La présente invention est relative à l'électrophotographie et, en parti-. culier, à des compositions photoconductrices et aux produits les contenant. Le procédé de xérographie, tel que décrit au brevet des Etats-Unis d'Amérique 2 297 691, utilise un produit électrophotographique qui comprend un suppot portant une couche d'une substance isolante dont la résistance électrique varie avec la quantité de rayonnement électromagnétique incident qu'elle reçoit pendant l'exposition. Le produit, habituellement appelé produit photoconducteur, est d'abord chargé uniformément, généralement à l'obscurité, après une période appropriée d'adaptation à l'obscurité. On l'expose alors photographiquement à un rayonnement activateur, ce qui a pour effet de réduire différentiellement le potentiel de la charge superficielle portée par le produit suivant l'énergie relative qu'il reçoit.L'image latente électrophotographique est alors rendue visible en mettant la surface au contact d'une substance marquante éléctrosco- pique appropriée. Cette substance marquante, ou développateur, qu'elle soit contenue dans un liquide isolant ou portée par un véhicule sec, peut étre déposée sur la surface exposée dans les plages chargées ou bien dans les plages non chargées. On peut alors fixer d'une manière permanente la substance marquante sur la surface du produit sensible par tous moyens connus, par exemple par la chaleur, la pression, une vapeur de solvant, etc. On peut aussi reporter l'image formée de particules marquantes sur un deuxième produit sur lequel on peut le fixer d'une manière analogue. Il est aussi possible de reporter l'image de charge électrostatique sur un second support et de la développer alors sur ce support. On a utilisé de nombreuses substances isolantes photoconductrices pour préparer des produits électrophotographiques. Par exemple, on a beaucoup utilisé jusqu'ici des vapeurs de sélénium et des vapeurs d'alliages de sélénium déposées sur un support approprié ou bien des particules d'oxyde de zinc photoconducteur associées à un liant résineux filmogène. Depuis le début de l'électrophotographie, on a étudié un grand nombre de composés organiques pour leur propriété photoconductrice. Ainsi, on sait qu'un très grand nombre de composés organiques possède un certain degré de photoconductivité utilisable et, par conséquent, ils ont été incorporés dans des compositions photoconductrices. Parmi ces photoconducteurs organiques, on peut citer les triphénylamines décrites au brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 180 730 et des polyarylalkanes tels que ceux décrits aux brevets des Etats-Unis d'Amérique 3 274 000, 3 942 547, 3 542 544, 3 615 402 et 3 820 989. On peut particulièrement utiliser en électrophotographie des produits qui contiennent des photoconducteurs organiques optiquement limpides qui ont des propriétés électrophotographiques appropriées. On peut exposer ces produits électrophotographiques à travers un support transparent si on le désire, ce qui permet une certaine souplesse dans la conception de l'appareillage. Ces compositions, lorsqu'elles sont appliquées sous forme de couche sur un support approprié, donnent aussi un produit réutilisable, c'est-à-dire que l'on peut l'utiliser pour former d'autres images après l'élimination du développateur provenant des images précédentes, par transfert et/ou par nettoyage.Jusqu'ici, le choix des divers composés à introduire dans des compositions photoconductrices pour former des couches électrophotographiques s'est fait par examens successifs des composés connus. Un système photoconducteur à plusieurs phases, du type agrégat ou hétérogène, de sensibilité élevée, a été étudié et développé par W.A. Light ; ce système permet de résoudre un grand nombre de problèmes qui se sont posés jusqu'ici. Cette composition photoconductrice contenant des agrégats a été décrite au brevet français 2 037 392. Les adjuvants décrits dans ce brevet sont responsables des propriétés électrophotographiques obtenues dans les produits photoconducteurs les contenant. En particulier, on a remarqué qu'ils augmentent la sensibilité de nombreux photoconducteurs organiques. Cependant, cet accroissement de la sensibilité dépend du photoconducteur organique particulier utilisé. La composition isolante photoconductrice organique selon l'invention comprend comme photoconducteur un composé polyarylalkane de formule où R et R, qui peuvent être identiques ou différents, représentent, lorsque ils sont pris séparément, des atomes d'hydrogène ou des radicaux aryle ou alkyle substitués ou non et, lorsqu'ils sont pris ensemble, R1 et R2 représentent les atomes de carbone saturé nécessaires pour compléter un radical cycloalkyle R3, R4, R5 et R6, qui peuvent être identiques ou différents, représentent chacun un radical aryle substitué ou non R7 et R8, qui peuvent être identiques ou différents, représentent un atome d'hydrogène ou d'halogène, un radical alkyloxy, aryloxy, amino, hydroxy, alkylamino, arylamino, nitro, cyano, alkyîe ou aryle. Suivant un mode de réalisation de l'invention, on peut utiliser un ou plusieurs des composés polyarylalkane de formule (I) comme photoconducteur organique dans la phase polymère continue d'une composition photoconductrice à agrégats formée de plusieurs phases, du type décrit précédemment, pour augmenter la sensibilité à la lumière visible et la stabilité thermique de la composition. Suivant un autre mode de réalisation de l'invention, on peut utiliser un ou plusieurs des composés polyarylalkane de formule I comme photoconducteur organique dans une composition isolante photoconductrice qui ne comprend pas d'agrégats, par exemple une composition photoconductrice organique homogène qui contient une solution solide d'un ou plusieurs des composés polyarylalkane de formule I et un liant polymère. Différents composés polyarylalkane ayant une structure chimique quelque peu voisine mais non identique à celle des composés de formule I ont déjà été décrits comme pouvant être utilisables dans des compositions photoconductrices organiques. De telles compositions sont décrites par exemple au brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 542 547. D'autres composés qui ne sont pas des polyarylalkanes et qui sont analogues mais moins proches des composés de formule I que les polyarylalkanes décrits au brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 542 547 ont déjà été décrits comme pouvant être utilisés dans des compositions photoconductrices organiques. De tels composés sont décrits par exemple au brevet canadien 914 699 et aux brevets des Etats-Unis d'Amérique 3 387 973, 3 615 402 et 3 820 989. On a remarqué que les photoconducteurs selon l'invention présentent une sensibilité électrique nettement améliorée par rapport à celle des photoconducteurs décrits au brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 542 547. De plus, on a noté que les photoconducteurs selon l'invention comparés à ceux décrits au brevet canadien 914 699 et aux brevets des Etats-Unis d'Amérique 3 615 402 et 3 820 989, augmentent la stabilité thermique des compositions photoconductrices organiques qui les contiennent. D'autres composés polyarylalkane; (mais utilisés en petites quantités2 analogues à ceux de formule I, par exemple le 4,4'-tétraméthyldiaminodiphEnyl- méthane, ont été décrits, par exemple au brevet anglais 1 141 666, comme sensibilisateurs ou activateurs chimiques de compositions photoconductrices à l'oxyde de zinc. Cependant, rien dans le brevet anglais 1 141 666 n'enseigne ou ne suggère que des composés de formule I sont utilisables comme photoconducteurs organiques dans une composition photoconductrice organique, c'est-à-dire