L'invention se rapporte à un dispositif d'évacuation de la chaleur de surchauffe d'un capteur d'énergie solaire comprenant au moins un collecteur dans lequel circule un fluide caloporteur. Un fluidecaloporteurcirculant en circuit fermé dirige en général la chaleur solaire prélevée dans les collecteurs de ces capteurs sur les appareillages utilisateurs. Lorsque ces appareillages utilisateurs n'absorbent aucune chaleur, par exemple par manque de consommation, et/ou que des perturbations entravant la circulation se produisent dans le circuit du fluide caloporteur, par exemple par défaillance de pompes de circulation, le fluide caloporteur risque d'être porté par le collecteur à des températures élevées néfastes et/ou la pression risque de monter à des valeurs élevées néfastes dans le circuit du fluide caloporteur. L'invention a donc pour objet un dispositif du type tel que spécifié, qui est fiable ainsi que simple et donc bon marché et qui permet d'éviter les régimes nuisibles mentionnés, c'est-à-dire de protéger le capteur solaire contre les températures et pressions élevées et néfastes. De plus, le dispositif de l'invention n'exige au moins pratiquement aucun entretien et peut résister aux conditions se présentant en service. Selon une particularité essentielle de l'invention, au moins un échangeur évacue automatiquement la chaleur du fluide caloporteur en cas de surchauffe. L'échangeur se branchant automatiquement en cas de surchauffe, les régimes nuisibles sont évités avec sécurité, car l'évacuation de la chaleur de surchauffe à l'environnement ne soulève aucun problème technique. La mise en circuit de l'échangeur s'effectue de préférence sans aucun apport extérieur tel que celui d'énergie électrique. Selon un mode de réalisation permettant d'évacuer la chaleur de surchauffe de manière particulièrement simple et sûre, l'échangeur dans lequel circule le fluide caloporteur est destiné à évacuer cette chaleur à l'environnement au moyen d'un agent réfrigérant liquide, de préférence de l'eau, et la température du collecteur ou de la canalisation d'alimentation en fluide chauffé provenant dece collecteurd'énergie solairecommande l'admission du fluide réfrigérant dans l'échangeur de chaleur. L'échangeur peut avantageusement etre indépendant du collecteur d'énergie solaire et consisteren un module autonome, mais la structure est plus simple lorsque l'échangeur et l'absorbeur de chaleur du collecteur forment un unique groupe. Selon un mode de réalisation particulièrement simple, l'absorbeur de chaleur peut être refroidi au moins par zone5,de préférence au dos. Le dos de l'absorbeur de chaleur comporte avantageusement à cette fin au moins un canal de circulation de l'agent réfrigérant. Ce canal peut être formé par le dos de l'absorbeur de chaleur ou peut consister essentiellement en au moins un tuyau de section quelconque, fixé au dos de l'absorbeur avec lequel il est en bon contact de conduction de la chaleur. Selon un mode de réalisation de la commande de la circulation de l'agent réfrigérant qui a donné de bons résultats, le capteur de température d'un distributeur àthermostat dans la canalisation d'admission de l'agent réfrigérant est disposé dans le collecteur d'énergie solaire ou dans la canalisation d'alimentation en fluide chauffé par ce collecteur, de manière à agir sur ce distributeur de telle sorte qu'il libère l'admission d'agent réfrigérant provenant d'une source dans l'échangeur de chaleur lorsque la température de surchauffe est atteinte, mais par contre qu'il coupe cette arrivée lorsque cette température est inférieure à celle de surchauffe et qu'il relie simultanément la canalisation d'admission de l'agent réfrigérant à une décharge afin de vider l'échangeur qui occupe une position élevée.Le distributeur commande donc d'une part l'admission d'agent réfrigérant dans l'échangeur en fonction de la température de surchauffe et d'autre part évacue l'agent réfrigérant de cet échangeur et de la canalisation d'admission de ce fluide dans ce dernier lorsqu'il n'est pas utilisé, la commande étant assurée par exemple par dilatation d'un fluide placé dans le capteur. Ainsi, l'agent réfrigérant ne risque pas de se congeler lorsque le capteur d'énergie