La présente invention concerne d'une manière générale les pièces annulaires, et elle vise plus particulièrement, mais non exclusivement, celles de ces pièces annulaires qui, telles les rondelles pour gonds de portes par exemple, sont destinées à etre insérées entre deux organes dont l'un porte en saillie un axe sur lequel l'autre est engagé à rotation ou pivotement. Ainsi qu'on le sait, l'usure inévitable des gonds d'une porte conduit progressivement celle-ci à frotter de manière intempestive sur le sol, ce qui en rend malaisées l'ouverture et la fermeture et peut en détériorer le seuil. I1 faut alors insérer une rondelle entre l'un au moins des gonds de cette porte et la penture correspondante. Pour ce faire, il faut en pratique à ce jour procéder à une dépose complète de la porte, pour avoir accès à l'axe de ses gonds, puis à une remise en place de celle-ci. De telles opérations de dépose et de remise en place sont malaisées et délicates à conduire, surtout s'il s'agit d'une porte d'un certain poids, et elles sont pratiquement interdites à une personne seule. En outre, elles prennent usuellement beaucoup de temps. Certes, il est connu de scinder une piece annulaire en deux parties semblables, dont chacune est ouverte par une échancrure, et qui, disposées tête-bêche, sont aptes, par des surfaces d'affrontement complémentaires, à se fermer l'une sur l'autre en anneau, ce qui permet de les disposer ainsi en anneau autour d'un quelconque autre élément sans intervention sur celui-ci. C'est le cas, par exemple, pour le maillon de chaîne décrit dans le brevet français déposé le 15 Octobre 1975 sous le NO 75 31496 et publié sous le NO 2 333 170. Les surfaces d'affrontement complémentaires que présentent pour se fermer l'une sur l'autre les deux parties semblables formant un tel maillon s'étendent en pratique transversalement et comportent une nervure à emboîter dans une rainure. De telles dispositions sont inconcevables avec une pièce annulaire aussi plate que celle que constitue une rondelle pour gond de porte. La présente invention a cependant d'une manière générale pour objet la réalisation en deux parties semblables d'une telle pièce annulaire. De manière plus précise, elle a pour objet une pièce annulaire, en particulier une rondelle pour gond de porte, du genre formée de deux parties semblables dont chacune est ouverte par une échancrure,et qui, disposées tête-bêche, sont aptes à se fermer l'une sur l'autre en anneau par des surfaces d'affrontement complémentaires, cette pièce annulaire étant caractérisée en ce que, pour chacune desdites parties, lesdites surfaces d'affrontement comportent, globalement transversalement par rapport à l'axe de l'ensemble, deux rampes inclinées en sens opposés l'une par rapport à l'autre. De telles rampes1 qui, lorsque les deux parties concernées sont superposées, sont imbriquées l'une dans l'autre d'une de ces parties à l'autre, et se contrarient donc l'une l'autre, suffisent à s'opposer à tout dégagement d'une desdites parties par rapport à l'autre, et donc suffisent au maintien fermées en anneau de celles-ci. En outre, elles peuvent avantageusement s'étendre globalement à mi-épaisseur, ce qui est compatible avec une pièce annulaire aussi plate que celle que constitue une rondelle pour gond de porte. De préférence, les surfaces d'affrontement que présentent les deux parties constitutives de la pièce annulaire suivant l'invention, qui, une fois assemblée, a l'apparence d'une rondelle usuelle, comporte en outre, globalement parallèlement a l'axe de l'ensemble, deux flancs délimitant entre eux, à l'opposé de l'échancrure d'une telle partie, un bossage en saillie sur les rampes associées. Un tel bossage, qui, assure en pratique le complément à pleine épaisseur de chacune des parties constitutives de la pièce annulaire suivant l'invention, permet avantageusement un blocage en rotation l'une par rapport a l'autre de ces deux parties. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d' exemple, en référence aux dessins schématiques annexés sur lesquels la figure 1 est une vue en perspective éclatée d'une pièce annulaire suivant l'invention ; la figure 2 est, à échelle différente, une vue en coupe axiale d'une des parties constitutives de cette pièce annulaire, suivant la ligne II-II de la figure 1 ; la figure 3 est une vue en plan de cette partie, suivant la flèche III de la figure 2 la figure 4 est une vue en élévation, avant leur assemblage, des deux parties constitutives de la pièce annulaire suivant l'invention ; la figure 5 en est une vue en élévation, après leur assemblage ; la figure 6 est une vue en coupe axiale suivant la ligne VI-VI de la figure 5 ;; les figures 7, 8 sont des vues en perspective illustrant deux phases successives de mise en oeuvre de la pièce annulaire suivant l'invention les figures 9, 10 sont des vues analogues à celle de la figure 3 et concernent chacune respectivement une variante de réalisation. -Ces figures illustrent à titre d'exemple l'application de l'invention à une rondelle pour gond de porte. Celle-ci y est désignée par la référence générale 10. Suivant l'invention, cette rondelle est formée de deux parties semblables llA, llB, dont chacune est ouverte par une échancrure 12, et qui, disposées tête-bêche,tel qu'illustré notamment à la figure 7, sont aptes à se fermer l'une sur 1' autre en anneau par des surfaces d'affrontement complémentaires détaillées ci-après. En pratique, les deux parties llA, llB sont non seulement semblables, comme indiqué ci-dessus, mais encore identiques, ce qui en simplifie avantageusement la fabrication, le stockage et la mise en oeuvre. Ces deux parties llA, llB, étant donc identiques, seule l'une d'elles, la partie llA, sera décrite en détail ici, étant entendu que la partie llB a alors la même constitution. En pratique, et ainsi qu'il est mieux visible à la figure 3, la partie llA a globalement une confiçuratio en U elle comporte donc latéralement deux ailes 14, 14', qui sont disposées chacune respectivement de part et d'autre d'une portion médiane 15, elle-même disposée à l'opposé de son échancrure 12. Le plan axial médian de la partie llA, c'est-a-dire le plan qui, passant par l'axe de cette partie llA, passe également par le milieu de sa portion médiane 15, en est un plan de symétrie dans l'exemple de réalisation représenté. Ce plan a été schématisé en traits interrompus par sa trace M sur la figure 3. L'axe A de cette partie liA a également été schématisé par sa trace sur cette figure 3. Extérieurement, la partie liA a, abstraction de son échancrure 12, un contour cylindrique de section circulaire. Intérieurement, sa portion médiane 15 a un contour hémicylindrique de section circulaire, coaxial du précédent, et de diamètre D, figure 3. En pratique, dans l'exemple de réalisation représenté, l'ouverture L de son échancrure 12 est égale à ce diamètre D, en sorte que les bords internes 16, 16' de ses ailes 14, 14', qui sont plans, sont parallèles entre eux. I1 sont en outre parallèles au plan médian de symétrie M. Suivant l'invention, les surfaces d'affrontement que présente la partie liA pour sa coopération avec la partie lîB comportent, globalement transversalement par rapport a l'axe A, qui, lorsque les parties llA, llB, sont assemblées, forme l'axe de l'ensemble, deux rampes 17, 17' inclinées en sens opposés l'une par rapport a l'autre. En pratique, ces rampes 17, 17' s'étendent globalement à mi-épaisseur. Dans la forme de réalisation représentée, elles sont disposées en positions globalement opposées l'une par rapport à l'autre, et,parallèlement l'une à l'autre, elles affectent chacune respectivement les ailes 14, 14' du U que forme la partie liA concernée, en s'étendant chacune respectivement sur la totalité desdites ailes. En outre, dans la forme de réalisation représentée, les rampes 17, 17' suivant l'invention sont planes , et leurs lignes de pente sont l'une et l'autre parallèles au plan de symétrie M. Enfin, dans l'exemple-de réalisation représenté, les rampes 17, 17', suivant l'invention ont l'une et l'autre une meme pente. Par exemple, et tel que représenté, la rampe 17 va en s'inclinant vers le bas de l'extrémité de l'aile 14 qu'elle affecte vers la portion mediane 15, suivant la fleche F1 de la figure 3, qui en constitue également la ligne de pente,et, conjointement, la rampe 17 va en s'inclinant vers le bas de la portion médiane 15 vers l'extrémité libre de l'aile 14 qu' elle affecte, suivant la flèche F'l de la figure 3, qui, opposée à la précédente, en constitue également la ligne de pente. Suivant l'invention, les surfaces d'affrontement que présente la partie llA pour sa coopération avec la partie llB comportent en outre, globalewent parallelerllent à l'axe A, deux flancs 18, 18' délimitant entre eux, à l'opposé de l'échancrure 12, un bossage 19 qui est en saillie sur