La présente invention concerne la fabrication de plaques de fibres par voie humide. Dans le procédé par voie humide, les fibres qui ont été préparées thermiquement et mécaniquement dans une défibreuse, et ensuite séparées de la vapeur dans un séparateur, par exemple, un cyclone, telles que des fibres de bois, sont amenées, sous forme de suspension aqueuse, avec une teneur en matière solide, c'est-à-dire en fibres de i à 2 % en poids, pour former une nappe de fibres, sur un tamis où elles sont mécaniquement débarrassées de l'eau. L'amenée sur le tamis s'effectue en règle générale, par l'intermédiaire de ce qui est dénommé un caisson de déversement, dans lequel la suspension est transportée au moyen de pompes, à partir de cuves de mélange. L'élimination de l'eau sur le tamis est réalisée la plupart du temps, tout d'abord par le fait que l'eau s'écoule par gravité hors de la masse à travers le tamis. Ensuite a lieu une élimination par aspiration, en établissant une dépression au-dessous du tamis, et la nappe de fibres est ensuite écrasée avant l'opération de pressage proprement dite. On atteint alors une teneur en matière solide de 30 à 40 % en poids, et encore par d'autres mesures ne ressortissant pas à l'état de la technique, à des valeurs encore plus élevées. Après cette élimination de l'eau sur tamis, la nappe de fibres est introduite dans une presse, dans laquelle s'effectue, sous l'effet de la pression de pressage, lorsqu'on ferme la presse, une évacuation mécanique supplémentaire de l'eau. On obtient alors une teneur en matière solide d'environ 50 % en poids, et on atteint même par un autre procédé ne faisant pas encore partie de l'état de la technique, un pourcentage d'au moins 80 % en poids dans la nappe de fibres. Il est visible que, lors de la fabrication de plaques de fibres par voie humide, des quantités d'eau considérables sont nécessaires pour la constitution de la nappe de fibres. Au début de la fabrication industrielle, il était habituel de travailler uniquement avec de l'eau fraiche qui, après l'opération, était évacuée sans épuration à l'égout. En raison de la pénurie toujours plus grande d'eau franche, on a toujours cherché à opérer avec des quantités d'eau fraiche limitées. La quantité d'eau évacuée se trouvait effectivement réduite, mais la charge de l'eau en impuretés restait ce pendant aussi importante, de sorte qu'aujourd'hui, il faut compter que, pour la production d'une tonne de plaques de fibres finies, on consomme entre 10 et 50 m3 d'eau franche qui doivent être évacués à l'égout. Plus particulièrement, il est également connu d'opérer en un circuit absolument fermé, dans lequel l'eau éliminée sur le tamis et l'eau éliminée par le pressage sont utilisées à nouveau, après un traitement approprié, comme eaux de production pour la formation de la nappe. Dans ce procédé connu, l'eau usée d'évacuation est traitée avec apport d'antiseptiques, de produits de réglage de valeur de PH, tels que de la chaux ou l'aluminate de sodium, de produits de clarification, tels que des cations, de l'amidon, ou des polyélectrolytes, et d'autres produits. En outre, l'eau usée sortant du pressage est encore filtrée avant ce traitement. L'inconvénient de ce procédé réside en ce qu'aucun traitement préalable correct n'a lieu, de sorte que l'eau de production est finalement contaminée jusqu'à la limite de solubilité, c'està-dire est chargée d'environ 10 % de saletés. Cela influence défavorablement la qualité des plaques obtenues du point de vue du gonflement d'épaisseur, de l'absorption d'eau, de l'aspect extérieur, etc., de sorte que la proportion de plaques de second choix est augmentée. Au total, on ne travaille donc plus avec une eau de production de qualité correcte, puisqu'on admet une charge de saleté et de matières étrangères qui rendent impossible une production sans défauts.Un autre inconvénient de ce procédé réside en ce que, par cette charge élevée en impuretés, les tamis et les plaques de presse sont contaminés, de telle sorte que l'élimination d'eau est rendue plus difficile et que la tendance à 11 obturation des tamis est accrue. On ne peut donc pas éviter l'introduction de cires comme moyens de séparation. En outre, il se produit une augmentation de température défavorable de l'eau de production en circulation jus qu'à 50 à 80oC. En partant de cet état de la technique avec un circuit d'eau fermé, la présente invention a pour but de traiter les