L'invention a pour objet un assemblage soudé de deux pièces, notamment d'un châssis de porte métallique et d'une cornière de pose placée à sa base, l'une au moins desdïtes pièces présentant, dans la zone d'assemblage, un bord le long duquel doit s'effectuer le soudage. Il arrive fréquemment qu'il faille assembler par soudage deux pièces le long du bord de l'une d'elles. Or, si l'on veut réaliser de tels travaux de soudage, par exemple dans le cadre d'une fabrication à la chaîne, avec une commande aussi automatique que possible, une pré- cision considérable de positionnement s'impose pour que le cordon de soudure réunisse correctement le bord de l'une des pièces avec une zone de la pièce antagoniste, qui peut, par exemple, être plate. Dans cet ordre d'idées, il convient de tenir compte de la nécessité d'obtenir un cordon de soudure aussi mince que possible, notamment lorsque la soudure est effectuée avec un métal d'apport. La difficulté ne consiste pas essentiellement à diriger l'appareil de soudure avec une précision suffisante, mais à positionner réciproquement les deux pièces, dans le cadre du travail sur convoyeur envisagé, lorsque les cotes et d'autres caractéristiques desdites pièces peuvent varier en provoquant des excursions de la position du bord à souder par rapport à l'appareil de soudage. En outre, il faut tenir compte de vibrations et de chocs qui se produisent dans la fabrication envisagée, conduisant également à des excursions par rapport à la posi- tion requise. Il faut donc imposer un certain nombre de critères si l'on veut obtenir un cordon de soudure d'allure souhaitée, c'est-à-dire précis et mince. Dans la pratique, ces conditions sont difficilement réalisables. On a déjà tenté de satisfaire ces spécifications de précision en faisant effectuer à l'appareil de soudage une sorte de mou- vement pendulaire perpendiculairement au bord de la pièce à souder. On couvre ainsi une zone de soudage dont la largeur, perpendiculairement au bord à souder, est suffisante pour pallier les différences de posi- tionnement des pièces, les chocs etc., mais on obtient alors un cordon de soudure relativement large, le procédé étant par ailleurs fort oné- reux en ce qui concerne le guidage de l'appareil de soudage. Ceci con- cerne aussi bien les organes mécaniques de guidage que l'agencement moteur nécessaire pour les déplacements de l'appareil. Pour obtenir un assemblage correct, on doit donc prévoir un supplément de métal de l'appareil d'apport, d'énergie de soudage et d'énergie d'entraînements mais sur- tout un supplément de temps qu'implique la confection d'une soudure en ligne brisée par rapport à une soudure rectiligne. En principe, on peut nmême réunir deux pièces dont cha- cune présente un bord à souder. Dans ce cas, les considérations qui précèdent s'appliquent aussi. En outre, le bord à souder peut parfaitement être courbe, l'appareil de soudage devant alors suivre ce tracé. En pareil cas, les spécifications de précision, concernant la mise en place des pièces à souder et de l'appareil de soudage dans des positions ré- ciproques correctes, sont encore plus sévères que pour un bord rectili- gne. L'invention a donc pour but de créer un assemblage soudé du type précité, permettant, sans spécification particulière de précision pour le positionnement des pièces et de l'appareil de soudage, d'obtenir dans tous les cas un cordon de soudure qui assemble de façon sûre les deux pièces concernées. Ce problème est résolu, selon l'invention, en donnant au bord à souder une allure discontinue. Par "allure discontinue", il faut entendre, d'une façon générale,;que le bord à souder présente une forme telle que le mouvement relatif de l'appareil de soudage par rapport aux pièces provoque la pose d'un cordon de soudure qui recoupe ledit bord, ledit cordon atteignant alors, dans tous les cas, des zones correspondantes des deux pièces, même si l'on admet des tolérances de position assez importantes. Les dis- continuités du bord à souder peuvent être constituées aussi bien par des saillants débordant sur le tracé normal dudit bord que par des encoches. On devra prévoir, de préférence, des encoches toutes les fois que la pièce concernée est un profilé. On obtient, selon l'invention, que le cordon de soudure touche toujours les deux pièces, malgré sa minceur. Dans un cas limite, on peut obtenir un aspect de la soudure dans lequel le cordon se trouve à l'extrémité du bord à souder, les encoches formant alors des sortes de perforations. Dans l'autre cas limite, lorsque les pièces sont dé- calées dans l'autre sens par rapport à l'appareil de soudage, le cordon de soudure se déroule le long du fond des encoches,des irrégularités subsistant à l'extrémité du bord. On voit donc que la position du bord à souder par rapport à l'appareil de soudage peut varier dans une zone relativement large, sans nuire à la sécurité de l'assemblage ni nécessi- ter la mise en oeuvre de moyens supplémentaires en métal d'apport, gui- dage de l'appareil etc. Selon l'ordre de grandeur des encoches, on sait quel est le degré de précision à observer dans le positionnement des pièces par rapport à l'appareil de soudage. Le procédé apporte donc une aide pratique considérable lorsqu'il s'agit d'obtenir un assemblage soudé sûr des deux pièces concernées avec un minimum de