L'invention est relative aux conditionnements de produits coulants, c'est-à-dire liquides, pateux ou pulvérulents et à leurs procédés et dispositifs de fabrication. Elle concerne plus particulièrement, parmi ces conditionnements, ceux qui se pretent d'une part à une fermeture étanche pour le stockage et le transport, une fois garnis de leur contenu coulant et, d'autre part, à un vidage de ce contenu en plusieurs fois après dégagement d'une ouverture à leur partie supérieure, ce qui suppose la possibilité de les maintenir en position debout avec ladite ouverture en haut. Elle vise plus particulièrement encore, parmi lesdits conditionnements, ceux qui sont obtenus en plaçant dans l'alvéole d'un moule un bac en carton ou autre matériau rigide ou semi-rigide, puis en tapissant interieurement ce bac à l'aide d'une feuille de matière plastique thermoformée après application d'un enduit thermocollant sur l'une au moins des faces en regard du bac et de la feuille, et enfin en fermant le bac ainsi tapisse par un couvercle rapporté sur ses bords après avoir garni ce bac de son contenu coulant. Les conditionnements de ce type présentent à la fois les avantages des matières plastiques susceptibles d'être mises en forme par simple thermoformage (bonne étanchéité, faible prix par rapport à celui des matières plastiques susceptibles d'être mises en forme par extrusion et soufflage) et ceux du carton (rigidité et tenue relative des parois, faculté présentée par ces~parois de recevoir des impressions à des fins utilitaires, publicitaires, décoratives ou autres). Mais jusqu'à ce jour le couvercle rapporté sur les bords du bac était plat etXconstitué par un morceau de feuille imperméable indépendant de ce bac et présentant des pans débordants tout autour de celui-ci. Ce mode de fermeture présente un certain nombre d'inconvénients. En particulier, lorsqu'on rapporte le couvercle sur le bac, il est nécessaire de centrer ce couvercle par rapport à ce bac et de maintenir complètement secs et propres sur toute leur longueur les bords dudit bac bien que ce dernier soit alors déjà garni de son contenu coulant. De plus, le débordement ou dépassement du couvercle tout auteur des bords coplanaires du bac exclut toute uossibilité de faire reposer le conditionnement sur l'une des parois latérales de ce bac en vue par exemple de remplir ce dernier de produit coulant à partir de la paroi latérale opposée, alors disposée à la partie supérieure du bac, ou encore, et surtout, en vue de stocker ledit conditionnement avec le minimum d'encombrement horizontal, par exemple dans un réfrigérateur ou dans une armoire à pharmacie : en effet les pans horizontalement débordants du couvercle d'un tel conditionnement laissent inoccupés sous eux des volumes relativement importants, dans lesquels il n'est pratiquement pas possible de ranger d'autres articles, ce qui "perd de la place" ; de même, lorsque plusieurs conditionnements identiques du. genre indiqué sont juxtaposés l'un à côté de l'autre, les pans horizontalement débordants de leurs couvercles sont tous disposés au même niveau et viennent buter horizontalement les uns contre les autres, ce qui multiplie la place perdue par le nombre de ces conditionnements. En outre le bac constitutif de chaque conditionnement doit être relativement profond vu que, le couvercle étant plat, ce bac doit pouvoir contenir lui-même la totalité du volume conditionné : or cette profondeur - qui est en général supérieure à chacune des deux autres dimensions du bac - est limitée par la déformabilité de la feuille plastique, même si lrépaisseur de cette feuille est relativement élevée (épaisseur généralement supérieure à 200 microns). Par ailleurs l'ouverture partielle des conditionnements connus du genre indiqué est en général délicate. Pour remédier a ces divers inconvénients, il a certes été déjà proposé de constituer le couvercle par un pan de carton ou matériau analogue prolongeant l'une des parois latérales du bac et destiné à être rabattu sur ce bac. Mais cette formule n'a jamais pu donner satisfaction en pratique, car - ou bien la feuille en matière plastique tapissant l'intérieur du bac ne recouvre pas la ligne de pliage du pan, et dans ce cas le conditionnement fermé ne présente pas au niveau de ladite ligne l'étanchéité désirable, - ou bien la feuille en matière plastique recouvre ladite ligne de pliage du pan, et dans ce