La présente invention est relative à des produits franchissant la panse utilisables comme supplément ou complément à un aliment pour ruminants pour accroître l'absorption alimentaire, pour compenser eu équilibre énergétique et/ou alimentaire négatif et pour protéger les 5 médicaments ou agents de diagnostic au cours de leur passage dans le rumen ou panse. L'invention vise également un procédé d'administration du produit aux ruminants. Conformément à l'invention, il est possible de fournir aux ruminants des sources hautement énergétiques et des substances biologiqms-10 ment actives d'une manière telle que ces substances ne sont pas converties ou libérées à un degré important au cours de leur séjour dang la panse, mais sont offertes à l'animal dans les parties du tube digestif situées au-d«là de la panse. La présente invention a poux- objet un produit franchissant la 15 panse, à incorporer dans un produit alimentaire pour ruminants, eor>= prenant au moins une substance biologiquement active enrobée par ou complètement ou partiellement enfermée dans «ne aatrice d'un acide monocarboxylique aliphatique satïiié, linéaire ou ramifié, suW*it?iS ou insubstitué, contenant au moins 14 atomes de carbone dans à& mcls=-20 cule ou d'un mélange dudit acide saturé et d'un acide monocarboxylique aliphatique insaturé, linéaire ou ramifié, substitué ou insubsii-» tué ayant au moins 14 atomes de carbone dans sa molécule , ou d'ua sel dudit acide ou mélange d'acides; ledit acide ou mélange d'acides étant un acide ou mélange d'acides ou sel de ceux-ci différent de la 25 substance biologiquement active lorsque la substance biologiquement active est 1'un desdits acides ou mélanges d'acides ou sels de ceux-ci; ledit acide ou mélange d'acides ou sel de ceux-ci étant à peu près complètement résistant au milieu de la panse ds telle sorte que la substance biologiquement active n'est pas libérée à un degré im-30 portant dans la panse lorsque le produit est dans la panse. Par "substances biologiquement actives" on veut désigner les substances normalement sujettes à subir des réactions chimiques ea présence du contenu de la panse et/ou de la microflose de la panse ou influençant cette microflore. Cette classe de substances comprend 35 les aliments pour ruminants utilisables isolément su an toute association désirée. Les "substances biologiquement actives" peuvent être en hydrate de carbone, particulièrement le glucose et/ou une substance glueogène, c'est-à-dire une substance pouvant être considérée comme 72 09472 2 2132027 un précurseur de glucose et provoquant la formation de glucose chez le ruminant. La substance biologiquement active peut également être un acide aminé, par exemple la méthionine, ou une graisse, par exemple une graisse animale qui est un triglycéride d'un acide gras. La substance biologiquement active peut aussi être un acide gras, c'est-à-dire l'un des acides monocarboxyliques aliphatiques contenant au moins 14 atomes de carbone, du type précité, bien qu'il soit évident que lorsque la substance biologiquement active est un acide gras, celui-ci sera différent de l'acide gras utilisé pour protéger la substance biologiquement active au cours de son passage dans la panse. Les produits selon la présente invention peuvent également contenir des médicaments ou des agents de diagnostic comme substance biologiquement active, et, comme exemples de substances de ce type pouvant être contenues dans les produits selon l'invention, on cita-ta des antibiotiques, des sulfonamide3, des anthelraintiques des milieux de contraste aux rayons-X. Il est bien connu que les ruminants *.û£i% capables d'utiliser certains aliments qui, sinon, seraient cGii.i,Iêiememf ou parti*,ii.efflent miigérés., car les aliments sont tout d'abord soumis à un traitement '"icrobien dans la panse, qui provoque leur conversion en une forme digestible. On sait également que cette conversion dans la panse n' est pas limitée à des substances qui seraient par ailleurs indiges-tibles, mais qu'elle intéresse également, à rua degré variable, des substances qu'il serait souhaitable de laisser franchir la panse à 1* état inchangé. La présente invention fournit l'occasion de permettre à des aliments et autres substances de franchir la panse de manière pratiquement complètement inattaquée, rendant possible leur utilisation dan? les parties plus en aval du tube digestif des ruminants « L'invention permet également de protéger les ±~rcee&/;«s ayant normalement lie» dans la panse contre les effets indésirables provoqués par cUr substances la traversant,par exemple concentrations anormalement élevées des substances biologiquement actives. On peut considérai* la panse comme une chambre de fermentation ne fonctionnant de façon optimale que dans des limites physico-chimiques étroites. De petites modifications, par exemple de pH, perturberont facilement 1' équilibre ténu, en symbiose, entre diverses sortes de microorganismes qui ont presque tous des fonctions particulières dans les processus de fermentation complexes se produisant dans la panse* Cela fait qu* 72 09472 3 2132027 il est nécessaire d'exiger que la ration de fourrage totale destinée aux ruminants remplisse certaines conditions physico-chimiques. Il y a des moments où les ruminants ont des" besoins alimentaires exceptionnellement élevés qui, souvent, sont insatisfaits. Une vache 5 laitière passe par deux périodes très critiques pendant lesquelles les besoins nutritifs sont très élevés. L'appétit de la vache se modifie au cours de la lactation, "appétit" signifiant ici le pouvoir d'absorber du fourrage. Le fourrage absorbé doit couvrir les besoins de la vache des points de vue reconstitution et production (croissan— 10 ce de l'embryon et sécrétion lactée). Les vaches laitières ayant une production particulièrement élevée ont une capacité et un intervalle entre les veaux qui font que la production totale au cours de la dernière partie de la lactation est plus élevée que celle pouvant être entretenue par l'absorption de fourrage. Cela se produit même dans 15 les conditions les plus favorables. Au dessin annexé, donné uniquement à titre d'exemple, la Fig. unique représente la courbe de production dite courbe de production en puissance ainsi que la courbe de production réelle chez les vaches. La production du lait, en kg, est portée en ordonnée et les mois de lactation sont portés en abscisse, la pé-20 riode commençant et finissant par le vêlage. Le trait plein montre la production laitière réelle, et le trait discontinu montre la production laitière en puissance basée sur la valeur énergétique du fourrage. Les zones hachurées au cours des premiers 2 à 4 mois de lacta-25 tion et d'environ les 8 dernières semaines de gestation sont les périodes pendant lesquelles la vache laitière présente un équilibre énergétique négatif. Dans les conditions normales, la vache compense ce déficit d'énergie en puisant dans ses propres réserves, principalement la graisse de son propre organisme. 