La présente invention est relative à un regard de chaussée du type comprenant un cadre destiné à être scellé dans le revêtement de la chaussée et un couvercle ou tampon amovible coopérant avec ce cadre Les regards de chaussée dont le cadre est incorporé au revêtement routie-r ont un tampon soumis aux sollicitations des véhicules, qui peuvent être une accé lération, un freinage ou, plus simplement, l'effet de succion du pneumatique sur le couvercle lorsque le véhicule circule à vitesse constante. Il est donc indispensable, pour des raisons de sécurité évidentes, que le tampon ne puisse se soulever à l'intérieur de son cadre, ni meme être extrait de ce cadre.C'est pourquoi il est généralement prévu un dispositif de verrouillage qui ne peut être actionné que par le personnel habilité à cet effet, en dehors de toute intervention mécanique fortuite. Le tampon verrouillé doit également respecter un autre impératif, qui est de ne pas boiter dans son logement, car toute oscillation autour d'un axe de rotation passant par deux des points d'appui du tampon est génératrice d'un bruit de cognement entre les pièces constitutives du regard, lequel bruit est particulièrement désagréable pour les riverains. L'invention a pour but de fournir un regard pourvu de moyens de verrouillage du tampon qui soient à la fois très efficaces et faciles à réaliser et à utiliser et qui suppriment tout risque de boitement du tampon. A cet effet, l'invention a pour objet un regard 'de chaussée du type précité, caractérisé en ce que les deux éléments du regard comportent respectivement sur leur périphérie trois nervures hélicoldales~en forme de filets de vis et trois évidements conjugués d'au moins une partie de ces nervures. Ces'nervures assurent un auto-verrouillage du tampon si chaque nervure a en section transversale une àire variable sur sa longueur de façon à assurer un effet de oein avec l'évidement associé.On obtient en outre une auto-coqnsation des jeux radiaux entre le tampon et le cadre lorsque chaque section horizontale des nervures présente un côté supérieur et/ou un côté inférieur non radiaux tournés radialement vers l'extérieur suivant des angles judicieusement choisis. Pour rendre possible le moulage sans noyau de l'élément pourvu des évidements, chaque évidement comporte de préférence une rampe inférieure et une rampe supérieure décalées l'une par rapport à l'autre dans le sens circonférentiel et appartenant à deux saillies intérieures du cadre en forme de pointes. D'autres caractéristiques et avantages de 1'invention ressortiront de la description qui va suivre, donnée à titre d'exemple non limitatif et en regard du dessin annexé, sur lequel: - la Fig. 1 est une vue schématique en perspective d'un regard de chaussée suivant l'invention; - la Fig. 2 est une vue en détail du tampon prise en coupe horizontale suivant la ligne 2-2-de la Fig. 1; - la Fig. 3 représente en élévation un détail du cadre. Le regard de chaussée représenté aux Fig 1 à 3 est constitué de deux éléments en fonte ductile bruts de fonderie, à savoir un cadre 1 destiné à être scellé dans un revêtement de chaussée et un couvercle ou tampon 2 amovible. Chacun de ces éléments 1 et 2 présente une symétrie ternaire autour d'un axe vertical commun X-X, c'est-à-dire que chacun de lueurs points se retrouve par une rotation de 1200 autour de l'axe X-X. Le tampon 2 est constitué d'un voile supérieur 3 et d'une jupe 4 pourvue de trois reliefs extérieurs 5. Le voile 3 est pîan,relativement mince et de forme à peu près circulaire. Cependant, il présente trois excroissances 6 de rayon progressivement croissant audelà de cette forme circulaire; chaque excroissance 6 se termine par un coté 7 à peu près radial qui la relie à la racine de l'excroissance 6 suivante. La face supérieure du voile 3 comporte près de sa périphérie trois empreintes 8 orientées circonférentiellement. Chaque empreinte 8 a une forme triangulaire et une profondeur croissante de la pointe du triangle jusqu' à une face verticale et radiale 9 située à peu près à mi-distance, dans le sens circonférentiel, entre les deux cotés 7 voisins. La face supérieure du voile 3 comporte également des reliefs anti-dérapants (non représen tés). La jupe 4 part vers le bas de la face inférieure du voile 3. Elle est cylindrique et extérieurement tangente au cercle au-delà duquel font saillie les excrois sances 6. Chaque relief 5 a la forme générale d'une nervure constituant à peu près une portion de filet de vis. Plus précisément, il a une orientation d'ensemble à peu près