La présente invention concerne le traitement thermique de verre et vise notamment la trempe d'articles en verre, par exemple feuilles de verre plat ou bombé. Ces feuilles dé verre trempé peuvent former isolément des pare-brise de véhicules motorisés ou constituer des éléments de pare-brise stratifiés ou de feux latéraux ou arrière de tels véhicules ou encore servir à la fabrication d'assemblages de pare-brise pour avions et locomotives, de hublots ou de structures architecturales. On peut aussi tremper suivant l'invention d'autres articules en verre, par exemple articles en verre pressé ou soufflé. On peut augmenter la résistance à la rupture d'un article en verre par un processus de trempe consistant à porter le verre à une température voisine de son point de ramolissement, puis à refroidir rapidement la surface du verre pour établir dans lté- paisseur du verre des gradients de température entre le milieu et la surface. Ces gradients de température subsistent pendant que le verre franchit en refroidissant son point de déformation. I1 s'établit ainsi des contraintes de compression dans les couches superficielles de la feuille de verre et une contrainte de traction compensatoire au milieu de l'épaisseur du verre. On opère habituellement ce durcissement ou trempe à l'aide d'air de refroidissement projecté uniformément sur les deux faces de la feuille de verre1 mais il est difficile d'obtenir un haut degré de trempe à l'aide de courants d'air, notamment quand 1' épaisseur des feuilles est de 3 mm ou moins. Si l'on tente d'augmenter la trempe d'une feuille de verre en augmentant le débit d'air de refroidissement, on risque de porter atteinte à la qualité optique des faces du verre et de déformer la feuille sous l'effet des åets d'air. Un autre processus de trempe consiste à porter une feuille de verre à une température voisine de son point de ramolissement, puis à la plonger dans un liquide de refroidissement. Par cette méthode, on peut engendrer de fortes contraintes, les feuilles de verre exigent un nettoyage après arrosage. On a aussi proposé, pour tremper une feuille de verre, de la plonger après l'avoir chauffée dans un milieu formé, en pratique, d'une couche fluidisée de particules solides, par exemple sable, à l'état bouillonnant ou libre dégagement de bulles. Cette méthode n'a pas été, jusqu'a présent, appliquée industriellement. La difficulté majeure rencontrée par la demanderesse en tentant d'opérer à l'aide d'une telle couche la trempe de verre réside dans l'importance du pourcentage de feuilles de verre qui cassent pendant traitement dans la couche fluidisée. On pense que, si une feuille de verre casse pendant sa trempe dans une couche fluidisée à l'état bouillonnant, c'est sous l'effet de contraintes de traction destructrices engendrées dans son bord menant du fait du refroidissement non uniforme subi par ce bord en pénétrant dans la couche de particules en état de bouillonnement ou de fluidisation agrégative. les pertes par casse de feuilles de verre sont particulibre- ment nombreuses lorsqu'on tente d1engendrer par trempe dans des feuilles de verre d'une épaisseur faible, par exemple de 2,3 à 4,0 mm, des contraintes élevées et leur fréquence rend le procédé inacceptable pour la fabrication industrielle de feuilles de verre trempé destinées à former, par exemple, des pare-brise d'automobile. De la casse apparaît aussi, à un degré moindre mais encore important du point de vue économique, lorsqu'on tente de tremper des feuilles d'épaisseur plus forte, allant par exemple jusqu'à 8 mm. On constate en outre qu'une couche fluidisée dans un état de bouillonnement et de fluidisation agrégative, endommage les feuilles de verre chaudes qui y sont plongées, ceci par suite d'efforts irréguliers appliqués au verre du fait du bouillonnement. Il peut en résulter à la fois des déformations d'ensemble et des dommages superficiels localisés, les déformations d'ensemble apparaissant surtout pour des feuilles de verre d'une épaisseur faible, par exemple de 2 à 3 mm. Une déformation d'ensemble peut rendre difficile la réalisation de panneaux feuilletés ou stratifiés et les dommages superficiels peuvent rendre la qualité de la feuille inacceptable pour utilisation comme vitrage ou comme élément de vitrage feuilleté. La présente invention repose sur la découverte qu'en utilisant une couche fluidisée au gaz dans un état calme à expansion uniforme de fluidisation particulaire, on obtient de manière inattendue des contraintes de trempe adéquates dans les feuilles de verre et on réduit nettement les pertes résultant soit de casse dans la couche, soit de déformations ou de dommages superficiels, de sorte que le rendement en quantité est satisfaisant. L'invention vise un procédé de traitement thermique de verre consistant à mettre le verre en contact avec une couche de particules fluidisée au gaz dans un état calme d'expansion uniforme de fluidisation particulaire , pour assurer une transmission de chaleur entre les faces du verre et la couche fluidisée. L'invention propose encore un procédé de traitement thermique de verre, consistant à porter le verre à une température supérieure à son point de déformation, puis à le plonger dans une couche de particules fluidisée au gaz présentant, avant cette immersion, un état calme à expansion uniforme de fluidisation particulaire. L'invention concerne particulièrement la trempe de feuilles de verre et vise un procédé de trempe de feuille de verre consistant à chauffer la feuille, puis à descendre la feuille chaude dans la couche calme à expansion uniforme de particules. De préférence, on maintient la couche à une température de 30 à 1500C. On choisit cette température en fonction de l'aptitude des particules à la fluidisation et du niveau de contrainte à obtenir dans les feuilles trempées. La couche de particules fluidisées dans un état calme à expansion uniforme de fluidisation particulaire servant à la mise en oeuvre de l'invention peut être définie par la vitesse à laquelle du gaz traverse la couche et par la hauteur prise par la couche à l'état expansé. L'état calme de fluidisation particulaire avec expansion uniforme apparat entre une vitesse-limite basse, pour laquelle la fluidisation s'amorce, c'est-à-dire pour laquelle les particules entrent tout juste en suspension dans le courant ascendant de gaz uniformément réparti, et une vitesselimite haute, pour laquelle il y a expansion maximale de la couche, celle-ci demeurant toutefois délimitée en haut par une surface libre. La vitesse-linite haute du gaz fluidisant peut dépasser légèrement la vitesse pour laquelle on voit la première bulle nettement perceptible, par exemple de 5 ss de diamètre, venir crever la surface calme de la couche. Une ou deux bulles de ce genre peuvent être visibles à la vitesse-limite haute. Pour une vitesse de gaz supérieure, il apparat dans la couche un bouillonnement accusé et, quand celui-ci s' amorce, la hauteur de la couche s'affaisse partiellement. L'opinion de la demanderesse est que, lorsqu'on arrose la feuille au moyen d'une couche fluidisée au gaz dans un état calme