La présente invention concerne un dispositif pour le réglage d'une came rotative entratnée par un arbre à cames,et une application particulière de ce dispositif, en relation avec les machines utilisées pour le moulage d'articles en verre. Le but général de l'invention est de fournir un dispositif permettant un réglage de la position angulaire d'une came rotative entraSnée par un arbre à cames, ce dispositif autorisant un réglage en marche de l'indexage de cames de commande d'un organe mobile. Pour mieux mettre en évidence le but de l'invention et l'intérêt de celle-ci, on se réfèrera ci-après aux machines à sections multiples individuelles utilisées pour le moulage d'articles en verre,généralement bouteilles,pots et flacons, et plus particulièrement encore aux convoyeurs à mains de ripage de ce type de machines, désignées aussi dans les milieux spécialisés par l'abrévation " I*S. M (Individual Section ). Une telle machine est constituée en disposant côte à côte, sur un bâti approprié, un nombre variable de sections (par exemple 4, 5,6,8 ou 10). Chaque section est constituée par un caisson sur lequel sont fixés les différents mécanismes, porte-moules et ioules nécessaires à la production des articles en verre, et est alimentée à tour de rôle en gouttes de verre en fusion au poids désiré pour l'article considéré,par un distributeur. Les opérations de formage sont programmées de façon indépendante pour chaque section. Une fois moulés,les articles en verre sont déposés, encore suffisamment chauds pour risquer d'strie déformés, sur une plaque d'attente disposée devant chaque section, par un système de pinces d'extraction.Les articles produits par chaque section sont ensuite poussés dans un ordre déterminé par des mains de ripage sur un tapis convoyeur rapide,passant devant toutes les plaques d'attente. Après passage sur un autre convoyeur plus lent, grâce à un dispositif de transfert, les articles sont introduits par un système à pons- soir dans une arche de recuis son. Un convoyeur rapide à mains de ripage,destiné à une machine du genre rappelé ci-dessus,comprend généralement une poutre-caisson fixe, montée sur deux pieds solidaires du bâti de la machine. Ces pieds sont télescopiques et permettent un réglage en hauteur de la poutre, en fonction de la hauteur des articles produits,cette poutre servant de surface de glissement au tapis convoyeur. Cette poutre-caisson sert de support & divers organes - Tout d'abord, des buses de ventilation supportant les plaques d'attente sont fixées en face de chaque section de la machine. Ces buses sont alimentées en air ventilé au travers de la poutrecaisson, servant de conduit. -Sur cette poutre-caisson sont aussi fixés les pivots des mains de ripage, qui décrivent des rotations de 900 environ,les supports des paliers de l'arbre des cames commandant les mouvements des mains de ripage, et le système de freinage de l'arbre des cames. -Une extrémité de la poutre-caisson supporte le rouleau de renvoi du tapis convoyeur et son système de tension. -Une botte d'entratnement,comportant un système d'embrayage et un différentiel mécanique,est fixée à l'autre extrémité de la poutre-caisson; une poutre servant de prolonge pour le glissement du tapis vient en outre s'articuler sur ladite botte d'entratne- ment. L'arbre d'entrée de la bottê-d'entratnement reçoit le mouvement de l'arbre principal (arbre des tambours) de la machine, par l'intermédiaire d'un renvoi d'angle â pignons coniques et d'un arbre à cardans. Cette botte entrasse d'une part le tapis convoyeur, par l'intermédiaire d'un ensemble de chaînes et de pignons entratnant un rouleau de grand diamètre sur lequel s'enroule le tapis, et d'autre part l'arbre des cames de commande des mains de ripage,par l'intermédiaire d'une channe et de pignons. Il est rappelé aussi que chaque main de ripage est généralement constituée par des doigts montés en bout d'une tige de vérin pneumatique,dont le cylindre est monté horizontalement sur un pivot vertical. L'arbre des cames comporte,pour chaque section de la machine, un moyeu porte-came sur lequel est fixée une came. Un galet, porté par l'un des bras d'un levier pivotant, roule sur cette came et transmet ainsi un mouvement de rotation alternatif au levier. Ce dernier déplace alternativement une chat- ne qui est maintenue en tension par un ressort et qui passe sur un pignon porté par le pivot de la main de