S ystème de thérapie par immersion dans un environnement virtuel et procédé de contrôle d’un tel système de thérapie L’invention concerne un système de thérapie (10) d’un patient par immersion dans un environnement virtuel, le système de thérapie (10) comprenant : – un dispositif d’immersion (20) dans un environnement virtuel, – un système de contrôle (30) du dispositif d’immersion (20), le système de contrôle (30) étant portatif, et – un système de synchronisation (40) entre le dispositif d’immersion (20) et le système de contrôle (30), le système de synchronisation (40) étant propre à synchroniser le dispositif d’immersion (20) et le système de contrôle (30) en formant un réseau autonome entre le dispositif d’immersion (20) et le système de contrôle (30). Figure pour l'abrégé : figure 1 Système de thérapie par immersion dans un environnement virtuel et procédé de contrôle d’un tel système de thérapie La présente invention concerne un système de thérapie ainsi qu’un procédé de contrôle associé. La réalité virtuelle à des fins thérapeutiques est un outil de plus en plus utilisé par des praticiens de santé. Elle permet d’induire un certain degré d’état hypnotique chez le patient et par là, de modifier sa perception de douleur ou son anxiété. En pratique, une expérience de réalité virtuelle consiste en la diffusion dans un casque de réalité virtuelle placé sur le visage d’un patient d’une séquence d’images animées, les images animées représentant un monde réel ou virtuel. Simultanément, un casque audio placé sur les oreilles du patient, ou le dispositif audio du casque de réalité virtuelle, permet de diffuser des musiques ou des messages hypnotiques. L’expérience permet ainsi de simuler un environnement apaisant pour le patient. Une telle utilisation d’une expérience de réalité virtuelle implique un système de thérapie dédié qui est considéré comme un dispositif médical. De ce fait, il convient de s’assurer que le dispositif de soin réponde à un haut niveau d’exigence en termes de configuration, de stabilité et de sécurité afin de gérer au mieux les risques pouvant survenir pour le patient lors des soins médicaux. Pour cela, il est connu que le praticien mette en premier lieu le casque de réalité virtuelle sur sa tête pour configurer l’expérience puis placer le casque sur la tête du patient. Les commandes permettant d'interagir avec l’expérience du patient forment un dispositif relativement complexe à configurer. Mais surtout, une telle technique ne permet pas au praticien de voir en temps réel ce que voit le patient, le praticien doit alors lancer un chronomètre s’il veut avoir une indication sur la durée d’avancement de l’expérience. De plus, cette initialisation par le praticien ralentit le démarrage d’une expérience et peut induire des risques de contamination entre le praticien et le patient. Il existe donc un besoin pour un système de thérapie d’un patient qui soit plus sécurisé et plus rapide à mettre en œuvre. A cet effet, la description décrit un système de thérapie d’un patient par immersion dans un environnement virtuel. Le système de thérapie comprend un dispositif d’immersion dans un environnement virtuel et un système de contrôle du dispositif d’immersion, le système de contrôle étant portatif. Le système de thérapie comprend aussi un système de synchronisation entre le dispositif d’immersion et le système de contrôle, le système de synchronisation étant propre à synchroniser le dispositif d’immersion et le système de contrôle en formant un réseau autonome entre le dispositif d’immersion et le système de contrôle. Selon des modes de réalisation particuliers, le système de thérapie présente une ou plusieurs des caractéristiques suivantes, prise(s) isolément ou selon toutes les combinaisons techniquement possibles : - le système de synchronisation implémente un protocole wifi direct. - le système de synchronisation comporte un premier dispositif de communication faisant partie du dispositif d’immersion et un deuxième dispositif de communication faisant partie du système de contrôle. - seul le premier dispositif de communication est propre à implémenter le protocole wifi direct. - le système de contrôle est distant du dispositif d’immersion. - le système de contrôle comporte une interface homme-machine permettant l’envoi d’au moins une commande à destination du dispositif d’immersion. - le