L'invention concerne un appareil unique de raffinage de pulpe à étages de raffinage multiples, ainsi que le procédé de mise en oeuvre de cet appareil. Les formes de réalisation de l'appareil selon l'invention utilisent un bloc de raffinage unique dans lequel des opérations de raffinage à étapes multiples peuvent Entre effectués dans un minimum de temps et d'encombrement. L'utilisation de cet appareil permet d'obtenir une réduction extrêmement efficace de matériaux bruts, de bois pré-conditionnés ou prétraités, ou de matériaux fibreux tels que des végétaux, pour en extraire les éléments essentiels tout en conservant pratiquement l'intégralité de leurs propriétés intrinsèques. I1 en résulte de plus grandes possibilités d'utilisation des matériaux bruts disponibles, non seulement pour l'industrie générale de la pite à papier, mais encore pour la préparation de papiers et de cartons de grande qualité. L'invention apporte une solution pratique très intéressante aux problèmes ci-après. Les sources d'approvisionnement en produits à base de bois destinés à l'industrie de la pite à papier et du papier, pour la fabrication de produits de qualité par des équipements et des procédés classiques, deviennent de plus en plus limitées. I1 en a résulté la nécessité de poursuivre des efforts constants pour trouver ou développer de nouvelles sources d'approvisionnement. Ces efforts ont été ex trtmement coûteux et n'ont donné que des résultats limités. En particulier, le problème le plus sérieux rencontré par l'industrie de la pite à papier est le coût de l'énergie nécessaire pour fabriquer des produits finis. Confrontés à ces problèmes, les chercheurs travaillant dans le domaine de la préparation de la poste à papier ont dû tenter de développer de nouveaux appareils et de nouveaux procédés leur permettant d'utiliser au maximum les matières premières, et de les transformer en ne consommant qu'un minimum d'énergie. Une étude de développement, non encore publiée résultant de ces efforts, concerne l'utilisation de batteries d'appareils de raffinage de type à rouleaux montés en série, pour défibrer les matières premières. Bien que ces travaux constituent un pas dans la bonne direction, les équipements de base à mettre en oeuvre dans de telles installations sont relativement compliqués à construire et à commander, et les investissements qu'ils nécessitent restent très élevés. Le système ci-dessus, dont les détails ne sont pas encore disponibles sur le marché, permet de réaliser certaines économies d'énergie. Cependant, bien qu'il soit très intéressant et qu'il présente des avantages certains par rapport à l'art antérieurs ce système devrait encore être développé et perfectionné pour conduire à des solutions industrielles plus pratiques utilisant des équipements classiques. En apportant des solutions pratiques aux problèmes ci-dessus, l'invention permet de faire progresser considérablement la technique du raffinage, et en particulier la technique du raffinage à rouleaux. A cet effet, l'invention concerne un bloc de raffinage caractérisé en ce qu'iL comprend des moyens définissant une première surface de raffinage, des moyens définissant un certain nombre de surfaces de raffinage supplémentaires construites et disposées chacune de manière à former avec la première surface de raffinage, un étage de raffinage différent, et à coopérer les unes après les autres avec la première surface de raffinage pour travailler progressivement le matériau passant entre ces surfaces. Dans une forme préférée de réalisation, les sur face s de raffinage supplémentaires sont construites et disposées pour coopérer de façon d fférentielle avec la première surface ds raffinage, des moyens étant prévus pour obtenir un mouvement relatif entre ces surfaces de manière à briser successivement les liaisons entre les éléments constitutifs des matériaux travaillés, pour libérer ainsi ces éléments les uns des autres en évitant de les séparer avant la fin de l'opération totale de raffinage.D'autre part, les surfaces de raffinage supplémentaires sont espacées successivement de manière à coopérer simulta néent avec la première surface de raffinage pendant le travail du matériau fibreux Il est très souhaitable que la première surface le raffinage soit située sur le pourtour extérieur d'un rouleau de type à tambour, et que les surfaces de raffinage supplémentaires se suivent directement à une certaine distance les unes des autres de manière à définir une partie principale de la circonférence du tambour lorsque chacune de ces surfaces coopère avec celui-ci pour constituer un étage de raffinage distinct du bloc de raffinage à étages multiples dont il fait partie. I1 est également préférable que chaque surface de raffinage comporte des projections en forme de lignes se coupant les unes les autres et disposées de manière à produire un mouvement pratiquement unidirectionnel du matériau travaillé. L'invention a donc pour principal but de créer un bloc et un procédé de raffinage nouveaux et perfectionnés qui soient, à la fois, plus économiques et plus efficaces, et qui puissent être utilisés de façon satisfaisante dans une grande variété d'applications plus faciles à commander. L'invention permet d'obtenir un bloc de raffinage unique, de capacité suffisante en soi, pour mettre en oeuvre un processus de raffinage à étages multiples. Ce système de raffinage à étages multiples, réalisé sous la forme d'un appareil unique, permet ainsi de réduire l'encombrement de linstallation de raffinage. Le système de raffinage comprend essentiellement un rouleau en forme de tambour définissant une surface de raffinage sur son pourtour extérieur, et comportant un certain nombre d'éléments voisins adjacents fournissant chacun une surface de raffinage différente, ces éléments se suivant les