La présente invention concerne le domaine de la formation de matériaux cellulosiques composites. Elle peut être avantageusement applicable à la fabrication d'une matière antiadhésive destinée à protéger la couche adhérente du papier synthétique utilisable dans 1'élaboration de projets par la technique dite "template" consistant à insérer par collage, sur le dessin de base, des éléments préfabriques interchangeables portant les parties de dessin à remplacer éventuellement. La matière antiadhésive proposée est également utilisable dans la fabrication et l'exploitation d'un matériau multicouche destiné à l'impression d'éléments type réutilisables dans ltexécution de dessins et autres travaux graphiques. L'emploi d'une matière antiadhésive dans la production d'un matériau multicouche avec utilisation de colles à base de dispersions aqueuses de copolymère d'acétate de vinyle, d'acrylate de butyle et d'acide acrylique, colles qui possèdent une structure spécifique pouvant avoir une surface à relief donné, nécessite l'obtention d'une corrélation entre les propriétés adhésives de la colle et celles de la matière antiadhésive. Cette corrélation est indispensable pour assurer la stabilité de la composition constituant le maté- riau et son intégrité compositionnelle, la matière antiadhésive devant posséder les propriétés adhésives dans des limites prescrites. En outre, afin de conserver, durant la fabrication d'un matériau multicouche, la structure spécifique d'une surface à relief donné pour la couche de colle, il faut que la matière antiadhésive présente une densité déterminée et des propriétés de relaxation élastiques lui permettant de se contracter en épaisseur et d'être élastique lors d'une conpression locale. Il faut également que la matière antiadhésive possède une haute planéité nécessaire à l'impression d'éléments type de dessins sur des machines rapides. En vue de prévenir un collage des feuilles d'un matériau multicouche survenant à la suite de phénomènes électrostatiques sur la surface simili-papier du matériau multicouche au cours de l'impression rapide, il faut que la matière antiadhésive possède des propriétés antistatiques. On connaît une matière antiadhésive (certificat d'auteur URSS nO 278409 publié le 5 août 1970) se présentant sous la forme d'un papier-support enduit dtun mélange de solution aqueuse d'un ester cellulosique d'émulsion aqueuse de résidu hydrolysé et condensé de la production des méthyl- chlorosilanes et d'émulsion aqueuse du résidu de distillation de la production du gamma-aminopropyltriéthoxysilane. La matière a de bonnes propriétés antiadhésives. Cependant, ladite matière ne peut pas être utilisée comme support antiadhésif pour des matériaux multicouche faute de planéité et de propriétés antistatiques nécessaires, ainsi que de cor rélation entre les propriétés adhésives de la colle adhérente et celles de la surface antiadhésive de la matière en question. On connut aussi une matière antiadhésive fibreuse (certificat d'auteur URSS nO 372308 publié le 7 mai 1973) qui est un papier préparé à partir de patte au sulfate non blanchie ayant une couche de fond constituée par le sel de sodium de la carboxyméthylcellulose et une couche antiadhé- rente constituée par le polyéthylhydrosiloxane, un sel de sodium de la carboxyméthylcellulose et le résidu de distillation de la production du gamma-aminopropyltriéthoxysilane. La matière est destinée uniquement à l'emballage et au transport de produits collants tels que résines, bitume etc. Elle ne peut pas être employée de façon efficace pour proté- ger la couche adhérente d'un papier synthétique utilisé dans ltélaboration de projets par la technique"template"vu qu'il n'y a pas de corrélation entre les propriétés adhésives de la couche adhérente et celles du revêtement antiadhésif et qu'il se produit un collage des feuilles du matériau mul couche a cause des phénomènes électrostatiques survenant dans la couche simili-papier du matériau multicouche lors de l'impression sur machines rapides. On connaît une matière antiadhésive (voir la demande de brevet française n 2257736 publiée le 12 septembre 1975) comportant un siloxane vinylique, un siloxane renfermant un atome d'hydrogène lié au silicium, un photosensibilisateur et, éventuellement, un composé silicium à groupement mercapto. Cette matière antiadhésive présente des propriétés antiadhésives assez elevées.