La présente invention concerne un organe d'actionnement à pression de fluide permettant de rattraper automatiquement le jeu pris par l'organe récepteur qutil actionne. bulle est notamment applicable à l'actionnement d'un frein à disque ou à tambour ou d'un plateau d'embrayage et au rattrapage du jeu apparaissant au cours du temps par suite de l'usure des garnitures à friction de frein ou d'embrayage. On connait déjà un organe d'actionnement à pression de fluide comprenant d'une part une première chambre délimitée par un premier piston mobile de façon étanche dans un corps et reliée à une alimentation en fluide sous pression et, d'autre part, une deuxième chambre prévue entre le premier piston et un deuxième piston mobile de façon étanche par rapport au premier piston et relié mécaniquement t un organe récepteur, celui-ci devant être actionné par la pression de fluide régnant dans la première chambre. Un tel organe d'actionnement peut etre commande par un fluide hydraulique et il permet dans ce cas à l'opérateur qui l'actionne à partir d'un maltre- cylindre de sentir avec précision la course et l'effort résistant de l'organe ré'cet teur. Le deuxième piston peut etre utilisé, soit pour actionner le double clapet d'un détendeur délivrant une pression d'assistance qui agit sur un troisième piston solidaire du premier piston, soit, en cas d'absence de pression d'assistance, pour agir directement sur l'organe récepteur. Cet organe d'actionnement, s'il convient très bien pour la commande des servo-de'brayages, n'autorise cependant pas le rattrapage automatique du jeu appa- raissant par exemple entre des garnitures de friction déplacées par l'organe réiez teur et les pistes de frottement sur lesquelles ces garnitures s'appliquent. L'invention vise à- remédier à cet inconvénient en utilisant, pour rattraper le jeu, un volume croissant ou décroissant de fluide sous pression contenu dans la deuxième chambre, tout en conservant les propriétés d'extrême sensibilité aux courses et aux efforts de commande du premier piston mobile et tout en permettant de faire agir la pression de fluide délivrée à la première chambre sur un détendeur délivrant une pression d'assistance du premier piston. A cet effet, l'organe d'actionnement à pression de fluide du type comprenant, d'une part, une première chambre délimitée par un premier piston susceptible de se déplacer de façon étanche par rapport aux parois internes de cette chambre et reliée à une alimentation en fluide sous pression et, d'autre part, une deuxième chambre prévue entre ledit premier piston et un deuxième piston et délimitée par ledit deuxième piston qui est susceptible de se déplacer de façon étanche par rap port aux parois intérieures de la deuxième chambre et relié mécaniquement à un organe récepteur susceptible d'entre actionné par la pression de fluide régnant dans la première chambre, est caractérisé en ce que la première et la deuxième chambre comsuniquent par l'intermédiaire d'au moins un passage prévu dans la paroi du premier piston et susceptible d'être obturé par un clapet anti-retour s'ouvrant dans le sens de la première vers la deuxième chambre. Le clapet anti-retour permet au fluide sous pression alimentant la pre mière chambre de parvenir à la deuxième chambre, mais n'autorisE pas en service normal le retour de ce fluide vers la première chambre, ce qui assure, dans le cas de l'application de l'organe d'actionnement à une commande de freinage, le rattrapage de jeu apparaissant à la suite de l'usure des garnitures de freinage, L'ouverture ou la fermeture du clapet anti-retour peut se produire pour une certaine pression différentielle entre les deux chambres.Le clapet anti-retour peut aussi, dans un mode de réalisation préférable en raison de sa fiabilité et de son mode dfaction régulier en fin de course, être maintenu ouvert sous l'effet de la réaction exercée par une surface de butée, prévue dans la première chambre, sur un poussoir solidaire dudit clapet, dans l'une des positions de fin de course du premier piston. Si