La présente invention concerne un pro- cédé et un appareil en vue de nourrir plusieurs ani- maux non attachés à leurs endroits respectifs dans la même enceinte. L'invention concerne l'affourage- S ment des animaux en général, mais plus spécifique- ment l'affouragement des porcs. Noîi--nalement, un;ertaijn nxbre de pocnts non attachés du même âge sont enfermés dans la même enceinte ou la même porcherie. On sait que, lorsque ces animaux sont nourris de manière restrictive, leur poids subit d'importantes variations, si bien que ces porcs ne sont pas prêts pour être emmenés en même temps à l'abattoir. Ceci est dû, dans une cer- taine mesure, à différents facteurs héréditaires, mais principalement à la compétition se produisant au cours de l'affouragement des animaux, car les porcs les plus agressifs et mangeant rapidement dans l'enceinte tendent à absorber une plus grande quan- tité de fourrage que les porcs moins agressifs et mangeant plus lentement. Ce phénomène signifie qu'un animal individuel peut ne pas recevoir la quantité voulue de fourrage qui a été calculée sur la base du poids de cet animal, si bien que l'uti- lisation du fourrage n'est pas optimale. De même, une influence néfaste s'exerce sur l'utilisation de la porcherie, car les porcs mangeant plus lentement vont au-delà du temps normal stipulé pour atteindre le poids d'abattage et, au cours de la période pro- longée de croissance, ils consomment plus de fourrage que de besoin. Il est vrai que les porcs mangeant rapidement atteignent le poids d'abattage au cours d'une période plus courte que le temps normal stipulé, mais néanmoins ils consomment une quantité totale de fourrage dépassant la quantité normale indiquée. Etant donné que les organes digestifs des porcs sont comparables à ceux des êtres humains, on présume qu'une consommation excessive de nourri- ture est inopportune et peu favorable pour la santé tant pour les porcs que pour les êtres humains. La distribution de nourriture au moyen des appareils classiques avec lesquels les porcs mangeant rapide- ment sont"irécompensé;s" en recevant plus de fourrage que les porcs mangeant plus lentement, est la cause d'une tlutte pour la nourriture" qui, ainsi qu'on le pense, est un facteur générateur de tension exerçant une influence néfaste sur la croissance. On a proposé de remédier aux inconvé- nients décrits ci-dessus en utilisant des appareils comportant un certain nombre de points de distribu- tion de nourriture comportant chacun un raccord de distribution d'eau et auxquels du fourrage sec est continuellement amené à un rythme correspondant pra-- tiquement à celui des porcs de la porcherie qui mangent plus lentement. Toutefois, on a constaté que les porcs n'étaient pas tous à même d'actionner de manière satisfaisante un raccord de distribution d'eau, si bien que certains porcs mangent du fourra- ge trop sec. De plus, ces appareils connus ne sont pas en mesure de doser le fourrage avec la précision souhaitée aux différents points de distribution de nourriture. C'est ainsi qu'on a constaté que les quantités de fourrage amenées aux différents points de distribution de nourriture pouvaient se diffé- rencier de 10% minimum. Dans ces appareils connus, le fourrage est acheminé continuellement et assez lentement aux différents points de distribution de nourri- ture. En conséquence, avant de commencer à manger le fourrage, les porcs n'attendent pas qu'une bou- chée appropriée ait été recueillie, mais ils man- gent par très petites bouchées à mesure que le fourrage est amené aux points de distribution de nourriture. Il en résulte une influence désavanta- geuse sur le bien-être des porcs et, en particulier, les porcs mangeant le plus rapidement s'énervent légèrement et ont tendance à passer d'un endroit à l'autre. Il est bien connu que la teneur en pro- téines du fourrage doit être modifiée au cours de la période de croissance des animaux. Dans les appareils connus pour la distribution de nourriture, ce changement peut être effectué uniquement en modi- fiant le mélange de fourrage au bout de laps de temps appropriés. Toutefois, dans la pratique, cette façon de procéder est normalement inopportune. La présente invention fournit un procédé d'affouragement permettant d'assurer un dosage assez précis du fourrage aux points individuels de dis- tribution de nourriture et ce, de façon à améliorer le bien-être des animaux. Dès lors, la présente invention fournit un procédé d'affouragement de plusieurs animaux non attachés à leurs endroits respectifs dans la même enceinte, ce procédé consistant à acheminer, au cours d'une période d'affouragement, des portions de fourrage à chacun des points de distribution de nourriture, chaque