i 2045834 La présente invention se rapporte à des graisses lubrifiantes épaissies par des argiles et qui sont résistantes à l'eau,stables au cisaillement et sans action corrosive sur le cuivre ; elle comprend également le procédé de préparation de ces graisses. Plus 5 précisément, l'invention concerne une graisse épaissie par une argile, et formée par mélange d'une proportion prépondérante d'huile lubrifiante avec 3 à 20 % en poids d'un agent épaississant pour graisse lubrifiante consistant en une argile oléophile et, en tant qu'agents dispersants, 1,0 à 12 % en poids d'un oxyde ou hydroxyde 10 d'un métal du groupe I, II, III, IV, VII ou VIII de la Classification Périodique des Eléments, et 1 à 15 % en poids d'eau, laquelle comprend l'eau libre et/ou l'eau d'hydratation, nécessaire à la dispersion de l'argile dans l'huile, le mélange de ces constituants éteint suivi d'un broyage. Si on pense que la teneur en eau est 15 supérieure à la teneur voulue dans la graisse finale, ce broyage peut être effectué à température élevée, permettant l'élimination de l'excès d'eau ; mais on peut également procéder à cette déshydratation avant ou après l'opération de broyage. L'utilisation d'argiles comme agent épaississant des huiles 20 lubrifiantes dans les compositions de graisses lubrifiantes est bien connue dans la technique. Divers brevets décrivent en détail les types d'argile utilisés comme épaississants pour les huiles et les procédés de fabrication de ces argiles. On pourra consulter en particulier le brevet des Etats-Unis d'Amérique N° 2.626.241 25 et le brevet britannique N° 875.732. On a déjà utilisé antérieurement des agents dispersants tels que le carbonate dé propylène et l'acétone dans l'opération de fabrication des graisses lubrifiantes épaissies par des argiles. Ainsi par exemple, le brevet britannique N° 875.732 décrit 30 l'utilisation de carbonate de propylène comme agent dispersant ; ses J.L. McAtee, Jr., et/collaborateurs, N.L.G.I. Spokesman Juin 1968, page 90, décrivent l'utilisation de l'acétone comme agent dispersant pour les graisses contenant des argiles. Mais on a constaté que les graisses lubrifiantes préparées avec le carbonate de pro-35 pylène comme agent dispersant était instable au cisaillement et possédait une mauvaise résistance à l'eau et que les graisses séparées à l'aide d'acétone avaient tendance à un effet corrosif sur le cuivre et, également, une mauvaise résistance à l'eau. En outre, lorsqu'on utilise l'acétone comme agent dispersant, il 70 20139 2 2045834 faut faire appel à des appareils de fabrication spéciaux (des moteurs anti-déflagrants et des systèmes d'évacuation très efficaces) . La Demanderesse a maintenant trouvé qu'on pouvait former d'ex-5 cellentes graisses lubrifiantes épaissies par des argiles et résistantes à l'eau, stables au cisaillement et non-corrosives pour le cuivre/ par utilisation d'une combinaison d'eau et d'oxydes ou d'hydroxydes métalliques comme agents dispersants pour les graisses lubrifiantes épaissies par des argiles. Lorsque l'eau a con-10 tribué, conjointement à l'oxyde ou 1'hydroxyde métallique, à disperser l'argile dans l'huile, on peut la laisser dans la graisse lubrifiante ou l'éliminer ou réduire sa proportion. Plus précisément, la Demanderesse a trouvé qu'on pouvait préparer une graisse lubrifiante possédant les caractéristiques re-15 cherchées et mentionnées ci-dessus par mélange d'une proportion prépondérante d'huile lubrifiante avec 3 à 20 % en poids d'un agent épaississant du type argile oléophile et d'un agent dispersant de l'argile dans l'huile, lequel est constitué de 1,0 à 12 % en poids d'un oxyde ou hydroxyde d'un métal du groupe I, II, III, 20 IV, VII ou VIII de la Classification Périodique et de l à 15 % en poids d'eau, cette eau comprenant l'eau libre et/ou l'eau d'hydratation, en faisant suivre de préférence d'un broyage de ce mélange. Dans des conditions