dispositif d’immersion comporte deux casques distincts. La description décrit aussi un procédé de contrôle d’un dispositif d’immersion dans un environnement virtuel, le dispositif d’immersion faisant partie d’un système de thérapie d’un patient par immersion dans un environnement virtuel, le système de thérapie comprenant un système de contrôle du dispositif d’immersion, le système de contrôle étant portatif, le procédé de contrôle étant mis en œuvre par un système de contrôle, le procédé de contrôle comprenant une étape de synchronisation du dispositif d’immersion et du système de contrôle par formation d’un réseau autonome entre le dispositif d’immersion et le système de contrôle. Selon des modes de réalisation particuliers, le procédé de thérapie présente une ou plusieurs des caractéristiques suivantes, prise(s) isolément ou selon toutes les combinaisons techniquement possibles : - le procédé comporte l’affichage d’au moins une information, l’information étant choisie parmi une information relative à l’état du réseau autonome, une information relative à l’état du dispositif d’immersion, une information sur l’état du système de contrôle, la durée restante de l’expérience et des paramètres du dispositif d’immersion. - en cas de perte du réseau autonome par suite de la mise en veille du système de contrôle, le procédé de contrôle comprend la mise en œuvre d’une nouvelle étape de synchronisation uniquement après activation d’une commande de synchronisation du système de contrôle, et la mesure du temps écoulé entre la perte du réseau autonome et l’activation de la commande de synchronisation permettant la sortie de veille du système de contrôle. - en cas de mise en veille imminente du dispositif d’immersion, le procédé comprend l’envoi d’un message d’alerte depuis le dispositif d’immersion vers le système de contrôle et l’émission d’un message d’alerte par le système de contrôle. - en cas de déconnexion du réseau autonome de l’un parmi le dispositif d’immersion et le système de contrôle alors que le dispositif d’immersion est en train d’immerger un patient dans une expérience, le procédé comporte une étape d’émission d’un message d’avertissement par le système de contrôle indiquant que l’expérience va continuer sans synchronisation entre le dispositif d’immersion et le système de contrôle, le procédé comportant, en outre, une étape de rétablissement du réseau autonome entre le dispositif d’immersion et le système de contrôle, l’étape de rétablissement étant mise en œuvre uniquement à la fin de l’expérience. Des caractéristiques et avantages de l’invention apparaîtront à la lecture de la description qui va suivre, donnée uniquement à titre d’exemple non limitatif, et faite en référence au dessin annexé, sur lequel : - la est une représentation schématique d’un exemple de système de thérapie par immersion dans un environnement virtuel. Un système de thérapie 10 est représenté sur la . Le système de thérapie 10 vise à atténuer un symptôme d’un patient. En particulier, le système de thérapie 10 est adapté pour diminuer l’anxiété ou la douleur du patient. Il est à noter que tout type de douleur peut être réduite, en particulier la douleur avant, pendant et après un acte douloureux. Le système de thérapie 10 est un système de thérapie par immersion dans un environnement virtuel. Le système de thérapie 10 est ainsi propre à plonger le patient dans un environnement virtuel. Plus précisément, le patient sera plongé dans un ensemble d’expériences de réalité virtuelle. Comme expliqué précédemment, une expérience de réalité virtuelle est un ensemble d’une séquence d’images animées et un ensemble de sons diffusés. Une expérience est définie par un ensemble de paramètres dont des exemples sont donnés ci-après. Un paramètre est le type d’environnement virtuel que la séquence d’images à diffuser représente. Par exemple, le type d’environnement pourra être un jardin zen, une plage ou une forêt. La durée de l’expérience est un autre paramètre. A titre d’exemple, la durée de l’expérience pourra être choisie parmi les valeurs 5 minutes (min), 20 min, 40 min, 60 min ou 80 min. La destination de l’ensemble des sons diffusés est également un autre paramètre réglable. Notamment, la destination peut être « pour enfant » ou « pour adulte ». La langue de l’ensemble des sons diffusés est également réglable. Le type de voix