La présente invention concerne un procédé de nitration du 2-méthylmidazol au moyen de 11 acide azotique et de l'acide sulfurique pour ltobtention du 2-méthy1-5- -nitroimidazol, au plus haut rendement possible, tout en sauvegardant des conditions parfaites de sécurité, malgré une marche intensive et rapide de la réaction et l'emploi de solutions à hautes concentrations0 L'introduction du radical nitro dans le noyau de l'imidazol n'a lieu qu'avec difficulté et exige l'emploi de conditions extrêmement rigoureuses,-une haute température ainsi qu'un grand excès d'acides minéraux à haute concentration, tels que l'acide azotique et l'acide sulfurique0 Cette réaction est accompagnée d'un développement intense de vapeurs nitreuses et d'un très intense effet exothermique conduisant à une décomposition d'une partie du 2-méthylimidazol ainsi qu'à une oxydation sans restes des produits de décomposition. Vu ces conditions une maîtrise de ce procédé, qui s'accomplit à la limite même de la nitrification et de la décomposition avec un dégagement de grandes quantités d'énergie est très difficile, car à chaque instant un déroulement incontrôlable et excessif de la réaction peut avoir lieu et conduire à une violente explosion. Etant donné que la condition essentielle et indispensable de la marche d'une réaction dans un procédé industriel est la possibilité d'assurer une sécurité à toute épreuve, on a, åus- qu'ici en nitrant le 2-méthylimidazol selon les procédés connus, employé des méthodes spéciales. Celle soi consistaient à dissoudre tout d'abord le 2-méthylimidazol dans de l'acide sulfurique avec formation d'un sulfate acide du 2-méthylimidazol et à verser la solution ainsi obtenue par petites portions ou encore à la déverser goutte à goutte dans un mélange nitrant de façon à ce que dans la solution réactive ne soient présentes à la fois que des petites quantités du 2-méthylimidazol ; chaque quantite introduite devant être transformée en produit avant llintroduction d'une quantité nouvelle de substrat.On a également fait usage de procédés inverses consistant dans une introduction lente et graduelle de nitrates ou de l'acide azotique dans une solution du 2-méthylimidazol dans de l'acide salfurique. le principe de tels processus consistait en ce que durant la nitration ne devaient être présentes à chaque instant dans la solution que de petites quantités d'un des réactifs, substance organique ou éventuellement agent oxydant. On pourrait il est vrai faire usage d'un tel processus dans des procédés industriels, mais la longueur de temps nécessaire pour la marche, de la réaction augmenteit les frais du procédé et malgré de tels moyens de précaution on 'était jamais sûr du développement de la réaction et à l'abri d'-accidents, dus à des explosions dangereuses. Les recherches entreprises dernièrement ont montré que la cause de ces accidents était que dans les méthodes de nitration employées jusqu'ici, le sulfate de 2-méthylimidazol ne réagit pas immédiatement dès son introduction dans le milieu réactif, mais exige un certain temps d'induction, qui malheureusement est variable et difficile à prévoir d'avance. C'est à cause de ce fait que lors d'un déversement continu des réactifs l'un d'eux peut s'accumuler dans la solution et provoquer l'explo- sion. La vitesse de la réaction après la période d'introduction augmente notamment très rapidement avec augmentation violente de l'effet exothermique, les agents d'induction de la réaction étant jusqu'ici inconnus.Dans les procédés connus le rendement était en général, sans tenir compte des gros inconvénients découlant de la nécessité d'observer des conditions spécifiques de la marche de la réaction, relativement faible, notamment dans les meilleurs cas de 48 - 52 %. Une méthode connue, due à Pyman, donne de meilleurs résultats, malheureusement elle ne peut être appliquée qu'à l'échelle de laboratoire. Elle consiste à procéder à la nitration de très petites quantités de 2-méthylimidazol à la fois, de l'ordre de quelques grammes, notamment en le faisant tout d'abord dissoudre dans de l'acide azotique en formant le nitrate de ce composé. La solution de ce composé était additionnée d'acide sulfurique, après un court laps de temps une augmentation violente de température se manifestait et une vive réaction démarrait, ce qui n'était pas tellement dangereux