solaire est utilisé en hiver et donc la fiabilité est assurée, car il faut admettre que dans certains cas les collecteurs risquent aussi de subir une surchauffe même lorsqu'ils sont mis en service en hiver. Le fluide caloporteur qui circule dans le collecteur ne risque pas de geler, car il est protégé contre le gel lorsqu'il est convenablement sélectionné et qu'il consiste par exemple en un mélange d'eau et de glycol. Selon un mode de réalisation permettant avantageusement de se libérer d'une alimentation en fluide réfrigérant et d'éviter a priori le risque de gel, de l'air de refroidissement évacue à l'environnement la chaleur de surchauffe de l'échangeur dans lequel circule le fluide caloporteur. Il est avantageux dans ce cas, afin d'amplifier l'évacuation de la chaleur, que le circuit d'air de refroidissement de cet échangeur se trouve à la partie inférieure d'une colonne dont les extrémités inférieure et supérieure communiquent avec l'air ambiant. La force ascensionnelle de l'air de refroidissement réchauffé par l'échangeur à l'intérieur de la colonne produit un balayage très intense de cet air par suite de l'effet de cheminée de la colonne et donc intensifie l'abandon de chaleur par l'échangeur.Le circuit d'air de refroidissement de cet échangeur comporte de préférence des-organes destinés à accrottre le transfert de chaleur, par exemple des ailettes, tiges ou mamelons. Le fluide caloporteur pénètre dans le cas le plus simple dans l'échangeur par des raccords reliés à la canalisation d'alimentation en fluide chauffé provenant du collecteur d'énergie solaire. En d'autres termes, les deux raccords de l'échangeur sont reliés au collecteur dans la zone supérieure la plus chaude ou à la canalisation d'alimentation en fluide chauffé provenant de ce collecteur d'énergie solaire. I1 est possible d'améliorer'la circulation dans l'échangeurpar effet de thermosiphon en reliant à la canalisatiôn d'alimentationen fluidechauffé parle collecteur lé premier raccord de transfert du fluide caloporteur à l'échangeur et en reliant le second raccord de cet échangeur à la canalisation de retour au collecteur. L'expérience a montré qu'il est préférable, pour éviter une évacuation de chaleur en service normal, de monter un organe de commande thermostatique dans au moins l'un des raccords à l'échangeur de chaleur, cet organe s'ouvrant automatiquement lorsque la température de surchauffe est atteinte et se fermant automatiquement lorsque la température est inférieure à celle de surchauffe. Ainsi, le fluide caloporteur du circuit du collecteur d'énergie solaire ne circule dans l'échangeur qu'en cas de surchauffe. L'organe thermostatique de commande fonctionnant avantageusement sans apport extérieur d'énergie, la fiabilité est très grande et indépendante des circonstances extérieures.Les organes de commande de ce type fonctionnent par exemple d'après le principe de la dilatation de liquides et sontbien connusen technique.Lecapteur de température de l'organe de commande peut, en principe, autre indépendant de cet organe proprement dit et peut être disposé dans la zone la plus chaude du collecteur d'énergie solaire ou dans la canalisation d'alimentation en fluide chauffé par ce collecteur, mais il est aussi possible d'intégrer ce capteur à l'organe de commande lui-même, de manière que cet organe soit commandé par le fluide caloporteur en circulation. En variante de réalisation très avantageuse de l'in vention, l'échangeur de chaleur est conformé en tube calorifique (tube de transfert de chaleur) qui contient non seulement le fluide de travail, mais également une charge partielle d'un gaz qui ne se condense pas aux températures qui se présentent, par exemple d'air, de manière qu'aux températures inférieures à celle de surchauffe, la zone du tube calorifique qui abandonne la chaleur soit remplie de gaz et donc que l'arrivée dans cette zone du fluide de travail vaporisé du tube calorifique soit interdite etqutainsi le transfert de chaleur soit empêchés mais par contre lorsque la température de surchauffe est atteinte, l'élévation de pression due à cette température provoque la compression du gaz et ainsi la zone du tube calorifique par laquelle il abandonne la chaleur est au