L'invention a trait à un dispositif de sécurité et de retenue pour part chute de cabines d'ascenseurs, monte-charge et autres entraînés par un pignon denté stengrenant avec une crémaillère fixée verticalement le long d'un mât. Les ascenseurs, monte-charge et autres appareils analogues doivent com- porter obligatoirement un dispositif de sécurité permettant de freiner les cabines ou plates-formes en cas d'incidents de fonctionnement. Toutefois, pour éviter, au moment du fonctionnement de ce dispositif de sécurité, une secousse trop importante risquant de détériorer l'ascenseur et/ou le monte-charge ou incommoder un utilisateur de tel appareil, il faut que le freinage se fasse progressivement et en douceur. On connaît déjà un dispositif comportant un premier ensemble rotatif muni de trois pignons dont deux coopèrent avec la crémaillère et dont le troisième reçoit le régulateur de vitesse centrifuge. En cas de survitesse de la cabine en montée ou en descente, une des masselottes du régulateur de vitesse, desi- guée par le sens de marche, s'écarte et entre en contact avec des griffes d'un second ensemble immobile en marche normale. Ces griffes sont disposées à l'in térieur d'une poulie ayant une paroi de forte section, ce qui permet de placer sur le diamètre extérieur deux sabots de freinage articulés exerçant le même effet de freinage dans les deux sens de marche. Les deux sabots comportent une garniture de frein qui est constamment pressée contre la poulie au moyen de deux bras articulés d'un côté et reliés de l'autre par une tige sur laquelle sont montées des rondelles elastiques. Ces rondelles sont tarées à une pression déterminée qui est transmise par des bras articulés aux sabots pour freiner la rotation de la poulie, ce qui, au moment des prises parachute, provoque l'arrêt en rotation des pignons dentés stengrenant avec la crémaillère. Le dispositif est pourvu d'un galet d'appui qui assure un engrenement constant entre la crémaillère et les pignons dentés. Ce galet prend appui sur le dos de la crémaillère de manière à éliminer toute flexion de cette dernière au moment des prises parachute. Le dispositif est contrôlé au moment du fonctionnement par un contact électrique qui provoque l'arrêt immédiat de la machinerie. Pour débloquer le dispositif après une prise parachute, il est nécessaire de déplacer la cabine au moyen de la machinerie dans le sens contraire à celui de la prise parachute. Le déblocage se fait sur une très courte distance, il suffit de ramener la tige du contact électrique dans la fourchette reglable. Le parachute est prêt pour une nouvelle prise et l'ascenseur peut reprendre sa marche normale. Toutefois, ce dispositif connu présente un inconvénient majeur. En effet, il ne peut fonctionner que lorsque l'appareil est alimenté électrlquement. Ainsi, dans le cas d'une panne électrique, on ne peut pas faire fonctionner l'appareil dans le sens opposé à la prise de parachute et, de ce fait, il n'est pas possible de débloquer le parachute. La présente invention a pour but de remédier à cet inconvénient et se propose de fournir un dispositif de sécurité pouvant fonctionner même en cas de panne électrique par suite d'une action manuelle sur un levier de déblocage qui agit sur les masselottes et supprime la prise de parachute précédente, tout en gardant au moyen d'un étrier approprié la possibilité, en cas d'incident mécanique, de réaliser une nouvelle prise parachute même avec levier débloqué. A cet effet, l'invention concerne un dispositif de sécurité et de retenue pour parachute de cabines d'ascenseurs, monte-charge et autres caractérisé en ce qu'un ensemble de sabots de freinage, reliés entre-eux par des tiges fi letées, comporte un levier de déblocage du parachute soumis à un premier mouvement de traction horizontale pour le dégager de moyens de retenue en rotation dudit ensemble suivi d'un second mouvement de rotation pour dégager une masselotte en prise avec une des griffes d'un tambour de freinage et, après débloca- ge, ramener le levier et une came d'un contact électrique, servant à couper l'alimentation générale en force motrice, dans leur position initiale et orienter des taquets de commande d'un angle droit de part et d'autre d'un doigt de commande de la came. L'invention sera bien comprise en se référant à la description suivante faite à titre d'exemple non limitatif et au dessin annexé dans