L'exécution de grandes constructions en tôle d'acier ordinaire, allié, inoxydable ou d'aluminium, par exemple comme des poutres de ponts, des réservoirs cylindriques, sphériques pour hydrocarbures, liquides ou gazeux souvent comprimés sous pression élevée, des conduites forcées, etc., nécessite le soudage bout à bout de nombreuses tAcles planes, arquées, bombées pour la réalisation des surfaces désirées. Pour exécuter cette opération de soudage dans de bonnes conditions, il est nécessaire de positionner fixement les tôles à souder en bout. Ce positionnement relatif est exécuté à l'aide d'outils auxiliaires, par exemple des couvre-joints qui, appliqués l'un contre l'autre, serrent les tôles et les maintiennent, ou bien des tronçons de cornières soudés en regard l'un de l'autre contre chacune des tôles, tronçons de cornières qui sont ensuite bridés l'un contre l'autre par l'intermédiaire de boulons, ou encore d'autres éléments, pneumatiques ou magnétiques, etc. Une fois ce positionnement réalisé, des soudures de pointage sont exécutées pour relier les tôles les unes aux autres. Ces points de soudure sont disposés entre les divers outils auxiliaires réalisant provisoirement le positionnement, outils qui sont enlevés après achèvement des soudures de pointage. La soudure définitive est alors déposée et constitue le cordon de soudure proprement dit qui englobe les soudures de pointage. Les divers procédés utilisés jusqu'à maintenant pour maintenir les tôles bout à bout avant l'exécution des soudures de pointage présentent des inconvénients importants surtout dans le cas de grandes constructions délicates, par exemple les constructions navales, les gros réservoirs en aluminium ou en acier inoxydable destinés au transport de gaz pétrolier liquéfié à très basses températures. En effet, dans ces constructions, il est important de ne pas léser les tôles à souder par les outils de fixation, ce qui se produit chaque fois que ces outils eux-mêmes sont fixés, par exemple, par soudure ou boulonnage aux tôles. L'invention concerne un dispositif plus facile à mettre en place et à enlever (opérations qui sont rapides). Il peut en outre être réutilisé indéfiniment, réserve faite d'une légère consommation de ruban de liaison. Il a en outre l'avantage de permettre le dosage à volonté de l'effort de serrage et de maintenir fixement les tôles à souder bout à bout, sans pour autant provoquer le moindre dommage sur une surface quelconque des tôles à souder. L'invention a pour objet un dispositif de fixation provisoire de deux tôles bout à bout en vue de leur soudure l'une à l'autre comprenant deux sabots appliqués contre chaque face de chaque tôle, au droit de leurs extrémités à souder, caractérisé en ce que ces sabots sont serrés l'un contre l'autre par l'effet d'une liaison souple, tendue, attachée à chaque sabot et passant par lten- droit où sera déposé le cordon de soudure des tôles, lesdits sabots maintenant ces tôles fixement l'une par rapport à l'autre, permettant l'exécution de soudures partielles. Le dessin annexé représente, schématiquement et à titre d'exemple, une forme d'exécution du dispositif selon l'invention et des variantes. La fig. 1 en est une vue en coupe longitudinale selon I-I de la fig.2. La fig.2 en est une vue en coupe transversale selon IILII de la fig. 1. La fig.3 représente des tôles reliées bout à bout par le dispositif. La fig. 4 est une vue en coupe semblable à la fig 1 d'une première variante. La fig. 5 est une vue en coupe semblable à la fig 1 d'une seconde variante. Le dispositif de serrage selon les fig. l et 2 comprend pour chaque côté de la tôle à souder 1 et 2, un sabot 3, respectivement 4, un organe de liaison souple 5 représenté à la figure sous la forme d'un ruban. Il est évident qu'il est possible de remplacer le ruban par un câble. Chaque sabot comprend un tambour d'enroulement 7 sur lequel est fixé l'organe de liaison souple, par exemple le ruban 5 qui est simplement enroulé sur le tambour. Au besoin, l'extrémité du ruban pénètre dans une fente du tambour et est pliée sur elle-même. L'axe 13 du tambour se prolonge et se termine par un carré de commande 14. Sur ce carré, un levier, non représenté aux dessins, est monté lors des opérations de mise sous tension. L'axe 13 