La présente invention concerne un procédé pour faire adhérer un copolymère élastomère de monooléfines à des textiles, et les corps composés élastomère textile qui résultent d'un tel procédé. Dans la fabrication d'articles composés à partir d'un copolymère élastomère de monooléfines et de textiles, comme des tuyaux flexibles ou des gaines de tuyauxflexibleq des courroies, des étoffes enrobées, et analogues, on a éprouvé des difficultés pour obtenir une adhérence appropriée entre l'élastomère et le textile. Il y a des méthodes qui sont utilisées pour faire adhérer un copolymère élastomère de monooléfines, mais nombre d'entre elles sont conteuses et peu pratiques ou peu erres du point de vue production. Certaines de ces méthodes consistent à ajouter, directement au copolymère de monooléfines, des composés ou charges améliorant l'adhérence, une couche adhésive entre le copolymère et l'étoffe, ou une solution adhésive appliquée directement à l'étoffe. Selon la présente invention, on a maintenant trouvé qu'un copolymère élastomère de monooléfines (EPR), en particulier un terpolymère éthylène-propylène-polyène copolymérisable (EPDM) et un copolymère éthylène-propylène (EPM), montre une adhérence améliorée à un tissu traité au RFL (résorcinol-formaldéhyde-latex), quand I' élastomère est réticulé avec un péroxyde organique tandis qu'il est en contact avec l'étoffe traitée. Le soufre est néfaste à l'adhérence obtenue entre l'étoffe et la composition du copolymère élastomère de monooléfines dans le présent procédé, et par conséquent le soufre doit être sensiblement absent de la composition.Cependant, il peut être toléré en quantité limitée, jusqu'à une concentration ne dépassant pas 0,15 partie, de préférence pas supérieure à 0,1 partie, pour 100 parties en poids du copolymère élastomère de monooléfines. De préférence, lue soufre devra être absent de la composition. Le copolymère élastomère de monooléfines peut être décrit, de façon type, comme un copolymère d'éthylène (30 à 90 % en poids), avec au moins une alpha-oléfine (de façon correspondante, de 70 à 10 96), ayant pour formule CH2=CHR, dans laquelle R est un radical alcoyle ayant habituellement de 1 à 12 atomes de carbone. De telles alpha-oléfines comprennent le propylène, le 1butène, le 1-pentène, le 1-hexène, le 4-méthyl-1-pentène, le 1-heptène, le 5-méthyl-1-hexène, le 1-octène, le 1décène, le 1-dodecène, le 1-tétradecène, et autres.De tels copolymères peuvent également contenir une quantité mineure d'un polyène copolymérisable, qui peut être un diène linéaire comme le butadiène, l'isoprène, le 1,4pentadiène, le 1,4-hexadiène, le 1,5-hexadiène, le 1,6octadiène et analogue, ou un polyène ayant une structure à noyau ponté, comme le dicyclopentadiène, le méthylènenorbornène, le méthylnorbornadiène, le 5-éthylidène-2-norbornène, et analogue. Les copolymères préférés sont de façon type ceux d'éthylène et de propylène (EPM), et d'éthylène, de propylène et d'un polyène (EPDM), où le polyène est habituellement un diène non conjugué, fréquemment choisi parmi le dicyclopentadiène, le 1,4-hexadiène, et le 5-éthylidène-2-norbornène, ayant un indice dtioile de 0 à 40, de préférence de 4 à 30 et un rapport pondéral éthylène/propylène de l'ordre de 40/60 à 75/25.Des copolymères élastomères de monooléfines appropriés sont de plus décrits dans le brevet U.S. NO 3.835.201 du 10 Septembre 1974 à Fischer, colonne 3, lignes 19-54, et les références qui y sont citées. Dans le procédé selon la présente invention, on peut faire adhérer divers matériaux textiles aux copolymères élastomères de monooléfines, comprenant des textiles synthétiques comme la rayonne, le nylon et le polyester. Le textile peut avoir toute forme fibreuse souhaitée, que ce soit des filaments câblés ou discontinus, comme un monofilament, un fil ou une corde, ou peut avoir la