La présente invention est relative à une prothèse en forme de manchon susceptible d'être adapté à un organe , à titre temporaire ou permanent, pour appliquer à volonté à cet organe une pression vers l!intérieur ou/et vers lgextérieurss ainsi qu'à une prothèse cardiaque. Elle concerne plus particulièrement le domaine de la chirurgie biliaire, urinaire, vasculaire, trachéo-bronchique, et le domaine de la chirurgie cardiaque. Dans le domaine vasculaire, elle a pour but de proposer une méthode mécanique permettant de traiter, au moins provisoirement, l'fection généralement mortelle que constitue la dissection aortique. On sait que cette maladie est caractérisée par l'appari- tion dans l'aorte d'un deuxième flux parallèle au flux principal qui s'insinue dans la paroi de l'aorte elle-même. Actuellement, elle relève uniquement dlun traitement médiml contemplatif, car toute intervention chirurgicale précoce est mortelle ; sous traitement médical, elle reste néanmoins mortelle dans 90 % des cas. Dans ce domaine, le but de l'invention est de proposer une prothèse qui, au moins jusqu'à ce que l'intervention chirurgicale soit possible, permette de recoller la paroi de l'aorte pour interrompre le deuxième flux et interdire toute étendue de la dissection, tout en permettant naturellement l'écoulement normal du flux principal. Une telle action ne pouvant provenir dlun dispositif disposé à l'extérieur de l'aorte, cette prothèse doit naturelinent pouvoir être introduite dans celle-ci, puis immobilisée dans une position et sous une forme telles qu'elle repousse la paroi disséquée vers l'extérieur de façon à en rapprocher les deux parties pour interrompre le deuxième flux. Dans un domaine tel que le domaine urinaire, le but de llinvention est de proposer une prothèse remplissant les fonctions de sphincter, clest-à-dire une prothèse susceptible de se fixer à la périphérie interne ou à la périphérie externe dlun conduit et de se fermer sur elle-même à volonté de façon à y interdire à volonté la circulation d'un liquide. Dans le domaine cardiaque, le but de l'invention est de proposer une prothèse permettant de suppléer le coeur dans ses fonctions de pompe soit par un massage externe, soit par un remplacement total, l'action du dispositif devant alors se traduire par des impulsions alternatives communiquées au contenu sanguin des deux ventricules afin d'y créer successivement et alternativement une aspiration et un refoulement. De façon tout à fait générale, le but de l'invention est de proposer une prothèse susceptible de s'adapter sur un organe ou de le remplacer et susceptible de subir, dans au moins une zone, des dilatations ou des contractions transmises à cet organe ou à son contenu. Ce but est atteint, selon l'invention, au moyen d'un manchon creux qui épouse intérieurement ou extérieurement organe à traiter, ou qui le remplace totalement dans le cas de la prothèse cardiaque totale, et qui présente, au niveau de sa face interne et/ou de sa face externe une ou plusieurs zones déformables à volonté sous l'action de moyens appropriés. La prothèse temporaire ou permanente selon 1l'invention, destinée à être rendue solidaire d'un organe , est en effet caractérisée en ce qu'elle comporte un manchon creux présentant une face interne et une face externe dont l'une au moins est susceptible de s'adapter à la périphérie du dit organe, respectivement à l'intérieur et/ou à l'extérieur de celui-ci, et dont l'une au moins est au moins partiellement déformable, et des moyens pour provoquer à volonté une déformation de la dite zone déformable de façon à dilater ou contracter la prothèse. La prothèse cardiaque selon l'invention est quant à elle caractérisée en ce qu'elle comporte une coquille externe rigide, une face interne étanche présentant au moins quatre zones déformables, des cloisons internes jointives de façon étanche de la dite face interne et délimitant à l'intérieur de celle -ci quatre chambres étanches dont chacune comporte l'une des dites zones, des moyens de raccordement d'une première chambre avec les veines caves, des moyens de raccordement de la deuxième chambre avec l'artère pulmonaire, des moyens de raccordement d'une troisième chambre avec les veines pulmonaires et des moyens de raccordement de la quatrième chambre avec l'aorte, des valves mettant en communication la première et la troisième chambres respectivement avec la deuxième et la quatrième chambres en fonction de la différence entre les pressions régnant dans celles-ci, et des moyens pour provoquer à volonté une déformation des dites zones telle que, d'une part, le volume interne de la première chambre décroisse alors que le volume de la deuxième chambre croît et, d'autre part, que le volu me de la troisième chambre décroisse alors que le volume de la quatrième chambre croît, et inversement. L'invention sera mieux comprise si l'on se réfère à la description ci-dessous, relative à plusieurs modes de réalisation non limitatifs d'une prothèse selon l'invention, ainsi