Les convoyeurs à double rail sont constitués, comme on le sait, de deux circuits superposés: — le circuit tracteur composé d'un rail de roulement, de trolleys et d'une chaîne à doigts d'entraînement, actionnée par un groupe 5 de commande, •- le circuit porteur composé d'une poutre de forme appropriée servant de chemin de roulement à des chariots porteurs de charges à manutentionner. La liaison entre les deux circuits s'obtient par l'en-10 gagement de doigts d'entraînement solidaires de la chaîne entre des taquets effaçables disposés sur les chariots porteurs. Diverses dispositions permettent de dégager un doigt d'entraînement des taquets d'un chariot porteur en vue de mettre ce chariot en attente ou pour lui faire effectuer un trajet par— 15 ticulier (cas d'un aiguillage par exemple) ou encore pour stocker les charges ou les sumettre à certaines opérations d'usinage ou de contrôle. L'une de ces dispositions consiste à écarter l'un de l'autre les circuits tracteur et porteur. Cette possibilité de soustraire les chariots de l'em— 20 prise de leur chaîne d'entraînement, jointe à la possibilité du réglage de la vitesse de cetfe chaîne et par conséquent de la vitesse des chariots en prise avec elle, confère au convoyeur à double rail des caractéristiques avantageuses qui le font adopter dans de nombreuses applications. 25 Cependant, les performances de ces convoyeurs seraient, dans bien des cas, nettement améliorées si la vitesse d'un chariot ou d'un groupe de chariots Normalement en prise avec la chaîne pouvait, à bon escient et dans certaines zones, être momentanément majorée par rapport à celle des autres chariots. Cette pratique permettrait en effet, 30 d'une manière générale d'optimiser, compte tenu des conditions d'emploi du convoyeur, la loi de distribution des chariots le long de la chaîne, c'est-à-dire par exemple : «o d'accélérer la vitesse des premiers chariots lors de la mise en route du convoyeur de manière à réduire le temps d'attente aux 35 postes de déchargement les plus éloignés des points de chargement. — d'unifier l'écartement entre des chariots engagés sur leur circuit d'une manière aléatoire et par conséquent irrégulière, afin, entr'autres d'en régulariser la distribution aux poste de déchargement^ 40 - de procéder à une accumulation des chariots en cours de trans- 69 45392 2 2085177 port de manière à les stocker ou à les décharger de façon continue , — de majorer temporairement le débit moyen du convoyeur. La présente invention, dâe à MM» Pierre RICATJD et Simon 5 CYNOBER a essentiellement pour objet un perfectionnement aux convoyeurs de manutention consistant à leur associer sur tout ou partie de leur parcours, au moins un circuit entraîneur complémentaire coopérant avec de tels convoyeurs de manière à leur conférer les caractéristiques avantageuses ci-dessus mentionnées. 10 Ce perfectionnement aux convoyeurs à double rail est ca ractérisé premièrement par l'adjonction d'au moins un circuit entraîneur complémentaire à vitesse variable comportant une voie longeant, dans sa partie active, la voie des chariots porteurs du-dit convoyeur, et comportant au moins un doigt capable d'entraî-15 ner lesdits chariots porteurs par l'intermédiaire d'un taquet mobile porté par cesdits chariots; deuxièmement, par des moyens permettant à tout chariot porteur d'une part, de se dégager de son doigt d'entraînement solidaire de la chaîne du convoyeur lorsque cedit chariot vient en prise avec le doigt du circuit entraî-20 neur complémentaire dans le cas où ce dernier a une vitesse plus élevée que celle de la chaîne, d'autre part, de s'engager avec le doigt de la chaîne du convoyeur qui se présente le premier lorsque la vitesse du circuit entraîneur complémentaire est inférieure à celle de la chaîne; troisièmement, par un système amortisseur 25 disposé entre le corps de chaque chariot porteur et son taquet mobile. £ Dans une première variante du perfectionnement selon l'invention, le doigt du circuit d1 entraînement complémentaire est entraîné à