moins pratiquement-libérée, l'arrivée du fluide de travail vaporisé est dégagée et donc la chaleur de surchauffe peut entre évacuée. L'échangeur de chaleur conformé en tube calorifique permet d'évacuer la chaleur de surchauffe du collecteur de manière élégante et très fiable et sans aucun élément mobile de soupape ou de régulateur. En effet, la charge partielle de gaz ne se condensant pas empeche le tube calorifique de céder de la chaleur en service normal du capteur d'énergie solaire, car ce gaz remplit la partie de ce tube qui abandonne la chaleur et donc interdit tout transfert de chaleur.Lorsque, par contre, l'élévation de la température provoque la compression de ce gaz par le fluide de travail vaporisé dans la zone dans laquelle le tube absorbèla chaleur,lazone d'évacuation de lachaleur dece tube est libérée et balayéepar le fluide de travail vaporisé et le transport de chaleur intervient, c'est-à-dire que la chaleur de surchauffe est évacuée. I1 est avantageux, pour la fiabilité du fonctionnement du tube calorifique, que ce tube comprenne au moins une chambre réceptrice du gaz comprimé. Cette chambre est de préférence placée au point le plus élevé du tube calorifique, audessus de la zone dans laquelle il abandonne la chaleur. Selon le mode de réalisation le plus simple, la zone d'absorption de chaleur du tube calorifique est appliquée contre la surface extérieure de l'absorbeur de chaleur, de préférence avec interposition d'une pâte conductrice de la chaleur, par exemple d'une pate contenant du cuivre. I1 est toutefois possible d'améliorer l'évacuation de chaleur en disposant la zone du tube calorifique par laquelle il absorbe la chaleur dans la canalisation, de préférence élargie, de l'alimentation en fluide chauffé par le collecteur, la zone par laquelle il abandonne la chaleur aboutissant avantageusement à la partie inférieure d'une colonne de préférence verticale dont les extrémités supérieure et inférieure communiquent avec l'air ambiant. Ainsi, le transfert de chaleur du fluide caloporteur à la zone du tube calorifique par laquelle il absorbe la chaleur et avantageusement aussi l'abandon de chaleur par la zone correspondante de ce tube sont considérablement améliorés. Selon un mode. de réalisation avantageux, le tube calorifique est en forme d'étrier et sa zone sensiblement horizontale d'absorption de la chaleur aboutit dans la canalisation d'alimentation en fluide chauffé par le collecteurotandis que sa zone par laquelle il abandonne la chaleur comporte des ailettes et/ou des tiges. La canalisation d'alimentation peut avantageusement comporter un élargissement de logement de la zone d'absorption de chaleur du tube calorifique. Le tube calorifique ne doit pas nécessairement être conformé en tube dans le sens classique du terme, mais, conformément à un mode de réalisation particulièrement avantageux de l'invention une arrivée et un départ indépendants raccordent en circuit fermé la zone d'absorption de chaleur du tube calorifique à sa zone par laquelle il abandonne la chaleur. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins schématiques annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels - la figure 1 représente partiellement un capteur d'énergie solaire à deux collecteurs et à échangeur de chaleur séparé, refroidi à liteau ; - la figure 2 représente une variante de réalisation du circuit de la figure 1 dans lequel les raccords du fluide caloporteur à l'échangeur de chaleur sont différents - la figure 3 est une coupe transversale horizontale d'un collecteur à échangeur de chaleur intégré - la figure 4 représente partiellement un capteur d'énergie solaire à deux collecteurs et à échangeur de chaleur refroidi à l'air et conforme à l'invention - la figure 5 est une représentation partielle d'un capteur d'énergie solaire à deux collecteurs, dont chacun est équipé d'un tube calorifique servant d'échangeur de chaleur et destiné à évacuer la chaleur de surchauffe - la figure 6 représente le capteur d'énergie solaire de la figure 5, mais équipé d'un tube calorifique selon une variante de réalisation ; et - la figure 7 représente une autre variante de réalisation du tube calorifique. Les mêmes éléments portent les mêmes références