On connait un procédé pour extruder des gaines tubulaires en matière plastique qui sont ensuite étirées à la sortie du passage d'extrusion tubulaire de la filière, simultanément dans la direction de l'axe longitudinal et de l'axe radial, pour obtenir ce que l'on dénommera par la suite un "film" et qui englobe d'une façon générale tous les produits semi-ouvrés en matière plastique dont les parois ont une épaisseur de l'ordre de quelques centièmes à quelques dixièmes de mm. L'étirage dans la direction de l'axe longitudinal est obtenu avec le banc de bobinage du film. Ce taux d'étirage est fonction du rapport de la vitesse de bobinage du film et de celle d'extrusion de la gaine. L'étirage dans la direction de l'axe radial est obtenu par l'opération de soufflage de la gaine.Avant dtenroulerle voile ainsi obtenu, on refroidit encore le voile de l'extérieur et, dans certains cas, de l'intérieur. La tête d'extrusion destinée à produire ce film comporte géne- ralement un corps, une filière, un poinçon disposé dans l'ouverture de la filière et relié rigidement à celle-ci par une torpille, un passage d'extrusion annulaire de la gaine, ménagé entre ce poin çon et la filière et un dispositif de centrage de la partie active de la filière par rapport au poinçon. Le jeu entre le poinçon et la filière est en général compris entre 0,5 et 1,5 min et le diamètre du poinçon peut aller jusqu'à 2000 min. La tête d'extrusion est fixée à l'extrudeuse qui reçoit la matière sous forme de poudre ou de granulés, la fond, la mélange, l'homogénéise et l'introduit sous pression à l'extrémité amont du canal d'extrusion de la filière. Le film obtenu à partir de la gaine extrudée avec ce type de filière présente un certain nombre de défauts. L'un de ces défauts est créé par le passage de la matière plastique à travers la torpille. Cette torpille concentrique à l'axe d'extrusion de la filière s'étend à l'intérieur et à l'extérieur du passage d'extrusion de la filière, des nervures réparties angulairement reliant l'intrieur et l'extérieur de la torpille au travers du passage d'extrusion de la filière. Une torpille qui comporte par exemple cinq nervures de liaison divise, par conséquent, l'écoulement de la matière plastique en cinq canaux. Lorsque ces canaux se réunissent en aval de la torpille, les lignes de soudures correspondantes ne sont plus homogénéisées sur la distance qui sépare la matière de la sortie de la filière. Il en résulte alors des défauts qui sont visibles sur la gaine.Ces défauts se traduisent notamment par des différences d'épaisseur, qui sont gênantes, en particulier, Lors du bobinage du film. En effet, comme les défauts sont toujours répartis angulairement aux mêmes endroits de la sortie de la filière, le film sera divisé en zones longitunales d'épaisseurs différentes. De ce fait, lors du bobinage du film, les zones plus épaisses s'accumuleront aux mêmes endroits le long de la bobine. Lorsque la couche de fim enroulé atteint une certaine épaisseur, les différences de diarnètre correspondant aux différentes zones longitudinales du film deviennent importantes. Au niveau des dépressions de la couche du film, des plis apparaissent. Il n'est donc pas possible, de ce fait, d'enrouler des couches épaisses de film sans abîmer celui-ci. Par ailleurs, l'orientation des chaînes macromoléculaires de la matière de la gaine est toujours dirigée dans la direction longitudinale d'extrusion. Or, conne on le sait, cette orientation des chaînes macromoléculaires de la matière a une influence sur les propriétés mécaniques du produit fini, notamment sur la résistance du film à la traction, au déchirement et à l'éclaterent. Pour remédier aux défauts de bobinage du film, on a oroposfi de monter la filière rotativement autour de l'axe d'extrusion. Cette rotation qui est généralement de 1 tr/mn a pour but de donner aux lignes de soudure un mouvement hélicoïdal qui permet, lors du bobinage du film, de répartir les zones d'épaisseurs différentes sur toute la largeur de la bobine, améliorant la régularité de celle-ci. Cette solution ne supprime donc pas le défaut créé sur le film. Son seul but est de répartir ces défauts sur toute la largeur