La présente invention concerne en général les techniques de manutention et d'emballage, et en particulier une machine destinée, après avoir chassé l'air que contiennent des sachets, à remplir chacun de ces derniers d'une dose de matière pratiquement débarrassée de l'air qu'elle contenait. Il est classique d'évacuer l'air et les gaz de cuissonque contiennent des récipients souples dont l'orifice supérieur est bouché, mais non hermétiquement, en les faisant passer alternativement, avant de les boucher hermétiquement, dans des bains de vapeur d'eau et d'eau de manière à chasser progressivement les gaz non condensables qu'ils contiennent. Be brevet des Etats-Unis d'Amérique NO 3 501 318 décrit un tel procédé. le brevet des Etats-Unis d'Amérique N0 3 528 826 décrit un système analogue consistant à faire alternativement passer des sachets fermés non hermétiquement dans des auges contenant de l'eau chaude et de l'eau froide afin d'abord d'engendrer de la vapeur d'eau dans ces sachets puis de la condenser afin de chasser progressivement de ces derniers un mélange d'air et de vapeur d'eau. le brevet des Etats-Unis d'Amérique N0 1 920 539 décrit un procédé qui consiste à faire passer séparément des récipients rigides remplis d'un produit et leurs bouchons dans une chambre pleine de vapeur d'eau à 100 O afin de remplacer par cette vapeur l'air que contient la partie supérieure des récipients et qui entoure leurs bouchons ou capuchons. Au cours de la fixation hermétique du bouchon sur chaque récipient, ce dernier passe dans une région plus froide où la vapeur que contient sa partie supérieure se condense, ce qui fait tomber la pression dans le récipient à une valeur inférieure à celle de la pression atmosphérique. le brevet des Etats-Unis d'Amérique NO 3 871 157 décrit une machine d'emballage dans laquelle des sacs formés à partir d'une bande pelliculaire sont détachés, ouverts, remplis, et enfin fermés en passant dans une hotte divisée en compartiments. Chacun de ces derniers comporte un dispositif distinct destiné à régler la ose de gaz protecteur qui y est admise. Une fois les sacs fermés non hermétiquement, ils sortent de la hotte et sont fermés hermétiquement dans un milieu constitué par de 11 air. le brevet des Etats-Unis d'Amérique N0 3 619 975 décrit une machine d'emballage qui découpe des sachets à partir d'une bande de pellicule située à l'extérieur d'une hotte. Alors qu'ils sont encore à l'extérieur de cette dernière, ces sachets sont d'abord ouverts à l'aide d'une barre à refendre et d'un jet gazeux, par exemple d'azote, puis ils passent sous une hotte peu profonde dans laquelle circule un courant de gaz non oxydant. Au poste de remplissage, des ventouses rouvrent alors largement le sachet qui est rempli d'une dose de produit débarrassé d'air puis dirigé vers un poste de purge dans lequel un tube est enfoncé dans le produit que contient le sachet afin d'injecter dans ce dernier un gaz non oxydant qui en chasse l'air.Le sachet est ensuite fermé hermétiquement, son extrémité supérieure étant située en dessous et en face d'une boutonnière ménagée dans la paroi inférieure de la hotte. Dans le cadre de la présente invention, chaque sachet est aplati à son arrivée et ne contient donc que peu1d'air dans sa partie supérieure. Ayant son passage dans la machine, le volume interne de cette partie supérieure est encore diminué par l'exercice sur le sachet d'une pression qui chasse partiellement l'air qu'elle contient. le sachet ainsi aplati est alors saisi par un transporteur qui le fait passer dans un tunnel plein de vapeur d'eau dans lequel deux ventouses l'ouvrent largement. Il est bien connu que la vapeur d'eau est un gaz chaud, condensable, non desséchant, débarrassé d'air et peu coûteux. Au cours de l'ouverture du sachet y est injecté à grande vitesse un jet de vapeur d'eau ou de gaz inerte, par exemple d'azote, afin d'en chasser une partie de l'air résiduel.Le sachet est alors rempli d'une certaine dose d'un produit pratiquement débarrassé d'air, par exemple d'un produit alimentaire, en meme temps qu'un jet de vapeur d'eau ou de gaz inerte y est dirigé pour en expulser l'air résiduel, s'il en reste encore. La fermeture hermétique du sachet est alors assurée dans l'environnement de vapeur d'eau du tunnel dont le fait ensuite sortir le transporteur avant qutil soit extrait de ce dernier. Si le produit qu'il s'agit d'enfermer dans le sachet est très oxydable, on s'efforce autant que possible d'en expulser encore plus d'air. Il est par exemple possible de faire passer le sachet aplati et encore comprimé dans une chambre où l'on fait le vide pour raréfier encore l'air qui pourrait rester emprisonné dans des cavités de la partie supérieure du sachet. Il est en outre possible, après l'ouverture du sachet aplati dans le tunnel plein de vapeur, de plonger sa partie inférieure dans l'eau afin de l'écraser encore et d'en chasser la vapeur d'eau et l'air résiduel. le sachet est ensuite de nouveau déplacé et ouvert dans le tunnel plein de vapeur à l'aide d'un jet de vapeur d'eau ou de gaz inerte. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemple nullement limitatif et sur lesquels la figure 1 représente schématiquement et partiellement en élévation une machine qui, destinée à remplir et boucher hermétiquement des sachets, comporte un appareil selon l'invention destiné à en expulser l'airs la figure 2 est une coupe longitudinale et verticale à échelle agrandie des composants de l'appareil précité qui sont destinés à manier les sachets; la figure 3 est une coupe à échelle agrandie selon la ligne 3-3 de la figure 2 et montre le support d'un sachet au cours de son déplacement dans l'appareil de la figure 2; la figure 4 est une coupe à échelle agrandie selon la ligne 4-4 de la figure 2 et représente le distributeur de sachets de l'appareil;; la figure 5 est une coupe à échelle agrandie selon la ligne 5-5 de la figure 2 et montre le mécanisme destiné à ouvrir le sachet après son entrée dans le tunnel plein de vapeur d'eau; la figure 6 est une coupe à échelle agrandie selon-la ligne 6-6 de la figure 2 et montre l'appareil rotatif de remplissage des sachets; la figure 7 représente en plan l'appareil de remplissage des figures 2 et 6; la figure 8 est une coupe selon la ligne 8-8 de la figure 2 et montre la chambre à gaz de purge de l'appareil de remplissage précité; la figure 9 est une coupe à grande échelle selon la ligne 9-9 de la figure 6 et montre deux positions de fonctionnement d'une goulotte