qu'aux dessins annexés qui font partie intégrante de cette description. La figure 1 montre une vue d'une prothèse selon l'invention utilisable pour le traitement immédiat des dissections aortiques, en coupe par un plan axial. Les figures 2 et 3 montrent une vue d'une prothèse selon l'invention utilisable pour les massages cardiaques et fonctionnant pneumatiquement, en position sur un coeur. La figure 4 montre une vue en perspective de cette prothèse. La figure 5 montre une vue schématique d'un coeur prothétique selon l'invention, fonctionnant pneumatiquement,en coupe par un plan perpendiculaire aux cloisons internes séparant oreillettes et ventricules. Les figures 6 et 7 montrent des vues analogues d'un coeur pr#1étique à commande électro-magnétique, dans sa zone correspondant ar4r ventricules. La figure 8 montre un détail d'une vue analogue d'un coeur protb#tique à commande magnétique, à une échelle supérieure à celle des figures 5 à 7. Naturellement, ces modes de réalisation ne constituent que des exemples de mise en oeuvre de la prothèse selon l'invention, qui peut revêtir de nombreuses autres formes. Dans son mode de réalisation illustré à la figure I, plus particulièrement destiné au traitement par manchonnage intérieur de la dissection aortique ou de tout autre affection se traduisant par l'altération de la paroi d'un conduit, la prothèse selon l'invention est essentiellement constituée d'un manchon tubulaire creux présentant une face externe déformable à volonté de façon à s'appliquer contre la paroi du conduit à traiter pour y immobiliser longitudinalement la prothèse lorsque celle-ci occupe la position requise, mais également à permettre le déplacement longitudinal de la prothèse notamment lors de sa mise en place ou de son retrait. De plus, dans ces cas où la présence de la prothèse ne doit pas interrompre la circulation du liquide empruntant normalement le conduit, la prothèse présente alors une face interne plus rigide que sa face externe, et qui définit un canal longitudinal traversant la prothèse de part en part. Ainsi, dans l'exemple illustré à la figure 1, la prothèse 1 comporte un tube longitudinal rigide 2 et présentant des dimensions transversales extérieures inférieures aux dimensions transversales intérieures du conduit à traiter 3, constitué ici par l'aorte. Ce tube est ici cylindrique de révolution autour d'un axe longitudinal 4, mais d'autres formes pourraient naturellement être prévues, et notamment des formes ramifiées destinées à traiter des conduits en une zone où ceux-ci se ramifient. Le tube 2 pourrait également être réalisé sous une forme légèrement Rexible de façon à épouser au mieux les sinuosités du conduit dans lequel il est introduit, et ceci notamment lorsqu'il présente une grande longueur. A chacune de ses extrémités transversales, le tube 2 est muni d'une joue transversale, respectivement 5 et 6, qui peut être en pratique réalisée en une seule pièce avec lui ; ces joues 5 et 6 présentent ici la forme de disques planspercés en leur centre de façon à ne pas fermer le canal défini par la face interne 7 du tube 2, qui autorise la circulation sanguine dans l'aorte 3 malgré la présence de la prothèse. La face externe 8 du tube 2 et les deux joues 5 et 6 définissent autour du tube une gorge annulaire, de révolution autour de l'axe 4, dans laqudleest logé un élément torique gonflable 9. Cet élément 9, qui délimite intérieurement une chambre annulaire 11 de révolution autour de l'axe 4, présente par exemple la forme d'un tube torique en matériau souple, élastiquement déformable et imperméable. L'Intérieur de la chambre il est susceptible d'être relié à une source d'un gaz sous pression, et par exemple à un réservoir d'air comprimé non représenté ici, par un tube généralement souple 12 traversant par exemple la joue transversale 6 de la prothèse. On peut ainsi gonfîrîlélément torique 9 lorsque la prothèse se trouve à l'endroit voulu dans le conduit à traiter 3 de sorte que la face externe 13 de la paroi 10 de cet élément 9, c'està-dire sa face tournée vers la face interne du conduit à traiter et qui n'est pas en contact avec cette dernière lorsque l'élément 9 est dégonflé, se dilate et vienne s'appliquer contre la paroi interne du conduit 3 en immobilisant ainsi longitudinalement la prothèse 1 et en appliquant au conduit le traitement voulu. Dans le cas d'une dissection aortique, cas illustré à la figure 1, on voit que la face externe 13 de l'élément torique 9 vient ainsi, lorsque celui-ci est gonflé, # Es'appliquer sur la paroi disséquée 14 de l'aorte 3 de façon à en remettre en contact les deux parties, au moins dans une zone limitée longitudinalement mais sur toute la section transversale du conduit, en interrompant tout pas sage du sang entre elles pour éviter 1 l' extensionde la dissection. Cette position gonflée de l'élément 9 et la position correspondante de la paroi disséquée 14 sont schématisées en pointillés à la figure 1. Naturellement, une telle prothèse peut être utilisée à