La présente invention est relative à une armature pour dalles ou autres éléments en béton nécessitant un renforcement adapté à la répartition des efforts subis. Cette armature est constituée par un panneau de treillis métallique plan composé de fils de chai- ne et de fils de trame soudés aux noeuds de croisement. Il est connu de renforcer les dalles en béton au moyen d'armatures ayant une section ou densité d'acier qui varie sur toute la longueur pour tenir compte du fait que les charges les plus fortes s'exercent le plus souvent au milieu, comme le montrent les courbes de répartition des moments de flexion, pour des portées déterminées entre appuis. A cet effet, on utilise des fils de chaine, de longueurs égales ou différentes mais décalés les uns par rapport aux autres dans le sens de la longueur. On sait fabriquer sur machine de tels treillis à fils de channe étalés. D'autre part, les espacements entre les fils de chaine peuvent être égaux ou différents, les fils de channe pouvant être par exemple plus resserrés au milieu du panneau. Cette technique, dite de la channe étalée, s'adapte bien aux dalles de grande portée lorsque ce sont les fils de chaîne qui sont porteurs. Or, quand le problème se pose de renforcer des dalles de faible portée entre appuis, on pourrait utiliser des treillis à fils de channe étalés fabriqués à la machine et tels que définis ci-dessus. Mais la largeur des panneaux étant limitée, il faut multiplier le nombre de panneaux et d'une part, on augmente ainsi les pertes d'acier dues aux recouvrements et d'autre part on aboutit à des temps de manutention prohibitifs. Il est par ailleurs peu aisé de fabriquer des panneaux à channe étalée de faible longueur, de tels panneaux étant destinés à avoir leurs fils de chai- ne placés entre appuis. L'invention remédie à ces inconvénients et résoud le problé- me du renforcement des dalles de faible portée entre appuis et de grande longueur en apportant un procédé de fabrication de nouveaux treillis permettant de utiliser éventuellement qu'un seul panneau de treillis dont les fils de trame placés entre appuis deviennent porteurs. L'invention a donc pour objet un procédé pour réaliser un panneau à fils de trame étalés, à souder sur des fils de chatne, du type dans lequel on amène sur des fils de chaine disposés paral lelement en nappe plane des fils de trame perpendiculairement aux fils de chaîne et on les soude aux noeuds de croisement, caractérisé en ce que l'on utilise des fils de trame de longueur inférieure à la largeur de la nappe de fils de chaine, ies fils de trame étant soudés sur les fils de chatne, les uns en alignement le long d'une rive de la nappe, les autres en alignement le long de la rive opposée. Suivant une autre caractéristique de l'invention, avant de déposer les fils de trame sur la nappe de fils de chaine, on les déplace parallèlement à eux-memes et perpendiculairement aux fils de channe. Suivant une variante de l'invention, au lieu de déplacer les fils de trame parallèlement à eux-m & es pour les décaler, on utilise au moins deux dispositifs d'alimentation, eux-memes décalés entre eux et qui permettent de déposer les fils de trame directement à leur emplacement définitif. L'invention a également pour objet un dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé. L'invention a encore pour objet un panneau de treillis plan obtenu à l'aide du procédé et du dispositif précités. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention appa- rattront à la lecture de la description ci-après en faisant référence aux dessins annexés, donnés uniquement à titre d'exemple et parmi lesquels - la Fig. 1 est une vue schématique en plan d'un panneau de treil lis suivant l'invention à trame étalée ou décalée - la Fig. 2 est une vue schématique en plan d'un panneau de treil lis plan soudé, de type connu, à fils de trame non étalés - la Fig. 3 est une vue schématique en plan d'un panneau de treil lis plan soudé, de type connu, à fils de channe étalés - la Fig. 4 est une vue schématique en perspective d'un exemple d'application du panneau