La présente invention se rapporte aux planchers, aux plafonds, aux toits, etc. de construction composite con çus pour satisfaire à des conditions d'ignifugation nominales ou autres, pour assurer un degré de sécurité suffisant en cas d'incendie. Les normes d'ignifugation spécifient normalement la durée minimale au cours de laquelle une plaque de plancher doit être capable de résister à l'effet de certaines températures spécifiées sans s'effondrer, la température moyenne maximale devant Autre atteinte par la surface de la plaque non exposée au feu, et la température maximale admissible en tout point individuel de la surface non exposée. Selon le type de bâtiment dans lequel elle doit être montée, la plaque doit résister à l'effondrement pendant une durée d'une heure, de deux heures ou, dans certains cas, de trois ou quatre heures. On peut, en outre, stipuler que la température moyenne ne doit pas monteur, à la surface supérieure de la plaque (c'est-à-dire la surface non exposée au feu) de plus d'environ 1390C et que la température en tout point individuel de la surface supérieure ne doit pas monter de plus d'environ 18onc au-dessus de la température initiale. Différentes constructions de planchers, deafonds et de structures analogues sont capables de satisfaire à de telles conditions, y compris le béton armé de barres de renforcement noyées ou d'éléments de forme en ttle d'acier qui constituent une plate-forme continue sur laquelle est formé un plancher de béton. Des éléments de formes d'acier de différents profils sont utilisés couramment, bien qu'ils comprennent en général dans chaque cas des nervures de renforcement parallèles écartées qui supportent la plus grande partie des contraintes de traction auxquelles est soumis le plancher. Dans une construction connue, un élément de forme comprend une tale de base plate en acier comportant des nervures creuses en tale métallique de section transversale de forme rectangulaire ou autre, soudées à intervalles espacés à sa surface supérieure. Dans d'autres cas, la t81e d'acier est pliée à inter valles espacés pour former des nervures creuses d'un seul tenant qui en font saillie vers le haut et les cotés opposés de ces nervures divergent en général vers le haut, de sorte qu'elles sont plus larges dans leur partie supérieure que dans leur partie inférieure pour assurer la formation d'une liaison solide entre elles-mEmes et le plancher de béton formé sur elles. Un autre type de plate-forme encore comprend des éléments de tAcle d'acier séparés disposés côte à cache, chaque côté de chacun de ces éléments comportant un rebord vertical plié latéralement à son sommet de telle façon que, lorsque deux de ces éléments sont disposés c8te à catie, les rebords verticaux adjacents soient disposés tout près l'un de l'autre et que leurs portions pliées latéralement se trouvent l'une au-dessus de l'autre. Pour satisfaire aux conditions d'ignifugation nominales ou pour assurer autrement un degré de protection acceptable contre l'incendie, il faut que les faces inférieures de ces structures de plancher soient isolées de façon à ralentir le transfert de la chaleur de l'espace qui se trouve au-dessous aux renforcements d'acier disposés au voisinage de leur partie inférieure et qui supportent la plus grande partie des contraintes de tension. Dans ce but, la surface inférieure du plancher ou d'une structure analogue est,en général, revêtue d'une couche continue d'une matière thermiquement isolante ou calorifuge appropriée, pouvant consister en des feuilles ou des blocs préformés, ou bien en une matière que l'on applique par pulvérisation ou autrement pour constituer une couche in situ. On isole parfois des planchers de béton armé olassi- ques de cette façon, mais l'épaisseur de la couche de béton au-dessous des barres de renforcement est en général suffisante pour calorifuger les barres dans une certaine mesure, Lorsqu'il faut appliquer une matière calorifuge supplémentaire à un tel plancher, son épaisseur est inférieure à celle qui est requise pour isoler un plancher du type à plate-forme d'acier précité car, dans ce dernier cas, le calorifugeage requis dépend entièrement ou principalement du revêtement calorifuge qui lui est applique après la formation du plancher ou de la structure anicgue.