La présente invention concerne une passerelle pour rampe de transbordement avec une plaque de pont pivotable à son extrémité arrière autour d'un axe horizontal qui présente, à son extrémité libre, un prolongement pivotable, à partir d'une position de repos verticale, vers une position de service sensiblement horizontale, pour s'appuyer sur la plateforme de chargement ou de déchargement, ce pivotement étant effectué au moyen d'une tige déplaçable en va-et-vient, actionnée à Laide d'un organe de traction flexible, ancré en un point fixe de l'extrémité inférieure, qui, lorsque la plaque de pont est pivotée vers le haut, est tendu et rabat ainsi le prolongement dans la position horizontale. Dans les passerelles de transbordement de ce genre, le rabattement du prolongement s'effectue au moyen de organe de traction mentionné. Cependant, des moyens spéciaux sont nécessaires pour obtenir que le prolongement, une fois terminée l'opération de transbordement, soit rabattu à nouveau dans sa position sensiblement verticale. Ces moyens consistent en organes d'arrêt qui doivent être déverrouillés. La présente invention a essentiellement pour but d'améliorer les passerelles citées plus haut de teille manière que soient inutiles les déverrouillages à actionner par une personne de service, les manipulations étant toutes obtenues par le seul pivotement de la plaque de passerelle, en évitant, en outre, que des mouvements de rabattement bruyants du prolongement se produisent. Dans ce but, la passerelle conforme à 19 invention est une passerelle caractérisée en ce que l'extrémité de la tige éloignée du prolongement est reliée à articulation avec un levier articulé sur la plaque de pont, qui peut être pivoté par le câble de traction et qui, au voisinage de la position de service du prolongement, prend une position dans laquelle la tige et le levier ont dépassé la position d'alignement rectiligne, et, dans cette position, un dépassement supplémentaire de l'alignement est bloqué, auquel cas le prolongement qui s'appuie sur la plateforme suspend cette position, et la tige et le levier reviennent dans la position d'extension alignée en pivotant au-delà de cette position, un amortisseur de chocs étant affecté à la tige, de telle manière qu'un dépassement de la position alignée s'effectue sans son influence. Ainsi, par le pivotement vers le haut de la plaque de passerelle, non seulement le prolongement est déplacé jusqu'à sa position efficace finale, mais encore une tringle ou un levier sont déplacés légèrement au-delà de cette position d'extension, de sorte qu'unie chute ou basculement de retour du prolongement dans sa position verticale sont exclus. Ce léger dépassement de la position d'extension est cependant à nouveau supprimé lorsque le prolongement repose sur la plateforme de chargement ou de déchargement. Le levier est ainsi ramené dans une position prête à l'action. En raison du poids du levier, la position de point mort ou étendue se trouve dépassée dans la direction inverse. Le prolongement peut ainsi abandonner sa position efficace, c'est-à-dire revenir dans sa position de repos verticale lorsqu'il n'est plus en contact avec la plateforme et ne peut plus s'appuyer sur elle. Cependant, l'amortisseur de choc est encore efficace. I1 permet un, rabattement lent du prolongement vers le bas, sans devoir redouter le battement de la pointe du prolongement de la plat eforme mentionnée. Si, entre-temps, le dépassement mentionné de la position d'extension n'est pas annulé par l'application sur la plateforme, et le prolongement pent être amené à se rabattre par abaissement de la plaque de pont, ceci étant déclenché par une butée disposée en--dessous. D'autres particularités de l'invention sont expliquées ci-après, avec référence aux dessins annexés représentant un exemple de réalisation, dessins dans lesquels - La figure 1 est une vue, en coupe verticale, d'une passerelle de transbordement à l'état d'extension; - La figure 2 est une vue, en coupe verticale, d'un détail II de la figure 1; - La figure 3 est une vue en coupe par III-III de la figure 2; - La figure 4 est une vue, en élévation latérale, de l'emplacement de fixation d'un