de la Fig. 1, pour renforcer un chapeau de mur en béton - la Fig. 5 est une vue schématique en plan illustrant un autre exemple d'application du panneau de l'invention au renforcement de dalles posées entre appuis et de longueur relativement impor tante par rapport à la distance entre appuis - les Fig. 6 à 8 sont des vues en plan de variantes de panneaux suivant l'invention à trames étalées de différentes manièreSet pour des nombres de fils de chaîne différents - la Fig. 9 est une vue schématique en élévation illustrant un dis positif pour la réalisation d'un panneau à trames étalées conformément au procédé de l'invention - la Fig. 10 est une vue de détail en perspective de l'alimenta tion en fils de trame ; - - la Fig. 11 est une vue de détail en perspective schématique éga lement d'un dispositif de pose des rils de trame sur les fils de channe - la Fig. 12 est une vue schématique partielle en plan correspon dant à la Fig. 9 du dispositif de pose des fils de trame, au cours d'une phase d'alignement d'un fil de trame sur une première rive du panneau - la Fig. 13 est une vue schématique partielle en plan analogue à la Fig. 12 du dispositif de pose de fils de trame au cours d'une phase d'alignement d'un autre fil de trame sur l'autre rive du panneau - la Fig. 14 est une vue schématique partielle en plan montrant un dispositif d'alimentation en fils de trame en vue de la fabri cation d'un panneau conforme à celui de la Fig. 8 - la Fig. 15 est une vue schématique partielle, de côté du disposi tif d'alimentation de la Fig. 14 - la Fig. 16 est une vue schématique partielle en plan montrant un dispositif d'alimentation en fils de trame en vue de la fabrica tion d'un panneau conforme aux Fig. 1, 6 ou 7. Suivant l'exemple d'éxécution illustré à la Fig. 1, un panneau de treillis plan soudé conforme à L'invention, de forme rectangulaire, comporte des fils de channe 1, par exemple au nombre de quatre, parallèles, équidistants ou non, et des fils de trame 2 perpendiculaires aux fils 1 et soudés aux noeuds de croisement 3, avec ceux-ci. Les fils de trame 2, qui peuvent être équidistants ou non, ont, conformément à l'invention, une longueur inférieure à la largeur totale L du panneau, c'est à dire sa largeursabouts 2a compris. Les fils de trame 2 sont étalés, c'est à dire décalés successivement les uns par rapport aux autres, un fil de trame 2 sur deux ayant une extrémité alignée sur la rive 4a du panneau et l'autre extrémité à une distance m du fil de channe extrême opposé 1, alors que pour le fil de trame voisin, c'est le contraire. il en résulte que la zone médiane du panneau de la Fig. 1, zone de largeur 28 - L est couverte par tous les fils de trame 2 alors que les zones marginales ou voisines des rives 4a et 4b, zones ayant une largeur voisine de m de part et d'autre de la zone média ne, sont couvertes par un fil de trame 2 sur deux. Les rives 4a et 4b du panneau sont définies non pas par les fils de chaîne extrimes 1, mais par les lignes passant par les extrémités des abouts 2a des fils de trame 2. Comme précisé ci-dessus, il est important de rappeler que, contrairement à la représentation faite à la Fig. 1, les fils de trame 2 ainsi que les fils de chaîne 1 peuvent ne pas être équidistants. il est à signaler également que les fils de trame 2 peuvent avoir des longueurs différentes, ce qui est réalisable avec un dispositif conforme à celui représenté à la Fig. 14 dans lequel on utilise plusieurs dispositifs d'alimentation en fils de trame. Dans le cas d'un dispositif d'alimentation unique, les fils de trame 2 auront obligatoirement la même longueur. Dans le panneau de la Fig. 1, la densité en fils d'acier est plus forte dans la zone médiane de largeur * t - L que dans les zones marginales de largeur voisine de m. Un tel panneau plan de treillis soudé peut servir d'armature à une dalle en béton. A titre de comparaison avec la Fig. 1, la Fig. 2 représente un panneau plan de treillis soudé de type connu à fils de chaîne 1 et fils de trame 7 soudés aux noeuds de croisement 3. Les fils de trame 7 sont de même longueur