Le problème de l'obtention d'une application facile de cire avec toutes les caractéristiques nécessaires pour bien protéger des surfaces contre l'infiltration de l'humidité et autres influences étrangères, assurant en même temps une grande trans-5 parence et clarté et évitant donc l'opacité, préoccupe toujours ceux qui doivent travailler avec ces produits ou qui désirent les appliquer. Il arrive aussi qu'il n'est pas suffisant que les qualités protectrices et de transparence se maintiennent durant un 10 certain espace de temps, car l'essentiel est qu'elles durent durant de nombreuses années, des dizaines d'années même, et qu'en même temps, les respectives couches de cire aient toujours une é-lasticité suffisante ainsi qu'une assez bonne résistance contre les rainures et autres dégâts provoqués de l'extérieur, et que 15 cette résistance devienne pratiquement immunisée contre toute ingérence, comme par exemple celle des impressions digitales. Il est également important que la couche ou la pellicule de cire soit uniforme sur toute la surface. De plus, il est nécessaire que la couche, pendant ou a-20 près l'application, ne cause pas de dégâts. En effet, il y a toujours le danger, par exemple sur des surfaces peintes, que le' solvant utilisé pour émulsionner ou liquéfier la cire, altère ou affecte défavorablement la peinture. On constate effectivement que la nature du solvant est 25 un facteur critique pour obtenir des résultats satisfaisants et la présente invention est caractérisée par l'utilisation d'un nouveau solvant, avec lequel on mélange la cire, naturelle ou artificielle. Ce produit est ensuite appliqué, par des moyens simples, manuels ou mécaniques, sur les surfaces que l'on désire 30 protéger ou embellir, même si celles-ci ont été déjà préalablement vernies. Quand l'on désire que la surface couverte ne soit pas influencée par la couleur de la cire, on utilise de la cire d'abeilles blanchâtre ou des cires blanches végétales ou minérales, 35 ou des cires blanches artificielles (synthétiques). D'autre part, lorsque l'on désire introduire expressément une couleur déterminée, il existe des pigments ou d'autres produits colorants que les cires dissoutes ou émulsionnées peuvent absorber. 40 II est connu que l'on utilise la cire à des fins les plus 69 07138 2 2003340 diverses. Des couches de cire sont déposées sur les objets les plus divers, non seulement pour la protection de leurs surfaces, mais aussi pour leur donner de l'éclat, embellir et faire ressentir les effets des cuirs, bois, métaux, pierres, etc. 5 II est probable que, pour pouvoir appliquer la cire sur des surfaces, ont ait utilisé au début le procédé de la fondre par la chaleur. On ignore quand a été utilisé pour la première fois un solvant volatil, dans lequel la cire est dissoute ou é~ mulsionnée, pour, étendre ensuite cette dissolution ou émulsior. 10 sur les surfaces, ce qui donne après 1'évaporation progressa/a du solvant, une très fine couche ou "film" de cire. Cette application est généralement faite à. la température ambiante, mais elle peut être favorisée par un léger chauffage. Une utilisation assez récente est de polir avec de la ci 15 re liquide ou avec son émulsion, le fuselage et les ailes cas a-vions, afin de boucher les pores des matériaux et de compenser les irrégularités des plaques de couverture, afin que pendant le vol l'avion offre une moindre résistance à l'air, le rendement aérodynamique étant ainsi amélioré. 20 Dans tous ces cas, il est de la plus haute importance que l'application de la cire soit facile et rapide, et qiie son adhérence à la surface dure très longtemps ; par ailleurs, alla ne doit pas attirer la poussière ou toute autre matière étrangère, mais au contraire, elle doit aider à les repousser ets à 25 cet effet, déjà pendant l'application et le séchage, elle doit être aussi peu visqueuse que possible. Sur tous ces points, le solvant choisi exerce une in- s fluence énorme. On a utilisé jusqu'à ce jour les solvants les plus di-30 vers tels que l'alcool, l'essence de térébenthine, l'essence, le toluène, 1^. dipentène, etc., mais aucun d'eux n'a donné de k