La présente invention concerne les matériaux utilisés pour le soudage à l'arc et a notamment pour objet une charge pour fil de soudage en poudre destiné au soudage d'aciers sous un gaz de protection. L'invention peut s'appliquer avec le plus d'efficacité aux fils en poudre prévus pour le soudage automatique et semi-automatique lorsque le joint soudé occupe une position basse, inclinée ou horizontale sur un plan vertical. On connait des charges pour fils de poudre du type à fluorure de calcium, destinés au soudage et au recharge ment d'aciers sotsgaz gaz carbonique en diverses positions dans l'espace, ces fils se présentant sous la forme d'une gaine d'acier remplie d'une charge pulvérulente constituant le noyau desdits fils. En particulier, on attribue les meilleures qualités technologiques de soudage aux fils en poudre dont le noyau comporte les ingrédients suivants: en 96 en poids concentré de rutile 31 concentré de fluorine 16 ferro-manganèse 9 ferro-silicium 2 poudre de fer 42 (voir brevet de Grande-Bretagne NO 858854). L'utilisation, pour le soudage de l'acier, de fils en poudre dont le noyau est constitué par une charge ayant la composition mentionnée permet d'obtenir un métal de soudure raffiné ayant une teneur insignifiante en inclusions non métalliques et une faible teneur en oxygène. Le résultat en est que le joint soudé se caractérise par de hautes propriétés plastiques, surtout par sa résilience dans le domaine des températures négatives. Toutefois, la charge mentionnée contient une grande quantité de concentré de fluorine, qui y est introduite pour prévenir la dissolution de l'hydrogène dans le métal de la soudure. La haute teneur en concentré de fluorine trouve son explication dans le fait qu'il ne fixe pas avec suffisamment d'intensité l'hydrogène, ce dernier se trouvant, pendant le soudage, en grande quantité dans la zone de l'arc et conduisant à l'apparition de pores dans le métal de la soudure. Or, étant donné que le concentré de fluorine contient plus de 90 % en poids de fluorure de calcium, qui est un fort destabilisateur de l'arc, le fil de poudre dont le noyau est constitué par la charge indiquée se caractérise, au cours du soudage, par une forte pulvérisation du métal de l'électrode. Par "pulvérisation" du métal de l'électrode on entend ici l'éclaboussement des gouttes provenant du fil en poudre ayant fondu durant le soudage. Il convient de noter que la formation du Joint de soudage ne répond pas toujours aux conditions auxquelles doivent satisfaire les structure travaillant en charges alternées. Les soudures sont généralement fort imbriquées et ont une forme bombée, ce qui réduit leur résistance i la fatigue. Aussi, pour augmenter cette dernière, doit-on fournir un travail supplémentaire pour le traitement des soudures. On connais des compositions de charges pour fils en poudre, du type à rutile, destinés au soudage et au rechargement d'aciers sous gaz carbonique en différentes positions dans l'espace. En particulier, les meilleures proprietés technologiques de soudage sont celles des fils en poudre dont le noyau est constitué par une charge composée des ingrédients suivants, % en poids concentré de rutile 18 à 38 feldspath 0,6 à 5 fluosilicate de sodium 0,6 à 2,5 ferro-manganèse 9,5 à 12,5 ferro-silicium 0,6 à 1,5 poudre de fer le reste (voir certificat d'auteur URSS NO 285801). En introduisant dans ladite charge le fluosilicate de sodium, il devient possible, au cours du soudage, de fixer d'une manière plus intense lthydrogène présent en grande quantité dans la zone de l'arc, l'influence du fluosilicate de sodium sur la pulvérisation du métal d'électrode étant sans signification. Le fait d'employer des fils en poudre dont les noyaux sont confectionnés avec la charge indiquée permet d'obtenir une soudure caractérisée par une bonne formation (soudure légèrement concave avec passage doux au métal de base). Toutefois, étant donné que le fluosilicate de sodium est un composé hautement toxique, on doit prévoir des mesures de sécurité supplémentaire visant à assurer les conditions hygieniques normales de la fabrication des fils de soudure confectionnés à partir de ladite charge.D'autre part, le