On connaît divers types de bandages amovibles utilisés sur des roues ou galets pour téléphériques, télécabines, téléskis, ainsi que sur les roues d'autres véhicules tels que les funiculaires et métros aériens. Ces bandages, qui sont montés sur moyeu en acier et maintenus axialement sur le moyeu par deux flasques boulonnés, peuvent être répartis en deux groupes principaux distincts. Le premier de ces groupes comprend les bandages en matière synthétique de grande dureté cependant que le deuxième groupe comprend les bandages en caoutchouc élastique. Les bandages en matière synthétique de grande dureté sont résistants mais, du fait de leur grande dureté, ils transmettent toutes les irrégularités des surfaces sur lesquelles il roulent, et en particulier les irrégularités de surface des câbles, ce qui provoque des vibrations désagréables et nuisibles. D'autre part, pour que le bandage soit angulairement solidaire du moyeu, le diamètre intérieur du bandage doit correspondre strictement au diamètre du moyeu qui le supporte et cela provoque des difficultés de montage car il faut chauffer le bandage pour le dilater afin de pouvoir le monter sur le moyeu et cette dilatation entrasse souvent des déformations nuisibles. Les bandages en caoutchouc élastique absorbent bien les irrégularités de surface et ne vibrent pas, ce qui procure un meilleur confort au véhicule. Toutefois, du fait de leur élasticité, la pression sur la surface d'appui durant la rotation du bandage, provoque des tensions alternées engendrant des déformations tangentielles qui ne peuvent être que partiellement compensées par l'élasticité du caoutchouc et le bandage s'agrandit et tend à flotter sur le moyeu et à s'échauffer. On a tenté de remédier à cet inconvénient en adjoignant au bandage le renfort d'une ou plusieurs couches de toile élastique ou d'un autre matériau éqvivalent souple et élastique.Ces bandages sont finis à un diamètre inférieur à celui du moyeu qui les supporte et doivent être dilatés pour être posés sur le moyeu, ce qui se fait à l'aide d'un cône et complique le montage. Cette adjonction de renforts de toile améliore le bandage mais, si la pression radiale sur la surface d'appui dépasse la résistance à la déformation tangentielle du bandage, celui-ci s'agrandit aussi et flotte sur le moyeu, ce qui l'échauffe et le détériore rapidement. Dans le but de remédier à ces inconvénients, la présente invention a pour objet un bandage de roue comprenant un corps annulaire cylindrique en caoutchouc, caractérisé en ce qu'il comprend une bague rigide coaxiale au corps annulaire et au moins partiellement enrobée dans la masse dudit corps annulaire auquel elle est liée par vulcanisation. Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, diverses formes d'exécution de l'objet de l'invention. Les figures 1 à 7 en sont respectivement des demi-coupes axiales sur lesquelles les éléments semblables sont repérés par les mêmes références. Le bandage représenté sur la figure 1 est destiné à rouler sur un câble et comprend un corps annulaire cylindrique 1 dont la surface périphérique 2 présente une gorge 3. Le corps 1 est en caoutchouc et contient une bague cylindrique coaxiale rigide 4. Cette bague 4 est plate et présente une section axiale rectangulaire et se trouve prise dans le caoutchouc du corps 1 par vulcanisation, faisant ainsi corps avec le caoutchouc. La bague 4 peut être exécutée en métal, par exemple acier ou alliage, ou en tout autre matériau lui donnant la rigidité voulue. Pour la clarté de l'exposé, le bandage est montré monté sur un moyeu représenté par la ligne traitillée 5 et le dessin montre également les flasques assurant le maintien axial du bandage, ces flasques étant représentées par les lignes traitillées 6. Les boulons assurant le serrage des flasques 6 ne sont pas représentés. Le bandage décrit offre les avantages d'amortissement des vibrations et de confort des bandages en caoutchouc élastique, sans toutefois en avoir les inconvénients. Ainsi, lorsque le bandage est monté