L'invention, due à la collaboration de Messieurs JUHEL Louis CARTON Daniel, concerne les dispositifs de transfert d'alimentation et d'évacuation automatiques pour les tours, en particulier pour les tours automatiques à décolleter à broches horizontales et à prise des pièces en mandrin. Pour l'alimentation et l'évacuation des pièces d'un tour à simple ou double broche on opère le plus souvent à la main, ou avec les deux mains pour un tour à double broche, ce qui constitue un travail extrêmement fastidieux pour les tours à cadence élevée, On a construit également des dispositifs d'alimentation et d'évacuation automatiques comportant un bras mobile articulé dont les déplacements angulaires successifs l'amènent à prendre une pièce sur la broche, à la transporter jusqu'à un poste d'évacuation, à se déplacer ensuite jusqu'à un poste d'alimentation ou il prend une nouvelle pièce, puis à revenir à l'emplacement de la broche pour mettre en place la nouvelle pièce, et enfin évacuer l'emplacement de la broche vers une position d'attente, tous ces déplacements étant commandés par un vérin d'asservissement, ce qui conduit à un temps de transfert relativement long entre deux cycles d'usinage successifs, avec en outre nécessité d'arrêter la broche du tour pendant ce temps de transfert. On a pu réduire légèrement ce temps de transfert en utilisant deux bras solidaires l'un de l'autre et calés angulairement l'un avec l'autre, le premier saisissant la pièce terminée, après quoi une rotation de l'angle compris entre les deux bras amène le deuxième bras portant déjà la nouvelle pièce à se positionner en face de la broche, le reste des mouvements pouvant en partie au moins être pris sur le temps des cycles d'usinage. Ces dispositifs sont néanmoins également lents et encombrants, surtout pour les tours à plusieurs broches, au point de rendre en particulier très difficile le retour éventuel à une alimentation manuelle. Le but de l'invention est de réaliser un nouveau dispositif d'alimentation et d'évacuation de tour à simple ou double broche à axe horizontal qui. soit peu encombrant, qui réduise à 1 'extrême limite le temps mort entre deux cycles d'usinage, qui permette de ne pas arrêter la broche du tour entre ces cycles d'usinage qui permette le retour éventuel facile à une alimentation manuelle et qui enfin soit d'une relative simplicité et d'une grande sécurité. L'invention consiste. L disposer auPdessus de la ou de chaque tirsche du tour une broche de manoeuvre composée de deux parties. coaxiales dont une broche d'évacuation solidaire d'un bras d'évacuation et une broche d'alimentation, inté rieure à la précédente est solidaire d'un bras d'alimentation, avec un mécanisme à trois cames,. qui peut être commun à plusieurs broches de manoeuvre, ces trois cames commandant respectivement par des transmissions appropriées la rotation du bras d'évacuation entre une position d'attente, la position devant la broche du tour et une position d'évacuation, la rotation du bras d'alimentation entre cette même position d'attente, la même position devant la broche du tour et une position d'alimentation différente de la position d'évacuation, et la translation de la broche d'alimentation seulement pour provoquer, dans la position en face du tour l'approche après évacuation du bras d'évaquation puis l'introduction de la pièce sur le mandrin du tour et le retour de ce bras précédant sa-propre évacuation, et dans la position d'alimentation l'approche du poste d'alimentation pour la prise d'une pièce grâce à un mécanisme de renvoi approprié, avec action simultanée, par un doigt latéral que comporte ce mécanisme, sur la pièce du bras d'évacuation au poste d'évacuation pour chasser celle-ci axialement. L'appareil se complète par des dispositifs de synchronisation, de contrle du fonctionnement, et de sécurité du personnel. La caractéristique essentielle de l'invention demeure cependant l'indépendance des deux bras et de leurs mouvements de rotation pour l'un, de rotation et de translation pour l'autre qui permet de commencer l'approche d'alimentation en même temps qu'on commence le mouvement d'évacuation. D'autres particularités de l'invention apparaitront dans la description qui va suivre d'un mode de réalisation pris comme example et représenté sur le dessin annexé, sur