2001896' L'invention concerne un procédé et un appareil pour le transport d'objets à un emplacement désiré. Bien qu'elle soit particulièrement utile au transport d'un malade à divers endroits de 1'hôpital, elle s'applique également au déplacement de bien d'au-5 très objets, par exemple de boîtes ou caisses, d'un endroit à un autre. Jusqu'à présent, le transport d'un malade non ambulatoire, à l'intérieur d'un local, présentait des difficultés considérables. Les méthodes connues de soulèvement, chargement et déchar-10 gement du malade demandent beaucoup de main d'oeuvre et peuvent aggraver les blessures existantes, car elles comportent habituellement certains risques. Par exemple, il faut plusieurs personnes pour retirer un malade de son lit, manuellement ; il faut le soulever a l'unisson, sensiblement avec la même force, de manière aussi 15 douce que possible. Dans le cas contraire, une ou plusieurs parties du corps du patient supportent des tensions excessives. Il en résulte souvent une aggrav-ration d'une blessure existante, ou des blessures supplémentaires. De même, quand on déplace le malade en soulevant le drap du lit, tout en le laissant dans ce drap, on retrouve 20 la même difficulté, puisqu'il faut encore plusieurs personnes pour cette opération. Elles ne soulèvent généralement pas avec la même force, ce qui peut provoquer des blessures. De plus, si un des participants lâche prise pendant le transport, il y a un risque considérable de blessure sérieuse, car le malade se contracte naturelle-25 ment en attente de l'impact, ce qui est bien entendu hautement indésirable. Un procédé un peu plus élaboré de transport de malade comprend le soulèvement sur une civière, qui est ensuite transportée à l'emplacement désiré. Il est clair que la plupart des difficultés pré-Jo cédentes subsistent, lorsqu'on emploie une civière, puisque le malade doit être déposé et repris sur le dispositif, et l'on court ainsi le risque de le soulever et/ou de le poser imparfaitement. Puisque toute méthode de déplacement manuel du malade comporte nécessairement un risque considérable, on a proposé l'applica-35 tion de moyens mécaniques. On a ainsi conçu différem.s treuils ou autres dispositifs de soulèvement, dans lesquels on fixe une pluralité de bandes sous le malade, le long de son corps, après quoi on le soulève mécaniquement. Toutefois, la présence d'une pluralité de bandes espacées crée une série de points de pression intense sur la 40 surface du corps du malade, tout à fait semblable à ce qui se produit 69 03560 2 2001896 lorsque des aides le soulèvent manuellement!. De plus, le malade doit être quelque peu déplacé pour permettre l'introduction des bandes sous son corps. Ainsi, les risques inhérents à cette méthode sont presque aussi grands que ceux d'un soulèvement etd'un transport ma-5 nuels. Lorsqu'on eut reconnu qu'il était nécessaire de soulever le malade avec une pression légère et uniforme pour minimiser le risque debLessure, on cessa d'utiliser des bandes. Elles furent remplacées par divers dispositifs de rouleaux et courroie sans fin. 10 Des exemples de ces dispositifs sont décrits dans les brevets américains 2 918 681 et 2 984 842. Dans ces systèmes, du type à civière, une pluralité de rouleaux, orientés longitudinalement, sont entourés par une courroie ou bande sans fin, de sorte qu'un opérateur puisse pousser le dispositif sous un patient, et y faire glisser ce 15 dernier , sans le saisir avec les mains. Bien que ces brancards constituent un perfectionnement des dispositifs précédents, ils présentent encore des inconvénients qui réduisent notablement leur capacité à résoudre le problème de la sécurité du transport de malades couchés. Le malade doit encore être soulevé légèrement pour l'intro-?0 duction du dispositif, c.omme on le voit sur les figures annexées au brevet 2 918 681. Cette action de soulèvement et de glissement provoque une certaine douleur ou une gêne. De plus, lorsque le malade est chargé, l'ensemble du dispositif doit être soulevé et porté à 1' endroit voulu, ou bien il faut immédiatement transférer le malade 25 sur un brancard à roues. Autrement dit, ces dispositifs sont simplement des mécanismes intermédiaires, incapables de déplacer un malade sans Insistance d'un autre appareil. Ce besoin d'un équipement additionnel provient de ce que seulement une courroie unique et un groupe de rouleaux sont prévus. Si l'opérateur continue à pousser le 30 dispositif, lorsque le patient est chargé, ce dernier retombe rapidement, bien qu'involontairement, sur le lit ou le plancher, puisque le mouvement de rotation de la courroie sans fin entraîne le malade, comme représenté sur les figures du brevet 2 918 681. Au mieux, ces dispositifs ont seulement résolu le problème en partie, c'est-à-di-35 re pas de manière entièrement satisfaisante. On voit donc que le problème du transport sûr et pratique d'un malage hospitalisé, à un endroit voulu, reste posé. Cela provient de ce que le malade subit une gêne et éventuellement une douleur non négligeable, lorsqu'on le soulève sur la civière. De plus, 69 Ô3560 3 2001896 une fois placé sur la civière, quel que soit le dispositif connu employé, le malade et la civière doivent être immédiatement soulevés sur une autre surface, par exemple un brancard roulant, en vue du transport à la destination finale. 5 La présente invention apporte un procédé et un appareil qui résolvent effectivement tous les aspects du problème du transport d'un malade. Essentiellement, l'invention utilise une paire de courroies sans fin, placées l'une au-dessus de l'autre, au lieu d'une 10 courroie unique et/ou d'un seul groupe de rouleaux. Ainsi, le dispositif n'a pas à être enfoncé comme un coin sous le patient, pour s.oulever celui-ci, comme dans le cas des dispositifs connus. Au contraire, le malade est soulevé doucement et uniformément, sur le dispositif de transfert, par l'interaction des courroies superposées. 