Au cours des dernières années, les techniques de condition nement des produits et marchandises de toutes natures ont évolué de manière telle que les conditions d'évacuation des déchets de toutes sortes se sont trouvées modifiées de façon fondamentale. Si l'on laisse de côté le problème de l'évacuation et de l'élimination des résidus liquides, il subsiste celui des déchets solides, et notamment le problème de la collecte et de l'évacuation des ordures ménagères; c'est donc à cette forme particulière du problème que s'adresse la présente invention. Alors que pendant des décennies, il suffisait à chaque locataire d'un immeuble de charger chaque jour un domestique d'aller vider une poubelle individuelle dans la poubelle collective de l'immeuble, laquelle était à son tour vidée chaque jour par les Services Municipaux, le développement des produits en conserves métalliques, ou conditionnés individuellement en emballage de car ton ou de matière plastique a rendu cette pratique insuffisante, Au surplus, le sens de l'hygiène s'étant aiguisé, il n'est plus concevable, à notre époque, de conserver pendant toute une journée des déchets périssables dans un réduit de l'appartement. Blutage du vide-ordures est donc devenu une règle, et a cessé d'etre un luxe. Or, on est bien obligé de constater que, tandis -que le vide-ordures était bien un luxe pour un particulier, il demeurait une contrainte pénible pour le gardien de l'immeuble, pour la simple raison que les conduites de vide-ordures débouchaient, il y a peu de temps encore, au-dessus des poubelles qui se remplissaient sans contrôle, et débordaient dans la pièce qui leur était consacrée, obligeant le gardien de 1 t immeuble à les manipuler, et à les remplir, de manière encore plus malcommode que quand elles étaient garnies par les particuliers Une seule tentative pour éviter cet inconvénient a été faite, selon laquelle, on a proposé une installation dans laquelle, à intervalles réguliers, un piston venait tasser les ordures dans une poubelle ou autre réceptacle tel que sac en plastique ou en papier.Malheureusement, ce système présente l'inconvénient de faire pratiquement éclater ce réceptacle quand on y comprime des produits secs aigus, ou incompressibles, par exemple des coquillages quand ils se trouvent contre la paroi du réceptacle. Cette solution est donc inacceptable. Une autre solution a fait l'objet de brevets antérieurs du Déposant, et consiste à comprimer les déchets à la base du conduit vide-ordures,et à introduire les masses comprimées dans des réceptacles venant se présenter successivement sous cette base. Cette solution serait tout à fait satisfaisante, si elle n'avait l'inconvénient, sous la forme où elle est décrite, dans ces brevets, d'exiger un appareillage relativement complexe et motteux, en limitant l'application à des logements de catégorie supérieure, alors que son utilité se fait surtout sentir dans les grands ensembles, comportant plusieurs centaines de logements répartis sur plusieurs dizaines d'étages. Pour la même raison, ce type d'appareil n'est susceptible d'un développement pratique que pour autant qu'il comporte des dispositifs de sécurité, assurant son fonctionnement quelles que soient les pannes, accidentelles ou résultant de grèves ou calamités analogues. La présente invention vise à remplir ces diverses conditions, et concerne en conséquence, une installation destinée à recueillir, conditionner et évacuer, les ordures ménagères ou tous autres dé chets, au moyen d'éléments simples etbon marché, comportant à tous les degrés des dispositifs de sécurité complète. A cet effet, l'installation selon l'invention se compose de a) Un sas de compactage, aménagé à la base du conduit vide-ordures, et comportant d'une part, un espace dans lequel s'accumulent des déchets jusqu a un certain niveau, et transversalement auquel vient se déplacer un piston actionné par un vérin hydraulique unique quand ce vérin est commandé par une cellule photo-électrique située dans le conduit au-dessus de cet espace, et d'autre part, une chambre située à côté de cet espace, et dans laquelle les déchets accumulés sont