la présente invention concerne un aéronef à propagation en autorotation ou non3 équipé d'un dispositif électrostatique d'aide au pilotage, celui-ci ayant lieu suivant les trois axes de tangage, roulis, lacet et étant extérieur audit dispositif, ce dernier permettant audit aéronef a) de disposer d'une référence de verticale utilisable à toutes fins utiles et notamment pour la synchronisation de la séquence de pilotage en tangage et lacet si l'aéronef est en autorotation, b) de disposer d'une information d'altitude dans le cas où l'aéronef se déplace à faible distance de la surface de la mer en état d'agitation, c) de disposer d'une information de distance par rapport à un obstacle fixe ou mobile pouvant Qtre soit un aéronef soit un corps flottant à la surface de lteau, ladite information étant utilisée par exemple pour cornmander la mise à feu du charge portée par l'aéronef, l'ensemble constituant alors tme fusée de proximité. En ce qui concerne la génération d'une information de verticale, les dispositifs en usage actuellement mettent en oeuvre des systèmes à inertie réalisés essentiellement à partir de gyroscopes, de gyromètres et d'accéléromètres. En ce qui concerne la génération d2une information d'altitude, les dispositifs en usage actuellement sont soit des systèmes barométriques utilisant la décroissance de la pression atmosphérique avec l'altitude, soit des dispositifs radioélectriques hyperfréquence du type radar basés sur le temps mis par une impulsioh pour effectuer le parcours allerretour entre l'aéronef émetteur et la surface du sol ou de lteau. En ce qui concerne la mesure de la distance entre 15aéronef et un obstacle fixe ou mobile considéré comme une cible, les dispositifs les plus couramment utilisés sont -soit des systèmes électromagnétiques actifs, du type radar, dans lesquels l'aéronef comporte un émetteur et un récepteur, -soit des systèmes électromagnétiques semi-actifs dans lesquels l'aéronef est doté d'un récepteur pour capter le rayonnement réfléchi de la cible illuminée par un émetteur au sol, - soit des systèmes infrarouges passifs dans lesquels un senseur IR détecte la chaleur rayonnée par un moteur, par le panache de gaz d'un moteur, ou la chaleur dégagée, sous l'effet de l'échauffement cinétique par la cellule de la cible, - soit des systèmes à infrarouges actifs, dans lesquels l'aéronef comporte une scurce d'infrarouges pour illuminer le but.Ces systèmes sont analogues aux systèmes électromagnétiques actifs mais opèrent sur des longueurs d'onde beaucoup plus courtes. Les dispositifs actuellement utilisés pour assurer les fonctions proposées suivant l'invention comportent des pièces mécaniques en mouvement, nombreuses et fragiles, consomment beaucoup d'ergie électrique, sont-relativement lourds et encombrants du fait que chaque fonction est assurée par un dispositif indépendant, et utilisent des circuits électroniques hyperfréquence complexes. Le dispositif suivant l'invention est constitué uniquement d'équipements électroniques basse fréquence très simples, consommant très peu d'énergie électrique,d'encombrement et de poids réduits, ne comportant aucune pièce mécanique en mouvement et1 par conséquent, présentant une très grande fiabilité. I1 peut en outre grouper les trois fonctions désirées en un seul équipement. Le dispositif selon l'invention repose sur le fait que l'on sait mesurer en continu la différence de potentiel existant entre deux points de l'atmosphère,au moyen de senseurs électrostatiques à électrodes ionisées. On sait qu'il existe , dans l'atmosphère des champs électrostatiques dont on a pu mesurer la répartition sous forme de zones équipotentielles. On sait également que cette répartition peut être perturbée dans une gamme d'altitudes donnés, soit sous des influences naturelles telles par exemple que l'état de la mer pour une zone située au-dessus de cette dernière, soit sous des influences non naturelles telles que la présence d'un objet fixe ou en mouvement, étrange à l'aéronef et au voisinage de ce dernier. Au moyen du dispositif selon