L'invention consiste dans la mise au point et la combinaison nouvelle d'une suite de procédés préférentiels d'extraction et de préparation d'extraits d'organes animaux et humains ou de microorganismes, contenant des substances glycoprotéiques et mucopolysaccharidiques et celles qui les composent (protéines, mucines, chondroides, ou leurs dérivés : acide mucoïtine - sulfurique, mucoitine, mucosine, glucosamine, acide cbondroitine-sulfurique, chondroPtines , cbondrosamine, enfinac ide glycuronique) ou qui peuvent leur être associées de façon naturelle (polymères visqueux comme 1' acide hyaluroniquX et ses composés (acide glycuronique et N-acétylglucosamine), ainsi que des nucléoprotéines ou leurs constituants et autres protéines, glucoprotéines, mucopolysaccharides, lipoprotéines, glycolipides, glucides. Parmi de telles substances de départ, on citera, d'une part, celles produites par des organes animaux et humains cordon ombilical, placenta et hémosérum humains, et d'autre part, muqueuses digestives, respiratoires, génitales, peaux cartilages, salive et glandes salivaires, hémosérum, lactosérum, liquide amniotique1 liquide d'ascite réactionnelle, bactéries, champignons, levures. Les procédés mis au point apres de nombreux essais comparatifs et faisant 1 'objet de l'invention permettent d'obtenir industriellement ces extraits biologiques sous une forme visqueuse, stable et en état de stérilité microbiologique.Les extraits biologiques obtenus selon l'invention peuvent être utilisés seuls, ou en association entre eux, mélangés à des excipients convenables, sous forme de compositions destinées à l'administration par voXe buccale ou digestive , leur résorption rapide par la peau permet l'administration percutanée. Ils peuvent également être associés à d'autres substances ayant des propriétés thérapeutiques dont ils facilitent l'absorption par la peau. Enfin, ils peuvent & re lyophilisés et etre ensuite entièrement solubilisés. Font partie de l'invention ,les conditions d'association de ces extraits entre eaux, les compositions et associations préférentielles de ces extraits avec des excipients convenables ou leur association à des produits, ou leur lyophilisation avec possibilité de redlssolution complète. D'une façon très générale, il est tiré parti du fait connu que certaines protéines, des glycoprotéines, des mucopolysaccharides et des substances qui leur sont associées sont, selon les conditions, notamment ioniques, de pH, etc., therno- résistances et restent en solution. I1 s'agit de thermorésistance en milieu alcalin. Le chauffage appliqué dans des conditions définies peut provoquer, en meme temps que l'extraction, la stérilité microbiologique ; cependant, cette stérilité peut aussi etre obtenue, de façon codifiée, selon l'invention, par des agents chimiques efficaces, autodestructibles, notamment l'oxyde d ithylène. Le procédé selon l'invention consiste donc, après broyage de l'organe ou des microorganismes dans l'eau ou dans un milieu pauvre en électrolytes, (ou directement si l'on utilise un liquide biologique comme matière première), à effectuer une première extraction par traitement alcalin, en amenant le pH à 9 ou au dela et en laissant l'extraction par hydrolyse légère de la suspension ou l'extraction du liquide se poursuivre pendant un temps s::ffisnnt, à la température ambiante, ou à l'étuve, puis à effectuer une stérilisation :: - soit, par traitement athermique, en chauffant l'extrait à l'autoclave à 1100 C, en laissant décanter à la températu*e ambiante, puis en séparant le dépit formé par centrifugation ou filtration stérile - soit, par traitement chimique, après centrifugation du broyat ou passage sur filtre en ajoutant de l'oxyde d'éthylène à l'extrait obtenu, en laissant au repos à la température ambiante jusqu'à ce que l'oxyde d'ethylène soit autodétruit par transformation chimique. Dans la variante du procédé de l'invention selon