lo 2030074 La présente invention concerne des compositions pour nettoyer et désinfecter des ustensiles utilisés pour servir des aliments et des boissons* Des ustensiles tels que des verres, des tasses, de la 5 vaisselle et des couverts utilisés pour servir des boissons et des aliments destinés aux hommes doivent être nettoyés et désinfectés soigneusement après chaque usage. Ceci est particulièrement vrai dans le cas d'ustensiles utilisés pour servir le public, où à la fois les lois et l'accueil du public ont des répercussions 10 sur l'efficacité des dispositifs de nettoyage et de désinfection, bien que les mêmes règles fondamentales de propreté et d'hygiène existent dans les foyers. ±Jn outre, un nombre croissant d'ordonnances locales et d'état spécifient que des compositions désinfectantes utilisées dans des établissements de commerce doivent 15 8tre efficaces sans rinçage ultérieur. Elles doivent donc nettoyer et désinfecter efficacement des ustensiles, puis disparaître après égouttage sans laisser de résidu indésirable sur l'ustensile désinfecté. Des compositions utilisées jusqu'ici pour le nettoyage 20 d'ustensiles utilisés pour servir de la nourriture comprenaient généralement un agent libérant du chlore disponible, par exemple Tin isocyanurate chloré, la trichloromélamine ou un hypochlorite. Ces compositions appartenant à la technologie antérieure ont été utiles, mais elles avaiemt tendance à présenter des défauts dans 25 ua ou plusieurs des domaines suivants : la stabilité du chlore, tant en solution qu'à l'état sec, la capacité de fournir un ustensile nettoyé sans résidu sans rinçage ultérieur dans de l'eau propre, une activité germicide, et l'absence de l'odeur de chlore caractéristique et désagréable sur des ustensiles désinfectés et 30 dans la solution de nettoyage et de désinfection. Dans le cas de verres utilisés pour servir de la bière, appelés communément "verres de bar", les compositions antérieures avaient l'inconvénient supplémentaire soit d'avoir un effet sur la mousse et le goût de la bière servie dans des verres nettoyés et 35 désinfectés avec elles, soit d'être des désinfectants inefficaces lorsqu'elles étaient utilisées aux températures ambiantes et par un simple procédé de-trempage. Ce problème s'est particulièrement aggravé en raison du grand nombre de verres de cette sorte utilisé, et des réglementations précises imposées par les agences de 40 réglementation aux restaurants et aux autres établissements qui 1219/69. 69 37178 2. 2030074 servent des boissons alcoolisées. Conformément à la présente invention, on fournit de nouvelles compositions pour nettoyer et désinfecter des ustensiles utilisés pour servir de la nourriture et des boissons conte-5 nant comme ingrédients principaux 20 à 50 % environ, et de préférence 25 à 35 %, en poids d'un polyphosphate de métal alcalin, de préférence le tripolyphosphate de sodium, le tripolyphosphate de potassium, le pyrophosphate de sodium ou le pyrophosphate de potassium, 20 à 40 % environ, et de préférence 25 à 35 %, en poids 10 de tétraborate de sodium ayant un rapport UagO/BgOj de 1/2,25 environ et ayant 1 à 5 moles d'eau d'hydratation, 20 à 40 % environ, et de préférence 25 à 35 %, en poids d'un bisulfate de métal alcalin, de préférence le bisulfate de sodium ou de potassium, 4 à 6 % environ, et de préférence 5 %, en poids d'un chloroisocya-15 nurate, de préférence le dichloroisoeyanurate de sodium, le dichloroisoeyanurate de potassium, un complexe de dichloroisoeyanurate de potassium et d'acide trichloroisocyanurique, un composé de l'urée, comme l'urée, la diméthyl-1,3 urée ou un autre dérivé U-alcoyl inférieur tirée soluble dans l'eau en une quantité suffi-20 santé pour donner un rapport ÏÏH/C1+ de 1/1 environ dans un bain de nettoyage et de désinfection (d'une façon générale une quantité