la présente invention concerne le domaine des fours électriques, et notamment les dispositifs pour a reprise (c'est-à-dire le déplacement de translation axial continue des électrodes dans les fours électriques. Elle trouvera des applications dans l'électrométallurgie des métaux ferreux et non-ferreux, ainsi que dans l'industrie chimique, là où l'on utilise des fours électriques équipés d'électrodes à autocuisson ou précuites. Les fours électriques de réduction des minerais sont équipés d'électrodes précuites (en charbon, graphite) ou à autocuisson Sbdeberg. Ces genres d'électrodes jouent de r81e de conducteurs pour le courant électrique et leur matériau constitutif carboné sert en même temps de réducteur participant aux réactions chimiques qui se déroulent dans le creuset du four. Pour compenser la combustion de l'électrode dans le creuset, les fours électriques sont équipés de mécanismes de reprise des électrodes. En règle générale ces dispositifs permettent des reprises coup par coup dune valeur de 80 à 100 mm, la reprise étant exécutée 3 ou 4 fois par Jour. Une longue pratique et les investigations faites montrent que la reprise d'une électrode ainsi exécutée perturbe le contact électrique entre l'électrode et les joues de contact, ce qui entrain le dégagement brusque d'une grande quantité de chaleur et des pertes d'énergie électrique, et que le déplacement rapide du bout de l'électrode dans le creuset perturbe le régime électrique et le déroulement du processus. Le rétablissement du contact électrique normal, ainsi que du régime normal de marche, requiert un temps important (1 heure et plus selon la valeur et la fréquence des reprises). Quand on utilise des électrodes Sodeberg, un tel mode de reprise provoque des variations brusques de -la température à l'intérieur de l'électrode, ce qui influe sur la position de la zone de cokéfaction et sur la qualité de la cuisson de la pâte d'électrode. Dans la pratique il arrive qu'à la reprise la partie de l'électrode insuffisamment cuite passe au-delà-du niveau inférieur des joues de contact, ce qui entraine une rupture de l'électrode. il s'ensuit l'arrêt du four pour un temps prolongé et la perte du produit traité. Vu que'les puissances unitaires des fours électriques et leurs productions se sont fortement accrues, un tel incident est inadmissible. Les investigations entreprises ont confirmé que le meilleur procédé de compensation de la combustion de ltélectrode est celui dans lequel l'électrode est reprise en continu, à une vitesse égale à sa vitesse de combustion. On contact un dispositif de reprise continue d'une électrode dans les fours électriques (certif. d'auteur d'inv. no 182 749, URSS) avec un système Visdome. Ce dispositif comporte des feuillards d'acier soudés à l'enveloppe métallique de l'électrode à autocuisson (Sodeberg), et des freins. La pratique a montré que l'utilisation d'un tel dispositif est possible sur des fours électriques d'une puissance de 6,5-7,5 à 12,5 MVÂ. La reprise de l'électrode s'effectue alors par impulsions soit toutes les 30 minutes au pas de 12 mm, soit toutes les 45 minutes au pas de 16 mm. Ce procédé n'a pas été développé en raison de la conception surannée des dispositifs le réalisant et de l'impossibilité de l'appliquer aux fours de grande puissance. On connatt un dispositif pour la reprise d'une électrode dans un four électrique (catalogue "ING Leone Tagliaferri", Italie), comprenant un distributeur monté sur les conduites de retour et de pression de mécanismes hydrauliques assurant la reprise de l'électrode, un distributeur et des soupapes de détente montées sur les conduites de retour et de pression de mécanismes hydrauliques assurant le serrage des joues de contact, et un programmateur. Ce dispositif permet d'exécuter la reprise discontinue de l'électrode à raison de 30 à 40 mm par heure dans les fours électriques à earbure marchant à un régime calme, avec débranchement du régulateur automatique de puissance du four, à l'aide des vérins