CIRCUIT DE COMMANDE DE VOLUME ET DE TONALITE INCORPORANT UNE CORRECTION PHYSIOLOGIQUE SANS FILTRE SUPPLEMENTAIRE La présente invention concerne un circuit de filtrage réali- sant la commande de volume et de tonalité d'un amplificateur de signaux à fréquencessonores, notamment un amplificateur destiné à la reproduction de sons en haute-fidélité. Tous les amplificateurs de ce type comportent un bouton de réglage de volume sonore et au moins un bouton de réglage de tona- lité, le plus souvent des boutons de réglage séparés pour renforcer les fréquences basses (sons graves) et les fréquences élevées (sons aigus). Les boutons de réglage agissent sur les gains d'amplificateurs, ou les coefficients d'atténuation d'atténuateurs, qui travaillent dans des bandes de fréquence déterminées: par exemple, le bouton de réglage de volume peut agir sur le gain d'un amplificateur large bande, tandis que les boutons de réglage des graves et des aigus agissent chacun sur le gain ou la bande passante d'un filtre res- pectif de fréquences basses ou élevées, ou d'un amplificateur ou d'un atténuateur en amont ou en aval de ce filtre. Par ailleurs, on connait un phénomène physiologique de l'oreille humaine, phénomène auquel la présente invention s'inté- resse plus particulièrement, selon lequel, à faible niveau sonore, l'oreille enregistre moins bien les fréquences basses et élevées que les fréquences moyennes. Autrement dit, si. l'on veut entendre à faible niveau le même spectre sonore qu'à niveau normal ou élevé, il est nécessaire de corriger le spectre de fréquences restitué par l'amplificateur, en augmentant artificiellement le gain de ce dernier aux fréquences élevées et aux fréquences basses. Ceci permet notamment à l'utilisateur, qui a réglé les boutons de tonalité à sa convenance pour un niveau sonore donné, de ne pas être obligé de refaire un réglage s'il modifie le réglage du bouton de volume sonore. Ce phénomène bien connu a donc donné lieu à l'incorporation 250 1935 dans les appareils de reproduction sonore haute-fidélité d'une cor- rection dite 'bonrection physiologique", qui est constituée par un filtre en série avec l'ampliflc--ateur ou en contre-réaction sur celui-ci, ce filtre ayant pour fonaction de provoquer un relèvement des amplitudes des fréquences basses et élevées et pouvant être mis en service ou éliminé à volonté par u-n comuteaut r; l'utilisa- teur peut ainsi introduire la correction physiologique chaque fois que le niveau sonore d'écoute est faible. rctte dispos2iion neces- site donc un filtre spécifique, et, le plus souvent, un deuxi-me potenitiomtre couplé à celui du réglage de volume Sonore, et ceci pour les deux voies stéréophoniques. La présente invention a pour but la réalisation d'un cir- cuit de filtrage réalisant la commande de volume et de tonaliti d'un amplificateur haute-fidélité, qui incorpore unre correction physiologique d'autant plus importante que ia volume sonore eat réglé à un niveau plus faible, afin que le relèvement des fréquences basses et élevées, moins bien perçues par!1oreille à faible niveau se fasse progressivement à mesure que le niveau baisse et soit nul au dessus d'un certain niveau sonore, ceci sans nécessiter aucun filtre particulier autre que les filtres de fréquences basses et élevées associés aux boutons de réglage de toanaitie. Un autre but de l'inveation est de prevoir un circuit de filtrage avec reg!age de tonalité réglage de vola s et correc- tion physiologique, dans lequel la mise en service de la correc- tion physiologique n influe pas, ou influeseulenei dans la mesurd désirée, sur le niveau sonore global moyen réglé par le bouton de réglage de volume, et de plus n'influe pas, s'il s'agit d'un am- plificateur en stereoiphonie, sur le réglage d 'uquilibrage do niveau des deux voies de signal indépendantes. Pour atteindre ces buts, la présente invention propose de réaliser un circuit de filtrage qui comprend trois ensembles en parallèle d'un -potentiomètre électronique et d'un filtre, consti-- tuant trois voies de signal, respectivement aigue, rdium et grave, et un circuit de commande apte a produire des tensions de commande du gain de chacun des potentiomètres électroniques en fonction de la position des boutons de réglage de volume et de tonalité, de 250 193 5 -3- manière que les tensions de commande varient toutes trois dans le même sens lorsque le bouton de réglage de volume est actionné, et qu'elles varient différemment selon l'actionnement du ou des bou- tons de réglage de tonalité; plus précisément, les tensions de commande produites sont telles que la variation du gain du poten- tiomètre électronique de la voie grave et de