L'invention a pour objet de nouvelles chaussures de ski en ma- tières plastiques, ainsi qutun procédé pour les obtenir. De plus en plus, on utilise des chaussures de ski en matières plastiques et, primitivement, on a fabriqué de tels articles en les moulant les uns pour le pied droit, les autres pour le pied gauche, et cela, bien entendu, dans les différentes pointures exigées par la clientèle, pointures qui sont normalement au minimum de 7, au maximum de 10. Dans le but de simplifier les fabrications, et pour réduire les frais d'investissements importants occasionnés par ltéta- blissement des moules nécessaires (et aussi les délais inhérents à cet établissement), on a alors pensé à fabriquer des chaussures dites "monopied", c'est-à-dire uniques pour une même taille, et convenant donc à la fois pour le pied droit et pour le pied gauche. Différents artifices ont permis de trouver des solutions satisfaisantes dans cette nouvelle voie qui se montre évidemment très sé duisante. Les résultats ont été convenables lorsqu'il s'est agi de disposer de chaussures de ski de conception devenue aujourd'hui classique, c'est-à-dire constituées essentiellement par une partie inférieure ou coque recevant le pied du skieur, et par une partie supérieure ou manchette liée au haut de la coque, et enveloppant la portion de la jambe à hauteur du bas du tibia et du péroné.Ce faisant, on a dû tenir compte de l'obliquité naturelle transversaleude ces deux os, ce qui a amené à placer la manchette sur la coque avec un écart angulaire latéral de l'ordxede trois à quatre degrés, résultat qui a été aisément obtenu en cousant, coliant, rivetant, etc., avec cette angulation, la manchette sur la coque. Ainsi xle skieur n'est-il pas gêné dans ses évolutions et assure-t-il une commande convenable de ses skis. Cependant, ce type de chaussures, qui présente d'ailleurs une certaine articulation à la liaison des deux organes manchette et coque, c'est-à-dire au niveau des malléoles du skieur, présente 1 'in- convénient d'offrir là, très souvent, une trop grande flexibilité pour le skieur, si bien que le contre rigoureux du ski et la "prise de carres" sont souvent insuffisamment assurés, -surtout si 1 'u- sager se livre à un sport intensif, à plus forte raison à une épreuve'de compétition, Aussi la tendance actuelle est-elle de s'orienter de plus en plus-vers des chaussures-de ski plastiques ayec coques à tiges montantes dites à coques hautes", avec ou sans manchettes rapportées, procurant une meilleure rigidité latérale de la partie basse. des membres inférieurs, ce qui confère une conduite très contrôlée du ski. Mais ces réalisations actuelles de chaussures à coque haute ou "monocoques" ne allient pas avec les formules de chaussures nmO- nopied, où une coque d'un même type, on l'a vu, doit convenir à la fois pour le pied droit et pour le pied gauche. La nécessité d'assurer sur cette monocoque une angulation de trois ou quatre degrés vers l'extérieur, à partir de son plan de symétrie, amène à obtenir ce décalage lors du moulage, au niveau du patin, c'est-àdire de l'organe du moule contre lequel est conformée la semelle de la coque. Mais, ce faisant, on se heurte aux exigences rigoureuses des normes internationales (dites IAS et BFU) relatives aux fixations de sécurité portées par les skis. Selon ces prescriptions impérieuses, il importe que, la chaussure étant en place et bien assujettie sur le ski, le talon et la partie avant ou pointe de la chaussure présentent leurs surfaces de contact inférieures (celles qui se trouvent à même le plan de repos sur le ski) et supérieures (rebords pour l'appui des fixations avant et arrière) parfaitement parallèles. Ce parallélisme (à la tolérance de fabrication près) est d'ailleurs conforme aux normes de fabrication des chaussures de ski elles-mêmes (normes ISO-TC 8) - SC D - Berlin 2 - 6 F).Or, si l'on se contente de déporter angulairement le seulplan de la semelle de la coque, les deux surfaces en question ne sont plus parallèles dans une telle coque à semelle dite ainsi "compensée", et il n'est plus possible dtassurer une tenue impeccable dtune chaussure pourvue à'une telle coque sur les fixations du ski, si bien que la cinématique de l'en- semble peut en être gravement affectée