Cette invention concerne un procédé pour le traitement de minéraux en grains avec des gaz réactifs très chauds pendant qu'ils sont animés de mouvements de vibration, et un appareil pour la mise en oeuvre de ce procédé. Le but de l'invention est de développer complémentairement et de perfectionner le procédé connu jusqu'ici à cet effet pour l'adapter à des applications diverses. Un autre but est d'améliorer l'utilisation du gaz et d'augmenter le taux de rendement du procédé de traitement, L'invention consiste en ce que les matériaux à traiter sont introduits dans une auge animée de mouvements de vibration et hermétiquement fermée vers l'extérieur, la masse ébouleuse remplissant sensiblement toutela hauteur de l'auge. Une autre particularité consiste à faire passer les gaz réactifs d'un bout à l'autre de l'auge à travers toutela hauteur des matériaux à traiter. Le procédé selon l'invention peut être utilisé de façon qu'il en résulte une économie d'énergie, et il ne consomme qu' une quantité relativement faible du gaz réactif. Par ailleurs le prix de revient de l'appareil nécessaire à la mise en oeuvre du procédé est extrêmement réduit, et il est même possible de faire fonctionner économiquement même des installations de dimensions relativement restreintes. De préférence, les matériaux à traiter sont introduits par intermittence à une extrémité de l'auge, et sont transportés le long de celle-ci dans un sens pour être déchargés à l'extrémité opposée. Les gaz réactifs circulent avantageusement en contrecourant à travers les matériaux à traiter. Pour obtenir que les gaz réactifs suivent un parcours de réaction suffisamment long dans une auge relativement courte, on peut les injecter dans la zone inférieure et à une extrémité de l'enceinte dans les matériaux à traiter pour les évacuer dans la zoné inférieure à l'extrémité opposée de cette enceinte. Dans un autre mode de misesen oeuvre, on peut également injecter les gaz réactifs dans la zere inférieure de l'enceinte de traitement à une certaine distance de l'orifice de déchargement des matériaux et dans le sens du cheminement deceux-ci pour les évacuer dans la zone inférieure à l'extrémité opposée de l'enceinte. Le procédé selon l'invention se prête à la mise en oeuvre sous une faible pression manométrique de l'ordre de 0,1 à 5 kg/cm2, de préférence de 1 kg/cm2. On peut obtenir des résultats particulièrement avantageux en utilisant des matériaux à traiter concassés avant leur introduction dans l'auge animée d'un mouvement de vibration, la grosseur des grains étant sensiblement comprise entre 2 et 20 mu. Lorsqu'on utilise le procédé pour la réduction de matériaux contenant du fer, par exemple d'un minerai de fer, on utilise avantageusement un gaz réactif présentant un potentiel réducteur d'un ordre supérieur à 60o. Dans ce cas le gaz réducteur peut contenir un composant gazeux extracteur de carbone, de préférence dosé pour être présent dans une-proportion d'un ordre supérieur à 2a'. Ce composant gazeux extracteur de carbone ne donne lieu à un dépôt de suie sur-la surface des grains. D'une part, ce dépôt de suie retarde la réoxydation et il forme d'autre part une couche de séparation entre'les grains adjacents, ce qui réduit largement le risque d'agglomération. La température de réduction est de préférence comprise entre 800 et 950 C. A ces températures les effets des dépôts de suie sont même renforcés, et l'utilisation de températures de réduction relativement élevées réduit le risque d'oxydation des gaz après leur refroidissement consécutif. Le procédé selon l'invention peut être utilisé de la même manière pour la calcination ou la désacidification de carbonates d'hydroxydes et de sulfures. Pour la calcination de la chaux dans une atmosphère d'air très chaud, on utilise de préférence de l'air d'une température comprise entre 900 et 1.500 C. L'appareil utilisé selon l'invention pour la mise en oeuvre du procédé est caractérisé par le fait que l'enceinte de traitement est conçue sous la forme d'une auge allongée animée d'un mouvement de vibration et hermétiquement fermée vers l'extérieur, et par cet autre fait que cette auge est équipée au moins à la sortie de plusieurs lames transversales superposées et espacées, occupant toute la hauteur de la section transversale à remplir, enfin par le falt que les lames transversales présentent des surfaces de retenue inclinées ascendantes dans la direction du cheminement des matériaux à traiter, et que l'arête supérieure de chaque surface de retenue est disposée sensiblement au niveau de l'arête inférieure de la surface de retenue