pour l'entourage étant donné les petites quantités de réactifs mis en contact. En employant cette méthode de microexplosions il n'était pas possible de/faire réagir que de petites quantités de ce composé, et l'emploi de ce processus à l'échelle industrielle s'est évidemment révélé impossible. Ce procédé a permis toutefois d'obtenir à l'échelle de laboratoire des rendements égaux à 63 * du rendement théorique. Etant donné les grosses demandes de 2-méthyl-5-nitroimidazol surale marché, matière première employée dans l'industrie chimique et pharmaceutique, on proposa aussi de rendre le procédé de nitration du 2-méthylimidazol plus str et moins dangereux en employant des substances phiegmatisantes durant la marche de la réaction, c'est-à-dire des substances neutres comme charge, qui ne participent pas à la réaction de nitration, diluent le mélange réactif et augmentent la masse ainsi que la capacité thermique du milieu grâce à quoi ces substances abaissent la probabilité d'une explosion et réduisent éventuellement son énergie. Par exemple le brevet d1U.R.S.S. nO 20 247 propose comme substance phlegmatisante un additif consistant en un mélange de soude et d'acide sulfurique ou d'une solution de bisulfate. Le procédé exposé dans le brevet allemand DBP n 1 808 104 et le brevet français 2 022 956 propose comme moyen phlegmatisant un mélange de carbamide et d'acide sulfurique ou du sulfate de carbamide. L'addition de ces phlegmatiseurs a rendu la marche de la réaction plus sssre,mais l'inconvénient était l'introduction de matières supplémentaires et la nécessité d'augmenter notablement les quantités d'acides nitrifiants déjà considérables; le produit de la réaction étant encore, plus fortement dilué, il en résultait encore l'inconvénient d'employer un processus d'isolation du produit de la réaction de son mélange réactif. De plus les substances étrangères rendaient le traitement ultérieur bien plus difficile, en particulier l'épuration du 2-méthyl-5nitroimidazol, ce qui augmentait fortement les frais de fabrication de ce composé. L'invention vise à éliminer tous ces inconvénients, et en particulier à assurer, en marche à ltéchelle industrielle, des conditions maxima de sécurité, tout en évitant en même temps l'emploi de substances étrangères; de plus, le procédé selon l'invention permet une diminution notable d'acides et augmente considérablement la vitesse de la réaction et son rendement. Selon l'invention, on vient de constater que le produit même de la réaction de nitration du 2-méthylimidazol peut constituer un excellent moyen phlegmatisant qui peut être égale- ment ajouté au mélange réactif en vue d'un ralentissement de la vitesse de réaction, par exemple lors d'un trop grand emballement de la marche de la réaction. L'addition d'un tel corps phlegmatisant n'améliore pas seulement la sécurité du proces sus, il permet aussi de raccourcir le temps de la marche du procédé technologique tout en évitant de grands volumes de substances neutres et étrangères à la réaction et la nécessité de leur éliminationultérieure du mélange, ce qui réduit de façon apprécia- ble les frais d'exploitation.De plus, l'addition du produit phlegmatîsant selon l'invention comme on a pu le constater, accélère la période d'induction de la réaction. Selon l'invention il s'est avéré également indiqué de procéder à une addition d'acide azotique concentré au mélange réactif qui contribue, à l'encontre de l'attente, à un ralentissement de la vitesse de la réaction de nitration. Ceci permet donc l'emploi d'une complexité de moyens assurant un processus sûr sans danger et contrôlable. Le ralentissement par addition d'acide azotique où l'accélération ou bien le maintien par une addition graduelle de l'acide sulfurique est particulièrement important lorsqu'il s'agit-de produire les premières parties du produit de la réaction de nitration en solution, contenant le 2-méthyl-5-nitroimidazol, qui peut ensuite être employé pour phiegmatiser les charges en traitement. Selon l'invention, il s'est avéré en outre que le temps du traitement peut être ralenti de façon décisive, en sauvegar- dant une sécurité complète, en conduisant le processus dans des températures variables, les vapeurs et les gaz se dégageant étant en même temps refroidis et renvoyés dans le milieu réactif. Lors de la marche,de la réaction de nitration, conduite