La présente invention concerne un récipient, notamment le revetement extérieur pour un bac à refroidissement, en feuille de matière thermoplastique, qui est mise par emboutissage sous vide sous n importe quelle forme de récipient, et qui présente des coins de renforcement aux coins du récipient. L'invention concerne également un procédé de fabrication d'un tel récipient. Des récipients de ce type qui servent au transport d'objets, notamment des bacs à refroidissement, sont soumis aux coins inférieurs à une usure particulièrement élevée. Dans les bacs' 8 refroidissement avec une enveloppe extérieure dont l'épaisseur de parois atteint environ 0,6 nrm, une avarie de l'enveloppe extérieure peut se produire aux coins après un assez long usage par suite de l'usure signalée. On connait déjà des bacs à refroidissement en métal qui comportent une partie inférieure en matière plastique. Pour renforcer le récipient dans cette zone de base en matière plastique, on a prévu à l'intérieur du récipient des coins de renforcement qui s'appuient sur la partie supérieure en métal du récipient et transmettent ainsi à la partie métallique stable les forces agissant sur la partie inférieure. Ces coins ne peuvent pas servir à la protection contre l'usure, parce qu'ils sont installés à l'interieur du récipient. Le but de l'invention est de réaliser un récipient du type indiqué au début, qui soit protégé au niveau de ses coins. En outre, un but de l'invention est de fournir un procédé approprié pour la fabrication d'un tel récipient. Le moyen, selon l'invention, d'atteindre le premier de ces buts consiste en ce que les coins de renforcement sont introduits dans un renfoncement adapté à la forme des coins de renforcement et se trouvant à l'exterieur et en ce qu'ils sont reliés au réservoir dans l'alignement de sa surface extérieure ou de son contour extérieur. Dans la forme de réalisation selon l'invention d'un tel récipient, les coins de renforcement ne dépassent donc pas de la surface extérieure ou du contour extérieur du récipient, mais ils s'alignent avec eux, et prolongent par conséquent le contour extérieur, c' est-à-dire que les profils extérieurs du récipient correspondent pour l'essentiel à ceux d'un récipient embouti dans le meme moule, mais sans coins de renforcement. Grâce à cette forme de réalisation, les coins d'un récipient fabriqué en feuilles de matière plastique sont renforcés et l'avarie prématurée du récipient est évitée sans qu'il soit nécessaire d'augmenter l'épaisseur des parois-du récipient pour obtenir une plus grande résistance par rapport à l'usure prématurée. Un autre avantage consiste en ce que les coins de renforcement sont fabriqués à partir d'un matériau sensiblement plus résistant à l'usure que la paroi de récipient courante, laquelle paroi peut être réalisée, eventuellement, à cause de la protection spéciale des coins du récipient, sous une épaisseur encore plus faible que cela ne serait possible sans la protection spéciale des coins de l'invention. Il est donc possible de tenir compte d'une paroi particulièrement mince aux coins au cours de la fabrication du récipient, puisque ces coins sont protégés par les coins de renforcement. Il en ressort l'avantage qu'au cours de la fabrication du récipient, des profondeurs particulièrement grandes d'emboutissage dont possibles. En effet, quand la profondeur d'emboutissage augmente, le matériau, c' est-à-dire la feuille, devient toujours plus mince, et l'amincissement est le plus grand aux endroits de plus grand étirement du matériau.C'est le cas dans la partie inférieure du récipient, et notamment aux coins. Grsce à la mise en place des coins de renforcement de l'invention, il est donc possible de fabriquer des récipients avec une profondeur plus grande d'emboutissage, sans qu'il se produise le risque que les coins amincis par une plus grande profondeur d'emboutissage ne soient endommagés prématurément par l'usure particulièrement grande à cet endroit. D'après l'invention, il est systématiquement possible que les coins de renforcement se composent d'un matériau identique ou non à celui de la paroi du récipient. Indépendamment du fait qu'ils sont ou non du mtme matériau que la paroi du récipient) les coins de renforcement peuvent présenter une épaisseur de parois identique ou différente, de préférence plus grande que l'épaisseur de parois du récipient. Le procédé de fabrication d'un récipient du type indiqué ci-dessus est caractérisé, selon l'invention, en ce qu'on fabrique d'abord des coins de renforcement qui correspondent exactement au contour extérieur du récipient au niveau de ses coins, en ce que ces coins de renforcement munis de colle sur leur face interne sont installés dans les coins du moule d'emboutissage sous vide et en ce qu'ensuite la feuille de matière plastique chauffée, et formant la paroi du récipient, est emboutie sous vide dans le moule d'emboutissage. Dans le procédé courant de formage de la feuille de matière plastique, celle-ci s'appuie étroitement contre les coins de renforcement et la paroi du moule d'emboutissage, de sorte que sur le récipient terminé, les coins de renforcement ne dépassent pas, si bien qu'au cours de l'utilisation du récipient, on ne peut pas rester accroché à ces coins.On évite ainsi que les coins de renforcement ne soient arraChés ultérieurement en restant accrochés. La liaison entre les coins de renforcement et la paroi du récipient résulte de colles ou de liaisons thermiques à base de début de fusion do à la chaleur des feuilles, dans la mesure où on a choisi des matériaux appropriés qui permettent une liaison par début de fusion. Même quand ce procédé de début de fusion n'entre pas en jeu, la liaison prévue par collage suffit pour relier avec certitude au récipient les coins de renforcement installés dans les renfoncements appropriés. Pour fabriquer les coins de renforcement, on utilise un moule qui correspond au moule d'emboutissage sous vide au niveau des coins du récipient, de sorte que le récipient terminé présente également au niveau des coins de renforcement un contour extérieur qui correspond sensiblement à celui qu'il aurait eu si l'on n'avait pas prévu de coins de renforcement. Un avantage essentiel de ce procédé consiste en ce qu'il est possible d'aligner les coins de renforcement avec la paroi du récipient et en ce qu'aucune phase de travail spéciale n'est nécessaire pour la fixation des coins de renforcement. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre d'un exemple de réalisation, et en se reportant aux dessins annexés, sur lesquels la figure 1 représente un récipient selon l'invention tourné de 1800 par rapport à la position d'utilisation normale ; la figure 2 représente une coupe partielle selon la ligne II-II de la figure 1 ; les figures 3a et 3b représentent respectivement une projection latérale et une projection horizontale d'un coin de renforcement ; et la figure 4 représente schématiquement un moule d'emboutissage sous vide avec coins de renforcement mis en place#. Le bac à refroidissement représenté en position inversée sur la figure 1 comprend un corps de base sous la forme d'un récipient 1 et un couvercle 2. Etant donné, que pour la compréhension de l'invention la constitution intérieure du bac, notamment celle de l'isolation, n'est pas nécessaire, on n'a représenté que l'enveloppe extérieure, comme il ressort de la coupe de la figure 2. L'enveloppe extérieure du récipient 1 présente aù niveau du bord inférieur une moulure de renforcement 3 et sur le fond 4 un bourrelet continu 5 sur lequel repose le récipient 1 ou le bac en utilisation. Aux coins 6 du récipient, on a prévu des coins de renforcement 7 qui sont constitués d'un matériau plus épais que la paroi du récipient, qui sont placés dans un renfoncement 8 adapté au. coin 7 et qui sont reliés à la paroi 1 du récipient. Les coins de renforcement sont adaptés à la forme extérieure du récipient 1, c'est- à-dire qu'ils présentent la même forme que celle qu'aurait le récipient par emboutissage si l'on n'avait pas prévu de coins de renforcement. Ces coins sont donc munis également de la moulure 3 et du bourrelet 5 qui se prolonge dans la paroi du fond 4. Comme on le voit notamment sur la figure 2, les coins 7 sont placés dans les renfoncements 8, de façon que la surface extérieure des coins soit jointive avec la surface extérieure du récipient 1, c'est-à-dire qu'il n'existe aucune zone de butée au passage entre les coins de renforcement et la paroi 1 qui sty raccorde. La figure 3 représente un coin de renforcement qui peut se composer ou non de la même matière plastique que celle du récipient 1, et qui comporte le méme contour extérieur que celui-ci aurait dans cette zone, si l'on n'avait pas prévu des coins de renforcement. La figure 4 représente, de façon fortement schématisde, un moule 9 d'emboutissage dans lequel on a introduit, avant la phase proprement dite d'emboutissage, et sous les coins inférieurs, des coins de renforcement qui sont adaptés à la forme du moule dans ce domaine, c'est-à-dire que les coins de renforcement pénètrent par leur bourrelet 5 dans le renfoncement correspondant 10 du moule 9. Après l'installation des coins 7 qui ont eté auparavant munis de colle sur leur face interne, se déroule l'emboutissage sous vide, d'une manière connue, de la feuille se trouvant sur la figure 4 au-dessus du moule.Par suite de sa capacité de fluage à chaud, et par suite du vide produit, non seulement la feuille s'applique à la surface interne du moule 9, mais elle s'applique aussi de la même manière contre les coins de renforcement 7 introduits auparavant et qui se relient à la paroi du récipient par suite de la présence de colle et par l'action de la température et de la pression.Comme, au cours de cette phas#e d'emboutissage, la feuille chauffée et déformée par le vide s'applique exactement à tous les contours du moule, les coins de renforcement s'appliquent de façon Jointive dans les renfoncements ss indiqués sur la figure 2, clest-a-dire que les coins de renforcement ne dépassent pas le contour du récipient, parce que la feuille formant la paroi du récipient s'adapte exactement au contour intérieur du moule d'emboutissage et aux coins de renforcement introduits. L'aspiration de l'air pendant la phase d'emboutîssage s'effectue par des ouvertures dans le moule, dont quelques unes ont été représentées et affectées du repère 11. La feuille désignée par 12 est maintenue audessus du ioule d'emboutissage s l'aide d'un cadre-non représenté et elle est réchauffée par un dispositif de chauffage également non représenté. Bien entendu diverses modifications peuvent être apportées par lthomme de l'art aux dispositifs ou prooedés qui viennent d'etre décrits à titre d'exemples non limitatifs sans sortir du cadre de llinvention. REVENDICATIONS 1. Récipient, notamment revetement extérieur pour un bac à refroidissement, en feuille de matière thermoplastique, qui est mise par emboutissage sous vide sous n 'importe quelle forme de réci- pient, et qui présente des coins de renforcement aux coins du récipient, caractérisé en ce que les coins de renforcement sont introduits dans ua renfoncement adapté à la forme des coins de renforcement et se trouvant à l'extérieur et en ce qu'ils sont reliés au réservoir dans l'aligne- ment de sa surface extérieure ou de son contour extérieur. 2. Récipient selon la revendication 1, caractérisé en ce que les coins de renforcement se composent d'un matériau identhique ou non celui de la paroi du récipient. 3. Procédé de fabrication d'un récipient selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce on fabrique d'abord des coins de renforcement qui correspondent exactei'mt au contour extérieur du récipient au niveau de ses coins, en ce we-ces coins de renforcement munis de colle sur leur face interne sont installés dans les coins-du moule d'emboutissage sous vide et en qu'ensuite, lafeuille de matière plastique chauffée, et formant la paroi du récipient, est emboutie sous vide dans le moule d'emboutissage.