On sait que les urines soumises à des testes biologiques doivent, pour être conservés en vue du dosage de leurs différents métabolites , être préservées contre les développements bactériens. A cet effet, on utilise actuellement une association de butanol et d'une solution aqueuse de mercurothiolate de sodium, dont la mise en oeuvre est mal-commode en raison du fait qu'il s'agit de deux liquides non miscibles entre eux, puisque le butanol forme une phase organique et la solution de mercurothiolate une phase aqueuse. Dans la pratique actuelle, on est donc obligés de distribuer séparément et l'un après l'autre ces deux agents, en raison de l'impossibilité de former une émulsion stable pendant une durée suffisante. On a bien envisagé, pour stabiliser une telle émulsion, d'y adjoindre un corps soluble dans le butanol et capable de changer la polarité du butanol. Malheureusement le plus favorable de ces solvants, le chloroforme, n'assure la stabilité de l'émulsion que pendant quelques minutes et impose encore l'addition de volumes importants, de l'ordre de 2,5 ml pour protéger les urines de 24 heures. La présente invention vise à éviter ces inconvénients, en permettant la protection recherchée au moyen d'un faible volume d'un agent complexe unique et stable. Cet agent consiste, selon l'invention en une solution de mercurothiolate de sodium dans du butanol juste saturé en eau. On a en effet constaté que, bien que l'eau soit peu soluble dans le butanol, la quantité d'eau que peut absorber le butanol jusqu'à saturation est suffisante pour dissoudre le mercurothiolate à la concentration désirée, à savoir 20 à 30 grammes/ litre. L'invention vise donc, en premier lieu ce nouvel agent complexe de conservation des métabolites urinaires, caractérisé par la composition suivante - Butanol 960 ml - Eau 40 ml - Mercurothiolate de sodium 20 -à 30 g. Un tel agent possède la propriété d'être un liquide stable et homogène, à longue conservation, et dont il suffit au surplus d'environ 1 ml seulement pour préserver les urines de 24 heures contre le développement bactérien. On peut utiliser pour préparer cet agent tout processus assurant la dissolution de la quantité voulue de mercurothiolate dans la quantité d'eau juste suffisante pour qu'elle puisse être entièrement absorbée par le butanol. On indique ci-après deux modes opératoires possibles I - Premier mode opératoire : On dissout 20 grammes de merthiolate sodique dans 40 ml d'eau distillée, on agite letemps nécessaire de façon à obtenir une solution limpide. On verse ensuite la solution ainsi obtenue dans 960 ml de butanol n pur pour analyses " en agitant constamment. II - Deuxième mode opératoire Qn agite un litre de butanol avec 500 ml d'eau distillée pendant lo minutes; après repos des deux phases, on décante la phase aqueuse et on dissout 20g de mercurothiolate sodique dans un litre de butanol saturé en Eau. Ces deux méthodes permettent d'obtenir des solutions butanoliques de mercurothiolate de sodium à des concentrations de 20g/1000 si on le désire, par cette même méthode, on peut obtenir des solutions plus concentrées en Mercurothiolate de l'ordre de 25 à 30 g/1.000 ml. REVEND ICAT IONS 1 - Nouvel agent de conservation des métabolites urinaires caractérisé en ce qu'il répond à > composition suivante Mercurothiolate de sodium 20-30 g Butanol 960 ml Eau 40 ml 2 - Procédé pour la préparation de l'agent selon 1, caractérisé en ce qu'il consiste à dissoudre du mercurothiolate dans une quantité d'eau suffisante pour être entièrement absorbée par le butanol. 3 - Procédé selon 2, caractérisé en ce qu'on dissout d'abord le mercurothiolate dans l'eau, puis on ajoute la solution au butanol. 4 - Procédé selon 2, caractérisé en ce qu'on sature d'abord le butanol en eau, puis on y dissout le mercurothiolate. 5 - Procédé pour la conservation des métabolites urinaires caractérisé en ce qu'on ajoute aux urines de 24 heures une quantité de l'agent selon 1 d'environ 1 ml.