L'invention concerne un procédé de conservation de produits conditionnés dans des emballages étanches. Actuellement, pour le conditionnement des conserves pour usage alimentaire, cosmétique ou pharmaceutique, on utilise de plus en plus des emballages flexibles commercialisés sous forme de sachets préf açonnés. Ces sachets sont obtenus a partir de bobine sur des machines de conditionnement, destinés aux denrées alimentaires, et plus particulièrement aux produits se présentant sous forme de poudre ou de pulvérulent (café, aliments deshydratés etc...), sous forme liquide (potages, sauces, etc...) ou sous forme semi-pâteux (plats cuisinés). Pour permettre l'emballage et la conservation de ces produits, différents matériaux sont a la disposition des fabricants. Cependant, l'expérience a montré que les matériaux qui présentent une bonne imperméabilité intrinsèque à la vapeur d'eau et aux gaz permanents (oxygène, azote, gaz carbonique) perdent une partie de leur performance pendant l'opé- ration de façonnage, au cours de laquelle, le matériau peut être agressé et par suite présenter des micro-trous et des micro-fuites qui sont préjudiciables à la bonne conservation des denrées. C'est pourquoi le processus de conservation des aliments comporte généralement un test d'incubation au cours du cycle de fabrication. Ce cycle est généralement constitué des phases suivantes a) fabrication de l'emballage b) remplissage de l'emballage par le produit à conserver c) mise sous vide de l'emballage rempli de produit d) réinjection éventuelle d'un gaz inerte e) fermeture de l'orifice de remplissage par soudure ou collage f) stérilisation éventuelle. Pour des durées moyennes de conservation, et pour certains produits tels que les fromages ou la charcuterie, la stérilisation n'est pas nécessaire g) test d'incubation par séjour des sachets remplis et prets à l'emploi dans une chambre chaude pendant plusieurs jours vérifiant qu'il n'y a pas de prolifération microbienne ou détérioration quelconque. h) si le test d'incubation n'a pas révélé d'anomalie, expédition des produits pour consommation. Meme avec des matériaux de première qualité, il ntest jamais possible jusqu'ici d'assurer que l'étanchéité de l'emballage est absolue. La fermeture des sachets peut etre imparfaite ou la paroi des aachets eux-memes a pu etre détériorée au cours de la stérilisation. Des fuites mêmes infimes permettent à l'oxygène ou à l'humidité de pénétrer et sont rédhibitoires pour la conservation des aliments. Aussi le test d'incubation permettant de garantir une bonne conserva tion ultérieure est indispensable. Les autres facteurs intervenant dans le cycle de fabrication étant assez facilement contrôlables, ce test permet en fait de s'assurer de la bonne qualité de l'emballage. On conçoit que ce test d'une durée de plusieurs jours soit une lourde servitude entrainant une installation onéreuse et un pourcentage de rebuts non négligeable: L'objet de la présente invention est d'éviter ce test et de le remplacer par un test d'etancheite d'efficacité totale garantissant que les objets em ballés sont parfaitement à l'abri des agents extérieurs. La conservation des objets emballés peut ainsi etre garantie sans recourir au test d'incubation. Le test d'étanchéité totale consiste à utiliser au cours du cycle de conservation une mesure des fuites par spectromètre de masse. Après remplissage des emballages par le produit à conserver, on fait le vide selon la technique habituelle. C'est alors que, avant fermeture des emballages, on réinjecte une très faible quantité de gaz rare de l'ordre du millilitre. Ce gaz rare est de préférence de l'hélium. I1 est introduit systématiquement au cours de la phase d) du cycle de conservation, Au cours de cette phase de fabrication, on peut également injecter un autre gaz inerte, tel que de l'azote. L'injection de gaz inerte en quantité appréciable, évite le maintien sous vide de l'emballage chaque fois que cela n'est pas indispensable à la bonne conservation des produits. Après la stérilisation éventuelle f) et avant expédition h), le test d'incubation g) est remplacé par un test d'étanchéité au spectromètre de masse. Pour cela, les emballages remplis et fermés sont introduits par lots dans une enceinte mise sous vide poussé. On abaisse la pression dans l'enceinte jusqu a obtenir une pression résiduelle nettement inférieure à celle régnant dans les sachets. La faible masse molaire de l'hélium lui permet une propagation aisée même dans les fuites à régime d'écoulement moléculaire Gr ce au fait que l'hélium n'existe que dans la proportion de 1/200 000e dans l'air ambiant, des