La présente invention concerne la xérographie en couleur et plus particulièrement les méthode et appareil de contrôle sélectif de développement dans un appareil de reproduction en couleurs. En xérographie courante, un membre photosensible consis-5 tant en une couche photoconductrice et en un appui conducteur, est d'abord uniformément chargé, puis la surface de plaque chargée est exposée à une image de lumière du sujet original à reproduire. Sous l'influence de l'image de lumière, les plages de la surface photoconductrice frappées par cette lumière deviennent conductri-10 ces, et dissipent ainsi sélectivement la charge, de manière à produire une image électrostatique latente correspondant au sujet original. L'image électrostatique est en général rendue visible par la mise en contact des plages d'image fortement chargées, avec une poudre de marquage électroscopique, finement divisée et de 15 charge opposée. Les plages à haute concentration de charge sont enregistrées comme des images à haute densité de toner, alors que ces plages de charge proportionnellement plus faible, le sont comme des images moins denses. Après développement, les images poudreuses sont normalement transférées sur un matériau de support 20 définitif, du papier par exemple, et y sont fixées pour former un enregistrement permanent de l'original. Tel que nous le savons, la xérographie peut s'adapter à la production de copies en couleurs, en modifiant d'une certaine manière le procédé de base. Dans une telle technique, le membre 25 photoconducteur chargé est séquentiellement exposé à une série de sélections de couleurs de l'original, pour former une pluralité d'images électrostatiques latentes. Chaque image séparée de couleur est ensuite développée avec un matériau toner (pigment organique) complémentaire, c'est-à-dire, un matériau révélateur conte-30 nant un colorant qui est le complément soustractif de la couleur superposant les images en alignement sur une feuille de support. La fidélité de la copie finale produite par cette technique dépend dans une large mesure, de la facilité de mélange ou de combinaison des colorants soustractifs, lorsqu'ils sont assemblés, pour 35 réfléchir les couleurs de l'original. Jadis, en raison de la non sélectivité de la plupart des systèmes de développement, il était extrêmement difficile d'appliquer des toners d'une couleur sur les plages imagées appropriées, sans souiller les autres plages d'image avec du matériau coloré sous forme de particules indésirables, ^0 réparties au hasard. 71 1895.1 2 2092153 C'est pourquoi un principal objet de cette invention vise à améliorer la xérographie en couleur. Un autre objet de cette invention est de surmonter les limitations rencontrées dans la procédure xérographique en cou-5 leurs. Un objet supplémentaire de cette invention est de reproduire très fidèlement une copie en couleur à partir d'un original multicolore, en contrôlant sélectivement le développement dans un système xérographique en couleurs. 10 Un autre objet de cette invention consiste à contrôler le développement de fond dans un système xérographique en couleurs Ces objets et d'autres sont atteints par la présente invention, qui fournit un appareil de reproduction xérographique capable de reproduire les couleurs déterminées d'un original mul-15 ticolore, tout en empêchant simultanément la reproduction des autres couleurs. Cet appareil comporte un moyen pour formuler une' image de lumière séparée de sa couleur de l'information d'entrée originale dans une zône spectrale déterminée contenant les couleurs choisies, un moyen d'exposition d'une surface photoconduc-20 trice, chargée à l'image de lumière sélectionnée, en couleur, pour enregistrer l'information d'entrée des couleurs choisies, comme des images électrostatiques à/ou autour d'un premier niveau de charge du photoconducteur, et pour enregistrer toute autre scène d'entrée contenant les autres couleurs, telles des images électro-25 statiques à/ou sous un second niveau de charge du photoconducteur, un moyen de développement capable de faire passer le matériau révélateur électroscopique entre la surface photoconductrice et l'électrode, puis un moyen de polarisation associé à l'électrode, pour application à cette dernière d'un potentiel, entre les premier 30 et second potentiels de charge rencontrés sur la surface photoconductrice et d'une polarité permettant le développement de la scène d'entrée enregistrée contenant les couleurs choisies, et empêchant simultanément le développement de toute autre scène d'entrée enregistrée. 35 D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre de plusieurs exemples de réalisation et en se référant aux dessins annexés, dans lesquels: La Figure 1 est une perspective d'une machine automati-40 que de reproduction xérographique incorporant les caractéristiques 71 18951 3 2092153 de la présente invention. La Figure 2 est une élévation latérale plus détaillée du système d'exposition employé dans la machine illustrée en Fig.l, et montrant en détails le montage mobile de l'objectif supportant 5 le mécanisme du filtre de sélection. La Figure 3 est une vue frontale agrandie du mécanisme du filtre de sélection illustré en Fig.2, des portions en sont arrachées pour illustrer plus clairement le mécanisme de mise en action du filtre. 10 La Figure 4 est une vue, en plan, du carter de montage de l'objectif et du filtre illustrés en Fig.2. La Figure 5 est une élévation latérale agrandie d'un des dispositifs développateur employé dans la machine automatique de la Fig.l, et montrant ce dispositif monté en relation opërationnel-15 le avec la surface photoconductrice mobile. La Figure 6 est une coupe du dispositif développateur illustré en Fig.5, donnant une vue détaillée de l'appareil qui sert à appliquer le matériau révélateur sur la surface photoconductrice. 20 La Figure 7 est une vue partielle, en coupe d'un des cy lindres applicateurs de révélateur illustrés en Fig.6, et montrant le mécanisme de polarisation du cylindre. La Figure 8 est une élévation frontale, en coupe, de l'appareil de transfert d'image utilisé dans la machine automati-25 que illustrée en Fig.l. La Figure 9 est une vue partielle, en coupe prise le long de la ligne 9-9, de la Fig.8, montrant l'axe chargé par ressort, vers lequel sont actionnés la butée du papier et les doigts de serrage du papier. 