la présente invention concerne un procédé de culture industrielle de Sulfura ires, par multiplication "in vitre" de ces organismes. Ce procédé permet d'obtenir des substances utilisables par les industries cosmétique et pharmaceutique. La classe des Thiobactériales ou Sulfura ires est composée d'organismes inférieurs, classés dans l'embranchement des Schizomycetes et le sous-embranchement des Algobactériales. Cette classe est divisée en 3 ordres, dont celui des Leucothiobactériales ou Eeggiatoales, lui-même subdivisé en 2 familles, les Achromatiacées et les Eeggiatoacées, la culture des genres de cette deuxième famille faisant l'objet de l'invention. Les divers caractères des Eeggiatoacées ne permettent pas toujours de les différencier facilement des Cyanophycées ou Algues bleues, excepté leur métabolisme qui, bien qu'autotrophe, n'utilise généralement pas les mêmes cycles. On rencontre des Sulfura ires de la famille des Beggiatoacées dans tous les milieux écologiques aqueux eaux marines et saumStres (type estuaires, baies protégées), eaux douces stagnantes ou faiblement courantes (comme les rizières), sources thermales (par exemple I Aix-les-Bains, Barèges, Cauterets, Luchon, Molitg-les-Bains, Enghien-les-Bains, Langenbrticker, Bagni di Lucca etc..). Elles se développent en formant des masses blanchâtres ou grisStres. Leur position sur le milieu naturel est fonction de la variation du taux de lthydrogène sulfuré qu'il contient-; elle peut varier d'une saison à llautre et au cours des saisons. L'aspect morphologique général des Beggiatoacées est variable selon les genres considérés. Leur caractère commun est l'absence de pigmentation et une constitution filamenteuse non ramifiée avec des cloisonnements plus ou moins rapprochés. Certains filaments peuvent tre rectilignes, d'autres spiralés, d'autres encore réunis dans une gaine unique. Physiologiquement, le caractère commun des Beggiatoacées est un métabolisme autotrophe intervenant dans le cycle du soufre. Ces organismes oxydent l'hydrogène sulfuré, ce qui permet ainsi l'accumulation de soufre dans leur cytoplasme et parfois dans le milieu environnant. En cas d'absence d' S dans leur environnement, elles peuvent éventuellement réutiliser le soufre accumulé en ltoxydant en acide sulfurique.Elles tirent de t9s oxydations 7'énergie nécessaire à leur développement. I1 convient toutefois de souligner que, dans certains cas, on peut rencontrer des souches hétérotrophes de Beggiatoacées ; ainsi, quelques auteurs ont décrit le genre Beggiatoa comme hétérotrophe ; d'ailleurs S. HAIER et R.Y.MORITA ont isolé et multiplié une souche de Beggiatoa qu'ils ont adaptée à l'hétérotrophie. Cette souche est cataloguée par l'American Type Culture Collection, sous le numéro TCC 15551 ; elle est entretenue sur un milieu à base d'extrait de levure et d'acétate comme source nutritive organique. On peut citer, par exemple, comme genres de Beggiatoacées : Beggiatoa, Leucothrix, Thioploca, Thiospirillopsis, Thiothrix différentlables par l'aspect morphologique et cytologique ainsi que le mcd? d'association de leurs filaments. I1 est souvent difficile de mettre en évidence différentes espèces pour un même genre. Certains auteurs ont utilisé la taille des filaments, soit la longueur, soit le diamètre du trichome, pour définir ces espèces. Dans le genre Beggiatoa, on a défini les espèces suivantes : Beggiatoa alba, B.arachnoida, B.leptomitiformis, 3.minima, B.gigantea, B.mirabilis. Dans le genre Thiothrix,on a défini, par exemple, les espèces suivantes : Thiothrix nivea, T.tenuis, T.tenuissima. Be procédé de l'invention consiste à cultiver "in vitro" des souches pures de Sulfura ire de la famille des Beggiatoacées dans des conditions stériles. A partir de prélèvements d'origine naturelle, on a isolé des souches axéniques et pures de Beggiatoacée et on les a multipliées dans des conditions artificielles d'environnement. A) Les milieux de culture peuvent être fort variables et plus ou moins proches des eaux nutritives constituant le milieu écologique de l'échantillon de départ ou identiques à celles-ci. On peut aussi utiliser des milieux connus et cités par de nombreux auteurs, avec de larges variantes possibles, tant en quantité de leurs divers constituants qu'en association de ceux-ci. Ces milieux peuvent être semi-solides ou liquides. Ils comportent obligatoirement une source d'éléments minéraux et facultativement une source