i 5031546 La présente invention concerne tua procédé de fabrication sans enlèvement de copeaux de roues, notamment de roues dé véhicules automobiles comportant un moyeu et une jante en métal léger, qui sont préformées à partir d'une ébauche coulée cylin-5 drique par estampage à chaud de manière à former un bord épais sur la pièce, puis sont forgées dans une matrice et qui sont enfin refoulées au profil final par des galets. On connait déjà de noiffbreux procédés décrits dans ce but, car des roues forgées ont une résistance bien supérieure à 10 celle des roues coulées. Cependant, on rencontre la difficulté que la zone de la gante, généralement épaisse, ne peut être forgée que graduellement dans plusieurs matrices différentes. Egalement, les matrices de forgeage doivent être réalisées en plusieurs parties et être munies de pièces rapportées réglables concentri-15 quement, de sorte que la fabrication sans copeaux de roues forgées n'est possible à 1* heure actuelle qu'au prix de dépenses de main-d'oeuvre et d'investissement assez élevées. En outre, on a exigé récemment, notamment pour des roues de véhicules automobiles en métal léger, des dimensions 20 de construction particulièrement limitées, le flasque de roue devant comporter, d'un côté ou bien des deux côtés de son plan principal, des parties en saillie ou bien des nervures de soutien correspondantes, de façon à obtenir, pour le poids minimal, une rigidité de forme aussi élevée que possible entre le moyeu et la 25 gante. La fabrication désirée, sans enlèvement de copeaux de roues monobloc est ainsi rendue bien plus difficile par de tels impératifs de construction. Pour ces raisons, on n'a utilisé jusqu'à maintenant que des procédés très coûteux de forgeage de roues de véhicules, 30 dans lesquels la jante doit subir un usinage de finition après forgeage, à l'aide d'un galet profilé. On sait également fabriquer des poulies à câble simples en entaillant le bord d'un disque métallique plan à l'aide d'un galet diviseur, puis élargir la fente ainsi ménagée dans le disque à l'aide d'un galet profilé 35 et en réalisant finalement par laminage le profil désiré de jante à l'aide d'un galet profilé de largeur correspondante» Cependant, on ne peut fabriquer de cette manière que des couronnes rainu-rées simples et il n'est pas possible de réaliser des jantes de 70 03090 2 2031546 profils quelconques pour roues de véhicules automobiles présentant une largeur axiale relativement grande et des sections droites irrégulières et surépaissies dans des zones déterminées. Ceci est notamment le cas du renforcement final des rebords de jante 5 lorsqu'on doit utiliser au maximum l'avantage de poids du métal léger par rapport à l'acier. On peut ainsi obtenir non seulement une réduction du poids du véhicule, mais une décharge importante de la suspension par réduction de la masse suspendue des roues et par diminution des forces d'accélération et de freinage par 10 suite de l'énergie de cotation à grande vitesse. Dans le procédé connu de fabrication de poulies à câble on donne au bord du disque métallique plan une section droite de profil fourchu dont les branches n'ont que la moitié de l'épaisseur du disque et peuvent être laminées sur toute leur largeur 15 à l'aide d'un galet profilé en vue de former la couronne rainurée Sous cette forme, le procédé connu ne convient pas pour la fabri- © cation en métal léger d'une roue de véhicule monobloe destinée à recevoir un .pneumatique et, se composant d'un corps et d'une jante. 20 On connait un procédé similaire de fabrication dans le quel on part déjà d'une pièce préfabriquée présentant un bord surépaissi qui est entaillé par action d'un galet diviseur et dont les deux branches ainsi formées sont laminées en forme de Y avant de pouvoir être amenées, par fluo-tournage ou galetage 25 à l'aide d'un galet profilé, au profil prévu pour la jante. A cet effet, on réalise dans une première phase de forgeage une ébauche présentant un bord surépaissi, puis on donne à cette ébauche une section droite de profil annulaire en opérant par galetage et on exécute ensuite d'autres opérations de laminage, 30 puis on utilise ultérieurement un certain nombre de matrices en plusieurs parties et, pour simplifier les phases de formage de la jante, on part d'un profil de bord assez compliqué et déjà pré-forgé en deux parties sous forme de bords annulaires décalés l'un par rapport à l'autre et faisant saillie radialement