La présente invention est relative à un appareil de massage à usage manuel destiné à créer une hypérhémie localisée dans la zone de peau soumise à massage, utilisable en particulier dans le traitement de la cellulite. On sait que le massage avec des instruments est réalisé des fins thérapeutiques diverses ; le traitement de la cellulite consiste le plus fréquemment à combiner des massages opérés avec des appareils de massage mécaniques ou électriques, à un régime amaigrissant.Le massage des régions atteintes de cellulite procure différents effets : il rompt les vacuoles graisseuses, et, de ce fait, libère l'eau fixée ; il déplace les surcharges graisseuses et Liteau, et il facilite la résorbtion des liquides d'interposition et des infiltrats adipeux et cellulitiques ; sous la peau gonflée, les ridules statténuent momentanément : le tonus et l'élasticité staccroissent. Le massage procure également dans la zone traitée une hypérhémie localisée, c'est-à-dire une congestion sanguine par activation de l'état de la circulation sousjacente, qui favorise la pénétration de substances appropriées par voie transcutanée.Ainsi cet effet est susceptible d'autre mis à profit pour faire pénétrer dans la zone de peau hyperhémiée. obtenue par massage, diverses crèmes traitantes. Parmi les appareils connus de massage à usage manuel, on peut citer le gant de crin ; le gant de plastique anti-cellulitique présentant une multiplicité de pointes lui donnant l'aspect d'une brosse à deux faces actives disposées dos à dos ; le rouleau, d'axe rigide ou flexible, comportant des boules caoutchouteuses fixes, placées cSte à côte avec, à chacune de ses extrOmi- tés, une poignée montée libre en rotation pour permettre sa manoeuvre ; le masseur à boules mobiles dures que l'on passe simplement à la main.Ces appareils de massage à usage manuel, présentent, en raison de leur simplicité, le double avantage de s'adapter parfaitement aux différentes morphologies des utilisateurs, et de se prêter à des automassages pouvant titre réalisés par l'utilisateur lui-m8me. On sait, cependant, qu'un massage effectué avec des appareils à usage manuel doit, pour atteindre les résultats recherchés, Entre pratiqué de façon quelque peu énergique en exerçant une pression relativement élevée sur la zone à traiter. Avec ces appareils de massage précités, un massage énergique peut avoir des conséquences néfastes sur l'épiderme, qui peuvent se traduire, par exemple par une abrasion des couches épidermiques, pouvant aller jusqu'à des lésions ou par des créations d'hématomes qui ne seront pas toujours bien résorbés. La présente invention a pour but de remédier aux inconvénients précités et à cet effet, elle a pour objet un nouveau mode de réalisation d'un appareil de massage à usage manuel permettant d'assurer un massage efficace, en évitant tout risque de lésion ou destruction des couches épidermiques. La présente invention a donc pour objet le produit industriel nouveau que constitue un appareil de massage à usage manuel destiné à créer une hypérhémie localisée, utilisable en particulier dans le traitement de la cellulite, caractérisé par le fait qu'il comprend en premier lieu, un moyen de préhension solidaire d'une fourche et en second lieu, un ensemble rouleau monté sur un axe-support s'étendant entre les deux ailes de ladite fourche, l'ensemble rouleau étant constitué d'une pluralité de roulettes présentant à leur périphérie des picots calibrés, lesdites roulettes étant libres en rotation autour de l'axe-support et maintenues espacées au moyen de manchons d'écartement. Dans un mode préféré de réalisation, les manchons d'écartement disposés de part et d'autre de chaque roulette, sont libres en rotation autour de 11 axe-support qui les traverse, l'axe-support étant fixé par ses extrémités aux deux ailes de la fourche ; les roulettes ont la forme générale d'un anneau de faible épaisseur, et sont disposées parallèlement les unes par rapport aux autres, à des intervalles réguliers le long de l'axe-support au moyen de manchons d'écartement ; les picots calibrés sont disposés