L'invention concerne un vitrage feuilleté de sécurité, en particulier un pare- brise composé d'une feuille de verre de silicate accolée à une feuille de plastique, e particulier dc polgvi.nyle butyral, sur l'autre face de laquelle sont placées une ou plusieurs feuilles de plastique pour l'amélioration des qualités mscaniques. les vitrages feuilletés de sécurité de cette nature sont conçus de tellefaçon que la/les Peuillesde plastique est placée sur le côté exposé aux chocs. Ces vitrages sont très satisfaisants du point de vue sécurité car ils évitent en cas de choc les blessures du passager par les bords coupants du verre.(Aussi l'utilisation de ces vitrages est-elle particulièrement intéressante dans les parebrise). Un procédé pour la fabrication de vitrages de ce genre consiste à utiliser une plaque de plastique en polyamide amorphe collée au verre à l'-aide d'une couche de polyvinyle butyral (brevet français nO 1.559.208). Dans un autre procédé, on utilise pour améliorer la résistance au choc une feuille de plastique en acétobutyrate de ellulose collée également à la feuille de verre de silicate par une couche de polyvinyle butyral (demande de brevet allemand P 2.058.677.0). On a constaté que ces vitrages de sécurité peuvent présenter des défauts de transparence lorsqu'ils séjournent un certain temps dans une atmosphère saturée de vapeur d'eau. Par ailleurs, on a observé que le collage de la couche de polyvinyle butyral et des feuilles adjacentes peut évoluer dans le temps. Le collage a une influence sur le comportement au choc du vitrage feuilleté; aussi est-il nécessaire d'avoir un collage contrôlé et stable dans le temps. La présente invention propose un vitrage feuilleté de sécurité ne présentant pas ces deux inconvénients; ce vitrage comporte entre la feuille de verre et la feuille de plastique améliorant les qualités mécaniques une couche de matière plastique empêchant la diffusion de la vapeur d'eau. Les inconvénients cités plus hauts semblent être en relaticn avec la quantité d'eau absorbée par la couche de polyvinyle butyral quand le vitrage se trouve dans un air très humide. Il est d'ailleurs surprenant de constater que la vapeur d'eau diffuse dans la ou les feuilles de plastique collées sur la couche adhésive. IIême lorsque ces feuilles de plastique sont relativement épaisses, on constate parfois lorsque les vitrages se trouvent dans certaines conditions atmosphériques extrêmes que la vapeur d'eau diffuse à travers la couche adhésive à un point tel que le vitrage ne remplit plus convenablement ses fonctions. En premier lieu, c'est la couche adhésive qui est atteinte par la diffusion de la vapeur d'eau. Lorsqu'il y a plusieurs couches de plastique sur la couche adhésive, il suffit dans la plupart des cas de placer la couche empêchant la diffusion de la vapeur d'eau au contact de la couche adhésive. Les substances pouvant être employées pour empêcher la diffusion de la vapeur d'eau sont du chlorure de polyvinylidène, du polyisobutylène, du chlorure de polyvinyle, du chlorure de polyvinylidène plastifié, du chlorure de polyvinyle plastifié, des copolymères de chlorure de vinylidène et de chlorure de vinyle en particulier avec des plastifiants comme le sebagatede butyle ou des polyolefines, en particulier du polypropylène. La couche de plastique empêchant la diffusion de la vapeur d'eau peut être constituée par un film ayant une épaisseur d'au moins 5 microns sous forme de solution ou de dispersion d'une ou plusieurs des substances mentionnées cidessus. Il est aussi possible, lorsque la couche de plastique empêchant la diffusion de la vapeur d'eau a une épaisseur de 10 à 100 microns, d'employer une feuille de plastique doublée d'une couche d'une ou de plusieurs substances mentionnées ci-dessus. Dans une autre réalisation avantageuse de l'invention, lorsque le vitrage feuilleté comporte plusieurs couches de plastique sur la couche adhésive, la couche empêchant la diffusion de la vapeur d'eau est placée immédiatement sous la couche la plus externe résistant le mieux aux rayures. De cette façon on empêche les variations d'humidité non seulement à l'intérieur de la couche adhésive, mais également dans la ou les couches de plastique placées sur la 0e couche adhésive. On évite ainsi dans