15 La hauteur totale des courroies superposées est petite, seulement de l'ordre de 50 mm. Quand on déplace le dispositif de transfert, vers le malade couché, la courroie inférieure avance, en rotation, le long de la surface du lit, tandis que la courroie supérieure tourne dans une direction opposée. Ainsi, lorsque le dispositif 20 vient en contact d'un côté du corps du patient, le bord avant de la courroie supérieure soulève le malade doucement et uniformément. Le bord avant de la courroie supérieure est situé légèrement en avant du bord avant de la courroie inférieure. Comme le bord avant de la courroie supérieure est tourné vers le haut, l'action de soulève-25 ment résultante consiste en un mouvement de "contact coopérant*, qui ne coince ou ne pince le patient d'aucune manière. Cette action déplace uniformément le malade vers le haut et sur la surface supérieure du dispositif de transfert, alors que dans les dispositifs précédents, il y a d'abord l'enfoncement d'un coin, qui repousse 30 le malade. Quand le patient repose sur le dispositif de transfert, on empêche un nouveau mouvement de rotation de la courroie supérieure, pour que le patient reste immobile pendant le transfert, tandis que la courroie inférieure continue à tourner. A l'arrivée à l'an-35 droit voulu, le patient est déchargé par rotation du bord avant de la courroie supérieure, vers le bas. D'autre part, le principe de l'invention peut être effectivement utilisé avec des courroies actionnées automatiquement ou manuellement. Le dispositif peut être une unité indépendante, ou 40 une partie, actionnée automatiquement, solidaire d'un brancard roulant. 69 03560 4 2001896 On voit également que l'invention peut être appliquée à des objets plus lourds, tels que caisses ou paniers. Le principe est inchangé, les dimensions du dispositif peuvent être modifiées si nécessaire et la structure peut être renforcée pour supporter des ob-5 jets extrêmement lourds. Les différentes formes de mise en oeuvre du procédé et de l'appareil, suivant l'invention, pour le déplacement d'objets., sont décrites succintement ci-après. On suppose, à titre d'exemple, que le dispositif est uti-*o lisé pour le déplacement d'un malade, l'appareil étant amené en position parallèle au malade alité. Suivant une forme préférée de 1' invention, le dispositif de transfert fait partie d'un brancard roulant. La hauteur totale de l'unité peut être réglée et le dispositif de transfert peut être déplacé vers l'extérieur du brancard, 15 le long de guidages téléscopiques. Le dispositif est actionné par deux moteurs électriques, au moyen d'interrupteurs de commande appropriés. Le dispositif de transfert proprement dit comprend deux feuilles ou bandes superposées, en matière ayant un faible coefficient de frottement, par exemple aluminium ou plastique, dont le 20 bord avant est arrondi. Chaque feuille est entourée par une courroie autour sans fin, qui tourne ou glisse facilement/de la feuille. Les courroies sans fin sont en contact de friction réciproque. Chaque courroie forme une boucle autour d'un rouleau, les rouleaux étant superposés et adjacents l'un à l'autre, à l'extrémité arrière des feuil-25 les. Chaque courroie est en contact de friction avec un deuxième rouleau d'entraînement, ces rouleaux étant situés près des rouleaux entraînés respectifs. Chacun des rouleaux d'entraînement est mu par un moteur électrique séparé. Quand les rouleaux d'entraînement sont actionnés, le rouleau supérieur arrière entraîne le rouleau supérieur 30 avant, et le rouleau inférieur arrière entraîne le rouleau inférieur avant, du fait de leur contact de friction. En fonctionnement, la civière est actionnée par les moteurs électriques, par l'intermédiaire d'un pignon moteur, relié au rouleau d'entraînement inférieur par un arbre. Le pignon se dé-yf place le long d'une crémaillère, pour faire sortir le dispositif de transfert sur les guidages télescopiques. Quand le dispositif vient en contact avec le malade, le bord avant de la courroie supérieure, qui est situé légèrement en avant du bord avant de la courroie inférieure, soulève doucement le patient sur le dispositif, grâce à 40 sa rotation vers le haut. Lorsque le malade repose convenablement 69 03560 5 2001896 sur la civière, le moteur du groupe de rouleaux inférieur est inversé, tandis que l'alimentation du moteur du groupe supérieur est coupée. Ainsi, pendant que le dispositif de transfert est rétracté et revient sur la civière roulante, le long des rails de guidage, la 5 courroie inférieure tourne et la courroie supérieure reste fixe. Une action de freinage se produit sur la courroie supérieure, à cause du frottement de cette courroie et de la résistance offerte par la rotation du motoréducteur, en sens inverse, à travers le réducteur à engrenages planétaires. Si on le désire, un frein électrique, peut 10 également être utilisé pour maintenir la courroie supérieure fixe, pendant la rétraction du dispositif de transfert. De cette façon, le malade repose confortablement sur la courroie supérieure, sans rotation, pendant que la courroie inférieure se déplace le long de la surface du lit, vers le brancard roulant, sur lequel le malade est 15 ensuite amené à l'endroit voulu. Le processus est inversé, pour ramener le patient sur son lit. En variante, à l'entraînement par friction entre les rouleaux, les rouleaux inférieurs peuvent être accouplés et entraînés par des engrenages appropriés. Il en est de même pour le groupe des 20 rouleaux supérieurs. Une légère modification de cette forme de réalisation consiste à remplacer chacune des feuilles par une pluralité de rouleaux espacés, disposés longitudinalement, qui tournent dans un châssis approprié. Au lieu d'entraîner les courroies par contact de 25 friction avec un rouleau d'entraînement, un des rouleaux de chaque courroie peut être connecté, par un arbre, à un pignon moteur. Ce pignon est entraîné par un moteur électrique placé à l'intérieur du capot du brancard roulant. Le fonctionnement de cette variante est sensiblement le même que celui qui a été précédemment décrit. 30 Comme déjà indiqué, la hauteur totale des courroies su perposées est seulement de 50 mm environ, de sorte que le dispositif de transfert peut facilement rouler sous le patient et le soulever sur la civière. La longueur du dispositif est d'environ 180 cm ei}4a largeur de 60 cm. Bien entendu, ces dimensions peuvent être modifiées 35 sans sortir du cadre de l'invention'. Si on le désire, un cadre peut être placé, transversalement au dispositif, sensiblement au milieu de sa longueur. Dans une deuxième forme de réalisation de l'invention, le dispositif de transfert fait encore partie d'un brancard roulant. 