de la bobine lors du bobinage. De ce fait, le film est identique à celui obtenu au moyen d'une filière fixe et présente donc un défaut d'homogénéité aux lignes de soudure, accompagné d'irrégularités d'épaisseur génératrices de défauts optiques apparaissant sur le film. On a déjà proposé une tête de filière destinée à l'extrusion de tubes thermoplastiques dans laquelle la filière et le poinçon sont capables d'un mouvement de rotation relative autour de l'axe longitudinal de la filière. Le but de cette tête de filière est d'augmenter considérablement la vitesse d'extrusion. On a également constaté que cette rotation relative de la filière et du poinçon provoquait une diminution de l'orientation moléculaire longitudinale que subit normalement la matière plastique, qui semble être liée à une certaine amélioration de la résistance du tuyau soumis à un effort dirigé radialement. Toutefois, la tête de filière en question est destinée à l'extrusion de tubes et a été construite en vue d'une production accrue, l'amélioration de la qualité du tube produit étant accessoire.De ce fait, aucun enseignement n'a été donné quant aux conditions qui doivent être nécessairement réunies pour que l'amélioration des propriétés mécaniques du tube ainsi obtenu soit contrôlée, afin que l'on puisse agir en conséquence sur les différents facteurs entrant en considération. En outre, dans la fabrication de tuyaux, on peut se contenter d'obtenir une certaine orientation moléculaire en direction radiale sans être à même d'en contrôler l'importance, l'épaisseur des parois pouvant toujours être surdimensionnée pour permettre au tuyau de résister à une pression radiale donnée. Par contre, la solidité d'un film ne peut pas jouir, au moins dans une proportion importante, de cette possibilité, un film étant par définition extrêmement mince. Il est donc primordial de maîtriser les différents facteurs régissant la structure moléculaire de la matière en cours d'extrusion et de ne plus se contenter d'une amélioration de la qualité du produit extrudé découlant de l'utilisation d'une tête de filière agencée essentiellement dans le but d'augmenter la vitesse de la production. Le but de la présente invention est de remédier, au moins partiellement, aux défauts des films susmentionnés, et d'améliorer les propriétés mécaniques du film extrudé, Le procédé de fabrication d'un film en matière nlastiaue, objet de la présente invention, suivant lequel on extrude une gaine tubulaire ayant un rapport diamètre-épaisseur supérieur à 80, et l'on réduit par gonflage l'épaisseur de sa paroi à celle du film désiré, est caractérisé par le fait que, au fur et à mesure de l'extrusion de la gaine, on entrain au moins l'une de ses faces en rotation par rapport à l'axe d'extrusion et que l'on choisit le débit et la vitesse de rotation nécessaires pour obte nir une modification de l'orientation des chaînes inacroinoléculai- res sur toute l'épaisseur de la gaine-. L'invention a également pour objet une tête d'extrusion pour la mise en oeuvre de ce procédé comprenant une filière, un poinçon disposé dans l'ouverture de la filière, cette filière et ce poin çon délimitant entre eux un passage annulaire d'extrusion de la gaine, un dispositif d'alimentation en matière plastique en fusion sous pression relié audit passage d'extrusion au voisinage de l'extrémité amont de celui-ci, un conduit relié à une source d'un fluide de refroidissement dont l'extrémité de sortie débouche en aval de la sortie dudit passage d'extrusion dans l'espace délimi- té par la gaine lors de son extrusion.Cette tête d'extrusion est caractérisée par le fait qu'au moins un desdits éléments, filière ou poinçon, est monté rotativement sur ladite tête, concentriquement à l'axe dudit passage annulaire, et par le fait qu'elle comprend un mécanisme d'entraînement de l'élément rotatif. L'entraînement d'au moins une face de la gaine en rotation par rapport à l'axe d'extrusion de la gaine permet tout d'abord de supprimer les lignes de soudure produites lors du passage de la matière plastique à travers la torpille. D'autre part, et comme on le montrera.par la suite, l'entraînement de ladite face de la gaine permet