hydrauliques utilisés pour la régulation automatique du déplacement de 11 électrode, laquelle reste à sa position au moment de la reprise, les joues de contact remontant en glissant le long de 11 électrode. Le dispositif mentionné ne permet pas d'automatiser la reprise de l'électrode sous tension et n'assure ni la stabilité de marche du four électrique, ni la stabilité du processus qui s'y déroule. En outre, les dispositifs décrits ne permettent pas d'obtenir des électrodes de haute qualité. L'emploi du dispositif à feuillards ne procure aucun avantage, car il implique l'augmentation de la hauteur de l'atelier pour l'installation de treuils électriques sur un plancher spécial au-dessus du mécanisme de reprise. Une augmentation de la hauteur de l'atelier de 4 à 6 m est économiquement désavantageuse. Le dispositif à feuillards système Visdome ne fonctionne que sous l'effet du poids de l'électrode. Les feuillards, retenant l'électrode et se déroulant du tambour quand le moteur est branché, ne sont tirés à travers le système de sabots de freinage que par l'électrode elle-même. Si l'électrode se coince dans l'ensemble de contactage électrique, ce qui est assez fréquent quand les joues de contact électrique sont pressées par des ressorts, deux cas peuvent se produire - ou bien la reprise de ltélectrode n'a pas lieu d'elle même, et il faut, soit pousser l'électrode par-dessus au moyen d'une masse pesante, soit écarter à la main les presseurs à ressort dans l'ensemble de contactage - ou bien les feuillards prennent du mou, puis 11 électrode s'arrache brusquement, ce qui peut provoquer la rupture des feuillards. Il faut donc surveiller en permanence le fonctionnement du dispositif et avoir un verrouillage fiable, d'où des complications du fonctionnement du mécanisme tout entier. Dans la pratique, afin d'éviter le coinçage de l'électrode on préfère relâcher les ressorts pressant les joues de contact contre l'électrode et les laisser ainsi en permanence. Toutefois, une telle mesure altère le contact des joues contre l'électrode, les pertes électriques augmentent au contact et la tenue -des joues baisse notablement. Dans les fours d'une puissance de 16,5 MVA et au-dessus, dans lesquels le couranti circulant dans l'électrode atteint 60 000 A et au-delà, le relâche- ment du contact des joues contre l'électrode est tout-h-fait inadmissible en marche normale. Le dispositif de reprise continue de l'électrode à feuillards d'acier requiert en permanence des travaux manuels et des dépenses de métal supplémentaires. Même si les mécanismes et le programmateur fonctionnent sans défaillances, il faut assurer une surveillance permanente et souder périodiquement les feuillards d'acier consommables à l'enveloppe de l'électrode, au fur et à mesure de sa descente. Ceci implique des dépenses supplémentaires de métal en feuillard et en électrodes de soudage. D'autre part, dans certains processus (par exemple dans la fabrication du silicoaluminium) l'apport d'une quantité même faible de fer dans le bain du four est indésirable, car le produit traité s'en trouverait altéré. Les feuillards d'acier soudés par cordons interrompus à la surface de l'enveloppe de l'électrode altèrent le contact des joues avec l'électrode quand ils sont entre ces joues et l'électrode, et ils accélèrent l'usure de la surface de contact des joues. Le dispositif employé pour réaliser le procédé de reprise continue à l'aide de feuillards d'acier système Visdome n'est qu'une solution partielle car il ne convient qu'à la reprise d'une électrode à autocuisson. Une électrode précuite, par exemple, ne peut être suspendue et reprise sur feuillards. Le dispositif à feuillards ne permet que la reprise de l'électrode dans le sens direct (en descente). La reprise dans le sens inverse (en montée), qui peut s'avérer nécessaire, par exemple, en cas de rupture, est impossible. Dans ce dispositif de. reprise continue il n'est rien prévu pour l'asservissement de la reprise à la position du bout de