eaux usées d'évacuation d'une manière telle, qu'elle puisse être utilisée à nouveau comme eau de production en permanence avec une charge d'im- puretés résiduelles inférieure, par exemple, à 5 à 7 grammes par litre, mieux appropriée pour le procédé de fabrication des plaques. Dans ce but, l'invention est caractérisée en ce que le processus de traitement préalable de préparation de l'eau comprend au moins une étape de traitement mécanique pour une séparation aussi poussée que possible des impuretés non dissoutes, et au moins une étape de traitement chimique et/ou biologique de croissance végétale, et/ou une étape de traitement biologique bactérienne, dans lesquelles l'eau usée est amenée, avant son réemploi, à une charge résiduelle d'impuretés qui soit au mieux appropriée au processus de fabrication des plaques, et qui soit complétée avec de 11 eau fraiche seulement dans la mesure nécessitée par les pertes d'eau. Ce procédé peut être exécuté aussi bien comme procédé dit à courant principal, dans lequel la totalité de l'eau usée d'évacuation est soumise à une opération d'épuration, que simplement dans un procédé à courant partiel, dans lequel l'eau épurée dans ce courant partiel est à nouveau mélangée à l'eau usée d'évacuation non épurée. On a alors constaté que, lors d'une épuration de l'eau usée dans un courant partiel jusqu'à une charge résiduelle d'impuretés inférieure à 2 à 3 grammes par litre (fractions solubles), la quantité de courant partiel doit être comprise entre 40 à 60 % de la quantité de courant total, mais de préférence inférieure à 50 %. Conformément à l'invention, il est, en outre, prévu que les courants individuels de l'eau usée sont rassemblés et mélangés dans un récipient collecteur avant leur envoi comme eau de production. De cette manière, on obtient une homogénéité aussi bonne que possi ble. Suivant un autre raffinement du procédé, l'eau qui est évacuée du tamis n'est traitée qu'en partie, en commun avec l'eau sortant de la presse, comme courant partiel, et est amenée, après le traitement de préparation, à nouveau dans le courant principal non traité de l'eau sortant du tamis. Dans, ce cas, le courant partiel à a/ traiter de l'eau usée s 'élève environ 40 à 60 % de la quantité totale d'eau usée, il est toutefois de préférence inférieur à 50 ffi de cette quantité totale. Le procédé conforme à l'invention peut être mis en oeuvre de différehtes manières. Une solution extrêmement efficace consiste en ce que l'eau usée d'évacuation à épurer est traitée dans un bac de culture biologique bactérienne avec des souches de bactéries meso- philes et/ou thermophiles qui ne nécessitent aucune alimentation nutritive étrangère au procédé, ni de régulation étroite de la valeur de PH, telles qu'elles sont présentées dans le crottin animal, l'eau usée ainsi traitée étant ensuite soumise à sédimentation dans un bac de dépit, de préférence en forme de trémie. L'écoulement de trop plein est réutilisé comme eau de production, et la boue déposée est retirée et ramenée en partie dans le bac de culture pour l'ensemencement, et, pour l'autre partie, il est compacté dans un séparateur centrifuge ou dans une presse à bande.Le filtrat est également réutilisé comme eau de production et la boue résiduaire restante est retirée du processus de production. Elle peut être alors traitée et séchée pour être utilisée comme engrais. Il est cependant également possible de soumettre la boue restante à un autre traitement de stabilisation biologique bactérienne et de la compacter seulement ensuite dans un séparateur centrifuge ou une presse de filtre à bande, de sorte qu'elle peut être alors utilisée pour l'alimentation du bétail, tandis que le filtrat peut encore être utilisé comme eau de production. Une autre variante du procédé d'épuration biologique bactérienne consiste à alimenter l'eau de criblage dans un premier bac de culture et l'eau d'évacuation de la presse dans un second bac de culture. L'eau usée ainsi prétraitée dans le second bac de culture est transférée dans le premier bac de culture et l'eau usée traitée dans le premier bac de culture est amenée au compacteur, tandis que la boue du compacteur utilisée pour le ré ensemencement est introduite dans le second bac de culture. Il est connu que, lors du développement biologique bactérien, les souches de bactéries mésophiles sont efficaces de manière optimale jusqu'à environ 45 oC et les souches de bactéries thermophiles