La présente invention concerne le matériel médico-chirurgical et elle se rapporte aux moyens mis en oeuvre pour les traitements d'orthopédie ou de rééducation fonctionnelle des membres inférieurs. Le domaine d'application visé est celui des attelles du type suspendu par opposition aux attelles connues du type posé qui sont placées sur un plan d'appui, tel que le matelas du lit d'un patient, pour assurer le support et/ou la mobilisation d'un membre inférieur. Les attelles du type suspendu conviennent particulierement pour les traitements de rééducation fonctionnelle des membres inférieurs car elles autorisent une suspension pouvant être qualifiée de mobile dans l'espace, etant donné qu'elles permettent des déplacements relatifs aisés du membre suspendu. Cet avantage contribue a améliorer le confort du patient. En outre, elles présentent l'avantage supplémentaire de degager totalement le plan d'appui en étant suspendue au-dessus de ce dernier par l'intermédiaire de fils, câbles, ou suspentes qui peuvent être accrochés a une structure porteuse faisant partie ou non de l'armature du lit du patient. Les attelles du type ci-dessus présentent un autre avantage car elles permettent de réaliser assez facilement un support et simultanément une mise sous traction transosseuse ou cutanée par l'intermédiaire de circuits de traction a contrepoids qui trouvent aisément des points de renvoi sur la structure porteuse des éléments de suspens ion. Les attelles du type ci-dessus donnent donc satisfaction au plan général mais ne réunissent pas tous les avantages, en particulier lorsqu'il s'agit de répondre à la nécessité de réaliser une mobilisation du membre inférieur. En effet, les attelles du type suspendu ne se prêtent pas à la mise en oeuvre de moyens de mobilisation du type passif, c'est-à-dire normalement necessaires initialement pour débuter une phase de rééducation, à la fois articulaire et musculaire, avant de passer à une phase de mobilisation active qui peut être, soit tout d'abord aidée soit ensuite éventuellement contrariee. L'objet de l'invention est de remédier à cet inconvénient en proposant un nouvel ensemble de suspension et d'entraînement en déplacements linéaires, particulièrement conçus pour les attelles de suspension et de mobilisation du type suspendu pour membres inférieurs. L'objet de l'invention est de proposer un ensemble de suspension qui permet de faire intervenir, soit une suspens ion simple d'un membre traumatisé dans une posture d'angulation précise, soit un support et une mobilisation passive, soit une mobilisation active aidée, soit encore une mobilisation qualifiée d'active-passive. L'objet de l'invention est de rendre possible la mobilisation d'un membre inférieur porté par une attelle du type suspendu sans réduire les avantages de ce type d'attelles et, notamment, la liberté relative dans l'espace qu' il confère , le dégagement du plan de support constitué par le lit, ainsi que la possibilité de réaliser activement un balancement en abduction-adduction. Un autre objet de l'invention est de rendre possible une mobilisation du membre inférieur selon des angulations ou des courses qui peuvent être aisément contrôlées par le patient à l'intérieur d'une plage maximale réglable déterminée par le praticien. I1 devient ainsi possible au patient de contrôler lui-meme d'amplitude des mobilisations qu'il entend appliquer au membre à rééduquer pour récupérer à la fois les amplitudes angulaires et les possibilités musculaires. Conformément à l'invention, l'ensemble de suspension et d'entrai- nement en déplacements pour attelle de suspens ion et de mobilisation du type suspendu pour membre inférieur comprenant un berceau crural comportant un arceau de suspension et prolongé, au-délà d'articulations, par un berceau jambier comportant un arceau de suspension extrême, est caractérisé en ce qu'il comprend - un rail de suspension superposé au plan d'utilisation de l'attelle, - un organe d'accrochage fixe mais réglable, pour une suspente menant à l'arceau de suspension du berceau jambier, - un organe d'accrochage mobile, pour au moins une suspente menant à l'arceau de suspension du berceau jambier, - un moteur d'entraînement en déplacements linéaires commandés dudit organe mobile. Diverses autres caractéristiques de l'invention ressortent de la description faite ci-dessous!en référence aux dessins annexés qui montrent, à titre d'exemple non limitatif ,une forme de réalisation de l'objet de l'invention. La fig. 1 est une vue latérale illustrant l'objet de