La manoeuvre à partir du pont d'un navire de certains éléments lourds devant être mis à l'eau ou la récupération de ces mêmes éléments flottants ou non dans l'eau et devant être remontés sur le pont du navire, pose souvent des problèmes difficiles car il y a danger, soit pour l'équipage du navire, soit pour le dispositif traîné par le bateau, (par exemple, la détérioration partielle ou totale de ce dispositif qui, en général, est coûteux puisque, par exemple, certains détecteurs pour la pêche ou des filets peuvent valoir plusieurs dizaines de milliers de francs). La présente invention remédie à cet inconvénient en créant un dispositif permettant la manoeuvre aisée pour la mise à l'eau de ces engins de même que pour la manoeuvre de ceux-ci sur le pont du navire afin d'assurer leur maintenance. Conformément à l'invention, un bâti est fixé sur l'arrière du pont du navire et porte des articulations recevant un portique composé de deux bras et d'un arbre, ce dernier portant, d'une part, une poulie folle sur laquelle passe le câble reliant le navire au corps flottant traîné et, d'autre part, une structure avec des coussins, cet ensemble étant soumis à l'action d'un organe moteur permettant la rotation de la structure d'environ 1800, les bras du portique étant déplacés sur environ X)OO à 2500 par un organe moteur afin que le portique, qui repose à poste de mer et à poste de mise â l'eau sur des martyrs, puisse prendre diverses positions intermédiaires entre les deux positions maximales. Diverses autres caractéristiques de l'invention ressortent de la description détaillée qui suit. Une forme de'réalisation de l'objet de l'invention est représentée, à titre d'exemple non limitatif, aux dessins annexés. La fig. 1 est une élévation latérale du dispositif de manutention en positiondepste de mer. La fig 2 est une élévation latérale de ce même dispositif mais dans la position intermédiaire de maintenance. La fig. 3 est une élévation latérale du dispositif lors de la mise à l'eau ou du repêchage du corps traîné. La fig. 4 est une élévation du dispositif en position de remorquage du corps traîné. La fig. 5 montre un détail de construction d'un des éléments du dispositif vu en perspective. Les fig. 6 et 7 sont des élévations latérales permettant la description du fonctionnement du dispositif de mise à l'eau et de récupération de corps traîné. La fig. 8 est un schéma par blocs de l'ensemble électronique d'asservissement. A la fig. 1, le dispositif est représenté, monté à bord d'un navire dont la partie arrière de la coque 1 représente un décrochement 2. Le pont 3 porte à son extrémité~arrière un bâti 4 permettant la fixation sur le pont du dispositif, ce bâti construit d'une manière extrêmement solide, porte à son extrémité arrière deux flasques 5 espacés convenablement et supportant dans des paliers un arbre 6 aux extrémités duquel sont montés deux bras 7 (dont un seul est représenté), ces bras 7 comportent chacun un levier 8 et un flasque 9 dont le rôle sera expliqué plus loin. Les extrémités 7a des bras 7 portent des paliers dans lesquels peut tourner un arbre 10 au milieu duquel est montée folle une poulie 11 autour de laquelle passe un câble 12 enroulé sur un treuil 13.Dans ce qui suit, les bras 7 et l'arbre 10 sont désignés par l'expression portique. Dans le cas présent, le câble 12 comporte des ailettes 14 permettant d'éviter une trop grosse traînée aux grandes vitesses du bateau et assure également un allègement du poids du câble dans l'eau lors de la traction de l'engin placé à l'extrémité libre de ce câble 12. Sur l'arbre 10 (fig. 1 et 5) sont montés des déflecteurs 15, solidaires de pignons 17, et composés d'éléments rayonnants constituant un berceau puisqu'ils présentent sur une partie de leur circonférence une structure 16 plane supportant des tampons d'amortissement ou coussins 18. Le berceau ainsi constitué peut effectuer autour de l'arbre 10 une rotation de sensiblement 1800 par l'intermédiaire de secteurs dentés 19 engrénant avec les pignons 17, ces secteurs dentés étant soumis à l'action de vérins 20 dont la partie arrière du cylindre est articulée en 21 sur des supports 22 solidaires des bras 7. Un berceau de repos 23 est placé dans le bati 4, 5 sous le portique pour recevoir le corps traîné. Chaque bras 7 est soumis à l'action d'un vérin 25 dont une extrémité est articulée en 26 sur le bâti 4, 5 et l'autre extrémité sur le levier 8 tandis qu'un autre vérin 27 est articulé en 28 sur un support solidaire du bâti 4, 5 l'autre extrémité étant solidaire d'un axe porté par le flasque 9. 30 désigne des bâtis ou " martyrs n solidaires du tableau ou arrière du navire et qui servent normalement lors de la mise à l'eau ou de la récupération du corps flottant. 32 désigne le corps flottant traîné qui est relié au navire par l'intermédiaire du câble 12 qui s'enroule sur le treuil 13. A la fig. 1 on a représenté le dispositif dans sa position de poste de mer, (ou repos), c'est-à-dire lorsque le navire ne traîne pas le corps flottant. Dans ce cas, le corps flottant 32 est dans le berceau 23, le câble 12 étant enroulé sur le treuil 13, le portique est au-dessus de l'arrière du pont 3 et repose sur des martyrs 40 solidaires du pont du navire, la poulie 11 et le berceau 23 étant placés près du treuil 13 de façon que la structure 16 occupe une position dans laquelle les coussins 18 bloquent le corps flottant 32 dans le berceau 23. Lorsque pour une raison quelconque, il y a lieu de vérifier le corps flottant 32, on est amené à mettre le dispositif de mise à l'eau et de récupération dans une position dite de " maintenance