sont efficace jusqu a environ 75 gC. Pour ces raisons, l'invention propose que la chaleur de la vapeur engendrée dans la dé fibreuse est utilisée pour le réchauffage de l'eau usée d'évacuation ainsi que de l'eau de production, en vue de réaliser les conditions de vie optimales pour les souches de bactéries. Dans ce cas, la vapeur dégagée dans la défibreuse est condensée et est mélangée à l'eau de production et/ou à l'eau usée d'éva cuation. La condensation peut, par exemple, être effectuée par le fait que l'eau de production est amenée au séparateur en une quantité telle, que la vapeur se condense. Une autre possibilité consiste en ce que la vapeur dégagée dans la défibreuse est amenée directement, ou après une condensation préalable dans un condenseur, au moins à l'un des bacs de culture, de préférence celui qui est prévu pour l'eau sortant des presses. Suivant une autre caractéristiques de l'invention, il est prévu que, au moins dans le bac de culture situé directement avant le compacteur, est introduite une suspension de fibres neuve, de préférence à raison de 1,5 % du poids. Une telle nourriture non étrangère au procédé avec de la cellulose a pour conséquence un accroissement plus rapide des souches de bactéries. Ce procédé est à utiliser notamment dans le cas d'un contenu insuffisant de cellulose dans 11 eau usée d'évacuation. Les fibres de bois contiennent environ 50 % de cellulose. Une seconde variante essentielle du procédé de l'invention consiste en ce que l'eau de criblage devant être traitée, est séparée mécaniquement dans un bac de décantation, de préférence en forme de trémie. L'eau de débordement par trop plein est alors utilisée directement comme eau de production. Le sédiment, en commun avec l'eau usée encore non épurée, est débarrassé de son eau dans un séparateur centrifuge, ou analogue. La matière épaisse résiduaire est amenée à nouveau séparément dans le processus de production; il en est de même pour le liquide séparé, qui contient l'eau de sortie des presses épurée mécaniquement, et qui est traité, en outre, par ozonisation et utilisé, après le traitement comme eau de production. Dans cette variante avec ozonisation de l'eau usée à traiter, celle-ci est avantageusement ensemencée, avant son introduction dans le bac de sédimentation et/ou avant son introduction sur le séparateur centrifuge, avec une suspension d'environ 1,5 % de matière fibreuse. Pour le reste, il est nécessaire que l'eau usée soit refroidie avant l'ozonisation. Dans une modification de la seconde variante décrite cidessus, il est possible de prévoir, au lieu de l'ozonisation, un traitement biologique de croissance végétale de l'eau usée, celui-ci étant réalisé par l'intermédiaire de planches de culture de joncs. Dans cette variante, un refroidissement spécial n'est pas nécessaire, car le refroidissement se produit automatiquement par évaporation sur la grande surface supérieure des planches de culture. Dans les dessins joints, sont représentées au moyen de schémas de déroulement, différentes variantes d'application du procédé de l'invention. Dans ces dessins la figure 1 montre une épuration biologique bactérienne en courant principal la figure 2 montre une épuration biologique bactérienne en courant partiel la figure 3 montre une épuration chimique en courant principal la figure 4 montre une épuration chimique en courant partiel la figure 5 montre une épuration biologique par culture végétale en courant principal, et la figure 6 montre une épuration biologique par culture végétale en courant partiel. Ainsi qu'il est usuel dans la fabrication de plaques de fibres par voie humide, dans tous les schémas de déroulement représentés 1 à 6, le bois 1, préalablement broyé en morceaux est introduit dans une défibreuse 2 avec addition de vapeur 3 à la matière fibreuse, et il parvient de là, dans le séparateur 4, dans lequel la vapeur 5 en excès, est séparée et retirée. Alors la matière fibreuse est introduite dans le dispositif dénommé de cuve 6, dans lequel, avec addition d'eau, est établie la concentration en matière fibreuse de 1 à 2 % en poids désirée. Pour la formation d'une nappe de fibres, cette suspension parvient alors sur le tamis allongé 7, de sorte qu'une partie 10 de l'eau s' écoule par gravité. La nappe de fibres ainsi préparée est alors introduite dans la presse chauffée 8 et, dans cette presse, elle est débarrassée de son eau, tout d'abord mécaniquement, et