30 Les périodes pendant lesquelles la vache présente un déficit énergétique sont naturellement des périodes très labiles. Lorsque 1' appétit est réduit, ou lorsque la qualité nutritive du fourrage est réduite, l'écart entre courbes de production réelle et de production en puissance augmente. Cela entraîne souvent une réduction de la pro-35 duction, car le pouvoir qu'a l'animal de mobiliser les graisses de son propre organisme et de convertir les graisses dans le foie est limité. " Il y a un écart'analogue entre courbe de production en puissan 72 09472 4 2132027 ce et courbe de production active au cours de la dernière partie de la gestation chez les moutons, en particulier chez les animaux avec deux foetus, ou plus. Un écart énergétique peut également résulter des conditions de 5 milieu, par exemple de température et de composition du fourrage. Les conditions climatiques présentant une température élevée provoqueront une réduction de l'appétit. En particulier pendant les périodes de chaleur, l'absorption de fourrage peut correspondre à seulement 50% des besoins alimentaires réels. Lorsque la ration de base 3 est principalement constituée par du fourrage grossier (fourrage ensilé, foin, paille, etc..) le volume du fourrage peut limiter la quantité de fourrage absorbée et, ainsi, empêcher que les besoins nutritifs soient pleinefflent satisfaits. C'est ainsi qu'au cours de certaines périodes l'animal présenta» 5 un équilibre énergétique négatif et mobilisera les substances en dépôt dans son organisme pour couvrir le déficit. Ces phases d'équilibre énergétique négatif représentent naturellement une lourde fatigue pour l'appareil digestif de l'animal et, dans bien des cas, provoqueront une cétose. trouble du métabolisme caractérisé, entre autres, 0 par une diminution du taux de sucre sanguin et par une élévation du taux des cétones et des acides gras non estérifiés dans le plasma sanguin ainsi que par un moindre empressement à se nourrir et par un rendement réduit en lait. Il s'agit là d'un trouble du métabolisme très indésirable. 5 Les essais métaboliques effectués sur des vaches à haut rende ment ont montré qu'il est impossible, par des procédés d'affourra-gement classiques, de couvrir les besoins en énergie pendant les périodes d'"équilibre négatif. Si on administre aux ruminants du glucose, tel que, il est pratiquement entièrement converti dans la 0 panse en acides gras, en les proportions approchées suivantes: Acide acétique 57$, en poids Acide propionique 22%, en poids Acide butyrique 21 %t en poids Une alimentation présentant un excès d'hydrates de carbone aisé-5 ment digestibles provoquera une diminution du pH dans la panse à cause d'une production excessive des acides gras volatils précités accompagnés d'un peu de CQ^ et d'I^O. Cette fermentation des hydrates de carbone dans la panse explique la différence essentielle entre ru— 72 09472 5 2132027 minants et animaux n'ayant qu'un seul estomac, en ce qui concerne le métabolisme du glucose. Chez les animaux avec un seul estomac, le glucose passe dans le foie à travers l'intestin et, ainsi, est utilisé au maximum chez l'animal, e'est-à-dire qu'une partie mineure set.- • 5 lement de l'énergie apportée par le glucose sera perdue sous forme -âs chaleur. La majeure partie de l'énergie peut être utilisée par l'animal aux fins de synthèses et de travail musculaire. Chez les ruminants, toutefois, le glucose fourni au foie par l'intestin représentera une très faible quantité lorsqu'on donne un fourrage ordinaire 10 et les animaux doivent satisfaire leurs besoins en glucose par glu-conéogénèse, par exemple à partir de propionate provenant de la décomposition d'hydrates de carbone dans la panse. Chez les ruminantss un affourragement ordinaire ne permettra l'absorption que de faibles quantités de glucose, en tant que tel, à partir du tïibe digestif. Les 15 hydrates de carbone contenus dans le fourrage provoqueront généralement la formation des acides gras inférieurs précités dans la pause, et les acides sont absorbés et utilisés coasie source d'énergie pou-j l'organisme. Toutefois, la perte d'énergie sons la forme de j-2cduc— tion de chaleur directe est bien plus élevée avec ces acides qu'avec 20 le glucose. Chez les animaux qu'on nourrit, la perte d'énergie représente d'environ 40 à 70$ de l'énergie fournie. Pour cette raison, il n'est pas économique de permettre la conversion du. glucose par la voie des acides gras. Les ruminants présentant une lactation élevée présentent faeile— 25 ment une carence en glucose car le glucose est le précurseur principal du lactose. Une vache produisant 30 kg de lait en 24 heures perd environ 1,5 kg de sucre dans le lait, sous la forme de lactose. Plus de 90$ du lactose du lait provient du glucose sangtiin. En outre, un peu de glucose est continuellement consommé dans les cellules de l8 30 animal. C'est ainsi que, chez une vache produisant environ 30 kg cl* lait en 24 heures, la consommation de glucose est considérablement supérieure à 2 kg. Comme, normalement, la vache n'absorbe qu'une petite quantité de glucose à partir de l'intestin, la quantité principale du glucose doit être synthétisée par la vache elle-même. Pour 35 cette synthèse, la vache utilise principalement l'acide propionique et des acides aminés producteurs de glucose. Comme la synthèse nécessite de l'énergie, il serait plus économique que la vache puisse absorber le glucose directement dans le sang. Là, toutefois, la panse 72 09472 6 2132027 est un obstacle* La décomposition des hexoses en acides gras inférieurs, avec, pour résultat, perte d'énergie, est le prix que le ruminant doit couramment payer pour pouvoir utiliser la cellulose qui, sinon, serait impossible à digérer. 5 Annison et Vhite (Biochem. J. 162 (1961)) ont montré que, chez les moutons, l'utilisation du glucose croît lorsqu'il est administré par voie intraveineuse. Bartly et Black (J. of Natr. 89, 317 (1966)) ont montré qu'on obtient des résultats similaires lorsque le glucose est fourni directement au duodénum de vaches en lactation. Dans ces 10 essais, jusqu'à 65$ du glucose fourni a été utilisé directement dans le métabolisme. On comprendra bien, d'après ce qui précède, l'énorme importance du glucose pour l'équilibre de la nutrition et de l'énergie, en particulier pendant les périodes d'équilibre énergétique négatif. T Parmi les aliments principaux pour les ruminants, à sa\oir les protéines, les hydrates de carbone et les graisses, les graines sont les substances ayant le loin la teneur énergétique la plus élevée par unité de poids, à savoir 9,2 kcax/g. Comme on l'a dit ci-dessus, beaucoup des substances fourragères : fournies aux ruminants sont converties par l'activité microbienne le la panse. L'une des conditions pour une utilisation normale par exemple de la cellulose et des autres aliments difficiles à digérer par les ruminants est que les microbes de la panse puissent opérer dans un milieu favorable. Une série d'essais décrits dans la littérature 2? ont montré que l'activité microbienne est restreinte et/ou que 1* utilisation du fourrage par l'animal est réduite lorsque la teneur en graisses de la ration de fourrage dépasse une certaine limite relativement basse (de 6 à 8$), De nombreux essais ont été effectués en injectant des graisses 30 dans les rations fourragères de vaches laitières. Lorsque le fourrage contient des quantités plus élevées de graisse, toutefois, la fonction de la panse se trouble. Dans lis essais, la g:.aisse utilisée était une graisse neutre mélangée avec le fourrage résiduel sous une forme finement divisée. Cette graisse