La présente invention se situe dans le domaine de l'inspection interne de produits ou de pièces par la méthode des echos ultrasonores. Cette méthode, très largement utilisée, consiste à envoyer dans le produit ou la pièce à inspecter un faisceau d'énergie vibratoire acoustique ultrasonore sous forme de trains d'impulsions recurrentes, au moyen d'un traducteur électroacoustique excité par un oscillateur électrique, et à recevoir l'énergie réflechie par les discontinuités rencontrées par le faisceau sur son trajet, ou échos. On trouve ainsi successivement un écho provoque par la face d'entree du produit (entree et sortie sont définies ici par rapport au faisceau ultrasonore), un ou plusieurs échos éventuellement provoques par des discontinuités ou défauts à l'intérieur du produit, puis un écho provoque par la face de sortie, opposée à la face d'entrée, habituellement dénomme "echo de fond". On sait que la comparaison de ces différents échos, en espacement temporel et en amplitude, donne de precieuses indications sur la santé ou la qualité interne du produit inspecte. Or, il y a des cas ou cette comparaison devient difficile. C'est le cas notamment lors de lJinspection de produits sidérurgiques de grandes dimensions'à température de laminage. Les travaux du demandeur depuis de nombreuses années dans le domaine du sondage ultrasonore lui ont en effet permis de mettre au point industriellement le couplage acoustique d'un traducteur piezo-electrique avec un produit sidérurgique à température élevée, jusqu'a plus de 12000C, a- l'aide d'un courant d'eau à grande vitesse. Mais une difficulté subsiste, surtout pour le sondage des fortes épaisseurs, du fait des déperditions de l'énergie ultrasonore tout le long de son parcours.En effet, à ces temperatures le métal est mou, son module de rigidité est faible et l'absorption est forte. D'autres phénomènes comme la refraction, la diffraction, l'état de surface souventdéfectueux du pro- duit qui cause de fortes pertes par réflexion et diffusion, etc, contribuent également à augmenter la déperdition. Le cas du sondage des brames d'acier dans le but de repérer la longueur exacte du creux axial illustre bien cette difficulté, mais il n'est pas le seul dans lequel elle peut survenir.Dans ce cas, en effet, on se trouve déjà en presence d'un matériau présentant une faible rigidité et une grande absorption des vibrations ultrasonores du fait de sa température, qui peut atteindre 1.2O00C. S'agissant, de plus, d'un produit épais, pouvant atteindre 20 cm d'epaisseur ou plus, l'absorption de l'énergie acoustique lors d'un aller et retour dans le produit est considérable, même si le produit est sain.Lorsqu'il y a un creux à franchir, deux fois sur un aller et retour, il faut une puissance d'émission énorme pour pouvoir détecter convenablement l'écho de fond ; le premier echo d'interface à l'entrée du produit et même le premier echo sur le creux sont alors si intenses qu'ils saturent l'amplificateur d'entrée pour un temps trop long (on dit qu'ils l'éblouissent) pour qu'un sondage correctssoit possible. La présente invention a pour but de remédier à ces difficultés et elle a pour objet, à cet effet, un procédé et un dispositif perfectionnes qui permettent de donner à la chaîne de sondage des caractéristiques différentes adaptees spécialement aux différents types d'échos que l'on veut détecter et comparer. Avec cet objectif en vue, l'invention a d'abord pour objet un procedé de sondage non destructif d'un milieu par ultra-sons par la méthode de récurrence d'échos, caractérisé en ce que l'une au moins des caractéristiques qui déterminent la sensibilité de detection d'une discontinuité du produit sondé est modifiée de façon cyclique discontinue d'un cycle de recurrence à un autre, de façon à donner cycliquement à l'ensemble de la chaîne de détection une sensibilité différente, ce qui permet de mettre en évidence et de comparer des discontinuités du même produit nécessitant des sensibilités de détection différentes. Comme caractéristiques principales sur lesquelles on peut agir, l'invention prévoit plus particulièrement la puissance d'emission acoustique, 7a fréquence de cette émission, c'est-à-dire des trains de vibrations récurrents qui sont envoyés dans le produit et le gain d'un amplificateur de réception des