FR 2475604 A2 19810814 FR 8003078 A 19800212 Procédé de construction de planchers en béton à poutrelles légères et dispositif correspondant. L'invention concerne la poutre autoporteuse selon le brevet principal. On a décrit dans ce brevet principal une poutre autoporteuse pour la réalisation de planchers en béton sans coffrage par l'utilisation d'entrevous et qui comprenait d'une part une armature autoporteuse sans semelle, de type connu, formée de deux membrures inférieures et d'une membrure supérieure réunies par un treillis léger, et d'autre part, deux longerons placés a un certain écartement et réunis de place en place par des traverses fixées dans les longerons, enfin à la partie inférieure une bande de fermeture de l'intervalle entre les deux longerons et une bande d'accrochage du plafond. Le premier certificat d'addition concernait le perfectionnement qui consiste a remplacer les deux longerons et la bande d'accrochage et de fermeture par une pièce unique en forme de gouttière réalisée en un matériau à base de particules de bois. Le deuxième certificat d'addition concernait une réalisation métallique équivalente de cette pièce en forme de gouttière. Le present certificat d'addition concerne une nouvelle amélioration visant à simplifier la fabrication ainsi que l'utilisation de cette poutre. On rappelle que le but du brevet principal, ainsi que ses diverses additions, est l'augmentation de la raideur d'ensemble de la poutre avant la coulée du béton de manière d permettre la réduction ou la suppression des appuis intermédiaires lors de cette coulée du béton. Pour cela on adjoint à l'armature autoporteuse des pièces de coffrage supplémentaires de telle manière que ces pièces coopèrent avec l'armature pour augmenter la raideur de l'ensemble. Selon la présente invention on arrive également au même résultat en agençant les longerons métalliquesde telle manière qu'ils puissent en mme temps servir de membrures in férieures de l'armature, et en remplaçant la bande de fermeture et d'accrochage par un panneau de fibragglo d'épaisseur importante et de largeur également importante, de préférence égale au module entre les poutres, l'assujettissement de ces membrures sur ce panneau destiné à permettre l'augmentation notable du moment résistant étant obtenu à l'aide de traverses à crochets qui sont scellées dans le panneau, de préférence a l'aide du procédé décrit dans le brevet français 79 28 492 au nom de la demanderesse, dont les crochets permettent lraccro- chage ultérieur des longerons. D'autres particularités de l'invention apparaitront dans la description qui va suivre de divers modes de réalisation pris comme exemple et représentés sur le dessin annexé, sur lequel la fig.l est une coupe transversale d'un premier mode de réalisation; la fig. 2 est une vue correspondante d'un deuxième mode de réalisation; la fig. 3 est une vue correspondante d'un troisième mode de réalisation; et la fig. 4 est une vue en perspective de l'épingle de liaison de la fig. 3. On voit sur la fig. 1 l'armature autoporteuse 3 de type connu constituée par un double treillis léger 6 réunissant une membrure supérieure 5 deux membrures inférieures 1 qui sont agencées de manière 9 remplir la fois le rôle des longerons (1) du brevet principal et celui des membrures inférieures (4). La forme la plus simple, correspondant a l'exemple de la fig. 1, consiste donner à ces longerons 1 la forme d'une cornière métallique angle légèrement aigu formée par une aile horizontale 36 et une aile supérieure 37 faisant avec la précédente l'angle convenable pour permettre un raccordement facile par soudure à plat avec le treillis 6.La bande de fermeture et d'accrochage du brevet principal est remplacée ici par un panneau 9 de fibragglo de forte épaisseur, de l'ordre de 4 cm, et de largeur également importante. Au lieu de se limiter 9 la largeur des nervures du plancher majorée du rebord nécessaire S l'accrochage des entrevous 12, ce panneau 9 s'étend de préférence sur la largeur d'un module entre poutres, c'est-a-dire d'axe en axe des portées entre poutres. Ceci de manière a avoir directement un plafond plan et isolant sans rien avoir a rajouter d'autre sous la face inférieure. Pour assurer la fixation de l'armature 3 sur le panneau 9 on utilise selon l'invention des traverses 2 munies de crochets 33 tournés par exemple vers l'extérieur comme dans le cas de la fig. 1, chacune de ces traverses étant de préférence réalisées a l'aide de fil d'acier replié pour constituer une boucle inférieure 38, que l'on vient sceller au moyen de bouchons de mortier 39 dans des trous 40 pratiqués dans le panneau 9 selon le procédé décrit dans le brevet français 79 28 492 au nom de la demanderesse. Naturellement, ce scellement des traverses 2 par leur boucle 38 a lieu au préalable, et seulement ensuite, c'esta-dire après durcissement du mortier 39, on vient placer l'armature 3. Dans le mode de réalisation de la fig. 1, les ailes horizontales 36 sont glisses sous la série de crochets 33, soit longitudinalement, soit de préférence transversalement par écartement élastique des deux longerons 1 en mettant a profit l'élasticité des treillis 6. L'ensemble possède alors une raideur suffisante pour pouvoir être transporté et utilisé pour la fabrication d'un plancher. Les entrevous 12 sont placés sur le chantier, à cheval sur les joints entre les panneaux 9, ou en variante, d'une manière connue, on peut utiliser des demi-entrevous s'arrêtant dans l'axe des portées entre nervures, auquel cas on peut les fixer d'avance sur les bords des panneaux 9, par exemple par collage.L'utilisation sur chantier est alors encore plus rapide puisqu'il suffit de placer côte a cote sur leurs appuis une série d'ensembles selon l'invention, puis immediatement après de couler le béton, sans nécessiter aucune autre préparation ni aucune finition ultérieure du plafond. L'ensemble est donc