L'invention a pour obJet une palette de levage sans clous, agrafes ou tous moyens de fixation analogues dans laquelle les dés en bois dur destinés à assurer un écartement fixe entre le plancher et la semelle sont remplacés par des entretoises creuses dentées. Une palette de levage classique est une structure rigide en bois de forme en substance parallélipfpédique constituée par une surface portante, dite plancher, montée sur une surface d'appui, dite semelle, par l'intermédiaire de blocs en bois dur avantageusement cubiques, dits déss l'écartement ainsi créé entre le plancher et la semelle permettant d'introduire la fourche dlun engin de levage et par conséquent de soulever une charge posée sur le plancher de la palette. La semelle comprend au moins trois voliges ou planches équidistantes; le plancher, qui peut hêtre continu ou à claire-voie, comporte au moins le même nombre de voliges ou planches disposées comme celles de la semelle et montées sur le même nombre de traverses équidistantes. Les dés sont disposés aux points d'intersection entre les voliges du plancher, des traverses et de la semelle; les voliges qui forment les traverses et la semelle sont clouées à deux faces opposées des dés. Il est bien évident qu'un clou, une agrafe ou tout moyen de fixation analogue, enfoncé dans le bois, mime à contrefil, est presque toujours l'origine de fentes qui, en se dévelop paat, affaiblissent la résistance mécanique de la palette. Etant donné qu'il faut en principe au moins dix clous pour solidariser un dé à la semelle et au plancher avec traverses, et que la semelle comporte au moins trois voliges ou planches, crest-à-dire neuf dés au total, le nombre de clous nécessaire est au moins de 90. En réalité il en faut beaucoup plus, et si l'on enfonce des clous supplémentaires dans l'espoir d'arrêter des fentes naissantes, on ne fait qu'aggraver la situation. I1 s'ensuit qu'il faut remplacer fréquenunent des planches abtmées tout à fait inutilisables pour d'autres applications. I1 arrive en outre, au cours d'opérations de levage, que la fourche de l'engin de levage glisse dans l'entrée de la palette et donne aux dés un coup de fouet qui les ébranle irré- médiablement. On a proposé de relier le plancher avec ses traverses la semelle, non plus par des clous mais par des boulons filetées vissés par des écrous, et d'assurer l'écartement nécessaire au levage en faisant passer les boulons au travers d'entretoises creuses ayant la forme de tuyaux. Comme des bouts de tuyaux métalliques sont coupants quand la palette est chargée et risquent de cisailler la semelle et les traverses, on a recommandé d'utiliser conne entretoises d'espacement des tuyaux en matière plastique. Halheureusement ces tuyaux se déforment facilement, ils sont plus fragiles que les dés en bois et bougent si la fourche les heurte, de sorte que la palette risque de perdre de sa rigidité et de sa résistance mécanique. On remédie à tous ces inconvénients en constituant une palette de levage sans clous, agrafes ou tous moyens de fixation analogues en remplaçant suivant l'invention les dés en bois dur par des entretoises d'espacement creuses pourvues de dents et de moyens de calage. Comme la fabrication de telles palettes de levage peut s'effectuer de façon tout à fait automatique, ce qui assure une grande productivité, on dispose ainsi d'un moyen idéal pour valoriser au maximum le travail de personnes handicapées. I1 est bien entendu que le présent exposé concerne uniquement les voliges ou planches nécessaires pour constituer une palette de levage classique, à l'exclusion de celles qu'on peut ajouter au plancher si on le désire. I1 va de soi que ces voliges ou planches supplémentaires sont à placer sur les traverses entre les voliges reliées par les entretoises et sont fixées de la façon habituelle comme l'agrafage par exemple. L'entretoise creuse pour palette de levage sans clous agrafes ou tous moyens de fixation analogues suivant l'invention, a une forme en substance soit prismatique soit cylindrique et elle possbdea d'une part, des dents capables d'enrayer le développement des fentes produites par la pénétration dans le bois et, d'autre part, des moyens pour caler l'entretoise entre les traverses et la semelle, ces moyens étant, dans le cas drune entretoise en substance prismatique, des crénaux rectangulaires prévus entre les dents et pliés à angle droit et, dans le cas dlune entretoise en substance cylindrique, deux bourrelets circulaires susceptibles de