L'invention concerne le marquage des objets en matière plastique, et plus particulièrement, quoique non exclusivement, le marquage, à intervalles réguliers, d'objets de grande longueur défilant à la sortie d'uneextrudeuse, par exemple des profilés ou des gaines de câbles électriques. Il est connu de réaliser le marquage de tels objets en y imprimant une empreinte en creux, en utilisant a cet effet divers procédés. On peut par exemple appliquer des caractères en relief froids sur 11 objet chaud et encore mou sortant de L'extrudeuse. On peut, à l'inverse, appliquer les caractères en relief chauds sur l'objet froid0 On peut, en outre, pour rendre les empreintes plus visibles, effectuer au fond de celles-ci un emplissage d'encre, ou encore y appliquer une bande thermoplastique colorée. Tous ces procédés d'impression en creux présentent l'inconvenient de diminuer ltepaisseur de l'objet marqué, à l'endroit de ltempreinte, ce qui entraîne une diminution de la résistance mécanique dudit objet. Par ailleurs, il faut exercer une pression importante de l'ensemble de marquage sur l'objet, et ltempreinte obtenue n'est pas très visible si l'on n'utilise pas d'encre ou de ruban coloré. Enfin, dans le cas d'impression par des caractères chauffés il est nécessaire de limiter la vitesse de défilement de l'objet, pour laisser à ces caractères le temps nécessaire pour ramollir la matière de l'objet afin de bien y marquer l'empreinte correspondante, On connaît également un procédé de marquage en relief, consistant à faire passer l'objet encore chaud et mou dans un moule où les signes de l'ensemble de marquage se présentent en creux, et à presser l'objet pour faire pénètrer sa matière dans ces creux. Ce dernier procédé évite la plupart des inconvénients ci-dessus, mais il risque de déformer l'objet, et nécessite en général de# ralentir le défilement de celui-ci pour laisser à la matière le temps de fluer dans ltempreinte creuse. L'invention a pour objet un perfectionnement de ce procédé de marquage en relief qui évite tous ces inconvénients. Ce procédé perfectionné est caractérisé essentiellement par le fait que l'on fait le vide dans un ensemble de marquage portant des caractères creux. Ainsi, la matière est aspirée dans les caractères creux, qu'elle emplit rapidement et complètement, sans qu'il soit nécessaire de réduire la vitesse d'extrusion de l'objet0 Bien entendu, le procédé en question présente les autres avantages des procédés en relief à chaud connus, c'est- -dire qu'il n'entraîne pas de diminution d'épaisseur de l'objet à l'endroit du marquage et que les empreintes obtenues sont très apparentes. En outre, il ne nécessite pas de chauffage additionnel si l'objet est marqué à la sortie de l'extrudeuse. L'invention régalement pour objet un dispositif pour l'application de ce procédé au marquage à intervalles réguliers d'un objet thermoplastique de grande longueur à la sortie d'une extrudeuse. Ce dispositif est caractérisé par le fait qu'il comporte une roue portant à sa périphérie des caractères creux et tournant en s'appuyant sur ledit objet qui défile tangentiellement à ladite roue, lesdits caractères creux au contact dudit objet étant reliés à un passage axial relié à une source de vide et disposé dans l'axe de la roue. Avantageusement, la roue est entraînez en rotation par un dispositif d'entraSnement indépendant de l'objet, à une vitesse de rotation périphérique égale à la vitesse de défilement de ce dernier ; grâce à cette disposition l'objet ne subit pas de contrainte mécanique puisqu'il nota pas a entraîner la roue. La pression de la roue peut ainsi être trams faible, et elle estd'ailleurs avantageusement réglable par tout moyen connu. Les caractères creux de la roue peuvent notamment être portés par un composteur. Les figures ci-annexées représentent, à titre d'exemple non limitatif, des formes possibles de réalisation d'un dispositif selon l'invention, et elles permettront de faire ressortir d'autres caractéristiques de l'invention. Les figures 1 et 2 sont respectivement une vue en coupe transversale d'un dispositif de marquage d'objets et une vue de face, la roue étant ouverte ; la figure 3 représente, dans une vue analogue à celle de la figure 