Dans les installations habituelles l'adaptation des corps de chauffe (radiateurs, panneaux, convecteurs, plinthes chauffantes, etc0..) se fait en installant le nombre d'éléments, ou les longueurs nécessaires, aux besoins calorifiques du local Cependant, il peut arriver que la longueur du corps de chauffe soit imposée, soit pour des raisons d'esthetique, soit pour faciliter la préfabrication des raccordements à la colonne. Dans de tels cas, le corps de chauffe, dont la longueur est imposée pour rester la même, à tous les niveaux (par exemple, longueur de la baie vitrée), est généralement surpuissant aux étages intermédiaires. Cela d'autant plus que les apports calorifiques, par la colonne, s'accrois- sent au fur et à mesure que le diamètre de celle-ci augmente, c'est-àdire, vers les étages inférieurs. Afin de ne pas surchauffer, et pour avoir une installation équi librée, on ne pourra, dans de tels cas, que diminuer le débit de l'eau qui traverse le corps de chauffe. Cela est possible en serrant les robinets ou coudes de réglage dont chaque appareil est muni, mais on peut arriver dans de tels cas à des débits estrêmement faibles (inférieurs à 20 1/h), ce qui fait que le refroidissement dans le corps de chauffe sera important (supérieur à 300 C); de plus, ces débits - ou ces refroidissements seront variables d'un niveau à l'autre à cause des apports par les colonnes qui sont variables, même si les besoins calorifiques du local restent les mêmes. L'installation sera donc très difficile à équilibrer et l'influence des températures, différente d'un radiateur à l'autre, au raccordement des retours à la colonne (ce qu'on appelle l'effet de thermosiphon, da à la différenoe de poids entre la colonne aller, qui estplus chaude, et la colonne de retour, plus froide) devient un élément perturbateur. L'invention consiste à adapter les surfaces de chauffe aux besoins calorifiques, particulierement dans le cas des corps de chauffe constitués par des panneaux ailetés ou lamellés (suivant l'appellation que leur donnent couremment les fabricants) en rendant la surface ailetée discon sinue, Exemple de tels panneaux que l'on trouve, actuellement, sur le marché s les radiateurs Reggane, les radiateurs Panéo, les panneaux lamellés et les convecteurs Runtal, etc..4 Cela est relativement facile à réaliser dès la fabrication de ces corpus de chauffe, car les ailettes sont généralement rapportées par soudure (automatique) sur les panneau. n suffit donc d'indiquer, au moment de la commandes le nombre d'ailettes à supprimer. Le corps de chauffe ainsi obtenu sera également plus économique, car il y a diminution de la quantité de t8ie (pour les ailettes) et du nombre de soudures. Pour la compréhension du procédé et de ltetposé, il sera donné comme exemple les radiateurs Reggane t - La planche unique fig. 1 indique d'une manibre schématique le panneau simple PS qui nsa pas d'ailettes. - Le radiateur P 1 fig. 2 a des ailettes d'un seul côté (à l'arrière). - Le radiateur P 2 fig. 3 a des ailettes des deux côtés. - Le radiateur J 2 fig. 4 est composé par le jumelage de deux radiateurs P 1 avec les ailettes orientées vers l'intérieur. - Le radiateur J 3 est constitué par le jumelage d'un panneau P 1 et d'un panneau P 2. - Le radiateur J 4 par le jumelage de deux panneaux P 2. Pour l'adaptation aux besoins calorifiques, dans le cas ou la longueur du radiateur est imposée, on supprimera un certain nombre d'ailettes (de préférence à l'arrière, pour conserver l'aspect esthètique de la partie vue) ce qui pourra être fait suivant une certaine modulation, par exemple t une ailette sur deux ou une ailette sur trois ou sur quatre etc... ou alors par régions en laissant des ailettes aux deux extrémités du radiateur et en en supprimant le nombre nécessaire au milieu ou en laissant trois plages à ailettes et deux nues, etc... Pour déterminer le nombre d'ailettes à supprimer, on utilise les formules de l'émission calorifique (par élément ou par mètre de longueur) en fonction de la différence moyenne de température, formules qui sont connues par les fabricants à la suite d'essais systématiques effectués au Laboratoire CEDRIC de l'Université de LIEGE et qui sont de la forme Q koal/h 9 Â x (h t)n où Delta t est la différence moyenne de température c'est-à-dire t te + ts - 2 soit X te ~ température d'entrée dans le corps de chauffe ts = température de sortie du corps de chauffe ti = température intérieure du local chauffé (ou d'ambiance). Ces formules sont mises à la disposition des utilisateurs (bureaux d'études d'Entreprises ou d'Ingénieurs-Conseils) sous la forme d'abaques ou de tables d'gmisraions calorifiques. Généralement, les valeurs de À et de n sont différentes d'un type de radiateur à l'autre, mais comme dans ohaque cas, on aura à faire à un type de radiateur surpuissant, le choix se limite, en fait, à une répartition entre l'émission du radiateur plus élaboré et celui qui l'est moins. Par exemple, pour un radiateur P il dont on aura supprimé un certain nombre d'ailettes, on aura une émission totale égale à la surface libre du panneau PS à laquelle viendra stajouter l'émission de la surface ailetée constituée par le panneau P 1, l'ensemble ne constituant qu'un seul corps de chauffe. Exemple de calcul t soit une chambre dont les déperditions s'élèvent à 783 koal/h. Les apports calorifiques de la colonne étant de 131 kcal/h, il reste 652 kcal/h à fournir. Le radiateur aura une hauteur de 200 mm et une longueur (imposée) d'environ 2000 rima. ti = 200 C g te = 900 C et ts = 700 C, soit t = 600 C. On trouve (dans le catalogue Reggsne) t pour une longueur de 2030 mm 50 éléments qui émettent t - en type PS 550 kcal/h - en type P1 850 kcal/h Le corps de chauffe sera constitué de X éléments PS e-t de 50 - X éléments/et on peut écrire s 550 X + 850 (50 - x) = 652 50 11 X + 850 - 17 X = 652 6 X = 198 x = 33 elements il y aura donc 33 éléments nus (PS) et 17 éléments ailetés, soit groupés au milieu du radiateur, soit répartis (8 et 9) aux extrémités, soit alternés (une ailette tous les 3 éléments), suivant le goût de l'utilisateur. Vérification de l'émission globale s 33 x 550 = 363 kcal/h 50 17 x 850 5o TOTAL .... 652 " Le corps de chauffe obtenu de cette manière émet donc exactement les cal cries néoessaires au local à chauffer. RESUME s l'invention consiste en la suppression d'un certain nombre d'ailettes (ou lamelles) dans le cas de corps de chauffe dont la longueur est imposée et qui, avec un ailetage continu serait surpuissant. REVENDICATIONS L'adaptation des corps de chauffe dtune manière exacte aux besoins calorifiques du local à chauffer, caractérisée par l'installation de surfaces ailetées discontinues, la partie ailetée pouvant être groupée au milieu du radiateur (ou convecteur) ou répartie en deux plages situées aux extrémités ou encore suivant une certaine modulation, par exemple 4 plages ailettes entre lesquelles il y aura 3 plages nues ou enfin, une ailette tous les x éléments (ou Y centimètres)4