L'invention concerne les conduites posées sur le fond de la mer ou d'une nappe d'eau et destinées à servir, par exemple, d'oléoduc ou de gazoduc. Il est parfois indispensable, notamment pour des raisons de sécurité, et il est toujours utile de protéger mécaniquement une telle conduite. Un procédé classique de protection appelé ensouillage, consiste à enfouir la conduite dans une tranchée creusée dans le fond de la mer ou de la nappe d'eau. Ce procédé n'est pas applicable à la portion d'extrémité d'une conduite qui doit aboutir dans une structure posée sur le fond. Le point d'aboutissement de la conduite se trouvant généralement à plusieurs mètres au-dessus du fond, il est en effet nécessaire de placer hors de la tranchée une portion d'extrémité de longueur notable, afin d'éviter de soumettre la conduite à des contraintes de flexion exagérées. La présente invention a pour objet des perfectionnements qui permettent de protéger efficacement cette portion d'extrémité de la conduite. Selon l'invention, on emploie à cet effet un dispo sitif solidaire de la structure, comprenant une pluralité de tunnels de sections différentes engagés télescopiquement l'un dans l'autre, que l'on déploie au-dessus de la portion d'ex trémité jusqu'à la-portion enfouie dans le fond, après avoir procédé à l'introduction de la conduite dans la structure. De préférence, on remplit ensuite de béton, ou d'autres matériaux tels que du sable ou du gravier, l'espace intérieur des tunnels non occupé par la conduite. La description qui va suivre, en regard des dessins annexés, donnée à titre d'exemple non limitatif, permettra de bien comprendre les avantages de l'invention et l'art de la réaliser, toutes particularités qui ressortent tant des figures que du texte rentrant, bien entendu, dans le cadre de ladite invention. La figure 1 représente schématiquement, vu en coupe longitudinale selon la ligne I-I de la figure 2, un disposi tif de protection selon l'invention, en position repliée pendant la mise en place de la conduite à protéger la figure 2 est une vue en coupe selon la ligne II-II de la figure 1 la figure 3 est une vue analogue à la figure 1, mon trant à plus petite échelle le dispositif en position déployée. On voit sur les figures 1 et 2 une partie d'une structure l reposant sur le fond de la mer 2 et dans laquelle pénètre-une portion d'extrémité d'une conduite 3 qui, sur la plus grande partie de sa longueur, est enfouie dans une tranchée creusée dans le fond 2 (voir figure 3). Dans le mode de réalisation représenté, la structure l comprend un fût creux 4 destiné à supporter, par exemple, une plateforme au-dessus du niveau de l'eau et reposant sur une dalle 5 qui supporte également un muret 6 entourant le fût creux 4. Le dispositif de protection selon l'invention comprend une pluralité de tunnels en tôlerie 7, 8, 9, 10, Il. Dans le mode de réalisation représenté, la longueur de chacun de ces tunnels est égale à la distance comprise entre le fût creux 4 et le muret 6, et le premier tunnel 7 est encastré entre ces deux éléments ; le muret 6 est percé d'une ouverture 12 dont la section est égale à la section intérieure du tunnel 7. La section extérieure du tunnel 8 est très légèrement inférieure à la section intérieure du tunnel 7 ; il peut coulisser dans celui-ci entre la position représentée figure 1 et la position représentée figure 3, dans laquelle une butée non représentée de l'extrémité intérieure (à gauche sur les dessins) du tunnel 8 vient s'appliquer contre une butée non représentée de l'extrémité extérieure (à droite sur les dessins) du tunnel 7.De même, le tunnel 9 peut coulisser.téles- copiquement dans le tunnel 8 de la position de la figure 1 à la position de la figure 3, et ainsi de suite. Dans la position de la figure 1, les tunnels sont repliés télescopiquement l'un dans l'autre et reposent sur la dalle 5. Un dispositif de verrouillage non représenté permet de les maintenir dans cette position pendant que la structure 1 est remorquée depuis le rivage et descendue sur le fond 2. La conduite 3 est enfouie dans le sol sous-marin, comme représenté en 13 sur la figure 3, jusqu'à une certaine distance de la structure 1 et on la fait pénétrer par tous moyens convenables (par exemple à l'aide d'un câble et d'un treuil non représentés) à travers une ouverture 14 de la paroi du fût creux 4, qui est facilement accessible à des plongeurs par les tunnels en position repliée (figure 1). On agit ensuite sur le dispositif de verrouillage non représenté pour déverrouiller les tunnels et on déploie ceux-ci télescopiquement, par exemple en tirant au moyen d'ur, remorqueur sur un câble non représenté, attaché à l'extrémité extérieure du tunnel 11, jusqu'à la position de la figure 3. Dans cette position, la partie non enfouie de la conduite 3 est protégée par les tunnels et on peut améliorer encore l & protection en les emplissant de béton, de sable ou de gravier autour de la conduite. REVENDICATIONS 1. -Perfectionnement -à la protection d'une conduite immergée dans une nappe d'eau, qui est protégée sur la plus grande partie de sa longueur par enfouissage dans le fond de la nappe d'eau et dont une portion d'extrémité doit aboutir au-dessus du fond dans une structure subaquatique, caractérisé par un dispositif solidaire de la structure, comprenant une pluralité de'tunnels de sections différentes engagés télescopiquement l'un dans l'autre et que l'on déploie au-dessus de ladite portion d'extrémité jusqu'à la partie enfouie dans le fond, après avoir procédé à l'introduction de l'extrémité de la conduite dans la structure. 2. Perfectionnement selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on emplit de béton, ou d'autres matériaux tels que du sable ou du gravier, l'espace intérieur des tunnels non occupé par la conduite. 3. Structure subaquatique destinée à recevoir l'ex- trémité d'une conduite immergée et comprenant une paroi supportée par une d#alle qui supporte également un muret entourant ladite paroi, caractérisée par une pluralité de tunnels engagés télescopiquement les-uns dans les autres, de manière à reposer sur la dalle entre ladite paroi et ledit muret, et pouvant être déployés télescopiquement à travers une ouverture dudit muret. 4. Structure selon la revendication 3, caractérisée par des moyens permettant d'introduire l'extrémité de la conduite dans la structure à travers les tunnels.