La présente invention concerne un dispositif de suspension ou de manutention, notamment pour éléments de forme allongée tels que cibles, tubes, tuyaux, etc... Un objet d'un premier mode dtexécution simplifié de ce dispositif, réside dans la conception d'une pince apte à dtre installée commodément et rapidement sur des cibles ou tuyaux appropriés à des fonctions diverses, en vue de leur suspension ou de leur manutention. Un autre mode exécution dudit dispositif vise à réaliser un système de suspension et de manutention susceptible de se déplacer par rapport al'élément ou aux éléments sur lesquels il est installé, ou, ce système étant immobilisé, à assurer la translation bi-directionnelle dudit ou desdits éléments. Un autre objectif poursuivi par l'invention consiste à doter ces dispositifs de suspension ou de manutention, de moyens de serrage efficaces ntersdommageant aucunement la surface des cibles ou tuyaux souples sur lesquels ils sont installés. L'invention concerne également une application intéressante de ces dispositifs, à la constitution d'ensemble "stoppeur-flotteur" pour cibles ou tuyaux souples assurant la liaison entre un engin sous-marin et un navire support de surface. De manière avantageuse, de tels stoppeurs-flotteurs sont destinés à être posés sur les cibles reliant une ensouilleuse de cibles sous-marins et un navire support de surface doté des équipements et emménagements inhérents à sa fonction. On rapelle que les ensouilleuses de cibles sont des machines sous-marines automotrices pourvues : d'une part, d'un dispositif excavateur pour l'ouverture de tranchées dans les fonds marins et, d'autre part, d'un système de préhension et de pose de cibles dans les tranchées creusées. En situation opérante, l'ensouilleuse est reliée, en permanence, au navire support de surface, par deux cibles, à savoir - un premier cible dénommé la brague, généralement constituée par une aussière de nylon et affectée à la manutention de la machine - un second cible dénommé l'ombilical constitué d'une pluralité de conducteurs isolés, logés dans des gaines coaxiales communes, et dont les fonctions sont multiples - a) alimentation en énergie électrique de l'ensouilleuse - b) acheminement d'informations télévisées - c) liaison téléphonique. Lorsque l'ensouilleuse se meut sur le fond, elle impose à son support, en surface, de la suivre sans jamais la g'ener dans ses mouvements. Différents moyens sont actuellement mis en oeuvre pour atteindre ce but. Il est connu, par exemple, d'enrouler les cables de liaison sur des treuils "à tension constante" équipés de batteries d'accumulateurs hydrauliques ou de moteurs à air comprimé. Les câbles déroulés par de tels treuils étant toujours raides, la position de l'engin sur le fond est ainsi connue avec une approximation théoriquement suffisante. Ces moyens engendrent cependant de notables inconvénients - a) enroulé sur un touret à tension constante, un cable ombilical électrique subit, à la fréquence des mouvements du navire, des flexions alternées qui, à la longue, cisaillent les conducteurs. Pour palier à pareille contre-indication, on pourrait accrottre, dans de grandes proportions, le rayon de courbure du tambour, mais, outre que cela entratnerait un poids et un encombrement importants, pour des raisons d'inertie, il conviendrait encore d'installer des accumulateurs hydrauliques de grande capacité ou de gros moteurs à air comprimé, afin de conserver une fonction "tension constanten efficace. - b) l'engin, lors de son immersion, puis au cours de ses évolutions sur le fond ou en pleine eau, donne parfois un ou plusieurs tours aux cables. Ceux-ci, et parce qu'ils sont en tension, vont raguer les uns contre les autres du fait de leurs élasticités différentes. A plus ou moins long terme, ce ragage peut endommager gravement les cabales. Il est aussi connu, suivant un autre procédé, de fixer, de proche en proche, des flotteurs résistant à la pression sur chacun des cabales, de façon à leur conférer une flottabilité positive. Il est ainsi possible de donner du mou aux câbles sans qu'il y ait un risque de les voir tratner sur le fond ou sur l'engin. Par ailleurs, ce mou met les cibles à l'abri des