L’invention concerne une composition comprenant de la spiruline. L’invention se caractérise en ce que la composition comprend un extrait aqueux de cytoplasme de pollen, ledit(s) pollen(s) étant obtenu(s) à partir de plantes appartenant aux genres Secale , Zea , Pinus et/ou Dactylis , et éventuellement : un extrait de pistil(s) ; du sélénium ; et/ou des vitamines. Figure 2 Composition à base de spiruline et ses utilisations pour le renforcement de l’immunité L’invention a pour objet une composition orale à usage humain comprenant de la spiruline pour son utilisation dans le renforcement immunitaire. Elle a plus particulièrement pour objet une telle composition comprenant d’autres ingrédients, pour son utilisation comme médicament ou complément alimentaire et notamment en tant qu’immunomodulateur. L’immunité est la capacité d’un organisme à se défendre contre des substances étrangères et agents pathogènes. Le système immunitaire correspond à l'ensemble des mécanismes de défenses de l'organisme. Il est composé d’organes, tissus, cellules et molécules assurant l'immunité d'un organisme. On appelle « réponse immunitaire » le déclenchement du système immunitaire face à un agresseur ou maladie. Le système immunitaire va ainsi assurer l’intégrité de l’organisme vis-à-vis d’éléments extérieurs et aussi d’éléments constitutifs mais anormaux, tels que des cellules tumorales. Il permet de contenir le développement et la dissémination des pathogènes dans l’organisme et donc permet leur élimination. Les pathogènes externes que doit affronter le système immunitaire sont principalement des virus, des parasites, des levures, des champignons et des bactéries. La réponse immunitaire déclenchée par un pathogène se caractérise par deux aspects fonctionnels : L’immunité naturelle d’une part qui est innée et non spécifique et l’immunité spécifique d’autre part qui est acquise et adaptative. L’immunité naturelle est la première lignée de défense, elle est identique chez tous les individus d’une même espèce, quel que soit le pathogène et elle est présente dès la naissance. L'immunité spécifique est dite spécifique car la réaction immunitaire associée est dirigée contre un seul antigène : les pathogènes ayant réussi à franchir la première barrière de défense de l’organisme (la réaction inflammatoire), une deuxième ligne de défense se met en action. Une réaction immunitaire va permettre la différenciation des cellules immunitaires et la production de nombreux effecteurs qui peuvent être cellulaires tels que des macrophages et des monocytes, ou moléculaires tels que des cytokines, des interleukines ou des anticorps. Les effecteurs moléculaires vont ainsi permettre à l’organisme de lutter contre le pathogène. Plus précisément, il y a tout d’abord, reconnaissances de pathogène possédant des motifs étrangers par les récepteurs d’une cellule phagocytaire (effecteurs cellulaires). Ce qui va déclencher la libération des médiateurs chimiques de l’inflammation (interleukines, histamine, TNF) par les cellules phagocytaires. Ces médiateurs Interleukines, Cytokines permettent la communication entre cellules et facilitent ainsi l’arrivée d’autres cellules sur le lieu de l’infection. Ils entraînent l’apparition de la réaction inflammatoire nécessaire aux réactions immunitaires. Ils vont également permettre la phagocytose du pathogène. Ensuite, la réaction de défense s'amplifie, les lymphocytes T auxiliaires attirant les différents acteurs de la défense à l'endroit où le pathogène a été localisé. Enfin, il y a élimination du pathogène : les lymphocytes B produisent des anticorps qui se lient aux antigènes étrangers, les lymphocytes T cytotoxiques libèrent des enzymes destructrices et les macrophages phagocytent les cellules infectées. Chaque jour, le système immunitaire est mis à rude épreuve et une défense immunitaire active est donc nécessaire. Dès l'Antiquité, les maladies ont décimé des populations entières en l'espace de quelques mois voire quelques jours, déclenchant la terreur des habitants face à un mal inconnu. Des pandémies causées par des bactéries ou des virus sont connues dès l’antiquité, par exemple la peste d’Athènes, première pandémie documentée de l’histoire, a notamment décimé un tiers de la ville d’Athènes en -430 avant Jésus Christ. La peste Antonine, la peste noire, la grippe espagnole, le choléra, la grippe asiatique ou encore le sida font partie des épidémies qui ont marqué l’histoire. Plus récemment, d’autres virus ont vu le jour. On peut citer notamment les épidémies de SARS, de MERS-Cov, Ebola, Zika, la grippe H1N1. Enfin, la pandémie de Covid-19 fait référence à « Coronavirus Disease 2019 », la maladie provoquée par un virus de la famille des Coronaviridae, le SARS-CoV-2. Cette maladie infectieuse est une zoonose, dont l'origine est encore débattue, qui a émergé en décembre 2019 dans la ville de Wuhan, dans la province du Hubei en Chine. Les virus sont des particules microscopiques infectieuses qui ne peuvent se répliquer qu'en pénétrant dans des cellules et en utilisant leur machinerie cellulaire. Lorsque les virus vont intégrer l’organisme, les cellules immunitaires vont reconnaître le pathogène, le non-soi, et vont activer une réaction immunitaire afin d’induire la prolifération des cellules immunitaires et la production des effecteurs moléculaires pour éliminer le virus du corps. Il est connu qu’avec l’âge ou la maladie, l’immunité s’affaiblit et le corps devient plus vulnérable aux infections. Aussi, une alimentation équilibrée et un mode de vie sain permette de maintenir un bon système immunitaire. En effet, 70% du système immunitaire se trouve dans l’intestin. Cet organe, et plus particulièrement les bactéries qu’il contient, i.e. le microbiote, jouent un rôle majeur de défense contre les agents pathogènes. Préserver l’intégrité du microbiote intestinal est essentiel pour maintenir de bonnes défenses et les probiotiques peuvent y contribuer. Il existe des éléments qui permettent de booster les défenses immunitaires, tels que des vitamines, des oligoéléments, des probiotiques des minéraux, cofacteurs et bien d’autres. On les retrouve souvent soit dans l’alimentation, soit combinés sous forme de compléments alimentaires. Les vitamines aussi sont connues pour leur contribution au bon fonctionnement du système immunitaire. Une bonne alimentation équilibrée permet d’absorber les vitamines. Les vitamines se trouvent facilement sous forme de compléments alimentaires. Par ailleurs, d’autres plantes et organismes ont été étudiés et reconnus pour leur efficacité sur le système immunitaire. Il s’agit notamment des myrtilles, canneberges, baies de goji, fraises, piments rouges, ail, gingembre, graine de chia, lin, quinoa, cacao, maca mais aussi la spiruline. Depuis quelques années, des études ont montré que la spiruline permettait de stimuler un grand nombre de mécanismes physiologiques et de booster les défenses immunitaires. Cette cyanobactérie est riche en vitamines, minéraux, protéines, acide linolénique et antioxydants. Le document intitulé « Impact of daily supplementation of Spirulina platensis on the immune system of naïve HIV-1 patients in Cameroon: A 12-months single blind, randomized, multicenter trial », Ngo-Matip et Al. (2015). Nutrition Journal. a montré que la spiruline permet notamment de retarder efficacement la progression du VIH en améliorant les réponses immunitaires. Aujourd’hui, il existe de nombreux compléments alimentaires mis sur le marché comprenant de la spiruline sous forme de comprimés, de gélules et en poudre. La plupart de ces compléments utilisent la poudre de spiruline sans process d’extraction, contenant un haut pourcentage en phycocyanine. Parmi ces produits on retrouve ceux des laboratoires NUTRIMEA™, NUTRI&CO™ et NUTRALIE™. Ils sont annoncés pour améliorer de l’endurance et la récupération après un effort, un renforcement de la vitalité, la suppression des carences alimentaires, le combat contre la fatigue, l’aide au contrôle du poids ainsi que le renforcement du système immunitaire et des défenses naturelles. Ces compléments alimentaires sont sous forme de comprimés ou de gélules. Ils ne contiennent que de la spiruline seule, ou de la spiruline associée à des vitamines et de la chlorophylle. Le document brevet CN108851055 décrit quant à lui une composition alimentaire utilisée en tant que remède contre les douleurs à l’intestin. La composition décrite comprend notamment de la spiruline et du pollen. Le document « Photosynthetically Controlled Spirulina, but Not Solar Spirulina, Inhibits TNF- α Secretion: Potential Implications for COVID-19 Related Cytokine Storm Therapy » Tzachor, A. et Al. (2021) Mar