Btinvention concerne un procédé de moulage orthopédique destiné à la production de semelles rapportées spéciales de maintien du pied. Le procédé de moulage orthopedique selon 1'inven- tion consiste à réaliser une empreinte de la partie inférieure du pied pour produire ensuite une forme correspondant au pied et sur laquelle un support rigide est réalisé selon la prescription d'un podologue. L'invention concerne un procédé de moulage orthopédique consistant à réaliser un moule da pied d1une manière particulière souhaitée, afin que le support fini réalise un maintien voulu du pied. t1 invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemple nullement limitatif et sur lesquels la figure 1 est une vue en perspective d'un support rigide de pied réalisé par le procédé selon l'invention, cette vue montrant également un pied humain représenté en traits pointillés à proximité du support la figure 2 est une vue en perspective dtun pied au cours d'une phase initiale du procédé selon l'invention la figure 3 est une vue en perspective montrant une autre phase du procédé selon ltinvention la figure 4 est une vue en perspective montrant une autre phase du procédé selon l'invention la figure 5 est une vue en perspective montrant une autre phase du procédé selon l'invention la figure 6 est une vue en perspective éclatée des éléments utilisés dans le procédé selon l'invention et disposés dans leurs positions relatives ; et la figure 7 est une vue en plan par le dessous dtun pied auquel le dispositif selon l'invention est appliqué. tes figures, sur lesquelles les mimes éléments portent les mêmes références numériques, représentent un support 10 réalisé par le procédé selon ltinvention. La figure I représente en traits pointillés un pied humain il comprenant un talon 12 et plusieurs orteils 13. Le sup port iO, en matière plastique relativement rigide, comporte une partie arrière concave 14 destinée à recevoir le talon, une partie avant présentant des concavités 15 destinées à loger les orteils, et une partie intermédiaire qui présente une concavité 16 située entre la concavité 14 du talon et les concavités 15 et destinée à recevoir la partie arrondie du pied. La forme du support varie selon la prescription établie par un podologue et suivant la forme du pied 11. La figure 2 représente le pied il portant un tuyau 17 d'aspiration qui est fixé à la cheville 18 par un ruban adhésif 19. Un ajutage allongé 20 d'aspiration est fixé au tuyau 17 et repose contre la partie supérieure du pied 11. Un moule 21 est appliqué contre la partie inférieure du pied 11, comme représente sur la figure 3, puis un sac 22 en matiere plastique est enfilé sur le pied 11 et fixé autour de la cheville 18 par un tube flexible.H. le tuyau 17 d'aspiration est relié par un raccord 23 à un élément 24 dzaspiration monté à la sortie 25 d'un robinet classique 26. Le moule 21 comprend des attelles disposées sur plusieurs couches sur la partie inférieure du pied il et durcissant en séchant, de manière à former une empreinte de cette partie inférieure du pied. le moule 21 est ensuite utilisé pour produire un modèle ou une forme en plaire de Paris correspondant au profil du pied et sur lequel l'appareil ou support rigide 10 est formé. Ce support 10 constitue une semelle rapportée dans une chaussure et destinée à maintenir le pied d'une manière souhaitée. te procédé de moulage orthopédique et d'utilisation de ce moulage sera à présent décrit en détail. En bref, la biomécanique fonctionnelle, dans son application au pied, est la science qui traite de la position et des mouvements des articulations du pied, et de l'activité musculaire normale et anormale du pied et de l'extrémité inférieure. Les explications suivantes,concernant la structure et le fonctionnement-normaux ainsi que la structure et le fonctionnement anormaux,sont données pour permettre de comprendre les implications et les applications des mouvements biomécaniques. les éléments d'une structure normale, nécessaires à un fonctionnement normal, comprennent (1) le tibia : il est perpendiculaire au sol. Ni son axe longitudinal, ni son tiers distal ne forment un angle avec le plan transversal. Par conséquent, la surface articulaire distale du tibia est parallèle au plan transversal. (2) Mouvement de l'articulation sous-astragalienne proprement dite : cette articulation permet idéalement un mouvement sur environ 30 , mesurable dans un plan frontal. La plage de mouvements d'inversion par rapport au-tibia est à peu près double de celle des mouvements d'éversion. lorsque cette articulation est en position neutre, c'est-à-dire ni en position de pronation, ni en position de supination, le calcanéum repose perpendiculairement à la surface d'appui. (3) La partie avant du pied : Dans la position fonctionnelle idéale, elle est perpendiculaire au calcanéum. Cette disposition existe lorsque l'articulation sous-astragalienne est en position neutre (c'est-à-dire ni en position de pronation, ni en position de supination) et lorsque