L'invention concerne un dispositif de remise à zéro des roues chiffrées d'un compteur dans lequel, pendant cette remise à zéro assurée par l'action des doigts sur des cames cardioïdes solidaires des roues chiffrées, les pignons de transfert sont désac-5 couplés, leur axe s'écartant de celui des dites roues en étant guidé dans des fentes oblongues fixes par rapport aux roues chif- . frées. Dans les compteurs connus de ce genre avec remise à zéro, les pignons de report ou de transfert, destinés à faire avancer d'un 10 pas la roue chiffrée de l'ordre de grandeur immédiatement supérieur chaque fois que la roue chiffrée précédente a accompli un tour, doivent être mis hors de coopération avec les roues chiffrées pendant le processus de remise à zéro, car il faut que les roues puissent tourner librement pendant l'application des 15 doigts de remise à zéro sur les cames cardioïdes correspondantes. Dans les compteurs connus, on a tenté de coordonner entre eux l'action des doigts de remise à zéro sur les cames cardioïdes et le désaccouplement des pignons de transfert de façon telle que, d'une part, les pignons soient amenés hors de coopé-20 ration avec les roues chiffrées avant que les doigts de remise à zéro ne commencent à agir sur les cames cardioïdes et que, d'autre part, après la remise à zéro, les pignons de transfert viennent à nouveau coopérer avec les roues chiffrées avant que les doigts de remise à zéro ne quittent les portions de came 25 cardioïde correspondant à la position zéro des roues chiffrées. Cette succession de processus de mouvement dans le temps a pour but d'empêcher, d'une part, que les roues chiffrées soient soumises à un couple de rotation par les doigts de remise à zéro avant même que les pignons de transfert soient désaccouplés, car 30 alors ceux-ci pourraient se coincer et/ou être détériorés et, d'autre part, qu'après leur mise à la position zéro, les roues chiffrées puissent tourner librement avant le réaccouplement des pignons de transfert et puissent ainsi se déplacer sous l'influence des trépidations etc... Il est vrai que souvent les dis-3 5 positifs connus de remise à zéro assurent de façon relativement satisfaisante le déroulement de ces mouvements dans le temps (désaccouplement des pignons de transfert, action des doigts sur les cames cardioïdes avec remise à zéro des roues chiffrées, maintien des roues chiffrées dans leur position zéro par les 71 16958 2 2090048 doigts de remise à zéro, réaccouplement des pignons de transfert et retour des doigts de remise à zéro à leur position de repos).. Toutefois, comme il sera expliqué ci-après, dans les dispositifs de remise à zéro, cette succession strictement ordonnée n'est 5 pas toujours assurée à 100%, car dans certaines conditions, il peut facilement'se produire des perturbations. C'est pourquoi l'invention a pour but de fournir un dispositif de remise à zéro des roues chiffrées des compteurs dans lequel le déroulement décrit ci-avant des processus du mouvement s'effectue obligatoi-10 rement dans l'ordre prévu de sorte qu'il ne peut plus se produire de perturbations. Dans une construction connue de compteur, un coulisseau de remise à zéro est guidé sur une platine latérale et peut être actionné soit manuellement, soit électromagnétiquement. Ce cou-15 lisseau de remise à zéro est monté de manière à faire pivoter un bras de levier qui est solidaire de l'axe d'un peigne formé par les doigts de remise à zéro. Sur l'axe du peigne de remise à zéro est monté , ce manière à pouvoir osciller, un châssis en forme de pont dont la branche médiane est constituée par l'axe 20 commun des pignons de transfert et entre le dit châssis, appelé ci-après châssis de pignons, et le peigne de remise à zéro, est prévu un embrayage à friction. Si, dans ce compteur, le coulis-seau de remise à zéro,est actionné, le châssis de pignons et le peigne de remise à zéro oivotent simultanément. Toutefois,le châssis de 25 pignons est désaccouplé avant que les doigts de remise à zéro n'aient atteint les cames cardioïdes des roues chiffrées. Une f;ois que le châssis .de pignon s'est écarté, il s'applique contre une