- Te lZésultat de cet état de fait est que 1 e planchers à plate-forme 4'acier sont en général économiquement désavantageux par rapport aux planchers de béton armé classiques, du fait que le coût du calorifugeage supplémentaire nécessaire pour les planchers à plate-forme composite est relativement élevé, à la fois à cause du coût de la matière elle-meme et de son coût d'application, qu'elle soit préformée ou formée in situ. L'invention a pour objet des perfectionnements aux planchers, aux plafonds, aux toits ignifugés, et aux structures analogues ignifugées. On a trouvé, en utilisant un appareillage classique pour appliquer une matière calorifuge pulvérisée telle que des fibres d'amiante à la surface inférieure d'une plaque, que l'épaisseur minimale de matière pouvant votre appliquée pratiquement donne à la plaque des propriétés d'ignifugatlon nettement supérieures à celles normalement spécifiées dans les codes intéressés. Par exemple, une construction de plancher oonnue comprenant du béton coulé sur une plate-forme de tale métal lique laminée et isolée par une épaisseur d'environ 12,7 mm de fibres d'amiante pulvérisées sur toute sa surface inférieure ne s'effondre pas après avoir subi pendant quatre heures l'action des températures stipulées dans un code d'essais d'ignifugation normalisés. Il est donc évident que la quantité de calorifuge utilisé est bien supérieure à celle qui est nécessaire pour un plancher qui, selon les réglements de construction intéressés, ne doit avoir une nomme d'ignifugaton que d'une oU deux heures. Théoriquement, on pourrait rendre le calorifugeage plus économique en réduisant l'épaisseur du calorifuge, mais il s'avère que, lorsqu'on réduit la capacité de la machine d'application de façon qu'elle pulvérise du calorifuge à un rythme inférieur, on augmente considérablement le temps nécessaire pour recouvrir une surface donnée et lton augmente donc le coût de la main-d'oeuvre nécessaire pour appliquer la matière. Par conséquent, on ne réalise pas d'économie globale sur les coûts en réduisant l'épais- seur de la couche calorifuge et, en fait, on peut augmenter le coût total en tentant d'appliquer une couche calorifuge mince. Pour le type d'acier normalement utilisé pour les plates-formes d'acier laminé, il s'est avéré que la résistance à la traction ne change pas notablement entre la température ambiante et environ 232"C. Ilse produit une perte de résistance à des températures plus élevées et à une température d'environ 540" à 5940cl la résistance diminue à environ 60 % de la valeur qu'elle a à la température ambiante. Des augmentations supplémentaires de la température de l'acier produisent une détérioration très rapide de sa résistance à la traction, ce qui supprime le support de la plaque de béton absorbant les contraintes de tension et lui permet de s'effondrer. Chaque plaque de béton armé est réalisée avec un coefficient de sécurité permettant de lui faire subir des contraintes dépassant considérablement la charge calculée avant que la rupture ne se produise. L'invention est partie de la découverte qu'en calorifugeant une partie du renforcement et en la maintenant à une température nettement infé- rieure à la température à laquelle l'amoindrissement rapide de sa résistance à la traction commence on peut exposer d'autres parties de l'acier à des températures élevées sans effondrement de la structure. Si une plaque entièrement calorifugée selon une certaine réalisation s'effondre en quatre ou cinq heures lorsque la température du renforcement atteint environ 5940C, on peut montrer que la même plaque, calorifugée seulement dans des zones choisies, peut s'effondrer en deux ou trois heures lorsque la température de l'acier calorifugé monte à une valeur d'environ 315 C. Il en est ainsi en dépit du fait que la température du renforcement d'acier calorifugé peut entre considérablement supérieure à environ 594"C, et cela est dû au fait que l'ef- fort de traction qui n' est plus supporté par 11 acier exposé, lorsqu'il atteint une température élevée, est supporté par l'acier calorifugé. Cependant, des difficultés peuvent se présenter avec les spécificatons relatives à l'augmentation de la température à la surface supérieure du plancher. Pour une épaisseur donnée de béton dense, la vitesse d'augmentation de température de la surface supérieure est liée à la teneur en