L'invention a pour objet de créer une poutre de coffrage d'une nouvelle conception, qui puisse per- mettre un travail rationnel et des économies dans la construction des coffrages dans un domaine de mise en oeuvre qui n'a pas encore été développé jusqu'ici. La construction traditionnelle de bois collé a principalement concentré son développement sur la fabrication de poutre de bois pour les domaines dans lesquels les bois équarris habituels du commerce n'étaient plus adaptés du fait de leur section limitée,' de la longueur limitée ainsi que de leur forme exclusi- vement rectiligne Il s'agit ici de poutres pour grandes portées et charges importantes, pour formes en arc etc, comme elles apparaissent dans la construction des halles, des églises, des ponts de petite dimension, des instal- lations sportives, etc Du fait de la grande dimension, c'est-à-dire de la grande portée, et de la force por- tante élevée demandées, ces poutres doivent être fabri- quées en-dehors des dimensions habituelles des bois du commerce, par collage de plusieurs parties On a ptopo- sé ici, au cours du temps, une quantité de solutions, qui toutefois sont toutes alignées sur les conditions de fabrication des grandes poutres Elles se caractéri- sent par le moyen que les poutres sont généralement fa- briquées de plusieurs parties individuelles La struc- ture, en épaisseur, de la plupart de ces poutres est telle que ces poutres, du fait de l'importante épaisseur des différentes parties, ne peuvent être fabriquées que par le procédé, relativement peu économique, du collage à froid. on a proposé entre autre des poutres (comparer: par exemple le brevet USPS 1 377 899 ou AT-PS 225 897), o aussi bien l'âme pleine que les ailes sont fabriquées de couches de bois bloquées en croix Dans ce procédé on rapporte par collage, sur un panneau de contre- plaqué, à gauche et à droite, des couches épaisses de bois plein, ce qui, du fait de la dépense importante en travail et en matériau pour la fabrication du contre- plaqué et ensuite en travail et en matériau pour la fabrication des autres couches, est apparu si cher, même pour les grandes poutres,que ce procédé n'a pas pu s'imposer économiquement. Pour les fermes de toiture ou autres semblables, on a certes proposé également déjà des poutres de bois à âme pleine en bois plein (comparer DE-GBMIS 1 847 569), qui, du fait de cette structure de l'âme, sont moins coûteuses que la construction décrite précédemment Mais elles ne conviennent que pour les utilisations à l'abri des intempéries, alors qu'une condition indispensable en ce qui concerne les poutres de coffrage réside en ce tu'elles conservent une stabilité de forme élevée même après une longue exposition aux intempéries Pour obtenir cette stabilité élevée de forme, ni l'âme, ni -les ailes de la poutre ne doivent se gauchir, ou perdre d'une autre façon leur forme, par gonflement, retrait ou autrement Mais ceci ne peut s'atteindre ni dans le cas d'âmespleines non collées, ni dans le cas d'âmes pleines constituées de plusieurs couches de bois collées avec fibres parallèles les unes aux autres, c'est-à- dire en bois lamellé collé, car même les âmes en bois lamellé collé présentent pratiquement les mêmes carac- téristiques de gonflement et de déformation que les âmes non collées, c'est-à-dire en bois plein. Pour les motifs indiqués, il faut mettre en oeuvre des voies tout à fait différentes pour le dé- veloppement des poutres de coffrage en bois. C'est ainsi que pour la construction de coffra- ge, pour une hauteur de 36 cm et au-delà, on a dévelop- 3 2513291 pé ce que l'on appelle les poutres en treillis Dans ces poutres en treillis, les ailes sont constituées de planches rectangulaires auxquelles sont raccordées, pour former une âme en forme de zigzag, des fiches alternativement inclinées sous un angle de 45 à 600, au moyen de liaisons à tenon et mortaise collées La mise en oeuvre de poutres en treillis de ce type dans la construction des coffrages avait sa justification dans le fait que les poutres en treillis, du fait de îO leur poids relativement faible vis-à-vis de poutre en bois plein de dimension comparable, peuvent se manipu- ler légèrement et facilement et présentent une bonne résistance de forme et de dimension aux intempéries. Les poutres en treillis présentent toutefois le désa- vantage systématique de ne pouvoir reprendre des forces élevées qu'aux noeuds Entre les noeuds on ne peut rap- porter que des forces très réduites, car elles chargent au flambage les ailes élancées Systémnatitluement les poutres en treillis en bois n'ont pu s'imposer économi- quement qu'avec une hauteur minima d'environ 36 cm. Pour des hauteurs plus faibles, il faut en effet des fiches relativement courtes, des liaisons par tenon et mortaise situées de façon très dense l'une à c 8 té de l'autre et des très petites dimensions pour les ailes et les fiches, ce qui, du fait du caractère noueux naturel du bois, apporte un risque inacceptable de rupture Du fait des caractéristiques mentionnées, les coûts de fabrication de ces poutres montent pour les hauteurs plus faibles par rapport à la force portante, de façon drastique, ce qui fait qu'aujourd'hui on ne trouve pas sur le marché de poutre treillis de ce genre d'une hauteur inférieure à 36 cm. On a alors développé également une poutre en bois plein présentant les caractéristiques nécessaires pour la mise en oeuvre comme poutre