la présente invention a trait aux étoffes non tissées* Elle vise plus particulièrement une telle étoffe dont la matière constitutive est à base de cellulose, et qui comporte une couche centrale d'armature faite d'un voile de matière plastique fibreuse, cette étoffe 5 présentant des caractéristiques de toucher et de résistance qui reproduisent celles des articles tissés. On a souvent essayé d'obtenir des produits textiles non tissés présentant les caractéristiques de toucher de résistance de ceux obtenus par tissage. On sait qu'il est relativement courant à l'heure 10 actuelle de parler de vêtements en papier, de serviettes en papier et d'une multitude d'autres articles semblables qui n'étaient autrefois obtenus que sous forme tissée. Ces articles à base de papier sont normalement établis soit par voie humide, soit par voie sèche. On les réalise en superposant plu-15 sieurs voiles qu'on fixe les uns aux autres par un adhésif approprié. Les étoffes non tissées du genre en question ne possèdent pas les caractéristiques souvent exigées, et plus particulièrement celles de toucher et de résistance à la traction. On a bien essayé d'armer des vciles de papier destinés à l'éta-20 blisse'ient d'êt— offes simulant les tissus, en utilisant à cet effet des nappes de fils, des monofilanents continus, ou même des feuilles de matière plastique, nais les ensembles ainsi obtenus ont tous leur inconvénient propre. Par exemple les nappes de fils qui assurent l'obtention d'un produit feuilleté souple et résistant, aboutissent 25 également à donner à celui-ci une contexture relativement grossière ; en outre une proportion assez forte de la surface totale du produit n'est pas armée en raison de l'écartement qui sépare les fils individuels. A la connaissance de la demanderesse on ne connaît aucun produit 30 de faible prix de revient, susceptible de remplacer les tissus et qui comporte une forte résistance à la traction tout en étant cependant tros souple et en possédant à la fois un toucher satisfaisant et une bonne contexture. Sous son aspect le plus général la présente invention a pour 35 objet un produit à plusieurs couches comprenant deux couches de matière cellulosique, une couche centrale d'armature faite d'un voile de matière plastique fibreuse comportant une multiplicité de filaments longitudinaux substantiellement parallèles^ reliés à des filaments adjacents en des points de leur longueur convenablement espacés les 40 uns des autres, cette couche d'armature étant disposée entre les deux 70 14328 2 2054549 couches cellulosiques, et les trois couches étant fixées les unes aux autres pour constituer le produit précité. L'invention vise également un procédé de réalisation d'un produit feuilleté comprenant une couche' centrale plastique d'armature, 5 lequel procédé consiste à superposer au moins deux voiles d'une substance polymérisée, chaque voile étant constitué par une multiplicité de filaments substantiellement parallèles et reliés à des filaments adjacents en des points convenablement espacés sur leur longueur, les filaments de l'une des nappes étant orientés à un certain angle 10 par rapport à ceux de l'a&tre, puis à lier ces voiles l'un à l'autre, |t recouvrir chacune des faces de l'ensemble ainsi obtenu par le moyai d'une couche de matière cellulosique, et enfin à fixer ces couches cellulosiques aux voiles précités en vue d'obtenir le produit feuilleté. 15 Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer s La figure unique de ce dessin est une vue éclatée illustrant un produit feuilleté établi suivant la présente invention, et 20 qUi comporte dans l'exemple représenté, deux voiles ou pellicules de matière plastique fibreuse. Le produit feuilleté armé représenté en fig. 1 comprend une couche centrale d'armature 3 faite de deux voiles 5 et 7 en matière synthétique fibreuse. Chacun de ces voiles 5 et 7 renferme une mul-25 tiplicité de filaments principaux 9» substantiellement parallèles les uns aux autres et liés aux filaments adjacents en des points 11 de leur longueur soit directement, soit par le moyen de filaments auxiliaires. Ces derniers présentent normalement un denier égal ou inférieur à celui des filaments principaux 9. les points ou emplace-30 ments 11 où. les filaments sont liés peuvent être répartis de façon régulière ou aléatoire suivant le procédé de fabrication du voile ou pellicule. Ainsi dans le cas de cerialns voiles ces points de liaison peuvent être très espacés, tandis