1. La présente invention se rapporte à un procédé pour la production d'acide 6-aminopénicillanique ou de S- oxyde d'acide 6-aminopénicillanique au moyen d'enzymes pro- duites par des microbes appartenant au genre Arthrobacter. Divers procédés pour produire de l'acide 6-amino- pénicillanique à partir de pénicillines au moyen d'enzymes produites par des bactéries ou des champignons ont été étudiés. Spécialement, il y a des procédés bien connus réa- lisés au moyen de bactéries appartenant aux genres Escheri- chia, Bacillus, Pseudomonas, Proteus et Micrococcus ou ana- logues. La demanderesse a réalisé des études pour trouver un procédé enzymatique simple pour produire de l'acide 6- aminopénicillanique ou du S-oxyde d'acide 6-aminopénicilla- nique à partir de benzylpénicilline ou de S-oxyde de benzyl- pénicilline, avec un rendement élevé, et elle a trouvé que l'objet précédent était atteint au moyen d'un microbe appar- tenant au genre Arthrobacter et a réussi à achever la pré- sente invention. Des procédés pour produire de l'acide 6-aminopé- nicillanique à partir de pénicillines au moyen d'un microbe appartenant au genre Arthrobacter ont déjà été décrits dans le brevet américain n 3. 116.218 o l'on utilise la souche d'Ar.(Arthrobacter) NRRL B-2743. Les demandes de brevets 2. japonais publiées après examen n 45-950 et n 50-2758 dé- crivent des procédés enzymatiques utilisant respective- ment l'Ar.viscosus et l'Ar.simplex n 3151. Un procédé pour produire du S-oxyde d'acide 6-ami- nopénicillanique par des moyens enzymatiques n'est cepen- dant pas encore connu. Les microbes de la présente invention sont différents, par leurs caractéristiques, des microbes décrits dans les références précédentes, comme mentionné ci- dessous, de sorte que les microbes de la présente invention o10 sont identifiés comme étant de nouvelles espèces. Les sou- ches M-1376-2 et M-2183-1 isolées à partir d'un échantillon de sol par la demanderesse ont les caractéristiques sui- vantes: M-1376-2 A. Morphologie et aptitude à la formation de taches (1) Cellule végétative (milieu de Gly-agar-agar IMeet milieu d'agar-agar nutritif) (x) Gly-agar-agar IM: glycérol 0,5 %, polypeptone 0,25 %, extrait de levure 0,25 %, extrait de viande 0,25 %, produit dit Difco soytone 0,25 %, sel 0, 3 %, agar-agar 1,25 % (pH 7,0)). On observe de courtes tiges (0,6-0,7 x 0,8-2,0 w) et quelques pléomorphismes au tout premier stade de la fermenta- tion (stade de 1 jour de fermentation, 28 C). La plupart des cellules prennent la forme de coccus (0,6-0,8 x 0,8-1,0 u) à un stade ultérieur (28 C, 4 à 8 jours) et on observe de nom- breuses cellules en forme de perle.De nombreuses masses gon- flées (qui sont probablement des Arthrospores) (0,8-1,2 u, sphérule) sont observées à 37 C après le stade de 2 jours. (2) Formation de taches par le test de Gram: Positive (milieu d'agar-agar nutritif, 28 C, 1 à 8 jours) (3) Flagellum: Aucun (4) Motilité: Non observée (5) Spore: Aucune B. Caractéristiques de croissance (1) Colonie (milieu d'agar-agar nutritif, 28 C) Colonies entières circulaires (1-2 mm, 4 jours), 3. convexes, avec une surface lisse brillante. Structure à couleur blanche ou grisâtre, molle et à densité semi-opa- que. (2) Croissance sur une partie inclinée d'agar-agar (milieu d'agaragar nutritif, 28 C, 1-2 jours) Croissance modérée filiforme, avec surface brillan- te.Structure molle et à densité opaque, de couleur blanc grisâtre crème. (3) Croissance sur'un