La présente invention concerne une chaussure pour pieds sensibles dont l'empeigne possède une grande souplesse et une parfaite élasticité en tous points, bien que présentant une forme normale lorsqu'elle est assemblée et mise en forme avec les autres composants de cette chaussure. Ainsi, ladite chaussure conser- ve un aspect qui ne choque pas et qui s'accompagne d'une esthétique particulière et plaisante ; cependant, elle s'adapte à toutes les malformations des pieds et procure un confort inexistant à ce jour avec des chaussures de série. Conformément àl'invention, 1 'empeigne est constituée par une peausserie externe et un tissu élastique interne réunis entre eux par des lignes de piquage entre lesquelles ladite peausserie présente des plis lorsque ladite empeigne étant conformée et au repos, ledit tissu élastique est détendu. De préférence, les lignes de piquage sont croisées pour définir des losanges dont certains sommets sont disposés suivant des lignes longitudinales sensiblement antéro-postérieures et les autres suivant des lignes transversales. L'invention concerne concomitamment un procédé pour déterminer, en vue de la fabrication en serie de telles chaussures, le gabarit de la peausserie de l'empeigne avant son piquage sur le tissu élastique ; ce procédé consiste en ce que les deux bords longitudinaux d'un morceau rectangulaire de tissu élastique, allongé transversalement à 50 %, sont pincés uniformément sur les deux côtés opposés d'un cadre, en ce qu'un morceau de peausserie sur lequel un dessin de piquage est trac, est posé sur le tissu élastique ainsi allongé, en ce que le piquage de la peausserie sur ce tissu élastique maintenu allongé, est exécuté suivant le dessin précité, en ce que le tissu élastique piqué est démonté du cadre et posé à plat à l'état détendu, en ce que l'empeigne en grandeur de montage est tracée sur la peausserie qui se trouve alors plissée, puis est découpée et en ce que le tissu élastique de cette empeigne est décousu et la peausserie déplissée afin de découvrir le gabarit réel auquel ladite peausserie devra être découpée en série. L'invention s'étend par ailleurs à un procédé pour monter et mettre en forme des chaussures de ce type dans le cadre d'une fabrication en série ; ce procédé réside en ce que les empeignes sont cousues de préférence à traits croisés sur du tissu élastique maintenu allongé à 50 %, en ce qu'après détourage de chaque empeigne, détente de son tissu élastique et plissage de sa peau serie, une bande sans prêtant, c'est à dire inapte à s'allonger, es disposée en travers de l'empeigne considérée et-cousue sur celle-ci en bordure, en ce que l'empeigne ainsi préparée est montée et mise en forme, de façon normale, avec les autres composants de la chaussure et en ce qu'ensuite la bande est coupée et enlevee. Divers autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortent d'ailleurs de la description détaillée qui suit. Une forme -de réalisation de l'objet de l'inven tion est représentée, à titre d'exemple non limitatif, sur le dessi: annexe. Sur ce dessin - la Fig. 1 est une perspective montrant une chaussure conforme à l'invention, - la Fig. 2 est une vue en plan du matériel illustrant une phase spécifique du procédé de détermination du gab rit de la peausserie d'empeigne, selon l'invention, - la Fig. 3 est une coupe prise suivant la ligne III-III de la Fig. 2, - la Fig. 4 est une vue analogue à la Fig. 2 faisant ressortir un deuxième type de dessin de piquage, - la Fig. 5 est une vue en plan du gabarit de l'empeigne en peausserie, plissée par le tissu élastique détendu, - la Fig. 6 est une vue en plan du gabarit rée de l'empeigne en peausserie libérée de son tissuélastique, - la Fig. 7 est une vue en plan illustrant une phase spécifique du procédé de montage, selon l'invention. Comme le montre la Fig. 1, la chaussure compor une empeigne 1 souple et élastique, cousue avec deux quartiers de t 2, 3 souples mais non élastiques, eux-mêmes cousus entre eux à l'a rière. Cette ébauche est mise en forme et ses bords rabattus sont fixés, par tous moyens appropriés, avec une semelle 4, une cambrure 5 et un talon 6. L'empeigne 1 est constituée par une peausserie externe 7 (chèvre lisse ou velours par exemple) et un tissu élastique interne 8 (à base de fils de caoutchouc notamment), réunis entre eux par des lignes de piquage 9 entre lesquelles ladite peausserie presente des plis 10 lorsque ladite empeigne étant conformée et au repos (Fig. 1), ledit tissu élastique est détendu. Dans l'exemple représenté sur la Fig. 2, le dessin du piquage est défini par deux réseaux de lignes 9a et 9 b inclinées, par rapport-à la direction longitudinale antéropostérieure ll de la chaussure ou bien à la direction transversale 12 qui lui est perpendiculaire, à 45 % les unes vers la gauche et les autres vers la droite ; ces deux réseaux forment alors un quadrillage dont les sommets sont alignés longitudinalement et transversalement. Dans l'autre exemple, ressortant de la Fig. 4, le dessin du piquage est défini, sur la moitié de la longueur, par un réseau de lignes 9c parallèles à la direction longitudinale antéropostérieure 11 et, sur la moiti restante se trouvent située à l'avant, par deux réseaux de lignes 9 d et 9 e inclinées à 450 par rapport à la direction transversale 12 vers la gauche et vers la droite respectivement pour diverger à l'avant. Bien entendu, -d'autres types de dessin de piquage peuvent être envisagés du moment que l'empeigne composite 1 acquiert la souplesse et l'élasticité requises en tous points. Pour