L'invention concerne les commutataurs électriques à touche basculante lumineuse, c'est-à-dire des commutateurs qui comportent, dans un même bottier, un interrupteur principal établissant la fermeture ou l'ouverture d'au moins un circuit d'utilisation commandé par ledit commutateur et une lampe qui indique la condition dans laquelle se trouve le commutateur. Le commutateur suivant l'invention est applicable en particulier aux circuits d'utilisation commandés depuis le tableau de bord drun véhicule, par exemple le circuit de dégivrage de la lunette arrière. Le commutateur suivant l'invention doit comporter une touche lumineuse brillant d'un éclat normal aussi bien de jour que de nuit lorsque le circuit principal est alimenté, tandis que lorsque ledit circuit n'est pas alimenté, ladite touche n'est pas éclairée pendant le jour et est éclairée faiblement pendant la nuit afin mulon puisse la discerner aisément sur le tableau de bord lorsqu'on a besoin de mettre le circuit en question en service. À cet effet, le commutateur suivant l'invention comporte, en outre, un inverseur secondaire actionné par ladite touche ainsi qu'une résistance électrique, l'alimentation de la lampe étant assurée par ledit inverseur secondaire, soit directement, soit à travers ladite résistance suivant la condition dans laquelle se trouve ledit commutateur, grâce à quoi, on obtient précisément deux intensités lumineuses de ladite lampe alimentée à partir de la mdme source. Dans l'application particulière précitée, la résistance peut titre alimentée en courant par exemple à partir d'un conducteur d'alimentation du tableau de bord du véhicule ou bien d'alimentation des lanternes de ce dernier. Dans un mode de réalisation avantageux, l'interrupteur principal est un interrupteur à action brusque, tandis que le contact mobile de l'inverseur est solidaire de la touche basculante. On réalise ainsi un commutateur très économique, puisque le circuit de commande d'alimentation de la lampe ne comporte pas de système de rupture brusque, ce qui est tout à fait acceptable pour l'alimentation d'un circuit de ce genre à très faible intensité et sans self. I1 est tout indiqué d'utiliser comme interrupteur conforme à la présente invention, un commutateur à touche basculante lumineuse du type décrit dans la demande de brevet français N0 73 08 810 au nom de la demanderesse a déposée le 13 mars1973. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre et à l'examen des dessins annexés qui montrent, i titre d'exemples non limitatifs, quelques modes de réalisation d'un commutateur à touche basculante lumineuse suivant l'inventionX Sur ces dessine t La fig. 1 représente schématiquement, en perspective,un premier mode de réalisation d'un commutateur suivant l'invention dans l'une de ses deux positions. La fig. 2 représente le mOme commutateur dans son autre position. La fig. 3 est un schéma électrique illustrant le montage du commutateur des figures 1 et 2 dans une installation propre à ré soudre le problème particulier exposé plus haut. La fig. 4 montre un deuxième mode de réalisation d'un commutateur suivant l'invention, dans l'une de ses positions, et La fig. 5 montre ce même commutateur dans son autre position, Le commutateur à touche lumineuse représenté schématiquement en perspective dans ses deux positions, respectivement, sur les figures 1 et 2, comporte essentiellement, dans un bottier 1, un inverseur principal désigné dans son ensemble par 2, et un inverseur secondaire désigné dans son ensemble par 3, tous deux actionnés si multanément au moyen d'une touche 4 qui peut basculer autour d1un axe géométrique désigné par 5 et qui est fixe par rapport au bottier 1.Dans le bottier est montée aussi une lampe 7; par ailleurs, au moins la partie de la touche 4 qui se trouve au droit de ladite lampe est translucide ou transparente pour qu'on puisse apprécier l'éclairement de la lampe. Dans l'exemple représenté, l'inverseur principal 2 est du type décrit dans la demande de brevet français précitée, ctest-d-dire qu'il est constitué essentiellement d'un linguet ll formé par la partie centrale d'une fourche à trois branches découpées dans une plaquette 12 