_, _ L'invention concerne les cloisons vitrées coupe-feu, constituées d'une pluralité de vitrages. Elle concerne plus particulièrement un nouveau châssis métallique permet- tant à de telles cloisons de supporter les dilatations se produisant sous l'effet de la chaleur, sans donner lieu à des déformations susceptibles de provoquer la destruction des vitrages dont elles sont équipées ou de les empocher de satisfaire aux normes d'étanchéité et d'absence d'échauffement requises de ces vitrages. On a déjà proposé, dans la technique, des vitrages qui présentent une grande résistance au feu et qui, par conséquent, s'opposent efficacement à la propagation des incendies. De tels vitrages sont, par exemple, décrits dans la demande française de brevet no 76 09 227, publiée sous le numéro 2 346 548. Ils comprennent, entre deux feuilles de verre parallèles, maintenues espacées l'une de l'autre, un gel comportant entre 65 et 95% en poids d'un liquide à chaleur de vaporisation élevée et entre 1 et 20% en poids d'une substance compatible avec le gel et susceptible de former une mousse isolante sous l'effet d'un rayonnement thermique. Le gel est, par exemple, à base d'un dérivé d'acide acrylique, le liquide à chaleur de vaporisation élevée est de l'eau et la substance suscep- tible de produire une mousse est un sel soluble choisi parmi les aluminates, les silicates, les stannates, les plombâtes, les aluns, les borates, les phosphates et les sels d'un métal alcalin ou d'ammonium. De tels vitrages, soumis à des essais au feu selon la norme allemande DIN 4102, donnent entière satisfaction et agissent comme coupe-feu pendant des durées pouvant atteindre plusieurs heures. En effet, si la feuille de verre exposée au feu casse rapidement, la lame de gel constitue ensuite un écran thermique, qui s'oppose à la propagation de la chaleur en direction de la seconde feuille de verre. Il est donc en principe possible de réaliser des cloisons coupe-feu efficaces avec de tels vitrages, mais les déformations que subissent les châssis métalliques, -2- sous l'effet de la chaleur, imposent de sévères contraintes mécaniques aux vitrages et provoquent généralement des.rup- tures prématurées de ceux-ci, en les empêchant ainsi de s'opposer à la propagation des flammes. La présente invention vise à remédier à cet-inconvé- nient en proposant des cloisons coupe-feu équipées de tels vitrages, dans lesquelles le châssis métallique peut se dilater librement, sous l'effet de la chaleur, sans imposer de déformations ou de contraintes anormales aux vitrages. A cet effet, l'invention a pour objet un châssis métallique pour cloison vitrée coupe-feu, comportant des montants et des traverses,réunis par des entretoises paral- lèles auxdits montants et auxdites traverses, en vue de former des cadres pour la pose d'une pluralité de vitrages coupe-feu, ce châssis étant caractérisé en ce que lesdites entretoises sont assemblées, entre elles et avec lesdites traverses et lesdits montants, par emboîtement,avec possi- bilité de jeu longitudinal,de certaines parties de ces organes dans des logements complémentaires ménagés dans les organes associés. De préférence, la possibilité de jeu longitudinal sera d'au moins cinq millimètres par mètre linéaire d'en- tretoise. Les entretoises verticales comprendront, par exemple, des tenons d'extrémité engagés dans un logement rapporté sur lesdites traverses ou dans une ou des découpes ménagées dans lesdites traverses. Inversement, les entretoises verticales pourront aus- si comporter des extrémités creuses, dans lesquelles seront emboîtés des organes en saillie portés par les traverses. De façon analogue, les entretoises horizontales comprendront, par exemple, des tenons d'extrémité engagés dans des logements rapportés sur les entretoises verti- cales et/ou sur les montants verticaux, ou encore engagés dans des découpes ménagées dans lesdites entretoises verticales et/ou dans les montants verticaux. Les entretoises horizontales pourront également comporter des extrémités creuses, dans lesquelles seront engagés des organes en saillie portés latéralement par lesdites entretoises verticales et lesdits montants verti- caux. Dans une forme simple de réalisation, les extrémités des entretoises horizontales auront une section en U et coifferont les organes en saillie des entretoises verti- cales et/ou des montants latéraux. Sur un tel châssis, les vitrages multiples coupe-feu seront avantageusement centrés par