cas il est pratiquement impcssible d'assurer correctement le pliage de ce pan, la portion de feuille en matière plastique disposée dans le creux de la pli, formant alors dans ce creux, lors du pliage, un bourrelet indésirable de matière plastique s'opposant audit pliage. L'invention a pour but surtout, de remédier à certains au moins des inconvénients ci-dessus, et de préférence simultanément i tous ces inconvénients. Les conditionnements selon l'invention sont caractérisés en ce que la feuille en matière plastique tapissant l'intérieur du bac est prolonge vers l'extérieur de ce bac et adhérée sur au noms tout le pourtour d'un deuxième élément en carton ou ma matériau analogue indépendant du bac et propre à former le couvercle de Qffui-Ciy ce bac et cet élément comprenant respectivement deux bords rectilignes parallèles disposés en regard l'un de l'autre, à une petite distance l'un de l'autre, et donc réunis l'un à l'autre exclusirerent par la bande' étroite de feuille en matière plastique s'4tendant entre eux. Le bord rectiligne considéré du bac limite dans celui-ci une paroi latérale plane qui constitue au moins en partie une em- base horizontale inférieure pour le conditionnement et qui est en général orientée verticalement au cours de l'étape de fabrication de ce conditionnement pendant laquelle le bac est placé dans alvéole du moule. La feuille en matière plastique comprend en outre des marges débordantes disposées tout autour#des#ords, du bac et de 1'é- l ent qui forme couvercle, autres que leurs bords rectilignes ci-dessus, et le conditionnement est fermé en rapportant ces autres bords de l'élément sur ceux du bac par pliage de la feuille en matière plastique autour de sa bande étroite ci-dessus formant charnière; puis en faisant adhérer mutuellement les marges débordantes de fouille plastique ainsi juxtaposées. Dans des modes de réalisation préférés, on a recours en outre à l'une et/ou à l'autre des dispositions suivantes - la profondeur maximum du bac est inférieure à chacune des deux autres dimensions du bac, et de préférence au quart de chacune-de-ces deux autres dimensions, - l'élément formant couvercle est un deuxième bac, - dans le conditionnement terminé, le deuxième bac est sy-e'trique du premier par rapport au plan qui convient les bords de ce premier bac, ,- le bac et l'élément formant couvercle constituent les deux moitiés d'un conditionnement de forme générale parallélépi pedique divisé par un plan vertical passant'par la diagonaLe de la base rectangulaire horizontale de ce conditionnement, - le bac comprend un fond rectangulaire plat bordé par une première paroi plane trapézordale perpendiculaire à ce fond et par trOis autres parois planes trapézo#dales-orientées obliquement par rapport à ce fond et formant chacune avec ce dernier un dièdre dont l'angle au sommet est obtus, -la paroi du bac opposée à celle qui est adjacente à la charnière est évidée par une encoche et la marge débordante correspondante de la feuille en matière plastique est déformée au niveau de cette encoche et dans sa zone contiguë à cette dernière et extérieure au bac, par une rainure interrompue en deçà du bord de cette marge - dans un conditionnement selon l'alinéa précédent, la marge débordante de feuille voisine de la rainure est évidée par une fente s 'étendant depuis le bord de cette marge jusqu'à une petite distance de la rainure, en direction de cette rainure, ladite fente permettant d'amorcer la déchirure de ladite marge jusqu'à ladite rainure et par suite la mise à l'air libre de cette rainure et du volume intérieur du conditionnement, - la feuille de matière plastique est une feuille en polyoléfine (de préférence polyéthylène ou polypropylène) d'épaisseur comprise entre-80 et 200 microns, - la largeur de la bande étroite formant charnière est de l'ordre du millimètre, - le dispositif pour fabriquer un conditionnement du genre ci-dessus comprend un moule dans lequel est évidé au moins un alvéole propre à recevoir le bac, alvéole délimité latéralement par au moins une paroi verticale terminée à son sommet par une -bordure horizontale, - dans un dispositif selon l'alinéa précédent, la bordure horizontale est étroite et relie entre elles les deux faces verticales de deux parois latérales comprises respectivement par l'alvéole propre à recevoir le bac et par un deuxième alvéole propre à recevoir l'élément qui forme