L'invention concerne un mécanisme de verrouillage de sécurité pour magasin de caméra, notamment une caméra destinée à être montée dans un engin mobile et pouvant être soumise à vibrations ou accélérations de l'ordre de 10 g, ledit magasin étant séparable du corps de la caméra et destiné à être fixé en trois points audit corps. A cause de ces vibrations très violentes la stabilité du magasin portant le film à impressionner doit être très bonne par rapport au corps de la caméra, si l'on veut éviter qu'à la suite de violentes secousses pendant la prise de vues, un déplacement relatif entre le film et le corps de la caméra ne rende floues les vues enregistrées. Ce problème technique est résolu, dans la technique connue en aéronautique par le fait que le magasin fait partie intégrante du corps de la caméra. Une telle disposition présente deux inconvénients : le remplacement du film impressionné par un film vierge se fait ordinairement lorsque l'aéronef est à l'arrêt et de plus nécessite le démontage de la caméra elle-même ce qui l'expose à des chocs pendant sa manutention et son transport entre l'aéronef et le lieu de rechargement. En outre, lorsqu'une telle caméra munie d'un film vierge est remontée dans l'aéronef, il n'est pas possible de remplacer en cours de vol le film impressionné. Les prises de vues sont donc limitées, au cours d'un vol, à la seule capacité d'un film. On connait un mécanisme de verrouillage de sécurité pour chargeur de caméra du type défini en préambule, du certificat d'utilité nO 2 269 844. I1 s'agit d'une caméra de mesures pour essais en vol fixée sur l'appareil. Le mécanisme de verrouillage décrit dans ce document est complexe et comporte plusieurs dizaines de pièces dont certaines sont difficiles à réaliser, parmi lesquelles un dispositif de centrage par rainure creuse et baguette, et un mécanisme de blocage comportant un bouton mobile verticalement ainsi que deux verrous à déplacements latéraux. D'autre part ce mécanisme de verrouillage occupe une place importante sur une face du corps de la caméra, ce qui nuit à une conception compacte de cette dernière.On connaît aussi de la demande de brevet déposée le 9 mars 1979 sous le nO 79 06 108 par la demanderesse et portant le même titre que la présente demande, un mécanisme de verrouillage de sécurité pour magasin de caméra du type défini en préambule. Ce dernier mécanisme est moins encombrant que celui décrit dans le certificat d'utilité nO 2 269 844 mais occupe encore un volume non négligeable par rapport au corps de la caméra. L'invention se propose de réaliser un mécanisme de verrouillage de sécurité pour magasin de caméra qui soit simple à mettre en oeuvre, qui puisse supporter des variations rapides d'accélération de l'ordre de 10 g avec un déplacement maximal entre le magasin et le corps de la caméra de tordre d'un centième de millimètre, et d'un encombrement très réduit.Le mécanisme de verrouillage de sécurité défini en préambule permet d'obtenir ces avantages par rapport à la technique connue, étant remarquable en ce qu'il comporte en combinaison deux premiers points de fixation d'un premier type constitués chacun par l'association d'un pied de centrage et d'un évidement précis et un troisième point de fixation d'un deuxième type comportant un verrou articulé dans ledit corps, qui coopère avec un chanfrein d'introduction et un chanfrein de blocage juxtaposés, disposés dans la paroi externe dudit magasin, ledit verrou comportant lui-même un écrou mobile muni d'un filet intérieur dans un premier sens, un crochet muni d'un bec et d'un filet intérieur dans un deuxième sens opposé au premier, une vis filetée à ses deux extrémités dans des sens opposés qui est vissée respectivement à travers le crochet et dans ledit écrou mobile, et un levier solidaire de l'ex- trémité de la vis relative au crochet, ledit verrou étant mis en place à l'intérieur d'un évidement ménagé à cet effet dans le corps dans lequel il peut pivoter en travaillant contre 11 action d'un ressort, et maintenu gracie à une plaque de retenue, la position de verrouillage de sécurité étant obtenue à partir d'une position de verrouillage par pivotement d'un quart de tour dudit levier. De préférence le magasin a la forme d'un parallélépipède rectangle et s'applique contre la caméra par une face