L, égale à la largeur totale dupin- neau, c'est à dire à sa largeur, abouts 7a compris. La densité en fils acier est donc constante sur le panneau de type connu la Fig. 2. Encore à titre de comparaison avec la Fig. 1, la Fig. 3 représente un panneau plan de treillis connu de largeur totale L à fils de chaîne 1 étalés et à fils de trame 7, de longueurs égales et équidistants dans l'exemple représenté. Un tel panneau, dit à chaîne étalée, comporte des fils de chaine 1 qui peuvent être de longueur égale ou différente mais qui sont décalés les uns par rapport aux autres suivant la longueur de la nappe. Dans cet exemple de la Fig. 3, les fils de chaine 1 sont plus resserrés au centre du panneau que sur ses bords de sorte que la densité d'acier y est à cet endroit plus grande. A la Fig. 4 est illustré un premier exemple d'application d'un treillis plan suivant la Fig. 1 à fils de trame 2 décalés. Une portion de chapeau 5 en béton coiffant une portion de mur 6, représenté avec une interruption marquée par un trait mixte, est armée d'un panneau suivant la Fig. 1, supposé vu après arrache ment partiel du chapeau 5. Le treillis armant le chapeau 5 est constitué de fils de chaîne 1 et de fils de trame 2. Le plan de ce panneau de treillis est situé au-dessus du plan horizontal moyen du chapeau 5. A la Fig. 5 est illustrée une autre application du panneau de treillis de l'invention représenté à la Fig. 1 : sur une paire de poutres parallèles 8 sont posées les extrémités d'un certain nombre de poutrelles parallèles 9, par exemple au nombre de quatre, qui enjambent l'intervalle entre les poutres 8, en formant des ponts. Les poutrelles 9 doivent servir d'appui à des dalles en béton qutil faut armer ou renforcer par des panneaux plans de treillis soudé suivant l'invention. On utilise un panneau de treillis suivant l'invention tel que celui représenté à la Fig. 1. Les extrémités des fils de chaf- ne 1 sont au droit des poutres 8 tandis que les extrémités des fils de trame étalés 2 sont alternativement au droit d'une poutrelle 9 et au droit de la poutrelle opposée. Comme on le voit, la zone médiane entre appuis 9 de la dalle en béton qui est armée par ce treillis se trouve renforcée par des fils de trame 2 à densité plus grande que les deux zones marginales proches des appuis 9, puisque tous les fils de trame 2 s'y trouvent alors qutun fil de trame 2 sur deux seulement se trouve dans les zones marginales. A titre comparatif, stil avait fallu utiliser comme armature des panneaux de treillis connus suivant les Fig. 2 ou 3, on aurait pu utiliser ces panneaux de deux manières, toutes deux conduisant à un poids de fils d'acier supérieur à celui du panneau de l'invention. Suivant une première manière, les fils de chaîne seraient disposés parallèlement aux poutrelles 9, On utiliserait ainsi un seul treillis connu suivant la Fig. 2 et dans ce cas, les fils de trame qui doivent être porteurs auraient des longueurs superflues entrainant une perte d'acier. Suivant une autre manière, on réaliserait des treillis suivant la Fig. 3 en panneaux courts de longueur totale égale à la distance entre poutrelles 9, de manière à disposer les fils de chaîne perpendiculairement aux poutrelles 9 et les fils de trame parallèlement aux poutrelles 9. On ferait chevaucher les panneaux courts successifs en vue d'assurer une continuité de l'armature. Cette manière, nécessitant le recouvrement partiel des panneaux conduit d'une part à une consommation excessi ve de fils d'acier et d'autre part à des manutentions importantes de panneaux de treillis. Suivant les exemples d'éxécution des Fig. 6 à 8, on peut, dans le cadre de l'invention, répartir les fils de trame décalés 2 d'une autre manière qu'à la Fig. 1. Suivant la Fig. 6, des fils de trame 2 sont décalés ou étalés par paires dans le même sens. En d'autres termes, on rencontre deux fils de trame 2 jumelés ou consécutifs décalés en s'appuyant sur une rive 4a et les deux fils 2 suivants jumelés ou consécutifs décalés en s'appuyant sur la rive opposée 4b et ainsi de suite. Suivant les exemples des Fig. 7 et 