La présente invention concerne des éléments de conduite destinés à la construction d'une canalisation sous-marine. concerne également leur procédé de production. Pc-m le transfert du pétrole ou d'un gaz naturel d'un puits scus-@arin d'extraction à une installation basée à terre, IL est classique d d'assembler des conduites sous-marines succes- ses à l'aide d'éléments individuels posés en continu d'un p@@@@@ se déplaçant au-dessus de l'emplacement prévu pour la canalisation. Les éléments individuels sont constitués généralement de cylindres métalliques entourés par une gaine de béton armé. I gaine de béton 2 peur but de protéger la conduite et de la mettre à l'abri des détériorations provoquées par les chocs avec des objets immergés ou les mouvemente du sol sous-marin. Elle a également pour but de lester suffisamment la conduite pour la maintenir au fond de la@mer, Une sourte longueur de la conduite métallique sort de chaque extrémité de la gaine de béton afin de permettre le soudage des éléments individuels sur le ponton de pose. La jenction métallique découverte est gainée par un collier debéton réalisé sur place, sur le ponton. Ce mode opératoire comporte de nombreux inconvénients. La gaine de béton armé elle-même est en général formée par la projection d'un revétement sur un cylindre de métal autour duquel est enroulée une toile métallique. On éprouve souvent des difficultés lorsqu'on utilise du ciment de cetie façon à den températures inférieures à 5 C. Du fait qu'une grande partie des ressources en pétrole et en gaz naturel est exploitée dans des régions septentrional, on peut s'attendre à ce c-tw L température ambiante tombe en dessous de la valsur indiquée pendant de langues périodes de l'année et empêche en fait le gainage des conduites métalliques avant leur chargement sur un ponten de pose de conduite sous-marine.De plus, les armatures qu'il est possible d'utiliser avec le procéié d'enduisage par pulvérisation ne sont par particulièrement résistantes, en parrie en raison de leur manque de résistance mépanique et en partie en raison du manque de souplesse de l'ense@ble du cylindre métallique revêtu de béton. En conséquence, les efforts subis par les éléments individuels pendant leur assemblage et pendant leur pose à partir d'un ponton risquent souvent de conduire à des fissurations de la gaine de béton et à une perte de gros morceaux de celle-ci. Ces incidents se produisant sous la ligne d'eau, il arrive souvent qu'ils soient ignorés jusqu'au moment où la corrosion du métal à découvert de la canalisation provoque sa détérioration avec possibilité de fuite de pétrole et d'une pollution étendue de ltenvironnement. Une autre particularité du mode opératoire mis en oeuvre jusqu'à présent pour la réalisation des éléments individuels d'une canalisation sous-marine réside dans le fait qu'avant l'application de la gaine de béton pulvérisée sur un cylindre métallique, l'élément doit recevoir un apprêt à la suite d'un grenaillage destiné à éliminer la rouille et à mettre à nu le métal. En conséquence, sa surface doit être protégée par un émail à base d'asphalte ou de goudron. Ce mode opératoire qui est dangereux à de nombreux titres pour la salubrité publique, ne doit pas être mis en oeuvre à proximité des centres peuplés. L'épaisseur de la couche protégeant la surface doit entre comprise entre 0,5 et 0,6 cm. Si elle est plus mince, le béton pulvérisé ensuite sur l'élément métallique perce le revêtement protecteur qui perd ainsi son aptitude à la protection contre la corrosion. Au début de la réalisation du revêtement protecteur, un tissu de fibres de verre est enroulé autour de l'élément de conduite. Cet enroulement est suivi par un enduisage d'asphalte chaud, puis par l'enroulement d'un feutre d'amiante. En plus des risques que font courir à l'environnement l'évacuation de vapeurs d'asphalte ou de goudron chaud dans l'atmosphère, les travailleurs risquent d'aspirer des poussières d'amiante. Les effets cancérigènes de l'amiante sont bien connus actuellement et sont décrits dans un article de S. Auerbach dans International Herald Tribune du 25 mars 