des cales incombustibles disposées suivant la traverse inférieure et éventuellement suivant les montants latéraux. L'étanchéité aux gaz chauds, en cas d'incendie. pourra &tre assurée en collant, de préférence sur le cadre, au droit des tranches des vitrages, des bandes d'un tissu ou d'un feutre de fibres de verre imprégné de silicate de soude, susceptible de gonfler sous l'effet de la chaleur. Enfin,des parcloses seront fixées sur les cadres, avec recouvrement des bords des vitrages. Les dessins annexés illustrent une forme de mise en oeuvre de l'invention. Sur ces dessins: La figure 1 est une vue schématique en élévation d'une cloison vitrée; Les figures 2, 3 et 4 sont des vues de détail, à plus grande échelle, des parties marquées II, III et IV sur la figure 1; La figure 5 est une vue éclatée du châssis La figure 6 illustre schématiquement une variante d'assemblage des traverses et des entretoises. La cloison coupe-feu représentée sur la figure 1 comprend un châssis métallique constitué de montants 1, de traverses 2 et d'entretoises verticales 3 et horizon- tales 4, définissant des cadres pour le maintien des vitrages multiples coupe-feu 5, au nombre de six, dans le cas du dessin. Les montants 1 et les traverses 2 sont habi- tuellement scellés dans la maçonnerie du bâtiment. Conformément à l'invention, les entretoises verticales 3 comportent des logements longitudinaux 3a, dans lesquels s'engagent des tenons transversaux 6 portés par les tra- - 4_ verses 2. Ces tenons sont simplement emboîtés avec une possibilité de jeu longitudinal dans les logements 3a, jeu qui permet aux entretoises de se dilater librement dans le sens longitudinal, lorsqu'elles -sont exposées à la chaleur dégagée par un incendie. De façon analogue, les entretoises horizontales 4 comportent des extrémités 4a à section en U, qui coiffent simplement, avec un jeu longitudinal, des tenons 7 portés transversalement par les entretoises verticales 3. Les entretoises horizontales peuvent ainsi se dilater libre- ment, ainsi que les entretoises verticales, sous l'effet de la chaleur, sans imposer de contraintes aux vitrages. Comme il a été indiqué ci-dessus, le degré de liberté des entretoises sera d'au moins 5 mm/m linéaire. - - 15 On notera, en variante, que l'une des entretoises verticales est constituée de deux demi-profilés 9, dont les extrémités 9a comportent des logements dans lesquels peuvent s'engager des tenons 10. L'avantage d'une telle forme de mise en oeuvre de l'invention est que l'on peut assembler des modules vitrés de dimensions standard, qui peuvent être fixés à l'intérieur du cadre constitué par les montants verticaux et les traverses horizontales et en être démontés-aisément. Des demi-profilés 1' du type des demi-profilés 9, en association avec des profilés 1 à section en oméga scellés dans la maçonnerie,peuvent être utilisés en variante pour constituer les montants verticaux du cadre, des tenons 6t portés par les traverses 2 venant s'embo ter avec jeu dans les logements la ménagés aux extrémités des demi-profilés 1'. La pose des entretoises s'effectue en engageant les tenons 6 des traverses 2 dans les logements 3a des extré- mités des entretoises verticales 3, puis en coiffant les tenons 7 à l'aide des extrémités 4a des entretoises hori- zontales 4. On fixe ensuite ces entretoises en position à l'aide de vis engagées dans des lumières telles que 11 des différents éléments et d'écrous associés, ces vis e:t écrous associés étant bien entendu retirés après la mise en place définitive des vitrages coupe-feu, pour permettre 5- aux entretoises de se dilater librement. Afin d'empêcher le déplacement latéral des entretoises verticales 3, leurs extrémités sont éventuellement calées extérieurement par des cales vissées sur la traverse inférieure, du c8té opposé à l'évidement 3_. Une variante des entretoises verticales est repré- sentée sur la figure 6. Dans cette variante, l'entretoise 13 comporte deux tenons d'extrémité 13a, qui sont engagés dans une découpe 14 des traverses 2, o ils peuvent libre- ment se dilater. On pourrait d'ailleurs prévoir également dans la traverse 2 deux découpes distinctes, une pour chacun des tenons 13a. Dans ce cas, on adoptera avantageu- sement pour les traverses horizontales une structure analo- gue à celle des montants verticaux, c'est-à-dire un profilé en oméga scellé dans la maçonnerie et associé à un demi- profilé, dans lequel seront ménagées les découpes. De façon connue en