i 2090386 La présente invention concerne une batterie d'éléments à combustible en construction du type filtre-presse, fonctionnant avec un électrolyte liquide et au moins un réactif gazeux, les compartiments à électrolyte et à gaz des différents éléments à combustible étant séparés 5 les uns des autres par des diaphragmes en amiant e et les différents éléments à combustible étant séparés les uns des autres par des tôles de séparation. On sait que les compartiments à électrolyte et à gaz d'un élément à combustible peuvent être séparés les uns des autres par des 10 diaphragmes en amiante. Le brevet britannique N° 1 120 591 décrit un élément à combustible à électrolyte liquide pour la conversion de réactifs gazeux tels que de l'hydrogène et de l'oxygène, élément dans lequel des électrodes pulvérulentes sont pressées au moyen de toiles métalliques contre une ossature de support constituant le compartiment à élec-15 trolyte, Les électrodes sont séparées chacune de cette ossature de support et donc du compartiment à électrolyte par un diaphragme en amiante. Les diaphragmes en amiante ont des pores d'une grosseur d'environ 0, 2 à 80 ^u , en particulier d'environ 1 ja, et une épaisseur d'environ 0, 02 à 1 mm, en particulier d'environ 0,3 mm. Lorsqu'ils 20 sont imprégnés d'électrolyte, les diaphragmes en amiante sont étan- ches au gaz et conducteurs des ions. L'élément à combustible est délimité de part et d'autre des compartiments à gaz par des tôles métalliques qui se trouvent en liaison conductrice avec les électrodes. Dans des éléments à combustible dans lesquels du combus-25 tible liquide dissous dans l'électrolyte est converti à l'aide d'oxygène gazeux, le compartiment à électrolyte peut également être séparé du compartiment à gaz par un diaphragme en amiante. Un tel élément à combustible utilisant de l'hydrazine comme combustible est décrit dans le brevet autrichien N° 274 082. Un tel élément à combustible peut éga-30 lement être fermé de part et d'autre par des tôles métalliques. Pour assembler de tels éléments à combustibles sous la forme de batteries, on peut faire appel au mode de construction du type filtre-presse, suivant lequel plusieurs éléments à combustible 71 19652 2 2090386 sont réunis sous la forme d'une pile et sont pressés les uns contre les autres à l'aide de boulons, entre des plaques d'extrémité. Les conduites à électrolyte et à gaz traversent alors la pile toute entière. Jusqu'à présent, on place ou on monte les parties constitutives des différents 5 éléments à combustible dans des cadres en matière plastique dans lesquels sont pratiqués les conduites d'arrivée correspondantes vers les compartiments à gaz et à électrolyte. Les éléments à combustible peuvent être montés électriquement en série à l'aide de tôles métalliques servant de tôles de séparation et établissant un contact électrique entre 10 les électrodes successives de deux éléments à combustible voisins (voir revue "Siemens-Zeitschrift", N° 39 (1965), pages 453 à 459, en particulier page 456, figure 5). Suivant le mode de construction du type filtre-presse usuel jusqu'ici, on assure l'étanchéité entre les différents cadres en matière 15 plastique par des joints à profil circulaire, en caoutchouc ou en matière plastique, insérés entre les différents cadres, ou par des bourrelets d'étanchéité prévus spécialement à cet effet (brevet RFA 1496 290). On connaft également déjà des joints plats en matière plastique pour assurer l'étanchéité des cadres des électrodes dans des batteries d'élé-20 ments à combustible en construction du type filtre-presse (modèle d'utilité allemand N° 1 939 691). Cependant, le mode de construction du type filtre-presse, usuel jusqu'ici pour des batteries d'éléments à combustible, présente divers inconvénients qui se manifestent en particulier lors de la cons-25 truction de batteries à combustible de grande puissance, de l'ordre de quelques kilowatts. Pour construire de telles batteries à combustible, on doit généralement réunir plusieurs centaines d'éléments à combustible sous la forme d'une batterie. L'utilisation de cadres en matière plastique, par