l'invention. La fig. 2 est une vue partielle montrant, à plus grande échelle, l'un des éléments constitutifs de l'objet de l'invention. La.fig. 3 est une vue latérale, analogue à la fig. 1, mais montrant une autre position caractéristique de l'élément de l'invention dans un exemple d'application. Les fig. 4 et 5 montrent deux schémas illustrant des caractéristiques de l'objet de l'invention. Les fig. 6 et 7 sont des vues latérales montrant deux phases particulières d'un autre exemple de mise en oeuvre de l'objet de l'invention. La fig. 1 montre l'ensemble de suspension et d'entraînement en déplacements, plus particulièrement conçu pour une attelle 1 de suspension et de mobilisation du type suspendu pour membres inférieurs. L'attelle 1 comprend un segment jambier 2 relié à un segment crural 3 par l'intermédiaire de deux articulations 4 qui symbolisent, par leur alignement, l'axe d'articulation du genou d'un patient P. Les segments 2 et 3 sont respectivement constitués, bien que cela n'apparaisse pas aux dessins, par des longerons reliés entre eux par des traverses d'écartement. Les segments 2 et 3 sont, par ailleurs, chacun équipés d'un hamac 5 et 6 formés par un manchon ou une enveloppe,en toute matière appropriée enfilé sur les longerons correspondants pour occuper la position requise et représenter, tel que cela apparaît à la fig. 1, des éléments d'appui respectivement pour la jambe et la cuisse d'un membre inférieur. Une attelle du type ci-dessus comprend généralement, en plus, deux arceaux de suspension 7 et 8 sur lesquels sont accrochés des câbles, filins, ou suspentes 9 et 10 destinés à être suspendus à une structure, telle que 11, formée par un cadre, un portique ou tout autre élément adaptable sur un lit porteur. Selon l'invention, l'ensemble de suspension et d'entraînement en déplacements, désigné par la référence générale 12, comprend un rail de suspension 13 qui est superposé au plan d'appui constitué par le lit en étant placé pour s'étendre horizontalement au-dessus de ce dernier en présentant toutefois une certaine obliquité par rapport à l'axe longitudinal du corps du patient. De préférence, l'obliquité estlchoi- sie pour que le rail 13 s'étende de façon divergente en direction des pieds du patient, par rapport à l'axe longitudinal du corps et soit, en outre, déporté latéralement dans le sens correspondant au membre inférieur à rééduquer. Le rail de suspension 13 peut être un organe rectiligne adapté, fixé ou monté, par exemple au plafond d'une pièce ou encore, de préférence, être constitué par la barre horizontale de la structure ou du cadre 11. L'ensemble 12 comprend également un organe d'accrochage 14, fixe mais néanmoins à position réglable, qui est porté par le rail 13. Dans la mesure où ce rail est constitué par la barre horizontale d'un cadre de suspension 11, il est avantageux d'utiliser une barre à section polygonale et de constituer l'organe d'accrochage fixe 14 par une double mâchoire complémentaire qui peut être réglée en position axiale tout en occupant une position angulaire immuable. L'organe d'accrochage 14 est complété par un anneau de fixation 14a qui, dans certains cas, peut aussi être constitué par un émerillon. L'anneau 14a est destiné à assurer l'accrochage et la suspension de la suspente 9 menant à l'arceau 7. L'ensemble 12 comprend, par ailleurs, un organe d'accrochage 15 dénomné mobile et réservé à l'accrochage de la suspente 10 menant à l'arceau de suspension 8. L'organe d'accrochage mobile 15 est, de préférence, comme cela ressort de la fig. 2, constitué par une roue à gorge 16 portée et guidée en coulissement sur le rail 13 et comportant en-dessous de ce dernier une barrette d'accrochage 17 offrant ou délimitant plusieurs anneaux fermés côte-à-côte. L'ensemble 12 comprend, en outre, un moteur 18 d'entraînement en déplacements linéaires commandés de l'organe d'accrochage mobile 15. Dans la réalisation illustrée, le moteur 18 est constitué par un moteur électrique fixé par des mâchoires 19 sur le rail 13. Le moteur 18 est associé à un organe mobile 20 qui est, par exemple, constitué par une tige rectiligne coulissante susceptible d'être animée, selon le fonctionnement du moteur 18, d'un mouvement linéaire régulier continu alternatif. A cette fin, il peut être prévu d'associer le moteur 18 à des contacteurs-inverseurs de fin de course 21 qui peuvent être comnandés automatiquement par l'intermédiaire de curseurs 22 adaptés de façon réglable sur la tige 20. Le moteur 18 est chargé de commander le déplacement de l'organe d'accrochage 