L'invention concerne les machines-outils à copier ou à commande numérique pour l'usinage de pièces de forme allongée, telles que des aubes de turbine, dans lesquelles chaque pièce est montée à rotation par ses deux extrémités dans un mandrin rotatif~d'entraSnement et sur une contre-pointe, respectivement, tandis que sa partie intermédiaire est soutenue par une lunette pouvant tourner librement et pouvant être déplacée entre le mandrin rotatif d'entraînement -et la contre-pointe. Dans les machines connues de ce genre, on doit, au cours de l'usinage d'une pièce, procéder à la main pour déplacer la lunette; or, cela nécessite toute une série d'opérations Car il faut, pour chaque déplacement de la lunette, commencer par la desserrer étant donné qu'on ne peut pas la faire glisser le long de la pièce puisque cette dernière, la plupart des cas, ne présente pas une section transversale constante (aube de turbine par exemple), il faut ensuite procéder au déplacement de la lunette et, pour cela, il faut d'abord la débloquer de sur son support et ensuite la rebloquer à son nouvel emplacement, enfin, il faut la serrer de nouveau contre la pièce.Etant donné que de telles opérations manuelles sont assez malaisées et prennent un temps relativement important dans la durée d'un cycle d'usinage, on ne déplace pratiquement la lunette qu'une ou deux fois par cycle. Or, dans les machines modernes, on cherche toujours à réduire le plus possible les temps d'usinage proprement dit et les temps morts. La réduction des temps d'usinage conduit à l'utilisation de vitesses de coupe rapides et à la création d'efforts de coupe importants, qui sont autant de facteurs susceptibles de donner naissance à des vibrations évidemment nuisibles à tous égards, surtout si la lunette se trouve souvent à des emplacements relativement éloignés de la zone de travail de l'outil. Le but de l'invention est de remédier aux inconvénients précités des machines connues, non seulement en rendant complètement automatiques les opérations de déplacement, de desserrage et de serrage de la lunette sur son support et sur la pièce, mais aussi en rendant ces déplacements très fréquents pour que la lunette se trouve toujours dans la zone de travail de l'outil afin d'éviter le plus possible la création de vibrations. A cet effet, la machine comporte des moyens à commande automatique pour le serrage de la pièce dans la partie rotative de la lunette et son desserrage, ainsi que des moyens à commande automatique pour assurer le déplacement de la lunette et son blocage à des emplacements successifs toujours voisins de la zone mobile de travail de l'outil et des moyens à commande automatique d'arrêt et de reprise de 1 1usinage. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui va suivre et à l'examen des dessins annexés qui montrent, à titre d'exemple, non limitatif, un mode de réalisation d'une machine-outil à commande numérique suivant l'invention pour l'usinage de pièces de forme allongée, telles que des aubes de turbines. Sur ces dessins La figure 1 est une vue de profil de l'ensemble de la machine# Les figures 2 et 3 sont des vues de face observées, respectivement, dans les directions des flèches Il et III de la figure 1. La figure 4 est, à plus grande échelle, une coupe horizontale partielle faité suivant la ligne IV-Ivde la figure 3. La figure 5 est une coupe verticale faite suivant la ligne V-V de la figure 4. La figure 6 est, également à plus grande échelle, une vue en plan de l'une des lunettes avec coupe partielle faite suivant la ligne VI-VI de la figure 3. La figure 7 est une coupe verticale partielle faite suivant la ligne Vil-Vil de la figure 6. La figure 8 montre, à plus grande échelle, le détail du dispositif de pilotage des lunettes visible sur la figure 1, La figure 9 est une coupe horizontale faite suivant la ligne brisée IX-IX de la figure 8. La figure 10 est un schéma hydraulique de l'installation de commande des doigts de soutien de la pièce dans une lunette,et Les figures 11 à 13 illustrent, en coupe, des variantes de réalisation desdits doigts de soutien. La machine-outil représentée, dans son ensemble, sur les figures 1 à ), est une fraiseuse multiple à commande numérique destinée à l'usinage d'aubes de turbines 1. Elle comporte essentiellement : un banc 2, un