L'invention concerne d'une manière générale un procédé et un appareil perfectionnés pour former une voie ferrée continue, et elle a trait plus particulière- ment à un procédé et à un appareil perfectionnés comnpre- nant un certain nombre d'éléments individuels qui coopè- rent pour former une voie ferrée continue beaucoup plus rapidement, plus économiquement et plus efficacement qu'il n'a été possible jusqu'ici Bien que la descrip- tion donnée ci-après porte principalement sur la cons- truction d'une voie ferrée continue, il est évident que le procédé et l'appareil selon l'invention s'appliquent également à la réalisation, par exemple, d'un pipeline continu ou de tous autres articles allongés continus. Il est évident depuis un certain nombre d'an- nées que l'utilisation de voies ferrées constitu 6 es de tronçons de rails soudés les uns aux autres pour fonrer une barre continue est particulièrement souhaitable, car une telle construction, non seulement accroît le confort de roulement pour les voyageurs et réduit les chocs et les vibrations imposés aux marchandises transportées, mais présente également un fonctionnement pratiquement sans défaillance et exige donc beaucoup moins d'opérations d'entretien effectuées sur le matériel roulant et sur la voie, que les voies du type constitué de troncoeis de rails séparés, boulonnés ou autrement fixés les uns aux autres A l'heure actuelle, le procédé et l'appareil pour produire un rail continu sont bien connus et décrits, par exemple, dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique no 3 982 091, no 4 io 3 139 et N O 4 270 036, ainsi que dans d'autres brevets Cependant, ces brevets portent sur la production d'un rail continu ou barre longue atteignant une longueur de l'ordre de 400 mètres Ces barres longues sont chargées sur des wagons plaies ou autres alignés à proximité de l'appareïl de soudage, et elles sont finalement transnortées vers -in site o elles sont posées pour former une vois ierre Les wagons plats peuvent être chargés d'un nombre suffisant de ces barres longues pour former une voie continue de plusieurs kilo- mètres de longueur. L'invention concerne principalement un procédé et un appareil de soudage de ces barres longues les unes aux autres pour former la voie continue De plus, l'inven- tion concerne également un appareil perfectionné de soudage qui peut être utilisé pour former à la fois des barres lon- gues et une voie continue. Dans le passé, divers procédés ont été mis en oeuvre pour former une voie continue Cependant, ces procé- dés sont en général loin de donner satisfaction pour une raison ou pour une autre Par exemple, les barres longues ont été reliées mécaniquement les unes aux autres, sensi- blement de la même manière que les rails ordinaires sont actuellement reliés mécaniquement entre eux, puis soudées a la main Ce procédé n'est généralement pas acceptable du fait de la difficulté posée par la manutention des grandes longueurs des rails et de la difficulté pour réa- liser une bonne soudure entre les barres jointes D'autres procédés utilisent un appareil de soudage des rails par étincelage Cependant, l'équipement demandé pour réaliser la soudure est extrêmement complexe et utilise essentielle- ment-une grande puissance pour manipuler les rails Ces procédés rencontrent également une grosse difficulté résul- tant de la matière consommée pendant l'opération de soudage et, par conséquent, ils ne sont pas non plus tout à fait acceptables. L'invention a donc pour objet un procédé et un appareil perfectionne sour produire un rail continu ou une barre longue L'invention a plus particulièrement pour objet un procédé et un appareil perfectionnés pour cons- truire une voie continue par soudage entre elles de barres longues préalablement produites L'invention a pour autre objet un appareil perfectionné de soudage. Ces objets, entre autres, sont réalisés, confor- mément à l'invention, au moyen d'une installation mobile de soudage associée, par exemple, à une rame de wagons plats destinés à transporter un certain nombre de barres longues déjà formées, un autre wagon plat ou autre moyen de transport tel qu'un treuil et l'appareillage associé, étant destiné à faire avancer les barres longues indivi- duelles vers l'installation mobile de soudage et un autre wagon plat ou autre moyen transportant un appareil de traction ou de poussée, étant destiné à commander le mou- vement de la voie continue qui est formée, vers l'inte- rieur et vers l'extérieur de l'installation mobile de soudage Pour expliquer le procédé de construction de la voie continue, on suppose qu'une ou plusieurs barres lon- gues ont déjà été soudées entre elles pour former l'amorce de la voie continue Cette longueur de voie continue est sortie de l'installation mobile de soudage par manoeuvre de l'appareil de traction et posée sur les traverses dispo- sées sur l'assiette de la voie, l'extrémité de cette voie continue étant placée dans l'appareil de soudage, en son centre L'une des barres longues est avancée au moyen du treuil vers l'intérieur-de l'installation mobile de soudage de manière que son extrémité opposée à l'extrémité de la voie continue soit placée au centre de l'appareil de soudage Les extrémités de la barre longue et de la voie continue sont ensuite bridées et alignées verticalement et horizontalement, comme décrit plus en détail ci-après, en préparation de la réalisation de la soudure entre lesdites extrémités Ainsi qu'il est généralement bien connu, une opération de soudage en bout par étincelage est effectuée au cours de mouvements d'avance, de retour et de refoule- ment exécutés alors que la tension secondaire est appli- quée Normalement, pour former la barre longue, ceci ne constitue pas une opération particulièrement difficile à exécuter, car le court tronçon de rail à souder au tron- çon plus long de la barre continue déjà formée fait l'ob- jet des manipulations ou des déplacements Cependant, lors du soudage de la barre longue, qui peut avoir une longueur de 400 mètres, à la voie continue qui peut avoir une longueur de plusieurs kilomètres, il est évident qu'il est extrêmement difficile de déplacer l'une ou l'autre des ces deux longueurs de rails Dans ces conditions, il apparaît cependant, de manière évidente, qu'il est plus pratique de déplacer la barre longue plutôt que la voie continue, car sa longueur est beaucoup plus fai- ble, bien qu'elle puisse atteindre 400 mètres Comme indiqué précédemment, dans d'autres procédés, cette mani- pulation est réalisée, mais elle exige l'application d'une grande force Par conséquent, l'appareil exécutant cette opération est complexe et est nécessairement lourd, à la fois en ce qui concerne sa structure et sa capacité. Contrairement à ce qui a été essayé précédemment et à ce -qui semble le moyen évident, et