sultats tout à fait satisfaisants. Outre son jaunissement avec le temps et le fait qu^il devient opaque, le produit est souvent visqueux et le séchants 35 laisse à désirer, rendant difficile la couverture uniforme rar toute surface, provoquant une agglomération inégale et des' -:q:--îs empâtées. Après de nombreux études et essais, on a trouvé que l'utilisation d'un nouveau solvant (jusqu.'a ce jour non—utilisa) 40 le D-limonène (dextro-limonène) ou le L-liînonène (Levo-limorèna) , BAD ORIGINAL 69 07180 3 2003840 permet d'enregistrer des résultats bien meilleurs. De plus, ce nouveau solvant peut s'utiliser avantageusement, autant pour la cire naturelle des abeilles que pour diverses cires végétales ou minérales, ainsi que pour diverses cires artificielles (synthéti-5 ques). En ce qui concerne la cire naturelle des abeilles, il y a toujours eu le problème de pouvoir la liquéfier convenablement ou de 1'émulsionner, sans que la dissolution ou l'émulsion ne jaunisse ou ne perde de la transparence plus tard. Le meilleur 10 solvant connu pour cette cire est le tétrachlorure de carbone qui présente toutefois le grand inconvénient d'être toxique et oblige, par conséquent, à prendre des précautions sérieuses qui nuisent en grande partie à ses autres qualités. En utilisant comme solvant le D-limonène ou le L-limonè-15 ne, on obtient une dissolution pour le moins aussi bonne qu'avec le tétrachlorure de carbone et qui ne présente pas les effets toxiques de ce dernier ; bien au contraire, elle est d'odeur a-gréable et stimulante. Il y a aussi que ces nouveaux solvants sont compatibles avec le tétrachlorure de carbone, ce qui veut 20 dire qu'on peut les mélanger avec lui, sans nuire aux bonnes qualités de chacun d'eux. Le tétrachlorure de carbone a sur le D-limonène ou le L-limonène l'avantage de ne pas être inflammable ; il éteint les flammes et évite qu'elles se répandent, à tel point qu'il est largement utiiisé pour combattre les incendies. 25 Par exemple, les extincteurs d'incendie de la marque "Pyrene", bien connus, sont à base de ce produit. Cette qualité est surtout appréciable quand, lors de l'application des cires, on désire une bonne protection contre l'incendie telle que, par exemple, dans le traitement des surfaces d'avions. D'autre part, un 30 mélange de tétrachlorure de carbone avec du D-limonène (ou L-limonène) neutralise les effets toxiques du premier produit. Ainsi peut-on réunir les qualités de l'un et de l'autre produit, sans préjudice des excellentes qualités de couverture, transparence et clarté. La proportion de chacun d'eux varie d'un 35 cas à l'autre, selon le but à atteindre. Normalement, on utilise un mélange comprenant 50% de chacun, c'est-à-dire, par exemple, 50 millilitres de D-limonène (ou L-limonène) pour 50 millilitres de tétrachlorure de carbone. Toutefois, ces proportions peuvent être largement modifiées ; ainsi, on peut, par exemple, utiliser 40 à peine cinq millilitres de tétrachlorure de carbone avec cent 69 07188 4 2003340 millilitres de D-limonène (ou L-limonène) et, inversement, on peut aller jusqu'à la proportion de quatre cents millilitres de tetrachlorure de carbone pour cent millilitres de D-limonène ou L-limonène ; bien entendu,toutes les proportions intermédiaires 5 peuvent également être choisies. On peut aussi ajouter des résines à des cires émulsion-nées ou liquides, que ce soit des résines naturelles ou synthétiques, en dissolvant ces résines en même temps que les cires, dans le même solvant,.D-limonène ou L-limonène. Les proportions entre 10 les résines et les cires peuvent être les plus diverses, selon le but que l'on a en vue. On peut également mélanger avec des solutions de vernis, les solutions ou émulsions de cires dans le D-limonène ou le L-limonène, et il est préférable (mais non nécessaire) que ces ver-15 nis aient le même solvant, D-limonène ou L-limonène. De la même façon, on peut dissoudre les cires mentionnées dans des vernis dans lesquels on a utilisé comme solvant le D-limonène ou le L-limonène. Dans ce cas également, on peut utiliser les proportions les plus variées, en fonction du but que i 20 l'on a en vue. Quand les quantités de cires sont trop élevées pour permettre une dissolution, on obtient une émulsion composée par les cires et la solution de vernis, émulsion semblable à une pommade; 1'émulsion résultante est plus ou moins solide suivant la proportion quantitative de cire. 25 En résumé, l'utilisation du D-limonène (ou L-limonène) comme solvant ou émulsionnant pour les cires'offre de grands a- > vantages. • * En voici les principaux : 1) non toxique. 