Ltinvention a pour objet un dispositif de diagnostic microbiologique pour la recherche de germes pathogènes au moyen de milieux de culture. On effectue la recherche de germes pathogènes chez l'homme et chez les animaux microbiologiquement par culture sur ou dans des milieux nutritifs solides ou liquides. Ces milieux nutritifs, comme par exemple les différentes sortes d'agar, sont en général préparés dans des instituts bactériologiques et conditionnés dans des récipients dits boites de Pétri, ou dans des tubes à essai. Pour l'identification des germes pathogènes, qui ne se présentent que rarement sous la forme d'espèces isolées, on a généralement besoin de plusieurs milieux nutritifs différents. L'interprétation, après incubation, des cultures préparées et développées était jusqu'à présent du ressort de spécialistes ayant une grande expérience professionnelle. Pour cette raison, la recherche de germes pathogènes ou d'autres microorganismes importants pour les questions d'hygiène est effectuée, jusqu'à présent, presque exclusivement dans les instituts de recherche universitaires et dans les laboratoires spécialisés. Il en résulte pour le médecin praticien, ainsi que pour les hôpitaux et cliniques de petite ou moyenne importance, de même que pour leurs patients, des inconvénients considérables. En effet, pour la recherche de germes pathogènes, il faut envoyer l'échantillon, prélevé sur la matière à examiner, i l'un des instituts ou laboratoires spécialisés susindiqués, et le diagnostic, et par conséquent la thérapeutique adaptée au germe spécifique, peuvent se trouver retardés,selon 11 emplacement du cabinet médical, de 4 à 14 jours. Un traitement tardif peut avoir de graves conséquences dans certaines circonstances. Un autre inconvénient de la pratique actuelle réside dans le fait que, pendant le transport, l'échantillon peut subir des modifications entraînant un diagnostic erroné (ainsi, il peut se produire, par exemple, la destruction de germes sensibles au froid, la prolifération abusive de germes à croissance rapide et des phénomènes analogues). Plus récemment, on a essayé de mettre à la disposition du médecin de 1 à 3 milieux de culture à immersion pour la détermination rapide du nombre de germes dans l'urine. Ces milieux présentent cependant, dans le cas d'infections significatives, des voies urinaires, une flore tellement dense qu'une identification des germes n'est plus possible. Dans ces cas également, il faut donc répéter l'analyse avec de l'urine diluée, ce qui oblige à envoyer des échantillons à l'un des instituts spécialisés et présente, par conséquent, les inconvénients susindiqués. L'invention a donc pour but de réaliser, tout en évitant les inconvénients susindiqués, un dispositif de diagnostic microbiologique pour la recherche de germes pathogènes (ou dgau- tres microorganismes importants pour les questions d'hygiène) au moyen de milieux nutritifs, qui permettent même au médecin, sans formation bactériologique particulière, de soumettre la totalité des matières prélevées sur le malade à un examen rapide fournissant, dans un temps très court, le diagnostic du germe spécifique. Ce problème est résolu selon l'invention par un dispositif de diagnostic microbiologique pour la recherche de germes pathogènes et d'autres microorganismes importants pour les questions d'hygiène, au moyen de milieux de culture, lequel dispositif est caractérisé par le fait quton prévoit pour la recherche dans chacun des groupes traditionnels de matière à examiner, en particulier pour les groupes constitués par I.Les prélèvements sur des plaies, le liquide biliaire, les crachats, les ponctions, les sécrétions conjonctivales et les prélèvements nasaux et vaginaux II. les selles III. les urines, une combinaison de milieux nutritifs réactive particulière et qùe chaque combinaison réactive est constituée d'un certain nombre de milieux nutritifs, spécifiques à l'égard de la matière à examiner et disposés, les uns à c8té des autres, sur un support commun. Pour effectuer l'examen, il suffit que lé médecin choisisse la combinaison de milieux nutritifs correspondant à la matière à analyser, et qu'il ensemence le prélèvement dans les milieux nutritifs conteurs dans la combinaison réactive. Après incubation des milieux nutritifs, un