L'invention concerne un procédé pour la façonnage à froid d'un ODjet métallique. Le .but de l'invention est de fournir un procédé nouveau et amélioré de.formage à froid rl'un ob;}et métallique et, plus parti-5 culièrement, un procédé nouveau et amélioré pour la fabrication d'un commutateur. Selon l'invention, il est proposé un procédé de formage à froid d'un objet métallique comprenant les phases consistant à prendre un flan tubulaire de métal muni d'un passage central, à 10 extruder le flan dans la direction de son axe longitudinal à travers une première matrice et sur un mandrin disposé coaxialement à la matrice, ce mandrin présentant un profil de nervures et de rainures qui s'étendent dans JLa direction de l'extrusion, pour produire une pièce de forme générale tubulaire, comportant des 15 canaux formés dans la face interne de sa paroi et s*étendant dans la direction de l'axe longitudinal de la pièce, puis à placer la pièce dans une matrice annulaire de maintien et à faire passer un poinçon, dont la section transversale est supérieure à la section intérieure de la pièce, à travers le passage central de celle-ci 20 de façon à déplacer le métal de la pièce, principalement au voisinage immédiat des ouvertures des canaux, en directions circon-férentielle et radiale par rapport à l'axe longitudinal de la pièce, de manière à fermer au moins partiellement les ouvertures des canaux. 25 Une application plus particulière de l'invention consiste à former des canaux intérieurs dans une pièce tubulaire de forme intérieure et extérieure circulaire, ces canaux s'étendant dans la direction longitudinale de la pièce, parallèlement à l'axe longitudinal de celle-ci. 30 Sans ce cas, la matrice comporte une ouverture de forme cir culaire ou sensiblement circulaire dans un plan perpendiculaire à la direction de l'extrusion et il est formé, dans 1a surface extérieure du mandrin, des nervures parallèles qui s'étendent longitudinalement dans la direction de l'extrusion, de façon à 35 produire une pièce qui présente en générai une forme tubulaire et comporte, dans sa paroi, plusieurs canaux internes dirigés axia-lement; cette pièce es+ ensuite placée dans une matrice de retenue, de forme générale cylindrique, et l'on fait passer axialement à travers la pièce un poinçon de forme cylindrique, dont le diamè- 40 tre est supérieur au diamètre intérieur minimal de la pièce, de — * BAD ORIGINAL 69 16599 2 2009051 façon à provoquer un déplacement du métal de l'a pièce à proximité immédiate des ouvertures des canaux, dans une direction telle que ces ouvertures des canaux soient entièrement ou partiellement fermées. 5 Lorsqu'on cherche à produire un objet tubulaire qui présente un certain nombre de passages s'étendant longitudinalement sur toute sa paroi et complètement enfermés à l'intérieur des faces externe et interne de celle-ci, la dernière phase de l'opération est exécutée en vue de fermer complètement les ouvertures des 10 canaux et ces zones de fermeture peuvent être ensuite complètement obturées par une opération de brasage ou similaire* 0e procédé peut être par exemple appliqué pour produire un organe tubulaire destiné à être utilisé dans un échangeur de température. 15 L'invention peut être appliquée pour la production d'un com mutateur qui comprend un corps cylindrique muni extérieurement d'un certain nombre de lames métalliques disposées parallèlement et espacées circonférentiellement, s*étendant dans la direction de l'axe longitudinal du corps cylindrique, les lames métalliques 20 voisines étant séparées par des bandes relativement étroites d'un matériau isolant électrique. Selon un procédé antérieurement appliqué pour fabriquer un tel commutateur, des lames parallèles en un métal électriquement conducteur étaient fixées par moulage dans la surface du corps de 25 forme cylindrique en matière isolante et l'on rencontrait souvent des difficultés pour maintenir un écart uniforme entre les lames. Lorsque l'invention est appliquée à la production d'un commutateur du genre précité, la dernière phase est exécutée de façon à ne fermer que partiellement les ouvertures des canaux 30 formés dans la pièce et, de préférence, des