La présente invention concerne des perfectionnements apportés au: moyens pour le télescopage et la surélévation de la tour d'une grue. Elle est relative au procédé consistant à utiliser une cage coulissante pour réaliser la mise en place et la superposition d'éléments de mât, en particulier pour une grue de grande capacité. On connatt déjà, notamment par la demande de brevet français NO 76 14 870 déposée le i1 mai 1976 au nom de la Demanderesse, un procédé de surélévation et des moyens de hissage dont la mise en oeuvre permet de ne pas introduire d'efforts secondaires anormaux. Dans la demande ci-dessus, le procédé de surélévation de la tour consiste à soulever un mât intérieur à l'aide de dispositifs de hissage portés par une cage extérieure, à hisser la cage (guidée) au sommet du mât intérieurs et à positionner, entre la base de la cage et le sommet des montants du mât extérieur, les treillis constituant un élément de nitt additionnel.Les opérations successives sont assurées à l'aide de moyens de hissage, de systèmes d'appui et de dispositifs pour le brochage et/ou le verrouillage entre le mât intérieur où coulisse la cage de surélévation et les éléments superposés du mazot extérieur à surélever. Le dispositif ainsi décrit dans la demande de brevet français N0 76 14 870 présente d'importants avantages relativement aux systèmes ant6- rieurs. Ces avantages sont d'autant plus sensibles que la capacité de la grue et ses conditions de travail exigent des marges de sécurité plus rigoureuses (poids des pièces à manipuler, hauteur de la tour, prise au vent, etc...) La présente invention a pour but de réaliser des moyens de hissage, de verrouillage et d'appui des éléments de surélévation de la tour dtune grue, ces moyens constituant un système perfectionné pour réaliser de fa çon plus stre et plus rapide la fonction "télescopage" de la tour d'une grue, en particulier d'une- grue à très grandes capacités. Un dispositif de télescopage suivant l'invention, pour surélever la tour d'une grue par superposition et assemblage d'éléments de mât à l'aide d'un dispositif comprenant des moyens de hissage, des organes d'appui et de reprise et des dispositifs pour le verrouillage des éléments additionnels, comporte une cage coulissante le long et à l'extérieur des montants d'une coulisse télescopable à l'intérieur de la tour à surélever dont le gabarit est identique à celui de la cage disposée au-dessus, et il est caractérisé en ce que tous les accessoires de hissage sont solidaires de la cage coulissante ou "cage télescopiquen, tandis que la coulisse télescopable porte, à sa base, des organes articulés appelés "bras de repri se" susceptibles d'être brochés sur les montants du mât extérieur de la tour, des moyens d'appui et de reprise appelés "échelles" étant enfin reliés longitudinalement et de façon amovible à la coulisse pour coopérer avec des organes de montage. Les bras de reprise articulés sont solidaires de la coulisse. Des moyens de guidage équipent le haut et la base des montants de la cage mobile le long des montants de la coulisse qui peut être verrouillée sur le sommet du mtt extérieur. Suivant une autre caractéristique, les moyens de hissage comprennent un vérin broché sur un longeron de la cage et comandant un palonnier central qui actionne deux palonniers latéraux portés également par la cage et disposés de part et d'autre de la coulisse munie de deux échelles d'appui et de télescopage démontables. Sur chaque palonnier latéral, l'extrémité avant opposée au palonnier central est fixée sur la cage, si bien que les palonniers latéraux agissent comme des leviers, lorsquton utilise le vérin. On comprend que, pour hisser une structure de poids P, il suffit d'utiliser un vérin (ou analogue) de capacité P/2, grgce aux deux levierspalonniers latéraux et aux appuis intermédiaires constitués par les échelles de télescopage. Suivant une autre caractéristique, la hauteur de la cage est réduite. Elle n'est fonction que de la longueur nécessaire à un guidage correct. Elle dépend donc