de chargement et de sa porte; la figure 10 est une coupe selon la ligne 10-10 de la figure 9;; la figure 11 est une coupe à échelle agrandie selon la ligne 11-11 de la figure 2 et montre l'appareil destiné à fermer hermétiquement les sachets; la figure 12 représente schématiquement la commande hydraulique destinée à faire fonctionner en synchronisme les éléments de l'appareil selon l'invention; et les figures 13A et 135, qui se complètent, montrent schématiquement le volume approximatif dc la partie supérieure du sachet et de l'air qu'il contient à son passage aux différents postes de traitement de l'appareil selon l'invention. Comme le montre la figure 1, l'appareil 20 selon l'inven- tion, qui est destiné à ensacher à l'abri dc l'air un produit quelconque, fait partie d'une machine 22 destinée à traiter en une seule chaume des récipients souples ou sachets P qui. constitués de préférence chacun d'une matière scellable thermiquement, sont fermés de trois cotés, leur extrémité supérieure (figure 1) n'étant pas scellée et pouvant être ouverte. La machine 22 comporte un tranporteur sans fin 24 que fait avancer par intermittence un moteur 26 relit à l'élément menant 28 d'un engrenage classique 50 à croix de Malte. Cet élément est calé sur un arbre 32 qui tourne sans arrêt, et il comporte un toucheau de came 34 qui se déplace dans des rainures 36 de l'élément mené 38 de cet engrenage. Ce dernier 38 est calé sur l'arbre menan-t 40 du transporteur 24 et tourne à chaque fois de 900, ce qui en ltcccurrence déplace à chaque fois le transporteur d'une quantité égale à la longueur de deux de ses maillons 42 et à une vitesse correspondant au traitement de quinze à quarante sachets à la minute selon le temps qu'il faut pour les fermer hermétiquement. Afin de supporter les sachets P sur le transporteur 24, un maillon sur deux de ce dernier comporte deux ensembles de serrage 44 qui sont identiques mais montés symétriquement sur les flancs opposés du transporteur, comme le montre bien la figure 3. Chacun comporte un axe d'articulation 46 (figures 2, 3 et 9) tourillonnant dans un manchon par lequel chaque maillon starticule avec son voisin. Un levier 48 sur lequel tourillonne un galet de came 50 est assujetti à l'une des extrémités de cet axe 46 auquel est assujetti de l'autre coté du transporteur 24 un moyeu 52 dont est solidaire un long doigt 54 qui en part vers le haut.Un ressort de torsion 56 relie le moyeu 52 à une patte 58 coudée vers l'extérieur (figures 9 et 10) du maillon voisin, de ressort étant maintenu en place autour de la partie cylindrique du moyeu 52 par une rondelle et une goupille. Comme le montrent mieux les figures 3 et 5, les ressorts 56 des ensembles voisins 44 tendent à rapprocher l'un de l'autre les doigts 54 pour leur faire normalement supporter les sachets P en position ouverte. Sur chaque moyeu 52 une butée 60 (figures 2, 9 et 10) entre en contact avec la patte 58 du maillon correspondant afin de limiter le mouvement pivotant vers l'intérieur des doigts 54. Comme le montre la figure 3, l'un des ensembles 44, immobilisé près de l'extrémité supérieure de chaque doigt 54, serre fermement le sachet correspondant. les ensembles de serrage 44 ne sont en l'occurrence représentés que schématiquement, mais ils sont de préférence du type décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique NO 3 763 524 auquel il est possible de se référer au besoin. Comme le montrent les figures 2 et 11, des pistes de came espacées 66 et 68 sont fixées sur le bâti F de la machine 22 de chaque coté de l'axe de symétrie du transporteur 24 qui roule le long d'un chemin central 69 (figures 4 et 5). Les extrémités d'entrée 70 et 72des pistes 66 et 68 (figure 2) sont situées juste en amont d'un poste de chargement de sachets LS, de sorte qu'en passant dans ce poste,les galets 50 entrent en contact avec ces pistes et poussent les doigts 54 dans une position intermédiaire qui leur permet de serrer le sachet fermé.Dès leur sortie du poste IS, les galets 50 passent sur des parties un peu plus basses et non représentées des pistes 66, 68 en faisant ainsi exercer par les doigts 54 une force de traction qui provoque la fermeture de l'orifice du sachet, cette force continuant à s'exercer jusqutà ce que cet orifice parvienne dans un milieu constitué par de la vapeur d'eau, comme on le verra mieux plus loin. Comme le montre la figure 2, l'appareil 20 selon l'invention comporte d'une part le poste précité 15 contenant un distributeur 80 de sachets, un poste OS d'ouverture des sachets contenant un mécanisme d'ouverture 82, un poste de remplissage FS contenant un mécanisme 84 destiné à remplir chaque sachet, et un poste de scellement SS contenant un mécanisme 86 destiné à assurer la fermeture hermétique de chaque sachet. A sa sortie de cet appareil, chaque sachet rempli et fermé hermétiquement peut sortir du transporteur 24 sur tout appareil d'évacuation convenable (non représenté). Les figures ne montrent pas les dispositifs destinés à ouvrir et à fermer automatiquement les ensembles 44 (schématiquement représentés). On admettra toutefois que dans la forme de réalisation avantageuse décrite en ltoccurrence, ce sont les ensembles de serrage et les supports décrits par le brevet des Etats-Unis d'Amérique précité NO 3 763 524 qui sont utilisés, ltouverture desdits ensembles pouvant être automatiquement assurée au moyen de pistes de cames ou, si on le désire, au moyen de solénoïdes convenablement synchronisés. Comme le montrent schématiquement les figures 2 et 4, le mécanisme 80 de chargement des sachets comprend un magasin 90 et un distributeur 92 qui fait pénétrer les sachets un par un dans une chambre sous vide 94. Le magasin 90 comporte quatre parois 96, un couvercle 97, et un plancher 98, l'une des parois étant percée d'une étroite boutonnière 99 par laquelle ne peut passer qu'un sachet à la fois. Un rouleau d'alimentation 100, à surface élastique et tournant par intermittence, s'emboîte exactement dans une boutonnière du plancher 98 et fait saillie dans le magasin afin d'entrer en contact avec un sachet à la fois qutil fait passer de ce dernier 90 dans la chambre 94 lorsque le transporteur 24 est en mouvement. Il est évident aue le poids de la pile de sachets dans le magasin exerce sur le sachet inférieur une force qui coopère avec la rotation du rouleau 100 pour expulser progressivement par l'orifice arrière de ce sachet l'air qutil contient à mesure qu'il passe dans la chambre sous vide 94. Si on le