L'invention concerne un dispositif d'affûtage de la lame sans fin équipant certaines machines à refendre, dispositif comportant au moins une meule travaillant par sa périphérie le tranchant de la lame sans fin, meule dont le positionnement par rapport à l'arête tranchante de la lame à affuAter est réglable. Les machines à refendre à lame sans fin sont surtout utilisées dans l'industrie du cuir, mais aussi au refendage d'autres matériaux comme la mousse de plastique, le caoutchouc, etc... Pour remplir sa fonction, la lame sans fin doit constamment être affûtée dans des conditions au maximum identiques. L'angle d'affttage doit être déterminé en fonction du matériau à refendre et est à maintenir constant malgré le processus d'usure de la meule. Les réductions de largeur de lame sans fin occasionnées par l'affdtage sont compensées de façon connue par l'action automatique de dispositifs de rattrapage, la distance séparant ltarête tranchante de la ligne médiane du rouleau faisant circuler la lame sans fin étant alors maintenue constante. On peut d'ailleurs, sur les machines à refendre à lame sans fin de type connu, régler au choix cette distance. On a essayez sur les machines à refendre à lame sans fin, de maintenir constant l'angle d'affttage en prévoyant la possibilité de régler la position de la meule perpendiculairement et parallèlement au plan de la lame saris fin. Pour compenser l'usure de la meule, il était alors nécessaire de régler celle-ci dans les deux plans de réglage, opération demandant beaucoup d?adresse et beaucoup d'expérience dès lors qu'il slagissait de donner à la meule une position qui soit fonction de son usure et pour laquelle le même angle d' aftage puisse etre conservé. Pour éliminer ces difficultés concernant le réglage de position d'une meule qui s'use, un mode d'affttage différent a été proposé par le brevet DX - 05 2 046 399, selon lequel on afft- te la lame sans fin en se servant de la face frontale de meules à boisseau et de meules cylindriques. Ce principe d'affsstage ne peut toutefois slimposer dans la pratique, l'action de la meule sur la lame sans fin se produisant dans deux sens opposés.L'invention a pour but de créer un dispositif à utiliser sur machine à refendre à lame sans fin, dispositif équipé de meules travaiiia par leur périphérie le tranchant de la lame sans fin, meules pou vant se régler de façon telle que l'angle d'affûtage se maintienne automatiquement à une valeur constante. Ce but est réalisé par le fait que le parcours de réglage de l'axe de la meule se limite à une avance pratiquement rectiligne en direction de l'arête tranchante, avance effectuée sous un angle qui, par rapport à la normale au plan de la lame sans fin, est égal à l'angle d'affûtage désiré, ce dernier étant compris entre la tangente à la meule au point représentant l'arête tranchante et le plan de la lame sans fin. Cette conception du parcours de réglage de l'aie de la meule fait que la tangente à la meule passant par llarête tranchante maintient sa direction, du fait du parcours de réglage pratiquement rectiligne et dirigé obliquement vers l'arête tranchante, indépendamment du degré d'usure de la meule, ce qui du point de vue effet revient au même que le maintien à une valeur constante de l'angle d'affûtage défini par la tangente. Etant donné qu'il n'y a qu'une avance à réaliser, l'opération de réglage même se trouve notablement simplifiée, la personne chargée du service de la machine n'ayant plus qu'à réaliser cette seule avance en s'assurant seulement de ce que le processus d'af^utage a bien lieu, ceci grâce au fait que l'angle d'afûtage est maintenu automatiquement constant. Il existe plusieurs façons de réaliser un parcours de réglage rectiligne. On peut d'abord prévoir à cet effet une avance rectiligne, laquelle peut s'effectuer sous des formes connues. D'autre part, il est également possible de concevoir le parcours de réglage tel qu'il soit défini par un levier solidaire, par l'une de ses extrémités, de l'axe de la meule et monté par l'autre extrémité sur un point