La présente invention concerne un appareillage automatique de contrôle du positionnement des pièces dans une machine à usiner dans laquelle, notamment, les pièces se déplacent d'un poste de travail à un autre pour subir des phases d usinage successives, du type comprenant, en au moins un des postes d travail considérés, un dispositif détecteur de-position comportant n doigt ou poussoir mobile par rapport au dispositif et susceptible d'occuper une position extraite ou une position rétractée selon que la pièce, au poste considéré, a un positionnement correct ou incorrect lors de l'actionnement de l'outil. Par 1,machine à usiner", il faut entendre notamment toute machine dans laquelle les outils effectuent un usinage par enlevement de métal ou par déformation de la tôle. Il peut s'agir en particulier de machines transfert dans lesquelles les pièces usinées par phases successives passent automatiquement d'un poste de travail à un-autre, ou de presses dans lesquelles les pièces à estamper ou à poinçonner sont élaborées sur une tôle qui défile en continu devant les divers postes de travail. Il s'agit en tout cas de toutes les-machines d'usinage dans lesquelles la présence des- pièces aux différents postes, et leur positionnement correct, doivent être assurés. Dans les presses travaillant sur une tôle en défilement continu, notamment, il y a lieu de prévoir au moins un dispositif détecteur de position en un poste de travail proche du poste initial, étant donné qu'aux postes suivants, le positionnement des ébauches est moins difficile à assurer, du fait qu'il s'effectue automatiquement par les matrices qui repositionnent la tôle au cas où un léger décalage est intervenu. il y a lieu de prévoir en outre un dispositif détecteur de position, ou du moins un dispositif propre à constater la présence ou l'absence de la pièce , en un poste de travail proche du poste terminal, en particulier en un poste situé en aval d'un poste où la pièce est susceptible de rester bloquée. Il en est ainsi lorsque l'on effectue un tombage des bords de la pièce, car elle peut alors rester coincée dans la partie mobile de l'outil lors de sa remontée, notamment lorsque la bande de tôle a une épaisseur située dans la tolérance maximale.En effet, la bande de tôle continuant son avancée, elle se repliera sur elle-même, toutes les pièces suivantes seront perdues et l'outil sera rapidement détérioré si l'on ne prévoit pas, au poste suivant, un dispositif susceptible de détecter l'absence de la pièce et de commander immédiatement l'arrêt de la machine. Pour résoudre ce problème, on n'a conçu jusqu'à présent que des dispositifs de détection de position essentiellement mécaniques, dans lesquels un déplacement du doigt mobile ou poussoir, par rapport au dispositif proprement dit, dans le cas d'un mauvais positionnement ou d'une-absence de la pièce, déterminait, uniquement par liaison mécanique, le déplacement d'un organe mobile propre à provoquer l'arrêt de la machine par une commande appropriée. L'inconvénient de ce genre de dispositifs réside dans leur manque de souplesse, et surtout dans le fait qu'il est nécessaire de les réarmer manuellement après leur déclenchement, par une action de réenclenchement exercée sur ledit organe mobile. Le but de la présente invention est de remédier à ces inconvénients et d'élaborer un appareillage dans lequel les dispositifs de détection de position soient d'un fonctionnement particulièrement simple et fiable, avec réarmement automatique après un déclenchement. A cet effet, un appareillage automatique conforme à l'invention, du type décrit au début, est caractérisé en ce que ledit doigt est soumis en permanence à la pression d'entrée d'un fluide amené audit dispositif, lequel est élaboré de manière telle qu'une modification de la position dudit doigt, consécutive à un mauvais positionnement de la pièce lors de l'actionnement de l'outil, engendre une variation de la pression de sortie du fluide, variation susceptible d'être utilisée pour fournir un signal de commande, notamment d'alarme et/ou de mise à l'arrêt automatique de ladite machine. Le fluide sous pression peut être de l'air comprimé prélevé sur le réseau de distribution à 5 bars. En tout cas, le piston du doigt mobile étant soumis en permanence à la pression d'entrée du fluide, on voit que le doigt reviendra automatiquement à sa position extraite dès que la cause de son enfoncement aura disparu, ce qui assure un réarmement automatique du dispositif, après son déclenchement, sans aucune intervention manuelle. En outre, le dispositif est très fiable, car une fuite sur la conduite d'alimentation en fluide sous pression fera apparaître une variation