Le sulfure d'hydrogène et les alkylmercaptans sont la principale source de pollution des courants gazeux, du fait qu'ils sont dégagés comme sous produits dans de nombreux procédés chimiques, comme la fabrication de la pâte a papier au sulfate ou Kraft, la fabrication de la viscose, le traitement des eaux usées, la sulfuration des huiles grasses et la production de composés organiques du soufre, de même que le raffinage du pétrole et la production du gaz naturel et de gaz combustibles à partir de houille, par exemple par cokéfaction. On a souvent simplement relâché les gaz usés dans l'atmosphère, cependant les récents règlements visant à éviter la pollution de l'environnement ne permettent plus une telle évacuation des gaz usés.Des procédés permettant de supprimer la pollution par le sulfure d'hydrogène sont notamment l'absorption dans des solutions caustiques, la chloration, l'adsorption par des agents basiques comme les amines organiques et la précipitation au moyen de sels de métaux lourds, comme les carbonates de fer. Tous ces procédés présentent de graves inconvénients et par exemple, le traitement par une solution caustique est exagérément onéreux du fait que des quantités stoechiométriques sont requises et que la solution de sulfure de sodium résultante est un polluant dont il est difficile de se débarasser. L'absorption ne rend pas le sulfure d'hydrogène inoffensif, mais l'amène seulement à un état plus concentré. Le procédé est de plus applicable à la conversion du sulfure d'hydx- gène en soufre dans un système quelconque dont il convient de récupérer le sulfure d'hydrogène à l'état de soufre, que le sulfure d'hydrogène constitue ou non un courant usé, en remplacement d'autres procédés de conversion du sulfure d'hydrogène, comme le procédé Claus. Dans la plupart des effluents, la concentration du sulfure d'hydrogène est relativement faible, à savoir de l'ordre de quelques ppm à quelques pour-cent. Du fait de la très grande intensité d'odeur du sulfure d'hydrogène qui le rend aisément perceptible à l'homme à une concentration de 0,01 ppm, la suppression du sulfure d'hydrogène exige un procédé très efficace d'élimination. Il en est de meme avec les alkylmercaptans. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 1 479 852 décrit un procédé d'oxydation catalytique du sulfure d'hydrogène en soufre libre en présence d'un système catalytique hétérogène solide-vapeur, suivant lequel on fait passer le gaz contenant du sulfure d'hydrogène dans un lit de carbone activé qui sert de catalyseur à grande surface. Ce brevet mentionne qu'il est possible d'améliorer les résultats en ajoutant de l'ammoniac ou des amines. Cependant, le procédé s'accompagne d'un dégagement de chaleur, de sorte qu'il se forme du soufre en fusion qui colmate la chambre de réaction et le soufre fondu est extremement difficile à éliminer du lit lorsqu'unie régénération du catalyseur devient nécessaire. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 q 984 971 propose d'améliorer ce traitement par passage du gaz dans des lits de catalyseurs solides à grande surface en plusieurs stades, avec refroidissement entre chaque stade. Ceci permet de maintenir la température dans les lits au-dessous de la température de fusion du soufre déposé, cependant, comme cela nécessite un fonctionnement à une température plus basse, des lits de catalyseurs de plus grande dimension sont nécessaires, ce qui augmente les difficultés de régénération. Simultanément, la perte de charge pour chasser le gaz à travers plusieurs lits est considérable. Lorsqu'on considère la grande quantité de gaz à traiter et la faible teneur en sulfure d'hydrogène de ces gaz, il est évident que la dimension et le cotit de l'installation du traitement catalytique sont très grands. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique nss 2 659 691 décrit la conversion de mercaptans de produits pétroliers en disulfures par oxydation. Ce brevet mentionne que certains composés organiques, spécialement des composés organométalliques comprenant des liaisons de chélation, ont le pouvoir d'absorber 11 oxygène de l'air et de le dégager dans certaines conditions. Les chélates' mé- talliques décrits sont notamment des complexes fer-indigo, le disalicylaléthy lènediaminocobaît et le bidisalicylaléthylènediamino-aquocobalt. Ce brevet mentionne que ces composés sont des catalyseurs d'oxydation et que, en présence d'un solvant du chélate, l'absorption et l'échange d'oxygène avec les mercaptans pour la formation du sulfure ont lieu simultanément. De plus, le meme effet est obtenu en présence d'eau et il est donc avantageux dé prendre une solution ou dispersion du chélate dans le solvant. Ce brevet décrit un système catalytique qui ne peut être utilisé en solution aqueuse du fait que le chélate est insoluble dans liteau. De plus, le brevet ne mentionne pas que le chélate soit efficace pour l'oxydation du sulfure d'hydrogène enufre. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique ns 3 071 433 propose une variante suivant laquelle le catalyseur est présent en phase liquide au lieu d'en phase solide. Le catalyseur utilisé est choisi parmi l'ammoniac, les amines aliphatiques et les amines alicycliques. Le catalyseur liquide, qui est une solution de l'amine ou de l'ammoniac dans un solvant, est simplement pulvérisé dans les gaz usés, cependant que ceux-ci se trouvent encore confinés dans la cheminée de l'usine ou de l'installation. Le catalyseur agit en mélange avec les gaz et est véhiculé par ceux-ci pour achever son effet catalytique à l'air libre. Le soufre est également entraîné et se dépose aux alentours d'ot il est éliminé de temps à autre sous l'effet de la pluie. Ce procédé remplace donc la pollution par le sulfure d'hydrogène par une pollution par le soufre en particules et de plus conduit à une forte consommation de catalyseur. En outre, le sulfure d'hydrogène peut être disséminé avant d'etre oxydé en soufre sous une forme diluée par les gaz de cheminée contenant le catalyseur, lorsque ceux-ci parviennent à l'air libre au sortir de la cheminée. Le brevet des Etats-Unis d'sérique n0 3 0o8 065 suggère une solution totalement différente. Ce brevet mentionne qu'il est connu que le sulfure d'hydrogène peut etre séparé des gaz usés au moyen d'une liqueur alcaline contenant du fer, qui consiste essentiellement en une suspension d'oxyde de fer, d'oxyde de fer hydraté ou de carbonate