Composant électronique (35) de commande d’un onduleur/redresseur (20) apte à être électriquement connecté à l’enroulement électrique de stator (10) d’une machine électrique tournante (7), cette machine électrique tournante (7) ayant un rotor (12) à aimants permanents, notamment pour un véhicule, le composant (35) étant configuré pour appliquer sélectivement à cet onduleur/redresseur (20): - une première commande étant une commande par modulation de largeur d’impulsion, et - une deuxième commande étant une commande pleine onde, le composant électronique (35) étant encore configuré pour : - recevoir l’une au moins d’une information représentative de la température des aimants permanents et d’une information représentative de la valeur de la tension sur la sortie continue de l’onduleur/redresseur (20), - déterminer la valeur d’une vitesse de base pour le passage entre la première commande et la deuxième commande en fonction de l’une au moins de l’information représentative de la température des aimants permanents du rotor et de l’information représentative de la valeur de la tension sur la sortie continue de l’onduleur/redresseur (20), et - appliquer l’une de la deuxième commande et de la première commande à la place de l’autre de la première commande et de la deuxième commande lorsque la valeur de la vitesse de base ainsi déterminée est atteinte. Figure d’abrégé: Fig 6 Composant électronique de commande d’un onduleur/redresseur La présente invention concerne un composant électronique de commande d’un onduleur/redresseur apte à être électriquement connecté à l’enroulement électrique de stator d’une machine électrique tournante, cette machine électrique tournante ayant un rotor à aimants permanents. L’invention est par exemple intégrée à un véhicule, par exemple une automobile ou toute autre forme de mobilité à propulsion hybride ou électrique, et la machine électrique tournante fournit une propulsion électrique ou hybride pour ce véhicule. L’onduleur/redresseur peut, dans cette application, être interposé entre l’enroulement électrique de stator de la machine et le réseau de bord du véhicule. Il est connu d’appliquer à l’onduleur/redresseur une première commande étant une commande par modulation de largeur d’impulsion, et d’appliquer à ce même onduleur/redresseur une deuxième commande étant une commande pleine onde pour des vitesses de rotation plus élevées de la machine, comme divulgué par exemple par la demande US2010/0072925. L’emploi de ces deux commandes successives permet d’améliorer le rendement de la machine puisque : -une commande MLI produit un signal sinusoïdal et permet de contrôler la tension aux bornes de l’enroulement électrique de stator à des vitesses basses, et - une commande pleine onde utilise dans des hautes vitesses toute la tension disponible, en réduisant les pertes de commutation puisque la fréquence de commutation est alors la fréquence électrique de la machine électrique et puisque le courant de phase est moins important dans cette commande pleine onde. Il est connu que la vitesse de base n MLI-PO de la machine, en deça de laquelle la première commande est appliquée et au-delà de laquelle la deuxième commande est appliquée, soit fixe sur toute la plage de fonctionnement de la machine. Cette vitesse de base est par exemple déterminée comme suit : où : - V DC est la valeur nominale de la tension sur la sortie continue de l’onduleur/redresseur, - α est le facteur de modulation de la tension dans la commande pleine onde, étant par exemple compris entre 1,05 et 1,103, - n 0 est une vitesse de rotation de la machine électrique prédéfinie, par exemple 1000 tr/min d’autres valeurs étant possibles, - k e (T 0 ,n 0 ) est la tension à vide entre phases (ou force électromotrice) mesurée à la vitesse n 0 et pour une température de refroidissement prédéfinie T 0 , cette température T 0 étant par exemple égale à 70°C. La tension à vide entre phases peut être obtenue à l’aide de l’équation suivante dans le cas où la machine électrique tournante présente un rotor à aimants permanents : où : - p est le nombre de paires de pôles du rotor de la machine électrique, et - Ψ ap (T 0 ) est le flux généré par les aimants permanents du rotor à la température T 0 . Le choix d’une valeur fixe pour la vitesse de base présente des avantages en termes de simplicité. Néanmoins, une telle valeur fixe peut être trop rigide compte-tenu des performances changeantes de la machine en fonction de son utilisation. Il existe un besoin pour améliorer