lequel la fig, 1 représente en élévation l'ensemble du tour à double broche et de san dispositif d'alimentation placé audessus; la fig. 2 est une vue de dessus de. l'ensemble précédent; la fig, 3 repré#ante à plus grande échelle le mécanisme d'alimentation proprement dit en coupe partielle selon îXI- III de la fig. 1; la fig, 4 est une vue de face de ce mécanisme en coupe selon TV-IY de la fig. 3i la fig, 5 est une yue extérieure du fragment supérieur gauche de la fig. 4;; la fig, 6 est une coupe partielle selon VI-VI de la fig, 5; la fig. 7 représente le diagramme général en fonction du temps des divers mouvements. Le tour prises comme exemple, et représenté sur les fig. l et 2, comporte deux broches horizontales 1 tourillonnant dans des poupées 2, chaque broche pouvant recevoir une pince de serrage des pièces par l'extérieur ou un dispositif de bridage quelconque tel qu'un mandrin expansible prenant les pièces par l'intérieur lorsque ces pièces comportent un alésage et doivent subir un usinage extérieur, C'est ce dernier cas qui sera pris comme exemple dans la suite. Chaque broche l comporte à l'arrière un vérin 3 faisant partie du tour et servant à l'actionnement du dispositif de bridage. On voit également sur la fig. 2 les poignées 4 de commande manuelle du cycle d'usinage et constituant la sécurité habituelle de l'opérateur. Le dispositif de transfert selon l'invention est constitué par une boîte 5 fixée sur le dessus des poupées 2 et des supports des vérins 3 et contenant tout le mécanisme. Dans cette boîte sont disposées deux broches de manoeuvre 6 parallèles aux broches l du tour et disposées chacune audessus de l'une de ces broches, ces broches de manoeuvre étant composées chacune de deux parties coaxiales dont une partie extérieure 7, ou broche d'évacuation, et une partie intérieure 8 ou broche d'alimentation. La broche d'évacuation 7 -est montée sur roulements dans deux paliers dont un palier 9 extérieur à la boite 5 et un palier intérieur 10 pour la broche de gauche ou 10d pour la broche de droite. En outre, cette broche d'évacuation 7 est solidaire d'un bras d'évacuation il dont on verra le rôle par la suite, La broche d'alimentation 8 est également solidaire d'un bras d'alimentation 12, et elle est susceptible aussi bien de tourner que de coulisser axialement dans la broche 7, Du côté arrière, cette broche d'alimentation 8 traverse également un ensemble 13 comportant une partie arrière 14 qui tourillonne dans un palier 15 et une partie avant 16 qui tourillonne dans le même palier 10 ou lOd précédent, La broche 8 est susceptible de coulisser dans 1 'ense;;ble 13 mais en est solidaire en rotation. On pourrait pour cela envisager un simple clavetage coulissant mais pour des raisons de précision angulaire l'ensemble 13 comprend de prXlRérence un-cadre 17 solidarisant les parties 14 et 16 et comportant- un -c#té extrême 18 percé d'une lumière oblongue 19 dans laquelle peut coulisser un doigt 20 claveté sur la broche 8 de inanière à assurer la solidarisation en rotation tout en permettant le coulissement. Les trois mouvements de rotation des deux broches d'évacuation 7, de rotation des deux broches d'alimentation 8 et de translation de ces deux mêmes broches sont obtenus simultanément par un mécanisme unique place entre les deux broches de manoeuvre .6 et comportant trois cames, c'est-à- dire respectivement une came d'évacuation 21, une came d'alimentation 22 et une came de translation 23, toutes solidaires d'un même arbre vertical 24 comportant à la base une roue à chatne 25 pour son entratnement par une chaîne 26 à partir d'un pignon; à cbaitne 27 disposé à l'arrière et entraîné par un motoréducteur 28 visible sur les fig. l et 2. Comme on le voit sur la fig. 3, la came 23 agit sur un galet 29 dont l'axe 30 est porté par le prolongement 31 d'un levier 32 tourillonnant autour d'un axe vertical 33. Un autre levier 34 symétrique du levier 32 tourillonne autour d'un autre axe 35 vertical et son prolongement 36 s'engage sur le même axe 30 du galet 29 avec possibilité de léger coulissement longitudinal. Les extrémités des leviers 32 et 34 comportent une fourche à bouts cylindriques 37 s'engageant dans la gorge 38 d'une douille 39 tourillonnant autour de l'extrémité arrière de chacune des broches d'alimentation 8, avec interposition