analogues, l'utilisation d'eau seule ou des oxydes ou hydroxydes seuls en combinaison avec l'argile et 25 l'huile ne permet pas d'obtenir tin gel analogue à une graisse lubrifiante^ : on obtient un produit présentant des pénétrations travaillées" (n,worked pénétrations" selon les normes des Etats-d'Amérique „ B ^ Unis/ASTM) de 380 imti/10 et au-dessus a 25°C après 60 coups. Les oxydes et hydroxydes métalliques qu'on peut utiliser con-30 jointement avec l'eau comme agents dispersants pour les graisses lubrifiantes épaissies par des argiles selon l'invention sont entre autres les oxydes et hydroxydes des métaux des groupes I, II, III, IV, VII et VIII de la Classification Périodique, (voir Classification Périodique des Eléments dans l'ouvrage Perry's 35 Chemical Engineering Handbook)(McGraw-Hill/ 1963). On citera entre autres les composés et familles de composés tels que l'oxyde de calcium, l'oxyde de magnésium, l'oxyde de strontium, par exemple SrO, SrOj# l'oxyde de baryum, par exemple Ba02» BaO^BaC^. 8^0, le dioxyde de titane, le tricxyde de titane, le dioxyde de 70 20139 3 2045834 sirconium, l'oxyde cuivreux, l'oxyde de zinc, l'oxyde d'aluminium, par exemple AlgO^, AljO^, 3 H20, lbxyde de plomb, le bioxyde de plomb, l'oxyde de nickel, l'oxyde manganique, le bioxyde de manganèse, l'oxyde de fer, 1'hydroxyde de sodium, 1'hydroxyde de 5 magnésium, 1'hydroxyde de calcium, 1'hydroxyde de strontium, par exemple Sr(OH)2, Sr(OH)2. 8H20, 1'hydroxyde de baryum, par exemple Ba(OH)2, Ba(OH)2» HjO, Ba(OH)2. 5H20, Ea(OH)2. 8H20, 1'hydroxyde de zinc, 1'hydroxyde cuivrique, 1'hydroxyde d'aluminium, 1'hydroxyde manganique, 1'hydroxyde manganeux, 1'hydroxyde 10 de lithium, par exemple LiOH, LiOH. H20, et 1'hydroxyde de nickel. On apprécie tout particulièrement dans l'invention 1'hydroxyde de calcium et l'oxyde de calcium. Les oxydes et hydroxydes mentionnés ci-dessus sont utilisés conjointement avec l'eau. On emploie environ 1,0 à 12 % en poids, 15 de préférence 1 à 5 % en poids, d'un composé choisi dans ce groupe d'hydroxydes et d'oxydes en combinaison avec 1 à 15 %" en poids, de préférence 1 à 10 % en poids d'eau, par rapport au poids total de la composition de graisse lubrifiante. L'huile lubrifiante constituant la base de la graisse peut 20 être minérale ou synthétique ; on utilisera de préférence une huile lubrifiante minérale. Les huiles lubrifiantes naphténiques sont spécialement appréciées : il semble qu'elles confèrent à la graisse lubrifiante une meilleure stabilité de structure. Parmi les autres huiles lubrifiantes minérales susceptibles d'être utilisées, on 25 citera celles provenant de pétroles bruts à bases paraffiniques, asphaltiques ou mélangées. Les argiles oléophiles qu'on peut utiliser comme agents épaississants des graisses lubrifiantes selon l'invention se trouvent dans le commerce sous des marques telles que "Bentone 34" (bentoni-30 te de diméthyldioctadécylammonium), "Baragel" (une hectorite contenant environ 25 % en poids d'oxyde de magnésium et 55 % en poids de silice à l'état de particules présentant la forme de lamelles allongées et revêtue d'un composé d'ammonium), "Uykon 77" (une montmorillonite d'ammonium organique à laquelle on a ajouté 30 % 35 de son poids de nitrite de sodium comme inhibiteur de rouille), etc. Mais on peut également partir d'argiles d'origine naturelle qu'on fait passer à l'état oléophile par des procédés connus dans la technique. 