La présente invention concerne un procédé ainsi qu'une tuyère et un convertisseur permettant d'éviter la formation de fumée brune lorsqu'on affine la fonte brute en utilisant de l'oxygène pur,en ajoutant un qaz de protection à réaction endothermique. On sit que, lors du soufflage d'oxygène pur sur un bain de létal essentiellement à base de fer contenu dans le récipient d'affinaqe, le point d'impact du jet sur le bain, appelé tache chaude dans la suite de la présente description, est le siège de temsé- ratures suffisamment élevées pour provoquer l'évaporation et lloxv- dation du fer.Ces oxydes de fer forment des particules solides qui sont entraînées avec les ruées hors du récipient et forment la fumée brune bien connue dont l'élimination nécessite des mesures coû- teuses dans le cadre de la lutte contre la pollution atmosphérique0 Des essais ont révélé que i'on pouvait diminuer la formation de fumée brune en additionnant au jet d'oxygène des hvdrocarbures gazeux ou liquides et autres gaz, tels que, par exemple, la vapeur d'eau ou le gaz carbonique. Ces additifs produisent un refroidissement de la tache chaude, ce qui permet d'éviter l'évaporation du fer et, de ce fait, la formation de la fumée brune. Ce refroidissement est dû à la dissociation des additifs ajoutés, ou à un apoort important d'un daz non dissociable, c'est-à-dire soit à l'absorption de chaleur par dissociation ou par un-processus purement ohvsique. Lors de l'affinaqe de la fonte brute selon le procédé classique par le vent, celui-ci est soufflé dans le bain nar des ouvertures prévues dans le fond du récipient d'affinage. Il se forme alors au-dessus de ltouverture d'entrée de gaz une cavité dont toute surface doit etre considérée comme tache chaude. Dans le cas du procédé Thomas classique, le vent est constitué par de l'air. L'azote qu'il contient est suffisant pour maintenir la temoérature de la tache chauds assez bas pour emDêcher dans une larqe mesure l'évaporation du fer pendant la décarburation. C'est la raison pour laquelle on n'aperçoit presque pas de fumée brune à la sortie du convertisseur pendant la période de décarburation du procédé Thomas. Néanmoins, un très fort dégagement de fumée commence dès le début de la déphosphoration. A ce moment, la temoérature du bain de métal dans le convertisseur et, de ce fait, la chaleur contenue sont si élevées que pendant la combustion du phosphore et l'apcort de chaleur qui en résulte, l'effet de refroidissement de l'azote contenu dans l'air soufflé n'est plus suffisant pour empêcher l'éva- poration du fer-dans la tache chaude0 L'azote introduit avec l'air agit alors comme élévateur à gaz pour le protoxyde de fer produit à partir du fer évaporé sous l'effet de l'oxygène et entraine ce protoxyde à travers le bain, hors du convertisseur, dans l'atmosphère. Si, à la mise en oeuvre du procédé Thomas classique, la teneur du vent en oxygène est élevée à environ 30 à 40% et si l'on procède au soufflage avec cete proportion accrue oxygène des le début de la décarburation, la température de la tache chaude est dès le début tellement -élevée que l'évaporation du fer peut débuter et la fumée brune apparaître. Lorsque la déphosphoration -commence, on observe un accroissemenb intense du deqagement de fumée consécutif à l'elévation de la température du bain décrite plus haut. Peu avant 1950, on essaya, en vue d'éviter une absorption accrue d'azote par le métal, de souffler de l'oxygène pur par le fond des récipients d'affinage- et on élabora des procédés selon lesquels des mélanges d'oxygène et de vapeur d'eau ou d'oxygène et de gaz carbonique étaient soufflés dans le bain au moyen de tuyères simples. Ceci permit d'enrEgistrer une réduction notable de la formation de fumée brune, l'effet de refroidissement étant considérablement plus imoortant, par suite de la dissociation de ces gaz, que celui de l'azote contenu dans l'air. Dans le cas des procédés de soufflage par le fond récemment mis au point, on utilise des tuyères à fente annulaire, de oxygène Dur étant soufflé dans le bain de fonte brute par la buse centrale des ces tuvères, tandis qu'un gaz de protection dissociable est