L'invention est relative aux débroussailleuses portatives et plus particulièrement à celles à usage professionnel, et concerne les outils de coupe utilisés pour leur mise en oeuvre. Pour le débroussaillage professionnel des plantations, notamment des sapinières, on emploie communément une machine débroussailleuse du genre tracteur, porteuse d'un tambour rotatif équipé de marteaux et adapté à tout type de broussailles, et qui assure un nettoyage satisfaisant en "rangées", en avançant régulièrement entre les alignements parallèles d'arbres à dégager. Les rangées étant ainsi éclaircies successivement de façon continue, il reste dans les intervalles séparant les arbres de chaque alignement, c'est-å-dire dans les "lignes" des zones qui n'étant pas dans l'emprise de la machine lors de sa progression n'ont pas été nettoyées.Du fait que ces lignes ont déjà été dégagées à leur intersection avec chaque rangée, ces zones ne constituent que des ilôts et l'intervention de la machine en suivant les lignes est donc hors de question pour des raisons de rentabilité. Pour terminer l'essartage des lignes, on fait donc appel à l'ouvrier forestier à pied, équipé d'une débroussailleuse portative. Le débroussailleuses portatives peuvent être équipées de divers outils de coupe correspondant à des types différents de végétation et à la grosseur des tiges ou troncs à couper. De façon usuelle, par exemple, on peut utiliser un couteau à taillis, par exemple en étoile à trois branches, pour toutes sortes de hautes herbes à tige ligneuse ou non, ronces, et broussailles relativement fines, et une lame de scie circulaire à dents pointues pour des arbustes plus gros. Ce type d'outil est le plus utilisé pour éliminer la végétation indésirable des plantations dites basses, dont les diamètres des troncs restent inférieurs à 5 cm.Pour des plantations plus hautes où il peut etre nécessaire de couper des perches dont le diamètre peut atteindre lOcm, il est usuel d'utiliser une lame de scie circulaire à dents à gouge et limiteurs de profondeur insérés dans la couronne entre les dents à gouge. Cependant il est bien rare que les broussailles rencontrées présentent un caractère d'homogénité suffisant pour que l'ouvrier puisse nettoyer la totalité d'un ilôt avec le même outil de coupe monté sur sa débroussailleuse. I1 doit alors interrompre son travail, démonter l'outil de coupe pour en monter un autre plus approprié, et ranger le premier avant de reprendre sa progression. I1 en résulte de grandes pertes de temps qui nuisent au rendement et une fatigue exagérée du personnel et du matériel car il n'est pas rare que l'ouvrier, en général rémunéré au nombre de mètres carrés éclaircis, hésite à changer d'outil aussi souvent qu'il serait nécessaire et demande au moteur l'effort supplémentaire nécessaire d'où une usure prématurée et un affûtage trop fréquent.Un début de solution consiste parfois, pour perdre le moins de temps possible, à abattre à la serpe les troncs isolés un peu trop gros pour l'outil de coupe plutt-que de substitu à celui-ci l'outil adéquat. L'ouvrier forestier doit donc en plus de l'outillage propre à sa débroussailleuse porter constamment cette serpe avec lui, avec tous les inconvénients que cela comporte pour sa mobilité et sa fatigue. En outre, comme il y a déjà été fait allusion plus haut, la scie circulaire classique à dents pointues requiert des affûtages fréquents Or cette opération d'affûtage nécessite le démontage de la lame et reste une opération que bien peu de personnes maîtrisent suffisamment pour ne donner ni trop ni trop peu de voie à la scie. De plus du fait que l'outil de coupe ne saurait dépasser approximativement 1 kg sans créer de difficultés pour lancer le moteur et sans fatigue excessive pendant le travail, le diamètre d'une lame de scie circulaire à dents pointues est pratiquement limité à 30 cm; dans le cas de dents à gouge, cette limite est-encore plus faible et de l'ordre de 22,5 cm. Les dents à gouge par contre, sont d'un affûtage moins délicat, pour lequel il n'est pas forcément nécessaire de séparer l'outil du reste de la débroussailleuse. L'invention a pour but de s'affranchir de la majeure partie des inconvénients de l'outillage de coupe conventionnel qui viennent d'être évoqués. Elle y parvient en faisant appel à un seul et même outil remplissant à la fois les fonctions du couteau à taillis, de l'outil intermédiaire qui est la scie circulaire classique à dents pointues et de la scie circulaire à dents à gouge. Cet outil est constitué par une lame rigide plane comportant au moins deux branches radiales régulièrement réparties angulairement autour de l'axe d'entraînement, cette lame présentant à la fois un bord d'attaque biseauté en couteau et une partie d'extrémité en forme d'arc de cercle centré sur l'axe d'entratnement et porteuse de dents à gouge. Le bord d'attaque biseauté joue le rôle du couteau à taillis et la partie d'extrémité assure la fonction de la scie circulaire à dents pointues et à dents à gouge. Le faible nombre de dents