30 2) Compatible avec le tétrachlorure de carbone et dans ce mélange, il devient ininflammable, 4 t 3) Extraordinaire transparence et clarté. 4) Application très facile, autant manuelle que mécanique. *• 35 5) Non visqueux et repoussant même les matières étran gères. 6) Bonne élasticité ; séchage rapide et uniforme. 7) Ne jaunit pas. 8) Distribution bonne et uniforme sur les surfaces, 40 même sur celles préalablement vernias. " 69 07188 5 2003340 9) Bonne adaptation, non seulement sur les surfaces lisses, mais aussi sur les surfaces rugueuses (par exemple, dans 1' "empâtement" et dans les coups de pinceaux des peintures, qu'il accompagne fidèlement). 5 10) Mise en valeur du coloris des surfaces, de sa beau té et de son effet décoratif. 11) Protection contre l'humidité et autres atteintes, autant chimiques que physiques. 12) Très économique. 10 13) Très propre. 14) Il facilite le polissage, égalise les surfaces compensant les irrégularités correspondantes. . 15) Absorption facile de colorants de manière uniforme et permanente. 15 L'effet de la cire n'est pas le même que celui des vernis. Quoique dans certains cas, les buts soient semblables, ils sont entièrement différents dans d'autres cas. Il arrive aussi fréquemment que la cire liquide ou en émulsion puisse être 20 appliquée avantageusement sur des surfaces déjà vernies, non seulement pour leur donner une meilleure protection (par exemple contre l'humidité qui peut être très nuisible pour les vernis), mais également pour réduire le brillant excessif des surfaces vernies. Ainsi, un artiste habile pourra conférer aux surfaces 25 préalablement vernies des effets d'embellissement supérieurs au moyen d'une application ultérieure de cires solides (émulsions) ou liquides présentant des compositions et concentrations bien choisies. Dans le cas où le solvant est constitué par du D-limo-30 nène ou du L-limonène, la proportion de cire par rapport au solvant peut être très variable, des effets satisfaisants pouvant être obtenus déjà avec à peine un gramme de cire pour cent grammes de solvant, cette quantité pouvant aller jusqu'à cent grammes de cire pour cent grammes de solvant, tout en condui-35 sant toujours à de bons effets du point de vue pratique. La meilleure proportion à utiliser est une question de cas d'espèce ; par exemple, pour couvrir des photographies, la proportion de cinquante grammes de cire pour cent grammes de D-limonène ou de L-limonène, donne de bons résultats, mais les proportions 40 peuvent varier dans de grandes limites. 69 07180 6 2003340 Il est possible de mélanger différentes sortes de ci- N res dans une même solution ou émulsion ; ainsi, par exemple, on peut mélanger de la cire d'abeilles avec de la cire artificielle, les proportions respectives pouvant également être variables. De 5 même, il est possible de mélanger différentes marques de cires artificielles pour obtenir une augmentation de la protection et de l'effet d'embellissement. Il ne faut pas confondre le D-limonène et le L-limonène avec le dipentène qui, du point de vue chimique, est également 10 désigné par le terme DL-limonène. Le dipentène se compose essentiellement de D-limonène et de L-limonène, la proportion pouvant atteindre jusqu'à 50% de chaque, mais la séparation de ces composants à partir du dipentène est très difficile et onéreuse. 15 On peut extraire le D-limonène et le L-limonène des a- grumes, notamment des écorces d'oranges et de mandarines. C'est ainsi qu'on obtient les qualités surprenantes qui permettent d'obtenir les effets désirés en vue des buts que l'invention se propose d'atteindre. 