La présente invention concerne un dispositif d'arrachage utilisable notamment, mais non exclusivement, pour la "casse" des voitures. Lorsqu'une voiture est hors d'usage, il est fréquent de remettre celle-ci à un casseur de voitures pour la récupération de pièces détachées et également de matériaux ré-utilisables dans la fabrication de nouvelles voitures. En particulier, on a déjà réalisé des machines permettant le compactage d'une voiture de façon à mettre celle-ci sous forme d'une masse sensiblement parallélépipédique dont la manutention est aisée et qui peut être directement introduite dans un four pour être refondue et ré-utilisde. Cependant, de telles masses compactées ne doivent contenir de préférence que le matériau que l'on désire récupérer. I1 est donc nécessaire préalablement au compactage de retirer toutes les pièces en matériau différent, en particulier, dans le cas de la récupération de voitures, c'est l'acier qui est recherché et il est nécessaire de retirer le moteur et les sièges du véhicule. On peut, bien entendu, procéder au démontage manuel des différentes parties devant être retirées. Ce procédé présente cependant l'inconvénient autre très long et très coûteux. I1 est également possible de découper certaines pièces au chalumeau. Cependant, la loi interdit l'utilisation de chalumeau pour le démontage des moteurs en raison des risques d'explosion. Un objet de la présente invention est donc de réaliser un dispositif permettant l'arrachage de certaines parties d'un véhicule, ou de toute autre construction comportant plusieurs pièces assemblées, de façon rapide et sans danger. Un autre objet de la présente invention est de réaliser un dispositif qui puisse s'adapter sur différents appareils de manutention ou de travaux publics existants, notamment par remplacement de ltoutil, tel que la pelle d'une pelleteuse ou la griffe d'un instrument de levage. Une telle adaptation offre la possibilité d'utiliser les avantages des grosses machines telles que leur grande portée et leur puissance sans les inconvénients d'investissements coûteux, tels que l'achat d'un engin nouveau complet. On notera cependant que le dispositif d'arrachage peut être installé de façon permanente sur un engin totalement autonome. Le dispositif selon la présente invention comporte selon une réalisation préférentielle, un châssis sensiblement en forme de L pouvant prendre appui sur le véhicule et supportant par l'in- termédiaire d'un bras pivotant, un moyen de pince à serrage mécanique ou à inertie dont la position est commandée par un dispositif électrique, hydraulique, pneumatique ou mécanique, tel qutune bobine de très grande dimension, un vérin ou un câble commandé par un mototreuil. Selon une réalisation particulière de la présente invention, le moyen de pince comprend deux mâchoires pivotant autour d'un axe commun et reliées par deux tiges articulées de façon à réaliser un parallélogramme dont l'ouverture et la fermeture sont commandées au moyen d'un vérin. Dans ce cas, la manoeuvre du dispositif d'arrachage peut être commandée par un seul distributeur et une valve de séquence permettant de déplacer le bras support du moyen de pince lorsque la pince est elle-mEme refermée sur l'objet à arracher. D'autres objets et avantages de la présente invention apparaetront au cours de la description suivante, faite en relation avec les dessins ci-joints, parmi lesquels La figure 1 est une vue de côté du dispositif selon la présente invention. La figure 2 est une vue de dessus du dispositif selon la présente invention ; et La figure 3 est une vue de face du dispositif selon la présente invention. En se reportant maintenant aux figures, le dispositif d'arrachage selon la présente invention comporte un châssis ayant sensiblement la forme d'un L. La partie verticale du L est réalisée au moyen d'un caisson formé par deux tôles parallèles renforcées par des entretoises soudées sur les tôles, la structure ainsi obtenue étant fermée par des tôles latérales soudées sur le bord des tôles renforcées de façon à réaliser