La présente invention a pour objet un tableau d'ordonnancement du type planning conçu plus particulièrement en vue de pouvoir représenter matériellement un ordonnancement de plusieurs opérations ou taches liées entre elles par des contraintes chronologiques. De tels ordonnancements sont en général réalisés à l'aide de la méthode PERT ou de la méthode potentielle et leur matérialisation schématique se fait au moyen de graphes ou réseaux ; ces derniers ont toutefois le désavantage d'être des dessins c'est-à-dire des formes de représentations statiques que l'on ne peut modifier facilement lorsqu'apparaissent des changements d'ordonnancement nécessitant des mises à jour du graphe On connaît également des tableaux programmeurs comportant des barrettes horizontales de longueur proportionnelle au temps et représentant les opérations du projet, ainsi que des barres urticales représentant les liaisons existant entre ces différentes opérations.Le montage de ces différents éléments sur le tableau a toutefois le désavantage de constituer une longue manipulation ; de même, les mises à jour entrassent des modifications au tableau qui ne peuvent être effectuées ni rapidement ni aisément. En conséquence, le but de l'invention consiste en la réalisation d'un tableau d'ordonnancement constitué d'élérnents mobiles qui peuvent être manipulés aisément et rapidement. Selon l'invention, le tableau d'ordonnancement du type planning, destiné à représenter un ordonnancer-ent de plusieurs opérations liées entre elles par des contraintes chronologiques, les opérations étant représentées par des éléments longitudinaux de longueur proportionnelle à leur durée et les contraintes étant représentées par des éléments verticaux reliant les éléments longitudinaux, est caractérisé en ce que les éléments longitudinaux consistent en un ou plusieurs éléments mobiles pourvus dpun marquage, chacun de ces éléments mobiles correspondant à une unité de temps. afin de bienfaire comprendre l'invention cn en décrira ci-après un exemple de réalisation non limitatif en se référant aux dessins dans lesquels La figure 1 est une vue en élévation d'un tableau selon l'invention sur lequel on a représenté un ordonnancement d'opé rations ; La figure 2 représente l'ordonnancement de la figure 1 modifié comme suite à une modification dans la durée d'exécution d'une opération La figure 3 est une vue en élévation d'un tableau selon l'invention sur lequel on a représenté un deuxième ordonnancement d'oprations La figure 4 représente l'ordonnancement de la figure 3 modifié comme suite à une modification dans la structure des opérations ; La figure 5 est une coupe partielle de profil dans le tableau selon l'invention. Comme représenté drns les figures, le tableau selon l'invention est constitué d'une série de profilés 1 disposés horizontalement les uns au-dessus des autres dans un châssis (non représenté) ; chaque profilé 1, par exemple en aluminium, est muni sur sa face avant 2 de deux rainures 3 et 4 ; la face supérieure et inférieure du profilé 1 présente une partie arrondie 5 et une partie biseautée 6 (figure 5) tandis que la face postérieure 7 est prolongée vers le bas par une aile 8 concave vers l'avant. Une succession de blocs 9 identiques sont encastrés entre les profilés 1 ; ces blocs 9 sont pourvus d'une encoche 10 sur leur face avant, d'un doigt 11 sur chacune de leur face supérieure et inférieure, tandis que leur face postorieure 12 cst convexe, de manière à pouvoir coopérer avec la concavité de l'ai- le 8 du profilé 1 situé au-dessus du bloc considéré ; les doigts 11 présentent vers l'extérieur une partie convexe 13 destinée à coopérer avec la partie arrondie 5 des profilés lo Comme montré à la figure 5, chaque bloc 9 peut être placé dans une position dite relevé, ctest-à-dire face avant vers le haut, ou dans une position dite abaissée, c'est-a-dire face avant vers le bas, par simple session sur le haut ou sur le bas de cet-te face avant dans la position relevées la face inférieure du bloc 9 est contre la partie biseautée 6 de la face supérieure du profilé 1 situé en-dessous du bloc tandis que la face postérieure du même bloc 9 n'est pas cachée par l'aile 8 du profilé 1 situé au-dessus du bloc, Dans la position abaissée, la face