La présente invention est relative aux produits comprenant des poils ou filaments reliés entre eux par un substrat con et à leurs applications notamment au développement d'images latentes électrostatiques. Il existe une grande variété de produits cpnstitués par un support commun sur lequel se trouvent des filaments fixés par l'une de leurs extrémités ou par les deux extrémités; ces filaments peuvent store des poils, des cheveux, des fils, etc. On peut donner des exemples de ces produits : les brosses, les tissus à poils tels que le velours, les fourrures d'origine animale, les fourrures synthétiques. En modifiant la surface de ces produits, on change leur apparence, leurs propriétés physiques et chimiques. On peut par exemple colorer, apprêter, ignifuger imperméabiliser ces produits, ou faire agir des agents antistatiques. La présente invention a pour objet la préparation de nouveaux produits à structure filamentaire, et qui présentent des propriétés modifiées , par exemple a) un changement de couleur ou un chatoiement inusité, b) une susceptibilité magnétique modifiée, c) une conductivité électrique indépendante de l'humidité relative, d) des propriétés d'inflammation et de mouillabilité favorables, etc. La présente invention a également pour objet - l'utilisation de ces nouveaux produits, pour le développement d'images latentes électrostatiques, - un appareil qui permet d'utiliser ces nouveaux produits dans un déyeloppement à la brosse. La présente invention est relative à un nouveau produit constitué par un support sur lequel sont rattachés de nombreux filaments non métalliques, caractérisé en ce que chaque filament est recouvert d'une couche mince et adhérente de métal. On peut appliquer le film métallique par des procédés physiques, par exemple l'évaporation sous vide, ou par des procédés chimiques, par exemple le placage électrolytique, par dépit chimique non catalytique ou par dépit chimique catalytique. Ce dernier procédé est celui que l'on préfère utiliser, en effet il garantit une adhérence excellente et un degré élevé d'uniformité et de conti nuité dans la couche métallique. Les produits stolon l'invention sont particulièrement utiles comme véhicule électriquement conducteur; en effet, on les utilise avec des révélateurs pour le développement de plages pleines d'images de charge électrostatique, à la fois dans des développements à sec et dans des développements liquides. Lors qu'on utilise les produits de l'invention de cette façon, ils se présentent sous la forme d'une brosse de "fourrure metallisée" constituée par des poils ou des filaments doux, souples et métallisés, fixés sur un support, par exemple, un noyau ou une bande. Le support métallique ou métallisé, permet une liaison électrique entre chaque filament métallisé conducteur. Le terme "fourrure" concerne une grande variété de produits par exemple des fourrures naturelles, des fourrures artificielles, des brosses, des tissus à poils et tout autre produit à structure filamentaire qui possède de nombreux filaments semblables à des fibres, dont l'une des extrémités au moins est rattachée au support commun. Le terme "fourrure métallisée" décrit des fourrures recouvertes d'une couche mince, adhérente de métal,préparées suivant l'invention. On peut utiliser, suivant l'invention, des fourrures d'origine animale, par exemple de lapin, de renard, de skunks, de rat d'Amérique, etc.; mais on peut également utiliser des fourrures artificielles. Des produits utiles pour préparer des fourrures artificielles métallisées sont, par exemple, des poly-al- oléfines telles que le polyéthylène, le polypropylène, et d'autres poly-a-olé- fines préparées à l'aide d'oléfines contenant de 2 à 10 atomes de carbone, des polyesters tels que le polytéréphtalate d'éthylèneglycol, des polyesters d'acide téréphtalique et de 1t4-cyclohexanediméthanol tels que ceux décrits au brevet des Etats-Unis d'Amérique 2 901 466; des polyamides, etc. des résines formatrices de fibre comprenant des copolymères de chlorure de vinylidène et d'acrylonitrile,- tels que ceux décrits au brevet des Etats-Unis d'Amérique 2 831 826; des polymères vinyliques; des polyzarbonates; des polyuréthannes; des produits cellulosiques tels que la rayonne, l'acétate de cellulose, le triacétate de cellulose, etc.; des fibres de laine, de coton, de verre, etc. Chaque filament est en général fin, souple, pratiquement cylindrique et d'épaisseur uniforme. La forme des filaments peut varier, les bouts libres de chacun des filaments peuvent être fendus ou effilés, etc. Chaque filament peut être un poil dur relativement rigide, ou peut être mou et souple. Chaque filament peut être également le résultat de la combinaison de plusieurs petits brins, tels que des cheveux ou des fils, ces brins peuvent être tortillés, tressés ou entrelacés de tout autre façon. Lorsque I'oa utilise les "fourrures métallisées" de l'invention comme véhicule pour un révélateur électrostatique, elles doivent être constituées par des filaments individuels qui ont une épaisseur comprise entre environ 0,002 et environ 1 mm, et de préférence comprise entre environ 0,0025 et environ 0,75 mm. Il est bien entendu que, dans certains cas, on peut utiliser des filaments plus épais, et plus particulièrement, lorsque le bout du filament est aplati ou fendu, pour donner un contact souple avec un produit photoconducteur. On peut également utiliser -des filaments de plus petit diamètre, la plus petite épaisseur étant théoriquement limitée par les possibilités de préparation de ces filaments. La longueur de chaque filament, lorsqu'on la mesure, du support à la partie la plus extrade du filament peut varier énormément. On obtient de bons résultats lorsque les filaments ont une longueur comprise entre environ 0,5 et environ 4 cm, et de préférence lorsque les filaments ont une longueur comprise entre environ 1 cm et 3,5 cm. La limite inférieure de la longueur de chaque filament dépend de la souplesse souhaitée. En principe, les filaments sont rattachés au support par une extrémité; toutefois, les filaments peuvent entre attachés par les deux extrémités, pour former une boucle. Le support qui porte les filaments, peut avoir diverses formes, par exemple un fil, une baguette, un noyau, un cylindre, une plaque, une feuille, une bande, etc. En outre, le support peut etre rigide par exemple lorsqu'il s'agit d'un support de métal, de bois, de plastique, etc., ou il peut entre souple lorsqu'il s'agit de peau de fourrure, ou de l'envers des tissus à poils. Suivant l'inventionw on applique sur les fourrures naturelles ou synthétiques, une couche de métal conducteur. Cette couche est une couche conductrice, fine et adhère à chaque filament. Les propriétés physiques des filaments telles que les dimensions, la souplesse, etc. sont généralement très peu modifiées par la couche métallique qu'on leur a appliquée. Toutefois, les couches métalliques doivent déterminer les propriétés telles que la couleur, les propriétés de