est hydrolysée et hydrogénée au 35 cours de la formation d'acides gras saturés dans la panse. La graisse neutre ainsi que les acides gras libres bio-dégradés affectent de diverses manières la composition biologique de la microflore. On ne sait pas avec certitude si l'effet dépresseur de la graisse sur les micro 72 09472 7 2132027 organismes de la panse est dû au fait que les micro-organismes sont "enrobés" par une pellicule grasse qui réduit la perméabilité des membranes cellulaires ou au fait que les acides gras libres forment une pellicule sur l'épithélium de la panse et, ainsi, troublent la 5 réception des métabolites normaux de la fermentation dans la panse. Un autre fait purement physico-chimique qui limite également dans une certaine mesure l'addition de graisse aux rations fourragères pour les ruminants est que les acides gras libres formés dans la panse sous forme finement divisée forment des savons plus ou moins 10 insolubles avec les ions Ca et Mg présents dans le milieu de la panse. Ce fait a probablement une influence surtout sur le métabolisme du Mg car le Mg est surtout absorbé à travers l'épithélium de la panse. En ce qui concerne l'addition de quantités importantes de graisse aux rations fourragères pour gros bétail, un certain nombre de 15 chercheurs ont décrit que la digestion d'autres constituants alimentaires, principalement de la cellulose, est également restreinte si la teneur en graisse du fourrage est trop élevée. Au Congrès Mondial sur la Nutrition des Animaux de 1966, après une revue très étendue de la littérature, Vauschouhoek conclut qu'il 20 n'est pas souhaitable d'ajouter plus de 5$ de graisse à une ration pour gros bovidés contenant de 2 à 3$ de graisse. La "National Render Association" a également procédé à une série d'essais en ajoutant de la graisse à des gros bovins haut rendement. Ces essais sont basés sur des rations fourragères contenant respec-25 tivement 3 et 8% de graisse. Bien que, dans ces essais, la production laitière augmente de 0,5 à 0,9 kg par jour pour chaque portion de 100 g de graisse ajoutée au fourrage, cet organisme de recherche a également suggéré une limite relativement basse de graisse, par rapport au fourrage, pour les grDs bovins. 30 Alors que, théoriquement, il serait rationnel d'utiliser des additifs hautement énergétiques, sous la forme de graisse, dans le fourrage des ruminants, la sensibilité précitée des microbes de la panse vis-à-vis de fourrage à teneur élevée en graisse fixe une limite relativement basse pour la quantité de graisse virtuellement utili-35 sable. La quantité journalière maximale de graisse dans le fourrage, pour une vache pesant de 500 à 700 kg, est probablement d'environ 700 g. Toute addition de graisse au-delà de cette valeur produit un effet défavorable sur les processus digestifs dans la panse et, en 72 09472 8 2132027 conséquence, une baisse de rendement. Bien que la plupart des essais relatifs à l'addition de graisse aient été effectués sur des grosses vaches grandes laitières , il est permis d'effectuer des comparaisons avec d'autres ruminants, par 5 exemple avec les moutons. Des recherches récentes sur les vaches et les moutons ont révélé que lorsqu'on administre à, des ruminants des acides gras supérieurs, par exemple de l'acide stéarique, directement dans l'intestin, de manière qu'ils n'aient pas à passer dans la panse, les animaux présentent de façon surprenante le pouvoir d'utiliser 10 ces substances. On a découvert que l'acide stéarique, administré directement dans la circulation sanguine de vaches en lactation a pour résultat un accroissement de la synthèse de graisses dans la glande mammaire • Lorsqu'on donne à des vaches laitières de très grandes quantités de fourrage, on peut très souvent noter un effet de réduc-15 tion de la teneur en graisse du lait. Cet effet peut être neutralisé par administration directe d'acide stéarique dans la glande mammaire. Les réactions ayant normalement lieu dans la panse comprennent également la conversion des matières grasses. Les chaînes des acides gras insaturés sont, dans une grande mesure, hydrogénées en acides 20 gras saturés et, dans certains cas, décomposées. En outre, la graisse est hydrolysée en acides gras et en glycérol. En conséquence, un produit final caractéristique de ces processus est constitué par des acides gras saturés non estérifiés. On a également dit (cf. Garton, G.A. (1969) Proc.Nutr.Soc., 28, 131) que les acides gras saturés non 25 estérifiés sont à peu près complètement absorbés pendant leur passage dans l'intestin grêle des ruminants et principalement dans les parties centrales (jéjunum). L'administration par voie orale de médicaments et d'agents de diagnostic aux ruminants est souvent compliquée par le fait que le 30 médicament ou l'agent de diagnostic est partiellement, ou même parfois complètement décomposé dans la panse par suite de l'attaque par la flore microbienne de la panse, ou par les sucs de la panse, d'une façon générale. Cela signifie que l'efficacité des agents administrés par voie orale est souvent réduite. 35 Conformément à la présente invention, les médicaments et agents de diagnostic à administrer par voie orale à des ruminants sont protégés contre l'attaque dans la panse par l'acide monocarboxylique a-liphatique, le mélange d'acides ou leurs sels . indiqués plus haut. 72 09472 9 2132027 Le mode d'enrobage des médicaments ou agents de diagnostic est exactement analogue au mode d'enrobage des aliments décrits ci-dessus et décrits ci-après. Dans tous les cas, la substance biologiquement active est protégée pendant son passage dans la panse, et est libérée 5 dans les portions plus en aval du tube digestif. Plus d'un médicament et/ou agent de diagnostic peuvent être mélangés dans les produits franchissant la panse, selon l'invention. Des procédés de protection d'aliments et de médicaments contre l'effet du milieu de la panse au cours du passage de ces substan-10 ces biologiquement actives dans la panse ont été précédemment proposés, par exemple dans les brevets britanniques No. 1.137.214 et 1.160.936 et dans le brevet norvégien No. 120.058, mais tous les procédés antérieurs, bien que consistant à enrober la substance biologiquement active avec un enrobage stable vis-à-vis du milieu de la 15 panse mais qui se décompose dans les parties plus en aval du tube digestif en libérant la substance biologiquement active utilisent un enrobage qui est inerte, d'un point de vue nutritif, et en aucune manière bénéfique. La présente invention utilise la bonne résistance des &eides 20 gras saturés supérieurs dans la panse en utilisant ces acides gras ou leurs analogues insaturés, ou les sels de ces acides pour protéger d'autres substances biologiquement actives contre l'influence du es»s-= tenu de la panse. En même temps, ces acides gras ou sels eux-mêmes peuvent être utilisés à des fins nutritives dans les parties du sys-25 tème digestif des ruminants faisant suite à la panse. L'administration par voie orale d'acide gras particulaire qui reste solide pendant son séjour dans la panse, par opposition à la graisse finement divisée dans le fourrage, n'affecte pas l'activité microbienne dans la panse. 