d'introduire un taux de cisaillement tangentiel dans la matière formant cette gaine. La superposition de ce cisaillement tangentiel au cisaillement longitudinal provoqué par l'extrusion axiale entraîne une modification de l'orientation des chaînes moléculaires de la gaine. Cette modification dépend de la vitesse de rotation de la filière et/ou du poinçon, ainsi que du débit de l'extrudeuse.C'est pourquoi il y a lieu de choisir cette vitesse de rotation ainsi que le débit de l'extrudeuse de manière à modifier cette orientation des chaînes macromoléculaires sur toute l'épaisseur de la gaine. Ce procédé permet donc d'égaliser les lignes de soudure, d'augmenter les propriétés mécaniques de la gaine, d'améliorer les conditions d'extrusion de la matière et de régulariser l'épaisseur de la gaine. Le dessin annexé représente schématiquement et à titre d'exemple, une forme d'exécution et deux variantes de la tête d'extrusion pour la mise en oeuvre du procédé objet de l'invention. La fig. 1 en est une vue en coupe longitudinale. La fig. 2 est une vue partielle en coupe, selon Il-Il de la fig. 1. La fig. 3 est une vue en coupe agrandie selon III-III de la fig. 1. La fig. 4 est une représentation tridimentionnelle du profil résultant des vitesses de la matière extrudée. La fig. 5 est une vue très partielle et agrandie de la fig.l. La fig. 6 est une vue partielle en coupe longitudinale d'une première variante de la fig. 1. La fig. 7 est une vue semblable de la seconde variante. La tête d'extrusion représentée comporte un canal d'alimentation 1 qui relie la sortie de l'extrudeuse Cnon représentée) au passage d'extrusion 2 de section annulaire ménagé entre le poincon 3 et la filière 4. L'extrudat qui sort de la filière a la forme d'une gaine tubulaire 5, qui sera ensuite gonflée par soufflage d'air et étirée suivant l'axe d'extrusion pour former un film tubulaire. La filière 4, que l'on décrira par la suite, est solidaire d'une torpille 6. Comme on le voit en fig. 2, celle-ci comporte des ailettes radiales 26, qui travèrsent un passage 2A de manière à relier rigidement les parties de cette torpille situées de part et d'autre de ce passage 2A. Cette torpille 6 fait corps avec un tube 6a s'étendant coaxialement à l'axe longitudinal du nassage 2A. Le poinçon 3 est monté rotativement autour du tube 6a de la torpille 6, par l'intermédiaire de deux roulements à rouleaux 7, 8 et d'une butée à rouleaux 9. Une cloche 10 est fixée au poinçon 3 par plusieurs vis 11 réparties sur un rebord annulaire extérieur 12 de la cloche 10 etvissées dans le poinçon 3. Le sommet de la cloche présente un tube central 13 cannelé intérieurement et introduit axialement sur l'extrémité cannelée extérieurement 14 d'un arbre tubulaire 15 monté rotativement a l'intérieur du tube 6a de la torpille 6. De cette manière, le poinçon 3, la cloche 10 et l'arbre tubulaire 15 sont solidaires en rotation. L'extrémité opposée de l'arbre tubulaire 15 est mont-ée dans deux roulements à aiguilles 16 et 17.Des pignons dentés jumeaux 18 sont fixés à l'arbre 15 entre les deux roulements à aiguilles 16 et 17. Une chaîne 19 en prise simultanément avec ces deux signons 18, est destinée à relier ces piqnons 18 à un groupe moto-réducteur à vitesse variable (non représenté). Le conduit ménage à travers la tête d'extrusion par l'arbre tubulaire 15 est destiné à amener dans la gaine un fluide de refroidissement. La sortie de ce fluide est assurée par un tube non représenté traversant concentriquement le tube 15. na filière 4 se compose de plusieurs éléments annulaires fixés les uns aux autres, et solidaires de la torpille 6. Un manchon de pivotement et d'entraînement 20 -est pontée sur la partie fixe 21- de Ja tête d'extrusion par un palier à rouleaux coniques 22. Ce manchon de pivotement et d'entraînement 2n porte, au-dessous du palier 22), deux pignons jumeaux 23 solidaires du manchon 20. Une chaîne 24 en prise simultanément avec ces pignons jumeaux 23, est destinée à relier ces pignons 23 à un groupe moto-reducteur à vitesse variable (non représenté). Une bague 25 arrêtant le palier 22 est chassée sur le manchon 20. Un élément annulaire 27, également chassé sur ce manchon 