mouillage (réceptivité à l'eau et à 1 huile), les propriétés triboélectriques, magnétiques et électriques. L'épaisseur de la couche de métal peut varier considérablement, en effet, la couche ne doit pas devenir trop épaisse, car on aurait des filaments trop raides pour le but souhaité. Généralement, l'épaisseur de la couche de métal est comprise entre environ 0,01 et environ 5 F 2 et de préférence entre environ 0,02 et 2 p. Les couches métalliques rendent conducteur chaque filament de la "fourrure métallisée" ou de la brosse, indépendamment de l'humidité relative, ce qui permet d'obtenir des produits appropriés pour transporter les particules de révélateur électrophotographique. Les brosses de fourrure de la technique antérieure, que l'on utilisait pour le développement à la brosse de fourrure suivant les procédés décrits au brevet des Etats-Unis d'Amérique 2 902 974, exigeaient un intervalle spécifique d'humidité relative, il fallait également un agent antistatique pour empocher l'accumulation d'un excès de charge électrostatique. Les fourrures métallisées de l'invention, lorsqu'elles transportent les particules de révélateur électrostatique, peuvent avoir la forme d'une brosse.. Une telle brosse peut avoir la forme usuelle, ctest-à-dire Store formée de nombreuses touffes de filaments fixées radialement sur une tige centrale, en forme de spirale, et constituant l'axe longitudinal. La brosse peut serre aussi constituée par une couche de filaments, chacun étant rattaché solidement par l'une ou les deux extrémités à l'envers d'un tissu. Les fourrures métallisées que l'on utilise pour préparer des brosses de ce type et qui peuvent être des fourrures ou autres produits à poils naturels ou synthétiques peuvent servir. dans le développement à la brosse; on les fixe sur la face extérieure d'un cylindre comme une courroie sans fin sur plusieurs rouleaux. L'invention sera décrite plus en détail grace aux figures du dessin annexé. - la Fig. 1 est une coupe schématique d'une brosse de l'invention - la Fig. 2 est une coupe schématique d'un mode dè réalisation de l'appareil de l'invention; - la Fig. 3 est une coupe schématique d'un autre mode de réalisation de l'invention. En se référant à la Fig. 12 on peut voir que la brosse de "fourrure métallisée" 10 est formée d'une multitude de fibres ou de filaments métallisés 12, portés par le support 13. Ce support 13 peut être un substrat tissé, lorsqu'il s'agit d'une fourrure synthétique ou ce support 13 peut Stre un produit naturel, lorsqu'il s'agit de fourrure d'animaux. Le support 13 est également métallisé de façon à être conducteur. En outre, le support 13 peut etre en contact physique et électrique avec un élément dorsal 14, lui-mâne conducteur, de façon à fournir une force mécanique appropriée, etc.La forme des fourrures métallisées varie suivant les besoins, par exemple, la brosse peut store sous la forme d'une plaque plate, d'un rouleau cylindrique, d'une courroie continue, etc. La brosse peut également prendre la forme d'un goupillon pour tube à essai auquel cas le support 13 aura la forme d'un fil torsadé. Dans la technique antérieure on a déjà essayé de préparer des brosses à l'aide de fils métalliques solides, ces essais n'ont pas donné satisfaction en effet, on obtenait une brosse qui avait une certaine raideur. Suivant l'invention, le produit de départ doit avoir l'aspect de la fourrure, à cause de ses propriétés mécaniques, c'est-àdire la mollesse et la souplesse des filaments, en outre chaque filament est métallisé sans détérioration notable des propriétés mécaniques souhaitées. De plus, on peut choisir les fourrures de départ sans considérer les propriétés triboélectriques, puisque la métallisation apporte à ces produits les propriétés triboélectriques, indépendamment des propriétés inhérentes du produit de départ. Suivant l'invention, on peut utiliser des métaux tels que l'aluminium et les métaux des groupes Via, VIII et II;b de la Classification Périodique des éléments (Cotton and Wilkinson, Advanced rnorganic Chspistry. 1962, page 30) tels que le cadmium le cobalt, le cuivre, l'ors le fer, le nickel, l'argent, le zinc, et les éléments du groupe du platine tels que le ruthénium, le palladium l'osmium, l'iridium le platine aussi bien que des mélanges ou des alliages de ces composés. On peut appliquer plusieurs de ces métaux par le procédé de placage chimique catalytique dans lequel aucun courant électrique extérieur n'est appliqué.On obtient par ce procédé une couche de métal, cohérente, par réduction sélective sur une surface catalytique telle que le cobalt, le nickel, le palladium, le rhodium ou (pour le dépôt de cuivre) de l'argent ou de l'or. Les applications les plus intéressantes du point de vue industriel de ce procédé est le placage au nickel. Toutefois, suivant l'invention le cobalt, des alliages de cobalt/nickel, le cuivre, le nickel et le palladium peuvent Autre appliqués suivant ce procédé sans électrolyse. Le procédé utilisé suivant l'invention est un procédé auto-catalytique, en effet, le métal déposé est un catalyseur pour la réaction de placage. En conséquence, la réaction se poursuit aussi longtemps que l'objet reste en contact avec le bain de placage actif. Un bain de placage sans électrolyse typique, est une solution aqueuse constituée par un sel du métal qui doit être plaqué, un agent chélatant pour régler la concentration en ions métalliques, un tampon pour régler le pH, et un réducteur. Le réducteur utilisé est en général de l'hypophosphite de sodium; on peut cependant utiliser les amine-boranes. Dans des circonstances particulières on est obligé d'utiliser d'autres réducteurs, par exemple pour le placage au cuivre, on utilise la liqueur de Fehling.Les références suivantes donnent des renseignements plus détaillés de ce procédé: Symposium on Electroless Nickel Plating", ASTK Special Technical Publication No. 265 (1959) : Modern Electroplating F.A. Lowenheim, John Wiley and Sons, New York, Chapttre 33, "Electroless Plating ;Abncr Prennes", pp. 698-713; Electroplating Engineering Handboalc, A. Graham et al, Reinhold Publishing Corp., New York, chapttre 15, "Non-electrical Mental Coating Processes; Catalytic Chemical Methods" G.Gutzeit pp. 464-479 ; and Research Report : *Electroless Plating vith Amine Boranes", Technical Bulletin CCC-AB-1 (Dimethyl Borane (DMAB) For Nickel Plating), 19 Février 1968, Callery Chemical Company, Callery, Pennsylvania." Les fibres que l'on plaque suivant l'invention ne sont pas métalliques, il est par conséquent nécessaire de produire une surface catalytique appropriée, pour amorcer le dépit chimique. L'invention cependant n'est pas limitée à la manière par laquelle la surface des fibres est rendue catalytique. On peut par exemple, utiliser des procédés purement physiques, pour provoquer le dépit initial d'un métal catalytique sur la fibre, tels que l'évaporation sous vide, la projection cathodique, etc. On peut également utiliser des procédés chimies