d'une butée à aiguilles 40. Un moyen de rappel approprié rappelle élastiquement la broche 8 en direction de la flèche 41.Dans l'exemple représenté, la broche 8 est creuse et le doyen de rappel est constitué par un ressort de. tension 42 disposé dans l'axe de cette broche et accroché à 1-' extrémité avant. de -celle-ci et à #l.'extrémité arrière de la boîte 5 & l'aide d'un dispositif de tension réglable 43 également sur butée å aiguilles, Ainsi, la rotation de la came de commande axiale 23 produit simultanément la translation des deux broches 8, La came d'alimentation 22 agit sur un autre galet 44 porté par une branche 45 d'un levier coudé tourillonnant autour de l'axe 33 précédant, et dont l'autre branche 46 porte à son extrémité un doigt 47 dont les flancs sont bombés en forme de cylindre à axe vertical et viennent se loger dans une fourche 48 solidaire de l'extrémité d'une crémaillère 49, cette dernière étant disposée transversalement à la broche 8 correspondante et coulissant dans le palier 10 de manière à engrener auvdessus d'une denture d'engrenage 50 taillée dans l'extrémité avant de la pièce 16 de l'ensemble 13 de gauche. En même temps, la fourche 48 entraîne un doigt 51 solidaire d'un autre crémaillère 52 parallèle à la précédente et coulissant dans le palier 10d de manière à engrener au-dessous de la denture 50 correspondante de droite.Cette inversion des positions des crémaillères assure un mouvement de rotation simultané et symétrique pour les deux bras de chargement 12, Le rappel élastique est assuré par deux ressorts de traction 53 accrochés à la droite de la boite 5 par des dispositifs de tension appropriés, et accrochés par leurs extrémités gauches par l'intermédiaire d'un palonnier 54 à une chaîne 55 renvoyée sur un pignon à chaîne 56 et venant s'accrocher à l'extrémité gauche de la crémaillère 49.Une disposition tout à fait semblable assure la commande par la came d'évacuation 21 des broches d'évacuation 7 au moyen d'un galet 56, d'un levier coudé à deux branches 57 et 58 tourillonnant autour de l'axe 35, l'extrémité de la branche 58 actionnant un ensemble de crémaillères analogue, non référencé, qui agit sur la denture d'engrenage 59 taillée dans l'extrémité arrière de la broche d'évacuation 7 avec un dispositif de rappel élastique analogue. I1 est à remarquer que les trois cames 21, 22 et 23 agissent positivement dans le sens qui écarte angulairement ou axialement lez bras correspondants de la broche correspondante du tour, ce qui revient à dire que les mouvements d'approche angulaire d'un des bras et d'approches angulaire et axiale de l'autre bras se font d'une manière non positive sous l'effet des rappels élastiques correspondants dans un but de sécurité, En outre, cela permet de régler avec précision le positionnement final angulaire de chacun des bras par des butées réglables constituées par des vis de réglage verticales sur lesquelles viennent buter respectivement un bras 60 solidaire de chaque broche d'évacuation 7 pour les bras d'évacuation 11, et une pièce de butée 61 solidaire du cadre 17 de chacune des broches d'alimentation pour les bras d'alimentation 12* Ceci n'est en fait possible que par le fait qu'il existe un léger jeu entre le doigt 51 et la fourche 48 décrite précédemment, jeu qui est rattrapé en cours de déplacement par un poussoir à ressort 48a visible sur la fig. 4, la puissance du ressort correspondant à ce poussoir étant plus faible naturellement que la tension des ressorts 53.De la même façon un jeu est prévu entre les doigts des fourches 37 et les gorges 38 correspondantes pour permettre aux deux mouvements axiaux d'arriver en butée en fin de course indépendamment l'un de l'autre. Chacun des bras 11 et 12 comporte à son extrémité un organe de saisie des pièces, respectivement 62 et 63, ce dernier seul étant susceptible par coulissement axial de venir s'embotter sur ou dans les pièces selon leur forme. Dans l'exemple choisi il s'agit de simples douilles avec épaulement se centrant sur la périphérie cylindrique des pièces, ces dernières étant désignées par la référence 64. Chaque broche 1 du tour est équipée comme on l'a vu d'un mandrin expansible actionné par son dispositif de commande 3 pour centrer et entraîner les pièces. I1 comprend en outre d'une manière connue un éjecteur à rappel