portion ne dépassant pas quel- ques bouchées et ce, avec des laps de temps calculés de telle sorte que le rythme auquel le fourrage est acheminé à chacun de ces points de distribution de nourriture, corresponde pratiquement au rythme désiré auquel chacun de ces animaux mange. Les laps de temps s'écoulant entre l'acheminement de portions successives de fourrage à chaque point de distribution de nourriture peuvent être choisis de telle sorte que les animaux aient suffisamment le temps de mâcher et d'ingurgiter le fourrage. D'autre part, les laps de temps s'écoulant entre l'acheminement de portions successives de fourrage peuvent être calculés de telle sorte que les ani- maux ne puissent s'impatienter et être tentés de changer de place. On a constaté que l'affourage- ment des porcs par l'acheminement de petites por- tions aux différents points de distribution de nourriture conformément au procédé de l'invention exerçait un effet psychologique avantageux sur les animaux. Manifestement, les animaux sont à ce point entralnés à suivre le rythme de distribution de nourriture qu'ils en oublient leurs voisins et per- dent 1' agressivité normale qui leur est propre. De même, l'acheminement du fourrage par portions permet d'amener le fourrage de manière plus précise et plus uniforme aux points individuels de distribu- tion de nourriture que lors de l'alimentation conti- nue du fourrage. Dès lors, dans la forme de réali- sation la plus simple, le dosage des portions peut être effectué au moyen d'une cuvette, dtune chambre ou d'un élément analogue. Suivant l'invention, les laps de temps s'écoulant entre l'acheminement des portions succes- sives de fourrage au même point de distribution de nourriture peuvent varier au cours de la même pé- riode d'affouragement, permettant ainsi de contrô- ler de la manière désirée le rythme auquel les porcs mangent. Par exemple, ces laps de temps peuvent être plus longs au cours de la dernière partie de la période d'affouragement que pendant la première partie de cette période au cours de laquelle les porcs sont toujours en appétit et plus impatients. Bien entendu, on peut également faire varier ces laps dp temps d'une période d'affourage- ment à l'autre et les différentes périodes d'affou- ragement peuvent être plus courtes ou plus longues, ainsi qu'on le désire. De même, on peut modifier,dans cer- taines limites, la quantité de fourrage de chacune des portions distribuées. On a constaté que l'ef- fet psychologique précité n' est- pas obtenu lors- que chaque portion contient du fourrage en une quan- tité qui sera mangée par le porc en un temps relati- vement court. D'autre part, chaque portion doit contenir, de préférence, du fourrage en une quantité sU -21î fi e:pour s atiS;fa i l'a.nimal pdan t un Émo ment. Suivant l'invention, chaque portion de four- rage ne doit pratiquement pas excéder une bouchée. Le procédé suivant l'invention peut être adopté avec n'importe quel type de fourrage pouvant être dosé par portions. C'est ainsi qu'avant le dosage du fourrage, on peut y ajouter une quan- tité appropriée de liquide. Toutefois, dans ce cas, le fourrage a tendance à adhérer aux parties des parois avec lesquelles il entre en contact. En conséquence, il est normalement préférable d'utili- ser du fourrage sec et, dans ce cas, une portion de liquide appropriée peut être acheminée à chaque point de distribution de nourriture pour chaque por- tion de fourrage sec. Etant donné que le liquide est acheminé par portions et non de manière continue, on obtiendra immédiatement, à chaque point de dis- tribution de nourriture, les quantités relatives correctes de fourrage sec et de liquide. La quan- tité de liquide distribué peut être obtenue en mé- langeant deux liquides différents ou plusimmédia- tement avant de les acheminer aux points de distri- bution de nourriture. Si, par exemple, les liquides sont de l'eau et un liquide contenant une protéine, le rapport de mélange peut être réglé afin d'assu- rer la distribution précise du liquide protéique en fonction des différents besoins des animaux. Les points de distribution de nourri- ture peuvent être sous forme d'auges adjacentes ou de sections d'auges disposées, par exemple, selon une configuration circulaire ou rectiligne. En principe, les portions de fourrage peuvent être acheminées aux différents points de distribution de nourriture soit simultanément, soit en une suc- cession prédéterminée. En pratique, les portions de fourrage peuvent avantageusement être acheminées aux différents points de distribution de nourriture au moyen d'un rotor passant à travers un certain nombre de conduits ou de passages communiquant chacun avec un des points respectifs de