système du laitier des fils de poudre avec les noyaux constitués comme décrit possède une basse basicité, c'est pourquoi le métal rechargé contient une quantité élevée d'oxygène (0,08 % en poids) sous forme d'inclusions non métalliques oxydes, ce qui compromet la résistance de la soudure à la formation de fissures à chaud et déplace le seuil de fragilité à froid vers le domaine des températures élevées. L'invention vise par conséquent une charge pour les fils en poudre destinés au soudage et au rechargement d'aciers sous un gaz de protection, qui permettrait, gracie à des modifications qualitative et quantitative de sa compsosition, d'améliorer les qualités technologiques de soudage dudit fil de poudre et d'améliorer les conditions hygiéniques de sa production, ainsi que d'améliorer les propriétés mécaniques du joint soudé dans une large gamme de températures. Ce problème est résolu en ce que la charge de fils en poudre destinés au soudage et au rechargement d'aciers sous un gaz de protection, du type contenant un concentré de rutile, du ferro-manganèse, du ferro-silicium et du fer, comporte selon l'invention, outre les ingrédients mentionnés, un concentré de néphéline, un concentré de fluorine et de la cryolithe, les proportions desdites ingrédients étant les suivantes : % en poids concentré de rutile 20 à 40 concentré de fluorine 0,6 à 8,5 ferro-manganèse 13,5 à 18,5 ferro-silicium 1,6 à 2,7 concentré de néphéline 0,5 à 7 cryolithe 0,6 à 4,5 poudre de fer le reste. Les fils de poudre dont les noyaux sont confectionne's à partir de la charge proposée possèdent de bonnes propriétés technologiques de soudage, assurent unhaut rendement des opérations de soudage et de rechargement d'aciers en position basses inclinée on horizontale, sur un plan vertical du joint . La soudure se distingue par une bonne formation, par ses propriétés mécaniques élevées, par sa résistance à la fissuration à chaud et par la basse teneur du métal de la soudure en gaz (oxygène, azote et hydrogène). L'introduction dans la chargeproposée, des quantités indiqués de concentré de néphéline contenant plus de 15 % en poids d'oxygène de sodium et de potassium, assure une haute stabilité de l'arc pendant le soudage étant donné que lesdites oxydes sontde bons stabilisateurs. Il a été établi qu'une teneur de la charge proposée en concentré de néphéline inférieure à la limite inférieure mentionnée est inadmissible,car cela altère brutalement la stabilité de 1l'arc et donne lieu à une forte pulvérisation du métal de l'électrode, tandis qu'une teneur supérieure à la limite supérieure indiquée conduit à une dégradation des qualités technologiques du laiteir en augmentant sa viscosité en diminuant son pouvoir de raffinage.Il se produit aussi un retard de la fusion du noyau du fil en poudre par rapport à la fusion de la gaine d'acier dudit fil, ce qui favorise l'accroissement, dans le métal de la soudure, de la quantité d'inclusions non métalliques constitués par les particules de la charge du noyau qui n'ont pas fondu, ce qui en définitive, conduit à une dégradation considérable des propriétés du métal déposé. Au cours du soudage, il y a une grande quantité d'hydrogène dans la zone de l'arc. Or on sait que l'hydrogène, en se dissolvant dans le métal à de hautes températures, s'en dégage pendant la cristallisation. Etant donné que la vitesse de dégagement de l'hydrogène n'est pas élevée, des pores se forment danse métal, il y reste une grande quantité d'hydrogène exerçant une influence défavorable sur les propriétés mécaniques du joint soudé. Pour prévenir la dissolution, dans le métal de la soudure, de 1 hydrogène entratnant la formation de pores, on introduit, dans la charge proposée, de la cryolithe dans les proportions indiquées. Ceci permet d'améliorer considérablement les conditions d'hygiène au cours de la fabrication du fil en poudre, vu que la cryolithe, à la différencidu fluosilicate de sodium, n'est pas un composé toxique. L'introduction, dans la charge proposée d'une proportion de cryolithe plus basse que la limite inférieure indiquée ne donne pas de résultat, tandis que des proportions supérieures à la limite supérieure indiquée conduit à