La présente invention concerne un nouvel aliment et en particulier un lait ayant une action anti-carie On sait que le fluor exerce une influence favorable dans l'inhibition de la formation de plaques dentaires et réduit l'incidence des caries. C'est pourquoi de nombreuses composi- tions pour dentifrices renferment, à côté des excipients habituels, des agents actifs à base de composés du fluor solubles dans l'eau comme, par exemple, le monofluorophosphate de sodium. Afin d'organiser rationnellement la prophylaxie de la carie dentaire, on préconise l'absorption soit d'-eaux minérales assez riches en fluor (par exemple quelques mg/litre) soit d'eaux naturelles artificiellement fluorées dont la teneur en fluor est en général établie à 1 mg/l, ce qui représente une concentration moyenne favorable. Il est d'autre part déconseillé a'absorbeur de trop grandes quantités de fluor afin d'éviter la fluorose qui provoque l'apparition de taches brunâ- tres sur l'émail des dents On a également préconisé l'absorption de comprimés, de gouttes et même de sel de table renfermant un dérivé fluoré mais ltemploi de ces ingrédients est peu pratique et leur dosage est souvent incertain. Des réserves très importantes doivent être faites à la fluoration systématique des eaux de boissons, notamment pour les raisons suivantes - obligation de fluorer des quantités très importantes d'eau par rapport aux quantités ingérées - grande variation d'un individu à l'autre dans les - quanti tés eonsommées - d'ou risques de sous-dosages ou sur-dosages - métabolisme du fluor variable d'un individu à l'autre - interférence du fluor contenu dans l'eau avec d'autres sources de fluor (air pollué, aliments, etc..) - possibilité d'effets nocifs tels qu'atteinte du système nerveux central, apparition de lésions cutanées... etc. - du point de vue éthique, abandon de la liberté des indivi dus quant au choix du mode de fluoration d'appoint. L'invention apporte une solution à ce problème difficile à résoudre, en particulier chez les enfants, de la recherche d'une alimentation à la fois suffisamment riche et convenablement dosée en ion fluor. I1 a en effet été trouvé que l'on pou vait obtenir, sans difficultés techniques, un aliment tel qu'un lait renfermant des proportions calculées de dérivés fluoré assimilable sans pour autant modifier ni la présentation ni le gout de l'aliments L'objet de l'invention consiste donc en.un produit industriel nouveau constitué par un lait buvable, sous forme concentré ou pulvérulente, renfermant une dose convenable de dérivé fluoré hydrosoluble, La matière première utilisée pour la confection du nouvel aliment peut etre soit un lait en poudre soit un lait concentré sucré ou non, tels que ceux trouvé couramment sur le marché, l'incorporation du dérivé fluoré dans le lait peut être effectué selon des méthodes connues en soi* Par exemple, lorsque l'on par de lait en poudre, il suffit de procéder à un malaxage à sec avec une quantité donnée d'un dérivé dluoré choisi sous forme pulvérulente0 Selon une variante, on peut dissoudre un sel fluoré hydrosoluble dans le lait liquide qui sert de matière première à la fabrication du lait en poudre, obtenu comme on le sait - soit par coulée du lait, issu d'orifices multiples, sur un cylindre chauffé où les pellicules solides sont grattées soit par pulvérisation du liquide dans un atomiseur parcouru par un courant d'air chaud* Quant, au contraire, on part de lait concentré, éventuellement sucré, il suffit de dissoudre la quantité calculée de sel fluoré hydrosoluble pour obtenir une solution homogène qui ne dénature pas l'aliment, l'addition du fluor étant effectuée soit avant soit après concentration du lait0 Comme composé fluoré, on peut mettre en oeuvre tout dérivé fluoré minéral et/ou organique non toxique présentant une solubilité dans l'eau au moins égale à 1 g/lo On peut citer par exemple, à titre non limitatif: des fluorures alcalins tels que ceux de Na, NH4, E; des fluorures de métaux divers tels que Fe, Cu, Ni, Ma, Al, etc; des complexes anorganiques comme des fluorosilicates ou fluoroborates ou encore des fluorophosphates comme le monofluorophosphate de sodium ou potassium, etc. La proportion de dérivé fluoré à incorporer au lait est fonction du type de matière laiteuse utilisée et de la concentration désirée dans un volume donné de produit final. Elle peut donc varier dans de larges limites entre lesquelles le fabricant séleetionnera les gammes des produits à commercialiserOEn prati que, des doses de l'ordre de 1 mg à 20 mg (en équivalent d'ion fluor) pour 100 g de matière première permettentd'obtenir un éventail convenable d'aliments fluorés* La quantité de lait fluoré à absorber sera, bien entendu, fonction des besoins de l'individu compte-tenu de la concentration en fluor de l'eau locale On se souviendra, à cet égard, que la quantité de fluor nécessaire à l'organisme des enfants de 1 à 15 ans varie en moyenne entre 0,20 - 0,80 mg par jour, cette dose pouvant atteindre 1 mg pour un jeune homme ou un adulte, A titre d'exemp7es, on a fabriqué des échantillons de laits fluorés en utilisant du monofluorophosphate de sodium que l'on a soit broyé puis malaxé avec du lait en poudre prêt à la consommation soit introduit, sous forme de solutions aqueuses à diverses concentrations, dans des laits concentrés sucrés et non sucrés du commerce, On a ainsi préparé plusieurs gammes de laits renfermant 5 à 15 mg d'équivalent fluor pour 100 g de lait. Les aliments obtenus n'étaient dénaturés ni dans leur présentation ni dans leur gout. REVENDICATION Lait buvable fluoré utilisé oomme aliment anti-oarie, notamment pour nourrissons et jeunes enfants, et obtenu à paritr d'un lait concentré ou pulvérulent auquel on a ajouté un composé non toxique du fluor, oe lait étant caractérisé en oe qu'il renferme des quantités déquivalent en ions fluor comprises entre 1 et 20 m6 pour 100 g de lait concentré ou pulvérulent.