encore le rendement d’une machine électrique tournante de rotor à aimants permanents alimentée par un onduleur/redresseur commandé sélectivement par une commande par modulation de largeur d’impulsion et par une commande pleine onde. L’invention a pour but de répondre à ce besoin et elle y parvient, selon l’un de ses aspects à l’aide d’un composant électronique de commande d’un onduleur/redresseur apte à être électriquement connecté à l’enroulement électrique de stator d’une machine électrique tournante, cette machine électrique tournante ayant un rotor à aimants permanents, notamment pour un véhicule, le composant étant configuré pour appliquer sélectivement à cet onduleur/redresseur : - une première commande étant une commande par modulation de largeur d’impulsion, et - une deuxième commande étant une commande pleine onde, le composant électronique étant encore configuré pour : - recevoir une information représentative de la température des aimants permanents du rotor et/ou une information représentative de la valeur de la tension sur la sortie continue de l’onduleur/redresseur, - déterminer la valeur d’une vitesse de base pour le passage entre la première commande et la deuxième commande en fonction de l’une au moins de l’information représentative de la température des aimants permanents du rotor et de l’information représentative de la valeur de la tension sur la sortie continue de l’onduleur/redresseur, et - appliquer l’une de la deuxième commande et de la première commande à la place de l’autre de la première commande et de la deuxième commande lorsque la valeur de la vitesse de base ainsi déterminée est atteinte. L’invention permet d’adapter la valeur de la vitesse de base pour le passage entre la commande par modulation de largeur d’impulsions et la commande pleine onde en fonction de la valeur de la tension sur la sortie continue de l’onduleur/redresseur et/ou en fonction de la valeur de la température des aimants permanents du rotor. On tient ainsi compte de la variation de la température des aimants permanents, variation qui peut significativement impacter la valeur de la tension à vide entre phases. On peut ainsi déterminer une valeur de vitesse de base pour chaque valeur de température des aimants permanents. On évite d’utiliser une valeur de vitesse de base non adaptée compte-tenu de la température des aimants permanents. La valeur de vitesse de base déterminée et utilisée pour le passage de la première commande à la deuxième commande peut augmenter lorsque la température des aimants permanents augmente. Cette augmentation de la valeur de la vitesse de base avec cette augmentation de température peut éviter le passage à une commande pleine onde à faible charge, ce qui imposerait un surfluxage de la machine électrique pour compenser la baisse de flux magnétique généré par les aimants permanents lorsque leur température devient élevée. Par ailleurs, lorsque la température des aimants permanents est basse, il est possible de prolonger l’emploi de la commande par modulation de largeur d’impulsion. L’information représentative de la température des aimants permanents peut se rapporter à un aimant seulement de l’ensemble des aimants permanents, ou à plusieurs de ces aimants permanents, ou à l’ensemble de ces aimants permanents, étant par exemple une valeur moyenne mesurée ou estimée, comme on le verra par la suite. Au sens de la présente demande : - « axialement » signifie « parallèlement à l’axe de rotation de l’arbre », - « radialement » signifie « dans un plan perpendiculaire à l’axe de rotation de l’arbre et le long d’une droite coupant cet axe de rotation », - « circonférentiellement » signifie « dans un plan perpendiculaire à l’axe de rotation de l’arbre et en se déplaçant autour de cet axe ». Le composant électronique peut être un circuit de traitement numérique, mettant en œuvre des portes logiques, des compteurs et une mémoire. Le composant électronique est par exemple un circuit intégré de type ASIC (« Application-specific integrated circuit » en anglais). Le composant électronique peut être configuré pour déterminer la valeur de la vitesse de base pour le passage entre la première commande et la deuxième commande à l’aide de l’équation suivante : β étant une constante de flux magnétique des aimants permanents au rotor en fonction de la température, et v DC étant la valeur de la tension sur la sortie continue de l’onduleur/redresseur. Dans tout ce qui précède, la température de refroidissement fixée T 0 peut