La présente invention concerne un procédé de fabrication de matières flexibles en forme de feuilles presentant des aessins ou motifs superficiels leur donnant un relief tridimensionnel. On connaît différents procédés permettant de former sur des feuilles de matières flexibles telles que des matières textiles, des dessins ou motifs superficiels constituant un relief. Ces dessin superf-iciels en relief sont réalisés dans des machines textiles de façon à former d2s textures e relief par effet jacquard, piqué, cIoqc: ou bien des motifs à ondulations ordinaires ou à ondulations aécalées. De telles structures réalisées avec des machines coûteuses sont compliques et ne peuvent etre fabriquées que dans un telles relativement long. En outre, cn sait obtenir des effets superficiels plastiques dans le cas de matières textiles lisses, de feuilles de matières synthétiques, de cuir syntheique ou d'autres dtires e feuilles, en effectuant un collage, un scellement ou un piquage et en assurant un positionnement de fil, un écartement et un guidage d'aiguille correspondants.:En outre, on sait effectuer une modification par collage d'une matière non retrecissable à l'aide d'une matiere rétrécissant dans l'eau ou à chaud et obtenir des surfaces à effet plastique et de nature crêpez par un traitement correspondant en voie humide qu thermique.Enfin, on peut donner à des matières lisses en forme de feuilles ou de nappes des effets superficiels plastiques à caractere bouclé par des techniques de couture et de tricotage. Egalement, ces procédés connus présentent cependant tous l'inconvenient de nécessiter des machines compliquées et coûteuses et un temps d'execution trop long, tout en etant cependant limités à des dessins superficiels tout à fait spéciaux. Dans le procédé de couture par aiguille, il s'ajoute l'inconvénient que les surfaces sont piquées et que, dans des processus déterminés, il faut en outre faire intervenir des post-traitelnents coûteux. En outre, on connaît d'apres le brevet allemand No. 1 128 133, un procédé de fabrication de matieres stratifiées en mousse de polyuréthane ainsi que d'une autre matière en forme de feuilles. Mais, cependant, les matières stratifiées ainsi obtenues ne présentent aucun dessin superficiel en relief lorsqu'on n'utilise pas une matière qui a été au préalable pourvue d'un tel dessin. L'invention a, en conséquence, pour but de fournir un procédé simple et aussi peu coûteux que possible pour donner à des matieres flexibles en forme de feuilles ou de nappes des dessins superficiels tridimensionnels en relief, tout en pouvant opérer à de grandes vitesses de production. L'invention permet d'obtenir avec ce procédé une diversité aussi grande que possible de dessins superficiels. L'invention a également pour but d'éviter un piquage de la surface de la feuille de matiere, comme c'est le cas pour le procédé de couture par aiguille. Le procédé suivant l'invention,utilisé pour la fabrication de matières flexibles en forme de feuilles présentant des dessins superficiels tridimensionnels en relief par application par collage, chauffage ou scellement des matières en forme de feuilles sur des feuilles élastiques en mousse est carac térisé en ce qu'on applique par collage, échauffement ou scellement les feuilles élastiques de mousse > dans une condition d'allongement longitudinal et/ou transversal plus fort que l'autre feuille de matière, sur cette autre feuille de matière et en ce qu'on détend la structure stratifiée ainsi obtenue après stabilisation au moins partielle de la liaison collée ou scellée. L'expression utilisée dans la présente description pour définir des ma tières flexibles en forme de feuilles s'applique à tous types de matières textilles, de feuilles de matieres synthétiques, de cuir synthétique ou de nappes de fibres et elle peut se rapporter également à des matières flexibles non élastiques ou peu élastiques et, le cas échéant, également à des structures stratifiées. Le procédé suivant l'invention convient particulièrement bien pour produire des dessins superficiels en relief sur des matieres textiles constituées de fils de polyamides, comme par exemple de la polycaproamide ou de la polyhexaméthylene-adipamide, car de telles matières textiles sont d'un prix de revient peu coûteux, mais ne peuvent être pourvues que très difficilement de motifs ou dessins superficiels par les procédés classiques. Comme feuilles de matières sous forme de mousses, on peut utiliser des mousses elastiques, extensibles en forme