ripage de la section de machine correspondante.Le mouvement de va-et-vient du levier, provoqué par la came,est ainsi transformé en un mouvement de rotation alternatif de 900 d'amplitude environ, décrit par la main de ripage autour de son axe de rotation vertical.I > 'au- tres cames, associées à chaque section, servent à la commande de valves qui contrôlent l'alimentation du vérin pneumatique précité et permettent d'obtenir l'avance ou le retrait des doigts de la main de ripage. Le fonctionnement d'ensemble du dispositif est le suivant: Lorsqu'un article est déposé sur la plaque d'attente par le systè- me de pinces d'extraction de la machine, la tige du vérin " sort " du cylindre et les doigts de la nain de ripage se placent derrière l'article. Sous l'action de la came et du mécanis- me de transmission précédemment décrit,la main de ripage effectue un mouvement de rotation d'un quart de tour, entraînant l'article de la plaque d'attente sur le tapis convoyeur.la tige du vérin" rentre n alors dans le cylindre, provoquant le retrait des doigts de la main de ripage, et celle-ci revient dans sa position initiale,par une rotation d'un quart de tour mais de sens inverse de la précédente. Pour obtenir ce fonctionnement, le réglage de la main de ripage en bonne position par rapport à la plaque d'attente et à l'axe du tapis convoyeur est effectué en modifiant légèrement la géométrie du mécanisme à levier portant le galet appliqué sur la came. Ce réglage se fait généralement par action sur une tige filetée (soit simple, soit à deux filets à pas inversés, suivant le constructeur), bloquée par des contre-écrous.De plus, un disque gravé, fixé à l'extrémité de l'arbre des cames, sert de référence pour réaliser l'indexage des cames en fonction de l'espacement désiré entre les articles sur le tapis convoyeur, du nombre de sections mises en production, et de"l'ordre d'allumage fi des sections. Ce système présente dans ses réalisations actuelles divers défauts, qui sont notamment les suivants 1. Le dispositif d'entranement de l'arbre des cames recevant son mouvement de l'arbre principal de la machine,l'arbre des cames tourne avec des n à-coups ". Parmi les causes de ce défaut, on peut citer le mouvement lent et saccadé de l'arbre d'entrée de la boite d'entratnement, et la répercussion de l'entratnement du tapis convoyeur sur le mouvement dudit arbre d'entrée. Â ces causes, liées directement au dispositif d'en tratnement, s'ajoute le broutage " du système de freinage de l'arbre des cames. Tout ceci a pour conséquence un mouvement saccadé des mains de ripage, particulièrement gênant pendant la poussée des articles sur le tapis convoyeur. 2. La conception actuelle du dispositif d'entratnement de l'arbre des cames conduit aussi à une position obligatoire de cet arbre, entre la machine et le convoyeur,qui est néfaste pour plusieurs raisons -Pour chaque section, elle expose la came,le galet et une partie du mécanisme de transmission conandé par la came aux chutes d'articles, ce qui entratne soit des déréglages,soit même la détérioration de certaines pièces mécaniques. - Elle rend l'accès aux moyens de réglage des mains de ripage très difficile. Toute action de réglage en marche est très dangereuse pour l'opérateur, sinon impossible, et ceci impose l'arrêt de la production de toute la machine. L'indexage des cames est imprécis et fastidieux à l'arrêt, impossible en mar- che. Pour remédier à ces inconvénients, le déposant a déjà envisagé un entratnement de l'arbre des cames commandant les mouvements des mains de ripage par un groupe moteur supplémentaire synchronisé en vitesse et position, Mis indépendant de l'arbre principal de la machine qui entratne le convoyeur.Cette modification, qui supprime les liaisons mécaniques entre l'arbre des cames et le restant du système d'entratnement, donc les contraintes résultant de ces liaisons, permet d'éliminer les à-coups " dans le mouvement de l'arbre de cames, et aussi de placer ledit arbre dans la position la plus appropriée,c'est-àdire devant et sous le convoyeur.Ainsi les cames et les organes qui leur sont associés sont placés à l'abri des chutes d'articles qui entraînent des déréglages et des détériorations de pièces mécaniques, et l'accessibilité aux cames est rendue aisée à l'opérateur. Le nouveau positionnement de l'arbre des cames permet donc d'envisager une modification de l'indexage des cames en