La présente invention est relative à un procédé pour le broyage en présence de liquide de minéraux ou de produits miniers non organiques ou organiques fossilisés au moyen d'un auxi liaire de broyage chimique de manière à obtenir une efficacité accrue de broyage. Le broyage par voie humide de minéraux ou de produits miniers, en particulier de minerais métalliques, est utilisé comme procédé intermédiaire pour l'extraction de métaux à partir de leurs minerais. Ce procédé augmente la surface spécifique de la matière et facilite en outre, par réduction de la taille moyenne des particules du minerai, les stades de traitement subséquents, par exemple la flottation, l'agglomération, la séparation ou le traitement chimique. Ces opérations de broyage sont effectuées dans des broyeurs tels que des broyeurs à boulets, des broyeurs à billes, des broyeurs à barres ou des broyeurs à galets, suivant le degré de broyage requis. On utilise également un broyage autogène. Les produits miniers ou les minéraux qui sont soumis à l'opération de broyage conforme à l'invention sont des produits quelconques parmi une grande gamme de matériaux solides broyables, en particulier de matériaux inorganiques comprenant des minerais métalliques. Comme exemples de minerais métalliques pouvant être traités avantageusement par le procédé de la présente invention, on peut mentionner les minerais d'or, d'argent, de nickel, de fer, de cuivre, de plomb et d'autres minerais quelconques qui peuvent être soumis de manière classique à un traistement de broyage par voie humide. Comme produits miniers ou comme minéraux qui ne sont pas utilisés de manière classique comme minerais métalliques, mais qui peuvent être avantageusement traités conformément à l'invention, on peut mentionner tous les produits qui sont soumis de manière conventionnelle à une opération de broyage ou qui sont rendus broyables au moyen de la présente invention. Comme produits minéraux de ce genre, on peut mentionner les charges, par exemple, pour l'utilisation dans les résines et les engrais, par exemple la roche du Sénégal. Comme autres matières pouvant être traitées, on peut mentionner les matières organiques solides de faible solubilité dans 1 eau de façon à pouvoir être broyées en milieu aqueux ou dans un solvant, par exemple le charbon ou les engrais.Les expressions "minéraux ou produits miniers" sont utilisées dans la présente description pour couvrir toutes les matières de ce genre de faible solubilité. Lors du traitement des minerais, le stade essentiel consiste à broyer le minerai jusqu'à l'obtention de dimensions pour lesquelles les grains minéraux utiles sont libérés de la gangue. En raison de la tendance inévitable à exploiter des dépôts de minerais de qualité plus faible, les quantités de métaux libérés ont tendance à décroître et le coût du broyage par tonne de produit augmente. Ces frais de broyage constituent à eux-seuls une fraction considérable du coût total de l'obtention de métaux utilisables à partir du minerai et l'augmentation du coût de l'énergie a eu pour conséquence que les frais de broyage constituent un racteur de plus en plus important dans les opérations d'obtention de métaux utiles. La quantité de broyage par unité de temps (cinétique de broyage) et les caractéristiques de transfert de masse du broyage de minerais sont habituellement commandées ou réglées par addition d'eau dans le broyeur et élimination de cette eau du broyeur. Lorsque la masse transportée par la suspension décrit, le technicien qui fait fonctionner le broyeur prend des mesures de correction en faisant décrottre le taux d'alimentation en solides et/ou en faisant croire temporairement la quantité d'eau ou d'un autre milieu liquide polaire entrant dans le broyeur. Bien que ces deux mesures empêchent que le broyeur ne soit trop chargé, l'efficacité du broyeur est réduite du fait que, dans de telles conditions, une quantité plus faible de solides est broyée par unité de temps. En outre, il est bien connu que les broyeurs traditionnels à tambour utilisés pour le broyage par voie humide de minerais sont extrêmement inefficaces en ce qui concerne l'utilisation d'énergie, avec gaspillage (basé sur les énergies théoriques de rupture de liaisons chimiques du minerai) d'une proportion allant peut-tre Jusqu'à 90 % ou davantage de l'énergie fournie au broyeur. De ce fait, même une faible augmentation de quelques pourcent en ce qui concerne la réduction de la distribution des dimensions des particules de minerai et une augmentation du débit par unité de temps du minerai broyé amélioreraient notablement 1 'effi- cacité du broyage et le coGt de l'opération de broyage, en particulier en ce qui concerne l'utilisation d'énergie. Bien que divers procédés et agents chimiques agissant comme auxiliaires de broyage aient été utilisés en vue d'augmenter les efficacités et l'économie de broyage, ces tentatives n ont été au mieux que partiellement profitables et peuvent meme stêtre révélées comme négatives dans les opérations de traitement en aval correspondantes. Divers agents chimiques de dispersion ou agents surfaetirs tels que par exemple du polysiloxane, des organosilicones, des glycols, des amines, du graphite ou des liquides non polaires ont été utilisés et se sont révélés de manière générale comme produisant une augmentation du taux de broyage par action sur la résistance des particules du minerai ou par empêchement de l'agglomération des particules.Cependant, comme mentionné dans l'ouvrage wChemical Engineering Handbook" de Perry, 5e édition, 1973, aux paragraphes 8-12, il n'existe pas de méthode scientifique de choix de l'agent surfactif le plus efficace. On dispose plutôt de listes d'agents surfactifs et d'équipements pouvant être utilisés pour des essais systématiques. Certains polyélectrolytes ont déJà été utilisés dans des opérations de broyage. On a par exemple utilisé des dérivés diacide polyacrylique lors du broyage à sec de bentonite (les brevets des Etats-Unis d'Amérique nO 3 604 634s et 3 934 825 sont représentatifs) pour la réduction des dimensions de particules. Cependant, aucun de ces agents chimiques connus n'a été utilisé dans le broyage de produits miniers, en particulier de minerais pour la libération des matières riches en métaux. Parmi les références connues par la demanderesse, les brevets des Etats-Unis d'Amérique nO 3 950 182 et 3 252 662 constituent les seuls documents qui décrivent l'utilisation d'agents chimiques utiles dans le broyage de minerais pour la libération de matières riches en métaux. Dans le brevet des Etats-Unis d'Amé- rique ne 3 950 182, l'opération de broyage est effectuée en présence dé polysaccharides ioniques, de préférence de carboxyméthylcellulose de sodium. Dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique ne 3 252 662 > le broyage des produits miniers, y compris des minerais métalliques, est effectué au moyen d'un agent de défloculation comprenant des phosphates linéaires condensés, de préférence du tripolyphosphate de sodium. On a maintenant trouvé que les agents chimiques de la présente invention produisent, lorsqu'ils sont utilisés dans le broyage de produits miniers, une augmentation importante des taux de broyage des particules et permettent le broyage de suspensions de minerais de plus grande densité avec obtention d'un débit supérieur en volume de minerai broyé par unité de temps, accompagnée d'une augmentation correspondante en ce qui concerne la récupération de la matière riche en métal