la présente invention concerne un procédé pour marquera au cours d Tun processus de fabrication, des éléments dont il est nécessaire, au cours dTune étape ultérieure dudit processus de connattre avec précision la nature. Un tel procédé trouve en particulier, son application dans un processus de fabrication de cigares, processus dans lequel ltintervention manuelle est réduite au minimum. De manière très générale, on peut dire que la confection des cigares sleS- fectue en deux étapes. On enveloppe l'intérieur, constitué de fragments de feuilles de tabac, dans un morceau de feuille de tabac naturel, ou reconstitué, appelé sous-cape. L'ensemble ainsi formé, la poupée, est ensuite enveloppé dans un morceau de feuille de tabac naturel, appelé cape. La face de la feuille de cape où les nervures sont saillantes est générale- ment placée vers lXintérieur de manière que les nervures soient le moins apparentes possible. Â tout le moins, le placement de cette face doit entre contrBlé. La cape est enroulée en hélice de façon que les nervures secondaires soient parallèles à l'axe du cigare, une fois celui-ci terminé. Pour obtenir ce résultat, on utilise (en raison de l'obliquité des neruu- res secondaires par rapport à la nervure principale dite"c2, pour caper les cigares, deux machines symétriques suivant qu'il stagit dtutiliser des capes découpées dans des demi-feuilles droites ou dans des demi-feuilles gauches. ae qui précède montre quels sont les deux impératifs essentiels à respec ter en matière de capage des cigares : placement des nervures et affectation des capes selon leur origine (demi-feuille droite ou demi-feuille gauche). Dans le procédé de confection manuelle, ou semi-mnnuelles des cigares, ces deux vérifications sont effectuées par les ouvrières chargées du capage. Dans les procédés de confection automatisée des cigares, ces opérations de contrtle doivent titre intégrées dans l'ensemble du processus de fabrication pour rectifier, le cas échéant, le positionnement des feuilles de cape. Xel est le but de la présente invention qui vise un procédé pour marquer et repérer des matériaux d'eeloppement, ou capes, utilisés dans le processus de fabrication des cigares. Selon ce procédé, on effectue, sur la cape, une marque et on utilise la différence entre l'intensité lumineuse provenant de la dite marque et celle provenant de la cape sur laquelle elle est appliquée pour commander, si besoin est, le stade ultérieur de fabrication0 Xais les exigences particulières de fabrication des cigares imposent que la cape, une fois le produit terané, ne présente aucun défaut ou aucun signe particulier. Un tel procédé ne peut ventre appliqué au hasard, en n'importe quel point de la cape. Or, il a été constaté qu'il existe dans chaque cape, une partie de la feuille où l'on peut très facilement appliquer une marque qui soit utile dans le processus de fabrication, cette partie étant soit éliminée lors de la phase finale de la confection du cigare, soit disposée de façon telle que la marque appliquée n'est pas décelable par le consommateur et n'influence pas les condi- tions de dégustation. On peut, en effet, sur une cape de cigare repérer - deux zones particulières. La première est celle qui s'étend le long de la cape et qui sera la zone de recouvrement d'une partie dXune spire par une partie de la spire suivante après capage. La seconde est une zone située le long du petit ctté de la cape correspondant à la tette du cigare une fois terminé. Le procédé prévoit que le marquage est effectué, sur la cape, dans l'aire commune à la partie de la tète de la cape et la zone de recouvrement de la dite cape après capage ; cette aire commune est en principe éliminée et, à défaut d' élimination, la marque ne sera pas décelable. La délimitation exacte de cette aire stexplique en fonction des deux sortes de marquage utilisées: perforation avec enlèvement de matière, dépôt d'une tache de substance opaque. En effet, il est clair que I Ton ne peut, au hasard, effectuer un tel max- quage en n'importe quel point de la cape. Effectuer une perfvtion en un point quelconque de la cape, c'est nuire aux conditions normales de dégustation du cigare terminé en modifiant son tirage : dans toute fabrication de cigares, on élimine les capes trouées.Déposer une substance opaque sur la cape de cigare (mème sur la face qui ne sera pas apparente une fois le cigare terminé) c'est risquer de nuire à l'aspect extérieur du cigare, la tache pouvant Btre décalée par le consommateur, On aurait pu envisager d'effectuer ce marquage en un point quelconque de la zone de recouvrement : la double épaisseur de cape bouche le trou et rend aussi indécelable la tache . Mais cette zone est relativement étroite et, dans ce cas, il faut opérer avec beaucoup de précision, car on risque de déborder hors de cette zone et les inconvénients indiqués au paragraphe précédent se retrouvent. On aurait pu également envisager d'effectuer ce marquage dans la zone située le long du petit cté de la cape correspondant au pied du cigare une fois terminé. n s'agit là d'une zone dont une partie disparate lors de l'opération dite "d' ébarbage?T pour donner au pied du cigare un aspect net. Or, il n'est pas possible d'effectuer une opération de marquage dans cette région, car, dans l'opération de capage, c'est par cette partie que la cape est prise et commence à entre enroulée autour de la poupée. Il faut, pour assurer un bon capage, que cette zone soit nette et intacte de manière à permettre une bonne prise. Quant à la zone située le long du petit ctté de la cape correspondant à la tète du cigare et par laquelle on termine le capage, linconrénient est de méme nature que pour la zone de recouvrement : précision nécessaire et risque de déborder. Oet inconvénient est atténué cependant dans le cas de la perforas tion puisque c'est la tète du cigare que le fumeur porte à la bouche. zizis on réduiras pratiquement de manière totale, les