L'invention concerne la fabrication d'un vitrage entouré d'une garniture permanente constituée d'un produit naturel ou artificiel analogue au caoutchouc, dont l'adhérence durable s'établit pendant un traitement thermique. Il est connu, pour fixer une telle garniture autour d'un vitrage feuilleté, d'utiliserun joint de caoutchouc de la forme voulue, w lcanisé an préalable0 t On interpose entre le verre et ce Joint une colle telle qu'une résine époxyde ou un ruban découpé dans une feuille thermoplastique de polyvinylbutyral et l'on obtient le collage entre la garniture et le verre au cours d'un traitement de chauffage sous pression tel que celui qui est employé pour la fabrication des vitrages feuilletés (DT/PS 1.195.618). Le procédé connu sert en premier lieu à équiper des vitrages de véhicules de cadres en caoutchouc qui permettent de les poser sur la carrosserie et présentent le plus souvent un profil compli que'. Il exige de fabriquer au préalable un Joint de caoutchouc, découpé à la dimension et à la forme du vitrage. Pour la fabrication de vitrages à l'unité ou en petites séries, une telle mesure n'est pas économique.Or, s'il y a lieu, dans le cas des vitrages de véhicules automobiles,d'utiliser un Joint indéformable et de profil déterminé ceci n'est généralement pas nécessaire dans d'autres applications, par exemple dans tous les cas où le bord du vitrage est emprisonné à l'intérieur d'un cadre métallique; on peut alors se contenter, pour empêcher l'eau ou l'humidité de pénétrer sur les bords, d'obtenir l'étanchéité par pinçage du joint entre les deux faces du cadre Ce type de construction est courant sur les navires ou pour la pose des vitrages de véhicules lourds comme les locomotives ou wagons de chemin de fer ainsi que dans la construction.Toutefois, une garniture permanente serait préférable L'invention a pour objet un procédé permettant de poser à demeure un joint caoutchouté sur un vitrage, procédé qui conduit à un Joint étanche permanent entièrement ferme, adapté au pourtour du vitrage et adhérant étroitement au verre tout en évitant l'étape de la fabrication préalable du Jointset les vitrages obtenus par ce procédé. Conformément à l'invention on pose sur le pourtour du vitrage, avec emploi d'un agent d'adhérence,des bandes d'un élastomère peu polymérisé ou caoutchouc brut et l'on obtient simultanément au cours d'un m#'ne traitement thermique la vulcanisation du produit, son adhérence à la surface du verre et le collage étanche des joints successifs des bandes en question. Il s'est avéré que ce procédé est très con mode à mettre en oeuvrc.Il conduit à un ensemble monobloc qui répond à toutes les exigences voulues et s'emploie aussi bien pour des vitrages sinples que pour des vitrages feuilletés; dans ce dernier cas, il est particulièrement avantageux d'effectuer la vulcanisation au cours du traitement thermique que l'on utilise pour solidariser les dif fie'rentes feuilles et qui, en règle générale, s'effectue dans un autoclave à une température cox risc entre 115 et 150 OC. On peut utiliser coie agent d'adhérence entre le caoutchouc et le verre au cours de la vulcanisation des couches de réactifs connus sous le nom de primaires. De façon avantageuse on ne dépose le primaire , avant mise en place des bandes de caoutchouc brut, que sur le chant et la zone voisine, sur une largeur de quelques millimètres, nettement inférieure a celle des bandes de caoutchouc brut elles-#e'mes, de sorte que l'adhérence entre le joint et le verre se limite à cette région marginale.L'avantage de ce mode d'exécution consiste en ce que, après pose du vitrage dans son cadre, la partie qui en dépasse le long du bord peut entre découpée et enlevée sans difficulté, ce qui permet d'obtenir un joint tout à fait propre. Lors de la fabrication des vitrages feuilletés, il peut même entre avantageux de ne pas placer d'agent d'adherence sur le chant du vitrage. L'absence d'adhérence du caoutchouc à cet emplacement facilite alors le dégazage éventuellement nécessaire des couches intercalaires,en permettant à l'air de s'échapper entre le vitrage et le joint. Le cas échéant, on peut aussi élaborer au cours de la vulcanisation des profils de joints complexes, à l'aide de moules convenables posés sur les bandes de caoutchouc.L'emploi du nouveau procédé s'est avéré particulièrement avantageux pour la fabrication et pour la pose de vitrages feuilletés à chauffage électrique dont les fils chauffants sont insérés dans les couches thermoplastiques intermédiaires car ce type de vitrages est particulièrement vulnérable aux coups sur les bords et à la pénétration d'humidité. Une explication plus détaillée de l'invention est donnée cidessous en référence aux dessins qui correspondent à deux formes distinctes de mise en oeuvre: la figure 1 montre une coupe du joint d'un vitrage feuilleté et la figure 2, l'encadrement d'un vitrage simple et sa mise en place à l'intérieur du cadre. Les deux feuilles de verre de silicate 1 et 2 sont assemblées à la température ordinaire avec une feuille de polyvinylbutyral 3 puis pressées l'une contre l'autre à une température d'environ 500C, par exemple à l'aide de rouleaux presseurs. Cette opération chasse la plus grande partie de l'air enfermé