l'invention, aéronef étant en mouvement, on messe en continu la différence de potentiel électrostatique de l'atmosphère en deux points distants entre eux sur ledit aéronef, et l'on applioue la détection de perturbations du champ électrostatique dans lequel se déplace ledit aéronef à la formation d'un signal de réponse à partir du- quel on élabore un signal de commande lorsque le signal de réponse présente un niveau ou une variation prédéterminés. Le dispositif de base selon l'iiwention est essentiellement caractérisé par le fait qu'il comprend au moins un doublet de deux électrodes séparées de mesure du potentiel élec trostatiaue, porté par l'aéronef et reliées chacune à uue entrée drun amplificateur différentiel dont la sortie est connectée à un circuit d'élaboration d'ordres de commande. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront mieux de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés, sur lesquels la figure 1 représente un schéma illustrant la mesure d'une différence de potentiel électrostatique de l'atmosphère la figure 2 représente un schéma illustrant le cas d dtun aéronef se déplaçant dans un champ électrostatique uniforme vertical la figure 3a représente un schéma synoptique d'un dispositif de référence de verticale selon l'invention la figure 3b représente un ensemble de graphiques correspondant au fonctionnement des circuits respectifs de la figure 3a la figure 4 représente un schéma de la répartition de zones équipotentielles au-dessus du niveau de la mer la figure 5 représente un graphique du carré des amplitudes des vagues en fonction de leur fréquence la figure 6 représente un graphique de la valeur efficace du potentiel électrostatique de l'atmosphère rencontré en fonction de ltaltitude pour différentes forces de tuner la figure 7 représente un schéma synoptique d'un dispositif altimétrique selon l'invention ; la figure 8 représente ull gr2pllique des altitudes minimales autorisées pour différentes forces de mer;; les figures 9, 1C, il représentent respectivement des graphiques de courbes de potentiels en fonction de ltappro che d'un objet en vol les figures 12 et 13 représentent respectivement des graphiques de courbes de potentiels en fonction de l'approche d'un objet flottant la figure 14 représente un schéma synoptique d'un détecteur de proximité selon l'invention ; et la figure 15 représente un schéma synoptique d'un dispositif général pouvant équiper un aéronef conformément à l'invention. I1 est établi que l'atmosphère est un diélectrique imparfait, en ce sens que l'air présente une certaine conductivité engendrée par la présence permanente de particules ionisées caractérisées par leur concentration et leur mobilité. En conséquence, si en deux points de l'atmosphère, on place deux électrodes chargées A et B (le sol et l'Ionosphère par exemple) et présentant entre elles une différence de potentiel VA - VB' il s'établit entre ces électrodes un courant électrique tel que tout au log d'une ligne de courant,le potentiel du diélectrique va varier progressivement de la valeur VA à la valeur VB et ce en fonction de la conductivité locale de l'atmosphère. En considérant l'ensemble des lignes de flux, on peut constituer un réseau de surfaces équipotentielles en reliant entre eux tous les points de l'atmosphère situés au même potentiel. L'état électrostatique d'un point de l'atmosphère est caractérisé dans ces conditions par un vecteur E appelé champ électrique dont la direction est celle des lignes de flux local et la grandeur égale au gradient du potentiel électrostatique régnant en ce point. Du fait qu'il existe toujours des charges électriques localisées dans 1'at- mosphère, il existe toujours un champ électrique E en chaque point de celle-ci. En se référant à la figure 1, si l'on considère une portion d'atmosphère suffisamment petite, on peut admettre que le chawpélectrique E y reste constant en grandeur et direction et que les surfaces équipotentielles sont des plans parallèles. Dans ces conditionE, si l'on place dans cette portion d'espace deux