à expansion uniforme, i fluidisation particulaire les contraintes de traction transitoires éventuellement engendrées dans le bord menant de la feuille de verre, à la pénétration dans la couche fluidisée, ne sont pas assez accusées pour que la feuille de verre risque de casser. En outre, du fait que la couche est sensiblement exempte de bulles, le verre chaud ne subit pas d'efforts irréguliers qui risqueraient aussi de le casser, de le déformer pendant son refroidissement brusque ou d'endommager sa surface. Antérieurement, on pensait que, pour obtenir unoeefficient élevé de transmission de chaleur entre une couche fluidisée et un article plongé dans cette couche, il fallait maintenir la couche à l'état bouillonnant, afin que le mouvement rapide et continu des particules assure la transmission de chaleur entre l'article et l'ensemble de la couche. On pensait qu'il n'y aurait pas transmission de chaleur dans une couche calme, à particules moins mobiles. Or, on a constaté qu'on ôbtient des coefficients étonnament élevés de transmission de chaleur entre un article en verre chaud et une couche particulaire fluidisée plus froide dans un état calme d'expansion uniforme et dotée de caractéristiques choisies. On constate qu'il apparat une agitation thermique des particules uniformément fluidisées au niveau des faces du verre chaud, lorsqu'on plonge une feuille de verre chaud dans la couche, et que les particules fluidisées se déplacent plus vite et présentent plus de turbulence au voisinage des faces de la feuille de verre que dans le reste de la couche. Il en résulte un prélèvement de chaleur rapide sur les faces du verre. On pense que les particules qui s'échauffent en passant près des faces de la feuille de verre s'écartent ensuite rapidement de celle-ci et cèdent de la chaleur à l'air fluidisant qui traverse le reste de la couche. Suivant un mode préféré de mise en oeuvre de l'invention, on règle le débit de gaz, pour maintenir la couche fluidisée à l'état calme, en faisant arriver le gaz fluidisant dans la couche à travers une membrane qui lui fait subir une forte perte de charge. Suivant l'invention, les particules formant la couche peuvent avoir une masse spécifique de 0,3 à 3,97g/cr3 et une grosseur moyenne de 5 à 120 microns et sont choisies propres à prendre l'état calme de fluidisation uniforme sous l'effet de gaw-flui- disant traversant uniformément la couche à une vitesse de 0,045 i 5,61 cm/s. La densité et la grosseur moyenne des particules constituent deux facteurs importants pour déterminer l'aptitude de particules à former la couche fluidisée dans un état calme d'expansion uniforme utilisée suivant l'invention. D'une manière générale, des particules propres à former une couche fluidisée dans un état calme d'expansion uniforme sous l'effet d'air fluidisant, à la température et sous la pression ambiantes normales, sont telles que le produit numérique de leur masse spécifique en g/cm3 par leur grosseur moyenne en microns, ne dépasse pas 220 environ. le degré de trempe communiqué à une feuille de verre par le procédé suivant l'invention dépend du coefficient de transmission de chaleur entre la couche fluidisée et la feuille de verre chaud plongée dans cette couche. Comme noté plus haut, il apparaît sur les faces du verre chaud une agitation thermique qui provoque un prélèvement de chaleur rapide sur ces faces. Cependant les propriétés des particules elles-mêmes affectent aussi la grandeur du coefficient de transmission de chaleur. Pour la trempe le verre plat sodocalcosilicique dtune épaisseur de 2,3 à 12 mm, on peut suivant l'invention porter le verre à une température de 610 à 6800 C, le plonger dans une couche fluidisée dans ledit état calme, dotée d'une capacité thermique volumique comprise, pour une fluidisation minimale, entre 0,02 et 0,37 cal/cm3 par OG, et maintenir la couche fluidisée à une température pouvant aller jusqu'à 1500C pour engendrer dans le verre une contrainte de traction médiane moyenne de 22 à 115 MS/ m2. La grandeur maximale de la contrainte de traction médiane moyenne qu'on peut obtenir varie avec l'épaisseur du verre et avec le coefficient de transmission de chaleur. Par choix de particules convenables, on peut établir un coefficient de transmission de chaleur suffisante pour obtenir par trempe des contraintes médianes de traction atteignant 40 EN/m2 dans du verre de 2 mm d'épaisseur, 50 MN/m2 dans du verre de 3,0 mm d'épaisseur et 104 PS/m2 dans du verre de t2 mm d'épaisseur On La même pu obtenir des contraintes de traction médianes encore supérieures, comme indiqué dans certains des exemples donnés ci-dessous. L'invention vise encore un procédé de trempe de verre consis tant à chauffer le verre et à plonger le verre chaud dans une couche fluidisée de particules ayant une structure particulaire non compacte de sorte que leur densité apparente est inférieure à la densité de leur matière constitutive et que les particules flottantes forment une couche fluidisée au gaz dans un état calme à expansion uniforme,de fluidisation particulaire en choisissant la matière constitutive des particules et la température de la couche de façon que la transmission de chaleur assurée par la couche fluidisée soit suffisante pour engendrer les contraintes de trempe souhaitées dans le verre, pendant que celui-ci refroidit dans la couche. L'utilisation de particules à structure non compacte permet de choisir la matière constitutive des particules de façon que la couche fluidisée ait une capacité thermique volumique suffisante, pour une fluidisation minimale, pour engendrer une forte contrainte de trempe dans le verre, sans qu'on éprouve de difficultés à mettre les particules sous forme de couche fluidisée à l'état calme à expansion uniforme de fluidisation particulaire. On peut régler la grandeur de la contrainte de trempe engendrée dans le verre à laide d'une couche fluidisée formée de particules à structure non compactée par choix de la densité des particules. Pour une grosseur de particules donnée, on obtient avec des particules de densité faible une contrainte de trempe peu accusée dans le verre, la grandeur de la contrainte de trempe augmentant avec la densité des particules jusqu'à la densité maximale pour laquelle des particules de la grosseur donnée peuvent former une couche fluidisée présentant ledit état calme. L'invention vise encore un procédé de trempe de feuille de verre consistant à immerger une feuille de verre chaude dans une couche fluidisée dans ledit état calme, formée de particules d'une grosseur moyenne de 5 à 120 microns et d'une masse volumique apparente de 0,3 à 2,35 g/cm3, la couche ayant, pour une fluidisation minimale, une capacité thermique volumique de 0,02 à 0,37 cal/cm5 Cv La masse volumique apparente des particules comprise dans la gamme précitée est celle mesurée en tenant compte des vides à l'intérieur des particules par opposition à la masse volumique vraie de la matière constitutive. Par corrélation entre la grosseur moyenne et la masse volu nique apparente, on peut déterminer si les particules sont aptes à former la couche fluidisée