La présente invention concerne certains dérives de tissus animaux, notamment de foie de mammifère, mais aussi de certains autres organes. Ces dérivés sont doués d'activitébio- logique;ils exercent des effets de désintoxication,ils agissent dans le traitement états allergiques et ils permettent le traitement des états d'asservissement aux narcotiques. L'invention concerne également certaines substances naturelles similaires, qui dérivent d'autres sources telles qu'une levure. Ces matières peuvent être identifiées par leur spectre de transmission infrarouge. L'invention a plus particulièrement trait à des dérivés protéiniques de foie de mammifères Cet d'autres sour ces), dérivés qui renferment un composant protidique comme composant principal, mais qui contien\6galement un composant glucidique important appelé ci-après mucorde, les propriétés biologiques et thérapeutiques de ces dérivés étant basées sur les combinaisons chimiques du protide et du mucoide. Le terme "protide" utilisé dans le présent mémoire, désigne non seulement la protéine, mais-aussi des amino-acides et des oligo-polypoptides. Le terme 1,mucoTde11 désigne certains glucides et dérivés glucidiques de bas poids moléculaire, par exemple hexoses (tels que glucose, galactose, mannose), acides sialiques, hexosamines telles que glucosamine et galactosimine, fucose, etc. Depuis 1940, plusieurs groupes de chercheurs ont traité le foie d3 mamm'fe'res par des procédés généralement identiques à partir de parenchyme hépatique macéré, c'est-à- dire d'un tissu hépatique débarrassé de la matière fibreuse, de la graisse et des vaisseaux sanguins. Ce procédé, par lap plication systématique de solutions aqueuses de sels minéraux comme précipitants sélectifs des composants indésirables (qu'on jette), un traitement par paliers à l'acétone et un nouveau traitement d'une ou plusieurs (mais non de la totalité) des phases résultant du traitement acétonique, avec une épuration convenable de la ou des phases choisies (par exemple par dialyse), a permis d'isoler du foie des composants doués d'activité biologique. Par exemple, Mohamed et Greenberg ont publié en 1945, dans archives of Biochemistry11, volume 8, page 349, un procédé qui est la génèse de tous les procédés ultérieurs et qui permet d'isoler l'enzyme appelé arginase. Le brevet des E.U.A. No 3 701 768 décrit un procédé qui, jusqu'à un certain point, est très voisin de celui de Mohamed et Greenberg, mais qui présente certaines différences. Par exemple, le traitement à l'acétone est conduit en vue de produire trois phases dont on ne sépare que la phase supérieure, que l'on traite, tandis qu'on jette les phases intermédiaire et inférieure. La phase supérieure séparée est traitée en vue de la précipitation d'un composant protéinique, puis elle est soumise successivement à une dialyse, un chauffage pour détruire les antigènes et un fractionnement du composant protéinique, par exemple par chromatographie, en vue d'obtenir une fraction de protéine. très purifiée. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique No 3 624 251 et la demande de brevet britannique No 5 242/57 déposée au nom de la firme Wesley Irons ont également trait à ce domaine de la technique. Les inconvénients que présentent les produits de ce type, destinés à des fins thérapeutiques (brevets des Etats-Unis d'Amérique No 3 701 768 et No 3 624 251 et demande de brevet britannique précités) résident dans le manque d'uniformité, du fait que des lots différents ont des activités biologiques très différentes, ét aussi dans le manque de stabi lité. L'invention concerne un procédé nouveau de production d'une substance douée d'activité biologique, offrant un intérêt thérapeutique en médecine vétérinaire et en médecine humaine, qui est plus constante dans son activité biologique appréciable et qui est plus stable que certaines, sinon la plupart ou la totalité des préparations connues indiquées ci-dessus. L'invention a également pour objet d t extrairepar exemple du foie de mammifères, une substance mucoprotidique douée d'activité biologique, par un procédé qui donne de meilleurs rendements que par les procédés utilisés jusqu'à présent, tout en minimisant la contamination bactérienne dont les effets pyrogènes compromettent l'utilisation clinique du produit. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description détaillée qui va suivre. On vient de découvrir que des produits d'activité très constante et de très bonne stabilité peuvent & re obtenus en des rendements élevés par le procédé décrit ci-après A. Matières première Le foie de mammifères, les placentas, la rate, les reins, Ighancréas et les glandes pituitaires représentent certaines des sources avantageuses de ces mucoprotides doués d'activité biologique. On préfère le foie et le placenta. Toutefois, des tests ont révélé la présence de ces composes en quantités appréciables dans tous les types de tissus de mammifères. La source de matière première doit provenir d'animaux sains et doit entre traitée mécaniquement pour éliminer les impuretés telles que la matière grasse, la matière fibreuse, etc., en ne laissant que le tissu caractéristique de l'organe, par exemple le parenchyme dans le cas