une composition photoconductrice qui ne contient aucun photoconducteur minéral corme l'oxyde de zinc. De plus, on a trouvé que les compositions photoconductrices organiques selon l'invention, qui contiennent Ses composés photoconducteurs de formule I préférés, présentent une meilleure stabilité thermique comparée à celle qui serait obtenue dans ces compositions photoconductrices organiques. si on remplaçait par le composé sensibilisateur décrit au brevet anglais 1 141 666, c'est-à-dire le 4,4'-tétraméthyîdiaminodiphénylméthane, les composés photoconducteurs organiques utilisés de préférence dans l'invention. Les photoconducteurs utilisés de préférence dans l'invention répondent à la formule où R et R, qui peuvent être identiques ou différents, représentent, lorsqu'ils sont pris séparément, des atomes d'hydrogène ou des radicaux alkyle ou aryle substitués ou non et lorsqu'ils sont pris ensemble, les atomes de carbone saturé nécessaires pour compléter un radical cycloalkyle substitué ou non comprenant 3 à 10, et de préférence de 5 à 7 atomes de carbone, R3, R4, R5 et R6, qui peuvent être identiques ou différents, représentent chacun un radical aryle substitué ou non. R7 et R8, qui peuvent être identiques ou différents, représentent un atome d'hydrogène ou d'halogène, un radical alkyloxy, aryloxy, amino, hydroxy, alkylamino, arylamino, nitro, cyano, alkyle ou aryle. D'une manière appropriée, R et R représentent un des radicaux alkyle ou aryle suivants 1. un radical alkyle ayant de 1 à 18 atomes de carbone, par exemple, méthyle, éthyle, propyle, butyle, isobutyle, octyle, dodécyle, etc., ainsi qu'un radical alkyle substitué ayant de 1 à 18 atomes de carbone tel que a. alkoxyalkyle, par exemple, éthoxypropyle, méthoxybutyle, propoxy méthyle, etc., b. aryloxyalkyle, par exemple, phénoxyéthyle, naphtoxyméthyle, phénoxy pentyle, etc., c. aminoalkyle, par exemple, aminobutyle, aminoéthyle, aminopropyle, etc., d. hydroxyalkyle, par exemple, hydroxypropyle, hydroxyoctyle, etc., e. aralkyle, par exemple, benzyle, phénéthyle, etc., f.alkylaminoalkyle, par exemple, méthylaminopropyle, méthylaminoéthyle, etc., ainsi que dialkylaminoalkyle, par exemple, diéthylaminoéthyle, diméthylaminopropyle, propylaminooctyle, etc., g. arylaminoalkyle, par exemple phénylaminoalkyle, diphénylaminoalkyle, N-phényl-N-éthylaminopentyle, N-phényl-N-éthylaminohexyle, naphtyl aminométhyle, etc., h. nitroalkyle, par exemple, nitrobutyle, nitroéthyle, nitropentyle, etc., i. cyanoalkyle, par exemple, cyanopropyle, cyanobutyle, cyanoéthyle, etc., et j. halogénoalkyle, par exemple, chlorométhyle, bromopentyle, chloro octyle, etc., k. alkyle substitué par un radical acyle de formule où R est un radical hydroxy, un atome d'hydrogène, un radical aryle, par exemple, phényle, naphtyle, etc., un radical alkyle inférieur ayant de 1 à 8 atomes de carbone, par exemple, méthyle, éthyle, propyle, etc., un radical amino substitué ou non, par exemple, amino substitué par deux radicaux alkyle inférieur, alkoxy inférieur ayant de 1 à 8 atomes de carbone, par exemple, butoxy, méthoxy, ete., aryloxy,-par exemple, phénoxy, naphtoxy, etc. ; ou 2. un radical aryle, par exemple, phényle, naphtyle, anthryle, fluorényle, etc., ainsi qu'un radical aryle substitué tel que a. alkoxyaryle, par exemple, éthoxyphényle, méthoxyphényle, propoxy naphtyle, etc., b. aryloxyaryle, par exemple, phénoxyphényle, naphtoxyphényle, phénoxy naphtyle, etc., c. aminoaryle, par exemple, aminophényle, aminonaphtyle, aminoanthryle, etc., d. hydroxyaryle, par exemple, hydroxyphényle, hydroxynaphtyle, hydroxy anthryle, etc., e. biphénylyle, f. alkylaminoaryle, par exemple, méthylaminophényle, méthylaminonaphtyle, etc., ainsi que dialkylaminoaryle, par exemple diéthylaminophényle, dipropylaminophényle, etc., g. arylaminoaryle, par exemple, phénylaminophényle, diphénylaminophényle, N-phényl-N-éthylaminophényle, naphtylaminophényle, etc., h. nitroaryle, par exemple, nitrophényle, nitronaphtyle, nitroanthrgle, etc., i. cyanoaryle, par exemple, cyanophényle, cyanonaphtyle, cyanoanthryle, etc., j. halogénoaryle, par exemple, chlorophényle, bromophényle, chloronaphtyle, etc., k. alkaryle, par exemple, tolyle, éthylphényle, propylnaphtyle, etc., et 1. aryle substitué par un radical acyle de formule où R est un radical hydroxy, un atome d'hydrogène, un radical aryle, par exemple, phényle, naphtyle, etc., amino substitué ou non, par exemple, dialkylamino inférieur, alkoxy inférieur ayant de 1 à 8 atomes de carbone, par exemple, butoxy, méthoxy, etc., aryloxy, par exemple, phénoxy, naphtoxy, etc., alkyle inférieur ayant de 1 à 8 atomes de carbone, par exemple, méthyle, éthyle, propyle, butyle, etc. R , R4, R5, R6, représentent, d'une manière appropriée, un radical aryle tel que celui défini pour R et R. R7 et R8 sont, d'une manière appropriée, des atomes d'hydrogène quand R et R ne sont pas des atomes d'hydrogène. Dans le cas où R et R sont pris ensemble pour formant un radical cycloalkyle substitué, des substituants appropriés sont des radicaux aliphatiques à channe droite ou ramifiée ayant de 1 à 10 et de préférence, de 1 à 4 atomes de carbone. Des exemples de ces substituants sont les radicaux aliphatiques compris dans le groupe des radicaux alkyle substitué ou non définis pour R et R Des composés qui répondent à la formule I et qui sont utilisables dans l'invention sont indiqués au Tableau 1. TABLEAU 1 (I) 1,1-Bis(4-di-p-tolylaminophényl)cyclohexane de formule : (II) 2,2-Bis(di-p-tolylaminophényl)propane de formule : (III) 4,4'-Bis(di-p-tolylamino)-1,1,1-triphényléthane de formule : TABLEAU 1 (suite) (IV) 4,4-Bis(di-p-tolylamino)tétraphénylméthane de formule. (V) Bis(4-di-p-tolylaminophényl) méthane (VI) Bis (4-di-p-tolylaminophényl) phénylméthane TABLEAU 1 (suite) (VII) 1,1-Bis (4-di-p-tolylaminophényl)-4-t-butyl-cyclohexane (VIII) 1,1-Bis (4-di-p-tolylaminophényl)-2-méthylpropane (IX) 1,1-Bis (4-di-p-tolylaminophényl) éthane TABLEAU 1 (suite) (X) 1,1-Bis (4-di-tolylaminophényl) -3-méthyl butane (XI) 1,1-Bis (4-di-p-tolylamino-2-méthylphényl) éthane Des composés qui répondent à la formule I et qui sont utilisés de préférence dans l'invention comprennent les composés ayant la formule indiquée précédemment dans laquelle R et R représentent un radical autre qu'un atome d'hydrogène et de préférence lorsque R1 et R2, pris ensemble, représentent les atomes de carbone saturé nécessaires pour compléter un radical cycloalkyle à 6 chainons, et R7 et R8 représentent des atomes d'hydrogène. Ces composés sont préférés par suite de la sensibilité électrique élevée et de la stabilité thermique généralement accrue d'une manière importante que présentent les compositions photoconductrices organiques qui les contiennent. Des composés selon l'invention qui sont particulièrement appropriés dans l'invention comprennent les composés de formule I dans laquelle R et R représentent les atomes de carbone saturé nécessaires pour compléter un radical cycloalkyle à 6 chatnons ; R3, R4, R5 et R6 représentent des radicaux phényle non substitué ou substitué par au plus 2 radicaux alkyle qui contiennent 1 ou 2 atomes de carbone et R7 et R8 sont des atomes d'hydrogène. On préfère utiliser ces composés car les compositions photoconductrices organiques qui les contiez nent présentent une stabilité thermique généralement améliorée et une sensibilité électrique élevée ; c'est le cas en particulier des compositions photoc Les compositions isolantes photoconductrices qui sont utilisées dans des produits photoconducteurs selon l'invention sont des compositions qui contiennent essentiellement une substance organique, sans aucun photoconducteur minéral, c 'est-à-dire des