sur les différentes figures. La figure 1 est une représentation partielle d'une installation à capteur d'énergie solaire. Cette partie de l'installation comprend, par exemple, deux collecteurs 10 et 12 en forme de plaques sensiblement rectangulaires et, par exemple, juxtaposées sur un toit. Ces collecteurs 10 et 12 sont raccordés au point le plus élevé à la canalisation 14 d'alimentation en fluide chauffé et le point le plus bas de chacun de ces collecteurs est relié à une canalisation de retour 16, les circuits du fluide caloporteur de ces collecteurs étant donc en parallèle. Les canalisations d'alimentation en fluide chauffé et de retour aboutissent à un appareillage utilisateur non représenté, par exemple. à un accumulateur de chaleur. Une pompe de circulation 18 est par ailleurs montée dans la canalisation de retour 16.Il faut entendre par canalisation d'alimentation en fluide chauffé celle qui évacue du collecteur le fluide caloporteur ayant été chauffé. Un échangeur de chaleur 20 est disposé au-dessus des collecteurs 10 et 12. Cet échangeur 20 est de type à transfert par surface balayée par un fluide réfrigérant liquide, par exemple par de l'eau de refroidissement. L'échangeur 20 de l'exemple représenté de réalisation est du type à contre-courant et comprend un tuyau interne 22 dont les extrémités sont reliées par des raccords 24 et 26 à la canalisation 14 d'alimentation en fluide caloporteur chauffé par le collecteur du capteur d'énergie solaire. Une chambre 28 -entourant le tuyau interne 22 est raccordée aux extrémités opposées, d'une part, à une canalisation d'arrivée 30 et, d'autre part, à une canalisation 32 d'évacuation de l'agent réfrigérànt. La canalisation d'évacuation 32 aboutit à un niveau inférieur à une décharge libre 34 qui débouche dans une trémie.L'échangeur utilisé dans le cas particulier peut eAtre de tout type convenable destiné à des liquides. La canalisation 30 d'admission de fluide réfrigérant est également en pente et reliée à un distributeur 36 à trois raccords disposé en un point bas. Les deux autres raccords de ce distributeur sont reliés à une source d'agent ré frigérant, par exemple à une canalisation 38 d'eau de refroidissement et à une décharge libre 40 qui débouche aussi dans la trompe. Il est en effet possible d'observer ainsi le déversement dans la trémie à décharge libre. Le capteur detempérature 42du distributeur 36 estdisposédans la zone supérieure la plus chaude ducollecteur îOet communique par un tube capillaire 43 avec.e-corps du régulateur du distributeur. Le distributeur adopté doit être tel qu'au moment auquel la température à laquelle le capteur 42 est exposé atteint et dépasse une valeur préréglable qui coïncide avec la température de surchauffe, la liaison entre la canalisation 38 d'arrivée d'eau froide et la canalisation 30 d'admission de fluide réfrigérant soit établie et, par contre, que la décharge libre 40 soit coupée.Mais, par contre, lorsque la température tombe sous celle de surchauffe, la canalisation 38 d'arrivée d'eau froide est coupée et la canalisation 30 d'admission de fluide réfrigérant communique avec la décharge libre 40. Lorsque le capteur d'énergie solaire se trouve être amené en service à un régime auquel les collecteurs 10 et 12 sont surchauffés, c'est-à-dire auquel ces derniers atteignent ou dépassent un seuil de température prédéterminé, le distributeur 36 dirige de la manière décrite plus haut l'agent réfrigérant dans l'échangeur 20 dans lequel il absorbe la chaleur de surchauffe, puis s'évacue à l'égout par la canalisation de décharge 32. Le fluide caloporteur du capteur d'énergie solaire circule pendant ce temps dans le raccord 24, le tuyau interne 22 de l'échangeur et le raccord 26. La circulation s'établit automatiquement par effet de thermosiphon de la même manière que dans un circuit de chauffage à eau chaude circulant par gravité.Lorsque la chaleur de surchauffe a été évacuée et que le fluide caloporteur du capteur d'énergie solaire a été refroidi, le capteur de température 42 commande le distributeur 36 en conséquence et ferme la canalisation 38 d'arrivée d'eau froide. La canalisation 30 d'évacuation du fluide réfrigérant est reliée simultanément à la décharge libre 