amortisseur de choc sur la plaque de pont de la passerelle; - Les figures 5 à 8 montrent, chacune, une vue en élévation latérale de la passerelle suivant la figure 1, représentant les différentes positions de service. La rampe de transbordement 1 comporte un bord antérieur 2 et un évidement 3 destiné à recevoir la passerelle. La plaque de pont 4 de la passerelle, comportant des longerons 5, est articulée, à son extrémité arrière, à pivotement autour d'un axe horizontal 6. A son extrémité libre antérieure, elle est pourvue d'un prolongement rabattable 7 qui est relié à la plaque de pont 4 par une articulation à axe horizontal 8. Cette articulation est constituée de telle manière que, dans sa position efficace, le prolongement 7 appuie celle-ci sur la plateforme de transbordement 9. La plaque de pont 4 s'appuie alors ellemême sur le prolongement 7 parce que l'articulation placée entre eux ne peut pas être écrasée par la charge. Au-dessous du prolongement 7, se trouve une plaque verticale 10 fixée rigidement avec lui, qui sert de support à l'articulation d'une tige 11 au moyen d'un axe 12. Cette tige 11, qui s'étend vers l'arrière, est placée, avec son extrémité arrière, entre deux éclisses 13, qui sont reliées rigidement entre elles par un verrou supérieur 14 et par un bras 15 s'étendant vers le bas. Les éclisses 13 et le bras 15 forment alors un levier à deux bras à axe de pivotement 16 fixé sur le longeron 5 et s'étendant horizontalement. La liaison articulée entre la barre 11 et les deux éclisses 13 a lieu au moyen d'un axe 17 également horizontal qui est supporté sur les éclisses 13. A l'extrémité arrière du bras 15 est articulé un amortisseur de choc 18 s'étendant vers l'arrière et obliquement vers le haut, agissant seulement à la pression, supporté sur un axe 19 qui est relié rigidement avec le longeron 5. Comme le montre la figure 4, l'oeilleton arrière 20 de l'amortisseur de chocs 18 est nettement plus grand que l'axe 19, créant un jeu qui sera expliqué dans la suite. Sur l'extrémité arrière du bras 15, est ancré un cable de traction 21, dont l'extrémité inférieure est ancrée sur le fond de l'évidement 3. Au-dessus de l'emplacement d'ancrage, se trouve encore un bloc d'appui 22 qui peut servir de contreappui pour l'extrémité libre du bras 15. A l'intérieur de l'évidement 3, se trouve, en outre, un appui pour recevoir, dans une gorge 23 en forme de V, l'extrémité en pointe du prolongement 7. Le déplacement de soulèvement de la plaque de pont 4 peut être provoqué d'une manière quelconque, par exemple par un mécanisme hydraulique 24 (figure 1). La représentation conforme à la figure 1 correspond à la position finale supérieure de la plaque de pont 4. I1 est compréhensible que cette position extrême correspond à une position normale du ponts dans laquelle la surface supérieure de la plaque de pont 4 coricide avec la surface supérieure de la rampe. La pointe du prolongement 7 est disposée dans la rainure 23 et se trouve alors dans a position de repos. Dans ces conditions, le bras 15 n'est pas orienté vers le bas, mais vers le haut. En partant de cette position de base, pour mettre la passerelle en service, on met d'abord en circuit l'entrainement de levage pour la plaque de pont 4. Avec'le pivotement vers le haut de la plaque 4, le câble de traction 21 est tendu de sorte que le bras 15 pivote vers le bas et les éclisses 13 sont pivotées vers le haut. La tige 11 est poussée vers l'avant, de sorte que le prolongement 7 est pivoté vers le haut et cela jusque peu avant sa position extrême pour laquelle il se trouve pratiquement dans le plan de la plaque de pont 4. Dans la position finale de pivotement, conforme à la figure 1, les éclisses 13 et la tige 11 ont dépassé la position - d'extension. Dans ce cas, la droite 25 déterminée par les deux axes qui se trouvent aux deux extrémités de la tige, forme avec la droite 26 déterminée par les axés 16, 17 (figure 2) un petit angle a égal à environ 100. Un dépassement supplémentaire de la position d'extension rectiligne est cependant empêché, parce que l'extrémité arrière 27 de la tige seapplxque par le bas contre le verrou 14. Si, dans ces conditions, la plaque de pont 