inférieure et une face avant de façon qu'après sa mise en place, caméra et magasin forment un ensemble compact, ladite face avant étant solidarisée audit corps au moyen des deux points de fixation dudit premier type et la face infé rieure étant solidarisée audit corps au moyen du point de fixation dudit deuxième type. La description suivante en regard des dessins annexés, le tout donné à titre d'exemple fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. Les figures la et lb représentent en perspective respectivement le corps et le magasin de la caméra incorporant le mécanisme de verrouillage de sécurité selon l'invention. La figure 2 est une vue éclatée en perspective des différents éléments du verrou et de son mode de fixation dans le corps de la caméra. Les figures 3a, 3b, 3c et 3d représentent en coupe sagittale quatre positions relatives possibles entre le corps de la caméra, le magasin et le verrou lors de l'introduction du magasin surie corps, de son verrouillage et de son déverrouillage, la vis du verrou et le levier étant représentés non coupés. La figure 4 représente un mode de fixation d'une barrette supportant un pied de centrage ou un alésage précis avec lequel il coopère, La figure 5 représente un mode de fixation d'une plaquette supportant une fente destinée à recevoir un pied de centrage. La figure 6 représente un mode de fixation de la plaquette d'appui comportant les chanfreins d'introduction et de blocage. Sur la figure la, la référence 1 désigne le corps d' une caméra. Ce corps présente une échancrure destinée à recevoir un magasin 2 comportant le film à impressionner et représenté figure lb. Le magasin est de forme sensiblement parallélépi pédique et l'ensemble corps-magasin est conçu de façon telle qu'après solidarisation, il revête aussi sensiblement la forme d'un parallélépi pède. Sur la figure la la flèche 3 indique la direction de visée, dite direction longitudinale et que l'on considèrera dans la suite de la des cription comme étant sensiblement horizontale.Le corps 1 comporte, de façon connue un dispositif optique 4 à lentilles et à prismes, ce dispositif étant complété, à l'intérieur de la partie supérieure du corps portant une face verticale 5, par un deuxième dispositif optique d'un type connu, comportant un obturateur.Les faisceaux lumineux constituant l'image à enregistrer frappent le film après avoir traversé les ouvertures 6 pratiquée dans le corps et 7 dans le magasin, en suivant la direction longitudinale indiquée par la flèche 8 (figure ta). Le magasin comporte. une face avant 9 et une face inférieure 10.En plus de l'ouverture 7, la face avant du magasin comporte deux alésages 11 et 12 situés près des bords latéraux et destinés à coopérer avec deux pieds de centrage 13 et 14 situés en regard dans le corps de la caméra, lors de la mise en place, de façon à constituer deux points de fixation d'un premier type. Les pieds de centrage 13 et 14 peuvent aussi appartenir au magasin, les alésages 11 et 12 appartenant au corps. Cependant la variante préférée est celle qui est représentée à la figure 1. Selon un autre mode de réalisation, l'un des alésages 11 ou 12 peut être remplacé par une fente qui s'étend latéralement dans la paroi 9 du magasin, respectivement la paroi 5 du corps. L'entraînement du film a lieu de façon connue grâce à un mécanisme disposé entièrement dans le magasinet entraîné à partir d'un mécanisme moteur disposé dans le corps, la transmission de mouvement entre corps et magasin se faisant à l'aide d'une manivelle motrice 15 dotée d'un picot rétractable 16 (figure la) coopérant avec une manivelle entraînée 17 munie d'une ouverture 18 disposée en regard à fleur de la face inférieure du magasin. Ce mécanisme d'entraînement est synchronisé, à l'intérieur du corps, avec le mécanisme d'entraînement de l'obturateur. La face inférieure du magasin comporte, à proximité de la face arrière, sensiblement en son milieu et dans une échancrure, une plaquette d'appui 19 dont les bords libres sont constitués par deux chanfreins juxtaposés qui s'étendent selon une direction transversale et parmi lesquels le chanfrein d'introduction 20 est visible, le chanfrein de blocage 21 étant caché. Cette plaquette d'appui coopère avec un verrou appartenant à la face arrière du corps et désigné par la référence