radialement à des intervalles réguliers dans le plan de symé trie de chaque roulette ; l'écartement des picots sur chaque roulette est tel qu'au plus deux picots de chaque roulette viennent simultanément en contact avec la peau de l'utisateur au cours du massage ; chaque picot a sensiblement la forme d'un parallélépi pède rectangle X ia périphérie des roulettes, l'extrémité supé- rieure formant une surface sensiblement plane de préférence carrée, d'environ 0,5 à 0,7 mm2 ; la hauteur des picots est comprise entre 1,5 mm environ et 2 mm environ, les picots et éventuellement la zone périphérique de chaque roulette étant recouverte d'un métal évitant toute réaction d'allergie cutanée suscep tible d'être provoquée par le massage ; le métal de revêtement est choisi dans le groupe formé par l'or et l'argent ; le moyen de préhension pour la manoeuvre de l'appareil de massage est constitué par un manche légèrement arqué se raccordant à l'âme de la fourche, ledit manche assurant une prise en main aisée ; les matériaux, dans lesquels est réalisé l'appareil de massage, permettent la stérilisation dudit appareil par des moyens appropriés tels qcrs la vapeurd'eau ou les rayonnements ultra-vlolets bactéricides et Engkiis. Les roulettes à picots calibrés de l'appareil de massage sont parfaitement indépendantes en ce sens, que la rotation d'une quelconque roulette ne provoque pas la rotation des autres roulettes qui lui sont contigus, évitant ainsi tout risque de lésion de l'épiderme lors des mouvements de massage non linéaires. Pendant le massage, chaque picot passant sur la peau crée seulement une légère dépression à la surface de celle-ci, et par réaction réflexe, provoque une hypérhémie très localisée. I1 n'y a donc ni abrasion, ni destruction par frottement des couches épidermiques. Pour éviter tout effet de poinçonnement de la peau par les picots, il a été constaté que la surface de contact des picots devait être de préférence d'environ 0,5 à 0,7 mm2. La hauteur des picots sera choisie en fonction du degré de sensibilité de la peau ; ainsi on prendra une hauteur de picot d'environ 2mm pour une peau normale et une hauteur moindre, voisine de 1,5 mm pour une peau sensible. Pour mieux faire comprendre l'objet de la présente invention, on va en décrire ci-après, à titre d'exemple purement illustratif et non limitatif, un mode de réalisation de l'appareil de massage selon l'invention, représenté sur le dessin annexé. Sur ce dessin - la figure 1 est une vue, en perspective, d'un appareil de massage selon l'invention - la figure 2 est une vue en coupe selon Il-Il de l'ensemble rouleau de l'appareil de massage de la figure 1. En se référant au dessin, on voit que l'on a désigné par 1, le manche de l'appareil de massage, ledit manche ayant une forme légèrement arquée appropriée à une prise en main aisée. Ce manche se raccorde à une fourche 2 en métal chromé, comportant deux ailes 3, parallèles à la ligne moyenne du manche, et se raccordant en équerre à l'âme 4 de la fourche 2. L'tme 4 de la fourche se prolonge dans sa zone médiane par une patte 5 s'engageant à l'intérieur du manche 1, et ayant une largeur de 24,5 mm ; la distance séparant les deux ailes est d'environ 75mm. Entre les deux ailes 3 de la fourche 2, et perpendiculairement à celles-ci, s'étend un axe-support rigide 6 en forme de tube. Cet axe-support, réalisé en acier zingué bichromaté, a une longueur d'environ 75mm. Sept roulettes à picots, désignées par la référence 7, et huit manchons d'écartement, référencés 8 et disposés de part et d'autre de chaque roulette 7, sont montés en rotation libre autour de l'axe-support 6, les roulettes à picots et les manchons d'écartement qui leur sont associés, constituant l'ensemble rouleau de l'appareil de massage.De part et d'autre des deux manchons d'écartement 8 situés à chaque extrémité de l'ensemble rouleau, sont également montées sur l'axe-support 6 deux rondelles-entretoises 9 chromées. L'axe-support 6, équipé des roulettes 7, des manchons d'écartement 8 et des rondelles-entretoises 9, est fixé sur les deux ailes de la fourche 2 