La présente invention concerne la technique de dialyse pêritonéale itérative. Elle a pour objet un procédé de dialyse et une prothèse le mettant en oeuvre, destinée à être implantée chirurgicalement dans l'abdomen. Pour des patients souffrant d'insuffisance rénale chronique, on a déjà proposé d'épurer artificiellement le sang en mettant en oeuvre une technique dite "dialyse péritonéale" qui utilise deux propriété physiques essentielles du péritoine qui est une fine membrane enveloppant les viscères de l'abdomen dans tous leurs replis - la première propriété réside dans le caractère-semi-perméable de cette mem brane : lorsqu'on la met en-contact avec un liquide de composition voisine du liquide physiologique, les impuretés du sang circulant dans ses vaisseaux ca pillaires migrent vers ce liquide en la traversant. Il se produit en fait entre le sang et le liquide un phénomène d'osmose à travers le péritoine. - La deuxième réside dans le fait que cette membrane délimite une cavité inté rieure fermée, le volume de cette cavité étant inexistant à l'état naturel, clest-à-dire que le péritoine adhère à lui-même à la=manière d'un ballon dé gonflé et chiffonné. La dialyse péritonéale- consiste à introduire dans la cavité un liquide qui la gonfle et baigne toutes ses parois inférieures, de façon à engendrer les migrations osmotiques. Le liquide, une fois chargé des impuretés du sang, est ensuite extrait et rejeté à l'extérieur. Une méthode opératoire connue, due à TENCK-HOFF et largement utilisée, consiste introduire le liquide dans la cavité par l'intermédiaire d'un tuyau ou cathéter implanté chirurgicalement dans l'abdomen, ce meme cathéter servant à extraire le liquide par aspiration. L'une de ses extrémités pénètre dans la cavité par une inc#ision pratiquée dans le péritoine, l'autre extrémité dépasse de l'abdomen à travers la peau Ce cathéter, laissé en place en permanence dans l'abdômen, est utilisé périodiquement pour chaque opération de dialyse, en reliant l'extrémité dépassant du corps à liappareil qui délivre ou pompe le liquide. Elle présente deux inconvénients majeurs - d'une part, l'extrémité du cathéter dépassant en permanence de l'abdomen est très-mal supportée par le malade sur le plan psychologique, - d'autre part, cette extrémité dépassante constitue incontestablement une por te d'entrée pour les germes- infectieux si bien# que des précautions permanentes d'aseptisation doivent etre prises. Malgré tout, il n'a pas été possible d'évi ter, jusqu'à présent, les accidents dans des proportions satisfaisantes. Ces inconvénients font que le procédé s'est très peu développé malgré sa très grande simplicité de principe et les très faibles couAts du traitement (peu de matériel mis en oeuvre). La présente invention a pour but de pallier ces inconvénients. Elle propose a cette fin de raccorder le cathéter de TENCKHOFF à une poche ou cavité arti ficelle ménagée sous la peau, préférentiellement entre le flanc et l'hypocondre au niveau de l'épine iliaque antéro-supérieure. L'accès au cathéter se fera alors par introduction percutanée d'un trocart dans cette poche, de façon tout a fait analogue à une ponction ou piqûre. La poche dissimulée sous la peau ne nuit en aucune façon au patient et la blessure occasionnée par la piqûre se guérit très vite sans incident (un pansement est mis pendant vingt quatre heures sur le point de ponction). Pour mettre en oeuvre ce procédé, la présente invention propose de ménager cette poche au moyen d'une prothèse dont les parois délimitent une cavité intérieure, que l'on insère sous la peau et raccorde au cathéter. Cette prothèse est caractérisée en ce qu'elle comporte un orifice d'accès à la cavité et des moyens pour raccorder le cathéter de TENCKHOFF à cet orifice par simple montage de façon étanche. Elle doit être étanche même après de nombreuses ponctions ou perforations par un trocart et bien supportée par l'organisme. Dans ce but, et selon une autre caractéristique de l'invention, elle comporte au niveau de la zone de perforation, dans son épaisseur, une matière souple ou élastique telle que du caoutchouc. Le reveAtement extérieur de la prothèse est réalisé dans une matière bien tolérée par l'organisme, de préférence à base de