La présente invention a pour objet un scaphandre de pénétra- tion dans le feu. Lorsqu'il s'agit de pénétrer dans des flammes, notamment en vue d'un sauvetage ou de ltextinction d'un incendie, les sauveteurs sont équipés de scaphandres entièrement fermés leur permettant de résister un certain temps au feu, par une isolation thermique appropriée. Ces scaphandres peuvent être Qqnipés d'une ou plusieurs bouteilles d'air comprimé, associes à un détendeur permettant à l'utilisateur de respirer sans l'apport d'air extérieur, et ainsi de prolonger son séjour. Un scaphandre est géneralement constitué par une couche externe réalisée en un matériau réjPractaire, tel que amiante ou tissu de verre, et par au moins une couche intercalaire formant matelassage, elle-même réalisée en un matériau incombustible, cette couche étant emprisonnée entre la couche externe et une couche intérieure souple, soit en tissu ignifugé, soit en matériau difficilement inflammable. Les scaphandres traditionnels ne donnent néanmoins pas toutes les possibilités souhaitables. S'ils assurent une protection relativement efficace contre les effets du feu, ils sont très limites dans leur durée d'isolation et extrêmement vulnerables, en particulier, vis-à-vis de tous les liquides qui pourraient autre projetés à leur surface. Il n'est donc pas possible à un utilisateur d'intervenir, équipé d'un tel scaphandre, pendant l'extinction d'un feu, opération pendant laquelle il risque d'être atteint par des liquides, tels que : eau pulvérisée, mousse d'extinction, voire même projections de carburant enflamme. En pareil cas, le liquide peut brûler l'utilisateur, en se transformant en vapeur à travers la porosité des matériaux réfractaires employés, ou l'homme peut être transformé en torche vivante, s'il y a projections de liquides inflammables. Il serait souhaitable, dans de nombreux cas, de pouvoir utiliser des scaphandres non poreux, imperméables aux projections liquides, ce qui permettrait : soit de protéger l'opérateur enfermé dans le scaphandre, en refroidissant la surface extérieure soit de continuer a combattre le feu pendant que cet opérateur remplit sa mission, sans danger de le brûleur. On peut ainsi considérer qu'il serait possible, avec de tels scaphandres, de combattre un incendie d'avion, tout en permettant à un homme d'approcher des portes de la carlingue et de l'ouvrir, ou de porter secours aux passagers et pilote, avant que le feu ne soit complètement éteint. La présente invention vise à remédier aux inconvénients des vêtements existants en fournissant un scaphandre permettant d'intervenir dans les dernières conditions décrites. A cet effet, le scaphandre qu'elle concerne comporte une couche extérieure réalisée en un tissu réfractaire ayant subi au moins sur sa face externe un traitement dtimperméabilisation résistant au contact des flammes, au moins une couche intercalaire épaisse, réalisée en un matériau isolant et réfractaire, retenue entre la couche extérieure et une deuxième couche inte- rieure, possédant les mêmes propriétés que la couche extérieure et imperméable au moins sur sa face tournée vers la couche inter médiaire, les différents éléments du scaphandre étant assemblés par des coutures au niveau de chacune desquelles est surpiquer sur l'ensemble, au au contact de la couche intérieure, une bande réalisée en un matériau de mêmes propriétés que celui constituant les couches intérieure et extérieure, et dont la face impermé- able est au contact de la couche interieure du scaphandre. Le fait que cette couche intérieure possède les mêmes propriétés d'impermeabilité que la couche extérieure, présente l'int4bêt que si cette dernière perd plus ou moins son impermea- bilité à la suite d'un contact prolongé avec la flamme, la couche intérieure assure la protection de l'utilisateur, en arrêtant toute pénétration de liquide, de vapeur, on de gaz brûlant. La bande complétant l'assemblage, à cheval sur deux pièces adjacentes,doit arrêter, elle aussi, toute pénétration de liquide ou de vapeur à l'intérieur du scaphandre. Les couches intérieure et extérieur, et les bandes disposées au niveau des coutures sont réalisées à partir de tissu d'amiante ou de tissu de verre. Pour des raisons pratiques, l'assemblage et le montage du scpahandre sont realisés à l'envers après quoi il est procédé au retournement de celui-ci. Dans une forme préférée d'exécution visant à assurer une protection optimale à l'utilisateur, à ce scaphandre est associée une combinaison isolante,logée à l'intérieur de celui-ci, comportant un nappage ou une couche multicellulaire retenu entre deux tissus réfractaires ininflammables ou ignifuges. La souplesse de cette combinaison et son aptitude à conserver l'air nécessaire à l'isolation thermique,sont des éléments déterminants. Cette combinaison assure à la fois le confort de l'utilisateur et constitue une ultime protection pour celui-ci. La