d'éléments organiques. - On a utilisé, par exemple, comme source d'éléments minéraux, les solutions suivantes 1) Solution définie par KEIL (référencée K) Composantes Concentration en mg/l de milieu Sulfate de magnésium 5000 Carbonate monopotassique 5000 Phosphate tricalcique 200 Sulfate d'ammonium 100 Chlorure de potassium 100 2) Solution de Langenbrlicker (référencée L) Composante Concentration en mg/l de milieu carbonate acide de calcium 3400 Carbonate acide de magnésium 2700 Sulfate de calcium 3100 Sulfate de magnésium 5100 Sulfate de sodium 2100 Sulfate de potassium 200 Phosphate de calcium 200 Chlorure de potassium 100 Sulfure de potassium 100 Sulfure de fer 100 Sulfure de calcium 100 3) Solution référencée T Composantes Concentration en mg/i de milieu Sulfate dlammonium 150 Sulfate de magnésium 100 Phosphate dipotassique 100 Nitrate de calcium 100 4) Solution définie par HALER et MORITA (référencée HM) Chlorure de calcium 100 mg/l de milieu, solubilisés dans de l'eau du robinet, laquelle est supposée contenir un ensemble d'oligo-éléments minéraux susceptibles de subvenir aux besoins de la souche. Dans certains cas, on a ajouté à ces solutions minérales des éléments organiques, soit à fonction nutritive directe, soit à r81e enzymatique, notamment peroxydasique ou catalasique. Les composés utilisés sont, par exemple acétate de sodium (de 25 à 1000 mg/l) . peptone ''Difco (de 25 à 1000 mg/l) . extrait de levure "DiScoTt (de 25 à 3000 mg/l) . acides aminés soufrés (cystéine, cystine, méthionine...) ( de 25 à 500 mg/l) . catalase ( de 2500 à 50.000 unités enzymatiquesjl) La concentration en éléments organiques apportés peut, et souvent doit, évoluer par augmentation au cours des rePiquages successifs, durant la période de purification de la souche. B) Les conditions de culture utilisées sont également très variables - généralement, on a cultivé les Beggiatoacées à l'obscurité, puisque leur métabolisme ne nécessite pas une énergie lumineuse utilisable par des pigments ; cependant, un éclairement n'est pas forcément nuisible, comme le prouvent les conditions d'environnement de certains écotypes naturels. - Couramment, on a cultivé ces organismes à une température variant entre 20 et 400 et, plus favorablement, entre 25 et 35". - Généralement, on a placé les cultures sous une atmosphère d'air additionné d'hydrogène sulfuré à des taux variant entre 0,1 $ et 5 ffi (en volume) et, plus favorablement entre 0,5 ffi et 2,5 f (en volume). Dans le cas des souches hétérotrophes, ou adaptées à l'hétérotrophie, il n'est plus indispensable de fournir de l'hydrogène sulfuré aux cultures, bien que cela ne soit pas nuisible et, parfois même améliore légèrement la croissance. - Les cultures en milieu liquide ont été pratiquées avec ou sans une faible agitation de l'ensemble, ou encore avec ou sans une lente circulation du milieu sur les organismes Axés à des substrats. Les exemples non limitatifs ci-après illustrent les modes de réalisation de l'invention. EXE3 1 Isolement d'une souche de Beggiatoacée du genre Thioploca On a réalisé des prélèvements dans des écosystèmes naturels comportant des Beggiatoacées, avec des conditions d'asepsie les plus rigoureuses possibles. Les prélèvements obtenus n1étaient, bien entendu, ni stériles, ni composés d'un seul genre d'organismes. Mais les précautions prises permettaient d'obtenir un taux d'éléments parasites inférieur à celui observé hors de ces conditions. Les échantillons prélevés étaient partagés et inoculés aseptiquement en quantités variables dans des tubes de culture contenant des milieux nutritifs liquides. Ceux-ci étaient composés des solutions suivantes associées selon les indications du tableau I - Solution d'éléments minéraux référencée K - Solution d'éléments minéraux référencée T - Solution d'éléments organiques référencée N et contenant les constituants ci-dessous f. Acétate de sodium 100 mg/l Peptone 100 mg/l t. Extrait de levure 100 mg/l. - Solution d'acides aminés soufrés, référencée MC, et contenant les constituants ci-dessous S Méthionine 100 mg/l t. Cystéine 100 mg/l. Dans le tableau I (et dans le suivant ) la référence dlun,e solution, (N par exemple) indique que celle-ci est utilisée telle que définie, la fraction (N/2 par exemple) indique qu'une concentration en solution de base égale au dénominateur est utilisée. (Vpir tableau I page suivante) TAPLLAU I Références des milieux selon leur composition