La présente invention concerne un procédé pour assurer l'étanchéité dans les ouvrages de bAtim nt, des toitures-terrasses destinées à supporter le stationnement et la circulation des véhi cules automobiles, en particulier d'un poids maximum de deux tonnes par essieu. Elle a également pour objet le complexe d'étanchéité obtenu par ledit procédé. On a déjà proposé des procédés pour assurer l'étanchéité des toitures-terrasses destinées à la circulation et au stationnement des véhicules automobiles. Parmi ces procédés, on peut citer les procédés dits Umulticouchen et les procédés mettant en oeuvre des asphaltes. las procédés dits "multicouche" consistent à utiliser des feuilles préfabriquées constituées de bitume et dtune armature d'origine végétale ou minérale. ces feuilles, à leur mise en oeuvre, sont liées entre elles par des couches de bitume à chaud qui ont pour rôle de parfaire l'étanchéité et d'assurera éventuellement,des plans de glissement entre les feuilles. Ces procédés permettent d'obtenir une étanchéité satisfaisante, la souplesse et 11 élasticité des complexes ainsi formés pallient, en grande partie, les risques de déformation et de rupture qui pourraient provenir des mouvements de la surface de 1 'ou- vrage porteur en béton, qui constitue le support de ces complexes. Ltutilisation de feuilles préfabriquées garantit une très bonne stabilité des performances de base, et donc du résultat final attendu. EnSin,l'addition récente de produits élastomères aux bitu- mes permet de remédier aux défauts qui leur sont propres. Toutefois, ces procédés présentent un inconvénient qui provient du fait que les multicouches ne peuvent résister par ellesmêmes aux effets statiques et dynamiques dus au stationnement et à la circulation des véhicules* I1 faut leur superposer, en inddpendance,une protection rigide importante,généralement en béton armé, dont le poids impose un renforcement des structures, entraînant un coût qui,ajouté à celui de ladite protection,devient prohibitif. Certains procédés récents en multicouche,de structure très renforoée,se contenteraient d'une protection plus légère en béton bitumineux de type routier. Cependant, ce béton bitumineux exige, pour en assurer la cohésion que nécessitent sa tenue dans le temps et un taux minimum d'absorption d'eau,un compactage important, soit par engin lourds soit par engin léger vibrant, qui impose également un renforcement onéreux des structures. ce béton bitumineux absorberait néanmoins de l'eau qui, étant arrêtée au niveau de l'étanchéité sous-Jacente, affaiblirait, par l'effet des circonstances atmosphériques, la stabilité de cette protection et donc son efficacité. De plus, l'importance, et donc la masse de ces protections lourdes, transmettraient à l'étanchéité des pressions élevées qui tendraient à annuler son indépendance par rapport à son support. Ceci entraînerait des risques au niveau de l'étanchéité, risques que les techniques actuelles s'efforcent d'éviter en exploitant la meilleure indépendance possible. Enfin, à partir du moment où il est nécessaire de protéger une étanchéité, quelle qu'elle soit,par une protection rigide importante, celle-ci devra être fractionnée pour résister aux variations de températures extérieures journalières et saisonniè- res. Pour éviter le passage de l'eau en sous-face, il faudra rendre ce fractionnement le plus étanche possible, donc employer des produits plastiques très coûteux. La somme des contraintes énumérées ci-dessus tend à faire éliminer les procédés dits "multicouche" des types de procédés qui sont appropriés pour assurer l'étanchéité des toitures-terras- ses destinées à supporter le stationnement et la circulation des véhicules automobiles et plus particulièrement les véhicules automobiles légers. Les procédés d'étanchéité à base d'asphaltes permettent d'éviter les protections rigides lourdes, c'est-à-dire les ineon- vénients techniques et les majorations de prix qui en découlent, les asphaltes assurant en effet, dans presque tous les cas, leur auto-protection. Un de ces procédés consiste à mettre en oeuvre,sur la surface de l'ouvrage porteur en béton,un