celui de la voie aiguë, résultant de l'actionnement du bouton de réglage de volume, soit inférieure à la variation du gain de la voie medium; la diminution ou l'augmentation de gain des potentiomètres électro- niques en fonction de l'actionnement du bouton de réglage de volume est au contraire sensiblement la même pour les trois voies au-dessus d'un réglage de niveau sonore donné, ou tout au moins vers la posi- tion correspondant au réglage maximum du volume. On n'a considéré dans cette définition qu'un amplificateur fonctionnant en monophonie. L'invention s'applique tout à fait de la même manière dans le cas d'un amplificateur à deux voies sté- réophoniques ou plus, dans lequel on aura alors deux fois trois voies de signal: on doit seulement prévoir en outre un bouton de réglage de balance (équilibrage des deux voies) qui, lui aussi, agit sur le circuit de commande pour lui faire modifier les trois tensions de commande des trois potentiomètres électroniques de chaque voie. En pratique, dans ce cas, les tensions de commande sont des différences de potentiel dans lesquelles un potentiel commun provient du réglage du bouton de commande d'équilibrage; on verra que grâce à cela on peut se contenter de prévoir un circuit de commande ayant des boutons de réglage de volume et de tonalité communs aux deux voies stéréophoniques, à moins évidemment qu'on ne préfère des boutons de commande entièrement séparés pour la voie gauche et la voie droite. Le circuit de filtrage selon l'invention est particulière- ment applicable aux amplificateurs possédant une télécommande de réglage de volume, de tonalité, d'équilibrage, etc. En effet, on prévoit généralement des potentiomètres électroniques dans ces amplificateurs pour effectuer les réglages à distance et il est spécialement intéressant d'utiliser ces potentiomètres 250 1935 - 4- électroniques pour introduire la correction physiologique de la manière préconisée par la présente inventi.on. En pratique, le circuit de filtrage comprend un atténuateur recevant une tension issue du bouton de réglage de volume et repro- duisant une tension variant dans le mme sens que le volume, cette tension servant à alimenter deux autres atténuateurs recevant res- pectivement deux tensions issues du ou des boutons de réglage de tonalité, avec en outre un étage de production d'un courant de cor- rection physiologique lié à la position du bouton de réglage de volume, et un moyen pour combiner la tension de sortie de chacun des deux autres atténuateurs et le courant de correction physiolo- gique, et pour produire ainsi deux tensions de commande modifiées par le courant de correction physiologique et destinées à la com- mande des potentiomètres électroniques des voies grave et aigug. Les tensions de sortie des atténuateurs sont combinées au courant de correction physiologique dans un sens tel que les tensions de commande ainsi produites pour les potentiomàtres électroniques produisent une variation du gain des voies basse et aiguë (on fonction d'une variation de réglage du volume sonore) plus faible que la variation correspondante de la voie médium (qui, elle, subit une variation directement fonction du réglage du volume sans qu'ily ait de modificaticnpar le courant de correction physiologique). L'étage de production d'un courant de correction physiolo- gique comprend un amplificateur différentiel dont une entrée reçoit une tension de référence et l'autre une tension issue du bouton de réglage de volume sonore, et dont la sortie fournit un courant fonction de la différence des tensions d'entrée, un étage de recocpie de ce courant étant prévu pour fournir un courant de correction de la tension de commande des potensiomàtres électroniques des voies grave et aiguë. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention appa- raitront à la lecture de la description détaillée qui suit et qui est faite en référence aux dessins annexes dans lesquels: - la figure 1 représente un schéma simple connu de potentio- mètre électronique, 250 1 9 3 5 -5 - - la figure 2 représente un schéma synoptique de l'amplifica- teur de fréquences sonores incorporant le circuit de la présente invention, - la figure 3 représente un schéma du circuit de commande des potentiomètres électroniques des voies grave, aiguë et médium, et - la figure 4 représente un schéma détaillé de l'étage de production d'un courant de correction physiologique. Avant de décrire les circuits spécifiques de la présente invention, on peut rappeler sommairement qu'un potentiomètre élec- tronique, particulièrement utilisé lorsqu'on veut une commande à distance d'atténuation, est un étage atténuateur (ou amplificateur) dont