La présente invention se rapporte à des antennes de télécommunication de petites dimensions, à deux structures simplifiées, permettant des débattements angulaires d'amplitudes limitées, en vue de pratiquer la visée d'un seul satellite géostationnaire. De telles antennes, dont le coût est peu élevé par rapport aux grandes antennes de télécommunication, sont surtout intéressantes pour des réseaux internes ou régionaux. Selon l'invention, l'antenne est réalisée par une structure fixe, constituée principalement par trois barres, scellées au sol, formant une pyramideet par une structure mobile en toutes directions, comportant un réflecteur relié en trois points à la structure fixe, à savoir un point fixe haut, constitué par une rotule mécanique, situé au sommet de la pyramide formant ladite structure fixe, et deux points bas situés sur deux des barres de la pyramide, ces deux points étant liés à la structure mobile par des dispositifs mécaniques de déplacements stabilisés latéralement permettant, par leur action conjuguée, d'orienter la structure mobile de l'antenne avec un débattement limité par rotation autour de la rotule mecanique constituant le point fixe haut. Les dispositifs mécaniques d'orientation de la structure mobile pourront avantageusement être constitués par des vérins linéaires articulés à leurs deux extrémités, mais tout autre dispositif équivalent pourrait être utilisé. Pour un site d'implantation donné et pour un satellite donné, il y a lieu d'orienter correctement les trois plots de fondation de la structure fixe (orientation ou azimut) et prévoir en conséquence l'inclinaison de la face avant de la structure fixe en prévoyant une longueur appropriée de la barre arrière de la structure fixe (orientation en élévation). L'action conjuguée des deux vérins qui assure l'orientation de la structure mobile dans une zone de débattement angulaire limité, permet alors de pratiquer la visée du satellite choisi L'emploi de vérins plus ou moins élaborés permet de répondre à des utilisations et des performances d'antennes différentes. L'emploi de vérins à commande à main, soit directement par manivelle ou volant, soit motorisés pour commande à distance à déclenchement manuel, permet de pratiquer la commande d'une antenne en mode "manuel". On peut, dans le cas de satellites particulierement stables, se contenter de vérins très simples, bloqués apres réglage initial réalisé au montage, et que l'on règle manuellement des périodes éloignées pour suivre la faible dérive du satellite dans le temps. L'adjonction aux vérins d'une commande par une chaîne d'automatisme asservie à la position du satellite permet d'envisager la manoeuvre d'une antenne en mode "poursuite automatique". Ci-après, à titre d'exemples non limitatifs, des formes de réalisation d'une structure d'antenne de télécommunications selon l'invention, en référence aux figures ci-après - la figure I est une vue de profil d'une antenne selon l'invention, - la figure 2 est une vue frontale de la structure fixe de la figure I, - la figure 3 est une vue partielle en perspective, représentant un système de stabilisation latérale, - la figure 4 est une vue partielle en perspective représentant un autre système de stabilisation latérale, - la figure 5 est un schéma d'une chaîne de commande automatique de l'antenne. -On voit sur les figures 1 et 2 une antenne de télécommunication constituée par une structure fixe comportant trois barres 1, 2 et 3 scellées au sol sur des blocs en béton 4 et constituant une pyramide. La face avant de cette structure est isocèle. Elle est constituée par les barres 2 et 3 et reçoit la structure mobile. La barre 1, dirigée vers l'arrière, est située dans le plan vertical de symétrie de l'ensemble. Si nécessaire, en relation avec la taille de l'antenne et ses conditions particulières d'environnement, concernant principalement les vitesses maximales de vent imposées, on peut rigidifier les trois barres 1, 2 et 3 par des barres secondaires. La structure mobile comporte le réflecteur 5 de l'antenne, lequel est conçu de façon que sa face arrière 6 puisse être fixée aux trois points 7, 8 et 9 de la structure fixe. La face arriere 6 du réflecteur est reliée au point haut 9 au moyen d'une rotule mécanique 10, permettant une rotation en toutes directions de la structure mobile. Cette face 6 est d'autre part reliée aux deux points bas 7 et 8 au moyen de vérins mécaniques 11 et 12 articulés à leurs deux extrémités pouvant, par leur action conjuguée, assurer l'orientation de l'antenne en débattement angulaire limité, de façon à permettre la visée d'un satellite donné. La stabilité latérale des vérins est réalisée par un système glissièreergot, visible en particulier sur la figure 3, et constituée par un ergot 13 solidaire du milieu d'une barre transversale 14 de la structure. fixe autour duquel coulissent deux glissières 15 solidaires de la face arrière 6 du réflecteur. Un autre système de stabilisation peut être constitué, selon la figure 4, par une bielle transversale 20 reliée au point 7 d'articulation du vérin 11 sur la barre 2 et au point 21 d'articulation du vérin IZ. Les mouvements de la structure -mobile-étant limités, il y a lieu, pour un site d'implantation donné, d'orienter les trois plots 4 de façon que la face avant de la structure fixe, comprise entre les barres 2 et 3, se trouve face au satellite (orientation préalable en azimut), et de prévoir pour la barre arrière 1 de la structure fixe une longueur convenable pour donner à la face avant une inclinaison appropriée à la position du satellite (orientation en élévation). On peut, dans le cas de satellites particulièrement stables, se contenter de vérins très simples, bloqués après réglage initial réalisé au montage, et que l'on règle manuellement à des périodes éloignées pour suivre la faible dérive du satellite dans le temps. Dans le cas où la poursuite du satellite est nécessaire, on peut employer des vérins à commande à main, soit directement par manivelle, soit par servocommande manuelle à distance. La poursuite automatique du satellite pourra steffectuer en commandant les vérins par une chaîne d'automatisme asservie à la position du satellite. Une telle disposition est montrée à la figure 5 où l'on voit les deux vérins mécaniques 11 et 12 commandes par des réducteurs irréversibles 16 actionnés par des moteurs électriques pas à pas 17, lesquels sont alimentés par l'intermédiaire d'un sdmmateur 18 traitant ltinformation en provenance d'un detecteur 19, donnant un signal électrique proportionnel à l'écart suivant deux directions entre la position du satellite et l'axe radio électrique du réflecteur 5 de l'antenne. REVENDICATIONS 1/ Antenne de télécommunication pour satellites géostationnaires, caractérisée en ce qu'elle est réalisée par une structure fixe, constituée principalement par trois barres (1, 2, 3), scellées au sol, formant une pyramide et par une structure mobile en toutes directions, comportant un réflecteur (5) relié en trois points à la structure fixe, à savoir un point fixe haut, constitué par une rotule mécanique (10) situé au sommet de la pyramide formant ladite structure fixe, et deux points bas (7, 8) situés sur deux des barres (2, 3) de la pyramide, ces deux points étant reliés à la structure mobile par des dispositifs mécaniques de déplacement (11, 12) stabilisés latéralement permettant, par leur action conjuguée, d'orienter la structure mobile de l'antenne en débattement limité par rotation autour de la rotule mécanique (10) constituant le point fixe haut. 2/ Disposition selon la revendication 1, caractérisée en ce que les dispositifs mécaniques permettant l'orientation de l'antenne sont constitués par des vérins linéaires (11, 12), articulés à leurs deux extrémités. 3/ Disposition selon la revendication 1, caracterisée en ce que les dispositifs mécaniques permettant l'orientation de l'antenne sont à commande manuelle. 4/ Disposition selon la revendication 1, caractérisée en ce que les dispositifs mécaniques permettant l'orientation de l'antenne sont commandés automatiquement en fonction des écarts du satellite par rapport à l'axe radio-électrique de 1 'antenne.