butée, de-sorte que, quand le coulisseau de remise à zéro continue à se mouvoir, les doigts de remise à zéro peuvent agir 30 sur les cames cardioïdes, le peigne de remise à zéro continuant de pivoter par rapport au châssis de pignons. La friction entre le châssis ce pignons et le peigne de remise à zéro a pour effet que lorsque le coulisseau ce remise à zéro revient sous l'action d'un ressort, le châssis de pignons revient en prise avec les 35 roues chifxées avant que les doigts de remise à zéro ne quittent, en pivotant, des encoches prévues dans les cames cardioïdes et correspondant à la position zéro. Après l'engagement les pignons de transfert, le peigne He remise à zéro pivote alors à nouveau par rapport au châssis rie pignons de sorte que les doigts de re- 6AD ORIGINAL ' °°PY 71 16958 3 2090048 mise à zéro quittent les encoches et les cames cardioïdes. Avec une fatigue normale, ce compteur fonctionne de façon suffisamment sûre. Pourtant, il peut se produire des perturbations lors du processus de remise à zéro. Cela peut, par exemple, se produire 5 lorsque le coulisseau de remise à zéro subit un effort saccadé ou brusque. En pareil cas, étant donné que le mouvement des doigts de remise à zéro est obligatoirement solidaire du mouvement du coulisseau de remise à zéro, les doigts peuvent venir coopérer avec les cames cardioïdes avant que le châssis de pignons ne soit 10 écarté. Cela est dû au fait que le châssis de pignons possède une certaine inertie et que son pivotement, résultant du mouvement du coulisseau de remise à zéro, est seulement assuré grâce à une force de friction. Si, de cette manière, les roues chiffrées reçoivent un couple par les doigts de remise à zéro avant que les 15 pignons de transfert ne soient désaccouplés, la remise à zéro ne peut pas s'effectuer. Mais si les pignons de transfert sont désaccouplés partiellement mais non complètement, il peut en résulter une remise à zéro incomplète et simultanément, des dégâts sur les pignons de transfert et sur les roues chiffrées. De même, les pi-20 gnons de transfert peuvent être déviés de sorte que, lors du réengagement, ils se trouvent dans une fausse position. Un autre inconvénient est que même si le coulisseau est libéré après la remise à zéro, les doigts de remise à zéro peuvent éventuellement s'écarter des cames cardioïdes avant que les pignons de transfert 25 ne soient revenus en prise. Cela peut être dû a l'avachissement du ressort qui détermine la friction entre le châssis de pignons = et le peigne de remise à zéro ou au coincement du châssis de pignons pour une raison quelconque. Un tel processus peut fausser par la suite les résultats du couplage puisque les roues chiffrées 30 restent libres en rotation jusqu'au réengagement des pignons de transfert. Un autre compteur connu est de structure similaire et présente également un embrayage à friction entre son peigne de remise à zéro et le châssis qui porte les pignons de transfert. Hais ici, 3 5 l'arbre ccr.xun à tous les pignons de transfert prend appui non seuie-ent sur les bras du châssis de pignons mais en outre, dans ces trous cblongs qui s'étendent r'ans la direction de mouvement du coulisseau rie remise à zéro. Ces trous oblongs servent exclusivement rie guidage supplémentaire à l'arbre des pignons de trans- bad original 71 16958 4 2090048 fert. Par suite, ce compteur présente également les inconvénients décrits ci-avant. Ici encore, il reste possible que les doigts de remise à zéro agissent sur les cames cardioïdes avant que les pignons de transfert soient désaccouplés et que les roues chif-5 frées tournent sur l'effet de trépidations ou similaires avant le réengagement'des pignons de transfert. Dans une structure également connue de compteur (brevet allemand n° 1 143 348), qui diffère des deux constructions qui viennent d'être décrites, le peigne de remise à zéro présente un or-10 gane d'entraînement placé entre deux butées portées par le coulisseau de remise à zéro par l'intermédiaire duquel on peut faire pivoter le peigne de remise à zéro. Le châssis de pignons monté sur l'arbre du peigne de remise à zéro est relié au coulisseau