Des boutons sont fixés couramment, par exemple sur des vêtements, à l'aide de fils qui d'habitude s 'usent, s'ef- filochent et s'éraillent. Le remplacement d'un bouton soulève fréquemment des difficultés parce qu'il a été perdu et qu'il est impossible de trouver un bouton identique. Il en est de même pour les éléments de fixation ou de fermeture à déclic appelés parfois "boutons-pressions", pour les agrafes à oeillets et crochets, etc. On utilise #3UVCPt des pointes métalliques pour la fixation d'un tel élément, mais lorsque ce dernier est arraché, les pointes peuvent provoquer des dégels sérieux.De plus, le remplacement de l'un quelconque de ces éléments de fermeture peut être coûteux, car il peut nécessiter l'ouverture de la ceinture ou d'une autre partie du veAte ment, puis sa fermeture. On sait fixer des boutons ou d'autres éléments de fermeture sur des vêtements à l'aide de rivets, d'un adhésif interposé entre l'élément de fermeture et la surface de l'étoffe, etc. Cependant ces procédés de fixation n'ont Jamais été utilisés couramment dans l'industrie du fait des difficultés d'application de l'élément d'une façon fiable, à un prix raisonnable et du fait de la nature provisoire de l'assemblage. La présente invention concerne un dispositif et un procédé de fabrication sur place d'un élément de fermeture, par exemple d'un élément de fermeture d'un vastement, et sa fixation simultanée sur une étoffe de base, tissée ou tricotée, que l'éotffe soit ou non recouverte d'une ou plusieurs couches d'une matière non poreuse, par exemple une étoffe tissée revue de vinyle. Un élément de fixation ou de fermeture selon l'inven- tion, par exemple un bouton, est en une matière plastique coulée dans un moule disposé à un emplasement prédéterminé. Par ar plication de chaleur et de pression, la matière coule de Ù:#çon à remplir la cavité du moule et elle en est e:È#rudee de façon à pénétrer dans l'étoffe. Une matrice ou un plateau approprié, disposé en dessous de l'étoffe, contraint la matière plastique à s écouler dans celle-ci et la verrouille ainsi intimement. La formation du bouton et son assujetissement sur L'étoffe sont effectués en même temps et par une seule opération. La matière plastique pénètre dans étoffe sous la forme de plusieurs languettes qui verrouillent en permanence l'élément de fermeture sur le tissu. En fait, des essais ont montré que l'étoffe se déchire avant que l'élément de fixation s'en sépare. Dans le cas où l'étoffe, telle qu'une étoffe tissée ou tricotée classique, ne peut entre pénétrée facilement par la matière plastique, par exemple lorsqu'il s'agit d'une feuille de vinyle renforcée par un tissu, le procédé de l'invention encomprend la perforation dans la région localisée où doit être fixé l'élément de fermeture, L'invention sera décrite plus en détail en regard du dessin annexé à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lequel la figure 1 est une vue en perspective du crochet d'une agrafe selon l'invention; la figure 2 est une vue en perspective de l'oeillet dans lequel peut s'accrocher le crochet de la figure 1; la figure 3 représente schématiquement un dispositif destiné au moulage et à la fixation de l'élément de fermeture par une seule opération, le dispositif étant observé d'un premier côté;; la figure 4 est une vue semblable à celle de la figure 3, mais observée à 900 de celle-ci; la figure 5 est une vue semblable à celle de la figure 3, mais représentant un bouton de forme plus ou moins classique; la figure 6 est une vue schématique d'ut dispositif destiné au moulage et à la fixation d'une première moitié d'une fermeture à curseur; la figure 7 est une vue en plan montrant les positions relatives de la fermeture à curseur et de l'étoffe sous-jacente; et la figure 8 est une coupe suivant la ligne 8-8 de la figure 7. Les figures 1 à 4 représentent une agrafe du type à cro chet et oeillet, très utilisée pour la fermeture de la ceinture d'un pantalon,autour du corps d'un utilisateur et pour son ouverture. Dans ce cas, on utilise un moule 10 comprenant deux moitiés 10a et lob dans lesquelles est formée une cavité 12. On voit que la forme de la cavité correspond à celle du crochet 15 terminé et que la matière plastique à 5'état fluide pénètre dans la cavité par un canal de coulée 16. La face infcrieure 17 du moule 10 est destinée à être juxtaposée au morceau d'étoffe 21 sur lequel doit castre fixé le crochet. L'étoffe 21 est supportée par un plateau 22 dont la face supérieure 23 constitue une table. Pour former le crochet et le réunir à l'étoffe qui a été disposée