La présente invention concerne un circuit imprimé multicouche è composants et collecteur thermique incorporés, comportant notamment, d'une part, un stratifié en au moins une matière synthétique isolante supportant une pluralité de nappes de bandes conductrices distribuées sur différents niveaux d'épaisseur1 et d'autre part, un collecteur thermique notamment sous forme d'une platine métallique d'épaisseur suffisante pour fournir en plus d'une bonne répartition de la chaleur dissipée, une contribution sensible à la rigidité dudit circuit, lequel circuit comportant encore des composants actifs incorporés sous la forme de cristaux semiconducteurs dépourvus d'enveloppe, des trous à paroi métallisée pour l'interconnexion entre lesdites nappes, et des moyens de connexion dudit circuit.La présente invention est également relative à un procédé de réalisation d'un tel circuit imprimé. De manière générale il est bien connu que pour établir une fonction électronique quelconque il est nécessaire d'assembler des composants actifs et/ou passifs et de les connecter entre eux de manière convenable. Ceci est réalisé le plus souvent par le montage de ces composants sur un support en lame comportant une ou plusieurs nappes de bandes conductrices d'interconnexion un tel support étant communément désigné par le terme de "circuit imprimé11. Dans les années récentes une nette évolution s'est manifestee en faveur d'une complexité toujours plus élevée des composants électroniques actifs. Une des conséquences attendues de cette évolution a été un degré de miniaturisation extrêmement spectaculaire pour des fonctions sans cesse plus complexes alors qu'une très grande sécurité de fonctionnement était toujours maintenue, sinon améliorée. Parallèlement à cette évolution des composants actifs, une évolution sensible des techniques d'assemblage peut être observée tendant également à accroître le degré de miniaturisation des ensembles et sous-ensembles, à faciliter l'interconnexion de dispositifs a très grand nombre de sorties ou d'entrées, à augmenter les performances électriques, thermiques et de fiabilité des appareils, et dans la mesure du possible, à diminuer le prix de revient. imprimes C'est ainsi que l'on connaît les circuits/multicouches des tinés à raccorder électriquement des composants à grand nombre de broches ou encore un très grand nombre de composants, tout en permettant de conserver des longueurs minimales d'interconnexion. Le plus souvent, les composants électroniques sont rapportés sur ces circuits imprimés par soudure de leurs broches de sortie. On connaît par ailleurs, les circuits électroniques hybrides pour lesquels on a intégré sur un même substrat, le plus souvent de céramique, plusieurs fonctions portées par dés cristaux-semiconducteurs, avec des composants passifs miniaturisés et en même temps les connexions nécessaires, le tout sous une forme très miniaturisée s'apparentant selon l'aspect externe, à un composant actif, mais doté cependant d'un niveau de complexité plus élevé. On a encore songé à utiliser une technique qui procéderait à la fois de celles évoquées plus haut, à savoir : de réaliser des circuits électroniques hybrides à l'aide des procédés des circuits imprimés multicouches, ce qui offre notamment l'avantage d'un prix de revient relativement bas puisque les techniques relatives aux circuits imprimés sont bien maîtrisées et utilisées par ailleurs sur une vaste échelle. C'est ainsi que la Demanderesse a déjà proposé d'incorporer au sein d'un stratifié du type des circuits imprimés, les éléments actifs et passifs constitutifs de la fonction désirée. Un dispositif de ce type est notamment décrit dans le premier cetificat d'addition au brevet français n0 1 492 258, certificat portant lui-même le n0 de publication 2 336 024, au nom de la Demanderesse. Le dispositif en question offre le grand avantage de se présenter sous la forme d'une feuille au sein de laquelle les éléments sont noyés et se trouvent donc, de ce fait, protégés. Ceci évite notamment d'avoir recours à un enrobage ultérieur des parties les plus fragiles ou encore d'appliquer un capot sur lesdites parties. Le dispositif connu est encore caractérisé notamment par le fait que les composants actifs y sont incorporés sous leur forme la plus élémentaire c'est-à-dire à l'état de cristal semiconducteur terminé mais non encapsulé, et également par le fait qu'un collecteur de chaleur est