La présente invention concerne les tourelles blindées destinées à recevoir un équipage de deux personnes, comportant une arme principale, munies d'un système propre de vision ayant un champ inférieur a 3600 et de pointage de l'arme, et portant un tourelleau rotatif muni d'une arme légère à tir rapide orientable uniquement en site sur le tourelleau. Une fraction importante des engins blindés destinés au combat contre des troupes terrestres comprend une tourelle rotative du type ci-dessus défini, munie d'un canon dont le calibre est généralement de 90 ou 105 mm, ayant un équipage de deux personnes (tireur et chef de char) placées côte-à-côte dans une cuve suspendue à la partie en saillie de la tourelle et tournant avec elle. Le tourelleau placé au-dessus du siège du chef de char permet à ce dernier d'avoir une vision panoramioue du champ de bataille et d'intervenir contre des assaillants proches à l'aide d'une arme automatique à tir rapide (mitrailleuse de 7,5 ou de 7,62 en général) portée par le tourelleau. L'invention vise a fournir une tourelle répondant mieux que celles antérieurement connues aux exigences de la pratique, en particulier en ce qu'elle accroit notablement l'aptitude de l'équipage au combat de nuit et ce sans affecter de façon défavorable l'aptitude au combat de jour et sans augmentation excessive du coût de l'optique. Dans ce but, l'invention propose notamment une tourelle dont le tourelleau est muni de moyens d'observation propres permettant une vision sur 3600 å partir de l'intérieur du tourelleau et adaptables å la vision de nuit au moins sur une fraction du champ de vision. L'invention est susceptible de nombreux modes de mise en oeuvre. Une solution simple consiste a donner une constitution particulière à l'un des épiscopes dont est muni le tourelleau. Cet épiscope (qui est avantageusement celui dont le champ de vision comprend le plan d'orientation en site de l'arme légère) a une partie solidarisée de façon permanente du tourelleau et susceptible de recevoir a la demande, soit une optique de vision de jour, soit une optique de vision de nuit à intensification de lumière. L'alimentation électrique de cette dernière s'effectuera alors par un joint tournant interposé entre le tourelleau et la tourelle. Cette solution ne fait pas disparaitre un inconvénient général de tout système de vision comprenant plusieurs épiscopes répartis autour du tourelleau : l'observateur placé à l'intérieur doit, pour avoir une vision globale, tourner la tête sur 360 o. Cet inconvénient est écarté dans un second mode de mise en oeuvre de l'invention, particulièrement avantageux, où les moyens d'observation portés par le tourelleau sont constitués par un périscope monté sur le tourelleau et comportant desmoyens optiques autorisant un balayage panoramique sur 3600 sans déplacement de l'observateur placé dans le tourelleau, lesdits moyens étant verrouillables dans une position pour laquelle un réticule équipant le périscope correspond au plan de pointage en site de l'arme légère. Dans cette dernière disposition, l'arme légère à tir rapide est avantageusement munie de moyens de télécommande (qui seront généralement mécaniques) depuis l'intérieur du tourelleau, permettant au chef de char d'intervenir sans avoir à sortir à mi-corps. Des moyens de synchronisation permettent alors de maintenir la coïncidence de l'axe de l'arme et de l'image d'un réticule dans le périscope, ce qui autorise un tir précis depuis l'intérieur de la tourelle. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit de tourelles qui en constituent des modes particuliers d'exécution, donnés à titre d'exemples non limitatifs. La description se réfère aux dessins qui l'accompagnent, dans lesquels - la figure 1 est ùne vue en élévation, très simplifiée, d'une tourelle munie d'un tourelleau dont les moyens d'observation sont constitués par des épiscopes et constituant un premier mode de réalisation de l'invention-; - la figure 2 montre schématiquement, en élévation, l'épiscope avant du tourelleau de la figure 1, équipé pour l'observation de jour - la figure 3 est une vue de détail montrant la fixation de la partie oculaire de l'épiscope sur la partie fixée en permanence au tourelleau ; - la figure 4, similaire à la figure 2, montre l'épiscope équipé du dispositif de vision nocturne ;; - la figure 5 