complexe asphalte-bi- couche composé de: -un papier kraft d'indépendance, -une couche d'asphalte pur spécial d'une épaisseur d'environ 8 mm - une couche d'asphalte gravillonné d'une épaisseur de 25 à 30 mm. Ces deux couches d'asphalte comportent des bitumes plus durs et des charges minérales plus importantes en pourcentage de poids et de granulométrie plus élevée que l'asphalte utilisé traditionnellement en toiture-terrasse, afin de mieux résister aux efforts de poinçonnement. En pratique,les résultats obtenus sur le plan de l'étan- chéité deviennent rapidement insuffisants et la réglementation en vigueur dans le bâtiment interdit l'utilisation de ce complexe. En effet, les variations dimensionnelles d'origine thermi que provoquent, en hiver, des phénomènes de retrait qui entratnent des fissurations au niveau de la couche gravillonnée. Ces fissurations se transmettent rapidement à la couche d'asphalte pur sous-jacente ce qui provoque alors la rupture de l'étanchéité. ces désordres proviennent de la méconnaissance de l'impor tance des coefficients de dilatation linéaire comparés, du béton et de l'asphalte. I1 s'y ajoute le fait que l'asphalte est un corps noir ou très foncé, et cette teinte lui fait absorber la quasi- totalité du rayonnement infrarouge d 'origine solaire. I1 est donc soumis, en été, à des température. très élevées et, en hiver, par convection,aux températures basses am- biantes. I1 en résulte des variation. dimensionnelles qui sont environ le double de celles du béton et des contraintes internes qui désorganisent sa structure. Un autre procédé mettant en oeuvre des asphaltes consiste à utiliser un complexe asphalte tri-couche constitué de: -un papier kraft, d' indépendance, ~une couche d'asphalte pur spécial d'une épaisseur de 5 mm environ -une couche d'asphalte sablé spécial d'une épaisseur de 15 mm environ, -deux papiers kraft d'indépendance, -une couche d'asphalte gravillonné d'environ 20 mm d'épaisseur. Les deux premières couches asphalte assurent une fonc- tion spécifique d étanchéité. La troisième couche doit assurer la protection mécanique de l'étanchéité et la dispersion des contraintes dues aux efforts statiques et dynamiques que subit l'ensemble. En pratique, les résultats obtenus sur le plan de l'étan- chéité sont satisfaisants pendant un certain nombre d'années. Toutefois,selon le site et l'exposition du bâtient,le complexe peut subir des températures élevées et sa plasticité augmentant momentanément (surtout celle des couches inféricures), il risque de se former des empreintes par fluage sous stationnement. Ce phdnominçsurtout s'il est assez profond et répété, peut affecter la fonction d'étanchéité par désorganisation des deux couches inférieures. En outre,un défaut nouveau apparaît, qui était moins sensible avec les complexes bi-couches: l'asphalte coulé étant mis en oeuvre à chaud,a a tendance à fluer pendant son refroidisse- ment suivant la pente du support, donc à diminuer en épaisseur au point haut et à augmenter au point bas. Ce phénomène réduit la pente réelle prévue et son ampleur est fonction du nombre de couches et de leur épaisseur. Il en résulte que des pentes prévues peuvent devenir inexistantes et former ainsi des flaches et de mauvais écoulements d'eaux pluviales qui ne sont pas acceptés par l'utilisateur de ltouvrage. Enfin, ce complexe subit, lui aussi, la loi des variations dimensionnelles dues aux écarts de températures avec des conséquen- ces plus ou moins néfastes pour sa structure. On a maintenant trouvé un nouveau-procédé pour assurer l1étanchéité des aires de parcages des véhicules automobiles et notamment des toitures-terrasses destinées à supporter le stationnement et la circulation des véhicules légers,c'est-à-dire des véhicules automobiles ayant un poids maximum de 2 tonnes par essieu,qui seront dénommés ci-après "véhicules légers" pour plus de commodité. Le procédé selon la présente invention consiste à mettre en oeuvre une seule couche d'asphalte ayant des caractéristiques particulières. las enseignements de l'art antérieur relatés ci-dessus ne permettaient pas 1 l'homme d 1 'art de penser qu'il