La présente invention concerne un procéda pour former des outils utilisés comme électrodes pour l'usinage électrique dans des dispositfs à érosion par étincelage et comme outils pour former et pour matricer d'autres outils, la surface de travail étant formée d'après un prototype et, selon la façon d'utiliser l'outil, pouvant être une reproduction positive ou négative d'un prototype. Plus particulièrement, l'invention concerne un procédé pour former la surface de travail de l'outil par déport électrolytique de métal sur un prototype ou un modèle du prototype. Les tentatives précédentes pour former une électrode ou un autre outil de formage ou de matriçage par dépOt électrolytique n'ont pas donné satisfaction quand il est nécessaire d'obtenir une reproduction très exacte des contours de surfaces fines eut des structures. L'une des raisons est la difficulté de séparer le métal déposé électrolytiquement du modèle sans que la surface soit endommagée ou déformée, et si une image négative préparée par déport électrolytique doit être inversée pour obtenir une image positive ou inversement par le merle procédé la difficulté de reproduction d'une copie constituant une image exacte du dernier métal déposé augmente en raison des inversions répétées de l'image, et aussi de la difficulté pour séparer le métal déposé en dernier du métal déposé précédemment sans que les surfaces soient endommagées. L'invention a pour objet un procédé supprimant ces problèmes et permettant ainsi de former des électrodes et/ou des outils de formage et de matriçage d'une façon plus simple et plus autre. L'invention a aussi pour objet les articles obtenus par ce procédé. Le but de l'invention est atteint en formant par le procédé salon ltinvention sur un modèle un revêtement mince de métal au moins sur la surface dont les contours ou la structure doivent etre copiés sur l'outil en munissant le modèle d'un conducteur électrique connecté au revêtement métallique et en l'utilisant comme cathode dans un bain de sel métallique électrolytique dans lequel le métal est déposé sous la forme d'une pièce de métal ayant llépais- seur désirée sur la surface du modèle portant le revêtement de métal, et en séparant la pièce de métal déposé du modèle et en complétant cette pièce pour for mer l'article ou l'électrode, ou en utilisant cette pièce comme matrice métal lique pour former une autre électrode ou un outil en l'utilisant comme cathode dans un autre bain d'un sel électrolytique de métal. L'invention est basée sur le fait bien connu qu'il est possible de produire des revetements de métal ou des articles en métal par électrolyse dans des solutions de sels métalliques. D'après ces procédés bien connut t l'article en métal, après avoir été soigneusement nettoyé, est placé dans un bain dont l'électrolyte est constitué par un sel dissous dans de l'eau, ce sel étant un sel du métal devant être déposé sur l'article. L'article est connecté à la borne négative d'un circuit électrique pour servir comme cathode, et une plaque de métal à déposer sert comme anode. La solution saline subit alors la dissociation électrolytique.Une décharge a lieu à l'anode et l'anode est dissoute pour former du nouveau sel du métal dans le bain, et le métal est appliqué à l'état ionique sur la cathode et se déposer sur celle-ci sous la forme d'un revetement de métal. Ce revêtement de métal est désigné par différents termes selon le type de solution de sel métallique et du métal de l'anode. Le cuivrage et le nickelage sont décrits spécialement ci-après, bien que d'autres métaux puissent etre utilisés, par exemple l'alliage tungstène-cuivre, le Nickelex (environ 90% de Cu et 10% de Sm) etc. L'électrode devant etre utilisée dans un appareil d'usinage par étincelage, doit etre une image négative si l'article usiné doit avoir une image positive du modèle, mais si l'appareil d'usinage par étincelage est utilisé pour fabriquer un outil de matriçage ou de formage, l'électrode doititner uneimage positive du modèle parce que daflc ce cas, l'outil de matriçage doit avoir une image négative pour produire une image positive du modele original dans la pièce matricée. Dans les deux cas, une telle électrode peut etre formée d'une façon relativement simple, par exemple en cuivre, par le procédé selon l'invention. Si un outil de formage ou de matriçage doit etre formé par le procédé selon l'invention, une matrice en cuivre est d'abord formée de la meme façon simple que pour l'électrode en cuivre, après quoi cette matrice en cuivre est utilisée comme modèle pour former une matrice en métal plus dur, de préférence en nickel. Selon que la matrice en cuivre a reçu une image poaitive ou négative et suivant que la matrice en nickel doit etre utilisée comme outil pour former les produits finals ou doit etre utilisée comme outil pour former un outil final, par exemple un outil en acier, il peut etre nécessaire d'effectuer une inversion de l'image, ce qui est peut etre fait plus facilement avec la matrice en nickel servant comme prototype.Si la matrice en nickel est positive, un négatif, par exemple en métal moulé, est d'abord produit, après quoi une matrice positive en cuivre est formée et finalement une nouvelle matrice en nickel,- mais cette fois négative, est formée. Le procédé pour la fabrication selon l'invention a plusieurs caractéristiques communes, que le produit final soit une électrode ou un outil de formage ou de matriçage, parce que dans les deux cas une copie (positive ou négative) du modèle est formée en métal. Le procédé pour former un outil diffère du procédé pour former une électrode en cuivre du fait qu'une matrice en cuivre est utilisée comme modèle pour former une matrice en nickel au lieu d' & re utilisée comme électrode. Un aspect important de l'invention est la façon d'assurer une image exacte du modèle sur le métal déposé électrolytiquement en permettant une séparation sûre du métal déposé électrolytiquement sans endommagement de la surface ou des surfaces du métal. Pour obtenir ce résultat, il