I1 existe des bâtiments dont les parois (façades, toiture, sol) doivent être étanches à l'air, à l'eau et à la vapeur d'eau, tout en ayant la faculté d'être isolantes. A titre d'exemple, l'une des nombreuses applications se trouve dans la construction d'enceintes à température dirigée appelées communément chambres froides. Ce genre de bâtiment (que l'on appelle aussi entrepôt, ou local, ou cellule à température dirigée) est destiné à maintenir des conditions de température et d'hygrométrie constantes pour conserver des produits alimentaires, ou pour diverses autres applications et entre autre : laboratoires, salles de mise au point des machines, etc... La température dans ces locaux peut être supérieure ou inférieure à zéro degré centigrade, et doit souvent être maintenue fixe ou dans une fourchette d'écarts assez faible. L'hygrométrie, contrôlée, doit aussi être précise. Les parois de ces bâtiments sont réalisées soit dans une tech nique traditionnelle (moellons + isolant + étanchéité), soit à partir de panneaux préfabriqués en usine à partir de matériaux et techniques diverses puis assemblés sur chantier. Dans ce dernier cas, les panneaux sont, par nature et par les matières utilisées, étanches à l'air, à l'eau et à la vapeur d'eau il suffit donc d'assurer également ces conditions d'étanchéité au niveau du raccordement des panneaux entre eux, sans diminuer les propriétés thermiques du panneau. Pour remplir ces conditions, la technique consiste à disposer, entre les panneaux et avant leur mise en place définitive, un matériau, que l'on appellera un joint, ayant par sa nature la propriété d'être étanche tout en assurant une bonne isolation thermique. Ces joints sont, en général, en matière souple et compressible permettant justement d'absorber toutes les inégalités des chants de panneau, et n'acquièrent leur pouvoir d'étanchéité et d'isolation qu'après compression du matériau à un certain pourcentage de son épaisseur. Ainsi, une façade n'est homogène, n'a une bonne continuité thermique et une bonne étanchéité que si les joints disposés entre les panneaux sont correctement écrasés, à une épaisseur précise et constante en partant dtune épaisseur initiale connue, dans un matériau aux caractéristiques connues. Pour cela il est nécessaire de mettre en oeuvre des forces d'écrasement précises qui n'altèrent pas les panneaux tout en é- tant suffisamment puissantes, qui restent constantes dans le temps, sans pour autant Qtre g8nantes lors de la mise en place ou lors de la dépose éventuelle d'un panneau. La présente invention porte principalement sur un mécanisme permettant d'effectuer cet écrasement du joint tout en verrouillant les panneaux entre eux sans aucune pièce intermédiaire ni pièce externe. La planche I présente une vue de face du mécanisme en position verrouillée = le joint placé en 3, entre les panneaux 1 et 2 est écrasé. La planche II Fig. 1 présente une vue de face du mécanisme avant serrage, l'espace 3 entre les panneaux 1 et 2 est suffisamment important pour que l'approche d'un panneau contre son voisin puisse se faire sans précision tout en considérant que le joint, placé sur un des deux panneaux (1 ou 2), est détendu. La Fig. 2 de la planche II montre le mécanisme en position "rentre"', qui est sa position avant l'opération de serrage, le but recherché ici étant justement qu'il disparaisse dans son logb ment pour ne pas faire saillie sur le chant du panneau. Dans chaque panneau des tubes 4 et 5 sont incorporés, soldai res par collage ou autre procédé, dans le plan médian du panneau et parzllèlement à sa largeur ; le nombre de tubes est au minimum de deux, mais peut entre de trois ou quatre suivant la longueur du panneau. La Pl. IV montre un panneau 1 avec trois tubes 4, 4', 4. Chaque tube est, ou peut autre, rempli de matière isolante en ménageant à chaque extrémité une cavité permettant de loger indifféremment, soit le mécanisme qui apparait sur le panneau 1, soit le mécanisme qui apparaît sur le panneau 2. Les trous borgnes, nécessaires au logement des axes 8 et 9 (voir Pl. I, section AA) sont effectués en usine. Ceci évite tout repérage préalable et supprime toute erreur possible du fait que ces opérations sont faites en usine, évitant tous