du foie. I. Âutolyse Le foie de jeunes boeufs en bon état de santé est prélevé sur ces animaux dans des conditions hygiéniques, comme indiqué ci-dessus, et -est débarrassé de la fibrine, décapsulé et dégraissé . Le procédé décrit dans le présent mémoire est basé sur ltutilisation de trois kilogrammes de foie préparé (parenchyme). Ce parenchyme de foie est découpé en cubes et traité par macération ou homogénéisation dans un mélangeur Waring avec 600 cm3 de solution contenant, par litre, 50 g d'acétate de sodium et 15,4 g de sulfate manganeux. Ce produit homogénéisé est agité énergiquement à la température ambiante (20 à 22oC) pendant 24 heures. Cet autolysat homogénéisé est pressé à travers un tamis dont le vide thérorique moyen des mailles est de 177 microns. II. Elimination grossière des impuretés protéiniques et impuretés associées L'autolysat liquide tamisé obtenu comme indiqué ci-dessus est traité avec 3000 cm3 dtacétate de plomb à 4,575 % le mélange est agité énergiquement pendant 35 à 40 minutes et laissé au repos pendant au moins une heure à la température ambiante. Le liquide est ensuite centrifugé et le pH de la liqueur surnageante est ajusté à 8,3-8,4 avec 2,5 litres d'hydroxyde de sodium 0,2 N (ou toute quantité qui peut être requise pour effectuer ce réglage de pH). Le liquide est laissé au repos pendant au moins deux heures à la température ambiante, il est ensuite clarifié-par filtration et/ou par centrifugation.On ajoute à la liqueur surnageante un tiers de volume de sulfate d'ammonium saturé (780 g/litre) ; on laisse reposer pendant trois à quatre heures à la température ambiante. Ensuite, on filtre soigneusement et on centrifuge ; on vérifie l'absence de plomb. On garde la liqueur surnageante limpide. III. Traitement à l'acétone et dialyse de la phase choisie On ajoute de l'acétone (à 35 % en volume) à la liqueur surnageante exempte de plomb de étape Il. On laisse reposer le liquide pendant 4 à 6 heures à la température ambiante. On le filtre ensuite et on le centrifuge. On ajoute un volume supplémentaire d'acétone à la liqueur surnageante pour qu'il y ait 60 dtaNétone d'acétone en volume. On laisse reposer durant 6 heures à la température ambiante. Il se forme trois phases ; la majeure partie de l'arginase ou de la protéine associée à 1'arbinase se trouve dans la phase intermédiaire. On sépare les deux phases supérieures par siphonnage. On jette la phase inférieure. On ajoute aux deux phases supérieures un volume égal d'acétone. Un précipité a consistance gommeuse se forme ; on laisse reposer pendant quatre à six heurds à la température ambiante. On isole le précipité, puis on le dissout avec du phosphate monoacide de potassium K2HP04 0,1 M dont le pH est ajusté à 8,5 ; on utilise 750 à 1000 cm3 de tampon ajusté, pour effectuer la dissolution. On introduit cette solution dans des sacs à dialyse et on effectue la dialyse vis-à-vis d'eau pure en changeant l'eau fréquemment et en agitant sans interruption pour accélérer la dialyse jusqu'à ce que la substance contenue dans les sacs de dialyse soit exempte de sels minéraux (par exemple pas plus de 1 mg/litre d'après un essai de conductivité).Le temps nécessaire pour effectuer la dialyse dépend des paramètres physiques du milieu à dialyser, mais la dialyse doit être effectuée en moins de 48 heures, pour minimiser le risque de pertes appréciables par suite d'une lente désintégration produit à ce stade de l'isolement du produit de l'invention. On enlève la solution des sacs à dialyse et on la centrifuge ; on garde la liqueur surnageant e. Au lieu de traiter comme décrit ci-dessus les deux phases supérieures séparées de la phase inférieure avant la seconde addition d'acétone, on peut les utiliser sans autre purification, comme extrait comestible de foie à absorber par voie buccale, en lyophilisant ces deux phases et en emballant la poudre anhydre obtenue sous une forme destinée à l'absorption par voie buccale, par exemple sous la forme de cachets ou de minces comprimés, préparés avec un excipient inerte convenable. La quantité de produit lyophilisé doit être déterminée par titrage biologique de l'ingrédient actif présent dans ces deux phases supérieures. Une dose buccale de 10 fois la dose parentérale est recommandée.Des excipients convenables comprennent le lactose, ltsmidon et la cellulose, et des proportions convenables de matière lyophilisée vont de 5 à 25 % sur la base du produittotal à absorber par voie buccale. IV. Elimination des antigènes et stabilisation Pour préparer la substance parentérale, on place la liqueur surnageante obtenue comme indiqué ci-dessus dans un bain-marie maintenu à 47-49 C, jusqu'à ce que toutes les matières étrangères, instables et antigéniques aient été précipitées (grand flocons) ; ce résultat est habituellement obtenu en 3 à 5 heures. On effectue une centrifugation à grande vitesse Jusqu'à ce que la liqueur surnageante soit limpide. On prélève un échantillon de cette liqueur surnageante pour déterminer la concentration du composant actif et pour effectuer la normalisation. Pour certaines préparations, cette étape d'élimination des antigènes peut être omise selon le tissu d'origine et le tissu animal ; cela est vrai