du gabarit de la coulisse et non de celui du att extérieur. Suivant une autre caractéristique, une croix de raccordement équipe la base de la coulisse. Cette croix est formée d'une double traverse horizontale munie d'une part des bras de reprise articulés et escamotables, et d'autre part, à chaque angle, d'une chape ou d'un tenon qui reçoit des volets destinés à assurer, de façon démontable, la liaison rigide entre la coulisse et le att extérieur. Les bras de reprise escamotables permettent s - en position rentrée, le coulissement de la coulisse à l'intérieur de la structure des éléments standards de la grue - en position développée, l'appui sur le mât extérieur pour remonter la cage. Suivant d'autres caractéristiques, la cage est constituée par plusieurs (par esemple deux) treillis assemblés à l'aide d'axes ou de boulons au-dessus du att extérieur. La liaison rigide entre la base de la cage et le sommet du mât est réalisée par l'intermédiaire des volets (par brochages amovibles), ceus-ci restant toujours brochés sous la cage télescopique pendant les opérations de télescopage. Suivant une autre caractéristique, tous les éléments utilisés pour le télescopage peuvent être descendus en fin de surélévation, soit avec les treillis de la cage dont ils sont solidaires, soit après démontage (é- chelles amovibles de la coulisse), si bien que la tour comprend alors un mât extérieur, inférieur composé d'éléments superposés et une structure haute constituée par la coulisse télescopique et reliée rigidement, par les volets, au sommet du mât inférieur surélevé. Suivant une variante, la base de la cage de télescopage comporte un système de deux bras articulés munis de moyens d'accrochage indémentables permettant de suspendre les éléments de mfit, les opérations de hissage pouvant alors être réalisées à l'aide d'un chariot distributeur circulant sur la flèche de la grue ou d'un autre moyen de levage auxiliaire. Le dessin annexé, donné à titre- d'exemple non limitatif, permettra de mieux comprendre les caractéristiques de l'invention. - Figure 1 montre une grue selon l'invention, avant télescopage de la tour. - Figure 2 montre l'aspect dépouillé de la grue après télescopage de la tour et démontage des moyens de hissage. - Figure 3 montre schématiquement la mise en place ou le démontage de ces moyens de hissage. - Figure 4 est une vue en perspective des moyens de hisaage et des échelles d'appui. - Figures 5 et 6 sont respectivement des vues latérale et arrière, montrant la disposition des palonniers sur la cage de télescopage. - Figure 7 montre, en éclaté, une cage constituée par deux treillis en U. - Figure 8 illustre le mode de reprise des palonniers latéraux sur l'échelle de télescopage de la coulisse. - Figures 9 et 10 sont des vues respectivement latérale et de dessus illustrant l'appui de la cage sur les échelles de la coulisse. - Figure Il montre les organes de guidage de la cage le long des montants de la coulisse. - Figures 72,13,13a,14 et 15 représentent l'appui de la cage, le repos de la coulisse et la liaison des volets avec le mât extérieur suivant un premier type de construction. - Figures 16 et 17 représentent l'appui de la cage, le repos de la coulisse et la liaison des chariots de reprise avec le mât extérieur, suivant un deuxième type de construction. - Figures 18 à 21 illustrent la séquence de télescopage de la cou- lisse. - Figures 22 et 23 illustrent un mode de remontée de la cage. - Figures 24 et 25 sont respectivement des vues latérale et de des 8us montrant les moyens de suspension de la cage pour les éléments de mât, ces moyens constituant aussi des potences de manutention. - Figures 26 à 29 illustrent les étapes successives de hissage, de positionnement et d'assemblage des treillis des atte additionnels. L'invention a essentiellement pour objet la fonction "télescopage" de la tour 3 d'une grue 1 à flèche distributrice ou relevable 2. Dans sa position initiale, la tour est verticale et a sa hauteur minimale audessus d'un chassie 4. Ainsi qu'on l'a représenté