désire, il est possible de monter sur le rouleau 100 un ensemble de freinage à friction (non' représenté) qui, commandé par une cellule photoélectrique, garantit l'entrée d'un unique sachet dans la chambre 94 à chaque pas du transporteur 24. La chambre sous vide 94 comprend des flancs 102 auxquels sont assujetties deux parois de guidage du sachet, l'une inférieure 104 et l'autre supérieure 106 qui supporte une porte pivotante d'accès 108. Deux cylindres preneurs 110 et 112 à surface élastique tournent par intermittence dans des paliers qui sont reliés aux parois correspondantes 102 et que poussent l'un vers l'autre des ressorts 118. Les rouleaux 110 et 112 s'emboîtent étroitement dans ces paliers ainsi que dans des éléments curvilignes des parois de guidage 104 et 106. Une pompe à vide ou machine pneumatique analogue (non représentée) communique avec la chambre 94 au moyen d'un tuyau 120, afin d'en évacuer l'a-ir. Dès que deux ensembles de serrage 44 du transporteur 24 ont été amenés en position convenable sous le poste de chargement LS, les rouleaux 110 et 112 coopèrant avec la dépression interne de la chantre 94 compriment fermement le sachet en chassant progressivement pratiquement tout l'air qu'il contient par son orifice supérieur. Le sachet ainsi vidé descend alors par gravité entre deux des ensembles 44 qui sont ouverts à ce moment soit manuellement soit automatiquement, par exemple par deux solénoïdes 121 (figure 4) que des pièces de support 122 assujettissent aux parois de la chambre 94.Ces solénoïdes excités font entrer des plaques 123 en contact avec les ensem bles 44 de façon à les ouvrir alors que les maintiennent en place les extrémités d'entrée précitées 70, 72 des pistes de came 66, 68, pour outils puissent recevoir le sachet considéré. Lorsque le transporteur 24 fait passer le sachet au poste suivant, les parties basses des pistes 66, 68 font étirer par l'ensemble 44 l'extrémité supérieure du sachet en la faisant fonctionner en quelque sorte à la manière d'un clapet de retenue qui empêche l'air de rentrer dans le sachet. Le transporteur 24 fait alors pénétrer le sachet dans un tunnel 128 plein de vapeur d'eau (figures 2 et 5). Ce tunnel 128 comporte une enveloppe 130 à parois latérales 130a et 130b, et un logement intérieur 132 à parois latérales 1 32a et 132b. Cette enveloppe et ce logement forment des orifices inférieurs, celui de l'enveloppe étant situé près de la base du sachet tandis que celui du logement 132 est situé plus haut mais en dessous de l'extrémité supérieure ou de l'orifice du sachet. Les parois extrêmes 134, 136 et une cloison intermédiaire 137 du logement 132 sont fendues en 138 pour permettre le passage de l'extrémité supérieure du sachet. De même, et pour la meAme raison, les parois extrêmes 140, 142 de l'enveloppe 130 sont fendues en 144. Comme le montrent les figures 2 et 11, la partie 128a du logement intérieur 132 du tunnel 128 est moins haute au niveau du poste de scellement SS, et sa paroi 137 est percée d'un trou en 146 destiné au passage d'un courant de vapeur d'eau. La partie du tunnèl 128 qui correspond au poste de rep1isage FS est aussi moins haute, comme le montrent les paroi transversales 147 dont des joints élastiques 148 en U assurent l'étanchéité par rapport à la surface supérieure tournante du mécanisme de remplissage 84. Une conduite 1 50 (figure 5) débouchant dans l'extrémité d'amont du logement intérieur 172 du tunnel 128 y introduit, à la pression atmosphérique et à une température d'au moins 100 C, un courant de vapeur d'eau provenant d'une source non représentée. Ce courant longe intérieurement d'amont en aval le logement 132 dont il sort aussi par son orifice inférieur pour passer dans l'enveloppe 130 et réduire ainsi au minimum la formation d'un condensat et en sortir finalement par une cheminée 152 (figure 2) contenant une vanne réglable 154. L'extrémité supérieure ou orifice du sachet P se t;rouve ainsi dans un milieu de vapeur d'eau à partir de son entrée dans le tunnel 128 et jusqu'à son bouchage hermétique au poste de scellement SS. Une fois que le transporteur 24 a fait passer le sachet dans le tunnel 128 et dans le poste d'ouverture OS, les pistes 66, 68 libèrent les galets 50, ce qui permet aux ensembles 44 de se rapprocher l'un de l'autre pour prendre la position correspondant à l'ouverture du sachet.L'ouverture effective de ce dernier P est assurée au moyen de deux ventouses sensiblement rectan;ulaires et opposées 158, 160 qui font partie du mécanisme 82 et coulissent dans les parois 130a, 132a; 130b, 132b du tunnel 128, actionnées par exemple par des solénoïdes 162, 164 que sllpportent des consoles 162a, 164a assujetties zux parois 1 30a et 1 30b du tunnel 128.Deux bagues casse-vide 166, 168 assujetties aux parois du logement intérieur 132 font cesser la succion des ventouses en les déformant au moment où les solénoldes sont désexcités, afin de les ramener à leur position normale dfouverture dut sachet (représentée en trait plein sur la figure 5). Un ajutage 170 injecte de la vapeur d'veau sous haute pression dans le sachet P en place au poste OS afin d'aider à son ouverture et d'en chasser l'air qutil contient. Cet ajutage, qui communique avec une source de vapeur d'eau sous haute pression (non représentée) au moyen d'un conduit 171 à débit réglable dont une partie 171a est souple (figure 2), est dc préférence monté sur une barre horizonta1e 172 reliée à la tige 174 du piston d'un vérin pneumatique 176 monté sur le bati F au moyen d'une chape 177.Un second 178 et un troisième 179 ajutages, comm1aniqa7snt avec la conduite 171 et reliés à la barre 172, injectent à grande vitesse de la vapeur d'eau dans le sachet lorsqu'il se trouve d'abord dans un poste intermédiaire et ensuite dans le poste de remplissage FS. La contraction du vérin 176 fait monter les ajutages 170, 178 et 79 au-dessus des sachets lorsque ces derniers passent de poste en poste, et son extension les fait redescendre dans les sachets une fois ces derniers en place dans les postes précités. Bien entendu, la vapeur à grande vitesse sortant de l'ajutage 170 ne contribue pas seulement à ouvrir le sachet, mais elle remplit ce dernier et chasse encore une partie de l'air qu'il contenait. Après son ouverture, le sachet passe dans le poste de remplissage FS. Il peut bien entendu être rempli de produits très différents, mais en l'occurrence le mécanisme de remplis- sage 84 représenté sur la figure 2 et les figures 6 à 10 est destiné à traiter et à débarrasser de l'air qu'il contient un produit alimentaire fragmenté, par exemple des légumes coups en dés ou des pommes de terre frites. Ce mécanisme 84 comporte un plateau 184tournant sinistrorsum au-dessus d'une chambre annulaire fixe 186 dont le plancher ou la paroi inférieure 187 est perforée (voir figures 6 et 7). les deux parois cylindriques périphérique. 