comprimés par ce vérin puis abandonnés de manière à tomber par leur propre poids b) Un "carrousel" de collecte, constitué par un plateau horizontal, tournant librement autour d'un axe situé dans le pilier soutenant le sas précité, et portant une série d'anneaux-supports destinés à recevoir des réceptacles de réception des masses de déchets comprimés dans la chambre précédente, le passage d'un réceptacle à un autre étant commandé par un dispositif de comptage du nombre de courses du piston précédent c) Un circuit hydraulique d'alimentation du vérin, alimenté par l'eau sous pression de la localité, et commandé par une électrovanne déclenchée par la cellule photo-électrique précitée d) Un circuit électrique incluant essentiellement - la cellule photo-électrique précitée; - l'électrovanne de commande du vérin; un un compteur d'impulsions, commandé par le vérin en fin de chaque course de compactage; - un moteur électrique d'entratnement du plateau; - un relais de commande de ce moteur, actionné par ledit compteur;; un contacteur de rotation, limitant chaque intervention du moteur à la rotation du plateau depuis un réceptacle jusqu'au suivant. Plus précisément, selon l'invention, l'électrovanne de commande de l'alimentation du vérin comporte un tiroir de distribution contrlé par des moyens sensibles au passage du courant électrique dans deux circuits établis chacun par un contacteur, ces deux contacteurs étant situés sur une partie fixe de l'instal lotion et actionnés sélectivement par deux organes solidaires de l'équipage mobile du poussoir, l'un de ces circuits étant contre lé par la cellule photo-électrique tandis que l'autre commande un dispositif coordinateur comportant un compteur d'impulsions tel que, après un nombre prédéterminé de fermetures de ce circuit et de courses de compacatage du poussoir, le moteur d'entrainement du carrousel soit alimenté pendant un temps correspondant à la de tour fraction/du carrousel nécessaire pour la substitution, sous la chambre de compactage, d'un réceptacle plein par un réceptacle vide, un organe solidaire du carrousel coopérant à chaque tour complet du carrousel avec un contacteur déclenchant simultanément l'arrêt complet de l'installation et la mise en action d'un avertisseur. Cette combinaison simple d'éléments est nouvelle, notamment par rapport aux installations décrites dans les brevets antérieurs du Déposant, et elle présente les avantages énumérés précédemment. Elle constitue donc l'essentiel de la présente invention. Au surplus, l'invention porte sur deux séries de dispositions secondaires, à savoir 1) Des dispositions constructives, tendant à garantir le bon fonctionnement de l'installation en conditions normales, 2) Des dispositions accessoires, tendant à assurer le bon fonctionnement de l'installation, même quand pour une cause quelconque, d'origine mécanique, électrique ou hydraulique, un de ses éléments viendrait à tomber en panne. On va d'abord énumérer les détails constructifs intervenant en conditions normales. En premier lieu, on se réfèrera au sas de compactage. Selon l'invention, la communication entre l'espace d'accumulation et la chambre de compression se fait par une fenêtre normalement obturée par un volet basculant vers l'extérieur autour d'un axe horizontal, en opposition à au moins un ressort, ce volet portant sur chaque coté des bossages coopérant avec des cames verticales dont le profil est tel que cevolet se déplace à vitesse variable, plus faible à l'ouverture qu'à la fermeture en restant ouvert en position horizontale pendant quelques secondes après l'amorce du retour du vérin, des organes étant prévus pour freiner ce volet en début de course, en vue du tassement des déchets Par ailleurs, ce volet est légèrement moins haut que la fenêtre, ce qui laisse subsister un espace assurant la ventilation naturelle de l'installation, en éliminant toute odeur dans son logement. Enfin, un rideau en matière souple, situé en haut de la fenêtre, en arrière par rapport au volet, assure l'étanchéité de l'axe de ce dernier, tout en autorisant le passage, par dessus le butoir de gros objet tels que les