raplatir sous l'effet de la pression. Un procédé de fabrication drune entretoise creuse de forme en substance prismatique pour palette de levage suivant l'invention consiste en ce qu'on produit par des moyens connus en soi, dans deux bords opposés d'une feuille rectangulaire souple en un matériau dur, avantageusement un métal, des pointes ou dents espacées régulièrement et, entre les dents des créneaux reetangulai- res espacés régulièrement qu'on plie tous à angle droit dans le meme sens, avantageusement vers l > intérieur de l'entretoise, et l'on plie enfin la feuille au moins deux fois dans le même sens de sorte que les plis produits sont parallèles aux deux autres bords de la feuille. Un mode préféré du procédé de fabrication de l'entre toise creuse de forme en substance prismatique suivant l'invention consiste en ce boulon effectue le pliage de la feuille de manière que la section droite de l'entretoise est un carré avec un coin coupé Un procédé de fabrication drune entretoise creuse de forme en substance cylindrique pour palette de levage suivant l'invention, consiste en ce quton découpe ou estampe par des moyens connus en soi, dans deux bords opposés d'une feuille rectangulaire souple en un matériau dur, avantageusement un métal, des courbes ouvertes espacées régulièrement dont les extrémités sont dans les bords, les segments intacts des bords ou dents ayant chacun dans les bords une longueur variable suivant l'épaisseur des voliges ou planches de la palette, on découpe à une distance appropriée des bords, une série de fentes perpendiculaires aux bords dentés d'une longueur variable suivant l'effort demandé à la palette, on presse la feuille au niveau des fentes de manière à créer une série de saillies de section essentiellement triangulaire, la distance entre le sommet des saillies et le creux des courbes étant au moins égale à l'épaisseur respectivement de la semelle et du plancher avec ses traverses, et l'on rapproche les deux bords non découpés de la feuille l'un vers l'autre de manière que l'entretoise ait une section en substance circulaire. Un procédé de fabrication d'une palette de levage sans clous, agrafes ou tous moyens de fixation analogues suivant l'in- vention, consiste à dresser les voliges ou planches nécessaires dans un gabarit au moyen d'entretoises creuses dentées de forme en substance prismatiques placées avec les dents au droit de lin- tersection du plancher avec les traverses, on fore, au centre de chaque intersection, un passage rectiligne traversant la palette, on presse le plancher vers la semelle de manière que les dents pénètrent dans le bois jusqu'au niveau des créneaux pliés, on enga ge un boulon à bout fileté dans chaque passage rectiligne et l'on visse un écrou sur le boulon. Suivant une variante particulièrement avantageuse de ce dernier procédé, on dresse les voliges ou planches nécessaires dans un gabarit au moyen d'entretoises creuses dentées de forme en substance prismatique à dents et créneaux pliés à angle droit, les entretoises étant placées au droit de l'intersection des planches avec les traverses et l'on fore au centre de chaque intersection deux orifices opposes l'un à l'autre qui constituent un passage droit traversant la palette, tout comme auparavant, mais on place ensuite, dans le passage droit une entretoise creuse en substance cylindrique dite de fixation qui porte des créneaux rectangulaires à chaque extrémité, de manière que les créneaux émergent complètement du plancher et de la semelle puis lton donne un coup de pression drune intensité suffisante, d'une part, pour pousser les dents des entretoises prismatiques dans le bois jusquwau niveau des créneaux pliés et, d'autre part, pour rabattre dans le bois les créneaux des entretoises cylindriques de fixation. Pour fabriquer l'entretoise de fixation on découpe ou estampe par des moyens connus en soi, dans deux bords opposés drune feuille rectangulaire en matériau dur, avantageusement un métal, des créneaux rectangulaires espacés régulièrement et l'on rapproche les deux bords non découpés de la feuille l'un vers l'autre de manière que l'entretoise de fixation ait une section en substance circulaire. Par conséquent, la palette de levage à entretoises prismatiques fabriquée suivant le perfectionnement, au lieu ravoir des boulons vissées, comporte des entretoises creuses en substance cylindriques scellées dans le bois par rabattement des créneaux. Une autre variante du dit procédé consiste à dresser les voliges ou