en principe à une température jusqu'à 1100C et ensuite, de préférence après introduction de tous les réactifs et ralentissement de la réaction et diminution de l'effet exothermique, on applique un processus de complétion de la réaction en augmentant la température jusqu'à 130 - 1500C pendant un certain temps. On condense en même temps le mélange après la nitration et on chasse par distillation les composés volatils se dégageant pendant cette période du milieu de la réaction. I1 s'est avéré de plus contre toute attente, qu'on peut obtenir encore de meilleurs résultats et particulièrement une plus grande augmentation du rendement en développant le principe sus-mentionné, notamment en conduisant la réaction par étapes dès le début en choisissant des paramètres croissants de température.On débute la réaction à la température de 60 -qOOC, de préférence 80 - 90 G, et ensuite graduellement ou de façon continue on augmente la température, de préférence après addition de tous les composants, jusqu'à 110 C seulement, en conduisant en même temps les vapeurs dans le milieu réactif; ce n'est qu'ensuite, après la fin de la réaction principale, qu'on emploie un traitement ultérieur de finition et en même temps de condensation, en chassant par distillation les composés volatils aux températures de 130 - 150oC. On a constaté également de façon inattendue, qu'on peut éviter l'emploi de grandes quantités d'acides, lorsqu'on utilise l'acide azotique à haute concentration, notamment à densité de 1,47 - 1,52. Employant un tel acide on peut utiliser dans la réaction selon l'invention une quantité bien moindre de réactifs et spécialement de diminuer radicalement la quantité d'acide sulfurique. On obtient ainsi des solutions à bien plus haute concentration de 2-méthylimidazol. Le procédé selon l'invention permet de mener lanltration du 2-méthylimidazol dans des conditions de sécurité complète et avec un rendement moyen de 63 - 66 %. D'autres améliorations permettent de raccourcir particulièrement le temps de la réaction et d'augmenter le taux de transformation et le rendement d'environ 15 * jusqu'à un niveau non atteint encore d'environ 70% de la théorie. De plus, le procédé selon l'invention permet également de réduire radicalement les quantités d'acides et d'obtenir des solutions hautement concentrées à grande teneur de 2-méthyl-5nitroimidazol, ce qui est particulièrement avantageux pendant le traitement ultérieur, car cela permet de réduire notablement les quantités des eaux résiduaires et des produits auxiliaires, par exemple de l'eau ammoniacale nécessaire pour la neutralisation du mélange réactif. Ces améliorations ultérieures peuvent être employées dans le procédé selon l'invention chacune à part ou bien ensemble, chacune d'elles assurant des avantages particuliers technologiques et techniques. Dans le procédé selon l'invention, les conditions optimales du traitement consistent à dissoudre en premier lieu le 2-méthylimidazol dans une solution antérieurement traitée provenant de la première charge antérieure, ensuite à introduire dans cette solution toute la quantité de l'acide azotique et à ajouter graduellement après l'acide sulfurique jusqu'au démar- rage de la réaction exothermique, au cours de laquelle le 2méthylimidazol obtenu dans la solution est transformé en azote de 2-méthylimidazol et celui-ci est transformé en 2-méthyl-5 nitroimidazol, la marche et la vitesse de rotation étant contrôlée par une introduction graduelle- de l'acide sulfurique comme agent accélérant et si cela est nécessaire de la solution du produit obtenu antérieurement dans la réaction ou de l'acide azotique même comme agent ralentisseur.Grâce à cette façon de procéder selon l'invention, on peut employer avantageusement toutes les autres améliorations du procédé et on peut s'assurer tous les avantages techniques et technologiques. La réaction de nitration du 2-méthylimidazol selon le procédé en accord avec l'invention dans des conditions de haute sécurité technologique et en assurant un haut rendement ainsi que d'autres avantages est décrit dans les exemples non limitatifs ci-dessous. Dans ces exemples toutes les températures sont indiquées en degrés centigrades. Exemple I Dans une cuve émaillée de 75 1 de capacité pourvue d'un agitateur et d'une chemise d'eau on introduit 10 litres d'acide azotique à