La présente invention concerne un systeme de calage pour bouteilles. De nombreux types de calage en carton sont actuel le ment commercialisés : en général, ils comportent des éléments de separation permettant d'éviter les chocs entre deux bouteilles adjacentes. Peu faciles à monter, ils sont en outre coQteux en raison des surfaces trop importantes de carton à utiliser. Ainsi le brevet FR 1521839 decrit un élément de séparation pour emballages constitué d'une bande de carton obtenue à partir d'un flan ne présentant pas de decoupes intérieures et étant seulement déformée pour creer des lignes de pliage. Le brevet FR 2105726 décrit un cloisonnement pour l'emballage de bouteilles comportant une face constitubant un fond, deux faces latérales verticales et une face médiane formee de bandes repliables utilisees en tant que cloisons verticales. La demande de brevet FR 2172757 propose un cloisonnement pour l'emballage de bouteilles couches comportant une première face constituant un fond rectangulaire et une deuxième face articulée sur l'un des bords de la première, présentant des lignes de pliage au moins partiellement obliques, délimitant deux cloisons rabattables pour définir deux logements extérieurs. Le certificat d'utilité FR 2147858 décrit un cloisonnement constitué d'un flan de carton decoupé et rainé puis replié pour former un berceau comportant deux bandes latérales repliables pour constituer un fond intercalaire et une partie médiane sur laquelle sont prélevées des cloisons articulées à leurs deux extremités sur des empiècements. La demande de brevet français 2322056 décrit un élé- ment de casier d'emballage en carton comprenant une plaque inferieure et une plaque superieure superpo sées, la plaque supérieure comportant au moins un volet découpé et rabattu autour d'une ligne de pliage, ce volet étant pourvu d'une languette qui s'engage dans une fente pratiquée dans la plaque inférieure : le volet est ainsi maintenu perpendiculaire à la plaque. La demande de brevet FR 77 20480 au nom de la Demanderesse propose un calage pour bouteilles, efficace, simple à monter et permettant une economie de matière : ce calage est obtenu à partir d'un flan de carton ondulé rainé et découpé comportant une premiere face pour constituer le fond et une deuxième face, formée d'une ou plusieurs parties, articulées sur le et/ou les bords de la première, l'une et/ou l'autre face présentant uniquement des lignes de pliage parallèles et des découpes définissant des ouvertures permettant d'obtenir des volets, qui pliés perpendiculairement aux faces, délimitent n logements la largeur totale de la ou des parties de la deuxième face devant constituer le fond, étant au plus égale à (n - 1) fois le diamètre des bouteilles. La présente invention permet une économie supplémentaire de matière en proposant un système de calage ne comportant pas d'élément de séparation. Ce type de cale, en carton, n'est pas très répandu. On peut néanmoins citer le brevet français 1188286 qui décrit un élément de conditionnement constitué d'une feuille découpée en formant une bande centrale 1 et de part et d'autre deux bandes espacées, reliées à la bande centrale par des charnières à deux branches, ces charnières étant disposées en quinconce de sorte que, par rapprochement des bandes, on forme une plaque de base de l'élément, tandis que les charnieres forment des chevalets de calage et de repos des goulots de bouteilles, les corps de celles-ci étant séparés sur ces chevalets dont les sommets constituent dans un emballage à plusieurs ran gées, des appuis pour la plaque de base de l'élément voisin. Les brevets français 2179488 et 2293377 décrivent des chevalets pour l'emballage d'ampoules, la rigidité des chevalets étant obtenue par des pattes de liaison. Le montage de ces pattes est une opération délicate et ralentit les cadences d'emballage. On a découvert qu'il était possible d'obtenir un cal a ge efficace ne nécessitant aucun pré-montage, en rainant et un découpant un flan de matiere semi-rigide notammen-t de carton, de façon à former une bande centrale et deux bandes latérales dans lesquelles sont prélevées des pattes articulées, disposées en quiconce, et pourvues d'une ouverture, ainsi que des volets liant les extrémités