La présente invention concerne les engins à fluide sous pression pouvant servir de moiteurs, pompes1 ou compresseurs, du type constitué par deux organes mobiles déterminant entre eux au moins une gorge de section constante et mobiles l'un par rapport à l'autre dans la direction de ladite gorge, au moins un piston solidaire de lrun de ces deux organes et présentant une section conjuguée de celle de la gorge de manière à pouvoir coulisser a' une manière étanche dans cette gorge, des cloisons mobiles dans l'autre de ces deux organes de manière à déterminer, sélectivement, dans ladite gorge, des chambres de travail du fluide, des moyens de mise en communication desdites chambres avec un orifice d'entrée et un orifice de sortie, et des moyens de commande propres à actionner lesdites cloisons mobiles en synchronisme avec le mouvement relatif des deux organes précités. Des engins rotatifs de ce genre présentent toute une série d'avantages - tout au long d'un tour, la veine de fluide qui s'y trouve présente une section parfaitement constante et le bras de levier de lreffort relatif entre le rotor et le stator est également constant, ce qui permet d'obtenir des vitesses et des couples parfaitement réguliers; - la commutation du fluide-peut se faire sur un parcours qui tend vers zéro, ce qui permet de réaliser des engins pratiquement exempts de vibration et faciles à fabriquer par des procédés classiques d'usinage;; - quel que soit le nombre des chambres de travail du fluide, une moitié de ces chambres renferme du fluide sous pression, tandis que l'autre moitié est reliée à la bâche, mais les pistons et les cloisons mobiles s'effacent les uns par rapport aux autres de manière à faire passer la chambre correspondante d'une condition de repos à une condition de travail et cette mise en condition de travail se fait sur un parcours pendant lequel ces pistons ou cloisons mobiles n'ont plus à jouer un rtle d'étanchéité par rapport au fluide sous pression; il en résulte que leur mise en mouvement se fait librement puisqu'ils ne sont pas sollicités par des efforts, ce qui permet de concevoir des engins de haut rendement. Cela permet de réduire au strict minimum les usures des pièces en mouvement.De plus, les pistons ou cloisons mobiles, lorsqu'ils sont en mouvement, ne modifient aucunement le volume des chambres de fluide, ce qui se traduit par l'obtention d'un couple et d'une vitesse parfaitement stables et d'un engin silencieux Dans les engins connus de ce genre, les cloisons mobiles ont été réalisées sous forme de pièces coulissantes. La présente invention vise la réalisation de formes d'exécution différentes dans lesquelles les cloisons mobiles sont montées chacune à pivotement autour d'un axe, ce qui permet d'améliorer encore les conditions de fonctionnement de ces engins, déjà excellentes et de réduire encore toute chance de création de vibrations. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivreet à l'examen des dessins annexés qui montrent, à titre d'exemples non limitatifs, quelques modes de réalisation d'engins suivant l'invention. Sur ces dessins La figure 1 représente un premier mode de réalisation d'un engin à cloisons pivotantes à mouvement alternatif, en demi-coupe longitudinale faite suivant la ligne I-I de la figure 2; La figure 2 est sensiblement une demi-coupe transversale faite suivant la ligne II-II de la figure 1; La figure 3 est sensiblement une demi-coupe transversale faite suivant la ligne III-III de la figure 1. La figure 4 représente partiellement une variante d'un détail de la figure 3. La figure 5 montre, en demi-coupe longitudinale faite suivant la ligne V-V de la figure 6, un mode de réalisation d'un engin à cloisons mobiles animes d'un mouvement de rotation continue, La figure 6 est une degi-coupe faite suivant la ligne VI-VI de la figure 5, La figure 7 est une demi-coupe faite suivant la ligne VII-VII de la figure 5, La figure 8 est une demi-coupe longitudinale faite suivant la ligne VIII-VIII de la figure 9 d'un autre mode de réalisation d'engins à cloisons mobiles animées d'un mouvement de rotation continu et contrôlant chacun deux cylindres, La figure 9 est sensiblement une demi-coupe faite suivant la ligne IX-IX de la figure8. La figure 10 est une demi-coupe longitudinale suivant la ligne X-X de la figure 11, d'un autre mode de réalisation à cloisons oscillantes doubles, La figure 11 est, dans sa moitié de gauche, une demi-coupe faite suivant la ligne XI-g-XI-g de la figure 10 et, dans sa moitié de droite, une demi-coupe faite suivant la ligne XId-XId de la même figure 10, Les figures 12 à 15 représentent une partie du développement d'un cylindre et montrent des positions