PREPARATION AQUEUSE A BASE DE BITUME, SON PROCEDE DE FABRICATION ET SON APPLICATION. La présente invention concerne une préparation à base de bitume, son procédé de fabrication, ainsi que son application. Des bitumes sont utilisés en grandes quantités à des fins différentes dans le domaine du bâtiment, c'est-à-dire dans la construction en élévation aussi bien que dans celui de la construction au-dessous du sol. On citera, à titre d'exemples, les applications suivantes: * Fabrication d'asphalte avec matières de remplissage (charges), * Fabrication de carton bitumé pour toitures, de plaques bitumées et/ou de cartons bitumés de recouvrement avec des matériaux de support. * Fabrication de structures collées et de structures d'isolement. * Dissolution dans des solvants pour la fabrication de matières adhésives, de revêtement et/ou de vernissage, et * Utilisation en combinaison avec des émulsifiants en vue de la fabrication d'émulsions aqueuses de bitume. Dans la plupart des cas, on fait fondre le bitume sur le lieu même de l'utilisation et on l'applique à l'état fondu, par exemple dans le domaine de la construction des routes et de l'isolation Or, les opérations qu'impliquent la fusion du bitume et l'application du bitume chaud sont fastidieuses, et elles comportent des risques d'accidents et dlin- flammation ou d'incendie La fusion répétée de bitume est onéreuse tant du point de vue de la main-d'oeuvre que sur le plan de la consommation d'énergie. Le domaine d'application des solutions de bitume préparées à l'aide de white spirit ou de benzol est limité, ces solutions ne se prêtant guère qu'à l'utilisation comme couches d'apprêt sur des surfaces à revêtir ou peindre, ou comme couches de protection temporaires ou provisoires. 2 510595 Parmi les préparations aqueuses à base de bitume, on connalt notamment les émulsions de bitume Dans ces émulsions, le bitume est suspendu sous la forme de gouttelettes finement réparties dans le milieu aqueux, sous l'effet d'additifs, d'émulsifiants et de stabilisateurs La nature anioniquement ou cationiquement active, ou encore non-ionogénique des émulsifiants, détermine les conditions d'utilisation, la stabilité, la plage du p H, le comportement adhésif des émulsions de bitume, ainsi que leur compatibilité avec les autres matériaux utilisés dans le domaine du bâtiment, etc La stabilité des émul- sions de bitume est assurée par des émulsifiants et des stabilisateurs; toutefois, ceux-ci inhibent quelquefois dans une certaine mesure, la sépa- ration de l'émulsion et, partant, la formation d'une couche de bitume continue ou cohérente Par ailleurs, les émulsions de bitume sont sensibles aux électrolytes, leur compatibilité avec des matériaux de construction-,. tels que chaux, ciment, plâtre, est limitée, de même que leur stabilité. L'invention a pour but de créer une préparation aqueuse de bitume qui ne présente pas les inconvénients des préparations connues, qui soit uni- versellement utilisable à froid et se prête à l'emmagasinage, le bitume de cette préparation devant être pleinement compatible avec les matériaux de construction actifs, et devant former, lors de son application par des pro- cédés manuels ou mécaniques, une couche cohérente, ladite préparation devant, par ailleurs, se prêter à une utilisation facile, en combinaison ou non avecdes additifs, sans comporter des risques d'inflammation ou d'accident. L'invention a également pour but de créer un procédé pour la fabrication de cette préparation, et de définir son utilisation ou application. L'invention permet d'atteindre ces buts d'une manière simple et sur- prenante. Elle a pour objet une préparation aqueuse à base de bitume renfermant, dans un milieu aqueux, au moins un bitume qui présente une consistance plas- tique à température ambiante normale, remarquable notamment en ce que le bitume est présent dans ledit milieu aqueux sous forme répartie ou dispersée avec un gel d'hydroxyde d'aluminium. De préférence, le gel d'hydroxyde d'aluminium est préparé en présence d'un excédent d'oxyde et/ou d'hydroxyde de métal alcalino-terreux, notamment en présence d'un excédent d'hydroxyde de calcium et/ou de magnésium. Selon un autre mode de réalisation préféré de l'invention, la prépara- tion contient au moins 35 % (en poids) de bitume dispersé avec le gel d'hy- droxyde d'aluminium. Avantageusement, cette préparation renferme au plus 65 % (en poids) de bitume dispersé avec le gel d'hydroxyde d'aluminium. 