les rampes 17, 17' associées. En pratique, dans la forme de réalisation représentée, ces flancs 18, 18', sont plans, et, parallèles l'un à l'autre et parallèles au plan de symétrie M, ils sont, chacun respectivement, dans le prolongement des bords internes 16, 16' des ailes 14, 14'. Enfin, dans la forme de réalisation représentée, le bossage 19, qui, en plan, figure 3, a globalement une allure en croissant, assure, en élévation, le complément à pleine épaisseur de la partie lIA concernée. Comme mentionné ci-dessus, la partie llB associée a une constitution identique. Pour-leur coopération, les parties lIA, llB ainsi constituées sont disposées tête-bêche l'une au dessus de l'autre, axes A confondus, telle qu'illustré à la figure 4. Autrement dit, la partie llB est disposée au-dessus de la partie lIA de manière à ce que sa rampe 17 surplombe la rampe 17' de ladite partie llA, que sa rampe 17' surplombe la rampe 17 de celle-ci, et que son bossage 19 soit à l'aplomb de 1' échancrure 12 de cette partie llA. Les parties llA, 11B sont alors rapprochées axialement l'une de l'autre, jusqu'à ce que, le bossage 19 de la partie lîB pénétrant dans l'échancrure 12 de la partie llA, et réciproquement, les rampes 17, 17' de chacune de ces parties viennent chacune respectivement en application contre les rampes 17, 17' de l'autre de celles-ci, figures 5 et 6. Ainsi se trouve reconstituée une rondelle 10 ayant l'apparence exacte d'une rondelle ordinaire, avec un contour extérieur cylindrique de section circulaire et un alésage intérieur cylindrique de section également circulaire, coaxial dudit contour. Ainsi qu'il est aisé de le comprendre, l'imbrication par leurs rampes respectives des parties llA, llB s'oppose alors a tout dégagement latéral de celles-ci l'une par rapport à l'autre, lesdites rampes se contrariant l'une l'autre d'une de ces parties llA, llB à l'autre. Conjointement, par leurs flancs 18, 18', les bossages 19 des parties llA, llB s'opposent à toute rotation d'une de ces parties llA, llB par rapport à l'autre. A la figure 7, on a schématiquement, et pour partie, représenté, sous la référence générale 22, l'un des gonds d' une quelconque porte. De manière connue en soi, ce gond 22 porte verticalement en saillie un axe 23 sur lequel est engagée à rotation la penture 24 correspondante. Suivant l'invention, pour mise en place d'une rondelle 10 entre le gond 22 et la penture 24, autour de l'axe 23, il suffit de soulever légèrement la porte concernée et, par exemple, de la maintenir ainsi soulevée par une cale. Une telle opération est aisée a conduire, même pour une personne isolée, qui peut s'aider d'un levier. Elle ne nécessite pas en tout cas le dépôt complet de la porte. Lorsque celle-ci est ainsi soulevée, il suffit, suivant l'invention, et tel qu'illustré par la figure 7, d'engager sur l'axe 23, par son échancrure 12, la partie liA de la rondelle 10 a poser, suivant la flèche F2 de la figure 7, puis, de manière semblable, mais en sens opposé, suivant la flèche F3 de la figure 7, d'engager à son tour sur l'axe 23,par son échancrure 12, la partie llB de ladite rondelle 10. Lorsque les parties llA, llB sont ainsi en place, et sont rapprochées axialement l'une de l'autre comme décrit cidessus jusqu'à leur imbrication, figure 8, il suffit de relâcher la porte concernée, par exemple par enlèvement de la cale l'ayant momentanément maintenue soulevée, jusqu'à ce que, par sa penture 24, elle repose de manière usuelle sur la rondelle 10 mise en place, celle-ci reposant également de manière usuelle sur le gond 22 concerné. Dans les variantes de réalisation illustrées par les figures 9 et 10, des moyens d'emboîtement sont prévus entre les deux parties llA, llB de la rondelle 10 suivant l'invention, pour parfaire le blocage en rotation de ces parties 1LA, lîB l'une par rapport à l'autre. Par exemple, figure 9, ces moyens d'emboîtement comporter au moins un pion en saillie sur l'une des rampes 17, 17', et un logement complémentaire sur l'autre de celles-ci. Dans la forme de réalisation représentée, deux pions 26, 26' sont prévus, qui affectent chacun respectivement les rampes 17, 17', en faisant saillie axialement sur celles-ci l'un en regard de l'autre, aux extrémités libres des ailes 14, 14', correspondantes, à distance des bords de celles-ci. Conjointement, et en correspondance, deux logements 27, 27' sont chacun respectivement prévus sur les rampes 