L’invention présente un système de détection de la trajectoire d’objets mobiles caractérisé en ce qu’il comporte des télescopes en rotation dans un plan azimutal orientées chacun avec une hauteur comprise entre 30° et 85° , chacun desdits télescopes présentant un champ de vue compris entre 2 et 6 degrés carrés et comportant un capteur de NxM pixels d’une largeur L chacun. Ce système comportant un calculateur pour enregistrer les images horodatées fournies par le capteur de chacun desdits télescopes et pour calculer la trajectoire d’un objet céleste en fonction des traces lumineuses dudit objet céleste sur une première image I1 et sur une deuxième image I2. Système de détection de la trajectoire d’objets mobiles Domaine de l’invention Le domaine de l'invention concerne la détection d’objets présents dans l'espace à basse et haute altitudes, par un réseau de télescopes. Plus particulièrement, le domaine de l'invention concerne la détection de satellites et de débris spatiaux ainsi que des aéronefs ou tout mobiles éclairés par le soleil et l’observateur dans la nuit ainsi que le calcul de leur orbite et de leurs trajectoires en vue de prévenir leur chute sur terre, une collision dans l'espace ou l'entrée dans une zone dangereuse. La détection des débris orbitaux est très problématique. En effet, suivre un objet dont la taille peut être inférieure à la dizaine de centimètres, à plusieurs milliers de kilomètres de distance est une tâche ardue. D’autre part, les objets ayant des trajectoires très différentes les unes des autres, il est très difficile pour des raisons économiques de couvrir la totalité de la voute céleste avec les capacités de détection adéquates. L’Esa (Agence Spatiale Européenne) a estimé le nombre d'objet spatiaux satellites actifs comme inactifs, les corps abandonnés lors des lancement de satellites, les coiffes des fusées par exemple, des corps de fusées et des petits fragments à : 5.400 débris spatiaux de plus d'un mètre 34.000 débris spatiaux de plus de 10 centimètres 900.000 débris spatiaux de plus d'un centimètre 130.000.000 débris spatiaux de plus d'un millimètre. Actuellement, la surveillance de l'espace proche et notamment des objets présentant un danger potentiel qu'ils soient naturels ou artificiels est devenue un problème majeur pour assurer la sécurité et l'intégrité de toute cible éventuellement visée par une collision. Cette surveillance concerne aussi bien celle de satellites actifs ou en fin de vie ou incontrôlés que des débris provenant de collisions antérieures, de l’usure des objets placés en orbite ou astéroïdes ou comètes potentiellement dangereux pour la Terre. Les agences spatiales et des opérateurs privés ont entamé différents programmes de surveillance regroupés sous la dénomination de « Space Situational Awareness ». Même dans le cas où une météorite est de taille relativement petite, les risques induits par d'une chute restent importants. Il persiste donc un danger pour les populations et les infrastructures à la surface de la Terre pour tout mobile chutant dont la fragmentation dans l'atmosphère peut causer des dommages importants. Un des problèmes rencontrés est le recensement des petits corps du système solaire dont l'orbite coupe celle de la Terre et leur suivi afin d'évaluer leur dangerosité. On recense de plus en plus d'objets artificiels dans les orbites basses ou élevées. L'encombrement spatial semble chaque année plus important dû à la présence de satellites de plus en plus nombreux, et à la multiplication de collisions catastrophiques entraînant une augmentation du nombre de débris. Le mauvais ou le non-suivi de leur trajectoire demeure un problème grandissant. Les projections laissent supposer une situation dans laquelle l'accroissement de la population de débris de taille supérieure à 1 cm entraînera un contrôle et une surveillance de ces derniers de plus en plus difficiles à maintenir. Le seuil de 1cm correspondant à la taille d’un objet pouvant potentiellement rendre un satellite inopérationnel de manière partielle ou complète, eut égard aux vitesses mises en jeu : 3km/s en orbite géostationnaire jusqu’à 8km/s en orbite basse. On appellera ces objets, des « objets spatiaux » dans la suite du texte sachant que cette notion les débris proprement dits, des satellites opérationnels ou non, ou même des météorites. Une première problématique concerne la chute de débris à la surface de la terre et une seconde problématique concerne la collision de débris entre eux ou avec des satellites actifs. La surveillance des débris dans l'espace, et plus particulièrement dans les orbites basses, permet de se prévenir de ces deux conséquences. Enfin, la problématique de surveillance des différents mobiles de l'espace concerne également ceux, par extension, des mobiles discrets se déplaçant à très basse altitude telle que des aéronefs, par exemple des ULM ou des drones, pouvant définir un danger par exemple lorsque leur survol est effectué à proximité d'un site sensible. Une difficulté est de trouver un système optique de grand champ permettant de couvrir une portion significative du ciel avec une résolution suffisante pour détecter des objets à différentes altitudes, lointains et proches, et de suivre des objets à basses altitudes comportant des vitesses élevées et donc difficilement détectables. En effet, un problème de la détection et de la surveillance de débris spatiaux, dont on ne connaît pas à priori l'orbite et/ou la trajectoire, est la prise en compte de l'intensité lumineuse de sources tierces qui perturbe les détections. Ces sources peuvent provenir de la voûte céleste, du soleil, de la lune et des conditions météorologiques locales altérant la stabilité des conditions de prises de vue. Le