milieu liquide (milieu de Gly-IM,28 C) Croissance-uniforme modérée. Une certaine précipita- tion se produit à un stade ultérieur. Aucune pellicule ne se forme mais un anneau est observé au stade de 7 jours ou ul- térieurement. C. Conditions pour la croissance (1) Exigence en oxygène: complètement aérobie (2) Température pour la croissance (Gly-IM): une bonne croissance est observée entre 20 et 33,5 C. Le taux de crois- sance devient maximum entre 27,5 et 30,5 C. Sur une partie inclinée d'agar-agar, une croissance visible est observée à 37 C et le premier jour et à 10 C le troisième jour et ulté- rieurement. (3) Gamme de pH pour la croissance: unebonne croissance est vue à un pH de 6,28 à 10,11. Le pH optimum pour la croissan- ce est un pH de 7,42 à 8,10. D. Caractéristiques physiologiques (1) Catalase: Positive (2) Test d'oxydase de Kovac: Positif (3) Test VP: Négatif (28 C) (4) Test MR: Négatif (28 C) (5) Réaction du jaune d'oeuf: Négative (6) Réduction de nitrate: Positive (7) Formation d'acide sulfhydrique: Positive (faiblement) (8) Formation d'indole: Négative (9) Uréase: Positive (10) Liquéfaction de gélatine: Positive (11) Hydrolyse de caséine: Positive (12- Hydrolyse d'amidon: Positive (dextrine emmagasinée) 4. (13) Réaction du lait: Peptonisation: Positive Formation d'acide: Négative Coagulation: Positive (légè- rement) (14) Formation d'acide à partir de sucres: Aucune formation d'acide n'est observée à partir des sucres suivants: L-ara- binose, D-xylose, rhamnose, D-ribose, D-glucose, D-mannose, D-galactose, D-fructose, saccharose, maltose, lactose, tréha- lose, raffinose, mélibiose, dextrine, amidon, glycogène, inuline, glycérol, adonitol, mannitol, sorbitol, dulcitol, salicine, a-méthylglucoside et m-inositol. (15) Décomposition de cellulose: Négative E. Aminoacides et sucres composant les parois des cellules: Un échantillon purifié de parois de cellules préparé à la ma- nière de Kotani et collaborateurs (Journal of Nara Medical Association, vol. 10,45 (1959) a été hydrolysé d'une manière classique. Les sucres résultants étaient triméthylsilylés. L'échantillon a été soumis à l'analyse des aminoacides et à la chromatographie en phase gazeuse. Comme présenté dans le tableau ci-dessous, la lysine, l'alanine et l'acide glutami- que étaient les composants d'aminoacide principaux. Le glu- cose et le mannose étaient contenus comme composants de su- cre, mais on n'a pas détecté de galactose. Aucun arabinose n'était contenu. F. Exigence en produit nutritif la vitamine B1 est exigée. M-2183-1 A. Morphologie et aptitude à la formation de taches (1) Cellules végétatives (milieu de Gly-agar-agar IM et mi- lieu d'agar-agar nutritif): De courtes tiges et des coccus (0,4-0,6 x 0,82,0O) sont observés au stade de 1 jour (28 C). La plupart des cel- lules prennent la forme de coccus (0,5-0,6 x 0,6-0,8 u) au stade de 2 jours ou ultérieurement et on observe de nombreu- ses cellules en forme de perle. Des masses gonflées (Arthros- pores) (0,8-1,0 m,sphérule) sont observées au stade de 4 jours ou ultérieurement à 37 C. 5. (2) Formation de taches par le test de Gram: Positive (mi- lieu d'agar-agar nutritif, 28 C, 1 à 8 jours) (3) Flagellum: Observé (4) Motilité: Observée (5) Spore: Aucune B. Caractéristiques de croissance (1) Colonie (milieu d'agar-agar nutritif, 28 C) Des colonies circulaires (0, 3-1,5 mm, au stade de 4 jours) convexes et entières, avec une surface lisse luisan- te. Structure molle à butyreuse,de