dispositions sont prises pour produire Tin certain nombre de canaux dont chacun présente une forme générale en queue d'aronde dans un plan perpendiculaire à l'axe longitudinal, son ouverture ayant une largeur inférieure à la plus grande largeur du.canal, puis une matière iso-35 lante est moulée dans la pièce de façon à s'ancrer dans les canaux. A la suite du moulage de la matière isolante dans la pièce, la surface extérieure de celle-ci est usinée de façon à enlever une quantité suffisante de métal pour mettre à nu. la matière isolante au fond de chaque canal, ce qui donne lieu à des lames de 40 métal séparées, moulées dans la matière isolante. BAD ORIGINAL 3 69 16599 2009051 Etant donné que les canaux formés dans la pièce cylindrique doivent avoir une profondeur très voisine de l'épaisseur radiale effective de la paroi de la pièce, il est donc ménagé, au fond de chaque canal;une zone relativement mince de métal sur la périphé-5 rie de la pièce cylindrique et, étant donné que la pièce est relativement fragile à ces niveaux et qu'elle peut être endommagée à la manipulation, il est à conseiller d'introduire une phase complémentaire de formage dans le procédé de l'invention, afin de renforcer la pièce cylindrique façonnée. 10 A cette fin, il est formé, sur la surface extérieure de la pièce cylindrique, un certain nombre de nervures parallèles dirigées axialement. Chaque nervure peut être placée en face du fond d'un canal, de façon à former à ce niveau une section de métal plus épaisse 15 qu'en l'absence de ces nervures. les nervures extérieures peuvent être formées si la première matrice est munie d'un certain nombre de gorges parallèles s'étendant dans la direction de l'extrusion. Selon un autre mode de réalisation, la première matrice peut 20 avoir un diamètre supérieur à celui de la matrice annulaire de retenue et, après avoir été façonnée dans cette première matrice, la pièce profilée est insérée dans une seconde matrice dont le diamètre est égal ou sensiblement égal à celui de la matrice annulaire et qui comporte plusieurs rainures parallèles qui s'étendent 25 dans la direction de l'extrusion, la pièce profilée étant placée dans la matrice de telle sorte que les canaux de cette pièce soient dans l'alignement angulaire des rainures de la seconde matrice; la pièce est alors extrudée à travers la seconde matrice et son diamètre est réduit en même temps que l'écart entre les 30 canaux, tandis que le métal de la pièce interposé entre ces canaux est déplacé vers l'extérieur pour former lesdites nervures, chaque nervure se trouvant en face du.fond d'un canal. Lors de l'opération finale de façonnage du commutateur, ces nervures extérieures sont éliminées par usinage, avec éventuelle-35 ment une petite partie de la surface extérieure du corps cylindrique, pour mettre à nu les arêtes de la matière isolante incorporée dans les canaux précités. Avec cette phase complémentaire selon l'invention, on peut donner aux canaux une profondeur maximale, de sorte qu'à la suite 40 de l'élimination des nervures par usinage, il n'y ait plus qu'une BAD OFUGiHAL 4 69 16599 2009051 quantité minimale de métal à enlever de l'extérieur du corps pour metxre à nu les arêtes de la matière isolante incorporée dans les canaux, ce qui se traduit .par une économie de métal. En formant en deux phases, conformément à l'invention, les 5 rainures à profil rentrant dans la surface extérieure de la pièce, on élimine les difficultés que l'on rencontrerait en essayant de fabriquer un tel objet en une seule opération. Si l'on essayait de fabriquer une telle pièce en une seule opération, on rencontrerait des difficultés considérables, tant 10 pour donner au mandrin la forme qui convient que pour garantir une résistance suffisante de celui-ci, du fait de la section très mince au niveau de la racine de la queue d'aronde par rapport aux charges qui s'exercent sur elle à l'usage. On a-pu constater dans .la pratique que, même en appliquant le 15 procédé de l'invention tel que défini dans le troisième paragraphe au début du présent mémoire, on rencontre parfois des difficultés, notamment lorsqu'il s'agit d'objets à petit diamètre, du fait de l'écart réduit