système de surveillance doit pouvoir prendre en compte une multitude de conditions de luminosité permettant de maximaliser des détections en toute circonstance. La détection s'effectuant en considérant un point ou une zone de la surface du globe, la condition du champ de vue de l'observateur est une donnée extrêmement importante dans le calcul de la probabilité de détection d'un mobile et du calcul de sa trajectoire. La problématique de surveillance des débris concerne différentes orbites à prendre en compte dans les méthodes de détection de mobiles de l'espace. En ce qui concerne les objets naturels tels que les météorites, leur orbite est généralement hélio centrée, ce qui signifie que les météorites peuvent potentiellement s'approcher de la Terre à n'importe quelle altitude et dans n'importe quelle direction. En ce qui concerne les objets artificiels, leur orbite terrestre peut être comprise dans différentes familles d'orbites. La première famille d'orbites est connue sous l'acronyme LEO, désignant « Low Earth Orbit » dans la terminologie anglo-saxonne. Il s'agit d'une famille d'orbites basses allant jusqu'à 2000 km. Cette famille d'orbites est très occupée par des satellites de communications, militaires, détection, météorologiques, etc. Une seconde famille d'orbites est connue sous l'acronyme GEO, désignant « GeostationaryOrbit » qui comprend une orbite géostationnaire définie à 35784 km au-dessus de l'équateur. Une révolution d'un mobile à cette altitude est de 24h. Le mobile se situant à une orbite géostationnaire est fixe par rapport à une position terrestre. Cependant des débris peuvent quitter leur orbite et avoir des orbites défilantes. Cette orbite est très occupée par les satellites de communication (militaires ou civils), de télédétection, de météorologie, etc. Une troisième famille d'orbites est plus connue sous l'acronyme MEO, désignant « Médium EarthOrbit » qui est une famille d'orbites moyenne, généralement elliptique. C'est le cas des satellites GNSS Une quatrième famille d'orbites est désignée par l'acronyme HEO, orbites fortement elliptiques (en anglais « highly elliptical orbits ») dont les orbites très elliptiques comme par exemple les orbites Molniya ou Tundra qui permettent de communiquer ou de surveiller les régions de latitudes élevées. Une cinquième famille d'orbites est désignée par l'acronyme GTO signifiant : « Orbite de transfert géostationnaire « Geostationary Transfer Orbit ». Cette famille comprend des orbites elliptiques. Leur apogée est de l'ordre de 42000 km et leur périgée est de l'ordre de 650km. Cette famille d'orbites est très pratique pour injecter des satellites dans une orbite géostationnaire, elle est donc utilisée lors des lancements de satellites comme une orbite de transition pour une mise en orbite géostationnaire. Aujourd'hui différentes méthodes de détection de débris spatiaux et de leur trajectoire existent. Notamment, il existe une famille de méthodes dites « méthodes actives », notamment pour la détection de débris dans des orbites LEO (orbite terrestre basse, en anglais « low earth orbit »). Les méthodes actives reposent sur un fonctionnement de type « radar » dans lequel un mobile est éclairé par une source émettrice d'un signal. Le signal est ensuite réfléchi et c'est la réflexion du signal qui informe un récepteur de données de positions du mobile. Un premier inconvénient de cette méthode est que la puissance reçue varie comme 1/d4, où « d » est la distance du mobile à l'émetteur/récepteur. En conséquence, le flux reçu restera faible lors de la détection, même si une forte puissance d'émission est envisagée. Un second inconvénient est l'installation relativement importante de système de type radar que cette méthode impose. Ces installations sont coûteuses et nécessitent une maintenance importante et sont facilement détectables. En outre, ces systèmes consomment beaucoup d'énergie et doivent en conséquence être installés près d'un réseau électrique. Parmi les méthodes actives, il existe également les LIDAR qui reposent sur une illumination d'un mobile par un Laser. Cette méthode permet d'atteindre de meilleurs résultats que celles du radar en termes de puissance détectée car la lumière du laser est mieux focalisée. En revanche, les cônes de détection sont beaucoup plus faibles et sont peu adaptés aux détections « en aveugle » de mobiles situés à des orbites basses et elliptiques. Une autre famille de méthodes existe, ce sont les méthodes passives. Appliquées au radar, ces méthodes mettent en jeu des installations de réception uniquement. Elles doivent donc être placées à proximité de source d’émission radar puissante. Sont également considérées comme passives les technologies de détection pour lesquelles les cibles ne sont pas éclairées par une source terrestre. En ce qui concerne les méthodes passives, le flux lumineux capté par un détecteur varie avec la distance « d » au mobile comme une fonction de 1/d2 ce qui offre de meilleurs résultats que les méthodes actives sur le flux lumineux captés en provenance du mobile. En revanche, l'inconvénient majeur est la forte dépendance aux illuminations issues de sources externes comme le soleil, les étoiles ou la lune. L'avantage de ces solutions réside en leurs faibles coûts et dans la relative simplicité de leur mise en œuvre à partir de détecteurs reposant sur des instruments optiques capables de visualiser des objets de petites tailles à toutes les altitudes. En ce qui concerne les mobiles de l'orbite géostationnaire, un télescope ou un radar ou tout autre moyen électromagnétique pourra détecter un point immobile sur un fond d'étoiles en mouvement pendant le temps de la pose. Avec un télescope de grand champ, il est alors possible de