densité 1,40 et on y verse graduellement, en agitant continuellement et en refroidissant, 5 kg de 2-méthylimidazol de façon à ce que la température ne dépasse pas 600 . Ensuite on ajoute à la solution obtenue 10 litres d'acide sulfurique à 1,84 de densité de sorte que la température atteigne à la fin la température de 1100, La réaction démarre petit à petit et la solution se met en vive ébullition avec dégagement de fumées brunâtres. Au fur et à mesure de l'accélération de la réaction, on ajoute encor-e graduellement un mélange de 6 1 d'acide azotique de façon à maintenir la température à un niveau constant. En cas d'un freinage trop intense de la réaction on règle sa marche ultérieure par une addition d'acide sulfurique, qu'on introduit encore graduellement en tout jusqu'à 6 1 suivant le ralentissement de la réaction. Après avoir terminé le dosage des réactifs, on agite encore la solution jusqu'à l'arrêt complet de la réaction et disparition de l'effet exothermique, en diminuant convenablement le refroidissement du mélange et le débranchant ensuite complètement. On laisse la solution refroi dir, on la dilue avec 40 1 a'eau et en la refroidissant on la neutralise avec de l'eau ammoniacale jusqu'à un pE de 6.Le précipité jaune clair ou presque blanc du 2-méthyl-5-nitroimidar zol est essoré, en le lavant soigneusement à petites portions d'eau et on le sèche; on obtient un rendement de 4,600 kg de produit pur, c'est-à-dire d'environ 61 % de rendement en thécrie. Exemple II Dans une cuve en acier inoxydable de 250 litres de capacité, pourvue d'un agitateur et d'une chemise à refroidissement on verse une solution provenant de la réaction selon l'exemple I et tout en refroidissant et agitant on y dissout 15 kg de 2-méthylimidazol de façon à maintenir une température de 600. On ajoute ensuite 50 1 d'acide azotique à densité de 1,40 et on y introduit graduellement de l'acide sulfurique de 1,84 de densité. Une réaction intensive démarre aussitôt avec dégagement de gaz nitreux et la température monte à t0 . On maintient la température à ce niveau par agitation et refroidissement et ensuite à fur et à mesure du degré de ralentissement de la réaction et de la diminution de l'effet exothermique, on introduit l'acide sulfurique graduellement à petites portions de façon à maintenir la température à un niveau constant, jusqu'à épuisement de la quantité totale de 50 1. Après réaction complète et refroidissement de la solution 1/4 de celle-ci est laissée pour le traitement de la charge suivante et du reste on extrait selon un procédé connu 14,1 kg de méthyl-5-nitroimidazol, ce qui correspond environ à 61 ss du rendement théorique. Exemple III Dans un ballon en verre de 15 1, pourvu d'un refroidisseur à regelage avec billes, on place 6 litres d'acide azotique de 1,4 de densité et en refroidissant et agitant on y ajoute 2 kg de 2-méthylimidazol de façon à ne pas dépasser la température de 600. On y verse ensuite graduellement de l'acide sulfurique à densité de 1,84 jusqu'à l'amorçage d'une réaction intensive, suivie d'un dégagement de gaz nitreux et d'une augmentation de température jusqu'à environ 1100.Il faut alors arrêter le transvasement de l'acide sulfurique et grâce à une agitation intense de la solution ainsi qu'à une. addition du peu d'acide azotique on freine une augmentation de la vitesse de la réaction et on maintient la température à 110a0, Après conduite du processus selon un procédé analogue,mais en laissant le refroidisseur à regelage pendant tout le temps de la conduite de la réaction et en menant la réaction jusqu'au bout tout en gardant une température constante, on obtient 1,870 kg de praduit, le volume de la solution et la quantité d'ammoniaque nécessaire pour isoler le 2-méthylimidazol sont beaucoup plus grands ExemD Dans une cuve en acier inoxydable de 75 litres de capacité, pourvue d'un agitateur et d'une chemise de refroidissement, on place une solution après traitement de nitration, obtenue selon les exemples I ou III, on ajoute graduellement, tout en refroidissant et agitant un mélange de 6 kg de 2-méthylimidazol et ensuite 20 litres d'acide azotique à densité 1,40 de manière à ce que la température ne dépasse pas 700. La cuve est fermée et raccordée à une conduite du dispositif d'absorption, muni d'un- réceptacle joint à la cuve au moyen d'un tuyau à robinet. Dans