existe deux moyens, d'une part l'utilisation d'une couche de métal très mince sur le modèle sur lequel le métal doit etre déposé, auquel cas la couche de métal est utilisée comme électrode pendant la période initiale du dépit de métal, et d'autre part l'utilisation d'additifs (impuretés) dans le bain d'électrolyse dans lequel le métal est déposé sur une matrice en cuivre, en alliage tungstène cuivre ou en une autre matière. Pour former une matrice en cuivre (ou une matrice en tungstènecuivre etc. pouvant etre utilisée directement comme outil ou comme modèle pour former, par exemple de préférence, une matrice en nickel) la façon la plus simple pour former sur le modèle un revêtement constitué par une couche mince de métal consiste à argenter le modèle qui peut ensuite être utilisé directement dans le bain, ou bien un moulage du modèle peut être formé, par exemple en matière plastique, ce moulage pouvant etre argenté pour etre utilisé comme modèle dans le bain pour former la matrice en cuivre. Une solution d'argent, par exemple une solution d'argent collotdal dans un véhicule volatil ou vaporisable, est de préférence utilisée pour former le déport d'argent. Les propriétés de cette solution doivent etre telles que l'argent adhère à l'article et que ltexcédant d'argent puisse etre enlevé après expulsion du solvant afin que la couche d'argent restant sur l'article soit très mince. Des solutions d'argent convenables de ce type sont disponibles sur le marché, par exemple sous la dénomination "argent dentaire pour pulvérisation". Ainsi qu'il est connu, le but de la formation d'un revêtement de métal sur un article par électrolyse dans une solution d'un sel du métal est de lier fermement à l'article le métal déposé. Cependant, avec le procédé selon l'invention, il doit etre possible de détacher de l'article le.métal déposé sans endommager la surface du métal, qui doit etre une reproduction exacte de l'article. Laliaisonquiestnormalement recherchée, mais qui n'est pas compatible avec la presente invention, est obtenue en utilisant une solution classique formée d'un sel unique ou de sels mélangés d'une grande pureté dissous dans de liteau distillée, et en déposant le métal désiré sur une surface propre.Conformément à l'invention, certaines substances sont ajoutées au bain pour faciliter la séparation du modèle du métal déposé mais sans réduire l'aptitude au moulage de la première couche de métal déposé et sans qu'il soit impossible de déposer le métal sous la forme d'un corps homogène de métal. Ainsi, conformément à l'invention, des substances considérées comme des impuretés pour le dépôt électrolytique classique d'un métal, consti tuent un moyen pour obtenir des avantages importants. I1 a été constaté que des additions faibles d'ammoniac, de chlore et d'impuretés (sels métalliques) -présents dans l'eau naturelle, permet la séparation efficace désirée sans aucun effet nuisible.Pour faciliter la séparation du cuivre ou du nickel déposé sur le cuivre, le procédé selon l'invention utilise, par exemple, de liteau d'une distribution publique, qui selon l'analyse, contient de petites quantités de chlore et d'ammoniac et aussi des traces de sels métalliques et de fer, comme solvant pour les sels de nickel. Ces "impuretés" peuvent etre en quantité très faible, par exemple un gramme ou quelques grammes par 1 000 litres d'eau. Le mécanisme permettant la séparation satisfaisate du fait des substances utilisées selon l'invention n'est pas entièrement connu, mais en ce qui concerne l'ammoniac, il peut etre supposé qu'il est l'ion positif de l'ammonium lui-mme ou d'un composé complexe de l'ammonium, et qu'il est actif pendant la période initiale de dépôt de métal. Le chlore présent dans l'eau de ville ne joue pas de rôle important si du chlorure de nickel est utilisé pour le bain de nickel. L'ammoniac seul a un bon effet de séparation, et l'addition d'autres "impuretés" peut augmenter ou remplacer cet effet. Des quantités très faibles de fer sont un exemple de ces substances actives. Dans le bain de nickel aucun des halogènes n'a d'effet nuisible appréciable mais plutôt un effet favorable avec le procédé selon l'invention. Du chlorure d'ammonium (sel ammoniac) peut etre utilisé à la place de l'ammoniac. Selon un mode de mise en oeuvre préféré de l'invention 0,32g de chlore et 0,17g d'ammoniac par 1000 litres d'eau et aussi de faibles quantités d'impuretés naturelles pouvant exister dans l'eau de ville ordinaire, par exemple des sels métalliques et du fer, ont été utilisés avec un très bon effet au cours d'essais. L'eau distillée, que les fabricants de sels pour solutions électrolytique prescrivent, a par contre un effet de liaison qui rend impossible la séparation d'un métal déposé sur un autre métal sans endommagement des surfaces. En ce qui concerne les "impuretés1, ou les additions d'ammoniac et le chlore considérig ci-dessus, il peut être noté qu'un bain courant de nickel contient du chlorure de nickel et de l'acide borique en plus de sulfate de nickel. Dans ce cas, il est possible que l'ammoniac et le chlore ou des composés complexes de sel ammoniac, contribuent à empêcher la liaison indésirable du nickel déposé à la matrice en cuivre. Cela apparaît contraire à la constatation qu'un bain de nickel contenant un chlorure double de nickel et d'ammonium (formé de chlorure de nickel et de chlorure d'ammonium) pour un nickelage galvanique produit une liaison forte entre le nickel et le support métallique.Cependant, l'addition d'ammoniac et de chlore en petite quantité de l'ordre mentionné ci-dessus assure de façon surprenante un effet favorable de séparation au lieu de provoquer une liaison forte. Selon un autre aspect de l'invention, il est possible de former une matrice en nickel ayant une dureté supérieure à la dureté normale du nickel. Ainsi qu'il est connu, le nickel électrolytique d'une pureté d'au moins 99,5% a une dureté d'au plus 220 Brinell à l'état travaillé à froid. Cependant, par un traitement thermique, une matrice