-1- 2031400 Des pièces relativement longues et minces, qui sont en des matériaux ductiles, sont facilement dressées, étant donné que leur résistance à la traction et leur résistance à la compression sont habituellement égales ou très supérieures à l'effort nécessaire 5 pour provoquer une déformation permanente du matériau. Une simple charge dans le sens transversal peut être utilisée pour redresser une telle pièce, étant donné que de grands efforts à la traction peuvent être tolérés dans la. gamme plastique. La détermination de l'orientation correcte dans le sens de rotation qui est indispen-10 sable pour le redressement est supprimée par la rotation de la pièce, au fur et à mesure que la charge appliquée transversalement est réduite. la charge appliquée transversalement à un arbre ductile tournant assure une déformation plastique périodique en tension et en 15 compression à mesure que l'arbre tourne, l'arbre est redressé si une charge suffisante est appliquée dans le sens transversal pour soumettre les fibres externes à un effort dans la région de déformation plastique et si elle est graduellement réduite, à mesure que l'arbre continue à tourner. Toutefois, dans le cas d'un maté-20 riau fragile ou dur, une charge suffisante appliquée transversalement pour provoquer une déformation plastique des fibres externes provoque souvent une défaillance de l'arbre par traction, la plupart des matériaux fragiles et durs ne peuvent supporter qu'une très faible déformation plastique sous tension. Par conséquent, 25 seul un faible degré de dressage est possible. Certains matériaux fragiles peuvent subir un dressage plus important à chaud qu'à froid. Toutefois, des pièces nécessitant un dressage plus important que celui que peuvent appliquer habituellement les procédés ci-dessus, doivent être mises au rebut. 30 Selon l'invention, une machine à dresser des pièces comporte un dispositif pour appliquer une charge de compression longitudinale à une pièce et un dispositif pour appliquer simultanément à ladite pièce une charge transversale de cintrage. la présente invention est un perfectionnement qui peut être 35 incorporé dans une machine fondamentale à dresser pour dresser des pièces ductiles en les faisant tourner et en appliquant- une charge dans le sens transversal qui est graduellement réduite à mesure que 70 05051 -2- 2031400 la pièce tourne. Dans une forme de réalisation d'une machine à dresser, la pièce repose sur des rouleaux situés près de chaque extrémité et la pièce est entraînée par un mandrin à une extrémité qui peut suivre librement les changements de l'angle de flexion 5 de l'axe longitudinal de la pièce à cette extrémité. Près du centre de la pièce, un vérin comportant des rouleaux applique une charge de cintrage à la pièce, à mesure qu'elle tourne. La charge est initialement suffisante pour provoquer périodiquement une déformation plastique, des fibres externes de la pièce, à mesure qu' 10 elle tourne. Ensuite, le vérin est graduellement rétracté, ce qui réduit.la charge périodique. La charge initiale est de préférence suffisante pour provoquer une flexion de la pièce par rapport à son axe neutre nominal qui est égal ou supérieur au point d'écoulement plastique d'une pièce droite. 15 Selon la présente invention, les rouleaux de support situés près de chaque extrémité sont remplacés par des paliers de butée de compression à chaque extrémité de la pièce. Les paliers peuvent suivre librement les changements de l'angle de flexion de l'axe longitudinal de la pièce à chaque extrémité. Les paliers permet-20 tent l'application de charges, à la fois dans le sens transversal et dans le sens longitudinal. Un bâti relie les parties fixes des paliers et comporte un cylindre hydraulique pour appliquer une force à l'un des paliers, de façon que la pièce puisse être soumise à une charge de compression entre les paliers de la même façon 25 qu'une colonne. L'autre palier d'extrémité comporte un arbre traversant la partie mobile du palier pour faire tourner la pièce. Un joint universel relie l'arbre traversant à un moteur hydraulique. La pièce est soumise à une charge qui est juste au-dessous de la charge théorique susceptible de provoquer une défaillance 30 de la colonne. En outre, des paires de rouleaux sont prévues le long de la pièce et sont supportées élastiquement, de manière à empêcher un gauchissement de la pièce. Lorsque la charge est appliquée longitudinalement et que l'arbre tourne, le vérin est déplacé et applique une charge suffisante pour provoquer une flexion de 35 l'arbre, par rapport à son axe neutre nominal, qui est égale ou légèrement supérieureau point d'écoulement plastique d'un arbre droit. Le vérin est ensuite graduellement rétracté comme indiqué 70 05051 -3- 2031400 plus haut. La combinaison de la charge appliquée longitudinalement et de la charge de cintrage déplace l'axe neutre de la répartition des efforts dans le même sens que la flexion. Par conséquent, en 5 choisissant correctement la charge de cintrage et la charge de compression longitudinale, on élimine ou réduit au minimum l'effort de traction auquel l'arbre est soumis. Ainsi, un arbre, comme un arbre à cam® en fonte grise, peut être déformé plastiquement sous compression sans qu'il soit soumis à des efforts de traction. 10 A mesure que l'arbre tourne, les fibres externes sont soumises à un effort de compression maximal provoquant une déformation plastiquent à mesure que le vérin recule, cet effort de compression maximal diminue, la contrainte appliquée périodiquement tend à ou relaxer diminuer et la piece a tendance a se detendr^ en position redres-15 sée avec une répartition de contraintes interne statistiquement équilibrée .La rigidité des rouleaux solicités élastiquement le long de l'arbre doit être suffisante pour empêcher un gauchisbernent, mais la flexibilité doit être suffisante pour permettre la flexion nécessaire provoquée par le vérin. Il n'est pas indispensable que 20 la partie à redresser soit de section droite cylindrique aux endroits où les rouleaux touchent la pièce. Par conséquent, dans le cas d'un arbre à cames,les portées de l'arbre à cames peuvent être utilisées,et dans le cas d'une pièce ne présentant pas de section droite cylindrique, des colliers cylindriques peuvent être 25 ajustés sur la pièce, de façon qu'ils soient concentriques à l'axe de rotation voulu . L'invention peut être également utilisée avantageusement pour redresser des pièces entaillées dans lesquelles un effort de traction à la base de l'entaille provoquerait une défaillance. 30 D'autres avantages et caractéristiques ressortiront de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés et donnant à titre explicatif, mais nullement limitatif, des formes de réalisation de l'invention. Sur ces dessins : 35 la figure 1 est une vue de côté d'une machine à dresser équipée pour soumettre une pièce à une charge de compression longitudinale ; 70 05051 -4- 2031400 la figure 2 est une coupe transversale partielle suivant la ligne 2-2 de la figure 1 ; la figure 3 montre les paliers à chaque extrémité de la pièce soumise à une charge dans la machine ; 5 la figure 4 représente le dispositif de centrage et d'entraî nement appliqué à l'extrémité commandée de la pièce tournante ; la figure 5 représente un schéma des circuits hydraulique et pneumatique de la machine ; la figure 6 est un schéma de montage du circuit de commande 10 électrique de la machine ; la figure 7 représente une variante utilisant un collier cylindrique autour d'une pièce qui n'est pas cylindrique ; la figure 8 est une coupe suivant la ligne 8-8 de la figure 7 ; 15 la figure 9 représente un diagramme effort de traction-défor mation particulier pour trois matériaux de construction ; et la figure 10 représente un diagramme effort de traction et de compression-déformation pour deux matériaux de construction auxquels l'invention peut être avantageusement appliquée. 20 Sur la figure 1, un bâti 11 d *une machine supporte une tra verse 12 qui supporte à son tour un vérin 13. Le vérin est actionné par le piston 14 d'un cylindre hydraulique 15. Le vérin 13 est maintenu en alignement correct par des cylindres de guidage 16 glissant dans des guides 17. Un ou plusieurs ensembles de rouleaux 25 18 et des rouleaux 19 sont fixés au vérin. Les rouleaux 19 touchent les parties cylindriques 20 de la pièce à redresser 21. Juste au-dessous de la pièce à redresser 21 se trouvent des rouleaux 22 qui sont montés sur un ou plusieurs cylindres pneumatiques 24. La pièce 21 est maintenue entre des ensembles de palier et de broche 26 et 30 27 et elle est mise en rotation par un ensemble d'un moteur et d'une boîte d'engrenage 25 par l'intermédiaire d'un accouplement flexible 28. Chaque ensemble 26 et 27 est monté sur le banc de la machine 29 et est maintenu en alignement correct par des tirants 30. Un cylindre hydraulique 31» destiné à appliquer une charge axia-35 le à la pièce 21, est fixé aug^irants 30 et ces derniers sont fixés à l'ensemble du palier et de la broche 26, de manière à exercer la force de réaction correcte à l'autre extrémité de la pièce 21. 70 05051 -5- 2031400 Sur la figure 2, un ensemble 1*8 de rouleaux monté' sur le vérin est représenté comme comportant deux rouleaux 19 qui sont en contact avec une partie cylindrique 20 d'une pièce 21. Au-dessous de la pièce 21 se trouve une autre paire de rouleaux 22 5 montés sur un cylindre pneumatique 24. les rouleaux 22 sont également en contact avec la partie cylindrique 20 de la pièce 21. Des ensembles de butées et de guides d'alignement 32 sont également prévus pour les rouleaux 22. Sur la figure 3» l'ensemble 26 du palier et de la broche de 10 gauche et l'ensemble 27 du palier et de la broche de droite sont représentés en détail. La broche de gauche 35 est entraînée par un accouplement 28 et tourne dans le roulement à gale 1b 36. Dans l'ensemble de droite 27, la broche 37 tourne dans un roulement analogue 38. Etant donné que la pièce 21 est comprimée entre les 15 broches 35 et 37 et est sollicitée par le vérin par l'intermédiaire des rouleaux 19, les roulements 36 et 38 sont conçus spécialement pour supporter à la fois la charge axiale, la charge transversale et la légère flexion angulaire de chaque broche 35 et 37 due à la flexion transversale de la pièce 21. Le cylindre hydrau-20 lique 31, par l'intermédiaire ^d'un piston 39 et d'un étrier cylindrique 40 agissant contre la cage 41, soumet la pièce 21 à la charge axiale. La broche 37 est fixée à un élément de retenue 42 par un boulon 43. L'élément de retenue 42 est guidé par une surface d'appui de forme sphérique 48 de la cage 41. D'une façon 25 analogue, la broche de gauche 35 est maintenue en place par un élément de retenue 44 et un collier 45» Ce dernier est maintenu en position par une vis de fixation 46 et l'élément de retenue 44 glisse sur une surface d'appui sphérique 49 d'une cage 47. La forme des broches 35 et 37 dépend du dispositif utilisé 30 pour fixer la pièce 21 et ledit dispositif dépend de la forme de la pièce 21. La pièce 21 représentée est un arbre à cames. L'extrémité cylindrique de droite 50 de l'arbre à camei^ê'ajuste dans un logement 51 de la broche 37. La broche 35 applique un couple de rotation à l'extrémité de gauche 52 de la pièce 21. Plus précisé-35 ment, en observant la figure 4, une pointe mobile 53 sollicitée par un ressort 54 est incorporée dans la broché 35- Un disque trempé 55 présentant un bord denté 56 entoure la pointe mobile 53 et est fixé à la broche 35. Après l'application de la force axiale 70 05051 -6- 2031400 à la pièce 21, le bord denté 56 est poussé contre l'extrémité de gauche de la partie 52 d'une façon suffisante pour la transmission du couple de rotation nécessaire à la pièce 21. Sur la figure 5, un moteur électrique 60 à vitesse constante 5 entraîne deux pompes hydrauliques 61 et 62 à débit variable commandées par pression, la pompe hydraulique 61 fournit la force hydraulique nécessaire pour l'ensemble 25 par l'intermédiaire d'un circuit 63 de commande du fluide à moteur et d'un distributeur à solénoïde 64 à 3 positions, la pompe hydraulique 62 fournit 10 la force hydraulique nécessaire pour le cylindre 31 de compression axiale et pour le cylindre 15 du vérin, le mouvement et la position du piston 39 dans le cylindre 31 sont déterminés,par un distributeur 65 à 3 positions commandé par solénoïde qui se trouve dans un circuit à basse pression commandé par un limiteur 15 de pression 66. le circuit 67 à haute pression fournit la force hydraulique nécessaire au cylindre 15 et au piston 14 du vérin. Un distributeur 68 à 3 positions commandé par solénoïde détermine le mouvement rapide ascendant et descendant du vérin,lorsque ce dernier n'est pas en contact avec la pièce, le mouvement 20 du vérin, lorsqu'il est en contact avec une pièce et qu'il y applique une charge, est commandé par un distributeur 69 à 3 positions commandé par solénoïde . le débit du fluide hydraulique est déterminé par des clapets anti-retour avec étranglement 70 Des interrupteurs limiteurs 71, actionnés par le piston 14,comman-25 dent le fonctionnement des divers distributeurs de commande du circuit hydraulique par l'intermédiaire du circuit électrique représenté sur la figure 6. En revenant à la figure 5, un distributeur de commande 72 relâche la pression dans le circuit 67,lorsque le piston 14 est "dans sa position haute. Plus tard, le cylin-30 dre pneumatique 24 est alimenté en air comprimé par le circuit 73 comportant un limiteur de pression 74. le réglage de la pression dans le limiteur de pression 74 est suffisant pour appliquer une charge à la pièce 21, de manière à empêcher son gauchissement, lorsqu'elle est soumise à une charge de compression, et il permet 35 une action élastique, lorsque le vérin 13 est appliqué à la pièce 21fcomme on le voit sur la figure 1. Sur la figure 6, le circuit d'alimentation 80 fournit l'éner 70 05051 -7- 2031400 gie électrique pour le moteur 60 de la pompe hydraulique et un transformateur 81. Ce dernier alimente le circuit de commande 82 par son enroulement secondaire. La description qui va suivre du circuit de commande 82 fera ressortir le fonctionnement successif 5 des diverses pièces de la machine à dresser sous compression. La fermeture d'un interrupteur de mise en marche 83 ferme un circuit secondaire 84 en enclenchantles relais 1-M et CEM. Le relais 1-M~ferme le circuit passant par le moteur 60 et le relais CEM ferme le circuit de commande des autres circuits secondaires. 10 La fermeture d'un interrupteur 85 ferme le circuit secondaire 86 le qui enclenche/relais 1-CR. Le relais 1-CR ferme le circuit secondaire 100 par l'intermédiaire du distributeur 64 à solénoïde, ce qui fait tourner l'ensemble d'entraînement de la broche. La fermeture de l'interrupteur 87 ferme le circuit secondaire 88 en en-15 clanchant le relais 2-CR qui,à son tour,permet au cycle de fonctionnement automatique de commencer. Le circuit secondaire 89 est mainte- Bar nant sous-tension;/ conséquent, le relais 3-CR alimente le circuit secondaire-101. Ce dernieVactionne J distributeur 68 à solénoïde et le vérin descend rapidement jusqu'à une position située 20 juste au-dessus de la pièce. A ce moment, l'interrupteur limiteur 2-LS ouvre le circuit secondaire 89» en désexcitant le distributeur 68 pour arrêter le vérin et fermer le circuit secondaire 90, en en—- clenchant ainsi le relais 4-CR. Ce dernier ferme le circuit secondaire 102 ei/actionne le distributeur 65 pour appliquer ainsi une 25 compression à la pièce 21. Lorsque la pression hydraulique du circuit de compression atteint une valeur prédéterminée, l'interrupteur sensible à la pression 1-PS se ferme, en fermant ainsi le circuit secondaire 91 ef^enclenchant le relais 5-CR. Ce dernier ferme le circuit secondaire 103 par l'intermédiaire du distributeur 69 et 30 le vérin descend d'une distance prédéterminée pour appliquer la charge correcte transversalement à la pièce. L'interrupteur limiteur 3-LS est fermé dans cette position d'abaissement maximale et ferme le circuit secondaire 92, ce qui enclenche le relais 6—CR. Le circuit secondaire 91 est ainsi ouvert et le circuit secondaire 93 35 est fermé pour/enclencher ^relais 7-CR. Ce dernier/alimente le circuit secondaire 104 et met le distributeur 69 dans sa position opposée, en permettant■ainsi au vérin de monter lentement à une vitesse pré 70 05051 -8- 2031400 déterminée, la vitesse à laquelle le vérin se retire est telle que toutes les parties de la pièce sont soumises plusieurs fois à des efforts périodiques, à mesure que la pièce tourne. L'interrupteur limiteur 4-LS, qui est ouvert pendant le mouvement d'avance du vé-5 rin,se ferme au moment où le vérin s'écarte de la pièce et il ferme le circuit secondaire 94>en enclenchant -^relais à action différée 1-TR qui ouvre le circuit 93 pour arrêter le mouvement du vérin. Le relais 1-TR ferme également le circuit secondaire 105 par l'intermédiaire du distributeur 65 qui permet une diminution 10 de la charge appliquée longitudinalement. Après la suppression de la charge longitudinale, le relais 1-TR ferme le circuit secondaire 95 quj/enclencfce ]erelais &-CR. Ce dernier alimente alors le , circuit secondaire 106 en excitant ainsi le distributeur 68 et le vérin monte rapidement jusqu'à sa position de départ. A ce mo-15 ment, l'interrupteur limiteur 1-LS s'ouvre de nouveau et le circuit secondaire 88 est ouvert. Lorsque le circuit secondaire 88 est ouvert, le relais 2-CR est déclerché et les circuits secondaires 89 à 95 sont de nouveau ouverts. Etant donné que le circuit secondaire 92 est maintenant ouvert, le relais 6-CR retombe et le 20 circuit secondaire 88 est maintenant à l'état initial et la fermeture de l'interrupteur 87 déclenche de nouveau tout le cycle de fonctionnement pour la pièce suivante. Lorsqu'il est prévu d'une façon classique un chargement et un déchargement automatique de la machine à dresser par compression, l'interrupteur 87 peut être 25 fermé automatiquement lorsque la pièce suivante est placée dans la machine. Dans une telle installation, l'entraînement de la broche peut se poursuivre pendant les cycles de chargement et de déchargement en utilisant des broches classiques qui libèrent entièrement la pièce lorsque la compression est supprimée. 30 Les figures 7 et 8 montrent une variante pour une pièce lon gue et mince qui ne présente pas une section droite cylindrique. Dans ce cas, on a représenté une poutre en I 21a. Des broches modifiées 35a et 37a sont utilisées pour serrer les extrémités de la poutre en I. Un ou plusieurs colliers 110 ayant une surface exter-35 ne cylindrique 20a et une forme convenable 20b pour serrer la surface de la poutre en I 21a peuvent être bloquées en position par une vis de fixation 111 avant le chargement de la pièce dans la 70 05051 -9- 2031400 machine à dresser par compression. Ainsi, une forme irrégulière peut être mise en rotation dans une machine à dresser par compression en utilisant les rouleaux 22 du cylindre pneumatique et les rouleaux 19 du vérin. 5 La figure 9 représente les résultats de trois essais de traction particulier pour des métaux. La courbe 120 correspond au résultat particulier obtenu avec un acier à faible teneur en carbone présentant des régions élastique et plastique bien déterminées. La courbe 121 montre le raccordement régulier des régions 10 élastique et plastique pour un fer ductile. Egalement, la courbe 123 correspondant à une fonte grise indique le raccordement régulier des régions plastique et élastique. Toutefois, -dans le cas de la fonte grise, la région élastique est très limitée et la résistance à la rupture sous tension de la fonte grise est très in-15 férieure à celle de l'acier ou du fer ductile. Par conséquent, la déformation plastique de la fonte grise sous tension est très limitée et le redressement d'une barre en fonte grise est habituellement impossible avec une simple charge de cintrage. La plupart des matériaux ductiles présentent des courbes analogues à la courbe 20 120 ou 121 aussi bien sous tension que sous compression. Par conséquent, une simple charge appliquée transversalement redresse une barre en un matériau ductile. La présente invention tire profit du fait que certains matériaux de construction, comme la fonte gris^ présentent une beaucoup plus grande résistance sous compression que 25 sous tension. Avec un plus grand effort de compression, ces matériaux peuvent être déformés dans une plus grande mesure lorsqu'ils sont soumis à une charge de compression. La figure 10 représente des courbes particulières correspondant à des matériaux de construction qui peuvent être soumis avan-30 tageusement au traitement de la,présente invention. Les courbes 125» 126 et 127 concernent un matériau ayant une résistance à la rupture sous compression qui est très supérieure à la résistance à la rupture sous tension, et une région élastique 127 beaucoup plus importante. Cependant, le fait que la région plastique sous 35 compression indiquée par la courbe 125 est très supérieure à la région plastique sous tension représentée en 126 est d'une grande importance quant à l'utilité de la présente invention appliquée à 70 05051 -10- 2031400 ce matériau. Ainsi, une barre qui n'est soumise qu'à un effort de compression peut être déformée ou redressée dans une beaucoup plus grande mesure que si une partie de la barre est soumise à un important effort de traction. Une simple charge appliquée transversale-5 ment produirait essentiellement le même effort de compression dans les fibres externes de la barre qu'un effort de traction, la présente invention résout ce problème en permettant une augmentation de l'effort de compression et en diminuant ou en éliminant en même temps l'effort de traction dans la barre. Ainsi, la barre peut su-10 bir une déformation qui ne.pourrait pas être atteinte sans rupture par traction, en utilisant une simple charge appliquée transversalement. les courbes 128, 129 et 130 concernent un matériau ayant une gamme élastique très limitée 130, mais de nouveau une résistance à la rupture sous compression très supérieure à la résistance à 15 la rupture sous tension et une région plastique sous compression 128 beaucoupfclus grande que la région plastique sous tension 129-le choix de la charge de compression et de la charge de cintrage pour redresser une barre dépend du matériau et de la forme de la barre, la charge de compression appliquée aux extrémités de la 20 barre la soumet à une charge longitudinale ; par conséquent, on doit tenir compte de la possibilité d'un gauchissement élastique dû à la charge appliquée longitudinalement. lorsqu'une défaillance . élastique dans le sens longitudinal est susceptible de se produire sous l'effet d'une charge de compression qui n'est pas assez grande 25 pour produire un effort de compression suffisant pour exécuter le redressement, la présente invention prévoit un support latéral le long de la pièce. Sur la figure 1, les cylindres pneumatiques 24 supportent latéralement la pièce 21 par l'intermédiaire des rouleaux 22, et la position du vérin 13»dans laquelle les rouleaux 19 30 viennent juste en contact avec la pièce 21, fournit également un support latéral lors de l'application de la charge de compression, le matériau et le rapport de sveltessede la pièce 21 déterminent le nombre nécessaire des ensembles de rouleaux 18 et des cylindres pneumatiques 24 nécessaires pour empêcher un gauchissement de la 35 pièce 21.. lorsqu'un tel gauchissement est empêché, une charge de compression suffisante peut être appliquée à la pièce pour pouvoir approcher étroitement la limite élastique sous compression. Etant 70 05051 -11- 2031400 donné que la pente de la courbe effort-déformation est beaucoup moins raide dans la région plastique, comme l'indique les courbes 125 et 128 sur la figure 10, la charge de cintrage nécessaire pour obtenir une déformation suffisamment grande de la pièce est très 5 inférieure à celle qui serait nécessaire si l'on n'utilisait pas de charge de compression. Un facteur supplémentaire de la réduction de la charge de cintrage nécessaire est le relâchement de l'énergie élastique sous compression de la partie de la pièce où l'effort de compression longitudinal est réduit par l'application 10 de la charge de cintrage. Cette diminution d'énergie a tendance à compenser l'énergie de compression qui doit être nécessairement appliqué à la partie de la pièce où l'effort de compression est accrû par la charge de flexion. Dans le cas de la fonte grise, on a constaté une diminution importante de la charge de cintrage né-15 cessaire. Dans le cas d'un arbre à came^én fonte grise d'un diamètre nominal de 25 mm et d'une longueur de 50 cm, la présente invention permet d'effectuer un redressement à moins de 0,381 mm de l'axe théorique réel^rS5eecentre de l'arbre était décalé jusqu'à 10 mm 20 de l'axe théorique réel d'un arbre à cames droit. Antérieurement, en l'absence d'une charge de compression, le dressage à froid était limité aux arbres dont l'axe n'était pas décalé au centre de plus de 1,9 Dam par rapport à l'axe théorique réel. Des tentatives de redressement à froid de tels arbres présentant un décalage supérieur 25 à 1,9 mm, sans charge de compression, ont abouti à une rupture par traction de l'arbre à came, à cause de la charge de flexion qui a engendré les efforts de traction rigoureux dans les fibres externes de l'arbre à cames.Un dressage à chaud a permis de redresser les arbres à came^présentant un décalage allant jusqu'à 5 mm par rapport 30 à l'axe théorique réel. Toutefois, les arbres présentant une plus grande courbure ont dû être jetés au rebut avant, la présente invention. A titre d'exemple d'une opération de production particulière,on a redressé 40 arbres à cames en fonte grise d'un diamètre de 25 mm 35 et d'une longueur de 50-cm qui étaient cintrés ou faussés,au niveau de deux paliers espacés,en moyenne à raison de 1,74 mm et 2,12 mm par rapport à l'axe réel, respectivement, à l'aide de l'appareil 70 05051 -12— 2031400 et du procédé décriiB dans la présente demande jusqu'à une moyenne de 0,17 et 0,2235 mm par rapport à l'axe nominal réel, respectivement . 70 05051 -13- 2031400 REVENDICATIONS 1. Machine à dresser, caractérisée en ce qu'elle comporte un dispositif pour appliquer une charge de compression longitudinale à une pièce et m dispositif pour appliquer simultanément à ladite 5 pièce une charge de cintrage transversale. 2. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte un dispositif pour changer le plan effectif de cintrage pendant que la pièce est soumise à la charge de compression et à la charge transversale. 10 3. Machine selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce qu'elle comporte un dispositif de support sensiblement à chaque extrémité d'une pièce. 4. Machine selon la revendication, caractérisée en ce qu'elle comporte des dispositifs de support d'extrémité destinés à permet- 15 tre une flexion de l'axe de la pièce. 5. Machine selon la revendication 3 ou 4s caractérisée en ce que l'un au moins des dispositifs de support d'extrémité peut être déplacé axialement par rapport à l'autre. 6. Machine selon l'une quelconque des revendicatial#^ 3» 4 et 20 5t caractérisée en ce qu'elle comporte un dispositif de support intermédiaire destiné à empêcher un gauchissement sous l'effet de la charge de compression. 7. Machine selon la revendication 6, caractérisée en ce que le dispositif de support intermédiaire comporte un organe sup-25 porté élastiquement destiné à venir en contact avec les parties fléchies d'une pièce. 8. Machine selon la revendication 7» caractérisée en ce que l'organe élastique comporte des rouleaux groupés par paire, chaque rouleau d'une paire donnée occupant sensiblement la même position 30 axiale par rapport à une pièce. g. Machine selon la revendication 7 ou 8, caractérisée .en ce que les supports élastiques sont constitués par des suspensions pneumatiques. 10. Machine selon l'une quelconque des revendications 6, 7» 8 35 et 9, caractérisée en ce que la charge transversale est appliquée à un endroit correspondant à la position du dispositif de support intermédiaire dans le sens longitudinal. 70 05051 -14- 2031400 11. Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comporte un dispositif pour faire tourner une pièce simultanément à l'application des charges transversale et de compression. 5 12. Machine selon la revendication 11, caractérisée en ce que le dispositif appliquant la charge transversale comporte un vérin et un ou plusieurs rouleaux montés sur le vérin et disposés de manière à venir en contact avec des parties cylindriques d'une pièce, lorsque le vérin est en position avancée. 10 13. Machine selon la.revendication 12, caractérisée en ce que les rouleaux sont groupés par paire, chaque rouleau d'une paire donnée occupant sensiblement la même position axiale par rapport à une pièce. 14. Machine selon l'une quelconque des revendications 11, 12 15 et 13»caractérisée en ce qu'elle comporte des dispositifs de support d'extrémité, des paliers dans les dispositifs de support d'extrémité , des broches tourillonnant dans lesdits paliers et venant concentriquement en contact avec chaque extrémité de la pièce. 15. Miachô^ie selon la revendication 14» caractérisée en ce que 20 les paliers des broches sont destinés à transmettre la charge de compression. 16. Machine selon la revendication 15, caractérisée en ce que . chaque palier est destiné à permettre une flexion variable de l'axe d'une pièce. 25 17» Machine selon l'une quelconque des revendications 14, 15 et 16, caractérisée en ce qu'une broche au moins comporte un élément pour transmettre un couple de rotation à la pièce. 18. Machine selon l'une quelconque des revendications 14, 15» 16 et 17» caractérisée en ce que l'unedes broches au moins comporte 30 un organe pour centrer une pièce. 19. Machine selon l'une quelconque des revendications 11 à 18» caractérisée en ce que le dispositif de rotation comporte des colliers cylindriques montés concentriquement à l*axe de la section droite de la pièce. 35 20. Machine selon ^.'une quelconque des revendications précé dentes, caractérisée en ce que le dispositif qui applique la charge de compression comporte uh cylindre à fluide sous pression. 70 05051 -15- 2031400 21. Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes r caractérisée en ce qu'elle comporte un dispositif de commande pour établir une succession prédéterminée d'application et de relâchement de la force transversale et de la force.de compres- 5 sion, de façon que l'axe neutre de la répartition des efforts se déplace sensiblement dans la même direction que la flexion et de façon que l'effort de compression maximal provoque une déformation plastique de la pièce. 22. Procédé pour redresser des pièces, caractérisé en ce 10 qu'il consiste à appliquer une charge de compression longitudinale qui produit en soi un effort de compression ne dépassant pas la limite élastique du matériau, à appliquer une charge de cintrage transversale qui, en combinaison avec la charge de compression, produit un effort de compression maximal supérieur à la limite 15 élastique du matériau, et à réduire la charge de compression et la charge de flexion. 23. Procédé selon la revendication 22, caractérisé en ce qu'il s'applique à des pièces ayant une plus grande gamme de déformation plastique par compression que de déformation plastique 20 par traction. 24. Procédé selon la revendication 23, caractérisé en ce qu'il s'applique à la fonte. 25. Procédé selon l'une quelconque des revendications 22, 23 et 24, caractérisé en ce qu'il s'applique à des pièces minces re- 25 lativement longues. 26. Procédé selon l'une quelconque des revendications 22 à 25, caractérisé en ce qu'il consiste à prévoir un support latéral suffisant pour empêcher un gauchissement des pièces sous l'effet de la charge de compression. 30 27. Procédé selon la revendication 22, caractérisé en ce qu'il s'applique à des pièces entaillées. 28. Procédé selon la revendication 26 ou 27, caractérisé en ce qu'il consiste à faire tourner -suffisamment les -pièces pendant l'application et la diminution de la charge de flexion pour 35 garantir une déformation permanente suffisante et une relaxation.--autour de la circonférence des pièces, pour les redresser. 70 05051 -16- 2031400 29. Procédé selon l'une quelconque des revendications 26, 27 et 28, caractérisé en ce que la charge de compression appliquée est suffisante pour empêcher l'application, aux?, fibres externes des pièces » d'efforts de traction supérieurs à la gamme élastique,,