l'électrode, en fonction de la combustion de l'électrode. L'invention a pour objet : d'assurer la reprise continue automatique d'une électrode sous tension en dosant, par petites fractions, le fluide de commande des mécanismes de reprise d'assurer la reprise continue automatique dans des fours électriques marchant à n'importe quels régimes, y compris les régimes à déroulement violent, en rendant le fonctionnement du système de reprise indépendant de celui du système de régulation de la puissance fournie au four ; d'améliorer les conditions de cokéfaction de l'électrode à autocuisson ; dlélever sa qualité et de prévenir les ruptures d'électrodes en stabilisant la température au sein de l'électrode et de la zone de cokéfaction ; et d'augmenter la production du four en compensant en continu la combustion de l'électrode et en stabilisant la position de son bout dans le creuset du four. Le dispositif selon l'invention pour la reprise continue d'une électrode dans les fours électriques comprend : une électrode; un élévateur hydraulique sur lequel sont montés des mécanismes hydrauliques de reprise de cette électrode accouplés à un anneau de freinage ; des joues de contact accouplées à un presseur doté de mécanismes hydrauliques de serrage et rigidement accouplé à l'élévateur hydraulique ; un distributeur pour la commande de l'anneau de freinage, monté sur les conduites d'alimentation de l'anneau de freinage ; un distributeur pour la commande des mécanismes hydrauliques de reprise de l'électrode, monté sur les conduites de pression et de retour des mécanismes hydrauliques de reprise de l'électrode ; un module de régulation de la pression du fluide moteur, comportant des soupapes de détente et des distributeurs montés sur les conduites de pression et de retour des mécanismes hydrauliques assurant le serrage du presseur des joues de contact et un programmateur ; le susdit dispositif selon l'invention étant caractérisé en ce que, entre les mécanismes hydrauliques de reprise -de l'électrode et le distributeur se trouvant sur les conduites -de pression et de retour, il est prévu un système étrangleur-distributeur calibré pour le dosage continu du fluide sortant des mécanismes hydrauliques de reprise de l'électrode, ce système étrangleur distributeur étant asservi au susdit programmateur. Il est avantageux de monter, sur la conduite de retour du distributeur assurant la commande des mécanismes hydrauliques de reprise de l'électrode, une soupape de charge maintenant la pression du fluide moteur à la valeur nécessaire pour le fonctionnement stable du dispositif. Il est avantageux également de monter, sur la conduite de retour des mécanismes hydrauliques assurant le serrage du presseur des joues de contact, une soupape de décharge instantanée pour abaisser instantanément la pression dans le presseur des jouets de contact, cette soupape étant asservie au programmateur. Il est également avantageux que le presseur des joues de contact soit relié à un capteur de position de l'électrode, ce capteur étant asservi au programmateur pour la poursuite de la reprise de l'électrode et la correction de la valeur de la reprise. Les autres objectifs et avantages de l'invention sont mis en évidence par la description qui suit et les dessins annexés, relatifs à un mode de réalisation préféré mais non limitatif, dans lesquels la figure 1 représente un dispositif pour la reprise continue d'une électrode dans les fours électriques, conforme à l'invention la figure 2 représente le schéma d'un programmateur appartenant au susdit dispositif. Le dispositif illustré figure 1 comprend une électrode 1 un élévateur hydraulique comportant des vérins hydrauliques 2 et une traverse 3 les reliant. Les vérins 2 sont placés sur un appui 4 constitué par le plancher de l'atelier. Sur la traverse 3 de l'élévateur hydraulique sont montés des mécanismes hydrauliques de reprise de l'électrode, realisés sous la forme de vérins hydrauliques 5. Les vérins 5 sont accouplés à un anneau de freinage 