l'articula- tion médiotarsienne est bloquée. (4) Mouvement de l'articulation de la cheville les critères fonctionnels de la démarche nécessitent que le pied exécute une flexion dorsale d'environ 8 à 90 au niveau de la cheville, et permette ainsi au tibia de dévier antérieurement vers le pied pendant la phase de mise en position au cours de la démarche. Par conséquent, la fonction normale nécessite une dorsiflexion de la cheville sur environ 8 à 100 pendant la phase de mise en position. (5) Torsion malléolaire : te plan transversal tourne autour du grand axe du tibia sur environ 18 à 230 dans une direction distale externe. En d'autres termes, lorsque la partie proximale du tibia est centrée dans le plan -sagittal (plan antéro-postérieur), la partie distale (facette) est déviée vers l'extérieur de 18 à 230. Ce facteur assure le mouvement d-'abduction du pied lors de la marche. (6) Mouvement/torsion fémoral : Ces critères très complexes des fonctions normales peuvent entre simplifiés en considérant la vérité clinique selon laquelle la rotation interne du fémur doit astre égale à sa rotation externe. Dans ce cas, la rotule est placée essentiellement dans le plan sagittal. Une rotation interne sur 400 et une rotation externe sur 400 sont considérées comme normales, bien que ces valeurs ne soient pas indispensables à une marche normale. Une augmentation de la cadence et de la longueur du pas entraîne une augmentation des angles nécessaires de rotation. Par conséquent, les angles de rotation dans le plan transversal augmentent pendant la course par rapport à ceux apparaissant au cours d'une marche normale. il ressort de manière évidente de cette description que le pied et l'extrémité inférieure constituent un système interdépendant et solidaire. il est essentiel que tous les facteurs soient favorables pour que le.pied ait une fonction normale. Pour simplifier les points de vue théorique et clinique ,- le cycle de la démarche a été divisé en une phase de mise en place et en une phase de pivotement du pied. De plus, la phase de mise en place a été elle-meme subdivisée en quarts, si bien que lton peut considérer des mouvements ou des phénomènes se produisant à 25 %, 50 % ou 75 % de cette phase. il convient de noter que ces pourcentages ne correspondent pas à ceux du cycle total de-la démarche. tors du contact du talon avec le sol, la jambe (fémur, tibia et péroné) tourne intérieurement jusqu'à environ 25 % de la phase de mise en place. A ce moment, le sens de rotation de la jambe s'inverse, de sorte que la jambe commence à tourner vers l-'extérieur. Cette rotation se poursuit jusqutà la fin de la phase de mise en place. Cette rotation interneexterne de la jambe a un effet direct sur l'articulation sousastragalienne. En effet, lorsque la jambe tourne vers l'intérieur, cette articulation exécute un mouvement de pronation, alors qu'en sens opposé, elle exécute un mouvement de supination.Comme mentionné précédemment, les directions des mouve ment de la jambe et de I'artSulation sous-astragalienne sont parallèles d'un individu à autre, mais leurs amplitudes peuvent varier. Une autre relation peut entre notée entre ces rotations internes-externes de la jambe, les mouvements de pronation et de supination de l'articulation sous-astragalienne et les mouvements de l'articulation de la cheville. Lorsque l'articulation sous-astragalienne exécute un mouvement de pronation et que la jambe tourne vers l'intérieur l'articulation de la cheville exécute un mouvement correspondant de flexion plantaire. Inversement, lorsque l'articulation sous-astragalienne suit un mouvement de supination, la jambe tourne vers l'extérieur et I'articulation de la cheville exécute un mouvement eorrespondant de dorsiflexion. Si ces trois mouvements interdépen- dants sont normaux, un quatrième phénomène se produit, à savoir le blocage de l'articulation médiotarsienne qui détermine principalement la stabilité du pied. Une articulation médiotarsienne débloquée rend le pied instable et mobile, alors que la meme articulation bloquée donne au pied une fonction de levier rigide stable. Ce mécanisme de blocage est complexe et ne sera décrit que de manière simplifiée. le mécanisme de blocage assure la rigidité de l1ar- ticulation médiotarsienne, car il donne une certaine stabilité mécanique lorsque l'axe de l'articulation calcanéo-cuboRdienne est incliné par rapport à l'axe de l'articulation astragalo scaphoidienne. Il convient de noter que dans ce cas, le mouvement d'une articulation bloque celui de l'articulation associée correspondante, et vice versa, car un contact entre os se produit. En d'autres termes, tout mouvement indépendant-de l'articulation astragalo-scaphoTdienne est impossible, car la direction de ce mouvement provoquerait un contact. entre les os voisins. Cependant, lorsque les axes des mouvements sont parallèles, les os peuvent se déplacer dans des directions paralleles indépendamment les uns des autres.L'articulation est donc non bloquée et instable. Il convient de