Biotechnol 23, 149–155 divulgue l’effet de la spiruline ( Arthrospira platensis ) photosynthétiquement contrôlée (Spiruline LED) sur les macrophages et les monocytes activés par des LPS (lipopolysaccharides) qui se lient aux récepteurs Toll-Like Receptor. Il a également été démontré que la Spiruline LED permet une diminution de la sécrétion de TNF- α induite par les macrophages et les monocytes. Dans ce cas-là, la spiruline a un effet anti-inflammatoire lorsque le taux de cytokines inflammatoires est élevé. La spiruline permet ainsi de modifier la réponse immune de l’organisme, c’est ce que l’on appelle un immunomodulateur. Selon son utilisation, elle va permettre un renforcement du système immunitaire (état basale du taux de cytokines) ou un effet anti-inflammatoire (taux élevé de cytokines). De nombreuses infections virales, dont le coronavirus de type Covid-19 ou SARS-Cov2, déclenchent le syndrome d’hémophagocytose (syndrome d’activation macrophagique). C’est une anomalie qui résulte d’une dérégulation cytokinique (choc cytokinique), qui va aboutir à une surexpression des cytokines inflammatoires, notamment le TNF-α. Le TNF- α est une cytokine inflammatoire sécrétée par des macrophages activés. Dans le cas du SARS-Cov2, elle s’avère être responsable des formes sévères, et donc du syndrome respiratoire aigu sévère. Problème technique Considérant ce qui précède, un problème que se propose de résoudre la présente invention est de mettre en œuvre une composition orale apte à augmenter l’immunomodulation, et donc renforcer le système immunitaire chez l’homme de façon efficace pour faire face par exemple aux virus émergeants tels que le SARS-Cov2 ou bien à d’autres infections. Ainsi, le Demandeur a découvert, de manière inattendue, qu’une composition comprenant d’une part de la spiruline, et d’autre part, du pollen principalement obtenu à partir de plantes appartenant à la famille des pinacées et/ou des poacées, permettait de renforcer le système immunitaire chez l’homme. Une telle composition prise seule et, avantageusement, en association avec une pluralité d’autres ingrédients agissant en synergie, présente une remarquable activité de potentialisation du système immunitaire, notamment dans l’activation de cellules de la première ligne de défense de l’organisme pour le traitement et /ou prévention d’infections bactériennes/ virales, fongiques ou parasitaires. Solution technique La solution de l’invention à ce problème technique posé a pour premier objet une composition orale comprenant de la spiruline ou un extrait de spiruline, caractérisée en ce qu’elle comprend en outre un extrait aqueux de cytoplasme de pollen(s), ledit(s) pollen(s) étant obtenu(s) à partir de plantes appartenant aux genres Secale , Zea , Pinus et/ou Dactylis , et éventuellement : un extrait de pistil(s) ; du sélénium ; et/ou des vitamines. Elle a également pour objet une composition orale comprenant de la spiruline ou un extrait de spiruline, caractérisée en ce qu’elle comprend en outre un extrait aqueux de cytoplasme de pollen(s), ledit(s) pollen(s) étant obtenu(s) à partir de plantes appartenant aux genres Secale , Zea , Pinus et/ou Dactylis , et éventuellement : un extrait de pistil(s) ; du sélénium ; et/ou des vitamines ; pour son utilisation comme médicament ou complément alimentaire. Elle a encore pour objet une composition orale comprenant de la spiruline ou un extrait de spiruline et du pollen obtenu à partir de plantes appartenant aux genres Secale , Zea , Pinus et/ou Dactylis , pour son utilisation en tant qu’immunomodulateur. Elle a aussi pour objet un procédé de préparation d’une composition selon l’invention, comprenant les étapes suivantes de : extraction aqueuse de cytoplasme de pollen et éventuellement de pistil ; séchage par atomisation du ou des extraits aqueux ainsi obtenus ; récupérations desdits extraits aqueux et mélange avec de la spiruline ou d’un extrait de spiruline et éventuellement : du sélénium et/ou des vitamines ; et récupération de la composition ainsi obtenue. Avantages apportés Le Demandeur a notamment pu développer une composition qui est particulièrement efficace pour son utilisation dans l’activation et le renforcement du système immunitaire. L’invention et les avantages qui en découlent seront mieux compris à la lecture de la description et des modes de réalisation non limitatifs qui suivent, illustrés au regard des dessins annexés dans lesquels : Fig.1 illustre le mode opératoire utilisé pour la génération des résultats permettant d’étudier l’effet de la composition A dans la production de cytokines, tel que détaillé à l’exemple 3. Fig.2 illustre l’effet de la composition A dans la production de différentes cytokines dans les monocytes humains ainsi que les concentrations de la composition A efficaces pour une production significative de cytokines telles que détaillés à l’exemple 4. Fig.3 illustre la production d’IL1-β par différentes compositions comprenant de la spiruline, des extraits de pollen, du sélénium, de la vitamine B6 et/ou de la vitamine D3, tel que détaillé à l’exemple 5. Fig.4 illustre la production de TNF-α par différentes compositions comprenant de la spiruline, des extraits de pollen, du sélénium, de la vitamine B6 et/ou de la vitamine D3, tel que détaillé à l’exemple 5. Fig.5 illustre la production d’IL-6 par différentes compositions comprenant de la spiruline, des extraits de pollen, du sélénium, de la vitamine B6 et/ou de la vitamine D3, tel que détaillé à l’exemple 5. Fig.6 illustre la production de MCP-1 par différentes compositions comprenant de la spiruline, des extraits de pollen, du sélénium, de la vitamine B6 et/ou de la vitamine D3, tel que détaillé à l’exemple 5. Fig.7 illustre la production d’IL-8 par différentes compositions comprenant de la spiruline, des extraits de pollen, du sélénium, de la vitamine B6 et/ou de la vitamine D3, tel que détaillé à l’exemple 5. Fig.8 illustre la production de PGE-2 par différentes compositions comprenant de la spiruline, des extraits de pollen, du sélénium, de la vitamine B6 et/ou de la vitamine D3, tel que détaillé à l’exemple 5. Fig.9 illustre l’effet de la composition A sur l’inhibition du RBD (de la protéine Spike) au récepteur ACE2 tel que détaillé à l’exemple 6. Dans cette description, à moins qu’il ne soit spécifié autrement, il est entendu que, lorsqu’un intervalle est donné, il inclut les bornes supérieure et inférieure dudit intervalle. L’invention concerne une composition orale comprenant de la spiruline. La composition selon l’invention est administrable par voie orale, en une ou plusieurs formulations identiques ou différentes. Elle se présente sous une forme galénique quelconque normalement utilisée pour une administration orale et notamment sous la forme de gélule, comprimé, capsule, capsule molle, dragée, sachet, tube, flacon, chewing-gum, bille, émulsion, suspension, liquide, solution, ampoule, boisson, sirop, poudre, solide, gel mou, semi-solide. Avantageusement, la composition est formulée sous forme de comprimé, gélule, capsule, gel mou, semi-solide, solide, liquide ou poudre. Ladite composition comprend de la spiruline ou un extrait de spiruline. La spiruline est un produit à base de cyanobactéries du genre Arthrospira . Il s’agit de bactéries photosynthétiques microscopiques bleues, généralement séchées et broyées. L'espèce la plus fréquemment commercialisée est Arthrospira platensis , cultivée principalement en Chine, aux États-Unis, en France et sur le continent africain. Dans une moindre mesure, la spiruline commercialisée peut également être issue de l’espèce Arthrospira maxima (syn. Spirulina maxima ). La spiruline est commercialisée sous plusieurs formes : méthodes industrielles : comprimés, poudre, gélules et liquide ; méthodes artisanales : brindilles, paillettes et micro-aiguillettes (version non transformée donc alimentaire) ; et parfois sous forme de produits alimentaires dérivés, dont des pâtes artisanales. Selon l’invention, la spiruline utilisée dans les compositions est un extrait d’ Arthrospira platensis (syn. Spirulina plantensis ). Préférentiellement, on utilise des polysaccharides extraits de Spirulina platensis dans la composition selon l’invention, plus préférentiellement il s’agit d’un extrait aqueux de lipopolysaccharides de Spirulina plantensis . Selon un mode particulier de réalisation de l’invention, l’extrait de spiruline utilisé peut être un extrait brut de spiruline préparé en extrayant le matériel lyophilisé avec de l'éthanol. Cet extrait brut est préparé par exemple selon le procédé décrit dans le brevet EP1301191. La composition selon l’invention comprend en outre au moins du