1975. Les effets cancérigènes des vapeurs d'asphalte et de goudron s'ajoutent à ceux de l'amiante. Le brevet britannique NO 525 837 décrit une conduite terrestre constituée d'éléments de tuyaux et dans laquelle une gaine de ciment est embossée sur un tronçon de conduite préalablement réalisée puis du bitume ou un mortier est disposé entre la gaine et le tuyau principal.Cependant, les conduites de ciment doivent Xetre embottées sur le tuyau au fur et à mesure que ses tronçons sont soudés les uns aux autres et bien que ce mode opératoire puisse donner satisfaction lorsqu'il est mis en oeuvre à terre pour la production sur place de conduites de diamètre relativement faible, cette opération ne peut entre exécutée sur un bateau de pose à la mer dans lequel l'espace est insuffi sazit pour 1' emmagasinage de tuyaux métalliques et de manchons de béton de diamètres suffisants pour des éléments de conduite sous-marine, c' est-à-dire compris en général entre 0,5 et 1,5 m. La coulée du mortier est, de plus, difficile à effectuer en pratique à la mer. la présente invention concerne donc un élément de conduite destiné à la construction de canalisations sous-marines susceptibles d'entre réalisées misme à des températures arctiques. L'in- vention concerne également un procédé de production d'éléments de conduites susceptible d'tre mis en oeuvre à l'aide d'élé- ments métalliques cylindriques, protégés de la corrosion, par des opérations simples, sans danger pour l'environnement et offrant toute sécurité Les éléments de conduites selon l'inven- tion peuvent entre assemblés facilement,-immédiatement avant leur chargement sur un ponton de pose et ils ne subissent que des efforts minimes n'entratnnnt aucune fissuration au moment de leur pose. Un élément de conduite selon l'invention, destiné à la construction d1une canalisation sous-marine formée de conduites successives, comprend un tuyau métallique intérieur dont la surface externe est entourée par une gaine de béton, sensiblement sur toute sa longueur. La gaine comprend un ou plusieurs éléments cylindriques préalablement moulés de béton armé de construction. Un mortier durci est disposé entre la gaine et le tuyau dont les dimensions internes sont suffisantes pour permettre l'écoulement du pétrole ou d'un gaz. Le procédé selon l'invention de production d'un élément de conduite destiné à la construction d'une canalisation sous marine consiste à disposer un tuyau métallique interne dans une gaine compo nana un élément cylindrique de béton préformé, de manière qu'un espace soit ménagé entre la gaine et le tuyau, puis à remplir cet espace de mortier. La gaine comprend un ou plusieurs éléments cylindriques de béton armé de construction d'une section droite suffisante pour leur permettre d'être ajus- tés sur un tuyau métallique de dimensions internes suffisantes pour l'écoulement du pétrole ou d'un gaz. On laisse durcir le mortier et on emmagasine l'élément de conduite avec plusieurs éléments semblables afin de les poser ensuite d'un ponton et de réaliser ladite canalisation. A condition que les éléments de béton soient réalisés eux-mmes aux températures suffisamment élevées qui existent en été dans les régions arctiques ou dans des endroits convenables, la gaine de béton peut être montée sur les tuyaux métalliques à n'importe quel emplacement approprié, à terre ou en mer et sous toute température, en particulier à des températures arctiques. On évite ainsi les difficultés soulevées par la réalisation de canalisations dans les régions septentrionales qu'on éprouvait jusqu'alors avec des éléments de tuyaux revêtus de béton par pulvérisation. Pour réaliser la gaine de béton, il devient inutile de prévoir des armatures aussi faibles que des réseaux de fils métalliques enroulés autour du tuyau au moment de l'application du ciment, conformément à la pratique antérieure. On dispose ainsi d'une plus grande liberté de choix d'armatures au moment du moulage des éléments de béton et avant que les tuyaux métalliques n'y soient disposés. En plus d'armatures métalliques plus importantes, il est également possible d'utiliser un béton