entre les rainures et, par suite, de la section relativement mince du mandrin requis, pouvant aboutir à la rupture 20 de ce mandrin. C'est la raison pour laquelle on donne à la première matrice un diamètre supérieur à celui de l'objet fini, puis l'on procède à une opération d'extrusion intermédiaire pour réduire le diamètre de la pièce façonnée dans la première matrice par déplacement 25 vers l'extérieur du métal de la paroi de la pièce au fond des rainures, cette opération Sonnant également lieu à la formation des nervures précitées, ce qui permet de donner au mandrin une section plus épaisse qu'il ne serait possible de le faire autrement. Deux modes de réalisation de l'invention vont maintenant être 30 décrits de façon plus détaillée, à titre d'exemple, en référence aux dessins annexés. La fig. 1 est une vue en coupe transversale d'une partie constituante de l'outillage du dispositif utilisé dans les deux modes de réalisation du procédé de 1'invention} 35 la fig. 2 est une élévation d'extrémité, partiellement en coupe, du dispositif représenté dans la fig. 1, vu dans la direction de la flèche A de cette figure; la fig. 3 est une vue en coupe transversale d'une deuxième partie constituante de l'outillage du dispositif utilisé dans les 40 deux modes de réalisation du procédé de l'invention; BAD ORIGINAL 5 69 16599 2009051 la fig. 4 est une vue en perspective d,une pièce, illustrant une phase du procédé selon l'un des modes de réalisation de l'invention, à savoir après que la pièce à été retirée de l'outillage représenté dans la fig. 1} 5 la fig. 5 est une vue en perspective d'une pièce lors d'une deuxième phasé du procédé selon le même mode de réalisation et lors d'une troisième phase du procédé selon le second mode de réalisation, c'est-à-dire après que la pièce a été retirée de l'outillage représenté dans la fig. 3» 10 la fig. 6 est une vue schématique en plan d'une pièce lors de l'une des phases du procédé selon le second mode de réalisation de l'invention; la fig. 7 est une vue en plan schématique d'une pièce lors d'une deuxième phase du procédé selon le second mode de réalisation 15 de l'invention; et la fig. 8 est une vue en perspective, avec coupe partielle, représentant un commutateur fabriqué selon l'un ou l'autre des procédés ci-dessus décrits. Pour se référer aux dessins, selon le premier mode de réali-20 sation, un flan tubulaire de longueur voulu est préparé en découpant un segment approprié d'un tube de section intérieure et extérieure circulaire. Le flan tubulaire est alors traité dans le dispositif représenté dans les fig. 1 et 2 pour constituer une pièce, désignée dans l'ensemble par 10 dans la fig. 4» qui présen-25 te une forme générale cylindrique à l'intérieur et à l'extérieur et comporte plusieurs canaux 11 qui s'étendent axialement dans la paroi 12 de la pièce, leurs ouvertures 13 étant formées dans la surface 'intérieure 14 de la paroi 12 et cùaque canal 11 ayant une profondeur qui n'est que légèrement inférieure à l'épaisseur 30 radiale 15 de la paroi 12. Sur la surface extérieure de la pièce cylindrique dans l'ensemble, il est formé des nervures 17 dirigées axialement, dont le nombre correspond à celui des canaux 11, chaque nervure 17 étant placée en face du fond d'un canal 11, donnant lieu à un épaississement local de la paroi 12 à ce niveau, de façon à 35 assurer une résistance suffisante pour éviter tout risque de rupture de la paroi 12 à ces niveaux, due à la présence des canaux 1i dont la profondeur n'est que légèrement inférieure à l'épaisseur radiale 15 de la paroi 12 du flan. L'outillage permettant dé produire une telle pièce à partir 40 du flan tubulaire initial ne sera pas décrit ici de façon très bàd ori^nau 69 16599 , 2009051 détaillée, car il consiste essentiellement en un outillage couramment utilisé dans un modèle ordinaire de presse servant à de nombreuses opérations de formage à froid. L'outilxage est illustré par les fig. 1 et 2 et il comprend 5 un socle 20 monté sur la table d'une presse hydraulique classique (non représentée). Une ouverture 21 est formée au centre du socle 20, lequel supporte quatre glissières 22 disposées verticalement aux angles d'un