couleur blanc grisâtre, à densité semi-transparente. (2) Croissance sur une partie inclinée d'agar-agar (milieu d'agar-agar nutritif, 28 C, 1-2 jours). Croissance filiforme modérée avec surface luisantes Structure molle et à densité semi-transparente, de couleur blanc grisâtre. (3) Croissance sur un milieu liquide (milieu de Gly-IM, 280C) Croissance uniforme modérée. Une certaine précipi- tation se produit à un stade ultérieur. Aucune pellicule n'est formée mais on observe un anneau au stade de 7 jours et ultérieurement. C. Conditions pour la croissance (1) Exigence en oxygène: Complètement aérobie (2) Température pour la croissance (milieu de Gly-IM) On voit une bonne croissance entre 18,5 et 37 Co La croissan- ce la plus rapide est observée entre 27,5 et 35,5 C. Sur une partie inclinée d'agar-agar, on observe une croissance visi- ble à 10 C le second jour et à 37 C le premier jour. (3) Gamme de pH pour la croissance: On voit une bonne crois- sance à un pH de 6,28 à 10,1. Le pH optimum pour la croissan- ce est entre 7,42 et 8,10. D. Caractéristiques physiologiques (1) Catalase: Positive (2) Test d'oxydase de Kovac Négatif (3) Test VP: Négatif (28 C) (4) Test MR: Négatif (28 C) (5) Réaction de jaune d'oeuf: Négative 6. (6) (7) (8) (9) (10) (11) (12) Réduction de nitrate: Positive Formation d'acide sulfhydrique: Positive (faiblement) Formation d'indole: Négative Uréase: Positive Liquéfaction de gélatine: Positive Hydrolyse de caséine: Positive Hydrolyse d'amidon: Négative (13) Réaction du lait: Peptonisation: Positive Formation d'acide: Négative Coagulation: Positive (légère- ment) (14) Formation d'acide à partir de sucres: On n'observe au- cune formation d'acide à partir des sucres suivants: L-arabinose, D-xylose, rhamnose, D-ribose, D-glucose, D- mannose, D-galactose, D-fructose, saccharose, maltose, lacto- se, tréhalose, raffinose, mélibiose, dextrine, amidon, glyco- gène, inuline, glycérol, adonitol, mannitol, sorbitol, dulci- tol, salicine, a-méthylglucoside et m-inositol. (15) Décomposition de cellulose: Négative E. Aminoacides et sucres composant les parois des cellules: La composition a été déterminée de la même manière que pour le M-1376-2. Les résultats sont présentés dans le tableau ci-dessous. La lysine, l'alanine et l'acide glutami- que étaient les composants principaux d'aminoacide. Le glu- cose et le mannose étaient contenus avec du galactose comme composant de sucre mais on n'a pas détecté d'arabinose. F. Exigence en produit nutritif: La vitamine B1 et la méthionine sont exigées. Les caractéristiques présentées ci-dessus ont été comparées à celles des espèces suivantes appartenant au même genre: Arthrobacter Arthrobacter Arthrobacter Arthrobacter Arthrobacter Arthrobacter globiformis, simplex, tumescens, citreus, terregens, flavescens, 7. Arthrobacter duodecadis. [Les 7 espèces ci-dessus sont décrites dans l'ouvrage Manual of Determinative Bacteriology, par Bergey, 8ème édition (1974)] Arthrobacter luteus, [décrit dans J. Gen. Appln.Microbial., 15, 317-326 (1969)] Arthrobacter marinus, [décrit dans J. Gen. Microbiol., 62, 159169 (1970)] Arthrobacter viscosus, [décrit dans J. Bact., 90(1), 147-150 (1965)] Arthrobacter polychromogenes, [décrit dans J. Microbiol. Serol., 29, 1-15 (1963)] Arthrobacter conscciatus, [décrit dans Ann. Inst. Pasteur. 