6. Les joues de contact 7 sont équipées d'un presseur 8 avec des mécanismes hydrauliques de serrage. Un fourreau 9 portant une traverse 10 est fixé à la traverse 3 de l'élévateur hydraulique. Des suspensions 11 solidarisent le presseur 8 à la traverse 10. Sur la conduite d'alimentation de l'anneau de freinage 6 est monté un distributeur 12 pour la commande dudit anneau de freinage. Sur les conduites de pression et de retour des vérins 5 est monté un distributeur 13 pour la commande de la reprise de l'électrode. Entre les vérins 5 et le distributeur 13 est monté un étrangleur - distributeur calibré 14 pour le dosage continu du fluide sortant des vérins 5. Sur la conduite de retour du distributeur 13 est montée une soupape de charge 15, dont le rôle est d'assurer un fonctionnement stable du dispositif. Un module de régulation de la pression du fluide moteur est'branché entre'la conduite de pression et les presseurs 8. Il comporte deux voies parallèles dont chacune possède une soupape de détente 16 ou 17, un distributeur 18 ou 19 et un manomètre 20 ou 21. Sur la conduite de retour des mécanismes hydrauliques serrant le presseur 8 des joues de contact 7 est montée une soupape 22 de décharge instantanée, pour l'abaissement instantané de la pression dans les presseurs 8. La soupape 22 est reliée à un manomètre 23 à contacts électriques. Le presseur 8 est accouplé par l'intermédiaire de la traverse 10 et d'un lien flexible 24 à un capteur émetteur électrique 25. Le programmateur 26 du dispositif a une sortie 27 raccordée au distributeur 12, des sorties 28 et 29 raccordées au distributeur 13, une sortie 30 raccordée à ltétrangleur- distributeur 14, des sorties 31 et 32 raccordées aux distributeurs 18 et 19 respectivement, une sortie 33 raccordée à la soupape 22 de décharge instantanée. L'entrée 34 du programmateur 26 est raccordée au manomètre 23 à contacts électriques. Les entrées 35 et 36 du programmateur 26 sont respectivement reliées à des fins de course 37 et 38, qui enregistrent la position haute et la position basse de l'anneau de freinage 6. Les fins de course 37 et 38 sont liés à un vérin 2 de l'élévateur hydraulique. L'entrée 39 du programmateur 26 est raccordée au capteur émetteur 25. le programmateur 26 (figure 2) comprend une alimentation 40, raccordée aux entrées d'un relais temporisateur 41, d'un module de commande 42 et d'un module de correction dépendante 43. Une sortie du relais temporisateur 41 est raccordée à l'une des entrées du module de commande 42, et l'autre sortie constitue la sortie 30 du programmateur 26. Une des entrées du module de correction dépendante 43 constitue l'entrée 39 du programmateur 26.-Une sortie du module de correction dépendante 43 est raccordée à l'une des entrées du module de commande 42, et l'autre sortie est raccordée à l'autre entrée du relais temporisateur 41.Le module de commande 42 a en outre des entrées qui constituent les entrées 34, 35 et 36 du programmateur 26, et des sorties qui constituent les sorties 27, 28, 29, 31, 32 et 33 du programmateur 26. Le dispositif fonctionne de la façon suivante. L'électrode 1 retenue dans l'anneau de freinage 6 ab la possibilité de se déplacer entre sa position haute et sa position basse. La position haute et la position basse de l'anneau 6 sont déterminées par la course des pistons des vérins 5 et elles sont fixées par les fins de course 27 et 28. Le fluide moteur (huile ou émulsion eau-huile) s'échappant des chambres inférieures des vérins 5 va au retour non pas directement, comme d'ordinaire quand l'électrode est reprise d'un seul coup de 80 à 100 mm et même plus, mais en passant à travers l'étrangleur-distributeur calibré 14 spécial, à commande électrique, fonctionnant à la réception d'un signal du programmateur 26. Le programmateur 26 assure l'exécution de deux programmes: indépendant et dépendant. En programme indépendant, le relais temporisateur 21 envoie un signal à ltétrangleur-distributeur 14 et, simultanément, au module de commande 