2 510595 La préparation selon l'invention présente, à température ambiante normale, une consistance visqueuse ou pâteuse, elle se prête à l'emmaga- sinage, et elle est miscible à l'eau. Le procédé de fabrication de la préparation aqueuse à base de bitume selon l'invention est remarquable notamment en ce qu'il consiste à disperser, avantageusement sous agitation, du bitume fondu dans un milieu aqueux ren- fermant un gel d'hydroxyde d'aluminium préparé, le cas échéant in situ, à partir d'au moins un sel d'aluminium et d'au moins un oxyde ou hydroxyde de métal alcalino-terreux, ou à partir de leurs mélanges. De préférence, une partie au moins de l'hydroxyde de métal alcalino- terreux est de l'hydroxyde de calcium, notamment sous forme de chaux éteinte, pâte de chaux, hydrate de chaux solide fragmentaire, de préférence sous forme de lait de chaux préparé à partir de chaux éteinte. Dans un autre mode de mise en oeuvre préféré, une partie au moins de l'oxyde ou hydroxyde de métal alcalino-terreux est de l'oxyde ou hydroxyde de magnésium On préfère particulièrement, parmi ces deux derniers, l'hydro- xyde de magnésium préparé, par exemple, à partir de l'oxyde de magnésium. Le mélange d'oxydes de métaux alcalino-terreux peut être avantageuse- ment constitué d'oxyde de calcium et de magnésium, et/ou d'hydroxyde de calcium et de magnésium. Avantageusement, l'(s) oxyde(s) et/ou hydroxyde(s) de métal alcalino- terreux est(sont) employé(s) dans des proportions représentant un multiple de la quantité stoechiométrique requise pour la préparation du gel d'hydro- xyde d'aluminium, rapportée au(x) sel(s) d'aluminium. De préférence, les quantités utilisées d'oxyde et/ou d'hydroxyde de métal alcalino-terreux représentent 15 à 150 fois, et notamment 15 à 100 fois la quantité stoechiométrique requise. Toutefois, on peut également utiliser une quantité déficitaire d'hydroxyde(s) de métal alcalino-terreux, pour la préparation du gel d'hydro- xyde d'aluminium, par rapport à la quantité stoechiométrique requise, rap- portée au(x) sel(s) d'aluminium C'est ainsi que, par exemple, l'on peut utiliser avantageusement dans des rapports de 1/2 à 3/1 l'(les) oxyde(s) et/ou hydroxyde(s) de métal alcalino-terreux, exprimé(s) en équivalent d'oxyde de calcium, et le(s) sel(s) d'aluminium, exprimé(s) en équivalent de sulfate d'aluminium. Avantageusement, on travaille dans des conditions de p H d'au moins 7,5. Le ou les bitumes utilisé(s) présente(nt) n'importe quel point de ramollissement Toutefois, on utilise de préférence un ou des bitume(s) 10595 présentant un point de ramollissement de 45 à 110 'C, notamment de 45 à 1000 C, ou un ou des bitume(s) 'modifié(s), par exemple, par au moins une matière synthétique (bitume compound, ou bitume modifié). De préférence, on utilise, comme sel d'aluminium soluble dans l'eau, l'octadécahydrate de sulfate d'aluminium (AL 2 (SO 4)3,18 H 20) Avantageusement, ce produit, de pureté technique, présente une teneur en aluminium d'environ 17 % (en poids). Avantageusement, la quantité utilisée de gel d'hydroxyde d'aluminium, rapportée à celle du bitume, est choisie telle que les gouttes de bitume fondu peuvent'êtreencore maintenues en dispersion stable Ainsi, le(s) sel(s) d'aluminium représente(nt) avantageusement au moins 1,0 % (en poids), de préférence au moins 1,5 % (en poids), et notamment au moins 2, 0 % (en poids), exprimé en équivalent de sulfate d'aluminium, par rapport au(x) bitume(s). Avantageusement, on utilise, au total, au plus 8 % (en poids), de préférence 4 % (en poids) de sel(s) d'aluminium, exprimé en équivalent de sulfate d'aluminium, par rapport au(x) bitume(s). Dans un mode de mise en oeuvre particulièrement avantageux, on utilise 1, 0 à 6,5 % (en poids), de préférence 1,0 à 3,5 % (en poids), et notamment 1,5 à 3,5 %(en poids) de sel(s) d'aluminium, exprimé en équivalent de sulfate d'aluminium, rapporté au(x) bitume(s). Il est également avantageux d'utiliser des proportions d'au