montant 3 qui peut coulisser sur des glissières horizontales 4 du banc, une semelle 5 qui peut coulisser sur des glissières verticales 6 du montant, une poupée 7 qui peut coulisser sur des glissières horizontales 8, 9 de la semelle, des broches rotatives porte-fraises 12, au nombre de cinq dans l'exemple, montées dans la poupée 7, un contre-montant 15 situé contre une extrémité du banc 2, une console fixe 16 portée par la partie inférieure de la face du contre-montant 15 tournée vers le montant 3, des mandrins rotatifs 17, également au nombre de cinq, montés dans ladite console fixe et destinés à recevoir et à entraîner en rotation les pieds de cinq aubes de turbines à usiner 1, une console mobile 18 qui peut coulisser sur la partie supérieure de glissières verticales 19 du contre-montant 15 et qui est munie de cinq contre-pointes 21 de maintien des têtes des aubes 1, et un chariot 22 qui peut ooulisser sur les glissières 19 du contre-montant 15, entre la console fixe 16 et la console mobile 18, et qui porte cinq lunettes à suivre 23 entourant respectivement les cinq aubes 1 et les guidant dans la zone mobile de travail des fraises ( non représentées) montées dans les broches rotatives porte-fraises 12. On peut déplacer le montant 3 le long des glissières 4 du banc 2 au moyen d'un moteur 31 qui entratne en rotation une vis 32 montée dans ledit banc et en prise avec un écrou 33 solidaire du montant 3. On peut faire monter ou descendre la semelle 5 le long des glissières 6 du montant 3 et, par conséquent la poupée 7 qui porte les outils, au moyen d'un moteur 36 qui entraane une vis verticale 37 montée à rotation dans le montant et en prise avec un écrou 38 solidaire de la semelle 5. Les déplacements horizontaux de la poupée 7 sur la semelle 5 et le mouvement de rotation des broches porte-fraises 12 sont assurés à partir de deux moteurs 43, 44, respectivement, par l'intermédiaire de transmissions de tout type classique approprie non représentées en détail. On peut faire monter ou descendre la console 18 au moyen d'un moteur 39 qui actionne un système à vis 40 et écrou 41 (Fig.l). Chaque mandrin 17 de support d'un pied d'aube 1 est porté par une broche rotative verticale 51 (piges. 4 et 5) montée dans la console fixe 16 au moyen de roulements 52, 53. Toutes les broches 51 sont entraSnées en rotation à partir d'un moteur 55 (fiv.1), fixé sur le dessus du contre-montant 15, par l'intermédiaire d'une chaine cinématique qui comporte un arbre vertical 56 (voir aussi Figs. 4 et 5), un pignon denté 57 qui tourillonne dans la console fixe 16 au moyen de deux roulements 58, 59 , une roue dentée 62 en prise avec le pignon denté 57 et fixée sur un arbre intermédiaire 63 tourillonnant dans la console par deux roulements 64, 65, une autre roue dentée 66 également fixée sur l'arbre intermé diaire 63 et en prise simultanément avec deux roues dentées 67 fixées sur deux des broches rotatives 51. Les autres broches rotatives 51 sont entra#nées, de proche en proche, par l'intermédiaire de roues dentées 66A identiques à la roue dentée 66 et en prise avec des roues dentées 67A identiques à la roue dentée 67 et fixées sur les autres broches 51. Les roues dentées 66A sont portées par des arbres intermédiaires 68 montés dans la console fixe 16. On peut déplacer le chariot 22 qui porte les lunettes à suivre t au moyen d'un moteur 72 (fig.3) fixé sur la partie supérieure du contre-montant 15 et entraînant une vis verticale 73 en prise avecun écrou 74 fixé au chariot 22. On reviendra en détail plus loin sur la manière dont sont effectués ces déplacements. Sur les figures 6 et 7, on a représenté en détail la structure de l'une des lunettes à suivre 23. Elle comporte une partie fixe 81 en forme de collier horizontal munie de quatre pattes 82 qui permettent de la fixer au chariot 22 par des vis 83 et une partie rotative 85 qui présente une portée cylindrique 86 centrée avec un léger jeu de quelques centièmes de mil limètre dans un alésage 87 de la partie fixe 81 et qui repose sur ladite partie fixe par l'intermédiaire d'une couronne de billes 88 de manière à pouvoir tourner librement sur celle-ci autour d'un axe géométrique vertical 89 confondu avec l'axe géométrique du mandrin d'entrainement 17 (fig.l) et de la contre-pointe 21 de support de l'aube de turbine 1 