dans 35 des directions opposées» Dans les deux cas, on pourrait cependant réaliser de cette manière des profils de jantes simples présentant une épaisseur de paroi uniforme et en opérant seulement sur des disques annulaires lisses ou légèrement incurvés 70 03090 3 2031546 et ne comportant pas de nervures d'appui ou de parties-moyeu» Avec le galet profilé, on peut encore cintrer des ailes de jante également pré-laminées suffisamment et les appendices des ailes prévues sur le flasque de roue proprement dit constituent une 5 zone de matière particulièrement critique» On ne peut par conséquent obtenir aucune déformation importante de matière dans une direction perpendiculaire à la direction de travail d'un tel galet profilé sans provoquer un arrachement de la matière. En conséquence, les ailes de jante ne peuvent pas comporter des 10 dimensions différentes de section droite après déformation à l'aide d'un galet profilé. Pour éliminer ces inconvénients et pour éviter des opérations coûteuses de fabrication, la Demanderesse a déjà proposé xm procédé de fabrication permettant de fabriquer des flas-15 ques de roues de profils quelconques comportant un moyeu et une jante lorsque l'ébauche en forme de coquille est munie d'un bord incliné en oblique vers l'extérieur et est forgée, en vue d'obtenir une répartition de matière correspondant à la forme finale des nervures, suffisamment pour qu'un seul des rebords de jante 20 pré-formés en Y puisse encore être recourbé dans une position inclinée et que les deux rebords de jante puissent être laminés avec étirage au profil final de jante» On peut alors supprimer l'opération de pré-étirage des ailes de la jante. Ce nouveau procédé permet la fabrication de roues en 25 métal léger très rigides pour véhicules automobiles ; cependant la pièce produite dans une opération de matriçage à chaud doit être forgée très soigneusement, du fait de la répartition très inégale de la matière, dans le cas de parcours de fluage de longueurs différentes dans les ailes marginales relativement minces 30 afin que la matière puisse fluer sans former de fissures et de plis dans les zones rétrécies de la matrice ou bien dans l'intervalle entre deux matrices. Egalement, dans ce procédé, on doit recourber encore l'une des ailes, qui fait saillie initialement du bord annulaire dans une direction axiale, dans une opération 35 particulière de cintrage ou de refoulement pour lui faire prendre la position inclinée prévue avant que l'opération de galetage ou de fluotournage de l'ébauche de jante puisse être exécutée dans une machine-outil correspondante. 70 03090 4 2031546 L'invention a pour "but de remédier aux inconvénients précités et de simplifier le procédé de formage de manière à pouvoir obtenir, sans autre opération intercalaire et directement à partir de la pièce matricée, tout profil désiré de jante 5 par galetage ou fluotournage. Cette opération peut être réalisée suivant l'invention dans le cas d'une ébauche en forme de disque avec le minimum de dépenses en opérations et en travaux de contrôle, par le fait que l'ébauche en forme de disque est forgée dans une matrice en deux parties déjà en vue d'obtenir le profil 10 final d'ion flasque de roue de forme quelconque comportant oui moyeu et, le cas échéant, des nervures radiales de soutien, ainsi qu'un bord annulaire de profil rectangulaire simple, dont la surface périphérique cylindrique est divisée à l'aide d'un galet de compression agissant en direction de l'axe de roue, puis est 15 laminée suivant deux directions axiales, et cela exclusivement par guidage de galets de refoulement à l'aide^d'un gabarit jusqu'à ce qu'on obtienne la forme finale de jante. L'ébauche suivant l'invention est d'abord amenée aux dimensions finales de la roue dans une seule matrice et elle pré-20 sente une section de bord qui assure la répartition la plus favorable de la matière sans risque de formation de fissures et de plis, et qui permet ainsi d'obtenir une structure cristalline correcte. Les travaux nécessaires de contrôle jusqu'au blocage de la pièce forgée dans le banc de laminage correspondant sont 25 par conséquent considérablement simplifiés. On obtient le bord annulaire rectangulaire suivant l'invention simplement en maintenant l'écartement prédéterminé des moitiés de matrice lors de leur rapprochement, avec une épaisseur de paroi rentrant dans des tolérances serrées de fabrication. L'élimination classique 30 de la bavure