senseurs ionisés A et B (un senseur ionisé est une électrode dont on augmente artificiellement la surface de contact avec llatmosphère en la plaçant dans la zone d'action d'une source radioactive émettant des rayons a, par exemple Americium 24t) et si E est l'intensité du champ, L la longueur du doublet AB, e l'angle que fait le segment AB avec les surfaces équipotentielles, la différence de potentiel VA - V B s'écrit VA - V3 = S sin e et si l'on relie les deux senseurs A et B aux bornes d'entrée d'un amplificateur différentiel à haute impédance, celuici délivrera un signal de sortie V de la forme V = k E sin e C'est cette mesure du potentiel électrostatique existant entre deux points A et B que l'on exploite selon l'invention, en fonction de certaines configurations particulières du champ électrostatique atmosphérique, chaque configuration étant liée à la nature des phénomènes physiques engendrant le champ atmosphérique. On décrira maintenant le dispositif selon l'invention , respectivement dans le cas de ltobten- tion de la référence de verticale pour un aéronef ou un missile en autorotation ou non, de l'obtention d'une mesure de l'altitude d'un aéronef à proximité de la surface de la mer et de l'obtention d'un détecteur de proximité vis-à-vis d'un objet fixe ou mobile volant ou flottant à la surface de la mer. 1. Dans le cas d'un aéronef en autorotation se dé plaçant dans un champ électrostatique uniforme vertical, et en se référant à la figure 2, on rappelle que la configuration de champ électrostatique uniforme est la plus courante dans l'atmosphère. Elle est engendrée par la différence de potentiel existant entre la surface du sol conductrice S et l'ionosphè- re I dont le potentiel par rapport au sol. est d'environ 300 kV.Dans ces conditions, si l'on place deux senseurs A et B en deux points symétriques par rapport à l'axe d'autorotation de l'aéronef animé d'une vitesse angulaire w, l'axe de rotation de l'aéronef faisant lui-même un angle # avec les surfaces équipotentielles P1, P2, la différence de potentiel VA VB est de la forme VA- V = L.E sin e.cOS =L.E sin@t.cos # En se référant aux figures Da et 3b, le dispositif électrostatique de fourniture d'une référence de verticale comprend les senseurs électrostatiques C1 et D1 placés par exemple en extrémité de voilure et symétriques par rapport à l'axe d'autorotation de l'aéronef porteur. La différence de potentiel V01 -VD1 est la grandeur d'entrée du dispositif. Il est d'ailleurs bien entendu que l'on pourrait ne disposer qu?un seul senseur et exploiter la différence de potentiel existant entre ce senseur et la masse de l'aéronef. Les sorties des senseurs CI, D1 sont.respectivement reliées à deux entrées d'un amplificateur différentiel 1 à haute impédance d'entrée, délivrant à sa sortie un signal V1 sinusoïdal ayant une période égale à celle de l'autorotation de l'aéronef. La sortie de l'amplificateur différentiel 1 est reliée à l'entrée d'un filtre passe-bas 2 ayant une fréquence de coupure légèrement supérieure à la fréquence d'autorotation, ce qui permet l'élimination du bruit des vagues au-dessus ae la surface de la mer. La sortie du filtre 2 est reliée à l'en- trée d'un amplificateur saturé 3 qui délivre à sa sortie un signal V2 en forme de créneaux dont les fronts coîncident avec l'annulation du signal V1. La scrtie de l'amplificateur saturé 7 est reliée à l'entrée d'un circuit différentiateur 4 délivrant un s signal de sortie V3 sous forme d'impulsions de sens alternés coïn- cidant avec l'annulation du signal 1 et correspondant par consaquent au passage du doublet Ci-Dl dans les positions caractéristiques horizontales successives. Le signal V3 pourra donc titre exploité de façon appropriée en association avec les organes de conrtande de l'aéronef. Dans le cas d'un missile, il pourra être exploité au niveau de la bofte de séquence de pilotage 5 propre à chaque type de missile, afin d'assureur la synchronisation des ordres de gouverne (H) élaborés à partir des ordres de guidage tangage lacet transmis au missile, soit par fil, soit par téléeom- mande, portant la référence générale 6. L'ensemble du dispositif décrit oi-dessus constitue donc un générateur de signaux de verticale en vue de la ayant chronisation de la séquence de pilotage d'un aéronef en autorotation, bien qu'en fait les signaux délivrés soient des signaux de référence horizontale. 