la solution on introduit graduellement de l'acide sulfurique jusqu'à élévation de la température jusqu'au-dessus de 1100 et l'amorçage d'une réaction intense, suivie d'un dégagement de grandes quantités de gaz nitreux. L'addition de l'acide sulfurique est interrompue et on maintient la température au niveau de 1100 en procédant à un refroidissement intense et en versant le condensé du réceptacle. Pour freiner au début l'intensité de la réaction on a aJouté au cours de la première période 1 1 d'acide azotique à 1,40. Après stabilisation de la vitesse de la marche de la réaction, on maintient son développement régulier en introduisant graduellement de l'acide sulfurique Jusqu'à épuisement de la quantité de 20 litres, versant périodiquement dans le cas d'une réaction plus violente le contenu du réceptacle dans la cuve. après cessation de la vive intensité de la réaction, qui dure environ 1 heure, on arête le refroidissement et après environ 5 minutes, on élève graduellement la température jusqu'à environ 1400 et on mène la réaction jusqu'à sa fin dans cette tem pérature jusqu'à disparition de l'effet exothermique. La solution est évaporée et condensée et les composants volatils, se dégageant pendant cette période, les vapeurs et gaz ne sont pas retournés au milieu réactif. Après refroidissement du mélange de la réaction le 1/4 du volume de la solution est gardé pour aider au traitement, selon la méthode, de la charge suivante de production et de la partie restante après neutra- lisation avec de l'ammoniac on extrait selon un procédé connu 5,820 kg de 2-méthyl-5-nitroimidazol, ce qui correspond à environ 64 ces du rendement théorique. Exemple V Dans un nitrateur en acier inoxydable de 75 1 de capacité, pourvu d'un refroidisseur réglable, d'un agitateur et d'un ther momètre ainsi que d'une chemise de refroidissement, on dissout dans la solution de nitration, obtenue selon l'exemple IV, 8 kg de 2-méthylimidazol en refroidissant et agitant le mélange et ensuite on ajoute 24 1 d'acide azotique à 1,40 de densité de façon à maintenir une température de 700. On verse après de l'acide sulfurique à densité 1,84 de façon à maintenir par refroidissement et agitation une température constante.Après addition de 10 1 d'acide sulfurique on interrompt le transvasement et après 10 mn, on continue à verser goutte à goutte l'acide jusqu'à épuisement de la quantité prévue de 24 1 et au fur et à mesure que la réaction est plus intensive, on augmente graduellement le débit de l'eau froide dans le chemise à refroidissement Le réceptacle avec sa conduite, permettant une addition de 10 1 de la solution antérieurement obtenue après nitration, constitue un dispositif de sécurité auxiliaire, ce dispositif étant utilisé pour toutes les réactions commençant à basse température.Après addition de toute la quantité d'acide sulfurique, on mélange et on refroidit la solution encore 15 mn et ensuite après un ralentissement notable de la réaction et diminution de l'effet exothermique, on laisse la température monter lentement, à la vitesse de 10 par minute, jusqu'à atteindre la température de 1100 et on maintient encore le mélange pendant 15 minutes; ensuite on débranche le refroidisseur à recyclage, en faisant entrer les vapeurs et les gaz dégagés directement dans le dispositif d'absorption et l'on ferme le passage de liteau réfriOéran- tee La température du mélange réactif s'élève dlelle-même, atteignant à la fin 1380. On laisse le mélange réagir encore pendant 20 minutes le concentrant par distillation d'environ 3 1, principalement d'eau et d'acide azotique (ctest-à-dire d'acide azotique dilué), après quoi, on branche de nouveau le refroi disseur. On laisse 20 yö du volume de la solution après réaction dens le nitrateur pour servir au traitement de la charge suivante, du reste du mélange on extrait au moyen d'un processus connu 8 700 g de 2-méthyl-5-nitroimidazol, ce qui correspond à 70 % du rendement de la théorie. Exemple VI Dans un ballon de verre de 750 ml de capacité, pourvu d'un refroidisseur à recyclage, on place 50 g de 2-méthylimidazol et tout en agitant et refroidissant on y verse goutte à goutte avec précaution 10 ml d'acide sulfurique de densité 1,84 g/ml de façon à ce que la température ne dépasse pas 1200 ; le 2méthylimidazol est une base et sa transformation en sulfate de 2-méthyl-imidazol