exemple de cadres en "Plexiglas", pour de telles batte-30 ries est relativement onéreuse et compliquée, en raison des dépenses nécessaires pour la fabrication des cadres en matière plastique et pour le montage des parties constitutives des éléments à combustible. Le grand nombre des éléments d'étanchéité nécessaires, par exemple des joints d'étanchéité à profil circulaire, qui doivent être insérés entre 35 les cadres en matière plastique, risque de compromettre la sécurité 71 19652 2090386 de fonctionnement, notamment dans le cas de batteries composées d'un grand nombre d'éléments à combustible. En cas d'utilisation de joints plats, les propriétés de fluage des matières plastiques utilisées pour assurer l'étanchéité sont fréquemment défavorables. En outre, surtout dans des batteries composées d'un très grand nombre d'éléments à combustible, il faut, pour pouvoir réduire le volume de la batterie, chercher à rendre les différents éléments à combustible aussi minces que possible. Il est vrai que les progrès effectués dans le domaine des catalyseurs et des électrodes permettent de rendre les éléments à combustible très minces, mais cette diminution de l'épaisseur est limitée par les cadres en matière plastique. En effet, en raison de la résistance nécessaire, l'épaisseur des cadres en matière plastique ne peut pas être inférieure à une valeur minimale déterminée. La présente invention vise à réaliser une batterie d'éléments à combustible en construction du type filtre-presse, fonctionnant avec un électrolyte liquide et au moins un réactif gazeux, batterie dans laquelle les compartiments à électrolyte et à gaz des différents éléments à combustible sont séparés les uns des autres par des diaphragmes en amiante et les différents éléments à combustible par des tôles de séparation, de telle manière que les inconvénients que présentent les cadres en matière plastique utilisés jusqu'à présent soient éliminés. L'invention vise en particulier à supprimer dans la mesure du possible des joints d'étanchéité, et à permettre une construction aussi mince et simple que possible des éléments à combustible. Selon l'invention, on obtient ce résultat par le fait que les diaphragmes en amiante présentent des zones marginales renforcées en épaisseur, imperméables à l'électrolyte et étanches au gaz, ces zones étant pressées directement les unes contre les autres ou contre les tôles de séparation, et par le fait que les canaux d'arrivée vers les compartiments à électrolyte et à gaz sont pratiqués dans les zones marginales renforcées. Sous l'effet de la compression exercée par les boulons dans les batteries en construction du type filtre-presse, les zones marginales des diaphragmes en amiante, renforcées en épaisseur et pressées 71 19652 2090386 les unes contre les autres et contre les tôles de séparation, assurent une étanchéité parfaite des compartiments à gaz et à électrolyte des éléments à combustible de la batterie vers l'extérieur, de sorte que des éléments d'étanchéité supplémentaires quelconques, tels que des 5 joints d'étanchéité, ne soient plus nécessaires. Les cadres en matière plastique nécessaires jusqu'à présent sont entièrement superflus, du fait que les zones marginales des diaphragmes en amiante renforcées en épaisseur, imperméables à l'électrolyte et étanches aux gaz, remplacent ces cadres. Cela suppri-10 me en même temps toutes les restrictions dues jusqu'à présent aux cadres en matière plastique, en ce qui concerne une construction aussi mince que possible des différents éléments à combustible de la batterie. Les diaphragmes en amiante à zones marginales renforcées peuvent être fabriqués d'une seule pièce, par utilisation de moules ap-15 propriés lors de la fabrication du papier-amiante pour les diaphragmes, et peuvent être rendus imperméables à l'électrolyte et étanches au gaz, dans les zones marginales, par imprégnation à l'aide de matières plastiques appropriées, résistant à l'électrolyte. Cependant, il est particulièrement avantageux de former 20 les zones marginales renforcées en épaisseur des diaphragmes en amiante à partir de trois couches, la