188 et intérieure 190 de cette chambre sont en contact étanche avec le plateau 184, cette étanchéité étant assurée par des joints en élastomère 192, 194 à section en U. Le plateau 184 est assujetti à un arbre vertical 196 qui tourillonne dans des paliers 193 sur le bâti F. Te plateau 184 est percé de plusieurs trous équidistants 200, six en l'occurrence, surmontés chacun d'une enveloppe tubulaire 201 quoi, assujettie au plateau, forme intérieurement un ompartiment 202 de dégazage du produit alimentaire. Chacun de ces compartiments 202 est fermé par un couvercle 204 qui s'articule à sa paroi autour d'un axe 206. Chaque compartiment 202 est fermé par-dessous au moyen de deux portes perforées 208 (figures 6 et 8) qui pivotent autour d'axes d'articulation 210. Chacune de ces portes 208 comporte un levier de manoeuvre 214 qui se déplace le long d'une came annulaire soit intérieure 216 soit extérieure 218. Sur presque tolet leur pourtour, ces cames 216 et 218 ont une forme qui maintient les portes en position fermée, mais elles forment aussi des décrochements ou saillies 220, 221 qui ont pour effet de provoquer l'ouverture de ces portes lorsqu'elles passent au-dessue d'un sachet à remplir en place dans le poste FS. Des supports convenables assujettissent les cames 216 et 218 aux parois intérieur 190 et extérieure 188 de la chambre 186. Les compartiments 202 sont remplis d'une certaine dose de produit soit à la main soit au moyen d'un distributeur classique 222 (figure 2). La chambre 186 est solidaire d'une partie raccourcie des parois 132a, i32b, 130a, 130b de l'enveloppe et du logement intérieur du tunnel 128. TJn ou plusieurs bras 228 assu jettis à la paroi extérieure 18-23 contribuent également à la supporter. Comme le montre mieux la figure 8, elle contient une cloison 230 qui, parallèle au transporteur 24, contribue à guider le courant de vapeur d'eau dans le tunnel 128 entre ses extrémités d'entrée et de sortie, comme précédemment décrit.Cette cloison 230 est encochée en 231 afin de permet tre le passage des leviers 214, et elle comporte un déflecteur 232 en élastomère qui porte contre le plateau tournant 184 et contribue à guider un contre-courant de vapeur d'eau (ou tout autre agent destiné à chasser l'air) par rapport au traJet suivi par les compartiments 202. La vapeur à la pres- sion atmosphérique passe dans la chambre 186 entre le conduit 274 et une cheminée 236 contenant une vanne 237 (figure 2). La vapeur dreau ou le gaz chaud inerte et non condense ble qui entre par le conduit 234 est maintenu à une température égale ou supérieure à 100 O par un réchauffeur non représenté, et elle circule d,?xtrorsm dans la chambre 186 (figure 8). le contre-courant de vapeur d'eau passe de bas en haut par les perforations des portes 208 dans les compartiments 202 remplis du produit entre les fragments duquel elle chasse l'air plus lourd qui y est emprisonné et qui ou bien traverse en descendant le plancher perforé 187 de la chambre 186 ou bien accompagne le courant de vapeur d'eau jusqu'à la cheminée 236. En plus ou à la place du courant ascendant de vapeur d'eau ou de gaz inerte chaud précité, il est possible de faire passer de haut en bas au travers du produit que contient chaque compartiment 202 un courant de vapeur d'eau ou de ga.z inerte chaud- pour en chasser l'air plus lourd qu'il contient. Ge courant passe alors de conduites à débit réglable 238, 238' (figures 2 et 6) par un raccord tournant 239 dans un collecteur239a et de là par des conduits rayonnants 239b dans les extrémités supérieures des compartiments 202. Chaque conduit 239b contient un clapet 240 normalement ouvert et que ferme une partie basse 241a (figure 7) d'une came annulaire immobile 241 entre le sommet où les compartiments 202 ne contiennent plus de ploduit et celui où ils sont de nouveau remplis de ce dernier. Chaque compartiment 202 contenant le produit débarrassé d'air avancc alors dans sa position de remplissage au-dessus d'un sachet P ouvert et purgé d'air. Au moment où le sachet pénètre dans le poste de remplissage FS, les saillies ou décrochements 220, 221 des cames annulaires 216, 218 permettent aux portes 208 de s'ouvrir, ce qui fait tomber le produit débarrassé d'air dans un entonnoir 242 sensiblement elliptique et ayant la forme d'un sachet (figures 9 et 10). Deux portes 243 sont reliées à des axes d'articulation 244 tourillonnant sur ltentonnoir 242. Des ressorts 245 rappellent vers leur position fermée ces portes 243 qui comportent des doigts 246 assujettis aux axes 244 et situés sous une partie horizontale de l'ajutage 179.Ce dernier est assujetti à la barre horizontale précitée 172 (figure 2) qui est capable d'aller et venir verticalement, et il communique avec le conduit 171 de vapeur d'eau sous haute pression. Ainsi, lorsque la barre 172 et l'ajutage 179 sont en position haute, les portes 243 sont fermées et disposées ainsi que l'ajutage au-dessus du trajet des sachets P, comme le montrent les figures 9 et 10.Dès que le vérin 176 fait descendre l'ajutage 179, la partie horizontale de ce dernier entre en contact avec les doigts 246, cequi ouvre les portes 243 et fait passer le produit débarrassé d'air dans le sachet P également débarrassé d'air. Les portes ouvertes 243 pénètrent aussi dans le sachet en y guidant le produit et en maintenant l'écartement de ses parois, de sorte que les fragments du produit, par exemple des pommes de terre frites, ne risquent pas de chevaucher et de pendre par-dessus l'une de ses parois en empechant d'assurer convenablement sa fermeture hermétique. Pendant le remplissage du sachet, l'aju- tage 179 y fait pénétrer un jet de vapeur d'eau sous haute pression, ce qui contribue à assurer l'évacuation de l'air résiduel qu'il pourrait contenir encore ainsi que de son contenu. Une fois le sachet rempli, le transporteur 24 11 amène au poste de scellement SS (figures 2 et 11), cependant que les pistes 66, 68 appuient sur les galets 50 en faisant exercer par les ensembles 44 le long de l'orifice non bouché du sachet une force de traction telle que la bordure de cet orifice se comporte comme un clapet de retenue et empêche l'air