sur le moyeu 5 et qu'il est serré axialement par les flasques 6, le caoutchouc de la partie 7 du corps 1 qui se trouve entre la bague 4 et le moyeu 5, c'est-à-dire la paroi intérieure du bandage ou paroi qui se tro- ve à l'intérieur de la bague, est fortement comprimée et, du fait que cette partie 7 est encerclée par la bague rigide 4, sa compression se traduira par une force d'appui radiale très importante contre le moyeu 5 et la bague 4, ce qui rendra le bandage anguloirement et axidement solidaire dudit moyeu 5. I1 ne sera donc pas nécessaire de donner au bandage un diamètre intérieur inférieur au diamètre du moyeu pour assurer leur liaison et le montage du bandage sur le moyeu pourra se faire sens dilatation préalable à l'aide d'un cône et se trouvera donc simpifi. D'autre part, la pression radiale agissant sur le bandage lors cu xo e- ment de la roue se répartira sur la bague 4; la bague 4 étant r g-e'e et intégrée au bandage par vulcanisation et la partie 7 du bOnCCge ci se trouve entre la bague et le moyeu 5 étant retenue par la boguef ~o '-an- dage ne pourra pas se décoller du moyeu sous l'effet de déformations tangentielles dues aux contraintes alternées provoques par la pression radiale agissant sur le bandage durant sa rotation, pas plus tu'il ne pourra se décoller de la bague. I1 n'y aura par conséquent pas d'échouf- fement dO aux déformations tangentielles et au flottement du bandage sur le moyeu et le bandage pourra supporter des charges importantes sans risque de détérioration. Le bandage représenté sur la figure 2 est semblable à celui de la figure 1 sauf en ce qui concerne la forme de la bague 8. Celle-ci présente en effet une section incurvée formant une sorte de gorge ou de berceau qui donne à lodite bague 8 un diamètre intérieur plus petit en son milieu que sur ses bords.Les caractéristiques de ce bandage sont les mêmes que celles du bandage de la figure 1 avec toutefois l'avantage supplémentaire que la surface intérieure inclinée de la bague facilite la compression de la partie 7 du corps 1 qui se trouve entre la bague 8 et le moyeu 5 lorsque les flasques 6 exercent une force axiale sur le bandage. il convient de relever que bien que la section de la bague 8 représentée soit curviligne, il est possible d'obtenir les mêmes effets avec une section formée de segments rectilignes constituant une sorte de v. Le bandage de la figure 3 comprend également un corps annulaire cylindrique 1 en caoutchouc comme dans le cas des bandages des figures 1 et 2 et contient une bague 18 présentant deux nervures circulaires intérieures 19. Le corps 1 se différencie de celui du bandage des figures 1 et 2 en ce sens que la partie du corps 1 qui se trouve entre la bague 18 et le moyeu 5, c'est-à-dire la paroi intérieure du bandage ou paroi qui se trouve à l'intérieur de la bague 18, présente un évidement circulaire 9 coaxial à la bague et dans lequel s'étendent les nervures 19. Cette disposition permet un certain refroidissement intérieur du bandage du fait de la poche d'air qui se trouve ainsi prise entre le bandage et le moyeu. Une circulation d'air pourrait être obtenue au besoin en pratiquant dans le moyeu 5 des ouvertures mettant l'évidement 9 en communication avec l'air ambiant. Le bandage de la figure 4 est semblable à celui de la figure 3, mais la bague 10 présente sur sa surface intérieure une seule nervure circulaire 11 s'étendant dans l'évidement 9 pratiqué dans la paroi du bandage qui se trouve à l'intérieur de la bague. Le bandage de la figure 5 se différencie de celui de la figure 1 par la forme de la bague 12, le reste de la structure étant identique. La bague 12 est ici formée par un anneau plat dont les bords présentent chacun une nervure circulaire 13 coaxiale à la bague, la section de la bague 12 formant ainsi un berceau. Le bandage représenté sur la figure 6 comprend un corps annu laire cylindrique 1 semblable à celui des bandages précédemment décrits. Le corps 1 contient également une bague 18 sembloble à celle du bandage selon