distribu- tion de nourriture. Et conséquence, lorsque le rotor tourne, des portions-de fourrage sont ache- minées successivement aux différents points de dis- tribution de nourriture. Si le rotor tourne à une vitesse de rotation pratiquement constante, les por- tions de fourrage peuvent être acheminées aux diffé- rents points individuels de distribution de nourri- ture à des laps de temps pratiquement uniformes qui peuvent toutefois être éventuellement modifiés en changeant la vitesse de rotation du rotor et/ou la longueur d'un arrêt ou d'un intervalle éventuel entre des révolutions successives du rotor. Ainsi qu'on l'a mentionné ci-dessus, du fourrage sec et un liquide peuvent être acheminés séparément à chaque point de distribution de nourriture. Le fourrage sec peut alors contenir, par exemple, tous les com- posants indispensables pour la croissance désirée des animaux, tandis que le liquide peut alors être l'eau. En variante, le fourrage sec peut être à base de carbohydrates, tandis que les liquides peuvent être un liquide nutritif classique et l'eau respectivement. L'invention concerne également un appa- reil de distribution de nourriture à des animaux à leurs endroits respectifs, cet appareil compre- nant un réservoir de fourrage, ainsi qu'un élément de dosage et d'alimentation dosant, à partir de ce réservoir, du fourrage en portions ne dépassant pas quelques bouchées, tout en acheminant, à chacun de ces points de distribution de nourriture et au cours d'une période d'affouragement, plusieurs de ces portions dosées de fourrage à des laps de temps désirés. L'invention sera décrite ci-après plus en détail en se référant aux dessins annexés dans lesquels: la figure 1 est une vue latérale et partiellement en coupe d'une forme de réalisation de l'appareil de distribution de nourriture suivant l'invention; la figure 2 est une vue en coupe prise suivant la ligne II-II de la figure 1, et les figures 3-6 sont des vues en pers- pective illustrant schématiquement différents sys- tèmes de distribution de nourriture comportant l'ap- pareil suivant l'invention. Dans l'appareil de distribution de nourriture illustré dans les figures 1 et 2, du fourrage sec 1 est déposé dans un récipient ou réservoir cylindrique 2 comportant une plaque de base conique et annulaire 3 qui, en variante, peut également avoir une autre forme arquée vers le haut ou une forme plane. Un cône de distribution creux 4 est disposé au centre et à l'intérieur du récipient 2 de telle sorte qu'une partie marginale inférieure 5 du cône vienne se placer au-dessus et à une courte distance de la plaque de base 3. La paroi cylindrique du récipient de fourrage 2 com- porte une partie marginale inférieure 6 également située au-dessus et à l'écart de la plaque de base 3 de façon à définir, entre cette dernière et cette partie marginale 6, un espace ou une fente annulaire. 24à2861 La distance radiale séparant le cône de distribution 4 de la paroi cylindrique intérieure du récipient 2 est suffisante pour permettre, au fourrage 1, de descendre dans l'espace annulaire défini entre le cône et la paroi du récipient sous l'influence de son propre poids lorsqu'il est retiré par l'espace défini entre la plaque de base 3 et la partie mar- ginale inférieure 6 de la paroi cylindrique du réci- pient 2. Toutefois, la dimension de l'espace men- tionné en dernier lieu est réduite de telle sorte que le fourrage 1 n'en sorte pas exclusivement sous l'influence du poids du fourrage contenu dans le récipient 2, tandis que l'espace défini entre la plaque de base 3 et la partie marginale inférieure 5 du cône de distribution 4 est plus petit encore. Ces espaces peuvent éventuellement être réglés par l'introduction ou l'enlèvement d'organes d'écartement (non représentés). La-paroi cylindrique du réser- voir ou récipient de fourrage 2 comporte une jupe inférieure 7 d'un plus grand diamètre qui, conjoin- tement avec le rebord extérieur 3a de la plaque de base 3, définit une chambre annulaire 8. Cette chambre 8 communique avec l'espace intérieur du récipient 2 par la fente ou l'espace défini entre la plaque de base 3 et la partie marginale infé- rieure 6 de la paroi du récipient. Comme repré- senté en figure 2, un certain nombre d'ouvertures identiques et équidistantes 9 sont pratiquées dans le rebord 3a de la plaque de base 3 en une configu- ration circulaire. L'appareil de distribution de nourri- ture illustré dans les figures 1 et 2 comprend éga- lement un rotor monté de façon à pouvoir tourner sur l'axe vertical du récipient ou réservoir de fourrage 2. Ce rotor comporte un bras 10 s'éten- dant entre la plaque de base 3 et les bords infé- rieurs 5 et 6 jusqu'à une position radiale adja- cente