correspondante .L'aube 1 passe librement à travers une ouverture centrale 92 de forme allongée pratiquée de part en part dans la partie rotative 85 de la lunette. La partie rotative 85 de la lunette est retenue axialement sur la partie fixe 81 par une bride annulaire 90 en deux parties fixées à ladite partie fixe et engagées dans une gorge 91 pratiquée dans la surface extérieure cylindrique de la partie rotative 85. L'aube 1 est soutenue par quatre doigts 94 coulissant dans des alésages 95 qui sont pratiqués, dans des directions horizontales, dans la partie rotative 85 de la lunette et qui débouchent dans l'ouverture centrale 92 de celle-ci; ces doigts sont, par exemple, en métal et leur extrémité intérieure est garnie d'un embout 96 en matière plastique élastique appropriée, par exemple celle connue dans le commerce sous la dénomination de "Vnlkollan", en vue d'amortir les vibrations dues à l'usinage de l'aube. Chaque doigt coulissant 94 est sollicité vers la pièce 1 par un ressort 98 qui prend appui contre un bouchon 99 retenu par un jonc élastique 101 logé dans une rainure d'un alésage 102 qui est un prolongement de plus grand diamètre de l'alésage 95 dans lequel coulisse le doigt. Le doigt 94 peut être éloigné de la pièce, à l'encontre de la force du ressort 98, par un vérin à fluide sous pression 103 dont le cylindre est constitué précisément par l'alésage 102 et dont le piston 104 est constitué par un renflement de l'extrémité correspondante du doigt. On a indique en 105 l'orifice par lequel le vérin peut être alimenté en fluide sous pression ou mis à la purge. La force du ressort 98 est faible, car la force qu'exer- ce le doigt 94 sur la pièce 1 ne doit pas provoquer de déforma- tions de cette dernière. Par contre, il est prévu des moyens pour bloquer énergiquement le doigt après qu'il a été amené en contact avec la pièce; ces moyens consistent en un coin 107 qui coulisse dans un alésage 108 orthogonal à l'alésage 95 et le rencontrant. La partie active du coin 107 est une face plane inclinée 111 qui coopère avec une face plane correspondante 112 du doigt coulissant 94. Le coin 107 est réalisé sous la forme d'un piston d'un vérin à fluide sous pression 109 dont le cylindre est constitué par une partie de l'alésage 108. On a indiqué, en 114, l'orifice par lequel ce vérin peut être alimenté en fluide sous pression ou mis à la purge. le coin 107 est sollicité vers sa position active par un ressort 115 qui prend appui contre un couvercle 116 fixé sur l'extrémité correspondante de l'alésage 108 et percé d'un trou 117 de mise à l'atmosphère de la partie du cylindre opposée à celle présentant l'orifice de contrôle 114, et fermée par un fond 118. Le fluide sous pression utilisé dans le présent exemple est de l'air comprimé, car il ne nécessite pas des étanchéités parfaites dans tous les points des circuits, ni la récupération des fuites de fluide, comme ce serait le cas, par exemple, avec de l'huile sous pression. L'installation de contrôle des vérins à air comprimé de commande des doigts coulissants et de leurs coins de blocage a été conçue sous une forme très simple qui permet de réaliser toues les séquences nécessaires de déplacement des doigts dans les deux sens, ainsi que leur blocage et leur déblocage, en temps opportun, au moyen d'une seule conduite qui aboutit à la partie tournante 85 de la lunette, et que l'on met, soit à la purge, soit sous pression dans des conditions particulières qui vont maintenant dtre décrites. Sur le schéma de la figure 10, la partie de l'installa tion d'air comprimé qui se trouve en dessous de la ligne MN est fixe tandis que la partie qui se trouve au-dessus de cette ligne est située dans une lunette et ces deux parties sont reliées l'une à l'autre par une conduite souple commune 121. Sur ce schéma, on n'a représenté qu'un seul doigt coulissant 94 et son coin de blocage 107, mais il est entendu que les circuits de commande des autres doigts et coins de la même lunette et ceux des doigts et coins de toutes les autres lunettes sont semblables et branchés en dérivation à partir de la conduite commune 121. Sur la figure 7, on peut voir l'orifice 124 de la partie fixe 81 qui est relié à la conduite commune de contrôle 121. Cet orifice est relié à un conduit coudé 125 (unique dans chaque lunette) qui