La présente invention est relative à un procédé de protection d'un produit fluide, notamment d'un liquide alimentaire contenant des agents modificateurs de sa stabilité, ainsi qu'à une installation permettant la mise en oeuvre d'un tel procédé de protection. Sous le terme général de "protection", il doit être entendu que sont comprises toutes les opérations et manipulations qui, à l'heure actuelle, de la préparation définitive du produit jusqu'à son utilisation, tendent à aseptiser le produit et à le maintenir dans cet état de neutralité. Ainsi, parprotection doivent être également comprises l'aseptisation, la neutralisation, la stabilisation et la conservation notamment. Sous l'autre expression générale produit fluide ", il doit également être entendu que sont visés d'une manière générale tous les liquides et toutes les pâtes qui, contenant des agents de dégradation, sont susceptibles d'une altération qui rend dangereuse leur utilisation, voire les rend définitivement impropres. Dans cet esprit, la présente invention s'applique à la protection de l'eau en circuit fermé, pour une piscine par exemple. Il est clair toutefois que l'application essentielle de la présente invention est celle des liquides alimentaires ayant besoin d'être stérilisés, et en particulier les jus de fruits et les jus de légumes, le lait, la bière, le vin et les eaux minérales. On sait en effet que tous les liquides alimentaires sont à la merci d'une altération provoquée par l'action d'agents internes et externes. L'action des agents externes est maintenant d'une manière classique neutralisée par un emballage adéquat qui constitue une barrière désormais infranchissable auxdits agents externes. Les agents internes, c'est à dire ceux qui sont déjà contenus à l'intérieur des liquides -alimentaires, peuvent en première approximation être classés en deux catégories : les agents biologiques (bactéries) et les agents organiques (enzymes). L'action de tous les agents internes conduit à une altération des liquides qu'ils ont envahis, et ce quelle que soit la catégorie dans laquelle peuvent être rangés ces agents. Ainsi, il a été constaté que les bactéries vivent aux dépens du milieu dans lequel elles se trouvent, c'est à dire se nourrissent du produit alimentaire et dégradent ledit produit à l'occasion d'une prolifération rapide. Pour leur part, les catalyseurs de nature protéique que sont les enzymes provoquent une transformation chimique de certains composants du liquide alimentaire avec eux-mêmes ou avec l'environnement dudit liquide. Enfin, il a été vérifié que les bactéries ainsi que les enzymes sont actifs, même à dose infime, sauf à trêsbassetempé rature où ils sont "gelés", à très haute température ou sous très haute pression où ils sont détruits. En conséquence, pour assurer une longue conservation à tous les liquides alimentaires, y compris à ceux mis à l'abri des agents extérieurs par un emballage approprié, il faut neutraliser ou détruire les bactéries et les enzymes qu'ils contiennent naturellement. Cette neutralisation ou destruction est actuellement obtenue a) par l'adjonction de conservateus et/ou d'inhibiteurs fournis par l'industrie chimique; b) par l'action de radiations"gamma"; c) par l'action de micro-ondes engendrées par des courants à très haute fréquence de l'ordre de la dizaine, voire de la centaine de milliers d'hertz; d) par l'action de la chaleur (stérilisation et pasteurisation); e) par l'action mécanique d'un disque tournant à très grande vitesse à l'intérieur d'un carter, les frottements engendrés par cette rotation élevant fortement la température du produit à traiter pendant quelques dixièmes de seconde : il est d'ailleurs à constater que cette action mécanique se traduit en définitive par une action thermique. Les inconvénients découverts peu à peu à l'emploi de certains agents conservateurs ou inhibiteurs imprudemment autorisés au cours des dernières décennies sont encore dans toutes les mémoires, compte tenu notamment des contre-publicités qui ont été faites par les unions de consommateurs. Sous réserve de certaines précautions, les radiations "gamma" et les micro-ondes n'offrent pas d'inconvénients connus pour le consommateur. Leur mise en oeuvre est en revanche excessivement dangereuse pour le personnel, si bien que l'emploi des unes et des autres est toujours extrêmement rare. La pasteurisation est bien connue et sans danger. Elle présente cependant des inconvénients