moins 4 % (en poids), notamment d'au moins 10 % (en poids) d'oxyde(s) ou d'hydroxyde(s) de métal alcalino-terreux, tel que l' hydroxyde de calcium, exprimé en équivalent d'hydroxyde de calcium, rapporté au(x) bitume(s). Très avantageusement, on utilise cette substance (ou ces substances) dans des proportions d'au plus 45 % (en poids), exprimé en équivalent d'hydroxyde de calcium, rapporté au(x) bitume(s) De préférence, on utilise des propor- tions de 10 à 40 % (en poids), notamment de 16 à 22 % (en poids), exprimé en équivalent d'hydroxyde de calcium, rapporté au(x) bitume(s). De préférence, la teneur en bitume de la préparation aqueuse selon l'invention est ajustée à au moins 133 %(en poids) Avantageusement, cette teneur est ajustée à 65 % (en poids) au plus, et notamment à 60 % (en poids) au plus. De préférence, la teneur totale en matières solides (comprenant, outre la teneur en substances minérales, la teneur en bitume) de la pré- paration aqueuse selon l'invention, est ajustée à 70 % (en poids) au plus. Avantageusement, cette teneur est ajustée à au moins 50 % (en poids). 2 510595 La dispersion du ou des bitume(s) dans le milieu aqueux est effectuée avantageusement à une température supérieure à son(leur) point de ramollis- sement, et sous agitation De préférence, cette dispersion est effectuée à une température d'au moins 500 C, notamment supérieure de 50 à 800 C, au poini de ramollissement précité. Dans un mode de mise en oeuvre avantageux du procédé selon l'inventiot l'étape de dispersion du ou des bitume(s) dans le milieu aqueux consiste à ajouter, sous agitation, le bitume chauffé à une température supérieure au point de ramollissement au milieu aqueux chauffé renfermant le gel d'hydro- xyde d'aluminium qui a été préparé dans ledit milieu Le ou les bitumes sont ajoutés au milieu aqueux à une température supérieure d'au moins 60 C, notamment 60 à 800 C au point de ramollissement, donc dans le cas d'un point de ramollissement de 60 'C, réchauffés à une température d'au moins 120 'C, et notamment à une température d'au moins 120 à 140 'C Par ailleurs, de préférence, le milieu aqueux est réchauffé préalablement à une température de 40 à 60 'C. Lors de la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, on peut éga- lement utiliser, dans le milieu aqueux, un gel d'hydroxyde d'aluminium préparé extemporanément in situ Par conséquent, un mode de mise en oeuvre de ce procédé consiste, pour disperser le(s) bitume(s) dans le milieu aqueux, à disperser d'abord, par exemple, le(s) sel(s) d'aluminium dans le bain de bitume fondu, et à refroidir ensuite ce bain de bitume sous agitatii en l'ajoutant aux oxyde(s) et/ou hydroxyde(s) de métal alcalinoterreux dans un milieu aqueux,constitué notamment par du lait de chaux, de préféreni en excès. La préparation aqueuse à base de bitume faisant l'objet de la présent invention, constitue un mélange d'un liant organique et d'un liant minéral, dont l'eau s'évapore, après l'application ou analogue de çe produit, cependant que le(s) bitume(s) forme(nt) une couche continue cohérente et que le(s) oxyde(s) et/ou hydroxyde(s) de métal alcalinoterreux réagissent avec le dioxyde de carbone atmosphérique pour former un ou plusieurs carbo- nates de métal alcalino-terreux, tout en dégageant de l'eau La couche ou pellicule formée à partir de la préparation selon l'invention présente des caractéristiques des bitumes autant que des caractéristiques des oxydes et/ou d'hydroxydes de métal alcalino-terreux et se prête, par conséquent, à des applications les plus variées dans l'industrie du bâtiment et analogues. -25 10595 On a constaté que le gel amorphe d'hydroxyde d'aluminium, notamment à l'état fraichement préparé, est capable d'adsorber durablement sur sa grande surface active les gouttelettes de bitume obtenues à partir du bain de bitume fondu, par agitation, le gel d'hydroxyde d'aluminium n'en perdant pas pour autant ses caractéristiques de gel Le gel d'hydroxyde d'aluminium obtenu est stable et capable de maintenir le bitume à l'état dispersé, dans des conditions de température ambiante normale La préparation pâteuse à base de bitume selon la présente invention peut être diluée à l'eau, à température