On trouve sur le marché des textiles dits d'entretien facile qui, si on les lave convenablement, doivent être peu sujets au froissement de sorte que l'on peut se passer de les repasser après le lavage. Pour laver les textiles d'entretien facile dans des machines à laver à tambour, il est recommandé d'appliquer des températures de 600C au maximum pour éviter le froissement et on fait fonctionner le tambour de lavage non pas continuellement mais par intermittence, c'est-à-dire que lors du changement de sens de rotation, le tambour reste immobile un certain laps de temps qui peut être de 3 à 90 secondes environ. Il est vrai que dans ce procédé de lavage, selon la nature chimique de la matière fibreuse, on peut empêcher plus ou moins le froissement mais pourtant, l'effet de lavage est souvent insuffisant, ce qui n'apparait généralement qu'après plusieurs lavages. A la température de lavage relativement basse de 600C au maximum, la salissure, aussi bien graisseuse que pigmentaire, ne peut être enlevée qu'incomplètement ; en outre, beaucoup d'azurants spéciaux pour fibres synthétiques ne se fixent pas encore en quantité suffisante sur les fibres à 60 C. Etant donné qu'en outre les composés peroxygénés éventuellement présents dans le détergent ont une action entièrement insuffisante à 600C, il se produit graduellement un ternissement et/ou un jaunissement des fibres. L'invention a pour but d'éviter les inconvénients décrits des procédés de lavage connus, c1 est-à-dire d'obtenir un linge moins froissé et un meilleur effet de lavage. L'invention concerne un procédé de lavage de textiles d'entretien facile dans des machines à laver où le linge se trouve à l'intérieur de tambours rotatifs qui plongent partiellement dans la lessive. Le procédé est caractérisé par le fait que a) le lavage s'effectue au moins temporairement à des températures d'au moins 75 C, en particulier de 80 à 100 C, b) la rotation du tambour, au moins pendant les processus partiels qui se déroulent au-dessus de 40 C, n'est jamais interrompue pendant plus de 3 secondes, de préférence 2 secondes au maximum, c) après la fin du lavage et avant le début de l'évacuation, on abaisse la température de la lessive à 400C au maximum. La grande majorité des machines à laver à tambour sont programmées pour un changement périodique du sens de rotation du tambour. Les temps d'arrêt lors du changement de sens de rotation ne doivent pas dépasser 3 secondes, de préférence 2 secondes au maximum. Dans la mesure où l'on peut techniquement diminuer encore la durée de l'arrêt du tambour, qui se produit nécessairement lors du changement de sens de rotation, cela est parfaitement conforme à l'esprit de l'invention. Par ce mode de travail, on évite les inconvénients des procédés connus. La température de lavage plus élevée améliore l'élimination des salissures graisseuses ou pigmentaires ; si la lessive contient des décolorants oxygénés, ceux-ci déploient toute leur action et peuvent contribuer aussi bien à éliminer la salissure pigmentaire qu'à décolorer des impuretés colorées. La température de lavage plus élevée crée des conditions plus avantageuses pour l'action des azurants. Enfin, les textiles lavés par le procédé selon l'invention présentent beaucoup moins de froissement qu'il ne serait prévisible d'après la haute température de lavage et le mouvement pratiquement ininterrompu du tambour. Les textiles à laver selon l'invention, qu'il s'agisse de tissus ou de tricots, peuvent être formés de coton fortement amélioré, c'est-à-dire peu froissable et ayant éventuellement subi un traitement anti-salissure, de fibres chimiques de synthèse, par exemple de fibres de polyamide, de polyester, de polyuréthane, de poly-(chlorure de vinyle) ou de poly-(chlorure de vinylidène). De préférence, il s'agit de mélanges de fibres de coton et d'au moins 30 o# des fibres synthétiques citées. Le procédé selon l'invention est destiné particulièrement aux textiles de coton et de polyester, de coton et de polyamide ou de polyamide, ces mélanges pouvant contenir 20 à 70 % de coton.Toutefois, il existe aussi des textiles d'entretien facile qui contiennent exclusivement du coton fortement amélioré ; ceux-ci font partie aussi des matières à traiter de préférence selon l'invention. Ces textiles peuvent être sous forme de chemises, de corsages, de sous-vêtements, de blouses ou de vêtements de travail. Dans différents domaines commerciaux où les effets publicitaires jouent un rôle particulier, par exemple dans les stations service et les ateliers de mécanique automobile, malgré la salissure inévitable par l'huile qui peut contenir des particules métalliques, on utilise des combinaisons de couleur claire formees de matières d'entretien facile et qui ne peuvent pas être nettoyées dans les conditions usuelles antérieures pour le linge d'entretien facile. Des draps ou rideaux en tissu d'entretien facile sont aussi offerts de plus en plus mais, étant donné la grandeur de ces pièces, l'importance du procédé selon l'invention est moins grande que pour les genres de linge ci-dessus. Lorsqu'on travaille dans des machines à laver à tambour, la quantité de lessive ne suffit pas à faire flotter le linge. Par suite, la rotation du tambour se transmet directement au linge, ce qui, d'après les idées acquises, contribue au froissement. C'est pourquoi, jusqu'ici, pour le lavage de textiles d'entretien facile, on a recommandé des températures de 600C dans un procédé de lavage modéré et la rotation du tambour était interrompue par des temps d'arrêt prolongés. Par suite, l'invention se détourne des idées antérieures et donne des résultats