30 Les acides gras utilisés selon l'invention sont des acides rcono- carboxyliques aliphatiques saturés, linéaires ou ramifiés, insubstitués ou substitués contenant 14 atomes de carbone, ou plus, dans la molécule (appelés ici "acides gras") ou des mélanges de ces acides avec des analogues insaturés de ceux-ci. On peut également utiliser 35 des sels de ces acides ou mélanges d'acides qui ne sont pas décomposés à un degré important dans la panse, par exemple des sels métalliques. C'est ainsi que l'acide peut être un acide alcanoïque ou un mélange d'acides alcanoïques et alcénoïques, contenant chacun au moins 72 09472 10 2132027 14 atomes de carbone. La limite supérieure du nombre d'atomes de carbone n'est pas critique, les acides à chaîne linéaire de 14 à 22 atomes de carbone étant préférables, mais on peut également utiliser des acides à chaîne ramifiée ainsi que des acides contenant jusqu'à 5 30 atomes de carbone, ou plus. Ces acides gras ainsi que leurs sels, du type indiqué, sont résistants contre les attaques dans la panse. Ils sont également digestibles dans la caillette et dans l'intestin des ruminants. C'est là un avantage considérable, d'un point de vue physiologique, par com-10 paraison avec les procédés antérieurement connus, en ce que les acides gras non estérifiés forment un constituant important du métabolisme normal des ruminants. Le produit selon l'invention est de préférence présenté sous forme de particules ayant une dimension et une densité telles que 15 les particules passent, avec le contenu de la panse, de la panse ventrale vers le bonnet et le tube digestif. On trouvera décrites les dimensions particulaires et densités appropriées dans l'ouvrage "Physiology of Digestion in the Ruminant", Londres, Buttervorth 1965s pages 119-120 et dans l'ouvrage de Lange "Handbook of Chemistry", 20 9ème édition, 1956, page 911. La limite inférieure de la dimension particulaire du produit selon la présente invention sera déterminée par le fait que les très petites particules, qui forment une suspension dans le contenu de la panse, affectent la composition biologique de la flore microbienne de la panse. Des essais pratiques ont révélé 25 qu'on obtient les résultats les plus favorables lorsque la plus petite dimension des particules est inférieure à 5 mm et, de préférence, npn inférieure à 2 mm. Toutefois, l'invention ne fixe aucune limite supérieure à la dimension des particules, les particules très grosses étant réduites par la mastication du ruminant. 30 La densité du produit selon l'invention est normalement de 0,8 à 1,4 et il est préférable d'utiliser une densité de 1,0 à 1,4 pour assurer le passage du produit dans la panse en un laps de temps optimum. Pour assurer le degré de protection le plus élevé pour la subs-35 tance biologiquement active pendant son passage dans la panse, il est préférable d'utiliser des particules présentant un enrobage continu de l'acide gras ou sel protecteur. Ces particules ont un noyau interne complètement enfermé dans l'enrobage protecteur continu. Le noyau 72 09472 n 2132027 interne peut être essentiellement constitué par la substance biologiquement active ou par une substance biologiquement active complètement ou partiellement enfermée dans une natrice de l'acide gras ou sel protecteur. Il est également possible de préparer des particules 5 qui sont simplement constituées par la substance biologiquement active partiellement ou complètement enfermée dans une matrice de l'acide gras ou sel, mais ce mode de réalisation est moins préférable, car il y a un plus grand risque de voir les sucs ou la flore microbienne de la panse accéder à la substance biologiquement active. Il convient 3 de préparer initialement les particules sous cette forme de matrice, mais il est désirable d'ensuite enfermer la matrice dans un enrobage continu d'aciâe gras ou de sel d'acide gras. On peut également introduire des constituants destinés à fr.ire varier le point de fusion, la solubilité, la durabilité mécanique, la coloration, la saveur, la 5 densité, etc.. On peut également ajouter des substances influençant la digestibilité de la substance biologiquement active ou le degré de protection. Plusieurs substances biologiquement actives peuvent être protégées simultanément. Les acides gras fournis à un ruminant sous la forme des produits 3 selon la présente invention passent dans la panse pratiquement complètement sans modification, et passent dans l'intestin où ils sont dissous et absorbés sous l'influence de la bile et du suc pancréatique. C'est ainsi que des granules de dimension, forme et composition appropriée passeront rapidement de la panse vers l'intestin, et per— 5 mettent ainsi un apport énergétique double ou triple, sous la forme de graisses ou d'acides gras, respectivement, de l'apport possible à réaliser à l'aide des modes d'affourragement classiques, et ce sans effet dépresseur significatif sur le processus digestif dans la panse. Comme précédemment indiqué, les acides gras sont un constituant 3 important du métabolisme des ruminants et la nature de la teneur en acides gras du produit doit être prise en considération, selon que 1' animal à nourrir est un animal de boucherie ou une vache laitière. Chez les bovins de boucherie , on sait que les acides gras insaturés des graisses du fourrage sont presque totalement hydrogénés ? dans la panse d'où les acides saturés passent dans l'intestin ei sont adsorbés aux fins d'incorporation dans les graisses du corps qui, en conséquence, sont pour une grande partie constituées par des graisses dites saturées. Lorsque des acides gras insaturés (utilisés à titre 72 09472 12 2132027 de substance biologiquement active) sont incorporés dans le produit selon l'invention et sont protégés par des acides gras saturés, il est possible d'obtenir des boeufs de boucherie contenant un pourcentage élevé en acides gras insaturés dans leurs graisses, bien qu'ils 5 soient des ruminants. Chez les vaches laitières, on sait que l'acide stéarique fourni à la glande mammaire est, dans une mesure importante, déshydrogéné en acide oléique qui est un constituant important des matières grasses du lait. Simultanément, comme indiqué ci-dessus, l'acide stéarique 10 agit contre la réduction des graisses dans le lait qui est provoquée par des quantités importantes de fourrage.Si on utilise l'acide stéarique comme constituant principal de la portion acide gras du produit selon l'invention, la composition des graisses du corps ne sera pas beaucoup influencée, tandis que la lactation sera influencée de 15 manière positive. La portion acides gras du produit peut aussi, si on le désire, comprendre des acides gras polyinsaturés qui, après avoir franchi la panse sans y être attaqués, peuvent élever la teneur en matières grasses du lait des acides insaturés. Un produit pour ruminants particulièrement précieux, selon 1' 20 invention, est un produit contenant à la fois du glucose et des acides gras. Le glucose et les acides gras représentent les substances de départ pour 1'esterification ou la production de graisse ayant lieu dans les cellules épithéliales intestinales des ruminants. A partir du glucose, il y a formation de glycérophosphate qui est né-25 cessaire à la formation de triglycérides avec les acides gras absorbés. L'invention vise également un procédé d'affourragement d'un ruminant qui consiste à administrer par voie orale au ruminant un produit franchissant la panse selon l'invention, le produit passant 30 ainsi dans la panse sans libération sensible de substance biologiquement active dans la panse, et la substance biologiquement active ainsi que ledit acide ou mélange d'acide ou sels de ceux-ci étant fournis au ruminant dans une partie du tube digestif située au-delà de la panse. 