détecter des mobiles spatiaux sur une ceinture géostationnaire ainsi que leur trajectoire. Dans le cas des autres orbites, dites « défilantes » donc non géostationnaires, c'est-à-dire non fixes vis-à-vis d'un point d'observation de la terre, il est difficile de détecter des mobiles spatiaux, leur hauteur, leur inclinaison, les différents nœuds de leur orbite, dont les nœuds ascendants et descendants. Une difficulté provient de la vitesse de défilement des mobiles spatiaux qui peut dépasser 1 °/s au zénith pour une orbite basse. La détection se fait par la capture d'une trace (sur une suite d’image) vis-à-vis de traces ponctuelles ou de traînées en fonction du mouvement sidéral et donc de la fenêtre d'observation dans le ciel. La méthode consiste alors à discriminer les traces, pour détecter la présence d'un débris spatial. Si l'inclinaison peut être éventuellement détectée en fonction de l'analyse de la trace laissée par le mobile, en revanche, il reste très difficile d'obtenir l’altitude réelle du mobile du fait de l'inconnue de sa distance. Elle peut toutefois être estimée grâce à la vitesse du mobile. De ce fait, il est difficile de déduire des éléments de sa trajectoire par une extrapolation des analyses des traces. Dans le cas général, il est nécessaire d'avoir trois mesures de position angulaire du mobile pour dériver son orbite. Deux mesures suffisent si le mobile est sur une orbite circulaire. Le problème peut se résoudre en augmentant le champ d'un télescope pour augmenter les traces et leur nombre mais les images détectées, comme expliqué précédemment, peuvent devenir difficiles à analyser du fait du nombre, de la complexité des télescopes à mettre en œuvre, de la pollution lumineuse environnante, de la confusion forte provoquée par l'ensemble des objets du champ, et de la très grande taille des capteurs nécessaires. Par ailleurs, la construction d’un télescope au large champ n’est guère envisageable au-delà de quelques degrés, contrairement aux objectifs photographiques En effet, une optique de grand champ permet de déduire des informations quant à la trajectoire du mobile ; en revanche, un grand champ est plus susceptible d'être affecté par des sources de lumières parasites. En outre, il reste très difficile de concevoir des télescopes de grands champs sans rencontrer des problèmes de conception, de complexité de schéma optique spécifique et de couts énormes de construction. La présence d'un grand plan focal entraine également de nombreuses aberrations. Lorsqu'un détecteur électronique est couplé à une optique de grand champ, il doit être de très grande taille ; les tailles et le nombre de pixels peuvent être très grands et les coûts de fabrication et conception sont importants et l'exploitation est difficile. État de la technique Il existe des systèmes de télescopes permettant d'obtenir de très grand champ en couplant une matrice de télescopes de grand champ formant un champ unique comme le propose la société ASTRIUM, notamment avec la solution décrite dans le document de brevet WO2012/007361. Ce brevet décrit un système optique pour système de veille spatiale caractérisé en ce qu'il comporte une matrice de NxP télescopes chacun à champ supérieur ou égal à 5° et préférablement supérieur ou égal à 10°, lesdits télescopes étant couplés à NxP capteurs d'images de sensibilité adaptée à un temps d'intégration de l'ordre de grandeur de 10 à 100 millisecondes, les télescopes étant montés sur une ou plusieurs montures motorisées, les télescopes étant asservis ensemble et regroupés de manière à fonctionner simultanément pour offrir un champ large et en ce que la vitesse de déplacement des montures des télescopes est telle que chaque objet traversant la zone balayée est détecté au moins trois fois en sorte d'obtenir au minimum 3 mesures de position datées réparties sur l'arc de transit de l'objet dans la zone de ciel, le temps de pose ou temps d'intégration étant défini pour obtenir un étalement du signal sur plusieurs pixels. Un inconvénient de cette solution est le coût d'un tel système qui nécessite de nombreux télescopes de très grand champ (plusieurs milliers). Une solution est de réduire le nombre de télescopes et d'associer un système de suivi motorisé avec des télescopes de champs plus larges ayant au moins un champ de 5°, et en pratique 14° dans l'exemple cité dans le document de brevet (10° x 10° sur le détecteur carré). Le brevet FR2962556 décrit un système optique pour système de veille pour système de veille spatiale caractérisé en ce qu'il comporte au moins un télescope à champ supérieur ou égal à 5 ° et préférablement supérieur ou égal à 10° monté sur une monture mobile selon deux axes, ledit télescope étant couplé à un capteur d'images de sensibilité adaptée à un temps d'intégration de l'ordre de grandeur de la milliseconde. Cette solution nécessite l’utilisation de télescopes à grands champs dont le grossissement est modeste et insuffisant pour prendre en compte des objets mobiles de très petite dimension. Le brevet FR2962411 propose une autre solution pour la système de veille spatiale dans des zones LEO de l'orbite terrestre comportant une étape de disposition et de mise en réseau de stations de systèmes optiques de veille sur la surface du globe selon un maillage adapté pour offrir un cycle efficace journalier du système de 24h et une durée de revisite choisie de la zone LEO observée, où on définit pour ledit maillage un positionnement en latitude des systèmes optiques selon des latitudes privilégiées à partir des types d'orbite à surveiller, et on prévoit: - des sites de latitudes élevées >50° Nord ou Sud, - des sites des latitudes moyennes entre 30° et 50° Nord ou Sud, - des sites de latitudes inférieures à 30° proches