forme d'une étoffe,MeLe soit tissée ou non tissée, comprenant une étoffe en corde. Dans la mise en pratique de la présente invention, le textile à faire adhérer au E1RR est d'abord traité avec une solution adhésive classique résorcinol-formaldéhydelatex (RFL). La solution RFL est un bain en solution classique décrit par exemple dans le brevet U.S. NO 3.837.993à Shimmel, du 24 Septembre 1974 (colonne 1, lignes 33-44, colonne 3, lignes 3-36, et colonne 5, lignes 28-36).La composition RFL comprend couramment une résine résorcinolformaldéhyde ayant partiellement réagi , comme un condensat de résorcinol et de formaldéhyde selon le rapport de 1 mole de résorcinol pour environ 0,5à 0,8 mole de formaldéhyde, et du formaldéhyde ou un agent donnant du formaldéhyde, qui lors d'un chauffage subséquent (comme pendant une réticulation du caoutchouc de copolymère de monooléfines), durcit la résine. La composition RFL comprend de plus un latex de caoutchouc, habituellement un latex d'un caoutchouc d'un polymère de dioléfines, comme du caoutchouc naturel, du polybutadiène, un copolymère butadiène-styrène, un copolymère butadiène-acrylonitrile, un terpolymère butadiènestyrène-vinylpyridine, du polychloroprène, et autres, ou leurs mélanges.On comprendra que la solution RFL est utilisée pour prétraiter le textile, de façon type en le plongeant dans la solution, puis en finissant (séchant) le textile ainsi traité à une température élevée (c'est-à-dire à une température de l'ordre de 190 à 2500C, et de préférence de 200 à 2320C, pendant une période d'une demie à six minutes, et de préférence d'une à trois minutes), pour former, sur le textile, un dépôt séché de résine résorcinolformaldéhyde-latex de caoutchouc solide, avant mise en contact du textile traité avec la composition du copolymère élastomère de monooléfines (contenant le péroxyde comme agent réticulant) à faire adhérer au textile. Il est souhaitable, dans le cas d'un polyester textile, d'incorporer un prétraitement de l'étoffe avec un isocyanate comme matériau adhésif. De façon type, un tel matériau adhésif est appliqué à l'étoffe de polyester avant traitement avec le bain adhésif RFL qui vient d' hêtre décrit. Le traite ment adhésif à l'isocyanate met habituellement en cause l'application, au matériau textile, d'une dispersion aqueuse d'une résine époxyde et d'un isocyanate bloqué suivie du séchage à une température élevée pour laisser un dépôt de résine époxyde-isocyanate sur le textile. Les résines époxydes employées dans le système isocyanate peuvent être celles utilisées dans la pratique courante (voir par exemple, le brevet U.S. N" 3.837.993, au nom de Shimmel, du 24 Septembre 1974, colonne 1, ligne 70 à colonne 2, ligne 10). On peut citer comme exemple d'une telle résine, Epon (marque de fabrique) Resin 812 (Shell Chemical Company), un mélange de di- et tri-époxydes préparé par condensation d'épichlorohydrine et de glycérine. Cette substance a une fonctionnalité époxyde de 2,2, environ 10 % de chlore très lié, un poids moléculaire moyen de l'ordre de 306, un poids équivalent (grammesde résine pour estérifier une mole d'acide) de 65, et une viscosité de 0,9-1,5 poise à 25 C. L'isocyanate- bloqué employé dans levsystème isocyanate peut également être comme dans la pratique courante (se reporter au brevet nO 3.837.993 ci-dessus mentionné, colonne 4, lignes 11-27). Un exemple d'un tel matériau est le produit d'addition de bisphénol du méthylène bis(4-phénylisocyanate) ayant un poids moléculaire de 439, vendu sous le nom de "Hylene" (marque de fabrique) MP (Du Pont). Après avoir traité le matériau textile avec la solution d'isocyanate, on le sèche à une température élevée, c'està-dire de l'ordre de 190 à 2500C, et de préférence de 200 à 2320C, pendant une période d'une demiêa six minutes, et de préférence d' une à trois minutes. Le