en figure i, la tour 3 comporte un mât extérieur 7 porté par le châssis, et un mat intérieur télescopable 6 appelé "coulisse", et qui porte, à son sommet, un pivot 8, un mécanisme d'orientation et une cabine 10 de commande de la grue 1. Sur les figures 1 à 3, on représente l'ensemble de hissage par sa structure porteuse, ou cage de télescopage. Cette cage 11 est, par exemple, constituée par deux treillis 11a et 11b en forme de U et assemblés l'un à l'autre pour pouvoir entourer et coulisser relativement aux montants de la coulisse intérieure 6. La mise en place, l'assemblage et le guidage de cette cage extérieure seront décrits plus loin. On peut déjà noter que la cage démontable 11 peut aisément être manipulée à l'aide du crochet 9 circulant avec le chariot 5 sur la flèche 2 de la grue.En particulier, lorsque la fonction "hiesage" ou "surélévation" de la tour 3 est terminée, le démontage de la cage 11 permet de débarrasser ladite tour de tous les ac cessoires et organes utilisés pendant les opérations de télescopage. La tour présente alors l'aspect dépouillé tel qu'illustré sur la figure 2 s la tour se compose d'un sSt inférieur 7 de plus grand gabarit, constitué par la superposition d'éléments standard de ntt, tels que 7a et 7b, d'un mât supérieur de plue petit gabarit, constitué par la coulisse 6 complète- ment télescopée au-dessus du sommet du mtt extérieur 7 auquel elle est rigidement liée par un système 12, 13 disposé entre sa base et le sommet du mat 7. Le procédé général de surélévation d'un mtt par addition et assemblage d'éléments superposés, mis en place à l'aide d'une cage, est connu. La présente invention a pour but de perfectionner les moyens de montage et de télescopage, notamment pour les adapter à la surélévation de tours de très grand gabarit destinées à des grues de grande capacité. On a représenté sur les figures 4 à 6 les détails d'un mode de construction d'un dispositif de télescopage conforme à l'invention. Bien entendu, cette réalisation n'est pas limitative, et elle n'est donnée qu'à titre d'exemple préférentiel. La cage 11, assemblée au-dessug du mat 7, constitue le support des organes de hissage, à savoir s - Un vérin hydraulique 15, broché sur la traverse inférieure arrière de la cage par une articulation 14 et actionnant, par ltextrémité de sa tige, un palonnier principal 16, dit "central", capable de se déplacer suivant une direction parallèle à l'axe du mSt et à l'extérieur de la face arrière de la cage porteuse. - Deux palonniers latéraux constitués chacun par un treillis triangulaire double 17 et 18 (figure 4). Chacun de ces palonniers est relié, à l'arrière, à l'une des extrémités latérales du palonnier principal central t6 et est articulé, à l'avant, en un point fixe 19 ou 19a des montants de la cage. - Une structure 20 surhacune des traverses inférieures latérales, ces structures portant des broches coulissantes 21 (figures 9 et i0). - Des broches coulissantes 22, actionnées par des leviers 23 et montées sur des palonniers latéraux 17 et 18 (figure 8), sensiblement en leur milieu, ces broches étant destinées à coopérer avec des moyens d'appui et de reprise portés par la coulisse. La cage Il comporte, sur ses traverses supérieures et inférieures 24 et 25, des galets de guidage 26 destinés à rouler le long des montants 27 de la coulisse. Dans le cas où les montants 27 ont une section droite circulaire, ces galets sont montés par paires, à angle droit. Il s'agit de galets à gorge (figures 7 et 11). La vue éclatée de la figure 7 montre la structure et la construction d'un type de cage 11. Elle comprend deux treillis 11a et 11b en forme de U. Ces deux treillis sont assemblés autour de la coulisse 6 illustrée par ses montants 27. Le treillis "arrière" 11b porte l'articulation 14 du vérin de hissage. Le treillis avant lla porte les organes de fixation 19 et 19a des palonniers latéraux. Les deux demi-parties de la cage sont assemblées par leurs traverses supérieures 24a et 24b et par leurs traverses in férieures 25a et 25b, la