globale 22, figure la. Lors de la mise en place du magasin 2 dans le corps 1, le verrou 22 et la plaquette d'appui 19 constituent un troisième point de fixation, d'un deuxième type.Sur la figure la, seules certaines parties du verrou sont visibles, telles qu'un crochet 23, un levier 24 ainsi que certains éléments pour sa mise en place dans le corps, tels qu'un évidement 25 et une plaque de retenue 26 vissée en 4 points au corps de fa çon qu'elle affleure à la face du corps qui porte la manivelle 15, lorsqu'elle est en place. La figure 2 montre le détail des différentes pièces du verrou et de son logement dans le corps. Le verrou comporte un écrou mobile 28, une vis 29, le crochet 23 et le levier 24. L'écrou mobile 28, par exemple de forme cylindrique, est muni de deux tourillons cylindriques coaxiaux 30 et, en son centre, d'un filet intérieur 31 taraudé perpendiculairement à son axe, par exemple avec un pas à droite. Le filet 31 peut traverser la partie centrale cylindrique 32 ou ne pas déboucher. La vis du verrou 29 comporte à l'une de ses extrémités un filet avec pas à droite 33 qui est destiné à être vissé dans le filet 31, et à l'autre extrémité un filet avec pas à gauche 34 dont le diamètre est supérieur à celui du filet 33. Sa tête 35 proche du filet 34 est munie d'un taillage frontal 36 et, en son centre, d'un filet intérieur 37. Le crochet 23 possède un chanfrein 38 usiné dans un bec 39 qui, lors de la mise en place du magasin dans le corps de la caméra, coopère avec les chanfreins 20 et 21 de la plaquette d'appui 19 (figure lb). I1 se visse grâce à un filet à pas à gauche 40 sur le filet 34 de la vis. Le levier 24 comporte à l'une de ses extrémités 41 un taillage frontal non visible sur la figure qui s'applique de façon autocentrante contre le taillage frontal 36 de la tête de la vis du verrou. Il est ensuite solidarisé à la vis du verrou dans la position angulaire choisie grâce à une vis 42 qui pénètre dans le filet 37. Son autre extrémité est munie d'un bouton de manoeuvre 43. Le montage des différentes pièces du verrou est le suivant : le crochet 23 est glissé par son filet 40 à travers le filet 33 de la vis 29 qui a un diamètre sensiblement inférieur, puis vissé sur le filet 34. Après quoi l'écrou 28 est vissé à son tour sur le filet 33. Le levier 24 est aussi solidarisé à la vis 29 comme indiqué ci-dessus. Pour loger le verrou dans le corps de la caméra, deux évidements sont pratiqués sensiblement dans le milieu du bord arrière de la caméra, qui est représenté en vue arrachée sur la fîgitre 2 :.lue grand évidement 25, l'axe de la fraise de taillage étant longitudinal, et un petit évidement latéral 44 creusé en travers du précédent, l'axe de la fraise de taillage étant vertical, moins profond que l1evidement 25 et dont il entame symétriquement les bords. Le fond et les faces verticales du petit évidement 44 servent de palier lisse pour les tourillons 30 qui entrent juste dans l'évidement 44. La hauteur du cylindre 32 est très légèrement inférieure à la largeur du grand évidement 25, de même que la largeur du crochet 23, de façon que ces éléments 23 et 28 entrent juste dans le grand évidement 25.Une échancrure 45 est prévue, au-dessus des évidements 25 et 44 pour recevoir la plaque -de retenue 26 du verrou. Après mise en place définitive du verrou, Dette mise en place nécessitant un réglage comme on le verra ci-dessous3 la plaque de retenue 26 est vissée au corps par exemple en quatre pointe comme repr.e- senté à la figure 2, les vis de fixation ne figurant pas sur le dessin La profondeur de l'évidement 44 et les diamètres respectifs des tourillons 30 et de la partie cylindrique 32 de l'écrou mobile sont tels que l'écrou mobile affleure juste par une génératrice du cylindre 32 la surface de l'échancrure 45, de façon que l'écru mobile puis- se pivoter avec un léger jeu autour de ses tourillons entre le fond de ~l'évidement 44 et la face inférieure de la plaque de retenue 26. Au fond du grand évidement 25, du côté de la face arrière du corps de la caméra, est vissée une vis 46 dont la tête s'engage à travers une extrémité d'un ressort hélicoidal 47. De façon analogue, l'autre extrémité de ce ressort s'engage autour d'une tête de vis fixée à la face inférieure du crochet 23 et non visible sur la figure 2. La force du ressort 