élastique agissant axialement On a représenté sur la fig. 6 en trait interrompu et désigné par a la pièce 64 en position d'usinage sur la broche, on a désigné de même par b la meme pièce en position dans la douille d'évacuation 62 située à l'extrémité du bras 11, Cette position b est telle qu'elle permet à la douille de passer devant la pièce en a sans la toucher lors de la rotation de la broche 7, Le desserrage du mandrin du tour par sa co;i#iande 3 suffit par conséquent pour que l'éjecteur élastique de la broche chasse la pièce de a ens b. Ensuite, la pièce peut autre évacuée#par rotation de la broche 7, la pièce étant alors #aintenue prisonnière dans la douille 62 par une piste plane 65 visible sur les fig. 5 et 6. L'autre douille 63, portée par le bras 12, comporte un dispositif de serrage périphérique élastique non représenté pour assurer le wa,Xntain å la pièce 64 en position c, et en outre il est ayanta9eux selon l'invention de fixer la douille 63 sur une b-roche 66 montre en rotation sur l'extrémité du bras 12 avec de préférence une turbine 67 actionnée à l'air comprimé et entraSnant la broche 66 à une vitesse réglée par le choix des ajutages pour correspondre sensiblement à celle du tour.L'air comprimé est amené par un tuyau 68 solidaire du bras 12 et raccordé luisiême dans le moyeu du bras 12, comme on le voit en particulier sur la fig. 3, avec un tube 69 s'étendant dans l'axe de la broche 8 à l'intérieur du ressort 42, ce tube 69 étant alimenté en air comprimé par son extrémité arrière et par l'intermédiaire d'un dispositif de raccordement étanche 70 venant coiffer le dispositif de réglage 43. Un distributeur pneumatique approprie, non représenté et commandé par une came supplémentaire non représentée, permet d'alimenter les deux dispositifs 70 en air comprimé au moment voulu du cycle. Lors de l'alimentation du tour, et après évacuation du bras 11 par simple rotation, la nouvelle pièce 64, qui se trouve en position c de manière à dégager le passage de ce bras 11 et de la douille 62, doit donc être amenée en position a sur le tour. Pour cela intervient la translation axiale qui produit successivement le mouvement d'approche passant de la position c à la position b, puis le mouvement de mise en place sur le mandrin passant de la position b à la position a, mouvement au cours duquel se trouve à nouveau comprimé le rappel élastique de l'éjecteur. On a vu d'autre part que la butée en fin de course se fait indépendamment pour les deux broches grâce aux jeux prévus. On voit sur- les fig. 4, 5 et 6 que le dispositif comporte en outre de chaque côté une goulotte d'alimentation 71 amenant les nouvelles pièces à usiner à un poste de chargement 72 et une goulotte d'évacuation 73 évacuant les pièces terminées L partir d'un#poste#d'évacuation 74.Les deux goulottes, qui ne sont pas rigoureusement l'une au-dessus de l'autre comme on le voit sur la fig, 6 sont constituées chacune par un rail inférieur, une-paroi d'appui arrière, 75 pour la goulotte 71 et 76 pour la goulotte 73, et une joue avant en tala, non référencée, qui est interrompue naturelle- ment aux postes 72 et 24, La prise d'une nouvelle pièce au poste 72 par la douille 63, représentée symboliquement en 63h sur la fig. 6 se fait encore par la translation axiale du bras d'alimentation 12. Toutefois cette douelle ne peut pénétrer à l'intérieur de la goulotte sans interférer avec le rail 71, C'est la raison pour laquelle on donne à la goulotte 71 une position reculée et on prévoit une tige d'extraction 77 coulissant parallèlement à la broche du'tour dans un palier 78 fixée à la partie supérieure de la boîte 5, cette tige étant actionnée par un poussoir 79 dont 1'extrémité dépassante 80 est actionnée par une vis réglable 81 fixée dans le bras 12 en position convenable pour venir en face du poussoir 79 lorsque l'axe de la broche 66 se trouve en face du poste d'alimentation 72. Un fragment de ce bras 12 est représenté symboliquement en 12h à la partie supérieure de la fig. 6. La commande, avec inversion du mouvement, de la tige d'extraction 77 par la tige poussoir 79 est obtenue en munissant chacune de ces tiges d'une denture de crémaillère qui engrène avec un pignon unique 82. Un ressort de rappel 83 ramène l'ensemble dans la position représentée sur la fig. 6. Ce ressort -83 peut être