en nickel formée selon l'invention peut etre substantiellement plus dure et suffisamment dure pour etre utilisée comme outil pour le formage et le matriçage de matières relativement dures. Ainsi, par un traitement thermique, il est possible d'augmenter la dureté d'une matrice en nickel formée selon l'invention pour qu'elle puisse etre utilisée pour le matriçage d'un outil en acier non trempé, par exemple pour matricer un outil en acier non trempé durci ensuite d'une façon connue au degré voulu pour son utilisation particulière. Conformément à l'invention, l'augmentation de la dureté de la matrice en nickel peut etre obtenue par un simple traitement thermique, mais il a été constaté que certaines limites de température sont critiques. Une matrice en nickel formée selon l'invention et durcie dans la. plage des températures de 3750C à 425du a atteint une dureté nettement supérieure à 250 Brinell au cours d'essais, et il peut etre considéré qu'une plage étroite des températures, par exemple de 3900C à 410 C, doit donner les meilleurs résultats pour obtenir une matrice en nickel pouvant etre utilisée pour matricer des matières relativement dures. Avec une plage des températures de 3950C à 4050C, des duretés comprises entre 350 et 500 Brinell ont été obtenues, ce qui est plus que suffisant pour le matriçage d'outils en acier non trempé. La température optimale semble etre de 4000C. La raison pour laquelle4000C est considérée comme une température optimale, est que bien qu'une augmentation de la température de durcissement au-delà de cette limite augmente d'abord la dureté, le métal commence en meme temps à devenir plus fragile, et au delà d'une certaine limite devient trop fragile et ne peut plus être utilisé pour le matriçage. De plus, si la température est encore augmentée, la dureté commence à décroître. Les caractéristiques de l'invention ressortiront plus particulièrement de la description suivante, donnée à titre d'exemple et faite en se référant aux dessins annexés, sur lesquels - les figures 1 à 5 ilLustrent le procédé selon l'invention pour former une électrode en cuivre par dépôt électrolytique, cette électrode pouvant être utilisée soit comme électrode sur un appareil d'usinage par étincelage, soit comme matrice ou comme électrode pour former un outil -en un autre métal par dépôt électrolytique selon un mode de mise en oeuvre de l'invention, - les figures 6 à 14 illustrent la formation d'un outil en nickel sur une électrode en cuivre selon le mode de mise en oeuvre de l'invention illustré par les figures 1 à 5, et - les figures 15 à 17 illustrent l'utilisation de l'outil en nickel pour la fabrication d'un outil en acier, selon un mode de mise en oeuvre de 1 invention. Dans la description qui suit, il sera supposé qu'une copie d'un article de petites dimensions, par exemple une médaille, doit ôtre, formée par frappe, et; que le bnt de l'invention est la fabrication d'un outil de frappe. Dans ce but, la description qui suit concerne d'une part un procédé pour former une électrode en cuivre présentant une image positive d'un côté du modèle, c est- -dire de la médaille (une électrode en cuivre ayant une image positive de l'autre face de la médaille étant formée de la meme façon), après quoi cette électrode en cuivre est utilisée dans un appareil d'usinage par étincelage pour produire d'une façon connue un outil de frappe ayant une image négative de cette face de la médaille pour qu'il puisse etre utilisé pour frapper une épreuve de la médaille, et d'autre part un procédé pour former en partant de l'électrode en cuivre un outil de frappe en nickel ayant une image positive d'une face de la médaille et qui est utilisé pour le moulage d'un outil de frappe en acier ayant par suite une image négative de la face considérée de la médaille et pouvant etre utilisé pour obtenir par frappe des copies de la médaille. La figure 1 représente un moule 1, par exemple en gypse, qui comporte une cavité circulaire tronconique dont la surface est revêtue, par exemple, de gomme-laque. Le modèle, qui dans ce cas est supposé etre une médaille, est placé en position centrale dans cette cavité. L'introduction du modèle, qui est représenté schématiquement en 2, peut être faite au moyen d'un support 3 ayant une partie d'extrémité de la meme forme que la cavité du moule. Le modèle 2 peut etre fixé au c8té inférieur du support 3 par une matière collante (savon mou, graisse, etc.) pour que le modèle soit maintenu centré contre le coté inférieur du support. Le modèle 2 est pressé surIe fond du moule en gypse en position centrale, après quoi le support 3 est enlevé.La cavité est ensuite remplie d'une composition de moulage en matière plastique dans laquelle une empreinte de la face supérieure du modèle est forma dans le moule. La composition de moulage utilisée est une matière pouvant se solidifier et qui après solidification conserve ses dimensicns aux températures rencontrées pendant les opérations suivantes. De nombreuses matières plastiques conviennent dans ce but. Quand la composition de moulage est solidifiée, le moulage résultant 4 est enlevé du moule 1. Le moulage a alors l'aspect représenté sur la figure 2, et dans la position représentée sur la figure 2 son côté inférieur porte l'empreinte du modèle 2. Le bord périphérique tronconique indiqué en traits mixtes est enlevé du moulage 4 afin quele moulage résultant soit cylindrique. Ensuite, un conducteur électrique 5, par exemple un fil de cuivre, est fixé autour de la surface circonférentiete du moulage 4 qui est en matière non conductrice de l'électricité, cest-h-dire la matière plastique. Une couche 6 de matière conductrice de l'électricité est appliquée sur la surface du moulage 4 pour que cette couche couvre l'empreinte N21 et le conducteur électrique, avec un bon contact électrique avec le conducteur.La couche conductrice de l'électricité 6 doit etre très mince pour ne pas provoquer un changement inadmissible de dimension des contours de l'empreinte N21, et la matière pour former