échos ou de détection, c'est-à-dire la sensibilité de détection. Dans sa version la plus simple, l'invention est caractérisée en ce que la puissance d'émission acoustique ou le gain d'un amplificateur de reception d'échos prend alternativement deux valeurs différentes pendant un nombre déterminé de cycles de récurrence à chaque fois, et de préférence à chaque cycle de récurrence. L'invention a également pour objet un dispositif de mise en oeuvre du procéde, qui comprend les éléments habituels suivants : - une chaîne électromécanique de detection composée d'un émetteur d'impulsions electriques récurrentes dites "d'mission" ; d'un traducteur électromécanique auquel sont appliquées les impulsions d'émission et qui les transforme en vibrations mécaniques transmises au milieu à sonder puis qui reçoit les échos ultrasonores et les transforme en signaux électriques dits 11d'échos" ; et d'un amplificateur d'échos qui reçoit les signaux d'échos du traducteur, - un système de traitement et/ou d'affichage pour l'observation ou la reconnaissance des échos, - et une horloge de synchronisation qui déclenche le fonctionnement cyclique coordonné des éléments précédents, dispositif caractérisé en ce qu'il comprend, en combinaison avec les éléments précédents - un organe de commutation cyclique piloté par l'horloge en synchronisme avec le cycle d'émission des impulsions de sondage, qui coopère avec l'un au moins des éléments de la chaîne électromécanique de détection pour lui donner une sensibilité differente d'un cycle de récurrence à un autre - et un système de portes également piloté par l'horloge en synchronisme avec le cycle d'émission des impulsions de sondage, qui coopère avec le système de traitement et/ou d'affichage pour ne laisser passer à chaque cycle de recurrence que les echos situés dans la one du milieu sondé qui est sondable dans des bonnes conditions avec la sensibilité de la chaine de détection pendant le cycle d'emission en cours. Dans des variantes d'exécution particulieres, l'organe. de commutation coopere avec l'émetteur pour ,modifier la puissance de ce dernier d'un cycle de récurrence à un autre, ou pour faire exciter par ce dernier à tour de rôle des élements du traducteur résonnant à des frequences differentes ; ou bien l'organe de commutation coopère avec l'amplificateur d'echos pour en modifier le gain d'un cycle de recurrence à un autre. Dans les variantes d'éxécution les plus simples, l'organe de commutation comporte un système de bascule bi-stable piloté par l'horloge de-synchronisa- tion et provoque alternativernnt à chaque cycle de récurrence une modification de la puissance d'émission, au gain de l'amplificateur d'échos ou l'excitation de l'un des deux elements de traducteur résonnant à des fréquences différentes. Selon une autre acaractéristique, l'invention peut être généralisée à un nombre quelconque de paliers de gain différents. Alors l'organe de commutation comporte un système de bascules à plusieurs états d'équilibre stable piloté par l'horloge de synchronisation et provoque une modification du gain de l'amplificateur par paliers à chaque cycle de récurrence. Il faut noter que la présente invention met à profit le fait que les conditions de sondage, notamment les conditions de couplage acoustique entre le traducteur électromécanique et le produit ou le milieu en cours de sondage n'ont pas le temps de varier sensiblement pendant deux ou même plusieurs recur- rences successives. I1 est en effet nécessaire que les conditions de sondage aussi bien que l'emplacement du sondage sur le milieu inspecte, ne varient pas pour que les différents échos puissent être compares entre eux. Dans l'exemple déjà cité de la recherche-du creux axial dans une brame d'acier, il est aussi possible d'adopter un gain faible pendant un cycle de récurrence pour détecter etrmettre en mémoire le ler écho d'entrée et l'écho de creux, puis un gain beaucoup plus grand pendant le cycle suivant pour détecter l'écho de fond. Si l'on gardait tout le temps le gain nécessaire pour detecter l'écho de fond, l'écho d'entree, de trop grande amplitude, éblouirait l'amplificateur de réception pendant un temps trop long pour que le creux puisse être détecté avec certitude. Il faut rappeler ici qu'en sondage industriel, Ta détection de l'écho de fond est