La présente invention concerne un procédé et un appareil conçus pour éliminer des eaux usées ou autres liquides les matières nauséabondes qui y sont contenues, par oxydation de ces dernières par l'air et/ou autres agents oxydants gazeux. La mise en oeuvre de nombreux procédés de fabrication industriels, notamment dans l'industrie des produits alimentaires et autres denrées analogues entraîne la production d'eaux usées malodorantes. Avant que ces eaux ne soient envoyées à l'égout ou autre canal d'évacuation, elles doivent etre rendues inodores. Cette opération peut, dans de nombreux cas, être effectuée par oxydation par l'air, éventuellement aussi, en ayant recours à des processus microbactériens, par addition de certaines bactéries. Dans d'autres cas on utilise, pour effectuer la dégradation oxydante des matières nauséabondes, d'autres agents oxydants gazeux, par exemple le chlore ou l'ozone. Il faut procéder dans ce but à l'injection d'air dans les eaux à traiter, ce qui est effectué avec divers dispositifs, par exemple des lances à air, des appareils d'aération à brasseurs, etc.Pour éliminer les matières en question il faut des temps de réaction qui diffèrent selon la nature et la concentration de ces matières, ces temps pouvant parfois être très longs. Dans ce cas, il faut disposer de grands bassins de réaction qui, pour des raisons d'encombrement, ne peuvent souvent être installés dans les entreprises. C'est pourquoi on s'efforce de réaliser, pour la dégradation oxydante des matières nauséabondes, une surface de réaction aussi grande que possible entre l'agent oxydant gazeux et le liquide à traiter. Suivant le procédé selon 11 invention le liquide à traiter est mis en contact avec l'agent oxydant gazeux sur des aires de lavage capillaires constituées par une multitude de tubes capillaires. Le diamètre du capillaire de ces tubes est, selon leur longueur, de 0,25 à 2 ou 3mm; il est de préférence compris entre 0,25 et 0,9mm. Les aires de lavage capillaires sont constituées par des disques en matière synthétique capillaire installés dans des châssis de fixation et composés d'une multitude de minces tubes en matière synthétique juxtaposés et collés -ou soudés les uns aux autres. Selon l'invention, les eaux à traiter sont déversées sur la face supérieure de l'aire de lavage capillaire et la hauteur de la nappe liquide est déterminée par un seuil de débordement de hauteur réglable faisant le tour de l'aire de lavage. L'air nécessaire à l'oxydation des matières nauséabondes, éventuellement additionné d'un autre agent oxydant gazeux, traverse de bas en haut les capillaires de l'aire de lavage et entre dans cet état finement divisé dans l'eau qui se trouve sur cette aire. Il se produit déjà alors la plus grande partie de l'échange de corps au cours duquel il se forme entre l'eau et l'air insufflé une couche de mousse dont la hauteur peut être réglée au moyen du seuil de débordement dont la hauteur est réglable. Dans cette couche de mousse se poursuit l'échange de corps. L'excès d'air s'échappe dans l'atmosphère au-aessus du niveau de la nappe d'eau. Si l'appareil est sous carter, l'air est évacué par une tubulure d'échappement d'air. Afin d'assurer des temps de séjour plus longs, il est possible d'installer plusieurs appareils en série et également de recycler les eaux traitées. Une variante de réalisation particulièrement peu encombrante consiste à relier en série plusieurs appareils superposés en direction verticale. La pression de l'air envoyé par le dessous des aires de lavage empêche le liquide de traverser les capillaires qui constituent ces aires. L'invention est décrite ci-après plus en détail à l'aide d'exemples d'exécution et avec référence au dessin, sur lequel - la figure 1 est une vue schématique de la disposition en cascade de plusieurs étages de lavage capillaires, et - la figure 2 représente une autre forme d'exécution dans laquelle les étages de lavage sont disposés verticalement les uns au-dessous des autres. Dans exemple d'exécution selon la Pig.l les eaux usées sont déversées par 1 t intermédiaire de la vanne 1 sur l'aire de lavage capillaire Ao La hauteur de nappe de ces eaux est déterminée par le seuil de débordement 3. L'air nécessaire à lwoxyda- tion des matières nauséabondes contenues dans les eaux traverse de bas en haut l'étage de lavage A, comme le montre la flèche, et forme avec l'eau, à la sortie de cet étage, une couche de mousse dont la hauteur est, elle aussi, déterminée par le