photoconducteurs comme l'oxyde de zinc qui sont formés unique- ment de molécules minérales. Par "organique", on entend dans la description et les revendications des substances organiques et métallo-organiques. Les compositions photoconductrices organiques à agrégats utilisées dans l'invention comprennent un colorant organique sensibilisateur et une substance polymère filmogène électriquement isolante. On peut les préparer par différents procédés, par exemple, par celui décrit au brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 615 396. On peut aussi les préparer par le procédé utilisant un cisaillement décrit au brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 615 415. Ce dernier procédé consiste à soumettre la composition photoconductrice à un cisaillement à vitesse élevée avant de l'appliquer sur le support, ce qui élimine le traitement ultérieur par par les solvants, comme décrit au brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 615 414. Quel que soit le procédé de préparation utilisé, les agrégats sont associés au photoconducteur polyarylalkane dans un solvant approprié. On obtient une cotpo- sition contenant un photoconducteur que l'on applique sur un support convenable pour obtenir une couche d'une composition à plusieurs phases séparément identifiables, la nature hétérogène de la couche pouvant être observée sous grossissement, bien que ces compositions paraissent optiquement limpides à l'oeil nu en l'absence de grossissement. I1 peut y avoir naturellement une hétérogénéité macrocospique. Les agrégats de la phase discontinue contenant le colorant sont, d'une manière appropriée, formés par des particules ayant,en majeure partie, une dimension de 0,01 p à 25 p environ. En général, les compositions à agrégats sont des solides organiques à plusieurs phases qui contiennent un colorant et un polymère. Le polymère forme une matrice amorphe ou phase continue qui contient une phase discontinue qui se distingue d'une solution. La phase discontinue est formée de particules agglomérées qui sont formées par un complexe co-cristallin d'un colorant et d'un polymère. L'expression "complexe co-cristallin" utilise dans la présente description concerne un composé cristallin qui contient des molécules de colorant et de polymère cristallisées en une structure cristalline unique pour former un réseau régulier de molécules dans un ensemble à trois dimensions. Une autre caractéristique des compositions à agrégats formées comme on l'a indiqué est que la longueur d'onde de la radiation correspondant au maximum d'absorption est déplacée d'une manière importante par rapport à la longueur d'onde de la radiation correspondant au maximum d'absorption d'une solution solide pratiquement homogène de colorant et de polymère formée par les mêmes constituants. Le maximum d'absorption des particules agglomérées obtenues par ce procédé ne correspond pas nécessairement au maximum d'absorption de tout le système, car il dépend de la quantité relative de colorant dans les particules agglomérées. Le déplacement du maximum d'absorption est généralement d'au moins 10 nm environ.Si on utilise des mélanges de colorants, un des colorants peut provoquer un déplacement du maximum d'absorption vers une plus grande longueur d'onde et un autre colorant peut provoquer un déplacement du maximum d'absoption vers une longueur d'onde plus courte. Dans ces cas, la formation des compositions sous forme d'agrégats peut plus facilement être identifiée quand on les observe sous grossissement. On utilise pour former ces compositions à agrégats des colorants sensibilisateurs et des substances polymères électriquement isolantes. D'une manière appropriée, on peut utiliser des colorants du type pyrylium, par exemple des sels de pyrylium, de bispyrylium, de thiapyrylium et de sélénapytylium ainsi que des sels de pyrylium contenant des systèmes à cycles condensés, tels que des sels de benzopyrylium et de naphtopyrylium. Ces colorants sont décrits au brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 615 414. Des colorants particulièrement utilisables pour former les particules agglomérées ou agrégats sont des sels de pyrylium répondant à la formule suivante: où R5 et R6 représentent chacun des radicaux phényle substitués ou non par au moins un radical alkyle ayant de 1 à 6 atomes de carbone environ ou un radical aîkoxy ayant de 1 à 6 atomes de carbone environ R7 peut être un radical phényle substitué par un radical alkylamino, dans lequel le radical alkyle contient de 1 à 6 atomes de carbone, ainsi que des radicaux dialkylaminophényle et halogénoalkylaminophényle X peut store un atome d-'oxygàne, de soufre ou de sélénium, Z est un anion. Les polymères utilisables pour former les agrégats peuvent être choisis parmi un grand nombre de substances. Des substances particulièrement utilisables sont des polymères filmogènes électriquement isolants, qui ont un groupement alkylidène diarylène comme motif, par exemple, les polymères ou les copolymères linéaires qui contiennent les motifs suivants où R9 et R10, lorsqu'ils sont pris séparément, peuvent être chacun un atome d'hydrogène, un radical alkyle de 1 à 10 atomes de carbone environ, par exemple, méthyle, éthyle, isobutyle, hexyle, heptyle, octyle, nonyle, acyle, etc., un radical alkyle substitué comme le radical trifluorométhyle, etc., et un radical aryle tel que phényle et naphtyle, ainsi que des radicaux aryle substitués, les substituants étant par exemple un atome d'halogène, un radical alkyle de 1 à 5 atomes de carbone environ, etc. ; et R9 et R1O, lorsqutils sont pris ensemble, peuvent représenter les atomes de carbone nécessaires pour compléter un radical hydrocarboné cyclique saturé, y compris les cycîoalkanes tels que le radical cyclohexyle et les polycycloalkanes comme le radical norbornyle, le nombre total des atomes de carbone de R9 et R10 étant au plus égal à environ 19 R8 et Rll représentent chacun un atome d'hydrogène, un radical alkyle de 1 à 5 atomes de carbone environ ou un atome d'halogène comme le chlore, le broie, l'iode, etc. R12 est un radical divalent choisi dans les formules suivantes Des polymères utilisés de préférence pour former les agrégats sont des polycarbonates hydrophobes contenant les motifs suivants où R représente un radical phénylène y compris les radicaux phénylène substitués par un atome d'halogène ou par un radical alkyle ; R9 et R10 ont les significations données précédemment. Ces compositions sont décrites, par exemple, aux brevets des Etats-Unis d'Amérique 3 028 365 et 3 317 466.On utilise de préférence des polycarbonates qui contiennent comme motif un groupement alkylidène diarylène tels que ceux préparés à partir du bisphénol A ainsi que les produits polymères résultant de la réaction d'échange d'ester entre le carbonate de diphényle et le 2,2-bis-(4-hydroxyphényl)propane. Ces compositions sont décrites aux brevets des Etats-Unis d'Amérique 2 999 750, 3 038 874, 3 038 879, 3 038 880, 3 106 544, 3 106 545 et 3 106 546. Un grand nombre de résines de polycarbonate filmogène sont utilisables, des résultats particulièrement satisfaisants étant obtenus lorsque l'on utilise des substances polymères disponibles dans le commerce, qui ont une viscosité inhérente comprise environ entre 0,5 et 1,8. Parmi les polymères utilisables dans l'invention, on peut citer TABLEAU II N Polymères 1 Copoly(carbonate de 4,4'-isopropylidènediphénylène et de 1,4-cyclohexylènediméthylène) 2 Poly(thiocarbonate d'éthylènedioxy-3,3'-phénylène) 3 Copoly(carbonate et téréphtalate de 4,4'-isopropylidènediphénylène) 4 Poly(carbonate de 4,4'- isopropylidènediphénylène) 5 Poly(thiocarbonate de 4,4'-isopropylidènediphénylène) 6 