L'invention se rapporte a un jeu de puzzle sans support, se composant de multiples corps auto-porteurs se complétant et correspondant les uns aux autres pour la réalisation d'un objet tridimensionnel occupant un certain volume, chacun de ces corps ne pouvant occuper qu'une unique bonne position dans l'objet assemblé. Le concept "sans support1, n'exclut pas qu'une âme puisse être prévue a l'intérieur de l'objet afin d'en élever la solidité ou de faciliter l'assemblage. Différents types de jeux de puzzle sont connus. I1 s'agit essentiellement pour tous d'assembler les différents composants en un unique système correct pour que la solution obtenue soit par exemple une image se composant d'images partielles correspondant aux différents éléments du puzzle et se mettant en place par poussée.Un jeu de puzzle se réalise engénéral à l'aide d'images planes, rectangulaires ou carrées et que des lignes de découpage irrégulières subdivisent en éléments de surface indépendants, dont chacun constitue un composant individuel, ceux-ci pouvant être réas semblés par juxtaposition d'après leurs contours ex térieurs courbes, de formes différentes.les composants de ce type ont l'inconvénient de ne pas permettre l'assemblage d'objets tridimensionnels occupant un volume dans l'espace. D'autres jeux d'assemblage tridimensionnels connus se composent de multiples éléments qui se complètent et qui ensemble sont conformés de manière à former une surface donnant une reproduction et ayant au moins partiellement un relief tridimensionnel. On a donc ainsi déjà tenté de s'écarter du caractère essentiellement en surface d'une image en donnant un relief à une surface représentant une reproduction. I1 est possible ainsi par exemple de former une carte en relief ouun b a s-relief par assemblage de différents éléments. Mais ces jeux connus d'assemblage ont aussi l'inconvénient de ne pas permettre la réalisation d'un objet tridimensionnel occupant un volume dans l'espace.Dans l'état actuel de la technique et de manière générale, les reproductions produites sont toujours en surface qui est certes en relief, mais uniquement sur une face visible -c'est-à-dire qui ne constitue pas un corps- . Le dos et les côtés de l'image en relief sont toujours plats. On a aussi tenté de manière analogue de créer un jeu de puzzle en mosaïque à l'aide de plusieurs éléments plats comportant des éléments d'image et qui, lorsqu'ils sont assemblés donnent une surface continue sur laquelle se trouve une image, celle-ci pouvant être tridimensionnelle et en relief, par exemple du fait que l'image est la représentation simulée d'une corde et que les éléments d'image de chaque élément de mosaïque sont une partie de la corde. Ce jeu, dont la conformation est essentiellement en surface, a de plus l'inconvénient que la difficulté d'assemblage des éléments d'image réside uniquement dans la juxtaposition correcte des parties en relief de la surface. Même de petits enfants prennent connaissance et viennent à bout rapidement de cette difficulté, de sorte que le jeu perd de son attrait. Finalement, d'autres jeux connus de puzzle se composent d'éléments s'emboîtant les uns dans les autres et ne constituant donc pas le jeu de puzzle sans support mentionné en préambule, lesdits éléments se fixant sur un dispositif de support ou ces éléments individuels étant munis de dispositifs séparés de support. I1 s'agit donc dans ce cas d'un type de jeu d'assemblage qui est différent de celui de l'invention. L'invention a pour objet un jeu de puzzle tridimensionnel sans support, dont les éléments de formes complémentaires s'assemblent pour réaliser un objet tridimensionnel occupant un volume dans l'espace. L'invention a par ailleurs pour objet un procédé simple de réalisation d'un jeu de puzzle de ce type. Selon une particularité essentielle de l'invention, chaque élément a une forme spatiale tridimensionnelle et les surfaces des éléments qui se correspondent et se juxtaposent dans l'objet représentent des surfaces arbitrairs d'assemblage de l'ensemble théorique de l'objet, mais leurs formes complémentaires en permettent la réunion. L'objet pouvant avoir la forme d'un corps plein, d'un corps creux ou d'un corps en cuvette reproduit de préférence une oeuvre d'art plastique ou des formes de corps d'animaux ou d'êtres humains ou encore un objet d'usage courant. Chaque composant individuel de l'objet peut avoir la forme d'un corps creux, en particulier en cuvette, ou d'un corps plein. Il est ainsi possible de manière simple de faire varier le degré de difficulté et donc la valeur éducative du jeu.Il est possible en particulier de donner des formes compliquées à des corps en cuvette et donc d'augmenter la difficulté d'assemblage de l'ensemble de l'objet. L'assemblage des surfaces adjacentes d'appui des composants peut s'effectuer par rainures et languettes. I1 