ques, par exemple, en faisant réagir plusieurs fois un réducteur, tel que le chlorure stanneux, puis le chlorure de palladium; on facilite ainsi le dépôt d'un métal sur des produits qui au départ sont non métalliques. On obtient des couches metalliques meilleures, par un procédé inverse de celui décrit ci-dessus, ctest-a-dire en appliquant en premier lieu le sel de palladium, généralement à l'aide d'une solution contenant 1/1000 à 5/1000 de chlorure de palladium, puis on rince et l'on traite avec un bain réducteur, par exemple une solution aqueuse diluée d'hydrazine, d'une concentration comprise entre environ 1000 et 1/100, pour précipiter le palladium métallique Lorsque l'on traite les filaments non métalliques suivant ce procédé, le dép5t/électro lytique commence plus rapidement et s'accomplit plus doucement. Le tableau I ci-dessous donne la composition de six bains pour le placage chimique au nickel, au cobalt, au nickel-cobalt, au cuivre et au palladium. Le tableau I donne également les valeurs du pH des bains, les conditions de température optimales, et le pourcentage de déptt de métal en fonction de l'épaisseur de métal appliquée par unité de temps. TABLEAU I non Bain de placage/électrolytique (en grammes Par litre de solution aqueuse). N0 de Bain et métal appliqué Ingrédients 1-Ni 2-Ni 3-Co 4-Ni/Co 5-Cu 6Pd Chlorure de nickel (NiCl2 6H20) 30 45 -- 30 -- - Chlorure de cobalt(CoCl2.6H2O) -- -- 30 30 -- - Sulfate de cuivre (CuS04.5H20) -- -- -- -- 30 - Palladium sous forme de complexe tétraamino Pd(II)::Pd(NH3)4++ -- -- -- -- -- 5i4 Acide éthylènediamine tétraacétique (2Na) NaC10H14O8N2 -- -- -- -- 18 34 Hydroxyacétate de sodium NaCOOCH20H 30 -- -- -- -- - Citrate de sodium (Na3C6H5O7.5-1/2H2O) -- 100 35 35 -- - Sel de Rocelle (NaKC4H4O6.4H2O -- -- -- 200 170 - Chlorure d'ammonium -- 50 50 50 -- - Hypophosphite de sodium (Na H2P02.H20) 10 10 20 20 -- - Solution d'ammoniaque à 28% -- 90 90 90 -- 315 Rydroxyde de sodium -- -- -- -- 15,5 - Carbonate de sodium (Na2C03.H20) -- -- -- -- 25 - Solution de formaldéhyde à 37% -- -- -- -- 180 - Hydrazine -- -- -- -- -- 0,3 Conditions: pH 4-6 10-11 9-11 8-11 -- - Température optimale C 49-93 49-93 49-93 49-93 16-33 66-89 Pourcentage de dépôt /Hr 15 17,5 17,5 15 25 25 Le procédé et les "fourrures métallisées" de l'invention sont utiles dans un grand nombre d'applications. Le procédé suivant l'invention permet d'améliorer la couleur et le chatoiement des fourrures d'animaux, d'apporter des propriétés antistatiques durables, les fourrures ternes deviennent dorées et argentées. Il est également possible de combiner les caractéristiques de réflexion du filament sous-jacent, avec les propriétés de la surcouche métallique, en limitant simplement llépaisseur de la couche de métal, pour produire une bonne transparence.On peut traiter les fourrures artificielles peu coa- teuses, par ce procédé de façon à améliorer la couleur, le lustre et le corps des fourrures. On peut arriver à simuler l'apparence et le toucher des fourrures naturelles. Quand le nickel, le cobalt ou les alliages sont déposés par ce procédé, les fourrures de l'invention deviennent magnétiquement sensibles et peuvent etre utilisées dans les opérations de codage et de commutation magnétique. Les divers métaux appliqués peuvent aussi apporter une bonne conductivité électrique, ce qui est important dans de nombreuses applications, par exemple pour conférer de bonnes propriétés antistatiques et dans les applications électriques de commutation ou de mise à la terre. En outre, on peut utiliser avantageusement les "fourrures métallisées" de l'invention en électrophotographie. Une "fourrure métallisée" préparée suivant l'invention est utile sous forme d'électrode mise à la terre proche dans le développement en cascade d'une image latente électrostatique et convient particulièrement bien pour le développement des grandes plages. Une fourrure métallisée très utile est constituée par un tissu à poils clairsemés et formés de longs filaments souples. Les brosses de fourrure métallisée suivant l'invention peuvent être utili -sées comme véhicule pour transporter les particules de développateur sec. La Fig. 2 montre un dispositif approprié pour appliquer le révélateur 15 sur une brosse de "fourrure métallisée" 1 1 qui a la forme d'une courroie. Le révélateur 15 est fourni à la brosse 11 au moyen d'un applicateur de révélateur 16 qui se trouve dans la chambre 17, qui possède un réservoir de révélateur 18. Les rouleaux 9 entratnent la courroie 11 à la vitesse appropriée pour le développement d'une image de charge électrostatique portée sur un support d'image 20, qui peut être aisément amené au contact et hors de contact avec la brosse 11, qui porte le révélateur. La brosse de fourrure métallisée il peut être reliée électriquement à une dorsale conductrice du produit 20; les deux sont mis usuellement à la terre. En reliant la brosse conductrice au produit 20, la brosse agit comme une électrode de développement. Cette électrode de développement provoque une intensification du champ électrique près de l'image latente électrostatique sur le produit 20. Cette modification du champ électrique pendant le développement, donne des images de bonne qualité. On peut également utiliser l'électrode de développement pour compenser une exposition incorrecte, pour modifier les caractéristiques de ton* etc. en appliquant un potentiel positif ou négatif à l'électrode pendant le développe- ment. Le support d'image 20 peut store un produit électrophotographique constitué d'un support conducteur qui porte une couche d'une composition photoconductrice isolante. En chargeant uniformément la couche conductrice à l'obscurité et en exposant la couche à une image, on provoque la dissipation sélective de la charge dans les plages exposées à la lumière, et on obtient une image de charge électrostatique sur le produit. Le support d'image 20 peut être simplement constitué par une feuille d'un produit isolant, tel que du polytéréphtalate d'éthylene auquel cas une image de charge électrostatique peut y store appliquée, par exemple par transfert de charge d'un produit électrophotographique du type décrit ci-dessus. On développe 1' image de charge électrostatique qui s 'est formée sur le support 20 en mettant en contact l'élément 20, avec la brosse 11 qui porte le révélateur. On peut choisir le révélateur utilisé parmi une grande variété de poudres colorées. Les révélateurs appropriés sont par exemple un colorant ou un pigment dispersé dans un liant résineux thermoplastique. On peut préparer les révélateurs appropriés par toutes les techniques connues, par fusion, par pulvérisation, et on obtient des particules colorées qui ont un diamètre compris entre environ 0,5 p et environ 25 p . On charge ces particules de révélateur positivement ou négativement, par frottement. La polarité de la charge que l'on donne au révélateur dépend, bien sQr, du type d'image qui doit être développé. Quand le révélateur est appliqué