cette ou ces couchesfplastique les incon- vénients dus aux variations d'humidité que nous avons mentionnes plus haut. On donne ci-après divers exemples non limitatifs de réalioation de feuilletés de sécurité conformes à l'invention Exemple 1 : Une feuille d'acétobutyrate de ce lulose ou de triacetate de cel- lulose d'une épaisseur de 0,35mm est munie sur l'une de ses faces d'une couche d'un organo-polysiloxane résistant bien aux rayures; on peut employer pour cela des substances telles que décrites dars le brevet américain USP 3.451.838 La solution peut être appliquée par coulée ou au pistolet. Aprs séchage à l'air, la couche est durcie par traitement thermique à environ 1000 C.Sur l'autre face de la feuille d'aceto-butyrate de cellulose, on verse alors une couche d'une dispersion aqueuse ou une solution dans un solvant organique de chlorure de polyvinylidène que 1 lton étend avec un rouleau encreur. On peut employer notamment une dispersion aqueuse de chlorure de pol,inylidfne com merefflailsée sous la dénomination Rhodopas CT 115 de la Société CHOIE POU YC. On sèche ensuite cette couche à une température de 50 à 800 C. api s séchage, cette couche a une épaisseur de 5 à 10 microns. Cette feuille revêtue sur ses deux faces est alors collée sur une feuille de verre de silicate d'épaisseur 3mm à l'aide d'une couche adhésive de polyvinyle butyral de 0,76mm d'épaisseur selon le procédé décrit dans la demande de brevet allemand P 2006655.1 et dans la demande de brevet français 7044711; bien entendu, la couche résistante aux rayures est placée vers l'extérieur du feuilleté. Entre la feuille d'acetobutyrate de cellulose pourvue de la couche constituant la barrière vapeur et le polyvinurle butyra cn peut aussi employer avantageusement des liants en polyesters et polyurethanes linéaires, en isocyanates ou er esters de titane. Exemple 2 : Une feuille de polyamide de 0,3mm d'épaisseur, comme décrit dans le brevet français 1.559.208 est pourvue sur l'une de ses faces, d'une couche d'un organo-polysiloxane résistant bien aux rayures et sur son autre face d'une couche de chlorure de polyvinylidène. On emploie ensuite le procédé décrit dans l'exemple 1. Exemple t7 : Une feuille de O,35mm d'épaisseur en aceto-butyrate de cellulose ou en triacétate de cellulose est d'abord recouverte sur une face d'une couche de chlorure de polyvinylidène. Après séchage, on étend sur cette couche une couche d'un organo-polysiloxane ayant une résistance élevée aux rayures. Après séchage à l'air de cette dernière couche, on la durcit à l'aide d'un traitement thermique aux environs de 1000 C. Enfin, cette feuille est traitée comme dans l'exemple 1 : on la colle à l'aide d'une couche de polyvinyle butyral à une feuille de verre de silicate d'épaisseur 3mm sous pression et chauffage simultanés. Exemple 4 : On procède exactement comme dans l'exemple 3, mais on part d'une feuille dtun polyamide d'épaisseur 0,3mm. Exemple 5 : On recouvre d'abord une feuille de polyvinyle butyral d'épaisseur 0,76mm avec une couche de chlorure de polyvinylidène. Aprts séchage de cette couche constituant barritre de vapeur on étend une couche de polyuréthane plastifie que l'on sèche également. Cette couche de polyuréthane doit avoir une plasticité telle que des rayures superficielles doivent se refermer d'elles mornes après un court laps de temps. De cette façon, cette couche offre une protection suffisante contre les rayures.Après l'enduct on de ces deux couches, la feuille est placée dans une atmosphère climatisée dans laquelle elle absorbe par sa surface non recouverte une humidité telle que sa teneur en eau atteint O,6 de son poids total. Ensuite, on procède comme da- l'exempleî;on la colle à une feuille de verre de jmm par traitemeft thermique sous pression. Exemple 6 : On procède comme dans l'un des exemples précédents, mais at lieu de chlorure de polyvinylidne, on étend un film d'épaisseur 5 à 10 microns d'une dispersion aqueuse de polyisobutylène. Exemple 7 : Une feuille d'aceto-butyrate de cellulose, de triacetate de cellulose,ou de polyamide comme la TROGAMIDE du commerce, est collée sur une feuille d'épaisseur 15 microns de chlorure de polyvinylidène (que l'on trouve dans le commerce sous le nom de SÂRAN de la Société DOW CHEMICAL), de