-1- 2112416 La présente invention concerne une nappe de filés en fils ou faisceaux de fils de hauts polymères synthétiques, dans laquelle les fils ou faisceaux de fils, dénommés ci-après en abrégé "filaments", sont enlevés, sous forme de boucles. L'invention 5 a pour objet également un procédé et un appareil pour la fabrication d'une telle nappe. Il est connu d'extraire à l'aide d'une buse d'extraction ou d'un canal d'extraction approprié, de modèles très variés, Tin fil, un groupe de fils ou un faisceau de fils sortant de fi-'lO lières classiques ou spéciales et de les transporter sur une surface de dépôt, en obtenant, grâce à des turbulences d'air, une nappa entremêlée ou embrouillée. Le brevet japonais M° 45-5057 décrit un procédé de fabrication de nappes qui prévoit l'emploi d'un" injecteur classique ^ d'extraction à un seul étage, de section transversale circulaire, et ce, directement après le filage ou après l'étirage mécanique. Ces injecteurs simples sont déplacés transversalement par rapport à une bande réceptrice, ce qui conduit; évidemment à une nappe plane à structure essentiellement transversale. Cette 2q structure transversale est désavantageuse dans la plupart des cas car elle entraîne une anisotropie des caractéristiques de la nappe dans les diverses directions de son plan. Un autre inconvénient de ce procédé vient de ce qu'on obtient, du fait de l'absence d'ondulation des fils, uniquement des nappes ayant des volumes spécifiques .peu élevés. Par ailleurs, le brevet E.TJ.A. n° 3 117 055 décrit des nappes en fiJs ondulés qui sont consolidées par des liants, selon une formule déterminée. Lors de la production de ces nappes, on extrait un groupe de fils de la filière à l'aide d'injecteurs à un étage. En soumettant 1'injecteur d'extraction à un champ électrostatique, on charge électriquement les fils, de sorte qu'ils se repoussent mutuellement lorsqu'ils sortent de l'injecte Tir. Dans ces conditions, une partie des fils extraits est chassée latéralement vers l'extérieur et leur vitesse axiale est diminuée, ce qui provoque seulement un faible tassement des filaments. Par ailleurs, on n'obtient, dans ces conditions, qu'une ondulation irrégulière des fils transformés en nappe. L'application, dans ce procédé, de charges électrostatiques signifie une complication technique additionnelle. Aux inconvénients et insuffisances sus-mencionn^es^ corres25 30 35 BAD ORIGINAL G0PY 71 3857 3 -2- 2112416 pondant à l'état actuel de la technique, s ' a joutent - parfois -d'autres défauts, à savoir : une partie des fils encore chauds s'agglomère du fait d'un refroidissement insuffisant, la sécurité de mise en oeuvre est insuffisante, la répartition de la 5 masse fondue et de l'air dans le sens de la longueur ou de la largeur des buses et canaux est très irrégulière, la consommation spécifique de gaz ou d'énergie est excessive du point de vue économique, les taux d'étirage réalisés (résistance mécanique et allongement des fils) sont insuffisants ou on ne peut réa-10 liser que des fils rectilignes. La présente invention vise la production économique d'une nappe de filés qui se distingue avantageusement des nappes de filés actuellement connues, au point de vue volume spécifique, élasticité et reprise, caractéristiques d'amortissement ou sou-15 plesse ou bien mobilité des fils, par exemple lors de l'aiguil-letage ou du "tufting". Cet objet est atteint, selon l'invention, grâce au fait que les filaments constituant la nappe forment des ondulations hélicoïdales de 1 à 10 mm de diamètre, les sens d'enroulement des hé-20 lices pour un filament, même quand il fait partie d'un faisceau de filaments alternant après 1 à 50, de préférence 5 à 15, spires. Selon une forme de réalisation préférée de l'invention, les filaments formant la nappe sont enlevés ou détachés, de manière à 25 prendre la forme de trochoïdes, le cas échéant modifiées, ces trochoïdes, éventuellement modifiées, changeant régulièrement ou irrégulièrement de direction. Les filaments constituant les nappes sont de préférence en polypropylène, polyester, polyamide, polyéthylène ou polyuréthane. 30 Us peuvent être aiguilletés, liés à chaud ou consolidés à l'aide de dispersions de liants, par exemple de polyacrylates. L'invention a aussi pour objet un procédé de fabrication de la nappe de filés selon l'invention à partir de filaments de hauts polymères synthétiques par extrusion de masses fondues fi-35 brogènes à l'aide de filières comportant un grand nombre d'orifices de sortie du fil, disposés en cercles, en ellipses ou en ligne droite, procédé caractérisé par le fait que : a) on envoie uni latéralement sur les filaments extrudésy sous un angle de 0 à 90° par rapport à la direction de déplacement 40 desdits filaments, de l'air de refroidissement qui est dévié, en 71 38573 -3- 2112416 totalité ou tout au moins en partie, dans la direction du mouvement des filaments pour assurer une extraction primaire des filaments et leur refroidissement ; b) on détourne ou aspire l'air de refroidissement à l'extrémité de la zone de refroidissement afin de l'écarter en grande partie des filaments* c) dans une zone d'extraction succédant à la zone de refroidissement, on soumet les filaments, dont on a éloigné dans une large mesure l'air de refroidissement, aux forces principales d'extraction par un ou plusieurs injecteurs d'extraction à un étage ou, de préférence., à plusieurs étages ; d) après étirage on ondule les filaments, partiellement plastiques, en rapprochant et écartant des filaments, périodiquement et à fréquence élevée, un ou plusieurs tourbillons annulaires ou cylindriques d'un fluide gazeux, avec diminution et augmentation périodiques du débit du gaz fourni aux dits tourbillons ; e) On consolide éventuellement la nappe de filés formée, par des procédés mécaniques, thermiques ou chimiques connus. lies filaments sont en général en partie plastiques lors de 1'ondulation, si bien qu'on peut alimenter les injecteurs d'extraction par de l'air froid. Si le refroidissement des filaments dans la zone de refroidissement est trop énergique, on peut également réaliser une ondulation en utilisant de l'air chaud ou de la vapeur d'eau. On peut fixer les ondulations en détendant les filaments après l'opération d'ondulation en les refroidissant en totalité au-dessous du point de ramollissement. On peut influer, grâce à l'introduction de vapeur d'eau dans la zone de refroidissement, sur les caractéristiques de résistance mécanique et d'allongement des filaments et, le cas échéant, sur la nature de 1'ondulation. L'invention a également pour objet un dispositif destiné à la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, caractérisé par le fait qu'il comprend : a) Unsou