soi, les vitrages seront centrés dans leur cadre,par exemple par deux cales disposées sous leurs tranches inférieures et une cale sur chacune de leurs tranches verticales. Ces cales seront en un matériau incombustible tel que amiante ou mélange amiante-ciment, tandis que l'étanchéité aux gaz chauds du vitrage monté sera assurée en collant sur le cadre du vitrage ou sur les tranches de ce dernier, suivant ses quatre c8tés, des bandes d'un tissu ou d'un feutre de fibres de verre ou de roche imprégné de silicate de soude, qui se gonflent à la chaleur. Des bandes de tels matériaux sont par exemple vendues sous l'appellation DELMO-PEU (marque déposée). Enfin, des parcloses constituées de profilés à sec- tion en U très plat, à l'intérieur desquels est disposée une plaque d'un isolant thermique du genre fibrociment (par exemple l'isolant commercialisé sous l'appellation PROMABEST Y) sont fixées par des vis sur les éléments du châssis, avec recouvrement des bords des vitrages. De telles cloisons, soumises à l'essai au feu suivant la norme DIN 4102 ont parfaitement résisté aux flammes jusqu'à ce que les vitrages multiples se brisent sous l'effet du feu et non sous l'effet des contraintes méca- niques résultant des déformations du châssis. _ 6_ REVENDICATIONS 1.- Châssis métallique pour cloison vitrée coupe-feu, comportant des montants (1) et des traverses (2), réunis par des entretoises (11, 3, 4) parallèles auxdits mon- tants et auxdites traverses, en vue de former des cadres pour la pose d'une pluralité de vitrages coupe-feu, ce châssis étant caractérisé en ce que lesdites entretoises (it, 3,4) sont assemblées entre elles et avec lesdites traverses et lesdits montants par emboîtement, avec possibilité de jeu longitudinal, de certaines parties (6', 6, 7) de ces organes dans des logements complémen- taires (la, 3a, 4a) ménagés dans les organes associés. 2.- Châssis selon la revendication 1, caractérisé en ce que la possibilité de jeu longitudinal des entretoises est de cinq millimètres par mètre linéaire d'entretoise (1', 3, 4). 3.- Châssis selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les entretoises verticales (3) comprennent des tenons d'extrémité (13a) engagés dans un logement rapporté sur lesdites traverses ou dans une ou des découpes (14) ménagées dans lesdites traverses (2). 4.- Châssis selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les entretoises verticales (3) comportent des extrémités creuses (3a), dans lesquelles sont emboîtés des organes en saillie (6) portés par les traverses (2). 5.- Châssis selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les entretoises horizontales (4) comprennent des tenons d'extrémité engagés dans des loge- ments rapportés sur les entretoises verticales (3) et/ou sur les montants verticaux (i') ou dans des découpes ménagées dans lesdites entretoises verticales et/ou les montants verticaux. 6.- Châssis selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les entretoises horizontales compor- tent des extrémités creuses (ha), dans lesquelles sont engagés des organes en-saillie (7) portés latéralement par-les entretoises verticales (3) et les montants verti- caux (1'). -7- 7.- Châssis selon la revendication 6, caractérisé en ce que les extrémités (4a) des entretoises horizontales (4) ont une section en U et coiffent lesdits organes en saillie (7). 8.- Cloison vitrée coupe-feu, caractérisée en ce que les vitrages coupefeu sont portés par un châssis (1,2,3,4) selon l'une des revendications 1 à 7. 9.- Cloison vItrée selon la revendication 8, carac- térisée en ce quo les vitrages coupe-feu sont centrés par des cales incombustibles disposées suisx.it la tra- verse (2,4) inférieure, éventuellement suivant les montants latéraux (1', 3). 10.- Cloison vitrée selon l'une des revendications 8 et 9, caractérisée en ce que, de façon connue en soi, des bandes de tissu ou de feutre de fibres de verre ou de roche imprégné de silicate de soude et susceptible de gonfler sous l'effet de la chaleur sont collées sur le cadre (1, 2, 3, 4) au droit des tranches des vitrages. 11.- Cloison vitrée selon l'une des revendications 8 à 10, caractérisée en ce que des parcloses sont fixées sur les cadres (1, 2, 3, 4) avec recouvrement des bords des vitrages (5). 12.- Cloison vitrée selon la revendication 11, caractérisée en ce que lesdites parcloses sont constituées de profilés à section en U très plat dans lesquels est disposée une plaque d'un isolant thermique.