et, par là, la sécurité du skieur compromise dans des proportions sérieuses. Ainsi donc, les chaussures de ski en plastique actuelles à coques hautes offrant vers l'extérieur une inclinaison de trois à quatre degrés sur le plan vertical, ne peuvent être considérées comme donnant totalement satisfaction. La présente invention a pour objet de nouvelles chaussures de ski des types monopieds et monocoques, qui répondent mieux que jus qu a présent aux desiderata de la pratique, notamment en correspondant bien aux normes internationales de fabrication des chaussures, ainsi qu a celles de fixation sur les skis. L'invention concerne également un procédé pour la fabrication de telles chaussures. L'invention consiste en ce que les chaussures de ski sont constituées essentiellement par une coque haute en matière thermoplastique, présentant un plan de symétrie longitudinale d'ens@mble incliné d'un angle compris entre rois et cinq degrés environ sur le plan vertical de symétrie de la semelle proprement dite de la coque de ladite chaussure, et en ce que les surfaces supérieures planes de la pointe, voire aussi du talon de la coque de ladite chaussure, qui ijennent au contact des fixations du ski, sont parallèles au plan de ladite semelle, et se situent dans un plan commun. La présente invention consiste également en un procédé dont les particularités apparaîtront avec évidence par la suite. De toutes façons, l'invention sera bien comprise à l'aide du complément de description qui suit, donné à seul titre d'exemple, avec référence aux dessins ci-annexés qui montrent - en figures 1, 2, 3 et 4, schématiquement et vues de l 'ar- rière, quatre chaussures de ski pied gauche, avec la partie basse de la jambe enfoncée dans chaque chaussure - en figures 5 et 6, schématiquement, et respectivement en coupe arrière selon V-V figure 6 et en vue latérale selon VI-VI figure 5, demi-coquilles et noyau enlevés, d'une part, un moule en cours de travail, d'autre part, le fond de ce moule avec patin et inserts en place, pour l'obtention d'une coque haute de chaussure de ski selon ''invention ;; - en figure 7, enfin, en perspective schématique, une portion d'un tel moule nu montrant une demi-coquille, le patin, e deux insers en place. La figure 1 représente, en vue arrière, une chaussure de ski avec coque classique 1 moulée en matière thermoplastique, sur laquelle a é@é rapportée une manchette 2, ce qui permet au sieur de donner à la partie inférieure de sa jambe 3, grâce à l'esp@ce d'articulation e@istan@ au plan horizon@al @@@, une inclinaison naturelle selon @e @lan @@ @aisan@, a@ec le plan @@@ical @@, un an gle # @@ l'@@@@@ @@ @@@@ à cinq degr@s, @@ @@@@ s@@@@@ de @@@@is à q@@@@@ @@ @@@ @@ @@ @@@@ @ @@@@, @@@@ @@@ @i@n @@@@ @@rizon @al@ @@ @@ @ @ @@ a @a@@@@@@, an@ pour @@s surfa@es de @on@ac plan@@ @@@ @@@@ @ @@'@@@@@@@@@s @ @e @@ @@in@@@ @ @s@on de la @@@@@@ @ @@@@@@ @@ @@@@@@ a@@@ @@s @@@a@ions @e la chaussu @@@ s @@@@@@@@@@ @@@@. @@@@@@@@@@@@@ @@@ @@ @@ @@@ @a coq@el est une coque haute, dépourvue de manchette, possédant un plan de symétrie xy confondu avec le plan vertical vv', donc perpoe'.dicu- laire aux surfaces de contact supérieures et inférieures 5 et 6 de la pointe et du talon de la chaussure. Dans ces conditions, il arrive fatalement que la jambe du skieur, pour prendre son obliquité naturelle, exerce une pression anormale sur la partie intérieure 2a de cette coque, située du côté externe de cette jambe, ce qui gêne le skieur dans ses évolutions, voire même le blesse à cet endroit, tandis que, du côté opposé, subsiste en permanence un vide 2b, préjudiciaole pour le skieur à la bonne conduite de ses skis, voire à sa sécurité. La figure 3 indique, schématiquement, dans les mêmes conditions, une réalisation actuelle d'une chaussure "monopied", à coque haute, présentant un plan de symétrie longitudinal xy qui fait un anglet de deux à cinq degrés environ d'inclinaison "physiologique" de la jambe (gauche ici) avec le plan vertical vv' perpendiculaire à la surface de contact inférieure 6 de la semelle de la coque de la chaussure. I1 en résulte que ce plan de symétrie xy (ou mieux, son plan perpendiculaire x'y') fait, avec le plan de la surface 6 (donc le plan horizontal hh' quand la chaussure est