désiré.L'efficacité améliorée résultante de l'opération de broyage, (c'est-à-dire une meilleure utilisation de la capacité du broyeur et en particulier une plus faible consommation d'énergie par unité de produit obtenu) est réalisée au moyen des présents auxiliaires de broyage sans que l'on constate une diminution de la cinétique de broyage normalement observée lorsqu'on broie des suspensions de densité supérieure. On a également trouvé que les auxiliaires de broyage de la présente invention, constitués par des polyélectrolytes n'affectent pas de manière négative les opérations de traitement en aval qui sont effectuées sur le produit minier, en particulier les minerais, après que ce produit minier quitte le broyeur. Ainsi, par exemple, les auxiliaires de broyage constitués par des polyélectrolytes n'affectent pas défavorablement des procédés tels que par exemple les procédés de flottation par moussage dans lesquels des matières choisies riches en métaux tels que du cuivre, du plomb du zinc ou de l'or sont récupérées à partir du minerai à l'aide d'agents de floculation et de défloculation. Les auxiliaires de broyage constitués par des polyélectrolytes, suivant la présente invention n'ont pas non plus d'effets négatifs dans les opérations subséquentes, telles que par exemple l'agglo- mération du minerai de fer. En outre, les polyélectrolytes ne posent pas de problèmes de pollution en aval lors de l'élimination du milieu aqueux, comme cela peut être le cas avec des auxiliaires de broyage phosphatiques par exemple. La présente invention consiste en un procédé de broyage d'un produit minier ou minéral, inorganique ou organique fossilisé comprenant les opérations de broyage du produit minier ou minéral, ......................................dans une supension liquide contenant un auxiliaire de broyage polymère comprenant un polyélectrolyte anionique pouvant être, de par sa nature dispersé dans la boue ou bouillie liquide et ayant une ossature hydrocarbonée et une pluralité de groupes anioniques, ce polyélectrolyte étant présent en une quantité efficace pour obtenir une efficacité de broyage accrue. L'efficacité de broyage est déterminée à partir de la quantité de solides sous forme divisée ayant une taille de particules inférieure à 44 microns,pouvant être formées à partir d'une boue ou bouillie liquide donnée ayant un volume constant de liquide et de solides de minerai pour un même apport d'énergie. Normalement, lorsqu'on augmente le pourcentage en poids des solides de minerai dans cette suspension, l'efficacité de broyage du milieu de broyage est réduite. Ainsi, il est important dans la mise en oeuvre de l'invention que la quantité utilisée d'auxiliaire de broyage constitué par un polyélectrolyte, soit suffisante pour inverser la tendance vers une moindre efficacité de broyage lorsque le pourcentage en poids des solides du minerai est augmenté dans la suspension. L'auxiliaire de broyage constitué par un polyélectrolyte, mis en oeuvre dans la présente invention est de manière appropriée, un polyélectrolyte qui est, par nature, dispersable en milieu liquide et qui comporte une ossature hydrocarbonée (de préférence polyéthylénique) portant une pluralité de groupes anioniques appropriés. Par l'expression n dispersable, par nature, dans un liquidet, on entend que le polyélectrolyte se disperse dans le liquide de la boue ou bouillie liquide,de préférence de l'eau, sans l'aide d'un agent surfactif extérieur, de manière à former une dispersion ou une solution et les particules dispersées ou dissoutes n'ont pas de dimensions supérieures aux dimensions col loidales. L'auxiliaire de broyage constitué par un polyélectrolyte est de préférence soluble dans l'eau. Un groupe anionique approprié de 1'auxiliaire de broyage constitué par un polyélectrolyte a un pKa de 6 ou moins, le pKa étant le logarithme négatif de la constante d'acidité du groupe acide (anionique). Le groupe anionique est de préférence un groupe carboxylate ou sulfonate ou un précurseur d'un tel groupe, tel qu'un anhydride, un sel d'ammonium ou d'un métal d'un acide ou d'un ester. Cependant, lorsqu'on utilise un groupe ester, les conditions d'utilisation doivent être suffisantes pour hydrolyser l'ester en acide. te nombre de groupes anioniques dans le polyélectrolyte est suffisant si le polyélectrolyte produit une réduction minimale de 10 % de la viscosité de faible cisaillement d'une boue ou bouillie minérale, lorsque ce polyélectrolyte y est aJouté en une quantité suffisante pour obtenir une concentration de 0,06 X en poids de polyélectrolyte par rapport aux solides totaux du produit minier ou minéral. Par viscosité de faible cisaillement, on entend la viscosité Brookfield déterminée au moyen d'un viscosimètre Brookfield en utilisant une barre D &num; à 250C et à 5 tours par minute.Par boue ou bouillie minérale, on entend que le produit minéral est broyé avec l'obtention d'une dimension de particules de 44 microns et que la concentration en solides dans le milieu li uide est comprise entre environ 50 et 95 ffi en poids. Les polyélectrolytes préférés produisent au moins une réduction de 20 ffi de la viscosité dans de telles conditions, le polyélectrolyte le plus avantageux produisant une réduction de viscosité d'au moins 40 %. Dans la mesure où cette réduction critique de viscosité est produite, le nombre de groupes anioniques dans le polyélectrolyte n'est pas particulièrement critique. Cependant en règle générale, les polyélectrolytes utilisés ont avantageusement une proportion de groupes anioniques dans le polyélectrolyte, telle qu'il y ait de 1 à 17 > et de préférence, de 2 à 14 milliéquivalents de groupe anionique par gramme de polyélectrolyte. Comme exemples des polyélectrolytes, on peut ment ion- ner les polymères ou les copolymères dispersables dans l'eau, de monomères anioniques tels que des acides carboxyliques à insatura tiono(,-éthylénique comprenant par exemple les acides acrylique, méthacrylique, fumarique, maléique, crotonique, itaconique ou citraconique ; les esters partiels d'acides polycarboxyliques à insatu ration&alpha;, ss -éthylénique, par exemple le maléate acide de méthyle, le fumarate acide d'éthyle ; les dérivés à groupe N-sulfoalkyl d'amides à insaturation&alpha;,ss-éthylènique tels que par exemple le N-(sulfométhyl)acrylamide ou le N-(sulfométhyl) méthacrylamide ; les sulfoalkyl esters d'acides carboxyliques à insaturationo(,-ffiy- lénique tels que le méthacrylate de 2-sulfoéthyle ou l'acrylate de 2-sulfoéthyle ; ou d'autres monomères sulfonés tels que les acides sulfoniques aromatiques à insaturation,&alpha;,ss -éthylénique, par exemple l'acide styrène sulfonique ou l'acide vinyl toluène sulfonique. Sont également inclus les polymères monovinylidène aromatiques sulfonés tels que le polystyrène sulfoné ou le polyvinyl) toluène sulfoné ; ou des polymères monooléfiniques aliphatiques sulfonés tels que par exemple le polyéthylène sulfoné. On entend que les polymères ou les copolymères disper sigles dans l'eau peuvent être obtenus par polymérisation des mo nomères spécifiés ci-dessus, seuls ou ensemble avec d'autres monomères vinyliques tels que les composés monovinylidène aromatique par exemple des styrènes ; des monooléfines aliphatiques tels que par exemple l'éthylène, le propylène, le butène-l, l'isobutène et des diènes tels que par exemple le butadiène ou l'isoprène ; des alkyl esters des acides carboxyliques à insaturation (,B -éthylénique tels que par exemple l'acrylate d'éthyle ou le méthacrylate