40.Cette canalisation d'arrivée 30 et la canalisation 32 d'évacuation du fluide réfrigérant étant en pente et aboutissant aux décharges 34 et 40,ellesse vident automatiquement etdéchargent aussi le fluide réfrigérant se trouvant dans l'échangeur. I1 est possible, si nécessaire, non seulement d'évacuer de la manière mentionnée la chaleur de surchauffe, mais aussi de refroidir l'ensemble du capteur d'énergie solaire et de le mettre à la température ambiante par réglage correspondant du distributeur 36. L'exemple de réalisation de la figure 1 se rapporte à un capteur d'énergie solaire dont les collecteurs 10 et 12 se trouvent au-dessus de l'appareillage utilisateur de la chaleur. Mais l'évacuation décrite de la chaleur de surchauffe est aussi applicable aux capteurs d'énergie solaire dont les collecteurs sont disposés à un niveau plus bas que l'appareillage utilisateur de la chaleur. L'adaptation aux installations de ce type ne présente aucune difficulté pour le spécialiste du chauffage par énergie solaire et donc il est inutile d'en décrire le mode de réalisation particulier. La même remarque s'applique aux exemples de réalisation qui vont suivre. La figure 2 illustre une variante de l'exemple de réalisation de la figure 1 dans laquelle les raccords 24 et 26 du circuit de fluide caloporteur à l'échangeur 20 sont différentes Contrairement à l'exemple de la figure 1, le premier raccord 24 de ce circuit est relié à la canalisation 14 d'alimentation en fluide chauffé par le collecteur et, par contre1 le second raccord 26 est relié à la canalisation 16 de retour au collecteur située à un niveau plus bas, avec interposition d'un inhibiteur de reflux 44. Cette disposition a l1avan- tage d'améliorer la circulation du fluide caloporteur en cas de surchauffe et donc l'évacuation de la chaleur de surchauffe. En effet, la différence de niveau du premier raccord 24 à la canalisation 14 d'alimentation en fluide chauffé et du second raccord 26 à la canalisation de retour 16 amplifie la circulation par gravité du fluide caloporteur en circuit fermé passant par 11 échangeur. L'inhibiteur de reflux 44 interdit les erreurs de circulation lorsque l'installation fonctionne en service normal. La figure 3 illustre une variante de réalisation d'un échangeur de chaleur 20 réuni en un groupe unique avec un collecteur 46 d'énergie solaire. La figure 3 est une coupe transversale horizontale d'un collecteur 46 de ce type. Celuici se compose de manière connue d'un absorbeur de chaleur 48 éventuellement subdivisé en tubes individuels et dont la face 50 absorbe la chaleur solaire rayonnée (flèche 54) à travers une couverture de verre 52. Le groupe est enveloppé à l'arrière par une isolation 56 afin d'éviter les pertes de chaleur. Une cavité 60 ménagée au dos 58 de l'absorbeur de chaleur 48 peut éventuellement être subdivisée par des cloisons en canaux individuels 62 par exemple-verticaux et communiquant par exemple par des collecteurs. Cette cavité 60 remplace le tuyau interne 22 des exemples de réalisation des figures 1 et 2, c'est-àdire que l'agent réfrigérant est dirigé directement dans cette cavité60. Celle-ci étant immédiatement voisine de l'absorbeur de chaleur 48, la chaleur de surchauffe est ainsi évacuée de manière simple et fiable par des moyens peu compliqués. I1 n'est pas absolument indispensable que l'agent réfrigérant balaie le dos 58 de l'absorbeur de chaleur 48 sur la surface totale. I1 peut aussi suffire dans certains cas de ne refroidir le dos de l'absorbeur que par zones, de préférence la partie la plus chaude. I1 est aussi possible de disposer dans l'absorbeur de chaleur des tubes de refroidissement dans lesquels peut circuler le fluide réfrigérant. La figure 4 illustre un exemple de réalisation à échangeur de chaleur indépendant 20 refroidi à l'air. Cet échangeur 20 a par exemple la forme de tubes horizontaux 64 garnis en particulier d'ailettes ou de tiges extérieures verticales 66 et placés au-dessus de la canalisation 14 d'alimentation en fluide chauffé par le collecteur, à la partie inférieure d'une colonne sensiblement verticale 68. Les extrémités inférieure et supérieure de la colonne 68 communiquent avec l'air ambiant, de sorte que l'effet de cheminée