La présente invention à la réalisation de laquelle ont collabore Messieurs Régis DURA:#.D et Jean NADAUD concerne un enbout-valve notaient pour objet à usage médical. Cet embout-valve est utilisable notamment sur cathéter, il est en particulier utilisé avec des sondes de Foley où il est alors fixé a l'extremite proximale du conduit véhiculant le fluide qui assure le gonflage et le dégonflage du ballonnet de rétention. Dans le domaine médical on a souvent besoin d'associer, par exemple à l'extremite d'un conduit, des moyens qui permettent d'une part un transfert aisé d'un fluide et qui d'autre part sont fermés de façon étanche au repos. On utilise souvent à l'extrémité d'un conduit un embout dans lequel on introduit à force une valve indépendante. Ces valves independantes sont souvent réalisées en plusieurs pièces ce qui nécessite une opération de montage et peut entrainer des risques de fuite. On peut aussi coller à l'extrémité d'un conduit un bouchon, le transfert d'un fluide nécessite le perçage de la paroi d'extremite du bouchon à l'aide d'une aiguille creuse. Dans un tel cas l'etancheite est dif icile à garantir après retrait de l'aiguille. Un but de l'invention est la réalisation d'un embout-valve qui soit fermé de façon étanche au repos et ne comporte pas de parties mecaniques. Un autre but de l'invention est un embout-valve pour lequel le transfert de fluide ne nécessite pas l'utilisation d'une aiguille creuse. Encore un but de l'invention est un embout-valve qui soit monobloc. Il a maintenant été trouvé un embout-valve utilisable notamment sur objet à usage médical, caractérisé en ce qu'il comporte un corps monoblo#c, en matériau élastique et en ce qu'il présente des moyens de transfert de fluide fermés au repos. La compréhension de l'invention sera facilitée par les figures ci-jointes qui illustrent à titre d'exemples, schématiquement et sans échelle déterminée divers modes de réalisation. La figure 1 est une vue en coupe par un plan diamétral d'un premier mode de réalisation d'un embout-valve selon l'invention fixé à un conduit, ltembout-valve étant au repos. La figure 2 est une vue en coupe par un plan diamétral d'un embout valve selon la figure t, l'embout-valve étant ouvert. La figure 3 est une vue générale en élévation d'une sonde de Foley pourvue d'un embout-valve selon l'invention. les figures 4 et 5 sont des vues en coupe par un plan diamétral d'un deuxième et d'un troisième mode de réalisation d'un embout-valve selon l'invention. L'emboutcvalve (1) représenté figures 1 et 2 est constitué d'un corps creux (2) sensiblement de révolution dont les extrémités distale (14) et proximale ~ (15) sont sensiblement planes et perpendiculaires à l'axe de ltembout-valve. A l'intérieur le corps creux (2) comporte une cloison (3) transversale et pourvue d'un orifice (4) de préférence axial et sensiblement cylindrique qui est fermé quand l'embout-valve (1) est au repos. Cette cloison (3) sensiblement perpendiculaire à l'axe de l'embout-valve (1) et située sensiblement dans la zone médiane de celui-ci divise l'intérieur du corps creux (2) en une zone proximale (5) et une zone distale (6). De préférence la face distale (16) de la cloison (3) est convexe. La zone distale (6) de l'embout-valve (1) est de forme sensiblement cylindrique et comporte une butée annulaire intérieure (7), elle permet la fixation de l'embout-valve, par exemple par collage, à ltextrémité d'un conduit (10), l'extremite proximale du conduit (10) venant en contact avec la butée annulaire intérieure (7). De préférence le diamètre de la face distale (16) de la cloison (3) est supérieur au diamètre de la face proximale (20) de cette cloison (3). La zone proximale (5) sert au raccord du dispositif de stockage du fluide à transférer. Ce dispositif de stockage peut etre, tel que représenté figure 2, une seringue (9) terminée par un nez (8) de forme tronconique. La zone proximale (5) de l'embout-valve (1) a donc généralement la forme d'un tronc de cône dont la grande base est située dans le plan de l'extrémité proximale (15) de l'embout valve. Pour que l'orifice axial s'ouvre et permette ainsi le transfert d'un fluide, il est nécessaire que les parois du corps creux s'écartent, cet écartement est provoqué par l'appui de ltextrémité du nez de la seringue sur la surface latérale interne (21) du corps creux, lors de l'introduction du nez (8) de la seringue (9) dans la zne proximale (5), comme représenté figure .2. L'appui entre l'extremite du nez (8) de la seringue et la surface latérale interne (21), du corps creux dans la zone proximale (5) pourra etre réalisé si simultanément le diamètre de la face proximale (20) de la cloison (3) est inférieur au diamètre de l'extremfte du nez de la seringue et l'angle du tronc