30 La Figure 10 est une vue partielle en coupe, prise sur la ligne 10-10 de la Fig.8, illustrant le mécanisme de la barre de saisie en engagement avec une feuille de support final. La Figure 11 est aussi une vue partielle, en coupe, prise sur la ligne 11-11 de la Fig.8, illustrant un mécanisme de butée 35 d'alignement, alignant le bord avant d'une feuille de matériau de support final. La Figure 12 est une représentation graphique illustrant les caractéristiques typiques du système de sélection chromatique utilisé dans la machine automatique de la Fig.l, la transmission 40 et la réflexion étant tracées en fonction de la longueur d'onde de 71 18951 4 2092153 lumière. La Figure 13 est un graphique des tensions enregistrées sur le photorécepteur, produites par les diverses images en couleur réfléchies ayant traversé un système de filtre optique qui 5 présente les caractéristiques illustrées en Fig.12. La Figure 1 illustre schématiquement un appareil de reproduction xérographique automatique, destiné à produire les copies en couleur d'un original en couleur et qui utilise les données de la présente invention. Tel qu'il apparaît ci-dessous, la 10 présente invention convient pour emploi dans une grande variété de machines xérographiques et les instructions incorporées ici ne se limitent pas nécessairement à 1'environnement particulier de machine révélé. Basicalement, l'appareil de reproduction xérographique emploie un tambour monté pour être rotatif 10, ayant une 15 surface photoconductrice 11, formée principalement d'un matériau ayant une réponse relativement panchromatique à la lumière visible. Le tambour est ajusté pour faire passer séquentiellement la surface photoconductrice à travers une série de postes de traitement dans le sens indiqué. La surface du tambour passe d'abord par un 20 poste de charge A, dans lequel est situé un dispositif générateur de corona 12 s'étendant en travers de la surface du tambour et qui est ajusté pour amener la surface photoconductrice à un potentiel de charge uniforme relativement élevé. La surface photoconductrice chargée est ensuite trans-25 portée à travers un poste d'exposition B qui comprend un système d'objectif mobile 15 et un mécanisme de filtre chromatique 20. L'original 16 à reproduire est supporté, fixe, sur un plateau de visée transparent 17, où des plages successives de l'original sont progressivement éclairées à l'aide d'un système de lampe mobile 18. 30 Le montage d'objectif 15 est réglé pour balayer les plages successives d'illumination du plateau et pour concentrer la lumière sur la surface photoconductrice. Ces montages de lampe et d'objectif se déplacent en même temps que la surface du tambour, par quoi un flux d'image de lumière de l'original contenant l'information d1 en-35 trée, est placé sur le tambour sans distortion. Pendant l'exposition, les filtres de sélection sont interposés dans la trajectoire optique de l'objectif à l'aide du mécanisme 20. Tel que décrit plus amplement ci-dessous, les filtres chromatiques agissent sur la lumière traversant l'objectif, à la suite de quoi l'image électro-40 statique latente enregistrée sur la surface photoconductrice 71 18951 5 2092153 contient l'information de scène d'entrée et l'information de couleur. Suite à l'enregistrement de l'information sur la surface du tambour, ce dernier avance vers le poste de développement C 5 comprenant trois dispositifs développateurs séparés 21, 22 et 23 Ces dispositifs sont tous du type dénommé généralement en cet art "dispositif de développement par brosse magnétique". Basica-lement, dans un tel système, le matériau révélateur magnétisable est apporté de manière continue par un champ à flux directionnel 10 et par la formation d'une brosse de matériau révélateur. En raison du mouvement des particules révélatrices, la brosse est constamment approvisionnée en révélateur frais. Le développement désiré est effectué en amenant la brosse en contact avec le photoconducteur. Chacun des dispositifs developpateur est localisé en vue 15 de l'application de toner de couleur différente à l'image électrostatique latente correspondante contenant l'information en couleiir sur la surface photoconductrice. Après développement, les images alors visibles sont séquentiellement déplacées vers une station de transfert D, où elles 20 sont transférées sur une feuille de matériau de support final, à l'aide d'un cylindre de transfert polarisé 24. La surface de ce dernier est électriquement polarisée à un potentiel, dont l'intensité et la polarité suffisent à attirer électrostatiquement les particules de toner de la surface photoconductrice à la feuille 25 de support final. Une seule feuille de ce matériau est supportée sur le cylindre de transfert et celui-ci ajusté pour mouvement coordonné à celui de la surface du tambour photoconducteur, permet la superposition et l'alignement de chacune des images développées sur la feuille. Suite à la dernière opération de transfert, la 30 feuille de support final est enlevée de la surface du cylindre et passe par le poste de traitement suivant (non indiqué) où 1'image de toner est fixée à la feuille de tirage, puis atteint le bac collecteur de copie. Le dernier poste de traitement situé dans le sens de 35 rotation du tambour est le poste de nettoyage E. Une brosse fibreu se 25, rotative, est aménagée dans le poste de nettoyage et est ajustée pour demeurer en contact avec la surface de tambour rotative et y éliminer les particules résiduelles de toner, suite à l'opération de transfert. 40 Dans la présente procédure, comme dans la plupart des 71 18951 6 2092153 procédures de reproduction de couleur obtenue par soustraction, les colorants (toners) contenant les couleurs primaires de synthèse soustractive, jaune, cyan (bleu-vert) et magenta sont employées pour produire une large gamme de couleurs trouvées dans 5 l'original. On obtient les verts par mélange soustractif des colorants jaune et cyan. De façon similaire, le mélange du magenta et du jaune, en quantités variables, reproduit les rouges, puis combinant le cyan au magenta, on obtient des bleus. Un mélange à quantités égales de chaque toner produit évidemment une image noire. 