- Toutefois, le domaine de son application est également restreint et en particulier, cette matière ne peut pas être utilisée pour la fabrication de ma fériaux multicouche nécessaires à l'obtention d'éléments réutilisables dans ltexécution de dessins et autres travaux graphiques vu qu'il lui manque la planéité et les propriétés antistatiques On connut également une matière antiadhésive (voir la demande de brevet française n 2290484 publiée le 9 juillet 1976) obtenu par application, sur du papier, d'une composition antiadhésive comportant : a) un agent antiadhôsif, par exemple : acide gras, alcool gras ou huile de silicone ; b) un polyol comme le pentaérythrol, la glycérine, un sucre ou l'acide tartrique ; c) une résine thermodurcissable telle que la résine mélamino-formaldéhyde, la résine d'urée-for- maldéhyde ou une résine phénolique. La matière indiquée possède de bonnes caractéristiques et peut entre employée dans des presses à plateaux et comme support dans le moulage de pellicules plastiques poreuses. Cependant, faute de corrélation entre les propriétés adhési- ves de la couche adhérente et les colles du revêtement antiadhérent, de planéité et de propriétés antistatiques de cette matière, elle ntest pas utile pour protéger sûrement la couche adhérente du papier synthétique durant la fabrication et l'exploitation de matériaux multicouche destinés à l'im pression sur machines rapides d'éléments type réutilisables dans l'exécution de dessins et autres travaux graphiques. On connaît une matière antiadhôsive (voir le brevet des E.U.A. n 3900617 publié le 19 août 1975) qui comprend un polysiloxane à raison de 1 à 50 % en masse, ayant pour formule où R, R' sont des radicaux hydrocarbonés saturés, au moins 50 % mol. des radicaux R' étant les radicaux méthyle ; et n est un nombre suffisant pour obtenir un polymère liquide d'une viscosité de 100 à 750000 centistokes à 25 C ; un hydropolysiloxane de formule (R)a (H)b SiO ( 2 )' où a vaut O à 3, b vaut 0,005 à 2,0 et la somme (a+b) est de 0,8 à 3, la molécule comportant au moins 2 atomes dthy- drogène reliés à l'atome de silicium ; et un catalyseur de copolymérisation des deux composants susmentionnés à base de platine. Quoique présentant des caractéxistiques antiadhôsives élevées, cette matière antiadhésive, obtenue sous forme de feuilles, est difficile à transformer ultérieurement en ma tôriau multicouche destiné à ltélaboration de projets avec utilisation de la méthode template mentionnée plus haut. On connaît enfin une matière antiadhésive fibreuse à base de patte chimique (voir la demande de brevet de la FRA n 2D15154 publiée le 17 juin 1975). Cette matière est formée de polydiméthylsiloxanes à groupes terminaux silanol et d'alpha-, oméga-, bis (triméthylsiloxy) polyméthylsiloxanes à atomes d'hydrogène non substitués. Immédiatement avant l'application du mélange sur la matière fibreuse, on additionne à cette dernière un accélérateur de durcissement qui comporte un carboxylate d'un métal lourd. La présente invention a pour but de fournir, par un choix convenable de constituants, une matière antiadhésive qui protège la couche adhôrente d'un matériau multicouche pour éléments type de dessins au cours de son exploitation, conserve la structure spécifique d'une surface à relief donné de la couche de colle pendant la préparation du maté- riau multicouche, empêche le collage des feuilles du matériau, assure la stabilité de la composition constituant le matériau et son intégrité