ELEMENT DE SURFACE DE CHAUFFAGE ELECTRIQUE ET SON PROCEDE DE FABRICATION. La La présente invention concerne un élément de sur- face de chauffage électrique, notamment un panneau et son procédé de fabrication. Cet élément de surface de chauffage électrique comporte en premier lieu au moins deux électrodes écartées et séparées l'une de l'autre par une plage ; en second lieu un élément chauffant, placé dans la plage, en contact électrique avec les électrodes, présentant une resistivité électrique permettant de développer et dégager de la chaleur par effet Joule, lorsqu'une perte de charge électrique (dans un intervalle de température prévu) intervient entre les électrodes, cet élé- ment chauffant radiant la chaleur développée dans l'espace environnant ; et en dernier lieu des couches d'isolation électrique vers les faces extérieures de l'élément de surface de chauffage électrique. On connaît déjà des éléments de surface de chauffage électrique - en particulier des panneaux de chauffage électrique - dont l'élément chauffant se présente sous la forme d'un réseau complexe de fils métalliques, jouant le rôle d'éléments conducteurs à résistivité électrique assurant ladite perte de charge, noyé dans un milieu isolant électriquement, assurant la radiation de la chaleur développée et recouverts sur ses deux faces extérieures de couches spéciales d'isolation, l'ensemble comprenant donc une superposition du noyau de fils métalliques et du milieu isolant en des couches distinctes, séparées, associées rigidement l'une à l'autre par pressage à chaud selon la technique du soudage à chaud ou autre procédé du meme type. Ces éléments de surface de chauffage électrique sont donc stratifiés, comportant des couches de nature totalement dissemblables associées entre elles, soumises à des efforts mécaniques de flexion, selon leur étendue superficielle et à des températures très variées entre l'état d'utilisation au chauffage et celui de non utilisation, ainsi qu'aux dilatations et contractions en résultant. Ces éléments de surface de chauffage connus se sont donc montrés peu résistants et peusatisfaisants à l'usage. La présente invention se propose donc de palier cet inconvénient majeur et d'autres. A cet effet, elle propose un élément de surface de chauffage dans lequel l'élément chauffant comprend une zone ou couche de resistivité électrique et une zone ou couche d'isolation unique au moins partiellement interpénétréeset non stratifiées comme dans lté- tat connu de la technique. En outre, la zone ou couche de résistivité éléctrique est composée de diverses zones ou couches de résistivité de natures différentes notamment selon la nature de la substance résistive et une zone ou couche alvéolaire dont les alvéoles sont remplies d'un "isolant solide1, à l'état critallin, à cristaux haute capacité diélectrique, réfléchissant et radiant la chaleur, également au moins partiellement interpénétrées l'une dans l'autre. Selon une autre caractéristique de l'invention, l'élément de surface de chauffage comporte un support incombustible et électriquement isolé soit par lui-meme, soit rendu électriquement isolé, rigidement solidaire de l'élément chauffant sur sa face opposée à sa face libre, à l'aide d'une zone ou couche de pénétration en profondeur, par absorption dans sa masse d'un liant mouillant provenant de l'élément chauffant, le support isolant l'élément de surface de chauffage sur la face opposée à la face libre dudit élément chauffant. Egalement, la zone d'isolation recouvre au moins partiellement les électrodes afin de les isoler et de les retenir appliquées rigidement sur le support. Selon l'invention proposée, l'élément chauffant est en un amalgame hétérogène qui donne naissance aux différentes zones ou couches mentionnées plus haut. On comprend que lorsqu'on se refère en relation avec l'invention à l'existence de couches dans l'élément chauffant, il s'agit là d'une image permettant de mieux faire comprendre l'invention. En effet, ces couches ne sont nullement des couches distinctes séparées, successives, discontinues comme celles d'un stratifié obtenu par association de feuilles diverses, chacune homogène. Ces couches sont obtenues à partir d'un meme amalgame hétérogène qui leur donne naissance et sont en totalité ou au moins partiellement interpénétrées les unes dans les autres, le passage de l'une à l'autre intervenant de façon continue. I1 s'agit donc davantage de zones respectives. Dans la suite du texte, on utilisera pour la meilleure compréhension ltexpression zones ou couches. Les diverses zones ou couches