incorporé au dispositif sous la forme d'une plaquette métallique débordant de part et ad'autre du stratifié de matière synthétique dans lequel il est partiellement inclus. Le circuit imprimé selon l'invention s'apparente au dispositif décrit dans le certificat d'addition n0 2 336 024 cité, dont il représente un perfectionnement. Il se propose d'apporter, notamment par une disposition nouvelle des éléments constitutifs, une solution pour améliorer encore les performances de dissipation thermique et de diminuer l'encombrement du circuit. L'invention propose également un procédé de fabrication simple et bien adapté à la solution des problèmes technologiques posés par ce type de dispositif. En effet, selon l'invention, un circuit imprimé multicouche à composants électroniques et collecteur thermique incorpores, comportant notamment, d'une part, un stratifé en au moins une matière synthétique isolante supportant une pluralité de nappes de bandes conductrices distribuées sur différents niveaux d'épaisseur, et d'autre part, un collecteur thermique notamment sous forme d'une platine métallique d'épaisseur suffisante pour fournir en plus d'une bonne répartition de la chaleur dissipée, une contribution sensible. à la rigidité dudit circuit, lequel circuit comportant encore des composants actifs incorporés sous la forme de cristaux semiconducteurs dépourvus d'enveloppe, des trous à paroi métallisée pour l'interconnexion entre lesdites nappes, et des moyens de connexion dudit circuit, est notamment remarquable en ce que lesdits cristaux semiconducteurs sont fixés par une de leurs faces principales sur au moins une partie dudit collecteur thermique avec lequel ils sont en liaison thermique étroite, en ce que lesdits cristaux sont par ailleurs recouverts et entourés de l'une desdites matières synthétiques dudit stratifé, et en ce que ladite platine métallique borde ledit circuit sur l'une de ses faces principales en y occupant l'essentiel de la surface. Le circuit imprimé selon l'invention offre l'avantage d'une dissipation thermique améliorée par rapport aux dispositifs de l'art antérieur, par#son collecteur thermique qui est à forte section, et avec lequel les cristaux semiconducteurs sont en contact thermique étroit. Les calories émises par les composants actifs sont donc facilement réparties sur l'ensemble de la surface dissipante du collecteur thermique. Cette surface dissipante est maximale puisqu'elle est étendue à l'essentiel de la surface du circuit. Par ailleurs, son efficacité est très élevée puisque l'une des faces de la platine métallique jouant le rôle de collecteur thermique est exposée de manière directe vers l'extérieur. Le circuit selon l'invention réalise avantageusement des conditions optimales d'encombrement réduit et de dissipation élevée.Par ailleurs, sa rigidité mécanique, son absence d'éléments en protubérance, la protection des composants qu'il assure, le rendent particulièrement robuste et fiable en fonctionnement. Dans un mode de mise en oeuvre avantageux de l'invention, la partie du collecteur thermique qui supporte lesdits cristaux semiconducteurs est constituée par des pièces métalliques rapportees dans des logements de la platine métallique où lesdites pièces y sont emmanchées à force. Cette disposition permet une grande souplesse d'adaptation entre les niveaux respectifs de la face supérieure du cristal semiconducteur et de la nappe de bandes conductrices à laquelle il est connecté. Dans un mode préféré de réalisation de l'invention, une zone marginale de la surface du circuit contenant lesdits moyens de connexion est dégagée de ladite platine métallique. Cette disposition, en fonction des applications, est fréquemment avantageuse en ce qu'elle permet un raccordement extérieur avec un connecteur d'un type commun pour lequel l'épaisseur du circuit à insérer est fixée à une valeur relativement faible, et en ce que le raccordement peut être établi sur les deux faces. Avantageusement, la platine présente des alésages à l'aplomb des trous à paroi métallisée du stratifé dont le diamètre est supérieur à celui desdits trous et qui sont sensiblement concentriques à ces derniers. Dans un mode de mise en oeuvre préféré de l'invention, particulièrement avantageux, les cavités cylindriques délimitées par lesdits alésages contiennent une matière isolante traversée par lesdits trous à paroi métallisée. Ceci permet à la fois une fabrication