matériau textile pré-imprégné et séché est ensuite traité dans le bain de solution RFL classique comme on l'a décrit ci-dessus. Après séchage, le matériau textile est laminé au copolymère élastomère de monooléfines contenant du péroxyde comme agent vulcanisant, pour l'étape de réticulation comme on l'a mentionné ci-dessus. L'agent réticulant de péroxyde avec lequel est mélangé le copolymère élastomère de monooléfines, pour la vulcanisation, peut être tout agent vulcanisant de péroxyde organique comme ceux couramment utilisés pour la vulcanisation d'un caoutchouc de copolymère de monooléfines. On peut citer des péroxydes aromatiques et aliphatiques, comme dans les péroxydes de diacyle aromatique et les péroxydes de diacyle aliphatique, des péroxydes acides dibasiques, des péroxydes de cétone, des alkylpéroxyesters, des alkylhydropéroxydes, par exemple le péroxyde de diacétyle, le péroxyde de dibenzoyle, le péroxyde de bis-2,4-dichlorobenzoyle, le péroxyde de di-tert.-butyle, le péroxyde de dicumyle, le perbenzoate de tert.-butyle, le péroxyde de tert.-butylcumyle, le 2,5-bis(tert.-butylpéroxy)-2,5-di- méthylhexane, le 2,5-bis-(tert.-butylpéroxy)-2,5-diméthyl hexyne-3 ; le 4,4,4' ,4'-tétra-(tert.-butyîpéroxy)-2,2 dicyclohexyl propane, le 1 ,4-bis-(tert .-butylpéroxy-iso- propyl)-benzène, le I ,1-bis-(tert.-butylpéroxy)-3,3,5- triméthylcyclohexane, le péroxyde de lauroyle, le péroxyde d'acide succinique, le péroxyde de cyclohexanone, le péracétate de tert.-butyle-, l'hydropéroxyde de butyle, et autres. On peut employer, si on le souhaite, comme agents vulcanisants, des péroxydes mélangés, comme le péroxyde de dicumyle plus le 1,4-bis(tert.-butyl-péroxyisopropyl) benzène. Les péroxydes comme agentsvulcanisants peuvent être utilisés seuls, ou avec les substances auxiliaires habituelles comme des maléimides comprenant la bis-maléimide, des composés poly-insaturés (par exemple des cyanurates), des esters acryliques (par exemple le triméthaerylate de triméthylolpropane), et autres. Cependant, comme on l'a indiqué ci-dessus, le soufre est néfaste à l'adhérence, et doit être pratiquement absent. Le caoutchouc de copolymère de monooléfines réticulable au péroxyde, peut de plus comprendre d'autres ingrédients appropriés de mélange, comme le noir de carbone et une huile de charge ou de traitement. Comme cela estillustré dans les exemples qui suivent, les divers niveaux de noir de carbone, dthuile et de péroxyde, ont un effet sur l'adhérence à l'étoffe, étant donné les changements correspondants des propriétés physiques réticulées de l'élastomère en lui-même. Les variables en corrélation, la résistance à la traction, le module et l'allongement de l'élastomère réticulé au péroxyde dans la mise en pratique typique de la présente invention, comme cela sera illustré dans les exemples, se trouvent dans les limites suivantes Résistance à la traction : 35-316 kg/cm2, de préférence 70-2800 kg/cm2. Allongement à la rupture, 350-1000 %, de préférence 400-800 96. Rapport du module à 300 96 d'allongement (kg/cm2) à la résistance à la traction (kg/cm2) (M/T), 0,1-0,75, de préférence 0,2-0,7, et mieux 0,2-0,6. Comme cela est habituel , les variables étroitement liées, qui peuvent influencer les propriétés durcies ou vulcanisées, comprennent le EPM ou EPDM particulier employé (en particulier le polyène spécifique dans le EPDM et la quantité du polyène), la quantité et la sorte du péroxyde employé comme agent vulcanisant, la quantité et la sortede charge et d'huile, le temps et la température de la vulcanisation, le caractère du dispositif chauffant, la dimension et la forme de l'article, et autres. Une personne compétente dans la technique du mélange de caoutchouc, se guidant sur les exemples ci-dessous, pourra ajuster et contrôler les variables importantes dans un cas particulier, pour obtenir les