sur la brosse de fourrure métallisée, les particules s'accrochent aux fibres de la brosse par attraction triboélectrique.Le révélateur est alors maintenu par la brosse jusqu'au point de contact avec le support d'image. A ce moment là, l'attraction électrostatique est supérieure à l'attraction triboélectrique, et les particules de révélateur se déposent sur le support d'image. Les appareils pour la mise en oeuvre du développement d'une image latente électrostatique suivant l'invention présentent des avantages par rapport aux brosses connues dans la technique antérieure. On choisit une fourrure pour ses propriétés intrinsèques de souplesse et de douceur, sans se préoccuper de ses caractéristiques triboélectriques ou de conductivité. On rend conductrice les fourrures souples par métallisation. D'autre part, la conductivité du produit obtenu est indépendante de l'humidité relative. Elle est également indépendan te de la quantité de révélateur qui se trouve sur la brousse. Ce ntest pas le cas des brosses magnétiques conductrices. Le révélateur tend,dans ce cas, a CoUVriF les particules magnétiques individuelles.Cet enrobage provoque un contact électrique médiocre entre les particules de véhicule adjacentes. En conséquence, la conductivité de ces dispositifs à brosses magnétiques tend à décrottre au fur et à mesure de l'utilisation et au fur et à mesure que s'accroissent les quantités de révélateur. La structure de chaque filament conducteur de la brosse de "fourrure métallisée" suivant l'invention évite ce problème trouvé dans les dispositifs à brosses magnétiques. Les brosses de la présente invention, peuvent également fonctionner comme électrode de développement et, quand on les utilise de cette façon, la connexion électrique se fait entre la brosse de fourrure conductrice et une dorsale conductrice électrique du support d'image. On peut utiliser les brosses de "fourrure métallisée" de 1 'invention comme électrode de développement soit dans des procédés de développement par voie humide, soit dans des procédés de développement par soie sèche. Dans un développement par voie sèche, on utilise la brosse comme véhicule conducteur pour le révélateur suivant le procédé décrit ci-dessus, en rapport avec la Fig. 2. Dans un développement par voie humide, un arrangement approprié est représenté à la Fig. 3. La brosse de fourrure métallisée 21 est plongée dans un révélateur liquide 25 contenu dans un réservoir 22.On fait passer un support d'image 20 sur le rouleau conducteur 23 en contact avec un révélateur liquide 25, et à proximité immédiate de la brosse 21. On relie électriquement la brosse 21 et le rouleau 23 et on les met à la terre. On peut également utiliser la source 24, pour polariser la brosse 21 positivement ou négativement, par rapport au rouleau 23. Suivant un autre mode de réalisation de l'invention, on utilise des brosses de "fourrure métallisée" de conductivité intermédiaire. Des brosses de ce type -ont une résistance de l'avant à l'arrière dans un intervalle compris entre environ 107 à 109 ohms. Ce mode de réalisation est analogue à celui de la Fig. 2, toutefois, le dispositif entier comprenant : la brosse 11, l'applicateur de révélateur 15 et la chambre 17 sont isolés du potentiel - terre. En fermant un interrupteur (qui n'est pas représenté), la brosse de "fourrure métallisée" peut être mise à la terre ou polarisée positivement ou négativement par rapport au produit 20; Dans cette opération de mise à la terre et de polarisation, la brosse agit comme électrode de développement et permet le développement des grandes plages.Quand le commutateur ci-dessus est en position ouverte, le dispositif à brosse est isolé complètement de la terre; il suffit pour cela d'installer le dispositif sur des supports isolants et de coupler la brosse Il et l'applicateur de révélateur 16 aux moyens d'entratnement respectif par l'intermédiaire d'un dispositif de couplage non conduc leurs Les produits isolants utilisés comme support, ou comme dispositif de coupIagc drivent avoir une résistance électrique supérieure à celle de la brosse utilisée. Lorsque le dispositif à la brosse est isolé de la terre, la brosse 11 ne peut pas fonctionner comme électrode de développement.Les images préparées en utilisant le dispositif à la brosse dans un mode de réalisation sans mise à la terre, sont développées uniquement sur les bords des plages d'image. Un développement de ce type est appelé "développement marginal". Suivant le mode de réalisation de cette invention on peut obtenir soit des grandes plages (ou larges aplats), soit un développement marginal d'images de charge électrostatique, tout simplement en fermant ou en ouvrant un interrupteur. Les brosses de "fourrure métallisée" très conductrice , utiles dans cette invention, ont une résistance électrique qui peut varier dans un intervalle très large compris entre quelques ohms et plusieurs centaines d'ohms. En géné- ral, on peut considérer que des brosses qui ont une résistance inférieure à environ 107 ohms sont très conductrices. Toutefois, on peut obtenir un développement des grandes plages avec des brosses de fourrure métallisée ayant une résistance électrique d'environ 109 ohms, à condition que la brosse soit convenablement mise à la terre ou polarisée.Des brosses qui ont une résistance électrique comprise entre environ 107 et environ 109 ohms sont des brosses de conductivité moyenne et on peut les utiliser pour produire à la fois un développement des larges aplats et un développement marginal. La présente invention peut étre utilisée pour préparer des brosses utiles dans le développement marginal, pour cela, on applique des couches de métal extrSmement fines sur les filaments1 pour obtenir une brosse qui a une résistance supérieure à 109 ohms.Des couches de ce type sont faiblement conductrices mais le sont suffisamment pour empecher la formation indésirable de charge, et en outre ces couches ont un autre avantage : celui de permettre un écoulement des charges d'une manière complètement indépendante de l'humidité de l'atmosphère ambiante. Les exemples suivants illustrent l'invention. EXEMPLE 1. On prépare une brosse cylindrique d'environ 7,5 an de diamètre et de 30 an de long, et qui est constituée par des filaments de polyamide Nylon souples, maintenus sur un noyau de fil d'acier inoxydable, torsadé. On lave d'abord cette brosse en l'agitant pendant 5 mn dant 0s80ltion aqueuse qui contient 35/1000 de m-crésol, 2/100 d' hydroxyde de sodium/du p rodui t Aerosol OT (dioctylsulfosuccinate de sodium) à environ 320 C. Ce procédé semble donner quelque adoucissement superficiel de la surface des poils ce qui améliore l'adhérence du métal. Ensuite, on rince la brosse pendant 2 mn, dans de l'eau courante à environ 25du, puis on la porte dans un cylindre en pyrex qui contient 0,2 g de chlorure de potassium et d'or (AuC13 , gC1, 2H20) et 5/10 000 de produit Aerosol UT dans deux litres d'eau à environ 820C.On agite la brosse pendant environ 