successives relatives d'une cloison double par rapport à un piston et un orifice d'échappement. La figure 16 est une demi-coupe longitudinale suivant la ligne XVI-XVI de la figure 17, d'un autre mode de réalisation à cloisons oscillantes couplées contrant simultanément deux cylindres. La figure 17 est sensiblement dans sa moitié supérieure, une demi-coupe faite suivant la ligne XVIIs-XVIIs de la figure 16 et sensiblement dans sa moitié inférieure, une demi-coupe faite suivant la ligne XVIIi-XVIIi de la même figure 16. La figure 18 est une demi-coupe longitudinale suivant la ligne XVIIPXVIII de la figure 19, d'un autre mode réalisation à cloisons pivotantes à mouvement alternatif, et La figure 19 est, dans sa moitié supérieure, une demi-coupe faite suivant la ligne XIXs-XIXs de la figure 18 et, dans sa moitié inférieure, une demi-coupe faite suivant la ligne XIXi-XIXi de la meme figure 18 L'engin rotatif représenté sur les figures 1 à 3 est composé de deux organes coaxiaux 1, 2 qui peuvent tourner l'un par rapport à l'autre autour de leur axe géométrique commun 0. On va supposer, par exemple, que l'organe 1 est le stator et l'organe 2 le rotor. Le stator est composé de- deux pièces extérieures 4, 5 assemblées par des vis 7 et d'une couronne intérieure 8 formée de deux pièces 8A, 8s s'étendant chacune sur une demi-circonférence et serrée contre un épaulement annulaire 11 de. la pièce 4 par un cordon annulaire 12 de la pièce 5. La courronne intérieure/est positionnée angulairement dans le stator par des embouts 15, 16, 17 18 de passage du fluide vers l'intérieur de l'engin et vers llextérieur de celui-civ Le rotor 2 est composé d'un arbre 21 et d'une partie centrale de forme générale cylindrique 22 qui remplit l'espace annulaire cylindrique compris entre les surfaces latérales et cylindrique intérieures du stator et l'arbre 21.L'arbre 21 tourillonne dans le stator par deux roulements à aiguilles 24, 25. Dans la partie cylindrique médiane du rotor 22 est creusée une gorge annulaire 28 de section rectangulaire formant cylindre dans lequel peuvent coulisser deux pistons diamétralement oppo sés 31, 32 faisant corps avec la couronne intérieure 8 du stator 1. Dans la périphérie du rotor, sont montés un certain nombre (huit dans l'exemple) de cloisons 34-1, 34-2, 34-3 ... 34-8 de section méplate qui peuvent pivoter de manière à s'effacer, comme c'est le cas par exemple pour la cloison 34-1 au passage du piston 31, ou bien au contraire obstruer le cylindre 28, comme cést le cas pour la cloison 34-2 qui détermine ainsi, avec le piston 31, une chambre 28A et avec la cloison précédente 34-3 une chambre 28B. Chaque cloison, par exemple la cloison 34-1 est solidaire de deux tourillons cylindriques 35, 36 montés à pivotement dans deux logements cylindriques correspondants 37, 38 du rotor. Les faces planes d'extrémités de ces deux tourillons portent respectivement deux ergots de direction axiale 41, 42 engagés dans deux rainures de came correspondantes 43, 44 taillées respectivement dans les faces latérales intérieures des deux pièces 04, 05 du stator. Les gorges annulaires 43, 44 sont des gorges circulaires excentrées par rapport à l'axe O de l'engin et leurs centre sont indiqués respectivement en 01 et 02 sur la figure 3. Le rayon 01-0'1 de la gorge 43 dans laquelle sont logés les ergots tels que 41 est égal au rayon 02-0'2 de la gorge dans laquelle sont logés les ergots tels que 42 et ces deux rayons sont égaux au rayon 00' de la circonférence décrite par les axes 0' des cloisons rotatives concentriquement à 11 axe O de l'engin.Les distances 0'-0'1 et 0'-0'2 sont respectivement égales aux distances 001 et 002 I1 en résulte que chaque figure 0!0.01.0'1 et 0l,0.02DE est un parallélogramme qui, au cours de la rotation du rotor se déforme tout en gardant ses petits cotés opposés parallèles à une direction fixe. En d'autres termes; le petit côté O.O'1 de l'un de ces parallélogrammes est toujours parallèle à la direction fixe 001 et le petit côté 0'-0'2 est toujours parallèle à la direction fixe 002. Les cloisons subissent donc, en fonctionnement, une translation circulaire et les efforts d'inertie à vaincre sont minimaux. Le fonctionnement de l'engin est le suivant Les deux embouts 16, 18 étant à la bichez le fluide sous pression admis dans les deux embouts 15 et 17, atteint entre autre, la chambre 28A par exemple et exerce sur la cloison mobile 34-3 qui obstrue le cylindre 28 une poussée qui a pour effet d'entrainer le rotor en rotation dans le sens de la flèche F. Le fluide emprisonné dans la chambre 28C s'échappe progressivement par l'embout 16, L'étanchéité des cloisons dans le cylindre s'effectue lorsque pour la