La présente invention concerne les joints universels et notamment ceux qui sont destinés aux véhicules à roues avant motrices. On connait depuis longtemps les joints universels de cardan. On les a couramment utilisés aux deux extrémités de l'arbre de transmission placé entre la transmission et le différentiel des véhicules classiques à roues arrière motrices. Lors de l'utilisation d'un joint unique de ce type, lorsque les arbres associés à celui-ci ne sont pas alignés angulairement, la vitesse angulaire du premier arbre par rapport à l'autre n'est pas toujours constante. En conséquence, les joints de cardan ne conviennent pas aux véhicules à roues avant motrices, à moins qu'ils soient utilisés par paire; Cependant, il y a rarement suffisamment d'espace sur la longueur du train moteur des véhicules à roues avant motrices pour que deux joints universels de ce type puissent être montés. Les joints universels à vitesse constante destinés aux véhicules à roues avant motrices ainsi qu'à d'autres applications sont connus depuis longtemps. Ces joints comprennent essentiellement une rotule canne lée et un logement complémentaire qui permet la transmission d'un couple entre des arbres qui ne sont pas alignés angulairement, avec une vitesse angulaire constante. Ces joints universels sont cependant de fabrication coûteuse et d'usinage difficile, et ils nécessitent en outre une précision élevée. Ces joints ont aussi d'autres inconvénients, par exemple celui de se détériorer rapidement en presence d'impuretés. Un autre type de joint universel à vitesse constante, connu dans la technique, comporte un soufflet. Les joints universels à soufflet sont formés d'un métal flexible de faible épaisseur ayant la configuration d'un soufflet, les deux arbres raccordés ayant souvent un arrangement à rotule placé dans le soufflet, en son centre, afin que les arbres ne puissent pas être décalés axialement l'un par rapport à l'autre. Un joint universel à vitesse constante, analogue au joint à soufflet, de configuration tublaire, est habituellement formé de caoutchouc et parfois armé par un soufflet métallique placé dans la paroi de caoutchouc. Ces joints ont aussi parfois été armés de fibres ou de fils métalliques disposés en hélice ou en spirale, comme décrit par exemple dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3 628 352. Les joints universels à soufflet et tubulaires n'ont eu qu'un succès commercial faible ou nul, apparemment à cause de leur inaptitude à transmettre un couple suffisant et/ou à cause d'une durée réduite d'utilisation. Le joint universel à vitesse constante selon l'invention présente un certain nombre d'avantages par rapport aux joints connus. Le nouveau joint a une excellente aptitude à transmettre un couple et on considère qu'il donne une longue durée d'utilisation même dans des conditions sévères. Il ne nécessite aussi pratiquement aucun entretien et n'est pas affecté par la saleté ou d'autres impuretés. En outre, aucun procédé ou appareil complexe d'usinage n'est nécessaire à sa fabrication. De plus, le nouveau joint possède un autre avantage car il peut être formé avec des dimensions diverses et des constructions différentes si bien qu'il peut remplacer des joints universels existants de types très divers. Le joint universel selon l'invention comporte au moins deux organes dont l'un est destiné à être fixé à une extrémité d'un arbre et l'autre à une extrémité d'un second arbre, cet autre organe étant disposé en face du premier, les deux organes étant à distance l'un de l'autre et étant disposés afin qu'ils tournent dans des plans sensiblement parallèles lorsque les arbres auxquels ils sont raccordés sont alignés axialement et entraînés en rotation. Chacun des organes a au moins deux extrémités ou parties externes et un élément courbe, allongé et flexible de liaison, monté entre les extrémités du premier et du second organe.L'elément allongé a au moins une bande ou partie transversale qui est disposée transversalement vers l'extérieur à partir d'un axe central de l'élément, parallèlement aux axes des arbres raccordés, lorsqu'ils