de coffrage et qui -2513 z 91 puisse se fabriquer économiquement pour le domaine demandé correspondant à une hauteur d'environ 36 cm. Dans ce but le développement n'a pas dû trouver seule- ment sa solution à partir des constructions qui étaient proposées pour les fermes de toiture, mais également à partir de la conception des poutres treillis. Cette poutre de coffrage, créée à la suite d'une vaste étude de développement (comparer DE-PS 16 09 756), n'est soumise, même pour des intempéries exté- rieures importantes, pratiquement à aucun gauchissement ni à aucune autre modification de forme et peut néanmoins se fabriquer rationnellement et à bon marché- Dans le - cas de cette poutre de coffrage, l'âme est constituée comme âme pleine, composée de plusieurs couches de-bois, dont les fibres du bois courent respectivement perpen- diculairement les unes aux autres Cette âme pleine collée à blocage est reliée, sur toute sa longueur, par le moyen d'une liaison à tenons, aux ailes conçues en bois plein Du fait du logement des tenons de l'âme pleine collée à blocage dans l'aile de bois plein, dans ce type de construction de poutre, oli obtient, de façon surprenante, le résultat que non seulement l'âme mais aussi les deux ailes qui lui sont reliées conservent, aux intempéries, sur toute leur section, une stabilité de forme élevée, sans qu'il soit nécessaire que, en plus de l'âme, les deux ailes soient également consti- tuées de couches collées à blocage. En s'éloignant de la direction de développement mise en oeuvre pour les fermes de toiture, consistant à remplir des conditions multiples par une structure com- pliquée aussi bien de l'âme que des ailes, la poutre de coffrage mentionnée se caractérise par le moyen que les ailes sont en bois plein, de sorte que sa fabrication est notablement plus rationnelle, et donc moins coûteu- se que celle de la poutre, à stabilité de forme, connue jusqu'ici en ferme de toiture, et qu'elle possède néan- moins une stabilité de forme et une stabilité dimension- nelle élevées aux intempéries extérieures Du fait de ces surprenantes caractéristiques, la poutre de coffrage dont on parle ici a pu s'imposer notoirement sur le marché dans le domaine de hauteur de 20 à 36 cm. Partant de cette poutre de coffrage fructueuse, on a alors conçu le projet de fabriquer les ailes non plus en bois plein, mais de les composer respectivement de deux couches de bois dont les fibres de bois courent parallèlement les unes aux autres et dans la direction longitudinale de l'aile (DE-GB 1 I 72 22 899) Mais cette mesure à elle seule n'a apporté aucune amélioration car le bois lamellé collé ne s'écarte pas notablement du bois plein aussi bien du point de vue de la stabi- lité de forme qu'au point de vue de la résistance lui permettant de ne pas se fendre Dans cette construction connue de poutre, on s'est donc orienté sur le fait que les ailes sont fabriquées en une qualité de bois de valeur notablement plus élevée, par rapport à l'âme, du point de vue de la résistance à la traction, à la flexion et au cisaillement lais naturellement ceci rend plus coûteuse la fabrication de cette poutre de coffrage, sans apporter d'amélioration notable du point de vue de son aptitude fonctionnelle technique. Pour la hauteur inférieure à 20 cm on utilise encore aujourd'hui dans la construction des coffrages exclusivement ce que l'on appelle les bois équarris. Ces bois équarris sont peu coûteux et sont disponibles sans difficulté Mais ils présentent naturellement le désavantage d'un rapport défavorable de leur force portante rapportée à leur poids Ils présentent de plus le désavantage de se voiler facilement lors d'une mise en oeuvre prolongée à l'extérieur et donc de n'avoir ni stabilité de dimension ni stabilité de forme Il est 2513 é 91 donc nécessaire de contrôler des bois équarris de ce type, dans le cas d'une utilisation multiple, avant chaque nouvelle mise en oeuvre, au point de vue de leur aptitude concernant leur forme et leur force por- tante, c'est-à-dire qu'il faut éliminer par un tri, dans un processus distinct de travail, les bois voilés et endommagés un autre désavantage de ces bois équarris est leur faible durée de vie, qui, selon l'expérience dépasse à peine un an sur les chantiers dans leur mise en oeuvre en coffrage, par suite de perte et de coupe. La mise en oeuvre de poutres de coffrage à âme pleine dans le domaine d'utilisation des bois équarris c'est-à-dire pour une hauteur inférieure à 20 cm, n'a pas encore été jusqu'ici envisagée dans le monde tech- nique Ce fait, surprenant en lui-même, résulte, selon toutes vraisemblances, de ce que l'on n'a pas pu s'attendre, avec le procédé connu de construction et de fabrication, à pouvoir fabriquer une poutre en bois de hauteur aussi faible, qui soit aussi bien suffisam- ment robuste et résistante que d'un rapport de prix favorable, pour pouvoir entrer en concurrence avec des bois équarris, peu coûteux, sciés d'une pièce, de ce domaine de hauteur de poutre. D'une part la fabrication des poutres de coffra- ge à âme pleine se fait jusqu'ici de la façon que l'on fabrique, en fabrication individuelle, l'aile supérieure et l'aile inférieure ainsi que l'âme pleine, y compris la liaison à tenon et mortaise et les rainures corres- pondantes et que ces trois pièces sont pressées, par poutre, après encollage Du fait de l'utilisation de ce procédé, pour la fabrication de petite