laquelle on stérilise par traitement chimique, on peut extraire une seconde fois les culots de centrifugation par addition d'eau, et la suspens ion, amenée à nouveau à pH 9, est éventuellement chauffée, puis recentrifugée pour donner un nouvel extrait. D'une façon générale, les extraits obtenus contiennent des complexes protéiques en quantité relative parfois importante, indiquée plus loin : ils ne précipitent pas par la chaleur, mais précipitent par les acides (notamment, l'acide trichloracétique), l'alcool, l'acétone, et renferment des glycoprotéides qui donnent la coloration rouge-violacé avec la solution chlorhydrique de p,diméthylaminobenzaIdéhyde. Les exemples suivants sont destinés à illustrer le procédé d'extraction et de préparation selon l'invention, à partir de quatre matières premières : deux types d'organes et deux types de liquides des organismes vivants, mais il est entendu que le procédé s'applique aux autres organes et liquides des organismes. On donne également des exemples d'association des extraits obtenus à certains excipients originaux, ou de lyophilisation. EXEMPLE I Extraction partir du cordon ombilical humain ou animal On sait que le cordon ombilical contient une gelée naturelle spéciale, de forte viscosité (gelée de Warton du cordon humait et douée de propriétés protectrices importantes. Elle est formée essentiellement de mucoprotéines, d'acide hyaluronique, et, en proportions inégales, d'autres substances associées : protéines, lipides, glucides. On sait aussi que la relative viscosité du sel de sodium de l'acide hyaluronique est très influencée par la présence d'électrolytes, ce qui contribue à orienter la preparation des extraits. Les cordons ombilicaux humains, par exemple, sains, recueillis non stérilement, sont lavés sous jet d'eau. Le sang de leurs vaisseaux est éliminé, notamment par expression sous l'eau par forte pression, d'une extrémité à l'autre (par exemple par machine à rouleaux). Ils sont découpés ou hachés en fragments et à nouveau lavés. L'hémoglobine restante est décolorée par une immersion courte, dans l'eau oxygénée. Les fragments sont alors amassés dans un sac de tissu et fortement essorés ; ils sont de couleur blanc crème. Les recherches ont montré que le poids moyen de chaque cordon, sur un nombre suffisant, est pratiquement de 17 à 18 grammes : il en faut donc environ une soixantaine pour obtenir un kilogramme. L'extraction est faite par l'eau distillée, c'est-àdire par un milieu dépourvu d'électrolytes, en utilisant 9 volumes d'eau par 1 volume d'organes par exemple, ce qui, pour une soixantaine de cordons ombilicaux, donne environ 10 litres d'extrait. La suspension de fragments de cordon est finement broyée par broyeur à haute vitesse (par exemple broyeur "polytron", ou broyeur à débit continu dit "colloSdal", ou autres). Le broyat obtenu est porté à pH 9 par de la soude normale ; sa viscosité devient alors très grande : c'est une colle blanche extrtmement opaque. On laisse l'extraction se poursuivre à 370C pendant 2h par exemple. La suite du procédé, qui consiste essentiellement en une stérilisation et une séparation peut comporter les deux variantes principales suivantes Première variante de préparation Le broyat est chauffé à l'autoclave, soit à 1000C à vapeur fluente, soit à 1100 C, par exemple, pendant un temps en rapport avec la masse traitée. On laisse refroidir et décanter à la température ambiante, par exemple, pendant un à quelques jours cette opération, qui correspond en fait à une seconde extraction, provoque un enrichissement en substances protéiques, dissoutes ou suspendues qui ont résisté au chauffage, comme le prouvent les dosages. Le liquide est alors convenablemer.t centrifugé stérilement ou passé sur filtre-presse. Deuxième variante de préparation Après la première extraction1 le broyat n'est pas chauffé, mais directement centrifugé ou passé sur filtre-presse. On ajoute alors