L'invention concerne les cellules électrolytiques. Ce terme désigne des batteries d'accumulateurs telles que les batteries au plomb et les batteries à nickel-fer, les piles sèches, les piles à combustible, et les cellules à récupération électrolytique de métaux. Les électrodes des cellules électrolytiques comprennent fréquemment une feuille de métal pleine ou perforée, mais présentant, dans tous les cas, de nombreux inconv#flients. Ces derniers ressortent de manière évidente dans le cas des batteries au plomb dans lesquelles les électrodes de plomb présentent une surface relativement faible par rapport à leur volume et sont d'une efficacité qui diminue de manière importante à l'utilisation par suite du-dép8t de cristaux de sulfate de plomb, mauvais conducteurs du courant électrique, réduisant la possibilité pour l'électrolyte liquide (ctest-à-dire l'acide) d'atteindre 1' électrode. L'invention concerne une cellule électrolytique comportant une électrode de grande efficacité. Une cellule électrolytique selon l'invention comprend au moins une électrode constituée d'une matière "stéréoréticulaire" et électriquement isolante comprenant un réseau conducteur du courant électrique qui apparatt, au moins en partie , à la surface de la matière. Le terme "stéréoréticulaire" se rapporte à une structure cohérente à trois dimensions dans laquelle d'innombrables interstices forment un réseau de vides communicants, Une matière stéréoréticulaire peut comprendre une étoffe tissée, tricotée ou non tissée. Une forme particulièrement convenable de matière stéréoréticulaire est une étoffe non tissée constituée de fibres conjuguées à lier et décrite, par exemple, dans le brevet britan nique NO 1 073 181 ou dans les demandes de brevets britanniques NO 32 874/74 et NO 34 329/74, déposées par la même Demanderesse. L'expression "fibre conjuguée" utilisée dans ce mémoire désigne une fibre comprenant au moins deux composants polymères fibrogènes disposés dans des zones distinctes de la section droite de la fibre, approximativement sur toute la longueur de cette dernière. L'un de ces composants, dont la température de ramollissement est sensiblement inférieure à celle du ou des autres composants, est disposé de manière à former au moins une partie de la surface périphérique de la fibre.Des types de fibres conjuguées répondant à cette définition comprennent, par exemple,les fibres dans lesquelles le composant présentant une température de ramollissement relativement basse est l'un de deux composants disposés côte à c8te, forme une gaine entourant un autre composant qui constitue alors une amie, ou forme un ou plusieurs lobes d'une fibre. La différence entre les températures de ramollissement des deux composants ou entre la température de ramollissement la plus basse et celle immédiatement voisine et caractéristique de l'un des autres composants d'une fibre conjuguée est relativement importante, c'est-à-dire d'au moins 300C. Cette différence assure un ramollissement du composant présentant la température de ramollissement la plus basse sans que les caractéristiques du ou des autres composants des fibres soient affectées. L'expression "température de ramollissement" utilisée dans ce mémoire désigne la température à laquelle un composant devient mou. Les fibres constituant l'étoffe non tissée sont avantageusement frisées. Il est avantageux que cette étoffe comprenne au moins 50 ffi de fibres conjuguées et, de préférence, qu'elle soit totalement constituée de fibres conjuguées. Ces dernières, sur la section droite desquelles les composants sont répartis de manière asymétrique, frisent spontanément ou lorsqu'elles sont portées à une température avantageusement inférieure à la température la plus basse de ramollissement. Des fibres conjuguées dans lesquelles les composants sont disposés symétriquement, par exemple pour former une gaine et une ame concentriques, peuvent être frisées par mise en oeuvre de tous procédés classiques de frisage d'homofilaments. La liaison d'une étoffe non tissée constituée de fibres conjuguées peut etre obtenue en portant cette