L'invention concerne le parachutage, et s'applique particulierement à la mise en oeuvre des forces d'avant-garde et/ou chargées de missions d'intervention. Il apparaît en effet que, depuis le début de son emploi dans ce domaine, le parachute a relativement peu évolué et que toute la richesse de ses possibilité n'est pas encore pleinement utilisée non seulement en ce qui concerne le personnel mais aussi le matériel, même de grande taille. Les raisons en sont les suivantes le personnel-parachutiste doit être très entrainé, s'il veut pouvoir descendre assez vite pour n'être pas repéré avant d'être en mesure de réagir le meme problème se pose avec le matériel, observation faite que celui-ci est insusceptible d'entrainement alors qu'il doit arriver au sol en bon état, et le plus souvent dans une assiette bien définie. Des moyens ont déjà été proposés pour que la vitesse de descente d'un organe parachuté soit diminuée peu avant l'arrivée au sol : de cette manière, le temps de descente peut être très court, sans qu'il n'y ait de problèmes, liés à la vitesse limite du parachute compte tenu de sa charge. Ces solutions connues n'ont cependant pas été appliquées à grande échelle, car elles augmentaient sensiblement la charge du parachute et l'encombrement de l'organe largué, tout en présentant une complexité qui faisait planer de réels doutes sur le caractère absolu de leur sécurité et de leur fiabilité - que l'application visée exige au premier chef. La présente invention vient apporter une solution beaucoup plus simple, et tout à fait adaptée aux impératifs de faible charge, de faible encombrement et de grande fiabilité relevés ci-dessus. De surcroit, le moyen proposé convient parfaitement à l'aspect "usage unique" du parachute dans les applications visées. Le dispositif de parachutage proposé est du type dans lequel une structure d'attache, placée entre le parachute et l'organe largué, est susceptible d'animer cet organe d'un mouvement de remontée avant son arrivée au sol. Selon l'invention, la structure d'attache comporte au moins un ensemble piston-cylindre relié d'une part au parachute et de l'autre à l'organe largué, et il est prévu une charge pyrotechnique capable de solliciter le piston par rapport au cylindre pour produire le mouvement de remontée précité. Dans le mode de réalisation préférentiel de l'invention, le piston est relié au parachute, et le cylindre a l'organe largué. De préférence, il est prévu un clapet taré dans la paroi du cylindre, du cbté supérieur de celuici. Avantageusement, il est prévu une sonde de distance au sol qui actionne automatiquement la charge pyrotechnique pour une distance prédéterminée. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de la description détaillée qui va suivre, faite en référence aux dessins annexés, sur lesquels la figure 1 illustre schématiquement un char équipé d'un parachute et d'une structure d'attache avec celui-ci ; la figure 2 illustre l'ensemble de la figure 1 en début de descente parachutée les figures 3A, 3B et 3C illustrent la structure d'attache respectivement en début de descente, en cours de descente, et en fin de descente la figure 4 illustre plus en détail un exemple de réalisation de la coopération entre la charge pyrotechnique et l'ensemble piston-cylindre ; et la figure 5 est un graphique illustrant le fonctionnement du dispositif selon l'invention en fin de descente parachutée. Sur la figure 1 est illustré un organe à larguer 20, tel qu'un char, équipé d'un parachute 10, et d'une structure d'attache 30, montée entre le parachute 10 et le char 20, le point d'attache sur le char étant défini de manière connue en elle-même. Est également connue la façon de disposer un parachute en coopération avec un char pour un bon déploiement du parachute. La figure 2 illustre le dispositif selon l'invention au moment du déploiement du parachute. Dans ce mode de réalisation, le parachute est solidaire d'un piston 31, par sa tige 310, et ce piston coopère avec un cylindre 32 par ailleurs fixé au char 20. Cette fixation, de préférence à quatre points, se fait avantageusement par boulons explosifs 50. En coopération avec l'ensemble piston-cylindre est prévue une charge pyrotechnique 40. Comme on le voit mieux sur les figures 3A à 3C, le cylindre comporte, côté char, un orifice 320, qui permet une communication de sa chambre inférieure 329 avec l'air libre. A l'opposé, de l'autre côté du piston 31, sa chambre supérieure 328 communique elle aussi avec l'air libre, mais à travers un clapet taré 325, établi par exemple pour une pression de 100 bars. La figure 3A se place elle aussi à l'instant du début de la descente, où le parachute se déploie : le piston 31 est pratiquement au fond du cylindre. Aussitôt, ce piston va se déplacer vers le haut, pour aller jusqu'en tête du cylindre. L'accélération ressentie par l'organe largué 20 (char, autre matériel, ou personnel) est alors limitée par le clapet taré 325. Avantageusement, le clapet 325 est taré, compte tenu de la section utile du piston, de sorte que la somme formée par l'accélération de l'organe largué et par celle de la pesanteur ne dépasse pas environ 2 g. A la fin de ce mouvement relatif initial piston-cylindre, la structure d'attache est dans la position de la figure 3B (piston en haut), qu'elle va conserver pendant la majeure partie de la descente. La vitesse de descente tend alors vers sa valeur limite, qui dépend essentiellement du rapport entre la taille