couche médiane qui forme le prolongement de la partie centrale du diaphragme en amiante étant imprégnée et collée aux deux couches extérieures à l'aide d'une résine synthétique à plusieurs composants, résistant à l'électrolyte, et les deux 25 couches extérieures dans lesquelles sont pratiquées les canaux d'arrivée étant remplies d'une matière plastique plus souple, résistant à l'électrolyte. Ce mode de construction permet de travailler d'abord séparément les différentes parties des diaphragmes en amiante, ce qui 30 simplifie en particulier la réalisation des canaux d'arrivée. La résine synthétique à plusieurs composants rend la zone marginale de la couche médiane imperméable à l'électrolyte et étanche au gaz. En même temps la résine synthétique à plusieurs composants sert à relier par collage la couche médiane aux deux couches extérieures. Après le col 71 19652 2090386 lage on fait durcir la résine synthétique à plusieurs composants, ce qui assure une liaison par collage parfaite et ét anche avec les deux couches extérieures. En même temps la couche médiane est consolidée à tel point que lors de la compression des différentes parties de la batterie 5 d'éléments à combustible, elle ne puisse pas être enfoncée dans les canaux d'arrivée prévus dans les deux couches extérieures. Du fait que les couches extérieures sont remplies d'une matière plastique plus souple, elles peuvent se déformer quelque peu lors de la compression, ce qui améliore encore l'effet d'étanchéité. 10 Comme résines synthétiques à plusieurs composants, on i peut utiliser en particulier des résines époxy résistant à l'électrolyte. Comme matières plastiques plus souples, résistant à l'électrolyte, pour les couches extérieures, on peut faire appel en particulier à du polytétrafluoréthylène ou du chlorure de polyvinyle. 15 Pour mieux mettre en évidence le mode de construction et les avantages de la batterie d'éléments à combustible conforme à l'invention, on va se référer au dessin annexé, sur lequel: la fig. 1 est une coupe schématique d'un mode de réalisation de la batterie d'éléments à combustible conforme à l'invention, 20 pour la conversion d'un combustible liquide dissous dans l'électrolyte avec un oxydant gazeux; les fig. 2a à 2c représentent les différentes couches des diaphragmes en amiante pour la batterie d'éléments à combustible de la fig. 1; 25 la fig. 3 est une coupe schématique partielle d'un mode de réalisation de la batterie d'éléments à combustible conforme à l'invention, pour la conversion de deux réactifs gazeux; les fig. 4a à 4d représentent les différentes couches des diaphragmes en amiante pour la batterie d'éléments à combustible de 30 la fig. 3. La batterie d'éléments à combustible selon la fig. 1 est destinée à la conversion d'un combustible liquide dissous dans l'électrolyte avec un oxydant gazeux. Comme combustible liquide, on utilise, par exemple, de l'hydrazine dissoute dans un électrolyte formé de po 71 19652 2090386 tasse caustique 6 N. Comme oxydant gazeux, on utilise, par exemple, de l'oxygène. La batterie d'éléments à combustible selon la fig. 1 se compose de cinq éléments à combustible 1 à 5 séparés les uns des autres par des tôles de séparation 6 par exemple en nickel. Les éléments 5 à combustible sont réunis sous la forme d'une pile et sont comprimés à l'aide de boulons 7 entre deux plaques d'extrémité 8 qui peuvent être par exemple en "Plexiglas" ou en résine époxy renforcée de fibres de verre. Entre les plaques d'extrémité 8 et les éléments à combustible 1 et 5 est prévue chaque fois une autre tôle de nickel 9 servant de tôle 10 de contact. Les tôles de contact 9 sont reliées en leur centre à des connections électriques 10 par lesquelles est recueillie l'énergie électrique et qui passent à travers les plaques d'extrémité 8 vers l'extérieur. Chaque élément à combustible est formé d'un compartiment à électrolyte 11 et d'un compartiment à gaz 12, séparés l'un de l'autre 15 par un diaphragme en amiante 13. Dans le compartiment à électrolyte 11 se trouve l'anode 14 servant d'électrode à hydrazine, cette anode étant contiguë du diaphragme en amiante 