des tropiques et subtropicales, - une sélection de sites offrant un espacement en longitude de 20° ou moins. On réalise la disposition et la mise en réseau des systèmes optiques de veille sur la surface du globe selon les étapes suivantes : - on définit un positionnement en longitude des systèmes optiques à partir d'un calcul au moyen d'un ordinateur des durées de revisite de chaque point du globe, - on optimise la disposition des systèmes optiques selon une analyse par calculateur des conditions statistiques météo au niveau des intersections desdites latitudes et longitudes pour obtenir une durée maximale de revisite du système au plus égale à une semaine, - on dispose les systèmes optiques aux nœuds du maillage constitué selon lesdits positionnements en latitude et en longitude selon un pas adapté à respecter ladite durée maximale de revisite. Le brevet français FR3018612 décrit une autre solution connue de détection d'un mobile dans l'espace caractérisé en ce qu'il comprend : • une génération d'une pluralité de champs de vue (Zkp) au moyen d'un premier ensemble de télescopes (T), chaque télescope définissant un télescope de détection, l'ensemble des champs (FOV) de chaque télescope (Ty) ayant une distribution spatiale dans au moins un plan de l'espace s'inscrivant dans une forme géométrique ouverte (CC), ladite forme géométrique ouverte (CC) définissant un champ large de détection ; • une détection d'au moins une trace d'un mobile (M-i) dans le champ (FOVy) d'au moins un télescope (Ty) par un détecteur électronique couplé à chaque télescope (Ty), le temps d'intégration du détecteur électronique étant défini pour obtenir un étalement de la trace sur plusieurs pixels du détecteur électronique pour une vitesse de défilement maximale (VM) donnée d'un mobile et une altitude minimale de son orbite ; • une déduction d'une trajectoire (TJSAT) du mobile (M-i) dans le plan image dudit télescope (Ty). Inconvénients de l’art antérieur Les solutions de l’art antérieur nécessitent des équipements couteux pour assurer une couverture significative de la voute céleste (plusieurs dizaines de degrés), avec des télescopes à grand champs de vue ou avec un grand nombre de télescopes terrestres ou embarqués sur des satellites. Solution apportée par l’invention Afin de maîtriser ces risques, il est primordial de cataloguer l'ensemble des débris potentiellement dangereux et de leur associer des paramètres orbitaux valides qui permettent de décrire leurs trajectoires. Observés depuis un point fixe sur la Terre, les objets en orbite basse présentent comme caractéristiques de défiler rapidement sur la voute céleste. En outre, à chaque instant plusieurs objets traversent la voute céleste en plusieurs endroits. Selon ses paramètres orbitaux chaque objet traverse la voute céleste locale à intervalles temporels plus ou moins réguliers, allant de quelques dizaines de minutes à plusieurs heures. A cet effet, l’invention concerne selon son acception la plus générale un système de détection de la trajectoire d’objets mobiles caractérisé en ce qu’il comporte une plateforme rotative dans un plan azimutal supportant une pluralité de télescopes orientés chacun avec une hauteur comprise entre 35 et 85°, de, chacun desdits télescopes présentant un champ de vue compris entre 2 et 6 degrés carrés et comportant un capteur de NxM pixels d’une largeur L chacun. Le système comportant un calculateur pour enregistrer les images horodatées fournies par le capteur de chacun desdits télescopes et pour calculer la trajectoire d’un objet céleste en fonction des traces lumineuses dudit objet céleste sur une première image I1 et sur une deuxième image I2. Avantageusement, ladite plateforme est animée par une rotation sautante « pas à pas ». De préférence, ladite plateforme supporte soit quatre télescopes écartés chacun de 90°, soit 6 télescopes écartés à 60°, soit 8 télescopes écartés de 45° Selon un mode de réalisation particulier, les télescopes tournent pas à pas avec une rotation de plusieurs degrés par seconde, fonction de l’angle entre les télescopes, du champ de vue des télescopes et de leur élévation par rapport à l’horizon. Description détaillée d’un exemple non limitatif de réalisation La présente invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit, concernant un exemple non limitatif de réalisation illustré par les dessins annexés où : La représente une vue schématique en perspective d’une plateforme tournante selon l’invention La représente une vue schématique en coupe d’une plateforme tournante selon l’invention La représente une vue schématique de deux prises de vues. La représente une vue schématique de la cinématique de la plateforme portant les télescopes rotatifs par rapport à la plateforme La représente une vue schématique d’un cycle de déplacement d’un télescope La représente une vue schématique de l’implantation géographique des ensembles de télescopes La représente une vue schématique d’une collision prédite et la mise en évidence par des ellipsoïdes les incertitudes sur les positions, permettant d’établir les probabilités de collision La représente l’architecture fonctionnelle du traitement des images La représente l’architecture fonctionnelle du bloc de traitement 1 de prétraitement local des données La représente l’architecture fonctionnelle du bloc de traitement 2 de classification des objets La représente l’architecture fonctionnelle des blocs 4 à 7. Principe de l’invention L’invention a pour but de fournir un moyen de détection optique d’objets célestes dans un angle solide très ouvert d’environ 1 stéradian (entre 30 et 120 degrés dans un plan), avec une résolution suffisante pour détecter un objet de quelques centimètres de section depuis les orbites