3 mn dans cette solution sensibilisatrice, puis on fait s'écouler la solution et on rince brièvement avec de l'eau courante à 250C, puis on transfère la brosse vers un deuxième cylindre qui contient 2 litres du bain de placage au cuivre nO 5 du tableau I. On effectue le traitement de placage à environ 250C avec une agitation douce et continuelle. Le cuivre déposé devient visible après environ 8 mn, on continue le traitement pendant 25 mn.On enlève la brosse du bain, puis on la lave pendant 5 mn dans de l'eau courante, puis on la rince dans de l'éthanol et on la sèche. Le dépit de cuivre obtenu est estimé être compris entre environ 0,000375 et environ 0,0005 an d'épaisseur. Ce dépôt de cuivre est d'une couleur orangé brillant; c'est une couche très adhérente, sur les soies et sur le noyau métallique. Il ne se dépose pas de cuivre sur le cylindre de verre utilisé dans ce procédé. La résistance mesurée entre le sommet des poils, et les extrémités opposées de la brosse, est inférieure à 01 ohm quand on la compare à la résistance des brosses non traitées qui est supérieure à 1015 ohms. Les poils conservent leur souplesse et leur mollesse, ne présentent aucune perte de conductivité quand on les maintient dans une position fixe de manière qu'ils soient très légèrement en contact, pendant 8 heures, avec une courroie sans fin en plastique mobile. On examine la courroie après qu'elle se soit déplacée sur la brosse pendant plus de 26 000 cycles.La courroie en plastique ne présente pas de dommages supérieurs à ceux observés quand on utilise une brosse témoin non traitée. quand la brosse est mise à la terre, il se crée un excellent chemin d'écoulement des charges d'électricité statique de la courroie isolante mobile. EXEMPLE 2. On prépare deux rouleaux à peinture, chacun étant constitué d'un cylindre plastique recouvert d'une peau d'agneau, portant une couche de 2,5 an de laine naturelle. Ces rouleaux présentent une résistivité superficielle supérieure à environ 1015 okrms.on/cm, quand on la mesure entre des électrodes de cuivre de 2,5 an de cté, parallèle entre elles et espacées de 2,5 an, ces électrodes étant en contact étroit avec la surface de la laine. On dégraisse la laine qui se trouve sur les deux rouleaux, en l'agitant pendant 2 mn dans une solution aqueuse à 5/7000 de savon mou (laurate de potassium) à 250Ci puis on rince avec de l'eau distillée.On sensibilise un des rouleaux en le traitant premièrement dans une solution d'hydrazine à 4/1000 pendant 2 mn, puis on le rince dans de l'eau distillée pendant 30 s, on le plonge dans une solution de chlorure de palladium à 25/10 000 pendant 2 mn, puis on le rince 1 mn à chaque fois, dans trois bains différents d'eau distillée . On traite le deuxième rouleau avec les mSmes bains mais on utilise la solution de palladium en premier, suivie par celle d'hYdrazine, avec un rinçage intermédiaire. Tous les bains et toutes les solutions de rinçage sont maintenues à environ 30 C. Dans tous les cas, on agite doucement les rouleaux par un mouvement continu de la brosse dans le liquide de traitement, en pressant de manière répétée la laine pour assurer la circulation du bain.Après le lavage les rouleaux sont plaqués par un traitement qui dure 15 mn, dans le bain de nickelage électrolytique alcalin bain N 2 du tableau I à une température d'environ 82 C. L'agitation est continue pendant le placage, et comprend le pressage répété de la laine pour éliminer les bulles d'hydrogène formées pendant ce procédé. Après leplacage, les rouleaux sont lavés dans de l'eau courante à 200C pendant 5 mn, rincés dans deux bains d'alcool isopropylique, et séchés à l'air chaud. Les brosses obtenues ont une apparence grise argentée.On mesure la résistivité superficielle de chaque brosse, suivant le procédé décrit antérieurement, on trouve que la première brosse a une résistivité superficielle d'environ 1200 ohms.cm/cm la deuxième brosse a une résistivité d'environ 10 ohms.c icm. La deuxième brosse ou rouleau que l'on a sensibilisé en appliquant la solution de palladium, avant d'appliquer l'hydrazine, présente une couche de nickel adhérant plus fermement, et plus uniformément que la couche sur le premier rouleau. EXEMPLE 3. On prépare cinq rouleaux à peinture analogues à ceux décrits à l'exemple 2, mais ils sont formés d'un tissu à poils qui est une fibre acrylique modifiiez ces tissus à poils ont des poils serrés, avec une épaisseur d'environ 1,5 cm, ils sont catalysés pour un dépit de nickel par les procédés utilisés pour le deuxième rouleau de l'exemple 2; c'est-à-dire que l'on applique les ions palladeux avant l'agent réducteur pour former la surface catalytique. On effectue le placage au nickel dans le bain n 2 du tableau I. On fait varier les durées du placage et la température du bain de placage, on mesure la résistivité superficielle des fourrures métallis6es préparées suivant l'invention. Au tableau II, on indique les propriétés obtenues, et les conditions dans lesquelles on a traité les rouleaux, ainsi que les propriétés d'un rouleau non traité. TABLEAU II Rouleau N Température OC Temps (mn) Résistivité superficielle (ohm. ~~~~~~~ ~~~~~~~ (o. cm/om) > 1015 Témoin -- -- > 1015 1 32 15 2,5 x 1011 2 44 10 5 x 10 3 55 6 7 x 104 4 71 4 4,5 x 102 5 88 2 1 Après les opérations de placage, on rince les rouleaux dans de l'eau distillée, puis avec trois bains d'éthanol différents et on sèche à la température ambiante. Les poils des rouleaux conservent leur souplesse et leur douceur à l'exception du rouleau 5 qui montre un accroissement de rigidité (amélioration de la "main"), avec un toucher moins élastique.Les fibres acryliques des rouleaux de cet exemple, nécessitent des durées de traitement plus courtes à une température donnée, que la laine d'agneau de l'exemple 2. EXEMPLE 4. On prépare deux pièces de 12 cm de fourrure de lapin noire, et on les applique sur une section courbe d'une feuille de polyméthacrylate de méthyle, puis on les dispose de manière à ce qu'elles oscillent d'arrière en avant de telle façon que les pointes de chaque fibre de la fourrure puissent etre entraînées à travers la couche superficielle d'un bain de traitement sans que la peau soit immergée. Un premier échantillon de fourrure ainsi préparé est sensibilisé pour un ddpôt de cuivre, en utilisant un bain catalyseur de 0,1 g de chlorure de potassium et d'or dans 600 ml d'eau à 550C pendant 2 mn. On plonge alors la fourrure dans un bain de placage électrolytique constitué par 600 ml du bain au cuivre nO 5 du tableau I, pendant 12 mn à 300C.Le second échantillon de fourrure est sensibilisé pour un dépôt de nickel par le procédé préféré au palladium/hydrazine de l'exemple 2, en utilisant 600 ml de chaque bain à 380C. Le nickelage s'effectue en utilisant le même appareil que celui utilisé pour traiter les échantillons de fourrure sensibilisés dans le bain de nickel acide nO 1 du tableau I pendant 10 mn à 520C. Les deux fourrures sont alors rincées suivant le mSme procédé, c'est-à-de