La présente invention a trait à des perfectionnements apportés aux emballages et elle vise plus particulièrement la réalisation des cloisons de ces derniers. On sait que pour réaliser un emballage économique et résistant destiné à protéger des mécanismes ou des machines pendant leur transport, on utilise généralement des caisses en bois. Celles-ci sont très lourdes si l1on désire qu'elles puissent résister aux chocs inévitables qu'elles subissent. Dans ces conditions, le prix du transport est inévitablement grevé par le poids mort de cet emballage. On a donc eu l'idée de réaliser des caisses au moyen de cloisons de contreplaqué ou de fibres ligneuses comprimées. Celles-ci sont évidemment très légères mais elles sont fragiles et ne présentent pas une rigidité satisfaisante. Les cloisons suivant l'invention sont essentiellement remarquables en ce qu'elles comportent une membrure réalisée sous la forme d'un cadre de bois comportant des traverses intermédiaires et sur l'une des deux faces duquel on fixe de manière appropriée un panneau lignieux de faible épaisseur. On obtient ainsi une cloison qui est réalisée sous la forme d'un caisson, sa résistance à la flexion suivant ses diagonales est donc importante et l'on peut la calculer aisément. C'est ainsi que suivant le moment d'inertie désiré des cloisons suivant l'invention on prévoit une membrure ou cadre d'épaisseur variable. De plus, lorsqu'une caisse est réalisée au moyen de telles cloisons elle présente une sécurité accrue aux chocs étant donné que pour atteindre les produits emballés deux cloisons successives doivent être détériorées. L'invention vise encore un procédé pour la réalisation des cloisons précitées et qui consiste à assembler la membrure puis à la disposer convenablement sur un panneau ligneux, à solidariser provisoirement ce dernier et ladite membrure, et enfin à agrafer définitivement la membrure et le panneau au moyen d'une machine appropriée à grand rendement. Lorsqu'on a affaire à une cloison comportant deux panneaux, le second de ceux-ci est fixé aussi de manière non définitive sur la membrane, puis les deux panneaux sont agrafés définitivement à cette dernière au moyen d'une machine appropriée. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer Fig. 1 est une vue en perspective par dessous d'une cloison suivant l'invention, sur laquelle on n'a fait figurer qu'un panneau. Fig. 2 est une coupe longitudinale partielle. Fig. 3 est une vue correspondante à celle de fig. 2 mais montrant la coupe d'une cloison à deux panneaux. Comme montré en fig. 1, on réalise une membrure 1 au moyen de deux longerons 2 et de deux longrines 3 convenablement assemblés. Entre les deux longerons 2 sont placées des traverses de renfort 4. L'épaisseur de chacun des éléments de la membrure 1 est calculée en fonction de la charge d'épreuve de la cloison que l'on va mettre en oeuvre, c'est-à-dire de son moment d'inertie désiré. Une fois la membrure 1 assemblée, on la présente sur un panneau 5 réalisé soit par contreplaquage de feuilles de bois déroulé, soit par compression de fibres de bois, soit encore par toute autre méthode susceptible de permettre la mise en oeuvre d'un panneau ligneux résistant. Le panneau 5 est préférablement choisi mince c' est-à-dire que, pour fixer les idées, son épaisseur est d'environ 4mm pour une cloison de surface moyenne (inférieure à 2m2). Par l'intermédiaire d'un gabarit réglable, non représenté, on dispose convenablement la membrure 1 par rapport au panneau 5 et l'on place alors manuellement des cavaliers 6 (fig. 2) qui traversent ce panneau pour venir s' enfoncer dans certains des éléments de la membrure. En d'autres termes, les cavaliers 6 sont placés à partir de l'extérieur du panneau 5. Ils sont distribués par exemple à partir dtune agrafeuse usuelle à commande manuelle. Le nombre de ces cavaliers est faible puisqu'il suffit que le panneau et la membrure soient immobilisés l'un par rapport à l'autre d'une manière non définitive. Lorsqu'on désire réaliser une cloison double, il suffit de placer sur la face libre de la membrure 1 un deuxième panneau 7 (fig. 3) en utilisant le gabarit ayant servi à placer la membrure I par rapport au panneau 5. D'autres cavaliers 5 sont enfoncés dans les différents éléments de la membrure à partir de l'extérieur du panneau 7. La cloison ainsi constituée est ensuite assemblée définitivement au moyen d'une machine à grand rendement susceptible de planter d grande vitesse des agrafes usuelles non représentées, dans le même sens que les cavaliers 6 sus-mentionnés, c' est--dire à partir de l'extérieur. On a ainsi réalisé de manière économique une cloison à double paroi qui peut présenter un moment d'inertie important tout en tant d'un poids réduit. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. i- E V T D I C A T I O li S 1 - Cloison destinée par exemple à la fabrication de caisses a'elnballage, caractérisée en ce qu'elle comporte une membrure réalisée en bois et sur l'une des deux faces de laquelle on fixe de manière appropriée un panneau ligneux de faible épaisseur. 2 - Cloison suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu' un deuxième panneau semblable au premier est associé à la seconde face de la membrure en vue de constituer une cloison en forme de caisson. 3 - Cloison suivant ltune quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que sa membrure est constituée par un cadre comportant des traverses intermédiaires. 4 - Cloison suivant la revendication 3, caractérisée en ce qu' on fait varier l'épaisseur de la membrure en fonction du moment d'inertie désiré de cette cloison. 5 - Procédé par la mise en oeuvre d'une cloison suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à assembler la membrure, puis à la disposer convenablement par rapport au panneau, à solidariser ensuite provisoirement ces deux éléments et enfin à les agrafer définitivement au moyen d'une machine appropriée à grand rendement. 6 - Procédé pour la mise en oeuvre d'une cloison suivant l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé en ce qu'il conssiste à assembler la membrure, puis à la disposer convenablement sur un premier panneau, à solidariser provisoirement ce dernier et la membrure, à disposer alors un second panneau sur celle-ci pour les fixer ensemble de manière passagère et enfin à agrafer définitivement la membrure et les deux panneaux au moyen d'une machine appropriée à grand rendement. 7 - Procédé suivant l'une quelconque des revendications 5 et 6, caractérisé en ce que le ou les panneaux sont fixés provisoirement à la membrure au moyen de cavaliers distribués à partir d'une agrafeuse à commande manuelle. 8 - Procédé suivant la revendication 7, caractérisé en ce que la position du ou des deux panneaux par rapport à la membrure est obtenue par l'intermédiaire d'un gabarit réglable. 9 - Caisse d'emballage caractérisé en ce qu'elle comporte des cloisons suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5.