La présente invention concerne un élément formant vitrage, utilisable pour de nombreuses applications mais de façon plus particulière pour réaliser des châssis, serres, tunnels, etc... pour l'horticulture, l'agriculture, les cultures maraîchères, ou bien pour servir de toiture destinée à un local, abri, etc... On sait que le verre constitue un matériau ayant des qualités remarquables de stabilité et de longevité, mais il présente toutefois un inconvénient majeur, qui est sa fragilité aux chocs. Four cette raison, on renonce progressivement à réaliser notamment des serres ou châssis destinés à l'hor- ticulture ou aux cultures maraîchères à l'aide de vitrages en verre, bien que cette solution présente de nombreux avantages. I1 est devenu usuel de substituer au verre, pour former notamment des toitures, etc..., des panneaux en matière plastique, ayant le plus souvent une forme ondulée. Dans le cas où une étanchéité est recherchée, on utilise toutefois généralement des panneaux ou feuilles de matière plastique de forme plane, étant donné qu'une telle étanchéité ne peut être réalisée, avec des panneaux ondulés, qu'à l'aide de moyens additionnels ou au prix de certaines difficultés. Certaines matières plastiques présentent à cet égard une bonne stabilité au vieillissement et aux intempéries, une excellente résistance mécanique, en particulier aux chocs, une bonne stabilité dimensionnelle, et de bonnes qualités de retenue de la chaleur emmagasinée. En outre, ces matières plastiques peuvent être produites sous forme de feuilles incolores ayant une très bonne transparence, ou bien sous forme de feuilles translucides ou mêmes opaques, lorsqu'elles sont par exemple teintées dans leur masse. Une possibilité d'adaptation à l'application chaque fois envisagée existe donc. Ceci est le cas, notamment, d'une matière plastique livrée au commerce sous forme de feuilles extrudées, à base d'acétobutyrate de cellulose, mais des propriétés telles que celles mentionnées ciavant se retrouvent chez un nombre élevé de matières plastiques différentes. Toutefois, un inconvénient important est apparu lors de l'utilisation pratique de ces matières plastiques, en particulier pour des applications extérieures. On a constaté en effet que, sous l'action du vent, de la pluie etc., la matière plastique se chargeait d'électricité statique et qu'il en résultait au bout d'un certain temps une déformation par gondolement des feuilles planes. Il est évident que ce gondolement représente un inconvénient, déjà du point de vue esthétique, mais plus encore lorsque la feuille de matière plastique considérée est utilisée comme vitrage et est combinée à des joints d'étanchéité, car dans un tel cas, l'étanchéité désirée n'est plus obtenue. Le but de l'invention est de remédier à cet inconvénient apparaissant lors de l'utilisation de feuilles de matière plastique dans des conditions pouvant avoir pour consé- quence l'accumulation d'électricité statique dans les feuilles, notamment pour des applications extérieures. L'invention est matérialisée dans un élément formant vitrage, utilisable notamment pour réaliser des châssis ou serres, comme élément de recouvrement ou de toiture pour locaux ou abris, ou pour des applications analogues, caractérisé en ce qu' il est constitué par au moins une feuille de matière plastique associée à une trame en matériau conducteur de l'électrici- té en contact étroit avec cette feuille de matière plastique, ladite trame étant reliée de manière conductrice à des moyens capables d'assurer sa mise à la masse. Cette trame peut être constituée, par exemple, par des fils ou rubans métalliques, ou bien elle peut être produite par métallisation localisée de la feuille de matière plastique. Les fils, rubans ou parties métallisées peuvent etre parallèles ou disposés selon une répartition croisée, ou en treillis sur toute la superficie de la feuille. Ils présentent un écartement approprié au but poursuivi. Les fils ou rubans ou parties de la trame peuvent être parallèles aux bords de l'élément ou orientés obliquement par rapport à ces bords. L'expérience a montré que, du fait de ce contact etroit entre la feuille de matière plastique et la trame métallique, l'électricité statique dont la feuille se chargeait sous l'action des influences extérieures, par exemple des intempéries, était évacuée par cette trame et par les moyens reliés à celle-ci et réalisant la mise à la masse de ladite trame, de sorte que le phénomène de gonflement ou de déformation noté jusqu'ici disparaissait. L'écartement entre les fils ou rubans métalliques de la feuille de matière plastique peut être ,udicieuse.,lent de quelques centitètres. Cet écartement Xeut varier selon la matière plastique et les conditions c'utilisct~cn. Toutefois, les expériences ayant abouti à invention ont montré que