indispensable pour verifier en permanence l'existence d'un couplage acoustigue satisfaisant, faute de quoi l'absence d'écho de défaut ne pourrait être interprêtee avec certitude comme l'absence de defaut. On a parle dans ce qui précède de gain. Bien entendu, il faut donner à cette expression un sens très large, englobant toutes les caractéristiques qui concourent à la sensibilité globale de la chaîne de détection. Ce peut être en particulier, mais sans exclusive, la puissance ou la fréquence de l'émission, le gain des amplificateurs de détection, etc. Dans sa forme d'éxécution la plus simple, l'invention prévoit deux gains différents, qui sont utilisés chacun à tour de rôle un cycle de recurrence sur deux. Les échos recueillis à chaque cycle sont mis en mémoire et rassemblés comme s'ils provenaient tous des mêmes cycles de récurrence. Bien entendu, si l'on doit comparer les amplitudes des echos ainsi rassemblés, on tient compte de ce qu'ils ont eté obtenus avec des gains differents. C'est un grand avantage procuré par l'invention que de permettre par là de compenser, au moins partiellement ou approximativement l'absorption de l'énergie dans le milieu sondé. Par exemple, dans le cas de l'acier entre 1000 et 12000C, cette compensation peut être voisine de 2db/cm de distance entre les discontinuites à observer. Pour faire l'assemblage des échos utiles ainsi obtenus pendant des cycles de récurrence differents, il est indispensable de supprimer les échos gênants de trop grande amplitude recueillis pendant les cycles à fort gain, qui autrement masqueraient ceux obtenus pendant les cycles à faible gain. Pour ce faire, l'invention prévoit d'utiliser un systeme d'aiguillage ou de portes qui ne laisse passer à chaque cycle que les signaux survenant dans la tranche de temps ou d'espace qui correspond au gain de la chaîne pendant ce cycle. Les échos ainsi sélectionnés peuvent être additionnes algébriquement et présentes ensemble de façon continue. Affin d'illustrer et de bien faire comprendre l'invention, ainsi que d'en faire ressortir les avantages, on va maintenant décrire des exemples de mise en oeuvre, sans aucun caractère limitatif, en se référant aux planches de dessins annexés dans lesquels : - la figure 1 est un schéma simplifie d'une chaîne de sondage dans laquelle on agit sur le gain d'un amplificateur, - la figure 2 montre de façon stylisée les signaux en différents points du schéma de la figure 1, - la figure 3 est un détail du circuit de sélection du dispositif de la figure 1, - la figure 4 est un schéma simplifié d'une variante par rapport au schema de la figure 1, - la figure 5 est un schéma simplifié d'une chaîne de sondage dans laquelle on agit sur la puissance d'émission, - la figure 6 est un schéma simplifié d'une chaîne de sondage dans laquelle on agit sur la puissance d'émission et sur le gain d'un amplificateur, et - la figure 7 est un schéma simplifié d'une chaîne de sondage dans laquelle on agit sur la fréquence d'emission. La figure 1 montre le schema de principe d'une chaîne de sondage ultrasonore, de produits métalliques faisant application de l'invention, dans laquellela grandeur que l'on fait varier cycliquement est le gain d'un amplificateur d'échos. Un émetteur d'impulsions electriques récurrentes 1 piloté par une horloge 2 excite périodiquement un traducteur piézo-électrique 3 couplé mécaniquement avec la pièce à sonder. A chaque impulsion, le traducteur vibre sur sa fréquence propre et envoie une impulsion d'énergie vibratoire ultrasonore dans la pièce.Chaque discontinuité rencontre dans la pièce par la vibration produit une réflexion, ou écho, qui retourne au capteur 3, lequel la transforme en signal électrique dit d'écho. Les signaux d'echos, de faible niveau, doivent être amplifiés avant d'être utilisés ; à cet effet, ils sont transmis a un amplificateur 5 par un systeme de blocage 4, commandé par l'horloge 2, dont le rôle est d'arrêter la transmission pendant le fonctionnement de l'metteur 1 de façon que l'impulsion d'émission, dont l'amplitude peut atteindre plusieurs centaines ou plusieurs milliers de volts, ne soit pas appliquée à l'entrée de l'amplificateur, ce qui le détruirait ou tout au moins paralyserait son fonctionnement correct.Les signaux amplifiés à la sortie de 5 sont ensuite démodulés par