La présente invention concerne l'enrobage de canalisations métalliques par du béton de protection. Le procédé classique pour enrober une canalisation métallique comprend une opération au cours de laquelle le béton d'enrobage est fabriqué autour de la canalisation métallique, cette dernière servant de coffrage dans cette opération. Ce procédé présente différents inconvénients. Le béton, qui est gêné dans son retrait par la présente de la canalisation métallique, risque de se fissurer au moment de sa prise, et cette fissuration éventuelle favorise l'attaque est aciers du béton par les agents extérieurs. D'autre part, les contraintes développées dans le béton lorsque la canalisation subit des flexions peuvent nécessiter d'armer le béton dans une mesure qu'il est difficile de réaliser dans la pratique. La présente invention vise à éviter ces inconvénients. On y parvient, selon la présente invention, en réalisant un tuyau en béton précontraint indépendamment du tuyau métallique de la canalisation, le diamètre intérieur du tuyau en béton étant supérieur de quelques millimètres au diamètre extérieur du tuyau métallique, en enfilant le tuyau métallique dans le tuyau en béton, de façon centrée, après un temps suffisant pour que les déformations du béton se soient développées, et en inJectant sous pression entre les deux tuyaux une matière de remplissage. La matière de remplissage est, par exemple, un mortier classique ou un mortier aux résines époxy, selon que l'on veut réaliser une simple addition des inerties du tuyau métallique et du tuyau précontraint ou que l'on veut réaliser un ensemble mécaniquement lié. Le procédé de l'invention trouve son application notamment, dans la réalisation d'une canalisation métallique enrobée de béton, l'enrobage étant destiné à protéger la canalisation métallique d'agressions mécaniques ou chimiques extérieures, ou à fournir les caractéristiques mécaniques désirées le tuyau intérieur étant alors un simple moyen d'étanchéité ou à constituer le lest d'une canalisation destiné à etre immerg & La figure unique du dessin joint est une section droite d'une canalisation enrobée conforme à la présente invention. Sur la figure, on voit en 1 le tuyau en béton précontraint dont on aperçoit une partie des fils 2 de précontrainte longitudinale et, partiellement, un cerclez 3 de précontrainte transversale. Après introduction du tuyau métallique 4 dans le tuyau en béton, les deux tuyaux étant centrés l'un par rapport à l'autre par des moyens quelconque appropriés, un mortier 5 est injecté dans l'espace entre les deux tuyaux, lequel espace a une épaisseur de quelques millimètres. Il n'y a pas lieu de définir plus précisément l'épaisseur de cet espace qui peut varier selon les cas et dont le choix ne pose pas de problème particulier pour l'homme de métier. En pratique, elle est comprise entre 2 et 20 mm. On notera que le procédé selon l'invention permet également de réaliser des raccordements parfaits d'un élément de canalisation à un autre. R E V E N D I C A T I O N S 1. Procédé pour enrober extérieurement un tuyau métallique avec un béton de protection, caractérisé par le fait qu'il comporte la fabrication séparée d'un tuyau en béton précontraint de diamètre intérieur supérieur de quelques millimètres au diamètre extérieur du tuyau métallique, la mise en place du tuyau métallique à l'intérieur du tuyau en béton, de façon centrée, après un temps suffisant pour que les déformations du béton se soient développées, et l'injection sous pression d'une matière de remplissage entre les deux tuyaux. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ladite matière de remplissage est un mortier.