plusieurs filières de section ronde, ovale ou rectangulaire, avec chacune, un grand nombre d'orifices de sortie des fils. b) Un canal de refroidissement monté en aval d'une de ces filières avec des organes d'introduction et de répartition avantageuse de l'air de refroidissement, éventuellement des moyens 71 385/ i 2112416 pour orienter l'air dans la direction des fibres, le canal de filage proprement dit adjacent, à l'extrémité inférieure duquel sont prévus des organes pour détourner ou aspirer l'air de refroidissement ainsi que, le cas échéant, des volets pour obturer 5 partiellement l'ouverture de sortie du canal de filage ; c) les injecteurs d'extraction, de préférence à deux ou plusieurs étages", montés en aval du canal de filage, et constitués par un boîtier extérieur avec raccord d'introduction de l'air, line chambre d'équilibrage avec organes d'étranglement ad- *10 jacents, et des chambres d'admission qui sont reliées, par l'intermédiaire de fentes ou de canaux d'admission, inclinés de 5 à 30°, à un canal intérieur, dans lequel débouche une buse d'aspiration réglable par un filetage et £ont la section transversale augmente, dans le cas d'une réalisation à plusieurs étages, d'un 15 étage à l'autre, éventuellement avec tin diffuseur de raccordement d'un étage au suivant} d) un organe d'ondulation adjacent à 1'injecteur d'extraction et constitué par un canal d'admission, sur lequel est monté, par l'intermédiaire de moyens destinés à le déplacer axialement- 20 par exemple un filetage de réglage - une partie élargie formant une discontinuité, par exemple un tube, qui s'étend sous forme de chambre et qui comporte à son extrémité un rétrécissement formant également discontinuité et comportant des rebords, qui se transforme en un canal de sortie de faible longueur ; 25 e) des pièces intermédiaires flexibles se raccordant au dis positif d'ondulation, par exemple des tuyaux, qui sont fixés sur des becs de section transversale constante ou de préférence s'é-vasant* f) un dispositif oscillant auquel sont fixés les becs ; 30 g) une bande de réception qui comporte éventuellement, dans la zone d'arrivée des filaments, un dispositif d'aspiration ; h) éventuellement des moyens destinés à consolider mécaniquement, thermiquement ou chimiquement la nappe de filés. I«e filage des filaments est réalisé en général à l'aide de 35 plaques de filière de forme ronde, ovale, rectangulaire ou forme analogue, dans lesquelles un grand nombre d'orifices de sortie du fil sont ménagés. On peut cependant employer également des plaques de filières qui comportent des évidements dans leur partie centrale, à travers lesquelles on peut insuffler - éventuel-40 lement avec une protection thermique de la plaque de filière - 71 38573 2112416 de l'air destiné au refroidissement dans les faxseeaux de fils. En ce qui concerne le procédé selon l'invention, il s'est avéré avantageux d'orienter au préalable la masse fondue, avant l'ex-trusion, par l'application, de gros efforts ôe cisaillement» Le 5 mode de filage cité en premier présente l'avantage qu'on peut employer des filières de construction très simple. Le second Mode de filage .avec des filières présentant des évidements, est également relativement simple à mettre en oeuvre par rapport aux filières spéciales employées par ailleurs. Par conséquent, le 10 procédé selon l'invention présente les avantages additionnels ci-après : a) Il peut être mis en oeuvre avec de l'air froid. b) Le point d'application des efforts aérodynamique s ne.se trouve pas immédiatement en aval des orifices de sortie du fil, 15 mais tout au moins à une distance d'environ 10 mm, ce qui augmente la longueur de la zone d'extraction primaire. c) De plus, le rapport des aires des sections transversales de sortie de la masse fondue et de l'air est plus favorable, si bien que pour une même pression de fonctionnement, la consom- 20 mation spécifique d'air diminue. Par ailleurs, le procédé selon l'invention se distingue d'autres procédés de fabrication de nappes de filés, par exemple du brevet E.U.A. N° 3 117 055 et du brevet japonais M0 45 5057 précités, par le fait qu'est prévu un trajet défini de refroi- 25 dissement,qui est subdivisé en sections d'introduction et éventuellement de détournement de l'air de refroidissement, d'écoulement parallèle et d'éloignement de l'air de refroidissement, par aspiration ou détournement. Le procédé selon l'invention se distingue des procédés de filage classiques, qui comportent éga- 30 lement un parcours de refroidissement aien défini, par le fait qu'un courant d'air de refroidissement atteignant, sous un angle compris entre 0 et 90°, le faisceau de fils est détourné, à chaque fois, dans une forte proportion, de manière à s'écouler parallèlement à la direction du mouvement des fils. Les divers 35 procédés de refroidissement ont une caractéristique commune, à savoir la projection unilatérale d'air de refroidissement sur les filaments, ainsi que, tout au moins dans la seconde section, un écoulement d'air à grand débit parallèlement aœ: fils et dont la vitesse est de quelques m/sCmètres par seconde). 40 Une autre caractéristique distinct!ve essentielle, par 71 38573 2112416 rapport aux procédés connus de fabrication de nappes de filés, apparaît à l'extrémité du tra.jet de refroidissement, étant donné que l'air de refroidissement est, selon le procédé de l'invention, éloigné des fils et non entraîné avec eux à travers les 5 mécanismes principaux d'entraînement placés en aval. Ce mode de mise en oeuvre du procédé selon l'invention présente tout d'abord l'avantage que, pour une consommation donnée d'air, la densité volumique d'énergie est très grande et même reste grande le long de 1'injecteur d'extraction, étant donné que seulement une 10 très faible quantité d'air aspiré, et non la totalité de l'air de refroidissement, est introduite dans le jet moteur. Alors que, dans les procédés connus, l'air d'extraction doit également jouer dans une large mesure le rôle d'air de refroidissement, le refroidissement est réalisé, dans le procédé selon l'invention, 15 avec de l'air sous une pression comprise entre environ 50 et 200 mm d'eau, de façon nettement plus économique, étant donné qu'il faut, pour l'entraînement des fils, dans ces procédés connus, de l'air sous une pression atteignant au minimum quelques mètres d'eau et pouvant atteindre plusieurs atmosphères effecti-20 ves afin d'obtenir des fils ayant des caractéristiques satisfaisantes. L'éloignement de l'air de refroidissement présente encore un autre avantage important, étant donné que» lors du dépôt de la nappe, il faut aspirer plusieurs fois (de 5 à 10 fois) la quantité d'air arrivant sur la bande pour que la nappe ne se 25 