Les escaliers mécaniques classiques qui équipent, entre autres, les grands magasins, sont constitués de la façon suivante Une série de marches, reliées les unes aux autres par articulation et munies de galets de roule ent, constitue une nappe mobile continua qui est renvoyée aux deux extrémités de l'appareil par des roues à axes horizontaux. Seule la partie supérieure de cette nappe est utilisée par les usagers. La partie inférieure qui constitue le retour est une partie morte. Cette conception actuelle présente un grave inconvénient économique dès que l'on envisage des escaliers de grande longueur (cent mètres par exemple , et plus)en une seule volée. En effet, dans cette hypothèse, le cott de la nappe morte de retour pénalise de manière importante le cotit de l'investissement total. L'invention entend remédier à cet état de choses en proposant un escalier mécanique, dont les deux nappes, aller et retour, peuvent etre actives et sont renvoyées aux extrémités par des systèmes de roues à axes perpendiculaires à la pente. Une des nappes est utilisée pour monter ou descendre les usagers, l'autre peut litre pour le trajet inverse. L'invention a donc pour objet un escalier mécanique, constitué par une pluralité de marches et par un dispositif d'entrainement desdites marches, qui coopère avec deux organes rotatifs de renvoi disposés aux extrémités dudit esealier. Chaque marche est fixée sur une liaison souple d'entrainement, telle qu'une chatne, qui est en appui sur les organes de renvoi. Les axes de rotation desdits organes de renvoi sont perpendiculaires au plan de la pente de l'escalier, cependant que les extrémités internes des deux faces de chaque marche, qui sont les plus proches de l'axe de chaque organe de renvoi, sont, chacune, découpées on biseau De manière avantageuse - la pente est inclinée d'un angle avec l'horizontale égal à quarante- cinq degrés, - une membrane déformable relie les deux coupes en biseau adjacentes de deux marches successives. Préférentiellement, cet escalier comprend en outre au moins un escalier mécanique auxiliaire, classique, dont les axes des organes de renvoi sont parallèles au plan de la pente, cependant que les pentes de l'escalier principal et de l'escalier auxiliaire sont égales, que les marches des deuxdits escaliers sont disposées adjacentes le long d'une partie de l'escalier principal et sont attelées à des dispositifs d'entratnement synchronisés assurant des vitesses de défilement des marches égales. I1 est également avantageux que l'escalier principal comporte deux organes rotatifs complémentaires de renvoi, coaxiaux auxdits et solidaires en rotation desdits organes de renvoi, qui coopèrent avec une liaison souple complémentaire, sur laquelle sont fixées parallèlement aux marches, perpendiculairement à la direction de défilement, des barres de retenue du personnel. Dans ce cas, le rapport des vitesses de rotation des organes de renvoi et organes de renvoi complémentaire est égal au rapport inverse de leurs rayons. Enfin, le b2ti de l'escalier est souvent muni de deux rails de guidage avec lesquels- coopèrent respectivement au moins un et au moins deux galets montés rotatifs sur chaque marche. L'invention sera mieux comprise, et des caractéristiques secondaires et leurs avantages apparattront au cours de la description d'une réalisation donnée ci-dessous à titre d'exemple. I1 est entendu que la description et les dessins ne sont donnés qu'à titre indicatif et non limitatif. I1 sera fait référence aux dessins annexés, dans lesquels - la figure 1 est une vue schématique selon un plan perpendiculaire aux marches pendant leur course utile d'un escalier conforme à l'invention, - la figure 2 est une vue selon flèche F de la figure 1, perpendiculairement au plan de la pente de I'escalier, - -la figure 3 est une vue perspective de trois marches successives, - la figure 4 est une vue suivant flèche G de la figure 3 (parallèlement à l'arete des marches), - la figure 5 est une coupe suivant V-V de la figure 3, - la figure 6 montre une deuxième configuration des marches déjà représentées sur la figure 5, - les figures 7 et 8 sont respectivement analogues aux figures 1 et 2 et représentent un détail de réalisation d'un escalier conforme à l'invention. L'escalier des figures 1 et 2 a une pente A égale à quarantecinq degréspar rapport à l'horizontale H. Dans un plan P parallèle à cette pente, sont contenues deux roues dentées 1 et 2, qui sont montées à rotation autour d'axes 3 et 4 perpendiculaires au plan P, et avec lesquelles engrène une channe sans fin 5. Les marches