spectromètres à secteur magnétique calés sur la masse de l'hélium permettent de déceler des fuites infimes d'hélium. Sous un vide de 10 2 torr, des micro-fuites passant à travers des orifices de 20 microns sont décelables. I1 est Tme possible de localiser les fuites sur les sachets en adjoignant un reniflard sur le circuit du spectromètre. Pour une bonne efficacité, on recommande de faire fonctionner la cellule d'analyse sous des pressions absolues de l'ordre de 10 4 torr. L'invention sera mieux comprise par ltexaen-de l'exemple décrit ciaprès et illustré par le dessin joint représentant schématiquement l'enceinte de mise sous vide avec 60n spectromètre de masse. Sur lé croquis joint, est représentée une enceinte étanche (1) dans laquelle sont disposés les emballages (2) préalablement remplis de produit à conserver. A cette enceinte étanche (I) sont reliés un dispositif de mise sous vide (3), un dispositif (4) de mise sous vide poussé, un spectromètre de masse (5), une bouteille (6) d'alimentation en hélium, un dispositif (7) d'alimentation en gaz inerte, une vanne (8) de mise à l'air libre, un sas (9) permettant l'entrée et la sortie des emballages. Un dispositif de reniflard mobile (10) peut etre branché sur la tuyauterie de raccordement au dispositif de mise sous vide profond. Enfin, il est prévu dans l'enceinte (1) un dispositif de fermeture des emballages. Ce dispositif d'un type connu n'est pas représenté ici. Le processus de mise sous vide, d'alimentation en hélium, et de test d'étanchéité des emballages est le suivant la vanne (8) est ouverte et l'enceinte (1) se trouve à pression atmosphérique. Les emballages (2) préalablement remplis de produit à conserver sont introduits dans l'enceinte (1) par le sas (9).La vanne (8) et le sas (9) sont fermés. L'en ceinte (1) et les emballages t2) sont purgés d'air par le dispositif de mise sous vide (3). De l'hélium est alimenté en quantité limitée à partir de la bouteille (6). Le gaz inerte est alimenté à partir du dispositif (7). Les emballages sont fermés par un dispositif approprié connu, mais non représenté sur le dessin. L'en ceinte est à nouveau mise sous vide par le dispositif (3). L'atmosphére de l'en- ceinte est balayée par introduction d'air par ouverture de la vanne (8). Un vide poussé est ensuite obtenu grâce au dispositif (4) pendant que le spectrographe de masse (5) estmis en service. Si la moindre fuite se produit dans un emballage, le passage d'hélium est immédiatement décelé par le spectrographe de masse (5). Cette fuite peut être localisée par déplacement du reniflard mobile (10). Evidemment, si le gaz inerte n' est pas utile pour la conservation des produits, les sachets seront refermés sous vide, sans introduction du gaz inerte par le dispositif (7). I1 est également possible de prévoir une récupération de l'hélium et du gaz inerte se trouvant dans l'enceinte et purgés après fermeture des emballages. Dans l'exemple décrit, on effectue dans une même enceinte les diverses phases du procédé c) première mise sous vide des emballages, d) réinjection d'hé lium et de gaz neutre, e) fermeture des emballages, f) stérilisation, g) mise sous vide profond del'enceinte et test d'étanchéité au spectromètre de masse. Il est également possible d'utiliser successivement deux enceintes étanches : dans la première, on fait la première mise sous vide, la réinjection d'hélium et la fermeture des emballages . Les emballages fermés sont alors trans férés dans la deuxième où l'on fait un vide profond et le test d'étanchéité au spectromètre de masse. REVENDICATIONS 1 ) Procédé de conservation de produits conditionnés dans des emballages étanches caractérisé par le fait que l'on effectue un test d'étanchéité au spectromètre de masse sur les emballages préalablement remplis de produits à conserver. 2") Procédé selon revendication 1, caractérisé par le fait qu'après remplissage des emballages et mise sous vide desdits emballages remplis de produits selon un procédé connu, et avant fermeture par un procédé connu, on injecte dans chaque emballage une très faible quantité de gaz rare, de préférence de l'hélium, puis on met les emballages dans une enceinte sous vide poussé et lton fait un test d'étanchéité au spectromètre de masse. 30) Procédé selon revendication 2, caractérisé par le fait qu'avant fermeture des emballages et en même temps que l'hélium, on.injecte dans l'emballage un gaz inerte tel que de l'azote. 40) Procédé selon l'une quelconque des revendications 1, 2 ou 3, carac térisé par le fait que le test d'étanchéité au spectromètre de masse est effectué au moyen d'un reniflard permettant de localisér les fuites