La présente invention a pour objet à titre de produit industriel nouveau, un étau dont la pièce principale est constituée par l'assemblage de profils laminés du commerce permettant ainsi une grande économie de matière première et de main d'oeuvre. En effet, les étaux pour machines-outils sont en général constitués d'une pièce principale appelée base, formant glissière et un ensemble ser rant comprenant deux mors, l'un fixe, l'autre mobile, sollicité par une vie. La base étant an général une pièce profilée obtenue : soit par fonderie soit par usinage dans la masse ou encore par soudure de plusieurs éléments. Cette pièce reste un élément principal ouvragé et onéreux de l'ensemble de l'étau. La présente invention a pour objet un étau dont la base simplifiée remédie à ces inconvénients. Cette base est en effet constituée de deux règles rectilignes, reliées par quelques entretoises du coté mors mobile et par le mors arrière de l'autre côté. Llinvention vise généralement les dispositions décrites ci-après à titre indicatif et nullement limitatif, en se référant aux dessins an nexés. 10) La fig. 1 montre la fixation du mors carrière, caractérisée par le fait que ce mors est relié par des vis 1 inclinées à 450, plaquant ainsi les faces rectifiées du mors dans l'escalier 18 taillé à l'arrière et au dessus de ces règles, évitant par là la taille diun logement de clavette, néfaste à la rigidité de l'ensemble. Cette fixation du mors arrière à 450 améliore sensiblement la rigidité de l'ensemble, car les vis n'étant plus verticales le couple de renversement est fortement diminué. 20) La fig. 2 est la vue par dessus, mors mobile, bloc-écrou et mors arrière enleué; les entretoises 20 relient les règles 19 à leurs parties inférieures. La fig. 3 est la uue en bout de cet étau. Les fig. 4-6-7 sont des vues en bout d'étaux connus. La fig. 5 étant la vue en i coupe de la fig. 4 suivant 8 8. il apparait clairement sur les fig. 4-6-7 que les effetts de serrage créent des composantes tendant à faire ouvrir ou resserrer les bases, d'où la nécessité de maintenir une section suffisamment importante dans la région 2, cette section assurant la liaison des glissières3 Si nous considérons la base de l'étau fig. 4-5 bien connu, l'ensemble du système de blocage se compose du mors mobile 4 attelé à un bloc vis-écrou 5 se déplaçant sur une crémaillère 6 à l'intérieur des glis sières 3 et s'immobilisant par un auto-cotncement ; la crémaillère est constituée par une série d'alvéoles hémisphériques dans lesquelles vient se loger une bille 7 solidaire du bloc vis-écrou 5, ce dernier s'arcboutant entre cette bille et un axe 8 prenant appui sous les becs 9 des glissières 3. Sous l'effort de la vis (plusieurs tonnes), des composantes créent des efforts triangulaires et provoquent : 1 ) Une déformation des becs 9 vers la haut, contraignant le guidage du mors mobile 4. 20) Une ouverture de la base comme indiqué en 10, d'ou nécessité de construire une base massive, en acier allié traité afin d'éliminer toutes déformations permanentes ; il en est de même pour les bases fig. 6-7 où le constructeur a dO prévoir une masse importante de métal en 2 afin d'assurer la bonne tenue des glissières 3. Les fig. 8-9 sont les vues ds l'étau de la présente invention; la fig. 9 est une vue en coupe suivant C C; la résultante du couple dirige les efforts exclusivement à l'intérieur de chaque règle 19, de bas en haut, les efforts sont rectangulaires et la déformation de la base ns- gligeable. En effet, le bloc vis-écrou 12 coopère avec les axes 13 et 14, l'axe 13 traverse à la fois les deux règles 19 et le bloc vis-écrou 72, tandis que l'axe 14 prend appui sur la partie inférieure de la rainure 15 Le fbnctionnement est le suivant -L'opérateur retire l'axe emmanché 13, à la demande de la pièce à serrer par exemple, il pousse ou tire l'équipage mobile formé de l'en- semble 12 et du mors mobile 16 coulissant sur la partie supérieure 11 des règles 19, à nouveau, il fait coincider les deux trous des règles 19 avec le trou 17 du bloc écrou 12; 17a étant les trous prévus dans les règles 19, il manoeuvre la vis de serrage qui pousse le mors mobile 16, le blocécrou 12 coagissant avec les deux axes 13 et 14 ; les efforts d'arc-boutement sont répartis entre l'axe 13 (qui traverse l'ensemble et qui offre une grande surface de contact) et l'axe 14 qui prend appui au bas de la rainure 15; ces efforts ne créent aucune composante latérale tendant à séparer les deux règles, d'où la liaison des deux règles, légère et, possibilité de les relier par exemple par une simple armature, entretoises ou tout autre moyen mécanique. Il est bien entendu que la présente invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit et représenté qui constitue seulement un exemple auquel de nombreuses modifications peuvent être apportées sans que lton s'écarte de la présente invention. R E V E N O I-C A T I 0 N S 1.- Etau machine-outils, caractérisé en ce que la base est constituée de deux règles rectilignes, indépendantes reliées entre elles, d'une part dans la région où circule l'équipage mobile par des entretoises assurant un écartement constant des règles, et d'autre part, sur l'arrière, par le mors fixe. 2.- Etau machine suivant la reuendication 1 caractérisé en ce que le mors fixe sst monté à l'aide de vis inclinée à 450 par rapport à la face active du mors, en appui sur un épaulement de réfé- rance. 3.- Etau machine selon les revendications 1 et 2 caractdrisé en ce que le bloc-écrou est immobilisé par arc-boutement entre I axe long traversant les règles et un axe court prenant appui dans une rainure taillée~t l'intérieur de chaque règle. 4.- Etau machine selon les revendications ci-dessus caractérisé par le fait que les composants formant la base sont en acier non allié et permettant une trempe à la flamme au défilé, localisée sur les faces fortement sollicitées.