marche, à condition de disposer de moyens de réglage appropriés. Cette possibilité nouvelle s'est avérée particulièrement intéressante, la nécessité d'un réglage en marche des cames de commande des mains de ripage étant justifiée ci-après, en référence aux figures 1 et 2 du dessin schématique annexé illustrant, vu en plan par dessus, le classement des articles sur le convoyeur respectivement avant et après réglage des cames. Comme le montre le schéma de la figure 1, en l'absence de réglage, les articles produits par une section de la machine ne sont pas placés correctement,c'est-â-dire avec des intervalles réguliers,par rapport aux autres articles amenés sur le convoyeur. En fait,os constate que le retard ou l'avance des articles d'une section par rapport aux articles des autres sections provient de la conjonction de plusieurs causes, qui se présentent entre la pose des articles sur la plaque d'attente et leur mise en place définitive sur le tapis convoyeur; -La position des articles dans la main de ripage,au début de la rotation de celle-ci, n'est pas constante,car elle dépend du système de pose et des perturbations apportées par les buses de ventilation. - Toutes les mains de ripage ne sont pas parfaitement identiques, d'une section à l'autre. - Les mouvements d'avance et surtout de retrait des mains de ripage,conmandés par un vérin pneumatique, ne sont pas identiques sur chaque section. -Les passages des articles de la plaque d'attente sur le convoyeur peuvent s'effectuer différemment suivant les sections. -Enfin, les positions exactes des articles au moment du retrait des mains de ripage sont aussi différentes pour chaque section. Ces causes multiples font que pratiquement un réglage est nécessaire. Dans le cas où les cames sont invariablement calées sur leur arbre commun, la seule possibilité de réglage,en dehors de la commande pneumatique,réside dans le réglage de la géométrie des doigts de chaque main de ripage. Ce réglage exige un arrêt complet de la section correspondante de la machine. En cas de changement de main de ripage, un nouveau réglage est nécessaire pour obtenir un bon classement.Dans le cas où la position angulaire des cames est modifiable,par dégoupillage, c'est toute la machine qui doit être arrêtée pour procéder à un réglage. En outre, le fait d'effectuer le-réglage à l'arrêt ne permet pas à l'opérateur d'apprécier immédiatement le résultat obtenu par un réglage et de corriger éventuellement le réglage venant d'être effectué. L'intérêt d'un dispositif permettant ug réglage sans arrêt de la machine ni même de la section concernée, de sorte que l'opérateur voit immédiatement l'influence de son action de réglage, est donc bien réel, si l'on veut obtenir que les articles soient classés correctement sur le convoyeur,comme le montre le schéma de la figure 2, les articles provenant d'une section se plaçant exactement au centre de la " lacune "laissée entre les articles provenant de sections adjacentes. La présente invention fournit précisément un dispositif permettant le réglage individuel de chacune des cames entraînées par un arbre à cames,sans interrompre la rotation de cet arbre, et apportant donc une solution au problème exposé ci-dessus. A cet effet, le dispositif pour le réglage d'une came rotative selon la présente invention comprend essentiellement,pour chacune des cames entraînées par le même arbre, des moyens permettant à la came de tourner en même temps que l'arbre,sans que celle-ci soit invariablement liée en position angulaire avec ledit arbre,une roue dentée coaxiale à la came, et une vis sans fin en prise avec cette roue dentée et liée en rotation avec des moyens de manoeuvre. On réalise ainsi un dispositif de réglage permettant d'effectuer en marche une modification de l'indexage des cames, le choix d'un engrenage à vis sans fin permettant un réglage précis, grâce à une démultiplication très forte, et empêchant tout déréglage en raison du caractère n irréversible " de ce type d'engrenage. Ce principe donne lieu à deux formes de réalisation conduisant au même résultat général mais différentes par leur structure mécanique, leur fonctionnement et leur application pratique. Suivant la première de ces formes de réalisation,le moyeu de chaque came se compose de deux parties coaxiales et pouvant tourner l'une par rapport à l'autre, la partie intérieure du moyeu étant calée sur l'arbre des cames