hélicoïdale et présente une section transversale (Fig. 2) en forme de trapèze isocèle dont l'aire décroît progressivement vers le bas de façon sensiblement homothétique. Cette section comporte une grande base confondue avec la paroi extérieure de la jupe 4, une petite base 10, un côté oblique supérieur il et un côté oblique inférieur 12. Ainsi, le relief 5 comporte une face supérieure 13 et une face inférieure 14 non radiales,toutes deux tournées radialement vers l'extérieur, et une face périphérique 15 à peu près cylindrique. La face 13 se termine un peu en-dessous de la face inférieure du voile 3 et est prolongée vers le haut par une petite face verticale et radiale 16 à peu près rectangulaire dont le côté supérieur est constitué par le côté 7 d'une excroissance 6. La face 14 s'étend vers le haut jusqu'à la face inférieure de cette excroissance 6, et la face 15 vient se confondre à son extrémité supérieure avec la face extérieure de celle-ci. Les faces 13 et 14 sont gauches et hélicoidales comme celles d'un filet de vis. Les reliefs 5 s'étendent vers le bas jusqu'à la face inférieure de la jupe plane. Entre la base de la face 13 et le début de l'excroissance 6 qui la surplombe, la jupe 14 présente une surépaisseur 17 à qénératrices verticales qui suit le contour extérieur de cette excroissance. Ceci permet de mouler sans noyau l'ensemble du tampon 2, y compris des nervures de renforcement (non représentées) situées à l'intérieur de la jupe 4. Bien entendu, les surfaces qualifiées de verticales dans la description qui précèdent sont en réalité légèrement inclinées suivant un angle de dépouille permettant un'démoulage aisé. Le cadre 1 comprend une semelle plane inférieure d'appui 18 de forme annulaire de la périphérie intérieure de laquelle part vers le haut un fût cylindrique 19. Ce fût-a la même forme en plan que le voile 3 du tam pon, c'est-à-dire circulaire avec trois excroissances, son rayon intérieur en chaque point étant légèrement supérieur au rayon extérieur d'un point correspondant du voile 3 Le fût 19 a une épaisseur uniforme sur tout le pourtour, sauf à la racine de chaque excroissance du cadre, où ce fût se prolonge intérieurement en une pointe 20 en surépaisseur dans la cavité définie par l'excroissance suivante. De plus, dans cette cavité fait saillie un bloc 21 définissant une seconde pointe 22 située à peu près en face de la pointe 20 mais décalée dans le sens circonférentiel et vers le bas par rapport à celleci. Plus précisément (Fig. 3), du côté de la pointe 20, le bloc 21 présente une face supérieure 23 formant une rampe conjuguée de la partie supérieure d'une face 14, tandis que la face inférieure 24 de la pointe 20 forme une rampe conjuguée de la partie inférieure d'une face 13. Les deux autres faces 25, 26 des deux pointes 20 et 22 appartiennent à un même plan diamétral P incliné sur l'horizontale. Le bloc 21 comporte par ailleurs une surface supérieure plane et horizontale 27 située à une distance d du bord supérieur du fût 19 supérieure à l'épaisseur totale du voile 3 avec ses reliefs antidérapants. Enfin, il est prévu à mi-hauteur du fut 19 une nervure intérieure horizontale 28 partant de l'extré- mité de chaque bloc 21 opposée à sa pointe 22. Grâce à la conformation générale du cadre 1 et en particulier des pointes 20 et 22, le cadre est moulable sans noyau comme le tampon 2, de sorte que lXensemble du regard 1-2 est très économique à réaliser de façon industrielle. En service, le cadre 1 est scellé dans le revêtement d'une chaussée et affleure la surface de celleci. Pour mettre en place le tampon 2, on pose la base des faces 14 sur les rampes 23. Une légère impulsion dans le sens du vissage suffit alors à faire descendre hélicoldalement le tampon suivant l'axe X-X sous l'effet de son propre poids. Au cours de ce mouvement, les faces 14 glissent sur les rampes 23 et les reliefs 5 pénètrent sous les pointes 20, ce jusqu'à venue des faces 13 au contact des faces 24. I1 y a alors un double contact 14-23 et 13-24, théoriquement sur toute la surface des faces 23 et 24. L'inclinaison des faces 24 provoque sur les faces 13 une réaction centripète descendante, et ilen resulte un effet d'auto-centrage du tampon même si la position de départ de celui-ci est imparfaite. Lorsque le tampon a terminé son mouvement descendant , il est parfaitement verrouillé et ne peut ni se soulever ni boiter, grâce à la conformation des reliefs 5. Les nervures 23 empêchent les corps étrangers de péné- trer dans la cheminée du regard ainsi que la chute du tampon 