La présente invention se rapporte au domaine de la parfumerie; en particulierelle a trait à des compositions parfumantes ayant un pouvoir de diffusion amélioré à travers des feuilles, pellicules ou membranes de matière polyméri- que. De telles compositions sont particulièrement adaptées au parfumage d'air ambiant. Le marché des désodirisants d'air ambiant a acquis une importance grandissante au cours de la dernière décen- nie et plusieurs techniques ont été proposées afin de réa- liser la fabrication d'articles permettant une diffusion ré- gulière des principes actifs destinés à masquer ou neutrali- ser les mauvaises odeurs environnantes. Parmi les techniques proposées, la plupart font appel à l'utilisation de parfums comme principes actifs uniques et leur diffusion est réalisée à l'aide d'articles divers tels des flacons "sprays", aérosols ou mécaniques,ou des supports solides parfumés de nature variée. Le tableau I récapitulatif ci-après résume les types d'articles présentement connus en donnant pour chacun d'eux une appréciation des avantages et des désavantages éventuels qu'ils présentent. La présente invention implique essentiellement une diffusion contrôlée des parfums au travers de feuilles, pel- licules ou membranes de matière plastique. L'invention est née de l'observation que certaines substances, odorantes ou pas, pouvaient exercer un effet d'entraînement à travers les matières plastiques vis-à-vis des constituants polaires d'u- ne composition parfumante donnée. De telle substances polai- res, alcools, aldéhydes, lactones, cétones et composés phé- noliques par exemple, sont retenues plus ou moins complète- ment par la plupart des matières plastiques. Au contraire, les constituants terpéniques, esters et éthers, éminemment, peu polaires, diffusent sans grande entrave à travers ces me- mes plastiques, ce qui a comme conséquence de produire un fractionnement de la composition parfumante. Parmi les sub- stances qui exercent un tel effet d'entraînement figurent notamment TABLEAU I ARTICLE AVANTAGES DESAVANTAGES 1. "Sprays" 1.1. aérosol 1.2. mécaniques 2. Produits solides 2.1. gels à l'agar- agar 2.2. gels au stéara- te de sodium 2.3. blocs au p-di- chlorobenzène 2.4. blocs plasti- ques diffusion rapide, disponibi- lité immédiate - idem - indication visuelle de la fin de l'activité diffusion lente du parfum * grande perte de matériel(propulseur, * récipient, valve), dommage de l'en- : vironnement. * utilisation moins pratique, coût de * fabrication élevé. * diffusion trop limitée dans le temps : pas très plaisant du point de vue * esthétique. : pas d'indication visuelle de la fin d'activité; trop grande rétention du : parfum; diffusion irrégulière. : bon marché, s'évapore complè-: odeur désagréable, interdiction lé- * tement à l'air, effet bacté- gale dans certains pays. : ricide: * propriétés analogues à cel- coût de fabrication plus élevé que 2.2;: * les du 2.2.: certains parfums ne sont pas stables au contact du chlorure de polyvinyle. o o ts Llw tu TABLEAU I (suite) : ARTICLE: AVANTAGES: DESAVANTAGES ::. :: 2.5. Plàtre parfumé 3. Produits liquides sur support 3.1 parfum concentré imprégné sur un carton 3.2. parfum + fixatif imprégné sur du carton 3.3. parfum imprégné sur un support pou- dreux 4. Produits liquides s'évaporant par une mèche * diffusion lente du parfum,: * aspect agréable, façonnage: * aisé : bon marché, facile à fabri-: * quer :a - idem - * bonne diffusion : :: : évaporation réglable à vo-: : lonté, indication de la fin: : d'activité pas d'indication visuelle de la fin de l'activité diffusion trop rapide du parfum au dé- but de l'utilisation; pas d'indication: visuelle de la fin d'activité. diffusion meilleure que 3.1, mais enco- re insuffisante; pas d'indication vi- suelle de la fin d'activité. utilisation limitée à certaines appli-: cations spécifiques (ex. tapis). compliqué à l'utilisation o 1.- Ln 4. M l'acétate de benzyle, l'acétate d? 1-î-ialyle, les terpènes et les hydrocarbures d'utilisation courante en parfumerie, les éthers dialkyl-glycoliques et les esters aromatiques ou aliphatiques à basse polarité. Par une combinaison appropriée de la composition par- fumante avec l'une ou plusieurs des substances sus-indiquées, il est donc possible d'obtenir de nouvelles compositions par- fumantes présentant un pouvoir de diffusion amélioré à tra- vers des membranes en matière polymérique. On a constaté se- lon l'invention que la diffusion du parfum s'effectue dans ce cas de façon régulière et complète. L'invention propose la création d'articles constitués par des récipients en matière polymérique, ou disposant d'au moins une paroi en matière polymérique, et contenant des com- positions parfumantes, lesdits articles étant destinés au parfumage d'air ambiant ou d'enceintes fermées. La présente invention a donc