de remise à zéro par un ressort à branches qui s'appuie contre 15 l'arbre des pignons de transfert et contre l'organe d'entraînement. Ce ressort constitue en même temps pour l'organe d'entraînement un ressort à dépassement de point mort. Dans ce compteur, lorsque le coulisseau de remise à zéro est actionné, le châssis de pignons pivote tout d'abord grâce à la liaison par ressort à 20 branches. Ensuite, l'organe d'entraînement vient coopérer avec une butée du coulisseau de sorte que le peigne de remise à zéro pivote et qu'ainsi, les roues chiffrées sont amenées à la position zéro. Dans cette position, le peigne de remise à zéro est maintenu par le ressort qui agit sur l'organe d'entraînement et 25 lorsque le coulisseau de remise à zéro est ramené en arrière, les pignons de transfert se réengagent tout d'abord et puis, par l'action de l'autre butée du coulisseau sur l'organe d'entraînement, le peigne de remise à zéro est ramené à sa position initiale. Cet ordre de succession prévu des processus de mouvement 30 n'est pas obligatoire car le mouvement du coulisseau de remise à zéro est seulement transmis au châssis de pignons par un ressort. Ici encore, il est possible que par suite de l'inertie du châssis de pignons ou par suite d'un coinçage de celui-ci, les doigts de remise à zéro viennent coopérer avec les cames cardioïdes 35 avant que les pignons de transfert soient désaccouplés. Egalement dans le mouvement de retour du coulisseau de remise à zéro, il peut arriver que la traverse de pignons reste dans sa position écartée alors que les doigts de remise à zéro s'écartent tout de même des cames cardioïdes. 71 16958 5 2090048 Dans un autre compteur connu, un peigne de remise à zéro et un châssis de pignons sont également montés sur un arbre commun, le châssis de pignons et le peigne de remise à zéro étant écartés l'un de l'autre par un ressort. Sur le coulisseau de remise à 5 zéro de ce compteur, sont prévues deux butées dont l'une pousse le châssis de pignons en direction des roues chiffrées quand le coulisseau de remise à zéro n'est pas actionné, tandis que l'autre agit directement sur le peigne de remise à zéro quand le coulisseau de remise à zéro est actionné. Par suite, quand le 10 coulisseau de remise à zéro est actionné, le peigne de remise à zéro et le châssis de pignons pivotent tous deux grâce au ressort. Les courses de pivotement sont calculées de telle sorte se desaccouplent que les pignons de transfer-E^avant que les doigts de remise à zéro agissent sur les cames cardioïdes. Dans cette construction, 15 quand les roues chiffrées ont été amenées à la position zéro par l'action des doigts de remise à zéro sur les cames cardioïdes ces doigts s'engagent, dans des encoches des dites cames. Dans cette position, le peigne de remise à zéro est arrêté par un levier d'arrêt à ressort. Cet arrêt est effacé par le coulisseau 20 de remise à zéro lors de son retour, quand les pignons de transfert sont à nouveau en prise. Dans cette construction comme dans les autres constructions connues, l'inconvénient est que la trans mission de force du coulisseau de remise à zéro au châssis de pignons se fait par l'intermédiaire d'un ressort. En effet, à 25 cause de ce ressort, il est possible, en manoeuvrant brusquement le coulisseau de laisser temporairement le châssis de pignons dans sa position d'engagement alors que les doigts de remise à zéro agissent déjà sur les cames cardioïdes. En outre, lors du retour du coulisseau de remise à zéro, le châssis de pignons 30 peut rester dans sa position écartée, par coincement et éventuellement aussi par inertie, alors que l'arrêt des doigts de remise à zéro peut tout de même être dégagé par le coulisseau de sorte que, dans cette position, les roues chiffrées peuvent tourner librement. 