PolyCcarbonate-de 4,4' -sec-butylidènediphCnylène) 7 Polymère séquencé de carbonate de 4,4'- isopropylidènediphénylène et d'oxyéthylène 8 Polymère séquencé de carbonate de 4,4'-isopropylidènediphénylène et d'oxytétramétylène 9 Polylcarbonate de 4,4'- isopropylidènebis(2-méthyl-phénylène)] 10 Copoly(carbonate de 4,4'- isopropylidènediphénylène et de 1,4-phénylène) 11 Copoly(carbonate de 4,4'-isopropylidèaèdiphénylène et de 1,3-phénylène) 12 Copoly(carbonate de 4,4'-isopropylidènediphénylène et de 4,4'-diphénylène) 13 Copoly(carbonate de 4,4'-isopropylidènediphénylène et de 4,4'-oxydiphénylène) 14 Copoly(carbonate de 4,4'-isopropylidènediphénylène et de 4,4'-carbonyldiphénylène) 15 Copoly( carbonate de 4,4' -isopropylidènediphénylène et de 4,4'-éthylènediphénylène) 16 Poly[carbonate de 4,4'-méthylènebis(2-méthyl-phénylène)] 17 Polylcarbonate de 1,1-(p-bromophényléthylidène)bis(1,4-phénylène)] 18 Copoly[carbonate de 4,4'-isopropylidènediphénylène et de 4,4'-sulfonyldiphénylène)] 19 Poly[carbonate de 4,4'-cyclohexylidène(4-diphénylène)] TABLEAU Il (suite) N Polymères 20 Poly[carbonate de 4,4'-isopropylidènebis(2-chlorophénylène)] 21 Poly(carbonate de 4,4'-hexafluoroisopropylidènediphénylène) 22 Poly(4,4'-isopropylidènedibenzoate de 4,4' isopropylidènediphénylène) 23 Poly(4,4'-isopropylidènedibenzoate de 4,4'-isopropylidènedibenzyle) 24 Polyrcarbonate de 4,4'-(1,2-diméthylpropylidène)diphénylène] 25 Polyrcarbonate de 4,4'-(1,2,2-triméthylpropylidène)-diphénylèneJ7 26 Poly { carbonate de 4,4'-[1-(&alpha;;-naphtyl)éthylidène]-diphénylène} 27 Poly[carbonate de 4,4'-(1,3-dimétylbutylidène]-diphénylène] 28 Poly[carbonate de 4,4'-(2-norbornylidène]-diphénylène] 29 Poly[carbonate de 4,4'-(hexahydro-4,7-méthanoindan-5-ylidène] diphénylène/ On peut préparer des produits électrophotographiques qui contiennent la composition photoconductrice à agrégats en mélangeant une dispersion ou une solution de la composition photoconductrice avec un liant, quand cela est nécessaire ou souhaitable, puis en couchant la composition obtenue sur un support ou bien en formant une couche se passant de support. On peut ajouter à la composition photoconductrice des substances utiles pour modifier la sensibilité spectrale ou l'électrophotosensibilité du produit lorsque l'on désire obtenir les effets caractéristiques de ces substances.Si on le désire, on peut incorporer d'autres polymères, par exemple pour modifier les propriétés physiques comne l'adhérence de la couche photoconductrice au support, etc. Des procédés de préparation des couches photoconductrices contenant de tels composés supplémentaires sont décrits au brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 679 407. On peut aussi sensibiliser les couches photoconductrices en ajoutant des quantités appropriées d'autres composés sensibilisateurs connus, de façon à augmenter lrélectrophotosensibilité. La quantité de photoconducteur polyarylalkane que l'on incorpore dans les compositions photoconductrices à agrégats et les produits selon l'invention peut varier énormément. Quand on utilise comme photoconducteurs, dans une composition photoconductrice à agrégats, des composépolyarylalkane décrits ci-dessus ou un mélange de ces composés, ils doivent être présents dans la phase continue de la composition en quantité comprise entre environ 1/100 et 60/100 et de préférence entre 5/100 et 40/100 environ en masse par rapport à la masse totale sèche de la composition photoconductrice à agrégats. On peut incorporer des quantités plus petites ou plus grandes du composé polyarylalkane bien que l'on obtienne généralement de meilleurs résultats avec des quantités comprises dans l'intervalle donne préféré. En plus des produits électrographiques contenant les compositions photoconductrices à agrégats décrites ci-dessus, il y a d'autres modes de réalisation utiles de l'invention. Par exemple, on peut préparer des produits électrographiques "qui ne contiennent pas d'agrégats" avec les photoconducteurs de l'invention, de la manière habituelle, c'est-à-dire en mélangeant une dispersion ou une solution d'un photoconducteur avec un liant, quand c'est nécessaire ou souhaitable, puis en couchant la composition obtenue sur un support, ou bien en formant une couche se passant de support. On peut associer d'autres photoconducteurs organiques connus aux photoconducteurs de l'invention.De plus, si on le désire, on peut ajouter à la composition des substances utiles pour modifier la sensibilité spectrale ou l'électrophotosensibilité du produit, lorsque l'on désire obtenir les effets caractéristiques de ces substances. On peut sensibiliser les couches photoconductrices isolantes "qui ne contiennent pas d'agrégat"selon l'invention, par exemple des compositions organiques photoconductrices homogènes, en ajoutant des quantités efficaces de sensibilisateurs pour améliorer l'électrophoLosensibilité. On peut choisir des sensibilisateurs utilisables avec les phoGoconduc.eurs de l'invention parmi un grand nombre de substances y compris les sels de pyrylium, de thiapyrylium, de sélfinapyrylium, décrits au brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 250 615, des fluorènes, comme le 7,12-dioxo-13-dibenzo(a,h)-fluorène, le 5,10-dioxo-4a,ii- diazabenzo(b)fluorène, le 3,13-dioxo-7-oxadibenzo(b,g)fluorène et des composés semblables des des composés aroma.iques nitrés décrits au brevet des Etats-Unis d'Amérique 2 610 120 ; des anthrones décrites au brevet des Etats-Unis d'Amérique 2 670 284 ; des quinones indiquées dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique 2 670 286 ; des benzophénones décrites au brevet des Etats-Unis d'Amérique 2 670 287 ; des thiazoles indiqués dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique 2 732 301 ; des acides minéraux ; des acides carboxyliques comme l'acide maléique, l'acide dichloroacétique et l'acide .richloroacétiqueJl'acide salicylique ; des acides sulfoniques et phosphoriques et divers colorants comme des colorants de diarylméthane, de thiazine, d'azine, d'oxazine, de xanthène, de phtaléine, d'acridine, d'anthraquinone, des colorants azotiques et des cyanines, y compris des carbocyanines, mérocyanines et des mélanges de ces composés. Les sensibilisateurs préférés pour les composés de l'invention sont les sels de pyrylium, y compris de sélénapyrylium et de thiapyrylium, et les colorants cyanine, y compris. les carbocyanines. Lorsqu'un composé sensibilisateur est utilisé avec le liant et le photoconducteur organique, il est d'habitude avantageux de mélanger une quantité convenable du composé sensibilisateur avec la composicion de couchage, de manière qu'après mélange intime, le composé sensibilisateur soit réparti uniformément dans la couche. Selon linvention, on peut utiliser d'autres procédés pour incorporer le sensibilisateur, Pour la formation des couches photoconductrices qui ne contiennent pas d'agrégats, aucun composé sensibilisateur n1 est nécessaire pour conférer la photoconductivité à ltultraviolet. Par conséquent, un composé sensibilisateur te pas, peut/ëtre nécessaire dans une couche phoLoconductrice particulière selon l'in - vention suivant le rayonnement choisi. Toutefois, comme des quantités relativement faibles d'un sensibilisateur sont efficaces pour donner une couche photoconductrice sensible à la lumière visible et présentant une sensibilité électrique nettement augmentée, le recours à une certaine quantité de sensibilisateur est préféré. La quantité de sensibilisateur qu'on peut ajouter à une couche comprenant un photoconducteur pour augmenter efficacement la sensibilité peut varier beaucoup. La concentration optimale dans chaque cas particulier varie avec la nature du photoconducteur