eau du béton. L'augmentation de température est relativement lente lorsque le béton contient encore de liteau, mais elle s'accélère dès que toute l'eau s'est évaporée. Pour une plaque calorifugée par des bandes de matière calorifuge espacées, des essais pratiques ont montré que la chaleur qui pénètre dans le béton dans les zones non protégées par une couche calorifuge se dissipe en partie dans les zones protégées, où elle est absorbée dans la chaleur latente requise pour évaporer l'eau contenue dans les zones protégées. Pour cette raison, si l'intervalle entre bandes calorifuges adjacentes n'est pas trop important, le temps que met la température de la surface à atteindre la valeur spécifiée dans le code d'essais est presqu'aussi long pour un plancher partiellement calorifugé que pour un plancher totalement calorifugé. Dans un cas donné, on peut trouver qu'une largeur et un écartement des bandes calorifuges qui sont suffisants pour empêcher l'effondrement du plancher par perte de rigidité de la matière de renforcement ne sont pas suffisants pour maintenir la surface supérieure de la plaque dans les limites de température prescrites. Dans de tels cas, il faut décider d'augmenter la largeur des bandes calorifuges et/ou de diminuer l'intervalle entre les bandes, et/ou d'au Selon l'invention, une plaque de plancher de béton armé constituée par du béton et des éléments de renforcement en acier, comportant sur sa face inférieure une matière calorifuge disposée dans des zones prédéterminées, est caraco térisée en ce qu'au plus 80 % de la face inférieure exposée de la plaque au total sont recouverts par ladite matière calori- fugue, et en ce que lesdites zones prédéterminées sont choisies de façon que, si le feu au-dessous de la plaque fait monter la température de l'acier de renforcement dans des zones non protégées par le calorifuge à une valeur à laquelle sa capacité de résistance aux efforts de traction est considérablement amoindrie, 11 effort de traction qui n'est plus supporté par le renforcement d'acier non protégé est supporté par le renforcement d'acier qui est protégé par ladite matière calorifuge. Il est préférable que l'aire calorifugée ne dépasse pas 50 % de l'aire totale de la face inférieure du plancher. Ainsi, alors qu'on calorifugeait antérieurement les surfaces inférieures de structures de plancher de béton armé et analogues en recouvrant toute leur aire d'une couche de matière calorifuge d'épaisseur sensiblement uniforme, selon l'invention, on applique cette matière entièrement ou en partie aux zones de la surface inférieure où elle est la plus efficace, et où elle maintient le taux de fluage de l'acier au-dessous d'une valeur qui empêche l'effondrement de la structure de plancher pendant urecertaine durée d'exposition aux conditions de l'incendie. Ainsi, il s'est avéré possible d'obtenir un degré d'ignifugation prédéterminé avec une quantité réduite de matière calorifuge, ce qui permet de réaliser des économies à la fois sur la matière elle-même et sur le temps nécessaire pour l'appliquer, indépendamment du fait que la matière calorifuge est formée préalablement ou in situ Les figures du dessin annexé donné à titre d'exemple non limitatif, feront bic-n comprendre comment l'invention peut etre réalisée. la figure 1 est une vue en coupe transversale d'un plancher de béton armé ou analogue, comprenant une plaque de béton armé coulée sur une base ou plate-forme formée à partir de profilés de tôle laminée de forme connue, montrant l'emplacement de la matière calorifuge ; la figure 2 est une vue semblable à la figure 1, montrant la matière calorifuge à un emplacement différent ; la figure 3 est une coupe transversale d'un plancher de béton armé ou d'une structure analogue, comportant un type de renforcement différent ; la figure 4 est une vue semblable aux figures précé dentes, montrant un troisième type de renforcement ; la figure 5 est une vue semblable aux figures précédentes, montrant un quatrième type de renforcement ; ; la figure 6 est une vue semblable aux figures précé dentes > montrant un cinquième type de renforcement ; la figure 7 est une vue semblable à la figure 6, montrant un agencement de matière calorifuge différent pour le même type de renforcement ; la figure 8 est une vue semblable aux précédentes, montrant un sixième