L'invention concerne les produits de rev8tements tels que ceux que l'on pose sur les murs de baAtiments, dans des buts de protection ou de décoration notamment, ainsi que leur mise en oeuvre. Plus particulièrement, l'invention a pour objet un produit de revêtement dutype comportant des granulats collés sur 1'une des faces d'un support, dont l'autre face est destinée à être appliquée sur un subjectile à recouvrir. Elle vise princîpa- lement à améliorer les propriétés de tels produits, à faciliter leur conservation avant emploi aussi bien que leur pose, à augmen- ter la résistance des reveAtements une fois posés, y compris leur résistance aux intempéries à ltextérieur des b timents, et à élargir leurs possibilités d'application industrielle, notamment dans la construction. Un produit de revêtement selon l'invention comporte un filet support souple et des granulats retenus entre eux et sur l'une des faces d'un filet support, de manière à cacher sensiblement celui-ci, en lui conservant des mailles ouvertes, par un liant macromoléculaire transparent souple, à faible rétention d'eau, présentant un coefficient d'allongenent supérieur à 500 ffi et de préférence de l'ordre de 1000 à 2000 % (ces valeurs sont considérées mesurées à 200C). Selon une autre caractéristique de l'invention, les granulats d'un tel reveXtement sont retenus entre eux et sur l'une des faces du filet support, de manière à cacher sensiblement celui-ci en lui conservant des mailles ouvertes, par un liant macromoléculaire transparent essentiellement constitué par un eo- polymère à plastification interne. Par copolymère à plastification interne, on entend ici un composé macromoléculaire formé à partir d'au moins deux types de monomères ou polymères qui se trouvent liés chimiquement ensemble dans le composé, et dont l'un comporte une chaise moldou- laire suffisamment longue pour assurer un effet plastifiant, en apportant ainsi des propriétés de souplesse au liant sec. Un tel produit se distingue donc des mélanges dans lesquels un plastifiant est ajouté, par simple mélange physique, à un polymère conduisant normalement à un liant plus rigide. On a constaté, conformément à l'invention, que l'emploi de liants macromoléculaires souples, à plastification interne, dans les revêtements du type défini ci-dessus, permet d'éviter leur dégradation, et en particulier celles des dégradations qui pour raient s'expliquer, dans les produits connus, par une humldisiea- tion du liant et par une rétention de poussières entre les grains des granulats. Le produit de l'invention bénéficie, en effet, de bonnes propriétés de résistance aux eaux de ruissellement, à l'in- térieur ou à l'extérieur, méme s'il présente une surface exposée irrégulière, pleine d'aspérités, et une surface spécifique impor tante. En outre, l'emploi de liants à plastification interne conduit à des produits de revêtement qui se conservent bien avant emploi, sans exiger des conditions de conservation particulières. Une fois le rev8tement posé avec une colle appropriée, compatible avec le liant et avec le subjectile, leur adhérence est excellente et résiste aux intempéries. Tout copolymère à plastification interne peut tre uti lisé comme liant dans la mise en oeuvre de l'invention. Dans un mode de réalisation préféré de l'invention, on obtient des produits de propriétés avantageuses en utilisant des copolymères de monomb res acryliques à effet plastifiant, et de monomères plus rigides, choisis notamment parmi les monomères styréniques acryliques ou vinyliques. Les monomères acryliques englobent Ici les monomères méthacryliques. On préfère, cependant, les esters acryliques déri vés d'acide acrylique et d'un alcool à chaîne longue, et en parti culier leurs copolymères avec le styrène. Par ailleurs, les copolmères sont avantageusement choisis pour conduire à un liant de coefficient d'allongement éle vé, comme déjà indiqué, et de capacité d'absorption d'eau faible, inférieure à 15 %, et de préférence à 10 % de son poids. Les copo lymères peuvent être mis en oeuvre sous toute forme en elle-même connue, à i'état liquide, et conduire au liant définitif par sécha- ge ou autre mode de durcissement. En général, ils sont mis en oeuvre sous forme d'une dispersion dans un milieu liquide appro prié, dans un milieu aqueux notamment, ou sous forme d'une solu tion dans un solvant approprié, et le sechage consiste à faire évaporer l'eau ou le solvant.Mais en variante on peut aussi uti liser un copolymère en masse, mélangé au moment de l'emploi avec un durcisseur approprié. La quantité de liant présente après séchage dans le produit de revêtement selon l'invention, est suffisante pour rete nir efficacement les granulats, et assurer la liaison entre la couche de granulats et les mailles du filet support. Elle reste cependant assez faible pour que d'une part les grains ne se trouvent pas noyés, par exemple que le produit ait en surface un aspect pierreux, et d'autre part que les mailles du filet support restent suffisamment ouvertes pour permettre la pénétration d'une colle lors de la pose. L'ouverture des mailles se