un caisson étanche 1. Le caisson 1 est soudé à un caisson 2 formant la partie de base du L et ayant généralement la forme d'un U,lui-même réalisé au moyen de deux tôles renforcées par des entretoises soudées et fermé par des tôles latérales également soudées sur le bord des tôles renforcées. On remarquera sur la figure 1 que le caisson 1 formant la partie verticale du L est imbriqué à sa partie infé rieure dans le caisson 2 de façon à pouvoir être soudé sur trois cotés et réaliser ainsi une structure extrêmement rigide. A la partie supérieure du caisson 1, on prévoit des goussets 3, soudés sur'le caisson et comportant d'une part des trous 4 pour l'axe destiné à supporter un bras pivotant 5 et des trous 6 pouvant recevoir une goupille pour maintenir le dispositif sur le bras support 7 d'un engin de manutention, comme cela sera expliqué plus loin. Le bras pivotant 5 est lui-même constitué de deux caissons allongés, parallèles, renforcés, de grande rigidité, qui comportent des ouvertures 8 permettant d'assembler, au moyen d'un axe, le bras pivotant 5 à la tige 9 d'un vérin de commande 10 lui-mAeme articulé autour d'un axe 11 supporté par des goussets 12 à la base du caisson 1. A son extrémité, le bras pivotant 5 comporte des trous 13 permettant la mise en place d'un axe de pivotement pour la barre 14 destinée à supporter un moyen de pince par l'intermédiaire de flasques 15. Dans la réalisation particulière schématiquement représentée à la figure 2, le flasque avant 15 n'a pas été représenté pour permettre une plus grande clarté du dessin et une meilleure compréhension de la structure de la pince.Les articulations 8 et 13 ont ici été représentées séparées, on notera que la tige du vérin 10 peut Autre raccordée au bras pivotant 5 dans toutes positions aptes à permettre une transmission appropriée des efforts, en particulier l'articulation 8 et l'articulation 13 pourraient être confondues. Le moyen de pince représenté comprend deux mâchoires 16 articulées autour d'un axe 17, mobile et reliées aux flasques 15 par l'intermédiaire de tiges 18 réalisant un parallélogramme dont l'ouverture est commandée par un vérin 19 agissant entre l'axe 20 fixé aux flasques 15 et l'axe mobile 17. On voit donc que lorsque le vérin 19 sera alimenté, l'axe 17 sera repoussé par rapport à l'axe 20 et les mtchoires 16 se refermeront sur l'objet à arracher. L'angle formé par le châssis en L comporte en outre à sa partie extérieure un gousset 21 servant à maintenir le châssis en L sur le bras support de l'engin de manutention. Si l'on utilise par exemple une pelle connue sous la marque commerciale POCLAIN, type PY 45, les goussets 21 seront assemblés à l'avant-bras support du godet à la place de celui-ci tandis que les flasques 3, enca drant l'avant-bras permettront, par l'intermédiaire de la goupille 6 le maintien du châssis selon une position sensiblement parallèle à l'avant-bras de la pelle POCLAIN. I1 est clair que le dispositif selon la présente invention pourra être monté de façon analogue sur tout engin de manutention notamment par substitution d'une pièce commandée (pelle, griffe, etc..), de façon à bénéficier, pour la manoeuvre du dispositif d'arrachage selon la présente invention, de la source d'énergie normalement utilisée à la commande de la partie substituée. Suivant les cas, le châssis en L sera donc tourné vers l'opérateur ou bien sera tourné dans le sens opposé (par exemple dans le cas du montage des châssis sur la fourche d'un chariot élévateur , dans ce cas le caisson sera de préférence ouvert en son milieu pour ménager une visibilité suffisante à l'opérateur). Dans le cas particulier du montage du dispositif d'arrachage sur un engin comportant une source d'énergie hydraulique, comme dans le cas de la réalisation particulière représentée, le fonctionnement sera le suivant. La partie horizontale 2 du châssis est amenée au-dessus de l'élément à arracher. Ainsi, dans le cas de l'arrachage de moteur, et en utilisant comme engin de manutention une pelle POCLAIN, la partie horizontale 2 du châssis est