que pour d'autres on peut les prévoir plus nombreux* Mais en général ces pellicules fibreuses cons-35 tituent un voile semblable à un filet9 fait de filaments intégralement solidaires les uns des autres» Dans la disposition représentée la couche d'armature 3 figurée comporte deux couches élémentaires 5 et 7, les filaments principaux d8ua voile9 tsl que 5, étant substantiellement perpendiculaires à 40 ©eux de Ifiautj?e eela daas le but d8assurer un renforcement égal BAD ORIGINAL 70 14328 3 2054549 dans le sens longitudinal et dans.,1e sens transversal du produit fini. Les deux voiles 5 et 7 peuvent êtçe liés l'un à l'autre par un adhésif, préférablement en des points espacés les uns des autres, de façon à réaliser une couche d'armature unique 3 avant que les 5 voiles cellulosiques 15 et 17 ne soient eux-mêmes appliqués contre cette armature0 Bien qu'au dessin annexé l'on ait représenté deux voiles 5 et 7 en vue de correspondre à un produit feuilleté présentant substantiellement la même résistance dans les deux sens, on conçoit qu'on pourrait établir l'armature 3 par le moyen d'un cons-10 tituant unique, savoir de l'un ou l'autre des voiles 5 et 7« On peut incorporer n'importe quel nombre de voiles d'armature entre les deux couches cellulosiques, normalement toutefois ce nombre ne doit pas excéder trois quand on cherche à obtenir un produit simulant un article textile. De même il est possible, si on le 15 désire, de mettre en oeuvre plus de deux voiles cellulosiques, mais là encore cela n'est normalement pas le cas. En outre lorsqu'on utilise deux couches d'armature 5 et lf celles-ci peuvent être orientées à 45° par rapport à l'axe longitudinal du papier, plutôt qu'à peu près parallèlement et perpendieul-20 lairement à cet axe. De cette manière les filaments principaux des deux couches 5 et 7 sont alors toujours orientés à 90° pour l'une par rapport à l'autre, nais à 45° par rapport à l'axe longitudinal de la nappe de papier. Il peut encore être désirable de prévoir en remplacement de ^5 l'une des couches 5 et ^ ou en plus de celles-ci, une autre couche constituée par des rubans ou bandes faits en une matière plastique fortement orientée et convenablement écartés les uns des autres, l'axe longitudinal de ces rubans ou bandes étant disposé suivant un certain angle par rapport aux filaments principaux de la pellicule 30 fibreuse. De préférence les bandes sont prévues à 90° par rapport aux filaments principaux précités» On peut toutefois envisager également des angles de 45°» par exenrole pour l'obtention d'un produit utilisant une pellicule fibreuse orientée longitudinalement par rapport à l'article, avec deux couches de rubans s'étendant à 45° ^5 (3_es filaments principaux -le la pellicule et de l'axe du produit, c'est-à-dire à 9C° dar.s une couche par rapport à l'autre. Chaque voile central d'armature 5 ou 7 est constitué par une pellicule fibreuse faite à partir d'un polymère approprié susceptible d'être mis cous forme de fibres et qui comporte les caractéris-tiques requises de résistance et de toucher® Il a été relevé par BAD ORIGINAL 70 14328 4 2054549 exemple que le polyéthèlène et le polyprooylène donnent l'un et l'autre des résultats très satisfaisants» On peut utilisez' un alcool polyvinylique quand on désire fabriquer des articles propres à être jetés au rebut après usage, tels que des serviettes, "étant donné que 5 cette substance peut être établie de manière à pouvoir se disperser dans 1'eau, le denier des filaments principaux 9 du voile fibreux peut se situer entre 1 et 500, c'est-à-dire qu 'il peut atteindre ce dernier chiffre. Oes filaments, de même que les filaments secondaires, se 10 caractérisent par le fait qu'ils comportent un profil de section substantiellement rectangulaire» Le caractère fibreux du voile et le profil de section des filaments assurent des améliorations inattendues en ce qui concerne le toucher du produit feuilleté. De préférence le profil rectangulaire précité comporte un fort rapport lar-15 geur-épaisseur* Ainsi ces filaments se trouvent substantiellement à plat avec leur plus grande dimension de section dans le plan du produit, ce. qui augmente la souplesse de celui-ci et lui donne une contexture plus douce. Dans le cas d8étoffes fines l'épaisseur doit être aussi faible que possiblej, tout en demeurant en harmonie avec 20 les autres propriétés du produit. La pellicule fibreuse doit être orientée pour comporter une limite d'élongation qui