disperse pas, Pans le cas présent-, seule la quantité relativement petite d'air destinée à l'extraction pénètre dans la conduite d'aspiration nécessaire, la quantité, en général plus importante, d'air utilisé pour le refroidissement, ^tant déjà aspirée ou détournée avant; l'extraction des filaments# 30 Pour 1'extraction des fils, on utilise de préférence, dans le procédé selon l'invention, des injecteurs à deux ou plusieurs ét£g3s, alimentés par un jet moteur extérieur. Grâce à cette disposition selon l'invention, il est possible de faire fonctionner tous les étages sous la même pression élevée, ce qui assure 35 une extraction très efficace des filaments, sans bloquer le dispositif d'extraction. Le dispositif selon 1'invention; destiné à l'extraction des filaments^possède une section qui croît d'un étage à l'autre pour permettre la circulation de l'air introduit dans chaque étage. Une autre caractéristique distinctive du 40 dispositif d'extraction à un ou plusieurs étages par rapport aux 71 38573 -7- 2112416 mécanismes connus consiste en ce que l'air, après son entrée dans l'enveloppe extérieure, pénètre tout d'abord dans une chambre de turbulence et est ainsi réparti uniformément, avant de circuler, en passant par les organes d'étranglement et les cham-5 bres d'admission, dans les fentes ou les trous d'admission et dans le canal intérieur de guidage des fils. Au dispositif d'extraction, se raccorde directement un appareil d'ondulation qui se distingue nettement des appareils connus d'ondulation des fils, comme par exemple de ceux du type 10 à ondulation aéro-dynamique par bourrage, d'ondulation aérodynamique à fausse torsion ou d'ondulation dans une zone de turbulence élevée et irrégulière. Dans le cas présent, l'ondulation est réalisée par rapprochement et éloignement périodiques à fréquence élevée par rapport aux filaments d'un ou plusieurs 15 tourbillons annulaires ou cylindriques d'un fluide gazeux, avec diminution et augmentation périodique du débit du gaz injecté dans le ou les tourbillons. L'ondulation est favorisée par le refroidissement préalable d'un seul côté des fils^réalisé en même temps que l'application des efforts d'extraction. 20 Après l'ondulation des fils, on fixe leurs ondulations dans une zone de diffusion placée en aval du trajet d'ondulation, avec une solidification complète des fils à l'état détendu. Il est essentiel, pour réaliser l'ondulation, de réguler tout d'abord correctement la température dans la section de refroidisse-25 ment. Quand les fils sont trop refroidis, on ne peut plus modifier leurs formes dans la section d'ondulation, même si l'on fait fonctionner 1'injecteur d'extraction avec un gaz ehaud ou de la vapeur d'eau. Si les fils sont insuffisamment refroidis, ils collent dans les sections d'extraction et d'ondulation. Si 30 les fils ondulés doivent être ouverts, afin que les ondulations ne soient pas en phase et que les fils soient bien séparés les uns des autres, il est avantageux d'alimenter le dernier étage de 1'injecteur d'extraction à plusieurs étages, non pas avec une lame d'air mais, de préférence, avec une série de jets sé-35 parés d'air à l'aide de trous disposés de façon appropriée. Les faisceaux de fils sortant des injecteurs d'extraction, suivis d'un parcours d'ondulation en aval, sont amenés, par des organes intermédiaires mobiles - par exemple des tuyaux - à des orifices qui sont déplacés selon des lois cinématiques bien dé-40 terminées, en formant des trochoïdes réelles ou modifiées, de 71 38573 -8- 2112416 20 manière à réaliser sur la bande de réception des nappes dont la structure est une image du mode de dépôt des filaments • La cinématique, ou ensemble de mouvements, de dépôt est constituée par deux mouvements périodiques superposés, de pré-5 férence un mouvement de rotation et un mouvement oscillatoire dans \in plan dirigé transversalement par rapport à la bande de dépôt (vibration transversale) cependant que le rapport des fréquences (fréquence du mouvement de rotation/fréquence des vibrations transversales) est compris entre 2/1 et 100/1, de préférence entre 4/1 et 50/1°. L'amplitude des vibrations transversales est de préférence égale à plusieurs fois le diamètre du cercle décrit au cours de la rotation. Les vibrations transversales peuvent s'étendre sur toute la largêur de la bande ou encore être subdivisées en plusieurs mouvements vibratoires em-^ brassant des zones qui se chevauchent. Suivant le degré d'ouverture des faisceaux de fils, la structure définitive des nappes de filés obtenus est constituée par des faisceaux de fils ou des fils séparés. Les principaux avantages du procédé selon l'invention sont en particulier les suivants : 1) Mise en oeuvre du procédé plus simple avec des éléments constitutifs relativement petits. 2) Economie et grande sécurité. 3) Excellente qualité des fils de titres, ou deniers, relativement constants. 4) Possibilité de réaliser des nappes volumineuses en fils ondulés avec des caractéristiques remarquables d'élasticité et d' amortissement. On peut fixer les limites des diverses conditions de mise en oeuvre du procédé de la manière indiquée ci-après : Température des masses fondues : suivant la nature des résines thermoplastiques utilisées, les masses fondues peuvent être filées dans divers intervalles de température étendus, pouvant embrasser tout l'intervalle entre le début de la fusion et la tem- 35 pérature la plus élevée que peut supporter la matière en fusion sans modification chimique. Pression de fusion : on a recours en principe à des pressions comprises entre 1 et 150 atm. effect., de préférence entre 20 et 80 atm, effect. Quantité de matière fondue mise en oeuvre : les débits de matière 25 30 40 71 38573 5112416 fondue par trou de filière sont compris satee 051 et 10 et .1? plus souvent entre 1 et 6 g/mn* La vitesse, d ' airtrusion des masses fondues est comprise en général entre 0,5 et 1.5 ai/sra, de préférence entre 2 et 10 m/mn. Température des gaz : aussi bien pour 3.' air de refroidissement que pour l'air utilisé pour l'extraction., les températures sont comprises de préférence dans l'intervalle des températures ambiantes usuelles, entre 20 et 30°G, Cependant, on peut titiliser-de l'air d'entraînement, chauffé à des températures pouvant atteindre environ 150°C, par exemple pottr obtenir des caractéristiques d'ondulation déterminées. Pcir la mêrfs rai soin, cm peut également opérer avec de la vapeur d!e?n en a-joute? à l'air de la vapeur d'eau. Pression des gaz : les pressions de l'air de refroidissement sont comprises en général entre 20 et 5 000 mm d'eau, de préférence entre 50 et 500 mm d'eau. En ce qui concerne l'air d'entraînement, les pressions sont comprises entre 0.5 et 50 