étonnamment bons. Le rapport de bain à maintenir lors du lavage - c'està-dire aussi bien lors du prélavage éventuel que du lavage principal - est de 5 à 30 et de préférence 10 à 25 litres de lessive par kg de linge sec. Lors du prélavage, il n'est pas nécessaire que la température minimale de 750C soit déjà atteinte ; toutefois, il est à conseiller, dans le prélavage aussi, de maintenir aussi courts que possible les temps d'arrêt du tambour. Alors, dans le lavage principal, les températures dépassent la limite de 750C et on les maintient de préférence entre 80 et 100 et en particulier entre 90 et 1000C. Pour éviter le froissement, en particulier dans le cas de fibres synthétiques, un traitement correct du linge à la fin du processus de rinçage, c'est-à-dire lorsque la température maximale a été atteinte, est particulièrement important. Lorsqu'on refroidit la lessive en faisant arriver de l'eau froide, éventuellement après avoir aspiré une partie de la lessive chaude, il faut éviter autant que possible un contact direct entre l'eau froide et le linge. Avantageusement, on fait arriver l'eau froide dans la lessive chaude hors du tambour, de sorte que le linge se refroidit seulement par remplacement graduel de la lessive chaude, qui se trouve au voisinage immédiat de celui-ci, par la lessive additionnée d'eau froide qui se trouve hors du tambour. En outre, les temps d'arrêt du tambour pendant cette partie du processus de lavage devraient être maintenus particulièrement courts. Afin de diminuer le froissement, il apparaît même souhaitable de faire tourner le tambour sans interruption dans un seul sens pendant quelque temps. Par ces deux mesures, le lavage à au moins 750C et les courts temps d'arrêt lors du changement de sens de rotation du tambour, les conditions du progrès technique que l'on peut obtenir selon l'invention sont : une élimination satisfaisante des salissures graisseuses et pigmentaires, une meilleure action des azurants sur les fibres synthétiques et un linge plus lisse qu'il n'était possible d'obtenir antérieurement dans le lavage à 600C avec des arrêts plus longs du tambour. Les quantités de détergent à utiliser dans les opérations de lavage (prélavage et lavage principal) correspondent aux quantités usuelles antérieures et doivent être choisies de façon telle que les différentes substances actives soient présentes à peu près aux concentrations suivantes 0,5 à 2,5 g/l de surfactifs anioniques, non ioniques ou amphotè res et éventuellement d'associations de ces surfactifs entre eux ou avec des assouplissants, 1,5 à 8,0 g/l d'adjuvants actifs à réaction alcaline dont au moins une partie doit présenter un pouvoir de complexa tion des ions calcium, 0 à 0,5 g/l d'oxygène actif ou de chlore actif, ce dernier de préférence à raison de 0,3 g/l au maximum, 0 à 0,06 g/l d'azurants, notamment pour fibres synthétiques. Si l'on utilise les détergents commerciaux actuels, surtout dans les ménages, on les introduit à raison de 4 à 8 g/l par exemple. Etant donné que le linge absorbe 3 fois son poids sec de lessive, la concentration de détergent dans le procédé à deux lessives peut être plus grande lors du lavage principal, par exemple de 6 à 12 g/l. Les détergents à utiliser selon l'invention contiennent généralement un constituant surf actif, des adjuvants actifs, des décolorants, éventuellement des assouplissants, des activeurs et/ ou stabilisants de décolorants, azurants, substances antimicrobiennes, agents suspensif s, enzymes et d'autres additifs, le plus souvent présents en petite quantité. Les surfactifs contiennent par molécule au moins un radical organique hydrophobe, le plus souvent un radical hydrocarbure aliphatique contenant 8 à 26, de préférence 10 à 22 et en particulier 12 à 18 atomes de carbone ou un radical alkylaromatique contenant 6 à 18 et de préférence 8 à 15 atomes de carbone aliphatiques et un groupe hydrosolubilisant anionique, amphotère ou non ionique. Comme surfactifs anioniques, on peut utiliser par exemple des savons dérivés d'acides gras de préférence saturés de provenance naturelle ou synthétique, éventuellement aussi d'acides résineux ou naphténiques. Les surfactifs synthétiques comprennent ceux du type des sulfonates, sulfates, carboxylates ou phosphates. Des exemples de sulfonates sont des alkylbenzènesulfonates (alkyle en Cg à C15), des mélanges d'alcènesulfonates et d' hydroxyalcanesulfonates ainsi que des disulfonates comme ceux que l'on obtient par exemple en sulfonant des monooléfines terminales ou non au moyen d'anhydride sulfurique gazeux et en hydrolysant ensuite en milieu alcalin ou acide les produits de sulfonation. On peut aussi obtenir des alcanesulfonates en sulfochlorant ou en sulfoxydant des alcanes et en hydrolysant ou en neutralisant le produit, ou bien par addition de bisulfite à des oléfines. D'autres surfactifs du type des sulfonates sont les esters d'#-sulfo- acides gras, par exemple les acides a-sulfoniques dérivés d'esters méthyliques ou éthyliques hydrogénés des acides gras de coco, de palmiste ou de suif. Les surfactifs du type des sulfates comprennent par exemple les monoesters d'acide sulfurique des alcools primaires ou secondaires, par exemple ceux que l'on peut obtenir à partir d'alcools gras de coco, d'alcools gras de suif ou d'alcool oléylique et aussi les alcanolamides sulfatées d'acides gras, les monoglycérides d'acides gras ou les produits donnés par la réaction de 1 à 4 moles d'oxyde d'éthylène sur des alcools gras primaires ou secondaires ou des alkylphénols. D'autres surfactifs anioniques qui conviennent sont les esters ou amides formés par des acides gras avec