poutre d'une hauteur inférieure à 20 cm, il faut à peu près la même dépense que pour la-fabrication de poutres d'une hauteur supérieure à 20 cm, de sorte que ce procédé devient de moins en moins économique, et ceci de façon de plus en 2-5 13291 plus prononcée, au fur et à mesure que l'on va vers les poutres de petite hauteur D'autre part, selon l'opinion du monde technique, une simple diminution de la hauteur de construction à partir des poutres de coffrage connues tout en conservant la structure connue, présente égale- ment comme conséquence une série de désavantages fonc- tionnels C'est ainsi que les poutres d'une hauteur inférieure à 20 cm seraient, du fait des dimensions re- lativement faibles des ailes, obligatoirement et nota- blement plus exposées et plus sensibles à l'égard des dommages qu'il n'est pas possible d'éviter dans la mise en oeuvre brutale sur chantier, lors du transport et lors de la pose de pointes C'est précisément lors de la pose de pointes que les ailes ont tendances, du fait de leur faibles dimensions, à donner lieu à forma- tion de fissures et à se fendre, de sorte qu'il appa- raît, dans la mise en oeuvre sur chantier, une usure élevée insoutenable, par rapport à des poutres de dimension d'aile plus grande De plus, l'influence né- gative des noeuds du bois sur la résistance des poutres devient notable lorsque les dimensions des ailes dimi- nuent, du fait que les noeuds affaiblissent sensible- ment plus une faible section qu'une forte section La fabrication d'ailes de faible dimension de ce type en bois plein nécessiterait donc en pratique l'utilisation de bois sans noeud, de la classe de qualité 0 Mais des bois de ce type sont trop coûteux pour une production de masse et de plus on peut à peine se les procurer dans les grosses quantités nécessaires. on a donc mis à la base de l'invention, comme on l'a déjà mentionné, le cnncept de mettre en oeuvre un nouveau domaine d'utilisation avec un nouveau type de poutre de coffrage. Partant de là, l'objet de l'invention est de créer une poutre de coffrage, particulièrement mises à 8 513291 longueur pour le domaine d'utilisation des bois équar- ris traditionnels de construction et pouvant être mises en oeuvre pour les mêmes objets, dans l'ordre de gran- deur de hauteur d'environ 10 à 20 cm, poutre que, en tenant compte de tous les points de vue significatifs de la pratique, on puisse mettre en oeuvre de façon plus économique que les bois équarris utilisés jusqu'ici. Avec une poutre de coffrage en bois comportant une aile supérieure et une aile inférieure et une âme pleine qui les relie, qui court en ligne droite, qui est reliée aux ailes, sur toute la longueur de la pou- tre, par collage par l'intermédiaire de plusieurs te- nons sui se logent dans les ailes, l'âme étant consti- tuée d'un contre-plaqué de bois ou d'un panneau de trois couches de bois collées ensemble, les fibres de bois des couches extérieures courant perpendiculaire- ment à celles de la couche médiane et les ailes étant respectivement composées de plusieurs couches de bois dont les fibres de bois courent essentiellement dans la direction longitudinale de la poutre, cet objet est atteint par le moyen que chaque aile est constituée d'au moins trois couches de bois; et que les fibres du bois de couches respectivement voisines font entre elles un angle d'environ 10 à 150. Grâce aux caractéristiques selon l'invention, on crée une poutre de coffrage qui convient particuliè- rement pour les domaines d'utilisation dans lesquels on a jusqu'ici mis en oeuvre traditionnellement et ex- clusivement des bois équarris massiques d'une hauteur de 10 à 20 cm Sur la base de la structure à triple couches, à collage de blocage, de l'âme et des ailes composées d'au moins trois couches de bois bloquées l'une par rapport à l'autre, en collaboration avec la liaison par tenon et mortaise qui court sur toute la longueur de la poutre, on crée une poutre de coffrage qui présente une résistance élevée à la force transver- sale, au cisaillement et à la flexion, qui est absolu- ment stable en dimension et en forme même en mise en oeuvre prolongée à l'extérieur et qui présente la robus- tesse nécessaire pour une utilisation prolongée sur chan- tier. Dans la poutre de coffrage selon l'invention, il faut attribuer une importante signification en par- ticulier à la structure symétrique des ailes constituées d'au moins trois couches de bois, en collaboration avec l'effet de verrouillage En effet de ce fait ce n'est pas seulement la résistance à la traction qui devient optima sur toute la section des ailes La structure symétrique et bloquée de l'aile garantit de plus une plus importante capacité de reprise de force de compres- sion, parce que, au contraire des ailes constituées de bois plein ou de bois lamellés, il n'apparait, même pour des forces transversales et des forces de compres- sion importantes, pas de tendance du bois des ailes à se fendre lors de l'introduction à force des tenons de l'âme dans l'aile De cet effet de blocage résulte de plus une grande capacité de résistance à l'égard de la formation de fissure ou à l'égard d'un risque de se fendre en général et une résistance élevée des ailes à l'égard des pointes, malgré la faible épaisseur de ces ailes Du fait de la structure à plusieurs couches des ailes de la poutre de coffrage selon l'invention, l'in- fluence, de toute façon déjà affaiblie, des noeuds