La présente invention a pour objet une lentille de contact ou lentille cornéenne à réfraction non homogène. Pour tous les dispositifs correcteurs utilisés pour corriger les défauts de réfraction de l'oeil, on a, jusqu'àmain-tenant, pris comme principe de base de donner une homogénéité optique maximale à la partie du moyen correcteur agissant optiquement. Ceci est vrai aussi bien en ce qui concerne les verres de lunette qu'en ce qui concerne les lentilles de contact.Dans ce sens,s'agissant de la fabrication des lentilles de contact, on a Jusqu'à maintenant recouru à des traitements des surfaces optiques qui assurent une réfraction constante de la totalité de la surface optique et par conséquent aussi une netteté aussi grande que possible de l'image formée sur la rétine, ce qui revient à dire que l'on fabrique par exemple des lentilles dans lesquelles par dégauchissage au touret polissage, on forme aussi bien sur la face intérieure que sur la face extérieure des surfaces parfaitement sphériques dont l'effet d'ensemble est caractérisé par une aberration de sphéricité relativement faible. I1 est évident qu'avec les lentilles de contact ainsi traitées 1' acuité visuelle du porteur de verres est conditionnée par son pouvoir d'accomodation. Si ce pouvoir d'accomodation a disparu, (par exemple en cas d'aphakie) ou s'il est très affaibli,(par exemple che-z les presbytes), on ne peut obtenir l'acuité visuelle voulue que pour des objets situés à une distance déterminée, et la lentille ne peut donc gtre prescrite que pour voir des objets éloignés ou pour vo-ir des objets rapprochés. L'invention se propose de redonner au porteur, de verres dont le pouvoir d'accomodation est affaibli ou même absent, l'acuité visuelle voulue, aussi bien pour la vision éloignée que pour la vision rapprochée, en traitant à dessein optique de la lentille de contact de telle sorte qu'elle soit fortement non homogène dans la région de la zone optique proprement dite.On a constaté de façon surprenante que, lorsqu'on utilise de nombreux genres de surfaces optiques non sphériques conformées de telle sorte que la réfraction de la lentille de contact varie de façon continue d'une quantité de 2 à 5 dioptries depuis le centre en direction du bord de 1? pupille, ces surfaces ne provoquent pas chez le porteur de verres une sensation de déformation d'image et, de plus, elles corrigent son défaut d'accomodation aussi efficacement que s'il disposait d'un pouvoir d'accomodation pouvant atteindre 4 dioptries, et avait donc une acuit- visuelle suffisante aussi bien pour la vision d'objets éloignés que pour celle d'objets rapprochés, distants d'environ 25 cm. Dans de tels cas, si on considère les choses du point de vue des principes traditionnels de l'optique, il s'agit d'une image très imparfaite, comme on peut le prouver par le calcul ou de façon expérimentale du fait que la netteté d'image normale n'est obtenue que dans le voisinage de l'axe optique alors que, par contre, l'image devient de plus en plus floue au fur et à mesure qu'on se rapproche des bords. irais cet inconvénient n'a pas de suite fâcheuse pour l'acuité visuelle parce que, dans la région de la fovea de la rtine, qui est seule capable de percevoir, une image nette qui se trouve tout entière dans la zone d'un angle de vision très étroit (de 5 å 10 ), la netteté d'image procurée par les lentilles optiquement non homogènes dont il a été question ci-dessus est si bonne que la capacité de finition, qui est de toute façon limitée par la distance des deux côtés entre les couches de la rétine, ne peut pas être affablie de façon plus marquée par la non-homogénéité de la lentille de contact. L'invention a donc pour objet une lentille de contact dont le coefficient dioptrique dans la zone optique, c'est-à-dire dans une zone dont le diamètre peut aller jusqu'à 6 mm, est traité de telle sorte que la réfraction varie d'une valeur de 2 à 5 dioptries, de façon continue ou par petits sauts, ce résultat étant obtenu grâce au fait que la partie centrale de la lentille, dont le diamètre est inférieur ou égal à 6 mm, est formé par une surface intérieure et une surface extérieure dont les normales coupent l'axe optique, le rapport entre les distances respectives de la surface intérieure et de la surface extérieure par rapport à l'axe optique, ces distances tant mesurées suivant les normales aux dites surfaces passant par deux points situés à la même distance de l'axe optique, variant en fonction de cette dernière distance dans des limites de 5 à 15 %. Selon un mode de réalisation particulièrement avantageux, la partie centrale de la lentille est formée en combinant la surface extérieure sphérique, elliptique, parabolique ou hyperbolique avec la surface intérieure elliptique, parabolique ou hyperbolique. L'invention a également pour objet une lentille de contact de forme connue optiquement homogène (c'est-à-dire dont la surface intérieure et la surface extérieure sont approximativement des surfaces sphériques), où la surface extérieure est traitée de telle sorte que sont formées sur elle des inégalités qui ont pour suite de faire varier la réfraction des différentes parties de surface de façon continue dans les limites de 2 à 5 dioptries, c'est-à-dire de former des surfaces dont les normales coupent l'axe optique, les distances mesurées suivant les normales entre ces surfaces et l'axe optique étant différentes du rayon la surface