L'invention concerne une bouche d'aération à protection contre le passage des flammes, comportant un pare-flamme sous la forme d'une grille protectrice contre les flammes ou d'un dispositif similaire, ainsi qu'un chapeau qui, en cas d1inflamma- tion des gaz qui sortent, peut être consumé ou peut basculer vers le haut sous l'action d'un poids et/ou d'un ressort, en conséquence de la fusion d'un élément fusible. On trouve par exemple une description de bouches de ce genre dans les brevets allemands nO 949-100, 1 004 552 etl 041 871. Dans tous ces modes de réalisation, le chapeau est constitué par un couvercle fermé, placé à distance.:au-dessus du pare-flamme, qui dévie de plus de 900 vers l'extérieur les gaz qui s'éùoulent le long de sa face inférieure et sortent de la bouche, si bien que les gaz qui parviennent dans l'atmosphère à partir de la zone bordante annulaire présentent un écoulement qui est dirigé essentiel lement'vers le bas. Or, cela ne répond pas à la réglementation renforcée concernant la sécurité du travail et la protection de l'en-- vironnement.En particulier, dans le domaine des industries de la pétrochimie et des huiles minérales, des quantités importantes de vapeurs ou de gaz sont émises dans l'atmosphère libre à la production, au stockage et au transport de liquides et de gaz, quantités qui polluent l'environnement du fait de la présence de substances toxiques ou de la diffusion d'odeurs. tes lois récentes de protection contre les émissions rendent nécessaire, entre autres choses, d'évacuer les gaz d'échappement av-ec une pollution aussi faible que possible de l'environnement. L'invention a donc pour but d'améliorer l'évacuation des gaz dans une bouche du genre défini dans le préambule, de sorte que les gaz qui sortent puissent être rejetés de manière à réduire la pollution de D'après l'invention, ce but est atteint par le fait que le chapeau présente une section de passage du courant qui s'amincit vers le haut à la manière d'un injecteur ou d'un diffuseur et qui débouche dans un orifice de sortie ouvert vers le haut. De ce fait, les gaz qui sortent au-dessus du pare-flamme sont rassemblés et évacués verticalement vers le haut dans l'atmosphère, une accélération des gaz et, par suite, une évacuation plus favQrable étant encore obtenue du fait de la forme particulière du chapeau. Ainsi, les gaz qui sortent peuvent être eloignés dans une large mesure de la zone où travaille par exemple le personnel de service. Certes, on connatt déjà, d'après le brevet allemand nQ 2 254 988, un clapet d'aération avec lequel on parvient, grâce à un siège de soupape réalisé sous forme conique, à une évacuation verticale des gaz vers le haut dans l'atmosphère. Cette forme de réalisation a en outre cet avantage qu'en dépit de l'absence de pare-flamme de type usuel, elle offre la sécurité contre le passage des flammes qui est exigée par les pouvoirs publics. Toutefois, ces bouches ne peuventêtre utilisées que pour des réservoirs et des appareils dans lesquels la pression de service admissible est supérieure à la pression minimale nécessaire d'ouverture du clapet d'aération, afin que la vitesse d'écoulement se situe suffisamment au-dessus de la vitesse de propagation des flammes pour éviter une inflammation à travers la bouche.Des essais ont montré que la pression minimale d'ouverture doit être de l'ordre de 500 mm de colonne d'eau selon le mode de construction. Or, un grand nombre de réservoirs, notamment les modèles assez anciens, sont dimensionnés pour des pressions nettement plus faibles. C'est à-dire qu'avec ces réservoirs, il faut mettre en oeuvre comme auparavant des dispositifs d'aération à protection contrele passage flammes qui sont réalisés avec des pare-flammesde type usuel et doivent présenter des chapeaux pour que l'on puisse parvenir à la sécurité requise contre la propagation de l'inflammation. On peut encore améliorer la nouvelle bouche selon l'invention en prévoyant un conduit d'aspiration pour de l'air frais qui débouche dans la section de passage. De la sorte, l'énergie cinétique des gaz qui sortent peut être mise à profit pour produire un effet d'injecteur. Du fait de la forme de construction du chapeau, le gaz qui sort de la bouche sert de jet moteur qui aspire additionnellement de l'air quise mélange avec les gaz