35 Comme on l'a expliqué à propos de la Fig., l'administration par voie orale du produit franchissant la panse est particulièrement précieuse lorsqu'un ruminant est en situation d'"équilibre énergétique négatif. Cela se produit pendant les semaines précédant et suivant 72 09472 13 2132027 la parturition et, en particulier durant ces périodes, l'administration du produit à raison de 30 à 300 g par jour est avantageuse» Le produit franchissant la panse selon l'invention a été décrit ci-dessus en disant que lorsque la substance biologiquement active 5 est un acide gras ou un de ses sels, elle est différente de l'acide gras ou du sel d'acide gras protecteur. Toutefois, on peut réaliser une variante du procédé selon l'invention de manière que la substaB.ee biologiquement active et l'acide gras ou sel d'acide gras protecteur soient identiques. 10 La présente invention vise encore un aliment pour ruminants dans lequel est incorporé le produit franchissant la panse selon l5 invention. Les essais suivants, sur des brebis5 ont été effectués pour montrer les effets de l'utilisation du produit selon l'invention sur des 15 constituants importants du sang »'es brebis ainsi que sur le poids vif des brebis et des agneaux. Pour cet essai, on choisit six brebis por~ tant des agneaux jumeaux, par examen aux rayons-S. Chez les brebis,en gestation la présence de junseaux peut provoques une eétose pendant la dernière partie de la gestation. Trois animaux servent de témoins et 20 trois servent d'animaux d'essai. Au début de l'essai, le 1er avril 1971, tous les animaux reçoivent une ration de base égale de fourrage, c'est=>à-=dire du foin avec-un affourragement énergétique (mélange A pour fearruge de vache). Bu 12 avril au 23 avril la ration est constituée par du foin à volonté 25 plus 0,3 kg de fourrage énergétique. A partir du 23 avril, on augmente la quantité de fourrage énergétique à 0,5 kg par jour par animal. Les animaux d'essai reçoivent en outre 150 granules par jour par animal, pendant la période du 5 avril au 28 avril. Ces granules, préparés suivant l'invention, contiennent au total 100 g d'acides gras 30 (mélange de C^à C22) et 50 g de glucose, ce qui correspond à enviroa 20$ de graisse ou d'acides gras respectivement dans le fourrage énergétique. La consommation totale de granules est d'environ 10,3 kg. Les essais effectués donnent les résultats suivants: 1) Poids vif 35 (a) brebis Au début de l'essai,1er avril le 16 avril (agnelage du 16 au 21 avril) le 28 avril Groupe témoin Groupe d'essai 245,5 kg 243,5 kg 251,3kg 250,0kg 190,5 kg 19S,5 kg 72 09472 14 2132027 Comme on peut le voir, l'administration des granules a pour résultat un poids plus élevé au cours de la lactation (10 kg au total), (b) les agneaux Groupe témoin Groupe d'essai Poids à la naissance 27,5 kg 26,5 kg 5 A 7 jours 38,3 kg 39,1 kg Malgré la présence dans le groupe d'essai d'une vieille brebis née en 1964 dont les agneaux présentent un faible poids de naissance, l'administration de granules a eu pour résultat, pendant les 3ept premiers jours, un accroissement pondéral total de 1,8 kg supérieur 10 à celui du groupe témoin. 2) Constituants du sang La présence d'acétyl acétate (corps cétoniques) dans le plasma sanguin est le meilleur indicateur connu du degré de mobilisation des graisses à partir des dépôts de l'animal et du degré de cétosej c' 15 est pourquoi elle est mesurée daiis cet essai. Le taux de sucre sanguin baisse, dans au cas de cétose, et est également inclus. Les acides libres de la t>orte utilisée aans lt.u gr&nuleo risquait à:affecter le taux sanguin de o» et Mg , ees substances sont 20 également dosées. Lorsqu'il y a cétose, la teneur en aoicte3 gras non estérifiés du plasma sanguin augmente habituellement, mais comme des quantités considérables d'acides gras sont fournies, il est difficile de dire à 1' avance comment ce constituant agira dans le plasma sanguin. Néanmoins, 25 il s'avère intéressant de doser également les acides gras. Deux essais sont effectués avant de commencer l'administration des granules et, pendant la période d'administration des granules, on effectue sept essais sur chaque animal. a) Acétyl acétate (cétone) Groupe témoin Groupe d'essai 30 Moyenne de tous les animaux et ûe tous les essais 1,138 *;g/l00 ml 0,407 mg/100 ml Les statistiques effectuées sur la totalité de ce qui a servi aux essais montrent une p ^*0,001 sur la différence entre le groupe témoin et je groupe dsessai, le groupe d'essai donnant 35 la valeur la plus bas3e. Un ii.it qui ne iessori pas des chiffres est que l'élévation du taux d'acétyl acétate après agnelage est nettement plus bas chez tous les animaux du groupe d'essai que chez les animaux du groupe témoin» Cela indique très nettement que les granu 72 09472 15 2132027 les ont réduit la mobilisation endogène de graisse, ce qui signifie que les animaux d'essai ont un meilleur équilibre énergétique, b) Sucre sanguin Groupe témoin Groupe d'essai 5 Moyenne de tous les animaux et de tous les essais 68,4 mg/100 ml 71,4 mg/100 ml Dans ce cas, encore, les animaux d'essai donnent de meilleurs résultats, mais la différence n'est pas statistiquement significative. 10 c) Calcium et magnésium Groupe témoin Groupe d'essai Ca Mg Ca Mg Moyenne de tous les animaux 10,60 mg 2,62 mg 10,15 mg/ 2,70 mg/ et de tous les essais / 100 ml /100 ml 100 ml 100 ml 15 II semble que les taux de calcium et de magnésium sont tout-à- fait normaux dans les deux groupes. L'addition d'acides gras n'a pas provoqué d'hypomagnésémie, à laquelle on s'attendrait avec une addition si élevée de graisse si les acides avaient été complètement dispersés dans la panse (environ 20% de graisse ou d'acides gras respec-20 tivement dans le fourrage énergétique). Ces résultats seuls montrent que le produit selon l'invention permet de façon efficace de franchir la panse. d) Acides gras non estérifiés Groupe témoin Groupe d'essai Moyenne de tous les animaux et de tous les essais 1270 microéquiv./l 764 microéquiv./l Il découle de ce résultat que l'effet de l'administration des granules est au moins aussi marqué lorsqu'on le mesure d'après le taux d'acides gras non estérifiés dans le plasma que lorsqu'on le mesure d'après le taux d'acétyl acétate. Il est intéressant qu'il n'y ait pas "chevauchement" entre le groupe témoin et le groupe d'essai dans les moyennes pour chaque animal. La différence entre groupe témoin et groupe d'essai est significative (56 essais au total). L'effet physiologique de l'association d'acides gras saturés à longue chaîne avec du glucose vérifie les essais physiques précédemment effectués pour examiner l'effet de franchissement de la panse de ces granules. Il y a franchissement effectif de la panse de la part des granules, et on ne note aucune ingérence dans l'activité micro 72 09472 16 2132027 bienne de la panse résultant de l'addition de ces grandes quantités de "graisse". L'effet paradoxal apparent sur les paramètres physiques, c'est-à-dire la réduction de la teneur en acides gras libres et en cétones 5 réalisé dans ces essais peut être expliqué de façon très simplifiée de la manière suivante: L'augmentation de la teneur en acides gras libres ainsi que de la teneur en cétones, dans le sang de ruminants ayant un rendement élevé, apparaît lorsqu'il y a un écart entre 1' énergie fournie et la production. Ces deux valeurs expriment une mo-10 bilisation de la graisse à partir des dépôts propres de l'animal pour couvrir les besoins énergétiques pour la production (embryon et lait). La graisae mobilisée est décomposés, dans les dépôts, en acides gras libres et en glycérol et est envoyée vers le foie. Les acides gras libres fournis au foie par la mobilisation de graisse à partir des 15 dépôts propres de l'animal seront convertis, suivant l'une des trois manières suivantes: 1) Estérification en triglycérides. La graisse neutre sera partiellement incorporée dans les cellules hépatiques, soit environ 20?