L'invention concerne un procédé pour l'application sur la peau de produits cosmétiques colorants sous forme de crayons ou bâtons, ainsi qu'un solvat et un dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé. On sait préparer et utiliser sous forme de bâtons ou crayons des cosmétiques colorants, dits fards ou maquillages. Ces cosmétiques sous forme de crayons sont utilisés,par exemple, comme bâtons de rouge à lèvres, crayons à paupières, crayons à cils et analogues. Ils ont une composition variable chaque fois selon les caractères auxquels ils doivent répondre, leur composition détermi- nant aussi leur dureté et avec elle la-netteté- du trait qu'ils permettent de produire. Ces bâtons cosmétiques qui sont conçus en premier lieu pour la coloration uniforme de surfaces plus ou moins grandes, comme par exemple les bâtons de rouge à lèvres, les crayons à paupières et analogues, présentent une consisfance du crayon relativement molle, que l'on sait obtenir par addition de substances huileuses ou grasses. Simultanément, les crayons contiennent encore des quantités plus ou moins grandes de cires ou de substances cireuses,.qui sont destinées à leur donner une stabilité dimension- nelle suffisante. Une stabilité dimensionnelle croissante est en général liée à une plasticité décroissante. Cette relation va si loin que, pour des crayons qui sont destinés à produire des traits particulièrement fins, comme les crayons dits "Eye-Liners", on n'obtient généralement pas, dans la pratique, de coloration homo- gène de zone. L'application des crayons de fard connus précédemment et la production d'un maquillage correct imposent des exigences considérables de capacité et de sûreté à la main qui maquille. Ceci est valable en particulier dans le domaine profesionnel o, par exemple, les acteurs ou les modèles photographiques doivent être maquillés en fonction du thème et de l'éclairage. Si néanmoins il se produit uneerreur de maquillage, il est nécessaire d'enlever à nouveau complètement et selon la possibilité suivant un trait net la totalité du fard appliqué en excès ou par erreur. On utilise en général à cet effet des bâtonnets de ouate imprégnée d'huiles cosmétiques ou analogues ou également des serviettes de cellulose enroulées sur un petit tampon. Mais, malgré ces moyans auxiliaires, on ne parvient néanmoins fréquemment pas à produire le make- up désiré sans défaut et sans trace visible de correction. Le problème à la base de l'invention est de produire des airfaces Cu traits de maquillage colorés et délimités de manière quelconque, au moyen de bâtons de maquillage quelconques, donc indé- pendamment de leur consistance. On entend également par surfaces de maquillage "de coloration quelconque", celles dont le coloris est variable ou s'évanouit progressivement. - Pour résoudre ce problème, on propose un procédé qui est caractérisé en ce que l'on mouille la peau avant ou après l'application du cosmétique colorant avec un solvant des graisses et huiles cosmétiquess'évaporant lentement, compatible avec la peau. Le procédé s'écarte donc en principe des procédés connus de maquillage en ce que l'on utilise non seulement le maquillage proprement dit lui-même mais, en outre, un autre agent auxiliaire qui doit être appliqué séparément. du maquillage. On peut aussi produire, a l'aide du procédé proposé, par exemple des zones de coloration homogène ou en dégradé avec des crayons à maquillage durs et, de ce fait, appliquant un trait net. On propose à cet effet de traiter d'abord la partie de peau à traiter avec le solvant à évaporation lente et d'appliquer immé- diatement ensuite le cosmétique colorant en bâton sous forme de trait ou de surface, tant que le solvant se trouve encore sur la peau, et éventuellement de l'étaler.Le solvant se trouvant sur la peau a pour effet de dissoudre immédiatement les huiles ou graisses cosmétiques se trouvant aussi dans les bâtons à trait fin et de ramollir par conséquent le bâton toutefois assez dur par lui-même. Il est ainsi possible d'étaler le maquillage de manière extrêmement uniforme et également en dégradé en ce qui concerne la nuance de couleur ou l'intensité de couleur. Pour la mise en oeuvre de cette variante du procédé, on propose d'utiliser un produit cosmétique en bâton de composition suivante à 60% en poids de cire, à 30% en poidsd'huile ou de graisse, 10 à 30% en poids de colorant ou de pigment. La variante du procédé décrite précédemment a tout d'abord pour but de produire de grandes surfaces colorées'de manière 2488 49? homogène ou en dégradé. Si l'on utilise tout d'abord un bâton plus mou, par exemple un bâton de