l'atténuation ou le gain peut être commandé par une tension de commande. Par exemple, un potentiomètre électronique représenté à la figure I consiste en un étage différentiel à deux transistors T1, T2 dont la tension de commande VA-VB est la différence de potentiel appliquée entre les bases des deux transistors; la sortie se fait sur l'un des collecteurs des transistors, et l'entrée sur les émetteurs alimentés par une source de courant. Un tel étage a d'ail- leurs une courbe de réponse exponentielle, la sortie du potentio- mètre électronique variant avec la tension de commande selon une fonction exponentielle. On notera d'ailleurs que ce montage permet de commander le gain en fonction d'une différence de deux tensions variant éventuellement indépendamment l'une de l'autre. On utilisera cette propriété notamment dans le cas d'un amplificateur stéréophonique o le bouton d'équilibrage des deux voies stéréophoniques agira pour produire deux tensions variant en sens inverse, tensions qui seront dirigées respectivement vers la voie gauche et la voie droite et qui serviront chacune de'référencd' variable en fonction de l'équilibrage, tandis que la tension de commande proprement dite de chaque potentiomètre électronique sera issue des boutons de commande de tonalité. En d'autres mots, le bouton d'équilibrage des voies stéréo- phoniques produit sur chaque voie une tension variable appliquée à la base de l'un des transistors de chaque potentiomètre électro- 2 50 1 9 3 5 -6 - nique, l'autre transistor étant attaqué par la tension de commande appropriée produite en fonction de la position du ou des boutons de réglage de tonalité de l'amplificateur, Le schéma bloc de l'amplificateur incorporant la présente invention est représente à la figure 2. Il comprend par exemple deux oids stéréopliciques, mais une seule est représentee complteeme sur la figure 2. Chaque voia comprend trcis fis d'fi.nissant des bandes de fréquence distinctes pour le filtriaga du signal. à ampl-ife-er, par exemple, un filtre d'aigus iO, laissant passer les hautes fréquences, un filtre de médiums 12 pcur las trequenes moyennes et un filtre de graves 14 pour le passage des basses fréquences. Sur la figure 2, chaque filtre est en série avec un potentio- mètre électronique, respectivement 20, 22, 24 qui règle le niveau de signal dans chaque bande de fréquence, et les ensembles en série sont placés tous trois en parallèle définissaat trois voies de signal à fréquences différentes pour chaque voie steréophoniGue. autres dispositions générales peune-t d&ailleurs être adoptées sans sortir du cadre de la présente invenion Par exemple, bien que sur la figure 1 on ait placé les filtres en aval des poten- tiomêtres, ils peuvent aussi être en amont. Chacun des potentiomètres électroniques est commandé par deux tensions et son gain est une fonction qui sera en général ex-po- nentielle eais qui peut être différente) de la différence de ces tensions. L'une de ces tensions, VBi, est commune aux trois poten- tiomètres de la premiere voie stéréophfonique (voie 1), mais elle est différente de la tension analogue VB2, qui est applique en commun aux trois potentiomètres électroniques non ïeprésentês de la deuxième voie l 1es tensions VBI et VB2, qui varient toujours en sens inverse sont issues d'un circuit d'équilibrage 26 qui est commandé par un bouton de réglage de l'équilibrage des voies stéréophoniques (schématisé par un potentiom&tre à curseur 28 ali- mente par une tension de référence Vréf). Chaque potentiomètre électronique 20, 22, 24 est par ailleurs commandé par une autre tension, respectivement VA pour le potentio- 250 1 9 3 5 -7- mètre 20 de commande des aigus, VM pour le potentiomètre 22 de commande des médiums, et VG pour le potentiomètre 24 de commande des graves. On peut noter que ces trois tensions servent telles quelles aussi à la commande des potentiomètres de la deuxième voie stéréophonique car on veut un même réglage de tonalité sur les deux voies. Les tensions VA, VM et VG de commande des gains de poten- tiomètres électroniques sont produites par un circuit de commande en fonction du réglage de volume sonore et de tonalité désiré plus précisément, le réglage du volume sonore agira par l'inter- médiaire du circuit de commande 30 pour faire varier dans le même sens les trois tensions de commande VA, VM et VG afin de les aug- menter toutes si le niveau sonore doit augmenter et les diminuer toutes si le niveau sonore doit baisser. Au contraire, le réglage de tonalité agira par l'intermédiaire du circuit de commande 30 pour faire varier différemment les tensions VA, VM et VG afin de modifier l'importance relative des