uns les autres sur la surface de raffinage du tambour et couvrant une distance angulaire inférieure à 3600. Le bloc de raffinage unique, selon l'invention, peut atteindre de grandes capacités tout en ne consommant qu'un minimum d'énergie et fournir des produits finis présentant moins de fines et de grumeaux que les blocs de raffinage selon l'art antérieur, pour une même résistance. Le bloc de raffinage unique comporte des moyens définissant un certain nombre d'étages de raffinage présentant les caractéristiques de structure et les avantages propres à l'invention. L'invention sera décrite en détail au moyen des dessins ci-joints dans lesquels : - la figure 1 est une vue de côté, schématique, en élévation, des éléments essentiels d'un bloc de raffinage unique à étages multiples selon l'invention, constituant la structure d'alimentation et d'évacuation, - la figure 2 est une vue partielle, agrandie, illustrant de façon plus détaillée la structure d'alimentation et d'évacuation, - la figure 3 est une vue générale, de face, en élévation, de l'installation utilisant la structure de la figure 1, certaines parties étant supprimées pour plus de clarté, - la figure 4 est une vue, en plan, d'une semelle servant de monture de la plaque de raffinage dans la structure illustrée ici, - la figure 5 est une vue, de côtés en élévation de la semelle de la figure 4, - la figure 6 est une vue générale, schématique, partielle, illustrant le montage et la disposition des éléments de raffinage utilisés dans la construction de la figure 1, - la figure 7 est une vue suivant la ligne 7-7 de la figure 6, - la figure 8 est une vue, schématique, partielle, en coupe, illustrant le détail des parties actives du matériau fibreux pendant le raffinage, - la figure 9 est une vue analogue d'une semelle de surface de raffinage. Pour toutes ces figures, les mêmes parties sont repérées par les memes références. La forme de réalisation de l'invention illustrée ici comprend un tambour cylindrique 10 monté pour tourner sur un arbre 12. Les extrémités de l'arbre 12 font saillie dans des coussinets logés dans les extrémités supérieures d'une paire de montants verticaux 14 espacés transversalement des deux côtés de l'arbre. Cet arbre 12 est horizontal et son entrainement est assuré par une courroie reliée à un moteur. Un chEssis formant un logement annulaire 16 entoure concentriquement le tambour 10. Ce châssis est fixé à un socle 20 supportant les montants 14, Une série de plaques forme une surface de raffinage 22 sur le pourtour extérieur du tambour 10. La partie de base de la partie 22 comprend une série de projections latéra- les peu profondes 24 voisines les unes des autres et disposées circulairement sur le tambour à une meme distance radiale de son axe longitudinal. La surface 22 comporte une serle supplémentaire de rro:iection peu profondes 26 partant de sa base suivant des ligi:s coupant à angle droit les projections 24.Les projections 26 vont d'un bout à l'autre du tambour et sont placées parallèlement les unes à c8té des autres dans le sens de la circonférence du tambour. L'ensemble des projections 24 et 26 a l'aspect d'un écran à mailles très fines solidaire de la surface périphérique extérieure du tambour. Une série de sabots identiques 28, 30, 32, 34 36, 38, 40, 42, 44 et 46 se suivent circulairement, à l'intérieur du carter 16, sur environ 300 de la circonférence extérieure du tambour 10 et de la surface de raffinage 22. Chaque sabot (figures 4 et 5) dst constitué par une structure creuse peu profonde, en forme de boîte rectangulaire en vue en plan et courbe en élévation latérale, du c8té de sa surface 27 située en face du tambour. Une plaque complémentaire démontable recouvre la surface 27, et la surface concave extérieure de cette plaque constitue une surface de raffinage repérée aux dessins par la même référence "primée" que celle du sabot dont elle fait partie. Cette surface de raffinage vient juste en face de la surface 22 du tambour 10. Dans cette forme de réalisation, sa composition correspond, d'une façon générale, à celle de la surface de raffinage du tambour 10. Les sabots sont réglés de telle façon que leurs surfaces de raffinage 28', 30', 32', 34', 36', 38', 40', 42', 44' et 46' soient disposées successivement bout à bout au voisipage les unes des autres. Les bords avant et arrière de chacune des plaques définissant ces surfaces de raffinage venant en face de la surface 22, sont parallèles et s'inclinent généralement d'un angle aigu en sens inverse du sens de rotation du tambour en cours de fonctionnement. Comme les sabots se placent au voisinage immédiat les uns des autres autour du tambour 10, les bords avant et arrière adjacents des plaques qui se suivent sont généralement parallèles et se recouvrent (figure 6), bien que les surfaces de raffinage des sabots soient séparées. Le châssis du carter 16 lirnitant les sabots 28, 30, 32, 34, 36, 38, 40, 42, 44 et 46 sert de monture à une série d'ensembles de vérins 47 disposés sur un arc de 3000. Ces ensenw- bles sont équidistants et comprennent chacun une vis 48 pivotant, en son point de support 50, par rapport à son arbre d'entraîne- ment normalement aligné, dans une direction radiale par rapport à l'axe du tambour 10. Comme indiqué schématiquement, l'extrémité radiale intérieure de chaque vérin est fixée à un dispositif détecteur de charge 52 constituant un prolongement direct de ce vérin. Le premier sabot 28 de la série entourant le tambour (comme chacun des sabots suivants) comporte une série de plaques 56 fixées à ce sabot et faisant saillie à partir de son bord arrière. Les plaques 56 sont parallèles et transversalement espacées dans des plans perpendiculaires à l'axe du tambour. Chaque plaque 56 comporte une même encoche 58 partant de son extrémité en