silicone. Une des difficultés du procédé réside sans doute dans la phase de ponction percutanée : on risque en effet à ce moment de transfixier totalement la prothèse car il est difficile de connaître exactement à quel niveau elle est insérée sous la peau. Afin d'éviter les conséquences néfastes de cette transfixion (injection du liquide dans la peau, perforation d'un muscle, etc...) et selon une autre caractéristique de l'invention, une plaque de métal est fixée à la prothèse à l'opposé de la zone de perforation interdisant ainsi au trocart de la traverser de part en part. Dans ce but, également, le trocart, au moment de la ponction, est avantageu sement relié à un système maintenant une dépression constante dans son aiguille de telle sorte que sa pénétration dans la poche sera signalée par l'appårition d'une aspiration fluide. Une façon très simple de réaliser cette prothèse, qui pourra être mise en oeuvre par tous chirurgiens, consiste à emboîter l'un dans l'autre deux tubes de diamè- tres différents en matière plastique à base de silicone par l'une de leurs extrémités. Le petit tube est d'un diamètre permettant de le relier au cathéter de TENCKHOFF de façon étanche par simple emboîtement. L'extrémité libre du gros tube est obturée par une colle à usage médical au silicone de façon à le rendre borgne, l'intérieur de ce dernier constituant ladite poche. La zne de perforation est recouverte par un morceau de caoutchouc également collé; il suffira par exemple d'emmancher et coller le gros tube dans un tube de caoutchouc de diamètre plus important.Une plaque de métal peut êfre d'ailleurs glissée entre le tube de caoutchouc et le gros tub#e à l'opposé de la zne de perforation afin d'éviter la transfixion, Comme le caoutchouc est mal accepté par l'organisme, on le recouvre avantageusement en disposant ou collant par dessus 0 lui un velours de polythéréthalate d 'éthylene-(Rogerdon 1026 appelé couram- ment dans le commerce Dacron). Cette matière permet en outre, d'une part, une meilleure étanchéité, l'orifice de ponction étant rapidement comblé par des cellules, d'autre part, une bonne fixation de la prothèse (bon amarrage au sein du tissu çellulaire) et il est très avantageux d'en envelopper l'ensemble de la prothèse au niveau de la cavité. Il est bien évident que tous revêtements produisant des effets équivalents peuvent être employés. La présente invention ne se limite naturellement pas à cette forme de réalisation particulièrement simple à fabriquer. D'autres, mises en oeuvre par moulage sans aucun collage, en font naturellement partie. Après un grand nombre de ponctions une prothèse du type précédent finit malgré tout par perdre son étanchéité, si bien qu'il est nécessaire de la remplacer. Dans le but de diminuer la fréquence de ces changements et selon une caracté- ristique complémentaire de l'invention, plusieurs prothèses reliées entre elles, constituant une prothèse multiple et comportant un moyen de raccordement des cavités de chacune d'elles à un meme cathéter, sont implantées simultanément sous la peau. L'invention ayant maintenant été exposée sous sa forme générale, elle sera mieux comprise au regard des dessins annexés qui présentent plusieurs formes de réalisation non limitatives. Sur ces dessins - la figure I représente une forme de réalisation d'une prothèse selon l'invention pouvant être fabriquée sans aucun outillage spécial, - la figure 2 représente une prothèse selon l'invention pouvant être réalisée par moulage, - la figure 3 est une coupe longitudinale de la figure 2, - la figure 4 représente une nouvelle forme de réalisation d'une prothèse selon l'invention, - la figure 5 représente deux prothèses associées constituant une prothèse multi ple selon l'invention, - la figure 6 est un schéma montrant l'implantation dans l'abdomen d'une prothè se selon l'invention, - la figure 7 est un schéma montrant une variante dans l'implantation d'une pro thèse selon l'invention dans l'abdomen, - la figure 8 représente une variante de prothèse qui peut etre utilisée dans le cas d'une implantation conforme à la figure 7. Sur la figure I on peut voir deux tuyaux souples I et 2 de diamètres intérieurs respectifs différents, emboîtes l'un dans l'autre par