moitié de droite par exemple de la figure 2, les cloisons parcourent l'angle A, cet angle étant supérieur à l'angle au centre qui sépare deux cloisons consécutives, car une cloison ne doit commencer son mouvement d'ouverture du cylindre que si la suivante a déjà amorcé la fermeture. Les bords des cloisons, par exemple de la cloison 34-2, présentent donc une partie 34-2A en forme de portion de surface cylindrique dont l'axe se trouve sur l'axe de la cloison et dont l'étendue circonférentielle de contact contre le fond du cylindre est égale aussi à l'angle A. En dehors des zones correspondant à l'angle A sur le stator les cloisons ne sont pas en contact avec le fond du cylindre 28. En vue d'équilibrer la poussée du fluide sur chaque cloison, il est prévu les mesures suivantes a) des cavités opposées 51, 52, creusées dans les surfaces cylindriques telles que 37, 38 formant paliers pour les tourillons des cloisons, lesdites cavités étant reliées respectivement par des conduits 53, 54 aux espaces compris entre les deux tourillons d'une cloison et les faces opposées de ladite cloison. b) des dégagements 55, 56 dans les logements des cloisons dans le rotor, au droit du cylindre 28, et c) un conduit axial 58 qui traverse de part en part l'ensemble formé par une cloison et ses deux tourillons, de manière à faire communiquer entre elle; les faces extrêmes desdits tourillons. En dehors des zones correspondant à l'angle A du stator, les cloisons sont donc entourées de fluide en raison de l'exis- tence des dégagements 55 et 56 , de sorte qu'elles ne subissent aucune poussée , Dans les secteurs de l'angle A qui correspond à la séparation des chambres haute et basse pression, chaque face de la cloison correspondante est en communication avec les cavités 51 et 52 de la partie du logement des tourillons des cloisons par les conduits 53 et 54, de sorte que la pression du fluide sur chaque face est égale à la pression du fluide dans le logement auquel elle est reliée. I1 s'exerce sur chaque cloison, des poussées de sens opposé et l'étendue des surfaces des cavités précitées est telle que les poussées s'annulent. A titre de variante, les conduits 53, 54 qui font communiquer les cavités 51, 52 avec les chambres haute et basse pression durant le passage de la cloison dans le secteur A, pourraient être exécutées dans le rotor au lieu de se trouver dans les tourillons. Bien entendu, tout ce qu'on a exposé sur le fonctionnement de l'engin en se référant à la partie de droite de la figure 2, se reproduit sur la partie de gauche sous l'action du fluide admis sous pression par l'embout 17, tandis que l'embout 18 est relié à la bâche. I1 suffit d'intervertir les entrées et les sorties de fluide pour faire tourner l'engin en sens inverse. Par ailleurs, l'entraînement du rotor en rotation transforme évidemment l'engin en pompe ou en compresseur, Dans l'exemple décrit, l'engin ne comporte qu'un seul cylindre 28, mais il pourrait en comporter plusieurs de meme diamètre, distants les uns des autres en direction axiale, ou bien encore au moins une paire de cylindres de diamètres différents disposés l'un autour de l'autre, comme on le verra plus loin en référence aux figures 8 et 9. Le frottement de glissement des ergots 41, 42 de commande d'orientation des cloisons dans les rainures-cames correspondantes, peut être remplacé par une très faible résistance de roulement si l'on équipe chaque ergot d'un galet tournant. La distance qui sépare deux ergots homologues de deux cloisons consécutives est-constante, de sorte que, dans une va- riante, on peut engager chaque ergot 42 par exemple dans un trou cylindrique 60 ( figure 4) pratiqué dans une couronne 59 montée à rotation dans le stator en synchronisme avec le rotor autour de l'un des centres 01 ou 02 ( voir aussi figure 3), selon qu'il s'agit de l'un ou de l'autre des ergots qui se trouvent aux deux extrémités de l'ensemble de cloisons pivotantes. En d'autres termes, au lieu de glisser dans des rainures circulaires, les ergots pivotent dans un patin formé par la couronne 59 qui glisserait dans ladite rainure. Sur les figures 5 à 7, on a représenté une variante dans laquelle les cloisons rotatives jouent en même temps le rôle de galets de roulement entre le stator et le rotor déjà centrés l'un par rapport à l'autre par deux roulements à aiguilles 24, 25. Dans cet exemple, c'est le rotor 71 en deux parties 72, 73 qui entoure le stator 74 présentant deux chambres axiales 75, 76 dans lesquelles débouchent respectivement deux séries de conduits 77, 78 de passage du fluide. Chaque cloison, telle que 81-1 par exemple, est constituée par la partie centrale échancrée d'une pièce cylindrique dont