utilisé pour émettre les sons diffusés est un autre paramètre. Il pourra notamment être choisi une voix d’homme ou une voix de femmes. La position du patient lors de l’expérience est un autre paramètre qui peut être pris en compte. En particulier, la position du patient peut être choisis parmi une position assise, une position semi-assise, une position décubitus dorsal ou une position décubitus latéral. Le praticien pourra déterminer l’ensemble de ces paramètres pour s’assurer que l’expérience de réalité virtuelle choisie convienne la mieux pour diminuer l’anxiété ou la douleur du patient. Le système de thérapie 10 comporte un dispositif d’immersion 20 dans un environnement de réalité virtuelle ou environnement virtuel. Le dispositif d’immersion 20 est destiné à être porté par le patient. L'expression « réalité virtuelle » renvoie à une technologie informatique qui simule la présence physique d'un utilisateur dans un environnement artificiellement généré par des logiciels. La réalité virtuelle crée un environnement avec lequel l'utilisateur peut interagir. La réalité virtuelle reproduit donc artificiellement une expérience sensorielle, qui peut inclure la vue, l'ouïe et le toucher (visuelle, sonore ou haptique). Selon l’exemple de la , le dispositif d’immersion 20 est propre à interagir avec le sens de la vue et de l’ouïe du patient. Pour cela, dans l’exemple décrit, le dispositif d’immersion 20 comporte deux casques 22 et 24. Les deux casques 22 et 24 communiquent, par exemple, par l’intermédiaire d’une liaison Bluetooth. Le premier casque 22 est un casque de réalité virtuelle et sera dénommé « casque de réalité virtuelle 22 » dans ce qui suit. Le casque de réalité virtuelle 22 est utilisé pour afficher les images sous forme d’une séquence formant l’environnement. Ces images sont stockées dans la mémoire du casque de réalité virtuelle 22. Le deuxième casque 24 est un casque servant à émettre l’ensemble de sons diffusés. Le deuxième casque 24 est donc un casque audio et sera dénommé « casque audio 24 » dans ce qui suit. Le casque audio 24 permet de générer une meilleure immersion dans un environnement en isolant le patient des bruits parasites de la salle où le patient se trouve. Selon une variante, le dispositif servant à émettre l’ensemble de sons est un haut-parleur faisant partie du casque de réalité virtuelle 22. Dans l’exemple illustré, le dispositif d’immersion 20 comprend également une unité de calcul 26 et un dispositif de communication 28. L’unité de calcul 26 et le dispositif de communication 28 sont insérés dans le casque de réalité virtuelle 22 ou viennent se rapporter dans un module positionné sur le casque de réalité virtuelle 22. Dans la suite, pour rendre la lecture plus fluide, l’unité de calcul 26 du dispositif d’immersion 20 est dénommée « première unité de calcul 26 » tandis que le dispositif de communication 28 du dispositif d’immersion 20 est dénommé « premier dispositif de communication 28 ». Un logiciel de communication spécifique est lié aux dispositifs de communication 36 et 28 et chargé dans la mémoire du casque de réalité virtuelle 22 et du dispositif de contrôle 30. La première unité de calcul 26 est un circuit électronique conçu pour manipuler et/ou transformer des données représentées par des quantités électroniques ou physiques dans des registres du système de contrôle et/ou des mémoires en d'autres données similaires correspondant à des données physiques dans les mémoires de registres ou d'autres types de dispositifs d'affichage, de dispositifs de transmission ou de dispositifs de mémorisation. En tant qu’exemples spécifiques, la première unité de calcul 26 comprend un processeur monocœur ou multicœurs (tel qu’une unité de traitement centrale (CPU), une unité de traitement graphique (GPU), des microcontrôleurs et des processeurs de signal numérique (DSP)), des circuits logiques programmables (comme des circuits intégrés spécifiques à une application (ASIC), des réseaux de portes programmables in situ (FPGA), des dispositifs logiques programmables (PLD) et des réseaux logiques programmables (PLA)), des machines à états, des portes logiques et des composants matériels discrets. Le premier dispositif de communication 28 est un dispositif qui est propre à émettre et à recevoir des données émises selon un protocole donné. Il est à noter que le protocole utilisé à