basique de fer dans une solution de carbonate ou de bicarbonate de sodium ou d'ammonium. Le sulfure d'hydrogène réagit d'abord avec l'alcali pour donner du sulfure du métal alcalin qui à son tour réagit avec le fer en suspension pour former du sulfure de fer. La réaction n'est pas instantanée et ne permet pas l'élimination complète du sulfure d'hydrogène du gaz.La liqueur polluée doit être soumise à une aération pour l'oxydation du fer, le dégagement du soufre et la régénération en vue d'une nouvelle utilisation. En outre, le fer est présent à l'état de suspension solide et il s'ensuit une perte continue de réactif associée à l'élimination du soufre libéré du système. Cette difficulté est surmontée, suivant ce brevet, par l'utilisation du fer sous une forme chélatée en solution aqueuse. Suivant ce brevet, les solutions de fer complexe avec des agents chélatants sont réduites jusqu l'état ferreux par le sulfure d'hydrogène et sont facilement réoxydées au cours d'un stade distinct jusqu'à l'état ferrique par aération. Le gaz contenant le sulfure d'hydrogène comme impureté passe donc dans une tour de lavage des gaz classique, le gaz s'élevant à contre-courant de la solution aqueuse de fer ferrique chélaté qui est pulvérisée au sommet de la tour et descendduns le courant de gaz.Au cours d'un stade distinct, la liqueur prélevée å la tour est soumise à une aération soit par introduction d'air, soit par pompage au travers dtinjec- teurs d'air, pour la régénération en fer ferrique du fer qui est converti à l'état ferreux en cours de réaction, et le soufre est séparé de la liqueur ayant subi l'aération suivant toute technique classique. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3 097 925 propose de convertir le sulfure d'hydrogène en soufre élémentaire au moyen d'un système d'oxydation-réduction, qui comprend une solution d'un complexe de chélate avec un ion métallique polyvalent et dans lequel le sulfure d'hydrogène est oxydé en soufre, puis, au cours d'un second stade, le cation métallique réduit est oxydé jusqu'à sa valence initiale au moyen d'un gaz contenant de l'oxygène libre. Ces réactions peuvent être menées simultanément dans la même solution. Les alkylmercaptans sont oxydés en disulfures de dialkyle suivant l'équation ci-après Le brevet des Etats-Unis d1Amérique n0 3 226 320 aborde la difficulté d'une manière légèrement différente. Suivant ce brevet, on pulvérise dans les gaz de cheminée une solution d'un chanlate d'un métal polyvalent avec l'aci- de éthylènediaminetétraacétique, l'acide N-hydroxyèthylêthylènediaminetriacéti que ou un autre agent chélatant. Parmi les chélates de métaux polyvalents qui conviennent figurent les chélates ferriques. Le catalyseur liquide est pulvérisé dans le système à l'état de brouillard et réagit avec les composés du soufre polluants des gaz.La réaction se poursuit dans l'atmosphère si le catalyseur est entraîné dans le gaz. De l'air peut être introduit de temps à autre dans le système de réaction. L'oxygène de l'air ou de l'atmosphère au sortir de la cheminée sert à oxyder le sulfure d'hydrogène ou le mercaptan. Cette réaction n'est cependant pas tout à fait efficace et la concentration en sulfure d'hydrogène mentionnée est réduite de 1 400 ppm à 300 ppm dans le cas de l'exemple 24 du brevet. De plus, une quantité importante de catalyseur se perd dans l'atmosphère et, comme avec le procédé du brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3 071 433 précité, du soufre particulaire remplace le sulfure d'hydrogène comme polluant. Comme mentionné dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n n0 3 097 925 précité, l'oxydation catalytique du sulfure d'hydrogène en soufre élémentaire en présence d'une solution catalytique d'un chélate de métal polyvalent progresse suivant l'équation globale suivante Ceci est une réaction du type redox. Si le métal polyvalent est le fer ferrique, celui-ci est réduit en fer ferreux par oxydation du sulfure d'hydrogène en soufre. Lors du contact avec de l'oxygène, le fer ferreux est réoxy dé en fer ferrique suivant les équations ioniques ci-après Ces réactions peuvent être exécutées simultanément ou successivement.Lorsqu'elles sont exécutées simultanément, le courant contenant du sulfure d'hydrogène et le courant contenant de l'oxygène sont mélangés tous deux avec une solution du chélate de métal polyvalent, éventuellement avant le contact avec cette solution. Si le courant contenant le sulfure d'hydrogène contient également de l'oxygène, les deux réactions ont lieu simultanément. Lorsque les réactions doivent être exécutées successivement, le courant contenant du sulfure d'hydrogène est d'abord mis au contact de la solution de chélate de métal polyvalent et la solution résultante est mise au contact du courant contenant de itoxygêne Au premier stade, le sulfure d'hy- drogène est élimine de manière stoechiométrique du courant, cependant qu'au second stade, le fer ferreux de la solution de chélate est réoxydé en fer ferrique sous l'effet de l'oxygène et la solution est alors recyclée. Dans le cas d'un fonctionnement en deux stades, un premier mode opératoire consiste à faire circuler de manière continue la solution catalytique entre deux réacteurs dans l'un desquels la solution catalytique est mise au contact du courant contenant du sulfure d'hydrogène et/ou des alkylmercaptans pour y subir une réduction et dans l'autre desquels la solution catalytique est mise au contact d'oxygène ou d'un gaz oxydant pour être oxydée. il est possible également d'exécuter la régénération en discontinu en soutirant de temps à autre la solution catalytique à oxyder et en renvoyant le catalyseur oxydé au contact avec le courant contenant du sulfure d'hydrogène et/ou des aikylmer captans.Le réacteur peut-être l'un quelconque des dispositifs qui assurent un contact efficace entre un gaz et un liquide, comme un récipient permettant l'agitation, une conduite à écoulement turbulent, une colonne à garnissage* un laveur à venturi etc. Au cours d'un fonctionnement en discontinu, la solution catalytique est soutirée du réacteur alors qu'elle se trouve à Bétat réduit et est ensuite régénérée séparément par réoxydation au moyen d'oxygène en vue d'une nouvelle utilisation. Le système dans lequel on réduit le catalyseur dans un réacteur pour le régénérer dans un autre est avantageux lorsque le courant contenant du sulfure d'hydrogène et/ou des alkylmercaptans