aurait pu obtenir des résultats semblables ou meilleurs du point de vue de 11 étanchéité en n'utilisant qu'une seule couche d'asphalte. Au contraire, la substitution d'une couche unique d'asphalte aux deux ou trois couches utilisées dans les procédés antérieurs implique necessairement,pour tenir compte des coefficients de dilatation différents du béton de la surface de l'ouvrage porteur et de l'asphalte, le fractionnement de la couche d'asphalte, ce qui pose à priori des problèmes d'étanchéité. La présente invention permet de résoudre ces problèmes gracie à la mise en oeuvre d'un nouveau procédé assurant 1 1étanchéi- té: -en parties courantes, au droit du fractionnement de la couche unique en asphalte, -au droit des joints de dilatation du support et des par ties pratiquement verticales adjacentes à la couche unique en asphalte. la procédé selon la présente invention consiste: 1) à étaler sur le support préalablement revêtu d'une couche d'indépendance, une feuille de pontage aux endroits où des joints de fractionnement seront ultérieurement réalisés, 2) à réaliser lesdits joints de fractionnement pratiquement au milieu desdites feuilles de pontage, 3) à couler à chaud, d'un côté dudit joint,une couche unique d'asphalte sur ledit support revêtu d'une couche d'indépendance et partiellement de ladite feuille de pontage, 4) à mettre en place de l'autre côté dudit joint, soit une couche unique d'asphalte, soit d'autres matériaux de revêtement, 5) à garnir ledit joint ménagé en 2) à l'aide de mastics qui restent plastiques à froid,ladite opération se faisant dans tous les cas après l'application de la couche unique d'asphalte au moins d'un coté du Joint. Selon le procédé de l'invention,on peut réaliser des ou- vrages de baAtiment,et notamment des toitures-terrasses,destinés à supporter le stationnement ou la circulation de véhicules, qui possèdent des revêtements étanches. Le support utilisé dans le procédé de l'invention est la surface d'allure horizontale d'une zone de parcage, éventuellement en coopération avec la surface d'allure verticale adjacente. Le support , généralement en béton,est éventuellement revêtu d'une couche d'indépendance selon un mode opérsbire classi- que quelconque bien connu de l'homme de l'art. A titre de couche d'indépendance, vis-à-vis du support on peut mettre en oeuvre se lon 11 invention des nappes de papier kraft,notamment deux nappes de papier kraft d'une densité de 80 à 120 g/m2, disposées à joints décalés et en général arrêtées au droit des parties verticales. La feuille de pontage utilisée dans le procédé selon l1invention est une bande de bitume élastomère préfabriquée,qui peut tre armde,par exemple, d'un voile de verre. Cette feuille de pontage est déroulée sur la couche d'indépendance au droit des joints d'êtanchéité ultérieurement réalisés et notamment au droit des joints de fractionnement spéciaux de la couche d'asphalte, au droit des angles et des Joints de dilatation des ouvrages de gros oeuvre. Selon le procédé de l'invention,on réalise ensuite des joints de fractionnement qui seront ultérieurement garnis. Par "joint" il faut entendre selon la présente invention un intervalle vide entre deux éléments de revêtement. On peut par exemple ménager ces joints à l'aide de règles métalliques amovibles. Il appartiendra à l'homme de l'art de déterminer la largeur de la feuille de pontage en fonction de la largeur et de la hauteur du joint qu'il désire réaliser. On peut toutefois indiquer que des bandes d'une largeur de 30 à 50 cm conviennent pour des joints ayant une largeur de h3$ 4 cm et une hauteur de 3 à 4 cm.Par ailleurs, il faut noter que la distance séparant 2 joints de fractionnement successifs et parallèles ne doit pas excéder 25 m environ. On coule ensuite à chaud sur au moins une des parties dd- terminées par le joint une couche d'asphalte ayant une épaisseur égale à la hauteur prévue pour ledit joint.On procède ensuite à la mise en place de la couche située de l'autre côté du joint selon des modes opératoires qui varient avec la nature de cette couche et dont on donnera des exemples ci-après. On enlève ensuite