type de renforcement ; la figure 9 est une vue semblable à la figure 8 montrant un agencement différent de la matière calorifuge, pour le même type de renforcement la figure 10 est une coupe transversale d'un plancher de béton armé classique, montrant un agencement possible du calorifugeage ;; la figure il est une vue d'un plancher de béton armé, dans une direction perpendiculaire à l'une quelconque des figures 1 à 10 ; la figure 12 est une vue semblable à la figure 11, avec un agencement différent du calorifugeage ; la figure 13 est ure vue semblable, représentant un agencement différent du calorifugeage pour une de béton armé continue. La figure 1 représente une structure de plancher de béton armé comprenant une série d'éléments de renforcement 10 dont chacun a une section transversale sensiblement en U et comporte un rebord 12 sur le bord libre de chacune de ses branches 13, par lequel il est relié à un élément en U adjacent. On coule le plancher en supportant les éléments de renforcement de façon appropriée sur des poutres de la construction et en les utilisant comme coffrages dans lesquels on coule le béton 14. On applique la matière calorifuge 16 à la surface inférieure de la plaque, en bandes parallèles aux éléments de renforcement 10 et recouvrant les joints entre les éléments de renforcement. La matière calorifuge peut se présenter sous la forme de bandes préformées, comme on l'a représenté sur la figure 1 mais on peut dans certains cas, l'appliquer par pulvérisation.Comme matières appropriées à des fins de calorifugeage, il y a lieu de citer les fibres d'amiante pulvérisées, des matières cimentaires pulvérisées comme un mélange de plâtre et de vermiculite, des peintures intumescentes, des matières que l'on coule in situ, des profilés préalablement moulés, des panneaux, des feuilles et des bandes préformés, et des palettes ou des couvertures préformées de matières ayant des propriétés calorifuges, avec ou sans liants. On peut également utiliser d'autres matières appropriées. On place chacune des bandes calorifuges 16 symétriquement sur le joint entre deux éléments de renforcement 10 adjacents de façon qu'elle stétende de chaque cEté du joint. La largeur effective de chaque bande varie selon le degré d'ignifugation en heures devant être atteint par la plaque, l'épaisseur de la plaque et la largeur des différentes éléments de renforcement. On notera que le pourcentage de l'acier de renforcement protégé par la matière calorifuge est très supérieur au pourcentage de la face inférieure de la plaque recouverte par la matière calorifuge à cause de la façon dont les branches des éléments en U montent et pénètrent dans le béton. Au cours dTessais pratiques, on trouve que le pourcentage de la largeur de la plaque qu'il faut recouvrir par de la matière calorifuge est bien inférieur à 50 % pour conserver suffisamment de résistance dans l'acier de renforcement, dans des conditions d'essai normalisées, pour empêcher l'effondrement de la plaque pendant une durée de deux heures ou davantage. Lorsqu'on coule une plaque comportant ce type de renforcement, la force de la liaison entre le béton et l'acier est telle que presque toute la contrainte de tension est, d'après le calcul, supportée par les branches des éléments en U qui pénètrent dans le béton et par les parties des profilés plats de la plate-forme très proches des branches.La largeur de la matière calorifuge représentée sur la figure 1 recouvre pratiquement la totalité du renforcement néces- saire pour résister à la contrainte de traction. La figure 2 représente une variante d'agencement d'un autre type possible de matière calorifuge. On applique celle-ci en bandes plus larges que dans le cas de la figure 1. Chaque bande 18 peut s'étendre sur une largeur supérieure à la largeur d'une bande de la matière constituant la plate-forme. La figure 2 repré sente la matière calorifuge s'étendant sur deux joints de la plate forme et légèrement au-delà de chacun des joints pour assurer un calorifugeage satisfaisant des bras des éléments de renforcement en U.L'intervalle entre les bords des bandes adjacentes de matie re calorifuge peut autre légèrement inférieur à la largeur d'une bande de plate-forme, comme on l'a montré sur la figure, mais lorsque les conditions de résistance et de transfert de chaleur le