fréquences graves,médiums ou aigues dans le signal de sortie,selon le réglage de tonalité désiré. Dans l'exemple décrit plus précisément ici, on prévoit un bouton de réglage des graves (représenté schématiquement par un potentio- mètre à curseur 32 alimenté par la tension de référence Vréf) et un bouton de réglage des aigus (potentiomètre à curseur 34 alimenté par Vréf). L'action sur le bouton de réglage des graves fait direc- tement varier une tension Vg qui, appliquée au circuit de commande 30, fait varier la tension VG; l'action sur le bouton de réglage des aigus fait directement varier une tension Va qui, appliquée au circuit de commande 30, fait varier VA. VA, VM et VG varient d'autre part touts trois dans le même sens en fonction d'un bouton de réglage de volume représenté sché- 3C matiquement par un potentiomètre à curseur 36 alimenté par la ten- sion de référence Vréf: ce potentiomètre 36 fait directement varier une tension Vv qui, appliquée au circuit de commande 30, fait varier dans le même sens VA, VG et WM. Le but de l'invention est de prévoir un circuit de commande 30 particulier qui incorpore une "correction physiologique" de la courbe de réponse en fréquence de l'amplificateur, de sorte que, pour un réglage donné des boutons de commande de tonalité (poten- tiomètres à curseurs de graves et d'aigus 32 et 34), la courbe de réponse en fréquence est plus creusée dans les médiums lorsque le volume sonore est diminué par le bouton de réglage de volume sonore 36, qu'elle ne l'est au maximum du volume sonore. Par conséquent, le rôle du circuit de commande sera de pro- duire des tensions VA, VM et VG qui ne varieront pas de manière identique (bien que toutes trois dans le même sens) lorsque le bouton de volume sonore sera actionné sans modification des réglages de tonalité: VA et VG varieront moins que VM pour une variation donnée du réglage de volume sonore, tout au moins au dessous d'un certain niveau de réglage de volume; en pratique, c'est seulement aux alentours du réglage de volume maximum que les tensions VA, VM et VG varieront identiquement, les variations différentes se produisant dès que l'on commence à baisser le volume; cependant on peut aussi prévoir que la correction physiologique n'intervient qu'au dessous d'un niveau de réglage donné du volume. Un exemple de circuit de commande 30 permettant d'atteindre ce résultat est représenté en partie à la figure 3, le circuit d'équilibrage 26 apparaissant aussi sur cette figure. Le circuit d'équilibrage 26 comprend essentiellement un amplificateur différentiel à deux transistors 40 et 41, l'un d'eux étant attaqué sur sa base par la tension Vb issue du potentiomètre à curseur (d'équilibrage) 28 (fig 2), et l'autre recevant sur sa base une tension fixe Vréf/2 définissant une position d'équilibrage théorique des deux voies stéréophoniques. Les transistors ont des résistances d'émetteur 42 et 43 respectivement qui sont toutes deux connectées à une source de courant 44 établissant dans cet amplificateur différentiel un courant global constant Io se répar- tissant entre les deux transistors 40 et 41 en fonction de la dif- férence de potentiel Vb - Vréf/2. Les sorties du circuit d'équilibrage sont prises sur les collecteurs de chacun des transistors, sur lesquels apparaissent les tensions variables VBi et VB2 servant de références variables 2 5 0 1 9 3 5 _9- à chacune des deux voies stéréophoniques. Les collecteurs des transistors sont reliés par l'intermé- diaire de diodes respectives 45 et 46 à un point commun qui lui - même est relié à une tension d'alimentation fixe Vcc par l'inter- médiaire d'un ensemble de résistances en série 47, 48 et 49. Les diodes 45 et 46 ont pour fonction de donner à l'amplificateur différentiel une courbe de réponse logarithmique. Combinée à des potentiomètres électroniques à fonction exponentielle, on obtient ainsi une variation linéaire de répartition des puissances en fonction du réglage de l'équilibrage des voies. D'autres détails du circuit d'équilibrage 26 seront donnés dans la suite de la description. Le circuit de commande 30 se divise en quatre parties qui sont - un atténuateur différentiel 50 recevant la tension de référence Vréf et la tension Vv issue du potentiomètre à curseur 36 définissant le réglage du volume sonore; cet atténuateur fournit une tension VV variable en fonction du réglage du volume sonore. Cette tension servira de variable commune pour moduler les ten- sions VA, VM et VG lorsque l'on fera varier le volume sonore. - un atténuateur différentiel 70 recevant une tension de référence Vréf/2 et la tension Vg issue du potentiomètre à curseur 32 de réglage-des graves; cet