bases, jusqu'aux orbites géostationnaire. (Cette remarque pour contrer les arguments que l'optique ne peut être utilisée en basse orbite à cause de la vitesse de passage des satellites) Aucune installation d'observation présente actuellement des caractéristiques optiques permettant de répondre à un tel cahier des charges, seul un réseau d’un grand nombre de télescopes permettrait d’atteindre cette performance, mais ceci se ferait à des couts prohibitifs L’invention est basée sur : -un premier postulat qu’un objet céleste passera nécessairement dans une couronne annulaire centrée autour d’un axe, celui-ci pouvant être zénithal, polaire ou choisi. - un second postulat qu’il est possible de couvrir une telle couronne annulaire avec un réseau de N télescopes de champ de vue limité de 360/N, - et un troisième postulat qu’il est possible d’émuler un tel réseau avec un nombre inférieur de télescopes que l’on fait tourner à une vitesse suffisante pour que l’objet soit vu pendant son déplacement au moins trois fois. Ces postulats conduisent à une solution constituée par une plateforme supportant plusieurs télescopes en rotation, quatre dans l’exemple décrit à titre d’exemple non limitatif, pour une application de veille spatiale (Space Situational Awareness« SSA »), pour la surveillance d’objets proches de la Terre, pour détecter des objets naturels, tels que les astéroïdes et les comètes, qui peuvent percuter la Terre et pour la surveillance de l'espace, pour le suivi des satellites artificiels et des débris spatiaux actifs et inactifs et l’estimation des trajectoires et des risques de collisions. L'objectif de l’invention est l'optimisation du nombre de télescopes nécessaires aux activités de veille afin de réaliser une surveillance globale des objets en orbite pour une fraction du cout des installations actuelles. Cette manière de procéder permet de compenser le nombre limité de télescopes par rapport à la solution précédente, par un balayage obtenu par la rotation synchronisée des appareils de mesure optiques pointant chacun dans des directions opposées d’angle 360°/N télescopes. Le système de détection en couronne d’observation permet de détecter chaque objet à deux endroits très éloignés dans le ciel, ce qui, combiné avec la double mesure au passage de celui-ci dans le champ de la couronne amène un nombre et une très grande qualité dans les positions observées. Ces 4 positions dans l’espace et dans le temps, permettent de faire une très bonne approximation immédiate de la trajectoire de l’objet. Ceci implique pour le système de calcul d’être en mesure de reconnaitre que l’objet mesuré une première fois sur la couronne d’observation est bien le même que celui mesuré à telle position une 2ème fois sur la couronne d’observation. Les deux mesures prises lors de la première traversée de couronne permettent d’établir une prédiction du 2ème passage sur la couronne. Il convient donc pour l’algorithme de vériﬁer les traces détectées au voisinage du temps et de la position prédite aﬁn d’établir les correspondances avec un degré optimal de conﬁance. Description matérielle de la plateforme Les figures 1 et 2 représentent de manière schématique une plateforme selon l’invention. Cette plateforme (10) placée dans un plan azimutal porte quatre télescopes (1 à 4) écartés de 90°. Chaque télescope est entrainé en rotation par rapport à un axe zénithal avec un mouvement saccadé de type pas-à-pas qui sera détaillé ci-après. Alternativement, les télescopes peuvent être animés avec un mouvement de rotation constant, la liaison entre chaque télescope (1 à 4) et la plateforme (10) étant assurée par un mécanisme oscillant selon une direction tangentielle autour d’une position médiane. La hauteur des télescopes est de 66° et leur angle de champ de 4 degrés carrés. Chaque télescope comporte un capteur de N-M pixels. Les objets spatiaux sont détectés sous forme de stries dans les images d'astrophotographie qui sont traitées pour la conversion RA-DEC et la détermination de l'orbite. La capacité de détection des objets spatiaux dépend du temps passé par l'objet sur un pixel, particulièrement dans le cas d’objets en orbite basse à une altitude de l’ordre de 2000 km, où la vitesse angulaire est élevée. Par conséquent, une augmentation du temps d'exposition n'améliore pas la détection, comme c'est le cas dans la photographie conventionnelle des corps célestes. A titre d’exemple les télescopes (1 à 4) sont des télescopes réflecteurs à obstruction centrale comportant un miroir primaire de grand diamètre par exemple des astrographes avec le capteur situé à la place du miroir secondaire), présentant les caractéristiques suivantes Longueur focale : 790 millimètres Ouverture : 356 millimètres Obstruction : 0,44% Résolution : 0,39 secondes d’arc Capteur : 4000x4000 pixels d’une largeur de 15 microns. Pour un objet présentant un diamètre de 5 centimètres situé à 1000 km, les paramètres d'un objet spatial résident à une distance de 1000 km d'altitude sont donnés. Le temps sur un pixel est de 6,5 ms pour un pixel de 15 microns. Par conséquent, si l'on considère une longueur minimale de traînée de 50 pixels (pour une détection correcte de la traînée), le temps d'exposition minimal serait de 300 ms. Le même calcul à 400 km donne un temps d'exposition de 150 ms. Il est nécessaire d'obtenir au moins trois observations du même objet pour effectuer une détermination initiale correcte de l'orbite avec les conséquences suivantes : - Il n'est pas nécessaire de capturer une partie complète du ciel, mais de capturer le même objet aux différents endroits. Cela ouvre la possibilité de ne capturer qu'une "tranche" du ciel, l'important étant la détection de l'objet lors de la traversée de la tranche, comme