rectangle centré sur l'ouverture 21; chaque glissière 22 est munie d'un manchon-guide 23 qui s'engage dans les 10 ouvertures 24 formées dans une plaque transversale 25, cette plaque 25 étant ainsi guidée dans son mouvement vertical en direction et à partir du socle 20 par dea glissières 22. La presse avec laquelle l'outillage est utilisé comporte une traverse supérieure mobile de type usuel, qui est actionnée par 15 un piston hydraulique (non représenté). Cette traverse de la presse est solidaire d'une traverse mobile 26 prévue sur l'outillage. La traverse mobile 26 porte un mandrin 27 qui présente une forme générale cylindrique, mais comporte à son extrémité inférieure un certain nombre de nervures 2b qui s'étendent le long du mandrin 20 dans la direction de l'extrusion et qui sont profilées de façon à former les canaux ouverts 11 précités dans la paroi 12 de la pièce. La partie supérieure du mandrin 27 est engainée par un manchon poussoir 29 qui est solidaire du mandrin 27 et, par suite, 25 se déplace avec celui-ci. Le socle 20 de la presse est équipé d'une matrice annulaire 30 en position coaxiale avec l'ouverture 21. La matrice annulaire 30 présente une ouverture 31, généralement circulaire en coupe transversale, mais munie de plusieurs rainures 32 dirigées axiale-30 ment, dont le nombre correspond à celui des nervures 17 que l'on cherche à former sur la surface extérieure de la pièce 10. La matrice annulaire 30 est rigidement bloquée dans le socle 20 de l'outillage. L'ouverture 31 de la matrice annulaire 30 s'évase vers l'ex-35 térieur à son extrémité supérieure, comme indiqué en 32, pour constituer un "guide d'entrée" pour l'extrémité inférieure d'un flan tubulaire lorsque ce dernier est enfoncé à travers la matrice annulaire 30 par le mancnon poussoir 29. Un bloc-guide 34, comportant un passage 35 dirigé axialement, est placé au-dessus de la 40 matrice annulaire 30. BAD OR/GfNAL 69 16599 7 2009051 h*outillage comprend deux paires de levier de décochage, désignés dans l'ensemble par 36 dans les fig. 1 et 2. Chaque levier de décochage 36 présente une surface de came inclinée 37 destinée à entrer en contact avec la plaque transversale 25. la 5 traverse mobile 2b de l'outillage porte deux barres 39 suspendues vers le bas, munies chacune d'une tête élargie 40 à son extrémité inférieure. Il est prévu deux organes 41 de dégagement des leviers, munis de surfaces de came 42 destinées à coopérer avec la surfaoe circonférentielle 43 des têtes 40. Les organes 41 de dégagement 10 des leviers comportent d'autres surfaces de came 44 qui prennent contact avec des butées 45 prévues sur les leviers 36. Un ressort hélicoïdal de traction 46 agit entre les leviers de décochage 36 de chaque paire, tendant à les rapprocher l'un de l'autre* Ses ressorts hélicoïdaux de traction 47 réagissent sur les organes 41 15 de dégagement des leviers, tendant à les écarter l'un de l'autre. En service, la traverse supérieure de la presse hydraulique (non représentée) est d'abord relevée et, par suite, la traverse mobile 26 de l'outillage est également montée, le manchon poussoir 29 et le mandrin 27 étant ainsi écartés de la matrice annulaire 30 20 et du bloc-guide 34. Seux flans tubulaires (non représentés) sont alors placés dans l'ouverture 35 du bloc-guide, l'un au-dessus de l'autre, l'extrémité inférieure du flan inférieur reposant sur l'ouverture 33 évasée vers l'extérieur de la matrice annulaire 3X); lorsque la traverse de la presse et, par suite, la traverse mobile 25 de l'outillage sont abaissées, le manchon poussoir 29 entre en contact avec le flan sur»4rieur, de sorte que le flan inférieur est enfoncé.