saillie. les-encoches 58 sont alignées transversalement de manière à recevoir librement et à loger en commun une tige transversale 60 s'étendant sur toute la largeur du sabot 28 et dépassant extérieurement à ses deux extrémités. Les ouvertures des encoches 58 sont définies par des bords latéraux parallèles espaces radialement et recevant chacun une partie complémentaire de la tige 60 munie de méplats parallèles. Cette disposition empêche toute rotation de la tige à l'intérieur des encoches. Cependant, les encoches sont de taille suffisante pour admettre un mouvement relatif de la tige dans le sens de sa longueur. Dans cet ensemble, la partie de la tige 60 centrée entre ses extrémités fait saillie à travers une ouverture (non représentée) et s'appuie sur un accouplement fixé de manière à former une extension intérieure radiale directe du dispositif détecteur de charge 52 qui se trou ve à son tour monté de manière à former une extension directe de l'extrémité intérieure de la première vis de vérin 48 de la série. Cette première vis de vérin est montée dans la position approximative de 3 heures d'horloge par rapport au tambour 10. L'extrémité avant du sabot en forme de botte 28 (comme chacun des autres sabots) comporte une série de plaques 62 fixées de manière à faire saillie vers l'avant de celui-ci, dans une disposition parallèle d'espacement transversal, suivant des plans parallèles us plans des plaques 56 et légèrement décalés par rapport à ceux-ci. Chaque plaque 62 comporte, en géné ral, une couverture centrale Les ouvertures des plaques 62 sont traversées en commun par une tige 60, telle que celle décrite ci-dessus. Dans ce cas, les parties de la tige situées à l'intérieur des ouvertures des plaques 62, sont cylindriques pour permettre une rotation relative lorsque cela est nécessaire. Cette seconde tige 60 est reliée, en un point situé au milieu de sa longueur, à l'extrémité intérieure du second ensemble de vérin de la série, de la même manière que la première tige. L'ensemble de sabot 28, 28' est ainsi supporté, de manière à pouvoir entre réglé en position, pour deux ensembles de vérins, l'un étant monté à son extrémité arrière et l'autre à son extrémité avant. Comme tous les sabots sont de construction identique, les plaques 56 de l'extrémité arrière du second sabot 30 de la série peuvent venir se loger dans les encoches 58 comme indiqué sur les dessins, les parties aplaties de la tige 60 se logeant dans les plaques 62 du sabot 28, de manière à relier celles-ci. Cette disposition permet de s'assurer que l'extrémité avant du sabot 68 et l'extrémité arrière du sabot 30 sont supportées en commun par le second ensemble de vérin décalé d'anvi- ron 300 dans le sens des aiguilles d'une montre par rapport au premier ensemble. Chaque vérin 48 de la série, jusqu'au dernier, supporte de la même façon à la fois l'extrémité avant d'un sabot et l'extrémité arrière du sabot suivant par accouplement identique de celui-ci à une tige 60 formant joint entre les sabots vers l'extérieur des plaques définissant les surfaces de raffinage. Cela signifie que lorsqu'un vérin 48 quelconque, compris entre le premier et le dernier de la série, se déplace vers l'intérieur ou vers l'extérieur du chtssis 16, ce vérin entraxe les extrémités adjacentes des deux sabots qu'il supporte en commun. La relation de support de chaque tige 60 par rapport aux plaques 62 qu'elle traverse, facilité ce mouvement radial du v6- rin associé, lorsqu'il est nécessaire de rapprocher ou d'écarter les extrémités des sabots de la surface de raffinage 22 du tambour. Un poussoir 63 en forme de passage inversé est associé à chaque sabot. Dans la mise en oeuvre de ce poussoir, sa partie centrale de liaison 64 dont la forme et la dimension transversale permettent d'enjamber le sabot correspondant, laient se placer extérieurement à une certaine distance du sabot, tandis que ses parties latérales de même forme, viennent se placer extérieurement à une certaine distance des côtés du sabot. Les borde en saillie de ses parties latérales 65 et 66 sont inclinés angulairement par rapport à l'axe avant arrière de la partie plane centrale 64. Ce qu'on peut considérer comme les parties d'extrémité avant 68 des bords en saillie des parties latérales 65 et 66, dépassent au-delà de l'extrémité avant de la partie 64. Les extrémités avant 68 sont percées chacune d'une ouverture et ces ouvertures sont alignées de manière à recevoir respectivement l'une des extrémités en saillie exté- rieure de la tige 60 reliée à l'extrémité avant du sabot auquel s'applique la liaison. Chacune des extrémités 68 se situe entre une plaque 62 et une plaque 56 reliées respectivement à l'extrd- mité avant du sabot au-dessus duquel se place la liaison 63, et à l'extrémité arrière du sabot suivant0 Les sôtés 65 et 66 sont plus courts en profondeur et ce qu'on peut considérer comme leurs extrémités arrières sont percées chacune d'une ouverture. Ces ouvertures sont alignées de manière à recevoir une tige de pivot 70 reliée à une console 72 fixée an châssis du carter 16 vers l'extérieur du sabot associé. Une tige 74 montée en pivotement à une extrémité du bord avant de la partie de liaison 64 sort radialement de celui-ci dans une direction inclinée vers son bord arrière0 L'ex- trémité extérieure de la tige 74 traverse une ouverture percée dans une plaque de guidage 76 fixée à une partie de châssis 78 du carter 16. Autour de la tige 74 un ressort hélicoïdal 80 est monté, s'appuyant par une extrémité contre la plaque de guidage et se trouvant comprimé par un écrou 82 vissé sur extérieure de la tige.La tige 74 et a structure associée forment une liaison avec jeu permettent d'appliquer une précontrain- te au poussoir de manière à utiliser celui-ci et son dispositif de vérin associé, pour fixer et maintenir