corresponde substantiellement à celle des voiles de papier avec lesquels elle doit être superposée. Cette élon-gation de la pellicule se trouve ainsi dans un domaine de 5 à 30 fS, 25 La correspondance précitée est très importante si l5on désire que l'article cellulosique demeure relativement intact lorsqu'on se rap-= proche de la résistance à la rupture de la couche d'armature. . Le-poids spécifique ou poids par unité de surface de chaque couche d'armature dépend de la résistance exigée et de la ténacité 30 de la pellicule fibreuse utiliséec On peut■aisément la calculer à partir de la formule suivante : ' P = 0, 000 304 - dans laquelle T désigné la résistance à la traction désirée en kilogrammes par centimètre linéaire et t la ténacité de la pellicule fibreuse en grammes par denier. On peut la régler en étalant la pellicule .fibreuse. On utilise de préférence une pellicule fibreuse faite en poly-propylène isotactique, comportant une ténacité aussi élevée que possible, normalement de l'ordre de 3 à*4 grammes par denier'et une ^ élongation de 7 à 30 fit préférablement de 7 à 9 et dans laquelle BAD ORIGINAL 70 14328 5 2054549 les filaments individuels, c'est-à-dire les filaments principaux, ont un denier de 75. Quand on utilise les procédés actuels de réalisation de pellicules fibreuses, celles à filaments de plus faible denier comportent 5 en général les ténacités les moins fortes. On peut toutefois admettre que cet inconvénient pourra être éliminé par les fabricants intéressés. De toute manière, bien qu'une pellicule fibreuse à faible denier, faite en polyéthylène, assure des caractéristiques supérieures de toucher, on peut obtenir un produit feuilleté plus résistant et moins 10 coûteux en utilisant un polypropylène à plus fort denier et à plus grande ténacité et en sacrifiant certaines de ces caractéristiques de toucher. Quand on réalise un produit feuilleté du type décrit, la souplesse constitue une caractéristique importante, l'analyse par déflexion 15 des rayons lumineux peut montrer que cette souplesse est inversement proportionnelle au cube de l'épaisseur. Par conséquent une faible diminution d'épaisseur aboutit à une augmentation considérable de la souplesse, d'où l'on conclut que l'épaisseur doit être maintenue au minimum. Il est d'autre part évident qu'on peut obtenir la souplesse 20 la plus grande en maintenant au minimum le module et la largeur des filaments individuels. Toutefois cette remarque aboutit à une impossibilité étant donné qu'il faut également de la résistance, ce qui signifie qu'on doit prévoir un filament de plus forte ténacité. Il en résulte qu'il y a lieu d'arriver à un compromis. D'autre part, du fait 25 du profil rectangulaire des filaments principaux individuels, il va de soi que l'épaisseur est fixée par la pellicule et que par conséquent c'est la largeur de ces filaments qui détermine leur denier. l'indication de ténacité donnée dans les présentes pour la pellicule fibreuse a été obtenue comme suit : On découpait un échantillon 30 de la pellicule et l'on mesurait sa limite de résistance à la tension dans le sens des filaments, en l'évaluant en kilogrammes. On pesait l'échantillon et l'on calculait le poids nécessaire à l'obtention d'un échantillon de 9 000 mètres de longueur. C'était par ce poids qu'on divisait la résistance à la traction pour- obtenir la ténacité 35 de la pellicule. Par exemple en armant deux papiers du genre étoffe, de poids spécifique égal à 2,4 grammes" par mètre carré à l'aide de deux couches croisées de pellicules fibreuses de polypropylène ayant une ténacité de 3 grammes par denier, chacune de ces couches comportant un 40 poids spécifique de 8,14 g/m , puis en liant les quatre couches à 70 14328 6 2054549 2 l'aide de 5,09 g/m d'adhésif appliqué par pulvérisation et en calan-drant l'empilage sous une pression de 1,8 kg par centimètre linéaire» on obtenait les propriétés suivantes ï Résistance à la traction (kg/cm) 2,7 5 Résistance au déchirement (Elmendorf) en grammes 700 Toucher (mesuré à l'appareil "Handle-0-Meter") en grammes 30 A titre de comparaison on a essayé un produit commercial bien 10 connu fait de deux couches de papier genre étoffe, armées par des fibres fortement étirées fixées entre elles à l'aide de points d'adhésif. Un tel produit comportant un toucher d'environ 30, c'est-à-dire l'équivalent de celui du produit suivant l'invention, présentait une très faible résistance à la traction, soit 1,07 kg par centimè-15 