à l'état calme d'expansion uniforme. De préférence, la valeur numérique du produit de la massevolumique apparente en g/cm3, par la grosseur moyenne, en microns des particules ne dépasse pas 220. Les particules peuvent entre des particules poreuses d'alumine gamma d'une grosseur moyenne de 64 microns et d'une nasse volumi- que apparente de 2,2 g/cn3, la capacité thermique volumique de la couche étant, pour une fluidisation minimale, de 0,21cal/cm3. C. En variante, les particules peuvent être des particules poreuses d'aluminosilicate, d'une grosseur moyenne de 60 à 75 microns et d'une nasse volumique apparente de 1,21 à 1,22 g/cm3, la capacité thermique volumique de la couche étant, pour une fluidisation minimale, de 0,11 à 0,19 cal/cn3.0C. On peut encore utiliser des particules de nickel pulvérulent poreux d'une grosseur moyenne de 5 microns et d'une masse volumique apparente de 2,35g/cm3, la capacité thermique volumique de la couche étant, pour une fluidisation minimale, de 0,37 cal/cn3.0C Selon une autre variante, les particules sont des sphères de verre creuses d'une grosseur moyenne de 77 à 120 microns et d'une masse volumique apparente de 0,38 g/cm3, la capacité thermique volumique de la couche étant, pour une fluidisation mini- male, de 0,05 à 0,06 cal/cm3.0C. les particules peuvent encore entre des sphères creuses en carbone d'une grosseur moyenne de 48 microns et d'une masse voluiW que apparente de 0,3g/cm3, la capacité thermique volumique de la couche étant pour une fluidisation minimale de 0,02 cal/cm3. C. Les particules peuvent enfin être de l'alumine alpha en poudre non poreuse d'une grosseur moyenne de 23 à 54 microns et d'une masse volumique de particules de 3,97 g/cs3, la capacité thermique volumique de la couche étant, pour une fluidisation minimale, de 0,32 cal/cm3. C. L'invention vise encore une couche fluidisée, à utiliser comme milieu de refroidissement pour la trempe d'une feuille de verre chaude, formée de particules, d'une grosseur moyenne de 5 à 120 microns et d'une masse volumique apparente de 0,3 à 3,97 g/cm3, choisies de façon que la couche fluidisée soit dans un état calme d'expansion uniforme et ait une capacité thermique volumique de 0,02 à 0,37 cal/cm3. C. L'invention vise enfin du verre traité thermiquement par le procédé selon l'invention et notamment une feuille de verre trempée par le procédé selon l'invention. Pour faire plus clairement comprendre l'invention, on va maintenant en décrire à titre d'exemple certains modes de mise en oeuvre en se référant aux dessins annexés, sur lesquels la figure 1 est une vue schématique en coupe verticale d'un appareil pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention la figure 2 est une vue de détail reproduisant avec grossissement une partie de la figure I la figure 3 est un-graphique illustrant une caractéristique, utilisée pour la mise en oeuvre de l'invention, d'une couche de particules fluidisée au gaz, dans un état calme d'expansion ou de fluidisation uniforme. Sur la figure 1, on voit un four de trempe vertical, désigné par la référence générale 1, comportant des parois latérales 2 et un toit 3. les parois latérales 2 et le toit 3 sont en réfractaire usuel et le fond du four présente une ouverture allongée 4, ménagée dans une embase 5 sur laquelle repose le four 1. Un opercule mobile non représenté est prévu, de manière connue, pour fermer l'ouverture 4. Une feuille de verre 6 devant subir un bombage, puis une trempe, est suspendue dans le four n par des pinces 7 qui agrippent son bord supérieur et sont maintenues fermées, de manière courante, par le poids de la feuille enserrée entre leurs pointes. Les pinces 7 sont suspendues à une barre porte-pinces 8 elle-même suspendue à un groupe de levage classique non représenté, et guidée par des coulisses verticales 9, prolongées au-dessous du four pour guider les mouvements de descente et de remontée de la barre porte-pinces 8. Deux matrices à bomber 10 et Il sont situées de part et d' autre du trajet de la feuille de verre 6 dans une chambre 12, chauffée par des courants de gaz chaud traversant des conduits 12a. l'intérieur de la chambre 12 et les matrices 10 et Il sont maintenues à la température que la feuille de verre chaude 6 présente en entrant dans la chambre 12. La matrice 10 est une matrice mâle pleine, montée sur un piston 13, et présente une face avant bombée qui définit la courbure à conférer à la feuille de verre chaude. La matrice femelle 11 est un châssis arqué monté par des entretoises 14 sur une plaque de support 15, portée par un piston 16. La courbure de son châssis. Il épouse la courbure de la face active de la matrice mâle 10. les coulisses 9 s'étendent de haut en bas à travers la chambre 12, de part et d'autre des matrices à bomber, vers une enceinte contenant une couche 17, fluidisée au gaz, de particules réfractaires destinée à assurer le refroidissement brusque de la feuille de verre bombée chaude. L'enceinte contenant la couche fluidisée est une cuve rectangulaire 18, ouverte au sommet, montée sur une plate-forme 19 à mécanisme de levage en ciseaux. Quand la plate-forme 19 est en position haute, le bord supérieur de la cuve 18 est situé immédiatement au-dessous des matrices à bomber 10 et 11. Une membrane micro-poreuse 20, qu'on décrira en détail à propos de la figure 2, s'étend en travers de la base de la cuve 18. Ses bords sont fixés entre une bride 21 formée sur la cuve et une bride 22 formée sur un réservoir collecteur 23 monté sous la cuve les brides et les bords de la plaque 20 sont réunis par boulonnage comme indiqué en 24. Un conduit d'admission de gaz 25 est relié au réservoir collecteur, auquel il amène de l'air de fluidisation sous pression réglée. La membrane a la structure voulue pour laisser l'air fluidisant pénétrer uniformément par en bas dans toute la couche fluidisée pour maintenir celle-ci dans un état calme d'expansion ou de fluidisation uniforme. les particules réfractaires présentes dans la cuve 18 sont maintenues dans l'état calme à expansion uniforme de fluidisation particulaire par le courant ascendant d'air uniformément réparti par la membrane poreuse 20. La couche en expansion est à ltétat calme, sensiblement exempte de bouillonnement et de régions non fluidisées. Une membrane micro-poreuse de structure préférée, représentée sur la figure 2, est telle que décrite dans la demande de brevet GB 24124/76. Cette membrane comprend une plaque en acier 26 percée de trous 27 répartis en motif régulier. Dans les bords de la plaque sont percés des trous destinés à-recevoir des boulons 24. Un joint d'étanchéité 28 est interposé entre le côté inférieur des bords de la plaque et la bride 22 du réservoir collecteur. Sur la plaque 26 reposent une série d'épaisseurs 29 de papier micro-poreux fort, par exemp1e~au nombre de quinze. La membrane est complétée par une toile métallique 30, par exemple en acier inoxydable, posée par-dessus le papier. Un joint d'étanchéité supérieur 31 est interposé entre les bords de la toile métallique 30 et la bride 21 de la cuve. Un panier de réception du calcin peut être disposé