conformément au procédé de l'invention, l'extrémité de la voie continue, plus longue, est déplacée par rapport à l'extrémité de la barre longue, plus courte, pour produire les mouvements nécessaires d'avance, de retrait et de refoulement La voie continue s'étend sur une distance importante à partir de son extrémité placée au centre de l'appareil de soudage et elle forme une boucle relativement longue, d'environ à 30 mètres de longueur, s'étendant-de l'appareil de traction jusqu'au point de contact de la voie continue avec les traverses surl'assiette de la voie sur lesquelles elle est posée Normalement, un tel rail est considéré comme rigide, mais de grandes longueuts de rail telles que la longue boucle d'environ 15 à 30 mètres de longueur, sont en fait très flexibles, et au moins suffisamment flexibles pour que l'extrémité de la voie continue puisse être déplacée à l'intérieur de l'appareil de soudage pour produire les mouvements d'avance, de retrait et de refou- lement nécessaires à la réalisation de la soudure On tire donc avantage de ce phénomène constaté pour former aisément la soudure. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemple nullement limitatif et sur lesquels: 11278 la figure 1 est une élévation montrant l'appa- reil utilisé pour la construction d'une voie continue et la façon dont la longue boucle formée par le rail ou la voie continue est utilisée avantageusement pour l'exécu- tion de l'opération de soudage en bout par étincelage; la figure 2 est une vue partielle de dessus de l'installation mobile de soudage, montrant d'une façon générale la façon dont l'appareil de soudage peut être positionné latéralement pour souder alternativement deux rails continus; la figure 3 est une élévation de l'appareil de soudage selon l'invention; la figure 4 est une vue de dessus de l'appa- reil de soudage représenté sur la figure 3; les figures 5 et 5 A représentent, placées bout à bout, l'appareil de soudage des figures 3 et 4 en coupe agrandie; la figure 6 est une vue de dessus, avec coupe partielle et à échelle agrandie, de l'ensemble fixe de l'appareil de soudage, cette vue montrant d'une façon générale le dispositif destiné à le régler latéralement; la figure 7 est une coupe transversale par- tielle, à échelle agrandie, des dispositifs de bridage; et la figure 8 est une élévation partielle mon- trant d'une façon générale comment l'appareil de soudage est adapté pour le soudage d'une canalisation continue. Les figures 1 et 2 représentent d'une façon générale l'appareil utilisé pour former un rail ou une voie continue conformément au procédé de l'invention, lequel appareil comprend une installation mobile 10 de soudage qui est complètement autonome et qui comporte un appareil 24 de soudage destiné à souder les extrémités des barres longues 22 et du rail ou de la voie continue 26 Un wagon plat 12, transportant un appareil 14 de tractio 4 et un wagon plat lb, transportant un treuil 18, sont reliés à l'installation mobi le 10 I Je soudage. L'appareil 14 de traction peut être d'un type actuellement disponible et utilisé pour la manutention des rails Un tel appareil 14 de traction comprend géné- ralement une ou plusieurs paires de rouleaux opposés tels que les rouleaux 34, qui sont commandés hydrauliquement pour à la fois brider étroitement entre eux la barre longue 26 et être mis en rotation pour entraîner la barre longue et le train au fur et à mesure que le rail continu produit 26 est posé sur l'assiette 32 de la voie Le treuil 18 et l'appareil associé peuvent être également d'un type disponible et utilisé pour la manutention des rails En général, le treuil 18 comprend un câble dont une extrémité comporte un dispositif lui permettant d'être relié rapidement à un rail Ce treuil peut être commandé manuellement ou automatiquement pour enrouler le cable afin de tirer la barre longue 22 des wagons plats 20 et de la faire avancer vers l'installation mobile 10 de soudage Le wagon plat 16 porte généralement deux rouleaux 36 et 38 sur lesquels s'appliquent les barres longues 22 qui sont soulevées et guidées par ces rouleaux pendant qu'elles avancent vers l'installation mobile de soudage. Un train de wagons plats 20, dont un seul est représenté, est accroché au wagon plat 16 et transporte certain nombre de barres longues 22 Ces barres longues 22 peuvent avoir une longueur de 400 mètres ou plus et elles sont produites comme décrit dans le brevet N O 3 982 091. précité En général, les barres longues 22 sont tirées des wagons plats 20 par le treuil 18 et avancées vers l'inté- rieur de l'installation mobile 10 de soudage o leurs extrémités sont soudées par l'appareil 24 de soudage à. l'extrémité du rail continu formé 26 Après qu'une soudure a été réalisée, l'appareil 14 de traction est mis en marche pour tirer la voie ou le rail continu formé 26 à travers l'appareil 24 de soudage jusqu'à ce que l'extrémité de la barre longue 22 venant d'y être soudée, par exemple l'extrémité 28, soit placée ou positionnée au centre de l'appareil de soudage 24 Pendant que le rail continu 26 est tiré à travers l'appareil de soudage, l'ensemble du train comprenant l'installation mobile 10 de soudage et les wagons 14, 16 et 20, est déplacé le long de la voie et le rail continu 26 est posé sur la voie Une autre barre longue 22 est ensuite tirée des wagons plats 20 et son extrémité est avancée à l'intérieur de l'appareil 24 de soudage jusqu'à ce qu'elle soit centrée dans ce dernier, en face de l'extrémité du rail continu formé 26. Les extrémités de ces rails sont bridées et alignées verticalement et horizontalement en vue d'être soudées l'une à l'autre, comme décrit dans le brevet N O 3 982 091 précité. Comme indiqué précédemment, le rail continu formé 26 peut avoir plusieurs kilomètres de longueur et une lon- gue boucle 30 s'étend au-dessus de l'assiette 32 de la voie, de l'endroit o le rail continu 26 sort de l'appareil 24 de soudage jusqu'au point o il vient reposer sur l'assiette 32 de la voie Cette longue boucle 30 est apparue suffisam- ment flexible pour que l'extrémité du rail continu 26 puisse être déplacée pour produire les mouvements d'avance, de retrait et de refoulement nécessaires à l'exécution de l'opération de soudage en bout par"étincelage afin de sou- der entre elles les extrémités de la barre longue et du rail continu formé En particulier, la barre longue ou le rail continu, lorsqu'il est avancé ou reculé, fléchit vers le haut et vers le bas sur les traverses de la voie, comme indiqué globalement par la flèche 31, et cette flexibilité du rail ou de la voie continue fournit une longueur suffi- sante de rail pour permettre l'exécution de l'opération de soudage en bout par étincelage Les mouvements d'avance, de retrait et de refoulement sont effectués relativement aisément, car la longueur