Le secteur technique de l'invention est celui de l'alimentation et plus singulièrement de la boulangerie. La préparation de la pate à pain exige un temps de repos pendant lequel le levain poursuit son action au degré voulu. Dans les conditions normales, le temps d'action de pousse est au plus de quelques heures, de sorte que les boulangers, pour la préparation des fournées. matinales, sont astreints à des travaux de nuit; I1 a été déjà envisagé de contrtler la pousse ou levage des pitons dans des chambres à atmosphère conditionnée en degrés de froid et d'humidité relative, en vue de ralentir à volonté le mûrissement de la pâte à un degré tenue le travail nocturne puisse être supprimé.Les pitons peuvent être ainsi stockés du soir au matin suivant mais la réussite d'une telle opération dans de telles chambres dépend de la perfection du recyclage de 1 atmosphère, de l'homogénéité de celle-ci en température et humidité aussi bien que des réglages de ces dernières données. C;t ainsi qu'il convient d'éviter l'excès ou l'insuffisance du levage aussi bien que tout séchage superficiel ou croûtage de certains pâtons, le tout afin de ne pas nuire à la qualité des pains produits, même s'il ne s'agit que de certains d'entre eux dans une même fournée. I1 existe déjà des appareils humidificateurs et réfrigérants qui traitent de l'air propulsé par des ventila tueurs de bas en haut dans un tel appareil lui-m8me, expulsé dans une chambre de mtrissement alors que, dans la chambre en question, le parcours de l'air s'effectue de haut en bas en vue d'une reprise de cet air à l2entrée basse dudit appareil. La présente invention a notamment pour but d'amélio- rer la qualité de traitement de l'air. Elle a également pour but d1améliorer et de simplifier la construction de ces appareils en y apportant, sur le plan de la consommation, une économie considérable d'eau. Elle a aussi pour but d'apporter une souplesse appréciable dans la construction des chambres de traitement des pitons tout en améliorant la capacité desdites chambres par diminution des encombrements et adaptation en tout emplacement favorable et tout nombre voulu d'unités génératrices de froid et d'humidité, en fonction de diverses configurations et capacités de chambres utilisées. Ceci permet d'unifier la construction. A cet effet, selon l'invention, le conditionneur d'air pour chambre de pousse comporte en profil un aspect de L retourné et dans cet appareil, au moins un ventilateur électrique est placé sur baffle dans un plan oblique à la jonction des deux branches de cet L qui forment deux caissons. La partie de base de -la branche verticale offre, au-dessus d'un réservoir d'eau à niveau réglé constant, une grille d'entrée d'air et le fond vertical du caisson de circulation correspondant est une paroi où ruisselle une lame d'eau. Le fond de la branche horizontale supérieure ou caisson de refroidissement et d'achèvement dthumidification constitue un bac à eau qui alimente, par des conduites plongeants, la rampe d'aspersion créatrice de ladite lame. Derrière le débouché d'air réfrigéré et humidifié, barré par une grille triple, qui apparaît à ltextrémité de la branche horizontale haute de ce caisson, est située une rampe de pulvérisateurs alimentée par pompe électrique à partir du bac inférieur. Derrière cette rampe de pulvérisateurs, dans le bac précité, mais en aval de la ventilation, apparat l'éva- porateur d'un ensemble frigorigène, associé en cas de besoin avec un corps de chauffe. De cette façon, 1 air circulant dans 1 appareil se charge une première fois d'humidité en léchant la lame d'eau avant de passer sans l'échangeur de refroidissement à la sortie duquel il est chargé une seconde fois d'humidité, cette charge n'étant pas susceptible diantre reprise par une condensation, comme cela serait le cas si les ajutages de pulvérisation se trouvaient en amont dudit échangeur. Dans le filtrage, triple de préférence, qui précède la sortie de ltappareil, seules les gouttelettes d'eau dépassant un calibre donné sont arrêtées. La consommation d'eau est limitée à l'entretien du niveau constant dans le bac inférieur et est donc faible. Une telle unité de conditionnement est aisément mise en place dans une chambre, sans perte sensible de capacité pour les chariots munis de rayons portant les pitons à traiter, ni en surface disponible au sol ni en hauteur. Le nombre des unités de conditionnement mises en service dépend de la