les aléas sur chantiers. Les biellettes 6 et 7 qui composent ces mécanismes sont mises en place dans les tubes 4 et 5 et maintenues par des axes hexago naux 8 et 9 qui tournent librement dans les trous circulaires des tubes 4 et 5. Mais, par contre, ces axes 8 et 9 entrainent les biellettes 6 et 7, lorsqu'on leur fait subir un mouvement de rotation, du fait que les biellettes ont des trous hexagonaux éga liement. L'accès aux axes 8 et 9 se fait généralement de l'intérieur du bâtiment, le passage de la clef de manoeuvre étant ensuite obturé par un bouchon 10, très souvent en matière plastique. La manoeuvre de verrouillage est effectuée de'la façon sui vante - la rotation de l'axe 9 amène la biellette 7 de la position de la Fig. 2 Pl. II à la position de la Fig. 1 Pl. II. Sur cette biellette 7 un crochet 11, libre en rotation, sur un axe 12, est guidé dans la partie inférieure des tubes 5 et 4 grâce dsune part à son profil "en lugen et dtautre part à un ressort 13 qui le maintient en contact avec l'intérieur du tube. - l'axe 8 amène la biellette 6 dans la position de la Fig. 1 Pl. II, de façon que l'axe 14 de cette biellette vienne s'ap puyer sur le crochet 11. - une manoeuvre, inverse à la première, de l'axe 9 exerce une traction sur le crochet qui entraîne avec lui d'abord une rota tion de la biellette 6, puis 11 ensemble du panneau 1 dès que les axes 8, 14 et 12 sont sur un m8me alignement et ce jusqu'à obtenir la position de la Pl. I. Dans cette position le verrouillage est acquis grâce à 11 effort développé par le joint situé en 3 entre les panneaux 1 et 2, et la position de l'axe 12 qui, après avoir passé pendant la ma- noeuvre un point d'arcboutement acquis lorsque tous les axes 8, 14, 9 et 12 se trouvent alignés, dépasse alors cet alignement. Cette position est permanente puisque le crochet 11 est en ap pui sur la biellette 7 dans le sens "verrouillage" et qu'il faudrait franchir à nouveau le point d'arcboutement dans le sens- "déverrouillage" Il faut noter de plus que la biellette 6 solidaire du tube 4 pénètre dans le tube 5 assurant ainsi un guidage et un verrouillage latéraux des panneaux entre eux. Autre part, le déverrouillage d'un panneau, situé en un point quelconque d'une façade achevée, est possible, ainsi que son extraction, puisque les mécanismes disparaissent complètement dé à l'intérieur des tubes après /verrouillage -voir Pl.II Fig. 2-, libérant ainsi les panneaux les uns par rapport aux autres. Les tubes 4 et 5 permettent par ailleurs d'effectuer toutes autres fixations principales ou annexes sur les panneaux. En particulier, ils permettent de les relier en angle par vis 15 -voir pl. III- assurant ainsi un cerclage de l'ouvrage, véritable charpente interne sans aucun pont thermique. Ce même procédé peut être adopté pour relier plafond et parois, ainsi que plancher et parois. REVENDICATIONS 1 - Dispositif permettant dtassembler entre eux des panneaux pré- fabriqués caractérisé par le fait qu'il comporte un moyen de traction destiné à resserrer très fortement les panneaux entre eux afin d'écraser à épaisseur constante un joint d'étanchél- té disposé entre les panneaux, tout en les verrouillant simul tanément dans cette position. 2 - Dispositif, selon revendication 1, caractérisé par le fait que le moyen de traction est assuré par une biellette située dans l'un des panneaux, commandée par un axe solidaire dont le mou vement de rotation transmet un mouvement de traction à une pièce crochue qui saisit l'extrémité d'une autre biellette si tuée dans le panneau voisin et l'attire jusqu'au-franchisse- ment d'un point d'arcboutement. 3 - Dispositif, selon revendication 1, caractérisé par le fait que le verrouillage latéral des panneaux entre eux est assuré, simultanément à l'opération de la revendication 2, par la pé nétration de l'une des biellettes d'un panneau à l'intérieur d'un logement situé dans l'autre panneau. 4 - Dispositif, selon revendication 1, caractérisé par le fait que toutes les pièces mises en mouvement de verrouillage selon revendication 2, reprennent leur position initiale par un simple mouvement inverse exercé sur les axes des biellettes, chacune des pièces s'effaçant ainsi à l'intérieur du panneau dont elles sont solidaires.