des acides hydroxycarboxyliques ou aminocarboxyliques ou des dérivés correspondants d'acide sulfonique, par exemple les sarcosides, taurides ou iséthionates d'acide gras. Les surfactifs anioniques peuvent être sous forme de sels de sodium, de potassium et d'ammonium et aussi sous forme de sels solubles de bases organiques comme la monoéthanolamine, la diéthanolamine ou la triéthanolamine. Comme surfactifs non ioniques, on peut utiliser par exemple des produits formés par addition de 4 à 40, de préférence 4 à 20 moles d'oxyde d'éthylène à 1 mole d'alcool gras, d'alkylphénol, d'acide gras, d'amine grasse, d'amide d'acide gras ou sulfonique. Des produits particulièrement importants pratiquement sont ceux qui sont formés par addition de 5 à 16 moles d'oxyde d'éthylène à des alcools gras de coco ou de suif, à l'alcool oléylique ou à des alcools secondaires contenant 8 à 18 et de préférence 12 à 18 atomes de carbone par molécule, ainsi qu'à des monoalkylphénols ou dialkylphénols contenant 6 à 14 atomes de carbone dans les radicaux alkyle.Mais en plus de ces surfactifs non ioniques hydrosolubles, des éthers de polyglycol insolubles ou incomplètement solubles dans l'eau et contenant par molécule 1 à 4 radicaux éther d'éthylèneglycol sont intéressants aussi pratiquement, en particulier quand on les utilise conjointement avec des surfactifs hydrosolubles non ioniques ou anioniques. En outre, comme surfactifs non ioniques, on peut utiliser les produits hydrosolubles contenant 20 à 250 groupes éther d'éthylèneglycol et 10 à 100 groupes éther de propylèneglycol et formés par addition d'oxyde d'éthylène au polypropylèneglycol, à l'éthylènediamino-polypropylèneglycol et à des alkylpolypropylèneglycols contenant 1 à 10 atomes de carbone dans la chaîne alkyle, produits dans lesquels la chaîne polypropylèneglycol joue le rôle de radical hydrophobe. On peut aussi utiliser des surfactifs non ioniques du type des oxydes d'amine ou des sulfoxydes. On peut augmenter ou diminuer le pouvoir moussant des surfactifs en associant des types appropriés de surfactifs, de même que l'on peut le modifier en ajoutant des substances organiques non surf actives. Comme stabilisants de mousse, surtout dans le cas de surfactifs du type des sulfonates ou des sulfates, on peut utiliser des carboxybétaines ou sulfobétaines surfactives ainsi que les surfactifs non ioniques du type alkylolamide mentionnés plus haut ; en outre, on a proposé à cet effet des alcools gras ou des diols terminaux supérieurs. On obtient souvent un pouvoir moussant diminué, qui est désirable lorsqu'on travaille à la machine, en associant différents types de surfactifs, par exemple des sulfates et/ou sulfonates et/ou des surfactifs non ioniques d'une part et des savons d'autre part. Dans le cas des savons, l'inhibition de la mousse augmente avec le degré de saturation et le nombre d'atomes de carbone du radical acide gras ; comme inhibiteurs de mousse, des savons d'acides gras saturés en C20 à C24 ont donné de bons résultats. Les inhibiteurs de mousse non surfactifs comprennent des N-alkyl-aminotriazines contenant éventuellement du chlore et que l'on obtient en faisant réagir 1 mole de chlorure de cyanuryle sur 2 à 3 moles d'une monoalkylamine et/ou d'une dialkylamine contenant 6 à 20 et de préférence 8 à 18 atomes de carbone dans le radical alkyle. On obtient un effet similaire avec des aminotriazines propoxylées et/ou butoxylées, par exemple des produits que l'on obtient par addition de 5 à 10 moles d'oxyde de propylène à 1 mole de mélamine, puis par addition de 10 à 50 moles d'oxyde de butylène à ce dérivé d'oxyde de propylène. D'autres inhibiteurs de mousse non surfactifs sont des composés organiques insolubles dans l'eau comme les paraffines ou des halogénoparaffines ayant des points de fusion inférieurs à 1000C, des cétones aliphatiques en C18 à C40 et des esters d'acide carboxylique aliphatique dont le radical acide ou le radical alcool, éventuellement aussi chacun de ces deux radicaux, contiennent au moins 18 atomes de carbone (par exemple les triglycérides ou les esters d'acide gras et d'alcool gras) ; on peut surtout les obtenir dans le cas d'associations de surfactifs du type des sulfates et/ou des sulfonates avec des savons, pour briser la mousse. Des surfactifs non ioniques particulièrement peu moussants, que l'on peut utiliser aussi bien isolément qu'en association avec des surfactifs anioniques, amphotères et non ioniques et qui diminuent le pouvoir moussant de surfactifs plus moussants, sont des produits formés par addition d'oxyde de propylène aux éthers surfactifs de polyéthylèneglycol décrits plus haut ainsi que les types "Pluronic", "Tetronic" et "Ucon-Fluid" décrits également plus haut. Des adjuvants actifs qui conviennent sont des sels minéraux ou organiques à réaction faiblement acide, neutre ou alcaline, en particulier des sels alcalins qui ont la propriété de précipiter les ions calcium ou de les complexer. Des sels minéraux appropriés sont les bicarbonates, carbonates, borates, sulfates ou silicates alcalins, par exemple des silicates de sodium dont le rapport Na20 : Si, est compris entre 1 : I et 1 : 3,5 et aussi des orthophosphates calcli, dialcalins ou trialcalins, des pyrophosphates alcalins ou té- traalcalins et les métaphosphates ou polyphosphates alcazars h drosolubles complexants, en particulier le triphosphate penta- sodique. Les sels organiques qui conviennent comme adjuvants ac- tifs comprennent les sels des acides sulfoniques, carboxyliques et sulfocarboxyliques non surfactifs contenant 1 à 8 atomes de carbone, par exemple les sels alcalins de l'acide