aisée du circuit selon l'invention et à la fois la conservation d'une surface maximale de dissipation de la chaleur. En effet, même si on désire effectuer un grand nombre de trous d'interconnxion à cause de la complexité du circuit, la diminution relative de la surface du collecteur thermique du fait des alésages correspondants, reste relativement insignifiante. Le circuit imprimé selon l'invention comporte avantageusement des composants passifs également noyés dans le stratifié de matière synthétique isolante. L'invention concerne également un procédé de réalisation d'un circuit imprimé du type mentionné dans le préambule, procédé utilisant des feuilles imprégnées de résine synthétique partiellement polymérisée pour l'assemblage par chauffage et pression simultanés, de lames de matière synthétique isolante dont au moins certaines d'entre elles sont porteuses d'au moins une nappe de bandes conductrices de manière à former un stratifié multicouche procédé utilisant, pour réaliser l'interconnexion entre les nappes conductrices, le perçage de trous dans le stratifié et la métallisation des parois desdits trous, procédé qui est notamment remarquable en ce que, dans une première étape on assemble avec ladite platine métallique une première fraction desdites lames du stratifié, ladite première fraction de lames comportant au moins une nappe de bandes conductrices située alors en surface durant cette étape et comportant également des évidements susceptibles de circonscrire au moins la superficie des cristaux semiconducteurs, évidements situés aux emplacements prévus pour l'incorporation desdits cristaux au circuit, en ce que dans une seconde étape, on fixe alors lesdits cristaux sur au moins une partie dudit collecteur thermique, partie dégagée par lesdits évidements, et on réalise les connexions électriques entre lesdits cristaux et ladite nappe conductrice alors en surface, et en ce que, dans une troisième étape, on assemble la deuxième fraction desdites lames du stratifié, lames parmi lesquelles au moins la lame externe est entière de manière à refermer lesdits évidements. Le procédé selon l'invention a l'avantage de faire appel essentiellement à des opérations de technologie classique et bien maîtrisée. D'autres particularités, détails et avantages de l'invention seront mis en évidence par la description qui va maintenant être entreprise en regard des dessins annexés sur des exemples donnés à titre non limitatif. La figure 1 représente schématiquement en coupe un circuit imprimé selon l'invention. La figure 2 montre, également en coupe schématique, plusieurs variantes de mise en oeuvre de l'invention. Les figures 3a à 3e sont relatives -au procédé de réalisation du circuit imprimé selon l'invention et montrent, en coupe, les étapes les plus importantes de l'élaboration du produit. Conformément à la figure I, le circuit imprimé multicouche selon l'invention comporte un stratifié 10 de matière synthétique isolante supportant une pluralité de nappes Il, 12, 13, 14 de bandes conductrices réparties sur différents niveaux d'épaisseur. Il comporte également un collecteur thermique sous forme d'une platine métallique 15, dont l'épaisseur est suffisamment importante (1 millimètre ou plus) pour qu'elle assure d'une part un bon écoulement des calories dissipées dans le circuit, et d'autre part, une contribution non négligeable à la rigidité mécanique du dispositif. La platine métallique 15 est par ailleurs constituée par un métal choisi pour sa bonne conductibilité thermique comme par exemple le cuivre ou l'aluminium ou encore un alliage de chacun de ceux-ci. 'l'extrémité 16 du stratifié 10 comporte une zone marginale 17 qui est destinée à la connexion du circuit imprimé par exemple par enfichage dans un connecteur d'un type communément utilisé dans l'industrie.C'est pourquoi, dans cette zone marginale 17, les nappes 11 et 14 de bandes conductrices sont conformées en languettes régulièrement espacées selon la disposition bien connue en cette matière. Les raccordements électriques nécessaires entre les différentes nappes 11, 12, 13, 14 sont établis au moyen de trous à paroi métallisée 20, 21. Il est à noter pour la bonne compréhension, que sur la figure, les nappes 11 et 12 ont été représentées arbitrairement par un film métallique continu alors qu'en réalité des configurations de bandes conductrices y sont décapées par gravure de manière à établir les trajets