La présente invention se rapporte à la navigation à voile et, plus particulièrement, aux instruments de navigation à voile et aux procédés pour orienter un bâtiment de navigation à voile en fonction de la direction du vent, notamment au départ d'une régate ou au cours de celle-ci. Dans une régate, les concurrents partent d'une ligne de départ, dont les extrémités sont en général délimitées par une bouée fixe de vent arrière et par le bateau du comité d'organisation, qui, peu avant le départ, est mouillé en un endroit déterminé. Les concurrents se dirigent d'abord vers une bouée au vent en tirant des bords au plus près, puisque la bouée est sensiblement dans la direction d'ou souffle le vent. Ils virent à cette bouée pour aller à la boueedelargue . Dans un parcours olympique, l'angle x de la mdiatrice de la ligne de départ passant par la bouée au vent et Xe la droite passant par la bouée au vent et par la bouée de laigue est de 450. Dans certaines régates, il est de 600.Dans la deuxième partie du parcours, les concurrents peuvent avoir une allure plusXportante. S'il est relativement aisé d'orienter correctement le bâtiment de navigation lorsque l'on navigue au plus près, puisqu'on atteint un seuil, le plus près, à ne pas dépasser, cela est beaucoup plus difficile, lorsque les allures sont plus portantes. A ces allures, même un marin expérimenté peut faire une erreur d'appréciation sur la direction exacte du vent et sur l'orientation du voilier qui est la plus favorable. L'invention remédie à cet inconvénient par un procédé pour orienter un bâtiment de navigation à voile dans une zone donnée en fonction de la direction du vent, procédé consistant à repérer l'orientation du bâtiment dans cette zone lors d'une navigation antérieure à une allure peu portante et à orienter le bâtiment dans cette même zone lors d'une navigation postérieure à une allure plus portante à partir de l'orientation repérée antérieurement. On comprend que, lorsque l'on vire à la bouée au vent, on se retrouve dans une zone de la mer sensiblement identique à celle où l'on était avant de virer, en tout cas dans une zone très voisine ou le vent souffle dans la même direction. On peut donc tirer parti de la navigation antérieure au plus près pour connaître avec plus de certitude et de précision la direction du vent et orienter le bâtiment de navigation en conséquence. Bien entendu, on peut aussi utiliser les indications J recueillies lors d'une navigation antérieure, sur n'importe quelle zone pour orienter le voilier correctement lorsqu'il repasse dans cette zone sous une allure plus portante. L'invention a également pour objet un instrument de navigation, comprenant une couronne, qui est montée à rotation concentriquement à un compas magnétique et sur laquelle figure, entre d'autres marques, un trait radial médian définissant deux demi-couronnes, caractérisé en ce que les marques sont- consti- tuées, successivement à partir du trait médian sur l'une des demi-couronnes, d'un couple de secteurs primaires, dont le plus proche est d'une première couleur et le plus éloigné d'une seconde couleur, le rayon le plus proche du secteur primaire le plus proche étant à une distance de 30 à 450 et le rayon le plus éloigné du secteur primaire le plus éloigné à une distance de 50 à 800, et d'un couple de secteurs secondaires dont le plus proche est de la seconde couleur et le plus éloigné de la première couleur, le rayon médian entre le rayon le plus éloigné du premier secteur secondaire et le rayon le plus proche du second secteur secondaire étant à une distance de 120 ou de 1350. Sauf mention contraire expresse, par l'expression "distance" et donc aussi par les expressions "plus proche" ou -"plus éloignée", on entend, dans le présent mémoire, la distance angulaire décomptée à partir du trait médian et donc aussi la plus ou moins grande proximité angulaire par rapport à ce trait médian. Par les expression première et seconde couleurs, on entend non seulement deux couleurs différentes, mais aussi tout couple de graphismes ou de hachures ou autres. Même une personne ne sachant pas lire peut se servir de l'instrument, puisqu'il lui suffit de reconnaître la position de l'aiguille du compas en regard d'un secteur primaire alors que la navigation s'effectue au plus près et de faire venir l'aiguille du compas sur le secteur secondaire de même couleur pour aller ensuite à la bouée de large. De préférence, le premier secteur primaire s'étend sur un angle au centre de 10 à 150 ; le second secteur primaire s'étend sur un angle au centre de 10 à 200 ; chaque secteur secondaire est intercepté par un angle au centre de 3 à 70 sur l'autre demi-couronne figurent successivement à partir du trait médian, un autre couple de secteurs primaires et un autre couple de secteurs secondaires respectivement symétriques par la forme des couples primaire et secondaire de la première demi couronne par rapport au diamètre passant par le trait médian, mais les couleurs des secteurs étant inversées ; sur la première demi-couronne figure un secteur opposé de la première couleur dont le rayon le plus proche est à une distance comprise entre 