lia présente invention concerne l'utilisation d'un, mélange d'urée soufré comme urée fourragère» On sait que l'on peut remplacer, dans 1'alimentation des ruminants, une partie des protéines par des amides synthétiques, en 5 particulier l'urée.,- ce dont on fait déjà usage dans la pratique. La quantité d'urée tolérable dans la ration alimentaire, du point de vue de la physiologie de la nutrition, est cependant limitée» Selon la loi allemande sur les produits pour consommation animale, par exemple, la concentration de l'urée dans le fourrage concentré 10 ne doit pas dépasser 2 %. Il s'agit là d'une mesure de précaution qui est due au fait que des additions excessives d'urée ne sont pas transformées complètement en protéines par la flore de la panse du ruminant et peuvent par conséquent provoquer une intoxication ammoniacale. 15 Dans l'état actuel de l'utilisation de l'urée dans l'alimentation des ruminants, c'est un inconvénient que, pour la raison ci-dessus indiquée, on ne puisse augmenter sensiblement les additions d'urée usuelles, lien que l'addition connue de Muret à la nourriture des animaux permette de réduire le risque d'une intoxication 20 ammoniacale et d'accroître la fraction des protéines remplacée par des composés synthétiques dans la ration alimentaire, ce procédé est relativement coûteux. Or on a trouvé que l'on peut "bien utiliser comme urée fourragère un mélange contenant, à côté d'urée, 0,1 à 10 # en poids, par rap-25 port à l'urée, de soufre. Dans cette urée fourragère, la transformation de lettrée en ammoniac par dégradation est considérablement ralentie, ce qui réduit fortement en particulier la formation d'ammoniac par à-coups. Une teneur de l'urée en soufre inférieure à 1f& exerce déjà une influence nettement inhibitrice sur le dédouble-50 ment de l'urée, la teneur en soufre a aussi une influence favorable sur le stockage de fourrages mixtes contenant de l'urée, la formation d'ammoniac à partir de ces fourrages mixtes dans des conditions de stockage défavorables étant également fortement réduite. 35 l'urée fourragère peut se présenter finement divisée sous forme de granulé ou de perles. Elle s'utilise pour la préparation de fourrages mixtes ou s'ajoute directement au fourrage des ruminante. EXEMPLE 1.— L'expérience suivante démontre l'influence d'additions croissantes de soufre élémentaire sur le dédoublement de l'urée 40 par l'enzyme uréase ï On introduit dans des ballons à fond rond 69 04202 2 2002557 des quantités pesées, correspondant cloaque fois à 30 mg de H, d'urée enrichie de soufre à raison de 1 à 10 fe et l'on y ajoute 25 ml de solution tampon aux phosphates = 7,3), 25 ml d'eau diâtUlée et une suspension contenant 2 mg d'uréase. Puis les ballons sont 5 conservés bouchés à la température ordinaire et soumis, à intervalles variés, à l'analyse de l'ammoniac libéré. Les valeurs ainsi obtenues permettent de reconnaître que l'addition de soufre a fortement réduit l'activité de l'uréase pendant un temps de plus de 24 heures. 10 Dégagement de en mg de H 15 après 2 5 8 24 heures Urée sans soufre 20,0 29,5 29,9 30,0 Urée + 1 fo de soufre 17,3 22,8 22,9 26,7 Urée + 3 i» de soufre 16,0 22,7 23,1 24,9 Urée + 5 $ de soufre 15,7 20,9 21,2 22,6 Urée + 7 de soufre 16,0 20,2 20,5 22,4 Urée + 10 fo de soufre 15,6 20,0 20,8 22,3 EXEMPLE 2.- Dans une autre expérience, on examine aussi, dans les mêmes conditions que dans l'exemple 1, l'effet d'additions très fat-20 bles de soufre, à savoir d'additions inférieures à 0,5* Les chiffœe ci-après montrent qu'une addition même faible de soufre exerce une influence sur l'intensité du dédoublement de l*urée, en particulier pendant les 5 premières heures. Dégagement de en mg de H 25 après 2 5 8 24 heures Urée sans soufre 17,32 22,26 25,40 29,26 Urée + de soufre 15,12 20,25 25,05 28,12 Urée + 0,25# de soufre t4,70 20,50 25,20 28,48 Urée + 0,5 £ de soufre 13,46 17,80 17,85 21,90 30 EXEMPLE 3.- La concentration d'uréase dans la panse pouvant naturellement être soumise à certaines variations, on étudie aussi dans une expérience l'influence de quantités croissantes d'uréase sur la décomposition de l'urée dans le cas d'un mélange d'tirée contenant 3 de soufre (prise d'essai correspondant également à 30 mg 35 de S d'urée comme dans l'exemple 1). La quantité d'uréase introduite de la manière déjà décrite est de 1, de 2 et de 5 mg. Les chiffres 69 04202 _ v a. u O t indiqués ci-après permettent de constater que l'effet inhibiteur dû au soufre, s'il s'affaiblit à concentration croissante d'uréase, est néanmoins nettement décelable en particulier au cours des premières heures. Dégagement de ÏÏH^ en mg de U après 2 5 8 24 heures Urée sans soufre sans uréase 1,30 1,27 1,45 1,41 Urée + 1 mg d'uréase 12,85 21,08 23,85 29,29 10 Urée + 2 mg d'uréase 19,40 29,12 29,20 29,52 Urée + 5 mg d'uréase 29,00 30,00 29,52 29,38 Urée + S, sans uréase 1,40 1,32 1,44 1,40 Urée + S + 1 mg d'uréase 12,20 16,96 17,34 19,40 Urée + S + 2 mg d'uréase 17,10 23,04 23,10 25,44 15 Urée + S + 5 mg d'uréase 24,36 28,50 29,68 29,84 69 04202 4 2002357 REVENDICATIONS 1 •- Utilisation comme urée fourragère d'un mélange contenant, à côté d'urée, du soufre à raison de 0,1 à 10 # en poids, par rapport à l'urée. 5 2.- Procédé de préparation d'urée fourragère, caractérisé par le fait que l'on mélange l'urée avec du soufre à raison de 0,1 à 10 Jé en poids,rapporté à l'urée. 3.- Procédé d'augmentation de la valeur nutritive d'aliments pour ruminants, caractérisé par le fait que l'on ajoute aux ali-> 10 ments une urée fourragère contenant, à côté d'urée, du soufre à raison de 0,1 à 10 $ en poids*