noter que l'état bloqué et 11 état non bloqué sont physiologiques. Lors du contact du talon avec le sol, Àe pied assume la fonction d'un adaptateur mobile et l'articulation médiotarsienne est alors débloquée. Pendant la plus grande partie du reste de la phase de mise en place du pied au cours de la démarche, le pied doit devenir un levier rigide nécessitant le blocage de l'articulation médiotarsienne. Le changement des positions relatives des axes résulte des mouvements des parties du pied les plus proximales, en particulier d'un mouvement de l'articulation sous-astragalienne. lorsque le talon entre en contact avec le sol et que l'articulation sous-astragalienne suit un mouvement de pronation, les axes sont parallèles (11 articulation médiotarsienne étant débloquée), mais lorsque l'articulation sous-astragalienne tourne dans le sens de supination, les axes forment un angle croissant. Au milieu de la phase de mise en place, alors que l'articulation sous-astragalienne est en position neutre, l'ar- ticulation médiotarsienne est bloquée (axe oblique) et, par conséquent, à ce moment, le pied constitue un levier rigide. Cliniquement, le blocage de l'articulation médiotarsienne ne dépend pas seulement du calcanéum perpendiculaire à cette articulation, mais également de la position neutre de l'articulation sous-astragalienne. Dans le cas d'un varus de la partie arrière du pied, lorsque l'articulation sous-astragalienne est en position neutre, le calcanéum est inversé vers la surface d'appui.. lorsque le pied exécute un mouvement de pronation, c'est-à-dire lorsque le calcanéum suit un mouvement d'éversion tend.ant à le rendre perpendiculaire au sol, l'articulation médiotarsienne tend à se débloquer.Dans tous les cas, la stabilité de cette dernière articulation dépend de ces deux phénomènes, mais il est impossible d'en déterminer l'importance car, dans certains cas, la perpendicularité du calcanéum est prépondérante, alors que dans d'autres cas, c'est la position neutre de l'articulation sous-astragalienne qui est importante. Une seconde particularité de l'interaction des articulations sous-astragalienne et médiotarsienne doit également entre mentionnée. il convient de se rappeler que les mouvements dettarticulation sous-astragalienne et de l'articulation médiotarsienne sont la pronation et la supination et que, en réalité, ils s'effectuent dans trois plans. il convient également de noter que les excursions du mouvement de l'articulation sous-astragalienne et de l'articulation- médiotarsienne ne sont pas fixes et que l'amplitude exacte de ces mouvements ne peut 8tre appréciée avec précision. La caractéristique importante de ces mouvements est simple. La plage des mouvements de l'articulation médiotarsienne dans le sens de la pronation et dans le sens de la supination est la plus grande lorsque l'articulation sousastragalienne est tournée au maximum en position de pronation, alors qu'elle est la plus faible lorsque l'articulation sousastragalienne est tournée au maximum dans la position de supination. La plage de mouvements de l'articulation médiotarsienne sera à présent considérée alors que l'articAlation sous-astragalienne est en position neutre (c'est-à-dire ni en position de pronation, ni en position de supination). Comme on peut le penser, la plage de mouvements de 11 articulation médiotarsienne, dans ce cas, est la plus grande lorsque l'articulation sous-astragalienne est tournée vers la position de supination, et elle est la plus faible lorsque ladite articulation sous-astragalienne est tournée au maximum en position de pronation. Dans ces cas, l'articulation médiotarsienne se bloque dans sa position de pronation maximale ou, en d'autres termes, elle est bloquée (stable) en position de pronation totale. Il devient essentiel, à ce stade de la description, d'expliquer clairement l'importance de ces diverses positions. Comme mentionné précédemment, lorsque l'articulation sous-astragalienne est en position neutre, l'articulation médiotarsienne se bloque dans sa positionne pronation maximale. il convient également de noter que dans le cas où l'articulation sous-astragalienne est en position de pronation maximale, ltar- ticulation médiotarsienne se bloque également dans sa position de pronation maximale. Cependant, dans ce dernier cas, la position de pronation de l'articulation médiotarsienne est plus pro poncée que dans le premier cas (bien que dans les deux cas les positions de pronation soient maximales).Par conséquent, la position réelle dans laquelle l'articulation médiotarsienne se bloque dépend de la position de l'articulation sous-astragalienne. Dans le cas d'un pied malade (anormal), la complexité de ce mécanisme augmente. Si l'articulation sous-astra galienne est en position de pronation maximale et que l'articu- lation médiotarsienne est également dans cette position, mais qu'une force indéterminée,dans le sens de la pronation, est appliquée à cet ensemble (équinisme, varus de la partie avant du pied, varus de la partie