La présente invention se rapporte d'une façon générale aux caillebotis, grilles ou ensembles analogu#es formés d'éléments métalliques assemblés en treillis. De tels ensembles ont déjà en soi un certain caractère antidérapant et ils sont utilisés généralement à cet effet dans les installations industrielles, par exemple lorsqu'on cherche à éviter les accidents qui peuvent résulter du fait qu'une personne glisse sur une surface recouverte par exemple de corps gras ou de produits facilitant un dérapage. Il est déjà connu, depuis un certain nombre d'années, d'augmenter le caractère antidérapant des caillebotis et ensembles analogues en utilisant pour leur réalisation des éléments, par exemple du feuillard, dont le bord formant la face supérieu-- re du caillebotis- présente des indentations ou est crénelé. Ainsi, on a déjà proposé d'utiliser pour la fabrication de ces caillebotis antidérapants du feuillard crénelé par laminage à chaud. Toutefois, il s'agit ici dtune opération réalisée par l'entreprise même de production du feuillard, indépendamment du fabricant de caillebotis selon des normes définies qui ne répondent pas toujours à celles qui seraient parfois désirables pour cette dernière fabrication. L'invention a pour but d'apporter des perfectionnements à la fabrication de caillebotis de ce genre et de permettre la réalisation d'un caillebotis dont le caractère antidérapant est augmenté par la présence, sur sa face supérieure, d'aspérités produites d'une manière simple et peu coûteuse, par une opération qui peut être effectuée sur certains au moins des éléments servant à la fabrication de ce caillebotis par l'entre prise même réalisant cette fabrication. L'invention est matérialisée à cet effet dans un procédé pour la fabrication de caillebotis antidérapants ou d'ensembles analogues constitués par un assemblage en treillis d'éléments métalliques en forme de fers plats ou#de barrettes, caractérisé en ce que, avant l'assemblage de ces éléments pour former le caillebotis, on produit des aspérités sur le bord supérieur de certains au moins desdits éléments par pincement du métal en des points espacés de ce bord supérieur, de façon à provoquer un écrasement avec étalement du métal aux points de pincement, en formant ainsi des aspérités antidérapantes sur la face supérieure du caillebotis constitué par les éléments assemblés. Cette opération de pincement du métal peut être effectuée judicieusement à la presse, d'une façon simple et rapide, en faisant passer les éléments métalliques destinés à former le caillebotis, avec un guidage convenable, sous un poinçon qui vient pincer le bord du métal à l'endroit voulu. Ce poinçon peut avoir une forme quelconque, mais une solution avantageuse et simple consiste à lui donner une section circulaire et à le positionner de manière à former sur le bord de l'élément devant constituer le caillebotis des zones de pincement en demi-lune dans lesquelles le métal de ce bord des éléments est écrasé, ce qui provoque un étalement dudit métal au-delà dudit bord, pour former une aspérité de profil relativement irrégulier, fournissant un effet antidérapant particulièrement satisfaisant. Cette opération peut être effectuée soit sur du feuillard en grande longueur, qui est ensuite coupé à la dimension pour la fabrication du caillebotis, soit si désiré sur des éléments déjà coupés à longueur, si l'on désire par exemple obtenir une répartition particulière des aspérités par rapport aux mailles du treillis formant le caillebotis. On conçoit que ce procédé est particulièrement simple et peu coûteux. Il peut être mis en oeuvre par le fabricant de caillebotis lui-même qui, avec un outillage des plus simples, peut ainsi, à partir des mêmes feuillards ou éléments équivalents, réaliser à volonté des caillebotis antidérapants ou non, ou dans lesquels seuls certains des éléments sont munis d'aspérités du type sus-mentionné, selon toute distribution désirée. Il est déjà connu de réaliser des caillebotis à partir de fers porteurs et de barrettes insérantes, les fers porteurs étant munis de fentes curvilignes à profil en virgule" dans lesquelles les barrettes insérantes sont engagées à force à la presse, ce qui assure leur rétention sans qu'un soudage soit nécessaire pour l'assemblage du caillebotis. Suivant un mode de mise en oeuvre possible de l'invention, seules les barrettes insérantes sont munies sur leur bord supérieur d'aspérités du type sus-mentionné, ce qui permet d'assembler à la presse les éléments du caillebotis en assurant un engagement complet de ces barrettes dans les fentes des fers porteurs sans être gêné par des saillies du bord supérieur de ces derniers. Les aspérités peuvent être positionnées soit à l'intersection des fers porteurs et des barrettes insérantes, soit en un autre point des mailles du caillebotis. Mais il est également possible, bien entendu, de prévoir de telles aspérités à la fois sur les fers porteurs et sur les barrettes insérantes. Toutefois, dans ce dernier cas, des précautions doivent judicieusement être prises lors de l'assemblage pour éviter la gêne que peuvent représenter, pour ltoutil de presse, les aspérités des bords supérieurs des fers porteurs, étant donné que si l'outil vient buter contre ces aspérités, il peut en résulter une insertion incomplète des barrettes insérantes dans les fentes d'assemblage. L'invention concerne encore, à titre de produit industriel nouveau, les caillebotis rendus antidérapants par le procédé décrit ci-avant au moyen d'aspérités prévues sur certains au moins des éléments qui le constituent. La description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés, donnés à titre non limitatif, permettra de mieux comprendre