une de leurs extrémités. L'emboîtement de l dans 2 est réalisé de façon étanche, par exemple, en collant entre elles les extrémités raccordées des tuyaux. Le tuyau I de plus fort diamètre est bouché a son extrémité libre 3 au moyen, par exemple, d'un bouchon#de colle. Le tuyau 1 délimite ainsi une cavité intérieure 30, ouverte sur l'extérieur par un orifice unique Sa l'extrémité libre du tuyau 2. Le diamètre de cet orifice -ou diamètre intérieur du tuyau 2- permet un emboî- tement forcé étanche avec le cathéter 7. -# Un tuyau 4 en matière élastique -par exemple en caoutchouc- est emmanché sur le tuyau 1 de façon étanche. De préférence, il est collé sur le tuyau 1. Un petit sac 6, en tissu, enveloppe l'ensemble de la prothèse jusqu'à la zne d'emboîtement des tuyaux 1 et 2. De préférence, les tuyaux I et 2 sont en matière plastique à base de silicone pour usage médical. De la sorte, ils sont tolérés par l'organisme après implantation, sans qu'il soit nécessaire de les recouvrir d'un revêtement particulier. De même, les colles employées pour réaliser cette prothèse sont de préférence à base de silicone pour usage médical. Le tissu constitutif du sac 6 a pour rôle de faciliter la fixation de la prothèse sous la peau (bon amarrage dans la trame conjonctive qui l'entoure) et d'éviter le contact du tuyau de caoutchouc 4 avec les tissus cellulaires (le caoutchouc est une matière non tolérée par llorganisme). Il permet également, surtout lorsqu'il est-collé sur la zne de perforation de la prothèse, d'assurer une étanchéi- té 110 long terme" de la prothèse. En effet chaque orifice de ponction vient à être rapidement comblé par les cellules qui entourent ce tissu et 51y melent étroitement. Comme cette prothèse est cylindrique et entourée par un tuyau cylindrique 4 de caoutchouc, aucune orientation n'est nécessaire pour son implantation (la zne de perforation est cylindrique). Au moment de la ponction, C'aigviae du trocart doit traverser le sac b, le tuyau de caoutchouc 4, le tuyau 1 pour pénétrer dans la chambre 30. Lorsque l'opération de dialyse est terminée, l'aiguille est retirée, laissant une incision dans le tuyau I par laquelle la prothèse est susceptible de fuir. Le caoutchouc, constitutif du tuyau 4, se comprime autour du point de perforation au passage de l'aiguille du trocart pour se détendre après retrait de cette dernière, ce qui a pour effet de refermer l'incision pratiquée dans le tuyau 4 et de conserver l'étanchéité de la prothèse. Il est bien évident que le tuyau dë caoutchouc 4 peut être placé à l'intérieur du tuyau I (prendre alors un tuyau dont le diamètre extérieur compatible avec le diamètre intérieur du tuyau) sans changer l'effet produit par sa matière élastique constitutive. Le rôle d'étanchéité "à court terme" du caoutchouc (étanchéité entre deux ponctions successives) peut être assuré par d'autres moyens sans sortir du cadre de l'invention. L'un de ces-moyens est décrit figure 8. Pour éviter, au moment de la ponction, la transfixion de la prothèse par l'aiguille du trocart, une plaque de métal -ou tout autre matériau difficile à transpercer- peut être avantageusement glissée entre le tuyau de caoutchouc 4 et le tuyau 1, à l'opposé de la zne de perforation du trocart. La prothèse ne présente plus alors de symétrie cylindrique et il faut prendre garde, au moment de son implantation, d'orienter cette plaque de métal vers l'intérieur-du corps, en orientant la zne-de perforation vers la peau L'emboîtement étanche du cathéter 7 dans le tuyau 2 est particulierement facile et rapide à réaliser. Cela est très utile lrsque la prothèse doit être remplacée. Il suffit, alors, de désemboiter le cathéter 7 pour le réemboiter dans la nouvelle prothèse. Tout système de raccordement étanche peut naturellement être employé mais il est préférable, pour la raison indiquée plus haut, de ne rien coller car cela créerait des complications à chaque remplacement. Pour éviter un éventuel désemboitement ou perte d'étanchéité, le cathéter 7 et le tuyau 2 sont liés entre eux par un collier en fil non résorbable que l'on dénoue au moment d'un remplacement, La figure 2 est une variante de la forme de réalisation de la figure 1. Sur cette figure, l'ensemble tuyau 1, tuyau 2 et