La présente invention concerne un engin destiné à la récolte de fruits et légumes tels que des tomates, concombres et oignone murissant simultanément, et comportant des dispositifs éléva- teurs, convoyeurs et séparateurs de produits récoltés. Le consommation des tomates s'est répandue dans le monde entier, et même, gracie à l'industrie des conserves alimentaires, dans des pays où les conditions climatiques en empêchent la culture. La demande croissante de cette denrée de première importance ne peut être satisfaite qu'en appliquant des méthodes de culture hautement mécanisées et en les appliquant sur une grande échelle. Environ soixante dix pour cent du temps de travail consacré à la culture des tomates est pris par la cueillette manuelle de la récolte. C'est l'absence d'une machine de ramassage efficace qui empêche toute diffusion des méthodes de culture sur une grande échelle. Le ramassage mécanisé de n'importe quel produit de jardin murissant continuellement - tomates, concombres, piments -, n'est rentable qu'avec des variétés produisant une quantité suffisante de fruits mtrs presque simultanément. La fragilité des tomates et les pertes importantes constatées avec les machines de ramassage de tomates connues jusqu'à présent, ont obligé à cultiver des variétés ayant une peau plus résistante et des fruits plus volumineux. La diffusion de ces variétés améliorées est cependant très lente et ne concurrence pas encore celle des meilleures variétés des fruits murissant simultanément. Les machines à cueillir les tomates actuellement connues, et principalement celles des Etats-Unis, c'est-à-dire celles de la Société de la Machine Agricole et les machines Elackwelder bien connues, séparent les fruits We leur tige en secouant les plants,. Le principe et la réalisation du dispositif fournissant les secousses sont identiques à ceux qui secouent la paille dans les batteuses. Des mesures et essais de ces dispositifs en cours de fonctionnement ont montré que les pertes, par de tels ramassages, atteignent quinze à vingt pour cent, même dans le cas des variétés moins fragiles déjà mentionnées. Le principal inconvénient à séparer ainsi les tomates par secousses réside dans le fait que les fruits les plus petits et les moins murs ont besoin de'secousses Si importantes que toute une partie des fruits dont le murissement est terminé, ctest-à-dire les meilleurs, sont abimés à force de tomber et de retomber sur le dispositif générateur des secousses. Même en arrondissant les dents de la roue mobile et en la recouvrant d'un revêtement souple, la perte globale ne descend pas en dessous des chiffres déjà cités. Les dispositifs générateurs de secousses équipant les machines à cueillir existantes ont en outre des dimensions importantes et un poids élevé. le problème principal qui se pose dans la cueillette automatisée des tomates est donc de parvenir à réaliser un dispositif de cueillette des fruits permettant le ramassage de tomates de différentes tailles et de degrés de mtrissement variés, pratiquement sans produire de pertes. Cette réalisation devrait en outre permettre une nette diminution du poids et des dimensions de la machine. La machine réalisée conformément à la présente invention résoud ce problème de la cueillette des tomates et autres denrées susceptibles d'être abîmées, en utilisant un jeu de rouleaux comprenant deux rouleaux, ou plus, tournant en sens contraire. On connait le principe de la séparation des produits de la récolte consistant à tirer sur les tiges. En procédant ainsi, des épis de mais, par exemple, sont brisés par les paires de rouleaux tournant deux à deux en sens inverse, la distance entre axes de ces rouleaux étant fixe. On connait également le cas où les paires de rouleaux ont une distance entre axes modifiable en cours de fonctionnement, de manière à s'adapter aux différentes parties des plants tirés. On réalise ainsi par exemple, les paires de rouleaux utilisées généralement dans les machines à monder les grains de maïs ou de blé. Ces machines, de fabrication hongroise ou similaire, sont conçues de telle façon qu'un des rouleaux de la paire est relié à l'autre et commandé par lui, par l'intermédiaire de deux engrenages comportant des dents de longueur importante. Avec une distance entre axes égale à 70 millimètres, un nombre s de dents égal à 10, et un module m = 6,8, ces engrenages permettent un accroissement de 4 millimètres de la distance entre axes. Ces valeurs concernant les dents montrent que le nombre de dents nécessaire dans le cas où l'on veut une distance entre axes plus faible que celle indiquée ci-dessus est incompatible avec le