permettent, cet intervalle peut tre supérieur. On a représenté l'utilisation de matière calorifuge appliquée par pulvérisation, mais il est clair que l'on peut utiliser n importe lequel des autres types de calorifuge. Le type de renforcement représenté sur la figure 3 est un type cellulaire comportant des perches d'air 30 formées par fixation mutuelle de deux feuilles opposées 32, 34 d'acier laminé présentant une section transversale crénelée. On peut appliquer n'importe lequel de plusieurs types de calorifuge à cette construction. Deux types appropriés sont représentés sur la figure 3. Dans le premier, la matière calorifuge 36 remplit une gorge 38 comprise entre deux saillies adjacentes 40 de la matière de renforcement, sur la face inférieure de la plaque, et elle s'étend sur les bases de ces saillies. Entre deux bandes adjacentes de matière calorifuge, une ou plusieurs gorges et saillies peuvent rester non calorifugées selon les exigences. Dans le second type, on place la matière calorifuge 42 uniquement dans les gorges creuses 38 entre lessaillies 40 sur la face inférieure du renforcement. On a représenté la matière calorifuge dans chacun de ces intervalles, mais on notera que 1 1on peut utiliser n importe quel agencement satisfaisant remplissant les critères de l'essai. Par exemple, on peutremplir deux intervalles adjacents de matière calorifuge, l'intervalle suivant ismédiatement restant vide et les deux intervalles qui suivent étant remplis de matière calorifuge. En variante, il peut être nécessaire de remplir de matière calorifuge un intervalle sur deux ou un intervalle sur trois. Pour ce type de renforcement, il s'avère en général mieux approprié d'utiliser une matière calorifuge pulvérisée plutôt qu'une matière calorifuge préformée. Dans certains cas, il peut être possible de placer la matière calorifuge dans les gorges avant de faire monter le renforcement en position pour y couler le béton. La figure 4 représente aussi une forme de renforcement cellulaire. Dans ce cas, à l'une des faces de feuilles plates 46 sont soudées une série de bandes métalliques 48 qui sont chacune laminées pour prendre la forme d'un U renversé en coupe transversale. Cela laisse, de nouveau, des poches d'air 50, mais ne laisse pas d'intervalles correspondant aux gorges 38 qui apparaissent sur la figure D. On a représenté l'utilisation de bandes préformées 52 de matière calorifuge, la distance entre bandes adjacentes étant sensiblement égale à la largeur des ban des. On notera que la matière calorifuge peut être appliquée par pulvérisation s'il le faut, et que l'on peut modifier la largeur et l'intervalle des bandes. La figure 5 représente un plancher de béton comportant un type de renforcement différent. Dans ce cas, la plate-forme sur laquelle on coule le béton consiste en de la tôle métallique 51 sur laquelle des nervures 52 sont formées à intervalles prédé terminés, les nervures descendant de la face inférieure de la plaque. On peut appliquer par pulvérisation la matière calorifuge 54 dans la région de chacune des nervures ou, comme le montre la figure, dans la région d'une nervure sur deux, ou suivant un autre schéma approprié permettant à la structure de remplir les conditions posées par le code intéressé. Les figures 6 et 7 représentent un autre type de renfor cement encore, très semblable à celui de la figure 5, mais où les nervures 60 de la plate-forme 62 montent en pénétrant dans le béton. I1 est préférable d'appliquer le calorifuge 64 par pulvé risation, comme le montre la figure 6, et qu'il pénètre sur une légère distance dans chacune des nervures. On ne remplit pas entièrement les nervures de calorifuge, et il n'est pas nécessaire de le faire. Par suite de l'adhérence entre le métal et le béton, la plus grande partie de lteffort de traction est, d'après le calcul, supportée par les nervures et par le métal des profilés plats de la feuille tout près des nervures. Cela permet un agen cement de calorifugeage très localisé dans la zone des nervures, comme le montre la figure 6.Dans certains cas, chaque bande de calorifuge 64 peut s'étendre sur deux nervures ou davantage, comme le montre la figure 7, et on peut appliquer le calorifuge par pulvérisation ou le fixer sous la forme de bandes préformées. Le type de renforcement représenté sur les figures B et g est