contenant un additif constitué de fibres libres d'acier. Ces fibres n'ont pas d'influence sur la résistance à ltécrasement du béton, mais produisent une liaison interne. Un tel additif ne peut etre utilisé dans le procédé de revêtement par projection utilisé pour la formation de la gaine de-béton, car les fibres détérioreraient l'équipement de caoutchouc utilisé pour le revê- tement.Un avantage particulier du béton de construction utilisé de cette façon est le fait qu'il est possible de produire des gaines dont les résistances sont comprises entre 350 et 420 kg/cm2 ou même supérieures, lorsqu'elles sont préformées. Dans le procédé de revêtement par projection, il est absolument impossible d'utiliser du béton de construction. Les éléments moulés de gaine en béton permettent de réaliser une gaine de diamètre extérieur uniforme. Ce diamètre ne peut entre obtenu facilement par le procédé de projection. On éprouve alors des difficultés avec les sabots mis en oeuvre au moment du soudage des éléments de tuyaux et au moment de leur pose, car des morceaux de béton peuvent alors s'arracher. Les irrégularités de diamètre du conduit revêtu de béton par ce procédé soulèvent, de plus, des difficultés dans les appareils de mise sous traction. Le terme "béton de construction!1 utilisé dans le présent mémoire concerne, d'une manière classique, une qualité de béton d'une résistance à l'écrasement élevée, armé d'acier et d'une faible porosité qui n'est pas une caractéristique du béton formé par projection. Le nombre d'éléments de béton préformés nécessaires pour chaque élément de conduite dépend, en général, des dimensions du tuyau métallique interne. A la fois du fait des difficultés susceptibles d'être soulevées par le poids d'éléments de tuyaux d'un diamètre de tordre de 0,5 à 1,5 m, et en vue de réduire la fissuration produite par les efforts que la gaine de béton peut subir pendant la formation de la canalisation, la gaine comprend de préférence plusieurs éléments préformés.Dans le cas d'éléments de conduite de diamètre relativement faible et dont le poids ne soulève pas de difficultés, on peut n'utiliser qu'un seul élément de béton sur chaque tuyau métallique, mais pour éviter la fissuration due aux efforts et qui peut encore se produire pendant la pose de la canalisation, il est nécessaire de découper le béton à certains intervalles par des encoches circonférentielles de forme triangulaire. Des éléments de béton préformés multiples permettent d'éviter facilement de telles opérations. La construction d'un élément de conduite gainé à l'aide de plusieurs éléments de béton préformé exige que ces éléments soient alignés et mis en contact les uns avec les autres dans les régions où ils sont en butée ou, en particulier, dans le cas d'éléments cylindriques relativement épais, dans les régions où ils se recouvrent.Afin d'éviter que le mortier ne sorte des joints entre éléments individuels pendant sa coulée dans 11 espace qui sépare la gaine de béton et le tuyau métallique, des joints d'étanchéité, tels que des bagues toriques, sont disposés dans les évidements correspondants des régions des éléments voisins. l'es joints sont en général en caoutchouc ou en matière plastique et ils sont particulièrement étanches lorsqu'ils sont comprimés par le poids des éléments de béton, en particulier lorsque ceux-ci se comportent comme des éléments articulés pendant qu'ils sont abaissés vers le fond de la mer au cours de la formation d'une canalisation. Avant sa mise en oeuvre pour la production d'un élément de conduite destiné à une canalisation sous-marine, le tuyau métallique interne est en général rev8tu d'un apprit, puis d'un rev8tement protecteur constitué, par exemple, d'asphalte ou d'une autre matière bitumineuse. Il n'est pas nécessaire que le revêtement protecteur soit aussi épais que dans les réalisa- tions antérieures, car il n'a pas à résister à l'abrasion qu'il subissait pendant le stade de rev8tement par projection suivant. En fait, le mode de formation de l'élément de conduite par le procédé de l'invention donne la possibilité de prévoir un revê- tement protecteur qu'il