d'autres fins que le traitement des dissections aortiques. Elle peut notamment être utilisée pour manchoger intérieurement un conduit dont la paroi est par exemple perforée, etc.... Dans ces cas où la prothèse est disposée à 1 t intérieur du conduit à traiter, elle peut y être introduite par de nombreux moyens. Par exemple, elle peut être introduit e par une sonde renfermant le tube 12 et solidaire d'elle de façon inamovible, laquelle sonde permet de l'extraire par la suite lorsqu'elle ntest plus indispensable. On peut encore prévoir d'introduire la prothèse au moyen d'une sonde amovible, que l'on extrait une fois la prothèse immobilisée dans la position voulue: on peut par exemple prévoir à cet effet une adaptation de la sonde en parapluie fréquemment utilisée en chirurgie, la prothèse étant alors soit laissée à demeure, soit extraite lors d'une intervention chirurgicale ultérieure, soit encore éliminée d'elle-même à la longue consécutivement au dégonflage progressif de l'élément 9. Naturellement, suivant les cas, la prothèse et la sonde porteuses sont introduis par la voie la plus appropriée ; dans le cas d'une prothèse aortique, on peut par exemple intervenir par voie fémorale ou le cas échéant par voie axillaire. Pour répondre à certains cas d'utilisation particuliers, et par exemple pour permettre l'utilisation comme sphincter de la prothèse qui vient d'être décrite, on peut prévoir que celle-ci soit également déformable au niveau de sa face interne 7, le tube 2 étant par exemple réalisé dans un matériau souple mais néanmoins plus rigide que la paroi 10 de l'élément torique gonflable 9 : la face externe 13 de la prothèse se déformant ainsi sous l'action de sdlicitationsqui ne provoqustpas nécessairement la déformation de la face interne 7, il est alors possible d'immobiliser la prothèse 1 dans le conduit à traiter 3 par une première mise en pression, à une pression de base à déterminer P O , de la chambre 11 puis de fermer le conduit 3 par déformation de la face interne 7 de la prothèse, par une mise de la chambre 11 à une pression à déterminer P1 supérieure à P 0. lies moyens doivent alors être prévus en permanence pour permettre à volonté la variation de la pression régnant dans la chambre 11 entre PO et P1. Selon une variante de ce mode de réalisation de la prothèse, sa face interne 7 peut être fermée en permanence sur elle-même sous faction de la pression P1 régnant dans la chambre 11, et ne stou- vrir que lorsque la différence de pression de part et d'autre de la prothèse, dans le conduit 3, dépasse un seuil propre à surcompenser la pression P1. Naturellement, suivant les cas, la prothèse peut se présente ter sous une forme nettement différente de celle qui vient d'être décrite, pouvant même le cas échéant se réduire au seul élément torique 9 dont la paroi 10 est par exemple plus épaisse vers l'intérieur de façon à définir la face interne 7 plus rigide que la face externe. Enfin, on peut éventuellement prévoir une déformation des faces de la prothèse par zônes les différents zones pouvant se déformer indépendamment les unes des autres étant par exemple définies par des parois souples disposées en regard de chambres étanches susceptibles d'être mises sous pression indépendamment les unes des autres. Les déformations de la prothèse peuvent en outre être obtenues par des moyens autres que pneumatiques, comme il apparaîtra plus loin dans le cas d'un autre mode de réalisation d'une prothèse selon l'invention. Selon cet autre mode de réalisat ion, illustré aux figures 2 à 8, c'est la face externe de la prothèse qui est essentiellement rigide alors que sa face interne est quant à elle essentiellement déformable, au moins par zones On peut ainsi réaliser des prothèses (non représentées ici) susceptibles de s'adapter extérieurement autour d'un conduit souple pour en rétrécir à volonté les dimensions transversales, en réalisant par exemple un sphincter. On peut également réaliser ainsi des dispositifs destinés à masser un organe, et par exemple le coeur comme il est illustré aux figures 2 à 4. Dans cet exemple de réalisation illustré aux figures 2 à 4, la prothèse 15 se présente sous la forme d'un manchon susceptible d'enserrer le coeur normal en place , au moins au niveau des ven tricules, et de s'adapter parfaitement à ses dimensions. Ce manchon présente une face externe 16 essentiellement rigide et une face interne 17, appliquée contre la face externe 18 du coeur, quant à elle souple et élastiquement déformable. De préférence, cette face interne 17 est subdivisée en au moins deux zones 17a et 17b indépendantes et susceptibles de s'appliquer respectivement contre le ventricule gauche et contre le ventricule droit, chacune de ces zones étant par exemple définie par une face une paroi souple, étanche, élastiquement déformable, en regard de laquelle la prothèse présente intérieurement une chambre susceptible d'être reliée à une source de pression schématisée en 19, par ltintermé- diaire de canalisations 20 et 21 et