L'invention se rapporte å la construction et à l'amé- nagement d'un port amovible artificiel faisant essentiellement appel à l'emploi d'éléments préfabriqués appelés barges et destinés à être acheminées sur le site opérationnel par voie maritime, pour y former un appontement ou quai d'accostage pour navires, en combinaisons variables d'emploi. Elle a pour objet une réalisation de barge ancrable évitant de recourir sur place à tout travail de génie civil ou similaire et comportant des moyens d'équipement simples pour en permettre une implantation aisée de façon autonome, tout en conservant la possibilité d'appareillage rapide pour un nouveau mouillage. Essentiellement, à cet effet, la barge ancrable selon l'invention est caractérisée en ce qu'elle comporte des colonnes montées mobiles en hauteur de part et d'autre d'une piste longitudinale de circulation qu'elle forme, des moyens de commande de déplacement en hauteur et de verrouillage desdites colonnes par rapport à la barge, ces colonnes étant solidaires d'au moins un ballast disposé sous la barge et capable d'assurer à l'état partiellement vide une sustentation de la barge en position d'emersion. L'invention englobe également des dispositifs de régulation de la position des barges, adaptés à leur agencement précité, et notamment un dispositif de régulation à niveau constant d'un ensemble de barges associées pour former un appontement ou un quai, et un dispositif de régulation individuel de gSte et d'assiette longitudinale. De telles barges peuvent être autopropulsées ou non, et être alors remorquées ou poussées, voire arrimées avec une barge autopropulsée pour leur déplacement. De plus, elles peuvent permettre l'embarquement dans leurs cales de véhicules et engins divers, tels que ceux de manutention et transport utiles sur le port qu'elles serviront à créer. Une forme de réalisation d'une barge selon l'invention et une mise en oeuvre des équipements de telles barges pour constituer un appontement ou quai d'accostage sont ci-aprs décrits b titré d'exemple et en référence au dessin annexé, dans lequel : - la figure 1 est une vue en plan d'une barge selon l'invention ; - la figure 2 est une vue en coupe suivant II-Ii de la figure 1, la demi-vue de gauche représentant la barge en position de transfert et la demi-vue de droite la représentant en position opérationnelle ; - la figure 3 est une vue en coupe transversale de la barge en position de transfert suivant III-III de la figure 2 ; - la figure 4 est une vue en coupe transversale de la barge en position opérationnelle suivant IV-IV de la figure 2 ;; - les figures 5 à 9 sont des vues schématiques illustratives de différentes phases de la mise en position opérationnelle de la barge å partir de sa position de transfert ; - les figures 10 et 11 sont deux vues en coupe verticale passant par les organes d'accouplement entre barges illustratives de deux phases de l'accouplement ; - la figure 12 est une vue de détail en coupe suivant XII-XII de la figure 11, des organes d'accouplement entre barges ; - la figure 13 est une vue de détail en coupe du montage d'une channe d'ancre sur la barge ; - la figure 14 est une vue schématique illustrative d'un dispositif destiné à maintenir à un niveau constant un ensemble de barges constituant un quai d'accostage ;; - les figures 15 et 16 sont deux vues schématiques illustratives d'un dispositif correcteur d'assiette longitudinale et de gite d'une barge en position opérationnelle ; - la figure 17 est une vue schématique en plan de la barge illustrant l'implantation des systèmes ddtecteurs de gite et d'inclinaison d'assiette longitudinale ; - la figure 18 est une vue en élévation d'un quai d'accostage constitué à l'aide d'un ensemble de barges alignées ; - la figure 19 est une vue en plan d'un exemple d'aménagement de quaisà l'aide de diverses variantes de barges ; - la figure 20 est une vue en plan schématique illustrant un mode d'arrimage des barges pour leur transfert par voie maritime. La barge représentée aux figures 1 à 4 est de forme générale rectangulaire bordée sur son pourtour de caissons de flottaison latéraux 1, 2, de proue 3 et de poupe 4, ces caissons supportant un pont supérieur 5 qui présente une piste de circulation médiane 