FR 2462616 A3 19810213 FR 8016625 A 19800724 Les dispositifs d'embrayage automatiques actionnés par la force centrifuge sont tres utilisés pour la transmission du mouvement dans les véhicules automobiles et les machines-outils portatives. On les utilise aussi pour le démarrage ou mise en marche des moteurs à explosion, motocyclettes et cyclomoteurs. D'une maniere générale, ces dispositifs d'embrayage sont constitués par un plateau solidaire en rotation du moteur associé, qui est muni de pivots angulairement équidistants et situés à la même distance du centre du plateau, sur lesquels s'articulent par une de leurs extrémité des masselottes respectives munies d'une garniture de friction; un ressort agissant en traction est accroché à l'autre extrémité de chaque masselotte et tend à rapprocher celle-ci de l'axe de rotation du plateau.L'organe récepteur de la force que doit transmettre le dispositif d'embrayage automatique à commande centrifuge est solidaire d'un tambour coaxial à l'arbre moteur, disposé de façon que les garnitures de friction des masselottes puissent venir en contact avec la face interne de sa paroi cylindrique lorsque l'organe moteur acquiert une vitesse suffisan- te pour que la force centrifuge développée dans la masse des masselottes devienne supérieure à la force antagoniste des ressorts précités. Si la vitesse de rotation continue à augmenter, il peut arriver que la force de frottement engendrée entre les masselottes et le tambour devienne capable de transmettre le couple moteur, conformément aux prévisions des calculs. Les embrayages automatiques se différencient entre autres caractéristiques par la disposition de chaque maseelotte et de sa garniture de friction relativement à son point d'articulation sur le plateau. Ceux dans lesquels le pivot d'articulation précède le corps de la masselotte dans le sens de rotation sont progressifs, en ce sens que la rotation du tambour se produit progressivement, à mesure que la vitesse de rotation du plateau porte-masselottes augmente.Au contraire, les autres dispositifs d'embrayage, dans lesquels le corps de la masselotte précède le pivot d'articulation dans le sens de rotation, tendent à se bloquer contre le tambour sur la face interne duquel frottent les garnitures et peuvent être dénommés "auto-bloquants" Dans les dispositifs d'embrayage automatiques, tant progressifs qu'auto-bloquants, on peut varier la vitesse de rotation à laquelle ils embraient et transmettent le couple moteur, soit en modifiant la force des ressorts de rappel, soit en variant la masse des masselottes portegarnitures, entre autres caractéristiques. Mais, une fois qu'ils sont à l'état embrayé, si l'on diminue la vitesse de rotation du moteur, on atteint une vitesse à partir de laquelle ltembrayage patine.Il en résulte une diminution du couple résistant, ce qui peut faciliter la récupération de la vitesse de rotation du plateau porte-masselottes. Ceci peut conduire toutefois à une transmission instable et pulsatoire, qui donne lieu à une utilisation discontinue de la puissance du moteur, ce qui est tout à fait insuffisant. L'invention a donc pour objet de réaliser un mécanisme qui complète l'action de la force centrifuge qui écarte les masselottes du centre de rotation et qui développe d'autres forces ayant une composante radiale, sensiblement proportionnelles au couple moteur disponible, et ce, de façon que les forces résultantes maintiennent les masselottes serrées contre la face interne du tambour, maintenant ainsi la transmission du couple moteur, même à une vitesse de rotation inférieure à celle à laquelle la seule force centrifuge serrerait les masselottes contre le tambour dans un dispositif d'embrayage connu équivalent. La grandeur des composantes radiales qui complètent les forces centrifuges dBveloppées dans les masselottes du dispositif d'embrayage peut varier dans de larges limites, suivant la forme de construction adoptée, ce qui ouvre un champ d'application considérable dans l'actionnement d'organes de machines et de véhicules à moteur, tels que motocyclettes, cyclomoteurs, scies à moteur, etc., ainsi que pour la mise en marche ou le démarrage de leurs moteurs, en utilisant pour cela des dispositifs d'embrayage de dimensions et de poids inférieurs â ceux de dispositifs équivalents connus à ce jour. De toute façon, l'invention sera bien comprise à 1' aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé, représentant, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de ce dispositif d'embrayage: Fig. d est une vue en coupe suivant C-D de fig. 2, c'est-à-dire perpendiculairement à l'axe commun du moteur et de l'organe récepteur du couple, montrant les masselottes, leurs pivots d'articulation, les garnitures de friction et les ressorts de rappel; Fig. 2 est une vue en coupe suivant A-B de fig. 1. Fig. 3 représente un secteur de 900 du plateau qui porte les pivots et les tétons transmettant le couple moteur; Fig. 4 montre en élévation et en coupe une masselotte munie de sa garniture de friction; Fig. 5 montre en élévation et en coupe le plateau et son collet de guidage, où sont montés les pivots orientés axialement, sur lesquels s'articulent les masselottes; Fig. 6 montre un détail des tétons et des galets de transmission