Les véhicules étudiés pour l'alimentation mécanique des animaux sont bien connus, et ont un grand nombre de formes différentes, mais ils présentent presque tous l'inconvénient que la hauteur d'évacuation du fourrage est trop basse et le fermier doit soit avoir une mangeoire ayant des côtés très bas ou pas de mangeoire du tout, auquel cas le fourrage est simplement déchargé sur une zone du sol pouvant être atteinte par les animaux. Cependant, de nombreux fermiers préfèrent une hauteur élevée de décharge comme 0,9 m ou méme 1,2 m au-dessus du sol de façon à pouvoir utiliser des mangeoires ayant des côtés plus hauts, et qui dans de nombreux cas existaient déjà avant que la machine arrive à la ferme. Dans le brevet britannique nO 1 735 031 I est décrite la façon dont on peut atteindre cette hauteur supplémentaire de décharge en prévoyant un tambour batteur d'un diamètre assez grand pourvu de dents ou pointes agencées de façon à élever le matériau du fourrage et de le décharger à un niveau relativement élevé sur une bande de convoyeur transversale qui, en fonctionnement, décharge le fourrage latéralement dans la mangeoire, et on a décrit la façon dont peut se poser un problème de blocage avec une méthode pour le surmonter, par exemple en utilisant un cylindre d'alimentation tournant dans la mEme direction de rotation et sur un axe parallèle a celui du tambour batteur. Un objet de l'invention est de procurer une autre méthode éventuellement meilleure marché pour produire un chargeur à décharge latérale. Selon l'invention, on prévoit un chargeur de fourrage comprenant un wagon, un batteur rotatif monté horizontalement pour dépecer le matériau dans le wagon et le sollicitant vers l'extrémité de décharge ou d'évacuation du wagon, une tarière parallèle au batteur, un organe concave ou blindage en-dessous du batteur et qui s'étend à partir du fond du chargeur jusqu'à la tarière et pourvu d'un rebord adjacent à la tarière, la volée de la tarière étant agencée pour contacter ou passer à proximité de ce rebord. L'invention sera mieux c-omprise, et d'autres buts, caractéristiques, détails et avantages de celle-ci apparattront plus clairement au cours de la description explicative qui va suivre, faite en référence aux dessins schématiques annexés donnés uniquement à titre d'exemple illustrant un mode de réalisation de l'invention et dans lesquels - la figure 1 est une vue latérale du chargeur - la figure 2 est une vue en coupe latérale schématique d'une partie avant du chargeur - la figure 3 est une vue en perspective détaillée du blindage sous le batteur inférieur - la figure 4 est une vue en coupe schématique avant du batteur ; et - la figure 5 est une vue détaillée du côté du logement et de l'extrémité d'un batteur. En se référant aux dessins, le wagon 2 est pourvu d'une bande de convoyeur 4 traditionnelle en son fond, et, à l'avant, de batteurs montés horizontalement 6 ayant un certain nombre de pointes 8 pour dépecer le matériau dans le wagon. Les batteurs tournent dans la direction de la flèche a et le matériau dans le wagon est jeté en l'air. Une tarière 10 tournant dans la même direction, est prévue à proximité des batteurs 6, cette tarière étant parallèle et sensiblement à la mme hauteur que le batteur inférieur 6 et travaillant dans un logement concave 12. Les pointes 8 du batteur 6 se déplacent à proximité d'un organe concave ou blindage 14 prévu en-dessous et à l'avant du batteur, cet organe concave 14 s'étendant à partir du fond 4 jusqu'au logement concave 12.Le bord 16 du logement concave 12 est joint au bord 18 de la partie concave 14 pour former une crête dressée ou séparation 20 entre les deux parties concaves 12 et 14. La volée 22 de la tarière 10 est agencée pour gratter ou presque gratter la crête 20. Comme la volée 22 de la tarière en ce point remonte, cette action continue de grattement nettoiera continuellement la crête et empêchera un blocage. La tarière 10 est entratnée par une chaine à une extrémité par l'arbre du batteur indiqué en 23. En traitant correctement la volée 22 de la tarière, le matériau reçu du