de connexion convenable. (De la même manière d'autres interruptions que celles représentées dans les films métalliques des nappes 13 et 14 sont encore réalisées en pratique). Selon l'invention, la platine métallique 15 faisant office de collecteur thermique du dispositif représenté, qui est fixée au stratifié 10 par l'intermédiaire d'une mince feuille 19 de matière synthétique isolante, borde le circuit imprimé sur une de ses faces principales, la face 22, en y occupant l'essentiel de la surface. Selon un mode préféré de mise en oeuvre, la zone marginale 17 destinée à l'enfichage dans un connecteur n'est pas recouverte par la platine métallique 15 et permet donc ainsi une sortie avec languettes de contact sur les deux faces du stratifié 10. L'ensemble de la face 22 de la platine métallique 15 est disponible pour la dissipation par transfert des calories, par rayon nement et/ou convexion vers l'atmosphère.Cette aptitude à la dissipation élevée des calories, dans le circuit imprimé selon l'invention, est renforcée du fait que les composants consommant une puissance électrique sensible sont fixés en liaison thermique étroite avec la platine métallique 15. Il s'agit essentiellement des cristaux semiconducteurs dans lesquels ont été créés des dispositifs électroniques discrets ou intégrés, l'un de ces cristaux a été représenté sur la figure, en 23, fixé directement par sa face principale 23b sur la platine métallique 15. Ainsi, ce sont des cristaux semiconducteurs dépourvus d'enveloppe qui sont incorpores au circuit imprimé. Il peut être avantageux d'incorporer au circuit imprimé tel que représenté, des composants passifs 25, 26 par exemple des résistances et des condensateurs miniaturisés tels qu'ils sont commercialement disponibles en vue de l'incorporation dans des microcircuits hybrides. Ces composants passifs 25, 26 tout comme les cristaux semiconducteurs 23, sont noyés dans une matière synthétique isolante 27 parmi celles qui constituent le stratifié 10. On a représenté encore à la figure 1 au repère 28, les fils ou lamelles de connexion entre le cristal semiconducteur 23 et la nappe 13 de bandes conductrices, nappe 13 dont le niveau dans l'épaisseur du stratifié correspond sensiblement à celui de la face supérieure du cristal semiconducteur 23. Selon un mode avantageux de mise en oeuvre de l'invention, la platine métallique 15 présente des alésages 29 dont le diamètre est supérieur à celui des trous à paroi métallisée 20 et 21, et qui leur sont sensiblement concentriques ce qui permet de pratiquer lesdits trous à tout emplacement désiré sur le circuit. Selon le mode préféré de réalisation représenté, les cavités cylindriques délimitées par les alésages 29 de la platine 15 contiennent une matière isolante 30 dans laquelle se prolongent les trous métallisés 20, 21 jusqu'au niveau de la face 22. Cette disposition facilite l'opération d'interconnexion entre les différez~ tes nappes de bandes conductrices et en particulier la gravure de la couche métallique externe correspondant à la face 22, qui est limitée en fait à une mince collerette 31 à la périphérie du trou 21, et qui procure l'isolement désirable par rapport à la platine 15. Il est à noter que l'on a décrit à propos de la figure 1 un exemple de réalisation préférée de l'invention, mais que de nombreuses variantes peuvent être apportées sans pour autant sortir du cadre de celle-ci. C'est ainsi que la zone marginale 17 peut encore être recouverte par la platine métallique 15 ce qui nécessite l'emploi d'un connecteur dont la capacité d'insertion est un peu plus forte et qui ne comporte des languettes de contact que sur un côté seulement. Dans cette éventualité non représentée sur la figure, la nappe 14 de bandes conductrices ne peut plus être utilisée pour le raccordement du circuit vers l'extérieur, et c'est la nappe Il qui est seulement utilisée. On peut encore prévoir, selon une disposition non représentée que la platine métallique 15 comporte une bande externe qui dé- borde du stratifié 10, par exemple du côté opposé à la zone marginale 17, cette bande externe pouvant être utilisée à des fins mécaniques et thermiques en la fixant contre un puits de chaleur prévu dans l'appareillage où le circuit est inséré. On se réfère maintenant à la figure 2 pour décrire d'autres variantes de mise en oeuvre de l'invention. Le stratifié 35 de matière synthétique isolante qui est ici d'une épaisseur