liaison étant effectuée par la mise en place de broches 29 et/ou de boulons 30. On comprend que cette liaison rigide, réalisée au niveau des taquets centraux supérieurs et inférieurs 31 et 32, est aisément et rapidement démontable, si bien que le démontage de la cage 11 et sa dépose au sol avec tous les organes de hissage qu'elle supporte peuvent facilement s'effectuer à l'aide du crochet de la grue 1. La coulisse inférieure 6 porte des échelles de télescopage amovibles et articulées 33. Ces échelles sont disposées-verticalement de façon à pouvoir circuler chacune entre les deux structures élémentaires d'un palonnier latéral de la cage 11 (figure 4). En outre, chacune de ces échelles est percée de logements 34, disposés à intervalles réguliers, et prévus pour recevoir les broches coulissantes 21 ou 22 (figures 8 à 10). Enfin, chaque échelle 33 est articulée sur la coulisse par son extrémité infé rieure 35 (figures 4 et 5). Par ailleurs, les liaisons entre les éléments du mât 7, la cage de télescopage 11 et la coulisse 6 se font à l'aide d'accessoires de liaison, d'éclissage et de verrouillage articulés et montés sur l'un ou l'autre des éléments à relier de la façon illustrée par exemple, pour le premier type de construction, sur les figures 12 à 15. La base de la coulisse 6 porte, par une articulation 36, deux bras de reprise 37 en regard de chaque montant de mât. Ces bras de reprise sont munis de bielles de reprise 38 également articulées en 39, et comportent un logement 40 permettant le passage de broches 42. Des moyens 43 sont prévus pour bloquer les bras de reprise dans une position déterminée par rapport au montant du mât extérieur et pour assurer la mise en place des broches 42 dans les logements inférieurs d'éclisse 41 solidaires des sommets des montants des éléments de mât 7 (figures 13 et 13a). Dans le second cas de construction, les bras de reprise 38 sont remplacés par un chariot de reprise 40 qui circule sous la coulisse 6 (figures 16 et 17). Les volets 44 permettent de réaliser la liaison rigide amovible entre le sont du mât 7 et la cage 11, en venant se centrer par le pion 47 et se brocher dans les logements supérieurs 45 des éclisses (figures 12 à 15) et sous la cage 11 par les broches 46. La description du fonctionnement et des différentes séquences du dispositif de hissage est illustrée sur les dessins. Elle complétera la description des organes utilisés et permettra de mettre en évidence les principaux avantages de l'invention. La cage 11 de télescopage, en deux demi-parties, est assemblée autour de la coulisse 6, au-dessus de la tour 7 qui est alors à sa hauteur minimale. Elle est verrouillée ensuite au sommet du mât 7 de base, dont elle présente la mEme section, par l'intermédiaire des volets 44 portant les broches 45 et 46 comme illustré sur les figures 12 et 13a). Pendant cette opération de mise en place de la cage 11, la coulisse6 est en position basse (figure 1), et est brochée, par les bras de reprise 37 et les bielles de reprise 38, à la base du montant du mât 7 (figure 13). Initialement, le vérin 15 de hissage est légèrement ouvert. Les palonniers latéraux 17 et 18 ont leur extrémité avant articulée sur les points fixes 19 et 19a des montants de la cage, tandis que l'on broche chacun d'eux sur un échelon 34 de l'échelle de télescopage 33, à l'aide d'une broche coulissante 22 actionnée par le levier 23 suivant la flèche double 60 (figure 8). Le dispositif de hissage, les moyens d'appui et de reprise, et les accessoires de liaison, d'éclissage et de verrouillage de ltensemble de télescopage dans la position initiale sont illustrée schématiquement sur les figures 5 et 6. Four commencer la surélévation, on effectue d'abord les opérations suivantes a) Après avoir mis le vérin 15 en pression, on retire les broches 42 puis, après avoir retiré le verrouillage;43, on ferme le vérin, on articule les bielles de reprise 38, et l'on rabat les bras de reprise 37 comme l'in- diquent les figures 13 et 13a. b) On développe le vérin 15 d'une course complète, la