du rail ou de la voie continue n'est pas déplacée physiquement. Comme indiqué précédemment, l'appareil 24 de soudage peut être du type décrit dans le brevet n' 3 982 091 précité, auquel cas, si l'on souhaite former deux rails continus en même temps, une seconde installation mobile 10 de soudage est ajoutée au train de wagons pou Ir former l'autre rail Les barres longues 22 sont avancées alterna- tivement vers les deux installations mobiles respectives de soudage au fur et à mesure que les rails continus 26 sont formés Cependant, il est préférable et avantageux d'utiliser l'appareil 24 de soudage réalisé conformément à l'invention L'installation mobile 10 de soudage, dans ce cas, est d'une construction telle que l'appareil 24 de soudage peut être positionné latéralement pour effectuer d'abord une soudure sur l'un des rails continus 26, puis ensuite une soudure sur l'autre rail continu 26 formant la voie, comme indiqué globalement sur la figure 2 et comme décrit plus en détail ci-après. En particulier, l'installation mobile 10 de sou- dage est totalement autonome et elle peut comporter l'appa- reil de soudage 24 du type décrit dans le brevet N O 3 982 091 précité Il est cependant préférable, conformément à l'in- vention, d'utiliser un appareil 24 de soudage réalisé comme décrit en regard des figures 3 à 7. L'appareil perfectionné 24 de soudage tel que représenté sur les figures 3 à 7 comprend un ensemble fixe 42 et un ensemble mobile 52 qui sont montés à l'intérieur d'un châssis principal 40 L'ensemble mobile 52 peut être déplacé longitudinalement au châssis principal 40, à la différence de l'ensemble fixe 42 qui peut cependant être déplacé transversalement au châssis principal 40 Comme représenté sur la figure 4, l'ensemble fixe 42 est placé sur le côté gauche de l'appareil 24 de soudage et l'ensem- ble mobile 52 est placé sur le côté droit. L'ensemble fixe 42, ainsi qu'on peut mieux le voir sur les figures 5, 5 A et 6, comprend d'une façon géné- rale deux parois latérales espacées 90 et 92 entre lesquel- les sont fixées quatre parois verticales espacées 94-97 pour former un châssis analogue à un caisson, disposé à l'intérieur du châssis principal 40 et à distance de ce dernier Ce châssis en forme de caisson est supporté à l'intérieur du châssis principal 40 et il peut être réglé latéralement par rapport à ce dernier au moyen d'ensembles 82 et 84 à blocs coulissants fixes aux parois verticales 94 et 97, respectivement, et de barres horizontales 76 et 78 de guidage, en forme de T, fixées respectivement aux parois verticales 68 et 70 Ces parois verticales 68 et 70 s'étendent entre les parois latérales 72 et 74, auxquelles elles sont fixées, du châssis principal 40, ainsi qu'on peut mieux le voir sur la figure 6 Les ensembles 82 et 84 à blocs coulissants comprennent une isolation telle que l'isolation 86, destinée à isoler électriquement l'ensemble fixe 42 du chassis principal 40. Un lourd élément 98 de bâti en acier,-centré entre les parois latérales 90 et 92, est fixé aux bords supérieurs des parois verticales 94-97 entre lesquelles il s'étend. Cet élément 98 de bâti porte, sur sa surface supérieure, des semelles 99 et 100 en acier et une électrode 102 en cuivre dur qui sont disposées à distance les unes des autres sur la longueur de cet élément. L'ensemble fixe 42 comprend deux dispositifs 48 et 50 destinés à brider le rail, et deux dispositifs 44 et 46 de réglage horizontal destinés à positionner latérale- ment l'ensemble fixe 42 pour aligner l'extrémité du rail bridée dans cet ensemble avec l'extrémité du rail à laquelle elle doit être soudée. L'ensemble mobile 52 comprend également un châssis en forme de caisson, formé de deux parois latérales espacées 104 et 105 (figure 4) entre lasquelles sont fixées quatre parois verticales espacées 106-109 Un lourd élément 110 de bâti en acier est centré entre les parois latérales 104 et et est fixé aux bords supérieurs, entre lesquels il s'étend, des parois verticales 106-109 Cet élément 110 de bâti porte des semelles d'acier 111 et 112 et une électrode 113 en cuivre fixées à sa surface supérieure, et espacées les unes des autres sur sa longueur Le châssis en forme de caisson de l'ensemble mobile 52 est supnorté à l'intérieur du chassis principal 40, de faonr à Louvoir se déplacer transversalement, à son extrémité de droit-, ccïu-ae montré sur la figure 5 A, par un arbre 210 qui fait partie du dispositif 60 d'avance et de refoulement décrit plus en détail ci-après et, à son extrémité de gauche, par une paroi verticale 116 faisant partie d'un dispositif 58 de réglage vertical et pouvant être déplacée librement par rapport au châssis principal 40 Une paroi verticale 114 comporte une console horizontale 118 en acier fixée à cette paroi et aux parois latérales 72 et 74 du châssis principal , laquelle console 118 présente une rainure 120 de gui- dage dans laquelle peut coulisser un bloc 122 de guidage supporté et fixé au-dessous de l'élément 110 de bâti. Comme décrit plus en détail ci-après, le châssis en forme de caisson de l'ensemble mobile 32 peut être déplacé trans- versalement par rapport au châssis principal 40 et, lorsqu'il est déplacé transversalement, le bloc 122 de guidage glisse dans un sens et dans l'autre dans la rainure 120 de guidage de la console 118, de manière à maintenir l'alignement du châssis en forme de caisson par rapport au châssis principal Comme indiqué précédemment, le mouvement transversal du châssis en forme de caisson de l'ensemble mobile 52 est commandé par un dispositif 60 d'avance et de refoulement. La paroi verticale 116 supportant l'extrémité de gauche, comme représenté, du châssis en forme de caisson de l'ensemble mobile 52 est fixée et supportée, à son extrémité inférieure, par un bras 124 de levier fixé à un arbre 126 à excentrique L'extrémité supérieure de la paroi verticale 116 est fixée à la face inférieure de l'élément 110 de bâti. Comme décrit plus en détail ci-après, lorsque le bras de levier 124 est actionné, la paroi verticale 116 est élevée ou abaissée pour régler verticalement la position du rail afin de l'aligner avec le bout de rail sur lequel il doit être soudé En outre, la paroi verticale 116 peut être défor- mée en ce sens qu'elle peut fléchir lorsque l'ensemble mobile 52 est déplacé transversalement au châssis principal pendant l'opération de soudage L'ensemble mobile 52 comprend de la même manière deux dispositifs 54 et 56 de bridage décrits plus en détail ci-après. Le châssis principal 40 comporte également, à chacune de ses extrémités opposées, des goulottes évasées 129 et 130 destinées à guider l'entrée des rails dans l'ap- pareil de soudage Des plateaux 62 et 63 sont disposés à l'entrée des goulottes évasées 129 et 130 pour dévier les extrémités des rails vers le haut et protéger les ensembles