et portant la roue dentée,tandis que la partie extérieure du moyeu porte la came ainsi que la vis sans fin en prise avec la roue dentée. L'ensemble de ce mécanisme,de structure très simple, tourne avec l'arbre des cames, de sorte que le réglage en cours de marche doit être effectué en suivant la rotation : en tournant la vis sans fin, l'opérateur obtient un décalage angulaire des deux parties du moyeu, donc un décalage angulaire de la came,liée à une de ces parties,par rapport à l'arbre,solidaire de l'autre partie.En conséquence,cette première forme de réalisation est surtout réservée aux machines à cadences lentes. La seconde forme de réalisation, au contraire, est plus spécialement conçue pour-les machines à hautes et très hautes cadences. Suivant cette forme de réalisation,chaque came est montée tournante autour d'un axe parallèle à l'arbre des cames,son entraînement à partir dudit arbre se faisant par l'intermédiaire d'un différentiel dont l'un des trois élements porte-satellites, couronne et planétaire est en prise avec une roue dentée tournant avec l'arbre des cames, dont un autre de ces élnments est lié en rotation avec la came, et dont le troisième de ces é1é- ments est lié en rotation avec la roue dentée qui est en prise avec la vis sans fin.Grace à ce mécanisme plus perfectionné,la modification en marche de l'indexage des cames peut se faire à partir d'une commande fixe,donc sans danger pour l'opérateur quelle que soit la vitesse de rotation de la came. Ce mécanisme permet aussi d'insérer un système de débrayage dans la transmission du mouvement entre l'arbre des cames et chaque came. A cet effet,la roue dentée tournant avec l'arbre des cames et en prise avec un des éléments du différentiel est solidaire d'un fourreau entourant ledit arbre et pouvant tourner librement autour dudit arbre, la liaison entre l'arbre et le fourreau étant réalisée par un embrayage indexé. Ce système de débrayage permet d'arrêter et d'isoler entièrement la came et le mecanisme de réglage et de transmission associés à une section de la machine, sans arrêter les organes correspondant aux autres sections. On peut ainsi effectuer commodément, sans danger et sans arrêt de la production des autres sections de la machine, certains réglages ou remplacements de pièces. Cela permet,notamment, de remplacer une came ou une main de ripage, ou de procéder à un réglage de la main de ripage.Les sections du convoyeur sont ainsi rendues indépendantes,comme celles de la machine. De toute façon,l'invention sera mieux comprise à l'aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemples non limitatifs, deux formes de réalisation de ce dispositif pour le réglage d'une came rotative Figure 3 est une vue générale en plan par dessus, très schématique, d'une machine à sections multiples individuelles à laquelle s'applique le dispositif selon l'invention; Figure 4 est une vue de côté représentant une première forme de réalisation de ce dispositif; Figure 5 en est une vue en coupe longitudinale,passant par l'arbre des cames, suivant 5-5 de figure 4; Figure 6 en est une vue en coupe transversale,suivant 6-6 de figure 5; Figure 7 en est une autre vue en coupe transversale,suivant 7-7 de figure 4; Figure 8 est la représentation très schématique d'une seconde forme de réalisation du dispositif selon l'invention;; Figure 9 est une vue en bout,avec coupes partielles,montrant de façon détaillée la structure de cette seconde forme de réalisation; Figure 10 est une vue en coupe longitudinale suivant 10-10 de figure 9. La figure 3 rappelle la structure générale d'une machine à sections multiples individuelles ici considérée, et elle montre notamment les différentes sections adjacentes A, B, C,D,E et F de la machine, les plaques d'attente correspondantes 1, le convoyeur 2, l'arbre 3 des cames 4 qui commandent les mains de ripage (non représentées), et le système 5 d'entraÎnement de l'arbre des cames. Ce système, étant indépendant du système d'entraÎnement de la machine, permet de placer l'arbre 3 devant le convoyeur 2 et de monter sur cet arbre l'un des dispositifs de réglage décrits ci-après, permettant la modification en marche de l'indexage de chaque came 4. Dans la première forme de réalisation, illustrée par les figures 4 à 7, les cames 4 sont coaxiales à l'arbre 3. A l'emplacement de chaque came, l'arbre 3 porte un moyeu formé de deux parties pouvant tourner l'une