cage il restant verrouillée au sommet du att. Par les broches 22, les palonniers latéraux soulèvent la coulisse 6 déverrouillée. Ce déplacement est guidé par les galets de la cage et son amplitude (suivant la flèche 62) est égale à la course du vérin multipliée par le rapport de la distance entre ledit vérin et la broche 22 sur la longueur totale du palonnier latéral, prise entre son point fixe avant 19 et sa liaison avec le palonnier principal central. Ce rapport est toujours inférieur à l'unité. Dans l'exemple illustré (figures 4, 5 et 19), il est égal à i. c) Le vérin étant sorti, on broche les échelles 33 de la coulisse 6 sur la cage verrouillée 11, à l'aide des broches 21 de la structure 20 (figures 9 et 10). d) On débroche alors les palonniers latéraux en dégageant les broches 22. La coulisse est maintenue télescopée d'une hauteur h = C/2 (dans l'exemple illustré), avec : h = hauteur de télescopage pour nn cycle de hissage C = course du vérin 15 e) On rentre le vérin 15 (figure 20) et on remet en place les broches 22 des palonniers latéraux dans les échelons inférieurs des échelles de télescopage 33. f) On met à nouveau le vérin en pression, ce qui permet de soutenir la coulisse et de retirer les broches 21 portées par la cage. On a ainsi réalisé un cycle complet de hissage. Le roule de leviers joué par les palonniers latéraux permet de n'utiliser qu'non vérin 15 de paissance deux fois plus faible que le poids de la structure à soulever. On recommence le cycle de hissage de la coulisse, comme on l'a décrit précédemment, autant de fois qu'il est nécessaire pour amener la base de ladite coulisse presque au sommet du mât extérieur 7. Le nombre E de cycles, dans le cas de la construction illustrée et donnée à titre d'exemple, est donné par la relation N = H = 2H, avec : h C X = nombre de cycles nécessaires h = hauteur de télescopage pour chaque cycle C = course du vérin de hissage H - hauteur de la coulisse à télescoper. Ces opérations sont illustrées sur les figures 1B à 21. Pendant la dernière course de télescopage de la coulisse, on déplie les bras de reprise 37 et on remet en place les broches 42 des bielles de reprise, tandis qu'on retire les broches 22 des palonniers qui sont ainsi désolidarisés des échelles 33 (figure 22). On referme le vérin 15 et on amène le crochet 9 de la grue au niveau de la base de la cage qui est toujours verrouillée au sommet du mât 7. Ce crochet 9 porte une poutre de manutention 51 que l'on engage sous des potences 52 portées et articulées sur les traverses inférieures de la cage de la façon illustrée par les figures 24 et 25, mais de manière non limitative. La cage comporte, fixé de façon indémontable à l'une ou l'autre des traverses latérales inférieures 25, un système 52 composé de deux bras articulés, le premier, 53 autour d'un pivot fixe 54 solidaire d'une barre fixée à une traverse 25, et le second, 55 autour d'un pivot 56 porté par l'extrémité libre du premier bras 53. Les bras 53 et 55 de chaque potence permettent, par un double centre de pivotement, d'orienteur la ou les structures suspendues et amenées à l'aide de la poutre 51 de manutention. Par ailleurs, chaque cage est généralement équipée de deux potences semblables, de façon à hisser des éléments de 9llt additionnels non assemblés, par exemple des demi-éléments 7a à section en U qui ne sont assemblés qu'au-dessus du mât extérieur ou tour 7 à surélever (figures 24, 25 et 26). d partir de la position illustrée sur la figure 22, les opérations pour la surélévation de la tour extérieure 7 se déroulent selon la séquence suivante : - Le vérin 15 étant refermé et la poutre de manutention 51 suspendue au crochet de la grue étant amenée sous les bras développés des potences 52 et 52a (figure 22), on retire les broches 45 qui assuraient la liaison rigide entre les volets 44 (qui restent fixées sous la cage) et les montants du mgt 7 (figure 12). La cage est déverrouillée. - Par le crochet de la grue et la poutre 51, on monte la cage 11 dont le déplacement est guidé le