y produit une forte circulation d'air de refroidissement qui amplifie l'abandon de chaleur par l'échangeur 20. La hauteur de la colonne 68 doit être calculée pour chaque cas particulier et des hauteurs minimales de 0,5 à 1 m doivent en général suffire. Des organes dtarrêt thermostatiques 74 montés dans les raccords 70 et 72 à l'échangeur de chaleur sont reliés par un tube capillaire 76 à un capteur de température 78 disposé à la partie supérieure du collecteur 10. Ces organes d'arrêt 74 stouvrent et se ferment en fonction de la température décelée par le capteur 78 et en cas de surchauffe, les organes-d'arret 74 s'ouvrent et, le fluide caloporteur du capteur d'énergie solaire peut circuler dans l'échangeur de manière à évacuer la chaleur à l'air de refroidissement circulant dans la colonne 68. Ces organes d'arrêt 74 sont commandés de la même manière que dans l'exemple de réalisation de la figure 1. Il est possible de renoncer à installer deux de ces organes d'arrêt 74, comme dans l'exemple de réalisation de la figure 4, à condition de garantirquaucunecirculation interne ne peut avoir lieu entre la canalisation 14 d'alimentation en fluide chauffé et l'échan- geur 20 par le raccord à l'échangeur qui ne comporte aucun organe d'arret. I1 est possible d'interdire cette circulation néfaste en donnant au raccord à I'échangeur la forme d'une boucle interdisant cette circulation. Les boucles de ce type sont bien connues en technique de chauffage à l'eau chaude. Le capteur de température 78 peut aussi être disposé dans la canalisation 14 d'alimentation en fluide chauffé par le collecteur et il est possible de conformer les organes d'ar rebat thermostatiques de manière que leur commande soit assumée directement par le fluide caloporteur en circulation, c'est-àdire que dans ce cas il n'existe aucun capteur externe 78 de ' température. L'échangeur de chaleur 20 des exemples de réalisation des figures 5 à 7 est conformé en tube calorifique 80 (tube de transfert de chaleur).. Le tube calorifique 80 tel que représenté à droite sur la figure 5 est rectiligne et fixé verticalement sur le collecteur 12. La zone inférieure 82 d'absorption de chaleur est appliquée sous pression contre la zone extérieure et supérieure de l'absorbeur 48 de chaleur, éventuellement avec interposition d'une pâte conductrice de la chaleur, de manière à assurer un bon transfert de chaleur. La zone supérieure 84 du tube calorifique qui abandonne la chaleur se trouve dans l'air ambiant et comporte des tiges extérieures destinées à augmen -ter l'émission de chaleur. Le fluide de travail que contient le tube calorifique s'évapore aux températures auxquelles le collecteur et donc le fluide caloporteur sont soumis.Un gaz qui ne se condense pas aux températures auxquelles le tube est exposé, par exemple de l'air, est placé dans ce tube afin d'éviter l'évacuation de chaleur dans les conditions normales de fonctionnement du collecteur. La force ascensionnelle place toujours ce gaz à la partie supérieure du tube calorifique et donc ce gaz interdit l'approche de la zone 84 du tube qui abandonne la chaleur par le fluide de travail vaporisé lorsque les températures de service sont normales.Mais lorsque la température monte au seuil limite prédéterminé, la pression du fluide de travail vaporisé monte aussi dans le tube calorifique et comprime suffisamment le gaz pour en libérer au moins pratiquement la zone 84 du tube qui abandonne la chaleur et donc le transport classique de chaleur intervient de manière. connue de la zone 82 d'absorption à la zone 84 d'évacuation. I1 est préférable de ménager à l'extrémité supérieure du tube calorifique une chambre 86 réceptrice du gaz comprimé afin de permettre de libérer la zone d'évacuation 84 du gaz qui ne se condense pas.Le tube calorifique étant vertical dans l'exemple particulier de réalisation et donc le fluide de travail condensé retournant automatiquement dans la zone 82 d'absorption de chaleur, aucune structure capillaire assurant le retour du fluide de travail liquide n'est nécessaire du coté du tube qui contient ce fluide. Le collecteur gauche 10 de la figure 5 est équipé d'un tube calorifique 80 selon une variante de réalisation. Les différences par rapport