au bord intérieur Il des ouvertures 9. Le bras de rotor 10 peut tourner dans le sens indiqué par une flèche en figure 2 et il peut être ramené vers l'arrière comme représenté dans le dessin. Un fil ou un doigt déflecteur de fourrage lOa dont inre 4:&tr-aité est iontée sur la face frontale du bras de rotor, s'étend vers l'avant dans le sens de rotation du rotor et radialement vers l'inté- rieur comme représenté en figure 2, afin d'empê- cher le fourrage d'être poussé radialement vers l'intérieur en dessous du cône 4. Le rotor de l'appareil de distribution de nourriture comprend également un récipient 12 distributeur de liquide, ouvert vers le haut et auquel est fixée l'extrémité intérieure du bras de rotor 10. Ce récipient distributeur 12 comporte une paroi extérieure cylindrique 12a et une paroi intérieure cylindrique 12b, laquelle est disposée concentriquement à cette paroi extérieure et à l'axe du rotor. La hauteur verticale de la paroi cylindrique 12b est légèrement inférieure à celle de la paroi extérieure cylindrique 12a, tandis qu'- une sortie de liquide 22 réalisée sous forme d'un passage de trop plein, s'étend radialement vers l'extérieur et vers le bas à partir de la partie marginale supérieure de la paroi intérieure cylin- drique 12b comme représenté clairement en figure 1. Un liquide peut être acheminé à l'espace annulaire formant récipient et défini entre les parois cylin- driques 12a et 12b via deux tubes d'alimentation de liquide 14a et 14b munis de robinets 15a, 16a et b, 16b respectivement, lesquels peuvent être com- mandés manuellement ou automatiquement. Le rotor comportant le récipient de distribution de liquide 12 et le bras de rotor 10, est entraîné en rotation au moyen d'un moteur électrique 17 qui est relié au récipient de distribution au moyen d'un arbre 13 et qui peut être commandé ainsi qu'on le décrira ci-après d'une manière plus détaillée. Un conduit d'alimentation de fourrage en forme d'entonnoir 18 est disposé immédiatement en dessous de chacune des ouvertures 9 pratiquées dans la plaque de base 3 et les extrémités infé- rieures de ces conduits sont reliées à des sections d'auges respectives ou à d'autres formes de points séparés de distribution de nourriture au moyen de tubes ou de passages (non représentés dans les fi- gures 1 et 2). Ces sections d'auges peuvent être disposées en une configuration annulaire ou recti- ligne comme représenté dans les figures 3 à 6. Des conduits d'alimentation de liquide en forme d'en- tonnoir 20 en un nombre correspondant à celui des conduits d'alimentation de fourrage 18 sont dispo- sés en une configuration circulaire pratiquement concentriquement à la disposition circulaire des conduits 18, ces conduits d'alimentation de liquide étant également reliés aux points respectifs de distribution de nourriture au moyen de tubes ou de passages appropriés (non représentés). Des plaques de fermeture 19 peuvent être introduites d'une manière amovible dans l'espace ménagé entre l'un ou l'autre des conduits d'alimentation de fourrage 18 et le bord inférieur de la jupe 7 de telle sorte que le conduit d'ali- mentation de fourrage en question puisse être fermé. Le conduit d'alimentation de liquide correspondant peut être fermé au moyen d'un bouchon amovible 23 ou en bloquant de n'importe quelle autre manière le passage de liquide s'étendant entre l'appareil et le point respectif de distribution de nourriture. Les extrémités inférieures des tubes d'alimentation de liquide 14a et 14b s'étendent vers le bas dans la partie ouverte vers le haut du récipient rotatif de distribution de liquide 12 défini entre les pa- rois cylindriques 12a et 12b. Lorsque des liquides différents, par exemple, de l'eau et un liquide pro- téique respectivementsont acheminés à cette partie du récipient 12, la rotation de ce dernier assure le mélange des liquides. Lorsque le liquide atteint le niveau du bord supérieur de la paroi cylindrique 12b, il s'écoule dans la partie centrale du réci- pient 12 pour quitter finalement ce dernier par la sortie 22. Un deuxième récipient fixe 26 ouvert vers le haut est formé par une partie de base cen- trale de l'appareil. Les parties intérieures des conduits d'alimentation de liquide en forme d'en- tonnoir 20 communiquent avec ce deuxième récipient via des encoches en V 25 pratiquées dans les parties marginales supérieures de ces conduits. Si un ou plusieurs de ces conduits d'alimentation de liquide 20 est ou sont fermé(s), le liquide s'écoulera dans le récipient fixe 26 via l'encoche y associée 25 et, lorsque ce récipient fixe est rempli, le liquide s'écoulera par les autres encoches en V 25, pour être distribué dans les autres conduits d'alimenta- tion de