du couple moteur. L'arbre t appartient à l'organe moteur qui fournit l'énergie pour actionner un plateau 2, avec lequel il est solidarisé en rotation au moyen d'une clavette 3 et d'un écrou 4. Le plateau 2 est muni de tétons 5 orientés axialement, angulairement équidistants et situés à la même distance de l'axe de l'arbre 1, chaque téton étant muni d' un galet 6 retenu au moyen d'un circlip 13. Le plateau 2 présente un collet 9, sur lequel est monté un plateau 7 par son collet 8, retenu au moyen d'un circlip 10. Le plateau 7 porte des pivots 11, angulairement équidistants, situés à la même distance de l'axe de rotation de l'arbre 1 et solidaires du plateau 7. Sur ces pivots il s'articulent des masselottes 12, séparées du pla teau 7 par des rondelles i4 et immobilisées axialement par des circlips 15. A son extrémité 16 opposée à celle par laquelle elle est articulée en 17, chaque masselotte 12 est munie d' une butée 18 de matière élastomère, qui a pour fonction d' amortir le choc lorsque la masselotte est rapprochée du centre de rotation par l'action de ressorts 19 antagonistes de la force centrifuge et vient heurter contre la tête de la masselotte voisine. Les masselottes 12 sont entrainées en rotation par les tétons 5, qui, venant en contact avec la partie intérieure 20 de celles-ci, leur fait exercer sur les pivots de leurs articulations 17 une poussée qui provoque la rotation du plateau 7. La rotation des masselottes 12 soumet celles-ci à une force centrifuge qui, lorsqu'elle atteint une grandeur suffisante, vainc la force antagoniste des ressorts li et commence à écarter du centre de rotation les masselottes 12, dont les garnitures de friction 23 frottent alors contre la face interne d'un tambour cylindrique 22 concentrique à un organe 25, dont il est solidaire en rotation et qui est lui-même calé sur un arbre 24, lequel est le récepteur de l'énergie motrice, comme pourrait titre un moteur à explosion ou l'organe d'actionnement d'une machine ou d'un véhicule. A mesure que la rotation des masselottes 12 est limitée par la résistance fournie par l'organe récepteur 24, les tétons 5, qui transmettent le couple moteur, augmentent leur pression sur une rampe 21 formée sur la partie intérieure 20 des masselottes, rampes dont la pente produit des forces radiales proportionnelles aux forces tangentielles transmises par les tétons et dont le rapport de proportionnalité dépend de la forme de la rampe 21, ce qui permet d'ajouter a la force centrifuge agissant sur les masselottes, variable suivant la forme et la masse de celles-ci, une force radiale appropriée pour obtenir les ca ractéristiques de fonctionnement désirées du dispositif d' embrayage. Lorsque le couple résistant opposé par l'organe récepteur change de signe, l'action de coin exercée par les tétons 5 sur les rampes 21 cesse et il ne reste plus que l'action de la force centrifuge sur les masselottes 12, laquelle ne suffit généralement pas pour maintenir la force tangentielle de frottement entre les garnitures 23 et le tembour 22, si.l'arbre 1 est demeuré sans énergie, de sorte que le groupe de masselottes perd de la vitesse et que les arbres 1 et 24 cessent d'être liés en rotation par le dispositif d'embrayage. Ce qui vient d'être décrit est également applicable au cas d'un embrayage centrifuge dans lequel le sens de rotation est l'inverse de celui indiqué par une flèche à la figure 1, avec la différence que la rampe 21 est remplacée par une rampe d'inclinaison inverse 21a. Dans ce cas aussi, à la force centrifuge qui agit sur les masselottes vient s'ajouter la force radiale qui est une composante de la force tangentielle appliquée par les tétons 5 sur les rampes 21a. Comme il va de soi et comme il ressort de ce qui précède, l'invention ne se limite pas à la forme d'exécution qui vient d'être décrite à titre d'exemple seulement; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation. - REVENDICATIONS 1.- Perfectionnements aux dispositifs d'embrayage centrifuges de petits moteurs de motocyclettes, cyclomoteurs et véhicules similaires, munis de masselottes portant des garnitures de friction amenées par pivotement des masselottes contre la face interne d'un tambour cylindrique, caractérisés en ce que les masselottes (12) sont soumises à des forces radiales proportionnelles au couple moteur à transmettre et dont l'action s'ajoute à celle de la force centrifuge pour augmenter la capacité de transmission du couple pour une même vitesse de rotation et un même dimensionnement des organes d'embrayage. 2.- Perfectionnements selon la revendication l, caractérisés en ce que le couple moteur est transmis par l'intermédiaire de tétons (5) qui agissent chacun sur un profil de came 3.- Perfectionnements selon la revendication 2, caractérisés en ce que les tétons (5) sont munis de chemises cylindriques (6) montées libres en rotation, pour diminuer les frottements. 4.- Perfectionnements selon la revendication 2 ou la revendication 3, caractérisés en ce que la zone à profil de came de chaque masselotte peut se trouver avant (21) ou après (2ira) le téton associé (5) par rapport au point d'articulation (17) de la masselotte, ce qui permet d'adopter le sens de rotation des masselottes qui convient le mieux à l'application envisagée.