étoffe à une température supérieure à la température de ramollissement la plus basse d'un composant des fibres conjuguées, de manière que ce composant adhère aux fibres voisines. Le réseau électriquement conducteur peut etre obtenu par revêtement de la surface de la matière stéréoréticulaire avec un métal, par exemple par application sous vide ou par dépôt d'un composé métallique sur la surface de la matière, suivi d'une réduction ramenant le composé métallique à l'état de métal. La liaison entre une pellicule métallique et une matière stéréoréticulaire comprenant des fibres conjuguées peut être améliorée en portant la matière revêtue à une température supérieure au point de ramollissement du composant des fibres conjuguées présentant le point de ramollissement le plus bas, mais inférieure à la température de ramollissement du ou des autres composants. En variante, la matière stéréoréticulaire peut Qtre recouverte d'un métal par pulvérisation à la flamme, comme décrit, par exemple, dans la demande de brevet français NO 75.19 100, déposée le t8 Juin 1975. Dans le cas où la matière stéréoréticulaire comprend des fibres conjuguées et, notamment, lorsqu'elle est constituée entièrement de fibres conjuguées, la surface de ces dernières peut etre revêtue et/ou imprégnée de particules conductrices du courant électrique, par exemple des particules d'aluminium, de cuivre et d'argent. Le type de particules utilisées, le cas échéant, est choisi de manière à donner à la matière les propriétés chimiques souhaitées. La concentration de particules par unité d'aire à la surface de la matière est déterminée en fonction de la conductivité électrique souhaitée.Les particules peuvent etre appliquées sur la matière par la mise en oeuvre de tout procédé classique, par exemple par passage de la matière dans un bain chaud de particules, dans une suspension chaude et fluidisée de particules, ou dans une suspension de particules dans un liquide non réactif. Après l'application des particules la matière est portée à urle tempétature su -r e àcelle ramollissement du composant présentant le point de ramollissement le plus bas, mais inférieure à la température de ramollissement du ou des autres composants. L'excédentde particules peut ensuite titre éliminé facultativement par lavage.La demande de brevet français N 72.36 764, déposée le 17 Octobre 1972, décrit un procédé convenable de rev#tement et/ou d'imprégnation d'une matière comprenant des fibres conjuguées. Bien qu'une matière comprenant des fibres conjuguées et des particules qui pénètrent dans le composant à basse température de ramollissement des fibres conjuguées soit utile, il est extremement souhaitable qu'une certaine partie des particules soit incrustée dans la couche superficielle du composant à basse température de ramollissement. Cette caractéristique peut être obtenue avec l'utilisation de particules de dimension moyenne relativement faible, d'un micromètre ou moins, qui conserve cependant aux fibres conjuguées une couche superficielle modifiée relativement mince. il est souhaitable que les électrodes des batteries présentent un coefficient d'utilisation relativement élevé. Le coefficient d'utilisation est défini par le rapport de la quantité de matière active entrent dans la réaction chimique qui produit le courant électrique, à la quantité totale de matière active présente dans les électrodes. Il est apparu que les électrodes de la batterie selon l'invention,pour avoir un coefficient élevé d'utilisation relativement/ doiv & t présenter une grande porosité, une résistance électrique très faible et une grande résilience, afin de s'accommoder des variations de densité se produisant pendant la charge et la décharge de la batterie. Il est avantageux que la résistance électrique d'une électrode ne soit pas supérieure à 100 ohms par carré et, de préférence, à 10 ohms par carré, alors que la porosité est avantageusement égale à au moins 50 %, de préférence à au moins 60 % et, à fortiori, à au moins 70 %. De plus, la résilience de l'électrode doit sistre d'au moins 50 % et avantageusement d'au moins 