batteur sera évacué latéralement à l'extrémité opposée par rapport à ses paliers et son pignon d'entrainement. Le bord inférieur 24 de l'organe concave 14 porte sur le fond mobile 4. Il est important qu'il n'y ait pas d'espace entre l'extrémité 24ret le fond 4 car autrement, une partie du matériau sur le fond pourrait tomber et être perdue. Le problème avec l'organe concave 14 est celui d'obtenir un joint coulissant efficace entre son bord interne et inférieur 24 et la bande de convoyeur mobile 4. A moins que ce joint avec le convoyeur 4 soit étudié avec soin, des particules du fourrage peuvent passer sous le bord 24 jusqu'à ce qu'une pression s'accumule du fait du matériau s'accumulant et à la fin, l'organe, concave peut être forcé à remonter jusqu'à ce qu'il salisse les dents ou pointes 8 sur le tambour 6 et en même temps le fourrage commence à être évacué sur le sol. Pour surmonter cette difficulté, la partie concave 14 comporte des découpes 26 à la scie dans une direction circonférentielle, en partant au bord 24 et qui s'étendent vers l'intérieur sur par exemple, 100, 200 ou 300 mm, les découpes étant éventuellement séparées de 200 ou 300 mm et formant des plaques individuelles ou segments 30. Un ressort à boudin 32 est attaché à chaque segment 30 en34, et est ancré à une barre transversale 36 prévue sur le chassis du wagon. De cette façon, il est possible d'utiliser. avantageusement la faible flexibilité du métal de la partie concave 14 de façon que chaque segment 30 puisse être scellé plus parfaitement à la surface du convoyeur 4 que dans le cas d'une partie concave en une seule pièce sur toute la largeur du wagon. Si on le souhaite, l'organe concave 14 peut être légèrement excentrique par- rapport au batteur 6 de façon que l'espace radial entre les pointes 8 et la partie concave 14 soit inférieur au rebord supérieure 18 qu'au fond 24. En d'autres termes, l'espace radial diverge graduellement dans la direction du mouvement. Cela a pour effet de produire un certain degré d'action d'auto-nettoyage tandis que les pointes 8 parcourent l'arc concerné. Les tambours rotatifs 6 posent un problème d'étanchéité aux extrémités. A moins d'en prendre grand soin, le matériau du corps du véhicule peut passer entre les extrémités du tambour et les plaques latérales du corps de la machine, provoquant une accumulation d'un matériau dur. Cela donne lieu à un frottement très considérable et en conséquence à une augmentation de la puissance consommée. Cette difficulté a été surmontée en donnant, aux disques extrêmes 38 de chaque tambour 6 un plus grand diamètre que le tambour 6 lui-même, et ces disques ont en fait un diamètre légèrement plus grand que le diamètre général des dents ou pointes 8 fixées au tambour, bien que ce point ne soit pas essentiel. Les disques extrêmes sont faits en plaques en acier assez épaisses, ayant par exemple 12,7 à 16 mm, et ils sont usinés sur leur bord périphérique, pour produire une surface cylindrique et plane. Les plaques latérales du corps 2 sont pourvues de trous 42 d'un diamètre très légèrement plus grand que le diamètre des disques extrêmes 38, c'est-à-dire ayant par exemple de 1,6 à 3,2 mm de plus de diamètre. L'espacement des disques extrêmes sur chaque tambour est agencé de façon qu'à partir du milieu d'un disque 38 en mesurant axialement jusqu'au milieu de l'autre disque 38 il y ait exactement la distance nominale.d'un centre à l'autre entre les deux plaques latérales du véhicule 2. Les tambours 6 sont supportés sur des paliers appropriés de façon que les disques extrêmes 38 puissent tourner dans les trous 42 des plaques latérales sans les toucher. En provoyant des disques extrêmes 38 assez épais, il est possible, même après avoir permis une déformation de soudure et autre irrégularité mineure, d'aligner les disques 38 plus ou moins centralement, en sens axial, avec le matériau des plaques latérales. On notera, à la lecture de la description qui précède qu'en regardant le véhicule à partir de l'extérieur, les disques extrêmes 38 des tambours 6 sont clairement visibles et en réalité lors d'un