pollen, et éventuellement du pistil, obtenu à partir de plantes appartenant aux familles des poacées et/ou des pinacées. Les poacées ( Poaceae ) , appelée également graminées ( Gramineae ) , sont une famille de plantes monocotylédones de l’ordre des poales. Cette famille, composée d'environ 12 000 espèces regroupées en 780 genres, comprend la plupart des espèces appelées communément « herbes » et « céréales ». Ce sont généralement des plantes herbacées, plus rarement ligneuses (bambous). Comme tous les pollens anémophiles, le pollen des poacées est de forme sphérique ou légèrement ellipsoïdale à ornementations réduites. L’aperture unique (ou pore) est ronde : c’est un des critères des monocotylédones. Le pollen des poacées est de petite taille et léger. La taille est de l’ordre de 40 microns. Pour les céréales, la taille est de 60 à 100 microns. La famille des pinacées ( Pinaceae ), ou abiétacées, regroupe des plantes gymnospermes ; elle compte 220-250 espèces réparties en 11 genres. Ce sont des arbres ou des arbustes, des régions tempérées, soit à feuilles persistantes en aiguille ou en écailles, soit caduques comme celles des mélèzes. Dans cette famille, les espèces indigènes en France se trouvent parmi les genres Abies (les sapins), Picea (les épicéas), Larix (le mélèze d'Europe), Pinus (les pins). Les pinacées produisent de gros grains de pollen de manière abondante dont la taille est généralement comprise entre 40 et 100 microns. Ils sont dépourvus de pores. Les grains de pollen des pins, sapins, épicéa et cèdre possèdent deux ballonnets qui facilitent leur suspension dans l’air. Les grains de pollen des mélèzes et des douglas sont plus ou moins sphériques et sans ballonnet. Préférentiellement, les plantes à partir desquelles le pollen, et éventuellement le pistil, sont obtenus sont choisies parmi les genres Secale , Zea , Pinus et/ou Dactylis, ou un mélange de ces derniers. Plus particulièrement, les plantes à partir desquelles le pollen, et éventuellement le pistil, est obtenu sont préférentiellement choisies parmi les espèces Secale cereale L. (seigle), Zea mays L. (maïs), Pinus silvestris L. (pin), et/ou Dactylis glomerata L. (dactyle), ou un mélange de ces derniers. De préférence, les plantes utilisées, à partir desquelles le pollen est récolté sont fraichement récoltées. Le pollen utilisé pour la présente invention peut être un pollen récolté par des insectes (tel que du pollen d’abeille) ou récolté par une intervention humaine. Le pollen d’abeille par exemple contient du pollen, mais aussi du nectar et de la salive d’abeille. Le pollen récolté via une intervention humaine est dépourvu de tels ingrédients additionnels. De préférence, lesdits pollens des présentes compositions sont obtenus seulement par une intervention humaine. Ceci permet une fois de plus une standardisation du produit final. Les compositions utilisées selon la présente invention sont avantageusement riches en superoxyde dismutase (SOD), tannins, polyphénols, vitamines, enzymes et oligoéléments, acides aminés, acide gras et minéraux. Par ailleurs, les compositions utilisées selon la présente invention ne contiennent pas d’hormones, tels que les phytoestrogènes. De façon avantageuse, les extraits cytoplasmiques de pollen sont obtenus à partir du cytoplasme (partie intérieure de la graine de pollen dépourvue de son enveloppe). Comme l’enveloppe est généralement une source d’allergènes, et un obstacle à la disponibilité des composés du cytoplasme, l’utilisation d’un extrait cytoplasmique de pollen présente un avantage évident comparé à l’utilisation d’un extrait de pollen naturel. De tels extraits cytoplasmiques purifiés de pollen spécifiques, standardisés, ont également une forte teneur en superoxyde dismutase (SOD), tannins, polyphénols, vitamines, enzymes et oligoéléments, acides aminés, acide gras et minéraux, tout comme en protéines bénéfiques et en hydrates de carbone. La concentration de composés bénéfiques dans les différents extraits est largement supérieure à la quantité de composés intéressants dans les pollens à l’état brut. Le pollen, et éventuellement le pistil, utilisé dans les compositions selon l’invention est avantageusement un extrait cytoplasmique de pollen et/ou de pistil, de préférence choisies parmi les espèces Secale cereale L. (seigle), Zea mays L. (maïs), Pinus silvestris L. (pin), et/ou Dactylis glomerata L. (dactyle), ou un mélange de ces derniers. Les extraits de pollen et éventuellement le pistil selon l’invention peuvent être des extraits huileux et/ou aqueux. Selon l'invention, on parle d'extraction lorsqu'on utilise un solvant, avantageusement respectueux de l'environnement comme l'eau, la glycérine, les glycols, les éthers, les huiles, les mélanges hydroalcooliques, l'éthanol et les autres alcools, sur une matière première végétale pour en extraire certains composés ou molécules, après un éventuel mélange, décantation et filtration. Le solvant peut être ensuite éliminé partiellement ou totalement pour obtenir un extrait. Par extrait huileux, on entend un extrait contenant des principes actifs liposolubles obtenu par extraction, par exemple une macération, une infusion, une digestion, une décoction, une percolation ou encore une lixiviation, préférentiellement une macération à température ambiante comprise entre 15 et 27°C, d’une matière première végétale dans un solvant huileux tel qu’un éther, une cétone ou une huile. A titre d’exemples non limitatifs, le solvant huileux est un éther tel que l’éther diéthylique ou une cétone telle que l’acétone. La composition utilisée selon l’invention comprend préférentiellement un extrait aqueux de pollen, et éventuellement un extrait aqueux de pistil. Par extrait aqueux, on entend un extrait contenant des principes actifs hydrosolubles obtenu par extraction, par exemple une hydrodistillation, une macération, une infusion, une digestion, une décoction, une percolation ou encore une lixiviation, préférentiellement une macération à basse température comprise entre 15 et 40°C, d’une matière première végétale dans un solvant aqueux, c’est-à-dire un solvant comprenant de l’eau prise seule ou avantageusement en mélange avec d’autre(s) solvant(s) tels qu’un alcool, une cétone, et/ou un tensioactif non ionique. A titre d’exemples non limitatifs, le solvant aqueux est choisi parmi un mélange comprenant majoritairement de l’eau en combinaison avec un alcool tel que l’éthanol, une cétone telle que l’acétone, et/ou tensioactif non ionique. Les extraits de pollen, et éventuellement de pistil, utilisés dans la composition selon l’invention sont préférentiellement des extraits aqueux de cytoplasme de pollen et/ou de pistil. Plus préférentiellement encore, le pollen, et éventuellement le pistil, utilisé dans les compositions selon l’invention est avantageusement un extrait aqueux de cytoplasme de pollen et/ou de pistil, de préférence choisies parmi les espèces Secale cereale L. (seigle), Zea mays L. (maïs), Pinus silvestris L. (pin), et/ou Dactylis glomerata L. (dactyle), ou un mélange de ces derniers. De préférence, la composition selon l’invention comprend un extrait aqueux de cytoplasme de pistil obtenu à partir de la plante Zea . En plus de spiruline et de pollen, la composition selon l’invention comprend avantageusement en outre du pistil tel que décrit ci-dessus, un oligo-élément qui est préférentiellement du sélénium et/ou des vitamines. Les oligoéléments essentiels, aussi appelés éléments traces (ET), sont des éléments inorganiques dont des apports insuffisants causent de manière prévisible des perturbations biologiques et une baisse de vitalité. Ils sont présents dans l’organisme humain en très faible quantité ( De préférence, la composition telle que décrite ci-dessus comprend en outre du sélénium. Le sélénium (symbole Se dans le tableau périodique des éléments) est lié à différentes protéines et principalement stocké dans les muscles. Le sélénium est important pour le fonctionnement des sélénoprotéines, telles que les glutathions péroxydases et la thiorédoxine réductase, qui agissent comme régulateurs redox et antioxydants cellulaires, en contrant potentiellement les espèces de radicaux libres produits pendant le stress oxydatif. Ces enzymes, qui contribuent donc à neutraliser l’excédent de radicaux libres présents dans l’organisme qui accélèrent le vieillissement cellulaire et favorisent la survenue de diverses maladies. De préférence, la composition telle que décrite ci-dessus comprend en outre au moins une vitamine. Les vitamines sont des substances organiques essentielles à l'organisme. Le corps humain ne peut généralement pas les produire seul, et leur apport alimentaire