le rattrapage de jeu doit s' effectuer dans le sens de la course de travail, il se produit avant que le premier piston ne se déplace. Le rattrapage du jeu se manifeste par l'avance du deuxième piston seul et l'augmentation du volume de la deuxième chambre, jusqu' I' instant où la résistance opposée à l'organe récepteur ne peut plus être vaincue par l'effort exercé sur le deuxième piston Le premier piston avance alors et le clapet anti-retour se ferme, isolant la deuxième chambre. Si le rattrapage de jeu doit s1 effectuer en sens inverse de la course de travail, il se produit en fin de course de recul, après le retour conjoint des deux pistons et l'ouverture du clapet anti-retour qui s'ensuit, Le rattrapage s'effectue par recul du deuxième piston et diminution du volume de la deuxième chambre. Le poussoir du clapet anti-retour peut faire saillie sur la surface cylindrique extérieure du premier piston, ou sur une surface radiale extérieure du premier piston. L'ouverture du clapet anti-retour est commandée par une rampe dans le premier cas et par un appui frontal sur le fond de la première chambre dans le second cas. Dans un mode de réalisation très simnle, le premier piston est susceptible de venir en butée sur une surface d'appui de la première chambre en même temps que le clapet anti-retour est maintenu ouvert sous l'effet de la réaction exercée par la surface de butée sur son poussoir. Cette disposition permet d'arreter la course de recul du premier piston soue l'action d'un ressort de rappel, tout en évitant d'exercer un effort important sur le clapet anti-retour. Selon une autre caractéristique de l'invention, le diamètre actif du deuxième piston est inférieur à celui du premier piston, lequel premier piston pro sente alors une tige creuse. Cette disposition constructive permet de loger le deuxième piston dans la tige du premier piston et de réaliser ainsi de façon très compacte l'organe d'actionnement. Ce mode de réalisation-permet également de soumettre le fluide sous pression contenu dans la deuxième chambre à une pression supérieure à celle du fluide contenu dans la première chambre, ce oui réduit la quantité de fluide nécessaire pour rattraper le jeu de organe récepteur. melon une autre caractéristiques importante de l'invention, le premier piston est rendu solidaire en rotation de la paroi intérieure de la première chambre et le fluide sous pression alimentant la première et la deuxième chambre est un fluide à faible compressibilité tel qu'un liquide hydraul-ique et, en position de service, le clapet anti-retour est Placé en un point haut du premier piston. Ce mode de construction de l'organe d'actionnement permet de purger l'air contenu dans la deuxième chambre en position d'ouverture du clapet anti-retour. Le verrouillage du premier piston en rotation par rapport à la paroi intérieure de la première chambre garantit le maintien du clapet anti-retour en position haute si l'organe d'actionnement ne change pas de position. Selon d'autres caractéristiques de l'invention, le poussoir du clapet est susceptible de venir en contact avec la surface de butée lorsque le volume de la première chambre atteint sa valeur maximum ou sa valeur minimum par suite du déplacement du premier piston. Dans le cas de la valeur maximum, -4,e clapet antiretour peut autre utilisé pour réaliser un dispositif de rattrapage de jeu et pour donner une possibilité de course de travail supplémentaire.Dans le cas-1e la valeur minimum, le clapet anti-retour autorise le recul du deuxième piston après le recul du premier, ce qui permet, par exemple dans le cas d'un embrayage, l'avance crogres- sive de la butée d'embrayage au fur et à mesure de l'usure des- garnitures de friction du disque d'embrayage. Le premier piston peut être soumis à l'action d'au moins un ressort de rappel agissant dans un sens qui tend à réduire, ou bien à augmenter le volume de la première chambre. C'est ainsi finalement l'action de ce ressort de rappel qui produit l'ouverture du clapet anti-retour pour me position