160 et 1650 ; le rayon le plus éloigné du secteur opposé est à une distance de 175 à 1800 ; sur l'autre demi-couronne figure un second secteur opposé symétrique au premier secteur opposé mais de la seconde couleur. Généralement, les secteurs d'un couple sont adjacents, mais ils peuvent être séparés par une faible distance faisant apparaître mieux le passage de l'un à l'autre. Souvent, la direction du vent est légèrement inclinée par rapport à la médiatrice de la ligne de départ. I1 est plus avantageux de partir de l'une des extrémités de la ligne de départ que de l'autre. Pour éviter cela, les organisateurs font pivoter la ligne de départ autour de la bouée de vent arrière d'un petit angle correspondant à celui fait par la direction du vent avec la médiatrice de la ligne de départ initiale. Souvent, cette correction n'est effectuée que d'une manière imprécise. Une extrémité de la ligne de départ reste plus favorable que l'autre. En complétant 11 instrument suivant l'invention par deux traits de départ respectivement à 900 de part et d'autre du trait médian et au voisinage de chaque trait de départ, par une inscription plus proche (ou plus éloignée) du trait médian que le trait de départ, on peut détecter très simplement, sans calcul, même dans l'excitation d'un départ, quelle est l'extrémité la plus favorable. Aux dessins annexés, donnés uniquement à titre d'exemple les figures 1 à 6 illustrent la manière d'utiliser l'instrument suivant l'invention dans une régate schématisée à la figure 7 ; et la figure 8 illustre l'utilisation de l'instrument sui vant l'invention pour déterminer l'extrémité de la ligne de dé part qui est la plus avantageuse. L'instrument suivant l'invention comprend un compas ma gnétique classique ayant un croisillon à quatre branches 1, 2, 3, 4, dont l'une des branches 4 est magnétique et indique le Nord, quelle que soit la position de l'instrument. I1 est prévu des moyens, non représentés, pour fixer l'instrument à un voilier. Une couronne 5 entoure concentriquement la rose du croisillon. Cette couronne est posée sur un méplat annulaire du compas et peut ainsi tourner autour de l'axe 6 du croisillon. Un trait 7 médian radial sur la couronne 5 définit deux demi-couronnes. Sur la demi-couronne de gauche (figure 1) figurent successivement - un premier secteur primaire 8 de couleur rouge, dont le rayon 9 le-plus proche est à 300 et dont le rayon 10 le plus éloigné est à 450 ; - un second secteur 11 primaire de couleur violette, adjacent au secteur 8 et dont le rayon 12 le plus éloigné est à 600 ; - un premier secteur 13 secondaire, de couleur violette, dont le rayon 14 le plus proche est à 1300 et dont le rayon 15 le plus éloigné est à 1350. L'instrument est destiné à une régate suivant les normes olympiques Si, au contraire, l'angle de la médiatrice de la ligne de départ avec la droite passant par la bouée au vent et par la bouée de large était de 60", le rayon 14 serait à 1200.D'une manière générale, si x est l'angle de la médiatrice avec la droite passant par les deux bouées précitées, le rayon 14 est à (180-x)0 ; - un second secteur 16 secondaire, de couleur rouge, adjacent au secteur 13 et dont le rayon 17 le plus éloigné est à 1400 - un premier secteur 18 opposé, de couleur violette, dont le rayon 19 le plus proche est à 1650 et le rayon le plus éloigné à 1800. Sur la demi-couronne de droite figurent les mêmes secteurs en les mêmes répartitions angulaires mais qui sont violets, quand les secteurs symétriques, par rapport au diamètre passant par le trait 7, de la demi-couronne de gauche, sont rouges et vice-versa. En outre, les deux demi-couronnes portent à 900 respectivement deux traits 21, 22 radiaux. De part et d'autre du trait 21 sont inscrits, du côté le'plus près du trait 7 l'inscription moins (-) et du coté opposé l'inscription plus (+). I1 en va de même de part et d'autre du trait 22. Le concurrent, muni de l'instrument suivant l'invention, participe à la régate illustrée à la figure 7. I1 doit passer la ligne D de départ comprise entre la bouée A de vent arrière et le bateau B mouillé du comité organisateur, aller virer à la bouée au vent V, puis à la bouée L de largue, repasser la ligne D de départ, virer à la bouée A et revenir pratiquement vent arrière, franchir la ligne D puisque, dans une première zone I du plan d'eau, le vent souffle suivant la direction 23, tandis que dans une zone II il souffle suivant la direction 24. I1 se sert de l'instrument de la manière suivante. I1 place le bateau bout au vent de façon à ce que les voiles fasseyent. On fait l'hypothèse que le vent souffle exactement du Nord magnétique. La branche 4 est alignée avec le trait 7. Bien entendu, les résultats seraient les mêmes si le trait 7 était aligné avec une autre branche. Si la direction 23 (figure 7) du vent au départ est telle que la branche 4 passe un certain angle avec le trait 7, le fonctionnement de l'instru- ment reste le même avec un certain décalage angulaire. Le barreur prend le départ et navigue au plus près dans la zone I en tirant des bords. Le voilier fait un angle avec la direction du vent. La couronne 5, solidaire du voilier, a