13. L'anode 14 est formée, par exemple, d'une toile de nickel à mailles fines {épaisseur du fil environ 0, 13 mm), qui est re-20 couverte par exemple de 1 mg/cm2 de platine en tant que catalyseur. Cette anode 14 est suivie d'une toile métallique 15 à mailles larges, par exemple une toile de nickel, qui sert d'élément d'espacement et de connexion électrique pour l'anode 14. Au lieu du platine, on peut également utiliser d'autres matériaux catalyseurs; par exemple, la toile de 25 nickel peut également être recouverte de nickel de Raney. La toile métallique 15 se trouve en contact avec des parties en relief 16, en forme de nervures ou d'ondulations, de la tôle de contact 9 ou, dans le cas des éléments à combustible 2 à 5, d'une tôle de séparation 6. Dans les compartiments à gaz 12 des éléments à combusti-30 ble 1 à 5 est prévue chaque fois une cathode 17 servant d'électrode à oxygène. Cette cathode est formée, par exemple, d'argent de Raney pulvérulent qui peut être lié avantageusement à l'aide d'un liant hydrophile, par exemple d'un latex hydrophile de matière plastique. D'autres matériaux catalyseurs, par exemple de la poudre de charbon activée à 71 19652 7 2090386 l'aide d'argent, conviennent également à cet effet. La cathode 17 est appliquée contre le diaphragme en amiante 13 par une toile métallique 18 à mailles relativement fines, par exemple une toile de nickel. La toile métallique 18 qui sert en même temps de connexion électrique se 5 trouve à son tour en contact avec des parties en relief 19., en forme de nervures ou d'ondulations, d'une tôle de séparation 6 ou, dans le cas de l'élément à combustible 5, de la tôle de contact 9. Les éléments à combustible 1 à 5 sont ainsi montés électriquement en série. Le diaphragme en amiante 13 prévu dans chacun des élé-10 ments à combustible 1 à 5 présente une zone marginale renforcée en épaisseur, composée de trois couches 20, 21 et 22. Ces couches sont représentées à plus petite échelle et en plan sur les fig. 2a à 2c. La fig. 1 représente ces couches en coupe suivant l-l des fig. 2a à 2c. La couche médiane 21 de la zone marginale renforcée forme le prolonge-15 ment de la partie centrale 23 du diaphragme en amiante. La surface de la partie centrale 23 correspond à la surface des électrodes 14 et 17. Sur la fig. 2b, la partie centrale 23 est délimitée par la ligne en tirets 24 de la zone marginale. La couche extérieure 20 de la zone marginale entoure le compartiment à électrolyte 22 et la couche extérieure 22 20 de la zone marginale entoure le compartiment à gaz 12 de l'élément à combustible. Les zones marginales 20 à 22 des diaphragmes en amiante 13 ainsi que les tôles de séparation 6 et, dans la mesure où cela est nécessaire, les plaques d'extrémité 8 et les tôles de contact 9 comportent des trous qui, lorsque la batterie d'éléments à combustible est 25 assemblée, forment des conduites traversant la pile d'éléments de la batterie et servant à l'arrivée et à l'évacuation des fluides nécessaires pour le fonctionnement de la batterie d'éléments à combustible. L'oxygène arrive par la tubulure 25 dans la conduite formée par les trous 26. Il pénètre par les canaux 27 prévus dans les différen-30 tes couches 22 des zones marginales des diaphragmes en amiante 13, dans les compartiments à gaz 12 des différents éléments à combustible, traverse ces compartiments et, dans la mesur.e où il n'a pas été consommé, passe par les autres canaux 28 prévus dans les couches 22 des zones marginales des diaphragmes en amiante, dans la conduite formée 71 19652 8 2090386 par les trous 29 pour être retiré de la batterie par cette conduite. Le mélange électrolyte-hydrazine est envoyé par la conduite formée par les trous 30, en passant par les canaux 31 prévus dans les couches 20 des zones marginales des diaphragmes en amiante., en parallèle aux compartiments à électrolyte 11 de la batterie d'éléments à combustible. Le mélange consommé est retiré des compartiments à électrolyte 11 par les canaux 32 prévus dans les couches 20 des zones marginales des diaphragmes en amiante et quitte la batterie d'éléments à combustible par la conduite