dégagement excessif qui diminue la résistance mécanique des engrenages. D'autres dispositifs de séparation des produits de la récolte, utilisant des paires de rouleaux ou de courroies, comme ceux de la Société de la Machine Agricole américaine et les machines Porter Way, pour la récolte des concombres, sont également connus des élévateurs à courroie transportent les plants directement vers la paire de rouleaux d'arrachage, de sorte que les concombres sont séparés tandis que les tiges passent entre les rouleaux, en raison de le force d'arrachage due aux diamètres plus importants des concombres en contact avec les rouleaux. Ce procédé de séparation des produits ne va pas sans de sérieuses pertes, car beaucoup de produits sont abimés, et ce procédé ne peut donc être utilisé pour la séparation des tomates. Un autre inconvénient d'un tel dispositif consiste en ce que les plants amenés par l'élévateur à courroie ne sont alors maintenus que par une seule paire de rouleaux ou de courroies, ce qui limite les performances de la machine à la capacité de passage d'une seule paire de rouleaux ; la machine a une cadence d'avancement comprise au maximum entre 0,6 et 0,8 kilomètre par heure. Les paires de rouleaux appartenant au dispositif de séparation de concombres décrit par le brevet hongrois NO 156.513 sont commandées par des engrenages coniques distincts portés par un arbre latéral. Hors du fonctionnement, les engrenages commandés sont débrayés des engrenages de commande simplement grâce à la moitié de la variation, d'environ 4 millimètres, de la distance entre axes pouvant être obtenue avec ce dispositif. Lorsqu'ensuite les tiges sont tirées, les rouleaux s'écartent et le coefficient de contact des engrenages cloniques se trouve accru. Elalgré la variation limitée de sa distance entre axes, le dispositif ci-dessus convient lorsqu'il s'agit de tirer les tiges de concombres relativement peu volumineux et subissant une faible compression ; et, comme les tiges sont prises par plusieurs paires de rouleaux simultanément, le dispositif se révèle être plus avanta geux que ceux décrits précédemment, compte tenu de la capacité de passage. Ce dispositif ne convient pas lorsqu'il s'agit de tirer de façon continue des tiges plus épaisses comme celles des plants de tomates ou celles de plants à tiges dures, car un espace de huit à douze millimètres entre les rouleaux est alors nécessaire , ce qui signifie que les engrenages coniques doivent être écartés de quatre à six millimètres. Avec une commande par engrenages coniques, la composante qui s'exerce perpendiculairement à l'axe des rouleaux agit dans le sens du rapprochement des rouleaux et empêche qu'on puisse tirer des tiges épaisses ; le dispositif ne convient donc pas, par exemple, pour la cueillette des tomates. Dans la machine réalisée conformément à la présente invention, la distance entre l'élévateur des produits et les rouleaux séparateurs est plus grande que la plus grande longueur de plants de tomates convenant pour le ramassage mécanique. L'angle de présentation et la distance entre l'élévatevr de produits et les rouleaux séparateurs sont réglables, de façon à pouvoir s'adapter aux caractéristiques des produits alimentant la machine. L'élévateur de produits de la machine réalisée conformément à la présente invention ne fait pas avancer les plants directement vers les rouleaux séparateurs ; les plants se déplacent dans l'espace où se fait la cueillette, sous 11 effet de la vitesse propre qutils ont acquise et sous celui d'un courant d'air envoyé dans le plan des rouleaux, et ceci suivant une trajectoire balistique. Suivant les différentes masses en jeu, les feuillages, etc... les plants sont, à leur arrivée près des rouleaux séparateurs, envoyés dans un plan vertical. En raison de leur trajectoire mentionnée ci-dessus, leur composante de vitesse perpendiculaire au plan des rouleaux varie environ entre 0,1 et 0,3 mètre par seconde, de sorte qu'ainsi les rouleaux sont à peine effleurés.Les paires de rouleaux aggrippent les tiges des plants et les accélèrent jusqutau point ou les fruits sont séparés, sous l'effet de leur propre inertie, avant d'avoir pu entrer en contact direct avec les rouleaux. Le point jusqu'où l'accélération est nécessaire varie suivant la résistance des tiges et suivant les masses soumises à l'accélération. D'après les résultats des mesures et des tests, pour réaliser la séparation de petites tomates vertes de dureté Shore d'environ 60 à 650 et de diamètre environ soixante millimètres, à l'aide de rouleaux recouverts de caoutchouc, une vitesse comprise entre 800 et 1 200 tours par minute