tourné de ce même angle. La branche 4 se trouve en regard du rayon 10 (figure 2). Mais voici que dans la seconde zone II du plan d'eau le vent est orienté un peu différemment (flèche 24). Le barreur conserve l'allure au plus près et orientelevoilier en conséquence. La couronne 5 tourne encore et la branche 4 vient en regard du milieu du secteur 8 rouge (figure 3). Le voilier, dont l'orientation antérieure a été ainsi repérée, vire à la bouée V La couronne 5 tourne avec le voilier. Le barreur oriente le voilier, non pas en essayant d'apprécier la direction du vent, mais de manière à ce que la branche 4 vienne en regard du milieu du secteur 16 rouge, à 900 du secteur 8 rouge (figure 4). Gracie à la correspondance des couleurs, même un enfant, ne sachant ni lire ni compter, peut réussir cette manoeuvre.Lorsque le voilier arrive dans la zone Il, le barreur fait en sorte que la branche 4 soit en regard du rayon 15 (figure 5) à 900 du rayon 10. De la même manière, le barreur utilise les secteurs 18 et 19 pour revenir de la bouée V en vent arrière lors de la dernière partie de la régate. La figure 8 illustre le départ de la régate. Comme le vent souffle suivant la flèche 25, le comité d'organisation a fait pivoter d'un petit angle a la ligne D de départ déplaçant le bateau B et en le mouillant en un nouvel endroit peu avant le départ. Mais le comité organisateur n'évalue jamais exactement l'angle a en fonction de la direction 25 du vent. Le voilier ayant été mis bout au vent et la couronne 5 ayant été tournée,une fois pour toutes dans cette regate, de manière à ce que le trait 7 soit en regard de la branche 4, comme expli qué précédemment, le barreur part de la bouée L et met le cap sur le bateau B. Ce faisant, il fait tourner le voilier et donc la couronne 5 par rapport à la branche 4 (figure 6). Si la branche 4 est du cbté plus, cela indique que la ligne de départ D a été trop modifiée et qu'il est avantageux de partir de l'extrémité proche de la bouée L plutôt que de l'extrémité proche du bateau B. REVENDICATIONS 1. Procédé pour orienter un bâtiment de navigation à voile dans une zone donnée en fonction de la direction du vent, caractérisé en ce qu'il consiste à repérer l'orientation du bà- timent dans cette zone lors d'une navigation antérieure à une allure peu portante et à orienter le bâtiment dans cette même - zone lors d'une navigation postérieure à une allure plus portante à partir de l'orientation repérée antérieurement. 2. Instrument de navigation, comprenant une couronne, qui est montée à- rotation concentriquement à un compas magnétique et sur laquelle figure, entre d'autres marques, un trait radial médian définissant deux demi-couronnes, caractérisé en ce que les marques sont constituées, successivement à partir du trait médian sur l'une des demi-couronnes, d'un couple de secteurs primaires, dont le plus proche est d'une première couleur et le plus éloigné d'une seconde couleur, le rayon le plus proche du secteur primaire le plus proche étant à une distance de 30 à 450 et le rayon le plus éloigné du secteur primaire le plus éloigné à une distance de 50 à 800, et d'un couple de secteurs secondaires dont le plus proche est de la seconde couleur et le plus éloigné de la première couleur, le rayon médian entre le rayon le plus éloigné du premier secteur secondaire et le rayon le plus proche du second secteur secondaire étant à une distance de 120 ou de 1350. 3. Instrument suivant la revendication 2, caractérisé en ce que le premier secteur primaire s'étend sur un angle au centre de 10 à 150. 4. Instrument suivant la revendication 2 ou 3, caractérisé en ce que le second secteur primaire s'étend sur un angle au centre de 10 à 209. 5. Instrument suivant l'une des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que chaque secteur secondaire est intercepté par un ang-le au centre de 3 à 70. 6. Instrument suivant l'une des revendications 2 à 5, caractérisé en ce que sur autre demi-couronne figurent successivement à partir du trait médian, un autre couple de secteurs primaires et un autre couple de secteurs secondaires respectivement symétriques par la forme des couples primaire et secondaire de la première demi-couronne par rapport au diamètre passant par le trait médian, mais les couleurs des secteurs étant inversées. 7. Instrument suivant l'une des revendications 2 à 6, caractérisé en ce que sur la première demi-couronne figure un secteur opposé de la première couleur dont le rayon le plus proche est à une distance comprise entre 160 et 1650. 8. Instrument suivant la revendication 7, caractérisé en ce que le rayon le plus éloigné du secteur opposé est à une distance de 175 à 1800. 9. Instrument suivant la revendication 7 ou 8, caractérisé en ce que sur l'autre demi-couronne figure un second secteur opposé symétrique du premier secteur opposé mais de la seconde couleur. 10. Instrument suivant l'une des revendications 2 à 9, caractérisé par deux traits de départ respectivement à 900 de part et d'autre du trait médian et, au voisinage de chaque trait de départ, par une inscription plus proche (ou plus éloignée) du trait médian que le trait de départ.