ure forte dégradation de la stabilité de l'arc et, par conséquent, à une forte pulvérisation du métal de l'électrode. L'invention sera mieux comprise et d'autres buts, détails et avantages de celle-ci apparaftront mieux à la lumière de la description qui va suivre des différents modes de réalisation donnés uni quement à titre non limitatif. Exemple 1 On a utilisé pour le soudage de fils de poudre d'un diamètre de 2,5 mm (désignés conventionnellement A et B) dont les noyaux ont été confectionnés à partir de la charge obtenue selon la présente invention. La gaine acier de chacun des fils constituait 70 % en poids de la masse totale du fil et avait la composition suivante, Ó en poids : carbone: 0,05 ; manganèse : 0,20 silicium : traces ; phosphore : 0,010 ; soufre : 0,01 0. Le soudage des échantillons d'acier a été réalisé en positions basse et inclinée par un procédé semi automatique en courant continu de polarité inversée. Le soudage a été conduit dans les conditions suivantes courant de soudage 400 à 450 A tension de l'arc 30 à 32 V l'atmosphère de protection était consitutée par du gaz carbonique. L'acier à souder, d'une épaisseur de 20 mm, avait la composition suivante, % en poids : carbone : 0,18 manganèse : 0,45 ; silicium : 0,20 ; soufre : 0,020 phosphore : 0,015; fer : le reste. Les compositions de la charge à partir de laquelle on été confectionnés les noyaux des fils de poudre sont données dans le Tableau 1oi-dessous . Tableau 1. Ingrédients de la charge Fil de poudre pour noyaux A B Composition quantitative de la charge pour noyaux, % en poids concentré de rutile 20 28 concentré de fluorine 0,6 3,2 ferro-manganèse 13,5 15,0 ferro-silicium 1,6 2,0 concentré de néphéline 0,5 3,4 cryolithe 0,6 3,3 poudre de fer le reste le reste Le métal des soudures obtenues en employant des fils de poudre-dont les noyaux respectifs étaient constitués par la charge dont les compositions viennent d'entre mentionnées, a été soumis à des essais mécaniques portant sur la résilience, l'allongement relatif et la résistance temporaire à la rupture, ainsi qu'à une analyse physico-chimique visant à déterminer la teneur du métal déposé en gaz (oxygène, azote et hydrogène). Les essais mécaniques du métal des soudures ont été réalisés par les méthodes connues. La teneur du métal déposé en oxygène, azote et hydrogène résiduel a été déterminée par la méthode connue de fusion sous vide, la teneur en hydrogène de diffusion a été déterminée d'après la norme internationale ISO 3690. Pour illustrer les avantages des fils de poudre avec des noyaux confectionnés a partir de la charge faisant l'objet de la présente invention, on a comparé les résultats des essais mécaniques des joints de soudure et les résultats de l'analyse physico-chimique de la teneur du métal déposé en gaz aux résultats analogues obtenus en utilisant la solution technique connue (cf. Certificat d'auteur URSS NO 285801). Les résultats des essais réalisés sont donnés dans les Tableaux 2 et 3. Tableau 2. Fil en poudre Résistance Allongement temporaire relatif, à la rupture, kg/mm 1 2 3 A 54 à 55 26 à 28 B 56 à 58 27 à 29 Fil d'après certificat d'auteur URSS N 285801 42 à 46 18 à 22 Tableau 2 (suite) Résilience (entaille Mesnager), kgm/cm 1200C -20 C 40 OC -60 C 4 5 6 7 16 à 18 13 à 14 12 à 13 Il à 12 16 à 18 Il à 13 Il à 12 10 à Il 11 à 12 6 à 7 2,5 à 3,Q Tableau 3 Fil en poudre Teneur en gaz Teneur en hydrogène, en en poids cl3/100 g oxygène azote diffusion résiduel total diffu sion et résiduel A 0,06 0,007 2,8 2,2 5,0 B 0,07 0,010 4,0 3,0 7,0 Fil d'après certificat d'auteur URSS NO 285801 0,08 0,012 4,0 4,0 8,0 Il ressort du Tableau 2 que le métal des soudures obtenues enjltilisant les fils de poudre A et B, possède des qualités mécaniques meilleures que celui de la soudure obtenue en employant le fil de poudre réalisé selon le certificat d'auteur URSS N 285801. D'autre part, les fils en poudre dont le noyau est fabriqué à partir de la charge conforme à l'invention assurent une bonne formation des joints de soudute. Exemple 2. On a utilisé pour le soudage un fil de poudre d'un diamètre de 2,5 mm dont le noyau a été confectionné à partir de la charge obtenue selon la présente