est une réaction hautement exothermique.On introduit ensuite lentement encore 20 ml d'acide sulfurique et après abaissement de la température jusqu'à environ 500 on y ajoute 100 ml d'acide azotique à 1,50 et on attend jusqu'à amorçage de la marche de la réaction.Ensuite par refroidissement et agitation on-maintient la température à 1100, le développement trop violent de la marche de la réaction dans la premièvre période peut être freinée par addition de quelques ml d'acide azotique à 1,50 de densité. Ensuite au fur et à mesure de la diminution de l'intensité de la réaction et de l'effet exothermique après plus de dix minutes, on ajoute graduellement de l'acide sulfurique jusqu'à épuisement de la quantité totale de 50 ml.Après addition ae l'acide sulfurique on enlève le refroidisseur à recyclage et on élève la température jusqu'à 130 - 1500. On laisse la solution se refroidir et de façon connue par neutralisation avec de l'ammoniac on isole 45 g de 2méthyl-5-nitroimidazol, ce qui correspond à environ 60 % de rendement. Exemple VII Dans un ballon de 1 1 on place le mélange non isolé obtenu par nitration du 2-méthylimidazol comme dans les exemples I, III et V et en refroidissant et agitant, on y dissout 100 g de 2-méthylimidazol de façon que la température ne dépasse pas 70". Ensuite, on branche un refroidisseur à recyclage et on ajoute 200 ml d'acide azotique à densité 1,50, après quoi on y introduit de l'acide sulfurique à densité 1,84 g/ml de façon à élever la température jusqu'à 1100. La réaction est immédia tement amorcée, sans période d'attente et s1accomplit avec un vif dégagement de gaz nitreux. Au fur et à mesure du ralentissement de la marche de la réaction on continue de verser l'acide sulfurique jusqu'à épuisement de la quantité totale de l'acide de 100 mu et après diminution de l'effet exothermique on remplace le refroidissement à recyclage par un refroidisseur ordinaire, la température du mélange est élevée jusqu'à environ 1400 et quelques ml de composants volatils sont chassés par distillation. La solution est divisée après la réaction; 1/3 du contenu demeurant dans le ballon pour le traitement de la charge suivante et des 2/3 de la solution restante on isole de façon connue 98 kg de 2-méthyl5-nitroimidazol, ce qui correspond à un rendement de 66 %. Exemple VIII Dans un nitrateur de 900 1 de capacité en acier inoxydable, pourvu d'un agitateur, d'une chemise d'eau ainsi que d'un dispositif d'absorption avec réceptacle refroidi à eau, ayant une conduite d'évacuation reliée au nitrateur, on introduit 110 1 d'une solution de nitration, obtenue par nitration du 2 méthylimidazol et dans cette solution on dissout, tout en refroidissant et agitant le mélange, 75 kg de 2-méthylimidazol de façon que la température ne dépasse pas 800, qu"à la fin de ltopération, elle baisse jusqu'à environ 4000On verse ensuite 150 1 d'acide azotique à densité 1,50 g/m1,.la température montant jusqu'à environ 800 et on commence après à procéder au premier versement de 11 acide sulfurique à 1,84 de densité de façon à ce que la température ne monte que lentement jusqu'à environ 1100 et qu'ensuite elle se maintienne à ce niveau. Après l'introduction de toute la quantité de l'acide sulfurique (environ 70 1) et après un net ralentissement de lteffet exothermique, on monte la température du mélange, jusqu'à environ 1400 et après 20 minutes durant le-temps complet de la réaction, d'environ 80 minutes, on refroidit la solution. On laisse dans le nitrateur 110 1 de liquide pour le traitement-de la charge suivante et de la quantité restante on isole, par neutralisation du mélange après réaction d'après un processus connu, 73,5 kg de 2-méthyl-5-niSroimidazol. Exemple IX Dans une cuve en acier inoxydable de 800 1 de capacité, pourvue d'un agitateur, d'une chemise refroidissante et d'un refroidisseur à recyclage à grand rendement, on place 150 1 d'acide azotique de 1,50 de densité chauffé préalablement jusqu'à environ 850; tout en agitant le contenu et en le refroidissant, afin de maintenir une température constante, on verse goutte à goutte la solution provenant de la réaction, obtenue selon 1'exemple I et ensuite une solution de 80 kg de 2-méthylimidazol dans 80 litres d'acide sulfurique concentré. Les solutions sont mélangées et agitées jusqu'à apparition nette d'une diminution de l'effet exothermique