6 s'étendant dans la longueur de la barge et, de part et d'autre de celle-ci, des surfaces 7, 8 pouvant former quai d'accostage et de chargement ou déchargement pour un navire. Au voisinage de ses quatre angles, la barge est pourvue de guides tubulaires verticaux 9 dans lesquels sont montées coulissantes en hauteur des colonnes 10. Chaque colonne est ici constituée sous forme d'une poutre à trois montants Il réunis par des triangles équilatéraux étagés et entretoisés. Ces quatre colonnes 10 sont rendues solidaires à leur base, par soudage d'une semelle t2 12-unbaast -disposé sous la barge et désigné par la référence 13 dans son ensemble. Comme indiqué aux figures 1 et 2 ainsi que 15 et 16, ce ballast comprend trois caissons cylindriques longitudinaux, à savoir deux caissons latéraux 14, 15 sur lesquels sont fixées les colonnes 10 et un caisson médian 16 relié aux précédents par des traverses creuses avant 17, de milieu 18 et arrière 19. Chacun de ces caissons est divisé en deux réservoirs, tels que le réservoir avant 20 et le réservoir arrière 21 (voir figures 15-16) et il forme à ses extrémités deux compartiments 22, 23, de machinerie de ballastage desdits réservoirs, ces compartiments étant accessibles par des gaines de descente à échelles 24 ménagées dans les colonnes 10, ainsi que par les traverses creuses précitées. Chaque machinerie de ballastage comprend notamment une électrovanne 25 placée sur un conduit de remplissage 26 du réservoir correspondant par inanersion, ainsi qu' un groupe de pompes de vidange schématisé en 27, dont l'entrée d'aspiration est reliée au réservoir par un conduit 28 et dont la sortie est reliée à une conduite de refoulement 29 pouvant être pourvue dtun clapet de non retour non représenté. il est prévu des moyens de déplacement et verrouillage en hauteur de chaque colonne 10 par rapport à la barge, qui comprennent ici (voir figures 3 et 4), fixée sur chacun des trois montants 11 de chaque colonne, une crémaillère 30 avec laquelle coopère, implanté sur le pont, un cric motorisé 31 à coulisse de guidage 32 et à pignons d'entratnernent 33 de la crémaillère, celle-ci étant également guidée 3 la base du guide 9 du montant par une roue à gorge correspondante 34. Chaque cric est ici électriquement motorisé avec un moteur-frein usuel non représenté dont le frein de blocage , en l'absence d'alimentation électrique, constitue alorslélément de verrouillage du cric et donc de chaque montant 11 de colonne 10 par rapport à la barge. En outre, comme on le voit à la figure 1, pour chaque colonne 10, les pignons d'entratnement correspondants des crics 31 sont reliés entre eux par des arbres d'accouplement 35, 36 à renvois d'angle d'extrémité 37. Une synchronisation entre les crics 31 de toutes les colonnes est également obtenue, par l'intermédiaire de deux arbres longitudinaux 38, 39 solidaires en rotation des arbres 35 et de deux arbres transversaux 40, 41, liés à ces derniers par l'intermédiaire de renvois d'angle d'extrémité 42. Des embrayages tels que 38a, 39a, 40a et 41a peuvent etre prévus pour rendre éventuellement indépendants les crics 31 de chaque colonne 10. La barge est également pourvue de moyens d'ancrage comprenant ici, installées sur chaque colonne 10, deux channes d'attache 43 de deux ancres 44. Chaque chaîne passe sur un chaumard 45 ménagé en bas de colonne et sur un palan ménagé en haut de colonne et comprenant, comme on le voit à la figure 13, une roue folle 46 montée sur un bâti de support 47 fixé sur la colonne ; une roue folle 48 montée dans une chape d'extré- mité d'une tige de piston 49 d'un cylindre à huile 50 relié par une conduite 51 à deux accumulateurs hydropneumatiques 52 à capacités 53 de gaz sous pression alimentées par l'intermédiaire d'un robinet vanne 54 ; et enfin une roue dentée d'entratnement 55 montée sur le bâti de support 47 et faisant partie d'un guindeau motorisé 56 d'entratnement de la roue 55 et donc de la channe d'ancre 43, qui retombe ensuite dans un puits de chatne 57 ménagé à la partie supérieure de la colonne. Le montage de la roue folle 48 sur la tige de piston 49 de l'ensemble hydropneumatique 50, 52 constitue ainsi un montage dynamométrique de contrôle de la tension de chaque channe 43 d'attache d'ancre, le