benzênesu-or#- que, des acides toluènesulfoniques ou xylènesulfoniques, sulfo benzoiques, sulfophtaliques, de l'acide sulfoacétique, de l'acide sulfosuccinique ou d'autres acides sulfocarboxyliques ainsi que les sels des acides acétique ou lactique. Les complexants organiques d'ions calcium comprennent par exemple ceux du type des acides aminopolycarboxyliques comme l'acide nitrilotriacétique, l'acide éthylènediaminetétraacétique, l'acide N-hydroxyéthyl-éthylènediaminetriacétique et les poly (N-carbalcoxy)-alkylène-imines, par exemple les éthylène-imines polymères dérivées des acides acétique, succinique et tricarballylique.Comme exemples des complexants organiques phosphorés, on citera les acides méthylènediphosphonique, 1-hydroxyéthane-1, 1-diphosphonique, propane-1,2,3-triphosphonique, butane-1, 2,3,4- tétraphosphonique, polyvinylphosphonique, les produits de copolymérisation des acides vinylphosphonique et acrylique, l'acide 1,2-dicarboxyéthane-1,2-diphosphonique, l'acide 1,2-dicarboxyéthane-1,2-dihydroxydiphosphonique, l'acide phosphonosuccinique, l'acide 1-aminoéthane-1, 1-diphosphonique, l'acide amino-tris (méthylènephosphonique), l'acide méthylamino-bis-(méthylènephosphonique) ou l'acide éthylamino-bis-(méthylènephosphonique) ainsi que l'acide éthylènediamine-tétrakis-(méthylènephosphonique). Des adjuvants actifs particulièrement intéressants pratiquement sont des composés organiques exempts d'azote et de phosphore, formant des sels complexes avec les ions calcium et qui appartiennent au type des acides polycarboxyliques et de leurs sels, ce qui comprend aussi les produits de polymérisation contenant des groupes carboxyle. D'autres corps qui conviennent sont par exemple les acides citrique, tartrique, benzènehexacarboxylique et tétrahydrofurannetétracarboxylique. On peut aussi utiliser des acides polycarboxyliques contenant des groupes éther carboxyméthylique comme l'acide diglycolique, l'acide 2,2'-hydroxydisuccinique ainsi que des polyalcools ou acides hydroxycarboxyliques partiellement ou complètement éthérifiés avec l'acide glycolique, par exemple le bis-(O-carboxyméthyl)-éthylèneglycol, le bis-(O-carboxyméthyl)-diéthylèneglycol, le bis-(O-carboxyméthyl)-glycérol, le tris-(O-carboxyméthyl)-glycérol, l'acide mono-(O-carboxyméthy1)- glycérique, l'acide bis-(0-carboxyméthyl)#glycérique, l'acide mono-(O-carboxyméthyl)-tartrique, l'acide bis-( 0-carboxyméthyl )- tartrique, l'acide mono-(O-carboxyméthyl)-érythronique, le tris (0-carboxyméthyl ) -2, 2-dihydroxyméthylpropanol, le tris-(O-carboxyméthyl)-2,2-dihydroxyméthylbutanol, l'acide mono-(O-carboxyméthyl)-trihydroxyglutarique, l'acide bis-(O-carboxyméthyl)-trihydroxyglutarique ou les polysaccharides carboxyméthylées ou oxydées. D'autres complexants qui conviennent sont les sels des acides carboxyliques polymères suivants qui ont un poids moléculaire d'au moins 350 : les acides polyacrylique, poly-~-hydroxy- acrylique, polymaléique, polyitaconique, polymésaconique, polyfumarique, polyaconitique, poly-méthylènemalonique, polycitraconique, polyacrylique, etc... D'autres complexants sont les sels dérivés de copolymères qui ont un poids d'équivalent de 50 à 120 relativement à l'acide libre, par exemple les copolymères des acides itaconique et aconitique, des acides itaconique et maléique, des acides mésaconique et fumarique, des acides méthylènemalonique et citraconique ou des acides maléique et acrylique. D'autres acides carboxyliques de ce genre sont par exemple des copolymères ayant des poids d'équivalent de 60 à 80 et obtenus à partir de quantités équimolaires d'éthylène et d'acide itaconique, de quantités équimolaires de propylène et d'acide maléique, de 1 mole d'acide acrylique et 3 moles d'acide itaconique, de 1 mole d'acide 3-buténolque et 4 moles d'acide maléique, de 1 mole d'acide isocrotonique et 9 moles d'acide citraconique, de 1 mole d'acide méthacrylique et 1,9 mole d'acide aconitique, de 1,2 mole d'acide 4-penténolque et 1 mole d'acide itaconique. D'autres acides carboxyliques polymères complexants sont des acides polyhydroxycarboxyliques et polyformylcarboxyliques pratiquement non réticulés, à chaîne principale essentiellement droite, contenant des liaisons C-C et qui sont formés essentiellement d'unités éthylène contenant chacune un groupe carbo xyle, formyle, hydroxyméthyle ou hydroxyle. Les acides polyhydroxycarboxyliques qui présentent un rapport groupes carboxyle : groupes hydroxyle compris entre 1,1 : 1 et 16 : 1, de préférence entre 2 : 1 et 9 : 1 et qui ont habituellement un degré de polymérisation de 3 à 600, peuvent être obtenus par copolymérisation de l'acroléine et de l'acide acrylique en présence d'eau oxygénée puis par réaction de Cannizzaro.Les acides polyformylcarboxyliques présentent un rapport d'au moins 1 : 1 entre groupes carboxyle et formyle, un degré de polymérisation de 3 à 100 habituellement et contiennent dans certains cas des groupes hydroxyle terminaux. On peut par exemple les préparer en polymérisant avec oxydation l'acroléine avec l'eau oxygénée. Parmi les composés qui fournissent du H202 dans l'eau et servent de décolorant, les perborates de sodium tétrahydraté (NaB02.H202.3H20) et monohydraté (NaBO2.H202) ont une importance pratique particulière. Mais on peut encore utiliser d'autres borates fournissant du H202, par exemple le perborax Na2B407.4H20. Ces composés peuvent être remplacés partiellement ou totalement par d'autres fournisseurs d'oxygène actif, en particulier par des peroxohydrates tels que les percarbonates (Na2CO3. 