L'invention concerne un nouveau procédé de fabrication d'une doublure perméable du cuir de chaussures. Jusqu'ici la doublure d'un circuit pour chaussures a été exécutée par le procédé suivant. On revit une surface de tout matériau pour doublure tel que des tissus de coton, du cuir, des cuirs synthétiques ou annloguea avec une colle au caoutchouc (adhésifs) et l'on revit aussi lten- vers d'un cuir pour chaussures avec une colle au caoutchouc (adhé- sifs), puis, après séchage, on fait adhérer entre elles ces surfaces de revêtement en les pressant après les avoir superposées. Selon cette technique comnie, il se forme une couche intermédiaire d'un revêtement de caoutchouc, formée entre le cuir pour chaussures et le matériau de doublure. Comme cette couche interme- diaire de revêtement de caoutchouc formée par cette technique nta pas ou nta que peu de perméabilité - même si le cuir pour chaussu- res, à savoir les cuirs, les cuirs synthétiques ou analogies POscb- dent une bonne perméabilité naturelle -, les chaussures pourvues d'une telle doublure peuvent causer de la transpiration et donner à ltusage ce qu'on appelle un état de "moniteur" ou, comme on le sain, donner ce que appelle le "pied d'athlètes" ou des affections de la peau. L'état de "moiteur" dans les chaussures est inconfortable. En été, parficulièrement, on porte couramment des chaussures en ouir perforé ou celles dites chaussures à mailles, pourvues dtune structure en réseau faite avec un cuir en lanières tissé. suivant le procédé habituel, il est nécessaire d'exécuter les stades suivants t - Revoter l'envers du cuir pour chaussures avec des adhésifs (colle au caoutchouc), sécher, recouvrir d'un matériau de doublure enrobé, presser pour faire adhérer. Un tel tra vail peut Outre motteux et prendre beaucoup de temps. En outre, le toluène, le n-hexane ou l'huile volatile pour caoutchouc, contenus dans les adhésifs (colle au caout- chouc), peuvent Entre dangereux pour la santé et, en raison de leur inflammabilité, constituer un danger d'incendie. De fait, il est connu que des incendies ont éclaté en raison de leur présence. Selon l'invention, S1 il n'y a pas formation de couche de caoutchouc dans la doublure, et la perméabilité du tissu de coton orignal ou analogie peut n'être Jamais affectée ou entre peu. La présente invention concerne donc un nouveau procédé de fabrication d'un matériau de doublure du cuir de chaussures, sans formation d'une couche intermédiaire de caoutchouc, qui consiste à disperser des particules de résine thermotusible sur une couche d'un matériau pour doublure tel que tissus de corton, tissus de fibres courtes, étoffes non-tissées, cuirs naturels, cuirs synthétiques ou analogues, à raison environ 30 g à environ 200 g de résine par mètre carré de surface de doublure, à chauffer les particules de résine avec une plaque ou un cylindre chauffant ou des combinai- sons de ces appareils, placée Bous la surface de l'étoffe, ou à chauffer cette surface avec une plaque chauffante placée au-dessus dtelle et simultanément avec des éléments chauffants à rayons infra~ rouges placés au-dessus de la surface de l'étoffe, et, lorsque les particules de résine fondent et adhbrent à la surface de l'étoffe en forme hémisphérique, à retirer la surface, ainsi resEtue de la zone de chauffage pour la laisser refroidir. Si l'on emploie une plaque chauffante placée sous la sur- face et un élément chauffant auxiliaire à rayon intraro%ge8 placé aurdeagua de celle-ci, on ne cherche pas à fondre uniformément toute la surface des particules ni à en venir à fondre les particules à partir du haut. Si toute la surface des particules venait à fondre uniformément, les parties fondues des particules de résine peuvent pénétrer trop profondément dans 1' étoffe et les parties restantes de oes particules seraient, à la surface de l'étoffe, en trop petites quantités pour obtenir la liaison satisfaisante voulue. Si les particules de résine sont trop fondues, les particules obtenues seront devenues trop plates pour permettre à la doublure de posséder une bonne perméabilité. Lorsqu'on emploie des éléments chauffants auxiliaires audessus de la surface avec un élément chauffant sous oelle-c4, les calories de chauffage rayonnées par l'élément inférieur seront plus importantes que celles provenant des radiateurs supérieurs.Si les calories rayonnées par les radiateurs supérieurs sont, au contraire, plus importantes que celles de l'élément inférieur, les parties in, férieures des particules de résine au contact de la surface de l'étoffe