69 03560 6 2001896 Toutefois, au lieu d'utiliser des moteurs électriques, on actionne le dispositif au moyen d'un vérin hydraulique qui agit en combinaison avec un système à chaîne et roue dentée, pour sortir et rentrer le dispositifs De plus, chacune des courroies sans fin superposées 5 entoure une pluralité de rouleaux longitudinaux. Dans cette adaptation de l'invention, quand les courroies sont en contact de frottement effectif, le mouvement de la courroie inférieure dans une direction communique un mouvement de rotation inverse à la courroie supérieure!. Le système supérieur rouleaux-courroie peut occuper soit une 10 position de transfert de "berceau soulevé", ou une position abaissée de "chargement-déchargement". Cela est obtenu par la liaison pivotante de chacun des rouleaux supérieurs extérieurs avec un rouleau supérieur intérieur adjacent, de sorte que les rouleaux supérieurs extérieurs puissent se déplacer suivant un arc vertical limité. Par 15 suite, lorsqu'on veut charger un malade, on fait pivoter les rouleaux supérieurs extérieurs vers le bas, par des moyens appropriés, tels qu'un vérin hydraulique à simple effet, qui repoussent les rouleaux vers le bas, contre l'action d'un ressort. La courroie supérieure est ainsi serrée et appliquée en contact de friction contre la cour-20 roie inférieure. On roule le dispositif vers et sous le patient, qui est doucement soulevé sur la courroie supérieure. Quand le malade repose sur le dispositif de transfert, on coupe l'alimentation du vérin et la force, appliquée vers le bas sur les rouleaux supérieurs extérieurs, cesse. Les rouleaux reprennent alors leur position norma-25 le, qui forme une section transversale de protection, en V, ou en U, ou en forme de berceau, lorsqu'on regarde par l'autre bout du dispositif. La courroie supérieure- étant détendue, le mouvement de rotation de la courroie d'entraînement inférieure ne communique aucun mouvement à la courroie supérieure, qui reste fixe pendant la rétrac-30 tion du dispositif de transfert. Cette forme de réalisation assure une bonne protection du malade pendant son transfert d'un endroit à un autre. Dans chacune des formes de réalisation ci-dessus, le dispositif de transfert est solidaire d'un brancard roulant. Dans les 35 appareils décrits ci-dessous, le dispositif de transfert est normalement placé sur un brancard roulant séparé, et roulé $4'endroit voulu, par exemple une salle de radiologie. De plus, les formes suivantes sont actionnées manuellement plutôt que mécaniquement ou é— 1ectriquement. 69 03560 7 2001896 Dans une première forme manuelle de l'invention, le dispositif de transfert comprend deux courroies sans fin, superposées, qui entourent chacune un groupe de rouleaux respectif. Chaque groupe de rouleaux comprend une pluralité de rouleaux longitudinaux es-5 pacés. Les courroies sont susceptibles de venir en contact de friction l'une avec l'autre». Quand elles sont en contact de friction, le mouvement de rotation de la courroie inférieure communique un mouvement de rot^ion, de sens inverse, à la courroie supérieure. Ainsi, quand cette dernière vient en contact avec le malade, elle 10 le soulève doucement et uniformément sur le dispositif de transfert. Le contact de friction entre les courroies supérieure et inférieure doit créer une force de soulèvement suffisante pour amener doucement un adulte de poids moyen sur la courroie supérieure. Dans la forme de réalisation ci-dessus, à la fois les 15 groupes de rouleaux supérieur et inférieur horizontaux sont montés dans un châssis principal commun. Chacun des rouleaux est monté tournant dans le cadre principal, au moyen de paliers appropriés. Le rouleau supérieur arrière est relié à une barre de pivert ement, qui est articulée sur le châssis principal de telle manière qu'elle 20 puisse pivoter autour de ce châssis. Dans cette forme particulière, les courroies superposées et leurs rouleaux associés ne sont normalement pas en contact d'entraînement par friction l'un avec l'autre. Toutefois, quand on désire charger ou décharger un malade, la barre de pivotement est tournée d'un certain angle, vers l'arrière*. Cette 25 action serre les courroies l'une contre l'autre, ce qui engendre un contact de friction suffisant pour permettre de soulever doucement le patient sur le dispositif. Lorsque le patient est déposé convenablement sur le dispositif, la barre de pivotement est ramenée à sa position normale, 30 c'est-à-dire courroies non en contact, et on peut rouler le dispositif à l'endroit voulu, sans risque de chute pour le patient. Dans une deuxième forme manuelle de l'invention, on emploie encore une paire de courroies sans fin superposées. Chacune de ces courroies entoure un groupe de rouleaux. Chacun des rouleaux 35 inférieurs peut tourner dans un châssis mobile et il est relié à un rouleau supérieur correspondant qui est monté dans un châssis fixe. Quand un opérateur déplace le dispositif de transfert vers un patient, la courroie inférieure.avance, en tournant, le long de la r inférieur surface du lit, et le châssis/pivote vers l'arriéré par rapport au 40 châssis supérieur. La courroie inférieure vient ainsi en contact 69 03S60 8 2001896 d'entraînement par friction, avec la courroie supér ieurel. Par suite-> lorsque le bord avant de la courroie supérieure vient en contai avec le patient, il soulève celui-ci sur la surface de cette c roie, de la façon déjà indiquée. 5 Pendant le transport du malade à un endroit désiré, courroie supérieure est bloquée contre tout nouveau mouvement par un frein approprié, qui empêche les rouleaux supérieurs de tournez. Après l'arrivée à destination, on relâche le frein et le patient est déchargé, de la façon normale. 1Q On voit donc que le principe de l'invention réside d-.iB l'utilisation d'une paire de courroies sans fin, superposées, la bord avant de la courroie supérieure tournant vers le haut lorpq"' il approche et vient en contact avec le patient, de façon à le soulever doucement et sans risque sur le dispositif de transfert, avee •15 efficacité et rapidité. Le dispositif ne s'enfonce absolument os? comme un coin sous le malade. Par suite, l'état du malade n'est aggravé par ce soulèvement, et son corps n'est pas pincé lorsque la courroie vient en contact avec lui, comme c'était le cas avee " • • •: dispositifs suivant l'art antérieur. 20 En outre, une fois que le malade est convenablement pla cé sur le dispositif suivant l'invention, il y reste en sécurité pendant le transport, du fait que la courroie supérieure reste fixe au cours de cette opération?. De plus, le fait que le dispositif de transfert puisse 25 être solidaire d'un brancard roulant augmente encore l'utilité et l'efficacité de l'invention, puisqu'il n'y a plus de risque qu5un aide exerce accidentellement une force excessive lorsqu'il roule le patient sur le dispositif de transfert. D'autre part, chacuas des formes de réalisation décrites ci-dessus peut être manoeuvres 30 par une infirmière, sans aide, et l'invention allège donc les difficultés de main-d'oeuvre que rencontrent la plupart des hôpitaux aujourd'hui. D'autres avantages de l'invention apparaîtront aux hommes de l'art, à la lecture de la description qui suit de quelques 35 réalisations non limitatives, représentées sur les dessins annexas. Fig. 1 est une vue en perspective du dispositif de transfert, en position d'extension, dans le cas où ce dispositif fait 69 03560 9 2001896 partie d'un brancard roulant. Fig. 2 est une coupe du système d'entraînement pour le dispositif de transfert de la figure 1, suivant la ligne 2-2, dans le sens des flèches. 