couvercle, - dans un dispositif selon l'un quelconque des deux alinéas précédents, chaque fond d'alvéole est percé en ses coins rentrants par des petits canaux reliés à l'air libre ou à une source de dépression, - pour fabriquer des conditionnements du genre ci-dessus garnis d'un contenu coulant, on place dans un alvéole approprié d'un moule un bac en carton ou matériau analogue dont les parois latérales présentent des bords coplanaires on tapisse l'intérieur de ce moule par thermoformage d'une feuille en matière plastique à marges débordantes en même temps que l'on fait adhérer un pan débordant de cette feuille sur un autre élément en carton ou matériau analogue apte à former un couvercle pour le bac, cet élément présentant un bord rectiligne parallèle à un bord rectiligne du bac et disposé à une petite distance de ce dernier ; on démoule l'ensemble obtenu ; on rabat 1'él4=ent-contre le bac par pliage de la feuille autour de sa bande étroite, formant charnière, comprise entre les deux bords rectilignes ci-dessus de façon à juxtaposer les marges débordantes de ladite feuille ; on fait adhérer l'une contre l'autre celles, de ces marges débordantes, qui s'étendent à partir de la charnière le long de deux côtés opposés de l'ensemble bac-élément ; on introduit le produit coulant dans le conditionnement semi-fini ainsi obtenu en écartant légèrement l'une de l'autre les deux marges débordantes de feuille plastique en regard opposées à la charnière ; et l'on fait adhérer ces deux dernières marges l'une contre l'autre. L'invention comprend, mises à part ces dispositions principales, certaines autres dispositions qui s'utilisent de préférence en même temps et dont il sera plus##plicitement question ci-après. Dans ce qui suit l'on va décrire trois modes de réalisation préférés de l'invention en se référant au dessin ci-annexé d'une manière bien entendu non limitative. Les fig. 1 et 2, de ce dessin, montrent respectivement en coupe verticale selon I-I, fig. 2 et en plan un moule établi conformément à l'invention pour fabriquer un conditionnement de produit coulant, les éléments constitutifs de ce conditionnement étant visibles sur la fig. 1 et en partie seulement sur la fig. 2. Les fig. 3,4 et 5 montrent, à plus petite échelle, respectivement en coupe verticale, en vue latérale et en vue du dessous, un conditionnement obtenu selon l'invention à l'aide dudit moule. La fig. 6 est un agrandissement du bas de la fig.3. La fig. 7 montre en coupe verticale un autre conditionnement établi selon l'invention. La fig. 8 montre en vue du dessous accore un autre condition- nement établi selon l'invention. Et les fig. 9 et 10 montrent, respectivement en coupe verticale selon IX-IX, fig. 10 et en plan partiel, un moule utilisable pour fabriquer le conditionnement de la fig.8. Le moule 1 des fig. 1 et 2 comprend deux alvéoles 2 et 3 peu profonds comprenant des fonds rectangulaires horizontaux (2a, 3a). Ces deux alvéoles sont séparés l'un de l'autre par une paroi verticale mince 4 dont l'épaisseur est de l'ordre du millimètre. Ils sont symétriques l'un de l'autre par rapport au plan vertical moyen de la paroi 4. Chacun d'eux comprend, en plus de son fond et de la paroi verticale 4, trois faces planes (2b,3b) inclinées obliquement sur son fond. Chaque alvéole est raccordé à une rigole horizontale 5 de petite longueur, par exemple de l'ordre du centimètre, débouchant dans la partie supérieure de la face oblique, de cet alvéole, opposée à sa paroi verticale 4, au voisinage de l'une des extrémités latérales de cette face oblique. Cette rigole 5 présente avantageusement en section transversale la forme d'un demicercle et s'étend selon une direction horizontale perpendiculaire à la paroi verticale 4. Aux quatre coins du fond de chaque alvéole et à l'extrémité, te chaque rigole, la plus éloignée de l'alvéole auquel elle est raccordée, débouchent des petits canaux 6 susceptibles d'être reliés à travers le moule 1 à l'air libre ou à une source de dépression. Pour fabriquer un conditionnement à l'aide d'un tel moule, on a recours - d'une part à deux bacs 7 et 8 en carton ou matériau analogue plié, présentant chacun une forme extérieure complémentaire de l'un des alvéoles 2 et 3, c'est-à-dire comprenant un fond rectangulaire plat (7a,8a) prolongé par un pan trapézoldal (7b,8b) perpendiculaire à ce fond et par trois autres pans trapézoidaux (7c,8c) orientés obliquement