La présente invention concerne une vitre isolante et procédé pour sa fabrication. La demande de brevet allemand DT-AS 1 103 528 décrit une vitre isolante dans laquelle les deux panneaux de verre qui la constituent reposent à la fois sur une face d'appui située sur le bord intérieur correspondant de l'entretoise et sur une face d' appui située dans la zone du bord extérieur correspondant de-l' entretoise, contigtle vers l'ïntôrieur a la face de butée. L'espace ce entre les deux faces d'appui est entierement rempli d'une masse étanche.Toutefois, dans la pratique, un remplissage idéal est difficile a obtenir, de sorte que lorsqu'il est insuffisant, le trajet de diffusion est plus court.En outre, comme la masse é- tanche n'est alors pas contigue aux faces d'appui des panneaux, la section de diffusion utile est égale à la hauteur de la couche de matière étanche et par cone'quent relativement grande.Si la quantité de matière étanche est excessive, celle-ci "déborde" vers l'intérieur ou ltestérieur entre le panneau de verre et la face d'appui, de sorte que la distance qui sépare les deux panneaux de verre est trop grande et/ou que la fenêtre finie présente sur le bord des vitres des zones salies par la matière étanche, zones qui sont visibles de l'extérieur. En outre, en raison de la présence de deux faces d'appui, pour une même profondeur de l'entretoise le parcours de diffusion déterminé par l'espace rempli, parfois insuffisamment, de masse étanche est relativement court, de sorte que la résistance à la diffusion de la vapeur d'eau est éventuellement insuffisante.C'est pourquoi, dans cette vitre isolante connue, il est prévu aussi une masse étanche entre la tranche de chaque panneau de verre et la face de butée qui la recouvre. L'inconvénient de cette mesure est qu'elle nécessite 1' application de matière étanche en deux endroits pour chaque côté de l'entretoise, ce qui, du point de vue de la technique de fabrication, est coûteux car, du fait que chaque panneau de verre doit reposer aussi sur la seconde face d'appui, près de la face de bu tée, la matière étanche doit être placée en deux endroits avant ou pendant I'or,ôration d'application des deux panneaux de verre sur l'entretoise. il faut donc doser à part et avec précision la quantité de masse étanche pour chacun de ces endroits. Le modèle d'utilité allemand 7 412 672 décrit aussi une vitre isolante pour laquelle on utilise des entretoises qui pré- sentent, pour chaque panneau de verre, trois faces d'appui, entre lesquelles se trouvent au total deux rainures destinées à recevoir un adhésif, Toutes les faces d'appui, dont l'une est contigüe à la face de butée, se trouvent dans un même plan. Dans cette vitre isolante aussi, il est prévu une application d'adhésif d'une part, entre chaque panneau de verre et le fond des rainures et, d'autre part, entre la tranche de chaque panneau et la face de butée, deux matières différentes devant même être utilisées parfois comme aadhésif.On retrouve dans cette construction les inconvénients dé jà cités, la couche d'adhésif ne se limitant pas aux rainures, mais s'étendant aussi manifestement entre les faces d'appui et le panneau de verre associé. Ici aussi, des zones de la vitre visibles de l'extôrieur risquent d'être salies par l'adhésif et, suivant l'ôpaisseur de la couche d'adhésif interposée entre les faces d'appui et le panneau de verre, on obtient une section de diffusion importante. Pour compenser cela par un parcours de diffusion plus grand, dans cette vitre isolante connue, les entretoises doivent s'enfoncer très profondément entre les panneaux. L'invention a donc pour objet de réaliser une vitre isolante du type précité, dans laquelle les inconvénients ci-dessus sont supprimés et qui présente, outre une grande résistance à la diffusion de la vapeur d'eau, une résistance mécanique élevée. A cet effet, dans la vitre isolante selon l'invention, l'entretoise présente pour chaque panneau de verre une face d'appui et entre cette face d'appui et la face de butée une saillie en forme de nervure orientée sensiblement parallèlement à la face de butée, qui saille moins que la face d'appui sur le fond de la cavité délimitée entre cette dernière et la face de butée et se termine à une faible distance du panneau de verre pour former une section de diffusion très réduite, remplie d'une matière é- tanche et adhésive. Dans cette vitre isolante, en raison de la couche relativement épaisse de matière étanche et adhésive dans les