indiqué dans la . Un objet en orbite, a besoin de quelques minutes pour traverser le ciel et de quelques secondes pour franchir le champ de vue du télescope. Comme il suffit d’une ou deux stries (31, 41) en A et B, une capture continue n'est pas nécessaire. Ce qui est important, c'est la capture du même objet deux fois, mais cela peut se faire avec un intervalle de plusieurs secondes, en deux images (30, 40) comme illustré schématiquement par la . La rotation du télescope exploite l'intervalle de temps entre deux images (30, 40) pour capture l'objet à minima 2 fois sur 2 images différentes. Acquisition des images Avec quatre télescopes par plateformes et pour couvrir 90° en azimut à une élévation de 66°,’un champ de vue de 4° est possible. Cela représente 23 s entre la première et la dernière image (4°/0,17) pour des objets à une distance de 2000 km. Sur les orbites inférieures, cet intervalle de temps pourrait être inférieur (13 s à 400 km). Par conséquent, si deux télescopes (1, 2) sont pointés à un angle de 90° vers l'extérieur, il reste 23s pour que la deuxième caméra (2) prenne la position de la première caméra (1). Dans ce cas, la bande supérieure gauche est capturée par la caméra (1), et la bande inférieure droite par la caméra (2), comme indiqué sur la . Ainsi, un seul télescope suffit pour couvrir 90°. La illustrent schématiquement la situation où quatre télescopes pivotants (1 à 4) sont supportés par une plate-forme (10), chacun d'eux sur une monture ALT-AZ, et chacun d'eux est orienté à 90° l'un de l'autre. En supposant que chaque seconde, les télescopes tournent de 11,25° (1/8 de 90°, après 8s, la caméra (2) peut capturer la strie qui a été capturée par la caméra (1). Dans cet exemple, si le temps nécessaire à la caméra (2) pour prendre la place de la caméra (1) est inférieur à 23s, aucun objet n'est laissé non détecté, comme l'illustre la . Dans cet exemple, la séquence de déplacement, sur une seconde, est la suivante : -Rotation de 11,25°. - Stop - Déclenchement de chaque caméra est déclenchée pendant 300ms - Rotation de 11,25°. - Etc... La plateforme (10) est à cet effet animée par une rotation sautante, présentant un profil de vitesse similaire à celui de l’aiguille d’une montre à heure sautante, avec une pas angulaire de 11,25° comprenant une alternance de déplacement rapide de 11,25°, d’arrêt pendant le temps d’acquisition de l’image, environ 300 ms, de redéplacement d’un pas angulaire, et ainsi de suite. Par ailleurs, le suivi sidéral est en permanence en fonction, pour éviter le temps de stabilisation du télescope au moment du démarrage du suivi. Exemple d’application Le tableau ci-dessous donne les valeurs de vitesse de rotation moyenne des objets spatiaux dans le repère de l'observateur, le temps passé par l’objet dans l'angle de champ du pixel de la caméra et le temps d’exposition nécessaire à la réalisation d’une trace de 50 pixels. (RSO = resident space object). Dans l’exemple à 250km d’altitude la vitesse moyenne de rotation de l’objet dans le repère de la station est de 0,38°/s. Il met 10,5s pour parcourir la totalité du champ d’observation de 4°. C’est le temps maximum pour que la CAM2 ait le temps de prendre une image du même objet que CAM1 tant qu’elle est dans le champ. Le tableau ci-dessous indique les différentes vitesses de rotation du télescope, en fonction de l’élévation de la couronne d’observation. Les valeurs de la vitesse de rotation indiquée est une valeur moyenne. Si nous prenons l’exemple de l’élévation de 66,4°, un pas de 4°de rotation doit être eﬀectué en 1,17s. Pendant ce laps de temps, la monture du télescope doit accélérer en rotation jusqu’à sa vitesse nominale pendant un temps calculé en fonction des capacités du moteur, décélérer, la caméra doit être déclenchée pendant une durée minimum de 115ms avant que le processus de rotation puisse commencer à nouveau. La illustre la cinématique simpliﬁée du fonctionnement. Le cycle de rotation dure 1,17 secondes. Pendant ce cycle, le télescope alterne une phase de déplacement angulaire (50) et une phase d’immobilisation (60) pour la prise de vue. La phase de déplacement (50) présente une étape d’accélération (51) jusqu’à atteindre une vitesse de rotation palier (52) puis une étape de décélération (53) suivi par une brève période de stabilisation, a priori sans mouvement, avant la phase de prise de vue (60) en position immobilisée. Caractéristiques des stations Le système comprend un minimum de quatre stations, avec des localisations répondant à plusieurs critères : Le ciel doit être de très bonne qualité d’un point de vue astronomique, dans des zones éloignées de toute pollution lumineuse. Ceci se traduit par une magnitude du ciel (la même magnitude définissant la luminosité des étoiles) et doit être supérieure à la magnitude 19/°^2. Le site doit de préférence être en altitude afin de souffrir le moins possible de la turbulence atmosphérique. La météorologie doit permettre un potentiel d’observation de 75% minimum sur l’année. Il doit y avoir de préférence autant de stations dans l’hémisphère Nord que dans l’hémisphère Sud, de manière à obtenir une bonne répartition des mesures pour améliorer la qualité des orbites calculées La position des stations doit permettre autant que possible une vue complète sur l’arc géostationnaire afin d’en assurer la surveillance complète. Du nombre et de la position des stations dépend la possibilité de faire de l’acquisition en continu, fonction du déplacement de la couverture nocturne. La ﬁgure 6 montre un exemple de localisation des stations pour un réseau de 6 stations (MTOS) comprenant chacune quatre télescopes rotatifs. Les pays possibles répondant à ces critères peuvent être le Maroc, les Canaries, le