La présente invention concerne des serrures comprenant deux cylindres opposés qui peuvent être actionnés par une clé et comportent une barbe (ou entraineur) commune destinée à être entraînée en rotation par l'un ou l'autre des cylindres quand celui-ci est actionné, L'invention concerne plus spécialement un perfectionnement des organes situés entre les cylindres et la barbe (ou l'entraineur) commune, et par lesquels la barbe est liée en rotation avec l'un ou l'autre des cylindres. Les organes déjà connus du genre précité comprennen habituellement un ensemble comportant deux arrêtes de verrou qui peuvent tourner librement l'un par rappart à l'autre, qui se trouvent entre les extrémités intérieures des cylindres tournées l'une vers l'autre et qui sont installés dans un siège correspondant dans la barbe, situé entre les cylindres et ayant le même axe de rotation que ceux-ci.Chacun des arr3ts de verrou correspond toujours de façon prismatique au cylindre intéréssé et au siège de la barbe (ou ltentralneur). Lorsque la barbe se trouve en position de repos et que son siège est en concordance avec ceux des arrêts de verrou, l'ensemble précité, qui comprend ces arrêts, peut encore effectuer un déplacement longitudinal en direction de l'une ou l'autre des extrémités rap prochées des cylindres, parce que la longueur axiale de l'ensemble est in férieure à celle du siège réalisé entre les cylindres, grâce à quoi à cha cune de ses positions extrêmes, un seul arrêt de verrou correspond à la barba. La barbe n'est donc aocessible que par l'intermédiaire des arrêts de verrou, et ne peut être entraînée en rotation que par ltarret de verrou, quand on fait tourner le cylindre intéressé avec la clé. D'après leur construction, les serrures à deux cylindres qui sont déjà connues ne permettent d'actionner la barbe depuis l'un ou l'autre côté, que si aucune clé ne se trouve déjà dans les cylindres, si bien que la clé ne peut être introduite dans un cylindre que si sucune clé ne se trouve dans l'autre, ou que (dans le cas où une clé se trouve déjà dans un cylindre) si ce cylindre est en position de repos, grâce àquoi, lorsqu'on introduit la clé dans l'autre cylindre, la barbe correspondante est libérée.Dans le premier cas, lorsqu'on introduit la clé dans un cylindre, l'arrêt de verrou correspondant est en prise avec la barbe, tandis que le deuxiè:rearret de verrou est certainement dégagé, Grâce à quoi on peut manoeuvrer la serrure. Dans le deuxième cas au contraire, lorsqu'on introduit la deuxième clé dans le cylindre libre, cette deuxième clé vient heur ter l'arrêt de verrou correspondant, et celui-ci, comme il se trouve en concordance avec la barbe, pénètre dans le siège de ce dernier et provoque l'expu'sion partielle de la première clé.Si, immédiatement après, on in troduit complètement la deuxième clé dans le cylindre correspondant, ce dernier peut tourner librement et, avec son arrêt de verrou, entraîner en rotation la barbe, dont la rotation n'est-plus empêchée par l'-autre ensemble cylindre-arrêt de verrou, et ce dernier ne peut pas être en1rî- né en rotation par l'introduction partielle de la première clé. Ce qui précède montre que, dans les serrures déjà connues, il est impossible d'actionner la barbe depuis un côté quand la clé èst introduite dans l'autre cotés ni lorsque, par suite d'une rotation, la barbe se trouve même involontairement dans une position angul-aire qui n'est pas sa position de repos. Dans le dernier cas, l'arrêt de verrou de la deuxième face de la ser ruref qui se trouve entre la face frontale du cylindre correspondant et la face frontale rapprochée de la barbe, nepeut plus se déplacer axialement, ni-par conséquent pénétrer dans la barbe, car celle-ci, par son siège prismatique, a tourné dans une position qui est hors de concordance avec l'arrêt de verrou, On ne peut donc pas amener le deuxième arrêt de verrou en prise avec la barbe et introduire complètement la deuxième clé, et il est impossible de libérer le deuxième cylindre relativement à un dispositif de combinason. Cette circonstance gêne beaucoup le fonctionnement des serrures déjà connués à deux cylindres, car on peut entre obligé d'actionner la barbe commune depuis les deux faces de la serrure. La présente invention