à rouleaux 64 et 66 disposés au-dessous d'elles Les ensem- bles à rouleaux 64 et 66 comprennent des rouleaux 65 et 67 sur lesquels les rails reposent, et une semelle d'acier-71, 73 est associée aux rouleaux respectifs 65 et 67 pour les protéger des détériorations risquant de se produire lors- que les extrémités des rails sont avancées vers l'intérieur de l'appareil de soudage Les ensembles à rouleaux 64 et 66 sont en outre montés de manière à pouvoir pivoter et des vérins hydrauliques 131 et 132 leur sont associés et peuvent être commandés pour faire monter et descendre les rouleaux et 67 et, par conséquent, les rails qu'ils supportent afin d'élever ces derniers lorsqu'ils sont avancés vers l'intérieur de l'appareil de soudage. Comme indiqué précédemment, l'ensemble fixe 42 et l'ensemble mobile 52 comprennent chacun deux dispositifs de bridage 48, 50 et 54, 56, respectivement Ces dispositifs de bridage sont de même réalisation et ils peuvent être mieux vus sur la figure 7 qui représente le dispositif de bridage 48. Le dispositif de bridage 48 comprend un vérin hydraulique 140 qui est disposé verticalement et fixé au lourd élément 98 de bâti en acier Ainsi qu'on peut le voir sur la figure 5, le vérin hydraulique 140 est disposé entre les parois verticales 94 et 95 du châssis en forme de caisson de l'ensemble fixe 42 et il est protégé par ces parois Un bras de levier 144, disposé horizontalement et fixé au piston 142 du vérin hydraulique 140, est articulé, par chacune de ses extrémités opposées, à des bras de leviers pivotants 146 et 148 Des premières extrémités de bras de leviers 150 et 152 de plus grande dimension, montés de manière à pouvoir pivoter sur des axes 154 et 156, respectivement, sont articulées sur les extrémités opposées des bras de 2 511278 leviers 146 et 148 Des bras de leviers 158 et 160 sont arti- culés, au moyen d'axes tels que celui représenté en 162, sur les extrémités supérieures de ces grands bras de leviers et 152 Les extrémités de ces bras de leviers 158 et 160 portent des brides 164 et 166, respectivement, qui, pour le bridage des rails, sont formées de manière à serrer entre elles l'âme et le patin d'un rail. Avec cette forme de réalisation, lorsque le vérin hydraulique 140 est actionné pour faire avancer la tige 142 de son piston, le système à genouillères comprenant les bras de leviers 144, 148, 150 et 152 exécute des mouvements arti- culés et les extrémités supérieures des bras de leviers 150 et 152 pivotent l'une vers l'autre afin que les bras de leviers 158 et 160 et les brides 164 et 166 situées à leurs extrémi- tés viennent porter contre l'âme du rail placé entre elles et serrent cette âme Une force horizontale de serrage d'en- viron 500 k N est exercée sur l'âme. Une force verticale ou pression est également transmise au patin du rail par les bras de leviers 158 et 160 sous l'action d'ensembles à ressorts 168 et 170 Ces ensem- bles à ressorts 168 et 170 comprennent un axe 172 dont une extrémité est articulée sur le bras de levier respectif 150 ou 152 au moyen d'un axe 174 de pivotement L'axe 172 passe dans une douille 176 qui fait partie du bras de levier 160 et qui retient une bague 178 à travers laquelle et dans laquelle l'axe 174 est vissé Un ressort 180 est maintenu autour de l'axe 174, à l'intérieur de la douille 176, et est en contact avec la face inférieure de la bague 178. Le ressort 180 transmet la force de serrage au bras 160 de levier et cette force de serrage peut être réglée par positionnement de la bague 178 La force de serrage est d'environ 200 k N suivant le réglage de la bague 178 Un carter 182 est Msposé autour des ensembles à ressorts 168 et 170. Le châssis en forme de caisson de l'ensemble fixe 42 est supporté de manière à pouvoir être réglé horizontale- ment ou latéralement par rapport au châssis principal 40 au moyen des barres horizontales 76 et 78 de guidage et des ensembles à blocs coulissants 82 et 84 Ainsi qu'on peut mieux le voir sur la figure 6, un axe 170 est vissé par une'première extrémité dans un manchon taraudé 192 afin d'être relié à l'ensemble à bloc coulissant 82, et il est retenu à l'intérieur d'un joint universel 195 fixé dans un ensemble 193 qui, luimême, est fixé à la paroi 74 Un encliquetage 194 est relié à l'axe 190 et il permet de régler ce dernier par vissage, au moyen de son extrémité filetée 191, pour déplacer horizontalement le châssis en forme de caisson de l'ensemble fixe 42 afin d'aligner les extrémités des rails De légères corrections d'angles peu- vent être réalisées du fait que les bdrres horizontales 76 et 78 de guidage sont légèrement bombées Un dispositif 46 de réglage horizontal, de réalisation analogue, est associé à l'ensemble à bloc coulissant 84. L'alignement vertical des extrémités des rails est réalisé au moyen de l'ensemble mobile 52 Comme indiqué précédemment, l'extrémité du ch Mssis en forme de caisson de l'ensemble mobile 52, proche de l'axe de la soudure, est supportée par la paroi verticale 116 dont l'extrémité infé- rieure est fixée au bras de levier 124 Ce dernier est arti- culé sur l'arbre 126 à excentrique, et son extrémité est reliée au piston 198 d'un vérin hydraulique 200 Lorsque le vérin hydraulique 200 est actionné, le bras de levier 124 est tourné sur l'arbre 126 à excentrique pour faire monter et descendre la paroi verticale 116 et, par conséquent, le chassis en forme de caisson de l'ensemble mobile 52 afin d'aligner verticalement l'extrémité du rail bridée dans cet ensemble avec l'extrémité du rail bridée dans l'ensemble fixe 42. L'ensemble mobile 52 est également supporté par l'axe précité 210 qui, lui -même, est supporté par deux bras de leviers espacés 214 Ces bras de leviers 214 sont eux- mêmes portés, de manière à pouvoir tourner, par un arbre 212 à excentrique Un bras de levier 215 est relié à l Var- bre 212 à excentrique et est -:onepar un vérin 251 1278 hydraulique 218 L'actionnement du vérin hydraulique 218 fait pivoter le bras de levier 216 et, par conséquent, l'arbre à excentrique 212 pour faire monter ou descendre les bras de leviers 214 et l'arbre 210 qui supporte l'ensem- ble mobile 52 Le champg-non du rail serré dans l'ensemble mobile 52 peut donc être réglé par manoeuvre du vérin hydrau- lique 218 pour élever ou abaisser l'ensemble mobile 52. Ainsi qu'il est bien connu de l'homme de l'art, l'opération de soudage en bout par étincelage s'effectue avec des mouvements d'avance, de retour et de refoulement tandis que la tension secondaire est appliquée Ces mouve- ments sont exécutés au moyen de deux vérins hydrauliques espacés 220 qui sont articulés, par une extrémité, sur le châssis principal 40 et dont les pistons 222 sont reliés aux bras de leviers respectifs 214 L'actionnement des- vérins hydrauliques 220 fait pivoter les bras de leviers 214 autour