comporte une roue 8 à cliquet qui en est solidaire en rotation.Cette roue est retenue dans un sens de rotation par un cliquet 9 monté de telle façon qu'il empêche normalement le ruban de se détendre. Cette opération est néanmoins possible après avoir préalablement libéré le cliquet selon un procédé bien connu. Pour l'exécution des soudures bout à bout des tôles, cellesci sont mises en place, puis les sabots, par exemple selon la fig. 1, sont disposés au droit de l'endroit où seront faits les cordons de soudure, et ceci régulièrement comme représenté à la fig. 3. Une fois le positionnement terminé, les rubans de tension des sabots sont mis en place, traversent l'espace 6 destiné à recevoir le cordon de soudure et sont prétendus par action sur l'un, l'autre ou les deux jeux de roues 8 à cliquet 9. Lorsque tous les sabots sont en place et convenablement préserrés, les réglages finals des tôles et des outils sont terminés. Alors les rubans sont tous mis définitivement sous tension, de telle manière que toutes les tôles à souder soient fixées rigidement les unes par rapport aux autres. Cette opération terminée, des points de soudure de liaison constituant des amorces de cordon sont déposés entre les divers sabots de fixation provisoire, et assurent le positionnement des tôles après l'enlèvement des dispositifs de serrage, ce qui permet alors l'exécution des cordons de soudure proprement dits. La fig. 4 représente une variante du dispositif de la fig. 1 dans laquelle le sabot supérieur comprend une roue à cliquet de mise sous tension, alors que le sabot inférieur comprend une pince autoserrante 10 prenant appui contre une surface 16 solidaire du sabot 4 et fonctionnant selon un principe bien connu. Le fonctionnement de l'ensemble reste le même. Dans ce cas, la mise sous tension du ruban a lieu plus aisément encore, car un cliquet auxiliaire de serrage 12 monté sur le levier 15 permet, par un simple mouvement de va-et-vient de ce levier, de tendre le ruban à volonté. La fig. 5 représente une autre variante du dispositif, dans laquelle des éléments élastiques 11 sont intercalés entre les or ganes portant les tambours d'enroulement 7 et les sabots 3 et 4. Ainsi, lors du serrage, il se produit une flexion des éléments élastiques ll qui augmente l'élasticité globale du système et assure le maintien du serrage des sabots 3 et 4 contre les tôles 1 et 2. A cette figure, les éléments élastiques ll ont été représentés sous la forme de plots de caoutchouc. Il est possible de prévoir d'autres éléments élastiques, par exemple des ressorts métalliques à lames, hélicodal. Des éléments élastiques peuvent également être montés sur le dispositif selon la fig. 4 et agir, par exemple, entre la pince autoserrante et le sabot correspondant. Revendications 1. Dispositif de fixation provisoire de deux'tôles bout à bout en vue de leur soudure l'une à l'autre, comprenant deux sabotsappliqués contre chaque face de chaque tôle, au droit de leurs extrémités à souder, caractérisé en ce que ces sabots sont serrés l'un contre l'autre par l'effet d'une liaison souple, tendue, attachée à chaque sabot et passant par l'endroit où sera déposé le cordon de soudure des tôles, lesdits sabots maintenant ces tôles fixement l'une par rapport à l'autre, permettant l'exécution de soudures partielles. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la liaison souple entre les deux sabots de fixation est constituée par un câble, un ruban métallique. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que la liaison souple est mise sous tension par l'effet d'un levier agissant sur un tambour d'enroulement équipé d'une roue à cliquet de non-retour. 4. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'organe d'attache de la liaison souple à au moins l'un des sabots comprend une pince autoserrante. 5. Dispositif selon la revendication 3 ou la revendication 4, caractérisé en ce que des éléments déformables élastiquement agissent entre un sabot et au moins un tambour d'enroulement, respectivement l'une des mâchoires de la pince autoserrante. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que les éléments déformables élastiquement sont des plots en caoutchouc. 7. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les sabots sont en aluminium.