formée par les trous 33, en passant par la tubulure 34. Les trous 35 servent au passage des boulons 7. La partie médiane du diaphragme en amiante 13, représentée sur la fig. 2b, peut être formée de papier-amiante exempt de liant, fabriqué par exemple suivant le procédé décrit dans le brevet français N° 1 556 744, à partir de fibres d'amiante prétraitées à l'aide de potasse caustique et trempées à des températures de l'ordre de 450° C. pour leur donner plus de solidité. La partie médiane du diaphragme en amiante 13, représentée sur la fig. 2b, peut cependant renfermer également un liant à base de matière plastique, à condition qu'elle ne perde pas ainsi ses propriétés hydrophiles. Un tel liant peut être en particulier un copolymérisat de butadiène-styrène-acrylonitrile. Pour rendre le diaphragme hydrophile on saponifie avantageusement les groupes nitriles dans le diaphragme terminé, à l'aide de potasse caustique, pour former des groupes carboxyles susceptibles d'être hydratés. La teneur en liant peut être comprise entre 6 et 15 % en poids par rapport au poids de l'amiante. On peut également utiliser d'autres liants, par exemple du chloroprène dans des proportions de 0, 5 à 6 % en poids par rapport au poids de l'amiante. Des procédés de fabrication pour ces diaphragmes en amiante contenant des liants, et d'autres liants convenant à cet effet, sont décrits dans le brevet français N° 1 546 172. Les parties du diaphragme en amiante, représentées sur les fig. 2a et 2c, sont formées d'amiante remplie d'une matière plastique relativement souple, résistant à l'électrolyte. Le polytétrafluoréthy-lène et le chlorure de polyvinyle conviennent particulièrement à cet ef- 71 19652 9 2090386 fet. La teneur en matière plastique peut s'élever par exemple à environ 10 % en poids par rapport au poids de l'amiante. En vue de la fabrication, on peut par exemple mélanger des fibres d'amiante et des poudres ou émulsions de matière plastique et procéder ensuite à la mise en 5 forme, par pressage à chaud ou filtration et séchage. Pour la fabrication des diaphragmes en amiante avec des ?ones marginales renforcées en épaisseur, on peut avantageusement procéder de la manière décrite ci-après. D'abord on pratique, par exemple par poinçonnage, les canaux 31, 32, 27 et 28 dans les couches 10 extérieures 20 et 22. En même temps, on peut également poinçonner les trous nécessaires dans les parties représentées sur les fig. 2a à 2c. Cependant, le poinçonnage des trous peut également se faire sur le diaphragme en amiante déjà terminé. La zone marginale de la couche médiane 21, délimitée par la ligne 24 en tirets, est ensuite imprégnée 15 d'une résine synthétique à plusieurs composants, résistant à l'électrolyte, par exemple une résine époxy usuelle dans le commerce. Il faut veiller à ce sujet à ce qu'il ne reste pas de trajets libres traversant la 7one marginale et susceptibles de compromettre l'étanchéité au gaz et l'imperméabilité à l'électrolyte de la ?one marginale. L'imprégnation 20 de la zone marginale peut se faire par immersion dans la résine époxy, par enduction de cette zone à l'aide de la résine époxy ou par introduction de la résine époxy d'une autre manière, par exemple par un procédé de sérigraphie. Après l'imprégnation de la zone marginale de la couche médiane 21 à l'aide de résine époxy, on superpose les couches 25 20, 21 et 22. Ensuite, on fait durcir la résine époxy à température élevée. Après le durcissement, les couches 20,' 21 et 22 sont reliées entre elles par la résine époxy de façon étanche à l'électrolyte et au gaz. Les diaphragmes en amiante 13 terminés, présentant une 30 zone marginale renforcée en épaisseur, sont ensuite superposés avec les tôles de séparation 6 et les tôles de contact 9 sous la forme d'une pile. On introduit simultanément les électrodes 14 et 17 et les toiles 15 et 16 dans les compartiments à électrolyte et à gaz. On comprime la pile terminée entre les plaques d'extrémité 8 à l'aide des boulons 7. 