être comprise entre 50°C et 100°C, étant par exemple égale à 70°C, et la vitesse de rotation prédéfinie n 0 peut être comprise entre 800 tr/min et 1200 tr/min, étant par exemple égale à 1000 tr/min. β peut prendre des valeurs différentes en fonction des types d’aimants utilisés, par exemple selon qu’il s’agisse de ferrites ou de terres rares. varie par exemple entre -0.2%/°C et -0.03%/°C La valeur de la vitesse de base ainsi déterminée peut être utilisée non seulement pour le passage de la première commande à la deuxième commande, lorsque la vitesse de rotation de la machine électrique augmente, mais également pour le passage de la deuxième commande à la première commande, lorsque la vitesse de rotation diminue. En variante, la vitesse de base utilisée pour le passage de la première commande à la deuxième commande, lorsque la vitesse de rotation de la machine électrique augmente, encore appelée « première vitesse de base », diffère de la vitesse de base utilisée pour le passage de la deuxième commande à la première commande, lorsque la vitesse de rotation diminue, encore appelée « deuxième vitesse de base ». On introduit ainsi une hystérésis entre la montée de vitesse et la descente de vitesse, ce qui peut permettre d’éviter d’avoir à changer de mode de commande de manière intempestive. Seule l’une de ces vitesses de base, par exemple la première vitesse de base, peut être déterminée en fonction de l’une au moins de l’information représentative de la température des aimants permanents du rotor et de l’information représentative de la valeur de la tension sur la sortie continue de l’onduleur/redresseur, comme expliqué ci-dessus, tandis que l’autre de ces vitesses de base, par exemple la deuxième vitesse de base, peut être déterminée différemment. La deuxième, respectivement première, vitesse de base est par exemple déterminée en retranchant ou en ajoutant, pour chaque valeur obtenue tel que décrit ci-dessus pour la première, respectivement deuxième, vitesse de base, une valeur qui peut rester fixe ou varier sur la plage de fonctionnement de la machine électrique. Le cas échéant, le composant électronique peut être configuré pour appliquer une phase de surmodulation lors du passage de la première commande à la deuxième commande et/ou lors du passage de la deuxième commande à la première commande. La machine électrique tournante peut avoir une tension nominale d’alimentation de 48V. En variante, cette machine électrique tournante peut avoir une tension nominale d’alimentation supérieure à 300V. Le rotor peut être dépourvu d’enroulement électrique d’excitation. Le rotor peut être formé par un paquet de tôles à l’intérieur duquel sont disposés les aimants permanents. Dans tout ce qui précède, l’enroulement électrique de stator peut être polyphasé. Indépendamment de son nombre de phases, l’enroulement électrique de stator peut être formé par des fils ou par des barres conductrices reliées les unes les autres. Chaque encoche de la carcasse de stator peut recevoir plusieurs conducteurs, par exemple 2, 4 ou 6. Dans tout ce qui précède, la machine électrique tournante peut comprendre un circuit de refroidissement du stator dans lequel circule du fluide tel que de l’air ou du liquide. Ce liquide peut être de l’eau ou de l’huile. Le rotor peut être refroidi par ce même circuit de refroidissement ou par un autre circuit de refroidissement dans lequel circule de l’air, ou du liquide tel que de l’eau ou de l’huile. Dans tout ce qui précède, le rotor peut comprendre un nombre de paires de pôles quelconque, par exemple trois, quatre, six, ou huit paires de pôles. La machine électrique tournante peut présenter une puissance électrique nominale de 4 kW, 8 kW, 15 kW, 25 kW ou plus. L’invention a encore pour objet, selon un autre de ses aspects, un ensemble de propulsion d’un véhicule électrique ou hybride, comprenant : - une machine électrique tournante, comprenant un stator et un rotor à aimants permanents, - un onduleur/redresseur connecté électriquement à l’enroulement électrique de stator et apte à être connecté au réseau de bord du véhicule, et - le composant électronique tel que défini ci-dessus. L’ensemble de propulsion peut comprendre au moins un capteur de température permettant de fournir l’information représentative de la température des aimants au composant électronique. Il y a par exemple autant de capteurs de température qu’il y a d’aimants, ou il y a un nombre de capteurs inférieur au nombre d’aimants. Une moyenne peut être établie sur la