cette couche doit etre un métal pouvant facilement etre appliqué sous la forme d'une couche très mince et ayant aussi un très bon pouvoir couvrant car il est important qu'il n'existe pas de fissures au-dessus de l'empreinte N21. I1 sera noté que la couche 6 est représent avec une épaisseur excessive et qu'en réalité son épaisseur est de l'ordre du micron. Cependant, l'dpaisseur a une importance critique uniquement dans la mesure où la couche doit couvrir complètement la surface du moulage, et l'épaisseur ne doit pas etre suffisante pour déformer l'empreinte à reproduire.La couche doit aussi avoir des caractéristiques de conduction électrique très homogènes pour que pendant le dépôt électrolytique de cuivre consé cutif, toute l'empreinte N21 soit couverte de cuivre aussi uniformément et rapidement que possible pendant la période initiale. Cela est très important parce que la surface du cuivre formée sur l'empreinte N21 doit avoir exactement la forme de cette empreinte, c'est-à-dire comporter tous les détails de rempreinte, sans aucun défaut. I1 a été constaté que l'argent est une matière convenable pour former la couche 6.L'argent est appliqué sous la forme d'une solution véritable ou d'une solution collotdale dans un solvant, par exemple sous la forme "d'argent à pulvériser", c'est-à-dire une solution d'argent vendue dans des bouteilles ou des tubes pulvérisateurs, cette solution étant projetée par un gaz propulseur. Avant l'application de la couche d'argent 6, il est important que le moulage 4 et le conducteur électrique 5 soient nettoyés pour que l'argent adhère de façon appropriée. Le nettoyage peut etre effectué par lavage avec de l'eau savonneuse et du trichloréthylène et séchage consécutif avec de l'acétone. Après l'évaporation du solvant volatil l'argent~immédiatement voisin de la surface du moulage 4 est lié sous la formé d'une couche mince au moulage, et un certain excédent d'argent sous la forme de poudre peut etre enlevé. Cet excédent d'argent doit etre enlevé avec précautions, par exemple par soufflage. Le moulage 4 revêtu de la couche très mince d'argent muni du conducteur de connexion 5 en contact avec la couche d'argent, est placé en tant que cathode dans un bain électrolytique courant pour le cuivrage et une tige de cuivre est utilisée comme anode. Le dépôt électrolytique du cuivre est effectué pour former une plaque de cuivre 7 d'une épaisseur convenable sur le côté du moulage 4 comportant l'empreinte N21. Dans l'exempledécrit > le dépôt électrolytique est effectué en 72 heures environ sous 1,5 volt et avec un courant de 0,5 ampère pour obtenir une plaque de cuivre 7 d'une épaisseur d'environ 4 à 5 mm. Cependant, l'épaisseur de la plaque 7 dépend de la façon d'utiliser la plaque de cuivre. La plaque de cuivre 7 est séparée du moulage 4 en prenant soin d' & i- ter l'endommagement de la surface de cuivre. La surface du cuivre formée par le moulage 4 présente une image positive P22 d'un aspect sensiblement vitreux. A peu près tout ce qui reste de la couche d'argent 6 est sous la forme d'une couche d'alliage extremement mince sur la surface du cuivre. Comme la plaque de cuivre 7 entoure aussi la surface périphérique du moulage (figure 4), le cuivre déposé est enlevé autour du moulage pour faciliter la séparation de la plaque de cuivre du moulage. Si la plaque de cuivre 7 doit etre utilisée comme électrode dans un appareil d'usinage par étincelage de la façon décrite ci-dessus, il suffit de préparer la plaque dans ce but. Cependant, le cl,auffage de la plaque de cuivre doit être évité pour ne pas provoquer une déformation. Par suite, la connexion d'un conducteur électrique à plaque de cuivre,nécessaire pour la connexion de la plaque dans l'appareil d'usinage par étincelage, ne doit pas être faite par fusion du conducteur électrique sur le cnté arrière de la plaque de cuivre.Au lieu de cela, la connexion peut etre établie en appliquant un "moule" formé par exemple par une bande adhésive de clinquant d'aluminium autour du bord supérieur de la plaque de cuivre et en coulant ensuite sur le dos de la plaque de cuivre une matière de renforcement pouvant renforcer la plaque de cuivre sans la déformer. Une matière plastique coulée dans la cavité formée par cette bande d'aluminium et le dos de la plaque de cuivre peut etre utilisée comme matière de renforcement. Ce procédé présente trois avantages.En premier lieu, la plaque de cuivre peut etre renforcée afin qu'elle ne se déforme pas, en second lieu la surface arrière de la matière plastique peut etre rectifiée, si désiré ou nécessaire, sans que la plaque de cuivre soit exposée à la chaleur et, en troisième lieu, le porte-électrode de l'appareil d'usinage par étincelage peut etre noyé de façon simple dans la matière plastique pour qu'il soit contact avec la plaque de cuivre. Toutes ces opérations peuvent avoir lieu sans aucune déformation de l'image positive P22 de la face avant de la plaque de cuivre. Sur la figure 5, le moule périphérique en clinquant d'aluminium est représenté en 8, la matière plastique moulée dans la cavité entre le moule en aluminium et le dos de la plaque de cuivre 7 est représentée en 9 et le conducteur de connexion de l'électrode est représenté en 10. Cependant, il apparaîtra ci-sprès que le montage de la figure 5 peut aussi etre utilisé dans d'autres buts. Si le procédé selon l'invention est utilisé pour obtenir un outil de matriçage ou de formage au lieu d'une électrode, l'outil, contrairement au cas de la plaque de cuivre formant une électrode 7, ne doit pas présenter une image positive mais doit présenter une image négative du modèle 2. Dans ce cas, la plaque de cuivre 7 décrite ci-dessus peut etre utilisée comme matrice pour la fabrication de l'outil. De même, dans ce cas, un conducteur de connexion 11 est appliqué sur la matrice en cuivre 7 (figure 6) et il est fixé (comme dans le cas de la figure 5) en coulant un support en matière plastique 12 sur la matrice en cuivre.Une couche mince d'argent peut être appliquée de la façoa