les éléments de construction, par exemple les règles métalliques utilisées pour ménager les joints,et on coule à chaud ou à froid dans le joint un mastic qui reste plastique à froid. Dans la présente description, le terme asphalte désigne les produits constitués de bitumes et matières minérales. Les asphaltes qui conviennent aux fins de la présente invention sont constitués d'un mélange de bitume de distillation du pétrole, de fines, de sables, de gravillons concassés et de poudre d'asphalte. la terme "bitume élastomère" désigne un bitume auquel on a ajouté une certaine quantité d'élastomère dans le but de modi fier ses caractéristiques rhéologiques. La mastic utilisé pour les joints dans le procédé de l'in- vention doit rester plastique à froid; il doit être parfaitement adhérent à l'asphalte adjacent et pouvoir subir un allongement avant rupture supérieur à 300% à 200C environ. Les mastics de bitumes élastomères peuvent entre mis en oeuvre soit par coulage à chaud soit par coulage à froid, ledit bitume élastomère étant alors utilisé en suspension dans un solvant. La présente invention concerne aussi un complexe d'étanchéi- té comportant des joints de fractionnement pour des ouvrages de bâtiment et notamment des toitures-terrasses destinées à supporter le stationnement de véhicules automobiles légers,ledit complexe comportant sur un support éventuellement revêtu d'une couche d'indépendance:: 1) une feuille de pontage préfabriquée en bitume élastomère et armée, 2) un joint de fractionnement situé au-dessua de ladite feuille de pontage et pratiquement en son milieu, ladite feuille de pontage étant éventuellement en contact avec les deux côtés adja cents dudit joint, ledit joint séparant deux parties de la couche d'asphalte ou la couche d'asphalte et une couche à base d'un autre matériau de revGtement et étant garni d'un mastic qui reste plan. tique à froid. .A titre d'exemple de matériaux de revêtement autre que l'asphalte qui conviennent aux fins de l'invention on peut citer le béton, le béton armé, le mortier grillagé et les produits élastomères. L'invention sera maintenant décrite plus en détail à titre illustratif et nullement limitatif en référence aux dessins annexés sur lesquels: Fig.1 est une vu on coupe du joint courant de rractlonne- ment du complexe d'étanchéité réalisé selon le procédé de l'inven- tion; Fig.2 est une coupe de l'angle de raccordement entre partie dalle horizontale et verticale selon l'invention; Fig.3 est une vue en coupe du joint de dilatation selon l'invention; Sur la figure 1, la référence (1) désigne le support ou ouvrage porteur qui est généralement en béton; +2) représente la couche d'indépendance vis-à-vis du support, qui peut être consti- tuée par exemple par deux nappes de papier kr ft. La référence (3) représente la feuille de pontage, généralement constituée d'une bande de bitume dlastombre préfabriquée et armée. La couche d'as- phalte est représentée par (4) et le mastic de jointoiement par la référence (5). Ce mode de réalisation de l'invention convient pour les fractionnements de la couche d'asphalte hors des joints de dilata- tion de gros oeuvre et des joints des angles de raccordement. La figure 2 représente la disposition de l'invention qui convient pour les angles de raccordement des ouvrages de gros oeu vre. Sur cette figure, la référence (la) représente la partie du support d'allure horizontale et la référence (lb) désigne la partie du support, qui, dans l'exemple choisi,est sensiblement perpendiculaire à la partie (la); cette partie (lb) sera dénommée ci- aprbs relevé (lb). Ces deux parties constituent le support. Une bande (3) de bitume élastomère préfabriquée est fixée au point haut du relevé, par exemple à l'aide d'un clou (7).Cette bande (3) descend librement le long du relevé (lb) et s'étale ensuite en partie horizontale sur le support (la) revêtu au préalable d'une couche d'indépendance (2) constituée par exemple de deux nappes de papier kraft disposées sensiblement de la fagon décrite précédem- nuent en référence à la figure 1. la joint (5) est réalisé à la Jonction des parties verticales et horizontales