et celle du sensibilisateur lui-même. En général, on obtient des améliorations sensibles de la sensibilité lorsqu'on ajoute le sensibilisateur à une concentration d'environ 1.10 5 à 30/100 de la masse de la composition de couchage filmogène. Normalement, le sensibilisateur est ajouté à la composition de couchage à raison d'environ 5.10 5 à 10/100 de la masse de cette composition. Les liants préférés pour la formation des couches photoconductrices de l'invention qui ne contiennent pas d'agrégats, sont des liants polymères hydrO- phobes et filmogènes qui ont une constante diélectrique relativement élevée et qui ont de bonnes propriétés isolantes.Des substances de ce genre sont notamment I - des résines naturelles, y compris la gélatine, des dérivés des esters cellulosiques tels que les esters alkyliques de la cellulose carboxylée, l'hydre- xyéthylcellulose, la carboxymethylcellulose ou la carboxyméthylhydroxyéthyl- cellulose ;;; II - des résines vinyliques y compris a) des esters polyvinyliques tels que le polyacétate de vinyle, un copolymère de l'acétate de vinyle et de l'acide crotonique, un copolymère de l'acétate de vinyle et d'un ester de l'alcool vinylique et d'un acide aliphatique carboxylique supérieur, tel que l'acide laurique ou stéarique, le polystéarate de vinyle, un copolymère de l'acétate de vinyle et de l'acide maléique, un polyhalogénoarylate de vinyle tel que le copolyméta-bronobenzoate de vinyle -acétate de vinyle; un terpolymère du butyral vinylique, de l'alcool vinylique et de l'acétate vinylique, etc. ; b) des polymères du chlorure de vinyle et du chlorure de vinylidène tels que le polychlorure de vinyle, un copolymère du chlorure de vinyle et de l'éther isobutyl vinylique, un copolymère du chlorure de vinylidène et de l'acrylonitrile, un terpolymère du chlorure de vinyle, de l'acétate de vinyle et de l'alcool vinylique, le polychlorure de vinylidène, un terpolymère du chlorure de vinyle, de l'acétate de vinyle et de l'anhydride maléique, un copolymère du chlorure de vinyle et de l'acétate de vinyle c) des polymères du styrène tels que le polystyrène, un polystyrène nitré, un copolymère de de styrène et dru monomaléated'isobutyle, un copolymère de styrène et de l'acide méthacrylique, un copolymère du styrène et du butadiène,. un copolymère d'itaconate dimé.hylique et de styrène ou le polyméthylstyrène d) des polymères d'esters méthacryliques tels que les polyméthacrylates d'alkyle, etc e) des polyoléfines telles que le polyéthylène chloré ou le polypropylène chloré, le polyisobutylène, etc f) des acétals polyvinyliques tels que le butyral polyvinylique, etc ; g) l'alcool polyvinylique. III - des produits de polycondensation y compris a) un polyester de 1,3-disulfobenzène et de 2,2-bis(4-hydroxyphényl propane b) un polyester de l'acide diphényl-p,p',disulfonique et du 2,2-bis (4-hydroxyphényl)propane ; c) un polyester de l'éther 4,4'-dicarboxyphényle et de 2,2-bis(4hydroxyphényl)propane d) un polyester de 2,2-bis(4-hydroxyphényl)propane et de l'acide fumarique e) un polyester de pentaéry thritol et de l'acide phtalique f) des résines terpéniques polyacides g) un polyester de l'acide phosphorique et,de l'hydroquinone ; h) des polyphosphites i) un polyester du néopentylglycol et de l'acide isophtalique j) des polycarbonates, y compris des polythiocarbonates, tels que le polycarbonate de 2,2-bis(4-hydroxyphényl)propane ;; k) un polyester de l'acide isophtalique, du 2,2-bis/4 -hydroxyéthoxy) phényl/propane et de l'éthylèneglycol 1) un polyester de l'acide téréphtalique, du 2,2-bis /4(P-hydroxy- éthoxy)phényl/propane et de l'éthylèneglycol ; m) un polyester de l'éthylèneglycol, du néopentylglycol, de l'acide téréphtalique et de l'acide isophtalique n) des polyamides o) des résines cétoniques et p) des résines de phénolformaldéhyde ; IV - des résines du type silicone V - des résines alkyde, y compris les résines alkyde modifiées par du styrène, par de la silicone ou par des huiles végétales telle que l'huile de soja VI - des polyamides VII - de la paraffine VIII - des cires minérales. Des solvants utiles pour préparer des compositions de couchage contenant les photoconducteurs utilisés selon l'invention peuvent comprendre une grande variété de solvants organiques des composés de la composition de couchage. Des solvants classiques comprennent 1) des hydrocarbures aromatiques tels que le benzène, le naphtalène, etc , y compris des hydrocarbures aromatiques substitués tels que le toluène, le xylène, le mésitylène, etc 2) des cétones telles que l'acétone, la 2-butanone, etc 3) des hydrocarbures aliphatiques halogénés tels que le chlorure de méthylène, le chloroforme, le chlorure d'éthylène, etc 4) des éthers y compris des éthers cycliques tels que le tétrahydrofurane, ltéther éthylique 5) des mélanges de ces solvants. Pour la préparation des compositions photoconductrices selon l'invention, qui ne contiennent pas d'agrégats, on obvient des-résultats utiles lorsque le photoconducteur est présent en quantité égale à au moins environ 1/100 en masse de la composition de couchage. Lorsque le composé polyarylalkane selon l'invention est le principal ou le seul photoconducteur incorporé dans la composition, il se trouve présent, d'une manière typique, en quantité égale à au moins 15/100 en masse environ par rapport à la masse sèche de la composition photoconductrice résultante. La limite supérieure pour la quantité de photoconducteur peut varier beaucoup en pratique, jusqu'à au moins 90/100 en masse. Des supports appropriés sur lesquels on peut appliquer les couches photoconductrices avec ou sans agrégats selon l'invention peuvent être choisis parmi un grand nombre de supports conducteurs de l'électricité, par exemple, le papier (à une humidité relative supérieure à 20/100), des supports laminés de papier et de l'aluminium, des feuilles métalliques telles que des feuilles d'aluminium, de zinc, etc , des plaques métalliques telles que des plaques d'aluminium, de cuivre, de zinc, de laiton et des plaques galvanisées, des couches métalliques déposées à l'état de vapeur, par exemple des couches d'argent, de nickel, d'aluminium, etc, qui sont appliquées sur des papiers ou des supports de film photographique usuels, tels que l'acétate de cellulose, le polystyrène, etc.De telles couches conductrices telles que les couches de nickel, peuvent être déposées sous vide sur des support s de film transparents pour former des couches suffisamment minces pour que l'on puisse exposer les produits électrophotographiques obtenus par l'une quelconque de leur faces. On peut préparer des supports conducteurs particulièrement utilisables en appliquant sur un support, tel que dupolytéréphtalate dléthylèneglycol, une couche conductrice. contenant un semi-conducteur dispersé dans une résine. Ces couches conductrices, avec ou sans couches barrières isolantes, sont décrites au brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 245 833. On peut aussi préparer une couche conductrice appropriée à partir du sel de sodium d'une carboxyester lactone de l'anhydride maléique et d'acétate d'un polymère/ de vinyle. Ces couches ainsi que leurs procédés de préparation et leur utilisations sont décrites aux brevets des Etats-Unis d'Amérique 3 007 901 et 3 262 807. Les épaisseurs des couches des compositions photoconductrices avec ou sans agrégats sur le support peuvent varier grandement. Normalement, une couche d'une épaisseur comprise environ entre 10 P et 300 p avant séchage est utilisable pour la réalisation de l'invention. L'épaisseur utilisée de préférence est de 50 fiu à 150 p environ avant séchage, bien que l'on obtienne des résultats utili sables en dehors de cet