sont alignés, ou au moins avec une composante parallèle à ces axes. L'élément a au moins une bande ou partie transversale supplémentaire qui est dirigée vers l'extérieur à partir d'un axe central, en direction perpendiculaire aux axes des arbres, lorsqu'ils sont alignés ou au moins avec une composante perpendiculaire à ces axes. La configuration de l'élément résiste mieux au fléchissement en directions parallèle et perpendiculaire aux arbres raccordés, lorsqu'ils sont alignés, qu'à la torsion, les fibres de l'élément étant soumises à une contrainte plus faible lorsque l'élément subit une torsion que-lorsqu'il subit une flexion. L'élément allongé recouvre de préférence un arc d'au moins 1800 et plus, pouvant former une hélice ou spirale à plusieurs spires, un nombre accru de tours permettant un plus grand défaut d'alignement angulaire des deux arbres. Cependant,un certain équilibre doit âtre respecté entre le nombre de spires, le diamètre de l'élément de liaison et sa rigidité, déterminée par la dimension et la configuration de l'élément et par la nature de la matière dont il est formé. Un trop grand nombre de spires, par rapport aux autres caractéristiques, peut provoquer une déformation de l'élément de liaison qui peut prendre une forme sinueuse lors d'une tentative de transmission d'un couple d'un arbre à l'autre. Dans un mode de réalisation avantageux, l'élément de liaison est formé de fibres de graphite disposées longitudinalement dans cet élément et qui sont maintenues sous forme cohérente par un liant si bien que l'ensemble forme un élément solidaire. Les fibres de graphite ont une résistance particulièrement élevée à la traction, présentent une résistance élevée à la fatigue, et peuvent subir un allongement. L'invention concerne donc un joint universel qui ne nécessite pratiquement aucun entretien, qui est peu affecté par la saleté et les autres impuretés et qui a une longue durée d'utilisation. Elle concerne aussi un joint universel dont la fabrication est moins coûteuse et plus facile que celle des joints connus jusqu'à présent. Elle concerne aussi un joint universel ayant un élément allongé, courbe et flexible de liaison qui transmet un couple d'un arbre à un autre. Elle concerne aussi un joint universel qui peut être fabriqué de façon relativement commode avec différentes dimensions et configurations afin qu'il remplace divers joints universels existants. Elle concerne aussi un joint universel qui comporte un élément allongé et hélicoïdal de liaison, raccordant deux arbres, l'élément présentant une résistance élevée à la flexion en directions parallèle et perpendiculaire aux axes des arbres connectés et une faible résistance à la torsion. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront mieux de la description qui va suivre, faite en référence aux dessins annexés sur lesquels - la ligure 1 est une élévation latérale schématique d'un joint universel selon l'invention - la figure 2 est une coupe transversale suivant la ligne 2-2 de la figure 1 ;; - la figure 3 est une coupe transversale agrandie suivant la ligne 3-3 de la figure 2 - la figure 4 est une élévation analogue à la figure 1 d'une variante de joint universel selon l'invention - la figure 5 est une coupe transversale suivant la ligne 5-5 de la figure 4 - la figure 6 est analogue aux figures 1 et 4 mais représente une autre variante de joint universel selon l'invention - la figure 7 est une coupe suivant la ligne 7-7 de la figure 6 - la figure 8 est une perspective schématique d'un élément allongé de liaison, représentant les forces qui ont tendance à faire fléchir cet élément en direction parallèle aux axes des arbres raccordés par l'élément, lorsque les arbres sont alignés - la figure 9 est une perspective schématique analogue à la figure 8, représentant les forces qui ont tendance à faire fléchir l'élément en direction perpendiculaire aux axes des arbres - la figure 10 est une perspective analogue aux figures 8 et 9, représentant les forces de torsion qui ont tendance à tordre l'élément - la figure 11 est une perspective schématique d'une variante d'élément