l’émission peut différer du protocole utilisé en réception. Ce point sera explicité dans ce qui suit. Le système de thérapie 10 comporte également un système de contrôle 30. Le système de contrôle 30 est un système de contrôle du dispositif d’immersion 20. Par l’expression « contrôle » dans ce contexte, il faut entendre deux actions différentes, à savoir commander le dispositif d’immersion 20 et vérifier le fonctionnement du dispositif d’immersion 20. Ainsi, le système de contrôle 30 est propre à commander le dispositif d’immersion 20 pour que le dispositif d’immersion 20 mette en œuvre l’ensemble des actions permettant au patient d’évoluer dans un environnement virtuel adapté à ses besoins. Plus précisément, dans l’exemple décrit, le système de contrôle 30 commande la première unité de calcul 26 pour qu’elle assure une telle synchronisation entre le casque de réalité virtuelle 22 et le casque audio 24 en lui indiquant l’expérience à diffuser ainsi que les paramètres de cette expérience. Sur l’aspect vérification, il s’agit, par exemple, d’une reproduction à l’identique de l’expérience vécue par le patient. Le système de contrôle 30 permet aussi d’accomplir un certain nombre d’actions pour aider le praticien dans le suivi des réactions du patient (comme de capturer une image ayant créé une réaction particulière à un instant donné) ou dans le pilotage de l’expérience. Un logiciel spécifique est chargé dans la mémoire du système de contrôle 30 pour permettre la mise en œuvre des différentes possibilités décrites ci-après. Le système de contrôle 30 est distinct du dispositif d’immersion 20. En particulier, le système de contrôle 30 est un module qui ne vient pas se rapporter sur le dispositif d’immersion 20, et notamment pas sur le casque de réalité virtuelle 22. En outre, le système de contrôle 30 est portatif. Cela signifie que le système de contrôle 30 présente un poids et un encombrement suffisamment faibles pour permettre une manipulation aisée, en particulier pour être portable à une seule main. Le système de contrôle 30 est de ce fait, un dispositif mobile ou nomade. Par exemple, le système de contrôle 30 est une tablette numérique. En variante, le système de contrôle 30 est un ordinateur portable, un assistant numérique personnel (PDA) ou un smartphone. Le système de contrôle 30 est, de préférence, adapté pour fonctionner sous un système d’exploitation mobile, tel Android. Le système de contrôle 30 comprend une unité de calcul 32, une interface homme-machine 34 et un dispositif de communication 36. Dans la suite, pour rendre la lecture plus fluide, l’unité de calcul 32 du système de contrôle 30 est dénommée « deuxième unité de calcul 32 » tandis que le dispositif de communication 36 du système de contrôle 30 est dénommé « deuxième dispositif de communication 36 ». Les remarques faites pour la première unité de calcul 26 s’appliquent également pour la deuxième unité de calcul 32 et ne sont pas répétées dans ce qui suit. L'interface homme-machine 34 comprend un dispositif d'entrée 37 et un dispositif de sortie 38. Le dispositif d’entrée 37 est un dispositif permettant à l'utilisateur du système de contrôle de saisir sur le système de contrôle des informations ou des commandes. Le dispositif de sortie 38 est une interface utilisateur graphique, c’est-à-dire une unité d’affichage conçue pour fournir des informations à l’utilisateur du système de contrôle. Selon l’exemple décrit, le dispositif d'entrée 37 et le dispositif de sortie 38 sont le même composant qui est ici, un écran interactif tactile. Il peut aussi s’agir d’un clavier physique connecté à un système d’affichage. L’interface homme-machine 34 permet ainsi à l’utilisateur du système de contrôle 30 de contrôler le dispositif d’immersion 20. Le deuxième dispositif de communication 36 est un dispositif qui est propre à émettre et à recevoir des données émises selon un protocole donné. Il est à noter que le protocole utilisé à l’émission peut différer du protocole utilisé en réception. Ce point est maintenant expliqué. L’ensemble des deux dispositifs de communications 28 et 36 forme un système de synchronisation 40 propre à synchroniser le dispositif d’immersion 20 et le système de contrôle 30, à assurer la communication entre le dispositif d’immersion 20 et le système de contrôle 30, à envoyer des commandes au dispositif d’immersion 20, à recevoir