la la fabrication d' La présente invention a pour but/un aliment de complément pour le bétail qui se compose essentiellement d'urde, de mélasse ou autres constituants glucidiques, et de corps gras. 1l peut se présenter sous forme de farine, semoule, blocs, granulés, etc... On sait que l'urée est la principale source d'azote non protéique actuellement utilisée en alimentation animale, mais que son emploi direct et sa conservation se heurtent à une hygroscopicité notable et que, d'autre part, sa présentation industrielle, sous forme de granules compacts, rend difficile l'obtention de mélanges homogènes. On sait aussi que les mélasses de betterave ou de canne à sucre constitrent un facteur d'appétence et un apport énergétique étant donné leur haute teneur en glucides, mais qu'elles présentent également l'inconvénient d'une certaine hygroscopicité et surtout d'une forte viscosité qui en rendent malaisée l'utilisation directe. Les inconvénients de ces deux produits, urée et mélasses, apparaissent évidents dans la pratique de l'élevage, où l'on préfère les associer en solution, ce qui nécessite un dispositif spécial d'alimentation. Les corps gras, solides ou liquides, d'autre part, sont une source énergétique et vitaminique importante, mais- présentent également des difficultés d'incorporation dans des mélanges alimentaires. La présente invention a pour but d'associer ces trois groupes d'éléments nutritifs, difficiles à mettre en oeuvre isolément, pour en faire un produit unique présenté sous forme solide, de manipulation aisée et de bonne conservation. cristallisés A cet effet, on forme des complexes/"urée - corps gras" au sein même de solutions glucidiques dans les conditions ordinaires de température et de pression. On sait que les complexes "urée - acides gras" désignés dans la littérature chimique par les termes de composés d'insertion ou d'adducts, et qui ont fait l'objet de diverses publications (voir notamment R. Rigamonti, Olii Minerali, Grassi e Saponi, numéro de Septembre 1954 ; M. Loury, Revue Française des Corps Gras, numéro d'Avril 1957) ne peuvent pratiquement se former qu'en présence d'une certaine quantité d'eau optimale qui accélère cette formation, cette limite étant fixée empiriquement, dans chaque sas, par le fait d'obtenir, après la période d'induction, un produit complexé à l'état solide, au-delà un excès d'eau provoquerait sa liquéfaction et sa décomposition. Une étude s'appuyant sur le diagramme d'état du mélange de ces constituants permet d'en choisir les proportions les plus favorables au double point de vue des propriétés physiques et de l'intéret économique du produit. On a constaté qu'en utilisant; en proportion convenable, une solution glucidique comme source aqueuse, celle-ci demeure incluse dans le complexe formé et intimement associée en une masse solide qui contient ainsi les trois éléments nutritifs: urée, corps gras et glucides. Il s'agit bien d'une association moléculaire -vraisemblablement par interaction H - et non d'une adsorption comme il s'en produirait avec une terre poreuse, car si l'on ajoute la solution glucidique au complexe urée-corps gras préalablement formé, les produits obtenus ont une structure et un aspect différents. Outre les mélasses de betterave ou de canne à sucre, on peut incorporer par ce procédé tout liquide aqueux glucidique tel que mélasses de mais, de bois, d'agrumes, de graines, vinasses, hydrolysats, lactosérum acide ou non, et sirops glucidiques de diverses origines. Les corps gras susceptibles d'entre utilisés pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention, doivent présenter une forte acidité libre, par exemple de 40 à 100 %, comptée en acidité oléique. Parmi ces corps gras, on peut citer tout d'abord les huiles dites "acides" provenant de la décomposition des pattes de neutralisation par les acides, ces dernières étant les sous-produits du raffinage des huiles et graisses d'origine animale ou végétale comme les suifs, saindoux, huiles de soja, d'arachide, de tournesol, de colza, de coton, de palme, de coprah, de palmiste. On peut aussi utiliser le distillat provenant de la distillation neutralisante des huiles et des graisses. On peut également citer les acides gras constituants de ces huiles et graisses qui peuvent, a fortiori, être utilisés, et parmi eux: les acides butyrique, isoblltyrique, caproSque, caprylique, pélargonique, caprique, stéarique, palmitique, laurique, oléique, linoléique, érucique et plus généralement tout acide gras naturel ou synthétique, saturé ou insaturé, comportant de 4 à 22 atomes de carbone, ainsi que leurs dérivés fonctionnels tels que:esters, alcools, amides, etc.. Un