10 Comme dans tous les systèmes en couleurs la première phase de la production d'une copie en couleur consiste à discerner la composition chromatique du sujet original et à enregistrer utilement cette information. Dans le présent appareil, la couleur originale est optiquement balayée un certain nombre de fois, en 15 vue de formuler une série d'images électrostatiques latentes sur la surface mobile du tambour. Chaque image lumineuse passe d'abord à travers un filtre coloré pour que l'image latente soit en un sens, séparée de sa couleur. Théoriquement, une image latente formée en faisant passer l'image lumineuse à travers un filtre vert doit 20 enregistrer des magentas (couleur complémentaire) comme des plages de relativement haute densité de charge sur la surface du tambour, alors que les verts (la couleur séparée) entraînent sur cette surface du taitibour, une réduction de la densité de charge à un niveau de développement inefficace. Les magentas sont ensuite rendus vi-25 sibles par la simple application d'un toner magenta absorbant le vert, sur le membre portant l'image. De la même manière, une séparation bleue se développe avec un toner jaune, alors qu'une sépa -ration rouge se développe avec un toner cyan. Les trois séparations de couleur sont ensuite assemblées et alignées sur une feuille 30 de support final pour produire un facsimilé en couleur de la copie du document original. Les Figures 2 à 5 illustrent plus précisément le mécanisme de balayage optique associé au présent appareil xérographique automatique, pour production sur la surface mobile du tambour 35 d'une suite d'images séparées en couleur. Le système de balayage est basicalement constitué d'un miroir-objet fixe 13 et d'un miroir-image fixe 14, entre lesquels s'interpose un montage mobile d'objectif 15. Un élément d'objectif 31 est monté dans le chariot mobile d'objectif 32 et ce châssis est supporté pour glisse-40 ment sur les rails 33 à l'aide des rouleaux 34, en vue du dépla- 71 18951 7 2092153 cernent transversal de l'objectif à travers le plateau de visée. Un assemblage de lampe 18 est supporté, mobile, sous le plateau et est réglé pour se déplacer avec le porte-objectif, de sorte que l'objectif balaie de façon continue l'espace situé entre les deux 5 lampes 30 y étant supportées. Le déplacement du porte-objectif et du montage de lampe est en corrélation avec le mouvement du tambour, permettant la concentration progressive par l'objectif et sur la surface du tambour de chaque plage successive d'un original illuminé sur le plateau. De cette manière, une image latente, en-10 registrant précisément l'information de la scène d'entrée, est formée sur le photoconducteur. A la fin de chaque traversée de balayage, le chariot porte-objectif et l'assemblage de lampe sont ramenés à leur position initiale de départ, pour réaliser ce qui est appelé ici un cycle complet de balayage. Pour une plus grande 15 description du système optique mobile décrit ici, se référer au brevet US No 3.062.109 de Mayo, dont il est fait ici référence. Un assemblage de filtre optique 20 est fixé au chariot mobile de lampe et est réglé pour se déplacer à l'unisson avec l'objectif tout au long du cycle de balayage. Cet assemblage de 20 filtre comprend d'abord un carter de filtre 35 substantiellement fermé, comportant une ouverture nette 36 (Fig.3). Le carter du filtre est fixé au chariot de lampe à l'aide de deux consoles de soutènement 37, 38 (Fig.4), pour que la lumière transmise par l'élément d'objectif 31, passe à travers l'ouverture 36 formée dans 25 le carter du filtre. Trois filtres colorés sont montés dans le corps du carter de filtre. Ces filtres sont supportés dans des membres de châssis substantiellement identiques 39, adaptés pour parcourir des rails de guidage 40 aménagés dans la paroi inférieure 41 du carter et des rails 42, dans la cloison supérieure 30 (Fig.2). Les montants de filtres sont supportés pour se déplacer sur les rails et sont ajustés pour glisser librement entre un point normalement inopérationnel, où sont entreposés les filtres dans le corps fermé du carter, et un point d'opération où le filtre remplit entièrement l'ouverture 36. 35 Une paire de ressorts d'extension 43 et 44 agissent sur chacun des montant de filtre, tendant à chasser ceux-ci du point normal d'entrepôt au point d'opération. Chaque ressort est ajusté pour parcourir les rails de guidage, tel qu'illustré en Fig.3. Les ressorts sont fixés par une extrémité au carter de filtre à 40 l'aide de tenons 45 et après être passée au-dessus des poulies 46, 71 18951 8 2092153 l'extrémité opposée de ces ressorts est fixée à l'arrière de chacun des montants, de manière à maintenir dessus une pression d'avance constante. Pour empêcher le déplacement de chacun de ces membres, un élément de retenue 48 traverse le fond 41 du carter 5 de filtre et en bloque leur déplacement par l'intermédiaire d'éléments à ressort, dans une position opérationnelle. Chacun des trois éléments de retenue est porté par une console en forme de L, 51 fixée au levier de commande des solénoïdes SOL 1, 2, 3 qui sont fixés adjacents au carter de filtre. La mise en action des solé-10 noïdes est programmée par le système logique de la machine, pour mettre la sélection de filtre en corrélation avec la séquence de développement, à la suite de quoi chaque image séparée de sa couleur est développée avec le matériau de toner complémentaire correspondant approprié. Bien qu'on puisse procéder dans n'importe 15 quel ordre désiré à la sélection du filtre, il est préférable qu'une séquence opérationnelle rouge, verte et enfin bleue se réalise. En opération, un filtre sélectionné est améné dans l'ouverture du carter de filtre par la mise en action du solënoïde 20 correspondant. Celui-ci déclenche aussi l'élément de retenue de sa position de maintien, permettant le déplacement du filtre dans l'ouverture, aidé par la pression des ressorts 43 et 44. Le retour du porte-filtre à sa position de dépôt s'accomplit après chaque traversée de balayage, c'est-à-dire durant cette période où le 25 chariot porte-objectif est ramené à la position de départ de balaya-ge. Ce retour du filtre est réalisé à l'aide d'un système de levier et de came illustré en Fig.3. Le levier 53 est monté pour pivoter dans le carter du filtre sur un pivot 54 et est normale-30 ment chassé dans la position indiquée par un ressort 55. Lorsque le chariot porte-objectif retourne à son point de départ, un galet d'entraînement 57, supporté dans l'extrémité supérieure du levier, est amené en contact avec un mécanisme à came 58. Le galet se déplace en contact avec le profil de marche d'un élément ségmentaire 35 à came 59 et traduit un mouvement au levier, l'entraînant à basculer vers la gauche (Fig.3). Un tenon 61 attenant à chaque montant ou châssis de filtre traverse l'ouverture à fente aménagée dans la paroi latérale du carter de filtre et est situé pour être ac -croché par le levier basculant. La portion inférieure du levier 40 présente un élément d'accrochage 60, y étant fixé et ajusté pour 71 18951 9 2092153 mise en contact opérationnel avec l'un quelconque des tenons, lors que le levier bascule vers la gauche et renvoie le châssis à sa position de dépôt. A ce moment, le solénoïde est désexcité et un élément à ressort (non indiqué) agit sur l'élément de retenue 48, 5 tendant à le tirer dans une position de verrouillage. Le solénoïde est excité seulement pour déclencher le filtre; sur retour de balayage, l'élément de retenue 48 chargé par ressort, claque en position de verrouillage. Le profil de came de l'élément 59 entraîne le levier à basculer suffisamment pour ramener le châssis 10 dans une pleine position de dépôt, permettant au tenon d'arrêt d'être tiré vers le haut dans une position de blocage ou de maintien. Le levier est ensuite déclenché par l'élément à came et le système d'exposition se trouve alors prêt à commencer la traversée suivante de balayage. Tel qu'illustré en Fig.3, l'élément à 15 came est supporté par le châssis principal de façon à lui permettre de basculer librement vers la gauche. Lorsque l'élément d'objectif avance, au commencement du cycle suivant de balayage, le levier repousse l'élément segmentaire à came, ce qui lui permet de se déplacer librement. 20 Pour chaque cycle de reproduction, en couleur, trois images distinctes séparées par couleur de l'original sont formulées sur le photorécepteur. A l'aide du système logique de commande de la machine (non indiqué), l'espace relatif entre les images est contrôlé, pour que l'image d'entrée (filtrée au rouge) soit ame-25 née dans un premier dispositif développateur en couleur 22 (Fig.l) et que ce dispositif soit actionné. A ce moment, la première image, l'image séparée au rouge, est développée avec un toner cyan pendant que les deux autres dispositifs 21 et 23 sont maintenus hors d'opération. Suite au dégagement de la première image, de 30 l'influence du premier dispositif développateur, l'image suivante (séparée au vert) sur le photoconducteur, est amenée en contact opérationnel avec le dispositif 21 et est ensuite développée avec un révélateur magenta. Finalement, la troisième image ( séparée au bleu) est développée similairement avec un toner jaune à l'ai-35 de du troisième dispositif développateur 23. Tel qu'observé, dans le procédé soustractif trichrome, les colorants cyan, magenta et jaune sont utilisés pour obtention des rouge, vert et bleu dans la copie finale. Il est clair pour les spécialistes en cet art, que les instructions de la présente invention ne se limitent pas 40 à l'emploi des filtres colorés tel que décrit ici, et que n'importe 71 18951 2092153 quel moyen de séparation chromatique de l'original capable d'en permettre le contrôle désiré, peut être employé similairement. Les trois dispositifs développateurs employés dans la machine sont substantiellement identiques quant à leur opération, 5 car chacun utilise la technique de la brosse magnétique. Chacun de ces dipositifs fonctionnant de la même façon, un seul d'entre eux seulement sera décrit ci-dessous. Les Figures 5 à 7 illustrent plus précisément la structure spécifique du dispositif de développement 22. Celui-ci est 10 d'abord situé pour coopérer avec la surface mobile du tambour 10, pour former un ensemble substantiellement fermé, capable de contenir une quantité de matériau révélateur. Ce dispositif est formé d'un carter principal en forme de cuve 70, fermé à chaque extrémité à l'aide de plaques 71. Ce carter est fixé à proximité 15 du photoconducteur à l'aide des supports 72. Un support 73 est porté par la partie supérieure de cette console 72 et fixe le dispositif distributeur de toner 75 au dispositif développateur. Une zône de réservoir 76 est aménagée dans le fond du carter développateur telle une zône de stockage pour un révélateur 20 à deux composants constitué de perles porteuses magnétisables et d"un colorant contenant les particules électroscopiques de toner (pigment organique). Ces particules de toner sont en général de nombreuses fois plus petites que les perles porteuses et, en raison des forces triboélectriques impliquées, ces particules se char-25 gent et adhérent aux perles porteuses. Le distributeur de toner 75, fonctionnant à l'aide du mécanisme de commande (non illustré) réapprovisionne la mixture révélatrice en toner frais au fur et à mesure de son épuisement pendant l'opération de développement. Le développement du photorécepteur s'accomplit en ame-30 nant la surface porteuse d'image en contact avec une brosse mobile 77 de matériau révélateur. La brosse à blanchet est formée par l'introduction d'un courant constant de matériau révélateur, de réservoir à la zône de développement, entre la surface photoconductrice et les cylindres développateurs 78 et 79. Tel qu'illus-35 tré en Fig.6, ces cylindres sont montés parallèles en étroite relation l'un avec l'autre et s'étendent en travers de la surface photoconductrice. Chacun des cylindres comprend un manchon appli-cateur tubulaire 80 et un système d'aimant directionnel allongé 81. Ce manchon applicateur est formé d'un matériau non magnëtisa-40 ble, conducteur qui permet au champ de force directionnel de 71 18951 2092153 l'aimant de passer librement à travers. Les applicateurs tubulai-res sont supportés par des capuchons antérieurs 83 et 84 qui à leur tour, sont montés pour rotation dans des supports imprégnés d'huile 85 et illustrés en Fig.7. Le capuchon droit 84 traverse 5 la cloison latérale du carter développateur et supporte un moyen à poulie 86, à l'aide de quoi 1'applicateur tourne. La poulie est entraînée par un moyen moteur approprié (non indiqué) capable d'actionner 1'applicateur dans la direction indiquée, à la vitesse désirée. 