débouche dans l'alésage 87 de la partie fixe de la lunette au droit d'une gorge annulaire 126 pratiquée dans la surface de la portée cylindrique 86 de la partie rotative 85 de la lunette. Etant donné qu'il existe un jeu de quelques centièmes de mm entre la portée 86 et l'alésage 87, il se produit quelques fuites lorsque l'air comprimé passe du conduit 125 de la partie fixe dans la gorge annulaire 126 de la partie rotative, mais ces fuites sont faibles et n'ont pas besoin d'être récupérées. Il convient de tenir compte du fait qu'il n'est pas possible de disposer un joint efficace sur une portée d'un diamètre aussi grand nécessité par la largeur des aubes à usiner, car un tel joint donnerait naissance à des forces de frottement prâlibitives conduisant à une torsion de l'aube en cours d'usinage puisque c'est l'aube qui entraîne la lunette en rotation.Sur le schéma de la figure 10, les fuites d'air comprimé en question ont été indiquées en 127 et le jeu par lequel elles passent symbolisé par l'étranglement 128 A partir de la gorge annulaire 126 (fig.7) l'air comprimé passe, pour chaque ensemble de doigt et de coin, dans un conduit radial 131 de la partie tournante 85, puis dans un conduit axial 132 et dans un étranglement 133 avant d'atteindre l'orifice 114 d'alimentation du vérin de commande du coin (voir aussi iig. 10). L'orifice 105 d'alimentation du vérin de commande du doigt coulissant est en liaison avec le conduit axial 132. L'installation d'air comprimé comporte encore : une arrivée générale 141 sous une pression "P" et deux électrovannes EV1 et EV2 branchées en parallèle entre l'arrivée 141 et la conduite générale 121 précitée, mais l'électrovanne BV2 est précédée d'un réducteur de pression 142 qui abaisse la pression d'alimentation à une valeur "p" telle que, lorsqu'elle alimente les vérins 103 de commande des doigts et 109 de commande des coins, cette pression est capable de vaincre la force des ressorts 98 de rappel des doigts, mais insuffisante pour vaincre la force des ressorts 115 de rappel des coins. Bien entendu,la pression "P" conduite par l'électrovanne EVI est capable de vaincre la force des ressorts de rappel des vérins d'actionnement de tous les doigts et coins. Sur la vue d'ensemble de la figure 1, on peut voir l'art moire 151 contenant tous les éléments nécessaires à la commande numérique de la machine suivant une technique connue. Les déplacements verticaux successifs du chariot porte-lunettes 22 sont commandés aussi à partir de cette armoire sous le contrôle d'un bottier électrique 152 porté par ce chariot et relié à l'intérieur de l'armoire par un câble souple 153.Le bottier électrique 152 (voir aussi figures 8 et 9) porte un certain nombre (six dans l'exemple) de lecteurs 154 qui sont des contacts b frottement ou des contacts de proximité coopérant avec des é1é- ment s de contact conjugués 155 portés par des tasseaux 156 fixés sur une règle verticale 157 solidaire du contre-montant 15, à des emplacements qui correspondent aux niveaux successifs auxquels on désire placer les lunettes au cours du cycle d'usinage d'un groupe de cinq aubes 1. La détection des niveaux successifs desdits tasseau se fait d'après un code binaire suivant une technique classique qu'il est inutile de décrire en détail ici. Le chariot porte-lunettes 22 est bloqué, dans chacune de ses positions successives sur les glissières 19 du contre-montant > au moyen de pots de blocage tels que celui représenté sur les figures 8 et 9; ces pots sont constitués par un vérin à fluide sous pression 161 monté dans le chariot 22 et dont le cylindre et le piston sont désignés respectivement par 162 et 163. La tige 164 du piston traverse le fond du cylindre et s'engage dans une rainure verticale 165 de section en "T" pratiquée dans le contremontant 15.Un écrou 166 bloqué sur ltextrémité de la tige 164, à cet effet filetée, est logé dans la partie large de la rainure 165 et est normalement fortement appliqué contre les rebords laté raux intérieurs de ladite rainure sous l'action d'un empilage de rondelles Belleville 167 interposées entre le piston 163 et le fond annulaire correspondant du cylindre 162. Ainsi, le chariot 22 est bloqué sur les glissières 19 du contre-montant. Pour le libérer, il suffit d'envoyer du fluide sous pression dans le vérin 161 