2. Dans le cas d'un aéronef (en autorotation ou non) se déplaçant à proximité de la surface de la mer agitée, le champ électrostatique moyen étant uniforme et vertical, le dispositif suivant l'invention applique - la mesure du potentiel électrostatique existant entre deux senseurs A Cet B, placés parallèlement à l'axe de déplacement de l'aéronef, - la déformation des surfaces équipotentielles au voisinage de la surface de la mer agitée, et constituant une surface équipotentielle, - les propriétés particulières de la surface agitée de la mer en régine établi caractérisé par une force de mer. En ce qui concerne la déformation des surfaces équipotentielles au voisinage de la surface de la mer agitée, il convient de remarquer que la répartition des potentiels en tout point de l'atmosphère repond à l'équation de Laplace d2v d2v d2v + + = 0 d d y d h dans laquelle V est le potentiel, h est l'altitude, x et y sont les distances horizontales de déplacement, et que les es@@itions aux limites suivantes doivent être respectées, à savoir : 1 dV = E constant dh dv = dV - O dx dy (pour h suffisamment grand) 20 V = 0 à la surface de la mer (en effet, la surface oc la mer est conductrice). L'intégration de l'équation de Laplace est impossible sauf dans quelques cas bien particulIers tels que mer plate ou houle sinusoïdale. Quoi qu'il en soit, on conçoit que les surfaces équipotentielles situées au voisinage immé- diat de la surface de l'eau, en épouseraient très exactement le modelé puis qu'en s'élevant progressivement, ces surfaces équi- potentielles s1 amortiraient progressivement pour devenir rigoureusement horizontales à partir d'une certaine altitude, cornue représenté sur le schéma de la figure 4 ca les zonas équipotentielles V1 à V5 tendent vers l'horizontale a' partir de la surface ondulée de la mer M (potentiel zéro). En ce qui concerne les propriétés partioulières de la surface de la mer en régime établi caractérisé par une force de mer, on peut considérer que si en un point de la mer et pour différents états de force de mer donnée, on enregistre le déplacement vertical de la surface ae l'eau, on obtient une élongation C dont la répartition spectrale peut être représenbée par le graphique de la figure 5. Sur ce graphique, on a porté en abscisses les fréquences en Hertz (f) vues d'un point fixe et les fréquences (f vues d'un mobile, et, en ordonnées, le carré des amplitudes des vagues [C(f)]2. mes courbes 7, 8 et 9 correspondent respectivement à des vtesses de vent de 20, 30 et 40 noeuds. On conçoit aisément que si le point de mesure, au lieu d'être fixe, se déplace avec une vitesse horizontale, a représentation du carré des amplitudes en fonction des forces de mer restera inchangée si ce n'est que l'échelle des fréquen- ces sera multipliée par un coefficient proportionnel a la vites- se v de déplacement-du point de mesure (on a représenté en M la fréquence propre de tangage de l'aéronef qui est très in- férieure à la fréquence fondamentale du spectre). Ces considérations permettent de conclure que si l'on déplace à une altitude h constante au-dessus d'une mer de force donnée un doublet de senseurs AB à vitesse horizontale constante, celui-ci mesurera un signal VA - VB dont la répartition spectrale de fréquence sera sensiblement indépendante de l'altitude mais dont le niveau moyen ou valeur efficace sera une fonction décroissante de celle-ci. On a représenté sur le graphique de la figure 6 l'allure de la valeur efficace du signal VA - VB en fonction de l'altitude et pour différentes forces de mer. Sur ce graphique de la figure 6, on a porté en abscisses l'altitude h et, en ordonnées, la valeur efficace du signal VA - VB. En se référant à la figure 7, le dispositif altimétrique