posée sur le sol), un angleajde deux à cinq degrés environ, l'angulation de la surface inférieure 6, donc du patin (par conséquent de la semelle), ayant été obtenue par l'adjonction d'une cale de compensation d'inclinaison, sous forme d'insert, dans le moule d'obtention de la coque. Mais cette façon de faire, n'assure pas le parallélisme avec cette surface de contact inférieure 6, de la surface de contact supérieure 5, laquelle se trouve donc présenter un déport angulaire de deux à cinq degrés environ par rapport à la semelle, comme l'indique bien la figure 3. Et cela est la source essentielle d'un défaut de conformité aux normes IAS et BFA de sécurité des fixations, sans compter celui aux normes ISO, plus haut citées, concernant la structure de la chaussure de ski elle-même. La figure 4, enfin, représente, de la même façon que pour les figures 1 à 3, une chaussure de ski, mais établie selonl'injention, dans laquelle le plan de symétrie longitudinal xy de la coque de la chaussure fait, avec le plan, vertical longitudinal vv' de la semelle, l'angle i requis par la constitution de l'entre humain, tandis que les surfacés supérieures 5 et inférieure s 6 de la pointe et du talon de la coque de la chaussure sont'parallèles au plan de la semelle (c'est-à-dire parallèles au plan horizontal hh', quand la chaussure est à même le sol horizontal ou assujettie sur son ski, lui-même reposant sur un tel sol).Quand on parle de parallélisme de ces deux surfaces, cela doit être entendu, conformément aux normes ISO plus haut citées, à la tolérence près de un degré environ d'écart angulaire inhérent à la fabrication de la coque en matière thermoplastique. Pour réaliser une chaussure telle qu'illustrée en figure 4, on peut avoir recours aux moyens mettant en oeuvre les dispositifs représentés sur les figures 5 à 7. Dans un moule classique pour moulage par injection de coque haute, comprenant essentiellement d'une part, deux demi-coquilles 7 et 8 présentant chacune, en négatif, des empreintes/corres- pondant chacune en substance à une moitié de la coque à établir, d'autre part, un fond de moule 9 sur lequel est rapporté, de manière amovible, un patin 10 contre lequel viendra se mouler la semelle 11 de la coque, enfin un noyau 12 escamotable (c'est-à-dire destiné à être éliminé en fin de moulage) entre lequel, d'un côté, les demi- coquilles 7 et 8, et le patin 9 de l'autre, viendra "stinsi- nuerez en se conformant à la solidification, lors du moulage, la matière thermoplastique constituant la coque 1, introduite par l'orifice d'injection (non figuré). De manière en soi connue, on a préalablement incliné le patin 10 (dans un sens ou dans l'autre, suivant qu'il s'agit de mouler une coque pour chaussure de pied droit ou de pied gauche), par rapport au plan 'due Joint du moule, d'un angle d égal à celui choisi que doit faire le plan de symétrie d'ensemble de la coque à mouler avec le plan de symétrie de la semelle 11. Mais, de surcroît, et conformément à l'invention, on dispose aussi, dans le moule au moins une autre telle cale 14, procurant également la même obliguité d'angle out , pour les surfaces de contact suprieres 5, ce qui entraîne pratiquement le parallélisme entre les surfaces de contact 5 et 6. La figure 6 indique que les cales 14 peuvent être avantageusement au nombre de quatre, deux disposées à l'avant (pointe) et deux à l'arrière (talon) de la coque de la chaussure, et deux in téressant le côté droit, deux le côté gauche de cette même coque. Ces cales sont, comme déjà dit, telles que leur surface plane libre est au niveau des surfaces de contact aupérieures de la pointe et du talon pour les fixations du ski, et elles sont tenues dans le corps du moule par des organes éclipsables, tels que des vis (non représentées) d'axe zz'. Ainsi dispose-t-on, en effectuant un moulage par injection dans un tel moule, suivant le processus classique, d'une coque que lton "habillera", de manière en soi connue, en chaussure de ski, laquellè offrira, d'une part, des plans de semelle et de surfaces de contact bien parallèles, donc répondant parfaitement à toutes les normes en vigueur à ce jour, d'autre part, le plan de symétrie de sa coque incliné, par rapport au plan vertical desdites surfaces, de l'angle