à l'extrait obtenu 0,5 ml cs ou même 1 ml % d'oxyde d'éthylène froid, l'extrait ayant été lui-même refroidi (vers 2"C par exemple) ; les récipients ne sont alors bouchés qu'au coton et conservés à la température ambiante, le temps que l'oxyde d'éthylène après avoir exerce son action germicide et virulicide, se soit autodétruit et transforme notamment en glycol. S'il en est besoin, l'oxyde d'éthylène en excès peut être chassé par barbotage d'azote. La conservation prolongée des extraits à la température ambiante ou même à l'étuve montre qu'après ce traitement, ils ne s'infectent pas et restent stériles. Il est à noter que les culots de centrifugation des broyats non chauffés selon cette deuxième variante sont importants, blanc neige, visqueux et cohérents : ils contiennent les minuscules et innombrables fragments de tissus conjonctifs résultant du broyage des tissus totaux de cordons ombilicaux, mais aussi d'autres substances, notamment protéiques. Les culots peuvent être réextraits -à peau, leur suspension étant réalcalinisée, portée par exemple à pH 9 ou un peu plus, puis chauffée à l'autoclave, par exemple à 1100 C, ce qui permet de séparer, par centrifugation ou tamisage, un culot dénaturé et un surnageant. Ce liquide de réextraction des culots est très opalescent ; il peut êtreajouté à l'extrait principal ou etre utilisé pour des usages séparés. L'extrait obtenu selon les deux variantes indiquées est jaune pale, translucide, d'opalescence modérée, visqueux. Son pH se situe entre 7 et 7,5, si ce pH est plus élevé et s'il est nécessaire de l'ajuster, en fonction par exemple du type de l'excipient qui peut être ultérieurement mélangé, cet ajustement doit être fait par barbotage de gaz carbonique et non par adjonction de HCl. ,L'analyse biochimique montre que due tels extraits contiennent des mucoprotéines et des substances qui en proviennent ou leur sont associées, et, meme après chauffage dans les conditions indiquées, des protéines dosables et détectables par divers tests, notamment par électrophorèse. C'est ainsi que, meme après la méthode qui recourt au chauffage à 1100 C, les substances protéiques évaluées, par exemple, par la méthode de böwry peuvent dépasser 5 g 0/oo. L'électrophorèse peut mettre en évidence deux substances protéiques. EXEMPLE 2 Extraction à partir du placenta humain ou animal Les placentas humains frais, sains, sont abondamment lavés sous un jet d'eau. Ils peuvent être soumis éventuellement aussitôt à un lavage circulatoire rapide, par exemple, par une solution de citrate trisodique ou même par l'eau ; ce lavage est fait par l'une, puis par l'autre des deux veines ombilicales, avec une seringue ou un flacon laveur. Les placentas sont alors débarrassés de leurs membranes et de leurs plus grosses structures conjonctives. Après cet "épluchage", le tissu placentaire est fragmenté et à nouveau lavé par l'eau, puis essoré. L'hémoglobine des fragments est décolorée par immersion dans l'eau oxygénée. L'essorage final est effectué aussitôt par forte pression dans un linge. On peut recueillir 300 g ou plus de tissu ainsi préparE par placenta. L'extraction peut être faite par l'eau distillée ou, dans certains cas, par d'autres milieux pauvres en électrolytes, tels que le désoxycholate de sodium par exemple, la concentration de l'extrait pouvant etre, par exemple, de 10 % (9 volumes d'eau par volume d'organe), ou plus forte. Le broyage au broyeur à haute vitesse est prolongé jusqu'au stade de broyat cellulaire. Ce broyat est porté à pH 9, puis l'extraction est poursuivie, par exemple, pendant 2 h à 370C : la viscosité croît ; elle est due, en partie dans ce cas, à des désoxyribonuclboprotEines. L'extrait peut alors être autoclavE, comme il a été précisé ci-dessus, laissé à la température ambiante pendant un à quelques jours, décanté, puis centrifugé. L'extrait obtenu est fortement opalescent ; la méthode de Lorry peut y déceler, meme