de la pression de sortie du fluide (baisse de pression), et sera donc détectée en fournissant aussitôt un signal de commande provoquant le déclenchement d'une alarme et/ou l'arrêt de la machine, tout comme dans le cas où la machine est arrêtée par suite d'un défaut de positionnement de la pièce. On n'a donc pas à craindre une absence d'alarme ou d'arrêt dans le cas d'un défaut sur l'alimentation. Un appareillage conforme à l'invention peut encore être caractérisé en ce que ledit doigt mobile du dispositif détecteur de position est agencé de sorte à pouvoir pénétrer normalement dans un trou de repère de la pièce audit poste considéré, l'enfoncement dudit doigt lors de l'actionnement de l'outil, et la variation de la pression de sortie qui en résulte, fournissant alors une indication du positionnement défectueux de la pièce, par l'intermédiaire dudit signal de commande. Un tel dispositif détecteur pourra notamment être fixé sur la partie mobile de l'outil, par exemple sur un outil de fentage dans le cas d'une presse, en un poste de travail proche du poste initial, et ledit trou de repère de la pièce, dans lequel pénétrera ledit doigt mobile dans le cas où la tôle sera convenablement positionnée, pourra avantageusement être l'un des trous poinçonnés en vue d'assurer le guidage initial de la tôle en coopération avec des "pilotes" classiques.On conçoit ainsi que, si la tôle est tant soit peu mal positionnée, le doigt mobile rencontrera la tôle au lieu de pénétrer dans le trou de pilotage, lors de la de s c e n t e de 1' outil , et viendra en position rétractée dans le dispositif détecteur de position, déterminant alors une variation de la pression du fluide à la sortie, et consécutivement l'arrêt de la machine. Bien entendu, on peut prévoir plusieurs dispositifs détecteurs de ce genre, en différents postes de travail de la machine. Un appareillage conforme à l'invention peut encore être caractérisé en ce qu'il comporte un contre-poussoir agencé de sorte à pouvoir venir normalement en appui sur la pièce en un poste de travail de la machine, et à provoquer l'enfoncement dudit doigt mobile du dispositif détecteur de position au cas ou il ne trouve pas d'appui sur la pièce, lors de l'actionnement de l'outil, la variation de la pression de sortie qui en résulte fournissant alors une indication du positionnement défectueux ou de l'absence de la pièce audit poste, par l'intermédiaire dudit signal de commande. Un tel dispositif détecteur pourra notamment être disposé à poste fixe, alors que ledit con#tre-poussoir sera solidarisé de la partie mobile de l'outil, par exemple du presse-flan supérieur dans le cas d'une presse. Le fonctionnement du dispositif détecteur pourra être exactement le même que dans le cas précédent, quoique apte à détecter une absence de la pièce au poste de travail considéré, et à provoquer de la même manière l'arrêt de la machine. Avantageusement, notamment lorsque ladite machine à usiner est une presse dans laquelle les pièces sont élaborées par des phases successives d'estampage aux différents postes, effectuées sur une tôle en défilement pas à pas, un appareillage conforme à l'invention peut encore être caractérisé en ce qu'il comporte au moins un dispositif détecteur de position simple en un poste de travail proche du poste initial, et au moins un dispositif détecteur de position associé à un contre-poussoir, en un poste de travail proche du poste terminal. Tout "bourrage" se produisant par exemple au poste de tombage de bord sera donc immédiatement détecté par le dispositif détecteur de position associé au contre-poussoir, au poste de travail situé immédiatement en aval, par suite de l'absence de la pièce à ce poste. Cette disposition est extrêmement importante, notamment dans le cas de machines fonctionnant à grande cadence, de l'ordre de cent coups à la minute, car la détection de ce bourrage par ledit dispositif détecteur de position simple, en un poste de travail proche du poste initial, ne se ferait qu'avec un certain retard. il faudrait en effet attendre que le bourrage en fin de machine se répercute au début, sous la forme d'un mauvais positionnement de la tôle, pour que la machine s'arrête, et l'intervalle serait grandement suffisant pour endommager les outils, ce qui entraînerait des frais de réparation importants, sans compter les pièces perdues. Que les dispositifs détecteurs de position soient associés ou non à un contre-poussoir, on prévoit, de façon particulièrement avantageuse, dans le cas où l'appareillage comporte au moins deux dispositifs détecteurs de position, qu'il est caractérisé en ce que les circuits de fluide sous pression desdits dispositifs sont