d'environ 0,5 à 3 % en poids) et environ 0,10 à 2 % en poids d'un agent surfactif anionique ou non ionique. Dans un mode de réalisation particulièrement préféré de 25 la présente invention, l'agent surfactif est un agent surfactif anionique, et les compositions sont très efficaces pour le nettoyage et la désinfection de verres de bar par un simple procédé de trempage aux températures ambiantes, et sans rinçage ultérieur. Les compositions de la présente invention présentent 30 l'avantage d'être efficaces à la température ambiante sans sacrifier de leur capacité de nettoyage ou de désinfection; De plus, quand elles sont utilisées dans les proportions indiquées ci-des-sus, les compositions stables au cours du stockage procurent une désinfection efficace, une bonne valeur de stabilité en solution» 35 la capacité de s'égoutter librement de l'ustensile traité sans laisser de traînées ou de pellicules même lorsqu'on 'effectue a-près xxn rinçage ultérieur^par de l'eau propre, et une absence d'odeur de chlore dans le bain et sur l'ustensile désinfecté. On utilise les polyphosphates de métaux alcalins dans 40 les compositions comme adjuvants qui exaltent leur effet de dé- 1219/69 69 37178 3. 2030074 tergence et de nettoyage, le tétraborate de sodium, en coopération avec les autres ingrédients de la composition, est efficace pour améliorer la capacité de rinçage ou l'égouttage. Le bisulfate contrôle le pH de la composition, et il est particulièrement 5 important du fait que les compositions, gui utilisent un composé urée avec un composé chloré, demandent un pH absolument neutre (compris entre environ 6,0 et 7,5) pour une bonne stabilité de la solution de chlore. Les présentes compositions renferment du chloroisocya-10 nurate comme source de chlore disponible qui doit être présent dans la proportion de 100 parties par million (ppm) environ dans le bain de désinfectant pour avoir une efficacité germicide. Il est évidemment possible de s'écarter de cette teneur en chlore libre dans des limites raisonnables, et d'obtenir encore une bon-15 ne désinfection, et à ce propos on prépare souvent le bain avec initialement 120 ppm de chlore libre afin que même après une certaine utilisation de cet ingrédient le bain contienne 100 ppm de cet agent. Cependant, dans le cas où l'on utilise trop peu de chlore libre, il se produit une désinfection insuffisante, alors 20 que s'il y a trop de chlore libre présent, l'odeur de chlore peut devenir un problème tant dans le bain que sur le produit rincé. Le chloroisocyanurate, quand il est utilisé dans la proportion indiquée de 4-6 %, et de préférence 5 %, en poids dans les présentes compositions fournit la quantité souhaitée de chlore libre 25 dans le bain désinfectant. Parmi les chloroisocyanurates utiles se trouvent les dichloroisocyanurates de sodium et de potassium, ainsi que des complexes de dichloroisoeyanurate de potassium et d'acide trichloroisocyanurique. Le complexe préféré est celui qui est compo-30 sé de-4 moles du sel de potassium et de 1 mole de l'acide trichloroisocyanurique. D'une façon générale, on peut utiliser les chloroisocyanurates pourvu qu'ils soient stables et suffisamment solubles dans l'eau pour se dissoudre aux teneurs utilisées. On utilise les composés d'urée solubles dans l'eau en 35 particulier l'urée, la diméthyl-1,3 urée ou d'autres dérivés $f-alcoyl inférieur urée solubles dans l'eau, en quantité suffisante pour obtenir un rapport NH/C1+ dans le bain désinfectant de l'ordre de 1/1 environ. Les groupes alcoyles dans les dérivés Jï-al-coyl inférieur urée ont de 1 à 4 atomes de carbone, et la molécu— 40 le peut comporter 1 à 3 groupes de ce type. Quand on utilise l'u 69 37178 4. 