de méthyle ; des esters vinyliques tels que par exemple l'acétate de vinyle, le propionate de vinyle, le benzoate de vinyle ; le chlorure de vinyle ou le chlorure de vinylidène ; des amides à insaturation éthylénique tels que l'acrylamide ou le méthacrylamide ; ou l'acrylonitrile ou le méthacrylonitrile. Comme exemples de polyélectrolytes d'un intérêt particulier on peut citer les polymères de l'acide acrylique ou méthacrylique y compris les sels métalliques de ceux-ci, par exemple le polyacrylate de sodium ou le copolymère d'acrylamide/acide acrylique qui peut astre obtenu par hydrolyse partielle du polyacrylamide. Sont en outre particulièrement intéressants les polymères de N- (sul foalkylzacrylamide ou de N-(sulfoalkyl)méthacrylamide, y compris les sels métalliques de ces substances, par exemple le sel de sodium, de N-(sulfométhyl)acrylamide ou le sel de N-(sulfométhyl)méthacryla mide. Sont en outre d'un intérêt particulier les sels solubles dans l'eau de polystyrène sulfoné ou de polyvinyl toluène sulfoné dans lesquels les sels peuvent être des sels de métal alcalin ou d 'ammo- nium. Sont en outre d'un intérêt particulier les copolymères de styrène avec l'anhydride maléique, l'acide itaconique ou l'acide citraconique, y compris les sels métalliques de ces substances, par exemple le sel de sodium du polymère styrène/anhydride maléique.Sont également d'un intérêt particulier les polymères d'acide sulfoéthylméthacrylique y compris les sels métalliques de ces substances, par exemple le sel de sodium de l'acide sulfoéthylméthacrylique. Parmi les polymères précités, on préfère le polyacrylate de sodium et le polymère styrène/anhydride maléique, le polyacrylate de sodium étant le plus avantageux. Les hommes de métier reconnattront que certains polymères à insaturation éthylénique tels que par exemple l'acrylamide sont quelquefois caractérisés par un degré d'hydrolyse plus ou moins élevé, c' est-à-dire qu'ils contiennent quelques groupes carboxy libres. Cet état dépend du procédé de fabrication du polymère, de la présence ou de l'absence d'autres ingrédients mineurs dans le monomère de départ, par exemple l'acide acrylique, des conditions de stockage ou de facteurs analogues.Les produits polymeres semblent être équivalents, que les carboxy résultent de la copolymérisation d'acrylamide avec l'acide acrylique ou de l'hydrolyse de groupes amide subséquemment à la polymérisation ou à la copolymérisation de l'acrylamide avec l'acide acrylique ou de l'hydrolyse de groupes amide subséquemment à la polymérisation ou à la copolymérisation et les auxiliaires de broyage provenant de l'un ou de l'autre procédé font partie de la présente invention. D'autres additifs tels que la triéthanolamine, par exemple peuvent aussi entre ajoutés au polymère d'acide acrylique ou méthacrylique, dans la mesure où le produit résultant contient environ 50 % en poids ou davantage du monomère acrylique ou méthacrylique. Les polymères et les copolymères décrits dans la présente description sont disponibles dans le commerce sous diverses formes et avec divers poids moléculaires et peuvent être préparés par des hommes de métier en mettant en oeuvre divers procédés connus. De préférence, les auxiliaires de broyage sont utilisés sous forme de sels solubles dans l'eau, par exemple de sels de métaux alcalins, tels que par exemple des sels de sodium ou de potassium ou d'ammonium des homopolymères ou copolymères. Les homopolymères sont de préférence utilisés comme auxiliaires de broyage. Les auxiliaires de broyage polymériques mis en oeuvre dans la présente invention ont des poids moléculaires moyens compris entre 200 et 100 000. De préférence, les auxiliaires de broyage ont un poids moléculaire compris entre 1 000 et 60 000 et mieux encore leur poids moléculaire est compris entre 2000 et 20 000. Il y a lieu de comprendre que le poids moléculaire peut varier dans de larges limites et n'est pas critique dans la mesure où les conditions indiquées ci-dessus en ce qui concerne le choix du polyélectrolyte particulier, sont satisfaites Les auxiliaires de broyage constitués par des polyélectrolytes qu'on préfère utiliser dans la présente invention sont préparés à partir de procédés bien connus dans la technique et ne font pas partie de la présente invention et de ce fait, ils ne sont pas décrits en détail. L'opération de broyage de l'invention est de préférence effectuée dans un milieu liquide polaire, le plus avantageusement dans un milieu aqueux qui permet la dispersion d'une quan tité moins suffisante de l'auxiliaire de polymérisation pour améliorer l'efficacité du broyage, bien qu'il soit possible d'utiliser un milieu liquide comprenant un liquide qui en lui méme ne constitue pas un solvant ou un milieu de dispersion pour l'auxiliaire de broyage, à condition qu'fun solvant ou un agent de dispersion pour l'auxiliaire de broyage soit également présent dans ce milieu L'eau constitue le milieu préféré. La concentration des solides de minerai dans le milieu liquide peut varier dans de larges limites, mais on préfère opérer avec une concentration en solides comprise entre 40 et 95 7., plus avantageusement entre 50 et 90 7o, en particulier entre environ 65 et environ 88 7. et le plus avantageusement entre 70 et 88 %, tous ces pourcentages étant exprimés en pour-cent en poids des solides dans la boue ou bouillie. La quantité d'auxiliaire de broyage utilisée pour augmenter l'efficacité du broyage, par exemple pour augmenter le taux et le type de broyage de particules de minerai, par exemple la classification de minerai qui peuvent entre respectivement décrits comme étant les fonctions de "sélection" et "distribution" du broyage, peut varier en fonction de certains facteurs tels les propriétés particulières de chaque minerai. La fonction de sélection, par exemple, qui décrit la probabilité pour qu'une particule de n'importe quelle taille soit rompue, dans une unité de temps donnée, sera influencée par des facteurs quelconques qui modifient la probabilité de rupture de particules. Des facteurs tels que par exemple le type de broyeur, le volume de boue, le nombre et les dimensions des organes de broyage (par exemple boulets ou barres), les dimensions des particules du minerai brut, le nombre de tours par minute du broyeur ou les propriétés du minerai affectent tous la probabilité de rupture des particules. Les propriétés uniques pour chaque minerai affectent également la "fonction de dis tribu- tion", c'est-à-dire le nombre et la distribution des dimensions des fragments dans lesquels sera divisée une particule lorsqu'elle est rompue. La mesure du nombre et de la distribution des dimensions des fragments après le broyage permettra de calculer l'influence de l'auxiliaire de broyage sur les fonctions de sélection et de distribution, ce qui indiquera l'efficacité de l'auxiliaire de broyage ajouté. La boue liquide contient de préférence des organes de broyage utilises dans de grands broyeurs de minerais tels que des broyeurs à boulets, à billes, à barres ou à galets. Les organes précités sont en général d'une dimension suffisamment grande pour ne pas contribuer à une augmentation de la viscosité propre de la suspension. Ainsi, le type de broyeur considéré est distinct des broyeurs dans lesquels on broie des pigments de peinture jusqu'à l'obtention d'une finesse extrtme et au moyen d'un milieu de broyage en grains extrêmement fins. En général, la quantité efficace d'auxiliaire de broyage utilisé pour augmenter le taux de