La présente invention concerne un dispositif pour rappeler automa- tiquement les roues pivotantes d'un chariot manuel dans une direction prédéter- minée, chaque roue pivotante étant montée dans une chape articulée autour d'un axe vertical par rapport à un support fixe solidaire de l'embase du chariot. Un tel dispositif se révèle particulièrement avantageux lorsqu'il s'agit de chariots destinés à être transportés au moyen d'engins de manuten- tion automatiques téléguidés comme ceux qui sont décrits dans le brevet fran- çais no 75.16797 du 29 Mai 1975, intitulé: "Installation pour la manutention automatique de chariots manuels, notamment de chariots d'h8pitaux". Dans cette installation en effet, les chariots manuels, en l'occur- rence des chariots d'hôpitaux, reposent sur le sol par l'intermédiaire de quatre roues, dont deux seulement sont prévues pivotantes afin de faciliter les manoeuvres manuelles. Au départ, les chariots sont introduits dans des glis- sières latérales -et les roues pivotantes se placent alors naturellement dans l'alignement du chariot, c'est-à-dire parallèlement à son axe longitudinal. Ils sont ensuite pris en charge par des engins automatiques, conçus pour se glisser sous l'embase ainsi parfaitement dégagée du chariot afin de le soulever pour le transporter à un emplacement déterminé. Or, il est important que pendant ce déplacement, les roues pivotantes ne puissent pas tourner, car cela pourra t provoquer des incidents lors du passage de l'ensemble au travers des portes palières des monte-charge ou parmi les obstacles disposés le long du parcours. Par ailleurs, ces chariots sont normalement disposés au lieu de destination et peuvent ensuite dans certains cas être repris par d'autres engins automatiques. Il est alors nécessaire que les roues pivotantes soient bien ali- gnées, comme elles l'étaient au moment de la prise initiale dans les glissières de départ, afin que cette reprise s'effectue dans de bonnes conditions. Jusqu'à maintenant, pour assurer le rappel automatique des roues pivotantes dans l'alignement du chariot, on utilisait une lame de ressort en forme de V, solidaire d'une partie fixe du chariot et prenant normalement appui à l'extrémité des V sur une tige portée par la chape de la roue. Ainsi, la rota- tion de la chape provoque une déformation élastique de la lame de ressort vers le haut et engendre donc une force de rappel vers la position stable, du fait de la force d'appui exercée par le ressort sur la tige. Ce système à lame de ressort présente cependant l'inconvénient de se détériorer très rapidement par suite de la fatigue du ressort entraînant sa rupture. De plus, la pression considérable qu'il fallait exercer sur la tige par l'intermédiaire du ressort conduisait à une usure rapide de cette tige et donc à des coincements mécaniques. La présente invention a pour but principal de remédier à ces incon- vénients et, pour ce faire, elle a pour objet un dispositif du type susmentîc=r.é qui se caractérise essentiellement en ce qu'il comprend au moins un sabot m-bile porté par la chape et prenant appui Plastiquement sur une came de forme apprc- priée solidaire du support fixe de ladite chape, sous l'action d'un ressort travaillant à la compression. Dans une forme de réalisation particulière de l'invention, la chape est pourvue d'une tige cylindrique disposée parallèlement à l'axe de rotation de la roue et sur laquelle coulissent deux sabots sollicités l'un vers l'autre par deux ressorts à boudins agissant en sens contraire, tandis que la came est constituée par deux doigts espacés disposés entre lesdits sabots, dans l'ali- gnement de ladite direction prédéterminée. Ainsi, le rappel automatique de la roue pivotante s'effectue uni- quement au moyen de ressorts à boudins travaillant à la compression, donc sans risques de ruptures par fatigue. Par ailleurs, la force de rappel S'exerce per- pendiculairement aux surfaces en appui et les pressions des pièces en contact sont donc, de ce fait, moins élevées que dans le système à lame de ressort utilisé jusqu'à maintenant. Une forme d'exécution de l'invention est décrite ci-après-a titre d'exemple, en référence aux dessins annexés dans lesquels: - la figure 1 est une vue en élévation d'une roue pivotante de chariot manuel, équipée d'un dispositif de rappel automatique conforme à l'invention; - la figure 2 est une vue en coupe suivant la ligne II-II de la figure 1; - la figure 3 est une vue en coupe suivant la ligne