d'un métal flexible et élastique. Lrextrémité du linguet 11 qui se trouve du côté de la partie non fendue de la plaquette 12 porte un contact mobile 14 qui peut coopérer, sélectivement, avec l'un ou l'autre de deux contacts fixes 15, 16 respectivement solidaires de deux fiches 18, 19 de raccordement du commutateur.L'autre extrémité du linguet 11 est montée à pivotement,sur une extrémité d'une autre fiche 21, autour d'un axe géométrique de charnière désigné par 22 et parallèle à l'axe 5 de basculement de la touche 4. La liaison mécanique entre la touche basculante 4 et le linguet est assurée par deux doigts 24, 25 solidaires de ladite touche et dont les extrémités s1 appuient, en glissant, contre les extrémités des deux branches latérales 26, 27 respectivement de la fourche formée dans la plaquette 12. l'inverseur 2, ainsi réalisé est à rupture brusque. L'inverseur secondaire 3, qui est destiné à contrôler seulement l'allumage de la lampe témoin 7, n'est pas à rupture brusque. On l'a représenté schématiquement sous la forme de deux lames flexibles 31, 32 toutes deux solidaires de la touche basculante 4 et reliées électriquement l'une à l'autre. La lame flexible 31 est en contact avec une fiche 33 lorsque la touche se trouve dans la position représentée sur la figure 1 et avec un plot 34 lorsque la touche se trouve dans la position représentée sur la fig.2, tandis que, dans l'une et l'autre positions, la lame élastique 32 se trouve toujours en contact avec un plot 36 relié lui-même à l'un des fils d'alimentation de la lampe 7 dont l'autre fil est relié à une fiche 37. Le plot 34 est relié à une fiche 38 par lt1n- termédiaire d'une résistance 39. Sur les figs. 1 et 2, on a encore indiqué un premier circuit d'utilisation U1 contrôlé par la fiche 18, un éventuel deuxième circuit d'utilisation U2 contrôlé par la fiche 19, une source de courant S par exemple une batterie d'accumulateurs d'un véhicule automobile, dont le pôle négatif est relié à la masse et le pôle positif à la fiche 21, à la fiche 33 ainsi qutà un autre interrupteur I de contrôle d'une lampe T d'éclairage du tableau de bord par exemple, ou bien encore de contrôle des lanternes dudit véhicule. L'interrupteur I contrôle aussi l'arrivée de courant à la fiche 38 reliée à la résistance 39 .Enfin la fiche 37 est reliée à la masse dans cet exemple. Le fonctionnement est le suivant : Si l'on suppose, par exemple, qu'il s'agit de contrôler le circuit d'utilisation U1 (voir aussi le schéma electrique correspondant de la fig. 3) constitué par le dispositif électrique de dégivrage de la lunette arrière du pare-brise du véhicule, lorsque la touche 4 du commutateur se trouve dans la position représentée sur la figure 1, le dit circuit d'utilisation est alimenté puisque le contact mobile 14 porté par le linguet 11 de l'inverseur principal 2 porte contre le contact fixe 15 relié audit circuit d'alimentation et que ce m-eme linguet est relié à la fiche 21 reliée elle-même au pôle positif de la batterie S.En mme temps, la lampe 7 est allumée, puisque l'un de ses pôles est toujours à la masse et que, actuellement, son autre pôle est relié au pôle positif de la batterie S par le plot 36, les deux lames flexibles 32, 31 et la fiche 33o Que l'on soit en plein jour, c'est-à-dire Si l'interrupteur I est ouvert ou bien dans la nuit et que l'interrupteur I soit par conséquent fermé, cela n'a aucune répercussion sur ce qui se passe à l'intérieur du commutateur, puisque la partie de circuit contrôlée par l'interrupteur I est constituée par la fiche 38, la résistance 39 et le plot 34 qui, à l'heure actuelle, est un plot mort. Si l'on fait passer le commutateur dans la position représentée sur la figure 2, on assure la coupure du circuit d'utilisation U1 par l'actionnement de l'inverseur principal 2 et, accessoirement, on assure l'alimentation de l'autre circuit d'utilisation U2 qui n'est d'ailleurs pas en cause ici.Cette manoeuvre a aussi pour résultat de relier la lampe témoin 7 à l'interrupteur I, de sorte que, si l'on est en plein jour, cet interrupteur est ouvert alors que le plot 34 n'est pas alimenté et la lampe 7 est éteinte, tandis que, dans la nuit, l'interrupteur