moyens. D'autres aspects de l'invention concernent plus parti- culièrement laconfiguration du bord à souder et le soudage de deux pièces dont l'une présente deux bords à souder opposés, en vue d'un emploi banalisé. L'invention est expliquée ci-après, de façon plus dé- taillée, à l'aide d'un exemple d'exécution, sans caractère limitatif, illustré aux dessins annexés. Les figures la et lb sont des vues partielles, suivant deux directions faisant un angle de 900 entre elles, qui permettent d'expliciter le problème traité. Les figures 2a et 2b représentent, par deux vues partiel- les correspondant à celles des figures la et lb, un exemple d'exécution de l'assemblage soudé selon l'invention. L'exemple d'exécution illustré au dessin montre l'assem- blage soudé entre la base d'un châssis de porte 1, comportant une embra- sure décrochée 2, et une cornière de pose 3 qui entoure ladite base du châssis 1 et dont l'aile située dans le plan du châssis doit être soudée sur celui-ci. S'agissant notamment de cornièresde pose, la pièce ne doit répondre à aucune spécification particulière de précision de par sa fonc- tion et, de ce fait, on utilisera des profilés aussi peu coûteux que possible. Il en résulte un premier risque de décalage de la position du bord à souder 4 dans la zone d'assemblage, dû aux variations de cotes de la hauteur qu'atteint l'aile de la cornière. Une seconde source d'impré- cision du positionnement résulte de la position respective du bord à souder 4 et de l'appareil de soudage 5, et enfin, une troisième source d'imprécision est constituée par les irrégularités inévitables lorsque les pièces sont acheminées par un convoyeur ou un agencement analogue. Les figures la et lb représentent les conditions corres- pondant à un travail sur un bord à souder 4 sans discontinuité. La zone dans laquelle le cordon de soudure peut être appliqué efficacement est très mince si l'on veut obtenir, dans le joint de soudure 8, une liaison entre la face frontale du bord de la cornière et la zone contigue de la surface du châssis 1. A cet effet, l'appareil de soudage 5 est orienté vers cette face frontale du bord de la cornière suivant un angle appro- prié. On reconnaît à la figure lb qu'il suffit de légers décalages de position de la face frontale du bord 4 par rapport à l'appareil 5 pour se trouver dans une situation o le cordon de soudure ne recouvre plus ou recouvre insuffisamment les deux surfaces à assembler. Les figures 2a et 2b montrent une configuration du bord à souder 7 selon l'invention, à savoir un bord interrompu par des enco- ches 6 qui donnent au bord à souder de l'aile correspondante de la cor- nière 3 un tracé en grecque. Les axes possibles 9 du cordon de soudure, tracés en traits discontinus ou mixtes, montrent qu'une zone nettement élargie, perpendiculairement à la direction rectiligne du bord, est disponible pour effectuer le soudage. Ainsi, comme le montrent les fi- gures 2a et 2b, le cordon de soudure peut soit relier l'extrémité du bord, c'est-à-dire en l'occurrence, les reliquats du bord 4 subsistant entre les encoches 6, au châssis 1, soit s'appliquer un peu plus bas, de façon à parcourir essentiellement les fonds des encoches. On positionne- ra donc les pièces et l'appareil de soudage réciproquement de telle ma- nière que, dans le cas normal, le cordon passe dans l'axe de la zone indiquée aux dessins. Ceux-ci permettent ensuite de reconnaître les limites de tolérance supérieure et inférieure. Un autre avantage résulte de ce que l'appareil de sou- dage 5 n'est plus obligatoirement orienté suivant un angle déterminé par rapport à la surface frontale du bord à souder. Il peut aussi bien être disposé perpendiculairement aux faces de l'aile de la cornière ou du châssis, dans la zorede l'assemblage. C'est uniquement dans le cas o l'on désirerait utiliser pleinement le domaine de tolérance supérieur qu'il est recommandé de conserver l'angle représenté à la figure 1, afin que le métal d'apport soit enfoncé dans les encoches entre les saillants en créneaux. Il en résulte la possibilité d'orienter l'appareil de sou- dage suivant un angle variant à volonté dans une limite d'environ 45 . On obtient donc,dans l'ensemble, un assemblage soudé sûr malgré une faible précision d'orientation, sans perdre les avantages qui résultent normalement d'un cordon suivant un tracé rectiligne, au point de vue du temps, de l'énergie et des moyens de guidage de l'appa- reil. 24641 19 REVENDICATIONS 1. Assemblage soudé de deux pièces, notamment d'un châssis de porte métallique et d'une cornière de pose placée à sa base, l'uneau moins desdites pièces présentant, dans la zone d'assemblage, un bord le long duquel doit s'effectuer le soudage, caractérisé en ce que la pièce (3) qui comporte un bord à souder présente, dans la zone de jonction (8), une bordure discontinue (7). 2. Assemblage selon la revendication 1, caractérisée en ce que le bord à souder (7) présente des encoches (6). 3. Assemblage selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, carac- térisé en ce que le bord à souder (7) présente un tracé en grecque. 4. Assemblage selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le bord à souder discontinu (7) est prévu sur deux bords opposés de la pièce à souder (3) pour permettre d'utiliser celle-ci soit en appui gauche, soit en appui droit.