1, 5H202), les perpyrophosphates, les citrates perhydratés, la percarbamide ou les composés mélamine-H202, ainsi que par des sels de peracide fournissant du H202, par exemple le caroate (KHS05), les perbenzoates ou perphtalates. Il est à conseiller d'incorporer des stabilisants de composés peroxygénés de type usuel, solubles et/ou insolubles dans l'eau, à raison de 0,25 à 10 % en poids. Comme stabilisants de composés peroxygénés qui sont insolubles dans l'eau et qui représentent par exemple 1 à 8 et de préférence 2 à 7 h du poids total de la composition, on peut utiliser les silicates de magnésium obtenus le plus souvent par précipitation de solutions aqueuses et dont le rapport MgO : SiO2 est compris entre 4 : 1 et 1 : 4, de préférence entre 2 : 1 et 1 : 2 et en particulier égal à 1 : le A leur place, on peut utiliser d'autres silicates de métaux alcalinô-terreux, de cadmium ou d'étain ayant une composition différente.Des oxydes hydratés d'étain conviennent aussi comme stabilisants. Des stabilisants hydrosolubles, qui peuvent être présents en même temps que des stabilisants insolubles dans l'eau, sont les complexants organiques dont la quantité peut représenter 0,25 à 5 et de préférence 0,5 à 2,5 cp du poids total de la composition. Comme activeurs de composés peroxygénés qui fournissent du H 202 dans l'eau, on utilise des composés N-acylés ou O-acylés déterminés formant des peracides organiques avec cet H202 ainsi que des esters d'acide carbonique ou pyrocarbonique dont le pouvoir d'activation des composés peroxygénés (= titre) est d'au moins 3, de préférence d'au moins 4,5. Ce titre se détermine comme suit On chauffe à 600C des solutions contenant 0,615 g/l de NaBO2. H202.3H20 (4 millimoles/l) et 2,5 g/l de Na4P207. 10H20 puis on y ajoute 4 millimoles/l d'activeur et on maintient 5 minutes à la température indiquée en agitant.Puis on ajoute 100 ml de ce liquide à un mélange de 250 g de glace et 15 ml d'acide acétique glacial et on titre, immédiatement après avoir ajouté 0,35 g d' iodure de potassium, en utilisant une solution 0,în de thiosulfate de sodium et l'amidon comme indicateur ; la quantité de solution de thiosulfate consommée, en ml, est le pouvoir d'activation (= titre) ; pour une activation à 100 % du peroxyde introduit, il serait de 8,0 ml. Parmi les types d'activeurs décrits plus loin, ceux qui conviennent particulièrement sont des composés ayant un point de fusion d'au moins 70 C, de préférence d'au moins 1000C et en particulier d'au moins 1500C. En outre, le poids d'équivalent de ces composés (c'est-à-dire le quotient du poids moléculaire par le nombre de radicaux acyle ou de radicaux d'acide carbonique ou pyrocarbonique contenus dans la molécule) doit être au maximum de 170, de préférence de 130 au maximum et en particulier de 110 au maximum.Les activeurs utilisables selon l'invention comprennent: a) les amines diacylées sur N et tétraacylées sur N,N' et connues par les brevets allemands n0 1 162 967 et 1 291 317, par exemple la N,N,N',N'-tétraacétyl-méthylènediamine et l'éthylènediamine correspondante, la N,N-diacétylaniline, la N,N-diacétyl-p-toluidine et les 1,3-diacylhydantoïnes, par exemple la 1,3-diacétyl-5, 5-diméthylhydantolne et la 1,3-dipropionylhydantoine b) les N-alkyl-N-sulfonylcarboxamides connues par le brevet britannique n0 1 003 310, par exemple la N-méthyl-N-mésylacétamide, la N-méthyl-N-mésylbenzamide, la N-méthyl-N-mésyl-p-nitrobenzamide et la N-méthyl-N-mésyl-p-méthoxybenzamide c) les hydrazides cycliques N-acylées, triazoles ou urazoles acylés, décrits dans le brevet suisse n0 407 387, par exemple l'hy drazide d'acide monoacétylmaléique d) les hydroxylamines trisubstituées sur O,N,N et décrites dans le brevet français n0 1 598 564, par exemple l'O-benzoyl-N,N-suf finyl-hydroxylamine, l'O-acétyl-N,N-succinyl-hydroxylamine, l'O p-méthoxybenzoyl-N , N-succinyl-hydroxylamine, 1' 0-p-nitrobenzoyl- N,N-succinyl-hydroxylamine et l'0,N,N-triacétyl-hydroxylamine e) les N,N'-diacyl-sulfurylamides connues par le DOS 1 801 713, par exemple la N,N'-diméthyl-N,N'-diacétyl-sulfurylamide et la N, N' -diéthyl-N, N' -dipropionyl-sulfurylamide f) les cyanurates de triacyle, par exemple le cyanurate de triacétyle et le cyanurate de tribenzoyle du DAS 1 294 919 g) les anhydrides d'acide carboxylique connus par le brevet suisse n0 347 930 ou le brevet allemand 893 049 ou le DOS 1 444 001, par exemple les anhydrides benzoïque, m-chlorobenzolque, phtalique, 4-chlorophtalique h) les esters de sucre connus par le brevet suisse n0 348 682, par exemple le pentaacétate de glucose i) les 1,3-diacyl-4,5-diacyloxy-imidazolidines du DOS 1 801 141, par exemple la 1,3-diformyl-4,5-diacétoxyimidazolidine, la 1,3diacétyl-4,5-diacétoxyimidazolidine, la 1,3-diacétyl-4,5-dipropionyloxy-imidazolidine j) le tétraacétylglycolurile et le tétrapropionylglycolurile connus par le DOS 1 594 865 k) les 2,5-dicétopipérazines diacylées connus par le brevet fran çais n0 71 27 796, par exemple la 1,4-diacétyl-2,5-dicétopipérazine, la 1,4-dipropionyl-2,5-dicétopipérazine, la 1,4-dipropio nyl-3 , 6-diméthyl-2, 5-dicétopipérazine 1) les produits d'acylation de la propylènediurée et de la 2,2diméthylpropylènediurée décrits dans le brevet français n0 72 09 142 (2,4,6,8-tétraaza-bicyclo(3,3,1)nonane-3,7-dione et son dérivé 9,9-diméthyle), en particulier la tétraacétyl-propylènediurée ou la tétrapropionyl-propylènediurée ou leurs dérivés diméthylm) les esters d'acide carbonique du DOS 1 444 024, par exemple le p- ( éthoxycarbonyloxy ) -benzoate et le p-(propoxycarbonyloxy)-benzènesulfonate de sodium. Des activeurs particulièrement intéressants pratiquement sont ceux des types j), k) et 1). Dans l'activation des composés peroxygénés par les composés