soufflé par la fente annulaire. Le qaz de protection entoure la surface sensiblement conique du jet d'oxygène et empêche de ce fait qu'une réaction intervienne dans cette zone entre ltoxygène et le bain de fonte La gaz de protection, toutefois, n'entraîne aucun refroidissement de la surface de la tache chaude qui se trouve située exactement en face de la tuère et qui, de ce fait,reçoit oxygène pur.C'est pourquoi, lorsqu'on utilise ces procédés, et à l1 encontre du procédé d'affinaqe par le vent, on observe des le début de l'affinage un dégagement de fumée brune, du fait qu'a la surface de la tache chaude, qui ntest pas touchée par le gaz de protection, le bain de fonte est en contact avec l'oxygène pur et réagit avec ce dernier, la quantité de chaleur enqendrée étant alors si importante que le fer s'évapore. La vapeur de fer s'oxvde pour former des particules solides éxcessivement fines protoxyde de fer qui parvien nent à la surface du bain entraînées par les bulles d'oxvde de carbone ou de raz carbonique formées lors du la combustion ou carbone. Les bulles de az éclatent @ la surface du bain en laissant échapper à l'at@osphère les protoxydes de fer solides constituant la fumée brune. La forma@i@n de fumée qiminue sensiblsment au mument où la com@ustion du phosphore commence. La ceuse de ce phen@mène rèside dans la fait @ue dans le procédé de soufflaue apr le fond d'oxygène pur et de gaz de protaction, il n'y e cas d'azote susceptiole de remplir le rôle de qaz transporteur, @ l'encontre du cr@cedé d'affi- naqe par le vent classique et ue l'affinage à l'air anrichi en oxygène, dans lequel l'azote ou vant sert de gaz transporteur, après la fin de la decarpuration et dès le début de la déphosphoration, cour le Protoxyde de fer formé dans la tache chaude.Les produits formés ar la dissociation du güz de protection, par exemnle de vapeur d'eau ou des hydrocarburas, se résontent sous la forme atomique. ComPte tenu des températures produites, l'nvdroqène des gaz dissociés est dissous en premier lieu et n'entre pas en ligne de compte comme @az élévateur. Le processus exposé plus haut explique pourquoi, dans le cas du procédé de soufflage d'oxygène par ie fond décrit en dernier lieu, on observe un dégagement de fumee prune dans l'ensemble plus réduit que dans le cas de l'affinage à l'aide d'air enricni an oxygène, mais plus importen@ que dans le cas du procédé Thomas classique. on ce qui concerne l'aftinaqe de la fonte brute dans les convertisseurs à soufflage par le fond, l'utilisation d'oxvgène pur antraîne, à côté d'au@res réactiens, l'inconvénient d'une oxydation intense du fer ds oue l'oxvgène pénètre dn le bain. De ce fait, il au forme à tris haute tampérature des oxvdes de fer qui on@ une action destructrice sur le fond du convertisseur, ce @ui abcutit dans celui-ci à la formation indesirable des entonnoirs bien connus dans la zone des tuyères. afin d'éviter ce pnén@mène, on remulace l'oxvgène pur par de l'air dont l'azote exerce une ac@i@n refroidissante. @ésultant de cette mesure, l'acier affiné selon cette méthode et connu soes le nem d'acier Thomas ou Bessemer prend de l'azote de fagon indésiracle.Afin de remédier à ce nouvel inconvénient, cn ajouta comme additif à l'oxvgène dans le procédé ua s@ufflage par la fond de la vapa@r d'eau ou du gaz carbonique à la place de l'azote. Généralement, on mélangeait ces gaz à l'oxygène dans la botte à vent du convertisseur et on insufflait le mélange gazeux dans le bain par des tuyères réalisées de préférence en cuivre. La littérature technique a révélé que la formation de fumée brune est au moins partiellement supprimée, lors de l'affj- nage à l'oxygène, par le soufflage sur le bain ou à travers celuici de composés dissociables, tels que, par exemple, des hydrocarbures (liquides également), l'ammoniac, la vapeur d'eau ou l'acj- de carbonique. Selon la théorie bien connue des taches chaudes, cette fumée brune d'oxyde de fer se produit par suite d'une réaction gazeuse entre le fer vaporisé et 11oxygène. La dissociation endothermique des composés indiqués refroidit la tache chaude en empêchant l'évaporation du fer ainsi que les réactions