La présente invention se réfère de façon générale aux types de calottes pour parachutes formant planeurs et qui sont gonflées par l'air qu'elles rencontrent de façon à prendre un profil d'aile portante. Elle vise plus particulièrement la réalisation des calottes de ce genre. Les calottes de parachutes du type ci-dessus sont faites d'un minimum de cinq à sept panneaux allongés souples cousus les uns aux autres suivant des lignes qui s'étendent à la façon de cordes entre le bord avant (bord d'attaque) et le bord arrière (bord de fuite) de la calotte considérée. Les panneaux ne doivent pas seulement être prévus de longueurs substantiellement égales aux dimensions des cordes précitées, mais il faut encore les découper à une largeur appropriée de façon que les coutures qui les réunissent coïncident avec celles orientées dans le même sens et vers lesquelles des nervures ou cloisons sont reliées aux surfaces de l'aile. Une telle disposition constructive était jusqu'ici considérée comme nécessaire pour réaliser une calotte comportant la répartition optimale des contraintes sous l'influence des forces qui s'appliquent à de tels engins gonflés formant planeurs. Par conséquent un point important visé par la présente invention consiste à réaliser pour les calottes du type précité un agencement constructif plus efficace grâce auquel on puisse réduire l'importance des déchets, le nombre des coutures et les opérations de découpage. Conformément à l'invention l'on y parvient de façon inattendue en utilisant pour ces calottes du type à aile portante gonflée à l'air, une disposition constructive différente de celle qu'on mettait essentiellement en oeuvre jusqu'ici, cela du fait que les parties extérieures de l'aile sont faites de panneaux souples allongés cousus les uns aux autres suivant des lignes de couture qui s'étendent suivant l'envergure en intersectant dans le sens transversal celles qui relient les nervures internes aux parties extérieures de la surface de l'aile. Les longueurs ininterrompues des panneaux sont par conséquent substantiellement égales aux dimensions d'envergure de la calotte et leurs bords latéraux cousus les uns aux autres n'ont pas à être découpés ou disposés suivant une relation particulière par rapport aux coutures des nervures, comme cela était le cas des dispositions constructives de la technique antérieure. On peut ainsi réaliser une diminution du nombre des panneaux nécessaires pour constituer une partie de surface d'aile portante, en même temps qu'une réduction dans le nombre des coutures. La conception de disposer simplement des panneaux souples continus s'étendant dans le sens de la largeur est déjà connue pour les calottes hémisphériques, comme indiqué dans le brevet américain 2 959 385, ainsi que pour celles propres à former voiles, comme montré dans le brevet américain 3 830 512. Toutefois la répartition des contraintes est notablement différente dans le cas des calottes hémisphériques ou en forme de voile, par comparaison avec ce qui se passe pour celles qui sont gonflées pour constituer ailes portantes. En outre aucune calotte hémisphérique formant voile ne comporte des nervures qui lui sont associées et qui avaient jusqu'ici imposa une disposition de panneaux avec des coutures en cordes s'étendant entre eux. Par conséquent les avantages qui résultent de la disposition en largeur des panneaux suivant la présente invention n'étaient pas applicables aux calottes hémisphériques ou en forme de voile. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer: Fig. 1 est une vue en perspective d'une calotte de parachute établie conformément à la présente invention. Fig. 2 est une vue en plan de celle-ci. Fig. 3 est une coupe correspondant substantiellement au plan indiqué en 3-3 en fig. 2. Si l'on se réfère au détail du dessin, la référence 10 désigne de façon générale une calotte gonflée en forme d'aile portante pour un parachute destiné à fonctionner en planeur. Cette calotte à l'état déployé est reliée à une charge (non représentée) par le moyen de cordages ou suspentes 12. Dans ce type de parachute la calotte est gonflée et maintenue à sa conformation par le moyen de l'effet de l'air au cours de la descente en planeur. Dans la forme d'exécution représentée la calotte 10 comprend une surface extérieure faite d'une feuille souple supérieure désignée par la référence générale 14 et d'une feuille souple inférieure 16 à partir de laquelle s'étendent les suspentes. Ces feuilles ou parties superficielles 14 et 16 sont faites d'ordinaire en un matériau souple ou toile, qui s'étend dans le sens de la longueur à partir du bord d'attaque 18 jusqu'au bord de fuite 20. Lorsque la calotte est gonflée, ses deux surfaces sont maintenues à l'écartement voulu l'une de l'autre par des nervures ou cloisons 22, convenablement espacées les unes des