broyage du minerai peut être aussi faible qu'environ 0,02 X en poids de polyélectrolyte actif, par rapport au poids sec du minerai présent. La quantité maximale d'auxiliaire de broyage utilisée est habituellement limitde par des facteurs économiques, c'est-a-dire le codt élevé de l'auxiliaire de broyage chimique. De préférence, les auxiliaires de broyage conformes à la présente invention sont utilisés dans une proportion comprise entre 0,003 et 0,08 % en poids et le plus avantageusement entre 0,01 et 0,04 % en poids de polyélectrolyte actif. (0,03 à 0,8 mg/g de minerai, de préférence 0,1 à 0,4 mg/g).La quantité optimale d'auxiliaire de broyage d'un point de vue économique et/ou d'utilité dépendra naturellement, entre autres, du minerai particulier devant entre broyé et de divers autres facteurs comme on l'a ci-dessus décrit. Dans des opérations discontinues, des périodes de broyage comprises entre 5 et 10 minutes ou davantagé sont habituellement suffisantes pour mesurer une augmentation de la finesse du broyage lorsqu'on utilise un auxiliaire de broyage tel que décrit dans la présente description. Dans des opérations de broyage continues à cycle ouvert, le débit accru et/ou la finesse accrue de broyage pour un débit constant peuvent entre aisément constatés. Dans des opérations de broyage à cycle fermé continu, cependant, une grande partie du minerai broyé est continuellement recyclée dans le broyeur Jusqu'd ce qu'on obtienne le degré désiré de finesse et la durée réelle de broyage par unité de minerai peut uniquement être calculée sur la base d'un temps de séjour moyen.Celui-ci variera avec le type de minerai utilisé et le degré de broyage requis pour satisfaire aux exigences de distribution de dimensions. Pour du minerai de fer par exemple, le broyage doit être poursuivi jusqu'S ce que la dimention de particules soit inférieure à 44 microns, par exemple inférieure à 30 microns. Les hommes de métier seront à nouveau capables de s'assurer de la durée de broyage requise. Une augmentation de la cinétique de broyage est déterminée en mesurant la modification du poids et de la distribution des dimensions des fragments obtenus par unité de temps. Une augmentation du degré de broyage ou de la finesse du broyage, comme on peut le déterminer en mesurant la taille des particules obtenues par unité de temps de broyage, signifie qu'un degré supérieur de broyage est atteint. On constate aisément que si une viscosité de broyage de 50 000 cps par exemple est désirée, et si la suspension du minerai non traité comporte 68 7. de solides, on peut broyer une boue ayant une densité de solides supérieure, comportant par exemple 72 % de solides, en mettant en oeuvre un auxiliaire de broyage sans aucune modification des conditions de broyage, ce qui illustre d'une autre manière les taux de broyage accrus obtenus.Des augmentations du débit ou de la finesse de broyage d'un ou de deux pour-cent même, sont hautement désirables, du fait qu'elles représentent des économies importantes sur les frais d'énergie. Conformément aux procédés de la présente invention, des résultats expérimentaux indiquent que des augmentations de 1 à 20 % du débit de broyage et/ou des augmentations de I à 10 % de la finesse de broyage d'un minerai spécifique, pour un débit constant peuvent être obtenues en mettant en oeuvre les auxiliaires de broyage de la présente invention. Lors de la détermination de l'utilité d'un agent particulier comme auxiliaire de broyage, on examine d'abord divers agents chimiques pour déterminer l'aptitude d'un agent chimique particulier à augmenter la fluidité d'un minerai finement broyé. Les agents avec lesquels on constate en général une diminution de la viscosité du minerai (broyé à une dimension de particules de 44 microns et ayant une concentration en solides comprise entre 50 et 95 7. en poids) de 20 ou 25 % ou davantage se ré vèlent habituellement par la suite des auxiliaires de broyage très efficaces. En général, l'augmentation de broyage est d'autant plus élevée que la diminution de la viscosité de la boue ou bouillie est plus forte. Cependant, les données de la viscosité seules ne sont pas toujours suffisantes en ellesmimes pour indiquer le degré d'augmentation de broyage obtenu. Celui-ci devra être déterminé par des essais effectifs de broyage. Lors de la mise en oeuvre des essais effectifs de broyage , on broie d'abord un échantillon de minerai dans un broyeur à boulets typique en utilisant de l'eau ordinaire comme phase liquide. Après chaque opération de broyage d'une durée prédéterminée, on détermine la distribution des dimensions du produit obtenu par tamisage à l'état humide. On effectue suffisamment d'opérations avec des périodes de broyage et des concentrations de la suspension différentes, de façon à pouvoir déterminer la modification du poids et de la grosseur des fragments. Les opérations sont alors répétées en incorporant un auxiliaire de broyage à la suspension et en effectuant les mêmes déterminations. La modification de la grosseur et du poids des fragments en comparaison des essais témoins indique l'efficacitd de l'auxiliaire de broyage. Les exemples non limitatifs suivants décrivent plus en détail l'invention. Le pourcentage de la boue de minerai est basé sur le poids de solides présents dans la boue traitée et les milligrammes par gramme sont basés sur le nombre de mg d'auxiliaire de broyage par g de minerai. Exemple 1 On examine divers agents chimiques pour déterminer leur efficacité en ce qui concerne la diminution de la viscosité d'un minerai finement broyé. Dans ces opérations, on mélange du minerai broyé avec suffisamment d'eau pour former une boue visqueuse, habituellement d'une viscosité comprise entre 100 000 et 150 000 cps. On mesure la viscosité de ces boues en utilisant unvxoshmètre Brookfield muni d'une barre D et d'un support à voie hélicoidale, la voie hélicoidale déplaçant lentement la barre tournante (à 5 tours par minute) verticalement, de sorte que la barre rencontre de manière continue la boue non pertur bSe. On détermine d'abord une courbe de viscosité de base de la boue non traitée. Ensuite une solution diluée de l'agent testé est ajoutée en cinq additions égales de 1 cm chacune à la boue. On trace la courbe de la modification de viscosité en fonction du niveau de traitement et on compare les résultats avec les suspensions non traitées. Dans ces opérations, on constate (voir tableau I) que la viscosité des boues traitées par diverses quantités (mg/g de minerai) de polyacrylate de sodium et de copolymères de polyacrylate et d'acrylamide.a diminué par rapport à celle des échantillons témoins. On obtient également des diminutions sensibles de la viscosité pour d'autres concentrations et d'autres copolymères acrylate-acrylamide dans des rapports en moles de 1/1 et de 1/3. Des évaluations subséquentes des agents réduisant sensiblement la viscosité des boues de minerai dans des opérations de broyage de minerai à des concentrations identiques ou inférieures indiquent des augmentations surprenantes et notables de la vitesse de broyage. Exemple 2 Dans des opérations supplémentaires de ce genre, utilisant les modes opératoires de l'exemple 1 et des matières telles qu'un copolymere styrène/anhydride maléique (SAM), du poly N (sulfométhyl) acrylamide (le 7. de réaction de Mannich indiquant le degré de réaction des groupes amides disponibles), un polys tyrène sulfoné, un poly (méthacrylate de 2-sulfoéthyl) et des copolymères de ce composé avec