénétrer à l'intérieur du four, à travers une ouverture (3), et atteindre une position ex- trême dans laquelle, la boucle (22) s'inscrivant autour de la partie de paroi du four adjacente au bord correspon- dant de l'ouverture (3), le tuyau (T) est déposé sur les rails (17). 13 - Installation suivant la revendication,12, carac- térisée en ce que les rails c17) font, par rapport au revê- tement réfractaire (2) du four, une saillie dont la dimen- sion est supérieure à l'épaisseur de l'extrémité en ber- ceau (24) des bras (12) de préhension. 14 - Installation suivant la revendication 12, carac- térisée en ce que le revêtement réfractaire (2) comporte au moins un évidement (18) dont la profondeur est telle que l'extrémité en berceau (24) des bras (12), engagée dans cet évidement, est escamotée à un niveau inférieur à la surface de roulement des rails (17). - Installation suivant l'une des revendications 12 à 14, caractérisée en ce que, pour la commande du mouve- ment pivotant des btas (12), il est prévu au moins un vé- rin (15) dont l'élément mobile attaque un bras d'action- nement (14) solidaire des bras (12), situé du côté opposé à ces derniers par rapport aux axes d'articulation (21). 16 - Installation suivant la revendication 12, carac- térisée en ce que la boucle (22) et le berceau (24) for- ment des courbes concaves sur les bords respectifs des bras (12). 17 - Installation suivant la revendication 12, carac- térisée en ce que la boucle (22) et le berceau (24) sont définis par des coudes du bras (12). 18 - Installation suivant l'une des revendications 12 à 17, caractérisée en ce que l'ouverture (3) du four peut être fermée par un couvercle mobile (4) lorsque les bras (12) sont en dehors du four. 19 - Installation suivant l'une des revendications 12 à 18, caractérisée en ce que le bord (23a) de la bran- che (23) des bras (12), dont l'extrémité forme la conca- vité du berceau (24), est approximativement rectiligne de manière à pouvoir se situer dans le prolongement d'une rampe d'alimentation (C) extérieure au four, sur laquelle le tuyau (T) peut rouler avant d'être retenu dans le ber- ceau (24). 20 - Installation suivant la revendication 19, carac- térisée par une rampe d'évacuation (C1>, extérieure au four, située à un niveau inférieur à celui de la rampe d'alimentation (C), sur laquelle peut être déposé par les bras (12) le tuyau (T) après son traitement. 21 - Installation suivant la revendication 8, carac- térisée en ce que les moyens de manutention du tuyau sont constitués par des crochets (19), dont l'extrémité infé- rieure est recourbée, et qui sont suspendus à un appareil de levage.