L'invention se rapporte aux ensemblesgénérateurs de pression pour installation de freinage hydraulique d'un véhicule automobile, du type comportant des soupapes de maintien de pression résiduelle. Dans les installations de freinage hydraulique, notamment pour véhicules équipés de freins à tambour, il est courant de prévoir entre le maitre-cylindre et les moteurs de freins une soupape de maintien de pression résiduelle, dont le rôle est de maintenir, meme en l'absence de freinage, une certaine pression dans les moteurs de freins. Cette disposition permet de réduire l'absorption du circuit de freinage et donc la course de 1' organe d'actionnement du maitre-cylindre ainsi que le temps de réponse de l'installation de freinage. De telles soupapes comprennent un élément de fermeture situé du côté du maitre-cylindre et sollicité par dès moyens élastiques tarés vers un siège situé du côté des moteurs de freins. Une valve à sens unique assure le passage de fluide sans restriction du maître-cylindre vers les freins. De manière à rendre l'ensemble aussi compact que possible, la valve à sens unique peut etre logée dans l'élément de fermeture lui-meme. Un exemple typique de ce genre de soupapes est représenté dans le brevet FR 2 161 958. Dans cet exemple, l'élément de fermeture dont le corps est réalisé en matériau élastomère, comporte une ouverture centrale et la valve à sens unique consiste en une paire de lèvres jointives venues de matière avec. le corps de l'élément de fermeture qui s'étendent en direction des moteurs de freins en obturant l'ouverture centrale. Ce type de valve est communément appelé "à lèvres en bec de canard". Ces soupapes sont malheureusement incompatibles avec les techniques récentes de remplissage des installations de freinage par mise au vide préalable. En effet, lors de la mise au vide, opération qui s'effectue en général à partir du réservoir du maitre-cylindre, la soupape de maintien dont le ressort est taré pour contenir vers les freins une pression de quelques bars rend impossible l'évacuation de l'air contenu dans les freins et les conduits qui les desservent. Pour pallier cet inconvénient, l'invention propose un ensemble générateur de pression pour installation de freinage hydraulique d'trin véhicule automobile, comprenant une source de pression et une soupape de maintien de pression rési duelle interposée dans un conduit reliant ladite source à au moins un moteur de frein dudit véhicule, ladite soupape comprenant un boîtier pourvu d'un orifice d'entrée, en liaison avec ladite source, d'un orifice de -sortie à relier audit moteur, d'une chambre entre lesdits orifices et d'un siège de soupape situé du côté dudit orifice de sortie, un élément de fermeture étant monté dans ladite chambre en regard dudit siège et sollicité par des moyens élastiques vers ce dernier, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens provisoires de retenue contenant la force desdits moyens élastiques, lesdits moyens provisoires de retenue étant sensibles â au moins la présence de liquide de freinage dans ladite chambre pour libérer lesdits moyens élastiques. L'invention sera décrite en se référant aux figures annexées La figure 1 est une vue schématique d'une installation de freinage incorporant un ensemble générateur de pression selon l'invention, et Les figures 2, 3 et 4 sont des vues en coupe agrandie de trois modes de réalisation de soupapes incorporées dans 1' installation de freinage de la figure 1. L'installation de freinage 10 représentée schématiquement à la figure 1 comprend un maltre-cylindre 12, ou source de pression, une soupape de maintien de pression résiduelle 14, un premier conduit 16 reliant le maître-cylindre 12 et la soupape 14, et au moins un frein 18. un second conduit 20 reliant la soupape 14 au frein 18. De manière conventionnelle, un réservoir de liquide de freinage 13 est fixé au maitre-cylindre 12. Un premier mode de réalisation de la soupape 14 est représenté à la figure 2. Cette soupape comprend un boîtier 22 pourvu d'un orifice d'entrée 24 relié au conduit 16 et d'un orifice de sortie 26 relié au conduit 20. Entre