figure 3 et qui se trouve prise dans le caoutchouc corps 1 par vulcanisation, faisant ainsi corps avec le caoutchouc. La paroi du ban dage qui se trouve à l'intérieur de la bague 18 est formée par deux anneaux profilés en caoutchouc ou matière plastique à section en forme de coin amovibles 14 et 15 coaxiaux à la bague 18 et débordant chacun du bandage dont ils constituent la paroi intérieure destinée à venir en contact avec le moyeu 5. Ces anneaux 14 et 15 ne s'étendent pas sur toute la largeur du bandage, et prennent appui contre les nervures 19 de la bague 18, laissant ainsi un évidement circulaire 16 à l'intérieur dudit bandage.Lorsque le bandage est monté sur le moyeu 5 et que les flasques 6 sont serrés axialement l'un vers l'autre, les anneaux li et 15 agissent comme des coins et se trouvent fortement comprimés entre la bague 18 et le moyeu 5, comme l'est la partie du bandage qui, dans les exemples précédents, se trouve entre la bague et le moyeu. L'assembiage du bandage au moyeu 5 se fera donc de la même manière, la compression axiale des anneaux 14 et 15 se traduisant par des forces d'appui radiales contre la bague 18 et le moyeu 5.Les avantages procurés. par ce bandage sont les mêmes que ceux des bandages précédents, et notamment du bandage selon figure 3, avec toutefois la possibilité de changer les anneaux 14 et 15 pour les remplacer par des anneaux plus souples ou pl'us durs sui vant les besoins. Le bandage de la figure 7 comprend, comme celui de la figure 6, deux anneaux profilés amovibles 14 et 15 et sa structure est la même. La seule différence réside dans le fait que la bague 10 est identique à la bague du bandage de la figure 4 et présente, comme celle-ci, sur sa surface intérieure, une nervure circulaire 11. Cette dernière s'étend entre les deux anneaux amovibles 14 et 15 qui prennent appui contre elle lors du serrage par les flasques 6. Il est possible de remplacer les différentes formes de bagues décrites par des bagues présentant une forme différente, par exemple une bague pourvue de nervures parallèles à son axe et disposées sur la face extérieure ou intérieure de la bague, ou des nervures circulaires coaxiales disposées au centre ou sur les bords de sa face intérieure. ou extérieure. I1 est également possible de faire usage des anneaux profilés a amovibles 14 et 15 avec l'une des structures selon figures 1 à 5. REVENDICATIONS 1) Bandage de roue comprenant un corps annulaire cylindrique en caoutchouc, caractérisé en ce qu'il comprend une bague rigide coaxiale au corps annulaire et au moins partiellement enrobée dans la masse dudit corps annulaire auquel elle est liée par vulcanisation. 2) Bandage selon la revendication 1, caractérisé en ce que la bague rigide est entièrement enrobée dans la masse du corps annulaire. 3) Bandage selon la revendication 1, caractérisé en ce que la masse du~corps annulaire entoure la bague et en ce que la partie du corps annulaire qui se trouve à l'intérieur de la bague présente un évidement circulaire coaxial à la bague. 4) Bandage selon l'une quelconque des revendications 1, 2 et 3, caractérisé en ce qu'il comprend deux anneaux amovibles à section en forme de coin coaxioux à la bague, disposés à l'intérieur de celle-ci et débordant de part et d'autre du corps annulaire. 5) Bandage selon la revendication 1, caractérisé en ce que la bague est constituée par un cylindre à section rectangulaire. 6) Bandage selon la revendication 1, caractérisé en ce que la bague présente une section en forme générale de berceau donnant à ladite bague un diamètre intérieur plus petit en son milieu que sur ses bords. 7) Bandage selon la revendication 1, caractérisé en ce que la bague porte au moins une nervure circulaire coaxiale. 8) Bandage selon les revendications 3 et 7, caractérisé en ce que la bague comprend au moins une nervure circulaire coaxiale disposée dans l'évidement circulaire du corps annulaire. 9) Bandage selon la revendication 1, caractérisé en ce que la bague porte ou moins une nervure parallèle à son axe.