Chili, l’Australie, la Namibie, le Nouveau-Mexique et le Japon. Pour mesurer les performances des stations, un simulateur géométrique et photonique a été réalisé. Il permet de simuler les déplacements d’une population de 1 000 000 d’objets de plus de 1cm autour du globe et de mettre en évidence : Les objets traversant les couronnes d’observations de chaque station La détectabilité des objets en prenant pour référence un rapport signal sur bruit de 5 en bout de chaine d’acquisition sur le capteur numérique. En fonction des caractéristiques des télescopes et des caméras choisies, en plus de la localisation des stations permet d’estimer que les stations permettront la création d’un catalogue de plusieurs dizaines de milliers d’objets spatiaux en orbite terrestre, toutes orbites confondues. Traitement des données. Les prises de vue astrophotographique des objets spatiaux s’inscrivent dans une chaine de traitement complète permettant de déterminer les trajectoires orbitales des objets détectés. Ces trajectoires sont ensuite propagées, cette opération consistant à déterminer les positions de l’objet dans le futur (une dizaine de jours). Ces dernières permettent de calculer les rapprochements entre objets les plus critiques et de calculer très précisément les paramètres de la collision probable (date et heure de collision, distance entre les objets, probabilité de collision, distribution spatiale de cette probabilité). La est une illustration d’une collision prédite et la mise en évidence par des ellipsoïdes les incertitudes sur les positions, permettant d’établir les probabilités de collision. Traitement des données La représente une vue schématique de l’architecture fonctionnelle. Les blocs fonctionnent en connexion les uns avec les autres, formant une boucle d'entités de calcul cohérente, où : Le bloc 1 concerne des traitements locaux, au niveau d’une station, pour l’acquisition des données, le pré-traitement des images, la détection des trajectoires, les calculs astronomiques et la détermination de l’orbite initiale Le bloc 2 concerne des traitements de détection des différentes entre images réelles et images virtuelles et l’analyse des différences, la classification des objets, l’optimisation des files d’attentes et le calcul de la base de données des vecteurs d’état Le bloc 3 concerne la synchronisation des bases de données locales et la centralisation des calculs et la sécurité numérique des données Le bloc 4 réalise la projection orbitale et les intégrations numériques Le bloc 5 concerne le calcul des distances entre les objets et la construction d’une matrice des distances Le bloc 6 concerne le calcul des risques, probabilités, distances et instant des collisions Le bloc 7 concerne le calcul probabilistique des risques et densités de collision ainsi que le calcul des données de navigation, d’évitement et d’instructions de manœuvres Le bloc 8 concerne la programmation des traitements en fonction des priorités d'observation Le bloc 1 concerne le traitement des données provenant des systèmes de caméra et des télescopes, pour chacune des stations locales. Les traitements sont effectués dans des unités informatiques dédiées et locales. Ces traitements comprennent l'amélioration des images, la détection des traînées, la réduction astrométrique et la détermination de l'orbite initiale. Les algorithmes utilisés pour la détection des traînées sont connus et peuvent être améliorés grâce à un algorithme d'apprentissage automatique supervisé. Le flux de données est d'environ 1 image/s, potentiellement pour 24 systèmes de télescopes rotatifs sur 6 stations MTOS (Multi-Telescopes Observation Stations). La taille typique des images est de 32 Mbytes (images monochromatiques, codées sur 16 bits, images de 16 mégapixels). Aucun mémoire tampon n'est prévue pour réduire le temps de traitement, et la détection de traînées permet d’éliminer les images sans intérêt et ainsi réduire la capacité de stockage nécessaire. Il est important de noter que les données en sortie de ce premier bloc de traitement est une donnée de type texte avec des tailles très réduites. En effet, il n'est pas concevable pour des raisons de débit réseau dans des endroits éloignés et sur des grandes distances, de faire transiter de la donnée de type image. La représente l’architecture fonctionnelle du bloc de traitement 2 de classification des objets. Ce bloc 2 a pour fonction la mise à jour en permanence du catalogue des trajectoires des objets spatiaux. Les bases de données sur les sites d'observation locaux et celles centralisées doivent donc être synchronisés en permanence. Afin d'optimiser la gestion de la file d'attente des objets spatiaux, les étapes suivantes sont mises en œuvre dans ce bloc 2 : - Calcul périodique d’une image théorique et comparaison avec l'image réelle, par exemple pour chaque seconde d'acquisition. - Identification et analyse des différences entre l'image théorique et l'image réelle. Toutes les incertitudes liées à l'acquisition des données apparaissent à ce stade : erreur instrumentale, perturbations atmosphériques, objet spatial avec variation d'illumination due à une rotation ou à un culbutage, satellite manquant suite à une manœuvre, satellite réapparaissant suite à une manœuvre, nouvel objet spatial causé par un nouveau lancement, séparation partielle d'un satellite existant ou collision ou explosion, nouvel objet spatial existant grâce à une meilleure détection. Une méthodologie très prometteuse pour améliorer les performances du processus de mise en file d'attente reste l'augmentation de la corrélation entre les objets qui sont détectés à la position et à l'heure de diﬀérents objets avec les ensembles d'images provenant de tous les MTOS. Idéalement, l'algorithme