en position de réglage la surface de raffinage associée au sabot ou aux sabots correspondants, suivant les cas. A chaque sabot, est associé un ensemble de pous- soir et de tige de liaison à jeu dont le r81e est de résister aux efforts d'arrachement risquant d'être appliqués au sabot pendant le travail d'un matériau compris entre ce sabot et le tambour rotatif lOe Le dernier dispositif de vérin 47 de la série se situe à peu près dans la position d'une heure d'horloge par rapport au tambour et est relié, par son extrémité radiale intérieure, à une tige 60 de l'extrémité avant du dernier sabot 46 de la série. Chaque plaque de raffinage 28', 30', etc...., et la partie de plaque de sabot qu'elle recouvre, comporte une série de petites ouvertures alignées destinées à mesurer l'eau ou autre fluide de conditionnement passant du sabot au matériau à travailler en empruntant l'espace compris entre la surface de raffinage du sabot et la surface 22. Les ouvertures ménagées dans les surfaces de raffinage du sabot sont limitées par leurs projections. Des moyens appropriés sont prévus pour fournir et diriger ce fluide à travers le sabot de façon qu'il sorte par les ouvertures d'évacuation. Un appareil d'alimentation en matière première ou en matière fibreuse traitée à raffiner, est représenté aux figures 1 et 2, cet appareil comprenant une cuve d'alimentation 82 dans laquelle le matériau est envoyé sous forme de boue. La sortie 83 de la cuve, située dans le bas et d'un c8té de celleci, est reliée par deux rouleaux verticaux 84 et 86 tournant en sens inverse. Le passage sur le rouleau inférieur 86 entraîné à vitesse plus faible que le rouleau 84 lui-même entratné à vi tesse plus faible que le rouleau 84 constitue une extrémité d'une courroie en prise 88 dont l'extrémité opposée passe autour d'un rouleau libre beaucoup plus petit 90 écarté longitudinalement du rouleau 86.Le rouleau 90 est placé de façon que la course supérieure de la courroie 88 s'incline vers le bas de celleci. Une plaque 100 située juste au-delà du rouleau 90 vient se placer dans une position coplanaire à l'extrémité de la course supérieure de la courroie 88. Juste au-dessous du rouleau 90, se trouve un plus grand rouleau 92 tournant dans le même sens, et autour duquel passe une extrémité d'une courroie continue 94. L'extrémité opposée de la courroie 94 passe autour d'un rouleau libre plus petit 96 placé de manière à s1 assurer que la course supérieure de la courroie 94 est inclinée vers le bas jusqu'à une position correspondant à environ 3 heures d'horloge du tambour 10. La course supérieure de la courroie 94 est située entièe- ment au-dessous du plan de la course inférieure de la courroie 88 et s'incline vers le bas d'un petit angle par rapport au rouleau 96 situé juste au-dessus de l'intervalle d'entrée conduisant à la trajectoire de raffinage définie par l'espacement entre la surface 22 et la surface de raffinage 28'. Cette trajectoire de raffinage se prolonge par l'espace compris entre les surfaces de raffinage des sabots successifs, et la surface 22. La plaque 100 définit avec la course supérieure de la courroie 94 un espace en forme de coin 102 dont la profon- deur diminue progressivement à partir de l'extrémité suivant immédiatement le rouleau 90 et en allant vers l'extrémité opposée voisine du rouleau 96. Les rouleaux verticaux 84 et 86 tournant en sens inverse et la partie de la courroie 88 passant entre eux, forment un pihcement permettant d'évacuer de la cuve 82 les matières solides et les liquides qui y adhèrent. Du fait de leurs vitesses différentes, les rouleaux 84 et; 96 obligent les matières solides à se déposer sur la course supérieure de la courroie 88 sous forme de dépôt ou de masse emmêlée. Dans ce processas, lez liquides accompagnant les matières solides passent inévitablement à travers les mailles de la courroie 88 pour outre récupérées dans un réservoir ou réutilisés. Lorsqu'il est entraîné sur le rouleau 90, ce dépôt de matières solides se trouve découpé transversalement en bandes étroites séparées, par des palettes 104 partant radialement d'un arbre de rotation convenablement supporté 106. Chacune des bandes successives ainsi découpées tombe sur la course supérieure de la courroie 94 dans le haut du rouleau 92 et se trouve ensuite entraînée, entre la courroie et la plaque 100, vers l'entrée du passage de raffinage, pour une position correspondant à environ 9 heures d'horloge sur le tambour 10.Les bandes découpées de la couche de dép8t sont espacées longitudinalement sur la courrcie 94. Lorsque l'intervalle entre la plaque 100 et la course supérieure de la courroie 94 se rétrécit, les bandes de ia couche de matériaux fibreux entremêlés se trouvent, en même temps, comprimées et laminées et prennent une forme de rouleau lorsqu'elles pénètrent tout dsabord dans l'espace compris entre la surface de raffinage 282 et la surface de raffi nage 22 du tambours Dans la forme de réalisation illustrée ici, la couronne constitue par chaque projection de chaque surface de raffinage est courbe dans une direction transversale par rapport a son axe. Cela est préférable dans tous les cas et impose que, danse tous les étages du bloc de raffinage, les bandes soient laminées et comprimées de manière différentielle pour empêcher un effet de coupe. Dans la forme préférée de réalisation et de disposition illustrée ici à simple titre d'exemple, chacune des surfaces de raffinage successives en série des ensembles de sa- bots, est réglée dans une position différente par rapport à la surface de raffinage 22 du tambour, et chaque surface de raffinage successive 281, 30', etc..., est orientés de manière à s'incliner et à se rapprocher progressivement de la surface 22 dans le sene de la longueur, lorsqu'on passe d'une surface à la suivante. On remarquera