après chauffage, jusqu'à 23 g /0 de substances protéiques ; l'électrophorèse peut y détecter deux catégories de protéines. Le spectre d'absorption dans l'ultraviolet o révèle, à 2600 A, la présence de bases pyrimidiques et puriques. L'extrait placentaire peut aussi être stérilisé à ltoxyde d'éthylène. Ces procédés s'appliquent aux placentas des mammifères et aussi aux autres tissus : muqueuses, organes, peau, cartilages, etc, convenablement préparés, broyés et dilués, selon les cas : par exemple, la haute gélification des extraits de cartilages permet de les diluer fortement. EXEMPLE 3 Extraction à partir du lactosérum Le lactosérum est préparé principalement à partir du lait de vache par la méthode habituelle (écrémage, précipitation acide de la caséine, tamisage, centrifugation ou filtration). Lorsque le lactosérum est stérilisé par filtration bactériologique, c'est un liquide jaune doré limpide, non visqueux, acide : son pH peut titre situé vers 4 ou 5. il peut contenir 6 g /0O de protéines, évaluées par la méthode-de Lorry. Après précipitation par chauffage, à pH acide, sa teneur en protéines devient faible. L'invention porte notamment sur le fait que, si le lactosérum est préalablement alcalinisé vers pH 9, puis chauffé à l'autoclave, par exemple vers llO0C, le produit obtenu est tout à fait différent. En effet, ce degré d'hydrolyse permet de recueillir, outre un précipité, un liquide assez opaque, orangé, dont le pH est descendu pendant le chauffage, par exemple, légèrement en dessous de pH 7. Après les délais de refroidissement et d'extraction, comme il a été dit précédemment, la centrifugation permet de séparer un culot et un liquide orangé, opalescent, d'une remarquable stabilité, ne précip-tant plus à nouveau par c; urfage, ne déposant pas à la longue.Or, ce liquide conserve un taux relativement élevé en substances protéiques, par exemple 5,5 g 0/oo par la méthode de Löwry, c'est-à-dire un taux de concentration en substances protéiques proche de celui du lactosérum acide filtré et non chauffé. L'électrophorèse détecte dans le liquide, obtenu après chauffage, deux types de protéines. Ce principe de préparation par hydrolyse alcaline ménagée, avec chauffage convenable, est appliqué de même à d'autres liquides des organismes : hémosérum humain et animal, liquide amniotique, liquide d'ascite réactionnelle et artificielle, ou, encore, à des cultures de certains microorganismes, bactéries, champignons, notamment levures. Dans ces cas, les extraits peuvent être soumis à une concentration plus ou moins forte en rapport avec les buts proposés. EXEMPLE 4 Extraction à Partir de la salive L'extraction peut être faite à partir d'organes mucigènes divers : muqueuse de l'appareil digestif, glande salivaire et autres organes producteurs de mucus, prélevés même chez les invertébrés. Dans ces cas, la technique peut être adaptée de celle décrite ci-dessus à propos du cordon ombilical humain. Mais l'exemple de la salive est choisi parce qu'il est d'une grande commodité et qu'il représente une source relativement abondante. La salive est fournie par des bovins mis en sel ivation provoquée, comme cela est connu, sous l'effet de la pilocarpine. On sait que, dans ces conditions, la récolte de la salive peint être abondante (à titre indicatif chez le boeuf, la salivation a pu être évaluée à quelques décalitres en 24 heures). Cette salive totale est surtout enrichie en mucines par la salive sublinguale elle est normalement alcaline, de pH 8,5 par exemple. La salive totale est aussitot dégrossie sur filtre de gaze et directement autoclavée, par exemple à 1100C pendant un temps qui dépend de la masse traitée. Une couche mince de précipité adhère alors au fond des récipients Le produit est entreposé au froid, par exemple, un à quelques jours, ce qui provoque de plus la sédimentation d'un petit déport non adhérent. Le liquide est alors convenablement centrifugé ou