en particulier dans le cas des préparations de placenta bovin et humain. Toutefois, dans la pratique classique, il vaut mieux ne pas omettre cette opération d'élimination des antigènes, à moins qu'un petit échantillon du lot de production n'ait été tout sabord soumis à cette opération, à titre d'essai de contrôle, de manière à s'assurer qu'il nty a pas de matière protéinique à pouvoir antigénique. La liqueur surnageante limpide qui résulte de la centrifugation est soumises à une filtration sur membrane stérilisante et conservée dans un congélateur ou lyophilisée dans des conditions stériles. Le rendement en concentré varie, mais il est généralement de tordre de deux litres de solution à 1-2 %, ou de 20-40 g. Une préparation représentative contient une dose parentérale allant d'environ 0,5 à 1,5 mg par adulte humain de 75 kg, selon l'activité biologique du lot particulier. La forme posologique parentérale (voie intraveineuse) ordinaire est une ampoule de 5 cm3. V. Purification finale La purification finale du produit est effectuée par une opération qui précède la mise en ampoules pour l'usage clinique. Le concentré est convenablement dilué jusqurà la concentration finale avec de 11 eau stérilisée apyrogène et il est laissé au repos à la température ambiante (18 à 24oC) pendant au moins 8 jours ou jusqu'à ce qutil ne se forme plus de précipité de couleur rosée. Cette solution brute est stérilisée par filtration pour enlever le précipité, soumise à un nouveau titrage d'activité et normalisée, puis elle est mise sous la forme finale pour l'application clinique. Par suite de la complexité deQ2iverses relations structurales du groupe de substances que l'on appelle mucoprotides, plusieurs voies d'accès différentes ont dA etre utilisées pour "démeler" ces molécules complexes de manière à minimiser et/ou à compenser les pertes qui surviennent pendant leur hydrolyse ou leur décomposition en sous-unités simples qui les composent. La grande minutie et le "pré-traitement" modéré des mucoprotides qui stimposent pour minimiser les pertes de sous-unités font ressortir les différences qui existent entre le produit de l'invention et la simple protéine pure décrite dans le brevet des E.U.A. Nd 3 701 768 précité, ainsi que la simple métallo-protéine décrite dans le brevet des E.U.A. NO 3 624 251 précité. En particulier, une technique d'hydrolyse bien plus douce et sélective doit Btre utilisée pour la portion mucolde ou glucidique comparativement à l'hydrblyse énergique classique d'une protéine pure ou d'une protéine simple. Le mode opératoire général pour le pré-traitement qualitatif et semi-quantitatif ainsi que l'analyse de la portion mucolde olucidique de ces mucoprotides est identique au procédé fondamental décrit par Richard J. Winzler dans le recueil de la Ciba Foundation, intitulé "he Chemistry and Biology of Mucopolysaccharides'l, pages 258-261, Little Brown & Co., Boston, 1958 ; en ce qui concerne les résultats quantitatifs, des méthodes analytiques plus rigoureuses pour les sous-unités mu coides ont été utilisées--de la manière indiquée dans ce qui suit. La méthode analytique utilisée pour la portion mucoide des mucoprotides est la suivante : on melange un échantillon de 20 mg de mucoprotide sous sa forme finale (c'est-à-dire le composant actif résultant de 11 étape V de la méthode préférée de préparation) avec 20 ml d'acide chlorhydrique 1,0 M et on chauffe le mélange pendant 15 minutes à 10000. Ce procédé entraîne la libération des quantités maximales d'un ou plusieurs acides sialiques et de fucose, avec seulement environ 5 % d'hydrolyse de la portion protidique.En même temps, on traite un autre échantillon de 20 mg de mucoprotide de la même manière que le-premier échantillon, mais on poursuit lthydrolyse pendant une heure, ce qui entraîne la libération maximale d'hexoses et d'hexosamines avec seulement environ 15 à 20 %0 dthydrolyse de la portion protidique.Des volumes égaux de ces échantillons traités sont soumis immédiatement à une dialyse (ou une ultrafiltration) et les dialysats (ou ultra-filtrats) sont évaporés à sec et chromatographiés en utilisant, en courant descendant, un mélange de solvants contenant de l'acétate d'éthyle,de la pyridine et de l'eau,dans la proportion de 10:4::3 parties en volume et le chromatogramme résultant est séché à l'air et révélé avec une solution d'oxalate d'aniline Les taches sont identifiées par le contre des positions avec des étalons connus correspondants, et les quantités sont déterminées par l'analyse du chromatogramme, au moyen d 'un comparateur analytique qui titatif et/ou par 1 'analyse quantitative de l'éluat des composés individuels. Les méthodes analytiques particulières sont décrites en détail dans les références suivantes R.J.Winzler, "Determination of Serum Glycoproteins, Nethods of Biochemical Analysis, volume II, pages 279-311, Intescience Publishers, N.Y., 1955 ; Leonard Warren, "The Thiobarbituric Acid Assay of Sialic Acids", Journal of Biological Chemistry, volume 234, pages 1971-1975 (1959) ; C.J. M. Rondle et W.T.J. Morgan, "The Determination of Glucosamine and Galactose-amine", Biochemical Journal, volume 61, pages 586-589 (1955). La méthode d'analyse