cependant que cette orientation dépend en soi de l'invention et du type de raffinage mis en oeuvre, la position, la forme et/ou la fonction des surfaces de raffinage dépendant des besoins. Dans l'appareil de raffinage illustré ici, les différentes surfaces de raffinage des sabota peuvent Outre disposées de différentes manières, dans les limites de réglage de leurs supports, pour obtenir une augmentation ou une diminution particulière voulue de l'un quelconque des étages de raffinage multiples. Bien qu'on ait illustré et décrit ici une forme préférée de construction de surface de raffinage, les différen- tes surfaces de raffinage peuvent prendre d'autres configura tions et d'autres projections pour correspondre aux applications voulues. Les surfaces de raffinage 28', 50', 32', 34', 36', 38', 40', 42', 44' et 46' peuvent comporter des parties de compositions différentes. Les plaques définissant chaque surface de raffinage sont interchangeables, ce qui donne une grande souplesse d'utilisation conduisant à une grande variété de formes de la pate à papier obtenue. La représentation des différentes parties est schématique et auffit aux spécialistes de la question pour une bonne compréhension des caractéristiques de l'invention. Un carter cylindrique 110 contenant une vis d'alimentation 114 est placé à l'extérieur du tambour 10 dans La position d'une heure d'horloge, aussitdt après la surface de raffinage 46' et transversalement par rapport à celle-ci. Une plaque de guidage 112 reliée à la partie inférieure du carter 110 et tangente à celle-ci est montée de façon que son bord en saillie vienne juste à côté de la surface 22, au voisinage et à une certaine distance du bord avant de la surface de raffina- ge 461, de manière à recevoir les matières travaillées entre la surface 22 et la surface 46'. Ces produits sont dirigés par un guide 112, grâce à la présence d'une ouverture 113 percée d'un côté du carter 110, vers l'extrémité d'entrée de la vis 114. De cette façon, les produits raffinés sortant du dernier étage de raffinage sont dirigés très facilement et très simplement par la vis 114, vers un récipient (non représenté) dans lequel ces produits sont agités dans un liquide de manière à obtenir la séparation des fibres individuelles qu'ils contiennent. Lorsqu'on utilise la forme de réalisation décrite ci-dessus pour raffiner des matières premières, des copeaux de bois préconditionnés ou autres fragments de vois, ces matériaux sont envoyés sous forme de boues dans la cuve 82 et amenés depuis celle-ci comme indiqué ci-dessus. Les bandes individuelles de dépôts de particules de bois formées sur la course supérieure de la courroie 88 et amenées depuis celle-ci, avancent progressivement sous forme de rouleaux en se comprimant lors de leurs passages successifs d'une extrémité à l'autre de la course supérieure de la courroie 94. Lorsqu'elles sont évacuées de la courroie 94, ces bandes pré-roulées pénètrent successivement, par gravité, dans l'intervalle compris entre l'extrémité arrière de la surface de raffinage 28' et a surface 22 de manière à être enlevées et entraînées dans le sens des aiguilles d'une montre sur la surface de raffinage d tambour; En pénétrant dans cet intervalle; la section transversale des bandes prend une configuration periphérique généralement courbe, bien que la courbure ne soit pas de rayon uniforme.Comme indiqué sur les figures, la surface 28' est inclinée le long de son arc, en allant de l'extrémité arriè- re à l'extrémité avant, de manière à fermer progressivement l'intervalle formé entre cette surface 281 et la surface 22. Les projections 26 et les points d'intersection de celles-ci avec les projections 24 saisissent et font avancer chaque bande, à la manière d'un rouleau, contre la surface 28' et sur le dessus de celle-ci; Dans ce processus, chaque bande tourne autour d'un axe à variation constante lorsque la profondeur de l'in- tervalle dans lequel elle se trouve entrainée, diminue progressivement. Le réseau à mailles fines constitué par l'intersection des projections de chacune des surface de raffinage opposées conduit à des mailles si petites que lorsque chaque bande avance, cette bande se trouve simultanément comprimée par plusieurs projections 26 et 24 de la surface 22, ainsi que par plusieurs projections correspondantes faisant partie de la surface 28'. Gråce à cette disposition, chaque bande se trouve simultanément comprimée de manière différentielle suivant sa longueur, ainsi qu'aux endroits des projections à espacement longitudinal et circulaire des différentes surfaces de raffinage entre lesquelles la bande se déplace. Les intersections des projections des différentes surfaces de raffinage donnent de la force aux impulsions de laminage ou d'avancement appliquées à chaque bande. Cette forme de travail se répète entre la surface de raffinage 22 et chacune des surfaces de raffinage successives 28', 30', etc.. de la série définissant le passage à étages multiples suivi par chaque bande au cours du processus de raffinage. Dans le premier étage de raffinage, le réglage de la surface 28' par les moyens ci-dessus, ainsi que la nature de l'opération de raffinage et la pression appliquée, contribuent non seulement à éviter de couper les matières formant la bande, mais encore à déclencher la libération des éléments constitutifs avec un meilleur rendement. Les effets de torsion obtenus au cours du processus d'avancement contribuent pour beaucoup à obtenir ce résultat. I1 en résulte que les liaisons internes des matériaux constitutifs diminuent progressivement lorsque les bandes avancent dans une direction généralement unidirectionnelle obtenue grecs au fait que les projections 26 et les projections correspondantes des surfaces de raffinage opposées sont parallèles entre elles et à