L'invention a pour objet une arme à feu, en particulier arme de poing, comportant dans le canon un dispositif pour diminuer l'énergie cinétique d'une balle, avec des zones de réduction de la section du canon, Une arme à feu de ce type a fait l'objet de la demande de brevet de la République Fédérale d'Allemagne publiée avant examen 2 907 931. Dans les armes de poing connues, le canon est muni de deux zones disposées axialement l'une derrière l'autre, chacune comportant trois empreintes disposées régulièrement sur la périphérie. Ainsi l'énergie cinétique d'une balle dont l'usage est interdit pour ce type d'arme est considérablement réduite. La diminution de l'énergie cinétique d'une balle à une valeur inférieure a 7,5 Joule a en fait pour conséquence qu'une arme de ce type, selon la loi allemande du 19.09.1972, est libre à l'acquisition et d'autorisation de port d'arme. Les armes de ce type ne sont cependant pas sans danger, car même une balle d'énergie cinétique faible peut entrainer des blessures sérieuses ou même mortelles, selon le point de l'impact. Hors d'Allemagne, cependant, on prescrit partiellement que, une arme de poing sans autorisation de port d'arme, prévue pour tirer des plombs, ne doive pas permettre le passage dans le canon d'une balle tirée par cette arme. Ceci est réalisé selon la demande 2 907 931 précitée par le fait que les empreintes aient en direction de la partie centrale du canon une profondeur telle que une balle reste bloquée entre les anfractuosités. Comme, malgré le dispositif de diminution de l'é- nergie cinétique, des armes à feu de ce type doivent cependant rester aptes à tirer des plombs, on est obligé de ne pas avoir des anfractuosités faisant saillie de manière trop importante dans le canon. Le risque subsiste que, pour une cartouche fortement chargée, la balle puisse passer les anfractuosités et sortir de l'arme. Il est également envisageable que le canon soit muni d'anfractuosités si loin du départ de la balle que l'on puisse malgré tout avec cette arme tirer des munitions fortes ou de structure pointue. L'invention a en conséquence pour objet de proposer une arme à feu, en particulier une arme de poing, du type décrit ci-dessus, qui rende possible indépendamment de tolérances de construction le tir correct avec des plombs, mais interdise de tirer de manière certaine des balles non autorisées, et dans la quelle on assure une sécurité extrême contre des manipulations tendant à la transformation de l'arme en une arme pour tir réel, Ce résultat est obtenu conformément à l'invention par le fait que le dispositif se compose d'un ensemble de freinage de la balle et d'un ensemble d'interception de la balle disposé en arrière de celui-ci par rapport au sens du tir. Des essais de tir avec une are de poing conforme à l'invention ont montré qu'une balle est fortement freinée dans l'ensemble de freinage de balle et qu'elle est deformée plasti qement. Enfin la balle parvient contre l'ensemble d'interception où elle est bloquée définitivement L'ensemble de freinage de balle n'a pas pour seule fonction de diminuer l'énergie cinétique de la balle, mais bien plus de dévier en même temps la balle exactement vers le centre contre l'ensemble d'interception. Pour cela il suffit que 11 ensemble d'interception de la balle ne recouvre qu'une section relativement faible du canon, de manière à ne pas gener, ou seulement de manière insignifiante, lors du tir avec des plombs.Les plombs sont en fait déviés deux fois lors de leur passage dans le canon, ce qu'ils peuvent exécuter aisément en raison de leur masse faible par rapport à celle d'une balle, et donc de leur faible inertie. Grace à la séparation conforme à l'invention entre l'ensemble de freinage de la balle et l'ensemble d'interception de la balle, on assure en toute sécurité que une balle tirée, malgré l'interdiction qui en est faite, ne peut sortir du canon, sans pour autant devoir maintenir lors de la réalisation de l'arme des tolérances particulièrement élevées ni sans augmenter le coût de fabrication de l'arme. L'ensemble de freinage de la balle assure toujours un freinage suffisant de la balle avant qu'elle n'atteigne l'ensemble d'interception de la balle. Mais mme si ce freinage ne devait pas suffire, la balle ne sortirait malgré tout pas, ce qui est à éviter pour des raisons de sécurité, mais serait retenue fermement par l'ensemble d'interception, ce qui tout au plus pourrait conduire à une détérioration de l'arme. Selon un mode avantageux de mise en oeuvre, l'ensemble de freinage de la balle se compose de deux plaques en biais disposées en vis à vis dans le canon, lesdites plaques convergeant dans le sens du tir et laissant libre dans la zone médiane du canon une section, et l'ensemble d'interception de la balle consiste en une tige disposée transyersZlement dans le canon et en alignement avec la section entre les plaques, Ceg plaques ont plusieurs fonctions.Elles sont avant tout-l'ensemile de freinage pour une balle tirée, à l'encontre de la règlementatxont avec cette arme, D'autre part elles dévient cette balle exactement vers le milieu sur le dispositif dtinterseption de la balle, de manière que ce dernier dispositif, même avec une sectionrelativement faible, puisse exer cer sa fonction. Une troisième fonction des plaques consiste également à déformer plastiquement une balle déjà avant son impact sur le dispositif d'interception de balle. Il s'est montré particulièrement