101, 793-800 (1963)] Arthrobacter nicotinoborus, [décrit dans Z. Physiol. Chem. 337, 282-283 (1964) de Hoppe-Seyler] et Arthrobacter varialilux, [décrit dans Z. Bakt. Parasit. Infektioskr. Hyg. Art II, 114,520-537 (1961)]. Par suite, les deux souches n'ont pas été considé- rées comme appartenant à la même espèce. De plus, en ce qui concerne l'Ar. globiformis (ATCC n 8010) et l'Ar. simplex (ATCC n 6946), les aminoacides et les sucres composant les parois des cellules ont été étudiés et on a trouvé qu'ils se distinguaient de ceux de M-1376-2 et de M-2183-1 (voir tableau ci-dessous). En conséquence, on en a conclu que les deux micro- bes appartiennent à de nouvelles espèces du genre Arthrobac- ter. La souche M-1376-2 est désignée par Arthrobacter cremo- rum nov. sp. M-1376-2 et est déposée à l'Institut de Re- cherche sur les Fermentations, Agence des Sciences et de la Technologie Industrielle, Yatabe-machi, Préfecture Ibaragi, Japon, sous le numéro d'accès FERM-P n 5143. La souche M 2183-1 est désignée sous le nom d'Arthrobacter flagellum nov. sp. M-2183-1 et est déposée sous le numéro d'accès FERM-P n 5142. Les deux souches ont été déposées le 16 août 8. 1979. Elles ont été également déposées à l'American Type Culture Collection, 12301 Parklawn Drive, Rockville, Mary- land 20852 sous le numéro d'accès ATCC n 31567 et n 31566. La date de dépôt est le 13 septembre 1979. La présente invention comprend des microbes appar- tenant à l'Arthrobacter cremorum ou à l'Arthrobacter fla- gellum produisant des enzymes qui transforment la benzyl- pénicilline en acide 6-aminopénicillanique. En outre, la pré- sente invention comprend n'importe quelle souche de leurs mutants ou de leurs variants, tant que ces souches produi- sent cette enzyme. En effet, la présente invention est réa- lisée par une souche d'Arthrobacter cremorum ou d'Arthrobac- ter flagellum ou par une souche mutante ou par une souche variante. En outre, la présente invention comprend également des microbes appartenant au genre Arthrobacter produisant une enzyme qui transforme le S-oxyde de benzylpénicilline en S-oxyde d'acide 6-aminopénicillanique. - TABLEAU Souche M-1376-2 M-2183-1 T Ar.globifor-iAr. simplex expé- mis ATCC 6946 rimen- ATCC 8010 aie Composan Acide diamino- pimélique o o o + Lysine + + + o Glycine o + O,2o Acide asparti- que o o o o Sérine o o o o Acide glutami- que + + + + Alanine + + + + Leucine o o o o Glucosa- mine + + + + 9. TABLEAU (Suite) Galacto- o - - samine o _ Glucose + + - | Galactose + + + Mannose+ + _ _ Arabinose _ _ Rhamnose _ _ + Sucre non identifié + Note: o quantité peu importante; + composant principal; - aucun composant x La quantité est environ le cinquième de celle du composant principal. Le procédé de la présente invention est réalisé comme suit. Dans la première étape, l'enzyme souhaitable est produite à partir des microbes indiqués ci-dessus.Les microbes indiqués ci-dessus sont cultivés dans des conditions convena- bles pour la croissance. Le milieu se compose de sources de carbone convenables, de sources d'azote convenables et de sels minéraux convenables. Des exemples de sources de carbone sont le glucose, l'inositol, l'amidon, la dextrine, le glycérol, les mélasses, un acide organique et analogues, qui peuvent être utilisés seuls ou sous forme de mélanges. Des exemples de sources d'azote sont la peptone, la farine de soja, la liqueur de mais macérée, un extrait de viande, un extrait de levure, de la farine de graines de coton, un germe de blé, du sulfate d'ammonium, du nitrate d'ammonium et analogues, qui peuvent être utilisés seuls ou sous