serait impossible d'utiliser du fait de sa faible résistance lorsque le béton est appliqué par projection. Ce rev8tement protecteur peut être appliqué par le procédé dit d'application à froid qui consiste simplement à enrouler autour du tuyau métallique une bande protectrice de polyninylbutyral produite ailleurs. On évite ainsi les risques d'insalubrité entratnés par la production de rev8temen-ts protecteurs d'asphalte ou de goudron appliqués à chaud. Quel que soit son mode de formation, il faut encore éviter que le revttement protecteur ne soit détérioré au moment où les éléments de la conduite-sont assemblés. Pour cette raison, en pratique, on commence par disposer horizontalement la gaine de béton dont les éléments, lorsqu'ils sont nombreux, sont déjà alignés et en contact les uns avec les autres. On peut faire passer ensuite le tuyau métallique à l'intérieur de la gaine de béton en ménageant un faible espacement, par exemple de l'or- dre de 1 cm, sans que le revtement protecteur ne soit détérioré. Le tuyau interne peut oestre tiré dans la gaine de béton sur des galets inférieurs de dimensions appropriées qui supportent son poids et avec au moins deux galets fous poussés par des ressorts qui maintiennent l'espacement voulu entre la gaine de béton et les cotés du tuyau. Ces galets peuvent ventre disposés sur des bouchons introduits dans les extrémités des tuyaux métalliques et susceptibles d'en etre retirés lorsque le mortier introduit ensuite dans l'espace séparant le tuyau métallique et la gaine de béton a durci. Un autre mode opératoire consiste à disposer des paliers à rouleaux poussés par des ressorts à la périphérie du tuyau métallique et à tirer ce dernier dans la gaine de béton. Dans ce cas, les paliers sont comprimés à mesure qu'ils pénètrent dans la gaine. Il est courant que le profil du tuyau métallique interne ne soit pas exactement circulaire. Il est souvent légèrement ovalisé et il porte de plus, sur sa surface, une arête longitudinale constituée par un cordon de soudure formé au moment de la production du tuyau. Le procédé de réalisation d'une conduite selon l'invention offre l'avantage particulier que ces défauts peuvent etre tolérés dans des éléments de béton, en particulier lorsqu'ils sont réalisés par les modes opératoires avantageux précités permettant de disposer le tuyau métallique à l'intérieur de la gaine.Dans ce but, les éléments de béton peuvent comporter intérieurement une gorge ou un canal longitudinal destiné à loger le cordon de soudure et à permettre ainsi le maintien de l'espa- cement et de la concentricité nécessaires entre le tuyau et la gaine, meme si le tuyau est ovalisé et comporte un cordon de soudure en saillie. La profondeur de la gorge ou du canal peut oestre d'environ 5 mm. Il est particulièrement avantageux que le tuyau et la gaine de béton soient disposés concentriquemnt dans tous les éléments afin de faciliter leur alignement bout à bout et de permettre leur soudage en bout sur un ponton de pose, pendant la réalisation d'une canalisation. L'espace situé entre la gaine de béton et le tuyau interne est rempli ensuite d'un mortier. Bien qu'en principe ce mortier puisse zetre introduit dans l'espace entre la gaine et le tuyau interne à ntimporte quel emplacement, il convient particulièrement de l'introduire à la partie inférieure afin que l'air ne puisse y etre emprisonné. L'air est expulsé vers le haut par le mortier et il peut etre évacué par des ouvertures appropriées de la région supérieure de la gaine. Une faible quantité de mortier est perdue par ces ouvertures supérieures, mais la sortie du mortier ptar celles-ci indique que l'espace est complètement rempli et mulon peut faire cesser l'introduction du mortier dans sa partie inférieure.On peut éviter que du mortier ne se perde par les extrémités de l'espace séparant la gaine du tuyau intérieur au moyen d'un collier d'étanchéité temporaire disposé à l'extrémité de la gaine assemblée. Le montage de ce collier est facilité par la présence d'une extrémité de faible longueur du tuyau métallique interne qui est gainé ensuite et qui comporte une partie métallique