les deux extrémités forment deux tourillons 82, 83 montés à rotation dans les alésages cylindriques correspondant 84, 85 des deux pièces qui constituent le rotor 71. C'est la portion de surface cylindrique de la partie centrale des cloisons qui constitue la partie active desdites cloisons, la longueur de l'arc de cette partie des cloisons assurant la fermeture du cylindre doit être égale ou supérieure à la longueur de ltzc du fond de la gorge 86 compris entre deux cloisons consécutives. Le cylindre formé par le rotor est désigné par 87 et le stator comporte 4 pistons 88-1, 88-2, 88-3, 88-4. Le tourillon, tel que 83, de l'une des extrémités de chaque cloison pivotante est taillé en roue dentée 91 en prise avec une roue dentée correspondante 92 taillée dans une douille 93 solidaire du stator 74. Le diamètre primitif de la roue dentée 91 de chaque cloison est égal au diamètre de la partie cylindrique de la cloison mobile et le diamètre de la surface 86 contre laquelle roulent les cloisons est égal au diamètre primitif de la couronne dentée 92 du stator Chaque cloison comporte une échancrure 100 permettant le passage des pistons au moment voulu. n vue d'équilibrer lesooussées exercées sUr la face Ç5 de l'écnancrure et sur la face 97, respectivement, de chaque cloison, et pour maintenir éventuellement une charge au contact entre la cloison et le fond de cylindre, de façon à assurer une meilleure étanchéité, il est prévu a) dans les logements des tourillons des cloisons, des cavités 102 et des cavités 104, opposées aux parties 103 et 101 de la sur face convexe 97 qui se trouvent à l'intérieur du cylindre 87 respectivement de part et d'autre de la génératrice de contact entrela surface 97 de la cloison et le fond 86 du cylindre ; chaque Ca- vité étant reliée au cylindre par un conduit débouchant près de la partie 101 pour la communication avec la cavité 102, près de la partie 103 pour la communication avec la cavité 104 b) dans les tourillons cylindriques de chaque cloison, dans une none diamétralement opposée à la face concave 96 de la cloison des cavités telles que 106 qui, au cours de la rotation de la cloison sont alimentés en fluide sous pression lors de leur pas- sage devant les cavités 102 et 104, ce qui a pour effet d'annuler toute action de la poussée du fluide sur la surface concave. Le contact entre les cloisons et le stator, pendant la fermeture des chambres du cylindre, se fait sans glissement, ce qui est très favorable à une excellente étanchéité et supprime tout frottement mécanique ou visqueux. De plus, le rotor se trouve centré sur le stator par l'intermédiare des cloisons dont 1 'ensemble forme un roulement à galets, de sorte que l'engin de conception simple, est capable de hautes performances0 Le fonctionnement de l'engin est analogue à celui décrit en référence aux figures 1 à 3, lefluide étant admis sous pression, par exemple dans la chambre 75 et les conduits 77 du stator et s'échappant par les conduits 78 et la chambre 76. Les cloisons tournent d'un mouvement de rotation continu toujours dans le même sens pour un sens donné quelconque de rotation du rotor. Sur les figures 8 et 9, on a représenté un engin dérivé de celui des figures 5 à 7, mais réalisé sous la forme d'un moteur disque à double face. Le rotor 131 est monobloc et présente une partie centrale cylindrique 132 avec deux faces latérales 133, 134 qui tournent contre deux faces planes intérieures correspondantes 135, 136 du stator 137 constitué d'une pièce entretoise tubulaire 39 et de deux flasques latéraux 141 142. Dans la face plane 133 du rotor se trouvent deux cylindres formés de deux gorges annulaires coaxiales de section rectangulaire 145, 146 dont l'axe est situé sur l'axe 0 de l'engin, et, d'une manière analogue, dans son autre face latérale 134 sont taillées deux rainures semblables 148, 149. Dans ces quatre rainures, sont logés des pistons solidaires du stator, par exemple les pistons 151 , 152, 153 dans la rainure 145 et les pistons 155, 156 dans la rainure 146. Chaque cloison est formée par l'extrémité entaillée d'une pièce de forme générale cylindrique 158 qui tourillonne dans le rotor et dont l'axe est situé entre les deux rainures de chaque face dudit rotor, de manière à pouvoir obstrer, sélectivement, sit la rainure intérieure telle que 145, soit la rainure extérieure telle que 146. La partie médiane de chaque cloison 158 est taillée en roue dentée 161 en prise avec une couronne dentée intérieure 162 solidaire de 11 entretoise tubulaire 13 9 du stator. Les orifices d'entrée et de sortie du fluide, dans chacune des deux rainures formant cylindres sont toujours disposés au voisinage des pistons comme par exemple