capacité de traitement, donc du volume de la chambre et ces unités peuvent autre disposées dans une situation favorisant au maximum le recyclage de l'atmosphère en vue de llobtention de son homogénéité en tous points. La description qui va suivre en regard du dessin annexé d'un exemple non limitatif d'un groupe conditionneur d'air conforme à l'invention, permettra de bien comprendre comment cette dernière peut strie mise en pratique. La figure unique représente avec des arrachements partiels une vue en perspective d'un tel groupe. Dans l'exemple représenté, sur le sol et dans une encoignure d'une chambre de pousse, on dispose un groupe désigné en général par la référence 1, destiné à régler la température et le degré d'humidité relatimede l'atmosphbre de la chambre, de façon homogène en tous points de cette dernière0 Ce groupe comporte un caisson vertical 2 ouvert dans sa région frontale par un accès 3 pourvu d'une grille 4, au voisinage de ltembasse. Cette dernière contient un bac à eau 5 qui est pourvu d'un raccord d'alimentation à un tube d'amenée 6, raccord pourvu d'un robinet d'obturation manoeuvré par un flotteur 7 qui y permet le réglage d'un niveau constant. Ce bac est pourvu d'un trop plein 8 et d'une vidange à vanne 9, dirigés vers l'égout. Une crépine 10 d'entrée dans un tube d'aspiration 11 est immergée dans le bac 5 et le tube 11 aboutit à une pompe électrique 12 dont le refoulement est dirigé vers une rampe 13 de pulvérisation qui sera détaillée ci-aprbs. Au voisinage de la partie supérieure de la paroi postérieure du caisson 2, paroi opposée à l'accès 3, est placée une rampe d'aspersion 14, destinée à faire ruisseler une lame d'eau sur ladite paroi, lame faisant retour au bac 50 Le caisson 2 est fermé à sa partie supérieure par une cloison ou un baffle 15 pourvu de lucarnes 16 où apparaissent les hélices de deux ventilateurs électriques 17. Un caisson supérieur horizontal 18 se rattache au caisson vertical 2 en coiffant ce baffle 15. Le fond de ce caisson constitue un bac à eau 19 qui est pourvu d'orifices 20 formant départs de colonnes d'alimentation 21 par gravité de la rampe 14. La région frontale du caisson 18 forme une ouverture barrée par un triple filtre 22 en grillage à fines mailles, filtre situé derrière une bordure 23 qui retient tout débordement de l'eau déversée dans le bac supérieur par la rampe 13 précitée, laquelle apparat au voisinage de la paroi supérieure du caisson 18 dans un espace situé entre le filtre 22 et un échangeur 24 constitué par un évaporateur à ailettes d'un groupe frigorigène dont le compresser et le condenseur sont placés (non représentés) à l'extérieur de la chambre de pousse, éléments du groupe que l'on raccorde à l'évaporateur par des tubulures convenablement disposées. Bien entendu, on place dans cette chambre des capteurs de température et d'hygrométrie qui permettent, de preférence,lea misesen route, marches à plein régime et arrS du groupe frigorigène, des ventilateurs 17 et de la pompe 12 selon un programme préétabli, destiné d assurer le maintien à des valeurs fixées dt la température de l'atmosphère de la chambre et de sa charge en humidité. Le fonctionnement d'un tel ensemble est le suivant: lors de la marche des ventilateurs 17, l'air aspiré dans le caisson 2 et qui y pénètre par l'accès 3 est prélevé sur les régions basses de la chambre de pousse. Cet air se charge une première fois d'humidité par léchage de la lame d'eau en ruissellements sur le fond dudit caisson, tout en étant ainsi épuré de poussières éventuelles. A la sortie des ventilateurs 17, cet air est refroidi par balayage des lamelles de l'échangeur 24 puis est une seconde fois chargé dthumldité par croisements avec les Jets émis par des ajutages de la rampe 13. te triple tamis 22 retient seulement les plus grosses des gouttelettes d'eau, le maillage des tamis assurant la sélection et lteau retenue est retournée au bac 19 qui collecte également l'excès des pulvérisations, toute l'eau revenant par les colonnes 21 à la rampe 14 d'aspersion du fond vertical du caisson 2. Cette eau est recyclée par la pompe 12, la consommation se limitant ainsi à l'entre- tien du niveau constant dans le bac 11 par le robinet à flotteur 14. L'air éjecté des tamis 23 sous forme d'une veine diffuse se répartit dans les régions hautes de la chambre de pousse avant de regagner les régions basses sous l'effet des sollicitations résultant des échanges thermiques et