à découvert permettant son soudage à un autre élément, pendant la réalisation de la canalisation. Le collier est enlevé lorsque le mortier a durci. Le mortier peut Qtre un composé à base de béton ou de ciment humide. En variante, il peut etre en matière plastique, en goudron ou en asphalte. Lorsque ces derniers matériaux constituent d'une manière classique le revêtement protecteur du tuyau interne et lorsqu'ils sont utilisés comme mortier, il est possible de supprimer le revêtement protecteur du tuyau interne avant son gainage par les éléments de béton. A condition que le tuyau métallique soit revêtu de l'apprêt habituel, il peut recevoir son revêtement protecteur pendant la coulée du mortier. Ce mode opératoire offre l'avantage de ne comporter aucun risque de détérioration du revêtement protecteur lorsque la gaine de béton est montée sur le tuyau métallique interne. Cependant, du fait des dangers d'insalubrité entrainés par la mise en oeuvre du goudron ou de l'asphalte, en particulier, et du fait de l'avantage offert par d'autres formes de revtte- ment protecteur pouvant être utilisées à l'aide du mode opératoire décrit plus haut, il est préférable de prévoir pour le mortier un composé à base de béton et de ciment. Un tel composé doit comprendre des éléments lui permettant de résister au retrait par séchage. Dans ce but, il peut être constitué par un mélange de sable et/ou d'agrégats fins, d'eau et de ciment expansif qui, lorsqu'il durcit et prend, se dilate dans un espace le retenant étroitement. Il occupe ainsi tout le volume situé entre la paroi extérieure du tuyau métallique et la paroi intérieure de la gaine de béton où il constitue une liaison serrée ne comportant aucun vide.Les types de ciment mis en oeuvre sont appelés couramment des "ciments pour puits de pétrole", car ils sont fréquemment utilisés dans ceux-ci où ils produisent des efforts de compression destinés à compenser les efforts de traction engendrés normalement dans le béton pendant son séchage. Tes ciments expansifs sont produits par de nombreux fabricants, tels que Kaiser Cernent and Sypsum Company, Oakland, Californie, U.S.A., et Dyckerhoff Zementwerke de Wiesbaden, Allemagne.Lorsque l'opération de coulée du mortier doit etre effectuée à une température ambiante inférieure mbeme à gOC, il existe dans le commerce des mortiers expansifs à base de ciment qui peuvent setre utilisés en toute sécurité à des températures inférieures à la température de congélation et qui durcissent rapidement. Leur résistance à l'écrasement atteint 280 kg/cm2 une heure après leur coulée, et ils se dilatent et réalisent la liaison tenace et sans vide voulue entre les parois de la conduite. Un tel produit est vendu sous le nom commercial de " & ik-rok" par Preco, Plainview, New York, U.S.A.. Stinvention sera décrite plus en détail en regard du dessin annexé à titre d'exemple nullement limitatif et dont la figure unique est une coupe axiale d'un élément de conduite selon l'invention, observé verticalement après qu'il a été garni de mortier. Comme on le voit sur le dessin,ltélément de -conduite comprend un tuyau d'acier interne 1 autour duquel sont disposés trois éléments cylindriques de béton 2, 3 et 4 préalablement moulés et disposés en butée. Des bagues toriques de caoutchouc 5 et 6 sont placées dans des évidements correspondants des faces en butée des éléments de béton où elles constituent des joints d'étanchéité entre lesdites surfaces en butée. Un intervalle étroit, de l'ordre de 1 cm en général, et qui est exagéré sur le dessin pour le rendre plus clair, est ménagé entre les éléments de béton de la gaine et le tuyau d'acier. Il est rempli d'un mortier 7. Des canaux diamétralement opposés 8, 9 sont réalisés à la partie supérieure et à la partie inférieure des éléments individuels de béton et sont remplis également de mortier.Le mortier a été introduit dans l'intervalle par les canaux inférieurs 9, de sorte que l'air qui s'y trouvait a été expulsé par les canaux supérieurs 8. Tous ces canaux sont obturés finalement par le mortier. Il convient d'indiquer qu'il n'est pas essentiel que chaque élément