les orifices 165, 166. Le fonctionnement est toujours le même, le fluide admis sous pression, par exemple dans l'orifice 165 prend appui sur le piston 152 et exerce une poussée sur la cloison 158A, ce qui provoque un entraînement du rotor dans le sens de la flèche f (figure 9), pendant que du fluide s'échappe par l'orifice 766. La particularité de l'engin est que chaque pièce 158 formant double cloison assure, par l'une de ses extrémités, la fermeture de l'un des cylindres de la face correspondante du rotor pendant que l'autre reste ouvert et par son autre extrémité, également la fermeture de l'un des cylindres de l'autre face du rotor pendant que l'autre reste ouvert.Les cloisons tournent encore continuellement dans le méme sens, ce qui est très favorable au bon fonctionnement de l'engin; de plus, l'invention se trouvera fortement valorisée si les pistons sont solidaires d'un disque annulaire 160 interposé entre le rotor et le stator. Le maintien en contact de ce disque sur les flancs du rotor sera assuré par une contre pression appliquée sur la face opposée aux pistons ce qui permet de maintenir fermés les cylindres quelle que soit la déformation des flasques. Les figures 10 et Il représentent un engin dont chaque cloison mobile est formée de deux parties oscillantes, Cet engin se compose d'un rotor monobloc 201 tournant dans un stator 202 composé de deux flasques 203 et 204 reliés par une entretoise tubulaire 205 au moyen de tirants filetés 206. Deux gorges annulaires 207, 208 creusées dans le rotor 201 et fermées par les faces internes planes des flasques 203, 204 forment les cylindres élémentaires dans lesquels coulissent des pistons 211 solidaires du stator 202. La fermeture de ces cylindres est assurée par des cloisons mobiles 212 composées chacune de deux parties oscillantes 213, 214 qui lorsqu'elles sont ouvertes viennent se placer dans des logements 215, 216 respectivement, Des ressorts 219 agissant, par l'intermédiaire de deux bielles 221 sur des manivelles 222 solidaires des pivots 223 des cloisons, ramènent ces dernières à leur position de fermeture après chaque passage d'un piston. Les conduits d'admission et d'échappement du fluide sont repérés. Le fonctionnement de l'engin du moteur est le suivant Le fluide sous pression admis par l'orifice 227 figure 11 exerce une poussée sur le piston 211 et sur la cloison 212. Le piston étant solidaire du stator, la poussée sur la cloison fait tourner le rotor 201 suivant le sens de la flèche F. Dans ce mode de réalisation, le piston en forme spéciale de coin commande et contrôle l'ouverture des cloisons, la commande d'ouverture se faisant par poussée du fluide. La cloison 212 (voir aussi figure 12) sépare une chambre haute pression 231 d'une chambre basse pression 207, 228 étant un orifice d'échappement situé à l'avant du piston 232. La poussée du fluide sur la cloison 212 entraine le rotor suivant la flèche F. Le passage de l'orifice 228 à l'endroit de la cloison équilibre la pression de part et d'autre de cette cloison qui n'est plus maintenue en position de fermeture que par le ressort 219 (figure 11). A un certain moment le fluide situé entre la cloison 212 et le piston 232 ne peut plus s'échapper par l'orifice 228 (figure 14) sa pression va augmenter jusqu'à exercer sur la cloison une poussée équilibrant l'action du ressort 219. La poussée exercée par le fluide sur la cloison fait ouvrir le cylindre (figure 15). Les profils du piston et des demi-cloisons sont tels que du fluide reste emprisonné entre piston et demicloisons jusqu'à ouverture complète de ces dernières, qui de ce fait a lieu sans contact cloison-piston. Après passage du piston, les cloisons sont ramenées à la position de fermeture du cylindre par l'action du ressort 219 (figure 11). en Le fonctionnement de nqin en DomPe ou/compresseur est le suivant L'ouverture des cloisons nécessite de vaincre l'action des ressorts 219. Cette action, très faible dans le cas d'utilisation en moteur, est augmentée pour le fonctionnement en pompe ou compresseur, ce qui permet d'obtenir dans la chambre 207 (figure 12) un fluide sous pression lorsque le rotor est entrai- né en rotation dans le sens de la flèche. On- peut faire varier la valeur de la pression en agissant sur la tension des ressorts 219, ce qui peut se faire, par exempt, en plaçant dans une rainure annulaire 235 du rotor 201 (figure 10) une couronne 236 portant les points d'attache 237 des ressorts ( figure 11) et pouvant tourner par rapport au stator On peut aussi faire fonctionner engin en roue " libre " dans les deux sens de rotation Si l'on crée une action opposée et supérieure à celle des ressorts 219 obligeant les cloisons