est donc indispensable. Les vitamines participent à la construction de l'organisme, au fonctionnement et à l'entretien du corps. Parmi les vitamines utilisables dans la composition selon l’invention, on peut citer : la vitamine A, les huit vitamines du groupe B à savoir les vitamines B1, B2, B3, B5, B6, B8, B9, B12, la vitamine C la vitamine D sous forme D2 et/ou D3, la vitamine E, et la vitamine K. Plus préférentiellement, les vitamines utilisables dans la composition selon l’invention sont choisies parmi la vitamine D3, B6 ou E, prises seules ou en mélange. La vitamine D3 est une forme de vitamine D, également appelée cholécalciférol. La vitamine D possède une double origine : elle est apportée par l'alimentation et synthétisée par l'organisme au niveau de la peau sous l'action des rayons UVB du soleil. La fonction essentielle de la vitamine D est d'augmenter la capacité d'absorption de l'intestin pour le calcium et le phosphore ce qui permet : d'assurer une minéralisation optimale des tissus minéralisés, notamment os, cartilage et dents ; de contribuer au maintien des concentrations plasmatiques du calcium et du phosphore. La vitamine B6 est une vitamine hydrosoluble représentée par trois formes principales : la pyridoxine, le pyridoxal, et la pyridoxamine. Présente dans une grande variété d'aliments végétaux et animaux, la vitamine B6 est notamment nécessaire au bon fonctionnement cellulaire, en particulier le système nerveux et cutané. La vitamine E est une vitamine liposoluble recouvrant un ensemble de huit molécules organiques, quatre tocophérols et quatre tocotriénols. La forme biologiquement la plus active est l'alpha-tocophérol, la plus abondante dans l'alimentation étant le gamma-tocophérol. Ces molécules sont présentes en grande quantité dans les huiles végétales. Elles agissent essentiellement comme antioxydants contre les dérivés réactifs de l'oxygène produits notamment par l'oxydation des acides gras. De façon avantageuse, la composition selon l’invention comprend : de la spiruline ou un extrait de spiruline ; un extrait de pollen de l’espèce Secale cereale L. ; un extrait de pollen de l’espèce Zea mays L. ; un extrait de pollen de l’espèce Pinus silvestris L. ; et un extrait de pollen de l’espèce Dactylis glomerata L.. De façon particulièrement avantageuse, la composition selon l’invention comprend : de la spiruline ou un extrait de spiruline ; un extrait de pollen de l’espèce Secale cereale L. ; un extrait de pollen de l’espèce Zea mays L. ; un extrait de pollen de l’espèce Pinus silvestris L. ; un extrait de pollen de l’espèce Dactylis glomerata L. ; et un extrait de pistil de l’espèce Zea mays L.. De façon alternative, la composition selon l’invention comprend : de la spiruline ou un extrait de spiruline ; un extrait de pollen de l’espèce Secale cereale L. ; un extrait de pollen de l’espèce Zea mays L. ; un extrait de pollen de l’espèce Pinus silvestris L. ; un extrait de pollen de l’espèce Dactylis glomerata L. ; et du sélénium. De façon alternative encore, la composition selon l’invention comprend : de la spiruline ou un extrait de spiruline ; un extrait de pollen de l’espèce Secale cereale L. ; un extrait de pollen de l’espèce Zea mays L. ; un extrait de pollen de l’espèce Pinus silvestris L. ; un extrait de pollen de l’espèce Dactylis glomerata L. ; et au moins une vitamine choisie parmi la vitamine D3, B6 et/ou E. De façon particulièrement avantageuse, la composition selon l’invention comprend : de la spiruline ou un extrait de spiruline ; un extrait de pollen de l’espèce Secale cereale L. ; un extrait de pollen de l’espèce Zea mays L. ; un extrait de pollen de l’espèce Pinus silvestris L. ; un extrait de pollen de l’espèce Dactylis glomerata L. ; un extrait de pistil de l’espèce Zea mays L. ; du sélénium ; et au moins une vitamine choisie parmi la vitamine D3, B6 et/ou E. De façon plus avantageuse encore, la composition selon l’invention comprend : de la spiruline ou un extrait de spiruline ; un extrait cytoplasmique de pollen de l’espèce Secale cereale L. ; un extrait cytoplasmique de pollen de l’espèce Zea mays L. ; un extrait cytoplasmique de pollen de l’espèce Pinus silvestris L. ; un extrait cytoplasmique de pollen de l’espèce Dactylis glomerata L. ; un extrait cytoplasmique de pistil de l’espèce Zea mays L. ; du sélénium ; et au moins une vitamine choisie parmi la vitamine D3, B6 et/ou E. De façon plus avantageuse encore, la composition selon l’invention comprend : de la spiruline ou un extrait de spiruline un extrait aqueux de cytoplasme de pollen de l’espèce Secale cereale L. ; un extrait aqueux de cytoplasme de pollen de l’espèce Zea mays L. ; un extrait aqueux de cytoplasme de pollen de l’espèce Pinus silvestris L. ; un extrait aqueux de cytoplasme de pollen de l’espèce Dactylis glomerata L. ; un extrait aqueux de cytoplasme de pistil de l’espèce Zea mays L. ; du sélénium ; et au moins une vitamine choisie parmi la vitamine D3, B6 et/ou E. Selon un mode préféré, la composition selon l’invention comprend : de la spiruline ou un extrait de spiruline ; un extrait aqueux de cytoplasme de pollen de l’espèce Secale cereale L. ; un extrait aqueux de cytoplasme de pollen de l’espèce Zea mays L. ; un extrait aqueux de cytoplasme de pollen de l’espèce Pinus silvestris L. ; un extrait aqueux de cytoplasme de pollen de l’espèce Dactylis glomerata L. ; un extrait aqueux de cytoplasme de pistil de l’espèce Zea mays L. ; du sélénium ; de la vitamine D3 ; de la vitamine B6 ; et de la vitamine E. Selon un mode particulier, la composition selon l’invention est constituée : de spiruline ou d’un extrait de spiruline ; d’un extrait aqueux de cytoplasme de pollen de l’espèce Secale cereale L. ; d’un extrait aqueux de cytoplasme de pollen de l’espèce Zea mays L. ; d’un extrait aqueux de cytoplasme de pollen de l’espèce Pinus silvestris L. ; d’un extrait aqueux de cytoplasme de pollen de l’espèce Dactylis glomerata L. ; d’un extrait aqueux de cytoplasme de pistil de l’espèce Zea mays L. ; de sélénium ; de vitamine D3 ; de vitamine B6 ; et de vitamine E. Préférentiellement, la composition utilisée selon l'invention comprend, hors moyen d’encapsulation ou d’enrobage : 30% à 50% en poids du poids total de la composition de spiruline ou d’extrait de spiruline, préférentiellement environ 36% en poids du poids total de la composition ; 20% à 50% en poids du poids total de la composition d’extrait aqueux de cytoplasme de pollens choisis parmi l’espèce Secale cereale L. , l’espèce Zea mays L., l’espèce Pinus silvestris L. et/ou l’espèce Dactylis glomerata L. ; préférentiellement environ 24,7% en poids du poids total de la composition ; éventuellement 4% à 20% en poids du poids total de la composition d’extrait aqueux de cytoplasme de pollen et de pistil de l’espèce Zea mays L. ; préférentiellement 4,5% en poids du poids total de la composition ; éventuellement 0,01% à 5% en poids du poids total de la composition de sélénium ; préférentiellement 4,5% en poids du poids total de la composition ; éventuellement 0,001% à 5% en poids du poids total de la composition de vitamine D3 ; préférentiellement, 0,45% en poids du poids total de la composition ; éventuellement 0,001% à 4% en poids du poids total de la composition de vitamine B6 ; préférentiellement, 0,39% en poids du poids total de la composition ; et éventuellement 0,01% à 5% en poids du poids total de la composition de vitamine E préférentiellement, 4,0% en poids du poids total de la composition ;. De préférence, la dose journalière des extraits aqueux de pollen et/ou de pistil de la composition selon la présente invention est comprise entre 50 mg et 250 mg, plus préférentiellement entre 100 et 200 mg, plus préférentiellement encore entre 110 et 150 mg. Cette dose journalière est préférentiellement administrée en 1, 2 ou 3 prises (matin, midi et/ou soir) par exemple sous forme de 1, 2, 3, 4 ou 6 gélules. Le poids final de la gélule est préférentiellement compris entre 300 mg et 1000 mg. Plus préférentiellement encore, il est compris entre 375 mg et 700 mg. De façon particulièrement avantageuse, le poids final de la gélule est de 689 mg. Les compositions selon l’invention sont avantageusement administrées pendant une période d’au moins 10 jours en cure ou trois mois, préférentiellement six mois. Avantageusement, un tel mode d’administration va permettre de moduler au mieux l’immunité. L’invention a également pour objet des compositions telles que décrites ci-dessus, pour leur utilisation comme médicament ou complément alimentaire. Plus particulièrement, le Demandeur a pu mettre en évidence que les compositions selon l’invention était particulièrement adaptée