avantage de l'invention réside dans le fait que les produits préparés présentsnt une bonne stabilité et qu'ils ne sont ni gras au toucher ni hygroscopiques. n en résulte des facilités de transport qui peut se faire en vrac, de stockage qui peut se faire en silo, de conditionnement qui ne nécessite pas d'emballage étanche, et en général pour toute manipulation effectuée pour leut utilisation. Outre l'intérêt d'une présentation commode, le procédé, qui fait intervenir l'association d'une phase aqueuse et d'une phase grasse, permet 1 'in coiporation dans chacune d'elles et suivant leur solubilité, de divers additifs tels que arômes, vitamines, facteurs de croissance, agents de conservation, sels minéraux ou organiques, oligoéléments, etc... avec la certitude d'une répartition homogène dans le produit fini. Les exemples suivants ne sont donnés qu'à titre indicatif et non limitatif de l'invention et les compositions sont calculées abstraction faite de l'eau additionnelle. Exemple 1- Dans une cuve munie d'un système d'agitation, on introduit 14 kg d'urée granulée, 5 kg de mélasse préalablement diluée de 2 litres d'eau et dans laquelle on a éventuellement dispersé 50 g d'une émulsion aromatisante, telle que celle connue dans le commerce sous la marque "Gusta-Min". Après passage du mélange dans un broyeur à meules ou un moulin colloidal, on ajoute 6 kg d'huile acide de soja (à 60-65 % d'acidité oléique libre) dans laquelle on a éventuellement dissous 0,.01 7, d'un antioxydant tel que celui connu dans le commerce sous la marque "Santoquin". On agite le mélange de manière à former une pâte homogène qu'on abandonne jusqu'à prise en masse. Le produit obtenu contient environ 24 % de matières grasses dont 8 % d'huile de soja neutre, 56 % d'urée libre et complexée et 20 % de mélasse. Exemple 2 Même exemple que le précédent dans lequel on remplace l'huile acide de soja par de l'huile acide d'arachide. Exemple 3 Même exemple que l'exemple 1 dans lequel on utilise 6 kg de mélasse diluée de 2 litres d'eau, 11 kg d'urée et 3 kg d'acides gras de suif. Le produit obtenu contient environ 55 % d'urée libre et complexée et 30 jl, de mélasse. Si l'on avait ajouté la mélasse au complexe "urée-acides gras de suif" pr8alablement formé en présence de la meme quantité d'eau, le mélange obtenu aurait formé une pâte qui ne durcit pas. Exemple 4 Même exemple que le précédent dans lequel on remplace les acides gras de suif par des acides gras d'huile d'arachide. Exemple 5 Même exemple que exemple 1 dans lequel on utilise 5 kg de mélasse diluée de 1 litre d'eau, 13 kg d'urée et 2 kg d'huile acide de coprah. Le produit obtenu contient outre de huile de coprah neutre, environ 65 % d'urée libre et complexée et 25 % de mélasse. Exemple 6 Même exemple que le précédent dans lequel on remplace l'huile acide de coprah par de l'oléine de suif (acide oléique technique). Exemple 7 Même exemple que l'exemple 1 dans lequel on utilise 5 kg de mélasse diluée de 2 litres d'eau, 12 kg d'urée et 3 kg d'acides gras de suif. Le produit obtenu contient 60 % d'urée libre et complexée et 25 % de mélasse. Exemple 8 On introduit en continu dans un broyeur à meules ou dans un moulin colloidal, un mélange préparé extemporanément de 14 kg d'urée, 4 kg de mé-lasse préalablement diluée de 2 litres d'eau et 2 kg d'huile acide d'arachide (à 60-65 % d'acidité oléique libre). La patte homogène formée est abandonnée jusqu9 prise en masse. 10 % de matières grasses dont Le produit obtenu contient environs% d'huile d'arachide neutre, 70 % d'urée libre et complexée et 20 % de mélasse. Exemple 9 Même exemple que le précédent, dans lequel on remplace l'huile acide d'arachide par le corps gras résultant de la décomposition par l'acide sulfurique des pattes de neutralisation d'un saindoux traité par une lessive de soude. Exemple 10 Même exemple que l'exemple 8, dans lequel on utilise 2 kg de mélasse diluée de 0, 6 litre d'eau, 7 kg d'urée et 1 kg d'acides gras de suif. Le produit obtenu contient environ/f0 % durée libre et complexée et 20 % de mélasse. Exemple 11 - Même exemple que le précédent dans lequel on remplace les acides gras de suif par leur mélange en parties égales avec de l'huile acide de coprah-palmiste. Exemple 12 Même exemple que l'exemple 8, dans lequel on utilise 3 kg de mélasse diluée de 1 litre d'eau, 16 kg d'urée et 1 kg d'acides gras de suif. Le produit obtenu contient environ 80 % d'urée libre et complexée et 15 % de mélasse. Exemple 13 Même exemple que le précédent dans lequel on remplace les acides gras de suif par de la stéarine (acide stéarique technique), et l'eau de dilution de la mélasse par