L'invention se rapporte à un produit alimentaire contenant des substances azotées synthétiques à toxicité réduite et à teneur accrue en éléments biogéniques, produit convenant particulièrement aux animaux à plusieurs estomacs et elle se rapporte également à son procédé de préparation. Il est connu qu'il est possible de remédier au manque de protéines dans les produits alimentaires pour les bestiaux à plusieurs estomacs, notamment les bovins, par addition à l'alimentation d'urée, d'ammoniac ou par addition d'autres formes simples de substances azotées. A ces substances appartiennent le carbonate d'ammonium, le sulfate et le chlorure d'ammonium, ou encore des sels d'ammonium d'acides organiques, notamment le formiate, l'acétate le lactate, le succinate d'ammonium, le formiamide et le propionamide.On peut, soit ajouter directement ces substances à l'alimentation, soit les utiliser lors de traitements préalables, par exemple lors de l' En outre, l'expérience a montré que les protéines de l'alimentation ne pouvaient être remplacées par des composés de l'azote sans protéines que s'il s'agissait de composés riches en glucides solubles qui sont une source d'énergie pour les bactéries de la panse qui peuvent faire la synthèse des protéines à partir de firmes azotées simples. Mais quand il se produi*,par exemple à la suite d'un surdosage, de l'ammoniac parvenant dans les intestins et ensuite, de là, dans le sang, son effet toxique se fait sentir sur tout ltorga- nisme. On recommande donc, lorsque l'on travaille avec l'urée ou les sels ammoniacaux,de les sous-doser et de ne pas les mettre dans l'alimentation sous forme dissoute mais plutôt de les mélanger à l'alimentation solide en granulés. Pour cette raison, on a cherché de nouveaux types de subsb otéeW synthétiques ne présentant pas les défauts indiques ci-dessus. Comme substance azotée, le biuret s'est avéré nteressant mais les résultats dès son application ne sont, jusqu maintenant, pas tout à fait satisfaisants. Tandis que, pour les animaux à plusieurs estomacs, le manque de protéine dans l'alimentation peut être influencé par les substances azotées introduites et leur croissance peut en être améliorée, pour les volailles, le porc et même le veau, ces formes sont,soit inefficaces, soit même nuisibles. Dans ce cas, i est nécessaire de compenser les manques en acides aminés naturels par des acides aminés synthétiques. Les besoins en acides aminés ne sont pas les mêmes et ils dépendent de la nature et de l'âge des animaux ainsi que de la composition de l'alimentation. Les rations alimentaires des porcs et des volailles,qui sont composées de produits alimentaires usuels manquent surtout de lysine, de méthionine, de tryptophane et de cystine. Les Les acides aminés synthétiques sont en général meilleur marché que ceux de sources synthétiques mais, même ainsi, leur préparation est cempl-iqllée. Il s'agit souvent de synthèses en plusieurs 'tapes créant des sujétions aussi bien tec nuques qu'économiques. Le problème de la perte de protéines peut aussi outre résolu au moyen de microorganismes, soit sur le principe de la photosynthèse (algues vertes par exemple), soit en partant de substrats d'hydrates de carbone que l'on porte à la fermentation. Il s'agit par exemple d'algues monocellulaires ou de levures préparées grâce à l'utilisation de sucres ou de n-paraffines. Même dans ces cas là, la complication de la préparatif des matières premières, par exemple des n-paraf- fines, qui doivent être suffisamment pures, et en outre leur disponibilité limitee, exigent la recherche d'autres sources de substances azotees synthétiques pour l'alimentation animale. Un des points de départ a eté la découverte de la possibilité d'application,comme additifs à 1 'alimentation,d'aminoalcools aliphatiques, notamment de monoéthanolamine, avantageusement par quantités de 0,15 à 1 % en poids, rapporté au poids de la matière sèche (brevet tchèque nO 137 893). Llutilisatien contrôlée de monoéthanolamine s'est avérée particulièrement avantageuse pour les veaux et lton a constaté que son efficacité était supérieure à celle de la lysine. Dans cette application cependant, même l'état liquide aggrégé de la monoéthanolamine n'a pas causé d'empêchements.Il est plus