près de la plaque 20, de manière à ne pas gêner l'écoulement ascendant uniforme de l'air fluidisant à partir de la membrane. En se reportant à la figure 1, on voit que les coulisses 9 s'étendent vers le bas jusqu'au-dessous des matrices à bomber et se terminent dans la région du bord supérieur de la cuve 18. Un châssis fixe indiqué en 32, monté dans la cuve 18, présente à la base des pieds 33 rabattus vers le haut pour recevoir le bord inférieur d'une feuille de verre arrivant de haut en bas dans la couche fluidisée quand la barre porte-pinces 8 descend au-delà des matrices à bomber sous l'action du groupe de levage. Quand la table 19, à mécanisme de levage en ciseaux est descendue et que la barre 8 et les pinces 7 portées par celle-ci sont en position basse limite en bas des coulisses 9, une feuille de verre froide, à bomber et à tremper, est chargée dans les pinces. le groupe de levage amène alors de bas en haut la feuille de verre suspendue dans le four 1, maintenu à une température de trempe, par exemple de 8500C pour du verre sodocalcosilicique. La feuille de verre est rapidement portée à une température voisine de son point de ramollissement, par exemple de 610 à 6800C. Quand la feuille de verre a atteint uniformément la température requise, l'opercule refermant l'ouverture 4 s'ouvre et groupe de levage descend la feuille entre les matrices à bomber ouvertes 10 et 11. Les pistons 13 et 16 agissent pour réunir les matrices, qui bombent la feuille. Quand la feuille à pris la courbure requise, les matrices se séparent et la feuille de verre bombée chaude est rapidement descendue dans la couche fluidisée que contient la cuve 18, amenée en position haute de trempe par le mécanisme en ciseaux de levage de la table 19 pendant chauffage de la feuille de verre dans le four 1. Lorsqu'on doit fabriquer des produits en verre feuilleté ou stratifié de haute qualité, comportant des feuilles de verre trempées par refroidissement brusque dans une couche fluidisée, on note qu'on améliore la qualité optique en soumettant les faces de la feuille de verre à un refroidissement préliminaire à l'air immédiatement avant de plonger le verre dans la couche fluidisée. On peut opérer ce refroidissement en plaçant immédiatement au dessus du bord supérieur de la cuve 18 des châssis soufflants de hauteur faible qui projettent de l'air de refroidissement sur les faces de la feuille de verre bombée pendant que celle-ci quitte les matrices à bomber et pénètre dans la couche fluidisée. Le refroidissement superficiel préliminaire assure un début de durcissement des faces de la feuille de verre et évite ainsi les infimes déformations parfois notées dans celles-ci et qui peuvent être dues à l'agitation thermique des particules juxtaposées aux faces du verre. Toutefois, on n'assure habituellement ce refroidissement superficiel préliminaire que quand le verre est destiné à la fabrication de panneaux feuilletés de haute qualité optique. La couche fluidisée est maintenue à une température, par exemple de 30 à 150 C, propre à engendrer dans le verre la contrainte de traction médiane souhaitée par des chemises d'eau 34 montées sur les grandes parois plates de la cuve 18 et par réglage de la température de l'air fluidisant qui arrive dans le réservoir collecteur 23. Les chemises d'eau 34 agissent en puisard de chaleur, absorbant la chaleur transmise à travers la couche à partir de la feuille de verre chaude. Le bord inférieur de la feuille de verre est uniformément refroidi sur toute sa longueur en franchissant la surface horizontale, calme, de la couche fluidisée, de sorte qu'on ne risque pas d'engendrer des contraintes de traction différentes dans différentes zones superficielles de ce bord, ce qui pourrait casser la feuille. En descendant dans la couche fluidisée, le bord inférieur est toujours en contact avec des particules fluidisées dans un état calme à expansion uniforme de fluidisation particulaire, même si des courants ascendants de particules sont engen drés sur les faces chaudes du verre dès pénétration de celles-ci dans la couche, et ce traitement uniforme du bord inférieur réduit beaucoup les risques de casse et les problèmes posés par la présence de débris de verre dans la couche.De ce fait, et du fait qu'on évite les pertes dues à des déformations des feuilles de verre et/ou à des dommages superficiels, le rendement en quantité de feuilles de verre trempées est commercialement satisfaisant. La couche fluidisée subit une agitation thermique localisée contre les faces de la feuille chaude, peut-8tre par suite d'une dilatation de gaz rapide analogue à celle survenant au cours d'une ébullition. Cette agitation assure une transmission adéquate de chaleur des faces du verre dans la masse de la couche fluidisée par exemple, on obtient entre la couche et la feuille des coefficients de transmission de chaleur de 0,003 à 0,02 cal/cm2.0C.s. La transmission de chaleur se poursuit bien après que le verre a franchi son point de déformation, avec une intensité suffisante pour que les gradients de température milieu/surface subsistent pendant que le verre franchit en refroissant son point de dé for- mation, et les contraintes de trempe apparaissent ensuite pendant que le verre encore immergé dans la couche continue à refroidir. L'agitation subie par la couche fluidisée sur.les faces du verre engendre dans la masse de cette couche des courants qui dissipent en continu, vers les régions plus distantes de la couche, la chaleur.prélevée sur le verre par agitation thermique de la couche dans la région entourant immédiatement la feuille de verre. tes chemises d'eau 34, agissant en puisard de chaleur, maintiennent froides ces parties distantes de la couche. En fin de course descendante, la feuille rencontre les pieds 33 du châssis 32, ce qui desserre les pinces 8. La feuille de verre repose alors sur le châssis 32 pendant qu'elle refroidit dans la couche fluidisée. Lafeuille de verre demeure dans cette couche jusqu'à avoir refroidi à un point permettant sa manutention, puis la cuve 18 descend, sous lteffet de son mécanisme de levage en ciseaux, pour exposer le châssis fixe 32 et la feuille de verre trempée qu'il porte, qu'on retire alors afin qu'elle revienne ensuite à température ambiante. La nature de la couche fluidisée dans un état calme à expansion uniforme de fluidisation particulaire est illustrée par la figure 3, qui est un diagramme portant, en abscisses, la pression régnant dans le réservoir collecteur et, en ordonnées, la hauteur de la couche formée dans la cuve 18 à l'aide de particules d'alumine gamma, comme décrit ci-dessous dans l'exemple 2, les dimensions de la cuve et les conditions de fluidisation étant celles citées dans cet exemple et la température de la couche étant de 800C. Quand la pression régnant dans le réservoir collecteur atteint 15 kN/m2, l'expansion de la couche s'amorce, la vitesse de l'air fluidisant qui traverse la couche étant alors suffisante pour provoquer un début de fluidisation. Autrement dit, pour cette limite basse de vitesse du gaz, les particules d'alumine'gamma entrent tout juste