a pour but-d'éviter les inconvénients des serrures déjà connues, et de réaliser une serrure à deux cylindres permettant en toute situation d'actionner la barbe de la serrure depuis les deux faces. Pour atteindre cet objectif, la présente invention permet également, pour actionner la barbe, d'employer les clés normales de la serrure qui correspondent aux dispositifs de combinaisons de cette serrure, ou bien d'employer sur l'autre face une clé spéciale ou clé de.secours si une clé a été introduite sur une face et si la barbe a tourné. Un autre objectif de l'invention consiste à réaliser une serrure à deux cylindres qui utilise la plus grande partie du dispositif des serrures à deux cylindres, qui peut etre fabriquée de façon pratique et économique, et qui a un fonctionnement sar. Ces objectifs ainsi que d'autres ressortiront plus complètement de la description suivante d'une serrure à deux cylindres conforme à la présente invention, comportant une barbe installée coaxialement entre les cylindres, et dans laquelle serrure on prévoit pour chaque cylindre un arrêt de verrou mobile prismatiquement en-direction axiale dans le cylindre et pouvant pénétrer dans la barbe, l'un au moins des arrêtes de verrou -pénétrant toujours dans la barbe, cette serrure étant caractérisée par le fait que chacun des arrêts de verrou est constitué par une unité élasti- quement déformable dans la direction axiale des cylindres et poussée par une partie au moins de la pointe de la clé contre la face frontale correspondante de butée de la barbe quand celle-ci se trouve hors de concordance relativement à la position de contact d'attaque mutuelle, et que ces deux unités déformables et pouvant tourner librement l'une -par rapport à l'autre sont maintenues mutuellement espacées par un organe plastique et assez souple, si bien que, lorsque des clés sont introduites complètement sur les deux faces de la serrure et que les arrets de verrou sont en concordance avec la barbe, celle-ci est en prise avec les deux arrêts de verrou. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront plus complètement de la description suivante, qui concerne une forme de réalisation préférée mais non exclusive de la serrure de la présente invention, et qui se réfère aux fig. jointes, dans lesquelles: La fig. 1 représente en vue latérale et en coupe -partielle suivant un plan contenant l'axe des cylindres deux exemples de réalisation différente de la serrure à deux cylindres et à barbe commune; la fig. 2 représente -une vue perspective et partiellement désassemblée une clé spéciale qui peut être employée avec ces deux formes de réalisation. On voit sur la fig. 1 que la serrure comprend un corps allongé 1 dans lequel les deux zones 2a et 2b ont des surfaces latérales cylindriques, qui entourent les cavités 222aet 222b, ouvertes aux deux extrémités opposées. Les deux zones 2a et 2b ont un axe commun et sont séparées par l'espace 3 qui, dans le sens transversal, comprend également une partie de autre zone de base 4 du corps 1. Cette zone essentiellement prismatique est prolongée radialement par une partie des zones 2a et 2b reliées par elle. La zone 4 comporte un passage fileté 4a, dans lequel on visse la vis au moyen de laquelle le corps I de la serrure est fixé dans le siège de verrou dans lequel cette serrure est fixée. Dans la réalisation d'ion dispositif habituel du genre des serrures Yale, on installe dans les cavités 22?a et 222b les clindres correspondants 6a et 6b suilrant l'axe de ces cavités et de façon que ces cylindres puissent tourner et que, d'une façon déjà connue, tout déplacement axial leur soit rendu impossible -ar les épaulements 6a et 66b et par les bagues élastiques correspondantes 7a et 7b qui se trouvent sur le coté entrée, ces der nières penétrant dans des gorge3 correspondantes dans les extrémités intérieures 76a et 76b des cylindres. Chacune de ces extrémités sort de la cavité correspondante 222a (222b), se prolonge dans l'espace 3 et pénètre par tiellement dans le côté correspondant de la barbe 5, installé de façon à pouvoir tourner relativement au cylindre. Chacune des bagues élastiques 7a et 7b s'appuie au contraire contre la base intérieure des cavités 222a et 222b. Chacune des extrémités 76a et 76b