devient négligeable même pour des petites hauteurs de poutre, de sorte qu'il est possible de fabriquer les ailes en bois de classe de qualité II et donc d'un prix favorable. Sur la base de la structure symétrique multiple revendiquée des ailes, en combinaison avec l'effet de blocage désiré, chaque aile est de préférence consti- tuée d'au moins trois couches de bois et, dans le cas de la structure de couche préférée, d'un nombre impair de couches de bois Dans le cas d'une structure consti- tuée de trois couches de bois, les fibres de bois des couches extérieures de chaque aile peuvent courir res- pectivement soit parallèlement à l'axe de la poutre ou faire avec lui un angle d'environ 5 à 8 ou un angle d'environ 10 à 15 . que la structure symétrique de l'aile, selon l'invention, combinée avec l'effet de blocage, ne soit pas suggérée par l'état actuel de la technique, apparait de façon particulièrement visible du brevet DE-GBM 72 22 899, par rapport à la construction de poutre de coffrage duquel on a limité la description générale de la reven- dication 1 La poutre de coffrage connue possède certes déjà une aile et des ailes collées à blocage, consti- tuées de deux couches de bois Mais on%'a justement pas reconnu la signification de la structure symétrique des ailes, selon l'invention, avec un nombre de couches obligatoirement impair et présence simultanée d'un effet de blocage. Les ailes lamellées de la poutre de coffrage connue conduisent en effet au fait que cette poutre de coffrage ne peut reprendre que de faibles forces trans- versales, les ailes étant alors comprimées au risque de fendre leur bois sur les tenons de l'âme De plus les couches lamellées collées des ailes, dans le cas de la faible hauteur de poutre à laquelle on s'efforce selon l'invention, présentent pratiquement les mêmes carac- téristic 1 ues insuffisantes à l'égard d'une déformation et le même manque de robustesse à l'égard des pointes et autres semblables cque les ailes en bois plein Dans la poutre de coffrage connue, on accepte également, du fait de la structure de couche des ailes, des coûts de fabrication plus élevés, sans que leur aptitude pré- il 2513291 cisément pour des poutres de hauteur de l'ordre de grandeur d'environ 10 à 20 cm, en soit amélioré. Ceci constitue une preuve nette que la-combinaison selon l'invention n'a pas été suggérée. Sous la marque commerciale "Steidle-Compact", on a fait connaître par ailleurs une poutre de coffrage qui doit être mise en oeuvre dans le domaine d'utili- sation de hautuer de poutre inférieure à 20 cm, Cette construction de poutre est constituée de plusieurs couches collées l'une sur l'autre, dont les fibres courent parallèlement l'une à l'autre et dans la direc- tion de l'axe de la poutre Des deux côtés de cette construction de poutre, des zones sont enlevées par fraisage, d'o résulte dans le milieu de la poutre un rétreint, qui doit faire apparaître l'effet d'une poutre en double T 2 Du fait du collage des différentes couches de bois avec les fibres de bois parallèles l'une à l'autre, des constructions de poutre de ce type présen- tent toutefois pratiquement les mêmes caractéristiques insuffisantes à l'égard de la déformation que les bois équarris, de sorte que dans le cas d'une mise en oeuvre prolongée à l'extérieur, on atteint pas une stabilité suffisante de dimension et de forme Sur la base de la structure décrite, ces poutres de coffrage ont obliga- toirement un rapport relativement défavorable poids - force portante De plus la fabrication est conteuse, car pour fabriquer le rétreint après collage des diffé- rentes couches-de bois, il faut prévoir un processus de fraisage supplémentaire, De plus cette construction de poutre est relativement défavorable au point de Que de la reprise des forces de cisaillement Ce type de développement montre clairement aussi que la combinai- son selon l'invention s'écarte notablement de l'état actuel de la technique. On obtient une amélioration de l'effet de blo- 12 2513291 cage et donc de la stabilité de forme et de la résis- tance par le moyen que les tenons de l'âme se logent res- pectivement dans au moins deux couches de bois des ailes. Les couches de boir de la poutre selon l'inven- tion ne doivent pas obligatoirement être des planches pleines, mais peuvent être eqalement des placages, ce qui donne une poutre en contre-plaqué Il peut être d'un avantage particulier que les ailes soient fabri- quées-par collage de couches de placages déroulés min- ces Les placages r fibres à l'intérieur des différentes couches de placage. est généralement différente au point que, en particulier grâce au nombre élevé de couches mises en oeuvre dans les ailes, on obtient un effet de blocage suffisant, sans qu'il soit nécessaire de coller les différentes couches de placage volontairement obliquement l'une par rapport à l'autre. Dans le cas de la structure des ailes en couches de planches, l'effèt de blocage pr 6 é':u selon l'invention dans les ailes peut ne pas s'obtenir seulement par la pose correspondante en angle de différente couche de bois avec les fibres sensiblzment parallèles l'une à l'autre, mais également par l'utilisation judicieuse de l'allure des anneaux annuels de croissance de l'arbre dans les planches disposées les unes à côté des autres, dans le cas o ces planches présentent une allure de fibre appropriée. Les fibres-des couches de bois de l'âme de la poutre de