que l'on évite l'immersion de la peau et on utilise deux bains d'eau distillée différents et deux bains d'éthanol à 75/100, puis on sèche dans un courant d'air chaud à environ 320C. Les fourrures obtenues ont des extrémités qui ont un aspect agréable, ce qui améliore énormément leur apparence. La tendance pour les fourrures à former des charges électrostatiques est considérablement réduite.Un troisième échantillon de la mSme fourrure est traité comme à l'exemple 2 ci-dessus, mais le nickelage est fait en plus grande profondeur, de manière à ce que mEme la base des poils soit recouverte de nickel. La fourrure obtenue à une couleur gris argenté très plaisante, et la main du tissu ainsi que le toucher sont améliorés. Avec ces produits la charge statique est complètement éliminée et l'inflammabilité est réduite par rapport aux fourrures non traitées. EXEMPLE 5. Un ruban de velours de 45 cm de longueur et de 7,5 cm de largeur avec une hauteur approximative de poils de 0,15 cm, est enroulé en spirale autour d'un cylindre de 3,75 cm de diamètre et'due 20 cm de longueur et qui est formé d'une miche gracier inoxydah1e. On obtient une surface catalytique sur le velours par (a) le traitement du velours pendant 5 mn, avec une agitation continue, par une solution de chlorure stanneux à 5/7000 dans de l'acide chlorhydrique 0,05 N à 50 C, (b) on rince pendant 15 s dans de l'eau à 5O0C et (c) on traite pendant 2 mn dans une solution de chlorure de palladium à 1/1000 dans de l'acide chlorhydrique 0,05 N à 5O0C. Le produit est alors rincé pendant 2 mn dans de l'eau à 650C puis agité d'une manière continue dans le bain au cobalt acide nO 3 du tableau I pendant 3 mn à environ 850C, puis le produit est lavé dans de l'eau courante à 200C pendant 3 mn et il est séché. Le velours est donc recouvert d'une couche adhérente et grise de cobalt et il a une résistivité superficielle électrique inférieure à 1 ohm.cm/cm. Ce produit est magnétique et il est attiré fortement par un aimant maintenu à proximité.Une section de 25 mm de ce ruban est magnétisée d'une façon permanente dans un champ magnétique élevé et les extrémités du ruban sont réunies pour former une courroie sans fin. Cette courroie est entratnée par un ensemble de rouleaux qui la font passer sur la tête reproductrice d'un appareil d'enregistrement magnétique. Chaque Rois que la section magnétisée de la courroie passe sur la tête de l'appareil d'enregistrement un signal est généré, qui peut être par exemple utilisé pour synchroniser, pour mesurer le temps, etc. EXEMPLE 6. On lave un morceau de tissu de 20 cm2, fait de fibres de verre, et ayant des touffes de filaments de verre souple de 2 cm de hauteur grâce à une agitation vigoureuse dans une solution aqueuse à 3% d'acide fluorhydrique pendant 5 mn à 250C. On prépare une surface catalytique sur ce produit grace au mode opératoire utilisé à l'exemple 1. On opère le placage chimique, en utilisant le bain de placage au palladium nO 6 au tableau I, pendant 12 mn, à environ 770C. On agite légèrement, et la fourrure plaquée est rincée, séchée puis on mesure sa résistivité superficielle.On trouve que çette résistivité superfi produit avant traltement 12 est cille est de 0,1 ohm.cmXcm alors que celle/supérieure à 10 ohms.cm/cm Après le placage le produit obtenu a une apparence lustrée et il a une couleur blanc argente. Une brosse préparée en entourant la fourrure métallisée autour d'un noyau cylindrique est un dispositif antistatique efficace, qui peut etre utilisé suivant le procédé décrit à l'exemple 1. EXEMPLE 7. Des échantillons de cinq différents tissus à poils artificiels sont catalysés pour un dépit de métal par le procédé décrit à l'exemple 3. On utilise le bain nO 4 du tableau I pour plaquer ces produits avec un alliage de Nickel et de Cobalt; on fait agir ce bain pendant 5 mn à 750C. Les échantillons ont une grandeur d'environ 20 cm x 25 cm et ont une lonletrde poils comprise entre 1 et 2,5 cm. Les divers échantillons sont préparés à partir des produits suivants : (1) une fibre constituée d'un copolymère de chlorure de vinyle et dtacrylonitrile, (2) du polypropylène à 100/100,(3) une fibre de polyester préparée à partir de polytéréphtalate d'éthylèneglycol, (4) une fibre de rayonne de couleur verte et (5) une fibre de rayonne rouge.La résistivité superficielle, la couleur et la tendance des divers tissus à retenir les char ges statiques sont notées à la fois avant, et après le placage et on reporte les résultats au tableau III suivant. TABLEAU III Avant le placage Après le placage Résistivité Couleur Charge Résistivité Couleur Charge superficiellé statique superficielle statique Tissu (ohm.cm/cm) (ohm.cm/cm) ~~~~~~~~~~~ ~~~~~~~~ 1 > 1012 blanc oui 103 gris clair non 2 > )10'12 blanc cassé oui 60 gris moyen non 3 )1012 blanc oui 104 gris argenté non 4 i12 10 vert oui 120 gris òncé non 5 > 1o1 rouge oui 25 gris chaud non Les fourrures plaquées sont placées dans une flamme de façon à déterminer la tendance à s'enflammer. On procède dlune façon analogue avec les fourrures non traitées. On peut constater que les premières s 'enflamment beaucoup plus difficilement què les secondes.La main et le toucher des fourrures artifi cilles sont améliorés, on obtient des fourrures d'apparence presque égale aux fourrures naturelles. EXEMPLE 8. On prépare une fourrure blanche à l'aide de filaments de polytéréphtalate d'éthylène d'environ 0,005 mm d'épaisseur et de 1,25 ct de hauteur sur un substrat tissé; on plaque cette fourrure avec du cobalt par dépôt chimique. On immerge d'abord la fourrure dans une solution de chlorure stanneux à 10% et d'acide chlorhydrique à 1% qui contient 1 cm3 d'agent mouillant qui est un dioctylsulfosuccinate de sodium et on agite pendant 5 mn à 750C. On laisse la solution se décanter puis on rince la fourrure avec de l'eau distillée, en - utilisant cinq bains différents. On ajoute lentement une quantité suffisante d'une solution de chlorure-de palladium à 5/1000 et une solution d'acide chlo rhydrique à 1/100 à environ 400C de telle sorte que la fourrure soit complètement recouverte.On agite légèrement-pendant 3 mn. L'excès de sel de palladium est alors éliminé par rinçage et décantation, en utilisant cinq charges d'eau distillée. On plonge la fourrure, en agitant doucement dans un bain de placage au cobalt de composition suivante Chlorure de cobalt (CoCl2. 