La présente invention concerne un dispositif pour l'épuration des gaz provenant de la lyse cadavérique dans les cercueils métalliques. Divers procédés ont déjà apporté une solution du problème en faisant transiter ces gaz au travers de substances épuratrices, liquides ou solides et en les évacuant dans l'atmosphère après désinfection et désodorisation. Certains de ces procédés utilisent simultanément des produits liquides et solides. En outre, le rejet des gaz épurés dans l'atmosphère tend à équilibrer les pressions interne et externe du cercueil métallique de façon à éliminer les dangers d'explosion ou de rupture de ce dernier sous l'ef- fet de la pression qui s'élèverait à l'intérieur si ces gaz, produits par la fermentation des tissus cadavériques s'y accumulaient sans issue. On constate cependant qu'il arrive que de tels cercueils, bien qu'équipés de tels dispositifs soient l'objet de ruptures de soudure, soit qu'il s'agisse des soudures d'assemblage des feuilles de zinc, soit qu'il s'agisse de celles qui ferment le couvercle sur la cuvette de la bière. Dans ce cas les gaz s'échappent directement dans l'atmosphère avec tous les inconvénients amenés par la non réalisation de leur épuration. Des recherches minutieuses ont démontré qu'il s'agit du résultat de contraintes nées de la pression exigée par le fonctionnement du barboteur contenu dans les appareils utilisant un liquide, ou de celles qui naissent lorsque les poudres et granulés, freinant l'écoulement des gaz en raison d'une compacité due à certain tassement volontaire ou non, ne laissent pas sortir ceux-ci aussi rapidement qu'il se produisent. Les écarts de pressions interne et externe du cercueil métallique sont relativement peu élevés, de 3 grammes à 10 grammes par centimètre carré. Appliquée à toute la surface d'un cercueil, qui approche parfois 4 mètres carrés, la contrainte ainsi entraînée s'élève cependant de 120 à 400 kilogrammes, avec focalisation possible sur certains points en raison de l'irrégularité inévitable offerte par la juxtaposition des surfaces à souder et par les formes également irrégulières du polyèdre creux que constitue le cercueil métallique, et avec aggravation des effets lorsque les feuiiles de zinc sont doublées d'une armature de bois s'opposant au libre jeu du métal. Lorsqu'une focalisation coïncide avec un point faible de la soudure, il y a danger de rupture, danger augmenté par les variations de pression qui passe par des valeurs alternativement positives et négatives lorsque le corps est transporté avec passage à des altitudes différentes, par exempie lors du franchissement de cols par le fourgon automobile ou en cas de transport par avion. La félure d'une soudure entraîne une fuite avec passage préférentiel des gaz, ce qui rend le dispositif épurateur totalement inefficace. La réalisation offerte par la présente invention ramène à une valeur très faible la différence maximum de pression entre celle de l'air ambiant et celle qui règne à l'intérieur du cercueil. Suivant les dispositions qu'elle met en action, il est possible de réduire à 1 décigramme par centimètre carré par exemple et à 4 kilogrammes au total pour un cercueil de quatre mètres carrés, les écarts de pression mentionnés plus haut, ce qui devient négligeable, même avec les effets de focalisation. Il y a intérêt à ce que le temps et la surface de contact entre les gaz à épurer et les produits épurateurs soient les plus grands possibles, ce qui permet les résultats les plus complets et la meilleure utilisation desdits produits. Le dispositif comporte un milieu liquide épurateur contenu dans une capacité solidaire du cercueil et communiquant avec l'intérieur de ce dernier. Un flotteur en forme de cloche flottant sur le liquide épurateur coiffe l'arrivée des gaz dans ladite capacité. La présence de ce flotteur en forme de cloche et les dimensions qui lui sont données ont pour effet de régulariser à une valeur admissible la pression des gaz et d'augmenter leur surface de contact ainsi que la durée de ce contact avec le liquide épurateur. On peut apprécier l'amélioration des possibilités de contact en comparant à titre d'exemple non limitatif les surfaces offertes par une bulle sphérique de 1 millimètre de diamètre et par un disque liquide de 7 centimètres de diamètre couvert par une cloche de cette dimension. La surface du disque est environ 1 225 fois plus grande que celle de la bulle en même