Solution Ns minérale K T solution organique N/4 K N/4 T N/4 N/2 K N/2 T N/2 N KN TN N/4 MC K N/4 MC T N/4 MC l N/2 MC K N/2 MC T N/2 MC , &verbar; ~ l N MC K N MC T N MC Après ajustage, si nécessaire, à pH 7,5, les dlvers milieux étaient placés dans des tubes à essai à raison de 10 ml par tube.Ceux-ci étaient fermés avec des bouchons de coton cardé peu serré. L'ensemble était ensuite stérilisé à ltautoclave pendant 20 minutes sous une pression de vapeur de 0,5 bar. Après inoculation, les tubes étaient mis dans des dessiccateurs renfermant une atmosphère composée dtair et -dtH2S dans les proportions 97,5/2,5 (en volume). Les dessiccateurs étaient alors maintenus à une température de 30 à 1'obscurité totale et permanente. Après vingt et un jours d'incubation on a remarqué ce qui suit 1) Observations macroscopiques. - Quelques rares tubes renfermaient un milieu nettement troublé par des contaminations fortement développées. Ce faible taux d'infection importante était vratsemblablement la conséquence des conditions strictes de culture limitant le développement des parasites. - Dans la majorité des tubes, dont le milieu était bien limpide, on a observé des masses blanchâtres décantées au fond des tubes de mAeme aspect que l'implant de départs mais nettement plus importantes. - Certains tubes contenaient des dépôts JaunaXtres, vraisemblablement constitués par du soufre, ce qui atteste d'un métabolisme actif des cultures. 2) Observations microscopiques. Les observations des cultures ont été faites sur des préparations montées, sans coloration, avec du milieu nutritif, sous un grossissement de X 200 à X 1000, en utilisant la technique du contraste dephases. - La plupart des préparations permettaient de constater une contamination presque générale, mais limitée, des cultures. Cette contamination était d'autant plus développée que le milieu était plus riche en éléments organiques. - Dans toutes les cultures, on pouvait constater la présence de plusieurs genres de Beggiatoacées, essentiellement des Thioploca, des Beggiatoa et des Thiothrix, l'importance relative des différents genres étant variable selon les milieux utilisés et, pour un meme milieu, selon les tubes. Vraisemblablement dlailleurs, ces différences étaient directement liées à la distribution des divers genres dans l'implant de départ. - On a pu fréquemment observer des accumulations plus ou moins importantes de soufre dans le cytoplasme cellulaire ainsi que, parfois, dans le milieu. On a alors repiqué, respectivement dans les mêmes milleux, les cultures les plus abondantes et les moins contaminées, et dont l'aspect cytologique permettait de supposer un potentiel de croissance satisfaisant (accumulation moyenne de soufre, présence de longs filaments, absence de cellules fortement plasmolysées, rareté des débris cellulaires, etc...). Au cours des quatre ou cinq premiers cycles de croissance, on a confirmé les observations précédentes et, pour certains tubes, on a noté les deux faits suivants - disparition progressive des contaminations, facilité par des rinçages abondants avec du milieu de culture stérile, lors des repiquages - augmentation progressive de 1tivportance du genre Thioploca, par rapport aux autres genres de Beggiatoacées. Be repiquage préférentiel des tubes présentant les caractères ci-dessus a conduit à l'obtention d'une souche axénique et pure d'une Beggiatoacée de genre Thioploca, qui a été caractérisée par son aspect cytologique particulier (notamment, réunion de plusieurs filaments parallèles dans une même gaine dont le diamètre moyen est de l'ordre de 16 à 20 M) mais dont l'espèce n'a rs encore été définie. EXEMPLE 2 Isolement d'une souche de'Beggiatoacée du genre Beggiatoa Dans les mêmes conditions que celles précisées au début de l'exemple 1), on a obtenu des prélèvements d'origine naturelle et on les a inoculés dans des boites de Petri (diamètre 55) renfoermant des milieux nutritifs semisolides. Ceux-ci sont composés des solutions suivantes associées selon les indications du tableau II: - Solution d'éléments minéraux référencée HM - Solution d'éléments organiques référencée NA et composée comme suit Acétate de sodium 500 mg/l . Extrait de levure 2000 mg/l. - Solution enzymatique référencée C Catalase 20.000 unités/l. - Agent de gélification Gélose 2000 mg/l TABLEAU II Références des milieux selon leur composition solution Solution inérale enzymatique C C C/2 C/4 Solutions