semblable, dans son principe, à celui qui est repré senté sur la figure 3, en ce que la t81e métallique 70 est laminée suivant une forme dans laquelle ;le présente une section trans versale crénelée. La différence consiste en ce que l'on utilise une seule feuille au lieu de des feuilles opposées. On peut remplir chaque gorge 72 u une gorge sur deux de calorifuge 74, comme le montre la figure 8. Dan d autres cas, on peut remplir de calorifuge deux gorges sur trvi ou une gorge sur trois, selon les autres critères de réalisation.Comme autre variante, le calorifuge 76 peut s'étendre sur deux gorges, ou bien sur une gorge 72 et deux crêtes 78, comme le montre la figure 9. La plaque représentée sur la figure 10 est une plaque de béton armé normalisée dans laquelle le renforcement se présente sous la forme de barres métalliques espacées 80, 82 disposées en grille. Avec ce type de construction, le renforcement principal 80 est normalement parallèle à une paire de côtés de la plaque, les barres 82 parallèles aux deux autres côtés n'ayant guère pour rôle que de maintenir en position les barres de renforcement principales. Avec ce type de plancher, il est impossible de déterminer, par-dessous la plaque, la position exacte des barres de renforcement. Néanmoins, il stest avéré pratiquement possible, grâce à la capacité de l'acier calorifugé de supporter un effort supérieur à sa charge nominale, de calorifuger la face inférieure de la plaque avec des bandes de calorifuge 84 ecartées, disposées parallèlement aux barres de renforcement principales 80, qui protègent certaines des barres, mais pas toutes. Dans les conditions d'esai, lorsque la température augmente dans les barres non protégées, l'effort de tension qu'elles supportaient initialement est supporté par les barres de renforcement protégées, et la plaque peut donc satisfaire aux spécifications du Code. Les figures 11 et 12 sont des vues de plaques à support simple, perpendiculairement aux coupes transversales représentées sur les figures 1 à 10. La plaque est supportée à chaque extrémité par une poutre en I 90 et, dans le cas de la figure 11, les bandes de calorifuge 92 sont représentées comme s'étendant pratiquement sur toute la longueur de l'intervalle sans support (portée) compris entre les ailes des poutres en I. Cet agencement entratne des économies importantes, à la fois de main-d'oeuvre et de matière, pour calorifuger la face inférieure de la plaque du fait que le calorifuge est disposé en bandes qui ne recouvrent qu'une certaine proportion de l'aire totale de la plaque. Cela peut être nécessaire dans certains cas, mais le moment de flexion et, par conséquent, l'effort de traction dans le renforcement d'acier sont beaucoup plus faibles près des extrémités de l'intervalle sans support qu'en son centre. Pour cette raison, on peut laisser la température du renforcement aux extrémités de l'intervalle sans support augmenter notablement sans que cela ntentraSne l'effondrement de cet intervalle sans support. La figure 12-représente le cas où les bandes de calorifuge sont plus courtes que la longueur de l'intervalle sans support, pour permettre d'aboutir à de plus grandes économies. La figure 13 est une vue semblable aux figures 11 et 12, mais elle représente un plancher formé sous la forme d'une plaque continue comportant un grand nombre de poutres. La portée de gauche 100 est une portée terminale et les deux autres portées 102 sont continues. Le moment de flexion engendré dans ce type de plaque est positif au centre de toute portée (intervalle sans support) donnée et négatif sur les poutres de support intermédiaires. L'acier de renforcement négatif est représenté en 104 sur la figure 13, un renforcement positif étant prévu de la façon représentée sur l'une quelconque des figures 1 à 10, ou par n'importe quel autre système approprié. Pour les portées intermédiaires 102, il n'existe une tension dans l'acier de renforcement inférieur qu'entre les points auxquels le moment de flexion passe du sens positif au sens négatif ou du sens négatif au sens positif. En pratique, cela ne représente qu'environ 50 à 60 % de la portée totale. Par conséquent, pour satisfaire aux conditions de temps d'effondrement, les bandes de calorifuge peuvent avoir une longueur seulement égale à environ 50 % de la portée