20 D'un autre côté, le dipentène (ou DL-limonène) pe*ut être obtenu dans la nature, surtout à partir des racines et des troncs d'arbres (pins, etc.) vieux ou moribonds0 Le D-limonène est optiquement actif, la lumière polarisée subissant une rotation vers la droite (dextro-limonène), alors que dans le L-limonène, qui 25 est également optiquement actif, la rotation a lieu vers la gauche (levo-limonène). Dans le dipentène, (DL-limonène) ces rota- A tions opposées se neutralisent l'une l'autre, ce produit étant « donc optiquement inactif. Le L-limonène a, pour les buts visés par 1'invention,des 30 effets semblables à ceux du D-limonène ; toutefois, pour le moment, sa production est limitée et est bien plus onéreuse qvle celle du D-limonène. Ces produits sont connus depuis longtemps, et ils sont mentionnés dans tous les principaux manuels chimiques et danST 35 les encyclopédies. Le dipentène, en plus d'autres applications, a été utilisé comme solvant pour peintures et vernis, tandis que le D-limonène et le L-limonène ont trouvé des applications comme huiles essentielles dans les parfums et dans les cosmétiques en général. 40 Le D-limonène et le L-limonène, qûi sont à utiliser dans 69 07188 7 2003840 le cadre de la présente invention possèdent des qualités antioxydantes et, sous ce point de vue encore, ils sont supérieurs aux autres solvants. Le mélange de D-limonène ou de L-limonène avec du di-5 pentène employé ensuite comme solvant composé dans le cadre de la présente invention, donne parfois des résultats avantageux du point de vue économique. Comme le dipentène à lui seul contient déjà environ 50% de D-limonène, l'addition d'une même quantité de D-limonène donnera à la composition : 75% "de D-limonène. De la 10 même manière, si au lieu d'additionner du D-limonène,on additionne du L-limonène, la composition aura environ 75% de L-limonène. On peut aussi mélanger le D-limonène ou le L-limonène avec d'autres solvants, mais dans ces cas, il est recommandé qu'au moins 50% du solvant composé soient constitués par du D-limonène ou du 15 L-limonène (excepté dans le cas où l'on fait une composition avec du tétrachlorure de carbone, comme déjà expliqué ci-dessus). Lorsqu'on a parlé plus haut de cire liquide, semi-liquide ou en état d'émulsion, cela dépend de la proportion de la cire par rapport au solvant. Par exemple, avec cinq ou dix grammes 20 de cire dans cent grammes de D-limonène ou L-limonène, on obtient des solutions, ou soit des cires à l'état liquides ; toutefois, en augmentant graduellement la proportion de cires, le produit final passe à l'état de semi-liquide et ensuite à l'état d'émulsion, c'est-à-dire, plus ou moins solide, semblable à une pomma-25 de. Même dans le cas de la dernière concentration, le produit est facilement applicable uniformément sur toute la surface et l'on obtient un film protecteur d'une extrême finesse, avec de bonnes qualités de séchage et de durée et conservant une excellente transparence et clarté. 30 On doit encore indiquer qu'il ne faut pas confondre une cire liquide ou en émulsion avec du vernis ou avec de l'émail. Bien qu'en certains cas, ces différents produits puissent servir à la même fin, c'est-à-dire pour la protection et l'embellissement de surfaces, en de nombreux autres cas, ils ont une applica-35 tion différente. Par exemple, dans le, traitement final de photographie, on peut choisir entre trois procédés : cirer, vernisser, émailler, et le plus adéquat dépend de la particularité de chaque cas. Avant de conclure ce mémoire, ont doit encore analyser 40 les diverses proportions quand on additionne des résines aux 69 07188 8 2003340. cires ou si l'on mélange des résines et des cires simultanément ^ dans le même solvant, D-limonène ou L-limonène ; on doit également envisager les proportions quand on mélange des solutions de vernis avec des solutions ou des émulsions de cires et, enfin, 5 quand on dissoud les cires dans des vernis faits avec du D-li-monène ou du L-limonène. Dans le premier cas, dans lequel on a ajouté aux cires des résines naturelles ou synthétiques, l'ensemble étant dissous dans du D-limonène ou du L-limonène, la proportion de résines 10 peut, en poids, varier entre 1% par