47 est tarée de façon telle que, compte tenu des accélérations verticales possibles subies par la caméra, le verrou s'applique en permanence par une face horizontale 48 contre la face inférieure de la plaque de retenue 26. Les pas des filetages 33 et 34, respect-ive-m-en.t, peuvent être différents. De préférence, ces pas sont égaux. Pour que le montage du verrou décrit ci-dessus smolt possible, il est nécessaire que le filet 33 puisse traverser librement l'orifice qu'entoure le filet 40 puisqu'il s'agit de filets de sens inverses. Cependant, une variante du verrou consiste à denier aux filets 33 et 34 le même diamètre moyennant que la tête 35 de la vis du verrou soit elle-m8me vissable contre la vis 29 après introduction du crochet 23 autour du filet 34. Sur les figures 3a, 3b, 3c, 3d, les mêmes éléments ayant les mêmes fonctions que sur les figures 1 et 2 portent les mêmes références. Le dispositif optique 4 n'est pas représenté. La figure 3a représente en coupe sagittale le corps de la caméra muni de son verrou ainsi que le magasin lors de la mise en place de ce dernier contre le corps de la caméra. Cette mise en place se fait à l'aide d'une seule main qui saisit le magasin par sa face supérieure en pinçant ses bords latéraux. Afin de faciliter le guidage latéral, il est avantageux que l'ouverture 7 (figure lb) soit pratiquée dans une partie en creux (respectivement en relief) en forme de tronc de pyramide de la face avant 9 du magasin, cette partie coopérant avec une forme en relief (respectivement en creux) identique pratiquée en regard dans le corps de la caméra à l'emplacement de l'ouverture 6. A titre de simplification ces parties en creux ou e9 relief ne sont pas représentées aux dessins. Un tel prépositionnement latéral peut être complété par le fait que les pieds de centrage 13 et 14 ainsi que les alésages 11 et 12 ont une forme cylindrique et que leurs extrémités situées en regard ont des formes tronconiques. Cette dernière caractéristique technique permet aussi un débattement dans le sens vertical du fait que l'introduction du magasin a lieu légèrement en oblique comme illustré à la figure 3a. Sur la figure Aa, la plaquette d'appui 19 et le verrou 22 sont représentés en position réglée. Pour la plaquette 19 le réglage consiste par exemple comme c'est le cas sur les figures 3a à 3d à positionner l'arête qui constitue l'intersection des chanfreins 20 et 21 dans le plan de la face arrière du magasin grâce à un calibre. En position réglée, lorsque le magasin est poussé à fond vers l'avant, la partie arrière du magasin repose par le chanfrein d'introduction 20 de la plaquette d'appui contre l'arête supérieure du bec 39 du crochet, ce dernier étant maintenu appuyé par sa face horizontale 48 contre la plaque de retenue 26 grâce à l'action du ressort symbolisé par la flèche brisée 47. D'autre part, le réglage du verrou est tel que, de préférence, en moins d'un quart de tour du levier 24 dans le sens direct à partir de sa position la plus basse telle que représentée sur la figure 3a, la tête 35 de la vis du verrou se bloque contre la face arrière du crochet, ce qui détermine la position relative de la vis 29, du crochet et du levier.Ce sous ensemble de trois éléments peut ensuite être réglé en position longitudinale par vissage de l'écrou mobile 28 à raison d'un écart élémentaire-égal à la moitié du pas des filetages 31 et 33 pour chaque demi-tour de l'écrou mobile autour de la vis, soit 0,2 ma pour un pas de 0,4 mm. Pour passer des positions relatives corps-magasin de la figure 3a à celles de la figure 3b il suffit d'appliquer une faible pression contre l'arête supérieure arrière du magasin, par exemple une légère tape de la main. Dans ce mouvement, le verrou a basculé légèrement vers le bas sous la pression du chanfrein 20 puis, après dépassement de l'arête entre les chanfreins 20 et 21, est revenu à sa position de repos indiquée sur les figures 3a et 3b.La figure 3b est une vue du magasin verrouillé contre le corps, en coupe sagittale. L'inclinaison des chanfreins 38 et 21, ces derniers étant parallèles sur la figure 3b, est telle qu'une droite normale à leur surface sensiblement en leur centre s'écarte du plan passant par les trois points de fixation en direction du corps de la caméra et, de préférence, pour obtenir un