tre, et une faible résistance au déchirement, soit 450g. Si l'on compare avec le tableau ci-dessus, la présente invention permet d'établir un produit de toucher équivalent, nais qui comporte une résistance à la traction plus que double, et une résistance au déchirement près de deux fois plus grande <> 20 les voiles cellulosiques 15 et 17 du produit feuilleté sont pré férablement faits en papier qualité tissu, ou papier pour serviettes, présentant un poids spécifique d'environ 4 à 9 kg par rame. Toutefois dans certains cas où l'on désire obtenir des produits plus lourds, tels par exemple que des nattes ou serviettes de bain, le poids spé-25 cifique du papier peut atteindre jusqu'à environ 23 kg par rame. Les articles feuilletés établis suivant la présente invention peuvent se fabriquer de façon à comporter un toucher de moins de 40 grammes, et préférablement compris entre 15 et 40 grammes, tel que mesuré à l'appareil Handle-0-Iïeter, conformément aux normes américain 30 nés Tappi Standard T498-su-66, tout en conservant une résistance à la traction de l'ordre de 0,9 à 6,3kg par centimètre linéairea Cela signifie qu'on peut ainsi fabriquer une étoffe non tissée d'un toucher inférieur à 40 grammes suivant l'appareil Handle-O-Meter et avec une résistance à la traction pouvant s5élever jusqu'à environ 7,2 kg 35 par centimètre linéaire. De plus le produit obtenu comporte une bonne porosité, c8est-à~dire des caractéristiques de respiration ; il possède une contexture relativement régulière qui dépend essentiellement-de celle du voile cellulosique qui constitue sa surface» Les produits préférés établis suivant la présente invention comportent un toucher 40 ou drapé «le tf- à 35 -(toujours mesuré à l'appareil Handle-O-Meter) et BAD ORIGINAL 70 14328 7 2054549 une résistance de 1,8 à 5»4 kg par-centimètre linéaire. On les réalise à partir de voiles de papier comportant un"poids spécifique de l'ordre de 3*7 à 9»2 kg par raiie, et d'une pellicule fibreuse faite de filaments dont la ténacité est de 1 grar^me par denier ou davantage. 5 Ainsi qu'on l'a indiqué plus haut l'on -oeut utiliser tout adhé sif approprié. Il a été noté oue lorsque la pellicule fibreuse est faite en polyéthylène ou en polypropylène on peut obtenir des résultats très satisfaisants aoit avec le produit B0S2IE-3I 1920, lequel est un adhésif à base aqueuse fabriqué par la firme américaine USM 10 Chemical "Col, 1-Iiddleton, I-Iassachusetts 01949, soit avec le produit Jedbond, également constitué par un adhésif aqueux fabriqué par la firrna américaine Jedco Chemical Corporation, 601 ÎTorth MacQuester Parkway, I-Iount Yernon, Fev York 10 552, soit encore avec le produit Hycar (P2100 x 20), c'est-à-dire un adhésif à base de solvant fabri-15 que par la firme américaine 3.?. Soodrich. 2n règle normale on utilise une liaison de type imprimé, suivant laquelle les voiles sont collés les uns aux autres en des points convenablement espacés ; ep. variante l'adhésif peut être pulvérisé. Un autre procédé pour fixer les unes aux autres les pellicules 20 fibreuses et les voiles de papier peut consister à utiliser une technique à la flamme suivant laquelle la surface de la pellicule est chauffée par ccntact direct avec une telle flamme, les pellicules et les couches de papier étant ensuite amenées en contact direct. Il convient alors d'avoir soin de ne porter au point de fusion que la 25 surface de la pellicule, par exemple en collant à la flamme à grande . vitesse dans l'entrefer d'une calandre, ceci pour "éviter que la masse de la pellicule n'atteigne la température à laquelle elle a été étirée et recuite, ce qui provoquerait un retrait importante Avec une telle technique la chaleur ne pénètre pas profondément dans la pelli-30 cule, de sorte que l'orientation de celle-ci n'est pas diminuée de façon appréciable et qu'on peut obtenir un produit qui comporte les caractéristique s désirées. Cette technique de collage à la flamme est décrite avec plus de détail dans la demande de brevet canadien IT° 043 756 déposé au nom de la présente demanderesse le 24 Février 35 1969. Il existe toutefois des cas dans lesquels le retrait latent mentionné plus haut peut s'utiliser en vue de l'obtention d'effets spéciaux. C'est ainsi par exemple qu'un chauffage contrôlé du produit fini sous tension réduite détermine un retrait régulier qui lui eon-40 fère une contexture plus agréable à l'oeil et une apparence se rappro BAD ORIGINAL 70 14328 8 2054549 chant davantage