décrite ci-dessus sur le côté de la matrice ayant l'image et aussi sur la surface circonférentielle pour que la surface soit plus homogène du point de vue électrique pendant la phase initiale du dépit de métal sur la surface-de cuivre. L'électrode formée de cette façon est utilisée comme cathode dans un bain de nickelage, par exemple un bain de Watts contenant du sulfate de cuivre, du chlorure de cuivre et de l'acide borique en solution dans de l'eau. Si de l'eau distillée est utilisée comme solvant, un agent de démoulage doit être ajouté. L'agent de démoulage utilisé peut être constitué soit par des traces de sels métalliques et/ou de fer avec, de préférence, de l'ammoniac, du sel ammoniac ou du chlore et de l'ammoniac en petite quantité.Pour des essais pratiques ayant donné satisfaction, de l'eau de ville ordinaire a été utilisée, cette eau ayant une teneur faible en calcaire et contenant 0,32 g de chlore et 0,17 g d'ammoniac par 1.000 litres d'eau. il apparaît que ces "impuretés" ont un effet décisif pendant la phase initiale du dépit de nickel en formant un agent de démoulage et'sans avoir d'effet nuisible appréciable, par exemple de stratification, dans le nickel métallique. Pour le dépôt du nickel du bain de nickelage, il èst préférable d'utiliser une tension basse, par exemple de 1,5 volt et une densité de courant de 0,5 à 0,6 ampère, ce qui nécessite une longue durée de dépôt, par exemple d'environ 8 à 10 semaines parce que la densité de courant ne doit pas être supérieure à celle permettant le maintien d'une température de l'ordre de 37"C. De plus, pendant la fabrication de la plaque de cuivre 7 de la façon décrite ci-dessus, la température doit être au plus de 37"C. La raison est qu'une température de travail supérieure peut provoquer un certain changement de la forme et des dimensions, ce changement devant être évité pour la reproduction de contours très exacts.Pour former une électrode en cuivre (plaque en cuivre 7), il doit aussi être tenu compte que la température de travail dans un appareil d'usinage par étincelage est normalement au maximum de 37"C, cette température étant réglée par un liquide de refroidissement. S'il n'est pas nécessaire d'obtenir des détails extrêmement précis, les conditions exactes pour les températures pendant le dépôt du métal peuvent, bien entendu, être élargies. Le dépôt de nickel se traduit par la formation d'une pièce ou bloc de nickel 13 du type représenté sur la figure 7. Le support en matière plastique 12 est ensuite enlevé et la partie marginale annulaire 14 de la pièce en nickel 13 est supprimée pour qu'il reste seulement la plaque en nickel 15 représentée sur la figure 8. La plaque en nickel 15 comporte une image négative N23 du modèle 2. Si la plaque en nickel 15 doit être utilisée comme outil de matriçage ou de frappe pour la fabrication d'artlcles,eUe peut être monte sur un porte-outil d'un type convenable. Cependant, si cette plaque doit être utilisée pour matricer des matières dures, elle doit avoir une dureté supérieure de celle résultant du dépôt sur la matrice en cuivre 7. Cela peut être obtenu en chauffant la plaque de nickel 11 è une température d'environ 4004C à laquelle la plaque doit être maintenue pendant un certain temps5 après quoi elle peut être laissée pour qu'elle se refroidisse. La plaque de nickel 15 ne peut pas être utilisée pour matricer des outils en acier parce que cette plaque a une image négative N23 du modèle 2 et, par suite, formera une image positive du modèle 2 sur l'article matricé, alors que l'outil de matriçage doit normalement avoir une image négative du modèle. Si la plaque en nickel 15 est utilisée pour produire un outil de matriçage (ou un outil de formage), par exemple en acier, il est possible de procéder de la façon suivante. Un moulage de la plaque de nickel 15 est d'abord formé, par exemple, en matière plastique. Cette opération peut être effectuée de la même façon que pour la formation d'unegmatrice en cuivre 7 d'après un modèle 2. La différence est que, dans ce cas, la plaque de nickel 15, qui présente une image négative N23, est utilisée comme modèle. Le moule 1' (figure 9) utilisé est analogue au moule 1 de la figure 1. La plaque en nickel 15 est appliquée, avec l'image négative N23 orientée vers le haut, sur la partie centrale de la cavité du moule 1', et ensuite une composition de moulage, par exemple une matière plastique, est coulée dans le moule. Cette composition de moulage forme un moulage 4' (figure 10) qui est traitée de la même façon que le moulage 4 de la figure 2, c'est-8-dire qu'un conducteur de connexion 5' et une couche mince d'argent 6' sont appliqués sur le moulage 1' (figure 11). Le moulage 1' revêtu de la couche d'argent est placé comme cathode dans un bain de cuivrage pour le dépôt de cuivre, après quoi la plaque de cuivre 7' obtenue (figure 12) est séparée du moulage 1' dont l'image positive ou empreinte P24 de l'image négative N23 de la plaque en nickel 15 produit une image négative N25 (figure 13) sur la plaque de cuivre 7'. Un conducteur de connexion 11' est appliqué sur la plaque en cuivre 7' et ce conducteur est noyé dans un support en matière plastique 12' (figure 13), après quoi la plaque de cuivre est utilisée dans un bain de nickelage ayant la composition décrite ci-dessus pour obtenir une pièce en nickel 13' (figure 14) qui est traitée de la même façon que la pièce en nickel de la figure 7 pour obtenir une plaque en nickel 15' (figure 15).Cette plaque en nickel 15' dont la partie centrale présente l'empreinte positive P26 est rectifiée et polie sur les surfaces latérales et le dos et, si désiré, aussi sur la partie extérieure de la face avant3 dans la partie marginale, et elle est durcie de la façon décrite ci-dessus et placée sur un porte-outils 15" (figure 16). L'outil ainsi obtenu est utilisé pour matricer un outil de matriçage 16 en acier à outil recuit, après quoi l'outil est trempé de la façon habituelle. L'outil 16 présente alors une image négative N27 du modèle 2. Si la