intervalle.L'épaisseur de la couche à ltétat sec est de préférence comprise entre 2 lu et 50 u environ bien que l'on puisse obtenir des résultats utilisables avec des couches ayant une épaisseur à ltétat sec comprise entre 1 P et 200 p environ. Lorsque l'on a séché les produits photoconducteurs selon l'invention, on peut les utiliser dans tout procédé électrophotographique bien connu qui nécessite des couches photoconductrices. Un tel procédé est par exemple la xérographie. Dans ce procédé, on maintient à l'obscurité le produit électrophotographique et on lui donne une charge électrostatique en le soumettant à une décharge Corona. La couche retient la charge uniforme car elle a des propriétés isolantes à l'obscurité, ctest-à-dire, une faible conductivité à l'obscurité. On dissipe alors sélectivement la charge électrostatique portée par la surface de la couche photoconductrice par exposition photographique par tout moyen approprié, par exemple par contact, par projection à travers un système optique, etc. Il se forme une image latente électrostatique dans la couche photoconductrice. Par exposition photographique, il se forme une image de charge électrostatique car la lumière qui atteint la surface photoconductrice oblige la charge électrostatique située dans les plages atteintes par la lumière à s'écouler par conduction de la surface proportionnellement à l'intensité de lumière reçue par chaque plage. L'image de charge obtenue est alors développée ou transférée sur une autre surface et développée sur cette surface, ctest-à-dire, que lton rend visibles les plages chargées ou non chargées par traitement par un milieu qui comprend des particules sensibles au champ électrique et qui ont une densité optique appropriée. Les particules sensibles au champ électrique qui servent au développement de l'image électrostatique peuvent se présenter sous la forme de poudre ou de pigment dans un véhicule résineux, c'est-à-dire un développateur. Un procédé utilisé de préférence pour appliquer les particules développatrices sur une image latente électrostatique pour obtenir un développement des aplats consiste à utiliser une "brosse magnétique". Des procédés pour former et utiliser des brosses magnétiques sont décrits aux brevets des-Etats-Unis d'Amérique 2 786 439, 2 786 440, 2 786 441 et 2 874 063. On peut aussi utiliser un révélateur liquide pour développer l'image latente électrostatique. Dans un développe- ment utilisant un révélateur liquide, les particules développatrices sont amenées à la surface qui porte l'image à l'aide d'un véhicule liquide électriquement isolant. Des procédés de développement de ce type sont bien connus et sont décrits par exemple au brevet des Etats-Unis d'Amérique 2 907 674.Dans des procédés de développement à l'aide de révélateurs secs, le procédé le plus utilisé pour obtenir une image permanente consiste à choisir une particule développatrice qui comprend au moins une résine ayant un bas point de fusion. Lorsque l'on chauffe les particules développatrices, la résine fond et pénètre dans le support. La poudre développatrice adhère, donc, d'une manière permanente à la surface de la couche photoconductrice. Dans certains cas, on transfère I1 image de charge électrostatique formée sur la couche photoconductrice sur un deuxième support, tel que le papier, qui sert alors d'épreuve finale après développement et fixage par fusion. Ces procédés sont bien connus et décrits par exemple dans "RCA Review" Vol. 15 (1954) pages 469-484. La résistivité électrique du produit photoconducteur isolant selon l'inven- tion (mesurée dans la composition photoconductrice en l'absence de rayonnement activateur pour la dite composition) doit être d'au moins 109#cm environ à 250C. En général, il est avantageux d'utiliser des produits qui ont une résistivité supérieure, de plusieurs ordres de grandeurs à 1010#cm, par exemple 14 des produits qui ont une résistivité électrique supérieure à environ 101 ;Lcm à 250C. On peut en général préparer les composés polyarylalkane de formule I par des procédés de synthèse chimique organique usuels. Aussi, la description détaillée des procédés de préparation de ces composés n1 est pas nécessaire. On peut noter brièvement que l'équation de réaction chimique suivante représente un des procédés de synthèse utilisables pour préparer de nombreux composés polyarylalkane de formule I. R3 R5 Acide acétique R4 R4/ 12 \ R6 Méthanecacide sulfonique où R1, R2, R3, R4, R5 et R6 représentent les radicaux indiqués précédemment. Pour illustrer en outre, la réaction indiquée ci-dessus, on donne ci-après la synthèse chimique du composé I du tableau I Dans un ballon à fond rond de 100 ml muni d'un condensateur à refroidisse- ment par eau comprenant un tube de séchage et d'une entrée de gaz d'azote, on place un mélange comprenant 20 g de 4,4'-diméthyl.riphénylamine, 8,8 g de cyclohexanone, 30 ml d'acide acétique et 0,5 g d'acide méthanesulfonique. On fait passer un faible courant d'azote dans le malange chauffé au bain-marie bouillant. Tous les solides se solubilisent et le liquide vire au bleu. On chauffe le mélange pendant une nuit pendant laquelle un solide cristallin se forme.Une petite partie du solide et du liquide surnageant est dissous dans le benzène, lavée avec de la soude diluée, séparée, séchée sur du carbonate de potassium, puis examinée par chromatographie en couche mince en graphique utilisant une feuille chromato/ - "Chromagram" (Eastman Kodak Cy.) en utilisant de la ligroine comme éluant. On a trouvé que le produit est formé principalement par le composé désire. On dissout dans le benzène le reste du mélange réactionnel et on le lave avec de la soude diluée. La coloration bleue vire au brun. On recueille la couche aqueuse et on l'extrait deux fois avec un peu de benzène. Les couches benzéniques réunies sont séchées sur du carbonate de potassium, filtrées, puis évaporées. La perte en solvant est compensée par un ajout d'éthanol et la cristallisation est provoquée par la présence de germe et par grattage. On filtre le solide couleur tan pâle et on le recristallise deux fois dans un mélange de benzène et d'éthanol(point de fusion 178,1-181,4 C). La substance de couleur blanc légèrement teintée est mise en solution dans le benzène, traitée à chaud par du charbon décolorant, puis filtrée à chaud. On évapore le filtrat et on remplace le solvant par de l'éthanol jusquàce que la cristallisation se fasse spontanément. On filtre le solide blanc et on le sèche sous vide à 450C pendant une nuit. On obtient 16,1 g de produit ayant un point de fusion de 181,4-182,4 C. L'analyse du produit au spectromètre de masse indique qu il est bien le composé désiré qui a une masse moléculaire de 626. EXEMPLE 1 On utilise le composé I indiqué au tableau 1 comme photoconducteur dans les trois compositions suivantes Composition de couchage I photoconductrice homogène ne contenant pas d'agrégat. Liant polyester Ç"Vitel PE 101" vendu par Goodyear Tire and Rubber Co.) ..................................... 1,0 g Composé I du tableau 1 ................................... 0,25 g Perchlorate de 2,6-bis(4-éthylphényl)-4-(4-n-amyloxy phényl)-thiapyrylium ..................................... 0,01 g Dichlorométhane ........................................ 9,6 g Composition de couchage II photoconductrice homogène ne contenant pas d'agrégat. Liant polyester ("Vitel PE 101").......................... 1,0 g Composé I du tableau 1 ................................... 0,25 g Perchlorate de 4-(n-butylamino)-2-(4-méthoxyphényl)benzo (b)-pyrylium ............................................. 0,02 g Dichlorométhane ........................................ 