70 20139 4 2045834 Les argiles qu'on peut rendre oléophiles et utiliser ensuite pour 1 ' ëpaississensent des graisses selon l'invention sont entre autres la bentonite, la terre à foulon, 1'attapulgite, etc. On utilise le plus souvent des matières du type bentonite, par 5 exemple les montmorillonites, et de préférence, l'argile utilisée doit contenir moins de 20 % d'impuretés. On trouve dans le commerce deux types d'argiles bentonitiques non traitées (de dimension de particule 1 à 2 microns) sous les noms respectifs d'Hec-torite et d'argile du Wyoming. Typiquement, ces matières miné-10 raies possèdent les compositions suivantes : Composant argile du Wyoming argile Iiectorite Si02 63 58-59 A1203 21 0,2 MgO 2 26-27 15 autres 14 14,8 Habituellement, ces argiles sont rendues oléophiles et par conséquent compatibles avec les huiles lubrifiantes, par réaction avec une dispersion aqueuse d'un sel d'aminé aliphatique ou d'un sel d'ammonium quaternaire qui revêt la surface des particules 20 d'argile de chaînes de molécules organiques. Ces sels, habituellement, sont préparés par réaction d'une aminé aliphatique avec un acide approprié, par exemple l'acide acétique ou l'acide chlorhydrique. En général, .l'argile traitée est ensuite déshydratée totalement par chauffage. Divers brevets décrivent en détail 25 ces argiles oléophiles et leur procédé de préparation (voir, par exemple brevets britanniques W° 904.880, N° 703.249, N° 875.732 et N° 664.830 et brevets des Etats-Unis d'Amérique N° 2.531.437 et N° 2.875.152). La dispersion finale de l'argile dans l'huile résulte en gé-30 néral de l'effet combiné de l'agent dispersant et du degré de travail mécanique appliqué sur le mélange. Avant addition de l'argile olëophile sèche à l'huile, l'argile est habituellement sous la forme d'agrégats d'assez grande dimension dans lesquels les chaînes organiques sont parallèles aux surfaces de l'argile. 35 Un travail mécanique seul permet très difficilement de briser ces agrégats, d'où la nécessité de l'agent dispersant. On pense que, bien qu'il ne se produise pas d'interaction directe entre l'agent dispersant et la chaîne organique oléophile, il existe une interaction effective entre l'agent dispersant et la surface 70 20139 5 2045834 de l'argile, conduisant à une plus grande mobilité des chaînes organiques sur l'argile et à une rupture plus facile des agrégats avec formation d'un plus grand nombre de particules individuelles. Le résultat final de l'effet de l'eau et de l'oxyde ou hydro-5 xyde métallique réside dans unç meilleure dispersion du constituant argileux dans l'huile lubrifiante, améliorant son effet gélifiant. Ainsi, comme la fonction principale de cette combinaison d'eau et d'hydroxyde ou d'oxyde métallique est d'agir comme agent dispersant facilitant l'opération de gëlification, l'eau 10 (à l'état libre ou combiné) et les oxydes et hydroxydes métalliques mentionnés ci-dessus doivent être présents ensemble au cours de la gëlification de l'huile. Sans eau, une combinaison de l'huile, de l'argile et des oxydes et hydroxydes métalliques anhydres provoque la formation d'une composition essentiellement liquide ne 15 convenant pas à l'utilisation comme graisse lubrifiante ; il en est de même d'une combinaison de l'huile, de l'argile et de l'eau, sans l'oxyde ou hydroxyde métallique. Les graisses lubrifiantes selon l'invention peuvent être préparées par mélange d'une proportion prépondérante d'huile 20 lubrifiante et de proportions mineures d'une argile olëophile faisant fonction d'agent épaississant avec l'agent dispersant selon l'invention, en faisant suivre d'un broyage du mélange dans un broyeur quelconque approprié par exemple un laminoir à cylindre, un broyeur colloïdal, un appareil dispersant Lancaster, un homo-25 généiseur Manton-Gaulin, etc* L'ordre d'introduction des constituants ne constitue pas un facteur critique : ainsi, on peut combiner d'abord l'argile et une partie de l'huile et ajouter ensuite l'agent dispersant puis le reste de l'huile, ou combiner d'abord l'agent dispersant et l'argile et ajouter ensuite l'huile; 30 on peut également combiner d'abord l'agent dispersant et l'huile et ajouter ensuite l'argile, etc. Cependant, l'ordre d'addition cité en dernier constitue le mode opératoire préféré. Le mélange est en général réalisé S une température allant de la température ambiante (par exemple 25°C) à environ 104°C, 35 plus