orzanisue s HM NA H M NA C H M NA C/2 H M NA C/4 .... . . HM NA/2 H M 1je/2 C H M NA/2 C/2 H M N2/2 C/4 HM NA/4 H M WA/4 C H M NA/4 C/2 H M NA/4 C/4 Après ajustage/ si nécessaire, à pH 7,5 les milieux nutritifs étaient stérilisés à 1 t autoclave pendant 20 minutes sous une pression de vapeur de 0,5 bar, avant l'addition de la solution de catalase. La catalase était stérilisée par filtration sur membrane (pores de diamètre 0,2 ) et ajoutée aseptiquement au milieu autoclavé avant gélification et répartition dans les boites de Petr;. Après inoculation, les boutes de Petri étaient placées soit dans des conditions identiques à celles décrites dans l'exemple 1 (atmosphère contenant de l'hydrogène sulfuré) soit dans des conditions similaires, excepté la présence d'H2S. Après 21 Jours de culture, on a pu réaliser des observations de mamie nature que celles rapportées au cours de l'exemple 1. En opérant par repiquages successifs, on a sélectionné une souche de Beggiatoa. Son aspect cytologique est caractéristique de ce genre (notamment, filaments rectilignes recloisonnés; de l'ordre de 15 g de diamètre).L'espèce n'en a pasencore été définie ; d'ailleurs, il est à noter que cette souche n'est pas strictement autotrophe. En effet, on a pu, d'une part, l'obtenir en atmosphère exempte d'hydrogène sulfuré, et, d'autre part, éliminer sans difficulté cet H2S de l'envi- ronnement de cultures obtenues en sa présence. EXEMPLE 3 Entretien et multiplication d'une souche pure de Beggiatoa sp. Une souche isolée dans des conditions similaires à celles décrites dans l'exemple 2) a été entretenue par repiqua. ges successifs-sur milieu nutritif identique à celui d'isolement, dans un premier temps semi-solide, puis dans un deuxième temps liquide. On a effectué diverses recherches d'optimalisation de croissance et de multiplication en conservant cette souche comme témoin. On a ainsi défini les conditions de culture les plus Favorables à une augmentation rapide de la biomasse. 1) Conditions de milieu. Une augmentation progressive des éléments organiques conduisant à une adaptation à l'hétérotrophie presque totale de la souche favorise son métabolisme et, en conséquence, sa multiplication. Cet apport complémentaire de matière organique peut autre réalisé sous la forme des composés cités dans l'in- troduction et cela sans l'inconvénient principal rencontré lors de I'isolement, c'est-à-dire une augmentation du taux des contaminants. 2) Conditions d'atmosphère. Du fait de l'adaptation à l'hdtérotrophieJ l'apport d'hydrogène sulfuré n' est pas indispensable; mais, cependant, il stimule la croissance si on 11 introduit dans l'atmosphère à des teneurs de l'ordre de 1-2 % en volume. 3) Conditions de température. Une température voisine de 300 est la plus favorable à la multiplication de la souche. 4) Conditions d'éclairement Un éclairement n'est absolument pas indispensable à une bonne croissance ; ce caractère était prévisible du fait de l'absence totale de pigmentation de ce genre. Dans les conditions précédemment définies, on peut observer des taux de croissance en phase exponentielle carac térisés par un doublement du poids frais de la biomasse en un temps variant entre 2 et 5 Jours. EXEMPLE 4 Culture en fermenteur d'une souche de Beggiatoa sp. La souche de Beggiatoa sp., isolée selon les techniques décrites dans l'exemple 2 et entretenue selon celles de l'exemple 3, a été cultivée dans un fermenteur de 12 1 de volume utile (Magnaferm, New-Brunswick). On a utilisé les conditions expérimentales suivantes 1) On a employé le milieu nutritif liquide référencé H N NA C/2 (exempt de gélose) Z cf.tableau II], stérilisé dans la cuve pendant 25 minutes sous une pression de vapeur de 0 > 5 bar avant addition de la catalase. Celle-ci, après stérilisation sur membrane, a été apportée au milieu en meme temps que l'inoculum. 2) L'inoculation a été réalisée à partir d'une culture en fiole d'Erlenmeyer mise en surpression par apport d'air stérile. 