vitesse réglable par une deuxième chaîne mobile, 30 Dans une seconde variante comportant plusieurs doigts, chaque doigt du circuit d'entraînement complémentaire est monté sur un chariot automoteur circulant, à vitesse réglable, sur la voie du circuit d'entraînement complémentaire. Dans une troisième variante, ledit chariot automoteur 35 Êst entraîné par au moins un moteur à induction dit "moteur linéaire" . Dans une quatrième variante, le doigt du circuit d'entraînement complémentaire est associé à une commande permettant de 1'éclipser0 40 La description qui suit est relative à un mode de réali- * eopv 69 45392 3 2085177 sation du convoyeur perfectionné, objet de l'invention, suivant lequel le doigt d'entraînement est monté sur un chariot automoteur circulant sur une voie complémentaire dite voie express» Cette description est donnée à titre d'exemple de ce qu'il est 5 possible du réaliser conformément à l'invention. Les figures des dessins annexes auxquelles on se reportera au cours rie cette description représentent : — la r'ig, 1, une vue en élévation (profilas f.vant des voies enlevés) d'un convoyeur aérien à double voie auquel a été associé 10 un circuit tracteur complémentaire, — la Fig0 2, une vue ue profil de cet ensemble, — la Fig0 3, une vue d'un dispositif amortisseur capable de provoquer l'effacement du taquet arrière du chariot porteurs — la Fig, h, une vue d'une césure pratiquée dans un des profilés 15 de la voie complémentaire pour le passage de la pièce d'accro— . chage du chariot porteur, à l'endroit d'un aiguillage, — la Fi.",.5> un tracé des circuits possibles pour les différentes voies d'un convoyeur selon l'invention. Sur les figo 1 et 2, on voit un convoyeur C du type à iO double rail superposé et R^ sur lesquels circulent respectivement d'une part des trolleys 1 supportant une chaîne mobile 2 à laquelle sont fixés, de place en place, des doigts d'entraînement 3, d'autre part, des chariots tels que 't supportant une pièce verticale 5 à laquelle est accrochée la charge à manutentionner 25 (non représentée) o Ce chariot est constitué d'un caisson supportant deux paires de galets de roulement 7 et deux galets de guidage fc' en forme-de chien de fusil, s'articulant autour d'axes 10 et comportant des haute ressorts de rappel dans la position /où ils sont représentés sur 30 la fig.1o Entre ces taquets 9 peut venir s'engager un doigt tel que 3 après avoir effacé temporairement le premier taquet 9 rencontré. Le chariot k est alors entraîné par la chaîne 2 qui est commandée par un groupe moteur0 Dans l'exemple considéré, au—dessous de la voie de rou— 35 lement des chariots porteurs kt est disposée une troisième voie R^ constituée de deux profilés et P^ à l'intérieur- desquels roule un chariot automoteur 11 à double moteur à induction linéaire tel que celui décrit dans la demande de brevet n° PV06937251 déposée le 30 Octobre 1969 par la Société demanderesse, h0 Les trois voies R^, R0 et R^ sont assemblées et suppor— COPV 69 453192 k 2085177 tées de place en place au moyen d'étriers 20. Le chariot 11 est constitué par un caisson central 12 sur lequel sont fixés, dos à dos, deux inducteurs et et qui supporte les axes de quatre paires de galets de roulement 13 et de 5 deux paires de galets de guidage l4, Les inducteurs sont reliés à des lignes d'amenée de courant au moyen de contacts glissants 15 et défilent devant des induits 1^ et 1^ fixés sur la face interne de profilés P^ et P^o La figure 3 est une vue détaillée d'un dispositif amor-10 tisseur monté sur le chariot 4 et constitué par un ressort 18 de compression monté autour d'une tige 19 coulissant à travers la partie 25 du chariot 4. La tige 19 est munie d'une came 24. Lorsque le doigt 16 du chariot 11 vient buter sur le taquet 17 dans le sens de la flèche f^s le ressort de compression 15 18 entourant la tige 19 se comprime et la came 2^ se déplaçant dans le sens de la flèche f^ vient faire basculer la béquille 22 autour de l'axe fixe 21 dans le sens de la flèche f . Cela entraîne