l'axe de rotation du tambour 10. Une caractéristique importante du processus est que les bandes restent, d'une façon géné- rale, intactes pendant tout le processus de raffinage à étages multiples et ne se séparent pas en leurs éléments constitutifs jusqu'à la fin de l'opération de raffinage. Lorsque la surface de raffinage tu tambour en traSne chaque bande au-delà du bord avant de la surface 28', il se produit un arrêt momentané de la pression appliquée à celleci lorsquelle dépasse l'intervalle compris entre les bords adjacents des surfaces 28' et 30'. Dans cet intervalle, il se produit une certaine dilatation de la bande qui cesse aussitôt lorsque la bande pénètre dans l'intervalle compris entre le bord arrière de la surface 30' et la surface de rotation 22 produisant l'effet d'entraenement. L'intervalle compris entre la sur face 3C' et la surface 22 est maximum à l'endroit du bord arrière, et diminue progressivement vers le bord avant.Ailleurs qu'à l'endroit de l'extrémité arrière de la surface 30', cet intervalle est plus petit que celui compris entre la surface 28' et la surface de raffinage du tambour. Ainsi, comme chaque bande avance de manière continue, on obtient dans chaque étage de raffinage, un niveau de travail différent déterminé par les différentes surfaces de raffinage 28' à 46'. Chaque bande se trouve travaillée doucement mais efficacement et progressivement dans toute sa masse, de manière à libérer progressivement ses éléments solides et fi preux de leurs agents de liaison, et en particulier, les éléments fibreux intérieurs riches en cellulose. Une autre caractéristique du travail progressif obtenu est qu'il permet de briser les rubans indésirables ou les enveloppes des paquets d'éléments constitutifs de chaque particule, de manière à les réduire en poudre lorsqu'on augmente la pression différentielle par réduction progressive de l'intervalle compris entre les différentes surfaces de raffinage et la surface 22. Dans le cas des faibles arrêts momentanés de la pression appliquée, dans les intervalles entre surfaces de raffinage adjacentes, on obtient évidemment une forte variation de l'effort appliqué aux parties de bandes passant dans ces intervalles, ce qui permet de les préparer à recevoir les efforts de l'étage de raffinage suivant. I1 apparat que la forme de tra vail ainsi obtenue permet sous ses divers aspects, de modifier considérablement le processus de raffinage pour obtenir, dans de meilleurs conditions qu'auparavant une réduction plus progressive, plus complète et plus définitive des matériaux traités, en leurs éléments de base. On remarquera en outre que, comparativement aux autres appareils de raffinage à disques, le travail est fait dans un espace limité et par des mouvements à basse fréquence de l'élément de raffinage primaire tournant. Comme indiqué ci-dessus, on peut imaginer diverses formes des surfaces de raffinage venant en face de la surface 22, ces différentes surfaces pouvant être réalisées de diverses manières. Dans la forme de réalisation illustrée ici, les bandes individuelles restent intacte en sortant des surfaces 46' et 22 ou peuvent éventuellement entre séparées en plusieurs morceaux dans le sens de la longueur. Comme prévu ici, les parties de bandes évacuées sont reçues dans un récipient (non représenté), de préférence au sein d'un liquide, et agitées de manière à se séparer entre leurs divers éléments de base après application du processus de raffinage à étapes multiples. On a constaté que, grtce à ce processus, les produits pulpeux obtenus comprenaient une grande proportion d'éléments fibreux riches en cellulose, élément qu'on ne pouvait isoler à ce point par les appareils de raffinage à disques de l'art antérieur. L'invention permet non seulement d'obtenir un bloc de raffinage à rouleaux perfectionné à étages multiples, mais encore de faire fonctionner les rouleaux à très basse vitesse, comme indiqué ci-dessus, en consommant un minimum d'énergie. D'autre part, l'invention conduit à un processus de raffinage plus simple, plus perfectionné et plus nouveau que les précédents, ce procédé nécessitant moins de place et fournis- sant une pulpe d'excellente qualité à des coûts très raisonna- bles. La possibilité d'amener simplement le liquide au matériau à travailler, de la manière décrite ci-dessus, présente l'avantage particulier de permettre un contrôle de la température et des conditions de fonctionnement rendant possible le conditionnement du matériau pendant le processus de raffinage. La description ci-dessus montre que de nombreuses variantes de formes, de proportions, de détails de construction ou de disposition, sont possibles sans sortir du cadre de l'invention. I1 apparat également que l'invention fournit, au sens large, un procédé unique de raffinage de matériaux fibreux tels que du bois ou des végétaux, en laminant certaines parties de ces matériaux fibreux entre une surface de raffinage primaire et chacune des différentes surfaces d'une série de surfaces de raffinage secondaires, le laminage de ces partis de matériaux fibreux étant obtenu au moyen d'un mouvement relatif entre les surfaces de raffinage primaire et secondaire coopérant entre elles, les unes après les autres, de manière à définir une série d'étages de raffinage, des forces de torsion et de compression étant appliquées au matériau, pendant ce processus, pour séparer, sans les couper, les éléments constitutifs de chacune des parties de matériaux fibreux, cette séparation se faisant progressivement tout en conservant la composition générale des différentes parties, bien que lev-- forme change graduellement. Il est également important de remarquer qu'on obtient un raffinage total en n'utilisant ainsi qu'un seul bloc de raffinage selon l'invention. REVE~NPICATIONS 1.