disposé à l'intérieur de l'extrémité creuse de la tige 79 pour s'appuyer d'une part sur la tétez de poussoir 80 et d'autre part sur une goupille fixe 84 traversant les parois de la tige 79 à travers deux lumières oblongues. On voit d'autre part qu'un cliquet 85 articulé en 86 retient les pièces 64 au poste d'alimentation 72, ce cliquet comportant un galet 87 destiné à être actionné par la douille 63 lors de son mouvement de translation. Par ailleurs, le poussoir 79 comporte également un doigt 88 qui vient pénétrer dans la douille 62 à travers une échancrure de celle-ci de manière à repousser. les pièces terminées de b' en a' en profitant du même ;;ouv.ement du bras,d'alimentation, On comprend dès lors que, lorsque le bras 11 est venu dans la position#représentée sur la fig. 5 en face du poste d'évacuation, et que le bras 12 a pivoté jusqu'à la position représentée également sur la fig.- 5 en face du poste d'ali wentatsion 72, le simple mouvement de translation de la broche 8 commande simultanément l'approche de la douille 63h vers le poste d'alimentation en même temps que la vis 81 se rapproche du.poussoir.8O. Lorsque cette deuxième rencontre se produit on obtient simultanément l'évacuation des pièces de ES' en a' au poste d'évacuation par le doigt 88 et le déplacement de la tige d'extraction 77 qui dans un premier temps pénètre dans la nouvelle pièce 64, en même temps que la douille 3 vient soulever le cliquet 85, puis dans un deuxième temps produit l'extraction de cette pièce hors de la goulotte 71 en même temps que la douille 63 vient à sa rencontre. ltuediatement après la broche 8 reprend sa translation dans le sens inverse ce qui ramène tout en position initiale, la nouvelle pièce étant maintenue serrée à l'intérieur de la douille 63 par les moyens élastiques cités précédemment. Il est toutefois nécessaire dans ce mouvement que les pièces 64 en attente dans la goulotte 71 ne viennent pas reposer normalement en contact avec la dernière pièce située au poste 72. Pour cela il est prévu un dispositif de bascule lestée 89 (voir fig. 5) tourillonnant autour d'un axe 90. Cette bascule forme crosse de retenue et comporte à son extrémité opposée une palette 91 sur laquelle agit le poids de la pièce en position au poste de chargement. Dès que la pièce est évacuée, la crosse 89 bascule dans le sens inverse des aiguilles d'une montre pour permettre à une nouvelle pièce, et une seule, d'arriver en position, car ce faisant la palette 91 revient à l'horizontale et les pièces suivantes sont à nouveau retenues par la crosse 89. En plus de leur position en face de la broche 1, ou en face du poste de chargement 72 ou d'évacuation 74, les deux bras peuvent également prendre une position d'attente 92 visible sur les fig. 4 et 5, position dans laquelle les deux bras se trouvent le plus près possible de la broche 1 mais sans pouvoir gêner le travail des outils. Par ailleurs pour pouvoir passer facilelsent de la marche automatique à la marche manuelle, les leviers de commande manuels 4 indiqués précédemment sont conservés et. actionnés par un vérin de mise en route non représenté qui les actionne dans le sens de la mise en route du cycle d'usinage, le retour en position d'arrêt se faisant d'une manière usuelle par le cycle m#me du toux. Le dispositif se complète par un tambour 93 à disques réglables de commande-.d'impulsions électriques, ce tambour étant solidaire de l'arbre vertical 24 portant les cames et actionnant des capteurs de commande et de contrôle. D'autre part divers autres capteurs de proximité répartis sur le dispositif permettent de contrôler le bon déroulement du cycle. La partie supérieure du diagramme de la fig. 7 montre le diagramme de fonctjonnement du tour proprement dit, lequel est identique à celui du tour habituel à commande manuelle à cette différence près que les broches sont en rotation ininterrompue comme exposé plus haut. La courbe 94 montre le déplacement des porte-outils, correspondant au cycle de travail, tandis que la courbe 95 montre le déplacement des leviers 4 et la courbe 96 l'actionnement du dispositif de débridage 3.. La courbe 95a montre le fonctionnement aller-retour du vérin de mise en route actionnant les leviers, dans le sens de la mise en route seulement, comme indiqué plus haut, Les courbes 97 et 98 