traduit par exemple sur la porosité globale du produit, exprimée en débit d'eau susceptible de le traverser par unité de surface ; cette porosité peut tre notamment de l'ordre de 1 à 5 cm3 d'eau par centimètre carré et par seconde à la pression atmosphérique.Dans un mode de réalisation particulier, la proportion de liant dans le produit est notamment comprise entre 2 et 20 % en poids, et de préférence entre 2 et 10 %, par rapport au poids du produit fini. Dans un produit préféré, destiné notamment à être utilisé en revetement de murs ou façades dans les bâtiments, les granulats sont constitués de granulats minéraux, qui peuvent Etre avantageusement des débris de roche, comme le marbre, ou plus généralement des matériaux de dureté supérieure à 2, et de préférence supérieure à 3, et qui peuvent présenter des dimensions notamment comprises entre 0,1 et 10 mm, et de préférence de l'ordre de 2 à 5 mm. Les dimensions de mailles du filet support sont avantageusement choisies en fonction de celles des granulats, de manière que la section d'une maille ne représente pas plus de 80 % de la section d'un granulat. Le filet peut être réalisé notamment, et d'une manière non limitative, en une matière textile à base de fibres naturelles ou synthétiques, compatible avec le liant, et avec des dimensions de mailles de l'ordre de 0,2 à 8 mm. Le produit de revêtement selon-l1invention est avantageusement présenté pour emploi en lés de grande longueur, enroulé sur lui-meme. Sa souplesse lui permet d'etre conservé sous cette forme, et d'etre appliqué sur les subjectiles pratiquement comme des rouleaux de papier peint.De préférence, un bord du produit est dépourvu de granulats, ce qui permet de réaliser, lors de la pose, un recouvrement entre deux lés adjaeents, qui reste pratiquement invisible en surface et qui assure la continuité du reve- tement sur le subjectile, L'invention concerne également l'application du produit défini ci-dessus au revêtement des murs et parois d'un bâtiment, sur des subjectiles comme les mortiers à base de ciment, les bé tons, les briques, les plâtres, l'amiante-ciment, le bois et les agglomérés. Ainsi l'invention a pour objet un procédé de mise en oeuvre du produit de revêtement qui consiste essentiellement en ce que l'on applique sur un subjectile à revêtir, une couche adhésive à laquelle le caractère adhésif est avantageusement conféré par un liant du même type que celui du produit de revêtement et qui est, d'autre part, compatible avec le subjectile, et en ce que l'on applique ensuite le produit de revêtement, par la face du filet support non recouverte de granulats, que l'on presse pour assurer le collage du produit au subjectile par l'intermédiaire de lacouche adhésive, de préférence avec pénétration d'une fraction de celle-ci au travers des mailles du filet support. La couche adhésive peut être réalisée en toute matière classique. I1 peut s'agir notamment d'un mortier colle contenant, en plus du liant adhésif, du ciment et des charges classiques, ou de préférence d'une véritable colle exclusivement constituée d'un liant macromoléculaire additionné de charges classiques et géndra- lement en solution ou dispersion dans un milieu liquide s'éliminant au séchage, mais à 1'exclusion de liant minéral, Par ailleurs, le liant de la couche adhésive est de préférence formé par un copolymère à plastification interne, cette expression ayant le même sens que ce qui a été précisé pour le liant du produit de revêtement, et notamment par le mame copolymère que ce dernier. Dans le cas où l'on utilise une colle exclusivement à base de liant macromoléculaire, additionné de charges classiques, en proportion comprise entre 50 eut 80 % en poids, et notamment de l'ordre de 6o % (par rapport aux matières sèches), une faible épaisseur de la couche de colle suffit à assurer l'adhérence du produit de revêtement. Toutefois, pour obtenir simultanément une bonne protection du subjectile par-le revAtement une fois posé, il est préférable, notamment dans le cas de façades extérieures, d'appliquer une telle colle en une épaisseur de l'ordre de 2 à 3 mm. En effet, la combinaison du produit de revêtement selon l'invention avec une colle de pose à base du même liant à plastification interne, présentant un coefficient d'allongement élevé et une faible capacité d'absorption ou de rétention d'eau, permet d'obtenir finalement un revêtement qui protège le subjectile des intempéries. Le revêtement reste alors imperméable et insensible aux eaux de ruissellement, bien qu'il présente néanmoins la per méabilité à la vapeur d'eau qui est nécessaire à la bonne conserovation des subjectiles usuels employés dans la construction. De plus, le produit de revêtement selon l'invention présente une élasticité telle qu'il peut être facilement plié autour d'angles de murs. En combinaison avec la colle à plastlfica- tion interne déjà définie, il peut avantageusement être utilisé pour recouvrir des fissures et protéger les matériaux de construction à ltendroit de telles fissures. I1 peut gtre appliqué sans inconvénient sur des murs de grandes dimensions, à