des cylindres comporte également une dépression 8a, 8b, qui constitue un siège prismatique pour l'arrêt ou cliquet correspondant 9a, 9b, qui sera décrit plus loin plus complètement. Pans la pratique, chacune des cavités 8a et 8b est cylindrique et comporte une fente 88a, 88b suivant une génératrice. Dans chacune des dépressions 8a et 8b pénètre de façon excentrée la fente profilée correspondante 10a et 10b, qui est longitudinale par rapport au cylindre correspondant 6a et 6b et qui sert à introduire la clé il. On voit sur la partie droite de a fig. i que, d'une façon déjà connue, les doigts 12 pénètrent à des hauteurs diverses dans ces fentes, suivant la forme du ddcoupage effectué sur-la bord lia de la clé il. On voit également sur cette fig., au sujet de la fente 10b que les doigts 12 traversent les passages 13 disposés radialement par rapport au cylindre 6b, jusqu'à ce qu'ils atteignent une même génératrice de ce cylindre, Dans la zone 4 du corps 1 de la serrure, les passages 13 sont prolongEs jusqu' aux trous borgnes 14 dans lesquels se trouve unè deuxième rangée de doigts 16 qui supporte l'action des ressorts 15.En l'absence d'une clé Il, ces doigts 16 bloquent le cylindre 6b en rotation d'une façon déjà connue, du fait qu'ils pénètrent dans les passages 13. Si une clé est au contraire introduite complètement, ces doigts 16 sont repoussés en arrière par les doigts 12 et rentrent complètement dans leurs sièges 14 où ils sont alors tangents au cylindre 6b et permettent à ce cylindre de tourner. Dans la région des passages 13 et 14, les zones 2a et 2b comportent des ouvertures corrr ondantes de montage des doigts précités. Après assemblage, ces ouvertures sont fermées par des bouchons 17. Chacun des arrêts de verrou- ou cliquet 9a et 9b est constitué par une unité élastiquement déformable. Dans la réalité, chacun des arrêts de verrou qui sont disposés à peu près syramétriouement l'un à l'autre, comprend un bouton 18a, 18b, qui peut coulisser dans une cavité axiale d'une douille 19a, 19b chargée dans la direction d'expulsion par un ressort 20a, 20b, introduit entre le fond de la douille et le bouton lui-meme, et qui est guidé dans des gorges annulaires a?propriées. La sortie du bouton hors de la douille est empêchée par une bague élastique 21a, 21b, logée dans une gorge correspondante à l'éstrémité de la douille. La douille 19a, 19b, comporte une fente 119a, 119b, suivant la géné- ratrice qui correspond à la fente déjà mentionnée 88a, 88b. Suivant le -mode de fonctionnement, les fentes -ii9a, 119b sont disposées-plus ou moins axialement par rapport à la douillet corme on le verra encore plus loin, et elles s'étendent éventuellement sur la-région 219a, 219b indiquée en pointillé. Sur bs bords latéraux des fentes 119a et 119b, les faces latérales des douillas comportent des épaulements extérieurs que l'on peut voir sur la fig. parce que la douille, représentée en coupe, est plus épaisse en haut qu'en bas.Les côtés de ces épaulements sont prolongés vers le fond de la douille correspondante 19a, 19b, par une dent 319a, 319b, qui est distante de la surface latérale de la douille un peu plus haut que les épaulements précités. Chacune des paires d'épaulements précitées est guidée prismatiquement dans la fente 88a, âb du cylindre correspondant 6a, 6b, ce qui assure constamuent une liaison tangentielle entre l'arret de verrou et le cylindre, tandis que chacune des dents 319a, 319b est guidée prismatiquement non seulement dans la fente du cylindre correspondant mais encore dans la partie centrale 5a du passage qui traverse la barbe.5, Le passage a en effet un plus grand diamètre aux extrémités qui se trouvént en face des cylindres, et il est plus étroit dans la partie centrale 5a. Le passage a dans la partie centrale 5a un diamètre égal à celui des dépressions 8a et 8b, et il comporte une cavité 5b destiné à attaquer et à guider les dents précitées 319a, et 319b.On obtient ainsi une liaison permanente entre l'arrêt de verrou et le cylindre correspondant, tandis que la liaison entre ce dernier et la barbe n'existe que lorsque la dent 319a, 319b pénètre dans la dépression 5b de la partie centrale 5a de la barbe. L'arrêt de verrou ?