un détecteur monoalternance 6 pour faire apparaître leur enveloppe, puis amplifiés à nouveau par un amplificateur basse frequence 7. Apures une selection temporelle convenable par un système de portes 8 qui sera expliqué plus loin, ils sont utilises de façon habituelle non représentée, soit par un système de traitement d'information, soit par un système d'affichage ou de visualisation, generalement synchronises aussi par les signaux provenant de l'horloge 2. La figure 2 montre les divers signaux pendant un cycle de récurrence du sondage. En A, on voit les impulsions de synchronisation délivrées par l'horloge 2 , leur frequence de répétition est généralement comprise entre quelques dizaines et quelques milliers de Hz. Elles déclenchent le fonctionnement de l'metteur 1 dont on voit les impulsions en B. Sous l'influence des impulsions B, le traducteur 3 entre en vibration à sa frequence propre et fournit une oscillation amortie que l'on voit en C-1. Une première réflexion C-2 se produit sur la face d'entrée du produit sonde, une deuxième éventuelle, C-3 slil y a un défaut dans la pièce et une dernière, C-4, sur la face arrière, ou de sortie, de la pièce.Dans ce qui suit, on designéra C-1 à C-4 respectivement par : top d'émission (C-1), écho d'interface (C-2), écho de défaut (C-3) et echo de fond (C-4). Il faut faire à leur sujet les remarques suivantes - ils ne sont pas representés proportionnellement à leur amplitude reelle, ce qui rendrait le graphique illisible ; dans la pratique courante, C-1 peut atteindre plusieurs centaines de volts et C-2 peut ne pas excéder une fraction de mV. - C-1 et C-2 sont toujours présents. - C-3 n'existe que s'il y a un défaut dans la pièce sur le trajet du faisceau ultrasonore ; il peut y avoir plusieurs échos de défaut successifs s'il y a plusieurs defauts. - C-4 n'existe que si le couplage acoustique (ou mécanique) entre le traducteur et la face d'entrée de la pièce est effectif. I1 est donc nécessaire dans la pratique de s'assureur en permanence de la presence de C-4 pour s'assurer qu'il y a effectivement un bon couplage et que l'absence d'écho de défaut puisse être interprétée avec certitude comme l'absence de tout défaut. Dans des conditions de sondage difficiles, notamment lorsque l'absorption de l'énergie dans le materiau sondé est très forte, il peut etre necessaire d'utiliser des puissances d'émission très élevées. Le cas se produit par exemple pour le sondage ultrasonore de produits sidérurgiques de forte épaisseur à chaud, c'est-à-dire à température de laminage, généralement comprise entre 80D et 12000C. A ces températures, le métal est mou, son module de rigidite est faible et l'absorption est forte. D'autres phénomènes comme la refraction, la diffraction, etc, contribuent également à augmenter les pertes dans le materiau. A défaut d'une puissance d'émission et d'un gain de l'amplificateur d'échos suffisants, on ne peut détecter les échos provenant des parties du matériau éloignées du traducteur et notamment l'écho de fond. Mais l'augmentation de la puissance d'émission entraîne un élargissement des différents signaux. La ligne D de la figure 2 montre ce qui se produit alors si un défaut se trouve trop près de la face d'entree : son écho de défaut est masque par l'écho d'interface, dont l'amplitude et la durée sont trop grandes.On peut faire ressortir cet écho de défaut en diminuant la puissance d'emission ou le gain de l'amplificateur, mais on ne peut plus alors détecter convenablement l'écho de fond C-4 qui est devenu trop petit (ligne E, figure 2). En revenant à la figure 1, on va voir comment l'invention permet de cumuler les avantages des deux cas représentés par les lignes D et E sans en éprouver les inconvénients. L'amplificateur 5 comporte en fait deux voies distinctes de gains differents mis alternativement en circuit un cycle de recurrence sur deux. Dans l'amplificateur 5, on trouve successivement un etage adaptateur d'impédance classique 9 qui decouple le système de blocage 4 du reste de l'amplificateur, une porte analogique d'aiguillage 10 commandée par les impulsions de l'horloge 2 en synchronisme avec le déclenchement de l'émission et qui envoie les signaux d'échos alternativement un cycle sur deux sur chacun des deux amplificateurs opérationnels de gain réglable 11a et