d'un dispositif 22 mettant alternativement en communication ces canalisations avec la source de pression 19 et avec l'air libre pour provoquer alternativement la dilatation et la contraction de la prothèse au niveau de sa face interne 17 ; par des moyens appropriés et par exemple en imposant au fluide sous pression des pertes de charge différentes entre la source 19 et les chambres correspondant aux zones 17a et 17b, la canalisation 21 menant à la partie de la prothèse correspnndant au coeur gauche étant par exemple plus longue que la canalisation 20 menant au coeur droit, on peut alors aisément établir entre bus sollicitations auxquelles sont soumis les deux coeurs un déphasage correspondant au retard physiologique de contraction. Il est à noter que l'on peut avantageusement réaliser la prothèse 15 sous la forme de deux coquilles indépendantes dont chacune correspond à l'une des zones déformables 17a et 17b d'une part afin de faciliter la mise en place du dispositif sur le coeur, les deux moitiés pouvant être assemblées que lorsqu'elles sont en place, e t d'autre part pour faciliter l'extraction de la prothèse à ciel fermé, grace à un fil tracteur pouvant scinder le manchon selon ces deux moitiés qui sont alors assemblées par couture (on a schématisé aux figures cette couture par un Irait pointillé 23). Naturellement, une telle prothèse de massage cardiaque peut en outre présenter de nombreuses autres dispositions tendant à faciliter son emploi sans que l'on sorte pour autant du cadre de l'invention ; notamment, sa forme peut présenter différentes dispositions propres à faciliter son positionnement et son maintien sur le coeur tout en restant compatibles avec la conformation et le fonctionnement de celutci : par exemple, on a représenté aux figures 3 et 4une découpe particulière 24 que présente la prothèse au niveau de son plus grand diamètre pour permettre de l'appliquer au mieux sur la zone des ventricules tout en dégageant les veines de la base du coeur 25. Une telle prothèse de massage peut en outre être mue par d'autres moyens que des moyens pneumatiques, et notamment par les moyens magnétiques et électro-magnétiques qui vont être décrits à présent en référence à un autre mode de réalisation d'une prothèse selon l'invention, constituant un véritable coeur prolétique destiné à se subsistituer au coeur naturel. Ce coeur prod#tique, illustré aux figures 5 à 8 dans le cas de différents modes de réalisation de ses moyens moteurs, comporte. une coquille externe rigide 26, par exemple de forme ovoïde, cloisonnée intérieurement, de façon étanche, en quatre chambres étanches 27 à 30 correspondant respectivement à l'oreillette droite, au ventricule droit, à l'oreillette gauche et au ventricule gauche. Ces chambres sont avantageusement délimitées, à l'intérieur de la coquille 26, par une cloison longitudinale plane 31 et par une cloison transversale plane 32 entrecoupant la première à proximité de la zone la plus large de la coquille 26, ces deux cloisons étant orientées perpendiculairement au plan de la figure 5 ; comme il est illustré, la cloison transversale 32 présente de préférence, respectivement entre la chambre 27 et la chambre 28 et entre le chambre 29 et la chambre 30, des valves 33 et 34 telles que des valves de Bjork ou de Starr autorisant le seul passage de la chambre 27 vers la chambre 28 et de la chambre 29 vers la chambre 30 en interdisant tout passage en sens inverse. Ces disposition s étant communes aux quatre modes de réalisation illustrés aux figures 5 à 8, ebs seront reprisssous les memes références dans l'ensemble de ces figures. Egalement dans chacun des cas illustrés, le coeur prdiétique selon l'invention comporte des moyens de raccordement des chambres caves 27 et 29 respectivement avec les veines et les veines pulmonaires (non représentées aux figures) et des moyens de raccordement, schématisés respectivement en 36 et 37, des chambres 28 et 30 respectivement avec l'artère pulmonaire et l'aorte. Au niveau de ces deux derniers raccordements 36 et 37, la prothèse comporte des moyens ne mettant en communication la chambre 28 et la chambre 30 avec les artères correspondantes que si ces chambres se trouvent en surpression par rapport à ces dernières ; on peut avantageusement utiliser à cet effet des valves de Bjork ou de Starr. Selon l'invention le colleur pratique comporte, sur sa face interne 35 qui est étanche, au moins quatre zones déformables à raison d'au moins une zone par chambre 27 à 30. Des moyens sont en outre prévus pour provoquer à volonté une déformation de ces zones déformables telle que, d'une part, le volume interne de la première chambre 27 décroisse alors que le volume de la deuxième chambre 28 croit et que, d'autre part, le volume de la troisième cham bre29décroisse alors que le volume de la quatrième chambre30croît, et inversement, de façon à créer l'effet de pompage propre au coeur. Dans 11 exemple illustré à la figure 5, cet effet de pompage est obtenu pneumatiquement. Chacune