supérieure du bloc 9 est contre la partie biseautée 6 de la face inférieure du profilé 1 situé au-dessus du bloc tendis que la face postérieure du même bloc 9 disparaît derrière ltailc & AU profilé 1 situé audessus du bloc Pour passer d'une position à l'autre les parties convexe xes 13 des doigts 11 tcurnent dans les parties arrondies 5 des profilés 1 situées immédiatement au-dessus et en-dessous du bloc. Une source lumineuse (non représentée) située à l'arrière des profilés 1 éclaire continuellement la face arrière de ces derniers et par conséquent également la face postérieure 12 des blocs 9 lorsque ceux-ci sont en position relevée. Conformément à l'invention, les blocs 9 sont en une matière translucide qui laisse passer une partie de la lumière émise par la source lumineuse lorsque la face postérieure 12 est éclairée ; il s'en suit que la position relevée de chaque bloc 9 correspond à un "état éclairé de celui-ci. A l'aide du tableau selon l'invention, on représente (comme montré aux figures 1 à 4) les différentes opérations en basculant une succession de blocs 9 en position relevée correspon dant à l'état éclairé de ces derniers ; chaque bloc 9 correspon- dant à une unité de temps, le nombre total de blocs 9 éclairés indique la durée totale attribuée pour l'exécution de l'opération (les blocs 9 "éclairés" en position relevée sont indiqués par des hachures sur les figures 1 à 4) ; afin de caractériser le type d'opération, on dispose en outre une languette 14 dans la succession d'encoches 10 appartenant aux blocs 9 éclairés correspondant à l'opération considérée. On peut supplémentairement basculer en position éclairée un ou plusieurs blocs adjacents à l'opération, de manière à représenter les marges "totales" ou "libres" exprimant le battement de temps de sécurité qui est réservé à chaque opération dans la mesure du calcul ellesles blocs 9 correspondant à ces marges ne sont pas pourvus de languette 14. suant aux contraintes chronologiques, elles sont concrétisées sur le tableau selon l'invention par des éléments verticaux 15, en matière synthétique transparente par exemple, reliant les différentes opérations entre elles de la manière imposée par le projet à planifier ; ces éléments 15, qui sont de longueur variable, sont déplaçables longitudinalement grâce à des pattes 16 fixées à leurs extrémités et pouvant coulisser dans les rainures 3 et 4 des profilés 1 ; ces lents 15 peuvent être en outre pourvus de cavaliers 17 munis d'une flèche indiquant la reiation entre une opération et une contrainte chronologique. Lorsque toutes les opérations et leurs marges éventuelles ont été planifiées sur le tableau (c?estàdire lorsque tous les blocs 9 représentant la durée des opérations et les marges ont été basculés en position relevée) et lorsque toutes les contraintes chronologiques reliant certaines parmi ces opérations entre elles ont été mises en place (c'est-à-dire lorsque les éléments verticaux 15 appropriés ont été disposés), il est possible alors de visualiser l'ensemble du projet ainsi que le chemin critique, c'est-à-dire celui correspondant à la suite des opérations critiques (sans marge) ; ce chemin critique peut d'ailleurs être mieux matérialisé par un marquage quelconque (en rouge ia r exemple) effectué au-dessus des languettes 14 correspondant aux opérations critiques, La figure 1 représente un exemple de projet comportant cinq opérations A, 8, C, D et E dont les durées d'exécution prévues sont respectivement 6, 4, 5, 4 et 5 unités de temps (jours par exemple) ; les marges prévues pour ces différentes opérations sont respectivement 3, 2, 3, 2 et 2 unités de temps ; d'autre part, trois contraintes chronologiques existent en ce sens que les opérations B et C ne peuvent être commencées que lorsque 1t opération A est terminée, que l'opération D ne peut débuter que lorsque C est terminée et que l'opération E ne peut être commencée que lorsque B est terminée. L'avantage de souplesse et de facilité de manipulation des éléments du tableau selon l'invention ressort de l'exemple suivant d'une modification de durée d1exécution d'une opération du projet, comme illustré à la figure 2. L'opération A a requis 11 jours pour son exécution oontr;irement aux 6 prevus ; en plus des trois jours de marge