allongé de liaison selon l'invention ; et - la figure 12 est une perspective analogue à la figure 11 d'une autre variante d'élément allongé de liaison selon l'invention. Comme indiqué plus précisément sur les figures 1 et 2, un joint universel selon l'invention, portant la référence 10, est représenté prêt à être monté sur deux arbres afin qu'il permette la transmission d'un couple ou d'énergie d'un arbre à l'autre, même lorsque les arbres présentent un défaut angulaire d'alignement. Le joint universel 10 peut être réalisé avec des dimensions, des configwations et des constructions très diverses, afin qu'il puisse être utilisé dans des applications très diverses et qu'il puisse remplacer des joints universels très divers. Le joint universel selon l'invention convient aussi dans des applications industrielles en petite série, car le joint peut âtre réalisé en quantité relativement limitée puisqu'il ne nécessite pour sa fabrication aucune machine ou aucun outillage spécial ni des temps importants de montage. Le joint universel 10 comprend deux organes 12 et 14 comportant un dispositif sous forme de moyeux 16 et 18, dans leur partie centrale, assurant le raccordement du joint universel à deux arbres qui peuvent présenter un défaut d'alignement angulaire, au moins dans certains cas. Les deux organes 12 et 14 ont aussi des parties 20 et 22 qui dépassent vers l'extérieur des moyeux 16 et 18 et qui tournent dans des plans parallèles lorsque les arbres auxquels les moyeux sont fixés sont alignés angulairement. Un élément courbe et allongé 24 de liaison relie les extrémités ou parties des bords externes des organes 12 et 14, les extrémités étant décalées en rotation dans l'exemple considéré. L'élément 24 doit avoir une résistance élevée à la flexion à la fois en direction parallèle aux axes des arbres 16 et 18, lorsqu'ils sont alignés, comme représenté représenté sur la figure 8, et en direction perpendiculaire aux axes des arbres, comme représenté sur la figure 9. Simultanément, l'élément allongé 24 doit avoir une faible résistance à la torsion ou à la rotation autour de son axe longitudinal comme représenté sur la figure 10. La faible résistance à la torsion permet aux spires ou tours de l'élément de se rapprocher ou de s'éloigner en permettant un défaut angulaire d'alignement et un déplacement longitudinal des deux arbres. Le rapport de la rigidité à la flexion à la rigidité à la torsion détermine le fait que l'élément présente une torsion ou une flexion. La résistance à la flexion en direction parallèle, comme indiqué sur la figure 8, c'est-à-dire parallèle aux axes des arbres, mesurée en newtons par degré de fléchissement et par mètre de longueur, doit être au minimum égale à 120 fois la résistance longitudinale à la torsion comme indiqué sur la figure 10, mesurée en newtons.mètre par degré de fléchissement et par mètre de longueur. La résistance perpendiculaire à la flexion, comme indiqué sur la figure 9, perpendiculairement aux axes des arbres, doit âtre au moins égale à la résistance parallèle à la flexion. L'élément de liaison qui doit posséder cette dernière résistance, doit avoir une partie ou bande ayant une composante dirigée vers l'extérieur depuis un axe central horizontal de l'élément, en direction perpendiculaire aux axes des arbres, lorsque ceux-ci sont alignés, de manière que les parties externe et interne de l'élément soient distantes et donnent la résistance nécessaire à la flexion. Lors de l'utilisation de l'élément de liaison de la figure 2, lorsque l'arbre raccordé au moyeu 16 est un arbre menant et tourne dans le sens anti-horaire sur la figure 2, la partie externe de l'élément 24 est sous tension et la partie interne en compression. Lorsque le même arbre constitue l'arbre menant mais est entraîné dans le sens horaire sur la figure 2, lå partie externe de l'élément 24 est en compression et la partie interne sous tension. L'élément 24 de liaison doit aussi avoir une bande ou partie ayant une composante dirigée vers l'extérieur depuis un axe vertical central de l'élément, en direction parallèle aux axes des