variations de tension des aux mouvements de tangage et de pilonnement. Les inconvénients de cette formule sont principalement - la longue durée des opérations de pose et de dépose des flotteurs - le risque de ragage des câbles contre les oeuvres vives du navire - l'incertitude sur la position de l'engin immergé. On pourrait, bien entendu, baliser la verticale de l'engin au moyen d'un flotteur relié à celui-ci par l'intermédiaire d'un orin sans mou. Toutefois, il y a de fortes chances, surtout dans les zones parcourues de courants alternatifs, pour que semmblent les cibles et l'orin, et que coule le flotteur. Enfin, on pourrait aussi avoir recours aux moyens de localisation par ultra-sons qui donnent, en général, satisfaction, à la condition que l'engin sous-marin ne soit pas bruyant, non plus que le navire support, ce qui est loin d'être toujours le cas. Par ailleurs, il s'agit d'équipements comateux. L'ensemble "stoppeur-flotteur" selon l'invention apporte une solution avantageuse au problème découlant de la nécessité, pour un navire de surface, de suivre, sans le gtner, un engin sous-marin évoluant en pleine eau ou sur le fond et auquel il est rattaché par une liaison souple constituée d'un ou plusieurs cibles de caractéristiques quelconques. Un autre but poursuivi par l'objet du présent brevet, est donc l'obtention d'un ensemble "stoppeur-lotteur" dont le stoppeur est constitué par un dispositif de suspens ion et de manutention suivant l'invention apte à Autre installé rapidement et aisément sur le ou les cibles ou tuyaux reliant le navire support à l'engin sous-marin, lors de l'immersion de ce dernier, ledit ensemble étant notamment destiné à permettre une excellente liberté d'évo- lution dudit engin : - en s'opposant à toute formation de mou sur les cibles entre les stoppeurs et l'engin en en autorisant un mou important entre lesdits stoppeurs et le portique de manutention du navire de surface, ce qui assure une bonne latitude de manoeuvre à ce dernier. Un autre objet de l'ensemble "stoppeur-flotteur" selon l'invention, est de faciliter la localisation de l'engin sur le fond et de dé tecter immédiatement toute variation de sa profondeur d'immersion. Un autre objectif poursuivi, est l'obtention d'un ensemble "stoppeur-flotteur" permettant un mouvement bi-directionnel du ou des cibles ou tuyaux dont il assure la tenue, lors des variations de la profondeur d'immersion de l'engin, de façon que la position dudit ensemble "stoppeur-flotteur" ne soit pas affectée par ces variations, Un autre avantage recherché par objet de l'invention, est d'assurer la protection de la liaison souple - contre les variations de tension et les flexions alternées engendrées par le tangage et le pilonnement ;; - contre les risques de crochage dans l'engin lui-me^me, ou dans des obstructions situées sur le fond - contre les ragages des cibles si l'engin, lors de son immer- sion ou au cours de ses évolutions sur le fond, a donné des tours auxdits cibles une telle protection étant d'une importance extrtme pour le maintien des caractéristiques mécaniques et électriques des cibles. Le dispositif pour le maintien ou la manutention d'éléments de forme allongée selon l'invention, est notamment remarquable en ce qu'il est constitué par un cylindre ouvrant muni d'une charnière suivant l'une de ses génératrices et de moyens de verrouillage disposés suivant sa génératrice opposée, la surface intérieure de chacune des deux coquilles hémicylindriques formant ledit cylindre ouvrant étant pourvue d'un vérin souple & membrane déformable. Selon une autre caractéristique, ce dispositif comprend deux pinces ouvrantes comportant les particularités susmentionnées et reliées par des vérins télescopiques disposés de manière diamétralement opposée : des moyens permettant d'alimenter ou de dégonfler alternativement les vérins à membrane déformable de chacune desdites pinces, de manière à serrer ou à desserer alternativement ces dernières sur le support sur lequel est installé ledit dispositif. L'ensemble stoppeur-flotteur suivant l'invention est principalement caractérisé en ce qu'il comprend un stoppeur constitué par un dispositif de pinçage répondant à l'une des définitions