ressort de compression figuré en 58 servant ici z maintenir en permanence l'appui du piston sur l'huile du circuit, tandis que la cuvette d'appui du ressort 58 forme le support d'une came de commande 59 d'un contacteur électrique fixe 60, servant à actionner le guindeau motorisé 56 correspondant, dans le sens du déroulement de la chaîne 43 aussi longtemps qu'il est lui-mtme actionné par la came 59. La méthode de mise en position opérationnelle d'une telle barge est illustrée à l'aide des figures 5 à 9. La figure 5 représente la barge en position de transfert, les réservoirs du ballast 13 étant vides et capables de sustenter la barge en position d'émersion, à l'état verrouillé sur les colonnes 10 par ses crics 31. On notera que lors d'un transfert par mer agitée on peut aussi recourir à un certain lestage avec immersion plus importante du ballast par remplissage plus ou moins important de celui-cl, pour améliorer la stabilité de l'ensemble sur l'eau. Sur le site d'implantation de la barge, la première phase, illustrée par la figure 6, consiste à remplir entibrement d'eau les réservoirs du ballast 13, de sorte que l'ensemble s'enfonce dans lteau jusque dans la position d'équilibre représentée dans laquelle la barge est autoportante. Pui comme l'illustre la figure 7, en vue de donner d'abord au ballast 13 un enfoncement convenable nécessaire à une bonne stabilité de l'ensemble, les colonnes 10 sont déverrouillées d'avec la barge (par alimentation électrique d'au moins les freins des moteurs-freins des crics 31) de sorte que ballast et colonnes s'enfonçent à une profondeur préalablement choisie, pour laquelle le reverrouillage barge-colonnes peut être commandé manuellement, ou automatiquement par l'intermédiaire de contacteurs disposés entre les colonnes 10 et leur guide 9. L'enfoncenent voulu du ballast étant atteint, le mouillage des ancres est alors effectué selon l'usage par actionnement des guindeaux motorises 56, en vue d'amener et maintenir la barge en position désirée en jouant sur ses ancrages, avant de reverrouiller finalement les guindeaux. La phase suivante, illustrée à la figure 8, consiste essentiellement à transformer le ballast 13, par vidange partielle, en caisson flottant supportant partiellement la barge. Dans cette phase de déballastage après ancrage, le contrôle dynamométrique traction sur les chaînes d'ancres précédemment exposé permet notamment d'éviter tout phénom'ene de traction excessive sur les ancrages. Puis, comme l'illustre la figure 9, la phase suivante consiste à faire émerger entièrement la barge à une certaine hauteur au-dessus de l'eau, et cela en mettant en jeu ensemble les crics motorisés 31 des quatre colonnes 10,.les accouplements prédécrits entre crics garantissent ici une monte bien horizontale de la barge sur les colonnes 10, étant entendu qu'à cette manoeuvre d'émersion de la barge est associé un déballastage final contrôlé des réservoirs du ballast 13, afin de compenser la variation de poids due à l'émersion de la barge qui est finalement verrouillée en position par arrêt de manoeuvre des crics 31. Les barges sont également adaptées à leurs extrémités pour pouvoir être accouplées bout à bout en état de liaison articulée transversale (voir figures 10 à 12). A cet effet, chaque barge présente à sa proue deux consoles 61 de support d'axes d'artriculation 62, tandis qu'à la poupe elle est pourvue de deux glissières 63 sensiblement verticales, adaptées pour recevoir par le bas les axes 62 d'une barge à accoupler, et surmontées à leur partie supérieure d'un demi-palier 64 de butée de ces axes en une position de même hauteur de pont des deux barges accouplées, telle que l'illustre la figure 11. Chaque demi-palier de butée 64 est fixé sur la barge par l'intermédiaire d'une liaison 65 à blocs élastiques amortisseurs. il est en outre pourvu en bout de son logement de réception de l'axe 62 correspondant, de deux vérins 66 dont les tiges de piston mobiles 67 sont destinées à coopérer comme verrous avec des logements correspondants 68 ménagés en bout de chaque axe 62 (voir figure 12). Ainsi, dans le cas d'élaboration d'un appontement ou quai d'accostage à l'aide de plusieurs barges, à partir d'une barge précédemment installée en position