par rapport à l'autre, et réalisées comme suit La partie intérieure est constituée par deux demi-coquilles 6 et 7, réunies entre elles par quatre vis 8 de manière à entourer l'arbre 3. Ces deux demi-coquilles sont positionnées axialement et bloquées en rotation sur l'arbre 3 au moyen d'une goupille 9 et de deux cônes de serrage 10. Une roue dentée 11, réalisée en deux pièces, est fixée au moyen de vis 12 sur la partie formée par les deux demi-coquilles 6 et 7, à une extrémité de cette partie et coaxialement à l'arbre 3,lue positionnement des pièces formant cette roue dentée étant en outre assuré par des pions 13. La partie extérieure est constituée par deux autres demi coquilles 14 et 15, réunies entre elles par deux boulons 16, et s'emboîtant autour de la région centrale cylindrique de la partie intérieure. Comme le montre plus particulièrement la figure 7, les deux demi-coquilles 14 et 15 servent de paliers pour une vis sans fin 17, qui est en prise avec la roue dentée 11 de la première partie et qui est manoeuvrable par une tête à six pans 18.La demi-coquille 15 comporte aussi une vis 19 et un grain 20 permettant le blocage de la partie extérieure sur la partie intérieure.Enfin la came 4 est fixée par deux vis 21 sur les deux demi-coquilles 14 et 15, à ltextrémité du dispositif opposée à la roue dentée 11. il est à noter que,pour simplifier le dessin, cette came a été représentée sans son profil particulier et comme une pièce monobloc, mais celle-ci est avantageusement réalisée en deux pièces, de la même manière que les parties décrites précédemment, ce qui permet de séparer l'ensemble du mécanisme de l'arbre 3, sans démonter cet arbre. Comme on le comprend aisément, il suffit de manoeuvrer la vis sans fin 17, par sa tête 18, pour faire tourner la partie extérieure 14-15 solidaire de la came 4 par rapport à la partie intérieure 6-7 calée sur l'arbre 3. Si la vitesse de rotation de l'arbre 3 n'est pas trop élevée,cette opération peut être effectuée en cours de rotation, après déblocage de la vis 19. Dans la seconde forme de réalisation, illustrée par les figures 8 à 10, les cames 4 ne sont pas coaxiales à l'arbre 3, mais elles tournent autour d'un axe situé au-dessus de arbre 3,parallèlement à celui-ci, et l'entraÎnement de chaque came 4 à partir de l'arbre 3 se fait par l'intermédiaire d'un différentiel mécanique,suivant le principe visible sur la figure 8i Une roue dentée 22, tournant en même temps que l'arbre 3 auquel elle est coaxiale, entraîne le pignon porte-satellites 23 d'un différentiel. La came 4 est liée en rotation avec la couronne 24 du différentiel,tandis que le planétaire 25 du différentiel est lié en rotation avec une dernière roue dentée 26, en prise avec une vis sans fin 27.La roue dentée 22 et le différentiel sont logés à l'intérieur d'un carter fixe 28, qui porte les paliers des arbres 29 et 30 respectifs de la couronne 24 et du planétaire 25. En fonctionnement normal, l'arbre 3 entraîne la came 4 par l'intermédiaire de la roue dentée 22,du pignon 23, des satellites 31, de la couronne 24 et de l'arbre 29, le planétaire 25 restant immobile. Pour modifier en marche l'indexage de la came 4, on manoeuvre la vis sans fin 27 qui, par l'intermédiaire de la roue dentée 26, de l'arbre 30 et du planétaire 25,"décale " angulairement la couronne 24,donc la came 4. La roue dentée 22 n'est pas montée directement sur l'arbre 3, mais est solidaire d'un fourreau 32 entourant l'arbre 3 et pouvant tourner librement autour de cet arbre. La liaison entre l'arbre 3 et le fourreau 32 est réalisée par un embrayage indexé 33 à crabots 34 et 35. Le débrayage est commandé par un levier 36, et un ressort 37, prenant appui sur une butée 38 solidaire de l'arbre 3,maintient normalement le fourreau 32 embrayé sur l'arbre 3. Ce fourreau 32 porte aussi les deux cames 39 servant à la commande des valves 40 qui contrôlent l'alimentation du vérin pneumatique déplaçant les doigts de la main de ripage. La figure 9 et surtout la figure 10 montrent le détail de réalisation du mécanisme précédemment décrit Le carter 28 est composé de plusieurs pièces principales 41, 42 et 43, reliées par des vis 44, avec des ouvertures pour le passage de l'arbre 3 et du fourreau 32, lequel est réalisé d'une seule pièce avec la roue dentée 22. La rotation du fourreau 32 par rapport au carter est guidée par un roulement combiné 45 et une bague 46. Le pignon