de feuilles, par exemple des mousses de polyuréthane à base de polyéther ou de polyester, car elles peuvent être fixées sur les matières en feuilles précitees par collage ou par scellement à la flamme. Une variante du procede consiste à réaliser la liaison collée en utilisant des adhésifs connus, par exemple des dispersions à base de résine acrylique, ou bien des solutions à base de resine de polyuréthane > ou bien, également, des dispersions ou des solutions à base d'acétate de polyvinyle. Le detensionnement de la structure stratifiée s'effectue evidemment dans ce cas après que la liaison collée s'est essentiellement stabilisée, c'est-à-dire lorsqu'elle a durci ou séche. L'assemblage de la feuille de matière avec la mousse élastique consiste à rendre collante la feuille de mousse par un échauffement à la flamme de sa surface, par exemple suivant le procédé décrit dans le brevet allemand No. 1128 123, puis à appliquer sous pression la feuille de matière flexible sur la surface collante de la feuille de mousse. On peut alors operer en chauffant à la flamme la feuille de mousse seulement dans des zones limitées afin de la rendre collante et en pressant la feuille de matière flexible sur la feuille de mousse sur toute sa largeur. Il est cependant plus simple de chauffer à la flamme la feuille de mousse sur toute sa largeur et d'appliquer la feuille de matière flexible contre la feuille de mousse rendue collante dans des zones limitées et déterminées les unes par rapport aux autres, par exemple des zones réparties ponctuellement ou en forme de bandes, ou tout au moins d'exercer dans ces zones limitées une pression plus forte que dans les autres zones. Lorsqu'on utilise des structures stratifiées en mousses élastiques, la couche de mousse du produit stratifié est échauffee, puis elle est revêtue de l'autre feuille de matière. Pour augmenter l'élasticité de la feuille de mousse, on peut renforcer cette feuille additionnellement par du caoutchouc, par exemple sous forme de bande ou de ruban. En outre, il est possible de fixer par collage ou par scellement sur la face verso de la feuille de mousse > avant ou après la liaison avec la feuille de matière, une autre feuille de revêtement telle qu'une feuille de matière synthétique ou de matière textile. De préférence, on effectue la liaison de la feuille de mousse sur la feuille de matière par collage, par scellement ou par échauffement à la flamme dans une condition d'allongement compris entre au moins 1,12 fois la limite de déchirement et une valeur inférieure à cette limite. Le taux d'allongement des feuilles de mousse élastique dans le sens longitudinal ou dans le sens transversal du produit est choisi, dans le cas d'une fixation par collage, par échauffement a la flamme ou par scellement, habituellement entre 1,12 et 1,6 et, en particulier, entre 1,3 et 1,5. Lors du détensionnement du produit stratifié fabriqué suivant l'invention, après stabilisation au moins partielle de la liaison collée ou scellée, il se produit une réduction de longueur et/ou un rétrécissement transversal de la feuille de mousse élastique, auquel cas la feuille de matière flexible s'incurve en fonction de la forme et de la position des liaisons collées ou scellées, en formant des plis ou d'autres dessins superficiels en relief. Ces dessins superficiels en relief présentent > dans le cas d'un profilage et d'une répartition réguliers des liaisons collées ou scellées, également une disposition régu lière et on peut prédéterminer leur aspect extérieur à volonte par un choix correspondant du profil et de la disposition des liaisons collées. On peut obtenir des effets superficiels plastiques particulièrement nets, par exemple en effectuant le collage des parties en mousse élastique sous la forme de bandes ou de rubans. Il est egalement possible de fixer par collage, par échauffement à la flamme ou par scellement les bandes de mousse écartees les unes des autres et dans la condition non allongée sur une feuille de mousse formant support et, ensuite, de fixer par collage, par échauffement à la flamme ou par scellement, cette structure stratifiée à l'état allongé sur la feuille de matière principale, ce qui augmente encore la force de rappel.On peut obtenir des dessins en zigzags lorsque, suivant le procéde de l'invention, on soumet les bandes ou feuilles de mousse élastique à un mouvement oscillant immédiatement avant le collage ou le scellement. Dans tous les cas, on peut réaliser le collage ou le scellement à l'aide de