l'acrylamide, on constate que les viscosités des boues traitées ont diminué par rapport à celles des échantillons témoins. Ces résultats sont indiqués dans les tableaux suivants Il-V. On obtient également des diminutions importantes de la viscosité pour d'autres concentrations et d'autres homopolymères et copolymères. Des évaluations subséquentes des agents réduisant de manière importante la viscosité des boues de minerai dans des opérations de broyage de minerai à des concentrations identiques ou inférieures montrent des augmentations surprenantes et notables en ce qui concerne la vitesse de broyage. Exemple 3 Un broyeur à billes de diamètre interne de 19,5 cm et d'environ 20 cm de long, fonctionnant à environ 60 tours par minute et contenant 110 billes en acier de 2,5 cm, est utilisé pour des études de broyage effectuées sur divers minerais afin de déterminer l'efficacité des auxiliaires de broyage de la présente invention. Dans ces opérations, le minerai est broyé de manière à passer à travers un tamis d'une ouverture de maille de 2,00 mm et on le mélange alors avec des quantités appropriées d'eau dans le broyeur de manière à former des boues de concentration désirée.Après l'obtention de la concentration désirée de la boue ou bouillie, on ferme herméti- quement le broyeur et on le fait fonctionner pendant diverses périodes de broyage puis on enlève la boue de minerai broyé obtenue et on détermine la quantité de particules passant à travers un tamis d'une ouverture de maille de 0,044 mm. On répète alors les essais, en utilisant les mêmes concentrations et les mêmes durées de broyage en ajoutant diverses quantités d'un auxiliaire de broyage à boue aqueuse avant le broyage. Les résultats de ces opérations indiquant l'efficacité de l'auxiliaire de broyage pour améliorer la vitesse de broyage sont indiqués dans le tableau VI. Les résultats ci-dessus indiquent que pour une quelconque durée fixe de broyage, le pourcentage en poids passant à travers un tamis de 0,044 mm d'ouverture de maille est supérieur dans tous les cas où on utilise un auxiliaire de broyage. On constate une augmentation notable et surprenante en ce qui concerne la vitesse de broyage même pour des faibles quantités d'auxiliaire de broyage (essai nO 5 : 2,6 7. d'augmentation avec 0,15 mg/g ou 0,015 7. en poids d'auxiliaire de broyage), mCme lorsqu'on utilise une période de broyage relativement brève (essai nO 12 : 3 % d'augmentation après 30 mn avec 0,05 mg/g ou 0,005 Z en poids d'auxiliaire de broyage). Des augmentations considérables et surprenantes du broyage sont obtenues pour des quantités supérieures, mais nettement économiques, d'auxiliaire de broyage.Des augmentations de 10 à 17 7. en ce qui concerne le nombre et la dimension des fragments passant à travers un tamis de 0,044 mm d'ouverture de maille sont obtenues pour des quan tités comprises entre 0,2 et 0,5 mg/g ou 0,02 et 0,05 7. en poids pour des durées de broyage de 15 à 60 mn. Des mesures effectuées pour d'autres tailles de particules et d'autres gammes de concentration des auxiliaires de broyage indiquent également des augmentations similaires. Exemple 4 Selon des modes opératoires indiqués dans l'exemple 3, on détermine l'efficacité d'autres auxiliaires de broyage, les résultats dtant indiqués ci-après dans les tableaux VII à X. Les résultats donnés dans le tableau VII indiquent que pour une quelconque durée de broyage fixe de comparaison, le pourcentage en poids passant 9 travers un tamis de 0,044 mm d'ouverture de maille est supérieur dans les cas où on utilise un auxiliaire de broyage.On observe une augmentation notable de la vitesse de broyage pour de faibles quantités d'auxiliaire de broyage, même lorsqu'on utilise une période de broyage relativement courte (essai nO 2 : 30 mn avec 0,5 mg/g ou 0,05 7o en poids d'auxiliaire de broyage). On obtient des augmentations considérables et surprenantes en ce qui concerne le broyage lorsquton utilise des durées de broyage plus longues.Une augmentation supérieure à 10 7c en ce qui concerne la quantité de minerai passant à travers un tamis de 0,044 mm d'ouverture de maille est obtenue après 60 mn de broyage. Des mesures pour d'autres tailles de particules et d'autres gammes de concentration d'auxiliaire de broyage indiquent également des augmentations notables similaires D'autres auxiliaires de broyage conformes à l'invention se révèlent également comme ayant une efficacité similaire pour accrottre la vitesse de broyage des minerais ayant les origines ci-dessus indiquées ainsi que de minerais ayant d'autres origines. Les résultats donnés dans le tableau VIII indiquent que pour une durée de broyage fixe quelconque de comparaison, le pourcentage en poids passant à travers un tamis de 0,044 mm d'ouverture de maille est supérieur dans tous les cas où on utilise un auxiliaire de broyage. Une augmentation notable et surprenante en ce qui concerne la vitesse de broyage est démontrée meme pour de faibles quantités d'auxiliaire de broyage (essai n" 6 : 4,3 % d'augmentation pour 0,6 mg/g ou 0,08 7. en poids d'auxiliaire de broyage), meme lorsqu'on utilise une période de broyage relativement brève (15 mn) et une augmentation d'environ 12 % après 30 minutes avec le meme pourcentage en poids d'auxiliaire de broyage (essai n 8). Des augmentations très notables de 20 % sont obtenues après une durée de broyage de 45 minutes. Des mesures pour d'autres tailles de particules et d'autres gammes de concentration de l'auxiliaire de broyage indiquent également des augmentations notables similaires. Les résultats donnés dans le tableau IX indiquent que pour une durée de broyage fixe quelconque de comparaison, le pourcentage en poids passant h travers un tamis d'une ouverture de maille de 0,044 mm est supérieur dans tous les cas où on utilise un auxiliaire -de broyage. -Une augmentation notable et surprenante en ce qui concerne la vitesse de broyage est démontrée même pour de faibles quantités d'auxiliaire de broyage (essai nO 4 et 6 avec 0,2 mg/g ou 0,02 % en poids d'auxiliaire de broyage), même lorsqu'on utilise une période de broyage relativement brève (respectivement 16 et 26 minutes). On obtient des augmentations notables similaires pour d'autres dimensions de particules et d'autres gammes de concentrations. Les résultats donnés dans le tableau X indiquent l'efficacité du procédé de la présente invention pour augmenter la quantité de minerai broyé par unité de temps, le pourcentage en poids passant à travers un tamis d'une ouverture de maille de 0,044 mm étant supérieur dans tous les cas. Bien que des quan tités relativement faibles de 1,0 mg/g des auxiliaires de broyage aient été utilisés (environ 1 kg/tonne), on obtient des augmentations notables et surprenantes en ce qui concerne la vitesse de broyage. Des mesures effectuées pour d'autres tailles de particules et d'autres gammes de concentration indiquent également des augmentations notables similaires.D'autres auxiliaires de broyage conformes à l'invention se révèlent également comme ayant une efficacité similaire pour augmenter la vitesse de broyage avec les minerais ci-dessus ainsi qu'avec d'autres minerais. Exemple 5 Dans d'autres opérations effectuées conformément aux modes opératoires de l'exemple 3, on évalue un homopolymère sulfoéthyl méthacrylate comme auxiliaire de broyage dans une boue à 72 % en poids de minerai Morenci. La durée de broyage est de 40 minutes. Le pourcentage en poids de minerai passant à travers un tamis de 0,044 mm d'ouverture de maille