invention. La gaine d'acier de ce fil constituait 70 % en poids de la masse totale du fil et avait la composition suivante, % en poids : carbone : 0,08 ; manganèse : 0,30 ; silicium 0,12 % ; phosphore : 0,030 ; soufre : 0,030. Le soudage des échantillons d'acier a été réalisé en position basse par le procédé semi -automatiqe en courant continu de polarité inversée. Le soudage a été conduit dans les conditions suivantes courant de soudage 400 à 450 A tension de l'arc 30 à 32 V L'atmosphère de protection était consituteepar un mélange de gaz carbonique et d'oxygène dans le rapport pondéral de 0,7: 0,30 L'acier à souder, d'une épaisseur de 20 mm, avait la composition suivante, % en poids : carbone :0,18 ; manganèse : 0,45 ; silicium 0,20 ; soufre : 0,020 i phosphore 0,015 ; fer : le reste. Ci-dessous est donnée la composition de la charge ayant servi à la fabrication du noyau dudit fil de poudre, ,0 en poids concentré de rutile 36 concentré de fluorine 5,8 ferro-manganèse 17,0 ferro-silicium 2,5 concentré de néphéline 6,3 cryolithe 4,5 poudre de fer le reste. Le métal de la soudure obtenue à l'aide du fil de poudre dont le noyau était fabriqué à partir de la charge proposée a été soumis à des essais mécaniques portant sur la résilience, l'allongement relatif et la résistance temporaire à la rupture, ainsi qu'à une analyse physicochimique visant à déterm ner la teneur du métal déposé an gaz (oxygène, azote et hydrogt'-ne. Les essais mécaniques du métal de la soudure ont été effectués par les méthodes connues. Les teneurs du métal rechargé en aygene, azote et hydrogène résiduel ont été déterminées par la méthode connue de fusion sous vide, celle en hydrogène de diffusion a été déterminée d'après la norme internationale ISO 3690. Ci-dessous sont donnés les résultats des essais exécutés résistance temporaire à la rupture, kg/mm2 58 à 62 allongement relatif, % 26 à 28 résilience (entaille Mesnager), kgm/cm2, +200C 13 à 14 -20 C 9 à 10 -400C 8à 9 -600C 6 à 7 teneur en oxygène, S6 en poids 0,05 teneur en azote, 'o en poids 0,008 teneur en hydrogène de diffusion, cm3/100 g 3,2 teneur en hydrogène résiduel, cm /100 g 2,8 teneur totale en hydrogène de diffusion et résiduel, cm31100 g 6,0. D'autre part, les fils de poudre dont le noyau est fabriqué à partir de la charge conforme à l'invention assurent une bonne formation des joints soudés. Exemple 3 On a utilisé pour le soudage des fils de poudre d'un diamètre de 2,2 mm (désignés conventionnellement A et B), dont les noyaux ont été fabriqués à partir de la charge conforme à l'invention. La gaine d'acier de chacun des fils constituait 74 % en poids de la masse totale du fil et avait la composition suivante, % en poids : carbone :0,06 ; manganèse :0,30 ; silicium 0,10 ; phosphore : 0,010 ; soufre 0,010. Le soudage des échantillons d'acier a été effectué sur un plan vertical (joint soudé horizontal) par le procédé emsautomatique en courant continu de polarité inversée. Le soudage a été conduit dans les conditions suivantes courant de soudage 350 à 400 A tension de l'arc 29 à 30 V. L'atmosphère de protection était constituée par un mélange de gaz carbonique et d'oxygène dans le rapport pondérale de 0,7 : 0,3. L'acier à souder, d'une épaisseur de 20 nm, avait la composition suivante, 50 en poids : carbone : 0,18 manganèse : 0,45 ; silicium : 20; soufre : 0,020 ; phosphore : 0,015 ; fer : le reste. Les compositions de la charge à partir de laquelle on a confectionné les noyaux des fils de poudre sont données dans le Tableau 4 ci-dessous. Tableau 4 Ingrédients de la Fil de poudre charge pour noyau A B Composition quantitative de la charge pour noyau, S; en poids concentré de rutile 32 40 concentré de fluorine 4,6 8,5 ferro-manganèse 16,3 189 5 ferro-silicium 2S2 2,7 concentré de néphéline 4,0 7,0 cryolithe 2,7 4,5 poudre de fer le reste le reste Le métal des soudures obtenues l'aide des fils de poudre dont le noyau était constitué de la charge conforme à l'invention a été soumis à des essais mécaniques portant sur la résilience, l'allongement relatif et la résistance temporaire à la rupture, ainsi qu'à unenalyse physico-chimique visant à déterminer la teneur du métal déposé en gaz (oxygène , azote et hydrogène). Les essais mécaniques des soudures ont été réalisés par les méthodes connues. Les teneurs du métal déposé en oxygène, azote et hydrogène résiduel ont été déterminées par la méthode connue de fusion sous vide, la teneur en hydrogène de diffusion l'a été d'après la norme internationale ISO 3690. Les résultats des essais exécutés sont donnés dans les Tableaux 5 et 6. Tableau 5. Fil de poudre Résistance Allongement temporaire relatif, % à la rupture kg/mm2 1 2 3 A 52 à 55 29 à 31 B 58 à 62 24 à 26 Tableau 5 (suite) Résilience (entaille Mesnager), kgm/cm2 +20 C -200C -400C -600C 4 5 6 7 18 à 19 14 à 15 11 à 12 8 à 10 15 à 16 11 à 12 8 à 9 6 à 7 Tableau 6 Fil de poudre Teneur en gaz Teneur en hydrogène, % en poids cm /100 g oxygène azote diffusion résiduel total diffu sion et résiduel A 0,05 0,007 2,5 2,2 4,7 B 0,05 0,008 3,2 2,8 6,0 Les fils de poudre dont le noyau est constitué de la charge conforme à l'invention permettent d'obtenir une bonne formation de la soudure. Exemple 4 On a utilisé pour le soudage un fil de poudre d'un diamètre de 2,2 mm dont le noyau était fabriqué à partir de la charge conforme à l'invention. La gaine d'acier de ce fil constituait 74 % en poids de la masse totale du fil et avait la composition suivante, % en poids carbone : 0,08 ; manganèse 0,030 ; silicium : 0,12 phosphore : 0,030 ; soufre s 0,030. Le soudage des échantillons d'acier était réalisé sur un plan vertical (soudure horizontale ) par le procédé semi-automatique en courant continu de polarité inverse. Les conditions du soudage étaiatles suivantes court de soudage 350 à 400 A tension de l'arc 29 à 30 V. L'atmosphère de protection était constituée par le gaz carbonique. L'acier à souder d'une épaisseur de 20mm avait la composition suivante, % en poids : carbone: 0,018 ; manganèse : 0,45 ; silicium 0,20 ; soufre:0,020', phosphore : 0,015; fer : le reste. Ci-dessous est donnée lacomppsition de la charge ayant servi à la confection du noyau du fil en poudre considéré en poids concentré de rutile 23 concentré de fluorine 0,8 ferro-manganèse 15,5 ferro-silicium 1,8 concentré de néphéline 1,0 cryolithe 1,0 poudre de fer le reste. Le métal de la soudure obtenue à l'aide du fil de poudre dont le noyau était fabriqué à partir de la charge conforme à l'invention a été soumis à des essais mécaniques portant sur la résilience, l'allongement relatif et la résistance temporaire à la rupture, ainsi qu'à une analyse physico-chimique visant à déterminer la teneur du métal déposé en gaz (oxygène, azote et hydrogène). Les essais mécaniques du métal de la soudure ont été effectués par les méthodes connues. La teneur du métal rechargé en oxygène, azote et hydrogène résiduel a été déterminée par la méthode connue de fusion sous vide la teneur en hydrogène de diffusion l'ayant été d'après la norme internationale ISO 3690. Pour illustrer les avantages du fil en poudre à noyau fabriqué à partir de la charge conforme à l'invention, on a procédé à une comparaison entre, d'une part, les résultats des essais mécaniques de la soudure et ceux de analyse physico-chimique visant à déterminer la teneur du métal déposé en gaz, et d'autre part, les résultats analogues obtenus en utilisant la solution technique connue ( certificat d'auteur URSS NO 285801). Les résultats desdits essais font l'objet des Tableaux 7 et 8. Tableau 7 Fil de poudre Résistance Allongment temporaire relatif, à la rupture, 91, kg/mm2 1 2 3 Conforme à 52 à 54 26 à 28 l'invention D'après certificat d'auteur URSS NO 285801 42 à 46 18 à 22 Tableau 7 (suite) Résilience (entaille Mesnager), kg/cm +200C -200C -400C -600C 4 5 6 7 17 à 18 13 à 14 Il à 12 10 à 11 Il à 12 6 à 7 2,5 à 3 Tableau 8 Fil de poudre Teneur en Teneur en hydrogène, gazez en cm3 /100 g poids oxygène azote diffusion résiduel total diffu sion et résiduel Conforme à l'invention 0,08 0,007 2,8 2,2 5,0 D'après certificat d'auteur URSS N0 285801 0,08 0,012 4,0 4,0 8,0 Le Tableau 7 montre que la soudure obtenue à l'aide du fil en poudre dont le noyau est fabriqué à partir de la charge conforme à l'invention possède des qualités mécaniques meilleures que la soudure réalisée au moyen du fil en poudre à noyau