propriétés dans les étendues cidessus indiquées, avec un minimum d'expériences. La résistance de la liaison adhésive obtenue entre le matériau textile et le caoutchouc de copolymère de monooléfines vulcanisé au péroxyde, en suivant le procédé selon la présente invention est habituellement d'au moins 3,57 kg/cm linéaire (éprouvé comme décrit ci-dessous), et de préférence d'au moins 5,36 kg/cm linéaire. Le EPR élastomère contenant le péroxyde comme agent réticulant peut être combiné au matériau textile traité et séché, de toute façon classique, comme par calendrage ou en plaçant des couches alternées d'étoffe et de caoutchouc dans un moule ou une presse, selon l'article fini particulier qui est fabriqué. Après assemblage de l'étoffe traitée et du caoutchouc, la structure est soumise à une température élevée pour réticuler l'élastomère sous l' in- fluence du péroxyde, et développer simultanément la liaison adhésive améliorée, à l'interface de contact entre le textile traité et l'élastomère. Dans les exemples qui suivent, les solutions de traitement de l'étoffe sont préparées selon les formules A, B, C et D qui suivent. Solution d'isocyanate Une dispersion d'isocyanate A est d'abord préparée en broyant à la bille les ingrédients suivants pendant 16 heures: A Parties Isocyanate bloqué Hylène MP 25 Agent dispersant (Aerosol OT marque de fabrique3, 75 96, sulfosuccinate de dioctylsodium) 1 Eau distillée 74 Ensuite, on prépare la composition B selon la formule qui suit, en ajoutant A aux autres ingrédients indiqués, tout en agitant B Parties Dispersion A 100 Résine époxyde Epon 812 10 Eau distillée 890 Après application au pinceau de la solution B sur l'étoffe, le textile traité est soumis à une température de 2040C pendant cinq minutes. Solution RFL La solution RFL employée dans les exemples est préparée en utilisant ce qui suit C Parties Latex de caoutchouc ecoolymère de butadiène st y rene vinypyridine (70/16/14), 40 % de solides (Pyratex marque de fabrique 5360) 50 D Parties Résine résorcinol-formaldéhyde (point de ramollissement par méthode "bille et anneau"102112 C), 75 % de solides (Koppers [marque de fabrique] R2170 4,4 Hydroxyde d'ammonium (28 %) 1,2 Eau distillée 33 E Parties Formaldéhyde (37 %) 2,3 Eau distillée 33 La solution D est ajoutée à C tout en agitant rapidement,puison ajoute E au mélange CD. La solution résultante est appliquée à l'étoffe d'une façon semblable à la solution B et l'étoffe traitée est séchée au four pendant trois minutes à 2040C. La prise du tissu est de l'ordre de 5,5 % en poids. Le EPR contenant du péroxyde dans les exemples, est préparé en mélangeant l'élastomère à des ingrédients de mélange-et au péroxyde dans un mélangeur Brabender Prep Center (marque de fabrique), équipé d'une tête de mélange à came. Le EPR est mélangé pendant cinq minutes à 850C en utilisant une vitesse de 50 t/mn. Ensuite, le produit est raffiné en le faisant passer huit fois à travers un laminoir àlvtempérature ambiante, puis il est tiré en feuille jusqu'à une épaisseur de jauge 40. Les tampons d'essai d'adhérence évalués dans les exemples sont préparés dans un moule en acier inoxydable de 127 mm X 152,4 mm X 6,35 mm. Un morceau de 127 mm X 152,4 mm d'étoffe traitée est placé dD chaque côté d'un produit d'essai de 127 mm X 152,4 mm X jauge-40. Un produit de support ou- d'appui de 127 mm X 152,4 mm X jauge 100 est placé de chaque c8té de l'étoffe. Le produit d'appui est un EPR contenant également du péroxyde-comme agent vulcanisant. il est important que le produit d'appui ne contienne pas de soufre, parce que le soufre a, comme on l'a indiqué, un effet néfaste sur l'adhérence quand il est utilisé avec des agents réticulants au péroxyde.Des pièces d'espacement en feuille d'aluminium sont intercalées entre l'étoffe et le produit d'essai, à une extrémité du tampon, de