La présente invention se rapporte à un dispositif destiné à la vérification de l'état des amortisseurs d'un véhicule automobile. On connait de nombreux dispositifs destinés à la vérification de l'état des amortisseurs d'un véhicule automobile, ceuxci étant généralement constitués d'une table vibrant verticalement et sur laquelle est disposé le véhicule, des appareils enregistrant les mouvements relatifs de la carrosserie par rapport à l'essieu. Il suffit ensuite de comparer un graphique des variations enregistrées avec un graphique de référence. De tels appa reils présentent l'inconvénient d'être chers et très encombrants de sorte qu'ils ne peuvent être installés dans de nombreux garages. De plus la lecture et la comparaison des graphiques obtenus, avec le graphique de référence ne sont pas très aisées et doivent etre effectuées par des ouvriers spécialisés. La présente invention a pour objet un dispositif très simple, peu onéreux et permettant par une lecture directe de connaitre l'état d'un amortisseur, un tel appareil pouvant être utilisé par des personnes inexpertes. Selon l'intention, le dispositif est constitué d'un bâti pourvu de moyens pour soulever l'une des roues du véhicule dont les amortisseurs sont à vérifier, d'un organe de référence pour indiquer la limite du levage du véhicule, de moyens pour provoquer la chute de la roue soulevée, d'un organe tateur destiné à coopérer avec le bord de la carrosserie et relié à des moyens pour enregistrer sur un cadran les deux mouvements extrêmes de plus grande amplitude de la carrosserie par rapport à l'essieu après la chute de la roue. Grâce à l'invention on realise ainsi un dispositif très simple et d'un emploi aisé, en effet, il suffit de vérifier, lors de la chute de la roue les deux premières oscillations de la carrosserie, celles-ci étant obligatoirement les plus importantes pour se rendre compte de l'-état de l'amortisseur considéré. Suivant une caractéristique constructive le bâti comporte une embase de forme générale rectangulaire dont l'un des côtés comporte une échancrure dans laquelle s'étend une fourche reliée aux moyens pour soulever l'une des roues du véhicule dont les amortisseurs sont à vérifier. Afin de faciliter la mise en place du dispositif le côté du bâti dans lequel est pratiquée l'échancrure comporte de part et d'autre de celle-ci une roulette. De préférence l'embase comporte le long de l'un de ses bords au moins deux roulettes écartées du sol, ainsi, on peut aisément transporter le dispositif en le faisant basculer pour qu'il repose sur lesdites roulettes. Suivant une caractéristique constructive, les moyens pour soulever la roue et les moyens pour provoquer la chute de celle-ci comprennent un piston de levage relié à la fourche et mobile dans un cylindre, une bâche contenant le liquide du vérin, une pompe comprenant un ensemble cylindre piston relié à des moyens de commande du piston pour aspirer le liquide de la bâche et le refouler dans le cylindre du piston de levage,avtE interposition: de clapets convenables, des moyens étant prévus pour relier directement le cylindre du piston de levage avec la bâche lorsqu'on désire provoquer la chute de la roue. Suivant encore une autre caractéristique la bâche et le cylindre du piston de levage s'ouvrent directesest sur le cylindre de la pompe, ces ouvertures étant décalées angulairernent et le piston comportant au voisinage d'une extrémité une gorge destinée à tre mise au droit desdites ouvertures lorsqu'on désire provoquer la chute de la roue. Afin d'améliorer la descente du piston de levage lorsqu' on veut provoquer la chute de la roue le piston de lewage est relié à des ressorts de traction tendant à le ratiner darus sa position basse initiale. Suivant encore une autre caractéristique consttuctive l'organe tateur comprend un doigt solidaire radialement d'un manchon monté tournant sur un axe horizontal du bati, des moyens élastiques tendant à faire tourner le manchon sur l'axe de manière re que le doigt bascule vers le haut, des moyens étant prévus pour caler le doigt dans une position initiale dans laquelle il s'étend sensiblement horizontalement deux index étant montés tournant à friction sur ledit axe horizontal devant un cadran gradué, ledit manchon étant pourvu d'une butée destinée à coopérer avec lesdits index et des moyens étant prévus pour libérer le doigt lorsqu'il est sollicité vers le bas. Afin que le dispositif puisse être utilisé