de pénétrer dans le sachet. Une fois ce dernier en place au poste de scellement SE, le mécanisme 86 est mis en oeuvre afin d'en fermer hermétiquement l'extrémité supérieure ou orifice. Comme le montrent les figures 2 et 1í, ce mécanisme 86 est une soudeuse classique comportant deux mâchoires 252 que supportent des bras 254 assujettis à des arbres 256 qui, tourillonnant dans des paliers 258 et assujettis au bâti F, supportent des pignons 260 calés sur eux et engrenant l'un avec l'autre. Un levier 262, solidaire d'un de ces arbres, s'articule à la tige 264 du piston d'un vérin hydraulique 266 s articulant lui-même sur une partie du bati F.En rentrant dans le cylindre de ce vérin, la tige 264 sépare l'une de l'autre les mâchoires 252, tandis qu'en en sortant elle leur fait exercer une pression d'environ 2,8 bars sur les surfaces à sceller l'une à l'autre, l'opération durant environ une demi-seconde à une température comprise entre 200 et 2600C environ. Le toit du logement intérieur 1 28a du tunnel est percé de trous 268 par lesquels y pénètrent les bras 254 auxquels sont fixés des gaines ou soufflets 269 qui permettent leur fonctionnement. le transporteur 24 fait alors sortir du tunnel 128 let sachet P débarrassé d'air, rempli et hermétiquement fermé, des solénoïdes analogues à ceux 121 de la figure 4 ouvrent les ensembles de serrage 44, et le sachet sort de la machine 22 sur un dispositif d'évacuation quelconque (non représenté), le refroidissement des récipients ayant lieu pendant cette sortie Il est bien entendu nécessaire de faire fonctionner en synchronisme les divers éléments précités de la machine 22. A cet égard, la force motrice des rouleaux preneurs 110, 112 du mécanisme 80 (figures 1, 2 et 4) est fournie par 7'arbre menant 32 de la croix de Malte (figure 1). A partir de ce dernier, cette force motrice est transmise par une boite orthogonale d'engrenage 270, deux arbres 272 et 274 situés dans le prolongement l'un de l'autre et reliés par un ensemble 276 à embrayage et à frein, et par un pignon 278 qui, calé sur l'arbre 274, est relié par une chaine de transmission 282 à un autre pignon 280 (figure 2) solidaire de l'arbre 112a du rouleau 112.Deux pignons 284 à denture droite et engrenant l'un avec l'autre (un seul étant visible sur la figure 2) sont calés sur les arbres 110a et 112a et font tourner les rouleaux preneurs 110 et 112 à la même vitesse mais en sens inverse afin de faire descendre un sachet dans les ensembles de serrage ouverts 44 du transporteur 24 situé en dessous. L'ensemble 276 est classique, et peut être par exemple du modèle 500 commercialisé par la "Warner Electric". Seul l'embrayage est mis en oeuvre pour faire tourner les rouleaux 110 et 112 lorsque le transporteur 24 est immobile, et le frein est mis en oeuvre sans l'embrayage lorsque le transporteur 24 se déplace. Ces manoeuvres sont exécutées au moyen d'un mécanisme de commutation qui sera décrit plus loin. L'arbre 40 de la croix de Malte (figure 1) fait tourner le rouleau d'alimentation 100 (figures 2 et 4) du mécanisme 80 et le plateau tournant 184 du mécanisme 84 par l2intermé- diaire d'une boite d'engrenage orthogonale 290 sans démultiplication qui le relie à un arbre de ligne 292 convenablement supporté et lui-meme relié à l'arbre 196 de l'appareil de remplissage par une seconde boite d'engrenage orthogonale 294 (figures 1 et 6) dont le rapport de démultiplication est de D/2. Une transmission à chaîne 296 relie l'arbre 292 au rouleau 100, le rapport entre les nombres de dents des pignons de cette transmission étant déterminé de manière à faire sortir un sachet du magasin 90 à chaque mouvement intermittent de l'arbre de ligne 292. Il est possible de do terminer la position des ajutages 170, t78 et 179 ainsi que du mécanisme 86 au moyen de tout système convenable, par exemple d'un circuit pneumatique ou d'un circuit hydraulique, comme celui 300 que montre la figure 12. Sur cette figure, les éléments du circuit sont dans la position qu'ils occupent juste au moment où le transporteur 24 commence à se déplacer d'un poste de travail à un autre. Le circuit de commande hydraulique 300 comporte une pompe 302 qui, entrainée par un moteur 303, refoule un fluide sous haute pression dans une conduite principale HP et aspire le fluide sous basse pression qui lui parvient par une conduite TP. Une came 306 qui, assujettie à l'arbre menant 32 de l'engrenage à croix de Malte, comporte un lobe 308 le long d'un arc légèrement supérieur à 90 , actionne un distributeur 304 qui commande les ajutages projetant la vapeur d'eau.Le lobe 308 place le distributeur dans une position telle que le fluide traverse son tiroir 310 dans deux sens opposés et dans deux conduits parallèles, comme le montrent les flèches. le fluide sous haute pression passe par un conduit 312 et un régulateur de débit 714 dans le cylindre du vérin 176 en faisant ainsi monter les ajutages 170, 178 et 179. Le fluide sous basse pression retourne à la pompe 302 par un conduit 316, un régulateur de débit 318, le distributeur 304 et le conduit basse pression LP. Lorsque le lobe 308 de la came 306 cesse de pousser le tiroir 310 du distributeur 304, un ressort rappelle ce tiroir vers sa seconde position dans laquelle ses deux voies internes se croisent, ce qui a pour effet d'abaisser les ajutages en les faisant pénétrer dans les sachets P alors immobiles. De même, un distributeur 320 analogue au distributeur 304 commande le vérin hydraulique 266 du mécanisme de scellement 86. Une came 324 assujettie à l'arbre 32 dans un plan différent de celui de la came 306 déplace le tiroir 322 de ce distributeur 320. Un secteur de petit diamètre de cette came 324 maintient le tiroir 322 dans la position qui correspond à la traversée en parallèle et en sens contraire du distributeur par le fluide tant que le transporteur 24 se déplace.Pendant ce temps, le fluide sous haute pression passe par un conduit 326 et un régulateur de débit 328 dans le cylindre du vérin 266 dont il actionne le piston 264 de manière à ouvrir les mâchoires 254. Le fluide sous haute pression retourne à la pompe 302 par un conduit 330, un régulateur de débit 352, le distributeur 320 et la conduite LP. La came 324 comporte aussi un lobe 934 qui fait prendre au tiroir 322 du distributeur 320 une position correspondant au croisement de ses voies internes, peu de temps après l'arrêt du transporteur 24. Cela provoque l'alimentation en sens inverse du cylindre du vérin 266 et par conséquent la fermeture des