42, lequel envoie les signaux de commande aux distributeurs 12, 13, 18, 19 et à la soupape 22. Lorsque les manoeuvres correspondant à ces signaux ont été exécutées, les circuits de réaction transmettent au module les signaux d'exécution des manoeuvres, à partir du manomètre à contacts électriques 23 et des dispositifs de fin de course 37 et 38. En programme dépendant, le module de correction dépendante 43 est attaqué par le signal provenant du capteur émetteur 25. Le module de correction dépendante 43 élabore un signal autorisant ou interdisant la transmission du signal du relais temporisateur 41 à l'étrangleur-distributeur 14 et au module de commande 42. Le fluide moteur passant à travers l1étrangleur-distribu- teur 14 va au retour à travers le distributeur 13, lequel est lui aussi commandé par les signaux-du programmateur 26, et à travers la soupape charge 15, qui est raccordée par une conduite au réservoir de retour (non représenté sur le dessin). La soupape de charge 15 s'oppose au retour libre du fluide sortant du distributeur 13. La soupape de charge 15 est réglée à une pression prédéterminée, plus basse que la pression sous laquelle le fluide moteur sort de l'étrangleur-distributeur 14. Si la pression de retour est supérieure à la valeur prescrite, la soupape de charge 15 s1 entrouvre et la pression se stabilise. Pendant que le fluide sort des chambres inférieures des vérins 5, le fluide sous pression est admis aux chambres supérieures de ces vérins par l'intermédiaire du distributeur 13, et une pression supplémentaire stable, de valeur déterminée, est produite à partir de la centrale de pression (non représentée sur le dessin). L'électrode t descend alors et sa partie inférieure glisse entre les joues de contact 7, non seulement sous l'action de son propre poids, mais aussi de la force des vérins 5. Quand l'anneau de freinage 6, portant l'électrode 1, atteint sa position inférieure, le dispositif de fin de course inférieur 38 bascule. Sous l'action du signal émis par ce dispositif de fin de course 38, le programmateur 26 enclenche le distributeur 19 et la pression régnant dans les presseurs 8, alimentés normalement par le fluide moteur arrivant à travers le distributeur 18, augmente jusqu'à une valeur suffisante pour que l'électrode 1 soit maintenue entièrement dans les joues de contact 7.En fonctionnement normal, la pression dans les presseurs 8 a une valeur calculée pour assurer un bon contact électrique-joue-électrode, obtenue à l'aide de la soupape de détente 16, qui est préréglée au démarrage du four d'après le manomètre 20, et lors de la reprise (quand l'électrode 1 est maintenue entièrement dans les joues de contact 7), la pression est axe menée grâce à l'admission du fluide moteur à travers la soupape de détente 17, préréglée elle aussi au démarrage du four d'après le manomètre 21. Après enclenchement du distributeur 19, le programmateur 26 enclenche le distributeur 12 et le fluide moteur desserre l'anneau 6, en libérant ainsi l'électrode 1. Ensuite le programmateur 26 provoque la manoeuvre du distributeur 13 et enclenche 1' étrangleur-distributeur 14 durant un temps suffisant pour permettre le passage de la quantité de fluide moteur nécessaire pour remonter l'anneau de freinage 6 à sa position haute, jusqu'à ce que la fin de course supérieure 37 bascule. Le fluide moteur se trouvant dans les chambres supérieures des vérins 5 est alors admis au retour par le distributeur 19. Après basculement de la fin de course supérieure 37, le programmateur 26 délivre l'ordre de fonctionnement successif des distributeurs : le distributeur 12 se déclenche et admet le fluide au retour, ce qui provoque le serrage de l'anneau de freinage 6 qui retient l'électrode 1 ; le distributeur 19 se déclenche et la pression accrue qui régnait dans le presseur 8 est instantanément abaissée par la soupape spéciale 22 jusqu'à la valeur nécessaire, contrôlée d'après le signal du manomètre 23 à contacts électriques. Ceci se produit simultanément