2 lorsque celui-ci est posé dans une position angulaire erronée. Pour retirer le tampon, on donne un coup de pic de pioche contre la face 9 d'une empreinte 8 du voile 3, ce qui assure le déverrouillage. Puis on soulève le tampon par un mouvement de dévissage soit en agissant sur une partie en surplomb du voile 3, au voisinage d'un relief 5, soit en appuyant le pic contre la face 16 d'un relief et contre la face 25 du cadre située en regard. En variante, on peut d'ailleurs prévoir dans le voile 3, pour le soulèvement du tampon, deux boutonnières diamé tralement opposées permettant l'accrochage d'un instru ment de levage tel qu'un treuil. L'absorption automatique des jeux radiaux entre le tampon et le cadre lors de la mise en place du tampon nécessite que, en section horizontale de chaque nervure 5 (Fig. 2), les côtés 11 et 12 fassent respectivement avec la direction radiale des angles au moins égal à 280 et au plus égal à 450. En effet, ces valeurs angulaires assurent dans au moins une section horizontale du regard six régions de contact effectives 13-24 et 14-23. Par conséquent, lorsque le trapèze (ou, en variante, le triangle) formé par la section horizontale des nervures est isocèle, son angle au sommet doit être compris entre 560 et 900. La' pentue des rampes 23 doit être supérieure au coefficient de frottement fonte sur fonte,de manière à assurer la descente du tampon sous l'effet de son propre poids. Ce coefficient étant de 0,3 , on choisira la pente au moins égale à 180, et de préférence supérieure à cette valeur pour tenir compte de la présence éventuelle de corps étrangers. La forme hélicoldale des surfaces 13 et 14 (ou 23 et 34) assure une coincidence des surfaces 13 et 14 du tampon avec la portée correspondante 24 et 23 respective du cadre quel que soit l'enfoncement du tampon, qui varie en fonction des tolérances de fabrication, ce qui est particulièrement avantageux pour des pièces brutes de fonderie. Ce contact entre surfaces identiques réalisé de façon sure limite considérablement le risque de matage des pièces métalliques qui, lorsqu'il se produit, peut gêner l'extraction du tampon hors de son cadre. ' - REVEND-ICATI'ONS 1.- Regard de chaussée, du type constitué d'un cadre et d'un tampon amovible, caractérisé en ce que les deux éléments (1, 2) du regard comportent respectivement sur leur périphérie trois nervures hélicoidales (5) en forme de filets de vis et trois évidements (23-24) conjugués d'au moins une partie de ces nervures. 2.- Regard suivant la revendication 1, caractérisé en ce que chaque nervure (5) a en section transversale une aire variable sur sa longueur de façon a assurer un effet de coin avec l'évidement (23-24) associé. 3.- Regard suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que chaque section horizontale des nervures (5) présente un cté' supérieur (il) non radial tourné radialement vers l'extérieur. 4.- Regard suivant la revendication 3, caractérisé en ce que ledit côté supérieur (11) fait avec la direction radiale un angle au moins égal à 280. 5.- Regard suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que chaque section horizontale des nervures (5) présente un côté inférieur (12) non radial tourné radialement vers l'extérieur. 6.- Regard suivant la revendication 5, caractérisé en ce que ledit côté inférieur (12) fait avec la direction radiale un angle au plus égal à 450. 7.- Regard suivant l'une quelconque des revendications 3 à 6, caractérisé en ce que chaque section horizontale des nervures (5)a la forme d'un trapèze isocèle. 8.- Regard suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que chaque évidement (23-24) comporte une rampe inférieure (24) et une rampe supérieure (23) décalées l'une par rapport à l'autre dans le sens circonférentiel et appartenant à deux saillies intérieures (2Q, 21) du cadre en forme de pointes. 9.- Regard suivant la revendication 8, caractérisé en ce qu'un plan diamétral oblique (P) définit les limites des deux rampes (23, 24) de chaque évidement (23-24). 10.- Regard suivant l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que les nervures (5) appartiennent au tampon (2) et en ce que la face supérieure (13) de chaque nervure se termine à son extrémité supérieure par une face (16) verticale et radiale. 11.- Regard suivant l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que la face supérieure du tampon (2) est munie d'au moins une empreinte (8) dlorien- tation circonférentielle qui présente une paroi verticale et radiale (9) destinée au déverrouillage du tampon.