La présente invention concerne les systèmes de surveillance des vitres contre des tentatives éventuelles de leur destruction. I1 existe de nombreux dispositifs de sécurité d'anti-vol qui surveillent les vitres, plus particulièrement les vitres protégeant des objets de valeur comme par exemple dans les musées, les bijouteries, et les banques. Tous ces systèmes que l'on connait actuellement ont un inconvénient majeur qui fait que leur efficacité est souvent mise en cause. En effet, ils sont tous basés sur des vibrations qui sont produites dans les vitres au moment ou l'on tente de les briser. Mais il arrive très souvent que ce sont des vibrations parasites qui n'ont rien d'illicites,comme par exemple le passage d'un gros camion à proximité d'une telle vitre, qui provoque des déclenchements intempestifs des alarmes de ces systèmes de surveillance. La présente invention a pour but de réaliser un système de surveillance des vitres contre des tentatives éventuelles de destruction avec lesquelles l'inconvénient mentionné ci-dessus est complètement éliminé. Plus particulierement, la présente invention a pour objet un système de surveillance d'au moins une vitre contre des tentatives de destruction comprenant une source limineuse émettant un faisceau de lumière sensiblement peu absorbant pour le matériau dans lequel ladite vitre est réalisée, un récepteur dudit faisceau lumineux après que ledit faisceau ait coopéré avec ladite vitre et un avertisseur commandé par le signal délivré par ledit récepteur quand la valeur dudit signal a dépassé une certaine valeur de seuil, caractérisé par le fait qu'il comporte des moyens pour introduire dans l'épaisseur de ladite vitre ledit faisceau lumineux en forme de faisceau plat dont l'épaisseur est sensiblement égale à celle de ladite vitre, ledit récepteur recevant ledit faisceau plat après que ce dernier ait balayé sensiblement toute ladite épaisseur de ladite vitre. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparattront au cours de la description suivante donnée en regard du dessin annexé à titre illustratif mais nullement limitatif dans lequel la figure I représente le schéma de principe d'un mode de réalisation du système selon l'in- vention, la figure 2 deux détails de réalisation du mode illustré selon la figure 1. La figure 1 représente le schéma de principe d'un mode de réalisation d'un système de surveillance de vitres contre d'éventuelles tentatives de leur destruction. Une vitre 1 est représentée dans une forme la plus classique celle d'un parallélépipède rectangle ayant une épaisseur dont la dimension est très petite par rapport aux autres dimensions. Le système comprend une source de lumière 2 émettant un faisceau lumineux 3 qui soit de préférence peu absorbé par le matériau dans lequel est réalisée ladite vitre. Ce système comprend en outre des moyens 4 pour introduire dans l'épaisseur de la vitre 1 un faisceau lumineux transformé du premier faisceau 3 et qui soit d'une épaisseur sensiblement égale à celle de la vitre 1.Ces moyens 4 sont conçus pour que le faisceau balaye de préférence toute l'épaisseur de la vitre. Comme montré sur le schéma, ces moyens 4 peuvent être constitués d'une lentille divergente donnant d'un faisceau plat parallèle un faisceau divergent. Cette lentille est disposée de préférence dans un coin 5 de la vitre et donne nais- sance dans ce cas à un faisceau divergent à 90". Ce faisceau se sépare dans l'épaisseur de la vitre en deux grands faisceaux A et B se réfléchissant respectivement sur les dioptres formés respectivement par les bords 6 et 7 et par les bords 8 et 9. Une grande partie de ces faisceaux A et B converge par une infinité de différentes réflexions comme le montre très schématiquement la figure vers le coin 10 opposé au coin 5. Ce coin 10 comporte alors des moyens 11 pour focaliser les faisceaux convergeant vers ce coin 10 sur une cellule photosensible 12 délivrant à sa sortie 13 un signal électrique qui est appliqué et analysé dans un circuit électronique 14 commandant en fonction des éventuelles variations du signal délivré à la sortie 13, un organe d'alarme 15 représenté très schaastiquement sur la figure 1. A titre d'exemple de réalisation avantageuse, la source lumineuse 2 peut etrevun laser émettant un faisceau lumineux invisible pour les personnes mais peu absorbé par le matériau de la vitre. La puissance des lasers actuels permet de pouvoir surveiller sans difficulté des vitres de grandes disensions. De même, la cellule photosensible peut être constituée par une monarque de cellules photosensibles élémentaires disposées en ligne pour recevoir tous les faisceaux émergeant de l'épaisseur de la vitre quand cette épaisseur a une valeur non négligeable. Le fonctionnement du système est alors le suivant La vitre est généralement fixée par ses bords 6, 7,8 et 9 et la source de lumière et le récepteur peuvent etre cachés aux yeux du public et meme, avoir éventuellement leur propre alimentation,si cela est nécessaire. La lumière du faisceau émis par la source lumineuse 2 est introduite dans la vitre et la cellule reçoit alors une quantité de flux déterminée qui correspond à sa sortie à une valeur déterminée de signal. Ce signal peut être soustrait, dans l'organe 14 à un signal de référence réglé pour que la différence soit sensiblement égale à zéro. Ainsi, à la sortie de ce différenciateur, le signal délivré est nul quand l'équilibre lumineux s'est effectué à travers la vitre.La sortie du circuit 14 peut être reliée à un organe d'alarme 15 qui ne fonctionnera que lorsque le circuit 14 délivrera un signal non négligeable. Aussi, dans des conditions normales, l'organe d'alarme ne reçoit