des résultats satisfaisants sont obtenus, dans le cas d'une feuille de matière plastique à base d'acétobutyrate de cellulose, avec un écartement entre les fils ou rubans de la trame conductrice de l'électricité de l'ordre de deux centimètres. Suivant un mode de réalisation préférentiel, une trame formée de fils ou rubans de métal bon conducteur de l'électricité est noyée dans la feuille en matière plastique de 11 élément formant vitrage, pour constituer par exemple un ensemble en sandwich. Cette incorporation peut être ralisée de manière simple, soit lors de la fabrication même de la feuille, par incorporation directe d'une trame préfabriquée, soit ultérieurement par interposition d'une telle trame entre deux feuilles élémentaires de matière plastique qui sont ensuite réunies de toute manière convenable, par exemple par collage, pour former une feuille composite unitaire. Suivant une variante de réalisat on, la trame conductrice pourrait être rendue solidaire d'une face d'une feuille simple, ou bien il serait même possible de disposer une telle trame sur chaque face de cette feuille de matière plastique. Cn comprendra que les réalisations possibles sont variées. Le fait important est l'existence d'un contact suffisamment troit entre la matière plastique et la trame conductrice, pour assurer la mise à la masse de l'électricité statique dont se charge la matière plastique sous l'action des influences extérieures. Il est déjà connu d'armer du verre ou des matières plastiques, par exemple à l'aide de fils métalliques incorporés. Toutefois, une telle armature est alors utilisée comme renforcement pour la matière avec laquelle elle est conjuguée. L'invention se différercie d'un tel produit armé par le fait que la trame associée à la matière plastique formant la feuille est connectée ou reliée électriquement à des moyens assurant sa mise à la masse, de sorte qu'elle intervient non pas comme renforcenent ou armature, mais comme trame conductrice éliminant l'électricité statique de la feuille de matière plastique. Compte tenu des contraintes créées dans la matière plastique sous lteffet de l'électricité statique et provoquant sa déformation, une armature métallique visant à s'opposer à de telles déformations devrait être mécaniquement très résistante et très rigide.Au contraire, suivant l'invention, cette déformation par gondolement peut être supprimée ou vite avec une trame conductrice ayant une résistance mécanique réduite, en particulier si cette trame est incorporée à la feuille de matière plastique ou noyée dans celle-ci. Les moyens capables d'assurer la mise à la masse de la trame associée à la feuille de matière plastique peuvent se présenter sous des formes très diverses. suivant un mode de réalisation préférentiel, certains au moins des fils ou rubans de la trame font saillie sur certains au moins des côtés de l'élément constitué par la feuille de matière plastique et ces fils ou rubans peuvent être connectés ou reliés électriquement à des organes de mise à la masse de toute manière désirée, par exemple par soudage. Une solution avantageuse consiste à prévoir pour l'élément, objet de l'invention, un cadre de montage métallique destiné à être relié lui-même à d'autres éléments structurels réalisant la mise à la masse, ou bien mis lui-même à la terre, et à relier certains au moins des fils ou rubans constituant la trame conductrice de l'élément à ce cadre de montage, par exemple par soudage. On conçoit qu'un élément suivant l'invention permet de tirer parti par des moyens simples et peu coûteux des avantages inhérents aux matières plastiques, sans devoir en supporter les inconvénients, en particulier le caractère peu esthétique et la rupture d'étanchéité résultant du gondolement de la matière plastique sous l'effet de l'électricité statique. L'invention concerne encore les châssis, serres, tunnels ou abris analogues réalisés à l'aide d'éléments suivant l'invention, ainsi que les vitrages, toitures ou autres parties structurelles comportant de tels éléments. La description qui va suivre, faite en regard du dessin annexé, donné à titre non limitatif, permettra de mieux comprendre l'invention. La fig. 1 est une vue partielle en plan d'un élément suivant l'invention. La fig. 2 est une vue en coupe partielle à plus grande échelle. L'élément suivant l'invention considéré ici est destiné à la réalisation d'un châssis ou d'une serre pour l'horticulture ou les cultures maraîchères, bien que, comme indiqué précédemment, il puisse être utilisé pour les applications très différentes. - Cet élément comprend une feuille de matière plastique 1, par exemple à base d'acétobutyrate de cellulose, à laquelle a été incorporée de toute manière convenable une trame 2 formée de fils conducteurs. La feuille 1 peut, Si désiré être formée par deux feuilles