60 i. La porosité (P) dépend du volume des espaces vides @@@@@ @@@@ @@@dée à partir de al densité de la fibre constituant la matière et de la densité apparente de cette matière à l'aide de la relation suivante P = (1 - Densité apparente de la matière ) X 100 Densité de la fibre La résilience est mesurée à l'aide d'un appareil classique du type "Instron (marque déposée) Tensile Tester", adapté pour des essais de compression. L'épaisseur de la matière soumise aux essais est mesurée par réglage manuel de la tete de ltappareil de manière qu'elle entre en contact avec#lrétoffe. L'appareil est réglé de manière à présenter une sensibilité maximale. La matière est ensuite comprimée à 50 %, puis la charge nécessaire à cette compression est déterminée. Un échantillon neuf de matière est placé dans l'appareil d'essai qui est réglé pour exécuter des cycles de compression et de décompression au cours desquels la compression est comprise entre 0 et 50 %.La résilience de la matière est calculée comme ci-dessous Energie moyenne (des deuxième et troisième cycles) restituée par la matière lors du retrait de la Résilience = charge Energie fournie par l'appareil pour déformer la matière lire moyenne délimitée au-dessous de la courbe charge/compression pendant la restitution d'énergie lire moyenne délimitée au-dessous de la courbe charge/compression pendant la compression Les conditions d'assai sont les suivantes 1. Vitesse de compression : 0,5 cm/mn 2. Vitesse d'-enregistrement : 20 cm/mn 3. Aire de compression de la matière : 177 cm2. Le dépit de particules contaminantes sur les électrodes classiques des cellules électrolytiques tend à réduire l'ef- ficacité de ces électrodes. Ce problème est particulièrement mis en évidence dans le cas d'une batterie au plomb. Pendant la décharge de cette dernière, des cristaux de sulfate de plomb tendent à se déposer dans les pores des électrodes et à réduire ainsi l'accès de 11 électrolyte liquide (ctest-à-dire l'acide) à ces dernières, et à augmenter également la résistance interne de la batterie, car la conductivité électrique des cristaux est très faible. Cette difficulté peut etre au moins réduite dans la cellule électrolytique selon l'invention dans laquelle les électrodes sont réalisées dans une matière de grande résilience. Ces électrodes sont introduites dans la cellule électrolytique et comprimées par des-éléments convenables, par exemple des plaques extrêmes réglables. A l'utilisation, par exemple pendant la décharge dans le cas d'une batterie au plomb, les électrodes peuvent s'expanser de manière déterminée, afin de rester accessibles à l'électrolyte. Par conséquent, lorsque des cristaux de sulfate de plomb se forment dans les pores des électrodes et limitent ainsi l'accessibilité de l'électrolyte à ces dernières pendant# la décharge de la batterie, la décompression de la matière provoque une augmentation de la dimension de ses pores et permet à ltélectrolyte de s'écouler autour des cristaux et de pouvoir ainsi accéder à l'électrode. L'invention sera décrite plus en détail en regard des exemples suivants. Exemple 1 Cet exemple porte sur une batterie au plomb selon l'invention. Une étoffe de polyester non tissée et calandrée, liée par zones et constituée de fils discontinus comprenant des filaments conjugués du type à gaine et amie, l'amie étant en téréphtalate de polyéthylène et la gaine en copolymère de téréphtalate et d'isophtalate de polyéthylène, est recouverte par pulvérisation à la flamme d'un alliage de plomb se présentant sous la forme d'un fil (de 3,18 mm de diamètre), contenant 1,5 en poids/poids d'antimoine, à l'aide d'un pistolet de pulvérisation du type "Eetco 4E (oxyacétylène), réglé pour produire des particules de dimension comprise entre 1 et 100 micromètres. La distance comprise entre l'ajutage du pistolet et l'étoffe est de 45 à 51 cm, et le fil d'alliage de plomb est débité à raison de 353 cm par minute. Le pistolet est déplacé transver- salement de manière à réaliser un revêtement approximativement uniforme. L'étoffe présente une porosité de 75 %, une résilience de 77 % et