connectés en série, de telle manière qu'une variation de la pression à la sortie de l'un d'eux, consécutive à un mauvais positionnement ou à une absence de la pièce au poste correspondant, entraîne une variation de la pression à la sortie du dernier, lequel est adapté à pouvoir fournir alors ledit signal de commande d'alarme et/ou d'arrêt de la machine. Ledit signal de commande peut être obtenu par exemple par un mano-contact. On voit que cette disposition permet de n'utiliser qu'un seul mano-contact, propre à commander une alarme et/ou l'arrêt de la machine, même lorsque le contrôle du positionnement de la pièce s'effectue en plusieurs postes. Une disposition équivalente serait très difficile à envisager avec des dispositifs détecteurs de position de type mécanique, ce qui montre encore la très grande souplesse de mise en oeuvre d'un appareillage conforme à l'invention. En outre, si une fuite se produit sur l'un desdits dispositifs ou sur les interconnections, elle sera immédiatement détectée en sortie sous la forme d'une chute de pression. 1'appareil- lage offre donc une très grande sécurité dtemploi. Selon un mode d'exécution de l'invention, l'appareillage peut encore être caractérisé en ce que le ou chaque dispositif détecteur de position comporte une tête de piston solidaire du doigt mobile correspondant et monté coulissant dans un cylindre recevant le fluide sous pression par un orifice d'admission, et en ce que ledit cylindre comporte un orifice de sortie propre à communiquer avec l'orifice d'admission lorsque ledit doigt est en position normale extraite et à communiquer, par un orifice d'échappement, avec un espace à pression plus basse lorsque ledit doigt est en position rétractée. Bien entendu, c'est l'orifice de sortie que l'on prévoit de brancher sur le mano-contact, soit directement, soit par l'intermédiaire du circuit de fluide sous pression d'un autre dispositif détecteur branché en série. L'enfoncement du doigt dans le dispositif, consécutif à un mauvais positionnement de la pièce ou à une absence de la pièce au poste de travail considéré, provoquera alors une chute de la pression à l'orifice de sortie, immédiatement détectée par le mano-contact, qui commandera l'arrêt de la machine. Lorsque le fluide sous pression est de l'air comprimé, il va de soi que ledit espace à pression plus basse est constitué simplement par l'atmosphère extérieure. Quant à l'orifice d'admission, il est connecté soit à la source d'air comprimé, soit à l'orifice de sortie d'un autre dispositif détecteur branché en série. Pour ce qui est du cylindre, il comporte bien entendu des moyens de fixation à une partie mobile de l'outil, par exemple à un serre-flan. Plus précisément, un tel appareillage peut encore être caractérisé en ce que, pour une position extraite dudit doigt mobile, lesdits orifices d'admission et de sortie sont isolés dudit orifice d'échappement par la tête de piston, alors en appui étanche sur un siège, et que, pour une position rétractée dudit doigt, les orifices d'admission et de sortie sont isolés l'un de l'autre par ladite tête, l'agencement étant en outre réalisé de telle manière que, dans cette position rétractée, l'orifice de sortie soit en communication avec l'orifice d'échappement par un passage annulaire prévu autour du piston. Dans le cas de très grandes cadences de travail, il peut se faire que l'inertie propre du doigt mobile et du piston dont il est solidaire empêche que l'étanchéité soit parfaitement assurée entre le piston et son siège, pour la position extraite dudit doigt, sous la seule action du fluide sous pression. C'est pourquoi on peut prévoir en outre que ledit piston est soumis à l'action d'un ressort agissant dans le même sens que ledit fluide sous pression. il va de soi que ce ressort est facultatif. Pour éviter que le contre-poussoir puisse endommager la pièce dont on contrôle la position, on peut prévoir par ailleurs, conformément à l'invention, que ledit contre-poussoir, dans le cas où il est prévu pour coopérer avec le doigt mobile d'un dispositif détecteur de position, est soumis à l'action d'un ressort tendant à le mettre en appui sur la pièce, au poste de travail considéré. L'invention est décrite ci-dessous à titre d'exemple nullement limitatif, avec référence aux figures du dessin annexé dans lequel - la figure 1 représente en plan une bande de tôle issue d'un rouleau en cours d'estampage, notamment aux postes de travail initiaux et terminaux d'une presse pourvue d'un appareillage de contrôle conforme à la présente invention - les figures la et lb sont des vues en coupe de la tôle, suivant I-I de la figure 1, aux postes terminaux de la presse - les figures 