arbres, lorsque ceux-ci sont alignés. Cette disposition donne la résistance à la flexion en direction transversale, c'est-à-dire en direction parallèle à l'axe des arbres-. L'élément est de préférence symétrique autour d'un axe central horizontal parallèle aux axes des arbres et aussi autour d'un axe central vertical perpendiculaire aux axes des arbres afin qu'il présente la même résistance à la flexion perpendiculaire et parallèle, dans les deux directions. Une partie de l'élément doit aussi passer par le raccord des axes centraux, contrairement au cas d'un tube par exemple. La résistance à la torsion peut rester minimale lorsque la plus grande partie possible de la masse est proche du raccord des axes centraux de l'élément. Les parties parallèle et perpendiculaire de l'élément n'ont pas une épaisseur accrue mais ont de pré férence la même section relativement étroite, à partir du centre, pour cette même raison. Dans le mode de réalisation avantageux représenté, l'élément 24 de liaison a une joue transversale formant une partie ou bande 26 et deux ailes ou bandes transversales 28 et 30. L'élément a une configuration en I, ou plus précisément une forme en H lorsqu'elle est retournée de 900, en coupe transversale. La bande 26 est disposée transversalement par rapport à un axe central de l'élément et les bandes 28 et 30 sont disposées transversalement par rapport à un axe central perpendiculaire de l'élément. Aux extrémités de l'élément 24 de liaison, les parties des ailes 28 et 30 qui depassent vers l'extérieur ont une dimension qui diminue depuis la largeur maximale jusqu'à une valeur nulle si bien que la joue 26 peut être fixée fermement aux organes 12 et 14. L'opération peut âtre réalisé par soudage ou par tout dispositif convenable de fixation.Les deux ailes distantes 28 et 30 et la joue 26 donnent à l'élément 24 une résistance élevée à la flexion en direction perpendiculaire aux axes des arbres alors que les ailes donnent aussi une résistance au flambage ou à la flexion en direction parallèle aux axes des arbres. L'élément peut aussi subir une torsion afin qu'il compense le défaut d'alignement angulaire des arbres. La configuration particulière représentée assure aussi l'utilisation efficace des fibres présentes dans l'élément, ces fibres étant relativement coûteuses. De façon générale, une poutre ayant une configuration donnant une résistance élevée à la flexion vers le haut ou vers le bas ou à la flexion en direction perpendiculaire aux axes des arbres, convient comme élément courbe 24 de liaison bien que la résistance à la flexion en direction perpendiculaire aux axes des arbres doive être au moins égale à la résistance en direction parallèle aux axes afin que le flambage ou la mise sous forme sinueuse de l'élément de liaison soit évité avec cependant une faible résis tance à la torsion permettant la compensation du défaut d'alignement angulaire des arbres. Ainsi, par exemple, une section de configuration carrée pour l'élément de liaison n'est pas aussi avantageuse puisqu'elle présente une résistance excessive à la torsion et au défaut d'alignement angulaire des arbres, par rapport à la résistance à la flexion dans les autres directions. L'élément 24 de liaison comprend de préférence de nombreuses fibres de graphite disposées parallèlement et qui sont parallèles à la longueur de l'élément. Les fibres de graphite ont une résistance élevée à la traction, elles résistent à la fatigue et elles peuvent s'allonger ou s'étirer dans une certaine mesure tout en reprenant leur longueur originale. De tels éléments de graphite sont disponibles dans le commerce sous forme de mèches ou de fils non tordus comprenant 2 000, 5 000 ou 10 000 fibres ou filaments dans la section. Les fibres sont maintenues sous forme cohérente, à la configuration voulue, par un liant de résine convenable ou une matière analogue. Dans un mode de réalisation avantageux, l'élément de liaison est formé par une opération d'extrusion avec traction au cours de laquelle les fibres sont rassemblées à partir de plusieurs bobines ou réserves, sous forme parallèle et reçoivent