extremement économique aussi bien la fabrication, grace au peu de moyens employés et au bas prix de revient des panneaux de fibragglo, qu'a l'utilisation sur chantier qui est des plus simples. Naturellement, la section des longerons 1 pourrait avoir tout autre forme que celle représentée sur la fig. 1. Par exemple, les ailes horizontales 36 pourraient etre nervurées ou prolongées par un bord ascendant vertical en modifiant en conséquence la forme des crochets 33 pour venir assurer l'accrochage de cette épaisseur accrue. Il est également possible comme représenté en la sur la fig. 2 de donner ces longerons une section en auge qui s'introduit entièrement en dessous des crochets 33. A la limite il serait même possible d'utiliser des fers pleins de section quelconque, meme circulaire. De la même façon, les crochets 33, au lieu d'etre tournés vers l'extérieur comme dans le cas des fig. 1 et 2 pourraient etre tournés vers l'intérieur en effectuant alors le montage par rapprochement élastique des longerons. Dans ces deux cas de figure, si l'on craint qu'une charge verticale ou un effort de flexion provoque le déboStement par écartement, ou rapprochement selon les cas, des deux longerons, on peut après coup rajouter des traverses supplémentaires, en fil rond ou en feuillard, disposées de place en place et fixées sur les longerons, soit par soudure dans le cas des traverses 41 de la fig. 1, spit par clipage dans le cas des traverses 42 de la fig. 2, soit encore par tout autre moyen.En particulier les extrémités descendantes des traverses 41 ou 42 peuvent avantageusement etre prolongées pour venir s'enfoncer dans 1'é- paisseur du panneau 9 qui, comme on le sait, n'offre que peu de résistance 9 la pénétration. On peut également comme dans l'exemple représenté sur la fig. 3 orienter les deux crochets 33 dans le meme sens, c'est -dire d'une manière dissymétrique ce qui dispense d'utiliser l'élasticité des treillis 6 pour assurer le montage. En effet, dans ce cas il suffit de poser l'armature 3 avec ses longerons la a côté des crochets 33 correspondant, puis de glisser latéralement les deux longerons sous leurs crochets par un déplacement d'ensemble de l'armature 3 dans le sens représenté par la flèche 43 pour obtenir l'accrochage. Ceci demeure valable même si l'armature 3 comporte des parties de treillis horizontales non représentées empêchant la déformation élastique latérale. Par contre, dans ce cas il faut remarquer que l'on ne peut plus compter sur l'élasticité pour maintenir les longerons la en position et il est nécessaire d'assurer un verrouillage en place de l'ensemble de l'armature. Une traverse chipée telle que 42 de la fig. 2 serait naturellement ino pérante sans modification. Outre le moyen très simple qui consiste simplement a planter des clous dans le panneau 9 au bord du longeron la du côté droit de la fig. 3, il existe un autre moyen extrêmement simple, représenté clairement sur la fig. 4, et qui consiste S utiliser une épingle 44 en fil d'acier comportant un dos 45 et deux extrémités 46 repliées verticalement. Cette épingle s'utilise comme représenté sur la fig. 3 en venant accrocher le dos 45 sur la base d'un des crochets 33 d'une traverse 2, avant la mise en place de l'armature 3, puis en venant rabattre cette épingle par dessus le longeron opposé la pour assurer sa retenue. En effet, grace a quelques épingles de ce type réparties sur la longueur de l'ensemble, le mouvement dans le sens opposé à la flèche 43 ne peut plus se produire. Naturellement, tous les avantages exposés précédemment demeurent valables dans les divers modes de réalisation. REVENDICATIONS 1. Poutre autoporteuse pour la réalisation de planchers en béton sans coffrage selon la revendication 1 du brevet principal, c'est-à-dire du type comportant deux longerons réunis de place en place par des traverses, venant se fixer sur une armature autoporteuse formée par deux membrures inférieures et une supérieure réunies par un treillis léger, avec un outre une bande de fermeture et une bande d'accrochage du plafond fixées aux longerons, caractérisée par le fait que les longerons (1) sont agencés de manière à servir en même temps de membrures inférieures, que la bande de fermeture et d'accrochage est constituée par un panneau (9) de fibragglo d'épaisseur importante, et que la jonction entre les longerons (1) et le panneau (9) est assurée par des traverses (2) munies de crochets (33) et de parties de scellement (38) qui sont fixées au préalable dans le panneau (9). 2. Poutre selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'une partie au moins de la section des longerons (1) s'introduit sous les crochets (33) de chacune des traverses (2) à crochets. 3. Poutre selon une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée par le fait que les crochets (33) sont symetriquement disposés, vers l'extérieur ou vers l'intérieur, et que l'armature (3) est accrochée en place respectivement par écartement ou rapprochement élastique des longerons (1). 4. Poutre selon la revendication 3, caractérisée par le fait que des traverses de liaison supplémentaires (41, 42) sont disposées ultérieurement entre les longerons (1) et fixées de manière appropriée sur ceux-ci de manière å s'opposer au mouvement relatif des deux longerons (1) qui permettrait le démontage. 5. Poutre selon une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée par le fait que les deux crochets (33) de chaque traverse (2) à crochets sont orientés dans le même sens d'une manière dissymétrique, et que les longerons y sont introduits par déplacement latéral d'ensemble sans déformation de l'ar mature (3), un organe supplémentaire (44) venant empêcher le mouvement inverse. 6. Poutre selon une quelconque des revendications précedentes, caractérisée par le fait que le panneau inférieur (9) a une largeur sensiblement égale au module d'écartement des nervures du plancher.