71 19652 2090386 Ainsi, les zones marginales renforcées des diaphragmes en amiante 13 sont pressées étroitement contre les tôles de séparation 6 et les tôles de contact 9 et assurent une étanchéité parfaite à l'électrolyte et au gaz des compartiments à électrolyte et à gaz de la batterie d'éléments à 5 combustible vers l'extérieur. La batterie de construction très simple présente, en outre, l'avantage de pouvoir être facilement démontée, en cas de besoin, en vue du remplacement de ses parties. Comme déjà mentionné, ce mode de construction permet de réaliser les différents éléments à combustible 1 à 5 avec une très faible 10 épaisseur. La distance entre les tôles de séparation 6 et les tôles de contact 9, d'une part, et les couches médianes 21 des diaphragmes en amiante, d'autre part, peut s'élever par exemple à 0, 5 mm. Les couches médianes 21 des diaphragmes en amiante 13 ainsi que les tôles de séparation 6 et les tôles de contact 9 peuvent présenter une épaisseur 15 d'environ 0,3 mm par exemple. L'épaisseur des zones marginales renforcées des diaphragmes en amiante s'élève alors à 1,3 mm. La partie centrale 23 des diaphragmes en amiante peut présenter, par exemple, une porosité d'environ 20 à 50 % en volume. La fig. 3 représente deux éléments à combustible 41 et 42 20 d'une batterie convertissant un combustible gazeux, par exemple de l'hydrogène, avec un oxydant gazeux, par exemple de l'oxygène. Comme électrolyte, on peut utiliser par exemple de la potasse caustique. Chaque élément à combustible se compose d'un compartiment à gaz 42 pour l'hydrogène, d'un compartiment à gaz 44 pour l'oxygène et d'un 25 compartiment à électrolyte 45. Le compartiment à hydrogène 43 est séparé du compartiment à électrolyte 45 par un diaphragme en amiant e 46. La séparation du compartiment à oxygène 44 du compartiment à électrolyte 45 est assurée par un diaphragme en amiante 47. Les différents éléments à combustible sont séparés les uns des autres par des 30 tôles de séparation 48 qui sont réalisées de la même manière que les tôles de séparation de la batterie selon la fig. 1. L'anode 49 servant d'électrode à hydrogène peut être constituée, par exemple, par de la poudre de nickel de Raney additionnée, le cas échéant, d'un liant. Le contact électrique et l'application de l'anode 49 contre le diaphragme 71 19652 ii 2090386 en amiante 46 sont assurés par une toile de nickel 50 à mailles fines. La cathode 51 servant d'électrode à oxygène peut être constituée par exemple par de la poudre de nickel de Raney additionnée, le cas échéant, d'un liant. Le contact électrique et l'application de cette cathode 5 51 contre le diaphragme en amiante 47 sont assurés par une toile de nickel 52 à mailles fines. A l'intérieur du compartiment à électrolyte 45 est prévu, en tant qu'élément d'espacement entre les diaphragmes en amiante 46 et 47, une toile 53 à mailles larges, par exemple en nickel ou en une matière plastique résistant à l'électrolyte. 10 La zone marginale renforcée du diaphragme en amiante 46 se compose de trois couches 54, 55 et 56 et la zone marginale renforcée du diaphragme en amiante 47 de trois couches 57, 58 et 59. Les couches médianes 55 et 58 des diaphragmes en amiante 46 et 47 sont réalisées de la même manière et sont représentées, à plus petite 15 échelle, en vue en plan sur la fig. 4b. La zone marginale est délimitée de la partie centrale 60 du diaphragme en amiante par la ligne en tirets 61. La couche extérieure 54 de la zone marginale du diaphragme en amiante 46, qui entoure le compartiment à hydrogène 43, est représentée sur la fig. 4a, et la couche extérieure 59 de la zone marginale 20 du diaphragme en amiante 47, qui entoure le compartiment à oxygène 44, est représentée sur la fig. 4d. Les couches extérieures 56 et 57 des zones marginales des diaphragmes en amiante 46 et 47, qui entourent ensemble le compartiment à électrolyte 45, sont réalisées de la même manière et sont représentées sur la fig. 4c. Sur la fig. 3, les 25 diaphragmes en amiante sont représentés en coupe suivant III-III des fig. 4a à 4d. L'arrivée de l'hydrogène s'effectue par la conduite formée par les trous 62 et par les canaux 63 prévus dans les couches 54. Le ga7 non converti est retiré des compartiments à hydrogène de la