des informations sur l’état du dispositif d’immersion 20, et à échanger des données entre le système de synchronisation 40 et le dispositif d’immersion 20, les échanges étant bidirectionnels. Le système de synchronisation 40 implémente un protocole Wi-Fi Direct. Le Wi-Fi, aussi orthographié wifi, désigne un ensemble de protocoles de communication sans fil régis par les normes du groupe IEEE 802.11 (ISO/CEI 8802-11). Un réseau Wi-Fi permet de relier par ondes radio plusieurs appareils informatiques au sein d'un réseau informatique afin de permettre la transmission de données entre eux. Le protocole Wi-Fi Direct est un protocole Wi-Fi de type pair-à-pair, plus souvent désigné sous l’abréviation P2P qui signifie littéralement en anglais « peer-to-peer ». Le protocole Wi-Fi Direct s’appuie sur les protocoles 802.11 g, et éventuellement a ou n pour les bandes 2,4 GHz et 5 GHz. Chaque appareil opérant selon le protocole Wi-Fi Direct est conforme au protocole 802.11 g ou éventuellement a ou n. Dans un tel système d’échanges, chaque entité est à la fois client et serveur. Plus précisément, selon l’exemple décrit, la version de la norme utilisée pour le Wi-Fi Direct est la version 1.8 établie le 25 octobre 2020. Pour implémenter un tel protocole, l’un des dispositifs de communication 28 ou 36 du système de connexion 40 est un dispositif de communication fonctionnant selon le protocole Wi-Fi Direct, l’autre dispositif de communication 28 ou 36 ayant comme seule contrainte de pouvoir recevoir un protocole Wi-Fi. Selon l’exemple décrit, c’est le premier dispositif de communication 28 qui est propre à mettre en œuvre le protocole Wi-Fi Direct, cet ordre étant néanmoins interchangeable. Le système de synchronisation 40 fonctionne de manière indépendante d’un autre système de communication. En ce sens, le système de synchronisation 40 est autonome. En ce sens, le système de synchronisation 40 est propre à synchroniser le dispositif d’immersion 20 et le système de contrôle 30 en formant un réseau autonome entre le dispositif d’immersion 20 et le système de contrôle 30 Le fonctionnement du système de thérapie 10 est maintenant décrit en référence à un exemple de mise en œuvre d’un procédé de contrôle du dispositif d’immersion 20. Le procédé de contrôle comprend une étape de synchronisation du dispositif d’immersion 20 et du système de contrôle 30 par formation d’un réseau autonome entre le dispositif d’immersion 20 et le système de contrôle 30. La formation du réseau autonome est, par exemple, obtenue par échange d’un message entre les dispositifs de communication 28 et 30. Une fois que le réseau autonome est formé, le système de contrôle 30 peut alors envoyer des commandes à destination du dispositif d’immersion 20 pour paramétrer l’ensemble des paramètres de l’expérience de réalité virtuelle. Le système de thérapie 10 permet d’éviter au praticien de devoir mettre un casque sur la tête pour chaque configuration d’expérience de réalité virtuelle. Cela permet d’accélérer le démarrage d’une expérience et réduit les risques de contamination. Le système de contrôle 30 permet également au praticien de visualiser en temps réel ce que le patent voit sur l’affichage du casque de réalité virtuelle 22 pour un meilleur contrôle de l’expérience vécue par le patient. Le système de contrôle 30 permet également au patricien d’être proche des conditions réelles et de prendre en compte en temps réel la position du patient par rapport à la position initiale du dispositif d’immersion 20. Cela permet notamment de s’assurer du confort du patient tout au long de l’expérience. Le système de contrôle 30 permet aussi au praticien d’interagir avec le patient si besoin. Le système de contrôle 30 devient aussi compatible avec des soins personnalisés, notamment au lieu d’une bande son préenregistré, le système de contrôle 30 permet au patricien d’émettre certains ou l’intégralité des sons. Il suffit pour cela d’équiper le système de contrôle 30 d’un microphone. Le système de contrôle 30 permet le déclenchement de plusieurs fonctionnalités permettant de moduler ou d’interagir avec l’expérience visualisée dans le casque de réalité virtuelle 22 comme le déclenchement d’une séquence de sortie de l’immersion ou l’envoi de message texte à afficher à la vue du patient. En ce sens, le système de contrôle 30 permet une amélioration en temps-réel de