partir de lés que lton applique successivement les uns à côté des autres, éventuellement avec recouvrement partiel d'un bord franc, comportant des granulats, sur un bord du lé précédent déjà posé, où le filet support est dépourvu de granulats. La colle peut Entre appliquée sur les subjectiles par tous moyens connus, notamment par application au rouleau ou par tout autre moyen adéquat Elle est véhiculée dans un milieu liquide, aqueux notamment, où le liant est en solution où en dispersion et qui s'évapore lors du séchage de la colle. Le produit de revê- tement est au préalable apposé sur la couche de colle et pressé sur celle-ci par marouflage. D'autres caractéristiques de l'invention, ainsi qu'un procédé applicable à la réalisation du produit de revGtement lui même, apparattront de la description ci-après d'un exemple particulier non limitatif. Un filet support constitué par un tissu à mailles très tâches, à base de coton et de fibres synthétiques, de 1 mètre de largeur, est déroulé en continu et entraîné par un ruban transporteur en élastomère, pour défiler sous une trémie qui distribue régulièrement sur le tissu support des granulats de marbre, de dimensions de l'ordre de 2 à 5 mm, éventuellement de plusieurs couleurs différentes. On dépose ainsi sur le support une épaisseur de granulats équivalente à environ 1 à 2 fois le diamètre moyen des granulats. Sur un côté du support, on réserve un bord dépour- vu de granulats, sur une largeur de 5 cm. Le tapis chargé de granulats passe ensuite sous des rampes d'arrosage qui projettent dessus, sur toute la largeur du tissu support, un liant constitué par un copolymère de styrène et d'esters acryliques, en émulsion aqueuse. Le produit est alors transféré sur une bande transporteuse en grillage et passe dans un four tunnel où il est chauffé à environ 1100C pour assurer le séchage du liant. A la sortie du four tunnel, il est enroulé sur des rouleaux récepteurs. Le liant contient éventuellement des colorants lui con férant une couleur analogue à celle des granulats, ou à la couleur prédominante de ceux-ci. Sur le chantier, le produit obtenu est collé sur des murs, notamment des murs de façade à l'extérieur des bStlments, en utilisant une colle constituée du mAeme liant que le liant du produit de revêtement, en émulsion dans l'eau, additionne de 60 % environ de charge, telles que le carbonate de chaux et quartz, et de pigments la colorant dans la nuance du revêtement. Naturellement, l'invention n'est nullement limitée à cet exemple particulier. REVENDICATIONS 1. Procédé de revetement, caractérisé en ce qu'il comporte un filet souple et des granulats retenus entre eux et sur l'une des faces d'un filet support, de manière à cacher sensiblement celui-ci, en lui conservant des mailles ouvertes, par un liant maeromoléeu- laire transparent souple et à faible rétention deau. 2. Produit de revêtement selon la revendication 1, caractérisé-en ce que le liant est essentiellement constitué par un copolymère à plastification interne. 3. Produit de revêtement selon la revendication 2, caraetérisé en ce que le liant est essentiellement constitué par un copolymère de monomère acrylique à effet plastifiant et de monomère plus rigide, notamment styrénique. 4. Produit de revêtement selon la revendication 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que le liant présente un coefficient d'allongement supérieur à 500 %, et de préférence de l'ordre de 1000 à 2000 %. 5. Produit de revêtement selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le liant présente une capacité d'absorption d'eau inférieure à 15 %, et de préférence à 10 ss de son poids. 6. Produit de revêtement selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'il présente une porosité telle qu'il laisse passer 1 à 5 cm3 d'eau par centimètre carré et par seconde. 7. Produit de revêtement selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'il est présenté avant emploi enroulé sur luimAeme, de préférence en lés dont un bord est dépourvu de granulats. 8. Procédé de mise en oeuvre d'un produit de revêtement selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que l'on applique sur un subjectile à reveAtir, une couche adhésive à laquelle le caractère adhésif est avantageusement conféré par un liant du mAme type que celui du produit de revêtement et qui est, d'autre part, compatible avec le subjectile, et en ce que l'on applique ensuite le produit de revêtement, par la face du filet support non recouverte de granulats, que l'on 'presse pour assurer le collage du produit au subjectile par l'intermédiaire de la couche adhésive, de préférence avec pénétration d'une fraction de celle-ci au travers des mailles du filet support. 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que la couche adhésive est essentiellement constituée par un liant à plastification interne, à grande élasticité, et faible rétention d'eau, analogue à celui du produit de revêtement. 10. Murs et parois reveAtus d'un produit selon l'une quelconque des revendications 1 à 7 ou conformément au procédé selon la revendication 8 ou 9.