le pivotement du taquet arrière 9» P«'H" l'intermédiaire de la biellette 6, autour de l'axe fixe 10 dans le sens de la 20 flèche f^ ce qui comprime le ressort de rappel 23. Le taquet arrière 9 n'étant plus en butée sur le doigt 3 de la chaîne 2, le chariot 4 peut alors être entraîné par le chariot 11 à une vitesse plus grande que celle de la chaîne 2„ Le système amortisseur précédent peut fonctionner non 25 seulement sous l'action du doigt 16 du chariot 11, mais, aussi sous l'action d'un autre chariot 4 qui viendrait éventuellement en contact avec le chariot 4 considéré,, Dans le ças où l'on désirerait éviter ce dernier mode de fonctionnement du système amortisseur, des butées pourraient être prévues à l'avant du chariot 4, 30 pour empêcher la compression totale du ressort 180 Le fonctionnement du convoyeur aérien représenté sur les fig» 1 et 2 est le suivant s si, à l'état initial, des chariots porteurs 4 sont entraînés, à vitesse lente, par la chaîne 2, lorsqu'un chariot automoteur express 11 est engagé dans La zone de son. 35 circuit longeant le circuit porteur, entre deux chariots porteurs consécutifs, ledit chariot automoteur rattrape le chariot porteur 4 se trouvant devant lui. Le doigt entraîneur 16 vient buter sur le taquet mobile 17 jusqu,à effacement du taquet arrière 9- La vitesse du chariot porteur 4 peut alors être celle imposée par le 40 chariot automoteur 11„ Tous les doigts 3 rencontrés sont dépassés C0PY 69 45392 5 2085177 du fait qu'ils effaçant momentanément .les taquets avant 9* Lorsque la vitesse du groupe de chariots 4 et 11 est réduite jusqu'à devenir inférieure à celle de la chaîne 2, le premier doigt d'entraînement 3 à passer viendra en prise avec le ta-5 Ion du taquet avant 9 et entraînera le chariot porteur 4 en le libérant du chariot automoteur 11. Celui—ci pourra alors suivre un parcours différent, propre au circuit complémentaire. A l'entrée et à la sortie du tronçon de voie expresstparallèle à la voie R^> une césure est pratiquée dans l'un des profilés ou P0 afin de 10 permettre le passage de la pièce d'accrochage^• Par exemple sur la Figo 4, une césure 26 est pratiquée dans le profilé P^. Si le chariot express 11 doit cesser son activité en des • points différents suivant le but poursuivi quant à l'exploitation de l'installation, la voie express comportera des aiguillages qui, ^ dans l'exemple considéré, pourront être du type sans aiguille mobile décrit dans la demande de brevet n°PV.69 37251 déposée par la Société demanderesse le 30 Octobre 1969» A ces aiguillages pourront ou non correspondre des aiguillages sur voie porteuse qui pourront être d'un type conven— 20 tionnel ou conformes à ceux décrits dans la demande de brevet français n° PV<> 174 834 et dans sa première addition n° PV. 69 24737 déposées par la Société demanderesse respectivement les 22 Novembre 1^68 et 21 Juillet 1969. La figo 5 illustre un exemple d'installation d'un convo-25 yeur perfectionné conforme à l'invention. Les circuits de la voie t, porteuse sont tracés on trait continu, ceux de la voie d'entraînement à vitesse lente en trait mixte et ceux de la voie express en » trait discontinu. Aux points 29» 30,. 31 et 32, sont disposés des aiguillages; les chariots 4 sont chargés au point D; ils. sont 30 plus ou moinii accumulés dans ia zone Z où la partie de la voie express longe la voie porteuse et ils poursuivent leur route vers 33» ou bien ils sont orientés vers des points de distribution 27 ou 28. L'aiguillage sur la voie express peut se faire avant l'aiguillage sur la voie porteuse, afin que le chariot porteur 4 35 négocie ce passage à vitesse lente, ou bien ces deux aiguillages peuvent être localement concordants, auquel cas c'est le chariot express 11 qui assure le transfert du chariot porteur 4 du convoyeur, principal amont au convoyeur secondaire aval-. D'autres modes de réalisation, et d'installation que ceux 40 décrits dans l'exposé qui précède sont également réalisables sans COP^ 69 45392 6 2085177 sortir du cadre de l*invention0 