seuil de débordement 3. Les eaux ainsi traitées débordent au-dessus de ce seuil, tombent dans la rigole périphérique 4 et sont conduites sur l'aire de lavage capillaire B pour y subir un traitement oxydant plus poussé.Les eaux partiellement épurées sur cette aire B sont conduites par la tubulure 6 sur l'aire de lavage capillaire C où est effectué un complément de traitement oxydant. De cette aire C les eaux peuvent, par l'intermédiaire de la Dans ne 3, soit être évacuées en tant qu'eaux propres, soit être envoyées dans d'autres appareils de lavage, Mais les eaux peuvent aussi, par l'intermédiaire d'une vanne 4, passer de l'aire C dans le bassin de circulation 7 d'od une pompe 8 les renvoie, par l'intermédxire de la vanne 2, sur les aires A, B et C décrites ci-dessus pour y subir une épuration plus poussée. Il existe également la possibilité d'envoyer sur l'aire A et sur les aires suivantes par l'intermédiaire de la vanne 2, un débit plus ou moins grand d'eaux recyclées déjà épurées mélangées à des eaux usées non encore épurées arrivant par la vanne 1. Dans l'installation disposée selon la fig.2 les eaux usées à traiter sont amenées sur l'aire de lavage capillaire A par l'intermédiaire de la vanne 1; la hauteur de la couche d'eau sur cet étage est déterminée par le seuil de débordement 3. L'air nécessaire à l'oxydation des matières nauséabondes contenues dans ces eaux est amené de bas en haut pour traverser l'aire A, après que cet air a déjà traversé les aires de lavage capillaires C et B situées au-dessous de l'aire A. Les eaux traitées sur l'aire A sont alors déversées sur 11 aire de lavage capillaire B od elles subis#sent le même traitement que sur -l'aire A. Les eaux traitées sur l'aire B sont déversées sur l'aire de lavage capillaire C où elles sont traitées comme sur l'aire A. Il est évident qu'en cas de nécessité on peut prévoir d'autres aires superposées. Les eaux traitées sur l'aire C#peuvent, après avoir traversé la vanne 3, soit être évacuées en tant qu'eaux épurées inodores, soit, si elles nécessitent un traitement oxydant complémentaire, être conduites à d'autres appareils du même genre. Les eaux sortant de l'aire C peuvent toutefois, par l'intermédiaire de la vanne 4, être amenées au bassin de recyclage 7 d'où une pompe 8 les envoient, par l'intermédiaire de la vanne 2, sur les aires A, B et C pour y subir une épuration plus poussée. En outre, il est possible d'envoyer sur l'aire A et sur les aires suivantes, par l'intermédiaire de la vanne 2, un débit plus ou moins grand d'eaux recyclées déjà épurées mélangées à des eaux usées non encore épurées arrivant par la vanne 1. REVENDICATIONS 1.- Procédé pour éliminer des eaux usées ou autres liquides les matières nauséabondes qui y sont contenues, par oxydation de ces dernières par 1'air et/ou autres agents oxydants gazeux, ce procédé étant remarquable par l'utilisation d'une aire de lavage constituée par des faisceaux de tubes capillaires et sur laquelle la hauteur de la nappe d'eaux usées est réglable, l'air nécessaire au traitement de cette nappe d'eau étant amené par le bas, la pression de cet air empêchant que les eaux ne traversent les capillaires qui constituent l'aire de lavage. 2.- Appareil pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, remarquable en ce que les faisceaux de tubes capillaires forment des disques en matière synthétique installés dans des chassis de retenue. 3.- Appareil selon la revendication 2, remarquable en ce que la hauteur de la nappe d'eau sur l'aire de lavage et la hauteur de la couche de mousse sont réglées au moyen d'un seuil de débordement réglable en hauteur. 4.- Appareil selon la revendication 1 ou 2 ou 3, remarquable en ce qu'au moins deux aires de lavage sont disposées en série et dans des plans verticaux différents, l'évacuation de chaque aire de lavage étant déversée sur l'aire de lavage suivante. 5.- Appareil selon la revendication 1 ou 2 ou 3, remarquable en ce qu'au moins deux aires de lavage sont superposées dans un même plan vertical, le liquide à traiter étant amené tout d'abord à l'aire de lavage la plus élevée puis envoyé successivement à chacune des aires de lavage situées plus bas, l'évacuation de la première aire de lavage constituant- l'alimenta- tion de la seconde, et ainsi de suite-. 6.- Appareil selon la revendication 5, remarquable en ce que l'air est envoyé d'abord à travers l'aire de lavage la plus basse, puis successivement à travers chacune des aires de lavage situées au-dessus.