fonctionnement, on peut les voir en train de tourner. Cependant, comme ce sont des plaques en acier lisse, il nty a aucun danger ni aucune protection requise. En prévoyant le support d'appui amovible à une extrémité, il est possible d'introduire tout le tambour 6 à partir d'un côté d'un véhicule pour le mettre en position et si, comme on l'a mentionné ci-dessus, les disques extr8mes 38 ont un diamètre approprié, les plaques ou pointes peuvent être fixées au tambour d'abordlavant assemblage dans la machine ce qui est très pratique d'un point de vue production. Dans la pratique, on a trouvé que tout petit fragment de fourrage, d'ensilage et autres matériaux pouvant être entraîné dans le très léger espace entre le bord du disque 38 et le bord du trou 42 de la plaque 40 était rapidement déchiqueté sans aucune accumulation ou frottement résultant car en fait, l'étanchéité a lieu contre un bord d'une plaque latérale d'une très faible épaisseur, ayant environ 2,5 mm. De cette façon, des bagues conteuses pour le fourrage et autres moyens sophistiqués pour empêcher le matériau de salir les extrémités des disques sont totalement évités et en même temps, la construction du tambour lui-même est de la plus grande simplicité. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée au mode de réalisation décrit et représenté qui n'a été donné qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits, ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Chargeur de fourrage, caractérisé en ce qu'il comprend un wagon, un batteur rotatif monté horizontalement pour dépecer le matériau dans le wagon et le solliciter vers l'extrémité d'évacuation dudit wagon, une tarière d'alimentation, un organe concave ou blindage en-dessous dudit batteur et s'étendant à partir du fond dudit chargeur jusqu'à ladite tarière et pourvu d'un rebord adjacent à ladite tarière, la volée de ladite tarière étant agencée pour contacter ou passer à proximité dudit rebord. 2. Chargeur selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'axe de rotation de la tarière précitée est à peu près au même niveau que l'axe de rotation du batteur précité, le bord de l'organe concave précité étant joint au bord de ladite tarière pour former le rebord précité. 3. Chargeur de fourrage, caractérisé en ce qu'il comprend un wagon, un batteur rotatif monté horizontalement pour dépecer le matériau dans ledit wagon et le sollicitant vers l'extrémité d'évacuation dudit wagon, un organe concave ou blindage en-dessous dudit batteur et s'étendant à partir du fond dudit chargeur vers l'avant et vers le haut, la partie extrême inférieure dudit organe concave ayant une série de découpes pour former des plaques individuelles portant sur ledit fond, et des moyens étant prévus pour solliciter lesdites plaques en contact avec ledit fond. 4. Chargeur selon la revendication 3, caractérisé en ce que le moyen précité pour solliciter les plaques précitées en contact avec le fond du wagon précité comprend des ressorts individuels, un pour chaque plaque, les extrémités inférieures desdits ressorts étant ancrées au châssis dudit wagon. 5. Chargeur selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'organe concave précité est légèrement excentrique par rapport au batteur précité afin que l'espace radial entre les pointes dudit batteur et l'organe concave soit inférieur au rebord précité qu'à l'extrémité inférieure dudit organe concave. 6. Chargeur de fourrage, caractérisé en ce qu'il comprend un wagon, un batteur rotatif monté horizontalement pour dépecer le matériau dans ledit wagon et le sollicitant vers l'extrémité d'évacuation dudit wagon, ledit batteur étant pourvu de plaques extrêmes, lesdites plaques extrêmes étant sensiblement à fleur avec les côtés dudit wagon, et chaque plaque extrême tournant dans une ouverture circulaire dans un côté dudit wagon, le pourtour de ladite ouverture laissant juste passer le bord de ladite plaque extrême. 7. Chargeur selon la revendication 6, caractérisé en ce que les plaques extrêmes précitées ont un diamètre plus grand que le batteur précité y compris les pointes.