La présente invention concerne un procédé de commutation automatique applicable aux récepteurs de télévision dits multi- standards" ou "multinormes", fl > comportant entre autres un amplifi- cateur à fréquence intermédiaire, un circuit démodulateur et deux circuits intégrés composites dits "jungle" adaptés respectivement à une polarité de modulation positive et négative du signal démodulé à vidéo-fréquence. On sait que les signaux de télévision sont émis suivant des normes variables d'un pays à l'autre ; c'est ainsi que la France utilise la norme L (modulation d'image positive, son en modulation d'amplitude), alors que d'autres pays utilisent les normes B ou G (modulation d'image négative, son en modulation de fréquence). L'incompatibilité de réception pour ces deux sortes de normes à l'aide d'un téléviseur courant à conduit les constructeurs à développer des récepteurs multistandards ou "multinormes" dans lesquels l'usager dispose d'une commande assurant la commutation des circuits aptes à recevoir ltune ou l'autre des normes. Une telle commutation généralement réalisée à l'aide de relais est coûteuse et peu fiable. Un cas particulier de commutation résulte de la mise sur le marché de circuits intégrés monolithiques à fonctions multiples dits circuits "jungle". Ces dispositifs réalisent à partir du signal vidéo issu du circuit démodulateur un grand nombre de fonctions telles que préamplification vidéo, commande automatique de gain, séparation, synchronisation horizontale, etc... Les circuits "jungle" existent en deux versions, respectivement pour signal vidéo à modulation positive et à modulation négative ; il importe donc de les utiliser conjointement dans les téléviseurs multistandards en les commutant judicieusement suivant la polarité de modulation du signal vidéo. Le but de la présente invention est de réaliser une telle commutation de façon entièrement automatique et sans utiliser de relais électromagnétiques L'invention est basée sur la considération que, toutes choses égales par ailleurs, le potentiel au niveau du noir d'un signal vidéo par rapport à un même point de référence est largement différent selon que la polarité de la modulation est positive ou négative. Suivant l'invention le procédé d'aiguillage automatique d'un signal à vidéo fréquence est remarquable par la mise en oeuvre d'un circuit inverseur électronique commandé dont la borne d'entrée reçoit le signal à vidéo fréquence, la borne de commande recevant de son côté, par l'intermédiaire d'un circuit intégrateur, le signal issu d'une porte "ET" dont les dieux entrées sont respectivement attaquées par le signal à vidéo fréquence et par des impulsions de retour de balayage horizontal. Avantageusement, un circuit adaptateur d'impédance est disposé à l'entrée du circuit inverseur électronique. Ainsi, suivant la polarité de la modulation vidéo, les bornes d'entrée des circuits "jungle" reliées aux bornes de sortie de l'inverseur électronique prennent des états électriques qui, suivant le cas, permettent ou neutralisent leur fonctionnement. La description qui va suivre, en regard des dessins annexés, donnés à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La Fig. 1 représente le schéma synoptique de l'agencement des circuits pour l'application du procédé selon l t invention. Les Figs. 2 et 3 représentent un signal à vidéo fréquence respectivement én modulation positive et négative. La Fig. 4 représente le schéma de principe d!un dispositif pour l'application du procédé selon l'invention. Sur la Fig. 1, le signal à vidéo fréquence 6 est appliqué simultanément à l'entrée du circuit adaptateur d'impédance 3 et à la première entrée de la porte "ET" 1, l'autre entrée recevant ai 5 des impulsions de retour de balayage lignes. La sortie de la porte "ET" est reliée à un circuit intégrateur 2 dont la sortie attaque la borne de commande de l'inverseur électronique 4, l'entrée de ce dernier étant reliée à la sortie de l'adaptateur d'impédance 3. Le fonctionnement du circuit de la Fig. 1 peut s'expliquer de la façon suivante Lorsqu'un signal vidéo à modulation positive (Fig. 2) est appliqué à la borne 6, l'entrée correspondante de la porte 1 est soumise pendant l'intervalle de suppression de ligne à une tension qui varie de - vl (niveau du noir) à v*O (fond du top de synchro lignes). Pendant le même-intervalle de suppression, l'autre entrée 5 de la porte reçoit des impulsions positives de retours lignes, ce qui a pour effet d'ouvrir ladite porte. La tension impulsionnelle recueillie en sortie de la porte "ET", intégrée par le circuit 2 durant l'aller du balayage lignes, sert à commander l'inverseur électronique 4 dont l'une des sortieS par exemple 7, se trouve portée à un potentiel autorisant le fonctionnement du circuit "jungle" qui lui est connecté.Dans le cas cnntraire d'une modulation négative (Fig. 3) l'entrée 5 de la porte 1 se trouve soumise pendant l'intervalle de suppression d'une tension négative - v2 (niveau du noir) à une tension encore plus négative - v (fond des tops du synchroj ; dans ces conditions, c'est la sertie 8 du commutateur électronique 4 qui se trouve portée à un potentiel tel qu'il autorise le fonctionnement du circuit "jungle" pour modulation négative qui lui est connecté, tandis que celui de la borne 7 prend une valeur telle que le circuit "jungle" pour modulation positive soit mis hors circuit. Sur la Fig. 4 où les indices communs à la Fig. 1 ont été conservés, la porte "ET" 1 comprend deux transistors 13 et 15 de type NPN dont les bases reçoivent à travers les résistances 12 et 14 respectivement le signal à vidéo fréquence en 6 et les impulsions de retour lignes en 5. Le collecteur du transistor 13 est relié à la borne positive 9 