consécutives indésirables. Cs faits connus en soi menèrent à des essais d'affinage de la fonte brute dans des convertisseurs à soufflage par le fond, av-ec l'utilisation de substances dissociables, plus particulièrement d'hydrocarbures ou de mélanges de ceux-ci tels que le gaz de ville ou le gaz naturel, ou de la vapeur d'eau. Ces composés ou autres substances à action refroidissante par suite de leur dissociation peuvent également être utilisés alternativement. Afin de mieux isoler la tache chaude,et plus particuliè-rement du revêtement réfractaire entourant la tuyère, on avait prévu d'enrober un courant d'oxygène central d'un courant constitué des gaz de protection précités. On a également -déjà proposé- d'utiliser une tuyère constituée de deux tubulures coaxiales, l'oxygène étant insufflé dans le bain de fonte brute par la tubulure intérieure, tandis qu'un gaz de protection à réaction endothermique passe par espace annulaire compris entre les deux tubulures. Dans la mesure où de telles tuyères à espace annulaire sont effectivement utilisées dans la pratique, leur incorporation dans la plaque de fond du convertisseur n'a lieu qu'après la finition de celle-ci, ctest-à-dire après qu'elle ait reçu un garnissaqe réfractaire. A cette fin, on procède de ia façon suivante : 1. La plaque de fond en fonte hématite est placée sur une plaque à aiguilles, celles-ci traversant des trous correspon danse ménagés dans la plaque de fond; 2. La masse de garnissage est appliquée sur la plaque de fond, et 3. cette masse est serrée ou encore tassée par vibration de la plaque à aiguilles. On monts ensuite les tuyères dans les trous ainsi ménages dans le fond terminé du convertisseur. Toutefois, cette manière de procéder présente quelques inconvénients. D'une part, les aiguilles doivent avoir un diamètre plus important que la tubulure extérieure des tuyères en raison d'un certain jeu qu'il est nécessaire de prévoir pour pouvoir, sans difficulté et sans risquer de détériorations, mettre les tufières en place dans le fond, Ce procédé; toutefois, entraîne une réduction importante de la durée de l'installation. En outre, la masse pressée, c' est-à-dire le garnissage durci, adhère de façon relativement forte ôùx aiguilles, et ce n'est qu'avec difficultés que l'on peut séparer la plaque de fond munie de son qarnissaqe et la plaque à aiguilles, cependant que l'on court le danger de détériorer les ouvertures prévues dans le garnissage. L'invention vise, d'une part, un procedé d'affinage de la fonte brute, permettant d'assurer la production dtun acier de haute qualité, d'empêcher de façon certaine la formation de fumée brune, de sorte que l'on puisse se passer des installations coSteu- ses de filtration et de depoussiérage, et, autre part, une tuyère permettant, sans avoir une incidence défavorable sur la solution des problèmes qui sont à l'origine du procédé, de souffler de l'oxygène pur et des gaz à réaction endothermique dans des convertisseurs acier à soufflage par le fond, le montaqe de cette tuyère étant facile sans entraîner les inconvénients cités et permettant de ce fait une réalisation plus économique des convertisseurs. L'invention permet d'atteindre ces bute par un procédé selon lequel on ajoute, à un cour nit d'oxygène central entouré d'un courant de saz de protection et de refroidissement constitué d'un gaz dissociable à réaction endothermiaue, un ayent de refroidissement également à réactiun endothermique. Toutefois, il est aussi possible et éventuellement relus avantageux d'introduire ou d'insuffler d'autres aqents de refroidissement sous forme d1un courant central axial passant au milieu du courant d'oxygène, de sorte que ce dernier entoure de fac on annulaire le courant du gaz de refroidissement central. L'addition, selon les mesures préconisées, d'un agent de refroidissement à réaction endothermique au courant d'oxygène central a pour conséquence d'assurer l'application diun agent de refroidissement dissociable également dans la zone du bain de métal située directement En face des tuvères, de sorte que l'on évite de façon certaine l'apparition de températures susceptibles de provoquer l'évaporation