à s'effacer dans leurs logements 215, 216 . L'action opposée est ici obtenue en ajoutant des ressorts antagonistes 238 ( figure 11) dont les points d'attache 239 sont portés par la couronne 236.Le déplacement de la couronne 236 dans le sens de la flèche F1 ( figure 11) augmente la tension du ressort 238 et diminue celle du ressort 219. Lorsque la tension du ressort 238 est supérieure à celle du ressort 219, les cloisons s'effacent dans leurs logements 215,216. On peut aussi inverser le sens de rotation. En effet, on comprend qu'en continuant le mouvement de déplacement de la couronne 236 par rapport au stator, on puisse, après mise en place des cloisons 212 dans leurs logements, utiliser une deuxième série de cloisons 243 (figure 11 coupe CD qui, jusqu'àlors, étaient maintenues ouvertes. La synchronisation du changement de cloisons avec l'inversion des conduits d'admission et d'échappement permet le changement du sens de rotation du rotor. Enfin, la commande séparée des deux séries de cloisons permettrait leur mise en position de fermeture simultanée, ce qli constituerait un blocage mécanique du rotor dans le stator par appui des pistons contre les cloisons. Le système de commande des cloisons a été donné à titre d'exemple, elle pourrait ètre constituée par tout autre moyen connu ( mécanique, électrique, électromagnétique, magnétique, fluidique. etc..). Ces engins sont remarquables par leurs cloisons oscillantes en deux parties de très faible inertie, l'utilisation de la poussée du fluide pour une ouverture des cloisons synchronisée avec la position angulaire du piston, la possibilité d'agir sur l'action des cloisons. Sur le principe/ces engins rotatifs on pourrait établir des engins linéaires. Ilspeuvent etre moteurs ou pompes, dans ce dernier cas la pression et le débit peuvent être soumis à une régulation. Le faible encombrement des cloisons permet d'obtenir des cylindrées importantes sous un faible volume. Les figures 16 et 17 représentent un engin dont les cloisons ouvrent et ferment les cylindres d'un mouvement oscillant. Cet engin/compose d'un rotor monobloc 251 tournant dans un stator 252 formé de deux flasques 253, 254 et d'une entretoise tubulaire 255 assemblés par des tirants 256. Rotor et stator forment entre eux deux gorges annulaires de dimensions 257, 258/différentes mais prévues pour que le rotor soit équilibré axialement dans le stator sous l'effet de la poussée du fluide contenu dans ces gorges. Les cloisons 261 pour l'une des gorges, 262 pour l'autre, viennent se placer respectivement dans des logements 253 et 264 pour permettre le passage des pistons tels que 267, 268. 261 A chaque cloison/de la gorge 257 correspond une cloison 262 de la gorge 258, ces deux cloisons étant montées sur le même axe 265 g avec un décalage angulaire constant déterminé pour qu'à la position d'ouverture d'une gorge corresponde la position fermeture de l'autre. Les pistons 267 et 268 sont montés avec un décalage angulaire tenant compte de la fermeture alternative des gorges. Le fonctionnement de l'engin en moteur est le suivant Le principe d'ouverture des cloisons est le même que celui décrit pour l'engin correspondant aux figures 10 à 15, le profil des pistons et les emplacements des orifices d'admis sion/ 227-1, 227-2 et d'échappement 228-1, 228-2 permettant d'utiliser la poussée du fluide pour une ouverture des cloisons synchronisée avec la poition angulaire des pistons; La fermeture d'un cylindre par une cloison est commandée par l'ouverture de l'autre cylindre par la cloison montée sur le même axe. Ainsi, le fluide admis en 227-1 exerce une poussée sur la cloison 2a mise en position fermeture par l'action du piston 268a. La poussée sur cette cloison maintient la position, contribue à assurer l'étanchéité en plaquant la cloison contre les faces du cylindre et transmet la poussée du fluide au rotor. La rotation s amorçant, la cloison 261 b à l'approche du piston 268a va osciller dans un fluide exerçant une même pression sur ses faces latérales. La position de fermeture étant atteinte, la cloison 261a passe sur l'orifice d'échappement 227-la qui égalise la pression sur ses faces, préparant ainsi une ouverture dans un fluide en équipression, Pour permettre un démarrage correct, les pistons sont dimensionnés en longueur pour maintenir en position de fermeture au moins deux cloisons opposées par cylindre. Ces engins sont remarquables par leurs cloisons oscillantes commandées par poussée fluide en synchronisation avec la position angulaire des pistons. Ils sont composés d'un très petit nombre de pièces simples permettant un prix de réalisation bas. La faible inertie et le faible encombrement des cloisons