long de la coulisse préalablement télescopée (flèche 63, figure 23) et qui est brochée par ses bielles 38, ses bras de reprise 37 et ses broches 42 sur le sommet du mgt, comme illustré sur la figure 12. - On maintient la cage en position haute en rebrochant les palonniers latéraux 17 et 18 aux échelles de la coulisse alors suspendues à une élingue (ou analogue) fixée sous le pivot 8. - Â l'aide de la poutre 51, on prend un demi-élément standard d'un élément de mât additionnel 7a, on le monte au niveau de la cage où on l'accroche à la potence 52 correspondante (figure 26). Les pivots 54 et 56 de cette potence, dont les bras peuvent être coudés pour former des crochets, permettent de l'orienter manuellement, ou avec un système mécanisé pour amener le demi-élément additionnel 7a autour de la coulisse intérieure 6. - Pendant ltorientation précédente, la poutre 51 est décrochée et utilisée pour hisser le deuxième demi-att 7a, l'accrocher sur la seconde potence en vue de l'orienter (figures 26 et 27), par exemple selon la flèche 64. Les deux demi-mats sont alors positionnés de façon à être prêts à assembler. Pour cela, la hauteur de la coulisse 6 est au moins égale à la somme des hauteurs de la cage il et de l'élément additionnel 7a, afin que celui-ci puisse se loger entre la base de la cage 11 et le sommet du mât 7 (figure 28). Les deux demi-êléments sont assemblésl'un à l'autre d'abord au niveau de leurs traverses 65, puis au niveau de leurs traverses 66 (figure 28). Le mât additionnel 7a assemblé (figure 29) reste suspendu aux potences 52. On développe le vérin 15, si bien que la cage 11, brochée (par ses palonniers) à la coulisse verrouillée 6, descend jusqu'à amener l'élément 7a en appui sur le sommet du mât 7 (ou de l'élément précédent). Il reste à éclisser 7 et 7a, à ouvrir encore le vérin de hissage pour amener en appui la cage 11 sur la tour ainsi surélevée (cet appui est réalisé par l'intermédiaire des volets 44). On broche alors lesdits volets sur le mat en engageant les broches 45, ce qui verrouille la cage sur la tour surélevée. On rentre le vérin en retirant les broches 22 des palonniers. On se retrouve alors dans la position initiale, c'est-à-dire qu'il est possible de recommencer toutes les séquences de hissage pour continuer à surélever la tour 7 par addition d'éléments additionnels de mât tels que 7a, 7b,*.. Lorsque le dernier élément est mis en place, la coulisse 6 étant télescopée au-dessus de la tour surélevée, il s'agit de démonter les accessoires de hissage pour obtenir un pylône dépouillé et allégé (figure 2). Pour cela (figures 14 et 14a), on ne développe pas les bras et les bielles de reprise 37 et 38, on hisse la coulisse 6 d'une course supplémentaire de manière à amener la base de la coulisse en regard des volets 44 et à mettre en place les broches 48 ainsi que les bielles de volets 49,50 jusqu'alors effacées pour assurer la liaison rigide entre la base de la coulisse et le sommet du mât extérieur, pour le premier type de construction. Dans le second cas de construction, on développe normalement le chariot de reprise 40 (figures 16 et 17) à l'intérieur des éclisses du montant de att pendant la dernière course de télescopage et on met en place de manière rigide les broches 42, un système 43 assurant le blocage rigide de la coulisse en orientation. On démonte ensuite les organes de brochage 29 et 30 de la cage 11, construite en deux parties, les broches 46 de liaison au volet, et on peut ensuite descendre la cage 11 avec ses éléments de hissage. On enlève les accessoires de télescopage (tels que les échelles 33 de la coulisse) et la tour de la grue se trouve ainsi entièrement débarrassée des éléments nécessaires à son élévation. Bien entendu, le mode de construction décrit précédemment n1 est donné qu'à titre d'exemple. On ne sortirait pas du cadre de l'invention en en modifiant les détails d'exécution. Parmi les avantages principaux des constructions selon la présente invention, on peut noter s - La réduction du poids de la cage, du fait de