-a comporte au centre du ford-de la douille 1ea un passage et un marchon 22, qui pc't d'un côté opposé au bouton correspon- riant 18a et qui s'étend jusqu'à pénétrer c'ans le passage correspondant du fond de l'autre douille 19b qui, d'après cela, est disposée de façon à pouvoir coulisser et tourner sur le manchon 22. Le manclton contient une tige 23 dont le déplacement axial à l'intérieur de ce manchon est empêché sur un coté par un epaulement prévu sur cette tige et sur l'autre côte par une bague élastique 24 qui s'engage dans une gorge annulaire de cette tige. L'épaulement précité empêche étalement que la douille 1'b s'échappe du manchon 22. Les deux arrêts de verrou ca et 9b sont maintenus mutue)lement écartés par le ressort 25 qui est groins puissant que les ressorts 20a et 20b et qui appuie contre le bouton ib, alors que ce ressort 25 s'appuie contre l'épau lement de la tige 23. Les fentes 119a e-t 119b ont une largeur telle que la clé peut pénétrer et s'appuyer contre le bouton 18b par la partie biseautée 11b de sa pointe oblique lic qui se raccorde avec le eorps profile lia. Il faut observer ici que, lorsqutaucun-des ressorts 20a, 20b et 25 n'est chargé, la longueur-axiale totale des arrêts de verrou 9a et 9b qui sont mutuellement espacés est inférieure à la longueur axiale de la dépression 8a, 8b et de la partie 5a du passage de la barbe0 Si de plus, lorsque les arrêts de verrou ne sont pas chargés, l'un d'eut anpuie sur le fond de la dépression correspondante 8A, 8B (par exemple l'arret de verrou 9a de la fi. 1)., le verrou opposé à celui mentionné en premier lieu n'est tangentiel à là barbe que partiellement sur la ré gion 5b, tandis que l'autre arrêt de verrouse trouve en dehors de cette région. On décrira maintenant le fonctionnement de la serrure- en supposant que, comme on l'a déjà dit, les; fentes 119a-et 119-b- ont la plus grande longueur. Si l'on introduit une clé il par exemple dans le cylindre de droite 6b, la pointe de cette clé amène l'ensemble des arrêts de verrou au contact du fond de la dépression 8a, si cela est nécessaire, sans qu'aucun des ressorts 20a, 20b et 25 soit bandé, et cela assure ainsi l'attaque tangentielle par la barbe du seul arrêt de verrou 9b qui se trouve sur le côté où l'on a introduit la clé.Comme le cylindre 6b peut tourner librement lorsque la clé a été complètement introduites on peut le faire tourner et entraîner ainsi la barbe oui, par sa partie 55 excentrique et située normalement dans l'espace 3, commande le verrou et (ou bien) le loquet en une ou plusieurs opérations successives. Si l'on introduit une clé par le côté gauche alors qu'une clé vient d'être introduite dans la face droite de la serrure, on peut se trouver dans deux situations différentes: ou bien le cylindre de droite a été lais sé dansla position indiquée sur la- fig. (autrement dit le cylindre et la barbe se trouvent en position de repos), ou bien le cylindre se trouve dans unie autre position de rotation. Dans le premier cas, la clé appuie contre l'arrêt de verrou 9a qui, puisqu'il est en concordance avec la barbe, peut également Pénétrer prismatiquement dans cette barbe du fait que sa dent 319a glisse dans la partie de la région 5b qui a été laissée libre par le premier arrêt de verrou.Les deux arrêts de verrou sont amenés en contact dans la déformation du ressort 25. La deuxième clé éga- lochent libéré le deuxième cylindre après son introduction complète et celui-ci peut donc etre entraîné en rotation avec la barbe, le-premier erre t de verrou et le premier cylindre, par solidarité de rotation, tandis que la première clé reste complètement introduite. Panes le deuxième cas, l'arrêt de verrou est poussé par la clé contre la face d'attaque correspondante de la région 5a de la barbe, car cette dernière n'est pas en concordance avec L'arrêt de verrou. rais la clé peut néanmoins etre C' & alenent introduite complètement, parce que la fente 119 a est assez longue et que le bouton 18a pénètre dans la douille 19e. On peut donc faire tourner le cylindre 6a et son arrêt de verrou. Quand celuici se trouve en concordance avec la barbe (ou l'entraînement le rapport 20a pmécédement bandé pousse la douille 19a et la met en prise avec la barbe qui peut encore être actionnnée depuis le deuxième côté de la serrure. Dans la