au moyen de deux rivets 10 vrillés chromes, s' engageant à force d'une part, dans un évidement circulaire ménagé dans chacune des ailes 3 et d'autre part, à l'intérieur de chaque extrémité de l'axe-support 6, les deux rivets 10 bloquant ledit axe-support. Le poids du manche 1 est suffisant pour équilibrer le poids de l'ensemble rouleau de l'appareil lorsque ce dernier est posé par le dos du manche sur une surface sensiblement horizontale ; de cette façon, lorsqu'on pose l'appareil, l'ensemble rouleau ne touche pas la surface-support. En se référant, en particulier, à la figure 2, on voit que les roulettes 7 sont des anneaux de faible épaisseur, à la périphérie desquels ont été taillés des picots 11. Chaque manchon d'écartement 8 est un cylindre plein qui tourillonne sur l'axesupport 6 et dont la paroi latérale comporte une gorge 8a pratiquée en bordure du manchon. La largeur de la gorge ba est égale à l'épaisseur des roulettes 7. Une roulette 7 est disposée dans chaque gorge 8a, le diamètre intérleur de la roulette étant égal au diamètre à fond de gorge. Les roulettes 7 ont un diamètre extérieur hors tout de 25 mm. Ce montage permet aux roulettes de pivoter indépendamment les unes des autres autour de leur axe commun 6.Les manchons d'écartement, réalisés en aluminium brossé, ont un diamètre extérieur d'environ 22 mm sensiblement égal au diamètre extérieur des roulettes mesuré à la base des picots. Les manchons d'écartement 8 ont tous une même épaisseur de 9 mm, sauf les deux manchons situés aux extrémités de l'ensemble rouleau qui, eux, n'ont qu'une épaisseur de 6 mm. Les roulettes 7 comportent chacune dix picots 11 calibrés s'étendant radialement, qui sont taillés à des intervalles réguliers sur la circonférence de chaque roulette. Ces picots alignés dans le plan de symétrie de chaque roulette ont la forme d'un pa raîlélépipède rectangle raccords à la périphérie de chaque roulette, l'extrémité supérieurcsdes picots 11 formant une surface sensiblement plane de 0,64 mm2 pour éviter tout risque de perforation ou de poinçonnement de la peau au cours du massage. La hauteur des picots est sensiblement de 2 mm dans ce mode de réalisation destiné au massage pour "peau normale", mais on peut utiliser un appareil de massage avec des roulettes pour "peau sensible" comportant des picots d'environ 1,5 mm de hauteur. Afin d'empêcher toute réaction d'allergie cutanée, due aux picots et à la périphérie des roulettes venant en contact avec la peau du patient, les roulettes 7, qui sont au préalable laitonnées et nickelées, sont revitues à leur périphérie d'une couche d'or de 0,5 micron d'épaisseur. Pour des raisons d'hygiène également, il convient de remarquer que l'appareil de massage à usage manuel tel que décrit ci-dessus, est fabriqué à partir de matériaux qui le rendent stérilisable par tout moyen approprié, y compris la vapeur d'eau. L'appareil de massage, qui vient d'être décrit, a un poids total de 350 g environ. Le poids de l'ensemble rouleau est tel qu'il exerce à lui seul une pression suffisamment élevée pour qu'une pression supplémentaire de la part de l'utilisateur ne soit pas nécessairement requise. Le mode d'action de l'appareil de massage, qui vient d'entre décrit, est le suivant : l'utilisateur, tenant l'appareil de massage par le manche 1, l'applique contre la zone de peau à traiter et le déplace selon une certaine cadence le long du corps. Ces différents mouvements de translation provoquent la rotation des roulettes à picots, et les picots 11 de chaque roulette 7 passant sur la peau créent une légère dépression sous la surface de contact du picot, dépression qui est supprimée après passage de l'appareil en raison de l'élasticité des couches épidermiques. La rotation des roulettes à picots sur la peau provoque ainsi la formation d'une multitude de points de dépression, d'où massage, activation de la circulation sanguine sous-jacente et, par voie de conséquence, création d'une zone de peau hyperhémiée, qui favorise la péné- tration d'une crème traitante ou d'une solution. I1 y a lieu de souligner que la surface de