2030074 rée, on utilise de préférence une quantité de 0,5 à 3 % environ, et de préférence 0,6 à 0,8 en poids, et quand on utilise la dimétbyl-1,3 urée, on emploie environ 1,5 à 3,0 %, et de préférence 2,0 à 2,2 en poids. La quantité de cet ingrédient vaé-5 videmment varier selon la quantité de chloroisocyanurate présente, et donc la quantité nécessaire pour obtenir le rapport Nïï/01+ souhaité de 1/1 environ. Le composé urée agit en coopération avec les autres ingrédients de la composition pour limiter les effets indésirables du chlore, comme l'odeur de chlore, le goût de ehlo-10 re, et la décomposition et la perte de chlore. On utilise un agent surfactif anionique ou non ionique peu moussant dans les compositions en une proportion de 0,10 à 2% en poids. On utilise de préférence 0,2 % en poids dans le cas d'un agent surfactif anionique, alors que l'on préfère utiliser 15 1 % en poids quand on utilise un agent surfactif non ionique. Les agents surfactifs anioniques utiles ici sont des détergents synthétiques non savons, y compris ceux qui sont faits de sels solubles dans l'eau de produits de réaction organique-sulfurique dont la structure moléculaire comporte de 8 à 18 ato-20 mes de carbone environ sous forme d'un radical alcoyle et qui contiennent des radicaux esters d'acides sulfurique et sulfonique. Des exemples typiques de ces agents surfactifs anioniques sont les alkyl benzène sulfonates de sodium et de potassium dans lesquels le groupe alcoyle contient de 8 à 18 atomes de carbone en-25 viron, par exemple le dodécylbenzène sulfonate de sodium et le tridécyl benzène sulfonate de sodium; les éthers de glycérol et d'alkylsuifonates de sodium et de potassium, y compris des esters d1alcools gras supérieurs provenant de la réduction d'huiles de coco; les produits de réaction d'un acide gras supérieur, par e-30 xemple l*huile de coco, avec l'isothionate de sodium ou de potassium; des alkyl sulfonates et sulfates de sodium et de potassium obtenus par sulfonation d'alcools gras de suif et de coco et des mélanges de ces alkylsulfates; des dialkyl esters de sels de sodium ou de potassium de l'acide suifosuccinique; des sels de so-35 dium ou de potassium de monoglycérides sulfatés ou sulfonatés, par exemple ceux dérivés de l'huile de coco; des sels de sodium ou de potassium d'esters d'alcools gras supérieurs d'acides sul-focarboxyliques, par exemple le sel de sodium de l'ester de l'alcool laurique de l'acide suifoacétique; et d'autres agents anio-40 niques donnés dans le Brevet des Etats-Unis d'.Amérique 2 486 921 1219/69. 69 3717Ô 5. 2030074 délivré le 1 .Novembre 194-9• Si on le désire, on peut ajouter l'agent surfactif anionique sous forme de grains secs denses, ou de paillettes mélangées avec le sulfate de sodium. D'autres exemples de détergents synthétiques non savons 5 anioniques utiles sont les acyl sarcosinates, par exemple le ïï-lauryl sarcosinate de sodium. On préfère les alkyl benzène sulfonates de sodium dans lesquels le groupe alcoyle contient de 9 environ à 15 environ atomes de carbone, dans la pratique de la présente invention. 10 Des agents surfactifs non ioniques utiles dans la pré sente invention sont des détergents synthétiques non savons comprenant ceux faits d'un groupe polyoxyéthylène solubilisant à l'eau en combinaison chimique avec un composé hydrophobe organique. Parmi les composés hydrophobes que l'on peut utiliser se 15 trouvent le polyoxypropylène, le produit de réaction de l'oxyde de propylène et de l'éthylène diamine, et des alcools aliphati-ques. Des exemples de détergents synthétiques non ioniques utiles dans la présente invention sont des produits de condensation de 6 à 30 moles d'oxyde d'éthylène, et de préférence de 7 à 11 moles, 20 avec 1 mole d'un alkyl phénol contenant dans son groupe alcoyle de. 6 à 12 atomes de carbone; des produits de condensation de 6 à 30 moles d'oxyde d'éthylène avec 1 mole d'un alcool aliphatique à chaîne linéaire ou ramifiée contenant de 8 