ne peut contenir d'oxygène ou d'azote. Le catalyseur peut etre régénéré sans contamination de ce courant par le courant oxydant. Il est d'habitude important que ces réactions soient aussi rapides que possible. Dans des conditions convenables, les réactions peuvent être pratiquement instantanées, de sorte qu'une petite quantité de solution de chélate de métal polyvalent catalytique suffit pour l'oxydation de grandes quantités de sulfure d'hydrogène par unité de temps. On sait que les solutions de chélates de métaux polyvalents permettent la solubilisation de l'ion métallique aux concentrations en ions d'hydrogène correspondant à une valeur bien supérieure à 7 du pH, dans des conditions dans lesqueles le métal serait précipité en l'absence de l'agent chélatant pour perdre toute activité catalytique. On sait également que la vitesse des réactions redox diminue avec le pH. - Il s'ensuit que le chélate métallique permet l'exécution de l'oxydation à un pH relativement élevé, auquel la réaction progresse rapidement. Cependant, on a généraletnent considéré jusqu'à présent que ce procédé pouvait être appliqué avec un égal succès dans un intervalle relativement étendu de pH.Ainsi, le brevet des Etats-Unis d'Amérique ne 3 068 065 indique, par exemple, que la solution de chélate de fer peut être alcaline ou acide à volonté. Le brevet des Etats-Unis d'stérique n0 3 097 925 indique que le pH peut tomber dans l'intervalle de 1 à 13, mais est de préférence de plus de 7 jusqu'à 10. Le brevet des Etats-Unis d1Amérique no 3 226 320 suggère que les opérations peuvent être réalisées à un pH de 4 à 11. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3 622 273 stipule un pH de l'intervalle de 5 à 6,5 atteint au moyen d'un tampon.Cependant, dans ce dernier brevet, il est indiqué que, pour maintenir le pH dans cet intervalle d-rant la réaction, il est nécessaire d'ajouter de manière continue du carbonate de sodium du fait que le pH tend à diminuer à mesure que la réaction progresse. Aucune raison à ceci n'est donnée dans ce brevet. La Demanderesse a découvert que le pH d'une solution d'un chélate quelconque tend à diminuer à mesure que la réaction pregresse du fait des Réac- tions secondaires mentionnées précédemment qui conduisent à des produits de réaction acides en plus du soufre dluart l'oxydation du sulfure d'hydrogène. Ces produits ont été identifiés comme étant des oxydes de soufre de formule SO SOx, où x représente 2 ou 3, ou S202 qui, en présence d'un alcali, apparaissent dans la solution de chélate sous forme de ilfites, de sulfates et de thiosulfates. La Demanderesse a de plus déterminé que la vitesse de l'oxydation catalytique dépend dans une mesure importante de la concentration en ions hydrogène du mélange de réaction A un pH de plus de 7, l'oxydation du sulfure d'hydrogène est pratiquement instantanée et la régénération du fer ferreux en fer ferrique est également rapide pour autant que de l'oxygène soit rendu disponible à l'intervace avec la phase aqueuse par dispersion convenable d'un gaz. L'élimination complète du suer rye d'hydrogène est assurée dans ces conditions avec un temps de séjour d'une fraction de seconde. A mesure que le pH du système diminue au-dessous de 7) la vitesse de réaction diminue de manière sensi ble. Ainsi, avec un groupe détermin de conditions, à un pH de plus de 7, l'élimination du sulfure d'hydrogène autre complète, cependant qu'à un pH inférieur à 7, par exemple à un pH de 4, l'élimination du sulfure d'hydrogène peut tomber à moins de 50 /.. De maniere év évIdente, si la chose est possible, il est intéressant d'exécuter la réaction à un pH de plus de 7, en raison de l'avantage de la plus grande vitesse de réaction à un tel pH. Cependant, la Demanderesse a également découvert qu'à un pH de plus de 7, la quantité d'oxydes de soufre formés comme sous-produits augmente de manière sensible, ce qui est très indésirable du fait que ces sous-produits acides exigent l'addition continue d'un alcali pour 11 entretien d'un pH de l'intervalle choisi et en particulier d'environ 7 à il. Lorsqu'unie telle opération est exécutée dans un procédé continu, la concentration en sels de la solution de chélate catalytique devient assez élevée en raison de l'accwaula- tion des produits de neutralisation dans la solution de chélate qui est onéreux. De plus, la formation des sous-produi.s acides abaisse nécessairement le rendement en soufre.A un pH de plus de 7, les oxydes de soufre formés peuvent représenter enyiron 2 à 9 ,0 du sulfure d'hydrogène oxydé, indépendasment de la nature de l'alcali utilisé pour l'entretien du pH. Ainsi, ces réactions secondaires conduisent à un dilemme. Si le procédé est mené à un pH de plus de 7, l'élimination du sulfure d'hydrogène peut être complète, mais sa conversion en soufre est incomplète et s'accompagne de la formation d'oxydes de soufre au cours de réactions secondaires, ce qui didiminue le rendement en soufre et exige une addition continu d'alcali, ces deux particularités augmentant le court des opérations. Si le procédé est tené à un pH inférieur à 7, la formation des oxydes de soufre est assez lente, mais l'élimination du sulfure d'hydrogène est loin d'être quantitative du fait que la réaction progresse beaucoup plus lentement. La Demanderesse a découvert à présent que, si l'oxydation du sulfure d'hydrogène en soufre est menée en présence d'une solution d'un chélate de métal polyvalent qui contient un sel de métal alcalin, de métal alcalino-terreuz d'ammonium ou d'amine avec un acide non oxydant ayant un pK d'environ 1,2 à 6 la formation des oxydes acides de soufre est sensiblement inhibée et peut être entièrement empechée, cependant que la réaction du sulfure d'hydrogène donnant le soufre progresse très rapidement et est pratiquement instantanée dans des conditions convenables.Ces sels agissent apparemment comme poisons du catalyseur ou inhibiteurs d'oxydation qui inhibent l'oxydation du sulfure d'hydrogè ne en oxydes de soufre plutôt qu'en soufre tout en augmentant nettement de manière étonnante l'efficacité de l'élimination du sulfure d'hydrogène. Ces inhibiteurs peuvent être considérés comme des poisons du catalyseur ou inhibiteurs d'oxydation qui réduisent la capacité d'oxydation du fer ferrique, de sorte que l'oxydation du sulfure d'hydrogène est arrêtée au stade du soufre élémentaire. Le pt d'un acide est défini par la relation suivante pt = -log t = log