permet des vitesses de rotation rapides et des volumes de cylindres importants. est L'engin représenté sur les figures 18 et 19/conçu comme l'engin à cloisons tournantes des figres 1, 2, et 3 I1 en diffère seulement par le mouvement donné aux cloisons qui n n est pas continu mais alternatif. Le mouvement est donné par un tracé différent des rainures-cames 43, 44 dans lesiellescoulis- sent les ergots 41 et 42 respectivement. Pour une rotation de l'engin dans la direction de la flèche F le mouvement des cloisons est le suivant - Au cours du passage sous le piston 31 dans le secteur I, les cloisons telles que 34-1 sont maintenues immobiles dans leurs lo logements Les portions de rainures-cames 43 44 correspondantes ont pour centre 0. Durant la traversée du secteur II, les cloisons effectuent une rotation de 900 dans leurs logements amenant leur plan de symétrie à passer par l axe de rotation de l'engin. Cette rotation des cloisons assure la fermeture du cylindre; une creu sure 271 permet, en fin de fermeture, l'équilibrage des pressions sur les deux faces de la cloison. Dans le secteur III les cloisons reçoivent la poussée du fluide alors quelles sont immobiles dans leurs logements, les portions de rainures-cames 43, 44 correspondantes ont pour centre O L'étendue de ce secteur est telle qu'il y a toujours au moins une cloison en position de fermeture. L'ouverture du cylindre se fait dans le secteur IV par une rotation des cloisons de 900. Une creusure 272 permet la mise en équilibre des pressions s'exerçant sur les deux faces d ta cloison avant que débute le mouvement des cloisons. La valeur angulaire de la somme de ces quatre secteurs est égale à a , N étant le nombre de pistons logés dans la gorge annulaire 28. Les particularités de ces engins sont les suivantes - le mouvement des cloisons se fait alors que la résultante des actions du fluide sur ces cloisons est nulle; - la poussée du fluide sur les cloisons se fait alors que ces dernières sont immobiles dans leurs logements; - ces engins peuvent aussi bien fonctionner en moteurs qu'en pompes ou compresseurs; - les deux sens de rotation sont permis. D'une manière générale, dans les engins suivant l'invention, la longueur de chaque piston est plus grande que la longueur de chaque partie de gorge interrompue pour recevoir une cloison mobile et la configuration de la cloison est telle que le piston ne vient jamais en contact avec elle.Il en résulte que lorsque les pistons passent devant les cloisons, ils n'ont pas à coopérer avec elles pour contribuer à assurer l'étanchéité des gorges. Bien entendu,l'inventon n'est pas limitée aux modes de réali sation décrits et représentés, qui ont été donnés à titre d'exemples; on peut y apporter de nombreuses modifications, suivant les applications envisagées, sans sortir pour cela du cadre de l'inven tion. REVENDICATIONS 1 - Engin à fluide sous pression pouvant servir de moteur, pompe ou compresseur, du type constitué par deux organes mobiles déterminant entre eux au moins une gorge de section constante et mobiles l'un par rapport à l'autre dans la direction de ladite gorge, au moins un piston solidaire de l'un de ces deux organes et présentant une section conjuguée de celle de la gorge de manière à pouvoir coulisser d'une manière étanche dans cette gorge, des doisons mobiles dans l'autre de ces deux organes de maniere à déterminer, sélectivement, dans ladite gorge, des chambres de travail du fluide, des moyens de mise en communication desdites chambres. avec un orifice d'entrée et un orifice de sortie, et des moyens de commande propres à actionner lesdites cloisons mobiles en synchronisme avec le mouvement relatif des deux organes précités, ledit engin étant caractérisé en ce que lesdites cloisons mobiles sont montées chacune à pivotement autour d'un axe 2 - Engin suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les cloisons mobiles sont montées de manière à effectuer des mouvements de rotation d'amplitude supérieure à 3600 et leurs moyens de commande sont capables de les entraîner d'un mouvement continu 3 - Engin suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les cloisons mobiles sont montées de manière à effectuer des mouvements de pivotement d'une amplitude inférieure à 3600 et leurs moyens de commande sont capables de les entrat- ner d'un mouvement alternatif. 4 - Engin suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'axe de pivotement de chaque cloison mobile est orthogonal à la direction de la gorge. 5 - Engin suivant la revendicatinn 4, caractérisé en ce qie l'axe de pivotement de chaque. cloison mobile est parallèle au fond de la gorge. 