de doublure ne fondront pas assez pour adhérer à la surfa- ce de l'étoffe, et, lors du transfert d'un tissu encollé ou lors de la coupe, les particules de résine tomberont de la surface. test pourquoi il importe de chauffer suffisamment les parties inférieures des particules de résine pour qu'elles adhèrent à la surface de la doublure, et il est préférable de chauffer la partie supérieure de chaque particule de résine pour qu'elle se trouve à l'état encore non-fondu ou peu fondu. Toutes les fois où on chauffera avec une plaque chauffante inférieure et des radiateurs infrarouges supérieurs, ou avec une plaque ou un cylindre chauffant inférieur ou des combinaisons de ceux-ci, une température de chauffage adéquate peut outre comprise entre environ 180 C et environ 240 c. 9ur une étoffe de doublure fabriquée suivant le procédé de la présente izrvention, aucune libération de gaz ne se produit puisqutelle ne contiens pas de solvant, et elle est inoffensive pour la santé et donne toute sécurité pour prévenir un incendie. Dien mieux, le procédé de l'invention neige pas de revêtir ltenvers d'un cuir pour chaussure avec des adhésifs pour réaliser une doublure. thi matériau de doublure fabriqué par ce procédé peut être déposé sur l'envers du cuir pour chaussures et on l'y fait ensuite adhérer par un repassage à environ 14000 - 16000 de 2 à 4 secondes. La résistance de la liaison obtenue avec la doublure de l'invention est plus grande que celle de la colle au caoutchouc courante . Suivant le procédé de l'invention, on peut appliquer à la surface dtune doublure, telle qu'un tissu de coton, cuir et tissu non-tissé, une résine thermofusible quelconque, telle que polymmides, polyéthylène, copolymère d'éthylène vinyl-acétate, polyesters saturées, copolymères d'éthylène et d'acide acrylique et autres résines ayant un point de fusion inférieur à 200 C. Mais les résines ayant un point de fusion de oeoc à 1400C sont préférables pour ltexecu- tion du procédé. Les exemples suivants vont maintenant illustrer le procédé de l'invention. Exemple I On disperse des particules de copolymères vinyl-acétate, en particules passant au tamis entre 40 et 20 mailles, sur la surface d'un tissu (coton n 36), à travers un tamis, à raison de 30 g à 300 g par mètre carré de surface, et l'on chauffe ces particules avec une plaque chauffante placée sur le cêté inférieur de la sur- face de la doublure. Si l'on applique simultanément des radiateurs infrarouges auxiliaires placés au-dessus de la surface du tissu, les particules de résine pourront fondre plus rapidement. Il est préférable de donner à la plaque chauffante une tem, pérature d'environ 180 C à 2200C et d'assurer une durée de chaut- dage d'environ 4 à 10 secondes, lorsqu'on opère avec des radiateurs supérieurs et une plaque chauffante inférieure. En appliquant une telle température pendant une telle période de chauffage, les par ticules de résine fondent et adhèrent à la surface du tissu en forme hémisphérique. Exemple 2 On disperse des particules de résine polyamide p.f. 11009, de dimensions inférieures au tamis de 30 mailles sur la surface d'un tissu pour doublures (tissu de coton n036), à raison d'environ 80 g par mètre carré de surface et l'on chauffe ces particules avec une plaque chauffante inférieure, à 220 C et des radiateurs infrarouges auxiliaires Supérieurs Après un chauffage de 8 k 12 secon- des, les particules de résine fondent et adhérent sur la surface du tissu sous forme hémisphérique.On retire ensuite le tissu, ainsi revêtu, de la région chauffée et on le laisse refroidir; Exemple 3 On disperse des particules de résine polyamide p.f. 110 C, de dimensions inférieures au tamis de 30 mailles sur la surface d'un tissu pour doublure (tissu de coton n036) à raison d'environ 90 g par mètre carré de surface. la température de la plaque chauffante inférieure est d'environ 240 C. Après un chauffage de 7 à 10 secondes, les particules de résine fondent et adhérent sur la surface sous forme hémisphérique.On retire alors le tissu, ainsi revêtu, de la zone de chauffage et le laisse refroidir Exemple d'eseai 1 Tandis que la résistance de la liaison entre un cuir pour chaussures et un tissu de coton (n036) que l'on fait adhérer avec de la colle au caoutchouc courante, révèle une force adhésive à l'arrachement de 2,5 kg pour 24 mm de largeur, la résistance de la liaison que donne un tissu produit suivant l'invention, en utilisant un repassage à chaud, donne une force adhésive à l'arrachement bé 3,2 kg pour 24 rmn de largeur. La perméabilité à