intervelles entre la saillie d'une part et la face d'appui et la face de butée d'autre part, on est assuré que la vitre reste étAnche même lorsqu'elle est soumise a des sollicitations mécaniques et thermiques, tandis que l'ôtranglement de la section de diffusion résultant de la prôsence de la saillie en forme de nervure oppose une très grande résistance à la diffusion de la vapeur d'eau. Enfin, on a de part et d'autre des flancs de la nervure un parcours de diffusion relativement long sans qu'il soit nécessaire d'aug menter la profondeur de l'entretoise. Selon une autre caractéristique de l'invention, la face en bout de la saillie est confortée de façon à recevoir une matière étanche et adhésive, de préférence, un polyselfure, avant le montage de la vitre, matière qui après le montage est refoulée dans les espaces compris entre la saillie, d'une part, et la face d'appui et la face de butée, d'autre part, et entoure de façon é- tanche la saillie de tous côtés, On est ainsi assuré qin lorsqu' on presse les panneaux de verre contre l'entretoise la matière se répartit d'elle-même uniformément entre- les deux espaces, un équi- libre pouvant avoir lieu éventuellement par le passage étranglé créé par la saillie et la manière pouvant, en raison de la rugosi- té de la tranche du panneau de verre, stécouler entre celle-ci et la face de butée, de sorte qu'elle ne peut, en aucun caa, pénétrer dans l'espace vide délimité entre les deux panneaux. On est aussi assuré que la saillie est entourée de tous côtés de matière étanche et adhésive, sans aucune "poche" d'air. La section de la saillie a avantageusaiient une forme trapézoidale, afin que la matière étanche et adhésive puisse sté- couler uniformément de part et d'autre d'elle. Sa face en bout peut présenter une cannelure pour fixer le cordon de matière étanche et adhésive, mais elle peut aussi être pratiquement réduite à une arête vive. Lors de l'assemblage des panneaux de verre avec l'entre toise, il faut veiller à ce que la couche de matière étanche et adhésive soit relativement épaisse afin que les sollicitations résultant des différences de coefficients de dilatation thermique soient absorbées par cette matière élastiqwe, bien que cela soit désavantageux, tant du point de vue de la résistance mécanique que de celui de la résistance à la diffusion de la vapeur d'eau. Cela est nécessaire en particulier lorsqu'on utilise, coupe cela s'est fait jusqu'ici, des entretoises en matière plastique ou en alumi- nium. Dans une forme d'exécution de l'invention, l'entretoise est faite d'une matière dont le coefficient de dilatation est voisin de celui des panneaux, par exemple du verre. De ce fait, la couche de matière peut être considérablement plus mince, ce qui entraine non seulement une économie de matière, nais aussi une plus grande résistance mécanique et une meilleure re-sistance à la diffusion de la vapeur d'eau. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé, représentant, à titre d'exemples non limitatifs, deux formes d'exécution de cette vitre isolante: Fig. 1 est une vue en coupe partielle d'une première forme d'exécution d'une vitre isolante selon l'invention; Fig. 2 est une vue en coupe partielle d'une seconde for me d'execution de cette vitre, seule une partie de l'entretoise étant représentée. La vitre isolante Il représentée à la fig. 1 comporte deux panneaux de verre 12, il maintenus à une certaine distance l'un de l'autre par une entretoise 14. Les deux panneaux de verre 12, 13 délimitent entre eux un espace isolant 16, rempli d'air sec par exemple, délimité vers la tranche des panneaux, par quatre côtés dans le cas dé panneaux de verre rectangulaires. Les côtés, dont un seul 17 est représenté à la fig. 1, stétendent le long des bords de la vitre isolante. L'entretoise 14 est un profilé en forme de caisson, avec une cavité intérieure de section sensiblement carrée 21, définie entre deux âmes 22 et 23, une aile extérieure 24 et une aile intérieure 26, qui s'étend entre les deux panneaux de verre 12, 13. L' aile intérieure 26 est plus épaisse que l'aile extérieure 24, celle-ci étant à son tour plus épaisse que les âmes 22, 23, lesquelles ont une même épaisseur. La cavité intérieure 21 est remplie d' un déshydratant, par exemple un tamis moléculaire ou un gel de silice, qui est en communication avec 1'espace 16 par une fente oblique 27, qui s'retend sur toute la longueur et toute l'épaisseur de l'aile intérieure 26. Cette dernière présente sur chacun de ses