en suspension dans le courant d'air ascendant. En assurant une forte perte de charge à l'aide d'une membrane uniformément micro-poreuse du genre représenté sur la figure 2, provoquant à sa traversée une perte de charge supérieure à 60 de la pression régnant dans le réservoir collecteur, on obtient une répartition uniforme de l'air fluidisant s'écoulant vers le haut à partir de la face supérieure de la membrane. Cette forte perte de charge à la traversée de la membrane permet le réglage fin de la vitesse du gaz traversant de bas en haut les particules, ce qui permet de régler l'état de fluidisation calme de l'alumine gamma entre le degré de fluidisation minimale qu'on vient de décrire et un degré maximum d'expansion de la couche pour lequel il subsiste une fluidisation en phase dense. On assure ce réglage fin de la vitesse de gaz par régulation de la pression régnant dans le réservoir collecteur 23 et, quand cette pression augmente, il n'y a pas variation brusque ou discontinue de l'état de la couche. En fait, la couche demeure dans ltétat calme d'expansion uniforme, comme illustré par la figure 3, quand la pression de collecteur augmente jusqu'aux environs de 25 kN/m2 et que la couche atteint par expansion une hauteur d'environ 102 cm dans la cuve. Pour cette pression de collecteur, on voit la première bulle nettement distincte, par exemple d'environ 5 mm de diamètre, crever la surface de- la couche calme et cette vitesse de l'air fluidisant peut être considérée comme la vitesse de bouillonnement minimum. On a noté que, grâce à la membrane 20 engendrant une forte perte de charge, cette vitesse de bouillonnement minimum n'est pas nécessairement la vitesse de gaz provoquant une expansion maximale de la couche et, en réglant encore la pression de collecteur jusqu'à 27 kN/m2, on confère à la couche une hauteur maximale de 105 cm. lorsqu'on porte ainsi la pression de collecteur à 27 kN/m2, on voit davantage de petites bulles venir crever la surface de la couche, mais ces petites bulles demeurent assez rares pour ne pas affecter l'aptitude de la couche à tremper des feuilles de verre chaudes, en particulier épaisses. lorsqu'on augmente encore la pression de collecteur, au-delà de 27 kN/m2, on note un brouillonnement persistant et une tendance inférieure de la couche à prendre par affaissement une hauteur à celle, maxi- male, de 105 cm. Dans cet état, la couche ne convient pas pour la trempe de feuilles de verre chaudes. Dans cet exemple, donc, l'état calme d'expansion uniforme de la couche fluidisée d'alumine gamma convenant pour la trempe de feuilles de verre chaudes, est représenté par la partie de la c-ourbe portée sur la figure 3 correspondant à des pressions de collecteurs allant de 15 à 27 kN/m2, plage dans laquelle il est possible de régler finement l'état de fluidisation et d'ajuster en conséquence les contraintes de trempe uniformes engendrées dans le verre Le coefficient effectif de transmission de chaleur entre la couche fluidisée et le verre chaud est déterminé par les propriétés du gaz fluidisant, habituellement air, la vitesse auquel ce gaz traverse la couche, les propriétés des particules réfractaires et notamment, leur gamme granulométrique, leur grosseur moyenne, leur densité et, quand les particules ont une structure poreuse ou ajourée, la densité de leur matière constitutive. te coefficient de transmission de chaleur dépend aussi des températures du verre et de la couche car, si l'écart entre ces deux températures est peu important, l'agitation sur les faces du verre est faible et le coefficient de transmission de chaleur est relativement bas. D'autres facteurs affectant le coefficient de transmission de chaleur sont la chaleur spécifique des particules et leur capacité calorifique moyenne. Dans chacun des exemples ci-dessous, la valeur numérique du produit de la masse volumique des particules en g/cm3 par la grosseur moyenne, en microns, des particules, est inférieur à 220. Ce produit constitue un critère permettant de déterminer si une matière en particules est adéquate, c'est-àdire apte à être mise par de l'air de fluidisation dans un état calme d'expansion uniforme, à température et sous pression ambiantes normales. On va maintenant donner quelques exemples de trempe de feuilles de verre d'une épaisseur de 2,3 à 12 mm, opérée dans un appareil tel que représenté sur les figures 1 et 2, à l'aide dtune couche fluidisée dans un état calme d'expansion uniforme. Dans chacun des exemples 1 à 11 ci-dessous, on a soumis les bords de la feuille de verre à un finissage en les arrondissant à l'aide d'une meule à l'égrisé fin. EXEMPLE 1 les particules réfractaires sont de l'alumine poreuse à état ganuna, ayant les caractéristiques suivantes Diamètre moyen des particules (d) en microns 64 Gamme granulométrique en microns 20 à 160 masse volumique des particules (#) en g/cm3 2,2 Nasse volumique de la matière constitutive en g/cm3 3,97 Produit P x d 141 Chaleur spécifique de la matière constitutive 0,2 cal/g.eC Capacité calorifique volumique de la couche pour une fluidisation minimale 0,21 cal/cm3. C Vitesse de traversée de la couche par l'air de fluidisation 0,54 cm/s En maintenant la couche à 40 C, on obtient dans des feuilles de verre d'une épaisseur de 2,3 à 12 mi, initialement portées à une température de 610 à 6700 C, les degrés de trempe suivants Température initiale Epaisseur du Contrainte de traction du verre verre médiane moyenne ( C) (mm) (MN/m2) 610 2,3 37 610 10 92 610 12 93,5 630 2,3 42,5 630 6 72,5 630 12 96 650 2,3 46 650 4 64 650 6 75,7 650 8 92,7 650 10 96 650 12 99 670 2,3 44 670 6 75 670 10 100 Le coefficient effectif de transmission de chaleur entre la couche et les feuilles de verre est de 0,01 à 0,012 cal/cm2.0C.s. EXEMPLE 2 Dans une série de fabrication particulière, on trempe, à l'aide de la i;me alumine poreuse à l'état gamma que dans ltexel ple 1, des feuilles de verre bombées de 2,3 mm d'épaisseur. On utilise ensuite ces feuilles comme éléments constitutifs de parebrise feuilletés pour automobiles. Les particules d'alumine gamma ont les caractéristiques suivantes Grosseur moyenne des particules (d) en microns 64 Gamme granulométrique en microns 30 à 150 Masse volumique des particules (# ) én g/cm3 2,2 nasse volumique de la matière constitutive en g/cm3 3,9 Produit P x d 141 Dimensions de la cuve contenant la couche fluidisée 38cm x 215 cm x 105cm (profondeur) Pression régnant dans le collecteur 24 kN/m2 Perte de charge à la traversée de la membrane 15 kN/m2 soit, en pourcentage de la pression régnant60% dans le collecteur Débit d'air de fluidisation 0,175 m3/mn Vitesse de l'air de fluidisation dans la couche 0,36 cm/s Température de la couche fluidisée 6JF Température du verre : bord supérieur 650 à 6550C bord inférieur 670 à 675 C Contrainte de traction médiane uniforme résultante 38 40 MN/m2 Le coefficient effectif de transmission de chaleur entre la couche et les feuilles de verre est de 0,01 à 0,012 cal/cm2.0C.s. EXEMPLE 3 Dans une autre série de fabrication, on trempe des feuilles de verre destinées à former des éléments de pare-brise d'avions