5 Fig. 3 est une vue en perspective du dispositif de la fi gure 1, en position de retrait, les moteurs étant placés dans un boîtier séparé, solidaire du dispositif de transfert, au sommet du brancard roulant. Fig;. 4 est une coupe du dispositif d e la figure 3, suivant 10 la ligne 4-4, dans la direction des flèches. Fig. 5 est une vue en bout, partiellement coupée, d'une variante de la forme de réalisation des figures 1 à 4, qui représente un système hydraulique à double action pour une modification du dispositif de transfert. 15 Fig. 6 est une vue détaillée du dispositif de transfert de la figure 5, qui représente les vérins à simple effet pour le pivotement du système rouleau-courroie en berceau, et un ressort de rappel de ce système à sa position de transport. Fig. 7 est une vue en plan, partiellement coupée, d'une 20 forme manuelle du dispositif de transfert, qui comprend une barre de pivotement, la courroie supérieure, les rouleaux supérieurs, une plaque support, les rouleaux inférieurs, la courroie inférieure et un châssis commun. Fig;. 8 est une vue en bout du dispositif de transfert de 25 la figure 7t. Fig. 9 est une vue en bout, partiellement coupée, d'une deuxième forme manuelle du dispositif de transfert, dans la position de transport, qui représente un des mécanismes de freinage bloqué contre un rouleau supérieur et 30 Fig. 10 est une vue, partiellement coupée, du dispositif de la figure 9, en position de chargement-déchargement, la courroie inférieure étant pivotée vers l'arrière par rapport à la courroie supérieure, le mécanisme de freinage étant dégagé du rouleau supérieur. 35 Les figures 1 et 2 représentent une forme préférée de ré alisation de l'invention!. Une civière roulante 20 est combinée ou intégrée avec un dispositif de transfert, globalement désigné par 22. La civière 20 est de construction connue et sert de plateforme mobile pour l'invention. Le dispositif de transfert 22 comprend une 40 paire de courroies transporteuses rectangulaires, sans fin, 24 et 69 03560 10 2001896 26, disposées l'une au-dessus de l'autrë. Les courroies elles-mêmes peuvent être en caoutchouc, ou autre matière possédant des caractéristiques suffisantes d'adhérence, pour faire monter un malade adulte sur le dispositif de transfert, sans qu'il se produise de glisse-5 ment. Les dimensions totales des courroies peuvent être de 180 cm de long et 60 cm de large, environ, et elles peuvent être modifiées s'il y a lieu. La hauteur totale des courroies superposées ne doit pas dépasser 50 mm environ, en fonctionnement!.. Chaque courroie sans fin recouvre et entoure une pluralité de rouleaux métalliques 10 parallèles espacés, orientés longitudinalement, qui sont désignés par le repère 28. Ces rouleaux sont de construction connue et peuvent tourner dans un châssis métallique commun 30, en forme de U, au moyen de paliers appropriés. Si on le désire, les rouleaux peuvent être remplacés par 15 deux feuilles superposées, en métal ou en plastique, qui sont représentées sur les figures 3 et 4. Cette variante sera décrite plus loin en détail. Le dispositif de transfert 22 peut être sorti latéralement de la civière 20, puis rétracté. Il se déplace vers l'extérieur, 20 le long d*une paire de rails de guidage usuels, situés chacun à une extrémité du dispositif de transfert, et non représentés sur les dessins. La courroie sans fin inférieure 26 est susceptible de tourner, par accouplement du rouleau inférieur arrière à un pignon 34, au moyen d'un arbre 44. Le pignor>Ô4 se déplace lui-même le long d' 25 une crémaillère 32 montée à une extrémité de la civière 20. Une chaîne 36 est connectée au pignon 34, ainsi qu'à un moteur d'entraînement 52, placé à l'intérieur de la civière. La tension de la chaîne est assurée par des pignons tendeurs 38 et des supports associés 40. Le moteur 52 entraîne la courroie inférieure 26, par 1'intermède diaire d'un arbre sur lequel est monté un pignon 42. Ce dernier fait tourner la chaîne 36, et communique ainsi au pignon 34 un mouvement de va-et-vient le long de la crémaillère 32. La courroie supérieure 24 est entraînée par un système identique à celui qui entraîne la courroie inférieure 26, excepté 35 en ce que la crémaillère est supprimée et qu'un embrayage usuel, à glissement, non représenté, est inclus dans le système d'entraînement. Ainsi, un moteur 52, un pignon 42, une chaîne 36, des pignons d'espacement 38 et des supports 40, une roue dentée 34, sont montés de façon analogue, à l'extrémité opposée de la civière 20, et le 40 pignon 34 entraîne le rouleau supérieur arrière, afin de faire tour 69 03560 11 2001896 ner la courroie supérieure 24. Toutefois, cette courroie tourne en sens inverse de la courroie inférieure 26. Bien que l'entraînement de la courroie inférieure 26 soit décrit spécifiquement ci-dessous, il est entendu que cette description s'applique également à la cour-5 roie supérieure 24, sauf indication contraire. La figure 2 représente un détail de la partie supérieure du mécanisme d'entraînement). Comme déjà indiqué, on emploie deux systèmes d'entraînement indépendants. Chacune des courroies est entraînée par l'intermédiaire d'un système réducteur usuel, à engre-10 nages. On voit sur la figure 2 que la courroie inférieure 26 est entraînée par le système à chaîne et pignon-crémaillère». L'arbre 44 traverse une lumière longitudinale 46, ce qui permet à la courroie inférieure 26 de se déplacer entre ses positions d'extension ou de retrait, sur les rails de guidage. 15 Bien que décrit à propos du transport d'un malade couché, le système susindiqué peut avoir des applications plus larges*. Divers objets tels que boîtes ou caisses, peuvent être déplacés, avec sécurité et efficacité, par l'application du nouveau principe montré icil. 20 Lorsqu'on veut amener, à un endroit déterminé, un malade couché, à partir d'un lit 48 (Fig. 3), on place la civière 20 près du lit. Cette civière et le dispositif de transfert 22 peuvent être réglés verticalement, au moyen d'une manivelle usuelle 54. La hauteur de la civière peut également être réglée au moyen de vérins hy-25 drauliques à double effet, ou, éventuellement, par tout autre système usuel, capable de relever ou abaisser un brancard roulant. Chaque côté de la civière 20 est muni d'un capot 50, qui abrite le mécanisme d'entraînement. Le dispositif de transfert est actionné par la manoeuvre 30 d'un commutateur électrique, sur une boîte de commande 18, qui démarre les moteurs 52. Les moteurs communiquent un mouvement de rotation au pignon 42, par l'intermédiaire d'un réducteur à engrenages approprié. Le pignon 42 