par rapport audit fond et formant avec lui des dièdres à angle au sommet obtus, .s #tords contigus de ces divers pans étant jointif:, - et d'autre part à une feuille 9 en matière plastique therioformable susceptible de recouvrir l'ensemble des deux alvéoles en débordant largement tout autour de ceux-ci. Ladite feuille est avantageusement constituée par une polyoléfine, de préférence par du polyéthylène ou par du polypropylène, avec une épaisseur relativement faible et de préférence coaprise entre 80 et 200 microns. Le pan oblique (7c,8c), de chaque bac, qui est le plus loignf de son pan (7b,8b) perpendiculaire au fond est évidé d'une encoche (7d, 8d) propre à venir en regard d'une rigole 5 quand ledit bac est placé dans son alvéole du moule. La profondeur de chaque bac, ctest-à-dire la hauteur de sa paroi "verticale" (7b,8b), est nettement inférieure à chacune des deux autres dimensions de son fond , dans le mode de réalisation illustré à titre d'exemple, cette profondeur est de l'ordre du 1/7 de la largeur du fond et de l'ordre du 1/9 de la longueur de ce fond. En général, ladite profondeur est inférieure a#-q#rt de chacune des deux dites autres dimensions. Ltflne au moins des faces en regard des bacs 7 et 8 en carton ou matériau analogue et de la feuille 9 est enduite d'une matière thersocollante. D'une façon connue en elle-i & e, on procède au thermoforiage de la feuille 9 en senantses plages debrdantes contre les plages, du moule i qui entourent les alvéoles 2 et 3, puis en chauffant ce moule en meme temps que l'on applique une pression pneuMatique au-dessus de la feuille 9 etiou une dépression sous cette feuille à travers les petits canaux 6. Il est à noter que les bords contigus des pans de carton constituant les parois latérales des bacs sont jointifs mais ne sont pas appliqués d'une manière étanche l'un contre l'autre de sorte que la mise à l'air libre et/ou la mise au vide exécutée à travers les canaux 6 intéressent non seulement le volume compris entre chaque bac et le fond d'alvéole correspondant, mais aussi celui compris entre la feuille ffi matière plastique et chaque bac On obtient ainsi, par étirage à chaud de la feuille 9 et collage, un revêtement intérieur complet de chacun des deux bacs 7 et 8 par une couche de matière plastique Après ce thermoformage, on démoule l'ensemble constitué par la feuille en matière plastique déformée 9 sur laquelle sont intimement adhérés les deux bacs en carton 7 et 8 qui épousent les déformations de cette feuille. Les parois 7b et 8b de ces deux bacs qui étaient orientées verticalement dans le moule présentent respectivement deux bords rectilignes qui sont disposés, dans l'ensemble considéré, parallèlement l'un à l'autre à une très petite distance l'un de l'autre : ces deux bords sont réunis l'un à l'autre exclusivement par une bande étroite 10 de la feuille en matière plastique. La suite de la fabrication du conditionnement fait intervenir un pliage ladite feuille 9 autour de cette bande 10, formant charnière, de manière à appliquer exactement les bords du bac 8 sur ceux du bac 7 et que chaque bac-serve de couvercle pour l'autre : ces deux bacs forment alors ensemble un réceptacle dont le volume intérieur est double de celui de chaque bac et la juxtaposition simultanée des deux plages de feuille plastique creusées au droit des rigoles 5 du moule forme de son côté un tronçon tubulaire Il en forme de boudin débouchant à l'intérieur dudit réceptacle à travers les encoches 7d et 8d évidées dans le carton. Le pliage en question est rendu très facile par la grande flexibilité de la bande 10 formant charnière et il est guidé automatiquement avec précision du fait de la localisation exacte de cette bande 10 entre les deux pans de carton relativement rigides 7b et 8b qu'elle réunit. Lors du pliage en question, les marges de la feuille 9 qui débordent autour des parois obliques 7c et 8c des bacs sont juxtaposées surface contre surface : on fait alors adhérer l'une contre l'autre, par des moyens approprié; de soudure, collage ou analogues, celles, de ces marges juxtaposées, qui s'étendent parallèlement l'une à l'autre de part et d'autre du réceptacle en cours de formation à partir respectivement des deux extrémités de la bande 10 formant charnière. Le conditionnement semi-fini ainsi obtenu peut reposer sur l'embase horizontale définie par 1'ensemble des deux parois 7b et 