filtré , il est limpide et visqueux, de pH 8 ou légèrement supérieur. La méthode de Lorry y décèle environ I g /0O, ou légèrement plus de protéines. i'électrophorèse y détecte deux catégories de protéines. Cet extrait salivaire stérile, contenant des mucoprotéines, est dès lors d'une grande stabilité. Ces différents extraits biologiques stables et stériles, préparés comme il vient d'être exposé, chauffés tels quels ou après avoir subi une certaine alcalinisation, peuvent être utilisés séparément plus ou moins concentrés ou diversement associés entre eux, mis en solution ou mélangés à différents excipients ou lyophilisés. L'invention porte aussi sur le mélange des extraits obtenus à des corps pouvant constituer des excipients convenant aux extraits désignés, de façon à obtenir, avec ces extraits, soit des solutions, soit des préparations qui ont, à la fois, les caractères suivants : elles sont homogènes et stables, ne subissent pas à la longue la démixion et la sédimentation, constituent des gels visqueux, pouvant etre préparés, à volonté, sous forme solide ou sous celle de gels plus ou moins fluents, stérilisables à chaud où à l'oxyde d'éthylène, miscibles à l'eau en toutes proportions. Les excipients considérés n'altèrent pas les propriétés des extraits qui leur sont incorporés, ils ne sont pas toxiques, n'agissent ni sur la vasconstriction ni sur la. vasodilatation, ne sont pas irritants à la longue, enfin ne contiennent ni lanoline, ni vaseline, ni cholestérol. Les excipients usuels peuvent etre utilisés. Cependant, de nombreuses autres formules ont été essayées et comparées. Parmi celles-ci sont retenues d'une façon générale, selon l'invention, comme mélanges excipients, des gels translucides ou opaques, solides ou plus ou moins fluents et permettant au mieux l'incorporation des extraits biologiques à un pH voisin de la neutralité. Une méthode consiste d mélanger en proportions convenables, selon les buts-désirés, des corps tensioactifs, émulsifiants, ou surfactants non ioniques, comme certains esters de Sorbitan et d'acides gras (type Arlacel, type Span) et certains esters polyoxyéthylénés de Sorbitan et d'acides gras (type Tween), officiellement utilisés en pharmacie, avec des alcools laurique ou oléique par exemple auxquels on peut ajouter une huile, ce qui peut former un liquide ou une émulsion stable, ou encore à les mélanger avec des corps hydrosolubles anioniques, comme le laurylsulfate de sodium, ce qui forme immédiatement un gel, soit solide, soit plus ou moins fluent, selon les concentrations relatives. L'incorporation aux extraits biologiques de ces mélanges excipients, -soit liquides, soit gélifiés, permet l'obtention de préparations visqueuses, onctueuses, stables à la longue, dont la concentration est modifiable à volonté. Une autre méthode consiste à mélanger, en portions convenables selon la consistance physique désirée, certains phénoxy-polyéthoxy-éthanols (type Triton ou Alevaire) émulsifiants non ioniques, biodégradables, autorisés pour usages médicaux, avec les surfactants non ioniques cités plus haut, ou encore avec des sels des acides laurique, cholique, désoxycholique, glycuronique, par exemple. Mélangés avec ces types d'excipients en proportion convenable, les extraits obtenus constituent des gels blanc-crème ou ocrés, onctueux, neutres, qui ne provoquent à la longue, par exemple sur la peau, aucune réaction ou irritation, qui pénètrent rapidement, enfin adoucissent et hydratent les téguments. Les extraits, tels qu'ils sont obtenus, amenés éventuellement vers la neutralité par le gaz carbonique, supportent la dessiccation ou la congélation et la lyophilisation. Cependant, le problème se présente, dans le cas de ces extraits, de façon particulière, car il s'agit de complexes protéiques thermorésistants, qui ont donc été chauffés à 1100C et qui doivent être préserves d'actions dénaturantes supplémentaires. Il convient, de