grave d'utiliser des aminoalcools qui sont liquides et ont même une consistance sirupeuse dans des aliments solides. Ceux-ci sont souvent fabriqués à une échelle importante et m8me industrielle et l'homogénéisation régulière des aminoalcools dans les produits alimentaires réclame un mélange énergique et peut alors provoquer la prise en masse du produit qui forme des mottes et analogues. La présente invention a pour objet d'indiquer un produit alimentaire contenant de l'azote qui écarte essentiellement les inc + précédents, qui soit de toxicité éréduit e en même temps simple et économique à fabriqu Acet effet, l'invention concerne un proauit alimentaire à base de composés aminés destiné notamment aux animaux à plusieurs estomacs, caractérisé en ce qu'il contient au moins un composé aminé, de préférence de l'urée ou un aminoalcool, notamment de la monoéthanolamine, lié à un acide minéral ou a plusieurs acides minéraux, de préférence à l'acide phosphorique, dans lequel à une molécule gramme de composé aminé correspond au moins un équivalent gramme de l'acide minéral ou du mélange des acides en quantité de 0,01 %, de préférence de 0,3 à 20 %,rapporté à la teneur en matière sèche du produit alimentaire, de la calcite broyée broyée très finement étant encore ajoutée en plus des autres additifs à Suivant la présente invention, le produit alimentaire est préparé en faisant agir sur le composé aminé ou sur le mélange des composés aminés, de préférence sur l'urée et/ou sur un aminoalcool, notamment la monoéthanolamine, des acides minéraux, de préférence l'acide phosphorique, en quantité allant jusqu'à 1,5 équivalent-gramme d'acide par molécule de composé aminé, le pH de la solution aqueuse à la concentration de 5 % en poids de produit d'addition formé étant inférieur à 10, le produit formé étant ajouté en solu tion ou après sexage a liallifJentation végétale et/ou animale, de préférence à Leatimentation en granulés ou à l'alimentation en farines, le mélange alimentaire contenant alors jusqu 80 % en poids d'aliment synthétique, rapporte à la teneur en matière sèche. Les composés aminés utilisés suivant l'invention à la préparation des produits alimentaires peuvent etre,soit des amines simples, soit des amines contenant un ou plusieurs autres groupes fonctionnels. D'après leur structure moléculaire, les représentants les plus simples et les plus fréquents de ces substances sont Jes amines aliphatiques qui ne posent pas de problèmes techniques importants et sont largement utilisées à d'autres fins. Ici, la chaîne carbonée peut servir de source d'énergie de l'aliment, tandis que le groupement aminé représente l'équivalent azoté en protéine. L'essentiel est ici que les produits préparés par mélange ne soient pas toxiques et ne donnent pas lieu à la formation de substances expansibles dans l'appareil digestif de l'animal. Parmi les composés di- et polyfonctionnels qui forment avec l'acide minéral un additif dans le produit alimentaire, les aminoalcools sont les plus avantageux, mais on peut tout aussi bien employer des aminocétones, éventuellement des aminoaldéhydes, des aminoesters, etc.. Parmi les composés aminés polyfonctionnels, on envisagera notamment les substances qui, en dehors de l'azote et de l'oxygène, contiennent aussi du phosphore ou du soufre chimiquement lié. Il est avantageux de choisir les acides minéraux liés aux composés aminés de façon qu'ils viennent dans l'organisme animal en tant qu'élément biogénique supplémentaire, et l'on peut ici choisir des acides usuels sur le marché. Ce sont par exemple les acides phosphorique et sulfurique . La fonction de ces acides est de bloquer la basicité du groupement amine. Les groupements amine non bloqués diminuent l'acidité du sùc gastrique de l'animal et occasionnent le prolongement de la digestion dans l'organe de digestion de l'animal. Ils peuvent aussi avoir une action défavorable sur son système nerveux et m8me provoquer la mort de l'animal. L'addition de calcite alimentaire finement broyée au produit alimentaire s'est avérée avantageuse. Elle fournit au corps de l'animal une quantité de calcium suffisante particulièrement utilisable à la formation des os. La calcite élimine également l'effet nocif des acides minéraux