La présente invention se rapporte aux machines à laver des objets tels que de la vaisselle et elle concerne plus particulièrement les machines à grande capacité dans lesquelles les objets à laver sont déplacés à travers ladite machine par des convoyeurs à chai ne, des tapis ou des moyens équivalents. Dans le cas où les objets à laver sont de la vaisselle, ces machines comportent, à l'intérieur d'un corps formant tunnel, un ou plusieurs postes de lavage et un poste de rinçage. Les rè- gles qu'impose ltobtention d'un résultat satisfaisant en ce qui concerne la propreté de ladite vaisselle à la sortie de la machine exigent des températures de lavage de l'ordre de 600 et de rinçage de l'ordre de 900. Compte tenu des capacités de ces machines et des quantités d'eau utilisées pour le lavage, qui sont de l'ordre de plusieurs centaines de litres par heure, on conçoit que leur fonctionnement est lié à une forte consommation d'énergie électrique. On a déjà proposé dans ces machines de faire passer les buées, résultant plus particulièrement de la température élevée de l'eau de rinçage, à travers un échangeur de chaleur, notamment du type à ailettes, situé à l'extérieur de la machine, afin de condenser ces buées et de récupérer une partie de leur chaleur interne. Toutefois, les agencements connus ont pour conséquence, d'une part, une récupération imparfaite de la chaleur des buées et, d'autre part, une augmentation importante de l'encombrement des machines de ce type ainsi que de leur prix de construction. La présente invention a pour objet le produit industriel nouveau que constitue une machine à laver, par exemple de la vaisselle, comportant en général un ou plusieurs postes de lavage et un poste de rinçage, ainsi que des moyens pour convoyer les objets à laver à travers ces postes, cette machine comprenant en outre un condenseur destiné à absorber les buées qui se forment dans la machine essentiellement au niveau du poste de rinçage, ladite machine étant caractérisée par le fait que ce condenseur est du type "laveur de gaz", c'est-à-dire qu'il est alimenté en eau froide et que cette eau froide est mise directement en contact avec les buées, par pulvérisation dans ce condenseur. Afin de faciliter la condensation des buées dans le condenseur un mode avantageux de réalisation de l'invention consiste à faire passer les buées au travers de chicanes, les compartiments constitués entre ces chicanes étant alimentés par de l'eau froide pulvérisée. Selon un mode préféré de l'invention, tout ou une partie de l'eau d'alimentation du condenseur, réchauffée grâce à son mélange avec les buées condensées, est transférée dans une cuve réchauffante qui comporte un dispositif de réchauffage, par exemple de type thermo-plongeur, où elle est ensuite prélevée pour être recyclée et utilisée à l'un ou l'autre des postes de la machine. Du fait de l'agencement prévu suivant l'invention, la puissance du thermo-plongeur peut être calculée de manière à amener simplement l'eau admise dans cette cuve, qui est déjà préchauffée dans le condenseur, à la température requise au poste ou aux postes de lavage. Par suite de la disposition adoptée suivant l'invention, cette puissance est nettement réduite par rapport à ce qui serait le cas sans la présence du condenseur de buées. Dans ce mode préféré de réalisation, une technique très avantageuse pour permettre le transfert de l'eau du condenseur jusqu'à la cuve réchauffante consiste à placer ladite cuve plus bas que ledit condenseur, ce transfert étant alors assuré par simple gravité. Toujours selon ce mode de réalisation, le dispositif de réchauffage de la cuve réchauffante peut être prévu pour produire de l'eau dont la température correspond aux besoins du ou des postes de lavage, la partie de cette eau destinée au poste de rinçage étant alors transférée dans un surchauffeur avant d'être utilisée audit poste de rinçage. Afin de limiter au maximum les déperditions de chaleur au niveau des différents éléments constitutifs de la machine et également pour permettre à la construction de cette machine d'être économique, une technique avantageuse selon l'invention consiste à placer le condenseur de buées et la cuve réchauffante contre ou à l'intérieur de ladite machine. Enfin, selon un autre mode de réalisation avantageux de l'invention, le surchauffeur est placé à l'intérieur de la machine, et plus particulièrement dans la cuve de lavage, les déperditions de chaleur de ce surchauffeur se trouvant alors limitées du fait que la température extérieure audit surchauf feur (température de ladite cuve) est beaucoup plus élevée que la température extérieure à la machine à laver. La description qui va suivre, faite en regard du dessin schématique annexé, donné à titre indicatif et sans caractère