à ide d'une rb- gle métallique par exemple. Après coulage à chaud de la couche d'asphalte (4) on garnit le joint de fractionnement (5). Auprès quoi seulement, on procède à la fixation de l'autre couche (6) en contact avec ledit joint de fractionnement. cette couche peut être par exemple un enduit en mortier de ciment grillagé. Ce grillage est avantageusement fixé au point haut du relevé (1b) par le mime système de fixation (T) que la feuille de pontage (3). Il est avantageux d'intercaler entre le joint de fractionne- ment et l'enduit grillagé une couche d'indépendance (8) par exemple une nappe de papier kraft. Selon eet aspect du procédé de l'invention, on réalise les joints de fractionnement à la jonction des parties sensiblement verticales et horizontales des ouvrages de gros oeuvre. la support peut comporter des joints de dilatation de gros oeuvre avec ou sans défoncé. Selon une autre disposition de mise en oeuvre, le procédé de l'invention permet de réaliser des joints de fractionnement à proximité des joints de dilatation. La figure 3 illustre cette autre disposition de l'invention. Sur cette figure, le support (1) comporte un joint de dilatation de gros oeuvre (10) et un défoncé (11). las parties verticales et le fond du défoncé sont recouverts d'une feuille préfabriquée de bitume armé (12) soudée à chaud sur une couche d'imprégnation bitumineuse préalable. Un joint élaito-plastique (14)1 comportant un soufflet libre (13) dans l'axe du joint de dilatation,est soudé à chaud sur la feuille (12). la soufflet est ensuite garni d'un mastic piteux (15) . Une feuille de bitume élastomère préfabriquée (16) est déroulée à froid sur une nappe (2) de papier kraft dans l'emprise horizontale du défoncé. De part et d'autre de cette emprise,une feuille identique de bitume élastomère (3a) recouvre la couche d'indépendance (2a) (par exemple à base de papier kraft) arrentée au droit de l'emprise; cette feuil~ le (3a) descend verticalement avec un retour horizontal sur la feuille (16) . Cette feuille (3a) est soudée à chaud dans l'équerre ainsi formée sur les matériaux sous-jacents.Une règle métallique permet de ménager ledit Joint de fractionnement (5),celui-ci dont arrenté à l'aplomb du défoncé. De part et d'autre du joint de dila tatton,la couche d'asphalte (4) est coulée contre une règle métallique. On procède ensuite à la mise en place de la couche recouvrant le joint de dilatation. Pour ce faire,on dispose au fond du défoncé une couche de sable (17) d'une épaisseur d'environ 2 cm. Une dalle amovible (18) en béton armé est ensuite posée ou coulée sur la couche de sable dans l'emprise formée par les règles métalliques sur une hauteur suffisante pour que la dalle et la couche d'asphalte soient au mâme niveau. Les règles métalliques sont ensuite enlevées et le joint ainsi créé est garni d'un mastic de bitume blastomère. Lorsque le support comporte un joint de dilatation sans défoncé, on peut raccorder l'étanchéité de part et d'autre sur une feuille de type élastomère ,protégée par un dispositif métallique amovible. Le procédé selon l'invention permet de réaliser des revAte- ments de toitures-terrasses destinées à supporter le stationnement et la circulation de véhicules légers, qui sont étanches à l'aide d'une couche unique d'asphalte. Lors de la coulée de la couche unique d'asphalte, le dispositif d'indépendance sous-jacent permet la diffusion de la vapeur dégagée par le support. En outre, ce dispositif d'indépendance permet d'éviter la transmission des contraintes provenant de fissurations du support dans la couche d'asphalte, et maintient un coefficient de frottement asphalte/support (par exemple en béton) qui freine la dilatation linéaire, La composition particulière de l'asphalte mis en oeuvre permet, tout en maintenant la maniabilité nécessaire à la mise en oeuvre, d'éviter tout fluage au cours du refroidissement. La résistance au poinçonnement de l'asphalte suivant des essais normalisés, est suffisante pour assurer une stabilité normale.sous circulation et stationnement. A l'essai type B (projet de Norme NFT. 66002), l'indentation doit se situer entre 