côtés tournes vers un panneau un prolongement 28, dont la face en bout constitue la face d'appui 29 du panneau correspondant. L'aile extérieure 24 présente elle aussi sur chacun de ses côtés un prolongement 31. Les prolongements 31 et 28 ont la même épaisseur que leurs ailes respectives. Chaque prolongement 31 est appliqué contre la tranche 32 du panneau respectif 12, 13 et il occupe à peu près la moitié de la largeur de cette tranche.De ce fait, chaque prolongement 31 forme dans sa partie tournée vers le panneau associé une face de butée 33 contre laquelle vient s'appuyer la tranche li du dit panneau. L'âme 22, tout comme l'âme ç, présente une saillie en forme de nervure X , 36, située à peu près à mi-distance entre les prolongements 28 et 31, et dont la section a sensiblement la for me d'un trapèze dont la petite base est tournée vers le panneau correspondant.Chaque nervure est un peu moins saillante que le prolongement 28 respectif sur lequel repose lé panneau associé, de sorte que la face en bout de chaque nervure et la face interne du panneau associe délimitent entre elles un espace étroit 37 qui, pour un prolongement 28 saillant de b- par exemple, a une épaisseur comprise entre 1/10 et 2/10 de millimètre. Dans la forme d' exécution représentée, la face de la nervure tournée vers le panneau de verre est plane, mais-elle peut aussi être munie d'une cannelure , voire être réduite à une arête. Grâce à cette configuration de l'entretoise 14 on obtient de part et d'autre de l'espace étroit 37 deux espaces plus grands 38, 39, dont ltépaisseur est déterminée par la hauteur du prolongement 28 et dont la largeur est fonction de la position et des dimensions de la nervure 34, 36. Celle-ci peut, par exemple, ne pas se trouver à égale distance des prolongements 31 et 28, les espaces 38 et 39 étant alors de grandeurs inégales. il est possible aussi de munir chaque âme 22, 23 de deux saillies ou da-vantage et d'obtenir ainsi un plus grand nombre d'espaces.Tous les espaces 37, 38, 39, qui s'retendent sur toute la longueur de l'entretoise sur chaque côte de la vitre, sont remplis d'une na- tière étanche et adhésive, par exemple un polysulfure 41. Cette matière établit une bonne liaison par adhérence entre les panneaux 12, 13 et l'entretoise 14 et, en raison même de ses bonnes propriétés d'étanchéité, présente une grande résistance à la diffusion de la vapeur d'eau Dans la zone des espaces 38, 39, la couche de matière 41 est relatisesent épaisse, de sorte qu'an raison de son élasticité propre, elle peut absorber aussi les solli-* citations mécaniques résultant des différences de coefficients dedilatation thermique entre les panneaux de verre et l'entretoise qui, dans cette forme d'exécution, est en aluminium. L'espace 37, qui est très mancie, constitue pour ainsi dire une barrière ou un étranglement du passage de la vapeur d'eau, car dans cette zone, la section de diffusion de la vapeur deau est très petite, tandis que, d'autre part, les flancs inclinés de la saillie 34, 36 augmentent le trajet de la diffusion. Un trajet plus long et une section plus petite contribuent à augmenter la résistance à la diffusion de la vapeur d'eau. La fabrication de la vitre isolante Il et la liaison é- tanche à l'air et a la vapeur d'eau entre-les deux panneaux de vers re 12, 13 et l'entretoise 14 peuvent être rationalisées et mécanisées en enduisant chaque face d'assemblage de chacun des côtés du quadrilatère que constitue L'entretoise d'une matière étanche et adhésive 41, déposée à l'aide d'une buse sous forme de cordon sur les faces en bout des saillies 34, 36. Ces faces en bout sont conformées de telle façon que le cordon de matière 41 sortant du dispositif d'encollage reste sur les saillies. Le cordon déposé est suffisamment épais pour remplir les espaces 37, 38, 39.Lorsque cette opération est terminée, on presse contre le panneau de verre 13, placé par exemple sur une table, Wle des faces enduites de l'entretoise 14, et la matière qui se trouve sur la saillie est refoulée et répartie uniformément entre les espaces 38, l'espace 37 restant rempli.On place alors l'autre panneau 12 sur l'autre face de l'entretoise 14 et la matière 41 s'écoule de la même manière de la saillie 34 vers les espaces 38, 39. On finit à la spatule ou à l'aide d'une buse. La forme d'exécution représentée à la fig. 2 diffère de celle qui vient d'être décrite uniquement par la forme de 1' entretoise 14. Pour tenir compte du coefficient de dilatation them