de fin de course. De même, le deuxième piston peut être soumis à l'action d'au moins un ressort dc- rappel agissant dans un sens qui tend à augmenter, ou bien diminuer, le volume de la deuxième chambre. Un tel ressort de rappel, dans le cas où il agit dans le sens d'une diminution de volume de la deuxième chambre, peut également agir sur le premier piston. Dans le cas Où 1- ressort de rappel assit dans le zends de l'aux mentation de volume de la deuxième chambre, il tend a anplisler le deuxième piston sur l'organe récepteur. Dans une forum d'exécution intéressante par son aspect simple et écono nique, le ou les ressorts de rappel agissent sur le deuxième piston par l'intermé- diaire de 11 organe récepteur susceptible d'être actionné par la pression de fluide régnant dans la première chambre.Quand organe récepteur est relié à un levier agissant sur une butée d'embrayage, les ressorts de rappel sont alors constitués par les ressorts hélicoidaux ou le ressort d diaphragme appliquant le plateau d'embrayage sur le disque d'embrayage. Selon une autre caractéristique de l'invention, le premier piston ou le deuxième piston est solidaire d'un piston annulaire d'asservissement délimitant une troisième chambre reliée b un détendeur susceptible de délivrer une pression de fluide qui est fonction de la pression d'alimentation de la première chambre et qui agit sur ledit piston annulaire dans le même sens que la pression d'alimentation sur le premier piston.La pression d'alimentation de la première chambre est une pression hydraulique émise par un mattrewcylindre de commande d'un levier d'embrayage relié par l'intermédiaire d'une bielle au deuxième piston, tandis que le déten- deur est un détendeur pneumatique relié à une source d'air comprimé et susceptible de délivrer une pression pneumatique à la troisième chambre tout en conservant, pour le conducteur agissant sur le maître-cylindre hydraulique, la possibilité d'etre informé de la course du premier piston et de la pression de commande qui lui est délivrée. Un tel mode de réalisation de l'invention convient très bien aux commandes de débrayage qui doivent s'effectuer rapidement et où le conducteur perçoit nettement l'instant où le levier de débrayage effectue sa course de débrayage sous l'action du fluide d'asservissement. Le conducteur peut ainsi effectuer un débrayage rapide et un réembrayage progressif. Le deuxième piston peut agir en traction sur l'organe récepteur et pré senter ainsi une tige qui traverse de façon étanche le fond du premier piston, la première chambre et une paroi de ladite première chambre. Dans ce mode de construction, c'est la colonne de fluide de la deuxième chambre qui entraîne le deuxième piston en traction. La surface active du deuxième piston peut être inférieure à celle du premier piston à condition de garder à un niveau acceptable les pressions régnant dans la deuxième chambre quand le clapet anti-retour est fermé et lorsque le deuxième piston subit un effort important, par exemple celui des ressorts d'embrayage. La surface active du deuxième piston peut d'autre part etre supérieure à celle du premier piston et inférieure à celle du piston annulaire, quand ce dernier est solidaire du premier piston. On peut ainsi éviter que la réaction de 1' or gane récepteur à la suite de la mise en action de la pression d'asservissement ne produise des pressions trop importantes dans la deuxième chambre. Le premier piston permet à l'opérateur agissant sur le maître-cylindre de connaître la course du piston d'assistance, ainsi que la pression d'assistance, si celle-ci est sensiblement nroportionnelle ss la pression de la première chambre. La descrintion qui va suivre à présent d'exemples de réalisation non liimitatifs, en regard des dessins annexés, fera mieux comprendre comment l'invention peut être mise en pratique. La figure 1 renrésente en coupe un organe d1 actionnement conforme à l'invention, sous forme d'une commande de débrayage oléopneumatique à rattrapage automatique de jeu. La figure 2 montre en coupe