forme de mélanges. Des exemples de sels minéraux sont le carbonate de calcium, le chlorure de sodium, le chlorure de potassium, le sulfate de magnésium, le chlorure de cobalt, divers phosphates et ana- logues, qui peuvent être ajoutés au milieu, si besoin est. La fermentation peut être conduite d'une manière classique. La culture dans un milieu liquide est préféra- ble. Une culture aérobie immergée estpréférable pour une production à grande échelle. Le pH du milieu peut être réglé 10. entre environ 6 et 10, 5, particulièrement entre environ 7,0 et 8,5. Si le pH du milieu varie durant la fermentation, un agent tampon convenable peut être ajouté pour maintenir une certaine gamme de pH. La fermentation peut être réalisée entre environ 20 et 40 C, de préférence entre environ 25 et 32 C. La fermentation est poursuivie jusqu'à ce que la pro- duction d'enzyme souhaitable atteigne le maximum. Ordinai- rement, il faut environ 20 à 100 heures pour achever cette production. Les enzymes de la présente invention sont principa- lement produites à l'extérieur de la cellule, si bien que le bouillon de fermentation intact peut être utilisé directe- ment, ou bien, après enlèvement des cellules par filtration, centrifugation ou siphonnage, le bouillonde culture peut être employé dans la présente invention. Le milieu indiqué ci-dessus, débarrassé des cellules,peut être employé direc- tement ou bien une enzyme brute, obtenue par exemple par re- largage avec du sulfate d'ammonium, peut être utilisée. Pour employer une enzyme fortement pure, l'enzyme brute peut être en outre purifiée par chromatographie, par exemple, avec de la diéthylaminoéthylcellulose. L'enzyme peut être employée sous une forme adsorbée oufixée sur des supports insolubles dans l'eau, par exemple de l'argile activée, du produit dit celite, du produit dit DEAE-Sephadex (de la société dite Pharmacia), de la diéthylaminoéthylcellulose, du produit dit Sepharose 4B (de la société dite Pharmacia), de l'agar-agar et analogues. Les matières de départ de la présente invention, la benzylpénicilline et le S-oxyde de benzylpénicilline, signi- fient l'acide 6-(phénylacétamido)pénicillanique, son S-oxyde et ses sels (par exemple les sels de sodium, de potassium, de calcium, d'aluminium, d'ammonium et d'ammonium substitué et analogues). Le procédé de la présente invention est réalisé en mettant en contact la benzylpénicilline ou son S-oxyde avec l'enzyme mentionnée ci-dessus. Par exemple,l'acide 6-aminopé- nicillanique peut être obtenu en ajoutant de la benzylpéni- 11. cilline au bouillon de culture ou en mélangeant la solution d'enzyme indiquée ci-dessus ou l'enzyme en soi dans une solu- tion aqueuse, de préférence une solution tamponnée, de ben- zylpénicilline ou en mettant en contact la benzylpénicilline avec une enzyme fixée. En suivant le même mode opératoire, le S-oxyde d'acide 6aminopénicillanique peut être obtenu à partir de S-oxyde de benzylpénicilline. La réaction enzymati- que peut être réalisée entre environ 30 et 40;C, de préféren- ce à environ 37 C, de préférence tout en maintenant le pH entre 6,5 et 9,5, particulièrement entre 7,0 et 8,5. En général, quand le même type de réaction enzy- matique est réalisé avec l'Escherichia coli, il est néces- saire d'ajouter de l'acide phénylacétique, comme agent d'in- duction d'enzyme, au milieu réactionnel. Au contraire, dans la réaction de la présente invention, l'acide phénylacétique n'est pas exigé. Le produit