verrouillage du magasin contre le corps, telle que cette droite passe au-dessous de l'axe de rotation de l'écrou mobile ce qui constitue une première contrainte. De plus, le réglage du verrou décrit ci-dessus est fait de telle façon que les chanfreins 38 et 21 soient situés l'un au-dessus de l'autre sans se toucher pour toutes les positions possibles du levier 24 sur un demi-tour, ce qui constitue une deuxième contrainte.Dans ces conditions, le dégagement du magasin par rapport au corps lorsqulon le tire vers le haut devient impossible, à la main, étant donné que la force résultante exercée par le chanfrein 21 contre le chanfrein 38 tend à faire basculer le crochet et donc le verrou vers le haut, ce mouvement étant d'ailleurs -rendu impossible par la présence de la plaque de retenue 26. I1 s'agit donc bien d'une position de verrouillage dans laquelle cependant un léger débattement dans le sens longitudinal du magasin reste possible en cas de vibrations de l'appareil.A partir de la position de verrouillage de la figure 3b, deux actions différentes peuvent être exécutées sur le levier 24, aboutissant respectivement au déverrouillage du magasin en vue de son extraction, ce qui est représenté à la figure 3c, ou à la position de.verrouillage de sécurité représentée à la figure 3d. Sur la figure 3c, une pression exercée de l'arrière vers l'avant sur le bouton 43 a provoqué le basculement vers le bas du verrou contre l'action du ressort 47 dans une position telle que, de préférence, l'arête supérieure du bec 39 soit escamotée en dessous du plan supérieur de la plaque de retenue 26. Dans ce mouvement, le magasin étant resté en place dans sa position indiquée sur la figure 3b, le chanfrein 38 s'est dégagé par rapport au chanfrein 21 de façon qu'il n'y ait aucun contact entre eux, ce qui constitue une troisième contrainte imposée à l'inclinaison et à la surface des chanfreins 38 et 21. A partir de la position de la figure 3c le magasin peut être tiré vers le haut dans le sens de la flèche 50, après quoi la pression sur le bouton 43 peut être supprimée.Ces mouvements peuvent être exécutés d'une seule main moyennant que l'on appuie sur le bouton 43 avec la paume de la main. Cependant ce mouvement d'extraction peut être facilité grâce à un mode de réalisation préféré de l'invention, indiqué à la figure 3c, dans lequel le corps comporte en outre des doigts d'éjection 51 soumis à un mouvement de piston grâce à l'action de ressorts 52 qui tendent à les repousser d'un logement 53. Ces deux doigts, situés à proximité des bords latéraux peuvent pénétrer entièrement à l'intérieur de leurs logements lorsqu'on appuie dessus contre l'action des ressorts.Selon ce dernier mode de réalisation, lors du déverrouillage, les chanfreins 38 et 21 étant au contact, sous l'action des ressorts 52, dès que l'arête supérieure du bec 39 s'est escamotée au-dessous de l'arête commune aux chanfreins 20 et 21, le magasin est repoussé vers l'arrière dans le sens de la flèche 54 et le verrou peut revenir à sa position de repos (figure 3a), l'arête supérieure du bec 39 appuyant non plus contre le chanfrein 20 mais contre la face inférieure de la plaquette d'appui 19, après quoi seulement, le magasin peut être soulevé dans le sens de la flèche 50. Les contraintes concernant les chanfreins 21 et 38 indiquées ci-dessus pour un bon fonctionnement du verrou selon l'invention sont conditionnées par deux paramètres qui sont la position de l'axe de l'écrou mobile dans le corps et la valeur du pas des filets 33 et 34. I1 est à noter que lorsque le levier 24 tourne d'un demi-tour dans un sens donné ceci résulte en un rapprochement, respectivement un éloignement, égal à la valeur d'un pas des filets, du crochet 23 par rapport à l'ensemble corps-magasin. Or cette valeur d'un demi-tour est, de préférence, la valeur maximum possible que l'on cherche à obtenir, lors du réglage du verrou, entre une position non représentée où la tête 35 de la vis du verrou est au contact de la face arrière du crochet et la position de verrouillage de sécurité décrite ci-dessous en référence à la figure 3d. Les contraintes précédemment décrites restant satisfaites pour différentes positions du crochet en jouant sur les deux paramètres indiqués cidessus, il est avantageux de donner aux chanfreins 38 et 21 la