du fer. On peut utiliser comme agent de refroidissement la vapeur d'eau, le gaz carbonique ou un gaz inerte, soit seuls, soit mélangés en proportions quelconques. A la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, il V a lieu de veiller à ce que la pression relative de l'oxygène insufflé dans le bain de métal soit inférieure à 10 bars, ceci afin d'assurer 10) un écoulement non turbulent du soufflage, et 20) une usure du fond aussi faible que possible. Lorsqu'on utilise la vapeur comme agent de refroidissement, sa pression sera de préféfence la moitié de celle de l'oxygène. On obtient de cette façon que le jet d'oxygène exerce une aspiration sur le jet de vaneur central et périphérique. On assure ainsi un mélange intime du jet d'oxygène annulaire t de l'agent de refroidissement. A titre exemple, la pression relative d'oxygène se situera dans le cas d'un convertisseur de 30t autnur de 9 bars. -Pour la mise en oeuvre du procédé selon lequel un courant central d'agent de refroidissement est soufflé axialement dans le courant dioxvqène, on préconise une tuyère constituée, de façon connue en soi, d'une enveloppe tubulaire extérieure et d'une tubulure centrale d'amenée d'oxygène, cette tuyère1 toutefois, étant modifiée de telle sorte selon 1'invention, qu'à l'intérieur de la tubulure d'amenée d'oxvgène, une tubulure centrale supplémentaire pour l'insufflage d'un court gazeux de refroidissement est prévue au milieu du courant d'oxygène.Il est alors avanta@eux de disposer un robin-et de réglage à soupape cu à vanne dans au moins l'un des conduits pour la gaz de refroidissement et de protection, qui aboutissent å la tubulure centrale ou extérieur de la tuyère. Un conuertis-seur convenant à la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, en position basculée, est exempt de tuyè res dans sa partie inférieure, cette zone exemote de tuvères s'étendant de Dréférence jusqu'à-une hauteur comprise sensiblement entre le quart et le tiers du- diamètre. Lin évite de cette façon que les tuyères soient détérior@@s par le chargement de riblons ou par le lai tier liquide. Grâce à cette répartition des tuyères on est en outre certain, lors du chargement du convertisseur, que les riblons ne recouvrent chacun qu'une seule tuyère et qu'ils ne provoquent à cet endroit dans les cas extrêmes qu'au début du soufflage une déviation temporaire du jet d'oxygène ou de vapeur d'eau. Selon une autre forme de réalisation de la tuyère, qui n'est pas limitée à la mise en oeuvre du procédé, cette tuyère est prévue de telle sorte qu'un manchon est mis en place et fixé dans la plaque du fond, manchon dans lequel est disposée l'enveloppe pe tubulaire qui enrobe la tubulure de soufflage, débouche au niveau de la surface intérieure du garnissage du fond et contre laquelle le revêtement réfractaire s'applique de façon étanche. Afin de permettre le bloquage du manchon dans la plaque de fond, il est avantageusement muni d'un épaulement ou élément analogue qui prend appui sur la plaque de fond. Ce mode de réalisation selon l'invention présente l'avantage de permettre le montagne simultané du manchon et de l'en- veloppe tubulaire dans la plaque de fond avant l'application du revêtement réfractaire et le positionnement précis de ce manchon par rapport à ce revetement, de sorte qu'il n'est plus nécessaire, comme précédemment, de placer la plaque de fond sur une plaque à aiguilles et que le pisé de garnissage s'applique après son serrage de façon jointive et étanche contre l'enveloppe tubulaire. Afin de positionner de façon précise l'enveloppe tubulaire par rapport au manchon, un épaulement est en outre prévu dans le passage central du manchon, l'enveloppe tubulaire prenant appui contre cet épaulement. Il est avantageux de disposer des entretoises entre l'enveloppe tubulaire et la tubulure de soufflage afin d'assurer dans toutes les directions un écartement radial constant entre l'enveloppa et cette tubulure. Ainsi par exemple, la tubulure de soufflage ou llenveloppe tubulaire peuvent présenter respectivement des bossages d'écartement faisant saillie respectivement vers l'extérieur ou vers l'intérieur. Toutefois, on