est de 50 pour le témoin.Parmi les échantillons d'essai traités avec 1,6 et 8,0 mg/g d'auxiliaire de broyage, on constate le passage de 56 % et 62,5 % en poids du minerai broyé à travers le tamis de 0,044 mm d'ouverture de maille, Par rapport au témoin, on constate que les auxiliaires de broyage produisent une augmentation du broyage, la quantité de matière broyée passant à travers le tamis de 0,044 mm d'ouverture de maille dtant respectivement augmentée de 12 et 25 %, par rapport au témoin. Pour montrer davantage l'efficacité des auxiliaires de broyage chimiques de la présente invention à l'échelle industrielle, on se réfère au graphique annexé. On effectue l'essai sur un minerai de taconite dans un broyeur à barres à évacua- tion par trop-plein, fonctionnant à l'échelle industrielle dans lequel le minerai est broyé en continu. Le graphique indique en ordonnée, la quantité ou le débit de minerai broyé pour une grosseur de particule constante ( (+ 1 %) inférieure 0,50 mm) qui est éliminé par le broyeur en tonnes par heure. L'abscisse représente le pourcentage en poids des solides présents dans la boue. La courbe A représente les résultats obtenus en effectuant un essai de broyage sans addition d'un auxiliaire de broyage chimique. On obtient une zone optimale de broyage de minerai dans une boue aqueuse sans addition d'auxiliaire chimique pour une proportion de 80 à 82 % de solides dans la boue Toute autre augmentation du pourcentage de solides dans la boue requiert de manière tout à fait inattendue une réduction du débit du minerai broyé pour obtenir le pourcentage constant de particules de dimensions inférieures à 0,50 mm du produit obtenu. Ainsi, pour 86 X de solides, le débit est tombé à environ 363 tonnes par heure à partir d'environ 372 tonnes par heure pour une concentration en solides d'environ 80 à 82 7.. La courbe B représente les résultats d'un essai de broyage dans lequel on ajoute de manière continue un auxiliaire de broyage chimique, c'est-à-dire du polyacrylate de sodium, à la boue en une quantité de 0,065 mg/g de minerai sec. Les résultats sont initialement tout à fait attendus du fait que l'addition de l'auxiliaire de broyage pour une concentration en solides de 80 à 82 7. dans la suspension ou dans la boue, conduit unique ment à une légère augmentatia du du débit en comparaison de celui de l'essai A dans lequel on n'ajoute pas d'auxiliaire de broyage à la boue. Ce qui est cependant entièrement inattendu est la nette augmentation du débit lorsqu'on augmente la concentration en solides de la boue ou de la suspension à environ 82 7.. Ainsi, pour 84 % de solides, le débit augmente à environ 381 tonnes par heure tout en maintenant encore le méme pourcentage de particules ayant des dimensions inférieures à 0,50 mm dans le produit obtenu. Pour une concentration de 86 7. en solides, le débit atteint environ 408 tonnes par heure, ce qui repré sente une augmentation d'environ 10 7 par rapport à la concentration en solides de & %. La courbe C montre qu'une augmentation de la quantité d'auxiliaire de broyage (0,10 mg/g de minerai) constitué par du polyacrylate de sodium produit une augmentation supplémen- taire du débit en particulier pour une concentration en solides dans la boue d'environ 82 7. On peut s' attendre qu'une augmentation supplémentaire au-dessus de 86 % de la concentration en solides de la boue produise un nivellement graduel du débit et une chute subséquente pour une concentration en solides supérieure à 90 7. On n'a pas effectué l'essai réel à une concentration supérieure à environ 86 7 afin d'éviter des problèmes sérieux susceptibles de se produire dans le fonctionnement du broyeur à barres, pro blèmes provoqués par un emmêlement des barres, phénomène qui est bien connu par les hommes de métier. La figure montre clairement que l'addition d'auxiliaire de broyage constitué par du polyacrylate de sodium dans cet essai à l'échelle industrielle de broyage de taconite dans un broyeur à barres empoche non seulement une chute du débit pour une concentration en solides supérieure à 82 %, mais produit en fait une augmentation du débit pour une augmentation du pourcentage de solides dans la boue Cet effet est complètement inattendu et surprenant à la lumière d'expériences antérieures avec des auxiliaires de broyage qui tétaient efficaces que dans la mesure où ils maintenaient un débit relativement constant pour une augmentation du pourcentage de solides dans la boue ou qui produisaient une légère augmentation du débit, mais uniquement pour des quantités trop élevées au point de vue économique d'auxiliaire de broyage chimique ajoutées à la boue. Dans un essai discontinu à l'échelle de laboratoire, on broie du minerai de taconite dans un broyeur conformément au mode opératoire de l'exemple 3. On évalue le polyacrylate de sodium comme auxiliaire de broyage. Les résultats sont indiqués dans le tableau XI. Les résultats donnés dans le tableau XI montrent l'ef- ficacité de l'auxiliaire de broyage constitué par du polyacrylate de sodium dans les essais 4 et 5, en ce qui concerne l'inversion de la tendance à la diminution de la finesse de broyage des essais 1 à 3, qui sont effectués sans auxiliaire de broyage. Comme on s'y attend, pour une augmentation du pourcentage en poids de solides dans la boue aqueuse, la finesse de broyage dans la quantité de minerai broyé décroît dans les essais 1 à 3. Cependant, l'addition de l'auxiliaire de broyage a une concentration relativement faible de 0,19 mg/g par rapport au pourcentage en poids élevé de solides conduit à une augmentation de la finesse de broyage. L'augmentation supplémentaire de la finesse de broyage est obtenue dans l'essai nO 5 pour une augmentation de la quantité d'auxiliaire de broyage à 0,28 mg/g de minerai. Dans un autre essai discontinu de laboratoire, effectué conformément au mode opératoire indiqué dans l'exemple 3, on évalue le polyacrylate de sodium comme auxiliaire de broyage en présence d'un agent de dispersion (silicate de sodium) dans la boue. Les résultats sont indique dans-le tableau XII. Le tableau XI montre clairement que l'utilisatinde silicate de sodium comme agent de dispersion en une quantité de 0,5 mg/g de minerai de cuivre dans chacun des essais 1 à 4 ne permet pas de surmonter la réduction attendue de la finesse de broyage des particules de minerai après broyage pendant 30 mn, comme on peut le constater avec des systèmes purement aqueux. Dans chacun des essais 1 à 3, on peut voir que pour une augmentation du pourcentage en poids de solides dans la boue, la finesse de broyage décline de 960 g à t18 g de particules ayant des dimensions infdrieures à 0,044 mm, tandis que par addition de l'auxiliaire de broyage constitué par du polyacrylate de sodium dans- l'essai n 4, on inverse la tendance à la diminution et on obtient une amélioration importante de la finesse de broyage. I1 est bien entendu que les modes de réalisation cidessus décrits ne sont aucunement limitatifs et pourront donner lieu à toutes modifications désirables, sans sortir pour cela du cadre de l'invention. TABLEAU I Minerai Auxiliaire mg/g % de diminution de la viscosité de la boue Taconite(a) Polyacrylate de Na 012 40 Taconite (b) " " 31 Cuivre (c) " " 42-68 Or " " 75 Fer(e) " " 57 Cuivre (f) " " 32-47 (d) Cuivre (g) " " 68 Or " " 58-65 (d) (@) (@) " (d) Fer (e) (h) Sel de Na de " 50-55 copolymère de 25% en moles d'acryla mide et de 75% en moles d'acide acry liquide Fer (b) " " 42 Cuivre (f) " " 27-47 Cuivre (g) " " 68 