utilisée pour la portion protidique des mucoprotides est la suivante Du fait de la présence du glucide ou mucoSde, on doit éviter les méthodes d'hydrolyse sans douceur ou trop prolongées, pour minimiser les pertes dtamino-acides par suite de la réaction dite de "brunissement" impliquant la condensation de sous-unités mucoîdes et protidiques, libérées avec formation de sous-produits foncés. Les mucoprotides de faible teneur en glucides (0,1 à 10 %),tels que ceux que lton tire des foies de mammifères,peuvent ordinairement être hydrolysés directement par le procédé décrit ci-après.Les mucoprotides à forte teneur en glucides (10 à 40 %),tels que ceux que l'on tire de certains placentas de mammifères, doivent être soumis à une hydrolyse préliminaire dans des conditions douces, telle que celle qui est utilisée ci-dessus pour libérer les sousunités glucidiques (c'est-à-dire une heure à 100OC dans de l'acide chlorhydrique 1M), et ils sont ensuite soumis à une dialyse ou à une ultra-filtration pour enlever la majeure partie des substances glucidiques ou mucoSdes libérées.Cette étape dthydrolyse préliminaire enlève la majeure partie du glucide qui interfère, ce qui réduit au minimum les pertes d'aminoacides dues à la réaction avec les glucides en excès. B'hydro- lyse de la portion protidique en les amino-acides libres qui la constituent, est ensuite effectuée par traitement de 20 mg du protide ou de l'équivalent protidique (calculé en soustrayant le pourcentage d'équivalent de glucide Si la teneur en glucide est supérieure à 10 % du mucoprotide intact) avec 20 ml diacide chlorhydrique tridistillé 6M dans des tubes fermés en verre "Pyrex" , à 105oC pendant 20 heures.Le tryptophane qui est ddtruit pendant l'hydrolyse acide est dosé par hydrolyse alcaline en utilisant 20 mg d'équivalent protidique dans 20 mi d'hydroxyde de baryum 4N à 110OC pendant 60 heures. Lorsque lthydrolyse est terminée, les mélanges d'aminoacides sont soumis à une analyse classique d'échange ionique (GBR. Tristram et R.H. Smith, "Advances in Protein Ohemistry", volume 18, pages 227-235, Acadamïc Press., N.Y. 1963)4 Les analyses typiques sont reproduites ci-après Analyse des amino-acides Mucoprotide de Mucoprotide de foie de boeuf, placenta humain, en poids en pOids Alanine 5,3 2,8 Arginine 5,7 7,0 Acide aspartique 7,4 6,0 Cystine 0,6 6,2 Acide glutamique 5,4 7,1 Glycine 6,5 2,4 Histidine 3,2 1,6 Isoleucine 4,0 2,0 Leucine 9,7 5,0 Lysine 8,6 3,9 Méthionine 1,8 1,6 Phénylalanine 3,4 2,5 Proline 8,8 8,6 Sérine 5,5 6,0 Thréonine 5,0 5,3 Tryptophane 2,0 0,7 Tyrosine 1,2 2,9 Valine 7,2 5,5 NH d'amide non déterminé NH2/3 2,9 3 Analyse des mucoides Le résultat est plutbt variable, tant en ce qui concerne les mucoides totaux que les proportions des divers mucordes individuels.La teneur en mucoïdes totaux (sur la base du poids total des matières sèches) peut s'abaisser à 0,1 % ou peut atteindri40 %. Les conditions qui affectent la teneur totale en mucordes sont les espèces animales utilisées comme sources de tissu, le type d'organe ou le tissu utilisé et le mode de préparation. Par exemple, les préparations mucoprotidiques actives extraites du placenta de mammifères peuvent donner une bien plus grande quantité de mucoides que le mucoprotide correspondant extrait du foie ou de la rate ou du sang. De même, les mucoprotides obtenus par le procédé perfectionné de l'invention ont une bien plus grande teneur en mucoïdes que ceux que lton obtient par les procédés connus. L'espèce à laquelle l'animal appartient, de meme que l'état de santé de cet animal, limitent les rendements finals: par exemple, le placenta humain semble donner de bien plus forts pourcentages de mucoide que ne le fait le placenta bovin. Des exemples représentatifs de mucoSdes sont indiqués ci-après, de même que leurs proportions Acide(s) sialique(s) 25 à 30 % Hexosamines (probable ment acétylées) 25 à 30 %0 Glucosamine 15 o Galactosamine 10 % Hexoses 30 à 25 % Glucose 10 % Galactose 12 % Mannose 8 % Fucose 1 à 5 % Le produit de la présente invention se caractérise également par son spectre de transmission infrarouge. Les figures 1, 2, 3 et 4 des dessins annexés sont des parties de courbes représentant la transmission infrarouge d'une matière préparée comme indiqué ci-dessus. L'axe des ordonnées indique le pourcentage de transmission et 11 axe des abscisses indique les nombres d'ondes (en cm 1).Ces graphiques représentent les spectres respectifs des matières préparées à partir de foie de boeuf (figure 1), de placenta de vache (figure 2),dtextrait de levure (figure 3) et de trypsine du commerce (figure 4). Les matières extraites du foie et du placenta sont préparées comme indiqué ci-dessu * our le foie de boeuf. La trypsine est la substance cristalline du commerce; préparée comme décrit dans "Hawk's Physiological Chemistry, 14ème édition, page 441 (McGraw Hill Publisher). L'extrait de levure est la préparation d'acide ribonucléique décrite dans "Eavk't (î.c.) page08 et ?09. I1 est surprenant de constater que la levure et l'acide ribonucléique contiennent la substance mucoprotidique de la présente invention.Ces produits sont repris dans une solution du type utilisé à des fins cliniques et sont soumis