libres éventuellement présents. En dehors des substances indiquées qui sont habituellement introduites en grandes quantités, on peut aussi introduire des constituants connus comme des aliments granulés, de la mélasse liquide, de la farine de mals, de la farine de trèfle, des tourteaux, d'autres sortes de farines alimentaires, des charges et analogues. Il convient aussi d'ajouter en quantités relativement faibles du sel alimentaire, des additifs alimentaires minéraux, des vitamines et des antibiotiques, des acides aminés et des agents de conservation,ainsi que d'autres substances qui ont de l'importance du point de vue biologique. La préparation du produit alimentaire suivant l'invention est très simple. Elle peut se faire en continu ou en discontinu en mélangeant bien. Il est opportun d'évacuer la chaleur, notamment au début de la réaction, et éventuellement de réchauffer à la fin de la réaction. On peut aussi effectuer d'autres opérations de la pratique technologique, comme le séchage, le broyage du produit motté, éventuellement le séchage sous vide,formant un produit en poudre fine que l'on peut se dispenser de broyer, ainsi que le mélange avec d'autres composants solides avec lesquels on peut déjà parvenir à une bonne homogénéisation du produit alimentaire. La réaction entre l'acide minéral et le compose amané,ou les composés aminés,se fait en phase liquide, habituellement en présence de l'eau qui existe dans les matières brutes de départ. La solution du produit d'addition qui se forme peut être utilisée directement à la préparation du produit alimentaire,ou l'on peut isoler la solution. Sous cette forme, on peut isoler facilement les composés aminés puisqu'ils ne forment pas de sirop. Let valeurs indiquées de pH 10 et la concentration de 5 % en poids de la solution aqueuse ne sont que des valeurs d'essai qui ne délimitent pas les conditions technologiques de la préparation et l'application du produit.La solution du produit d'addition qui se forme peut être immédiatement enrichie par d'autres additifs en vue de son application biologique et la solution ainsi formée peut cotre ajoutée directement ou après séchage aux produits alimen- taires ou bien les additifs d'enrichissement tels que le sel alimentaire, les sels de calcium, les vitamines et les antibiotiques peuvent être ajoutés au produit d'addition séché. Il est avanta-geux pour la qualité du produit de mesurer le pH en cours de fabrication. Il est également opportun de contrôler la quantité de chaleur formée par suite de l'exothermicité de cette réaction. La réaction se déroule très vite avec des matières premières bon marché, et il n'est pas nécessaire d'effectuer de concentration au préalable puisque l'on ne sèche en général que le produit fini. Il est également avantageux que les substances formées aient des points de fusion relativement bas, de telle sorte qu'il soit possible de travailler en bain fondu avec des matières premières très concentrées, ce qui supprime la nécessité d'évacuer l'eau qui servirait de diluant. Il faut veiller à ce que les produits chimiques de départ ne contiennent pas d'impuretés indésirables, notamment de poisons teins qde fluor, arsenic et plomb que l'on trouve, par exemple, dans l'acide phosphorique. Le produit d'addition de l'acide phosphorique et des composés aminés devrait contenir moins de 0,06 % e. poids de fluor, moins e 0,00@ Yo en poids d'arsenic et moins de 0,007 % en poids de plomb, c'est-â- dire pas plus que ce qui est autorisé dans le phosphate dicalcique alimentaire. En dehors des avantages indiqués, il est nécessaire de faire remarquer que le produit alimentaire suivant l'invention a une valeur biologique accrue par rapport aux produits de départ non biologiques à grande capacité de production. L'utilisation des composés aminés liés aux acides minéraux a aussi ses avantages dans la technologie de la transformation du produit alimentaire, par suite de la facilité de manipulation de ce produit en poudre, ce qui facilite son dosage et son homogénéisation en m8me temps que d'autres additifs. Par comparaison avec les additifs alimentaires connus, comme par exemple l'urée, ces substances ne sont pa toxiques, de sorte que leur surdosage ne menace pas la santé de l'animal. La