multiples dont, notamment, une altération notable des qualités organoleptiques du liquide alimentaire traité, une consommation d'énergie très importante et un coût élevé de mise en oeuvre. L'utilisation du matériel exploitant l'idée d'un disque tournant à très grande vitesse pour réchauffer rapidement par frottement le liquide environnant présente également un double inconvénient : le coût élevé du matériel et le faible volume de liquide alimentaire qu'il peut traiter à chaque instant. Plus récemment a été tentée une technique de mise en oeuvre de neutralisation des liquides alimentaires, et plus préci sément des jus de fruits, sur le lieu même de production. Selon cette technique, le jus est transformé localement en concentré, par évaporation d'environ 80% d'eau,sous basse pression, en atmosphère raréfiée. Le concentré est ensuite surgelé à -40 C et conservé à -180C. Cette nouvelle technique a toutefois un inconvénient évident : celui de la consommation énorme d'énergie tant pour concentrer le jus, que pour le surgeler et ensuite pour le conserver puisqu'il faut alors entretenir le froid. En outre, la technique de concentration, de surgélation et de conservation précitée implique qu'elle soit suivie de transports isothermes depuis le centre de production locale des fruits jusqu'aux lieux de consommation. Or de tels transports occasionnent inévitablement de nouvelles dépenses considérables d'énergie. Ainsi, la technique précitée se révèle-t-elle en définitive très onéreuse pour un produit alimentaire qui, au départ, est bon marché, et ce d'autant que les jus sont souvent tirés des fruits les moins beaux puisqu'il est patent que les plus beaux sont envoyés tels quels pour la consommation. Enfin, il est à noter que les bactéries qui peuvent être présentes dans les fruits ne sont pas tuées à la surgélation. Cette dernière est également sans effet sur les enzymes qui, de la sorte, continuent à dégrader les jus. La présente invention a pour but de pallier les inconvénients précités et à cet effet elle se propose de fournir un procédé et une installation de protection des liquides alimentaires qui soient peu coûteux et sans danger pour le personnel et le consommateur. Dans sa forme préférentielle de mise en oeuvre, le procédé selon l'invention pour la protection d'un produit fluide, notamment d'un liquide alimentaire, contenant des agents modificateurs de sa stabilité, ledit procédé étant du type consistant, après une préparation définitive du produit en vue de son utilisation, et avant son stockage ou emballage, à le soumettre à un traitement de protection utilisant un courant électrique, est caractérisé en ce que le traitement consiste à créer un champ électrique entre deux électrodes et à faire passer le produit en écoulement homogène et permanent transversalement à ce champ, le courant électrique correspondant à ce champ étant constitué par un train d'ondes répétitives, séparées entre elles et se succédant à basse fréquence, tandis que la tension appliquée entre les électrodes est une basse tension. Dans une forme avantageuse de mise en oeuvre, l'écoule- ment du produit fluide entre les électrodes est créé en "lame mince". Dans ce cas, la distance entre électrodes, équivalente à l'épaisseur de la lame mince selon laquelle est provoqué l'ecoule- ment du fluide, est comprise entre 1 et 5 mm, et de préférence comprise entre 2 et 4 mm. Selon d'autres variantes de mise en oeuvre particulièrement intéressantes, l'écoulement entre les électrodes est effectué sous une légère pression; la tension appliquée entre les électrodes est comprise entre 4 et 50 volts et de préférence entre 6 et 24 volts; la fréquence des ondes électriques est comprise entre 1/10 et 10 hertz et est de préférence voisine de 1 hertz; le rapport entre la durée de chaque onde et l'intervalle entre deux ondes voisines est compris entre 1 et 1/99 et est de préférence voisin de 1/9. L'invention a également pour objet une installation pour la mise en oeuvre d'un procédé répondant aux caractéristiques précitées, cette installation comprenant au moins une paire d'électrodes montées sur un boitier isolant comportant en outre une entrée et une sortie pour le produit fluide à traiter, les électrodes étant à profils parallèles et étant reliées à un circuit électrique émetteur d'un train d'ondes répétitives, séparées entre elles et qui se succèdent à basse fréquence, tandis que la tension appliquée entre les électrodes