partielle une variante de ce servo-débrayage. La figure @ en montre la coupe d'un autre mode de réalisation. Les organes de servo-débrayage indioués sur les figures utilisent une pression d'huile agissant sur un premier piston et sur un deuxième piston coopérant directement avec une bielle qui agit, pour débrayer, par poussée (figures 1 et 3) ou traction (figure 2), sur un levier en appui sur une butée d'embrayage, et ceci avec l'aide d'une pression pneumatique qui, commandée par la pression d'huile, agit sur un troisième piston. Plus en détail, on voit sur la figure 1 un servo-débrayage dans le corps 1 duquel est ménagée une première chambre 2 communiquant avec un canal ; d'alimentation (et d'évacuation) en huile sous pression. Un premier niston 4 délimite la chambre 2 et est susceptible de se déplacer en translation sous l'action de la pression régnant dans cette chambre 2. Le piston 4 présente une forme tubulaire creuse. Il contient une deuxième chambre 5, elle-même délimitée par un deuxième piston 6 susceptible de coulisser de façon étanche dans le piston tubulaire 4. Le piston 6 est évidé dans sa partie droite pour recevoir l'extrémité arrondie d'une bielle de poussée 7 qui sert de liaison entre ledit piston et le levier d'embrayage. Une troisième chambre 8 est délimitée entre le corps 1 et un troisième piston 9 de section annulaire, solidaire du premier piston 4. Cette chambre # est susceptible d'etre alimentée, comme il sera indiqué plus ricin, par une pression d'air comprimé d'asservissement qui agit sur la section annulaire du piston @. Le piston 4 présente à son extrémité gauche un passage axial 10 entre les chanvres et . Ce passage 10 est désaxé vers le haut et susceptible d'être obturé par un clapet anti-retour il relié à un un poussoir 1? oi vient toujours dénasser dans la chambre n orifice 1, relie 1 canal ane source d'huile sous pression de commande, tandis qu'un orifice d'admission ,l est relié à une source d'air comprimé et qu'un orifice d'échappement 1 est susceptible de communiquer avec la chambre 8. La commande de l'asservissement pneumatique alimentant la chambre - est due à l'ac- tion de la pression d'huile amenée à l'orifice 1C et agissant sur un détendeur pneu matique 16. Il est évident que, sans changer l'esprit de l'invention, les orifices 13 et 14 peuvent être alimentés par une pression de fluide quelconque pneumatique ou hydraulique, y compris par la même source de fluide sous pression. Le poussoir 12 fait saillie sur la surface radiale extérieure du piston creux 4 et il commande l'ouverture du clapet 11 quand il vient en butée sur une surface d'appui 20 de la chambre 2 ; en même temps que le clapet anti-retour est maintenu ouvert sous 1' effet de la réaction de la surface 20 sur son poussoir, le piston creux 4 vient en butée sur une surface d'appui 21 à l'intérieur de la chambre 2. La position axiale de la surface 21 peut être rendue réglable, par exemple par un système de vis ou d'écrou. Des moyens de positionnement 22,23 enpêchent le piston 4 de tourner par rapport au corps ; ces moyens sont ici réalisés à l'aide d'une rainure 22 et d'un tenon 23. Le clapet il est ainsi maintenu en position haute, ce qui permet de purger la chambre 5 de l'air qui peut sty trouver. Un passage de purge est ménagé dans la partie haute du corps t au droit de la chambre 2 et un organe de purge approprié y est logé. Ce passage et cet organe ne sont pas indiqués sur la figure 1. Le piston creux 4 se déplace axialement dans un palier 24 du corps 1 et à l'aide d'un ensemble annulaire d'étanchéité 25. Le piston de rattrapage de jeu 6 est sollicité vers la droite par un ressort 26 intérieur à la chambre 5 et coulisse dans cette chambre avec un joint annulaire d'étanchéité 27. Un circlip 28 ou autre moyen d'arrêt disposé sur la surface intérieure du piston 4 interdit au piston 6 de s'échapper vers la droite sous l'effet du ressort 26, en l'absence de la bielle 7 reliée au corps par un soufflet 29 qui interdit aux poussières et à l'humidité de pénétrer dans une