contact des picots est étudiée pour qu'il n'y ait pas d'effet de poinçonnement de l'épiderme ; de plus, les roulettes se déplaçant en rotation, il n'y a pas d'abrasion de l'épiderme due au frottement. Un autre avantage de cet appareil provient du fait que les roulettes sont parfaitement indépendantes les unes des autres et qu'il est dès lors possible d'effectuer des mouvements de massage non linéaires sans provoquer de tiraillement ou de cisaillement de la peau, source de lésion de l'épiderme. On a constaté qu'en passant l'appareil décrit sur une zone de peau de 20 x 20 cm selon une cadence modérée de massage, il se forme entre & 00 et 10.000 points de dépression par minute. I1 en résulte donc un massage particulièrement efficace, cette efficacité étant, bien entendu, susceptible d'être accrue en multipliant le nombre de roulettes à picots sur l'appareil de massage, Il est bien entendu que le mode de réalisation ci-dessus décrit n1 est aucunement limitatif et pourra donner lieu à toutes modifications désirables, sans sortir pour cela du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1 - Appareil de massage à usage manuel, destiné à créer une hyperhémie localisée, utilisable en particulier danste traitement de la cellulite, caractérisé par le fait qu'il comprend en premier lieu, un moyen de préhension solidaire d'une fourche et en second lieu, un ensemble rouleau monté sur un axe-support s1 étendant entre les deux ailes de ladite fourche, l'ensemble rouleau étant constitué d'une pluralité de roulettes présentant à leur périphérie des picots calibrés, lesdites roulettes étant libres enkotation autour de l'axe-support et maintenues espacées au moyen de manchons d'écartement. 2 - Appareil de massage selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les manchons d'écartement disposés de part et d'autre de chaque roulette, sont libres en rotation autour de l'axe-support qui les traverse, ledit axe étant fixé par ses extrémités aux deux ailes de la fourche. 3 - Appareil de massage selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que les roulettes ont la forme générale d'un anneau de faible épaisseur, et sont disposées parallèlement les unes par rapport aux autres à des intervalles réguliers le long de l'axe-support au moyen de manchons d'écartement. 4 - Appareil de massage selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que les picots calibrés sont disposés radialement à des intervalles réguliers dans le plan de symétrie de chaque roulette. 5 - Appareil de massage selon l'une des revendications I à 4, caractérisé par le fait que l'écartement des picots sur chaque roulette est tel qu'au plus deux picots de chaque roulette viennent simultanément en contact avec la peau de l'utilisateur au cours du massage. 6 - Appareil de massage selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que chaque picot a sensiblement la forme d'un parallélépipède rectangle raccordé à la périphérie des roulettes, l'extrémité supérieure de chaque picot formant une surface sensiblement plane, de préférence carrée, d'environ 0,5 à 0,7 ton2. 7 - Appareil de massage selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que la hauteur des picots est com prise entre 1,5 mm environ et 2 mm environ, les picots et éventuellement la zone périphérique de chaque roulette étant recouverts d'un métal évitant toute réaction d'allergie cutanée susceptible d'être provoquée par le massage. 8 - Appareil de massage selon la revendication 7, carac térisé par le fait que le métal de revêtement est choisi dans le groupe formé par l'or et l'argent. 9 - Appareil de massage selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé par le fait que le moyen de préhension pour la manoeuvre de l'appareil de massage est constitué par un manche légèrement arqué se raccordant à l'âme de la fourche. 10 - Appareil de massage selon les revendications 1 à 9, caractérisé par le fait qu'il est réalisé en un matériau permettant sa stérilisation par des moyens appropriés tels que la vapeur d'eau ou les rayonnements ultra-violets bactéricides et fongicides.