- Bloc de raffinage caractérisé en ce qu'il comprend des moyens définissant une première surface de raffinage (22), des moyens définissant un certain nombre de surfaces de raffinage (28', 30', 32', etc....) supplémentaires construites et disposées chacune de manière à former, avec la première surface de raffinage (22), un étage de raffinage différent, et à coopérer les unes après les autres avec la première surface de raffinage pour travailler progressivement le matériau passant entre ces surfaces. 2.- Bloc de raffinage, selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens permettant d'obtenir un mouvement relatif entre la première surface de raffinage (22) et les surfaces de raffinage (28', ...) supplémentaires dans chacun des étages de raffinage, chacune des surfaces de raffinage supplémentaires étant conçue pour coopérer de manière différente avec la première surface de raffinage, afin de briser successivement les liaisons entre les éléments constitutifs du matériau travaillé entre ces surfaces. 3.- Bloc de raffinage, selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les surfaces de raffinage (28', ...) se suivent pour coopérer simultanément avec différentes parties de la première surface de raffinage (22), au cours du travail effectué sur le matériau passant entre ces surfaces. 4.- Bloc de raffinage, selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qui au moins la première surface de raffinage (22) comporte des moyens permettant de la déplacer pendant qu'elle coopère avec chacune des surfaces de raffinage supplémentaires. 5.- Bloc de raffinage, selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la première surface de raffinage (22) est continue dans sa direction de déplacement lorsqu'elle coopère avec chacune des surface de raffinage supplémentaires (28' 6.- Bloc de raffinage, selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la première surface de raffinage (22) est formée sur la surface périphérique extérieure d'un corps (10) muni d'un axe de rotation (12), cette surface entourant de façon continue l'axe de rotation (12). 7.- Bloc de raffinage, selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que les surfaces de raffinage supplémentaires (28' ....) viennent juste en face de la première surface de raffinage (22) continue, dans une disposition selon laquelle les surfaces de raffinage supplémentaires (28' ...) se suivent en coopérant successivement avec la même partie de la première surface de raffinage, cette dernière étant construite et disposée de manière à laminer le matériau à travailler entre une surface supplémentaire et la suivante. 8.- Bloc de raffinage, selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que les surfaces de raffinage supplémentaires (28' ...) sont construites et disposées de marre à permette le réglage de l'effet de laminage du matériau à travailler avec la première surface de laminage (22) en appliquant des pressions destinées à entraîner le matériau dans une direction allant d'une surface de raffinage sup plementaire à la suivante. 9. Appareil de raffinage utilisant le bloc de raffinage selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, appareil caractérisé er ce que la première surface de raffinage (22) est associe à un dispositif de rotor et en ce que les surfaces de raffinage supplémentaires (28t ...) sont montées indépendamment les unes des autres et au voisinage les unes des autres, leurs montures étant reliées de manière à leur donner un mouvement commun par rapport au rotor. 10 - Appareil de raffinage selon la revendication 9, caractérisé en ce que la première surface de raffinage (22) est mobile et courbée dans le sens de son mouvement, les surface de raffinage supplémentaires (28' ....) se suivant très près les unes des autres de manière à définir un passage courbe interrompu par endroits chacune de ces surfaces supplémentaires définissant avec la première surface de raffinage9 un étage séparé de travail du matérian à raffiner, un passage courbe de travail étant enfin défini entre les sflaces de raffinage supplémentaires et la première surface de raffinage, ce passage étant interrompu entre les surfaces de raffinage supplémentaires adjacentes et s'étendant sur un arc ne dépassant pas au total 360 . 11.- Appareil de raffinage selon l'une quelconque des revendications 9 et 109 caractérisé en ce que la première surfaee de raffinage (22) est prévue sur un rotor en forme de tambour (10) à axe de rotation fixe, et en ce que les surfaces de raffinage supplémentaires (28' ...) forment, avec la première surface de raffinage (22), un passage de raffinage entourant la majeure partie de la circonférence du tambour. 12.- Appareil de raffinage selon l'une quelconque des revendications 9 à 11, caractérisé en ce que les surfaces de raffinage supplémentaires sont interchangeables. 13.- Appareil de raffinage selon l'une quelconque des revendications 9 à 12, caractérisé en ce qu'il comprend un carter (11 o) dans lequel viennent se placer toutes les surfaces de raffinage, les surfaces de raffinage (28' ...) supplémentaires étant montées en série à une faible distance les unes des autres et chacune de ces surfaces étant reliée, par une extrémité, à des moyens d'entratnement indépendants du mouvement de l'autre extrémité. 14.- Appareil de raffinage selon l'une quelconque des revendications s à 13, caractérisé en ce que les surfaces de raffinage supplémentaires (28' ...) sont montées en série les unes à la suite des autres et comportent chacune, à une extrémité, des moyens d'entrainement indépendants de ltétat de mouvement ou de repos de l'autre extrémité, les extrémités adjacentes d'une paire de surfaces de raffinage voisines étant entraînées simultanément en commun par rapport aux deux autres extrémités0 15.