tableau d'identification, en concordance avec la combinaison de milieux nutritifs utilisée, permet ensuite une détermination rapide et sûre des germes contenus dans la matière à analyser. Ce procédé offre l'avantage particulier que la disposition sur un support commun des milieux nutritifs appartenant à une combinaison réactive déterminée garantit, d'une part, l'ensemen- cement convenable des différents milieux nutritifs et empêche, d'autre part, grace à la succession sériée et synoptique des différents milieux nutritifs,toute erreur lors de la lecture des résultats. De cette façon, le médecin, même sans grande expérience microbiologique, peut très simplement et sans perte de temps consécutive à l'intervention d'un laboratoire spécialisé, déterminer à quel groupe de germes appartiennent les agents pathogènes cultivés sur les milieux nutritifs de la combinaison réactive utilisée. L'invention vise également les moyens mis en oeuvre dans le dispositif pour le diagnostic de germes pathogènes et d'autres microorganismes importants dans les questions d'hygiène. On a expliqué l'invention plus en détail ci-après, à l'aide de quelques exemples nullement limitatifs de réalisation, en se référant aux dessins annexés, dans lesquels la figure 1 représente, schématiquement, vue en plan, une combinaison de 8 milieux nutritifs sur un support commun la figure 2 représente une coupe de la figure i, suivant la ligne II-II la figure 3 représente un tableau d'identification correspondant à la combinaison réactive I, et la figure 4 représente le schéma d'un mode d'ensemencement clairsemé du milieu au sang. La combinaison réactive I (pour prélèvements sur des plaies, pour liquides biliaires, crachats, ponctions, sécrétions conjonctivales et prélèvements nasaux et vaginaux) contient, selon l'invention, avantageusement les 8 milieux nutritifs suivants 1. Agar au sang (ensemencement dense) 2. agar au sang (ensemencement clairsemé), 3. agar à la colistine et à l'acide nalidixique (1- éthyl-1,4-dihydro-7-méthyl-4-oxo-1,8-nafihthyridine-3-carboxylique) 4; agar de McConkey, 5. agar de Vogel-Johnson, 6. agar de Slanetz-Bartley, 7. agar au citrate, 8. agar pour champignons de l'espèce Candida. La combinaison réactive II (pour selles) se compose, selon l'invention, avantageusement des milieux nutritifs suivants 1. agar de McConkey, 2. . n , 3. agar S-S, 4. " t, 5. agar DCLS, 6 . .. 7. agar de Vogel-Johnson, 8. milieu pour champignons de l'espèce Candida. La combinaison III (pour urines) est constituée selon l'invention avantageusement de 1. agar CLED, 2. n t, 3. agar McConkey, 4. gI n 5. agar de Vogel-Johnson, 6. agar de Slanetz-Bartley, 7. agar au citrate, 8. agar pour champignons de l'espèce Candida. Il est indiqué de prévoir, en plus de ces trois combinaisons réactives, encore d'autres combinaisons de milieux nutritifs spéciaux, afin de mettre à la disposition du médecin des moyens diagnostiques suffisants pour l'examen de toutes les matières qu'il peut avoir à analyser. Il convient de prévoir, en particulier, encore - une combinaison réactive IV pour l'isolation de germes à croissance anaérobie provenant de prélèvements sur des plaies, - une combinaison réactive V pour prélèvements vaginaux destinés à la recherche d'agents pathogènes anaérobie, - une combinaison réactive VI pour la recherche de neisseriae pathogènes dans un liquide, dans des prélèvements rhinopharyngiens et dans des sécrétions conjonctivales. Le support commun des 8 milieux nutritifs appartenant à cette combinaison réactive représenté sur la fig. 1 a la configuration d'un récipient en forme de cuvette plate, en matière synthétique 1 qui, jusqu'au moment de l'utilisation, est hermétiquement fermé par une feuille d'aluminium 2, doublée d'une feuille de matière synthétique et soudée sur le boçd la du récipient. Le support 1 comporte, sur deux colonnes, l'une à côté de l'autre, 8 boites de Pétri 3, dont chacune contient un milieu nutritif 4, disposé sous la forme d'un "agar suspendu". Ces boites de Pétri sont obturées de façon à êts étanches à la vapeur. Le support 1 comprend, en outre, un espace libre 5, destiné au rangement de pinceaux de coton, de baguettes de verre et d'objets analogues. On expliquera l'utilisation du dispositif diagnostique ci-après d'une