polyisobutylène, de chlorure de polyvinyle plastifié, d'un copolymère de chlorure de vinylidéne et de vinyle avec un plastifiant comme le sebaçate de butyle, d'une polyoléfine comme le polypropylène ou d'une feuille de plastique support transparente enduite de l'une de ces substances.Ce feuilleté est recouvert sur l'une de ses faces d'une couche résistant aux rayures comme dans les exemples précédents et collée sur une feuille de verre de 3mm à l'aide d'une feuille de polyvinyle butyral d'épaisseur 0,76mm. Ce collage est réalisé comme décrit dans l'exemple i. Exemple 8 : On prend une feuille d'épaisseur 0,1mx de chlorure de polyvinylidène (par exemple du SiRAN du commerce), de polyisobutylène, de chlorure de polyvinyle plastifié, d'un copolymère de chlorure de vinylidène, et de vinyle, d'une polyoléfine comme le polypropylène au de plastique transparent servant de support comme l'hydrate de cellulose (CELLOPNR) enduite de l'une de ces substances; on étend sur une face de cette feuille une couche de plastique résistant aux rayures comme dans les exemples précédents. On colle ensuite ce feuilleté sur une feuille de verre de 3mm à l'aide d'une feuille de polyvinyle butyral de 0,76mm d'épaisseur en utilisant, si besoin est, un autre liant entre le feuilleté et la feuille de polyvinyle butyral. REVEEDICADIONS 1. Vitrage feuilleté de sécurité, en particulier pour pare-brise, comprenant une feuille de verre de silicate, une feuille de plastique adhésive, notamment de polyvinyle butyral et une ou plusieurs couches de plastique améliorant les qualités mécaniques du vitrage, caractérisé en ce qu'il comporte un matériau sous forme de couche intercalaire empêchant la diffusion de la vapeur d'eau, ladite couche étant placée entre la feuille adhésive de plastique tel que le polyvinyle butyral et la face externe du vitrage feuilleté opposée au verre de silicate. 2. Vitrage feuilleté de sécurité selon revendication 1 caractérisé en ce que la couche de plastique empêchant la diffusion de la vapeur d'eau est constituée par du chlorure de polyvinylidene, du polyisobutylène, du chlorure de polyvinyle, un copolymère de chlorure de vinylidène et de chlorure de vinyle ou d'une polyclefine comme le propylène. 3. Vitrage de sécurité selon revendication 2, caractérisé en ce que la couche de plastique empêchant la diffusion de la vapeur d'eau est constituée par un film d'épaisseur d'au moins 5 microns sous forme dune solution ou d'une dispersion d'une ou plusieurs des substances citées. 4. Vitrage feuilleté de sécurité selon revendication 2 caractérisé en ce que la couche de plastique empêchant la diffusion de la vapeur d'eau a une épaisseur de 10 à 100 microns et est constituée par une ou plusieurs des substances citées fixées sur une feuille d'un autre plastique transparent servant de support. 5. Vitrage feuilleté de sécurité selon l'une des revendications 1 à 4 comprenant successivement une feuille de verre de silicate, une feuille de polyvinyle butyral, une feuille de polyamide, d'acetobutyrate de cellulose ou de triacetate de cellulose et enfin une couche de plastique résistant aux rayures, caractérisé en ce que la couche empêchant la diffusion de la vapeur d'eau est placée entre la couche résistant aux rayures et la couche de polyamide, d'acetobutyrate de cellulose ou de triacetate de cellulose. 6. Vitrage feuilleté de sécurité selon l'une des revendications 1 à 4 comprenant une feuille de verre de silicate, une feuille de polyvinyle butyral munie sur son autre face d'une couche de polyamide, d'acetobutyrate de cellulose ou de triacetate de cellulose qui, de son côté, comporte sur la face qui n'est pas en contact avec le polyvinyle butyral, une couche de plastique résistant aux rayures, caractérisé en ce que la couche empêchant la diffusion de la vapeur d'eau est placée entre la couche de polyamide, d'acetobutyrate de cellulose ou de triacetate de cellulose et la feuille de polyvinyle butyral. 7. Vitrage feuilleté de sécurité selon l'une des revendications 1 à 4 caractérisé en ce que sur la face de la feuille de polyvinylebutyral qui n'est pas en contact avec la feuille de verre est placée la couche empêchant la diffusion de la vapeur d'eau, laquelle couche étant elle-même recouverte d'un revêtement résistant aux rayures.