à une utilisation en tant qu’immunomodulateur. Ainsi, l’invention a également pour objet des compositions orales comprenant de la spiruline ou un extrait de spiruline et du pollen obtenu à partir de plantes appartenant aux genres Secale , Zea , Pinus et/ou Dactylis , pour leur utilisation en tant qu’immunomodulateur. Un immunomodulateur est un produit qui permet une modification des réactions immunitaires. Cette modification du système immunitaire de l'organisme peut être causée par des agents qui activent ou suppriment sa fonction. L’expression immunomodulation selon l’invention englobe toutes les interventions thérapeutiques visant à modifier la réponse immunitaire. L'augmentation de la réponse immunitaire est notamment souhaitable pour prévenir les infections dans les états d'immunodéficience, pour combattre les infections établies et pour lutter contre le cancer. Dans les cas d'allergie, d'auto-immunité et de transplantation d'organes, l'objectif est d'affaiblir la réponse immunitaire. Certaines allergies peuvent être traitées par une désensibilisation spécifique. Dans les cas d'auto-immunité et de transplantation, on utilise souvent des médicaments qui atténuent toutes les réponses immunitaires. L’immunité désigne la capacité de l’organisme à se défendre contre des substances étrangères ; tel que des microorganismes pathogènes ou encore les cellules cancéreuses ; par le déclenchement d’une réaction immunitaire. Lorsqu’un corps étranger se retrouve dans l’organisme, il y aura déclenchement du système immunitaire qui se traduit par la production de messagers tel que les interleukines et les cytokines. Comme il ressort des exemples, le Demandeur a pu mettre en évidence qu’une synergie entre la spiruline et l’extrait de pollen, de préférence choisi parmi les espèces Secale cereale L. (seigle), Zea mays L. (maïs), Pinus silvestris L. (pin), Dactylis glomerata L. (dactyle), ou un mélange de ces derniers ; a été identifiée sur un test in vitro . En effet, cette association permet une forte libération de cytokines (IL-1 beta, TNF alpha, IL-6, MCP-1, IL-8 et PGE-2) et donc un boost du système immunitaire. De préférence, les compositions selon l’invention sont utilisées pour le traitement et/ou la prévention d‘infections bactériennes, fongiques et/ou virales. Selon l’invention, le terme « traitement » désigne une amélioration, une prophylaxie ou un renversement d'une maladie ou d'un trouble, ou d'au moins un symptôme discernable de celui-ci. Il s'agit également d'une amélioration, d'une prophylaxie ou d'un renversement d'au moins un paramètre physique mesurable lié à la maladie ou au trouble traité, ce qui n'est pas nécessairement perceptible par le sujet. Dans un autre mode de réalisation, le terme « traitement » désigne l'inhibition ou le ralentissement de la progression d'une maladie ou d'un trouble, soit physiquement, par exemple, la stabilisation d'un symptôme discernable, physiologiquement, par exemple, la stabilisation d'un paramètre physique, ou les deux. Le terme « traitement » désigne également le retard de l'apparition d'une maladie ou d'un trouble. Dans certains modes de réalisation particuliers de l’invention, les compositions d'intérêt sont administrées en tant que mesure préventive. Dans ce contexte, le terme « prévention » désigne une réduction du risque d'acquisition d'une maladie ou d'un trouble spécifié. Plus particulièrement, le Demandeur a pu mettre en évidence que les compositions selon l’invention sont particulièrement efficaces pour le traitement et/ou la prévention d’infections virales telles que la grippe H1N1 ou des infections au SARS, et de toutes leurs variantes comme le SARS-Cov2/Covid-19/Coronavirus. La grippe A (H1N1)v de 2009 est une maladie respiratoire aiguë contagieuse provoquée par un virus de la grippe A de sous-type H1N1. Ce nouveau virus grippal, contient des gènes de plusieurs virus connus d’origine porcine, aviaire et humaine. Il est différent du virus A (H1N1) responsable de la grippe saisonnière, d’origine humaine. Il existe un grand nombre de variantes de la grippe A tel que notamment : H1N1, H1N2, H1N8, H2N2, H2N3, H3N1, H3N2, H3N3, H3N8, H4N1, H5N1, H5N2, H5N3, H5N6, H5N8, H5N9, H7, H7N1, H7N2, H7N3, H7N7, H7N9, H9N2, H10N7, H10N8, H11N2, H11N9, H17N10, H18N11. Le SARS-CoV-2 est un virus du genre des betacoronavirus. Il s’agit d’un virus à ARN positif possédant le plus grand des génomes des virus à ARN. Il possède une forme sphérique qui est pléiomorphique, sa morphologie pouvant varier en fonction des conditions environnementales dans lesquelles il se développe. Le génome de ce virus code pour quatre protéines structurales nécessaires à la formation d’une particule virale complète, à savoir la protéine S (Spike), la protéine M (Membrane), la protéine N (Nucléocapside) et la protéine E (Enveloppe). Le SARS-CoV-2 peut engendrer l’apparition de symptômes variés, allant de la fièvre ou la toux, à la détresse respiratoire (Syndrome de détresse respiratoire SDRA), l'insuffisance rénale voire le décès des individus infectés. La protéine Spike, également appelée protéine S ou protéine de pointe, est une protéine virale présente à la surface du SARS-CoV-2. Ce dernier peut infecter les cellules épithéliales respiratoires humaines par l’interaction entre la protéine Spike et la protéine humaine ACE2. Spike est une glycoprotéine produite en grande quantité recouvrant la surface du virus permettant ainsi la pénétration dans les cellules humaines. La protéine Spike est une protéine trimérique transmembranaire de 180-200 kDa. Elle possède un domaine N-terminal extracellulaire et un petit domaine C-terminal intracellulaire. D’une longueur de 1273 acides aminés, elle est composée de deux sous-unités, à savoir S1 et S2. La sous-unité S1 comprend un domaine de liaison au récepteur appelé RBD (Receptor Binding Domain), qui permet la reconnaissance et la liaison avec la protéine ACE2, un récepteur de surface cellulaire de l’hôte. La sous-unité S2 correspond quant à elle à la "tige" de la structure et contient d'autres éléments de base nécessaires à la fusion membranaire. Elle est également composée d’un domaine transmembranaire, d’un peptide de fusion, de deux séquences HR1 et HR2 (Heptapeptide Repeat sequence) et d’un domaine cytoplasmique. Grâce à ses deux sous-unités, la protéine Spike possède un rôle de médiateur dans la liaison au récepteur et la fusion membranaire. En effet, lorsque le domaine RBD se lie à ACE2, un changement de conformation de la sous-unité S2 a lieu, aboutissant à l'ancrage du peptide fusion sur la cellule hôte. Les domaines HR1 et HR2 du trimère vont former le 6-HB (six-Helical Bundle) par de multiples interactions permettant le rapprochement de la membrane virale de celle de l’hôte pour aboutir à la fusion membranaire. L’enzyme de conversion de l'angiotensine 2 (ACE2) est un récepteur cellulaire homologue de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (ACE). Ce récepteur est exprimé au niveau des cellules épithéliales alvéolaires des poumons, du cœur ou encore des reins. Par son implication dans le système rénine/angiotensine/aldostérone, il occupe une place prépondérante dans les fonctions cardiovasculaires et rénales. ACE et ACE 2 ont des effets antagonistes. Plus précisément, l’activation du récepteur ACE2 est impliquée dans les mécanismes de vasodilatation tandis qu’ACE entraîne la vasoconstriction. Ainsi, l’équilibre entre les phénomènes d'activation et d’inactivation de ces deux récepteurs est essentiel au maintien de l'homéostasie vasculaire. À l’état physiologique, ACE2 permet donc de lutter contre la vasoconstriction excessive des vaisseaux de l’organisme. Lors de l’infection par le SARS-CoV-2, le virus se fixe sur la protéine ACE2 afin de pouvoir infecter les cellules pulmonaires de l’hôte, et plus particulièrement les pneumocytes de type II. L’équilibre entre les effets médiés par les protéines ACE et ACE 2 est alors décalé en faveur de ceux médiés par ACE, caractérisé par une augmentation de la vasoconstriction, responsable d’une grande diversité de dysfonctionnements chez les patients infectés par le SARS-CoV-2. En effet, cette anomalie du système rénine/angiotensine est liée à différentes pathologies cardio-pulmonaires, comme le choc cytokinique responsable de l’inflammation aiguë des poumons. De plus, chez des patients hypertendus souffrant préalablement d’obésité ou de diabète, le déséquilibre accentué par l’infection du SARS-CoV-2 semble conduire au développement des formes les plus graves en créant des lésions additionnelles (fibrose pulmonaire, lésions cardiovasculaires, etc.). Le but est bien entendu d’empêcher l’interaction entre