plus, que les solvants qui les remettront en solution reconstituent les caractéristiques des solutions initiales (viscosité, pouvoir pénétrant, etc.): Meme après dessiccation en souBlerie à 800C, par exemple, ce but peut être atteint, mais les résultats obtenus par lyophilisation sont les meilleurs. Sans adjonction de substances protectrices, les lyophilisats peuvent contenir une faible fraction relativement dénaturée, assez lente à remettre en solution. L'invention consiste dans le choix des substances protectrices à ajouter aux extraits avant lyophilisation, substances elles-mEmes lyophilisables et ne provoquant pas d'altération, ainsi que dans le choix des mélanges solvants les lyophilisats obtenus. Plusieurs substances utilisées dans de telles conditions doivent & re rejetées, car elles altèrent plus ou moins les propriétés des extraits. C'est le cas du ricinoléate de sodium par exemple, qui cependant donne d'excellents lyophilisats. Parmi les substances efficaces possibles, à ajouter aux extraits avant lyophilisation, le laurylsulfate de sodium, en proportion convenable et en diverses associations donne de bons résultats. D'autre part, le mélange solvant peut contenir un système tampon et, éventuellement, des corps perméants, à dose non dénaturante, comme par exemple le désoxycholate de sodium. L'extrait salivaire obtenu selon le procédé est lui-meme un solvant excellent, ajoutant ses propriétés à celles du lyophilisat. Dans ces conditions, les extraits même riches en glycoprotéines et en mucopolysaccharides, notamment cordon ombilical, muqueuses, cartilages, liquides cités, etc... une fois lyophilisés, sont remis en solution de façon immédiate et totale par leur solvant approprié. Les solutions ainsi reconstituées conservent le s activités physiologiques respectives des extraits initiaux. L'administration percutanée des extraits dont la résorption est rapide contribue ê fournir aux téguments lcs facteurs biologiques, foetaux et autres ainsi préparés. Mija leur présentation en solution neutre, ou après lyophilisation, permet avec avantage leur utilisation par voie digestive. Les extraits obtenus, d'après les méthode indiquées, peuvent être utilisés séparément ou autre associés entre eux avec ou sans excipients et répartir, selon l'invention, d'une part, en extraits humains : comme extrait de gelée de cordon ombilical, extrait placentaire, extrait d'bémosérum humain, et, d'autre part, on autres extraits comme extrait de muqueuses, de peau, de cartilage, de lactosérum, extrait salivaire, extrait d'hémosérum animal, extraits de microorganismes, extrait de levures.Pour l'association, les extrait peuvent autre préparés après mélange des matiôres premières, et éventuellement concentration, Outre les propriétés générales, qui viennent d'être exposées, ces extraits et préparations, bactériologiquement stériles, font preuve, par onction sur la peau, de propriétés particulières. Ils agissent de façon bénéfique sur les zones irritées, érythémateuses, inflammatoires, atteintes de légères brûlures ou de certains réactions Cermatologiques. L'action de Ces préparations-peut être renforcée. dans diverses voies, car elle supportent l'incorporation d corps d'activité thérapeutique connue, sans destruction de leur stabilité, sans provoquer leur démixion, ou une baisse significa- tive de leur viscosité, si elles sont présentées sous forme de solution ou de gel t de même, cette incorporation se fait avant lyophilisation Trois types do telles corporation sont pris comme exemple : incorporation de vitamines, ou d'enzymes, ou d'hormones, ou d'autres corps physiologiquement actifs ; incorporation de corps chimiques antiallergiques, s'opposant ê la libération d'histamine et de sérotonine, antihistaminiques, ou cortico- stéroïdes, ou acide epsilon-amino-caproque, etc. ; incorporation du soufre sous de multiples formes, même sulfhydrylées, comte dans certains mercaptans