bouteilles. Selon une caractéristique secondaire, une rampe à eau est montée dans le sas au-dessus de la cellule photo-électrique, donc au-dessus des ordures accumulées de sorte qutà chaque passage de déchets devant la cellule, celle-ci déclenche l'envoi d'un jet d'eau venant humecter la masse de déchets et en faciliter le compactage. En second lieu, on va se référer au carrousel Ainsi qu'il a été dit, le plateau porte réceptacles effectue une fraction de tour dès que le vérin a effectué lui-même un certain nombre d'allersHet-retours de compactage; selon l'invention, ce plateau porte en outre un contacteur interrompant le fonctionnement de l'installation quand le nombre total de fractions de tour sera égal à un tour complet, pour éviter qu'un réceptacle plein ne se représente sous le sas. On peut d'ailleurs assimiler cette disposition à une des sécurités qui seront décrites plus loin. Par ailleurs, l'entraînement du plateau par le moteur se fait par friction, par l'intermédiaire d'un galet de caoutchouc monté sur le groupe moteur-réducteur. Ce détail représente un progrès important par rapport à l'entraînement par chaîne et pignons décrit antérieurement, car il élimine la nécessité d'un usinage précis du plateau. On va maintenant énumérer les sécurités prévues selon l'invention En premier lieu, il est important de noter que l'ensemble du système hydraulique est alimenté par l'eau de la ville, ce qui correspond à de nombreux avantages absence complète de pompe, ce qui assure le silence de l'installation; économie d'énergie; - certitude à peu près absolue d'une absence de panne, sauf coupure annoncée à l'avance et relativement rare. - alimentation, non seulement du vérin, mais encore de la rampe d'humectation. En second lieu, en cas de panne du vérin, il suffit de maintenir le volet en position d'ouverture pour créer un conduit direct conduisant aux réceptacles : cette position du volet est conservée grâce aux poussoirs à billes coopérant avec des lumières des joues de la chambre. On est donc entièrement maître du système de sas.A cet égard, il convient de noter que l'appareil est légèrement incliné pour faciliter l'écoulement deshatières pâteuses ou liquides, écoulement rendu possible par l'étanchéité de sa paroi inférieure Pour ce qui est du carrousel, le système d'entraînement à friction est aisément débrayable, ce qui permet de l'entraîner à la main, ce qui n'était pas le cas asec l'entraînement par chaîne Par ailleurs, le contacteur de fin de course peut actionner un avertisseur sonore ou lumineux; on peut également actionner à la main le plateau pour libérer un récipient particulier, ou agir manuellement sur le compteur d'impulsions pour obtenir le même résultat En ce qui concerne d'ailleurs la coordination entre les circuits électriques et hydraulique, on notera que, tous les contacts pouvant être actionnés manuellement, y compris ltélectro-vanne, la carence partielle ou totale d'un circuit n'interrompt nullement le fonctionnement de l'installation. A titre d'illustration, on va maintenant décrire l'ensemble de l'installation, en se référant au dessin annexé, sur lequel - La figure 1 illustre schématiquement l'ensemble de l'installation, le poussoir étant au repos en position de recul maximum, et, - La figure 2 est semblable à la figure 1, le poussoir étant en position de compactage maximum. Sur ce dessin, A désignant le conduit vide-ordures de l'immeuble, le sas de compactage, désigné par la référence générale B se compose d'un espace 1, situé dans son prolongement, comportant des guides obliques 2-2' pour un poussoir 3, actionné par un vérin 3', se déplaçant jusqu'à une fenêtre 4, débouchant dans une chambre 5 et fermée par un volet 6 Le poussoir 3, se termine à l'avant par une cloison 7 portant une came 8 coopérant avec un bossage 9 du volet 6. Selon l'invention, dans la partie supérieure du sas 1 sont disposés - d'une part1 une cellule photo-électrique 10-10' d'autre part, une rampe de pulvérisation d'eau, 11 Le poussoir 3 porte deux contacteurs 12 a-12 b venant coopérer avec des organes fixes 12 a-12 b, tandis que le volet 6, pivotant autour d'un