atm. effect., de préférence entre 1 et 10 atm. effect® La vitesse de l'air de refroidissement est comprise entre 1 et 50 m/s, de préférence entre 2 et S m/se Les vitesses dans les tubulures d'aspiration de 1'injecteur d'extraction peuvent atteindre entre 10 et 500 m/s, de préférence entre 50 et 200 m/s. La vitesse de l'air d'extraction lors de son entrée dans le tube intérieur de 1'injecteur est en généré! voisine de la vitesse du son ou légèrement inférieure, et on obser\re ensuite une détente au cours de laquelle la vitesse de l'air peut dépasser localement la vitesse du son et ensuite la vitesse retombe à nouveau dans le domaine subsonique par mélange airec de l'air aspiré et ces valeurs sont alors comprises entre environ 100 et 300 m/s. Cette vitesse diminue encore dans .1? section d'ondulation, jusqu'à des valeurs comprises entre 10 et 100 m/s. La consommation spécifique de :~az (par définition le rapport des débits des gaz à celui de la masse fondue, en kg/kg ou en m^E/kg) varie entre les limites ci-après : ce rapport des débits peut être compris, pour l'air d'entraînement principal, entre 1 et 50 et de préférence entre 5 et 20. Les matières plastiques appropriées pour la «aise en oeuvre du procédé selon l'invention sont essentiellement les suivantes: 1.- Polyéthylènes de densité quelconque (en général comprise entre 0,918 et 0,960 g/cm?) et copolymères de l'éthylène avec BAD ORIGINAL 71 38573 2112416 des oléfines-1 (exemples : propylène, butène) avec des esters vinyliques et acryliques (exemples : copolymère d'acétate de vi-nyle et d'acrylate de butyle) avec des motifs libres additionnels d'acide acrylique (exemples ; polymères d'éthylène-acryla-5 te de t-butyle-acide acrylique) et avec le chlorure de vinyle. On peut également utiliser des polyéthylène s surciilorés avec une teneur en chlore pouvant atteindre 40 %, la proportion pondérale de comonomère par rapport au poids total du polymérisat peut en outre atteindre jusqu'à 30 %. On peut utiliser des polymérisats 10 dont les poids moléculaires s étendent dans un domaine étendu, et qui sont représentés par des indices de fusion (d'après le document A.STM D 1238-5?M)MIp iç/iqo°C = ^ 1°°» de préférence 5 à 20. 2,- Le polypropylène et le pol.ybutène-1 ainsi que leurs copoly-15 mères entre eux et avec d'autres oléfines-1 (par exemple l'éthy- lène). La proportion de comonomères est au maximum de 15 %; les valeurs des poids moléculaires sont comprises comme ci-dessus dans un intervalle étendu et sont représentées par des indices de fusion MIg ig/2io°C comPr;*-s e:&tre 0,1 et 50 et de préférence 20 entre 1 et 20. 3.- Polyamides , par exemple les polycondensats purs de caprolac-tame ou d'acide die arboxylique tels que les acides adipiques et sébaciques, et de diaminés, telles que l'hexamétoylène-diaminé. On peut également utiliser des polycondensats mixtes, préparés 25 par exemple à partir des matières de départ sus-mentionnées. Les indices K, représentant les poids moléculaires, peuvent varier entre 50 et 90, de préférence entre 70 et 80 (indice £ - calculé à partir de la viscosité relative ~*i /n ji n ' l Q, mesuree d'après la norme allemande DIN 53-726K 30 4.- Polyester : les polyesters linéaires, saturés, avec des poids moléculaires moyens compris entre 10 000 et 50 000, comme par exemple le téréphtalate de polyéthylène (préparé par exemple à partir de l'ester glycolique de l'acide téréphtalique) ainsi que les polyesters qui peuvent être préparés à partir d'acides hydro-35 xycarboxyliques comme l'acide u;-hydr oxydée ani que ou l'acide 4-(p-hydroxyéthoxy)-benzcxque conviennent particulièrement. Outre ces groupes de polyesters, qui. sont préparés à partir d'un seul composant, on peut utiliser de manière très générale les polyesters linéaires, saturés, préparés à partir de glycols et d'acide 40 diearboxyliques aliphatiques ou aromatiques, à condition qu'ils BAD ORIGINAL 71 38573 -11- 2112416 puissent donner naissance aux produits sus-mentionnés de poids moléculaire élevé» Outre les acides carboxyliques, on peut également employer leurs anhydrides, esters ou chlorures d'acides. 5.- Le polychlorure de vinyle, ses homopolymères et ses copoly-5 mères avec les esters vinyliques (par exemple l'acétate de vinyle). On peut ajouter, avant la transformation, des plastifiants appropriés (par exemple les esters de l'acide phtalique ou de l'acide adipique avec des alcools mono ou d±fonctionnels dans des proportions pouvant atteindre jusqu'à 40 % en poids, 10 de préférence comprises entre 20 et 30 % en poids). Leur poids moléculaire, exprimé par les indices K» est compris entre 50 et 80. On peut ajouter à tous les polymères cités, avant leur transformation en fils, divers adjuvants déjà utilisés dans les 15 procédés de filage classiques. On peut ajouter par exemple des stabilisants vis-à-vis de la chaleur, de la lumière, des rayons ultra-violets, des colorants, des agents retardant l'inflammation, des accélérateurs de cristallisation, etc..» En utilisant les procédés décrits, on peut fabriquer des 20 fils ayant les caractéristiques ci-après : Epaisseur des fils comprise entre 1 et 200 microns, de préférence entre 10 et 100 microns, titre correspondant compris entre 1 et 100 deniers. Le nombre d'ondulations hélicoïdales des filaments est compris entre 1 et 40 environ, de préférence entre 5 25 et 20 par centimètre, avec un diamètre des ondulations compris entre environ 1 et 10 mm. Suivant le titre, la matière première et les conditions de fonctionnement, les vitesses de filage sont comprises entre 1 000 et 5 000 m/mn, les résistances à la rupture entre 2 et ^ 6 g/d et les allongements à la rupture entre 20 et 300 %. Les nappes en fil ondulé conviennent, du fait de leurs caractéristiques d'élasticité et d'amortissement des vibrations, en particulier, dans le domaine des tapis, mais aussi comme matière de remplissage pour les matelas, les meubles rembourrés, 35 les couvertures piquées, les sacs de couchage, les anoraks, etc.. sous forme de mats isolants, pour les tapisseries et aussi comme matériau support par exemple pour le cuir synthétique, ou pour l'emploi dans les pneus d'automobiles. D'autres domaines d'applications embrassent par exemple le domaine des filtres, /i 38b/5 -12- 2112416 10 15 20 les produits textiles pour usage ménager et des domaines déterminés du secteur de l'habillement, ainsi que les matériaux pour emballage, cependant que dans les domaines d'utilisation cités en dernier, les nappes constituées uniquement par des fils faiblement ondulés se trouvent au premier plan. D'autres objets et avantages de la présente invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre de plusieurs exemples de réalisation et en se référant aux dessins annexés dans lesquels : - la figure 1 représente scliémati que ment un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention ; - les figures 2a, 2b, 2c_ et 2d représentent des formes de réalisation particulières d'un canal de refroidissement avec entrée et sortie d'air de refroidissement} - la figure 5 représente tm injecteur d'extraction en deux étages avec, en aval, une section d'ondulation pour les filaments ; - la figure 4 représente en élévation une forme de réalisation préférée du mécanisme communiquant un mouvement alternatif ; - la figure 5 est une vue en plan du mécanisme de la figure 4, ainsi qu'une nappe de filés selon l'invention. Pour l'extrusion des fils on utilise, selon les figures 1, 2a, 2b et 2.