à force à travers la matrice annulaire 30 et autour du mandrin 27; le métal du flan est extrudé à travers la fente généralement annulaire ménagée entre le mandrin nervure 27 et la matri-30 ce annulaire rainurée 30, ce qui donne lieu au*canaux'11 à l'intérieur de la pièce 10 et aux nervures 17 à l'extérieur de la pièce 10. le mouvement descendant de la traverse 26 se poursuit jusqu'à ce que le flan inférieur ait été complètement profilé et ait passé 35 de haut en bas sur le mandrin pour pénétrer dans l'ouverture du socle de l'outillage, et jusqu'à ce que le flan supérieur ait pénétré en partie dans la fente annulaire entre la matrice annulaire 30 et le mandrin 27, sa partie supérieure restant toutefois au niveau de l'ouverture évasée 32 à l'extrémité supérieure de la 40 matrice annulaire 30. la traverse supérieure de la presse est alors 8 69 16599 2009051 soulevée pour remonter la traverse 26 de l'outillage et, par suite, le mandrin 27 et le manchon poussoir 29, afin de permettre l'insertion d'un nouveau flan dans l'ouverture 35 du bloc-guide 34; puis la traverse de la presse est abaissée pour faire descendre 5 le mandrin 27 et le manchon poussoir 29, de façon à poursuivre l'opération consistant à faire passer de force les flans, l'un après l'autre, à travers la matrice annulaire 30 et de haut en bas sur le mandrin 27, les pièces ainsi formées étant expulsées par une ouverture dans la table de la presse (non représentée). 10 Les leviers de décochage 36 que comporte l'outillage sont destinés à détacher du mandrin le flan supérieur de chaque paire au moment où le mandrin est écarté, afin que ce flan reste en place dans le bloc-guide 34 pour devenir le flan inférieur de la paire au moment où. un nouveau flan est introduit dans le bloc-15 guide. Lorsque la plaque transversale 25 est déplacée vers le bas, les leviers 36 sont écartés, puis rappelés sous l'action des ressorts 46 de telle sorte que leurs nez 38 se placent au-dessus de la plaque 25. 20 Ainsi, au moment où la traverse supérieure 26 de l'outillage est déplacée vers le haut -oour écarter le mandrin 27 et le manchon poussoir 29 de la matrice annulaire 30 et du bloc-guide 34, les leviers 36 empêchent la plaque 25 de remonter et, par conséquent, le mandrin 27 coulisse de bas en haut par rapport à la plaque 25 25 et, par suite, par rapport au manchon poussoir 29, lequel détache du mandrin 27 le flan qui reste en place. La traverse 26 poursuivant son mouvement ascendant, la face inférieure de la plaque 25 entre en contact avec l'organe d'arrêt 40 prévu à l'extrémité inférieure des barres 29 suspendues vers 30 le bas. Avant que les têtes 40 prennent contact avec la face inférieure de la plaque 25, le bord de la surface circonférentielle 43 de chaque tête 40 heurte les surfaces de came inclinées 42 prévues sur les organes 41 de dégagement des leviers, ce qui fait pivoter 35 ces derniers de telle sorte que leurs autres surfaces de came 44 entrent en contact avec les butées 45 prévues sur les leviers 36, repoussant ceux-ci vers l'extérieur pour dégager la plaque transversale 25. Les surfaces circonférentielies 43 des têtes 40, en contact avec les organes 41 de dégagement des leviers, maintiennent 40 ceux-ci en position pivotée pour retenir les leviers 36 en position 1 OFUQtNAL 69 16599 9 2009051 écartée jusqu'à ce que la tête 40 ait déplacé la plaque transversale 25 vers le haut au-dessus du nez 38 des leviers 36* Ainsi, le manchon poussoir 29 est éloigné de la matrice annulaire 30 et du bloc-guide 34, ce"qui permet d'y introduire un nouveau flan. '5 la pièce 10, dans laquelle sont ainsi formés les canaux intérieurs 11 et les nervures extérieures 17, est alors transférée dans un autre outillage, représenté dans la fig. 3, oïl la pièce subit un traitement par lequel le métal au voisinage immédiat des ouvertures 13 des canaux 11 est déplacé circonférentiellement de 10 façon à réduire la largeur de l'ouverture de chaque canal, selon ce qui est indiqué en 50 dans la fig. 5, chaque canal 11 recevant ainsi un profil comparable à une queue d'aronae dans un plan perpendiculaire à l'axe longitudinal de la pièce, son ouverture 50 étant réduite et recevant une dimension inférieure à la dimension 15 transversale maximale du canal 11. L'outillage utilisé pour exécuter cette opération et représenté dans la fig. 3 est également destiné à être monté sur la table d'une presse hydraulique usuelle et il comprend un socle 60 et une traverse supérieure 61 agencés de façon à être fixés res-20 pectivement à la table et à la traverse mobile supérieure d'une presse hydraulique usuelle. Le socle 60 porte une matrice annulaire de retenue 62 munie d'une ouverture 63 cylindrique dans l'ensemble, dans