entre les couches et permet d'obtenir un premier collage des feuilles, ce qui facilite leur manutention, L'assemblage ainsi obtenu est alors revêtu dans la zone 4 d'un primaire à base de silanes par exemple. Ces primaires sont des solutions de faible viscosité que l'on peut étaler au pinceau et pulvériser et qui permettent le pontage du caoutchouc sur le verre lors de la vulcanisation.Le cas échéant, il peut être indiqué de déposer deux ou plusieurs de ces produits, simultanément ou en couches successives. Sur les bords ainsi préparés on place des bandes de caoutchouc brut 5 d'une épaisseur de 1 à 4 mm et d'une largeur de 20 à 50 mm, constituées de caoutchouc naturel ou synthétique peu polymérisé et que l'on applique à la surface des feuilles. Ces bandes de caoutchouc sont déposées sur toute la périphérie de la feuille, leurs bords et leurs extrémités pressés les uns contre les autres; éventuellement elles entoureraient les fils de connexion du réseau chauffant. Le vitrage convenablement dégazé est ensuite porté dans un autoclave à une température de 115 à 15000 sous une pression de l'ordre de 10 atmosphères. Lors de ce traitement, l'ensemble des feuilles 1, 2, 3 se soude en un vitrage unique tandis que la température provoque la vulcanisation des bandes de caoutchouc 5 en un joint de haute élasticité ainsi que son adhérence étroite à la surface du verre grâce au pontage provoqué par la couche primaire 4. Enfin les bords jointifs des bandes de caoutchouc 5 se soudent entre eux grâce au pressage, de sorte que l'on obtient une garniture périphérique fermée et étanche. A la fin du chauffage sous pression destiné à la fabrication du vitrage feuilleté proprement dit, le processus de vulcanisation est terminé. Le vitrage 8 représenté par la figure 2 est un vitrage simple. Sur son chant et le long de ses arêtes est posée une couche primaire 9; on# veille cependant à ce que cette couche ne recouvre la zone marginale des faces principales du vitrage que sur une largeur B nettement inférieure à la largeur H recouverue par la bande de caoutchouc brut 10. La largeur B peut par exemple aller de 4 à 8 mm alors que la largeur Il atteindra 10 à 20 mm. Après avoir pressé la bande 10 au contact du vitrage, on soumet l'ensemble au traitement sous pression à la température de vulcanisation. Le caoutchouc vient alors adhérer au verre au cours de sa vulcanisation dans la seule région où l'on a déposé la couche primaire 9. Au-delà son adhérence au verre est si faible que le Joint peut être détaché sans di ffi cul- té. On place alors le vitrage dans un cadre formé de profilés 11 et 12, on le découpe suivant la ligne 13 à l'aide d'un tranchet et l'on détache la bande 14. On obtient ainsi le long de la surface 15 un joint tout-à-fait net. RJvi#NDICATI ONS 1. Procédé pour entourer un vitrage d'une garniture peranen- te constituée d'un produit naturel ou artificiel analogue au caoutchouc do!lt l'adJiéronce durable s'établit pendant un traitement thermique, caractérisé en ce que lton pose sur le pourtour du vitrage, avec emploi d'un agent d'adhérence, des bandes du produit non polymérisé ou caoutchouc brut et que l'on obtient au cours d'un même traitement thermique sa vulcanisation, son adhérence à la surface du verre et le collage étanche des joints successifs des bandes en question. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est appliqué à un vitrage feuilleté et que la vulcanisation intervient au cours du traitement thermique que l'on utilise pour solidariser les différentes feuilles. 3. Procédé selon l'uns des revendications précédentes, caractérisé en ce que la vulcanisation intervient dans un autoclave à une température comprise entre 115 et 1500C et sous une pression de 2 à 10 atmosphères. 4. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'on utilise comme agent d'adhérence entre le joint et le verre une couche de primaire déposée sur le bord du vitrage. 5. Procédé selon la revendication 4,caractérisé en ce que, pour son application à un vitrage feuilleté, on ne dépose de primaire que dans la zone marginale des faces principales du vitrage. 6. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'on utilise des bandes de caoutchouc d'une largeur supérieure à celle qui est nécessaire pour obtenir l'étan- chéité du vitrage dans son cadre, afin de pouvoir, après montage, détacher du vitrage la partie en excèdent. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que le primaire n'est déposé dans la zone marginale des faces principales du vitrage que sur une largeur de quelques millimètres, nettement inférieure à celle des bandes de caoutchouc brut elles-m#mes. 8. Procédé selon l'ale des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'on place sur les bandes de caoutchouc brut des moules conférant an joint un profil externe déteriine. 9. Utilisation du procédé selon l'une des revendications précédentes à la fabrication d'un vitrage feuilleté à chauffage électriqué dont les fils chauffants sont insérés dans la couche thermoplastique intermédiaire. 10. Vitrage, en particulier vitrage feuilleté à chauffage électrique interne comprenant un joint périphérique externe en produit élastomère vulcanisé à demeure, de façon étanche, au contact même des bords.