à 18 atomes de carbone; le produit de condensation de l'oxyde d'éthylène avec le produit 25 de réaction de l'oxyde de propylène et de l'éthylène diamine; le nonyl phénol polyéthoxy éthanol (désigné commercialement sous le nom de série "Triton In"); l'isooctyl phénol polyéthoxy éthanol (désigné commercialement sous le nom de série de "Triton X")o Un autre groupe bien connu de détergents non ioniques 30 est connu sous le nom commercial de série "Pluronic". Ces composés sont les produits de réaction obtenus par la condensation d'osyde d'éthylène avec une base hydrophobe produite par la condensation d'oxyde de propylène avec le propylène glycol, et ayant des masses moléculaires de l'ordre de 1800 environ. L'addition de 35 radicaux polyoxyéthylène à la base hydrophobe accroît la solubilité dans l'eau du détergent non ionique et augmente en même temps les propriétés moussantes du détergent en solution aqueuse proportionnellement au rapport molaire de radicaux polyoxyéthylène à la base hydrophobe. Jin général, un agent surfactif qui a un 40 rapport molaire de 7,5 moles d'oxyde d'éthylène par mole d'alkyl 1219/69. 69 37178 6. 2030074 phénol, par exemple de nonyl phénol, est peu moussant, tandis qu'un agent qui a un rapport molaire de 10/1 mousse modérément. La masse molaire de ces détergents synthétiques non ioniques va depuis 800 jusqu'à environ 11 000. 5 Parmi les agents surfactifs. répondant à ces conditions on peut citer également les éthers alkyles inférieurs d'octylphé-nols polyoxyéthylés comme ceux vendus sous le nom commercial "Triton ŒEP", pair exemple le "Triton Gï"-54" qui est l'éther buty-lique d'un octylphénol polyoxyéthylé; un éther d'alcoyle d'un al-10 canol polyoxyéthylé comme le "Surfactant DF-12"; des polyoxyal-coylidèneglycols ayant plusieurs chaînes polyoxyalcoylidène hydrophobe et hydrophile alternées, les chaînes hydrophiles consistant en radicaux oxyéthylène liés, et les chaînes hydrophobes consistant en radicaux oxypropylène liés, le dit produit ayant 15 trois chaînes hydrophobes reliées par deux chaînes hydrophiles représentant 3C0£à 34 % en poids du produit, l'ensemble des chaînes hydrophobes terminales représentant 31 % à 39 % en poids du produit, l'ensemble des chaînes hydrophiles de liaison représentant 31 % à 35 % en poids du produit, la viscosité intrinsèque du 20 produit étant de 0,06 à 0,09 environ, et la masse molaire du produit étant de 3000 à 5000 environ, tout ceci étant décrit dans 1® brevet des titats-Unis d'Amérique 3 048 548; les alcools éthers d'alkyl polyoxyalcoylidène formés sur les segments hydrophobes biodégradables en chaînes linéaires, par exemple la "Tretolite H-25 0307-S"; et l'éther benzylique soluble dans l'eau de 1'octylphénol condensé avec l'oxyde d'éthylène. Il existe d'autres agents surfactifs non ioniques que l'on peut utiliser dans les présentes préparations et l'on n'a pas l'intention d'exclure d'agent surfactif possédant les propriétés ci-dessus. 30 Les agents surfactifs non ioniques particulièrement u- tiles dans les présentes compositions sont les agents surfactifs non ioniques résistant à l'action du chlore libre, en particulier ceux répondant à la formule suivante : e(oc2h4)xoh« 35 dans laquelle S est un groupe alkaryle dans lequel le groupe alcoyle a de 6 à 13 atomes de carbone, ou un groupe alcoyle ayant de 8 à 18 atomes de carbone, x est 10 à 18; et R' est un groupe alcoyle, aryle, alkaryle ou aralkyle ayant de 3 à 12 atomes de carbone. Les agents préférés sont ceux dans lesquels R est un 40 groupe alkyl phénylène dans lequel le groupe alcoyle a 8 à 9 ato1219/69. 