liaison du groupement ara ave 'acide a FGir conséquence une libération plus lente de liammoniae dans le système digestif de l'animal, de sorte que la flore intestinale peut en faire une meilleure utilisation à la synthèse des acides aminés et éventuellement des protéines. Par comparaison avec les acides aminés, ce sont des substances technologiquement et particulièrement économiquement plus accessibles qui peuvent donc remplacer partiellement ou totalement lesdits acides. L'invention sera mieux comprise à l'aide des exemples non limitatifs suivants EXEMPLE 1 L'essai a été réalisé avec deux groupes de veaux de race rouge-tachetée, chaque groupe comportant 20 bêtes, qui ont été nourris de telmixine, de mélange granulé Tk-l et de foin de luzerne. Composition de la telmixine - Lait écrémé ............... 76,00 % en Poids Eau 19,89 5' " - Matières grasses ........... 2,62 % " " - Torula ..................... 0,064% " " - Flocons de pommes de terre 0, 898% " " - Acide lactique 0 0,20 % " " - Mélange minéral ............ 0,30 5' " " - 1-lysine .................... 0,028% " Dans le deuxième groupe on a remplacé la 1-lysine et la torula par o,o86 % de sel de l'acide phosphorique et de la monoéthanolaminetOHCH2 CH2 NH2 ) 3H3 P04qui avait été préparé dans le rapport moléculaire 1 : 3. Composition du mélange Tk-1 . - 20,0 % de froment - 24,0 % d'orge - 25,0 % d'avoine - 20,0 5'de semoule de blé - 2,0 % d'additif P-III - 1,0 % de sel alimentaire - 7,0 % de flocons de pommes de terre - 0,5 % d'enzyme protéolytique. Composition de l'additif P-III - 23 % de farine de poisson - 73 % de gruau - 3 % de gluten - 1 % de vitamines et d'antibiotiques. Les doses de telmixine se sont élevées suivant l'age du veau de kgs a 2 :35 par tete et par jour, le granule a et distribué au libitum et le foin regulièrement renflant tout le temps de l'essai. L'introduction du sel indiqué n'a pas d'influence sur l'appétit des veaux qui prennent toujours la même quantité de nourriture. La croissance moyenne par tête et par jour est, pour le deuxième groupe, de 8 % supérieure à celle du premier groupe. EXEMPLE 2 L'essai a été réalisé avec deux groupes de taurillons de race rouge-tachetée d'un poids supérieur à 150 Kgs par tête, chaque groupe comportant 10 têtes. Le premier groupe a été alimenté avec des concentrés de protéines, des mélanges de fourrages et des additifs minéraux. Pour l'engraissement d'une tête, on a administré une dose journalière de 1 Kg de HZ SD, 2 Kgs de mélasse liquide, 1 Kg de semoule de mais et 7 Kgs de fourrage. Composition du HZ SD - 2 5' de farine de trèfle vitaminée - 53,0% de farine de blé - 20,0% d'urée - 2,0% d'hexamétaphosphate - 3,0% de phosphate disodique - 5,0% de pyrophosphate de sodium - 2,0% de sel aligentaire - 3,0% de MKP-3 - 5,0% de VAD - DO SD Composition du MKP-3 - 49,0% de calcite très finement broyée - 20,0 de phosphate dicalcique - 20,0% de phosphate disodique - 10,0% de phosphate de sodium - 1,0% d'oligoéléments S, Fe, Cu, Mn, Zn, Co, J,K Le deuxième groupe a été alimenté avec un mélange où l'urée et les phosphates des mélanges et du XXP-3 ont été remplacés par le composé d'addition de l'urée et de l'acide phosphorique [(H2NCONH2) 3.H3PO4dans le HZ SD à 34%. L'indice de croissance du deuxième groupe était de 10 % supérieur à celui du premier groupe. EXEMPLE 3 Des brebis d'environ un an ont été alimentées avec de l'ensilage de mais et de l'urée dans le premier groupe et avec des composés d'acides minéraux et de substances azotées dans le deuxième groupe. Les substances aminées synthétiques sont additionnées à la masse verte lors de l'en- silage. Composition de la dose de mais du premier groupe - 61,2 5' d'ensilage de mais - 4,7 % de foin de luzerne - 25,0 5' de paille d'orge - 3,9 % d'orge - 3,9 % d'avoine - 0,16 % de poudre d'os - 0,38 % de sulfate d'ammonium - 0,76 % d'urée. Composition de la ration alimentaire du deuxième groupe - 60,96 % d'ensilage de maïs - 25,0 % de paille d'orge - 4,7 % de foin de luzerne - 3,9 % d'orge - 3,9 % d'avoine - 1,50 5' de produit d'addition d'urée, d'acide phosphorique et d'acide sulfurique dans le rapport molaire urée : acide phos phorique : acide sulfurique 5 : 1 : l, - 0,04 5' de produit d'addition de l'éthylamine et de