cidessus, et un flotteur relié au sommet dudit stoppeur, par exem ple au moyen de deux élingues. Ces buts et caractéristiques, et d'autres encore, ressortiront mieux de la description qui suit et des dessins annexés dans lesquels La figure illustre, par une vue en perspective et à caractère schématique, une première forme d'exécution du dispositif selon l'invention représenté en position ouverte. La figure 2 est une vue de face de ce dispositif. La figure 3 en est une vue en coupe transversale montrant ledit dispositif en position d'ouverture. La figure 4 est une coupe transversale analogue à celle de la figure 3 et représentant le dispositif en position de fermeture autour d'un câble, avant gonflement des vérins. La figure 5 est une coupe transversale semblable à la précédente, après gonflement des vérins. La figure 6 est une vue de détail, illustrant l'articulation de la broche de verrouillage. La figure 7 représente le positionnement des stoppeurs-flotteurs sur la brague et l'ombilical reliant une ensouilleuse de câbles évoluant sur un fond marin et un navire support de surface. La figure 8 est une vue de àce, à caractère schématique, d'une variante d'exécution du dispositif selon l'invention appliqué à la réalisation d'un stoppeur-flotteur à position constante. Les figures 9 à 13 sont des schémas illustrant le fonctionnement du dispositif de pinçage en deux parties, assurant un mouvement vers le bas du cible maintenu. Les figures 14 à 18 sont des schémas montrant le fonctionnement dudit dispositif pour réaliser un mouvement inverse dudit ciblez On se reporte auxdits dessins pour décrire des exemples de réalisation intéressants, quoique nullement limitatifs, du dispositif de suspension ou de manutention d'éléments de forme allongée tels que cables ou tuyaux, selon l'invention, ainsi que des stoppeurs-flotteurs incorporant un tel dispositif. Selon une première forme d'exécution simplifiée, ce dispositif est constitué de deux coquilles hémicylindriques rigides la - lb par exemple exécutées en acier inoxydable et articulées entre elles le long d'un de leurs bords, au moyen d'une charnière 2. Les bords opposés de ces demi-cylindres sont munis de moyens complémentaires permettant leur assemblage provisoire et leur verrouillage. Ces derniers peuvent être avantageusement constitués par des char nons 3a - 3b qui, après enclavement, permettent l'introduction, par le haut, d'une broche 4 de verrouillage. Pour faciliter sa mise en place, compte tenu du fait que le corps rigide du dispositif pourra avoir, dans certaines application de ce dernier, une longueur de plus de 2 m, la broche 4 comporte, de préférence dans sa partie médiane, une articulation 5 (figure 6). D'autre part, pour favoriser son retrait, en vue de l'ouverture du dispositif, la tette de ladite broche est avantageusement munie d'un anneau de préhension (non représenté). Le corps du dispositif ainsi réalisé, forme un cylindre ouvrant muni d'une charnière 2 suivant l'une de ses génératrices et de moyens de verrouillage 3a - 3b - 4 disposés suivant sa génératrice opposée. Selon un mode d'exécution possible, on a prévu de réaliser de manière identique, la charnière 2 et le dispositif de verrouilla- ge 3a - 3b - 4. La surface intérieure de chacune des coquilles hémicylindriques est pourvue d'un vérin souple à membrane déformable 6a - 6b, par exemple exécuté en caoutchouc ou en élastomère de synthèse. Ces vérins comportent une surface de serrage souple et déforma- ble et chacun d'eux est fixé sur une coquille hémicylindrique, à l'aide de tout procédé connu et, par exemple, au moyen de goujons. Dans ce cas, la surface du vérin en contact avec la coquille t avantageusement équipée, latéralement, à un entraxe convenable, de deux fers plats portant les goujons de fixation traversant des perçages ménagés dans l'épaisseur de ladite coquille et dont l'extrémité est filetée pour la réception d'un écrou de blocage. Chaque vérin est pourvu d'une valve de gonflage 7a - 7b traversant un orifice prévu à cet effet dans la coquille la - lb, de manière à pouvoir être connectée à un dispositif d'alimentation pneumatique ou hydraulique. Pour chacun desdits vérins, ce dispositif d'alimentation