de l'axe 224 pour provoquer, par suite, un déplacement alternatif vers l'avant et vers l'arrière, par rapport au châssis principal 40, de l'axe 210 et, par consé- quent, de l'ensemble mobile 52 Ce mouvement de l'ensemble mobile 52 engendre le mouvement nécessaire à l'exécution de la soudure en bout par étincelage. Des cables (non représentés) destinés au courant du primaire sont canalisés par des profilés (non représentés) vers un transformateur de soudage 230 Le circuit du courant de soudage (le côté secondaire) part du transformateur 230 et aboutit aux électrodes 102 et 113 en passant par des shunts de courant 232 et 234 et des ponts de courant 236 et 238 Le courant pénètre des électrodes 102 et 113 dans les patins des rails D'autres transformateurs ou groupes transformateurs-redresseurs peuvent être prévus suivant le courant demandé. La construction de l'appareil de soudage 24 ayant été décrite, le mode opératoire pour former une voie ou un rail continu sera à présent expliqué Dans le premier cas, on suppose qu'une barre longue 11 a déjà été avancée des wagons plats 20 à travers l'appareil 24 de soudage et l'appareil 14 de traction Une première extrémité de cette barre longue il est disposée à l'intérieur de l'appareil 24 de soudage, sur son axe de soudage Autrement, étant donné qu'elle peut avoir 400 mètres ou plus de longueur, la barre longue 11 sort de l'appareil 14 de traction et repose sur les traverses auxquelles elle doit finalement être fixée. Pour positionner l'extrémité de la barre longue il exacte- ment sur l'axe de soudage, l'appareil 24 de soudage peut être déplacé transversalement dans le wagon 10 de soudage (les rouleaux et les rails correspondants sont montrés sur les f igures-1 et 2 et peuvent être positionnés de manière correspondante). Une seconde barre longue 13 est tirée par le treuil 18 des wagons plats 20 et avancée dans l'appareil 24 de sous dage afin que son extrémité soit positionnée de la même manière sur l'axe de soudage L'extrémité de cette barre longue 13 est avancée dans la goulotte évasée 129 de guidage du rail et la barre longue avance sur le rouleau 65 qui a été élevé pour l'empêcher de glisser sur les semelles d'acier 99 et 100 et sur l'électrode 102 Lorsque l'extrémité de la barre longue 13 est positionnée aucentre ou sur l'axe de soudage de l'appareil 24 de soudage, le vérin hydraulique 131 est actionné pour faire descendre le rouleau 65 et per- mettre ainsi à la barre longue 13 de reposer sur les semel- les d'acier 99 et 100 et sur l'électrode 102. Les vérins hydrauliques 140 commandant les dispo- sitifs 48 et 50 de bridage sont à présent actionnés hydrau- liquement et, par l'intermédiaire du système à genouillères comprenant les bras de leviers 144, 146, 148, 150 et 152, les éléments de bridage 164 et 166 viennent porter contre l'âme de la barre continue 13 et la bride ou la serrnt entre eux Une force de serrage verticale est également transmise au patin de la barre continue 13 par les bras de leviers 158 et 160 et sous l'action des ensembles à ressorts 168 et 170 La barre longue 13 est à présent bridée fermement dans l'ensemble fixe 42 de l'appareil 24 de soudage La barre continue 11 est bridée fermement, de façon orrspondani:e 11278 dans l'ensemble mobile 52 de l'appareil de soudage. Les extrémités des deux barres longues il et 13 peuvent à présent être alignées horizontalement au moyen. des dispositifs 44 et 46 de réglage horizontal qui ont pour fonction de régler horizontalement la position de l'en- semble fixe 42 par rapport au châssis principal 40 de l'ap- pareil 24 de soudage En particulier, comme décrit plus complètement cidessus, le ou les encliquetages 194 sont actionnés pour régler par vissage la position de l'axe fileté 191 et, par conséquentde l'ensemble fixe 42 auquel il est fixé Comme indiqué ci-dessus, de légères corrections d'angles peuvent être effectuées du fait que les barres horizontales 76 et 78 de guidage sont légèrement bombées. Les extrémités des barres longues 11 et 13 sont à présent alignées verticalement par manoeuvre du vérin hydraulique 200 Comme décrit ci-dessus, le vérin hydrauli- que 200 a pour fonction de faire pivoter le bras de levier 124 et l'arbre 126 à excentrique auquel il est fixé pour faire monter ou descendre, par suite, la paroi verticale 116 qui supporte la première extrémité de l'ensemble mobile 52 L'autre extrémité de l'ensemble mobile 52 et, par consé- quent, la barre longue 13 peuvent également être élevées ou abaissées pour aligner verticalement les rails sous l'action du vérin hydraulique 218 Comme décrit précédemment, la manoeuvre du vérin hydraulique 218 fait pivoter les bras de leviers 214 et l'axe 210 qui supporte cette extrémité de l'ensemble mobile 52 Etant donné que la barre longue 11 est bridée dans l'ensemble mobile 52 et se déplace avec cet ensemble, son extrémité est élevée ou-abaissée en alignement vertical avec l'extrémité de la barre longue 13 bridée dans l'ensemble fixe 42 Les extrémités des barres longues sont alignées de manière que les champignons des rails, c'est-à- dire les surfaces de roulement des rails, soient alignés verti- calement après avoir été soudés. Les extrémités des barres longues 11 et 13 étant à présent alignées verticalement et horizontalement, elles peuvent être soudées en bout par étincelage Ceci est 2 511278 réalisé par l'application du courant électrique au trans- formateur ou auxtransformateurs 230, ce qui a pour effet la circulation d'un courant secondaire dans les électrodes 102 et 113 et, par conséquent, dans les extrémités des barres longues 11 et 13 Ainsi qu'il est en général bien connu de l'homme de l'art, une soudure en bout par étince- lage s'effectue au cours de mouvements d'avance, de retrait et de refoulement des extrémités des rails, l'une par rap- port à l'autre Comme indiqué précédemment et conformément à l'invention, ceci est réalisé par utilisation avantageuse de la longue boucle, d'environ 15 à 30 mètres de longueur, formée par le rail continu qui s'étend de l'appareil 24 de soudage jusque sur les traverses de la voie Le rail formant cette longue boucle présente une longueur et une flexibilité suffisantes pour que l'extrémité de la barre longue 11, qui à présent fait réellement partie du rail continu déjà formé, puisse être avancée, reculée et refoulée pour réaliser le soudage en bout par étincelage Par conséquent, plutôt que de déplacer la barre longue 13, qui est plus courte, on déplace l'extrémité de la barre longue 11 par l'action des vérins hydrauliques 220 Ces derniers, comme décrit précé- demment, font pivoter les bras de leviers 214,ce qui a pour effet de faire avancer et reculer l'axe 210 supportant l'ensemble mobile 52 et, par conséquent, la barre longue 11 bridée dans cet ensemble Les mouvements sont commandés conformément