fait tourner la chaîne 36 autour des pignons le long , tendeurs 38, ce qui provoque le déplacement du pignon 34/de la cre-35 maillère 32, vers l'extérieur,dans le sens de la flèche. La figure 1 représente le dispositif de transfert 22, en position de pleine extension. Comme l'autre extrémité de la civière contient un ^fstème d'entraînement pratiquement identique, il s'y produit une action d* entraînement simultanée, qui diffère seulement en ce que la courroie 40 supérieure 24 est entraînée, au lieu de la courroie inférieure 26, 69 0356Û 12 2001896 et que la crémaillère est supprimée. Dès que le pignon 34 commence à se déplacer, il communique un mouvement au groupe de rouleaux inférieurs 28, par l'intermédiaire de l'axe 44, ce qui fait tourner la courroie inférieure 26„ dans le sens des aiguilles d'une montre. Autrement dit, le bord av--"14: ue la courroie inférieure 26 se déplace vers le bas, vers le drap du lit, pendant que le dispositif et transfert s'approche du malade, Simultanément, la courroie supérieure 24 est mise en rotation, dans une direction opposée à celle de la courroie inférieure. Autrement dit, le bord avant 56 de la courroie supérieure se déplace vers L° haut. Les courroies 24 et 26 sont en contact de friction l'une avec l'autre et tendent ainsi à se communiquer réciproquement un mouvement d'e rotation supplémentaire, lorsque le dispositif de transfert 22 avance vers le malade. Le bord avant 56 de la courroie supérieure 24 est toujours situé légèrement en avant du bord avant correspondant de la courroie inférieure 26. Cela est clairement représenté sur la figure 4. De plus, le bord supérieur avant est construit avec une légère inclinaison vers le bas, vers la surface sur laquelle repose le malade. Cela est obtenu par le montage du rouleau • avant du groupe, de rouleaux supérieur, légèrement en avant du rouleau inférieur avant correspondant, et légèrement au-dessous du plan horizontal du reste des rouleaux supérieurs1. Lorsque le dispositif de transfert est en extension, à l'extérieur, les rails télescopiques se déplacent avec lui. Ces i rails constituent un support pour le dispositif de transfert et assurent son extension régulière. Quand le dispositif 22 approche du malade, le bord avant 56 de la courroie supérieure vient le premier en contact avec celui-ci, le long .d'un côté du corps qui repose sur le lit 48-. Du fait que la hauteur totale du dispositif de transfert 22 ne dépasse pas 50 mra environ, la rotation de la courroie supérieure, vers le haut, soulève doucement et uniformément le malade et l'amène sur la courroie 24. La courroie inférieure 26 est bien entendu en rotation et se déplace le long du drap de lit, en contact de friction avec ce dernier. Elle aide également à communiquer • 1 une rotation inverse à ia courroie supérieure 24, par le con+.a,~t dp friction entre les courroies. •Quand le patient repose complètement sur la courroie supérieure 24, le moteur électrique 52, qui entraîne la' courroie inférieure, est inversé, par changement de la position des interrupteurs .sur la boîte de commande 18. Par suite, la courroie inférieure 26 69 03560 2001896 tourne maintenant dans le sens inverse des aiguilles d'une montre et le dispositif de transfert comr.ence son cycle de rétraction. Par contre, le moteur électrique d'entraînement de la courroie supérieure est désexcité, à ce moment, par la manoeuvre appropriée de ses 5 interrupteurs de commande. Ainsi, la courroie supérieure 24, avec le patient qui y repose, reste fixe, à cause du frottement de la courroie 24 et de la résistance nécessaire poui faire tourner à l'envers le moteur et le réducteur, à travers les engrenages planétaires. 10 Lorsque le dispositif de transfert 22 est en position de retrait total, le patient est conduit à l'endroit voulu, simplement par roulement de la civière 20, de façon connue. Quand on désire décharger le malade, le processus est exactement l'inverse de/6elui qui a été décrit ci-dessus. Ainsi, quand le dispositif de transfert 15 1 22 est en extension, le bord avant 56 de la courroie supérieure tourne vers le bas et le malade est déposé doucement à l'endroit désiré. On se reporte maintenant aux figures 3 et 4, qui représentent un dispositif de transfert 22, dont le principe est identi-20 que à celui des figures 1 et 2. Toutefois, dans cette forme de réalisation, les moteurs électriques sont logés dans un boîtier 28, qui sort et rentre en même temps que les courroies!. D'autre part, on utilise des feuilles 60 et 62, au lieu d'une pluralité de rouleaux longitudinaux espacés. Il est clair que les feuilles et les 25 rouleaux sont facilement interchangeables les uns avec les autres, puisqu'ils remplissent la même fonction de base. Ils servent de, support pour les courroies supérieure et inférieure, respectivement, et permettent à ces courroies de tourner facilement cutour d'eux". Les feuilles possèdent des surfaces qui ont un faible coef-30 ficient de frottement et sont relativement glissantes, cfe sorte, que les courroies peuvent facilement glisser sur ces surfaces. On voit, sur la figure 4, les interrupteurs, placés sur une boîte de commande 64, qui sont utilisés pour la commande de deux moteurs' électriques 66 et 68. Ces moteurs entraînent respectivement 35 des rouleaux 70 et 72, par l'intermédiaire de réducteurs à engrenages appropriés, non représentés!. Les rouleaux 70 et 72 sont en contact d'entraînement, par friction, avec la courroie supérieure 24 et la courroie inférieure 26 respectivement. La courroie supérieure 24 forme une boucle autour d'un rouleau 74, et la courroie inférieure 40 26 forme une boucle semblable autour d'un rouleau 76. Un arbre 78 se 69 03560 14 2001896 prolonge vers l'extérieur, à partir du rouleau 72, et porte un pignon 80, qui se déplace lui-même en va-et-vient sur une crémaillère 82. Le fonctionnement du dispositif de transfert est sensiblement identique à celui qui a été décrit en détail à propos des figures 1 et 2. Ainsi, quand les moteurs sont alimentés, ils entraînent les rouleaux 70 et 72, qui entraînent à leur tour les courroies supérieure et inférieure, par contact de friction. Les courroies tournent dans le sens indiqué par les flèches, sur les figures 3 et 4. La courroie supérieure 24 tourne dans/sens inverse des aiguilles d'une montre, tandis que la courroie inférieure tourne en sens inverse de la courroie supérieure. Ainsi, le bord avant 56 de la courroie supérieure 24 se déplace vers le haut, lorsque le dispositif de transfert 22 est avancé vers le malade". Comme dans le type "à rouleaux" des figures 1 et 2, le bord avant 56 est disposé légèrement en avant du bord avant correspondant de la courroie inférieure 26, et il est incliné vers