en solution à une élimination des antigènes et une stabilisation (opération IV ci-dessus) et aussi de préférence à une purification finale (étape V). il y a lieu de remarquer que chacune de ces substances présente une chute accentuée dans la courbe de son spectre infrarouge à une fréquence proche de 1100 et, en tout cas, entre 1000 et 1200. Le reste dru spectre vers la droite et vers la gauche du segment de 1000 à 1200, y compris la partie qui se trouve au-delà de la gamme représentée sur les diverses figures,est typique dtextraits préparés par les procédés décrits dans les publications citées dans le préambule.La caractéristique du produit de la présente invention est la partie du spectre de transmission qui se situe entre 1000 et 1200 cm 1 sur les dessins annexés. Les analyses spectrophotométriques infrarouges des préparations mucoprotidiques ont été effectuées à laide du spectrophotomètre enregistreur "Perkin-Elmer" 401 du commerce, par compression de la poudre homogène de mucoprotides et de bromure de potassium en une pastille normalisée de KBr, la concentration finale en mucoprotides étant égale à 1 %. Le spectrophotomètre infrarouge a été étalonné pour chaque courbe vis à vis de polystyrène. Modes d'administration et posologie Le produit de l'invention peut entre administré par toutes voies parentérales (intraveineuse, intramusculaire, sous cutanée, intrapéritonéale), et par voie orale ou buccale. La solution décrite à propos de l'étape V peut être la forme m8me sous laquelle on l'administre, ou bien cette solution peut etre lyophilisée et le produit sec peut être administré sous la forme sèche avec un excipient tel que le lactose, l'amidon et la cellulose. Le produit commercialisé pour l'absorption par voie buccale peut etre sous la forme de pilules, comprimés ou cachets. Un mode d'administration particulièrement avantageux est l'administration par voie buccale, c2est-à-dire qu'une pilule, un comprimé, un cachet ou une solution aqueuse contenant 10 à 15 mg de substance active obtenue dans l'étape III est maintenu dans la bouche, entre les gencives et les joues.Ce mode d'administration évite ou réduit grandement ltattaque des substances actives par les sucs digestifs ; il évite également ou atténue les réactions allergiques possibles envers l'administration parentérale ; il permet au patient de se traiter lui-meme ; les mucoprotides entrent alors dans la catégorie d'un supplément nutritionnel (par exemple extrait de foie ou de pancréas) autant que dans celle d'un produit pharmaceutique. Comme indiqué ci-dessus, les doses recommandées vont d'environ 0;5 à 2,0 mg de substance active par 50 kg de poids corporel.La fréquence du traitement dépend de facteurs tels que la nature de la maladie, sa durée (maladie aiguë ou chronique), le traitement simultané avec d'autres agents, l'age et l'état nutritionnel du patient. Applications médicales et vétérinaires Le produit de l'invention est intéressant à utiliser dans le traitement curatif et/ou préventif d'allergies et d'hypersensibilités, d'états toxiques, d'effets secondaires rebelles provoqués par des médicaments usuels et pour le traitement de l'asservissement à la drogue et de 12 alcoolisme. Ce produit esX articulièrement intéressant à utiliser lorsque l'état qui est traité est associé avec une altération de la fonction hépatique ou en résulte, par exemple lorsque le parenchyme du foie est atteint. Des exemples d'états qui ont été ou qui peuvent entre traités avec succès comprennent les effets des médicaments pouvant entraSner un asservissement tels que les analgésiques narcotiques (par exemple l'héroïne et la cocagne) ; l'alcoolisme ; et les effets secondaires difficiles à contrôler des médicaments thérapeutiques tels que la pénicilline et la chloromycétine, Bien que diverses posologies spécifiques aient été établies pour ces catégories d'application clinique, le pronostic le plus favorable s'obtient lorsque l'utilisation de mucroprotides va de paire avec un régime nutritionnel dont le but est de rétablir aussi rapidement que possible la fonction hépatique normale par reconstitution du parenchyme du foie.En conséquence, dans les cas assez avancés ou chez les sujets gravement atteints, les meilleures réponses cliniques s'obtiennent en utilisant une posologie mucoprotidique appropriée plus un régime bien équiilibré, très renforcé en vitamines, bioflavinordes et protéines prédigérées (c' est-à-dire un mélange équilibré d2amino- acides libres), pour assurer une restauration rapide du tissu hépatique endommagé; cette réponse et ce rétablissement rapides sont très importants en cas d'asservissement alcoolique et narcotique, lorsqutune suppression soudaine de la drogue peut entrar- ner des problèmes de réaction à la privation chez le patient et un haut degré de récidivisme. A titre exemples particuliers, un patient asservi à l'hérolne, et qui présente des symptoAmes insupportables de réaction à la privation, à tel point qutil refuse de supprimer à nouveau lthéroSne, est traité par des injections intraveineuses d'un centimètre cube, deux fois par jour, puis à des intervalles plus espacés, et on lui impose un régime approprie, très renforcé par des vitamines, des