rouge à lèvres, un crayon à paupières, ou analogues, le problème se pose de délimiter nettement les surfaces colorées de manière très uniforme avec ce bâton mou. On n'y parvient souvent pas sans autres auxiliaires. Selon le procédé proposé, il est possible de traiter d'abord la partie de peau à traiter (de la manière habituelle) avec le produit cosmétique colorant et d'effacer ensuite les bords ou les parties désirées de la surface traitée avec le solvant à évaporation lente. On peut, de la manière décrite, pro- duire des limitations nettes; mais il est possible également de ménager suivant un dessin les parties ou lignes préalablement défi- nies avec précision à l'intérieur d'une sir.fce et d'éliminer à nouveau le maquillage précédemment déposé dans ces parties. Ce cas pourrait se produire lorsque, dans-le cadre d'un maquillage (Make-up) déter- miné, on souhaite un trait de paupière bleu. Si ce trait de paupière doit être remplacé maintenant par un trait d'une autre couleur, par exemple vert, le trait appliqué en premier doit être d'abord enlevé sans détruire, ce faisant, le reste du maquillage. On y parvient de la manière indiquée avec le nouveau procédé proposé. Comme solvant pour la mise en oeuvre du procédé, on propose la composition suivante à 957. en poids d'hydrocarbures saturés aliphatiques en C6-C12; à 30%. en poids d'une ou plusieurs substances graissantes. Mais on peut aussi, au lieu du solvant mentionné, utiliser d'autres solvants tels que, par exemple, des esters de point d'ébullition élevé, des alcoolsde point d'ébullition élevé, tels qu'alcool isopropylique, alcool benzylique ou analogues, ou également éther monoéthylique de glycol ou substances analogues connues. Comme substances graissantes, on utilise les substances connues à cet effet, par exemple myristate d'isopropyle, huile de lanoline, stéarate de.butyle ou analogues. Pour la mise en oeuvre du procédé, on propose un dispositif qui est caractérisé par un réservoir, avec un tampon imprégné de solvant disposé à l'intérieur, une mèche sortant du réservoir et en contact avec le tampon permettant le passage du liquide, ainsi qu'un capuchon de fermeture étanche, pouvant être enlevé pour l'emploi. L'appareil proposé est donc essentiellement un mar- queur à mèche, qui n'est toutefois pas rempli avec de l'encre ou un autre liquide colorant, mais avec le solvant proposé. Pour pouvoir opérer avec l'appareil en obtenant un trait précis, il est conseillé que la pointe de la mèche sortant du réservoir présente une forme chanfreinée en coin. Selon un autre mode d'exécution de l'invention, on propose de disposer dans le capuchon un coussinet absorbant pour le nettoyage de la pointe de la mèche. Le coussinet absorbant peut, dans ce cas, être avantageusement fixé à la face frontale supérieure du capuchon au moyen d'une bague de support de manière à âtre inter- changeable. Dans l'utilisation du dispositif, la pointe de la mèche est naturellement salie par le maquillage enlevé. Ce maquillage peut être facilement enlevé au moyen du coussinet absorbant proposé, car, par contact du coussinet avec la pointe de la mèche, un léger courant de solvant s'écoule de la mèche dans le coussinet-absorbant. Ce courant entraîne les particules de maquillage adhérant initiale- ment. Le coussinet absorbant, par ce mode opératoire, s'imbibe de solvant et de résidus de maquillage; mais, D la fin du nettoyage, le solvant s'évapore, de sorte que le coussinet absorbant est alors à nouveau prêt pour le nettoyage suivant. On peut utiliser comme coussinet absorbant les mousses souples connues, par exemple mousse souple de polyuréthanne ou également nappes à base de cellulose, de laine cellulosique, de coton ou de linters collées sur de la matière plastique. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre d'un mode de mise en oeuvre préféré du dispositif pour la mise en oeuvre du procédé, en référence aux figures du dessin annexé, dans lequel: - la figure 1 est une vue en perspective, avec coupe partielle, du dispositif proposé; - la figure 2 est une vue en perspective du capuchon; - la figure 3 est une vue en perspective de la bague de support avec le coussinet absorbant; les figures 1, 2 et 3 forment ensemble le modèle éclaté la figure 4 est une coupe longitudinale à travers la bague de fixation pour le coussinet absorbant avec un coussinet absorbant mis en place. Le dispositif représenté dans le dessin consiste en la partie d'utilisation proprement dite 1, le capuchon 2 ainsi que la bague de support du coussinet 3.