du parachute et la masse qu'il supporte. Sur la structure d'attache 30 ou sur l'organe largué 20 est monté un sondeur, éventuellement escamotable, qui détecte la distance au sol par tout moyen convenable, tel que les ultra-sons ou les infra-rouges. Pour une distance prédéterminée, à l'égard du sol, ce sondeur va initier, de préférence par voie électrique, le dispositif pyrotechnique 40 (figures 3C et 4). Ce dispositif pyrotechnique 40 (figure 4) comporte une ou plusieurs charges pyrotechniques 401, 402, logées dans une enceinte fermée, placée ici sur le côté supérieur du cylindre 32. L'enceinte communique toutefois par un orifice calibré 415 avec une chambre d'expansion 420. A son tour, celle-ci communique par un orifice calibré 425 avec la chambre supérieure 328 du piston. Avantageusement, un paillet (paroi frangible) est prévu dans l'orifice 425, de meme qu'un dispositif anti-retour 410 au niveaude l'orifice 415. On évite ainsi que la remontée initiale du piston ne perturbe l'agencement de la charge pyrotechnique. Celle-ci est de préférence d'un type capable de produire une pression constante et élevée (supérieure au tarage du clapet 325), pendant un temps bref, de l'ordre de quelques secondes, comme on le verra plus loin. Une telle charge pourra être constituée de poudre en rondelles avec vernis inhibiteur en surface latérale, ou d'autres compositions pyrotechniques qui, munies d'une charge d'allumage convenable, procurent un front de combustion bien défini avec une pression de gaz suffisamment stable. La pression ainsi obtenue au-dessus du cylindre 31 étant sensiblement constante, une accElé- ration y est communiquée à l'organe largué, dans un sens opposé à la descente. La vitesse de descente va s'en trouver modifiée. On se référera maintenant à la figure 5. Au moment du déclenchement de la charge pyrotechnique (instant t = o), l'organe largué est à une hauteur h audessus du sol, la longueur de l'ensemble cylindre piston (figure 3B) étant alors L=H-h. La vitesse limite de descente est notée v . Dès l'application de l'accélération X, la vitesse de descente du parachute devient De son coté, la vitesse de descente de l'organe largué 20 s'écrit v - y t. Bien qu'on puisse se contenter de réduire la vitesse d'arrivée au sol, on admettra que l'on cherche à l'annuler. A l'arrivée au sol (t = T), on a alorsv=y t. Dans ces conditions, si l'on notez L la diminution de la longueur L de l'ensemble piston-cylindre a l'instant T (par rapport à l'instant t = O), il vient Un choix convenable des valeurs v et y permet donc d'adapter AL aux différentes situations rencontrées. On observera à cet égard que AL correspond à peu de choses près à la longueur du cylindre 32. Par exemple, pour un parachutiste, on prendra v = 4 m/s, y= g et AL = 1,50 m (h = 1 m environ, T = 0,5 seconde environ). Pour un char, on prendra v = 7 m/s y = g et = = 4,50 m (h = 2,5Q m environ ; T = 1 seconde environ). On vérifie immédiatement que ces valeurs correspondent bien aux besoins respectifs d'un hor.e ou d'un char, compte tenu de leur taille et de leur rapidité de mise en oeuvre après l'arrivée au sol, en particulier. Bien entendu, il est souhaitable d'accorder les valeurs des accélérations ressenties par l'organe largué d'une part au début, et d'autre part à la fin de la descente. Par ailleurs, dans le cas d'un homme en particulier, on peut prévoir un déclenchement manuel de la charge pyrotechnique. La présente invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit, et s'étend à toute variante conforme à son esprit. On peut, pour certaines applications au moins, supprimer le clapet taré. Pour les chars, il sera parfois utile de prévoir des pieds amortisseurs d'atterrissage, fonctionnant éventuellement par destruction, de même que des boulons explosifs pour séparer l'organe largué de la structure d'attache et du parachute. Enfin, on peut, dans certains cas, disposer en série plusieurs ensembles piston-cylindre semblables dont les charges pyrotechniques seront actionnées sensiblement en même temps. REVENDICATIONS 1. Dispositif de parachutage, du type dans lequel une structure d'attache (30), placée entre le parachute (10) et l'organe largué (20), est susceptible d'animer cet organe d'un mouvement de remontée avant son arrivée au sol, caractérisé par le fait que la structure d'attache (30) comporte au moins un ensemble pistoncylindre (31, 32) relié d'une part au parachute (10) et de l'autre à l'organe largué (30), et par le fait qu'il est prévu une charge pyrotechnique (40) capable de solliciter le piston (31)- par rapport au cylindre (32) pour produire le mouvement de remontée précité. 2. Dispositif de parachutage selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le piston (31) est relié au parachute (10) et le cylindre (32) à l'organe largué (20). 3. Dispositif de parachutage selon la revendication 2, caractérisé par le fait qu'il est prévu un clapet taré (325) dans la paroi du cylindre (32), du cbté superieur de celui-ci. 4. Dispositif de parachutage selon l'une des revendications 2 et 3, caractérisé par le fait que la charge pyrotechnique (40) communique avec la chambre supérieure (328) de l'ensemble piston-cylindre par l'intermédiaire de dispositifs anti-retour. 5. Dispositif de parachutage selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait qu'il est prévu une sonde de distance au sol qui actionne automatiquement la charge pyrotechnique (40) pour une distance prédéterminée.