Or " " 70-75 (d) (a) Eleveth (b) Sherman (c) Duval (d) Gamme de % de diminution de plusieurs échantillons (e) Ranna (f) Morenci (g) Kingman (h) Polyacrylamide hydrolysé avec obtention de 75 % en moles d'acide carboxylique TABLEAU II Minerai Auxiliaire mg/g ffi de diminution de la viscosité de la boue Taconite(a) A 0,2 23 Taconite(b) " " 50 Or n n 19 Fer (c) B 1,0 60 Cuivre(d) " " 30 Cuivre (e) " n 43 Fer(b) " " 57 A = forme de sel disodique d'un copolymère styrène/anhydride maléique (poids moléculaire 2000, rapport en moles :: I/I) B = forme de sel disodique d'un copolymère styrène/anhydride maléique (poids moléculaire 2000, rapport en moles styrène /anhydride maléique de 2/1) (a) Eleveth (b) Shermann (c) Hanna (d) Morenci (e) Kingman TABLEAU III Minerai Auxiliaire mg/g % de diminution de la viscosité de la boue Taconite (a) A 0,2 25 (b) @ @ Taconite (b) C " 58 Cuivre (c) " tr 40 Or " tr 59 Fer (e) " " 27 Fer (e) B " 29 (f) @ " @@ Cuivre (f) A " 16 Cuivre (f) B " 14 Cuivre (g) A " 18 Cuivre (g) B " 26 Or A tr 90 Or B " 92 Fer (b) A " 42 Fer (b) B " 54 Cuivre (f) C " 32 Or C " 87 (a)Eleveth (b)Sherman (c)Duval (e)Hanna (f)Morenci (g)Kingman A = Poly N-(sulfométhyl) acrylamide (25 % en moles de groupes amide substitués par un sulfométhyle). B = Poly N-(sulfométhyl) acrylamide (75 % en moles de groupes amide substitués par un sulfométhyle) C = Poly N-(sulfométhyl) acrylamide (100 % en moles de groupes amide substitués par un sulfométhyle). TABLEAU IV % de diminution de la Minerai Auxiliaire mg/g viscosité de la boue Taconite(a) Sel de Sodium de " 32 polystyrène sulfo né de faible poids moléculaire(sulfo né à raison de 100 % en moles) Cuivre (b) " " 42-43 (c) Fer (d) " " 33 Cuivre (e) " " 24 Fer (f) " " 46 Fer (d) " 1,0 38 Cuivre (e) " " 58 Fer (f) " " 78 (a) Eleveth (b) Duval (c) gamme de % de diminution de plusieurs échantillons (d) Hanna (e) Morenci (f) Sherman TABLEAU V % de diminution de la Minerai Auxiliaire mg/g viscosité de la boue Taconite (a) A 0,2 23 Taconite (a) B 11 30 Taconite (b) A n 50 Taconite (b) B " 69 Cuivre (c) A " 36-46(@) Cuivre (c) B " 18 Or A " 33 Or B " 35 Uranium A " 41 Uranium B " 28 Fer (e) A " 13 Fer (e) B " 33 Cuivre (f) A " 38 Cuivre (f) B " 37 Or A " 98 Or B n 95 A = forme de sel sodique de poly (E - sulfoéthyl méthacrylate) B = copolymère constitué de 80 % en moles du sel de sodium du 2-sulfométhyl méthacrylate et 20 % en moles d'acrylamide. (a) Eleveth (b) Sherman (c) Duval (d) Gamme de plusieurs échantillon (e) Hanna (f) Morenci TABLEAU VI Essai N Auxiliaire de mg/g de durée de % en poids passant (a) % % de la boue broyage minerai broyage à trav@rs un tamis d'augmen- de minerai en mn de 0,044 d'ouver- tation ture de maille 1 néant 0 60 47,0 -- 84% taconite(b) 2 A 0,2 60 51,5 9,5 84% taconite(b) 3 A 0,4 60 55,0 17,0 84% taconite(b) 4 néant 0 120 87,2 -- 78% taconite(b) 5 A 0,15 120 89,5 2,6 78% taconite(b) 6 néant 0 40 45,0 -- 76% cuivre (c) 7 A 0,5 40 47,0 4,4 76% cuivre (c) 8 A 2,0 40 53,0 13,3 76% cuivre (c) 9 néant 0 15 25,5 -- 78% cuivre (d) (alimentation grossière) 10 A 0,2 15 28,0 9,8 78% cuivre (d) (alimentation grossière) 11 néant 0 30 42,8 -- 75% cuivre (e) 12 A 0,05 30 44,1 3,0 75% cuivre (e) 13 A 0,15 30 45,9 7,2 75% cuivre (e) 14 A 0,5 30 50,2 17,3 75% cuivre (e) A = polyacrylate de sodium dont le poids moléculaire est compris entre 5000 et 10000 (a) % d'augmentation par rapport au témoin (d) Minerai Duval, alimentation gros (b) Minerai Mesabi Range sière = 5 % Essai n Auxiliaire mg/g Durée de % en poids passant @ % d'augmentation % de minerai de broyage à travers un tamis dans la broyage en mn de 0,044 mm boue d'ouverture de maille 1 Néant 0 30 37,5 - 84 % taconite 2 * * A 0,5 30 38,0 1,3 84 % taconite 3 Néant 0 60 47,0 - 84 % taconite 4 A 0,5 60 53,0 11,3 84 % taconite * % d'augmentation par rapport au témoin ** A : sel de Na d'un copolymère styrène/anhydride maléique (poids moléculaire 2000, rapport en moles styrène/anhydride maléique de 1/1). Tableau VIII Essai n Auxiliaire de mg/g Durée de % en poids passant * % d'augmentation % de minerai broyagem broyage à travers un tamis dans la boue en mn de 0,044 mm d'ouverture de maille 1 Néant 0 30 37,5 - 84 % taconite * * * 2 **A 1,0 30 38,5 2,6 84 % taconite * * * 3 Néant 0 60 47,0 - 84 % taconite * * * 4 A 0 60 52,5 11,7 84 % taconite * * * 5 Néant 0 15 23,0 - 76 % or 6 A 0,8 15 24,0 4,3 76 % or 7 Néant 0 30 33,5 - 76 % or 8 A 0,8 30 37,5 11,9 76 % or 9 Néant 0 45 37,5 - 76 % or 10 A 0,8 45 45,0 20,0 76 % or * % d'augmentation en comparaison du témoin ** A : Poly N-(sulfométhyl)acrylamide, 100 % en moles des groupes amide substitués par un sulfométhyle. *** Minerai Eleveth TABLEAU IX Auxiliaire Durée de % en poids pas- * % d'augmenta- % de minerai Essai n mg/g de broyage broyage en mn sant à travers tion dans la boue un tamis de 0,044 mm d'ouverture de maille 1 néant 0 60 47,0 -- 84 % taconite 2 ** A 1,0 60 49,5 5,3 84 % taconite 3 néant 0 16 23,5 -- cuivre *** 4 A 0,2 16 24,5 4,2 cuivre *** 6 A 0,2 26 29,0 3,5 cuivre *** * % d'augmentation en comparaison du témoin **A : sel de Na de copolymère de vinyl toluène sulfoné à 100 % en moles et de styrène (rapport en moles vinyl toluène/styrène de 3/1) *** 76 % de minerai de cuivre Duval Tableau X Essai n Auxiliaire de mg/g Durée de % en poids passant * % d'augmentation % de minerai broyage broyage à travers un tamis dans la en mn de 0,044 mm boue d'ouverture de maille 1 Néant - 30 43,5 - 80 % taconite 2 A 1,0 30 44,5 2,3 80 % taconite 3 Néant - 60 64,0 - 80 % taconite 4 A 1,0 60 70,0 9,3 80 % taconite 5 Néant - 30 42,0 - 82 % taconite 6 A 1,0 30 43,0 2,3 82 % taconite 7 Néant - 60 55,5 - 82 % taconite 8 A 1,0 60 68,5 23,6 82 % taconite 9 Néant - 30 37,5 - 84 % taconite 10 A 1,0 30 40,0 8,0 84 % taconite 11 Néant - 60 47,0 - 84 % taconite 12 A 1,0 60 56,0 19,0 84 % taconite A = Copolymère sulfoéthylméthacrylate (SEM)/acrylamide dans le rapport molaire SEM/acrylamide de 4/1. TABLEAU XI % de particules in- % de particules in % en poids grammes de grammes polyacryférieures à 0,044 mm Essais(1) de solides minerai d'eau late de férieures à 0,044 après 45 mn sodium mm dans l'alimentamg/g tion 1 80 1884 471 -- 156 1125 2 82 1994 437 -- 165 1047 3 84 2111 402 -- 175 969 4 84 2111 402 0,19 175 990 5 84 2111 402 0,28 175 1119 (1) Dans tous les essais, on utilise 0,5 mg de silicate de sodium par g de minerai. TABLEAU XII Essais(1) % en poids grammes grammes Polyacrylate % de particules % de particules @ de de d'eau de sodium de dimensions in- dimensions inférieusolides minerai férieures à 0,044 res à 0,044 mm (mg/g) mm dans l'alimen- après 30 mn. tation 1 73 1500 448 -- 278 960 2 75 1500 500 -- 278 870 3 77 1500 554 -- 278 818 4 77 1500 554 0,75 278 863 (1) Dans tous les essais, on utilise 0,5 mg de silicate de sodium par g de minerai R E V E N D I C A T I O N S 1 - Procédé de broyage d'un produit minéral ou minier inorganique ou organique fossilisé, caractérisé par le fait qu'il comprend l'opération de broyage du produit minéral ou minier dans une boue liquide contenant un auxiliaire de broyage polymère, l'auxiliaire de broyage comprenant un polyélectrolyte anionique qui est, par nature, dispersable dans la boue liquide et qui a une ossature hydrocarbonée et une pluralité de groupes anioniques, ce polyélectrolyte étant présent en une quantité efficace pour obtenir une efficacité accrue de broyage. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la boue a une concentration de 40 à 95 % en poids de solides. 