porte-satellites 23 est monté tournant sur des roulements 47 autour de l'arbre 30 qui relie le planétaire 25 à la roue dentée 26, située à l'extérieur du carter 28. La vis sans fin 27, en prise avec la roue dentée 26, est montée sur un arbre 48 tournant dans des bagues 49 portées par une pièce en forme de chape 50, fixée à la partie supérieure du carter 28.A l'une des extrémités de l'arbre 48 est formée une tête à six pans 51 permettant de manoeuvrer la vis sans fin 27. La couronne 24 tourne dans un roulement 52, logé dans une des pièces 41 du carter, et elle loge elle-m8me,dans son moyeu, des roulements 53 dans lesquels tourne une extrémité de l'arbre 30 portant le planétaire 25. La came 4, réalisée ici en une seule pièce, est retenue sur l'arbre 29 par une vis axiale 54,et immobilisée en rotation, par rapport à cet arbre, au moyen d'une clavette 55. il est à noter que la réalisation de la came 4 en une seule pièce représente,par rapport à la première forme de réalisation décrite avec came en deux pièces, non seulement une simplification constructive,mais encore une amélioration dans le fonctionnement, les " à-coups " dans le mouvement commandé par la came étant supprimés. Comme il va de soi,l'invention ne se limite pas aux seules formes de réalisation de ce dispositif pour le réglage d'une came rotative qui ont été décrites ci-dessus à titre d'exemples; elle en embrasse,au contraire,toutes les variantes de construction et d'application comportant des moyens équivalents. -REVENDICATIONS 1.- Dispositif pour le réglage d'une came rotative entraÎnée par un arbre à cames,caractérisé en ce qu'il comprend essentiellement,pour chacune des cames entraÎnées par le même arbre,des moyens permettant à la came de tourner en même temps que l'arbre, sans que celle-ci soit invariablement liée en position angulaire avec ledit arbre,une roue dentée coaxiale à la came,et une vis sans fin en prise avec cette roue dentée et liée en rotation avec des moyens de manoeuvre. 2.- Dispositif selon la revendication 1,caractérisé en ce que le moyeu de chaque came se compose de deux parties coaxiales et pouvant tourner l'une par rapport à l'autre, la partie intérieure du moyeu étant calée sur l'arbre des cames et portant la roue dentée,tandis que la partie extérieure du moyeu porte la came ainsi que la vis sans fin en prise avec la roue dentée. 3.- Dispositif selon la revendication 2,caractérisé en ce que la partie intérieure et la partie extérieure formant le moyeu de chaque came sont constituées,l'une et l'autre,par deux demi-coquilles réunies entre elles. 4.- Dispositif selon la revendication 3,caractérisé en ce que la came fixée sur la partie extérieure du moyeu est,elle aussi,réalisée en deux pièces. 5.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 à 4,caractérisé en ce que la partie extérieure du moyeu comporte une vis permettant son blocage sur la partie intérieure du moyeu. 6.- Dispositif selon la revendication î,caractérisé en ce que chaque came est montée tournante autour d'un axe parallèle à l'arbre des cames, son entratnement à partir dudit arbre se faisant par l'intermédiaire d'un différentiel dont l'un des trois éléments porte-satellites,couronne et planétaire est en prise avec une roue dentée tournant avec l'arbre des cames,dont un autre de ces éléments est lié en rotation avec la came,et dont le troisième de ces éléments est lié en rotation avec la roue dentée qui est en prise avec la vis sans fin. 7. Dispositif selon la revendication 6,caractérisé en ce que la roue dentée tournant avec l'arbre des cames et en prise avec un des éléments du différentiel est solidaire d'un fourreau entourant ledit arbre et pouvant tourner librement autour dudit arbre, la liaison entre l'arbre et le fourreau étant réalisée par un embrayage indexé. 8.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 7,caractérisé par son application aux convoyeurs à mains de ripage des machines à sections multiples individuelles utilisées pour le moulage d'articles en verre, chaque came de commande des mains de ripage, correspondant à une section de la machine, étant rendue réglable individuellement par le dispositif. 9.- Dispositif selon l'ensemble des revendications 2 et 8, caractérisé par son application aux machines à cadences lentes. 10.- Dispositif selon l'ensemble des revendications 6 et 8, caractérisé par son application aux machines à hautes cadences.