une résistance électrique inférieure ou égale à 100 ohms par carré, On réalise comte décrit ci-après des grilles devant constituer les électrodes positives. A cet effet, 450 parties de litharge et 45 parties d'eau sont mélangées intimement, puis 45 parties d'acide sulfurique de densité égale à 1,4 sont ajoutées au bout de 10 minutes.On laisse refroidir le mélange à environ 500C, puis une nouvelle quantité d'eau est ajoutée pour y donner une consistance convenant au placage de bandes de llétof- fe recouverte de plomb. Pour les grilles destinées à constituer les électrodes négatives, la pate est préparée par mélange de 450-parties de litharge, 0,9 partie de 11T)ispersol BC" (marque déposée), c'està-dire un agent de dispersion produit par la firme Imperial Chemical Industries Limited, 1,35 partie de sulfate de baryum, de 0,9 partie de noir de carbone, 50 parties d'eau et 40 parties d'acide sulfurique de densité égale à 1,4. Les grilles séchées sont plongées pendant trois heures dans de l'acide sulfurique de densité égale à 1,1, puis chargées 2 à une densité de courant de 0,3 ampère/dm pendant 4 jours à la fin desquels la pate active est totalement oxydée pcur constituer le bioxyde de plomb de I'électrode positive, et réduite pour constituer le plomb fin de l'électrode négative. Lorsque l'acide d'une densité de 1,1 est remplacé par de l'acide sulfurique d'une densité de 1,30, on obtient une cellule présentant un potentiel classique de 2,10 volts et pouvant etre chargée et déchargée de manière répétée. Exemple 2 Il décrit l'application de l'invention à une cellule d'une batterie du type à zinc et air. Une étoffe à liaisons ponctuelles par fusion, d'une densité surfacique de 137 g/m, est constituée de fibres conjuguées étirées du type à Sme et gaine, comprenant une ame de téréphtalate de polyéthylène et une gaine d'un copolymère de téréphtalate et d'adipate de polyéthylène (rapport molaire égal à 85::15) dont le point de fusion est de 2200C. De l'argent est dé posé par voie chimique sur l'étoffe par la mise en oeuvre du cédé du type "Jema Standard Silver Process", en utilisant les solutions fournies par la firme Pearl Paints Limited, Treforest Industrial Estate, Glamorgan. L'étoffe ainsi obtenue présente une porosité de 86 %, une résilience de 73 %, et une résistance électrique inférieure ou égale à 100 ohms par carré. Elle assume les fonctions de catalyseur et de conducteur pour l'électrode d'air d'une cellule de batterie au zinc et à l'air, comme décrit ci-dessous. L'étoffe revêtue est tendue dans un cadre de verre dont la partie inférieure présente un orifice d'entrée et un orifice de sortie par lesquels de l'air est appliqué en continu sur la zone inférieure de l'étoffe. De l'hydroxyde de potassium5N, dans lequel est introduite une cathode de zinc, est appliqué sur la partie supérieure du cadre de verre. La cellule ainsi obtenue présente une tension à vide de 1,4 volt et une tension en charge de 1,2 volt pour un courant de 0,15 ampère. La liaison entre le revêtement d'argent et la fibre peut être améliorée par chauffage de l'étoffe pendant 10 minutes à une température de 2150C. Dans ces conditions, la gaine de copolymère se ramollit et adhère au revttement d'argent. Exemple 3 Une bande d'étoffe de polyester, recouverte de plomb par pulvérisation (d'un poids spécifique de 0,05 g/cm3, d'une porosité de 96 %, d'une résistance de 0,7 ohm par carré, et d'une résilience de 67 %) est préparée comme décrit#dans l'exem- ple 1. Des échantillons de cette étoffe rev#tue sont découpés sous la forme d'une grille de batterie. Une petite pièce de feuille de plomb, assumant la fonction de collecteur de courant, est soudée à chaque grille. Ces grilles, devant constituer les électrodes positives, sont produites comme décrit -ci-dessous. 