2a et 2b représentent en coupe axiale un détecteur de position d'un appareillage conforme à l'invention, dont le doigt mobile est en position extraite et en position enfoncée, respectivement - la figure 3 est une vue en coupe axiale d'un dispositif détecteur de position associé à un contre-poussoir, dans un appareillage conforme à l'invention ; et - la figure 4 montre le branchement en série des circuits de fluide sous pression de deux dispositifs détecteurs de position, dans un appareillage conforme à l'invention. A la figure 1, on a référencé en i une tôle soumise à estampage, par exemple pour l'élaboration de carters d'huile pour automobiles, dans une presse à plusieurs postes de travail successifs. La ba,nde detôledéfiepasàpas devant les différents outils, outils de poinçonnage, de fentage, de détourage, d'estampage, etc. L'état des ébauches à certains postes intermédiaires n'a pas été représenté dans un but de simplification (il peut y avoir par exemple neuf postes de travail, et on en a représenté seulement cinq). Au premier poste, on réalise dans la bande de tôle 1 le poinçonnage de deux trous "pilotes" ou de repérage de position, référencés en 2. Au deuxième poste, on effectue un encochage 3 de la bande de tôle 1, avec pilotage classique par les trous 2. Au troisième poste, on effectue un fentage 4 de la bande, avec pilotage classique par l'un des trous 2, et contrôle de position de la bande de tôle par l'autre trou, au moyen d'un dispositif de détection de position (décrit ci-dessous). Aux postes quatrième, cinquième, sixième et septième (non représentés), on effectue par exemple, respectivement, un premier emboutissage, un second emboutissage avec calibrage de nervures, un détourage (au cours duquel les trous 2 disparaissent), et un poinçonnage de trou central. Au huitième poste, on réalise en 5 un tombage des bords des pièces (figure la) Enfin, au neuvième poste (figure lb), on réalise la séparation des pièces d'avec ce qui reste de la bande de tôle, en enlevant les attaches 6. Etant donné qu'au huitième poste, la bande 1 risque de "bourrer", par suite d'un coincement possible du bord de la tôle à l'endroit du tombage de bord 5, comme expliqué dans ce qui précède, on prévoit que le poste suivant est pourvu d'un dispositif détecteur de la présence ou de l'absence de la pièce, qui sera également décrit ci-dessous. On a référencé en 7 l'endroit où cette détection sera réalisée. On remarque que, dès le quatrième poste, par suite du premier emboutissage, le positionnement des deux trous 2 a été légèrement modifié ; ce changement de position est quelque peu aléatoire et peut varier légèrement d'une pièce à l'autre. C'est pourquoi on ne pourra plus, en principe, utiliser ces trous 2 pour déterminer que le positionnement de la tôle est correct. Les figures 2a et 2b représentent en coupe axiale le dispositif détecteur du positionnement correct du trou 2 au troisième poste de travail. Ce dispositif, fixé à la partie supérieure mobile de l'outil est réalisé essentiellement sous la forme d'un cylindre 8 dans lequel débouchent un orifice d'admission d'air comprimé 9, et un orifice de sortie 10. L'orifice d'admission 9 est relié par un raccord Il à une conduite 12 d'alimentation en air comprimé, connectée soit directement au réseau d'alimentation à 5 bars, soit à l'orifice de sortie d'un autre dispositif détecteur, branché en amont, en série avec le dispositif considéré ici.Quant à l'orifice de sortie 10, ilest relié par un autre raccord 11 a une conduite de sortie 13, connectée soit à un mano-contact adapté à fournir une alarme ou à provoquer l'arrêt de la machine, lors d'une baisse de la pression du fluide qu'il reçoit, soit à l'orifice d'admission d'un autre dispositif détecteur, branché en aval, en série avec le dispositif considéré. Dans le cylindre 8 est monté coulissant un piston 14, dont la partie supérieure ou tête 15 est ajustée dans le cylindre et est soumise à la pression de l'air, et dont la partie inférieure est solidarisée d'un doigt mobile 16. Au-dessous de la tête 15 est prévu un espace annulaire 17 adapté à mettre en communication l'orifice de sortie 10 avec un orifice d'échappement à l'air libre 18, lorsque la tête 15 est dans une position inter mendia ire entre les orifices 9 et 10, qu'elle isole alors l'un de l'autre, position qu'elle atteint quand le doigt 16, ne pénétrant pas dans le trou 2 de la tôle, mais rencontrant celle-ci en cas de mauvais positionnement, remonte par rapport au corps du dispositif, lors de l'actionnement de l'outil (figure 2b) Lorsque le doigt 16 occupe la position normale de la figure 2a, l'étanchéité entre les orifices 9-10 d'une part et 18 d'autre