10 Tel qu'illustré en Fig.7, l'extrémité gauche de l'ai mant directionnel est supportée sur un arbre tronqué 87, qui traverse la paroi latérale du carter développateur et est supporté dans le palier 88 (Fig.5). L'extrémité opposée de l'aimant est tourrillonnée dans le capuchon 84, à l'aide de paliers à rouleaux 15 ou de coussinets à billes, pour que 1'applicateur puisse tourner autour de l'aimant fermé. En opération, l'aimant est supporté dans le manchon pour que le champ de flux principal soit dirigé dans la zône de développement. Les manchons applicateurs tournent rapidement dans la direction indiquée pour permettre un flux conti-20 nu de révélateur à travers la zône de développement. De cette manière, une brosse à blanchet est conçue pour présenter continuellement les perles porteuses de toner à la surface photoconductrice Le rouleau d'approvisionnement 90 et une porte 91 situés dans la partie supérieure du carter, près de l'entrée de la 25 zône de développement permettent un contrôle de la quantité de révélateur en action dans cette zône de développement. La construction du cylindre d'approvisionnement 90 est similaire à celle des cylindres dëveloppateurs décrits ici. Une provision constante de révélateur est amenée en contact avec le cylindre d'approvision-30 nement au moyen d'un élément 92 de soulèvement et de mélange supporté pour rotation dans le carter développateur, sur l'arbre 94. Une série d'aubes 93 sont montées sur la périphérie de l'élément de soulèvement et servent à transporter le révélateur du réservoir et à l'amener en contact avec le cylindre d'approvisionnement 35 lors de la rotation de l'élément dans la direction indiquée. Les aubes sont montées dans une configuration de chevrons et lorsqu'elles traversent le réservoir, elles transportent le révélateur des bords extérieurs de la cuve de révélateur à sa partie centrale, permettant un mélange convenable du matériau et éliminant ain-40 si un manque localisé de toner. 71 18951 2092153 Le manchon d'applicateur 80 associé au cylindre d'approvisionnement 90, tourne à une vitesse suffisante pour déplacer un courant continue de révélateur vers la porte mécanique 91. Cette porte est réglable, pouvant ainsi faire passer le révélateur dans 5 la zône active de développement ou encore renvoyer ce matériau au réservoir. Le réglage de la porte est commandé par le réseau logique de commande de la machine pour que le matériau révélateur ne soit pas délivré dans la zône de développement, lorsque le dispositif développateur n'est pas en action. 10 "couleur" est un terme difficile à définir. Ce qui semble être d'une riche couleur réelle à une personne, peut apparaître tout différemment à une autre personne. La couleur existe dans des nuances et tons variés et chaque ton peut être "cassé" par sa luminosité (saturation) et/ou sa valeur caractéristiques (teneur 15 grise). Physiquement, la couleur représente l'énergie de lumière visible et occupe par conséquent une région du spectre d'onde électromagnétique. La longueur d'onde de lumière seule, cependant ne décrit pas complètement la propriété physique d'une couleur La manière selon laquelle est distribuée l'énergie lumineuse doit 20 aussi être prise en considération. Par exemple, le vert définit une famille de couleurs ou teintes à l'intérieur du spectre des longueurs d'ondes variant en gros de 480 à 560 microns. Néanmoins, en raison de la teinte ou valeur, la couleur spécifique peut être mieux décrite en définissant encore les longueurs d'ondes exactes 25 impliquées et la manière dont est répartie l'énergie lumineuse. Il est à noter qu'une couleur spécifique, rouge, verte, bleue ou semblable par exemple,concerne une famille de couleurs incluses dans une région spécifique du spectre d'onde électromagné tique. 30 On a considéré qu'en xérographie il était possible d'iso ler les couleurs sélectionnées en filtrant l'image de lumière utilisée pour l'exposition d'une plaque photoconductrice chargée. De plus, par l'emploi des techniques courantes de filtrage de formation d'image, l'exposition peut être contrôlée pour que l'infor-35 mation de scène d'entrée contenant les couleurs sélectionnées, soit électrostatiquement enregistrée sur la surface photoconductrice, à un potentiel d'image supérieur à celui d'autres informations d'entrée. L'effet qu'à cette procédure d'exposition sur un photoconducteur peut être mieux illustré par exemple. La réponse des pré-40 sents systèmes est décrite ci-dessous conjointement à une séquence 71 18951 2092153 de développement magenta par filtre vert. Cette séquence particulière a été choisie seulement dans des buts illustratifs et il est évident pour le spécialiste en cet art que le mode opérationnel décrit est typique pour chacune 5 des séquences de développement par filtre employés dans le présent appareil et ne limite en aucun cas la présente invention. La Figure 12 illustre graphiquement une série de courbes de réponse spectrales du système optique utilisant un filtre vert. Dans cette Figure, les réponses spectrales sont tracées par rapport 10 à la longueur d'onde lumineuse. La réponse dont il est question est avant tout une quantité résultante , qui dépend de nombreux facteurs et inclut les caractéristiques de réflexion de l'image originale, ainsi que les propriétés de transmission du système optique. Le filtre est ajusté pour laisser passer la lumière des 15 longueurs d'onde variant de 470 à 570 millimicrons, tout en arrêtant ou bloquant toute autre luiftiêre; ce passage est représenté par la zône située entre les deux lignes verticales en pointillé du graphique. La réponse spectrale a un vert véritable est représentée 20 par cette zône située sous la courbe de la Fig.12. Un vert véritable est par définition, celui qui réfléchit un fort pourcentage de l'illumination totale d'entrée concentrée en une longueur d'onde, capable de traverser le filtre. De même un magenta est caractérisé par ces images qui réfléchissent la lumière primaire, 25 à des longueurs d'ondes efficacement bloquées par le filtre, et est représenté par la courbe M . Cependant, tel qu'observé précédemment, les verts peuvent exister en de nombreux tons et valeurs. La réponse spectrale à deux de ces verts est illustrée par les courbes G2 et G-^. 