est une basse tension. Dans une première variante de réalisation, les électrodes sont planes et disposées en empilage à l'intérieur du boîtier isolant avec alternance constante d'une électrode positive et d'une électrode négative. Les électrodes empilées sont alors soit réalisées sous la forme d'un treillis, soit percées, les trous étan disposés alternativement à l'une et l'autre extrémités des électro des, respectivement positive et négative, pour créer un cheminemen plus long. Dans une seconde variante de réalisation, les électrode. sont cylindriques et disposées coaxialement, l'électrode extérieure formant simultanément boîtier et enveloppant sur toute sa hauteur l'électrode centrale qui s'étend alors selon l'axe du boîtier. Pour mieux faire comprendre les objets de la présente invention, on va décrire ci-après, à titre d'exemples purement illustratifs et non limitatifs, diverses variantes de réalisation, en référence aux dessins annexés sur lesquels - la figure 1 est une vue en coupe axiale verticale d'une installation à électrodes planes disposées en empilage à l'ir térieur d'un boîtier isolant, et - la figure 2 est une vue en coupe axiale longitudinale d'une installation à deux électrodes tubulaires coaxiales. En se référant à la figure 1, on voit que l'on a désigne par 1 dans son ensemble une enceinte renfermant un empilement d'élu trodes planes 2 et 3 disposées avec alternance, en sorte que toute les électrodes 2 soient reliées au pôle(+)d'un générateur de courant électrique et que toutes les électrodes 3 soient reliées au pôle(-)de ce générateur. Toutes les électrodes 2 et 3 sont des plaques d'acier inoxydables de même forme et de même surface, percées d'un trou, respectivement 4 pour les électrodes positives et 5 pour les électrodes négatives. Les plaques percées précitées sont alors disposées horizontalement, avec rotation de 1800 de toutes les plaques 3 autour de l'axe vertical 6 de symétrie de l'ensemble, de telle sorte que les trous, respectivement 4 et 5, sont disposés alternativement à l'une et l'autre extrêmité des électrodes, respectivement positive 2 et négative 3, et créent un cheminement plus long ayant l'aspect d'un labyrinthe. Un fond 7 et un sommet 8 sont ensuite disposés, respectivement sous l'électrode inférieure et au-dessus de l'électrode supérieure dudit empilement, après qu'un joint annulaire 9 étanche et isolant soit interposé entre chaque paire d'électrodes voisines 2-3 ainsi qu'entre les électrodes d'extrémité et, respectivement, le fond et le sommet. A l'aide d'un ou plusieurs organes de serrage appliqués sur le centre et/ou à la périphérie du fond 7 et du sommet 8, lesquels agissent alors comme les plateaux d'une presse, on comprime les divers joints 9 sur les électrodes qui les encadrent de manière que l'enceinte 1 ainsi réalisée soit d'une part absolument étanche et que, d'autre part, il n'y ait aucun courant de fuite entre une électrode positive et une électrode négative. Certains caoutchoucs et certaines matières plastiques conviennent parfaitement à la réalisation de tels joints 9 de par leursqualitésd'élasticité, d'isolation électrique et de compatibilité avec les liquides alimentaires. Le fond 7 est également percé d'un orifice 10 au droit duquel débouche une canalisation 11 amenant le fluide liquide ou pa- teux à traiter. De même, le sommet 8 est percé d'un orifice -12 au droit duquel se raccorde une canalisation 13 par laquelle sera évacué le liquide traité. Une seule enceinte 1 sera suffisante pour constituer l'installation de traitement selon l'invention dans le cas où elle sera de grandes dimensions et, en particulier, enfermera un important volume de fluide à traiter tout en lui offrant la longueur maximale de déplacement à l'intérieur de ladite enceinte, de son entrée 10 à sa sortie 12. Si en revanche l'utilisation d'une unique enceinte 1 s'avère impropre au traitement, soit pour une insuffisance de débit, soit pour une insuffisance de longueur du cheminement du fluide traité entre l'entrée et la sortie de l'enceinte, celle-ci sera "multipliée", c'est à dire remplacée par une batterie de plusieurs enceintes 1 disposées soit en parallèle, soit en cascade. En toute hypothèse, l'enceinte 1 -unique ou multipliéeest conçue de manière à constituer la dernière étape subie par le produit traité avant son utilisation. Le produit traité qui sera distribué par la canalisation 13 étant absolument stérile et inerte, il sera donc