du lactosérum acide ou non. Exemple 14 Même exemple que exemple 8, dans lequel on utilise 10 kg d'urée, 6 litres de lactosérum acide ou non à 20 % de matière sèche, et 3 kg d'oléine de flif. Le produit final obtenu contient environ 55 -60 % d'urée libre-et - cotsiplexée. Exemple 15 Même exemple que le précédent dans lequel on remplace l'oléine par de l'huile acide de coprah-palmiste. Exemple 16 Même exemple que l'exemple 8, dans lequel on remplace l'huile acide d'arachide par de l'oléate de mono-glycdrol technique à 92 %. Le produit obtenu contient environ 70 % d'urée libre et complexée et 20 % de mélasse. Exemple 17 Même exemple que le précédent dans lequel on remplace ltoléate de mono-glycérol par de l'oléate d'éthyle ou du linoléate d'éthyle. Exemple 18 - broyée broyée Dans un malaxeur, on introduit 14 kg durée broyée, puis 4 kg de mélasse de mars ou sirop de glucose dilué de 1 litre d'eau. Au mélange on ajoute peu à peu Z kg d'oléine de suif (acide oléique technique) et l'on malaxe jusqu'à obtenir une pâte homogène qu'on abandonne jusqu% prise en masse. Le produit obtenu contient environ 70 % d'urée libre et complexée et 20 % de sirop de glucose, le reste étant constitué pa.r des matières grasses. Exemple 19 Même exemple que le précédent dans lequel on remplace l'oléine par de l'oîéate d'éthyle ou du linoléate d'éthyle. Exemple 20 Même exemple que l'exemple 18, dans lequel on remplace la mélasse de mais par du glycérol. Exemple 21 Même exemple que l'exemple 18 dans lequel on remplace la mélasse de mais par le butane-diol 1. 3. REVENDICATIONS 1) Procédé pour la fabrication d'un aliment de complément pour le bétail dont les composants essentiels sont constitués par de l'urée, des corps gras acides et/ou des acides gras et des glucides en milieu aqueux et/ou des liqueurs résiduaires d'industries agricoles contenant des glucides, caractérisé en ce qu'il consiste à mélanger, sous la pression et à la température ordinaires de lourée dans les limites comprises entre 45 et 80 %, des corps gras acides et/csi des acides gras dans les limites comprises entre 5 et 25 %, et des solu tions glucidiques apportant au mélange entre 5 et 35 % de matière sèche et entre 5 et 25 % d'eau, de façon à former in situ un complexe urée-acide gras dans lequel la solution glucidique reste incluse, pour aboutir à un produit solide, pulvérulent, susceptible d'être présenté sous divers aspects. 2) Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les corps gras acides et/ou acides gras présentent une acidité oléique de 40 à 100 %. 3) Procédé suivant la revendication 1, dans lequel la solution glucidique condste-en des mélasses, telles que la mélasse de betterave, de canne à sucre ou de mais, ou en des vinasses. 4) Procédé suivant la revendication 1, dans lequel la solution glucidique consiste en un sirop de glucose. 5) Procédé suivant la revendication 1, dans lequel la solution glucidique consiste en un lactosérum, acide ou non. 6) Procédé suivant la revendication 1, dans lequel la solution glucidique consiste en une solution aqueuse de butane-diol 1, 3. 7) Procédé suivant la revendication 1, dans lequel la solution glucidique contient un mélange des glucides suivant l'une quelconque des-revendications 3 à à6. 8) Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel le corps gras utilisé est une huile ou graisse acide provenant du raffinage des corps gras alimentaires d'origine animale ou végétale comme les suifs, les saindoux, les huiles de soja, d'arachide, de coton, de tournesol, de coprah, de palmiste. 9) Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel le corps gras utilisé est un mélange d'acides gras, constituants des huiles et graisses d'origine animale ou végétale. 10) Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes dans lequel le corps gras utilisé est un acide gras tel que : les acides butyrique, isobutyrique, caproSque, caprylique, pélargonique, caprique, laurique, palmitique, oléique, linoléique, stéarique, érucique, le tall-oil, et plus gêné - ralement tout acide gras naturel ou synthétique, saturé ou insaturé, comportant de 4 à 22 atomes de carbone, ainsi que leurs dérivés fonctionnels tels que esters, alcools, amides. 1 I) Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel sont incorporés divers additifs minéraux ou organiques par dissolution dans les phases glucidique et/ou lipidique de l'aliment. 12) A titre de produits industriels nouveaux, les aliments de complément pour le bétail, obtenus au moyen du procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes et se présentant sous forme solide, telle que farine, semoule, blocs, pellets et granulés.