r où K est la constante de dissociation. On peut se référer aux pages 80 à 83, tableaux 510 et 511 de Therald Moller dans Qualitative Analysis (1958) Mc Graw Hill, New York. Le pg est une mesure de la force de l'acide qui convicnt tant pour les acides inorganiques que pour les acides organiques. Le tableau ci-après mentionne le pl de divers acides organiques et inorganiques sn oxydants qui peuvent être utilisés sous forme de sel de métal alcalin, de métal alcalinoterreux, d'ammonium ou d'amine ailx fins de l'invention (pour les acides polyprotiques le pt correspondant à la première ionisation est déterminant et doit avoir une valeur tombant dans l'intervalle cité) : pK Acide formique : 3,75 Acide citrique : 3,14 Acide tartrique : 3,00 Acide propionique : 4,87 Acide salicylique : 2,40 Acide malique : 3,40 Acide lactique : 3,08 Acide Oxalique : 1,40 Acide benzoque : 4,20 Acide phtalique : 2,90 Acide thiosulfurique : 1,70 Acide nitreux : 3,40 Les acides inorganiques forts comme l'acide sulfurique ont donc un pK négatif et ne conviennent pas aux fins de l'invention et il en est de même de l'acide carbonique ainsi que d'acides oxydants tels que l'acide chromique et l'acide permanganique. Des exemples de sels de métaux alcalins sont les sels de sodium, de potassium, de lithium et de rubidium. Des exemples de sels de métaux alcalinoterreux sont les sels de calcium, de baryum, de strontium et de magnésium. D'autres sels utiles sont les sels d'ammonium et les sels formés avec des amines organiques comme la méthylamine, l'éthylamine, la propylamine, la butylamine, l'isobutylamine, la t-butylamine, la s-butylamine, la diméthylamine, la diéthylamine, la triméthylamine, la triéthylamine, la tripropylamine, la tributylamine, la triisobuvylamine, la mono-s-butyldiisopropylamine, la monoéthyldipropylamine, la monoéthyldibutylamine, la monoéthanolamine, la diéthanolamine, la triéthanolamine, la monopropanolamine, la pyridine, la morpholine, la cyclopentylamine, la pipéridine et la cyclohexylamine. Le sel d'acide doit de manière évidente être soluble dans liteau ou au moins dans la solution de chélate de métal polyvalent. Les solutions catalytiques de chélates de métaux polyvalents utilisées dans le procédé de l'invention sont des solutions de complexes de coordination dans lesquels des métaux polyvalents forment des chélates avec des amino- acides répondant à l'une des deux formules ci-après ou n est un nombre de 1 à 3, X représente un reste d'acide acétique ou d'acide propionique et A représente un radical 2-hydroxyéthyle ou 2-hydroxypropyle ou bien un radical allyle de 1 à 4 atomes de carbone où deux à quatre des symboles X représentent des restes d'acide acétique ou d'acide propionique; deux à zéro des symboles X représentent un radical 2-hydroxyéthyle ou 2-hydroxypropyle ou bien un radical de formule - CH2CH2N(X) et R représente un radical éthylène, propylène ou isopropylène ou en variante un reste de cyclohexane ou de benzène où les deux atomes d'hydrogène remplacés par des atomes d'azote occupent les positions 1 et 2. Le métal polyvalent peut être tout métal polyvalent qui existe en plus d'un stade d'oxydation, mais est de préférence le fer, le cuivre, ou le manganèse et spécialement le fer. Le métal polyvalent doit pouvoir oxyder le sulfure d'hydrogène tout en étant lui-mme réduit d'un état de valence supérieur à un état de valence inférieur et doit alors pouvoir être oxydé sous I' effet de l'oxygène de cet état de valence inférieur à l'état de valence supérieur au cours d'une réaction redox typique. D'autres métaux polyvalents qui conviennent sont notamment le plomb, le mercure, le palladium, le platine, le tllagstène, le nickel, le chrome, le cobalt, le vanadiums le titane, le tantale, le zirconium, le molybdène et l'étain. Les chélates de métaux polyvalents sont aisément formés en solution gazeuse par réaction d'un sel, oxyde ou hydroxyde convenable du métal polyvalent avec un agent chélatant pris sous forme de l'acide ou d'un sel de métal alcalin ou dtammonium de cet acide.Des exemples d'agents chélatants sont les acides amino-acétiques dérivant de l'ammoniac ou des 2-hydroxyalkylamines, comme la glycine, la diglycine(ou acide iminodiacétique), l'acide nitrilotriacétique et la 2-hydroxyalkylglycine ; les dihydroxyalkylglycines ou l'hydroxyéthyldiglycine ou hydroxypropyldiglycine ; les acides amino-acétiques dérivant de l'éthylènediamine, de la diéthylènetriamine, de la 1,2-propylênediamine et de la 1,3-propylènediamine, comme l'acide êthylènediaminetétraacétique, l'acide 2hydroxyéthyléthylènediaminetriacétique et l'acide diéthylènetriaminepentaacéti que ; les acides amino-acétiques dérivant de 1,2-diamines cycliques, comme l'acide 1,2-diaminocyclohexane-N,N-tétraacétique et l'acide 1,2-phénylènediamine-N,N-tétraacétique, et les amides d'acides polyamino-acétiques décrits dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3 580 950. La concentration en ions métalliques de la solution catalyti que n'est pas critique. Une quantité de métal d'à peine 0,01 0 du poids de la solution assure un effet catalytique convenable. Des quantités ateignant 10 % d'ions métalliques conviennent et donnent d'excellents résultats. Ainsi, les concentrations en ions métalliques de la solution catalytique peuvent tomber dans l'intervalle d'environ 0,01 à 10 % et de préférence d'environ 0,05 à 5 %. L'oxygène peut être de l'oxygène pur ou bien se présenter sous forme d'air ou d'un autre courant d'un gaz inerte contenant de l'oxygène,come un mélange de dioxyde de carbone et d'oxygène. L'air est la source d'oxygène la moins onéreuse et est donc préféré, cependant, Si le courant gazeux nu peut être dilué, l'oxygène peut être admis sous une forme pure ou relativelentpure. La réaction est quantitative à la température ambiante, de sorte qu'il n'est pas nécessaire que la température soit plus élevée. cependant, des températures plus élevées peuvent être choisies, si la chose est désirée ou nécessaire. Ainsi, des gaz chauds peuvent être traités pour autant que la perte d'eau par évaporation soit compensée. La solution de chélate métallique est stable à une température bien supérieure à 100 C et ainsi la réaction peut être exécutée à une température élevée qui excède de beaucoup 10000. Le pH du système doit tomber dans l'intervalle d'environ 3 à 11. L'intervalle le plus efficace pour un groupe déterminé de conditions est d'environ 7 à Il et