bouchon 3, a été moulé dans une même matière plastique, de préférence à base de silicone pour usage médical, pour former une paroi continue 13, délimitant une cavité intérieure 31 ouverte sur l'extérieur par un orifice 50. Vers l'orifice 50, la prothèse prend la forme d'un tuyau 20, destiné à être raccordé au cathéter 7 par simple emboîtement forcé étanche. La paroi 13 présente la forme d'une vessie légèrement aplatie. La zone de perforation de la prothèse est recouverte par une plaque de ca ou t- chouc 40, collée sur elle. Sur la figure 3, on peut voir à l'opposé de cette plaque de caoutchouc 40, une plaque métallique 6, prise dans l'épaisseur de la matière plastique constitutive de la paroi 13 et incorporée au moment du moulage. Comme précédemment, la plaque de caoutchouc a pour rôle d'assurer l'étanchéi- té de la prothèse même après de nombreuses ponctions, la plaque de métal 6 d'empêcher sa transfixion lors de chaque ponction. La forme de la prothèse décrite sur les figures 2 et 3 n'est nullement limitative. Cette forme aplatie a pour avantage d'offrir une surface ou zne de perforation plus importante permettant une ponction plus aisée et un meilleur confort pour le malade au toucher. Comme précédemment, cette prothèse est avantageusement enveloppée dans un petit sac de Dacron. La plaque de caoutchouc peut d'ailleurs etre collée à l'intérieur, dans le cas d'un moulage en deux parties, ce qui permet alors d'obtenir une surface extérieure de la prothèse entièrement en matière tolérée par l'organisme. Dans le même but, elle peut être incorporée dans l'épaisseur de la matière plastique au moment du moulage. La figure 4 représente une autre forme de réalisation d'une prothèse selon l'invention. Sur cette figure, une boite métallique 60 qui comporte une face ouverte au regard d'un fond 32 et un orifice 33 dans sa paroi latérale, est enveloppée sur tou te sa surface par une matière plastique 10 formant ainsi une paroi étanche au niveau de son ouverture. Cette ouverture, constituant la zene de perforation, est recouverte pour cette raison d'une plaque de caoutchouc 41. Un tuyau souple 21 est relié à l'orifice 33 de façon étanche, par exemple, en l'y emboîtant et en le soudant à la paroi 10 au moment où celle-ci est moulée autour de la boite 60. Les matières constitutives du tuyau 21 et de la paroi 10, seront de préférence à base de silicone pour usage médical. Le tuyau 21 est raccordé au cathéter 7 par simple emboitement forcé au niveau de la section de sortie 51. La boite métallique 60 a naturellement pour rle d'éviter la transfixion gracie à la présence du fond 32. Le sac enveloppant la prothèse n'a pas été représenté. Sur la figure 5 on peut voir deux prothèses reliées entre elles par deux tuyaux souples, 22 et 23, se raccordant en Y par tout moyen pour former un tuyau souple, unique 24. Sur cette figure, les prothèses représentées sont identiques à celle de la figure 1, mais il est bien évident que toute prothèse selon l'invention peut être utilisée. Le cathéter 7 est raccordé comme précédemment au tuyau 24 par emboitement forcé étanche. Cette prothèse appelée prothèse multiple permet, après implantation, de créer simultanément deux poches étanches artificielles sous-cudanées. De la sorte, il est possible de pratiquer alternativement des ponctions dans l'une et l'autre de ces poches. Cela diminue les risques de réaliser des ponctions rapprochées toujours au meme endroit et évite un vieillissement prématuré des prothèses constituant ces poches. De plus l'intervalle entre deux ponctions dans une même prothèse augmentant, le tissu susceptible de les recouvrir peut jouer à plein son rôle précité d'étanchéité "à long terme", ce qui accroîs encore la durée de vie d'une telle prothèse. En remplaçant ainsi moins souvent les prothèses, par opération chirurgicale, on offre au malade une satisfaction évidente et on diminue encore les risques d'accidents infectieux. Sur cette figure, deux prothèses ont été représentées mais il est évident que l'implantation simultanée de plus de deux protheses fait naturellement partie de l'invention. Sans sortir du cadre de l'invention, il est d'ailleurs également possible de réaliser une prothèse unique dont les parois constitutives