de matriçage sur le bord extérieur est effectuée par sciage ou par tournage, et elle permet d'obtenir une surface périphérique annulaire uniforme en vue de l'exécution de l'opération suivante de laminage, auquel cas on usine également avantageusement les surfaces planes dans une direction perpendiculai-35 re à la surface annulaire extérieure du bord de pièce suivant l'invention. >3 8184o 5 2031546 Il n'est plus nécessaire d'exécuter d'autres opérations et on obtient un centrage correct lors d'un montage suffisamment rigide de la pièce estampée dans le banc de laminage. Il suffit ensuite de réaliser les trous classiques de passage des goujons 5 de fixation et de la valve de pneumatique dans le bord de la jante, et d'usiner la surface du trou de moyeu ou la surface d'appui de la roue terminée de la manière désirée. Le procédé suivant l'invention convient particulièrement bien pour la fabrication en série de roues de véhicules 10 automobiles» On opère avantageusement de manière que les galets de compression déplacés radialement au disque de roue pour diviser sa surface périphérique soient commandés de manière à exécuter simultanément un mouvement d'avance axial en vue d'élargir la fente ainsi formée. En particulier, il est avantageux que 15 les galets de compression utilisés pour diviser la surface périphérique du disque soient déplacés pendant le mouvement d'avance radiale dans une direction axiale jusqu'à ce que l'angle d'ouverture, l'épaisseur de paroi et également la position mutuelle des deux ailes de la partie fendue se rapprochent des valeurs prévues 20 dans le profil final de jante® On peut simplifier encore le procédé suivant l'invention en utilisant les mêmes galets de compression pour diviser la surface annulaire du disque dans le sens radial et pour exécuter'le laminage des ailes de la partie fendue ainsi formée. Le guidage au gabarit permet d'exécuter directement 25 le formage de la jante avec des variations de section quelconques. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui suit et à l'examen des dessins annexés qui représentent, à titre d'exemples non-limitatifs, des modes de réalisation de l'invention. 30 Sur les dessins s La figo 1 est une section droite d'une roue galbée massive pour véhicule automobile» La figo 2 est une section droite similaire d'une roue à rayons. 35 La figo 3 est une vue d'une partie dè la fig. 2 faite de l'intérieur dans le sens de la flèche III0 La figo 4- est une vue partielle correspondante, faite de 1'extérieur dans le sens de la flèche 17 de la figo 2» 70 03091 6 2031546 La figo 5 est une section droite de la partie terminée d*estampageo La figo 6 représente le bord annulaire de la roue à échelle agrandie, 5 Les figSo 7 à 10 montrent le formage de la jante de roue suivant l'invention, les figures mettant en évidence les phases opératoires intermédiaires et les transformations graduelles obtenues. Le procédé suivant l'invention permet d'obtenir sans 10 enlèvement dé copeaux et sans tenir compte du profil de la roue comportant un moyeu ou des nervures, également la forme prévue de jante, notamment avec des rebords renforcés extérieurement et des renforts orientés parallèlement pour obtenir un guidage plus sûr du pneumatique dans des roues de véhicules simplement par la 15 forme de la matrice et par le guidage par gabarits des galets de compression par rapport à la pièce maintenue dans un banc de laminage» Egalement, le choix du métal, notamment un métal léger, n'a pas une grosse influence sur le procédé de l'invention et on peut en cas de besoin exécuter des recuits intermédiaires lors-20 qu'on désire diminuer au moins partiellement, la résistance du métal forgé ou laminé en vue de réduire la force de déformation. De la façon la plus simple, on opère par laminage à froid et il suffit d'utiliser à cet effet un galet de compression associé des guides à gabarits correspondants» Il est évidemment avantageux 25 d'utiliser des bancs de fluotournage de types connus, en particulier des bancs comportant trois galets de compression disposés concentriquement et agissant simultanément ou à intervalles rapprochés. La fig. 1 représente une roue 1 relativement simple 30 comportant des rebords de jante 11 renforcés et des renforts 12 orientés parallèlement aux rebords et assurant un guidage plus sûr du pneumatique dans l'évidement de jante. La roue 1 se compose d'un alliage d'aluminium et elle est pré-formée d'une manière connue