relativement importante, comporte une zone marginale 36, d'épaisseur réduite correspondant à la valeur généralement admise pour llenfichage dans un connecteur de type commun. Le choix d'une épaisseur élevée du stratifié 35 peut être motivé par un encombrement important de certains composants passifs 37, ou encore, comme c'est le cas représenté, pour des raisons de simplicité de construction, lorsqu on a voulu surélever la position des cristaux semiconducteurs dont l'un est représenté en 38, au niveau d'une nappe de bandes conductrices telle que 40.La nappe 40 est, en effet, située à un niveau d'épaisseur du stratifié tel que ladite épaisseur convienne alors pour l'enfichage de la zone 36 dans un connecteur standard. Comme représenté à la figure 2, le cristal semiconducteur 38 est fixé par une face Principale sur une partie du collecteur thermique du circuit, laquelle partie est constituée par une pièce métallique 41 rapportée dans un logement 42 de la platine 43, platine qui est une plaquette métallique de forte section. Le fait que la pièce métallique 41 soit emmanchée à force dans le logement 42, et que ladite pièce 41 soit elle-même déterminée dans sa nature et dans sa forme pour assurer une bonne conductibilité calorique permet de procurer une liaison thermique étroite entre le cristal semiconducteur 38 et la platine 43, l'ensemble de la platine 43 et de la pièce 41 constituant le collecteur thermique du dispositif. Des trous à paroi métallisée tels que celui représenté en 45, assurent les raccordements nécessaires entre les différentes nappes 40, 46, 47 de bandes conductrices. Il est clair que le nombre de nappes conductrices représentees aux figures 1 et 2 a été choisi de manière purement arbitraire et que ce nombre peut être modifié à volonté selon les nécessités. En dehors du cas, déjà évoqué, où la platine métallique s'étend sur toute la surface du circuit, y compris la zone marginale de raccordement, on a le choix d'utiliser à volonté un raccordement sur deux faces (comme représenté à la figure 1, avec les nappes 11 et 14) ou un raccordement sur une seule face (comme représenté à la figure 2, avec la nappe 46). On décrit maintenant un procédé avantageux de réalisation d'un circuit imprimé selon l'invention, procédé qui fait lui-même partie de la présente invention, et dans ce but on se réfère aux figures 3a à 3e. Pour la fabrication d'un circuit imprimé tel que celui décrit à la figure 1, on prépare d'abord la platine métallique 50, figure 3a, dans laquelle on perce les alésages 51, à l'aplomb des futurs trous à paroi métallisée du circuit. La platine 50 est constituée par exemple par une plaquette de cuivre de 1 mm d'épaisseur. Les alésages 51 ont un diamètre qui est supérieur à celui prévu pour les trous métallisés, par exemple un supplément de 0,4 millimètre. Dans le cas où le circuit à réaliser comporterait des pièces métalliques rapportées comme cela est représenté en 41 à la figure 2, celles-ci seraient emmanchées dans leur logement dès ce stade de la préparatipn. On découpe ensuite une lame 52 (figure 3b) de matière synthétique isolante porteuse d'une couche de cuivre sur chaque face, aux dimensions du circuit, et on réalise par gravure chimique les configurations conductrices des nappes 53 et 54 dans lesdites couches de cuivre. On perce également dans la lame 52 un évidement 55 dont le diamètre est suffisamment grand pour pouvoir circonscrire ensuite le cristal semiconducteur. La portion 52b de la lame 52 qui est prévue pour déborder de la platine metallique 50 et destinée à I'enfichage en connec teur, comporte de préférence déjà la disposition de languettes métalliques nécessaire dans la partie 54b de la nappe 54. Une première étape d'assemblage consiste alors à fixer la lame 52 sur la platine métallique 50 au moyen d'une feuille 56 imprégnée de résine synthétique partiellement polymérisée interposée entre les deux parties à assembler. La feuille 56 comporte un évidement 55b dans le prolongement de l'évidement 55 de la lame 52. L'assemblage de la première fraction des lames du stratifié avec la platine 50 s'opère par chauffage tandis qu'une force de compression de l'ordre de 100 à 200 N par centimètre carré est appliquée de manière progressive dans la direction des flèches 60 et 61. Durant cette opération la feuille 56 reprend une certaine viscosité qui assure l'adhérence, puis la résine polymérise complatement. On peut