devrait apprendre à détecter, avec un certain niveau de confiance, la relation entre deux objets séparés dans l'espace et le temps. Le résultat serait stocké dans une liste temporaire, en attendant qu'une autre mesure soit effectuée pour confirmer ou rejeter si aucune corrélation ne peut être établie après un certain temps. L'analyse de différence entre les images synthétiques et les images réelles n'est pas une tâche simple. Chaque trajectoire doit être envoyée dans une sous-catégorie de la base de données principale. Le cas le plus simple est celui où l'objet est directement identifié comme correspondant à un autre dans la base de données. Cela signifie que la position dans l'image reste dans une tolérance par rapport à la position prédite. Une deuxième couche d'analyse doit être donnée pour tous les autres cas. Si elle n'est pas correctement effectuée, le nombre d'objets dans la file d'attente augmente de façon spectaculaire, à tel point que les données ne peuvent plus du tout être exploitées. Cette partie du processus permet de classer chaque objet du flux de données de la trajectoire, avec la plus petite mémoire tampon possible dans la file d'attente, en temps quasi réel. L'intelligence artificielle pourrait être une solution pour résoudre le problème et améliorer les performances avec le temps et l'expérience. A la fin de ce bloc, toutes les bases de données sont les mêmes sur les sites différents et incluent tous les vecteurs d'état de l'objet contenant : 3 valeurs pour la position, 3 valeurs pour la vitesse et 36 valeurs pour la covariance de chaque objet en position et en vitesse. D'autres éléments peuvent être ajoutés au vecteur d'état, en fonction des calculs demandés (comme le rapport masse/surface dans le cas de la rotation ou du culbutage, ou des caractéristiques photométriques sur l'objet). Le bloc 3 concerne la synchronisation en temps réel entre les différentes bases de données locales des sites MTOS et le centre de calcul. La qualité de l'image synthétique dépend de l'achèvement de la base de données à un moment donné, pour chaque station, pour chaque système local. Comme les stations MTOS sont éloignées les unes des autres, le matériel du réseau doit être suffisamment robuste et fiable pour obtenir la synchronisation le plus rapidement possible. Le réseau et les liaisons doivent être sécurisés physiquement et cyber-sécurisés pour assurer la meilleure protection des données sensibles. Il est à noter que les données circulant entre les stations pour obtenir cette synchronisation sont des données texte. Le bloc 4 concerne le calcul des vecteurs d'état de la base de données, et le calcul des propagations orbitales avec une intégration numérique à 15 s d'intervalle pour une période de 5 jours. Entre 50 000 et 100 000 calculs élémentaires sont nécessaires pour intégrer numériquement un vecteur d'état à un autre, potentiellement pour plusieurs milliers ou centaines de milliers d'objets. Pour un objet entrant dans la base de données, en moyenne 75 000 calculs élémentaire et, une propagation de 5 jours à 10 s d'intervalle d'intégration, cela représente 3.109 calculs élémentaires. Sur la base de 200 000 mesures par jour, la fréquence moyenne serait de plus de 20 valeurs de donnée entrante par seconde, ce qui représente 6.1010 calculs par seconde. Le bloc 5 concerne le calcul des distances entre tous les objets pour chaque temps d'intégration. Comme hypothèse de base, on peut considérer que la moitié des objets ne peuvent pas entrer en collision les uns avec les autres. Cela représenterait 100000 x 100000 matrices contenant 2,5.109 valeurs, avec un total de 8640 pas pendant 5 jours, ce qui équivaut à plus de 40 000 000 matrices à tenir à jour. Le bloc 6 concerne le calcul des collisions à l'aide des différences entre un instant T+1 et un instant T pour une paire d'objets donnée. Le temps et la distance des collisions peuvent être calculés avec une probabilité connexe, ce qui donne un autre ensemble de 40 000 000 de matrices. Le bloc 7 concerne la couche d'intelligence ﬁla e, qui traite des probabilités et des densités de collision, de la gestion de la navigation globale et de la génération automatique d'instructions aux opérateurs de satellites. Le bloc 8 utilise les données du bloc 7 et éventuellement du bloc 6 pour établir les priorités d'observation et la programmation des instruments qui en résulte, en particulier lorsque les congestions deviennent importantes ou que des mesures spéciales doivent être effectuées (télémétrie laser par exemple). - Système de détection de la trajectoire d’objets mobiles caractérisé en ce qu’il comporte des télescopes en rotation (10)dans un plan azimutal orientées chacun avec une hauteur comprise entre 30° et 85° , chacun desdits télescopes présentant un champ de vue compris entre 2 et 6 degrés carrés et comportant un capteur de NxM pixels d’une largeur L chacun, ledit système comportant un calculateur pour enregistrer les images horodatées fournies par le capteur de chacun desdits télescopes (1 à 4) et pour calculer la trajectoire d’un objet céleste en fonction des traces lumineuses dudit objet céleste sur une première image I1 et sur une deuxième image I2. - Système de détection de la trajectoire d’objets mobiles selon la revendication 1 caractérisé en ce que lesdits télescopes (10) sont animés par une rotation sautante. - Système de détection de la trajectoire d’objets mobiles selon la revendication 1 caractérisé en ce que le système (10) supporte quatre télescopes (1 à 4) écarté chacun de 90°. - Système de détection de la trajectoire d’objets mobiles selon la revendication 1 caractérisé en ce que ladite plateforme (10) est animé d’un mouvement de rotation sautant avec des pas de 11,25°.