15 par l'intermédiaire de la tige 20 qui est à cet effet relié à une armature 23 portant la roue 16. Dans une variante de réalisation non représentée, le moteur 18 est monte mobile par rapport au rail 13 qui constitue à la fois son organe de support et de guidage et la roue 16 est adaptée à l'ossature ou à la structure du moteur. Dans un tel cas, les curseurs 22 sont fixés directement sur le rail 13, de manière à agir sur les contacteurs 21. Dans tous les cas, l'alimentation du moteur 18 est assurée par l'intermédiaire d'un boîtier de commande 24 placé à la disposition du patient P et avec lequel ce dernier peut commander l'arrêt ou le fonctionnement du moteur 18 en vue de provoquer le coulissement dans un sens ou dans l'autre du point d'accrochage mobile 15 le long du rail 13. Pour un patient donne P tel que représenté à la fig. 1, l'ensemble 12 est monté pour que le rail 13 présente une certaine obliquité par rapport à l'axe longitudinal du corps du patient, en étant déporté latéralement de façon correspondante au membre à supporter, c'est-àdire dans l'exemple illustré à la jambe droite. L'organe d'accrochage mobile 15 est réglé en une position extrême de fin de course, de telle manière que la direction générale de la suspente 10 fasse sensiblement un angle proche de 900 avec le plan général du segment crural, l'attelle 1 étant dans une position d'extension maximale. A cette fin, et selon l'exemple de construction représenté , le moteur 18 est réglé sur la barre 23 en position convenable pour conférer à la roue 16 la position requise.L'organe d'accrochage 14 est ensuite réglé sur la barre 13 de manière à réaliser une suspension convenable du segment jambier 2 dans une position d'extension maximale par rapport au segment crural 3. Si, dans cette position, le patient P actionne la poignée de commande 24 pour provoquer le déplacement de l'organe 15 dans le sens de la flèche f1, c'est-à-dire en direction de la tête de lit par l'intermédiaire du fonctionnement du moteur 18, la suspente 10 est soumise à une contrainte de traction et entraîne, comme cela ressort de la comparaison avec la fig. 3, le segment crural 13, ainsi que le segment jambier 2 dans un déplacement correspondant. Compte tenu de l'appui du segment crural sous la cuisse et de l'existence de la liaison entre le segment jambier et le point d'accrochage 14, le déplacement de l'attelle se traduit par une flexion au niveau des articulations 4 entre le segment jambier 2 et le segment crural 3.Il en résulte une flexion de l'articulation coxo-fémorale et simultanément une flexion de l'articulation du genou au fur et à mesure du déplacement de l'organe d'accrochage 15 dans le sens de la flèche f1 le long du rail 13. Il y a lieu de noter, comme cela apparaît à la fig. 4, que la majeure partie de la course de déplacement de l'organe 15 a pour effet d'exercer un effort de traction sur le segment crural en maintenant entre ce dernier et la suspente 10 un angle proche de 900. De la sorte, l'effort de traction est répercuté dans les meilleures conditions aux segments articulés de l'attelle et, par suite, aux segments articulés de la jambe. L'amplitude de déplacement de l'organe d'accrochage 15 est ré giée à volonté par le patient P à l'intérieur de la plage maximale déterminée initialement par le praticien au moyen des curseurs 22. De la sorte, le patient P peut provoquer, en agissant sur la poignée 24, le déplacement de l'organe 15 dans un sens ou dans l'autre selon la flèche f1 et, par suite, commander une mobilisation facile du membre inférieur suspendu de façon à rééduquer le fonctionnement de l'articulation du genou, tout en maintenant une activité au niveau de l'articulation coxo-fémorale. La fig. 5 montre que l'amplitude maximale pouvant être obtenue dans les meilleures conditions permet d'atteindre une flexion de 1000 à peu près pour l'articulation coxo-fémorale et une amplitude concomit,ante de 1200 pour l'articulation du genou. La fig. 6 montre que le point d'accrochage 15 mobile peut être utilisé également, par l'intermédiaire de sa barrette 17, pour assurer la suspension de poulies de renvoi 25 pour un ou plusieurs câbles 26 accrochés à l'étrier 8 et comportant, à l'extérieur du polygone du lit, un ou plusieurs contrepoids de traction 27. Le fonctionnement de l'en semble, comme décrit ci-dessus, est identique dans un tel cas, étant donné qu'alors les poulies 25 sont entraînées en déplacement avec l'organe d'accrochage 15 et déplacent concomitamment le ou les circuits de traction 26.Cependant, dans