temps que le temps de contact est considérablement allongé. La cloche est constituée d'un matériau suffisamment léger, d'une épaisseur assez limitée, et de dimensions adéquates pour que son poids soit équilibré par un volume de liquide déplacé minimum. A titre d'exemple non limitatif, pour un enfoncement du flotteur de 1 millimètre dans le liquide, on obtient une différence de pression entre l'air ambiant et l'intérieur du cercueil d'environ 1 décigramme par centimètre carré. La capacité contenant le liquide épurateur contient en outre une cartouche, connue en soi, garnie d'un milieu épurateur solide, granuleux ou -pulvéru- lent dans laquelle passent les gaz après leur sortie du liquide épurateur, ladite cartouche comporte un cloisonnement interne amenant les gaz à progresser de la périphérie vers le centre de la cartouche. L'allongement du trajet qui en résulte pour les gaz facilite l'action épuratrice des constituants de la cartouche et rend inutile leur tassement, n'apportant ainsi aucun frein à l'écoulement des gaz au fur et à mesure de leur production. L'arrivée des gaz dans la capacité règne sur une hauteur telle et le bord inférieur de la cartouche se prolonge à l'intérieur de la dite capacité d'une quantité telle que lors des mouvements susceptibles d'être imprimés au cercueil le liquide épurateur ne peut ni pénétrer dans la cartouche, ni refluer dans le cercueil. Le tube qui fait communiquer l'enceinte réservée au liquide épurateur et la cartouche se prolonge à l'intérieur de ladite enceinte d'une dimension telle que lors des mouvements susceptibles d'être imprimés au cercueil le liquide épurateur qui aurait pu, par extraordinaire, franchir l'obstacle représenté par le bord inférieur de la cartouche ne peut pas pénétrer dans la cartouche et retombe dans la capacité. La composition du liquide est faite de telle façon qu'il présente une viscosité suffisante pour empêcher tout rejaillissement qui franchisse les obstacles présentés par le bord inférieur de la cartouche et le tube de communication sus décrits, que ce soit au cours de manipulations du cercueil ou pendant le temps et les transports qui précèdent la mise en place de l'appareil sur le cercueil. La capacité est dimensionnée de façon à laisser, entre la cartouche et la surface interne de la capacité, un espace formant réceptacle annulaire pour le liquide épurateur. Cette disposition permet au liquide de demeurer dans la capacité sans atteindre les orifices d'entrée et de sortie des gaz, quelle que soit la position prise par l'appareil. La cartouche contenant l'épurateur solide comporte le moyen de fixation du dispositif au cercueil, et de sa mise à l'atmosphère, avantageusement constitué par un boulon dont la tige présente un alésage débouchant à la fois à l'intérieur de la cartouche et à l'extérieur du cercueil. Entre la tête du boulon, disposée à l'extérieur du cercueil de zinc, et la paroi de celui-ci, une rondelle souple assure l'étanchéité. Une gorge circulaire disposée dans la paroi supérieure du dispositif entoure la tige du boulon et offre un filetage femelle dans lequel s'ajuste le filetage mâle du boulon. Cette gorge reçoit une rondelle souple d'étanchéité comprimée par le serrage du boulon lors de la fixation de l'appareil sur le cercueil. Cette rondelle assure l'étanchéité entre filetage mâle du boulon et le filetage femelle de la gorge. Elle peut être remplacée par un mastic souple se durcissant après sa pose, tel que certains mastics de silicone. La longueur du boulon permet au dispositif de s'ajuster aussi bien sur un cercueil de zinc sans doublure que sur un cercueil de zinc épaissi par une armature en bois. Un logement cylindrique disposé à l'intérieur de l'appareil sert de capacité réceptrice à la longueur excédentaire du boulon. Selon la figure 1 jointe, les gaz à épurer entrent par le tube 1 qui débouche dans le flotteur en forme de cloche 2 qu'ils soulèvent. Lorsque le niveau inférieur du flotteur atteint le point d'équilibre déterminé par son poids, les gaz passent après épuration sous la jupe de la cloche au travers du liquidedans l'espace 4 et pénètrent par le tube 5 dans la cartouche 6 qui contient des épurateurs solides et sont guidés vers la périphérie par le cloisonnement interne 7 qui leur donne un sens de circulation ascendant. Le cloisonnement interne 8 leur imprime un sens de circulation descendant. Le cloisonnement interne 9 les renvoie dans un