III-III de la figure 2, montrant la roue pivotante dans sa position d'équilibre instable; et, - la figure 4 est une vue analogue à la figure 3, montrant la roue pivotante dans sa position d'équilibre stable. En se référant tout d'abord aux figures 1 et 2, on peut voir une roue 1 qui est montée dans une chape 2 de manière à pouvoir tourner librement autour d'un axe horizontal constitué ici par un boulon 3. Cette chape est arti- culée autour d'un axe vertical et peut ainsi pivoter autour dudit axe par rap- port à un support fixe 4 solidaire de l'embase 5 d'un chariot manuel, par exemple un chariot d'hôpital du genre de celui qui est décrit dans le brevet français précité. Afin d'éviter tout frottement excessif, la chape 2 est, de façon connue en soi, montée sur le support fixe 4 par l'intermédiaire d'un double roulement à billes 6 maintenu en place au moyen d'une vis 7 constituant l'axe d'articulation vertical de la chape. Conformément à l'invention, la chape;'? est pourvue d'une tige 2479 104 cylindrique 8 disposée parallèlement à l'axe de rotation 3 de la roue 1 et qui est fixée sur les deux flasques de la chape par deux écrous 9 coopérant avec les extrémités filetées de ladite tige. Sur cette tige sont montées coulissants deux sabots 10 qui sont sollicités l'un vers l'autre par deux ressorts à bou- dins 11 travaillant uniquement à la compression. Ainsi qu'on peut le voir très clairement sur la figure 2, chacun de ces ressorts entoure la tige et prend respectivement appui sur un épaulement du sabot et sur la face interne du flas- que correspondant de la chape 2. Sous l'action conjuguée des deux ressorts-11, les sabots 10 viennent s'appuyer énergiquement sur deux doigts 12 portés par une plaque 13 qui est rendue solidaire du support fixe 4 au moyen de la vis 7. Ces deux doigts sont légèrement espacés l'un de l'autre et ils sont disposés dans l'alignement du chariot, c'est-à-dire parallèlement à son axe longitudinal, si l'on considère le plan commun formé par lesdits doigts. Ainsi, lorsque la chape 2 tourne autour de son axe d'articulation vertical, les doigts 12 compriment les ressorts 11 par l'intermédiaire des sabots 10, ce qui crée un couple de rappel tendant à ramener automatiquement la chape, et donc la roue 1, dans une position d'équilibre stable correspondant à celle représentée sur la figure 4. Dans cette position, les deux sabots 10 exercent sur les doigts 12 des forces antagonistes et égales conduisant à l'équilibre, et la roue 1 est alors orientée dans la direction souhaitée, c'est- a-dire qu'elle se trouve dans l'alignement du chariot. Si la chape tourne de 900 par rapport à cette position, il apparaît une autre position d'équilibre, représentée sur la figure 3, mais qui elle est instable. Après avoir franchi cette position d'équilibre instable, la roue 1 peut donc tourner à nouveau de 90 dans un sens ou dans l'autre, ce qui n'est absolument pas gênant, puisque la roue 1 se retrouve alors de toute façon dans l'alignement du chariot. Il va de soi par ailleurs que la présente invention n'est pas limi- tge aux chariots manuels du genre de ceux qui sont utilisés dans les hCpitaux. Elle peut en effet s'appliquer avantageusement, et d'une manière générale, à tout chariot manuel susceptible d'être manutentionné au moyen d'engins automa- tiques téléguidés, comme c'est le cas actuellement par exemple dans l'industrie automobile ou dans d'autres industries. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour rappeler automatiquement les roues pivotantes d'un chariot manuel dans une direction prédéterminée, chaque roue pivotante (1) étant montée dans une chape (2) articulée autour d'un axe vertical par rapport à un support fixe (4) solidaire de l'embase (5) du chariot, caractérisé en ce qu'il comprend au moins un sabot mobile (10) porté par la chape (2) et prenant appui élastiquement sur une came (12) de forme appropriée solidaire du support fixe (4) de ladite chape (2), sous l'action d'un ressort (11) travail- lant à la compression. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la chape (2) est pourvue d'une tige cylindrique (8) disposée parallèlement à l'axe de rotation (3) de la roue (1) et sur laquelle coulissent deux sabots (10) sollicités l'un vers l'autre par-deux ressorts à boudins (11) agissant en sens contraire, tandis que la came est constituée par deux doigst espacés (12) dis- posés entre lesdits sabots (10), dans l'alignement de ladite direction prédé- terminée.