8b, alors coplanaires, et par la portion de feuille 9 comprenant la X Ae 10, qui tapisse et réunit ces deux parois. Pvir garnir de son contenu coulant 12 le conditionnement semi-fini ainsi obtenu, on met ce dernier "debout" en le faisant reposer sur son embase telle que définie ci-dessus, on écarte légèrement l'une de l'autre ses deux marges de matière plastique non encore adhérées l'une contre l'autre, c'est-à-dire celles qui longent les bords horizontaux supérieurs du conditionnement ainsi disposé, et on introduit la dose désirée de produit coulant 12 entre ces marges écartées, le cas échéant à l'aide d'un guide tel qu'un entonnoir. Puis on ferme le conditionnement ainsi rempli en faisant adhérer l'une contre l'autre les deux marges dernièrement citées. Le conditionnement garni ainsi obtenu, tel que visible sur les figures 3 à 6, peut reposer naturellement sur son embase horizontale définie ci-dessus. Ce conditionnement présente de nombreux avantages par rapport à ceux connus antérieurement, et en particulier les suivants. Son encombrement horizontal selon la dimension perpendiculaire aux fonds 7a et Sa est renarquablement faible, puisque le conditionneuent ne présente aucun bord de carton ou de matière plastique faisant saillie selon cette direction au-delà des plans verticaux de ces fonds. Il est donc possible de stocker plusieurs conditionnements du même type en les juxtaposant flanc à flanc le long des fonds verticaux en question, avec un min###de de volume perdu. En outre la fabrication, le garnissage et la fermeture d'un tel conditionnement sont particulièrement simples. De plus, par suite de la faible profondeur de chaque bac, les exigences relatives à la déformabilité de la feuille en matitre plastiquene sont pas très rigoureuses et n'exigent pas pour cette feuille une forte épaisseur : cette épaisseur peut donc être inférieure à celle adoptée usuellement dans cette technique, étant en général inférieure à 200 microns au lieu être supérieure à 200 microns, ce qui économise ladite matière. Il est par ailleurs très facile d'ouvrir ledit conditionnement en vue de prélever une partie au moins de son contenu. C'est ainsi que par exemple on peut prévoir dans la double marge débordante supérieure du conditionnement u# fente 20 découpée dans cette marge à partir de son bord et interrompue à une petite distance du tronçon tubulaire Il vers laquelle elle est dirigée : cette fente 0 sert d'amorce à la déchirure de la marge en gestion jusqu'au dit tronçon, ce qui met celui-ci à l'air libre et permet de déverser à travers lui par gravité le volume désiré de produit coulant, l'éjection de ce produit pouvant éventuellement être accélérée en comprimant légérement le conditionnement par rapprochement mutuel de ses parois 7a et Sa opposées. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes, notamment les suivantes. Dans la variante de conditionnement représentée sur la fig.7, on n'utilise qu'un bac 7 en carton ou matériau analogue le deuxième bac 8 de la réalisation précédente est ici remplacé par un couvercle plan 13 en carton ou autre matériau rigide ou semi-rigide. Comme le deuxième bac 8 ci-dessus, ce couvercle 13 présente un bord rectiligne disposé parallèlement à un bord rectiligne du bac 7, à une petite distance de celui-ci, et est ainsi relié à ce dernier, comme précédemment, par une bande étroite 10 de matière plastique formant charnière. Ici encore, le bac rempli de son contenu coulant peut se tenir debout sur une embase horizontale constituée par un pan 7b, du bac 7, qui était initialement orienté verticalement au cours de la phase de thermoformage. La variante de conditionnement représentée en vue de dessous sur la fig. 8 présente encore comme les précédentes la forme générale d'un parallélépipède rectangle. Mais ce conditionnement est obtenu par juxtaposition de deux auges 14 et 15 correspondant chacune aux deux moitiés d'un parallélépipède rectangle séparées par un plan diagonal de celui-ci (plan passant par la diagonale de la base rectangulaire et par les deux arêtes opposées prenant naissance aux extrémités de cette diagonale). Un moule 16 utilisable pour le thermoformage initial d'un tel conditionnement est représenté sur les figures 9 et 10 ce moule comprend deux auges 17 et 18 dissymétriques disposées côte à côte et tête-bêche et séparées l'une de l'autre par une cloison mince verticale inermédiaire 19. tinte