30 La courbe G2 représente la réponse spectrale à un vert ayant une valeur d'échelle grise relativement élevée, alors que la courbe G^ symbolise la réponse du système à une teinte verte tirant vers le bleu. Tel qu'observé, la courbe G2 suit étroitement la courbe de répartition d'énergie du vert "véritable". Néanmoins, 35 en raison de sa teneur grise, une quantité considérablement moindre d'énergie d'entrée disponible, est transmise par le système. D'autre part, la courbe de réponse G^ montre qu'une bonne partie de l'illumination d'entrée est réfléchie par l'image originale mais, en raison d'une concentration primaire de l'énergie à l'ex-40 trémité bleue du spectre vert, la plupart de l'énergie se trouve 71 18951 2092153 bloquée par le filtre. L'effet de réponse du système, à la couleur, sur une plaque photoconductrice chargée est graphiquement illustré en Fig.13 La courbe désignée Vmax. représente la tension maximale de plaque 5 d'un membre photoconducteur-type, c'est-à-dire, le voltage auquel la plaque est initialement chargée. Une image verte "véritable" transmise par le système de formation d'image à filtre vert réduit effectivement le potentiel de plaque à un niveau relativement bas (G^), c'est-à-dire un niveau proche du potentiel de fond. Le ter-10 me "fond" utilisé ici désigne le voltage enregistré sur la plaque, lorsque celle-ci est exposée à la lumière réfléchie d'une feuille de papier blanc, supportée par le plateau de visée. Les magentas de l'original, d'autre part sont effectivement bloqués par le filtre et sont enregistrés sur la plaque comme des plages de poten-15 tiel relativement élevé, qui sont relativement proches du potentiel initial de charge. Les tensions induites magenta sont illustrées par la courbe M de la FigJ3. Les images de vert véritable et les images magenta ne posent pas de sérieux problèmes en xérographie courante. Les images 20 magenta sont normalement développées, alors que les images de vert véritable étant à un potentiel bien inférieur) ne sont naturellement pas développées. La réponse du système aux images autres que les images vertes, résulte cependant en un enregistrement des images latentes, à divers niveaux de potentiel variant entre le vol-25 tage de fond et le voltage d'image magenta. Le système répond de manière typique à une image verte de teneur grise élevée, de la manière illustrée par la courbe G2 en Fig.13 et, tel qu'observé, la tension d'image enregistrée est à un potentiel élevé, normale-ement quelque peu inférieur au voltage d'image magenta, selon la 30 densité d'image d'entrée . Le système répond similairement aux images ayant d'autres tons que le vert véritable, La tension de plaque enregistrée pour une image bleue-verte, décrite conjointement à la Fig;12, se trouve normalement entre la tension G^ et la tension d'image magenta. 35 La courbe G^ de la Fig.13 représente un exemple de tension enregistrée pour une image bleue-verte. Tel qu'observé dans l'exemple précédent, chaque séparation de couleur est capable d'enregistrer électrostatiquement une grande partie de l'information en couleur sur le photoconducteur, 40 qui pourrait être improprement développé si la situation était 71 18951 2092153 laissée sans correction. Pour accomplir cette correction, chaque manchon d'applicateur inclus dans l'assemblage de cylindres dêve-loppateurs subit une tension de polarisation, de polarité similaire au potentiel d'image chargée, rencontré sur la surface de la 5 plaque et d'une intensité quelque peu inférieure à celle de l'image enregistrée que l'on désire développer. Par exemple, dans la séquence de développement magenta par filtre vert décrite ci-des-sus, la tension de polarisation du manchon d'applicateur est placée quelque part entre les potentiels M et illustrés en Fig.13, 10 de préférence plus proche de G2- Lorsqu'une image latente contenant une information de scène d'entrée de couleur autre que magenta d'une densité d'entrée désirée, est amenée dans la zône active de développement, le champ de force électrostatique supérieur associé au cylindre applicateur prédomine et provoque l'attraction du matë-15 riau toner, dans le blanchet de la brosse magnétique, vers le cylindre applicateur, du côté de la zône de développement, et l'empêche de se déposer dans ces zones là. Réciproquement, lorsqu'un enregistrement d'image magenta ou d'autre information d'entrée bloquée par le filtre noir par exemple, traverse la zône active 20 de développement, les champs de force électrostatique supérieure associés aux plages d'images prédominent, et le toner (pigment organique) en mouvement dans l'écoulement de révélateur est poussé dans ces plages, pour en effectuer le développement. Des résultats satisfaisants ont été obtenus dans ce type de système en polari-25 sant le manchon d'applicateur avec une tension approximative de 20 volts au-dessus ou en-dessous du potentiel de plaque, qui n'est pas à développer. La polarisation du cylindre développateur seul se réalise à l'aide du système électrique illustré en Figures 1 et 7. Chaque 30 cylindre est électriquement isolé des autres composants de la machine et développateurs par le support des cylindres et paliers dans les parois latérales non-conductrices 71. Une source de tension de polarisation 95 est électriquement connectée aux manchons applicateurs associés à chacun des cylindres au moyen d'un conduc-35 teur 96 agissant par l'intermédiaire du dispositif de raccordement 97. Tel qu'illustré en Fig.7, ce dispositif 97 est fixé au palier conducteur 88 et le courant est amené au manchon 80 par le circuit constitué du palier 88, du support imprégné d'huile 84 et du capuchon d'extrémité 83. Tout moyen de polarisation approprié peut 40 être utilisé dans la présente invention. Néanmoins, il est préféra 71 18951 2092153 ble que la source de polarisation maintienne le manchon applicateur à un niveau de potentiel stable de courant continu. Suite au développement de chaque image en couleur sur la surface photoconductrice, ces images sont transférées sur une seu-5 le feuille de support final, de préférence du papier bond blanc Le transfert de ces images se réalise à l'aide d'un cylindre de transfert polarisé 24, situé dans le poste de transfert D (Fig.l), Ce cylindre est ajusté pour transporter une seule feuille de support à travers la zône de transfert, en relation et mouvement 10 synchrone avec les images développées sur la surface du tambour, chaque image se superposant successivement et s'alignant avec l'image précédente. De préférence, lorsque les toners ont des degrés variés d'opacité, le toner le plus opaque est placé le premier sur la feuille, les autres toners le superposant dans un or-15 dre correspondant à leur opacité relative. Tel qu'illustré dans les Figures 8 à 11, le cylindre de transfert comprend un noyau conducteur 101 recouvert d'un manchon non-conducteur 102 et est supporté sur un arbre 103 à l'aide des supports d'extrémités 104 et 105. Ces supports sont faits d'un ma-20 tériau diélectrique et agissent pour isoler électriquement le cylindre