nécessaire de prévoir immédiatement en aval de cette canalisation 13, des dispositifs absolument stériles pour conduire le liquide traité à l'inrieur d'une enceinte de stockage ou à 11 intérieur d'emballages individuels, ladite enceinte de stockage et lesdits emballages étant eux-mêmes stériles et propres à assurer une protection du produit contre les agents extérieurs. Dans une forme de construction de l'enceinte la plus avantageuse, tous les joints annulaires 9 d'étanchéité et d'isolation ont une épaisseur telle qu'après serrage des plateaux 7 et 8 l'intervalle qui sépare toute électrode positive 2 d'une électrode négative 3 est constant et de l'ordre de 1 à 5 millimètres. Cet intervalle sera même de préférence compris entre 2 et 4 millimètres, ces valeurs extrêmes définissant les meilleures caractéristiques d'un écoulement du fluide en lame mince entre les électrodes, compte tenu des caractéristiques de viscosité connues des produits alimentaires à traiter. Toutes les électrodes positives 2 d'une part, et toutes les électrodes négatives 3 d'autre part sont reliées aux pôles d'un générateur 14 apte, à travers un circuit schématisé par 15, à distribuer aux bornes des électrodes un courant basse tension constitué par un train d'ondes répétitives 16, séparées entre elles et se succédant à basse fréquence. Le générateur 14 sera de préférence du type à courant continu. Toutefois, il est également possible de prévoir un générateur du type à courant alternatif auquel, dans ce cas, seront associés d'autres circuits comprenant des dispositifs de redressement du courant et d'écrêtement dudit courant. La tension appliquée aux bornes des électrodes 2 et 3 est du type basse tension, comprise entre 4 et 50 volts, et de préférence comprise entre 6 et 24 volts puisqu'au-delà de cette valeur il faudrait prévoir des sécurités spécifiques à l'appareillage pour respecter les normes de sécurité. La durée de chaque onde 16 est comprise entre 1/100 de seconde et une seconde, de préférence de l'ordre du dixième de seconde, l'intervalle de temps t entre deux ondes voisines étant de l'ordre du dixième de seconde à la seconde, de telle sorte que le rapport entre la durée b de l'onde et l'intervalle t soit compris entre 1 et 1/99. Dans le cas particulier où la durée de l'onde est de 1/10 de seconde, l'intervalle t sera avantageusement de 2 à 9 dixièmes de seconde. De l'entrée 10 à la sortie 12 de l'enceinte 1, le produit à traiter subit en conséquence, tout au long de son cheminement schématisé par la flèche 17, les décharges répétées d'un champ électrique de basse tension selon une fréquence de décharge comprise entre 1/10 et 10 hertz et de préférence voisine de 1 hertz. La répétitivité desdites décharges électriques est au surplus régulière de l'entrée 10 à la sortie 12 de l'enceinte puisque l'intervalle entre les électrodes 2 et 3 est constant et que le produit à traiter s'écoule de façon régulière, transversalement au champ électrique, selon une lame mince. Bien évidemment, l'ensemble constitué du générateur 14, du circuit 15 et des électrodes 2 et 3 est programmé en fonction des variables que sont la résistivité propre au produit à traiter, la viscosité dudit produit et la nature des bactéries et des enzymes devant être détruits. En effet, si le produit à traiter est tant soit peu conducteur, il sera possible, avec la même tension, de le traiter sur une plus grande épaisseur, donc d'écarter davantage les électrodes. Si les bactéries et les enzymes à détruire sont en grand nombre, il sera possible d'augmenter la tension entre électrodes, ou d'augmenter le nombre de décharges électriques par seconde, ou encore de réduire la vitesse d'écoulement du liquide. Quoi qu'il en soit, il sera essentiel d'éviter que le temps des décharges d soit trop long pour éviter toute décomposition du produit traité. De manière que l'écoulement en lame mince soit aussi réguli#er que possible pour le liquide à traiter, de son entrée à la sortie de l'enceinte 1, les orifices d'entrée 10 et de sortie 12 sont de même diamètre, lequel est aussi égal au diamètre des trous 4 des électrodes positives 2 et des trous 5 des électrodes négatives 3. Le produit fluide à traiter peut s'écouler de l'entrée à la sortie de l'enceinte 1 par simple gravité, l'appareil étant dans ce cas retourné de 1800 par rapport à sa disposition de la figure 1. Toutefois, il est évident qu'il y a tout avantage à travailler sous une légère