axe 13, porte des billes 14 venant s'insérer dans des lumières 15 en position fermée. La base du volet 6 laisse libre un espace suffisant de la fenêtre 4 pour que s'établisse un courant d'air assurant la ventilation de l'ensemble.Les billes 14 sont logées entre des ressorts dans un cylindre 30 portant une poignée de manoeuvre manuelle 31 La chambre 5 débouche par une jupe souple 16 au-dessus d'un réceptacle 17, porté par l'un des anneaux 18 d'un carrousel tournant par un manchon 19 autour d'un axe fixe 20. Ce carrousel est entraîné par friction d'un galet de caoutchouc 21 sur un disque 22, ce galet étant lui-même entraîné par un moteur 23 et un groupe moto-réducteur 24. Les différents circuits de commande del'installation sont les suivants - du point de vue hydraulique, le vérin 3' est alimenté en eau de ville par un couple de conduits 101-102 sélectionnés par une électrovanne 103, tandis que la rampe d'arrosage 11 est alimentée par un conduit 104 sous l'action d'une électrovanne 105. - du point de vue électrique, l'électrovanne 103 est actionnée dans un sens ou l'autre par deux solénoïdes schématisés par 106 et 107, et excités par le passage du courant provenant d'une source 108 par l'un des fils 109 ou 110, correspondant respectivement à la fermeture du contacteur 12a ou 12 b, c'est-à-dire à l'une ou l'autre des extrémités de la course du piston 3. A l'une de ces extrémités, à savoir la position de compas tage maximum, la fermeture du contacteur 12 b ferme également par le fil 111 le circuit d'excitation d'un dispositif de coordination 112, qui peut être constitué par exemple par un compteur d'impulsions, et alimentés par le fil 113 par la source 1080 Par ailleurs, le moteur 23 est alimenté par la source 108 par un circuit comprenant d'une part un conducteur 114, et d'autre part, un conducteur 115, fermé par un couple de contacts 116-117, dont l'un est fixe, et l'autre est porté autour du plateau 223 à intervalles correspondant aux réceptacles 17. Enfin, un contact 26, porté par le porte-supports 18, ouvre à chaque tour complet du carrousel, un interrupteur 118 inséré dans un circuit de commande générale comportant le conducteur 119. L'électrovanne 103 est commandée par un contact 123 actionné par la cellule 10-10', par l'intermédiaire d'un conducteur 121, comme il va etre expliqué en détail ci-après. Le circuit d'ensemble ainsi décrit comporte l'essentiel des élements et connexions nécessaires à sa compréhension; il doit être bien entendu que les élements évidents pour le technicien mais n'intervenant pas de manière positive ont été omis pour plus de clarté. C'est le cas notamment pour le détail de la cellule 10-10' et du contacteur 120. Le fonctionnement de l'installation en conditions normales est le-suivant : Le piston 3 étant en position de recul (figure 1), le volet 6 est fermé, et un réceptacle 17 se trouve sous la jupe 16. Le contacteur 12a est fermé par l'organe fixe 12'a; le contacteur 12 b est ouvert. Quand des déchets arrivent en tombant par le vide-ordures A, ils passent rapidement devant la cellule 10-10"' et çiennent s'accumuler dans le fond 122 du sas 1. Le passage rapide devant la cellule déclenche, par l'excitation temporaire de l'interrupteur 120, la commande également temporaire de l'électrovanne 105 et l'envoi d'une courte pulvérisation d'eau par la rampe 11. Cela élimine les poussières et facilitera le compactage, Quand l'accumulatinn des ordures dans le sas 1 est telle que leur niveau atteint celui de la cellule, et s'y maintient, l'excitation prolongée du contact 123 détermine l'excitation du solénoïde 106 commandant le tiroir de l'électrovanne 103 dans le sens de l'alimentation duvérin en vue de l'avance, du piston 3. Le piston 3, se déplace donc dans ses guides, de droite gauche (sur la figure), et comprime les ordures contre le volet 7, dont l'ouverture est freinée à son début; dès le début de cette course, le contacteur 12 a est à nouveau ouvert, le solénoïde 107 cesse d'être excité, mais l'électro-vanne 103 demeure dans la position où elle a été amenée par l'excitation de ce solénoïde le piston poursuit donc sa course vers