4 est abaissée, le poids du prolongement 7, maintenant abandonné à lui-même, ne peut pas provoquer un basculement vers le bas de ce prolongement. Le prolongement 7 reste donc pivoté vers le haut en alignement avec la plaque 4, lorsque la passerelle est abaissée pour l'amener en position de service. Dans lesmouvements ainsi décrits du système de leviers, l'amortisseur de choc 18 reste sans effet, parce qu'il ne répond et n'est rendu efficace que par une charge de pression, lorsqu'il est raccourci. Lorsque le prolongement 7 parvient, conformément à la figure 5, à reposer sur la plateforme 9, dans Sa position finale horizontale, le dépassement de la position d'extension alignée est à nouveau supprimé. Les droites 25, 26 (figure 2) coincident alors avec suppression de l'angle a. Cette modification de position du système de leviers est possible, sans influence par l'amortisseur de chocs 18, parce que l'oeilleton arrière 20 entoure l'axe 19 avec un certain jeu qui est prévu juste assez grand pour que le changement angulaire d'angle a ne puisse pas être influencé par l'amortisseur de chocs. Avec la position soulevée de la figure 5, le système de leviers parvient en même temps dans une position d'attente. En effet, si le prolongement 7, par soulèvement de la plaque de pont 4 à la fin d'une opération de transbordement, se sépare de la plateforme 9, le système de leviers (tige 11 et éclisses 13) ne se rabat plus vers le haut. Sous l'effet du poids des éclisses 13 et du prolongement 13 reprenant sa position de rabattement, le système de leviers pivote vers le bas en direction de la flèche 28. Ce rabattement du prolongement en direction de la flèche 28 ne s'effectue pas par à-coups et chocs, le cas échéant par contact et avec endommagement de la plateforme 9s mais lentement, sous l'influence de l'amortisseur de chocs 18 qui se rétracte et se raccourcit lentement. La plateforme 9 n'est ainsi plus touchée lors du soulèvement de la plaque de pont 4 dans le sens de la figure 6. De cette manière, est obtenu un déploiement automatique du prolongement suivi d'un rabattement vers l'intérieur, lors de la mise en service de la passerelle, sans nécessité de prévoir un dispositif de verrouillage spécial ou analogue pour le mouvement du prolongement 7. Pour le cas dans lequel le prolongement 7 doit être rabattu vers l'intérieur, sans avoir à être appliqué sur une plateforme 9, ce rabattement peut être obtenu par une disposition conforme aux figures 7 et 8. Après descente de la plaque de pont 4 à partir de la position de la figure 1, l'abaissement se poursuit assez loin pour que l'extrémité libre du bras 15, ou un dispositif saillant non représenté, vienne en contact avec le support 22, de sorte que le même processus est déclenché, tel qu'il a été décrit à l'aide des figures 5 et 6, avec coopération de la plateforme 9. La butée du bras 15 modifie la position articulée de l'articulation autour de l'axe 17, l'articulation est coudée vers le bas conformément à la figure 8. Un soulèvement extrême de la plaque de pont 4 a, à nouveau, pour conséquence un pivotement vers le bas du prolongement dans le sens de la flèche 28. Ce mouvement de rabattement ne peut pas se produire par à-coups et brutalement, parce qu'il est influencé par l'amortisseur de chocs 18. Au lieu d'influencer le bras 15 au moyen d'un appui de support 22, on peut envisager une autre influence, par exemple en montant le prolongement sur un contre-appui fixe. Le déroulement des mouvements se produit alors exactement tel qu'introduit par la plateforme 9. Il est compréhensible que, après rabattement du prolongement 7 vers l'intérieur, il doit se produire, soit un abaissement, soit un soulèvement de la plaque de pont 4 pour pivoter ainsi le pont dans la position de repos. Ce pivotement de la plaque de pont 4 peut être obtenu par une commande appropriée de l'entrainement de plaque de pont. REVENDICATIONS 10) Passerelle pour rampe de transbordement avec une plaque de pont pivotable à son extrémité arrière autour d'un axe horizontal, qui présente, à son extrémité libre, un prolongement pivotable, à partir d'une position de repos verticale, vers une position de service sensiblement