Spike et ACE2 par des anticorps, produits par l’organisme lors de l’activation du système immunitaire, neutralisant ainsi la protéine Spike. SARS-Cov2 présente une multitude de variants : « nigérian » B.1.1.207, « britannique » VOC-202012 /01, « danois », « sud-africain » 501.V2, « brésilien » ou « japonais » B.1.1.248, souche « espagnole » 20A EU.1, « californien » CAL.20C, « new-yorkais » B.1.526. Selon un mode particulier de réalisation, l’invention a également pour objet des compositions tels que décrites ci-dessus utilisées pour le traitement et/ou la prévention d’un déficit immunitaire, d’immunodéficience (IMD) ou encore d’immunodépression qui est une situation pathologique liée à l'insuffisance d'une ou de plusieurs fonctions immunologiques. Un autre objet de la présente invention concerne un complément alimentaire comprenant la composition telle que décrite ci-dessus et utilisée selon l’invention. En effet, les pollens ou les préparations de pollen sont généralement consommés comme un complément alimentaire. Ils peuvent être pris dans leur forme rudimentaire, qui sont les pollens en tant que tels, comme poudre sous forme libre ou encapsulée. La composition selon l’invention comprend également un milieu physiologiquement acceptable proportionné à un rapport avantage/risque raisonnable, comprenant des excipients connus et couramment utilisés en phytothérapie tels que des liants, agents de désintégration, agents de charge, agents de dispersion, agents agglomérants, lubrifiants, agents mouillants, tensioactifs, émulsifiants, épaississants, agents de coulance, agents aromatisants, agents édulcorants, colorants, agents de pelliculage, stabilisants et/ou conservateurs. L'homme du métier veillera à choisir ces éventuels excipients et leur quantité de manière à ce qu'ils ne nuisent pas aux propriétés intéressantes des compositions utilisées selon l'invention. A titre d’exemple d’excipients, on peut citer notamment la cellulose, préférentiellement la cellulose microcristalline, le dioxyde de silicium. Généralement, les compositions selon l’invention peuvent être obtenues par mélange des différents ingrédients (notamment pollens et pistils) obtenus séparément par des procédés d’extraction, qui peuvent être identiques ou différents. Ainsi, la composition selon l’invention peut par exemple comprendre de la spiruline, un premier extrait de pollen et de pistil combiné avec un second extrait de pollen. Avantageusement, le premier extrait de pollen et de pistil est un extrait combiné de cytoplasme purifié de pollen et de pistil, contenant une activité élevée d'une enzyme antioxydante, la superoxyde dismutase (SOD). Le second extrait de pollen est un extrait cytoplasmique purifié de pollen pur. Le pollen et les pistils sont sélectionnés et récoltés, séparément et de manière standardisée, parmi les membres de la famille des poacées. La culture et la récolte des espèces définies sont effectuées dans des champs séparés sous un contrôle-qualité dûment établi conformément aux Bonnes Pratiques Agricoles applicables aux plantes médicinales. Le pollen est sélectionné pour la préparation du second extrait de pollen, tandis que les pollens et pistils sélectionnés sont mélangés d'une manière standardisée pour produire la formulation du premier extrait. Au cours du processus d'extraction, mis en œuvre conformément aux Bonnes Pratiques de Fabrication, le pollen et les pistils sont traités avec des enzymes pour obtenir l'ouverture germinative. L'extrait est ensuite récupéré par filtration, laissant de côté les enveloppes des grains de pollen qui peuvent être allergisantes. L'extrait est défini par chromatographie liquide haute performance (HPLC) et chromatographie en phase gazeuse (GC) pour garantir la quantité des principes actifs. L'extrait est mélangé dans une formule standardisée. Cette procédure de standardisation donne par exemple des comprimés qui contiennent, en plus de la spiruline, 100-140 mg du premier extrait de pollen et de pistil et 20-60 mg du second extrait de pollen. L’invention a donc aussi pour objet un procédé de préparation d’un extrait de pollen et de pistil de plante(s) appartenant préférentiellement à la famille des pinacées et/ou des poacées comprenant les étapes suivantes de : extraction aqueuse de cytoplasme de pollen et éventuellement de pistil ; séchage par atomisation du ou des extraits aqueux ainsi obtenus ; récupérations desdits extraits aqueux et mélange avec de la spiruline ou un extrait de spiruline et éventuellement : du sélénium et/ou des vitamines ; et récupération de la composition ainsi obtenue. Le Demandeur a pu mettre en évidence que l’étape d’extraction aqueuse de cytoplasme était particulièrement sensible. Ainsi, la température de l’extraction doit être strictement inférieure à 45°C. Au-delà de cette température, un ou plusieurs pollens et pistils détaillés ci-dessus ne sont plus présents (absence de marqueurs spécifiques). La qualité de la composition et/ou son efficacité ne sont donc pas assurées. Préférentiellement, la température de l’extraction doit être inférieure à 42°C. La durée de l’étape d’extraction, pour chacun des extraits, est préférentiellement d’au moins 6h, préférentiellement au moins 10h, plus préférentiellement encore au moins 12h. De plus, le Demandeur a pu mettre en évidence qu’une séparation dans des conditions trop soutenues dégradait le ou les extraits. Ainsi, lorsque l’extraction est couplée à une séparation, celle-ci ne doit pas dépasser les 6000 tours par minute (tr/min), préférentiellement 4500 tr/min, plus préférentiellement encore 2800 tr/min. Le procédé ainsi développé permet de garantir une bonne traçabilité des pollens et éventuellement des pistils utilisés. En effet, le Demandeur a pu mettre en évidence que les extraits fabriqués selon les procédés de l’art antérieur ne permettent pas de retrouver la présence d’un ou plusieurs marqueurs des pollens et pistils et donc, de facto , de la présence de l’ensemble des extraits de pollens et/ou de pistils dans la composition. Les compositions de l’art antérieur ne sont donc pas homogènes et ne contiennent pas, dans la composition finale, l’ensemble des extraits de pollens et/ou de pistils attendus. Le procédé objet de l’invention comprend avantageusement des étapes additionnelles de séparation, de filtration et/ou d’évaporation permettant d’augmenter la concentration de l’extrait final ou d’optimiser la préparation dudit extrait. Le procédé objet de l’invention présente par ailleurs les avantages suivants : il permet une standardisation ; il présente une excellente reproductibilité ; il permet une réduction des coûts en optimisant et limitant le nombre d’opérations de l’outil industriel. Il permet également de pouvoir tracer la présence des extraits dans la composition selon l’invention et ainsi assurer sa qualité et par là même son efficacité. Parmi les avantages permettant de réduire les manipulations et les coûts, on peut citer : une planification simplifiée ; une occupation des équipements optimisés ; des temps improductifs réduits (nettoyage, changement de lot, nombre de validations, etc.) ; une gestion du nombre de référence limitée ; une diminution des opérations à risque (nettoyage, pesées, procédures de travail, coûts réduits en validation, stabilité, formulation du comprimé simplifiée, risque microbiologique, traçabilité, etc.). Le Demandeur a pu mettre en évidence que la production d’une composition à partir d’extraits de plantes requiert souvent des étapes de production spécifiques telles que par exemple le séchage par atomisation, la granulation. Ces étapes peuvent avoir un impact sur la composition finale et ses constituants telles que les protéines. Certaines protéines qui sont présentes dans la matière végétale brute sont susceptibles, à cause de la nature spécifique du procédé de fabrication (typiquement le séchage par atomisation), de perdre leur activité ou d’être perdues. Le Demandeur a notamment pu mettre en évidence que l’utilisation d’un procédé de séchage par atomisation optimisé (différence de température de 50°C entre la température d’entrée et celle de sortie) évitait la dénaturation de protéines cibles concernées. Le Demandeur a également trouvé que la présence dans la composition finale d’au moins une de ces protéines ou peptides dérivés depuis ces protéines cibles permet d’assurer la qualité de la composition. Les extraits utilisés dans la composition sont ainsi optimaux et de qualité pharmaceutique, l’activité de la composition n’étant pas altérée. Par ailleurs, en fournissant un contrôle qualité adéquat, une meilleure uniformité du contenu peut être assurée, ce qui est important quand on