35 Pour récapituler, en ce qui concerne les dispositifs connus de remise à zéro, on peut dire qu'ils présentent tous le même inconvénient, à savoir que le pivotement du châssis de pignons n'est en aucun cas obligatoirement solidaire du mouvement du 71 16958 6 2090048 coulisseau de remise a zéro. Par suite, il ne peut jamais être assuré que les pignons de transfert sont désaccouplés avant que les doigts de remise à zéro agissent sur les cames cardioïdes, ni que les dits pignons s'engagent à nouveau avant que les doigts 5 de remise à zéro s'éloignent du point qui correspond à la position zéro sur les cames cardioïdes. En partant d'un dispositif de remise à zéro du genre décrit ci-avant, l'invention obvie aux inconvénients des dispositifs connus et résout le problème qui consiste à assurer un ordre de 10 succession obligatoire des processus de mouvement décrits,grâce au fait que d'une part, de manière en elle-même connue, les doigts de remise à zéro peuvent, une fois les roues chiffrées remises à zéro, être arrêtés dans la position où ils sont alors appliqués contre les cames cardioïdes, jusqu'à ce que les pignons de trans-15 fert viennent à nouveau coopérer avec les dites roues chiffrées, après quoi l'arrêt des doigts de remise à zéro peut être supprimé, et que, d'autre part, l'arbre des pignons de transfert est en liaison fonctionnelle avec un organe de remise à zéro de manière telle, qu'au début du mouvement du dit organe dans le sens 20 de remise à zéro, le dit arbre s'éloigne obligatoirement des roues chiffrées et que cet organe de remise à zéro n'entre en liaison fonctionnelle avec les doigts de remise à zéro qu'une fois que les pignons de transfert sont désaccouplés des roues chiffrées. 25 Grâce à cette structure selon l'invention, dans laquelle l'effacement de l'arbre de pignons de transfert est obligatoirement solidaire du mouvement de l'organe de remise à zéro et les doigts de remise à zéro maintiennent par leur arrêt les roues chiffrées dans leur position zéro jusqu'à ce que les pignons de transfert 30 soient à nouveau en prise avec elles, on arrive à ce que, lorsque l'organe de remise à zéro est actionné, les processus qui sont le désaccouplement des pignons de transfert, l'action des doigts de remise à zéro sur les cames cardioïdes avec la remise à zéro des roues chiffrées, le maintien des dites roues chiffrées 3 5 dans leur position zéro par les doigts de remise à zéro, le réaccouplement des pignons de transfert et, enfin, le retour des doigts de remise à zéro à leur position de repos, se succèdent dans le temps obligatoirement dans cet ordre. Les inconvénients mentionnés des dispositifs connus de remise 71 16958 7 2090048 à zéro sont ainsi exclus dans la structure selon l'invention car les pignons de transfert ne peuvent plus être accouplés quand les doigts de remise à zéro agissent déjà sur les cames cardioïdes et les roues chiffrées ne peuvent pas être libérées 5 par les doigts de remise à zéro avant que les pignons de transfert précédemment écartés ne soient à nouveau accouplés aux dites roues chiffrées. L'organe de remise à zéro mentionné est de préférence un coulisseau de remise à zéro qui entoure, par exemple par une per-10 foration, l'arbre guidé dans des trous oblongs s'étendant dans la direction de mouvement. On obtient ainsi une liaison fonctionnelle grâce à laquelle les pignons de transfert sont obligatoirement écartés dès le début du mouvement du coulisseau de remise à zéro. 15 Selon un autre mode d'exécution de l'invention, l'arbre des pignons de transfert passe à travers des trous oblongs de l'organe de remise à zéro qui sont inclinés par rapport aux trous oblongs de guidage. Par exemple, dans le coulisseau de remise à zéro peut être 20 disposé un trou oblong dirigé verticalement tandis que les trous oblongs de guidage de l'arbre sont obliques par rapport à lui. Grâce à cela, le rapport entre la course de l'organe de remise à zéro ou coulisseau et la course d'écartement des pignons de transfert devient plus grand, c'est-à-dire que les pignons de 25 transfert ont seulement besoin de s'écarter d'une distance relativement faible et que pourtant, on dispose d'une plus grande course de l'organe de remise à zéro ou coulisseau pour l'action-nement des doigts de remise à zéro. Cela est avantageux car, d'une part, la course de pivotement des pignons de transfert 30 doit en général rester aussi petite que possible afin qu'ils soient maintenus dans une position correcte pour