couche externe est une couche retardatrice, capable de supporter sans se détériorer, ni se désagréger, I'humidité et lténergie calorifique, la couche intermédiaire emprisonnant un volume relative- ment important d'air joue un role d'isolation thermique du fait du faible coefficient de conductibilité thermique de 11 air, et, la dernière cloison interne est réalisée en un matériau imperméabilisé, fortement ignifugé, et réflecteur afin de résister au rayonnement calorifique. Une circulation d'air intérieurement par un appareil respiratoire, et le refroidissement extérieur par de l'au pulvérisée ou des mousses d'extinction, complète alors la sécurité et permet de pousser la durée d'intervention à la limite de la provision d'air dont dispose l'utilisateur. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit en référence au dessin schéma*ique annexé représentant, à titre dtexemple non limitafif, une forme d'exécution de ce scaphandre. Figure 1 en est une vue en perspective Figure 2 est une vue en coupe transversale et à échalle très agrandie d'une portion du scaphandre et de la combinaison qui lui est associée. Comme montré à la figure 1, le scaphandre 2 selon l'invention est apte à envelopper complètement son utilisateur. Ce scaphandre comporte une couche extérieure 3 réalisée en un tissu réfractaire dont au moins la face externe a subi un traitement d'imperméabi- lisation, une couche intermédiaire 4, réalisée en un matériau réfractaire,lent à s'échauffer, et retardant la transmission calorifique, et une couche intérieure 5 identique à la couche 2, dont au moins la face située du côté de la couche intermédiaire a subi un traitement d' imperméabilisation. Les différentes pièces de ce scaphandre sont assemblées, les couches externes 3 étant en contact, par l'intermédiaire d'au moins une couture 6. Sur chaque couture est fixée, par l'inter médiaire d'au moins un surpiquage i~, une trépointe 8, réalisée dans le même matériau que les couches extérieure 3 et intérieure 5, et dont au moins la face tournée vers la couche intérieure a subi un traitement d'imperméabilisation. A ce scaphandre est avantageusement associée une combinaison indépendante et interchangeable 9 dont seule une partie est représentée à la figure 2. Cette combinaison 9 recouvre entièrement l'utilisateur. Elle comprend, de I'extérieur vers l'inté- rieur, une nappe 10 pouvant résister à des temperatures supérieures à 300oc, une couche de matériau multi-cellulaire 12 apte à emprisonner un volume relativement important d'air, et dont la souplesse confère un bon confort au vertement, et enfin, une couche interne 13 fortement ignifugée et résistant au rayonnement thermique. Les différentes pièces de la combinaison sont assemblées à 1aide de coutures traditionnelles. Comme il va de soi, et comme il ressort de ce qui précède, l'invention ne se limite pas à la seule forme d'exécution de ce scaphandre décrite ci-dessus à titre d'exemple ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation. - REVENDICATIONS 1. - Scaphandre de protection contre le feu, caractérisé en ce qu'il comporte une couche extérieure réalisée en un tissu réfractaire ayant subi au moins sur sa face externe un traitement d'imperméabilisation résistant au contact des flammes, au moins une couche intercalaire épaisse, réalisée en un matériau isolant et réfractaire, retenue entre la couche extérieure et une deuxiè- me couche, intérieure, possédant les mêmes propriétés que la couche extérieure et imperméable au moins sur sa face tournée vers la couche intermédiaire, les différents éléments du scaphandre étant assemblés par des coutures au niveau de chacune desquelles est surpiquôe sur l'ensemble, au contact de la couche intérieure, une bande réalisée en un matériau de même propriétés que celui constituant les couches intérieure et extérieure, et dont la face imperméable est au contact de la couche intérieure du scaphandre. 2. - Scaphandre selon la revendication 1, caractérisé en ce que les couches extérieure et intérieure et les bandes disposées au niveau des coutures sont réalisées à partir de tissu d'amiante. 3. - Scaphandre selon la revendication 1, caractérisé en ce que les couches extérieure et intérieure et les bandes disposées au niveau des coutures sont réalisées à partir de tissu de verre. 4. - Scaphandre selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il lui est associée unexcombinaison indépendante et logée à l'intérieur comportant de I'extérieur vers l'intérieur une nappe réalisée en un matériau réfractaire pouvant résister à des températures supérieures à 3000C, une couche de matériau multi-cellulaire, de faible poids et possédant une bonne souplesse, apte à emprisonner une couche d'air retardant les transmissions calorifiques, et une couche interne imperméabilisée et fortement ignifugée, les différentes couches de la combinaison étant assemblées par des coutures.