le bas, vers la surface sur laquelle repose le malade. Cela est obtenu par formage de la feuille supérieure 62, avec un bord avant incliné vers le bas et en surplomb, qui pourrait être appelé '& nez tombant". Comme précédemment, cette construction a pour but de faciliter le soulèvement et le chargement du patient, et d' assurer que le bord avant è la courroie inférieure 26, en rotation vers le bas, ne touche pas le patient. Simultanément, la rotation du rouleau 72 communique un mouvement de rotation au pignon 80, par l'intermédiaire de l'arbre 78. Le pignon 80 se déplace vers l'extérieur, le long de la crémaillère 82, ce qui entraîne l'extension, vers l'extérieur, de tout le dispositif de transfert 22, le long des deux rails de guidage, de la façon précédemment décrite. Quand le malade a été doucement et uniformément soulevé sur la courroie supérieure 24, le moteur 68 est inversé, ce qui a-mène le rouleau 72 à entraîner, par friction, la courroie inférieure 26 dans le sens anti-horaire. Toutefois, le moteur 66 est simultanément desexcité , et par suite la courroie supérieure 24 reste fixe. Comme déjà expliqué, une action de freinage se produit dans la courroie supérieure 24, à cause du frottement de la courroie 24 et de la résistance dûe a la rotation inverse du moto-réducteur a travers le réducteur à engrenages planétaires*. En variante, un frein électrique, de type usuel, peut être employé pour maintenir la courroie supérieure fixe, pendant le retrait du dispositif de transfert 22. 69 03560 15 2001896 Quand le dispositif 22 est revenu à sa position de retrait complet, sur la civière 20, on transporte le patient à l'endroit désiré. Pour décharger le malade, on emploie le processus exactement inverse de celui qui vient d'être décrit. 5 Les figures 5 et 6 représentent une autre forme de réali sation de l'invention. Comme précédemment, le dispositif de transfert fait partie d'une civière roulante 20 et il peut être réglé verticalement, comme déjà indiqué. Dans cette forme de réalisation, l'extension et la rétrac-10 tion du dispositif de transfert sont effectués au moyen d'un système hydraulique. Un vérin hydraulique 86, à double effet,est fixé à la civière 20, par un support 88'. L'extrémité de tige du vérin est fixée à un châssis ÎOO. Un rouleau inférieur avant 108 (voir figure 6) est relié à une roue dentée avant 92 par un axe approprié, non 15 représenté. De même, un rouleau inférieur arrière 110 est relié à une roue dentée arrière 94, par un deuxième axé. Ces deux axes traversent des ouvertures du châssis 10G. Une chaîne 96 forme une boucle autour des roues dentées et elle est fixée à la civière 20, par un boulon 98 ou organe semblable. 20 La figure 6 est une vue détaillée du dispositif de trans fert employé dans cette forme de réalisation. Ce dispositif, globalement désigné par le repère 102, comprend deux courroies disposées l'une au-dessus de l'autre. La courroie inférieure 104, ou d'entraînement, comprend une courroie sans fin, qui s'enroule autour d'une 25 pluralité de rouleaux longitudinaux espacés 106, 108 et 110. Comme déjà indiqué, des axes relient les rouleaux inférieurs avant 108 et 110 aux roues dentées 92 et 94 respectivement. Far suite, lorsque les roues 92 et 94 tournent, elles communiquent un mouvement de rotation au groupe de rouleaux inférieur, qui fait tourner la courroie jq inférieure 104 pendant qu'elle se déplace le long de la surface du lit du malade. La courroie inférieure 104 est étroitement ajustée autour du groupe de rouleaux inférieur, afin de maintenir une configuration tendue. Par contre, la courroie supérieure 112, ou "berceau", 35 est normalement détendue. Dans cet état, elle ressemble à un berceau ou poche, en raison de sa forme en U ou en croissant, lorsqu' on la regarde de l'autre extrémité du dispositif de transfert. Quand la courroie supérieure112 est en position détendue, la courroie inférieure d'entraînement 104 ne peut pas lui communiquer de ^mouvement de rotation, en raison du manque de contact effectif de 16 2001896 friction entre ces courroies. La courroie supérieure 112 est enroulée autour d'un groupe d'au moins quatre rouleaux longitudinaux espacés, 114, 116, 118 et 120. Les rouleaux extérieurs 114 et 120 sont reliés,de façon pivotante, aux rouleaux intérieurs, au moyen de pièces 122 et 124 respectivement, et ils sont ainsi capables de mouvement le long d'un arc vertical limité. Quand on désire transporter un patient couché sur le dispositif de transfert rétracté, la courroie 112, en "berceau", occupe la position représentée sur la figure 6. Quand on désire charger 10 ou décharger un malade, la courroie supérieure 112 occupe la position qui est partiellement représentée, en trait pointillé, sur la figure 6t. Cela est obtenu au moyen de deux cylindres hydrauliques 126, à simple effet. Quana le fluide hydraulique est introduit, par une conduite 130, un piston 132 comprime un ressort 134 et fait pi-15 voter vers le bas les rouleaux extérieurs, de manière à serrer la courroie 112.Par suite, dans cette position, le mouvement de rotation de la courroie inférieure 104 communique un mouvement de rotation, en sens inverse, à la courroie supérieure 112, du fait de leur contact de friction. 20 En fonctionnement, la civière 20 est roulée en position adjacente au lit, et le fluide hydraulique est introduit par le tube 136. Cela provoque l'extension de la tige de vérin 138, le déplacement du châssis 100 vers l'extérieur et la rotation des roues dentées 92 et 94, qui entraînent à leur tour la courroie inférieu-25 re 104 par l'intermédiaire des rouleaux 108 et 110. Simultanément, les vérins hydrauliques 126 sont actionnés, et font pivoter les/ouleaux 114 et 120 vers le bas, ce qui amène la courroie supérieure 112 en position de soulèvement-chargement, partiellement représentée par la ligne pointillée sur la figure 6. Ain-si, quand le dispositif de transfert 102 s'approche du malade, le bord avant 140 de la courroie supérieure 112 est en rotation vers le haut. Par conséquent, lorsqu'il vient au contact du malade, il le soulève doucement sur la courroie supérieure 112. Lorsque le patient est sur la courroie, les vérins hydrau-35 liques 126 ne sont plus alimentés et les ressorts 134 ramènent la courroie supérieure en position de "berceau", les rouleaux 114 et 120 reprenant leur position normale. Ensuite, le fluide est purgé de l'extrémité du vérin 86, di/côté du piston, et le fluide est admis, par la conduite 142, dans le vérin 86, à l'autre extrémité. Cela 40 provoque le recul de la tige 138, qui, à son tour, inverse la rota 69 03560 17 2001896 tion des roues dentées 92 et 94. Par suite, la courroie d'entraîne— ment 104 