mâchoires 254. Le lobe 334 correspond à un arc de cercle suffisant pour que la pression de scellement continue à s' exer- cer sur les sachets aussi longtemps qu'on le désire. Le solénoïde 121 (faire 4) ainsi que d'autres solgnoldes analogues (non représentés) qui ouvrent respectivement les ensembles de serrage aux postes de chargement LS et de dé char- gement, sont excités par un commutateur bipolaire 342 qui fait aussi fonctionner 11 embrayage de l'ensemble 276 tout en desserrant son frein. Une came 344 provoque la fermeture de ce commutateur 342, ce oui a pour effet de faire tourner les rouleaux preneurs 110 et 112 et donc de faire avancer le sachet dans les ensembles de serrage 44 qui parviennent ouverts juste en dessous peu de temps après ltarrêt du transporteur 24.Presque aussitôt après, le lobe 348 d'une came intercalée entre--les précédentes ferme momentanément un commutateur 346, ce qui excite les solénoïdes 162, 164 et déplace vers l'intérieur les ventouses 158, 160 qui saisissent les parois du sachet. Cette opération intervient juste avant le passage du tiroir 310 dans la position où il fait se croiser les voies internes du distributeur 304 afin de faire descendre les ajutages 170, 178 et 179 dans les sachets ouverts P qui se trouvent en dessous. On va ci-après résumer en regard des figures 13A et 135 le fonctionnement d'ensemble de la machine 22, en insistant notrnent sur le volume de la partie supérieure du sachet et sur la quantité d'air qu'il contient aux différentes phases de son traitement, ctest-à-dire de sa purge, de son remplissage et de sa fermeture hermétique. Ces figures 1 3A et 1 3B indiquent schématiquement que certaines phases du traitement sont facultatives, à savoir ltexpulsion de l'air que contient le sachet au cours de son entrée dans la machine, sa refermeture par immersion après son ouverture initiale dans le tunnel plein de vapeur, - enfin sa réouverture dans le tunnel plein de vapeur au moyen d'un second jet de vapeur d'eau. Au cas où le traitement complet comporte les treize opérations schématiquement indiquées sur les figures 1 3A et 135, le volume de la partie supérieure d'un sachet classique de 13 x 18 cm et comportant un joint de 9,5 mm est celui qui est indiqué sur ces figures.Lorsque le sachet aplati est dans le magasin 90, ce volume est initialement d'environ 0,78 cm3, la compression exercée sur lui en phase 2 par les rouleaux 110, 112 (figure 2) rduient ce volume à 0,26 cm3 environ, puis, si l'on fait le vide dans le sachet en phase 3 pendant son chargement dans le transporteur 24 en phase 4, le volume de sa partie supérieure est ramené à 0,12 cm3 environ et reste le même jusqu'à son entrée en phase 5 dans le tunnel 128, par suite de 'la traction exercée par les ensembles 44 sur les bordures de orifice du sachet, de sorte qutil se comporte comme un clapet de retenue empêchant la pénétration de l'air. L'ouverture du sachet en phase 6 a pour effet d'augmenter la volume de sa partie supérieure qui est alors de tordre de 400 cm3 mais qui n'est en principe remplie que par la vapeur d'eau injectée pour ouvrir le sachet. Un éventuel jet supplémentaire de vapeur d'eau injecté dans le sachet a pour effet d'expulser de sa partie supérieure un mélange d'air et de vapeur d'eau et par conséquent de réduire la quantité d'air qutil contient.Si le sachet est alors écrasé, soit au moyen d'un mécanisme soit par immersion dans de l'eau chaude comme le montre la figure 135 en phase-7, puis ramené ensuite dans le tunnel plein de vapeur comme indiqué en phase 8, le volume de sa partie supérieure est ramené à 1 cm3 environ, la plus grande partie du mélange d'air et de' vapeur d'eau que contient cette partie supérieure étant expulsée et réduisant ainsi encore la quantité d'air restant dans le sachet.La seconde ouverture du sachet en phase 9 fait de nouveau passer le volume de sa partie supérieure à 400 cm3 environ essentiellement constitués de vapeur d'eau, tandis que son remplissage en phase 10 avec un produit fragmenté a pour effet de réduire de nouveau le volume de sa partie supérieure, par exemple à 250 cm3, suivant le type et la quantité du produit en question. Tes pistes de came 66, 68 (figure 11) font alors en phase 11 exercer par les ensembles de serrage 44 une force de traction qui ferme l'orifice du sachet rempli et ramène le volume de sa partie supérieure à 38 cm3 environ. Le sachet est alors, en phase 12, fermé hermétiquement à l'intérieur du tunnel 128, le volume de sa partie supérieure restant environ de 38 cm3. La plus grande partie de ce volume étant remplie de vapeur d'eau, après le déchargement et le refroidissement du sachet en phase 13, la vapeur d'eau se condense et le volume de gaz restant dans le sachet dépend de la mesure dans laquelle le produit résiste à 1 'écrasement des parois du sachet par suite de cette condensation. Les mesures de ce volume d'air ont été effectuées dans des conditions normales à la pression atmosphérique et à la température de 20 C. Tes chiffres portés sur la ligne intitulée VOLUME D'AIR (ELEMENTAIRE) des figures 13A et 135 indiquent la quantité d'air estimée qui reste dans le sachet lorsque ce dernier fait l'objet des opérations exécutées au cours des phases 1, 4, 5 et 9 à 13, et seulement au cours de celles-là. Ces chiffres indiquent quelea quantité d'air que contient initialement la partie supérieure du sachet (0,78 cm3) reste dans ce dernier jusqu'à son remplissage cn phase 10. Le produit qui y est alors introduit étant débarrassé d'air et expulsant nécessairement une certaine quantité d'air et de vapeur d'eau mélangés, on estime que la quantité -restante d'air est ramenée à 0,49 cm3 environ.Au cours dc l' opération de remplissage, les données en question concernant le volume d'air ont été recueillies sans que soit injectée dans le sachet de la vapeur d'eau ou un gaz ne contenant pas d'air. Après la ferme ture en phase 11 du. sachet, @ , autour de orifice duquel est exerce a cet; effet une force de traction qui provoque ltexpul- sion par cet orifice d'un mélange de vapeur d'eau et d'air, et après la fermeture hermétique et le refroidissement du sachet, on estime que le volume de l'air qu'il contient est ramone à 0.074 cm3 environ. Les données figurant sur la ligne intitulée VOLUME D'AIR (TOUTES PHASES) de la figure 13A concernent la quantité d'air estimée qui reste dans le sachet après chacune des phases du traitement auquel il est soumis. Il est à noter qu'après la fermeture hermétique et le refroidissement du