manière plus générale, on peut envisager Cour le conditionnement toute forme susceptible de "tenir debout" au sens donné ci-après et d'être réalisée par juxtaposition d'un bsc et d'un autre élément indépendant, ces deux éléments -étant tous deux constitués en carton ou autre matériau rigide ou semi-rigide et étant réunis entre eux exclusivement par une bande étroite de matière plastique susceptible de former charnière de pliage après adhérence d'une feuille de matière plastique dont cette bande fait partie sur les deux dits éléments. Une telle forme doit pouvoir "tenir debout" d'une manière stable après son remplissage par le produit coulant : end'autres termes elle doit pouvoir alors reposer sur une surface horizontale par une embase plane ou concave, mais non convexe, le centre de gravité du conditionnement rempli tombant à l'intérieur de dette embase ou plus précisément du contour apparent de la portion, de cette embase, qui est en contact avec ladite surface horizontale. C'est pour remplir cette condition que les deux faces de la paroi 4 du moule dés fig. 1 et 2 sont rigoureusement verticales et ne présentent aucune dépouille : si une dépouille était prévue pour oes deux faces, elle empêcherait de rendre coplanaires les deux pans 7b et 8b lors du pliage subséquent, et donc de faire reposer de manière stable sur ces pans le '-conditionnement obtenu. Nais cette orientation vertica -d'yne paroi du bac de départ n'est pas obligatoire : c'est ainsi que l'6##peurr#ait envisager d'adopter pour ce bac une forme d'auge, telle que celle de l'auge 14 de la fig. 8, dont le fond est composé de deux faces inclinées l'une sur l'autre d'un angle droit ou d'un angle aigu, le deuxième élément rigide ou semi-rigide étant alors par exemple un simple couvercle plan susceptible d'être rabattu sur ladite auge autour d'une charnière de feuille plastique du genre des charnières 10 décrites ci-dessus, charnière longeant le bord de l'une des deux faces inclinées de cette auge. La conception générale des conditionnements de l'invention se prête à de nombreux perfectionnements. En particulier, on peut évider dans l'un des pans rigides du bac ou, du deuxième élément rigide ou semi-rigide de départ une fenêtre de forme rectangulaire ou autre, fenêtre qui est ensuite obturée au cours du thermoformage par la plage en regard tde la feuille en matière plastique tapissars le pan considéré ensuite, dans le crnditionnernent terminéS tette fenêtre peut être exploitéepour assurer la distribution du canzu coulant du conditionnement, par simple perçage de celle-civ un bec verseur pouvant éventuellement être associé à ladite fenêtre ou encore, si ladite fenêtre présente dans le conditionnement terminé la forme d'une fente verticale, et si la feuille de matière plastique thermoformée est transparente, cette fenêtre peut être exploitée pour repérer le niveau du produit coulant contenu dans le conditionnement et/ou pour mesurer le volume de ce contenu, à l'aide notamment d'une graduation appropriée. REVENDICATIONS 1. Conditionnement de produit coulant constitué par un bac en carton ou autre matériau rigide ou semi-rigide, par une feuille en matière plastique thermoformée tapissant intérieurement ce bac et par un couvercle indépendant du bac, caractérisé en ce que le couvercle (8) est constitué, comme le bac, en carton ou autre matériau rigide ou semi-rigide, et en ce que la feuille (9) est prolongée vers l'extérieur du bac et adhérée sur au moins tout le pourtour de ce couvercle, ce bac et ce couvercle comprenant respectiv'ement deux bords rectilignes parallèles disposés en regard l'un de l'autre, à une petite distance l'un de l'autre, et donc réunis l'un à l'autre exclusivement par la bande étroite (10) de feuille en matière plastique s1 étendant entre eux, la feuille en matière plastique comprenant en outre des marges débordantes disposées tout autour des bords, du bac et du couvercle, autres que leurs bords rectilignes ci-dessus, marges juxtaposées et adhérées deux à deux l'une contre autre. 2. Conditionnement selon la revendication 1, caractérisé en ce que le bord rectiligne considéré du bac limite dans celui-ci une paroi latérale plane (7b) qui constitue au moins en partie une embase horizontale inférieure du conditionnement. 3. Conditionnement selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la profondeur maximum du bac est inférieure à chacune des deux autres dimensions de--se bac, et de préférence au quart de chacune de ces deux autres dimensions. 