à des paramètres bien connus pour réaliser la soudure en bout par étincelage Comme indiqué précédemment, la paroi verticale 116 est déformable ou flexible, et elle fléchit donc lorsque l'ensemble mobile 52 est avancé et reculé par rapport au châssis principal 40 pendant l'opéra- tion de soudage en bout par étincelage. Lorsque les extrémités des rails sont jointes, les dispositifs de bridage 48, 50, 54 et 56 sont desserres. Le rail soudé est soulevé à l'aide des rouleaux 65 et 67 et sous l'action des vérins hydrauliques 131 et 132 afin de ne pas détériorer les électrodes I 02 et 113 pendant qiue Le rail soudé est retiré de 1 'ap 2 a i Sie -otte 241 Le rail soué 11278. est retiré par l'action de l'appareil 14 de traction, d'une manière généralement bien connue, le mouvement du train étant commandé et/ou synchronisé pour poser le rail soudé qui fait à présent partie de la voie continue reposant sur les traverses. Comme indiqué précédemment, un second rail continu peut être formé simultanément, d'une manière analogue, par la mise en oeuvre d'une seconde installation mobile de sou- dage Ce second rail est alors avancé à travers la seconde installation mobile de soudage Dans un tel agencement, l'appareil 24 de soudage peut être du type décrit dans le brevet N O 3 982 091 précité. Il est cependant préférable et avantageux que l'ap- pareil 24 de soudage selon l'invention soit utilisé et, dans ce cas, l'appareil 24 de soudage peut être utilisé pour sou- * der alternativement l'un, puis l'autre des rails de la voie continue. En particulier et ainsi qu'on peut mieux le voir sur la figure 7, les bras 158 et 160 des dispositifs de bri- dage 48, 50, 54 et 56 peuvent être amenés en position d'ou- verture par pivotement, de manière que le rail soudé et/ou l'appareil 24 de soudage puissent être élevés ou abaissés librement l'un par rapport à l'autre, sans gêne L'appareil 24 de soudage est dans ce cas supporté par quatre galets 242-245 qui sont retenus à l'intérieur de chemins 246 et 247 de guidage De plus, l'appareil 24 de soudage peut être élevé et abaissé verticalement par des vérins hydrauliques (non représentés), afin qu'il puisse être dégagé, en descen- dant, du rail soudé, puis positionné latéralement et monté en position de travail par rapport à l'autre des voies et/ou railscontinus,comme représenté globalement sur la figure 3. Entre-temps, les rails soudés reposent sur des rouleaux 248 portés par l'installation mobile 10 de soudage Par consé- quent, dans cet agencement, un premier rail continu, puis le second rail continu peuvent être formés par simple trans- lation latérale de la position de l'appareil 24 de soudage. Comme indiqué ci-dessus, bien que l'appareil 24 11278 de soudage décrit convienne particulièrement à la produc- tion de voies ferrées continues, il peut être adapté de façon analogue à la réalisation d'autres articles allongés continus tels que des canalisations Dans ces cas, il suf- fit d'utiliser des brides et des éléments de châssis de formes différentes, correspondant sensiblement à la forme de l'article à souder L'appareil de soudage 24 représenté sur la figure 8 est conçu pour souder une canalisation 250 et on peut voir que l'élément de châssis 98 A à électrode et les extrémités des dispositifs de bridage 158 A et 160 A sont réalisés de manière à épouser la forme de la périphérie de la canalisation, afin que cette dernière puisse être à la fois bridée et soudée de la manière décrite ci-dessus. D'autres articles similaires peuvent être soudés de la même manière. Les dispositifs électriques et hydrauliques uti- lisés avec l'appareil de soudage et l'installation décrits sont en général de type classique et ils peuvent être sensi blement analogues à ceux décrits dans le brevet N O 3 982 091 précité Par conséquent, ces dispositifs électriques et hydrauliques n'entrent pas dans le cadre de l'invention, car des dispositifs existants peuvent être simplement modi- fiés par l'homme de l'art, de façon classique, pour exécuter les opérations décrites. Il va de soi que de nombreuses modifications peu- vent être apportées à l'appareil décrit et représenté sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS I Appareil de soudage de tronçons de rails bout à bout pour former un rail continu, caractérisé en ce qu'il comporte un châssis principal ( 40), un ensemble fixe ( 42) supporté par ce châssis principal, un ensemble mobile ( 52) supporté également par le châssis principal et mobile lon- gitudinalement par rapport à l'ensemble fixe, des première et seconde électrodes ( 102, 113) pouvant être amenées en contact avec des extrémités adjacentes respectives de tron- çons de rails successifs à souder ensemble, et des moyens destinés à faire circuler un courant électrique entre les électrodes et à travers les extrémités des tronçons de rails pour réaliser la soudure, les ensembles fixe et mobile comprenant chacun deux dispositifs de bridage ( 48, 50; 54, 56) destinés à brider les extrémités des tronçons de rails à souder, chaque dispositif de bridage comprenant un vérin hydraulique ( 140), deux bras de bridage ( 158, 160) pouvant pivoter l'un en face de l'autre pour brider entre eux l'âme d'un tronçon de rail, et plusieurs bras de leviers ( 144, 146, 148, 150, 152) reliés au vérin hydraulique et aux bras de bridage respectifs pour faire pivoter ces derniers afin qu'ils brident entre eux l'âme du tronçon de rail sous l'ac- tion du vérin hydraulique, un ensemble à ressorts ( 168 ou ) étant associé à chacun des bras de bridage pour trans- mettre à ces bras une force de serrage verticale destinée à brider le patin d'un tronçon de rail, les dispositifs de bridage pouvant être actionnés en pivotant pour brider entre eux un tronçon de rail-et s'ouvrir pour permettre au tronçon de rail et à l'appareil de soudage d'être déplacés vertica- lement l'un par rapport à l'autre. 2 Appareil de soudage selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'une tête de bridage ( 164, 166), ayant une forme qui correspond sensiblement à la forme-de l'âme et du patin d'un tronçon de rail, est fixée de manière amovible à une extrémité de chacun des deux bras de bridage. 