d'articulation, levier dont la longueur soit telle pour que lors de son pivotement consécutif à l'usure de la meule, écart entre le déplacement réel et un déplacement de réglage rectiligne soit insignifiant. Plus long sera le levier, plus réduit sera évidemment l'écart précité. Pour obtenir sur toute la plage de pivotement du levier un écart minimal entre parcours réel et parcours de réglage rectiligne, il faut que pour les positions du levier correspondant respectivement à une meule intacte et à une meule parvenue au dernier degré d'usure admissible, les positions correspondantes du centre de la meule se situent sur une droite de liaison passant par l'arête tranchante et que le parcours de réglage effectif, qui coupe par deux fois un parcours imaginaire rectiligne, présente de part et d'autre de ce dernier des écarts angulaires wymétriques. T1 en résulte qu'en se basant sur un parcours de réglage rectiligne, on peut considérer les écarts subis par l'angle d'afittage dans le sens de rotation positif et dans le sens de rotation négatif comme pratiquement égaux et d'une valeur très réduite. La réalisation du parcours de réglage au moyen du levier précité donne la possibilité de prévoir le point d1articula- tion de celui-ci sur un curseur pouvant occuper des positions réglables sur une trajectoire circulaire admettant comme centre 1'arête tranchante, Chaque déplacement du curseur provoque alors une modification de l'angle d'afffitage, mais à chaque position du curseur, un parcours de réglage pratiquement rectiligne passe par llar8te tranchante, de sorte que l'angle d'affaitage est maintenu constant indépendamment de l'usure de la meule. I1 est possible de concevoir le dispositif pour une action bilatérale sur la lame sans fin ; il y a alors un angle d?ntfttage pour chacune des faces supérieur et inférieure de la lame sans fin. Ces angles peuvent entre, par rapport au plan de la lame sans fin, symétriques ou asymétriques suivant l'angle que fait avec ce plan le parcours de réglage. I1 est utile de prévoir une plaque de guidage permettant de déplacer le dispositif dans le plan de la lame sans fin, en direction de celle-ci ou en direction inverse. Cette disposition permet de toujours aligner exactement le parcours de réglage sur llarete tranchante. Sur les figures, un exemple d'exécution de l'invention est représenté s - Figure I - Dispositif d'affdtage bilatéral d'une lame sans fin, vu de c5té. - Ligure 2 - Représentation géométrique en rapport avec le dispositif de la figure 1. Le dispositif représenté à la figure 1 comporte un bâti 1 sur lequel sont montées, directement ou indirectement, les autres pièces composantes. Le bâti 1 présente une plaque de guidage 2 équipée d'une rainure de guidage 3 en forme d'arc de cercle. Cette rainure 3 assure le guidage da curseurs 4 et 5 pouvant coulisser sur la trajeBtoire définie par la rainure 3. De chaque curseur 4, 5, émerge un axe 6, 7 servant de point d'articulation à un levier 8,9. A l'extrémité du levier 8, 9, est monté l'ase de la meule 12, 13, laquelle peut donc décrire une trajectoire circulaire autour de l'axe 6, 7.Sur le levier 8,9, est installé un moteur d'entrainement 14, 15 qui, par une poulie à gorge 16, 17, une courroie 18, 19 et une autre poulie à gorge 20, 21 solidaire de la meule 12, 13 entraîne cette dernière. Les meules 12 et 13 sont latéralement décalées l'une par rapport à lEa-atre et leurs profils, vus en direction axiale, se recouvrent quelque peu. Les meules 12 et 13 assurent ltaffûta- ge, selon une technique connue, de la lame sans fin 22 représentée en coupe, lame que des guidages non représentés maintiennent dans cette position et dont un moteur assure ltentratnement. Lors de son mouvement, qui s'effectue normalement au plan du croquis, la lame sans fin 22 est sur la totalité de sa longueur soumise au travail dFaCEQtage des meules 12 et 13. Pour représenter l'effet d'usure auquel sont soumises les meules 12 et 13, le contour d'une meule usée 23 a été représenté en mixte fin sur la figure 1. Cette meule 23 résulte par usure de la