traite des patients pour des symptômes spécifiques et/ou des inconforts. De plus, la composition est fortement reproductible entre différents lots (en termes de qualité et d’ingrédients présents), ce qui permet un contrôle qualité, une standardisation, une traçabilité des lots, et un profilage de protéines reproductibles. Elle est ainsi en conformité avec les bonnes pratiques de fabrication des produits pharmaceutiques et des compléments alimentaires sur le marché (produits botaniques de qualité pharmaceutique). Cette reproductibilité donne également la garantie que chaque nouveau lot d’extrait de pollen et/ou de pistil satisfait aux spécifications établies et de ce fait à la même activité physiologique que les lots utilisés pour les études cliniques. Le procédé de fabrication permet d’obtenir le composé bénéfique recherché. La présente invention concerne également des compositions orales qui comprennent au moins de la spiruline et un composant dérivé d’extrait de pollen et/ou des pistils de plante(s) appartenant à la famille des pinacées et/ou des poacées et dans lesquelles la présence d’un ou plusieurs marqueurs de protéines est détectable, selon lesquelles ces marqueurs de protéines sont une bonne indication de la qualité de la composition finale. Ces marqueurs peuvent être également utilisés pour la standardisation des compositions. Lesdits marqueurs ou traceurs sont avantageusement des protéines ou des peptides dérivés de protéines, lesdites protéines étant choisies parmi le groupe de l’oxydase de réticuline, de l’endochitinase A, de la bêta-1,3-glucanase, de l’exopolygalacturonase, de la protéine de transfert lipidique non spécifique ou de toute combinaison de ces dernières. Selon l’invention, la présence de marqueurs spécifiques de protéines ou de peptides provenant de ces protéines (marqueurs) peut être confirmée dans la composition finale, lesdits marqueurs étant révélateurs de la qualité de la composition et peuvent donc être utilisés pour la standardisation et le contrôle qualité. En effet, le Demandeur a pu mettre en évidence que la présence de certains traceurs ou marqueurs (protéine ou peptide dérivé de ladite protéine) permettaient de confirmer la présence de certains extraits de pollen et/ou de pistil dans la composition finale. La présente invention va maintenant être illustrée au moyen des exemples suivants : Exemple 1 : Composition selon l’invention Composition A : Forme galénique : Capsule Poids de la gélule : environ 689 mg tout compris, soit 550 mg sans l’enveloppe ; Les pourcentages ci-dessous sont donnés en poids du poids total de la composition hors moyen d’encapsulation ou d’enrobage : Spiruline : environ 36% en poids du poids total de la composition ; Extrait aqueux de pollen : environ 25% en poids du poids total de la composition ; Excipients : environ 39% en poids du poids total de la composition. Tableau 1 : Ingrédients de l’extrait aqueux de pollen exprimés en poids du poids total de l’extrait final de pollen : Ingrédients Quantité % Secale cereale L. Pollen 60-95 Zea mays L. Pollen 4-20 Dactylis glomerata L. Pollen 5-15 Pinus silvestris L. Pollen 0,5-3 D’autres ingrédients dans le produit final sont par exemple : la cellulose microcristalline, la fécule de pomme de terre, le stéarate de magnésium. La gélule végétale est à base de HPMC : hydroxypropylmethylcellulose. La dose quotidienne recommandée est de 1 gélule par jour, à prendre le matin ou le soir. L’extrait de pollen de la gélule ci-dessus a été obtenu en utilisant un procédé classique de préparation des extraits de pollen et/ou de pistil. Exemple 2 : Composition selon l’invention Composition B Forme galénique : Capsule Poids de la gélule : environ 689 mg tout compris, 550 mg sans l’enveloppe. Les pourcentages ci-dessous sont donnés en poids du poids total de la composition hors moyen d’encapsulation ou d’enrobage : Spiruline : environ 36% en poids du poids total de la composition ; Extrait aqueux de pollen : environ 25% en poids du poids total de la composition ; Sélénium : environ 4,5% en poids du poids total de la composition ; Vitamine D : environ 0,5% en poids du poids total de la composition ; Vitamine B6 : environ 0,4% en poids du poids total de la composition ; Vitamine E : environ 4,0% en poids du poids total de la composition ; Excipients : environ 29,4% en poids du poids total de la composition. Tableau 2 : Ingrédients de l’extrait exprimés en poids du poids total de l’extrait final de pollen : Ingrédients Quantité % Secale cereale L. Pollen 60-95 Zea mays L. Pollen 5-20 Dactylis glomerata L. Pollen 5-15 Pinus silvestris L. Pollen 0,5-3 Zea mays L. pollen et Pistil 4-10 D’autres ingrédients dans le produit final sont par exemple : la cellulose microcristalline, la fécule de pomme de terre, le stéarate de magnésium. La gélule végétale est à base de HPMC : hydroxypropylmethylcellulose. La dose quotidienne recommandée est d’une gélule par jour, à prendre le matin ou le soir. L’extrait de pollen de la gélule ci-dessus a été obtenu en utilisant un procédé classique de préparation des extraits de pollen et/ou de pistil. Exemple 3 : M ode opératoire utilisé pour la génération des résultats permettant d’étudier l’effet de la composition A dans la production de cytokines Cultures de cellules de monocytes : Les monocytes primaires humains ont été préparés à partir de la couche leuco-plaquettaire de donneurs de sang humains sains selon une procédure standardisée. Traitement des cellules monocytes et test ALAMARBLUE® : Les cellules ont été ensemencées dans des plaques de 96 puits à une densité de 220000 cellules/puits pour les mesures de viabilité. Les éléments du test ont été dissous dans des milieux de culture cellulaire. 1 µl de la solution mère ou des dilutions ont été ajoutés par puits (100 µl). Les monocytes ont été ensemencés dans 96 puits et incubés avec : NaF (250 µg/ml), un contrôle positif, un contrôle de milieu et des concentrations croissantes des éléments à tester. Après 24 heures d'incubation, 10 µl d'ALAMARBLUE® (Biosource, USA) ont été ajoutés à chaque puits. Après 2 heures, la fluorescence a été mesurée avec un spectrophotomètre de fluorescence en utilisant des réglages de filtre 544EX nm /590EM nm. La quantité de fluorescence est proportionnelle au nombre de cellules vivantes et correspond à l'activité métabolique des cellules. Les cellules endommagées et non viables ont une activité métabolique innée plus faible et génèrent donc un signal proportionnellement plus faible que les cellules saines. Le principe actif d'ALAMARBLUE® (resazurine) est un composé perméable aux cellules, non toxique, de couleur bleue et pratiquement non fluorescent. Lorsqu'elle pénètre dans les cellules, la resazurine est réduite en résorufine, qui produit une fluorescence rouge très vive. Les cellules viables convertissent continuellement la resazurine en résorufine, générant ainsi une mesure quantitative de la viabilité et de la cytotoxicité. Immunomodulation dans les monocytes humains : Comme il ressort de la , les monocytes primaires humains ont été isolés à partir de la couche leucocytaire de trois donneurs de sang humains sains. Les cellules ont été ensemencées dans des plaques de 24 puits à une densité de 2200000 cellules/puits pour les mesures ELISA. Les monocytes ont été incubés avec les éléments à tester (5 concentrations différentes) pendant 24 h. Le LPS (10 ng/ml, Salmonella typhimurium SL1181) a servi de témoin positif pour la libération de cytokines. Après 24 h, les surnageants ont été retirés, centrifugés et étudiés pour les concentrations en IL-1ß, MCP-1, IL-6, TNF et IL-8 par ELISA en utilisant le protocole du fabricant (n=6, 3 donneurs différents). Les concentrations testées des ingrédients individuels se réfèrent aux concentrations dans la composition B, c'est-à-dire : 200 mg Spiruline (36%) 136 mg d’extrait de pollen (25%) 25 mg Sélénium (4,5%) 2,5 mg Vitamine D3 (0,5%) 2,15 mg Vitamine B6 (0,4%). Exemple 4 : Effet de la composition A selon l’invention sur la production de cytokines Comme il ressort de la , l’administration de la composition A induit la libération d'IL-1ß, TNFα, IL-8, MCP-1 et PGE2 dans les monocytes humains, qui commence à partir de la concentration de ≥10 µg/ml étant maximal à la dose testée de 100µg/ml. L’induction est dépendante de la dose de la composition. IL-1β est une interleukine sécrétée par les macrophages, elle a un rôle pro-inflammatoire. La libération d’IL-1ß a été induite à partir de 10 µg/ml jusqu’à 100µg/ml. Entre 50 µg/ml et 100µg/ml, le pourcentage d’activation passe de 25% à 100%. TNFα (Tumor Necrosis Factor) est une cytokine impliquée dans l’inflammation. La libération de TNFα