laquelle s'adapte exactement la surface extérieure d'une pièce 64. ïïne 25 douille éjectrice 65 est montée coulissante sur le socle 60 et est actionnée, à son extrémité inférieure, par une tige d'éjection 66 mobile verticalement. La traverse supérieure 61 porte un poinçon de calibrage 67 présentant une partie pilote inférieure 68, de forme cylindrique, 30 qui est susceptible de traverser la pièce sans prendre contact avec elle, et une partie intermédiaire de calibrage 69 dont le diamètre extérieur est légèrement supérieur au diamètre intérieur minimal de la pièce 64, de sorte queyquand la partie intermédiaire 69 est déplacée vers le bas h l'intérieur de la pièce 64, elle 35 agisse sur le métal de la pièce au voisinage immédiat des ouvertures des canaux 11 pour provoquer son déplacement en direction circonférentielle afin de réduire la largeur de l'ouverture 13 de chaque canal, selon ce qui a été expliqué précédemment. Ainsi, en service, la traverse supérieure de la presse est 40 abaissée, ce qui provoque la descente de la traverse 61 de BA0 69 16599 ° 2009051 l'outillage et, par suite, le poinçon 67 est entraîné vers le bas à travers la pièce 64 pour donner aux canaux 11 de celle-ci la forme indiquée précédemment, tandis que la forme extérieure de la piece est conservée, par suite de son ajustement dans l'ouver-5 ture 63 de la bague de retenue 62. Là traverse mobile de la presse est alors remontée, ce qui relève le poinçon 67, et la tige de chasse 66 est manoeuvrée pour amener la douille éjectrice 65 à expulser la pièce façonnée 64 hors de la bague de retenue 62 vers le haut. La pièce profilée 10 est représentée en 51 dans la fig. 5. Les dimensions relatives de la partie de calibrage 69 du poinçon et du passage à l'intérieur de la piece sont choisies de façon à obtenir le degré voulu de déplacement du métal pour réduire la largeur des ouvertures 13 des canaux 11. Il va de soi 15 que la quantité de métal déplacée est d'autant plus grande que le diamètre du poinçon est grand. Pour se référer maintenant à la fig. 8, la fabrication du commutateur se poursuit alors en plaçant dans un moule la pièce 51 qui a subi les opérations d'usinage précédemment décrites et 20 en disposant coaxialement un organe tubulaire 52 à l'intérieur de la pièce, puis en introduisant une matière isolante appropriée 53 dans le moule, l'organe tubulaire 52 étant fixé à l'intérieur de la pièce profilée par le moulage d'un corps de matière isolante sous forme de bague tubulaire entre l'organe tubulaire central 52 25 et la pièce de métal. Extérieurement, la pièce est soumise à un usinage pour enlever le métal des nervures 17 et entamer très légèrement la surface extérieure 16 de la pièce cylindrique pour mettre à nu les arêtes de la matière isolante 53 et former en fait, sur la surface extérieure du commutateur, un certain nombre 30 de lames métalliques 54 séparées par des bandes 55 relativement étroites de matière isolante. Le métal de la pièce, qui constituait les parois des canaux en queue d'aronde, forme donc, aux extrémités de ces parois, une tête élargie 56 qui assure un ancrage mécanique des segments de 35 métal dans la matière isolante 53, ce qui élimine, à l'usage, les risques de défaillance du commutateur par déplacement des segments de métal 54 o Si l'on a choisi de décrire ici, à titre d'exemple, la fabrication d'un commutateur, il est néanmoins entendu que l'invention 40 peut être appliquée à la fabrication de nombreux autres objets. bad orig/nal 69 16599 n 2009051 lorsqu'il s'agit 6e fabriquer une pièce comportant des passages étanches pour un fluide, dirigés axialement dans sa paroi, le poinçon 67 est dimensionné de telle sorte que le métal de la pièce au niveau des ouvertures 13 des canaux soit déplacé 5 circonférentie11ement dans une mesure importante, de sorte que les bords des ouvertures 13 de ces canaux 11 entrent en contact mutuel. Par la suite, le joint est complètement fermé par l'exécution d'une opération de ûrasage ou similaire. Selon le deuxième mode de réalisation de l'invention, on 10 procède également à la première phase, consistant à former les canaux intérieurs au moyen de l'outillage représenté dans les fig. 1 et 2, mais avec cette différence qu'il n'est pas formé de nervures à la surface extérieure du flan et que, par suite, la première matrice a une forme parfaitement cylindrique; en outre, le flan 15 tubulaire, la première matrice et le premier mandrin ont un plus grand diamètre que dans le premier exemple décrit (pour produire, finalement un commutateur ayant les mgmes dimensions), le même nombre de canaux étant néanmoins formé, ce qui augmente l'écart circonférentiel entre des canaux voisins. 