deuxième hypothèse, dans laquelle les fentes 119a et 119b ont une longueur diminuée d'une quart--ttC égale à l'épaisseur 219a, 219b, tout se passe comme précédemment, à l'exception du cas mentionné en deuîiè me lieu, c' sst-à-dire du cas dans lequel la clé a été introduite sur un côté de le serrure et la barbe a été abandonnée en eors de sa position de repos.Si la deuxième clé 2 été introduite sur l'autre côté de la serrure, la face iib appuie :artiellcment sur le fond de la fente de le douille de l'arr8t de verrou par suite d'un léger déplacement rétrograde du bouton de l'arret de verrou correspondant qui, par suite de l'introduction de la clé a été amené au contact de la face d'attaque correspondante ibla rqakn5a de ia barbe qui n'est pas en concordance. La deuxième clé ne peut donc pas etre introduite complètement, et il n'est donc pas possible de libérer le deuxième cylindre. Cet empêchement ne peut être évité qu'au moyen d'une clé spéciale, ou clé de secours, comme on l'indique sur la fig. 2. Cette clé comporte une poignée en forme de cadre, qui comporte elle-meme une ouverture 27 dans la partie 26 en forme de cadre. La poignée comprend également une par tie 28, qui correspond à la partie 26 et qui ferme l'ouverture 27. À l'aide devis 29 qui traversent la partie 28, cette dernière peut être fixée par vissage dans les ouvertures filetées 26a de la partie 26.L'ouverture 27 qui est ouverte à l'une de ses extrémités longitudinales, comporte également le canal longitudinal 27a qui débouche à 1' extérieur dans la région de cette extrérlité. La barre 30 peut coulisser dans le canal 27a, sort à l'extérieur et se termine par une partie courbe 30a. L'autre extrémité de la barre porte l'appendice 30b écarté latéralement de la face de la barre 30. Derrière cet appendice, le levier oscillant 31 est articulé en 31a sur le fond de l'ouverture 27, et un bras de ce levier se trouve sur la parcours de 1'appendice 30b. La tige de la clé comporte une partie qui est destinée à l'introduction dans le cylindre de la serrure et est en principe identique à la par tie 11 d'une clé normale. Mais cette partie est fractionnée en deux parties indépendantes 32 et 33 qui sont séparées suivant un plan perpendicul aire au plan contenant la clé. Ce plan de séparation passe par le milieu de la pointe 34 de la clé. Les parties 32 et 33 peuvent donc coulis ser l'une par rapport à l'autre parallèlement à la clé.La clé de se osurs décrite ci-dessus est pacte dans l'ouverture 27, c'est-à-dire l'aile 32a de la partie 32 à bord rectiligne est introduite dans la ca- 'rite'27b de l'ouverture 27 où elle est fixe par les vis 35. vn dehors de la poi-g3Jee, la partie 33 a un bord en dents de scie identique aux bords lia de la clé il tandis que dans sa région arrière, elle a une forme en echelons et est guidée longitudinalement dans une partie correspondante de l'ouverture 27. Entre l'un des échelons de la partie 33 et un echelon correspondant de ltouvature se trouve le ressort 36, qui pousse la partie 33 contre le bras du levier coudé 31 opposé à l'appendice 30b. Si lion introduit la clé de secours dans l'un des cylindres de la serrure, et si ltextremité 30a de la barre 30 apparaît sur la face frontale extérieure du cylindre, la barre est retirée en arrière. Celle-ci agit sur le levier oscillant 31 qui, dans le cylindre, pousse la partie 33 en avant relativement à la partie 32 et bande le ressort de rappel 36. Dans la deuxième desbjpothèses mentionnées plus haut, la pointe 34 de la partie 32 ne vient donc pas buter contre le fond de la fente 119a de la douille 19a de l'arrêt de verrou correspondant 9e, tandis que.'autre pointe repousse en arrière le bouton 18a de l'arrêt de verrou. De cette façon, le cylindre dans lequel la clé a été introduite est toujours libéré en rotation, même si son arrêt de verrou n'est pas en concordance avec la barbe Par rotation, on peut ensuite trouver la position d'enclenche- ment de l'arrêt de verrou dans la barbe (ou l'entrain- ur ) ) puis bloquer la serrure d'une fagon déjà connue. L'invention décrite ci-dessus peut recevoir de nombreuses modifications et variantes, et tous ses organes peuvent etre individuellement remplacés par des organes techniquement équivalents, sans que pour cela on