6 Engin suivant la revendication 4, caractérisé en ce que l'axe de pivotement de chaque cloison mobile est parallèle à une face latérale de la gorge. 7 - Engin suivant la revendication 4, caractérisé in ce que chaque cloison mobile est constituée par une pièce de forme générale cylindrique montée à rotation dans un alésage cylindri que tangent à l'une des faces de la gorge et de diamètre plus grand que la distance qui sépare ladite face de contact de la gorge à la face opposée de celle-ci, ladite pièce cylindrique présentant, au droit de la gorge, une échancrure qui s'détend sur une partie seulement dé sa périphérie, de manière à laisser sur cette pièce cylindrique, une partie peine qui forme ltélément actif de la cloison. 8 - Engin suivant la revendication 2, dans lequel les deux organes précités sont deux organes de révolution coaxiaux; tandis que la gorge est de configuration annulaire coaxiale auxdits organes, ledit engin étant caractérisé en ce que les moyens d'en traînement des cloisons mobiles sont constitués par une couronne dentée solidaire du deuxième organe coaxialement à celui-ci et en prise simultanément avec une roue dentée solidaire de chacune desdites cloisons mobiles, coaxialement à ces dernières respectivement. 9 - Engin suivant les revendications 7 et 8, caractérisé en ce que la partie cylindrique de chaque cloison mobile présente un diamètre égal au diamètre primitif de la roue dentée qui en est solidaire et elle roule sur une partie cylindrique conjuguée qui appartient à l'organe qui porte la couronne dentée et qui présente un diamètre égal au diamètre primitif de ladite couronne dentée, de sorte que l'ensemble des cloisons forme un roulement à galets entre le rotor et le stator. 10 - Engin suivant la revendication I, caractérisé en ce que chaque cloison est solidaire d'un arbre qui porte une manivelle dont le bouton est engagé dans une rainure came taillée dans le deuxième organe. 11 - Engin suivant la revendication 10, dans lequel les deux organe s précités sont deux organes de révolution coaxiaux, la gorge étant de configuration circulaire coaxiale audix organes, caractérisé en ce que la rainure came s'détend le long d'une circonférence de même diamètre que celui d'une circonférence sur laquelle sont disposés les axes des cloisons pivotantes mais excentrée par rapport à celle-ci d'une-distance égale au rayon de la manivelle. 12 - Engin suivant la revendication 11, caractérisé en ce que les boutons de manivelle sont engagés dans des trous pratiqués dans une couronne montée à coulissement circulaire dans la rainure-came 13 - Engin suivant la revendication 1, comportant au moins une paire de gorges parallèles, caractérisé en ce que l'axe de pivotement de chaque cloison se trouve à égale distance des deux gorges d'une meme paire et l'étendue radiale de chaque cloison est égale à ladite distance augmentée de la largeur d'une gorge afin que chaque cbison contrôle les deux gorges simultanément. 14 - Engin suivant la revendication 3, caractérisé en ce que chaque cloison est sollicitée vers sa position de fermeture par des moyens élastiques de rappel, tandis que chaque piston est en forme de coin pour repousser les cloisons vers leur position d'ouverture lors de son passage au droit desdites cloisons. 15 - Engin suivant la revendication 14, caractérisé en ce que chaque orifice par lequel le fluide s'échappe d'un cy lindre se trouve à une certaine distance du piston correspondant tandis que les faces conjuguées dudit piston et de chaque bison forment entre elles, lorsqu'elles sont en contact l'une contre l'autre un espace fermé qui se remplit de fluide formant cous sin entre- le piston et la cloison qu'il repousse pour l'ouvrir. 16 - Engin suivant la revendication-7, caractérisé en ce que dans les logements des axes des cloisons sont creusées des cavités opposées aux parties de la surface convexe de la cloison qui se trouvent à-l'intérieur de la gorge, respectivement de part et d'autre de la génératrice de contact entre ladite surface convexe de cloison et le fond de la gorge, chaque cavité étant reliée à une partie de l'engin remplie de fluide sous pression. 17 - Engin suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la longueur de chaque piston est plus grande que la longueur de chaque partie de gorge interrompue pour recevoir une cloison mobile, et la configuration de la cloison est telle que le piston ne vient jamais en contact avec elle. 18 - Engin suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'un des deux organes de l'engin qui déterminent entre eux la gorge précitée, présente une pièce mobile et sollicitée à porter contre l'autre organe sous l'action de la pression de fluide qui règne dans une partie de l'engin,