est par exemple, constitué par une bouteille d'air comprimé Sa - 8b avec mano-détendeur incorporé, permettant le réglage de lz pression, ainsi qu'un appoint d'air en fonction des différences de tempé ratures, ou par un compresseur d'air relié auxdits vérins par une tuyauterie flexible. Dans certaines applications, l'air comprimé peut être remplacé par d'autres fluides gazeux et, par exemple, par un mélange d'anhydridecarbonique et d'azote. Les bouteilles d'alimentation 8a - 8b sont fixées sur les coquilles la - lb à l'aide de tous moyens cnnvenables et, par exemple, au moyen de berceaux-supports 9a - 9b dont chacun est solidaire de l'une desdites coquilles. Ces berceaux-supports sont, par exemple, articulés sur les coquilles et munis de moyens de verrouillage en position de fermeture. Ils comportent avantageusement, latéralement, un carter 9a' - 9b' destiné à assurer la protection des organes fragiles du dispositif d'alimentation. On conçoit bien le fonctionnement ainsi que la rapidité et la simplicité d'installation ou de dépose du dispositif qui vient autre décrit. Le cylindre de serrage étant ouvert (figure 3), on loge le cible C ou le tuyau entre les coquilles hémicylindriques assemblées par la charnière 2, puis on referme ledit cylindre que l'on verrouille en position de fermeture, autour dudit cable ou tuyau (figure 4). I1 suffit alors rouvrir les bouteilles d'alimentation 8a - 8b, ou de manoeuvrer un distributeur dans le cas d'alimentation par flexibles, pour que le fluide gazeux admis dans les vérins 6a 6b provoque la dilatation de la membrane soupe de ces derniers laquelle assure un serrage énergique du câble ou tuyau (figure 5). Les bouteilles d'alimentation des vérins ou de distributeur restent ouvertes pendant toute la durée de la présence souhaitable de la gaine de serrage sur le cible ou tuyau, pour compenser les pertes de pression éventuelles. Le dispositif selon 1'invention est susceptible de nombreuses et intéressantes applications. Selon une destination avantageuse revendiquée par le présent brevet et décrite dans la suite du présent exposé, il est appelé à constituer le stoppeur des dispositifs stoppeurs-flotteurs destinés à etre installés sur les cibles assurant la liaison entre un engin lourd immergé et un navire de surface. I1 peut également remplacer les traditionnelles chaussettes en acier ou nylon pour le tirage ou la retenue de cibles, flexibles ou tuyaux tels pipe-linesJ Selon une première forme d'exécution simplifiée, le stoppeurflotteur selon l'invention comprend un stoppeur 1 constitué par une pince exécutée de la manière indiquée ci-dessus. A son extrémité supérieure, le cylindre ouvrant formant le corps rigide de ce stoppeur, est pourvu, extérieurement, de deux oreilles 10a - 10b, diamétralement opposées et solidaires, chacune, d'une coquille la - lb. Chaque oreille 10a - 10b comporte un orifice lia - 11b destiné à la fixation d'une manille solidaire d'une élingue 12a - 12b fixée, par son extrémité opposée à un flotteur 13a - 13b (figure 7) qui, suivant cet exemple est destiné à titre totalement immergé. Sur l'un des flotteurs, est frappé un orin 14 dont la longueur peut titre ajustée en fonction de la profondeur d'immersion du flotteur, et dont l'extrémité supérieure est solidaire d'une bouée 13 destinée à constituer un repère de la verticale de l'en- gin tel que, par exemple, une ensouilleuse de cible évoluant sur le fond marin. tes dispositifs stoppeurs-flotteurs sont posés sur les cibles assurant la liaison souple entre le navire de surface et l'engin, lors de la procédure de mise à l'eau de ce dernier. Pour cela, l'engin E tel qu'ensouilleuse est d'abord amené jus qu'à une profondeur d'immersion intermédiaire calculée pour qu' après installation des dispositifs stoppeurs-flotteurs sur les cibles de liaison tels que brague 3 et ombilical o, lesdits flotteurs soient immergés au-dessous du niveau n de la basse mer, pour pouvoir parfaitement jouer leur rtle, après que ledit engin ait été posé sur le fond marin M, au terme de la procédure de mise à liteau. Le gonflement ou le dégonflement automatique des stoppeurs ou des flotteurs ou de l'ensemble stoppeur-flotteur, peut titre commandé par tout