tourne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre lorsqu'elle revient vers la civière 20. Toutefois, la courroie en "berceau" 112 reste fixe, du fait de l'absence de contact de fric-5 tion avec la courroie inférieure 104. La configuration de la courroie "en berceau", augmente encore la sécurité du patient et l'empêche de tomber du dispositif de transfert, pendant son transport à un autre endroit. Les figures 7 et 8 représentent une forme manuelle de ré- 1© alisation de l'invention!. Dans chacune des formes précédentes, le dispositif de transfert était intégré à une civière roulante. Dans les appareils décrits ci-après, le dispositif de transfert comprend un élément séparé, qui, après chargement du patient, est normalement placé sur une civière roulante séparée, puis roulé à l'endroit dé- 15 siré, pajr exemple une salle de radiologie. De plus, les formes de résuivantes alisation/sont susceptibles d'etre actionnées manuellement plutôt que par moteuit. La figure 7 est une vue de dessus d'un dispositif de transfert 150, qui comprend un châssis commun 152, dans lequel tournent 20 une pluralité de rouleaux 154, 156, 158, 160, 162 et 164. Les rouleaux 164 et 154 sont les rouleaux supérieurs du dispositif et une courroie supérieure 166 est enroulée autour de ces rouleaux supérieurs. De même , une courroie inférieure 168 est disposée autour du groupe de rouleaux inférieur. Les courroies sans fin utilisées dans tcu-25 tes les formes de réalisation de l'invention peuvent être réalisées en une même matière, par exemple caoutahouc, ou toile!. Une plaque métallique rectangulaire 170 est fixée au châssis et elle est sensiblement coextensive avec les courroies supérieure et inférieure!. Bien qu'elle ne constitue pas une partie essentielle de l'invention, 50 la plaque 170 fournit un support supplémentaire pour un objet à placer sur le dispositif de transfert 150. Une barre de pivotement 172 est fixée au châssis commun 152, ainsi qu'au rouleau supérieur arrière 164'. Comme on le voit sur la figure 7, cette barre s'étend d' un côté à l'autre des courroies, et elle est orientée dans la même 35 direction que les rouleaux 154 à 164. La barre de pivotement peut ê-tre manoeuvrée manuellement, dans le sens de la flèche, sur la figure S. La courroie supérieure 166 est normalement en position détendue, qui est semblable à celle de la courroie supérieure 112, sur 69 03560 18 2001896 les figures 5 et 6. Par conséquent, quand la courroie inférieure 168 est actionnée par roulement le long d'une surface, telle que le lit d'un malade, elle ne peut pas communiquer un mouvement de rotation inverse à la courroie supérieure 166, en raison du manque de 5 contact de friction entre les courroies!. Quand on désire charger un objet, ou un malade, sur le dispositif de transfert 150, on tourne la barre 172 dans le sens des aiguilles d'une montre,_ c'est-à-di-re dans la direction de la flèche sur la figure 8. Ce mouvement tend la courroie supérieure 166, et on obtient ainsi un contact effectif 10 de friction avec la courroie inférieure 168. Par suite, quand le dispositif est actionné manuellement, le mouvement de rotation de la courroie inférieure 168, le long d'une surface, communique un mouvement de rotation inverse à la courroie supérieure. En fait, une fois que le dispositif est en mouvement, chaque courroie communique à 1' 15 autre un mouvement de rotation inverse, en raison de leur interaction de frottement!. Par conséquent, le bord avant 174 de la courroie supérieure 166 tourne vers le haut. Quand le dispositif vient en contact d'un patient couché, il le soulève doucement et uniformément, de la même manière que les précédentes formes de réalisation. 20 Lorsque le patient repose sur la courroie supérieure i66, on laisse la barre de pivotement revenir à sa position normale, et, de ce fait, la courroie supérieure 166 se détend a nouveau. Ainsi, même quand la courroie inférieure 168 continue à tourner, elle ne communique pas de mouvement de rotation inverse à la courroie su-25 périeure 166. Le patient repose donc en sécurité, pendant le transport du dispositif de transfert 150 à sa destination. Quand on désire décharger le malade, on fait pivoter la barre 172 vers l^rrière, les courroies viennent à nouveau en contact de friction et le patient est doucement déchargé du dispositif. 30 Une deuxième forme manuelle de réalisation de l'invention est représentée sur les figures 9 et 10. Le dispositif de transfert est globalement désigné par le repère 180. Les figures 9 et 10 sont une vue de côté d'une pluralité de rouleaux longitudinaux espacés. Les rouleaux sont montés dans des châssis séparés, supérieur et in-35 férieur, 184 et 186 respectivement. Deux courroies sans fin s'enroulent autour de groupes de rouleaux, supérieur et inférieur. Comme précédemment, une courroie supérieure 188 est disposée au-dessus d' une courroie inférieure 190. Les rouleaux supérieur et irfé rieur adjacents sont reliés entre eux, par une série de biellettes 192. 69 03560 19 2001896 La figure 9 représente la position des courroies supérieure et inférieure, quand on transporte un patient sur le dispositif 180. On voit que les courroies ne sont pas en contact de friction, l'une avec l'autre, à cause de la présence d'un frein 194. Celui-ci 5 est monté sur le cadre inférieur 186, au moyen de boulons appropriés. Il comprend une cornière 200, muni d'un patin ou bille 196, en caoutchouc, qui est en contact de friction avec le rouleau supérieur, dans une paire quelconque de rouleaux associés. Un frein 194 est prévu dans chaque paire de rouleaux associés. Le frein est bloqué 10 dans cette position par une came appropriée, non représentée, lorsqu'on transporte un patient sur le dispositif. Quand on désire charger, ou décharger un patient, le dispositif de transfert 180 occupe la position représentée sur la figure 10. Les freins 194 sont débloqués et quand le dispositif 180 est 15 actionné manuellement par une barre "tirer-pousserw appropriée, non représentée, la courroie inférieure commence à se déplacer, en rotation, le long d'une surface telle qu'un lit. Ce faisant, le châssis inférieur 186, sur lequel elle est montée, pivote vers l'arrière, par rapport au châssis supérieur fixe 184. Par suite, les cour-20 roies supérieure et inférieure sont amenées en contact de friction l'une avec l'autre, de sorte que la courroie inférieure 190 communique un mouvement de rotation inverse à la courroie supérieure 188 et vice-versa. Ainsi, quand le bord avant 198, tournant vers le haut, de 25 la courroie supérieure 188, vient au contact du patient, il soulève celui-ci doucement, sur le dispositif, de la manière déjà décrite. Pour décharger le patient, on emploie le processus inverse. La