s'accoupler correctement aux roues chiffrées lorsqu'ils se rapprochent à nouveau et, d'autre part, il est avantageux de disposer d'une course aussi grande que possible de l'organe de remise à zéro 35 pour l'entraînement des doigts de remise à zéro afin de réduire l'effort nécessaire à leur manoeuvre et d'éviter qu'ils ne viennent coopérer avec les cames cardioïdes des roues chiffrées à un moment trop précoce, au début du mouvement de l'organe de remise à zéro. 71 16958 8 2090048 Selon un autre mode d'exécution de l'invention, qui permet de rendre encore plus avantageux le rapport mentionné ci-dessus entre la course de l'organe de remise à zéro et la course d'écar-tement des pignons de transfert, les trous de l'organe de remise 5 à zéro sont forcés chacun d'un trou allongé qui s'étend dans la direction de mouvement de l'organe de remise à zéro et qui se continue par un trou allongé faisant un angle avec le précédent. Grâce à cela, la course d'écartement des pignons de transmission peut être rendue aussi petite que l'on veut et la course de l'or-10 gane de remise à zéro aussi grande que l'on veut. Par suite, il suffit d'écarter les pignons de transfert dans une mesure telle qu'ils se dégagent tout juste des roues chiffrées. Dans cette position, étant donné que leur course d'écartement peut être constante, ils peuvent s'appliquer contre des butées appropriées 15 pour assujettir leur position. Dans cette position aussi, leur arbre s'est alors déplacé dans ses trous oblongs de guidage dans une mesure tout juste suffisante pour qu'il arrive dans la région du trou oblong s'étendant dans la direction de mouvement de l'organe de remise à zéro. Ensuite, le mouvement de l'organe 20 de remise à zéro peut se poursuivre sans que la position des pignons de transfert soit modifiée. La.course de l'organe de" remise à zéro est alors seulement limitée par la longueur de ce trou s'étendant dans la direction du mouvement, longueur qui peut avoir naturellement la valeur désirée. 25 Selon un autre mode d'exécution avantageux de l'invention, l'arrêt des doigts de remise à zéro peut être effacé directement par l'arbre des pignons de transfert. Etant donné que cet arrêt peut être effacé directement par l'arbre, on arrive de façon particulièrement sûre à ce que l'arrêt des roues chiffrées dans 30 leur position zéro soit seulement supprimé lorsque les pignons de transfert coopèrent à nouveau avec les dites roues chiffrées. Au contraire, si l'arrêt est supprimé par d'autres organes, il peut être difficile éventuellement, par suite de tolérances de fabrication ou de phénomènes d'usure, de déterminer exactement 35 le moment où les roues chiffrées cessent d'être bloquées. L'invention est expliquée ci-après de façon plus précise à propos d'un exemple d'exécution représenté par le dessin annexé. Les figures 1 à 3 sont des coupes longitudinales semblables d'un compteur comportant un. dispositif de remise à zéro selon 71 16958 9 2090048 l'invention, les parties sans importance pour l'invention étant omises. Sur la figure 1, le dispositif de remise à zéro est représenté dans sa position de repos, sur la figure 2 pendant l'ac-tionnement, les pignons de transfert étant déjà complètement é-5 cartés mais les^doigts de remise à zéro n'étant pas encore en coopération et sur la figure 3, dans la position où les pignons de transfert sont écartés et où les doigts de remise à zéro sont aussi arrêtés à la fin de la course dans la position correspondant à la position zéro des roues chiffrées. 10 Dans le compteur représenté sur le dessin, des roues chiffrées 2 munies de cames cardioïdes 3, qui sont des cames évidées à portée interne, sont montées dans un boîtier 1. Contre ces cames cardioïdes peuvent s'appliquer, par des tourillons 4 qu'ils portent, des doigts de remise à zéro 5 qui peuvent tourner conjoin-15 tement avec leur axe commun 6 sous la forme d'un peigne. A cet axe des doigts de remise à zéro est relié solidairement un levier d'actionnement 7 qui est articulé sur l'extrémité d'un levier intermédiaire 8 qui, à son autre extrémité, s'engage par une fourche sur un pivot 9 solidaire du boîtier. 