rapport aux cires et 1000% ; en d'autres termes, les proportions vont d'un gramme de résines pour 100 grammes de cire, à dix fois plus de résines que de cire, c'est-à-dire dans un exemple concret 100 grammes de résines pour 10 grammes de cires, mais cela dépend aussi de la concentration 15 finale, c'est-à-dire de la proportion des solides (résines et cires) par rapport au solvant. Egalement dans le cas où l'on mélangerait des cires déjà dissoutes ou émulsionnées dans du D-limonène ou du L-limonène avec une solution de vernis, il peut y avoir une grande >®riété 20 de proportions, ce qui à son tour dépend des concentrations respectives des deux solutions que l'on désire réunir. Il est préférable que les vernis aient du D-limonène ou du L-limonène comme solvant, bien que l'on puisse utiliser aussi des vernis déjà faits avec des solvants différents. On n'indiqua pas les nombres 25 maximum ou minimum, car la meilleure combinaison dépend, dans chaque cas, du but visé, et l'amplitude est sj. vaste qu'elle est pratiquement illimitée. Finalement, quand on désire dissoudre ou émulsionner les cires dans des vernis déjà existants et faits avec du D-limonène 30 oti du L-limonène, les proportions peuvent aussi être des plus variables. On a obtenu de bons résultats, par exemple, avec la combinaison suivante : 1) Dissolution de cire 25 millilitres de D-limonène ^ ' 35 25 millilitres de tétrachlorure de carbone a 50 grammes de cire blanche d°abeilles 2) Dissolution de résines (vernis) 75 millilitres de D-limonène 25 grammes de résines synthétiques 40 En réunissant ces deux dissolutions, on obtient un 69 07188 9 2003340 produit semblable à de la pâte ou de la pommade et d'une application très facile sur des surfaces, même celles préalablement vernies, et l'on peut graduer l'éclat ou l'éliminer entièrement; on conserve toujours un grand effet pictural. 5 II y a encore un autre aspect que l'on veut souligner et qui est dû à l'extraordinaire transparence et à la clarté obtenues avec les dissolutions de cires dans le D-limonène ou dans le L-limonène, ainsi qu'aux mêmes qualités obtenues avec des vernis, ces derniers ont également été faits aussi avec du D-10 limonène ou du L-limonène. En appliquant sur une peinture une première couche de ce vernis et, quelque temps après (afin de permettre le bon séchage du vernis), en appliquant par dessus u-ne couche de cires dissoutes ou émulsionnées dans du D-limonène ou du L-limonène, on obtient non seulement une meilleure protec-15 tion, mais encore un aspect pictural supérieur faisant ressortir tous les détails chromatiques et physiques de la peinture (coloris, technique du pinceau, "empâtement", etc.), sans nuire à la clarté, ni à la transparence. Après quelque temps (afin de permettre le bon séchage de la cire), on applique par dessus une 20 nouvelle couche de vernis, dont résulte un aspect visuel encore plus grandiose, valorisant surtout les demi-teintes et faisant renaître la luminosité propre de la peinture, telle qu'imaginée au départ. Le peintre peut, de cette manière, expérimenter une grande variété de combinaisons, de nouveaux horizons et des pos-25 sibilités nouvelles étant ainsi offertes à la création artistique. Cette méthode peut même être simplifiée, en commençant dès le début par la couche de cire sur la surface et, après son séchage, par l'application d'une couche de vernis. De cette o-30 pération résulte un effet inattendu, l'éclat du vernis est grandement atténué. En outre, le vernis ne peut pas causer de dommages à la surface, dommages qui pourraient résulter de la marche du temps, par les différents quotients de dilatation du vernis et du matériel de la surface. Avec la couche de cire intermédiai-35 re , on arrive, pour ainsi dire, à rembourrer entre le vernis et la surface. L'expérience prouve que ces effets ne peuvent être obtenus qu'en employant le D-limonène ou le L-limonène comme solvant, en cas contraire il y aura opacité et autres inconvénients. 