donc aucun signal. Par contre, quand la vitre fait l'objet d'une tentative de destruction, ne serait-ce que par un commencement d'entaille dans sa face, par exemple, au moyen d'un diamant, à l'endroit de cette entaille l'épaisseur varie en créant un dioptre aléatoire sur le chemin du faisceau balayant l'intérieur de la vitre. Ainsi, à ce niveau, une partie du faisceau lumineux est donc réfléchie,absorbée ou dirigée vers l'extérieur de la vitre, ce qui provoque une perte de flux au niveau de la cellule qui délivre alors à sa sortie un signal de plus faible amplitude.Comme ce signal est comparé à un signal de référence fixe, la différence des deux signaux n'est plus nulle et à la sortie du circuit électronique 14 apparaît alors un signal de valeur qui est suffisant éventuellement pour commander, après amplification, une alarme qui peut etre sonore, lumineuse, etc. Eventuellement, entre la sortie du circuit électronique 14 et le système d'alarme, peut être prévu un détecteur à seuil pour éliminer les éventuels signaux parasites. Pour améliorer le système, il est nécessaire de solidariser la cellule photosensible et la source lumineuse directement avec la vitre. La fixation sur la vitre de la cellule ne pose aucun problème, par contre la fixation de la source lumineuse peut être avantageusement réalisée par une fibre lumineuse dont une extrémité est fixée à la vitre et l'autre est disposée en regard d'une source lumineuse qui est indépendante de la vitre. Ainsi, dans ce dernier mode de réalisation on voit tout de suite l'avantage. En effet, même si la vitre subit des vibrations parasites, quelle que soit leur amplitude, les deux grandes faces planes de la vitre restent à égale distance l'une de l'autre et jouent le rale pour le faisceau lumineux balayant l'épaisseur de la vitre, d'un guide d'ondes et, en conséquence, comme la cellule photosensible est elle-même fixée à la vitre, cette dernière reçoit toujours la mme quantité lumineuse et le signal qu'elle délivre à la sortie ne subit aucune variation. La conséquence de cet état de faits est que l'organe d'alarme n'est pas déclenché pour autant. La figure 2 montre en coupe partielle un exemple de réalisation d'une vitre associée au système selon l'invention et spécialement conçu pour ce système de surveillance. Une fibre optique 22 a son extrémité entaillé en forme de face convexe 31 pour délivrer un faisceau dans un angle solide d'environ 900. La vitre 21 a son coin 25 taillé en face concave 32, complémentaire de celle de la face 31 de la sortie de la fibre 22. Cette face 32 est conçue de façon que le faisceau lumineux rentre dans ltépaisseur de la vitre sans diffraction et balaye entièrement ladite épaisseur de la vitre dans toutes les parties. La fibre 22 est fixée sur la vitre au moyen de deux pattes 33 et 34 prenant appui respectivement sur les deux bords 27 et 28 de ladite vitre 21. L'autre coin 30, opposé au coin 25 de la vitre est taillé aussi en forme de face concave 35 pour focaliser plus facilement les faisceaux lumineux émergeant sur la cellule photosensible 41 qui est elle-meme solidarisée aux bords de la vitre par deux pattes 42 et 43. Les exemples de réalisations qui ont été donnés l'ont été à titre purement illustratif et il est bien évident que le système selon l'invention peut s'appliquer à des vitres quelles que soient leur forme et leurs dimensions D'autre part, l'introduction des faisceaux lumineux peut s'effectuer aussi de n'importe quelle façon étant donné qu'il suffira d'adapter les moyens d'introduction du faisceau lumineux aux dimensions de la vitre. De même, pour des vitres ayant une épaisseur non négligeable, il suffit que le faisceau balaye seulement une partie de l'épaisseur de la vitre, de préférence la partie qui est délimitée par une grande face de la vitre par laquelle risque de se produire les tentatives d'effractions, c'est-à-dire la face qui est du coté du public. REVENDICATIONS 1. Système de surveillance d'au moins une vitre contre des éventuelles tentatives de destruction comprenant une source lumineuse émettant un faisceau de lumière sensiblement peu absorbant par le matériau dans lequel la vitre est réalisée, un récepteur dudit faisceau après que ledit faisceau ait coopéré avec ladite vitre, un avertisseur commandé par le signal délivré par ledit récepteur quand la valeur dudit signal a dépassé une certaine valeur de seuil, caractérisé par le fait qu'il comporte des moyens pour introduire dans l'épaisseur de ladite vitre ledit faisceau en forme de faisceau plat ayant une épaisseur sensiblement égale à la partie de l'épaisseur de ladite vitre à surveil-. lée, ledit récepteur recevant ledit faisceau plat après que ce dernier ait balayé sensiblement toute la partie de ladite épaisseur de ladite vitre. 2. Système selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ladite source lumineuse est reliée à la vitre par une fibre optique. 3. Système selon la revendication 2, caractérisé par le fait que l'extrémité de ladite fibre par laquelle émerge ledit faisceau lumineux est fixée à ladite vitre. 4. Système selon la revendication 3, caractérisé par le fait que ledit faisceau plat est introduit par un coin de ladite vitre quand ladite vitre à la forme d'un parallélépipède rectangle. 5. Système selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que ledit récepteur est fixé à ladite vitre. 6. Système selon la revendication 4, caractérisé par le fait que ledit récepteur est disposé dans un coin de la vitre opposé au coin par lequel est introduit ledit faisceau lumineux. 7. Système selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que ladite source lumineuse est constituée par un laser.