opérationnelle émergée comme déjà exposé, telle que celle de droite de la figure 10, la barge à accoupler dont la proue est représentée à gauche sur cette figure est initialement mise en état de mouillage dans la position de butte entre axes 62 et glissières 63 représentée sur cette figure, avant que lton procède à sa propre mise en position opérationnelle émergée comme déj3 exposé, la conduisant à la position illustrée à la figure 11. La proue de chaque barge est également équipée d'une plate-forme de jonction entre ponts de barges accouplées, cette plate-forme étant en deux parties 69, 70 articulées sur les demipaliers 64, l'une 69 prolongeant le pont de la barge qui la porte, 11 autre 70 étant en porte-d-faux par rapport aux demi-paliers 64 de façon à être engagée par dessous par le haut de la barge venant s'accoupler avec celle pourvue de ladite plate-forme. Afin d'interrompre automatiquement à bonne hauteur la montée de la barge venant s'accoupler avec celle en place, il peut être prévu sur les deux consoles 61 deux contacteurs électriques 71 coopérant par butée avec le demi-palier 64 et placés en série dans un circuit électrique de commande de reverrouillage automatique des crics motorisés 31 mis en service pour cette phase d'accouplement des barges. De même, un contacteur non représenté peut êtreprévu sur chaque demi-palier 64 d'une barge pour coopérer par butée avec la console 61 de l'autre barge, ce contacteur étant placé en série dans un circuit électrique de commande de verrouillage à relais à automaintien mis en service pour déclencher le verrouillage des axes 62 par les tiges de piston 67 des vérins 66. Lorsque plusieurs barges sont ainsi accouplées bout à bout pour former un appontement ou un quai relié à la terre, il est en outre prévu ici un dispositif de régulation à niveau constant de ensemble des barges, à partir de l'une d'elles prise comme barge de référence, et faisant appel sur chaque autre barge à une mise en oeuvre synchronisée des crics motorisés 31 pour en ajuster la hauteur en réponse à un système détecteur d'altitude relative des barges par rapport à la barge de référence. Un tel dispositif est représenté à la figure 14, qui met en oeuvre un système détecteur hydropneumatique comprenant sur chaque barge, vers son milieu, un réservoir de liquide 72 dans lequel est engagée sur une longueur prédéterminée une canne plongeuse 73, les réservoirs 72 de toutes les barges étant mis en intercommunication liquide par une conduite générale 74. Toutes les cannes plongeuses 73 sont individuellement alimentées à partir d'une chambre d'air comprimé 75 à pression constante, au travers de gicleurs 76 et chambres de détente 77 reliées dans cet exemple à cinq cannes plongeuses 73, par un conduit 78 pour celle de la barge de référence, et par des conduits 79 à 82 pour celles de quatre barges accouplées bout à bout à la suite de la barge de référence, dont deux sont seulement ici représentées à l'échelle du dessin. La chambre d'air à pression constante 75 fait partie d'un régulateur de pression comportant une source d'air comprimé 83 alimentant un conduit d'admission 84 débouchant dans cette chambre, laquelle comporte une fuite à l'atmosphère par une canne plongeuse 85 maintenue immergée dans une hauteur donnée H d'un liquide contenu dans un bac 86.Ainsi, la pression régnant dans la chambre d'air 75 est en permanence égale à la pression atmosphérique plus celle de la hauteur de liquide H dès lors que le débit de la source d'air comprimé 83 est réglé de sorte qu'il y ait en permanence une fuite visible par bulles à la base de la canne plongeuse 85. Les détecteurs hydropneumatiques des barges à réservoir 72 et canne plongeuse 73 sont tels qu'ils fuient tous à l'atmos- phère sous une pression inférieure à la pression constante de la chambre 75, et qui varie en fait en fonction de la hauteur immergée de chaque canne 73 dans le liquide du réservoir 72 correspondant, cette hauteur immergée et pression correspondante étant le reflet de toute variation d'altitude éventuelle d'une barge par rapport à la barge de gauche au dessin, prise comme barge de référence ainsi qu'il a été dit, et dont les crics motorisés 31 sont maintenus en état de verrouillage de la barge sur les