la diminution de ses dimensions t son gabarit (section) n'excède pas celui de la tour, tandis que sa hauteur est fonction du gabarit inférieur de la coulisse. - L'utilisation d'un vérin de hissage de puissance réduite grâce à la fonction de levier jouée par les palonniers. - La simplicité des organes et des accessoires de brochage et de verrouillage, quelle que soit la phase de l'opération de télescopage envisagée. - La facilité de démontage de la cage de télescopage par le haut à l'aide des mouvements propres de la grue. - L'emploi de la coulisse comme élément de mât travaillant. - L'absence de moyens de guidage sur le pylône. - L'utilisation d'un seul niveau de reprise par élément de mât, quelle que soit la longueur de ce dernier. - La possibilité de télescoper des éléments longs sans intervenir sur la structure de la cage. - L'action de la poussée dans llaxe du pylône. REVEEDICATIONS 1. Système pour le télescopage de la tour d'une grue, comportant une cage de télescopage équipée, sur ses montants, de moyens de guidage pour son déplacement relatif le long d'un mat intérieur ou coulisse télescopable à l'intérieur de la structure ou tour à surélever par superposition et assemblage d'éléments additionnels, caractérisé en ce que tous les accessoires de montage sont solidaires de la cage et disposés de façon à coopérer avec des moyens d'appui amovibles reliés à la coulisse dont la base porte des organes articulés, appelés "bras de reprise" et pouvant être solidarisés d'une part avec le dessous de la cage, d'autre part avec les montants du mgt extérieur da tour à surélever, des accessoires de liaison, de brochage, de verrouillage et d'éclissage articulés ou amovibles étant par ailleurs prévus entre les éléments superposés de la tour, la cage de télescopage et la coulisse. 2. Système suivant la revendication 1, caractérisé en oe que les bras de reprise articules sont solidaires de la coulisse, alors que tous les accessoires de hissage sont solidaires de la cage coulissante mobile le long des montants de la coulisse qui peut être verrouillée, par sa base, au sommet du att extérieur. 3. Système suivant ltune quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en oe que les moyens de hissage comprennent un vérin porté par l'arrière ou l'avant de la cage, orienté suivant une direction sensiblement verticale et muni, près de la partie extérieure libre de sa tige, d'un palonnier dit "central" disposé dans un plan sensiblement parallèle à la face arrière de la cage, tandis que ce palonnier central porte, à chacune de ses extrémités latérales, disposés de part et d'autre de la coulisse, des palonniers dits "latéraux" sensiblement parallèles et situés dans les plans intérieurs à la cage, entre les parois latérales de la coulisse intérieure et de la cage extérieure. 4. Système suivant la revendication 3, caractérisé en ce que chacun des palonniers latéraux est relié au palonnier central par une articulation située à son extrémité arrière ou avant, tandis que son extrémité avant ou arrière est brochée ou reliée en un point fixe d'un treillis constituant la face avant ou arrière de la cage dont le gabarit est identique à celui de la tour à surélever. 5. Système suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens d'appui reliés et articulés à la coulisse sont constitués par deux dispositifs amovibles désignés sous le nom d'échelles, ces éléments démontables étant disposés parallèlement à l'axe de la coulisse, de part et d'autre de celle-ci et munis d'échelons régulièrement espacés constitués, par exemple, par des logements dans lesquels peuvent être engagés, de fa çon amovible, des organes de reprise et de repos tels que des broches coulissantes. 