atténuateur est alimenté par la tension VV et non par une tension fixe et fournit à sa sortie la tension VG proportionnelle à VV et fonction en général linéaire de Vg - Vréf/2. Cette tension VG sert à la commande du potentio- mètre électronique 24 de la voie grave. - un atténuateur différentiel 90 identique à l'atténuateur mais recevant Vréf!2 d'une part et Va (issu du réglage des aigus). Cet atténuateur est aussi alimenté par W et fournit à sa sortie la tension VA proportionnelle à VV et fonction On général liné- aire) de Va - Vréf/2. Cette tension VA sert à la commande du poten- tiomètre électronique 20 de la voie aiguë. - un atténuateur simple 110 recevant la tension W et établis- sant une tension VM essentiellement proportionnelle à W. Cette 250 1935 - tension VM sert à la commande du potentiomètre électronique 22 de la voie médium. L'atténuateur différentiel 50, alimenté par une polarisation fixe Vec comprend deux transistors 51 et 52 dont les bases reçoivent respectivement Vréf et Vv. Les émetteurs sont reliés par des résis- tances 53 et 54 à une source de courant 55 qui fait passer un cou- rant constant Io qui se divise dans les deux transistors selon la valeur de Vréf - Vv. Les collecteurs des transistors 51 et 52 sont reliés respectivement aux bases de deux transistors 56 et 57 ayant leurs émetteurs reliés 3 une source de courant non représentée fournissant un courant It proportionnel à la température absolue. La production du courant It, classique, n'est pas représentée. Les transistors 56 et 57 forment un étage de compensation de tempéra- ture et jouent en -même temps le rôle d'inverseurs. La sortie de l'étage différentiel 50 est prise sur le collecteur du transistor 57 qui est relié à Vcc par une résistance 58 servant de charge. La tension de sortie VV, fonction de Vréf - Vv apparaît sur ce col- lecteur. Le collecteur du transistor 56 est relie au point de jonction de la résistance 49 et de la résistance 48 mentionnées lors de la description du circuit d'équilibrage 26. La résistance 49 et la résistance 58 ont même valeur pour assurer qu'une modi- fication de la température variation de It) n'influe pas sur le réglage du niveau sonore. On s'arrange pour que les résistances. 49 et 58 soient parcourues par le même courant 3xit produit par une source de courant non représentée recopiant en le multipliant le courant It. Des diodes 59 et 60 reliant les collecteurs des transistors 51 et 52 à une tension de polarisation Vee inférieure à Vcc, rétablissent la linéarité de la tension de sortie de l'atténuateur (tension VV) en fonction de la différence Vv - Vréf. L'atténuateur différentiel 50 est donc alimenté par une tension fixe Vcc et produit une tension variable WV qui sert à alimenter les autres atténuateurs 70, 90 et 110. Les atténuateurs 70 et 90 sont rigoureusement identiques. 250 193 5 _ il I- On ne décrira donc que le premier. Il ressemble d'ailleurs beaucoup à l'atténuateur différentiel 50. Il comprend deux transistors 71 et 72 recevant sur leurs bases respectivement la tension Vg issue du bouton de réglage des graves (Va issue du bouton de réglage des aigus pour l'atténuateur différentiel 90), et une tension de référence Vréf/2. Les émetteurs des transistors 71 et 72 sont reliés, par des résistances d'émetteurs respectives 73 et 74, à une source de courant fournissant un courant constant Io d'alimentation des deux branches de l'atténuateur différentiel. Des transistors 76 et 77, dont les bases sont reliées aux collecteurs des transistors 71 et 72, servent d'inverseurs et d'étage de compe.sation en température. Leurs émetteurs sont reliés à une source de courant fournissant un courant It proportionnel à la température absolue. Les courants Io et It mentionnés en relation avec l'atté- nuateur 70 sont en principe les mêmes que ceux mentionnés à propos de l'atténuateur 50. Ils sont engendrés par une source de courant commune et des transistors de recopie non représentés. Des diodes 79 et 80 sont reliées entre le potentiel Vee et les collecteurs des transistors 71 et 72 pour lesquels elles servent de charge. Le collecteur du transistor 17 est relié au potentiel VV. La sortie de l'atténuateur différentiel 70 se fait sur le collecteur du transistor 76 qui est relié au potentiel W par l'intermédiaire d'une résistance de charge 78. Sur cette sortie apparait, un potentiel fonction linéaire (d'après le montage choisi) de Vg - Vréf/2 et proportionnel à VV donc fonction de la position du bouton de réglage de volume. Toutefois la sortie effective de l'étage, sur laquelle apparaît le potentiel VG qui servira à la commande de potentio- mètre électronique de la voie grave, est