est nécessaire. La conception des jeux de rouleaux séparateurs de produits conformes à la présente invention est essentiellement caractérisée par l'absence de liaison mécanique entre les rouleaux travaillant ensemble, et aussi par le fait que la distance entre les axes des engrenages commandant le balancement latéral alternatif, au passage des tiges, ne varie pas. La conception de cette commande a été conçue de manière que la force périphérique agissant sur les engrenages de commande du balancement des rouleaux voie son action s'exercer dans le sens de l'écartement du rouleau en cours de balancement. Cela favorise le passage des tiges entre les rouleaux. Comme la force périphérique augmente en fonction de la force de frottement qui apparat, l'écart entre les rouleaux augmente, cette action étant obtenue en s'opposant par exemple à la force d'un ressort. L'un des rouleaux qui travaillent ensemble est monté à l'intérieur de roulements fixes, l'autre rouleau est porté par des pièces de basculement montées sur un autre arbre, lui-meme monté à l'intérieur de roulements fixes. Cela permet le mouvement de balancement du second rouleau par rapport au premier rouleau porté par les roulements fixes, ce mouvement d'éloignement stopposant à la force de rappel réglable du ressort. L'intervalle entre le rouleau fixe et le rouleau basculant et l'amplitude maximale du basculement sont réglables de fa çon à pouvoir s'adapter aux caractéristiques des produits concernés. Le revêtement des rouleaux séparateurs est réalise en matière souple et se présente de préférence sous la forme d'un anneau mis en place sur l'arbre, et par conséquent amovible, dont les surfaces de travail sont bien lisses ou dont les irrégularités sont bien polies. Pour manipuler des denrées moins fragiles, telles que les oignons, on peut utiliser des rouleaux en acier ou en tout autre matériau rigide. Les revêtements souples des surfaces des rouleaux, particulièrement à ltendroit des polissages, subissent une usure importante. Certains corps solides, ou des tiges de plants dures, peuvent les endommager à un point tel que certaines des pièces ont besoin d'un remplacement immédiat. C'est dans cette optique que les demi-essieux des rouleaux sont reliés aux demi-essieux de commande, faisant saillie hors du carter, par l'intermédiaire de pièces de liaison débrayables (par exemple des manchons de liaison pouvant se déplacer le long de l'axe). En position de débrayage des pièces, l'un quelconque des rouleaux peut être retiré sans que cela concerne en quoi que ce soit le dispositif de commande et les roulements. Le dispositif de séparation de produits conforme à la présente invention peut être disposé de telle façon que les rouleaux soient presque perpendiculaires à l'axe longitudinal de la machine, ou que leurs projections horizontales soient presque parallèles à l'axe longitudinal. Les fruits qui poussent sur les tiges les plus basses des variétés de tomates conviennent encore pour un ramassage mécanisé Si les fruits mùrs pendent au dessus du nIveau du sol. Mais la meilleure part des concombres repose sur le sol. Les tiges de ces produits doivent être coupées en dessous du niveau du sol pour éviter au produit d'être abimé. L'adaptation à la profondeur de coupe - en suivant la forme de la surface du sol - est obtenue, avec les machines actuelles, en utilisant des roues porteuses se déplaçant dans les traces des roues motrices de l'engin, en dehors de la partie cultivée. Les différences de niveau entre la surface de la bande cultivée et les traces des roues sont variables en fonction des déplacements longitudinaux ou transversaux. Comme les roues porteuses suivent exactement les traces des roues motrices, le dispositif de coupe pénètre dans le sol, tan t3t profondément, tantôt moins profondément. Dans le premier cas, la résistance du sol est grande, ce qui raccourcit le temps de service du dispositif et a pour résultat que beaucoup de mottes de terre sont apportées dans la machine par le dispositif élévateur ; dans le second cas, le dispositif de coupe abat partiellement les plants, mais endommage également les produits. La machine réalisée conformément à la présente invention comprend un mécanisme hydrostatique de cotr3le de profondeur, dont un détecteur palpe la surface de la bande de terrain cultivée et adapte alors à la valeur optimale, pendant tout le temps de fonctionnement, la profondeur de coupe des tiges. Le dispositif permettant de "suivre" le sol peut être relié à l'équipement hydraulique du moteur principal ; son système de circulation est conçu de façon que, de lui-même, il puisse ramener le