de la lame superposée suivante. Les lames transversalessuperposées à la manière de celles d'une persienne délimitent l'enceinte par rapport à l'orifice de décharge-,ent des matériaux et forment pour les matériaux ébouleux, à transporter le long de auge, une chicane contre laquelle viennent buter les matériaux transportés qui s'accumulent ainsi de façon à atteindre la lame transversale la plus élevée.Cependant, les lames transversales superposéès ne forment pas une cloison continue, de sorte que le flot des matériaux peut passer en direction du puits de déchargement dès- que ces matériaux ébouleux ont rempli toute la section transversale. L'agencement des lames transversales permet aux gaz réactifs de passer par les fentes ménagées entre les lames consécutives pour pénétrer dans l'auge dans le sens opposé à celui du cheminement des matériaux à traiter. Les lames, de préférence faites en tôle d'acier, peuvent présenter en coupe transversale un profil coudé comprenant une aile horizontale précédant la face de retenue dans la direction du cheminement des matériaux. Pour le réglage du flot des matériaux ou du sens d'entrée des gaz réactifs, les lames peuvent être agencées pour pouvoir être réglées autour d'un axe horizontal orienté transversalement par rapport à la direction du cheminement des matériaux. De préférence, chacune des lames est agencée pour pouvoir être réglée séparément, ce qui permet de choisir des positions de réglage variables dans toute la hauteur de superposition des lames.Cependant, les orifices d'admission et d'évacuation du fluide gazeux sont de préférence disposés à proximité du fond aux extrémités de l'auge, l'orifice d'admission étant prévu sur le côté du puits de déchargement des matériaux, tandis que l'orifice d'évacuation est disposé sur le côté de l'orifice de chargement. Grâce aux mouvements de vibration de l'auge, qui présentent une composante d'impulsion dans le sens du cheminenent, il en résulte automatiquement un tassenent vers le bas dans une direction verticale par rapport aux matériaux ébouleux, étant Zonné-que les petits grains descendent en majeure partie entre les grains plus gros, de sorte que le volume des intervalles d'espacement diminue de haut en bas. Selon le principe dit de la moindre résistance, le gaz réactif introduit par le bas a tendance à passer en majeure partie vers le haut, et suit ainsi un parcours sensiblement en arc de cercle entre le début et la fin de l'auge Bien entendu un courant partiel traverse directement la zone inférieure de la masse ébouleuse. Dans une variante de mise en oeuvre du procédé, 1 'ori- fice d'admission du fluide gazeux peut être disposé à unecer- taine distance du puits de déchargement des matériaux et peut être orienté dans la direction de ce puits. Le gaz pénètre alors dans la zone inférieure de la masse ébouleuse à proximité du puits de déchargement et circule dans la direction du cheminement des matériaux, la pression du fluide gazeux favorisant alors la poussée du mécanisme vibrateur. On évite ainsi complètement le risque d'un tassement des matériaux tel qu'il résulte d'une accumulation contre une paroi empêchant le passage.Le courant gazeux, circulant d'abord dans la direction du cheminement des matériaux à traiter, est cependant très rapidement dévié en direction des couches supérieures moins serrées de la masse ébouleuse, pour circuler ensuite dans la zone supérieure en contrecourant avec les matériaux à traiter et en direction de l'orifice d'évacuation des gaz, prévu à l'extrémité opposée de l'enceinte. L'introduction au gaz réactif par le bas et dans la direction du cheminement -des matériaux permet par ailleurs d'obtenir un chauffage plus rapide de ceux-ci, donc une courbe de réaction plus favorable, notamment dans les parties inférieures de la masse ébouleuse. L'auge peut présenter au moins un épaulement en forme de gradin, à proximité du puits de déchargement des matériaux, tandis que l'orifice d'admission du fluide gazeux débouche dans l'auge au-dessous de la partie horizontale de l'épaulement et à proximité immédiate de celle-ci. Pour empêcher que les matériaux à traiter puissent pénétrer dans l'orifice d'admission du fluide gazeux, cet orifice est partiellement obstrué par des lames transversales superposées et espacées, présentant des surfaces de retenue inclinées ascendantes vers l'arrière pour empêcher le passage des matériaux. Pour le maintien d'une section de passage invariable de l'auge, le plafond de celle-ci peut également présenter au moins un gradin. De préférence, la section transversale de l'auge diminue