plus forte inclinaison possible de façon que la force appliquée par le verrou contre le magasin tende à appuyer ce dernier le plus possible vers l'avant, c'est-à-dire contre la face 5 du corps qui porte les deux autres points de fixation du premier type. De préférence, l'inclinaison des chanfreins 38 et 21 par rapport à la verticale est de l'ordre de quelques dizaines de degrés. La- figure 3d montre en coupe sagittale la position de verrouillage de sécurité. Cette position s'obtient, à partir de celle de la figure 3b en faisant tourner, dans un plan parallèle à la face arrière du corps, le levier 24 d'un quart de tour environ dans le sens rétrograde. Les surfaces des chanfreins 38 et 21 sont au contact et appuient l'une contre l'autre avec une force pouvant atteindre plusieurs centaines de newtons. On peut prévoir d'équilibrer la masse du levier de façon telle que son centre de gravité soit situé sur l'axe de la vis 29.On se garantit ainsi contre un desserrage éventuel du verrou, à l'occasion de très fortes vibrations sous l'influence du poids du levier. I1 faut noter cependant que pour un pas très faible des filets, la force tangentielle de frottement entre filets mâles et femelles est assez grande pour que le desserrage n'ait pas lieu même avec un levier non équilibré, ce dernier pouvant d'ailleurs être en alliage d'aluminium et donc très léger. Les parties 23, 28, 29 du verrou, la plaque de retenue 26 et la plaquette d'appui 19 sont de préférence en acier dur. I1 peut se faire cependant qu'au bout d'un grand nombre de manipulations, l'usure des parties du verrou et de la plaquette d'appui soumises à du frottement soit telle que le chanfrein 38 n'appuie plus suffisamment contre le chanfrein 21. I1 suffit alors de modifier le réglage du verrou-, comme indiqué ci-dessus pour obtenir à nouveau une course correcte pour le levier 24. Le deplacement maximal toléré entre le film et l'optique de la caméra est de 0,01 mm environ afin de conserver une image nette. Cette fixité relative est facilement obtenue lorsque le magasin fait partie intégrante de la caméra. Lorsque le magasin est séparable comme c'est le cas ici, on s'impose un déplacement maximal possible entre corps et magasin de 0,01 mm et l'expérience montre que ce déplacement est suffisamment faible pour que la fixité définie ci-dessus soit sensiblement conservée, les chocs étant surtout longitudinaux. La précision de 0,01 mm entraîne une précision assez grande pour l'emplacement relatif des pieds de centrage et des alésages, pour leurs diamètres respectifs ainsi que pour la mise en place de la plaquette d'appui.De préférence, les cinq éléments en question sont usinés séparément dans trois buts : tout d'abord l'enveloppe externe du corps et celle du magasin étant normalement réalisées en aluminium clest-à-dire un matériau de faible résistance mécanique, il est préférable de réaliser les pièces de fixation en un matériau plus dur, par exemple en acier dur, difficilement matable. D'autre part, ceci permet un positionnement de ces éléments en deux temps comme décrit en référence aux figures 4, 5 et 6, à savoir une présentation entre elles des pièces simplement vissées jusqu'à obtenir la position optimale puis fixation définitive notamment à l'aide de goujons enfoncés à force. En troisième lieu le remplacement de ces pièces après usure est économique et facile à réaliser. A la figure 4 on a représenté une partie arrachée de la face avant du magasin ou bien la partie correspondante du corps, comportant un pied de centrage ou un alésage. En conséquence la référence 55 désigne indifféremment la référence 5 ou 9 et la référence 56 l'une des références 11, 12, 13 ou 14. Dans la paroi en aluminium 55 est prévu un logement 57 pour une barrette de positionnement 58 en acier qui affleure à la surface de la paroi 55 après vissage dans cette dernière à l'aide de deux vis 59. Un léger jeu de la barrette autour des vis est prévu. L'usinage des deux logements tels que 57, par exemple dans le corps de la caméra est effectué avec une cote d'entraxe définie avec une précision assez faible. Les barrettes portant par exemple les pieds de centrage sont ensuite vissées au milieu de ces logements et, de préférence, piétées à l'aide de goujons tels que 60 enfoncés à force à travers la barrette et la paroi 