ensuite, par légère action thermique, par évaporation. La plaque de fibres terminée 9 de pressage est alors sortie de la presse chauffée 8, La figure 1 montre un schéma de déroulement d'un traitement d'épuration biologique bactérienne de l'eau usée dans un courant principal. L'eau usée 10 sortant du tamis allongé 7 est amenée à un premier bac de culture 11. Ce bac peut être, le cas échéant, dans le cas de teneur en cellulose insuffisante de l'eau usée, ensemencé en supplément avec une suspension de matière solide neuve 12 provenant du dispositif de cuve 6. Cet ensemencement sert d'alimentation nutritive supplémentaire pour la souche de bactéries qui se trouve dans le bac de culture 11. Dans ce premier bac de culture 11 est ajoutée, en outre, l'eau usée 14 provenant de la presse 8, qui a été déjà pré-traitée dans un second bac de culture 13. L'eau usée 15 finalement pré-traitée dans le premier bac de culture Il parvient alors dans un appareil compacteur dénommé épaississeur 16 sous forme de bac de décantation. Le trop plein 17 de déversement de ce bac est amené, comme eau de production, à un récipient collecteur 18. Le résidu de boue déposée 30 est amené en une partie 19 au second bac de culture 13, comme produit d'ensemencement. le reste de boue 20 parvient sur un séparateur centrifuge 21 ou dans une presse à bande de filtre, et le filtrat 22 s'écoule également dans le récipient collecteur 18 pour l'eau de production. La boue résiduaire définitive peut être utilisée comme engrais 23. A partir du récipient collecteur 18 mentionné pour l'eau de production, celle-ci est ramenée dans le dispositif de cuve 6 et est amenée en partie également dans le séparateur 4. Dans la mesure où la boue résiduaire ne doit pas être traitée comme engrais, mais comme produit d'alimentation pour le bétail, celle-ci, provenant du compacteur épaississeur à décantation 16, est dirigée dans un bac de stabilisation 24, dans lequel s'effectue une autre stabilisation biologique bactérienne. C'est seulement ensuite que s'opère, par un séparateur centrifuge 25 ou une presse à bande de filtre, la séparation déjà mentionnée entre l'eau de production à réutiliser 26 et le résidu solide. Ce dernier peut alors être utilisé comme aliment 27 pour le bétail. il est, en outre, possible de prévoir une utilisation de la vapeur récupérée dans le séparateur 4. Pour cela, cette vapeur est dirigée à travers un condenseur 28 et ensuite l'eau condensée 29, qui est encore relativement chaude, est introduite dans le second bac de culture 13. Au récipient collecteur 18 est, en outre, reliée une conduite d'eau fraîche de remplacement 40. La figure 2 montre le schéma de déroulement d'un traitement d'épuration biologique bactérienne de l'eau usée dans un courant partiel. Dans ce cas, l'eau 10 qui s'échappe du tamis allongé est dirigée en une partie 31 directement dans le récipient collecteur 18, tandis que simplement un courant partiel consistant en l'eau de sortie 14 de la presse 8 et en une partie 32 de l'eau sortant du tamis, est dirigé vers un premier bac épaississeur 33. L'écoulement de trop plein 34 de cet appareil parvient à nouveau directement dans le récipient collecteur 18, tandis que la boue 35 qui s'est déposée est amenée à travers un bac de culture 36 à un second dispositif épaississeur à décantation 37 dont le trop plein 38 est également dirigé vers le récipient collecteur 18 d'eau de production épurée. L'utilisation du résidu de boue de cet épaississeur 37 s'effectue de la même manière que dans le procédé conforme à la figure 1. Il en est de même pour le réchauffement du bac de culture 36 par la chaleur dégagée dans le séparateur de vapeur 4. La figure 3 montre le schéma de déroulement d'un traitement d'épuration chimique en courant principal. Dans ce cas, l'eau usée 10 sortant du tamis allongé 7 est amenée à un épaississeur 41. L'eau 14 sortant de la presse 8 parvient, en commun avec la boue déposée dans cet épaississeur 41 et un ensemencement par une suspension de matière fibreuse 12, sur un séparateur centrifuge 43, ou analogue. L'ensencement avec la suspension de matière fibreuse sert dans ce cas à lier par absorption les fines particules composantes de l'eau usée, de sorte que celles-ci se trouvent également précipitées dans le séparateur centrifuge 43 et ne sont pas entraînées plus loin par le liquide. La matière solide 44 sortant du séparateur centrifuge 43 est alors ramenée dans le