ç_ des filières classiques 1 de section ronde, ovale 25 ou rectangulaire ou encore des filières 1 à évidement central (figure 2d). La masse fondue est extrudée par un grand nombre d'orifices de sortie des fils de section transversale circulaire ou profilée. L'allongement des orifices de sortie du fil (rapport de la longueur suivant l'axe au diamètre) est choisi 30 de préférence au moins égal à 2,5 et l'écartement mutuel entre trous au moins égal à 5» de préférence égal à 10 fois le diamètre des trous. Suivant la forme extérieure des buses, les orifices de sortie des fils 2 sont disposés sur des cercles et des ellipses concentriques ou bien des droites, dans la forme 35 de réalisation de la figure 2d, 1'évidement étant placé au centre des cercles primitifs ou entre les rangées d'orifices disposés en ligne droite. Les diverses formes de réalisation de dispositifs d'insufflation d'air de refroidissement sous un angle compris entre 0 et 90° par rapport à la direction de déplacement des fils sont 40 71 38573 2112416 représentées schématiguement sur les figures 1 ainsi que 2a à 2d, la soufflante, non représentée, d'air de refroidissement pouvant fonctionner en régime d'aspiration ou de refoulement ou même en régime mixte d'aspiration et de refoulement, c'est-5 à-dire en refoulant et aspirant à la fois. Sur la figure 1, la projection d'air de refroidissement, à peu près perpendiculairement à la direction de déplacement des fils est assurée S par un treillis ou un grillage approprié 12* Si l'ensemble fonctionne en régime de refoulement (insufflation) le côté se 10 trouvant en face de l'entrée d'air 11 est réalisé de telle manière - par exemple avec un tamis à mailles fines - qu'une faible partie seulement de l'air de refroidissement circule en travers du canal de refroidissement 10, cependant que la plus grande partie de cet air circule verticalement vers le bas en 15 direction du canal de filage 14 qui peut avoir une section circulaire ou rectangulaire. Dans le cas de la figure 2a, l'air de refroidissement arrive par une grille à lamelles, ou jalousie 13^ qui permet d'ajuster l'angle d'arrivée de l'air sur les fils entre 0 et 90°. Ce dispositif peut également fonctionner 20 en régime d'aspiration ou de refoulement. Dans la forme de réalisation de la figure 2b, l'angle d'arrivée est compris entre 0 et 90°, le refoulement ou l'aspiration d'air de refroidissement 11 est réalisé par l'intermédiaire d'un tube placé obliquement. Sur la figure 2c_, l'introduction d'air de refroidis-25 sement est réalisée de l'extérieur avec un dispositif semblable à xin injecteur, en direction du groupe de fils sotis de petits angles à partir de 0°, un organe d'étranglement 18, par exemple un grillage ou un treillis, étant avantageusement disposé en amont de la fente d'entrée 17. Dans la variants de la figure 2d, 30 l'air de refroidissement est insufflé par une filière 1 comportant un évidement ou entre deux filières voisines 1, parallèlement aux fils. lie groupe de fils est dans ce cas refroidi de l'intérieur. Dans les deux modes d'exécxxtion décrits en dernier, seul le mode de fonctionnement en régime de refoulement est 35 pratiquement réalisable. Dans tous les cas décrits, l'air de refroidissement, lorsqu'il n'arrive pas déjà parallèlement aux fils> est tout au moins dévié dans une forte proportion dans cette direction, si bien qu'outre le refroidissement, on observe également un phénomène primaire d'extraction, le point d'at-40 taque de l'air d'entraînement n'étant pas exactement dans le 71 38573 2112416 plan des orifices 2 de sortie du fil mais au contraire à une distance de ces derniers comprise entre 3 et 10 cm. Dans toutes les formes de réalisation, aux zones d'alimentation décrites de la section de refroidissement/actoaeente, une seconde zone constituée par un canal de filage 14 traversé par de l'air à vitesse relativement grande, dans lequel les fils et l'air circulent parallèlement. La longueur totale de la section de refroidissement 10, 14 est déterminée principalement par le polymère employé ainsi que par 11 épaisseur des fils et la nature des fils désirés (plus ou moins ondulés). La longueur de la section de refroidissement est comprise en général entre 1 et 15 m» environ, de préférence entre 2 et 10 m. L'air de refroidissement est évacué du canal de filage 14 par la surface latérale d'un tronçon 15 de ce dernier. Si la section de refroidissement 10, 14 fonctionne en régime de refoulement, l'air de refroidissement s'échappe par le tronçon perforé 15 vers l'extérieur (voir figure 1). Par contre, si cette section fonctionne en régime d'aspiration, le tronçon perforé 15 est entouré par une chambre d'aspiration d'où un tube d'aspiration coaduit à un ventilateur (voir figure 2a). La section de refroidissement est fermée par des volets mobiles 16 qui permettent de réduire la section transversale utile de la sortie du canal de filage 14, de manière à éviter toute aspiration par le bas d'air parasite. On peut supprimer ces volets 16 lorsque l'ensemble fonctionne en régime de refoulement. Lorsque, pour des matières premières à filer bien définies, un conditionnement de l'air de refroidissement est nécessaire, l'air sortant du tronçon perforé 15 ou prélevé au dispositif d'aspiration 61 associé a la bande transporteuse 60 est envoyé dans un appareil de climatisation, dans lequel la température et l'humidité relative de cet air sont réglés aux valeurs convenables et l'air de refroidissement conditionné est introduit, éventuellement avec addition d'air frais, à nouveau dans le canal de refroidissement 10 par le tube d'admission 11. A la section de refroidissement 10, 14, se raccorde un dispositif d'extraction principal, constitué par un injecteur 20 à un étage ou, de préférence, plusieurs étages, avec jet moteur extérieur. Dans la forme de réalisation à deux étages de 1'injecteur d'extraction 20, représentée sur la figure 3, celui-ci est constitué par un boîtier extérieur 21^ avec tube 22 d'intro- BAD ORIGINAL 