ambiante, et elle est miscible à des matériaux actifs de cons- truction et/ou des matières de remplissage (charges) inertes, sans que sa stabilité en soit diminuée. La préparation à base de bitume selon l'invention peut être mélangée, sans limitation, aux liants suivants couramment utilisés dans le domaine intéressé: a Ciment. * Chaux. * Plâtre, et a Dispersions de matières synthétiques, telles que dispersions d'acétate de polyvinyle. * Dispersions d'esters acryliques et latex. Après dilution à l'eau, la préparation à base de bitume selon l'in- vention jusqu'à une teneur en matière sèche de 30 % (en poids), présente une consistance pâteuse, analogue à celle d'un mortier, et elle est thixo- trope Elle peut être diluéeà l'eau sans limitation, tout en restant homo- gène; toutefois, après l'avoir laissée reposer pendant une période prolongée, l'on a intérêt à la réhomogénéiser par agitation avant de l'utiliser à des températures inférieures à 00 C, la préparation selon l'invention se soli- difie, mais ce processus est réversible, ladite préparation pouvant être ramenée à son état initial par réchauffage (fusion). Comme indiqué ci-dessus, l'invention vise également l'utilisation de la préparation précitée en tant que liant, adhésif, isolant et matière de renforcement, notamment dans l'industrie du bâtiment et analogues. Par exemple, lors de la préparation de l'asphalte froid et du mortier adhésif et d'encastrement à des fins de consolidation du sol, la préparation selon l'invention peut être appliquée sous forme de couche indépendante, ou elle peut être incorporée au matériau de construction intéressé, afin de remplir-des fonctions d'isolation, ou encore en vue du collage de diffé- rentes couches à surfaces poreuses. On a constaté, par exemple, par des essais, que la préparation selon l'invention peut être utilisée pour le collage des matériaux suivants, dans n'importe quelle combinaison: * Eternite . * Tôle de fer ou d'acier. * Verre. * Bois. * Carton bitumé de recouvrement ou pour toiture. * Béton. * Surfaces de béton crépies. * Tuiles. * Dalles. * Matières alvéolées molles et dures. * Liège. * Plaques céramiques. * Tissus de fibres de verre, et * Tissus de fibres synthétiques. Tel que mesuré à l'aide de l'instrument à bague et bille selon la Norme DIN 1995-U 4 pour la détermination du point de ramollissement, le point de ramollissement des couches cohérentes pelliculaires obtenues lors de l'utilisation de la préparation selon l'invention est augmenté de 10 à 150 C par rapport au point de ramollissement des couches formées par le bitume de départ Les surfaces de couches présentent une excellente imperméabilité à l'eau, et leur résistance à la chaleur est supérieure à celle des surfaces de couches préparées à l'aide du bitume de départ, car le point de ramollissement des couches de revêtement formées de la préparation selon l'invention est supérieur, à l'état sec, à celui des couches de revêtement formées de bitume de départ, de sorte que les pre- mières ne s'écoulent pas encore, vers le bas, le long des surfaces ver- ticales lorsque la température atteint le point de ramollissement des secondes Une couche de recouvrement ou de crépi à base de chaux peut être appliquée sur la couche pelliculaire franchement préparée, ces deux couches adhérant alors parfaitement l'une à l'autre. D'autres avantages et caractéristiques dela présente invention apparaîtront à la lecture de la description suivante et des exemples donnés à titre illustratif mais non-limitatif. 10595 EXEMPLE 1 On dissout dans 10 parties pondérales d'eau 3 parties pondérales de sulfate d'aluminium octadécahydraté, on chauffe cette solution à une tem- pérature de 40 à 450 C et l'on y ajoute 10 parties pondérales d'hydroxyde de caliciumpulvérulent mélangées à 30 parties pondérales d'eau. Lorsqu'on réunit ces deux solutions préparées préalablement, il se forme un gel présentant une consistance crémeuse, et la température augmente pour atteindre environ 50 à 60 'C. Avantageusement, on fait en sorte que la température ne dépasse pas 60 C. On ajoute ensuite 47 parties pondérales de bitume conforme à la Norme DIN 1995 B 25, chauffées à 150-160 'C Pendant qu'on mélange les deux cons- tituants, on