alors le liant lorsqu'elles passent dans une mare formée par celui-ci. Les fibres revêtues sont alors conduites dans une filière chauffée de configuration voulue et elles passent ensuite dans une zone de durcissement ou une étuve qui termine l'opération de durcissement. Avant le durcissement total du liant, la matiere extrudée avec traction peut être enroulée sur un mandrin de diamètre voulu, sur lequel le durcissement ou la polymérisation final a lieu en vue de la formation de l'élément 24 de liaison.La largeur des extrémités des ailes peut être réduite progressivement avant montage de l'élément sur les organes 12 et 14. L'utilisation d'un mandrin peut être remplacée par utilisation d'une filière courbe ou hélicoidale destinée à former directement l'élément de liaison à la forme voulue. Comme l'indique la figure 1, l'élément courbe 24 de liaison a une configuration hélicoldale et recouvre 3,5 spires environ, entre une partie externe de l'organe 12 et une partie externe de l'organe 14, décalée par rapport à celle de l'organe 12. De cette manière, un défaut relativement important d'alignement angulaire des deux arbres raccordés aux moyeux 16 et 18 peut être compensé.Le cas échéant, un dispositif de centrage peut être placé dans l'espace délimité par l'élément 24 de liaison, comme représenté par exemple dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3 678 707, afin que les arbres ne présentent pas un décalage axial excessif.Si les arbres se déplacent longitudinalement l'un par rapport à l'autre, le dispositif de centrage peut être facilement réalisé afin qu'il permette ce mouvement sans nécessiter de dispositifs coûteux à cannelures et gorges. Comme indiqué sur les figures 4 et 5, une variante de joint universel 32 comprend deux organes 12 et 14 ayant une variante d'élément 34 de liaison monté entre les parties externes des organes. L'élément 34 de liaison a une section de même configuration que l'élément 24 mais recouvre un arc de 1800 environ seulement dans ce cas. Les parties d'extrémité des ailes 28 et 30 sont taillées afin que la joue 26 puisse être fixée aux organes 12 et 14, par exemple par des dispositifs convenables 36 de fixation représentés sur la figure 5. Lorsque l'élément 34 a la même dimension et la même configuration que l'élément 24, un couple plus important peut âtre transmis de l'un des organes à l'autre puisque l'élément 34 est moins sujet au flambage ou à la mise sous forme sinueuse, et un dispositif de centrage n'est pas nécessaire entre les organes 12 et 14.D'autre part, l'élément 34 ne peut pas compenser un défaut d'alignement angulaire ou un mouvement lon gitudinal des arbres aussi important que l'élément 24. Les figures 6 et 7 représentent une autre variante de joint universel 38 mettant en oeuvre les mêmes organes 12 et 14 et l'élément 34 de liaison. Dans ce cas, le joint universel 38 a aussi un autre élément 40 de liaison. Celui-ci peut avoir une section de même configuration que l'élément 34, mais son extrémité inférieure est fixée à l'organe 12, par exemple par des dispositifs 42, et son extrémité supérieure est fixée à l'organe 14, par des dispositifs analogues de fixation non représentés. Les deux éléments 34 et 40 peuvent ainsi transmettre un couple plus élevé mais, simultanément, la compensation d'un défaut d'alignement angulaire des arbres est réduite. Les éléments 34 et 40 de liaison peuvent être fabriqués de la même manière que les éléments 24, l'élément étant coupé en tronçons plus courts après sa fabrication. D'autre part, le cas échéant, les éléments 34 et 40 peuvent être moulés ou estampés, des fibres de graphite et un liant analogues étant utilisés. Un segment d'une variante d'élément allongé 44 de liaison selon l'invention est représenté sur la figure 11. L'élément 44 a une section transversale en forme de X. I1 comporte quatre bandes ou parties transversales 46 ayant des composantes parallèles et perpendiculaires aux axes des arbres qui sont raccordés. Comme l'élément 24, l'élément 44 est de préférence symétrique par rapport à un axe central parallèle aux axes des arbres et à un axe