de deux degrés au moins, cinq degrés au plus, que présentent les parties basses des membres inférieures du corps hu- main. De là résultent tout à la fois une parfaite sécurité et un confort satisfaisant à l'usage de telles chaussures. I1 doit être bien noté que les cales de compensation, ou inserts, étant, dans un meme ensemble, amovibles et interchangeables, on peut les utiliser à volonté dans des moules pour chaussures "mo nopied de différentes pointures. Ainsi, tout en conservant un investissement réduit correspondant à sept à dix moules maximum (au lieu de quatorze à vingt) pour les différentes pointures de chaussures, peut-on rationnaliser encore les fabrications en diminuant les changements de moules, du fait de l'interchangeabilité des susdites pièces auxiliaires, lesquelles peuvent d'ailleurs, de ce fait, trouver leur utilisation sur plusieurs moules différents. Les matières thermoplastiques convenant à la fabrication des coques des chaussures selon l'invention peuvent être de différentes natures. On doit, à cet égard, citer, entre autres, le chlorure de polyvinyle, les polyuréthanes, les polyoléfines, les polyamides, les polyesters thermoplastiques, le polystyrène, les divers interpolymères issus de monomères dont certains conduisent aux polymères venant d'être énumérés. R E V E N D I C A T I O N S 1/ Chaussure de ski constituée essentiellement par une coque haute en matière thermoplastique, présentant un plan de symétrie longitudinal d'ensemble incliné d'un angle compris entre deux et cinq degrés, sur le plan vertical de symétrie de la semelle proprement dite de la coque de ladite chaussure, caractérisée par le fait que les surfaces de contact superieures planes, de la pointe, voire aussi du talon, de la coque de cette chaussure, qui viennent au contact des fixations du ski de cette dernière, sont parallèles au plan de ladite semelle. 2/ Chaussure de ski selon revendication 1, caractérisée par le fait que les surfaces de contact supérieures de la pointe et celles du talon sont situées dans un plan commun. 3/ Procédé pour la fabrication de chaussures de ski selon re vendication 1, selon lequel, de manière en soi connue, on dispose, dans un moule, indistinctement pour pied droit ou pour pied gauche à même pointure .- d'une part, deux demi-coquilles présentant, pour leurs par- ties principales au moins, deux empreintes -correspondant chacune à une des deux moitiés latérales substantiellement symétriques des coques desdites chaussures, - d'autre part, un fond recevant un patin amovible contre lequel est à meme de venir se conformer la semelle desdites coques, ledit patin curant la face plane, en contact avec la semelle de la coque, inclinée (dans un sens-ou dans l'autre suivant qu'il s'agit de mouler une coque pour chaussure de pied droit ou de pied gauche), 'par rapport au plan de joint du moule, d'un angle égal à celui que doit faire le plan de symétrie d'ensemble de la coque de la chaussure avec le plan de symétrie de ladite semelle, - enfin, un noyau commun escamotable, situé à l'intérieur des deux demi-coquilles, on moule, dans cet ensemble, une matière thermoplastique, puis on procède à la finition et à lthabillage de la coque une fois démoulée, caractérisé par le fait que l'on dispose également dans le moule moins une cale angulaire prorisoire de compensation d'inclinaison contre les parties avant, voire aussi arrières, de chaque demi-empreinte, présentant une surface plane que l'on situe'au niveau des surfaces de contact supérieures planes, avec les fixations uu ski de la chaussure, de la pointe, voire aussi du talon de la coque, de façon à donner aussi au plan de symé@ri@ desdi@es surfaces la même angulation que @@ plan @e symét@ie de la coque à mouler par rapport au plan ae symétrie de la semelle. 4/ Procédé selon revendication 3, caractérisé par le fait que le plan de symétrie de la coque est le plan de joint du moule. 5/ Procédé selon revendication 3, caractérisé par le fait que l'on dispose dans le moule, outre le patin. quatre cales angulaires provisoires de compensation d'inclinaison, à savoir deux au regard de la partie avant et deux au regard de la partie arrière des empreintes, deux de ces quatre cales intéressant une empreinte, les deux autres l'autre.