montre schématiquement, à grande échelle, une fraction d'un tourelleau suivant un second mode d'exécution de l'invention, dans lequel les moyens d'observation sont constitués par un périscope. La tourelle montrée schématiquement en figure 1 comprend, de façon classique, une partie blindée 10 qui supporte une structure 11, habituellement dénommée " cuve ", destinée à recevoir les sièges de l'équipage, les munitions et les accessoires. L'ensemble de la tourelle est prévu pour être monté, par l'intermédiaire d'un roulement 12, sur la caisse d'un véhicule blindé. L'armement principal de la tourelle est généralement constitué par un canon 13 ou un mortier solidarisé en azimut de la tourelle et susceptible d'etre déplacé en site par rapport à elle. Cette arme principale est généralement servie par un tireur dont le siège est prévu d'un côté du plan médian. Pour ce faire, le tireur dispose généralement d'un système optique de vision et de pointage. Le système de vision peut comporter des épiscopes répartis autour de la tourelle et dont le champ de vision est forcément limité. Le système de pointage pourra être classique. Toutefois, en règle générale sur des tourelles modernes, il comportera un télémètre laser 14 et une lunette de pointage permettant la vision nocturne grace à la présence d'un intensificateur de lumière. La tourelle comporte, au-dessus du siège du chef de char (c'est-à-dire sur un côté du plan médian de la tourelle), un tourelleau 15 comprenant une couronne montée sur le blindage de la tourelle par l'intermédiaire d'un roulement et un volet d'accès 16. Le tourelleau est muni de moyens d'observation permettant au chef de char d'avoir une vision globale sans avoir à faire tourner le tourelleau. Dans le mode de réalisation illustré en figure I, ces moyens de vision sont constitués par des épiscopes 18 répartis angulairement autour de llaxe du tourelleau et portés par la couronne 17 de celui-ci. Le tourelleau ést équipé d'un affût 19 de réception d'une arme légère 20, pouvant etre constituée par une mitrailleuse alimentée à partir d'un casier de munitions placé à l'extérieur du blindage et non représenté. L'affût 19 permet à l'arme 20 de tourner uniquement autour d'un axe 21 d'orientation en site, déporté sur l'avant de façon à ne pas gêner l'ouverture du volet 16 et à faciliter le maniement de l'arme. Cette dernière peut etre couplée à un dispositif d'illumination classique tel qu'un projecteur non représenté. Parmi les épiscopes 18, l'un au moins a un champ de vision qui inclut le plan d'orientation en site de l'arme. Cet épiscope, montré en figures 2 à 4, est prévu pour être utilisable de jour et de nuit. Pour cela, il comporte une partie 22 fixée de façon permanente à la couronne 17 du tourelleau et susceptible de recevoir soit un oculaire 23 de visée diurne (figures 2 et 3), soit une optique de vision de nuit à intensification de lumière 24. Dans le mode de réalisation montré en figures 2 à 4, la partie fixe 22 porte des pions latéraux 25 auxquels sont raccordées, par des ressorts de rappel 26, des pattes d'accrochage 27. La partie 22 comporte, à son extrémité basse, une bride 28 d'appui et de centrage d'une bride similaire 29 des optiques 23 et 24.Ces optiques comportent également des pions 30 destinés à s'engager dans des boutonnières des pattes d'accrochage 27. Etant donné que l'encombrement des optiques 23 et 24 est différent, il sera généralement nécessaire de prévoir des boutonnières 31 et 32 correspondant à des emplacements différents des pions 30. On voit que la transformation de l'épiscope 18 s'effectue de façon très simple. I1 suffit à l'équipage de dégager les pattes 27, d'enlever l'optique en place, de mettre l'autre et de la verrouiller à l'aide des pattes 27. Grâce à cette disposition, le chef de char peut repérer les objectifs de jour ou de nuit par vision épiscopique et placer l'objectif choisi dans le plan d'orientation en site de l'arme 20, de sorte qu'il peut commencer le tir un laps de temps tres bref après avoir ouvert le volet 16 du tourelleau. I1 est évidemment possible d'équiper plusieurs épiscopes du tourelleau de façon que l'on puisse placer l'optique de vision de nuit- sur l'un quelconque d'entre eux. La disposition qui vient d'être décrite est d'ailleurs susceptible de nombreuses autres variantes de réalisation restant