à partir d'une ébauche moulée cylindrique par embou-35 tissage à chaud de façon à être pourvue d'un "bord surépaissi . Ensuite, l'ébauche ainsi obtenue et non-représentée est forgée dans une matrice en deux parties-de manière à donner déjà la forme 70 03090 7 2031546 finale à tin flasque de roue 3 de profil quelconque, muni d'un moyeu 4 correspondant et d'un "bord annulaire 5 de profil rectangulaire simple, comme indiqué sur la fig. 5 et dont la surface périphérique cylindrique 6 est divisée d'une façon simple dans 5 un "banc de compression par des rouleaux appropriés et est laminée des deux côtés dans le sens axial, exclusivement par guidage par gabarit de rouleaux de compression, jusqu'à ce qu'on obtienne la forme finale 10 de jante représentée sur la fig» 10. Le procédé de fabrication suivant l'invention va être décrit en réfé-10 rence au second exemple de réalisation représenté sur les figs0 2 à 10. Les trous classiques des goujons de fixation et l'alésage de moyeu sont visibles sur la fig. 1. La fig. 2 représente comme second exemple de réalisation 15 de l'invention une roue 2 en métal léger pour véhicules automobiles, dont les rebords de jante 21 et les renforts 22 sont réalisés de la même manière que dans la roue de la fig. 1. La différence essentielle de ce second exemple réside cependant dans la forme très rigide du flasque 23 de roue jusqu'à proximité étroite 20 du moyen 24. Sur la fig. 3, on a représenté en partie la roue de la fig. 2, vue de l'intérieur et dans la direction de la flèche III, tandis que la fig. 4 est une vue partielle correspondante, faite à partir de l'extérieur dans le sens de la flèche IV de la fig.2. 25 Comme le montrent ces figures, la roue rigide 2 en métal léger présente un flasque 23 de forme très compliquée et dont les particularités ne seront pas décrites de façon détaillée, du fait qu'elles sont sans importance pour la mise en pratique satisfaisante du procédé de fabrication suivant l'invention. Il faut 30 seulement noter que l'alésage intérieur 25 du moyeu 24 et les trous 26 de fixation de la roue sont réalisés d'une manière classique. De même, les surfaces d'appui 27 correspondantes sont réalisées par usinage avec enlèvement de copeaux. Un avantage particulier de cette roue 2 en métal léger et de profil rigide est 35 qu'il est prévu des zones de soutien 28 en forme de rayons et entre lesquelles sont formés par fraisage ou perçage cinq évide-ments 29o 70 03090 8 2031546 Ces évidements 29 sont délimités sur les fig. 3 et 4 par des lignes en tirets afin de montrer qu'on peut les réaliser à n'importe quel moment et indépendamment du processus suivant l'invention. Leur "but est non seulement de donner à la roue la 5 forme correspondante mais d'améliorer le refroidissement de la zone du moyeu dans le cas d'un freinage puissant et-, en outre, de réaliser une réduction importante de matière et par conséquent de poids et d'énergie de rotation. Les fig. 5 à 10 représentent le mode de formage d'une 10 jante 10 suivant l'invention et elles mettent en évidence les différentes phases intermédiaires et la transformation graduelle du bord rectangulaire 5 du flasque 23 de roue préfabriqué comportant le moyeu 24 et les zones d'appui 28 constituées par des rayons et qui ne sont soumises à aucune modification de forme 13 pendant le processus de formage. Pour le laminage, le flasque de roue 23 est fixé dans un banc de fluotournage entre deux mors de profils correspondants, auquel cas avantageusement les évidements 29 des .fig. 3 et 4 sont réalisés par enlèvement de copeaux, ce qui facilite la manutention. Le banc de fluotournage, 20 non-représ enté, comporte un ou plusieurs galets ou rouleaux de compression, en particulier deux galets disposés par paires, agissant concentriquement l'un en direction de l'autre et commandés d'une manière connue par un gabarit de guidage. L'utilisation de tels galets de compression avec guidage par gabarit est, par 25 exemple, connue dans le cas de la fabrication de boîtes à lait et de casseroles en aluminium, et il est alors possible d'obtenir une surface très précise et très propre. Alors que pour des roues on n'utilisait jusqu'à maintenant qu'un guidage radial de tels galets de compression, avec lesquels on pouvait égale-30 ment munir des poulies à "câble "d'une couronne rainurée, on peut maintenant utiliser directement un banc moderne de fluotournage pour la mise en pratique du procédé et assurer avec le même