et ensuite on laisse monter la température pour atteindre, après environ 1 h - 1100, après quoi on maintient cettè température durant 25 minutes.On démonte ensuite le refroidisseur à recyclage et on élève la température du mélange jusqu'à environ 1400 en la maintenant à ce niveau pendant 30 minutes, en chassant par distillation pendant cette période les composants volatils et en les évacuant hors du milieu de la réaction. La solution après réaction est refroidie et divisée, 1/3 restant dans le réacteur et des 2/3 on isole selon un processus connu (par dilution avec de l'eau et neutralisation avec de l'ammoniac jusqu'à pR environ 6) le 2-méthyl5-nitroimidazol; on obtient 88 kg de produit (ce qui correspond à un rendement d'environ 70 % de la théorie). Exemple X Dans une solution provenant d'une réaction de nitration, selon l'exemple VIII, on dissout 75 kg de 2-méthylimidazol en agitant et refroidissant le mélange. On branche un refroidisseur à recyclage et on verse 120 1 d'acide azotique à densité 1,50 g/ml, et on commence à y ajouter graduellement de l'acide sulfurique concentré de façon à maintenir une température constante de 800; 15 minutes après avoir introduit tous les réactifs on commence graduellement à faire monter la température par 100 toutes les 15 minutes, jusqu'à atteindre une température de 1100. On maintient le mélange encore pendant 20 minutes à cette température, après quoi on débranche le refroidisseur à recyclage et on élève la température du mélange réactif jusqu'à 1400 en chassant en même temps par distillation hors du milieu réactif les composants volatils. Un quart de la solution est retenu pour le traitement d'une charge ultérieure et des 3/4 restants on isole par des moyens connus 88 kg de 2-méthy1-5-nitroimidazol (ce qui correspond à environ 70 ZS de rendement de la théorie). R z V B N D I G A U I O I T S 1.- Procédé de nitration sans danger d'explosion du 2-néthylimidazol permettant d'obtenir des rendements élevés et l'emploi de moyens de nitration tels que l'acide azotique et l'acide sulfurique caractérisé en ce qu'on ajoute aux substrats de la réaction, conme substance phlegmatisante le produit de réaction d'une charge antérieure, sous forme de solution du 2-méthy1-5-nitroimidazol et/ou un excès d'acide azotique concentré. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on conduit la réaction tout d'abord et avantageusement pendant tout le temps d'addition des réactifs en gardant des températures inférieures ou égales à 110 C, tout en condensant et recyclant dans le milieu de la réaction les vapeurs et partiellement aussi les gaz dégagés durant cette période et qu'ensuite, après introduction de tous les réactifs ainsi qu'après une diminution nette de la vitesse de réaction et de l'effet exothermique, on maintient la marche de la réaction et on concentre le mélange à des températures comprises entre 130 et 1500C, en chassant par distillation les composants volatils et en les évacuant hors du milieu de la réaction. 3.- Procédé selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la réaction de nitration est conduite par étapes de différentes durées, la première étape correspondant à l'addition des réactifs étant menée dans des températures comprises entre 60 et 90 C et ensuite, avantageusement après introduction de tous les réactifs et particulièrement au fur et à mesure d'une diminution nette de la vitesse de réaction ainsi que de l'effet exothermique, on élève lentement et de façon continue ou périodique la température. 4.- Procédé selon les revendications 1 à. 3, caractérisé en ce que l'on utilise de l'acide azotique ayant une concentration comprise entre 1,47 et 1,52 ainsi que de l'acide sulfurique ayant une concentration comprise entre 1,80 et 1,84. 5.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on prépare d'abord une solution du 2-méthylimidazol dans un mélange du produit de réaction antérieurement obtenu par nitration du 2-méthylimidazol et après on introduit dans cette solution de l'acide aotique et ensuite on verse lentement de l'acide sulfurique jusqu'à amorçage de la réaction exothermique en réglant sa marche ultérieure par addition graduelle d'acide sulfurique comme agent accélérateur et en ajoutant au besoin comme agent ralentisseur le produit d'une réaction de nitration antérieure ou bien de l'acide azotique.