La présente invention concerne un procédé pour apposer des feuilles de matière synthétique autocollantes sur du bois ou d'autres matériaux électriquement isolants tels que les matières synthétiques dans un champ haute fréquence, de préférence à un champ de micro-ondes. Les avantages qu'offre la mise en oeuvre d'un champ de radiations magnétiques haute fréquence pour chauffer le bois lors du collage, sont connus. Ils consistent avant tout dans la faible énergie consommée et dans le traitement avec ménagement du matériau, car la chaleur nécessaire est produite par des pertes diélectriques à l'intérieur du bois, plus particulièrement aux emplacements à coller et peut par conséquent étre dosée avec beaucoup de précision.Il n'est donc pas étonnant que l'on ait déåà proposé de nombreuxproeédés et dispositifs pour sécher, pour conformer et pour coller des bois, par mise en oeuvre d'un chauffage diélectrique aussi bien dans le champ d'un condensateur que dans un champ de radiations d'ondes electromagnétiques haute fréquence, Un certain nombre de procédés ont en vue un but spécifique et dans le cas du collage de contreplaqué avec du bois ou du collage de planches dans un champ haute fréquence d'un condensateur il convient de tenir compte qu'il n'est pas nécessaire d'apporter seulement la quantité-de chaleur nécessaire mais qu'il faut en outre exercer une certaine pression sur les pièces de bois à relier.Les dispositifs et installations connus à ce pour pour le traitement-thermique du bois dans un champ de radiations haute fréquence prévoient tous, en plus de l'action thermique pureéga- lement des dispositifs mécaniques comportant un mécanisme de pression qui fournit la pression à exercer sur les éléments à relier. L'un des problèmes majeurs qui se pose à propos de ce genre d'éxécution réside dans le fait que les galets de pression doivent généralement être disposés dans le champ dé rayonnement ou dans son voisinage immédiat. On a déjà proposé une-disposition dans laqRel- le galet de pression se situe en dehors du champ de rayonnement, donc, par rapport au bois à chauffer, sur le côté qui est éloigné de ltélément émettant ledit rayonnement et qu'il est constitué avec un matériau céramique et comporte un noyau métallique servant de réflecteur pour le rayonnement haute fréquence, renvoyant ce dernier sur le boiS à chauffer.Dans ce dispositif connu il s'agissait de dégager l'espace située entre ltémetteur du rayonnement et le produit à traiter et de disposer les galets situés sur le co té de l'élément rayonnant en dehors du champ actif, car dans le cas contraire on pourrait craindre l'apparition de dérangements qui influeraient de façon néfaste sur le champ. Mais étant donné que dans des dispositifs de ce genre on rencontre, de manière systématique, une diminution du rendement de la transmission de l'énergie entre le dispositif rayonnant et le produit à traiter, on a proposé, dans une autre forme d'exécution, de disposer des cylindres en céramique qui appuient sur le bois à chauffer, sur le même eôté que le dispositif rayonnant.L'effet avantageux des cylindres de pression en céramique repose probablement sur le fait qu'ils coeioentroeit l'énergie du champ de rayonnement sur la génératrice au point de leur contact avec le bois, en sorte que l'énergie pénètre de façon concentrée dans le bois le long de ces lignes de contact. La concentration de rayonnement électromagnétique à 1-1 aide de moyens connus permet de maintenir à une valeur faible la puissance émise par le générateur de rayonnement, tout en permettant d'assurer la densité nécessaire en énergie sur la surface du produit à traiter. De ce qui précède il apparait nettement que l'un des problèmes pratiques pour la mise en oeuvre d'installations de collage à haute fréquence réside dans le fait de maintenir la densité d'énergie à la surface limite des matériaux à coller, avec un matériel aussi réduit que possible et sans grande dépense d'énergie. Aussi l'invention a-t-elle pour objet de rechercher ia solution du problème de la concentration d'energie dans le mécanisme d'action de l'opération de chauffage à hautes fréquence. le- procédé selon l'invention est essentiellement caractérisé par le fait que la couche de colle de la feuille de matière synthétique ou plastique et qui-est tournée du côté du matériau de support, est d'abord humectée avec un liquide ayant une forte constante diélectrique par rapport aux constantes diélectriques de la couche de colle et du matériau de support, et que le champ haute fréquence est appliqué ensuite aux matériaux de support. Avec la solution selon l'invention on obtient donc d'abord par l'apport d'eau, donc d'une substance ayant une constante d'électricité élevée, un effet analogue à celui de l'utilisation de cylindres en céramique. - La structure du champ qui résulte de la géométrie plane utilisé et de la distribution variable de la constante diélectrique, condui-t à un accroissement sensible des pertes n énergie ou de la production de chaleur dans la partie de la matière ayant une constante diélectrique élevée ou plus élevée.L'avantage qui en résulte réside dans le fait que l'on peut éviter tout contact direct entre le dispositif de traitement et le produit à coller. Par ailleurs, la distance minima entre l'émetteur de rayonnement et la jonction de collage ne sont plus des facteurs qui sont valables pour les considérations fondamentales qui doivent- être utilisées pour la propagation généraIe d'un rayonnement dans un champ sans matière ou dans des espaces avec des densités de matière d'une constance diélectrique qui ne diffèrent qu'insensiblement de celles dans l'air. L'avantage qui est particulièrement déterminant est que l'angle de pertes des cylindres en céramique par exemple, servant à transmettre la pression de serrage n'a plus besoin d'être pris en considération pour déterminer'la puissance à amener la pièee à travailler. La totalité de la chaleur dissipée de l'opération à rayonnement se retrouve dans le chauffage de l'eau ou de substances analogues amenés sciemment, comme matériau de perte, entre les emplacement; à coller et n 'y a plus le caractère d'une perte d'énergie non souhaitée mais peut au contraire être considérée comme une chaleur utile qui est employée pour chauffer le joint de liaison. Un mode-d'esécution d'un dispositif conforme à l'invention est représenté au~dessin annexé. La référence 1 désigne un émetteur de rayonnement de micro-ondes, la référence 2 désigne la feuille de matière plastique ou synthétique à déposer sur la pièce en bois 3, la référence 4 désigne des galets de renvoi ou d'application, la référence 4' désigne un galet de pression et la référence 5 désigne une tuyère de pulvérisation qui pulvérise de l'eau ou un autre-produit analogue, présentant une constante diélectrique élevée, entre la feuille de matière synthétique et la pièce à travailler. La direction du déplacement de celle-ci ainsi que de la feuille de matière synthétique est indiquée par une flèche dans le dessin. REYENDICATIONS 10 Procédé pour apposer des feuilles de matière synthétique ou plastique autocollantes sur du bois ou autres matériaux ne possédant pas de conductibilité élecirique, par exemple des matières synthétiques, dans un champ haute fréquence,ou un champ micro-ondes, caractérisé par le fait que la couche de colle ou d'adhésif portée par la feuille de matière plastique ou synthétique et dirigée du c8té de la matière support, est d'abord humecté avec un liquide présentant une constante diélectrique importante par rapport aux constantes diélectriques de la couche de colle et du matériau support, et que la feuille de ma tière synthétique ou plastique est ensuite déposée sur le matériau support dans le champ haute fréquence. 20 Procédé-selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le liquide est constitué par de l'eau.