450 parties de litharge et 45 parties d'eau sont mélangées intimement, puis 45 parties d'acide sulfurique, d'une densité de 1,4, sont ajoutées au bout de 10 minutes. On laisse refroidir le mélange à environ 50oC, puis de l'eau est de nouveau ajoutée pour donner à ce mélange une consistance convenant à l'application de bandes sur 11 étoffe recouverte de plomb. La p#te résultante subit un broyage à billes pendant 18 heures, de manière que tous les agrégats soient brisés avant le placage des échantillons d'étoffe. Les grilles sont plaquées de la pate mentionnée ci-dessus. Cette p#te est répartie uniformément sur la totalité de l'étoffe. On laisse ensuite sécher les échantillons pendant 12 heures à la température ambiante, puis on les porte à 1200C pendant 1 heure. Dans le cas de grilles devant constituer des électrodes négatives, la pSte est préparée par mé#lange de 450 parties de litharge, 0,9 partie de "Dispersol BC" (marque déposée), c'est-à-dire un agent de dispersion produit par la firme Impérial Chemical Industries Limited, de 1,35 partie de sulfate de baryum, 0,9 partie de noir de carbone, 50 parties d'eau et 40 parties d'acide sulfurique d'une densité de 1,4. La pate ainsi obtenue subit un broyage à billes pendant 18 heures, de manière que tous les agrégats soient brisés avant entre appliqués sur des échantillons d'étoffe. Les grilles sont plaquées avec cette pate qui est répartie uniformément sur la totalité de l'étoffe. On laisse ensuite sécher les grilles ainsi plaquées pendant 12 heures à la température ambiante, puis on les porte à 1200C pendant 1 heure. Les grilles séchées sont plongées pendant 3 heures dans de l'acide sulfurique de densité égale à-1,1, puis elles sont sont chargées sous une densité de courant de 9,3 ampère/dm pen- dant environ 48 heures, c'est-à-dire jusqu'à ce que la pâte active soit totalement oxydée pour former du bioxyde de plomb dans le cas de ltélectrode positive, et réduite pour former du plomb fin dans le cas de l'électrode négative. Lorsqu'on remplace l'acide mentionné ci-dessus par de l'acide sulfurique d'une densité de 1,30, Non obtient une cellule présentant une tension normalisée de 2,10 volts. Le coefficient d'utilisation de la batterie est de 22 ffi pour une durée de décharge de 1 heure. Exemple 4 On répète le procédé décrit dans l'exemple précédent en l'appliquant à un échantillon d'étoffe de polyester tissée (d'une densité de 0,305, d'une porosité de 85 %, d'une résistance inférieure à 0,1 ohm par carré et d'une résilience de 64 %), recouverte de plomb par pulvérisation et constituant les grilles positives et négatives. Les grilles empotées séchées sont plongées dans de l'acide sulfurique de densité égale à 1,15 pendant 3 heures, puis elles sont chargées sous une densité de courant de 0,33 2 ampère/dm pendant environ 48 heures, ctest- -dire jusqutà ce que la pate active soit totalement oxydée pour former du bioxyde de plomb à l'électrode positive, et réduite pour former du plomb fin à l'électrode négative. Lorsqu'on remplace l'acide mentionné ci-dessus par de l'acide sulfurique d'une densité de 1,30, on obtient une cellule présentant une tension normalisée de 2,18 volts. le coefficient d'utilisation de la batterie est de 37 % pour une durée de décharge de 1 heure. Exemple 5 Une étoffe constituée de fibres liées en "Nylon", revêtue de nickel et présentant un poids spécifique de 0,045 g/cm , une porosité de 96 %, une résistance de 0,01 ohm par carré, et une résilience supérieure à 70 %, est préparée comme décrit dans l'exemple 12. Des échantillons de cette étoffe revêtue sont découpés pour former des grilles de batterie à chacune desquelles est fixée une petite pince plaquée de nickel et destinée à constituer un collecteur de courant. Les grilles devant constituer les électrodes positives sont réalisées comme décrit ci-dessous. 