ces deux orifices est définie une chambre 28 et un siège de soupape 30 est défini dans le boitier du côté de l'orifice de sortie 26. Un élément de fermeture 32, réalisé en matériau élastomère.est logé dans la chambre 28. Il comprend une partie centrale 34, ayant sensiblement la forme d-'un disque, destinée à coopérer avec le siège 30, une partie annulaire 36 s'étendant vers l'orifice d'entrée 24 et une paire de lèves jointives 38, venues de matière avec la partie centrale 34, bordant en la refermant une ouverture 40 de cette partie centrale. Comme- représenté, ces lèvres 38 s'étendent en direction de l'orifice de sortie 26. De la sorte, se trouve réalisée une valve à sens unique permettant un passage non restreint du- fluide .depuis l'orifice d'entrée 24 vers l'orifice de sortie 26. Un élément élastique, ou ressort 42 est interposé entre une cuvette 44, fixée au boîtier 22, et la partie centrale 34- de l'élément de fermeture 32 pour solliciter ce dernier en direction du siège de soupape 30. Selon l'invention, lrélément de fermeture 32 est maintenu dégagé du siège 30 de la manière suivante L1 extrémité 46 de la partie annulaire 36 de 1' élément de fermeture est adhérisé à une collerette 48 également solidaire du bottier 22 au voisinage de la cuvette 44. Le produit d'adhérisation 50 est choisi en particulier suivant les deux critères suivants : en premier lieu, de manière à pouvoir contenir la force du ressort 42, et en second lieu de manière à être dissous par le liquide de freinage utilisé pour le remplissage de l'installation 10. Ce remplissage est effectué comme suit : en un premier temps. on relie l'ins taliation de freinage à une pompe à vide (non représentée), de préférence en branchant cette dernière sur le réservoir 13 associé au matkre-cylindre 12. Datant cette opération, l'élément de fermeture 32 de la soupape 14 reste dégagé de son siège 30 grace à l'adhérîsation 50, et l'air est évacué de la totalité des composants de l'installation : maitre-cylindre 12, conduits 16 et 20, freins 18 et chambre28 de la soupape 14. En un deuxième temps, on interrompt la liaison avec la pompe à vide, puis en un troisième temps on relie l'installation de freinage à une réserve de liquide (non représentée). De la sorte cette installation se trouve totalement remplie, par aspiration, par le liquide de freinage. Lorsque ces opérations Sont terminées, le produit d'adhérisation 50 est dissous par le liquide de freinage et le ressort 42 repousse l'élément de fermeture 32 en contact avec son siège 30, la soupape 14 pouvant alors remplir sa fonction qui est de contenir dans le conduit 20 et les freins 18 une pression résiduelle entre les applications de freinage. On constate que le temps nécessaire à la dissolution de l'adhérisation n'est pas critique. En effet, il s1 écoule entre le remplissage de l'installation de freinage et la livraison du véhicule à son utilisateur une durée de l'or- dre de quelques jours. De fait, des essais ont montré que la dissolution du produit d'adhérisation axait effective au bout de 10 à 20 minutes. On notera que l'adhérisation de l'élément de fermeture 32 sur la collerette 48 constitue ainsi un moyen provisoire de retenue pour contenir le ressort "2. La figure 3 illustre une variante de soupape dans laquelle des éléments identiques à ceux de la figure 2 porteront les mêmes numéros de référence augmentés de la valeur 100. Dans le cas de cette soupape, une tige 152, comprend une tette élargie 154, au voisinage de l'élément de fermeture 132, sur laquelle prend appui le ressort 142, et un emboutl56 encliqueté dans la cuvette 144. De la sorte, l'élément de fermeture 132 est libre de se dégager du siège 130 pour permettre l'éva- cuation de l'air contenu dans le conduit 20 et les freins 18 lors de la mise sous vide de l'installation. Le matériau de la tige 152 est choisi au moins en partie de manière à se dissoudre dans le liquide de freinage. De la sorte, lorsque l'installation est remplie de ce liquide, la tige 152 se rompt et le ressort 142 vient s'appliquer sur la partie centrale 134 de l'élément de fer -meture 132 et maintenir celui-ci en