coffrage selon l'invention courent certes, de préférence, perpendiculairement l'une à l'autre. Mais la direction des fibres de la couche médiane peut également se situer aux environs 45-90 par rapport à 13 2513291 la direction de fibre des deux couches extérieures. En dehors des avantages déjà décrits, la poutre de coffrage selon l'invention, avec les ailes à montage symétrique, qui réunissent une résistance élevée à la traction et un effet de blocage favorable, présente encore les avantages suivants par rapport aux bois équarris généralement utilisés aujourd'hui dans ce but: Economie de travail. Les poutres de coffrage selon l'invention s'adaptent toujours tout de suite lors de leur pose, parce qu'elles conservent exactement leurs dimensions pendant toute leur durée de vie Du fait de la préci- sion homogène d'ajustement de toutes les poutres, on obtient un accroissement de rendement de la main- d'oeuvre de pose des poutres, main-d'oeuvre qui peut d'ailleurs présenter une moindre qualification de per- sonnel du fait de la réduction des possibilités d'er- reur. Son poids réduit pour une force portante plus élevée, par rapport aux bois équarris, accélère la pose et le décoffrage. Economie de volume de transport et de stockage. Du fait que les ailes et les âmes des poutres de coffrage selon l'invention peuvent s'empiler l'une dans l'autre, sur un camion ou dans un magasin, on peut mettre 50 % de plus de poutres que dans le cas des bois équarris comparables. Coffrages plus précis et économie de matériau. Avec les poutres de coffrage, de cote préci- se selon l'invention, on obtient obligatoirement une mise en oeuvre plus précise des coffrages qu'avec les bois équarris sciés, qui de plus gonflent, gauchissent et se voilent de façon différente sur toute leur section. Par rapport aux bois équarris, la poutre de coffrage selon l'invention donne, du fait de son rap- port favorable force portante/section et poids, une meilleure utilisation de la matière première, c'est-à- dire le bois important du point de vue économique. De plus la poutre de coffrage selon l'inven- tion permet un meilleur contrÈle de la consommation que dans le cas du bois équarris, qui est utilisé et consom- mé pour des buts non prévus. Enfin la force portante, que l'on peut obte- nir répétitive par réglage, et constante, de la poutre de coffrage selon l'invention, par rapport au bois équarris, accroit la sécurité descoffrages qui en sont équipés. Durée de vie plus élevée. La durée de vie des poutres de coffrage se- 1 S lon l'invention se situe entre 4 et 7 ans, tandis que la durée de vie, dans le cas des bois équarris, en mise en oeuvre en coffrage sur les chantiers, est, selon l'expérience, tout au plus de 1 an. Economie La meilleure possibilité de contrble de la poutre de coffrage selon l'invention ainsi que sa lon- gue durée de vie et l'accélération des processus de travail se traduisent par une rationnalisation et une économie notables, qui compensent, déjà après une par- tie seulement de la durée de mise en oeuvre, le prix de fabrication plus élevé que celui des bois équarris, et qui font que l'utilisation des poutres de coffrage selon l'invention est ensuite d'un prix plus favorable que celle des bois équarris. On peut mettre en oeuvre la poutre de coffrage selon l'invention, de préférence pour les coffrages de toiture, les coffrages de poutre, les coffrages de paroi, les coffrages spéciaux, ainsi que les sections étroites de puits et de ponts. Le prix de revient est décisif pour le lance- 2513291 ment réussi sur le marché d'une poutre de coffrage. L'objet de l'invention est donc de plus de mettre à disposition un procédé de fabrication multiple entière- * ment nouveau dans-la réalisation des bois collés, pro- cédé qui permette de fabriquer un nombre aussi grand que possible de poutres selon l'invention en un seul processus de travail, par exemple 15 poutres de coffrage en un seul passage de machine. Selon l'invention, pour atteindre l'objet indi- qué, on propose un procédé o, dans une première phase, lo on fabrique des panneaux qui présentent la structure de couche de l'aile supérieure et de l'aile inférieure et la structure de couche de l'âme Dans une deuxième phase on vient alors fraiser dans les panneaux desti- nés aux ailes, à une distance correspondant à peu près à la largeur des ailes, des rainures parallèles l'une à l'autre pour les tenons; puis ondivise les panneaux destinés aux âmes en bandes et on les munit de tenons sur leurs bords Ensuite, après encollage, les tenons de l'un des bords des bandes ainsi destinés aux âmes sont logés dans les rainures d'un panneau destiné aux ailes, tenons et rainures étant parallèles l'un à l'au- tre et les bandes étant perpendiculaires au plan des panneaux; simultanément ou à la suite un autre panneau d'aile est rapporté, avec ses rainures sur les tenons de l'autre bord de l'âme et les panneaux d'aile sont comprimés ensemble A la fin de cette phase de travail on comprime alors ensemble les panneaux destinés aux ailes et après écoulement du temps de séchage de la colle, on refend les panneaux destinés aux ailes respectivement entre les âmes et on les sépare. De la façon indiquée selon l'invention, on obtient donc pour la première fois dans un unique pro- cessus de travail, simultanément, un nombre élevé de poutres de coffrage, dans un type de procédé de fabrica- tion "multiple", de sorte que par comparaison