chambre 33 délimitée par le piston 9 et située par rapport à lui à l'opposé de la chambre 8. Une butée annulaire 30 est prévue dans la chambre 8 pour limiter le mouvement du piston 9 vers la gauche.Le chambre 8 communique par un canal 32 avec une chambre de détendeur 49 susceptible de communiquer, soit avec une chambre 48 d'alimentation en air comprimé reliée à l'orifice 14, soit avec l'atmosphère par l'orifice d'échappement 15. Le détendeur 16, dessiné sur la figure 1 avec un axe parallèle à celui des pistons 4,6,9, peut aussi bien être disposé, pour diminuer l'encombrement, selon un aie perpendiculaire à celui desdits pistons. Le détendeur 16 se compose essentiellement de deux pièces, à savoir un piston différentiel 40 qui peut venir agir sur un double clapet 41 ,42. Le piston 40 est guidé de façon étanche dans un alésage ménagé dans une pièce fixe 43 qui est maintenue en position par une pièce de blocage 52 dans laquelle est percé l'orifice 13. La pièce fixe 43 comporte un joint annulaire d'étanchéité et des chambres et passages faisant communiquer l'orifice 13 avec le canal 3. Le piston 40 est en appui simultanément d'un c8té sur un ressort 45 appuyé sur la pièce 52 et de l'autre côté sur un ressort 46 appuyé sur une pièce fixe 44. Le double clapet 41,42 est rappelé vers la gauche par un ressort 47.La chambre 48 d'alimentation en air comprimé est délimitée par la pièce fixe 44 et obturée par le clapet d'alimentation 42; la chanbre intermédiaire 49 du détendeur est reliée à la chambre 8 oar le canal 2 et par un conduit d'échappement C l'orifice d'échappement 1t tandis que la pièce fixe 4z délimite avec le piston 40 une chambre 51 de pression hydraulique. Le piston différentiel 40 est soumis simultanément à la pression régnant dans la chambre 51 et à celle régnant dans la chambre 49, ces deux pressions agissant en sens opposé. Le piston 40 comnorte dc plus un siège pour le clapet d'échappement 41 relié par une tige au clapet d'admission 42 contenu dans la chambre 48. Dans le mode de réalisation de la figure 2, la bielle 7 est une bielle de traction, c'est-à-dire tirant sur le levier d'embrayage pour débrayer. On constate que,dans ce mode de réalisation, la bielle traverse un joint annulaire d'étanchéité 60 prévu dans la paroi fermant en bout le miston creux 4 et un autre joint annulaire d'étanchéité 61 prévu dans la paroi du corps 1. Dans ce mode de réalisation, un canal 62 relie par exemple la chambre 55 à un orifice d'échappement.Le détendeur 16, comme on l'a indiqué déjà, est disposé de préférence transversalement au corons Dans le mode de réalisation de la figure " la bielle 7 est une bielle de poussée, mais le piston de rattrapage de jeu 6 est disposé autour d'une tige solidaire du piston annulaire 9. Ce piston de rattrapage 6 est guidé extérieurement sur la tige solidaire du piston 9 et munie d'un joint d'étanchéité 27. Le passage 10 traverse le piston 4 de part en part et s'ouvre sur la chambre 5 qui est intérieure au piston C. La chambre S; est remplacée par une chambre annulaire 71 entre les pistons 9 et 5. La chambre 71 peut communiquer avec l'atmosphère par un canal non représenté. L'organe d'actionnement représenté fonctionne de la manière décrite ci-après. Dans le cas où l'orane d'actionnement décrit est appliqué à un embrayage monté sur un véhicule automobile, le conducteur appuie dans la cabine du véhicule sur la pédale de débrayage, qr;i agit sur un maître-cylindre hydraulique ; ce dernier provoque la oompression ae la colonne liquide située entre lui et l'organe d'action nement selon l'invention, aui, > cet instant, occupe la position indiquée sur la figure 1. La pression d'huile engendrée dans la chambre 51 par le maitre-cylindre de débrayage est transmise par le canal àla chambre 2 et de la par le passage 10 ouvert (ltuisqu le poussoir 12 du clapet 1 1 est repoussé vers la droite par la surface 20, car la bielle 7 est repoussée vers la gauche sous l'action des ressorts d'embrayage transmise par la butée et le levier d'embrayage) à la chambre de