avec l'enclenchement du distributeur 18, lequel admet aux mécanismes hydrauliques de serrage du presseur 8 la pression stable nécessaire pour que le contact électrique soit normal. Tout le processus ultérieur de reprise continue de l'électrode 1 se répète et s'effectue suivant le programme contenu dans le programmateur 26. La descente de L'électrode 1 ainsi exécutée sur signal du programmateur 26, à l'aide de l'étrangleur-distributeur 14 > a lieu à la vitesse nécessaire qui peut être aussi petite que voulu. Dans l'une des variantes, l'électrode 1 est reprise à une vitesse 15 mm/h, en accord avec le programme et les signaux que le programmateur 26 envoie à 1' étrangleur-distributeur 14. Suivant un autre programme, l'électrode 1 est reprise à une vitesse de 12 mm/h. Dans ces variantes, les vitesses moyennes sont respectivement de 0,25 mm/mn et de 0,2 mm/mn. l'élément de commande qui est alors utilisé pour le programmateur 26 est un relais temporisateur 41, réglé de telle façon que dans un cas il bascule toutes les 5 mn en enclenchant pour une seconde 1' étrangleur-distributeur 14 et le distributeur 13 qui admettent au retour le fluide des chambres inférieures des vérins 5 et admettent le fluide sous pression aux chambres supérieures des vérins 5, et dans l'autre cas, toutes les 8 minutes, en enclenchant les distributeurs pour 1 s. Pratiquement, le relais temporisateur 41 peut être réglé pour l'émission de n'importe quel signal assurant la reprise de l'électrode 1 à une vitesse de 200-300-400 mm/24 h et une reprise de l'électrode aussi grande que voulu au fur et à mesure de sa combustion, selon les prescriptions relatives au processus dans n'importe quel four électrique déterminé. Il est aussi possible d'assurer une reprise journalière plus petite. La seconde variante du programmateur 26 prévoit la reprise de l'électrode 1 en fonction de la position de son bout en combustion. Dans ce cas, le capteur fournissant le signal est un des dispositifs connus, exploitant une liaison mécanique réductrice entre le capteur électrique 25 (par exemple un selsyn) et le presseur des joues de contact 7, grâce à laquelle on obtient à la sortie du capteur un signal qui est fonction de la position du bout de l'électrode 1 et de la consommation de l'électrode 1. Quand le presseur 8 des joues de contact 7 s'écarte de sa position normale vers le haut ou vers le bas, l'écart est transmis mécaniquement, par un câble d'acier 24 et une masse pesante, au capteur émetteur 25. La rotation du rotor (non représenté sur le dessin) du selsyn émetteur 25 provoque un changement des paramètres électriques (en l'occurence c'est le courant statorique du capteur qui change). Ce changement est transmis sous forme de signal électrique au programmateur 26. Dans la seconde variante du programmateur 26, l'éventualité de fonctionnement du mécanisme de reprise, en cas d'écart fortuit du presseur 8 des joues de contact 7 par rapport à la position normale adoptée comme point d'origine de la régulation, est exclue durant la temporisation à laquelle est réglé le relais temporisateur 41 portant le programme (par exemple cette temporisa tion est de 5 minutes). Au sens strict, l'électrode est reprise en descente au fur et à mesure de sa combustion non pas en continu, mais en discontinu suivant un programme pré-établi. Toutefois, vu que la valeur de sa reprise, à chaque enclenchement de l'étrangleur-distributeur 14 et du distributeur 13 toutes les 5 ou 8 minutes (fréquence de 12 ou 7,5 enclenchements par heure), n'est que 1,25 ou 1,6 mm, pratiquement on peut considérer que la reprise de ltélectrode est continue dans le temps et indépendante de l'opérateur. Dans la seconde variante du programmateur 26, la discontinuité du processus de reprise est un peu plus marquée que dans le premier cas, mais, si l'on prend en considération le fait que la moyenne journalière de la reprise totale de l'électrode reste la même pour un four électrlqueetun processus de fonctionnement déterminés, on peut