sur la surface 23 du plateau, à la position appropriée et de la façon indiquée par un repère ou des lignes de guidage (non représentées), le moule 10 est placé contre l'étoffe, à l'emplacement prédéterminé du crochet et il y est maintenu. Il est évident que la tête (non représentée) qui porte le moule peut être fixe et que étoffe peut être déplacée afin de la mettre à la position appropriée. Une charge de matière plastique par exemple du Nylon, chauffée de manière à lui donner la viscosité appropriée est refoulée ensuite dans la cavité 12 du moule. Du fait que la partie inférieure de la cavité est ouverte, la matière es gagalement refoulée dans l'étoffe (de la façon indiquée par les hachures en diagonale épaisses 25).Le volume de la charge de matière, introduite dans la cavité du moule est limité é d'une façon appropriée afin de limiter ce qu'on pourrait appeler le trop-plein du fond de.la cavité refoulé sur une surface quelconque appropriée. Cette surface peut être essentiellement la même que celle de la branche inférieure 15a du crochet ou elle peut se prolonger au-delà de celle-ci, suivant le type d'étoffe utilisée. Une étoffe épaisse ou tenace permet à la surface de la partie 25 d'être assez limitée tandis qu'une matière peu consistante ou légère impose une surface quelque peu plus étendue, Dans tous les cas, la matière plastique est refoulée à travers 11 étoffe, entre les surfaces 17 et 23. Elle agit ensuite à la manière de plusieurs languettes introduites dans les interstices de l'étoffe et clavetées ou verrouillées sur ses fils. Après solidification de la matière, le moule est ouvert et ltouvrage terminé en est enlevé. La masselotte est supprimée et l'ensemble terminé apparat de la façon représentée sur la figure 1. L'oeillet 31 (figures 2 et 4 > est réalisé de la mtme manière que celle qui a été décrite en liaison avec les figures 1 et 3, qu'il est superflu de décrire à nouveau. La figure 5 représente l'application de l'invention à la réalisation d'un élément de fermeture en forme de bouton. Dans ce cas, la tête 41c du bouton 41 comprend une tige ou queue 41a qui se termine à sa partie inférieure par une base élargie blb telle que la matière plastique s'étende sur une surface quelque peu supérieure à la surface en section droite de la tige. De cette manière, la matière plastique peut être bien répartie à sa jonction avec l'étoffe La matière plastique 43 représentée est verrouillée ou solidarisée avec l'étoffe 21a. On estime que la description donnée en liaison avec la figure 3 suffit pour comprendre le mode de réalisation du bouton.La face supérieure de la t8te lS1e peut être concave et sa face inférieure peut Actre convexe. Son contour peut être circulaire, carré , etc. Il convient de noter, de plus, que des éléments de forme ture du type à déclic, appelés parfois des boutons-pressions, peuvent être solidarisés avec l'étoffe de base à l'aide du procédé décrit plus haut. De même, la présente invention peut Rtre appliquée à des fermetures à curseur, comme on le voit sur les figures 6, 7 et 8, ou éléments de fermeture comprenant des dents ou des languettes et desgorges susceptibles de s1 engager les unes dans les autres. Le bord 51 de la fermeture est logé dans un évidement de la moitié inférieure 53a du moule 53. Des cavités secondaires des deux moitiés 53a et 53b du moule forment ensemble une cavité 56 de forme apptopriée pour le moulage des dents 58. Le canal de coulée 61 pénètre dans une cavité auxiliaire 59 écartée de la cavié 56. On se rend compte, d'après ce qui précède, que la matière plastique injactée dans le moule,f orme l'élément 55 de la fermeture à curseur y compris ses nombreuses dents 58 et en m8me temps verro.uille l'élément 55 sur l'étoffe sous-jacente de la façon indiquée précédemment. La figure 8 représente une vue,d'extrémité de l'ensemble terminé. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées au dispositi décrit et représenté sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1 - Dispositif de fixation destiné à un objet manufac- turé comprenant des parties en étoffe de matière textile, ledit dispositif comprenant des organes susceptibles de s' en- gager l'un dans l'autre pour Autre réunis de manière amovibles, au moins l'un de ces organes étant un élément !rAle en saillie sur l'étoffe et fixé à celle-ci, caractérisé en ce que ledit élément mable est en matière plastique coulée et comprend une tige moulée d'une seule pièce avec lui et verrouillée sur étoffe par plusieurs languettes an forme de prolongements solidaires de la tige, solidarisées directement de l'étoffe. 