des zones déformables 38 à 41 est alors définie par une face d'une membrane étanche, souple et élastiquement déformable, en regard de laquelle la prothèse présente intérieurement une chambre étanche, respectivement 42 à 45, susceptble de recevoir un fluide sous pression tel que de l'air comprimé. En pratique, les chambres 42 à 45 et les membranes définissant les zones déformables de la face interne 35 sont définies respectivement par le volume interne et par la paroi 46 à 49 de quatre coussinets gonflables enchassés dans la coquille rigide 26 et affleurant la face interne 35 de celle-ci lorsque les coussinets sont dégonflés. Chacune des chambres 42 à 45 peut éventuellement être reliée à une source de gaz sous pression, mais étant donné la présence des valves 33 et 34 et l'élasticité des parois des co#inets, qui tend à leur faire reprendre d'elles-mêmes leur forme initiale après déformation, il est possible de faire fonctionner un tel coeur prothétique par le seul jeu des coussinets correspondant aux deux chambres 28 et 30, c'est-à-dire aux ventricules. Par exemple, les chambres 43 et 45 sont reliées, via des conduits 50 et 51 et un dispositif analogue au dispositif 22 de la figure 2, à une pompe de pression analogue à la pompe 19 (non représentée ici), le conduit 51 présentant de préférence une longueur légèrement supérieure à celle du conduit 50 de façon que la chambre 45 soit mise sous pression avec, par rapport à la chambre 43, un retard correspondant au retard physiologique de contraction. On provoque alors la systole ventriculaire en mettant en communication les chambres 43 et 45 avec la source de pression, qui provoque leur gonflage et une augmentation de la pression régnant dans les chambres 28 et 30 de la prothèse, avec fermeture des valves 33 et 34 et ouverture des valves 36 et 37 respectivement vers l'artère pulmonaire et vers l'aorte, vers lesquelles est chassé le sang contenu dans les ventricules ; pendant ce premier temps, les oreil lettes 27 et 29 se remplissent via respectivement les veines caves et la veine pulmonaire.Dans une deuxième phase, on met alors las chambres 43 et 45 en communication avec l'air libre, ce qui provoque leur dégonflage et la mise des chambres 28 et 30 en dépression par rapport aux chambres 27 et 29 ; les valves 33 et 34 s'ouvrent alors, livrant passage au sang contenu dans les oreillettes 27 et 29 vers les ventricules 28 et 30, le mouvement d'aspiration vers ces derniers se traduisant par un gonflage des zones déformables 38 et 48 des chambres 27 et 29. On provoque alors à nouveau le gonflage des chambres 43 et 45 avec les phénomènes annexes décrits plus haut, les parois 46 et 48 des coussinets correspondant aux deux oreillettes 27 et 29 revenant élastiquement à leur position de repos en permettant le remplissage des oreillettes. I1 est à noter qu'à la figure 5, on a représenté les différents coussinets dans leur position de repos, leur position en saillie vers l'intérieur des chambres étant schématisée en trait pointillé. Naturellement, le dispositif de mise en surpression et en dépression des différents coussinets qui a été décrit ci-dessus ne doit être considéré que comme schématique, différents types de pompe pouvant remplir ce rôle. De plus, la prothèse cardiaque selon l'invention peut être mue par des moyens autres que pneumatiques, ainsi d'ailleurs que les différentes prothèses décrites plus haut et notamment la prothèse de massage. On a représenté à la figure 6 un premier mode de réalisation faisant appel à des moyens électro-magnétiques pour provoquer la dilatation et la contraction de la prothèse dans ses zones défor mables situées à l'intérieur des chambres 28 et 30 correspondant aux ventricules. Selon ce mode de réalisatioB les zones déformables sont définies, comme dans le cas précédent, par des parois 47 et 49 souples, étanches, de préférence élastiquement déformables, mais ces parois sont ici chargées d'un matériau magnétique polarisé tel que du ferrite-baryum. Les deux parois 47 et 49 sont ainsi polarisées inversement. La déformation de ces parois dans un sens ou dans l'autre est alors provoquée cycliquement par un électro-aimant 52 par exemple inclus dans la cloison 31 dans la zone de celle-ci séparant les deux chambres 28 et 30 et susceptible de créer un champ magnétique orienté perpendiculairement par rapport à cette cloison 31, c'està-dire en pratique approximativement perpendiculairement aux zones déformables 39 et 41. Cet électro-aimant 52 est constitué d'un noyau par exemple en fer doux placé à l'intérieur d'un bobinage d'axe perpendiculaire à la cloison 31 et alimenté par un générateur de courant alternatif 53 qui provoque l'établissement du flux magnétique alternativement dans un sens et dans 1 ' autre, perpendiculairement à la cloison 31, c'està-dire alternativement une attraction et une répulsion vers cette cloison des deux parois 47 et 49, provoquant l'effet de pompage recherché. Selon une variante de ce dispositif illustré à la figure 