69 37178 7 2030074 mes de carbone, x est 10 à 18 et fi' est un groupe alcoyle ayant de 3 à 7 atomes de carbone ou est un groupe benzylique. On utilise généralement les compositions de la présente invention dans la proportion de 0,00187 à 0,00750 g/ml environ, 5 et de préférence 0,00375 g/ml d'eau, ce qui fournit un bain désinfectant contenant de l'ordre de 100 à 120 parties par million de chlore libre. On peut évidemment utiliser des quantités supérieures ou inférieures pourvu que l'on maintienne l'équilibre entre le chlore et le composé stabilisant urée qui convient. 10 Les compositions sont utiles pour le nettoyage et la désinfection d'ustensiles par des procédés de lavage à la main ordinaires, dans lesquels on se contente de laver l'ustensile dans une solution aqueuse du produit et on le sèche en le laissant à la température ambiante ou une température supérieure, ou 15 en l'essuyant. Les ustensiles peuvent au choix être rincés ou non avant le séchage. Les compositions sont particulièrement utiles pour le nettoyage et la désinfection de verres de bar là où on ne dispose généralement pas de conditions pour le lavage et la désinfection à chaud. Le procédé adopté par beaucoup d'agences de 20 réglementation demande un lavage à la main dans une composition détergente ou savonneuse quelconque pour la vaisselle, suivi d'un rinçage dans de l'eau froide. Ceci est suivi d'un trempage dans la composition désinfectante, et d'un séchage par égouttage à la température ambiante sans rinçage ou essuyage ultérieur. Les pré-25 Bentes compositions sont particulièrement adaptées à cette application, notamment lorsqu'elles contiennent un agent surfactif a-nionique. Il apparaît qu'on peut utiliser un procédé quelconque de lavage parmi plusieurs avec les compositions, bien que, comme on l'a indiqué, elles soient spécialement utiles dans des applica-30 tions qui présentent des problèmes particuliers en raison du besoin de laver et de désinfecter à froid, et d'éviter un rinçage ultérieur. On mélange les ingrédients des compositions dans tout dispositif qui permet un mélange, par exemple dans un mélangeur à 35 palettes, un malaxeur Hobart ou un malaxeur Patterson Kelly ïwin Shell, pour obtenir une composition uniforme et homogène. On mélange de préférence l'un avec l'autre le polyphosphate et le dérivé urée, puis le tétraborate, le bisulfate et l'agent surfactif anionique ou non ionique dans cet ordre, le chloroisocyanurate é-40 tant ajouté en dernier. Dans le cas d'agents surfactifs liquides, 1219/69. 69 37178 8. 2030074 il faut de préférence faire absorber ces agents de surface par le polyphosphate et le tétraborate avant l'addition des composants restants comme indiqué', ci-dessus. Les compositions sont très stables au stockage, bien 5 que, naturellement, si elles sont exposées à des quantités excessives d'humidité soit dans des atmosphères chaudes et humides, soit par trempage du récipient, le chloroisocyanurate réagisse pour dégager du chlore libre, iûa conséquence, il est bon de les stocker dans des récipients pour lesquels on a pris les disposi-10 tions nécessaires pour éviter une humidité excessive, par exemple dans des cartons avec un emballage protecteur contre l'humidité, ou dans des barils en fibre munis de chemises en polyéthylène ou en autres matériaux imperméables. On donne les exemples suivants seulement à titre d'il-15 lustration de la présente invention, et non dans l'intention de limiter en aucune façon la portée de celle-ci. Partout où l'on donne des pourcentages dans les exemples et ailleurs, ce sont des pourcentages en poids par rapport au total. On a préparé les compositions de ces exemples en mélangeant les ingrédients dans un 20 mélangeur à palettes dans l'ordre donné ci-dessus, jusqu'à obtention d'une composition uniforme homogène. On a utilisé les compositions des exemples 1-6 dans le -Tableau I pour laver à la main de la vaisselle, des verres et des couverts argentés ou en acier inoxydable qui avaient été utilisés 25 pour servir de la nourriture et des boissons à des humains. On a laissé