£, et cette portion est indépendante de la quantité d'acides gras libres. 20 La majeure partie sera convertie en lipo-protéines et entraînée dans la circulation sanguine. 2) Oxydation complète en CO^ et en cycle d'acide tricarboxylique. 3) Si les deux modes de conversion ci-dessus décroissent pas suite d'un apport trop élevé en acides gras libres ou d'une carence en glu- 25 cose, il n'y aura qu'une oxydation partielle de la graisse dans le foie avec, pour résultat, une formation accrue de cétones dans le sang. Lorsque ce résultat apparemment paradoxal, c'est-à-dire une diminution de la teneur en acides gras libres et en cétones, est réali-30 sé malgré l'apport de quantités considérables d'acides gras uer os. cela est dû au fait que la graisse résorbée par l'intestin est convertie d'une manière essentiellement différente chez l'animal. Les acides gras à longue chaîne résorbés à partir de l'intestin sont convertis en dérivés acides gras-coenzyme A dans l'épithélium intestinal 35 par résorption mettant en jeu, entre autres, le coenzyme A et l'adé-nosine triphosphate (A.T.P.). Ces compositions à base d'acides gras sont converties en triglycérides par une réaction sur le glycérol formé à partir du glucose. Cette phase de la synthèse des triglycéri 72 09472 17 2132027 des, dans les cellules épithéliales de l'intestin, se produit par la voie du phosphate de glycérol qui provient initialement du métabolisme du glucose dans lesdites cellules. La synthèse des triglycérides dans les cellules épithéliales est suivie d'une incorporation de 5 phospho-lipides et de petites quantités de protéine dans la "membrane" enfermant les "particules grasses", ("chylomicrones" ou petites particules de chyle ou de graisse), qui, par la lymphe, entrent dans la circulation générale de l'animal (par le conduit thoracique vers le coeur et la circulation artérielle). 10 Les acides gras libres offerts à l'animal dans l'intestin, et qui sont résorbés, sont ainsi convertis en triglycérides qui sont fournis partiellement au foie, partiellement au* tissus adipeux, partiellement aux glandes mammaires et partiellement aux muscles. Les petites particules grasses ainsi offertes aux divers tissus seront 15 rapidement absorbées et disparaîtront du courant sanguin. En termes beaucoup plus simples, on peut dire que l'explication de l'effet paradoxal précité d'un apport accru d5acides gras libres à longue chaîne dans l'intestin réside en le fait que les acides gras libres softt convertis dans les eellules épithéliales de l'intestin 20 et sont répartis en tant que triglycérides, sous la forme de petites particules grasses. Cette répartition n'est pas exclusivement dirigée vers le foie comme seul organe de conversion, mais est dirigée vers les divers tissus de l'organisme. C'est ainsi que le travail métabc= lique auquel le foie est soumis, en ce qui concerne la conversion des 25 acides gras libres provenant des dépôts de graisse propres de l'animal, est considérablement réduit. L'organe des bovidés (et des moutons) haut rendement qui est le plus exigeant en énergie, la glande mammaire, verra ainsi une proportion accrue de ses besoins en énergie couverte par la résorption de quantités importantes d'acides gras sa-30 turés à longue chaîne, directement à partir de l'intestin. Les exemples non limitatifs suivants sont donnés à titre d'illustration de l'invention. Les préparations décrites aux exemples 1 à 3 ont été soumises à des essais in vitro de durabilité de l'enrobage protecteur contre les attaques par les sucs de la panse. On fait ap-35 pel aux essais suivants: a) On fait incuber les préparations dans du suc fraîchement prélevé dans la panse de moutons, à 39°C, en secouant, pendant les laps de temps indiqués. Il va de soi que les propriétés physiques du suc de 72 09472 18 2132027 la panse ne sont pas toujours constantes. b) On fait incuber les préparations dans de la bile de boeuf et du suc pancréatique à la concentration physiologique approximative», à 39°C, en agitant pendant 24 heures. Toutes les préparations indiquées 5 ci-dessous sont essentiellement totalement dissoutes dans ce traitement* Les modes d'analyse suivants sont utilisés dans les exemples: A. Perte de glucose à partir des préparations, mesurée par un 14 traceur, en utilisant du glucose G ; 10 B. le glucose résiduel dans la préparation après incubation est dosé eolorimétriquement (à l'autoanalyseur)j G. la perte de méthionine et de caséine est mesurée par analyse au flicro-K.ieldalil; fj. la perte d'histamine est déterminée par essai biologique sur iléon d£ cobaye. S. les préparations particulièrement résistantes sont évaluées 15 gravimétriquement et visuellement j Dessiccation après essais d'afiourrageinent. Les parties et pourcentage;;: ligu^nnî l&ns les examples .jont exprimés en poid3. Exemple 1 20 un utilise un mélange d'acides» latïàuiqu*. ("mélange stéari- iiqtte"/ ayant la composition suivuuite, iss quantité*» étant indiquées an pourcentage en poids: acide myristique (acide ôétrau.év;«inoj:que} 10$ acide palmitique (acide hexadécanorque) 33$ 25 acide stéarique (acide' octadécanoique) 27$ acide arachidique (acide éicosanique) 17$ acide béhénique (acide docosanoîque) 8$ autres constituants 5$ On fait fondre 43 parties du mélange d'acides gras à une température 30 de 75 à S0°C et on mélange avec 40 parties de glucose et 17 parties de graisse animale, et on mat le mélange sous forme de granules dans lesquels le glucose est noyé dans une matrice du mélangé stéarique. On évalue la préparation par les modes opératoires A et B qui indiquent une perte de glucose de 56$ au oout de 24 heures. Le temps de 35 séjour des granules dans la panse, daas les cliamps, serait normalement bien inférieur à 24 heures. Exemple 2 On opère comme à l'exemple 1, en utilisant 43 parties d'acide 72 09472 19 2132027 stéarique, 40 parties de glucose et 17 partie de graisse animale. Le mode d'essai B indique une perte de glucose de 55$ au bout de 24 heures. Exemple 3 5 On opère comme à l'exemple 2, en utilisant l'acide palmitique à la place de l'acide stéarique. Le mode d'essai B indique une perte de glucose de 59?» au bout de 24 heures. A titre comparatif, lorsqu'on opère comme à l'exemple 1, en utilisant 50 parties d'acide laurique (acide dodécanoïque), 30 parties 10 de glucose et 20 parties de graisse animale, la préparation se dissout complètement dans le suc de la panse. Exemple 4 On mélange de l'acide oléique avec du glucose et le mélange d* acides gras technique décrit à l'exemple 1, et on met le mélange sous 15 forme de granules, obtenant ainsi une préparation ayant à peu près la composition suivanteî Acide myristique 4$ Acide palmitique 13$ Acide stéarique 12$ 20 Acide arachidique 7$ Acide docosanoîque 3$ Acide oléique (acide cis-9- octadécénoïque) 20$ Glucose 40$ 25 Le mode d'analyse B indique une perte de glucose de 47$ au bout de 24 heures. Exemple 5 On opère comme à l'exemple 4, de manière que la teneur en acide oléique soit de 15$. Le mode d'analyse B indique une perte de glucose 30 de 49$ au bout de 24 heures. Exemple 6 On opère comme à l'exemple 4, de manièreque la teneur en acide oléique soit de 25$. Le mode d'analyse B indique une perte de glucose de 41$ au bout de 24 heures. 