de transfert du châssis de la machine. Un commutateur électrique 107 est fixé à la surface externe du support 104 et communique électriquement avec le noyau, par l'intermédiaire du circuit établi par le dispositif de raccordement 108. Une brosse (non in-25 diquëe) est ajustée pour fonctionner sur la bague commutatrice et permettre un contact mobile, par lequel le noyau conducteur est relié électriquement à une source appropriée de courant électrique, capable d'élever le potentiel de la surface du cylindre à un niveau suffisant pour surmonter les forces électrostatiques 30 maintenant l'image de toner sur le photoconducteur. Le niveau de tension de polarisation est étalé de manière à ce que chaque image successive soit soumise à un champ de transfert légèrement supérieur à l'image précédemment transférée. Les butées d'alignement et doigts de saisie ou serrage 35 sont aménagés pour faciliter l'alignement et la fixation de la feuille de support final au cylindre de transfert. Les butées et doigts sont tous deux opérationnellement associés à un seul arbre de commande 111 supporté à l'intérieur du cylindre de transfert. L'arbre traverse le support diélectrique d'extrémité 105 et un 40 galet d'entraînement 112 est fixé dessus et se trouve en contact 71 18951 2092153 de marche avec le pourtour du mécanisme de commande à came 113. Tel qu'illustré plus clairement en Fig.9, l'arbre 111 est normalement entraîné vers la gauche, sous l'action du ressort 114 agissant par l'intermédiaire du levier 115. Cette action du ressort 5 maintient la came d'entraînement 112 en contact continu avec la face de marche de la came 113 tout le long du cycle moteur. Le mouvement traduit par le système de came est programmé pour actionner les butées d'alignement et les doigts de serrage, en coordination avec le moyen d'approvisionnement du papier ( non indiqué) 10 pour aligner précisément et fixer chaque feuille de copie à la surface du cylindre. En opération, tel qu'illustré en Fig.10 l'appareil débiteur de feuilles entraîne une seule feuille de support final à l'intérieur des butées s'étant écartée. Le mouvement prescrit, traduit 15 par la came d'entraînement, fait tourner l'arbre 111 dans une direction pour allonger les butées 118 de leur position normale d'entrepôt dans le cylindre à une position d'alignement et de réception de feuille. Après alignement, la came de commande fait tourner l'arbre 111 dans la direction opposée ce qui ramène les 20 butées dans leur position initiale et les doigts précédemment élevés 121 sont descendus par l'élément de support 122, en engagement avec le bord avant de la feuille 100, tel qu'illustré en Fig.11. Ces tiges de serrage sont ajustées pour que les attaches en forme de L, à leurs extrémités, engagent le bord avant supérieur de la 25 feuille et fassent descendre la feuille sur la surface du cylindre en la bloquant. Il est à noter que la feuille de triage est légèrement avancée sur la surface du rouleau de transfert polarisé, pendant l'opération de saisie de la feuille, pour que le corps de celle-ci recouvre l'ouverture à travers laquelle s'étendent les 30 tenons de butée d'alignement. Une feuille de tirage alignée et bloquée, un potentiel de transfert est alors appliqué sur la surface du cylindre au moyen de l'arrangement de commutation précédemment décrit et on procède au nombre désiré d'opération de transfert. Suite à la séquence de transfert, les butées d'alignement 35 et doigts de serrage s'étendent pour éloigner le corps de la feuille de tirage de la surface du cylindre et la pousser dans un emplacement où elle peut être engagée manuellement par d'autres moyens de manutention, pour la faire avancer vers un poste suivant de fixage de l'image, où les images en superposition et en aligne-40 ment sont fixées thermiquement d'une certaine manière courante, au 71 18951 2092153 matériau de support. Un système de couleur à couleur est décrit ici dans lequel un photoconducteur uniformément chargé fût exposé à une série d'images de lumière d'un original en couleur en faisant passer 5 séquentiellement la lumière réfléchie à travers un filtre rouge, un filtre vert et finalement un filtre bleu. Les images séparées de leur couleur individuelle furent enregistrées sur une surface photoconductrice de sélénium initialement chargée à 850 volts environ. Les trois filtres en couleur et/ou le diaphragme furent 10 réglés pour que la lumière blanche réfléchie de l'original réduise le potentiel de charge sur la plaque de sélénium à environ 120 volts.Les images latentes formulées fûrent ensuite développées et rendues visibles par l'application de toners cyan à l'image de séparation rouge, magenta à l'image de séparation verte, et 15 jaune à l'image de séparation bleue. Les cylindres développateurs associés au dispositif de développement cyan subirent une tension de polarisation d'environ 300 volts alors que ceux associés aux dispositifs de développement magenta en subirent une de 350 volts environ et le dispositif jaune, 400 volts, puis les images sépa-20 rées à couleurs correspondantes fûrent ensuite développées. Les trois images fûrent alors transférées en superposition et en alignement sur une feuille de support final en papier bond blanc en employant la technique de transfert décrite ici. Le rendu chromatique réalisé par cette procédure soustractive produisit une 25 copie fidèle, réfléchissant les rouges, verts, bleus, cyans, magentas, jaunes et noirs trouvés dans la composition originale. Bien entendu diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs ou procédés qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs sans 30 sortir du cadre de l'invention. 71 18951 19 2092153 REVENDICATIONS 1. Méthode de reproduction de couleurs sélectionnées d'un original multicolore, tout en empêchant simultanément la reproduction des autres couleurs caractérisée par le fait qu'elle comprend 5 la production d'une image de lumière séparée en couleur, de l'information de scène d'entrée originale, composée de l'énergie lumineuse d'une région spectrale déterminée, pour isoler substantiellement l'énergie lumineuse de la région spectrale des couleurs sélectionnées; l'exposition d'une surface chargée à ladite image lumi-10 neuse séparée pour enregistrer sur ladite surface l'information de scène d'entrée de la couleur sélectionnée, telles des images électrostatiques à/ou aux environs d'un premier niveau de charge et pour enregistrer toute autre information de scène d'entrée, telles des images électrostatiques à/ou autour d';un second niveau 15 de charge, ledit premier niveau de charge étant supérieur au second le développement de la surface en faisant passer un matériau révélateur électroscopique entre celle-ci et une électrode de commande puis la polarisation de cette électrode à un potentiel, intermédiaire des premier et second potentiels de charge sur la surface, 20 permettant ainsi le développement de l'information de scène d'entrée enregistrée contenant les couleurs sélectionnées et simultanément , empêchant le développement de toute autre information d'entrée enregistrée. 