de cone de la zone proximale est supérieur ou égal à l'angle du tronc de cône du nez de la seringue.Habituellement la conicité de la zone proximale est comprise entre 5 Xé et 40 % et de préférence elle est cozcrise entre 15 ; et 35 %. l'appui entre l'extremite du nez de la seringue et la surface latérale interne (21) de la zone proximale du corps creux entraîne l'ecarte- ment des parois du corps creux ce qui provoque l'ouverture de l'orifice axial (4) situé dans la cloison (3), ce qui permet l'entrée ou la sortie d'un fluide dans ou hors du conduit (10) par injection ou aspiration, par exemple à l'aide de la seringue (9). le retrait hors de la zône proximale (5) du nez (8) du dispositif de transfert de fluide (9) provoque le rapprochement vers l'axe de ltembout-valve (1) des parois du corps creux (2), ce qui referme l'orifice (4).De plus si une légère surpression règne dans le conduit (10), il se crée, par l'intermédiaire de la face interne convexe (16) de la cloison (3), un effet de voûte qui améliore l'etancheite au niveau de orifice axial. La figure 3 représente une sonde de Foley comportant un conduit (11), un ballonnet gonflable (12) et un conduit auxiliaire (13) permettant le passage du fluide de gonflage du ballonnet. l'embout-valve (1), objet de l'invention est fixé, par exemple par collage, à l'extrémité proxinn1e du conduit auxiliaire (13). Après mise en place de la sonde de Foley, par exemple dans la vessie d'un patient, on introduit dans la zone proximale (5) de l'embout-valve le nez d'une seringue contenant le fluide de gonflage. L'introduction du nez de la seringue écarte les parois du corps creux (2), ce qui provoque l'ouver- ture de l'orifice axial (4) traversant la cloison (3). On peut alors, par action sur le piston de la seringue, injecter le fluide de gonflage dans le ballonnet qui prend appui, par exemple autour du débouché urétral et empêche le retrait intempestif de la sonde. On retire le nez de la seringue de la zone proximale de ltembout-valve, les parois du corps creux se rapprochent radialement de l'orifice axial, ce qui provoque la fermeture de celui-ci. L'effet de voûte produit par le fluide de gonflage sur la face interne convexe de la paroi (3), contribue à l'étanchéité de la fermeture de l'orifice axial (4). Pour retirer la sonde il est nécessaire de dégonfler le ballonnet. Pour cela on introduit le nez de la seringue dans la zone proximale de l'emboutvalve, l'orifice axial (4) s'ouvre et l'on peut aspirer le fluide de gonflage hors du ballonnet. On peut aussi, pour vider le ballonnet, introduire dans la zone proximale de l'embout-valve un tube d'un diamètre suffisant pour écarter les parois du corps creux, le fluide de gonflage s'écoule alors par le tube par simple différence de pression avec l'atmosphère. Des variantes de réalisation du dispositif selon l'invention, à la portée du technicien, font partie de la présente inventions. Comme variante on peut citer, par exemple, à titre non limitatif, les embouts-valves décrits ci-après. L'orifice dans la cloison peut être réalisé sous la forme d'une fente qui est de préférence située selon un diamètre de l'embout-valve. Eventuellement la zone proximale peut comporter au voisinage de l'extrémité distale une partie plus évasée vers L'extérieur qui facilite l'introduction du nez de la seringue; ou une partie cylindrique. L'embout-valve représenté figure 4 est analogue à ltembout-vavle représenté figures 1 et 2, la butée annulaire intérieure est ici remplacée par une butée annulaire extérieure (17) produite par un changement brusque de diamètre extérieur du corps creux. L'embout-valve est alors en partie introduit dans le conduit (10) à son extrémité. De préférence la butée annulaire extérieure est située de telle façon que la cloison (3) soit extérieure au conduit. Dans le cas d'utilisation d'un conduit en matériau souple et déformable radialement, la cloison (3) peut être située å l'intérieur du conduit (10). On peut aussi réaliser des embouts-valves sans butée annulaire extérieure ou intérieure, ces embouts-valves peuvent alors être introduits totalement et éventuellement collés dans des conduits en matériaux souples et déformables radialement. l'embout-valve représenté figure 5, est analogue aux embouts valves précédemnent décrits, il est directement fixé par exemple par collage sur la paroi latérale (i8) d'un conduit, ou d'une poche à usage physiologique à la périphérie d'une lumière (19). La face distale (14) d'un tel emboutvalve épouse alors la surface du tube, elle est avantageusement hémicylin- drique. Cet embout-valve est avantageusement utilisé pour injecter et/ou prélever directement un fluide dans un conduit ou une poche. L'embout-valve selon l'invention peut aisément être réalisé par