arrière), l'articulation médiotarsienne ne se bloque pas (ou bien elle reste débloquée) et il en ré -sulte une mobilité excessive du pied.Cependant, il convient de souligner que les états bloqués et débloqués de l'articulation médiotarsienne sont physiologiques. lors du contact du talon avec le sol, le pied assume la fonction d'un adaptateur mobile et, dans cet état, l'articulation médiotarsienne n'est pas bloquée pendant la plus grande partie du reste de la phase de mise en place du pied au cours de la démarche. le pied doit devenir un levier rigide nécessitant le blocage de l'articulation médiotarsienne. Dans le cas où l'articulation sous-astragalienne est en position de pronation maximale et lorsque la plage du mouvement de 11 articulation médiotarsienne augmente, un problème clinique apparaît.Si l'articulation sous-astragalienne est en position de pronation maximale et que l'articulation médiotarsienne est à la fin de sa course, cette dernière articulation se débloque et donne au pied une mobilité excessive lorsqu'une force importante, dans la direction de pronation, est appliquée au pied. Cette mobilité excessive est due à l'absence de blocage et à la subluxation de l'articulation médiotarsienne, et ce système mécanique est incapable de supporter une charge de manière stable et convenable. L'articulation médiotarsienne donne au pied sa fonction de levier rigide et lui assure donc la stabilité. Un autre phénomène important se produisant avec la partie avant du pied doit également eAtre mentionné. le premier rayon et l'hal- lux sont les segments biomécaniques finals portant la charge lors du soulèvement des orteils. te premier rayon ayant un axe de mouvement indépendant, il est évident qu'il doit également comporter un mécanisme de. stabilisation. les forces du tendon du muscle long péronier latéral s'exercent dans trois plans (force de flexion plantaire, force axiale postérieure et force d'abduction du premier rayon sur le deuxième) qui assurent cette stabilité.Cependant, il convient de noter que ce mécanisme ne peut entre fonctionnel que dans le cas-où l'articulation médiotarsienne est bloquée. te principe d'une chaîne cinétique fermée est que dans le cas où les segments distaux doivent entre stables, tous les segments proximaux doivent litre également. En fait, le facteur de stabilisation du premier rayon ne convient pas en présence d'un segment proximal instable ou, en d'autres termes, lorsque l'articulation médiotarsienne est débloquée. Par conséquent, un fonctionnement normal implique une série complexe de mouvements et-d'åctions interdépendants. En bref, on peut dire-que la rotation interne-externe de la jambe est une fonction intégrée comprenant des flexions plantaire et dorsale par l'articulation de la cheville et des mouvements de pronation et de supination par l'articulation sous-astragalienne. les mouvements de l'articulation sous-astragalienne affectent eux-memes la stabilité de l'articulation médiotarsienne suivant les efforts appliqués au pied. Par conséquent, lors de ltentrée en contact du talon avec le sol,.llarticulation sousastragalienne tourne dans le sens de la pronation, et l'articulation médiotarsienne se débloque, de sorte que le pied devient un adaptateur mobile.Cependant, au milieu de la phase de mise en place, l'articulation sous-astragalienne est neutre et l'articulation médiotarsienne est bloquée, assurant ainsi la rigidité nécessaire pour que le pied fonctionne comme un levier rigide. La partie avant du pied est donc stabilisée et le muscle long péronier latéral peut stabiliser le premier rayon pour préparer la phase -de propulsion par l'hallux. les structures anormales et leurs effets immédiats seront à présent décrits. (A) Pied bot varus postérieur (1) Tibia vara : Anomalie structurale du tibia telle que la partie distale de ce dernier est plus proche de l'axe central du corps que la partie proximale. il en résulte l'application au sol de la totalité du pied inversé avant le contact du talon. (2) Varuisous-astragalien : Une observation clinique a montré que dans le cas où l'articulation sous-astragalienne est en position neutre (c'est-à-dire ni en position de pronation, ni en position de supination), le calcanéum est inversé par rapport au sol. il convient de noter que cette anomalie ne constitue pas une malformation fixe de varus du calcanéum, mais plumet une inversion de position par rapport au calcanéum lorsque l'articulation sous-astragalienne n'est ni en pronation, ni en supination. Cette anomalie a pour effet de placer le calcanéum en position d'inversion par rapport au sol lors de lSentrée en contact du talon. Ce défaut affecte la position pluttt que la structure. Dans les deux cas du tibia vara et du varus sousastragalien (formant ce qui est appelé le "pied bot varus postérieur"), le calcanéum est en position d'inversion lors de llen- trée en contact du talon avec le sol. Pour compenser ce défaut, l'articulation sous-astragalienne tourne vers la pronation afin de faire apparaître une composante éversion (la pronation étant constituée de l'abduction, de l'éversion et de la dorsiflexion). le calcanéum tend constamment à rester perpendiculairssau sol. Lorsque l'articulation sous-astragalienne ne produit pas un mouvement suffisant, ces anomalies ne peuvent tre totalement compensées et le calcanéum restessensiblement inversé. il convient de noter que l'articulation médiotarsienne peut se débloquer ou peut rester relativement bloquée en présence d'un pied bot varus postérieur. (B) Pied bot équin Dans ce contexte, l'équinisme concerne un manque de dorsiflexion, cette dernière étant en particulier égale à 7 ou moins.