cylindres presseurs de profil correspondant, de manière à obtenir des dessins ou motifs ponctuels, lineaires ou d'autres formes. Enfin, il est à noter que le procéde de l'invention convient également pour la fabrication de produits de nature pelucheuse. On utilise alors comme feuille de matiere flexible non pas une matière cohérente mais différents fils disposes parallelement entre eux et qui donnent, après un collage ponctuel sur la feuille de mousse élastique et après détensionnement de la structure avec incurvation partielle, également une matière cohérente en forme de feuille. L'invention sera mieux comprise à l'aide des exemples de réalisation qui vont être décrits dans la suite et qui sont donnes à titre non limitatif. EXEMPLE 1 On a disposé d'une manière classique des rouleaux comportant une ou plusieurs bandes, enroulées les unes à côté des autres, et formées de mousse de matière, à savoir de polyurèthane à base de polyester ou de polyéther, de chlorure de polyvinyle, de polyethylène et de polypropylêne et présentant une largeur de 20 mm et une epaisseur de 2 mm, en avant du mecanisme de dépôt d'adhésif d'une machine de doublage ou de contre-collage de type connu. Les bandes de mousse ont été soumises à une tension longitudinale ou transversale et elles ont été enduites d'adhésif d'un côté a l'aide du mecanisme precité. On a obtenu la tension longitudinale en introduisant les bandes de mousse à une vitesse d'environ 4 m/mn dans la machine de doublage dont la vitesse de travail a été réglee à environ 6 m/mn. Avec cette vitesse de travail, on a collé d'une manière connue sur les bandes de mousse différentes ma tières textiles, du cuir synthétique, des feuilles de matières plastiques ou des nappes fibreuses. Les produits stratifiés ainsi obtenus ont été enroulés en bobines et ils ont été maintenus dans la condition tendue jusqu'à ce qu'on atteigne une adhérence suffisante. Ensuite on a effectuer leur détensionnement. La force de rappel des bandes de mousse elastique a alors fait subir un retrait aux matières flexibles collées et a permis d'obtenir des motifs ou dessins en relief qui n'avaient jamais pu être réalisés jusqu'à maintenant dans le domaine du textile. EXEMPLE 2 On a monté dans une machine de contre-collage à la flamme, a la place des rouleaux en mousse classiquement prévus, des rouleaux comportant plusieurs bandes de mousse enroulées l'une à côté de l'autre, formées d'un polyuréthane à base de polyester et présentant une largeur et une épaisseur identiques à celle de l'Exemple 1. On a fait fonctionner la machine de contre-collage à une vitesse de 40 m/mn en réglant l'introduction de mousse a une vitesse de 30 m/mn. Ainsi les bandes de mousse subissent, à l'état tendu, l'action de la flamme qui les rend superficiellement collantes, puis elles sont ensuite reliées entre les cylindres de doublage à une feuille de matière textile se déplaçant en correspondance à la vitesse de travail de la machine > ctest-à-dire à 40 m/mn.Ensuite, on a opéré l'enroulement dans la condition de tension et le reste du traitement comme dans l'Exemple 1. Il s'est produit des déformations superficielles en relief bien accentuées. On a obtenu une vitesse de production à peu près 40 fois supérieure à la methode de deformation classique par piquage, dans laquelle on ne peut operer qu'à une vitesse d'environ 1 m/mn. EXEMPLE 3 On a collé sur une feuille de mousse des bandes de mousse forme de poly uréthane a base de polyester et présentant la même largeur et la même épaisseur que dans l'Exemple 1, ces bandes étant placees sans tension à intervalles de 20 mm. La structure en mousse ainsi obtenue a été contre-collée ou doublée à la flamme comme dans l'Exemple 2 en lui faisant subir un allongement d'environ 1,3. Après doublage, on a obtenu, du fait des differences de rappel élastique de la matière dans la feuille de mousse, des effets superficiels plastiques bien accentués et facilement adaptables. EXEMPLE 4 En operant comme décrit dans l'Exemple 2, on a effectué le doublage souS tension de bandes de mousse de polyuréthane. A la différence de l'Exemple 2, les bandes de mousse n'ont pas ete soumises à une tension constante, mais on a fait varier cette tension au cours du processus de doublage à l'aide de dispositifs appropriés permettant de faire varier la vitesse des cylindres d'introduction de la mousse. Du fait de la variation du taux de tension pendant le doublage, on a obtenu des motifs en relief de forme ondulée et donnant un aspect pelucheux