appui sur le siège 130. La figure 4 illustre une deuxième variante de soupape 214, dans laquelle les éléments identiques à ceux de la figure 3 porteront les memes numéros de références, augmentés de la valeur 100.. Dans le cas de cette soupape, la tige 252 est réalisée en matière plastique et l'intérieur de cette tige est creux pour définir une cavité confinée 258 remplie d'un gaz quelconque. A sa périphérie, la tige 252 comprend un bourrelet 260 maintenu engagé contre la coupelle 244 pour contenir le ressort 242. Après remplissage de l'installation, comme déjà expliqué, la première application de freinage, par mise en oeuvre du maître-cylindre 12, provoque l'écra- sement de la cavité confinée 258 de la tige 252. Dès lors, le bourrelet 260 se déforme radialement vers l'intérieur et la tige 252 étant libérée, le ressort 242 vient appliquer l'élément de fermeture 232 sur le siège 230. Au sommet de la tige 252, une languette 262 permet, lorsqu'on désire effectuer des tests d'échantéité de la soupape 214 avant son montage sur le véhicule, de tirer sur la tige 252 jusqu'à ramener le bourrelet au-delà de la coupelle 244 et maintenir le ressort 242 en état comprimé. Sur les deux autres modes de réalisation, des tests d'étanchéité peuvent égaiement être pratiqués, à condition naturellement de ne pas utiliser de liquide de freinage pour conduire ces tests. Dans le cas de l'appareil de la figure 3, on tire après vérifi- cation l'embout 156 jusqu'à encliquetage dans la cuvette 144. Dans le cas de l'appareil de la figure 2, on prévoit un montage à baionette de la collerette 48 sur le fourreau 66. Pour les trois modes de réalisation on remarquera que la soupape ffi( 14, 114, 214) est montée sur un insert (64, 164, 264) formant raccord, que lion peut fixer soit sur un boîtier (22, 122, 222) comme représenté, soit directement sur le piquage de sortie du maître-cylindre (non représenté). La coupelle (44, 144, 244) est fixée au raccord (64, 164, 264) grâce à un fourreau ajouré (66, 166, 266) lui-même serti sur le raccord. 1. Ensemble générateur de pression pour installation de freinage hydraulique d'un véhicule automobile, comprenant une source de pression(12) et une soupape de maintien de pression résiduelle (14, 114, 214) interposée dans un conduit (16, 20) reliant ladite source à au- moins un moteur de -frein dudit véhicule, ladite soupape comprenant un boîtier (22, 122, 222) pourvu d'un orifice d'entrée (24, 124, 224), en liaison avec ladite source, dgun orifice de sortie (26, 126, 226) à relier audit moteur, d'une chambre (28, 128, 228) entre lesdits orifices et d'un siège de soupape (30, 130, 23n) situé du côté dudit orifice de sortie (26, 126, 226), un élément de fermeture (32, 132, 232) étant monté dans ladite chambre (28, 128, 228) en regard dudit siège (30, 130, 230) et sollicité par des moyens élastiques (42, 142, 242) vers ce dernier, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens provisoires de retenue (50, 152, 252) contenant la force desdits moyens élastiques (42, 142, 242), lesdits moyens provisoires de retenue étant sensibles à au moins la présence de liquide de freinage dans ladite chambre (28, 128, 228) pour libérer lesdits moyens élastiques (42, 142, 242). 2. Ensemble générateur de pression selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens provisoires de retenue comprennent un élément (48) monté fixe sur ledit boîtier (22) et auquel ledit élément de fermeture (32) est solidarisé par adhérisation (50), le produit dtadhérisation étant soluble dans le liquide de freinage. 3. Ensemble générateur de pression selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens provisoires de retenue comprennent une tige (152) dont une extrémité (156) est fixée audit boitier (122) et dont l'autre extrémité, située au voisinage dudit élément de fermeture (132), forme une tete élargie (154) sur laquelle prennent appui lesdits moyens éiastiques (142), ladite tige (152) étant, au moins partiellement, réalisée en un matériau soluble dans le liquide de freinage. 