20, bloque la torpille 6 et porte un anneau plat 28 qui fait saillie radialement vers l'extérieur, et porte lui-même les bagues du collecteur 29 sur les faces intérieures desquelles frottent des balais d'alimentation 30. L'élément annulaire 27 porte également un ensemble de centrage de la filière 4 par rapport au poinçon 3, comnosé d'un second élé- ment annulaire 31 fixé sur l'élément annulaire 27. Un organe de centrage 32, mobile latéralement, est logé dans un évidement central du second élément annulaire 31. Cet organe est bloqué par une bague 33 fixée à l'élément annulaire 31. Le dernier élément de fi lière 34 est fixé sur cet organe de centrage 32. Les moyens de fixation des différents éléments de la filière 4 les uns aux autres ne sont pas représentés. Trois vis 35, réparties à 1200 les unes par rapport aux autres et vissées latéralement dans le second élément annulaire 31 servent à régler la position de l'organe de centrage 32 autour du poinçon 3. Chacune de ces vis porte un écrou de blocage 36 qui permet de fixer la position des vis une fois que l'organe de centrage 32, et par conséquent l'élément annulaire 34 sont correctement centrés. La partie fixe 21 de la tête de soufflage est chauffée par la résistance électrique 37. Les éléments annulaires 27, 31 et 34 de la filière 4 sont chauffés respectivement par les résistances 38, 39 et 40. Les bagues du collecteur 29 sont destinées à alimenter les résistances 38, 39 et 40 animées d'un mouvement de rotation. La résistance 37, du fait qu'elle est fixe, est alimentée directement. Ces résistances sont également destinées à régler la température de la matière plastique traversant la tête de soufflage. La construction de la tête d'extrusion décrite permet d'exécuter le procédé suivant sacn différents modes énumérés ci-dessous: - On peut entraîner en rotation, à droite ou a gauche, le poin çon 3; la filière 4 restant immobile. Dans ces conditions, les chaînes macromoléculaires situées sur la surface extérieure de la gaine sont orientées suivant l'axe d'extrusion longitudinal, tandis que pour les autres chaînes, l'anqle formé entre leur orientation générale et l'axe longitudinal de la gaine augmente à mesure que l'on se rapproche de la surface intérieure de la gaine. Dans ce cas, la surface intérieure de la gaine se déplace par rapport à la surface extérieure. - On peut entraîner en rotation, à droite ou à gauche, la filibre 4, le pinçon restant maintenant immobile. Dans ces conditions, on obtient sensiblement un résultat inverse de celui obtenu par l'entraînement du poinçon. Les chaînes macrorioléculaires sont orientées longitudinalement sur la face intérieure de la gaine, tandis que,pOur les autres chaînes, l'angle formé entre leur orientation générale et l'axe longitudinal de la gaine augmente à mesure que l'on se rapproche de la surface extérieure de la gaine. Dans ce cas; c'est maintenant la surface extérieure de la gaine qui se déplace par rapport à la surface intérieure. - On peut entrainer#simu1tanément le poinçon et la filière, soit en sens contraire à la même vitesse, ou à des vitesses différents, ou dans le même sens à des vitesses différentes, ou à la même vitesse. Cette dernière possibilité ne fait cependant que nous ramener au cas des filières conventionnelles. Pour que l'orientation de la matière ait une influence notable sur les propriétés mécaniques de la gaine, il est nécessaire que le cisaillement tangentiel de la matière soit au moins du même ordre d'importance que le cisaillement longitudinal. Ceci revient à dire, du point de vue de la rhéologie, que le taux de cisaillement tangentiel de la matière doit être du même ordre que le taux de cisaillement longitudinal. Dans la coupe agrandie de la fig. 3, montrant très partiellement la tête d'extrusion, on reconnaît le poinçon 3* et le dernier élément annulaire 34* de la filière. L'épaisseur du passage annulaire d'extrusion 2*, ménagé entre ce poinçon 3* et ce dernier élément annulaire 34*, au voisinage de la sortie de la filière, est très fortement exagérée, afin de faciliter la comoréhension des explications ci-après. On a porté, sur cette coupe, un système de coordonnées à trois