avantageusement profiter de ce même traitement pour polymériser également le mélange de résine et de particules de verre introduit au préalable dans les alésages 51 formant la matière isolante 58 de rebouchage desdits alésages. Au sous-ensemble ainsi formé, on vient fixer alors dans une seconde étape, les composants actifs et passifs qui sont raccordés électriquement à la nappe de bandes conductrices qui est apparente en surface à ce stade des opérations. Le circuit se présente à ce moment comme à la figure 3c, où un cristal semiconducteur 65 est fixé sur la platine 50 par collage à la résine ou encore par soudage lorsque la nature des résines utilisées pour le stratifié permet l'élévation de température nécessaire. Le cristal 65 est raccordé à la nappe 53 par les fils de connexion 66 en utilisant les techniques habituelles de soudage par ultrasons ou par thermocompression. Lesdites connexions 66 peuvent encore être réalisées par des languettes métalliques portées initialement par un ruban souple, et séparées ensuite, après soudure, selon une technique de montage bien connue.On bénéficie dans tous les cas de la coplanarite approximative des plages métalliques à relier. Le composant passif 6i est également raccordé à là nappe 53, le plus souvent fixé à celle-ci par ses bornes de sortie. Une troisième étape importante du procédé consiste à compléter le stratifié par des lames supplémentaires de sorte que les composants soient finalement noyés au sein du circuit imprimé. Conformément à la figure 3d, pour réaliser cette opération, on superpose un certain nombre de lames 70, 71, 72, que l'on assemble entre elles et en même temps au sous-ensemble formé précédemment, l'assemblage étant effectué au moyen de feuilles 75, 76, 77 en tissu de verre imprégné de résine partiellement polymérisée. Un certain nombre de feuilles et de lames constituant la deuxième fraction du stratifié comportent des évidements alors qu'au moins la dernière lame située vers l'extérieur, est au contraire continue, de manière à refermer lesdits évidements. Dans l'exemple arbitraire décrit en relation avec les figures 3a à 3e, on distingue le détail de la constitution de la deuxième fraction du stratifié à la figure 3d. C'est ainsi que des évidements 78 et 78b sont respectivement prévus dans la lame 70 et la feuille 75 pour dégager l'espace nécessaire autour du cristal semiconducteur 65. De manière similaire, des évidements annexes 79 sont prévus dans les lames 70 et 71 et dans les feuilles 75 et 76 de manière à circonscrire la superficie des composants passifs tels que 67. Dans l'exemple décrit, les lames 70 et 71 ne sont pas porteuse de nappes conductrices alors que la lame externe 72 est dotée d'une couche de cuivre sur chaque face, la#configuration définitive de la nappé 80 étant établie au préalable par les techniques habituelles. L'assemblage de la deuxième fraction des éléments du stratifié intervient dans des conditions de température et de force de compression qui sont similaires de celles évoquées à propos de la première étape du procédé Il est nécessaire de préciser qu'une des qualités essentielles du produit est obtenue lorsque, par un fluage suffisant de la résine des feuilles d'assemblage, ladite résine, au cours de l'opération de compression à chaud, vient refluer dans les évidements contenant les composants pour en remplir tous les espaces libres.Le circuit ainsi constitué protège de manière parfaite les composants et devient une structure compacte de grande robustesse électrique et mécanique. Il faut encore ajouter que dans ce but on peut être amené à doubler ou tripler le nombre de feuilles imprégnées entre deux lames successives pour obtenir le degré de plasticité requis au cours de l'opération d'assemblage. Ceci dépend évidemment des caractéristiques propres des feuilles imprégnées qui peuvent être approvisionnées dans différentes qualités et épaisseurs. Les opérations qui restent à effectuer sur le circuit assemblé, sont du ressort de la technique connue et bien établie dans le domaine des circuits imprimés multicouches. Il s'agit essentiellement, comme visible à la figure 3e, du perçage des trous 85 suivi de leur métallisation et de la gravure des nappes des faces externes. Ainsi qu'il a déjà été précisé, la portion externe 54b de la nappe 54 a été préalablement gravez de sorte qu il suffit de la protéger au cours des opérations de métallisation et de gravure