L'invention concerne un procédé pour le revêtement de bandes de textiles, suivant un modèle de décor déterminé, avec une matière synthétique en poudre, la poudre étant amenée avec raclage, à partir d'un réservoir d'alimentation sur un rouleau gravé avec le modèle de décor désiré, et étant ensuite transférée par traitement thermique sur la bande de textile formant support. Un tel procédé est connu par exemple d'après le brevet US A-3 085 548. Dans ce cas, la poudre est prélevée à partir d'un réservoir d'alimentation et répartie sur un rouleau gravé au moyen d'un racloir. D'autre part le brevet CH-B-561 117 décrit un procédé dans lequel une poudre est apportée avec un racloir sur un rouleau gravé avec le modèle de décor désiré, des rouleaux chauffés par de l'huile étant prévus pour presser la bande de textile sur le rouleau gravé refroidi par de l'eau, en vue de lier ainsi la poudre par fusion avec la bande de textile. Avec un chauffage à infrarouge, également décrit dans ce brevet, la matière déposée sur la bande est finalement traitée pour compléter sa plastification définitive. Ce dernier procédé permet des vitesses, qui, dans des procédés travaillant avec un matériau fluide, ne peuvent pas être obtenues. Le procédé soulève cependant des problèmes d'ordre thermique presque insolubles. En effet, les cylindres d'application de pression chauffés doivent, lors d'une opération à une vitesse de passage de 30 à 40 mètres/minute, être maintenus à une température de 260 à 3000 C. Pour beaucoup de tissus modernes, qui contiennent des fibres synthétiques, un contact même de faible durée avec de telles températures est inadmissible. La chaleur qui est nécessaire pour que la matière apportée adhère à la bande de textile est transmise, dans les procédés connus, par une conduction de chaleur d'un rouleau sur la bande textile. La quantité de chaleur transmise par conduction est dépendante de la différence de température et de la durée de contact. Si l'on désire opérer avec de grandes vitesses, il est nécessaire, en raison du temps de contact très court, de prévoir une température élevée correspondante. Le procédé suivant le brevet CH-B-584 798 utilise en deux fois le procédé suivant le brevet CH-B-561 117. D'après le brevet CH-B-535 121, qui représente le dispositif pour l'application du brevetCH-B-584 798, on constate que de la poudre de matière synthétique est apportée à deux reprises, au moyen d'un rouleau gravé refroidi par l'eau, et d'un rouleau d'application de pression chauffé à lthuile. Les particules apportées sur la bande suivant un modèle de décor servent à assembler entre elles plusieurs tissus textiles ou du genre textile, en une structure à plusieurs couches en forme de bande, et à les souder finalement par courant à haute fréquence. Le brevet CH-B-433 181 décrit l'apport d'une matière synthétique sous forme de pâte.Dans ce cas, le traitement thermique a lieu au moyen d'un cylindre chauffé intérieurement, qui est chauffé pendant une révolution à 1800 C et ensuite refroidi à la température du local. Le DE-A-1 479 914 montre une machine à plaquer pour la fabrication de produits stratifiés à plusieurs couches. La matière stratifiée est passée, pour durcissement de la matière rapportée, autour d'un rouleau chauffé et est traitée ensuite au moyen d'un dispositif de rayonnement de chaleur. Enfin, dans le DE-A-2 317 631 est décrit encore un procédé pour le recouvrement d'une surface textile, par exemple un tapis, avec une masse liquide qui est ensuite séchée. La surface textile est dans ce cas passée sur un tambour avec effet d'aspiration et est finalement séchée. Dans le brevet CH-B-535 121 est enfin mentionné que, dans le cas d'un revetement simultané sur les deux faces, d'une structure plane en forme de bande, on peut prévoir dans la zone de transmission, un dispositif de rayonnement à infrarouge. Cependant, pour cela, étant donné que les deux rouleaux d'apport de poudre sont pressés directement l'un contre l'autre, le domaine de transmission de chaleur est limité à la ligne de contact entre les deux rouleaux. Un traitement thermique par rayonnement infrarouge ne peut ainsi avoir lieu que par une disposition des radiateurs à l'intérieur des rouleaux ou par échauffement préalable de la structure stratifiée à recouvrir. La première proposition de solution qui est représentée dans le brevet CH-B-535 121 présente l'inconvénient que la chaleur provient du faux côté et que les particules de poudre de matière synthétique restent collées au rouleau d'apport, tandis que, en raison de la mauvaise conductibilité thermique du matériau à appliquer sur la structure textile, on n'obtient aucune adhérence de ce matériau sur cette structure. La seconde proposition exige cependant une température relativement élevée de la structure textile et par conséquent ntest applicable que pour un choix restreint textiles. On ne