Dans la technique de la télévision, il est souvent nécessaire de retarder un signal de la durée d'une ou plusieurs lignes, par exemple en vue du décodage d'un signal de teinte dans un décodeur PAL ou dans le décodeur SECAM, ou encore en vue de 1'établissement de signaux simultanés dans le procédé 5 d'enregistrement en couleurs TRIPAL. Un retard analogue est également nécessaire pour la génération de signaux de correction d'ouverture verticale. Le temps de retard peut être exactement égal à la durée d'une ligne ou différer dans une mesure déterminée de cette durée, par exemple pour tenir compte d'une fréquence porteuse couleur particulière. 10 Un tel retard est, généralement, obtenu au moyen d'une ligne à retard à ultrasons. Une telle ligne ne peut retarder qu'un signal se présentant sous la forme d'une porteuse. Dans des conditions déterminées, par exemple lorsque la fréquence de ligne du signal ne correspond pas à la valeur normalisée ou lorsque le signal 15 est extrait d'un magnétoscope ou d'un disque vidéo, la durée de ligna du signal peut différer de la valeur normalisée. Une ligne à retard à temps de retard constant n:est alors plus adaptée à la durée de ligne effective, de sorte que les signaux retardés ne sont plus en corrélation avec les signaux non retardés et que, lors de la reproduction, des perturbations se produisent. Dans le système 20 TRIPAL, ces perturbations peuvent être particulièrement fortes car, dans ce système, deux lignes à retard sont montées en série et, par conséquent, les erreurs peuvent s'ajouter. Il est connu de donner à la ligne à retard un temps de retard un peu plus court que la durée de ligne et de la monter en série avec une ligne 25 à retard supplémentaire réglable puis d'ajuster le temps de retard de celle-ci. On compare alors, par exemple, un train d'impulsions retardé et un train d'impulsions non retardé dans un montage de comparaison de temps et de phase et l'on tire de l'écart temporel une tension de régulation qui détermine le temps de retard de la ligne à retard supplémentaire. Toutefois, dans ce dispositif, 30 la plage de régulation est limitée et est fonction d'une constante de temps déterminée, de sorte que la tension de régulation n'est généralement pas obtenue suffisamment vite. L'invention a pour objet un dispositif à retard qui fonctionne avec de nouveaux composants électroniques et dont le temps de retard effectif s'adapte 35 de lui-même et sans inertie à la durée de ligne effective du signal. Ce dispositif est défini dans la revendication 1. Des caractéristiques supplémentaires de l'invention sont indiquées dans les autres revendications. copy 72 16206 2. 2137575 La mémoire comprend, par exemple, un certain nombre de condensateurs sur lesquels, au moyen d'un commutateur commandé par le train d'impulsions de rythme, des segments de signal sont enregistrés suivant une succession temporelle. Ces segments sont alors mémorisés sur les condensateurs individuels. Lors de la lecture, les condensateurs sont interrogés au moyen du commutateur, de sorte que leurs signaux se regroupent à l*a sortie de celui-ci en un. signal retardé continu. Pour réaliser une telle mémoire, on peut avantageusement utiliser un montage en chaîne de Eimêr. L'utilisation d'un montage en chaîne de Eimer pour retarder d'une ligne des signaux de télévision et, notamment, des signaux de télévision en couleurs est, il est vrai, connue ( " Funktechnik", 1971, n° 6, pages 195-198). Toutefois, il s'agit, dans ce cas, d'un signal de durée de ligne constante et le train d'impulsions de rythme n'est pas tiré du signal variable, mais bien d'un signal constant tel que, par exemple, une porteuse couleur stabilisée par quartz. Une adaptation du temps de retard à une durée de ligne variable n'est pas envisagée et n'est d'ailleurs pas possible dans ce dispositif. L'invention est basée sur le fait que la Demanderesse a trouvé qu'une mémoire du type décrit et, notamment, un montage en chaîne de Eimer, permet d'une manière avantageuse une adaptation permanente sans inertie du temps de retard effectif à la durée de ligne réelle pendant chaque ligne. Ceci résulte du fait que le temps de retard n'est pas seulement déterminé par les propriétés du montage, mais encore par la fréquence du train d'impulsions de rythme qui commande celui-ci. Dans les lignes à retard à ultrasons, ceci