limitatif, permettra de mieux comprendre l'invention. Sur la Fig. 1, on a représenté simplement les éléments d'une machine à laver la vaisselle nécessaires à la compréhension de l'invention, étant donné que ces éléments sont incorporés à une machine du type général connu défini ci-avant. La machine à laver la vaisselle à laquelle l'invention se rapporte comprend, d'une façon générale, un poste de prélavage, un poste de lavage et un poste de rinçage, placés l'un derrière l'autre dans un corps en forme de tunnel à travers lequel la vaisselle est acheminée au moyen d'un système de transport approprié, par exemple en étant placée dans des paniers reposant sur un convoyeur. Ces différents éléments étant connus, le poste de prélavage et le poste de lavage ainsi que l'ensemble du corps de la machine n'ont pas été représentés sur le dessin pour ne pas compliquer la Figure. Le poste de rinçage a été indiqué schématiquement en 1. On a représenté des conduites supérieure 2 et inférieure3, équipées de buses 4 projetant liteau depuis le haut et depuis le bas sur la vaisselle à rincer. Ces conduites 2, 3 sont alimentées par une conduite 5 qui provient d'un surchauffeur désigné d'une façon générale par la référence 6. Suivant l'invention, ce surchauffeur 6 est placé dans la cuve de lavage (non représentée) de la machine où se trouvent recueillies les eaux usées de la machine. Il comprend, dans le cas présent, deux thermoplongeurs 7 de puissance appropriée. Ce surchauffeur 6 est alimenté par une conduite 8 à l'aide-d'une pompe 9 dont l'entrée est reliée par une conduite 10 à une cuve réchauffante désignée d'une façon générale par 11, équipée elle-même d'un thermoplongeur 12. La cuve réchauffante 11 est reliée par une autre conduite 13 à un condenseur de buées désigné d'une façon générale par la référence 14. Le condenseur de buées et la cuve réchauffante sont placés tous deux dans le corps de la machine, et leur disposition relative (le condenseur 14 est placé audessus de la cuve 11) est telle que l'eau parvienne sans pression par gravité du condenseur de buées 14 dans la cuve réchauffante 11 par la conduite 13. Le condenseur de buées est, suivant l'invention, réalisé sous la forme générale connue d'un laveur de gaz. Il comprend à cet effet une conduite d'alimentation supérieure en eau froide 15, équipée de buses 16 qui assurent la pulvérisation d'eau froide à l'intérieur du condenseur. Celui-ci comporte une gaine 17 d'arrivée des buées, qui est reliée d'une manière non représentée sur le dessin au poste de rinçage de la machine, afin que les buées produites à ce poste du fait de la température élevée de l'eau soient transférées jusqu'à la gaine 17 du condenseur de buées 14. Il est prévu à l'intérieur de celui-ci des passages en chicane 18 qui assurent une répartition des buées et ainsi un contact intime avec l'eau pulvérisée à partir des buses 16.En outre, les parois de ces chicanes, mouillées par l'eau d'alimentation pulvérisée, permettent d'augmenter les surfaces de contact de cette eau avec les buées et par suite l'efficacité de la condensation de telles buées. Le condenseur 14 est équipé d'une gaine ou manche 19 d'échappement de l'air et d'une conduite 20 formant un retour de l'excédent d'eau vers le poste de prélavage et vers un point d'évacuation des eaux usées. Le fonctionnement de la machine à laver la vaisselle ainsi équipée est le suivant Au début de l'opération, le thermo-plongeur 12 est mis en circuit de façon à amener l'eau de la cuve réchauffante, qui est toujours pleine, jusqu'à la température requise pour le lavage, que l'on supposera dans le cas présent avoir été fixée à 600. Cette eau à la température requise est ensuite envoyée à travers la pompe 9 et le surchauffeur 6 aux conduites 2 et 3, et elle est pulvérisée par les buses 4 au poste de rinçage, dont la cuve de récupération des eaux usées communique avec la cuve de lavage. Lorsque le rinçage est déclenché, l'eau est à nouveau prélevée à la cuve réchauffante 11 par la pompe 9 et est envoyée à travers le surchauffeur 6, qui est alors en circuit, jusqu'aux buses 4 des conduites 2 et 3. Le surchauffeur agit alors pour élever la température de l'eau provenant de la cuve réchauffante jusqu'à une valeur qui est judicieusement voisine de 900. La vaisselle est alors rincée de la manière connue lors de son passage par ce poste, sous l'effet de l'eau à haute température. Les buées qui résultent de cette projection d'eau à haute température sur la vaisselle au poste de rinçage sont alors acheminées par la gaine prévue à cet effet jusqu'à la gaine 17 d'entrée de ces buées dans le condenseur 14. A l'intérieur de celui-ci, les buées se déplacent selon un circuit multiple défini par les chicanes 18 et elles viennent en contact intime avec