- Appareil de raffinage selon l'une quelconque des revendications 9 14, caractérisé en ce que les surfaces de raffinage supplémentaires (28' ...) formant des paires adjacentes comportent des extrémités supportées en commun par des moyens permettant de modifier simultanément la position et/ ou l'orientation de ces paires de surfaces indépendamment des autres. 16.- Appareil de raffinage selon l'une quelconque des revendications 9 à 15, caractérisé en ce que la première surface de raffinage (22) est constituée par des moyens formant la surface périphérique extérieure d'un rouleau de type à tambour, les surfaces de raffinage supplémentaires (28' ...) voisines, venant juste en face de la première surface de raffinage (22), dans une disposition selon laquelle elles entourent une partie limitée de la première surface de raffinage en limitant ainsi une partie du rouleau de type à tambour, ces surfaces de raffinage supplémentaires (28' ...) étant constituées par des plaques dont les bords adjacents sont espacés mais se recouvrent au moment de la mise en place de ces surfaces de raffinage supplémentaires par rapport à la première surface de raffinage. 17.- Appareil de raffinage selon l'une quelconque des revendications 9 à 16, caractérisé en ce que les moyens de monture extérieure et radiale du rouleau de type à tambour constituent les moyens de support des surfaces de raffinage supplémentaires et de réglage sélectif de la position de ces surfaces. 18.- Procédé de raffinage de matières fibreuses, telles que du bois ou des végétaux à l'état brut ou conditionné utilisant le bloc ou l'appareil de raffinage selon l'une quelconque des revendications 1 à 17, procédé caractérisé n ce qu'il consiste à amener différentes parties du matériau à raffiner sur une surface de raffinage à mouvement continu et à entraîner ces différentes parties, au moyen de la surface de raffinage à mouvement continu, sur un certain nombre de surfaces de raffinage supplémentaires séparées auxquelles les différentes parties de matériau sont appliquées en série, de manière à produire sur celle-ci des efforts de compression et de torsion tendant à les tordre et à les allonger tout en contrôlant leur orientation, afin de briser progressivement et pratiquement complètement les liaisons entre les éléments fibreux constitue tifs de ces parties de manière à les libérer de leurs liaisons pour faciliter l'extraction de la pulpe destinée à l'industrie de la patte à papier et autres produits de différentes qualités. 19.- Procédé selon la revendication 18, caractérisé en ce que la surface de raffinage à mouvement continu est appliquée de manière à produire un laminage des parties de maté- riau contre les différentes surfaces de raffinage supplémentaires séparées, ces parties de matériau étant maintennes sous forme de rouleaux pendant tout le processus de raffinage au cours duquel les forces de compression et de torsion changent périodi- quement. 20.- Procédé selon l'une quelconque dee revendications 18 et 19, caractérisé en ce qu'il consiste à laminer les parties de matérian fibreux entre une eurface de raffinage primaire et chacune des surfaces d'une série de surfaces de raffinage secondaires, à effectuer ce laminage par mouvements relatifs entre la surface de raffinage primaire et les surfaces de raffinage secondaires, à faire coopérer en série les surfaces de raffinage secondaires avec a surface de raffinage primaire, à définir ainsi un certain nombre d'étages de raffinage en série des différentes parties de matériau en leur appliquant, au cours de ce processus, des efforts de compression et de torsion destinés à séparer sans les couper, et de manière progressive, les éléments fibreux de chacune des parties de matériau tout en conservant leur composition générale bien que leur forme change progressivement. 21.- Procédé de raffinage de matériaux fibreux selon l'une quelconque des revendications 18 à 20, caractérisé en ce qu'on fait coopérer successivement les surfaces de raffinage secondaires avec une partie limitée de la surface de raffinage primaire dans les étages de raffinage successivement traversés par les parties de matériau fibreux. 22.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 18 à 21, caractérisé en ce que la surface de raffinage primaire se déplace en permanence pendant le processus de raffinage, tandis que les surfaces de raffinage secondaires sont maintenues en position relativement fixe. 23.- Procédé selon m'une quelconque des revendications 18 à 22, caractérisé en ce qu'on met en oeuvre le processus de raffinage dans un carter unique et en ce qu'on effectue le laminage des parties de matériau en appliquant à celles-ci des impulsions de laminage tout en conservant un mouvement continu de la surface de raffinage primaire. 24.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 18 à 23, caractérisé en ce qu'on fait tourner la surface de raffinage primaire autour d'un axe unique en appliquent les surfaces de raffinage secondaires à intervalles réguliers autour de l'axe unique. 25.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 18 à 24, caractérisé en ce qu'on augmente les efforts de compression et de torsion appliqués aux parties de matériaux, pendant le laminage de celles-ci, de manière à libérer progressivement les uns des autres les éléments constitutifs de ces parties en brisant leurs liaison internes, au moyen des forces appliquées, de manière à amener ces parties de matériau, à la fin du processus de raffinage, dans un état pour lequel les éléments constitutifs sont essentiellement conservés, les éléments de liaison comprenant des rubans gênants étant brisés de manière à libérer les éléments de base pour leur donner des propriétés physiques et chimiques permettant de les utiliser facilement pour produire différents produits industriels de pite à papier.