35 Exemple 7 On opère comme à l'exemple 4, de manière que la teneur en acide oléique soit de 30$. Le mode d'analyse B indique une perte de glucose de 43$ au bout de 24 heures. 72 09472 20 2132027 Exemple 8 On opère comme à l'exemple 4, mais en utilisant de l'acide ri-cinoléique (acide cis-d-12-hydroxy-9-octadécénoïque) au lieu d'acide oléique, de manière que les granules contiennent 20$ d'acide ricino-5 léique. Le mode d'analyse B indique une perte de glucose de 49$ au bout de 24 heures. Exemple 9 On opère comme à l'exemple 1, en utilisant 40$ de caséine à la place de glucose. Le mode d'analyse C indique une perte de caséine 10 de 17$ au bout de 24 heures. Exemple 10 On opère comme à l'exemple 1, en utilisant 40$ de 1-méthionine à la place de glucose. Le mode d'analyse C indique une perte de mé-thionine de 43$ au bout de 24 heures. 15 Exemple 11 On enrobe des substances biologiquement actives, sous la forme de perles, par exemple de glucose, ayant chacune un poids de 100 à 200 mg, avec le mélange d'acides gras décrit à l'exemple 1 . On fait varier l'épaisseur de l'enrobage de manière à ce qu'il représente 20 jusqu'à 55$ du poids des perles enrobées qui ont un noyau constitué par la substance biologiquement active. Le mode d'analyse E indique que les perles contenant plus d'environ 10$ d'acide gras pour les enrober ne sont pas influencées par le suc de la panse au bout de 24 heures, et qu'il n'y a pas de perte de substance biologiquement ac-25 tive. Exemple 12 On prépare un mélange contenant 45$ du mélange d'acides gTas technique de l'exemple 1, 20$ de graisse animale, 5$ de carbonate de calcium et 30$ de glucose, et on le met sous forme de granules. Le 30 mode d'analyse B indique une perte de glucose de 52$ au bout de 24 heures. Exemple 13 On utilise la préparation décrite à l'exemple 12 pour l'essai d'affourragement suivant: 35 On administre à trois agneaux, ayant chacun un an, 300 g des granules de l'exemple 2 en mélange avec 300 g de fourrage classique. On abat les agneaux respectivement 18, 12 et 8 heures après début de 1'affourragement * 72 09472 21 2132027 Agneau No.1 (18 heures) Il reste une petite quantité de granules de la préparation, de dimension partiellement réduite, dans la panse, le bonnet et le feuillet. Il n'y a pratiquement pas trace de granules dans le jéju-5 num, l'iléon, le caecum et le colon. Agneau Ko.2 (12 heures) On trouve des quantités considérables de granules presque intacls dans la panse et le bonnet, on trouve quelques grains distincts dans le feuillet, on ne trouve que des morceaux de granules dans la caiï-10 lette tandis qu'on ne trouve pas trace de granules dans le jéjunum, l'iléon, le caecum et le colon. Agneau No.3 (8 heures) On trouve de nombreux granulés intacts dans la panse et le bonnet, quelques uns dans le feuillet et la caillette et aucune trace 15 dans les parties inférieures du tube digestif. Exemple 14 On prépare un mélange avec 60$ du mélange dsacides gras technique décrit à l'exemple 1 et 40$ de glucose, et »n «set sous forme de granules. Le mode d'analyse B indique une perte de glucose de 59,2$ 20 au bout de 8 heures et de 73$ au bout de 24 heures dans le ssc- de la panse. Exemple 1 5 On enrobe leô granules de l'exemple 14 fc>ree le même méla-ige d! acides gras technique, de telle façon que la teneur en glucose des 25 granules enrobés soit réduite à 25$ et que la teneur en acides gras soit augmentée à une valeur totale de 75$. Le mode d5analyse B iiïîidi— que aucune perte de glucose au bout de 8 heures ou au bout de 24 heures. Exemple 16 30 On opère comme à l'exemple 15, de sorte que la teneur en glueose des granules enrobés est de 34$ et que la teneur en acides gras est de 66$. Le mode d'analyse B indique une perte de glucose de 13,5$ au bout de 8 heures et une perte de 33,5$ au bout de 24 heures. Exemple 17 35 On opère comme à l'exemple 1, en remplaçant une partie du gluco se par de l'histamine, afin que la teneur en histamine soit de 2$ dans les granules. 72 09472 22 2132027 Exemple 18 On fait consommer les granules décrits à l'exemple 17 par un bouc. On sait que l'histamine est presque complètement décomposée dans la panse, et que l'histamine résorbée est métabolisée et évacuée 5 par l'urine partiellement sous forme d'histamine, partiellement sous forme de métabolites de ce composé. On lui administre 2 g d'histamine sous la forme de granules. La concentration de l'histamine dans 1* urine (mode d'analyse D) s'avère quatre fois supérieure à la valeur normale lorsqu'on fournit une quantité égale d'histamine non proté-10 gée à la panse. L'animal présente des signes cliniques nets d'influence histaminique. La libération d'histamine dans l'intestin se produit progressivement en 10 à 12 heures, à partir des granules. Exemple 19 On opère comme à l'exemple 1, en utilisant 40% de sous-nitrate 15 de bismuth basique à la place de glucose. On utilise lei granules comme substance de contraste, par un essai d'affourragement effectué sur une chèvre. Du fait de sa densité élevée, le passage de c * ite prépa «*tiaii à travers la panse est bien pitia Ifeut ce-^i déi préparations 20 précitées. Exemple 2û On prépare des granulés d environ mg a. païtir de l'une des ïeux compositions suivantes: Composition 1 Composition 2 25 Sulfadimidine 40$6 2t> Glucose - 20% "Mélange stéarique" de l'exemple 1 45% 45% Acide oléique 15$ 15$ On fait incuber les granules, en secouant, pendant 25 heures, dans 30 du suc de panse fraîchement extrait et dans de la bile à laquelle on a ajouté de la lipase. Après incubation, on lave les granules à l'eau distillée et on fait sécher sur acide sulfurique, dans un dispositif de séchage sous vide, pendant une nuit, puis on pèse et détermine la perte de poids pendant 1 incubation en pourcentage ûu poids initial. 