à la fabrication individuelle, pour une poutre fabriquée selon le procédé de l'invention, il ne faut qu'une fraction du temps de fabrication et donc des coûts. Ceci garantit donc une fabrication rationnelle, en par- ticulier des poutres selon leinvention, ce qui permet de mettre sur le marché la poutre de coffrage selon l'invention à un prix acceptable De ce fait la poutre de coffrage selon l'invention, an tenant compte de tous les points de vue importants dans la pratique, peut se O 10 mettre en oeuvre de façon plus économique que les bois équarris utilises jusqu'ici en construction et que la poutre de coffrage selon l'invention doit remplacer. On peut obtenir un mode de fabrication particu- lièrement rationnel par le moyen que les panneaux des- tinés aux ailes et aux âmes sont fabriqués sous forme de panneaux de grand format sans des presses de grand format Ces panneaux peuvent avoir jusque 10 m de lon- gueur et présenter respectivement une longueur qui cor- responde à la longueur des poutres ou à un multiple de cette longueur. De façon préférée, les panneaux destinés aux ailes sont constituées d'au moins trois couches de bois, les fibres de bois des couches reospectivement voisines faisant entre elles un angle de 10 15 " Les fibres des couches de bols extérió:res de chaque aile peuvent soit courir respectivement parallèlement à l'axe de la poutre, soit faire avec cet axe un angle d'environ 5 à 8 ' ou un angle d'environ 10 à 15 e De façon préférée, les panneaux destinés aux âmes sont composés de trois couches de bois, dont les fibres font respectivement entre elles un angle d'environ 900 Cet angle peut également se situer entre 45 et 90 e, du fait que dans cette zone également on peut obtenir un effet de blo- cage suffisant pour des cas déterminés. Il est judicieux que le fraisage des rainures 17 2513291 Lui courent parallèlement l'une à l'autre, pour les tenons, dans les panneaux destinés aux ailes, se fasse sur une machine en continu, avec un dispositif à frai-. sage multiple De cette façon on peut par exemple, dans le cas d'une poutre d'une largeur d'aile de 6 cm, à partir d'un panneau de largeur m, fabriquer simulta- nément 15 ailes. Il est judicieux c 1 ue le refendage des panneaux destinés aux âmes pour en faire des bandes se fasse sur une machine en continu avec un dispositif à refen- dage multiple, à la suite duquel vienne une installation de fraisage en continu pour le fraisage des tenons. Il est également avantageux que l'assemblage des panneaux destinés aux ailes et des bandes destinées aux âmes se fasse sur une machine en continu, Les bandes pour les âmes y sont encollées dans la zone des tenons et ces tenons sont enfoncés dans les rainures d'un panneau d'aile parallèlement l'un à l'autre et perpen- diculairement au plan du panneau. Simultanément ou à la suite on pose alors un autre panneau d'aile avec ces rainures sur les tenons des bandes des âmes et on presse alors les panneaux dans un dispositif de pressage, de préférence horizon- tal Les ensembles du type sandwich obtenus à ce stade sont alors soit mis sous presse sous température, principalement par haute fréquence, pour faire prise, soit transportés à un entreposage à température ambian- te pour faire prise Selon une conception avantageuse, les joints de collage des panneaux destinés aux ailes sont disposés respectivement de façon à être éloignés au maximum de 15 mm de la face supérieure ou de la face inférieure de ces panneaux De cette façon on peut utiliser pour la fabrication de ces panneaux des pres- ses chauffantes, ce qui permet de réduire notablement le temps de prise de la colle, avec la conséquence 18 2513291 d'une fabrication plus rapide et plus économique de ces panneaux nécessaires pour les poutres selon l'in- vention Au contraire, selon l'état actuel de la tech- nique, le collage des bois lamellés se fait par collage- à froid, ce qui nécessite une durée de prise notable, ce qui est donc peu économique, en particulier pour le but présent d'utilisation. Une fois écoulé le processus de prise de la colle, l'ensemble constitué des panneaux est amené à une scie circulaire à lames multiples, o les panneaux constituant les ailes sont respectivement refendus en- tre les bandes constituant les âmes et séparés on ob- tient donc simultanément un grand nombre de poutres (dans le cas d'une poutre d'une largeur de 6 cm, on obtient au total dans un panneau de 1 m de large 15 poutres). Dans des cas particuliers les poutres peuvent encore parcourir une ligne de finition, sur laquelle on peut rapporter des protections sur les bords extérieurs des ailes, ou effectuer une imprégnation, puis empiler automatiquement les poutres. En principe il est judicieux de limiter à 6 m la longueur des panneaux pour ailes et pour âmes, de façon à pouvoir fabriquer ainsi des poutres de 6 m de longueur Si l'on a besoin de poutres de longueur supé- rieure, on peut éventuellement réunir ensemble les pou- tres terminées, dans un processus distinct de travail, sur une installation connue d'assemblage à queue d'aron- de, pour obtenir une longueur quelconque. Du fait de la structure d'au moins trois couches des panneaux d'ailes et d'âmes, on peut utiliser du bois de classe de qualité II, les noeuds existants ne pouvant respectivement affaiblir la section que sur un tiers C'est un point de vue décisif pour l'invention. D'autres caractéristiques et avantages de