8, l'invention est appliquée à des treillis ayant plus de quatre fils de chaîne 1, par exemple sept fils de chatne 1 équidistants ou non. Suivant la Fig. 7, la zone médiane 14 renforcée par tous les fils de trame 2 est limitée par les trois fils de chaîne 1 du milieu. Les zones marginales 15, dans ce cas, de meme largeur que la zone médiane 14, sont limitées également par trois fils de chaR- ne. Sur l'exemple de la Fig. 7, si on néglige les abouts 2a, le treillis comporte des fils de trame 2 dont la longueur est égale à quatre fois l'intervalle entre deux fils de channe 1 consécutifs dans le cas où ceux-ci sont équidistants. Suivant l'exemple de la Fig. 8, la densité de fil d'acier est plus forte qu'à la Fig. 7. On trouve deux groupes consécutifs de deux fils de trame 2 décalés l'une par rapport à l'autre. Deux groupes consécutifs sont séparés par un fil de trame 18 non décalé dont la longueur est égale à la largeur totale du treillis. Cette conception impose bien sar deux dispositifs de distribution des fils de trame sur la machine sui devra éxécuter un treillis conforme à celui de la Fig. 8. Sur l'exemple de la Fig. 8, le treillis étant du type à fils de chaîne 1 équidistants, les fils de trame décalés 2 ont une longueur correspondant à cinq fois ltécartement entre ces fils de chaîne 1. La zone médiane 19 est donc plus large que la zone médiane 14 du treillis de la Fig. 7 puisqu'elle s'étend sur deux intervalles de fils de chaîne en plus. Pour le décalage ou l'étalement des fils de trame en vue d'obtenir des panneaux suivant les Fig. 1, 6 et 7, c'est à dire des panneaux dans lesquels tous les fils de trame 2 ont la même longueur, on procède, conformément à l'invention, de la manière suivante : Sur une nappe de fils de chaîne 1, on dépose à l'endroit voulu un fil de trame 2 plus court que la largeur totale de la nappe, en une position telle qu'unie de ses extrémités soit au droit d'une première rive 4a de la nappe. L'autre extrémité est alors distante de l'autre rive 4b. On soude les noeuds de croisement 3. On fait avancer la nappe en translation parallèle aux fils de chaine 1, d'une distance égale à l'intervalle entré deux fils de trame consécutifs. Puis on dépose un fil de trame 2 suivant en respectant ledit intervalle, en une position telle qutune de ses extrémités homologue de celle du fil de trame précédent qui était éloignée de ladite autre rive 4b, soit maintenant alignée sur ladite autre rive 4b. Au contraire, l'extrémité homologue de celle du fil de trame précédent qui était alignée sur ladite première rive 4a de la nappe se trouve maintenant distante de cette rive. On soude les noeuds de croisement 3. On fait de nouveau avancer la nappe et l'on recommence les opérations précitées pour chaque fil de trame qui est apporté. Ce procédé permet de réaliser des treillis suivant les Fig. 1 et 7. Pour réaliser un treillis suivant la Fig. 6, il suffit d'effectuer le meme décalage pour deux fils de trame consécutifs et de ntinverser le décalage que tous les deux fils de trame. Pour réaliser un treillis suivant la Fig. 8, il suffit d'ap- porter à la suite de l'amenée et du décalage de deux fils de trame 2, l'un vers une rive 4a, l'autre vers autre rive 4b, un fil de trame intermédiaire 18 de longueur supérieure à la longueur des fils de trame 2, et égale à la largeur de la nappe, et de recommencer l'apport et le décalage de deux fils de trame 2 plus courts et ainsi de suite. Dans le cas du treillis de la Fig. 8, on fera appel à deux dispositifs d'alimentation en fils de trame, l'un permettant de distribuer des fils de trame 2 courts et l'autre des fils de trame 18 longs. Pour mettre en oeuvre le procédé de l'invention, un dispositif susceptible d'être adapté aux machines existantes à fabriquer les treillis soudés est réalisé par exemple de la manière suivante (Fig. 9 à 11) Dans tout ce qui suit, on ne stintéressera qutà la fabrication d'un treillis du type de ceux des Fig. 1, 6 ou 7, c'est à dire des treillis dans lesquels tous les fils de trame 2 ont la meme longueur. Une machine connue à fabriquer les