non odorants : cystéine, thiomalate, etc. R E V E N D I C A T I O N S --------------------------1. Procédé de préparation d'extraits biologiques, stables, contenant des glycoprotéines, des mucopolysacchardes - es substances les accompagnant, à partir de produits secrétés par les organes animaux et humains, ou de cultures de microorganismes, caractérisé en ce que l'organe Ou les microorganismes broyés dans l'eau ou un autre solvant d'extraction pauvre en électrolyte, ou le liquide biologique lui-même, sont soumis à une première extraction par traitement alcalin en amenant le pH à 9 ou au-delà et en laissant l'extraction par hydrolyse légère de la suspension ou l'extraction du liquide se poursuivre pendant un temps suffisant ; le produit obtenu est ensuite soumis à une extraction par traitement thermique à 1100 C, ce qui en même temps le stérilise , il peut aussi être stérilisé par traitement chimique par un agent autre destructible approprié ; le produit est ensuite séparé. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le traitement thermique est effectué eh chauffant à l'autoclave à 1100C le premier extrait à pH 9, en laissant se poursuivre l'extraction à la température ambiante, puis en éliminant le dépôt formé par centrifugation ou filtration stérile. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérise en ce que le traitement chimique est effectué par addition d oxyd} d'éthylène au liquide d'extraction, éventuellement séparé par centrifugation ou filtration, et en laissant l'oxyde d'éthylène agir jusqu'à son autodestruction. 4. Procédé selon l'une des revendications 1 et 3, caractérisé en ce que les culots de centrifugation sont extraits une seconde fois par addition d'eau, la suspension étant amende à pH 9, éventuellement chauffée puis recentrifugée pour donner un nouvel extrait. 5. Procédé selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la matière première utilisée est cois5.e parmi les suivantes : cordon ombilical, placenta, muqueU5espesu cartilages, lactosérum, hémosérum, salive, microorganismes. 6. Extrait biologique, stable, contenant des complexes protéiques thermorésistants, glycoprotéiques ou mucopolysaccharidiques, obtenu par le procédé de préparation selon l'une des revendications 1 à 5. 7. Compositions caractérisées en ce qu' elles contiennent au moins un extrait selon la revendication 6, associé à un excipient d'usage pharmaceutique convenable, capable de former avec cet extrait un gel ou une solution ou d'être lyophilisé. 8. Compositions selon Ia revendication 7, caractérisées en ce que les extraits sont mélangés en proportions convenables à des substances associées, tel le laurylsulfate de sodium, qui Permettent après lyophilisation, la conservation de leurs propriétés et de leur solubilité totale et immédiate dans un solvant tamponné et perméant, contenant du désoxycholate de sodium ou qui est l'extrait salivaire luî-mrne. 9. Compositions selon la revendication 7, caractérisées en ce que l'excipient contient un mélange de produits choisis parmi les surfactants non ioniques suivants : esters de Sorbitan et d'acides gras, esters polyoxyéthylénés de Sorbitan et d'acides gras, avec les alcools laurique, oléique ou le laurylsulfate de sodium 10. Compositions selon la revendication 7, caractérisées en ce que l'excipient contient un mélange de produits choisis parmi les suivants : ph8noxy-polyéthoxy-éthanols avec les surfactants non ioniques mentionnés dans la revendication 9, et éventuellement des sels des acides laurique, cholique, désoxycholique, glucuronique. 11. Compositions pharmaceutiques pour l'administration locale ou digestive, caractérisées en ce qu'elles contiennent un extrait selon la revendication 6, associé à un autre produit physiologiquement actif, tel que vitamines, enzymes, hormones, agents antiallergiques, antihistaminiques, corticostéroïdes ou corps contenant du soufre sous différentes formes.