- La partie d'utilisation 1 consiste en un réservoir 4 qui peut être fait en matière plastique ou en métal. Dans le réser- voir, est disposé un tampon 5 imprégné de solvant, qui peut consis- ter en un garnissage de fibres, mais aussi en mousse de matière plastique à pores ouverts. Le récipient 4 présente, dans l'exemple de mise en oeuvre qui est représenté, la forme d'un tube de section circulaire rétréci vers le haut. Il est également possible, bien entendu, de donner au réservoir une autre forme quelconque. Le réservoir 4 est rétréci à sa partie supérieure 6 en forme de col et on utilise dans ce col une mèche 7 dépassant du réservoir. La mèche a une longueur telle qu'elle pénètre à son extrémité infé- rieure 8 dans le tampon 5. Il est particulièrement avantageux que la mèche 7 soit interchangeable. Pour faciliterl'utilisation de l'appareil (du dispo- sitif) on propose que la pointe 9 de la mèche dépassant du réser- voir présente une forme chanfreinée en coin. Une telle forme permet de manière particulièrement favorable de tracer des traits droits ou ondulés; elle permet en outre de produireaussi bien des efface- ments linéaires nets dans une zone déjà maquillée, que de traiter simultanément aussi des surfaces plus larges. En cas de non-utilisation, la mèche 7 doit être à l'abri de l'environnement de manière étanche à l'air, de sorte que le solvant ne s'évapore pas. Le capuchon représenté à la figure 2 est prévu à cet effet. Le capuchon consiste en une partie tubulaire 10 qui comporte par moulage des facettes 11 favorisant la prise. La partie 10 est exécutée à l'intérieur de telle sorte qu'elle s'adapte ensuite de manière étanche sur la partie supérieure 6 du col, comme cela est connu pour les marqueurs à mèche. A la différence des constructions habituelles des capuchons, la partie 2 présente un tronçon axial 12 dont le diamètre est réduit par rapport au diamètre extérieur de la partie 10. La bague de support 3 du coussin absorbant, à l'intérieur de laquelle se trouve le coussin absorbant 13, est accrochée sur ce bout axial. La bague de support 3 du coussinet absorbant est rêprésentée en coupe axiale à la figure 4. On voit qu'il s'agit d'une partie essentiellement cylindrique 14, qui est munie à l'inté7 rieur d'un rétrécissement annulaire 15. Le coussinet absorbant 13 qui est maintenu par la bague 3 est retenu contre ce rétrécissement annulaire. La construction permet d'échanger facilement le coussinet absorbant 13 contre un nouveau. Il est entendu que l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation préférés décrits ci-dessus à titre d'illustra- tion et que l'homme de l'art peut y apporter diverses modifications et divers changements sans toutefois s'écarter du cadre et de l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS R E V E N D I C A T I O N S 1. Dispositif pour déposer sur la peau un solvant des graisses et huiles cosmétiques, compatible avec la peau, en vue d'effacer ou de corriger l'application de cosmétiques colorants, caractérisé par un réservoir (4) avec un tampon (5) imprégné de solvant disposé à l'intérieur, une mèche (7) en contact avec le tampon (5) et permettant le passage du solvant, dépassant du réser- voir (4), et un capuchon (2) fermant de manière étanche et enlevable pour l'utilisation., 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la pointe (9) de la mèche (7) dépassant du réservoir (4) a une forme chanfreinée en coin. 3. Dispositif selon la revendication 1 ou 2, caractérise en ce que la mèche (7) est interchangeable. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications I à 3, caractérisé en ce qu'un coussinet absorbant (13) est disposé dans le capuchon (2) pour le nettoyage de la pointe (9) de la mèche (7). 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que le coussinet absorbant (13) est interchangeable et fixé à la face frontale supérieure du capuchon (2) au moyenJd'une bague (3). 6. Application du dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on traite d'abord'la partie de peau à traiter avec le solvant et on applique immédiatement après, tant que le solvant est encore sur la peaux un cosmétique colorant en bâton de composition suivante: à 60% en poids de cire, à 30% en poids d'huile ou de graisse, à 30% en poids de colorant ou de pigment. 7. Application du dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on traite d'abord la partie de peau à traiter avec le produit cosmétique colorant et on efface ensuite les bords ou les parties désirées de la surface traitée avec un solvant à: évaporation lente ayant la composition suivante: à 95% en poids d'hydrocarbures saturés aliphatique: en C6-C.1, à 30%/ en poids d'une ou plusieurs substances graissantes.