hygrométriques au contact des pitons et celui de l'aspiration vers l'accès 3. Un tel groupe conditionneur peut autre placé et orienté dans une chambre de pousse, dont la capacité corres pond aux puissances de réfrigération et d'humidification dudit groupe, en tout emplacement qui optimise le roulement correct de l'atmosphère, afin d'assurer dans toute la chambre les homogénéités voulues de température et d'hygrométrie. Si nécessaire, en aval des filtres, sur la sortie d'air,commeenamont de l'accès 3, on peut aussi prévoir des groupes de volets d'orientation en direction de la veine d'air humide et froid débitée, au même titre que les volets 4 peuvent régler l'action directionnelle de l'aspiration. Ces volets de sortie n1 ont pas été représentés et ils peuvent comprendre uneou plusieurs séries successives de réglage de l'ascendance et de la direction des filets de ladite veine. Peur des chambres de capacités supérieures, on peut prévoir des groupes plus puissants aussi bien qu pour unifier la construction 7 multiplier les groupes en les disposant ctte-à-c8te, face à face et en toutes autres alternances, en fonction également des impératifs du roulement d'atmosphè- re qui dépendent des dimensions et de la configuration données å celles-ci, impératifs aussi plus facilement satisfaits. En cas de multiplicité des groupes de conditionnement, le fonctionnement de chacun d'entre eux peut Strie placé sous la dépendance de détecteurs individuels, aussi bien que sous celle de détecteurs d'ensembles comprenant plusieurs groupes ou leur totalité. Ces conditions permettent dans toutes les chambres d'obtenir une température suffisamment basse avec une hygrométrie très élevée à des valeurs homogènes, avec une consommation d'eau très réduite. Il va de soi que sans sortir du cadre de l'invention, on peut apporter des modifications aux formes d'exécution qui viennent d'strie décrites. C'est ainsi que l'évaporateur 24 peut titre associé à un corps de chauffe 24a formé par une ou plusieurs résistances blindées, que l'utilisateur peut brancher à volonté après arrtt de la machine frigorigène, s'il désire la pousse, à tout moment voulu, la chambre deYenantalors une chambre chaude. REVENDICATIONS 1. Groupe de conditionnement de l'atmosphère d'une chambre de pousse, caractérisé par le fait qu'il est constitué par assemblage d'un caisson vertical à entrée basse et d'un caisson horizontal supérieur à sortie frontale, mutuellement en équerre, caissons pourvus intérieurement, à leur jonction d'au moins un groupe moto-ventilateur, le caisson d'entrée étant muni à sa partie basse d'un accès d'air d'un bac à eau de réserve à niveau constant et à sa partie postérieure de moyens d'humidification primaire alors que le caisson supérieur est pourvu, en eval de la ventilation, en succession, d'un échangeur frigorifique, de moyens d'humidification secondaire et d'organes de tamisage traversés par la veine gazeuse chargée d'eau, ainsi qu'à sa partie basse d'un bac de collecte alimentant lesdits moyens d'humidification primaire. 2. Groupe selon la revendication 1 caractérisé par le fait que les moyens d'humidification primaire sont constitués par un ruissellement d'eau contre une paroi du caisson correspondant. 3. Groupe selon les revendications 1 et 2, earacté- risé par le fait que les moyens dthumidification seeondaire sont formés par une rampe d'ajutages de pulvérisation, reliée à une pompe puisant lteau du bac à niveau constant. 4. Groupe selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que la sortie d'air est pourvue d'un filtre constitué par trois éléments grillés successifs. 5. Groupe selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait qu'en aval du filtre de sortie peuvent titre placés des volets directeurs des filets de la veine d'air humidifié, alors que des volets peuvent aussi autre disposés sur l'accès de l'air dans le groupe. 6. Groupe selon l'une quelconque des r & endications 1 à 5, caractérisé par le fait que des commandes de pompe, de ventilateurs et de groupe frigorigène dont ledit échangeur fait partie, sont sous la dépendance de détecteurs de température et d'humidité, affectée Individuellement audit groupe ou d'utilisation collecti-Ve dans le cas où une meme chambre comporte une multiplicité desdits groupes. 7. Groupe selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que l'échangeur frigorifique est associé i un corps de chauffe, avec utilisation alternée.