montage le formage direct de toute la jante 10 à partir du bord annulaire rectangulaire 3 du flasque de roue 23 terminé de for-35 mage. La forme fourchue 7 du bord de roue de la fig. 7 est obtenue par enfoncement d'un ou plusieurs galets de division 17 70 03090 9 2031546 agissant concentriquement les uns par rapport aux autres dans la surface périphérique cylindrique 6, auquel cas le galet 17 est " commandé de manière à exécuter d'une part un mouvement radial par rapport au flasque de roue et d'autre part simultanément 5 un mouvement radial avec avance correspondante,, En outre, on donne au galet de division 17 une légère inclinaison dans cette opération. Ainsi, on obtient dans chaque cas que les galets de compression utilisés pour la séparation de la surface périphérique annulaire soient déplacés pendant le mouvement d'avance radiale 10 également dans le sens axial jusqu'à ce que l'angle d'ouverture, l'épaisseur de paroi et également la position mutuelle des deux ailes se rapprochent de la forme finale prévue pour la jante 10. La fig. 8 représente l'opération intermédiaire suivante dans laquelle le galet de division 17.est guidé vers la 15 gauche, essentiellement dans une direction radiale, dans la position inclinée désirée et correspondant à l'angle a. En conséquence, l'aile correspondante 8 est refoulée finalement de manière à prendre la forme indiquée par les lignes en tirets 8' tandis que l'autre aile 18 est déformée par un autre galet correspondant 20 «t dans la direction opposée de manière à prendre initialement la forme représentée par les lignes en tirets 18*. Dans l'opération intermédiaire correspondant à la fig.9, on obtient poua? les ail'es la forme 9 à l'aide d'un galet 19 et de l'autre côté on obtient pour l'aile la forme 9' à l'aide d'un 25 autre galet 19?• La fig. 10 représente la jante 10 terminée de formage, auquel cas on utilise un galet de refoulement 20 d'une forme similaire au galet 19. Il est ainsi possible d'orienter le renfort 22 parallèlement au rebord de droite 21 de la jante. Les 30 arrondis prévus pour les rebords de jante 21 sont, de préférence, réalisés par usinage avec enlèvement de copeaux, d'une manière connue, mais cependant toutes les autres opérations de formage peuvent être réalisées exclusivement par guidage par gabarit du galet de division 17 ou bien des galets de refoulement 19, 19* 35 et 20. Le blocage du flasque de roue 23, non-madifié pendant tout le déroulement des opérations, et la forme prédéterminée des mors de blocage utilisés dans la machine et servant à absorber les forces' de fluotournage sur le côté opposé de la jante 10, correspondent aux dimensions prédéterminées qui sont obte-40 nues graduellement dans le métal léger déformé par fluage. On 70 03090 2031546 peut utiliser dans chaque opération des galets de refoulement de profils correspondants et qui, pour réaliser la forme intermédiaire 7 de la fig» 7 avec les mêmes dimensions simultanément ou pratiquement simultanément, doivent être guidés concentrique-5 ment dans une direction radiale. D'autre part, on peut utiliser pratiquement les mêmes galets de refoulement, à savoir un groupe de galets de même forme avec le guide à gabarit correspondant pour réaliser toutes les opérations de fluotournage. Ceci a été mis en évidence par l'utilisation simultanée du galet de division 10 17 pour la forme intermédiaire 7 et pour la transformation de l'aile de jante 8 au profil 8* de la fig. 8. Les galets de refoulement 19, 19* et 20, dont la forme diffère de celle du galet de division 17 en vue d'obtenir une meilleure mise en pratique du procédé suivant l'invention, peuvent 15 ainsi être remplacés ôn utilisant un galet de division de profil élancé correspondant et en l'inclinant dans la position angulaire désirée pendant son mouvement d'avance continu dans la direction axiale. Pour des raisons statiques, on utilise à chaque fois au moins deux galets de refoulement agissant sur des côtés opposés 20 de la même section de jante et, pour des questions d'économie de temps, il est également avantageux de réaliser le formage de l'aile de gauche en même temps que celui de l'aile de droite. A cet effet, les deux galets de refoulement 19 et 19* sont guidés vers l'extérieur, sur des côtés opposés du banc de fluotournage 25 et dans des directions opposées à partir d'une zone proche du plan médian commun. Ces détails opératoires sont fonction de la construction de roue adoptée et ils