air a été déterminée par la méthode décrite dans JIS P 8117 (méthode de l'essai de perméabilité pour le papier) Dans cet vessai, on détermine le temps nécessaire pour faire passer 100 cm3 dtair par un orifice circulaire de 0,5 cm de diamètre Dans cet essai, le temps nécessaire est avec un tissu de coton 9 À (tissu original) de 8 secondes t avec un tissu de coton 2 9 A saupoudré de 70 g de particules de résine par m produit selon le procédé de l'invention, ce temps est de 9 secondes, tandis qu'avec ce tissu enduit d'une colle au caoutchouc naturel, il est de 305 secondes, Âvec un tissu de coton original (n036), la durée nécessaire est de 28 secondes ; avec un tissu pour doublure produit par le procédé de l'invention et saupoudré de 70 g de particules de résine par mètre carré de surface, il atteint 33 secondes et avec le même tissu enduit de colle au caoutchouc naturel, il atteint 400 secondes. Les résultats de ces essais indiquent qu'un matériau pour doublure, produit selon le procédé de l'invention, possède une perméabilité excellente. Le matériau pour doublure, produit selon l'invention, pos- sède de bonnes perméabilités è l'air et à Ithumidité, et son rétré cassement est extrêmement faible. Comme il ne se forme pas une peau de revêtement sur le matériau, il apparat que la doublure ne rétrécit que faiblement après qu'on a retiré la forme utilisée pour fabriquer les chaussures. Au contraire, comme l'enduit de colle ou de latex de caoutchouc rétrécit fortement, un cuir mince de 0,5 à 0,8 mm d'épaisseur, tel que de la peau de chevreau ou de veau, ne peut résister à la force de rétrécissement du revêtement de caout chouc, et des rides peuvent survenir sur le dessus de la surface du cuir pour chaussures. Les chaussures portant une doublure suivant l'invention, peuvent être faites de façon à être souples et êtrre très confortables à porter. Bien entendu, ltinvention n'est pas limitée aux exemples de réalisation ci-dessus décrits et représentés, à partir desquels on pourra prévoir d'autres modes et d'autres formes de réalisation, sans pour cela sortir du cadre de l'invention. R s V B N D I C A 2 I 0 N S 10) Procédé pour la fabrication d'une doublure perméable de cuir pour chaussures, caractérisé en ce qu'on disperse des particules de résine thermofusible sur la surface d 'un matériau choisi dans le groupe constitué par les tissus de conton, les tissus de fibres coupées, les étoffes non-tissées, les cuirs naturels, les cuirs synthétiques et analogues, à raison d'environ 30 g à environ 200 g par mètre carré de surface, et chauffe cette surface avec une plaque chauffante placée au-dessous de la surface du tissu et avec un radiateur à infrarouges auxiliaire placé au-dessus de la surface du tissu, pour fondre et faire adhérer ces particules sur la surface du tissu sous une forme hémisphérique, et en ce que l'on retire ensuite la pièce revêtue de la zone de chauffage pour la laisser refroidir. 20) Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la résine thermofusible est choisie dans le groupe constitué par les cop olymères éthylène-vinyl-acétate, polyamides, polyéthylO- nes, polyesters saturés, et copolymères éthylène-acide acrylique. 30) Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la température de chauffage de la plaque chauffante, est com- prise entre environ ioeoc et environ 22O0C. 40) Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les particules de résine thermofusible ont des dimensions qui leur permettent de passer au tamis de 40 à 20 mailles. 5 ) Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'on chauffe la doublure avec une plaque ou un cylindre chauf- fant, placé sous a surface de l'étoffe, ou avec une combinaison de ces deux appareils, pour fondre et faire adhérer la résine sur la surface de 1 'étoffe sous forme hémisphérique, puie retire la surface de l'étoffe de la zone de chauffage pour la laisser refroidir. 60) Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en oe qu'on choisit la résine thermofusible dans le groupe constitué par les copolymère s éthylène-vinyl-acétate, polyamide s, polyéthylènes, polyesters saturés et copolymères éthylène-acide acrylique. 70) Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce que la température de chauffage de la plaque ou du cylindre chauffant ou de leur combinaison est comprise entre environ 1800C et environ 240 c. 80) Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce que les particules de résine thermofusible ont des dimensions qui leur permettent de passer au tamis à 40 - 20 mailles