base de ces capteurs de température et cette moyenne peut constituer l’information représentative pouvant être utilisée par le composant pour déterminer la valeur de la vitesse de base. En variante, l’ensemble peut comprendre un estimateur de la température d’au moins un aimant permanent, voire de plusieurs aimants permanents, voire de tous les aimants permanents, et cet estimateur fournit au composant électronique l’information représentative de la température des aimants pour déterminer la valeur de la vitesse de base. L’estimateur peut recevoir comme donnée d’entrée la température mesurée pour un autre composant de la machine électrique tournante, par exemple une température dans l’enroulement électrique de stator ou une température du fluide de refroidissement. L’information représentative de la valeur de la tension sur la sortie continue de l’onduleur/redresseur peut être une mesure de tension. Le réseau de bord du véhicule comprend par exemple deux sous-réseaux entre lesquels est interposé un système de commutation définissant un convertisseur de tension continu/continu. L’un de l’onduleur/redresseur et du convertisseur de tension continu/continu peut mettre en œuvre des interrupteurs électroniques commandables, tels que des transistors en nitrure de galium (GaN), en carbure de silicium (SiC), ou en silicium. Le premier sous-réseau électrique, étant celui apte à être connecté à l’onduleur/redresseur, présente par exemple une tension nominale de 48V ou une tension nominale de valeur supérieure à 300V, et le deuxième sous-réseau électrique présente par exemple une tension nominale de 12V. Le premier sous-réseau peut présenter une batterie et une unité de stockage d’énergie électrique formée par un ou plusieurs condensateurs et disposée en parallèle de la sortie continue de l’onduleur/redresseur. La capacité de cette unité de stockage d’énergie électrique est notamment comprise entre 2000 µF et 4000µF, par exemple de l’ordre de 3000µF. L’invention a encore pour objet, selon un autre de ses aspects, un groupe motopropulseur de véhicule hybride ou électrique, comprenant : - l’ensemble défini ci-dessus, et - une boîte de vitesses, comprenant des pignons, définissant des rapports de boîte, et - un essieu avant et un essieu arrière, l’arbre de la machine électrique tournante étant solidaire en rotation : - d’un arbre d’entrée de la boîte de vitesses, ou - de l’arbre de sortie de la boîte de vitesses, ou - de pignons fous de la boîte de vitesses, ou - de l’essieu avant ou de l’essieu arrière. En variante, l’arbre de la machine électrique peut être solidaire en rotation du vilebrequin du moteur thermique du véhicule, lorsque le groupe motopropulseur comprend un tel moteur thermique. Dans un tel cas, la machine électrique tournante peut comprendre une poulie ou tout autre moyen de liaison vers le reste du groupe motopropulseur du véhicule. La machine électrique est par exemple reliée, notamment via une courroie, au vilebrequin du moteur thermique du véhicule. Le groupe motopropulseur peut comprendre un double embrayage, à sec ou humide, chacun des arbres de sortie du double embrayage formant alors un arbre d’entrée pour la boîte de vitesses. L’invention a encore pour objet, selon un autre de ses aspects, un procédé de commande d’un onduleur/redresseur électriquement connecté à l’enroulement électrique de stator d’une machine électrique tournante ayant un rotor à aimants permanents, notamment pour un véhicule, cette commande comprenant: - une première commande étant une commande par modulation de largeur d’impulsion, et - une deuxième commande étant une commande pleine onde, procédé comprenant les étapes suivantes: - recevoir une information représentative de la température des aimants permanents du rotor et/ou une information représentative de la valeur de la tension sur la sortie continue de l’onduleur/redresseur, - déterminer la valeur d’une vitesse de base pour le passage entre la première commande et la deuxième commande en fonction de l’une au moins de l’information représentative de la température des aimants permanents du rotor et de l’information représentative de la valeur de la tension sur la sortie continue de l’onduleur/redresseur, et - appliquer l’une de la deuxième commande et de la première commande à la place de l’autre de la première commande et de la deuxième commande lorsque la valeur de la vitesse de base est atteinte. Tout ou partie de ce qui précède s’applique encore à cet autre aspect de l’invention. L’invention