20 Un coulisseau de remisé à zéro 10, en U, est disposé dans le boîtier 1 de telle sorte que ses ailes s'étendent de part et d'autre de l'ensemble des roues chiffrées tandis que l'âme de l'U est placés à l'extérieur du boîtier et transversalement à celui-ci. Ce coulisseau de remise à zéro est articulé par l'extré-25 mité de ses ailes sur une pièce 12 pouvant tourner autour d'un axe 11. La pièce 12 sert à guider le coulisseau de remise à zéro 10 et constitue en même temps une armature d'aimant qui peut être attirée par 1'électro-aimant 13. Le coulisseau de remise à zéro 10 peut ainsi être actionné, dans le sens des flèches indi-30 quées sur les figures 2 et 3, soit manuellement, soit par l'é-lectro-aimant 13. Sur son bord longitudinal supérieur, le coulisseau de remise à zéro 10 présente une encoche 14 dans laquelle s'engage une découpe rabattue ou coude 15 du levier intermédiaire 8. 3 5 En outre, le coulisseau de remise à zéro 10 présente encore, sur chacune de ses ailes, un ajour coudé formé par un trou oblong 16 s'étendant dans la direction du mouvement du coulisseau et par un trou oblong 17 perpendiculaire au précédent. A travers ces ajours coudés, les ailes du coulisseau de remise à zéro sont 71 16958 10 2090048 traversées par un arbre 18 portant des pignons de transfert 19. Cet arbre 18 est encore guidé dans des trous oblongs obliques 20, à position fixe par rapport à l'axe des roues chiffrées. Ces trous oblongs 20, dans l'exemple représenté, sont ménagés dans des ai-5 lettes d'appui 21 solidaires du boîtier 1. Autour d'un arbre 22 également solidaire du boîtier 1 peut pivoter un levier d'arrêt 23 à deux bras qui est muni à une extrémité d'un bec 24 par lequel il peut s'appliquer par dessus un coude 25 porté par le peigne de doigts de remise à zéro. Par son 10 autre extrémité libre 26, le levier d'arrêt 23 arrive au voisinage de l'arbre 18. Un ressort 27 à deux branches est placé autour de l'arbre 22 et ses branches s'appuient respectivement contre l'extrémité 26 du levier 23 et contre l'arbre 11, de telle sorte que le bec 24 du levier d'arrêt 23 est poussé en direction du 15 coude 25 du peigne de doigts de remise à zéro. Lorsque le coulisseau de remise à zéro 10 est actionné, par 1'électro-aimant 13 ou manuellement, dans le sens des flèches des figures 2 et 3, l'arbre 18 des pignons de transfert 19 se meut jusqu'à l'extrémité inférieure de ses trous oblongs de gui-20 dage 20, ce qui fait que les pignons de transfert cessent de coopérer avec les roues chiffrées. Dans cette position, une butée ou un organe similaire peut être prévu pour maintenir les pignons de transfert dans un alignement fixe. Si dans la position ainsi atteinte (figure 2) le coulisseau de remise à zéro 10 se meut en-25 core, il glisse par son trou oblong 16 sur l'arbre 18 sans que celui-ci se meuve .davantage. Dans ce mouvement, le coulisseau de remise à zéro vient coopérer, par le bord de gauche de son encoche 14, avec le coude 15 du levier intermédiaire 8 de sorte que celui-ci pivote autour du pivot 9 solidaire du boîtier et fait 30 pivoter les doigts de remîse à zéro 5 par l'intermédiaire du levier d'actionnement 7. Ces doigts agissent par l'intermédiaire de leurs tourillons 4 sur les cames cardioïdes 3 et les roues chiffrées tournent pour prendre leur position zéro. Quand elles sont dans leur position zéro, les tourillons 4 pénètrent dans 35 des encoches 28 prévues à la pointe des cames cardioïdes. Le levier d'arrêt à ressort 23 peut s'appliquer par son bec 24 par dessus le coude 25 de sorte que les doigts de remise à zéro sont verrouillés dans cette position qui correspond à la position zéro des roues chiffrées. Cette position est représentée à la figure 3. 