9,6 g Composition de couchage I photoconductrice à agrégats. "Lexan 145"(polycarbonate de bisphénolA vendu par General Electric Co.) .................................... 1,0 g Composé I du tableau 1 ................................... 0,25 g Perchlorate de 4-p-diméthylaminophényl-2,6-diphénylthia pyrylium ........................................ 0,025 g (en agrégats avec le "Lexan 145" comme décrit à l'exemple 8 du brevet des Etats-Unis d'Amérique 3,615,396). Dichlorométhane . 9,6 g On applique les compositions de couchage précédentes sur un support de polytéréphtalate d'éthylèneglycol qui porte une couche conductrice de nickel déposé à l'état de vapeur. On mesure la sensibilité électrique relative de ces compositions comme il est indiqué au tableau 2. Les mesures de sensibilités relatives indiquées dans la description sont des mesures de sensibilité électrique relative H et D (Hurter et Driffield). Ces sensibilités électriques relatives correspondent à la sensibilité d'un produit photoconducteur donné par rapport à celle d'autres produits appartenant au me groupe d'essais. Les valeurs de sensibilité ne sont pas des valeurs absolues. Cependant, les valeurs de sensibilité relative sont voisines de la sensibilité absolue. On obtient la sensibilité électrique relative, à l'épaule ou au pied de la courbe sensitométrique, en attribuant arbitrairement une valeur Ro à la sensibilité absolue à l'épaule ou au pied courbe sensitométrique, d'un produit photoconducteur donné. La sensibilité relative Rn, à l'épaule ou au pied de la courbe sensitométrique, de tout autre produit photoconducteur n par rapport à cette valeur Ro, peut être calculée par l'équation suivante : R n = (An)( /Ao) où An est la sensibi- lité électrique absolue du produit n, Ro est la valeur de sensibilité arbitrairement attribuée au premier produit et Ao est la sensibilité électrique absolue du premier produit. On peut déterminer la sensibilité électrique absolue, à l'épaule ou au pied de la courbe sensitométrique, d'un produit, de la manière suivante : on charge électrostatiquement le produit à l'aide, par exemple, d'une source de décharge par effet Corona jusqu'à ce que le potentiel superficiel, mesuré à l'aide d'une sonde d'électromètre, atteigne une valeur appropriée Vo, par exemple environ 600 V.On expose alors le produit chargé à une source de lumière au tungstène (3000"K) derrière une échelle de gris à densité variable. L'exposition provoque la réduction du potentiel sdperficiel, sous chaque plaque de l'échelle de gris, du potentiel initial Vo à un potentiel inférieur V dont la valeur exacte dépend de la lumination en lux-seconde reçue par chaque plage. On porte les résultats de ces mesures sur un graphique donnant le potentiel superficiel en fonction du logarithme de la lumination pour chaque plage. On obtient ainsi une courbe caractéristique électrique. On peut exprimer la sensibilité électrique ou électrophotographique de la composition photoconductrice par l'inverse de la lumination nécessaire pour réduire le potentiel superficiel à une valeur déterminée. La sensibilité réelle positive ou négative à l'épaule de la courbe sensitométrique est donnée par l'expression numérique obtenue en divisant 104 par la lumination en lux-seconde nécessaire pour réduire le potentiel superficiel initial Vo à une valeur égale à Vo moins 100. Ceci donne la sensibilité à l'épaule de la courbe sensitométrique pour 100 Y. I1 est, parfois, souhaitable de déterminer la sensibilité à l'épaule de la courbe pour 50 V.Dans ce cas, la lumination utilisée est celle qui est nécessaire pour réduire le potentiel superficiel initial à Vo moins 50. La sensibilité réelle positive ou négative au pied de la courbe sensitométrique est donnée par l'expression numérique obtenue en divisant 104 par la lumination en lux-seconde nécessaire pour réduire le potentiel initial Vo jusqu'à une valeur absolue de 100 V. Si l'on souhaite déterminer la sensibilité au pied de la courbe à 50 V, on utilise la lumination nécessaire pour réduire Vo jusqu'à une valeur absolue de 50 V. Un appareil que l'on peut utiliser pour déterminer les sensibilités électrophotographiques des compositions photoconductrices est décrit au brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 449 658. TABLEAU 2 : Compositions Sensibilité électrique relative : photoconductrices : Charge positive : Charge négative Epaule pour 100 V/ : Epaule pour 100 V/ : : Pied à 100 V. : Pied à 100 V. Homogène I 15,5 / 1,0 * 10 / 0 Homogène II 1,9 / 0 2,7 / 0 : Agrégats I : 3448 / 345 : 1379 / 86 t valeur de la sensibilité 1,0 attribuée arbitrairement. EXEMPLE 2 On prépare deux compositions photoconductrices à agrégats du type décrit à l'exemple 1, en utilisant (20 7. en masse) dans l'une des compositions du 4,4-bis(d i-éthylamino) -2,2'-diméthyl-tr iphénylméthane comme photoconducteur témoin et, dans l'autre, le photoconducteur décrit à l'exemple 1. Chacun des produits contient 2 % en masse de perchlorate de 4-p-diméthylaminophényl-2,6- diphényl-thiapyrylium en agrégats avec le polycarbonate ',Lexan" comme à l'exemple 1. On détermine la sensibilité électrophotographique de chacun des produits par des procédés usuels utilisant des expositions continues de faibles densité. On a noté qu'entre 250C et 105 C, l'exposition positive des produits contenant le photoconducteur de l'exemple 1 provoque une augmentation graduelle de la sensibilité lorsque la température augmente. Le produit qui contient le photoconducteur témoin présente une augmentation de la sensibilité entre 250C et 850C puis une diminution brutale de la sensibilité pour des températures comprises entre 850C et 900C. Ainsi, on voit qu'une grande stabilité thermique et une importante sensibilité au rayonnement, particulièrement pour une charge positive; peuvent être obtenues par incorporation des photoconducteurs selon l'invention dans des compositions photoconductrices à agrégats. EXEMPLE 3 En étudiant la stabilité thermique des produits photoconducteurs organiques utilisés dans des compositions photoconductrices organiques selon l'invention, comme celles de l'exemple 2, on a remarqué que, d'une manière inattendue, l'amélioration de la stabilité thermique correspond à une température de transi tion vitreuse T relativement élevée que présentent les produits selon l'inven v tion. Pour montrer la différence importante entre les températures de transition vitreuse des produits photoconducteurs organiques selon l'invention et des produits photoconducteurs organiques connus antérieurement, mais ayant une structure moléculaire analogue, on réalise une série de mesures de la température de transition vitreuse et on indique les résultats obtenus au tableau 3 donné ci-après.Comme on peut le voir à ce tableau, les produits selon l'invention présentent une température de transition vitreuse nettement plus élevée que celle des photoconducteurs organiques connus antérieurement qui ont une structure moléculaire analogue. TABLEAU 3 Température de Composition photoconductrice transition vitreuse (Tv) Composé I 82 C Composé VII du brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 615 402 -18 C Composé N 1 du brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 542 547 7 C Composé II 70 - 72 C Composé V 60 C Composé VII 89 C Composé VIII 79 C TABLEAU 3 (suite) Température de Composition photoconductrice transition vitreuse (Tv) Composé IX du brevet des Etats-Unis -23 C d'Amérique 3 820 989 Composé IV 65 C Composé X 69 C EXEMPLE 4 On prépare deux compositions photoconductrices a agrégats du type décrit à l'exemple 1 en utilisat (20 % en masse)dans l'une des compositions, le 4,4'-tétraméthyldiaminophénylméthane comme photoconducteur témoin