bioflavinordes et des acides amine' s. De la bromosulfothaléine est administrée au début du traitement et, de nouveau, après quatre semaines de traitement. (Un foie normal se débarrasse rapidement de la bromosulfothaléine (BSP) tandis qu'un foie atteint est le siège d'une longue rétention de la BSP). La rétention de BSP de ce patient est de 28 % au bout de 45 minutes, au début du traitement, et elle est réduite à 1,9 % au bout de 45 minutes, après quatre semaines de traitement. En outre, après quatre semaines, ce patient réprouve aucune envie de drogues telles que l'héroine. Importance des composants mucoides. etc On a constaté que des dérivés protéiniques très purifiés du foie de mammifères, par exemple la matière de pureté égale à 97 % à laquelle il est fait allusion dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique No 3 701 768 précité, sont moins actives et moins stables que les mucoprotides de la présente invention. Le produit de l'invention consiste en un mélange de matières protéiniques mucoprotidiques et non en une protéine unique ou une protéine simple telle que l'orgotéine (voir, par exemple, le brevet des Etats-Unis d'Amérique No 3 624 251) ou l'acutalyne (voir le brevet des Etats-Unis d'Amérique No 3 701 768 précité).En outre, le produit de l'invention renferme un composant mucoide important qui est en liaison chimique, d'une manière ou d'une autre, avec le composant protidique. Pour certaines raisons que l'on ne connais pas encore, ce composant mucoSde est essentiel pour l'efficacité biologique et thérapeutique, il contribue à la stabilité et il entrain une meilleure reproductibilité des résultats, d'un lot à un autre. Autres considérations il y a lieu de remarquer que les deux phases supérieures dans l'étape III sont utilisées dans la présente invention, tandis que la phase intermédiaire est jetée , comme dans le brevet deQ2tats-Unis d'Amérique No 3 701 768 précité. En outre, dans les procédés antérieurs, par exemple dans celui dudit brevet, de basses températures et par conséquent de longues périodes de traitement sont requises, par exemple des températures de tordre de 50C et des stades de traitement qui durent plusieurs semaines.Dans le procédé de la présente invention, on utilise les températures ambiantes dans la plupart des étapes, le temps nécessaire pour le traitement est très réduit et les rendements sont élevés ; de même, le procédé de l'invention est tellement plus rapide que les procédés anciens que les risques de contamination bactérienne (pyrogénicité) sont grandement réduits. Le produit de la présente invention peut entre obtenu sous une forme assez brute dans étape III et peut & re utilisé sous cette forme avec certains avantages comme produit buccal plutôt que comme produit injectable ou parentéral .Le produit buccal est formé par les deux phases supérieures obtenues dans l'étape III; cette matière semi-purifiée contient ordinairement des quantités appréciables d'impuretés protéiniques étrangères, qui, ordinairement, entratnent de graves réponses anaphylactiques en cas d'administration parentérale ; par conséquent, cette forme brute ne peut pas ttre utilisée comme produit injectable, Toutefois, cette forme brute du produit peut etre efficace par voie buccale lorsque ces substances protéiniques de nature anaphylactique (impuretés) ne sont pas absorbées sous cette forme par les muqueuses buccales, mais finissent par être digérées par les enzymes des voies gastro- intestinales, tandis que des quantités de gluco-protide importantes du point de vue thérapeutiques sont absorbées dans l'organisme par les muqueuses buccales. Vitrage biologique Jusqu'à présent, les chercheurs dans le domaine de la préparation de matièresprotéiniques dtintérêt médical à partir de parenchyme hépatique et d'autres tissus se sont efforcés d'obtenir une protéine pure supposée être le composant efficace des produits bruts. La présente invention permet d'obtenir un dérivé de ce tissu (par exemple par un protocole du type décrit ci-dessus) qui assume constamment une fonction importante et mesurable in vivo, cette fonction résidant dans une altération du foie due à une ou plusieurs causes nettement définies et étant susceptible d'une mesure fiable. Les causes sont une intoxication aiguë par l'alcool allylique et un-empoisonnement du foie par le tétrachlorure de carbone ; les sujets sont ds rats de laboratoire d'une souche admise pour les travaux de recherche; le test de mesure de 19 effet exercé sur la fonction héptique est l'élimination de la bromosulfothaléine (BSP) ou l'altération du foie observée à l'autopsie. L'élimination de la BSP est un critère admis de la fonction hépatique (voir, par exemple, Varley, "Practical Clinical Biochemistry", pages 293-294, Intersicence Publishers, New Yorkl95.De la BSP administrée par voie intraveineuse est facile à détecter dans le sang en circulation, après l'administration ; ce composé est éliminé par le foie ; un foie normal élimine rapidement la BSP ; un foie malade l'élimine plus lentement, et le temps nécessaire pour réduire le taux de BSP à une valeur prédéterminée est une mesure raisonnablement quan titative d'une altération de la fonction hépatique. Lut