îîb, une seconde porte analogique diaiguil- lage 12, commandée en synchronisme avec la première, qui recueille les signaux affectés de gains differents provenant de lIa, 11b et les rassemble, et un étage amplificateur commun 13. A la place de la porte 12, un simple additionneur aurait pu également être utilisé. En revenant à la figure , on peut suivre le fonctionnement de ce dispositif Le gain de la chaîne est différent à chaque cycle de récurrence comme cela est representé à la ligne F. Pour cela, les portes 10 et 12 connectent et deconnectent alternativement les amplificateurs îîa et îîb dont on a réglé les gains à des valeurs différentes ; les lignes G et H (fig. 2) montrent les signaux respectivement à la sortie de îîa et de lîb. A la sortie de la porte 12, on trouve ces signaux rassemblés comme indiqué ligne I.Le systeme de portes 8 permet alors de sélectionner dans ce train de signaux ceux qui sont utiles, c'est- -dire l'écho de fond ou les échos de défauts qui se trouveraient pres du fond lorsque le gain est fort, les échos d'interface d'entrée et de defauts qui se trouveraient pres de la face d'entree lorsque le gain est faible. On remarque ici que le top d'émission, qui ne présente pas d'interêt dans cet exemple, n'est pas sélectionné et n'apparaît donc jamais. Les fenêtres de sélection et les signaux sélectionnés sont représentés respectivement lignes J et K (fig. 2). Tout se passe donc comme si on avait divisé l'épaisseur du produit sonde en deux bandes superposées, chacune de ces bandes étant sondée avec le gain qui correspond à son éloignement de la face d'entrée, gain choisi pour que cette bande soit sondable dans de bonnes conditions. il est alors bien évident que le système est géneralisable aisément à un nombre quelconque de bandes si les conditions de sondage le nécessitent, en augmentant le nombre de branches en parallèle dans l'amplificateur 5 et un généralisant en conséquence l'aiguillage des signaux. Une telle extension est à la portée de l'homme de métier et n'a pas besoin d'être décrite en détails. Le fonctionnement de la sélection des signaux par le système de portes 8 va être explique à l'aide de la figure 3 qui en montre schématiquement le détail. Les impulsions de sychronisation de l'horloge 2 sont aiguilles par une bascule bi-stable 14 alte.-nativement vers deux lignes à retard 15a, 15b composées de façon classique de bascules monostables qui délivrent respectivement les signaux des fenêtres de sélection représentées figure 2, ligne J. Une porte analogique 16, normalement fermée, est ouverte par ces signaux de selection. Ce système peut bien entendu être genéralisé lui-aussi à un nombre quelconque de branches comme celui de l'amplificateur 5. La figure 4 montre une variante d'exécution, dans laquelle la commutation du gain de l'amplificateur 5 et la sélection des échos désirés sont reunies dans un système unique. On retrouve sur cette figure une partie des éléments de la figure 1, designés par les mêmes références. On retrouve ainsi l'e-metteur 1, l'horloge 2, le traducteur 3, le système de blocage 4, le détecteur 6 et l'amplificateur basse fréquence 7. L'amplificateur 5 est composé de l'étage adaptateur d'impédance 9, d'un amplificateur opérationnel 17 doté d'une comman- de de gain sequentielle décrite plus loin et de l'amplificateur fixe 13. L'am- plificateur opérationnel 17 a son gain réglé par un circuit de contre-réaction complexe comprenant un réseau de résistances à deux branches qui définit le taux de contre-réaction. Normalement, le taux de contre-réaction est très grand et le gain est donc très faible, ce qui équivaut pratiquement à un blocage. Le taux de contre-reaction peut être reduit par l'intervention de portes 18a, 18b, elles-mêmes commandes par la bascule bistable 14 et les lignes à retard 15a, 15b de la figure 3.Le taux de contre-réaction obtenu par l'intervention des portes 18a, 18b çst naturellement réglable à volonté en agissant sur les valeurs du réseau de résistances, comme cela est bien connu. Ce système supprime la sélection en 8 comme sur la figure 1, puisque l'amplificateur ne prend le gain convenable que pendant la durée d'ouverture des fenêtres (ligne J, fig. 2) et reste quasiment bloqué le reste du temps. Au lieu d'agir sur le gain de l'amplificateur, on peut également modifier