batte-30 rie par les canaux 64 prévus dans les couches 54 et par la conduite formée par les trous 65. L'arrivée et la sortie de l'oxygène s'effectuent de façon correspondante par les conduites formées par les trous 66 et 67 et par les canaux 68 et 69 prévus dans les couches 59. L'arrivée et la sortie de l'électrolyte s'effectuent finalement par les condui 71 19652 2090386 tes formées par les trous 70 et 71 et par les canaux 72 et 73 prévus dans les couches 56 et 57. Les trous 74 sont destinés au passage de boulons pour la compression de différentes parties de la batterie. Aux extrémités de la batterie d'éléments à combustible selon la fig. 3, on 5 prévoit des tôles de contact et des plaques d'extrémité comme sur la fig. 1. Les diaphragmes en amiante de la batterie d'éléments à combustible de la fig. 3 peuvent être fabriqués à partir des mêmes matériaux et de la même manière que les diaphragmes en amiante de 10 la batterie d'éléments à combustible selon la fig. 1. Les diaphragmes en amiante 46 sont assemblés par collage à partir des couches 54, 55 et 56 et les diaphragmes en amiante 47 à partir des couches 57, 58 et 59. Dans la batterie d'éléments à combustible terminée, les zones marginales renforcées des diaphragmes en amiante 46 et 47 sont pres-15 sées aussi bien les unes contre les autres que contre les tôles de séparation 48. Aux deux emplacements de contact, l'agencement conforme à l'invention assure une étanchéité parfait e. . La batterie d'éléments à combustible conforme à l'invention peut recevoir de multiples variantes par rapport aux exemples repré-20 sentés sur les figures. Au lieu d'une forme carrée, on peut choisir, par exemple, une forme rectangulaire, polygonale ou circulaire. De même, on peut utiliser d'autres électrodes, par exemple des électrodes en métal fritté, et d'autres matériaux catalyseurs. En cas d'utilisation d'amiante résistant suffisamment aux acides, par exemple d'as-25 beste bleu, la batterie d'éléments à combustible conforme à l'invention peut également fonctionner avec des électrolytes acides. De même, on peut utiliser d'autres combustibles, par exemple du méthanol. 71 19652 13 2090386 15 REVENDICATIONS 1. Batterie d'éléments à combustible en construction du type filtre-presse, fonctionnant avec un électrolyte liquide et au moins un réactif gazeux, les compartiments à électrolyte et à gaz des différents éléments à combustible étant séparés les uns des autres par des 5 diaphragmes en amiante et les différents éléments à combustible étant séparés les uns des autres par des tôles de séparation, caractérisée par le fait que les diaphragmes en amiante présentent des zones marginales renforcées en épaisseur, imperméables à l'électrolyte et étan-10 ches au gaz, pressées directement les unes contre les autres et contre les tôles de séparation, et que les canaux d'arrivée vers les compartiments à électrolyte et à gaz sont pratiqués dans les zones marginales renforcées. 2. Batterie d'éléments à combustible suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que les zones marginales du diaphragme en amiante, renforcées en épaisseur, sont formées de trois couches, que la couche médiane formant le prolongement de la partie centrale du diaphragme en amiante est imprégnée et collée aux deux couches extérieures à l'aide d'une résine synthétique à plusieurs composants, 20 résistant à l'électrolyte, et que les deux couches extérieures, dans lesquelles sont pratiquées les canaux d'arrivée, sont remplies d'une matière plastique plus souple, résistant à l'électrolyte. 3. Batterie d'éléments à combustible suivant la revendication 2, caractérisée par le fait que la résine synthétique à plusieurs 25 composants est une résine époxy résistant à l'électrolyte. 4. Batterie d'éléments à combustible suivant la revendication 2 ou 3, caract érisée par le fait que la matière plastique plus souple, résistant à l'électrolyte, est du polytétrafluoréthylène. 5. Batterie d'éléments à combustible suivant la revendica-30 tion 2 ou 3, caractérisée par le fait que la matière plastique plus souple, résistant à l'électrolyte, est du chlorure de polyvinyle.