selon l'invention comprend une première paire de senseurs électrostatiques A1 et B1 placés horizontalement, c'est-adire longitudinalement. Ce sont ces deux capteurs qui mesurent le signal d'entrée dont on cherche à exploiter la valeur efficace0 Ccmme dans le dispositif précédent, on pourrait disposer qu'un seul capteur et prendre comme signal d'entrée la différence de potentiel existant entre ce capteur et la masse du missile. Le dispositif comprend en outre une seconde paire de senseurs électrostatiques C2 et D2 placés verticalement, ctest-à-dire radlalement. Ces capteurs mesurent le gradient de potentiel électrostatique local. On utilisera cette mesure pour effectuer le contrôle automatique du gain de l'amplificateur différentiel. Ce contrôle du gain est indispensable pour rendre le système insensible aux variations du gradient E qui intervient directement dans la mesure VA1 - VB1 .En effet, si : S est une fonction représentant la surface de la mer, h l'altitude moyenne du doublet klR1 E le gradient local de potentiel, on a VA1 - V31 = [Fî (S) . 72 (h)] x E Si aéronef équlpé du dispositif selon l'invention est en autorotation, l'information fournie par C2 et D2 est un signal alternatif. Dans ce cas, ledit siglial est redressé et filtré pour en extraire la valeur efficace qui commande le gain dudit amplificateur. Les senseurs sont respectivement reliés aux entrées d'un amplificateur différentiel à haute impédance d'entrée 10. Compte tenu des explications donnes c -dessus, le signal de sortie V1 de cet amplificateur est de la forme =K # VA1 - VB1 = K.F1 (S) # F2(h) E Il ne dépend que de la forme de la surface de la mer et de l'altitude moyenne de A1.B1. La sortie de l'amplificateur différentiel 10 est reliée à l'entrée d'un circuit redresseur 11, suivi d'un filtre RC (#12). Ces deux éléments permettent de générer à la sortie du filtre 12 un signal VD, valeur efficace du signal V1. On déterminera une constante de temps suffisante pour que, dans la mesure où la surface S de la mer correspond à un spectre bien défini, le signal V3 soit une fonction de la seule variable h. Le dispositif comprend ensuite un élaborateur d'ordre de tangage 13 sous la forme d'un amplificateur différentiel dont une première entrée 44 est reliée à la sortie du filtre 12. Cet amplificateur différentiel 13 délivre un signal d'écart 74 de la forme V4 = &alpha; (Vg - Vh) = ss (h - hOM) 0M où VhOM est une tension de référence proportionnelle à la valeur efficace théorique du signal mesuré par le doublet A1 E1 correspondant à l'altitude de croisière ho choisie et à la force F de la mer au moment du lancement du missile. Le signal VhOM est élaboré dans un eircuit poten tlométrique 15 dont la sortie est reliée à la seconde entrée 16 de l'amplificateur différentiel 13. Le circuit 15 est luimeme réglé en fonction VhOM. Cet abaque définit une zone interdite Z (représentée en hachures). L:opérateur de tir disposant de l'abaque i7 du type ci-dessus peut alors déterminer la valeur de la tension VhOM par lecture directe et l'afficher sur son pupitre de tir. Plus la force de mer est grande, plus l'altitude minimum autorisée est élevée, ce qui conduit au domaine d'affichage nnter- dit Z. Dans le cas où aéronef n'est pas en autorotation, la sortie de l'élaborateur d'ordre de tangage 13 est reliée directement à la servo-gouverne de tangage 1 8. Cette servo-gouverne donnant des braquages proportionnels à écart entre l'altitude réelle et l'altitude affichée, on réalise donc un asservissement en position dont il suffira de choisir convenablement les paramètres et notamment le gain pour qu'il soit stable. Dans le cas où l'aéronef est en autorotation, le signal d'écart fourni par l'élaborateur d'ordre de tangage 13 doit être commuté par un dispositif de synchronisation des ordres de tangage assurée par des impulsions fournies par la sortie du circuit 4 (figure 3a) du dispositif de génération d'impulsions de verticale. On réalise ainsi un altimètre électrostatique permettant d'assurer la stabilisation altimétrique d'un aéronef dans tout