dispositif de cuve 6, tandis que le liquide 45 est conduit, en commun avec le trop plein 46 de l'épaississeur 41, à travers un dispositif de refroidissement 47 et une installation d'ozonisation 48, dans le récipient collecteur 18 pour l'eau de production. La figure 4 montre le schéma de déroulement d'une épuration chimique par procédé à courant partiel. Ce procédé se différencie de celui conforme à la figure 3, uniquement par le fait qu'unie partie 49 de l'eau usée d'évacuation 10 sortant du tamis allongé 7 est amenée directement dans le récipient collecteur 18 pour l'eau de production. La figure 5 montre le schéma de déroulement pour une épuration biologique avec cultures végétales du type à courant principal. Ce procédé correspond essentiellement à celui de la figure 3 jusqu'au séparateur centrifuge 43. De là, le liquide 45 sortant du séparateur 43 parvient, en commun avec l'écoulement de trop plein 46 de l'épaississeur 41, par l'intermédiaire d'un récipient intermédiaire 50, dans des planches de culture de plantes végétales 51, telles que des joncs, et finalement, se rassemble dans le récipient collecteur 18 d'eau de production. La figure 6 montre le schéma de déroulement du procédé d'épuration biologique par cultures végétales, du type à courant partiel. Ce procédé se différencie de celui de la figure 5 uniquement par le fait qu'ici également une partie 49 de l'eau usée 10 sortant du tamis allongé 7 parvient directement dans le récipient collecteur 18. L'invention n'est pas limitée aux exemples décrits et représentés. Diverses modifications et variantes restent possibles, sans sortir pour autant du domaine de protection de l'invention. -REVENDICATIONS 1 Procédé de fabrication de plaques de fibres par voie humide, dans lequel l'eau usée d'évacuation d'un tamis allongé d'égouttage et d'une presse d'expulsion d'eau, est utilisée à nouveau en circuit fermé, après un traitement approprié, comme eau de production pour la formation d'une nappe de fibres, ce procédé étant caractérisé en ce que le procédé de traitement de régénération de l'eau usée comprend au moins une étape de traitement mécanique pour une séparation des impuretés non dissoutes, et au moins une étape de traitement chimique, et/ou biologique bactérien, et/ou biologique par culture végétale, dans lesquelles l'eau à épurer avant son réemploi, est épurée jusqu'à un résidu d'impuretés qui soit au mieux approprié pour le processus de fabrication des plaques, et est complétée par de l'eau fraîche, simplement pour compenser les pertes causées par le processus de fabrication. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le traitement de régénération est effectué par épuration à courant partiel, l'eau épurée dans le courant partiel étant mélangée avec l'eau usée d'évacuation non épurée. 3. Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que, avec une épuration de l'eau usée, dans le courant partiel, jusqu'à moins de 2 à 3 grammes par litre de charge d'impuretés résiduelles (fraction soluble), la quantité de courant partiel est comprise entre 40 et 60 % de la quantité de courant totale, elle est cependant de préférence inférieure à 50 %. 4. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 2 ou 3, caractérisé en ce que les courants individuels d'eau usée d'évacuation sont rassemblés et mélangés dans un récipient collecteur avant leur réintroduction comme eau de fabrication. 5. Procédé suivant la revendication 4, caractérisé en ce que l'eau usée provenant du tamis allongé est traitée seulement en partie en commun avec l'eau usée provenant de la presse, et est ramenée après son traitement dans le courant principal d'eau non traitée sortant du tamis. 6. Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce que le courant partiel à traiter de l'eau usée d'évacuation s'élève à environ 40 à 60 % de la quantité totale d'eau usée, il est toutefois de préférence inférieur à 50 % de cette quantité totale. 7. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que l'eau usée d'évacuation à épurer est traitée dans un bac de culture biologique bactérienne, avec des souches de bactéries mésophiles ou thermophiles, qui ne nécessitent aucun apport de nourriture étrangère au procédé, et ne nécessitent pas de régulation précise de la valeur de PH, telles qu'elles sont, par exemple, contenues dans le crottin des animaux, après quoi, l'eau usée ainsi traitée est soumise à sédimentation dans un bac de dépôt en forme de trémie, dont l'écoulement de trop plein est réutilisé comme eau de production, la boue déposée étant retirée et utilisée en partie pour le réensemencement dans le bac de culture bactérienne, la partie restante de cette boue étant compactée dans un séparateur centrifuge ou une presse à bande de filtre, le filtrat étant également réutilisé comme eau de production et le résidu de boue étant retiré du processus de production. 8. Procédé suivant la revendication 7, caractérisé en ce que le résidu de boue est utilisé comme engrais. 9. Procédé suivant la revendication 7, caractérisé en ce que le résidu de boue est soumis à une autre stabilisation biologique bactérienne et ensuite compacté à nouveau dans un séparateur centrifuge ou une presse à bande de filtre, la boue résiduaire étant utilisée comme aliment pour le bétail et le filtrat étant utilisé à nouveau comme eau de production. 10. Procédé suivant l'une quelconque des'revendications 7 à 9, caractérisé en ce que l'eau sortant du tamis allongé est alimentée dans une premier bac de culture et 1' eau sortant de la presse est alimentée dans un second bac de culture, 11 eau préalablement traitée dans le second bac, étant amenée dans le premier bac, et l'eau usée traitée dans le premier bac de culture étant amenée à un épaississeur, tandis que la boue de cet épaississeur utilisée comme réensemencement est introduite dans le second bac de culture. 11. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 7 à 10, caractérisé en ce que la chaleur de la vapeur dégagée dans la défibreuse est utilisée pour le réchauffage de l'eau usée ainsi que de l'eau de production, en vue de réaliser les conditions optimales de vie des souches de bactéries. 12. Procédé suivant la revendication 11, caractérisé en ce que la vapeur dégagée dans la défibreuse est condensée et mélangée à l'eau de production et/ou à l'eau usée. 13. Procédé suivant la revendication 12, caractérisé en ce que l'eau de production est amenée au séparateur en une telle quantité que la vapeur se condense. 14. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 11 à 13, caractérisé en ce que la vapeur dégagée dans la défibreuse est amenée directement, ou après une précondensation dans un condenseur, à au moins l'un des bacs de culture. 15. Procédé suivant la revendication 14, caractérisé en ce que la vapeur dégagée dans la défibreuse est introduite dans le second bac de culture destiné au traitement de l'eau usée sortant de la presse. 16. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 7 à 15, caractérisé en ce qu'au moins dans le bac de culture, règne une température comprise entre 40 et 45oC. 17. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 7 à 16, caractérisé en ce qu'au moins dans le bac de culture monté directement avant l'épaississeur est introduite de la suspension de matière fibreuse non traitée pour servir de matière d'ensemencement. 18. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que l'eau à traiter provenant du tamis d'égout tage allongé, est séparée mécaniquement dans un bac de décantation, de préférence en forme de trémie, dont l'écoulement de trop plein est utilisé directement comme eau de production et dont le sédiment, en commun avec l'eau de sortie de la presse encore non épurée, est débarrassé de son eau dans un séparateur centrifuge, ou analogue, la matière solide restante étant réintroduite séparément dans le processus de production, tandis que le liquide qui a été séparé et qui contient l'eau sortant de la presse épurée mécaniquement, est amené dans un traitement d'ozonisation pour autre utilisé ensuite comme eau de production. 19. Procédé suivant la revendication 18, caractérisé en ce que l'eau usée d'évacuation à épurer est ensemencée, avant son introduction dans le bac de sédimentation, et/ou avant son amenée dans le séparateur centrifuge, avec une suspension de matière solide à environ 1,5 % en poids. 20. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 18 ou 19, caractérisé en ce que l'eau usée d'évacuation est refroidie avant 1' ozonisation. 21. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 18 à 20, caractérisé en ce qu'au lieu de l'ozonisation, l'eau usée est soumise à un traitement d'épuration biologique dans des cultures végétales. 22. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'épuration de l'eau usée est effectuée biologiquement par culture végétale sur des planches de culture de joncs.