horizontale, pour s'appuyer sur la plateforme de chargement ou de déchargement, ce pivotement étant effectué au moyen d'une tige déplaçable en va-et-vient, actionnée à l'aide d'un organe de traction flexible, ancré en un point fixe de l'extrémité inférieure qui, lorsque la plaque de pont est pivotée vers le haut, est tendu et rabat ainsi le prolongement dans la position horizontale, passerelle caractérisée en ce que l'extrémité de la tige (11) éloignée du prolongement (7) est reliée à articulation avec un levier (13, 15) articulé sur la plaque de pont (4), qui peut être pivoté par le câble de traction (21), et qui, au voisinage de la position de service du prolongement, prend une position dans laquelle la tige et le levier ont dépassé la position d'alignement rectiligne, et, dans cette position, un dépassement supplémentaire de l'alignement est bloqué, auquel cas le prolongement qui s'appuie sur la plateforme (9) suspend cette position, et la tige et le levier reviennent dans la position d'extension alignée en pivotant au-delà de cetteposition, un amortisseur de chocs étant affecté à la tige de telle manière qu'un dépassement de la position alignée s'effectue sans son influence. 20) Passerelle suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la position d'extension rectiligne peut être supprimée par un support de contre-appui (22) prévu sur la rampe, et sur lequel le prolongement (7), et/ou un levier pivotant qui lui est relié, vient se poser à l'état abaissé de la plaque de pont. 30) Passerelle suivant la revendication l,caracte- risée en ce que l'amortisseur de chocs (18) est fixé à son ou ses extrémités, avec un jeu tel queil est inefficace pour le dépassement de la position d'extension alignée, et peut agir sur les leviers, seulement lorsque ceux-ci exécutent un pivo- tement pour un rabattement vers l'intérieur du prolongement. 40) Passerelle suivant l'une des revendications 1 et 3, caractérisée en ce que l'amortisseur de chocs (18) n'exerce un effet d'amortissement que dans la direction de pivotement des leviers. 50) Passerelle suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les emplacements d'articulation de la tige (11), d'une part, et ceux des leviers (éclisses 13), d'autre part, sont placés l'un derrière l'autre en direction longitudinale du pont, et essentiellement dans un même plan, de telle manière que la tige et les leviers abandonnent leur position d'extension rectiligne, vers le bas, sous l'effet de leur propre poids. 60) Passerelle suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le levier est un levier à deux bras, dont l'un des bras (13) s'étend en direction de la tige (11) et l'autre bras (15) s'détend vers l'arrière au-delà du point d'articulation (16) du premier bras (13), tandis que le cable de traction (21) est ancré sur cet autre bras (15). 70) Passerelle suivant la revendication 6, caractérisée en ce qugune extrémité de lgamortisseur de chocs (18) est reliée avec le second bras (15). 80) Passerelle suivant l'une des revendications 2 et 6, caractérisée en ce que le second bras (15) du levier a une position prévue pour s'appliquer sur un organe de contreappui (22). 90) Passerelle suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le bras de levier (13) et la tige (15) forment une articulation à genouillère constituée de manière à réaliser un léger dépassement de la position d'extension rectiligne. 100) Passerelle suivant la revendication 9, caractérisée en ce que la tige (15) est disposée entre deux éclisses (13) du bras, qui sont reliées entre elles par un verrou supérieur (14) qui sert de butée pour la tige. llQ) Passerelle suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le prolongement (7), dans son état déployé, se maintient, par l'intermédiaire de la tige (11) dans la position qui forme, avec le levier (éclisses 13), une articulation qui peut être pivotée au-delà de la position d'extension rectiligne, et est cependant fixée dans cette position. 120) Passerelle suivant la revendication 7, caractérisée en ce que l'amortisseur de chocs (18) s'étend, à partir du bras (15), vers le bas en direction de l'extrémité articulée de la plaque de pont (4).