La présente invention a pour objet Un dispositif de traite automatique en régime continu. On sait qu'il existe deux modes de collecte du lait, la traite en pots trayeurs et la traite en lactoduc. Dans la traite en pots trayeurs, le lait s'écoule directement du trayon dans un bidon placé près de la vache. Ce procédé ne convient qu'aux petites exploitations, car il est relativement lent et oblige à la manipulation fastidieuse de nombreux bidons. Ce procédé est avantageusement remplacé par la collecte en vrac dans laquelle le lait est directement dirige dans des réservoirs isothermes portés ou non par des camions. La collecte du lait en vrac nécessite la formation d'un lactoduc qui est habituellement constitué par une tuyauterie acheminant le "vide" au poste de traite et par une seconde tuyauterie convoyant en retour le lait par dépression jusque une cuve avantageusement réfrigérée.La nécessité de disposer de deux canalisations provient de ce que la stimulation reproduisant la tétée des veaux ou la traite manuelle est différenciée de l'écoulement du lait par le conduit galactophore La traite en continu, bien qu'inventée )a fin du siècle dernier, a éte pratiquement abandonnée, compte tenu des effets néfastes qu'elle produisait sur les animaux, effets néfastes provenant en particulier du manque de stimulation de la circulation du sang dans les tétines.On a remédié a cet inconvénient en utilisant des pulsateurs alternant des pressions et dépressions. Ltutilisation de ce système présente des inconvénients notables,! savoir - possibilité d'infection due aux remontées de lait provoquées par les pulsations - contagion d'une vache a l'autre - battage du lait provoqué par l'arrivée discontinue de celuici et souvent augmenté par l'accès irrégulier aux divers postes de traite - mammite et autres maladies causées par des fluctuations de "vide" au niveau du trayon dont les tissus sont aéja soumis normalement à des différences élevées de pression, ce qui provoque des lésions diverses. La présente invention a pour ob3et de ramé- dier a ces inconvénients. Elle a pour hut de simplifier et de réduire le cott des installations des lactoducs et de permettre une extraction rapide et complète du lait qui passe directement du trayon au tank à lait dans des conditions optimales d'hygiène et d'efficacité, tout en conservant les animaux soumis à la traite dans un bon état sanitaire. Selon la présente invention, le dispositif de traite automatique comprenant des téterelles destinées à être appliquées sur les trayons, lesdites téterelles étant reliées à un groupe de pompage, est caractérmsé en ce que les téterelles sont reliées à un tank isotherme et au groupe de pompage au moyen d'une canalisation unique. La présente invention a également pour objet une téterelle en matière souple, caractérisée en ce qu'elle comporte dans sa partie interne, une pluralité de saillies annulaires espacées les unes des autres, un contrepoids entourant au moins partiellement ledit corps, ce corps étant ouvert à l'une de ses extrémités et portant sur l'autre extrémité une soupape unidirectionnelle. L'invention permet ainsi une grande simplification dans la mesure où la dépression de transport du lait est également utilisée pour extraire le lait des trayons. Cette facilité d-'extraction provient également des téterelles permettant d'ouvrir légèrement le conduit galactophore, lesdites téterelles étant adaptées à chaque animal en traite, qu'il s'agisse de vaches, de chèvres ou de brebis. Selon la présente invention, la valeur de la pression nécessaire pour obtenir le résultat souhaité est inférieure de 20 à 30% à la pression utilisée dans les machines a pulsateurs. Enfin, l'extraction du lait se réalisant d'une façon continue, la pression appliquée sur les trayons reste constante, ce qui évite toute lésion des tissus des trayons en eux-mêmes très fragiles. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront au cours de la description qui va suivre de modes de réalisation particuliers, en regard des figures qui représentent - la figure I un dispositif de traite à ligne haute - la figure 2 un dispositif de traite à ligne basse - la figure 3 une téterelle - la figure 4 une variante de la téterelle représentée sur la figure 3 ; - la figure 5 un troisième mode de réalisation d'une téterelle ; - la figure 6 une coupe d'un contrepoids destiné à être utilisé avec la téterelle représentée sur la figure 5 ; - la figure 7 une coupe de la soupape placée à la partie intérieure de la téterelle. Sur les figures 1 et 2 une jauge a vide a, ou vacuomètre, est placée sur un régulateur des pression 2 incluant un clapet antiretour 3. L'ensemble ainsi formé est relié, d'une part, au groupe de pompage 9 et, d'autre part, un piège sanitaire 10, lui-meme relié au récipient de réception 4. Le récipient de réception du lait 4 est lui-meme relié au lactoduc 5 a travers un filtre a lait 11. Le lactoduc 5 est relié par l'intermédiaire de manchons de connection 5a à des griffes 6, quatre téterelles 7 étant reliées par des canalisations souples à une griffe 6. Ces quatre téterelles correspondent, dans le cas de vaches, au nombre de trayons producteurs de lait.Le récipient de réception 4 est lui-même relié, par sa partie inférieure, à un tank refroidisseur de lait 12, éventuellement par l'intermédiaire d'un groupe motopompe 9a (figure 2). Comme cela apparaît sur la figure 1, l'ensemble de pompage et de réception du lait peut être isolé au moyen d'une cloison 13 de la salle de traite, ce qui évite toute perturbation de cette opération par le bruit des moteurs. La figure 1 représente une installation dite d ligne haute, c'est-8-dire dans laquelle le lactoduc est placé a la partie supérieure de la salle de traite. Cette disposition est particulièrement avantageuse du point de vue de l'encombrement, puisque les canalisations ne gênent en aucune façon le mouvement des animaux. Par contre, la dépression de circulation du lait doit être légèrement supérieure à celle qui est appliquée en salle a ligne basse, compte tenu de ce que le lait extrait doit être monté a un certain niveau audessus des trayons. Ce problème n'existe pas dans le cas de l'installation de ligne basse représentée sur la figure 2, le lait descendant dans le lactoduc sous son propre poids. La dépression peut alors être légèrement diminuée. Dans les installations selon la présente invention, la valeur de la pression est d'environ 320 à 340 mm de mercure, ce qui est bien inférieur aux pressions-utilisées dans les installations de traite à pulsateurs. La séparation entre le lait, d'une part, et le "vide", ou plus exactement la zone comprenant de l'air a faible densité, d'autre part, s'obtient dans le récipient de réception 4, par gravitation. En effet, le lait tombe au fond du récipient, alors que l'air raréfié occupe la partie supérieure de celui-ci. Le lait peut être évacué hors du récipient 4 par un système à clapet, déclenché par un flotteur, la partie supérieure du récipient restant constamment en contact avec, d'un côté, le lactoduc et, de l'autre c8té, le groupe de pompage. Comme représenté sur les figures 3 à 5, les téterelles sont constituées par un corps principal cylindrique creux en caoutchouc 14, muni extérieurement de deux rebords annulaires espacés 14a et 14b, rebords annulaires entre lesquels vient se placer un contrepoids 15 constitué, de préférence, d'un cylindre en un matériau relativement dense. L'extrémité ouverte du corps 14 est munie à sa partie supérieure, d'une collerette 17 pourvue d'une saillie annulaire 17a sur la face correspondant a la paroi interne du corps. Une pluralité de saillies annulaires 17b se trouvent réparties régulièrement a l'intérieur du corps 14. Ces saillies 17b forment un léger rétrécissement dans cette zone de la paroi interne. Toujours sur la paroi interne du corps 14 et occupant une position correspondant à l'emplacement du contrepoids 15, se trouve une autre série de saillies annulaires 17c, dont le nombre peut varier. Ces saillies présentent avantageusement une section de forme générale semicirculaire. Les saillies 17a, 17b et 17c participent à l'établissement des conditions favorables à la traite dans la mesure àù elles permettent une circulation appropriée du sang dans les trayons pendant cette opération, ceci résultant de ce que différentes pressions internes sont appliquées sur le tissu. Ces saillies empêchent la montée de la téterelle qui pourrait alors fermer ou étrangler le conduit galactophore empêchant ainsi une traite complète avec toutes les conséquences qui en découlent.Le diamètre interne du corps de la téterelle est avantageusement légèrement supérieur au diamètre du trayon, afin d'obtenir l'ouverture du conduit galactophore, ce qui