d'une source de tension Vb1 dont le pôle négatif 10 est connec té à la masse 1 ; émetteur du transistor 13 est relié au collec- teur du transistor 14, l'émetteur de ce dernier étant par ailles connecté à travers la résistance 16 à la borne négative 40 d'une source de tension Vb2 2 dont la borne positive 11 est reliée à la masse. Le circuit intégrateur 2, composé de la résistance 21 et du condensateur 22, est précédé par le transistor 18 de type NPN dont l'émetteur est relié à la liaison commune émetteur-collecteur des transistors 1) et 14, et la base au pont de résistances 19 et 20 disposé entre - Vb2 et la masse. Le collecteur du transistor 18, relié au + Vb1 par la résistance 17, attaque le circuit intégrateur par une extrémité de la résistance 21. Le circuit adaptateur d'impédance 3 comporte le transistor 23 de type NPN monté en émettodyne, dont la base reçoit les signaux à vidéo fréquence depuis la borne 6, l'émetteur étant connecté au - 2 par la résistance 24, et le collecteur directement au + Vbî. L'inverseur électronique 4 comporte deux paires de transistors 25, 29 et 5, 38 respectivement de type NPN et PNP. les émetteurs reunis des transistors 25 et 29 sont reliés à la masse par la résistance 27, les collecteurs etant au + Vb1 respectivement par les résistances 26 et 28. La base du transistor 25 est connectée au point commun de la résistance 21 et du conciensateur 22, tandis que celle du transistor 29 est relief au pont de résistances 30 et 31 aisposé entre + Vb1 et la masse. les bases ces Br-nsistors 35 et 38 sett sont respectivement reliées aux collecteurs des transistors 25 et 2'l, es émetteurs éteint par ailleurs connectés par les résistances 34 et 37 au + Vb1. le collecteur du transistor 35 est relié à ltemetteur du tran siFtor 23 par les résistances 36 et 32 en série, de la meme façon, le collecteur du transistor 38 est relié au mens e:etteur par les résistances 39 et 33 en série. les sorties 7 et 8 sont connectées aux points comlnuns, respec tienent des résistances 36, 32 et 39, 33. Le fonctionnement du circuit de la Hig. 4 peut s'expliquer de la façon suivante : en l'absence d'impulsions positives de retours lignes sur la borne 5, le transistor 15 est bloqué, ainsi que les deux transistors 13 et 18 ; pendant l'intervalle de suppression, les impulsions de retour lignes débloquent periodiquement le transistor 15, soit à travers le transistor 13 dans le cas où la base de celui-ci reçoit un signal vidéo fréquence à modulation positive, soit à travers le transistor 18 dans le cas contraire. En modulation positive, le transistor 18 est bloqué en permanence, entraînant la saturation du transistor 25 et le blocage du transistor 29. Dans ces conaitions, la saturation du transistor 25 entraîne celle du transistor 35, tandis que le bocage du transistor 29 entraîne ceiui du transistor 38. Au contraire, en modulation negative, le transistor 13 est blo- qué en permanence tandis que le transistor 18 est débloqué périodiquement au rythme des impulsions de retours lignes ; la tension pulsée recueillie sur le collecteur du transistor 18 est intégrée par le condensateur 22, bloquant ainsi en perllanence les transistors 25 et 35 et saturant les transistors 29 et 38. En raison du fait que les circuits "jungle" utilisés ne peuvent fonctionner que lorsque le potentiel ae repos de leur borne d'entrée est celui de la masse, les valeurs de résistances 34, 36, 32 et 37, 39, 33 sont déterminées de façon à ce que les sorties 7 et 8 soient sensiblement au potentiel de la masse lorsque le transistor correspondant est bloqué et inversement à un potentiel positif relativement élevé lorsque le transistor est saturé. De cette façon, le signal vidéo recueilli sur ltémetteur du transistor 23 et appliqué aux sorties 7 et 8 est traité par le circuit "jungle" connecté à la borne 7 lorsque la modulation est positive et par celui connecté à la borne 8 lorsqu t elle est négative, le fonctionnement del'autre circuit étant dans les deux cas bloqué par la polarisation positive appliquée à l'entrée. On peut remarquer que par rapport au schéma synoptique de la Fig. 1, la porte "ET" considérée avec le transistor inverseur 18 est en réalité une porte "NON ET", ceci pour des facilités de réalisation, mais il est parfaitement possible à llhomme de l'art de concevoir le dispositif strictement conforme au schéma de la Fig. l. De façon non représentée, la borne 6 d'entrée du signal à vidéo fréquence reçoit une polarisation continue destinée à compenser le VBE du transistor 23. REVENDICATIONS 1. Procédé de commutation automatique applicable aux récepteurs de télévision dits "multistandards" ou "multinormes", comportant entre autres un amplificateur à fréquence intermédiaire, un circuit démodulateur et deux circuits intégrés composites dits jun- gle" adaptés respectivement à une polarité de modulation positive et négative du signal à vidéo fréquence, caractérisé par la mise en oeuvre d'un circuit inverseur électronique commandé dont la borne d'entrée reçoit le signal à vidéo fréquence, la borne de commande recevant de son côté, par l'intermédiaire d'un circuit intégrateur, le signal issu d'une porte "ET" dont les deux entrées sont respectivement attaquées par le signal à vidéo fréquence et par des impulsions de retour de balayage horizontal. 2. Procédé selon la revendication 1, dans lequel le circuit inverseur électronique est précédé d'un circuit adaptateur d'impé chance. 30 Procédé selon les revendications 1 et 2, dans lequel les bornes de sortie de l'inverseur électronique sont portées à des -ten- sions continues différentes. 4. Procédé selon la revendication 3, dans lequel le potentiel continu d'une des bornes de sortie est sensiblement celui de la masse.