dont l'autre fond de cylindre 168 présente un conduit 169 qui permet de le relier à la source de fluide ou de le purger pour assurer à nouveau le blocage du chariot. Le fonctionnement de la machine est le suivant On met en place cinq aubes de turbines 1 à travers les lunettes 23 préalablement desserrées et amenées à l'une de leurs fins de course, par exemple en haut, le pied de chaque aube fixé dans le mandrin 17 correspondant et la tête engagée sur la contrepointe correspondante 21 portée par la console mobile 18 amenée au niveau correspondant à la longueur des aubes. Le montant 3, la semelle 5 et la poupée 7 sont convenablement positionnés pour que les fraises montées dans les broches rotatives 12 soient en mesure de commencer l'usinage à l'une des extrémités des aubes 1, par exemple leur extrémité supérieure, le chariot 22 étant également amené à la hauteur convenable pour que les lunettes 23 puissent soutenir les aubes au voisinage immédiat de la zone de travail des outils. On serre les pièces dans les lunettes 23; pour cela, on désexcite les deux électrovannes EVI et EV2 ( précédemment excitées pour maintenir les doigts coulissants 94 écartés, comme on le verra plus loin); les deux électrovannes occupent donc les positions représentées sur la figure 10 ; 1'électrovanne EV2 met à la purge les vérins 103 de commande des doigts coulissants et les vérins 109 de commande des coins de blocage des doigts. Les ressorts 98 repoussent les doigts coulissants 94 contre la pièce 1 et les ressorts 115 repoussent les coins 107 contre les doigts, mais avec une vitesse plus faible étant donné que la sortie de l'air comprimé des vérins 109 est ralentie par les étranglements 133, de sorte que les doigts arrivent en contact avec la pièce avant que les coins ne commancent leur action de blocage desdits doigts. L'usinage commence, les fraises montées dans les broches rotatives 13 entament les pièces 1 à leur partie supérieure et subissent un mouvement d'avance descendant produit par la descente de la semelle 5 sous le contrôle de la commande numérique, tandis que les aubes 1 tournent simplement sur elles-mêmes sous l'action du moteur 55, de l'arbre vertical 56 et de la channe cinématique décrite plus haut aboutissant aux mandrins 17. Les parties rotatives 85 des lunettes 23 sont entraînées en rotation par les aubes parfaitement soutenues par les doigts 94 appuyés contre elles. Pendant un certain temps, les lunettes demeurent au même niveau, le chariot 22 qui les porte étant bloqué à ce niveau sur les glis- sières 19 du contre-montant 15 par les pots de blocage 161. Pour éviter que les fraises s'éloignent trop de la zone des aubes soutenues par les lunettes après être descendues, depuis le début de l'usinage, d'une longueur qui égale, par exemple, à un cinquantième de la longueur des aubes, il convient que les lunettes descendent d'un pas. A cet effet, la commande numérique assure automatiquement toute une série d'opérations, à savoir : l'arrêt de l'usinage et du mouvement de rotation des aubes, le desserrage des lunettes, le déblocage du chariot porte-lunettes, sa descente de un pas, son reblocage, le resserrage des lunettes sur les pièces,et la reprise de l'usinage et du mouvement de rotation des aubes. Le desserrage des lunettes est produit par une excitation simultanée des deux électrovannes EV1 et EV2, la première assurant l'alimentation des vérins 109 qui desserrent les coins de blocage des doigts et celle des vérins 103 qui assurent le recul des doigts 94 dès que ceux-ci sont débloqués, tandis que la deuxième électrovanne EV2 sert simplement, à ce moment, à interrompre la communication des vérins avec l'atmosphère. Les pièces 1 ne sont donc plus serrées entre les doigts 94. Pendant cette opération de desserrage des lunettes, les fuites d'air comprimé sont relativement importantes, ce qui constitue une perte d'énergie. De plus, la pression qui règne au niveau de la gorge annulaire i26 serait susceptible de provoquer des déformations de la partie fixe 81 des lunettes capables de gêner le mouvement de pivotement de la partie tournante 85 pendant la phase suivante de descente des lunettes, mouvement dû à la vrille des aubes. Or, ces inconvénients ne se produisent pas grâce à la conception particulière de l'installation pneumatique décrite plus