pré- vus il est par conséquent nécessaire de relever deux blocs supplémentaires vers la droite afin de les placer dans leur étatallumé et de représenter de la sorte une opération A de durée correspondant à 11 jours (supplémentairement, une nouvelle languette est placée sur les onze blocs) ; cette modification de durée de la tanche A entraîne que l'élément vertical de contrainte entre A, B et C doit titre déplacé de deux unités vers la droite ; de ce fait, les opérations B et C qui sont liées à A vont également subir un décalage vers la droite de deux unités de temps ce qui se fait facilement en faisant glisser de deux unités vers la droite la languette correspondant à ces opérations et en basculant vers le bas (état "non éclairé") les deux blocs les plus à gauche de ces opérations ; le tableau montre alors immédiatement que la tâche B devient critique (ce que l'on représente par un marquage de couleur 18) et que ltopération C ne bénéficie plus que d'un seul jour de marge ; le tableau montre également que les opérations D et E ne subissent aucun changement puisque ce sont les marges de B et de C qui ont absorbé les deux unités de temps supplémentaires. Les figures 3 et 4 illustrent un deuxième exemple d'ordonnancement de trois opérations A (durée : 8 jours; marge 2 jours) B (durée 8 jours ; marge : 1 jour) et C (durée : 9 jours sans marge - opération critique) elles les contraintes chronologiques sont telles que B ne peut être commencée que lorsque A est terminée et que C ne peut être commencée que lorsque B est terminée Supposons que lors de l'exécution du projet, il s'avère que la contrainte liant l'opération B à l'opération A soit en réalité plus souple que prévu et que l'opération E puisse en réalité être commencée dès que l'opération n est réalisée à 75 Y, soit après six jours a Pour mettre le tableau à jour, on procèdera dès lors de la manière suivante (voir figure 4) ; on place l'élément vertical de contrainte entre A et B à 75 , de l'opération h ce qui correspond à un déplacement de cet élément de quatre unités vers la gauche ; on bascule ensuite les quatre blocs isméditement à gauche de l'opération B en position relevée ou "éclairée" et on fait coulisser dans les encoches de ces quatre blocs la languette correspondant à l'opération B. On constate dès lors que la marge de l'opération B est augmentée de quatre jours et s1 élève donc à cinq jours. Comme dans le projet initial, l'opération C était critique et l'opération B sub-critique (marge de 1 jour), on peut par exemple répartir la nouvelle nia rge de cinq jours attribuée à l'opération B de la manière suivante : trois tours pour l'opération B et deux jours pour l'opération A ; dès lors on bascule en position abaissée ou "non éclairée les deux blocs les plus à droite de l'opération B de manière à ne laisser subsister qu'unie marge de trois jours ; on déplace ensuite l'élément vertical de contrainte entre B et C de deux jours vers la gauche ; on bascule les deux blocs immédiatement à gauche de l'opération C en position relevée ou "éclairée" et on fait coulisser dans les encoches de ces deux blocs la languette correspondant à ltopération C ; il apparait alors effectivement que l'opérrtion C n'est plus critique et possède une marge de deux jours. Grce à ces deux exemples de modifications apportées à l'ordonnancement d'un projet, on peut parfaitement se rendre compte des avantages apportés par le tableau suivant l'invention ; les mises à jour sont aisées et rapides du fait de la manipulation simple des éléments du tableau ; il suffit de basculer en position "éclairée" ou "non éclairée" les petits blocs correspondant aux unités de temps et de déplacer par simple coulissement les languettes correspondant aux différentes opérations ainsi que les éléments verticaux de contraintes chronologiques reliant certaines de ces opérations entre elles0 bien entendu diverses modifications peuvent être apportées par 11 homme de l'art aux dispositifs qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs sans sortir du cadre de l'invention0 RVLNOlCiQrl'IOlss o la Tableau d'ordonnancement du type planning, destiné à représenter un ordonnancement de plusieurs opérations liées entre elles par des contraintes chronologiques, les opérations étant représentées par des éléments longitudinaux de longueur proportionnelle à leur durée et les contraintes étant représentées par des éléments verticaux reliant les éléments longitudinaux, caractérisé en ce que les éléments longitudinaux consistent en un ou plusieurs éléments mobiles pourvus d'un marquage, chacun de ces éléments mobiles correspondant à une unité de temps. 