treillis soudés comporte, schématiquement, un bâti, une alimentation en fils de channe 1 sur un plan horizontal, une alimentation en fils de trame 2, un appareil de soudage des fils de chaîne et des fis de trame en leurs noeuds de croisement. Du bâti et de l'alimentation en fils de chaîne 1, on n'a représenté à la Fig. 9 qu'un poteau de bâti 21 et un rouleau horizontal 22 de support de fils de chaîne et d'alimentation en fils de chaîne sur un plan horizontal. Le rouleau 2t fait avancer les fils de chaîne 1 parallèlement à eux-mêmes dans le sens de la flèche f pour recevoir les fils de trame 2 aux emplacements de soudure. L'alimentation en fils de trame 2 est constituée par exemple par un couloir incliné 23 formé par une paire de rateliers parallèles (Fig. 10) dont l'écartement correspond au diamètre des fils 2. Ce couloir d'alimentation 23, par gravité, débouche aù-dessus de la nappe horizontale de fils de channe 1. L'appareil de soudage est constitué par exemple par une paire dtélectrodes 24 disposées de part et d'autre de la nappe de fils de chaine 1 aux noeuds de croisement entre fils de chatne 1 et de trame 2 que l'on apporte. Conformément à 1'invention, à la machine connue ci-dessus, est ajouté un dispositif permettant de décaler les fils de trame 2. Ce dispositif est interposé entre l'alimentation en fils de trame 2 (à l'embouchure du couloir d'alimentation 23) et la nappe horizontale de fils de chaîne 1, au-dessus d celle-ci, afin de dégager l'espace nécessaire à son avancement. il est constitué par exemple, dans son principe, par au moins une roue à gorge ou diabolo 25, d'axe parallèle aux fils de chaîne 1, pour la réception, le support et le décalage des fils de trame 2, à l'embouchure du couloir 23, et de deux butées 26-27 (Fig. 12 et 13) correspondant aux rives 4a et 4b du treillis à réaliser. Une roue ou diabolo 25 peut être en matériau sur lequel chaque fil de trame 2 a une bonne adhérence, en vue d'un entraînement positif sans glissement. Par exemple, en céloron, en bois ou en métal revêtu de caoutchouc. Une roue ou diabolo 25 peut astre également aimantéeen vue d'un entraînement magnétique de chaque fil de trame, sans glissement. L'excitation des aimants noyés dans la gorge de la roue 25 peut se faire à la manière d'un rotor inducteur d'alternateur. Une roue à gorge ou diabolo 25 est susceptible de tourner alternativement dans les deux sens pour amener alternativement et sans glissement un fil de trame en contact avec la butée 26 et le fil de trame suivant en contact avec la butée opposée 27. Un peigne 28 de transport des fils de trame 2 à leur emplacement sur les fils de chaîne 1 complète le dispositif. Plus en détail, le dispositif comporte par exemple une succession de roues à gorge ou diabolos 25 d'axes horizontaux parallèles aux fils de chaîne, située à une hauteur intermédiaire entre l'embouchure du couloir d'alimentation 23 23 et le plan de la traver- se de support 21. Les roues ou diabolos 25 sont alignes de manière à former un couloir de réception d'une barre ou d'un fil de trame 2, deux roues 25 seulement ont été représentées, dans un but de schématisation et de simplification. Les gorges des roues ou diabolos 25 sont destinées à recevoir un fil de trame 2tombant du couloir d'alimentation 23. Les joues des roues 25 sont donc suffisamment écartées et relevées pour guider et maintenir un tel fil. Une roue 25 est motrice alors que les autres sont simplement entraînées par exemple par une chaîne de transmission 25a, par la roue motrice 25. La roue motrice 25 (ou diabolo) est entraînée en rotation par un moteur 29 alimenté par un circuit à inversion de sens de courant pour inverser le sens de rotation du moteur 29. Ce circuit est par exemple bifilaire en 30, et comporte deux embranchements 31 et 32 de sens inverses de passage du courant. A une extrémité2 les embranchements 31 et 32 sont branchés directement sur le circuit 30. A l'autre extrémité, ils sont branchés par l'intermédiaire d'un inverseur 33, représenté symboliquement, sur le même circuit bifilaire 30. L'inverseur 33 est destiné