71 38573 -15- 2112416 duction de l'air et tube ou canal 27 placé à l'intérieur du boîtier 21, et qui, associé aux organes d'étranglement 24, forme une préchambre 23 ou chambre d'équilibrage. Un raccord à vis 31 fixe le tube intérieur 27 à l'enveloppe extérieure 21. Aux orga-5 nés d'étranglement 24 se raccorde une chambre d'admission 25 s d'où l'air pénètre par les ouvertures d'admission 26 (fentes ou trous) dans le tube intérieur 27 sous un angle de 5 à 30°; par ce moyen, les fils sont captés par la buse d'aspiration 29, de préférence en forme d'entonnoir, et entraînés. Un filetage de 10 réglage 28 ou un dispositif analogue sert au réglage des étages d'extraction. La longueur de la buse d'aspiration 29 est comprise en général entre 5 et 50 fois son diamètre intérieur ou sa largeur intérieure. Le canal intérieur 275 en y comprenant un diffuseur incorporé 30,a sensiblement la même longueur que la 15 buse d'aspiration 29 entre les deux zones d'admission 26. Une pièce intermédiaire 41, montée en aval de 1'injecteur 20 d'extraction est également convenablement dimensionnée. a la pièce intermédiaire 41, se raccorde un dispositif d'ondulation 40 constitué par la pièce 41 servant de canal d'admission, auquel 20 est raccordée, par l'intermédiaire de moyens permettant un déplacement axial, par exemple un filetage de réglage 42, une partie élargie 431 formant discontinuité, qui forme une chambre, placée en aval et qui comporte à son extrémité aval un rétrécissement 45 formant également discontinuité, avec des arêtes 44, 25 qui se transforment en un canal de sortie 46, de faible longueur. La longueur suivant l'axe de la section d'ondulation 40 est réglée par le dispositif de réglage 42 de telle manière que les tourbillons annulaires ou cylindriques 47 se déplacent vers 48 ou reviennent vers 47 périodiquement, à une fréquence élevée, 30 avec diminution et augmentation périodiques du débit de gaz ou d'air injecté dans cestourbillons. A la section d'ondulation 40, se raccorde directement un raccord flexible 50, par exemple un tuyau en matière plastique, auquel est fixée une emoouchure 51» de manière à pouvoir exécu-35 ter des mouvements oscillatoires. Ce raccord peut être constitué par un tube simple, un tube comportant un élargissement progressif ou comportant une discontinuité, ou encore une buse à jet plat (buse plate, buse en forme de spatule etc.) en vue d'ouvrir et étaler le faisceau de fils. Cet étalement peut éga-40 lement être provoqué en disposant obliquement 1'un par rapport 71 38573 -16- 2112416 à l'autre, deux de ces becs par où sortent des jets d'air et qui sont chargés de fils. La figure 4 représente schématiquement tin dispositif 59 approprié destiné à l'opération suivante de mise en place d'une 5 nappe de filés structurés. Ce dispositif est constitué par les becs ou embouchures 51 sus-mentionnés qui sont raccordés d'une part au raccord flexible 50 et d'autre part sont fixés par l'intermédiaire d'un palier permettant un mouvement oscillant, par exemple un palier à billes à rotule, à une barre 52 qui est en 10 fait une bielle réunissant deux disques rotatifs 53* Les deux disques tournants 53 sont montés sur un cadre 54 qui supporte également le mécanisme d'entraînement 55 des disques. Le cadre 54 est suspendu, de manière à pouvoir osciller, par des montants p6 et articulé à la manière d'une excentrique, par l'intermédiai-^5 pe d'une autre bielle 57> à un disque 58 également entraîné par un mécanisme approprié. On peut utiliser, à la place de l'agencement précédent, un vérin pneumatique ou hydraulique pour exécuter ce mouvement pendulaire. Les nappes réalisées d'après le principe sus-mentionné de 20 superposition de mouvements ont la structure représentée sur la figure 5, du fait de la superposition d'un mouvement de rotation à un mouvement oscillatoire dans un plan, auquel vient se superposer le déplacement de la bande 60 de réception des fils. __ Le dépôt des fils en vue de la réalisation d'une nappe est réa-lisé de préférence avec tm chevauchement d'au moins 50 %. Pour simplifier^ce chevauchement n'a pas été représenté sur la figure 5. Les tracés de mise en place représentent des fils isolés on-ualés ou des faisceaux correspondants de fils. Il est avantageux, en ce qui concerne la régularité de la nappe, de faire fonction-ner en parallèle plusieurs des unités de filage décrites et de déposer les faisceaux de filaments correspondants avec chevauchement. La bande réceptrice 60 est de préférence munie d'un dispositif d'aspiration 61, qui est nécessaire en particulier pour ^ les nappes ayant un poids assez élevé par unité de surface. Le carré 70 représente un dispositif de consolidation mécanique, thermique ou chimique de la nappe par exemple par aiguilletage, vaporisage, calandrâge, .imprégnation (par pulvérisation ou immersion) suivis d'un séchage. Entre le canal de filage 14 et 1'injecteur d'extraction 20, on peut disposer, pour améliorer encore ^ la qualité des fils, un appareil mécanique classique d'étirage, 71 38573 -17 2112416 avec galets d'extraction et d'é&irege* Le cadre de la présente des fibres et des fils, par exemple &3£ file coupés d© caractéristiques semblables à celles dss filaments; c&tsims selon l'ia-5 vention, ainsi que les produits obtenus à psi-tir- de toutes ces matières de départ. On comprendra mieux l'invention à 11 aide de s sxemples ci-après explicatifs mais non limitatifs. Exemple 1 10 Du polypropylène de densité-j £>dont l'indice de fusion MI2j16 kg; l90o0 =.2,5 selon/ASSi D - 1238 - 52 T, qui est mélangé avec un colorant pigmeiicsir-& fiasaeat divisé, est introduit à 280°0, sous 75 atm. effect, dans une filière et ex-trudé par un grand nombre d'orifices de filage, de G,8 mm de 15 diamètre. Le débit de la masse fondue est - par orifice - de 5 g/mn. On refroidit les fils par insufflation latérale, sous une pression de 70 Him d'eau, selon la figure 1. La section complète de refroidissement 10, 14- a 6,5 & de long et comporte à sa partie inférieure un dispositif d'aspiration 15* L'injecteur 20 20 d'extraction à deux étages selon la figure 3 a un diamètre intérieur de 5 n® à l'admission. Une section 40 d'ondulation, placée en aval, a 12 mm de diamètre et . 30 mm de longueur. L'injecteur d'extraction est alimenté par de l'air sous 1 atm. effect. et avec un débit spécifique d'air de 10 kg par kg de masse fon-25 due. Les fils sont amenés par un raccord flexible 50 et sortent par une embouchure 51 qui exécute, par l'intermédiaire d'un mécanisme pivotant 59» un mouvement de rotation à la fréquence 3 Hz auquel est superposé un mouvement oscillatoire dans un plan à la fréquence d'environ 0,5 Hz. Sur la bande en mouvement 60, 30 en treillis, qui comporte au-dessous du point d'arrivée des fils un dispositif d'aspiration 61, il se forme une nappe ayant la forme d'une bande d'environ 50 cm de largeur» Le poids de la nappe par unité de surface est constant à mieux de + 5 % dans la zone médiane d'essai. 