avec tous les types de véhicules automobiles l'axe sur lequel sont montés le manchon du doigt et les index est porté par une platine montée mobile sur une barre verticale, des moyens étant prévus pour caler ladite platine à toute hauteur désirée. Suivant une caractéristique de détail l'organe de référence pour indiquer la limite de levage du véhicule automobile est constitué par une barrette fixe portée par la platine. Enfin, suivant encore une autre caractéristique les moyens pour caler le doigt dans une position initiale dans laquelle il s'étend sensiblement horizontalement comprennent un verrou éipsable automatiquement lorsque le doigt est sollicité pour.basculer vers le bas. Ainsi, lors de la chute de la roue, la carrosserie butera contre le doigt qui sera libéré et suivre les oscillations de ladite carrosserie. L'invention ya maintenant être décrite avec plus de d4- tails en se référant à un mode de réalisation particulier donné à titre d'exemple seulement et représenté aux dessins annexés: Fig. 1 est une vue en perspective d'un dispositif selon l'invention. Fig. 2 montre.en élévation le dispositif de la figure 1 Fig. 3 est une vue à plus grande échelle en coupe 9ui- vant la ligne III-III de la figure 4. Fig. 4 est une vue à plus grande échelle en coupe suivant la ligne IV-IV de la figure 3. Fig. 5 est une vue en plan d'un détail. Fig. 6 est une vue en coupe verticale à une échelle agrandie montrant un détail du vérin. Fig. 7 est une vue en coupe suivant la ligne TtII-VI3 de la figure 6. Le dispositif représenté aux figures comprend une emba- se 1 dont l'un des côtés est prolongé par deux branches 2 comportant au voisinage de leur extrémité libre chacune une roulette 3. Le long d'un-côté 5 de l'embase, opposé à celui comportant les branches 2, il est prévu deux chapes 6 dirigées vers. le haut et sur lesquelles sont montées folles deux roulettes 4. Sur l'embase 1 est fixé un vérin 7 dont l'extrémité libre du piston 12 est solidaire d'un ensemble 8 destiné à permettre le soulèvement de la roue d'un véhicule et comportant deux barres verticales 9 montées coulissantes dans des guides soli- daires de ladite embase. Les deux barres 9 sont reliées par une traverse 10 solidaire du piston 12 et supportent deux branches horizontales 11. constituant une fourche. Le vérin est représenté à plus grande échelle et en coupe aux figures 6 et 7 et il comprend un corps 20 comportant un cylindre 21 dans lequel est mobile un piston 22 relié par des articulations 23 et 24 à un levier de manoeuvre 25. Le corps 20 est percé de deux conduits 26 et 27, le conduit 26 mettant en communication le cylindre 21 avec une bâche 35 tandis que le conduit 27 relie un cylindre 36 dans lequel se déplace le piston de levage 12 avec le cylindre 21. Le conduit 26 est relié au conduit 27 par des canaux 28, 30 et32, des clapets 29 et 31 étant interposés respectivement entre les canaux 28 et 30 et 30 et 32. Le piston 22 comporte au voisinage de son extrémité opposée à celle comportant son articulation 23 une gorge 33 d1un largeur sensiblement égale au diamètre des conduits 27 et 26, ceux-ci débouchant dans le cylindre 21 dans des points situés dans un meme plan vertical, mais décalés angulairement. Le cylindre 21 est en co=munication par un trou 34 avec le canal 30. La pompe fonctionne en commandant le déplacement- du levier 25 alteinativement dans un sens et dans l'autre de xaniere que lors du mouvement dans le sens de la flèche "f" l'huile coi- tenue dans la bâche 35 soit aspirée à travers le conduit 26,-le canal 28. repousse le clapet 29 et pénètre dans le cylindre 21 à travers le trou 34 et que lors du mouvement dudit levier 25 dans le sens de la flèche ttgt l'huile contenue dans ce cylindre 21 soit chassée à travers les canaux 30 et 32, le conduit 27 et ainsi pé- nètre dans le cylindre 36 pour provoquer le soulèvement du piston 12.Lorsqu'on veut ramener le piston 12 dans la position basse extrême on pousse à fond le levier 25 dans le sens de la fleche "f" afin que la gorge 33 vienne se placer au droit des conduits 27 et 26 de sorte que l'huile contenue dans le cylindre 36 retourne à la bâche 35 directement. De manière que le piston 12 puisse revenir à sa position-initiale basse très rapidement il est encore prévu deux ressorts de traction 39 et 40, le ressort 39 étant fixé par une extrémité à un tèton 41 solidaire du piston 12 tandis que l'autre extrémité est fixée à un tèton 44 solidaire du corps 