procédé convenable et, par exemple, par l'un des moyens suivants - rupture d'un barreau de magnésium ou de sel - explosif - messager - signal acoustique codé. Comme le montre la figure 7, les dispositifs stoppeurs-flotteurs confèrent aux portions de cibles comprises entre l'engin sousmarin et lesdits dispositifs, une raideur leur évitant d'être accrochés par ledit engin, tout en constituant, comme indiqué précédemment, un bon repère de verticale de ce dernier ; d'autre part, ils autorisent un mou important des portions de cables comprises entre les stoppeurs et le portique P de manutention du navire de surface, ce qui assure une excellente latitude de manoeuvre à ce dernier. On comprend bien l'intértt de ce dispositif et de cette méthode de retenue de cibles ou tuyaux souples de liaison en milieu marin, et de repérage d'engins immergés, lesquels présentent, notamment, par rapport aux moyens et procédés conventionnels utilisés dans le méme but, les avantages suivants - sécurité de fonctionnement - simplicité de mise en oeuvre - poids et enconibrement très faible - entretien pratiquement nul - consommation d'énergie limitée aux gonflements des bouteilles d'air comprimé - autonomie totale vis-à-vis du support - codt pen élevé. Dans le but d'accrottre les performances du dispositif selon lin- vention, celui-ci est, suivant une deuxième forme d'exécution, constitué de deux gaines de serrage ou pinces 1A et 1B réalisées de la manière indiquée précédemment et reliées par des vérins de translation téléscopiques 16a - 16b disposés de manière diamétralement opposée.Chaque coquille hémicylindrique de l'une des pinces (pince 1A) comporte, extérieurement, un corps de vérins 17a - 17b dans lequel est logé le piston des vérins de translation dont les tiges 18a - 18b sont fixées, chacune, par leur extrémité extérieure, à la coquille hémicylindrique placée en vis-à-vis de la seconde pince (pince 1B), Un système de distribution adéquat permet, à partir d'une source d'air comprimé ou de tout autre fluide, d'alimenter et de dégonfler alternativement les vérins à membrane déformable de chacune desdites pinces, de manière à serrer ou à desserrer alternativement ces dernières sur le support sur lequel est installé le dispositif , tandis que les vérins de translation permettent le rapprochement et l'éloignement alternés des pinces. Dans ce cas, les vérins à membrane déformable des pinces et, notamment, les surfaces de ces vérins destinées à venir en contact avec le support, sont réalisées dans un matériau résistant à l'abrasion ou revttues d'un tel matériau. On conçoit qu'il est possible, soit de déplacer, pas à pas, le dispositif ainsi agencé sur un support fixe de forme allongée (cibles, tubes, tuyaux souples, etc...), soit d'imprimer des mouvements d'avance, pas à pas, à un élément de forme allongée (ct- ble, tuyau, etc...) traversant ledit dispositif immobilisé. Le domaine d'utilisations susceptible d'être couvert par un tel dispositif est donc particulièrement vaste. On décrit ci-après son application intéressante et revendiquée par le présent brevet la réalisation des stoppeurs-flotteurs. En effet, les stoppeurs-flotteurs illustrés à la figure 7 ne jouent pleinement leurs rôles que lorsque la profondeur d'imter- sion à laquelle évolue l'engin sous-marin, est constante. Dans le cas contraire - a) si la profondeur d'immersion de l'engin sous-marin croit, les flotteurs s'enfoncent de plus en plus et perdent une partie de leur flottabilité et, par conséquent, de leur pouvoir de maintien des câbles - b) Si la profondeur d'immersion décrit, les flotteurs remontent en surface et du mou apparat dans la liaison souple. On conçoit que ces stoppeurs-flotteurs perdent une grande partie des avantages précédemment soulignés, dès que l'immersion de 1' engin sous-marin varie. Cet inconvénient est éliminé par le mode d'exécution de l'ensemble stoppeur-flotteur illustré à la figure 8 et suivant lequel le stoppeur de cet ensemble est constitué par un dispositif comprenant deux gaines de serrage 1A et 1B reliées par deux vérins de translation 16a - 16b dont les corps sont solidaires de la gaine supérieure 1A, tandis que l'extrémité extérieure de leurs tiges 18a - 18b est fixée sur le sommet de la gaine inférieure 1B. A sa partie supérieure, la pince 1A comporte, extFrieurexent deux oreilles lOa - 10b auxquelles sont ìxées des élingues 12a 12b solidaires d'un flotteur gonflable 13 dont la partie supérieure est avantageusement dotée dcun revêtement réfléchissant 19 Un système de distribution convenable permet, à partir d'une source d'air comprimé ou autre fluide, qui peut & re constituée par une bouteille d1air solidaire du stoppeur, ou par un compresseur installé sur le navire support ou sur une plate-forme, d'obtenir deux cycles de fonctionnement "pas à pas". L'un correspond à la remontée du stoppeur-flotteur le long du cible, l'autre à sa descente. En fait, puisque l'on recherche principalement à maintenir le stoppeur-flotteur à une immersion constante, au voisinage de la surface, quelle que soit les variations de la profondeur d'évolution de l'engin sous-marin, c'est la direction du mouvement du cible dans le stoppeur et non celle du stoppeur par rapport au cible qu'il faut qualifier. Aussi, substitue-t-on aux expressions "cycle de montée" et "cycle de descente", dans cette application, celles de "Filer" et "Virer", respectivement. Les cycles correspondant à ces manoeuvres sont décrits ci-après, à partir de la position de départ (figures 9 et 14) dans laquelle la pince supérieure lA et la pince inférieure 13 du stoppeur sont rapprochées (Tiges des vérins de translation rentrées), les vérins à membrane déformable de ladite pince supérieure étant serrés sur le cible C, tandis que ceux de ladite pince inférieure sont desserrés. Dans cette description, la référence S indique que les pinces 1A ou 13 sont serrées, alors que le repère D indique que lesdites pinces sont desserrées. Décomposition des mouvements pour "Filer" - 10) - Figure 10 : la pince inférieure 1B est serrée, puis la pince supérieure 1A est desserrée avec un retard + (par exemple de l'ordre d'une demi-seconde). - 20) - Figure 11 : les vérins de translation 16a - 16b sont déployés, de manière que la pince 1B serrée sur le cible C, entraine ce dernier vers le bas, en coulissant dans la pince supérieure 1A desserrée. - 30) - Figure 12 : la pince supérieure 1A est mise en serrage, puis la pince inférieure 1B est desserrée avec un retard +. - 40) - Figure 13 : les tiges des vérins de translation sont rentrées, ce qui a pour effet de remonter la pince inférieure 1B glissant sur le cible C, à proximité de la pince supérieure 1A serrée sur ledit câble. Comme le montre la position des repères horizontaux figurant sur le cible C, ce dernier se trouve déplacé vers le bas, au cours du cycle décrit ci-dessus, suivant un mouvement dont l'amplitude est fonction de la course des vérins de translation. Décomposition des mouvements pour "Virer" 10) - Figure 15 : les vérins de translation 16a - 16b sont déployés, de sorte que la pince inférieure 1B desserrée s'éloigne de la pince supérieure 1A, en coulissant sur le cable C. 2 ) - Figure 16 : la pince inférieure 13 est serrée, tandis que la pince supérieure est desserrée avec un retard +. 30) - Figure 17 : les tiges des vérins de translation sont rentrées, de sorte que la pince inférieure 1B serrée sur le cible C entraine ce dernier vers le haut en se rapprochant de la pince supérieure 1A desserrée, ledit cible coulissant dans cette der nière. 40) - Figure 18 : la pince supérieure 1A est serrée sur le cible C, puis la pince inférieure est desserrée, avec un retard +. En considérant la position des repères horizontaux figurant sur le cible C, on comprend que celui-ci se trouve déplacé vers le haut, au cours du cycle qui vient d'étire décrit, suivant un mouvement dont l'amplitude est également fonction de la course des vérins de translation. Les cycles ci-dessus sont avantageusement commandés & partir d'un pupitre comprenant deux leviers à deux positions chacun. L'un commande la rentrée et la sortie des tiges des vérins de translation, l'autre les inversions quasi-simultanées de serrage des vérins à membrane déformable des pinces supérieure et inférieure (chaque inversion correspondant à une seule manoeuvre du levier), La conduite du dispositif "stoppeur-flotteur" à déplacement pas à pas peut