mique, l'entretoise 14 est en verre ou fait d'une matière ayant un coefficient voisin de celui du verre des panneaux 12, 13. I1 est alors possible de réduire la hauteur des prolongements 28 et des saillies 34, 36, car la couche de matière étanche et adhésive 41 peut être plus mince, n'ayant pas à absorber les sollicitations mécaniques résultant de différences entre les coefficients de dilatation respectifs des panneaux et de l'entretoise. Or, plus la couche de matière 41 est mince, plus la rigidité de la vitre isolante est grande. Il va de soi que le prolongement 31 de 1' aile extérieure 24 peut avoir sa hauteur diminuée d'autant. Bien que la vitre isolante qui vient d'être décrite soit constituée par deux panneaux de verre séparés par une entretoise, il va de soi que l'invention est aussi applicable aux vitres isolantes formées de trois panneaux de verre ou davantage avec deux entretoises ou plus, ou une seule entretoise conformée en conséquence. - REVENDICATIONS 1. - Vitre isolante, comportant au moins deux panneaux de verre et une entretoise séparant l'un de l'autre les panneaux adjacents, qui présente une cavité pour contenir une matière hygroscopique, au moins une face d'appui pour chacun des deux panneaux adjacents dans le voisinage de ses bords intérieurs et, dans le voisinage de chacun de ses bords extérieurs, une face de butée recouvrant au moins en partie la tranche du panneau correspondant, une matière étanche et adhésive établissant une liaison étanche aux gaz et à la vapeur d'eau entre l'entretoise et les deux panneaux, caractérisée en ce que l'entretoisa présenta, pour chaque panneau de verre, entre la face d'appui et la face de butée, une saillie en forme de nervure orientée sensiblement parallèlement à la face de butée, qui saille moins que la face d'appui sur le fond de la cavité délimitée entre cette dernière et la face de butée et se termina à une faible distance du panneau de verre associé pour former une section de diffusion très réduite, remplie de matière étanche et adhésive. 2.- Vitre isolante selon la revendication 1, caractérisée en ce que la face en bout de chaque saillie est conformee de façon à recevoir une matière étanche et adhésive, de préférence un polysulfure, matière qui, après le montage, est refoulée dans les espaces compris entre la saillie, d'une part, et la face d'appui et la face de butée, d'autre part, et entoure de façon é- tanche la saillie de tous côtés. 3.- Vitre isolante selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisée en ce que Ehaque saillie a une section en forme de trapèze dont la petite base correspond à la face en bout tournée vers le panneau de verre associe. 4.- Vitre isolante selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la face en bout de chaque saillie présente une cannelure pour recevoir en partie une matière étanche et adhésive déposée de préférence en forma de cordon. 5.- Vitre isolante selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que chaque saillie se trouve à égale distance de la face d'appui et de la face de butée du panneau associé. 6.- Vitre isolante selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que l'entretoise est faite d'une matière ayant un coefficient de dilatation thermique très voisin de celui des panneaux, par exemple de verre. 7. - Vitre isolante selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que la distance entre la face en bout de chaque saillie en forme de nervure et le plan de la face d'appui correspondante est comprise entre 1/10 et 2/10 mm et est de préférence 1/10 em. 8. - Procédé de fabrication d'une vitreisolante selon la revendication 1, comportant au moins deux panneaux de verre et une entretoise en forme de cadre polygonal, caractérisé en ce qu'il consiste à déposer sur toute la longueur de chacune des saillies en forme de nervure et sur chaque côté du polygone du cadre entretoise, une matière étanche et adhésîve,puis à appliquer le cadre entretoise sur un des panneaux de verre avec une pression suffisante pour que la matière se répartisse uniformément entre la saillie, d'une part, et la face d'appui et la face de butée, d'autre part, et entoure la saillie de tous côtés, et enfin à appliquer de la même manière le second panneau de verre sur l'autre face du cadre entretoise. 9. - Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que les angles formés par les côtés du cadre entretoise sont enduits de la même matière étanche et adhésive à la spatule ou à l'aide d'une buse.