progressivenent en direction du puits de déchargement. Dans ce cas, les parois latérales de l'auge sont verticales et parallèles entre elles, tandis que le plafond est légèrement incliné par rapport au fojid et dans la direction du cheminement des matériaux à traiter. Grâce à cette particularité, on obtient que l'auge soit remplie avec certitude jusqu'au plafond. Au moins l'orifice d'évacuation des gaz peut être équipé d'un rideau de fermeture en tôle, descendant du plafond de l'auge et s'étendant sur toute la largeur de celle-ci pour s arrêter à une certaine distance au-dessus du fond de l'auge, tandis que l'espace à l'arrière du rideau communique avec un canal destiné à l'évacuation des gaz. La section de sortie des gaz est alors délimitée par le bord inférieur du rideau et le fond de l'auge. Le gaz refroidi est donc évacué sur toute la largeur de l'auge et à proximité du fond. La section de l'auge s'élargit ainsi brusquement dans la zone de l'orifice d'évacuation, ce qui permet d'obtenir un ralentissement de la vitesse d'évacuation et empêche l'entrainement des matériaux par le courant gazeux. Grâce à la conception de l'auge animée d'un mouvement de vibration et qui peut fonctionner avec un remplissage atteignant le plafond, il est possible d'imaginer un procédé de traitement représentant une combinaison particulièrement avantageuse du principe d'un four à fût et du procédé mis en oeuvre en lit flottant. La retenue des matériaux, résultant des lames transversales superposées à la manière de celles d'une persienne, donne lieu à un mouvement des matériaux qui peut être complémentairement amélioré par une augmentation de la fréquence des vibrations et (ou) uneamplification de la composante horizontale de ces vibrations. On peut également obtenir un renforcement complémentaire du mouvement par un réglage approprié de la vitesse d'entrée des gaz réactifs. L'appareil selon l'invention sera décrit ci-après en détail et à titre dl exemple en regard du dessin annexé, sur lequel La figure 1 est une vue en coupe longitudinale d'un mode de réalisation de l'appareil. La figure 2 est une vue en coupe faite suivant la ligne II-II de la figure I. La figure 3 est une vue en coupe faite suivant la ligne III-III de la figure 1. -La figure 4 est une vue en coupe longitudinale d'un autre mode de réalisation de l'appareil. La figure 5 est une vue en coupe faite suivant la ligne V-V de la figure 4. Selon la figure, l'appareil de traitement comprend essentiellement une auge2 relativement longue,sensiblement horizontale et fernée vers ltextérieur, qui peut être animée d'un mouvement de vibration au moyen d'un mécanisme approprié par exemple d'un moteur à masselotte décentrée. L'auge 2 est prolongée à une extrémité par un canal de chargement 4 débouchant dans la partie supérieure, et par lequel les matériaux à traiter sont introduits par intermittence à travers-un sas hermétique non représenté. A ltextrémité opposée de l'auge est prévu un puits de déchargement 6 par lequel les matériaux traités peuvent être évacués à travers un autre sas hermétique, également non représenté. L'entrée du fluide gazeux frais a lieu à proximité du puits de déchargement de l'auge 2, tandis que le fluide gazeux épuisé est évacué par un orifice prévu à l'extrémité opposée de cette auge. Les gaz réactifs circulent donc le long de l'auge 2, mais dans le sens opposé de celui du cheminement des matériaux à traiter. On voit notamment sur la figure 1 que l'orifice d'entrée du fluide gazeux est prévu à une certaine distance du puits de déchargement. La tubulure d'admission 8 du fluide gazeux débouche dans le bas d'un compartiment 10 pratiqué dans le fond de l'auge, délimité sur le côté opposé au puits de déchargement 6 par un épaulement 12 du fond de l'auge et dans la partie supérieure par deux panneaux de tôle horizontaux 14 et 16 décalés verticalement pour forner deux gradins. Les panneaux de tôle 14 et 16, qui s'étendent sur toute la largeur de l'auge, sont portés par des barreaux longitudinaux 18 et 20 placés sur chant -Grâce à l'agencement de ces panneaux de tôle, on obtient deux orifices d'admission 22 et 24 décalés l'un par rapport à l'autre à la manière de gradins, et débouchant à une faible distance du puits de déchargement dans le sens du cheminement des matériaux à traiter, et à proximité du fond de l'auge dans la chambre de traitement de celle-ci. L'orifice supérieur 22, le plus éloIgné du puits- de déchargement o, présente une section de passage inférieure à celle de l'orifice inférieur 24 afin de ne pas exercer une action négative sur le courant