les soumet à une agitation Après une agitation durant 20 min, on obtient une préparation aqueuse à base de bitume, homogène, noire ou gris foncé, aux propriétés thixotropes On peut diluer cette préparation à l'eau jusqu'à ce que la teneur en matière sèche soit de 30 % (en poids), sans qu'elle perde sa nature thixotrope, ni son pouvoir liant. On obtient des résultats analogues en utilisant, à la place de l'hy- droxyde de calcium pulvérulent, de l'hydroxyde de magnésium préparé à par- tir d'oxyde de magnésium calciné. EXEMPLE 2- A partir de chaux éteinte, on prépare du lait de chaux présentant une teneur en matière sèche de 25 % (en poids) On ajoute à 40 parties pondérales de ce lait de chaux, tout en agitant, 1,5 partie pondérale de sulfate d'aluminium octadécahydraté dissoute dans 10 parties pondérales d'eau Après formation du produit présentant une consistance de gel, on ajoute, en agitant vigoureusement, 48,5 parties pondérales de bitume fondu conforme à la Norme DIN 1995 B 80 La préparation à base de bitume, noire et homogène, se forme après environ 20 minutes. EXEMPLE 3 On chauffe 40 parties pondérales de bitume conforme à la Norme DIN 1995 B 80 à une température supérieure à 1000 C et l'on ajoute progressi- vement au bitume fondu 1,5 % (en poids) de sulfate d'aluminium octadécahydraté. Lorsque la masse cesse de former de l'écume, on ajoute à ce bain de bitume fondu, sous agitation vigoureuse, 60 parties pondérales de lait de chaux préalablement préparé, qui contiennent 25 % (en poids) de matière sèche. La dispersion du bitume dans la préparation aqueuse est, au début, rela- tivement grossière mais, après avoir laissé reposer et avoir agité à plusieurs reprises, la dispersion devient progressivement plus fine, et l'on obtient une préparation à base de bitume thixotrope. EXEMPLE 4 On dissout à 40 'C une partie pondérale de sulfate d'aluminium octa- décahydraté dans 10 parties pondérales d'eau, et l'on ajoute à cette solu- tion 8 parties pondérales de lait de chaux présentant une teneur en matière sèche de 25 % (en poids) Le gel d'hydroxyde d'aluminium qui se forme alors, et qui présente un p H de 10,5 est introduit dans un broyeur à colloîdes à une température de 50 %O et y est additionné, à une température de 120 %C, de 50 parties pondérales de bitume conforme à la Norme DIN 1995 B 80. Le broyeur à collo&des a une capacité de 6 t/heure, sa vitesse de rotation est de 960 tours/min, et son ouverture est de 0,5 à 5,0 mm. La masse traitée est homogénéisée dans le broyeur à colloldes. La masse résultante est homogène, thixotrope et de teinte noire à gris foncé EXEMPLE 5 En utilisant la préparation à base de bitume obtenue selon l'Exempte 2 on prépare un mélange froid d'asphalte présentant la composition suivante: 8 parties pondérales de farine de calcaire, parties pondérales de sable, parties pondérales de poussier de basalte de dimensions granulométriqu de 5 mm, 30 parties pondérales de poussier de basalte de dimensions granulom 6 triqu de 5 à 12 mm, 37 parties pondérales de poussier de basalte de dimensions granulom 6 triqu de 12 à 20 mm, et parties pondérales de la préparation à base de bitume obtenue selon l'Exemple 2 ci-dessus. Après condensation et séchage pendant 48 heures, ce mélange se durcit et peut alors supporter des charges Lorsqu'on ajoute 5 à-10 % (en poids) de ciment et la-même quantité d'eau, le temps de durcissement, ainsi que la résistance mécanique de la couche d'asphalte sont augmentés. EXEMPLE 6 On utilise la préparation à base de bitume obtenue selon l'Exempte 2 pour l'appliquer sous forme d'une couche de 3 à 4 kg/m 2 sur des surfaces de béton et de tuiles préalablement nettoyées et dépoussiérées, en vue de l'imperméabilisation de ces dernières Après la prise de la première couche qui demande environ 6 à 8 heures, la couche suivante, présentant le même poids par unité de surface, est appliquée Le film isolant ainsi obtenu assure l'isolement par rapport aux émanations humides et à l'humidité du so' et même par rapport aux eaux souterraines jusqu'à une pression de 1 atm. Dans les cas o il existe un risque de déplacementou d'éclatement de la couche superficielle, il est avantageux d'interposer entre les deux couches isolantes une couche de tissu de fibres de verre présentant une largeur de mailles de 5 mm. Bien entendu, la présente invention n'est nullement limitée aux exemples et modes de mise en oeuvre mentionnés ci-dessus; elle est sus- ceptible de nombreuses variantes accessibles à l'homme de l'art, suivant les applications envisagées et sans que l'on ne s'écarte de l'esprit de l'invention. 