lequel - la figure 1 est une vue d'ensemble extérieur du parachute pourvu du levier de deblocage manuel conforme à l'invention, - la figure 2 est une vue en plan en coupe selon ligne de coupe II-II de la figure 1, - la figure 3 est une vue en élévation du tambour et des masselottes du régulateur de vitesse. On se réfère aux trois figures. Le parachute 1, disposé dans un carter 2, est appliqué contre une des parois 3 de la machinerie et il est rendu solidaire d'un chariot 4 par l'inter médiaire d'une equerre 5. Des boulons 6, pourvus d'une rondelle 7 et d'un plot en caoutchouc 8, assurent la liaison entre ladite équerre 5 et le parachute 1. Un mât 9 comporte une crémaillère 10 dont le dos 11 coopère avec un galet d'appui 12. Ce galet d'appui 12, comportant un palier intérieur de préférence à roulements à billes, est monté sur un axe 13. Cet axe 13 est maintenu en place par un palier lisse 14 présentant, d'une part, un épaulement 15 prenant appui contre la face interne 16 de la paroi 3 et, d'autre part, un décrochement 17 traversant un orifice 18 pratiqué dans ladite paroi 3. On appose contre la ra ce externe 19 de la paroi 3 un couvercle 20, le tout etant maintenu par un écrou 21 et un contre-écrcu 22 vissés sur l'extrémité filetée 23 de l'axe 13. La créf;aillère 10 coopère avec un pignon denté 24 monté sur l'extrémité 25 d'un arbre 26. Ledit arbre 26 traverse un coussinet 27 disposé dans un palier 28 présentant un flasque 29 prenant appui contre la face externe le de la paroi 3. Ce palier 28 est maintenu en place par les boulons 6. Un graisseur 30 permet de lubrifier l'axe 26. L'autre extrémité 31 de l'arbre 26 comporte des rainures 32,33 dans lesquelles on dispose des clavettes 34,35. Ces clavettes 34,35 solidarisent en rotation l'arbre 26 à un corps 36 d'un régulateur de vitesse. Celui-ci renferme des masselottes 37,38 pivotant autour d'un axe 39,40. Le régulateur de vitesse, maintenu en place par un élément de retenue tel que circlips 41 engagé dans une rainure 42 réalisée dans l'extrémité 31 de l'arbre 26, est logé dans un tambour de freinage 43 fermé par un couvercle 44. La face interne 45 du tambour de freinage 43 comporte des griffes 46,47,48,49. Ce tam bour de freinage 43 est monté par l'intermédiaire d'un coussinet 50 sur le pourtour extérieur 51 du palier lisse 14 présentant à cet effet un épaulement 52. Le tambour de freinage 43 est maintenu en place par une bride 53 arrêtée par un élément de retenue 54 tel que circlips engagé dans une rainure 55 pratiquée dans l'extrémité 56 du palier lisse 14. Le pourtour extérieur 57 du tambour de freinage 43 est partiellement enrobé par des garnitures de freinage 58,59 solidaires des faces internes 60,61 de sabots de freinage 62,63. Ces sabots de freinage 62,63 sont reliés entre-eux par des tiges 64,65. Ces tiges 64,65 traversent des trous 66,67,68,69 réalisés dans lesdits sabots 62,63. Les extrémités 70,71 des tiges 64,65 comportent un filetage 72,73. Sur l'une des extrémités filetées 70, on visse un écrou 74 alors que sur l'extrémité 71 est enfilée une douille 741 pourvue de rondelles élastiques 75. Ces rondelles élastiques 75 sont tarées pour une pression déterminee. Les masselottes 37,38 pivotent autour des axes 39,40 disposés dans un plan 76 désaxé par rapport à l'axe de symétrie 77 du corps 36 du régulateur de vitesse. Ainsi, lors d'un incident et en fonction du sens de rotation de l'arbre 26, seule une masselotte peut pivoter autour de son axe d'articulation correspondant. De ce fait, le parachute 1 fonctionne tant dans le sens de montée que dans le sens de descente de la cabine. Chaque masselotte 37,38 comporte à l'une de ses extrémités 78,79 et de préférence à proximité de l'axe 39,40 un doigt de commande règlable 80,81. Ce doigt de commande 80,81 comprime un élé- ment élastique 82,83 coiffant des rondelles tronconiques 84,85 solidaires d'un support 86. On peut, en conséquence, comprimer individuellement chaque élément élastique 82,83 et effectuer pour chaque masselotte 37,38 un réglage tachymetri- que défini. Le sabot de freinage 63 est relié par l'intermédiaire d'un axe d'articu lation 87, présentant à l'une de ses extrémités 88 une tête 89 et à l'autre extrémité 90 un élément de retenue telle que goupille 91, à un levier de déblo- cage manuel 92. Celui-ci traverse un étrier 93 fixé par des éléments de fixation 94 à la paroi 3. L'extrémité 95 du levier 92 