La présente invention concerne un corps à rectifier, par exemple un segment abrasif, comprenant une masse abrasive composée de grains abrasifs, d'un agglomérant et d'une matiere de remplissage et au moins un support métallique et/ou une armature métallique. Les applications préférées de la présente invention sont en plus des segments abrasifs déjà mentionnes, meules à tiges, meules anneau, meules dia mantées ou à borazon, segments pour meules disques à tronçonner, meules cylindriques etc... et partout où il faut relier la masse abrasive avec un corps métallique de support, une tige de support ou une armature métallique. I1 est établi que la résine phénolique utilisée de préférence comme liant dans les corps à rectifier présente de tres mauvaises caractéristiques d'adhérence vis-à-vis du metal. De ce fait il faut prévoir ou des liaisons solidaires agglutinantes ou des liaisons réalisées en introduisant la colle après durcissement du corps à rectifier. Selon le présent état de la technique on réalise les corps à rectifier du genre décrit ci-dessus de la manière suivante La masse abrasive est mélangée, mise en forme et cuite dans un four. Ensuite, la surface destinée à être reliée avec le support métallique est nettoyée, c'est-à-dire que la peau résultant de la cuisson est enlevée. Ensuite, le corps à rectifier et le support (on désigne ici par le terme corps à rectifier simplement la masse abrasive elle-même) sont collés ensemble, par exemple au moyen d'un adhésif époxyde. Encore une opération de durcissement s'ensuit de ltadbésif cette fois, soit à la température ambiante, ce qui dure relativement longtemps, soit à une température élevée en que de réduire le temps de durcissement. Abstraction faite des résultats obtenus qui ne sont pas toujours satisfaisants, ce procédé classique est onéreux, du fait qu'il faut effectuer deux fois le durcissement du corps abrasif et un traitement de la surface qui en résulte Dans le cas de meules coniques avec supports métalliques, segments de meules, disques à tronçonner avec supports en fer blanc, meules de face assiette avec écrous de fixation etc... les parties métalliques sont serrées directement dans la masse abrasive non cuite, toutefois il faut essayer d'obtenir une liaison solidaire par modelage, procédé qui est à la fois spécial, compliqué et onéreux. Ce procédé est naturellement plus onéreux, plus la vitesse de travail du corps à rectifier est élevée. En consequence, un but de la présente invention est de réaliser un corps à rectifier, dont la liaison avec la plaque ou organe de support ne steffectue pas séparément mais peut se faire en même temps que le modelage et la cuisson de la matière abrasive où dans lequel on peut utiliser des parties métalliques de forme simple comme supports, armatures etc... Pour ce faire selon la présente invention on prévoit sur le- support métallique ou sur l'armature métallique une couche intermédiaire adhérente très collante qui réagit chimiquement avec le liant de la masse abrasive, réalisant ainsi une liaison parfaite avec le liant lors du durcissement de cette couche. La couche intermédiaire, pendant le durcissement, entre dans une réaction chimique avec le liant de la masse abrasive. Cette réaction doit être contrôlée en agissant sur les conditions usuelles de préparation (température, pression, milieu gazeux) pour qu'il ne se produise aucune influence négative des caractéristiques chimiques-physiques du liant du corps àrectifier. Par le terme "très collant" on précise que si une rupture se produit, la surface de rupture se situe dans le corps à rectifier lui-même et non dans la surface de contact entre le métal et le corps à rectifier. Par conséquent, la couche intermédiaire est constituée d'une résine qui possède non-seulement une adhérence remarquable sur des surfaces métalliques mais aussi une bonne compatibilité vis-à-vis de la resine du liant du corps à rectifier, par exemple une résine phénolique,. ainsi qu'une haute résistance à la température jusqu'à la température de durcissement de la résine du liant de la masse à rectifier.De préférence les résines synthétiques utilisées sont par conséquent choisies dans les groupes des résines de polyvinyle (par exemple polyvinyléther, polyvinylacétale, polyvinylacétate, chlorure de polyvinyle etc.), époxyde, de silicium, de polyester, d'acrylate, de polyméthane, de polyesteracrylate ou des caoutchoucs (par exemple caoutchouc de nitrile, polychloroprène ou autres), des résines époxyde, phénoxy ou polyimi-phénoliques pouvant y être ajoutées séparément ou en combinaison pour augmenter les caractéristiques thermiques et d'adhérence. Dans un mode de réalisation de la présente invention la couche intermédiaire se compose de polyvinylbutyral auquel on ajoute des résines phénoliques et époxyde. Le procédé conforme à la présente invention se caractérise en ce qutil consiste à revêtir les corps métalliques de support dans la zone de contact avec la masse abrasive, d'une couche interméaiare liante, appliquée de la ma nière décrite ci-dessus, à poser la masse abrasive sur cette couche et à faire durcir la masse abrasive. La masse abrasive se compose d'un liant organique durcissable -de préférence une résine phénolique- de matières de remplissage et de grains abrasifs (oxydes comme par exemple le corindon ; carbures, par exemple le