2 - Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les prolongements scnt en forme de plusieurs clavettes passant par les interstices de l'étoffe et réparties autour de ses fils. 3 - Dispositif de fixation à crochet et oeillet, destiné à la fixation de deux parties d'étoffe séparables d'un vê- tement, ou autre, caractérisé en ce qu'il comprend un crochet d'une seule pièce en matière plastique moulée dont font partie intégrante plusieurs prolongements passant par l'une des parties d'étoffe et verrouillés en pern:anence dans celle-ci, et un oeillet d'une seule pièce en matière plastique moulée, le crochet et l'oeillet étant chacun solidaire de plusieurs prolongements passant par l'autre partie d'étoffe et verrouillés en permanence sur celle-ci, la matière plastique étant dtune élasticité modérée et conservant sensiblement sa forme. 4 - Dispositif de fixation en deux éléments pouvant se fixer l'un sur l'autre destiné à un objet manufacturé comportant deux pièces séparables d'une étoffe de matière textile, afin de les réunir, caractérisé en ce que chaque élément est en matière plastique moulée, élastique mais conservant sensiblement sa forme, l'un des éléments étant une partie mAle et l'autre une partie femelle correspondante, plusieurs l;#guet- tes des deXlxdlénents passant par la pièce associée 5'étoffe et étant verrouillées an permanence sur ses fils. 5 - Procédé de fabrication d'un élément de fixation, en matière plastique et de fixation simultanée de cet lémer:t sur une étoffe de matière textile, caractérisé an ce qu'il consiste à utiliser un moule comprenant une cavité dont la forme correspond à celle de l1 élément de fixation, l'::#u# des côtés de la cavité étant ouvertS à disposer le moule de manière que son côté ouvert soit contigu à l'étoffe, à un emplacement prédéterminé, à maintenir le moule et l'étoffe à leurs positions relatives et à couler une matière plastique dans la cavité de manière qu'elle sorte par son c#té ouvert et pénètre dans les interstices de l'étoffe, et à séparer le moule et l'élément de fixation moulé à la suite de la solidification de la matière plastique. 6 - Procédé de fabrication d'tz élément de fixation ou autre en matière plastique et de fixation simultanée de cet élément sur une étoffe de matière textile, caractérisé en ce qu'il consiste à placer l'étoffe sur une table de support, à disposer l'étoffe sur la table de manière que l'emplacement prévu pour l'élément de fixation occupe une position prédéterminée, à placer en butée contre l'étoffe un dispositif de moulage de matière plastique comportant une cavité dont la forme correspond à celle de l'élément de fixation, un orifice de sortie de la cavité fermée étant disposé dans la région où le dispositif buta directement contre étoffe, à mouler l'élément de fixation et à éjecter an mEme temps la matière plastique dans l'orifice de sortie vers et à travers l'étoffe afin de former plusieurs languettes verrouillant l'élément de fixation sur celle-ci, à laisser solidifier la matière plastique et à ouvrir le moule pour en sortirA'élément de fixation. 7 - Procédé pour la fabrication d'un élément de fixation ou autre en matière plastique et de fixation simultanée de cet élément sur une étoffe de matière textile, caractérisé en ce qu'il consiste à placer l'étoffe sur une table de support, à disposer l'étoffe sur la table de manière que l'emplacement prévu pour l'élément de fixation coincide avec un repère, à disposer un appareil de moulage par injection de matière plastique, contenant une cavité dont la forme correspond à celle de l'élément de fixation de manière qu'une face du moule bute contre l t étoffe, un orifice de sortie partant de ladite cavité étant orienté vers la face de l'étoffe et aligné sur le repère, à remplir la cavité de l'appareil et à éjecter la matière plastique par 11 orifice de sortie à travers l'étoffe, de manière à former l'élément de fixation et à le réunir simultanément à l'étoffe par des languettes de matière verrouillées sur les fils de étoffe, à laisser solidifier la matière et ouvrir le moule afin d'en sortir 11 élément de fixation. 8. Elément de fixation en forme de bouton, destiné à un morceau d'étoffe de matière textile afin de le fixer sur un morceau correspondant comportant une boutonnière ou de les séparer, caractérisé en ce que l'élément de fixation comprend une tête et une tige partant d'une face du bouton, plusieurs languettes qui font partie intégrante de l'extrémité de la tige qui est éloignée de la tête passant par 11 étoffe et étant verrouillées sur ses fils.