haut. En effet, cette installation permet de bloquer les doigts 94 en position rétractée, même après coupure de l'alimentation des vérins 103 et 109, car, si lton désexcite 1'électrovanne EV1 tout en maintenant l'électrovanne EV2 excitée, les vérins ne sont plus alimentés que sous la pression réduite "p", mais, d'après les conditions indiquées plus haut, cette pression est suffisante pour maintenir les doigts 94 rétractés à l'encontre de la force de leurs ressorts de rappel 98 pendant que la force des ressorts de rappel des coins 107 devient prépondérante et que, par conséquent, lesdits coins bloquent les doigts 94 en position rétractée.Si lton désexcite maintenant, à son tour, également 1'éîectro- vanne EV2, les ressorts 98 de rappel des doigts dans le sens de leur sortie sont impuissants à vaincre la force très importante avec laquelle lesdits doigts sont bloqués par les coins. Les doigts demeurent donc escamotés et l'admission d'air comprimé aux lunettes est complètement coupée, ce qui supprime radicalement les inconvénients qu'on vient de signaler. La commande numérique de la machine assure ensuite le déblocage du chariot porte-lunettes 22 par l'admission de fluide sous pression dans les vérins 161 des pots de blocage (figs. 8 et 9), la descente de un pas dudit chariot sous le contrôle du coffret électrique 152 et de l'échelle de tasseaux codés 156, le reblocage du chariot porte-lunettes 22 dans sa nouvelle position par la purge des vérins 161 et le resserrage des lunettes. Cette dernière opération est assurée en deux temps.Dans un premier temps par l"excitation simultanée des deux électrovannes EV1 et EV2, ltélectrovanne EV2 coupe la mise à l'atmosphère des deux vérins 103 de commande des doigts et 109 de commande des coins pendant que l'électrovanne EV1 produit le recul du coin 107 et, par suite la libération du doigt 94 encore maintenus rétractés par la pression de l'air comprimé dans les vérins 103, tandis que dans un deuxième temps, la désexcitation simultanée des deux électrovannes B1 et EV2 assure successivement dans des conditions déjà exposées plus haut la sortie des doigts 94 vers leur position active de serrage et leur blocage par les coins 107. La commande numérique assure ensuite la reprise de l'usinage. Ainsi, les aubes sont toujours convenablement soutenues. au voisinage de la zone d'usinage, puisque les lunettes se déplacent souvent et d'une petite longueur, par exemple environ cinquante fois au cours de l'usinage d'aubes de 1 mètre de longueur. La pression des doigts coulissants de soutien des pièces peut être réglée à une faible valeur pour éviter que les pièces ne se déforment sous la poussée desdits doigts. Sur la figure 11 on a représenté une première variante de montage d'un doigt coulissant 171 poussé vers la pièce 1 par un ressort 172 et empêché de reculer par une couronne de billes 173 portant, à la fois, contre la surface extérieure cylindrique du doigt et contre une rampe tronconique 174 appartenant à une douille 175 fixée, par des vis 176, à la partie rotative 85 de la lunette. Les billes 173 sont poussées contre la rampe 174 par une bague 177 soumise à l'action d'un ressort 178 et on peut les éloigner de ladite rampe au moyen d'un poussoir annulaire 181 qui constitue le piston d'un vérin de déblocage 182 dont le cylindre est constitué par l'alésage 183 de la partie rotative de la lunette dans lequel est montée la douille 175.Le fond de ce cylindre est constitué par un piston 185 solidaire du doigt 171 et mobile dans un cylindre 186 coaxial à l'alésage 183. L'espace annulaire compris entre le poussoir annulaire 183 et le piston 185 peut être relié, par un conduit 189, soit à une source de fluide sous pression, soit à l'atmosphère ou à la bâche suivant le fluide utilisé. Le ressort 172 prend appui contre un fond 187 retenu dans l'alésage 186 par un jonc élastique 188. Pour éloigner les doigts 171 de la pièce 1, on admet le fluide sous pression dans le conduit 186; cela a pour effet d'éloigner l'un dc l'autre le poussoir annulaire 181 et le piston 185 à l'encontre de la force des ressorts 172 et 178, et, par conséquent de débloquer le doigt 171 et de le faire reculer. Pour ramener le doigt 171 contre la pièce 1, il suffit de mettre le conduit 186 à la purge, de façon que le ressort 172 repousse le