amenée au-dessus des ailes 22 du véhicule, tandis que l'angle formé entre le caisson 1 et le caisson 2 prend sensiblement appui au niveau du tableau de bord du véhicule.Les vérins 10 et 19 peuvent alors autre montés en série par l'intermédiaire d'une valve de séquence, de telle sorte que lorsque la pression est envoyée dans les canalisations, le moyen de pince se ferme tout d'abord autour du moteur, puis lorsqu'une pression suffisante est atteinte, la pression est transmise au vérin 10 tout en étant maintenue au vé rin 19 de sorte que, par l'intermédiaire du bras pivotant 5, le moteur est arraché de son emplacement initial. Le moteur ainsi maintenu par la pince peut alors être dégagé par le mouvement habituel du bras support de l'engin de manutention. On remarquera que le fonctionnement qui vient autre décrit à propos de l'arrachage d'un moteur peut se dérouler de fa çon sensiblement analogue pour l'arrachage par exemple des sièges. Dans ce cas, après découpage au chalumeau du pavillon, le dispositif d'arrachage est amené, et prenant appui sur les bords de l'ouverture ainsi réalisée, permet l'arrachage des sièges d'une façon rapide et en ne nécessitant la présence que d'un seul opérateur. On remarquera également que la présente invention n'est pas limitée à une réalisation par des moyens hydrauliques pour les mouvements de la pince et du bras pivotant mais peut également astre réalisée avec des moyens mécaniques tels qu'une pince à inertie et un câble manoeuvré par un mototreuil. Le dispositif à commande hydraulique se réée' particulib- rement avantageux lorsque le dispositif d'arrachage est monté à la place d'un outil de l'engin de manutention lui-mAeme habituellement commandé par un dispositif hydraulique. Les vérins 19 et 10 peuvent alors Aetre montés en série comme cela a été expliqué, directement sur le distributeur dont l'engin de manutention est équipé pour la commande de l'outil remplacé. La présente invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation qui viennent d'être décrits, elle est au contraire susceptible de variantes et de modifications qui apparattront à l'homme de l'art. REVENDICATIONS 1 - Dispositif d'arrachage, caractérisé en ce qu'il comprend un chassis solidaire d'un engin de manutention et pouvant être mis en appui sur le support de l'élément à arracher, un moyen de pince supporté par le châssis et des moyens de commande pour amener la pince autour de l'élément à arracher et exercer une force suffisante entre les moyens de pince et le châssis pour séparer l'élément à arracher de son support. 2 - Dispositif d'arrachage selon la revendication 1, caractérisé en ce que le châssis a généralement la forme d'un L dont la partie horizontale a elle-même généralement la forme d'un U. 3 - Dispositif selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que le moyen de pince est relié au chats sis par l'intermédiaire d'un bras pivotant fixé à la partie supérieure du châssis. 4 - Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que la position du bras pivotant est commandée par un vérin hydraulique. 5 - Dispositif d'arrachage selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'une extrémité du vérin est montée dans l'angle formé par le L. 6 - Dispositif d'arrachage selon l'une quelconque des revendications 2 à 5, caractérisé en ce que le moyen de pince comporte deux mâchoires articulées commandées par un vérin hydraulique par l'intermédiaire de tiges réalisant, en coopération avec une partie des mâchoires, un parallélogramme. 7 - Dispositif selon la revendication 6, prise dans son rattachement à la revendication 4 ou à la revendication 5, caractérisé en ce que les vérins sont montés en série et séparés par une valve de séquence, le vérin des moyens de pince étant alimenté en premier. 8 - Dispositif d'arrachage selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens pour le monter à la place d'un outil commandé d'un engin de manutention, les moyens de commande des moyens de pince étant ceux qui servent normalement de commande à l'outil remplacé.