l'acide sulfurique dans le rap port molaire 2 : 1. La ration alimentaire est d'environ 3 Kgs par tête et par jour. L'augmentation moyenne de poids est d'environ 7 % meilleure dans le deuxième groupe et la pousse de laine d'environ 5 5'. EXEMPLE 4 A 651,0 g de monoéthanolamine, dans un ballon à trois tubulures équipé d'un agitateur, d'un réfrigérant à reflux et d'un thermomètre, on ajoute à la température de 1000C de l'acide phosphorique chimiquement pur à 85 en quantité de 409 g en 2 heures. Pour éloigner l'odeur douce et ammoniacale on ajoute encore au bain fondu 83 g d'acide phos phorique et la température S la réaction est de 1250C. Après la fin de l'addition phosphoilque, le produit est encore mélangé à chaud pendant une heure, puis on le verse dans un cristallisoir où l'on évapore veau tout en mélangeant, puis on laisse refroidir et solidifier. Le produit motté résultant en quantité de 1020 g est finement broyé et l'on contrôle sa qualité ; sa solution liquide à une concentration de 5 % en poids atteint un pH de 7,2. Le produit en poudre obtenu ayant un point de fusion de 1830C est appelé Amol-2. On le mélange avec de la calcite finement broyée dans le rapport l : l et avec des oligoéléments en quantité de 1 % par rapport au poids du mélange formé. Les oligoéléments sont présents par quantités en poids de de - 0,6 sulfate de fer - 0,2 sulfate de cuivre - 0,1 carbonate de manganèse - 0,06 oxyde de zinc - 0,03 sulfate de cobalt - 0,01 iodure de potassium. Ce mélange appelé Amol-4 est ajouté à de la telmixine pour veaux âgés de 8 à 70 jours,en quantités de 0,4 % en poids. Composition de la telmixine - Lait écrémé ............... 76 % en poids - Eau ...................... 19,83 % " " Matlôres grasses .......... 2,62 5' " - Flocons de pommes de terre 0,91 % " " - Acide lactique * 0,25 % " 't - Amol-4 ................... 0,40 % " " Les veaux sont, suivant leur âge, alimentés avec de la telmixine, du mélange granulé TK-1 et du foin de luzerne à volonté de la façon suivante Age des veaux enjours Telmixine-1 Mélange granulé 8 - 28 3 ad libitum 29 - 56 E ad libitum 57 - 63 4 ad libitum 64 - 70 2-0 0,75 EXEMPLE 5 Dans un appareillage analogue à celu de l'exemple 4, on ajoute 404,3 g d'acide phosphorique à 80 5', puis, en 3 heures, on ajoute 600 g d'urée et on laisse la température monter librement à 800cl Après l'addition de l'urée on commence à réchauffer le ballon de façon que la température se maintienne à 800C pendant encore une heure. On versc le produit dans un bécher où on le laisse se solidifier.Les blocs du produit appelé Amol-3 sont encore séchés à l'étuve à 500C pendant 5 heures, et après broyage on contrôle le pH qui est de 2 pour une solution à 5 5' dans l'eau. 930 g du produit broyé (Amol-3) incolore et inodore ayant un point de fusion de 96 à 1030C sont finement rebroyés en présence de 7 % de sel alimentaire et de 14 % de calcite et mélangés à 0,3 % en poids d'oligoéléments dans le même rapport que dans l'exemple 4. Le mélange préparé de cette façon est,sous la désignation Amol-5, mélangé à l'alimentation comme suit - 53 % de granulés - 2 % de farine de luzerne vitaminée - 5 % de VAD DO SD - 40 % d'Amol-5 et on l'utilise à l'alimentation du gros bétail en donnant par tête et par jour 1 Kg de ce mélange. Il est avantageux de le combiner avec 2 Kgs de mélasse liquide, 1 Kg de semoule de mais et 7 Kgs de fourrage. On peut aussi utiliser de façon analogue le mélange fourrager suivant - 50 % d'Amol-5 - 45 % de fourrage - 5 % de mélange vitamines-antibiotique s. Il est encore plus avantageux de préparer 1'Amol-5 VAD par mélange d'Amol-5 avec 10 % de son poids de vitamines et d'antibiotiques directement dans le mélangeur lors de la préparation de l'Amol-5. Le mélange alimentaire est alors préparé par mélange d'Amol-5 VAD avec du fourrage dans le rapport pondéral 1 : 1,22 à 2 : 1, et combiné avantageusement dans l'alimentation à des hydrates de carbones faciles à digérer tels que mélasse, sucre de betterave, pommes de terre, jus de diffusion de sucrerie, etc.., farine de blé, et chargés. A 100 % de charges i correspond alors à 25 % de mélasse, 25 % de blé et 10 5' de mélange Amol-5 VAD + fourrage.De cette façon, il est possible de remplacer dans la ration ali mentaire