meule 12. Pendant que se déroule ce processus d'usure, le levier 8 se rapproche de plus en plus de la lame sans fin 22, cependant que le centre de l'axe de meule 10 se déplace le long de l'arc de cercle tracé 24. n faut préciser ici que les proportions adoptées sur la figure 1 ne correspondent pas aux rapports dimensionnels réels, une usure aussi forte que celle représentée ici ne se produisant pas dans la réalité, et le levier 8,9 étant notmalement beaucoup plus long, comparé aux dimensions des meules 12, 13. Le fnnctionnement du dispositif ainsi représenté àla figure 1 peut être expliqué en se reportant à la figure 2. Les centres des meules 12 et 23 de rayon RI 2 et R23 sont désignés sur la figure 2 par les repères 12' et 23'. Du fait de usure, le centre de la meule 12 se déplace suivant l'arc de cercle 24 du point 12? au point 2D' en passant par un point milieu 25 qui représente le centre de la meule à mi-usure. Bien que le centre de la meule 12 se déplace sur une trajectoire circulaire 24, cette trajectoire, du fait que le levier 8 (non représenté sur la figure 2) n'opère qu'un déplacement angulaire réduit et du fait aussi de la longueur relativement importante du rayon Rs, s'écarte peu de la ligne droite, de sorte que l'on peut encore parler d'un déplacement de réglage rectiligne entre les points 12' et 231. Un parcours de réglage rectiligne (parcours idéal) est représenté sur la figure 2 (repère 26). Un déplacement en translation sur ce parcours rectiligne idéal des centres 12' et 23t ne modifierait pas la position de la tangente 28 aux profils circulaires des meules 12 et 25 passant par la projection 27 de l'ar- te tranchante. Cette tangente forme avec le plan médian 29 de la lame sans fin 22 l'angle d'affdtage v10 Cet angle d'affttage se retrouve entre la perpendiculaire 30 au plan 29 de la lame sans fin et le parcours idéal 26 (angle w2). Le parcours de réglage 24, tel qufil est tracé ici, coupe par deux fois le parcours idéal de réglage 26 durant la rotation du levier 8 amenant le point 12? au point 23t par la point 25. Les points 12' et 23, ainsi que le point correspondant i ltarête tranchante 27 sont sur une même droite, la droite 31. Be point 25 est situé sur la droite 32 qui, elle aussi, passe par le point 27.Les angles w3 d'une part, formés par les droites 31 et 26 et w4, formé par les droites 26 et 32, sont égaux, c'està-dire que les points extrêmes du parcours de réglage 24, en l'occurence les points 12! et 32' d'une part, 25 d'autre part, sont situés sur des droites symétriques par rapport au parcours de réglage idéal 26. L'écart fait par la tangente 28 avec sa position idéale a donc la mme valeur pour les points extrêmes préoité valeur tout à fait réduite comme le montre la figure 2; encore faut-il considérer que sur cette figure, les écarts angulaires ont été volontairement exagérés. Sur un dispositif ayant fait l'objet d'une réalisation pratique, les dimensions suivantes ont été relevées : longueur de R8 = 600 mm ; plus grand rayon de meule R12 = 125 mm ; plus petit rayon de meule R23 = 90 mm. les variations subies par l'angle w1 se sont révélées négligeables et n'ont atteint que quelques minutes d'angle. Le parcours de réglage pourrait être réalisé non plus par les leviers 8 et 9 mais par un quelconque guidage droit de type connu qui permettrait de suivre le parcours de réglage idéal 26. l'utilisation des leviers 8 et 9 donne tcjutefois la possibi- lité de modifier de façon simple l'angle d'affûtage w1. A cet effet, ont été prévus les curseurs 4,5 présentés sur la figure 1. Comme il a déjà été dit, la rainure 3 guidant dans leur déplacement les curseurs 4, 5 décrit une trajectoire circulaire ayant pour centre lgarete tranchante 27. Le rayon de cette trajoctoire est désigné par 23. Cela signifie que lors d'un réglage , par exemple, du curseur 4, l'axe 6 parcourt l'arc de cercle 33 de centre 27, le parcours idéal 26, itobliquité correspondante, continuant à passer par l'arête tranchante 27. il en résulte donc pour chaque position du curseur 4, par rapport à la lame sans