6H20) 7,1 g Hypophosphite de sodium (NaH2P02.H20 7,4 g Acide aspartique 2,0 g Eau distillée q.s.p. 120 1 On chauffe la solution à une température d'environ 900C, puis on amène le pH de la solution à environ 10,5 en ajoutant une solution aqueuse à 70/100 d'hydroxyde d'ammonium. On maintient la température du bain à 900C pendant 20 mn, puis on agite légèrment la fourrure dans la solution pendant environ 3 mn.On enlève la fourrure du bain et on rince pendant 2 mn tout en agitant dans de l'eau distillée, puis on rince deux fois avec de l'alcool dénaturé. On sèche alors la fourrure, Après le séchage, on trouve sur chaque filament de la fourrure une couche de métal adhérant fermement, conductrice, souple et mince. La fourrure recouverte de cobalt présente une certaine résistance électrique que l'on mesure, en plaçant des petites électrodes sur le substrat, et contre la partie la plus extérieure du poil sans enfoncer notablement le poil, et ainsi on mesure la résistance de l'avant à l'arrière. La résistance électrique du produit traité est inférieure à environ 30 ohms quand on la compare à celle de la fourrure non traitée qui est supérieure & 109 ohms. On verse un révélateur sec contenant du styrène et du noir de carbone sur les poils traités, puis on agite légèrement la fourrure, qui retient bien le révélateur. La brosse de fourrure est alors mise à la terre et on l'utilise poser développer une image électrostatique portée sur un produit électrophotographique constitué d'une couche photoconductrice appliquée par un support conducteur. On développe en frottant doucement la brosse de fourrure traitée et mise à la terre qui porte le révélateur, sur le produit électrophotographique. L'image développée est transférée sur une feuille réceptrice de papier blanc et l'image est fixée par fusion. Cette brosse de fourrure donne une image de densité élevée avec un bon remplissage des grandes plages. EXEMPLE 9. On utilise les rouleaux recouverts de nickel de l'exemple 2 conne véhicule pour des particules de développateur électrostatique suivant le mode opératoire décrit à l'exemple 8. On utilise le second rouleau qui a une résistivité superficielle de 10 ohms.oVcm coimne brosse de fourrure servant de véhicule pour une poudre révélatrice de polystyrène pigmenté en noir. Le révélateur est une poudre de dimension d'environ 10 il de diamètre et se charge positivement sur la brosse de fourrure nickelée. La brosse qui porte environ 6 g de révélateur est utilisée dans le développement à la brosse d'une image de charge électrostatique de polarité négative portée par un élément électrophotographique constitué d'un support conducteur sur lequel est appliquée une couche photoconductrice qui contient un photoconducteur organique et un liant de polycarbonate. La brosse est reliée électriquement au support conducteur du produit électrophotographique pendant le développement, on obtient une image développée avec de larges aplats positifs directs d'excellente qualité. On utilise le premier rouleau pour développer une image suivant le mode opératoire décrit ci-dessus. On obtient une image développée avec des larges aplats toutefois, on observe quelque perte dans la qualité de l'image.Finalement, une brosse similaire qui n'a pas été soumise au traitement de métallisation est également utilisée dans le procédé de développement cidessus; on obtient une image développéemarginale, de faible densité. Le développement répété avec la brosse non traitée donne des variations dans la densité d'image moyen- ne qui apparatt etre le résultat des charges électrostatiques variables, stao çant sur la brosse, ces charges ne s'écoulent pas facilement. EXEMPLE 10. Les rouleaux recouverts de nickel de 1 'exemple 3 sont utilisés chacun comme véhicule pour un révélateur électrostatique, en utilisant le mode opératoire décrit à l'exemple 8. On compare l'utilité des six rouleaux cidessus dans le développement à la brosse d'images latentes électrostatiques. On utilise pour ce but un révélateur magenta qui a des particules de dimension d'environ 15 pw comprenant 25/1000 en masse de Rhod-ine B dans un liant de polystyrène Cette poudre de révélateur se charge positivement sur les brosses de fourrure métallisée. Pendant l'utilisation, on maintient les brosses à la terre. La brosse témoin non traitée donne un développement marginal inégal avec une densité qui décrott sur chaque épreuve successive.Ce comportement inégal se vérifie surtout lorsque l'humidité ambiante est inférieure à 20% d'humidité relative. Les brosses n 4 et 5 donnent un excellent développement des grades plages avec une bonne densité d'image et une qualité d'image égale. La brosse n 3 donne un remplissage des grandes plages légèrement moins bon et la brosse n 2 présente une réduction substantielle du remplissage des grandes plages. La brosse n 1 donne un développement marginal mais avec une bonne reproductibilité d'une épreuve à l'autre, et qui est totalement indépendante de l'humidi- té. On observe des résultats équivalents avec une humidité relative de 10% et avec de 85X. EXEMPLE 11. On applique une couche de nickel d'environ 0,0005 cm d'épaisseur suivant le mode opératoire décrit à l'exemple 2, sur une pièce de 20 x 35 cm d'un tissu à poils constitué d'un support tissé et souple, qui porte environ 30 fibres, de polyamide Nylon par centimètre carré, chaque fibre a une longueur d'approximativement 1,5 cm et un diamètre d'environ 0,01 cm. On place alors cette fourrura mé'tallisée de façon à ce que le cate des poils soit tout près de la surface 8 d'un produit photoconducteur identique à celui décrit à 1' exemple/et que l'arrière du tissu en soit espacé d'environ 1,25 cm. On charge le photoconducteur sous une source corona négative, puis on l'expose suivant une image, puis on le met en contact avec la fourrure métallisée décrite ci-dessus.On fait un développement par cascade sur l'image latente électrostatique, tandis que la brosse de fourrure métallisée est maintenue à la terre. On applique une difféP rence de potentiel de 50 volts. Le révélateur utilisé comprend 10;1 en masse d'une poudre révélatrice de polystyrène noir avec des particules de dimension moyenne de 10 ll en mélange avec des billes de verre recouvertes de nitrate de cellulose ayant des particules d'environ 300 p . La fourrure métallisée pré- parée cidessus permet un excellent développement d'une image à modelé continu avec des larges aplats corrects, quand on met l'ensemble à la terre et quand on fournit une différence de potentiel de 50 volts. EXEMPLE 12. On traite avec du chlorure de palladium et de 1 'acide chlorhydrique comme à l'exemple 2, une fourrure identique à celle de l'exemple 8. On traite alors la fourrure dans un bain de placage chimique nickel/cobalt de composition sui vante Chlorure de nickel (NaCl2 .6H20 30 g Chlorure de cobalt (CoC12,6H20 30 g Hypophosphite de sodium (NaH02.H20) 20 g Sel de Rochelle 200 g Chlorure d' ammonium 50 g Eau q.s.p. 1 1 Au moment de l'utilisation, on chauffe la solution ci-dessus à environ 900cl puis on ajoute suffisamment d'hydroxyde d'ammonium à 10% pour-que le pH soit compris entre 9 et 10. On continue le traitement pendant 15 mn environ à 900C. Sur chaque filament de la brosse, après que l'on ait retiré le bain de placage, on trouve une couche conductrice fine et continue, fermement adhérente, de nickel/cobalt. On mesure alors la résistance électrique de cette fourrure. On trouve que cette résistance est inférieure à environ 30 ohms. On utilise alors ce produit comme à l'exemple 8, pour développer une image de charge électrostatique. L'image