17,17', de part et d'autre du bossage 19, a distance de celui-ci. En variante, figure 10, les pions 26, 26' forment des nervures en saillie sur le bossage 19, et les logements 27, 27' correspondants forment des échancrures sur les bords internes des ailes 14, 14'. Bien entendu, la présente invention ne se limite d'ailleurs pas aux formes de réalisation décrites et représentées, mais englobe toute variante d'exécution et/ou de combinaison de leurs divers éléments. Par exemple, les pentes des rampes suivant l'invention ne sont pas nécessairement égales entre elles, bien qu'une telle égalité soit favorable à une répartition uniforme des efforts, et donc à une bonne tenue en service de la rondelle concernée. En outre, le contour extérieur et/ou intérieur de cette rondelle n'est pas nécessairement circulaire, un tel contour pouvant au contraire être par exemple polygonal, et notamment hexagonal. Dans tous les cas, les deux parties constitutives de la rondelle suivant l'invention peuvent avantageusement être réalisées par matriçage. REVENDICATIONS 1. Pièce annulaire, en particulier rondelle pour gond de porte, du genre formée de deux parties semblables (llA,llB) dont chacune est ouverte par une échancrure (12), et qui, disposées tête-bêche, sont aptes à se fermer l'une sur l'autre en anneau par des surfaces d'affrontement complémentaires, caractérisée en ce que, pour chacune desdites parties, lesdites surfaces d'affrontement comportent globalement transversalement par rapport à l'axe de l'ensemble, deux rampes (17, 17') inclinées en sens opposés l'une par rapport à l'autre. 2. Pièce annulaire suivant la revendication 1, caractériée en ce que lesdites rampes (17, 17') s'étendent globalement a mi-épaisseur. 3. Pièce annulaire suivant l'une quelconque des revendications 1, 2, caractérisée en ce que lesdites rampes (17, 17') sont planes. 4. Pièce annulaire suivant 11 une quelconque des revendications I à 3, caractérisée en ce que lesdites rampes (17, 17') sont disposées en positions globalement diamétralement opposées l'une par rapport à l'autre. 5. Pièce annulaire suivant les revendications 3 et 4, prises conjointement, caractérisée en ce que les lignes de pente desdites rampes (17, 17') sont l'une et l'autre parallèles à un même plan médian. 6. Pièce annulaire suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que lesdites rampes (17,17') ont même pente. 7. Pièce annulaire suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que, chacune des parties (llA, llB) qui la forment ayant globalement une configuration en U, les deux rampes (17, 17') que comporte une telle partie s'étendent parallèlement l'une à l'autre, en affectant chacune respectivement les ailes (14, 14') du U que forme celle-ci 8. Pièce annulaire suivant la revendication 7, caractérisée en ce que lesdites rampes (17, 17') s'étendent chacune respectivement sur la totalité desdites ailes (14, 14'). 9. Pièce annulaire suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que, pour chacune des deux parties (llA, llB) qui la constituent, les surfaces d'affrontement comportent en outre, globalement parallèlement à l'axe de 1' ensemble, deux flancs (18, 18') délimitant entre eux, à 1' opposé de l'échancrure (12) d'une telle partie, un bossage (19) en saillie sur les rampes (17, 17') associées. 10. Pièce annulaire suivant la revendication 9, caractérisée en ce que lesdits flancs (18, 18') sont plans. 11. Pièce annulaire suivant l'une quelconque des revendications 8, 9, caractérisée en ce que lesdits flancs (18, 18') sont globalement parallèles l'un à l'autre. 12. Pièce annulaire suivant l'une quelconque des revendications 9 à 11, caractériséeen ce que le bossage (19) assure le complément à pleine épaisseur de chacune desdites parties (llA, llB). 13. Pièce annulaire suivant l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisée en ce que des moyens d'emboîtement (26,26' - 27,27') sont prévus entre les deux parties (llA, llB) qui la constituent. 14. Pièce annulaire suivant la revendication 13, caractérisée en ce que lesdits moyens d'emboîtement comportent au moins un pion (26, 26') en saillie sur l'une des rampes (17, 17' > et un logement (27, 27') complémentaire sur l'autre de celles-ci. 15. Pièce annulaire suivant l'une quelconque des revendications 1 a 14, caractérisée en ce que le plan médian (M) de chacune des parties (llA, llB) qui la forment est un plan axial de symétrie pour celle-ci.