jusqu'a 80 % des substances azotées par de l'Amol-5. EXEMPLE 6 Dans une installation suivant l'exemple 4, on ajoute goutte à goutte à 73 g de 2-aminobutane 250 g d'acide sulfurique, tout en refroidissant de façon que la température du mélange réactionnel ne dépasse pas 800C. Après l'addition de l'acide sulfurique, le produit est encore mélangé pendant une heure à 1100C, puis on lui ajoute 25 g de calcite finement broyée, on laisse évaporer à 98-1100C et refroidir dans un cristallisoir. Le produit en bloc formé est broyé et son pH en suspension aqueuse est de 7,9. On le mélange au produit de l'exemple 5 dans le rapport 1 : 30. A 1 Kg de ce mélange, on ajoute dans le mélangeur 0,5 Kg de sel alimentaire, 0,4 Kg de calcite microbroyée, 12 g de sulfate de fer, 4 g de sulfate de cuivre, 2 g de carbonate de manganèse, 1,2 g d'oxyde de zinc, o,6 g de sulfate de cobalt et 0,2 g d'iodure de potassium. Ce mélange est utilisé sous la désignation d'Amol-6 dans les mélanges ultérieurs d'engraissement des agneaux et des brebis, avec par exemple la composition suivante - 9,5 5' de tourteau de tournesol - 25,0 % d'orge - 25,0 % d'avoine - 17,0 % de son d'orge - 16,0 5' de son de blé - 7,5 % d'Amoi-6. Pour ltengraissement des agneaux âgés de 3 à 12 mois, la ration journalière est de 0,2 à o,6 Kg par tête et par jour et elle est sensiblement la même pour les brebis 3 à 4 semaines avant la fin de l'engraissement. Recette - 5 % de germe de malt - 10 % de mais - 12 5' de froment - 23 % de son de blé - 7 % d'Amol 6 - 1 % de VAD VMD B Il est possible de remplacer jusqu'à 50 5' de la consommation en substances azotées par de l'Amol-6. EXEMPLE 7 De l'Amol-4 contenant de l'azote synthétique est aussi préparé en ajoutant à 651,0 g de monoéthanolamine 12 g de sulfate de fer, 4 g de sulfate de cuivre, 2 g de carbonate de manganèse, 1,2 g d'oxyde de zinc, o,6 g de sulfate de cobalt et 0,2 g d'iodure de potassium ainsi que de l'acide phosphorique à la concentration de 65 % en quantité de 644 g en 2 heures. Pendant l'addition de l'acide phosphorique, la température de réaction est maintenue à 400C. Après l'addition de l'acide phosphorique, on poursuit le mélange à la température indiquée pendant encore deux heures, on ajoute 1.000 g de calcite broyée, on homogénéise et l'on sèche Fapidement,Le produit en poudre Amol-4 s'utilise dans l'alimentation des veaux en mbme temps que la telmixine de la m8me façon que dans ltexemple 4. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation ci-dessus décrits et représentés. On pourra, au besoin, recourir à d'autres modes et à d'autres formes de réalisation, sans pour cela sortir du cadre de l1in- vention. R E V E N D I C A T I O N S 10/ Produit alimentaire à base de componés aminés destiné notamment aux animaux à plusieurs estomacs, caractérisé en ce qu'il contient au moins un composé aminé, de préférence de Curée ou un aminoalcool, notamment de la monoéthanolamine, lié à un acide minéral ou à plusieurs acides minéraux, de préférence à l'acide phosphorique, dans lequel à une molécule gramme de composé aminé correspond au moins un équivalent gramme de l'acide minéral ou du mélange des acides en quantité de 0,01 %, de préférence de 0,3 à 20 5',rapporté à la teneur en matières sèches du produit alimentaire, de la calcite broyée étant encore ajoutée en plus des autres additifs. 2 / Procédé de préparation d'un produit alimentaire suivant la revendication 1, caractérisé en ce que, sur le composé aminé ou sur le mélange des composés aminés, de préférence de l'urée et/ou un aminoalcool, notamment la monoéthanolamine, on fait agir des acides minéraux, de préférence de l'acide phosphorique en quantité de l à 1,5 , de préférence de 1 à i,25équivalent gramme de l'acide par équivalent gramme du composé aminé, le produit d'addition étant ajouté en solution eu après séchage en quantité allant jusqu'à 80 % en poids rapporté a la matiez sèche a l'alimentation vége-a'e et/ou animale, de préférence à des granulés ou à du fourrage. 30/ Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que l'on ajoute au produit d'addition formé des additifs minéraux, notamment du sel alimentaire et des sels de calcium, de préférence accompagnés d'un complément de vitamines et d'antibiotiques.