examen du foie des animaux sacrifiés auxquels l'agent toxique a été administré permet un contrôle semi-quantitatif. Des détails des essais sont donnés dans ce qui suit. (1) Altération du foie due à une intoxication par l'alcool allylique On traite des moles de rats de race Wistar, pesant 180 à 200 g, par groupes de 20, en leur administrant de 11 alcool allylique par la bouche, en quantités de 0,4 ml de solution aqueuse à 1 % d'alcool allylique par 100 g de poids corporel des animaux. On traite un groupe d'animaux à titre préventif avec une solution de mucoprotide, de la présente invention, administrée par voie sous-cutanée à la dose de 1 ml par 100 g de poids corporel de l'animal, 48,24 et 1 heure avant l'administration d'alcool allylique.On soumet un autre groupe à un traitement curatif avec les mimes doses de solution de mucoprotides, mais on effectue le traitement, une, six, vingt-quatre et trente heures après l'administration d'alcool allylique. Les rats de tous les groupes sont sacrifiés 48 heures après lladministration d'alcool allylique. Une dernière injection de mucoprotides est effectuée trente heures après l'intoxication, parce que la nécrose du foie devient nettement visible au bout de 36 heures. Les résultats de trois expériences successives sont récapitulés sur le tableau I suivant TABLEAU I Grammes de tissu hépatique altéré, dans l'intoxication aiguë par l'alcool allylique Numéro de Témoin traitement Traitement l'expérience Contrble préventif curatif I 7,10 0,59 1,30 Il 8,00 0,62 1,65 III 8,34 0,72 1,33 70-80 L'examen des foies à l'autopsie fait nettement apparaître la nécrose hépatique périlobulaire étendue : Un traitement au mucoprotide réduit grandement ou supprime la nécrose, tant à titre préventif qu'à titre curatif. Cette action hépatoprotectrice du mucoprotide ressort clairement du tableau donné ci-dessus. (2) Elimination de latSP après administration de tétrachlorure de carbone. On administre du tétrachlorure de carbone par voie sous-cutanée deux fois par semaine pendant trois semaines à des doses de 0,1 ml par 100 g de poids corporel à des mâles de rats de la race Wistar pesant 150 à 200 g et divisés en groupes de 20 animaux. Le mucoprotide de ltinvention est administré par voie/sous-cutanée à la dose de 0,5 ml par 100 g de poids corporel une fois par jour pendant 5 Jours après la fin de l'administration du tétrachlorure de carbone. 24 heures après la fin du traitement au mucoprotide, on administre de la BSP aux deux groupes d'animaux (groupes traités et groupes non traités ou témoins) par voie intraveineuse en utilisant une solution à 1 % de BSP, à la dose de 0,5 mg de BSP par 100 g de poids corporel. On prélève des échantillons de sang au bout d'une minute et de dix minutes.La quantité de BSP contenue dans le sérum est déterminée par une variante de la méthode clinique décrite dans Varley et les durées de rétention sont calculées d'après la relation Concentration de BSP au bout de 10 minutes Rétention de BSP - Concentration de BSP au bout x 100 d'une minute Les résultats de trois essais successifs sont récapitulés sur le tableau II suivant TABLEAU II Rétention de la BSP (minutes) Numéro de Témoin CCl4 CC14 + mucoprotide l'expérience I 15 + 4 35 + 4 18 + 4 II 18 + 4 28 + 5 19 + 2 III 17 + 3 28 + 6 17 + 4 Augmentation Aucune augmentation de 100 % de la de la rétention rétention de de BSP BSP Les résultats donnés sur ce tableau démontrent que, dans les limites de terreur expérimentale, les animaux traités au mucoprotide présentent un retour à la fonction hépatique normale, comme le mettent en évidence les valeurs normales d'élimination de la BSP. Un examen approfondi des foies de rats après une intoxication chronique par le tétrachlorure de carbone fait apparattre une nette diminution de la nécrose lobulaire centrale des hépatocytes chez les animaux traités au mucoprotide, comparativement au témoins non traités. L'observation microscopique concorde avec le retour à la normale des valeurs de BSP pour la fonction hépatique globale. il y a lieu de remarquer que le premier procédé implique la production et le traitement préventif de la nécrose hépatique périlobulaire, tandis que le second procédé implique la production et le traitement préventif de la nécrose hépatique lobulaire centrale. Etant donné que la biopsie du foie a démontré que les deux types d'altération du foie peuvent être rencontrés en médecine humaine et en médecine vétérinaire (mammifères), les deux méthodes de titrage sont utilisées dans la normalisation de tout lot particulier de production de mucoprotide. L' activité biologique de la préparation de mucoprotide est déterminée par la quantité minimale requise pour prévenir ou guérir une maladie de foie, par les deux types d'essais décrits ci-dessus. Bien que l'essai de rétention de la BSP (intoxication au tétrachlorure de carbone) et l'essai d'intoxication alcoolique aiguë soient utilisés dans l'évaluation bio logique finale (titrage biologique) d'un lot particulier de production de mucoprotide, l'essai de rétention de la BSP est utilisé comme essai déterminant, attendu qu!il s'agit d'un essai quantitatif et objectif qui est en relation directe avec le test classique correspondant