colonnes 10. tes variations d'altitude éventuelles et donc de pression d'air sont comparées dans des capsules manométriques 87 à 90 comprenant chacune deux chambres, l'une reliée au conduit 78 alimentant la canne plongeuse 73 de la barge de rdfé rence, l'autre reliée à celui des conduits 79 à 82 qui alimente la canne plongeuse 73 de chaque barge asservie. Les deux chambres de chaque capsule sont délimitées par une membrane souple 91 reliée par une tige de commande 92 à la palette mobile d'un inverseur électrique, les quatre inverseurs correspondant aux quatre capsules 87 à 90 étant désignés par les référence 93 à 96. Ces inverseurs servent chacun à actionner par leurs contacts de sortie l'un ou l'autre de deux relais inverseurs prévus sur chaque guide 9 pour gouverner la polarité d'alimentation des crics motorisés 31, c'est-à-dire la montée ou descente de la barge considérée par rapport à ses colonnes 10. Ainsi, toute variation ou écart d'altitude d'une barge asservie par rapport à la barge de référence se trouvera rapidement compensée par une mise en action des crics motorisés 31 vendant à rétablir l'égalité de hauteur immergée de la canne plongeuse 73 de la barge asservie avec celle de la canne plongeuse de la barge de référence, et ramenant la capsule manométrique correspondante en l'état neutre de non-actionnement des inverseurs correspondants de commande des crics. Un inverseur manuel 97 est prévu pour actionner à volonté les crics 31a de la barge de référence le cas échéant, qui est ici implantée sur des piliers 10a prenant appui sur le fond. On peut en outre prévoir, pour chaque barge, une régi= lation d'assiette longitudinale et de gîte faisant appel à un ballastage-déballastage sélectif en réponse à une détection d'inclinaison d'assiette longitudinale et de la site. Cette régulation est illustrée aux figures 15 à 17 et fait appel sur chaque barge à un système détecteur hydropneumatique comprenant, situés dans la région des quatre angles de celle-ct, quatre réservoirs de liquide 98 à 101 dans lesquels sont engagées sur une longeur prédéterminée des cannes plongeuses îoe, ces réservoirs étant mis en intercommunication liquide par une conduite générale 1û3. Un réservoir de référence 104 est également disposé sur la barge, où il est de préférence monté de façon autostable, et il reçoit aussi une canne plongeuse 1C5 engagée d'une longueur prédéterminée dans le liquide du réservoir telle que sa hauteur immergée h soit égale à celle des cannes plongeuses îoe dans les réservoirs de liquide 98 à 101 lorsque la barge est en position d'horizontalité (cas de la figure 15). Toutes les cannes plongeuses sont individuellement alimentées à partir d'une chambre d'air comprimé i06 à pression constante au travers de gicleurs 107 et chambres de détente 108 reliées aux cinq cannes plongeuses 102 et 1C6, par un conduit 109 pour la canne ioe et par des conduits 110 à 113 pour les cannes 102. La chambre d'air à pression constante 106 fait partie d'un régulateur de pression comportant une source d'air comprimé 114 alimentant un conduit d'admission 115 débouchant dans cette chambre, laquelle comporte une fuite à l'atmosphère par une canne plongeuse 116 maintenue immergée dans une hauteur donnée H d'un liquide contenu dans un båc 117. Ainsi, comme précédemment, ce régulateur de pression a sont débit réglé de sorte qu'il y ait fuite visible de bulles sur la canne plongeuse 116, la pression de la chambre 106 étant alors en permanence égale à la pression atmosphérique plus celle de la hauteur de liquide H. La hauteur h d'immersion des cannes plongeuses îoe dans les réservoirs de liquide 104 et 98 à 101 est inférieure à la hauteur de liquide H déterminant la pression de la chambre 106, de sorte que les cannes ioe fuient toute6 à l'atmosphère aussi. Tout écart de la barge hors de sa position dthorizon- talité se traduit par des variations de hauteur d'immersion des cannes plongeuses îoe dans les réservoirs intercommunicants 98 à 101, comme l'illustre la figure 16 dans l'exemple d'une inclinaison d'assiette longitudinale, entre les réservoirs espacés longitudinalement (seuls les réservoirs 98 et 101 étant représentés mais la situation étant bien entendu alors analogue entre les réservoirs 99 et 