fabrication est effectuée soigneusement d'après la description ci-dessus, l'image positive P26 de la plaque en nickel 13' (figures 14 et 15) sera une copie exacte ou à peu près exacte d'une face du modèle 2. Pour former une plaque en cuivre 7 ou une plaque en nickel 15,15', afin qu'elle représente l'autre face du modèle 2, les mêmes opéra- tions de fabrication sont utilisées, et si le pourtour du modele 2 doit aussi être reproduit, cela est obtenu en formant de la façon décrite cidessus, par exemple, trois matrices en cuivre ou trois matrices en nickel, chacune correspondant au tiers de la circonférence du modèle 2. Ces trois matrices en cuivre ou en nickel sont ensuite combinées pour former un moule annulaire divisible ou non. Normalement, il n'est pas nécessaire d'utiliser une matière conductrice d'électricité sur la plaque en cuivre 7 si celle-ci doit être utilisée comme matrice pour former une matrice en nickel ou un outil en nickel. Si la matrice en cuivre n' est pas revêtue d'une couche d'argent homogène du point de vue électrique et mince, il est certainement possible de séparer la matrice en nickel de la matrice en cuivre sans que les surfaces soient endommagées et sans que la matrice en nickel porte de résidus de cuivre et la matrice de cuivre de résidus de nickel, mais en formant une couche d'argent sur la matrice en cuivre, il sera plus facile de séparer les deux matrices, et la matrice en nickel aura une surface plus brillante. L'or peut être mentionné comme substituant possible de l'argent pour la formation d'une couche mince conductrice d'électricité sur le modèle 2, le moulage 4, la matrice en cuivre.7, le moulage 4' ou la matrice en cuivre 7'. Une couche conductrice électriquement et suffisamment mince peut être formée en utilisant de la poudre d'or, mais l'or est plus coûteux et il n'a pas d'avantage évident sur l'argent. L'électrode ou matrice 7 peut etre formée en métal ayant une bonne conductivité électrique autre que le cuivre, par exemple en cuivre-étain ou en tungstène-cuivre, et la matrice 15 (ou 15') peut être formée en un alliage convenable, auquel cas des sels complexes de métaux doivent être utilisés pour les bains. Suivant le mode de mise en oeuvre de l'invention décrit ci-dessus, le modèle utilisé est une médaille et, dans ce cas, il est bien entendu important que tous les détails des contours soient reproduits aussi exactement que possible, mais quand les détails ne nécessitent pas la même' précision, par exemple dans le cas d'une culasse de moteur ou dans le cas d'autres détails moins précis, il n'est pas nécessaire de respecter les techniques d'électrolyse soigneuses décrites ci-dessus d'une façon aussi rigoureuse en ce qui concerne la température et la densité de courant. Pour obtenir des détails avec des surfaces larges, il peut être nécessaire de raidir l'électrode en cuivre ou la matrice en nickel par une matière de renforcement pour éviter le dépôt d'une quantité trop importante de nickel. Conformément à l'invention, ce raidissement peut être obtenu en formant des couches de matière plastique et de métal sur le cOté arrière de la plaque 7 ou 13 obtenue par dépôt de métal. Une couche de matière plastique peut d'abord être appliquée sur le dos de la plaque et ensuite recevoir un dépôt d'argent. Une couche de métal, de préférence du même métal que la plaque, peut ensuite être déposée électroydqtmitsur la couche d'argent, après quoi une autre couche de matière plastique peut être formée, être argentée et être renforcée par une couche de métal.Cette technique a l'avantage de permettre l'utilisation du procédé de fabrication selon l'invention, de sorte que des équipements supplémentaires ne sont pas nécessaires mais, si désiré ou si cela est plus avantageux, d'autres techniques peuvent être bien entendu utilisées pour renforcer le métal déposé, après sa séparation du support. Il a été indiqué ci-dessus que le modèle peut être utilisé directement dans le bain comme support pour recevoir du métal. Cela permet de ne pas former une pièce moulée en matière plastique dans un moule en gypse en évitant aussi le changement extrêmement faible mais inévitable de la forme, en particulier parce que les erreurs sont cumulatives quand il est nécessaire d'effectuer une inversion de l'image ou de former une matrice en nickel de la façon décrite ci-dessus. La matrice en cuivre 7 peut être utilisée comme il a été explique ci-dessus directement comme électrode dans un appareil d'usinage par étincelage et la matrice en nickel 15 peut être utilisée directement comme outil de formage ou comme modèle pour produire un outil de formage. I1 doit cependant être noté qu'un article formé par usinage par étincelage peut être amélioré par polissage de la surface ou par matriçage de sa surface au moyen d'un outil de matriçage formé selon l'invention, et qui peut être la matrice en nickel elle-meme ou un outil produit en utilisant la matrice en nickel comme modèle. Si le modèle, c'est-d-dire le premier modèle 2, peut être utilisé comme support (avec un revêtement d'argent) dans le bain, le moulage en matière plastique du modèle peut être supprimé quand il y a lieu de former une matrice en nickel représentant une image positive du modèle pour le moulage d'un outil de formage ou de matriçage ayant une image négative du modèle.Par contre, si la matrice en nickel doit être utilisée pour mouler directement un article final, le moulage en matière plastique est nécessaire pour obtenir l'inversion voulue de l'image afin que la matrice en-nickel présente une image négative du modèle initial. Cependant, dans de nombreux cas, il est impossible d'utiliser le modèle initial directement dans le bain de cuivngeet, s'il en est ainsi, il est bien entendu nécessaire de former un moulage ou une copie inversée du modèle et de continuer les opérations à partir de ce moulage. Pour l'usinage d'une matière matière dans un appareil d'usinage par étincelage, il peut parfois être nécessaire d'utiliser plusieurs électrodes formant des reproductions