de béton comprenne une seule paire de canaux opposés. Par exemple si lton n'utilise qu'un seul élément de-béton, plusieurs canaux peuvent entre réalisés dans les parties supérieure et inférieure de cet élément. Lorsqu'on utilise plusieurs éléments de béton, il est inutile que des canaux soient réalisés au préalable dans chaque élément. De plus, il est inutile que les ouvertures supérieures et inférieures soient en nombres égaux ou soient diamétralement opposées Un revietement protecteur 10, constitué d'une bande enroulée de polyvinyl-butyral ou d'un autre matériau de revoetement protecteur, est disposé sur le tuyau d'acier 1. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent etre apportées à la conduite décrite et représentée sans sortir du cadre de l'invention. TDTGATTO-TS 1. Elément de conduite destiné à la construction d'une canalisation sous-marine et comprenant un tuyau métallique in terne dont la surface extérieure est entourée par une gaine de béton sensiblement sur toute la longueur, caractérisé en ce que ladite gaine comprend un ou plusieurs éléments cylindriques creux de béton de construction armé moulés au préalable, un mortier étant disposé entre la gaine et le tuyau dont les dimen sions internes sont suffisantes pour permettre la circulation de de pétrole ou d'un gaz. 2. Elément suivant la revendication 1, caractérisé en ce que son diamètre est compris entre 0,5 et 1,5 m, la gaine de béton comprenant plusieurs éléments cylindriques préalablement moulés. 3. Elément suivant l'une des revendications 1 et 2, carac térisé en ce que les éléments voisins cylindriques préalablement moulés de béton sont disposés à recouvrement sur une section individuelle de canalisation. 4. Elément suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que des joints d'étanchéité sont disposés dans des évidements correspondants des régions en contact des éléments de béton voisins montés sur une section individuelle de canalisation. 5. Elément suivant la revendication 4, caractérisé en ce que les joints d'étanchéité sont en caoutchouc ou en matière plastique. 6. Elément suivant l'une des revendications 4 et 5, carac térisé en ce que chaque joint d'étanchéité est une bague torique. 7. Elément suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le tuyau métallique interne porte un revêtement protecteur de polyvinyl-butyral. 8. Elément suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le mortier est un composé à base de béton ou de ciment. 9. Elément suivant la revendication 8, caractérisé en ce que le composé de mortier est constitué d'un ciment expansif pour puits de pétrole. 10. Elément suivant ~' ne quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'un revttement protecteur d'une épaisseur inférieure à 0,5 cm de matière plastique, de goudron ou d'asphalte, est disposé sur le tuyau métallique interne. 11. Elément suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'une couche de matière plastique, de goudron ou d'asphalte, disposée entre le tuyau métallique'inter- ne et la gaine de béton, constitue une couche de protection pour ce dernier, un mortier étant disposé entre le tuyau métallique et la gaine de béton. 12. Elément suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la résistance du béton de la gaine est comprise entre 350 et 420 kg/cm2. 13. Elément suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractétisé en ce que la gaine de béton contient un additif constitué par des fibres libres d'acier. 14. Elément suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'une gorge ou canal longisu- dinal, aligné sur un cordon de soudure du tuyau métallique interne, est ménagé sur la surface interne de chaque élément cyiindrique de la gaine. 