central perpendiculaire à ces axes. Les bandes 46 dépassent aussi vers l'extérieur des axes centraux vertical et horizontal de l'élément. Les bandes ou parties transversales 46 donnent une faible résistance à la torsion ou à la rotation et simultanément donnent une résistance élevée à la flexion en direction parallèle, comme indiqué sur la figure 8, et même une résistance accrue à la flexion en direction perpendiculaire, comme indiqué sur la figure 9, la ré sistance à la flexion en direction parallèle étant au moins égale à 120 fois la résistance à la torsion. Comme dans le cas de l'élément 24, la configuration particulière de l'élément 44 assure une utilisation efficace des fibres dans l'élément. Un élément 48 de liaison, du type représenté sur la figure 12, possède une configuration différente qui oen- vient à un joint universel selon l'invention. L'élément a la configuration d'un V et d'un V retourné reliés par une joue, en coupe trasversale. L'élément 48 a des bandes ou parties transversales 50 qui ont des composantes parallèles et perpendiculaires aux axes des arbres, lorsque ceux-ci sont alignés. L'élément 48 a aussi une bande ou partie transversale 52 -de connexion qui maintient les parties 50 à plus grande distance et accroit la résistance à la flexion en direction perpendiculaire pour une dimension et un espacement donnés des parties 50. Ces parties ou bandes 50 dépassent aussi vers l'ex- térieur à partir d'un axe central vertical de l'élément 48, et les bandes 50 et 52 dépassent vers l'extérieur à partir d'un axe central horizontal ae l'élément. Dans le cas d'un élément de liaison dont les parties transversales ont une construction et une épaisseur analogues, ces parties doivent être disposées en direction parallèle aux axes des arbres sur une distance au moins égale aux deux tiers de la longueur en direction perpendiculaire aux axes des arbres. I1 est bien entendu que l'invention n'a été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra apporter toute équivalence technique dans ses éléments constitutifs sans pour autant sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1. Joint universel destiné à transmettre un couple d'un arbre à un autre, caractérisé en ce qu'il comprend un premier organe (12), un dispositif (16) de fixation d'une partie centrale du premier organe à l'un des arbres afin ctue le premier organe soit mis en position transversale par rapport à la longueur de l'arbre, un second organe (14), un dispositif (18) de fixation d'une partie centrale du second organe sur l'autre arbre afin que le second organe soit mis en position transversale par rapport à la longueur de l'autre arbre, et un dispositif courbe (24) de liaison ayant une première extrémité fixée au premier organe et une autre extrémité fixée au second organe, une partie externe du dispositif de liaison étant placée sous tension et une partie interne du dispositif de liaison étant placée en compression lorsqu'un couple est transmis d'un arbre à un autre dans un premier sens, la partie externe du dispositif de liaison étant placée en compression et la partie interne sous tension lorsqu'un couple est transmis du premier arbre à l'autre dans l'autre sens, le dispositif de liaison (24) ayant au moins une partie transversale qui, en coupe transversale a une composante parallèle aux axes des arbres lorsque ceux-ci sont alignés axialement, et ayant en outre au moins une autre partie transversale qui, en coupe transversale, a une composante perpendiculaire aux axes des arbres lorsque ceux-ci sont alignés axialement, la résistance du dispositif de liaison à la flexion en direction parallèle aux axes des arbres, mesurée en newtons par degré de fléchissement et par mètre de longueur, étant au moins égale à 120 fois la résistance à la torsion, exprimée en newtons.mètre par degré de fléchissement et par mètre de longueur. 2. Joint selon la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif (24) de liaison est symétrique par rapport à deux axes centraux perpendiculaires l'un à 1 'autre. 