est engagée entre les deux ailes 96,97 d'une fourche 98 solidaire d'une plaque 99 fixée par des éléments de fixation 100 sur la paroi 3. Pour éviter un dégagement intempestif du levier 92, on prévoit un élément de verrouillage 101 constitué par un axe comportant à l'une de ses extrémités 102 une tête 103. Cet élément de verrouillage 101 traverse des trous 104, 105 réalisés dans les ailes 96,97. Comme visible sur la figure 3, l'axe 101 se trouve en avant par rapport au levier 92.L'extrémité 106 de l'axe 101 comporte un élément de retenue telle que goupille 107 annihilant toute sortie involontaire de l'axe hors des trous 104, 105 risquant de li bérer le levier 92. Comme visible sur la figure 1, le parachute 1 comporte deux taquets de commande 109 coopérant avec un doigt 108 de la came 110 d'un contact électrique 111 servant à couper l'alimentation générale de la force motrice. Pour débloquer le parachute, on enlève la goupille 107 et on retire l'a 101. On exerce une traction horizontale sur l'extrémité 95 du levier 92. Ce levier 92 pivote autour de l'axe d'articulation 87 selon un angle de rotation de dix degrés. Cette rotation est limitée par la hauteur libre de étrier 93. Puis, on fait pivoter le levier 92 vers le haut d'un angle donné. Par suite de ce mouvement, on provoque la rotation des sabots et du tambour de freinage. Pr cette rotation, la masselotte en prise se dégage automatiquement de la griffe du tambour. On remet le levier 92 dans sa position initiale et on verrouille celui-ci par l'axe 101 traverse par la goupille 103. Puis, on ramène la came 110 dans sa position initiale, en prenant soin de règler les taquets 109 selon un angle de l'ordre de 90 degrés du doigt de commande de la came 110. Pendant toutes ces opérations, le parachute reste toujours en position armée. Bien que l'invention ait été décrite à propos d'une forme de réalisation particulière, il est bien entendu qu'elle n'y est nullement limitée et qu'on peut y apporter diverses modifications de formes, de matériaux et de combinaisons de ces divers éléments, sans pour cela s'éloigner du cadre et de l'esprit de l'invention. Revendications 1) Dispositif de sécurité et de retenue pour parachute de cabines d'ascenseurs, monte-charge et autres caractérisé en ce qu'un ensemble de sabots de freinage 62,63, reliés entre-eux par des tiges filetées 64,65, comporte un levier 92 de deblocage du parachute 1 soumis à un premier mouvement de traction horizontale pour le dégager de moyens de retenue 98 en rotation dudit ensemble suivi d'un second mouvement de rotation pour dégager une masselotte 37,38 en prise avec une des griffes 46,47,48,49 d'un tambour de freinage 43 et, apres déblocage, ramener le levier 92 et une came 110 d'un contact électrique 111, servant à couper l'alimentation générale en force motrice, dans leur position initiale et orienter des taquets de commande 109 d'un angle droit de part et d'autre d'un doigt de commande 108 de la came 110. 2) Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'un des sabots de freinage 63 comporte un axe d'articulation 87, le reliant à l'une des extrémités du levier de deblocage manuel 92, cet axe présentant à l'une de ses extrémités 88 une tête 89 et à l'autre extrémité 90 un élément de retenue 91 pour transférer le mouvement de rotation du levier 92 au tambour de freinage 43. 3) Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que les moyens de retenue en rotation de l'ensemble est un étrier 93 fixé sur une paroi 3 de la machinerie par des éléments de fixation 94, le levier 92 traversant cet étrier 93 dont la hauteur libre limite le premier mouvement de traction horizontale dudit levier 92. 4) Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que les moyens de retenue en rotation de l'ensemble est une fourche'98 solidaire d'une plaque 99 fixée par des éléments de fixation 100 sur la paroi 3 et composée de deux ailes 96,97 présentant un élément de verrouillage 101. 5) Dispositif selon la revendication 4 caractérisé en ce que l'élément de verrouillage est constitué par un axe 101, disposé en decca du levier 92 et traversant des trous 104,105 réalisés dans les ailes 96,97 de la fourche 98, cet axe comportant à l'une de ses extrémités ]02 une tête 103 et à l'autre ex- trémité 106 un élément de retenue 107 annihilant toute sortie intempestive de l'axe 101 hors des trous 104,105 libérant ainsi le levier 92.