avec une finesse de la surface à obtenir augmentant successivement. Conformément à l'invention, ces électrodes peuvent être obtenues d'une façon simple en formant plusieurs électrodes en cuivre en utilisant le meme modèle' revêtu d'abord d'une couche relativement épaisse de métal (argent). Le nombre voulu d'électrodes peut ensuite être obtenu avec une précision croissante des contours fins.Ces électrodes peuvent ensuite être utilisées successivement dans l'appareil d'usinage par étincelage afin d'obtenir un produit final ayant les contours exacts désirées. I1 est possible aussi de former des matrices en nickel d'après le même principe, s'il n'est pas possible de former ou de matricer une pièce en une seule opération. I1 doit être noté que les outils de formage et de matriçage selon l'invention peuvent être "tjlsês pour former ou matricer des matières autres que des métaux.Par exemple, il est possible de former des matrices en nickel pouvant, après drcîssement de la façon décrite ci-dessus, être utilisées pour le moulage par compression de stratifiés en feuilles de matières plastiques dures ou d'articules analogues. Dans un tel cas, il peut suffire de produire un seul modèle par un procédé d'usinage connu, et ensuite d'utiliser le modèle pàur la fabrication du nombre voulu d'outils. Par les procédés antérieurs, un nouveau modèle doit en principe etre fabriqué pour chaque outil et, par illite, l'invention permet une économise substantielle de travail5 de temps et de prix En partant d'un modèle unique, il est bien entendu possible de produire un très grand nombre d'électrodes 7, ce qui peut être comparé à la technique antérieure suivant laquelle des électrodes sont formées dans des blocs en graphite par usinage, ces blocs en graphite étant ensuite utilisés comme électrodes dans un appareil d'usinage par étincelage dans lequel ces électrodes sont consommées.Une lcEvelle électrode doit être formée pour chaque opération d'usinage, ce qui est coûteux si les électrodes doivent être formées (par exemple être gravées manuellement. Pour éviter une énumération des divers pr'.. .ts pouvant etre fabriqués en utilisant des électrodes et des outils selon l'invention. il peut être suffisant de préciser que l'invention peut être utilisée pratiquement pour tous les types d'électrodes et d'outiis de formage pour lesquels le procédé selon l'invention est plus économique et plus satisfaisant que les procédés classiques vu autres utilisés jusqu'ici. Dans ce qui précède, le terme "durcissement' a été utilisé pour désigner un traitement thermique dans une plage spécifique des tempéra- tures. Cependant, il n'a pas été précisé qu'il soit question d'un durcissement au sens propre du mot ou d'une conversion de cristallisation par le traitement thermique décrit d'une pièce en nickel formée selon l'invention. Il peut cependant être noté que le mital,utilisé comme anode et formé de nickel électrolytique pratiquement pur, ne peut pas être amené à une pureté de plus de 300 Brinell par un simple traitement thermique a la température indiquée et, par Suite, il est considéré que les additifs introduits dans l'électrolyte contribuent à permettre les bons résultats décrits. Il est possible d'utiliser des métaux autres que le nickel pour former des outils selon l'invention de la façon décrite ci-dessus, mais les métaux pour des outils de matriçage doivent avoir une dureté relativement élevée et comme le procédé pour former un outil à partir d'un métal unique est plus simple que le procédé pour former un outil en alliage de métaux, et comme le procédé selon l'invention permet d'obtenir un outil en nickel ayant la dureté voulue en utilisant un traitement simple, un outil en nickel est en général préférable. I1 doit aussi être noté qu'un article en nickel de n'importe quel type peut être formé selon l'invention directement sur un modèle ayant reçu un revêtement métallique, l'article étant ensuite traité thermiquement pour augmenter la dureté. Bien entendu, la description qui précède n'est pas limitative et l'invention peut être mise en oeuvre suivant d'autres variantes sans que l'on sorte de son cadre. R E V E N D I C A T I O N- S 1. Procédé pour produire des articles ou des outils destinés au matriçage ou au moulage de matières de différents types, ou destinés à être utilisés comme électrodes pour l'usinage des métaux dans des appareils à électro-érosion ou à étincelage, au moins l'article ou la partie ou les parties définissant la forme de l'outil étant une copie positive ou négative formée par dépôt électrolytique d'un métal sur un modèle servant comme prototype, caractérisé par la formation d'un revêtement mince de métal au moins sur la surface dont les contours ou la structure doivent être copiés sur I'outil, la connexion d'un conducteur électrique au revêtement métallique du modèle, l'utilisation du modèle ainsi préparé comme cathode dans un bain électrolytique d'un sel métallique dans lequel le métal est déposé sous la forme d'une pièce en métal ayant l'épaisseur désirée sur la surface revêtue de métal du modèle5 la séparation de la pièce en métal déposé du modèle et l'exécution des opérations éventuellement nécessaires pour compléter cette pièce soit pour obtenir l'article ou l'électrode, soit utiliser la pièce comme matrice métallique pour former soit une autre électrode soit un outil en l'utilisant comme cathode dans un autre bain électrolytique de sel métallique. 2. Procédé selon la revendication l caractérisé en ce que soit le premier bain de sel de métal, soit le second bain de sel de métal, soit les deux, contiennent au moins un additif sous la forme d'au moins une substance pouvant réduire la tendance du métal déposé à la surface métallique à la liaison au modèle afin de faciliter la séparation de la pièce en métal déposé du modèle sans endommagement des surfaces. 3. Procédé selon revendication 1 ou 2 caractérisé en ce que le revêtement métallique formé sur le modèle est en argent. 