3. Joint universel destiné à transmettre un couple d'un arbre à un autre, caractérisé en ce qu'il comprend un premier organe (12), un dispositif (16) de fixation d'une partie centrale du premier organe à l'un des arbres affin que ce premier organe soit en position transversale par rapport à la longueur de l'arbre, un second organe (14), un dispositif (18) de fixation d'une partie centrale du second organe à l'autre arbre afin que le second organe soit en position transversale par rapport à la longueur de l'autre arbre, et un dispositif courbe (24) de liaison ayant une première extrémité fixée au premier organe et une autre extrémité fixée au second organe, une partie externe du dispositif de liaison étant sous tension et une partie interne du dispositif de liaison étant en compression lorsqu'un couple est transmis d'un premier arbre à l'autre dans un premier sens, la partie externe du dispositif de liaison étant en compression et la partie interne sous tension lorsqu'un couple est transmis du premier arbre à l'autre dans le sens opposé, le dispositif de liaison (24) ayant moins une bande ayant une composante parallèle aux axes des arbres lorsque ceux-ci sont alignés axialement, et au moins une autre bande qui a une composante perpendiculaire aux axes des arbres lorsque ceux-ci sont alignés axialement, la largeur de la première bande étant au moins égale aux deux tiers de la largeur de l'autre bande. 4. Joint selon la revendication 3, caractérisé en ce que les bandes sont perpendiculaires l'une à l'autre. 5. Joint universel destiné à transmettre un couple d'un premier arbre à un autre, caractérisé en ce qu'il comprend un premier organe (12), un dispositif (16) de fixation d'une partie centrale du premier organe à l'un des arbres afin que le premier organe ait une position transversale à la longueur de l'arbre, un second organe (14), un dispositif (18) de fixation d'une partie centrale du second organe sur l'autre arbre afin que le second organe ait une position transversale à la longueur de l'autre arbre, et un dispositif courbe (24) de liaison ayant une première extrémité fixée au premier organe et une autre extrémité fixée au second organe, une partie externe du dispositif de liaison étant sous tension et une partie interne étant en compression lorsqu'un couple est transmis d'un premier arbre à l'autre dans un premier sens, la partie externe-du dispositif de liaison étant en compression et la partie interne sous tension lorsqu'un couple est transmis du premier arbre à l'autre dans le sens opposé, le dispositif (24) de liaison ayant au moins une partie transversale qui a une composante dirigée vers l'extérieur à partir d'un axe central du dispositif de liaison, cet axe central étant perpendiculaire aux axes des arbres lorsque ceux-ci sont alignés axialement, et ayant aussi une autre partie transversale qui a une composante partant vers l'extérieur d'un axe central du dispositif de liaison, cet axe central étant parallèle aux axes des arbres lorsque ceux-ci sont alignés axialement, la résistance du dispositif de liaison à la flexion, en direction horizontale, exprimée en newtons par degré de fléchissement et par mètre de longueur étant au moins égale à 120 fois la résistance à la torsion, exprimée en newtons.mètre par degré de fléchissement et par mètre de longueur. 6. Joint selon l'une quelconque des revendications 1, 3 et 5, caractérisé en ce que le dispositif de liaison (24) a une coupe transversale ayant la configuration d'un H dans la direction des axes des arbres. 7. Joint selon l'une quelconque des revendications 1, 3 et 5, caractérisé en ce que le dispositif de liaison (44) a une section transversale en X. 8. Joint selon l'une quelconque des revendications 1, 3 et 5, caractérisé en ce que le dispositif de liaison (48) a une coupe transversale ayant la forme d'un V et d'un V retourné reliés par une joue. 9. Joint selon l'une des revendications 1 et 5, caractérisé en ce que les parties transversales ont une épaisseur pratiquement uniforme sur toute leur largeur. 10. Joint selon l'une des revendications 1 et 5, caractérisé en ce que les parties transversales sont mutuellement perpendiculaires.