20 et 50. L'invention sera maintenant illustrée par l'exemple non-li- mitatif ci-après EXEMPLE On a réalisé sur un modèle expérimental un complexe d'étanchéité selon la figure 1. Le support en béton avait 20.000 cm2 ; la feuille de pontage avait 3500 cm2 et le joint 2 cm de large; l'asphalte utilisé avait les caractéristiques ci-après - Gravillons concassées 6/10 26,5% en poids - " " 4/6 11,0% en poids - Sable 0/5 50,2% en poids - Filler calcaire 15,0% en poids Poudre d'asphalte 10,0% en poids - Bitume 30/40 7,3% en poids 100,0 en poids La couche d'indépendance (2) était constituée par deux nappes de papier kraft disposées à Joints décalés et arraches au droit des parties verticales. On a réalisé sur le complexe décrit ci-dessus les tests ci-après - indentation type B (projet de norme NFT. 66002):résultat 3,1 mm. - perméabilité avec le dispositif représenté par la figure 4 sur laquelle (20) représente un récipient repli dteau; (21) est un perméamètre; (22) est l'échantillon à tester; (23) est un joint pâteux étanche; (24) est un récipient dans lequel on récu père liteau qui traverse l'échantillon à tester. La hauteur entre le niveau d'eau dans le récipient (20) et le perméamètre (21) est constante et de 2 mètres. On n'a pas noté de suintement avec le complexe selon l'invention. A des fins de comparaison, on a réalisé un complexe d'étan chéité tri-couche à base d'asphalte. Les asphaltes des différentes couches avaient les composi tions suivantes 1ère couche - bitume 40/50 13% en poids - poudre d'asphalte 87% en poids 100% en poids 2ème couche - bitume 40/50 6,5% en poids - poudre d'asphalte 40,0% en poids - sable 0/5 53,Sen poids 100% en poids 3bme couche - - bitume 30/40 8,0% en poids - filler calcaire 24,0% en poids - sable 0/5 39,0% en poids - gravillon 4/6 29,0% en poids 100,0% en poids On a réalisé les mimes tests que ci-dessus et dans les S*wes conditions On a obtenu les résultats ci-après - indentation sur le complexe total, type B : résultat 4,5 mm , suintement - perméabilité avec le dispositir de la figure 4; pas de/ En outre, un essai de fluage sous charge statique a été réalisé, toutes conditions étant égales, sur un échantillon de 20.000 cm2 de chacun des complexes de la façon suivante Une camionnette SG.2 RENAULT, chargée à 2 T. par essieu, a été mise en stationnement de telle raçon que chacune des roues arrière se trouve sur l'un des échantillons. La durée de l'essai a été de 7 Jours, fin Juin 1976. Les hauteurs d'empreinte relevées ont été 2,3 fois moins importantes avec le complexe obtenu par le procédé de l'invention qu'avec le complexe tri-couche. REVENDICATIONS 1. Procédé pour assurer l'étanchéité des ouvrages de bStiments, notamment des toitures-terrasses destinées à supporter la circulation et le stationnement des véhicules automobiles légers, caractérisé en ce qu'il consiste 1) à étaler sur un support, préalablement revêtu d'une couche d'indépendance, une feuille de pontage aux endroits où des joints de fractionnement seront ultérieurement réalisés, 2) à ménager lesdits joints de fractionnement pratiquement au milieu desdites feuilles de pontage, 3) à couler à chaud d'un c8té dudit joint une couche unique d'asphalte sur ledit support rev8tu d'une couche d'indépendance et partiellement de ladite feuille de pontage, 4) à mettre en place de l'autre c8té dudit joint soit une couche unique asphalte soit dtautres matériaux de revEtement, 5) à garnir ledit joint ménagé en 2) à laide de mastics qui restent plastiques à froid, ladite opération se faisant dans tous les cas après 11 application de la couche unique asphalte au moins d'un c6té du joint. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'asphalte est un mélange de bitume de distillation du pétrole, de fines, de sables, de gravillons concassés et de poudre d'asphalte. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, carao- térisé en ce que le bSton-support utilisé est la surface d'allure horizontale d'une zone de parcage éventuellement en coopération avec la surface d'allure verticale adjacente. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le support est constitué de btton comportant éventuellement différents rev8tements. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le support reçoit une couche d'indépendance constituée de deux nappes de papier kraft disposées à joints décalés et arrêtées au droit des parties verticles des ouvrages du gros oeuvre. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que couche formée à l'étape 4) est une couche d'asphalte ou une couche à base d'un métériau de revêtement choisi parmi le béton, le béton armé et les produits élastomères. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, karactdrisé en ee que le joint de fractionnement est garni à l'aide d'un mastic de bitume élastomère. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la largeur de la feuille de pontage est comprise entre 30 et 50 cm lorque le joint a une largeur de 2 à 4 cm et une hauteur de 3 à4 cm. 9. Complexe d'étanchéité obtenu par le procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8. 10. Complexe d'étanchéité pour ouvrage de bâtiment, notamment toitures-terrasses destinées à supporter la circulation et le stationnement de véhicules automobiles légers, caractérisé en ce qutil comprend, sur un support éventuellement revêtu d'une couche d'indépendance 1) une feuille de pontage préfabriquée en bitume élastomère et armée, 2) un joint de fractionnement situé au-dessus de ladite feuille de pontage et pratiquement en son milieu, ladite feuille de pontage étant en contact avec les deux o8tés adjacents dudit joint ledit joint, séparant deux parties de la couches d'asphalte ou la couche d'asphalte et une couche à base d'un autre matériau de rev8- tement, et étant garni d'un mastic qui reste plastique à froid. 11. Complexe selon la revendication 9, caractérisé en ce que ledit joint de fractionnement est garni d'un mastic de bitume élastomère. 12, Complexe selon l'une des revendications 9 ou 10, oarao- térisé en ce que la feuille de pontage est une feuille préfabriquée de bitume élastomère. 15. Complexe selon l'une quelconque des revendications 10 à 12, caractérisé en ce qu'il comporte un joint de dilatation de gros oeuvre avec défoncé, les parties verticales et le fond du défon cé étant recouverts d'une feuille préfabriquée de bitume armé (12) soudée à chaud sur une couche d'imprégnation bitumeuse préalable, ladite feuille étant ensuite recouverte par soudage à chaud d'un joint élasto-plastique (14) comportant un soufflet libre (13) dans l'axe du joint de dilatation, ledit soufflet étant garni d'un mastic piteux (15), une feuille de bitume élastomère préfabriquée (16) étant déroulée à froid sur une nappe (2) de papier kraft dans ltem- prise horizontale du défoncé, de part et d'autre de cette emprise une feuille préfabriquée de bitume élastomère (3a) laquelle recouvre la couche d'indépendance (2a), ladite feuille (3a) deséndant verti- salement avec un retour horizontal sur la feuille (16), la feuille (3a) étant soudée à chaud dans l'équerre ainsi formée sur les ma- tériaux sous-Jacents, le joint de fractionnement (5) de part et d'autre du Joint dedgatation s'arrêtant à l'aplomb du défoncé, le défoncé étant garni de sable qui est recouvert d'une dalle de ciment armé amovilbe (18), tandis que, sur l'autre partie délimitée par le joint de fractionnement (5), est coulée une couche d'asphalte - (4). 14. Complexe selon 1 une quelconque des revendications 10 à 12, caractérisé en ce qu'il comporte un Joint de dilatation de gros oeuvre sans défoncé, l'étanchéité étant raccordée, de part et d'autre, sur une feuille de type élastomère protégée par un dispositif métallique amovible. 15. Complexe selon l'une quelconque des revendications 10 à 12, caractérisé en ce que le Joint de fractionnement est situé à la jonction des parties horizontales et verticales de l'ouvrage de gros oeuvre, le béton-support comportant une partie sensiblement horizontale (la) revêtue d'une couche d'indépendance et une partie sensiblement verticale (1b), la feuille de pontage (3) s'étendant sur les parties verticale et horizontale, la partie horizontale comportant une couche d'asphalte (4) et la partie verticale un enduit de ciment grillagé.