développée est transférée sur un récepteur, puis elle est de densité élevéet fixée par fusion. On obtient une image développée, avec des larges aplats corrects. EXEMPLE 13. On traite comme à l'exemple 12 une fourrure comprenant 100/100 de polypropylène avec une épaisseur de poils d'environ 1 cm sur un substrat. On obtient un produit qui est doux et qui a l'aspect d'une fourrure et qui présente une résistance de l'avant à l'arrière d'environ 20 ohms. On traite alors ce produit avec le révélateur de I'exemple 8 et on l'utilise pour développer une image latente électrostatique. L'image obtenue présente une densité très élevée avec des larges aplats corrects. L'image finale présente peu de stries car le produit traité est doux et ressemble à de la fourrure. EXEMPLE 14. pour développer On utiles une image latente électrostatique comme à l'exemple 8 , une fourrure synthétique constituée de filaments de rayonne ayant une épaisseur de poils d'environ 1,25 cm, verts, sans avoir au préalable traité cette fourrure synthétique. Le révélateur adhère bien sur la fourrure non traitée. Toutefois les images développées ont une densité faible et-un développement marginal se produit. En outre, une quantité considérable du révélateur déposé sur la surface conductrice, ne se transfère pas sur la feuille réceptrice, ce qui indique un état non chargé ou faiblement chargé du révélateur.Dans un but de comparaison, on utilise une portion de la mEme fourrure mais on y applique un alliage au nickel comme à l'exemple 12 et on l'utilise pour développer une image;laten- te électrostatique suivant un procédé analogue à celui utilisé avec la fourrure non traitée. On obtient des images développées de densité élevée, qui sont sans tries et dont les larges aplats sont bien remplis. EXEMPLE 15. Une portion de fourrure de rayonne identique à celle de l'exemple 14 est montée sur une courroie d'acier inoxydable suivant la Fig. 2. Le réservoir de révélateur est rempli partiellement avec le révélateur de l'exemple 8. La courroie sur laquelle se trouve la fourrure, est utilisée pour développer des images latentes électrostatiques portées sur un produit électrophotographique formé d'un support de film de polytéréphtalate d'éthylène, sur lequel on a vaporisé une couche conductrice de nickel et portant une couche photoconductrice constituée d'un photoconducteur du type 4,4-diéthylamino-2,2'-diméthyl- triphénylméthane dans un liant de polycarbonate. Ce produit est analogue à celui utilisé à l'exemple 8. La courroie est entraînée à une vitesse d'environ 10 cm/s à environ 30 cm/s quand on l'utilise putir développer des images latentes. Les images développées sont alors transférées sur une feuille de papier à écriture. On obtient des images de bonne qualité présentant une densité élevée et un développement avec des larges aplats corrects. La courroie peut être entrainée dans le sens du déplacement du produit photoconducteur ou dans le sens contraire. On obtient les meilleurs résultats quand le produit et la courroie se déplacent dans des sens opposés. En outre, avec un potentiel négatif de 75 volts, (par rapport au produit photoconducteur) appliqué sur l'ensemble du dispositif de développement, on obtient des épreuves de bonne qualité. IVEVADIC4TIdNS. .1. Produit constitué par un support sur lequel sont fixés par au moins l'une de leurs extrémités de nombreux filaments non métalliques naturels ou synthétiques, et caractérisé en ce que chaque filament est recouvert d'une couche mince et adhérente de métal. 2. Produit conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que les filaments sont souples et fixés par au moins une extrémité et portent une couche con tinue de métal qui n'altère pas leur souplesse. 3. Produit conforme à l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le métal est choisi dans la classe constituée par les métaux du groupe VIa, VIII, Ib, IIb, l'aluminium et des mélanges de ces métaux. 4. Produit conforme à l'une quelconque des revendications 1, 2 et 3, caracté risé en ce que la couche de métal a été appliquée par dépit chimique. 5. Produit conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le métal est conducteur. 6. Produit conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le métal est choisi dans ie groupe constitué par le cobalt, le cuivre, le nickel, le palladium et des mélanges de ces métaux. 7. Produit conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la couche de tttal a une épaisseur comprise entre environ 0,01 ú et 5 p 8. Produit conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que le support a la forme d'un noyau ou d'une bande. 9. Produit conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que les filaments ont une longueur comprise entre environ 0,1 cm et 15 cm. 10. Procédé de développement d'images latentes électrostatiques qui consiste à former une image de charge électrostatique sur un support, à appliquer un révélateur sur une brosse de fourrure et à mettre la dite brosse au contact du support qui porte l'image pour que le révélateur se fixe sur les plages d1image, caractérisé en ce que cette brosse est formée d'un produit confor me à l'une quelconque des revendications 5 à 9. 11. Procédé conforme à la revendication 10, caractérisé en ce que le support d'image a une couche dorsale conductrice reliée électriquement à la brosse. 12. Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 10 et 11 caractéri sé en ce que le support d'image est constitué d'une feuille isolante, au contact d'une couche conductrice, séparable. 13. Procédé conforme à la revendication 10, caractérisé en ce que le support d'image est un produit électrophotographique constitué d'une couche photo conductrice portée sur un support conducteur. 14. Procédé conforme à la revendication 132 caractérisé en ce que la couche photoconductrice contient un photoconducteur organique. 15. Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 10 à 14, caractérisé en ce que la brosse est reliée à la terre. 16. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé conforme à l'une quelconque des revendications 10 à 15, constitué par.l'assemblage d'une brosse, de moyens pour appliquer le révélateur sur la brosse et de moyens pour mettre en contact la brosse et un produit portant une image électrostatique, caractérisé en ce que la brosse est conforme à l'une quelconque des reven dications 5 à 9. 17. Dispositif conforme à la revendication 16, caractérisé en ce qu'il comprend, en outre, des moyens pour relier électriquement la brosse, et une couche dorsale conductrice que porte le produit à image électrostatique. 18. Dispositif conforme à la revendication 17, caractérisé en ce qu'il com prend, en outre, des moyens pour établir une différence de potentiel entre la brosse et la couche dorsale conductrice. 19. Dispositif conforme à l'une quelconque des revendications 16 à 18 , carac térisé en ce que la brosse a une résistance électrique comprise entre envi ron 107 ohms et 109 ohms.