de préférence d'environ 8 à 10. Si la solution de chélate est acide, il est nécessaire d'ajuster le pH de la solution dans cet intervalle par addition d'un alcali, comme un hydroxyde de métal alcalin tel que l'hydroxyde de sodium, l'hydroxyde de potassium ou l'hydroxyde de lithium, l'ammoniac, un carbonate ou bicarbonate de métal alcalin, un hydroxyde de métal alcalino-terreux, comme l'hydroxyde de calcium, ou une amine. Comme amine inorganique, on peut prendre l'une quelconque de celles mentionnées précédemment. La quantité stoechiométrique d'oxygène pour l'oxydation du sulfure d'hydrogène en soufre élérnteataire conformement à l'invention est d'environ 0,5 partie en volume par partie en volume de sulfure dthydrogène et de 0,25 partie en volume par partie en volume d'alkylmercaptan. Si l'oxygène est admis sous forme d'air, la quantité théoriquement nécessaire dans le cas du sulfure d'hydrogène est au moins environ cinq fois plus grande, c'est-à-dire qu'il faut 2,5 parties en volume d'air par partie en volume de sulfure d'hydrogène et 1,25 partie en volume d'air par partie en volume d'alkylmercaptan.Si le courant d'air contient le sulfure d'hydrogène en une proportion inférieure à la limite explosive, à savoir 4,3 %, l'oxygène disponible représente au moins dix fois la quantité théorique. De l'air contenant jusqu 25 % de sulfure d'hydrogène contient suffisamment d'oxygène pour l'o dation du sulfure dthflro- gène en soufre. Il est possible de choisir tout système de contact des gaz et des liquides qui assure un bon contact entre les phases. On peut choisir un système à écoulement continu ou intermittent, en courants de même sens, à contre-courant et en écoulement croisé. Les laveurs de gaz conviennent, comme il en est des tours de lavage par pulvérisation, des tours à plaque perforée, des colonnes à paroi humide, des tours à barbotage, des tours à tamis, des laveurs statiques, des mélangeurs centriguges, des mélangeurs à colonne à orifice, des injecteurs, des mélangeurs à jet, des laveurs centrifuges, des tours à cascade et des colonnes à bulle. La réaction peut être appliquée avec tout courant gazeux contenant du sulfure d'hydrogène et/ou des alkylmercaptans en concentrations quelconques, même très faibles, à savoir de l'ordre de quelques ppm. La réaction progresse en présence de dioxyde de carbone, ce qui est un avantage important du fait que de nombreux courants contenant du sulfure d'hydrogène etiou des alkylmercaptans contiennent également du dioxyde de carbone.Des courants qui peuvent etre débarrasés du sulfure d'hydrogène et des alkylmercaptans par le procédé de l'invention sont notamment les gaz acides et gaz usés provenant du raffinage du pétrole, les gaz brûlés provenant d'un procédé de conversion en pate de la cel lulose, les effluents gazeux provenant dtinstallations d'épuration des eaux usées, les gaz de queue provenant d'un procédé Claus et les gaz usés contenant du sulfure d'hydrogène et des alkylmercaptans et provenant d'autres procédés chimiques et industriels. Les exemples ci-après illustrent la préparation d'une solution aqueuse catalytique de chélate de fer. Dans les exemples, toutes les parties sont données sur base pondérale. La solution peut être diluée avec de l'eau en vue de son utilisation. Il est possible également de préparer une solution plus concentrée. EX PLUE A. On dissout 12 parties de chlorure ferrique anhydre dans 918 parties d'eau. On ajoute graduellement cette solution sous agitation à 70 parties d'une solution à 41 % de N-hydroxyéthyléthylènediaminetriacétate trisodique du commerce. On obtient une solution limpide orange brun qui contient 0,4 ,' de fer chélate et a un pH de 6,2. EXGIPLE B. On dissout 9,3 parties de sulfate ferrique de qualité industrielle à 21,8 % de fer dans 953 parties d'eau. On ajoute cette solution sous agitation à 37s3 parties d'une solution à 41 X de N-hydroxyéthyléthylènedîaminetriacétate trisodielse. La solution limpide résultante contient 0,2 de Jc chélaté et a un pH de 5,9. EXEMPLE C. En répétant les opérations de l'exemple B, mais en remplaçant le N- hydroxyéthyléthylènediaminetriacétate trisodique par 43,3 parties d'une solution a 41 d'éthylènediaminetétraacétate tétrasodique, on obtient une solution contenant 0,2 % de fer chélate et ayant un pH de 6,5 à 6,8. Ex::PLE D. En répétant les opérations de l'exemple B, mais en remplaçant le Nhydroxyéthyléthylènediaminetriacétate trisodîque par 29 parties d'une solution à 39 % de de nitrilotriacétate trisodique et en prenant 962 parties d'eau, on obtient une solution contenant 0,2 P de fer chélate et ayant un pH de 4,0 à 4,5. EXEMPLE E. En répétant les opérations de exemple B, mais en remplaçant le Nhydroxyéthyléthylènediaminetriacétate trisodique par 20,1 parties d'une solu- tion à 41 % de N, N-dihydroxyéthylglycine sous forme du sel sodique en vente sous le nom de Versene Fe-3 Specific et en prenant 970 parties d'eau, on obtient une solution contenant 0,2 % de fer chélaté et ayant un pH de 4,0. EXEMPLE F. En répétant les opérations de l'exemple B, mais en remplaçant le N- hydroxyéthyléthylènediaminetriacétate trisodique par 56 parties d'une solution à 40 % de diéthyleiietriaminepentaacétate sodique en vente sous le nom de Versenex 80 et en prenant 935 parties d'eau, on obtient une solution contenant 0,2 ' de fer chélaté et ayant un pH de 8,5. EXEMPLE G. En répétant les opérations de l'exemple B, mais en remplaçant le Nhydroxyéthyléthylènediaminetriacétate trisodique par 9,9 parties de 2-hydroxyéthyliminodiacétate disodique et en prenant 980 parties d'eau, on obtient une solution qui contient 0,2 % de fer chélaté et a un pH de 3,0. EXEMPLE H. En répétant les opérations de l'exemple B, mais avec 16,5 parties d'acide trans-1,2-diaminocyclohexanetétraacétique monohydraté, neutralisé eu moyen de 18 parties d'hydroxyde de sodium à 10 %, en remplacement du N-hydro xyéthyléthylènediaminetriacétate trisodique et en prenant 1 000 panties d'eau, on obtient une solution qui contient 0,2 % de fer chélate et a un pH de 3,6. Dans tous ces exemples, le rapport molaire de l'agent chélatant aux ions fer est d'environ 1,2:1 à 1,0:1. Le rapport molaire peut être abaissé au-dessous de I 1 0:1 ou être porté au-deld de I 12:1. Si la solution est acide, avant son utilisation en milieu alcalin, on ajuste le pH au moyen d'un alcali à une valeur de 7,0 à 7,1 puis on alcalinise la solution au moyen d'un evces dé- terminé d'alcali