doigt et que le ressort 178 le maintienne bloqué par les billes 173. Dans ce mode de réalisation, on doit maintenir l'admission du fluide sous pression aussi longtemps que les doigts 171 doivent être maintenus éloignés de la pièce 1. La figure 12 montre une deuxième variante dans laquelle le doigt coulissant 191 est sollicité à s'éloigner de la pièce 1 par un ressort 192 et à s'en rapprocher sous l'action d'un fluide admis sous pression par un conduit 194 dans le vérin formé par ledit doigt et l'alésage 193 dans lequel il coulisse. Une restriction 195 disposée sur le conduit d'admission 194 joue le rôle d'amortisseur. La pression du fluide doit être maintenue dans le vérin durant toutes les périodes d'usinage, c'est-à-dire que les conditions de fonctionnement sont inverses de celles des modes de réalisation décrits plus haut. Enfin, la figure 13 montre une troisième variante qui constitue un perfectionnement du mode de réalisation de la figure 12 et l'on a conservé les mêmes chiffres de référence pour désigner les mêmes organes. Le conduit 194 d'admission de fluide sous pression est précédé d'un clapet piloté sans fuites. Il est ainsi possible de couper l'alimentation en fluide pendant l'usinage. Une alimentation sous pression réduite permet l'ouverture du clapet tout en appliquant, sur le doigt 191, une force inférieure à celle fournie par le ressort 192, de sorte que le doigt peut se rétracter sous l'action de ce ressort. Dans ce qui précède, on a supposé que la machine est à commande numérique, mais l'invention serait applicable également à une machine à copier. Dans ce cas, l'une des pièces à usiner serait remplacée par un gabarit ou bien la machine comporterait des moyens supplémentaires de support d'un gabarit capables de faire tourner ce dernier en synchronisme avec les pièces à usiner et le chariot porte-outils serait équipé d'un palpeur propre à explorer ledit gabarit, suivant une technique classique. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit et représenté; on peut y apporter de nombreuses modifications, suivant les applications envisagées, sans sortir pour cela, de son cadre. C'est ainsi, par exemple, que le fluide sous pression utilisé pour la commande des vérins d'actionnement des doigts de soutien des pièces et des coins de blocage desdits doigts pourrait être un liquide, notamment de l'huile, au lieu d'air comprimé. Dans ce cas, il conviendrait de récupérer les fuites. -REVENIlICATIONS- 1.- Machine-outil pour l'usinage de pièces de forme allongée, telles que des aubes de turbines dans laquelle chaque pièce est montée à rotation par ses deux extrémités dans un mandrin rotatif d'entraînement et sur une contre-pointe, respectivement, tandis que sa partie intermédiaire est soutenue par une partie rotative d'une lunette, ladite partie rotative étant montée pour pouvoir tourner librement dans une partie fixe portée par un chariot mobile entre le mandrin rotatif d'entraînement et la contre-pointe, ladite machine étant caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens (94) à commande automatique pour le serrage de la pièce (1) dans la partie rotative (85) de la lunette (23) et son desserrage, ainsi que des moyens (72, 73, 74 et 161) à commande automatique pour assurer le déplacement du chariot (22) et son blocage à des emplacements successifs toujours voisins de la zone mobile de travail de l'outil, et des moyens à commande automatique d'arrêt et de reprise de l'usinage. 2.- Machine suivait la revendication 1, caractérisée en ce que ladite machine étant à commande numérique, tous les moyens à commande automatique précités sont placés sous le contrôle de la commande numérique. 3.- Machine suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la partie rotative (85) de la lunette (23) est munie de doigts coulissants (94) de soutien de la pièce (1) avancés élastiquement contre ladite pièce, ainsi que des moyens (107) de blocage desdits doigts. 4.- Machine suivant la revendication 3, caractérisée en ce que les doigts coulissants (94) de soutien de la pièce (1) sont sollicités chacun dans un sens par un ressort (98) et, dans l'autre sens, par un vérin (103) à fluide sous pression. 5.