peuvent être établis par un spécialiste au courant du mode de fonctionnement d'un banc moderne de fluotournage en ce qui concerne la commande des mouve— 50 ments d'avance et le choix des gabarits correspondants. Les opérations nécessaires sont en pratique commandées automatiquement, par voie électronique ou par l'intermédiaire d'un programme pré-établi en correspondance aux produits à fabriquer. De cette manière, le procédé suivant l'invention peut être exécuté éga-55 lement de façon automatique de manière qu'un opérateur exercé puisse contrôler correctement le mode de fonctionnement de plusieurs bancs de fluotournage» Aucun de ces avantages n'avait pu 70 03090 ii 2031546 être obtenu- de la même manière avec les procédés connus de fabrication faisant intervenir une séquence d'opérations différentes avec des matrices en plusieurs parties et les dispositifs nécessaires d'éjection ou de transport et de contrôle. 5 Suivant une variante de l'invention, le galet de divi sion 17 servant à diviser le bord 5 de l'ébauche, ou bien tin jeu de plusieurs galets de division 17 correspondants, peuvent être commandés exclusivement avec avance axiale lorsque les galets 17, en vue d'effectuer simultanément une division et une flexion, 10 sont inclinés par rapport à l'axe de l'ébauche de roue 3 ou 23 d'un angle tel que, pendant l'opération de division, pratiquement une seule des ailes formées sur la jante soit incurvée latéralement de façon continue» On réalise ainsi une opération de division dans laquelle il ne se produit pratiquement aucun frot-15 tement de glissement du galet de refoulement associé par rapport au bord de roue 5* Toutes les opérations précitées conviennent pour fabriquer de la même manière des roues en acier. Lors de l'utilisation d'un métal léger, on peut amélio-20 rer dans des proportions importantes l'aptitude au formage de la matière par un échauffement» Les recuits intermédiaires précités éliminent l'écrouissage à froid de la matière et fournissent des moyens auxiliaires admissibles pour éviter la formation de fissures dans les zones soumises à un degré de déformation parti-25 culièrement élevé» L'ensemble du processus de fabrication de roues en mé-, tal léger forgées et laminées d'un seul bloc, comme indiqué sur les fig» 2 à 4, est réalisé de la manière suivante : 30 "FXFMPLE Dans une.installation de coulée de barres, on réalise un bloc cylindrique de 180 mm de diamètre à partir d'un alliage d'aluminium AlMgSil, similaire à l'alliage américain 6061, mais 35 contenant cependant 0,8 % Mg, 1,1 %. Si, 0,3 % Mn, 0,2 % Fe, 0,1 % Cu, 0,2 % Zn, 0,15 % Gr et 0,2 % Ti. La pellicule du bloc est enlevée par usinage avec enlèvement de copeaux» Ensuite, 70 03090 12 2031546 le bloc est sectionné en tronçons de 150 mm de longueur et présentant chacun un poids d'environ 10,3 kg. Les différents tronçons sont chauffés à une température de 450°G et sont emboutis à chaud dans des matrices de façon à obtenir une ébauche en 5 forme de plateau comportant un bord surépaissi,, Dans la seconde matrice, cette ébauche en forme de plateau est déjà forgée de manière à donner au flasque de roue 23 et au moyeu 24 la forme finale de la fig. 5 puis elle est calibrée dans une presse à dresser. Ensuite, les évidements 29 sont frai-10 sés à l'aide d'une fraiseuse de reproduction, ces évidements étant représentés par des lignes en tirets entre les supports 28 en forme de rayons. Ces parties fraisées permettent avantageusement de bloquer la roue en métal léger 2 dans toutes les opérations ultérieures d'usinage par enlèvement de copeaux et flang 15 les opérations de formage de jante 10 dans un banc de fluotournage . Le bord annulaire 5 de profil rectangulaire et la surface périphérique cylindrique 6 sont usinés par tournage aux dimensions imposées de 35 mm en ce qui concerne la largeur du 20 bord et de 440 mm en ce qui concerne le diamètre extérieur. L'alésage intérieur 25 et les trous 26 de passage des goujons de fixation de roue sont ensuite usinés, de même que les surfaces d'appui 27 de la fig. 3« La roue usinée est soigneusement contrôlée en ce qui concerne les défauts de matière. A cet effet, 25 on décape la surface de façon à pouvoir également détecter de plus petites zones défectueuses et à les éliminer. Pour le fluotournage de la jante, la roue usinée ayant la forme de, la fig. 5 est introduite dans un mandrin de blocage en deux parties qui sont bloquées entre elles au travers des 30 évidements 