d'une pluralité de marches 6, chacune constituée par deux faces perpendiculaires 7 et 8 de hauteur h égale à la profondeur p, sont fixées chacune à la channe 5 au moyen d'une attache 9 disposée sensiblement au milieu de la largeur 1 de ladite marche. L'axe 3 de la roue 1 est par ailleurs attelé en rotation à un groupe moto-réducteur 10. par ailleurs, coaxialement aux roues 1 et 2, sont montées deux autres roues 11 et 12 de rayon égal au rayon de giration des faces transversales internes 13 des marches 6 autour des axes 3 ou 4. Une chatne complé- mentaire 14 engrène avec les roues 11 et 12, cependant que la roue ll est attelée en rotation an groupe moto-réducteur 10. Il doit etre noté que les vitesses de rotation V1 et V11 des roues 1 et Il sont dans le rapport inverse du rapport de leurs rayons R et Roll, de sorte qu'est vérifiée l'égalité V1 x Rl = V11 xR11 En outre, les marches 6 défilent dans le sens des flèches Kl, K2, K3, K4, la volée d'escalier de gauche de la figure 2 étant montante, et la volée de droite étant par suite descendante. On remarque également que, de place en place, sont fixées sur la chatne 14, perpendiculairesent à cette channe 14 et horizontalewent, des barres 15, qui sont par conséquent parallèles aux are tes des marches 6. Les figures 3 à 6 montrent des détails de réalisation Ainsi en regard de la figure 3, on remarque que les lisières des faces 7 et 8 d'une marche 6 sont découpées en biseaux 7a et 8a sur leur moitié comprise entre la zone milieu de la largeur de la marche (où est située l'attache 9) et la face transversale interne 13, lesdits biseaux étant symétriques par rapport au plan bissecteur des faces 7 et 8. A noter que le biseau 7a d'une marche est disposé en regard du biseau 8a de la marche adjacente, mais que les aretes 7b et 8b de ces deux marches,qui prolongent les biseaux, étant normalement jointives, un espace sépare les deux biseaux. Afin de coubler cet espace qui, sans cela, serait vide, une membrane déformable 16 relie les faces 7 et 8 de deux marches adjacentes, dans la zone des biseaux 7a et 8a. Lorsque les marches parviennent au niveau de l'une ou l'autre des roues 1 et 2, elles sont disposées de manière sensiblement radiale par rapport à la roue considérée. Deux marches successives sont donc angulairement décalées jusqu'à ce que, en fait,léa biseaux7a de l'une et 8a de l'autre soient jointifs. La membrane déformable vient alors en 16a. On note, par tailleurs, que chaque marche 6 est renforcée à chacune de ses extrémités par des goussets 17 et 18 fixés (par soudage, par exemple) sur les faces inférieures de la marche. Sur le gousset 17, situé près de la face transversale 13, est monté rotatif un galet de guidage 19, introduit dans la rainure 20a d'un rail de guidage 20 solidaire de la structure 31 de l'escalier. De même, sur le gousset 18, sont montés rotatifs deux galets de guidage 21, introduits dans la rainure 22a d'un autre rail de guidage 22 solidaire de ladite structure 31. Enfin, en regard des figures 7 et 8, on a représenté une configuration générale propre à l'invention. On se rend compte, sans entrer dans le détail de fonctionnement, qu'au moment où les marches 6 de l'escalier principal 23, qui vient d'être décrit, parviennent au niveau des roues 1 et 2, elles sont l'objet d'un retournement tel que la face initialement horizontale, la face 7 d'une marche de la volée de droite (flèche K3), devient verticale après retournement et constitue la face verticale de la marche lorsque celle-ci appartient à la volée de gauche (flèche K1). Il en est de même de la face 8 qui, de verticale, devient horizontale, Il est évident que le personnel qui est soit assis, soit debout sur une face horizontale, doit débarquer et embarquer avant les zones de retournement des roues 1 et 2. Pour faciliter l'embarquement et le débarquement il a été conçu de disposer,à cOté des marches 6 de l'escalier 23, des marches 24 d'un escalier mécanique classique ayant ses marches renvoyées au moyen de roues 25 et 26 à axes 27 et 28 horizontaux. Cet escalier classique 29 possède au moins une des deux zones 29a ou 29b permettant, la zone 2-,l'embarquement du personnel, la zone 29b, le débarquement du personnel. De plus, les marches 24 sont entraînées en synchronisme avec les marches 6, et ont leurs faces horizontales 30 situées dans le prolongement des fàces horizontales des marches 6. Bien entendu, la dimension de chaque escalier 29 est bien inférieure à celle de l'escalier principal 23 et est juste suffisante pour permettre le transfert du personnel d'un escalier sur l'autre. Les