prise après une diode 81 reliée au collecteur du transistor 76 et à une source de courant d'amplitude Io/3. Cette diode 81 a pour fonction de compenser la chute de tension créée par les diodes de l'étage d'équilibrage 26 250 1 9 3 5 -12- afin que lorsque l'on est dans l'état o les voies sont théorique- ment équilibrées (VBI - VB2), o le volume est au maximum et les boutons de réglage des graves et des aigus sont à mi-course et fournissent des tensions Vg - Va = Vréf/2, on ait bien VG - VB1 = 0 = VA - VBI = VG - VB2 = VA - VB2 sans que les diodes et 46 décalent de 0,7 volts ces égalités. On notera que les résistances 78, 47 et 48 sont dans des rapports précis, pour que cette condition soit réalisée. Il faut en particulier prévoir, dans l'exemple représenté, que si RI est la valeur de la résistance 78, les résistances 47 et 48 doivent alors avoir une valeur de R1/6 chacune. Pour assurer la correction physiologique selon l'inven- tion, un courant Iph est tiré du point de jonction entre la résis- tance 78 et le collecteur du transistor 76. Autrement dit, on dévie vers la masse une partie du courant qui traverse la résis- tance de charge 78 de l'étage différentiel 70. Comme le courant dans le transistor 76 est déterminé par la valeur du potentiel Vg, le potentiel du point de jonction entre la résistance 78 et le transistor 76 chute d'autant plus que le courant Iph prélevé est plus grand. VG est donc directement influencé par le courant Iph. On s'arrange selon l'invention pour établir un courant Iph d'autant plus important que le réglage-du bouton de volume est plus faible. L'atténuateur différentiel 90, servant à la production d'une tension de commande du potentiomètre électronique de la voie aiguë à partir de la tension Va de réglage de tonalité aiguë, est identique à l'atténuateur différentiel 70, y compris pour la pré- sence d'un prélèvement de courant Iph. On notera qu'en principe ce courant Iph a la même valeur pour la voie aiguë dans l'atténua- teur 90, et pour la voie grave (dans l'atténuateur 70). Toutefois on pourrait prévoir des courants différents si on souhaite que ce relèvement des fréquences basses ne soit pas égal au relèvement des fréquences aiguës lors de la diminution du réglage de volume. On décrira en référence à la figure 4 une manière possible de produire le courant Iph. 250 193 5 - 13 - A propos de la figure 3, il reste à décrire l'atténuateur de la voie médium. Dans l'exemple décrit, il s'agit d'un atté- nuateur très simple, qui comprend un pont diviseur avec deux résistances en série 82 et 83 qui ont de préférence des valeurs R1/2 chacune si RI est la valeur des résistances de charge 78 des atténuateurs 70 et 90. Les résistances 82 et 83 sont alimentées par la tension VV issue de l'atténuateur différentiel 50 (tension fonction du ré- glage de volume sonore). Elles sont en série avec une diode 84 (qui, commela diode 81, compense la chute de tension introduite par les diodes 45 et 46 du circuit d'équilibrage), et avec une source de courant 85, de valeur Io/3, qui impose le passage dans les résistances 82 et 83 d'un courant Io/3. De plus, un courant It proportionnel à la température absolue, est prélevé depuis le point de jonction entre les résistances 82 et 83, de sorte qu'en fait la résistance 82 est parcourue parIo/3+ It et permet une compensation en température de la voie médium comme des autres voies. La sortie de l'étage atténuateur 110, délivrant une tension VM de commande du potentiomètre électronique de la voie médium, est prise en aval de la diode 84, au point de jonction entre celle-ci et la source de courant 85. * Aucun prélèvement de courant Iph n'est effectué dans l'étage 110 de sorte que c'est seulement sur les graves et aigus qu'agit le courant de correction Iph, réalisant bien ainsi l'effet physiologique désiré. Si l'on souhaite que la correction physiologique puisse être éliminée par une touche qui annule le courant Iph, et si l'on veut que la suppression de la correction physiologique laisse les médiums essentiellement inchangés, il faut prévoir que non seulement la tension VM mais aussi les tensions VB1 et VB2 sont inchangées lors de la suppression de la correction. Or, la sup- pression de Iph à deux endroits (atténuateurs 70 et 90) modifie W (par l'intermédiaire de la résistance 58), donc modifie d'autant VM. On compense ce phénomène en modifiant de la même manière VB1 250 193 5 - 14 - et VB2 pour que les différences VM - VB1 et VM - VB2 ne bougent pas. Pour cela, on dérive vers la masse, à travers la résistance 49 (qui a même valeur que la résistance 58), un courant 2xIphpar une source de courant 86 réalisée par une recopie (avec