pourra être mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre d’exemples non limitatifs de celle-ci et à l’examen du dessin annexé sur lequel : - représente de façon schématique et partiel un groupe motopropulseur auquel peut s’appliquer un exemple de mise en œuvre de l’invention, - représente de façon schématique un exemple de machine électrique tournante du système de la , baignant dans l’huile, - représente de façon isolée un exemple de rotor de la machine électrique tournante de la , - représente de façon schématique, le circuit électrique de la machine électrique tournante du groupe motopropulseur des figures 1 et 2, - est un graphe représentant l’évolution de la vitesse de base lors du passage de la première commande à la deuxième commande lors de la mise en œuvre d’un exemple selon l’invention, et - est un graphe représentant plusieurs caractéristiques couple-vitesse d’une machine électrique tournante pour plusieurs vitesses de base différentes déterminées selon l’exemple de la pour le passage de la première commande à la deuxième commande. On a représenté sur la un groupe motopropulseur 1 auquel peut s’appliquer l’invention. Le groupe motopropulseur 1 comprend ici un double embrayage 6 pouvant être à sec ou humide, à disques ou à lamelles. Ce double embrayage présente deux arbres de sortie 2 et 3 qui sont ici concentriques. Chacun de ces arbres définit un arbre d’entrée de boîte de vitesses 4. La boite de vitesses 4 comprend, à l’intérieur d’un carter rempli d’huile, une pluralité de pignons définissant une pluralité de rapports de vitesse R1-Rn. L’arbre 2 est ici associé à des rapports de vitesse impairs et l’arbre 3 est associé à des rapports de vitesse pairs. Le couple en sortie de la boîte de vitesses 4 est transmis aux roues du véhicule, afin d’assurer une propulsion de ce véhicule. Le groupe motopropulseur 1 est hybride ou électrique, comprenant une machine élec-trique tournante 7 Cette machine tournante 7 est implantée à l’intérieur du carter de la boîte de vitesses 4. Dans l’exemple considéré, l’arbre de la machine tournante 7 est apte à coopérer par engrènement avec un pignon 8 solidaire de l’arbre 2 d’entrée de la boîte de vitesses associé aux rapports de vitesse impairs, mais d’autres positions sont possibles pour la machine électrique tournante 7, par exemple son engrènement avec un pignon solidaire de l’arbre 3 d’entrée de la boîte de vitesses associé aux rapports de vitesse pairs. Des emplacements de la machine électrique tournante 7 en dehors du carter de la boîte de vitesses 4 sont par ailleurs possibles. Cette machine électrique tournante 7 peut former une source de propulsion électrique du véhicule. La machine électrique tournante 7 comporte un carter non représenté sur la . A l'intérieur de ce carter, elle comporte, en outre, un arbre 13, un rotor 12 solidaire en rotation de l’arbre 13, et un stator 10 entourant le rotor 12. Le mouvement de rotation du rotor 12 se fait autour d’un axe X. La machine électrique tournante 7 est ici une machine synchrone. Bien que non représenté, le carter peut comporter un palier avant et un palier arrière qui sont assemblés ensemble, et peuvent chacun avoir une forme creuse et porter centralement un roulement à billes respectif pour le montage à rotation de l'arbre 13. Dans cet exemple de réalisation, le stator 10 comporte une carcasse 15 en forme d'un paquet de tôles doté d'encoches, par exemple du type semi fermée ou ouverte, équipées d’isolant d’encoches pour le montage de l’enroulement électrique polyphasé du stator. Chaque phase comporte un enroulement traversant les encoches de la carcasse 15 et formant, avec toutes les phases, un chignon avant 16 et un chignon arrière 17 de part et d'autre de la carcasse 15 du stator. Les enroulements sont par exemple obtenus à partir d’un fil continu recouvert d’émail ou à partir d’éléments conducteurs en forme de barre tels que des épingles reliées entre elles. Chaque encoche peut recevoir plusieurs conducteurs, par exemple 2 ou 4 ou 6 conducteurs. L’enroulement électrique du stator définit ici un double système triphasé, un seul de ces systèmes étant représenté sur la , chacun de ces systèmes triphasés mettant alors en œuvre un montage en étoile ou en triangle dont les sorties sont reliées à un onduleur/redresseur 20. En variante, l’enroulement électrique du stator peut définir un unique système triphasé. Le rotor 12 de la est formé par un empilement de tôles, comme représenté sur la . Le nombre de paires de pôles défini