inconvénients précités par l'utilisation de l'aire commune à la partie de tète de la cape et à la zone de recouvrexent de' la dite cape après collage ; l'utilisation de cette aire ntentraine pas de difficultés. Dans les cigares à tète ouverte, la partie ainsi marquée sera supprimée lors de la finition du cigare d'autant qu'elle constitue la partie extteme de la cape Par rapport au cigare. Quant aux cigares à tète fermée, la disposition de la cape, repliée plusieurs fois sur elle-même sur la tète du cigare, masque la perforation ou la tache. En outre, le consommateur supprime de lui-inme cette partie de tète lorsqu'il désire fuser un tel cigare. Varie il a été déjà indiqué plus haut, le procédé prévoit deux variantes du marquage des capes. Dans une première variante, le marquage consiste en une perforation, avec enlèvement de ratière, pratiquée dans la cape ; cette perforation est effectuée dans la zone définie ci-dessus. En procédant de cette manière, on fait appaS raître, dans la cape, une tache constituée par le support sur lequel est disposée la cape et dont la couleur est distincte de cellenci. Dans une deuxième variante, le marquage consiste en un déptt sur la cape, toujours dans la zone définie ci-dessus, d'une tache de substance opaque et dont le rayonnement lumineux est différent de celui de la cape. La nature de cette substance est quelconque, mais elle devra toujours répondre aux critères exigés par la législation en vigueur sur les additifs utilisés dans les produits du tabac. Cette substance, compte tenu des impératifs liés à la capacité de production, devra sécher rapidement. A titre d'exemple, on peut utiliser une solution aqueuse d'un polymère alimentaire (collagène) à laquelle on a ajouté du carbonate de calcium. Dans ces deux variantes, le mode opératoire du processus est le même. Comme il a été indiqué plus haut, un tel procédé trouve son application naturelle dans le cadre d'une fabrication automatisée des cigares. On peut se référer pour ce procédé à la demande de brevet français ne 77-11.809 déposé le 20 Avril 1977 par la demanderesse. aette demande décrit un rouleau distributeur de capes, rouleau servant à alimenter une machine à caper les cigares. Sur la bande support de ce rouleau, les capes peuvent titre disposées soit nervures auPdessus, soit nervures en-dessous. Si l'on admet que la dispos sition normale de la cape est celle où les nervures sont présentées en-dessous, il en résulte que les capes se présentant avec des nervures au-dessus devront t être enroulées en sens inverse lors de l'opération de capage. Pour repérer ces capes, on y pratiquera une marque qui sera comme indiqué ci-dessus, soit une perforation, soit un dép8t de substance opaque. Pour lire l'information sur une cape marquée, cape pour laquelle le sens de rotation des berceaux de capage devra être inversé, on installera, avant le dispositif de capage, un dispositif photo-électrique quelconque qui contrôlera la zone de marquage de la cape avant son arrivée aux berceaux. Si la cape est convenablement disposée, le dispositif photo-électrique, balayant toute la zone en cause, qui est intégré, n' enregistrera pas -de diffé rence de couleur. Dans le cas contraire, Si la cape se présente nervures au-dessus, on aura, selon le procédé de l'invention, marqué cette cape, soit en y pratiquant une perforation, soit en y déposant un point de substance blanche et opaque. Dans ce dernier cas, le dispositif photo-électrique enregistrera une différence dtintensité lumineuse entre la couleur de la cape, qui est naturellement foncée, et celle de la marque constituée soit par le dépit de substance opaque et blanche, soit par la perforation réalisée dans la cape qui laisse voir le support de celle-ci qui est de couleur plus claire. Au vu de cette information, on pourra alors commander automatiquement, dans le sens voulu, la mise en rotation des berceaux du dispositif de capage, de façon à ce que le saillant des nervures soit toujours dissimulé à l'inté rieur du cigare. De la meme manière, ce procédé peut trouver son application dans le cas d'un rouleau distributeur de capes destinées à l'alimentation de dispositifs de capage spécialisés les uns dans l'utilisation de demi-feuilles droites, les autres dans l'utilisation de demi-feuilles gauches. Les capes destinées è lrun des deux dispositifs seront alors transférées par simple translation dans leur plan, tandis que les autres, marquées au préalable, seront retournées pour btre utilisées sur l'autre dispositif. Enfin, on peut aussi utiliser ce procédé pour effectuer le tri des capes en deux classes de couleur. n suffit, dans ce cas, de marquer les capes dtune classe de couleur déterminée. La marque ainsi effectuée permettra orienter par la suite les capes de couleur différenciées, réunies sur un mtme moyen de transport, vers deux machines différentes, spécialisées chacune pour travailler sur une classe de couleur. R E V E N D I C A T I O N S 1) Procédé pour marquer et repérer des matériaux d!enveloppement, ou capes, utilisés dans le processus de fabrication des cigares, caractérisé par le fait que l'on effectue sur le matériau une marque et que l'on utilise la différence d'intensité lumineuse entre ladite marque et le reste du matériau d'enveloppement pour commander le stade ultérieur de la fabrication. 2) Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que le marquage est effectué dans aire commune à la partie de tète de la cape et à la zone de recouvrement de ladite cape après capage. 3)- Procédé suivant la revendication 2, caractérisé par le fait que le marquage est effectué en pratiquant une perforation avec enlèvement de matière dans le matériau a'enveloppement, 4) Procédé suivant la revendication 2, caractérisé par le fait que le marquage est effectué en disposant sur le matériau d'enveloppement une tache dune substance opaque et dont le rayonnement alumineux est différent de celui dudit matériau.