silicium ou le borcarbure ; nitrures par exemple le borazon, le diamant etc...). Comme liant de-la masse abrasive on peut par exemple choisir : résine phénolique, résine de polyester, résine de polyméthane, résine polymide, caout chouc, résines naturelles comme la gomme laque, ainsi que combinaisons de cellesci, notamment avec la résine phénolique. La couche intermédiaire se compose de préférence de résine polyvinylique (par exemple polyvinylacétale, polyvinylacétate, polyvinylether ou polyvinylchlorure), résine époxyde, résine de silicium, résine de polyester, résine d'acrylate, résine de polyuréthane ou résine de polyester-acrylate, ou une combinaison de ces résines, seules ou mélangées avec de la résine phénolique, résine de polymide ou résine de phénoxy ou avec combinaisons de celles-ci. De préférence, et avant la pose de la couche intermédiaire, le corps de support est rendu rugueux et dégraissé. Une forme d'execution de la présente invention est décrite ci-après à titre d'exemple, en référence au dessin annexe dans lequel - la figure I est une vue schématique en coupe d'un segment abrasif conforme à la présente invention ; - la figure 2 est une vue schématique en coupe d'une meule à tige conforme à la présente invention - la figure 3 est une vue en coupe d'une meule diamantée ; et - la figure 4 est une vue en-coupe d'un segment d'une meule à tronçonner. Dans les quatre exemples, le corps métallique de support I est revetu, dans la zone où il entre en contact avec la masse abrasive 2, d'une couche intermédiaire 3, de préférence en polyvinylacétale, par exemple polyvinylformal ou polyvinylbutyral avec additions de résines époxyde et phénoliques. La couche intermédiaire 3, qui adhère fortement au corps métallique de support 1, est compatible avec le liant en résine phénolique de la masse abrasive 2 ou peut s'attacher chimiquement à ce liant. De préférence, le corps de support I est rendu rugueux dans la zone de contact. La liaison, réalisée conformément à la présente invention, entre le corps de support 1 et la masse abrasive 2 assure une bonne résistance non-seulement à la traction mais aussi aux chocs. Ci-après on donne à titre d'exemple la composition d'un corps à rectifier conforme à la présente invention Segment avec support métallique pressé Support métallique : St. 37, tôle 2 mm, sablonnée et dégraissée. Couche abrasive : Corindon normal mesh 30................... 79 parties en poids Résine phénolique fluide 5 parties en poids (VCF RP 531) Résine phénolique en poudre 10 parties en poids (VCE MP 293) Pyrite & parties en poids Densité 2,6 g/cm3 Couche intermédiaire : Polyvinylbutyral (Wacker BW) - 15 parties en poids Résine phénolique (VCF NF 293)............... ................... 293) 10 parties en poids Résine époxyde (Ciba Araldit 6084)............ 6084) ........ 10 parties en poids Alcool éthylique ......................... 65 parties en poids Epaisseur de couche séchée environ 0,3 mm Comparaison de résistance Couche intermédiaire Essai de traction Essai de rupture (Force de rallongement) (Vitesse de rupture) sans- 55% 70 % avec 100 % 100 % REVENDICATIONS I. Corps à rectifier, par exemple un segment abrasif, comprenant une masse abrasive constituee de grains abrasifs, de liants de préférence organiques durcissant à basse température et de matière de remplissage et au moins un support métallique et/ou une armature métallique, caractérisé en ce qu'il est prévu sur le support métallique ou sur l'armature métallique une couche intermédiaire (3) adhérente tres collante qui réagit chimiquement avec le liant de la masse abrasive (2), réalisant ainsi une liaison parfaite avec le liant lors du durcissement de cette couche. 2. Corps à rectifier selon la revendication 1, caractérisé en ce moins une résine thermodurcissable, par exemple une résine phénolique, ou un mélange de résines thermodurcissables constitue le liant. 3. Corps à rectifier selon les revendications 1 ou 2, caractérisé en ce qu'une résine naturelle, par exemple la gomme laque, constitue au moins partiellement le liant. 4. Corps à rectifier selon Itune quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la couche intermédiaire (3) est constituée d'une résine de polyvinyle par exemple polyvinylacétale, polyvinylacétate, polyvinyléther, polyvinylchlorure. 5. Corps à rectifier selon l'une quelconque des revendications I à 3, caractérisé en ce que la couche intermediaire (3) est constituée d'une résine thermodircissable, par exemple une résine époxyde ou une résine de polyurethane, compatible chimiquement ou physiquement avec le liant de la masse abrasive (2). 6. Corps à rectifier selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérise en ce que la couche intermédiaire (3) est constituée dtune combinaison de différentes résines compatibles avec le liant de la masse abrasive(2). 7. Procédé pour la fabrication d'un corps à rectifier, réalisé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à revêtir le corps de support (1), dans la zone de contact avec la masse abrasive, d'une couche intermédiaire adhérente (3), par exemple de polyvinylbutyral, à placer la masse abrasive sur cette couche et à faire durcir la masse abrasive. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il consiste à rendre le corps de support (I) rugueux avant l'application de la couche intermédiaire 43).