le domaine d'espace où le champ électrostatique naturel atmosphérique est perturbé par la déformation de la surface de la mer. 3. Dans le cas d'un aéronef se rapprochant dans l'atmosphère d'un autre aéronef, ou oible volante, chargé électriquement, on se réfèrera aux figures 8 à 10 Quand un mobile N (figure 8) isolé au sol (qu'il soit conducteur ou isolant) se déplace dans l'air, il acquiert une charge électrique par frottsment avec les molécules d'air. Cette charge peut être soit négative, soit positive suivant les conditions atmosphériques et la nature du revêtement du mobile. Quoi qu'il en soit, le potentiel atteint par le mobile par rapport au milieu environnant est généralerent de plusieure milliers de volts. Si Iton déplace le mobile T (figure 9) sur ne trajectoire x'x passant à la distance d de la cible D chargée positivement par exemple, le potentiel etmosphérique teut au long de cette trajectoire aura l'allure caractéristique de la courbe 19, le potentiel VM étant le potentiel moyen par rappert aux potentiels VA et VB des senseurs. En se référant à la figure 10, lors du même déplacement du mobile, le signal VA-VB suivra la courte 20. Il s'agit d'une courbe symétrique par rapport à l'origine, présentant deux extrêmes et caractérisée par 1 fait que le signal VA-VB s'annule au passage à l'origine, c'est-à-dire au moment précis ou le doublet de senseurs passe à la plus courte distance de la cible. 4. Dans le cas d'un obstacle flottant conducteur, en se référant aux figures il et 12, on considérera une sur- face conductrice horizontale S sur laquelle repose un obsta- cle G prismatique de section rectagulaire et conducteur. Ce schéma représente approximativement celui citun navire flot- tant à la surface de la mer le long d'un déplacement perpendiculaire à l'axe x'x. On conçoit que les surfaces équipotentielles du champ électrostatique naturel se déforment suivant un tracé ayant approximativement l'allure des courbes V1, V2, V3, V4. Sur la trajectoire horizontale x'x dé l'aéronef, passant au-dessus de l'obstacle et représentant le potentiel VM rencontré en tout point M de cette trajectoire, on obtient une courbe 21 symétrique par rapport à l'axe des ordonnées carac- térisée par le fait qu'elle présente un minimum au momant préçis où le point M passe à le plus courte distance de l'obstacle. La différence de potentiel VA - VB apparaissant aux bornes d'un doublet de senseure AB de milieu M aura l'allure caractéristique de la courbe 22 représentée sur la flgure 12, comparable en tout point (au signe près éventuellement) au signal VA - VB décrit en référance au cas de la figure 10. En se référant à la figure 14, le dispositif électrostatique constituant une fusée de proximité comprend de@y senseurs électrostatiques A2 et B2 parallèles à l'axe du missile porteur. La différence de potentiel VA - VB est la 2 grandeur d'entrée du système. Comme dans les deux cas précédents, on pourrait ne disposer qu'un seul capteur et exploiter la différence de potentiel entre ce capteur et la masse du missile. Ces deux senseurs sont respectivement reliés aux deux entrées d'un amplificateur différentiel à haute impédance d'entrée 23 associé à un filtre passe-bas 24. Cet amplificateur 23 délivrera un signal de sortie V1 ayant l'allure carac- téristique 25 d'une courbe continue présentant deux extr8mes et symétrique par rapport à l'origine (en prenant comme origine des distances et des temps le point de passage du missile à la plus courte distance de la cible). Le filtre passe-bas 24 est destiné à éliminer les bruits parasites engendrés soit par les vibrations propres du missile sur la trajectoire, soit par les perturbations du champ électrostatique naturel provoquées par la surface agitée de la mer dans le cas d'une cible flottante. La sortie du filtre passe-bas 24 est reliée à l'entrée d'un circuit différentiateur 26 qui délivre un signal de sortie V2 ayant l'allure caractéristique 27 d'une courbe à deux maxima et un minimum symétrique par rapport à l'axe des ordonnées. La sortie du circuit différentiateur 26 