un tel exemple, lorsque le point d'accrochage 15 a été amené en déplacement maximal vers la tête du lit, comme représenté à la fig. 6, le patient peut, s'il le souhaite, prolonger la flexion par action volontaire aidée par l'intermédiaire des contrepoids 27. Au-delà de la limite d'action, le patient peut donc réaliser une mobilisation active aidée en vue, par exemple, de recouvrer les facultés maximales de flexion de l'articulation coxofemorale et/ou du genou. Une possibilité supplémentaire de rééducation est offerte dans un tel cas de montage, étant donné que la patient P peut, s'il le souhaite, décrocher la suspente 10 de l'étrier 8. Le mouvement d'extension du membre inférieur est alors totalement libéré, bien que le point d'accrochage 15 soit maintenu à la position initialement occupée. Le mouvement d'extension peut alors s'effectuer à l'encontre de l'action des contrepoids 27 qui réalisent une mobilisation active aidée dans la phase de retour correspondant au mouvement de flexion du membre inférieur. Dans l'exemple ci-dessus, le patient peut, s'il le souhaite, alterner la mobilisation passive avec une mobilisation active aidée. La fig. 7 représente une variante supplémentaire d'utilisation dans laquelle il est prévu de monter sur la barrette de suspension 17 une poulie de renvoi supplémentaire 28 pour un câble de traction 29 susceptible d'être accroché à l'étrier 8 et d'offrir au patient, à l'aplomb de son thorax, une poignée de traction 30. Dans un tel cas, en choisissant une position préférée de l'organe d'accrochage 15, le patient peut entraîner et amplifier la mobilisation du membre inférieur én phases active et passive alternées selon qu'il agit à l'encontre de l'action des contrepoids 27 ou qu'il soumet l'attelle à une flexion de ses segments par l'intermédiaire de son action directe sur la poignée 30. il y a lieu de noter que l'objet de l'invention maintient les caractéristiques des attelles du type suspendu et ne s'oppose pas à la mise en oeuvre de circuits de traction transosseuse ou cutanée simultanément à la suspension et à la mobilisation. En outre, il faut noter également que l'objet de l'invention ne supprime pas la possibilité de déplacement en abduction-adduction rendu possible par les attelles du type suspendu. L'invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation représenté et décrit en détail, car diverses modifications peuvent y être apportées sans sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1 - Ensemble de suspension et d'entrainement en déplacements pour attelle de suspension et de mobilisation du type suspendu pour membre inférieur comprenant un berceau crural comportant un arceau de suspension et prolongé, au-del d'articulations, par un berceau jambier comportant un arceau de suspension extrême, caractérisé en ce qu'il comprend - un rail de suspens ion superposé au plan d'utilisation de l'attelle, - un organe d'accrochage fixe mais réglable, pour une suspente menant à l'arceau de suspension du berceau j ambier, - un organe d'accrochage mobile, pour au moins une suspente menant à l'arceau de suspension du berceau jambier, - un moteur d'entraînement en déplacements linéaires commandes dudit organe mobile. 2 - Ensemble selon la revendication 1, caractérisé en ce que le rail de suspension constitue également un élément desupport et de guidage pour l'organe d'accrochage mobile. 3 - Ensemble selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le rail de suspension constitue également un élément de support du moteur. 4 - Ensemble selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le rail constitue également la barre horizontale d'un cadre de traction-suspension s'élevant à partir de l'armature d'un lit de rééducation. 5 - Ensemble selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que organe d'accrochage mobile est constitué par une poulie à gorge à laquelle est associé un étrier de fixation et de suspension. 6- Ensemble selon la revendication 1, caractérisé en ce que le moteur est fixe et comporte un élément mobile associé à l'organe d'accrochage mobile. 7 - Ensemble selon la revendication 1, caractérisé en ce que le moteur porte l'organe d'accrochage et se trouve monté mobile sur le rail. 8 - Ensemble selon la revendication 1, 6 ou 7, caractérisé en ce que le moteur est associé à des contacteurs de fin de course à position réglable. 9 - Ensemble selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le rail s'étend horizontalement de façon oblique par rapport à l'axe longitudinal du corps du patient.