l'eau froide pulvérisée par les buses lb, ce qui assure leur condensation. De l'air sec ou sensiblement sec s'échappe ainsi vers l'atmosphère par la gaine ou manche 19. Des essais ont montré qu'un condenseur de buées de ce type est capable d'élever la température d'eau froide admise à une température de 100 environ jusqu'à 400 environ. Cette eau à 400 est alors transférée sans pression par la conduite 13 vers la cuve réchauffante ; il suffit ainsi, à l'intérieur de celle-ci, d'élever la température de l'eau de 400 à 60 C, ce qui représente, comme on le conçoit, une économie d'énergie électrique très importante par rapport à l'énergie qui serait nécessaire pour amener directement l'eau froide à la température requise de 60 C. D'une façon en soi judicieuse, suivant une autre particularité de l'invention, on règle l'admission d'eau froide à un débit supérieur au débit des buses de rinçage 4 des conduites 2 et 3. Ainsi, la cuve réchauffante étant pleine, on obtient dans le condenseur de buées un excédent d'eau déjà partiellement chauffée qui peut être envoyée vers le poste de prélavage lorsqu'il est prévu dans la machine. On comprend, à la lecture de la description qui précède, que l'agencement faisant l'objet de l'invention permet d'atteindre les buts sus-mentionnés, à savoir une économie importante de l'énergie électrique requise pour le fonctionnement de la machine, grâce à la récupération et au recyclage de la chaleur interne de la vapeur formant les buées qui se dégagent principalement au niveau du poste de rinçage 1, et cela sans augmentation excessive de l'encombrement de la machine du fait qu'aucune tubulure ou ailette n'est nécessaire pour réaliser la condensation des buées par l'eau froide d'alimentation du condenseur. L'encombrement réduit de la machine est également obtenu grâce à la disposition particulière du condenseur de buées et de la cuve réchauffante contre ou à l'intérieur de cette machine, associé au positionnement du surchauffeur dans la cuve de récupération des eaux usées de ladite machine. Des modifications peuvent être apportées au mode de réalisation décrit, dans le domaine des équivalences techniques, sans s'écarter de l'invention. En particulier, en ce qui concerne le domaine d'application de cette machine à laver, il est bien évident que la technique utilisée suivant l'invention pour réaliser la condensation des buées et la récupération de leur chaleur interne en vue d'un recyclage peut également être appliquée à des machines industrielles destinées à laver d'autres objets que la vaisselle. REVENDICATIONS 1.- Machine à laver, notamment la vaisselle, comprenant un ou plusieurs postes de lavage et un poste de rinçage ainsi que des oyons permettant l'acheminement des objets à laver , cette tachine comprenant en outre un condenseur destiné à absorber les buées qui se forment particulièrerent au niveau du poste de rin çag-, caractérisé par le fait que ledit condenseur est pour l'essentiel constitué par un syste de chicanes métalliques placées sur le parcours des buées et sur lesquelles se trouve projeté de l'eau froide, la condensation desdites buées se faisant à la fois au contact de cette eau pulvérisée et sur les parois recouvertes d'eau froide desdites chicanes. 2.- Machine à laver suivant la revendication 1, caracté- risée par le fait que tout ou partie de l'eau froide d'alimentation, ayant condensé des buées et ayant donc récupéré leur chaleur interne, est transférée dans une cuve réchauffante d'où elle est ensuite prélevée, éventuellement après réchauffage, pour être utilisée à l'un ou l'autre des différents postes de la machine. 3.. Machine à laver suivant la revendication 2, caracté- risée par le fait que le transfert de l'eau depuis le condenseur jusqu'à la cuve réchauffante se fait par simple gravité. 4.- Machine à laver suivant la revendication 2 ou 3, caractérisée par le fait que la cuve réchauffante est munie d'un dispositif de réchauffage quelconque (notamment du type therso plongeur) et que ce dispositif est réglé pour amener l'eau con tenue dans cette cuve à la la température requise pour le ou les postes de lavage. 5.- Machine à laver suivant la revendication 2 ou 4 caractérisée par le fait que 1'eau destinée au poste de rinçage est prélevée à la cuve réchauffante et est transférée dans un surchauffeur avant d'être utilisée i ce poste de rinçage. 6.- Machine à laver suivant la revendication 2 ou 5, ca ractérisée par le fait que le condenseur et la cuve réchauffante sont placés contre ou à l'intérieur de la machine. 7.- Machine à laver suivant la revendication 1 ou 6 ca ractérisée par le fait que le surchauffeur est placé à l'intérieur de la machine et de préférence dans la cuve contenant l'eau usée des différents postes de lavage et de rinçage.