délimitent plusieurs cavités intérieures, séparées entre elles, communiquant toutes directement avec un meme orifice de sortie destiné à etre raccordé à un cathéter. Sur le schéma de la figure 6 on peut suivre les étapes chirurgicales d'implantation du cathéter et de la prothèse : l'implantation du cathéter se fait en pratiquant une courte incision médiane 9 sous l'ombilic N,~de deux à trois centimètres environ. On incise la peau, les tissus cellulaires puis la ligne blanche abdominale après l'avoir découverte, jusqu'au péritoine. On pratique alors dans ce dernier une courte incision permettant d'introduire un doigt dans la cavité péritonéale. On y passe alors le cathéter que l'on met en place dans le cul-de-sac de Douglas, en s'aidant du doigt (index) pour le situer exactement en refoulant les anses, particulièrement le sigmolde. Une fois placé, le cathéter est amarré à la paroi au moyen d'une bague de Dacron ; l'aponévrose est alors refermée avec l'Ercédex 0. Cette technique bien connue en soi, due à TENCKHOFF, est celle utilisée pour implanter le cathéter nécessaire à la dialyse péritonéale classique. On pratique alors une anesthésie localeauniveau de la paroi abdominale immédiatement en dedans de l'épine iliaque antéro-supérieure, puis une incision 8 à ce niveau. Cette incision 8 a été pratiquée sur le flanc droit D, mais elle pourrait être naturellement pratiquée sur le flanc gauche G. Par cette incision 8, est introduite sous la peau la prothèse de dialyse 10, en prenant soin d'orienter la zne de perforation vers la peau. On anesthésie de même localement les chairs comprises entre les deux incisions précédentes, de façon à pouvoir faire glisser, sans douleur, le cathéter de TENCKHOFF 7, dans un tunnel sous-cutané. Le cathéter 7 est raccordé à la prothèse 10, peu avant l'incision 8 (le raccordement peut alors etre réalisé manuellement sans aucune difficulté). On referme les deux incisions 8 et 9 et repère la position de la prothèse par tout moyen. Lors d'une opération de dialyse, un trocart Il-est introduit à travers la peau dans cette zne jusqu'~} l'intérieur de la cavité ménagée par ladite prothèse. D'une façon courante, t'aiguille du trocart de deux millimètres de diamètre environ est recouverte d'une matière à base de silicone. Le trocart 11, au moment de la ponction, est avantageusement relié à une seringue (non représentée) par un tuyau en matière plastique à base de silicone 12 dans laquelle on maintient une aspiration constante. La pénétration dans la cavité est ainsi signalée par l'apparition d'air ou de liquide dans la seringue; ce qui évite à l'opérateur de transpercer la prothèse 10 par mégarde de part en part. Le trocart 11, une fois enfoncé, est raccordé à un appareil qui délivre le liquide jusqu'à concurrence d'un litre environ. Après un -séjour de quelques heures dans la cavité péritonéale afin de laisser les phénomènes d'osmose se produire, ce même liquide, alors chargé des impuretés du sang, est extrait de la cavité péritonéale en reliant le trocart 11 à une pompe maintenant une dépression dans ce lu i-ci . Lorsque tout le liquide a été aspiré, on retire le trocart 11 de la prothèse ] 0 qui se referme d'elle-même sur le passage de t'aiguille. La petite blessure occasionnée par la ponction est alors recouvertegpar un pansement pendant vingt quatre heures. Sur la figure 7, la prothèse 100 a été insérée sous la peau immédiatement sous l'ombilic N par l'incision précédemment pratiquée en 9 de la figure 6. De la sorte l'incision 8 dans le flanc de la figure 6 ainsi que le trajet sous-cutané du cathéter 7,de l'incision pratiquée dans la ligne blanche et le péritoine à la prothèse 100,ont pu être évités. La prothèse 100 étant implantée au droit du passage du cathéter 7 à travers le péritoine Pe, son orifice de raccord avec le cathéter 7 doit se trouver sous la prothèse 100 comme l'explique la figure 8. Sur cette figure on peut voir la prothèse 100 insérée sous la peau P entre la paroi musculaire abdominale A et la peau P. Par une incision I pratiquée dans la ligne blanche de la paroi abdominale A et le péritoine Pe est introduit le# cathéter 7 dans la cavité péritonéale C. Le cathéter 7 et la prothèse 100 sont raccordés au niveau de cette