représentent les rotations respectivement du bras d'évacuation et du bras d'alimentation entre les diverses positions définies précédemment.La courbe 99 représente le coulissement axial des bras d'alimentation. Ces trois courbes 97, 98 et 99 résultent du taillage des cames, respectivement, 21, 22 et 23. La courbe 100 représente l'alimentation en air des turbine d'entraînement des douilles des bras 12. Enfin les courbes 101 à 104 correspondent aux plus importantes des fonctions de commande et de contrôle du tambour 93 exposées plus haut. Sur le diagramme le cycle commence au temps to de début du cycle d'évacuation-alimentation, Entre les temps to et t on voit que le bras d'évacuation passe de la position d'attente 92 à la position 1 en face de la hroche, Au temps tl un contact C1 cow3,nde le déhridaSe (voir la courbe 101), et actionne leg dispositifs 3 dans le sens du débridage (com- mande positive) ce qui permet aux éjecteurs élastiques du tour de chasser les, pièces de la position a à la posltionub de la fig1 a, ce dernier mouvement se produisant rapidement du temps tl au temps t2 On voit sur la fig, 6 un capteur de proximité 195 placé sur le bras 11 et vérifiant que la pièce 64 est a fond de course en positiofl#b. Au temps t3 un contact C5 de contrôle d'éjection, repré#senté par la courbe 104, prend en série l'information due##1O5, auquel cas, qui est le cas noriaaî, le cycle continue.Si on n'a pas l'infor station due à 105, le contact C5 envoie une impulsion qui déclenche l'arrêt d'urgence du moteur 28 d'entraînement du dispositif d' alimentation, A partir de ce temps t3 le bras d'évacuation 11 passe de la position broche 1 à la position évacuation 74, laquelle position est atteinte au temps t6. En même temps, le bras d'alimentation 12 passe de la position d'attente, qu'il occupait toujours de t à t3, à la position broche qu'il atteint au temps t4. Simultanément, toujours au temps t3, le distributeur pneumatique indiqué précédemment a alimenté les turbine 67 de rotation des douilles 63 comme représenté par la courbe 100. De t4 à t5 le bras d'alimentation 12 reste dans la même position angulaire en face de la broche mais subit une translation en direction de cette broche comme représenté par la courbe 99, et ceci de manière à mettre en place #chaque nouvelle pièce sur son mandrin et & comprimer le dispositif élastique de l'éjecteur correspondant. On se souvient w ce sujet que la commande de coulissement est négative, c'est-a-dire qu'elle se produit sous l'action de rappel du ressort 42, Pour cette raison il est prévu un contrôle constitué par un capteur de proximité 106 (fig. 3) disposé sur le côté dans la boite 5 pour détecter la fin de course du doigt 20 correspondant et commander le bridage. Sur chaque dispositif de commande 3 qui produit le bridage par action mécanique un capteur non représenté vérifie que le bridage est correctement assuré. Au temps t7 qui suit le temps t5 avec une marge de sécurité juste suffisante, le contact C2 prend en série l'information précédente de contrôle de bridage représenté par la courbe 102. Si le fonctionnement est normal, C2 permet la continuité du cycle, sinon une impulsion commande comme précédemment l'arrêt d'urgence du moteur.Entre temps, au temps intermédiaire t les bras de déchargement 12 sont arrivés à la position de déchargement 74 où ils y restent jusqu'au temps t13, Entre le temps t7 et le temps t8 le coulissement des broches 8 se fait en sens inverse, comme on le voit sur la courbe 99, après quoi il s'arrête dans la période de t8 à tll pendant laquelle le bras d'alimentation débarrassé de sa pièce se déplace #usqu'à la position d'alimentation 72 cai#ii#e représenté par la courbe 98. Dès le temps tg un contact C3 commande le dispositif de mise en route par une impulsion, visible sur la courbe 103, qui actionne le vérin de mise en route (courbe 95a). Entre le temps t9 et le temps t10 le vérin fait sa course aller qui actionne les leviers 4 en position active (courbe 95). Le temps t10 qui correspond par conséquent au début du cycle de déplacement des portetoutils (courbe 94) correspond également au début de la course de retour à vide du vérin de mise en route, et on voit sur la courbe 98 qu'à ce temps t10 approximativement les bras 12 repassent à nouveau iiL la position d'attente qui correspond