à faire passer le courant soit par 31, soit par 32. Cet inverseur est actionné automatiquement par des moyens connus et non représentés, après chaque descente d'un fil de trame 2, sur les roues 25. Les butées 26 et 27 (Fig. 12 et 13) sont placées en alignement avec les gorges des roues ou diabolos 25 à distance égale à la largeur totale du treillis plan (distance L), au droit des rives 4a et 4b. Le peigne 28 est constitué par une série de crochets formant un support horizontal pour un fil de trame 2. Ces crochets sont réunis par une traverse suspendue à un vérin 34, par exemple à double effet, lui-même suspendu à un appareil de levage représenté en partie seulement. Les crochets ou crocs du peigne 28 sont dis posés de façon à pouvoir s'intercaler entre les roues ou diabolos 25 consécutifs et entre les fils de channe consécutifs. Il est à noter qu'en variante, les crochets du peigne 28 pourraient former eux-mêmes la rainure de réception d'un fil de trame 2 à la descente et à ltembouchure du couloir d'alimentation 23, de sorte qu'une seule roue à gorge 25 motrice serait suffisante. Eventuellement, les crochets 28 pourraient être munis de rouleaux porteurs susceptibles de tourner librement sur eux-memes, afin de faciliter la translation d'un fil de trame 2 sous l'action de la roue motrice ou diabolo 25. Le fonctionnement de ce dispositif est le suivant Soit à poser à leur emplacement de soudure, une succession de fils de trame 2 qui doivent être décalés ou étalés sur une nappe de fils de chaste 1. Un fil de trame 2 est amené par gravité par le couloir 23. Le fil 2 descend et tombe sur les roues à gorge ou diabolos 25. L' inverseur 33 est actionné d'abord dans la position de la Fig. 12. Le courant passant par ltembranchement 32 fait tourner le moteur 29 et les roues 25 dans le sens de la flèche fl. Le fil de trame 2 est déplacé en translation suivant son axe jusqu'à ce qu'il bute contre la butée 27 (Fig. 12) de la rive 4b. Lorsque la butée 27 est atteinte, l'inverseur 33 reprend sa position médiane de repos dans laquelle aucun des embranchements 31-32 n'est alimenté. Le moteur 29, dont l'alimentation est coupée, s'arrete. Le fil de trame 2 est alors en position ddcalée, position qu'il occupera sur le treillis terminé. Il y a lieu maintenant de le transporter sur la nappe des fils de chaine, à son emplacement dessoudure (transfert du fil de trame). Le peigne 28 est amené par l'appareil de levage suw le fil de trame 2 qu'il vient saisir par ses crochets (Fig. 9). Il pourrait d'ailleurs se trouver déjà sous l'embouchure du couloir 23. Puis le vérin 34 soulève le peigne 28 jusqu'à ce que le fil de trame 2 soit au-dessus des roues à gorge 25. L'appareil de levage transporte alors le fil 2 suivant une direction (flèches g de la Fig. 12) parallèle aux fils de chatne 1, jusqu'à son emplacement de soudure. Lorsque celui-ci est atteint, le vérin 34 est manoeuvré de manière à faire descendre le panier 28 et le fil 2 jusqu'à ce que ce dernier soit posé sur la nappe de fils de chaîne 1 (Fig. 9 et 12 - position en trait interrompu). Puis le vérin 34 et l'appareil de levage sont actionne de manière à laisser le fil 2 là où il vient d'être posé en vue de sa soudure par les électrodes 24, et à revenir se placer Sous le fil de trame 2 suivant qui vient d' autre amené par le couloir d'alimentation 23. Pour la soudure, on rend inopérantes les paires d'électrodes 24 qui correspondent à des endroits du treillis dépourvus de noeuds de croisement en raison du fait que les fils de trame 2 sont plus courts que la largeur totale du treillis.Après soudure du fil de trame 2 ainsi posé, par rapprochement des électrodes 24 correspondant aux noeuds de croisement entre les fils de chaîne 1 et les fils de trame 2, le rouleau 22 fait avancer le nappe de fils de channe suivant la flèche f d'un pas corréspondant à un intervalle entre deux fils de trame consécutifs, pour recevoir le fil de trame suivant. Le fil 2 sui- vant est posé sur les roues à gorge 25. L'inverseur 33 est actionné de manière à faire passer le courant par l'embranchement 31 (Fig. 13). Le moteur 29 et les roues 25 tournent dans le sens de la flèche f2, entraînant le fil 2 en translation suivant son axe propre jusqu'à ce qu'il bute contre la butée 26 correspondant à la rive 4a. A ce moment l'inverseur 33 est ramené en position de repos et de coupure d'alimentation du moteur 29. Le peigne 28 fonctionne ensuite comme précédemment pour amener par déplacement suivant les flèches g le fil de trame 2 à son emplacement sur la nappe de fils de chaîne 1 (Fig. 13 - position en trait interrompu) à un certain intervalle du précédent qui vient d'ailleurs d'être déplacé lors de l'avance de la nappe de fils de channe 1. Ainsi de suite, les manoeuvres précitées sont répétées pour amener les fils 2 à leur emplacement respectif. Comme on le voit, ce dispositif donné uniquement à titre d'exemple est d'une grande simplicité et est facilement adaptable à une machine existante. Pour réaliser un panneau de la Fig. 6, on n'inverse le sens de rotation des roues 25 que tous les deux fils de trame. Pour réaliser un panneau de la Fig. 8, il convient d'utiliser deux couloirs d'alimentation tels que 23, l'un alimentant en fils de trame courts 2, l'autre en fils de trame longs 18. La Fig. 14 représente un dispositif permettant de réaliser un treillis du type de celui de la Fig. 8, c'est à dire dans lequel il y a des fils de trame 2 courts décalés et des fils de trame longs 18, permettant d'éviter l'utilisation du dispositif de décalage précédemment décrit. Conformément à l'exemple de la Fig. 14, la nappe de fils de chatne 1 avance suivant les flèches f. Trois distributeurs 40, 41 et 42 permettent l'alimentation en fils de trame 2 et 18 ; sur la Fig. 14, les distributeurs 40, 41 et 42 ont été exagérément décalés ; comme le montre la Fig. 15, ceux-ci convergent vers la ligne suivant laquelle le fil de trame 2 ou 18 doit entre déposé sur la nappe de fils de chaînez. fes fils de trame 2 et 18 sont amenés par les distributeurs 40, 47 et 42 suivant les flèches h1, h2 et h3. Ces trois distributeurs 40, 41 et 42 permettent, le premier d'alimenter en fils de trame longs 18, le deuxième 41 d'alimenter en fils de tame courts 2 alignés sur la rive droite 4a du treillis, le troisième 42 d'alimenter en fils de trame courts 2 alignés sur l'autre rive 4b du treillis. Les distributeurs 41 et 42 permettent d'amener les fils de trame courts 2 directement à leur emplacement sans qu'il soit nécessaire de procéder à une opération de décalage comme dans le cas des Fig. 9 à 13. La Fig. 16 montre un dispositif permettant la réalisation d'un treillis conforme aux Fig. 1, 6 ou 7, c'est à dire dans lequel les fils de trame 2 sont tous de la même longueur. Dans ce cas, deux distributeurs 41 et 42 seulement sont nécessaires ; ils déposent les fils de trame 2 sur la nappe de fils de chaîne 1 directement à leurs emplacements définitifs. Que ce soit dans le cas de la Fig. 14 ou dans celui de la Fig. 16, au moment de la soudure, on rend inopérantes les paires d'électrodes correspondant aux endroits du treillis dépourvus de noeuds de croisement comme par exemple les points 43 ou 44 représentés sur la nappe de la Fig. 14. REVENDICATIONS 1.- Procédé pour réaliser un panneau à fils de trame étalés à souder sur des fils de chaîne, du type dans lequel on amène sur des fils de chaîne disposés parallèlement en nappe plane des fils de trame perpendiculairemeslt aux fils de chalande et on les soude aux noeuds de croisement, caractérisé en ce que l'oil utilise des fils de trame (2) de longueur inférieure à la largeur de la nappe de fils de chaîne (1), ces fils de trame (2) étant soudés sur les fils de chaîne (1) les uns en aligneirient le long d'une rive 4a) de la nappe, les autres en alignement le long de la rive opposée (4b) de celle-ci. 2.- Procédé suivant la revendicasion 1, caractérisé eii ce que les fils de trame (2) sont déplacés parallèlement à eux-m & es et perpendiculairement aux fils de chaîne (1) avant titre déposés sur la nappe de fils de chaîne. 3.- Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que le décalage des fils de trame (2) est réalisé dès la phase d'alimentation en fils de trame (2). 