l'avant; on passe ainsi de la position extrême dela figure 1 à la position extrême de la figure 2; poursuivant sa course, il arrive ainsi jusqutà la fenêtre 4, la masse d'ordures est alors entièrement dans la chambre 5, où elle subit sa compression maximum.A ce moment, le contacteur 12 b est fermé (figure 2) et le solénoïde 107 est excité, ce qui commande le retour du tiroir de l'électrovanne 103 à son autre position, et par suite le retour du piston lui-même. Dès son départ de la position extrême avant, le contacteur 12 b s'ouvre, mais le tiroir demeure dans la même position jusqu'à sa position de recul extrême, et le cycle peut se répéter, tel qu'il vient d'être décrit. Dans le même temps, le compteur du dispositif coordinateur 112 a enregistré une unité à l'extrémité avant de la course du piston 3. En fonction de la capacité de chaque réceptacle 17, ce dispositif, au bout d'un nombre déterminé de ces courses de compactage du piston, interviendra de manière, à provoquer, à la fois le passage d'un réceptacle 17-plein au suivant, vide. Le contact 116-117 contrôle ce passage - pendant la durée de ce passage, la mise hors de service du système de compactage. - au bout d'un nombre de passages correspondant à un tour complet, contrôlé par le contacteur 118, l'arrêt total de l'instal latin, et la mise en action d'un avertisseur sonore ou lumineux. Au cas où, pour une raison quelconque, l'opérateur doit intervenir en un point quelconque du cycle pour pallier une défaillance de l'un des éléments de l'installation, cela est possible de diverses manières - L'électrovanne 103 comporte un poussoir qui peut être actionné à la main, dans un sens ou dans l'autre, ce qui permet de commander à volonté, les déplacements du piston 3 - Le dispositif de coordination 112 comporte également des organes de commande manuelle, et notamment son compteur d'impulsions peut être actionné à volonté de manière à accélérer au besoin le passage d'un réceptacle 17 au suivant. - De même, il est possible d'agir manuellement sur le contacteur 11, pour mettre toute l'installation au repos, ou au contraire, la maintenir en service au-delà du point normal. - Outre les éléments hydro-électriques précités, les éléments mécaniques eux-mêmes sont accessibles à une manoeuvre manuelle. Ainsi, au besoin, on peut soulever le volet 7 au moyen de la poignée 31, et le maintenir ouvert horizontalement; si alors le piston est en position reculée, on a créé un conduit direct entre le vide-ordures A et le réceptacle 17. De même, en débrayant le galet 21 du disque 22, on peut actionner ce dernier manuellement. On notera que l'ensemble de l'installation se présente donc de manière particulièrement simple et peu conteuse et n'impose qu'un faible encombrement, tout cela venant perfectionner les installations plus compliquées et encombrantes antérieures. Parmi les progrès relatifs à l'encombrement, on notera que, selon l'invention, l'ensemble de l'installation étant supporté par un bâti par exemple en profilés métalliques, l'axe 20 du carrousel n'est autre que l'un des pieds D du bâti. REVENDICATIONS 1) Installation pour le compactage et l'évacuation des déchets domestiques et industriels, du type comportant un système de compression par vérin et un dispositif de réception des masses comprimées, caractérisé en ce qu'il se compose de a) un sas de compactage, aménagé à la base du conduit vide-ordures, et comportant d'une part un espace dans lequel s'accumulent les déchets jusqu'à un certain niveau, et transversalement auquel vient se déplacer un piston actionné par un vérin hydraulique unique quand ce vérin est commandé par une cellule photo-électrique située dans le conduit au-dessus de cet espace, et d'autre part, une chambre située à côté de cet espace, et dans laquelle les dédets accumulés sont comprimés par ce vérin puis abandonnés de manière à tomber par leur propre poids b) un "carrousel" de collecte, constitué par un plateau horizontal, tournant librement autour d'un axe situé dans le pilier soutenant le sas précité, et portant une série d'anneaux destinés à recevoir des réceptacles des masses de déchets comprimés