6, l'électro-aimant 52 peut être remplacé par un aimant permanent bobiné et le générateur alternatif 53 par un générateur dlimpisions alternativement positives et négatives qui tions et des repolarisations successives de 1 'au#'t permanent , qui parcourt son cycle d'hystéréris. il est à noter qug dans ce cas, le matériau chargeant les parois 47 et 49 à déformer n'est pas nécessairement polarisé, et que l'on peut utiliser par exemple de la limaille de fer noyéedans ces parois. On a représenté à la figure 7 un mode de réalisation plus puissant de cette variante, selon lequel un premier aimant permanent bobiné 54 est disposé dans la cloison 31, à l'emplacement quloccu- pait l'électro-aimant 52 dans le cas de la figure 6, et où deux autres aimants permanents bobinés 55 et 56 sont disposés dans la coquille rigide 26, vers ltextérieur de celle-ci, dans des zones correspondant respectivement aux ventricules 28 et 30. Ainsi, la paroi chargée de matériau magnétique 47 dt intercalée entre l'aimant 54 et l'aimant 55, alors que la paroi chargée de matériau magnétique 49 est intercalée entre l'aimant 54 et l'aimant 56. Le bobinage de l'aimant 54 est alimenté par un premier générateur d'impulsions alternativement positives et négatives 57, et les bobinages des deux aimants 55 et 56 sontalimentés par un générateur identique 58, les deux générateurs 57 et 58 émettant en opposition de phase de façon que les champs magnétiques produits au niveau des parois 47 et 49 soient dirigés tantôt des aimants 55 et 56 vers l'aimant 54, tantôt de ce dernier vers les aimants 55 et 56. Dans ce cas, les parois 47 et 49 sont de préférence chargées d'un matériau magnétique de même polarité. On peut également envisager de provoquer le mouvement des parois 47 et 49 au moyen d'un aimant permanent monté à rotation en un point situé entre ses pôles, autour d'un axe situé par exemple dans le plan de la cloison 31, entre les parois 47 et 49, et entraîné par un moteur électrique, éventuellement extérieur et dont la transmission du mouvement est alors assurée par voie magnétique à travers la peau. Un tel dispositif présente l'intérêt de ne pas nécessiter de branchement électrique ou pneumatique, mais peut se révéler encombrant et lourd. On a représenté à la figure 8 un autre mode de réalisation faisant également appel à des aimants permanents, et ne nécessitant par conséquent aucun branchement électrique. Dans le cas de la figure 8, les aimants permanents tels que 59 sont rendus solidaires de la coquille externe 26 de la prothèse vers l'extérieur de celle-ci par rapport aux parois 47 et 49 mais en regard de celles-ci. Ces aimants tels que 59 émettent un premier champ magnétique à proximité immédia te de ces parois telles que 47. A l'intérieur de la cloison 31, dans la zone de celle-ci séparant les deux ventricules 28 et 30, et disposé un aimant permanent scindé en deux parties 60 et 61 séparées par un entrefer 62 orienté perpendiculairement à la cloison 31. Cet aimant 60-61 tend également à créer un flux à proximité des parois testes que 47, qui sont chargées d'un matériau magnétique tel que de la limaille de fer. Ce deuxième flux créé par l'aimant 60-61 et le flux créé par aimants tels que 59 sont tels que la force d'attractionappliquée aux parois telles que 47 vers la cloison 31 soit supérieure à la force d'attraction vers l'extérieur, mais des moyens sont prévus pour détourner cycliquement le champ magnétique produit par l'aimant 60-61 de façon à réduire cycliquement l'intensité du flux créé par cet aimant au niveau des parois telles que 47 à une valeur inférieure à celle du flux créé à ce niveau par les aimants tels que 59. Ces moyens sont par exemple constitués par un noyau 63, en matériau magnétique, disposé dans l'entrefer 62 et monté à rotation autour d'un axe 64 situe à l'intersection du plan général de ce dernier avec le plan général de la cloison 31 de façon à, alternativement, assurer une liaison magnétique entre les deux parties 60 et 61 de l'aimant en canalisant par l'entrefer 62 la plus grande partie du flux produit, qui est alors surcompensé au niveau des parois telles que 47 par le flux produit par les aimants tels que 59, ou, inversement, à laisser. le flux produit par l'aimant 60-61 surcompenser le flux produit par les aimants tels que 59 ; dans le premier cas, les parois telles que 47 sont attirées vers l'extérieur, ce qui correspond à la diastole, et dans le deuxième cas vers l1in- térieur, ce qui correspond à la systole. Le noyau 63 peut être dans ce cas entraîné en rotation par voie magnétique percutanée, comme il a été dit plus haut. Ces modes de mise en oeuvre magnétiques ou électro-magnétiques permettent d'obtenir une force pulsante plus importante et plus précoce au niveau de la pointe 65 du coeur car c'est à ce niveau que les cloisons telles que 47 et 49 peuvent se rapprocher le plus de la cloison 31 etpermettent par conséquent de chasser progressivement le sang de la pointe 65 vers la base 66, de façon naturelle. La persistance d'un