compositionnelle et se caractérise à la fois par des propriétés antiadhésives dans des limites prescrites, par la corrélation adéquate entre les propriétés adhésives de la couche adhérente et celles de la couche antiadhésive, par la planéité nécessaire a l'imp}es- sion d'éléments type de dessins sur machines rapides, par une élasticité de compression et par des propriétes antistatiques. Ce but est atteint par le fait qu'une matière antiadhésive comprenant du papier collé à base de pâte chimique, revêtu à sa face supérieure d'un polymère hydrosoluble et d'une couche de composé organosilicié, comporte suivant l'invention, comme pâte chimique, une pâte préhydroly- sôe pour câblé ou un mélange de pattes au sulfate de coni fèves et de feuillus et contient en addition une couche an antistatique appliquée à la face verso du papier. L'emploi de la pâte pour câble permet d'obtenir une matière antiadhésive qui présente une planéité, une stabilité du matériau composite, de moindres tensions internes dans la feuille, tensions qui sont dues à son retrait au séchage, de faibles déformations lors des variations de l'humiditô relative de l'air, ltélasticité et une densité requises. Toutes les propriétés précitées sont dues à la composition chimique de la pâte prôhydrolysôe pour câblé ayant une forte teneur en alpha-cellulose et une faible teneur en lianine et en hômicelluloses. Une matière antiadhésive préparée à partir de la patte de feuillus a une structure plus uniforme, ce qui rend les tensions internes moins accentuées, tandis qu'une matière obtenue à partir d'un mélange de pâtes de conifères et de feuillus est plus plane, élastique et stable à la déformation lors des variations de lthumidité relative de l'air. I1 est avantageux que la matière antiadhésive comporte, à titre de couche antistatique, un ester cellulosique hydrosoluble. En tant que couche antistatique, on doit employer des substances chimiques incapables de se déplacer à partir de la matière antiaahésive vers le revêtement simili-papier d'un matériau multicouche. Autrement, le comportement du ma tériau multicouche en service (lors de l'impression et du dessin) se dégradera fortement et ltadhérence du revêtement simili-papier au support deviendra pire. Or, un ester cellulosique hydrosoluble, par exemple, la carboxyméthylcellulose est justement une de ces substances. Suivant une autre variante de réalisation de l'invention, il est utile que la matière antiadhésive comporte, en tant que couche antistatique, un mélange d'ester cellulosique hydrosoluble et d'alcool polyvinylique. L'emploi du mélange d'ester cellulosique hydrosoluble et d'alcool polyvinylique permet d'améliorer davantage la capacité de formation d'une pellicule par suite de l'affi nitré de leurs constitutions chimiques, ce qui favorise une bonne fixation de la couche antistatique sur le papier. Il est aussi recommandé que les pâtes au sulfate de conifères et de feuillus soient contenues dans le mélange en proportions tels en masse) suivantes pâte au sulfate de feuillus 5 à 40, patte au sulfate de conifères 60 à 95. Une telle proportion de constituants dans le mélange garantit à la matière antiadhôsive toutes les caractéris- tiques nécessaires de planéité, d'élasticité et de résistance, ainsi qu'une augmentation de ltépaisseur de la feuille, sa masse restant la même. Une teneur en pâte de feuillus dépassant 40 S0 en masse provoquerait une diminution de la résistance mécanique de la matière antiadhésive, ce qui rend plus compliquée sa transformation ultérieure durant la production d'un maté- riau multicouche. On utilise, à titre de couche antiadhésive, la carboxyméthylcellulose technique, l'alcool polyvinylique ou leur mélange. L'application de polymères hydrosolubles, notamment de la carboxyméthylcellulose, favorise une bonne fixation de la couche de fond gr ce à une compatibilité segmentaire de la ptte et du polymère hydrosoluble. L'utilisation dans la formation