les ustensiles lavés s'égoutter à sec à la température ambiante. Tous les ustensiles lavés et séchés étaient propres et exempts de traînées et de pellicules indésirables. On a également testé des compositions des exemples 1 à 30 6, ainsi que des exemples de comparaison A àï, sur leurs propriétés spécifiques comme indiqué ci-dessous : Stabilité du chlore en solution. On donne dans le tableau III qui suit le pourcentage de perte de chlore disponible à partir de solutions de compositions 35 représentatives, après 4 et 8 heures de séjour dans un bain à 2l°C. Lçs solutions testées étaient des solutions aqueuses de 0,00375 g/ml des compositions des exemples 1, 2, 3, A, B et 0 des Tableaux I et II. Cette série d'expériences démontre les effets d'un excès d'urée, et d'un pH de solution trop élevé ou trop 40 bas. 1219/69. 69 37178 9« 2030074 TABT.KAU I. Exemples 1-6 (La présente invention) COMPOSANT s EXMPIdsS. POURCMTAGE EN POIDS. s 1 2 3 : 4 : 5 s 6 Tétraborate de sodium, 5^0 :35,0 35,0 35,0 • • :35,0 :32,5 Tétraborate de sodium, 2HgO s — - — i35,0 • __ • _ __ • » Tripolyphosphate de sodium :28,32 28,82 27,5 :28,82 :29,73:28,48 Bisulfate de sodium :30,0 30,0 30,0 :30,0 :30,0 :32,5 Urée : 0,68 0,68 — s 0,68 : 0,57: ~ Diméthyl-1,3 urée ; — — 2,0 : — s — s 1,82 Dichloroisocyanurate de so • • • • « • dium : 5,0 5,0 5,0 s 5,0 î 4,20: 4,20 Agent surfactif non ioni « * : : que (1) s 1,0 — — : — s : Agent surfactif anionique (2) : 0,5 0,5 : 0,5 • • : 0,5 : 0,5 ♦ • • • (1) °8H17 -O- (°W lî00^ 20 N f (2) Dodécyl benzène sulfonate de sodium (actif 40 %) TABLEAU II. Exemples A-F (Comparaison) 25 COMPOSANT : EX"fMPLaS. POÏÏRCiiilNTAG^a EN" POIDS. A B C D E F La comparaison dé J&ccès pH pH é- Sans :Sans [Tétra montre : d'urée:faible levé compo tétra borate ■ 5,5 8,5 sé borate iforte- 30 i(l) a) urée ment hydra té Tétraborate de sodium, 5H2o 35,0 35,0 45,0 35,0 — __ 35 Tétraborate de sodium, ioh2o — — — — — 35,0 Sulfate de sodium — — — — 35,0 — Tripolyphosphate de sodium 19,0 21,0 26,0 29,5 29,07 28,82 40 Bisulfate de sodium 30,0 35,0 20,0 30,0 30,0 30,0 1219/69» 69 37178 10. 2030074 JABLùAU II (suite) Exemples A-F (Comparaison) COMPOSAI*!1 TiXKMPLaS. POURCiflil'fAGES M POIDS» 5 : A S : C D : E : J La comparaison dé tExcès pH :pH é- Sans :Sans :Tétra montre s îd'urée faible:levé compo- ité tr a- : borate 2 5,5 :8,5 ssé :borate:forte- • • (1) :(D urée : : sent 10 t : : :hydra- : • • • » té Urée : 10,0 3,0 Î 3,0 — î 0,68i 0,68 Dichloroisocyanurate de: : : t l sodium Î 5,0 5,0 : 5,0 : 5,0 : 5,0 : 5,0 15 Agent de surface non • • : j : x ionique (2) : 1,0 1,0 : 1,0 : — : — : — Agent surfactif anioni-i : : : : que (3) : — : — : 0,5 ; 0,50: 0,5 : : : : 20 (1) Le pH de 0,00375 g/ml de solution de la composition dans l'eau. (2) OgHr, (oo2H4) ^OO^H, 25 (3) Dodécyl "benzène sulfonate de sodium (actif 40 %). TABLEAU III. Stabilité du chlore en solution» Exempleso :pH de la:Taux : é perte de chlore isolation d'urée:initialement disponible :4 heures : 8 heures La présente invention : • • 1 : 7.10 0.68 : 16.5 : 23.4 2 : 6.50 0.68 : 15.8 : 24.2 3 : 7,4? 0.68 : 0.0 : 0.0 Comparaison : : A (excès d'urée) : 6.50 10.0 : 77.6 : — B (pH faible) : 5.50 3.0 : 69.1 l —— C (pH élevé) Î 8,40 : 3,0 : • * 76,3 2 • • 30 35 40 1219/69» 69 37178 ii. 2030074 Capacité de rinçage. Pour cette comparaison, on a taché des verres à boire par de la bière, on les a lavés par une solution de 0,00625 g/ml d'un détergent pour vaisselle à la main typique (20 % de tripoly-5 phosphate de sodium, 10 % de dodécyl benzène sulfonate de sodium (base active 100 %), 30 % de sesquicarbonate de sodium, 40 % de sulfate de sodium), rincés dans de l'eau propre du robinet, et désinfectés en les plongeant pendant 2 minutes dans une solution à 0,00375 g/ml de la solution donnée à étudier à 2lpC. Les solu-10 tions contenaient initialement 120 parties par million de chlore disponible. Après ce traitement on a ressorti les verres pour les faire sécher à température ambiante (21°C), et ils présentaient une fois secs les aspects décrits ci-dessous. TABL.ttAU 17. 