n'est pas possible, car leur temps de retard est déterminé par la caractéristique de la ligne, à savoir par la longueur du milieu de retard. L'invention utilise une propriété particulière de la mémoire décrite, d'une manière avantageuse, pour un but particulier, à savoir pour l'adaptation du temps de retard à la durée de chaque ligne dans un signal de télévision séquentiel en ligne à durée de ligne variable. - D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description détaillée qui va suivre d'un exemple de réalisation et en se référant au dessin annexé sur lequel : - la figure l' est un schéma symbolique du montage^suivant "l'invéntibn; r." J " - la figure 2 représenté Hès Courbés:facilitant l'explication du mode de fonctionnement dé ce montage, et " 72 16206 3 2137575 - la figure 3 représente un perfectionnement de l'invention. Les lettres minuscules indiquent en quels points de la figure 1 apparaissent les tensions de la figure 2. Dans l'exemple représenté sur les figures 1 et 2, un appareil 5 d'enregistrement et de reproduction 1 tel que, par exemple, une table de lecture de disque vidéo fournit, par l'intermédiaire d'un conducteur 2, un signal vidéo 3, avec des impulsions de synchronisation de ligne 4 dont la durée de ligne est trop faible en raison d'une vitesse trop élevée du support d'enregistrement, par rapport à la durée de ligne de consigne Tq. Le signal 3, 4 est appliqué 10 à un montage en chaîne de Eimer 5. Un étage séparateur 6 sépare de ce signal les impulsions de synchronisation de ligne 4 dont la distance varie et les applique à un multiplicateur de fréquence 7. Celui-ci engendre une tension d'une fréquence de ligne n fois plus élevée qui est transmise à un générateur 8 qui engendre un train d'impulsions de rythme 9. On supposera que le générateur 8 engendre, 15 pendant chaque période de ligne, huit impulsions de ce type et que le montage en chaîne de Eimer 5 comporte un nombre d'éléments de mémoire tel qu'il soit exactement rempli par huit impulsions. En réalité, le nombre d'impulsions, qui varie en fonction de la largeur de bande utilisée, est considérablement plus élevé, par exemple compris entre 100 et 600. Le montage en chaîne de Eimer 5 20 est donc plein exactement pendant la durée de ligne Tp de sorte qu'après écoulement de cette durée de ligne, le signal transmis par l'intermédiaire du conducteur 2 apparaît à la sortie 10 retardé de cette période de ligne T^. Le temps de retard correspond donc exactement à la durée de ligne effective Tp bien que celle-ci diffère de la durée de ligne de consigne Tq. 25 Dans l'exemple représenté sur la figure 2c, d, le support d'enregis trement se déplace trop lentement, de sorte que la durée de ligne effective T2 est trop grande par rapport à la durée de ligne de consigne Tq. Le montage 6, 7, 8 fonctionne néanmoins de la même manière que précédemment, c'est-à-dire qu'il engendre, pendant la durée de ligne effective T23 huit impulsions qui forment 30 le train d'impulsions 9. Ceci signifie que la mémoire 5 est entièrement remplie pendant le temps T2 et, après l'écoulement de ce temps, transmet à la borne 10 le signal appliqué. Le temps de retard effectif est donc maintenant et il est adapté à la durée de ligne effective T2. Quelle que soit la grandeur de la durée de ligne effective (par exemple T^, Tq, y le signal transmis à la mémoire 5 35 est donc toujours retardé de cette durée de ligne effective, de sorte que, de la manière désirée^ le signal d'une ligne donnée n commence,après avoir été retardé, exactement au début de la ligne n+1» 72 16206 4 2137575 L'invention, est utilisable avec divers systèmes et avec divers appareils de reproduction, dans lesquels un retard de la durée de ligne effective est nécessaire, par exemple,, dans un décodeur PAL, dans un montage de reproduction TRIPAL, dans un décodeur SECAM ou dans un appareil de 5 reproduction pour le système d'enregistrement en couleurs BIPAL. Sur la figure 3, l'invention est appliquée au système TRIPAL. Dans ce système, deux mémoires 5, 5' montées en série sont nécessaires pour retarder chaque signal de deux lignes. A la différence de ce qui se passait dans le cas de la figure 1, le train d'impulsions 9 est engendré dans un 10 générateur 8 commandé par une porteuse couleur 13 superposée au signal et obtenue au moyen d'un filtre passe-bande 