jusqu'au pH voulu, par exemple de 8,0 à 9,0, au moyen, par exemple, d'hydroxrde de sodium, d'hydroxyde de potassium, d'hydroxyde de calcium de carbonate de sodiums de carbonate de potassium, d'amroniac, de monoéthano- lamine, de diéthanolamine, de triéthanolamine ou d'une al=ylamine telle que la butylamine ou la triéthylamine. Les exemples ci-après illustrent des formes de réalisation préférées de l'invention. EA7LES I A 12. On prépare une série de solutions catalytiques inhibées en ajoutant à la solution catalytique de l'exemple B les inhibiteurs repris au tableau I. Les quantités d'inhibiteur sont exprimées en équivalents de fer et varient de 1 à 14 équivalents, à calculer de la manière suivante. La solution catalytique de I1 exemple B contient 0,2 % de fer et est donc 0,036 N en fer. Une quantité de 1 équivalent d'inhibiteur correspond à une solution 0,036 N en inhibiteur. Dans le cas du formiate de sodium, la solution catalytique doit contenir 0,036 mole te formiate de sodium d'un poids moléculaire de 68, c'est-àdire 2,45 parties de ce composé pour 1 000 parties de solution. Ainsi, en ajoutant 4,9, 17,2 ou 34,3 parties de formiate de sodium à la solution de l'exemple B, on y ajoute 2, 7 ou 14 équivalents de fer du formiate de sodium inhibiteur. On utilise alors ces solutions catalytiques pour l'élimination du sulfure d'hydrogène d'un courant d'air dans un appareillage assurant un contact très efficace de la phase gazeuse et de la phase liquide. On dilue 20 ml de la solution de chélate soumise à l'essai jusqu'à 50 ml au moyen d'eau, puis on introduit la solution dans un récipient cylindrique müni d'un tube d'admission de gaz et d'un tube de sortie de gaz.Le tube d'admission est connecté à un cylindre de dispersion du gaz à verre fritté d'une hauteur de 20 Ira et d'un diamètre de 12 mm, monté sous la surface de la solution catalytique. Un agitateur magnétique, sous le cylindre de dispersion, augmente le contact entre la phase gazeuse et la phase livide. La hauteur de liquide est d'environ 50 mm et le cylindre fritté se trouve environ 20 mm au-dessous de la surface. Le parcours moyen du gaz dans le liquide est de 30 à 40 mm et le temps de séjour est de 1/5 à 1/3 seconde. On prépare le courant gazeux en mélangeant un courant déterminé à 3,2 % en volume de sulfure d'hydrogène dilué par de l'azote avec un courant déterminé d'air avant l'introduction dans la solution catalytique. La concentration du sulfure d'hydrogène varie de 100 à 25 000 ppm et est le plus couramment de 10 000 ppm, d'après une mesure tant au rotamètre qu'au tube de détection du sulfure d'hydrogène. Le débit d'air est de 300 ml/minute et le débit du mélange de sulfure d'hydrogène et d'azote est de 135 ml/minute, le débit total étant donc de 435 ml/minute d'un courant contenant environ 10 000 ppm en volume de sul fure d'hydrogène. La quantité d'oxygène disponible représente 27 fois la quantité théorique. On a établi que l'augmentation de la concentration en sulfure d'hydrogène jusqu'à 25 000 ppm et l'abaissement de la teneur en oxygène jusqu'à 300 A de la valeur théorique n'influencent pas de manie sensible l'élimination du sulfure d'hydrogène.On détermine la teneur en sulfure dM1yd gène du gaz effluent, Les quantités relatives de chélate de fer et de sulfure d'hydrogène à éliminer sont telles que le chélate de fer présent subit un cycle d'oxydation-reduction toutes les deux minutes. Ceci constitue des conditions d'essai sévères qui n'épient pas appliquées jusqu 'à présent. Ces conditions permettent, par exemple, l'étude de l'efficacité relative de divers chélates apparentés et permettent également de mener les expériences sur un grand nombre de cycles d'oxydation-réduction, ce qui se traduit par une plus grande précision des résultats, spécialement en ce qui concerne les réactions secondaires mineures telles que la formation des oxydes SOx. Lorsqu'on travaille à un pH de plus de 7,1, on porte le pH de la solution de chélate à 7,1, qu'elle contienne ou non un inhibiteur. Ceci exige environ 0,40 mmole d'hydroxyde de sodium dans le cas de l'acide XT-hydroryéthyl- éthylènediaminetriacétique. L'inhibiteur ne modifie pas la cijafltt d'hydroxyde de sodium requise. D'autres chélates de fer exigent des quantités différentes d'hydroxyde de sodium, cependant que le chélate alcalin de l'exemple F requiert l'addition d'acide chlorhydrique. Pour mener les opérations à un pH de 8 à 10,5, on ajoute un supplément d'alcali variant de 0,2 à 3,0 mmole et le plus couran ent de 0,35 =mole. L'alcali est l'hydroxyde de sodium, l'hydroxyde de potassium, le carbonate de sodium avec réduction de la quantité d'un facteur 2, l'ammoniac ou la monoéthanolamine et le pH est augmenté jusqu'à la valeur voulue de l'intervalle de 8 à 10,5. Après ajustement du pH, on introduit le courant gazeux contenant du sulfure d'hydrogène et on exécute la réaction pour l'élimination du sulfure d'hydrogène jusqu'à ce que le pH soit retombé à la valeur initiale de 7,1, après quoi on ajoute un supplément d'alcali pour maintenir le pH dans l'intervalle indiqué.On sépare par filtration le soufre formé qu'on lave et qu'on sèche pour l'obtenir à raison de 80 à 95 % de la quantité théorique. Comme les pertes dues à l'adhérence aux parois entre autres sont inévitables, on détermine la quantité de soufre formé sur base du sulfure d'hydrogène introduit et on évalue la formation des oxydes SO sur base de l'acidité apparue en comptant 1 H2S = 1 SO et 1 SO = 2 L'acidité formée est égale à la quantité d'alcali consorjné durant une opéra- tion menée de manière que le pH soit le même au terme de la réaction qu'au d- but de la réaction. TABLEAU I Efficacité de l'élimination du sulfure d'hydrogène ; formation d'oxydes SOx solubles ; inhibition de la formation d'oxydes SOX par addition de formiate de sodium. Exemple n Agent Conditions H2S dans le courant d'air, chélatant expérimentales ppm Elimination SOx formés Rapport des pH HCOONa A l'admission A la sortie de H2S (%) moles % du SOx avec/sans ajouté S total HCOONa 1 HEDTA-Fe 9,3-7,1 oui 13 000 néant 100 0,5 Témoin A Exemple B 9,0-7,1 - 10 000 néant 100 2,3 0,5/2,3 = 22 % Témoin B Exemple B 7,0-5,5 - 10 000 100-800 99-92 0,7 2 Exemple B 7,0-5,4 oui 10 000 100-500 94-95 0,4 0,4/0,7 = 57 % 3 EDTA-Fe 8,0-7,0 oui 10 000 néant-20 100-99,8 0,6 Témoin C Exemple C 8,2-7,0 - 5 000 50-200 99-96 0,6/5,5 = 11 % Témoin D Exemple C 8,0-6,6 - 5 000 50-400 99-92 5,5 