dimensions X, Y, Z, dont l'origine O est placée à mi-distance entre le poinçon 3* et l'élément annulaire 34*, Les composantes tangentielles de la vitesse Vx de la matière plastique, résultant de la rotation dans le sens F à vitesse angulaire W du poinçon 3* sont orientées parallèlement à l'axe Ox du système de coordonnées.Les composantes longitudinales de la vitesse Vz de la matière correspondant à la vitesse longitudinale d'extrusion sont orientées parallèlement à l'axe O Z. On remarque que les composantes tangentielles (Vx) décroissent linéairement, de la surface rotative du poinçon 3*, à celle de l'élément annulaire immobile 34*. Les composantes longitudinales de la vitesse d'extrusion (VZ) forment un diagramme sensiblement parabolique dont le sommet est centré sur l'axe OZ. Dans ce même système de coordonnées représenté en fig. 4, en exagérant encore l'épaisseur du passage d'extrusion 2 port sur l'axe y, on a construit, pour chaque point de l'axe y, la resul- tante V des cor.lposantes V et V . On obtient alors une courbe x z gauche G, qui représente le profil de la vitesse d'écoulement de la matière à travers le passage d'extrusion 2 en chacun desdits points de l'axe y. En figure 5 on reconnaît le poinçon 3*, le passage annulaire d'extrusion 2* et le dernier élément 34* de la filière. Comme dans les figures 3 et 4, l'épaisseur du passage d'extrusion 2* est fortement exagérée, on a porte sur cette figure trois courbes M1, M2, M3 représentant les trajectoires de trois molécules de ma- tière traversant le passage d'extrusion 2* lorsque le poinçon 3* est entraîné à une vitesse ts dans le sens de la flèche.La courbe H1 correspond à la trajectoire d'une molécule de matière au voisi nage immédiat de la paroi intérieure du passage d'extrusion forme par le poinçon 3* La courbe M2 correspond à la trajectoire d'une molécule située au milieu de l'épaisseur de la matière traversant le passage d'extrusion 2* et la courbe M3 correspond à la trajectoire d'une molécule de matière au voisinage immédiat de la paroi extérieure du passage d'extrusion formée par le dernier élément 34* de la filière. A titre d'exemple, avec une extrudeuse dont le débit est de 160 kg/h, et qui est munie d'une filière de 250 mm de diamètre et de 0,8 mm d'entrefer le taux de cisaillement de la matière sur les parois de la filière est de l'ordre de: -l parois = 350 s Le taux de cisaillement tangentiel provoqué par la vitesse relative des parois de la filière correspond à la relation tangentiel = V = constante E avec V = vitesse relative entre les parois de la filière, z = valeur de l'entrefer entre le poinçon et la filière. Ce taux de cisaillement doit être au moins de 350 s 1, ce qui correspond à une vitesse tangentielle de la filière de l'ordre de 25 cm/s, soit une vitesse de rotation du poinçon ou de la partie extérieure de la filière de 20 tr/mn. En se rapportant maintenant à la première variante représentée à la figure 6, on reconnaît, entre la filière 4 et le poinçon 3, le passage d'extrusion 2 de section annulaire à l'extrémité aval duquel sort la gaine tubulaire 5. Comme on le remarque à la fig. 6, le passage d'extrusion 2 est ménagé entre une portion cylindrique 134b du dernier élément annulaire 134 de la filière 4 vis-à-vis d'une portion cylindrique 3b du poinçon 3. Ce dernier élément annulaire 134 de la filière présente une collerette 134a engagée dans une ouverture annulaire 41, ménagée dans un élément annulaire 132 coaxialement à l'axe du passage d'extrusion 2. Comme l'élément annulaire 32 représenté en fig.l, l'élément annulaire 132 est porté par l'élément annulaire 31 (non représenté dans cette figure) muni des moyens de centrage 35, 36, décrits précédemment. La face cylindrique extérieure de la collerette 134a de l'él^- ment annulaire 134 présente un filetage 43 qui est en prise avec un filetage 42 taillé dans la paroi extérieure de l'ouverture annulaire 41. Par ce montage, toute rotation imprimée à l'élément annulaire 134 se traduit donc par un déplacement axial de cet élément par rapport à la filière 4 et donc, par rapport au poinçon 3 engagé dans l'ouverture de cette filière. La position axiale de ce poincon 3 étant fixe, le déplacement de l'élément annulaire 134 entraîne par conséquent un déplacement axial relatif des deux faces cylindriques 134b et 3b délimitant le passage d'extrusion 2. Les longueurs respectives des deux portions cylindriques 3b et 134b étant sensiblement égales, tout déplacement axial de l'une par rapport à l'autre modifie la longueur axiale du passage annulaire 2. L'avantage principal de ce réglage est de permettre de modifier les paramètres suivants: 1. celui de la sollicitation de la matière plastique extrudée, par une variation du temps de séjour de chaque particule de la matière dans le passage d'extrusion. 