par le rotor 12 peut être quelconque, par exemple être compris entre trois et huit, étant par exemple égal à trois, quatre, six ou huit. Le rotor 12 reçoit une pluralité d’aimants permanents non représentés sur ces figures 2 et 3 mais reçus dans des logements ménagés dans l’empilement de tôles. On constate encore sur la que l’arbre 13 est creux, de l’huile circulant à travers celui-ci. Des ouvertures ménagées dans l’arbre 13 et visibles sur la permettent la projection radiale d’huile dans la machine, de sorte que le rotor et le stator baignent dans l’huile, dans l’exemple considéré. La machine peut encore comprendre des capteurs de mesure de la position du rotor, non représentés sur la . Ces capteurs sont par exemple trois capteurs à effet Hall interagissant avec une cible magnétique solidaire en rotation du rotor, mais d’autres capteurs sont possibles tels que des résolveurs. La machine peut encore comprendre des capteurs de température de tout ou partie des aimants du rotor 12 mais d’autres moyens de détermination de la température de ces aimants permanents sont possibles, tel qu’un estimateur. L’enroulement électrique de stator de la machine électrique tournante 7 appartient à un circuit électrique comprenant l’onduleur/redresseur 20. Cet onduleur/redresseur 20 est interposé entre l’enroulement électrique du stator et un premier sous-réseau du réseau de bord du véhicule dont la tension nominale est dans l’exemple décrit égale à 48V. L’onduleur/redresseur 20 comprend par exemple plusieurs bras de commutation, chaque bras mettant en œuvre deux transistors montés en série et séparés par un point milieu. Chaque transistor est par exemple un transistor en nitrure de galium (GaN), en carbure de silicium (SiC), ou en silicium. Le premier sous-réseau du réseau de bord comprend également dans l’exemple décrit une batterie 21 reliée au reste de ce premier sous-réseau par un interrupteur de déconnexion 22. Le premier sous-réseau peut encore comprendre ou non un ou plusieurs consommateurs 23, dont par exemple, mais de façon non limitative, un compresseur électrique de suralimentation. Aux bornes de la sortie continue 24 de l’onduleur/redresseur 20, dont la tension est mesurée dans l’exemple considéré, est disposée dans l’exemple décrit une unité de stockage d’énergie électrique 25, qui est par exemple formée par un condensateur ou par l’assemblage de plusieurs condensateurs. Cette unité de stockage d’énergie électrique 25 a par exemple une capacité comprise entre 3000µF et 4000µF. Le circuit électrique comprend également dans l’exemple considéré un convertisseur de tension continu/continu 27 interposé entre le premier sous-réseau et un deuxième sous-réseau du réseau de bord. Similairement à l’onduleur/redresseur 20, le convertisseur de tension continu/continu comprend par exemple des transistors qui peuvent être du même type que ceux mentionnés précédemment. Le deuxième sous-réseau du réseau de bord présente par exemple une tension nominale de 12V. De façon connue, ce deuxième sous- réseau peut comprendre une batterie 30 ainsi que des consommateurs non représentés, pouvant être choisi(s) dans la liste suivante non limitative: système d’éclairage, système de direction assistée électrique, système de freinage, système de climatisation ou système d’autoradio. Le circuit électrique comprend encore dans l’exemple considéré une unité de contrôle 32, qui peut être le calculateur central du véhicule ou être dédiée à tout ou partie du groupe motopropulseur 1. Cette unité de contrôle 32 communique via un réseau de données 33, qui est par exemple de type CAN, avec différents composants du circuit électrique, comme on peut le voir sur la . L’unité de contrôle 32 peut recevoir un composant électronique 35 qui va maintenant être décrit. Le composant électronique 35 est par exemple un ASIC. L’invention n’est cependant pas limitée au cas où le composant électronique 35 est intégré à l’unité de contrôle 32. Dans l’exemple décrit, le composant électronique 35 reçoit une information représentative de la température des aimants permanents du rotor et une information représentative de la valeur de tension sur la sortie continue 24 de l’onduleur/redresseur 20. Le composant électronique 35 est configuré pour appliquer sélectivement à l’onduleur/redresseur 20 une première commande qui est une commande par modulation de largeur d’impulsion et une deuxième commande qui est une commande pleine onde. La fréquence de la commande par modulation de largeur d’impulsion