peut obtenir une solution satisfaisante que par un agrandissement important du domaine de transmission de chaleur et un abaissement considérable des températures de traitement. La présente invention a pour but de réaliser un procédé avec lequel les bandes textiles peuvent etre soumises à des températures considérablement plus basses et qui permette cependant des vitesses de travail élevées. Dans ce but, le procédé de l'invention est caractérisé en ce que la bande textile préalablement échauffée au moyen d'un rayonnement de chaleur est dirigée autour du rouleau gravé refroidi par de l'eau et est alors soumise, le long d'une partie importante de ce parcours, en un ou plusieurs étages de chauffage, à un rayonnement infrarouge, de sorte que la poudre est soudée par fusion sur la surface à recouvrir, la bande étant finalement traitée par rayonnement de chaleur. Au contraire des procédés connus mentionnés plus haut, la bande de textile ne vient jamais en contact avec des surfaces extérieures qui ne sont jamais à une température assez élevée pour qu'elles détériorent la matière. La transmission de chaleur s'effectue pendant la totalité du procédé au moyen de rayonnement de chaleur. Avec des vitesses de travail telles que celles du procédé comme suivant le brevet CH-B-561 117, il est possible, avec des températures très basses d'apporter une plus grande quantité de chaleur le long de parcours plus longs, sans risques d'endommagement de la bande de textile. Le procédé de l'invention est expliqué ci-après avec référence aux dessins annexés, dans lesquels la figure 1 est une vue en coupe transversale et la figure 2 est un schéma du déroulement des températures. La nappe de textile 1, en forme de bande de tissu, qui provient d'un rouleau d'alimentation non représenté est préalablement échauffée sur une portion 2 de sa longueur par rayonnement de chialeur. Pour cela on peut utiliser un raciateur à infrarouge 2t ou un four continu à micro-ondes. La bande ainsi pré-chauffée est ensuite appliquée par pression, au moyen d'un rouleau de renvoi ou ctap- plication de pression 3 non chauffé contre le rouleau à surface porteuse de gravure en creux 4, qui est refroidi par de l'eau. Etant donné que le rouleau d'application de pression 3 n'est pas chauffé, il peut être disposé très près de la station a'application de poudre 5. La bande de textile pré-chauffée à environ 70 à BOO C ne rayonne qu'une faible quantité de chaleur et en conséquence ne provoque pas de formation de grumeaux dans le réservoir de poudre ie la station d'apport de poudre 5. Afin d'éviter également une transmission de chaleur du rouleau gravé 4 par la racle 10, il est avantageux de refroidir celle-ci avec de l'eau. Le rouleau d'application de pression peut etre déplacé et réglé en position en direction Se la flèche par rapport au rouleau gravé 4.Etant donné que, pour La raison donnée plus haut, le rouleau de pression 3 est disposé très près de la station d'apport de poudre 5, le dispositif peut etre entraîné en rotation à une grande vitesse, sans que pour autant la ?oudre déposée dans les creux en forme de petites cuvettes risque de ,'échapper et de tomber des creux ou calottes de la gravure. Le rouleau 4 gravé avec le modèle de dessin choisi, connu Sans divers procédés de décor de tissus est refroidi par l'eau. tomme unité de mesure pour la gravure du rouleau, on utilise la 'maille". Par exemple une gravure à 17 mailles signifie 1 creux zu calottes par unité de longueur de 2,54 centimètres (pouce). La station d'apport de poudre 5 est représentée schématique nuent dans la figure 1. Elle comprend en principe un réservoir à poudre, un dispositif d'amenée de poudre et un ou plusieurs racloirs. tette configuration n'entre cependant pas dans le domaine de L'invention. La bande de textile 1 est suffisamment chaude pour que La poudre déposée adhère à sa surface sans aller cependant jusqu'à me liaison intime. En fait, la bande de textile se refroidit sur Le parcours, à partir du chauffage préalable, à travers le rouleau l'application de pression, et dans le parcours relativement court lovant son contact avec le rouleau gravé refroidi à l'eau jusqu'au premier radiateur à infrarouge a de la première station de fixation je la poudre. Cependant, sa température reste supérieure à la température du rouleau 4 refroidi à l'eau. La station de fixation et stabilisation de la poudre 6 est répartie en plusieurs étages, représentés dans la figure par trois étages 6a, 6b et 6c. Ces trois étages contiennent chacun un élément de radiation infrarouge, dont la température peut être réglée en continu. Dans le domaine de l'ensemble de station de fixation 6, on peut ainsi réaliser une graduation de température désirée de 80 à 200 C adaptée à la nature de la poudre et du textile à traiter. Les variations de température sont obtenues soit par une commande appropriée de l'énergie