élémentaires TA et íB (Fig. 2) entre lesquelles la trame 2 est disposée, ces deux feuilles élémentaires étant ensuite réunies de toute manière convenable, pour former un ensemble en sandwich unitaire dans lequel la trame 2 est étroitement en contact avec la matière plastique de la feuille. L'incorporation de la trame 2 à la feuille elle-même, soit lors de la fabrication, soit par la réunion de deux feuilles élémentaires comme indiqué, présente l'avantage que cette trame est protégée à l'intérieur de la matière plastique et que les deux faces de celle-ci peuvent alors être nettoyées facilement. Par ailleurs, cette incorporation évite toute séparation entre la trame et la matière plastique sous l'effet d'influences quelconques, de sorte que l'étroit contact entre les deux matières, requis pour l'obtention du résultat désiré, est bien conservé. Comme visible en particulier sur la fig. 2, les fils formant la trame 2 font saillie sur les bords de la feuille composite 1,2 de la manière indiquée en 3, et ces fils sont ici redressés de façon à être réunis par soudage, comme indiqué en 4, avec une aile d'une cornière 5 qui forme un cadre entourant l'élément. Une continuité électrique est ainsi établie entre la trame 2 et le cadre formé par la cornière 5. Celle-ci peut être utilisée pour le montage de l'élément sur une ossature par exemple. Si cette ossature est en métal, la continuité électrique est ainsi assurée à travers l'ossature, jusqu'à la terre. Dans le cas contraire, une mise à la masse du cadre formé par la cornière 5 peut être réalisée aisément de manière connue. Comme indiqué précédemment, l'expérience a montré qu'en utilisant une trame formée par des fils métalliques croisés (dans le cas considéréici) ayant par exemple l millimètre environ de diamètre et écartés entre eux de deux centimètres environ, on évite la déformation par gondolement de la matière plastique sous l'effet de l'électricité statique engendrée dans celle-ci par les influences extérieures, du fait que cette électricité est évacuée par suite du contact intime entre la trame et la matière plastique et de la mise à la masse de cette trame. Les adaptations structurelles requises par les ap plications chaque fois envisagées pour un tel élément suivant l'invention apparaîtront aisément aux techniciens, et elles ne font pas directement partie de l'invention. D'autres modifications encore peuvent être apportées au mode de réalisation décrit, dans le domaine des équivalences techniques, sans s'écarter de cette invention. EICTICS 1.- Elément formant vitrage, utilisable notamment pour réaliser des châssis ou serres, comme élément de toiture pour locaux ou abris, ou pour des applications analogues, caractérisé en ce qu'il est constitué par au moins une feuille de matière plastique associée à une trame en matériau conducteur de l'électricité en contact étroit avec cette feuille de matière plastique, ladite trame étant reliée de manière conductrice à des moyens capables d'assurer sa mise à la masse. 2.- Elément suivant la revendication 1, caractérisé en ce que cette trame est constituée par des fils ou rubans métalliques, répartis sur la superficie de la feuille de matière plastique. 3.- Elément suivant la revendication 2, caractérisé en ce que cette trame est constituée par une métallisation localisée de la feuille de matière plastique. 4.- Elément suivant la revendication 2 ou 3, caractérisé en ce que les fils ou rubans de la trame ou les parties métallisées sont disposés parallèlement entre eux ou selon une répartition croisée, ou en treillis. 5.- Elément suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la trame conductrice est incorporée à la feuille de matière plastique. 6.- Elêment suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la trame conductrice est dispose entre deux feuilles élémentaires de matière plastique, réunies entre elles. 7.- Elément suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la trame conductrice est appliquée sur l'une au moins des faces de la feuille de matière plastique. o.- Elément suivant l'une quelconque des revendications 1, 2 et 4 à 7, caractérisé en ce que certains au moins des fils ou rubans formant la trame font saillie par rapport à certains au moins des bords de la feuille et sont connectés à cet endroit à un moyen de mise à la masse. 9 Elément suivant la revendication & caractérisé en ce que les parties en saillie des fils ou rubans de la trame sont soudés sur un cadre de montage ou organe équivalent destiné à être relié - une structure métallIque mise à la masse, ou mis lui-meme à la masse. 10.- Châssis, serres, tunnels et abris analogues pour l'horticulture, l'agriculture, les cultures maraîchères et les utilisations similaires, comportant au moins un élément suivant l'une quelconque des revendications précédentes.