L'invention est relative à un compteur de taxes de conversations destiné à un appareil téléphonique raccordé à un réseau téléphonique dans lequel les taxes de conversations sont calculées à partir d'impulsions de cadencement. Ce procédé met en oeuvre pour chaque abonné un compteur d'impulsions raccordé à la ligne de l'abonne'. Au cours de chaque conversation, des impulsions de courant alternatif, appelées impulsions de comptage ou de cadencement, sont appliquées au compteur affecté à l'abonné quia établi la communication. Les impulsions se succèdent à une cadence d'autant plus élevée que les correspondants sont plus éloignés l'un de l'autre 'et sont constituées par un courant alternatif dont la fréquence est supérieure à la gamme de fréquence (par exemple 300 à 3 400 Hz) du canal téléphonique. Cette fréquence est, par exemple, de 12 000 Hz, la durée des impulsions de 0QS à 0,7 seconde et la fréquence des impulsions de 1/2 à 1/60 Hertz. Chaque impulsion correspond à une unité de taxation de communication.A intervalles de temps réguliers, par exemple mensuellement, les unités de taxation totalisées sont facturées à l'abonné qui ne peut donc se rendre compte du coût de chacune des conversations. Pour les abonnés qui désirent connaître le coût de conversations particulières, on peut installer un second compteur d'impulsions sur un poste téléphonique d'abonné ou sur un central particulier, ce qui exige une installation appropriée. L'invention a pour but de fournir un compteur de taxes de conversations qui ne soit pas coûteux et qui puisse être utilisé en permanence sur un poste téléphonique ou, suivant les nécessités, sur n'importe lequel de plusieurs postes téléphoniques, comme une horloge dite téléphonique (-chronomètre, éventuellement muni d'échelles de taxation) avec ntimporte quel poste téléphonique. Pour résoudre ce problème, un compteur de taxes de conversations conforme à l'invention est caractérisé en ce qu'il comporte une bobine d'induction qui est destinée à etre couplée inductivement,-: à l'extérieur du poste téléphonique, avec le transformateur du poste téléphonique et est raccordée à l'entrée d'un dispositif amplificateur et démodulateur, accordé sur la fréquence du courant alternatif des impulsions de cadencement et dont la sortie alimente un compteur d'impulsions. L'invention est expliquée plus en détail ci-après à l'aide d'un de ses modes de réalisation, pris à-titre illustratif mais nullement limitatif, en se réferant au dessin annexé dont la figure unique représente un schéma de principe d'un compteur de taxes de conversations conforme à l'invention. Ce compteur comporte une bobine de self induction I (176 mH) à noyau de ferrite 2 en forme de barreau, qui est logée dans le boîtier (non représenté ici) du-compteur, et est destinée, grtce à une disposition appropriée de ce bottier à c8té de celui du poste téléphonique, à être couplée inductivement avec le transformateur du poste téléphonique. A cet effet, lorsque, de la manière usuelle, ce transformateur est disposé horizontalement, la bobine est avantageusement disposée horizontalement. Du fait de ce couplage, non seulement les impulsions de cadencement en courant alternatif, mais encore les courants téléphoniques, induisent des tensions dans la bobine 1,2.D'autres couplages inductifs, indésirables pour le but recherché, mais plus ou moins inévitables, ont pour conséquence l'établissement ou la coupure du courant de bouclage, lorsqu'on décroche ou qu'on raccroche le combiné, le courant de sonnerie et les impulsions d'appel peuvent induire aussi des tensions dans la bobine 1,2. Pour amplifier par résonance la tensio ésirée, induite par les impulsions de cadencement, et en même temps éliminer les autres tensions induites, la bobine 1,2 est branchée en série avec un condensateur 3(lnF) et ce circuit série 1,2,3, est accordé sur la fréquence du courant alternatif des impulsions de cadencement, par exemple de 12 kHz. Le circuit série 1,2,3 est monté dans le circuit de commande, émetteur-base, d'un amplificateur accordé à courant alternatif équipé d'un transistor n-p-n 4 (BC 107) en montage "émetteur à la masse", d'un circuit accordé 5,6 (58 mH, 3nF), de deux résistances 7,8 (de 1 et 330 kilohms respectivement) et d'un condensateur de shuntage 9 (0,47F). Pour protéger le transistor 4 contre les surtensions qui peuvent être induites, par exemple par l'établissement du courant de bouclage lorsqu'on décroche le combiné ou par les flancs raides des impulsions d'appel, dans la bobine 1,2, deux diodes Zener 10 (ZPD 4,7) de polarités opposées, montées en série, sont branchées entre la base et le collecteur du transistor 4. La sortie (colecteurdu transistor 4) de l'amplificateur à courant alternatif 4 à 9 est reliée, par un condensateur 11 (10 nF) et une résistance 12 (33 kilohms) à un démodulateur comportant un transistor n-p-n 13 (BC 177) en montage "émetteur à la masse" et trois résistances 14,15,16 (de 100, 3 et 33 kilohms respectivement). La tension alternative démodulée est filtrée dans un intégrateur, composé de la résistance 12, d'un condensateur 17 (0,47jiF) et des résistances 15 et 16, de sorte luron obtient des impulsions de tension continue correspondant au impulsions de tension alternative. Les impulsions ainsi obtenues sont amplifiées dans un amplificateur à courant continu à deux étages comportant un transistor n-p-n 18 (BC 107) un transistor p-n-p 19 (BC 177), tous deux en montage" émetteur à la masse, et une résistance- de couplage 20 (100 kilohms). Les impulsions de courant continu amplifiées, provenant du collecteur du transistor 19 du second étage, sont appliquées à un compteur d'impulsions 21. Pour protéger le transistor 19 