du papier, de la pate préhydrolysée pour ciblé ou d'un mélange de pattes au sulfate de conifères et de feuillus conjointement avec un revêtement supplémentaire à base d'ester cellulosique hydrosoluble ou de son mélange avec de l'alcool polyvinylique, déposé sur le papier collé du cSté opposé à la couche antiadhésive, permet d'améliorer la planéité, ltélasticité et les caractéristiques structurales de surface de la matière antiadhésive, ce qui garantit la conservation de la structure spécifique propre à la surface de la couche adhésive du matériau multicouche en formation.Toutes ces propriétés énumérées assurent une protection efficace de la couche adhérente du matériau multicouche pour éléments type de dessins durant son utilisation, une haute stabilité de la composition constituant le matériau et la prévention du collage des feuilles du matériau multicouche en facilitant ainsi le processus de 17 impression sur machines rapides. I1 en résulte une qualité améliorée des produits obtenus et un rendement de travail plus relevé. On obtient la matière antiadhésive en appliquant à la face supérieure du papier renfermant de la pftte pour câ- blé ou un mélange de pâtes au sulfate blanchies de conifères et de feuillus, une couche de fond consistant en des po lymères hydrosolubles et une couche antiadhôsive à base de polymères organosilicies et à la face opposée du papier, une couche antistatique à base d'ester cellulosique hydrosoluble et d'alcool polyvinylique. Le papier à base de pâte chimique est fabriqué de la manière suivante. Une pâte, qui peut cotre la pâte au sulfate préhydro lysée pour ciblé ou un mélange de pites au sulfate de conifères et de feuillus, est raffinée au moyen d'une pile jus qu'â 45-60 S.R. On ajoute à la pâte resultante des agents de collage tels que une colle de colophane, une résine mé- lamine-formaldôhyde ou une carboxyméthylcellulose, y compris sa qualité technique, en une quantité de 3 à 10 % en masse. Après mélange, on y introduit une charge, comme par exemple du kaolin, en une proportion jusqu'à 10 % en masse, on malaxe le mélange et on ajoute un coagulant, notamment de l'a- lumine, jusqu'à ce que le pH du milieu soit de S à 6. Puis la patte est de nouveau agitée et amenée pour la formation du papier avec un matériel traditionnel. Le papier est ca landré jusqu'à l'obtention d'un fini d'au moins 350 sec. La couche de fond est appliquée à l'aide d'une encolleuse ou d'une machine & déposer les revêtements. La densité superficielle de la couche de fond va de 0,5 à 5 g/m2. La température de séchage de la couche de fond atteint 80 à 140 OC. La préparation d'une solution de polymère pour la couche de fond est effectuée dans une cuve munie d'un agitateur et d'un appareil de chauffage. On dissout un polymère, notamment la carboxyméthylcellulose technique, à une température de 70 à 80 0C sous agitation pendant 1 ou 2 heures, et puis on le dilue avec de l'eau froide jusqu'à l'obtention de la viscosité requise. Pour une dissolution plus complète et rapide, il est recommandé d'immerger la carboxyméthylcellulose dans de l'eau froide pour 24 heures en vue du gonflement. Le papier-support ayant une couche de fond à l'une de ses faces est placé dans une machine à revêtement cons tituée par un rouleau chromé à sens de rotation variable. L'épaisseur de la couche de revebtement est réglée par une racle tournante ou une lame-docteur à l'air. On peut faire varier la masse du revêtement en ajustant la viscosité et la concentration de la composition à appliquer. Une fois la composition antiadhésive appliquée, on sèche le papier à l'air chaud à une température allant de 80 à 110 OC, puis on soumet le revêtement à un traitement thermique dans une enceinte appropriée à une température de 130 à 170 OC. Il se produit durant cette opération la polymérisation du compose organosilicié, puis le papier se refroidit. La composition de revêtement antiadhésif est préparée de la