3) Paramètres de fermentation pH = 7,5 aération = de 100 à 300 ml d1air par litre de milieu et par minute température 5 30 agitation-de 50 à 100 trs/mn Obscurité totale et permanente excepté durant les périodes de manipulation sur l'appareil. durée d'une fermentation : 21 jours. En inoculant la souche de Beggiatoa sp. de tèlle façon qu'on obtienne une densité de départ de sensiblement 5 g/litre, on recueille en fin de culture environ 150 g/i de biomasse. Cette croissance correspond à un temps de doublement de l'ordre de 3 Jours 1/2 pendant la phase eXponentielle. EXEMPLE 5 Culture fixée d'une souche de Thioploca sp. On a obtenu, dans les conditions décrites dans l'exemple 1 > une souche de Thioploca sp, Après optimalisation des conditions de croissance et entretien de cette souche, on l'a cultivée comme suit 1) Les organismes se fixent sur des supports rugueux (bois par exemple), régulièrement disposés à l'intérieur d'un bac de culture cylindrique. 2) Après l'avoir stérilisé à l'autoclave pendant 20 minutes sous une pression de vapeur de 0,5 bar, on introduit le milieu nutritif référencé KN (cf Tableau I), enrichi en matières organiques, dans l'appareil lui-mAme préalablement stérilise à l'autoclave pendant 30 minutes sous une pression de vapeur de 1 bar. Après l'inoculation, le milieu est maintenu immobile pendant une période de 2 à 4 Jours, afin de permettre lattachement des organismes sur les substrats. 3) On fait ensuite circuler continuellement le milieu en surface, à une vitesse de l'ordre de 1 litre/heure pourune aire de fixation d'environ 120 cm2. Au cours du recyclage permanent ede ce milieu, on le charge par intermittences en hydrogène sulfures de façon à en maintenir un taux constant de 1 à 2 % en volume. On le charge de meAme en oxygène par circulation constante d'air stérile à un débit de l'ordre de 100 à 300 mÙi/mn. 4) Les paramètres de culture sont les suivants PH = 7 > 5 température = 300 . Obscurité totale et permanente excepté durant les périodes de manipulation sur l'appareil temps de prolifération : 21 Jours. Après la période de cultures on observe en surface un tapis blanchStre pratiquement continu formé de I'enchev- trement de filaments de Thioploca. Par cette technique, on obtient une biomasse de l'ordre de 5 à 10 fois celle repré sentée par l'implant, Les exemples 4 et 5 décrivent des essais semipilotes n'impliquant pas que l'appareillage utilisé soit spécifique du genre cultivé. Ils indiquent simplement que, sous certaines conditions auxquelles une souche se trouve adaptée après entretien et multiplication, il est possible d'obtenir des biomasses importantes de Beggiatoacées par culture 'tin vitre'1 de celles-ci. L'obtention d'autres souches d'un même genre permet d'envisager des appareillages différents. De mAeme, lors de l'isolement et de l'entretien, la diversité relative des milieux nutritifs utilisés ne semble pas influencer directement les résultats, excepté, comme il a été précisé au cours de exemple 1, les taux de contamination. Il-apparatt que l'obtention d'une souche de Beggiatoacées en culture "in vitro" soit beaucoup plus tributaire du potentiel d'adaptation de l'échantillon de départ que des conditions mêmes de culture, dans la mesure où celles-ci restent compatibles avec la biologie et le métabolisme de ces organismes. La répétition d'essais importants et successifs avec des échantillons d'origines diverses prélevés à des stades variables est donc une condition majeure de réussite de l'isolé lement. Un changement lent et progressif des conditions de culture destiné à préciser les paramètres optimals (cf, exemple 3) conduit également à une évolution de la souche Jusqu'à adaptation correcte à la cuiture'n vitro". Le passage à l'autotrophie des souches de Beggiatoa en est un exemple type. Après obtention et sélection d'une souche adaptée, le passage au stade des études semi-pilotes, telles que celles décrites dans les exemples 4 et 5, ne présente pas de diffi cultés majeures, dans la mesure où il ne s'agit que d'une extrapolation des conditions de culture d'entretien. tes biomasses obtenues par les procédés de culture qui viennent d'être décrits ou leurs variantes sont - soit stabilisées, entre autres, par lyophilisation ou par stérilisation (par exemple par vole chimique), - soit séparées en organites particuliers de la cellule tels que membrane, cytoplasme, etc... (par centrifuga tion différentielle, notamment), - soit extraites par des solvants spécifiques lipidiques, alcooliques ou aqueux, qui permettent de recueillir les composants des cellules, en particulier les pro téines et acides aminés, notamment soufrés, et les mucopoiysaccharides etc... Ces extraits peuvent être effectués après lyse chimique ou enzymatique des biomasses. Des expériences effectuées sur des animaux de laboratoire ont permis de constater, tout d'abord, que, sous les diverses formes