finale, par une bande adhésive par exemple, pour conserver sa configuration telle que désirée Le circuit imprimé multicouche tel qu'il est obtenu à l'issue du procédé décrit est conforme aux caractéristiques exposées à propos du produit décrit à la figure 1. De nombreuses variantes peuvent être facilement imaginées, notamment en ce qui concerne le nombre de lames du stratifié, leur épaisseur et leur nature, de même qu'en ce qui concerne les feuilles d'assemblage. On peut utiliser, de manière générale, les produits connus à base de résine époxyde, résine polyimide ou triazine ou encore des lames de polytétrafluoréthylène collées avec les feuilles adhésives convenables. Ces matériaux sont généralement disponibles sur le marché sous la forme de lames ou feuilles armées de fibres de verre. Selon les cas d'applications il peut être avantageux d'utiliser au sein d'un stratifié une matière synthétique isolante formée par#une résine d'un seul type, par exemple époxyde, ce qui forme un ensemble parfaitement homogène et économique.On peut encore prévoir la formation d'un premier sous-ensemble constitué avec des lames et des feuilles composées avec une résine résistant bien à température relativement élevée, par exemple une résine polyimide, ce qui permet alors de fixer et raccorder les composants à l'aide de soudages utilisant des alliages à point de fusion relativement peu élevé. On peut ensuite terminer la construction du circuit à l'aide de lames et de feuilles constituées d'une autre résine, dont la résistance en température est moins élevée, mais qui ne nécessite, par contre, qu'un traitement thermique modéré lors de l'assemblage final, traitement qui ne risque pas d'endommager les composants incorpores au circuit. On peut bien entendu insérer dans le stratifie, selon une technique connue en soi, une lame porteuse d'un film résistant dans lequel on a découpé par gravure chimique appropriée, les résistances électriques que l'on désire incorporer au circuit et qui y sont connectées, par exemple au moyen des trous à paroi métallisée. On peut encore prévoir un procédé simplifié qui se présente comme une variante d'exécution du procédé précédemment décrit. Il est relatif à un circuit dans lequel toutes les connexions internes nécessaires peuvent être obtenues dès la formation du premier sous-ensemble. La fonction électronique du circuit est donc établie dès l'issue de la seconde étape du procédé, étape au cours de laquelle les composants sont insérés et raccordés au circuit. Selon les besoins, on peut alors procéder aux connexions entre les nappes de bandes conductrices du premier sousensemble au moyen de trous à paroi métallisée, et ceci est accompli de préférence avant d'assembler le stratifié sur la platine métallique. Toujours dans la même hypothèse, le stratifié est complété, au cours de la troisième étape du procédé, par des lames dépourvues de nappes conductrices qui n'ont donc qu'un rôle passif de protection des composants incorporés au circuit. Il n'y a alors pas lieu de prévoir de raccordements par trous à paroi métallisée à l'issue de la troisième étape du procédé puisque ceux-ci ont été réalisés dès la formation du premier sous-ensemble, et en conséquence, la platine métallique ne comporte donc pas non plus les alésages (tels que 51, figure 3a) qui correspondent auxdits trous. Les variantes de réalisation du circuit qui ont été décrites celles concernant le procédé selon l'invention ainsi que d'autres que l'on pourra prévoir à partir des exemples cités, ne sortent pas du cadre de la présente invention pour autant que les dispositions caractéristiques prévues dans l'invention exposée, soient appliquées. Elles permettent toutes d'aboutir à un produit qui se distingue par son aptitude remarquable à la dissipation calorifique élevée. - REVENDICATIONS 1.