façon que le mélange produit d'appuiétoffe puisse être retiré après vulcanisation etinséré entre les mâchoires d'une machine d'essai de traction. Le tampon est vulcanisé dans le moule sous une pression de 1050 kg/cm2. Le tampon vulcanisé est coupé en bandes due 25,4 mm, et essayé sur une machine d'essai de traction à une vitesse de séparation de 50 mm par minute. Les bandes sont éprouvées à la température ambiante après vieillissement 24 heures à la température ambiante. Les résultats d'adhérence sont indiqués sous forme de kilogrammesen moyenne par centimère linéaire. Exemples 1à8 Un certain nombre de EPDM et de EPM différents, comme indiqués au Tableau I, sont mélangés pour une vulcanisation au péroxyde comme décrit ci-dessus selon la formule suivante Parties EPDM ou EPM 100 Noir de carbone HAF 40 Oxyde de zinc 5 Péroxyde de dicumyle (40 %, Dicup marque de fabrique 40) 5 Les viscosités Mooney du EPDM-I, II et VI dans le Tableau I sont données à 1210C ; les autres sont à 1000C. Les diènes dans les EPDM du Tableau sont identifiés comme suit : DCPD est le dicyclopentadiène, ENB est le 5-éthylidène-2-norbornène, 1,4-HD est le 1,4hexadiène. Deux étapes différentes sont employées, l'étoffe identifiée comme étoffe NO 1 dans le Tableau I est un polyester (téréphtalate de polyéthylène) à armure croisée alternée 2/2 de 1027/1 denier ; l'étoffe N02 est une armure toile en nylon, 808/1 denier. L'étoffe NO 1 est traitée comme décrit ci-dessus avec la solution isocyanate-époxyde, suivie du traitement RFL décrit. L'étoffe NO 2 est traitée uniquement avec la solution RFL. Des tampons d'essai sont préparés comme décrit cidessus, en utilisant les étoffes traitées et les produits mélangés indiqués. Les produits sont vulcanisés 15 minutes à 1779C. Les propriétés physiques vulcanisées et les résultats d'adhérence sont donnés au Tableau I. Les données des exemples 1 à 8 au Tableau I indiquent que les valeurs d'adhérence des produits laminés préparés selon la présente invention sont de 5,36 kg/cm linéaire ou plus, à condition que le rapport de la résistance à la rupture par traction au module à 300 96 d'allongement (valeur M/T) soit inférieur à 0,8 et que l'allongement à la rupture soit d'au moins 350 %.On obtient des resultats particulièrement souhaitables si les valeurs M/T sont inférieures à 0,6. On notera également que l'on obtient une adhérence particulièrement bonne de l'étoffe avec un EPM (saturé) ou un EPD3I contenant du 1,4-hexadiène comme termonomère selon le procédé de la présente invention. L'exemple 8 ne fait pas partie du cadre de la présente invention parce que l'adhérence qui n'atteint que 2,4 kg/cm linéaire est trop faible pour être acceptable. De façon caractéristique, la valeur M/T de ce dernier exemple dépasse 0,8 et l'allongement est inférieur à 350 %. TABLEAU I - EXEMPLES 1-10 Adhérence d'un textile de polyester et d'un textile de nylon à du EPDM et du EPM Viscosité Mooney Rapport Indice Exemple Polymére ML-4 E/P Termonomére d'iode Vulcanisation 1 EPDM-I 42 67/33 DCPD 10 Péroxyde 2 EPDM-II 59 52/48 " 10 " 3 EPDM-III 53 62/38 ENB 10 " 4 EPDM-IV 45 51/49 " 10 " 5 EPDM-V 55 54/46 14-HD 18 " 6 EPM-I 74 53/47 Aucun - " 7 EPM-II 46 41/59 Aucun - " 8 EPDM-VI 50 58/42 ENB 20 " 9 EPDM- IV 45 51/49 " 10 Soufre 10 EPDM-II 59 52/48 DCPD 10 " TABLEAU I -EXEMPLES 1 à 10 (suite) Résistance à Module à Adhérence, kg/cm linéaire la traction 300 % Allongement Etoffe Etoffe Exemple kg/cm2 kg/cm2 % M/T N 1 N 2 1 157 70 530 0,45 6,79 8,93 2 200 79 480 0,42 9,83 11,61 3 219 112 430 0,51 6,25 10,72 4 169 91 480 0,54 7,15 4,47 5 202 79 520 0,43 5,72 6 172 56 590 0,33 5,72 7 162 77 465 0,48 5,36 6,97 8 240 202 330 0,84 2,68 9 230 70 610 0,30 1,61 0,89 10 211 54 710 0,26 1,79 0,89 EXEMPLES 9-10 Dans ces exemples, qui sont en dehors du cadre de la présente invention un produit EPDM vulcanisé au soufre