recherché peut être isolé à partir du mélange réactionnel d'une manière classique telle que l'ex- traction, la chromatographie et analogues.Les produits peuvent être obtenus sous la forme de sels. L'acide 6-aminopénicillanique et le S-oxyde d'acide 6-aminopénicillanique ainsi préparés sont employés comme ma- tières de départ pour préparer des pénicillines ou des cépha- losporines puissantes et bien connues. Ainsi, l'acide 6-amino- pénicillanique peut être acylé avec des groupes acyles conve- nables sur le groupe amino en position 6 pour donner les pé- nicillines souhaitables, de manière classique. D'autre part, le S-oxyde d'acide 6-aminopénicillanique peut être transformé en céphalosporines ou en pénicillines utiles, comme présenté dans le schéma de réactions suivant. C10HOOD 9 0 c s 0moeHo1190H CH3ojiooHc) 9 z.90 :ooooo&-.f.c HOú H NS._ NoHO-H 9 0 (OOCHO) 1c00 HOOQOO (p) I0 o o OHIOOHO Ho oClo,,,9O E4CO CHooooH95 (-o) Roo90 (q) 0 CH O AI-IO-CH90 0 IH T S (o 1000HOO OQ iixlooeHDOH90 CHO H r tH0; OL989M /- 13. Dans le schéma A ci-dessus, l'étape a, l'introduc- tion de groupe phénoxyacétyle dans le groupe amino en posi- tion 6 du S-oxyde d'acide 6-aminopénicillanique (1), est dé- crite dans la demande de brevet japonais publiée sans examen n 49-5991. L'étape b, l'estérification méthylique du compo- sé 2, est décrite dans Journal of the American Chemical Socie- ty 91, 1401 (1969). L'étape c, la transformation du composé 3 en composé de céphem, est décrite dans la référence indi- quée ci-dessus et dans Journal of Organic Chemistry 37, 793 (1972). L'activité antibactérienne du composé 4 est décrite dans la référence Journal of the American Chemical Society, indiquée ci-dessus. Dans le schéma B, étape d, l'estérification par le groupe 2,2,2-trichloroéthyle du S-oxyde de phénoxyméthylpéni- cilline 2, est décrite dans "Cephalosporins and Penicillins", p. 663 (1972) (Academic press) par E. H. Flynn. L'étape e, l'introduction du groupe acétyloxyet l'étape f, la désesté- rification, sont décrites dans la référence de Journal of Organic Chemistry indiquée ci-dessus. L'activité antibacté- rienne du composé 7 est décrite dans le brevet américain n 3.466.275. Les exemples suivants sont prévus pour illustrer encore la présente invention, qui n'est cependant pas limitée à ces exemples. *EXEMPLE 1 Le milieu (200 ml; pH 7,0) se composant de 0,5 % de glucose, de 0,5 % de peptone et de 0,5 % de liqueur de mais macérée est stérilisé et inoculé avec l'Arthrobacter flagellum nov. sp. M-2183-1 (FERM-P n 5142, ATCC n 31566). L'incuba- tion est réalisée à 28 C pendant 3 jours avec agitation. Une solution de 2 g de S-oxyde de benzylpénicilline (ci-après dé- signé en abréviation par S-oxyde de pénicilline G) dans 5 ml de solution de tampon phosphaté M/20 (pH 7,0) est ajoutée au milieu et l'incubation est poursuivie à 28 C pendant 18 heures avec agitation. Ainsi, on produit 3,66 mg/ml de S-oxyde d'aci de 6-aminopénicillanique (ci-après désigné en abréviation par S-oxyde de 6-APA) (rendement 55,2 %). L'analyse quantitative 14. est réalisée à la manière de G. E. Boxer et collaborateurs (Anal. Chem. 21, 670 (1949)). La solution réactionnelle (200 ml) est centrifugée pour retirer les cellules, réglée à un pH de 2 avec de l'aci- de sulfurique 2N et extraite trois fois avec de l'acétate d'éthyle pour retirer les matières de départ non transformées et l'acide phénylacétique. La couche aqueuse est réglée à un pH de 7,0 avec de la