dispositif de coupe des tiges vers le haut, en position de transport, ainsi que l'élévateur des produits. Un convoyeur à courroie pratiquement horizontal et un élévateur, incliné par rapport à l'horizontale, amènent les produits qui ont été séparés jusque dans la machine, puis jusqu'à son dispc- sitif de tri, et jusqu'à une sorte de magasin de réception situé sur la machine même ou jusqu'à un véhicule se déplaçant à c3té de la machine. On peut mettre en oeuvre, avec ces convoyeurs, une technique de récolte comportant deux phases possibles de travail, lorsque le convoyeur à courroie transversale assure la liaison avec une glissière située à l'extrémité opposée à l'élévateur incliné, et lorsque le sens de transfert est réversible. La machine nettoie partiellement et trie les produits (par exemple des oignons) qui ont été arrachés, lors de cette première phase de travail. Au cours de la seconde, la machine, progressant plus vite, ramasse l'andain, nettoie mieux les produits ramassés et rejette les tiges ; puis, grâce à l'élévateur, les produits passent dans le magasin de réception situé sur la machine ou sur un véhicule distinct destiné à cela. Le dispositif de commande de la courroie transversale et de 11 élévateur incliné est conçu de telle façon que, pendant le ramassage des produits, la commande de 11 élévateur incliné est débrayée puis remise en circuit quand l'inversion de fonctionnement se produit. La présente invention sera décrite plus en détail à l'aide d'un mode de réalisation représenté schématiquement, et à titre d'exemple non limitatif, dans les dessins ci-zoints dans lesquels : - la figure 1 est une vue de profil d'un mode de réalisation possible de la machine selon l'invention, - les figures 2 et 3 représentent un autre mode de réalisation des rouleaux séparateurs de produits, respect vement en vue du côté commande et en vue longitudinale dans un plan vertical, - la figure 4 représente un mode de réalisation possible du dispositif suiveur de la figure 1, en vue de côté, - les figures 5 et 6 représentent le convoyeur à courroie transversale et l'élévateur incliné de la figure 1, respectivement en coupe longitudinale et en vue de dessus, Des disques 1 ou tout autre dispositif connu de coupe de tiges assurent la coupe des tiges de plants au dessous du niveau du sol, ou leur arrachage (dans le cas des oignons par exemple). Les élévateurs de produits 2 et 3 amènent les plantes jusqu'aux rouleaux séparateurs 4. Les paires de roaleaux qui ont des sens de rotation opposés tirent les tiges des plants ; celles ci sont ensuite convoyées à l'aide du dispositif à vis 8, puis tombent du côté droit de la trace des roues. Le convoyeur 5 à courroie transversale amène les produits qui ont été séparés dans le magasin de réception de l'élévateur incliné 6. Lorsque le ramassage se fait en deux phases (dans le cas des oignons, par exemple), le sens de la courroie peut être inversé pour que, dans la première phase, la machine rejette les produits le long de la bande de terre cultivée, à travers la glissière 7. En cours de fonctionnement, la profondeur réglable h2 de pénétration du coupeur de tiges 1 est déterminée par les roues porteuses 9 reliées aux cylindres hydrauliques commandés par la soupape réversible 11, cette dernière étant à son tour commandée par le dispositif 10 "suiveur" du sol. Le circuit hydraulique est relié à l'équipement hydraulique du moteur principal, par l'intermédiaire des conduits "ast et "b". Tant que la distance h1 entre les roues porteuses 9 qui se déplacent dans les traces des roues motrices, et le dispositif "suiveur" 10 qui suit fidèlement la surface de la bande de terre cultivée, ne varie pas, le fluide qui arrive par le conduit a peut librement traverser la soupape réversible 11 et revenir vers le réservoir par le conduit "b". Mais si la différence de hauteur entre les roues porteuses et la bande de terre cultivée varie, le dispositif suiveur 10 fait venir la soupape réversible il dans une position qui n'est plus la position zéro et dans laquelle le fluide gagne la partie supérieure des cylindres de travail 12 qui sont alors reliés à l'échap- pement, ceci jusqu'à ce que la profondeur h2 de coupe des tiges ait atteint la valeur convenable. Le dispositif 1 de coupe des tiges et le dispositif de réglage de la profondeur, qui comprend principalement les pièces 9, 10, 11 et le et l'élévateur de produits 2, sont montés sur une armature commune 15, cette dernière étant libre de se déplacer autour de leessieu 14. Les cylindres de travail (les cylindres hydrauliques 13) qui soulèvent l'armature 15 et, en même temps, le dispositif 1 de