da-ns le cadre des équivalences. La disposition qui vient d'être décrite présente l'inconvénient de ne pas permettre une vision nocturne dans toutes les directions sans faire tourner le tourelleau et d'obliger le personnel à tourner la tette pour avoir une vision sur 360". Cet inconvénient est écarté dans le mode de réalisation illustré en figure 5, où les organes déjà représentés en figure 1 portent le même numéro de référence. Dans le mode de réalisation illustré en figure 5, on retrouve un tourelleau 15 porté par la tourelle 10 par l'in~ termédiaire d'un roulement à billes 33. Les moyens d'observation prévus sur le tourelleau sont cette fois constitués par un périscope 34 dont la partie basse 35, launie des oculaires 36, est fixée dans une position invariable sur le tourelleau. La partie haute du périscope traverse le oit du tourelleau en avant du volet 16 et elle est équipée de façon à pouvoir soit etre solidarisée de la partie basse 35 a l'aide d"un verrou 37, soit orientée autour d'un axe parallèle à celui du tourelleau à l'aide d'un volant 38.Le verrou 37 est réalise de telle façon que, lorsqu'nul est engagé, le fil vertical d'un réticule dont est muni le périscope 34 coïncide avec le plan vertical de debattement de l'arme 20. L'arme 20 montrée en figure 5 est munie de moyens de télécommande depuis l'intérieur du tourelleau, représentés de façon schématique par une tringlerie comprenant une ou plusieurs tiges 39 et une ou des biellettes 40. La biellette 39 est guidée par un accouplement coulissant à rotule 41 de traversée du toit du tourelleau et un levier 42. Ce levier est couplé a l'optique de déviation de lumiere du périscope 54 par des moyens non représentés, de façon a faire coïncider en permanence le réticule du périscope 34 avec la direction de tir de l'arme 20. Les moyens de télécommande sont complexes par un système de commande de tir, pouvant etre constitué par un simple flexible 43 reliant la prise correspondante de l'arme a une crosse 43 terminant la tige 39. La disposition qui vient d'être décrite est susceptible de très nombreuses variantes de réalisation. En particulier, la commande d'orientation de l'arme 20 et sa synchronisation avec le périscope 34 peuvent être effectuées soit par des montages mécaniques différents, notamment à parallélogramme déformable, soit par des moyens électriques. Par ailleurs, on peut utiliser, au lieu d'un périscope, des dispositifs optiques de oaractéris- tiques équivalentes, tels que notamment une lunette épiscopique. REVENDICATIONS 1. Tourelle blindée comportant une arme principale, munie d'un système propre de vision ayant un champ inférieur à 3600 et de pointage de l'arme, et un tourelleaurotatif sur la tourelle, muni d'une arme légère à tir rapide orientable uniquement en site sur le tourelleau, caractérisée en ce que le tourdleau est muni de moyens d'observation permettant une vision sur 3600 à partir de l'intérieur du tourelleau et adaptables à la vision de nuit au moins sur une fraction du champ de vision. 2. Tourelle suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les moyens d'observation du tourelleau comportent plusieurs épiscopes répartis autour de l'axe du tourelleau et dont l'un, dont le champ de vision comprend le plan d'orientation en site de l'arme légère, a une partie solidaire du tourelleau et munie de moyens de couplage permettant de recevoir soit une optique de vision de jour, soit une optique de vision de nuit à intensification de lumière. 3. Tourelle suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les moyens d'observation comportent un périscope monté sur le tourelleau et comportant des moyens optiques autorisant un balayage panoramique sur 3600 sans déplacement de l'observateur placé dans le tourelleau, lesdits moyens étant verrouillables dans une position pour laquelle un réticule équipant le périscope correspond au plan de pointage en site de l'arme légère. 4. Tourelle suivant la revendication 3, caractérisée en ce que l'arme légère est munie de moyens de télécommande depuis l'intérieur du tourelleau, couplés à un réticule de pointage prévu dans le périscope ou dans la lunette épiscopique. 5. Tourelle suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que ledit système propre incorpore un télémètre laser et des moyens de vision nocturne à intensification de lumière.