l’expérience du patient, et ainsi une meilleure réduction de l’anxiété ou de la douleur ressentie par le patient grâce à une immersion plus profonde dans l’univers virtuel et ainsi une captation d’une plus grande partie de l’attention du patient. Le système de contrôle 30 permet aussi au praticien de recevoir en temps réel des informations sur l’état du dispositif d’immersion 20 et d’avoir des alertes en cas de dysfonctionnement de ce dispositif d’immersion 20. Il convient également de noter que le protocole choisi l’a été à la suite d’expérimentations de la demanderesse de plusieurs protocoles pour le fait que ce protocole particulier présente de nombreux avantages par rapport à d’autres protocoles. En particulier, le protocole permet d’éviter les risques d’instabilités de connexions et les débits trop faibles par rapport à l’usage du praticien. De plus, le protocole Wi-Fi Direct retenu permet d’obtenir un meilleur niveau de sécurisation que d’autres protocoles tout en restant simple à mettre en œuvre. Par exemple, un réseau partagé ne présente pas la même facilité d’implémentation pratique. De fait, le protocole choisi permet d’assurer que seuls les utilisateurs autorisés peuvent se connecter au réseau autonome, empêchant d’autres appareils d’être mis en communication avec le dispositif d’immersion 20 ou le système de contrôle 30. La facilité d’implémentation pratique résulte du fait que la mise en œuvre du procédé n’implique aucune mise en œuvre de ressources matérielles spécifiques ou l’action d’un personnel spécialisé en informatique et notamment en réseau de communication. Cela rend le protocole choisi particulièrement adapté pour un contexte hospitalier. En complément, le procédé proposé peut, en outre, comporter l’affichage d’au moins une information sur l’interface homme-machine 34, l’information pouvant être, par exemple, une information relative à l’état du réseau autonome, une information relative à l’état du dispositif d’immersion 20 ou une information sur l’état du système de contrôle 30, la durée restante de l’expérience, la luminosité de l’écran du casque de réalité virtuelle 22 ou le niveau du son dans le casque audio 24. A titre d’exemple pour une information relative à l’état du réseau autonome, en cas de perte du réseau autonome, une information pourra être affichée sur l’interface homme-machine 34 indiquant que la connexion avec le dispositif d’immersion 20 est perdue. Concernant une information relative à l’état du dispositif d’immersion 20, une alerte de la mise en veille imminente du dispositif d’immersion 20 est un exemple d’information que l’interface homme-machine 34 peut afficher. A titre d’illustration pour une information relative à l’état du système de contrôle 30, l’interface homme-machine 34 affiche une alerte de mise en veille imminente du système de contrôle 30. En variante ou en complément, en cas de perte du réseau autonome, notamment parce que le système de contrôle 30 s’est mis en veille, le procédé de contrôle comprend la mise en œuvre d’une nouvelle étape de synchronisation uniquement après activation d’une commande de synchronisation du système de contrôle 30. Le procédé comporte également la mesure du temps écoulé entre la perte du réseau autonome et l’activation de la commande de synchronisation. Une telle mesure est, par exemple, mise en œuvre par l’unité de calcul 32 du système de contrôle 30. Cela permet de synchroniser le système de contrôle 30 en prenant en compte uniquement le temps écoulé depuis la perte du réseau autonome. En particulier, cela évite la contrainte d’effectuer un enregistrement en temps réel de ce que voit le patient, et par là, les problèmes d’autonomie et de saturation de la connexion du réseau autonome qui est obtenue après la mise en œuvre de la nouvelle étape de synchronisation. Il convient de noter également que le procédé a été décrit pour contrôler un dispositif d’immersion 20 mais il pourrait en contrôler plusieurs (de même nature ou de modèles différents), contrôler des dispositifs d’immersion 20 différents (par exemple formé uniquement d’un casque de réalité virtuelle 22), ou encore contrôler d’autres appareils utiles au praticien pour son activité. La seule contrainte est de former un réseau autonome avec le ou les dispositifs d’immersion 20 à contrôler. Système de thérapie (10) d’un patient par immersion dans un