La présente invention a pour objet un procédé et une machine pour la fabrication d'éléments de calage, et plus spécialement d'éléments de calage de petites dimensions. De nombreux produits, tels que les appareils électro-ménagers, sont emballés dans des caisses avec interposition d'éléments de calage les ceinturant, constitués souvent à partir de plaques et de pièces de polystyrène expansé. Il convient également de disposer d'éléments de calage satisfaisants pour des objets plus petits, n'ayant pas une forme géométrique définie, ou ne permettant pas le ceinturage par des éléments de protection de forme complémentaire. Dans ce cas, on recourt à des éléments suffisamment petits dont la juxtaposition et le bourrage dans un emballage permet d'épouser, de façon intime, l'objet à protéger. Ces éléments de calage sont également le plus souvent réalisés à partir de polystyrène expansé. Ils doivent avoir une forme telle, qu'ils réalisent un certain accrochage les uns relativement aux autres. En effet, lorsque 1'on emballe un objet, il convient que celui-ci ne puisse pas glisser entre les éléments de calage pour atteindre le fond de l'emballage où il serait beaucoup plus vulnérable aux chocs. Pour tester la valeur d'éléments de calage, il est souvent procédé au test dit "de la boule de pétanque". Si une boule, placée dans un emballage au milieu d'éléments de calage, ne bouge pas relativement à ceuxci après un certain nombre de manipulations brutales, les éléments de calage peuvent être considérés comme satisfaisants. Ces éléments de calage sont actuellement obtenus à partir de matière noble, soit par extrusion et de coupe, soit par expansion de ptits grains de matières donnant une forme de haricot légèrement en S. Ces éléments sont donc relativement onéreux du fait qu'ils nécessitent une production adaptée, et l'utilisation de matières nobles. Il se pose, en outre, le problème de la récupération et de la réutilisation des gros morceaux de polystyrène expansé constituant le calage d'objets tels que des appareils électro-ménagers, A l'heure actuelle, ces éléments posent des problèmes notamment aux utilisateurs et aux magasins à grande surface ainsi qu'aux producteurs de pièces moulées qui doivent payer pour les faire évacuer, ces eléments n'étant pas réutilisables. La présente invention vise à pallier ces inconvénients en fournissant un procédé et une machine pour la fabrication de petits éléments de calage, à partir de pièces en matière synthétique, telle que du polystyrène expansé, qui peuvent être de forme quelconque et par exemple constituées par des éléments de calage de dimension grande ou moyenne après utilisation dans leur but premier ou dans la récupération de pièces défectueuses chez les producteurs. Ce procédé consiste à faire passer les morceaux de matière synthétique successivement à travers plusieurs réseaux de fils chauffants parallèles les uns aux autres, en réalisant un déplacement transversal relatif des morceaux de matière synthétique et d'au moins un réseau de fils lors du passage à travers celui-ci. Ceci conduit à un découpage des morceaux de matière synthétique de départ, sous la forme d'éléments présentant des formes irrégulières, et notamment un grand nombre d'arêtes permettant un accrochage des élements entre eux a'à l'intérieurd'un même emballage. Ces éléments peuvent être obtenus essentiellement de deux façons, à savoir : par passage à travers plusieurs réseaux dont certains sont fixes et d'autres sont mobiles, ou par passage à travers des rfiseaus fixes, les morceaux de matière synthétique introduits étant, pour leur part, animés non seulement d'un mouvement de déplacement transversal aux réseaux pour passer à travers ceux-ci, mais également d'un mouvement parallèle aux réseaux, Dans une forme préféréed#exécution d'une ###emachine pour la mise en oeuvre de ce procéda, les différents réseaux de fils chauffants sont horizontaux et il est prévu au-dessus et autour d'eux une trémie pour l'amenée de la matière synthétique, des moyens étant prévus pour assurer la tenue des morceaux de matière synthétique en position verticale, au cours de leur traversée des réseaux de fils. Cet agencement est intéressant car il suffit de remplir la trémie de chargement, les morceaux de matière