3 - Procédé selon la revendication 2, caractérisé par le fait que la concentration des solides dans la boue est, de préférence, comprise entre 50 et 90 ,4;. 4 - Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que l'auxiliaire de broyage polymère est présent dans une proportion comprise entre 0,002 et 0,08 % en poids de polyélectrolyte actif par rapport au poids sec du produit minéral ou minier présent. 5 - Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fait que le polyélectrolyte est, de préférence, présent dans une proportion comprise entre 0,01 et 0,04 ,9; en poids de polyélectrolyte actif par rapport au poids sec du produit minéral ou minier présent. 6 - Procédé selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que la proportion de groupes anioniques dans le polyélectrolyte est comprise entre 1 et 17 milliéquivalents de groupe anionique par gramme de polyélectrolyte. 7 - Procédé selon la revendication 6, caractérisé par le fait que la proportion de groupes anioniques dans le polyélectrolyte est, de préférence, comprise entre 2 et 14 milliéquivalents de groupe anionique par gramme de polyélectrolyte. 8 - Procédé selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait que les groupes anioniques sur l'ossature hydrocarbonée du polyélectrolyte ont un pKa d'environ 6 ou moins. 9 - Procédé selon la revendication 8, caractérisé par le fait que les groupes anioniques sont des groupes carboxylate- ou sulfonate 10 - Procédé selon l'une les revendications 1 à 9, caractérisé par le fait que le polyélectrolyte a une ossature polyéthylénique. il - Procédé selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisé par le fait que le polyélectrolyte est un polymère ou un copolymère de monomères anioniques, dispersable dans l'eau. 12 - Procédé selon l'une des revendications 10 ou 11, caractérisé par le fait que le polyélectrolyte précité est un polymère d'acides carboxyliques à insaturation ce éthylénique, -d'esters partiels d'acides polycarboxyliques à insaturation , ss éthylénique, de dérivés N-sulfoalkyl d'amides à insaturation '( éthylénique, de sulfoalkyl esters d'acides carboxyliques à insaturationac,8-éthylénique, d'acides sulfoniques aromatiques à insaturationa, B-éthylénique, comprenant des copolymères d'au moins l'un des monomères mentionnés ci-dessus avec au moins un autre monomère à insaturation éthylénique ; des polymères monovinylidène aromatiques sulfonés ; ou des polymères monooléfiniques aliphatiques sulfonés, ces polymères étant, par nature, dispersables dans l'eau. 13 - Procédé selon la revendication 12, caractérisé par le fait que le polyélectrolyte précité comprend un sel soluble dans l'eau d'homopolymères de N-(sulfoalkyl )acrylamide ou de N-(sulfoalkyl)méthacrylamide ou de copolymères de ces produits avec des monomères à insaturation éthylénique. 14 - Procédé selon la revendication 13, caractérisé par le fait que le sel est un sel de métal alcalin ou d'ammonium, de préférence le sel de sodium de N-(sulfométhyl)acrylamide ou de N-(sulfométhyl)méthacrylamide. 15 - Procédé selon la revendication 12, caractérisé par le fait que le polyélectrolyte précité comprend un seB soluble dans l'eau de polystyrène sulfoné ou de polyvinyl toluène sulfoné ou de copolymères de chacun de ceux-ci avec d'autres monomères à insaturation éthylénique, ce sel étant de préférence un sel de métal alcalin. 16 - Procédé selon la revendication 12, caractérisé par le fait que l'acide polyacrylique ou polyméthacrylique est de préférence wous forme de sel de sodium. 17 - Procédé selon la revendication 12, caractérisé par le fait que le polyélectrolyte comprend un sel soluble dans l'eau d'un copolymère de styrène avec l'anhydride maléique, de préférence le sel de sodium du copolymère styrène/anhydride maléique. 18 - Procédé selon la revendication 12, caractérisé par le fait que le polyélectrolyte comprend les sels solubles dans l'eau de polymères d'acide sulfoéthyl méthacrylique ou de copolymères de ce monomère avec d 1autres monomères à insaturation éthy- lénique, le sel de l'acide étant un sel de métal alcalin ou d 'am- monium. 19 - Procédé selon l'une des revendications 1 à 18, caractérisé par le fait que le polyélectrolyte est un polymère ou un copolymère de faible poids moléculaire, c'est-à-dire ayant un poids moléculaire compris entre 200 et 100 000, de préférence, entre 1 000 et 60 000, et plus avantageusement entre 2 000 et 20 000. 20 - Procédé selon l'une des revendications 1 à 19, caractérisé par le fait que le produit minéral ou minier précité est un minerai métallique ou du charbon. 21 - Procédé de broyage de minerais comportant des constituants riches en métaux dans un broyeur à tambour contenant une pluralité d'éléments de broyage, caractérisé par le fait qu'il comprend l'addition au minerai dans le broyeur d'un milieu aqueux, de manière à former une boue ayant une concentration en solides comprise entre 50 et 95 ffi en poids, et l'addition à la boue d'un auxiliaire de broyage constitué par un polyélectrolyte anionique qui est, par nature, dispersable dans l'eau, en une quantité de 0,002 à o,08 % en poids par rapport au poids sec du minerai présent, le polyélectrolyte précité ayant une ossature hydrocarbonée et une pluralité de groupes anioniques ayant un pKa inférieur à 6. 22 - Procédé selon la revendication 21, caractérisé par le fait que la concentration en solides dans la boue est de préférence comprise entre 65 et 88 % et que le polyélectrolyte est de préférence présent en une quantité comprise entre 0,01 et 0,04 % en poids de polyélectrolyte actif par rapport au poids sec du produit minéral ou minier présent. 23 - Procédé selon l'une des revendications 21 ou 22, caractérisé par le fait que le polyélectrolyte est un polymère ou un copolymère dispersable dans l'eau de monomères anioniques ayant une ossature polyéthylénique et que la proportion de groupes anioniques dans le polyélectrolyte est comprise entre 1 et 17 milliéquivalents de groupe anionique par gramme du polyélectrolyte. 24 - Procédé selon l'une des revendications 21 à 23, caractérisé par le fait que le polyélectrolyte précité est un polymère selon la revendication 12. 25 - Boue de minerai comprenant un minerai broyé comportant des constituants riches en métaux dans un milieu aqueux de tanière à former une boue ayant une concentration comprise entre @ et 95 % en poids de solides, ladite boue contenant en mélange da 0,002 à 0,08 X , par rapport au-poids sec du minerai présent dans la boue, d'un auxiliaire de broyage polymère comprenant un polyélectrolyte anionique qui est par nature dispersable dans l'eau et qui a une ossature hydrocarbonée et une pluralité de groupes anioniques. 26 - Boue selon la revendication 25, caractérisée par le fait que la concentration en solides dans cette boue est de préférence comprise entre 65 et A8 % et que le polyélectrolyte est, de préférence, présent en une quantité comprise entre 0,01 et 0,04 % en poids de polyélectrolyte actif par rapport au poids sec du produit minéral ou minier présent. 27 - - Boue selon la revendication 25 > caractérisée par le fait que le polyélectrolyte est un polymère ou un copolymère, dispersable dans l'eau, de monomères anioniques ayant une ossature polyéthylénique et que la proportion de groupes anioniques dans le polyélectrolyte est comprise entre 1 et 17 milliéquivalents de groupe anionique par gramme du polyélectrolyte. 28 - Boue selon la revendication 25, caractérisée par le fait que le polyélectrolyte précité est un polymère selon la revendication 12.