3 Appareil de soudage selon la revendication 1, caractérisé en ce que le châssis principal comprend deux parois verticales espacées ( 68, 70) à chacune desquelles est fixée une barre horizontale de guidage ( 76, 78), deux ensembles à blocs coulissants ( 82, 84) étant fixés audit ensemble fixe et pouvant coulisser chacun sur l'une des- dites barres horizontales de guidage afin de supporter l'en- semble fixe pour qu'il puisse être réglé latéralement par rapport au châssis principal de façon que l'extrémité d'un tronçon de rail bridé dans ledit ensemble fixe puisse être alignée horizontalement avec l'extrémité d'un rail bridé dans l'ensemble mobile, des moyens étant reliés aux ensem- bles à blocs coulissants respectifs pour les déplacer latéralement de même, par conséquent, que l'ensemble fixe. 4 Appareil de soudage selon la revendication 3, caractérisé en ce que les moyens reliés aux ensembles à blocs coulissants respectifs pour les déplacer latéralement comprennent un dispositif fixé au châssis principal et com- portant un manchon taraudé ( 192) qui est monté en position fixe et un arbre fileté ( 190) disposé à l'intérieur du manchon et relié par un joint universel ( 195) audit ensem- ble à bloc coulissant, un encliquetage ( 194) étant fixé à l'arbre fileté pour le faire tourner et déplacer, par consé- quent, l'ensemble à bloc coulissant et l'ensemble fixe auquel il est fixé. Appareil de soudage selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'ensemble mobile est supporté, à son extrémité adjacente à l'axe de la soudure réalisée par l'ap- pareil de soudage, par une paroi verticale déformable ( 116) et, à son extrémité opposée, par un axe ( 210) supporté par deux bras de leviers espacés ( 214) reliés à un bâti porté par un arbre à excentrique ( 212) qui, lui-même, est supporté par le châssis principal, des moyens ( 124) étant reliés à la paroi déformable pour la faire monter et la faire descendre par rapport à l'ensemble fixe afin d'aligner verticalement l'extrémité d'un tronçon de rail bridé dans l'ensemble mobile avec l'extrémité d'un tronçon de rail bridé dans l'ensemble fixe, des moyens ( 213) étant reliés a l'arbve à excentrique pour le faire to mobile par rapport à l'ensemble fixe. 6 Appareil de soudage selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'il comporte un arbre ( 126) à excentri- que supporté par le châssis principal, un bras de levier ( 124) relié à l'arbre à excentrique et supportant la paroi déformable, et un vérin hydraulique ( 200) relié audit bras de levier pour le faire pivoter autour de l'arbre à excen- trique afin d'élever et d'abaisser la paroi déformable. 7 Appareil de soudage selon la revendication 5, caractérisé en ce que lesdits moyens reliés à l'arbre à excentrique pour le faire tourner comprennent un bras de levier ( 216) qui est articulé sur ledit arbre à excentrique, et un vérin hydraulique ( 218) relié à ce bras de levier pour le faire pivoter et faire tourner ainsi l'arbre à excentri- que pour faire monter et descendre ladite autre extrémité de l'ensemble mobile. 8 Appareil de soudage selon la revendication 5, caractérisé en ce que lesdits moyens reliés aux bras de leviers pour les faire pivoter comprennent deux vérins hydrauliques ( 220) qui sont articulés sur le châssis princi- pal et reliés respectivementà l'un des bras de leviers pour faire pivoter ces bras de leviers autour dudit bâti supporté par l'arbre à excentrique. 9 Appareil de soudage selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte un arbre à excentrique ( 126) supporté par le châssis principal, un bras de levier ( 124) qui est articulé sur l'arbre à excentrique, une paroi verticale déformable ( 116) reliée par une première extré- mité audit bras de levier et supportant, par son extrémité opposée, l'extrémité de l'ensemble mobile adjacente à l'axe de la soudure réalisée par l'appareil de soudage, un;érin hydraulique ( 200) supporté par le châssis principal et 11278 relié audit bras de levier pour le faire'pivoter afin d'élever et d'abaisser la paroi déformable pour ainsi faire monter et descendre ladite extrémité de l'ensemble mobile, un second arbre à excentrique ( 212) supporté par le châssis principal, deux bras de leviers espacés ( 214) articulés sur le second arbre à excentrique, un arbre ( 210) supporté par les deux bras de leviers et fixé à l'ensemble mobile pour en supporter l'autre extrémité, un bras de levier ( 216) relié au second arbre à excentrique pour le faire tourner, et un vérin hydraulique ( 218) relié au châssis principal et à ce bras de levier pour faire pivoter ce dernier afin de faire tourner le second arbre à excentrique pour élever et abaisser les deux bras de leviers et, par conséquent, l'extrémité de l'ensemble mobile. 10 Appareil de soudage selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'il comporte en outre deux vérins hydrauliques ( 220) reliés respectivement au châssis princi- pal et à l'un des bras de leviers pour faire pivoter ces derniers autour dudit second arbre à excentrique, le pivo- tement desdits bras de leviers provoquant des mouvements d'avance et de retrait de l'ensemble mobile longitudinale- ment à l'ensemble fixe et au châssis principal. 11 Appareil de soudage selon la revendication 2, caractérisé en ce que les têtes de bridage fixées de manière amovible aux extrémités des bras de bridage ont une forme qui correspond à celle des articles à souder l'un à l'autre, de manière que l'appareil de soudage puisse être utilisé pour souder bout à bout divers articles tels que des tubes pour former une longueur continue de canalisation, lesdites électrodes ayant de la même manière une forme qui correspond à celle des articles. 12 Appareil pour souder bout à bout des tronçons de rails continus d'une longueur de 400 mètres ou plus pour former une voie continue, caractérisé en ce qu'il comprend un wagon de chemin de fer portant un appareil ( 24) de sou- dage électrique, des moyens d'alimentation en rails desti- nés à stocker plusieurs tronçons ( 22) de rails, un dispos;-_i_ ( 18) de transfert des rails destiné à faire passer les tronçons de rails desdits moyens d'alimentation dans l'appa- reil de soudage, un dispositif ( 14) de poussée destiné à pousser les tronçons de rails continus, soudés bout à bout et formant la voie continue, à partir de l'appareil de sou- dage, cet appareil de soudage comprenant un ensemble fixe ( 42) et un ensemble mobile ( 52) qui comportent des disposi- tifs de bridage ( 48, 50; 54, 56) destinés à brider les extrémités des tronçons de rails continus à souder, des moyens ( 220) destinés à faire avancer et reculer longitu- dinalement l'ensemble mobile par rapport à l'ensemble fixe, des première et seconde électrodes ( 102, 113) pouvant entrer en contact avec les extrémités adjacentes respectives des tronçons de rails continus à souder, et des moyens destinés à faire circuler un courant électrique entre les électrodes et à travers les extrémités des tronçons de rails continus pour les souder, un premier ( 24) desdits tronçons de rails continus étant-avancé par le dispositif de transfert des- dits moyens d'alimentation en rails vers et à travers l'ap- pareil de soudage jusqu'à ce qu'une extrémité de ce tronçon de rail soit placée à proximité de l'axe de la soudure réalisée par l'appareil de soudage, cette extrémité du premier tronçon de rail étant bridée dans ledit ensemble mobile de l'appareil de soudage et son autre extrémité passant à