avantageux que la tige recouvre la section libre entre les plaques. Par cette mesure on constate que l'on ne peut plus voir au travers du canon. Celui qui observe ainsi le canon ne peut reconnaitre la configuration des pièces disposées dans le canon, ce qui fait qu'il ne peut avoir l'idée d'enlever lesdites pièces, On obtient une arme à feu de réalisation particu lièrement peu onéreuse si, conformément à un autre mode de mise en oeuvre de l'invention, l'ensemble de freinage de la balle et l'ensemble d'interception de la balle sont disposés dans une portion du canon en acier, formant une partie d'un canon réalisé pour le reste en zinc moulé sous pression. Par cette configuration on arrive à ce que seulement la partie essentielle pour le freinage et le blocage de la balle soit réalisée en acier relativement cher, le reste pouvant cependant être réalisé en zinc moulé sous press ion. Pour éviter un creusement du dispositif conforme à l'invention, il est avantageux que au moins la tige soit réalisée en acier trempé. On comprendra mieux l'invention grâce à la description ci-apres d'un exemple de mise en oeuvre, en référence aux dessins annexées dans lesquels - la figure 1 est une vue en coupe longitudinale d'une partie du canon d'une arme de poing conforme à l'invention - la figure 2 est une vue de la même portion de canon que celle de la figure J en coupe longitudinale, tournée de 900 autour de son axe longitudinal. Les figures I et 2 montrent une portion du canon (1) d'une arme de poing. Ce canon (1) peut entre par exemple réa lisé en acier et être enrobé d'une enveloppe de zinc moulé sous pression (2), Dans le canon (S) sOnt disposées en biais deux plaques (3) et (4), Pour cela on fraise par exemple dans le canon des rainures qui n Ont pas été -représentées, Les deux plaques (3) et (4) sont disposées inclinées d'un angle de environ 45P par rapport à l'axe du canon et sont collées ou brasées fermement sur le canon de manière à ce qu'elles fassent entre elles un angle de environ 900. Elles convergent dans le sens du tir, qui a éte sché matisé sur les figures par une flèche (5).Les plaques (3) et (4) déterminent cependant dans la partie centrale du canon une section libre (Q), Derrière les plaques (3) et (4), par rapport au sens du tir, on dispose transversalement au canon (1) une tige (6) en acier trempé. Cette tige (6) bloque toute la section libre (Q) entre les plaques (3) et (4). Tant la tige (6) que les plaques (3) et (4) font légèrement saillie-hors du canon (1) > et elles sont fixées par l'enveloppe de zinc moulé sous pression (2). Ainsi on est également certain que le canon (1) ne puisse coulisser vers l'avant dans l'enveloppe (2) de zinc moulé sous pression. Il n'est pas nécessaire que le canon (1) soit en tièrement en acier. Bien plus il est possible, selon un mode préféré de mise en oeuvre de l'invention, que la partie en acier se termine un peu avant la tige (6) et légerement en arriere des plaques (3) et (4), le canon se prolongeant des deux côtés par l'en- veloppe en zinc moulé so-us pression. Si l'on tire des plombs avec l'arme de poing conforme à l'invention, les plombs se déplaçant dans la zone péri phérique du canon (1) sont déviés vers la zone centrale par les plaques (3) et (4). Ils traversent alors la section libre (Q) et parviennent contre la tige (6). Celle-ci dévie à nouveau les plombs vers la périphérie de manière qu'ils puissent finalement traverser librement le reste du canon, En raison de leur faible masse, les plombs subissent cette déviation de mouvement sans perte trop importante d'énergie cinétique. Si, ceci étant interdit, on tire une balle avec l'arme de poing conforme à l'invention, celle-ci est tout d'abord freinée fortement par les plaques (37 et (4) et déformée plastiquement. Enfin la balle våent frapper avec une énergie cinétique déjà fortement diminuée la tige (6). La balle y reste bloquee coup sûr et continue à se déformer, De cette manière on interdit en toute sûreté l'utilisation d'une munition forte. REVENDICATIONS 1. Arme à feu, en particulier arme de poing, comportant dans le canon un dispositif pour diminuer l'énergie cinétique d'une balle, avec des zones de réduction de la section du canon, caractérisée en ce que ledit dispositif se compose d'un ensemble de freinage de la balle et d'un ensemble d'interception de la balle disposé en arrière de celui-ci par rapport au sens du tir. 2. Arme à feu selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'ensemble de freinage de la balle se compose de deux plaques (3, 4) en biais disposées en vis à vis dans le canon (1), lesdites plaques convergeant dans le sens du tir et laissant libre dans la zone médiane du canon une section (Q), et que l'ensemble d'interception de la balle consiste en une tige (6) disposée transversalement dans le canon (1) et en alignement avec la section (Q) entre les plaques (3, 4). 3. Arme à feu selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que la tige (6) recouvre totalement la section libre (Q) entre les plaques (3, 4). 4. Arme à feu selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que ensemble de freinage de la balle et l'ensemble d'interception de la balle sont disposés dans une portion en acier du canon, qui forme une partie d'un canon réalisé pour le reste en zinc moulé sous pression. 5. Arme à feu selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que au moins la tige (6) est réalisée en acier trempé.