avantages des dispositions qui ont été représentés vont mairktenaett titre exposas Tout d'abord, on comprend bien que les deux volées de l'escalier principal 23 sont utilisables, ce qui est intéressant lorsque la portée de l'escalier atteint ou dépasse cent à cent-cinquante mètres.Il ntest alors pas nécessaire, comme c'était le cas dans le passé, d'installer deux escaliers principaux adaptés, l'un à la montée du personnel, l'autre à la descente Par tailleurs, l'absence de nappe de retour inférieure perset de choisir une infrastructure surbaissee, à sels le sol, sans aucun creusement La robustesse est considérable par rapport à appareil classique, les marches ne s'escamotant pas aux extrtes. Enfin, existe la possibilité très intéressante de sortir de, ou de pénétrer sur l'appareil en un point quelconque de son parcours contrairement aux escaliers classiques accessibles uniquement à leurs 'extrémités Pour mettre en oeuvre, il paraît avantageux d'adopter la configuration des figures 7 et 8, sans que cela soit cependant nécessaire dans tous les cas. Quant aux détails de réalisation, on comprend aisément que - le choix d'un angle A égal à quarante-cinq degrés pet de disposer après retournement, horizontalement, la face verticale d'une marche et inversement; ce choix complète donc de manière intéressante la disposition principale, - les membranes déformables 16 complètent la constitution de l'escalier, sans faire obstacle à son fonctionnement, - les barres 15 procurent au personnel, de place en place; des points d'appui, et évitent des chutes le long de la totalité de l'escalier. Leur vitesse de défilement linéaire V11 x R11 étant égale à la vitesse de défilement V1 x R1 des marches 6? ces barres paraissent mobiles par rapport auxdites marches 6,ce qui est souhaitable. Enfin, les galets 19 et 21 contribuent à un guidage satisfaisant des marches 6. L'invention n'est pas limitée aux réalisations représentées mais en couvre au contraire toutes les variantes qui pourraient leur litre apportées sans sortir de leur cadre, ni de leur esprit. R E V E N D I t: A T I O N S 1. Escalier mécanique constitué par une pluralité de marches (6) et par un dispositif d'entrarnement desdites marches, qui coopère avec deux organes rotatifs de renvoi (1,2) disposés aux extrémités dudit escalier, caractérisé en ce que chaque marche (6) est fixée sur une liaison souple d'entraînement (5), telle qu'une channe, qui est en appui sur les organes de renvoi (1 et 2), en ce que les axes de rotation (3, 4) desdits organes de renvoi sont perpendiculaires au plan(P)de la pente de l'escalier et en ce que les extrémités internes des deux faces (7, 8) de chaque marche, qui sont les plus proches de l'axe de chaque organe de renvoi, sont, chacune, découpées en biseau (7a, 8a). 2. Escalier selon la revendication 1, caractérisé en ce que la pente est inclinée d'un angle avec l'horizontale égal à quarante-cinq degrés. 3. Escalier selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'une.membrane déformable (16) relie les deux coupes en biseau (7a et 8a) adjacentes de deux marches (6) successives. 4. Escalier selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend en outre au moins un escalier mécanique auxiliaire (29) classique, dont les axes (27, 28) des organes de renvoi sont parallèles auplan de la pente, cependant que les pentes de l'escalier principal et de l'escalier auxiliaire sont égales, que les marches des deuxdits escaliers sont disposées adjacentes le long d'une partie de l'escalier principal et sont attelées à des dispositifs d'entratnement synchronisés assurant des vitesses de défilement des marches égales. 5. Escalier selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte deux organes rotatifs complémen taires de renvoi (11, 12) coaxiaux auxdits et solidaires en rotation desdits organes de renvoi (1, 2), qui coopèrent avec une liaison souple complémentaire (14), sur laquelle sont fixées parallèlement aux marches (6), perpendiculairement à la direction de défilement, des barres (15) de retenue du personnel. 6. Escalier selon la revendication 5, caractérisé en ce que le rapport des vitesses de rotation (V1 et v11) des organes de renvoi (1) et organes de renvoi complémentaires (11) est égal au rapport inverse de leurs rayons (R1 et Roll) 7. Escalier selon l'une quelconque des revendications précé- dentes, caractérisé en ce que le bati (31) de l'escalier est muni de deux rails de guidage (20 et 22) avec lesquels coopèrent respectivement au moins un (19) et au moins deux (21) galets montés rotatifs sur chaque marche (6).