71 16958 ii 2090048 Si maintenant l'action manuelle ou magnétique exercée sur le coulisseau de remise à zéro cesse, celui-ci est rappelé vers sa position initiale par un ressort 29. L'arbre 18 des pignons de transfert arrive à nouveau à l'extrémité de droite du trou oblong 5 16 de ce fait, il doit obligatoirement glisser à nouveau vers le haut dans ses trous oblongs fixes 20 de guidage et il amène ainsi les pignons de transfert à coopérer avec les roues chiffrées. Lorsque cette entrée en prise commence, l'arbre 18 bute contre l'extrémité libre 26 du levier d'arrêt 23 et dégage ainsi l'ar-10 rêt des doigts de remise à zéro , à un moment où les pignons de transfert sont déjà sûrement en coopération avec les roues chiffrées. Quand le coulisseau de remise à zéro arrive vers la fin de sa course de retour, il agit par le bord de droite de son encoche 14 sur le coude 15 et ramène ainsi les doigts de remise 15 à zéro 5 à leur position de repos. Par le fonctionnement décrit, il est aisé de voir que le déroulement dans le temps des différents processus de mouvement est obligatoire et qu'il ne peut arriver à aucun moment, qu'un soi± couple d'entraînementYexerce par ies doigts sur les roues chif-20 frées quand les pignons de transfert coopèrent encore avec celles-ci, ni que les pignons de transfert soient hors de coopération lorsque les doigts reviennent en position de repos ce qui permettrait aux roues chiffrées de tourner librement. Au contraire, cette disposition donne l'assurance que les pignons de 25 transfert sont tout d'abord obligatoirement écartés, qu'ensuite les doigts de remise à zéro viennent coopérer avec les cames cardioïdes des roues chiffrées, qu'ensuite les roues chiffrées restent arrêtées dans leur position zéro jusqu'à ce que les pignons de transfert coopèrent à nouveau avec elles, et qu'ensuite 30 seulement, les roues chiffrées cessent d'être bloquées tandis que les doigts de remise à zéro sont ramenés à leur position de repos. L'invention n'est pas limitée aux exemples d'exécution décrits. Ainsi par exemple, l'ajour oblong coudé, au lieu d'être prévu 35 dans le coulisseau de remise à zéro, pourrait aussi bien être prévu dans l'armature 12 ou dans un autre organe de remise à zéro. La position et la structure exacte des différents trous oblongs, la position de l'arbre de pignons de transfert et des autres pièces peuvent aussi varier entre de larges limites sans 71 16958 12 2090048 que cela sorte du cadre de l'invention. 71 16958 13 2090048 REVENDICATIONS 1) Dispositif de remise à zéro des roues chiffrées d'un compteur comportant des pignons de transfert dans lequel, pendant le retour des roues chiffrées assuré par l'action des doigts de remise à zéro sur des cames cardioïdes solidaires des dites roues, i ' 5 les pignons de transfert sont désaccouplés, leur arbre commun s'écartant de celui des roues chiffrées en étant guidé dans des trous oblongs fixes par rapport aux dites roues chiffrées, dispositif caractérisé en ce que, d'une part, de manière en elle-même connue, les doigts de remise à zéro peuvent, une fois les roues 10 chiffrées remises à zéro, être arrêtés dans la position où ils sont alors appliqués contre les cames cardioïdes jusqu'à ce que les pignons de transfert viennent à nouveau coopérer avec les dites roues chiffrées, après quoi l'arrêt des doigts de remise à zéro peut être supprimé, et que, d'autre part, l'arbre des pi-15 gnons de transfert est en liaison fonctionnelle avec un organe de remise à zéro de manière telle, qu'au début du mouvement du dit organe dans le sens de remise à zéro, le dit arbre s'écarte obligatoirement des roues chiffrées et que cet organe de remise à zéro n'entre en liaison fonctionnelle avec les doigts de remise 20 à zéro qu'une fois que les pignons de transfert sont désaccouplés des roues chiffrées. 2) Dispositif de remise à zéro selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'arbre des pignons de transfert passe à travers des ajours oblongs de l'organe de remise à zéro qui sont 25 inclinés par rapport aux trous oblongs fixes de guidage. 3) Dispositif de remise à zéro selon la revendication 2, caractérisé en ce que les ajours oblongs de l'organe de remise à zéro sont formés chacun par un trou oblong s'étendant dans la direction du mouvement du dit organe de remise à zéro et se continuent 30 par un trou oblong faisant un angle avec le précédent. 4) Dispositif de remise à zéro selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'arrêt des doigts de remise à zéro est effacé directement par l'arbre des pignons de transfert.