gazeux passant par l' orifice 24. Les courants gazeux passant par les orifices 22 et 24 favorisent la force de propulsion du mécanisme d'entrainement en va-et-vient, et contrarient le tassement des matériaux dans la zone de déchargement de l'auge. Les courants gazeux passant par les orifices 22 et 24 et qui circulent d'abord dans le sens du cheminement des matériaux, s'élèvent assez rapidement et circulent ensuite dans une direction opposée de 1800, de sorte que leur circulation a lieu en contrecourant par rapport au cheminement des matériaux. L'évacuation des gaz a lieu par l'orifice de chargement de l'auge, plus précisément par la section de passage 26 localisée directenent au-dessus du fond et s'étend-ant sur toute la largeur de l'auge. Cette section de passage 26 est délimitée en bas par le fond de l'auge et en haut par le bord inférieur d'un rideau de tôle 28 descendant de la partie supérieure de l'auge et s'étendant sur toute la largeur de celle-ci. Dans la zone d'évacuation des gaz, l'auge est évasée de la manière indiquée en 30, de façon que la vitesse de circulation des gaz d'évacuation puisse être maintenue au-dessous de la limite à laquelle a lieu la "fluidification", donc également l'entrainement des matériaux à traiter introduits par le canal de chargement. Les gaz usés sortant par la section de passage 26 sont évacués par un canal 32. A leur tour, les autres sections transversales de l'auge sont de préférence choisies telles qu'il puisse en résulter des vitesses de circulation chimiquement et physiquement les plus favorables.- A cet effet, le plafond 34 de l'auge 2 présente un gradin 36 correspondant au gradin 12 du fond afin que la section de passage de l'auge soit maintenue sensiblement constante dans la zone des orifices d'admission du fluide gazeux. Etant donné que l'auge 2 doit fonctionner avec une masse ébouleuse 'qui doit atteindre le plafond 34, on prévoit à l'extrémité de la chambre de traitement une chicane formée par les lames 38 agencées à la manière de celles d'une persienne, et contre lesquelles viennent buter les matériaux à traiter. Les lames transversales 38 sont faites en tôle d'acier et présentent en coupe transversale un profil coudé dont le côté opposé à l'estrémité de l'auge forme une aile horizontale 39 d'une largeur réduite. Cette aile horizontale 39 des lames transversales 38 est prolongée dans le sens du cheminement des matériaux par une aile de retenue inclinée en montant 37, dont le,bord supérieur est localisé sensiblement au niveau de l'aile horizontale 39 de la lame transversale superposée.Il en résulte avec certitude que les matériaux se déplaçant le long de l'auge s'accumulent sur les lames jusqu'à ce que la masse ébouleuse remplisse toute la section de cette auge. L'inclinaison des ailes de retenue peut être réglable. On peut également prévoir des lames correspondantes 40 dans les autres zones intérieures de l'auge-pour agir de la manière désirée sur la circulation des gaz, et pour transmettre les mouvements d'oscillation de l'auge aux matériaux à traiter. Pour empêcher toute chute de température des matériaux dans le puits de déchargement, on prélève dans la tubulure d'admission 8 un courant partiel au moyen d'un conduit de dérivation 42, débouchant dans le puits de déchargement 6 en un point en aval des lames en persiennes. Les figures 4 et 5 représentent un autre exemple de réalisation de l'auge désignée par le nombre de référence 44. Les mêmes éléments sont désignés par les nombres de référence déjà utilisés pour le mode de réalisation que montrent les figures 1 à 3. L'auge représentée sur les figures 4 et 5, comprenant un fond 46, des parois latérales 48 verticales et parallèles ainsi qu'un plafond 50, se distingue du mode de réalisation selon la figure 1 essentiellement par le fait que le plafond 50 est légèrement incliné par rapport au fond 46 et en descendant dans la direction du cheminement des matériaux à traiter. Il en résulte dans cette direction une réduction de la section de passage intérieure de l-'auge, ce qui permet d'obtenir un remplissage à 100%. Une autre différence réside dans le fait que le mode - d'admission du fluide gazeux est un peu modifié.Les gaz réactifs, entrant dans la chambre 10 par la tubulure d'admission 8, pénètrent danscette chambre par des fentes 52 verticalement superposées et inclinées en descendant dans le sens du cheminement des matériaux à traiter, et débouchent dans la chambre de traitement un peu en amont de l'extrémité de l'enceinte de traitement. Les fentes 52 sont formées par des lames transversales 54 présentant