pour objet un article étan- che aux liquides destiné au parfumage d'air ambiant ou d'en- ceintes fermées, ledit article étant caractérisé en ce qu'il contient une composition parfumante enrichie en substances, odorantes ou pas, de faible polarité et qu'il possède au moins une paroi en matière polymérique permettant la diffusion vers l'extérieur d'ingrédients odoriférants actifs. L'invention peut également comprendre les caractéris- tiques ci-après considérées isolément ou en combinaison: - la ou les parois en matière polymérique sont consti- tuées par du polyéthylène, du polypropylène, de l'éthylène- éthyl-acrylate ou de l'éthylène-vinyl-acétate, - la ou les parois en matière polymérique possèdent une épaisseur comprise en 0,01 et 2 mm. L'article décrit ci-dessus peut être de forme et de volume variés. Bien entendu, la superficie de la paroi ou des parois en matière polymérique détermine la vitesse de diffusion des ingrédients odoriférants actifs; son choix dépend donc de l'utilisation particulière envisagée. D'autres facteurs, tels que la nature de la substance polymérique utilisée et son épaisseur, auront également une influence sur la vitesse de diffusion. La ou les parois de l'article de l'invention peuvent consister en une ou plusieurs feuilles, pellicules ou membra- nes préformées. Le matériau de ces feuilles, pellicules ou membranes est une substance de haut poids moléculaire. A ti- tre d'exemple, on peut mentionner les matériaux suivants - polyéthylène, polypropylène, - éthylcellulose, - acétate de cellulose, - triacétate de cellulose, - cellophane, - polyamide, - chlorure de polyvinyle, polyesters, - polyacryle, - éthylène-éthyl-acrylate ou - éthylène-vinyl-acétate. Les effets les meilleurs ont été obtenus avec le poly- éthylène LD ("low density") et HD ("high density") et le polypropylène, ainsi que l'éthylène-éthyl-acrylate et l'éthy- lène-vinyl-acétate. L'article de l'invention présente l'avantage de pouvoir être aisément manufacturé, d'o un prix de revient inférieur à celui des produits présentement commercialisés. La diffu- sion des ingrédients parfumants actifs obtenue à l'aide de l'article de l'invention s'effectue de façon plus régulière que celle obtenue avec d'autres articles connus. Parmi les avantages présentés par l'article de l'invention, il convient également de mentionner que celui-ci permet une indication visuelle de la fin de l'activité. Cette indication est ren- due possible par la transparence des feuilles, pellicules ou membranes en matière plastique utilisées comme parois de l'objet en question; elle peut être rendue plus aisée par l'emploi de compositions parfumantes colorées. D'autre part, vu l'étanchéité de l'article, étanchéité obtenue par exemple par soudure des éléments constitutifs externes de l'article, ces mêmes compositions parfumantes sont protégées de l'in- fluence des éléments environnants, ce qui permet l'utilisation de l'article de l'invention dans des endroits habituellement humides et chauds, par exemple des enceintes fermées et chauffées, telles les machines à laver la vaisselle ou celles destinées à laver et sécher le linge. Or,il est notoire que -le parfumage de tels appareils présente bien des difficultés lorsque l'on a recours aux moyens habituels du commerce, tels ceux cités précédemment. En particulier, le parfumage de machines à laver la vaisselle ne peut être effectué convenablement, notamment en raison du caractère chimiquement trop agressif des déter- gents employés, normalement de type chloré. De tels produits décomposent rapidement la plupart des agents parfumants en les rendant ainsi inefficaces. L'article de l'invention, en empêchant le contact direct de l'agent parfumant avec le mi- lieu extérieur, permet de surmonter une telle difficulté. L'article de l'invention peut se présenter sous des for- mes d'exécution fort diverses: cube, cylindre, sachet par exemple. L'article peut être utilisé tel quel dans la pièce ou dans l'enceinte que l'on désire parfumer. Il peut également être utilisé dans une gaine, un embal- lage ou un étui éventuellement coulissant, qui, lors du stoc- kage, serait maintenu fermé afin d'empêcher la diffusion des éléments parfumants actifs de l'article dans l'environnement et qui, par contre, lors de l'utilisation, pourrait être par- tiellement ou totalement ouvert pour permettre une telle dif- fusion vers le milieu environnant. Un autre moyen qui permet le stockage de l'article de l'inventiontout en évitant la diffusion des éléments par- fumants vers l'extérieur, consiste en l'application d'une feuille polymérique dutype Surlyn O (origine DuPont de Nemours) sur les parois au travers desquelles s'effectue nor- malement la diffusion. Une telle feuille polymérique peut adhérer par soudage thermique à du polyéthylène ou du poly- propylène par exemple