n, c'est-à-dire de dégager le corps flottant 32 afin de pouvoir effectuer des réparations ou de l'entretien. À ce moment, (fig. 2) les bras 7 sont élevés et font alors un angle eompris entre 60 et 700 par rapport à l'horizontale, c'est-à-dire par rapport au pont 3 du navire. Ge mouvement est obtenu à l'aide des vérins 27 et 25 qui repoussent par leurs tiges les bras 7 en prenant appui sur les flasques 8 et 9. Bien entendu, le treuil 13 est animé d'un mouvement circulaire permettant au câble 12 de se dévider légèrement afin de dégager le corps flottant 32 qui peut ainsi être vérifié ou être réparé. Lorsque l'on désire mettre le corps flottant 32 à l'eau (iig. 3), on fait pivoter les bras 7 de sensiblement 2100 à partir de la position représentée à la fig. 1, en utilisant pour se faire, d'abord des vérins 27 puis ensuite les vérins 25 alimentés à tour de rôle. Il est å remarquer que, dans ce cas, le corps flottant 32 reste en position horizontale contre les coussins 18 sur la structure 16 afin d'éviter à ce corps tout heurt, soit avec le dispositif de manoeuvre, soit avec le pont ou la coque du navire. Le câble 12 est dévidé doucement depuis le treuil 13 pour permettre le pivotement du dispositif de mise à l'eau du corps 32 jusqu'à ce que les bras 7 reposent sur les martyrs 30 placés sur le tableau arrière de lacoque du navire. Lorsque le corps flottant remorqué 32 occupe la position représentée à la fig. 3, il suffit alors de lâcher du câble 12 pour que l'on obtienne rapidement sa mise en place derrière le navire à la distance désirée. A ce moment, le dispositif est mis en position de remorquage (fig. 4), c'est-à-dire que les bras 7 sont relevés, toujours a l'aide des vérins 27, 25. Sous l'impulsion du dispositif représenté à la fig. 5, c'est-à-dire des vérins 20, les déflecteurs 15, les structures 16 et les coussins 18 effectuent une rotation de 900 comme représenté à la fig. 4. A ce moment, le corps flottant remorqué est en place derrière le navire et effectue son travail. On remarquera que les déflecteurs 15 constituent des guides latéraux pour le câble 12 de façon à éviter sa sortie de la poulie folle Il lors des girations du navire à grande vitesse. Bien entendu, les manoeuvres de mise à l'eau ou de récupération de l'engin flottant traîné (la récupération s'effectue en sens inverse de la mise à l'eau décrite ci-dessus) sont effectuées à l'aide d'un dispositif d'asservissement qui contrôle la mesure des angles &alpha; et ss du dispositif par rapport au pont et la structure 16 par rapport au dispositif (fig. 6). Pour toutes positions on doit avoir +n s t Cc + P 2 On impose donc cette servitude dans le cas du fonctionnement. L'information x mètres de câble filé obtenu au niveau du treuil oblige à modifier la contrainte &alpha; + ss = # en &alpha; + ss 2 1 0 (voir fig. 4 ou fig. 7). Dans la position de remorquage (fig. 4), le dispositif est " gelé ", c'est-à-dire qu'il est bloqué. Cependant le treuil subit de légères modifications de positions lorsque le navire drague par mer très forte ou par tempête. Cette disposition pour la structure de récupération permet d'éviter toute interférence du dispositif décrit ci-dessus avec le câble sortant incliné de la poulie Il pendant les girations. L'élément d'asservissement (fig. 8) se compose d'un mesureur 45 de l'angle &alpha; , d'un mesureur 46 de l'angle ss qui sont reliés à un mélangeur 47 lui-même lié à des consignes - # et 0 (zéro) afin de transmettre à un double déclencheur 2 à seuil 48 à travers un amplificateur 49 des signaux permet- tant à un distributeur 50 de contrôler l'alimentation des vérins 20 commandant les mouvements de la structure 15, 16. REVENDICATIONS 1 - Dispositif permettant, à bord d'un navire, la mise à l'eau, le remorquage et la récupération d'un corps traîné par un câble, caractérisé en ce qu'un bâti 4 est fixé sur l'arrière du pont du navire et porte des articulations recevant un portique composé de deux bras 7 et d'un arbre 10, ce dernier portant, d'une part, une poulie folle Il sur laquelle passe le câble 12 reliant le navire au corps flottant traîné et, d'autre part, une structure 15, 16 avec des coussins 18, cet ensemble étant soumis à l'action d'un organe moteur permettant la rotation de la structure d'environ 1800, les bras 7 du portique étant déplacés sur environ 2000 à ?500 par un organe moteur 25, 27 afin que le portique, lui repose à poste de mer et à poste de mise à l'eau sur des martyrs, puisse prendre diverses positions intermédiaires entre les deux positions maximales. 2 - Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif moteur du portique est constitué par deux groupes de vérins pneumatiques ou hydrauliques assurant l'un après l'autre le déplacement voulu du portique dans un sens ou dans l'autre. 3 - Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le déplacement sur sensiblement 1800 de la structure 15, 16, 18, est obtenu par un train d'engrenage comprenant une roue dentée 17, un secteur denté 19 et un vérin 20. 4 - Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le groupe moteur du portique et de la structure porteengin est soumis au contrôle d'un élément d'asservissement. 5 - Dispositif suivant la revendication 4, caractérisé en ce que l'élément d'asservissement se compose de mesureurs des angles que forment le portique et la structure avec l'horizontale matérialisée par le pont du navire, de deux éléments de consigne ou repères de base, d'un mélangeur d'informations recueillies qui sont transmises à travers un double déclencheur de seuil à un distributeur assurant l'alimentation des moteurs de la structure.