constituant avec le support l'élément de surface de chauffage ont un même régime de réponse aux sollicitations mécaniques et à la dilatation thermique de sorte que l'élément de surface de chauffage a la meilleure tenue possible dans le temps quelle que soit la durée variable d'utilisation quelle que soit sa superficie, quelle que soit la température à laquelle il est porté (dans la plage de température prévue). L'élément de surface de chauffage selon l'invention possède donc des qualités de fiabilité remarquables. En outre, la diffusion de la chaleur par radiation et réflexion sur les cristaux de "l'isolant solide" est réalisée avec un rendement d'efficacité maximal d'où, toutes choses égales par ailleurs, un meilleur rendement de l'élément de surface de chauffage ou une importante économie d'énergie. Des possibilités d'utilisation d'éléments de surface de chauffage existent dans divers intervalles de temperatures tels que par exemple entre 250C -et 1800C ou bien entre 1800C et 4500C, quelle que soit la structure que l'on veut chauffer ainsi qu'il est décrit dans le B.F. 74 13590. La fabrication de tels éléments de surface de chauffage est plus aisée que celle des éléments chauffant stratifiés connus à ce jour. En effet, la fabrication des éléments de chauffage stratifiés connus à ce jour suppose la préparation séparément de chaque feuille homogène constitutive de l'élément chauffant puis la disposition successive des différentes feuilles les unes par rapport aux autres et enfin leur solidarisation. Au contraire, suivant l'invention, on pré pare d'abord l'amalgame hétérogène et celui-ci est ensuite appliqué sur le support, les zones ou couches venant ensuite se créer d'elles-mêmes à l'intérieur même de l'amalgame, selon le poids moléculaire respectif des différents constituants. Le contact électrique pouvant être réalisé entre les électrodes et l'élément chauffant en un amalgame hété rogène est nettement supérieur à celui obtenu dans le-cas d'un élément chauffant sous la forme d'un réseau de fils métalliques. I1 est clair également que la surface de ce contact est accrue - pour une meilleure efficacité - dans le cas de l'invention proposée et qu'elle est donc plus sûre et plus facilement obtenue que dans le cas du soudage d'un réseau de fils à une électrode en forme de barre ou ruban. L'invention trouve donc des applications nombreuses, variées, différentes, dans le domaine du chauffage domestique et industriel, dans la fabrication d'éléments de construction préfabriqués, en béton ou autres, dans le domaine de la culture agricole, dans le chauffage des fluides, dans la production de vapeur, etc. L'invention proposée est bien comprise d'après la description d'une forme d'exécution de l'élément de surface de chauffage, d'une forme de miseen oeuvre du procédé de sa fabrication et de préparation d'un amalgame hétérogène entrant dans la réalisation de ce procédé, donnée à titre d'exemple nullement limitatif et des dessins annexés dont - La figure 1 est une vue schématique en coupe transversale droitepartielle d'un élément de surface de chauffage selon l'invention. - La figure 2 est un graphique de la variation théorique de la resistivité électrique (en ordonnées et en ohm/cm2) des diverses zones ou couches de resistivité de nature différente composant la zone de resistivité électrique de l'élément de surface de chauffage selon l'invention, en fonction de la température d'utilisation (en abscisses et en degré C). Selon l'invention il est proposé un élément de surface de chauffage 1. Cet élément de surface de chauffage 1 a une forme générale de nappe, soit plane,(cas du panneau représenté sur la figure 1), soit non plane, selon la destination pour laquelle il est prévu. Cet élément 1 de chauffage électrique comprend (figure 1) un support 2 qui aux températures habituelles d'utilisation est substantiellement rigide et, dans l'ensemble incombustible, isolé électriquement et non conducteur, ayant notamment une forme générale de nappe pleine, peu épaisse conformée pour correspondre à la forme de l'élément de chauffage 1. Le support 2 peut être en un matériau par luimême incombustible et électriquement isolé tel que le verre, la porcelaine, la céramique, le fibrociment, la terre cuite ou autre corps similaire. Le support 2 peut également être composite et comporter une âme métallique (acier, aluminium, etc.) c'est-à-dire en soi incombustible et électriquement conducteur, recouverte et protégée d'au moins une couche de vernis, résine, laque, émail ou autre corps similaire isolant électriquement et non