4. Procédé selon la revendication 3 caractérisé par l'application de l'argent sur le modèle soit sous la forme d'une solution vraie soit sous la forme d'une solution collotdale dans un milieu constituant un solvant et un véhicule permettant l'adhérence d'une couche mince d'argent à la surface du modèle, et l'enlèvement de l'argent en excédant après évaporation ou expulsion du solvant. 5. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que la pièce en métal destinée à être utilisée comme électrode est préparée soit à partir du cuivre d'un bain de cuivrage, soit à partir du cuivre et d'au moins un autre métal d'un bain complexe de sels de métaux, tel que le tungstène-cuivre et le cuivre étain. 6. Procédé selon revendication 1 ou 2 caractérisé en ce que la pièce en métal destinée à être utilisée comme outil est préparée à partir de nickel sur la matrice en métal utilisée comme cathode dans un bain de nickelage contenant les additifs facilitant la séparation de la pièce résul- tante en nickel soit de la matrice soit de la cathode en métal. 7. Procédé selon la revendication 6 caractérisé en ce qu'avant l'utilisation de la matrice en métal comme cathode dans le bain de nickelage, cette matrice est revêtue d'une couche mince d'argent après nettoyage des surfaces de la matrice en métal. 8. Procédé selon revendication 1 ou 2 pour la production d'une pièce en nickel, destinée à être utilisée comme outil, caractérisé en ce que la pièce obtenue a une surface constituant une copie positive-d'une face du modèle, le procédé comportant, après le nettoyage de la surface du modèle, l'application de la couche mince de métal, de préférence d'une couche d'argent, sur cette surface, l'utilisation de la pièce revête dans un bain élecrolytique d'un sel de métal d'un type autre qu'urbain de nickelage, tel qu'un bain de cuivrage, avec connexion de la couche de métal en tant que cathode, la séparation avec soin de la pièce en métal produite par dépôt de métal sur la surface de la cathode afin que sa surface ne soit pas endommagée, l'utilisation d'au moins la partie de la pièce en métal ayant la surface constituant une image négative de la surface du modèle dans un bain de nickelage contenant les additifs facilitant la séparation et de préférence les additifs provoquant le durcissement de nickel, en quantités faibles mais efficaces, et la séparation de la cathode de la pièce en nickel déposée sur la cathode pour son utilisation pour la fabrication de l'outil. 9. Procédé selon la revendication 8 caractérisé par le traitement thermique de l'outil préparé à partir de nickel à une température comprise entre environ 375"C et 4250C et de préférence entre 3950C et 405"C pour augmenter le dureté à une valeur substantiellement supérieure à celle de outil en acier recuit, et ensuite son utilisation pour le matriçage d'un outil en acier non trempé qui est ensuite trempé. 10. Procédé selon revendication 1 ou 2 pour former une pièce destinée à être utilisée comme outil, cette pièce ayant une surface constituant une copie négative d'une surface d'un modèle, caractérisé par la production d'un moulage de-la surface du modèle en une matière, de préférence une matière plastique, dont la forme ne change pas dans un bain d électrolyse en sel de métal à des températures modérées, l'applization d'une couche mince de métal sur la partie du moulage dont la surface a la forme de la copie négative de la surface du modèle, et l'utilisation du moulage portant ce revêtement en tant que cathode dans un bain de sel de métal d'un type autre que le bain de nickelage, la séparation de la pièce métallique formée sur la cathode du moulage, l'utilisation comme cathode d'au moins la partie de la pièce en métal présentant une surface constituant une copie positive de- la surface du moulage dans un bain de sel de nickel contenant au moins l'un des additifs facilitant la séparation et au moins un additif favorisant le durcissement du nickel, la séparation de la pièce en nickel déposée de la piece en métal utilisée comme cathode, et l'utilisation-d'au moins la partie de la pièce en nickel ayant la forme d'une copie négative du moulage pour former un outil de matriçage ou de formage. 11. Procédé selon revendication 8 ou 10 caractérisé par la formation sur la pièce en métal servant comme cathode d'une ccuche mince d'ar gent au moins sur cette partie de la surface avant l'utilisativn de la pièce dans le bain de nickelage. 12. Procédé selon la revendication 10 caracterisé par le traitement thermique de l'outil en nickel à une température comprise environ entre 375"C et de préférence entre 3950C et 4050C pour le durcissement du métal. 13. Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 à 12 caractérisé en ce que l'additif facilitant la séparation est constitue par une petite quantité d'amoniac ou contient une petite quantité d'amoniac. 14. Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 à 13-, caractérisé en ce que l'additif facilitant la séparation contient une petite quantité de chlore. 15. Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 à 12, caractérisé en ce que l'additif facilitant la' séparation est formé par une petite quantité de chlorure d'ammonium ou contient une petite quantité de chlorure d'ammonium. 16. Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 à 14, caractérisé en ce que l'additif facilitant la séparation est formé ou contient des éléments métalliques d'un type autre que le nickel, tels que le fer et les sels métalliques, en petite quantité. 17. Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 à 15 caractérisé en ce que l'additif du bain contient des substances contribuant à augmenter la dureté de la pièce en nickel sans rendre le métal fragile dtune façon indésirable quand la pièce en nickel est traitée thermiquement à une température comprise entre environ 3650C et 4250C. 18. Article en nickel destiné à être utilisé comme cathode dans un bain électrolytique pour le dépôt de nickel catactérisé en ce qu'il a été formé par le procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 12.