soude 2N et mélangée avec 3,22 g de bicarbonate de sodium, en refroidissant par de la glace et en agitant. Le chlorure de phénoxyacétyle (1,6 g) est ajouté peu à peu goutte à goutte.Le mélange réactionnel est traité d'une manière classique pour donner 780 mg de S-oxyde de phé- noxypénicilline. P.F.: 165-168 C (décomposition). CHC13 -1 IR: Vmax 3 1798, 1696,1600, 1495 cm max EXEMPLE 2 Au milieu qui est inoculé avec l'Arthrobacter cre- morum nov. sp. M-1376-2 (FERM-P 5143, ATCC n 31567) de la même manière que dans l'exemple 1, on ajoute du S-oxyde de pénicilline G suivant un rapport de 15 mg/ml, et l'incuba- tion est réalisée à 28 C pendant 22 heures. Le S-oxyde de 6- APA est produit à une concentration de 3,15 mg/ml (rendement 34,2 %). EXEMPLE 3 Le milieu qui est inoculé avec l'Arthrobacter fla- gellum nov.sp. M-2183-1 de la même manière que dans l'exem- ple 1 est centrifugé pour retirer les cellules. La liqueur surnageante (15 ml) est séparée, réglée à un pH de 4,5, mélangée avec 150 mg du produit dit Celite 560, agitée pen- dant 3 heures à 4 C pour adsorber l'enzyme, et filtrée. Le support résultant adsorbant l'enzyme est mis en suspension dans 3 ml d'une solution de 3 mg/ml de S-oxyde de pénicilli- ne G dans une solution de tampon phosphaté M/20 (pH 7,0), et la suspension résultante est agitée à 280C pendant 2 heures et demie pour donner 1,452 mg/ml de S-oxyde de 6-APA (rendement 73 %). 15. EXEMPLE 4 Une résine échangeuse d'ions, fortement basique, dite Amberlite IRA-904 (de la société dite Rohm & Haas Co.) (type Cl) (8 ml), qui a été tassée dans un cylindre de verre, est tamponnée avec une solution de tampon phosphaté M/100 (pH 7,0). La liqueur surnageante (200 ml) préparée dans l'exemple 3 est passée à travers la résine échangeuse d'anions,indiquée ci-dessus, pour adsorber l'enzyme. La colonne est lavée avec une solution de tampon phosphaté M/20 (pH 7,0), et puis on fait passer à travers la colonne le tam- pon ci-dessus contenant 3 mg/ml de S-oxyde de pénicilline G au taux de 9, 5 ml par heure (la température interne de la colonne est 28 C). Au cours de la réaction, la quantité de S-oxyde de 6-APA produit dans les éluats passe de 1,68 mg/ml (rendement 91,2 %) à 1,746 mg/ml (rendement 94,8 %). EXEMPLE 5 Le milieu exempt de cellule (2,5 1) d'Arthrobacter flagellum nov. sp. M2183-1 est préparé par incubation de la même manière que dans l'exemple 1. Du sulfate d'ammonium y est ajouté et l'enzyme qui est précipitée dans une solution saturée à 50-70 % est rassemblée et dissoute dans 20 ml de solution de tampon phosphaté M/100 (pH 8,0). La solution d'enzyme brute est obtenue par dialyse par rapport à la même solution de tampon à 0 C pendant 24 heures. Du produit dit DEAE-Sephadex (A-25) (de la société dite Pharmacia) (2,4 g) est mis en suspension dans une solu- tion de tampon phosphaté 1/100 de M (pH 8,0) et la suspension résultante est tassée dans une colonne. La solution d'enzyme brute indiquée cidessus est passée à travers la colonne et fixée sur la résine, et la colonne est lavée avec une so- lution de tampon phosphaté M/100 à M/20 (pH 8,0). La solution de tampon phosphaté M/20 (pH 8,0) contenant du S-oxyde de péni- cilline G à la concentration de 15 mg par ml est passée à tra- vers la colonne à un taux de 10 à 11 ml par heure. La tempé- rature interne de la colonne est maintenue à 28 C. La quanti- té de 6-APA dans l'éluat est suivie en fonction du temps. La 16. réaction est pousuivie pendant 5 