est par exemple comprise entre 5 kHz et 20 kHz. Dans l’exemple qui va maintenant être décrit, le composant électronique 35 applique pour le passage de la première commande à la deuxième commande, lorsque la vitesse de rotation de la machine électrique augmente, une première vitesse de base n MLI-PO (T i ) dont la valeur est déterminée comme suit, pour une valeur T i de température des aimants permanents du rotor : La deuxième vitesse de base, pour le passage de la deuxième commande à la première commande, peut être déterminée par le composant électronique 35 en retranchant une valeur fixe sur toute la plage de fonctionnement de la machine à la valeur déterminée ci-dessus pour la première vitesse de base. Cette valeur fixe est par exemple égale à 500 tr/min. Dans un exemple particulier, la vitesse n 0 ci-dessus est choisie comme égale à 1000 tr/min, la température T 0 est choisie comme étant égale à 70°C, α est choisie comme étant égal à 1.05, β est choisi comme étant égale à -0.01/°C et k e (T 0 ,n 0 ) est choisie comme étant égale à 8.6V. Comme on peut le voir sur la , sur laquelle la courbe 100 représente l’évolution de ke(Ti,n0) et sur laquelle la courbe 101 représente l’évolution de la première vitesse de base nMLI-PO(Ti), plus la température Ti des aimants permanents augmente, plus ke(Ti,n0) diminue, ce qui augmente la valeur de la première vitesse de base. La représente, pour une tension sur la sortie continue 24 de l’onduleur/redresseur 20 égale à 52V, différentes caractéristiques couple/vitesse de la machine électrique tournante 7 différant par la température des aimants permanents du rotor et par la valeur de la première vitesse de base. Ainsi : - la courbe 200 est la caractéristique lorsque la température des aimants permanents est égale à 40°C, - la courbe 201 est la caractéristique lorsque la température des aimants permanents est égale à 70°C, - la courbe 202 est la caractéristique lorsque la température des aimants permanents est égale à 105°C, - la courbe 203 est la caractéristique lorsque la température des aimants permanents est égale à 180°C. On constate que : - pour la courbe 200, la valeur de la première vitesse de base est 4400 tr/min, - pour la courbe 201, la valeur de la première vitesse de base est 4500 tr/min, - pour la courbe 202, la valeur de la première vitesse de base est 4700 tr/min, - pour la courbe 203, la valeur de la première vitesse de base est 5150 tr/min, On constate ainsi que la valeur de la première vitesse de base, qui correspond au passage de la commande par modulation par largeur d’impulsion à la commande pleine onde, augmente avec la température des aimants permanents. On retarde ainsi le passage à la commande pleine onde, ce qui augmente le rendement de la machine en évitant le besoin de surfluxer la machine électrique tournante 7. Les tableaux ci-dessous montrent un exemple d’amélioration pouvant être apportée par l’invention. Ainsi, la partie de gauche de chacun des tableaux montre les performances de l’ensemble de propulsion formé par la machine électrique tournante 7 et l’onduleur/redresseur 20 quand la première vitesse de base est toujours égale à celle déterminée pour une température d’aimants permanents au rotor de 70°C, tandis que la partie de droite de ces tableaux montre les performances du même ensemble de propulsion quand la première vitesse de base est déterminée selon ce qui a été exposé ci-dessus. L’invention n’est pas limitée à ce qui vient d’être décrit. C’est par exemple la valeur de la deuxième vitesse de base qui est déterminée à l’aide des équations précitées, et la valeur de la première vitesse de base s’obtient à partir de la valeur de la deuxième vitesse de base à laquelle est ajoutée ou retranchée une valeur constante sur toute la plage de fonctionnement de la machine. Composant électronique (35) de commande d’un onduleur/redresseur (20) apte à être électriquement connecté à l’enroulement électrique de stator (10) d’une machine électrique tournante (7), cette machine électrique tournante (7) ayant un rotor (12) à aimants permanents, notamment pour un véhicule, le composant (35) étant configuré pour appliquer sélectivement à cet onduleur/redresseur (20): - une première commande étant une commande par modulation de largeur d’impulsion, et - une deuxième commande étant une commande pleine onde, le composant électronique (35) étant encore configuré pour : - recevoir l’une au moins d’une information représentative de la température (T i ) des aimants permanents et d’une