2. Tableau d'ordonnancement selon la revendication 1, caractérisé en ce que les lents mobiles consistent en des blocs (9) placés entre une série de profilés (1) disposés horizontalement les uns au-dessus des autres dans un châssis. 3. Tableau d'ordonnancement selon la revendication 2, caractérisé en ce que la face avant (2) de chaque profilé (1) est pourvue de deuxrninures longitudinales (3, 4), en ce que la face supérieure et la face inférieure présentent une partie arrondie (5) et une partie biseautée (6) et en ce que la face postérieure (7) est prolongée vers le bas par une aile (8) concave vers l'avant. 4. Tableau d'ordonnancement selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisé en ce cue la face avant de chaque bloc (9) est pourvue d'une encoche (10), en ce que la face supérieure et la face inférieure sont munies d'un doigt (11) présentant vers l'extérieur une partie convexe (13) destinée à coopérer avec la partie arrondie (5) des profilés (1) et en ce que la face postérieure (12) est convexe de manière à coopérer avec la partie concave de l'aile (b) du profilé (1). 5. Tableau d'ordonnancement selon 11 une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé en ce ?ue chaque bloc (9) peut être placé dans une position dite relevée, c'est-à-dire face avant vers le haut, ou dans une position dite abaissée, ctest-a- dire face avant vers le bas, au moyen d'une pression qui, appliquée sur le haut ou sur le bas de cette face avant, entrntne un déplacement rotatif des doigts (11) le long des parties arrondies (5) jusqu'a ce que la face supérieure ou la face infÉrieure du bloc (9) soit en contact avec la partie biseautée (o) du profilé (1) correspondant. 6. Tableau d'ordonnancement selon l'une quelconque des revendications 2 à 5, caractérisé en ce que les blocs (9) sont en une matière translucide telle que, lorsque leur face postérieure (12) est éclairée, une partie des rayons lumineux passe jusqu'à leur face avant0 7. Tableau d'ordonnancement selon l'une quelconque des revendications 2 à 6, caractérisé en ce qu'on dispose une source lumineuse derrière les profilés (1) de telle sorte que la face avant des blocs (9) soit éclairée lorsque ces derniers sont en position relevée et de telle sorte que, du fait de l'exis- tence des ailes (8) des profilés (1), la face avant des blocs (9) ne soit pas éclairée lorsque ces derniers sont en position abaissée. 8. Tableau d'ordonnancement selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'on représente une opération en basculant une succession de blocs (9) en position relevée correspondant à l'état éclairé de ces derniers, le nombre total de blocs (9) éclairés indiquant la durée totale attribuée pour l'exécution de ltopération et en ce qu'on caractérise le type d'opération en disposant une languette de marquage (1W) dans la succession d'encoches (1C) appartenant aux blocs (9) éclairés correspondant à l'opération considérée. 9. Tableau d'ordonnancement selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'on peut supplémentairement basculer en position éclairée un ou plusieurs blocs (9) adjacents à une opération de nnier à représenter les marges totales ou libres exprimant le battement de temps de sécurité qui peut être re- servé à l'opération considérée, les blocs (9) correspondant à ces narres n'étant pas pourvus de languette (14). i. Tableau d'ordonnanement selon l'une quelconque des revendications 1 à i, caractérise en ce que les contraintes ch-ronologiques reliant les différentes opérations entre elles de la manière imposée par le Projet à planifier sont des tle- ente verticaux (15) de longueur variable, deplaçables longitudi également grâce > des pattes (le) fixées à leurs extrémités et pouvant coulisser dans les rainures (3 > 4) des profilés (1) et pourvus de cavaliers (17) munis d'une flèche indiquant la relation entre une opération et une contrainte chronologique.