est utilisé, pour comparaison avec les produits vulcanisés au péroxyde. Les conditions de mélange, les traitements des étoffes, la préparation des échantillons et les procédures d'essai employés sont comme décrits ci-dessus.Le caoutchouc a la formule suivante Parties EPDM (voir Tableau I) 100 Noir de carbone HAF 40 Oxyde de zinc 5 Acide stéarique 1 2-mercaptobenzothiazole 0,5 Monosulfure de tétraméthylthiuram 1,5 Soufre 1,5 Les produits laminés sont vulcanisés 20 minutes à 1600C. Les résultats d'adhérence des tampons d'essai ainsi que les propriétés physiques vulcanisées des EPR en eux mêmes sont résumées au Tableau I ; les données démontrent que l'on ne peut obtenir aucune adhérence satisfaisante, en utilisant une vulcanisation du type soufre, bien que les EPR se trouvent bien dans les limites indiquées de M/T et de l'allongement. EXEMPLES 11-15 Dans ces exemples, on emploie l'étoffe nO 1 (polyester) traitée avec un isocyanate-époxyde et RFL comme décrit ci-dessus. Le caoutchouc de copolymère de monooléfines est un terpolymère éthylène-propylène-ENB, EPDM-VII (viscosité ML-4 de 60 à 1250C, rapport pondéral E/P : 64/36, indice d'iode 10), et diverses quantités de noir de carbone, huile (une huile de charge d'hydrocarbure de pétrole) Sunpar 2280, marque de fabrique|, densité 0,89 à 150C), et du péroxyde comma agent vulcanisant sont utilisés comme indiqué au Tableau Il. Les conditions de mélange, le traitement de l'étoffe, la préparation des échantillons et les procédures d'essai sont employés comme décrits ci-dessus.Le Tableau II montre les propriétés physiques vulcanisées et les résultats des essais dtadhérence. Les exemples 14 et 15 sont en dehors du cadre de la présente invention, étant donné leur rapport M/T élevé et les faibles valeurs d'allongement de l'exemple .15 en particulier. Cependant, les exemples Il à 13 démontrent que même avec des EPR très étendus, on obtient une adhérence tout à fait satisfaisante à une étoffe, à condition que les propriétés physiques des élastomères répondent aux limites indiquées. TABLEAU II - EXEMPLES 11-15 Adhérence d'une étoffe de polyester traitée au isocyanate/RFL, à un EPDM vulcanisé au péroxyde. Exemples : 11 12 13 14 15 Formule (parties) EPDM-VII 100 100 100 100 100 Noir HAF 75 125 125 100 125 Oxyde de zinc 5 5 5 5 5 Sunpar 2280 50 100 100 50 50 Péroxyde de dicumyle (40%) 10 15 20 10 10 Résultats d'essai Résistance à la traction kg/cm2 170 83 99 129 118 Module à 300 % kg/cm2 70 53 70 98 118 Allongement % 540 460 420 370 300 M/T 0,41 0,64 0,70 0,77 1,0 Adhérence kg/cm linéaire 6,97 6,25 5,18 3,22 1,43 Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits, ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent REVENDICATIONS 1.- Procédé pour faire adhérer une matière textile à un copolymère élastomère de monooléfines, caractérisé en ce qu'il consiste à réticuler ledit élastomère en contact avec ledit textile par l'action d'un péroxyde comme agent vulcanisant. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend, en combinaison, les étapes de prévoir une matière textile portant un dépôt sec de résine résorcinol-formaldéhyde-latex de caoutchouc solide, de prévoir un copolymère élastomère de monooléfines mélangé à un agent vulcanisant de péroxyde organique en une quantité suffisante pour vulcaniser ledit élastomère,d'amener ledit matériau textile et ledit élastomère en contact de surface, et desoumettre l'ensemble à des conditions de vulcanisation, ainsi se produit une liaison adhésive entre ledit textile et ledit élastomère. 3.- Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le copolymère élastomère de monooléfines précité est un copolymère d'éthylène avec au moins une alpha-oléfine ayant pour formule CH2=CHR, dans laquelle R est un radical alcoyle ayant de 1 à 12 atomes de carbone, le rapportpon- déral d'éthylène à ladite alpha-oléfine combinée dans ledit élastomère étant de 30/70 à 90/10. 