flux secondaire, conformément à la loi de Lenz, lorsque l'on tend à annuler les flux s'oppose de plus, pendant la diastole une décontraction rapide, ce qui présente l'avantage d'entraîner une relaxation progressive. Ce dernier avantage se retrouve dans le cas d'une mise en oeuvre pneumatique, qui permet en outre de simuler sans difficulté une véritable pré cession droite-gauche à la contraction, comme il a été dit plus haut. On choisira l'une ou l'autre méthode en fonction des facilités d'implantation et du cagotère temporaire ou permanent de la prothèse, qu'il s'agisse d'une prothèse cardiaque, d'une prothèse de massage ou d'une prothèse de manchonnage. Dans le cas d'une prothèse cardiaque totale ou d'une prothèse de massage cardiaque, l'homme de l'art prévoira des dispositifs propres à rapprocher au mieux le fonctionnement de la prothèse de celui d'un coeur naturel, un exemple de cycle de fonctionnement étant le suivant : - systole : 0,3 secondes - diastole : 0,3 secondes - repos : 0,3 secondes Ces chiffres sont naturellement donnés à titre purement indicatif. On utilisera pour réaliser les différentes parties des prothèses selon l'invention les matériaux les plus appropriés, et notamment des matériaux évitant au maximum les phénomènes de rejet, permettant une stérilisation facile, et permettant un raccordement facile aux organes naturels dans le cas de prothèses de remplacement total. Les éléments durs seront réalisés en un matériau tel qu'une matière plastique siliconée et les membranes souples seront réalisées par exemple en caoutchouc ; les liaisons entre le coeur prothétique illustré aux figures 5 à 8 et les différentes veines et artères pourront quant à elles être assurées au moyen de tubes généralement rigides sur lesquels viendront s'emmancher ces veines et ces artères, lesquels tubes seront avantageusement revêtus extérieurement d'un matériau facilitant l'anastomose, et par exemple d'un velours de fibres synthétiques telles que du dacron. I1 est à noter enfin que, dans certains cas particuliers nécessitant des actions en plusieurs temps, une même prothèse pourra être munie de différents moyens d'actionnement, les uns étant par exemple pneumatiques et les autres magnétiques ou électro-magnétiques. REVENDICATIONS f) Prothèse temporaire ou permanente, destinée à être rendue solidaire d'un organe, caractérisée en ce qutelle comporte un manchon creux présentant une face interne et une face externe dont l'une au moins es t susceptible de s'adapter à la périphérie du dit organe, respectivement à 1tintérieur ou à 1 I extérieur de celui-ci, et dont l'une au moins est au moins partiellement déformable, et des moyens pour provoquer à volonté une déformation de la dite zone déformable de façon à dilater ou contracter la prothèse. 2) Prothèse selon la revendication I, destinée à être intmduite à l'intérieur d'un conduit longitudinal et rendue solidaire des parois de celui-ci, caractérisée en ce que la face interne du manchon délimite un canal longitudinal le traversant de part en part et en ce que sa face externe est au-moins partiellement défor arable; de façon à permettre l'introduction du manchon dans le conduit sous forme contractée et son immobilisation par une dilatation au niveau de la dite face externe, provoquant son serrage contre la paroi du conduit. 3) Prothèse selon la revendication 2, caractérisée en ce que la face interne du manchon est au moins partiellement déformable et en ce qu'elle comporte des moyens pour en provoquer à volonté la déformation dans un sens d'ouverture ou de fermeture du dit canal. 4) Prothèse selon la revendication 1, destinée à être disposée autour d'un organe, à l'extérieur de celui-ci, et rendue solidaire de ses parois, caractérisée en ce que sa face interne est au moins partiellement déformable de façon à permettre d'appliquer à vdonté une pression sur le dit organe. 5) Prothèse selon la revendication 4, destinée à un massage cardiaque, caractérisée en ce que le manchon comporte une face interne susceptible de s'adapter contre la face externe du coeur, et dans la dite face interne au moins deux zones déformables à volonté, indépendanteb dont chacune est appliquée contre un ventricule. 6) Prothèse destinée à constituer un coeur prothétique, caractérisée en ce qu'elle comporte - une coquille externe rigide, - une face interne étanche présentant au moins quatre zones déformables, - des cloisons internes jointives de façon étanche de la dite face interne et délimitant à l'intérieur de celle -ci quatre chambres étanches dont chacune comporte lune des dites zones, - des moyens de raccordement d'une première chambre, formant oreillette droite, avec les veines caves, des moyens de raccordement d'une deuxième chambre, formant ventricule droit, avec l'artère pulmonaire, des moyens de raccordement d'une troisième chambre, formant oreillette gauche, avec les veines pulmonaires et des moyens de raccordement de la quatrième chambre, formant ventricule gauche, avec l'aorte, - des moyens mettant en communication la première et la troisième chambres respectivement avec la deuxième et la quatrième chambres lorsque ces dernières sont en dépression, - des moyens mettant en communication la deuxième et la quatrième chambres respectivement avec l'artère pulmonaire et avec llaorte lorsque ces dernières sont en dépression, - des moyens pour provoquer à volonté une déformation des dites zones telle que, d'une part, le volume interne de la première chambre décroisse alors que le volume de la deuxième chambre croît et, d'autre part, que le volume de la troisième chambre décroisse alors que le volume de la quatrième chambre croît, et inversement. 