L'invention due à la collaboration de Messieurs Claude TARRIERE Roger LEMAITRE et Michel MATHIOT se rapporte a' un mannequin anthropodynamique qui simule les caractéristiques dynamiques du corps humain lors des accidents. On connait déjà des mannequintqui possèdent une membrure simulée par des éléments représentatifs des jambes, qui sont solidarisés au bassin, au moyen d'articulations et de jointures. La jointure qui relie une jambe au bassin est constituée par un ensemble de pièces représentatives de la ceinture pelvienne. Dans ce qui suit on désignera les différentes pièces du mannequin par leur dénomination anatomique, étant bien entendu que lesdites pièces sont constituées par des organes ou groupes d'organes mécaniques de configuration spéciale. L'invention concerne plus particulièrement un mannequin dont la ceinture pelvienne comprend la liaison de deux os iliaques, dont chacun presente une crête au-dess de laquelle le mannequin possède une rigidité comparable à celle du bassin du corps humain et au-dessus de laquelle le mannequin possède une zone relativement molle comparable à celle de l'abdomen du corps humain. Un tel mannequin est connu et décrit dans le Code of Fédéral Régulations part 572, tittle 49, publié le 27 février 1977 par National Highway Traffic Safety Administration, WASHINGTON DC. Le problème non'rè'solu par la structure des mannequins précités re'side dans le fait que l'on ne peut pas déceler leurs déplacements par rapport au dispositif de retenue,lorsque ce dernier est constitubé par une ceinture de sécurité. tors d'une décélération brutale d'un véhicule automobile,on sait en effet que les occupants peuvent se déplacer par rapport aux sangles de la ceinture de sécurité. te bassin peut alors glisser sous la sangle abdominale de la ceinture de sécurité, qui prend appui sur l'abdomen en le comprimant exagèrement. Dans ce cas, les risques de lésions internes consécutives au port de la ceinture sont par conséquent localises au niveau des viscères abdominaux et du rachis lombaire. Le phénomène est rarement observé sur lespassagenretenus par une ceinture de sécurité à trois points d'ancrage, qui possède une sangle sous-abdominale associée à une sangle diagonale prenant appui sur le thorax. Btn effet, la sangle sous^abdominale, si elle est bien positicnnée, prend appui sur les léments osseus du bassin situés en dessous des crêtes iliaques. Lors d'une collision, la sangle sous-abdominale est de ce fait bloquée sur l'os du bassin et ne comprime pas l'abdomen. On petit donc définir le glissement du bassin, par le passage de la sangle sous abdominale au-dessus des crêtes iliaques. On a déjà tenté de détecter ce déplacement en bordant la fosse iliaque de protubérances sensibles à l'effort de pression. La pression enregistrée lors d'un choc, permet de déceler le glissement du bassin sous la sangle et une variation brtaLale de la pression mesurée au niveau des protubérances traduit théoriquement le passage de la sangle au-dessus des cretes iliaques. La ceinture est en position correcte tant qu'on enregistre un effort de pression.- On constate cependant que le déplacement rclatif de la sangle peut se produire en fin de choc ou même en dehors de la phase d'appui de la sangle sur le mannequin. On ne peut donc pas affirmer qu'une baisse de pression sur la protubérance correspond toujours au glissement de la sangle et à la compression dangereuse de la région abdominale. Ce problème est résolu conformèment à l'invention par le fait que la crête iliaque possède une plage de contact sur laquelle repose la base de fixation d'une jauge de contrainte qui s'étend obliquement vers la région lombaire du mannequin. Le mannequin ainsi réalisé permet la mesure des efforts et leur enregistrement,uniquement lorsque la sangle prend appui sur la région bdominale. Selon une autre caractéristique de l'invention la jauge de contrainte présente une zone d'appui sensiblement perpendiculaire a la direction de l'effort de compression cxercé par la sangle abdominale. D'autrcs caractéristiques et montages de l'invention ressortiront d'un exemple de réalisation du mannequin en référence au dessin annexé dans lequel - La figure 1 est une représentation schématique du mannequin. - La figure 2 est une ltue perspective du bassin. - La figure 3 est une zigue représentative de la répartition des efforts lors d'un choc. Le mannequin 10 représenté à la figure 1 inclut une tête 11, un tronc 12, des bras 13, des Jambes 14 et une surface simulant la peau 15 dans le but d'obtenir une configuration d'un être humain Les os du corps ont été simplifiés pour rendre leur fabrication aisée puisqu'il n'y a aucune nécessité à reproduire les contours exacts des os du corps humain. Le tronc 12 et la ceinture pelvienne possédent une forme externe, un ensemble de surfaces et une rigidité qui s'apparentent à celles d'un bassin humain. Les bras 13 et les jambes1 constituants de la membrure simulée, pos sédent des articulations en forme d'étrier et des articulations à rotule selon les degrés de liberté exigés des membres ou de leurs constituants. L'ossature du bassin représenté à la figure 2 se compose essentiellement des deux os iliaques 16, 16' qui délimitent la fosse iliaque qui porte le support 17 de la colonne dorsale 18 et le support 19 de l'articulation fémorale. Conformément à l'invention chaque crête iliaque 20, 20' possède une plage de contact 21, 21' sur laquelle repose une jauge de contrainte 22 qui s'étend obliquement vers la région lombaire du mannequin. L'intérêt de la jauge de contrainte 22 apparait au vu de la figure 3 car elle ne permet l'enregistrement des efforts que si la sangle 23 de la ceinture de sécurité prend appui sur ltabdomen 24. On constate dans ce cas que l'inclinaison de la jauge 22 détermine une zone d'appui 25 sensiblement perpendiculaire à la direction de-lteffort de compression F exercé par la sangle 23 dans sa position 23' après le déplacement du bassin sous la sangle 23 dans le sens de la flèche Fl. Il y a lieu de noter que la jauge 22 permet de mesurer l'intenslté des efforts indépendamment de la position du point d'application de ceux-ci. REVENDICATIONS 1) Me.rnequin arthropodynanique à membrure simulée par des éléments représentatifs des jambes solidaires au bassin au moyen d'un ensemble de pièces de la ceinture pelvienne,qui comprend notamment deux e iliaques délimitant la fosse iliaque, Caractérisé par le fait que la crête iliaque de chacun des os iliaques possède une plage de contact sur laquelle repose la base de fixation d'une jauge de contrainte qui s'-étend obliquement vers la région lombaire. 2) Mannequin selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la jauge de contrainte possède une zone d'appui sensiblement perpendiculaire à la direction de l'effort de compression exercé par une sangle de ceinture de sécurité souswabdominale au cours du déplacenent du mannequin sous la dite sangle.