N-acylés et O-acylés cités, il se libère des acides carbo xyliques, par exemple les acides acétique, propionique et benzolque et il est à conseiller d'ajouter des quantités correspondantes d'alcali pour combiner ces acides carboxyliques. Dans le cas d'activeurs efficaces, on observe déjà une activation lorsqu'on ajoute 0,05 mole d'activeur par atome-gramme d'oxygène actif. De préférence, on travaille avec 0,1 à 1 mole d'activeur toutefois, on peut aussi porter la quantité à 2 moles d'activeur par atome-gramme d'oxygène actif. Les composés à chlore actif servant de décolorants peuvent être de nature minérale ou organique. Les composés minéraux à chlore actif comprennent les hypochlorites alcalins qui peuvent servir en particulier sous la forme de leurs sels mixtes ou composés d'addition formés avec des orthophosphates ou des phosphates condensés, par exemple des pyrophosphates et polyphosphates ou des silicates alcalins. Si les détergents contiennent des monopersulfates et des chlorures, il se forme en solution aqueuse du chlore activé. Comme composés organiques à chlore actif, on peut envisager en particulier les composés N-chlorés dans lesquels un ou deux atomes de chlore sont reliés à un atome d'azote, la troisième valence de l'atome d'azote étant de préférence reliée à un groupe négatif, en particulier à un groupe CO ou 502. Ces composés comprennent les acides dichlorocyanurique et trichlorocyanurique et leurs sels, les alkylguanides ou alkylbiguanides chlorés, les hydantolnes chlorées et les mélamines chlorées. Les lessives utilisées selon l'invention ou les agents destinés à leur préparation contiennent le plus souvent des inhibiteurs de ternissement ou agents de dispersion de salissures servant à augmenter le pouvoir suspensif. Un inhibiteur de ternissement employé depuis longtemps est la carboxyméthylcellulose; à la place de celle-ci, on peut aussi introduire d'autres acides carboxyliques ou sulfoniques dérivés d'éthers de cellulose. Beaucoup des acides polycarboxyliques mentionnés plus haut comme adjuvants actifs complexants ont un pouvoir suspensif. D'autres inhibiteurs de ternissement sont par exemple des polymères polyanioniques, par exemple des polyesters ou polyamides que l'on peut obtenir à partir d'acides tricarboxyliques ou tétracarboxyliques et de diols, de diamines ou de N-alkyl-dialcanolamines et qui contiennent des groupes carboxyle libres capables de former des sels, plus les sels alcalins d'acides sulfoniques polymères, par exemple d'acides polyvinylsulfoniques, de polyesters et polyamides d'acide sulfosuccinique, de produits de condensation sulfonés de phénol et de formaldéhyde ou de polyesters dérivés d'acides dicarboxyliques et de N-alkyl-dialcanolamines et que l'on a rendus hydrosolubles par réaction sur des sultones ou des acides halogénoalcanesulfoniques. On peut encore envisager comme agents de dispersion de salissures des polymères non ioniques solubles ou dispersibles dans l'eau comme la méthylcellulose, l'hydroxyéthylcellulose, 1' amidon éthoxylé, l'alcool polyvinylique, l'acétate de polyvinyle partiellement saponifié, la polyvinylpyrrolidone, le polyglycol, la polyacrylamide et la polyéthylène-imine ainsi que des produits formés par alkylation partielle de polyéthylène-imines ou par réaction de celles-ci sur des quantités moins que stoechiométriques d'acides dicarboxyliques. On a proposé aussi des produits formés par copolymérisation entre eux des composés vinyliques ci-dessus, ou avec l'éthylène, le styrène ou des éthers vinyliques. On peut aussi utiliser des mélanges de différents inhibiteurs de ternissement ou d'agents de dispersion de salissures. Les azurants utilisables sont le plus souvent, bien que non exclusivement, des dérivés de l'acide aminostilbènesulfonique, de l'acide diaminostilbènedisulfonique, de diarylpyrazolines, du carbostyrile, du bis-(2-benzoxazolyl)-éthylène ou de bis (2-benzimidazolyl)-éthylène, du benzoxazolyl-thiophène, de la coumarine et du diphényldistyryle. Des exemples d'azurants de la classe des dérivés d'acide diaminostilbènedisulfonique sont des composés répondant à la formule Dans cette formule, R1 etXR2 peuvent représenter des groupes alcoxyle, le groupe amine ou des radicaux d'amines primaires ou secondaires aliphatiques, aromatiques ou hétérocycliques ainsi que des radicaux d'acides aminosulfoniques et les radicaux aliphatiques contenus dans les groupes ci-dessus contiennent de préférence 1 à 4 et en particulier 1 à 3 atomes de carbone, tandis que les systèmes hétérocycliques sont le plus souvent des noyaux pentagonaux ou hexagonaux. Comme amines aromatiques, on utilise de préférence les radicaux de l'aniline, de l'acide anthranilique ou de l'acide anilinesulfonique. Les azurants dérivés de l'acide diaminostilbènedisulfonique servent le plus souvent d'azurants pour coton.On trouve dans le commerce les produits suivants, dérivés de la formule I, dans laquelle R1 représente le radical -NHC6H5 et R2 peut désigner les radicaux sui vants: -NH2, -NHCH3, -NHCH2CH20H, -NHCH2CH2OCH3, -NHCH2CH2CH2oeH3, -N(CH3)CH2CH20H, -N(CH2CH2OH)2, morpholino, -NHC6H5, -NHC6H4SO3H, -OCH3. Quelques-uns de ces azurants doivent être considérés, quant à l'affinité pour les fibres, comme des types de transition vers les azurants pour polyamides, par exemple l'azurant dans lequel R2 = -NHC6H5. Les azurants pour coton du type de l'acide diaminostilbènedisulfonique comprennent en outre l'acide 4,4' bis-(4-phényl-1, 2,3-triazolyl-2 )-stilbène-2, 2'-disulfonique. Les azurants pour polyamides comprennent des diarylpy razolines répondant aux formules Il et III Dans la formule Il, R3 et R5 désignent