15. Procédé de production d'un élément de conduite destiné à la construction d d'une canalisation sous-marine, consistant à disposer un tuyau métallique interne à l'intérieur d'une gaine comprenant un élément cylindrique creux de béton moulé au préalable, un espace ménagé entre la gaine et le-tuyau métallique interne étant rempli d'un mortier, caractérisé en ce que la gaine consiste en un ou plusieurs éléments cylindriques, moulés au préalable, de béton armé de construction, dont la section droite est suffisante pour leur permettre entre montés sur un tuyau métallique. interne dont les dimensions internes sont suffisantes pour autoriser la circulation de pétrole ou d'un gaz, à laisser le mortier se durcir et à emmagasiner l'élément de conduite avec plusieurs éléments analogues pour permettre de les poser ensuite d'un ponton et de réaliser ladite canalisation. 16. Procédé de production d'ln élément de conduite dent né à la construction d'ure canalisation sous-marine caractérisé en ce qu'il consiste à placer un tuyau métallique interne dans une gaine comprenant un seul élément cylindrique creux de béton armé de construction ayant été préalablement réalisé par moulage, ou plusieurs de ces éléments en contact les uns avec les autres, un espace étant ménagé entre la gaine et le tuyau métallique interne, à remplir cet espace avec un mortier et à pe- mettre au mortier de durcir. 17. Procédé suivant la revendication 16, caractérisé en ce que la gaine de béton est disposée horizontalement de manière que ses éléments, lorsqu'ils sont nombreux, soient en contact les uns avec les autres et à emmancher le tuyau métallique interne dans la gaine de béton en ménageant un espace entre lui et la gaine. Z 18. Procédé suivant la revendication 17, caractérisé en ce que le tuyau métallique interne est emmanché dans la gaine de béton sur un galet inférieur de support, au moins deux galets fous poussés par des ressorts étant disposés à la périphérie du tuyau interne afin de le maintenir espacé de la gaine. 19. Procédé suivant la revendication 18, caractérisé en ce que les galets sont montés sur des bouchons introduits dans les extrémités du tuyau interne et restant dans ces extrémités jusqutà ce que le mortier coulé dans ledit espace ait durci. 20. Procédé suivant la revendication 17, caractérisé en ce que le tuyau métallique interne est emmsncné dans la gaine de béton sur des paliers à rouleaux poussés par des ressorts et montés à la périphérie du tuyau, les paliers étant comprimés à mesure qu'ils pénètrent dans la gaine de béton. 21. Procédé suivant l'une quelconque des revendications t6 à 20, caractérisé en ce que l'élément de conduite a un diamè- tre compris de 0,5 à 1,5 m, la gaine de béton étant constituée de plusieurs éléments réalisés au préalable. 22. Procédé suivant la revendication 21, caractérisé en ce que des joints d'étanchéité sont disposés dans des évidements correspondants des régions en contact des éléments de béton voisins. 23. Procédé suivant la revendication 22, caractérise sn ce que les joints d'étanchéité sont des bagues toriques. 24. Procédé suivant l'une quelconque des revendicaticns 16 à 23, caractérisé en ce que le mortier est introduit à la partie inférieure dudit espace, l'air que contient celui-ci étant expulsé vers le haut par le mortier et étant évacué par une ou plusieurs ouvertures situées à la partie supérieure de la gaine de béton. 25. Procédé suivant la revendicatior 24, caractérisé en ce que la gaine de béton comprend au moins deux ouvertures de traversée occupant des position à peu près diamétralement opposées en vue de l'admission du mortier et de l'expulsion de l'air. 25. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 16 à 25, caractérisé en ce que le mortier est un composé à base de béton ou de ciment, le tuyau métallique interne portant un revêtement protecteur. 27. Procédé suivant la revendication 26, caractérisé en ce que le revttement protecteur est formé par l'enroulement d'une bande de polyvinyl-butyral autour du tuyau métallique interne, avant que ce dernier ne soit disposé à l'intérieur de la gaine. 28. Procédé suivant la revendication 26, caractérisé en ce que le revAetement protecteur est en matière plastique, goudron ou asphalte d'une épaisseur inférieure à 0,5 cm. 29. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 16 à 25, caractérisé en ce que le mortier est en matière plastique, en goudron ou asphalte, et forme un revêtement protecteur du tuyau métallique interne disposé à l'intérieur de la gaine.