est possible d'utiliser avantageusement des alvéoles et des bossages en queue d'aronde, orientés dans un sens sur le composant, pour assurer l'assemblage par complémentarité de formes et déterminer l'adjonction des composants les uns aux autres. Il est par ailleurs possible aussi de donner un profil courbe aux surfaces d'appui de manière que celles-ci aient la même forme en toute coupe transversale par l'ensemble de l'objet, de la même manière que dans les puzzles plans classiques. Les différents composants utilisés pour la réalisation d'un objet plein peuvent donc avoir une forme en baguette, en coin et/ou en cône. Une subdivision correspondante d'objets formés de corps creux est aussi possible. Le concept abstrait essentiel de cette conformation des composants réside dans le parallélisme de leurs surfaces d'appui dans l'ensemble de l'objet théorique ou dans la convergence de ces surfaces sur un point de l'objet qui peut être son centre de gravité ou sur une ligne qui peut passer par ce centre de gravité. Il peut être par ailleurs avantageux de décaler les surfaces d'appui les unes par rapport aux autres sous différents angles afin d'améliorer l'ajustement et la stabilité. Le procédé de l'invention pour la réalisation d'un puzzle se composant de multiples éléments s'adaptant les uns aux autres pour former un objet tridimensionnel occupant un volume dans l'espace se caractérise essentiellement en ce qu'il consiste à réaliser l'objet sous sa forme tridimensionnelle,puis à le décomposer en petits composants individuels solides de telle manière qu'ils comportent des surfaces d'appui ayant des formes complémentaires et pouvant se réunir les unes aux autres. L'objet peut avantageusement se fabriquer par injection sous forme d'un corps creux ou plein ou par sculpture ou autre dans un corps plein de matière plastique, puis par subdivision par sciage, poinçonnage, découpage ou analogue.La subdivision peut avantageusement êre effectuée de manière que les bords des surfaces d'appui des composants soient parallèles ou cunélformes ou coniques ou en tronc de cône ou en tronc de coin ou encore irréguliers, la forme en tronc de coin et en tronc de cône des composants étant particulièrement avantageuse lorsqu'un élément de base doit avoir une forme spatiale géométrique simple, par exemple une sphère autour de laquelle les composants s'assemblent sous forme d'une cuvette. Les éléments individuels en baguettes réalisés par le procédé de l'invention et dont les faces frontales forment ensemble la surface de l'objet peuvent être translatés pour être emboîtés le long de leurs bords longitudinaux et être assemblés de cette manière. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemple nullement limitatifs et sur lesquels: la figure 1 est une représentation en perspective d'un puzzle assemblé tridimensionnel dont l'objet est une reproduction d'une sculpture connue; la figure 2 est une vue en perspective d'une variante de réalisation d'un puzzle; et la figure 3 représente schématiquement une autre variante de réalisation d'un puzzle dont l'objet achevé constitue la reproduction d'un avion. La figure 1 représente une tête d'homme 1 telle qu'achevée, formant un objet tridimensionnel constitué d'un corps creux et réalise par assemblage de composants 2. Le dessin représente par desShachures verticales une partie de la paroi arrière 3 de l'objet 1 qui est visible par une partie de la paroi antérieure qui n'a pas encore été remplie par les composants 2. La perspective de la représentation montre aussi que les composants 2 n'ont qu'une faible épaisseur et s'assemblent en forme de cuvette pour constituer un corps creux formant une tête d'homme 1. Les bords des composants ont la forme individuelle des éléments bidimensionnels d'une image de puzzle.La référence 4 met par ailleurs en évidence la structuration de la surface de la tête d'homme 1 dans laquelle sont reproduits de manière réaliste des creux et des bosses de manière que le puzzle assemblé soit une reproduction véridique, éventuellement à échelle réduite, de la tête qui, dans l'exemple représenté de réalisation, est une oeuvre d'art illustre. Le mode de réalisation consiste à réaliser la tête d'homme 1 par injection de matière plastique, puis à la scier en éléments distincts qui constituent les composants 2. Les surfaces d'appui courbes des composants de l'exemple de réalisation représenté pourraient être remplacés par des surfaces angulaires, par exemple d'assemblage du type à rainures et languettes. Les QQnposants 2 ainsi réalisés sont présentés en vrac à celui qui est sensé les assembler. Ils ne peuvent constituer qu'un unique objet et même les composants ne sont pas interchangeables pour être mis en place dans l'objet terminé. Il n'existe qu'une seule possibilité de mise en place correcte de chaque composant 2. Un autre mode de