rattrapage 5. La pression d'huile régnant dans la chambre 51 s'exerce donc simultanément sur la section radiale annulaire du piston 4 et sur la section radiale du piston 6. Si l'effort exercé sur le piston ~ est suffisant pour repousser la bielle 7 vers la droite, le piston 6 se déplace vers la droites mais de toute façon ltef- fort exercé sur le piston 4 déplace celui-ci vers la droite et le clapet 11 se ferme lorsque le poussoir 12 se décolle de la surface 20. La pression hydraulique régnant dans la chambre 51 continue de monter au fur et à mesure que le conducteur appuie plus fortement sur la pédale de commande, car la réaction de la bielle 7 augmente lorsque celle-ci se déplace vers la droite. A partir d'une pression minimum régnant dans la chambre 51 et suffisante pour vaincre le frottement des joints et l'effort de rappel du ressort 46, le piston différentiel 40 est poussé vers la droite et vient s'appliquer contre le clapet d'échappement 41, en isolant la chambre 49 de I'échap pement.Aussitôt qu'un supplément de pression permet de vaincre la réaction du ressort 47 et de la pression régnant dans la chambre 48, le clapet 42 s'ogre en permettant l'admission d'air comprimé de la chambre 48 vers la chambre 49 et de là vers la chambre 8. La pression pneumatique monte rapidement et le piston 4,9 se déplace ranidement vers la droite. Dans le cas où le piston 4 ne s'est pas encore déplacé sous l'action de la pression hydraulique régnant dans la chambre 2, il est évidemment entraîné vers la droite par la pression régnant dans la chambre 8 et le clapet 11 est repoussé par son ressort 34 contre son siège et, en se fermant, isole la chambre 5 dans laquelle la pression d'huilé monte proportionnellement à la réaction de la bielle 7 à mesure que se poursuit la course de travail du piston 4,9 jusqu'au débrayage complet de l'embrayage. Lorsque les efforts de pression, de frottement et de réaction des ressorts sur le piston différentiel 40 s'équilibrent, celui-ci recule légèrement vers la gauche et la chambre 49 est isolée à nouveau de la chambre 48 par fermeture si multanée des clapets 42 d'admission et 41 d'échappement. Lorsque le conducteur relâche la pédale de debrayage, la pression hydrau lique diminue rapidement à l'orifice 13 et, par conséquent, dans la chambre 2 t le piston 40 est repoussé vers la gauche par la pression pneumatique régnant dans la chambre 49, ce qui produit l'ouverture du clapet d'échappement 41 et la baisse rapide de la pression pneumatique dans les chambres 8 et 49. La baisse concomitante des pressions hydraulique et pneumatique détermine le recul, temporisé par les pertes de charge hydrauliquesede l'ensemble des pistons 4,6,cl jusqu'à l'appui du piston 4 sur la face de butée 2. et du poussoir 12 sur la face 20.Le clapet 11 s'ogre et le piston 6 peut refouler l'huile sous pression de la chambre 5 qui s'évacue par le canal 3. C'est alors que se produit le rattrapage de jeu. n effet, si le plateau d'embrayage n'est pas encore pleinement appliqué sur le disque d'embrayage par suite de l'usure de ce dernier, les ressorts d'embrayage continuent à repousser la bielle7 aDrès l'ouverture du clapet 1 1 et le piston 6 recule dans le piston creux 4 en refoulant l'huile excédentaire. Ainsi, lorsque l'organe d'actionnement est appliqué à une commande de débrayage, le volume de la chambre 5 diminue au cours du temps. La bielle de traction 7 de la figure 2 peut également être reliée à un levier agissant sur une butée de débrayage. Le rattrapage de jeu s'effectue là encore en fin de course de retour. Le volume de la chambre 5 indiquée sur la figure 2 diminue à mesure qu'augmente l'usure des garnitures d'embrayage, le piston 6 se rappre- chant du joint 60 jusqu'à venir en butée sur lui pour l'usure maximale admise. Le fonctionnement de l'organe d'actionnement de la figure a est identique à celui de la figure 1, car seul le guidage du piston 6 diffère de celui des organes selon les figures 2 et 3. Il est bien évident qu'on peut apporter des modifications aux modes de