confectionné selon le certifcat d'auteur URSS N 285801. Exemple 5 ( négatif) Le soudage a été réalisé pour ltessentile comme décrit dans l'exemple 2. On a seulement employé un fil en poudre dont le noyau était fabriqué à partir de la charge dont les ingrédients étaient introduits en quantités plus faibles que la limite inférieure revendiquée. Le diamètre dudit fil était de 2,5 mm.La gaine d'acier du fil constituait 70 % en poids de la masse totale du fil et avait la composition suivante, 5' en poids :carbone : 0,08; manganèse : 0,23 ; silicium : 0,09; phosphore ; 0,010; soufre: 0,01 O. Le soudage a été conduit dans les conditions suivantes courant de soudage 400 à 450 A tension de l'arc 30 à 32 VL Ci-dessous est donnée la c-mposition de la charge ayant servi à la confection du fil de poudre:: concentré de rutile 18 concentré de fluorine 0,5 ferro-manganèse 13,0 ferro-silicium 1,4 concentré de néphéline 0,3 cryolithe 0,5 poudre de fer le reste Les résultats des essais mécaniques qu'on a fait subir au joint soudé ainsi obtenu ont été les suivants résistance temporaire à la rupture, kg/mm2 47 à 48 allongement relatif, 5' 24 à 25 résilience (entaille Mesnager, kgm/cm2, à +2O0C 12 à 13 -200C 5 à 6 -4O0C 3 à 4 -6O0C Les résultats cités des essais mécaniques montrent que le fui de poudre à noyau composé comme décrit cidessus, donne un joint soudé dont les propriétés mécaniques, surtout la résilience sont altérées, un tel joint donne lieu facilement à la formation de pores et de fissures.D'autre part, la stabilité de l'arc est compromise, il y a augmentation de la pulvérisation du métal de l'élcctrode. Exemple 6 (négatif). Le soudage a été réalisé pour l'essentiel comme décrit dans l'exemple 1. Toutefois, on a utilisé un fil en poudre dont le noyau était fabriqué à partir de la charge dont la plupart des ingrédients étaient introduits dans les proportions dépassant les limites supérieures revendiquées. Le diamètre de ce fil était de 2,5 mm. La gaine d'acier dudit fil constituait 70 5' en poids de la masse totale du fil et avait la composition suivante, en enpoids: carbone: 0,08 ; manganèse : 0,30;silicium: 0,12 ; soufre : 0,30;phosphore : 0,030. Le soudage a été conduit dans les conditions suivantes courant de soudage 400 à 450 A tension de l'arc 30 à 32 V. La composition de la charge utilisée pour la confection du fil de poudre employé dans cet essais était la suivante concentré de rutile 40,5 concentré de fluorine 8,6 ferro-manganèse 18,7 ferro-silicium 2,8 cencentré de néphéline 7,5 cryolithe 4,6 poudre de fer 17,3 Ci-dessous sont donnés les résultats des essais mécaniques auxquels on a soumis le joint soudé résistance temporaire à la rupture, kg/mm2 65 à 70 allongement relatif, ,o' 19 à 20 résilience (entaille Mesnager, kgm/cm2, à +2O0C 10 à 12 -200C 4 à 5 - 400C 2 à 4 -600C L'utilisationapour le soudage du fil en poudre confectionné à partir de la charge mentionnée, permet d'accroftre considérablement la résistance mécanique du métal de la soudure, mais en même temps on constate une réduction de sa plasticité, surtout de sa résilience à des températures négatives. On constate aussi une mauvaise formation du joint.- Bien entendu l'invention n'est nullement limitée aux exemples de réalisation décrits qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprendtous les moyens constituant des équivalents techniques des exemples décrits ainsi que leurs combinaisons si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre de la protection comme revendiquée. R E V E N D i C A T i O N S 1. Charge pour fils de soudage en poudre destines au soudage et au rechargement d'aciers sous gaz de protection du type comportant un concentré de rutile, du ferro-manganèse, du ferro-silicium et une poudre de fer caractérisée en ce qu'outre lesdits ingrédients, elle contient un concentré de néphéline un concentré de fluorine et de la cryolithe. 2. Charge pour fils en poudre suivant la revendication 1, caractérisée par la composition suivante, S6 en poids concentré de rutile 20 à 40 concentré de fluorine 0,6 à 8,5 ferro-manganèse 13,5 à 18.5 ferro-silicium 1,6 à 2,7 concentré de néphéline 0,5 à 7 cryolithe 0,6 à 4,5 poudre de fer le reste