coupe des ;tiges, sont reliés au conduit de retour '!b' avant inversion de la soupape, car celle-ci reste en position libre pendant le fonctionnement. Le conducteur de l'engin peut soulever l'équipement pour le faire venir en position de transport, en inversant ae sens d'éoou- lement du fluide du dispositif hydraulique dans les conduis a et "b" : le fluide qui arrive par le conduit b dans la partie inférieure du cylindre hydraulique 17 soulève du sol le dispositif de coupe des tiges. Le dispositif suiveur 10 prend sa position la plus basse, la soupape réversible Il établit la liaison entre les parties inférieures des cylindres 12 et le conduit b d'une part, et entre les parties supérieures des cylindres et le conduit saut' d'autre part, grâce à quoi les roues porteuses 9 viennent dans leur position la plus haute. Après un tour complet, lorsque l'engin est revenu en position pour la rangée suivante, on change le sens du cycle du circuit hydraulique pour reprendre la position de fonctionnement ; le dispositif de coupe des tiges et icelui de commande de la profondeur de coupe redescendent sous l'effet de leur propre poids Jusquzau niveau du sol, en s'opposant à la force de rappel vers le haut d'un ressort télescopique 17 situé sur l'armature 16 de la machine. Lorsque lten- gin se déplace, le dispositif de coupe des tiges pénètre dans le sol Jusqu'à la profondeur convenable. Les figures 2 et 3 représentent un autre mode de réalisation des rouleaux séparateurs de produits, vus d'une part du côté de la commande, et d'autre part suivant leur axe longitudinal et dans un plan vertical. L'arbre principal 1 agit sur la commande 19 montée sur le support 18 par l'intermédiaire de 11 essieu du rouleau 21 situé le plus au fond et monté dans des roulements fixes. Les autres rouleaux 21 portés par des roulements fixes sont commandés par les engrenages 22, 23. La puissance est transmise à l'arbre de commande 20 par l'intermédiaire de la chaine 24. Les engrenages 25 portés par des roulements fixes s'engrènent d'une part avec les engrenages 26, et commandent d'autre part des engrenages 28 portés par des pièces de liaison 27 montées sur des roulements portés par les essieux des engrenages 28. Les engrenages 28 et les rouleaux basculeurs 32 montés sur leurs essieux peuvent se déplacer suivant une certaine course limitée par des butées 29 et 30 réglées de façon à convenir à l'épaisseur des tiges arrivant dans le sens indiqué par les flèches, le déplacement en question se faisant en opposition à des ressorts réglables travaillant à la traction. Les parties d'essieux 33 des engrenages 22 montés dans les roulements fixes, et les engrenages 28 dont les roulements sont montés sur les pièces de liaison 27, font juste saillie des boîtiers d'engrenages 19 et 20, et peuvent être reliées aux essieux des rouleaux 21 et 32 par l'intermédiaire de manchons de liaison escamotables 34. La figure 4 représente un mode de réalisation possible du dispositif "suiveur" 10 (en vue de côté). L'axe 36 est monté dans un roulement 35 fixé sur l'armature 15. La profondeur h2 de coupe des tiges se règle en tournant l'écrou 37. La partie inférieure de l'axe 36 est en forme de fourche ; la pièce de liaison 39 est mobile autour du pivot 38. L'extrémité inférieure de la pièce mobile 39 est également en forme de four che ; cette forme de fourche permet l'adaptation du disque 40 de coupe des tiges ; un moteur hydraulique 41 fait tourner le disque dans le sens opposé à celui dans lequel s'exerce le couple dû à ia résistance du sol. La pénétration dans le sol du disque 40 de coupe des racines est limitée par deux patins disposés de part et d'autre de lui. Be disque 40 de coupe des racines n'est pas excessivement tranchant, et de petits morceaux des produits ramasses (par exemple des concombres) ne peuvent tomber entre ses dents, car le disque se charge de les repousser sur le côté. Les tiges sont saisies dans les rainures des dents et, par un double effet de cisaillement, le dispositif les coupe lorsqu'elles passent entre les sections droites des patins 42. Un ressort maintient le galet de la tige coulissante 44 de la soupape réversible 11 en contact permanent avec la came 43 fixée sur la pièce de liaison 39 (voir aussi la figure 1). La came 43 est conçue de façon que le déplacement angulaire de la pièce de liaison 39 corresponde, pendant le fonctionnement, à la longueur de la course de la tige coulissante de la soupape réversible. Lorsqu'elle est complètement sortie du sol, la pièce de liaison 39 vient porter contre la butée 45, sous l'effet de son propre poids et également sous l'action du ressort 46. Pour