(Il convient de noter que la dorsiflexion se mesure alors que le genou est déplié et que l'articulation sous-astragalienne est en position neutre). Avant -le milieu de la phase de mise en place du pied, si l'articulation de la cheville ne peut produire une dorsiflexion de 80, le tibia ne peut dévier dans la direc tion antérieure sur le pied pom. ~ On obtient une compensation par un mouvement de pronation de l'articulation sous-astragalienne afin de produire la composante de dorsiflexion de ce mouvement dans trois plans (pronation : abduction1 éversion et dorsiflexion). Cette anomalie entratne une pronation importante de l'articulation sous-astragalienne.Si elle n'est pas totalement compensée au niveau de cette articulation, l'articulation médiotarsienne se débloque et exécute un mouvement anormal de pronation pour faire apparattre la composante de dorsiflexion nécessaire à la pronation. (C) Pied bot varus antérieur il est constitué par une position inversée du plan des métatarses (partie antérieure du pied) par rapport au calcanéum. Il convient de noter que cette mesure s'effectue lorsque l'articulation sous-astragalienne est en position neutre et que l1articulation médiotarsienne est bloquée. Cette malformation provoque l'application d'une force rétrograde de pronation surl'articulation sous-astragalienne, tendant à entraîner une éversion de la totalité du pied et à permettre ainsi à la partie antérieure de ce dernier d'atteindre la surface d'appui. L'ar- ticulation sous-astragalienne étant en position de pronation, l'articulation médiotarsienne se débloque et rend le pied instable. (D) Pied bot valgus antérieur Cette anomalie est constituée par une position d'éversion de la partie antérieure du pied par rapport à la partie postérieure. il convient de noter que cette anomalie est évaluée alors que l'articulation sous-astragalienne est en position neutre et que l'articulation médiotarsienne est bloquée. Cette anomalie étant essentiellement opposée au pied bot varus antérieur, sa compensation s'effectue en opposition par rapport à celle dudit pied bot varus antérieur. En d'autres termes, le pied doit exécuter un mouvement de supination pour que sa partie antérieure se place dans le plan transversal. il existe deux régions de compensation ayant chacune son importance clinique particulière. Si la compensation (supination) se produit dans l'articulation médiotarsienne, la difformité est appelée "pied bot valgus antérieur mobile et, inversement, si la compensation (supination) se produit dans l'articulation sous-astragalienne, la difformité est appelée "pied bot valgus antérieur rigide". (i) Pied bot valgus antérieur mobile : Dans cette anomalie, l'articulation médiotarsienne suit un mouvement de supination autour de son axe longitudinal afin de produire une inversion de la partie antérieure du pied vers la partie postérieure. L'axe oblique de l'articulation médiotarsienne n'étant pas bloqué, la partie antérieure du pied a essentiellement une mobilité excessive. (2) Pied bot valgus antérieur rigide : Dans cette anomalie, l'articulation médiotarsienne reste bloquée et ne produit donc aucun mouvement de compensation. la force de supination est donc transmise dans la direction rétrograde à l'articulation sous-astragalienne qui exécute ainsi un mouvement de supination. Cependant, ce dernier type de difformité n'est pas commun, car il constitue essentiellement un pied rigide (articulation médiotarsienne bloquée) et présente des symptômes secondaires peu importants. Cette revue des anomalies montre qu'à l'exception du pied bot valgus antérieur, toutes les difformités provoquent une pronation de la partie postérieure du pied (articulation sous-astragalienne). Comme mentionné précédemment, la supination de l'articulation sous-astragalienne joue un relue important dans le blocage de l'articulation médiotarsienne. Par conséquent, si l'articulation sous-astragalienne exécute un mouvement excessif de pronation et ne revient pas assez en supination dans le deuxième quart de la phase de miseen place du pied au sol, l'articulation médiotarsienne est débloquée et donne au pied une mobilité excessive.Dans le cas d'un pied bot valgus antérieur mobile, l'articulation médiotarsienne est intrinsèquement instable et, par conséquent, cette anomalie peut être classée cliniquement avec les autres anomalies de pronation de