travers le mécanisme de poussée et reposant sur les traverses d'une voie ferrée ( 32), une partie dudit premier tronçon de rail continu s'étendant de l'appareil de soudage et du mécanisme de poussée pour former une bou- cle ou longueur de rail suffisamment longue et flexible pour que l'extrémité de ce premier tronçon de rail continu, placée à proximité de l'axe de la soudure, puisse être avancée et reculée longitudinalement par rapport à l'extré- mité d'un second tronçon de rail continu fourni à l'appa- reil de soudage et dont l'extrémité est placée à proximité immédiate de l'axe de la soudure, un second tronçon de rail continu ( 22) étant avancé par le dispositif de transfert des moyens d'alimentation en rails vers l'appareil de sou- dage afin que son extrémité soit placée à proximité immédiate 2 5 1 1278 de l'axe de la soudure réalisée par l'appareil de soudage, ladite extrémité du second tronçon de rail continu étant bridée par lesdits dispositifs de bridage de l'ensemble fixe de l'appareil de soudage, lesdits moyens destines à faire avancer et reculer longitudinalement l'ensemble mobile étant commandés pour faire avancer et reculer longi- tudinalement l'extrémité du premier tronçon de rail con- tinu, et pour appliquer à force cette extrémité contre celle du second tronçon de rail continu pendant qu'un courant électrique est mis en circulation entre les élec- trodes et à travers les extrémités des tronçons de rails continus pour former un joint soudé en bout par étince- lage, ladite partie du premier tronçon de rail continu, s'étendant à partir de l'appareil de soudage et du méca- nisme de poussée, étant utilisée avantageusement pour per- mettre aux extrémités du tronçon de rail continu d'être soudées l'une à l'autre sans qu'il soit nécessaire de faire avancer et reculer longitudinalement, sur toute la longueur, l'un ou l'autre desdits tronçons de rails continus. 13 Procédé pour construire une voie formée de rails continus à partir de barres longues préformées ( 22) pouvant avoir une longueur de 400 mètres ou plus, carac- térisé en ce qu'il consiste à faire avancer une première barre longue vers un appareil ( 24) de soudage comprenant un ensemble fixe ( 42) et un ensemble mobile ( 52), de manière qu'une extrémité de cette barre longue soit placée à proxi- mité immédiate de l'axe de la soudure réalisée par l'appa- reil de soudage et que son autre extrémité s'étende à par- tir de l'appareil de soudage et repose sur les traverses d'une voie ferrée ( 32), un tronçon de cette première barre longue, qui s'étend à partir de l'appareil de soudage, formant une boucle ouune longueur de rail suffisamment longue et flexible pour permettre à l'extrémité de ladite première barre longue, située à proximité immédiate de l'axe de la soudure, d'être avancée et reculée longitu dina- lement par rapport à l'extrémité d'une secorde barre longue fournie à l'appareil de coudageq cette extrémité de la 251 1278 seconde barre longue étant placée à proximité immédiate de l'axe de la soudure, le procédé consistant également à alimenter l'appareil de soudage en une seconde barre longue dont l'extrémité est placée à proximité immédiate de l'axe de la soudure, à brider les extrémités des première et seconde barres longues dans l'ensemble mobile et dans l'en- semble fixe, respectivement, de l'appareil de soudage, à régler la position de l'ensemble mobile et de l'ensemble fixe pour aligner verticalement et horizontalement les extrémités des première et seconde barres longues, à faire passer un courant électrique entre les extrémités adjacentes des première et seconde barres longues au moyen d'électrodes ( 102, 113) situées dans l'appareil de soudage, afin de sou- der l'une à l'autre les extrémités des barres longues, et à faire avancer et reculer longitudinalement l'extrémité de la première barre longue, puis à forcer ladite extrémité de la première barre longue contre celle de la seconde barre longue pour former un joint soudé en bout par étincelage, en faisant avancer et reculer longitudinalement l'ensemble mobile par rapport à l'ensemble fixe et en utilisant ainsi avantageusement ladite partie de la première barre longue s'étendant à partir de l'appareil de soudage, pour permet- tre aux extrémités des première et seconde barres longues d'être soudées l'une à l'autre sans qu'il soit nécessaire de faire avancer et reculer longitudinalement, sur toute sa longueur, l'une ou l'autre des première et seconde barres longues. 14 Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce qu'il consiste en outre à faire avancer l'appareil de soudage et, simultanément, retirer le rail continu formé de l'appareil de soudage jusqu'à ce que l'extrémité de ce rail continu soit placée à proximité immédiate de l'axe de sou- dage de l'appareil, une partie du rail continu qui sort de l'appareil de soudage formant de nouveau une boucle ou longueur de rail suffisamment longue et flexible pour per- mettre à l'extrémité de ce rail continu d'être située à proximité immédiate de l'axe de soudage, d'être avancée 251 1278 et reculée longitudinalement par rapport à l'extrémité d'une autre barre longue fournie à l'appareil de soudage et dont l'extrémité est proche de l'axe de soudage, le pro- cédé consistant en outre à fournir une autre barre longue à l'appareil de soudage afin que l'extrémité de cette autre barre soit placée à proximité immédiate de l'axe de soudage, à brider les extrémités du rail continu et de l'autre barre longue dans l'ensemble mobile et dans l'ensemble fixe, res- pectivement, de l'appareil de soudage, à régler les posi- tions de l'ensemble mobile et de l'ensemble fixe pour ali- gner verticalement et horizontalement l'extrémité du rail continu et celle de l'autre barre longue, à faire circuler un courant électrique entre les extrémités adjacentes du rail continu et de l'autre barre longue au moyen d'êlectro- des ( 102, 113) disposées dans l'appareil de soudage, afin de souder entre elles les extrémités du rail continu et de la barre longue, à faire avancer et reculer longitudinale- ment l'extrémité du rail continu par rapport à celle de l'autre barre longue, puis à forcer l'extrémité du rail continu contre l'extrémité de l'autre barre longue pour former un joint soudé en bout par étincelage, en faisant avancer et reculer longitudinalement l'ensemble mobile par rapport à l'ensemble fixe et en utilisant ainsi avantageu- sement ladite partie du rail continu sortant de l'appareil de soudage pour permettre aux extrémités du rail continu et de l'autre barre longue d'être soudées l'une à l'autre sans qu'il soit nécessaire de faire avancer et reculer longitudinalement, sur toute sa longueur, le rail continu ou l'autre barre longue, et à répéter successivement les opérations précédentes pour accroître la longueur du rail continu.