mentionnées ci-dessus (biomasses, organites, extraits), les substances recueillies n'étaient pas irritantes pour la peau et les muqueuses (études sur la peau rasée du Rat et du Cobaye, et sur la cornée du Lapin) et qu'elles n'étaient pas allergisantes (étude sur le Cobaye). Elles possèdent mAme un effet anti-inflammatoire local (érythème provoqué par U.V. chez le Rat) et cicatrisant (blessures artificielles du Rat). On connatt, d'autre part, le pouvoir antiacnéique et antiséborrhéique du soufre et des composés renfermant ce mdtalloSde. On peut observer, enfin, un effet favorable sur l'hydratation cutanée. Les substances actives,sous leurs diverses formes, sont donc incorporées à des excipients usuels pour l'applica tison topique, tels que bases de pommades, crèmes, laits, suspensions ou solutions. On peut citer, par exemple les pommades, crèmes et laits à base d'émulsions de type eau-danshuile ou huile-dans-eau (crèmes hydratantes, nourrissantes, nettoyantes, de type "vanishing" etc...; laits de toilette ou démaquillants etc...) et les solutions ou suspensions (lotions capillaires, par exemple). La teneur en principe actif varie entre 0,5 % et 25 % en poids de principe actif par rapport à la masse totale; une teneur particulièrement favvorablt se situe entre 1 % et 15 et,plus précisement, entre 2 et 5 . REVENDICATIONS 1.- Procédé de culture industrielle de Sulfuraires de la famille des Beggiatoacées, par multiplication "in vitro" de ces organismes, consistant à isoler des souches axéniques et pures de Beggiatoacée et à les multiplier dans des conditions stériles et artificielles d'environnement. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le milieu de culture est semi-solide. 3.- Procédé selon la revendication 1 caractérisé par le fait que le milieu de culture est liquide. 4.- Procédé selon la revendication 3, caractérisé par le fait que le milieu de culture et les organismes qutil renferme sont faiblement agités. 5.- Procédé selon la revendication 4 caractérisé par le fait que l'on opère en fermenteur. 6.- Procédé selon la revendication 3, caractérisé par le fait que l'on fait circuler, avec recyclage, le milieu liquide sur les organismes fixés à des substrats. 7.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que le milieu de culture est le milieu nutritif naturel simplement stérilisé. 8.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que le milieu nutritif est totalement ou partiellement artificiel et renferme obligatoirement une source d'éléments minéraux et facultativement une source d'éléments organiques. 9.- Procédé selon la revendication 8, caractérisé par le fait que la source d'éléments minéraux renferme principalement des sels de calcium et/ou de magnésium et/ou de sodium et/ou de potassium et/ou d'ammonium et/ou de fer. 10.- Procédé selon la revendication 8, caractérisé par le fait que la source d'éléments organiques renferme principalement un acétate et/ou de la peptone et/ou un extrait de levure et/ou des acides aminés soufrés et/ou un enzyme à activité peroxydasique ou catalasique. 11.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé par le fait que l'on pratique la culture à l'obscurite. 12.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé par le fait que l'on pratique la culture sous faible éclairement. 13.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé par le fait que l'on pratique la culture à une température comprise entre 20O et 400. 14. - Procédé selon la revendication 13, caractérisé par le fait que la température est comprise entre 250 et350. 15.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 14, caractérisé par le fait que l'on favorise la croissance par addition d'hydrogène sulfuré à l'atmosphère d'environnement. 16.- Procédé selon la revendication 15, caractérisé par le fait que la teneur en hydrogène sulfuré varie entre 0,1 ffi et 5 % en volume. 17.- Procédé selon la revendication 16. caractérisé par le fait que cette teneur est comprise entre 0,5 ffi et 2,5 %. 18.- Substances obtenues par le procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 17 ét destinées à l'utilisation dans les industries cosmétique et pharmaceutique. 19. - Substances selon la revendication 18 obtenues sous forme de biomasses, d'organites de cellules et d'extraites de celles-ci. 20.- Substances selon les revendications 18 et 19, incorporées à des excipients usuels destinés à l'application topique.