sachet il ne contient plus qu'une quantité d'air infinitésimale estimée à 0,00003 cm3. Il est bien connu que lorsqu'un sachet dont la partie supérieure contient de la vapeur d'eau est bouché hermétiquement, son refroidissement ultérieur provoque la condensaticn de cette vapeur et le serrage des parois du sachet l'une contre l'autre et par conéquent contre son contenu, avec une force assez mande pour broyer des produits fragiles. Si le produit à emballer consiste par exemple en pommes paille ou pommes chips, il est évident que cela doit être évité. Par hypothèse, les pommes de terre en question sont déjà cuites e-i; ne nécessitent auclm traitement thermilue supplémentaire. Une autre caractéristique de l'invention consiste donc à faire communiquer une source de gaz froid, non condensable et neutre à l'égard du produit à emballer, par exemple de l'azote ou du gaz carbonique, avec le conduit 171a sous haute pression (figure 2) au moyen d'un conduit 350 contenant un robinet sélecteur 352. Le gaz en question ne d3i1, être qu'un peu plus froid que la vapeur d'eau s1il doit être mélangé à elle avant leur injection daP @ le sachet.Par conséquent, pour traiter de tels produit délicats, il faut d'abord fermer un robinet 354 dans le conduit de vapeur d'eau 171, puis ouvrir le robinet sélecteur 352 dans le conduit 350 afin d'injecter par les ajutages 170, 178 et 179 dans les sachets situés entre les postes de travail OS et FS (figure 2) un jet de gaz inerte sous haute pression, par exemple d'azote. Le gaz demeurant dans la partie supérieure dc chaque sachet après son boucs @ge hermétique est ainsi en grande partie inerte et non condensable, ce qui évite que les parois du sachet écrasent le produit par suite ae la condensation do la vapeur d'eau.On peut aussi ouvrir partiellement les robinets 352 et 354 afin d'injecter dans le sachet un mélange de vapeur d'eau et de gaz inerte afin de régler à volonté la pression exercée par les parois du sachet refroidi sur son contenu. Si le produit à emballer dans le sachet est constitué de fragments séparés par de larges intervalles, par exemple des pommes chips, il est aussi possible le débarrasser ce produit lui-même de l'air qu'il contient en injectant, de préférence à de la vapeur d'eau, le gaz inerte à basse pression dans la chambre 186 du mécanisme 84 (figure 6) par le conduit 234 (figure 8).Ce gaz chaud et inerte doit bien entendu être plus loger que l'air que contient le produit afin de le chasser, s'il doit traverser ce produit de bas en haut.L'azote est plus léger que l'air et convient donc pour débarrasser le produit de l'air qu'il contient, mais il doit être porté à la température de 1000C au moins afin de réduire sa densité par rapport à ce dernier et empecher la condensation de la vapeur d'eau. De la description précedente, il ressort que l'appareil selon l'invention aplatit les sachets afin de réduire au minimum le volume interne de leur partie supérieure avant de les faire passer puis de les ouvrir dans un tunnel plein de vapeur doleau. Pour faciliter cette ouverture et empêcher l'air de pénétrer dans la partie supérieure du sachet, l'appareil injecte sous haute pression dans cette dernière un courant soit de vapeur d'eau soit d'un gaz lourd, inerte et non con densable, par exemple de gaz carbonique ou d'azote froid.Il purge aussi de l'air qu'il contient le produit à emballer dans les sachets en faisant passer de bas en haut dans les compartiments d'un mécanisme de remplissage, un courant soit de vapeur deau soit d'un gaz chaud, léger et inerte qui force l'air à descendre et à sortir de ces compartiments,de sorte que le produit à emballer est pratiquement débarrassé de l'air qu'il contenait en pénétrant dans le sachet ouvert. Il est possible soit de compléter soit de remplacer cette opération par l'injection de-haut en bas dans le produit à emballer que contient le compartiment considéré d'un jet de gaz qui, ne contenant pas d'air, chasse vers le bas celui que contient le produit. Le sachet est ensuite fermé hermétiquement, et si sa partie supérieure contient de la vapeur d'eau, cette dernière se condense au cours du refroidissement du sachet dont les parois enserrent ainsi étroitement son contenu. Si l'on remplit cette partie supérieure du sachet d'un gaz inerte, ses parois n'enserrent pas ce contenu. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent titre apportées à la machine et au procédé décrits et représentés sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Machine qui, destinée à remplir des sachets par lueur orifice extrême d'un produit débarrassé au préalable de l'air qutil contient, est caractérisée en ce qu'elle comprend un distributeur qui fait passer un sachet vide et aplati dans un support monté sur un transporteur qui lui fait traverser plusieurs postes de traitement à l'intérieur d'un tunnel dans lequel un premier dispositif fait circuler d'un bout à l'autre un courant de vapeur d'eau à la pression atmosphérique, un premier mécanisme qui maintcient fermé le sachet vide avant son entrée dans le tunnel, un second mécanisme qui l'ouvre après cette entrée, un appareil de remplissage qui y déverse ensuite une dose du produit débarrassé d'air, et un appareil de scellement qui le- ferme enfin hermétiquement à l'intérIeur du tunnel. 2. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte en outre un magasin destine supporter une pile de sachets vides, et le distributeur comprend deux rouleaux preneurs qui serrent entre ex le sachet et le font passer dans son support sur le transporteur tout en expulsant par son orifice l'air résiduel qu'il contient. 3. Machine selon la revendication 2, crractérisée en ce qu'elle comporte en outre un 'appareil pneumatique destiné à faire le vide dans le sachet au cours de son passage dans le transporteur. 4. Machine selon la revendication 2, caractérisée en ce que le support du sachet dans le transporteur comporte des organes destinés à saisir le sachet près de son orifice ct un second dispositif destiné, dès que le transporteur commence à éloigner le sachet du distributeur et tant que ce sachet n'est pas entré dans le tunnel, à exercer le long de l'orifice du sachet une force de traction qui ferme ce dernier et empoche ainsi l'air d'y pénétrer. 