totale. Cependant, pour satisfaire aux conditions d'augmentation de température à la surface supérieure de la plaque, il peut être nécessaire de prolonger davantage les bandes de calorifuge. On peut en variante appliquer l'un quelconque des autres modes opératoires précités (par exemple, l'augmentation de l'épaisseur de la plaque et/ou l'utilisation d'un béton léger, au lieu d'un béton dense, dans la plaque). I1 ressort de ce qui précède que l'application des principes de l'invention permet de réduire considéralblement le coût du calorifugeage des plaques de plancher de béton armé ignifugé et des structures analogues, coulées sur des platesformes d'acier de renforcement du type représenté sur les figures 1 à 9, et d'autres types semblables. En choisissant soigneusement la proportion et l'emplacement des bandes de calorifuge, on peut rendre ce type de construction compétitif avec les plaques de béton comportant le type de renforcement classique indiqué de façon générale sur la figure 10, ou moins coûteux et, dans le cas de renforcement classique, on peut réduire le coût en réduisant l'épaisseur de béton au-dessous du renforcement (qui, pour des raisons de conception, ne supporte aucune fraction de l'ef- fort de tension) et en appliquant le calorifuge bandes à la face inférieure-de la plaque. Contrairement à toute attente, le calorifugeage de la surface inférieure de la plaque dans des zones choisies seulement ne provoque pas de forte augmentation de la vitesse de croissance de la température de la surface supérieure de la plaque. REVENDICATIONS 1. Plaque de plancher de béton armé, consistant en du béton et des éléments de renforcement d'acier, comportant sur sa face inférieure une matière calorifuge disposée dans des zones prédéterminées, caractérisée en ce que 80 % au plus de la face inférieure exposée de la plaque sont recouverts par ladite matière calorifuge et en ce que les zones prédéterminées sont choisies de façon que, si le feu au-dessous de la plaque fait monter la température de l'acier de renforcement dans des zones non protégées par la matière calorifuge à une valeur pour lequel le sa capacité de résistance à l'effort de traction est sensiblement amoindrie, l'effort de traction qui ntest plus supporté par le renforcement d'acier non protégé est supporté par le renforcement d'acier protégé par ladite matière calorifuge. 2. Plaque selon la revendication 1,caraetérisée en ce que la zone calorifugée ne dépasse pas 50 % de la zone exposée totale de la face'inférieure de la plaque. 3. Plaque selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que la matière calorifuge est appliquée en bandes parallèles de largeur prédéterminée et, à intervalles prédéterminés. 4. Plaque selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que les éléments de renforcement d'acier sont constitués par des profilés de tôle laminée qui jouent en même temps de role de coffrages au cours de la coulée du béton. 5. Plaque selon la revendication 4, caractérisée en ce que les profilés de tôle laminée comportent des gorges, et en ce que la matière calorifuge est logée dans certaines au moins desdites gorges. 6. Plaque selon la revendication 3,caractérisée en ce que les éléments de renforcement d'acier sont constitués par des barres d'acier noyées dans le béton coulé, la prorondeur de béton au-dessous des barres étant inférieure à celle utilisée dans la pratique normale et les bandes calorifuges étant applI- quées sans tenir compte de ltempla ement des barres de renforcement. 7. Plaque selon la revei-Yi? 4, caractérisée en ce que la tôle métallique laminée est appliquée en bandes comportant des rebords en saillie de chaque côté de chacune elles, montant en pénétrant dans le béton, et en ce que les bandes de matières calorifuge sont appliquées de façon à recouvrir au moins certains des joints entre bandes de tôle métallique adjacentes. 8. Plaque selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que la matière calorifuge est appliquée par pulvérisation. 9. Plaque selon l'une quelconque des revendications 1 à 7,car2ctérisée en ce que la matière calorifuge est appliquée sous la forme de bandes préformées. 10. Plaque selon la revendication 3, caractérisée en ce que les bandes de matière calorifuge s'achèvent avant les poutres de support situées à chaque extrémité de la plaque.