facilite une extraction rapide et totale du lait. A l'extrémité opposée de la collerette 17 est monté un dispositif à soupape unidirectionnelle 16. L'embout 22 permet de raccorder la téterelle a une griffe au moyen d'une canalisation souple. La variante d'exécution de la téterelle représentée sur la figure 4,se différencie de celle de la figure 3 en ce que les saillies annulaires 17c ont été remplacées par des saillies hélicoidales. La stimulation permettant au lait de descendre des glandes dans les trayons, peut être effectuée à la main. Cependant, elle peut avantageusement être réalisée automatiquement par l'emploi d'une téterelle telle que celle qui est représentée sur la figure 5. On connaît déjà des dispositifs permettant de réaliser la stimulation nécessaire par injection d'eau chaude dans les parois extérieures des gobelets. Selon un mode de réalisation de la présente invention, on utilise la source de dépression servant à l'acheminement du lait ou une source auxiliaire pour provoquer la rétraction progressive des saillies annulaires 17c ou de la saillie hélicoidale 17c (figure 4), de manière à réaliser avant la traite et éventuellement pendant celle-ci, un massage léger du trayon qui améliore le bien-être de l'animal. Comme représenté en pointillés sur la figure 5, la rétraction d'une saillie provoque une excroissance dans la gorge contiguë et le mouvement se propage de proche en proche.Il est possible, pour provoquer cette rétraction des saillies, d'utiliser des canalisations 19, 20 et 21, de diamètres croissants, ces canalisations étant reliées à une source de vide cadencée. Par exemple, le vide peut être appliqué toutes les quatre ou cnq secondes au moyen de distributeurs (non représentés). La soupape unidirectionnelle 16 a un triple rôle. Elle permet d'éviter toute remontée accidentelle du lait, même en cas de défaillance du groupe de pompage ou d'une rupture de la canalisation, elle permet d'isoler le corps de la téterelle de l'atmosphère ambiante et, enfin, elle permet de réaliser le décrochage automatique de la téterelle dès que la traite se termine, décrochage réalisé trayon par trayon. On sait en effet que chez une vache les trayons arrière donnent plus de lait que les trayons avant. Lessystèmesde décrochage automatiques actuels ne peuvent donc pas être satisfaisants. Un exemple de soupape unidirectionnelle avantageusement utilisé est représenté en coupe sur la figure 7. Cette soupape comprend du haut vers le bas de la figure, un joint d'étanchéité 16a porté par un clapet 16b, de sorte qu'en position fermée le joint 16a vient prendre appui sur la partie supérieure du couvercle 16c. Le couvercle 16c est emmanché par frottement dans le corps 14 de la téterelle (figure 3). Un joint élastique, de préférence en caoutchouc 16d, est immobilisé a sa partie inférieure sur l'embout 16d, alors qu'il est fixé par sa partie supérieure sur une coupelle 16e qui forme butée pour le ressort hélicoidal 16f. Le joint 16d a pour but d'éviter que le lait ne s'écoule à l'extérieur de la soupape lors de la traite, ce joint assurant l'étanchéité entre l'embout 16g et le couvercle 16c. Sur la figure 7, la soupape est représentée en position fermée ou de repos. Lors de l'introduction de la téterelle sur le trayon, l'embout 16g et le clapet 16b qui en est solidaire sont poussés et se déplacent contre la force du ressort 16f alors que la téterelle entoure le trayon. Le clapet 16b reste soulevé sous l'influence de la dépression appliquée à l'intérieur alors que la pression atmosphérique est appliquée sur l'embout mobile. Le conduit d'écoulement du lait 16h est dégagé et cette position du clapet est maintenue pendant toute la traite. Dès que celle-ci arrive à son terme sur un trayon, le pis se ramollit, l'étanchéité à l'intérieur de la collerette 17 devient moins bonne et l'air atmosphérique pénètre à l'intérieur du corps de la téterelle 14. Le ressort 16h rappelle le clapet 16b vers le bas, la soupape se ferme et la téterelle se décroche. Le décrochage est ainsi obtenu trayon par trayon au moment où la traite est terminée sur le trayon considéré. Le fonctionnement du dispositif est le suivant - après stimulation, les téterelles 7 sont placées sur les trayons, après quoi la pompe 9 est mise en mouvement, le "vide" étant régulé gracie au régulateur 2. Les animaux sont alors traits simultanément et le lait