12. La fréquence porteuse couleur est couplée avec la fréquence de ligne, c'est-à-dire que le nombre des périodes de la porteuse couleur par période de ligne est constant. Ceci signifie que la porteuse couleur 13 transmet toujours le même nombre d'oscillations pendant 15 une période de ligne au générateur 8, de sorte que celui-ci, comme dans le cas des figures 1, 2, engendre toujours le même nombre d'impulsions du train 9 pendant une période de ligne. On prévoit un second dispositif identique pour le signal déjà retardé une fois correctement à la sortie de la mémoire 5, ce second dispositif étant représenté en 5', 12', 8' et fonctionnant exactement 20 comme le dispositif 5, 12, 8. Aux trois bornes 14, 15, 16 on dispose alors respectivement du signal direct provenant de l'appareil d'enregistrement et de reproduction 1, du signal retardé de la durée d'une ligne et du signal retardé de la durée de deux lignes. Suivant un autre perfectionnement de l'invention, le générateur 25 d'impulsions de rythme 8 et la mémoire 5 sont dimensionnés de telle manière que le temps de retard, même dans le cas de signaux de fréquences ligne correspondant à des standards différents, par exemple à 405, 525, 625, 819 lignes, soit toujours égal à la durée de ligne normalisée sans aucune commutation. Pour le traitement de signaux de duréesde ligne différentes, il est normalement 30 nécessaire de prévoir, pour le retard de la durée d'une ligne, plusieurs lignes à retard différentes. Avec la solution suivant l'invention, par contre, le montage peut être calculé de telle façon que le temps de retard effectif de la mémoire soit adapté à la durée de ligne de chacun des signaux, de sorte qu'une unique mémoire suffit pour tous les standards. Par exemple, avec un signal à 35 625 lignes, un train, d'impulsions 9 comportant 120 impulsions est engendré dans le générateur S pendant la durée d'une ligne, de sorte que la mémoire 5 restitue le signal après la durée de ligne correspondant au standard de 625 lignes. Avec un signal à 405 lignes, et une durée de ligne plus longue correspondante, 72 16206 5 2137575 120 impulsions sont également engendrées dans le générateur 8 pendant la durée d'une ligne, de sorte que la mémoire 5 fournit également le signal sur la borne 10 après la durée de ligne qui est. dans ce cas,deux fois plus longue Une commutation de signaux de durées de ligne différentes n'est donc pas nécessaire. De cette manière, il est également possible de réaliser un montage du type de la figure 3 avec deux mémoires montées en série. Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art au procédé qui vient d'être décrit uniquement à titre d'exemple non limitatif sans sortir du cadre de l'invention. 72 16206 2137575 REVENDICATIONS 1. Montage permettant de retarder un signal de télévision de la durée d'une ou plusieurs lignes, comportant une. mémoire comprenant une série d'éléments dans lesquels des segments temporels du signal sont enregistrés et lus au moyen d'un train d'impulsions de rythme, lëdii montage étant caractérisé en ce que, dans le cas d'un signal de. durée de ligne variable, le train d'impulsions de rythme est tiré du signal variable de telle manière que le temps de retard, représenté-par la mémoire, soit toujours adapté à la > ■ ... durée de ligne effective du signal. 2. Montage selon la revendication 1, caractérisé en ce que le nombre d'impulsions du train d'impulsions de rythme par durée de ligne du signal est constant. 3. Montage selon la revendication 1, caractérisé en ce que le train d'impulsions de rythme est obtenu par multiplication de fréquence d'un train d'impulsions de synchronisation de ligne tiré du signal. 4. Montage selon la revendication 1, caractérisé en ce que le train d'impulsions de rythme est tiré d'un signal pilote superposé au signal. 5. Montage selon la revendication 4, caractérisé en ce que le signal pilote est une porteuse couleur. 6. Montage selon la revendication 1, caractérisé en ce que la mémoire est un montage en chaîne de Eimer. 7. Montage selon la revendication 1, caractérisé en ce que le générateur d'impulsions de rythme et la mémoire sont calculés de telle manière que le temps de retard soit toujours égal à la durée de ligne standard, même dans le, cas de signaux de fréquences de ligne standard différentes et ceci sans aucune commutation intermédiaire.