feuilletés de 3 mm, 4 mm, 6 mm, 8 mm et 10 mm d'épaisseur, dans une couche fluidisée d'alumine gamma, calme et à expansion uniforme. On utilise la même alumine poreuse dans l'état gamma que dans les exemples 1 et 2. Dimensions de la cuve contenant la 45 cm x 245 cm x couche fluidisée 150cm (profondeur) Pression de collecteur 30 kN/m2 Perte de charge à la traversée de la membrane 19,5 kN/m2 soit en pourcentage de la pression de collecteur 65% Débit d'air de fluidisation 0,34 m3/mn Vitesse de l'air de fluidisation dans la couche 0,51 cm/s Température de la couche fluidisée 600C Température du verre 645 à 650 C Les contraintes de traction médianes uniformes ainsi engendrées dans le verre sont les suivantes épaisseur Contrainte de traction médiane 3,0 mm 48 MN/m2 4,0 n | 53 NN/m2 10,0 mm 80 NN/m2 Le coefficient effectif de transmission de chaleur entre la couche et les feuilles de verre est de 0,01 à 0,012 cal/cm2.0C. s. EXEMPLE 4 les particules réfractaires sont en un aluminosilicate en poudre poreuee, chaque particule contenant, en poids, 13% d'alumine et 86% de silice. les caractéristiques des particules sont les suivantes Gamme granulométrique en microns jusqu'à 150 Grosseur moyenne (d) en microns 6D Masse volumique des particules (#) en g/cm3 1,22 Nasse volumique de la matière constitutive en g/cm3 2,3 Produit P x d 73 Chaleur spécifique -0,38 cal/g. C Capacité calorifique volumique de la couche pour une fluidisation minimale 0,19 cal/cm3.00 Vitesse de l'air fluidisant dans la couche 0,21 ci/s En maintenant la couche à 400C, on obtient dans des feuilles de verre d'épaisseurs de 2,3 à 10 mm les degrés de trempe suivants : Température ini- Epaisseur Contrainte de traction tiale du verre du verre médiane moyenne ( C) (mm) (MN/m2 650 2,3 30,8 650 4 44 650 6 62,3 650 8 73 650 10 79 Le coefficient de transmission de chaleur effectif entre la couche et les feuilles de verre est de 0,007 à 0,009 cal/cm2.0C.s. EXELE 5 On utilise une autre forme d'aluminosilicate composite en poudre poreuse. Chaque particule est poreuse et contient en poids 29% en poids d'alumine et 69 de silice. Cette poudre poreuse a les caractéristiques suivantes Gamme granulométrique en microns Jusqu'à 150 Grosseur moyenne des particules (d) en microns 75 Masse volumique des particules (P) en g/cm3 1,21 Produit # x d 91 Densité de la matière constitutive 2,3 Chaleur spécifique de la matière constitutive 0,2 cal/g. C Capacité calorifique volumique de la couche pour une fluidisation minimale 0,11 cal/cm3.0C Vitesse de l'air fluidisant dans la couche 0,33 cm/s En maintenant la couche à 400C et avec une température initiale du verre de 610 à 6700C, on obtient dans des feuilles de 2,3 à 10 mm d'épaisseur, les degrés de trempe suivants Température ini- Epaisseur Contrainte de traction tiale du verre du verre médiane moyenne ( C) n 610 6 51 610 10 74 630 2,3 31,5 630 6 53 650 2,3 33,7 650 4 48,3 650 6 56 650 8 71,3 650 10 84 670 2,3 32 670 6 58 670 10 | 81 Le coefficient de transmission de chaleur effectif entre la couche et les feuilles de verre est de 0,007 à 0,01 cal/cm2. C.s. EXEMPLE 6 On choisit une poudre de "Fillite", formant les sphères creuses dérivées de cendres de combustible pulvérisées provenant de chaudières de centrales électriques, présentant les caractéristiques suivantes Gamme granulométrique en microns 20 à 160 Grosseur moyenne de particules (d) en microns 77 Masse volumique des particules C ) en g/cm3 0,38 Produit # x d 29 Densité de la matière constitutive 2,6 Chaleur spécifique de la matière constitutive 0,18 cal/g. C Capacité calorifique volumique de la couche pour une fluidisation minimale 0,05 cal/cm3. C Vitesse de l'air fluidisant dans la couche 0,11 ci/s Les degrés de trempe conférés à des feuilles de verre trempées dans cette couche fluidisée peuvent être représentés par les contraintes de traction médianes moyennes, mesurées de manière classique; les résultats obtenus, pour des feuilles d'épaisseurs allant de 4 à 12 mi, à des températures initiales différentes allant de 610 à 6700C, traitées dans une couche fluidisée à 400C sont les suivants Température ini- Epaisseur Contrainte de traction tiale du verre du verre médiane moyenne ( C) (mm) (MN/m2) 610 10 40 619 12 41 630 6 30 630 12 45 650 4 22,4 650 6 32 650 8 37 650 10 39 650 12 48,5 670 6 35 670 10 50 Le coefficient de transmission de chaleur effectif entre la couche et les feuilles de verre est de 0,003 à 0,004 cal/cm2. C.s. EXEMPLE 7 On utilise une "Fillite" d'une autre nuance, ayant les carac téristiques suivantes Grosseur moyenne des particules (d) en microns 120 nasse volumique des particules (P) en g/cx3 0,38 Masse volumique de la matière constitutive en g/cm3 2,6 Produit P x d 45 Chaleur spécifique de la matière 0,18 cal/g. C Capacité calorifique volumique de la couche pour une fluidisation minimale 0,46 cal/cm3. C Vitesse de l'air fluidisant dans la couche 0,27 cm/s Pour des températures initiales du verre allant de 630 à 6700C, la couche étant aux environs de 400C, les contraintes engendrées dans des feuilles de verre d'épaisseurs allant de 6 à 10 mm sont les suivantes Température ini- Epaisseur Contrainte de traction tiale du verre du verre médiane moyenne ( C) (mm) (MN/m2) 630 6 42 630 8 49 650 6 45,5 650 8 51 650 10 63 670 6 48 670 8 53 Le coefficient de transmission de chaleur effectif entre la couche et les feuilles de verre est de 0,005 à 0,006 cal/ci3.0C.s. EXEMPLE 8 On utilise comme particules réfractaires des sphères en carbone du genre dit "Carbosphères" ayant les caractéristiques suivantes Gamme granulométrique en microns 5 à 150 Grosseur moyenne des particules (d) en microns 48 Masse volumique des particules C) ) en g/cm3 0,3 Produit P x d 14,4 Masse volumique do la matière constitutive en g/cm3 2,3 Chaleur spécifique de la matière const-itutive 0,123 cal/g. C Capacité calorifique volumique de la couche pour une fluidisation minimale 0,02 ca1/cm3.0C Vitesse de l'air fluidisant dans la couche 0,33 cm/s Les degrés de trempe conférés à des feuilles de verre trem- pées dans cette couche fluidisée, maintenir environ 400C, sont les suivants Température ini- Epaisseur Contrainte de traction tiale du verre du verre médiane moyenne ( C) (mm) (MN/m2) 610 10 44 630 6 34 650 4 26,3 650 6 32,7 650 8 40 650 10 45 670 6 36 670 10 46 Le coefficient effectif de transmission de chaleur entre la couche et les feuilles de verre est de 0,0035 i 0,004 cal/cm2. C.s. EiEPLE 9 Les particules réfractaires sont du nickel pulvérulent poreux ayant les caractéristiques suivantes Grosseur moyenne des particules (d) en microns 5 Masse volumique des particules C (#) en g/cm3 2,35 Nasse volumique de la matière constitutive en g/cm3 8,9 Produit F x d 12 Chaleur spécifique de la matière constitutive 0,106 cal/g.OC Capacité calorifique volumique de la couche pour une fluidisation minimale 0,37 cal/cm3.0C Vitesse de l'air fluidisant dans la couche 0,045 cm/s On trempe des feuilles de verre de 2,3 à 6 mm d'épaisseur, à une température initiale de 65000, dans une couche fluidisé e de cette poudre de nickel poreuse, dans un état calme, maintenue aux environs