15 Capacité de rinçage. Exemples évaluation de l'apparence du verre. Formation de traînées Formation de pellicules La présente invention 1 Aucune Aucune 2 Aucune Aucune Comparaison E légère (4 sur 4) moyenne (4 sur 4) Odeur et goût de chlore. Ces expériences démontrent l'efficacité des présentes compositions pour supprimer l'odeur de chlore tant dans le bain 30 que sur des verres humides que l'on a lavés avec celles-ci. Les verres étaient des verres à bière que l'on avait lavés, rincés puis désinfectés en plongeant les verres pendant 2 minutes dans une solution de la composition d'exemple à 2l°C, tout à fait comme décrit ci-dessus à propos de la capacité dé rinçage. On donne 35 les résultats de l'odeur de chlore dans le bain et sur les verres humides, ainsi que tout goût de chlore dans la bière servie dans le verre après qu'on l'ait laissé égoutter jusqu'à être partiellement secj au tableau Y page suivante. Contrôle de la mousse de la bière. 40 Ces expériences démontrent l'effet de l'utilisation 1219/69. 69 37178 12 2030074 d'agents surfactifs anioniques sur la mousse de la "bière, opposé à l'effet d'agents surfactifs non ioniques, dans les compositions. On a dissous les compositions des exemples 1, 2 et de 1'exemple de comparaison C à la température ambiante (21°0) de l'eau du ro-5 binet pour obtenir des solutions ayant des teneurs en chlore disponible de_ 120 parties par million. On a alors lavé les verres, on les a rincés puis désinfectés en plongeant les verres pendant 2 minutes dans une solution de la composition d'exemple, tout à fait comme décrit ci-dessus à propos de la capacité de rinçage. 10 On a alors versé de la bière (1) dans des verres humides tout de suite après la désinfection et (2) dans des verres que l'on a laissé sécher après la désinfection. On a noté la vitesse de retombée de la mousse de la bière. La composition de l'exemple 2, qui contenait un surfac-15 tant anionique, a fourni dans les deux cas des verres désinfectés dans lesquels la vitesse de retombée de la mousse de la bière 6-tait équivalente à celle notée dans des verres propres que l'on avait seulement mouillés avec de l'eau du robinet. D'autre part, la mousse de la bière disparaissait presque instantanément quand 20 elle était versée dans des verres qui avaient été désinfectés a-vec les compositions des exemples 1 et C, qui contenaient un a-gent surfactif non ionique. TAELJSAU V. Evaluation d'odeur et de goût de chlore« 25 Odeur de chlore : Goût de chlore Exemples Bain :verres humides:dans la bière. La présente invention. 30 1 2 : Aucune : Aucune : Aucune Aucune Aucun Aucun Comparaison D :Fortement : :désagréable: Fortement désagréable 35 t goût de chlore : prononcé (4 sur 4) : Stabilité au stockage à sec. Les compositions des exemples 2, 4 et de l'exemple de comparaison F démontrent la propriété de stabilité au stockage à sec. On donne les pourcentages de perte du chlore initialement 40 disponible après deux semaines de stockage dans des récipients 1219/69» 69 37178 13. 2030074 perméables à l'humidité et dans des récipients scellés. Ce test démontre l'effet nuisible de l'incorporation d'un tétraborate de sodium ayant 10 molécules d'eau d'hydratation, eomparé à ion tétraborate de sodium ayant une à cinq molécules d'eau d'hydrata-5 tion. les méthodes de test sont des tests accélérés, et les valeurs présentées pour l'exemple F qui utilise du tétraborate de sodium ayant 10 molécules d'eau d'hydratation correspondent bien à des stabilités au stockage inacceptables commercialement, alors que les valeurs des exemples 2 et 4 correspondent à des stabili-10 tés acceptables commercialement. TABLMU VI. Stabilité au stockage à sec. 15 Pourcentage de perte de chlore disponible Exemples .2 semaines perméables (1) 2 semaines scellé (2) La présente invention . 