200 parties de sulfate de nickel hexahydraté, du type "Analar", sont dissoutes dans 1000 parties d'eau pure distillée. La solution ainsi obtenue est appliquée par pulvérisation dans une solution chaude fortement agitée comprenant 500 parties d'hydroxyde de sodium 5 molaire. Un précipité constitué de fines particules d'hydroxyde de nickel est ainsi obtenu, filtré et débarrassé de l'hydroxyde, du carbonate et des sulfates de sodium.par lavage, puis séché à 1100C dans un four à vide. La poudre d'hydroxyde de nickel est ensuite broyée et passée dans un tamis présentant des ouvertures de 0,85 mm. On réalise ensuite une boue par mélange de 9 parties de la poudre fine d'hydroxyde de nickel et de 1 partie d'une poudre-fine de nickel dans de l'eau distillée, puis on applique uniformément la pate ainsi obtenue sur les grilles positives, de manière à répartir régulièrement cette pate sur la totalité de l'étoffe.On laisse ensuite sécher les grilles ainsi empotées pendant 12 heures à la température ambiante, puis on les porte à 120 C pendant 1 heure. Les grilles devant constituer les électrodes négatives sont préparées comme décrit ci-dessous. l'oxyde pur de cadmium est broyé et passé dans un tamis présentant des ouvertures de 0,85 mm. Cette poudre est ensuite délayée dans de 12 eau distillée, puis la pate ainsi obtenue est appliquée uniformément sur les grilles négatives, de manière à recouvrir régulièrement la totalité de l'étoffe. On laisse sécher les grilles empotées pendant 12 heures à la température ambiante, puis on les porte à 1200C pendant 1 heure. On fait tremper les grilles positives et négatives dans de lthydroxyde de potassium 6N pendant 2 heures, puis on les charge sous une densité de courant de 0,3 ampère/dm2 pendant environ 48 heures, ctest-à-dire jusqu'à ce que la pate active soit totalement oxydée pour constituer le bioxyde de nickel de l'électrode positive, et le cadmium métallique, d'aspect spongieux, de l'électrode négat#ive. La batterie totalement chargée produit une tension normalisée de 1,40 volt et peut entre chargée et déchargée de manière répétée. Les coefficients d'utilisation de la batterie en fonction de diverses durées de décharge sont indiqués ci-dessou#s. Coefficient d'utilisation Temps de décharge (%) (heures) 41 12 36 7 34 3 27 1 Les exemples 6 à 11 qui suivent mettent en évidence l'influence de la densité de l'étoffe sur la résistance. Exemple 6 Un échantillon d'étoffe constituée de fibres liées à base de "Nylon", d'un poids spécifique de 0,026 g/cm3, est reve- tu chimiquement de nickel à l'aide de substances chimiques fournies par la firme IMASA Ltd, Slough, Bucks. Déroulement du procédé 1. L'étoffe est lavée avec du savon pour textile, puis rincée. 2. L'étoffe est traitée chimiquement dans un appa reil de conditionnement du type "Enplate 473", réglé au maximum, pendant 1 minute à 250C. 3. L'étoffe ainsi traitée est chauffée pendant I mi nute dans de l'eau distillée en ébullition. Ces opérations sont répétées jusqu'à ce que la solu tion soit relativement claire. 4. L'étoffe est rincée à l'eau. 5. L'étoffe est de nouveau rincée à l'eau. 6. L'étoffe ainsi rincée est immergée dans un agent de conditionnement comprenant 1 partie de HCl et 4 parties de 1120. 7. l'étoffe est ensuite rincée à 11 eau. 8. L'étoffe est de nouveau rincée à l'eau. 9. L'étoffe ainsi rincée est immergée dans une substan ce comprenant 1 partie d'un produit du type "Asn- plate Activator 442", une partie d'HCl ("Analar") et 5 parties d'eau distillée, à la température am biante (25 C) pendant 1 minute. 10. L'étoffe est rincée à lteau. 11. étoffe est de nouveau rincée à l'eau. 12. L'étoffe ainsi rincée est immergée dans un pro duit du type "Post Activator" (1 partie de 1101 et 4 parties de H20) pendant 1 minute à 430C, ou pen dant 3 minutes à 2500. 13. L'étoffe est rincée à 11 eau. 14. L'étoffe est de nouveau rincée à l'eau. 15. L'étoffe rincée est immergée dans une solution du type "Enplate Electroless Nickel, Ni 414" (3 par ties en volume de produit "Enplate Ni. 414M', 2 parties en volume de produit "Enplate Ni 414B", et 15 parties en volume d'eau distillée) pendant 10 mi nutes à 2500. 