réalisation décrits, sans sortir du cadre de l'invention. Ainsi, le clapet axial 11 représenté peut autre avantageusement remplacé par un clapet radial situé dans la partie haute du piston 4 et lié à un poussoir 12 que commande une rampe existant sur la paroi (cylindrique de la figure t) de la chambre 2. L'alimentation en fluide sous pression parvenant à l'orifice 14 peut être constituée par le fluide sous pression délivré à l'orifice 13. Le fluide sous pression délivré aux orifices 13 et 14 peut indifféremment être un liquide ou un gaz. Le dispositif de rattrapage de jeu fonctionne évidemment de préférence avec un fluide hy draulique alimentant ltorifice 3. On peut réaliser un organe d'actionnement à com mande hydraulique et asservissement hydraulique, lorsque l'orifice 14 est alimenté en fluide hydraulique sous pression à partir d'une pompe ou d'un accumulateur hydrauli oue. L'organe d'actionnement, ici représenté dans son application à un servodébrayage, peut s'appliquer à la commande d'un frein à tambour ou à disque. Dans ce cas, le rattrapage de jeu a lieu avec augmentation progressive, en fin de course de travail, du volume de la deuxième chambre. Un tel organe d'actionnement d'un frein par bielle de poussée peut avoir une configuration similaire à celle de Organe de la figure ;, la chambre @ ayant en début de service pour des garnitures de freinage neuves un volume A oll minimal. Le volute de la chambre @ augmente alors au fur et mesure de l'usure des garnitures de frein jusqu'à la position limite de droite que montre la figure -. ar les modes de réalisation représentés, l'une des butées 30 ou @ peut être supprimée, puisque les pistons 4 et 9 sont solidaires. Dans le but d'augmenter la compacit d organe d'actionnement, un réservoir de fluide sous pression peut entre fixé rigidement au corps 1 et relié directement à l'orifice 14. R R V E EI D I C A T I O : 1. Organe d'actionnement à pression de fluide au type comprenant, d'une part, une premiere chambre délimitée par un premier niston suscentille de se dé- placer de façon étanche par rapport aux parois internes de cette chambre et reliée à une alimentation en fluide sous pression et, d' autre part, une deuxième chambre prévue entre ledit premier piston et un deuxième piston et délimitée par ledit deuxième piston qui est susceptible de se déplacer de façon étanche par rapport aux parois intérieures de la deuxième chambre et relié mécaniquement à un organe récepteur susceptible d'8tre actionné par la pression de fluide régnant dans la première chambre, caractérisé en ce que la première et la deuxième chambre communiquent par l'intermédiaire d'au moins un passage prévu dans la paroi du premier piston et susceptible autre obturé par un clapet anti-retour s 'ouvrant dans le sens de la première vers la deuxième chambre. 2. Organe d'actionnement selon la revendication 1, caractérisé en ce que, dans l'une des positions de fin de course du premier piston, le clapet anti-retour est susceptible d'entre maintenu ouvert sous l'effet de la réaction exercée par une surface de butée, prévue dans la premiere chambre, sur un poussoir solidaire dudit clapet. 3. Organe d'actionnement selon la revendication 2, caractérisé en ce que le poussoir du clapet anti-retour fait saillie sur la surface cylindrique extérieure du premier piston. 4. Organe d'actionnement selon l'une des revendications 2 ou 3, caractérisé en ce que le poussoir du clapet anti-retour fait saillie sur une surface radiale extérieure du premier piston. 5. Organe d'actionnement selon l'une des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que le premier piston est susceptible de venir en butée sur une surface d'ap pui de la première chambre en même temps que le clapet anti-retour est maintenu ouvert sous l'effet de la réaction exercée par la surface de butée sur son poussoir. 6. Organe d'actionnement selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le diamètre actif du deuxième piston est inférieur à celui du premier piston. 