et, dans l'autre, le photoconducteur selon l'invention décrit à l'exemple 1. Les deux produits contiennent 2 X en masse de perchlorate de 4-p-diméthylaminophényl 2,6-diphénylthiapyryliuls en agrégats avec le polyearbonate "texan" comme à l'exemple l. On détermine, comme à l'exemple 2, les sensibilités électriques relatives de chacun des produits et on les indique dans le tableau 4. Comme on le voit dans ce tableau, le photoconducteur selon l'invention permet généralement d'obtenir une composition photoconductrice à agrégats qui présente des sensibilités plus élevées que celles que l'on pourrait obtenir si l'on remplaçait le photoconducteur selon l'invention par le photoconducteur témoin indiqué précédemment, dans la composition photoconductrice à agrégats. TABLEAU 4 Sensibilité électrique relative Compositions Charge positive : Charge négative : photoconductrices Epaule pour 100 v/ : Epaule pour 100 V/ Pied à 100 V Pied à 100 V. Composition à agrégats contenant un photo- 11,6/ 1,0 * 20 / 4,2 conducteur témoin : Composition à agrégats : contenant un photo-: 83,4/ 8,3 : 33,3 / 2,1 : conducteur selon l'invention X valeur de sensibilité 1,0 attribuée arbitrairement EXEMPLE 5 Comme on l'a noté à l'exemple 3, on peut obtenir une composition photo cônductrice organique présentant une stabilité thermique améliorée en utilisant un photoconducteur organique ayant une température de transition vitreuse relativement élevée.On a trouvé que les photoconducteurs organiques selon l'invention possédaient une température de transition vitreuse relativement élevée, particulièrement lorsqu'on les compare à des composés connus, ayant une structure chimique analogue, tel que la N,N,N',N'-substitué-1,3-phénalènediamine et le 4,4'-méthylène-bis-(N,N-diméthyl-aniline). Par exemple, les composés I et II du tableau 1, deux des composés polyarylalkane selon l'invention, ont une température de transition vitreuse de 82 C et 720C, respectivement. Au contraire un composé connu antérieurement, la N,N,N',N'-tétrabenzyl-1,3-phénylènediamine qui, on le pense, est incorporée dans certaines compositions électrophotographiques disponibles dans le commerce, possède une température de transition vitreuse d'environ 11OC seulement et la 4,4'-méthylène-bis(N,N-diméthylaniline) présente une température de transition vitreuse inférieure à 0 C environ. REVENDICAlltNS. 1 - Produit photoconducteur comprenant un support électriquement conducteur et au moins une couche photoconductrice formée d'une composition contenant un liant polymère électriquement isolant, un photoconducteur organique et, éventuellement, un sensibilisateur du photoconducteur, caractérisé en ce que la composition formant la couche photoconductrice contient un photo conducteur organique de formule où R1 et R2, qui peuvent être identiques ou différents, représentent, lorsque ils sont pris séparément, (1) un atome d'hydrogène ou (2) un radical alkyle de 1 à 18 atomes de carbone, non substitué ou substitué par un radical choisi dans le groupe formé par les radicaux alkoxy, aryloxy, amino, hydroxy, aryle, alkylamino, arylamino, nitro, cyano, acyle et un atome d'halogène, ou (3) un radical aryle non substitué ou substitué par un radical choisi dans le groupe formé par les radicaux alkyloxy, aryloxy, amino, hydroxy, alkylamino, arylamino, nitro, cyano, alkyle, acyle et un atome d'halogène ; ou bien lorsque ils sont pris ensemble, R1 et R2 représentent les atomes de carbone saturé nécessaires pour compléter un radical cycloalkyle comprenant 3 à 10 atomes de carbone, R , R4, R5, R6, qui peuvent être identiques ou différents, représentent chacun un radical aryle substitué ou non, défini pou R et R et R7 et R8, qui peuvent être identiques ou différents, représentent chacun un atome d'hydrogène ou d'halogène, un radical alkyloxy > aryloxy, amino, hydroxy, alkylamino, arylamino, nitro, cyano, alkyle ou acyle. 2 - Produit conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que dans la formule, R1 et R2, pris ensemble, représentent les atomes de carbone saturé nécessaires pour compléter un radical cycloalkyle à 6 chatnons, et R7 et R8 sont des atomes d'hydrogène. 3 - Produit conforme à la revendicaton 1, caractérisé en ce que dans la for mule, R , R4, R5, R6 représentent chacun un radical phényle non substitué ou un radical phényle substitué par un radical alkyle-et R7 et R8 sont des atomes d'hydrogène. 4 - Produit conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la composition formant la couche photoconductrice contient un sensibilisateur qui représente 5 . 10 5 à 10/100 de la masse de la composition photoconductrice et le composé photoconducteur organique représente 15/100 à 90/100 environ de la masse de la composition. 5 - Produit conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la couche photoconductrice contient un composé photoconducteur choisi dans le groupe formé par le l,l-bis(4-di-p-tolslaminophényl)cyclo- hexane, le 2,2-bis-(di-p-tolylaminophényl)propane, le 4,4'-bis-(di-p-tolyl amino)-l,1,l-triphényléthane et le 4,4'-bis(di-p-tolylamino)tétraphényl méthane. 6 - Produit conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la composition formant la couche photoconductrice est une compo sition homogène qui contient le photoconducteur organique en solution solide dans le liant polymère. 7 - Produit conforme à l'une quelconque des reverdications 1 à 6, caractérisé en ce que la composition formant la couche photoconductrice est une compo sition organique électriquement isolante, à agrégats, qui contient une phase continue formée par le liant électriquement isolant dans lequel (a) est dissous un ou plusieurs composés photoconducteurs et (b) est dispersé un complexe co-cristallin granulaire formé de (1) un sel de colorant choisi dans le groupe formé par les sels de pyrylium, de thiapyrylium et de séléna pyrylium et (2) un polymère formé de motifs alkylidène-diarylène. 8 - Produit conforme à la revendication 7, caractérisé en ce que le sel de colorant compris dans le complexe co-cristallin est un sel de thiapyrylium substitué en positions 2, 4 et 6, et en ce que, dans la formule du photo conducteur, R3, R4, R5, R6 représentent chacun un radical phényle non substitué ou un radical phényle substitué par un radical alkyle, et R7 et R8 sont desatomes d'hydrogène. 9 - Produit conforme à la revendication 7, caractérisé en ce que le complexe co-cristallin est formé (1) d'un sel de titiapytylium et (2) d'un polycar bonate formé de motifs alkylidène-diarylène. 10 - Produit conforme à la revendication 9, caractérisé en ce que dans la for mule du photoconducteur, R et R, pris ensemble, représentent les atomes de carbone saturé nécessaires pour compléter un radical cycloalkyle à 6 chaînons, et R7 et R8 sont des atomes d'hydrogène. 11 - Produit conforme à la revendication 9, caractérisé en ce que dans la for mule du photoconducteur, R3, R4, R5 et R6 représentent chacun un radical phényle non substitué ou un radical phényle substitué par un radical alkyle, et R7 et R8 sont des atomes d'hydrogène. 12 - Produit conforme à la revendication 9, caractérisé en ce qu'au moins un des photoconducteurs est le l,l-bis-(4-di-p-tolylaminopbényl)cyclohexane, le 2,2-bisCdi-para-tolylamino-phényl)propane, le 4,41-bisCdi-p-tolylamino)- l,l,l-triphényléthane ou le 4,4'-bis(di-p-tolylamino)tétraphénylméthane 13 - Procédé électrophotographique consistant 9 former une charge électrosta tique sur un produit photoconducteur formé d'un support électriquement conducteur et d'une couche d'une composition isolante photoconductrice organique, caractérisé en ce qu'on utilise un produit photoconducteur conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 12.