peut tout aussi bien prévoir un fil métallique hélicoldal entre la tubulure de soufflage et l'enveloppe tubulaire, ce qui confère au gaz de protection un mouvement hélicoSdal. Selon un développement constructif de l'agencement de tuyère suivant l'invention, le manchon est constitué de deux pièces et présente à son extrémité arrière une tête munie de raccords pour le conduit d'alimentation en oxygène ou en gaz de protection. Le fait de prévoir une tête séparée et amovible permet de ne visser celle-ci sur le manchon qu'après finition du fond du convertisseur, de sorte que le manchon ou certaines de ses parties ne dépassen5a face inférieure de la plaque de fond, ce qui est avantageux lors de la mise an place et du serrage du pisé de garnissage réfractaire du fond, car la plaque de fond peut, dans ce cas, reposer fermement par sa face inférieure sur une embase ap propriée. Si l'on fait appel, pour le refroidissement de la tache chaude, à des gaz de protection combustibles, tels que les composés d'hydrocarbures, il est nécéssaire, compte-tenu des exigences de sécurité de l'installation, de prévoir des dispositifs de protection antidéflagrants et anti retour de flamme dans la tête et dans les conduits d'alimentation. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui suit et à l'examen des dessins annexés qui représentent à titre d'exemple non limitatif un mode de réalisation de l'invention. La figure 1 montre, vue en coupe, une partie d'une tuyère selon l'invention, -comprenant une tubulure intérieure de gaz de protection. La figure 2 représente, vue en coupe, l'autre partie de la tuyère à organe de réglage montée, selon la figure 1, dans le fond d'un convertisseur, l'snveloppe tubulaire étant disposée dans un manchon. La figure 3 montre la disposition des tuyères dans un convertisseur en position basculée. La tuyère représentée sur la figure 1 comporte une tête de tuyère 11. Dans celle-ci débouchent trois tubulures de tuyère 12, 13, 14, coaxiales et placées les unes dans les autres. La tubulure intérieure 12 traverse la tête Il et son extrémité extérieure, clest-à-dire arrière, est reliée par un conduit intermédiaire 15 à un conduit d'alimentation en gaz de refroidissement 16 Eventuellement, un robinet de réglage peut etre monté sur le conduit intermédiaire 15.La tubulure 13 débouche dans une cavité 17 de la partie arrière 18 de la tête Il dans laquelle pénètre le conduit d'alimentation en oxygène 19.De la cavité 17, l'oxygène peut pénétrer dans l'espace annulaire 20 entre les tubulures 12 et 13 pour atteindre par cet espace la sortie de la tuyère. La tubulure extérieure 14 en toure la tubulure 13 et se termine dans la partie 21, dans laquelle débouche le conduit de raccordement 22 relié au conduit d'alimentation en gaz de refroidissement 16, dans lequel est monté le robinet de réglaqe 23. De ce fait le second courant de gaz de refroidissement est conduit vers la sortie de la tuyère par l'espace anhulaire 24 entre les tubulures 13 et 14. Dans le cas où l'on insuffle dans le bain de métal, par la tuyère à trois tubulures selon l'invention et par son raccordement au système d'alimentation, par exemple de la vapeur comme gaz de refroidissement ainsi que de l'oxygène, la diamètre intérieur de la tubulure centrale 12 pour la vapeur sera avantageusement d'environ 7mm. Le matériau des tubulures sera de préférence en acier résistant aux oxydes. La tubulure 13 amenant l'oxygène aura un diamètre intérieur d'environ 16mm, de sorte que le courant d'oxygène dispose d'un espace annulaire large d'environ 3mm.Ceci permet de deduire par calcul que la section totale de 18 tuyères s'élèvera à environ 22 cm2; la section de passage dont dispose Poxy- gène assure ainsi un débit de 100m3/mn (à pression atmosphérique) sous une pression relative de soufflage désirée d'environ 9 bars. La tubulure dtoxygène 13 est faite du même acier que celui de la tubulure centrale de vapeur 12. La tubulure extérieure de vapeur 14 a un diamètre intérieur d'environ 25mm, de sorte qu1il en résulte un espace annulaire d'environ 2,5mm et, avec 18 tuyères, une section d'environ 31,8cm2. En comptant la tubulure de