information représentative de la valeur de la tension sur la sortie continue (24) de l’onduleur/redresseur (20), - déterminer la valeur d’une vitesse de base pour le passage entre la première commande et la deuxième commande en fonction de l’une au moins de l’information représentative de la température (T i ) des aimants permanents du rotor et de l’information représentative de la valeur de la tension sur la sortie continue (24) de l’onduleur/redresseur (20), et - appliquer l’une de la deuxième commande et de la première commande à la place de l’autre de la première commande et de la deuxième commande lorsque la valeur de la vitesse de base ainsi déterminée est atteinte. Composant électronique selon la revendication 1, dans lequel le composant électronique (35) est configuré pour déterminer la valeur de la vitesse de base pour le passage entre la première commande et la deuxième commande à l’aide des équations suivantes : et α étant le facteur de modulation de la tension dans la première commande, n 0 étant une vitesse de rotation prédéfinie du rotor de la machine électrique, T 0 étant une température prédéfinie des aimants du rotor, k e (T 0 ,n 0 ) étant la valeur de la force électromotrice entre phases pour la vitesse n 0 et la température T 0 , et β étant une constante de flux magnétique des aimants permanents au rotor en fonction de leur température. Composant selon la revendication précédente, T 0 étant comprise entre 50°C et 100°C, étant par exemple égale à 70°C, et n 0 étant comprise entre 800 tr/min et 1200 tr/min, étant par exemple égale à 1000 tr/min. Ensemble de propulsion d’un véhicule électrique ou hybride, comprenant : - une machine électrique tournante (7) comprenant un stator (10) et un rotor (12) à aimants permanents, - un onduleur/redresseur (20) connecté électriquement à l’enroulement électrique de stator et apte à être connecté au réseau de bord du véhicule, et - le composant électronique (35) selon l’une quelconque des revendications précédentes. Ensemble selon la revendication 4, comprenant encore au moins un capteur de température permettant de fournir l’information représentative de la température (T i ) des aimants au composant électronique (35). Ensemble selon la revendication 4, comprenant un estimateur permettant de fournir l’information représentative de la température (T i ) des aimants au composant électronique (35). Ensemble selon l’une quelconque des revendications 4 à 6, la machine électrique (7) tournante ayant une tension nominale de 48V. Groupe motopropulseur (1) de véhicule hybride ou électrique, comprenant : - l’ensemble selon l’une quelconque des revendications 4 à 7, - une boîte de vitesses (4), comprenant des pignons, définissant des rapports de boîte, et - un essieu avant et un essieu arrière, l’arbre de la machine électrique tournante (7) étant solidaire en rotation : - d’un arbre d’entrée de la boîte de vitesses, ou - de l’arbre de sortie de la boîte de vitesses, ou - de pignons fous de la boîte de vitesses, ou - de l’essieu avant ou de l’essieu arrière. Groupe motopropulseur (1) selon la revendication 8, comprenant un double embrayage (6), à sec ou humide, chacun des arbres de sortie (2, 3) du double embrayage (6) formant alors un arbre d’entrée pour la boîte de vitesses (4). Procédé de commande d’un onduleur/redresseur (20) électriquement connecté à l’enroulement électrique de stator (10) d’une machine électrique tournante (7) ayant un rotor (12) à aimants permanents, notamment pour un véhicule, cette commande comprenant : - une première commande étant une commande par modulation de largeur d’impulsion, et - une deuxième commande étant une commande pleine onde, procédé comprenant les étapes suivantes: - recevoir l’une au moins d’une information représentative de la température (T i ) des aimants permanents et d’une information représentative de la valeur de la tension sur la sortie continue (24) de l’onduleur/redresseur (20), - déterminer la valeur d’une vitesse de base pour le passage entre la première commande et la deuxième commande en fonction de l’une au moins de l’information représentative de la température (T i ) des aimants permanents du rotor et de l’information représentative de la valeur de la tension sur la sortie continue (24) de l’onduleur/redresseur (20), et - appliquer l’une de la deuxième commande et de la première commande à la place de l’autre de la première commande et de la deuxième commande lorsque la valeur de la vitesse de base ainsi déterminée est atteinte.