2. Méthode selon la revendication 1, caractérisée par le fait 25 que ladite électrode subit une tension de polarisation, de polarité similaire à la polarité de charge de l'image. 3. Méthode selon les revendications 1 ou 2, caractérisée par le fait qu'elle comprend de plus, la phase de transfert de l'information de scène d'entrée développée sur un matériau de support 30 final. 4. Méthode selon les revendications 1 ou 2, caractérisée par le fait qu'elle comprend la production d'une série d'images lumineuses séparées en couleur, de l'information de scène d'entrée originale, chaque image de lumière étant composée de l'énergie lumi- 35 neuse d'une région spectrale déterminée, pour isoler substantiellement 1'énergie lumineuse des autres couleurs sélectionnées de l'original existant à l'extérieur de la zône spectrale déterminée; l'exposition séquentielle de la surface photoconductrice chargée à chacune des images de lumière; et le développement desdites ima-40 ges électrostatiques, après chaque phase d'exposition, avec du 71 1895.1 2092153 matériau révélateur ëlectroscopique, capable d'absorber l'énergie lumineuse de la région spectrale déterminée de l'image de lumière, employée pour produire 1'image électrostatique développée. 5. Méthode selon la revendication 4, caractérisée par le fait 5 que chaque image développée est transférée sur un matériau de support final en superposition et alignement. 6. Appareil de reproduction d'images sélectionnées d'un original multicolore caractérisé par le fait qu'il comprend un moyen de production d'une image de lumière séparée, en couleur de l'in- 10 formation originale de scène d'entrée, l'image de lumière étant composée de l'énergie lumineuse d'une région spectrale déterminée, en vue d'isoler substantiellement l'énergie lumineuse de la région spectrale des couleurs sélectionnées; une surface photoconductrice et un moyen de charge de celle-ci; un moyen d'exposition pour pro-15 jeter l'image de lumière séparée en couleur sur la surface photoconductrice chargée et enregistrer l'information d'entrée des couleurs sélectionnées, telles des images électrostatiques aux environs d'un premier niveau de potentiel de charge, et pour enregistrer toute autre information d'entrée comme des images élec-20 trostatiques, à/ou sous un second niveau de potentiel de charge, ledit premier potentiel étant supérieur au second; un moyen de développement pour faire passer un révélateur ëlectroscopique entre ladite surface et une électrode de commande;puis un moyen de polarisation, opérationnellement relié à cette électrode, pour lui 25 appliquer un potentiel intermédiaire des premier et second potentiels de charge d'image sur la surface photoconductrice, permettant alors le développement de l'information de scène d'entrée enregistrée contenant les couleurs sélectionnées et, simultanément empêchant le développement de toute autre information de scène 30 d'entrée. 7. Appareil selon la revendication 6, caractérisé par le fait que le moyen développateur comprend un dispositif de développement par brosse magnétique contenant une pluralité d'éléments formant brosses, ajustés pour appliquer le révélatuer sur la sur- 35 face photoconductrice. 8. Appareil selon la revendication 7, caractérisé par le fait que les éléments formant brosses sont faits d'un matériau conducteur et électriquement connecté à un moyen de polarisation, pour servir d'électrode de commande. 40 9. Appareil de reproduction d'une copie en couleur d'un ori 71 18951 21 2092153 ginal multicolore caractérisé par le fait que le moyen de production est réglé pour produire une série d'images lumineuses séparées, en couleur, de l'information de scène d'entrée originale, chacune de ces images étant composée de l'énergie lumineuse d'une 5 région spectrale déterminée, pour isoler substantiellement l'énergie lumineuse des couleurs sélectionnées existantes à l'extérieur de la bande déterminée; cet appareil comprenant un moyen pour mouvoir la surface photoconductrice; ledit moyen d'exposition étant réglé pour concentrer séquentiellement les images lumineu-10 ses sur la surface mobile, chaque image lumineuse enregistrant électrostatiquement sur la surface du membre photoconducteur, une image latente contenant l'information de scène d'entrée des couleurs sélectionnées aux environs d'un premier potentiel de charge, et enregistrant électrostatiquement toute autre information de 15 scène d'entrée à/ou en-dessous d'un second potentiel de charge, ledit premier potentiel étant supérieur au second; ledit moyen de développement comportant une pluralité de dispositifs dévelop-pateurs, chacun d'eux étant réglé pour rendre visible une des images électrostatique latente, en faisant passer le révélateur 20 ëlectroscopique entre ladite surface et une électrode de commande; ledit révélateur étant capable d'absorber l'énergie lumineuse d'une région spectrale déterminée de l'image lumineuse employée pour produire l'image électrostatique développée; le moyen de polarisation étant électriquement relié à chacune des électrodes de déve-25 loppement pour appliquer à celles-ci un potentiel intermédiaire des premier et second potentiel de charge d'image sur la surface photoconductrice permettant ainsi le développement des images de couleurs sélectionnées, S l'exclusion des autres images; puis un moyen de transfert des images développées, après chaque phase de 30 développement, sur un matériau de support final. 10. Appareil selon la revendication 9, caractérisé par le fait que ladite électrode subit une tension de polarisation, de polarité similaire à celle de l'image électrostatique latente sur le membre photoconducteur, et étant d'une intensité, qui varie 35 des premier et second niveaux de charges du membre photoconducteur. 40