au produit. EXEMPLE 5 Des feuilles de mousse enroulées en rouleaux, comme dans les Exemples 1 et 2, d'une part, et des bandes de mousse s'étendant sur toute la largeur du produit, d'autre part, ont été introduites dans la condition de tension longitudinale décrite et avec un taux d'allongement d'environ 1,4 dans un mécanisme de dépôt d'adhésif. On a utilise dans ce cas un cylindre de dépôt d'adhésif pourvu d'un gravage correspondant à un dessin déterminé, ou bien pourvu, par exemple, d'un profil rainuré ou dentelé, de manière que les bandes de mousse tendues longitudinalement ne soient recouvertes d'adhésif que sur les zones portant l'adhésif. Dans la condition de tension, on a colle une feuille de ma tière textile et on a poursuivi le traitement comme decrit dans les Exemples 1 et 2. Après détensionnement, les bandes ou les feuilles de mousse ont subi un retrait et ont produit des déformations dans la matière textile, ce qui a permis d'obtenir des dessins tridimensionnels en relief d'un type nouveau. EXEMPLE 6 Des feuilles et des bandes de mousse correspondant à l'Exemple 5 ont été introduites avec un taux d'allongement de 1,5 dans des machines pourvues d'un dispositif de chauffage au gaz en vue d'un doublage avec une matière textile. On a effectué le chauffage à la flamme en faisant varier localement la quantite de gaz. Par exemple, on a opére à intervalles de 20 mm, avec une puissance normale de chauffe des brûleurs et dans les zones intermédiaires avec une puissance réduite de moitié. Du fait de la difference de chauffe, on a obtenu une aptitude de rappel élastique de la structure différant en correspondance, de maniere à produire dans la matière textile des déformations plastiques en relief correspondantes. On peut obtenir également des effets similaires en con trôlant de façon appropriée les ecartements, les sections de passage ou la répartition des trous de sortie de gaz. EXEMPLE 7 On a effectué le doublage avec une matiere textile de bandes de mousse de polyuréthane soumises à une condition de tension longitudinale comme dans l'Exemple 2, en opérant dans une machine de doublage ou contre-collage à la flamme. Au lieu d'utiliser des cylindres presseurs lisses de types connus, on a utilise des cylindres presseurs fraisés ou gravés à un motif ou dessin dé- termine, par exemple en forme d'engrenages. On a ainsi obtenu qu'à chaque fois seulement un motif, un point ou une ligne de la bande de mousse tendue longitudinalement soit fixe par echauffement a la flamme sur la feuille de matière textile. Après le doublage et le détensionnement, on a obtenu les dessins comme dans l'Exemple 5. EXEMPLE 8 Dans une machine de contre-collage ou de doublage classique, on a introduit des bandes de mousse soumises à une tension longitudinale sur toute la largeur du produit au-dessus d'un tambour de dépôt d'adhésif pourvu d'un motif détermine, par exemple en forme d'engrenage et faisant partie du dispositif de doublage. A la place des feuilles de matières textiles, etc. des exemples précédents, on a collé des fils orientés parallèlement.En soumettant la mousse élastique,lors de son introduction, à une tension dans le rapport 1:2 par rapport aux fils à coller et en effectuant le fraisage du cylindre de dépôt d'a dhésif de façon à former des dents d'engrenage afin que l'adhésif soit déposé sous forme de bandes transversales, espacées de 10 mm, on obtient apres les opérations de collage, de roulage et de détensionnement, une surface de fils à effet plastique donnant un aspect pelucheux au produit. EXEMPLE 9 On a chauffé d'une manière connue dans une machine de doublage à la flamme comportant des brûleurs à gaz des bandes de mousse soumises à une tension transversale ou longitudinale de 1,2 à 1,5 et on les a introduites dans les cylindres de doublage de façon à contre-coller sur celles-ci des fils orientés parallèlement. Le dispositif presseur n'a pas été constitué dans ce cas par un cylindre lisse classique, mais par un cylindre en forme d'engrenage. Le produit obtenu a présente apres le doublage et le détensionnement une surface pelucheuse. EXEMPLE 10 Des produits stratifiés formés de mousses de polyurethane et de matières textiles ou bien de feuilles de matières plastiques ont été introduits dans une machine de contre-collage à la flamme de type classique de manière à subir l'action de la flamme sur le côté-mousse pratiquement sans tension et de mani ère que la surface soit ainsi rendue collante, puis on a assemblé ces produits à des bandes de