la partie postérieure du pied. Pour corriger ces anomalies, on peut utiliser un appareil orthopédique rigide (parfois appelé "appareil orthopédique fonctionnel") destiné essentiellement à faire assumer sa fonction à l'articulation médiotarsienne lorsqu'elle est bloquée, afin de transformer le pied mobile (malade) en levier rigide. Ce résultat est obtenu par réalisation d'un moulage, en plate de Paris, du pied lorsqu'il supporte partiellement une charge ou lorsqu'il nten supporte aucune, ltarticulation médiotarsienne étant .bloquée. Un modèle en plate de Paris est ensuite réalisé. il convient de noter que cette reproduction du pied montre la disposition anormale des os de la partie antérieure par rapport à la partie postérieure lorsque ltarticula- tion médiotarsienne est bloquée. il existe essentiellement deux types distincts de moulage du pied. Le premier, appelé- "moulage neutre", est rea- lisé lorsque l'articulation sous-astragalienne est en position neutre et que l'articulation médiotarsienne est bloquée. le second (appelé "moulage en pronation") est effectué lorsque l'ar- ticulation sous-astragalienne est tournée en position maximale de pronation, l'articulation médiotarsienne étant bloquée. Le procédé de moulage en position neutre est généralement préféré, car il représente la position fonctionnelle idéale du pied. Cependant, il est fréquemment souhaitable, du point de vue clinique, de réaliser un appareil orthopédique alors que l'articula- tion sous-astragalienne est en position de pronation et que l'articulation médiotarsienne est bloquée. Un jugement clinique permet d'opter pour la fabrication d'appareils rigides en fonction de a maladie à traiter, du type de chaussure ainsi que des demandes particulières concernant le pied. le calage est la mise en place d;une cale sur la partie antérieure et/ou la partie postérieure de l'appareil orthopédique, afin de compenser extérieurement le varus ou le valgus de la structure du pied. Un pied bot varus antérieur de 30.nécessite essentiellement la mise en place d'une cale varus antérieure de 30 pour rendre la partie antérieure du pied perpendiculaire à la partie postérieure. Inversement, un pied bot valgus antérieur de 30 peut entre compensé par une cale valgus antérieur de 30 rendant la partie antérieure perpendiculaire à la partie postérieure.La cale postérieure peut castre utilisée dans le cas d'un pied bot varus postérieur afin de caler le calcanéum dans une position d'inversion telle que l'articulation sous-astragalienne travaille par rapport à sa position neutre. En bref, la.valeur d'un appareil orthopédique rigide réside dans son aptitude à bloquer l'articulation médiotarsienne et à faire ainsi assumer au pied la fonction d'un levier rigide. De plus, cet appareil peut entre calé pour présenter une certaine inclinaison par rapport au pied afin de compenser les anomalies pathologiques. Un appareil orthopédique rigide plaçant l'articulation sous-astragalienne en position neutre et l'articulation médiotarsienne en position de blocage est idéal. Cependant, appareil orthopédique peut entre réalisé de manière que l'articulation sous-astragalienne soit en position de pronation et que l'articulation médiotarsienne soit bloquée. En général, un appareil orthopédique rigide est réalisé.de la manière suivante. Un moulage de semelles en plate de Paris (également appelé F'empreinte") est effectué sur le pied, puis il est rempli de plate de Paris qui, lorsqu'il est durci, constitue un modèle du pied. La face plantaire ou plante du pied est légèrement sablée, et du plaire de Paris est ajouté dans certaines zones afin de compenser l'expansion des tissus mous.Du pltre peut également treajouté dans d'autres zones pour effectuer une "correction", c'est-à-dire une compensation externe d'une difformité de la partie antérieure du pied. Enfin, une matière rigide est moulee sur la surface plantaire du modèle. tes empreintes- en plftre de Paris (également appelées "empreintes de semelle " du pied)sont généralement prises lorsque le pied ne porte aucune charge ou bien sous une charge réduite de maitié. te moulage sans charge s'est généralement révélé comme étant le procédé permettant de reproduire la morphologie du pied de la manière la plus satisfaisante, car il entraîne une déformation minimale des tissus mous. Malheureusement, les techniques mises enoeuvre pour déterminer exactement la position de l'articulation sous-astragalienne (neutre ou en pronation) et la position de blocage de l'articulation médiotarsienne sont complexes, coûteuses et très fastidieuses pour de - nombreux-praticiens. Bien que la position précise de l'articulation sous-astragalienne soulève réellement un problème, la position souhaitée peut entre obtenue cliniquement par observation, palpation, alignement visuel et appréciation subjective de la morphologie du pied. Cependant, le problème le plus important de cette technique de moulage est le blocage de l'articulation médiotarsienne. Cette articulation tarsienne majeure