incision I, la prothèse 100 pénétrant légèrement dans la cavité C par cette incision. La prothèse 100 est amarrée dans cette position par deux bagues de Dacron 18 disposées de part et d'autre de la paroi abdominale A et du péritoine Pe. Sur la prothèse 100 on peut voir schématiquement ses différents éléments constitutifs : la plaque de métal 15 pour-éviter la transfixion, une enveloppe générale en matière plastique à base de silicone 14 dans laquelle est insé#rée une c#ouche 17 assurant l'étanchéité au niveau de la zone de perforation, elle#meAme recouverte par un tissu de Dacron 16. La couche 17 assurant l'étanchéité peut etre du caoutchouc pris dans la masse au moment du moulage de la matière plastique constitutive de la paroi 14. Cela peut etre également une matière dont la dureté est très différente de celle de la paroi 14 une matière plastique dure à base de silicone pour la couche 17 donne par exemple de bons résultats (la paroi 14 étant constituée d'une matière plastique molle). Cet aspect multicouche de la paroi de la prothèse au niveau de la zône de perforation, chacune des couches superposées étant de dureté très différente d'une couche à une autre, permet d'une façon générale d'assurer une bonne étanchéité de la prothèse après ponction (une couche agit sur l'autre par différence de dureté, au moment de la ponction, en créant des forces internes au niveau de la jonction de ces couches qui tendent à refermer sur lui-même l'orifice de ponction à ce niveau). Ce moyen d'étanchéité sous sa forme la plus générale entre naturellement dans le cadre de la présente invention. L'invention ayant maintenant été exposée et son intérêt justifié sur des exemples détaillés, les demandeurs s'en réservent l'exclusivité pendant toute la durée du brevet sans limitation autre que celle des termes des revendications ci-après. REVENDICATIONS 1 - Procédé de dialyse péritonéale qui consiste à - implanter dans l'abdomen un cathéter traversant le péritoine et péné trant par l'une de ses extrémités dans la cavité péritonéale, - injecter par ce cathéter, dans la cavité péritonéale, un liquide permet tant d'absorber par migrations osmotiques à travers le péritoine, des im puretés du sang circulant dons les vaisseaux sanguins dudit péritoine, - attendre que les migrations osmotiques se produisent, - extraire de la cavité péritonéale le liquide chargé desdites impuretés, en aspirant celui-ci par ledit cathéter, ledit procédé étant CARACTERISE EN CE QUE pour injecter et extraire ledit liquide par ledit cathéter il consiste à - raccorder l'extrémité du dit cathéter située à l'extérieur de la cavité péritonéale, à l'intérieur d'au moins une poche fermée ménagée artifi cillement sous la peau, - introduire à travers la peau un trocart dans-une dite poche, - injecter et extraire ledit liquide par ce trocart. 2 - Procédé selon la revendication 1 CARACTERISE EN CE QUE pour introduire le trocart dans une dite poche il consiste à - maintenir une dépression constante dans le trocart, - enfoncer le trocart à travers la~peau en direction de l'intérieur de la po che jusqu'à l'apparition d'un début d'aspiration de fluide dans le trocart indiquant la pénétration de celui-ci dans ladite poche. 3 - Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, CARACTERISE EN CE QU'il consiste à ménager ladite poche entre le flanc et l'hypocondre au niveau de l'ép;- ne iliaque antéro-supérieure. 4 - Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, CARACTERISE EN CE QU'il consiste à ménager ladite poche immédiatement en dessous de l'ombilic au droit de l'incision pratiquée dans le péritoine à travers laquelle passe ledit cathéter. 5 - Prothèse destinée à être implantée sous la peau pour créer une poc#he artificielle sous-cutanée pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications 1 à 4, et à etre perforée fréquemment à travers la peau par une aiguille creuse, ladite prothèse étant CARACTERISEE EN CE-QUE - elle est constituée d'un ensemble de matériaux formant paroi étanche délimitant une cavité intérieure, l'ensemble des matériaux constituant l'enveloppe exté rieure de la prothèse ayant la propriété d'être toléré par l'organisme humain meme après implantation prolongée, - elle comporte un moyen assurant l'étanchéité de la prothèse dans la zne de perfora tion même après perforations répétées de celle-ci par une aiguille, un seul orifice dans ladite paroi faisant communiquer l'intérieur de la cavité avec l'extérieur, un moyen pour raccorder de façon étanche cet orifice à un cathéter sou ple. 6 - Prothèse selon la revendication 5 CARACTERISEE EN CE QUE ledit moyen pour raccorder est un tuyau souple relié de façon étanche audit orifice et dont l'extrémité libre est conformée de façon à pouvoir s'emboiter de façon étanche dans ledit cathéter. 