4.- Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'alpha-oléfine précitée est du propylène. 5.- Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que le copolymère élastomère de monpoléfines précité contient de plus un polyène copolymérisable. 6.- Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que le polyène copolymérisable précité est un diène linéaire ou a une structure à noyau ponté. 7.- Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le caoutchouc de copolymère de monooléfines a un indice diode de O à 40. 8.- Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le copolymère élastomère de monooléfinesest un terpolymère d'éthylène, de propylène et d'un diène copolymérisable non conjugué, ayant un rapport pondéral éthylène-propylène de 40/60 à 75/25 et un indice d'iode 4 à 30. 9.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 à 8, caractérisé en ce que le matériau textile précité est de la rayonne, du nylon ou un textile de polyester. 10.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 à 9, caractérisé en ce qu'on applique, au matériau textile précité, un dépôt d'une composition adhésive résine époxyde-isocyanate, avant le dépôt précité résine résorcinol-formaldéhyde-latex de caoutchouc. 11.- Procédéselon la revendication 10, caractérisé en ce que le matériau textile précité est un textile de polyester. 12.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 à 11-, caractérisé en ce que le copolymère élastomère de monooléfines vulcanisé a une résistance à la rupture par traction de l'ordre de 28 à 316 kg/cm2, un allongement à la rupture de 350 à 1000 % et un rapport du module à 300 96 d'allongement à la résistance à la traction de l'ordre de 0,1 à 0,75. 13.- Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que la résistance à la rupture par traction est de l'ordre de 70 à 280 kg/cm2, l'allongement à la rupture est de 400 à 800 % et le rapport du module à 300 96 d'allongement à la résistance à la traction est de 0,2 à 0,7. 14.- Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce que le rapport du module à 300 .% d'allongeient à la résistance à la traction est de 0,2 à 0,6. 15.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 à 14, caractérisé en ce que la résistance de la liaison adhésive formée entre la matière textiLe précitée et l'élastomère est d'au moins 3,57 kg/cm linéaire. 16.- Procédé selon la revendication 15, caractérisé en ce que la résistance de la liaison adhésive précitée est d'au moins 5,36 kg/cm linéaire. 17.- Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il n'y a pas plus de 0,15 partie de soufre dans le copolymère élastomère de monooléfinesprécité pour 100 parties en poids dudit élastomère. 18.- Procédé selon la revendication 17, caractérisé en ce que la quantité de soufre nest pas supérieure à 0,1 partie. 19.- Procédé pour faire adhérer un matériau textile à un copolymère élastomère de monooléfines qui est un copolymère d'éthylène et de propylène ou un terpolymère d'éthylène, de propylène, et d'un diène copolymérisable non conjugué, le rapport d'éthylène au propylène dans ledit élastomère étant de 30/70 à 90/10 en poids et l'indice dtia3e dudit élastomère étant de O à 40, selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend en combinaison les étapes de prévoir un matériau textile enduit d'un dépôt sec d'une résine résorcinol-formaldéhyde-latex de caoutchouc de dioléfine conjuguée selide, de mélanger ledit élastomère à un péroxyde organique comme agent vulcanisant dudit élastomère en une quantité suffisante pour vulcaniser ledit élastomère à un état réticulé dans lequel ledit élastomère a une résistance à la rupture par traction de 70 à 280 kg/cm2, un allongement à la rupture de 400 à 800 % et un rapport du module à 300 % d'allongement à la résistance à la traction de 0,2 à 0,7, d'assembler ledit matériau textile et ledit élastomère en contact de surface, et de soumettre ledit ensemble résultant à des conditions de vulcanisation tandis qu'ils sont dans un tel contact, pour réticuler ledit élastomère à un état dans lequel il a ladite résistance à la rupture par traction, ledit allongement à la rupture et ledit rapport du module à 300 % d'allongement à la résistance à la traction, ainsi il se forme entre ledit matériau textile et ledit élastomère, une liaison adhésive ayant une résistance d'au moins 3,57 kg/cm linéaire, ledit élastomère étant sensiblement sans soufre. 20. Procédé selon la revendication 19, caractérisé en ce que le diène copolymérisable non conjugué précité est du dicyclopentadiène. 21. Procédé selon la revendication 19, caractérisé en ce que le diène copolymérisable non conjugué précité est du 5-éthylidène-2-norbornène. 22. Procédé selon la revendication 19, caractérisé en ce que le diène copolymérisable non conjugué précité est du 1,4-hexadiène. 23. Procédé selon la revendication 19, caractérisé en ce que le matériau textile précité est du nylon ou un textile depolyestt, le rapport d'éthylène au propylène dans l'élastomère précité étant de 40/60 à 75/25 en poids, l'indice d'iode dudit élastomère étant de 4 à 30, le rapport du module à 300 56 d'allongement à la résistance à la traction étant de 0,2 à 0,6, et la force de la liaison adhésive étant d'au moins 5,36 kg/cm linéaire. 24.- Procédé selon la revendication 23, caractérisé en ce que le matériau textile précité est un polyester et en ce qu'on applique audit polyester, avant application de la résine résorcinol-formaldéhyde-latex de caoutchouc de dioléfine conjuguée, une composition adhésive époxyde-isocyanate. 25.- Procédé selon la revendication 23, caractérisé en ce que le péroxyde organique précité comme agent vulcanisant est du péroxyde de dicumyle. 26.- Produit laminé d'un matériau textile et d'un copolymère élastomère de monooléfines vulcanisé avec un péroxyde, caractérisé en ce qu'il est préparé selon l'une quelconque des revendications 1 à 25. 27.- Produit laminé selon la revendication 26, caractérisé en ce que le copolymère élastomère de monooléfines précité est un copolymère saturé d'éthylène et de l'alphaoléfine précitée. 28.- Produit laminé selon la revendication 26, caractérisé en ce qua l'élastomère précité contient dessus. de l'huile de charge ou du noir de carbone ou les deux. 29.- Produit laminé selon la revendication 26, caractérisé en ce que l'élastomère précité est sensiblement démuni de soufre. 30.- Produit laminé selon la revendication 26, caractérisé en ce qu'il se compose d'un matériau textile choisi parmi la rayonne, le nylon et du polyester et d'un caoutchouc de copolymère de monooléfines en contact adhésif surface contre surface, ledit élastomère étant un copolymère saturé d'éthylène et de propylène ou un terpolymère insaturé d'éthylène, de propylène et d'un polyène copolymérisable, le rapport d'éthylène au propylène dans ledit élastomère étant de 40/60 à 75/25 et 1'indice d'iode dudit élastomère étant de O à 40, ladite matière textile étant enduite d'un dépôt sec de résine résorcinol-formaldéhyde-latex de caoutchouc de dioléfine conjuguée solide, ledit élastomère étant réticulé par l'action d'uiéroxyde organique vulcanisant dudit élastomère, en une quantité suffisante pour vulcaniser l'élastomère à un état dans lequel ledit élastomère a une résistance à la rupture par traction de 70 à 280 kg/cm2, un allongement à la rupture de 28 à 5@ kg/cm2 et un rapport du module à 300 56 d'allongement à la résistance à la traction de 0,2 à 0,7, la résistance de la liaison entre le textile et l'élastomère ainsi vulcanisé étant d'au moins 3,57 kg/cm linéaire, et ledit élastomère étant sensiblement démuni de soufre.