20 Cela élimine une difficulté qui peut intervenir dans la pra tique dans le premier mode de réalisation, notamment lorsqu'il s'agit d'objets de dimensions réduites, par suite de l'intervalle réduit entre les canaux qui nécessite de former sur le mandrin des nervures relativement fines et, par suite, susceptibles de 25 se rompre. En donnant un plus grand diamètre au flan tubulaire, à l'a première matrice et au premier mandrin, on peut augmenter l'épaisseur des nervures formées sur le mandrin. la pièce 110 ainsi profilée est représentée dans la fig. 6; elle comporte des canaux 111 qui s'étendent axialement dans la 30 paroi 112 de la pièce 110 et dont les ouvertures 113 sont formées à la surface intérieure 114 de la paroi 112. là encore, chaque canal a une profondeur qui n'est que légèrement inférieure à l'épaisseur de la paroi 112. Dans cette forme d'exécution, la surface extérieure de la pl^ce est lisse. 35 Jja pièce est alors extrudée à travers une seconde matrice qui a les mêmes dimensions que la matrice 30 de l'outillage représenté dans les fig. 1 et 2 et, par suite, a un diamètre égal à celui de la matrice annulairé visible dans la fig. 3. On utilise un dispositif analogue à celui qui est représenté dans les fig. 1 et 2. 40 Ainsi, le flan représenté dans la fig. 6 reçoit la forme indiquée ï** m- 69 16599 2009051 dans la fig. 7, c'est-à-dire que son diamètre est réduit par suite du déplacement vers l'extérieur du métal de la paroi 112» les fonds des canaux 111 formant ainsi des nervures extérieures 117, dirigées axialement sur la pièce, cependant que l'écart entre les 5 canaux 111 est modifié et que le diamètre de la pièce est réduit, de sorte que celle-ci a le même diamètre que la pièce produite par la première matrice dans le premier mode d'exécution décrit. La pièce produite par la seconde matrice, c'est-à-dire la pièce représentée dans la fig. 7» est ensuite introduite dans 10 l'outillage décrit précédemment à propos du premier mode de réalisation et représenté dans la fig. 3» la pièce est alors soumise à la même séquence d'opérations que dans le cas du premier mode de réalisation. Il est du reste bien entendu que les modes de réalisation de 15 l'invention qui ont été décrits ci-dessus, en référence aux dessins annexés, ont été donnés à titre purement indicatif et nullement limitatif et que de nombreuses modifications peuvent être apportées sans que l'on s'écarte pour cela du cadre de la présente invention. € bad ori&nal 69 16599 3 2009051 REVENDICATIONS 1.- Procédé de formage à froid d'un objet métallique, caractérisé par les pnases en soi connues consistant à préparer un flan tubulaire de métal muni d'un passage central, à extruder le flan dans la direction de son axe longitudinal à travers une première matri- 5 ce et sur un mandrin disposé coaxialement à la matrice, ce mandrin présentant un profil de nervures et de rainures qui s'étendent dans la direction de l'extrusion, pour produire une pièce de forme générale tubulaire, comportant des canaux formés dans la face interne de sa paroi et s'étendant dans la direction de l'axe longi-10 tudinal de la pièce, ces phases étant suivies par la phase consistant à placer la pièce dans orne matrice annulaire de retenue et à faire passer un poinçon, dont la section transversale est supérieure à la section intérieure de la pièce, à travers le passage central de celle-ci de façon à déplacer le métal de la pièce, 15 principalement au voisinage immédiat des ouvertures des canaux, en directions circonférentielle et radiale par rapport à l'axe longitudinal de la pièce, de manière à fermer au moins partiellement les ouvertures des canaux; 2.