description ci-dessus montre bien que le principe de base de l'invention réside dans l'utilisation de deux courroies 30 transporteuses, sans fin, superposées, le bord avant de la courroie supérieure étant en rotation vers le haut lorsqu'il approche et vient au contact du patient, de façon à soulever doucement celui-ci, en toute sécurité, sur le dispositif de transfert, de manière efficace et rapide. Il n'y a aucun enfoncement forcé. Par suite, l'état 35 du patient ne risque pas d'être aggravé par les manipulations effectuées par le personnel hospitalier, et son corps n'est pas pincé par la courroie supérieure venant en contact avec lui, comme c'était le cas dans l'art antérieur. En outre, une fois que le patient est convenablement placé 40 sur le dispositif, la présente invention le maintient en sûreté pen 69 03560 20 2001896 dant le transport, car la courroie supérieure reste fixe pendant cette période. De plus, le fait que le dispositif de transfert puisse être intégré à une civière roulante augmente encore l'utilité et l'efficacité de l'invention, puisque cela évite qu'un aide exerce accidentellement une trop grande force lorsqu'il essaie de rouler le patient sur le dispositif» D'autre part, puisque chacune des formes de réalisation décrites peut être actionnée par une infirmière, sans aide, l'invention réduit les besoins de main-d'oeuvre qui sont actuellement un problème dans les hôpitaux. Il est entendu que des modifications de détail peuvent ê-tre apportées dans la forme et la construction du procédé et du dispositif suivant l'invention, sans sortir du cadre de la présente invention ; celle-ci n'est pas limitée aux formes de réalisation représentées et décrites ci-dessus à titre d'exemple. 69 03560 21 2001896 REVENDICATIONS 1. Procédé pour le déplacement d'objets ou de personnes au moyen d'un système à bande ou courroie sans fin, mobile, caractérisé en ce que l'on amène une courroie transporteuse sans fin au con-5 tact du bas de l'objet, en la faisant tourner dans le sens de déplacement de l'objet, tandis qu'une seconde courroie, placée dans un plan parallèle à celui de la première, au-dessous de celle-ci, tourne en sens inverse. 2. Dispositif de transfert à bandes ou courroie sans fin, pour Je 10 déplacement d'un objet, caractérisé en ce qu'il comprend au moins deux courroies transporteuses sans fin, dont une inférieure, et une supérieure, placée au-dessus de la précédente j chacune des courroies est en contact avec un support correspondant, autour duquel elle peut facilement tourner, chacun des supports 15 étant relié à un châssis ; la courroie inférieure est dépla- çable par rotation le long d'une surface sur laquelle repose 1' objet à déplacer, la courroie supérieure étant prévue pour tourner en sens opposé a celui de la courroie inférieure ; la courroie supérieure comporte un bord avant qui peut tourner vers le 20 haut lorsque le dispositif de transfert vient en contact avec 1' objet, lorsque la courroie inférieure se déplace le long de la dite surface. 3. Dispositif suivant la revendication 2, caractérisé en ce que des moyens appropriés empêchent tout nouveau mouvement de rotation 25 de la courroie supérieure, quand l'objet se trouve sur elle, tandis que la courroie inférieure continue à se déplacer pour transporter l'objet à l'endroit désiré. 4. Dispositif suivant la revendication 2 ou 3, caractérisé en ce que le bord avant du support supérieur est situé à l'avant du 30 bord avant correspondant du support inférieur, ledit bord avant du support supérieur étant de préférence arrondi et incliné vers le bas, vers la surface sur laquelle repose l'objet. 5. Dispositif suivant la revendication 2, 3 ou 4, caractérisé en ce que les supports supérieur et inférieur sont superposés, la hau-35 teur totale de ces supports superposés ne dépassant pas 50 mm. 6. Dispositif suivant une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens, tels que moteurs électriques ou hydrauliquesj pour communiquer un mouvement de rotation aux courroies» ± en particulier un moteur pour chacune des courroies. 69 03560 22 2001896 7. Dispositif suivant une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que les moyens supports comprennent une feuille de matière, en particulier métallique ou plastique, de dimensions sensiblement identiques a celles de leur courroie respective, cette feuil-; le ayant un coefficient de frottement suffisamment bas pour per mettre aux courroies de glisser facilement sur leur support respectif. 8. Dispositif suivant une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que chaque support est composé d'une pluralité de rouleaux 10 métalliques longitudinaux espacés. 9. Dispositif de transfert suivant une des revendications I ^6, ca ractérisé en ce qu'il comprend un ou plusieurs vérins, dont les tiges sont reliées au châssis, déplagable par ces tiges sous 1* action des vérins. 15 10. Dispositif suivant une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que le support supérieur comprend au moins quatre rouleaux, dont deux extérieurs et deux intérieurs, chaque rouleau extérieur étant relié, de façon pivotante, à un rouleau intérieur adjacent, la courroie supérieure pouvant être amenée en contact de 20 friction avec la courroie inférieure. 11. Dispositif suivant une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce qu'une barre de pivotement est montée sur le châssis et reliée à un des rouleaux arrière supérieurs et la courroie supérieure vient en contact d'entraînement par friction avec la cour- 25 roie inférieure quand la barre de pivotement est manoeuvrée. 12. Dispositif suivant une des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que chaque rouleau du support inférieur est situé au-dessous d'un rouleau supérieur correspondant, ces rouleaux étant accouplés par des pièces de liaison ; chaque rouleau inférieur est ^0 capable de se déplacer vers l'arrière du rouleau supérieur cor respondant, de façon à ce que la courroie inférieure soit en contact d'entraînement par friction avec la courroie supérieure ; les moyens pour empêcher tout nouveau mouvement de rotation de la courroie supérieure comprennent une pluralité de freins, cha--•55 que frein étant placé près d'un des rouleaux supérieurs j les freins sont susceptibles de venir en contact avec le rouleau supérieur, afin d'empêcher la rotation de ce rouleau lorsqu'on déplace l'objet à un endroit désiré. 69 03560 23 2001896 13. Dispositif suivant une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il est associé à une civière roulante, pour transporter un malade couché. 14. Dispositif suivant la revendication 13, caractérisé en ce que la combinaison de la civière et du dispositif est réglable en hauteur.