55 sous jacente. Deux logements sont aussi usinés dans la paroi arrière du magasin à la même cote d'entraxe et avec la même précision, puis on utilise un calibre pour placer les alésages portés par les barrettes liées au magasin au même écartement que les pieds de centrage et après obtention du bon écartement et vissage définitif on pratique un contre perçage et une fixation par goujons emmanchés durs à la presse comme précédemment.Cette façon d'opérer permet d'avoir des tolérances très faibles entre les diamètres des trous et des pieds de centrage. Un jeu très faible est souhaitable pour limiter l'effet de matage entre les pièces en cas de choc Cependant un léger jeu est toujours nécessaire pour permettre l'introduction et l'extraction légèrement en biais du magasin par rapport au corps. Pour réduire ce dernier effetnuisible et dans la mesure ou des tolérances très faibles peuvent être obtenues, les alésages sont placés plus près de la face inférieure du magasin que de sa face supérieure, ce qui garantit un meilleur alignement dans le sens longitudinal lors de l'introduction. La longueur et le diamètre des pieds de centrage et des alésages sont liés à la force des chocs à transmettre et dépendent aussi des tolérances réalisées entre pieds de centrage et alésages. Selon un autre mode de réalisation préféré qui permetl'interchangeabilité entre magasins et corps de caméras, l'un des points de fixation du premier type est réalisé de la façon indiquée ci-dessus, les tolérances entre pied et alésage étant semblables mais les diamètres étant sensiblement doublés, la cote de positionnement étant prise par rapport à l'ouverture 7 avec un certain jeu possible inférieur aux tolérances imposées pour la position relative des ouvertures 6 et 7. Le deuxième point de fixation du premier type est réalisé comme décrit ci-dessous conformément à la figure 5. Le deuxième pied de centrage est mis en place sans grande précision latérale dans l'une des parois 5 ou 9 et coopère avec une fente 61, les tolérances entre le diamètre du pied de centrage et la largeur de la fente étant faibles.La fente comporte de préférence des chanfreins d'introduction. Elle est creusée dans une plaquette circulaire en acier dur, 62, qui est positionnée dans une échancrure 63 de façon analogue à la barrette 58, la fente devant être bien parallèle aux bords latéraux du magasin ou du corps et placée à bonne hauteur en correspondance avec la hauteur du pied. Un trou de dégagement 64, de diamètre sensiblement supérieur à celui du pied de centrage est creusé dans la paroi 55 au centre de l'échancrure 63. Comme dans le cas de la figure 4, la fixation définitive de la plaquette 62 peut avoir lieu à l'aide de vis et de goujons ou simplement à l'aide de vis 65 bloquées à la loctite. La plaquette d'appui 19, figure 6, est mise en place de façon que l'arête d'intersection des chanfreins 20 et 21 soit parallèle aux arêtes latérales du magasin. La plaquette d'appui est ensuite fixée rigidement au magasin soit à l'aide de vis et de goujons, soit à l'aide de vis bloquées à la loctite. I1 va de soi que le sens des filets 31, 33, 34, 40, peut être inversé, les filets 31 et 33 ayant un pas à gauche et les filets 34 et 40 un pas à droite. Le verrouillage de sécurité s'obtient alors en faisant pivoter le levier 24 d'un quart de tour environ dans le sens direct. Un tel dispositif de verrouillage de sécurité présente comme avantages principaux un faible encombrement, la largeur du verrou pouvant être réduite à quelques millimètres et une grande simplicité de mise en oeuvre et de réglage qui permet son application à un matériel ordinaire, non soumis à des contraintes sévères de vibrations. De plus, un mode de réalisation préféré de l'invention permet, grâce à la fente ca librée recevant l'un des pieds de centrage et aux possibilités de réglage du verrou, l'interchangeabilité entre corps et magasins. Le dispositif selon l'invention décrit ci-dessus a été soumis à des vibrations aléatoires pendant 30 heures sans montrer de défaillance. REVENDICATIONS 1. Mécanisme de verrouillage de sécurité pour magasin de caméra, notamment une caméra destinée à être montée dans un engin mobile et pouvant être soumise à vibrations ou accélérations de l'ordre de 10 g, ledit magasin étant séparable du corps de la caméra