TABLEAU I (Suite) Efficacité de l'élimination du sulfure d'hydrogène ; formation d'oxydes SOx solubles ; inhibition de la formation d'oxydes SOx par addition de formiate de sodium. Exemple n Agent Conditions H2S dans le courant d'air, chélatant expérimentales ppm Elimination SOx formés Rapport des pH HCOONa A l'admission A la sortie de H2S (%) moles % du SOx avec/sans ajouté S total HCOONa 4 NTA-Fe 8,0-7,0 oui 5 000 5-20 99,9-99,6 1,7 Témoin E Exemple D 8,4-7,0 - 10 000 1 000 90 8,3 1,7/8,3 = 20 % témoin F Exemple D 8,4-7,0 - 5 000 10-800 99,8-94 5 Exemple D 6,5-6,2 oui 5 000 10-50 99,8-99 1,3 6 Exemple D 6,5-6,2 oui 10 000 40-120 99,6-98,8 Témoin G Exemple D 6,5-5,8 - 5 000 1 200 76 9,0 1,3/9,0 = 14 % 7 N,N-dihydroxy- 8,4-7,5 oui 5 000 néant-10 100-99,8 0,5 éthylglycine-Fe Témoin J Exemple E 8,3-7,1 - 5 000 5-20 99,9-99,6 1,8 0,5/1,8 = 28 % TABLEAU I (Suite) Efficacité de l'élimination du sulfure d'hydrogène ; formation d'oxydes SOx solubles ; inhibition de la formation d'oxydes SOX par addition de formiate de sodium. Exemple n Agent Conditions H2S dans le courant d'air, chélatant expérimentales ppm Elimination SOx formés Rapport des pH HCOONa A l'admission A la sortie de H2S (%) moles % du SOx avec/sans ajouté S total HCOONa Acide diéthy 8 triamine- 8,2-7,5 oui 5 000 néant 100 tétraacétique Fe 9 Exemple F 8,2-7,5 oui 10 000 100-800 99-92 1,3 Témoin K Exemple F 8,2-7,5 - 5 000 20-50 99,6-99 1,8 1,3/1,8 = 72 % Acide 2-hydro- 8,0-7,1 oui 10 000 10-60 99,8-98,8 4,4 10 xyéthylimino diacétique-Fe Témoin L Exemple G 8,2-7,1 - 5 000 150-200 97-96 8,5 4,4/8,5 = 51 % TABLEAU I (Suite) Efficacité de l'élimination du sulfure d'hydrogène ; formation d'oxydes SOx solubles ; inhibition de la formation d'oxydes SOX par addition de formiate de sodium. Exemple n Agent Conditions H2S dans le courant d'air, chélatant expérimentales ppm Elimination SOx formés Rapport des pH HCOONa A l'admission A la sortie de H2S (%) moles % du SOx avec/sans ajouté S total HCOONa Acides alkyl11 diaminepolyacé- 9,0-7,2 oui 10 000 néant-5 100-99,85 2,3 tiques-Fe Témoin M 9,2-7,2 - 10 000 40-250 99,6-97,5 5,3 2,3/5,3 = 43 % acide 1,212 diaminocyclo- 9,5-7,2 oui 5 000 10-20 99,8-99,6 4,0 hexanetétra acétique-Fe Témoin N Exemple H 10,0-7,2 - 5 000 150 57 5,8 4,0/5,8 = 69 % TABLEAU I (Suite) Efficacité de l'élimination du sulfure d'hydrogène ; formation d'oxydes SOx solubles ; inhibition de la formation d'oxydes SOx par addition de formiate de sodiu. Exemple n Agent Conditions H2S dans le courant d'air, chélatant expérimentales ppm Elimination SOx formés Rapport des pH HCOONa A l'admission A la sortie de H2S (%) moles % du SOx avec/sans ajouté S total HCOONa Témoin Z néant 5,0-4,5 - 5 000 1 500-4 600 70-8 Tourne au noir, Scule une trace de Fe soluble subsiste 1 à la sortie 2 000 ppm pour une teneur à l'admission de 13 000 ppm ; 2 NaOH pour l'ajustement du pH ; 3 Carbonate de sodium anhydre pour l'ajustement du pH comme décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n 3 622 273 ; HEDTA = acide N-hy6droxyéthyléthylènediaminetriacétique ; EDTA = acide éthylènediaminotétraacétique ; NTA = acide nitrilotriacétique. Il ressort des résultats du tableau que l'utilisation de l'inhibiteur à un pH de 3 à Il conduit à l'élimination optimale du sulfure d'hydrogène et à la formation minimale d'oxydes SO . Les exemples 1 à 12 font ressortir qu'en présence de formiate de so dium, , itélimination du sulfure d'hydrogène est toujours de plus de 99 % et est parfois quantitative et la quantité d'oxydes SO formés n'est qu'une inaction de celle atteinte en l'absence d'inhibiteur. L'exemple 3 montre nettement l'inhibition de la formation des oxydes SOx et la meilleure efficacité dans le domaine alcalin. L'exemple 4 comparé au témoin F fait ressortir une diminution dans le domaine alcalin de la formation des oxydes SOx de 8,3 à 1,7 % et une diminution de la teneur en sulfure d'hydrogène à la sortie de 10 à & 8CO ppm jusque 5 à 20 ppm.Dans le domaine acide, il ressort de l'exemple 5 et du besoin G que la formation des oxydes SC passe de 9 % à 1,3 % et que la teneur en sulfure d'hydrogène à la sortie tombe de 1 200 ppm à 0-50 ppm, cpendant que l'exemple 6 montre que, même pour une teneur en sulfure d'hydrogène à l'admission de 10 000 ppm, la teneur à la sortie n'est que de 40 à 120 ppm, alors qu'elle est de 1 000 ppm pour le témoin E. La comparaison de exemple 7 avec le témoin J, des exemples 8 à 9 avec le témoin K, de l'exemple 10 avec le témoin L, de l'exemple 11 avec le témoin M et de l'exemple 12 avec le témoin N fait ressortir de même des résultats améliorés. Le témoin Z donne les résultats obtenus en l'absence de chélate Les témoins A, C, E, J, K, M et N montrent une élimination relativement bonne du sulfure d'hydrogène à un pH alcalin, mais une formation importante d'oxydes SOx. L'élimination du sulfure d'hydrogène est nettement inférieure à celle atteinte en présence de l'inhibiteur. Les témoins B, D, G, et L font ressortir une élimination relativement médiocre du sulfure d'hydrogène à un pH du domaine acide.Cependant, la formation des oxydes SO est moindre que dans le domaine alcalin. EXEMPLES 13 A 31. On exécute une nouvelle série d'essais dans les conditions expérimentales des exemples 1 à 12 en prenant la solution de chélate de fer de l'exemple B et divers inhibiteurs. Pour chaque essai, on prend 20 ml de la solution de chélate de fer qu'on dilue jus t50 ml. Les résultats figurent au tableau IL TABLEAU II Conditions expérimentales. Alcali Sel ajouté Teneur en H2S du Elimination SOx en moles Exemplen pH mmoles courant, en ppm de H2S (%) du S total Nature pH QuantitéX Admission Sortie Témoin O 9,0-7,1 NaOH 0,35 néant - - 10 000 néant 100 2,30 Témoin P 7,0-5,5 NaOH 0,15 néant - - 10 000 100-800 99-92 0,70 Témoin Q 4.6-5,6 - Néant - - 14 000 700-1 600 95-89 0,75 13 9,4-7,1 NaOH 0,35 Formiate 6,4 14 10 000 néant 100 0,30 de Na 14 9,3-7,1 NaOH 0,35 Formiate 6,4 7 10 000 néant 100 0,50 de Na 15 8,6-7,1 MEA 0,30 Formiate 6,4 2 10 000 néant 100 0,50 de Na 16 8,1-7,1 Na2CO3 Formiate 6,4 2 10 000 néant 100 0,70 0,17 de Na 17 9,0-7,1 NaOH 0,35 Citrate 7,1 7 10 000 néant 100 0,45 de Na 18 9,3-7,1 NaOH 0,35 Propionate 7,2 7 10 000 néant 100 0,60 de Na 19 8,0-7,1 NaOH 0,50 Propionate 7,1 7 10 000 néant 100 0,85 de NH4 TABLEAU II (Suite) Conditions exp6rimentales. Alcali Sel ajouté Teneur en H2S du Elimination SOx en moles Exemplen pH mmoles courant, en ppm de H2S (%) du