des faces 56 inclinées en montant vers l'arrière pour retenir des matériaux à traiter. Cet agencement empêche la pénétration des matériaux à traiter dans la chambre d'entrée 10 du fluide gazeux. On décrira ci-après deux exemples de mise en oeuvre du procédé au moyen des appareils représentés sur le dessin I -Réduction de minerais oxydiques de fer. On procède d'abord au concassage du minerai pour obtenir des grains d'une grosseur de 2 à 20 mm. Cn introduit le matériau ainsi préparé dans le sas de chargement pour le faire passer par intermittence dans l'auge vibrante hermétiquement fermée vers l'extérieur, l'alimentation de l'auge étant dosée de façon que les matériaux à traiter remplissent toute la hauteur de la cavité intérieure. A l'extrémité de l'auge, on retire les maté riaux réduits en utilisant à cet effet unsas correspondant.Les J gaz destinés à la réduction, contenant une forte proportion de H2 et de CO, doivent circuler dans le sens opposé au cheminement des matériaux à travers toute la masse ébouleuse de ceux-ci pendant la vibration de l'auge.Des essais ont montré que les composants gazeux se prêtant à la réduction peuvent être utilise sés dans une forte proportion centésimale, tandis que la consommation d'énergie est relativement faible par rapport à celle des installations connues jusqu'ici. 2 - Calcination de pierre calcaire. On procède d'abord de la même manière que pour le minerai de fer par concassage de la pierre calcaire jusqu'à l'obtention de grains d'une grosseur de 2 à 20 mm, qu'on introduit ensuite dans l'auge animée d'un mouvement d'oscillation. On utilise le gaz réactif sous la forme d'air porté selon les conditions imposées à une température d'environ-900 à 15000C, qu'on fait passer pendant l'oscillation de l'auge en contrecourant à travers toute la hauteur de la masse ébouleuse formée par les grains de pierre calcaire. Dans les deux procédés on choisit les vitesses de cheminement des matériaux par rapport aux vitesses de circulation en contrecourant du fluide gazeux de façon qutil en résulte les durées de réaction nécessaires. Les réactions sont mises en oeuvre dans l'auge sous une pression manométrique relativement 2 faible, de l'ordre d'environ 1 kg/cm - : - I?EVENDICATIONS - : - 1 - Procédé pour le traitement de matériaux en grains avec des gaz réactifs très chauds pendant qu'ils sont animés de mouvements vibratoires, caractérisé par le fait que les matériaux à traiter sont introduits dans une auge animée dé mouvements d'oscillation et hermétiquement fermée vers l'exté- rieur, la masse ébouleuse remplissant sensiblement toute la hauteur de l'auge, et par cet autre fait qu'on fait passer les gaz réactifs d'un bout à l'autre de l'auge à travers toute la hauteur de la masse ébouleuse des matériaux à traiter. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les matériaux à traiter sont introduits par intermittence à une extrémité de l'auge et sont transportés le long de celle-ci dans un sens pour être déchargés à l'extrémité opposée. 3 - Procédé selon la revendication 2, caractérisé par le fait qu'on fait passer les gaz réactifs en contrecourant à travers les matériaux à traiter. 4 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'on introduit les gaz réactifs dans les matériaux à traiter par la zone inférieure et à une extrémité de l'en- ceinte pour les évacuer par la zone inférieure à l'extrémité opposée de l'enceinte. 5 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'on introduit les gaz réactifs dans la zone inférieure de l'enceinte de traitement à une certaine distance de l'orifice de déchargement des matériaux et dans le sens du cheminement de ceux-ci pour les évacuer dans la zone inférieure et à l'extrémité opposée de l'enceinte. 6 - Procédé selon la revendication 1, cractérisé- par le fait qu'il est mis en oeuvre sous une pression manométri 2 que de l'ordre de 0,1 à 5 kg/cm2, de préférence de L kg/cm2. 7 - Procéd,é selon la revendication 1, caractérisé par le fait que leshatériaux à traiter sont concassés avant leur introduction dans l'auge animée d'un mouvement d'oscillation, et ce jusqu'à l'obtentIon de grains d'une grosseur d'environ 2 à 20 mm. 8 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il est mis en oeuvre pour la réduction de minéraux contenant de l'oxyde de fer. 9 - Procédé selon la revendication 8, caractérisé par le fait qu'on utilise un gaz réducteur présentant un potentiel réducteur supérieur à 60%. 