réalisation de l'objet de la figure 1 consiste à produire les composants 2 individuellement, puis à les reunir en un ensemble, la figure terminée, réalisée par la personne qui l'a assemblée, constituant à nouveau un corps creux. La figure 2 illustre une variante de réalisation d'un objet 5. Celui-ci est constitué de composants 6 qui sont des éléments individuels en baguettes dont les faces frontales forment ensemble la surface de l'objet 5 et qui peuvent s'emboiter par translation le long de leurs bords longitudinaux pour être assemblés de cette manière. L'objet représenté 5 n'est pas encore totalement assemblé, le dessin montrant par des hachures qu'il s'agit d'un corps plein. Celui-ci comporte une structuration de surface constituée par des bosses et des creux reproduisant de manière naturelle un être humain indiqué par la référence 7. L'objet 5 se tient debout sur une surface plane 8. L'objet se fabrique par coulée d'un corps plein, par exemple de matière plastique ou par sculpture dans un bloc de bois, puis par subdivision par poinçonnage, sciage, découpage ou analogue, de telle manière que tous les bords soient parallèles à l'intérieur de l'objet 5. Il s'agit dans le cas particulier d'un mode de fabrication très simple qui permet aux différents composants 6 assemblés le long de leurs surfaces complémentaires d'être très bien retenus les uns par les autres. La forme des composants en coupe transver sale correspond à celle qui a été mentionnée en regard de la figure 1. Il est possible aussi dans ce cas de réaliser les composants 2 individuellement, puis de les assembler en une structure déterminée. La figure 3 représente un avion 9 pouvant être un corps plein ou creux et constitué de composants 10 pouvant être assemblés et qui ne sont indiqués que dans la partie antérieure de l'avion représenté. Le dessin montre que les composants sont des éléments plats comportant sur plusieurs côtés des cavités ou des bossages ll en queue d'aronde permettant l'assemblage par des surfaces de formes complémentaires. REVENDICATIONS 1. Jeu de puzzle sans support constitué de multiples composants auto-porteurs complémentaires et se complétant pour former un objet tridimensionnel occupant un volume dans l'espace, chacun de ces composants ne pouvant occuper qu'une seule position correcte dans l'objet assemblé, caractérisé en-ce que chaque composant (2, 6, 10) a une forme tridimen-sionnelle et les surfaces de ces composants qui se correspondent et sont juxtaposées dans l'objet représentent des surfaces d'assemblage arbitraires, mais leurs formes complémentaires permettent la réunion de l'ensemble de l'objet théorique. 2. Puzzle selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'objet est la reproduction d'une oeuvre d'art plastique ou d'un corps d'animal ou d'homme ou encore d'un abjet d'usage courant. 3. Puzzle selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que chaque composant (2, 6, 10) de l'objet est un corps creux ou un corps en cuvette ou un corps plein. 4. Puzzle selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les surfaces d'appui juxtaposées des composants (2, 6, 10) forment des jonctions à rainures et languettes. 5. Puzzle selon la revendication 4, caractérisé en ce que des bossages et des cavités en queue d'aronde (ll) réalisés dans une direction sur les surfaces d'appui des composants en assurent l'assemblage par surfaces de formes complémentaires et en déterminent les positions relatives. 6. Puzzle selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les surfaces d'appui sont courbes en section transversale. 7. Puzzle selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que les différents composants (2, 6, 10) sont en forme de baguettes, de coins et, le cas échéant ou en variante, de cônes ou peuvent aussi avoir des formes irrégulières. 8. Procédé de réalisation d'un puzzle se composant de multiples éléments s'assemblant de manière déterminée pour former un objet tridimensionnel occupant un volume dans l'espace, selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement à réaliser l'objet (1, 5, 9) en lui conférant sa forme tridimensionnelle dans l'espace puis à le subdiviser en petits composants individuels solides en formant sur euxdes surfaces d'appui de formes complémentaires qui en permettent la réunion. 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que l'objet se fabrique par injection sous forme de corps creux ou de corps plein ou par sculpture ou analogue d'un corps plein de matière plastique, puis par subdivision par sciage, poinçonnage, découpage ou analogue. 10. Procédé selon l'une des revendications 8 et 9, caractérisé en ce que la subdivision est effectuée de telle manière que les bords des surfaces d'appui des composants soient parallèles ou forment des coins ou des cônes ou encore des troncs de cône ou des troncs de coin.