sorte du domaine de cette invention. Pans la réalisation pratique de l'invention, les matières employées ainsi que las dimensions adoptées peuvent être quelconques suivant les nécessités de chaque cas particulier. REVENDICATIONS i) Serrure à deux cylindres, comportant une barbe installée coaxialement entre les cylindres, et dans laquelle serrure on prévoit pour chaque cylindre un arrêt de verrou mobile prismatiquelent en direction axiale dans le cylindre et pouvant pénétrer dans la barbe, l'un au moins des ar rêts de verrou pénétrant toujours dans la barbe, cette serrure étant ca ractrisée en ce que chacun des arrêts de verrou est constitué par une unité élastiquement déformable dans la direction axiale des cylindres et poussée par une partie au moins de la pointe de la clé contre la face frontale correspondante de la butée de la barbe quand celle-ci se trouve hors de concordance relativement à la position de contact d'attaque mutuelle, et que ces deux unités déformables et pouvant tourner librement l'une par rapport à l'autre sont maintenues mutu-e liement espacées par un organe élastique et assez souple, si bien que, lorsque des clés sont introduites complètement sur les deux faces da la serrure et que les arrêts de verrou sont en concordance avec la barbe, celle-ci est en prise avec les deux arrêts de verrou. 2) Serrure à deux cylindres avec barbe commune, suivant la revendication 1 caractérisée en ce que chacun des arrêts de verrou comporte une douille qui comprend à l'extérieur des organes de guidage prismatique dans ltouverture du cylindre correspondant et dans la barbe, et à l'intérieur d'une ouverture axiale qui se trouve en face des ouvertures correspondantes précitées du cylindre, et comprend de plus un bouton, qui peut coulisser axialement dans l'ouverture précitée de la douille, et qui est chargé en direction axiale par un organe élastique installé entre le bouton et la douille et possède une force appréciable comparativement à l'organe d'espacement élastique et souple des arrêts de verrou. 3) Serrure a deux cylindres suivant les revendications I et 2, carac tériséeen ce que, dans le prolongement de la fente occupée par la clé dans le cylindre correspondant, chacune des douilles comporte une fente longitudinale dans laquelle pénètre seulement la partie de la pointe de la clé qui est voisine de la partie lisse de la clé, tandis que la partie de la pointe qui est voisine de la partie en dents de scie du corps de la clé repose sur la partie frontale et spécialement normée du bouton correspondant. 4) Serrure à deux cylindres, suivant la revendication 3, caractérisée en ce que la fente a une longueur axiale telle que, lorsqu'une des douilles est repoussée en arrière par la clé jusqu'à toucher la Cace frontale de butée déjl citée de la barbe qui n'ast pas en concordance ,la clé est introduite complet- ent dans le cylindre e t ce dernier peut tourner libre ment. 5) Serrure à deux cylindres suivant la revendication 3, caractérisée en ce que la fente a une longueur axiale telle que, lorsque l'une des douilles est repoussée on arrière par la clé et appar-tt sur la face frontale de butée de la barbe, la clé n'est introduite que partiellement dans le cylindre, i bien que celui-ci est bloqué en rotation. 6) Serrure à deux cylindres suivant la revendication 5, caractérisée en ce que l'on prévoit une clé de secours qui possède une poignée ayant de préférence la forme d'un cadre et une tige disposée suivant un plan longitudinal perpendiculaire au plan de la clé et passant par le milieu de la pointe de la clé, et divisée en deux parties, dont la partie qui correspond au corps lisse de la tige est fixée dans la poignée, tandis que l'autre partie est montée de façon à pouvoir coulisser longitudinalement dans la poignée, une barre pouvant coulisser dans la poignée relativement à cette poignée, si bien que, lorsque la partie avant de cette barre touche la face frontale du cylindre, dans lequel la clé est introduite, la barre est repoussee en arrière et actionne un levier oscillant qui, en surmontant la force d'un ressort de rappel à l'intérieur du cylindre, pousse en avant la partie en dents de scie relativement à la partie lisse, et permet ainsi au cylindre correspondant de tour ner.