considérer la reprise de ltélectrode comme étant continue dans le temps et indépendante de l'opérateur. l'invention permet d'automatiser intégralement, non seulement le cycle de fonctionnement des dispositifs de reprise, mais aussi le processus de reprise lui-meme. la reprise continue de l'électrode s'effectue indépendamment du régulateur automatique de puissance du four, commandant le déplacement de l'électrode, ce qui contribue à une utilisation plus complète des possibilités de la régulation automatique de la puissance amenée et crée des conditions réelles pour la réalisation pratique de la régulation complexe du régime du four. L'invention permet d'exécuter aussi bien la reprise inverse que la reprise directe. L'invention donne la possibilité d'exécuter la reprise de l'électrode en fonction de la position de son extrémité dans le creuset du four. Le rééquipement des fours existants pour la reprise continue des électrodes conformément à la présente invention, ne requiert pas de grosses dépenses et permet d'utiliser certains éléments existants. L'invention permet d'automatiser, non seulement le cycle de fonctionnement des mécanismes de reprise, mais aussi tout le processus de reprise. Dans le cas d'une électrode à autocuisson, l'invention améliore les conditions de cokéfaction, contribue à l'élévation de la qualité de l'électrode et réduit le risque de rupture de l'électrode, gracie à la stabilisation de la température dans l'électrode et de la position de la zone de cokéfaction. L'invention permet d'éviter les coinçages de l'électrode dans les joues de contact, gracie au déplacement foréé de ltélectro- de lors de la reprise. L'application de l'invention permet de diminuer la hauteur de l'atelier de 3 à 4 mètres, grâce à une réalisation plus compacte du dispositif de reprise. L'invention est très générale, car elle peut être appliquée aux dispositifs à commande hydraulique pour la reprise des électrodes, tant à autocuisson que précuites, ainsi qu'à des électrodes ayant des sections droites de formes différentes : ronde, ovale, rectangulaire, etc. L'efficacité économique du dispositif faisant l'objet de l'invention, pour la reprise continue d'une électrode, résulte de plusieurs facteurs : d'abord, les travaux manuels sont complètement exclus et tout le processus est intégralement automatisé, les dépenses de temps de l'opérateur sont supprimées ; ensuite, les immobilisations du four dues aux ruptures des électrodes à autocuisson sont supprimées, ?ar les conditions de leur cokéfaction sont améliorées ; enfin, les~troubles du régime du four dus à la reprise sont supprimés, c'est-à-dire que la production du four est augmentée. De plus, le dispositif selon l'invention a une haute fiabilité, grâce à l'autonomie de fonctionnement des mécanismes de reprise et à l'absence de verrouillages. On va indiquer ci-après, sous forme d'un tableau, les données comparatives d'un dispositif selon l'invention et de deux dispositifs selon l'art antérieur (Visdome et Tagliaferri). Ci-dessous sont indiquées les données comparatives de divers dispositifs de reprise d'une électrode. N Dispositif selon Dispositif Dispositif Désignation d'ordre l'invention Visdome "Tagliaferri" 1 2 3 4 5 1. Type d'électrode A autocuisson A autocuisson A autocuisson, en charbon en charbon précuite en graphite en graphite 2. Type d'actionneur Electrohydraulique Electromécanique Electrohydraulique du mécanisme de reprise 3. Exécution de la Forcée Sous l'effet du Forcée reprise de l'électrode poids de l'électrode 4. Hauteur de l'atelier plus petite de 3 à 4 plus grande de 3 plus grande de 3 à mètres, plus bas à 4 mètres, plus 4 mètres, plus haut haut 1 2 3 4 5 5. Tenue des joues de Equivalente Plus basse Equivalente contact électrique 6.Consommation de métal aux extrémités de Equivalente Egale Equivalente l'électrode à autocuisson Electrode en bande non oui non Partie introduite dans plus petite ou plus grande plus petite ou le bain du four équivalente équivalente 7. Sens