La présente invention concerne une poinçonneuse comprenant un châssis qui, guidé verticalement et portant la matrice, guide le poinçon verticalement et, au moment où le poinçon entre en contact avec le produit à poinçonner, se déplace sous l'effet de ce dernier jusqu'à ce que la matrice vienne prendre appui contre le produit à poinçonner, le châssis étant soumis à l'action d'un contrepoids d'équilibrage et d'au moins un ressort compensateur et amortisseur afin de maintenir le poinçon et la matrice, lorsqu'ils se trouvent dans la position initiale, à une distance uniforme et aussi réduite que possible du produit à poinçonner, c'est-à-dire que les deux outils de poinçonnage doivent, au moyen du châssis poinçonneur, être maintenus dans une position de départ médiane à partir de laquelle le châssis se déplace à l'encontre de la force du ressort. La demande de brevet allemande publiée nO 2 047 215 décrit une poinçonneuse dans laquelle est guidé verticalement un châssis poinçonneur soumis à l'action d'un contrepoids qui est relié au châssis par un câble ou une chaîne placé sur une poulie de renvoi. Dans ce cas, le châssis poinçonneur est sollicité par deux ressorts dans sa direction de mouvement vertical et est maintenu par rapport au produit à poinçonner dans une position médiane dans laquelle le poinçon et la matrice présentent une distance égale et aussi réduite que possible par rapport au produit à poinçonner. Cette forme de réalisation connue d'une poinçonneuse s'est avérée satisfaisante dans la pratique mais nécessite beaucoup de place pour le contrepoids et son guidage. C'est pourquoi il a été proposé (brevet italien nl 938 796) de permettre au châssis poinçonneur guidé verticalement de prendre appui sur des ressorts de compression, l'une des butées du ressort de compression étant déplaçable de telle manière que le châssis poinçonneur puisse à nouveau occuper une position médiane par rapport au produit à poinçonner de façon que le poinçon et la matrice'dans leur position initiale, se trouvent à distance égale au produit à poinçonner. A cet égard, il s'est cependant avéré qu'en cas d'utilisation d'un châssis lourd pour de grosses poinçonneuses, il est nécessaire d'utiliser des ressorts puissants et il faut un certain temps pour que l'oscillation subie d'une manière progressivement amortie par le châssis sous l'action du ressort prenne fin après l'opération de poin- çonnage. La présente invention crée une poinçonneuse du type décrit ci-dessus et dans laquelle il est prévu par des moyens simples un dispositif d'équilibrage de poids convenant même pour des châssis poinçonneurs lourds et qui, d'une part, présente un encombrement, aussi réduit que possible et, d'autre part, évite une oscillation amortie prolongée du châssis. Ce problème est résolu suivant la présente invention en prévoyant une poinçonneuse du type décrit et dans laquelle le contrepoids d'équilibrage est un poids susceptible de coulisser longitudinalement sur un fléau et le châssis guidé prend appui sur la partie libre la plus courte du fléau alors que sa plus longue partie est soumise à l'action du ressort compensateur et amortisseur relié au châssis. Suivant la longueur du fléau le poids destiné à coulisser sur ce dernier est plus ou moins important. Etant donné que le ressort compensateur et amortisseur agit également de préférence sur l'extrémité de la plus longue partie du fléau, son action est également accrue, permettant ainsi d'utiliser un ressort relativement faible qui, en particulier, évite également des temps d'amortissement d'oscillation prolongés. Suivant une autre caractéristique avantageuse de la présente invention, le châssis de la poinçonneuse est constitué par deux plaques latérales, le fléau et le contrepoids étant disposés entre les'deux plaques. Cela permet d'économiser beaucoup de place puisque le contrepoids et le fléau peuvent prendre place à l'intérieur du châssis mobile même. Cela a en outre pour avantage que