planches de la palette dans un gabarit au moyen d'entretoises creuses dentées de section en substance circulaire, les voliges ou planches étant perforées au droit de l'intersection du plancher avec les traverses et les entretoises étant engagées dans les perforations de manière que les dents émergent du plane cher et de la semelle, puis l'on applique aux dents un coup de pression drupe intensité suffisante pour rabattre les dents dans le bois et aplatir les saillies contre la semelle et les traverses. L'inspection des palettes fabriquées suivant linven- tion a confirmé l'absence totale de fentes. QQ pense que cela provient de ce que les dents quelles soient pointues ou à bord plat exercent sur les fibres du bois une pression qui tend à rassembler les fibres au lieu de les écarter comme c'est le cas quand on enfonce un clou. Les dessins annexés représentent à titre d'exemple deux formes d'exécution de l'invention. Les figs. 1 et 2 représentent chacune une vue en perspective d'une partie d'une palette de levage conforme à ftin- vention, les entretoises étant respectivement des types à section droite carrée avec un coin coupé et à section circulaire; les figs. 3 et 4 représentent chacune une vue en perspective de ces deux formes d'entretoises; les figs. 5 et 6 représentent deux feuilles rectangulaires qui ont subi des découpages et, dans le cas de la Fig. 6, des pliages, en vue de réaliser les dites formes d'entretoises; la fig. 7 est une vue en élévation drune palette de levage à entretoises creuses dentées du type à section droite à carré avec un coin coupé; la fig. 8 est une vue en plan de la palette de la fig.7;; la fig. 9 est une vue en perspective drune partie drune palette à entretoises du type à section droite carrée à coin coupé conforme à la figure 1 a fixation étant assurée par des entretoises crénelées eu substance cylindriques au lieu de boulons vissés; la fig. 10 est une vue en perspective d'une entretoise de fixation, et la fig. Il représente une feuille rectangulaire qui a subi des découpages en vue de réaliser l'entretoise suivant la fig. 10. On peut fabriquer en série au moyen drun outillage automatique classique des palettes de levage (Fig. 1, 2) dont les voliges ou planches du plancher 1 reposant sur des traverses 2 sont reliées de façon rigide sans clous, agrafes, ou tous moyens de fixation analogue, aux voliges de la semelle 3, par des entretoises creuses dentées de forme en substance prismatique 4 (Fig.12 3) ou cylindrique 5 (Fig. 2, 4). L'espace libre ainsi ménagé entre le plancher et la semelle (Fig. 7) procure une paire de couloirs parallèles et une seconde paire orientée à angle droits les couloirs étant dé finis par l'alignement des eEtretoises. On peut donc introduire les deux branches de la fourche drun engin de levage dans les quatre ouvertures doubles d'une palette de levage, comme indiqué par les flches de la Fig. 8. Le matériau des entretoises est tout matériau dur et souple comme une feuille mince, une tôle, un feuillard, etc. avantageusement en métal. Pour fabriquer une entretoise creuse essentiellement prismatique 4 (Fig. 3) ayant la section d'un carré avec un coin coupé, on part d'une feuille rectangulaire (Fig. 5). On découpe ou l'on estampe par des moyens connus en soif à intervalles réguliers, deux séries de dents 6 de section plane triangulaire dans deux bords opposés, les pointes des dents étant dirigées vers laex- térieur et légèrement avoyées. Dans la partie intacte des bords on découpe en mEme temps des créneaux rectangulaires 7 On rapproche ensuite les autres bords opposés 8 et 9 de la feuille en la pliant à angle droit trois fois dans le même sens suivant les lignes de pliage 10, 11 et 12, de sorte que les faces 8-10 et 9-12 sont plus étroites que les faces intermédiaires. On plie ensuite tous les créneaux 7 à angle droit vers l'intérieur du parallélipipède à coin ouvert 4 ainsi constitué (Fig. 3). Pour fabriquer une entretoise creuse essentiellement circulaire 5 (Fig. 4) on part d'une feuille rectangulaire analogue (Fig. 6) On découpe dans deux des bords opposés des courbes ouvertes 13 dont les extrémités sont dans les bords, de manière à constituer avec les segments intacts des dents 14 disposées à intervalles réguliers, l'extrémité de chaque dent se trouvant dans l'alignement du bord initial. A des distances appropriées des deux bords découpés, qui dépendent de l'épaisseur de la semelle et de l'épaisseur totale du plancher et des traverses, on découpe deux séries