et destiné à être fixé en trois points audit corps, caractérisé en ce qu'il comporteen combinaison deux premiers points de fixation d'un premier type constitués chacun par l'association d'un pied de centrage (13, 14) et d'un évidement précis (11, 12) et un troisième point de fixation d'un deuxième type comportant un verrou (22) articulé dans ledit corps, qui coopère avec un chanfrein d'introduction (20) et un chanfrein de blocage (21) juxtaposés, disposés dans la paroi externe dudit magasin, ledit verrou comportant lui-même un écrou mobile (2B) muni d'un filet intérieur dans un premier sens, un crochet (23) muni d'un bec et d'un filet intérieur dans un deuxième sens opposé au premier, une vis (29) filetée à sesdeux extrémités dans des sens opposés qui est vissée respectivement à travers le crochet et dans ledit écrou mobile, et un levier (24) solidaire de l'extrémité de la vis relative au crochet, ledit verrou étant mis en place à l'intérieur d'un évidement ménagé à cet effet dans le corps dans lequel il peut pivoter en travaillant contre l'action d'un ressort, et maintenu grâce à une plaque de retenue, la position de verrouillage de sécurité étant obtenue, à partir d'une position de verrouillage, par pivotement d'un quart de tour dudit levier. 2. Mécanisme de verrouillage de sécurité selon la revendication 1 pour magasin ayant une forme de parallélépipède rectangle et s'appliquant contre ladite caméra par une face inférieure et une face avant, caractérisé en ce que ladite face avant est solidarisée audit corps au moyen des deux points de fixation dudit premier type et que la face inférieure est solidarisée audit corps au moyen dudit point de fixation d'un deuxième type. 3. Mécanisme de verrouillage de sécurité selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que ladite vis filetée comporte à l'une de ses extrémités une tête munie d'un taillage frontal coopérant avec un taillage frontal identique pratiqué dans une extrémité dudit levier et que le filet disposé près de la tête et destiné à recevoir ledit crochet a un diamètre sensiblement plus grand que le filet situé à la deuxième extrémité et recevant ledit écrou mobile. 4. Mécanisme de verrouillage de sécurité selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le pas desdits filets est le même. 5. Mécanisme de verrouillage de sécurité selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que lesdits points de fixation du premier type sont constitués chacun par un pied de centrage et un alésage précis. 6. Mécanisme de verrouillage de sécurité permettant l'interchangeabilité entre magasins et corps selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'un point de fixation du premier type est constitué par un pied de centrage et un alésage précis, l'autre étant constitué par un pied de centrage et une fente (61) de largeur précise. 7. Mécanisme de verrouillage de sécurité selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'une droite normale audit chanfrein de blocage s'écarte du plan passant par les trois points de fixation en direction du corps de la caméra, l'angle du chanfrein de blocage étant de l'ordre de quelques dizaines de degrés. 8. Mécanisme de verrouillage de sécurité selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'une droite normale audit chanfrein de blocage passe en dessous de l'axe de rotation dudit écrou mobile. 9. Mécanisme de verrouillage de sécurité selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'une partie en creux en forme de tronc de pyramide pratiquée dans la face avant dudit magasin coopère avec une forme en relief identique pratiquée dans le corps de la caméra de manière à établir un pré-centrage lors de l'introduction dudit magasin dans ledit corps et que lesdits pieds de centrage et lesdits alésages précis ont une forme cylindrique, leurs extrémités situées en regard ayant des formes tronconiques destinées à coopérer lors de l'introduction du magasin dans le corps de la caméra. 10. Mécanisme de verrouillage de sécurité selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que ladite caméra est un enregistreur de visée monté à bord dudit aéronef. 11. Caméra et/ou magasin caractérisés en ce qu'ils sont aptes à recevoir un mécanisme de verrouillage de sécurité selon l'une quelconque des revendications précédentes.