- Circuit imprimé multicouche à composants électroniques et collecteur thermique incorporés, comportant notamment, d'une part, un stratifié en au moins une matière synthétique isolante supportant une pluralité de nappes de bandes conductrices dis tribuées sur différents niveaux d'épaisseur, et d'autre part, un collecteur thermique notamment sous forme d'une platine métalligue d'épaisseur suffisante pour fournir en plus d'une bonne répartition de la chaleur dissipée, une contribution sensible à la rigidité dudit circuit, lequel circuit comportant encore des composants actifs incorporés sous la forme de cristaux semiconducteurs dépourvus d'enveloppe, des trous à paroi métallisée pour l'interconnexion entre lesdites nappes, et des moyens de connexion dudit circuit, caractérisé en ce que lesdits cristaux semiconducteurs sont fixés par une de leurs faces principales sur au moins une partie dudit collecteur thermique avec lequel ils sont en liaison thermique étroite, en ce que lesdits cristaux sont par ailleurs recouverts et entourés de l'une desdites matières synthétiques dudit stratifié, et en ce que ladite platine métallique borde ledit circuit sur l'une de ses faces principales en y occupant l'essentiel de la surface. 2.- Circuit imprimé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite partie du collecteur thermique qui supporte lesdits cristaux semiconducteurs est constituée par des pièces métalliques rapportées dans des logements de ladite platine métallique où lesdites pièces y sont emmanchées à force. 3.- Circuit imprimé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'une zone marginale de la surface dudit circuit contenant lesdits moyens de connexion est dégagée de ladite platine métallique. 4.- Circuit imprimé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que à l'aplomb desdits trous à paroi métallisée du stratifié, ladite platine présente des alésages dont le diamètre est supérieur à celui desdits trous et qui sont sensiblement concentriques à ces derniers. 5.- Circuit imprimé selon la revendication 4, caractérisé en ce que les cavités cylindriques délimitées par lesdits alésages contiennent une matière isolante traversée par lesdits trous à paroi métallisée. 6.- Circuit imprimé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'il comporte également des composants passifs noyés dans ledit stratifié de matière synthétique isolante. 7.- Procédé de réalisation d'un circuit imprimé selon la revendication 1, procédé utilisant des feuilles imprégnées de résine synthétique partiellement polymérisée pour l'assemblage par chauffage et pression simultanés, de lames de matière synthétique isolante dont au moins certaines d'entre elles sont porteuses d'au moins une nappe de bandes conductrices de manière à former un stratifié multicouche, procédé utilisant, pour réaliser l'interconnexion entre les nappes conductrices, le perçage de trous dans le stratifié et la métallisation des parois desdits trous, caractérisé en ce que, dans une première étape on assemble avec ladite platine métallique une première fraction desdites lames du stratifié, ladite première fraction de lames comportant au moins une nappe de bandes conductrices située alors en surface durant cette étape, et comportant également des évidements susceptibles de circonscrire au moins la superficie des cristaux semiconducteurs, évidements situés aux emplacements prévus pour l'incorporation desdits cristaux au circuit, en ce que dans une seconde étape, on fixe alors lesdits cristaux sur au moins une partie dudit collecteur thermique, partie dégagée par lesdits évidements, et on réalise les connexions électriques entre lesdits cristaux et ladite nappe conductrice alors en surface, et en ce que, dans unetroisieme étape, on assemble la deuxième fraction desdites lames du stratifié, lames parmi lesquel les au moins la lame externe est entière de manière à refermer lesdits évidement. 8.- Procédé selon la revendication 7 pour la réalisation d'un circuit imprimé conforme à la revendication 5, caractérisé en ce que préalablement à ladite première étape on réalise lesdits alésages dans la platine métallique aux emplacements des futurs trous d'interconnexion, puis en ce qu'au cours de ladite première étape on remplit jusqu'à effleurement de surface les cavités délimitées par lesdits alésages, par une matière polymérisable, dont on provoque le durcissement au cours de la même étape. 9.- Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que ladite matière polymérisable de rebouchage des alésages est cons tituée d'une résine chargée de particules de verre. 10.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 7 à 9, caractérisé en ce qu'on incorpore audit circuit des composants passifs fixés au cours de ladite seconde étape sur des plages de ladite nappe conductrice alors en surface, et en ce que l'on introduit à ladite deuxième fraction de lames du stratifié, au moins une lame contenant des évidements annexes destinés à circonscrire la superficie desdits composants passifs.