de chauffage, soit par une modification et un réglage de la distance entre l'élément radiateur et le rouleau 4. Les flèches 6a, 6b et 6c indiquent cette dernière possibilité. Dans cette première station de fixation de la poudre 6a à 6c, la bande de textile avec la poudre déposée sur elle est soumise au traitement thermique pendant un parcours relativement long. En conséquence, il est possible de traiter la bande avec des températures beaucoup plus basses que jusqu'à maintenant, en obtenant ainsi un meilleur compactage de la poudre et une liaison plus intime avec le matériau textile de la bande. Pour l'application du procédé, il est indifférent que les radiateurs à infrarouge 6a à 6c soient des radiateurs plans usuels du commerce ou des radiateurs spéciaux adaptés au rayon du rouleau 4, c'est-à-dire à courbure sphérique. Le nombre des radiateurs importe peu. I1 est cependant avantageux d'opérer avec plusieurs radiateurs. Après la première station 6 de fixation de la poudre, la bande de textile passe sur un autre rouleau d'application de pression, simple et non chauffé 7, vers une station de stabilisation définitive 9 où la bande est soumise à un traitement final d'adhérence à la surface du textile. Dans cette station il est possible, comme dans d'autres procédés connus, de soumettre la surface recouverte de la bande à des rayonnements à infra-rouge, Afin que le procédé ne soit pas influencé par des restes de particules de poudre qui n'ont pas été liées suffisamment avec les autres particules soudées, il est prévu de soumettre le cylindre gravé 4 à une aspiration dans le domaine compris entre le rouleau d'application de pression 7 et la station d'apport de poudre 5. Un tuyau d'aspiration 8 est prévu à cet effet. Dans les textiles aujourd'hui disponibles sur le marché contenant des fibres synthétiques, le traitement par la chaleur soulève toujours des problèmes. La présente invention a pour but de fournir un procédé avec lequel il soit possible de recouvrir de poudre n'importe quel textile, tel que par exemple, un tissu de coton, de polyester ou de laine de cellulose, etc.. La figure 2 est, à titre d'exemple, un schéma du déroulement des températures d'une bande de textile lors de sa traversée d'un dispositif de traitement conforme à l'invention. Les diverses phases sont indiquées en chiffres romains I à V. La bande de textile 1 provenant d'un rouleau de réserve présente une température qui correspond à la température du local, par exemple 200C. Dans la phase I, la bande est pré-chauffée, sous le radiateur 2, à une température d'environ 700 C. Pendant la phase suivante II, la bande est transportée plus loin et ainsi se refroidit. Une variation brusque de température se produit surtout dans la phase II un moment où le rouleau d'application de pression 3 est pressé contre le rouleau refroidi 4. Dans le domaine d'influence de la station de traitement 6, se situe une phase III qui est répartie en phases IIIa, IIIb et IIIc correspondant aux divers radiateurs à infrarouge. Dans l'exemple représenté, la bande est échauffée, dans la phase partielle IIIa, à une température de 1200 C, ensuite, dans la phase IIIb, elle est maintenue encore à une température d'environ 1000 C, et finalement, dans la dernière phase IIIc, elle est échauffée à nouveau à 1200 C. La bande de tissu 1, recouverte du matériau à liaison stabilisée, se refroidit à nouveau lors du transport (phase IV). Le réchauffement final dans la phase V termine le traitement thermique et la bande se refroidit progressivement jusqu'à la température du local. - REVENDICATIONS - 1. Procédé pour le recouvrement de bandes textiles avec une matière synthétique en poudre au moyen d'un rouleau apport gravé, refroidi par de l'eau, sur lequel la matière synthétique en poudre est raclée à l'emplacement dtapport de poudre, et es-t transmise, par un traitement thermique, sur le support en textile échauffé préalablement au moyen de rayonnement de chaleur et est ensuite soudée par fusion, procédé caractérisé en ce que la bande de textile est dirigée autour du rouleau d'application gravé refroidi par de l'eau, et est ensuite traitée, le long drune partie du pourtour du rouleau, en une ou plusieurs étapes, au moyen de radiateurs de chaleur, de sorte que la poudre est soudée par fusion sur la surface textile de support. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la bande textile est pressée, au moyen d'un rouleau de renvoi non chauffé, aussi près que possible de l'emplacement d'apport de la poudre, contre le rouleau gravé d'application de poudre. 3. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que, avant l'emplacement d'apport de poudre, le rouleau d'application gravé est nettoyé pour éliminer les particules de poudre restantes. 4. Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce que les particules de poudre restantes sont éliminées par aspiration.