de fentes 15 parallèles aux bords non découpés. Au niveau de ces fentes on presse la feuille de manière à former des saillies 16 de section triangulaire. On rapproche ensuite les bords non découpés 17 et 18 l'un vers l'autre de manière à former un cylindre 5 (Fig. 4) ouvert longitudinalement, les dents 14 à bord plat se trouvant aux extrémités et les saillies 16 formant deux bourrelets en substance circulaires à chaque bout. Pour fabriquer en série une palette de levage sans clous, agrafes ou tous moyens de fixation analogues, montée sur des entretoises creuses dentées, on assemble tous ses éléments dans un gabarit, non représenté, équipé d'outils mécaniques classiques de préhension, de forage, de frappe et de vissage. Si les éléments utilisés pour maintenir écartés à une distance fixe le plancher et la semelle sont les entretoises creuses dentées du type prismatique 4 (Fig. 3), celles-ci sont dressées sur leurs dents 6 entre les voliges 3 de la semelle et les traverses 2. La machine du gabarit fore au droit du centre de chaque entretoise un passage rectiligne 19 (Fig. 1, 7) qui traverse les voliges 1, 2 et 33 elle introduit dans chaque passage un boulon 20 à bout fileté et, en face de ce dernier, un écrou 20ag des vérins de la machine poussent ensuite le plancher et la semelle vers les dents des entretoises et chaque boulon est vissé mécaniquement de manière que l'écrou et la tête du boulon sont noyés dans sa volige correspondante. Les entretoises 4, dont la section droite est un carré à coin coupé (Fig. 3, 8), sont orientées avantageusement de manière que les diagonales du carré suivant la direction des traverses 2 (nord-sud) et celle des voliges 1 du plancher (ouest-est). Il s'ensuit que si l'on engage les dents drune fourche de l'engin de levage non représenté, soit dans les couloirs N-S (ou S-N), soit les couloirs O-E (ou E-O), les dènts sont guidées soit par les aretes 10 ou 12 d'un coin, soit par les arêtes 8 et 9 du coin coupé. Si la fourche dévie accidentellement dans l'une des quatre ouvertures et heurte des entretoises, elle ne peut que glisser sur des faces d'entretoises ou éventuellement stengager à l'intérieur de celles-ci, mais même dans ce dernier cas les entretoises résistent parfaitement au choc et la palette reste intacte. De telles palettes peuvent supporter une charge allant Susqulà 15 tonnes. Bien entendu, grace au système de fixation utilisé, il est facile de remplacer des voliges ou planches abtmées pour toute raison quelconque autre que la formation de fentes dues au montage. En effet, il suffit de dévisser les écrous, enlever les voliges abîmées, placer de nouvelles voliges sur les dents des entretoises et y donner quelques coups de marteau, et revisser les écrous sur les boulons. De plus, les planches enlevées sont souvent ré-utilisables pour d'autres applications. Dans le cas d'une palette à entretoises creuses dentées du type 5 (Fig. 2, 4,), dite palette perdue, les voliges 1, 2 et 3 sont perforées à l'avance aux endroits correspondant à lXin- tersection du plancher avec les traverses, le diamètre du passage droit 19 étant plus petit que celui de la section de l'entretoise. Les voliges sont assemblées comme pour la palette précédente dans le gabarit précité, les moyens de préhension de celui-ci rapprochant les arêtes 17 et 18 (Fig. 4) pour faire passer les voliges 1 et 2 d'une part, et les voliges 3 d'autre part, sur les entretoises, jusqu'au niveau des bourrelets 16, de sorte que les dents 14 émergent des trous 19 à chaque extrémité. La machine actionne alors simultanément autant de vérins qu'il y a d'entretoises, la t8te de ces vérins pliant les dents 14 vers l'extérieur et aplatissant les bourrelets 16 de sorte que la palette est réalisée drun seul coup; la rigidité de la palette (Fig. 2) provient assurément des dents 14 qui se sont agrafées sans former des fentes dans le bois des faces extérieures 1 et 3 de la palette et aussi des bourrelets 16 aplatis qui forment la base plane de l'entretoise aux faces intérieures des voliges 2 et 3, cette base étant continue avec la partie cylindrique de l'entretoise. En variante, pour fabriquer une entretoise creuse en substance cylindrique 21 (Fig. 10) dite de fixation, on utilise tout matériau dur et souple comme une feuille mince, une un feuillard, etc., avantageusement en métal. On part dune feuille rectangulaire (Fig. 11) et l'on découpe dans deux bords opposés des créneaux rectangulaires 222 dont la longueur est avantageusement plus grande