I est fermé pour assurer l'allumage du tableau de bord ou des lanternes du véhicule, de sorte que le plot 34 est mis sous tension ét assure l'alimentation de la lampe 7 par un courant d'intensité réduite par la résistance 39 qu'il doit traverser. Ce faible éclairement de la lampe permet de discerner facilement dans l'obscurité ltemplacement de la touche 4 du commutateur si l'on a besoin de l'actionner, mais,du fait du caractère réduit de cet éclairement, on sait que le circuit principal U1 n'est pas alimenté.Si l'on actionne la touche 4 pour l'amener dans la position de la fig.l, la lampe 7 brille alors de tout son éclat, Sur les figs. 4 et 5, on a représenté, à titre de variante, un autre mode de réalisation pour montrer l'application de la présente invention à des commutateurs à touche basculante de tout autre type que celui des figures 1 et 2 qui est conforme à la demande de brevet français précité. Sur les figures 4 et 5, on a désigné par les mimes chiffres de référence que sur les figes. 1 et 2 le bottier 1, l'inverseur principal 2, l'inverseur secondaire 3 et leurs fiches et plots correspondants. Dans cet exemple, l'inverseur principal comporte un linguet rigide 51 articulé sur un support fixe 52 et soumis à l'action d'un ressort hélicoSdal de traction 53 qui forme, avec ledit linguet, un système classique à rupture brusque par dépassement de point mort. La lame 31 de l'inverseur secondaire est toujours en contact avec le plot 36, tandis que son autre lame 32 vient sélectivement en contact avec l'un ou l'autre des plots 33 ou 34 qui se trouvent dans un m8e plan décalé par rapport au plan du plot 36. Le fonctionnement est le même que celui du mode de réalisation des figures 1 et 2 et ses deux positions correspondantes sont représentées respectivement sur les deux figures 4 et 5. D'une manière générale, le commutateur suivant l'invention assure une sécurité grâce à l'identification du circuit qu'il contrôle, et il évite les confusions dans les manipulations, notamment lorsqu'il se trouve à proximité de plusieurs autres interrupteurs, eomme-cela peut se produire sur un autobus ou un camion. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits et représentés, on peut y apporter des modifications, suivant les applications envisagées, sans sortir, pour cela, du cadre de l'invention. - REvKDICAEIONS 1.- Commutateur à touche lumineuse du type comportant, dans un mOrne bottier t un interrupteur principal établissant la fermeture ou l'ouverture d'au moins un circuit d'utilisation, une touche basculante actionnant ledit interrupteur, ladite touche étant au moins en partie translucide, et une lampe indicatrice de la condition dans laquelle se trouve ledit commutateur, ledit commutateur étant caractérisé en ce qu'il comporte également un inverseur secondaire actionné par ladite touche ainsi qu'une résistance électrique, l'alimentation de ladite lampe étant assurée par ledit inverseur secondaire soit directement, soit àtravers ladite résis- tance, suivant la condition dans laquelle se trouve ledit oommuta- teur, grace à quoi on obtient une intensité lumineuse différente ie ladite lampe. 2.- Commutateur suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'interrupteur principal est un interrupteur à action brusque et en ce que le contact mobile de l'inverseur est solidaire de la touche basculante. 3.- Commutateur suivant l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que l'interrupteur principal est du type inverseur et commande deux circuits d'utilisation. 4.- Commutateur à touche basculante lumineuse du type décrit dans la demande de brevet français Nb3 08 810 précitée comportant un interrupteur principal et une lampe indicatrice de la condition dans laquelle se trouve cet interrupteur principal, caractérisé en ce qu'il comporte également un inverseur secondaire actionné par ladite touche ainsi qu'une résistance électrique,l'alimentation de ladite lampe étant assurée par ledit inverseur secondaire soit directement, soit à travers ladite résistance, suivant la condition dans laquelle se trouve ledit commutateur, grtce à quoi on obtient une intensité lumineuse différentie de ladite lampe.