vapeur centrale 12, la vapeur dispos d'une section de passage totale de 6,9cm2+31,8cm2=38,7cm2. La quantité de vapeur amenée à la tubulure extérieure 14 peut entre réglée au moyen d'un robinet de réglage 23 par rapport à celle qui passe dansa tubulure centrale 12, de telle fason que le rapport définitif soit de préférence compris entre 4:1 et 5:1. Comme cela ressort de la fioure 2, la plaque de fond 31 du convertisseur, réalisez de préférence en acier, présente un certain nombre de trous 32 dans lesquels sont logés des manchons 33 en acier de préférence. A leur extrémité avant, les manchons 33 présentent un collet 34 qui prend appui sur la plaque de fond 31. Le diamètre du passage central du manchon 33 est supérieur dans la partie avant 35 proche du convertisseur à celui dela partie arrière 36 du manchon, de telle sorte qu'il se forme un épaulement 37 entre les deux parties 35 et 36. Une enveloppe tubulaire 38, de préférence en cuivre ou un autre matériau approprié, est mise en place par lavant dans le manchon 33 et s'applique par sa face avant contre llépaulement-37. Après leur mise en place dans les manchons 33,-les enveloppes tubulaires 38, qui dépassent la plaque de fond 3t du convertisseur d'une longueur correspondant à l'épaisseur du revêtement réfractaire 39 dont cette plaque doit être garnie, on obture leur extrémité supérieure au moyen d'un bouchon0 Lorsque la plaque de fond 31 est ainsi préparée, on la garnit d'un pisé réfractaire que l'on serre de façon classique pour réaliser lé fond -de convertisseur, de sorte que ce pisé, constitué de préférence de dolomie, s'applique de faço-n étanche contre les enveloppes tubulaires 38. Une fois termin-é, le fond de convertisseur est introduit et fixé dans le convertisseur0 Ensuite on place les tubulures de soufflage 12 et 13 dans les enveloppes tubulaires 38 par l'extrémité arrière des manchons 33, Réalisées de préférence en cuivre ou autre matériau approprié, les tubulures sont munies de plusieurs bossages d'écartement 40 en saillie vers l'extérieur, ce qui pérmet d'obtenir des espaces annulaires 42 et 43 réguliers entre les tubulures. La tubulure 12 pénètre par son extrémité arrière dans la tette de tuyère 11, de sorte quelle se trouve engagée dans le raccord 15 du conduit de gaz de refroidissement 16, qui est vissé sur la tete 11. Après la mise en place des tubes 12 et 13 dans l'enveloppe tubulaire 38, on raccprde par vissage la tette de tuyère 11 au manchon 33 au moyen d'une poignée non représentée. L'étanchéité nar rapport à l'atmosphère est-assurée par un joint 44, de préférence en cuivre, inséré entre la tête il et le manchon 33. Dans le cas où l'on utilise pour le refroidissement de la tache chaude des gaz de protection combustibles tels que, par exemple, des composés d'hydrocarbures, il est nécessaire de prévoir des dispositifs anti-retour de flamme et antidéflagrants aussi bien dans le conduit d'alimentation en oxygène, que dans celui du gaz de protection Etant connus en soi, de tels dispositifs n'ont pas été représentés sur le dessin. En outre, et de préférence dans le cas du soufflage à la vapeur d'eau-, car dans ce cas les dispositifs anti-retour de flamme sont inutiles, on peut insuffler avec l'oxygène des agents générateurs de laitier pulvérulents tels que la chaux et des flux. Comme l'ont révélé de nombreux essais, la répartition particulière des tuyères dans le fond du convertisseur contribue au succès du procédé. Si l'on travaille, par exemple, avac un débit d'oxygène d'environ 100m3/mn (volume ramené à la pression atmosphérique), 18 tuyères D disposées avantageusement comme le montre la figure 3 suffisent pour permettre le réglage de la pression de soufflage requise. Cette disposition des tuyères assure une action très régulière sur le bain de métal. il est à noter que la partie du fond qui est située en bas lorsque le convertisseur est couché, c'està-dire la zone inférieure du fond, est exempte de tuyère4.Cette zone F exempte de tuyères D a une hauteur comprise entre environ le quart ou le tiers du diamètre du fond B. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux exemples décrits et à celui qui a été représenté, elle est susceptible de nombreuses variantes accessibles à l'homme de l'art, suivant les applications envisagées et sans qu'on stécarte pour cela de l'esprit de l'invention. R E V E N B I C A T I O N S 1. Procédé permettant d'empêcher la formation de fumée brune lors de l'affinage de la fonte brute dans un convertisseur à l'aide d'oxygène pur, le jet d'oxygène sortant d'une tuyère à fente annulaire ou analogue étant entouré d'une enveloppe de gaz dissociable à réaction endothermique, caractérisé par le fait qu'un gaz dissociable à réaction endothermique est également ajouté comme agent de refroidissement au courant d'oxygène central. 2. Procédé permettant d'empêcher la formation de fumée brune lors de l'affinage de la fonte brute dans un convertisseur à l'aide d'oxygène pur, le jet d'oxygène sortant d'une tuyère à fente annulaire. ou analogue étant entouré d'une enveloppe de gaz dissociable à réaction endothermique, caractérisé par le fait qu'un jet central de gaz dissociable à réaction endothermique est introduit ou insufflé- comme agent de refroidissement dans le milieu du courant d'oxygène qui entoure ce jet. 3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé par le fait que de la vapeur d'eau etZou du gaz carbonique et/ou un gaz inerte sont ajoutés au courant d'oxygène ou insufflés dans celui-ci. 4. Tuyère pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 2, comportant une enveloppe tubulaire extérieure et une tubulure -intérieure coaxiales, caractérispar le fait que la tubulure (13) introduisant l'oxygène dans le bain de métal contient une autre tubulure -centrale (12) pour un gaz de protection et de refroidissement. Sê Tuyère selon la revendication 4, caractérisé par le fait qu1un robinet de réglage à soupape ou à vanne (23) est intercalé dans au moins l1un des conduits (15, 22) de gaz de refroidissement et de protection menant respectivement à la tubulure centrale (12) et à la tubulure extérieure (14) de la tuyère. 6. Convertisseur d'acier à fond traversé de tuyères à passages annulaires pour la mise en oeuvre du procédé salon l'une des revendications 1, 2 et 3, caractérisé par le fait que la zone inférieure du convertisseur, celui-ci étant en position basculée, est exempte de tuyères. 7. Convertisseur selon la revendication 6, caractérisé par le fait que la hauteur de la zone exempte de tuyères est com ptise entre environ le quart et le tiers du diamètre. 8. Tuyère de convertisseur à soufflage par le fond, constituée de tubulures coaxiales, de l'oxygène introduit par cette tuyère étant insufflé, entouré d'au moins une enveloppe de gaz de protection à réaction endothermique, dans le cairn de fonte brute, cette tuyère étant caractérisée par le fait qu'un manchon (33) est mis en place et fixé dans la plaque de fond (31) du convertisseur, manchon dans lequel est adapté par son extrémité arrière une enveloppe tubulaire (38) entnurant la tubulure (13) de la tuyère et s'étendant au moins jusqu'à la face intérieure du revêtement réfractaire (39) du fond, cependant que le pisé de ce revêtement (39) s'applique de façon étanche contre cette enveloppe tubulaire. 9. Tuyère selon la revendication 8, caractérisée par le fait que le manchon (33) est muni à son extrémité avant d'un collet (34) ou élément analogue qui prend appui sur la plaque de fond (31). 10. Tuyère selon la revendication 8 ou 5, caractérisée par le fait qu'un épaulement (37), sur lequel l'envelopoe tubulaire (38) vient s'appuyer, est prévu dans le -passage intérieur du manchon (33). 11. Tuyère selon la revendication 8, caractériséepar le fait que des bossages d'écartement (40) sont brévus entre les tubulures (12 et 13) de la tuy-ère et l'enveloppe tubulaire (38). 12. Tuyère selon la revendication 8, caractérisée oar le fait que le manchon (33) est constitué de deux parties et présente à son extrémité arrière une tête de tuyère (11) munie de raccords (19 et 16) pour les conduits d'oxygène et de gaz de protection respectivement. 13. Tuyère selon la revendication 12, caractérisée par le fait que des disositifs anti-retour de flamme sont prévus dans la tête (11) et/ou dans les conduits d'amenée de gaz.