35 Les fils formant la nappe ont un diamètre de 80 microns et sont ondulés en hélice avec des ondulations de 4 à 5 m de diamètre avec environ 5 ondulations par centimètre de longueur avant étirage. Ces fils ont une résistance à la rupture de 2,8 g/denier et un allongement à la rupture de 250 %. 40 La vitesse du mouvement de la bande est réglée de manière 71 38573 2112416 2 à obtenir une nappe ayant im -noids spécifique de 750 g/m . La nappe teintée très volumineuse (volume spécifique = 20 cm^/g) est facilement préaiguilletée et 1'aiguilletâge est achevé par deux autres opérations» On obtient un feutre aiguilleté qui, 5 après l'imprégnation habituelle et l'enduction de l'envers par une mousse gauffrée convient très bien comme revêtement de sol. Exemple 2 On introduit du polypropylène - dans les mêmes conditions que dans l'exemple 1 - dans une filière 1 à évidement central, 10 du type représenté sur la figure 2, et on l'extrude par les orifices de sortie 2 de 0,5 mm de diamètre. L'air de refroidissement introduit axialement est à une pression de 0,1 atm. effect.; cet air de refroidissement est aspiré à l'extrémité de la section de refroidissement 10, 14 de 4 m de long* L'injec-15 teut d'extraction 20 est à un seul étage et comporte en aval une section d'ondulation 40. Il est alimenté par de l'air sous une pression de 1,5 atm. effect. Après être passé par le raccord flexible 50 de l'embouchure mobile 51» de la manière décrite dans l'exemple 1, les fils ondulés ainsi obtenus sont _ ^ 20 déposés de manière à former une nappe pesant 400 g/m^"* Ces fils ont un diamètre de 20 microns et 10 ondulations par cm, avec une résistance à la rupture de 3 g/d et un allongement à la rupture de 180 %, La nappe est légèrement aiguilletée et convient particulièrement pour l'emploi comme couche support pour une 25 couche sur laquelle on marche à snrpiquer, en vue de la réalisation de revêtements de sol en feutre aiguilleté. Exemple 3 On introduit un polypropylène additionné de colorant -d'un indice de fusion Ml0 A(- , „Q{)0f1 = 5,5 à 260°C et sous ->v 40 atm. effect. - dans une filière 1 comportant 100 trous 2 de 0,5 mm de diamètre. L'introduction d'air de refroidissement est à nouveau réalisée comme sur la figure 1. La section de refroidissement 10, 14 a 4 m de long et comporte à son extrémité inférieure simplement une grille 15 pour détourner latéralement 35 l'air de refroidissement. Avec un injecteur d'extraction 20 et xine chambre d'ondulation 40 placée en aval, on obtient sous une pression d'alimentation de 1,8 atm. effect., des fils de 16 microns de diamètre qui ont des ondulations très fines d'environ 2 mm de diamètre et qui sont au nombre de 18 à 20 par cm 35 de longueur de fil non étiré. Les résistances à la rupture sont 71 38573 -19- 2112416 voisines de 4,5 g/d, les allongements à la rupture sont inférieurs à 100 %. Les fils sont déposés de la manière décrite dans l'exemple 1 de manière à former une nappe pesant 400 g/m 0 Après deux aiguilletages, on incorpore par couture un profilé dans la 5 surface de la nappe, si bien qu'elle acquiert l'apparence d'un produit textile. Le produit ainsi obtenu convient très bien comme tissu d'ameublement pour des meubles rembourrés, des sièges d'automobiles, des coussins pour chaises et fauteuils, etc... Exemple 4 10 On introduit du propylène dans les mêmes conditions que dans l'exemple 3 dans la filière 1 de 1'exemple 2S Les fils sont extraits à l'aide d'un injecteur 20 à quatre étages, qui comporte, S13C dans le premier étage, quatre trous d'admission 26,/dans le second étage, huit dans le troisième étage et douze dans le quatrième étage, tous ces trous ayant 1 mm de diamètre. Le diamètre 15 intérieur du t.ube de l'injecteur d'extraction augmente de 1 mm d'un étage au suivant. Les caractéristiques des fils obtenus correspondent sensiblement à celles de l'exemple 3. On peut les transformer en une nappe dont la nature et les possibilités d'utilisation sont identiques à celles de la nappe de l'exemple 3« 20 Exemple 5 On introduit un polyester ayant un indice K de 61 sous 40 atm. effect. et à 300°G dans une filière 1 avec des trous 2 de 1 mm de diamètre. On procède au refroidissement par aspiration de l'air de refroidissement à l'aide d'un ventilateur raccordé 25 à l'extrémité inférieure de la section de refroidissement 10, 14 de 3 m de long. Les fils sont extraits avec un injecteur d'extraction 20 à deux étages fonctionnant sous une pression de service de 2 atm. effect. On obtient ainsi des fils faiblement ondulés d'environ 10 microns de diamètre avec des ondulations de 30 2 mm et 3 à 4 ondulations par cm. Ces fils sont déposés de maniè- p re à former une nappe volumineuse qui pèse 450 g par m . Pendant la pose, on projette avec un pulvérisateur une dispersion aqueuse d'un ester acrylique durcissable, si bien qu'on obtient, après séchage et durcissement, une nappe constituée par 90 % de fil et 35 10 % de liant. La nappe qui forme un mat cohérent et élastique convient très bien pour l'ouatinage des couvertures piquées et des vêtements d'hiver. Exemple 6 On introduit du polycaprolactame ayant un indice K de 72 et 71 38573 -20- 2112416 une viscosité, à l'état fondu, de 3 500 poises, à 250°C, dans une filière 1 comportant des orifices 2 de 0,6 mm de diamètre. Le système de refroidissement fonctionne en régime de refoulement sous une pression de 70 mm d'eau. A l'extrémité inférieure 5 de la section de refroidissement 10, 14 de 4 m? de long, l'air de refroidissement est chassé latéralement. L'injecteur d'extraction 20 à deux étages avec la section d'ondulation 40 de l'exemple 1 donne des fils de 18 microns de diamètre avec des ondulations de 1,5 à 2 mm de diamètre et 4 à 5 ondulations par 15 cm. La nappe volumineuse formée à partir des fils, et dont le 2 poids est de 300 g/m , est saupoudrée légèrement d'un adhésif, durcie et liée à 130°C. Elle convient pour la fabrication de mats pour filtres d'air. 71 38573 2i 2112416 S fi V E S D I C- A S I 0 S F 1.- Nappe constituée par des fils ou des faisceaux de fils de hauts polymères synthétiques, dans laquelle les fils ou faisceaux de fils sont déposés sous forme de boucle , caractérisée 5 par le fait que les fils ou faisceaux de fils formant cette nappe comportent des ondulations hélicoïdales, de préférence de diamètre compris entre 1 et 10 mm, le sens des spires de l'hélice s'inversant dans un fil, même quand il fait partie d'un faisceau, après 1 à 50, de préférence 5 a 15 spires. 10 2.