de celle d'un textile» Dans les cas précités le retrait n'excède pas 10 fo et se tient préférablement environ entre 5 et 2 e/o9 - - Ainsi qu'on l'a indiqué plus haut, la couche centrale d'armatu-5 re peut être faite d'un ou plusieurs voiles fibreux. Quand on utilise plusieurs voiles, on peut les fixer à l'avance l'un à l'autre, ou bien au contraire les fixer d'abord aux couches cellulosiques, puis les lier l'un à l'autre ensuite® Il est possible de déposer sur la surface encollée des fibres de cellulose ou des mélanges de fibres tO de cellulose et de fibres synthétiques en vue d'obtenir une étoffe non tissée feuilletée et armée du type envisagée Ces fibres isolées peuvent être déposées sur la couche d'armature par tout procédé connu approprié, par exemple par flockage? par dépôt pneumatique, etc»•.® Lorsqu'on calandre ensemble les voiles d'armature ou lorsqu'on 15 comprime le produit feuilleté, si l5 on utilise un adhésif il est préférable d'employer un dispositif de serrage chauffant et de travailler sous une pression pouvant aller jusqu'à 9 kg par centimètre linéaire» Lorsqu'on fait passer les couches cellulosiques dans des entrefers de serrageil est mieux de mettre en oeuvre au moins un 20 rouleau de caoutchouc en vue d'assurer une compression, élastique® Un mode d'assemblage des couches consiste à utiliser deux pellicules dont l'une comporte un point de ramollissement plus élevé que l'autre, et à chauffer l'ensemble tout en le comprimant9 le tout de manière que la pellicule à bas point ds ramollissement joue le rôle 25 d'adhésif pour lier l'autre pellicule avec les couches de papier et/'ou avec une autre couche d'une matièrs à point de ramollissement plus élevé. C'est ainsi par exemple qu"on peut utiliser une pellicule fibreuse de polyéthylène et une autre de poLypropylène pour jouer respectivement le rôle d'adhésif et de couche d'armature ; on chauffe 30 l'ensemble à une température supérieure au point de ramollisement du polyéthylène tout en comprimant 1'-ensemble pour que ce polyéthylène filtre à travers les pores de la pellicule de polypropylène en liant celle-ci aux revêtements de papier,. Pour réaliser une armature on peut, si désiré, prévoir d'utiliser une couche de polyéthylène 35 entre deux couches de polypropylène ou, en variante, une couche de polypropylène avec une unique couche de polyéthylène ou avec deux telles couches disposées de part et d'autre de la couche de polypropylène. On peut encore prévoir toute autre combinaison. La couche de polyéthylène, ou couche adhésives est préférablement 4-0 rendue fibreuse de manière que son épaisseur puisse correspondre à BAD ORIGINAL 70 14328 9 2054549 celle requise et que ses filaments principaux s'étendent en vue de répartir l'adhésif de façon régulière dans l'article feuilleté» On obtient ainsi une pellicule adhésive de l'épaisseur requise, qui pénètre dans les espaces séparant les filaments de la pellicule de 5 polypropylène et qui lie celle-ci avec les couches de papier. On peut en certains cas employer une couche de polyéthylène continue. Toutefois cela conduit en général à un gaspillage de matière et aboutit à un article de rigidité plus élevée. On peut de même employer une feuille de polyéthylène perforée, nais là encore on se 10 heurte à une plus forte rigidité et à un excès d'adhésif. Il est donc préférable d'utiliser une pellicule fibreuse en guise de couche adhésive si l'on veut aboutir à un système à deux pellicules élémentaires à la façondécrite. Quand on utilise ainsi un système à deux pellicules, on doit 15 avoir soin que la pellicule résistante (celle de propylène dans l'exemple ci-dessus) ne se contracte pas de façon excessive. De préférence cette pellicule aura été recuite avant le calandrage à une température à peu près égale à celle mise en oeuvre lors de cette opération. 20 Le produit feuilleté suivant l'invention convient particulière ment pour la fabrication d'articles textiles non tissés tels que des draps de lits, des serviettes, des torchons, des couvertures, des vêtements, etc.... Gomme ce produit possède les caractéristiques physiques désirées, plus particulièrement en ce qui concerne la résis-25 tance, le toucher et la contexture, il convient parfaitement aux applications qui précèdent. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le do naine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les 30 détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. C'est ainsi par exemple que la couche centrale d'armature pourrait comporter trois voiles à filaments orientés respectivement suivant trois directions à 60° les un-s des autres. 