fin 22, les mêmes conditions d'affaitage pour la meule 12 et pour la meule usée 23o La plaque de guidage 2 est dotée d'une échelle graduée 34 (représentée ici par cinq graduations) , échelle qui permet avec le repère 35 que porte le curseur 4, de toujours pouvoir lire directement la valeur de réglage de l'angle d'affûtage wi. l'échelle 34 est à cet effet graduée en degrés. Le réglage d'adaptation de la meule le long du parcours de réglage en fonction de l'usure de celle-ci peut, comme on le sait, s'effectuer à la main, la personne assurant le service de la machine ayant plus qu'à observer la meule et la lame sans fin pour s'assurer de ce que le processus d'affûtage se déroule de façon satisfaisante. Il est de plus possible d'automatiser ce réglage dladaptat on, l'avance de la meule étant alors à régler en fonction de l'usure. Pour pouvoir, en fonction de la position de la lame sans fin 22, déplacer le dispositif dans le plan 29 de cet ici (c'est-à-dire, pour ltexemple choisi sur le croquis, de gauche à droite ou de droite à gauche), la plaque de guidage peut coulisser dans le bâti grâce au guidage à rainure 36. En avançant ou en reculant le dispositif, on aligne avec précision le parcours de réglage idéal 26 avec l'ar8te tranchante 27. Pour contrôler cette opération d'alignement, une échelle graduée 37 a été prévue sur la plaque de guidage 2, ainsi qu'un repère 38. Précison enfin que le dispositif qui vient d'être décrit peut aussi bien être conçu pour un affilage unilatéral que pour un affûtage bilatéral de la lame sans fin 22. Les explications données conviennent pour la partie du dispositif le complétant en vue d'un affûtage bilatéral. REVENDICATIONS 1) Dispositif d'affQtoge de la lame sans fin équipant certaines machines à refendre, comportant au moins une meule travaillant par sa périphérie le tranchant de la lame sans fin, meule dont le positionnement par rapport à l'arête tranchante de la lame à affûter est réglable, caractérisé par le fait que le parcours de réglage (24, 26) de l'axe de la meule (121, 23!, 25) se limite à une avance pratiquement rectiligne en direction de ltarête tranchante (27), avance effectuée sous un angle (w2) qui, par rapport à la normale (30) au plan (29) de la lame sans fin, est égal à l'angle d'affûtage désiré (wu), ce dernier étant compris entre la tangente (28) à la meule au point représentant l'arête tranchante et le plan de la lame sans fin (29). 2) Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le parcours de réglage (24) est défini par un levier (8,9) solidaire par l'une de ses extrémités de l'axe de la meule (10, 1t) et monté par l'autre extrémité sur un point d'artiEulation (6,7), levier dont la longueur est telle que lors de son pivotement consécutif à l'usure de la meule (12, 13), l'écart entre le déplacement réel et un déplacement de réglage rectiligne (26) est insignifiant. 3) Dispositif selon la revendication 2, caractérisé par le fait que pour les positions (I 2', 23') du levier (8, 9) correspondant respectivement à une meule intacte et à une meule parvenue au dernier degré d'usure admissible, les positions correspondantes du centre de la meule (12', 23') se situent sur une droite de liaison (51) passant par l'arêbe tranchante (17) et que le. parcours de réglage effectif (24), qui coupe par deux fois un parcours imaginaire rectiligne (26), présente de part et d'autre de ce dernier des écarts angulaires symétriques. caractérisé 4) Dispositif selon la revendication 2 ou 3,/par le fait que l'axe d'articulation (6,7) est monté sur un curseur (4, 5) pouvant occuper sur une trajectoire circulaire (33) admettant pour centre l'arête tranchante (27) des positions réglables. 5) Dispositif selon une des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait qu'il peut agir sur les deux faces de la lame sans fin (22). 6)Dispositif selon une des revendications 1 à 5s ca- ractérisé par le fait qu'il est monté sur une plaque de guidage (2) permettant son déplacement dans la direction du plan (29) de la lame sans fin, vers celle-ci ou en sens inverse.