7) Prothèse selon les revendications 5 et 6, caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens pour établir un déphasage correspondant au retard physiologique de contraction entre au moins une zone déformable correspondant au ventricule droit et au moins une zone déformable correspondant au ventricule gauche. 8) Prothèse selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la dite zone déformable est définie par une face d'une membrane souple et étanche, en ce que la prothèse comporte intérieurement, en regard de la deuxième face de la dite membrane, une cavité étanche fermée de façon étanche par cette dernière, et en ce que les moyens pour provoquer la dite déformation comportent une source de fluide sous pression et des moyens pour mettre à volonté en communication la dite source et l'intérieur de la dite cavité. 9) Prothèse selon les revendications 7 et 8, caractérisée en ce que les moyens pour établir un déphasage entre les déformations des zones correspondant au coeur droit et les déformations des zones correspondant au coeur gauche comportent des moyens pour soumettre le fluide, entre la dite source et la cavité correspondant au ventricule gauche, des pertes de charge supérieures aux pertes de charge que subit le fluide entre la dite source et la cavité correspondant au ventricule droit. 10) Prothèse selon la revendication 9, caractérisée en ce que les dites cavités correspondant au ventricule gauche et au ventricule droit sont reliées à la source de fluide sous pression par des canalisations de même diamètre, la canalisation correspondant au ventricule gauche étant plus longue que la canalisation correspondant au ventricule droit. 11) Prothèse selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la dite zone déformable est définie par une membrane souple et étanche dargée d'un matériau magnétique et en ce que les moyens pour provoquer la déformation de la dite zone comportent des moyens pour créer et faire varier à volonté, au voisinage de la dite membrane, au moins un champ magnétique. 12) Prothèse selon les revendications 6 et 11, caractérisée en ce qu'au moins les zones déformables des deuxième et quatrième chambres sont définies par une face de membrane souple, étanche, chargée d'un matériau magnétique et en ce que les moyens pour créer et faire varier à volonté au moins un champ magnétique au voisinage des dites membranes sont disposés à proximité immédiate de la cloison séparant les dites chambres et/ou dans des zones de la coquille externe en regard des dites chambres. 13) Prothèse selon l'une quelconque des revendications 11 et 12, caractérisée en ce que le dit matériau magnétique est polari sé. 14) Prothèse selon les revendications 12 et 13, caractérisée en ce que les dites membranes souples ds deuxième et quatrième chambres sont chargées de matériau de polarisation inverse. 15) Prothèse selon l'une quelconque des revendications Il à 14, caractérisée ene que les moyens pour créer et faire varier à volonté un champ magnétique comportent au moins un électro-aimant d'axe sensiblement perpendiculaire à la dite membrane souple et des moyens pour alimenter à volonté le dit électro-aimant en électricité. 16) Prothèse selon l'une quelconque des revendications 11 à 15, caractérisée en ce que les moyens pour créer et faire varier à volonté un champ magnétique comportent au moins un aimant perma nent disposé à l'intérieur d'un bobinage et au moins un générateur d'impulsions alternativement positives et négatives, alimentant le dit bobinage de façon à dépolariser et repolariser successivement le dit aimant. 17) Prothèse selon l'une quelconque des revendications 11 à 16, caractérisée en ce que les moyens pour créer et faire varier à volonté un champ magnétique comportent au moins deux aimants permanents disposés de part et d'autre de la dite membrane souple et créant au voisinage de celle-ci des champs magnétiques inverses dont l'un est prédominant, et des moyens pour détourner à volonté le dit champ prédominant. 18) Prothèse selon l'une quelconque des revendications 11 à 17, caractérisée en ce que les moyens pour créer et faire varier à volonté un champ magnétique comportent au moins un aimant permanent monté à rotation en un point situé entre ses pôles, autour d'un axe parallèle à la dite face, et des moyens pour provoquer à volonté la dite rotati#on.