est reliée à l'entrée d'un circuit diode 28 qui délivre deux signaux de sortie V3 et V4. Le signal V3, qui est la composante positive de V2, pourra provoquer par exemple la- fermeture d'un relais 'ar- mement 29 au temps tAr lorsque le seuil d'armement V aura été atteint, permettant ainsi au signal V4 d'exciter un relais de mise à feu 30. Le signal V4, qui est la composante négative du signal V2, pourra provoquer la fermeture du relais de mise à feu 30 au temps tF lorsque le seuil de mise à feu VF aura été atteint. Toujours dans le cas d'un missile muni d'une charge explosive, il est particulièrement intéressant de provoquer la mise à feu de la charge explosive avant l'instant 0 de passage à plus courte distance; en raison du fait que les éclats de la charge sont animés d'une vitesse finie et demandent un certain temps pour atteindre la cible. Le relais d'armement à seuil 29 assure la con nuité entre le circuit diode 18 et le relais de mise à feu 30 et permet de maintenir la charge explosive à l'état inerte pendant la phase préalable de vol et d'approche. Le relais de mise à feu à seuil 30, excité par le circuit diode une fois le relais dtarmement lermé, permet d'en- voyer le courant de mise à feu dans l'étoupille 31 de mise à feu au temps TF antérieur à l'instant O de passage à plus courte distance. En agIssant sur la valeur du seuil @VF, on peut optimiser l'instant TF de façon à obtenir le maximum d'efficacIté de l'explosion de la charge. Il y a lieu de remarquer qu'au cas ou, pour une raison quelconque, l'explosion de la charge ne se serait pas produite, on pourrait exploiter le deuxième passage du signal V3 à la valeur du seuil d'armement VA pour ouvrir le relais d'armement 29 et donc désarmer la charge. On réalise ainsi un dispositif électrostatique ou fusée de proximité électrostatique et qui délivre un signal électrique exploitable au moment précis (ou légèrement avant) où l'aéronef porteur du d dispositif suivant l'invention passe à la plus courte distance d'un obstacle ou cible. En se référant à la figure 15, un même aéronef ou missile peut porter un dispositif qui, à partir d'un doublet longitudinal AB et d'un doublet radial CD, peut grouper les trois ensembles décrits isolément ci-dessus, à savoir, un circuit altimétrique 32, un détecteur de proximité 33 et un circuit générateur de tops de référence de verticale 3Z. Sur le schéma de la figure '5 on a donné les mêmes références aux circuits décrits précédemment. Le doublet longitudinal AB et son amplificateur différentiel associé 35 sont communs au circuit altimétrique 32 et au détecteur de proximité 33. Le doublet radial CD et son amplificateur différentiel associé 76 sont communs au circuit altimétrique 72 et au circuit de verticale 34. Chacun des circuits mentionnés ci-dessus est connu en soi, et, de ce falt, ne sera pas décrit dans ses détails. Il est bien entendu que la présente nvention n'a été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra y apporter toute équivalence technique sans sortir de son cadre qui est défini dans les revendications annexées. PEVENBICATI ONS 1. Aéronef en autorotation ou non, muni d'un dispositif d'aide et de correction au pilotage, les ordres ae pilotage prement dits suivant les trois axes de tangage, roulis, lacet étant fournis à l'aéronef par un équipement extérieur audit dispositif, celui-ci permettant de fournir un signal fonctIon de l'altitude, de la proximité d'un objet étranger audit aéronef et de la position angulaire sur son axe de roulis, du type muni d'au moins un doublet de senseurs de mesure du potentiel électrostatique de l'atmosphère existant entre les deux senseurs, caractérisé par le fait que le dispositif comporte, par doublet de senseurs, un amplificateur différentiel dont la sortie est reliée à une channe de traitement du signal résultart-et fournissant, dans le cas de la position angulaire sur l'axe de roulis, des impulsions électriques discrètes à chaque passage dudit aéronef à une position angulaire déterminée pouvant être la verticale, dans le cas du dispositif de proximité un signal de fermeture de relais d'armement et un signal de fermeture de relais de mise à feu et, dans le cas de l'altimétrie, un signal continu électrique d'écart proportionnel à la différence entre l'altitude effective à laquelle se déplace l'aéronef et une alti- tude de référence prédéterminée. 