Lors de l'utilisation de chaussures et en particulier de chaussures de sécurité, un certain nombre d'accidents sont causés par des chutes, meme de faible hauteur, au cours desquelles la réception sur le sol se produit sur les talons. I1 arrive souvent dans ce cas que, soit par déséquilibre, soit par maladresse, les jambes soient tendues à l'arrivée sur le sol. Les conséquences de ces chutes sont des déchirures ligamentaires ou musculaires ou des fractures, le plus souvent du calcanéum. La durée de l'hospitalisation et/ou celle de la consôlidation sont très longues, et des invalidités partielles peuvent subsister. Certains pays ont pu isoler ces accidents dans leurs statistiques, et le coût financier de ces accidents et de leurs suites s'est révélé très important. Aussi, des pays parmi lesquels la République Fédérale d'Allemagne ont exigé que les chaussures de sécurité comportent un talon capable d'absorber une certaine énergie lors de sa compression. Une pareille absorption d'énergie implique que le talon puisse se déformer élastiquement lors de sa compression. La majeure partie des chaussures de sécurité est réalisée actuellement par vulcanisation directe d'une semelle en élastomère sur la tige ou l'empeigne d'une chaussure. Mais le talon ayant une masse trop importante pour pouvoir être convenablement vulcanisé à coeur par ce procédé, on doit placer dans le talon un remplissage en matière inerte. En raison des pressions élevées auxquelles est soumis le mélange pendant la vulcanisation, ce remplissage doit entre compact et incompressible, pour que la forme du talon soit respectée lors du démoulage. Le talon est alors trop rigide pour atteindre le niveau d'absorption souhaité et qui est fixé, en République Fédérale d'Allemagne, à une valeur de 30 joules pour une compression allant jusqu'à 500 daN. La présente invention a pour objet de surmonter cette difficulté. Suivant l'invention, on réalise un talon présentant en son milieu une cavité importante, gracie à un bloc métallique fixé dans le pavé de semelle du moule; la forme de cette cavité doit outre étudiée pour permettre l'absorption d'énergie souhaitée et pour faciliter au maximum l'évacuation des éléments du sol qui pourraient y entre retenus. La forme précise de la cavité dépend des conditions d'utilisation de la chaussure à laqu elle est incorporé le talon suivant l'invention et des caractéristiques de ce talon. L'expérience a prouvé que l'on obtenait des résultats satisfaisants en donnant à la périphérie extérieure de cette cavité, vue de dessous, la forme générale d'un U ayant son sommet à la jonction entre le talon et la semelle proprement dite, et soit en plaçant approximativement au centre de la cavité une saillie de hauteur inférieure à la profondeur de la cavité et de forme plus ou moins tronconique, soit en donnant au fond de la cavité la forme géné- rale d'une voûte plus ou moins en plein cintre au moins sur une certaine partie de sa longueur axiale. Indépendamment des qualités d'absorption d'énergie précisées ci-dessus, le procédé suivant llinvention présente en outre les avantages suivants - l'élasticité marquée de la partie arrière du talon est beaucoup plus grande et amortit ainsi le choc talonnier lors de la marche; les chaussures ainsi conçues sont donc plus agréables à porter; - la vulcanisation de la masse du talon est bien meilleure, puisque la surface de contact avec le moule chauffé est plus grande; - la mise en oeuvre est facilitée en raison de la suppression du remplissage. Sur les dessine annexés Les figures 1 et 2 représenQent respectivement une vue par dessous et une coupe par la ligne II - II de la figure 1 d'un premier mode de réalisation d'un talon suivant l'invention. Les figures 3 et 4 représentent respectivement une vue par dessous et une coupe par la ligne IV - IV de la figure 3 d'un second mode de réalisation d'un talon suivant l'invention. Sur les figures 1 et 2, on voit en 1 le talon d'une chaussure ayant une semelle 2 et une tige ou une empeigne 3 dont seule l'extrémité inférieure et visible sur la figure 2. Le talon 1 est évidé en 4 et sa surface inférieure en contact avec le sol a la forme générale d'un U. La cavité 4 est représentée sur la figure 2 comme ayant un "fond" pratiquement plat, et les branches de 1'U sont reliées en un point de leur longueur par une liaison 5 qui, Si on la regarde dans le sens de la flèche F, a la forme d'un U dont le base coricide pratiquement avec le "fond" de la cavité.En outre, une seconde liaison 6, également approxi mativeaens en formed'U mais dont la base forme une légère saillie par rapport au fond de la cavité 4 relie les extrémités des bran ches de 1'U comme on le voit en particulier sur la figure 2. Dans une variante non représentée, la liaison 5 peut avoir une dimension plus grande dans le sens longitudinal du talon, et à la limite elle peut constituer une voûte s'étendant sur toute la longueur de la cavité 4, soit du type "en plein cintre" soit du type "en berceau brisé". Sur les figures 3 et 4, on voit en 1. le talon d'une variante de chaussure ayant également une semelle 2 et une empeigne ou une tige 3. Mais dans ce cas, l'évidement 4' du talon 1', dont la surface en contact avec le sol a également la forme d'un U, contient à peu près en son centre une saillie tronconique 7 qui va en s'amincissant vers l'extérieur et dont la hauteur est légèrement inférieure à celle du talon 1'. Comme dans la réalisation des figures 1 et 2, il existe une légère saillie 6' entre l'extrémité antérieure de l'évidement 4' et le dessous de la semelle 2, mais cette saillie est légèrement inclinée vers l'avant et vers le bas depuis le "fond" de la cavité 4', comme le montre la figure 4. Dans ce cas, ce "fond" peut outre soit plan, comme représenté, soit en forme de voûte. REVENDlvAXIONS 1 - Talon destiné à une chaussure de sécurité et capable d'absorber une certaine quantité d'énergie lors d'un choc résultant notamment d'une chute, caractérisé en ce que : a) il présente une cavité importante 4 ou 4' dont la périphérie extérieure, vue du dessous, a la forme d'un U ayant son sommet à la jonction centre le talon 1 oa i' et la semelle proprement dite 2, et b) ou bien la cavité 4' présente approximativement en son centre une saillie 7 de hauteur inférieure à la profondeur de la cavité et de forme plus ou moins tronconique, ou bien le fond de la cavité 4 a la forme générale d'une voate plus ou moins en plein cintre au moins sur une certaine partieSde sa longueur axiale. 2 - Procédé pour la fabrication d'un talon suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la cavité 4 ou 4' est réalisée gracie à un bloc métallique que l'on fixe dans le pavé de semelle d'un moule et ayant une forme appropriée pour permettre l'absorption d'énergie souhaitée et pour faciliter au maximum l'évacuation des éléments du sol qui pourraient y être retenus.