est trop fréquemment en position anormale de supination provoquant un varus excessif de la partie antérieure du pied. Un appareil réalisé à partir d'un moulage présentant un tel défaut est fréquemment inacceptable. le moulage sous charge réduite de moitié a pour avantage principal une grande simplicité. Des attelles en plt- tre de Paris sont placées sur le pied qui est ensuite disposé dans une posture ou une attitude correspondant à l'application d'une demi-charge. il convient de noter que cette technique peut entre employée avec ou sans chaussure. De plus, le vecteur charge peut autre direct (pesanteur) ou indirect, résultant d'une manipulation (force extérieure appliquée par le praticien). t'arti- culation sous-astragalienne est placée dans la position souhaitée (neutre, pronation maximale ou position intermédiaire entre ces deux extrêmes). L'articulation médiotarsienne.est bloquée sous l'effet de la charge. Par conséquent, les articulations médiotarsiennes sont aisément alignées. il convient de noter que la force de réaction de la gravité sur la partie antérieure du pied provoque un réflexe dorsal de cette partie. La pronation étant un mouvement complexe d'abduction, d'éversion et de dorsiflexion, la force de réaction de la pesanteur provoque un mouvement de pronation (dorsiflexion) de la partie antérieure du pied et de la partie postérieure et, par conséquent, fait apparaître la force nécessaire au blocage de l'articulation médiotarsienne. Malheureusement, l'application d'une charge sur ce système fait apparattre des déformations importantes, notamment à la surface plantaire (inférieure) du pied. Une partie de cette déformation est due à la compression du tissu mou formant la surface plantaire du pied, et une autre partie est due au mouvement d'éloignement du plâtre de Paris par rapport à la peau du pied dans la zone de l'articulation médiotarsienne. Par conséquent, le moulage présente des zones aplaties et des zones fortement ridées. Comme mentionné précédemment, la surface plantaire est la zone principale utilisée pour la fabrication de l'appareil orthopédique. tes rides de la surface plantaire du pied dans la zone de l'articulation médiotarsienne soulèvent un double problème. En effet, cette déformation technique nécessite une solution technique réalisée en laboratoire. Cependant, il existe surtout une perte de morphologie critique dans la zone de l'appareil positionnant l'articulation médiotarsienne. En raison de la déformation se produisant le long de la surface latérale plantaire du moulage, et en raison des rides de la zone de l'articulation médiotarsienne, l'aptitude d'un appareil, réalisé par la suite à partir de ce moulage, pour réaligner les articulations tarsiennes est très amoindrie. te procédé selon l'invention consiste à appliquer trois couches de bandes le long de la surface plantaire du pied, du sillon jusqu'aux orteils, autour du talon. tes bandes sont coupées de manière que le moulage dépasse légèrement au-dessus des première et cinquième articulations métatarso-phalangiennes, jusqu'au scaphorde. Un sac en matière plastique est placé sur le plate et le pied. Puis un tube d'aspiration, réglé à une dépressi s de 10 mm de mercure, est placé le long de la région dorsale du pied. le sac est fermé à son extrémité proximale, après l'application du vide. te pied est ensuite placé en attitude correspondant à l'application d'une demi-charge (avec ou sans chaussure). La dépression provoque l'adhésion de la paroi du sac de matière plastique au pied, de manière à empocher la formation de rides de peau sur la zone critique de l'articulation médiotarsienne, et à réaliser également une décompression de la défor- mat ion des tissus mous qui caractérise généralement les moulages effectués sous demi-charge. Ce procédé permet d'obtenir un modèle en plate de Paris qui est ensuite utilisé pour la fabrication d'un appareil rigide fonctionnel. Certains termes utilisés dans le présent mémoire seront à présent définis. Plans du corps il existe trois plans perpendiculaires entre eux et correspondant aux trois dimensions de l'espace. Ce sont les plans sagittal, frontal et transversal: Plan sagittal : C'est un plan vertical traversant le corps d'avant en arrière et le divisant en une partie droite et en une partie gauche. Plan frontal C'est un plan vertical qui traverse le corps d'un cEté à l'autre en le divisant en une partie avant et une partie arrière. Plan transversal C'est un plan horizontal qui traverse le corps d'un cEté à 11 autre et clavant en arrière, en le divisant en une partie supérieure et une partie inférieure. tes mouvements du pied comprennent l'adduction C'est un mouvement dans le plan transversal, au cours duquel la région ou partie distalé du pied se rapproche de l'axe médian.du corps. L'axe vertical de rotation est situé dans la région ou partie proximale du pied. L'abduction : C'est un mouvement dans le plan- transversal, au cours duquel la région ou partie distale du pied s'éloigne de l'axe médian du