de 400C.Les degrés de trempe obtenus, représentés par les contraintes de traction médianes, sont les suivants Epaisseur du verre Contrainte de traction médiane moyenne (mm) (MN/m2) 2,3 77 3 95 6 115 Le coefficient de transmission de chaleur effectif entre la couche et les feuilles de verre est de 0,02 cal/cm2.0C.s. EXEMPLE 10 les particules sont des grains de poudre d'alumine alpha non poreux. On utilise un certain nombre de poudres d'alumine alpha à granulométries moyennes différentes, ayant toutes les caractéristiques suivantes Masse volumique des particules (#) en g/cm3 3,97 Nasse volumique de la matière constitutive en g/cm3 3,97 Chaleur spécifique de la matière constitutive 0,2 cal/g. C On forme avec des poudres d'alumine alpha de granulométries échelonnées quatre couches fluidisées ayant les caractéristiques différentes suivantes couche Granu- Pro- capacité calori- capa calori- vitesse d'alu- lométrie duit fique des par- fique de la cou- du gaz mine moyenne p x d ticules che fluidisee' fluidisant (d) en (cal/ C) au min (cm/s) microns (cal/cm3. C) À 23 92 5 X 10-? 0,32 1,02 B 29 116 10 X 10-9 9 0,32 1,62 C 45 180 38 X 10-9 0,32 3,90 D 54 216 66 X 10-9 0,32 5,61 On trempe des feuilles de verre de 2,3 à 12 mm d'épaisseur dans ces couches fluidisées, toutes portées à 400C. Les températures initiales des feuilles de verre vont de 610 à 6700C et les degrés de trempe des feuilles sont représentés par des contraintes de traction médianes moyennes de 42 à 104 MN/m2. Le coefficient de transmission de chaleur effectif entre la couche et les feuilles de verre est de 0,0062 à 0,0086 cal/cm2.0C. s. EXEMPLE Il On fluidise une couche de petites sphères de verre pleines du type dit "Ballotini". Cette couche a les caractéristiques suivantes Gamme granulométrique en microns 0 à 75 Grosseur moyenne des particules (d) en microns 58 Masse volumique des particules (#) en g/cm3 2,5 Produit P x d 145 Capacité calorifique volumique de la couche pour-une fluidisation minimale 0,34 cal/cm3.0C Vitesse de l'air fluidisant dans la couche 0,41 cm/s On porte des feuilles de verre de 2,3 à 10 mm d'épaisseur à des températures initiales de 630 à 6700C et on les trempe dans la couche fluidisée, maintenue à une température d'environ 40 C. Les degrés de trempe des feuilles de verre sont les suivants: Température ini- Epaisseur Contrainte de traction tiale du verre du verre médiane moyenne ( C) (mm) (MN/m2 630 2,3 38 630 6 72 630 8 87 650 2,3 40 650 6 74,5 Tableau (suite) Température ini- épaisseur Contrainte de traction tiale du verre du verre médiane moyenne ( C) (mm) (MN/m2 650 8 87 650 10 90 670 2,3 43 670 6 80 670 8 90 Le coefficient de transmission de chaleur effectif moyen entre la couche et les feuilles de verre est de 0,011 cal/cm2. C.s. Pour montrer combien le rendement en quantité ou pourcentage de feuilles de verre ni cassées ni déformées obtenues à l'aide d'une couche fluidisée au gaz suivant l'invention, dans un état calme a expansion uniforme, X fluidisation particulaire, est plus élevé quand lorsqu'on opère dans une couche fluidisée à l'état bouillonnant, on traite un certain nombre de feuilles de semblables de 30 x 30 cm ayant des épaisseurs de 2, de 6 et de 12 mm. On soumet précédemment les bords des feuilles à un finissage en les chanfreinant à l'aide d'une meule au carbure de sili sium. Les bords sont ainsi plus rugueux que ceux des feuilles de verre selon les exemples 1 à 11, finis à la maule à l'égrisé. Grâce à l'invention, le rendement en quantité est élevé calme pour ce mode plus grossier-et moins onéreux de finissage des bords. On porte chaque feuille de verre à l'une des températures indiquées ci-dessus, puis on la plonge dans une couche fluidisée de l'alumine poreuse dans l'état gamma décrite dans l'exemple 1. Pour ces essais comparés, on plonge certaines des feuilles dans une couche fluidisée dans un état calme, comme décrit dans l'exemple 1. On fait ensuite bouillonner la couche fluidisée en portant la vitesse du gaz fluidisant au-dessus de celle provoquant une expansion maximale de la couche, et I' on immerge dans la couche bouillonnante un nombre égal de feuilles de verre chaudes. Les rendements en quantité obtenus, exprimés en pourcentage de feuilles non cassées et exemptes de déformations inadmissibles, rapportés au nombre total de feuilles traitées, sont les suivants: Verre de 2 Mm d'épaisseur Rendement en quantité Température du verre C Couche calme Couche bouillonnante 645 95% 52% 660 100% 80% Verre de 6 n d'épaisseur Rendement en quantité Température du verre C Couche calme Couche bouillonnante 640 80% 40% 645 100% 60% Verre de 12 n d'épaisseur Température du verre @endement en quanti@@ C Couche calme Couche bouillonnante 635 80% 40% 645 100% 75% Les exemples ci-dessus portent sur des feuilles de verre carrées de 30 x 30 cm, mais les rendements en quantité peuvent entre encore plus faibles, par suite de casse et de déformation, lorsqu'on traite de grandes feuilles de verre, ayant, par exemple, les dimensions d'un pare-brise de véhicule à moteur, dans une couche fluidisée bouillonnante. Par contre, les rendements obtenus en traitant ces grandes feuilles de verre dans une couche fluidisée calme sont au moins aussi bons que dans les exemples cités ci-dessus. La grandeur des contraintes engendrées dans le verre diminue à mesure que la température de la couche s'élève et, pour une température-limite qui peut être d'environ 300 C ou plus, les contraintes engendrées sont telles que le verre subit plutbt un revenu qu'une trempe. On peut prévoir sur les parois latérales de la cuve 18 des éléments chauffants et/ou refroidisseurs destinés à régler la température de la couche fluidisée. Dane tous les exemples ci-dessus, les feuilles sont en verre sodocalcosilicique du type servant à la fabrication de panneaux de pare-brise pour avions et automobiles, de hublots et de panneaux architecturaux. On peut tremper ou traiter au revenu de la même manière, par le procédé suivant l'invention, des verres ayant d'autres compositions. On peut aussi traiter au revenu par ce procédé des articles autres que feuilles de verre, par exemple articles en verre pressé tels qu'isolateurs ou qu'ébauches de lentilles, ou des articles en verre soufflé. Une couche fluidisée suivant l'invention peut encore servir pour d'autres traitements thermiques de verre, par exemple chauffage appliqué à un article en verre relativement froid avant un stade de traitement ultérieur, la couche fluidisée permettant de transmettre de la chaleur au verre sans l'endommager, même s'il est porté à une température à laquelle il est susceptible d'être endommagé par des forces irrégulières. On peut aussi appliquer l'invention pour tremper des feuilles de verre qu'on a préalablement chauffées et bombées en les soutenant en position presque verticale, puis entraSnées suivant un trajet horizontal, comme décrit dans la demande de brevet GB 34703/73 brevet GB 1 442 316). Dans l'appareil décrit dans cette demande, les matrices à bomber sont enfermées dans une chambre chauffée qui prend, en basculant à partir d'une position inclinée, une