l'in- vention seront mieux compris à la lecture de la des- 19 2513291 cription qui va suivre de plusieurs exemples de réali- sation et en se référant aux dessins annexés sur les- qluels: la figure 1 représente, en vue d'ensemble pers- pective, partiellement coupée, un exemple d'exécution d'une poutre de coffrage selon l'invention, la figure 2 représente en vue perspective une partie d'une aile de l'exemple d'exécution selon la figure 1, les figures 3 à 5 représentent schématiquement en vue de dessus trois formes différentes d'exécution de l'allure des couches de bois de l'exemple d'exécu- tion représenté sur la figure 2, la figure 6 représente en vue perspective une partie d'un autre exemple d'exécution d'une aile, la figure 7 représente en vue perspective une partie d'une âme pleine constituée de trois couches de bois, les figures 8 et 9 représentent schématiquement l'allure des fibres de deux formes d'exécution de l'âme pleine selon la figure 7, et la figure 10 représente, en représentation cor- respondant à la figure 7, un autre exemple d'exécution- d'une âme pleine. Comme on le voit sur la figure 1, la poutre de coffrage se compose d'une aile supérieure 1, d'une aile inférieure 2, ainsi que d'une âme pleine 3 qui les relie, qui court en lignedroite et qui est respec- tivement reliée, sur toute la longueur de la poutre, aux ailes 1 et 2, par collage, par l'intermédiaire de deux tenons 4 qui se logent dans les ailes. Pour mieux comprendre la structure de couche des ailes 1 et 2, qui ont une conception identique dans l'exemple d'exécution présent, la figure 1 donne de l'aile supérieure 1, une représentation décalée et in- terrompue. Dans l'exemple d'exécution représenté sur la figure 1, les ailes l et 2 sont respectivement consti- tuées au total de trois couches de bois, à savoir les S couches extérieures 5 et 6 ainsi que la couche médiane 7 située entre ces couches extérieures. L'amie pleine 3 est emlement constituée de trois couches de bois, à savoir les couches extérieures 8 et 9 ainsi que la couche médiane 10 disposée entre elles. Selon l'invention les fibres du bois des cou- ches respectivement voisines des ailes sont disposées l'une par rapport à l'autre de façon telle que ces fi- bres fassent les unes par rapport aux autres un angle d'environ 10 à 150 En respectant cette condition il est possible d'aligner de différentes façons les fibres des différentes couches par rapport à l'axe de la poutre. Les figures 2 à 5 représentent trois formes d'exécution préférées pour l'exemple d'exécution de la figure 1. C'est ainsi que dans la forme d'exécution repré- sentée sur la figure 3, les fibres F 5 et F 6 (en traits pleins) des couches extérieures 5 et 6 courent respecti- vement parallèlement à l'axe de la poutre Les fibres F 7 (en traits interrompus) de la couche médiane 7 courent par contre selon un aï 2 l e de 10 à 150 avec l'axe de la poutre. Dans l'exemple d'exécution représenté sur la figure 4, les fibres F 7 de la couche médiane 7 courent parallèlement à l'axe de la poutre, tandis que les fi- bres FS et F 6 des couches extérieures 5 et 6 font un angle de'l O à 15 avec l'axe de la poutre. Dans l'exemple d'exécution représenté sur la figure 5, à nouveau, aussi bien les fibres F 7 de la couche médiane 7 que les fibres F 5 et F 6 des couches extérieures 5 et 6 font un angle d'environ 5 à 80 avec l'axe de la poutre La disposition des couches y est choisie de façon que les fibres des couches extérieures et de la couche médiane se croisent respectivement. 14 algré une disposition différente des fibres des différentes couches par rapport à l'axe de la pou- tre, les trois formes d'exécution remplissent la con- dition de l'invention, à savoir que les fibres des cou- ches respectivement voisines fassent les unes par rap- port aux autres un angle d'environ 10 à 150. Sur l'exemple d'exécution représenté sur la figure 6, la ceinture est constituée d'un certain nom- bre de couches de bois sous forme de couches individuel- les de placage Les fibres des couches respectivement voisines de placage y font également un angle d'environ à 150 les unes avec les autres. La poutre pleine représentée sur la figure 7 est constituée de deux couches extérieures 8 et 9 ainsi que d'une couche médiane 10 située entre les deux Les fibres des couches respectivement voisines y sont dis- posées de façon à courir perpendiculairement l'une par rapport à l'autre Dans une forme d'exécution préférée de cet exemple d'exécution, les fibres F 8 et F 9 (en traits pleins) des couches extérieures 8 et 9 sont dis- posées de façon à courir selon la direction longitudi- nale de la poutre Cette forme d'exécution correspond à l'exemple d'exécution représenté sur la figure 1 et il est représenté schématiquement sur la figure 8 Mais il est également possible de concevoir l'âme pleine de façon que les fibres F 10 (traits pleins) d'une couche médiane 10 courent selon la direction longitudinale de la poutre, tandis que les fibres F 8 et F 9 des couches extérieures 8 et 9 sont orientées perpendiculairement à l'axe de la poutre La figure 9 représente schémati- quement cette forme d'exécution. Selon l'invention l'âme pleine peut être égale- ment en contre-plaqué c'est-à-dire être constituée d'un certain nombre de couches de placage, dont les 13291 fibres courent respectivement perpendiculairement l'une par rapport à l'autre La figure 10 représente schéma- tiquement une