sens de circulation ascendant. Ils sortent après dernière épuration de la cartouche par l'orifice 10 qui débouche dans le logement 11 du boulon de fixation 12. Ce boulon comporte un alésage 13 par où les gaz épurés sortent dans l'atmosphère. L'étanchéité entre les filetages du boulon et de la cartouche, respectivement mâle et femelle, est assurée par la rondelle ou le joint plastique 16. L'étanchéité entre l'enveloppe de zinc 15 et la tête du boulon est assurée par la rondelle 14. Les rondelles ou joints plastiques 16 et 14 interdisent tout court circuitage du dispositif par des gaz non épurés. La figure représente une armature en bois 17 qui soutient la feuille de zinc 15. La figure 2 représente le dispositif 1 fixé au cercueil 2. REVENDICATIONS 1) Dispositif pour l'épuration des gaz provenant de la lyse cadavérique dans les cercueils métalliques, dispositif comportant un milieu liquide épurateur contenu dans une capacité, solidaire du cercueil et communiquant avec l'intérieur de ce dernier, ledit dispositif étant caractérisé en ce qu'un flotteur en forme de cloche flottant sur le liquide épurateur coiffe l'arrivée des gaz dans ladite capacité, la présence de ce flotteur en forme de cloche et les dimensions qui lui sont données ayant pour effet de régulariser, à une valeur admissible, la pression des gaz et d'augmenter leur surface de contact ainsi que la durée de ce contact,avec le liquide épurateur. 2) Dispositif suivant la revendication 1, dont la capacité contenant le liquide épurateur contient en outre une cartouche, connue en soi, garnie d'un milieu épurateur solide, granuleux ou pulvérulent, dans laquelle passent les gaz après leur sortie du liquide épurateur, caractérisé en ce que ladite cartouche comporte un cloisonnement interne amenant les gaz à progresser de la périphérie vers le centre de la cartouche. 3) Dispositif suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'arrivée des gaz dans la capacité règne sur une hauteur telle et le bord inférieur de la cartouche se prolonge, à l'intérieur de la dite capacité, d'une quantité telle que, lors des mouvements susceptibles d'être imprimés au cercueil, le liquide épurateur ne peut ni pénétrer dans la cartouche ni refluer dans le cercueil. Le tube qui fait communiquer l'enceinte réservée au liquide épurateur et la cartouche se prolonge également à l'intérieur de la dite enceinte d'une dimension telle que lors des mouvements susceptibles d'être imprimés au cercueil, le liquide épurateur qui aurait pu par extraordinaire franchir l'obstacle représenté par le bord inférieur de la cartouche ne peut pas pénétrer dans cette dernière et retombe dans la capacité. 4) Dispositif suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé entre que la composition du liquide est faite de telle façon qu'il présente une viscosité suffisante pour empêcher tout rejaillissement qui franchisse les obstacles présentés par le bord inférieur de la cartouche et le tube de communication sus décrits, que ce soit au cours de manipulations du cercueil ou pendant le temps et les transports qui précèdent la mise en place de l'appareil sur le cercueil. 5) Dispositif suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la capacité est dimensionnée de façon à laisser, entre la cartouche et la surface interne de la capacité, un espace formant réceptacle annulaire pour le liquide épurateur. 6) Dispositif suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la cartouche contenant l'épurateur solide comporte le moyen de fixation du dispositif au cercueil, et de sa mise à l'atmosphère avantageusement constitué par un boulon dont la tige présente un alésage débouchant à la fois à l'intérieur de la cartouche et à l'exté- rieur du cercueil et muni d'un écrou, avec interposition d'au moins une rondelle d'étanchéité à l'extérieur du cercueil et d'une autre rondelle assurant l'étanchéité entre le filetage mâle du boulon et le filetage femelle d'une gorge circulaire disposée dans la paroi supérieure du dispositif. Les rondelles peuvent être remplacées par un mastic durcissant après sa pose, tel que certains mastics de silicone. 7) Dispositif suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il est disposé un logement cylindrique à l'intérieur de l'appareil pour servir de capacité réceptrice à la longueur excédentaire du boulon alésé, lequel permet ainsi au dispositif d'être fixé sur des parois d'une épaisseur quelconque.