5. Machine selon la revendication 4, caractérisée en ce que le second dispositif est rendu inopérant après l'entrée du sachet dans le tunnel, et le second mécanisme comporte deux ventouses placées de façon à pouvo:ir saisir les flancs opposés du sachet près de son orifice, un élément destiné à faire aller et venir ces ventouses entre une position de préhension et une position de c lâcher dans laquelle un organe les sépare du sachet, et un ajutage qui projette à grande vitesse un jet gazeux dans le sachet afin de contribuer à l'ouvrir et d'en chasser l'air résiduel pendant cette ouverture. 6. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce ~ que 'appareil de remplissage comporte un récipient destiné à contenir une dose d'un produit fragmenté, un injecteur destiné a remplacer dans ce récipient l'air qu'il contient par un axent évacuateur, un mécanisme qui, déplaçant llun par rapport à l'autre le sacbet et le récipient plein du produit précité pratiquement débarrassé de l'air qu'il con- tient, est destiné à les amener l'ur en face de l'autre, et un dispositif destiné à faire passer du récipient dans le sachet le produit en question. 7. Machine selon la revendication 6, caractérisée en ce que l'agent évacuateur est de la vapeur d'eau. 8. Machine selon la revendication 6, caractérisée en ce que l'agent évacuateur est un gaz inerte non condensable. 9. Ichinc selon la revendication 6, caractérisée en ce qu'elle comprend en outre un dispositif destiné à diriger dans le sachet. au cours de son remplissage, un jet de gaz destins à ez7 chasser l'air. 10. Machine selon la revendication 9, caractérisée en ce que le jet de gaz est constitué par un courant de vapeur d'eau animé d'une grande vitesse. 11. Machine selon la revendication 9, caractérisée en ce que le jet de gaz est constitué par un courant de gaz inerte et non condensable sous haute pression. 12. Machine selon la revendication 9, caractérisée en ce que ledit agent évacuateur et ledit jet de gaz sont tous deux constitués par de la vapeur d'eau. 13. Machine selon la revendication 9, caractérisée en ce que ledit agent évacuateur et ledit jet de gaz sont tous deux constitués par un gaz inerte et non condensable. 14. Machine selon la revendication i, -caractérisée en ce que appareil de remplissage comporte une chambre immobile pleine de vapeur d'eau et surmontée d'un distributeur rotatif analogue à un barillet dont les alvéoles sont chacun destinés à contenir une dose d'un produit fragmenté pour la faire passer dans un sachet correspondant, la base de chacun de, ces alvéoles est ferméc par des portes perforées, le barillet et la chambre précités sont reliés par un joint pratiquement étanche au gaz afin de permere le passage entre cette chambre et les alvéoles du barillet d'un agent évacuateur projeté dans la chambre par un deuxième dispositif qui lui fait traverser le produit en chassant l'air que contiennent 'les alvéoles, et un deuxième mécanisme destiné à ouvrir les portes de l'alvéole situé au-dessus du sachet afin de faire toiaber le produit dans ce dernier. 15. Machine selon la revendication 14, caractérisée en ce que l'agent évacuateur est de la vapeur d'eau. 16. Machine selon la revendication 14, caractérisée en ce que 11 agent évacuateur est un gaz inerte et non condensable. 17. Machine selon la ren7endication 14, caractérisée en ce qu'elle comporte en outre un dispositif destiné à diriger dans le sachet au cours de son remplissage un jet à grande vitesse qui en casse l'air. 18.Machine selon la revendication 17, caractérisée en ce que ledit jet est un courant de vapeur d'eau à grande vitesse. 19. Machine selon la revendication 17, caractérisée en ce que le jet est constitué d'un courant d'azote. 20. Machine selon la revendication 9, caractérisée en ce que le jet est constitué par un mélange sous pression de vapeur d'eau et d'un gaz inerte et non condensable. 21. Procédé qui, destiné à emballer un produit dans un sachet ne contenant pratiquement pas d'air en faisant passer ce sachet par plusieurs postes de traitement dans un tunnel, est caractérisé en ce qu'il consiste, .i partir d'un sachet vide, à le fermer et à le maintenir ainsi en le faisant passer dans le tunnel, puis à le déplacer à l'intérieur de ce dernier dans lequel circule, parallèlement au trajet suivi par le sachet, un courant gazeux ne contenant pratiquement pas d'air de façon à maintenir dans le tunnel une atmosphère pratiquement débarrassée d'air, puis, pendant que le sachet se trouve dans cette atmosphère contrôlée, à l'ouvrir, à le remplir du produit considéré et à le fermer hermétiquement, enfin à faire sortir le sachet hermétiquement fermé de l'atmosphère contrôlée. 22. Procédé selon la revendication 21, caractérisé en ce qu'il consiste en outre à diriger dans le sachet au cours de son remplissage et à une pression supérieure à la pression atmosphérique un jet de gaz ne contenant pas d'air. 23. Procédé selon la revendication 21, caractérisé en ce qu'il consiste en outre, avant de déplace le sachet dans l'atmosphère contrôlée, à le comprimer pour l'aplatir et chasser l'air que contient sa partie supérieure. 24. Procédé selon la revendication 23, caractérisé en ce qutil consiste en outre, out en comprimant le sachet, à faire le vide autour de lui afin de l'aplatir. 25. Procédé selon la revendication 21, caractérisé en ce qu'il consiste en outre, après l'ouverture du sachet dans l'atmosphère contrôlée, à le fermer en pressant lame contre l'autre ses parois latérales afin d'expulser le mélange d'air et de vapeur d'eau qu'il contient, puis à l'ouvrir de nouveau dans la même atmosphère avant de le remplir. 26. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'opération consistant à presser l'une contre l'autre les parois du sachet est exécutée par immersion de ce dernier dans de l'eau. 27. Procédé selon la revendication 22, caractérisé en ce outil consiste en outre, avant de déplacer le sachet dans l'atmosphère contrôlée, à le comprimer pour l'aplatir et chasser l'air que contient sa partie supérieure. 28. Procédé selon la revendication 27, caractérisé~ en ce qu'il consiste en outre, tout en comprimant le sachet, à faire le vide autour de lui afin de l'aplatir. 29. Procédé selon la revendication 22, caractérisé en ce qu'il consiste en outre, après l'ouverture du sachet dans l'atmosphère contrôlée, à le fermer en pressant l'une contre l'autre ses parois latérales afin d'expulser le mélange dtaRr et de vapeur d'eau qutil contient, puis à l'ouvrir de nouveau dans la même atmosphère avant de le remplir. 30. Procédé selon la revendication 29, caractérisé en ce que l'opération consistant à presser l'une contre l'autre les parois du sachet est exécutée par immersion de ce dernier dans de liteau chaude.