a été induite à partir de 50 µg/ml jusqu’à 100 µg/ml. Entre 50 µg/ml et 100 µg/ml, le pourcentage d’activation passe de 20% à 40%. IL-6 est une interleukine sécrétée par les macrophages, les lymphocyte T et les cellules endothéliales. Elle permet la synthèse des protéines de la phase aiguë et la prolifération des cellules productrices d’anticorps. La libération de l'IL-6 a été induite à partir de 50 µg/ml jusqu’à 100µg/ml. Entre 50 µg/ml et 100 µg/ml, le pourcentage d’activation passe de 40% à 55%. IL-8 est une interleukine produite par les cellules épithéliales à la suite de la détection d’agents microbiologiques ou chimiques potentiellement pathogènes. La libération d’IL-8 a été induite à partir de 50 µg/ml jusqu’à 100µg/ml. Entre 50 µg/ml et 100 µg/ml, le pourcentage d’activation passe de 150% à 210%. MCP-1 (Monocyte Chemoattractant protein 1) est une cytokine de type chimiokine, elle a donc un pouvoir attractif sur certaines cellules immunitaires. La libération de MCP-1 a été induite à partir de 0.1 µg/ml jusqu’à 100µg/ml. Entre 50 µg/ml et 100 µg/ml, le pourcentage d’activation passe de 60% à 190%. PGE2 (Prostaglandine E2) est un acide gras de la classe des prostaglandines, jouant un rôle important dans l’inflammation. La libération de PGE2 a été induite à partir de de 0.1 µg/ml jusqu’à 100µg/ml. Entre 50 µg/ml et 100 µg/ml, le pourcentage d’activation passe de 60% à 145%. On peut donc dire que la composition A permet d’induire la production de plusieurs cytokines pro-inflammatoires et attractrices des cellules immunitaires. Celle-ci a donc la capacité d’activer le système immunitaire et de le booster. De tels résultats, non illustrés, ont également été observés en utilisant la composition B telle que décrite à l’exemple 2. Exemple 5 : Synergie entre les extraits de pollen et la spiruline L’effet de la composition A est plus important que les effets des ingrédients individuels spiruline et extrait de pollen : IL-1ß : comme il ressort de la , la spiruline (55 µg/ml) induit une libération de 200 pg/ml d’IL-1ß. L’extrait de pollen (37 µg/ml) induit une libération de 1 000 pg/ml d’IL-1 ß. La composition A (100 µg/ml) induit une libération de 5000 pg/ml d’IL-1 ß. TNFα : comme il ressort de la , la spiruline (55 µg/ml) induit une libération de 10 000 pg/ml de TNFα. L’extrait de pollen (37 µg/ml) induit une libération de 10 000 pg/ml de TNFα. La composition A (100 µg/ml) induit une libération de 45 000 pg/ml de TNFα. IL-6 : comme il ressort de la , la spiruline (55 µg/ml) induit une libération de 12 000 pg/ml l d’IL-6. L’extrait de pollen (37 µg/ml) induit une libération de 25 000 pg/ml d’IL-6. La composition A (100 µg/ml) induit une libération de 47 000 pg/ml d’IL-6. MCP-1 : comme il ressort de la , la spiruline (55 µg/ml) induit une libération de 3 100 pg/ml de MCP-1. L’extrait de pollen (37 µg/ml) induit une libération de 3 200 pg/ml de MCP-1. La composition A (100 µg/ml) induit une libération de 6 000 pg/ml de MCP-1. IL-8 : comme il ressort de la , la spiruline (55 µg/ml) induit une libération de 15 000 pg/ml d’IL-8. L’extrait de pollen (37 µg/ml) induit une libération de 25 000 pg/ml d’IL-8. La composition A (100 µg/ml) induit une libération de 47 000 pg/ml d’IL-8. PGE-2 : comme il ressort de la , la spiruline (55 µg/ml) induit une libération de 2 000 pg/ml de PGE-2. L’extrait de pollen (37 µg/ml) induit une libération de 9 500 pg/ml de PGE-2. La composition A (100 µg/ml) induit une libération de 15 500 pg/ml PGE-2. On peut dire que les effets de la composition A sont encore plus forts que la somme des effets de la spiruline et de l'extrait de pollen, ce qui indique des activités synergiques possibles des ingrédients en ce qui concerne l'immunomodulation. Ni le sélénium, ni la vitamine B6, ni la vitamine D3 n'ont eu d'effet sur la libération basale de cytokines dans les monocytes humains jusqu'à la plus forte concentration étudiée (0,68 µg/ml et 0,59 µg/ml respectivement). De tels résultats, non illustrés, ont également été observés en utilisant la composition B telle que décrite à l’exemple 2. Exemple 6 : Exam en d es effets de la composition A sur l’interaction ACE2 : SARS -CoV-2 Méthode : La composition A été préparée dans du PBS/DMSO à 5x les solutions mères (conc. finale DMSO 0,1%). L'interaction ACE2 : SARS-CoV-2 Spike (RBD) a été testée selon les instructions du fournisseur (BPS Bioscience, USA). Comme contrôle positif, l'anticorps neutralisant le Spike S1 (BPS Bioscience 100793) a été inclus dans le test (50 nM et 100 nM). Après l'incubation, la chimiluminescence a été immédiatement lue (temps de mesure de la luminescence : 0,1 s, Victor X5, Perkin Elmer, USA). Tableau 3 : Résultats du test de criblage de l’inhibiteur ACE2 : Spike S1 et l’effet inhibiteur de la composition A. ACE2: SARS-CoV-2 Spike (RBD) Concentration Liaison (%) Ecart-type (%) Contrôle - 100 8,0 Anticorps anti-Spike S1 100 nM 10,8 3,3 10 nM 30,9 5,3 Composition A 100 μg/ml 66,3 10,4 50 μg/ml 90,4 8,5 10 μg/ml 109,1 12,5 1 μg/ml 114,9 7,2 Les données du tableau représentent la moyenne n=4 ± SD (la liaison de contrôle a été fixée à 100% Le tableau 3 ci-dessus représente le pourcentage de liaison entre ACE2 et Spike en fonction de la présence d’anticorps anti-Spike et de la composition A. Le contrôle permet de dire qu’il y a bien une liaison qui se forme entre Spike et ACE2 à 100% ± 8.0%. Comme il ressort de la : 100 nM d’anticorps anti-Spike permettent d’inhiber la liaison de Spike RBD à la protéine ACE2 à 90% ± 3.3%. 10 nM d’anticorps anti-Spike permettent d’inhiber la liaison de Spike RBD à la protéine ACE2 à 70% ± 5.3%. La composition A permet une réduction de la liaison Spike RBD à la protéine ACE2 de 40% ± 10.4% à 100 µg/ml et de 10% ± 8.5% à 50 µg/ml. On peut donc en conclure que la composition A est efficace et représente une bonne alternative pour diminuer la liaison du Spike RBD à la protéine ACE2. De tels résultats, non illustrés, ont également été observés en utilisant la composition B telle que décrite à l’exemple 2. Composition orale comprenant de la spiruline ou un extrait de spiruline, caractérisée en ce qu’elle comprend en outre un extrait aqueux de cytoplasme de pollen(s), ledit(s) pollen(s) étant obtenu(s) à partir de plantes appartenant aux genres Secale , Zea , Pinus et/ou Dactylis , et éventuellement : un extrait de pistil(s) ; du sélénium ; et/ou des vitamines. Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce qu’elle comprend en outre un extrait de pistil qui est préférentiellement un extrait aqueux de cytoplasme de pistil obtenu à partir de la plante Zea . Composition selon l’une des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce qu’elle comprend en outre du sélénium. Composition selon l’une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce qu’elle comprend en outre au moins une vitamine, préférentiellement la vitamine D3, B6 ou E, prise seule ou en mélange. Composition selon l’une des revendications précédentes, caractérisée en ce qu’elle comprend : de la spiruline ou un extrait de spiruline ; un extrait aqueux de cytoplasme de pollen de l’espèce Secale cereale L. ; un extrait aqueux de cytoplasme de pollen de l’espèce Zea mays L. ; un extrait aqueux de cytoplasme de pollen de l’espèce Pinus silvestris L. ; un extrait aqueux de cytoplasme de pollen de l’espèce Dactylis glomerata L. ; un extrait aqueux de cytoplasme de pistil de l’espèce Zea mays L. ; du sélénium ; de la vitamine D3 ; de la vitamine B6 ; et de la vitamine E. Composition selon l’une des revendications précédentes, pour son utilisation comme médicament. Composition orale comprenant de la spiruline ou un extrait de spiruline et du pollen obtenu à partir de plantes appartenant aux genres Secale , Zea , Pinus et/ou Dactylis , pour son utilisation en tant qu’immunomodulateur. Composition pour son utilisation selon l’une des revendications 6 ou 7, caractérisée en ce qu’elle est utilisée pour le traitement et/ou la prévention d’infections bactériennes, fongiques et/ou virales. Composition pour son utilisation selon l’une des revendications 6, 7 ou 8, caractérisée en ce qu’elle est utilisée pour le traitement et/ou la prévention d’une infection au SARS-Cov2/Covid-19/Coronavirus. Procédé de préparation d’une composition selon l’une quelconque des revendications 1 à 5, comprenant les étapes suivantes de : extraction aqueuse de cytoplasme de pollen et éventuellement de pistil ; séchage par atomisation du ou des extraits aqueux ainsi obtenus ; récupérations desdits extraits aqueux et mélange avec de la spiruline ou d’un extrait de spiruline et éventuellement : du sélénium et/ou des vitamines ; et récupération de la composition ainsi obtenue.