autres et qui leur sont fixées à l'aide de coutures 24 s'étendant suivant des cordes de la surface. Jusqu'ici ces parties superficielles extérieures de la calotte étaient faites d'un minimum de cinq à sept panneaux de toile souple, orientés dans le sens des cordes et reliés les uns aux autres suivant des coutures s'étendant suivant celles-ci, cela au contraire de la disposition représentée au dessin annexé, dans laquelle les panneaux souples sont cousus les uns aux autres suivant des coutures 26 qui s'étendent dans le sens de l'envergure en intersectant transversalement celles 24 correspondant aux nervures orientées dans le sens des cordes. Pour constituer les surfaces extérieures 14 et 16 de la calotte on utilise trois panneaux, savoir deux d'extrémité 28 et 30 et un intermédiaire 32. Chacun de ces panneaux comporte par conséquent une longueur ininterrompue substantiellement égale à la dimension de l'envergure de la calotte, les côtés des panneaux adjacents étant fixés les uns aux autres suivant les coutures 26 qui suivent cette même direction. Les bords libres des panneaux 28 et 30 constituent les parties de bord d'attaque et de bord de fuite de la calotte. Ces bords des panneaux, respectivement associés à la feuille supérieure 14 et à celle inférieure 16, définissent en outre l'ouverture d'entrée prévue sur le bord d'attaque de la calotte et à travers laquelle l'air pénètre dans les canaux déterminés par les nervures 22 en réalisant ainsi le gonflage de cette calotte pour l'amener à la forme aérodynamique d'aile portante représentée. Ces nervures 22 peuvent être disposées à un écartement approprié les unes des autres et à tout emplacement désiré, sans qu'on ait à se préocupper de la disposition des coutures de liaison 26 entre les panneaux successifs, étant donné l'agencement en intersection transversale réalisé entre les coutures 24 et 26. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. R E V E N D I C A T I O N S 1. Calotte pour parachute formant planeur, du type gonflé par la pression de l'air dans lequel elle avance et comprenant entre autres d'une part une surface supérieure souple continue qui s'étend dans le sens des cordes du profil entre un bord avant ou bord d'attaque et un bord arrière ou bord de fuite, d'autre part des nervures ou cloisons, espacées dans le sens de l'envergure et qui s'étendent vers le bas à partir de cette surface pour constituer entre elles des canaux d'écoulement à travers lesquels l'air est conduit du bord d'attaque au bord de fuite pour gonfler la calotte et l'amener à un profil d'aile portante, carac- térisée en ce que la surface supérieure (14) de cette calotte (10) est établie à partir de plusieurs panneaux allonges (28, 30, 32) faits d'un tissu continu et reliés les uns aux autres par des coutures (26) qui s'étendent suivant l'envergure de l'aile, transversalement par rapport aux nervures (22). 2. Calotte suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les nervures (22) sont fixées aux panneaux (28, 30, 32) suivant des lignes (24) qui intersectent les coutures (26) de liaison de ceux-ci les uns ZO aux autres. 3. Calotte suivant la revendication 1, comportant une surface inférieure maintenue à une certaine distance de la surface supérieure par les nervures, caractérisée en ce que cette surface inférieure (16) est établie à partir de plusieurs panneaux allongés (28, 30, 32) faits d'un tissu continu et fixés les uns aux autres suivant des coutures de liaison (26) qui s'étendent transversalement aux nervures (22), l'un des panneaux associés à chacune des surfaces supérieure (14) et inférieure (16) comportant vers le bord d'attaque (18) de la calotte (10) un bord qui délimite une ouverture d'entrée pour les canaux d'écoulement d'air. 4. Calotte suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les panneaux (28, 30, 32) sont faits d'une seule pièce et sans interruption en un matériau souple comportant des bords de longueur substantiellement égale à l'envergure de la calotte (10) et le long desquels soit disposées les coutures de liaison (26). 5. Calotte suivant la revendication 4, caractérisée en ce que la surface extérieure de l'aile portante qu'elle réalise comprend une feuille supérieure (14) à partir de laquelle les nervures (22) s'étendent en direction du bas. 6. Calotte suivant la revendication 5, caractérisée en ce que la surface extérieure de l'aile portante comprend encore une feuille inférieure (16) à laquelle les nervures (22) se raccordent, l'un (28) des panneaux associés à chacune desdites feuilles supérieure (14) et inférieure (16) comportant un bord libre et les deux bords libres ainsi réalisés étant écartés l'un de l'autre vers le bord d'attaque (18) de la calotte (10) pour définir une ouverture d'entrée aux canaux d'écoule- ment d'air de gonflage délimités entre les nervures (22).