environnement virtuel, le système de thérapie (10) comprenant : – un dispositif d’immersion (20) dans un environnement virtuel, – un système de contrôle (30) du dispositif d’immersion (20), le système de contrôle (30) étant portatif, et – un système de synchronisation (40) entre le dispositif d’immersion (20) et le système de contrôle (30), le système de synchronisation (40) étant propre à synchroniser le dispositif d’immersion (20) et le système de contrôle (30) en formant un réseau autonome entre le dispositif d’immersion (20) et le système de contrôle (30). Système de thérapie selon la revendication 1, dans lequel le système de synchronisation (40) implémente un protocole wifi direct. Système de thérapie selon la revendication 1 ou 2, dans lequel le système de synchronisation (40) comporte un premier dispositif de communication (28) faisant partie du dispositif d’immersion (20) et un deuxième dispositif de communication (36) faisant partie du système de contrôle (30). Système de thérapie selon les revendications 2 et 3, dans lequel seul le premier dispositif de communication (28) est propre à implémenter le protocole wifi direct. Système de thérapie selon l’une quelconque des revendications 1 à 4, dans lequel le système de contrôle (30) est distant du dispositif d’immersion (20). Système de thérapie selon l’une quelconque des revendications 1 à 5, dans lequel le système de contrôle (30) comporte une interface homme-machine (34) permettant l’envoi d’au moins une commande à destination du dispositif d’immersion (20). Système de thérapie selon l’une quelconque des revendications 1 à 6, dans lequel le dispositif d’immersion (20) comporte deux casques (22, 24) distincts. Procédé de contrôle d’un dispositif d’immersion (20) dans un environnement virtuel, le dispositif d’immersion (20) faisant partie d’un système de thérapie (10) d’un patient par immersion dans un environnement virtuel, le système de thérapie (10) comprenant un système de contrôle (30) du dispositif d’immersion (20), le système de contrôle (30) étant portatif, le procédé de contrôle étant mis en œuvre par un système de contrôle (30), le procédé de contrôle comprenant une étape de synchronisation du dispositif d’immersion (20) et du système de contrôle (30) par formation d’un réseau autonome entre le dispositif d’immersion (20) et le système de contrôle (30). Procédé de contrôle selon la revendication 8, dans lequel le procédé comporte l’affichage d’au moins une information, l’information étant choisie parmi une information relative à l’état du réseau autonome, une information relative à l’état du dispositif d’immersion (20), une information sur l’état du système de contrôle (30), la durée restante de l’expérience et des paramètres du dispositif d’immersion (20). Procédé de contrôle selon la revendication 8 ou 9, dans lequel, en cas de perte du réseau autonome par suite de la mise en veille du système de contrôle (30), le procédé de contrôle comprend la mise en œuvre d’une nouvelle étape de synchronisation uniquement après activation d’une commande de synchronisation du système de contrôle (30), et la mesure du temps écoulé entre la perte du réseau autonome et l’activation de la commande de synchronisation permettant la sortie de veille du système de contrôle (30). Procédé de contrôle selon l’une quelconque des revendications 8 à 10, dans lequel, en cas de mise en veille imminente du dispositif d’immersion (20), le procédé comprend l’envoi d’un message d’alerte depuis le dispositif d’immersion (20) vers le système de contrôle et l’émission d’un message d’alerte par le système de contrôle (30). Procédé de contrôle selon l’une quelconque des revendications 8 à 11, dans lequel, en cas de déconnexion du réseau autonome de l’un parmi le dispositif d’immersion (20) et le système de contrôle (30) alors que le dispositif d’immersion (20) est en train d’immerger un patient dans une expérience, le procédé comporte une étape d’émission d’un message d’avertissement par le système de contrôle (30) indiquant que l’expérience va continuer sans synchronisation entre le dispositif d’immersion (20) et le système de contrôle (30), le procédé comportant, en outre, une étape de rétablissement du réseau autonome entre le dispositif d’immersion (20) et le système de contrôle (30), l’étape de rétablissement étant mise en œuvre uniquement à la fin de l’expérience.