jours pour fournir l'enzy- me avec un rendement de 90,3 à 97,5 % et, durant ce temps, l'activité enzymatique est très stable. EXEMPLE 6 De la diéthylaminoéthylcellulose (produit dit Whatman DE 52) (8,5 g) est mise en suspension dans une solu- tion de tampon phosphaté M/100 (pH 8,0) et la solution d'en- zyme brute exempte de cellule (43,5 ml), préparée à partir du bouillon de fermentation (4,5 1) de la même manière que dans l'exemple 5, y est ajoutée. Le mélange est agité à 4 C pendant 3 heures, et l'enzyme fixée résultante est tassée dans une colonne. La colonne est lavée avec une solution de tampon phosphaté M/100 à M/10 (pH 8,5). A un taux de 10,2 ml par heure, on fait passer à travers la colonne, pendant 30 heures, la solution de tampon phosphaté M/10 (pH 8,5) contenant 30 mg/ml de S-oxyde de pénicilline G. La tempéra- ture interne de la colonne est maintenue à 28 C. On produit du S-oxyde de 6-APA avec un rendement de 95,8-100 %. EXEMPLE 7 La solution d'enzyme brute, préparée de la même ma- nière que dans l'exemple 5, est purifiée sur une colonne de diéthylaminoéthylcellulose. La fraction active est rassem- blée et concentrée par ultrafiltration. De l'agar-agar sous forme de gel en perle, à 4 % (12 ml; poids humide 8,9 g) est activé avec du bromure de cyanogène (J. B. C. 245, 3059 (1970)) et ajouté à la solu- tion d'enzyme indiquée ci-dessus. L'enzyme fixée résultante est tassée dans une colonne et lavée avec une solution de tampon phosphaté M/10 (pH 8,5). A un taux de 10 à 11 ml par heure, on fait passer à travers la colonne pendant 30 heu- res du tampon phosphaté M/10 (pH 8,5) contenant 30 mg/ml de S-oxyde de pénicilline G. La température interne de la co- lonne est maintenue à 28 C. Le rendement en S-oxyde de 6-APA est 91,2 à 96,9 %. EXEMPLE 8 La température interne de la colonne de gel d'agar- agar préparé dans l'exemple 7, sur laquelle l'enzyme est fi- 17. xée, est maintenue à 30 C. Ensuite, on fait passer à travers la colonne, au taux de 8 ml par heure, unesolution de tam- pon phosphaté M/10 (pH 8,5) contenant 30 mg/ml de benzylpé- nicilline. Le rendement en acide 6-aminopénicillanique est 80,0 à 85,5 %. La présente invention n'est pas limitée aux exem- ples de réalisation qui viennent d'être décrits, elle est au contraire susceptible de variantes et de modifications qui apparaîtront à l'homme de l'art. 18. REVENDICATIONS 1 - Procédé de production de S-oxyde d'acide 6- aminopénicillanique,caractérisé en ce qu'il consiste à met- tre en contact du S-oxyde de benzylpénicilline avec une en- zyme produite par un microbe appartenant au genre Arthro- bacter. 2 - Procédé de production d'acide 6-aminopénicilla- nique ou de S-oxyde d'acide 6-aminopénicillanique, caracté- risé en ce qu'il consiste à mettre en contact de la benzyl- pénicilline ou du S-oxyde de benzylpénicilline avec une en- zyme produite par une souche d'Arthrobacter cremorum ou d'Arthrobacter flagellum ou par une souche mutante ou une souche variante de ces souches. 3 - Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le microbe est l'Arthrobacter cremorum M-1376-2 ATCC n 31567. 4 - Procédé selon la revendication 2, caractéri- sé en ce que le microbe est l'Arthrobacter flagellum M-2183-1 ATCC n 31566. 5 - A titre de produits industriels nouveaux, S-oxy- de d'acide 6-aminopénicillanique obtenu par le procédé de la revendication 1 ou de la revendication2 et acide 6-amino- pénicillanique obtenu par le procédé de la revendication 2.