la puissance d'émission. La figure 5 montre le schéma d'un mode d'exécution de ce type. On y retrouve la plupart des elements du mode d'exécution de la figure 1 à deux différences pres : l'amplificateur 5 est naintenant gain fixe et l'émetteur 1 est déclenché par les impulsions de l'horloge 2 par l'intermédiaire d'une bascule bi-stable 19 qui provoque une baisse de sa tension d'alimentation un cycle sur deux. La sélection des échos utiles est faite de la même façon par le système de portes 8 tel que décrit plus haut à l'aide de la figure 3.Le résultat global est similaire à celui des exemples précédents On peut bien entendu combiner les deux modes d'action qui viennent d'être décrits. il devient alors possible, en donnant aux séquences de commutation de la puissance et du gain des fréquences multiples l'une de l'autre, de multiplier le nombre de paliers de gain global, c'est-à-dire le nombre de tranches de division de l'épaisseur du produit sonde. En faisant varier par exemple la puissance d'emission tous les deux cycles et le gain de l'amplificateur 5 tous les cycles, on obtent quatre paliers de gain global. Cette variante est illustrée par la figure 6, qui est une combinaison des systèmes décrits par les figures 1, 4 et 5.Ici, la bascule 19 de commutation de la puissance de l'émetteur 1 n'est plus commandée directement par Res impulsions de l'horloge 2, mais par la bascule 14 qui en supprime une sur deux. Le système de porte de sélection 8 est ici commande par quatre lignes à retard 15a à 15d composées chacune de deux bascules monostables en cascade, lignes à retard elles-mêmes commandes par des bascules bi-stables 2Oa, 20b déclenchées respectivement par les deux sorties de la bascule bistable 14. Il y a donc une démultiplication par 4 de la fréquence des impulsions de synchronisation des lignes à retard 15a à 15d, ce qui permet d'ouvrir quatre fenetres successives correspondant à quatre tranches superposées du produit sondé. Un exemple de mise en oeuvre dans laquelle on agit sur la fréquence d'émission ultrasonore va maintenant être décrit en se référant à la figure 7. On utilise dans ce cas un traducteur ultrasonore à deux pastilles piézo-électriques ayant des frequences de resonnance différentes, par exemple 1 MHz et 2 MHz. Une façon classique est d'utiliser deux pastilles concentriques dans le même plan, une circulaire et l'autre en couronne circulaire. Cette mise en oeuvre utilise l'effet suivant : plus la fréquence de la vibration ultrasonore est grande, plus la détection est fine, mais moins la pénétration est bonne. On peut donc utiliser 2 MHz pour detecter l'écho d'interface d'entrée et lesdéfauts voisins et 1 MHz pour détecter l'écho de fond et les défauts voisins du fond. Sur la figure 7, les deux pastilles sont symbolisées en 3a et 3b. Elles sont connectées toutes les deux à l'entrée du système de blocage 4 par l'in- termédiaire d'un réseau de résistances qui les découple l'une de l'autre en ce qui concerne l'émission. Chaque pastille est excitée à tour de rôle par des emetteurs la, lb déclenchés par une bascule bi-stable 21 qui reçoit ellemême les impulsions de l'horloge 2. Les mises en vibration des pastilles n'etant pas absolument indépendantes l'une de l'autre, il est nécessaire de bien sélectionner les echos qui proviennent de l'une ou de l'autre.Pour ce faire, on retrouve dans l'amplificateur 5 deux branches en parallèles 22a et 22b, mises en service alternativement par les portes 10 et 12, comme dans le cas de la figure 1. Cependant, les organes 22a et 22b sont cette fois des amplificateurs accordés respectivement sur 2 MHz et 1 Mz, de sorte que les signaux parasites provenant de la pastille non utilise sont éliminés. Le système est ensuite exactement le même que dans l'exemple des figures 1 et 3 et la sélection temporelle des échos utiles se fait de la même façon. Les schémas électroniques détaillés des différents circuits utilisés dans les exemples décrits ci-dessus sont tout à fait classiques et ne sont donc pas décrits. L'homme de l'art competent saura les reconnaitre et les faire fonctionner sans difficulté. Bien entendu, il serait possible d'imaginer d'autres variantes de mise en oeuvre sans sortir du cadre de la présente invention, dont la portee est celle définie par les revendications ci-jointes. REVENDICATIONS 1 - Procéde de sondage non destructif d'un milieu par ultra-sons par la méthode de récurrence d'échos, caractérisé en ce que l'une au moins des carac teristiques qui déterminent la sensibilité de détection d'une discontinuité du produit sonde est modifiée de façon cyclique discontinue d'un cycle de recur- rence à un autre, de façon à donner cycliquement à l'ensemble de la channe de détection une sensibilité différente, ce qui permet de mettre en évidence et de comparer les discontinuités du meme produit nécessitant des sensibilites de détection differentes. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les caractéris- tiques modifées sont choisies dans le groupe comprenant : la puissance d'émission acoustique, la fréquence de la vibration et le gain d'un amplificateur de réception d'échos. 3 - Procedé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la puissance d'émission acoustique ou le gain d'un amplificateur de réception d'échos prend alternativement deux valeurs différentes pendant un nombre déterminé de cycles de recurrence à chaque fois. 4 - Procedé suivant la revendication 3, caractérisé en ce que la puissance d'émission acoustique ou le gain d'un amplificateur de réception d'échos prend alternativement deux valeurs différentes à chaque cycle de récurrence. 5 - Dispositif de sondage ultrasonore d'un milieu par la méthode des échos récurrents comprenant les éléments suivants - une chaîne électromécanique de detection composée d'un emetteur d'impulsions électriques recurrentes dites "d'émission" ; d'un traducteur électromécanique auquel sont appliquées les impulsions d'émission et qui les transforme en vibrations mécaniques transmises au milieu à sonder puis qui reçoit les échos ultrasonores et les transforme en signaux électriques dits "d'échos" ; et d'un amplificateur d'échos qui reçoit les signaux d'échos du traducteur, - un système de traitement et/ou d'affichage pour l'observation ou a reconnaissance des échos, - et une horloge de synchronisation qui déclenche le fonctionnement cyclique coordonné des éléments précédents, dispositif caractérisé en ce qu'il comprend, en combinaison avec les éléments précédents - un organe de commutation cyclique piloté par l'horloge en synchronisme avec le cycle d'émission des impulsions de sondage, qui coopère avec l'un au moins des éléments de a chaine électromécanique de détection pour lui donner une sensibilité differente d'un cycle de récurrence à un autre - et un système de portes également pilote par l'horloge en synchronisme avec le cycle d'émission des impulsions de sondage, qui coopere avec le système de traitement et/ou d'affichage pour ne laisser passer à chaque cycle de récurrence que les échos situés dans la zone du milieu sondé qui est sondable dans de bonnes conditions avec la sensibilité de la chaîne de détection pendant le cycle d'émission en cours. 6 - Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'organe de commutation coopère avec l'émetteur pour modifier la puissance de ce dernier d'un cycle de récurrence à un autre. 7 - Dispositif selon la revendicatlon 6, caractérisé en ce que l'organe de commutation comporte un système de bascule bi-stable piloté par l'horloge de synchronisation et provoque une réduction de puissance d'une impulsion d'émission sur deux. 8 - Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que le traducteur comporte au moins deux éléments résonnant à des fréquences différentes, excités tour de rôle par l'émetteur dtimpulsions en coopération avec l'organe de commutation. 9 - Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'organe de commutation coopère avec l'amplificateur d'échos pour modifier le gain de ce dernier d'un cycle de recurrence à un autre. 10 - Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que l'organe de commutation comporte un système de bascule bi-stable piloté par l'horloge de synchronisation et provoque une modification du gain de l'amplificateur alternativement pendant un cycle de récurrence sur deux. 11 - Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que l'organe de commutation comporte un système de bascules a plusieurs états d'équilibre stable piloté par l'horloge de synchronisation et provoque une modification du gain de l'amplificateur par paliers à chaque cycle de réçurrence.