et être détachée juste avant l'utilisa- tion. Dans le même but, un autre moyen consiste en l'utilisa- tion de feuilles d'aluminium soudées à de la mousse de poly- propylène. L'article de l'invention peut également être utilisé en tant que moyen de support pour des solutions exerçant une action insecticide, comme il a pu être démontré par des es- sais effectués à l'aide de diméthyldichlorovinylphosphate en solution dans des solvants à faible polarité. Sous un autre aspect, l'invention concerne aussi une composition parfumante utilisable avec un article tel que mentionné ci-dessus, ladite composition contenant des subs- tances, odorantes ou pas, de faible polarité. Une telle com- position peut contenir comme substance de faible polarité l'acétate de benzyle, l'acétate de linalyle ou l'un ou plu- sieurs des composés appartenant à la classe des terpènes, des hydrocarbures aliphatiques ou aromatiques, des éthers alkyl-glycoliques ou des esters aliphatiques ouaromatiques. L'invention est illustrée sans être aucunement limi- tée de manière plus détaillée par les exemples suivants. EXEMPLE 1 Des mélanges parfumants liquides variés ont été dispo- sés entre deux feuilles de polyéthylène de type LD("low density") de 0,1 mm d'épaisseur etpar soudure, on a pro- cédé à la manufacture de sachets d'une capacité d'environ 7 ml (appareil de soudure: Fermant 400, Joisten & Kettenbaum GmbH, Bensberg -Herkenrath (RFA)). Le contenu de chacun des sachets obtenus était respectivement d'environ 3 et 6 g de composition parfumante, comme il est montré à l'aide du ta- bleau II. Les sachets ont été par la suite suspendus au moyen d'un crochet et maintenus dans une chambre normalement aérée à une température d'environ 20-250C et leur poids a été déter- miné respectivement après 30et 60 jours.La différence de poids observée entre les pesées détermine la mesure de l'évaporation de la composition parfumante, ce qui représente un indice in- direct de l'efficacité de l'article désodorisant. Dans ledit tableau Il, au regard de la composition parfumante, figure la mesure d'évaporation, exprimée en grammes, aprèsrespecti- vement 3C et 60 jours d'utilisation. Le choix de l'adjuvant s'est porté sur un mélange de terpènes d'utilisation courante en parfumerie connu sous le nom de terpènes d'orange. Comme il est montré à l'aide du tableau II, une telle adjonction à la composition parfuman- te permet d'augmenter la diffusion de la composition et amé- liorer ainsi son efficacité en tant qu'ingrédient désodori- sant. EXEMPLE 2 3 g d'une solution alcoolique de menthol (3% dans l'éthanol à 95%) ont été introduits dans un sachet en po- lyéthylène de type LD qui a été par la suite scellé et sus- pendu à l'air ambiant dans une pièce normalement aérée. Même après quelques heuresil devenait difficile de pouvoir déceler dans la pièce l'odeur caractéristique du menthol. Lorsqu'on ajoute à 3g d'une même solution alcooli- que de menthol 3 g d'un mélange de terpènes d'orange, on a 2Di pu observer une augmentation nette de la diffusion du men- thol dans l'air ambiant, l'odeur étant perceptible après quelques minutes déjà. *:::::: :s : 9: ig'g: 9g: 02 g:g 1: ú6'!: S(INVAVIF vs. : 9': 2 8: 2: g: 2 090::: Z': ..*. 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Article étanche aux liquides, destiné au par- fumage d'air ambiant ou d'enceintes fermées, ledit article étant caractérisé en ce qu'il contient une composition parfu- mante enrichie en substances, odorantes ou pas, de faible po- larité, et qu'il possède au moins une paroi en matière poly- mérique permettant la diffusion vers l'extérieur d'ingrédients odoriférants actifs. 2. Article selon la revendication 1, caractérisé en ce que la ou les parois en matière polymérique sont cons- tituées par du polyéthylène, du polypropylène, de l'éthylène- éthyl-acrylate ou de l'éthylène-vinyl-acétate. 3. Article selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que la ou les parois en matières poly- mériques possèdent une épaisseur comprise en 0,01 et 2 mm. 4. Composition parfumante destinée à être uti- lisée en tant qu'élément odorant actif dans l'article selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce qu'elle contient des substances, odorantes ou pas, de fai- ble polarité. 5. Composition parfumante selon la revendication 4, caractérisée en ce qu'elle contient comme substance de faible polarité l'acétate de benzyle, l'acétate de linalyle ou l'un ou plusieurs des composés appartenant à la classe des terpènes, des hydrocarbures aliphatiques ou aromatiques, des éthers alkyl-glycoliques ou des esters aliphatiques ou aro- matiques. 6. Procédé pour le parfumage d'air ambiant ou d'enceintes ferméescaractérisé en ce que l'on utilise comme moyen pour sa mise en oeuvre un article tel que défini à l'une quelconque des revendications 1 à 3.