des atomes d'hydrogène, des radicaux alkyle ou aryle éventuellement substitués par des groupes carboxyle, carboxamide ou ester, R4 et R6 des atomes d'hydrogène ou des radicaux alkyle à chaîne courte, Arl et Ar2 des radicaux aryle, par exemple phényle, biphénylyle ou naphtyle qui peuvent porter d'autres substituants tels que des groupes hydroxyle, alcoxyle, hydroxyalkyle, amine, alkylamine, acylamine, carboxyle, #ster carboxylique, acide sulfonique, sulfonamide et sulfone ou des atomes d'halogène. Des azurants de ce type qui se trouvent dans le commerce sont dérivés de la formule III dans laquelle le radical R7 peut représenter les groupes Cl, -S02NH2, -SO2CH=CH2, -COO-CH3 et -COOCH2CH20CH3, tandis que R8 désigne le plus souvent un atome de chlore. Le 9-cyanoanthracène fait aussi partie des azurants pour polyamides. Les azurants pour polyamides comprennent encore des aminocoumarines à substituants aliphatiques ou aromatiques, par exemple la 4-méthyl-7-diméthylaminocoumarine ou son homologue diéthylamino. D'autres composés qui peuvent servir d'azurants pour polyamides sont le l-(2-benzimidazolyl),-2-(l-hydroxyéthyl- benzimidazolyl )-éthylène, le 1-éthyl-3-phényl-7-diéthylaminocar bostyrile et le 7-phényl-7-diméthylaminocarbostyrile. Comme azurants pour fibres de polyester et de polyamide, on peut utiliser le 2,5-bis-(2-benzoxazolyl)-thiophène, le 2-(2-benzoxazolyl) naphto #2,3-b ] thiophène, le 1,2-bis-(5-méthyl-2-benzoxazolyl)éthylène et la 3-phényl-7-(4-méthyl-5-phényl-1,2,3-triazolyl-2)- coumarine. La structure des azurants du type diphényl-distyryle répond à la formule dans laquelle Rg et R10 peuvent représenter chacun un atome d'hydrogène ou un radical acide sulfonique. De même que les radicaux Rg et Rlo, les radicaux Rll et R12 peuvent être semblables ou différents. R11 et R12 sont des radicaux phényle éventuellement substitués, les substituants pouvant être les atomes ou groupes d'atomes suivants : des radicaux alkyle, hydroxyalkyle ou alcoxyle contenant 1 à 5 atomes de carbone, des atomes de chlore, des groupes nitrile, carboxyle, acide sulfonique, chlorosulfonyle ou sulfonamide, l'un des atomes d'hydrogène de l'amide ou tous les deux pouvant être remplacés par des radicaux alkyle contenant 1 à 5 atomes de carbone ou des radicaux hydroxyalkyle contenant 2 à 4 atomes de carbone, l'azote de l'amide pouvant faire partie d'un noyau hétérocyclique. De préférence, Rll et R12 sont des radicaux chlorophényle, nitrilophényle, alkylphényle, hydroxyalkylphényle, alcoxyphényle, carboxyphényle ou sulfophényle, tous ces radicaux phényle pouvant encore contenir comme deuxième substituant un groupe acide sulfonique.Comme le groupe acide sulfonique les substituants -C1, -CN et -COOH peuvent être présents deux fois sur un radical phényle. En outre, les substituants R11 et R12 à envisager préférentiellement comprennent les radicaux sulfamidophényle (-C6H4-S02-NH2) et morpholinosulfophényle (-C6H4-502-NC4H40). Dans la mesure où les azurants utilisés selon l'invention sont des acides sulfoniques ou carboxyliques, on les utilise de préférence sous la forme de leurs sels hydrosolubles de métaux alcalins, d'ammonium ou d'amines ou alkylolamines contenant 1 à 6 atomes de carbone par molécule. Des exemples d'azurants de ce genre sont les sels de sodium des acides diphényl-distyrylsulfoniques présentant un squelette selon la formule IV dans lequel Rg et R10 désignent des atomes d'hydrogène et R11 et R12 les radicaux suivants R11 et R12 : acide benzènesulfonique, R11 : acide benzènesulfonique, R12 : chlorobenzène, R11 et R12 : acide chlorobenzènesulfonique. Dans la mesure où les azurants sont sous forme de solution ou pâte aqueuse avec les autres constituants des produits selon l'invention et où on les convertit à 11 état solide par sechage à chaud, il est à conseiller, pour stabiliser les azurants, d'incorporer des complexants organiques à raison d'au moins 0,1 % et de préférence 0,2 à 1 ck du poids des produits solides. Exemple Pour démontrer le procédé selon l'invention et le progrès technique obtenu, on utilise une machine à laver commerciale à tambour conçue pour 5 kg de linge au maximum. Lorsqu'on lave avec un bas niveau d'eau, le récipient à lessive contient 18 litres d'eau, avec un niveau élevé il en contient 25 litres. Le tambour tourne alternativement 10 secondes dans un sens puis 10 secondes dans l'autre. Le temps d'arrêt au changement de sens de rotation est d'une seconde. Dans trois essais de lavage, on lave chaque fois 1,4 kg de chemises blanches en tissu mixte de coton et de polyester, en tricot de polyamide ou en tissu de coton fortement amélioré, avec un bas niveau d'eau, c'est-à-dire avec 18 litres de lessive. On travaille par un procédé à deux lessives ; les détails du programme de lavage - y compris pour un procédé éventuel à une seule lessive - sont récapitulés ci-après Procédé à Procédé à deux une seule lessives lessive Prélavage quantité de lessive 18 1 concentration de détergent 5 g/l durée 20 mn supprimé température finale 500C évacuation par pompage Lavaqe principal quantité de lessive 18 1 18 1 concentration de détergent 7 g/l 7 g/l durée 50 mn 50 mn température finale 950C 950C Refroidissement quantité d'eau froide amenée 7 1 7 1 durée de la rotation du tambour 1 mn 1 mn après amenée de l'eau quantité d'eau évacuée par pompage 7 1 7 1 nombre des opérations de refroidis- 3 3 sement température finale atteinte 380C 380C Rinçage quantité d'eau évacuée par pompage 20 1 20 1 quantité d'eau froide amenée 20 1 20 1 durée de la rotation du tambour 3 mn 3 mn nombre des opérations de rinçage 3 3 Essorage durée 10 s 10 s La