C'est ainsi qu'il est possible t «- de remplacer sur une partie du parcours le circuit tracteur d'un convoyeur à double rail par une voie express à chariot automoteur par exemple celui—ci ne comportant alors comme moyen 5 d'entraînement qu'un doigt disposé comme ceux du circuit tracteur lent, — de ne pas fermer sur lui-même le circuit express, les chariots porteurs étant alors poussés à tour de rôle» grâce à un mouvement de va et vient du doigt de poussée 16, 10 — d'associer à ce doigt de poussée des moyens permettant de l'éclipser, — d'utiliser le convoyeur selon l'invention en convoyeur inversé, le circuit de chaîne à vitesse lente étant disposé soit dans le sol, soit au niveau du sol, le chariot porteur k roulant sur le 15 sol, le circuit express étant placé sensiblement au niveau du sol ou en aérien; dans ce dernier cas la liaison entre un chariot porteur et le doigt mobile de la voie express peut être assurée par une perche aisément amovihle, — d'utiliser ledit convoyeur pour franchir des dénivellations, 20 toutes précautions étant prises, dans la conduite ou dans les moyens mis en oeuvre, pour éviter qu'un chariot porteur n'atteigne une vitesse excessive au cours d'une descente. Ce résultat pourra être obtenu en désolidarisant avant la descente le chariot porteur 4 du chariot d'entraînement complémentaire 11, par 25 exemple en freinant ce dernier ou en l'aiguillant sur une voie de dérivation. Le convoyeur perfectionné objet de l'invention est applicable en vue de la manutention continue de charges isolées, dans tous les cas où un convoyeur aérien s'impose, soit pour des rai-30 sons fonctionnelles, soit pour des raisons opérationnelles, dès que l'on recherche une vitesse d'accumulation variable sur la voie porteuse, par exemple pour obtenir une distribution sensiblement continue dans le temps, à une extrémité du convoyeur, malgré des arrivées aléatoires dans le temps à l'autre extrémité 35 la voie porteuse jouant alors le rôle d'une voie de stockage à accumulation variable. 69 45392 7 2085177 REVENDICATIONS 1.— Perfectionnement aux convoyeurs à double rail, l'un ré servé au roulage de chariots porteurs, l'autre au roulage de trolleys de suspension d'une chaîne équipée de doigts pour l'entraînement desdits chariots, caractérisé premièrement par l'ad— 5 jonction d'au moins un circuit entraîneur complémentaire à vitesse variable comportant une voie longeant, dans sa partie active, la voie des chariots porteurs dudit convoyeur, et comportant au moins un doigt capable d'entraîner lesdits chariots porteurs par l'intermédiaire d'un taquet mobile porté par cesdits chariots; 10 deuxièmement, par des moyens permettant à tout chariot porteur d'une part de se dégager de son doigt d'entraînement solidaire de la chaîne du convoyeur lorsque cedit chariot vient en prise avec le doigt du circuit entraîneur complémentaire dans le cas où ce dernier a une vitesse plus élevée que celle de la chaîne, d'autre 15 part de s'engager avec le doigt de la chaîne du convoyeur qui se présente le premier lorsque la vitesse du circuit entraîneur complémentaire est inférieure à celle de la chaîne; troisièmement, par un système amortisseur disposé entre le corps de chaque chariot porteur et son taquet mobile» 20 2.— Perfectionnement selon 1, caractérisé en ce que le doigt du circuit d'entraînement complémentaire est entraîné à vitesse réglable par une deuxième chaîne mobile. 3.— Perfectionnement selon 1, caractérisé en ce que chaque doigt du circuit d'entraînement complémentaire est monté sur un 25 chariot automoteur circulant, à vitesse réglable, sur la voie du circuit d'entraînement complémentaire, lorsque ce circuit comporte plusieurs doigts. 4.— Perfectionnement selon 3» caractérisé en ce que ledit chariot automoteur est entraîné par au moins un moteur à indue— 30 tion dit "moteur linéaire". 5.— Perfectionnement selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le doigt du circuit d'entraînement complémentaire est associé à une commande permettant de l'éclipser.