part, est assurée par un joint torique 19 interposé entre le piston 14 et son siège. En vue d'éviter une diminution de l'étanchéité, due à l'inertie du doigt mobile 16 et du piston 14, dans les machines à grande cadence, on peut prévoir, pour renforcer l'action de la pression du fluide, un ressort 20, comprimé entre la tête 15 et un bouchon vissé 21. Le bouchon et la tête sont convenablement alésés, en vue de recevoir les extrémités du ressort. Enfin, en 22, on a représenté deux trous taraudés, pour la fixation du corps du dispositif sur l'outil. On voit facilement qu'avec un tel dispositif, tout positionnement défectueux de la tôle 1 et donc de son trou de repère 2 fera remonter le piston 14 par rapport à son cylindre 8, mettant en communication l'orifice de sortie 10 avec l'orifice d'échappement 18, et déterminant dans la conduite 13 une baisse sensible de la pression, aisément détectable et utilisable pour provoquer l'arrêt de la machine, par l'intermédiaire d'un simple mano-contact. A la figure 3, on a représenté en coupe axiale un dispositif détecteur de position associé à un contre-poussoir 24, et destiné à détecter la présence ou l'absence de la pièce au neuvième poste de travail, par exemple en 7, sur le bord de la pièce terminée (cf. figure 1). Sur cette.figure, le détecteur de position 25 n'a pas été représenté en détail, étant donné qu'il peut être exactement identique à celui qui vient d'être décrit avec référence aux figures 2a et 2b. Comme on le voit, le doigt mobile 16 fait exactement face au contre-poussoir 24, lequel est monté coulissant dans un boîtier 26 fixé en 27 au presse-flan supérieur 28 de l'outil du neuvième poste de travail. Le contre-poussoir est sollicité à prendre appui sur la pièce 1A par son extrémité, lorsque cette pièce est présente, par un ressort de compression représenté schématiquement en 29 et disposé entre le fond du boîtier 26 et un appui 30. Le dispositif de détection 25 étant fixe, dans ce cas, on voit que si la pièce 1A est présente au poste considéré, le contre-poussoir 24 est stoppé et ne peut enfoncer le doigt 16 du dispositif pneumatique 25 ; il s'enfonce au contraire dans le boîtier 26. La pression de l'air en sortie du dispositif ne subit pas de variation, et la machine fonctionne normalement. Par contre, si la pièce 1A est absente, par exemple par suite d'un "bourrage" au poste précédent, le contre-poussoir 24 enfonce le doigt 16 lorsque le presse-flan 28 s'abaisse, ce qui entraîne une chute de la pression du fluide en sortie et consécutivement l'arrêt de la machine, par l'intermédiaire du mano-contact. On prévoit bien entendu un ressort 29 assez puissant pour surmonter alors les forces opposées qui s'exercent sur le doigt 16. La figure 4 montre le mode de branchement préféré lorsque l'on utilise plusieurs dispositifs détecteurs pneumatiques, par exemple deux dispositifs 31 et 32, qu'ils soient associés ou non à un contre-poussoir. On prévoit que l'orifice d'admission du dispositif 31 est relié directement à la source d'alimentation en air comprimé, par une conduite 33, et que son orifice de sortie est relié à l'ori- fice d'admission du dispositif 32, par une conduite 34. Quant à la sortie du dispositif 32, elle est reliée à un mano-contact classique 35, par une conduite 36. On obtient ainsi un circuit pneumatique de type "OU", puisque si l'un ou l'autre des dispositifs 31 et 32 (ou les deux en même temps) subit une baisse de pression en sortie, celle-ci sera répercutée sur le mano-contact, lequel provoquera l'arrêt de la machine. Il en est de même si une fuite survient, par exemple sur la conduite 34. On voit ainsi qu'un appareillage conforme à l'invention, pouvant d'ailleurs comporter plus de deux dispositifs pneumatiques en série, est d'un fonctionnement très simple et très fiable. Compte-tenu que certaines presses, réglées avec une faible course pour des outillages de découpe-poinçonnage, peuvent atteindre des cadences de 500 coups à la minute, la pression différentielle déterminant le changement d'état du mano-contact est volontairement réglée à la valeur de 0,5 bar. A cette cadence de travail de la pressé et avec ce réglage de pression, on obtient l'arrêt de la presse en un maximum de 3 cycles, ce qui correspond à 36/100e de seconde. Ce temps est la limite minimale que l'on peut obtenir, car il représente le temps de réponse des différents organes commandés (mano-contact, relais, débrayage, frein). Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Appareillage automatique de contrôle du positionnement des pièces dans une machine à usiner dans laquelle, notamment, les pièces se déplacent d'un poste de travail à un autre pour subir des phases d'usinage successives, du type comprenant, en au moins un des postes de travail considérés, un dispositif détecteur de position comportant un doigt ou poussoir mobile par rapport au dispositif et susceptible d'occuper une position extraite ou une position rétractée selon que la pièce, au poste considéré, a un positionnement correct ou incorrect lors de l'actionnement de l'outil, caractérisé en ce que ledit doigt est soumis en permanence à la pression d'entrée d'un fluide amené audit dispositif, lequel est élaboré de manière telle qu'une modification de la position dudit doigt, consécutive à un mauvais positionnement de la pièce lors de l'actionnement de l'outil, engendre une variation de la pression de sortie du fluide, variation susceptible d'être utilisée pour fournir un signal de commande, notamment d'alarme et/ou de mise à l'arrêt automatique de ladite machine. 2. Appareillage selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit doigt mobile du dispositif détecteur de position est agencé de sorte à pouvoir pénétrer normalement dans un trou de repère de la pièce audit poste considéré, l'enfoncement dudit doigt lors de l'actionnement de l'outil, et la variation de la pression de sortie qui en résulte, fournissant alors une indication du positionnement défectueux de la pièce, par l'intermédiaire dudit signal de commande. 3. Appareillage selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte un contre-poussoir agencé de sorte à pouvoir venir normalement en appui sur la pièce en un poste de travail de la machine, et à provoquer l'enfoncement dudit doigt mobile du dispositif détecteur de position au cas où il ne trouve pas d'appui sur la pièce, lors de l'actionnement de l'outil, la variation de la pression de sortie qui en résulte fournissant alors une indication du positionnement défectueux ou de l'absence de la pièce audit poste, par l'intermédiaire dudit signal de commande. 4. Appareillage selon les revendications 1, 2 et 3, notamment lorsque ladite machine à usiner est une presse dans laquelle les pièces sont élaborées par des phases successives d'estampage aux différents postes, effectuées sur une tôle en défilement pas à pas, caractérisé en ce qu'il comporte au moins un dispositif détecteur de position simple en un poste de travail proche du poste initial, et au moins un dispositif détecteur de position associé à un contre-poussoir, en un poste de travail proche du poste terminal. 5. Appareillage selon l'une quelconque des revendications précédentes, comportant au moins deux dispositifs détecteurs de position, caractérisé en ce que les circuits de fluide sous pression desdits dispositifs sont connectés en série, de telle manière qu'une variation de la pression à la sortie de l'un d'eux, consécutive à un mauvais positionnement ou à une absence de la pièce au poste correspondant, entraîne une variation de la pression à la sortie du dernier, lequel est adapté à pouvoir fournir alors ledit signal de commande d'alarme et/ou d'arrêt de la machine. 6. Appareillage selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le ou chaque dispositif détecteur de position comporte une tête de piston solidaire du doigt mobile correspondant et monté coulissant dans un cylindre recevant le fluide sous pression par un orifice d'admission, et en ce que ledit cylindre comporte un orifice de sortie propre à communiquer avec l'orifice dladmission lorsque ledit doigt est en position normale extraite et à communiquer, par un orifice d'échappement, avec un espace à pression plus basse lorsque ledit doigt est en position rétractée. 7. Appareillage selon la revendication 6, caractérisé en ce que, pour une position extraite dudit doigt mobile, lesdits orifices d'admission et de sortie sont isolés dudit orifice d'échappement par la tête de piston, alors en appui étanche sur un siège, et que, pour une position rétractée dudit doigt, les orifices d'admission et de sortie sont isolés l'un de l'autre par ladite tête, l'agencement étant en outre réalisé de telle manière que, dans cette position rétractée, l'orifice de sortie soit en communication avec l'orifice d'échappement par un passage annulaire prévu autour du piston 8. Apparelllage selon la revendication 6 ou 7, caractérisé en ce que ledit piston est soumis à l'action d'un ressort agissant dans le même sens que ledit fluide sous pression. 9. Appareillage selon l'une quelconque des revendications 3 à 8, caractérisé en ce que ledit contre-poussoir, dans le cas où il est prévu pour coopérer avec le doigt mobile d'un dispositif détecteur de position, est soumis à l'action d'un ressort tendant i le mettre en appui sur la pièce, au poste de travail considéré.