titre soit semi-automatique, comme indiqué ci-dessus, soit automatique en utilisant un jeu de cames monté sur un cy lindre entrainé par un moteur électrique tournant à vitesse constante. On ne décrit pas de tels systèmes de distribution qui sont bien connus dans les techniques d'automation pneumatique ou hydraulique. Les flexibles reliant la source d'air comprimé aux Stoppeurs, sont enfermés dans une seule gaine 20 et l'ensemble a une flottabilité positive. Les stoppeurs des ensembles stoppeurs-flotteurs illustrés sont du type pneumatitue. Cependant, comme indiqué précédemment, il est possible, moyennant quelques modifications de détail, de remplacer l'air par un autre fluide tel que l'eau ou l'huile. Le flotteur de l'ensemble stoppeur-flotteur mobile peut- & re soit gonflé avant la mise à l'eau, soit après. Dans ce dernier cas, le flotteur est plié dans un sac fixé sur le corps supérieur du stoppeur et son gonflement stobtient à l'aide d'air comprimé acheminé par flexible depuis le navire, la pression de l'air rompant les lacets du sac et libérant le flot- teur. Le dégonflement du flotteur peut aussi s'opérer avant le relevage. Dans ce cas, le flotteur étant immergé, il suffit de mettre le flexible de gonflement en communication avec l'atmosphère, par l'intermédiaire du distributeur, pour obtenir le dégonflement sous l'effet de la pression de l'eau. Le gonflement et le dégonflement anticipés du flotteur facilitent les manutentions. R E V E N D I C A T I O N S 1. - Dispositif de suspension ou de manutention, notamment pour éléments de forme allongée tels que cibles, tuyaux ou tubes, caractérisé en ce qu'il est constitué par au moins un cylindre ouvrant muni d'une charnière suivant l'une de ses génératrices et de moyens de verrouillage disposés suivant sa génératrice opposée la surface intérieure de chacune des deux coquilles hémicylindri ques formant ledit cylindre ouvrant étant pourvue d'un vérin souple à membrane déformable, de manière à constituer une pince ou gaine de serrage. 2. - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend deux cylindres ouvrants ou pinces reliées par des vérins de translation télescopiques disposés de manière diamétralement opposée, des moyens permettant de gonfler et de dégonfler alternativement les vérins à membrane déformable de chacune desdites pinces, de façon à mettre alternativement ces dernières en position de serrage ou de desserrage sur le support sur lequel est installé ledit dispositif. 3. - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens de verrouillage sont constitués par des charnons dont sont pourvus les bords séparables des coquilles hémicylin- driques et par une broche se logeant dans lesdits charnons après enclavement de ces derniers. 4. - Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que la broche de verrouillage est dotée d'une articulation, par exemple dans sa partie médiane. 5. - Dispositif selon la revendication 1, caractérisée en ce que chaque vérin souple est alimenté au moyen d'une bouteille contenant un fluide gazeux comprimé, par exemple de l'air comprimé, permettant une alimentation permanente dudit vérin, en position opérante. 6. - Ensemble stoppeur-flotteur pour cables de liaison entre un navire support de surface et un engin sous-marin, caractérisé en ce qu'il comprend un stoppeur constitué par une pince selon l'uns quelconque des revendications 1, 3, 4 ou 5 et un flotteur destiné à titre immergé, solidaire dudit stoppeur, par exemple au moyet de deux élingues. 7. - Ensemble stoppeur-flotteur pour cibles de liaison entre un navire support de surface et un engin sous-marin, caractérisé en ce qu'il comprend : d'une part, un stoppeur constitué par un dispositif selon la revendication 2, et, d'autre part, un flotteur gonflable destiné à titre immergé et solidaire dudit stoppeur, par exemple au moyen de deux élingues. 8. - Ensemble stoppeur-flotteur pour cibles de liaison entre un navire support de surface et un engin sous-marin selon la revendication 6, caractérisé en ce que le flotteur dudit dispositif est relié, par exemple au moyen dtun orin de longueur réglable, à une bouée destinée à constituer un repère de la verticale dudit engin immergé.