pression, la sortie de liquide étant disposée au-dessus de l'entrée, de manière que le produit fluide remplisse totalement 11 enceinte 1, qu'il n'y ait aucun effet de turbulence, et qu'en conséquence chaque molécule de produit à traiter reçoive un nombre déterminé de décharges électriques que l'on aura préalablement défini en fonction de la nature et du nombre des germes. Le traitement du produit sous une légère pression a pour avantage de garantir un remplissage total de l'enceinte 1, mais aussi d'assurer que le produit est partout en mouvement et partout animé du même mouvement : en conséquence, toutes les molécules de produit subissent le même nombre de décharges électriques tant que le débit est maintenu à une valeur constante. Aux électrodes pleines 2 et 3 seulement percées d'un orifice, respectivement 4 et 5, il est possible de substituer un empilement d'électrodes réalisées chacune sous la forme d'un treillis dont la trame est suffisamment large pour ne pas constituer un tamis dont le défaut serait de retenir la pulpe des fruits. Dans cette variante, les électrodes en forme de treillis sont reliées alternativement aux pôles (+) et (-) du générateur 14 et sont-également isolées les unes des autres, soit par interposition de joints annulaires tels que 9, soit en étant noyées à leur périphérie dans la paroi d'une enceinte tubulaire construite en un matériau isolant, par exemple en matière plastique. Dans une autre variante de mise en oeuvre autorisant un nettoyage plus facile des électrodes, on réalise l'installation de traitement en disposant coaxialement deux électrodes tubulaires, une électrode extérieure 18 et une électrode centrale 19. Les diamètres de ces électrodes sont par exemple de 40 mm intérieur pour l'électrode 18 et de 36 mm extérieur pour l'électrode 19, de sorte que l'intervalle existant entre les deux électrodes est de 2mm, ce qui correspond à un écoulement en lame mince. Le liquide à traiter débouche dans la chambre 20 définie entre les deux électrodes par l'orifice 10 auquel se raccorde la canalisation 11, et il ressort de la chambre 20 par l'orifice 12 au niveau duquel se raccorde la conduite de sortie 13. L'électrode extérieure 18 et l'électrode centrale 19 sont raccordées électriquement au générateur 14 et au circuit 15, en sort que le liquide qui traverse la chambre 20 subisse les décharges répe titives exprimées à propos de la variante de la figure 1. L'étanchéité de la chambre 20 et l'isolation entre les électrodes 18 et 19 sont obtenues par l'interposition à chacune des deux extrémités de l'électrode centrale 19 d'un bloc de caoutchouc compressible 21. Pour ce faire, il est clair que, par construction, l'électrode extérieure 18 enveloppe sur toute sa hauteur l'electrode centrale 19, laquelle s'étend au moins jusqu'en amont de l'entrée 1( et déborde au moins légèrement en aval la sortie 12. Chaque bloc 21 est perçé en son centre pour être enfilé sur un axe fileté 22 que porte la face extérieure d'une rondelle 23 collée à chaque extrémité de l'électrode 19. Une seconde rondelle 22 extérieure au bloc, permet la compression de celui-ci lors du serras d'un écrou 25 dont le filetage coopère avec celui de l'axe 22. Le bloc de caoutchouc se déforme lors de ce serrage et passe de la position représentée en pointillés en 26 dans laquelle son bord est rectiligne à la position bombée représentée en traits pleins, position selon laquelle il stapplique étroitement à l'intérieur de l'électrode 18, en 27, d'où l'étanchéité et le centrage automatique de l'électrode 19 dans l'axe 28 désormais commun aux deux électrodes. Cette construction à électrodes tubulaires coaxiales a pour principal avantage de permettre un nettoyage facile desdites électrodes, puisqu'il suffit de desserrer les écrous 25 pour dégager l'électrode centrale de l'électrode extérieure dès que les blocs 21 ont repris une forme plus cylindrique. Après nettoyage des électrodes 18 et 19, il suffit d'introduire l'électrode centrale dans l'électrode 18 et de resserrer les écrous 25 pour replacer l'appareillage en bonne position de fonctionnement. La mise en oeuvre du procédé selon l'invention dans l'une des installations décrites ci-avant permet d'obtenir un produit alimentaire absolument stérile et inerte. La conservation de ce produit est dès lors indéfinie dans le temps s'il est placé dans une enceinte de stockage ou un emballage susceptible d'assurer sa protection contre les agents extérieurs. L'application