ainsi obtenu circule dans la partie inférieure du lactoduc 5, la partie supérieure de celui-ci étant remplie par de l'air a faible densité. Le lait arrive dans le récipient collecteur 4, d'où il passe par gravité dans le tank réfrigérant 12. Au cours de ce fonctionnement, la collerette ou ailette 17 s'appuie contre le pis de l'animal et le vide régnant a l'intérieur de l'enceinte formée par le trayon et la téterelle contrebalance l'effort du ressort hélicoidal de la soupape 16, le lait s'écoulant par le chemin indiqué par les flèches sur la figure 3.Si, a la suite d'un incident quelconque la téterelle se détache du trayon, la partie supérieure de celle-ci revient a la pression atmosphérique et la soupape se ferme sous l'action du ressort hélicoidal, comme cela est représenté sur la figure 7. On évite ainsi, même dans ce cas fortuit, l'introduction de matière étrangère dans le circuit du lactoduc. Le dispositif qui vient d'être décrit permet d'éliminer toutes possibilités de remontées de lait, car la pointe du trayon reste sèche pendant toute la traite. Le dispositif évite également tout danger de contagion d'un trayon a l'autre et d'une vache a l'autre, puisque le lait ne circule que dans une seule direction. Le pompage continu de celui-ci permet d'éviter le battage dans le lactoduc, le parcours du lait dans les tuyaux dtextraction étant continu. Le dispositif selon l'invention présente également les avantages suivants - élimination des différences de pression - simplification du nettoyage de l'installation par réduction de la longueur de celle-ci - réduction du cott de la machine. Il va de soi que des modifications peuvent être apportées aux modes de réalisation qui viennent d'être décrits, notamment par substitution de moyens techniques équivalents, sans que l'on sorte pour cela du cadre de la présente invention. irENDICATIONS 1.- Dispositif de traite laitière comprenant un groupe de pompage, un tank de collecte du lait, des postes de traites et des canalisations réunissant chaque poste de traite au groupe de pompage et au tank, caractérisé en ce que la canalisation de pompage est confondue avec la canalisation de collecte du lait entre les postes de traite et un récipient de récupération relié au tank précité, le lait passant du récipient dans le tank. 2.. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'un régulateur de pression muni d'une jauge d vide est disposé entre le groupe de pompage et le récipient précité, la pression uniforme créée étant de l'ordre de 320 mm de mercure. 3.- Dispositif selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que chaque poste de traite est relié à la canalisation de collecte du lait par une canalisation souple connectée sur une griffe > elle-même reliée å au moins deux téterelles. 4.- Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que le corps cylindrique de chaque téterelle est en matière souple et comporte dans sa partie interne une pluralité de saillies annulaires espacées les unes des autres, un contrepoids entourant au moins partiellement ledit corps qui porte, à son extrémité inférieure une soupape unidirectionnelle communiquant avec l'intérieur du corps. 5.- Dispositif selon l'une des revendications 3 ou 4, caractérisé en ce que ltextrémité supérieure du corps de la téterelle est munie d'une collerette. 6.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 3 à 5, caractérisé en ce que le diamètre intérieur du corps de la téterelle est supérieur à celui du trayon, ce qui permet l'ouverture du conduit galactophore. 7.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 3 à 6, caractérisé en ce que les saillies internes précitées sont retractables sous l'action d'une source de dépression, afin de réalieer la stimulation. 8.- Dispositif selon l'une des revendications 3 à 7, caractérisé en ce que des canalisations formées à l'intérieur du contrepoids sont en relation d'une parts avec les saillies internes et, d'autre part, avec une source de dépression cadencée. 9.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le récipient de récupération comporte un mécanisme de vidage fonctionnant dès que le lait atteint un niveau déterminé. 10.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le diamètre de la collerette précitée est tel que, lorsque le trayon se ramollit, l'air atmosphérique pénètre à l'intérieur du corps de la téterelle.