7. Organe d'actionnemsnt selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le premier piston est rendu solidaire en rotation de la paroi intérieure de la première chambre. 8. Organe d'actionnement selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que le fluide sous pression alimentant la première et la deuxième chambre est un fluide à faible compressibilité tel qu'un liquide hydraulique et en ce qu'en position de service1 le clapet anti-retour est placé en un point haut du premier piston. 9. Organe d'actionnement selon l'une des revendications 2 à 8, caractérisé en ce que le poussoir du clapet est susceptible de venir en contact avec la surface de butée lorsque le volume de la première chambre atteint sa valeur maximum par suite du déplacement du premier piston. 10. Organe d'actionnement selon l'une des revendications 2 à 8, caractérisé en ce que le poussoir du clapet est susceptible de venir en contact avec la surface de butée lorsque le volume de la première chambre atteint sa valeur minium par suite du déplacement du premier piston. 11. Organe d'actionnement selon l'une des revendications 2 à 10, caractérisé en ce que le premier piston est soumis à l'action d'au moins un ressort de rappel agissant dans un sens qui tend à réduire le volume de la première chambre. 12. Organe d'actionnement selon l'une des revendications 2 à 10, caractérisé en ce que le premier piston est soumis à l'action d'au moins un ressort de rappel agissant dans un sens qui tend à augmenter le volume de la première chambre. 1f. Organe d'actionnement selon l'une des revendications 2 à 12, caractérisé en ce que le deuxième piston est soumis à l'action d'au moins un ressort de rappel agissant dans un sens qui tend à augmenter le volume de la deuxième chambre. 14. Organe d'actionnement selon l'urne des revendications 2 à 12, caractérisé en ce que le deuxième piston est soumis à l'action d'au moins un ressort de rappel agissant dans un sens qui tend à diminuer le volume do la deuxième chambre. 15. Organe d'actionnement selon ltune de revendications 1@ ou 14, caractéri- sé en ce que le ressort dc rappel agit sur le deuxième piston par l'intermédiaire de 1' organe récepteur susceptiLle d'être actionné par la pression de fluide régnant dans la première chambre. 16. Organe d'actionnement selon l'une des revendications t à 15, caractérisé en ce que le premier piston est solidaire d'un piston annulaire d'asservissement délimitant une troisième chambre, reliée à un détendeur susceptible de délivrer une pression de fluide qui est fonction de la pression d'alimentation de la première chambre et qui agit sur ledit piston annulaire dans le même sens que ladite pression d'alimentation sur le premier piston. 17. Organe d'actionnement selon l'une des revendications 1 à 15, caractérisé en ce que le deuxième piston est solidaire d'un piston annulaire d'asservissement relit un détendeur susce?tible de délivrer n ere pression de fluide qui est fonction de le pression d 'alimentation de la première chambre et qui agit sur ledit piston annulaire dans le même sens que l dite pression d'alimentation sur le premier piston. Organe n'actionnement selon l'une des revendications 16 ou 17, caracteris -on ce que la pression 'o' alinentation de de la première chambre est une pression hydraulique émise par un naître-cylindra de commande d' un levier d' embrayage relié par l'intermédiaire d'une bielle au deuxième piston, tandis que le détendeur est un détendeur pneumatique relié à une source d'air comprimé et susceptible de délivrer une pression pneumatique à la troisième chambre. 19. Organe d'actionnement selon l'une des revendications 1 à 18, caractérisé en ce que le deuxième piston présente une tige qui traverse de façon étanche le fond du premier piston, la première chambre et une paroi de ladite première chambre. 20. Organe d'actionnement selon l'une des revendications 16 à 19, caractérisé en ce que la surface active du deuxième piston est supérieure à celle du premier piston et inférieure à celle du piston annulaire solidaire dudit premier piston.