6. Système suivant les revendications 4 et 5, caractérisé en ce que les palonniers latéraux sont chacun constitués par un double treillis qui définit, en sa partie médiane, un espace libre dans lequel peut circuler librement l'échelle de télescopage correspondante, chacun de ces palonniers étant muni, à niveau de cette échelle, d'une broche coulissante commandée par un levier et susceptible de s'engager dans un échelon de l'échelle pour réaliser une liaison entre la coulisse et la cage. 7. Système suivant l'une quelconque des revendications 3 à 6, caractérisé en ce que les broches des palonniers latéraux sont situées à égales distances de l'extrémité avant et de ltextrémité arrière desdits palonniers, si bien que ces derniers remplissent une fonction de leviers lors du développement du vérin de hissage dont la capacité peut alors être la moitié du poids de la structure à soulever. 8. Système suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la hauteur de la cage est minimale et définie par la longueur nécessaire pour obtenir un guidage correct de la coulisse par les moyens tels que des galets équipant les traverses inférieures et supérieures de la cage, ladite longueur étant fonction du gabarit de la coulisse intérieure. 9. Système suivant l'une quelconque des revendications rrécédentes, caractérisé en ce que la hauteur de la coulisse télescopable est au moins égale à la somme des hauteurs de la cage et d'un élément de mat additionnel à superposer. 10. Système suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la base de la coulisse est équipée d'une croix de raccordement formée d'une double traverse horizontale munie d'une part des bras de reprise articulés et escamotables et d'autre part, à chaque angle, d'une chape ou d'un tenon qui reçoit des volets destinés à assurer, de façon démontable, la liaison rigide entre la coulisse et le mât extérieur, les bras de reprise escamotables permettant - en position rentrée, le coulissement libre de la coulisse à l'intérieur de la structure des éléments standards de la grue ; - en position développée, l'appui sur le mtt extérieur pour remonter la cage. 11. Système suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la cage de télescopage est formée par deux treillis en U accouplés et assemblés l'un à l'autre au-dessus du mât et autour de la coulisse, ladite cage por tant, outre les moyens de montage, des moyens de fixation sur les volets. 12. Système suivant les revendications 1 et 11, caractérisé en ce que la cage est munie, à sa base, d'un système de deux potences, chaque potence comportant deux bras articulés sur des pivots -verticaux pour former un dispositif d'accrochage et d'orientation des structures en treillis. 13. Procédé de surélévation de la tour d'une grue par la mise en oeuvre d'un système suivant l'une quelconque des revendications précéden- tes, caractérisé en ce qu'il consiste à : - télescoper complètement une coulisse au-dessus d'un mât sur le sommet duquel est verrouillée une cage ; - mettre la base de la coulisse en appui sur le sommet dudit mât et remonter, par une poutre de manutention suspendue au crochet de la grue, la cage débrochée au sommet de la coulisse télescopée, de façon à ménager, entre le att et la cage, un intervalle suffisant pour mettre en place et assembler un élément additionnel de mât ;; - en fin de surélévation, réaliser un pylane ou tour en-verrouillant de façon rigide la base de la coulisse sur le sommet du dernier élément de mât par l'intermédiaire des volets de la coulisse, ou à l'aide des bras de reprise, - descendre la cage démontable et tous les accessoires de hissage et de montage, de façon à obtenir une tour dépouillée. 14. Procédé suivant la revendication 13, caractérisé en ce qu'on réalise l'assemblage (ou le démontage) de la cage en engageant (ou en retirant) deux axes supérieurs et quatre axes inférieurs des traverses supérieure et inférieure des deux demi-cages, ces opérations s'effectuant audessus du sommet du mât. 15. Procédé suivant la revendication 13, caractérisé en ce que les éléments additionnels sont hissés à l'aide du crochet de la grue, chacun d'eux étant constitué par deux demi-treillis que l'on accroche chacun à l'une des potences de la cage, pour l'orienter et le positionner autour de la coulisse, ces deux demi-treillis étant ensuite assemblés en deux zones au moins.