spécialement à une température comprise entre 66 et 93°C, pendant une durée allant de 1 à 60 minutes. Le broyage peut être effectué à des températures allant de la température ambiante (par exemple 25°C) jusqu'à 204°C environ. Lorsqu'il est souhaitable d'éliminer l'eau ou de réduire la teneur finale en eau dans 70 20139 6 2045834 la graisse lubrifiante, à une teneur allant par exemple de 0 à 2 % environ, par exemple 0,01 à 1,5 % du poids de la graisse finale, on peut observer des températures allant d'environ 100 à 200°C dans le broyeur. Mais on peut également procéder à la déshydra-5 tation avant ou après le broyage» On peut introduire d'autres additifs lubrifiants à des proportions d'environ 0,001 à 10 % chacun en poids par rapport au poids total de la graisse finale. Ces additifs sont en général mélangés dans la graisse après broyage ; parmi ces additifs, on 10 peut citer les inhibiteurs de rouille tels que le nitrite de sodium, les sels de calcium de sulfonates de pétrole et le mono-oléate de sorbitanne ; des agents capables de supporter les charges tels que le diamyldithiocarbamate de plomb, le sulfure de molybdène, le graphite, le phosphate de tricrésyle, et l'acide 15 sébacique libre ; des inhibiteurs d'oxydation tels que la phényl-alphanaphtylamine ; des colorants ; d'autres agents épaississants, etc. Les exemples qui suivent illustrent l'invention sans toutefois la limiter. Dans ces exemples, les indications de parties et 20 de % s'entendent en poids,sauf indication contraire. EXEMPLE 1 On mélange pendant 5 minutes 5,5 g de Baragel (une Hectorite contenant environ 25 % d'oxyde de magnésium et 55 % de silice) avec 34,4 grammes d'une huile minérale lubrifiante présentant une vis- Or 25 cosité de 50 unités Sayboldt /99°C, tin indice de viscosité de 70 (huile A). On ajoute au mélange 1,7 gramme d'oxyde de calcium, CaO, dispersé dans 2 g d'eau environ. L'épaississement se produit en 2^minutrs. On dilue ensuite l'huile épaissie par 58,4 g d'une huile minérale lubrifiante présentant une viscosité de 70 unités 30 Sayboldt à 99"C et un indice de viscosité de 70 (huile B). On broie le produit dans un broyeur du type Paterson "Trihomo" pendant 15 minutes à une température de 104 à 116°C ; on obtient une graisse lubrifiante présentant une pénétration travaillée ASTM de 280 mm/10 à 25°C après 60 coups. La graisse n'a pas d'effet 35 corrosif sur le cuivre et possède une excellente résistance à l'eau. EXEMPLE 2 On mélange pendant 5 mn à une température de 66°C 6,8g de Baragel,, 1,3 gr de bioxyde de plomb (Pb02) dispersé dans 2 g d'eau, 70 20139 7 2045834 34,1 g d'huile A et 57,& g d'huile B. On broie le produit, on obtient une graisse lubrifiante qui, après refroidissement, présente une pénétration travaillée ASTM de 272 mm/10 à 25°C après 60 coups et qui n'a pas d'effet corrosif sur le cuivre. 5 EXEMPLE 3 On ajoute 8,0 g de Baragel, 3,5 g d'alumine (A^O^) et 5 g d'eau à 49 g d'une huile lubrifiante paraffinique présentant une viscosité de 4000 unités Sayboldt à38°C et provenant d'un pétrole brut de l'ouest canadien (huile C) et 39,5 g d'une huile minérale 10 lubrifiante présentant une viscosité de 1.400 unités Sayboldt à 38°C (huile D) et on mélange pendant 10 mn à une température de 82°C. On broie le produit ; après refroidissement, on obtient une graisse lubrifiante possédant une pénétration travaillée de 300 mm/10 à 25°C après 60 coups. 