le châssis guidé permet à son tour de guider le poids susceptible de coulisser sur le fléau de sorte qu'aucun guidage de glissement latéral additionnel n'a besoin d'être prévu pour le poids. Il a déjà été décrit (brevet italien n 938 796) de disposer les ressorts de compression entre les deux plaques du châssis poinçonneur. Suivant la présente invention, par contre, le poids est également guidé par les plaques latérales du châssis. Suivant une autre caractéristique de la présente invention il est prévu, entre les plaques du châssis et parallèlement aux éléments en forme de colonnes verticales guidant le châssis et en des douilles correspondantes s'engageant autour des colonnes, une barre d'appui sur l'extrémité supérieure de laquelle le fléau est monté de manière à pouvoir tourner. Bans cet agencement, l'extrémité libre de la courte partie du fléau peut prendre appui au moyen d'un galet contre le dessous d'une traverse horizontale du châssis ou contre une saillie de cette dernière. Afin de pouvoir obtenir la position médiane désirée du châssis par rapport au produit à poinçonner, c'est-à-dire pour permettre au poinçon et à la matrice de se trouver chaque fois à une distance égale et aussi réduire que possible du produit à poinçonner, la barre d'appui est réglable en hauteur. Cette barre est avantageusement constituée par la tige de piston d'un vérin. Suivant une autre caractéristique de la présente invention, il est prévu, au-dessus et au-dessous de là plus longue partie du fléau, un ressort compensateur et amortisseur s'étendant dans la direction du demi-cercle tracé autour de l'axe d'oscillation du fléau, c'est-à-dire que les deux ressorts exercent leur action à peu près perpendiculairement à l'axe longitudinal du. fléau, de préférence sur l'une des extrémités de celui-ci. Afin de permettre de faire varier la tension des ressorts, suivant une autre caractéristique-de la présente invention, le point d'attaque des ressorts sur le fléau est réglable. A cet égard, les points d'attaque des deux ressorts peuvent être réglés conjointement de même qu'il est possible, le cas échéant, de déplacer le point d'attaque de chaque ressort sur le fléau indépendamment du point d'attaque du deuxième ressort. Enfin, le poids peut de préférence de manière continue, être déplacé et immobilisé sur le fléau ; Un exemple de réalisation de la poinçonneuse suivant l'invention est représenté au dessin annexé. La figure unique est une élévation latérale partiellement, en coupe, du châssis poinçonneur. Au moyen de galets ou roues 2 une plaque de base 4, qui porte quatre colonnes verticales 5 disposées sous forme de rectangle, peut être déplacée en direction de la double flèche 3 sur les éléments de fondation 1. La distance entre deux colonnes en direction transversale de la plaque de base 4 (transversale- ment par rapport à la direction de mouvement) correspond approximativement à l'épaisseur du châssis 6 qui est guidé sur les colonnes à l'aide des douilles 7 prévues sur les plaques latérales 8,9 du châssis 6. Les colonnes 5 et les douilles 7 disposées sous forme de rectangle sur les côtés extérieurs des plaques 8,9 du châssis 6 permettent à celui-ci d'être guidé de façon parfaitement verticale par rapport à la plaque de base susceptible de coulisser horizontalement 4. Le châssis 6 est réalisé sous la forme d'un étrier en U dont la branche 10 porte la matrice 11 alors que le poin- çon 13 est monté avec ses organes de guidage et de commande sur la branche 12. Lorsque le poinçon déplaçable verticalement entre en contact avec l'âme 14 du profilé à poinçonner St, le châssis 6 est soulevé jusqu'à ce que la matrice 11 prenne appui contre le dessous de l'âme 14, après quoi le trou à poinçonner est réalisé lors de l'abaissement ultérieur du poinçon 13. Dans la position de départ le poinçon et la matrice doivent se trouver à une distance égale et aussi réduite que possible de l'âme 14, ce qui en cas de position en hauteur variable