façon plus détaillée pour le cas de la combinaison réactive I. On centrifuge, sous des conditions stériles, la matière fluide à examiner (par exemple, un prélèvement sur une plaie) on sépare par décantation le sédiment qu'on utilise pour l'exa- men. A l'aide d'un tampon, sur lequel se trouve la matière à analyser, on ensemence ensuite directement, en tournant les uns après les autres, les milieux nutritifs 1, 3, 4, 5, 6, 7 et 8, puis on ensemence de façon séparée, à l'aide d'une baguette à ensemencement, le milieu nutritif 2. L'ensemencement terminé, on dispose les boites de Pétri 3 sur le support 1, on marque le support d'un repère et on effectue l'incubation à la température de 37ex. Après 24 heures, on effectue une première lecture, et après 48 heures, une seconde lecture (en prêtant attention surtout aux milieux nutritif 5, 6 et 8), à moins que le résultat soit déjà nettement visible après 24 heures. Ltinterprétation du résultat s'effectue à l'aide d'un tableau se rattachant à la combinaison réactive correspondante et représenté sur la figure 3. Pour 1'interprétation des résultats, on examine avantageusement d'abord les cultures développées sur les milieux nutritifs 3 à 8. Tous les germes développés sur l'un ou plusieurs de ces milieux nutritifs se trouvent (le plus souvent en quantité relativement importante) aussi sur les milieux nutritifs 1 et/ou 2. Les milieux nutritifs 1 et 2 (agar au sang) sont identiques. Sur ceux-ci se développent la plupart des germes pathogènes à croissance aérobie. Lorsque la matière à analyser était fortement contaminée, on aperçoit sur le milieu nutritif 1 une culture très dense (sans qu'on puisse distinguer des colonies isolées), sur le milieu nutritif 2 une culture plus clairsemée comportant des colonies isolées bien distinctes. Le milieu nutritif 3 constitue un milieu sélectif pour germes Gram-positifs, en particulier streptocoques et staphylocoques. Tous les autres germes, en particulier les bactéries Gram-négatifs, sont fortement inhibés. Le milieu nutritif 4 constitue un milieu nutritif sélectif pour entérobactéries. E. coli se développe en forme de colonies à coloration rouge intense, d'autres bactéries Gram-négatifs forment des colonies incolores ou rosées. Les streptocoques fécaux ("entérocoques) se développent de préférence sur le milieu nutritif 5. Après 48 heures, on considère toutes les colonies de couleur rouge ou rouge-brun, entourées d'un bord blanc, comme "entérocoques". Sur le milieu nutritif 6 se développent surtout des staphylocoques pathogènes sous forme de petites colonies de couleur noir foncé avec jaunissement du milieu. Toutes les colonies qui ne présentent pas les deux caractéristiques ne sont pas prises en considération. Sur le milieu nutritif 7, des réactions ne sont produites que par des germes des groupes Pseudomonas, Proteux et Klebsiella. Sur le milieu nutritif 8 se développent des champignons de l'espèce Candida sous forme de colonies surélevées de couleur noire et à reflets métalliques ; les bactéries présentes sont largement inhibées. I1 va de soi qu'on fait appel pour l'interprétation simultanément à des préparations microscopiques. A laide de la figure 4, on décrira ci-après encore l'ensemencement clairsemé (fractionné) du milieu nutritif 2. On utilise, pour cette opération, une petite baguette en verre sans arêtes et à extrémité arrondie, qu'on tient perpendiculairement lors de l'application de l'échantillon. On plonge cette baguette dans la matière à analyser, puis on la déplace sur le milieu nutritif 2, suivant le trait a. Ensuite, on tire un trait b, perpendiculaire au premier trait a ; à l'endroit du croisement de ces deux traits, une certaine quantité de la matière appliquée le long du trait a est entraînée dans le trait b. On tire ensuite un trait c (approximativement parallèle au trait a), de façon qu'il croise le trait b. De la même façon, on tire ensuite successivement les traits d, e, f, g et h. De cette façon, on réalise, même dans le cas d'une contamination très dense du milieu nutritif 1, sur le milieu nutritif 2, des colonies isolées que le médecin peut examiner sans difficulté. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, ayant été plus spécialement indiqués ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1.Dispositif de diagnostic microbiologique pour la recherche de germes pathogènes et d'autres microorganismes importants pour les questions d'hygiène, au moyen de milieux de culture, lequel dispositif est caractérisé par le fait qu'on prévoit pour la recherche dans chacun des groupes traditionnels de matière à examiner, en particulier pour les groupes constitués par I. -les prélèvements sur des plaies, le liquide biliaire, les crachats, les ponctions, les sécrétions conjonctivales et les prélèvements nasaux et vaginaux, II. les selles, III. les urines, une combinaison de milieux nutritifs réactive particulière et que chaque combinaison réactive est constituée d'un certain nombre de milieux nutritifs, spécifiques à l'égard de la matière à examiner et disposés, les uns à côtés des autres, sur un support. 2. Dispositif de diagnostic selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la combinaison réactive I (pour prélèvements sur des plaies et produits analogues) contient les milieux nutritifs suivants 1. agar au sang (ensemencement dense), 2. agar au sang (ensemencement clairsemé), 3. agar à la colistine et à l'acide nalidixique (1-éthyl- 1,4-dihydro-7-méthyl-4-oxo-1,8-naphthyridine-3-carboxylique), 4. agar de McConkey, 5. agar de Vogel-Johnson, 6. agar de Slanetz-Bartley, 7. agar au citrate, 8. agar pour champignons de l'espèce Candida. 3. Dispositif de diagnostic selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la combinaison réactive Il (pour selles) contient les milieux nutritifs suivants 1. agar de McConkey, 2. w 3. agar S-S, 4 n n 5. agar DCLS, 6. tl ti 7. agar de Vogel-Johnson, 8. milieu pour champignons de l'espèce Candida. 4. Dispositif de diagnostic selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la combinaison réactive III (pour urines) contient les milieux nutritifs suivants 1. agar CLED, 2 . " " , il 3. agar McConkey, 4. tt 5. agar de Vogel-Johnson, 6. agar de -Slanetz-Bartley, 7. agar au citrate, 8. Agar pour champignons de l'espèce Candida. 5. Dispositif de diagnostic selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les milieux nutritifs (4) sont disposés dans des boites de Pétri (3) pourvues de fermetures étanches à la vapeur. 6. Dispositif de diagnostic selon la revendication 5, caractérisé par le fait que le support commun des boites de Pétri (3), appartenant à une combinaison réactive, présente la configuration d'un récipient en forme de cuvette plate en matière synthétique (1) qui, jusqu'au moment de l'utilisation, est hermétiquement fermé par une feuille d'aluminium (2) doublée d'une feuille de matière synthétique et soudée sur le borda) du récipient. 7. Moyens pour le diagnostic microbiologique destiné à l'utilisation, dans le dispositif selon la revendication 1 pour le diaynosticS de germes pathogènes et d'autres microorganismes importants pour les questions d'hygiène, en particulier des microorganismes provenant I. de prélèvements sur des plaies, de liquides biliaires, de crachats, de ponctions, de sécrétions conjonctivales et de prélèvements nasaux et vaginaux II. de selles et III. d'urines, lesquels moyens consistent en combinaisons de milieux nutritifs à l'agar, qui constituent des milieux nutritifs spécifiques pour la matière à analyser, et qui sont incubés après inoculation, le cas échéant fractionnés des micro-organismes, ces moyens étant caractérisés par le fait que la combinaison de milieux pour des prélèvements sur des plaies et des prélèvements semblables présente la composition suivante 1. agar au sang (ensemencement dense), 2. agar au sang (ensemencement clairsemé), 3. agar à la colistine et à l'acide nalidixique(1-éthyl1,4-dihydro-7-méthyl-4-oxo-18-naphthyridine-3-carboxylique) 4. agar de McConkey, 5. agar de Slanetz-Bartley, 7. agar au citrate, 8. agar pour champignons de l'espèce Candida. que la combinaison de milieux pour selles présente la composition suivante i. agar de McConkey, 2. g 3. agar S-S, 4. " n 5. agar DCLS, 6. , 7. agar de Vogel-Johnson, 8. milieu pour champignons de l'espèce Candica, et que la combinaison de milieux pour urines présente la composition suivante 1. agar CLED, 2 . " 1' 3. agar McConkey, 4. " " 5. agar de Vogel-Johnson, 6. agar de Slanetz-Bartley, 7. agar au citrate, 8. agar pour champignons de l'espèce Candida.