par suite des conditions d'écoulement hydrodynamiques et de ce fait, diminue notablement la concentration de ces gaz dès la sortie de la bouche et, par suite, le danger qu'ils représentent.En outre, l'évacua- tion des gaz verticalement dans l'atmosphère s'en trouve encore améliorée, si bien qu'en comparaison d'appareils jusqu'ici connus, même lorsqu'il s'agit de gaz produisant une pollution intense de l'environnement, il ne peut plus se produire de formation de gaz atteignant des concentrations inadmissibles dans la zone de travail. Selon un mode de réalisation avantageux, le bord inférieur du chapeau peut engainer à distance une cage d'entourage pour le pare-flamme et former ainsi un passage annulaire d'aspiration. Mais le passage d'aspiration peut être également formé par une ouverture pratiquée dans l'enveloppe de la bouche. Enfin, il eut être encore prévu un élément de protection contre les conditions atmosphériques monté à l'intérieur du chapeau au-dessus du pare-flamme, de sorte que le pare-flamme soit protégé contre la pénétration directe de l'eau de pluie par exemple. Trois formes de réalisation de l'invention, choisies à titre d'exemple, sont représentées sur les dessins annexés, toutes trois en coupe longitudinale. La figure 1 représente une soupape de surpression à protection contre le feu continu, avec une enveloppe 1 dans laquelle sont disposés un plateau de soupape 2 et un pare-flamme 3. L'enveloppe 1, ouverture vers le haut, est fermée par un chapeau 4 qui est en une matière combustible et présente une section de passage 5 qui s'amincit en forme d'injecteur vers le haut et se termine par un orifice d'échappement 6 ouvert vers le haut. Dans la forme de réalisation illustrée par la figure 2, l'enveloppe 1 de la bouche est fermée par un chapeau 7 qui peut être basculé vers le haut sous l'action d'un poids 8 et est maintenu dans sa position de fermeture par un élément fusible 9. Dans ce cas, le bord inférieur du chapeau 7 engaine à distance une cage d'entourage 10 pour le pare-flamme 3 et délimite ainsi un passage annulaire d'aspiration 11 pour l'air frais. Au-dessus du pareflamme 3 est logé, à l'intérieur du chapeau 7, un élément 12 de protection contre les conditions atmosphériques qui protège le pareflamme 3 contre la pénétration directe d'eau de pluie par exemple. Le chapeau 7 de la bouche représentée sur la figure 3 correspond à celui du modèle de la figure 2. Mais ici, le passage d'aspiration 13 est formé par une ouverture 14 pratiquée dans l'enveloppe 15 de la bouche. Lorsque les gaz qui sortent s'enflamment, le pare-flamme 3 est dégagé pour émettre de la chaleur, et cela par combustion sans résidu du chapeau 4 dans le cas de la figure 1 et par fusion de l'élément fusible 9 et, en conséquence, basculement vers le haut du chapeau 7 sous l'action du poids 8 dans le cas des figures 2 et 3. En tout cas, on obtient la sécurité contre le feu continu qui est exigée par les pouvoirs publics. - REVENDICATIONS 1.- Bouche d'aération à protection contre le passage des flammes, comportant un pare-flamme sous la forme d'une grille protectrice contre les flammes ou d'un dispositif similaire, ainsi qu'un chapeau qui, en cas d'inflammation des gaz qui sortent, peut être consumé ou peut basculer vers le haut sous l'action d'un poids et/ou d'un ressort, en conséquence de la fusion d'un élément fusible, caractérisée en ce que le chapeau 4,7 présente une section de passage du courant 5 qui s'amincit vers le haut à la manière d'un injecteur ou d'un diffuseur et qui débouche dans un orifice de sortie 6 ouvert vers le haut. 2.- Bouche selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'un passage d'aspiration 11 pour l'air frais débouche dans la section de passage 5. 3.- Bouche selon la revendication 2, caractérisée en ce que le bord inférieur du chapeau 7 engaine à distance une cage d'entourage 10 pour le pare-flamme 3 et délimite ainsi un passage annulaire d'aspiration 11. 4.- Bouche selon la revendication 2, caractérisée en ce que le passage d'aspiration 13 est formé par une ouverture 14 pratiquée dans l'enveloppe 15 dé la bouche. 5.- Bouche selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée par un élément de protection contre les conditions atmosphériques 12 logé à l'intérieur du chapeau 7 au-dessus du pare-flamme 3.