4. Ensemble générateur de pression selon la revendication 1 caractérisé en ce que lesdits moyens provisoires de retenue comprennent une tige (252) réalisée en matière plastique dont l'extrémité située au voisinage dudit élément de fermeture (232) forme une tête élargie (254) sur laquelle prennent appui lesdits moyens élastiques (242) et dont l'autre extrémité comprend un bourrelet (260) en appui sur ledit boîtier (222), une cavité confinée (258) remplie de gaz étant définie à l'intérieur de ladite tige (252) et au niveau dudit bourrelet (260), dont il résulte que la mise sous pression du- liquide de freinage provoque l'écrasement de ladite tige (252) au niveau -de ladite cavité (258) et le dégagement dudit bourrelet (260) par rapport audit boiter (222). 5. Ensemble générateur de pression selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que ladite source de pression (12) consiste en un maltre-cylindre (12) et que ladite soupape (14, 114, 214) est montée sur un piquage de sortie dudit maître-cylindre (12). 6. Ensemble générateur de pression selon l'une quelconque dés revendications précédentes, caractérisé en ce que ledit boîtier (22, 122, 222) de soupape (14, 114, 214) est réalisé en deux parties : une première partie (22, 122, 222) dans laquelle sont définis ledit orifice d'entrée (24, 124, 224) et ladite chambre (28, 128, 228), et une seconde partie (64, 164, 264) dans laquelle sont définis ledit orifice de sortie (2fi, 126, 226) et ledit siège (30, 130, 230), ledit élément de fermeture (32, 132, 232), lesdits moyens élastiques (42, 142, 242) et lesdits moyens provisoires de retenue (50, 152, 252) étant montés sur ladite seconde partie (64, 164, 264). 7 Soupape de maintien de pression résiduelle, pour ensemble générateur de pression selon la revendication 1, du type comprenant un boîtier (22, 122, 222) pourvu d'un orifice d'entrée (24, 124, 224), à relier à une source de liquide de freinage sous pression et d'un orifice de sortie (26,. 126, 226) à relier à au moins un moteur de frein, d'une chambre (28, 128, 228) entre lesdits orifices et d'un siège de soupape (30, 130, 230) situé du côté dudit orifice de sortie (26, 126, 226), un élément de fermeture étant monté dans ladite chambre (28, 128, 228) en regard dudit siège (30, 130, 230) et sollicité par des moyens élastiques (42, 142, 242) en direction de ce dernier, caractériséen ce qu'elle comprend des moyens provisoires de retenue (50, 152, 252) contenant la force desdits moyens élastiques (?, 142, 242), lesdits moyens provisoires de retenue étant sensibles à au moins la présence de liquide de freinage dans ladite chambre (28, 128, 228) pour libérer lesdits moyens élas- tiques (42, 142, 242). 8. Soupape selon la revendication 7, caractérisée en ce que lesdits moyens provisoires de reténue comprennent un élément (48) monté fixe sur ledit boltier (22) et auquel ledit él.ément de fermeture (32) est solidarisé par adhérisation (50), le produit d'adhérisation étant soluble dans le liquide de freinage. 9. Soupape selon la revendication 7, caractérisée en ce que lesdits moyens provisoires de retenue comprennent une tige (152) dont une extrémité (156) est fixée audit boîtier (122) et dont l'autre extrémité, située au voisinage dudit élément de fermeture (132), forme une tête élargie (154) sur laquelle prennent appui lesdits moyens élastiques (142), ladite tige (152) étant, au moins partiellement, réalisée en un matériau-soluble dans le liquide de freinage. 10. Soupape selon la revendication 7, caractérisée en ce que lesdits moyens provisoires de retenue comprennent une tige (252) réalisée en matière plastique dont ltextrémité située au voisinage dudit élément de fermeture (232) forme une tête élargie (254) sur laquelle prennent appui lesdits moyens élastiques (242) et dont l'autre extrémité comprend un bourrelet (260) en appui sur ledit boîtier (222), une cavité confinée (258) remplie de gaz étant définie à l'intérieur de ladite tige (252) et au niveau dudit bourrelet (260), dont il résulte que la mise sous pression du liquide de freinage provoque lté- crasement de ladite tige (252) au niveau de ladite cavité (258) et le dégagement dudit bourrelet (260) par rapport audit boîtier (222).