10595 REVENDICATIONS 1. Préparation aqueuse à base de bitume renfermant, dans un milieu aqueux, au moins un bitume de consistance plastique à température ambiante normale, caractérisée en ce que le(s) bitumes est(sont) dispersé(s) dans le milieu aqueux avec un gel d'hydroxyde d'aluminium. 2. Préparation selon la revendication 1, caractérisée en ce que ledit gel d'hydroxyde d'aluminium est préparé en présence d'un excès d'oxyde et/ou d'hydroxyde de métal alcalino-terreux. 3. Procédé de fabrication d'une préparation aqueuse à base de bitume selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'il consiste à disperser du bitume fondu dans un milieu aqueux renfermant un gel d'hydroxyde d'alumi- nium préparé, le cas échéant in situ, à partir d'au moins un sel d'aluminium soluble à l'eau et d'au moins un oxyde et/ou hydroxyde de métal alcalino- terreux, ou à partir de leurs mélanges. 4 Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'hydroxyde de métal alcalino-terreux est constitué au moins en partie d'hydroxyde de calcium, notamment sous forme de chaux éteinte, de pâte de chaux ou de chaux solide fragmentaire. 5. Procédé selon la revendication 3 ou 4, caractérisé en ce que l'oxyde et/ou hydroxyde de métal alcalino-terreux est constitué au moins en partie d'oxyde et/ou d'hydroxyde de magnésium. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 à 5, caracté- risé en ce qu'on utilise, rapporté au(x) sel(s) d'aluminium, un multiple de la quantité stoechiométrique d'oxyde(s) et/ou d'hydroxyde(s) de métal alcalino-terreux qui est requise pour la préparation du gel d'hydroxyde d'aluminium. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 à 6, caracté- risé en ce qu'on utilise du bitume ou des bitumes présentant un point de ramollissement de 45 à 1100 C, ou encore un ou des bitumes modifiés. 8 Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 à 7, caracté- risé en ce que le sel d'aluminium soluble dans l'eau est du sulfate d'aluminium octadécahydraté AL 2 (SO 4),18 H 20. 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 à 8, caracté- risé en ce que le(s) sel(s) d'aluminium est(sont) utilisé(s) dans une proportion totale d'au moins 1,5 % (en poids), exprimée en équivalent de sulfate d'aluminium, rapportée au(x) bitume(s). 2 2510595 10. Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 à 9, carac- térisé en ce qu'on utilise le(s) oxyde(s) et/ou hydroxyde(s) de métal alcalino-terreux dans une proportion d'au moins 4 % (en poids), exprimée en équivalent d'hydroxyde de calcium, rapportée au(x) bitume(s). 11 Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 à 10, carac- térisé en ce qu'on ajuste la teneur en bitume de ladite préparation aqueuse à au moins 35 % (en poids). 12. Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 à 11, carac- térisé en ce qu'on ajuste la teneur totale en matière solide de ladite pré- paration aqueuse à 70 % (en poids) au plus. 13. Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 à 12, carac- térisé en ce qu'on disperse le(s) bitume(s) dans le milieu aqueux par agitation à une température supérieure aux points de ramollissement du(des) bitume(s). 14 Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 à 12, carac- térisé en ce qu'on disperse le(s) bitume(s) dans le milieu aqueux à une température supérieure d'au moins 50 C au point de ramollissement de ce(s) bitume(s). 15. Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 à 14, carac- térisé en ce que, pour disperser le(s) bitume(s) dans le milieu aqueux, on ajoute, sous agitation, le(s) bitume(s) chauffé(s) au milieu aqueux chauffé renfermant le gel d'hydroxyde d'aluminium qui a été préparé dans ledit milieu. 16. Application de la préparation à base de bitume selon la reven- dication 1 ou 2, comme liant, adhésif, isolant et/ou matière de renforcement.