S total Nature pH QuantitéX Admission Sortie 20 9,2-7,1 NaOH 0,20 Malate 7,1 7 10 000 néant 100 0,60 de Na 21 9,4-7,1 NaOH 0,35 Oxalate 6,5 7 10 000 néant 100 1,00 de na 22 9,0-7,1 NaOH 0,50 Phtalate 7,1 7 10 000 néant 100 1,10 de K et Na 23 8,8-7,1 NaOH 0,35 Acétate 7,8 7 10 000 néant 100 1,10 de Na 24 6,2-6,6 NaOH 0,20 Acétate 7,8 12 14 000 70 99,5 0,40 de Na 25 8,8-7,1 NaOH 0,35 Tartrate 6,8 7 10 000 néant 100 1,30 de K et Na 26 9,0-7,1 NaOH 0,35 Salicylate 5,8 7 10 000 néant 100 1,30 de Na 27 9,0-7,1 NaOH 0,35 Lactate 7,2 7 10 000 néant 100 1,30 de Na 28 9,4-7,1 NaOH 0,35 Benzoate 6,6 7 10 000 néant 100 1,70 de Na TABLEAU II (Suite) conditions expérimentales. Alcali Sel ajouté Teneur en H2S du Elimination SOx en moles Exemplen pH mmoles courant, en ppm de H2S (%) du S total Nature pH QuantitéX Admission Sortie 29 9,3-7,0 NaOH 0,33 Nitrite 6,1 7 10 000 néant 100 1,50 de Na 30 6,7-6,4 NaOH 0,50 Thiosulfate 5,5 7 14 000 néant 100 0,35 de Na 31 9,4-7,1 NaOH 0,35 Formiate 6,4 14 13 000 néant 100 de Na * = quantité en équivalents de fer ; 1 = teneur nulle à la sortie pour une teneur à l'admission de 13 000 ppm ; 2 = éthylmercaptan au lieu de sulfure d'hydrogène ; 3 = pH d'une solution N/10 ; MEA = monoéthanolamine. Les résultats montrent qu'à un pH du domaine alcalin en l'absence d'inhibiteur (témoin o > , l'élimination du sulfure dthydrogène est bonne, mais la formation des oxydes SO est grande et qu'à un pH du domaine acide en x l'absence d'inhibiteur (témoin P), la formation des oxydes 50 est faible, mais x l'élimination du sulfure d'hydrogène est médiocre. D'autre part, les exemples 13 à 30 assurent une élimination quantitative du sulfure d'hydrogène pour une teneur en sulfure d'hydrogène de 10 000 ppm pouvant même attendre 13 000 ppm. L'exemple 31 montre qu'il est possible d'atteindre une élimination quantitative des alkylmercaptans pour une teneur de 13 000 ppm d'éthylmercaptan au lieu de 10 000 ppm de sulfure d'hydrogène. E =*2LE 32. Dans le réacteur à répartiteur décrit précédemment, on introduit 100 parties d'une solution d'un chélate de fer avec l'acide r.-hydroxyéthyléthy lènediaminetriacétique contenant 0,4 P de fer sous forme ferrique. On ajuste le pH à 8,0 au moyen d'un alcali dilué et on chasse totalement l'air du système en faisant circuler un courant d'azote dans l'appareil pendant 30 minutes. On remplace le courant d'azote par un courant contenant 3,2 % de sulfure dthydrogène dans 96,8 q, d'azote.L'allure d'addition du sulfure d'hydrogène est telle qu'on introduit 11 équivalent de sulfure dthydrogène par rapport aux ions ferriques durant 25 minutes pour un cycle d'oxydation-réduction. Durant 24 minutes, le courant de sortie ne contient pas de sulfure d'hydrogène, mais la solution passe graduellement de l'orange brun profond (ion ferrique) au vert pale (ion ferreux) avec formation concomitante de soufre en suspension. Après 25 minutes, le courant gazeux à la sortie contient 10 ppm de sulfure d'hydrogène et, après 26 minutes, la teneur est de 900 ppm. On soumet ensuite la solution catalytique épuisée décolorée à un traitement au moyen d'un lent courant déterminé d'air. La solution reprend progressivement sa coloration orange brun foncé due à l'ion ferrique et, après 6 minutes, le catalyseur se retrouve à l'état oxydé. La quantité d'oxygène admise représente environ deux fois la valeur théorique. Après avoir chassé l'oxygène du système au moyen d'un courant d'azote, on répète l'introduction de sulfure d'hydrogène et on achève un second cycle d'oxydation-réduction après 26 minutes, la teneur en sulfure d'hydrogène du gaz effluent passant brutalement d'une trace à 1 200 ppm. On peut exécuter sLmulta- nément le cycle d'oxydation-réduction en utilisant deux réacteurs pour l'oxydé dation du sulfure d'hydrogène et la réoxydation du catalyseur usé respectivement. REVEiICATIONS 1 - Procédé cyclique pour l'élimination-du sulfure d'hydrogène et des aikylmer- captans de courants gazeux et pour la conversion catalytique sensiblement quantitative de ces composés en soufre élémentaire et en disulfures de dialkyle respectivement, avec inhibition de la formation d'oxydes de soufre acides, caractérisé en ce qu'on met le courant gazeux en contact avec une solution aqueuse qui consiste essentiellement en un chélate de métal polyvalent hydrosoluble catalytique maintenant le métal à l'état soluble dans la solution aqueuse et qui a un pH d'environ 3 à 11, étant entendu que le chélate catalytique comprend un amino-acide c hélatant choisi parmi ceux de formule où n est un nombre de 1 à 3, X représente un reste d'acide acétique ou d'acide propionique et A représente un radical 2-hydroxyéthyle ou 2-hydroxypropyle ou bien un radical alkyle de j à 4 atomes de carbone, ou où deux à quatre des symboles X représentent des restes d'acide acétique ou d'acide propionique, deux à zéro des symboles x représentent des radicaux 2-hydroxyéthyle ou 2hydroxypropyle ou des radicaux de formule -rH2cH2N(x)2 et R représente un radical éthylène, propylène ou isopropylène ou bien un reste de cyclohexane ou de benzène dans lequel les deux atomes d'hydrogène remplacés par des atomes d'azotes occupent les positions 1 et 2, et un sel de métal alcalin, de métal alcalinoterreux, d'ammonium ou d'amine d'un acide ayant un pg d'environ 1,2 à 6, on met la solution aqueuse catalyti que de chélate de métal polyvalent en contant avec un gaz contenant de ltoxy- gène libre pour régénérer le catalyseur en vue du contact avec un supplément du courant gazeux et on sépare le soufre et es disulfures de dialkyle éventuels de la solution aqueuse de chélate métilique. 2 - Procédé suivant la revendication 1, cactérisé en ce qu'on ajoute le gaz contenant de l'oxygène libre au courant gazeux pour oxyder in situ le cata- lyseur réduit. 3 - Procédé suivant la revendication 1, raraterisé en ce qu'on ajoute le gaz contenant de l'oxygène libre à la solution aqueuse de chélate pour oxyder in situ le catalyseur réduit. 4 - Procédé suivant la revendication 1,- caractérisé en ce qu'on ajoute le gaz contenant de l'oxygène libre au courant gazeux pour oxyder in situ de temps à autre le catalyseur réduit. 5 - Procédé suivant la revendication I, caractérisé en ce qu'on ajoute le gaz contenant de l'oxygène libre au cours d'un second stade à la solution aqueuse de chélate et on recycle alors le catalyseur réduit ainsi oxydé en vue du contact avec un supplément du courant gazeux.