29. Ce mandrin de blocage fait partie d'un banc de fluotournage dans lequel il. tourne. Les opérations mises en évidence sur les fig. 7 à 10 sont exécutées par des galets de refoulement 17, 19 et 20 qui sont simultanément poussés radialement et guidés axialement, de manière à refouler la matière jusqu'à 35 l'obtention du profil final de jante 10. Avantageusement, plusieurs galets de refoulement agissent simultanément et concentriquement sur la pièce. Lorsque la pièce est chauffée à une température d'environ 250°C, le processus peut être accéléré et la force exercée peut être considérablement réduite. Il suffit 70 03090 iï 2031546 d'utiliser un jeu de trois galets 17 pour assurer la déformation de la pièce dans le même montage» Pour une fabrication en grande série, on obtient cependant Tin gain de temps important lorsqu'on divise l'opération en 5 plusieurs phases, à savoir d'abord une phase de galetage du bord annulaire 5 de façon à lui donner la forme fourchue 7 sur une machine, puis une seconde phase exécutée sur une autre machine en vue de donner le profil final à la jante 10» En outre, suivant une variante de l'exemple décrit plus haut, on exécute 10 avantageusement un recuit doux à 450°C avec refroidissement lent, de manière à pouvoir laminer également dans le second banc de fluotournage la partie fourchue 7 dans la condition froide et sans formation de fissures en vue de lui donner le profil des fig. 8 à 10. Pour des nombres de pièces assez importants, cette 15 opération de formage peut être encore divisée en plusieurs phases et exécutée sur plusieurs bancs de fluotournage avec des recuits intermédiaires. A l'aide d'une telle installation de fabrication, on peut maintenir avec toutes les phases de travail la capacité de fabrication prédéterminée par la machine de matri-20 çage de l'ébauche de la fig. 5» Naturellement, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés, qui n'ont été choisis qu'à titre d'exemples» 70 03090 14 2031546 EEVMDIGATIOHS lo Procédé de fabrication de roues sans enlèvement de copeaux, notamment de roues de véhicules automobiles compor-5 tant un moyeu et une jante en métal léger, qui sont préformées à partir d'une ébauche coulée cylindrique par estampage à chaud de manière à former un bord épais sur la pièce, puis qui sont forgées dans une matrice et qui sont enfin refoulées au profil final par des galets, procédé caractérisé par le fait que l'é-10 bauche en forme de plateau est forgée dans une matrice en deux parties de manière à donner déjà le profil final au flasque de roue et au moyeu et à former le cas échéant des nervures radiales de soutien, ainsi qu'un bord annulaire de forme rectangulaire, dont la surface périphérique cylindrique est laminée 15 dans un banc de fluotournage à l'aide de galets de refoulement de manière à être divisée en direction de l'asçe de roue, puis à être fluotournée des deux côtés et dans une direction axiale exclusivement par guidage par gabarits de galets de refoulement en vue de donner à la jante son profil final. 20 20 Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que les galets de refoulement servant à diviser la surface périphérique annulaire radialement en direction du flasque de roue sont commandés, en vue d'élargir la fente ainsi formée, de manière à exécuter simultanément un mouvement d'avance axiale. 25 3« Procédé suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que les galets de pression utilisés pour la division de la surface périphérique annulaire sont déplacés pendant le mouvement d'avance radiale également dans le sens axial jusqu'à ce que l'angle d'ouverture, l'épaisseur de paroi 30 et également la position relative des deux branches de la partie divisée se rapprochent des valeurs correspondant au profil final prédéterminé de la jante de roue. 4„ Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que, pour diviser la surface 35 périphérique annulaire dans le sens radial et pour effectuer le fluotournage des ailes de la partie fendue ainsi formée, on utilise les mêmes galets de refoulement» 70 03090 15 2031546 5« Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1, 3 ou 4, caractérisé par le fait que pour effectuer simultanément la division et le profilage des ailes, les galets sont inclinés par rapport à l'axe de la roue à former d'un angle tel 5 que, pendant l'opération de division, une seule des ailes de jante ainsi formées soit incurvée latéralement de façon continue.