synthétique passant à travers les fils sous lteffet de la gravité et étant découpés au contact de ceux-ci. Avantageusement, dans ce cas, les fils chauffants, correspondant à deux réseaux consécutifs, sont perpendiculaires. Ceci permet d'obtenir une maille assurant la formation d'éléments 2 de section relativement faible, de l'ordre de i cm par exemple et de quelques centimètres de longueur. Dans une forme simple d'exécution de l'invention, cette machine comporte quatre réseaux de fils chauffants dont les deux supérieurs sont fixes et dont les deux inférieurs sont animés chacun d'un mouvement rectiligne alternatif, le premier dans une direction perpendiculaire à celle du second, le déplacement de chacun de ces réseaux s'effectuant perpendiculairement à la direction des fils chauffants de celui-ci. Lors du passage des morceaux de matière synthétique à travers les quatre réseaux, les deux supérieurs assurent le maintien en position verticale des morceaux de matière synthétique à découper, alors que les deux réseaux inférieurs, mobiles assurent des découpes irrégulières des morceaux et la séparation des éléments. Afin d'obtenir des de coupes très marquées sur la longueur des éléments, la course du déplacement de chaque réseau correspond sensiblement â l'écartement entre deux fils chauffants voisins et appartenant au même réseau, Selon une autre caractéristique de l'invention, les moyens d'entrainement des réseaux mobiles sont constitués par une chaîne sans fin horizontale entraînée de façon continue dans le même sens entrarnant pour chaque extrémité support d'un réseau mobile un pignon auquel est associé un plateau sur lequel est monté excentré un maneton auquel est attelée une bielle dont l'autre extrémité est articulée en bout du support de ltune des extrémités des fils, qui est lui-même déplaçable axialement dans des paliers.Il est bien évident que les deux supports de fils chauffants correspondant à un meme réseau sont animés d'un même mouvement de déplacement. De plus, la position du maneton sur son plateau est réglable de manière à pouvoir adapter la course selon les besoins. Avantageusement, les fils sont tendus de manière élastique sur leurs supports. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de cette machine Figure 1 en est une vue en perspective Figure 2 est une vue très schématique indiquant le positionnement relatif des quatre réseaux de fils chauffants Figure 3 est une vue de côté d'un élément de calage obtenu à l'aide de cette machine. La machine représentée au dessin comporte un bâti 2 à la partie supérieure duquel est placée une trémie 3 destinée à recevoir des morceaux de polystyrène de formes très diverses, et notamment des déchets d'éléments d'emballages. Sous la trémie sont montés quatre réseaux de fils métalliques chauffants~4 occupant la totalité de la section de la machine. Au niveau de chaque réseau supérieur, les fils 4 sont parallèles les uns aux autres, et tendus entre deux supports 5. Ces supports supérieurs 5 sont avantageusement rainurés pour assurer un positionnement régulier des fils. Les fils 4 passent sur les supports 5 et son maintenus en tension sur ceux-ci, chacun à l'aide d'un ressort 6 dont l'autre extrémité est ancrée sur une tige 7. Il est à noter que les deux réseaux supérieurs, respectivement, 8 et 9 sont fixes, et présentent des fils 4 qui sont perpendiculaires les uns aux autres. Les deux réseaux inférieurs, respectivement 10 et 12, présentent également des fils 4 perpendiculaires les uns aux autres. En ce qui concerne ces deux réseaux inférieurs 10 et 12, les fils les composant sont montés en tension sur des supports 13 déplaçables axialement selon un mouvement alternatif dans des paliers 14. Comme montré notamment à la figure 2, les mouvements des réseaux 10 et 12 s'effectuent dans des directions perpendiculaires, le déplacement de chaque réseau se réalisant toujours perpendiculairement aux fils le composant. Le déplacement alternatif des supports 13 est réalisé à l'aide d'une channe sans fin 15 entourant le bâti, horizontale et entratnée à partir d'un moteur électrique 11. Au niveau d'une extrémité de chaque support mobile 13, cette chaine entraîne un pignon 16 auquel est lié en rotation un plateau 17. Sur ce plateau 17 est monté, de