conducteur de l'électricité pour que l'ensemble de l'âme et de la couche isolante présente l'isolation électrique et la non conduction électrique requises. Sur une même face du support 2 et notamment à proximité de ses bords latéraux 3 sont appliquées et fixées - comme on le verra ultérieurement - deux électrodes 4, distinctes (dont une seule est figurée sur les dessins, afin de les simplifier et de les rendre plus clairs). Ces deux électrodes 4 sont destinées à être reliées au réseau électrique, de façon connue en soi. Les deux électrodes 4 sont en un matériau parfaitement conducteur de l'électricité, par exemple en métal, écartées l'une de l'autre, (donc ne sont pas en contact électrique direct l'une avec l'autre) et séparées par une plage 5, continue, de production de chaleur par effet Joule, résultant de la perte de charge du courant électrique qui s'établit entre les deux électrodes 4, lorsqu'une tension électrique - notamment célle du secteur-leur est appliquée. Les électrodes 4 peuvent faire l'objet de nombreuses variantes. Elles peuvent être constituées par des rubans en cuivre ou autre matériau électroconducteur, appliqués par leur grande face sur le support 2, chacune étant rectiligne et les deux électrodes étant parallèles entre elles. Elles peuvent également être destinées à travailler en immersion ou au contact direct de liquide notamment comme décrit dans le brevet français nO 76 13 505. Un élément chauffant 6 continu est placé entre les deux électrodes 4 en recouvrement de la plage 5 et en contact électrique avec les deux électrodes 4. Cet élément chauffant 6, conducteur de l'électricité, présente la résistivité électrique nécessaire à la création de la perte de charge mentionnée plus haut, cause de la production de chaleur par effet Joule. L'élément de chauffage 1 comportant l'élément chauffant 6 diffuse cette chaleur dans l'espace 7 environnant dans le sens des flèches f normal à l'élément de chauffage 1. L'élément chauffant 6 est appliqué sur et rigidement solidaire de la face du support 2 recevant les électrodes 4, en recouvrant d'une part totalement la plage 5 délimitée latéralement par les deux électrodes 4 et d'autre part, éventuellement uniquement partiellement au voisinage de la plage 5, les faces 8 des deux électrodes 4 opposées aux faces de celles-cien contact avec le support 2. La fonction des deux électrodes 4 est double. Elle est d'abord de permettre la circulation du courant électrique à travers l'élément chauffant 6, les deux électrodes 4, jouant le rôle de collecteur de courant électrique. Elle est ensuite de délimiter la plage 5 de diffusion de chaleur, l'élément chauffant 6 la débordant de part et d'autre latéralement, par deux zones 9, notamment autant que nécessaire pour recouvrir en tout ou partie les deux électrodes 4, un contact électrique satisfaisant étant assuré entre elles. Les bords libres des zones 9 peuvent être parfaitement réguliers, notamment parallèles aux électrodes 4 ou comporter certaines irrégularités. L'élément chauffant 6 est réalisé en un matériau spécifique de l'invention, ainsi qu'il sera expliqué par la suite. Sa fonction est d'abord de réaliser la perte de charge électrique, déjà mentionnée. Elle est ensuite de constituer le moyen de fixation rigide réciproque de l'élément 1, étant donné qu'il peut se fixer rigidement soi-même directement sur le support 2 en y fixant également de façon rigide les deux électrodes 4 pour constituer une unité composite mais compacte et résistante aux sollicitations mécaniques et thermiques, soit provenant des dilatations par échauffement ou refroidissement, soit des chocs inévitables auxquels l'élément de surface de chauffage est involontairement soumis. La fonction de l'élément chauffant 6 est enfin de constituer soi-même sa propre isolation électrique sur sa face libre 10 à l'opposé du support 2 et celle des électrodes 4 dans les zones 9, sans empêcher pour autant la diffu-. sion de la chaleur. Selon une forme préférée mais non limitative de l'invention, l'élément de surface de chauffage 1 comporte plusieurs zones-ou couches, selon l'acception définie précédemment, en section droite transversale par un plan (plan de la figure 1), perpendiculaire à la face 11 d'application de l'élément chauffant 6 sur le support 2, à l'opposé de la face 10. I1 s'agit d'une zone interne 12 de pénétration en profondeur dans le support 2 - et par absorption dans sa masse d'un liant mouillant de l'élément chauffant 6 qui assure ainsi l'association rigide, par interpénétration intime, de l'élément chauffant 6 et du support 