10 - Procédé selon larevendicztion 9, caractérisé par le fait qu'on utilise un gaz réducteur contenant un composant extracteur de carbone. Il - Procédé selon la revendication 10, caractérisé par le fait que le composant gazeux extracteur de carbone est dosé pour être présent dans une proportion d'un ordre supérieur à 20%, 12 - Procédé selon la revendication 8, caractérisé par le fait qu'il est mis en oeuvre à une température comprise entre 800 et 95000. 13 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait qutil est mis en oeuvre pour la calcination ou pour la désacidification de carbonates, d'hydroxydes et de sulfures. 14 - Procédé selon la revendication 13, pour la calcination de la chaux dans une atmosphère d'air très chaud, caractérisé par le fait qu'il est mis en oeuvre avec de l'air d'une température comprise entre 900 et 15000C. 15 - Appareil pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'enceinte de traitement est conçue sous la forme d'une auge allongée 2, 44, animée d'un mouvement d'oscillation et hermétiquement fermée vers l'extérieur, par cet autre fait que cette auge est équipée au moins à l'extrémité de plusieurs lames transversales 38 superposées et espacées, occupant toute la hauteur de la section transversale à remplir, enfin par le fait que les lames transversales présentent des surfaces de retenue 37 inclinées ascendantes dans la direction du cheminement des matériaux à traiter et que l'arête supérieure de chaque surface de retenue est disposée sensiblement au niveau de l'arête infe- rieure de la surface de retenue de la lame superposée suivante. 16 - Appareil selon la revendication 15, caractérisé par le fait que les lames 38, vues en coupe transversale, présentent un profil coudé comprenant une aile horizontale 39 précédant la surface de retenue dans la direction du cheminement des matériaux. 17 - Appareil selon la revendication 15, caractérisé par le fait que les lames 38 sont agencées pour pouvoir être réglées autour d'un axe horizontal orienté transversalement par rapport à la direction du cheminement des matériaux. 18 - Appareil selon la revendication 17, caractérisé par le fait que chacune des lames 38 est agencée pour pouvoir être réglée séparément. 19 - Appareil selon la revendication 15, caractérisé par le fait que les orifices d'admission et d'évacuation du fluide gazeux sont disposés à proximité du fond aux extrémités de l'auge, l'orifice d'admission étant prévu sur le côté de l'orifice de déchargement des matériaux, tandis que l'orifice d'évacuation est disposé sur le côté de l'orifice de chargement des matériaux. 20 - Appareil selon la revendication 19, caractérisé par le fait que orifice d'admission du fluide gazeux est disposé à une certaine distance du puits de déchargement 6 des matériaux, et que cet orifice d'admission du fluide gazeux est orienté dans la direction de l'orifice de déchargement des matériaux. 21 - Appareil selon la revendication 20, caractérisé par le fait que l'auge présente à proximité du puits de dechargement des matériaux au moins un épaulement en forme de gradin tandis que l'orifice d'admission du fluide gazeux débouche dans l'auge au-dessous de la partie horizontale de l'épaulement et à proximité immédiate de celle-ci. 22 - Appareil selon la revendication 21, caractérisé par le fait que l'orifice d'admission du fluide gazeux est partiellement obstrué par des lames transversales superposées et espacées 54, présentant des surfaces de retenue 56 inclinées ascendantes vers l'arrière pour empêcher le passage des matériaux à traiter. 23 - Appareil selon la revendication 21, caractérisé par le fait que le plafond 34 de l'auge 2 présente également au moins un gradin. 24 - Appareil selon la revendication 21, caractérisé par le fait que les parois latérales 48 de l'auge 44 sont verticales et parallèles entre elles, et-que le plafond 50 est légèrement incliné par rapport au fond 46 et dans la direction du cheminement des matériaux à traiter. 25 - Appareil selon la revendication 15, caractérisé par le fait qu'au moins l'orifice d'évacuation des gaz estéquipé d'-un rideau de fermeture en tôle 28 descendant du plafond de l'auge et s'étendant sur toute la largeur de celle-ci pour s'arrêter à une certaine distance au-dessus du fond de l'auge, et par cet autre fait que l'espace à l'arrière du rideau 2 communique avec un canal 32 destiné à l'évacuation des gaz. 26 - Appareil selon la revendication 25, caractérisé par le fait que l'auge présente un elargissement 30 dans la zone de l'orifice d'évacuation des gaz. 27 - Appareil selon la revendication 20, caractérisé par le fait qu'un conduit d'admission complémentaire du fluide gazeux 42 débouche dans le puits de déchargement 6 des matériaux traités.