corps. L'axe vertical de rotation est situé dans la région ou partie proximale du pied. L'inversion : C'est un mouvement dans le plan frontal, au cours duquel la région ou partie plantaire du pied tourne de manière à faire face à l'axe médian du corps. l'axe de cette rotation est situé dans le plan longitudinal de la partie du pied concernée. L'éversion : C'est un mouvement dans le plan frontal, au cours duquel la région ou partie plantaire du pied tourne de manière à entre orientée vers le cette opposé à l'axe médian du corps. L'axe de rotation est situé dans le plan longitudinal de cette partie ou région du pied. La dorsiflexion C'est un mouvement dans le plan sagittal, au cours duquel la région ou partie distale du pied se rapproche du tibia. L'axe de rotation est situé dans la zone proximale de cette partie du pied. La flexion plantaire C'est un mouvement dans le plan sagittal, au cours duquel la région ou partie distale du pied s'éloigne du tibia. L'axe de rotation est situé dans la zone proximale de cette ré giton. La pronation C'est un mouvement dans trois plans, comprenant un mouvement concomitant du pied ou de la partie du pied dans les directions d'abduction, d'éversion et de dorsiflexion. L'axe passe par les trois plans, des regions postérieure, plantaire et latérale vers les régions antérieure, dorsale et médiane. La supination C'est un mouvement dans trois plans, à savoir un mouvement concomitant du pied ou ddune partie du pied dans les directions d'adduction, d'inversion et de flexion plantaire. Slaxe de ce mouvement passe des régions postérieure, plantaire et latérale vers les régions antérieureS dorsale et médiane. le pied peut prendre les positions suivantes Position d'adduction la partie ou région distale du pied est déviée vers l'axe médian du corps. Position d'inversion le pied ou toute partie du pied est tourné de manière que la surface plantaire soit orientée vers l'axe médian du corps. Position d'éversion te pied ou toute partie du pied est tourné de manière que la surface plantaire soit orientée sur le coté opposé à l'axe médian du corps. Position de flexion plantaire te pied ou toute partie du pied est dévié de manière que la région distale soit éloignée du tibia. Position de flexion dorsale te pied ou toute partie du pied est dévié de manière que la région distale se rapproche du tibia. Position de pronation le segment distal dune articulation exécute des mouvements d'abduction, d'éversion et de dorsiflexion par rapport au segment proximal de la même articulation. Position de supination te segment distal d'une articulation exécute des mouvements d'adduction, d'inversion et de flexion plantaire par rapport au segment proximal de la meme articulation. tes définitions de certains termes seront à présent indiquées. Compensation : Changement des positions ou des fonctions structurales d'une partie afin de modifier ou de neutraliser une force anormale, une structure déviée, une position déviée ou des fonctions anormales d'une autre partie. Mobilité excessive Mouvement se produisant dans une articulation alors qu'elle devrait entre stable. Subluxation : Déplacement progressif de la totalité d'une articulation à l'état de mobilité excessive. il en résulte une déformation finale de cette articulation. te procédé de moulage orthopédique selon l'invention permet de réaliser un appareil de maintien du pied qui correspond à la forme de ce dernier et aux besoins du patient pour permettre une marche normale. il va de soi que de nombreuses modifications peuvent entre apportées au procédé décrit et représenté sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICAfIONS 1. Procédé de production d'un appareil de maintien du pied en position normale, caractérisé en ce qu'il consiste à appliquer une matière à mouler sur la plante du pied, à fixer un tuyau d'aspiration à la surface supérieure du pied, à recouvrir la matière à mouler et le tuyau avec un sac étanche à 11 air, fixé hermétiquement sur la cheville, à appliquer une dépression au sac pour l'appliquer étroitement contre la matière à mouler et le pied, à manipuler le pied afin de le placer dans la position souhaitée pour la réalisation d'un moule de la partie inférieure de ce pied, à laisser durcir la matière à mouler sans contact avec le pied, à couler un modèle de la partie inférieure du pied dans le moule ainsi réalisé, et à produire un appareil rigide de maintien du pied sur le modèle obtenu. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste également à introduire le pied recouvert du sac étanche à l'air dans une chaussure avant sa manipulation et le durcissement de la matière à mouler. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qutil consiste également à appliquer plusieurs bandes sur la partie inférieure du pied, ces bandes faisant partie de la matière à mouler. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste en outre à mettre en place une cale sur la partie avant ou arrière de appareil de maintien pour lui donner un niveau convenable.