7 - Prothèse selon l'une des revendications 5 ou 6, CARACTERISEE EN CE QUE - l'ensemble des matériaux formant paroi étanche et délimitant une cavité intérieure est constitué d'au moins une matière plastique. 8 - Prothèse selon l'une des revendications 5 à 7, CARACTERISEE EN CE QUE ladite paroi étanche est moulée dans une même matière plastique. 9 - Prothèse selon l'une des revendications 7 ou 8, CARACTERISEE EN CE QUE l'ensemble desdites matières plastiques sont à base de silicone de façon à être tolérées par l'organisme. 10 - Prothèse selon l'une des revendications 5 à 9, CARACTERISEE EN CE QUE le moyen pour assurer l'étanchéité de la prothèse est une couche de matière élastique contenue dans l'épaisseur de la paroi au niveau de ladite zone. Il - Prothèse selon la revendication 10, CARACTERISEE EN CE QUE ladite cou- che de matière élastique est constituée d'un morceau de caoutchouc collé du niveau de ladite zne sur la paroi. 12 - Prothèse selon la revendication 5 CARACTERISEE EN CE QUE le moyen pour assurer l'étanchéité de la prothèse dans la zne de perforation est la constitution multicouche de la paroi étanche au niveau de cette zone, chacune des couches étant de dureté très différente. 13 - Prothèse selon la revendication 12 CARACTERISEE EN CE QUE la paroi étanche au niveau de ladite zne est constituée d'une couche de matière plastique dure à base de silicone prise entre deux couches de matière plastique molle à base de silicone. 14 - Prothèse selon# les revendications 6, 7, 9, 10 et 11 prises ensemble, CARAC TERISEE EN CE QU'elle est constituée de deux tubes en matière plastique à base de silicone pour usage médical, emboîtés l'un dans l'autre de façon étanche par une de leurs extrémités, le petit tube constituant ledit tuyau souple, le gros tube étant bouché de façon étanche à son extrémité libre et emboité lui-même de façon étanche dans un tube élastique de caoutchouc 15 - Prothèse selon l'une des revendications 5 à #14, CARACTERISEE EN CE QU'elle comporte un moyen pour éviter la transfixion de sa paroi à l'opposé de la zne de perforation dans la cavité. 16 - Prothèse selon la revendication 15 CARACTERISEE EN CE QUE ledit moyen pour éviter la transfixion est une plaque de métal fixée à la paroi à l'opposé de la zoAne de perforation. 17 - Prothèse selon les revendications 9 et T6 prises ensemble CARACTERISEE EN CE QUE la prothèse est moulée autour de la plaque de métal dans la masse. 18 - Prothèse selon l'une des revendications précédentes CARACTERISEE EN CE QUE la cavité intérieure prend la forme de plusieurs cavités séparées indépendantes communiquant avec l'extérieur par le meme orifice et communiquant entre elles. 19 - Prothèse multiple CARACTERISEE EN CE QU'elle est constituée de prothèses selon l'une des revendications 6 à 18 reliées entre elles par leur dit tuyau souple de façon à faire communiquer chacune des ccvités intérieures desdites prothèses à l'extérieur par un orifice unique comportant des moyens pour le raccorder de façon étanche à un cathéter. 20 - Prothèse selon l'une des revendications 6 à #19 CARACTERISEE EN CE QU'elle est enveloppée au niveau de la cavité par une matière facilitant son implantation dans l'organisme humain, cette matière devant recouvrir, entre autres, les zones de la prothèse dont la matière constitutive est mal acceptée par l'organisme. 21 - Prothèse selon la revendication 20 CARACTERISEE EN CE QU'elle est en veloppée d'un tissu de polythéréthalate d'éthylène. 22 - Prothèse selon l'une des revendications 20 ou-21, CARACTERISEE EN CE QUE ledit tissu est collé à l'extérieur de la prothèse sur la paroi délimitant la cavité intérieure au niveau de la zne de perforation.