35 70 14328 10 2054549 R 3 V S M B I C A I I 0 S S f - Produit feuilleté, caractérisé en ce qu'il comprend deux ■ couches de matière cellulosique et une couche d'armature disposée 5 ehtre elles, laquelle couche d'armature est constituée à partir d'un voile ou pellicule de matière plastique rendue fibreuse, comportant une multiplicité de filaments longitudinaux, substantiellement parallèles, intégralement reliés à des filaments adjacents à des emplacements convenablement espacés sur leur longueur, et ces couches étant 10 fixées les unes aux autres pour constituer le produit précité. 2 - Produit suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les filaments sont liés les uns aux autres par des filaments secondaires. 3 -/Produit suivant la revendication 2, caractérisé en ce que 15 les filaments sont à profil de section substantiellement rectangulaire, avec un fort rapport largeur-épaisseur,, 4 - Produit suivant la revendication 3, caractérisé en ce qu'il comporte un toucher de moins de 40 grammes, tel que mesuré sur un appareil Handle-O-Meter, et une résistance à la traction de 0,9 à 20 7,2 kg par centimètre linéaire,, 5 - Produit suivant l'une quelconque des revendications 2, 3 et 4 caractérisé en ce qu'il comporte deux couches centrales d'armature ou davantage, les filaments de chacune des couches d'armature étant orientés à un angle de 45 à 90° par rapport à ceux de l'autre ou des 25 autres. . 6 - Produit suivant la revendication 5, caractérisé en ce que dans chaque couche d'armature, les filaments sont orientés à environ 45° par rapport à l'axe longitudinal des couches cellulosiques. 7 - Procédé pour la fabrication d'un produit feuilleté compor-30 tant une couche centrale plastique d'armature, caractérisé en ce qu' il consiste à superposer au moins deux voiles d'une substance poly-mérisée, chaque voile étant composé d'une multiplicité de filaments substantiellement parallèles intégralement reliés à des filaments adjacents en des points espacés sur leur longueur^ les filaments de 3 5 l'un des voiles étant orientés à un certain angle par rapport à ceux de l'autre, puis à lier ces deux voiles l'un à 1$autre- à recouvrir chacune des faces de l'ensemble par une couche d'une matière cellulosique, et à fixer ces couches cellulosiques à l'ensemble des doux voiles pour constituer1b produit précité. 4© 8 « JProsêêé saiTant la revendication 7» caractérisé en es qufon 70 14328 u 2054549 lie les voiles l'un à l'autre en leur appliquant de l'adhésif suivant un mode discontinu, en ce qu'on fixe les couches cellulosiques aux voiles en appliquant de l'adhésif à ces couches, et en ce qu'on fait passer les couches et les voiles dans Ton entrefer de serrage 5 sous une pression prédéterminée. 9 - Procédé suivant la revendication 8, caractérisé en ce qu* après l'application d'adhésif aux voiles, on fait passer ceux-ci à travers un premier entrefer de serrage pour constituer une couche d'armature, l'entrefer de serrage précité étant délimité par des rou- 10 leaux à surface caoutchoutée. 10 - Procédé suivant la revendication 9, caractérisé en ce qu'on chauffe l'entrefer de serrage à une température qui se rapproche de celle de l'opération de recuit aise en oeuvre au cours de la fabrication des voiles, mais enzestant inférieure à celle-ci» 15 11 - Procédé suivant l'une quelconque des revendications 7 § 9, caractérisé en ce qu'on préchauffe les voiles à une température se rapprochant de celle mise en oeuvre pour leur recuit au cours de leur fabrication, mais inférieure à celle-ci. 12 - Procédé suivant l'une quelconque des revendications 8 et 9, 20 caractérisé en ce qu'on fait passer les couches et les voiles dans 1'entrefer de serrage sous une pression pouvant aller jusqu'à 9 kg par centimètre linéaire. 13 - Procédé suivant la revendication 7, caractérisé en ce au* on chauffe les voiles et les couches au-dessus de la température de 25 recuit mise en oeuvre au cours de la fabrication des voiles, ceci en vue de déteiminer un certain rétrécissement de ces derniers. 14 - Procédé suivant la revendication 7, caractérisé en ce qus on fixe les voiles l'un à l'-autre et aux couches cellulosiques en chauffant la surface de ces voiles par contact direct avec une flam- 30 me et en amenant directement lesdits voiles et les couches en contact les uns avec les autres.