2. celui de la résistance hydraulique de la tête d'extrusion qui entraîne une modification du débit de cette tête en fonction de la Pression de la matière qui est introduite et permet une adaptation de la tête d'extrusion au débit de l'extrudeuse. Le réglage de ce dernier paramètre est trbs important étant donné que la résistance hydraulique règle la nression à travers le passage d'extrusion, pression dont dépend le taux de cisaillement et par conséquent l'énergie dissipée par l'échauffement de la matière à travers le passage d'extrusion. La temprature de la matière extrudée doit être maintenue au-dessous d'une limite au-delà de laquelle cette matière subit une dégradation. La seconde variante représentée à la fig. 7 a le même objet que celle de la fig. 6. Cette seconde variantediffèrc de la première par le fait que le passage d'extrusion annulaire 2 est ménagé entre une série de bagues intérieures 44 empilées sur le poinçon 3, concentriquement à l'axe d'extrusion, et une série de bagues extérieures 45 empilées sur le dernier élément annulaire 234 de la filière 4 concen triquement à son axe d'extrusion. Pour obtenir un montage concentrique des bagues intérieures 44, autour de l'axe d'extrusion, l'extrémité du poinçon présente une collerette annulaire 3c à l'intdrieur de laquelle s'emboîte un ta Ion 44a ménagé sur la face inférieure de la première bague 44. La face supérieure de cette même bague présente à son tour une colle- rette annulaire 44b, destinée à recevoir le talon 44a de la seconde bague qui peut elle-même recevoir, de la même manière, le talon de la troisième bague et ainsi de suite jusqu'à l'obtention de la file de bagues nécessaire. Réciproquement, pour obtenir un montage concentrique l'axe d'extrusion, des bagues 45 sur l'élément annulaire 234 de la fi lière 4 la face supérieure de cet élément présente une collerette 234c autour de laquelle s'emboîte un talon 45a ménagé sur la face inférieure de la première bague 45. La face supérieure de cette même bague présente à son tour une collerette annulaire 45b des tinée à recevoir le talon 45a de la seconde bague 45, qui peut elle-me-me recevoir, de la même manière, le talon de la troisième bague et ainsi de suite jusqu'à l'obtention de la file de bagues nécessaire. Dans cette seconde forme d'execution, la longueur du passage annulaire d'extrusion 2 est adaptable en modifiant le nombre de bagues 44 et 45 empilées l'une en face de l'autre. La fixation de ces bagues 44 et 45, sur le poinçon, respectivement sur la filière peut être obtenue par exemple, au moyen de vis non représentées. Bien entendu, les deux variantes décrites en se rssfdrant aux figures 6 et 7 ne sont pas destinées exclusivement aux têtes d'extrusion dans lesquelles l'un des éléments, filière ou poinçon, est entraîné en rotation, par rapport à l'autre. De telles variantes sont également utilisables dans le cadre de têtes d'extrusion dans lesquelles ces éléments sont angulairement fixes. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées selon l'esprit de l'invention et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVEM#ICATIONS 1Frocéde de fabrication d'un film en matière plastique suivant lequel on extrude une gaine tubulaire ayant un rapport diamètre- épaisseur supérieur à 80, et on réduit par. gonflage l'épais- seur de sa paroi à celle du film désiré, caractérisé par le fait que, au fur et à mesure de l'extrusion de la gaine, on entraîne au moins l'une de ses faces en rotation par rapport à l'axe d'extrusion et que l'on choisit le#débit et la vitesse de rotation nécessaires pour obtenir une modification de l'orientation des chaînes macromoléculaires sur torte l'épaisseur de la gaine. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on entraîne les deux faces de révolution de la gaine à des vitesses tangentielles ettou dans des sens de rotation différents. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'on entraîne les deux faces de révolution de la gaine à des vitesses tangentielles sensiblement égales à la vitesse axiale d'extrusion de l'extrudat de façon que le taux de cisaillement tangentiel de la matière soit sensiblement du même ordre que le taux de cisaillement longitudinal. 4. Tête d'extrusion pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, comprenant une filière, un poinçon disposé dans l'ouverture de la filière, cette filière et ce poinçon délimitant entre eux un passage annulaire d'extrusion de la gaine, un dispositif d'alimentation en matière plastique en fusion sous pression relié audit passage d'extrusion au voisinage de l'extré- mité amont de celui-ci, un conduit relié à une source d'un fluide de refroidissement, dont l'extrémité de sortie débouche en aval de la sortie dudit passage d'extrusion dans l'espace délimité par la gaine lors de son extrusion, caractérisé par le fait qu'au moins un desdits éléments, filière ou poinçon, est monté rotativement sur ladite tête, concentriquement à l'axe dudit passage annulaire et par le fait qu'elle comprend un mécanisme d'entraînement de ltele- ment rotatif. 5. Tête d'extrusion selon la revendication 4, caractérisée par le fait que les deux éléments, poinçon et filière, sont montés rotativement sur ledit corps de la tête et sont reliés chacun à un mécanisme d'entraînement respectif et en ce que les corps de chauffe sont alimentés par un dispositif comprenant un collecteur à bagues et des balais, ces deux parties du dispositif étant respectivement solidaires de la filière et dudit coros. 6. Tête d'extrusion selon la revendication 4, caractérisée par le fait que le poinçon est fixé à un arbre monté rotativement autour de l'axe d'extrusion et traversant ledit corps, ledit mécanisme d'entraînement attaquant ledit arbre dans sa partie située au-delà de l'extrémité amont dudit passage d'extrusion. 7. Tête d'extrusion selon la revendication 4, caractérisée par le fait que la filière est montée rotativement par l'intermédiaire d'au moins un palier disposé entre la filière et le corps de la tête, cette filière étant solidaire d'une torpille s'étendant concentriquement à l'axe d'extrusion, à l'intérieur et à l'extérieur dudit passage d'extrusion tubulaire, des canaux rénartis annulaire ment autour dudit axe reliant les parties du passage d'extrusion situées en amont et en aval de la torpille, la partie de cette torpille située à l'intérieur dudit passage d'extrusion comportant un tronçon tubulaire monté rotativement à l'intérieur d'une ouverture centrale du poinçon. 8. Tête d'extrusion selon la revendication 4, caractérisée par le fait qu'au moins un des éléments délimitant ledit passage annulaire d'extrusion, filière ou poinçon, comporte des moyens permettant de varier la longueur de ce passage. 9. Tête d'extrusion selon la revendication 8, caractérisée par le fait que la filière présente deux parties assemblées axialement l'une à l'autre par deux filetages solidaires desdites parties respectives, en prise l'une avec l'autre et cos Ps audit passage annulaire d'extrusion qui est ménagé entre une portion cylindrique dudit poinçon et une portion cylindrique de l'une desdites parties, les positions axiales relatives desdites portions cylindriques étant réglables par l'en- traînement rotatif de la partie de la filière portant ladite nortion cylindrique par rapport à l'autre desdites parties de la fi lière. 10. Tête d'extrusion selon la revendication 8, caractérisée par le fait qu'une partie au moins de la longueur dudit passage annulaire d'extrusion est délimité ar au moins deux bagues amovibles sensiblement coplanaires, et fixées respectivement audit poinçon et ladite filière, coaxialement à l'axe dudit passage annulaire. 11. Film obtenu par la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1.