4.- Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce que lton alterne l'alignement des fils de trame (2) successifs sur une rive (4a) et la rive opposée (4b) de la nappe de fils de chaîne (1). 5.- Procédé suivant la revendication 4, caractérisé en ce que l'on alterne l'alignement après alimentation de deux fils de trame (2) successifs, ces derniers étant alignés sur une même rive de la nappe de fils de chaîne par groupes de deux. 6.- Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce que l'on intercale entre les fils de trame étalés (2), de longueur inférieure à la largeur de la nappe de fils de chaîne (1), des fils de trame (18) de longueur totale égale à la largeur de la nappe. 7.- Dispositif pour mettre en oeuvre le procédé suivant l'une des revendications 1 à 6, ce dispositif, adapté à une machine à confectionner des panneaux plans de treillis soudé à fils de chat- ne et à fils de trame, du type à nappe d'alimentation horizontale en fils de chaîne et à alimentation par gravité en fils de trame, et à électrodes de soudage à chaque noeud de soudure des fils de chaîne et de trame, étant caractérisé en ce que, entre l'alimentation (23) en fils de trame (2) et la nappe de fils de chaine (1), et sous l'embouchure du couloir d'alimentation (23), est interposé un dispositif de réception et de décalage des fils de trame (2) plus courts que la largeur de la nappe de fils de chaîne (1), le dispositif de décalage comprenant des roues à gorge ou diabolos (25) alignées pour former un couloir de support et d'avance d'un fil de trame (2), les extrémités dudit couloir étant concrétisées par une paire de butées opposées (26) et (27) et des moyens d'entratnement en rotation des roues à gorge ou diabolos (25) successivement dans un sens et dans le sens contraire. 8.- Dispositif suivant la revendication 7, caractérisé en ce que les butées (26) et (27) sont respectivement au droit des rives (4a-4b) de la nappe de fils de chaîne (l). 9.- Dispositif pour mettre en oeuvre le procédé suivant l'une des revendications 1 à 6, ce dispositif, adapté à une machine à confectionner des panneaux plans de treillis soudé à fils de chat- ne et à fils de trame, du type à nappe d'alimentation horizontale en fils de chaîne et à alimentation par gravité en fils de trame, et à électrodes de soudage à chaque noeud de soudure des fils de chaîne et de trame, étant caractérisé en ce que l'amenée des fils de trame (2-18) s'effectue au moyen de plusieurs distributeurs (40, 41, 42), ces distributeurs ayant une largeur correspondant à la longueur des fils de trame distribués et étant disposés de façon à délivrer les fils de trame directement à leur emplacement définitif sur la nappe de treillis. 10.- Panneau de treillis plan rectangulaire, métallique, obtenu par le procédé et le dispositif suivant l'une des revendications 1 à 9, du type à fils de chaîne et de trame soudés aux noeuds de croisement, caractérisé en ce que les fils de chaîne (1) sont équidistants tandis qu'au moins une partie des fils de trame (2) de longueur inférieure à la largeur du treillis, sont décalés alternativement les uns par rapport aux autres et étalés sur la largeur du treillis, les uns ayant une extrémité sur une première rive (4a), les autres sur la rive opposée (4b) du panneau de treillis. 11.- Panneau suivant la revendication 10, caractérisé en ce que les fils de trame (2) sont individuellement alternés, l'un vers la rive (4a), l'autre vers la rive opposée (4b). 12.- Panneau suivant la revendication 10, caractérisé en ce que les fils de trame (2) sont alternés par paires successives, une paire de fils de trame ayant une extrémité sur une rive (4a) et la paire suivante sur la rive opposée (4b). 13.- Panneau suivant la revendication 10, caractérisé en ce que les groupes successifs de deux fils de trame (2) individuellement alternés sont séparés par des fils de trame (18) dont la longueur est égale à la largeur totale du panneau et dont les extrémités sont sur les deux rives opposées (4a) et (4b) du panneau.