à un-dégagement suffisant. De t11 à t13 les deux bras restent angulairement immobiles respectivement dans leur position 74 et 72 mais la courbe 99 montre que la coulissement se produit à nouveau dans le sens rentrant de tll à t12 puis dans le sens sortant de t12 à t13 sans cette fois la nécessité de marquer un palier, Ces opérations produisent comme on l'a vu précédemment, simultanément l'évacuation de la pièce du bras de déchargement 11 vers la goulotte de déchargement 73 et l'alimentation du bras 12 par une nouvelle pièce. De t13 à t14 les deux bras se déplacent à nouveau en rotation jusqu'à atteindre tous les deux la positions d'attente. Toutes ces opérations de t10 à t14 se sont donc placées à l'intérieur du cycle d'usinage représenté par la courbe 95, et il reste encore une marge de sécurité en attendant la fin de ce cycle d'usinage en t15 correspondant à la fin du retour automatique des leviers 4 et à la fin du retour des portevoutils (courbe 94). De t15 à t'0 Cqui correspond au temps t0 du cycle suivant en marche automatique) on a une légère sécurité de temps nécessaire pour prendre en compte les informations relatives au cycle suivant, A défaut de ces informations C4 arrête le moteur. On voit que les temps morts de débridage, évacuation- alimentationf dégagement et contrôles peuvent être réduits au strictiminimum, et ceci grâce d'une part à la commande par cames, et d'autre part à l'indépendance des divers mouvements des, bras 11 -et 12 qui permet par exemple entre t3 et t4 de produire un croisement des mouvements, c'est-à-dire de les commencer simultanément au lieu d'attendre 1'achève ment l'un pour commencer l'autre1 L'automaticité et la réduction de ces temps morts, ainsi également que les gains de temps et de fatigue dus à l'absence de l'interruption du moteur d'entraînement du tour, sont particulièrement avantageux naturellement dans le cas d'usinages à cadence élevée, mais le dispositif est naturellement adaptable à tous les tours à un nombre quelconque de broches et à tous les cycles d'usinage, en modifiant au besoin les rapports du pignon 25, 27 et si nécessaire le taillage des cames 21 à 23. D'autre part, l'ensemble est relativement simple et extrêmement robuste donc d'une grande fiabilité, et sa disposition audessus du tour permet sans démontage de reprendre instantanément l'alimentation et la commande manuelle si on le désire. Pour la sécurité du personnel toute la partie avant du tour et du dispositif d'alimentation peut être enfermée dans un boîtier de protection 107 fermé par des portes de sécurité 108 à verrouillage mécanique automatique et à déverrouillage électrique, le déverrouillage ne pouvant être commandé qu'à une fin de cycle. Par ailleurs, l'ouverture des portes 108, en actionnant des capteurs appropriés supprime automatiquement la marche du dispositif d'évacuation-alimentation automatique et replace donc instantanément le tour en position pour être utilisé manuellement, c'est-à-dire avec mise en place et enlèvement des pièces à la main et actionnement à la main des leviers 4 qui subsistent. Dans ce cas naturellement le dispositif d'arrêt de rotation des broches du tour en fin de cycle est remis automatiquement en service, REVENDICATIONS 1 . Dispositif de transfert d'évacuation et l'alimenta- tion pour tour automatique comportant une ou plusieurs broches#-à bridage autegsatique et à éjecteur élastique, caractérisé par le fait qu'au-dessus.de chaque broche du tour et parallèlement à cellebsi est disposée une broche de manoeuvre comportant une broche d'évacuation rotative solidaire d'un bras d'évacuation et une broche d4alimentation coaxiale et intérieure à la précédente, portant un bras d'alimentation et susceptible de tourner indépendamment de la précédente et de se déplacer en translation dans la précédente, avec un mécanisme à cames actionnant les diverses broches de' manoeuvre avec des cames indépendantes pour les trois mouvements de rotation et de translation indiqués, les cames étant taillées de manière à placer les deux bras dans une position d'attente proche de la broche correspondante du tour, puis à faire tourner le bras d'évacuation pour l'amener en face de la broche du tour ou il reçoit une pièce terminée, à provoquer la rotation de ce même bras jusqu'à une position d'évacuation en face