- Nappe de filés selon la revendicaticn 1, caractérisée par le fait que les fils ou faisceaux de fils formant cette nappe sont déposés sous forme de trochoïdes éventueliement modifiées et ces trochoïdes éventuellement modifiées ont une direction qui change régulièrement ou irrégulièrement. 15 3.- Nappe de filés selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée par le fait que les fils ou faiseeaux de fils sont déposés sous forme de trochoïdes dont les boucles sont séparées par une distance variable, en formant une suite récurrente. 4-.- Nappe de filés selon l'une des revendications 1 à 3, 20 caractérisée par le fait que le nombre de boucles entr-e les changements de direction des trochoïdes est compris entre 1 et 50, de préférence entre 2 et 25. 5.- Nappe de filés selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée par le fait que les trochoïdes dont la direction varie forment des lignes en dents de scie symétriques ou asymétri- 25 ques, dans le sens de la longueur de la nappe. 6.- Nappe de filés selon l'une des revendications '1 à 5, caractérisée par le fait que les fils ou faisceaux de fils formant la nappe sont en polypropylène, polyester, polyamide, polyéthylène ou polyuréthane ou constitués par des mélanges de ces corps. 30 7»- Nappe de filés selon l'une des revendications 1 à 6, ca ractérisée par le fait qu'elle est consolidée par des moyens mécaniques, thermiques ou chimiques, par des procédés connus. 8.- Procédé de fabrication d'une nappe de filés selon l'une des revendications 1 à 7, à partir de filaments de hauts polymè-35 res synthétiques par extrusion de masses fondues fibrogènes à l'aide de filières comportant un grand nombre d'orifices de sortie du fil, disposés en cercles, ellipses ou en lignes droites, caractérisé par le fait que : 71 38573 2112416 a) oq envoie unilatéralement, sur les filaments extrudés, sou -un angle de 0 à 90° par rapport a la direction de déplacement desdits filaments, de l'air de refroidissement dévié en totalité ou tout au moins en partie dans la direction du mouvement des 5 filaments pour assurer une extraction primaire des filaments et leur refroidissement^ b) on détourne ou aspire l'air de refroidissement à l'extrémité de la zone de refroidissement de manière à l'écarter en grande partie des filaments ; 10 c) dans"une zone d'extraction succédant à la zone de refroidissement on soumet les filaments dont on a éloigné dans une large mesure l'air de refroidissement aux forces principales d'extraction par un ou plusieurs injecteurs d'extraction à un ou de préférence plusieurs étages ; 15 d) après étirage, on ondule les filaments partiellement plastiques en rapprochant et en éloignant des filsments périodiquement à fréquence élevée, un ou plusieurs tourbillons annulaires ou cylindriques d'un fluide gazeux, avec diminution et augmentation périodiques du débit du gaz fourra aux dits tour-20 hillons ; e) on consolide éventuellement la nappe de files formée par des procédés mécaniques, thermiaues ou chimiques connus. 9.- Procédé selon la revendication 8, caractérisé par le fait qu'on fait passer les filaments ainsi extraits par des em-25 bouc hures fixées à des raccords flexibles, qui exscucent un mouvement oscillatoire transversal dans un plan, auquel on superpose un mouvement de rotation, on les applique par un courant d'air sur une bande transporteuse qui comporte avantageusement v;a dispositif d'aspiration a l'emplacement de dépôt des filaments. 30 10.- Procédé selon l'une des revendications 8 et y» carac térisé par le fait qu'on relâche la tension des filaments après l'ondulation, en les refroidissant simultanément et qu'on fixe ainsi l'ondulation lors de la solidification complète des fils. 11 - Procédé selon l'une des revendications 8 à 10, carac-35 térisé par le fait que les injecteurs d'extraction sont alimentés pour influer sur les caractéristiques des fils, par un gaz chaud ou de la vapeur d'eau ou par un mélange de ces deux agents. 12.- Procédé selon l'une des revendications 8 à 11, caractérisé par le fait qu'on modifie, par l'introduction de vapeur 40 d'eau dans la zone de refroidissement, les caractéristiques de BAD ORIGINAL 71 38573 -23- 2112416 résistance et d'allongement des filaments ainsi que, éventuellement, la nature de l'ondulation. 13.- Appareil destiné à la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications 8 à 12, caractérisé par le fait qu'il 5 comprend : a) une ou plusieurs filières de section ronde, ovale ou rectangulaire, avec à chaque fois tm grand nombre d'orifices de sortie des fils ; b) un canal de refroidissement monté en aval d'une de ces 10 filières avec des organes d'introduction et de répartition appropriés de l'air de refroidissement, éventuellement des moyens pour orienter l'air dans la direction des fibres, le canal de filage proprement dit adjacent, à l'extrémité inférieure duquel sont prévus des organes pour détourner ou aspirer l'air de re- 15 froidissement ainsi que, le cas échéant, des volets pour obturer partiellement l'ouverture de sortie du canal de filagej c) les injecteurs d'extraction, de préférence à deux ou plusieurs étages, montés en aval du canal de filage et constitués par un boîtier extérieur avec raccords d'introduction de l'air, OA une chambre d'équilibrage avec organes d'étranglement adjacents, et des chambres d'admission qui sont reliées par l'intermédiaire de fentes ou de canaux d'admission inclinés de 5 à 30eC, à un canal intérieur, dans lequel débouche une buse d'aspiration réglable par un filetage et dont la section trans-25 versale augmente, dans le cas d'une réalisation à plusieurs étages, d'un étage à l'autre, éventuellement avec un diffuseur de raccordement d'un étage au suivantj d) un orgare d'ondulation adjacent à 1'injecteur d'extraction et constitué par un canal d'admission, sur lequel est monté par 30 l'intermédiaire de moyens destinés à le déplacer axialement - par exemple un filetage de réglage - une partie élargie formant une discontinuité, par exemple tm tube, qui s'étend sous forme de chambre et qui comporte à son extrémité un rétrécissement formant également une discontinuité et comportant des rebords, 35 qui se transforme en un canal de sortie de faible longueur ; e) des pièces intermédiaires flexibles se raccordant au dispositif d'ondulation, par exemple des tuyaux, qui sont fixés sur des becs de section transversale constante ou de préférence s'évasant : 71 38573 -CL4- 2112416 f) un dispositif oscillant auquel sont fixés les "becs ; g) une bande de réception qui comporte éventuellement, dans la zone d'impact des filaments un dispositif d'aspiration ; h) éventuellement des moyens destinés à consolider mécanique-5 ment, thermiquement ou chimiquement la nappe en filés„