multiplication par deux) du courant Iph. Si on ne veut pas garder le niveau des médiums cons- tant, on peut éviter cette source de courant 2xIph ou prévoir une source d'une autre valeur en fonction de l'effet désiré, - Le circuit destiné à la production des courants de correc- tion physiologique Iph, qui fait partie du circuit de commande 30, est représenté à la figure 4. Il comprend essentiellement un étage amplificateur dif- férentiel 120,dont l'entre est une différence de potentiel et la sortie est une sortie de courant variant dans le même sens que la différence de potentiel d'entrée, et des étages de recopie de cou- rant regroupés sous la référence 130. Ces derniers recopient, éven- tuellement avec un coefficient multiplicateur choisi, le courant de sortie de l'étage différentiel 120, et aupliquent ce courant aux points indiqués au niveau des sorties des atténuateurs 70 et 90. L'étage différentiel 120 est par exemple constitué comme l'étage 70, alimenté par une tension de polarisation fixe Vee (la même qu'à la figure 3) et par la tension fixe Vcc au lieu de la tension VV. L'étage comprend essentiellement deux transistors 111 et 112 dont les émetteurs sont reliés par des résistances 113 et 114 à une source de courant 115 fournissant un courant Io. Des diodes 116 et 117 reliées à la tension Vee servent de charge aux collecteurs des transistors. Des transistors 118 et 119 alimentés en parallèle par un courant It jouent le rôle d'inverseurs et de compensation de la température, et les courants passant dans ces transistors sont directement dépendants de la différence de poten- tiel appliquée entre les bases des transistors 111 et 112. Les charges des transistors 118 et 119, reliées à la tension Vcc sont constituées par deux transistors respectifs 121 et 123, le transis- tor 123 étant monté de manière à recopier le courant du transistor 121. La sortie 124 de l'étage différentiel est prise sur le collec- teur du transistor 119. 250 1935 - 15 - Si l'étage différentiel 120 est équilibré (différence de potentiel nulle entre les bases des transistors 111 et 112), les courants dans les collecteurs des transistors 118 et 119 sont les mêmes, ce qui correspond bien au fait que les charges (transistors 121 et 123) sont parcourues par le même courant (l'un recopiant l'autre). Le courant de sortie de l'étage est alors nul. Si l'étage différentiel 120 est déséquilibré, les cou- rants dans les transistors 118 et 119 sont différents, mais les courants dans leurs charges sont identiques puisque le transistor 123 recopie le courant du transistor 121. La différence est donc absorbée sur la sortie 124 de l'étage différentiel. Ce courant différentiel de sortie passe dans un transistor 125 et est recopié dans les étages de recopie 130, respectivement par un transistor 127 pour produire le courant Iph destiné à l'étage 70, par un tran- sistor 129 pour produire le courant Iph destiné à l'étage 90, et par deux transistors 131 et 133 en parallèle, de même taille que les transistors 127 et 129, pour produire le courant 2 Iph qu'on a mentionné à propos de la figure 3. On peut noter que,si les transistors 127 et 129 sont choisis différents, on peut produire une correction de fréquence différente pour les voies grave et aigud. Pour terminer la description du circuit de la figure 4, il faut encore indiquer que la différence de potentiel appliquée aux bases des transistors 111 et 112 doit être fonction directe des variations du réglage du volume sonore pour que la correction de fréquences corresponde bien à l'effet recherché en fonction du volume sonore. Pour cela, on peut prévoir que la base du transistor 111 est reliée à la tension de référence Vréf et la base de l'autre transistor 112 reliée au point milieu d'un pont diviseur compre- nant deux résistances 135 et 137 qui sont en série et dont l'une est reliée à Vréf et l'autre au curseur du potentiomètre à curseur 36 servant au réglage du volume sonore. La résistance 135 qui relie donc les bases des deux transistors 111 et 112, peut être court-circuitée par un interrupteur 139 pour mettre hors service 250 193 5 - 16 - la correction physiologique. De la valeur de la résistance 137 dépend l'amplitude de l'effet de correction physiologique. On peut prévoir qu'elle ne fait pas partie du circuit intégré comprenant l'ensemble du cir- cuit de commande 30 afin de pouvoir la modifier ou la choisir en fonction de l'application. On réalise ainsi une sorte de program- mation de l'effet physiologique désiré. On peut aussi prévoir que la résistance est ajustable à volonté par l'utilisateur, sous forme d'un potentiomètre. On a ainsi décrit en détail une réalisation de