La présente invention a pour objet un levier de commande destiné en particulier mais non exclusivement aux engins de travaux publics. On sait que le poste de pilotage installé dans une cabine de machine de travaux publics nécessite, pour la précision, la sécurité du pilotage et la possibilité d'accès au siège,des leviers de conduite disposés de part et d'autre du conducteur et à la portée des mains de celui-ci. Malheureusement, cette disposition fait que l'accès au poste de pilotage proprement dit est malaisé, compte tenu de ce qu'il est nécessaire de passer par dessus l'un de ces leviers. De plus, au cours de son installation, le conducteur peut heurter ledit levier, ce qui peut éventuellement provoquer un accident. La présente invention a pour objet un levier pliable permettant de remédier aux inconvénients précédemment signalés. Le levier de commande selon la présente invention est caractérisé en ce qu'il est articulé autour d'un axe horizontal disposé au voisinage du sol de la cabine et verrouillé au-dessoos dudit axe par l'intermédiaire d'un piston rappelé par un ressort. Ainsi, par action sur un poussoir disposé à l'extrémité supérieure du levier, le piston conique est chassé et le levier peut basculer autour de son axe de manière à dégager le passage du conducteur. Selon une autre caractéristique de l'invention, le piston conique pénètre par sa partie inférieure lorsqu'il est chassé de l'axe dans une pièce supérieure du cardan de commande de manière à réaliser le blocage de celui-ci. Ainsi, lorsque le levier est replié, il ne peut plus agir sur le dispositif de commande de la machine et toute manoeuvre accidentelle est ainsi prohibée. D'autres caractéristiques et avantages de lrinvention apparaitront au cours de la description qui va suivre d'un mode particulier de réalisation de l'invention en regard des figures qui représentent - la fig. 1 un levier en position de travail, - la fig. 2 le même levier lors de son déverrouillage, - et la fig. 3 le même levier en position repliée. La figure 1 représente le levier dans sa position de conduite ou position de travail. A l'intérieur d'un bâti 1 solidaire de la cabine est monté, grâce à la pièce support 2 servant de référence mécanique un étrier 3 monté à la Cardan sur deux-axes perpendiculaires 4 et 5 sur lesquels il est tourilloné. L'axe 4 se termine par une rotule 6 emboîtée dans un support 7 et un même montage est prévu pour l'axe 5. Les supports 7 constituent des tiges de commande qui, par action sur des organes hydrauliques permettent la manoeuvre des organes d'entraînement et de commande de l'engin. L'étrier 3 est solidaire d'un levier 8 recouvert sur une partie de sa hauteur par un soufflet22 en matière élastique telle que du caoutchouc par exemple destiné à éviter la pénétration de la poussière dans le mécanisme. La description qui vient d'être donnée correspond au système classique actuellement utilisé. Selon l'invention, le levier 8 présente à sa partie supérieure un bouton 9 permettant la désolidarisation du levier 8 et de l'étrier 3. A cette fin, le bouton 9 est relié à une tige de commande 10 articulée à l'intérieur du levier creux au point 11 sur un poussoir 12. Le poussoir 12 est guidé par un palier 13 solidaire de la partie inférieure du levier 8 et pénètre à l'intérieur du cylindre 14 monté pivotant autour de l'axe 15. L'extrémité inférieure du poussoir 12 repose sur la tête d'un piston conique 16 qui, en position de travail, pénètre à l'intérieur du cylindre 14 et assure ainsi la solidarisation de l'étrier 3 et du levier 8.Lorsque son travail est terminé (Fig. 2), le conducteur appuie sur le bouton poussoir 9 et le piston 16 est chassé hors du cylindre 14, cylindre qui peut alors pivoter autour de son axe 15. I1 est ainsi possible de faire pivoter le levier autour de l'axe 15, ce qui permet le dégagement aisé du conducteur. Le piston 16 est rappelé-automatiquement dans sa position de travail par un ressort de rappel 17. La présence d'une butée 18 n'autorise, comme cela apparaît sur les figures 2 et 3, le basculement du levier que dans la position choisie. Dans un mode de réalisation préféré de l'invention; le piston 16 est solidaire d'une tige guide 19 s'étendant vers le bas à partir de la tête conique. Comme cela apparaît sur la figure 2, le mouvement d'abaissement du piston 16 se traduit par un abaissement de la tige 19 dont l'extrémité inférieure 20 pénètre dans un orifice 21 prévu à la partie supérieure du cardan. Ainsi, celui-ci se trouve immobilisé au point mort, ce qui assure la sécurité totale de la machine lorsque le conducteur entre ou sort de la cabine. Dans ces conditions, l'étrier 3 et par suite l'ensemble des commandes qui y sont reliées reste inerte même si le levier 8 reçoit un choc accidentel. La figure 3 représente le levier en position pliée ou position de point mort. L'extrémité 20 de la tige 19 pénètre alors dans l'alésage 21 et bloque le cardan. La présente invention qui nécessite par ailleurs une bonne précision mécanique (les tolérances étant de l'ordre du 1/100e de mm) peut également être utilisée dans tout autre domaine technique que celui des engins de travaux publics, chaque fois que l'on désire désolidariser un levier des organes de commande sur lesquels il agit normalement. I1 existe donc deux possibilités d'exploitation de l'invention. La première consiste simplement à désolidariser le levier de l'étrier en chassant le piston conique 16. Cette solution peut être mise en oeuvre avec des cardans classiques. La seconde solution consiste, comme celà est décrit en regard des figures 1 à 3, à bloquer le cardan en position de point mort par la coopération de la tige 19 solidaire du piston 16 et d'un alésage 21 formé dans le cardan, ce qui augmente le coût de la réalisation mais assure une sécurité accrue. I1 va de soi que des modifications peuvent être apportées au mode de réalisation qui vient d'être décrit, notamment par substitution de moyens techniques équivalents, sans sortir pour celà du cadre de la présente invention. REVEND ICAT IONS 1.- Levier de commande, notamment pour engins de travaux publics, solidaire d'un bâti et relié par un cardan à des organes de commande, caractérisé en ce qu'il est monté pivotant autour d'un axe horizontal par l'intermédiaire d'un cylindre à l'intérieur duquel vient s'engager un piston conique, ledit piston pouvant être chassé hors du cylindre par l'action d'un poussoir commandé par un bouton poussoir. 2.- Levier de commande selon la revendication 1, caractérisé en ce que le piston conique précité est prolongé à sa partie inférieure par une tige dont l'extrémité fenêtre, lorsque le piston est poussé vers le bas, dans un alésage prévu sur le cardan, cette pénétration provoquant le blocage dudit cardan et des organes de commande. 3.- Engin de travaux publics, caractérisé en ce qu'il comprend un levier selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2.