4. Conditionnement selon l'une quelconque des précédentes revendications, caractérisé en ce que le couvercle (8) est un deuxième bac. 5. Conditionnement selon la revendication 4, caractérisé en ce que le deuxième bac est Symétrique du premier par rapport au plan qui contient les bords de ce premier bac. 6. Conditionnement selon l'une quelconque des précédentes revendications, caractérisé en ce que le bac comprend un fond rectangulaire plat (7a) bordé par une première paroi plane trapé soldale (7b) perpendiculaire à ce fond et par trois autres parois planes trapézoldales (7c) orientées obliquement par rapport à ce fond et formant chacune avec ce dernier un dièdre dont l'angle au sommet est obtus. Conditionnement selon la revendication 6, caractérisé en ce que la paroi du bac opposée à celle qui est perpendiculaire au fond du bac est évidée par une encoche (7d) et en ce que la marge débordante correspondante de la feuille en matière plastique est déformée au niveau de cette encoche et dans sa zone contiguë à cette dernière et extérieure au bac, par une rainure (11) interrompue en deçà du bord de cette marge. 8. Conditionnement selon la revendication 7, caractérisé en ce que la marge débordante de feuille voisine de la rainure est évidée par une fente (13) s'étendant depuis le bord de cette marge jusqu'à une petite distance de la rainure en direction de cette rainure, ladite fente permettant d'amorcer la déchirure de ladite marge jusqu'à ladite rainure et par suite la mise à l'air libre de cette rainure et du volume intérieur du conditionnement. 9. Conditionnement selon l'une quelconque des précédentes revendications, caractérisé en ce que la feuille de matière plastique (9) est une feuille en polyoléfine (de préférence polyéthyw lène ou polypropylène) d'épaisseur comprise entre-80et200 microns. 10. Conditionnement selon l'une quelconque des précédentes revendications, caractérisé en ce que la largeur de la bande étroite (10) formant charnière est de l'ordre du millimètre. 11. Dispositif pour fabriquer un conditionnement de produit coulant selon l'une quelconque des précédentes revendications, caractérisé en ce qu'il comprend un moule (?) dans lequel est évidé au moins un alvéole (2,3) propre à recevoir le bac, alvéole délimité latéralement par au moins une paroi verticale (4) terminée à son sommet par une bordure horizontale. 2. Dispositif de fabrication selon la revendication 11, caractérisé en ce que la bordure horizontale est étroite et relie entre elles les deux faces verticales de deux parois latérales (4) comprises respectivement par l'alvéole (2) propre à recevoir le bac (7) et par un deuxième alvéole (3) propre à recevoir le couvercle (8). 13. Procédé pour fabriquer un conditionnement de produit coulant selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, selon lequel on place dans un alvéole approprié d'un moule un bac en carton ou autre matériau rigide ou semi-rigide, puis on tapisse l'intérieur de ce moule par thermoformage d'une feuille en matière plastique, et lton rapporte sur le bac ainsi tapissé un couvercle après avoir garni ce bac de son contenu coulant, carac térisé en ce que, la feuille (9) en matière plastique ayant un un débordant et des marges débordantes, et le couvercle (8) tant constitué en carton ou autre matériau rigide ou semi rigide ::onfait adhérer, lors du thermoformage, le pan débordant --det-#ffi#a# feuillesur au moins le pourtour du couvercle de façon que de couvercle présente un bord rectiligne parallèle à un bord rectiligne du bac et disposé à une petite distance de ce dernier on dernoule 1'ensemble obtenu ; on rabat le couvercle contre le bac par pliage de la feuille autour de sa bande étroite (10), formant charnière, comprise entre les deux bords rectilignes ci-d;ssus de façon à juxtaposer les marges débordantes de ladite feuille ; on fait adhérer l'une contre l'autre celles, de ces marges débordantes, qui s'étendent à partir de la charnière le long de deux côtés opposés de l'ensemble bac-couvercle ; on introduit le produit coulant (22) dans le conditionnement semi-fini ainsi obtenu en écartant légèrement l'une de l'autre les deux marges débordantes de feuille plastique en regard opposées à la charnière ; et l'on fait adhérer ces deux dernières marges l'unecontre l'autre.