composition du détergent utilisé est indiquée par le tableau suivant. Les constituants salins contenus sont sous forme de sels de sodium.Les abréviations ont la signification suivante ABS : le sel d'un acide alkylbenzènesulfonique contenant 10 à 15 et de préférence 11 à 13 atomes de carbone dans la chaîne alkyle et qu'on a obtenu en condensant des oléfines à chaîne droite avec le benzène et en sulfonant l'alkylbenzène ainsi obtenu "KA-sulfate" : le sel d'alcools gras pratiquement saturés, obte nus par réduction d'acide gras de coco et sulfatés "FS-amide + 8 EO", "TA + 10 EO" et "NP + 10 EO" : les produits obtenus par addition d'oxyde d'éthylène (EO) à l'amide d'acide gras de coco (FS-amide), à un alcool gras pratiquement saturé obtenu par réduction d'acide gras de suif (TA) et au nonylphénol (NP), les chiffres indiquant le nombre de moles d'oxyde d'éthylène incorporées par addition à 1 mole d'alcool ou de phénol "EDTA" : le sel de l'acide éthylènediaminetétraacétique CMC : le sel de la carboxyméthylcellulose. Le savon est tiré d'un mélange d'acides gras de la composition suivante, en poids 21 X de C12 ; 8 % de C14 ; 4 % de C16 ; 22 % de C18 ; 8 % de C20; 37 % de C22. Comme azurants pour coton, pour polyesters et pour polyamides, on utilise des substances de la structure suivante Azurants pour coton 4,4'-bis-( 2-anilino-4-morpholino-1,3 ,5-triazinyl-6-amino)-stilbè- ne-2,2'-disulfonate (sel de sodium de l'azurant de formule I dans lequel R1 désigne -NHC6H5 et 2 désigne -NC4H8O (radical morpho R1 désigne -NHC H et R lino). Azurant pour polyesters et polyamides 2,5-dibenzoxazolyl-2-thiophène 3-phényl-7-( 4-méthyl-5-phényl-1, 2, 3-triazolyl-2 )-coumarine 2-benzoxazolyl-4 , 5-naphtothiophène On prépare les détergents de façon usuelle en séchant par pulvérisation le mélange exempt de perborate et en incorporant du perborate à la poudre obtenue ; ils contiennent environ 7 % en poids d'eau. % en poids de constituants dans le Constituant du détergent détergent pour coton/ pour poly- pour coton fortement polyester amide amélioré ABS 6,00 5,50 7,50 KA-sulfate ~ 2,00 savon 1018 2,00 3,50 2,50 Fs-amide + 8 EO 4,80 TA + 10 EO 2,50 2,20 NP + 10 EO ~ 4,00 1,50 Na5P3010 39,50 51,00 42,00 Na2O .3,35i02 4,30 3,00 3,50 NaBO2.H202.3H20 23,00 ~ 24,50 MgSi03 1,50 ~ 2,50 EDTA 0,20 0,25 0,20 CMC 1,20 1,20 1,80 azurant coton 0,12 0,12 0,18 azurant polyamide ou 0,24 0,24 0,18 polyester Na2SO4 et H20 14,64 29,19 11,44 Aux fins de comparaison, on lave selon le programme d' entretien facile des chemises de la même matière présentant approximativement le même degré de salissure, de la façon usuelle, c'est-à-dire à une température maximale de 60 C, le tambour tournant environ 5 secondes dans un sens, s'arrêtant environ 10 secondes et tournant alors à nouveau environ 5 secondes en sens inverse. Chose surprenante, les chemises lavées selon l'invention présentent beaucoup moins de froissement que les chemises lavées par le procédé connu Grâc#e à la température de lavage plus élevée, les salissures pigmentaires et graisseuses sont complètement éliminées ; quand on utilise un détergent contenant de l'oxygène actif, il se produit une décoloration d'autant meilleure des impuretés colorées éventuellement présentes. Mais la température de lavage plus élevée crée aussi de meilleures conditions pour la fixation des azurants sur les fibres de polyamides; pour les fibres de polyester, c'est seulement grâce au travail à température plus élevée que l'on arrive à fixer les azurants dans la mesure nécessaire aux besoins de la pratique. Pour cette raison, dans le cas des polyamides et des fibres de polyester, on obtient un degré plus élevé de blancheur. REVENDICATIONS 1.- Procédé de lavage de textiles d'entretien facile dans des machines à laver où le linge se trouve à l'intérieur de tambours rotatifs plongeant partiellement dans la lessive, procédé caractérisé par le fait que (a) le lavage s'effectue au moins temporairement à des températures d'au moins 75 C, en particulier de 80 à 1000C, (b) la rotation du tambour, au moins pendant les processus partiels qui se déroulent au-dessus de 40 C, n'est jamais interrompue pendant plus de 3 secondes, de préférence 2 secondes au maximum, (c) après la fin du lavage et avant le début de l'évacuation, on abaisse la température de la lessive à 40 C au maximum. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le sens de rotation du tambour change périodiquement, les temps d'arrêt lors du changement de sens ne dépassant pas 3~ secondes, de préférence 2 secondes au maximum. 3.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que l'on opère en présence d'azurants pour fibres de polyamides etiou de polyester qui se fixent sur la fibre à des températures supérieures à 75 C, en particulier entre 80 et 100 C. 4.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que l'on travaille en présence des azurants suivants : le 2,5-dibenzoxazolyl-2-thiophène, la 3-phényl-7 (4-méthyl-5-phényl-1, 2, 3-triazolyl-2)-coumarine, le 2-benzoxazo lyl-4, 5-naphtothiophène. 5.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les lessives contiennent des constituants de détergents ou adjuvants de lavage aux concentrations suivantes : 0,5 à 2,5 g /1 de surfactifs anioniques, non ioniques ou amphotères et éventuellement d'associations de ces surfactifs entre eux ou avec des assouplissants, 1,5 à 8,0 gil d'adjuvants actifs à réaction alcaline dont au moins une partie doit avoir un pouvoir de complexation des ions calcium, 0 à 0,5 g/l d'oxygène actif ou de chlore actif, ce dernier de préférence à raison de 0,3 gil, O à 0,06 g/l d'azurants pour fibres synthétiques.