coulée dans un moule ou par injection ; l'orifice axial étant obtenu postérieurement, de préf'erence sans enlèvement de matières au moyen d'un outil approprie. L'embout-valve selon l'invention peut être réalisé en divers matériaux à la fois élastiques, opaques ou non, et ëtre éventuellement revêtu d'un matériau compatible avec l'organisme ou avec les liquides biologiques ou non susceptibles de s'écouler à l'intérieur. Comme matériau on peut utiliser des caoutchoucs naturels ou synthétiques, du chlorure de polyvinyle, du polyuréthanne ; on préfère toutefois utiliser les élastomères silicones, qui sont à la fois élastiques, étanches aux fluides et biocompatibles. De plus les élastomères silicones grace à leur propriétés élastiques permettent une fermeture étanche de l'orifice axial. Pour éviter les dépts (concrétions calcaire, coagulai fibrineux) laissés par les liquides biologiques sur la surface interne du corps creux il peut être avantageux de procéder à un laquage de cette surface interne en déposant une mince couche d'élastomère silicone, notamment selon la technique décrite dans le brevet français publié sous le numéro 2.126.573. Avantageusement, toute la surface de l'embout-valve peut être soumise à un traitement de laquage. l'embout-valve objet de l'invention présente de nombreux avantages. Un avantage de l'embout-valve selon l'invention est que celui-ci est ferme au repos, sans l'intervention d'une action extérieure. fl présente donc une grande sécurité car il ne peut rester ouvert par inadvertance. Un autre avantage de l'embout-valve objet de l'invention est qu'il permet une étanchéité très satisfaisante du conduit à obturer, en effet, grâce à ltélasticité du matériau le constituant et à sa forme particulière faisant appel à l'effet de voûte, l'orifice axial se referme toujours avec une grande fiabilité. Encore un avantage de ltembout-valve selon l'invention est qu'un transfert de fluide ne nécessite pas l'utilisation d'une aiguille creuse, car son ouverture est provoquée seulement par l'introduction d'un nez de seringue dans sa zone proximale. L'embout-valve présente aussi l'avantage de ne pas contenir de parties métalliques qui risquent de mal vieillir, c'est-à-dire de mal supporter un stockage prolongé. Ne contenant pas de parties metalliques, #'embout-valve présente l'avantage d'être facilement et totalement détruit par incinération. De plus, de par sa forme particulière et sa constitution monobloc, l'embout-valve selon l'invention peut etre obtenu directement par moulage, ce qui permet une fabrication industrielle particulièrement intéressante. REVESIDICATIO-IS 1. Embout-valve utilisable notamment sur objet à usage médical caractérisé en ce qu'il comporte un corps monobloc en matériau élastique et en ce qu'il présente des moyens de transfert de fluides fermés au repos. 2. Embout-valve selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est constitué d'un corps creux de révolution séparé intérieurement par une cloison transversale en une zône proximale et une zône distale comportant comme moyens de transfert de fluide un orifice ferme au repos. 3. Embout-valve selon l'une quelconque des revendications grécédentes, caractérisé en ce que ledit orifice est cyclindrique et axial. 4. Embout-valve selon l'une quelconque des revendications 2-ou 3, caractérisé en ce que la zone proximale a la forme d'un tronc de cône dont la grande base est située vers l'exterieur de ltembout-valve. 5. Embout-valve selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que le diamètre de la face distale de la cloison est supérieur au diamètre de la face proximale de ladite cloison. 6. Embout-valve selon l'une quelconque des revendications 2 à 5, caractérisé en ce que la zone distale comporte une butée annulaire intérieure ou extérieure 7. Embout-valve selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il est en élastomère silicone. 8. Cathéter caractérisé en ce qu'il est muni d'un embout-valve selon l'une quelconque des revendications 1 à 7. 9. Sonde de Foley caractérisée en ce que le conduit de gonflage du ballonnet de rétention est pourvu d'un embout-valve selon l'une quelconque des revendications 1 à 7. 10. Conduit caractérisé en ce qu'il comporte, fixé sur la surface extérieure de sa paroi, un embout-valve selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, ledit embout-valve faisant communiquer au moyen d'une lumière, l'extérieur du conduit à l'intérieur dudit conduit. 11. Poche à usage biologique, caractérisée en ce qu'elle comporte, fixé sur la surface extérieure de sa paroi, un embout-valve selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, ledit embout-valve faisant communiquer au moyen d'une lumière, l'extérieur de la poche à l'intérieur de ladite poche.