de l'âme 14 oblige à rendre la position de départ du châssis 6 réglable en hauteur. A cette fin la plaque de base 4 porte au milieu entre les quatre colonnes 5 un vérin 15 dont la tige de piston 16 peut se déplacer vers le haut et vers le bas en direction de la flèche 17. L'extrémité supérieure de la tige de piston porte un axe d'oscillation 18 pour un fléau 19 qui, de même que les éléments 15, 16 et 18, s'étend à l'intérieur du châssis 6 entre les deux plaques 8 et 9. La plus courte partie 20 du fléau 19 présente un galet 21 prenant appui d'en bas contre une saillie 22 d'une traverse 23 du châssis 6, laquelle traverse et relie les deux plaques 8 et 9 entre elles. La plus longue partie 24 du fléau 19 susceptible d'osciller autour de l'axe 18 dépasse avec son extrémité le châssis 6 et porte entre les plaques 8 et 9 un poids 25 pouvant coulisser en direction longitudinale du fléau 19, par exemple à partir de la position 25 celle désignée par 25'. De préférence, le poids 25 est réalisé et disposé de manière à être guidé latéralement par les deux plaques 8 et 9 sans que cela ne gêne le mouvement d'oscillation du fléau 19 portant le poids 25. L'extrémité libre 26 du fléau 19 est soumise à l'action de ressorts compensateur et amortisseur 27, 28 s'étendant dans la direction des dams-cerclasse (tracés autour du support 18) et dont une extrémité est, comme représenté, reliée au fléau 19 alors que leur autre extrémité est fixée au châssis 6 respectivement en 29 et 30. La tension élastique des ressorts 27, 28 peut être modifiée, par exemple en amenant le ressort 31 dans la position 31'. REVENDICATIONS 1. Poinçonneuse comprenant un châssis qui, guidé verticalement et portant la matrice, guide le poinçon en direction verticale et, au moment où le poinçon entre en contact avec le produit à poinçonner, se déplace sous l'effet de ce dernier jusqu'à ce que la matrice prenne appui contre le produit à poin- çonner, le châssis étant soumis à l'action d'un contrepoids d'équilibrage et d'au moins un ressort compensateur et amortisseur, caractérisée en ce que le contrepoids d'équilibrage 25 est un poids déplaçable longitudinaLement sur un fléau 19 et en ce que le châssis guidé 6 prend appui sur la partie libre la plus courte 20 du fléau alors que la partie la plus longue 24 du fléau est soumise à l'action du ressort compensateur et amortisseur 2 ! l, 28 relié au châssis 6. 2. Poinçonneuse suivant la revendication 1 dans laquelle le châssis poinçonneur est constitué par deux plaques latérales, caractérisée en ce que le fléau 19 et le poids 25 sont disposés entre les deux plaques 8,9 constitutives du châssis e1 en ce que le poids 25 est guidé latéralement par les plaques 8, 9. 3. Poinçonneuse suivant la revendication 1, caractérisée en ce que, parallèlement aux éléments (colonne 5) guidant le châssis 6, il s'étend entre les plaques du châssis une barre d'appui (tige de piston 16) à l'extrémité supérieure de laquelle le fléau 19 est monté de manière à pouvoir osciller. 4. Poinçonneuse suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la courte extrémité libre 20 du fléau prend appui par l'intermédiaire d'un galet 21 contre le dessous d'une traverse horizontale 23 ou contre une saillie 22 de cette dernière. 5. Poinçonneuse suivant la revendication 3, caractérisée en ce que la barre d'appui 16 est réglable en hauteur. 6. Poinçonneuse suivant l'une des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que, au-dessus et au-dessous de la partie la plus longue 24 du fléau, il se trouve un ressort compensateur et amortisseur 27,28 s'étendant dans la direction du demicercle EK tracé-autour de l'axe d'oscillation 18 du fléau 19. 7. Poinçonneuse suivant la revendication 6, caractérisée en ce que le point où les ressorts 27,28 attaquent le fléau 19 est réglable. 8. poinçonneuse suivant l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que le poids 25 peut, de manière continue, être déplacé et immobilise sur le fléau 19.