extérieure initiale d'une quantité qui varie de + 2,5 % à 7,5 . On a déjà arbitrairement utilisé un traitement analogue de surfaces avec les lentilles de contact molles moulées par centrifugeage. Haies, jusqu'à présent, leur manque d'homogénéité était tenu pour un défaut, par ce que, pour juger la qualité optique des lentilles de contact, on recourait à tort aux critériums de jugement valables pour les verres de lunette. La constatation surprenante qu'on obtient des résultats extrêmement favorables en donnant à dessein plus d'ampleur encore à cet inconvénient apparent permet d'élargir considérablement le domaine d'application, car les lentilles ainsi usinées permettent de rendre la netteté de vision-aussi bien éloignée que rapprochée à de larges catégories de personnes souffrant de défauts de réfraction.Evidemment il n'en reste pas moins. nécessaire de continuer à rechercher la réalisation d'une optique parfaitement homogène poùr les personnes dont le pouvoir d'accomodation reste indemne et auxquelles conviennent parfaitement les lentilles de contact optiquement homogènes que l'on peut- fabriquer de façon connue en soi (c'est-à-dire avec deux surfaces sphériques), et en recourant à la technique de moulage décrite, par exemple, par le brevet tcheco-slovaque nO 146 961. les aractérîstiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre à titre d'exemple, en référence au dessin annexé dans lequel - la figure 1 est une coupe schématique d'une partie de lentille de contact selon l'invention à échelle plus grande que nature, où figurent notamment les distances suivant normales; - les figures 2 à 5 représentent schématiquement des len tilles dans lesquelles on obtient la no-homogénéité optique voulue en combinant différentes surfaces de révolution de deuxième ordre, c'est-à-dire des surfaces dont les méridiens sont des sections coniques ; - la figure 6 représente une lentille sur la surface de laquelle ont été formées des inégalités de surface (représentées fortement agrandies). La partie centrale X, ayant un diamètre inférieur ou égal à 6 mm, de la lentille de contact représentée à la figure 1, est formée par la surface intérieure 1 et la surface extérieure2, dont les nornales 3 et 4 coupent-l'axe optique 0 de la lentille. Be rapport tA'/BB' des distances mesurées suivant les normales entre les surfaces et l'axe 0 varie dans la zone de 5 à 10 ffi en fonction de la distance perpendiculaire (x) entre les points A et B et l'axe 0. Selon le mode de réalisation représenté à la figure 2, la surface extérieure2 en forme d'ellipsoide aplatie est combinée avec la surface intérieure i en forme d'ellipsolde plus renflée. Sur la figure 3, la surface extérieure 2 sphérique est -combinée avec la surface intérieure 1 paraboloidale. Selon la figure 4, la surface intérieure 1 en forme d'eîlipsoide renflée est combinée avec la surface -extérieure 2 hyperboloidale. Dans la lentille représentée à la figure 5, la surface intérieure paraboloidale 1 est combinée avec la surface extérieure 2 hyperboloidale Dans tous les cas indiqués ci-dessus, la non-homogéné-ité optique est telle que l'écart entre la valeur dioptrique de chaque partie de la lentille de contact et la valeur moyenne axiale est proportionnel au carré de la distance mesurée perpendiculairement à l'axe optique entre cet axe et les parties intéressées de la lentille de contact. Dans les exemples représentés aux figures 2 et 3, la valeur de cet écart est positive alors quelle est négative dans les exemples correspondant aux figures 4 et 5. On a représenté à la figure 6 une lentille de contact dont la surface intérieure 1 et la surface extérieure 2 sont en gros des surfaces sphériques. airs, sur la surface extérieure 2 de cette lentille, on a usiné des inégalités de surface 5; les normales à ces portions de surface coupent l'axe optique O, et les distances 6 mesurées suivant ces normales entre les portions de surface et l'axe optique O diffèrent du rayon R de la surface extérieure initiale 2 dans une proportion allant de + 2,5 % à + 7,5 %. RISVEfPYDIGBTIONS 1. Lentille de contact à optique non homogène aractérisée en ce que sa partie centrale ayant un diamètre inférieur ou égal à 6 mm est formée par une surface intérieure et une surface extérieure dont les normales coupent l'axe optique, et en ce que le rapport entre les distances respectives de la surfaces intérieure et de la surface extérieure par rapport à l'axe optique, mesurées suivant les normales auxdites surfaces passant par deux points situés à la même distance perpendiculaire de l'axe optique varie en fonction de cette dernière distance dans des limites de 5 à 15 %. 2. Lentille de contact selon la revendication 1, caractérisée en ce que la partie centrale de la lentille est formée par combinaison de la surface extérieure sphérique, elliptique, parabolique ou hyperbolique avec la surface inférieure elliptique, parabolique ou hyperbolique. 3. Lentille de contact selon la revendication 1, caractérisée en ce que, dans une lentille dont la surface intérieure et la surface extérieure sont sphériques, la surface extérieure est usinée de telle sorte que soient formées sur elle des inégalités de surface dont les normales coupent l'axe optique, les distances mesurées suivant les normales entre ces parties de surface et l'axe différant du rayon de la surface extérieure sphérique initiale dlune quantité comprise entre + 2,5 ç et + 7,5 %.