16. L'étoffe est rincée à 11 eau et séchée à la tempé rature ambiante pendant 6 heures. La résistance moyenne de étoffe ainsi obtenue est de 95 ohms par carré, et sa résistivité équivalente est de 80 ohms centimètre. Exemple 7 Une pièce d'étoffe de fibres liées à base de "Nylon", identique à celle utilisée dans l'exemple 6, est comprimée et portée à 190oc, de manière à présenter un poids spécifique équivalent de 0,058 g/cm3. Un échantillon d'un poids identique à celui utilisé à l'exemple 6 est revêtu chimiquement de nickel par la mise en oeuvre du procédé décrit également dans 1' exemple 6. La résistance équivalente de l'étoffe ainsi obtenue est de 37 ohms/carré, et sa résistivité équivalente est de 16,5 ohms centimètre. Exemple 8 On reprend le procédé décrit dans l'exemple 7 en augmentant cependant la compression de l'étoffe, de manière que son poids spécifique équivalent soit de 0,094 g/cm3. Un échantillon d'un poids identique à celui utilisé dans l'exemple 6 est revêtu chimiquement de nickel par la mise en oeuvre d'un procédé identique à celui décrit dans 12 exemple 6. La résistance équivalente de l'étoffe ainsi obtenue est de 4 ohms par carré et sa résistivité équivalente est de 1 ohm centimètre. Exemples9 à 11 On applique par pulvérisation à la flamme, sur trois étoffes de polyester de différentes densités, un fil d'alliage de plomb de 3,18 mm de diamètre, comprenant 1,5 % en poids/poids d'antimoine à l'aide d'un pistolet de pulvérisation oxyacétylénique du type "Metco 4E", réglé pour produire des particules de dimension comprise entre 1 et 100 micromètres. La distance comprise entre l'ajutage et l'étoffe est d'environ 46 cm, et le débit du fil est de 535 cm par minute. Le pistolet est déplacé transversalement de manière à réaliser un revêtement uniforme constitué d'une couche de plomb d'épaisseur au moins égale à 8 micromètres. Les résultats obtenus sont indiqués dans le tableau I ci-dessous. TABLEAU I Exemple Poids moyen Densité de l'étoffe Résistance déposé2(en (ohms par carré) g/m) 9 560 0,02 15 10 560 0,05 0,7 11 560 0,20 0,035 Les étoffes ainsi obtenues peuvent être transformées de manière à constituer les électrodes de la cellule électrolytique selon l'invention. La relation entre la densité de étoffe, sa porosité et sa résilience pour différentes matières est indiquée dans le tableau Il suivant. TABLEAU Il Densité apparente Porosité Résilience de l'étoffe (%) (%) 0,96 1 35 0,61 56 64 0,40 56 50 0,40 71 64 0,35 75 77 0,26 81 68 0,26 73 78 0,24 82 75 0,20 86 73 0,05 96 67 0,02 98 70 Exemple 12 Un échantillon d'étoffe de fibres liées, à base de "Nylon",(d'un poids spécifique de 0,045 g/cm ) est revttu chimiquement de nickel à 11 aide de substances chimiques fournies par la firme IMASA Ltd, Slough, Bucks. Déroulement du procédé 1. Lavage de l'étoffe avec un savon pour textile, puis rinçage. 2. Conditionnement chimique dans un produit pur du type "Enplate 473", pendant 1 minute à 250C. 3. Trempage dans de 1' eau distillée en ébullition pendant 1 minute, et répétition de cette opéra tion jusqu'à ce que la solution soit relativement claire. 4. Rinçage à l'eau. 5. Rinçage à l'eau. 6. Immersion dans une substance de post-conditionne ment (1 partie de HCl et 4 parties de#1120). 7. Rinçage à l'eau. 8. Rinçage à l'eau. 9. Immersion dans un produit comprenant 1 partie d'une substance du type "Enplate Activator 442", 1 par tie de HCl ("Analartt), et 5 parties d'eau distil lée, à la température ambiante (250C) pendant 1 minute. 10. Rinçage à l'eau. 11. Rinçage à l'eau. 12. Immersion dans un produit du type "Post Activator" (1 partie de HCl et 4 parties de H20) pendant 1 minute à 430C ou 3 minutes à 250 a. 13. Rinçage à lteau. 14. Rinçage à l'eau. 15. Immersion dans une solution du type "Enplate Electroless Nickel" ("Ni 414") (comprenant 3 par ties en volume d'une substance du type "Enplate Ni 414A", 2 parties en volume d'une substance du type "Enplate Ni 414B" et 15 parties en volume d'eau distillée) pendant 5 minutes à 250C. 16. Rinçage à l'eau et séchage à la température am biante pendant 6 heures. Le tissu obtenu présente une résistance moyenne de 60 ohms par carré, Sa résistance électrique peut entre réduite davantage par électroplacage dans un bain de nickel comprenant 300 parties de chlorure hexahydraté de nickel, 38 parties d'acide borique et 1000 parties d'eau distillée. Le p11 du bain est réglé à 2 et sa température est portée à 60La. Du nickel métallique pur constitue l'anode et I'étoffe plaquée de nickel constitue la cathode. Le placage est réalisé sous une densité de courant de 150 milliampères/cm2 pendant 60 minutes. L'étoffe