des laboratoires médicaux pour l1 exploration de la fonction hépatique.Malgré la nature semi-quantitative du test d'intoxication par l'alcool, il semble qutil y ait une bonne corrélation entre les deux tests. La normalisation de la forme buccale moins pure est effectuée en prélevant un petit échantillon de ce lot semi-purifié de mucoprotide, et en soumettant cet échantillon au .cycle entier de production à l'échelle du laboratoire et en titrant finalement les mucoprotides isolés par les deux méthodes de titrage biologique décrites ci-dessus. La dose finale de la forme buccale est déterminée en utilisant un échantillon contenant dix fois la dose parentérale correspondante de mucoprotides. Ce facteur de dix fois la dose parentérale a été choisi d'après l'expérience clinique et il s'agit d'un facteur raisonnable, à cause de l'impureté du produit et des incertitudes de ltabsorp- tion par la voie buccale d'administration, comparativement à l'absorption par voie parentérale. REVENDICATIONS 1. Procédé de production d'un mucoprotide doué d'activité biologique à partir d'une source naturelle telle que le foie et le placenta de mrmmifères,et une levure, ce produit étant doué de propriétés contre l'allergie et les intoxications, procédé caractérisé par le fait quril consiste (a) à préparer une solution aqueuse diluée des composants mucoprotidiques de la matière première, cette solution étant la liqueur surnageante résultant du traitement de l'autolysat de la source pour séparer les protéines qui sont précipitables par 11 acétate de plomb et le sulfate d'ammonium dilués, (b) à traiter ladite solution aqueuse avec de l'acétone pour entraSner la formation de trois phases (c) à séparer la phase supérieure et la phase intermédiaire de la phase inférieure (d) à soumettre les phases supérieure et intermédiaire rassemblées de l'étape (c) à un chauffage suffisant pour précipiter la matière instable et antigénique et (e) à séparer et jeter le précipité résultant de l'étape (d). 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que ltopération (b) est mise en oeuvre à une température de l'ordre de la température ambiante. 3. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que la liqueur surnageante de l'étape (c) est maintenue à une température de l'ordre de la température ambiante, assez longtemps pour qu'un précipité se forme totalement, ce précipité est séparé, puis la liqueur surnageante est placée sous emballage en tant que produit final, le cas échéant après une nouvelle concentration et une stérilisation par filtration. 4. Procédé de production d'un mucoprotide doué d'activité biologique à partir d'une source naturelle telle que foie et placenta de mammifère et levure, caractérisé par le fait qutil consiste à choisir la matière première sensiblement exempte de tissu tel-que tissu adipeux, matière fibreuse et vaisseaux sanguins, à former un autolysat de ce tissu, à soumettre ltauto- lysat à des opérations de séparation des protéines qui sont précipitables par une solution aqueuse diluée d'acétate de plomb ou de sulfate d'ammonium, puis à traiter la solution aqueuse surnageante résultant de cette séparation et débarrassée desdites protéines avec de l'acétone pour entratrier la formation de trois phases, à séparer les deux phases supérieures et à leur faire prendre une forme qui convient pour l'administration buccale et l'ingestion par la bouche et une forme parentérale qui convienX our l'administration par voie parentérale. 5. Procédé suivant la revendication 4, caractérisé par le fait que les phases supérieures séparées sont soumises à une lyophilisation et sont mélangées avec un excipient buccal convenable. 6. Procédé suivant la revendication 4, caractérisé par le fait que les phases supérieures séparées sont chauffées suffisamment pour précipiter la matière instable et antigénique sans altérer notablement l'activité de la matière mucoprotidique retenue à lrétat dissous pour rétablir chez des rats la fonction hépatique altérée par une intoxication aialë par l'alcool allylique et pour rétablir chez ces animaux l'élimination de la bromosulfothaléine, dont la faculté a été perdue sous lreffet de l2injection de tétrachlorure de carbone. 7. Mucoprotide dérivé du parenchyme hépatique de placenta de levure et d'autres sources naturelles et consistant principalement en une matière protidique formée de protéine et d'won hydrolysat de protéine et contenant, sur la base de son poids sec total, environ 0,1 à 40 % de matière mucoPde, caractérisé par le fait qu'il est capable de prévenir un trouble de la fonction hépatique et de rétablir cette fonction chez des rats conformément à l'un au moins des tests suivants, effectués sur des rats de laboratoire (1) examen visuel du foie de rats sacrifiés auxquels on a administré de l'alcool allylique pour provoquer une intoxication aiguë (2) élimination de la bromosulfothaléine par des rats auxquels du tétrachlorure de carbone a été administré (3) examen du spectre infrarouge qui présente une chute accentuée à un nombre tondes compris entre environ 1000 et 1200. 8. Le produit de la revendication 7 sous la forme paren térale. 9. te produit de la revendication 7 sous la forme buccale.