2,et également la fixation des deux électrodes 4, donc l'association rigide de l'é lément de surface de chauffage 1 en une unité compacte comme décrit. L'élément chauffant 6 présente dans cette section droite transversale une zone ou couche médiane 13 de résistivité électrique, lieu des pertes de charge électrique pour la création de chaleur. La zone ou couche 13 de résistivité électrique est elle-même composite, comportant plusieurs zones ou couches. Selon une forme d'exécution préférée mais non limitative de l'invention, la zone ou couche 13 comporte en section droite transversale, une première zone ou couche 14 de dépôt d'une substance, présentant une certaine résistivité electri- que, notamment une poudre métallique ou oxyde métallique, notamment adjacente à la zone ou couche 12; une seconde zone ou couche 15, présentant également une certaine résistivité électrique, notamment contenant du graphite comme substance résistive ; une troisième zone théorique 16 contenant du noir d'acétylène comme substance résistive ; et une quatriè- me zone alvéolaire 17 dont les alvéoles sont chacune remplie d'un "isolant solide à l'état cristallin dont les cristaux sont à haute capacité diélectrique, servant de moyens de radiation de la chaleur. Certaines au moins des zones ou couches 14, 15, 16, 17 constituant la zone ou couche 13 de résistivité électrique ne sont pas nécessairement totalement séparées, distinctes, superposées, chacune homogène mais peuvent s'interpénétrer les unes dans les autres, le passage de l'une à l'autre intervenant de façon continue. La présence de "l'isolant solide" dans les alvéoles de la zone alvéolaires 17 est un facteur essentiel en ce qui concerne le phénomène de transformation de l'énergie électrique en chaleur et sa dissipation. Plus la zone alvéolaire 17 est chargée de cet "isolant solide" cristallin à haute capacité diélectrique, plus la densité du courant absorbé par unité de surface est diminuée et plus les multi facettes des cristaux sont utilisées au réfléchissement et à la radiation de la chaleur engendrée par le passage du courant électrique dans le corps chauffant 6 dû à la tension électrique appliquée aux électrodes 4. La figure 2 montre la variation de la résistivité électrique (théorique) en ordonnées en fonction de ia température de l'élément chauffant 6, en abscisses, selon les di Verses substances résistives constituant l'amalgame hétérogène tel que celui décrit précédemment par exemple pour l'élément chauffant 6. Ces courbes de resistivité électrique, en fonction de la température sont la courbe 18 correspondant à une poudre oxydo-métallique, notamment celle de la zone ou couche de dépôt 14 ; la courbe 19 correspondant à une poudre de graphite notamment celle de la zone ou couche 15, et la courbe 20 correspondant au noir d'acétylène , notamment de la zone ou couche 16. On remarque que la courbe 20 est croissante et les courbes 18 et 19 décroissantes, toutes deux. A basse température, la courbe 20 est placée en dessous des deux courbes 18, 19. A température moyenne, la courbe 20 vient en intersection avec les courbes 19 d'abord puis 18 ensuite. A température plus élevée, la courbe 20 est placée au dessus des deux courbes 18, 19. Chaaue- particule cristalline de "l'isolant solide" est soumise à ces trois niveaux d'onde de chaleur correspon dant à ces trois résistivités et fonctionne comme un oscillateur selon la résultante de sommation de ees trois ondes. Enfin, l'élément chauffant 6 comprend toujours en section droite transversale comme indiqué précédemment et au voisinage de la face libre 10 une dernière zone ou couche externe 21, image théorique - c'est-à-dire symétrique de la zone ou couche de liant mouillant 12 contre la face 11, dont la fonction est d'assurer l'isolation électrique de l'élément chauffant 6 vers l'extérieur de l'élément de surface de chauffage 1, ainsi qu'il a été décrit précédemment. Cette zone ou couche 21 comprend donc un matériau d'isolation électrique, sur lequel on reviendra par la suite. L'élément chauffant 6 comprend donc un amalgame hétérogène des matériaux respectifs des zones ou couches 14, 15, 16, 17 et 21. Celles-ci sont - lorsque l'élément chauffant 6 est à l'état fini - plus ou moins interpénétrées et imbriquées les unes dans les autres et dans leur ensemble sont solidairement associées entre elles, au support 2 et aux électrodes 4. L'élément chauffant 6 présente également vers l'extérieur la couche 21 isolante. La présente invention concerne également le procédé de préparation d'un amalgame hétérogène tel que .décrit