- Procédé selon la revendication 1), caractérisé par le fait 20 que la matrice présente une ouverture centrale de forme circulaire ou sensiblement circulaire en coupe transversale par rapport à la direction de l'extrusion, par le fait qu'il est formé, à la surface extérieure du mandrin, des nervures parallèles qui s'étendent longitudinalement dans la direction de l'extrusion, et 25 par le fait que la matrice de retenue a une forme générale cylindrique et que le poinçon a une forme cylindrique, son diamètre étant supérieur au diamètre intérieur minimal de la pièce; 3.- Procédé selon la revendication 2), caractérisé par le fait que le déplacement du métal de la pièce est suffisant pour fermer 30 complètement ou presque complètement les ouvertures des canaux ; 4.- Procédé selon la revendication 3), caractérisé par le fait que les zones de fermeture des canaux sont ultérieurement fermées complètement par une opération de brasOje ou similaire; 5.- Procédé selon la revendication 2), caractérisé par le fait 35 que les ouvertures des canaux formés dans la pièce sont partiellement fermées, ce qui donne lieu à un certain nombre de canaux dont chacun est profilé en queue d'aronde en coupe transversale par rapport à l'axe longitudinal, son ouverture ayant une largeur inférieure h la largeur maximale du canal; 14 69 16599 2009051 6.- Procédé sel^on la revendication 5) > caractérisé par le fait qu'une matière isolante est moulée à l'intérieur de la pièce, cette matière moulée pénétrant dans les canaux pour s'y ancrer; 7.- Procédé selon la revendication 6), caractérisé par le fait 5 qu'à la suite du moulage de la matière isolante à l'intérieur de la pièce, la surface extérieure de celle-ci est usinée en vue de 1'enlèvement de suffisamment de métal pour mettre à nu la matière isolante au fond de chaque canal, ce qui donne lieu à des lames de métal séparées, moulées dans la matière isolante; 10 8.- Procédé selon l'une des revendications 1) à 7), caractérisé par le fait qu'il est formé, sur la surface extérieure de la pièce cylindrique, un certain nombre de nervures parallèles, dirigées axialement; 9.- Procédé selon la revendication 8), caractérisé par le fait 15 que chaque nervure est disposée en face du fond d'un canal, ce qui donne lieu, à ce niveau, à une section de métal plus épaisse qu'en l'absence de ces nervures; 10.- Procédé selon la revendication 8) ou 9), caractérisé par le fait que les nervures sont formées par la première matrice qui 20 est munie de rainures parallèles s'étendant dans la direction de 1'extrusion; 11.- Procédé selon la revendication 9), caractérisé par le fait que le diamètre de la première matrice est supérieur à celui de la matrice annulaire de retenue, et par le fait qu'après avoir 25 été façonnée dans la première matrice, la pièce est introduite dans une seconde matrice dont le diamètre est égal ou sensiblement égal à celui de la matrice annulaire de retenue et qui présente un certain nombre de rainures parallèles intérieures qui s'étendent dans la direction de l'extrusion; la pièce est extrudée 30 dans cette matrice, de sorte que son diamètre et l'intervalle entre ses canaux sont réduits et qu'il se produit un déplacement vers l'extérieur du Tr^tal la paroi de la pièce entre les canaux pour former lesdites nervures, la pièce étant placée dans la matrice de telle sorte que les canaux qu'elle présente soient 35 dans l'alignement angulaire des rainures de la seconde matrice, afin que chaque nervure soit située en face du fond d'un canal; 12.- Procédé selon l'une des revendications 8) à 11), caractérisé par le fait que lesdites nervures sont supprimées par usinage à la suite du moulage d'une matière isolante dans la pièce; 40 13.- Procédé selon la revendication 12), caractérisé par le fait 69 16S99 15 2009051 qu'une petite quantité de métal de la surface extérieure du corps cylindrique de la pièce est enlevée par usinage en même temps que les nervures; H.- Procédé selon la revendication 1) ou 2), caractérisé par le fait que les canaux délimitent des dents d'engrenage; 15.- Objet métallique, caractérisé par le fait qu'il est façonné sélon le procédé défini dans l'une ou l'autre des revendications précédentes. Bp,D