40 En résumé, on constate que la préparation de composi 69 07188 10 2003840. tions, sous la forme solide (émulsion, pomn^^e) ou liquide ; -lution ou dissolution), par mélange de D-limonène ou L-limor.ina avec des cires naturelles d'abeilles, des cires végétales, des cires minérales ou des cires artificielles (synthétiques), eb 5 appliquant ces compositions sur des surfaces de tout objet d'u -sage ou autres, même quand de telles surfaces ont été préal'wlo-* ment vernies, constitue un grand perfectionnement dans l'art da la protection et de l'embellissement de telles surfaces, ledit procédé étant nouveau, simple, économique, propre et rapide3 10 conduisant à des résultats surprenants et inattendus» Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, ayant été plus spécialement en-15 visagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes® 69 07188 ii 2003840 REVENDICATIONS 1. Composition, sous forme solide ou liquide, pour la protection et l'embellissement des surfaces de tout objet d'usage ou autre, tel que des photographies et des peintures ou tableaux, 5 même quand de telles surfaces ont été préalablement vernies, caractérisée par le fait qu'elle comprend une solution de cires dans le D-limonène ("dextro-limonène") ou dans le L-limonène ("levo-limonène"), la proportion de cire par rapport au solvant utilisé étant comprise entre 1 gramme et 100 grammes de cire 10 pout chaque partie de 100 grammes de solvant. 2. Composition selon la revendication 1, caractérisée par le fait que la cire utilisée est la cire naturelle d'abeilles. 3. Composition selon les revendications 1 et 2, caractérisée par le fait que la cire utilisée est de la cire blanche. 15 4. Composition selon la revendication 1, caractérisée par le fait que la cire utilisée est une cire végétale, minérale ou synthétique. 5. Composition selon la revendication 1» caractérisée par le fait que la cire utilisée est obtenue par le mélange de deux 20 ou plusieurs des espèces de cires indiquées dans les revendications 2, 3 et 4. 6. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait qu'elle comprend des résines, lesdites résines pouvant être naturelles ou synthétiques, 25 ou naturelles et synthétiques. 7. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que la composition envisagée est mélangée à une solution de vernis dont le solvant est, de préférence, le D-limonène ou le L-limonène. 30 8. Procédé de préparation d'une composition sous forme solide ou liquide, pour la protection et l'embellissement des surfaces de tout objet d'usage ou autre, tel que des photographies et des peintures ou tableaux, même quand de telles surfaces ont été préalablement.vernies, caractérisé par le fait que 35 l'une quelconque des cires indiquées dans les revendications 1 à 5 est dissoute dans une solution de vernis dont le solvant est le D-limonène ou le L-limonène. 9. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait qu'elle comprend un pig-40 ment ou un mélange de pigments. 69 07188 12 2003840 10. Procédé de préparation d'une composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que l'on ajoute au solvant utilisé du tétrachlorure de carbone en une quantité comprise entre 5% et 400%, en volume, du 5 D-limonène ou du L-limonène employé dans la préparation de la composition considérée, ou soit dans la proportion de 5 ml de tétrachlorure de carbone pour chaque quantité de 100 ml de D-limonène ou de L-limonène jusqu'à 400 ml de tétrachlorure de carbone pour chaque quantité de 100 ml de D-limonène ou de L- 10 limonène. 11. Composition selon les revendications précédentes, caractérisée par le fait que, dans le cas où la cire ou les cires ne sont pas totalement dissoutes dans le D-limonène ou dans le L-limonène, l'autre partie reste en état de suspens ou d'émulsion 15 dans lesdits D-limonène ou L-limonène, la facilité d'application sur les surfaces mentionnées étant la même que dans le cas d'une totale dissolution. 12. Composition selon les revendications précédentes, caractérisée par le fait que le D-limonène ou le L-limonène est mé- 20 langé avec un autre solvant ou d'autres solvants, mais qu-'il est toujours présent à au moins 50% en volume du D-limonène ou du L-limonène, exception faite du cas du tétrachlorure de carbone selon l'indication de la revendication 10.