35 On obtient les résultats suivants; Conie.au de la panse Bile avec lipase Composition 1 3,6 52 Composition 2 6,2 72 72 09472 23 2132027 Dans des essais in vitro, les granules des compositions 1 ou 2 ne libèrent pratiquement aucune substance dans le suc de la panse tandis qu'ils se dissolvent respectivement à environ 50 et 70$ dans la bile additionnée de lipase. C'est ainsi que les granules sont pra-5 tiquement non influencés par le contenu de la panse, mais se dissolvent dans l'intestin. De cette manière, la préparation de sulfadimi-dine est absorbée par le sang sans nuire à la flore microbienne de la panse. Une analyse chimique du suc de la panse révèle une perte de sulfadimidine de 20$ à partir des granules des deux compositions 10 au bout de 24 heures d'incubation. En ce qui concerne les ruminants, il est désirable de traiter certaines maladies infectieuses à l'aide de préparations de sulfamides, par administration par voie orale^mais les préparations existantes dans ce but sont insatisfaisantes du fait de leur effet indé-15 sirable sur la flore microbienne de la panse. Exemple 21 On met sous forme de granules un mélange contenant 60$ du mélange d'acides gras de l'exemple 1 et 40$ d'un mélange hydrosoluble de chlorure d'oxytétracycline contenant 55 mg de chlorure d'oxytétra-20 cycline par gramme. Puis on enrobe les granules avec le même mélange d'acides gras, de manière que les granules enrobés contiennent au total 25$ de chlorure d'oxytétracycline et 75$ d'acides gras. Le mode d'analyse B n'indique aucune perte de chlorure d'oxytétracycline après incubation pendant 8 heures ou 24 heures dans le suc de la pan-25 se. 72 09472 24 2132027 REVENDICATIONS 1. Un produit franchissant la panse à incorporer dans un produit d'affourragement pour ruminants, comprenant au moins line substance biologiquement active protégée par une substance protectrice 5 qui est résistante au milieu présent dans la panse mais qui est dé-gradable dans une section postérieure à la panse du tube digestif, caractérisé en ce que la substance biologiquement active est enrobée par ou complètement ou partiellement enfermée dans une matrice d'un acide monocarboxylique aliphatique saturé, linéaire ou ramifié, su-10 bstitué ou insubstitué contenant au moins 14 atomes de carbone dans la molécule ou d'un mélange dudit acide saturé avec un acide monocarboxylique aliphatique insaturé, linéaire ou ramifié, substitué ou insubstitué contenant au moins 14 atomes de carbone dans la molécule, ou d'un sel dudit acide ou mélange d'acides, ledit acide ou mélange 15 d'acidesou sel de ceux-ci étant un acide ou mélange d'acides ou sel de ceux-ci différent de la substance biologiquement active lorsque la substance biologiquement active est l'un desdits acides ou mélanges d'acides ou sels de ceux-ci; it ledit acide ou mélange d'acide ou sel de ceux-ci étant sensiblement résistant au milieu présent dans 20 la panse de sorte que la substance biologiquement active n'est pas libérée à un degré important dans la panse lorsque le produit est dans la panse. 2. Un produit suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu' il contient de 5 à 95$ en poids dudit acide ou mélange d'acides ou 25 sel de ceux-ci. 3. Un produit suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la substance biologiquement active est un produit nutritif" pour ruminants. 4. Un produit suivant l'une quelconque des revendications précé-30 dentes, caractérisé en ce que la substance biologiquement active est du glucose ou une substance glucogène. 5. Un produit suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la substance biologiquement active est un acide monocarboxylique saturé, linéaire ou ramifié, substitué ou insubs- 35 titué, contenant au moins 14 atomes de carbone dans sa molécule. 6. Un produit suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la substance biologiquement active est un acide monocarboxylique insaturé, linéaire ou ramifié, substitué ou insubs 72 09472 25 2132027 titué, contenant au moins 14 atomes de carbone dans sa molécule. 7. Un produit suivant l'une quelconque des revendications t à ^ caractérisé en ce que la substance biologiquement active est un mélange d'acides monocarboxyliques aliphatiques saturés et insaturés 5 dont chacun est ramifié ou linéaire, substitué ou insubstitué et contient au moins 14 atomes de carbone dans sa molécule. 8. Un produit suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la substance biologiquement active est un médicament ou agent de diagnostic pour ruminants. 10 9. Un produit suivant l'une quelconque des revendications précé dentes, caractérisé en ce que deux substances biologiquement actives, au moins, sont présentes, dont l'une au moins est un acide monocarboxylique aliphatique saturé ou insaturé, ou un sel de celui—ci. 10. Un produit suivant l'une quelconque des revendications présidentes, caractérisé en ce que l'acide monocarboxylique aliphatique saturé ou insaturé contenant au moins 14 atomes de carbone dans sa molécule est l'acide stéarique, l'acide palmitique, l'acide oléique ou un mélange contenant au moins deux de ces acides ou au moins iîb de ces acides -"3"--(jà'autres acides monocarboxylique s saturés ou insai-r.-rés contenant au moins 14 atomes de carbone. 11. Un produit suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il est sous forme particulaire. 12. Un produit suivant la revendication 11, caractérisé en ce les particules sont entourées par un enrobage continu dudit acide ou mélange d'acide ou sel de ceux-ci. 13. Un produit suivant la revendication 12, caractérisé en ce qns il contient un noyau essentiellement constitué par la substance biologiquement active. 14. Un produit suivant la revendication 12, caractérisé en ce aa' il contient un noyau essentiellement constitué par la substance biologiquement active complètement ou partiellement enfermée dans une matrice dudit acide ou mélange d'acide ou sel de ceux-ci. 15. Un produit suivant la revendication 11? caractérisé en ce que les particules sont essentiellement constituées par la substance biologiquement active complètement ou partiellement enfermée dans une matrice dudit acide ou mélange d'acides ou sel de ceux-ci. 16. Un produit suivant l'une quelconque des revendications 11 à 15, caractérisé en ce que la plus petite dimension des particules a* 72 09472 26 2132027 est pas inférieure à 2mm. 17- Un produit suivant l'une quelconque, des revendications 11 a 15, caractérisé en ce que les particules ont une densité de 0,8 à 1,4. 5 18 - Un aliment pour ruminants contenant un produit franchissant la panse tel que défini dans l'une quelconque des revendications précédentes . 19 - Un procédé d'alimentation d'un ruminant qui consiste à administrer au ruminant, par voie orale, un produit franchissant la 10 panse tel que défini dans l'une quelconque des revendications 1 à 17, le produit traversant ainsi la panse sans qu'il y ait aucune libération importante de substance biologiquement active dans la panse, et la substance biologiquement active ainsi que ledit acide ou mélange d'acide ou sel de ceux-ci est fourni au ruminant dans une por~ 15 tion de son tube digestif au-delà de la panse. 20 - Un procédé suivant la revendication 19, caractérise en ce ■;u'oa administre au ruminant de ?0 â 300 g du produit par j.ur, avant t après parturition. 21 - Un procédé suivant la rc.ven i c ? t i on 19, caractérisé en ce 20 -u ' ca deme de 30 à 300 g de glu'Tso. - des ruminants ? haut rendement, tels que des vaches, chèvres et brebis laitières, pendant "ne poriede de plus de deuy semaines "-ar *• p.t aprs s parturition, le elucose étant protégé comme décrit, 5 çuelooniue des revendica tions 1 à 17 ou par tout autre procédé. 2 5 22 - Un procédé suivant la revendication 19 ou 20, caractérisé en ce que, selon une variante,' la substance biologiquement active est identique audit acide ou mélange d'acide ou sel de ceux-ci.