des pattes situées d'un même côté du flan, les raines permettant l'articulation des pattes étant situées à une distance telle des bords du calage que lors de son montage, les pattes soient bloquées en position oblique entre le fond et les volets plaqués contre les parois verticales opposées de la caisse. Selon une forme préférée de l'invention aucune ligne de coupe n'est une ligne fermée ; en d'autres termes, à partir d'un flan carré ou rectangulaire, les lignes de coupe sont telles qu'aucune partie du flan initial n'est éliminée. L'invention sera mieux comprise à l'aide des dessins annexes donnés à titre d'exemples non limitatifs. La figure 1 montre une vue de dessus du calage selon la forme préférée de l'invention. La figure 2 présente une vue en perspective du calage de la figure 1, une fois monté dans une caisse. Un flan 1 est découpé (traits pleins) et rainé (pointillés) de façon à former une bande centrale 2 et deux bandes latérales 3 et 4 dans lesquelles on prélève des pattes articulées 5, 6, 7, 8 et des volets 11 et 12 liant respectivement les pattes 5, 6 et 7,8. La hauteur h des pattes est telles que la largeur hors tout l de la cale soit supérieure à la largeur de la caisse dans laquelle elle doit être montée. Ainsi au moment du montage les pattes 5, 6, 7, 8 sont légèrement relevees et sont bloquées en position oblique entre les volets 11, 12 plaqués contre les parois verticales opposées de la caisse et le fond 2. Les ouvertures 5a, 6a, 7a et 8a, pratiquées dans la partie commune aux volets 11, 12 et aux pattes forment des languettes qui maintiennent l'extrémité des -goulots des bouteilles. De même les parties des volets situées de part et d'autre des pattes servent à maintenir le culot des bouteilles. La distance d, entre deux bords en regard de deux pattes successives est au plus égale au diamètre des bouteilles. Les lignes de découpe D1 et D2 sont pratiquees de telle façon que les lignes d'articulation des pattes 5,6, 7,8 se trouvent à l'intérieur, et non pas au bord, de la partie du flan constituant le fond du calage, ce qui permet le pivotement automatique des pattes dès l'introduction du calage dans la caisse, et leur maintien en position oblique. La distance entre les axes de deux logements contigus est légèrement supérieure au diamètre des bouteilles de façon à éviter l'emploi de cloisons intercalaires. La mise en place des bouteilles est très simple : une fois la cale placée dans une caisse, il suffit de poser le goulot d'une bouteille dans l'ouverture 8a d'une patte et le culot dans l'espace situé entre les pattes 5 et 6. La bouteille suivante est placee tête-bêche par rapport à la première. On notera que le calage selon l'invention présente des lignes de coupe qui ne sont jamais des lignes fermées il n'y a ainsi aucune chute de carton. Les exemples donnés concernent des cales permettant de ranger quatre bouteilles : il est évident que l'invention n'est nullement limitée à ce nombre et que l'on peut proposer de nombreuses variantes sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Calage pour bouteilles rangées tête-bêche, caractérise en ce qu'il est obtenu à partir d'un flan de matière semi-rigide, notamment de carton, rainé et découpé de façon à for mer une bande centrale et deux bandes laté rales dans lesquelles sont prélevées des pattes articulees disposées en quinconce, pourvues d'une ouverture, ainsi que des vo lets liant les extremites des pattes situées d'un même côté du flan, les raines permet tant l'articulation des pattes étant situées à une distance telle des bords du calage que lors de son montage, les pattes soient blo quées en position oblique entre le fond et les volets plaques contre les parois verti cales opposees de la caisse. 2. Calage selon la revendication 1 caractérise en ce que les lignes de coupe sont telles que la distance entre les axes de deux logements contigus soit légèrement superieure au diame tre des bouteilles. 3. Calage selon la revendication 2 caractérisé en ce qu'aucune ligne de coupe n'est une li gne fermée. 4. Calage selon l'une quelconque des revendica tions précédentes caractérisé en ce que la distance entre les bords en regard de deux pattes consécutives est au plus egale au dia mètre des bouteilles.