pour constituer l'élément chauffant 6 et le procédé de fabrication d'un élément de surface de chauffage 1. La préparation d'un amalgame hétérogène selon l'invention est réalisée, de préférence et de manière non limitative, sous la forme d'une pâte contenant un métal en poudre tel que l'aluminium, le cobalt, l'oxyde d'aluminium A1203, le wolfram, le manganèse ou autres, à l'état métallique ou à l'état d'oxyde, de 1 à 20 % en volume et de préférence de 1 à 6 % ; du graphite en poudre, de 1 à 40 % environ en volume et de préférence de 1 à 30 % ; du noir d'avec tylène de 1 à 20 % en volume et de préférence de 1 à 6 % un vernis thermostable, servant de liant mouillant de 1 à 40 % en volume environ et de préférence de 1 à 25 % ; et un "isolant solide1, de 1 à 50 % en volume environ et de préf é- rence de 1 à 25 %. Le vernis liant utilisé est notamment tout type de vernis thermodurcissable et thermostable approprié tel que par exemple le vernis commercialisé par la société Rhône P6ulenc sous la marque "Rhodeftal 311". Son point de ramollissement thermique doit être supérieur, notamment largement supérieur à la température d'utilisation prévue de l'élément de chauffage 1. Par exemple, pour une plage d'utilisation prévue entre 250 C et 1800C environ, le vernis a un point de ramollissement thermique de l'ordre de 2500C environ ou plus. "L'isolant solide" utilisé peut être du zirconïum ou tout autre matériau cristallin à haute capacité diélectrique. Pour la préparation de cette pâte, on utilise un mouillant choisi parmi les solvants compatibles avec le liant choisi pour qu'il n'y ait pas lorsqu'on les mélange, un changement de structure. Par exemple, le liant de marque "Rhodeftal 311" mentionné précédemment est compatible dans ce sens jusqu'à saturation complète avec le méthyl-pyrolocline, comme mouillant. On additionne à la pâte le mouillant à discrétion, selon le mode d'application de cette pâte. Les dif férents constituants de cet amalgame sont intimement mélangés les uns avec les autres pour constituer ladite pâte.La fabrication de l'élément de surface de chauffage 1 selon l'invention comporte la préparation d'un support 2 comme indiqué précédemment, soit en un matériau incombustible et électriquement isolant préalablement nettoyé et imperméabilisé, soit en un matériau en soi incombustible et électriquement conducteur, recouvert d'une couche le rendant électriquement isolé. On applique sur une même face du support 2 préparé les deux électrodes 4 aux emplacements prévus. On dépose en une Phase unique sur la plage 5 entre les électrodes 4 ainsi que selon le cas sur les électrodes 4 au moins partiellement, dans la zone 9, l'amalgame hétérogène préalablement préparé comme indiqué plus haut, afin de réaliser l'élément chauffant 6. Le dépôt de amalgame hétérogène est effectué de préférence mais de manière non limitative selon les techniques utilisées dans les industries de l'imprimerie et de la peinture, notamment une application au rouleau. L'amalgame se présentant à température normale d'application sous la forme d'une pâte fluide à viscosité élevée, dans laquelle le métal, le carbone, le graphite et les cristaux se trouvent en suspension, peut être appliqué au rouleau sur n'importe quelle surface appropriée. La pâte fluide ainsi déposée se stabilise et se dépose en quelques minutes après son application pour ses différents composants successivement selon leur poids spécifique respectif en réalisant ainsi un élément chauffant 6 présentant les couches ou zones décrites précédemment, plus ou moins imbriquées les unes dans les autres et selon la structure mentionnée plus haut. Le liant étant thermodurcissable, on applique ensuite un traitement thermique approprié en vue de son durcissement ou vitrification (selon la température d'utilisation envisagée). La zone ou couche d'isolation 21 est ainsi formée et l'élément chauffant 6 devient une nappe ou pellicule thermostable résistant aux efforts mécaniques et thermiques. I1 est de toute évidence que la présente invention peut admettre de nombreuses variantes par exemple en ce qui concerne le nombre d'électrodes ou de couches ou zones de résistivité de nature distincte, séparées ou interpénétrées d'une manière ou d'une autre les unes dans les autres ; ou bien par la nature des substances résistives. Ces variantes n'affectent pas l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS 1. Elément de surface de chauffage électrique, notamment un panneau, comportant au moins deux électrodes écartées et séparées l'une de l'autre par une plage ; un élément