à gouge'qu'il est possible de monter sur la périphérie de la lame est largement compensé par le gain important sur le diamètre de l'outil rendu possible par l'économie considérable réalisée sur le poids. L'invention sera mieux comprise à la lumière de la description qui suit et pour l'intelligence de laquelle on se reportera à la figure unique du dessin qui représente en vue de dessus une branche d'un outil de coupe réalisé conformément à l'invention. L'outil de coupe selon l'invention se présente sous la forme d'une lame plane en acier constituée de plusieurs branches radiales identiques 2 régulièrement disposées angulairement en étoile autour d'un moyeu 3 monté sur l'axe d'entratnement 1 de la débroussailleuse. Au dessin, seule une branche 2 et une partie du moyeu 3 avec l'axe d'entralnement 1 sont représentés. les proportions correspondent à un dimensionnement satisfaisant pour un outil de coupe à deux branches 2 (symétriques par rapport à l'axe 1). Ce nombre semble optimal mais il est clair qu'il peut être augmenté étant entendu que le poids de l'outil augmentant en conséquence, on est contraint de réduire le diamètre utile et, à la limite, la fonction du couteau à taillis devenant négligeable, on se retrouve vite avec l'équivalent d'une scie circulaire à dents à gouge comme dans l'état connu de la technique. Avec deux branches seulement, on peut sans problème atteindre un diamètre efficacc de 45 à 50 cm, donc nettement plus élevé que celui des scies circulaires à dents à gouge classiques. Une branche 2 de lame comprend, selon l'invention, une première partie 4 de transition entre le moyeu 3, et une seconde partie 5, active, prolongeant la première dans le sens radial. Cette partie active 5 présente un bord d'attaque 6, défini par la flèche F indiquant le sens de rotation. Le bord d'attaque 6 se présente de préférence sous la forme de deux sections 7,8 faisant entre elles un angle légèrement saillant comme dans certains couteaux à taillis conventionnels en étoile, et au futées en biseau. Avantageusement cet affûtage est réalisé en ciseau, c'est-à-dire du seul côté de la face supérieure(représentée) de la lame, la face inférieure restant plane, et de sorte que l'angle de coupe ainsi formé soit approximativement de 300, cette disposition correspondant pratiquement à des conditions optimales de travail. La partie active 5 de la lame se termine par une zone périphérique 9 en arc de cercle centré sur l'axe d'entrainement 1 et porteuse d'un certain nombre de dents à gouge 10, alternées de la façon habituelle. Des dents à gouge ordinaires disponibles dans le commerce peuvent être utilisées sans difficulté et fixées par rivetage sur la zone d'extrémité périphérique 9 de la branche 2 de la lame. On veillera à ce que pour l'ensemble des branches 2 d'une même lame, les nombres de dents à gouge 10 soit également répartis sur les deux faces. Les dents à gouge 10 peuvent être équipées chacune d'un limiteur de profondeur d'entaille, mais comme représenté, il est préférable de disposer en avant de chaque série de dents 10 et dans le prolongement de la section 8 adjacente du bord d'attaque 6, une saillie 11 jouant le rôle de limiteur de profondeur. De façon classique, ce limiteur 11 permet un fonctionnement souple en empêchant les à-coups et bondissements de la partie d'extrémité de la lame en opération. Le corps de la lame avec son moyeu 3 et ses branches 2 peut sans difficulté être obtenu par découpage dans de la tôle d'acier usuelle sur le marché. L'affûtage des sections 7 et 8 du bord d'attaque 6, de même que la fixation par rivetage des dents à gouge 10 est à la portée de tout homme de métier, Si bien que le prix de revient de l'outil de coupe reste extrêmement faible en comparaison des prix habituellement pratiqués pour l'outillage classique. L'outil de coupe qui vient d'être décrit, remplaçant le couteau à taillis et la scie circulaire à dents à gouge traditionnels permet sans démontage, de venir à bout, en travail continu, de pratiquement tous les types de broussailles et autres végétations indésirables, jusqu'à des troncs de l'ordre de lOcm; En outre, l'outil peut être affûté en place, c'est-à-dire sans démontage préalable. I1 permet donc une augmentation fort importante du rendement de l'ouvrier sans accroi- tre pour autant sa fatigue, ni la consommation du moteur dlentraine- ment de la débroussailleuse. REVENDICATIONS 1/ Outil de coupe pour débroussailleuse portative, caractérisé par le fait qu'il est constitué par une lame rigide plane comportant au moins deux branches radiales(2) régulièrement réparties angulairement autour de l'axe d'entralnement(l) présentant à la fois un bord d'attaque (6) biseauté en couteau (7,8) et une partie d'extrémité(9) en forme d'arc de cercle centré sur l'axe d'entrainement et porteuse de dents à gouge(l0). 2/ Outil de coupe selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les dents à gouge(10) sont précédées du côté du bord d'attaque (6) par une saillie (11) de limitation de la profondeur de coupe.