liquide 20, lesquels sont ouverts. La jupe 7 comporte des oreilles ou or- ganes de montage 24 s'étendant vers l'extérieur et dans lesquels sont pratiqués des trous destinés à recevoir des vis ou des boulons pour la mise en place de l'appareil. L'appareil décrit ci-dessus fonctionne de la manière décrite ci-après. Après la mise en marche du moteur 17, ce dernier entraîne le bras de rotor 10 et le réci- pient distributeur de liquide 12 en rotation con- jointement avec la sortie de liquide 22 à une vi- tesse appropriée. En même temps, la distribution de liquide par un ou les deux tubes d'alimentation 14a et 14b est entamée au moyen des robinets 15a, 16a et 15b, 16b. Suite à la rotation du bras 10, une petite portion de fourrage reposant sur la pla- que de base 3 est poussée radialement vers l'exté- rieur au-delà du bord 11, puis elle descend à travers l'ouverture 9 dans laquelle passe le bras de rotor, si bien que des portions de fourrage continuent à descendre à travers le conduit d'alimentation associé 18 jusqu'au point de distribution de nourriture con- cerné. La sortie de liquide 22 s'étend dans la même direction radiale que le bras de rotor 10. En consé- quence, lorsqu'une portion de fourrage est acheminée à un point de distribution de nourriture par le' con- duit d'alimentation y associé 18, une portion de liquide s'écoule à travers la sortie 22 et un des conduits d'alimentation 20 pour descendre jusqu'au même point de distribution de nourriture. Il est entendu que la rotation du rotor a pour effet d'as- surer l'acheminement successif du fourrage et du liquide aux différents points de distribution de nourriture et que le fourrage sec et le liquide sont acheminés simultanément aux points de distribu- tion de nourriture. Si le nombre d'animaux ou de porcs à nourrir correspond au nombre de points de distribution de nourriture ou de conduits d'alimen- tation de fourrage 18, tous les conduits dtalimen- tation de fourrage et de liquide doivent être ouverts. Toutefois, si le nombre d'animaux à nour- rir est inférieur au nombre de points de distribu- tion de nourriture, un ou plusieurs des conduits d'alimentation de fourrage 18 doit ou doivent être fermé(s) au moyen de la plaque 19, tandis que le ou les conduits correspondants d'alimentation de li- quide 20 peut ou peuvent être fermé(s) au moyen des bouchons 23 ou analogues, ainsi qu'on l'a exposé ci-dessus de telle sorte que ni le fourrage sec, ni le liquide ne soient acheminés au(x) point(s) de distribution de nourriture qui n'est ou ne sont pas utilisé(s). La portion de fourrage-sec devant être acheminée aux points individuels de distribution de nourriture à chaque révolution du bras de rotor est principalement déterminée par les facteurs suivants: (a) l'écartement radial mutuel entre les bords inférieurs 5 et 6, les écartements verti- caux entre la plaque de base 3 et chacun de ces bords inférieurs, ainsi que l'inclinaison éventuelle de la plaque de base 3. (b) La consistance du fourrage sec (en poudre ou en pastilles). (c) La forme du bras de rotor 10. (d) La vitesse de rotation du bras de rotor. La quantité totale de fourrage acheminée à chaque point de distribution de nourriture au cours d'une période d'affouragement dépend notamment de la durée dé cette période, de la vitesse de rotation du bras de rotor et du nombre total de révolutions du rotor au cours de la période diaffouragement. Parmi les facteurs mentionnés ci-dessus, la longueur de la période d'affouragement, la vi- tesse de rotation du bras de rotor et le nombre de révolutions par période d'affouragement peuvent être choisis comme facteurs variables, tandis que les autres facteurs peuvent être maintenus constants. La période de fonctionnement du moteur 17 et, par conséquent, la durée de la période d'affouragement peuvent être réglées, par exemple, au moyen d'un commutateur électrique à minuterie de telle sorte que, toutes les autres conditions étant égales, la quantité totale de fourrage acheminé aux points de distribution de nourriture soit proportionnelle à la durée de la période d'affouragement. On peut régler le nombre de révolutions du bras de rotor par période d'affouragement en réglant le moteur de telle sorte qutil s'arrête pendant un bref ins- tant après chaque révolution. Les périodes de fonc- tionnement et de mise à l'arrêt du moteur peuvent être réglées, par exemple, au moyen d'un dispositif * électronique classique de recyclage. La quantité de liquide acheminé aux tubes 14a et 14b et, par conséquent, la quantité de liquide acheminé aux points individuels de dis- tribution de nourriture peuvent être réglées au moyen des robinets 15a, 15b, 16a, 16b. Un des robinets prévus sur chaque tube à liquide (par exem- ple, les robinets 16a et 16b) peut être un robinet réducteur de débit qui peut être réglé, par exemple, de telle sorte que chaque point de distribution de nourriture reçoive du liquide en une quantité égale à 2,5 fois la quantité de fourrage sec qui y est acheminée,tandis que les robinets 15a et 15b peuvent être des robinets de fermeture commandés par le circuit de commande électrique du moteur 17 de telle sorte que la circulation du liquide à travers les tubes 14a et 14b soit arrêtée et reprise conjoin- tement avec le moteur. En variante, le fonctionnement du mo- teur 17, ainsi que des robinets 15a, 15b, 16a et 16b peut être commandé par un circuit électronique 21, lequel peut être programmé de façon à modifier la longueur de la période d'affouragement, la durée des laps de temps s'écoulant entre l'acheminement de portions successives de fourrage au même point de distribution de nourriture, la quantité totale de fourrage distribué et/ou la composition du four- rage en fonction d'un programme d'affouragement prédéterminé en fonction des besoins des animaux. Ce programme d'affouragement implique normalement des changements du nombre de périodes d'af- fouragement par 24 heures, de la quantité totale de fourrage par période d'affouragement, de la re- lation entre le fourrage humide et le liquide (rap- port entre la quantité dosée d'un liquide nutritif classique et la quantité dosée d'eau), ainsi que de la durée de chaque période dtaffouragement à mesure que les animaux gagnent du poids, C'est ainsi que l'on peut régler, ainsi qu'on le désire, le rap- port entre les quantités des liquides distribués - par les tubes 14a et 14b en réglant les robinets réducteurs de débit 16a et 16b, tandis que le cir- cuit de commande électronique peut être programmé de telle sorte que la distribution de liquide aux tubes 14a et 14b et, partant, le rapport de mélange mutuel puissent être réglés de façon à obtenir le rapport qui, ainsi que l'ont confirmé des essais, assure une croissance optimale des animaux. Le circuit de commande électrique peut éventuellement être utilisé pour commander plusieurs appareils de distribution de nourriture et il peut-être conçu pour commander automatiquement la distribution de fourrage au cours de la période totale de croissance des animaux. A titre d'exemple, le circuit de com- mande peut comporter un système de commande program- mable intelligent tel que celui vendu par "Texas Instruments Inc.11 sous la désignation "TI 550"' afin de commander le fonctionnement d'un grand nombre d'appareils de distribution de nourriture. Le cir- cuit de commande peut également être conçu pour indiquer, avant chaque période d'affouragemente la quantité totale de fourrage devant être utilisée au cours de cette période dans le ou les appareils de distribution de nourriture commandé(s) par ce circuit. L'appareil de distribution de nourri- ture illustré dans les figures 1 et 2 peut être uti- lisé avec une auge de n'importe quelle forme appro- priée dans laquelle des points adjacents de distri- bution de nourriture sont, de préférence, séparés par une cloison. La figure 3 représente une auge annulaire 27 immédiatement au-dessus de laquelle est placé coaxialement'un appareil de distribution de nourriture, le fourrage sec et le liquide étant acheminés directement dans la section d'auge au moyen des conduits d'alimentation 18 et 20 respec- tivement. La figure 4 représente une porcherie classique 29 comportant une auge linéaire 30 subdi- visée en points individuels de distribution de nourriture, tandis que les figures 5 et 6 représen- tent un autre type-d'auge linéaire 31. En figure 5, deux appareils de distribution de nourriture sont disposés au-dessus d'une seule auge tandis que, en figure 6, on utilise un seul appareil de distribution de nourriture. Dans les systèmes illustrés dans les figures 4 à 6, les appareils de distribution de nourriture sont placés au-dessus de l'auge à un niveau auquel les conduits d'alimentation de four- rage 18 peuvent être reliés aux sections d'auges individuelles au moyen de tubes appropriés d'aliinen- tation de fourrage 32 de telle sorte que l'inclinai- son de ces derniers ne s'écarte pas trop de la position verticale (de préférence, 450 maximum). Les conduits d'alimentation de liquide 20 des ap- pareils de distribution de nourriture sont reliés à chaque section d'auge respective de la même ma- nière au moyen de tubes ou de conduits appropriés (non représentés). EXEMPLE Un appareil du type représenté dans les figures 1 et 2 peut être conçu pour acheminer du fourrage à dix points de distribution de nour- riture. La distance radiale horizontale entre les bords 5 et 6 peut être d'environ 20 