l'ensemble du circuit permettant d'atteindre le résultat recherché de correc- tion physiologique de la courbe de réponse d'un amplificateur en audiofréquences. D'autres solutions pratiques peuvent être imaginées à partir des indications données dans la description qui précède, sans sortir du cadre de l'invention. Par exemple, on peut prévoir que la correction physiolo- gique n'intervient qu'au dessous d'un réglage de volume sonore donné, tandis qu'elle n'intervient plus au-dessus. Il suffit pour cela de relier la base du transistor 111 de la figure 4 à une tension qui n'est pas Vréf mais une fraction de Vréf (prélevée par exemple sur une prise fixe du potentiomètre 36 de réglage de volume). On peut aussi prévoir que la correction physiologique s'effectue non pas grâce à l'injection de deux courants Iph aux sorties des atténuateurs 70 et 90 (grave et aigu) pour relever les graves et les aigus, mais au contraire gr=ce à l'injection d'un courant de sens opposé à la sortie de l'atténuateur 110 correspon- dant à la commande du potentiomàtre électronique de la voie médium, afin de réduire les fréquences médium proportionnellement à la réduction de volume sonore. Il n'en résulte que des modifications mineures du schéma de la figure 3. 250 193 5 - 17 - REVENDICATIONS 1. Circuit de filtrage réalisant la commande de volume et de tonalité d'un amplificateur de fréquences sonores, compre- nant un bouton de réglage de volume sonore (36), au moins un bou- ton de réglage de tonalité (32, 34), trois ensembles en parallèle d'un potentiomètre électronique et d'un filtre(10,20; 12,22; 14,24), constituant trois voies de signal, respectivement aiguë, médium et grave, et un circuit de commande (30) apte à produire des tensions de commande du gain de chacun des potentiomètres électroniques en fonction de la position des boutons de réglage, de manière que les tensions de commande (VA, VM, VG) varient toutes trois simultanément dans le même sens lorsque le bouton de volume est actionné, et qu'elles varient différemment selon l'actionnement du bouton de réglage de tonalité, caractérisé par le fait que le circuit de com- mande est agencé pour produire des tensions de commande de gain telles que la variation du gain du potentiomètre électronique de la voie grave (24) et de celui de la voie aiguë (20) résultant de l'ac- tionnement du bouton de volume soit inférieure à la variation du gain de la voie médium (22), au moins dans une partie de la plage de réglage du volume sonore. 2. Circuit selon la revendication I caractérisé par le fait qu'aux environs du réglage du volume sonore maximum, la variation de gain en fonction de l'actionnement du bouton de volume est sensible- ment la même pour les trois voies. 3. Circuit de filtrage selon la revendication 2, caractéri- sé par le fait qu'il comprend un atténuateur (50) recevant une ten- sion issue du bouton de réglage de volume et produisant une tension variant dans le même sens que le volume et servant à alimenter deux autres atténuateurs (70,90) recevant respectivement deux tensions issues du ou des bouton (s) de commande de tonalité, avec en outre un étage de production d'un courant de correction (IPh) lié à la po- sition du bouton de réglage de volume, et un moyen pour combiner la tension de sortie de chacun des deux autres atténuateurs avec le courant de correction physiologique et produire ainsi deux tensions de commande (VA,VG) modifiées par le courant de cor- 250 1 9 3 5 - 18 - rection et destinées à la commande des potentiomètres électroniques des voies graves et aiguos, la comzbinaison du courant et de la tension étant telle que la variation diu gain dés v- es rgaes et aiguës lorsqu'on varie le volume sonore est moins forte que la variation du gain de la voie médium. 4. Circuit selcn la revendicatio. 3 uaractérise par le fait que l'étage de production dun ccurant de correction physio- logique comprend un amrplificateu- diffgrentiel " 'dont- entree reçoit une tension de reference et l'ftre une tension issue du bouton de réglage de volume sonore, et dont la sortie fournit un courant fonction de la difference des tensions d'entrde;un tage(I30) de recopie de ce courant étant prévu pour fournir cn courant de correction de la tension de commande des potentiomètres!ectro- niques des voies grave et aîgu. 5. Circuit selon la revendication 4 caractérise par le fait que. l'amplificateur différentiel de!'tage de pro.duction d'un courant de correction physiologiniua comporte deux branches differentielles anec dans chacuna un transistor de charge dont l'un recopie le courant de llauure, la sorie déiivrant un courant fonction du dsquiiibre e ladplifigteur différentiel,