de reprise de Direct et inverse Direct Direct et inverse l'électrode 8. Dépendance de la reprise Oui, directe et non Oui, directe de l'électrode vis-à-vis indirecte de la position de son extrémité et de sa combustion 9.Degré d'automatisation du Complète Complète Partielle processus de reprise de l'électrode 1 2 3 4 5 10 Possibilité d'application Oui Seulement dans Seulement dans du dispositif pour la reprise (sauf Visdome) les dispositifs le dispositif de continue automatique et à freins la firme champ d'application dans Visdome les dispositifs de conception moderne 11 Discontinuité de la reprise Equivalente Equivalente Moins bonne 12 Fiabilité du dispositif Haute Bonne Basse de reprise continue 13 Dépendance de la reprise Non, le Non, le Nécessite le débranautomatique vis-à-vis de débranchement du débranchement du chement du régulateur la régulation automatique régulateur auto- régulateur auto- automatique de puissande la puissance matique de puis- matique de puissan- ce pendant toute la sance n'est pas ce n'est pas période de reprise nécessaire nécessaire 1 2 3 4 5 14 Action de la reprise sur Favorable Favorable Exclue la régulation automatique de la puissance 15 Universalité d'emploi du N'est pas limitée . N'est pas limitée. Limité dispositif sur des fours Convient à tous Convient à tous Ne convient qu'aux électriques à divers les régimes de mar- les régimes de régimes calmes régimes de marche che marche 16 Amélioration du régime Grande, Bonne, moins de Satisfaisante, de cokéfaction des électro- ruptures ruptures ruptures moins des à autocuisson et exclues fréquentes ou diminution de leurs risques exclues. de rupture -REVENDICATIONS 1. Dispositif pour la reprise continue d'une électrode dans des fours électriques, comprenant : une électrode, un élévateur hydraulique sur lequel sont montés des mécanismes hydrauliques de reprise de cette électrode accouplés à un anneau de freinage ; des joues de contact accouplées à un presseur doté de mécanismes hydrauliques de serrage et rigidement accouplé à l'élévateur hydraulique ; un distributeur pour la commande de l'anneau de freinage, monté sur la conduite d'alimentation de l'anneau de freinage ; un distributeur pour la commande des mécanismes hydrauliques de reprise de l'électrode, monté sur les conduites de pression et de retour des mécanismes hydrauliques de reprise de llélectrode ; un module de régulation de la pression du fluide moteur, comportant des soupapes de détente et des distributeurs montés sur les conduites de pression et de retour des mécanismes hydrauliques assurant le serrage du presseur des joues de contact ; et un programmateur, le susdit dispositif étant caractérisé en ce que, entre les mécanismes hydrauliques de reprise de l'électrode et le distributeur se trouvant sur les conduites de pression et de retour, il est prévu un système étrangleur-distributeur calibré pour le dosage continu du fluide sortant des mécanismes hydrauliques de reprise de l'électrode, ce système étrangleur-distributeur étant asservi au susdit programmateur. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est prévu, sur la conduite de retour du distributeur assurant la commande des mécanismes hydrauliques de reprise de l'électrode, une soupape de charge maintenant la pression du fluide moteur à la valeur nécessaire pour le fonctionnement stable du dispositif. 3. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'il est prévu sur la conduite de retour des mécanismes hydrauliques assurant le serrage du presseur des joues de contact, une soupape de décharge instantanée pour abaisser instantanément la pression dans le presseur des joues de contact, cette soupape étant asservie au programmateur. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1, 2 et 3, caractérisé en ce que le presseur des joues de contact est relié à un capteur de position de l'électrode, ce capteur étant asservi au programmateur pour la poursuite de la reprise de l'électrode et la correction de la valeur de la reprise.