du procédé n'entraîne aucune altération des qualités organoleptiques du produit alimentaire. Il est du reste à ce point sans effet sur ledit produit que rien ne permet de déceler si celui-ci a subi ou non le traitement de protection en question. Il est enfin à noter que le coût de mise en oeuvre du procédé précité est négligeable, que la consommation d'énergie est quasiment nulle, et que ledit produit conduit à une économie d'autant plus considérable que,tant da#ns la conservation que dans le transport, il nty a de froid à entretenir. REVENDICATIONS 10) Procédé de protection d'un produit fluide, notamment d'un liquide alimentaire, contenant des agents modificateurs de sa stabilité, ledit procédé étant du type consistant, après une prépa- ration définitive du produit en vue de son utilisation, et avant son stockage ou emballage, à le soumettre à un traitement de protection utilisant un courant électrique, caractérisé en ce que ledit traitement consiste à créer un champ électrique entre deux électrodes et à faire passer le produit en écoulement homogène et permanent transversalement à ce champ, le courant électrique correspondant à ce champ étant constitué par un train d'ondes répétitives, séparées entre elles et se succédant à basse fréquence, tandis que la tension entre les electrodes est une basse tension. 20) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'écoulement du produit fluide entre les électrodes est créé en "lame mince 30) Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que la distance entre électrodes, équivalente à l'épaisseur de la "lame mince" selon laquelle est provoqué l'écoulement du fluide, est comprise entre 1 et 5 mm et de préférence comprise entre 2 et 4 mm. 40) Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3 caractérisé en ce que l'écoulement entre les électrodes est effec tué sous une légère pression. 50) Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la tension entre les électrodes est comprise entre 4 et 50 volts et de préférence entre 6 et 24 volts. 60) Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5,caractérisé en ce que la fréquence des ondes électriques est comprise entre 1/10 et 10 hertz et est de préférence voisine de 1 hertz. 70) Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le rapport entre la durée de l'onde et l'intervalle entre deux ondes voisines est compris entre 1 et 1/99 et est de préférence voisin de 1/9. 80) Installation pour la mise en oeuvre d'un procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée en ce qu'elle comprend au moins une paire d'électrodes montées sur un boîtier isolant comportant en outre une entrée et une sortie pour le produit fluide à traiter, les électrodes étant à profils parallèles et reliées à un circuit électrique émetteur d'un train d'ondes répétitives qui, séparées entre elles, se succèdent à basse fréquence, tandis que la tension appliquée entre les électrodes est une basse tension. 90) Installation selon la revendication 8, caractérisée en ce que les électrodes sont planes et disposées en empilage à l'intérieur du boîtier isolant avec alternance constante d'une électrode positive et d'une électrode négative. 100) Installation selon la revendication 9, caractérisée en ce que les électrodes sont percées, les trous étant disposés alternativement à l'une et l'autre extrémités des électrodes, respectivement positive et négative, pour créer un cheminement plus long. 110) Installation selon la revendication 9, caractérisée en ce que les électrodes empilées sont chacune réalisées sous la forme d'un treillis. 120) Installation pour la mise en oeuvre d'un procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée en ce qu'elle comprend au moins une paire d'électrodes tubulaires coaxiales à profils parallèles, l'électrode extérieure 18 formant simultanément boîtier et enveloppant sur toute sa hauteur 1' électrode centrale 19 qui s'étend alors selon 11 axe 28 du boîtier, lesdites électrodes, électriquement isolées l'une de l'autre, définissant entre elles une chambre étanche 20 dans laquelle circule le produit fluide à traiter entre une entrée 10 et une sortie 12 percées l'une et l'autre dans l'électrode extérieure, les électrodes étant en outre reliées à un circuit électrique émetteur d'un train d'ondes répétitives qui, séparées entre elles, se succèdent à basse fréquence, tandis que la tension appliquée entre les électrodes 18 et 19 est une basse tension.