chauffant, placé dans la plage, en contact électrique avec les électrodes et présentant une résistivité électrique permettant de développer et dégager de la chaleur par effet Joule lorsqu'une perte de charge électrique (dans un intervalle de température prévu) intervient entre les électrodes, cet élement chauffant radiant la chaleur développée dans l'espace environnant ; et des couches d'isolation électrique vers les faces extérieures de l'élément de surface de chauffage, caractérisé par le fait que l'élément chauffant (6) comprend une zone ou couche de résistivité électrique (13) et une zone ou couche d'isolation (21) unique au moins partiellement interpénétrée l'une dans l'autre. 2. Elément de surface de chauffage selon la revendication caractérisé par le fait que la zone ou couche de résistivité électrique (13) est composée de diverses zones ou couches de résistivité (14), (15), (16) de nature différente, notamment selon la nature de la substance résistive, et une zone ou couche alvéolaire (17) dont les alvéoles sont chacune remplies d'un "isolant solide" à l'état cristallin, à cristaux à haute capacite diélectrique réfléchissant et radiant la chaleur également au moins partiellement interpénétrée l'une dans l'autre. 3. Elément de surface de chauffage selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait qu'il comporte un support (2) incombustible et électriquement isolé, soit par lui-même soit rendu électriquement isolé, rigidement solidaire de l'élément chauffant (6) sur sa face (11) opposée à la face libre (10) et à l'aide d'une zone ou couche de pénétration (12) en profondeur par absorption dans sa masse d'un liant mouillant provenant de élément chauffant (6), le support (2) isolant l'élément de surface de chauffage (1) sur la face opposée à la face libre (10). 4. Elément de surface de chauffage selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que la zone ou couche d'isolation (21) recouvre au moins partiellement les électrodes (4) afin de les isoler et de les retenir appliquées rigidement contre le support (2). 5. Elément de surface de chauffage selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que 11 élément chauffant (6) est en un amalgame hétérogène donnant naissance de lui-même et après application aux zones ou couches (12), (14), (15), (16) et 1). 6. Procédé de préparation d'un amalgame hétérogène selon la revendication (5) caractérisé par le fait qu'on réalise une pâte comprenant un métal en poudre tel que lalu- minium, le cobalt, l'oxyde d'aluminium A1203 , le wolfram, le manganèse ou similaire, à l'état métallique ou l'état d'oxyde, de 1 à 20 % environ en volume et de préférence de 1 à 6 % ; du graphite en poudre de 1 à 40 % environ en volume et de préférence de 1 à 30 % ; du noir d'acétylène de 1 à 20 % environ en volume et de préférence de 1 à 6 % ; du vernis thermostable servant de liant mouillant de 1 à 40 % environ en volume et de préférence de 1 à 25 % ; et un'isolant solide" de 1 à 50 % environ en volume et de préférence de 1 à 25 t. 7. Procédé selon la revendication 6 caractérisé par le fait que le vernis liant utilisé est thermodurcissable, thermostable et à point de ramolissement thermique supérieur à la température d'utilisation prévue pour l'élément de surface de chauffage et le mouillant est un solvant compatible avec le liant pour qu'il n'y ait pas de changement de structure du mélange. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 6 et 7, caractérisé par le fait que "l'isolant solide" utilisé est du zirconium ou tout autre matériau cristallin à haute capacité diélectrique. 9. Procédé de fabrication d'un élément de surface de chauffage selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, à l'aide d'un amalgame hétérogène selon l'une quelconque des revendications 6 à 8, caractérisé par le fait qu'on prépare un support (2), on applique sur une-face du support (2) préparée les deux électrodes (4) aux emplacements prévus ; on dépose en une phase uniquement sur la plage (5) entre les électrodes (4) ainsi que selon le cas sur les électrodes (4) au mans partiellement dans la zone (9) l'amalgame hétérogène on laisse cet amalgame se stabiliser et se déposer pour ses composants successivement selon leur poids spécifique respectif ; on procède à un traitement thermique pour le durcissement ou la vitrification du liant thermodurcissable. 10. Procédé selon la revendication 9 caractérisé par le fait qu'on effectue le dépôt de l'amalgame hétérogène selon les techniques utilisées dans l'imprimerie ou la peinture, notamment par application au rouleau.