que celle des découpes 23 > puis l'on rapproche les bords non découpés 24, 25 l'un vers l'autre de sorte qu'on obtient un cylindre ouvert avec une fente entre les bords 24 et 25, dont la section est légèrement supérieure à celle des deux orifices 19 pratiqués dans les voliges 1, 2 assemblées et dans la semelle 3 à l'endroit des intersections entre les voliges 1 et 2. On place les entretoises prismatiques 4 comme décrit précédemment, puis on pince successivement chaque entretoise cylindrique 21 de sorte qu'elle s'engage dans les orifices opposés 19, le fond des découpes 23 étant visible. On presse ensuite l'ensemble, le bord supérieur des créneaux 22 pénètrant dans le bois et scellant ainsi l'entretoise de sorte que le plancher et la semelle sont solidarisés de façon rigide. Ces palettes perfectionnées sont plus robustes et résistent mieux aux coups de fourche; de plus, leur fabrication exige moins de temps que les palettes suivant les Fig. 1 et 2. L'institut Belge de l'Emballage a agréé officielle- ment les 3 types de palettes suivant l'invention après avoir effectué une série d'essais dont les modalités et les résultats sont consignés dans des rapports détaillés. Cet organisme conclut que les palettes à entretoises prismatiques et boulons (Fig. 1) et les palettes dites perdues (Fig. 2) présentent les muses avantages quant au guidage de la fourche de levage et la résistance aux chocs. Pour ces deux types de palettes on ne constate aucun cisaillement de la semelle par rapport au support métallique, ce qui constitue un grand avantage par rapport aux palettes à dés en bois car celles-ci se fendent dans l'essai0 Dans le cas de la palette perdue (Fig. 2) assemblage à tuyaux peut supporter un effet de compression plus élevé que pour un assemblage à dés en bois. Les tuyaurne plient pas et présentent une résistance à la flexion plus grande qu'un assemblage en bois. Dans le cas de l'assemblage à boulons (Fig.2 7).Les boulons ne pénètrent pas dans le bois quand on les sollicite; si l'essai a déformé l'assemblage, c'est uniquement quand le boulon a plié. La réparation ou la remise en état de l'assemblage consiste donc à remplacer les boulons. Dans le cas de palettes à entretoises prismatiques avec fixation au moyen d'entretoises creuses cylindriques (Fig. 9) l'assemblage résiste parfaitement aux essais du dit institut. Il va de soi quton peut simplifier certaines des opérations mécaniques décrites en détail ci-dessus, ou en inverser lwor- dre et ce, en adaptant de façon judicieuse les machines classiques utilisées. Bien entendu l'invention ntest pas limitée aux formes d'exécution qui ont été décrites et représentées à titre d'exemple et on ne sortirait pas de son cadre en y apportant des modifications. R E Y E N D I C Â T I O N S. 1.- Entretoise creuse pour-palette de levage sans clous, agrafes ou tous moyens de fixation analogues, caractérisée en ce qu'elle a une forme en substance soit prismatique soit cylindrique et qu'elle possède, d'une part, des dents capables d'enrayer le développement des fentes produites par la pénétration dans le bois et, d'autre part, des moyens pour caler l'entretoise entre les traverses et la semelle, ces moyens étant, dans le cas d'une entretoise en substance prismatique, des créneaux rectangulaires prévus entre les dents et pliés à angle droit, et dans le cas d'une entretoise en substance cylindrique, deux bourrelets circulaires susceptibles de s'aplatir sous l'effet de la pression. 2.- Procédé de fabrication d'une entretoise creuse de forme en substance prismatique pour palette de levage suivant la revendication 1 caractérisé en ce qu'on produit par des moyens connus en soi, dans deux bords opposés d'une feuille rectangulaire souple en un matériau dur, avantageusement un métal, des pointes ou dents espacées régulièrement, et entre les dents, des créneaux rectangulaires espacés régulièrement qu'on plie tous à angle droit dans le même sens, avantageusement vers l'intérieur de l'entretoise, et l'on plie enfin la feuille au moins deux fois dans le même sens de sorte que les plis produits sont parallèles aux deux autres bords de la feuille. 3.- Procédé suivant la revendication 2, caractérise en ce qu'on effectue le pliage de la feuille de manière que la section droite de l'entretoise soit un carré avec un coin coupé. 4.