mousse élastique soumises à une tension de 1,5 à l'aide de cylindres de doublage. Du fait du risque de collage des zones du produit stratifié non recouvertes des bandes de mousse > on a utilisé à la place d'un dispositif presseur lisse un cylindre rainuré de profil correspondant à la largeur des bandes.Du fait de la faible sollicitation thermique de la matière élastique tendue, on a obtenu une force de rappel élastique tres élevée et il a été possible de créer ainsi de nouveaux dessins présentant une hauteur particulièrement grande des parties en relief. EXEMPLE 11 Des produits stratifiés en mousse de polyuréthane et en matiere textile ont été revêtus de colle sur le côté-mousse en opérant comme dans l'Exemple 8 à l'aide du mecanisme de dépôt de colle d'une machine de contre-collage. Après le revêtement de colle, on a introduit dans le dispositif de doublage de la machine une feuille de matière textile élastique, de caoutchouc ou de matière plastique élastique tendue dans le sens longitudinal ou dans le sens transversal et on a effectué le doublage. La structure ainsi obtenu a présente des dessins superficiels en relief bien accentués. EXEMPLE 12 Le côte-mousse d'un produit stratifié tel que celui de l'Exemple 10 a été échauffé par un procédé connu dans une machine de chauffage à la flamme et a été rendu collant. Entre les cylindres de pression, on a introduit une feuille de polyuréthane compacte d'une épaisseur d'environ 60 microns. On a fait déplacer le produit stratifie dans la machine de chauffage à la flamme a une vitesse de 40 m/mn. On a introduit la feuille de polyurethane à une vitesse de 30 m/mn. Pendant le doublage, la feuille de polyurethane s'est allongee en correspondance àla différence de vitesses. Après le détensionnement, on a obtenu une matiere appropriee pour faire des vêtements et présentant une surface donnant un effet cloqué ou en relief du type jacquard. EXEMPLE 13 Des feuilles de mousses de polyuréthane a base de polyester ont été soumises à un allongement transversal à l'aide d'un banc d'aiguilles suivant un taux égal à 1,2 et on les a doublesd'une matière textile dans une machine opérant par flamme comme dans l'Exemple 2. On a obtenu un produit présentant un dessin à bordures orientées longitudinalement et convenant particulièrement bien pour des applications décoratives. EXEMPLE 14 Des bandes d'une mousse de polyurethane à base de polyester ont été allongées transversalement comme dans l'Exemple 13 et elles ont été tireeslongitu- dinalement au taux de 1,4 simultanément et de la manière décrite ci-dessus. Dans cette condition, on a effectue le doublage de la matière textile, comme décrit ci-dessus, dans une machine operant par flamme. On a obtenu ainsi un produit d'un type nouveau comportant des motifs en relief orientés longitudinalement et transversalement et n'ayant pas pu être réalisés jusqu a maintenant avec d'autres procédes classiques dans le domaine du textile. EXEMPLE 15 Des bandes de mousse ont été collées sur une feuille de matière textile dans une machine de contre-collage apres avoir été soumises à une tension de 1,4. Les bandes de mousse ont été soumises à un mouvement de va-et-vient horizontal à l'aide d'un dispositif mécanique de guidage en cours de collage, l'opération consistant à les faire déplacer globalement ou individuellement dix fois par mètre de matière textile. On a obtenu après l'opération de collage et après le détensionnement, une structure superficielle plastique en forme de zigzags (similaire à un atlas) ou bien en forme de losanges. EXEMPLE 16 Sur les produits stratifies obtenus conformément aux Exemples 1 à 15 et présentant une structure superficielle en relief, on a en outre deposé par doublage, d'une maniere connue, des feuilles de matières élastiques ou non élastiques, comme par exemple des nappes fibreuses, des feuilles de mousses, des produits stratifiés, des matières textiles enduites ou non enduites ou bien d'autres feuilles appropriées qui ont été placees sur la face inférieure desdits produits stratifies. On obtient ainsi une matiere qui, par exemple lorsqu'elle est mise en oeuvre pour former des pièces de vêtements, ne nécessite plus aucun rembourrage additionnel et qui présente des caracteristiques améliorées d'isolation thermique, alors que, lorsqu'elle est utilisée comme matière élastique de revêtement, par exemple sous la forme de produits tricotés formés de fils texturés en matières plastiques ou bien de feuilles de polyuréthane, presente des pro priétés d'élasticité permanente similaires au caoutchouc. En outre, avec cette disposition, on améliore avantageusement la structure superficielle en relief. Le garnissage inférieur peut être réalisé, dans le cas de produits correspondant par exemple à l'Exemple 2, en ne déposant des matières de garnissage que sur une partie de la face inferieure du produit, alors qu'on depose par doublage lesdites matières dans les intervalles existant entre les bandes situées sur la face superieure, ce qui permet d'abtenir, en plus d'une action de renforcement, simultanément un meilleur effet de relief. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation re présentés. Elle est susceptible de nombreuses variantes, accessibles à l'homme de l'art sans que l'on ne sécarte de l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Procédé de fabrication de feuilles de matieres flexibles comportant des dessins superficiels tridimensionnels en relief par assemblage, par collarge, par scellement ou par échauffement à la flamme des feuilles de matieres sur des feuilles de mousses élastiques, caracterisé en ce qu'on applique par collage, échauffement ou scellement les feuilles élastiques de mousse > dans une condition d'allongement longitudinal et/ou transversal plus fort que l'autre feuille de matière, sur cette autre feuille de matière et en ce qu'on détend la structure stratifiée ainsi obtenue après stabilisation au moins partielle de la liaison collee ou scellée. 2.- Procede suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on fixe par collage, par échauffement à la flamme ou par scellement les bandes élastiques en mousse dans la condition d'allongement longitudinal ou transversal seulement sur des zones limitées et séparées les unes des autres de la feuille de matière. 3.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on fixe par collage, par échauffement à la flamme ou par scellement les bandes de mousse dans une condition d'allongement compris entre au moins 1,12 fois la limite de déchirement et une valeur inférieure à cette limite. 4.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'on fixe par collage, par échauffement à la flamme ou par scellement les bandes de mousse dans une condition d'allongement longitudinal et/ou transversal correspondant à un taux de 1,12 à 1,6, de préférence de 1,3 à 1,5. 5.- Procedé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérise en ce qu'on utilise comme feuilles de matieres des matieres textiles, des nappes fibreuses, des feuilles de matières plastiques, du cuir synthétique ou des couches de fils disposés parallèlement. 6.- Procéde suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'on fixe par collage, par échauffement àla flamme ou par scellement les parties en mousse sous la forme de bandes séparées les unes des autres sur la feuille de matière. 7.- Procedé suivant la revendication 6, caractérise en ce qu'on fixe par collage, par échauffement à la flamme ou par scellement les bandes de mousse séparées les unes des autres et initialement non allongees sur une feuille de mousse cohérente, puis on fixe par collage, par échauffement à la flamme ou par scellement cette structure stratifiee dans une condition allongée sur la feuille de matière. 8.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'on soumet les bandes de mousse immediatement avant le collage, l'é- chauffement à la flamme ou le scellement à un mouvement d'oscillation. 9.- Procedé suivant l'une quelconque des revendications 1 a 8, caractérisé en ce qu'on fixe par collage, par échauffement à la flamme ou par scellement les bandes de mousse sur les feuilles de matière, ponctuellement, linéairement ou suivant un motif détermine. 10.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'on utilise pour former les bandes de mousse une mousse de polyuréthane dont la surface est rendue collante par action d'une flamme. 11.- Procédé suivant la revendication 10, caractérisé en ce qu'on réalise la liaison collee avec la feuille de matiere en exerçant une pression plus forte dans les zones d'assemblage limi-tees et séparées les unes des autres que dans les autres zones de la feuille de matiere. 12.- Procéde suivant l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce qu'on fixe par collage, par échauffement à la flamme ou par scellement une autre feuille de caoutchouc, de matière plastique, de matière textile ou de matière fibreuse sur la face arrière des feuilles ou bandes de mousse avant ou après l'assemblage avec la feuille de matière.