15 EXEMPLE 4 On mélange simultanément dans un mélangeur Hobart pendant 5 mn à 82°C 7,05 grammes de Baragel, 1,75 g d'oxyde de fer (Fe203) dispersé dans 5 g d'eau, 49 g de l'huile C et 39 g de l'huile D. On broie le produit; après refroidissement, on obtient une graisse 20 lubrifiante présentant une consistance Numéro 1 à l'Echelle NLGI. Le produit présente une coloration rouge ; il est stable au cisaillement, c'est-à-dire qu'il ne se ramollit que de 10 mm/10 après un travail de 10.000 coups dans l'appareil d'épreuve ASTM. EXEMPLES COMPARATIFS A ET B 25 On répète les opérations des exemples 3 et 4, avec le Baragel, l'eau et l'huile mais en supprimant les oxydes métalliques. Après broyage répété, l'huile ne gélifie pas et les pénétrations sont supérieures à 400 unités ASTM. EXEMPLE 5 30 On mélange ensemble pendant 10 mn a 54°C 8,0 g de Baragel, 2,5 g d'oxyde de calcium, 5 g d'eau et 87 g d'une huile lubrifiante minérale de stock léger. On brode le produit pendant 15 mn à une température de 110°C, on refroidit et on mélange avec 1 g de nitrite de sodium (conférant la protection contre la rouille) et 0,5 g de 35 phénylalphanaphtylamine (conférant la résistance à l'oxydation). Le produit présente une pénétration travaillée ASTM de 314 iran/10 à 25°C après 60 coups. A 10.000 coups, le produit présente une pénétration de 323 mm/10, et à 100.000 coups, le produit présente une pénétration de 313 unités ASTM. Dans le laminoir ASTM, après 70 20139 8 2045834 100 heures à température ambiante, la pénétration n'augmente que de 44 points ( mm/10). EXEMPLE 6 On combine 10 g de Baragel et 3 g d1hydroxyde de baryum octo-5 hydraté(Ba(OH)2« 8 HjO)(sans eau libre) avec 48 g d'huile C et 39 g d'huile D à une température d'environ 82°C pendant 5 mn. On brode le produit et on le refroidit ? il constitue une graisse lubrifiante dure présentant une pénétration travaillée ASTM de 246 mm/10 à 25°C après 60 coups. 10 EXEMPLE 7 On mélange 8,0 g de Baragel et 2 g d*hydroxyde de calcium dans 5 g d'eau avec 45 g d'huile C et 45 g d'huile D à 82°C pendant 5 mn. On broie le produit pendant 10 mn à 149°C ; la teneur finale en humidité est de 0,01 g ; on refroidit et on mélange 15 dans la graisse 1 g de NaÛ2 et 0,6 g de phénylalphanaphtylamine. La graisse lubrifiante obtenue est ensuite comparée à deux graisses lubrifiantes argileuses du commerce dont l'une a été préparée avec utilisation de carbonate de propylène comme agent dispersant, et l'autre avec utilisation d'acétone. Les résultats 20 comparatifs obtenus sont rapportés dans le tableau ci-après : 70 20139 9 2045834 Tableau 20 25 30 35 épaississant dispersant Graisse de 1'exemple 7 8% de Baragel 2% de chaux type d'huile huiles C+D 10 brun sombre 2.600 coloration viscosité de 1'huile, unité Sayboldt à 38°C inhibiteur de 1% de NaNO, 15 rouille anti-oxydant pénétration ASTM, 25°C, 60 coups, mm/10 point de goutte ASTM, °C oxydation bombe NH, di- 0,91 minution de pression, kg/cnr lOOh, norme ASTM D 942 durée de 248 service à la broche à haute température, h à 177°C essai de rouille du palier ASTM D 1743 résistance à, l'eau adhérence laminoir ASTM-24 h à 66°C 100 g de graisse;200 ml d'eau. 0,6M de PAN 285 343 (1) N°2 passe excellente Graisse X du commerce 8% de Baragel 0,7% de carbonate de propylène huile minérale lubrifiante brun 550 Graisse Y du commerce argile ✓acétone stock brillant base paraffinique brun 2.600 1,0% de PBN(1) -275 320 > 260 0,21 >260 1/15 231 échec mauvaise N° 3 échec mauvaise 70 20139 10 2045834 stabilité au cisaillement A pén.100.000 +21 + 75 + 30 coups 5 stabilité à la conservation A pén.(ASTM D +12 + 20 277) après 2 mois stabilité au laminoir 10 ASTM D 1831, +100 - +124 100 h à 66°C, A pén. corrosion du cuivre essai ASTM passe passe échoue 15 D 130, 24 h. à 99°C (1) PAN = phényl-a-naphtylamine PBET = phényl- p -naphtylamine. La résistance à l'eau a été appréciée par mélange de 100 g de la graisse lubrifiante et 200 g d'eau de ville pendant 2 h à 66°C dans le laminoir ASTM. L'adhérence de la graisse humide a été jugée à l'examen visuel. Dans cet essai, les graisses du 25 commerce, Y et X manquent d'adhérence sur le laminoir et le cylindre. Par contre, le produit de l'exemple 7 adhère très bien dans les mêmes conditions. L'effet de corrosion sur le cuivre a été étudié selon le mode opératoire d'une méthode normalisée des Etats-Unis ( Fédéral 30 Standard Test N° 791 A, Method 5309.3) dans lequel une éprouvette de cuivre est maintenue dans la graisse, à moitié immergée, pendant 24 h à 99°C. Les résultats rapportés dans le tableau ci-dessus montrent que les graisses lubrifiantes épaissies par des argiles à l'aide 35 des agents dispersants selon l'invention possèdent des propriétés supérieures de résistance à l'eau, de stabilité au cisaillement et d'inertie chimique vis-à-vis du cuivre, comparativement à des graisses lubrifiantes du commerce également épaissies par des argiles mais à l'aide d'autres agents dispersants. 