déterminer le gabarit auquel la peausserie doit être découpée avant son piquage sur le tissu élastique allongé à 50 %, on peut procéder de la manière suivante. Le matériel utilisé comporte (Fig. 2 et 3), un cadre 13 constitué par deux traverses 14 solidaires de deux longerons 15 et 16 qui coopèrent avec des pinces 17 et 18, ces pinces étant en fait des profiles en U déformables élastiquement. Un morceau rectangulaire 8 de tissu élastique est alors replié, par l'un de ses bords longitudinaux, sur le longeron 15 et maintenu en place par la pince 17 qui exerce une pression de serrage uniforme, puis il est allongé par traction dans la direction transversale 12, de 50 % (de 10 cm au repos, il couvre 15 cm en étant allongé), enfin il est replié, par son autre bord longitudinal, sur l'autre longeron 16 et maintenu en place par l'autre pince 18 (Fig. 3). Un morceau de peausserie 7 sur lequel le dessin de piquage choise, 9a et 9b par exemple, est tracé, est posé sur le tissu élastique 8 ainsi allonge. Le piquage est alors exécuté en suivant ce dessin sur une machine à coudre du type pilier. Les pinces 17 et 18 sont enlevées ; le tissu élastique 8 est détendu et mis à plat, de sorte que les carrés du quadrilage piqué se transforment en des losanges orientés de- la- même manière et que des plis 10 de la peausserie apparaissent dans lesdit losanges. Sur cette feuille composite piquée et plissée, est trave le gabarit 19 en grandeur de montage, puis l'empeigne ainsi matelassée est découpée à cette grandeur. La peausserie 7. est décousue et déplissée afin de découvrir le gabarit réel 20 (Fig. 6) auquel ladite peausserie de vra être découpée en série avant son piquage sur du tissu élastique allongé à 50 %. Pour monter mettre en forme des chaussures de c type, on procède comme habituellement, eh prenant cependant les disE sitions supplémentaires suivantes. Les empeignes préalablement découpées dans de la-peausserie au gabarit 20, sont cousues suivant le dessin de piqua ge choisi (Fig. 2 ou 4) sur du tissu élastique maintenu allongé à 5C Ensuite, chaque empeigne est détourée , son tissu élastique détendu et sa peausserie plissé. Une empeigne dans cet état, dit de repos, est mise à plat et recouverte, sensiblement à mi-longueur, par une bande transversale 21 (Fig. 7). I1 s'agit d' bande sans prêtant, c'est à dire inapte à s'allonger, qui s'oppose c une déformation anormale de l'empeigne lors de la mise en forme de ] chaussure. Les extrémités de la bande 21 sont cousues sur les bords de l'empeigne, en même temps que le montage s'effectue en cousant les quartiers de tige 2, 3 sur ladite empeigne et en poursuivant le opérations de façon normale. Lorsque la chaussure est montée et mise en forn la bande 21 est coupée et jetée. L'invention n'est pas limitée à la forme de ree sation représentée et décrite en détail, car diverses modifications peuvent y être apportées sans sortir de son cadre. Lés perfectionnements, objet de l'invention, sont applicables aux chaussures pour pieds sensibles. REVENDICATIONS 1. - Chaussure pour pieds sensibles dont l'empeigne possède une grande souplesse et une parfaite élasticité en tous pointus, bien que présentant une forme normale lorsqu'elle est assemblée et mise en forme avec les autres composants de la chaussure, caractérisée en ce que cette empeigne est constituée par une peausserie externe et un tissu élastique interne, réunis entre eux par des lignes de piquage entre lesquelles ladite peausserie présente des plis lorsque ladite empeigne étant conformée et au repos, ledit tissu élastique est détendu. 2. - Chaussure selon la revendication 1, caractérisé en ce que les lignes de piquage sont croisées pour définir des losanges dont certains sommets sont disposés suivant des lignes longitudinales se siblement antéroposétrieures et les autres suivant des lignes trans versales. 3. - Procédé pour déterminer, en vue de la fabrication en séri de chaussures selon la revendication 1 ou 2, le gabarit de la peaus serie de l'empeigne avant son piquage sur le tissu élastique, carac terse : - en ce que les deux bords longitudinaux d'un morceau rectangu laire de tissu élastique, allonge transversalement à 50 %, sont pin cés uniformément sur les deux côtés opposés d'un cadre. - en ce qu'un morceau de peausserie sur lequel un dessin de piquage est tracé, est posé sur le tissu élastique ainsi allongé, - en ce que le piquage de la peausserie sur ce tissu élastique maintenu allongé, est exécuté suivant le dessin précité, - en ce que le tissu élastique piqué est démonté du cadre et posé à plat à l'état détendu, - en ce que l'empeigne en grandeur de montage est tracée sur la peausserie qui se trouve alors plissée, puis est découpée, - et en ce que le tissu élastique de cette empeigne est décous et la peausserie déplissée afin de découvrir le gabarit réel auque: ladite peausserie devra etre découpée en série. 4. - Procédé pour monter et mettre en forme des chaussures selon la revendication 1 ou 2, caractérisé - en ce que les empeignes sont cousues de préférence à traits croisés sur du tissu élastique maintenu allongé à 50 %, - en ce qu'après détourage de chaque- empeigne, détente de son tissu élastique et plissage de sa peausserie, une bande sans prêtant, c'est-à-dire inapte à s'allonger, est disposée en travers de l'empeigne considérée et cousue sur celle-ci en bordure, - en ce que l'empeigne ainsi préparée est montée et mise en forme, de façon normale, avec les autres composants de la chaussure, - et en ce qu'ensuite la bande est coupée et enlevée.