2 : 44.5 : 24.0 20 4 s 29.8 : 47.0 Comparaison. : P : * • 67,2 : 62,7 (1) On bouche des échantillons dans des récipients appropriés par 25 un morceau de stratifié papier/polyéthylène à 51 fi (perméable à l'humidité), on scelle avec un ruban de plastique, et on conserve dans un four contrôlé à 100 + 5 % d'humidité relative» (2) On bouche des échantillons dans des récipients appropriés par 30 des bouchons en caoutchouc, on les scelle avec un ruban de plastique et on les conserve dans un four comme décrit dans (D. Efficacité germicide. Les exemples 5 et 6 ci-dessous illustrent l'efficacité 35 germicide de compositions typiques de la présente invention. Le tableau présente les résultats du test A.O.A.C. (Concentration é-quivalente germicide de chlore disponible) sur le salmonella ty-phosa et le staphylococcus aureus. Les valeurs données montrent que les compositions des exemples 5 et 6 sont des compositions 40 désinfectantes efficaces. 1219/69 69 37178 14. 2030074 TABLttAÏÏ VII. Efficacité germicide. jp.p.m. de chlore disponible à partir de ÏÏaOCl 5 Exemples :à pH 8,5 auxquelles les compositions sont équi- ivalentes du point de vue germicide (2). la présente in- : : vention. s Salmonella Typhosa s Staphylococcus Aureus 5 ^ : 25 l 11 10 6^^ î Supérieur à 75, î : inférieur à 100 : 75 s_ j (1) Ces compositions contiennent en solution 100 ppii (parties par million) de chlore disponible» 15 (2) Les exemples étudiés présentaient la même absence de croissance de bactéries dans des tubes successifs de milieux de sous-culture que le faisait la concentration particulière de contrôle de UaOCl. Les exemples ci-dessus, y compris les exemples de com-20 paraison, démontrent l'efficacité des compositions de la présente invention comme agents de nettoyage et de désinfection. Us démontrent également l'efficacité particulière des compositions de la présente invention qui renferment des agents surfactifs anioniques pour le nettoyage et la désinfection de verres de bar uti-25 lisés pour servir de la bière. Les propriétés intéressantes de ces compositions sont obtenues par l'action conjuguée des divers ingrédients, qui n'ont pas jusqu'ici été incorporés ensemble dans des compositions du type présenté ici. 1219/69 69 37178 9 15. 2030074 RaVEiNDICATIONS. 1. Composition pour le nettoyage et la désinfection d'ustensiles utilisés pour servir des aliments et des boissons, contenant comme ingrédients essentiels, en pourcentages en poids, 5 20 à 50 % d'un polyphosphate de métal alcalin, 20 à 40 % de tétraborate de sodium ayant un rapport JNagO/^O^ de 1/2,25 et ayant 1 à 5 moles d'eau d'hydratation, 20 à 40 % d'un bisulfate de métal alcalin, 4 à 6 % d'un chloroisocyanurate qui se dissout au moment de l'utilisation pour donner au moins 100 ppm de chlore 10 disponible dans la solution de nettoyage, un composé urée dans u-ne proportion de 0,3 à 3 % pour donner un rapport de NH/C1+ de 1/1 environ et 0,10 à 2 % d'un agent surfactif anionique ou non ionique. 2. Compositions selon la revendication 1, caractérisées 15 en ce qu'elles contiennent 25 à 35 % du polyphosphate de métal * alcalin, 25 à 35 % de perborate de sodium, 25 à 35 % du bisulfate de métal alcalin, et 5 % de chloroisocyanurate. 3. Composition selon une des revendications 1 et 2 caractérisée en ce que le polyphosphate de métal alcalin est le 20 tripolyphosphate de sodium, le chloroisocyanurate est le dichlo-roisocyanurate de sodium ou le dichloroisocyanurate de potassium, et le composé urée est l'urée. 4. Composition selon une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que l'agent surfactif est un agent surfactif a- 25 nionique. 1219/69.