2, De même le ressort 40 relie un tèton 42 solidaire du piston 12 et un tèton 43 solidaire dudit corps 20. L'embase 1 supporte un bâti 45 à la partie supérieure duquel est fixée une barre verticale 46 terminée par un pommeau 47. Sur la barre 46 est monté coulissant un ensemble de con trôle désigné, dans son ensemble par la référence 50 et représenté plus en détail aux figures 3, 4 et 5. L'ensemble de contrôle -50 est constitué d'un boitier 51 de forme générale cylindrique présentant deux flasques 52 et 53 traversés par un axe 54 dont l'une des extrémités est solidaire d'une douille 55 percée d'un conduit 56 dans lequel est engagée la barre 46, ladite douille comportant un taraudage 57 débouchant dans ce conduit 56 et dans lequel se visse une vis 59 solidaire d'un bouton de manoeuvre 60. Grâce à ce montage, l'ensemble de contrôle 50 peut être placé à toute hauteur désirée sur la barre 46. Sur l'axe 54 sont montés à friction deux index 61 et 62 qui traversent la fente 63 d'un cadran gradué 65 solidaire du flasque 53. Sur l'axe 54 est monté tournant un manchon 66 portant un tèton 67 susceptible de coopérer avec les index 61 et 62, l'index 61 comportant une échancrure 64 dans laquelle peut venir se loger le doigt lorsque les deux index sont en butée l'un contre l'autre. Le manchon 66 est maintenu sur l'axe par des butées .70 et est solidaire, d'une part, d'une tige tateuse 71 s'étendant radialement à travers une ouverture 86 du boîtier 51 et, d'autre part, d'un talon 72 coopérant avec un organe de verrouillage 73 constitué par une barrette présentant deux branches 75 et 76 formant un coude entre elles, la branche 76 étant articulée sur un axe 77 parallèle à l'axe 54 et étant reliée à un ressort de traction 87, tandis que la branche 75 traverse une fente 78 du boitier 51. L'organe comporte une échancrure 79 avec laquelle coopère ltextrémité du talon 72. Le manchon 66 comporte un doigt radial 82 sur lequel se fixe l'une des extrémités d'un ressort de traction 83 dont l'au- tre extrémité est fixée à un talon 84 solidaire du flasque 53, ledit ressort étant situé en dessous du talon 72 de manière à ten dre à faire pivoter le manchon 66 dans le sens du soulèvement de la tige tateuse 71. Le boitier 51 comporte un repère fixe 85. Le fonctionnement du dispositif selon l'invention est le suivant on déplace le dispositif comme le montre en pointillés la figure 2 pour l'amener au voisinage du véhicule dont on désire vérifier l'état des amortisseurs et on le dispose (fig. 1) afin que les branches 11 viennent se placer sous une roue, puis on déplace l'ensemble de contrôle le long de la barre 46 afin que la tige tateuse 71 vienne buter contre le bord de l'aile du véhicule la vis 59 étant alors serrée pour le blocage dudit ensemble dans cette position. On manoeuvre ensuite le levier 25 de manière à soulever la roue, jusqu'à ce que le bord de l'aile vienne se situer au droit du repère 85, puis on repousse le levier 25 complètement vers l'avant afin de mettre le cylindre 36 en communication directe avec la boche 35. Le piston 12 vient alors dans sa position basse initiale d'une part, sous l'action du poids de la roue et d'autre part, sous l'action des ressorts 39 et 40 de sorte que ladite roue tombe brutalement sur le sol. Au moment du contact au sol la carrosserie s'enfonce et le bord de l'aile vient buter contre la tige tateuse 71 et fait pivoter celle-ci vers le bas contre l'action du ressort 83.Lors de ce pivotement le talon 72 se dégage du verrou 73 qui vient basculer autour de l'axe 77 sous 1' ac- tion du ressort 87. La tige tateuse 71 en pivotant vers le bas entraine le manchon 66 dont le tèton 67 en butant contre l'index 61 entraine celui-ci. La carrosserie après avoir atteint son niveau le plus bas est repoussée vers le haut sous l'action des ressorts de la. suspension du véhicule, et la tige tateuse 71 libérée du verrou 73 avec l'action du ressort 83 accompagne le mouvement de la carrosserie et pivote maintenant vers le haut, le tèton 67 repoussant alors l'index 62. Les mouvements suivants de la carrosserie sont de plus faibles amplitudes et n'agissent donc pas sur les index 61 et 62 qui, du fait de leur montage à friction restent bloqués dans la position angulaire correspondant au plus grand déplacement du tèton 67. Sur le cadran gradué 65 on peut vérifier les repères en regard desquels les index sont restés bloqués. Si l'amplitude des mouvements extrêmes de la carrosserie a- dépassé un seuil préalablement détermine, on conclut que l'amortisseur vérifié est défectueux. On procède de la même manière pour chaque roue du véhicule. L'appareil selon l'invention est très simple, pratique et d'un emploi particulièrement aisé, même des personnes -inexper- tes peuvent parfaitement l'utiliser et en tirer sans effort les conclusions. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation qui vient d'être décrit et représenté ; on pourra y apporter de nombreuses modifications de détails sans- sortir pour cela du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1) Dispositif pour vérifier l'état des amortisseurs d'un véhicule automobile caractérisé en ce qu'il est constitué dcun bâ- ti pourvu de moyens pour soulever l'une des roues du véhicule dont les amortisseurs sont à vérifier, d'un organe de référence pour indiquer la limite du levage du véhicule, de moyens pour provoquer la chute de la roue soulevée, d'un organe tateur destiné à coopérer avec le bord de la carrosserie et relié à des moyens pour enregistrer sur un cadran les deux mouvements extrêmes de plus grande amplitude de la carrosserie par rapport à l'essieu après la chute de la roue. 2) DiSpositif, selon la revendication 1 caractérisé en ce que le bâti comporte une embase de forme générale rectangulaire dont l'un des côtés comporte une échancrure dans laquelle s'étend une fourche reliée aux moyens pour soulever 1' une des roues du véhicule dont les amortisseurs sont à vérifier. 3) Dispositif, selon les revendications 1 et 2 caractérisé en ce que le côté du bats dans lequel est pratiquéal'échan- crure comporte de part et d'autre de celle-ci une roulette. 4) Dispositif, selon les revendications 1 et 2 caracté- risé en ce que l'embase comporte le long de l'un de ses bords au moins deux roulettes écartées du sol. 5) Dispositif selon les revendications 1 et 2 caractérisé en ce que les moyens pour soulever la roue et les moyens pour provoquer la chute de celle-ci comprennent un piston de levage relié à la fourche et mobile dans un cylindre, une bâche contenant le liquide du vérin, une pompe comprenant un ensemble cylindre piston relié à des moyens de commande du piston pour aspirer le liquide de la bâche et le refouler dans le cylindre du piston de levage, aiies interposition de clapets convenables, des moyens étant prévus pour relier directement le cylindre du piston de levage avec la bâche lorsqu'on désire provoquer la chute de la roue. 6) Dispositjf, suivant la revendication 5 caractérisé en ce que la bâche et le cylindre du piston de levage s'ouvrent directement sur le cylindre de la pompe, ces ouvertures étant dé calées -angulaîrement et le piston comportant au voisinage d'une extrémité une gorge destinée à être mise au droit desdites ouver tures lorsqu'on désire provoquer la chute de la roue. 7) Dispositif, suivant les revendications 5 et 6 caractérisé en ce que le piston de levage est relié à des ressorts de traction tendant à le ramener dans sa position basse initiale. 8) Dispositif, suivant la revendication 1 caractérisé en ce que l'organe tateur comprend un doigt solidaire radialement d'un manchon monté tournant sur un axe horizontal du bâti, des moyens élastiques tendant à faire tourner le manchon sur l'axe, de manière que le doigt bascule vers le haut, des moyens étant prévus pour caler le doigt dans une position initiale dans laquelle il s'étend sensiblement horizontalement, deux index étant montés tournants à friction sur ledit axe horizontal devant un cadran gradué, ledit manchon étant pourvu d'une butée destinée à coopérer avec lesdits index et des moyens étant prévus pour libérer le doigt lorsqu'il est sollicité vers le bas. 9) Dispositif, suivant la revendication 8 caractérisé en ce que l'axe sur lequel sont montés le manchon du doigt et les index est porté par une platine montée mobile sur une barre verticale, des moyens étant prévus pour caler ladite platine à toute hauteur désirée. 10) Dispositif suivant la revendication 9 caractérisé en ce que l'organe de référence pour indiquer la limite de levage du véhicule automobile est constitué par une barrette fixe portée par la platine. 11) Dispositif, suivant la revendication 8 caractérisé en ce que les moyens pour caler le doigt dans une position initiale dans laquelle il s'étend sensiblement horizontalement comprennent un verrou éclipsable automatiquement lorsque le doigt est sollicite pour basculer vers le bas.