- Procédé de fabrication d'une entretoise creuse de forme en substance cylindrique pour palette de levage suivant la revendication 1 caractérisé en ce qu'on découpe ou estampe par des moyens connus en soi, dans deux bords opposés d'une feuille rectangulaire souple en un matériau dur, avantageusement un métal, des courbes espacées régulièrement dont les extrémités sont dans les bords, les segments intacts des bords ou dents ayant chacun dans les bords une longueur variable suivant ltépais- seur des voliges à réunir, on découpe, à une distance appropriée des bords, une série de fentes perpendiculaires aux bords dentés d'une longueur variable suivant 1' effort demandé à la palette, on presse la feuille au niveau des fentes de manière à créer une série de saillies de section essentiellement triangulaire, la distance entre le sommet des saillies et le creux des courbes étant au moins égale à l'épaisseur respectivement de la semelle et du plancher avec ses traverses, et l'on rapproche les deux bords non découpés de la feuille l'un vers l'autre de manière que l'entretoise ait une section en substance circulaire. 5.- Procédé de fabrication d'une palette de levage sans clous, agrafes ou tous moyens de fixation analogues suivant les revendications 2 et 3, caractérisé en ce qu'on dresse les voliges ou planches nécessaires dans un gabarit au moyen d'entretoises creuses dentées de forme en substance prismatiques placées avec les dents au droit de l'intersection du plancher avec les traverses, on fore, au centre de chaque intersection, un passage rectiligne traversant la palette, on presse le plancher vers la semelle de manière que les dents pénètrent dans le bois Jusqu'au niveau des créneaux pliés, on engage un boulon à bout fileté dans chaque passage rectiligne et l'on visse un écrou sur le boulon. 6.- Procédé suivant la revendication 4, caractérisé en ce qu'on dresse les voliges ou planches de la palette dans un gabarit au moyen d'entretoises creuses dentées de section en substance circulaire, les voliges étant perforées au droit de l'intersection avec les traverses et les entretoises étant engagées dans les perforations de manière que les dents émergent du plancher et de la semelle, puis l'on donne un coup de pression d'une intensité suffisante pour rabattre les dents dans le bois et aplatir les saillies contre la semelle et les traverses. 7-.- Procédé de fabrication d'une palette de levage sans clous, agrafes ou tous moyens de fixation analogues suivant l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisé en ce qu'on dresse les voliges ou planches nécessaires dans un gabarit au moyen d'entretoises creuses dentées de forme en substance prismatiques placées avec les dents au droit de l'intersection du plancher avec les traverses, on fore, au centre de chaque intersection, deux orifices opposés l'un à l'autre qui constituent un passage droit traversant la palette, on place, dans le passage droit, une entretoise creuse en substance cylindrique dite de fixation qui porte des créneaux rectangulaires à chaque extrémité, de manière que les créneaux émergent complètement du plancher et de la semelle, puis on donne un coup de pression d'une intensité suffisante, d'une part, pour pousser les dents des entretoises prismatiques dans le bois jusqu'au niveau des créneaux pliés et, d'autre part, pour rabattre dans le bois les créneaux des entretoises cylindriques de fixation. 8. - Procédé suivant la revendication 7, caractérisée en ce qu'on découpe ou estampe par des moyens connus en soi, dans deux bords opposés d'une feuille rectangulaire souple en matériau dur, avantageusement un métal, des créneaux rectangulaires espacés régulièrement et l'on rapproche les deux bords non découpés de la feuille l'un vers l'autre de manière que l'entretoise dite de fixation ait une section en substance circulaire. 9.- Palette de levage sans clous, agrafes ou tous moyens de fixation, montée de façon classique avec un écartement fixe entre le plancher et la semelle pour l'insertion d'une fourche de levage, caractérisée en ce qu'elle comporte au droit de la semelle et de l'intersection entre les planches du plancher, comme moyens d'écartement, soit des entretoises dentées en substance cylindriques, soit des entretoises dentées en substance prismatiques avec des créneaux pliés à angle droit comme moyens de calage. 10.- Palette suivant la revendication 9, à entretoises creuses dentées en substance prismatiques, caractérisée en ce que le plancher et la semelle sont solidarisées soit par des boulons vissés, soit par des entretoises creuses de fixation en substance cylindriques scellées dans lebois par rabattement de créneaux.