manière excentrée et de façon réglable, un maneton 18 auquel est attelée une bielle 19 dont l'autre extrémité est articulée en 20 en bout d'un support 13. Il va de soi que ltentraînement continu de la chaine 15 et, par suite, la rotation continue du plateau 17, provoquent un mouvement alternatif du support associé 13, la course de celui-ci étant réglée par positionnement du maneton 18 sur le plateau 17. L'alimentation des fils chauffants se fait de façon traditionnelle par un câble 22. Ce dispositif permet la récupération dans un bac 23 d'éléments de calage 24 ayant la forme générale représentée à la figure 3, c'est-à-dire présentant des découpes 25 décalées les unes par rapport aux autres sur toute leur périphérie. Comme il ressort de ce qui précède, l'invention apporte une grande amélioration à la technique existante en permettant ltobtention d'éléments de tallage donnant toute satisfaction d'un point de vue pratique, à partir de matière de récupération. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas à la seule forme d'exécution de cette machine décrite ci-dessus à titre d'exemple ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation. C'est ainsi notamment que la maille,pour le passage et la conformation en section des éléments de calage, pourrait ne pas être carrée ou rectangulaire, mais posséder une forme de losange ou que les réseaux mobiles pourraient avoir un mouvement autre,tel que circulaire ou sinusoïdal, obtenu à l'aide d'une came par exemple,sans que l'on sorte pour autant du cadre de l'invention. - REVENDICATIONS 1. - Procédé pour la fabrication d'éléments de calage en matière synthétique, caractérisé en ce qu'il consiste à partir de morceaux de matière synthétique de forme quelconque et à faire passer ceux-ci successivement à travers plusieurs réseaux de fils chauffants parallèles les uns aux autres, en réalisant un déplacement transversal relatif des morceaux de matière synthétique et d'au moins un réseau lors du passage à travers celui-ci. 2. - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu' au moins un réseau de fils chauffants est animé d'un mouvement de déplacement relativement aux autres. 3. - Machine pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce qu'elle comporte au moins deux réseaux sensiblement parallèles, de fils chauffants parallèles dont l'un au moins est animé d'un mouvement de déplacement relativement aux autres. 4. - Machine selon la revendication 3, caractérisée en ce que les différents réseaux de fils chauffants sont horizontaux et en ce qu'il est prévu,au-dessus et autour d'eux, une trémie pour l'amenée de la matière synthétique, des moyens étant prévus pour assurer la tenue des morceaux de matière synthétique en position verticale, au cours de leur traversée des réseaux de fils. 5. - Machine selon la revendication 4, caractérisée en ce que les fils chauffants correspondant à deux réseaux consécutifs sont perpendiculaires. 6. - Machine selon l'une quelconque des revendications 4 et 5, caractérisée en ce qu'elle comporte quatre réseaux de fils chauffants dont les deux supérieurs sont fixes et dont les deux inférieurs sont animés chacun d'un mouvement rectiligne alternatif, le premier dans une direction perpendiculaire à celle du second, le déplacement de chacun de ces réseaux s'effectuant perpendiculairement à la direction des fils chauffants de celui-ci. 7. - Machine selon la revendication 6, caractérisée en ce que la course du déplacement de chaque réseau correspond sensiblement à l'écartement entre deux fils chauffants voisins et appartenant au même réseau. 8. - Machine selon l'une quelconque des revendications 6 et 7, caractérisée en ce que les moyens d'entraînement des réseaux mobiles sont constitués par une chaîne sans fin horizontale entraînée de façon continue dans le même sens entralnant,pour chaque extrémité support d'un réseau mobile, un pignon auquel est associé un plateau sur lequel est monté excentré un maneton auquel est attelée une bielle dont l'autre extrémité est articulée en bout du support de l'une des extrémités des fils, qui est lui-même déplaçable axialement dans des paliers. 9. - Machine selon la revendication 8, caractérisée en ce que les fils sont tendus de manière élastique sur leurs supports.