mettre le dispositif '7suiveur" hors service (par exemple lorsque l'andain à ramasser est constitué d'oignons), on met le ressort 46 hors service, et le dispositif peut entre remonté autour du pivot 38 (dans le sens indiqué par la flèche sur la figure 4), puis fixé par des moyens mécaniques. Le contour du sol est alors suivi par des moyens classiques (voir la figure 1), à l'aide des roues porteuses 9. Dans ce mode de fonctionnement, cependant, la variation de proton deur n'a aucune importance. Les figures 5 et 6 montrent l'utilité et les rapports du convoyeur à courroie transversale 5 et de l'élévateur incliné 6, en section longitudinale et en vue de dessus. L'arbre de sortie de l'engrenage réversible constitue' de préférence par des engrenages coniques bien connus ne portant pas de numéro de référence sur les figures, assure directement la commande du convoyeur à courroie transversale 5, conformément au sens de rotation choisi. De là, une chaîne transmet cette commande à la roue dentée fixée sur l'arbre inférieur de l'élévateur incliné 6 ; un dispositif d'embrayage à roue libre permet de ne transmettre le couple que 2ors- qu'on est dans le sens correspondant au sens de transport de lteléva- teur. L'ensemble de ce dispositif aboutit à ce résultat que, dans la position "I" de l'engrenage réversible, la courroie transversale 5 amène les produits dans le magasin de l'élévateur incliné 6 et, que, dans la position "Il" de l'engrenage, elle fait venir les produits dans la glissière 7 qui dépose l'andain. Dans ce dernier cas, il n'y a plus de commande de l'élévateur incliné 6. Lorsque l'engrenage réversible est remis en position "0", la commande ne s'établit plus, et l'on peut, soit se livrer, dans le champ même, à de petites réparations, soit nettoyer la machine. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisations ci-dessus décrits et représentés. On pourra, au besoin, recourir à d'autres modes et à d'autres formes de réalisation sans pour cela sortir du cadre de l'invention. R E V E N D I C A 2 I O ii S 10) Engin destiné à la récolte de fruits et légumes tels que des tomates, concombres et oignons mûrissant simultanément, et comportant des dispositifs élévateurs, convoyeurs et séparateurs de produits récoltés, engin caractérisé en ce qu'il comprend un jeu de rouleaux (4) destiné à la cueillette, ce jeu de rouleaux comportant, à l'opposé du dispositif d'alimentation, une pente dirigée dans le sens de fonctionnement du dispositif, et recevant tous les produits qui sortent de l'élévateur de produits suivant une trajectoire balistique, afin d'en accélérer les tiges, le jeu de rouleaux comprenant au moins deux rouleaux de séns de rotation contraires, l'un des deux étant monté dans des roulements fixes et l'autre dans des roulements (21, 32) basculants ayant une position presque perpendiculaire à l'axe longitudinal de l'engin, horizontal ou s'inclinant légèrement dans le sens de fonctionnement du dispositif, les axes de rotation lui étant pratiquement parallèles par leurs projections horizontales, et des engrenages distincts (19, 20) de transmission de puissance aux rouleaux étant situés respectivement dans des dispositifs fixes et basculants. 20) Engin selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend des engrenages (25) montés dans des roulements fixes pour commander les rouleaux basculants (32) des paires de rouleaux travaillant ensemble du dispositif séparateur de produits, par l'intermédiaire d'engrenages (28), et en ce qu'il comprend aussi des pièces de liaison (27) servant à définir la distance entre les axes, l'écart entre les rouleaux et la course maximale du rouleau basculeur (52) étant limité par les butées (29) et (30). 30) Engin selon lune quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le sens de transport permis par le convoyeur transversal 5 est réversible de telle façon que le convoyeur fait venir les produits dans le magasin de 1' élévateur ou dans la glissière (7) déposant l'andain, la commande de l'élévateur étant débrayée pendant cette dernière phase de fonctionnement. 40) Dispositif de commande de profondeur de coupe de tiges, destiné à l'engin selon la revendication 1, dispositif caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif "suiveur" 42 lui permettant de "suivre" le contour de la bande de terre cultivée, et un disque (40) de coupe des tiges tournant en sens opposé de celui de l'avance. 50) Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce qu1il comprend une pièce de liaison (39) et une came (43) qui suit le déplacement angulaire de la pièce de liaison et commande la soupape réversible (11).