au tube calorifique du collecteur 12 résident dans le fait que la zone 84 qui cède la chaleur est coudée et sensiblement horizontale, mais la chambre 86 de réception du gaz, qui prolonge cette partie horizontale, est de son coté verticale. La zone 84 qui abandonne la chaleur peut bien entendu autre disposée dans une colonne verticale, de la même manière que dans l'exemple de réalisation de la figure 4, afin d'améliorer la circulation de l'air de refroidissement. Mais cette disposition n'est pas indispensable, pas plus que dans les modes de réalisation des figures 4 et 7. La figure 6 illustre une autre variante de réalisation du tube calorifique 80. Ce dernier a une forme en étrier et sa zone 82 d'absorption de chaleur, qui en forme une branche horizontale, est disposée dans un élargissement 88 en forme de récipient de la canalisation 14 d'alimentation en fluide chauffé par le collecteur. La zone 84 qui cède la chaleur et qui constitue l'autre branche, également horizontale, du tube calorifique est à l'extérieur et au-dessus de l'élargissement 88. Cette zone, qui est équipée d'ailettes ou de tiges extérieures/ est disposée à la partie inférieure d'une colonne 68 exactement de la même manière que l'échangeur de chaleur de la figure 4. L'extrémité de la zone 84 d'absorption de chaleur comprend finalement une chambre 86 orientée vers le haut et destinée à recevoir le gaz comprimé. Des flèches 90 indiquent la circulation de l'air de refroidissement de la même manière que dans les autres figures. La figure 7 illustre finalement une variante de réalisation du tube calorifique de la figure 6. La différence réside dans le fait que la zone 82 d'absorption de chaleur de ce tube 80 et sa zone 84 qui cède la chaleur sont reliées par des conduits de montée et de descente 92 et 94 du fluide de travail, ces conduits aboutissant approximativement aux extrémités de ces zones de manière que le fluide de travail soit transporté en circuit fermé. La partie la plus élevée de la zone 84 qui cède la chaleur comprend aussi dans le cas particulier une chambre 86 de réception du gaz comprimé. REVENDICATIONS 1. - Dispositif d'évacuation de la chaleur de surchauffe d'un capteur d'énergie solaire qui comprend au moins un collecteur dans lequel circule un fluide caloporteur, dispositif caractérisé en ce qu'il comprend au moins un échangeur de chaleur (20) qui évacue automatiquement la chaleur de surchauffe du fluide caloporteur à l'environnement en cas de surchauffe. 2. - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'un agent réfrigérant liquide, avantageusement de l'eau de refroidissement, peut évacuer à l'environnement la chaleur de surchauffe éliminée par l'échangeur de chaleur (20) dans lequel circule le fluide caloporteur et l'admission de l'agent réfrigérant dans l'échangeur de chaleur (20) est commandée par la température du collecteur (10, 12) ou de la canalisation d'alimentation en fluide chauffé par le collecteur. 3. - Dispositif selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'échangeur de chaleur (20) est indépendant du collecteur d'énergie solaire (10, 12). 4. - Dispositif selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'échangeur de chaleur (20) et l'absorbeur de chaleur t48) du collecteur forment un groupe unitaire. 5. - Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'absorbeur de chaleur (48) peut etre refroidi au moins dans certaines zones. 6. - Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'absorbeur de chaleur comporte au dos (58) au moins un canal C62) de circulation de l'agent réfrigérant. 7. - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 à 6, caractérisé en ce qu'un distributeur à commande thermostatique (36) disposé dans la canalisation d'arrivée du fluide réfrigérant (30) est soumis à un capteur de température (42) disposé dans le collecteur ou dans la canalisation d'alimentation en fluide chauffé par le collecteur de manière qu'il libère l'admission du fluide réfrigérant provenant d'une source (38) dans l'échangeur de chaleur (20) au moment où la température de surchauffe est atteinte, mais par contre ce distributeur coupe cette arrivée lorsque la température est inférieure à celle de surchauffe et il relie simultanément la canalisation d'admission du fluide réfrigérant (30) à une décharge (40) de manière à vider l'échangeur dé chaleur (20) placé à un niveau élevé ainsi que les canalisations correspondantes (30, 32). 8. - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que de l'air de refroidissement peut évacuer à lten- vironnement la chaleur de surchauffe de l'échangeur de chaleur (20) dans lequel circule le fluide caloporteur. 9. - Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce que le circuit d'air de refroidissement de l'échan- geur de chaleur (20) se trouve à la partie inférieure d'une colonne (68) dont les extrémités inférieure et supérieure communiquent avec l'air ambiant. 10. - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que les raccords du circuit du fluide caloporteur (24, 26 ; 70, 72) à l'échangeur de chaleur sont reliés à la canalisation d'alimentation en fluide chauffé par le collecteur. 11. - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que le premier raccord (24) du circuit du fluide caloporteur à l'échangeur de chaleur (20) est relié à la partie supérieure du collecteur (10, 12) et le second raccord (26) de ce circuit est relié à la partie inférieure du collecteur. 12. - Dispositif selon la revendication 8 prise ensemble avec l'une des revendications 10 et 11, caractérisé en ce qu'un organe de commande thermostatique (74) monté au moins dans l'un desdits raccords du circuit du fluide caloporteur (70, 72) s'ouvre automatiquement au moment où la température atteint la valeur de surchauffe et se ferme automatiquement au moment où la température descend sous cette valeur. 13. - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'échangeur de chialeur est conformé en tube calorifique (tube de transfert de chaleur) (80) qui contient non seulement le fluide de travail, mais aussi une charge partielle d'un gaz qui ne se condense pas, par exemple de l'air, aux températures qui interviennent,de manière qu'aux températures in férieures à celle de surchauffe, la zone (84) du tube calorifique qui cède ou abandonne la chaleur soit remplie de ce gaz en bloquant l'arrivée du fluide vaporisé de travail de ce tube et donc en interdisant l'évacuation de chaleur, mais lorsque la température de surchauffe est atteinte, l'élévation de pression due à cette température comprime ce gaz et donc la partie du tube calorifique qui abandonne la chaleur (84) est au moins pratiquement libérée, le fluide de travail vaporisé peut donc y accéder librement et donc la chaleur de surchauffe peut être évacuée. 14. - Dispositif selon la revendication 13, caractérisé en ce que le tube calorifique (80) comprend au moins une chambre (86) de réception du gaz comprimé. 15. - Dispositif selon l'une des revendications 13 et 14, caractérisé en ce que la zone (82) d'absorption de chaleur du tube calorifique est appliquée sous pression contre la surface extérieure de l'absorbeur de chaleur (48) du collecteur, de préférence avec interposition d'une pâte conductrice de la chaleur, par exemple drune pâte contenant du cuivre. 16. - Dispositif selon l'une des revendications 13 et 14, caractérisé en ce que la zone (82) d'absorption de chaleur du tube calorifique est disposée dans la canalisation (14), de préférence élargie, d'alimentation en fluide chauffé par le collecteur et la zone (84) de ce tube qui cède la chaleur aboutit avantageusement dans la partie inférieure d'une colonne sensiblement verticale (68) dont les parties supérieure et inférieure communiquent avec l'air ambiant. 17. - Dispositif selon la revendication 16, caractérisé en ce que le tube calorifique (80) a une forme en étrier et sa partie sensiblement horizontale d'absorption de chaleur (82) aboutit dans la canalisation (14), de préférence élargie, d'alimentation en fluide chauffé par le collecteur, sa partie qui cède la chaleur (84) comportant des ailettes et/ou des tiges extérieures. 18. - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 13 à 16, caractérisé en ce que la zone d'absorption de chaleur (-82) du tube calorifique est montée en un circuit fermé avec sa zone qui cède la chaleur (84) au moyen de conduits montant et descendant indépendants (92, 94) de circulation du fluide de travail.