100). Ces différences de hauteur d'immersion des cannes îoe des réservoirs 98 à 101 se traduisent par des pressions de fuite différentes dans leur circuit respectif, qui sont comparées dans quatre capsules manométriques, seulement représentées au dessin par deux d'entre elles 118 et 119 pour les réservoirs 98 et 101 considérés dans le cas des figures 15 et 16. Ces capsules manométriques comprennent chacune deux chambres, l'une reliée au conduit 109 alimentant la canne plongeuse 1C6 du réservoir de référence 104, l'autre reliée à celui des conduits 110 à 113 qui alimente la canne plongeuse îoe de chacun des réservoirs 98 à 101. Les deux chambres de chaque capsule sont délimitées par une membrane souple 120 reliée par une tige de commande 121 à la palette mobile d'un inverseur électrique, les deux seuls inverseurs représentés 122, 123 étant ceux correspondant aux capsules 118 et 119. Ces inverseurs servent chacun àactionner, par l'un ou l'autre de leurs deux contacts de sortie, les électrovannes de remplissage 25 ou les groupes de pompes de vidange 27 des réservoirs avant 20 ou arrière 21 des deux caissons latéraux 14, 15 du ballast, c'est-à-dire la montée ou descente de l'extrémité de barge considérée, comme illustré par exemple par les flèches M et D à la figure 16, à partir d'une variation d'assiette longitudinale de la barge ayant pour effet de placer les détecteurs hydropneumatiques dans l'étant indiqué. Une régulation analogue à celle venant d'être exposée en cas de variation assiette longitudinale, est de même prévue en cas de gtte pure prise par la barge, les détecteurs hydropneumatiques réagissant alors différemment selon leur position à babord ou tribord de la barge, et actionnent les électrovannes 25 ou groupes de pompes 27 des réservoirs 20, 21 des caissons latéraux du ballast pour compenser toute gîte détectée. Les deux régulations exposées nécessitent bien entendu des moyens de raccordement des circuits hydrauliques, pneumatiques et électriques considérés entre barges, et ce n'est qu'après assemblage des barges constitutives d'un appontement ou quai comme on l'a décrit, et après exécution des raccordements de circuit précités entre barges, que lesdites régulations peuvent tre mises manoeuvre. Les barges selon l'invention peuvent ainsi être assemblées entre elles pour former un quai d'accostage pour navires comme le montre à titre d'exemple la figure 18, et en utilisant notamment coté terre une barge spéciale désignée par 124 dans son ensemble, montée ici mobile en hauteur sur des piliers 125 destinés à assurer son appui au fond de l'eau, et pourvue de crics motorisés de surélévation au-dessus du niveau de cette dernière, cette barge comportant entre ses caissons longitudinaux une passerelle 126 articulée en 127 sur un caisson transversal d'extrémité et suspendue à l'autre extrémité à un portique 128 à palan de suspension 129 de la passerelle, permettant de l'abaisser en un point du sol auquel elle servira ainsi à raccorder la piste de circulation des barges constitutives du quai représenté.Un autre type de barge ancrable à passerelle et à ballast 13 solidaire de colonnes 10 comme déjà décrit, tel que la barge spéciale désignée par 130 à la figure 18, peut aussi être prévu pour être disposé en bout du quai et pourvu d'une passerelle articulée 131 destinée à autre raccordée à une rampe de chargement-déchargement en bout d'un navire, suivant le système dit "ROLL CN - - ROLL OFF". La figure 19 illustre elle aussi à titre d'exemple un mode de réalisation de telles barges pour former, outre un quai rectiligne du genre précédent, des quais annexes transversaux ou en épi, ce dernier type de quai étant notamment obtenu en faisant appel à une barge 132 ayant une forme en pointe à l'une de ses extrémités utilisée à cet effet et équipée d'une plate-forme de raccordement comme on le voit en 133. De telles barges peuvent être autopropulsées ou destinées à être remorquées ou poussées, et on peut mettre à profit les excroissances de forme qu'elles présentent ici aux endroits avoisinant les piliers, pour les arrimer entre elles en position imbriquée pour leur transport sur l'eau, ainsi qu'illustré à la figure 20, où la barge centrale de chaque ensemble de trois barges est ici