20 70 20139 11 2045834 Il va de soi que la présente invention n'a été décrite et représentée qu'à titre explicatif mais nullement limitatif, et qu'elle est susceptible de diverses variantes sans sortir de son cadre. 70 20139 12 2045834 REVENDICATIONS 1. Procédé de préparation dline graisse épaissie par une argile, comprenant les stades suivants : (a) on combine une proportion prépondérante d'huile lubrifiante, 3 à 20 % en poids 5 d'une argile oléophile servant d'agent épaississant de la graisse lubrifiante et/agent dispersant servant à disperser l'argile dans l'huile «t consistant en 1,0 à 12 % en poids environ d'un oxyde ou hydroxyde d'un métal des groupes I, II, III, IV, VII et VIII de la Classification Périodique et environ 1 à 15 % en poids 10 d'eau, y compris l'eau présente à l'état d'eau d'hydratation, les indications de % s'entendant en poids par rapport au poids total de la graisse lubrifiante, et (b) on broie le mélange. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'argile oléophile servant d,'agent épaississant pour la graisse 15 lubrifiante est une argile du type bentonite. 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'on disperse 6 à 9 % en poids de l'argile avec 1 à 10 % d'eau environ et 1 à 5 % en poids environ d'oxydes ou d'hydroxydes métalliques. 20 4. Procédé sèlon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'oxyde ou hydroxyde métallique est l'oxyde ou hydroxyde de calcium. 5. Procédé selon 11une - quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce quel'eau qui a servi à disperser l'argile dans 25 l'huile conjointement avec 1('oxyde ou l'hydroxyde métallique est éliminée en totalité ou en partie par déshydratation. 6. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le broyage (b) est effectué à une température- comprise entre 100 et 204°C environ. 30 7. Composition de graisse lubrifiante épaissie par une argile et constituée de (a) une proportion prépondérante d'huile lubrifiante ; (b) 3 à 20 % en poids d'une argile oléophile faisant fonction d'agent épaississant de la graisse ; et (c) un agent dispersant constitué de 1,0 à 12 % en poids d'un oxyde ou hydroxyde 35 d'un métal des groupes I, II, III, IV, VII ou VIII de la Classification Périodique, les indications de % se rapportant au poids total de la graisse lubrifiante. 8. Composition de graisse lubrifiante épaissie par une argile et constituée d'une proportion prépondérante d'huile lubrifiante, 70 20139 13 2045834 de 3 à 20 % en poids d'une argile oléophile faisant fonction d'agent épaississant de la graisse lubrifiante et d'un agent dispersant constitué de 1,0 à 12 % en poids d'un oxyde ou hydroxyde d'un métal des groupes I, II, III, IV, VII ou VIII de la Classi-5 fication Périodique et de 0,01 à 15 % en poids d'eau, y compris l'eau d'hydratation. 9. Composition selon la revendication 8, caractérisée en ce que l'agent dispersant est constitué d'environ 1 à 5 % en poids des oxydes ou hydroxydes métalliques et en ce que 1'eau représente 10 d'environ 0,01 à 10 % du poids de la composition totale de graisse lubrifiante. 10. Composition selon la revendication 8, caractérisée en ce que l'argile oléophile faisant fonction d'agent épaississant de la graisse lubrifiante est une argile du type bentonite. 15 11. Composition selon la revendication 8, caractérisée en ce que l'oxyde ou hydroxyde métallique est l'oxyde ou 1'hydroxyde de calcium.