ainsi plaquée présente une résistance de 0,01 ohm/carré, et un#e résistivité équivalant à 0,005 ohm centimètre. Elle peut etre convenablement transformée pour constituer une électrode de la cellule électrolytique selon l'invention. Exemple 13 Une étoffe de fibres liées, du type stéréoréticulaire et d'un poids spécifique de 0,039 g/cm3, est produite par la mise en oeuvre du procédé décrit dans la demande de brevet britannique NO 32 874/74, à partir de fibres conjuguées comprenant une gaine de polypropylène et une åme de téréphtalate de polyéthylène (le rapport de la gaine à l'ame étant de 1:2).Un échantillon de cette étoffe fibreuse est plaqué chimiquement de nickel par immersion pendant 10 minutes dans un bain de placage de nickel comprenant un produit du type "Enplate Ni 414" (marque déposée), ce bain étant destiné aux matières plastiques (produit par la firme IMASA ltd, Slough), de manière qu'on obtienne une matière très conductrice présentant une résistance de 10 ohms par carré. Un échantillon de la matière fibreuse ainsi plaquée (de 4 x 10 cm; est-recouvert de nickel par électroplacage à l'aide d'une solution de placage comprenant, en poids, 300 parties de -chlorure hexahydraté de nickel, 38 parties d'acide borique et 1000 parties d'eau distillée, à 600C et sous une densité de courant de 0,022 ampère/cm2, pendant 1 heure, de manière quton obtienne un dépit de 0,963 g de nickel. L'élément obtenu présente une résistance de 0,05 ohm par carré et sa résilience est supérieure à 70 %, après le premier placage chimique et le second placage réalisé par voie chimique et par voie électrolytique. Les matières ainsi obtenues peuvent dtre convenablement transformées de manière à constituer les électrodes de la cellule électrolytique selon ltinvention. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées à la cellule électrolytique décrite et représen- tée sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICAT IONS 1. Cellule électrolytique, caractérisée en ce qu'elle comporte au moins une électrode comprenant une matière électriquement isolante et stéréoréticulaire, c'est-à-dire présentant une structure cohérente à trois dimensions dans laquelle diinnombrables interstices forment un réseau de vides communicants, cette matière comportant un réseau conducteur du courant électrique dont au moins certaines parties apparaissent à la surface de ladite matière. 2. Cellule selon la revendication 1, caractérisée en ce que le réseau conducteur comprend un revêtement appliqué sur la surface de la matière stéréoréticulaire. 3. Cellule selon la revendication 2, caractérisée en ce que la matière stéréoréticulaire comprend une étoffe tissée ou tricotée. 4. Cellule selon la revendication 2, caractérisée en ce que la matière stéréoréticulaire comprend une étoffe non tissée. 5. Cellule selon la revendication 4, caractérisée en ce que l'étoffe non tissée comprend des fibres conjuguées à lier. 6. Cellule selon la revendication 4, caractérisée en ce que l'étoffe non tissée est constituée entièrement de fibres conjuguées à lier. 7. Cellule selon la revendication 2, caractérisée en ce que le revttement de la surface comprend une pellicule métallique. 8. Cellule selon la revendication 2, caractérisée en ce que la matière stéréoréticulaire comprend des fibres conjuguées, sa surface étant revêtue et, le cas échéant, ou en variante, imprégnée de particules conductrices du courant électrique. 9. Cellule selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la matière stéréoréticulaire présente une porosité d'au moins 50 %, une résilience d'au moins 50 % et une résistance électrique inférieure ou égale à tOO ohms par carré. 10. Cellule selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la matière stéréoréticulaire présente une porosité itau moins 60 %, une résilience d'au moins 60 % et une résistance électrique inférieure ou égale à 10 ohms par carré. 11. Cellule selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comporte un élément destiné à comprimer et, le cas échéant, ou en variante, à détendre une électrode pendant l'utilisation.