façon suivante. On verse dans un réacteur muni d'un agitateur à une fréquence de rotation de 25 s-1, une solution aqueuse de carboxyméthylcellulose, refroidie à une température de 30 à 35 QC, on y ajoute, tout en remuant, une émulsion à 50 % en masse de composé organosilicié et un catalyseur de durcissement. On utilise à titre de composé organosilicié, des polyméthylsiloxanes fluides d'une viscosité de 100 à 1 000 centipoises, des polyalcoylhydrosiloxanes fluides, des caoutchoucs polyalcoylsiloxane et des résines. On utilise comme catalyseurs de durcissement, le dibutyldilaurate dtétain, le titanate de triéthanolamine, le résidu de distillation dérivant de la production du gamma-aminopropyl triéthoxysilane etc. L'émulsion à 50 % de composé organosilicié est préparée à l'aide d'un agitateur à 50 s-1 (3000 tours par minute) en présence d'un émulsifiant. En cas d'emploi d'un composé organosilicié dissous dans un solvant organique, par exemple dans le toluène, on prépare une solution à 10 %. Le catalyseur de durcissement est additionne' immédiate ment avant l'application du revêtement. On place le papier refroidi dans une machine à revêtement et l'on applique à la face verso du papier une couche antistatique qui peut être un ester cellulosique hydrosoluble ou un mélange d'ester cellulosique hydrosoluble et d'alcool polyvinylique. On sèche la matière antiadhésive jusqu'à ce que son humidité atteigne 4 à 7 =0 et on la laisse reposer pendant deux semaines au minimum. La matière antiadhésive obtenue est ensuite soumise à un essai en vue de déterminer la qualité du revêtement antiadhésif (en N/m), la densité superficielle (en g/m2), l'effort de rupture (en N) et I'humidité (en 0). On détermine la qualite du revêtement antiadhésif à l'aide d'un appareil à mesurer l'adhésion ou d'une machine à traction. La matière antiadhésive ayant la composition définie ci-dessus offre la possibilité d'obtenir un matériau multicouche qui permet à son tour de renoncer dans une large mesure à ltopération de dessin telle quelle au profit d'un montage de dessins avec des ciseaux. I1 en résulte une augmentation de 15 à 20 % du rendement de travail des projeteurs, une réduction des délais d'élaboration de projets et une amélioration importante de la qualité de la documentation d'étude. Ci-après sont donnés des exemples particuliers de réalisation de la présente invention. EXEMPLE 1 On raffine de la pâte au sulfate préhydrolysée pour ciblé dans une pile raffineuse jusqu'à 450 S.R., on ajoute ensuite 3 % en masse (par rapport à la pate absolument sèche) de colle de colophane et 4 Se en masse (également par rapport à la pâte absolument sèche) de résine mélamine-formaldéhyde. Après mélange, on introduit dans la pâte 6 % en filasse (par rapport à la pâte absolument sèche) de kaolin, on malaxe le mélange et on y additionne de l'alumine jusqu'à ce que le pH du milieu soit égal à 6. Après agitation, on procède à la formation du papier sur une machine à papier, Le papier résultant est calandré jusqu'à ce qu'il atteigne un fini de 400 sec. I1 est ensuite revêtu d'une couche de fond constituée par une solution aqueuse à 4 ,% en masse de carboxymô- thylcellulose technique.La densité superficielle de la couche est de 1,5 g/m2, la température de séchage de la couche de fond varie, selon les zones de séchage,de 80 à 110 OC, La préparation de la couche de fond se fait par dissolution de la carboxyméthylcellulose dans de l'eau dans un récipient muni d'un agitateur en chauffant à 80 C pendant 2 heures et en diluant par la suite avec de l'eau froide. A l'aide d'un rouleau chrome à sens de rotation variable plongé dans la solution d'enduction, on applique un revêtement antiadhésif à la face du papier revêtue de la couche de fond (de la carboxyméthylcellulose technique en solution aqueuse).L'épaisseur de la couche de revêtement est contrôlée à l'aide d'une lame docteur à l'air. Après application de la composition antiadhésive, on