2. Aéronef selon la revendication 1, exploitant un signai fonction de la position angulaire sur l'axe de roulis, caractérisé par le fait que le doublet de senseurs est disposé selon une droite perpendiculaire à l'axe de roulis de l'aéronef et que la chaîne de traitement du signal résultant de l'amplifica- teur différentiel comprend successivement un filtre passe-bas, un amplificateur saturé et un circuit différentiateur délivrant des impulsions en correspondance avec la position de référence et applicables à la synchronisation de la commutation sur les gouvernes des ordres de pilotage en tangage et en lacet fournis extérieurement au dispositif. 3. Aéronef selon la revendication 1, exploitant un signal fonction de l'altitude, caractérisé par le fait qu'il comprend un premier doublet de senseurs disposé parallèlement à llaxe de roulis de l'aéronef et un second doublet de senseurs disposé perpendiculairement audit axe, dont les sorties respectives sont reliées aux entrées d'un amplificateur différentiel commun, le premier doublet de senseurs fournissant le signal à traiter, le second doublet de senseurs fournissant un signal de correction de gain,la channe de traitement du signal de sortie dudit amplificateur différentiel comprenant successivement un circuit-redresseur, un filtre RC, un second amplificateur diÎfé- rentiel dont la première entrée est reliée à la sortie dudit filtre et la seconde entrée est reliée à un circuit d2affichage d'altitude, la sortie du second amplificateur différentiel étant reliée à la servo-gouverne de tangage de l'aéronef. 4. Aéronef selon la revendication 3, caractérisé par le fait qu'il comporte en outre un circuit dtaffichage de force de mer relié au circuit d'affichage d'altitude de vol. 5. Aéronef selon l'une quelconque des revendications 3 et 4, caractérisé par le fait que, dans le cas où il est en autorotation, la chaine de traitement comprend en outre entre le second amplificateur différentiel et la servo-gou verne de tangage un circuit de synchronisation dont entrée est connectée à la sortie du circuit d'élaboration de l'impulsion fonction de la position angulaire. 6. Aéronef selon la revendication 1, exploitant un signal fonction de la proximité d'un objet étranger audit aéronef, caractérisé par le fait que le doublet de senseurs est disposé parallèlement à l'axe de roulis de l'aéronef et que la channe de traitement comprend successivement un filtre passe-bas, un circuit différentiateur et un circuit diode à deux sorties, chacune définissant un seuil de commande. 7. Aéronef selon la revendication 6, caractérisé par le fait qu'une première sortie du circuit à diode est reliée à un circuit d'armement à seuil et que la seconde sortie est reliée à un relais de mise à feu à seuil. 8. Aéronef en autorotation ou non, érluipé d'un dispositif d'aide au pilotage selon l'une quelconque des reven- dications i à 75 caractérisé en outre par le fait que ledit dispositif comporte un doublet de senseurs disposé perpendieu- lairement à l'axe de roulis dudit aéronef et un doublet de sen seurs disposé selon un axe parallèle audit axe de roulis et que la channe de traitement comprend un dispositif fournissant un signal fonction de l'altitude, un dispositif fourrissant 1vRn signal fonction de la proximité d 'un objet étranger audit aéronef, et un dispositif fournissant un signal fonction de la position angulaire sur l'axe de roulis, le doublet de senseurs longftudinal et son amplificateur différentiel associé étant communs à l'en- semble altimétrique et au détecteur de proximité; le doublet de senseurs perpendiculaire à l'axe de roulis et son amplificateur différentiel associé étant communs à ltensemble altimétrique et au circuit générateur de référence de verticale.