- Machine suivant la revendication 3, caractérisée en ce que les moyens de blocage des doigts coulissants (94) sont constitués par des coins (107) qui sont montés à coulissement dans la partie rotative (85) de la lunette (23) et qui sont sollicités chacun dans un sens par un ressort de rappel (115) et, dans l'autre sens, par un deuxième vérin (l09)à fluide sous pression. 6.- Machine suivant la revendication 5, caractérisée en ce que les ressorts (192) assurent le recul des doigts coulissants (191), tandis que les vérins (193) à fluide sous pression, qui assurent leur avancement sont alimentés par l'intermédiaire d'un clapet anti-retour pilote (197) assurant le blocage des doigts (191) en position avancée contre la pièce (1), la pression de pilotage dudit clapet correspondant à une poussée du fluide dans le vérin inférieure à la poussée opposée fournie par le ressort de rappel des doigts vers leur position reculée. 7.- Machine suivant la revendication 5, caractérisée en ce que les vérins (103) de commande des doigts (94) sont reliés d un conduit unique (125) ménagé dans la partie fixe (81) de la lunette (23), lui-même relié à une source de fluide sous pression, par l'intermédiaire de deux électrovannes (EV1, EV2) branchées en parallèle, dont la première (EV1) est un simple élément d'interruption d'alimentation et la seconde (EV2) un inverseur de mise à la purge ou d'alimentation par l'intermédiaire d'un réducteur de pression (142) taré à une valeur qui assure la prépondérance de la force des vérins (103) de commande des doigts (94) sur la force de leurs ressorts de rappel (98), mais la prépondérance de la force des ressorts (115) de rappel des coins (107) sur la force de leurs vérins de commande (109), lesdits vérins (109) de commande des coins étant reliés à la même conduite unique précitée (121) par l'intermédiaire d'un étranglement (133) 8.- Machine suivant la revendication 7, caractérisée en ce que la partie rotative (85) de la tourelle (28) est montée à rotation libre par une portée cylindrique (86) dépourvue de joint qui est engagée dans la partie fixe (81) et qui comporte une gorge (126) en regard d'un orifice (125) du conduit unique d'amenée de fluide sous pression pratiqué dans la partie fixe, ladite gorge étant en communication avec les conduits (131, 132, 105) ménagés dans la partie rotative (85) de la lunette pour l'ali- mentation des vérins (103, 109) d'actionnement des doigts (94) et des coins (107). 9.- Machine suivant la revendication 2, caractérisée en ce que les moyens d'avancement pas à pas du chariot (22) portelunettes (23) comportent un système à vis (73) et écrou (74) entratné par un moteur (72) placé sous le contrôle d'un coffret électrique (152) porté par ledit chariot (22) et muni de contacts (154), de préférence des contacts de proximité, disposés devant une règle fixe (157) parallèle à la direction de déplacement dudit chariot et portant des tasseaux (156) répartis le long du trajet dudit coffret électrique (152) et munis d'éléments codés (155) destinés à coopérer avec les contacts dudit coffret électrique. 10.- Machine suivant les revendications 4 et 5 considérées ensemble, caractérisée en ce que le premier vérin à fluide sous pression (185) est monté de manière à assurer le recul du doigt coulissant correspondant (171) et le deuxième vérin à fluide sous pression (181) de manière à assurer le desserrage du coin de blocage (173), ces deux vérins étant constitués par un vérin unique (182) à deux fonds de cylindre (185, 181) mobiles par rapport à la partie rotative (85) de la lunette et reliés, respectivement, au doigt coulissant (171) et au coin de blocage (173). 11.- Machine suivant la revendication 10, caractérisée en ce que l'extrémité arrière du doigt coulissant (171) est solidaire de l'un (185) des fonds du cylindre et l'autre fond de cylindre (181) du vérin est annulaire et coulisse sur ledit doigt pour repousser le coin de blocage constitué par une couronne de billes (173) poussées par un ressort entre la surface cylindrique du doigt et une surface tronconique (174) solidaire de la partie tournante (85) de la lunette (23). 12.- Machine suivant la revendication 4, caractérisée en ce que le premier vérin (193) à fluide sous pression est monté de manière à assurer l'avancement du doigt coulissant correspondant (191), et en ce que les moyens de blocage dudit doigt sont constitués par le même vérin maintenu sous pression.