sèche le papier à l'air chaud à une température de 80 à 110 OC, suivant les zones de séchage, puis on soumet le revêtement à un traitement thermique à 150 C. ta couche antiadhésive est déposée à partir d'une dispersion aqueuse renfermant un polyméthylsiloxane fluide à teneur en silicium de 36 à 39 % en masse et à point d'inflammation d1au moins 255 OC, de la carboxyméthylcellolose technique ayant un degré de polymérisation égal à 500 et un degré de substitution, relativement aux groupes carboxyliques, d'au moins 82 et un résidu de distillation de la production du gamma-aminopropyltriéthoxysilane ayant une viscosité de 80 sec.La dispersion aqueuse est préparée sous agitation pendant 15 minutes à partir de 100 parties d'émulsion aqueuse à 50 de polyméthylsiloxane fluide, de 897,5 parties de solution aqueuse à 4 S0 en masse de carboxyméthylcellulose et de 2,5 parties de résidu de distillation de la production du gamma-aminopropyltriétho- xysilane. La densité superficielle de la couche est de 4g/m . Le revêtement qu'on applique à la face verso de la matière antiadhésive est préparé d'une solution aqueuse de carboxyméthylcellulose technique d'une viscosité de 20 sec. la densité superficielle de la couche étant de 1 g/m2. On sèche le papier à l'air chaud à 100 C jusqu'a' ce qu'il atteigne une humidité de 5 % en masse. La matière antiadhésive obtenue présente les propriétés suivantes densité superficielle 107 g/m effort de rupture 59 N degré d'adhésion 11 N/m résistivité en surface 3,9 . 1011 ohm. EXEMPLE 2 Un mélange de pâte au sulfate blanchie de conifères et de celle de feuillus, dans le rapport de 4:1, est raffiné dans une pile raffineuse jusqu'à l'obtention de 600 S.R., puis on ajoute au mélange 3 X en masse (par rapport à la pâ- te absolument sèche) de colle de colophane et 1 % en masse (par rapport à la pâte absolument sèche) de carboxyméthylcellulose technique. On introduit en mélangeant 7 % en masse (par rapport à la pâte absolument sèche) le kaolin et après malaxage, on ajoute au mélange une solution d'alumine jusqu'à ce que le pH du milieu soit égal a' 5,5 ; puis, après agitation du mélange, on prépare du papier suivant la technique usuelle. Toutes les autres opérations sont effectuées de la manière décrite dans l'Exemple 1. La matière antiadhésive obtenue présente les proprie tés suivantes : 2 densité superficielle 105 g/m2 effort de rupture 60 N degré dtadhésion 12 N/m résistivité en surface 4,8.1011 ohm. EXEMPLE 3 Un mélange de patte au sulfate blanchie de conifères et de celle de feuillus, dans la proportion de 7:3, est raffiné au moyen d'une pile raffineuse jusau'à 580 S.R. On ajoute à la pâte 2 % en masse (par rapport à la pâte absolument sèche) de colle de colophane et 3 S en masse (par rapport à la pâte absolument sèche) de résine méla- mine-formaldéhyde. Puis on aaite le mélange et on y additionne 10 % en masse (par rapport à la pâte absolument sèche) de kaolin ; on introduit, en malaxant, de l'alumine jusqu'à ce que le pH du milieu soit égal à 6 et on prépare du papier-support suivant la technique usuelle. Après le calandrage du papier jusqu'à l'obtention d'un fini de 450 sec, on dépose sur le papier une solution aqueuse à 10 % en masse d'alcool polyvinylique renfermant 8 groupes acé- tate rapportés au produit sec. On sèche le papier à l'air chaud à une température de 80 à 100 oC suivant les zones de séchage.La densité superficielle de la couche est de 1 g/m2, Puis, en agissant selon le mode opératoire décrit dans l'Exemple 1, on applique le revêtement antiadhésif à 2 une densité superficielle de la couche de 3 g/m , en le dé- posant à partir d'une dispersion aqueuse comportant un polyéthylhydrosiloxane fluide à un taux d'hydrogène actif égal à 1,4 % en masse, de carboxvméthylcellulose technique à un degré de substitution 82, du titanate de triéthanolamine contenant 22 % en masse de titane calculé en bioxyde de titane et 7 % en masse de groupes