l'invention. La fig. 1 est une vue en perspective d'un caillebotis antidérapant réalisé~suivant l'invention. La fig. 2 est une vue à plus grande échelle en perspective d'une barrette insérante munie sur son bord supérieur d'aspérités produites par pincement suivant l1invention. Le caillebotis représenté sur la fig 1 est constitué d'une façon en soi connue par un treillis formé de fers porteurs 1 et de barrettes 2 orientées perpendiculairement aux fers porteurs, l'ensemble étant entouré par un cadre 3. Suivant le mode de réalisation considéré, les fers porteurs 1 et les barrettes insérantes 2 sont assemblés par insertion à force de ces barrettes dans des fentes "en virgule" prévues dans le bord supérieur des fers porteurs, d'une façon en soi connue, cette insertion étant réalisée à la presse depuis le haut, le blocage en place des barrettes insérantes étant ainsi réalisé par sertissage du fait de la déformation résultante des parties correspondantes desdites barrettes. Le cadre du caillebotis représenté sur la fig 1 est constitué par des profilés, et il peut être avantageusement assemblé avec les éléments constituant le treilliS du caillebotis par le procédé décrit dans le brevet français n0 74-01716 On a montré-à plus grande échelle sur la fig. 2 une partie d'une barrette insérante. On voit, à l'examen de cette figure, que l'on a produit dans le bord supérieur de cette barrette insérante des déformations par pincement du métal. A cet effet, un mode de mise en oeuvre paraissant avantageux consiste à faire passer la bande formant la barrette insérante dans une presse dans laquelle un poinçon vient produire l'empreinte indiquée en 4 sur le dessin, ce qui par écrasement et étalement du métal ménage par rapport au bord supérieur 5 de la barrette insérante une aspérité qui est indiquée ici en 6. Cette opération peut être réalisée facilement par le fabricant de caillebotis, par, simple défilement de la bande formant les barrettes insérantes, en grande longueur ou après coupe à la dimension voulue, sous le poinçon d'une presse. Des aspérités peuvent ainsi être créées à intervalles réguliers sur la longueur de la bande. Dans le cas du caillebotis représenté sur la fig. 1 on voit que l'écartement entre les aspérités 6 et leur distribution sont tels que lesdites aspérités se trouvent chaque fois aux points d'intersection entre les fers porteurs et les barrettes insérantes. Il va de soi qu'une répartition différente peut également être prévue. Sur la fig. 1, des aspérités 7 produites de la même manière que les aspérités 6 sont ménagées sur le bord supérieur des fers porteurs. Ces aspérités 7 se trouvent ici entre les barrettes insérantes 2. Comme dans le cas précédent, les aspérités 7 sont produites par pincement du métal du bord supérieur des fers porteurs à la presse, au moyen d'un poinçon approprié. La section droite du poinçon peut avoir toute forme désirée, mais une solution avantageuse semble être celle consistant à utiliser un poinçon de section circulaire, positionné de façon 'à ménager dans le bord supérieur des barrettes insérantes et (ou) des fers porteurs une zone d'écrasement en demi-lune, ce qui fournit un étalement du métal au-delà du bord de la barrette ou du fer porteur, en réalisant une aspérité de forme relativement irrégulière qui assure un effet antidérapant particulièrement satisfaisant. Des modifications peuvent être apportées aux modes de mise en oeuvre décrits, dans le domaine des équivalences techniques, sans s'écarter de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Procédé pour la fabrication de caillebotis antidérapants ou d'ensembles analogues constitués par un assemblage en treillis d'éléments métalliques en forme de fers #plats ou de barrettes, caractérisé en ce que, avant l'assemblage de ces éléments pour former le caillebotis, on produit-des aspérités sur le bord supérieur de certains au moins desdits éléments par pincement du métal en des points espacés de ce bord supérieur, de façon à provoquer un écrasement avec étalement du métal aux points de pincement, en formant ainsi des# aspérités antidérapantes sur la face supérieure du caillebotis constitué par les éléments assemblés. 2.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on e#ffectue l'opération de pincement du métal à la presse, par un passage sous un poinçon de l'élément dont le bord supérieur doit être déforme. 3.- Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que le poinçon a une forme circulaire et est positionné de façon à produire, dans le bord supérieur des éléments, une zone de, pincement en demi-lune provoquant l'écrasement et l'étalement du métal pour former des aspérités relativement irrégulières. 4.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'opération de pincement est effectuée sur une bande ou un feuillard en grande longueur qui est ensuite coupé à la dimension voulue, ou sur des éléments déjà coupés à longueur. 5- Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, applicable à un caillebotis formé de fers porteurs et de barrettes insérantes engagées a' la presse dans des fentes de préférence "en virgulent des fers porteurs, caractérisé en ce qu'on produit des aspérités par pincement simplement sur le bord supérieur des barrettes insérantes. 6.- Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce qu'on produit des aspérités par pincement également sur le bord supérieur des fers porteurs. 7.- Caillebotis métallique antidérapant ou ensemble analogue, caractérisé en ce qu'il est constitué par un treillis dont certains au moins des éléments ont été munis sur leur bord supérieur d'aspérités produites par le procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes.