La présente invention concerne les planches à voile, et plus particulièrement l'arceau de manoeuvre dont elles sont équipées, ainsi qu'un procédé de fabrication. Cet arceau de manoeuvre, également connu sous le nom de "Wishbone", assure à la fois la tension de la voile et son orientation par l'utilisateur dans la direction voulue. Pour ce faire, il est attaché au mât à sa partie avant par un lien souple tel qu'une corde ou "bout" ; il est également attaché, de la même manière, à la voile à sa partie arrière, assurant ainsi le déploiement de celle-ci et son maintien sous tension entre le mât et le point d'écoute. Jusqu'à present, il existait deux types d'arceaux. Dans un premier type, ceux-ci sont réalisés à partir de deux barreaux de bois, généralement de teck, cintrés et assemblées à chacune de leurs extrémités. Outre leur prix élevé, de tels arceaux ont pour inconvénient leur poids important, en raison de l'emploi du bois massif. Dans un second type, l'arceau est réalisé à partir de deux longueurs de profilé , en alliage léger, de section ovale ou rectangulaire. Ces deux longueurs cintrées sont réunies entre elles à chacune de leurs extrémités par deux embouts, métalliques ou en matière synthétique. Pour réduire leur poids, les profilés utilisés sont creux, et par suite il est nécessaire de prévoir, à chaque raccordement, des moyens d'étanchéité tels que des manchons en polyéthylène ou en mousse qui, par leur ajustement et leur serrage, assurent l'étanchéité de l'arceau. Depuis plus de dix ans que sont connues les planches à voile, les arceaux ont toujours ét réalisés de cette façon, malgré la difficulté d'obtenir une jonction convenable avec les embouts rapportés. Ces jonctions doivent en effet être non seulement étanches, mais pouvoir également résister sans détérioration à toutes les contraintes subies par l'arceau, notamment la traction exercée par la voile tendue et les efforts au point de liaison au mât. L'invention propose un nouveau type d'arceau qui assure une étanchéité totale et permet, par sa forme fonctionnelle, d'éviter le recours à un embout arrière rapporté. L'arceau selon l'invention, au lieu d'utiliser deux longueurs cintrées de profilé , ne comporte plus qu'un profilé unique présentant une partie centrale aplatie et repliée de manière à former une boucle d'accrochage et deux bras symétriques cintrés s étendant de part et d'autre de cette partie centrale les extrémités des deux bras du profilé sont réunies par un embout de raccordement. La forme adéquate du pliage permet ainsi le passage du bout d'attache au point d'écoute de la voile dans la boucle formée. Tout problème d'étanchéité et de solidité de la jonction arrière disparaît. Avantageusement, on peut aplatir les extrémités des deux bras du profilé, pour les fixer, par exemple par soudage, à l'embout de raccordement avant. On assure ainsi une jonction solide et étanche des deux bras à l'embout, pièce particuliérement sollicitée du fait de sa liaison au mât. D'autres caractéristiques de l'invention apparaîtront plus clairement à la lecture de la description ci-dessous, faite en référence aux dessins annexés, où la figure 1 est une vue en perspective de l'arceau selon l'invention, la figure 2 est une vue de dessus de la partie arrière de cet arceaux, la figure 3 est une vue de dessus de l'embout avant, la figure 4 est une vue en coupe de cet embout, selon la ligne IV-IV de la figure 3. les figures 5 et 6 se réfèrent au procede de réalisation de l'arceau selon l'invention. Sur la figure 1,- on voit l'arceau, constitué d'un profilé 10 formant deux bras 11 et 11' symétriques, cintrés, s'étendant de part et d'autre de la partie centrale 12 aplatie et repliée. Les extrémités 13 et 13' du profilé sont réunies par un embout 20. Le mât (non représenté) est attaché à l'embout 20 ; l'écoute de la voile est attachée à la partie arrière 12. La figure 2 montre le détail de cette partie arrière 12. Le profilé est écrasé sur la partie comprise entre les deux bras 11 et 11' et replié de façon symétrique suivant trois cylindres 14, 15 et 16 de courbures alternées, de manière à former une boucle 17. Cette boucle, qui sert de point d'attache de la voile à l'arceau, est de préférence orientee vers 11 intérieur de celui-ci. La figure 3 montre un exemple d'embout avant 20. Celui-ci est constitué de deux plaques métalliques parallèles 21 et 22, soudées sur les bras de l'arceau, qui ont été préalablement écrasés à leurs extrémités 13 et 13', comme on peut le voir sur la figure 4, où le profilé et l'embout sont vus en coupe. Du fait de cet écrasement, et Qe l'écrouissage exercé par quatre surépaisseurs de 0,5 mm placées sur les mâchoires d'écrasement (v. infra), le profilé est fermé à ses deux extrémités et son étanchéité est assurée de manière parfaite ; en outre, le soudage de l'embout, plat, en est facilité. De manière connue, l'embout présente une forme arrondie 23 formant poignée, et possède un trou 24 pour le relevage du mat, ainsi qu'une échancrure 25 permettant l'appui de celui-ci. Les plaques 21 et 22 peuvent être gainées de caoutchouc ou de matière synthétique pour améliorer le confort de la poignée. L'invention concerne également un procédé de fabrication de l'arceau qui vient d'être décrit, et que l'on va expliquer en référence aux figures 5 et 6. Le profilé 10, préalablement écrasé en sa partie centrale1 est disposé dans un ensemble 100 comportant deux mâchoires 110 et 120, un axe 130 placé entre ces mâchoires, et deux fourchettes 140 et 150. Ces deux fourchettes sont montées libres en rotation autour des axes 341 et 151, de manière à pouvoir se placer entre l'axe 130 et les mâchoires 110 et 120 sous l'action de ces dernières. Après cette étape d'écrasement puis de mise en place du profilé, on abaisse l'axe 130 dans la direction référencée Al, ainsi que les mâchoires 110 et 120, respectivement dans les directions A2 et A3. Ce mouvement de descente de l'axe et des mâchoires va provoquer la fermeture des fourchettes 140 et 150 (flèches A4 et A5) et le pliage duwprofile sur sa partie écrasée. Simultanément, on procede au rabattement des deux parties non écrasées 11 et 11' du profilé, qui constitueront les deux bras de l'arceau. On procède également à l'aplatissement des deux extrémités du profilé qui, dans une étape finale et après traitement thermique, seront assemblées à l'embout de raccordement avant. Cette opération de pliage sera achevée par la fermeture des deux mâchoires dans les directions trans versales B1 et B2, qui vont ainsi enserrer la partie plate du profilé,d'une part entre les mâchoires et les fourchettes, formant ainsi les pliures extérieures 14 et 16 (figure 6), d'autre part entre l'axe et les fourchettes, formant ainsi la pliure intérieure 15. On réalise ainsi le pliage directement, à froid et en une seule passe, mais la boucle obtenue n'est généralement pas complètement fermée, les pliures extérieures 14 et 16 n'étant pas totalement jointives. Pour une finition parfaite de la partie arrière, on lui donne sa forme définitive par un mouvement de retrait des fourchettes 140 et 150 (flèches C1 et- C2 vues de face), suivi d'une nouvelle fermeture des mâchoires (flèches C3 et C4), assurant ainsi la fermeture totale de la boucle. Dans un procédé simplifié, on peut réaliser la première étape du pliage sans qu'il soit nécessaire d'abaisser l'axe ; celui-ci est fixe, et le mouvement référencé Al est évité. I1 suffit pour cela de prévoir une partie aplatie du profilé plus longue, des mâchoires plus rapprochées et de contour approprié, ainsi qu'un débattement angulaire des fourchettes plus réduit, pour que le seul abaissement des mâchoires (A2, A3) suffise à amorcer le pliage et à provoquer la fermeture des fourchettes. Une fois le pliage opéré, on procédera au traitement thermique de l'arceau qui lui conférera ses qualités mécaniques définitives. Ce traitement peut être, par exemple, un vieillissement à 2000C pendant 5 h, mais de nombreuses autres combinaisons de température et de durée peuvent être envisagées. Après ce traitement thermique, les deux bras de l'arceau sont cintrés pour leur donner leur forme définitive. Ce cintrage, à froid, se fait par tout moyen connu, notamment aux galets ou sur forme. Dans un dernier temps on procède à la fermeture de la partie avant de l'arceau par assemblage de l'embout avant, de préférence par soudage de celui-ci sur les extrémités du profilé, qui avaient étÉ aplaties avant l'étape de traitement thermique. On peut enfin parachever ces opérations par la finition de l'arceau, soit, de manière classique, par anodisation suivie d'un gainage de caoutchouc, soit, de préférence, par application d'un revêtement de protection époxy de grainage suffisant, qui assure à la fois la protection du profilé et le confort de prise en main de l'arceau, ou par tout autre moyen. I1 est bien entendu que la présente description n'est donnée qu'à titre d'exemple de réalisation, et que de nombreuses variantes, tant de l'arceau que de son procédé de réalisation, peuvent être envisagées sans pour autant sortir du domaine de l'invention. REVENDICATIONS 1. Arceau de manoeuvre pour planche à voile, caractérisé en ce qu'il comporte - un profilé unique (10) comportant une partie centrale (12) aplatie et repliée de manière à former une boucle d'accrochage, et deux bras symétriques (11, 11') cintrés s'etendant de part et d'autre de la partie centrale, et - un embout de raccordement (20) réunissant les extrémités (13, 13') des deux bras du profilé. 2. Arceau selon la revendication 1, caractérisé en ce que les deux bras ont leurs extrémités aplaties au point de raccordement avec l'embout. 3. Arceau selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'embout de raccordement est soudé aux deux bras. 4. Arceau selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le profilé est en alliage léger. 5. Procédé de fabrication d'un arceau selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte les étapes suivantes - aplatissement de la partie centrale du profilé, - serrage, au moyen de deux mâchoires, de cette partie centrale entre un axe et deux fourchettes, et simultanément rabattement des deux parties latérales du profilé, de manière à former par pliage la boucle d'accrochage arrière de l'arceau, - traitement thermique du profilé, - cintrage à froid des deux bras de l'arceau, - assemblage de l'embout avant de raccordement. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'il comporte en outre une étape de fermeture de la boucle par un second serrage des mâchoires après retrait des fourchettes. 7. Procédé selon l'une des revendications 5 et 6, caractérisé en ce qu'il comporte en outre, préalablement au traitement thermique, une étape d'écrasement des deux extrémités du profilé. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'assemblage de l'embout avant se fait par soudage sur la partie écrasée des extrémités du profilé.