butoxy. La dispersion aqueuse utilisée a été préparée, sous agitation pendant 10 minutes, de 100 parties d'émulsion aqueuse à 50 % de polyéthylhydrosiloxane fluide, de 850 parties de solution aqueuse à 4 V en masse de carboxyméthylcellulose technique et de 50 parties de solution aqueuse à 10 V en masse de titanate de triéthanolamine. Toutes les autres opérations sont effectuées d'une façon identique a celle de l'Exemple 1 La matiere antiadhésive obtenue présente les propriétés suivantes densité superficielle 103 g/m2 effort de rupture 60 N degré d'adhésion 15 N/m Il résistivité en surface 4,0.10 ohm. E:t-1PLE 4 Toutes les opérations sont effectuées d'une façon identique à celle decrite dans l'Exemple 1, sauf la pré- paration du revêtement antiadhésif. On dépose le revêtement antiadhésif utilisé à partir dtune solution de caoutchouc de polyméthylsiloxane à faible masse moléculaire dans le toluène et de l'acétylacétate de titane comme catalyseur de durcissement. On prépare la solution dans un récipient muni d'un agitateur, la concentration de caoutchouc de polyméthylsiloxane dans la solution étant de 10 % en masse. La quantité de catalyseur de durcissement additionne est de 10 Vo en masse par rapport à la quantité du caoutchouc de polymôthyl- siloxane à faible masse moléculaire. La densité superficielle de la couche antiadhésive est de 2 g/m2 . La température de la zone de polymérisation est de 170 OC. La matière antiadhôsive résultante présente les caractéristiques suivantes densité superficielle 105 g/m2 effort de rupture S9 N degré d'adhésion 14 N/m résistivité en surface 4,1.1011 ohm. EXEMPLE 5 Toutes les opérations sont effectuées d'une façon similaire à celle décrite dans l'Exemple 3, sauf l'application d'une couche antistatique à la face verso de la matière antiadhésive. La couche antistatique est déposée à partir d'une solution aqueuse de carboxyméthylcellulose technique d'une viscosité de 20 sec. et d'alcool polyvinylique, pris dans la proportion de 2:1. La densité superficielle de la couche a une valeur de 1 g/m2. La matière antiadhésive obtenue a les propriétés suivantes : densité superficielle 102 g/m2 effort de rupture 59 N degré d'adhésion 15 N/m résistivité en surface 4,2.1011 ohm. Les caractéristiques indiquées au Tableau 1 sont données aux fins de la comparaison de la matière antiadhésive proposée avec la matière connue. TABLEAU t Caractéris- Matière Matière antiadhé- Matière antiadhétiques conrue sive obtenue d'a- sive obtenue d'a près ltexemple 1 près l'exemple 2 1. Degré d'adhésion, N/m 0,2 â 2 11 12 2. Résisti- vité en surface, ohm 3.1.1012 3.9.1011 4.8.1011 Les résultats rapportés au tableau confirment le fait que la matière antiadhésive proposée présente les proprié- tés antistatiques améliorées comparativement à la matière connue et un degré d'adhésion satisfaisant aux exigences techniques imposées. REVENDICATIONS 1 - Matière antiadhésive renfermant du papier collé à base de pâte chimique revêtu à sa face supérieure d'un polymère hydrosoluble et d'une couche de composé organo silicié, caractérisée en ce quelle comprend, en tant que pâte chimique, une pâte préhydrolysée pour câblé ou un mé- lange de pâtes au sulfate de feuillus et de conifères et contient en supplément une couche antistatique applique à la face verso du papier. 2 - Matière antiadhésive selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle contient, à titre de couche antistatique, un ester cellulosique hydrosoluble. 3 - Matière antiadhésive selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle contient à titre de couche antistatique, un mélange d'ester cellulosique hydrosoluble et d'alcool polyvinylique. 4 - Matière antiadhésive selon la revendication 1, caractérisée en ce que les pâtes au sulfate de feuillus et de conifères sont contenues dans le mélange en une proportion suivante pâte au sulfate de feuillus 5 à 40 % en masse, patte au sulfate de conifères 60 à 95 % en masse.