1, une variante de'réalisation du dispositif ; la figure 4 est une vue en coupe, à plus grande échelle, d'un composteur de marquage et la figure 5 représente le montage de ce composteur dans le dispositif, dans une coupe analogue à la précédente. Sur la figure 1, une roue 1 portant des caractères en creux est solidaire d'un arbre creux 2 sur lequel est monté un pignon 3 entraine en rotation par un mécanisme classique, non représenté. Cette roue I est elle-même creuse, et tourne par l'intermédiaire de roulements et joints non representes, sur un arbre fixe 4, qui passe dans l'arbre creux 2 et qui est maintenu par un support 5. Cet arbre 4 est muni d'un passage axial 6 reliant l'espace interne 7 de la roue I un joint fixe 8 de raccord à une canalisation 9, elle-même reliée à une source de vide non représentée. L'espace 7 est fermé sur toute la périphérie de la roue 2 sauf en deux régions diamètralement opposées où il peut se trouver en communication avec des caractères en creux portés par la roue 1, cette communication n'étant possible que lorsque ces régions se présentent en face d'un secteur échancré 10 (figure 2) d'un obturateur 11 en forme de jante porté par l'arbre 4. L'une de ces régions, comprend, par exemple, un composteur 12 représenté non coupé, qui peut servir à imprimer à l'objet des marques de longueur, et l'autre de ces régions comprend, par exemple, un en#semble de marquage 13 pouvant être utilisé à imprimer ltobjet une marque de# référence. Le secteur échancré 10 se trouve en face du point d'appui de la roue I sur l'objet à marquer, qui est, par exemple, un câble 14 sortant d1une extrudeus#e non représentée. La pression d'application de la roue i sur le ca#ble 14 peut être obtenue simplement par le poids de la roue allégé par des contrepoids réglables. On voit sur la figure 1 que ltensemble de marquage 13 se compose de caractères en creux 15 en communication avec des canaux radiaux 16 dirigés vers le centre de la roue 1. Ces canaux radiaux 16 sont obturés par la jante de l'obturateur 11, sauf lorsqu'ils viennent en face de l'échancrure 10, ctest- - dire lorsque les caractères 15 sont en contact avec le câble 14. Au lieu d'un obturateur en forme de jante 11, on pourrait aussi, comme le mondre en coupe la figure 3, utiliser un tronçon d'arbre fixe 17, éventuelle-- ment de diamètre supérieur à celui de l'arbre 4, muni d'un passage radial 18 qui est relié au passage axial 6 et qui est situé en face de la région de contact entre roue (1) et objet (14), c'est-à-dire, dans le cas des exemples donnés, qui est dirigé vers le bas. Les canaux radiaux 16 sont alors allongés pour être obturés par ce tronçon d'arbre 17, sauf lorsqu'ils viennent en face du passage radial 18. La figure 4 représente une réalisation du composteur 12. Celui-ci comprend plusieurs molettes gravées en creux juxtaposées 19, 20, -21, 22 montées de manière rotative, sur un arbre auxiliairefixe 23 et portant, chacune sur leur périphérie 24, 25, 26, 27, une succession de chiffres en creux. Chacun de ces chiffres est en communication avec une chambre distincte telle que 28, 29, 30 31, par 1 tintermédiaire de petits canaux (par exemple au nombre de trois ou quatre) qui ##n'ont pas été représentés à cause de leur étroitesse. Chacune des chambres communique avec une ouverture distincte telle que 32, 33, 34, 35 ménagée dans la surface cylindrique interne des molettes. L'arbre auxiliaire fixe -23 comprend un canal 3 situé dans son axe et en communication d'une part avec un canal radial 16 et d'autre part avec des orifices 37, 38, 39, 40 ménagés à la périphérie de cet arbre auxiliaire 23, décalés axialement les uns des autres pour être chacun en face d'une molette distincte et placés dans une meme position circonférentielle, qui est ici celle-de la génératrice située au point le plus bas. Les molettes sont munies d'un système classique à rochet permettant la succession naturelle des nombres, système qui nta pas été représenté ici car il est indépendant de l'invention et qu'il est déjà largement utilisé dans les procédés connus de marquage. La figure 5 permet de suivre la communication établie entre les molettes et le passage 6, pour relier les caractères en creux des