d'une goulotte d'évacuation en même temps à faire tourner le bras d'alimentation pour l'amener en face de la broche du tour, puis à produire la translation pour ramener une nouvelle pièce dans le mandrin de bridage, à produire la translation inverse pour écarter le bras d'alimentation et à produire la rotation qui l'amène en face d'un poste d'alimentation alimenté par une goulotte d'alimentation, enfin à produire une nouvelle translation axiale, du bras d'alimentation seulement, qui provoque la prise d'une nouvelle pièce et l'évacuation de la pièce contenue dans le bras d'évacuation à l'aide d'un doigt d'évacuation actionné par ce mouvement du bras d'alimentation, après quoi les deux bras reviennent en position d'attente. 2. Dispositif de transfert selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la douille de prise des pièces du bras d'aliruentation est montée tournante et entraînée en rotation, et que la rotation des broches du tour et ininterrompue. entre les cycles d'usinage successifs. 3, Dispositif destranafert selon l'une quelconque des revendications précédente5# caractérisé par le fait que les trois cames correspondant aux trois mouvements sont à commande positive dans le sens qui écarte les bras du mandrin de bridage correspondant, aussi bien en rotation qu'en translation, les mouvements de rapprochement étant par conséquent négatifs et actionnés par des dispositifs de rappel élastiques appropriés, 4, Dispositif de transfert selon la revendication 3, caractérisé par le fait qu'il comporte deux broches d'us#inage et deux broches de manoeuvre disposées symétriquement, et que les rotations inverses symétriques, aussi bien des broches d'évacuation que des broches d'alimentation, sont obtenues par des ensembles de deux crémaillères engrenant auvdessus de l'une et au-dessous de l'autre des broches correspondantes, les deux crémaillères de chaque ensemble étant déplacées solidairement l'une de l'autre, exception faite d'un léger jeu avec rattrapage élastique destiné à permettre l'indépendance des réglages de fin de course, une seule des crémaillères de chaque ensemble étant actionnée directement par la came correspondante. 5. Dispositif de transfert selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que l'arc de rotation qui va de la position d'attente à la position d'évacuation est plus court que celui qui va de cette position d'attente à la position d'alimentation, et que, durant la rotation sans translation du bras d'évacuation, les pièces sont maintenues prisonnières de la douille terminant ce bras par une rampe fixe, 6.Dispositif de transfert selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que chaque bras d'alimentation comporte une douille à serrage élastique pour la prise des pièces, et qu'au poste d'alimentation alimenté par la goulotte d'alimentation, les pièces sont retenues par un cliquet actionné dans le sens du dégagement par la rencontre de la douille du bras d'alimentation, ainsi qu'un extracteur axial sortant une pièce de la goulotte et la dépla#ant à la rencontre de la douille d'alimentation lors de la translation axiale du bras d'alimentation, cet extracteur étant commandé par un mécanisme d'inversion de sens å partir d'un poussoir rencontre dans son mouvement par ce même bras d'alwentationf lequel poussoir comporte le doigt d'évacuation pénétrant dans la douille du bras d'évacuation en positi'on,d'évacuation pour chasser la pièce contenue dans cette douille vers la goulotte d'évacuation. 7, Dispositif selon une quelconque des revendications précédentes, caractérisé parle fait que l'ensemble du mécanisme, excepté les brase est disposé dans une boîte fixée au-dessus des poupées du tour et comportant en son centre l'arbre à cames disposé avec son axe vertical et actionné par un moto-réducteur. 8, Dispositif de transfert selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que les commandes manuelles du cycle d'usinage du tour sont maintenues et actionnées par un vérin, l'ensemble étant enfermé dans un dispositif de protection à verrouillage mécanique et à déverrouillage électrique, agencé de manière que l'ouverture du dispositif de protection neutralise le dispositif de transfert automatique et replace de ce fait le tour en état de fonctionner avec alimentation et évacuation manuelle usuelle,