des tensions de self-induction engendrées dans la bobine du compteur 21, cette bobine est shuntée par une diode Zener 22 (ZY 5.6). Dans le montage décrit ci-dessus, avec les valeurs approximatives indiquées entre parenthèses, le transistor 4 est traversé, lorsqu'aucune impulsion de cadencement n'est comptées par un courant de repos de 0,5 mA seulement, tandis que les transistors 13, 18 et 19 sont non-conducteurs, de sorte que l'ensemble du montage ne consomme que 0,5 mA environ. Pour cette faible consommation,le compteur de taxes de conversations peut rester enclenché longtemps sans que la batterie 23 (3V) soit chargée d'une manière appréciable. On n'a donc pas à enclencher le compteur de taxes avant chaque conversation téléphonique, pour le déclencher ensuite.Il compte ainsi en permanence les taxes des conversations établies à partir du poste téléphonique dans le champ de fuite du transformateur duquel la bobine 1,2 est disposée On peut également déterminer la taxe d'une conversation particulière en relevant et notant l'état du compteur avant ltetablissement de la communication. Lorsqu'il est nécessaire de déterminer la taxe de chaque conversation, il est avantageux que le compteur soit muni d'un dispositif de retour à zéro que l'on actionne avant chaque conversation. Le compteur de taxes de conversations peut être également équipé d'un premier dispositif compteur, marchant en permanence, et d'un second dispositif compteur à remise à zéro que l'on actionne avant chaque conversation-de manière à obtenir aussi bien le cott total des communications demandées que le coût de certaines communications. Le premier dispositif compteur peut lui aussi comporter un dispositif de remise à zéro pour déterminer le coût total des communications correspondant à une période de facturation, par exemple, d'un mois, d'un trimestre ou d'une année. Au lieu d'un compteur électromagnétique d'impulsions usuel, on peut utiliser d'autres genres de compteurs, par exemple à affichage à l'aide de cristaux liquides ou de diodes luminescentes. Le compteur de taxes de conversations peut être installé, par exemple, à côté du bottier du poste téléphonique ou, dans le cas d'un appareil de table, entre les deux supports de combiné il peut encore être réalisé sous forme de socle supportant le poste téléphonique. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déià de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Compteur de taxes de conversations destiné à un appareil téléphonique raccordé à un réseau téléphonique dans lequel des taxes de conversation sont calculées à partir d'impulsions de cadencementf lequel compteur est caractérisé en ce qu'il comporte une bobine d'induction (1,2) qui est destinée à être couplée inductivement, à l'extérieur du poste téléphonique, avec le transformateur du poste téléphonique et est raccordée à l'entrée d'un dispositif amplificateur et démodulateur (4 à 20,22) accordé sur la fréquence du courant alternatif des impulsions de cadencement et dont la sortie alimente un compteur d'impulsions (21). 2.- Compteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que la bobine d'induction (1,2) constitue une partie d'un circuit oscillant (1,2,3) accordé sur la fréquence du courant alternatif des impulsions de cadencement et disposé à l'entrée du dispositif amplificateur et démodulateur (4 à 20,22). 3.- Compteur selon l'une quelconque des revendications-l et 2 caractérisé en ce que le dispositif amplificateur et démodulateur (4 à 20, 22) est alimenté par une source d'énergie électrique interchangeable incorporés (23)tqe les points de fonctionnement des étages amplificateurs et démodulçteurs sont choisis de telle manière qu'à l'état de repos le premier étage soit parcouru par un courant de repos suffisant pour que l'étage soit sensible aux impulsions de cadencement, mais que les étages suivants ne soient parcourus pratiquement par aucun courant de repos appréciable. 4.- Compteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le dispositif amplificateur et démodulateur (4 à 20, 22) comporte un amplificateur (1 à 8) accordé sur la fréquence du courant alternatif des impulsions de cadencement, un démodulateur (13 à 17) des impulsions de courant alternatif amplifiées, un intégrateur (12, 15 à 17) pour les impulsions de courantalternatif démodulées et un amplificateur (18 à 20) pour les impulsions de courant continu obtenues par démodulation et intégration des impulsions de courant alternatif-. 5.- Compteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'il comporte > comme protection contre les surtensions, un dispositif limiteur de tension à semi-conducteurs (10) monté à l'entrée -du dispositif amplificateur et démodulateur (4 à 2c 22) équipé de transistors (4, 13, 18,19). 6.- Compteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 5 caractérisé en ce qu'il comporte un dispositif limiteur de tension à semi-conducteur (22) monté dans le circuit de sortie, qui alimente un compteur électromagnétique d'impulsions (21), du dispositif amplificateur et démodulateur (4 à 20,22) équipé de transistors (4, 13,18,19). 7.- Compteur selon la revendicatinn 1, caractérisé en ce que le compteur d'impulsions est constitué par un compteur électronique équipé d'un dispositif d'affichage commandé électrostatiquement, par exemple un dispositif à cristaux liquides ou à diodes-luminescentes. 8.- Compter selon la revendication 1, caractérisé en ce que le compteur d'impulsions est du type à remise à zéro. 9.- Compteur selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'à la sortie du dispositif amplificateur et démodulateur sont raccordés deux compteurs d'impulsions, dont l'un au moins est du type à remise à zéro.