molettes a une source de vide. Il est clair que le procédé et le dispositif selon l'invention peuvent être utilisés pour le marquage d'empreintes quelconque sur des objets mous très divers, qu'ils soient fabriqués individuellement ou que ce soient des objets de grande longueur, et, en particulier, dans ce dernier cas, pour y imprimer des longueurs évaluées en mètre pu en tout autre unité. REVENDICATIONS 1/ Procédé pour le marquage en relief, au#moyen de caractères creux, d'empreintes quelconque sur un objet thermoplastique à l'état mou, caractérisé par le fait que l'on fait le vide (9) dans ceux des caractères creux (12) en contact avec l'objet (14), afin d'aspirer la matière de ce dernier dans lesdits caractères. 2/ Dispositif pour l'application du procédé selon la revendica#tion I au marquage à intervalies réguliers d'un objet de grande longueur sortant d'une extrudeuse, caractérisé par le fait qu'il comporte une roue (1) portant à sa périphérie des caractères creux (15) et tournant en s'appuyant sur ledit objet (14) qui défile tangentiellement à la roue, lesdits caractères creux communiquant, lorsqu'ils sont au contact dudit objet avec un passage axial (6) relié à une source de vide et disposé dans l'axe de la roue. 3/ Dispositif selon la revendication 2, caractérisé par le fait que la roue est munie d'un dispositif d'entraînement indépendant (3) qui lui donne une vitesse périphérique égale à la vitesse de défilement dudit objet. 4/ Dispositif selon la revendication 2 ou 3, caractérisé par le fait que la roue (1) s'applique sur l'objet (14) par son poids et que des contrepoids règlent la pression d'application. 5/ Dispositif selon l'une des revendications 2 à4, caractérisé par le fait que la roue (1) porte des canaux radiaux (16) en communication avec lesdits caractères creux (15) et se dirigeant vers le centre de la roue (1), et en ce qu'un obturateur fixe permet la communication entre ces canaux radiaux (16) et ledit passage axial (6) seulement lorsque les caractères creux (15) sont en contact avec ledit objet (14). 6/ Dispositif selon la revendication 5, caractérisé par le fait que ledit obturateur est une jante fixe (11) dont la surface perîphérique obture lesdits canaux radiaux (16), mais se trouve interrompue sur une portion (10) située en face de la région de contact entre roue (i) et objet (14). 7/ Dispositif selon la revendication 5, caracterise par le fait que ledit obturateur est un tronçon d'arbre fixe (17) qui obture lesdits canaux radiaux (16), mais est muni d'un passage radial (18) relié audit passage axial (6) et situé en face de la région de contact entre roue (1) et objet (14). 8/ Dispositif selon l'une des revendications 2 à 7, caractérisé par le fait que des caractères creux de la roue sont portés par un composteur comprenant plusieurs molettes (19, 20, 21, 22) juxtaposées, montées de manière rotative sur un même arbre auxiliaire fixe (23) et portant chacune le long de leur périphérie une succession de chiffres gravés en creux. 9/ Dispositif selon la revendication 8, caractérisé par le fait que chacun desdits chiffres d'une molette est en communication avec une ouverture distincte (32, 33, 34, 35) ménagée dans la surface cylindrique interne de cette molette, et en ce que ledit arbre auxiliaire fixe (23) comprend un canal interne (36) en communication, d'une part, avec un desdits canaux radiaux (16) et, d'autre part, avec des orifices (37, 38, 39, 40) ménagés à la périphérie de cet arbre auxiliaire fixe, répartis en face de chacune des molettes et placés dans une même position circonférentielle. 10/ Dispositif selon la revendication 9, caractérisé par le fait que la communication entre chacun desdits chiffres et ladite ouverture distincte (32, 33, 34, 35) se fait par l'intermédiaire d'une chambre (28, 29, 30, 31) reliée à chacun desdits chiffres par plusieurs petits canaux. 11/ Dispositif selon l'une des revendications 2 à 10, caractérisé par Le fait que la roue (1) comporte, en deux régions périphériques diamètralement opposées, d'une part, un composteur (12) servant à imprimer à l'objet (14) des marques de longueur et, d'autre part, un ensemble de marquage (13) servant à imprimer à l'objet (14) une marque de référence.