dans chambre précédente, le passage d'un réceptacle à un autre étant commandé par un dispositif de comptage du nombre de courses du piston pré cédent; c) un circuit hydraulique d'alimentation du vérin, alimenté par l'eau souspression de la localité, et commandé par une électrovanne déclenchée par la cellule photowélectrique précitée d) un circuit électrique incluant - la cellule photo-électrique précitée, - l'électrovanne de commande du vérin, - un compteur d'impulsions, commandé par le vérin en fin de chaque course de compactage. - un moteur électrique d'entraînement du plateau, - un relais de commande de ce moteur, actionné par ledit compteur, - un contacteur de rotation, limitant chaque intervention du moteur à la rotation du plateau depuis un réceptacle jusqu'au suivant. 2) Installation selon 1, caractérisée en ce que la communication entre l'espace d'accumulation et la chambre de compression se fait par une fenêtre normalement obturée par un volet basculant vers l'extérieur autour d'un axe horizontal, en opposition à au moins un ressort, ce volet portant sur chaque coté des bossages coopérant avec des cames verticales dont le profil est tel que ce volet se déplace à vitesse variable, plus basse à l'ouver- ture qu'à la fermeture, en restant ouvert en position horizontale pendant quelques secondes après le retour du vérin, 3) Installation selon 2 caractérisée en ce que des moyens sont prévus pour freiner le volet en début de course, en vue du pré-tassement des déchets. 4) Installation selon 1 à 3, caractérisée en ce que ledit volet est légèrement moins haut que la fenêtre, ce qui laisse subsister un espace assurant la ventilation naturelle de l'instalv lation, en éliminant toute odeur dans son logements 5) Installation selon 1 à 4, caractérisée en ce que un rideau en matière souple situé en haut de la fenetre, en arrière par rapport au volet, assure l'étanchéité de l'axe de ce dernier. 6) Installation selon 5, caractérisée en ce qu'un espace est prévu entre ledit rideau et le vérin, pour lepassage des objets de grandes dimensions. 7) Installation selon 1 à 6, caractérisée en ce que une rampe à eau est montée dans le sas, au-dessus de la cellule photoélectrique de sorte qu'à chaque passage de déchets devant la cellule, celle-ci déclenche l'envoi d'un jet d'eau venant humecter la masse d'ordures et en faciliter le compactage. 8) Installation selon 1 à 7, caractérisée en ce que le plateau porte-réceptacles porte un contacteur interrompant le in- tionnement de l'installation quand le nombre total de fractions de tour devient égal à un tour complet, pour éviter qu'un réceptacle plein ne se représente à nouveau sous le sas0 9) Installation selon 8, caractérisée en ce que l'entraî- nement du plateau par le moteur se fait par friction, par l'inter médiare d'un galet de caoutchouc débravable monté sur le groupe moteur-réducteur 10) Installation selon 1 à 9 caractérisée en ce que l'en- semble du système hydraulique est alimenté par l'eau de la ville d'installation, 11) Installation selon 1 à 10, caractérisée en ce que l'électrovanne de commande de l'alimentation du vérin comporte un tiroir de distribution contrôlé par des moyens sensibles au passage du courant électrique dans deux circuits établis chacun par un contacteur, ces deux contacteurs étant situés sur une par tie fixe de l'installation et actionnés sélectivement par deux organes solidaires de l'équipage mobile du poussoir, l'un de ces circuits étant contrôlé par la cellule photo-électrique tandis que l'autre commande un dispositif coordinateur comportant un comp teur d'impulsions tel que, après un nombre prédéterminé de ferme tures de ce circuit et de courses de compactage du poussoir, le moteur d'entraînement du carrousel soit alimenté pendant un temps correspondant à la fraction de tour du carrousel nécessaire-pour la substitution,sous la chambre de compactage, d'un réceptacle plein par un réceptacle vide, un organe solidaire du carrousel coopérant à chaque tour complet du carrousel avec un contacteur déclenchant simultanément l'arrêt complet de l'installation et la mise en action d'un avertisseur0