mm, tandis que la distance verticale entre la partie marginale inférieure 6 de la paroi cylindrique du récipient ou réservoir de fourrage 2 et la plaque de base 3 peut être d'environ 10 ms. Les bords intérieurs circulaires 11 des ouvertures 9 peuvent avoir un rayon d'environ 155 mm. Lorsqu'on nourrit des porcs d'un poids moyen d'environ 50 kg, chaque période d'affouragement peut être, par exemple, d'environ 15 minutes et le fourrage sec peut être de l'orge broyéegrossièrement. Pour chaque révolution du bras de rotor 10, environ 13 g de fourrage sec seront alors acheminés à chaque point de distribu- tion de nourriture. Si le moteur 17 tourne à une vitesse de rotation de 9 tours/minute et s'il est mis à l'arrêt pendant une période d'environ 4 secon- des après chaque révolution, une quantité totale d'environ 0,7 kg de fourrage sec sera acheminée à chaque point de distribution de nourriture au cours d'une période d'affouragement. On peut régler l'ali- mentation de liquide au moyen des robinets 16a et 16b afin d'acheminer, à chaque point de distribution de nourriture, une quantité de liquide égale à 2,5 fois le poids de la portion de fourrage sec. De l'eau et un supplément de fourrage liquide sont acheminés par les tubes 14a et 14b respectivement, tandis que les robinets 16a et 16b sont réglés afin que ces liquides soient distribués dans le rapport de 1:2. Ce supplément de fourrage liquide peut être un liquide protéique classique et, au cours de 1 8 la période de croissance des animaux, on peut modi- fier le mélange de fourrage en changeant les quan- tités distribuées du supplément protéique liquide, du fourrage sec ou de l'orge broyée, ainsi que de l'eau respectivement. Ce supplément protéique liquide peut être constitué, par exemple, de 30 parties d'un breuvage de viande et de farine d'os, ainsi que de 70 parties de sang qui, lorsqu'il est mélangé, contient 20% de matières sèches. Lorsqu'on nourrit de jeunes porcs, on peut utiliser un mélange constitué de 50% en poids de ce supplément de fourrage liquide, de 15% d'eau et de 35% d'orge broyée grossiè- rement. Il est entendu que diverses modifications peuvent être apportées à la forme de réalisation il- lustrée dans les dessins annexés sans sortir du cadre de la présente invention. C'est ainsi que, par exem- ple, l'élément de dosage. de fourrage sec peut être sous forme d'un dispositif rotatif d'éclusage au moyen duquel un volume prédéterminé de fourrage sec peut être lâché du réservoir de fourrage vers chacun des conduits d'alimentation de ce dernier. On peut également disposer les conduits d'alimentation de fourrage selon une configuration linéaire et l'on peut y acheminer successivement des portions prédé- terminées de fourrage sec au moyen d'éléments de dosage à mouvement de va-et-vient. Si les compo- sants du fourrage sont sous forme liquide, l'appareil de distribution de nourriture doit simplement com- porter des éléments de dosage correspondant à ceux représentés par les chiffres de référence 12, 14-17 et 20. De plus, les robinets 15a, 15b, 16a et 16b peuvent être disposés à l'extérieur de l'appareil. Enfin, l'alimentation de liquide peut être assurée au moyen de robinets classiques disposés à chaque point individuel de distribution de nourriture. REVENDICATIONS 1. Procédé d'affouragement de plu- sieurs animaux non attachés tels que des porcs à leurs endroits respectifs dans la même enceinte, ce procédé consistant à acheminer des portions de fourrage à chaque point de distribution de nourri- ture au cours d'une période d"affouragement, cha- cune de ces portions ne dépassant pas quelques bouchées et ce, à des intervalles calculés de telle sorte que le rythme auquel le fourrage est acheminé à chacun de ces points de distribution de nourri- ture, corresponde pratiquement au rythme auquel on désire que chacun de ces animaux mange. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que chacune de ces portions n'excède pratiquement pas une bouchée. 3. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le fourrage est un fourrage sec, une portion liquide appropriée étant acheminée à chaque point de distri- bution de nourriture pour chaque portion de fourrage sec. 4. Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce qu'on prépare le liquide en mélan- geant au moins deux liquides différents avant d'ache- miner le liquide mixte à ces points de distribution de nourriture. 5. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 3 et 4, caractérisé en ce que ces portions de fourrage sec et de liquide sont achemi- nées à chaque point de distribution de nourriture en quantités relatives afin de former un mélange de fourrage contenant tous les composants nécessaires pour la croissance désirée des animaux. 6. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que ces portions de fourrage sont acheminées successivement aux différents points de distribution de nourriture. 7. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'on règle la durée de-chaque laps de temps s'écoulant entre l'acheminement de portions successives à chacun des points de distribution de nourriture, le nombre de portions acheminées à chacun de ces points de dis- tribution de nourriture au cours de chaque période d'affouragement, la quantité de fourrage contenue dans chacune de ces portions, le nombre de périodes d'affouragement par 24 heures et/ou la composition du fourrage acheminé à chacun de ces points de dis- tribution de nourriture. 8. Procédé suivant la revendication 7, caractérisé en ce qu'on modifie la durée de ces laps de temps au cours de la même période d'affourage- ment. 9. Appareil pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'il comprend un réservoir de fourrage, ainsi que des éléments de dosage et d'alimentation en vue de doser, à partir de ce réser- voir, des portions de fourrage n'excédant pas chacune quelques bouchées, tout en acheminant, à chacun de ces points de distribution de nourriture et au cours d'une période d'affouragement, plusieurs de ces por- tions dosées de fourrage à des laps de temps désirés. 10. Appareil suivant la revendication 9, caractérisé en ce que le réservoir est un réservoir de fourrage sec, cet appareil comprenant également des éléments de dosage et d'alimentation de liquide en vue d'acheminer une quantité dosée de liquide à chacun des points de distribution de nourriture chaque fois qu'une portion de fourrage y est achemi- née par les éléments précités de dosage et d'alimen- tation de fourrage. 11. Appareil suivant l'une quelconque des revendications 9 et 10, caractérisé en ce que les éléments de dosage et d'alimentation de fourrage comportent des éléments définissant une fente annu- laire située en dessous du réservoir de fourrage avec lequel elle communique, ainsi qu'un bras de rotor dont une extrémité libre s'étend radialement à travers cette fente. 12. Appareil suivant la revendication 11, caractérisé en ce que les éléments de dosage et d'alimentation de fourrage comprennent également plusieurs passages d'alimentation de fourrage s'éten- dant chacun à partir d'une position située en dessous de cette fente annulaire jusqu'à une position infé- rieure située immédiatement au-dessus d'un des points respectifs de distribution de nourriture. 13. Appareil suivant l'une quelconque des revendications 10 à 12, caractérisé en ce que les éléments de dosage et d'alimentation de liquide comprennent un récipient de liquide monté de façon à pouvoir tourner sur un axe pratiquement vertical, ce récipient ayant une sortie de liquide et plusieurs passages d'alimentation de liquide associés chacun à un des points respectifs de distribution de nourri- ture, ces passages d'alimentation de liquide compor- tant des extrémités supérieures ouvertes juxtaposées en une disposition circulaire autour de cet axe, cette sortie de liquide étant dirigée vers cette disposition circulaire des extrémités supérieures des passages d'alimentation de liquide. 14. Appareil suivant l'une quelconque des revendications 10 à 13, caractérisé en ce que les éléments de dosage et d'alimentation de liquide comportent également au moins deux tubes d'admission de liquide en vue d'acheminer des liquides différents à ce récipient. 15. Appareil suivant l'une quelconque des revendications 13 et 14> caractérisé en ce que la sortie de liquide est un passage de trop-plein. 16. Appareil suivant l'une quelconque des revendications 12 à 15, caractérisé en ce qu'il comporte également des éléments en vue de fermer sélectivement l'un ou l'autre de ces passages d'ali- mentation de fourrage et/ou de liquide. 17. Appareil suivant l'une quelconque des revendications 9 à 16, caractérisé en ce qu'il comprend également un élément de commande électro- nique en vue de régler la durée de chaque laps de temps s'écoulant entre l'acheminement de portions successives à chacun des points de distribution de nourriture, le nombre de portions acheminées à chacun de ces points de distribution de nourriture au cours de chaque période d'affouragement, la quantité de fourrage contenue dans chacune de ces portions, le nombre de périodes dtaffouragement par 24 heures et/ou la composition du fourrage acheminé à chacun de ces points de distribution de nourriture. 18. Appareil suivant la revendication 17, caractérisé en ce que les éléments de commande sont conçus pour modifier la durée de ces laps de temps au cours de la même période d'affouragement.