position telle que la feuille de verre bombée entre les matrices de bombage est verticale et peut être descendue verticalement dans une coucha fluidisée calme du genre décrit ci-dessus. Dans un autre traitement opéré par mise en oeuvre de l'invention, on peut chauffer une feuille de verre en la plongeant dans une couche fluidisée assez chaude pour porter le verre à la température de pré-bombage. Après l'avoir extraite de la couche chaude, on bombe la feuille, puis on la trempe en la plongeant dans une couche fluidisée dans un état calme d'expansion uniforme tel que décrit ci-dessus. La feuille de verre peut être transportée par le même ensemble de pinces pendant tout le processus de chauffage, de bombage et de trempe, les pinces présentant un montage réglable afin d'épouser la forme acquise par bombage par la feuille. Dans un autre agencement, chaque feuille de verre est suspendue pendant chauffage à des pinces non réglables, puis est transférée pour le bombage sur un support la soutenant par son bord inférieur, comme décrit dans le brevet GB 1 442 316 sus-eit8; après bombage, la feuille de verre est saisie par un second ensemble de pinces, dont la disposition épouse sa forme bombée, puis descendue pour refroidissement dans la couche fluidisée calme. REVENDICATIONS 1. Procédé de trempe de verre, suivant lequel on net le verre en contact avec une ratière en particules fluidisée au gaz pour assurer une transmission de chaleur entre les faces du verre et la matière fluidisée, caractérisé .1 ce que la matière fluidisée est dans 9n état celle à expansion uniforme de fluidisation particulaire S 2.Procédé selon la revendication 1, suivant lequel on per- te le verre à une température dépassant son point te trempe, puis on le plonge dans la matière fluidisée, caractérisé en ce qu'on plonge le verre dans une couche de particules fluidisée au gaz qui est, avant cette immersion, dans un état calme à ex- pansion uniforme de fluidisation particulaire. 3. Procédé selon la revendication 2 pour la trempe d'une feuille de verre, caractérisé en ce qu'on descend la feuille de verre chaude dans la couche de particules à l'état calme de fluidisation particulaire à expansion uniforme. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce qu' on maintient la couche à une température de 30 à 150 C. 5. Procédé selon une quelconque des revendications I à 4, caractérisé en ce qu'on règle le débit de gaz, afin de maintenir la couche fluidisée dans ledit état calme, en faisant subir au gaz fluidisant une forte perte de charge au franchissement d'une membrane à travers laquelle il pénètre dana la couche. 6. Procédé selon une quelconque des revendications I à 5, caractérisé en ce que les particules formant la couche fluidisée ont une masse volumique de 0,3 à 3,97 g/cm3 et une grosseur moyenne ne de 5 à 120 microns, leur nature étant choisie de façon que la couche prenne l'état calme uniforme précité sous l'effet de gaz fluidisant s'écoulant uniformément dans la couche à une vitesse de 0,045 à 5,61 cn/s. 7. Procédé selon la revendication 6, pour la trempe de verre sodocalcosilicique plat de 2,3 à 12 mm d'épaisseur porté à une température de 610 à 680C, caractérisé en ce qu'on plonge le verre dans une couche fluidisée dans ledit état calme, ayant une capacité calorifique volumique comprise, pour une fluidisation miaimale, entre 0,02 et 0,37 cal/cm3. C, et on maintient la couche fluidisée à une température pouvant aller jusqu'à 1500C pour engendrer dans le verre une contrainte de traction médiane moyenne de 22 à 115 NN/î2. 8. Procédé selon une quelconque des revendication 1 à 5, caractérisé en ce qu'on plonge le verre dans une couche fluidisée de particules ayant une structure non compacte telle que leur masse volumique apparente est inférieure à la masse volumique réelle de leur matière constitutive, les particules flottant pour constituer ladite couche fluidisée au gaz dans un état calme de fluidisation particulaire à expansion uniforme, la matière constitutive des particules et la temperaturo de la couche étant choisies telles que le coefficient de transmission de chaleur de la couche fluidisée soit suffisant pour engendrer les contraintes de trempe souhaitées dans le verre pendant que celui-ci refroidit dans la couche. 9. Procédé selon la revendication 8 pour la trempe d'une feuille de verre, caractérisé en ce que la couche fluidisée est formée de particules d'une granulométrie moyenne de 5 à 120 microns et d'une masse volumique apparente de 0,3 à 2,35 g/cm3, la capacité calorifique volumique de la couche étant comprise, pour une fluidisation minimale, entre 0,02 et 0,37 cal/cm3. C. 10. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que les particules sont des particules poreuses d'alumine gamma d'une granulométrie moyenne de 64 microns et d'une masse volumique apparente de 2,2 g/cm3, la capacité calorifique volumique de la couche étant, pour une fluidisation minimale, de 0,21 cal/cm3.0C. 11. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que les particules sont en un aluminosilicate à l'état poreux d'une granulométrie moyenne de 60 à 75 microns et d'une masse volumi- que apparente de 1,21 à 1,22 g/cm3, la capacité calorifique voludique de la couche étant, pour une fluidisation minimale, de 0,11 à 0,19 cal/cm3. C. 12. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que les particules sont du nickel pulvérulent poreux d'une granulosE- trie moyenne de 5 microns et d'une masse volumique apparente de 2,35 g/cm3, la capacité calorifique volumique de la couche étant, pour une fluidisation minimale, de 0,37 caî/cm3.0C. 13. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que les particules sont des sphères de verre d'une granulométrie moyenne de 77 à 120 microns et d'une masse volumique apparente de 0,38 g/cm3, la capacité calorifique volumique de la couche étant, pour une fluidisation minimale, de 0,05 à 0,06 cal/cm3. C. 14. Procédé selon la revendication 9 caractérisé en ce que les particules sont des sphères de carbone creuses d'une granulo métrite moyenne de 48 microns et d'une masse volumique apparente de 0,3 gzcm3,-la capacité alorifique volumique de la couche étant, pour une fluidisation minimale, de 0,02 cal/cm3.0C. 15. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que les particules sont de l'alumine alpha pulvérulente non poreuses d'une granulométrie moyenne de 23 à 54 microns et d'une masse volumique de particules de 3,97 g/cm3, la capacité calorifique volumique de la couche étant, pour une fluidisation minimale, de 0,32 cal/cm3.00. 16. Couche fluidisée à utiliser comme milieu de refroidissement brusque pour la trempe d'une feuille de verre chaude par procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on forme la couche fluidisée de particules d'une granulométrie moyenne de 5 à .120 microns et d'une masse volumique de particules de 0,3 à 3,97 g/cm3, choisies de façon que la couche fluidisée soit dans un état calme de fluidisation particulaire à expansion uniforme, et ait une capacité calorifique volumique comprise, pour une fluidisation minimale, entre 0,02 et 0,37 cal/cm3.0G.