conception de ce type de l'âme pleine. Bien entendu diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1 Poutre de coffrage en bois comportant une aile supérieure et une aile inférieure et une âme plei- ne qui les relie, qui court en ligne droite, qui est reliée aux ailes, sur toute la longueur de la poutre,- par collage par l'intermédiaire de plusieurs tenons qui se logent dans les ailes, l'âme étant constituée d'un contre-plaqué de bois ou d'un panneau de trois couches de bois collées ensemble, les fibres du bois des couches extérieures courant perpendiculairement à cellesde la couche médiane et les ailes étant respec- tivement composées de plusieurs couches de bois dont les fibres de bois courent essentiellement dans la di- rection longitudinale de la poutre, caractérisée en ce que chaque aile ( 1, 2) est constituée d'au moins trois couches de bois ( 5, 6, 7); et en ce que les fibres du bois (F 5, F 6, F 7) de couches respectivement voisines font entre elles un angle d'environ 10 à 150. 2 Poutre de coffrage selon la revendication 1, caractérisée en ce que les fibres de bois (F 5, F 6) des couches extérieures ( 5, 6) des ailes parallèlement à l'axe de la poutre (figure 3). 3 Poutre de coffrage selon la revendication 1, caractérisée en ce que les fibres de bois (F 5, F 6) des couches extérieures ( 5, 6) des ailes ( 1 et 2) font res- pectivement avec l'axe de la poutre un angle d'environ à 8. 4 Poutre de coffrage selon la revendication 1, caractérisée en ce que les fibres de bois (F 5, F 6) des couches extérieures ( 5, 6) des ailes ( 1 et 2) font res- pectivement avec l'axe de la poutre un angle de 10 à (figure 4). Poutre de coffrage selon l'une quelconque. des revendications 2, 3 ou 4, caractérisée en ce que chaque aile ( 1 et 2) est constituée d'un nombre impair de couches de bois. 6 Poutre de coffrage selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que les tenons ( 4) de l'Ame ( 3) se logent respectivement dans au moins deux couches Ce bois ( 5, 7) des ailes ( 1 et 2). 7 Poutre de coffrage selon l'ensemble des re- vendications 5 et 6, comportant respectivement trois couches de bois par aile, caractérisée en ce que l'épais- seur des couches extérieures ( 5, 6) des ailes ( 1 et 2) est au maximum de 15 mm. 8 Poutre de coffrage selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que les différentes couches de bois des ailes sont compo- sées de plusieurs parties. 9 Poutre de coffrage selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que les ailes sont composées de couches de placages dérou- lés minces (figure 6). Poutre de coffrage selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la hauteur est de l'ordre de grandeur de 10 à 20 cm. 11 Procédé pour la fabrication d'une poutre de coffrage en bois, constituée d'une aile supérieure et d'une aile inférieure à plusieurs couches, ainsi que d'une âme pleine plane à plusieurs couches, reliée aux ailes, sur toute la longueur de la poutre, par l'inter- médiaire de tenons, caractérisé en ce que: a) on fabrique des panneaux présentant la. structure de couche de l'aile supérieure et de l'aile inférieure et la structure de couche de l'âmee, b) dans les panneaux destinés aux ailes, on fraise, pour les tenons, des rainures voisines et paral- lèles, à une distance correspondant à peu près à la largeur de l'aile, c) les panneaux destinés aux âmes sont refendus en bandes et munis de tenons sur leurs bords longitudi- naux, d) après encollage, les tenons de l'un'des bords des bandes ainsi destinés aux âmes sont logés dans les rainures d'un panneau destiné aux ailes, tenons et rai- nures étant parallèles l'un à l'autre et les bandes étant perpendiculaires au plan des panneaux; simulta- nément ou à la suite un autre panneau d'aile est rappor- té, avec ses rainures sur les tenons de l'autre bord de l'âme et les panneaux d'aile sont comprimés ensemble, e) après prise de la colle les panneaux d'aile sont respectivement refendus entre les bandes d'âme et séparés. 12 Procédé selon la revendication 11, caracté- risé en ce que les panneaux destinés aux ailes sont constitués d'au moins trois couches de bois, dont les fibres de bois font respectivement entre elles un angle d'environ 10 à 15 à et avec la rainure un angle d'envi- ron 5 à 8-. 13 Procédé selon la revendication 11, caracté- risé en ce que les panneaux destinés aux ailes sont constitués d'au moins trois couches de bois, dont les fibres de bois font respectivement entre elles un angle d'environ 10 à 150 et avec la rainure, en variante, un angle de O et 10 à 15 , les fibres de bois des couches extérieures étant placées parallèlement à la rainure. 14 Procédé selon la revendication 11, caracté- risé en ce que les panneaux destinés aux ailes sont constitués de trois couches de bois, dont les fibres de bois font respectivement entre elles un angle de 90 , les fibres de bois des couches extérieures étant orien- tées parallèlement à l'axe de la poutre. 15 Procédé selon la revendication 11, caracté- 26 2513291 -risé en ce que pour les panneaux destinés aux ailes on utilise du contre-plaqué. 16 Procédé selon l'une quelconque des revendi- cations précédentes pour la fabrication de poutres de coffrage comportant une aile supérieure et une aile inférieure à triple couches, caractérisé en ce que les joints de collage des ailes sont prévus à une distance maxima de 15 mmi de la surface extérieure ou intérieure de l'aile.