prévue comme barge autopropulsée ayant sa machinerie installée à l'arrière en 134. Bien entendu, d'autres variantes peuvent encore être imaginées, tout en restant dans le cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Barge ancrable pour former un appontement ou élément de quai d'accostage, en particulier pour l'aménagement de ports artificiels, caractérisée en ce qu'elle comporte des colonnes montées mobiles en hauteur de part et d'autre d'une piste longitudinale de circulation qu'elle forme, des moyens de commande de déplacement en hauteur et de verrouillage desdites colonnes par rapport à la barge, ces colonnes étant solidaires d'au moins un ballast disposé sous la barge et capable d'assurer à l'état partiellement vide une sustentation de la barge en position d'émersion. 2. Barge selon la revendication 1, caractérisée en ce que le ballast est divisé en plusieurs éléments disposés de part et d'autre de l'axe longitudinal de la barge et qu'il est prévu une commande de ballastage sélectif desdits éléments asservie à un détecteur de gite. 3. Barge selon la revendication 2, caractérisée en ce que le ballast est divisé en au moins quatre éléments espacés deux à deux dans le sens longitudinal de la barge, et que la commande de ballastage sélectif desdits éléments est également asservie à un système détecteur d'horizontalité d'assiette. 4. Barge selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que les moyens de commande de déplacement en hauteur des colonnes par rapport à la barge sont des moyens motorisés à commande asservie à un système détecteur d'altitude relative entre barges formant un quai. 5. Barge selon l'une des revendications précédentes, dans laquelle chaque moyen d'ancrage comprend une chalande d'attache à guindeau motorisé, caractérisée en ce que chaque chaîne passe sur un palan à organe de renvoi mobile à maintien dynamométrique coopérant avec un organe de commande dudit guindeau motorisé pour limiter l'effort susceptible d'être appliqué à l'ancrage. 6. Barge selon la revendication 4, caractérisée en ce que le système détecteur d'altitude relative est hydropneumatique, à cannes plongeuses alimentées en air comprimé et immergées à refoulement dans des réservoirs de liquide intercommunicants au nombre d'un par barge, dont l'une constitue barge de référence, et qu'une capsule manométrique est prévue sur chaque barge et pourvue d'un organe mobile sensible à la pression de refoulement d'air dans le détecteur de cette barge opposée à celle du détecteur de la barge de référence, l'organe mobile de cette capsule étant lié à un organe de commande à la montée ou à la descente desdits moyens de déplacelnent en hauteur de la barge correspondante. 7. Barge selon les revendications 2 et 3, caractérisée en ce que le système détecteur de gtte et d'horizontalité d'assiette longitudinale est hydropneumatique, à cannes plongeuses alimentées en air comprimé et immergées à refoulement dans des réservoirs de liquide intercommunicants espacés longitudinalement et transversalement sur la barge, cette dernière comportant en outre un réservoir de référence à canne plongeuse, et une capsule manométrique étant prévue pour chacun des réservoirs intercommunicants précités et pourvue d'un organe sensible à la pression de refoulement dans le réservoir opposée à celle du réservoir de référence, l'organe mobile de cette capsule étant lié à un organe de commande de ballastage sélectif de l'élément de ballast avoisinant l'ensemble réservoir-canne plongeuse correspondant. 8. Barge selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comporte à la proue et à la poupe des moyens d'accouplement bout à bout avec une autre barge. 9. Barge selon la revendication 8, caractérisée en ce que lesdits moyens d'accouplement comprennent, d'une part, deux axes d'articulation horizontaux espacés transversalement, et d'autre part, deux demi-paliers ouverts vers le bas auxquels sont associés des glissières inférieures de guidage des axes d'articulation correspondants de la barge à accoupler, destinés à dtre engagés dans ces glissières avant surélévation de cette dernière et accouplement, les demi-paliers comportant des moyens de verrouillage desdits axes d'articulation en position d'accouplement.