La présente invention concerne un joint routier, notamment pour ponts, superstructures de ponts et ossatures semblables de petites portées, dans lequel une plaque de jonction formée de polymères est renforcée par une pièce rapportée métallique et est fixée dans la structure portante des deux côtés à l'aide de tiges d'ancrage. On connaît des plaques de jonction formées d'un matériau élastique, comme par exemple du caoutchouc, de préférence du caoutchouc synthétique, un copolymère de butadiène-styrène, ou bien un élastomère à base d'ethylène-propylene, agencé sous la forme de plaque massive ou creuse et utilisant pour le renforcement des pièces rapportées métalliques, qui peuvent étre également fixées par vulcanisation (demande de brevet en Allemagne Fédérale divulguée sous le No. 1 450 714, et brevet allemand No. 1 534 262), et on sait également fixer la plaque de jonction à l'aide de tige d'ancrage dans une structure portante en béton. Dans les plaques de jonction de types connus, qui doivent être renforcées, l'incorporation de pièces rapportées métalliques à des plaques creuses fait intervenir des frais de montage importants et l'opération de vulcanisation se traduit par des coûts de fabrication élevés. En outre, on ne peut pas empêcher suffisamment la pénétration de l'eau ou de l'humidité par l'intermédiaire des bords latéraux des plaques de jonction jusqu'aux appuis du pont ou de la structure portante. L'invention a pour but de fournir une plaque de jonction permettant de supprimer les travaux coûteux de montage ou de fixation par vulcanisation de pièces rapportées servant au renforcement, tout en abandonnant pas le principe du renforcement par des pièces rapportées métalliques et tout en garantissant en outre une parfaite étanchéité à la pénétration d'humidité. Selon l'invention, la plaque de jonction est munie d'une rainure ouverte sur son côté inférieur et servant à recevoir une pièce rapportee métallique et, en outre, elle est pourvue de chaque côté de celle-ci d'une surface d'assise correspondant à une section droite réduite et delimitée par un rebord. Le recouvrement des intervalles existant entre des structures portantes s'effectue de manière que la pièce rapportée métallique non-fixée par vulcanisation recouvre l'intervalle et empêche la rupture du revêtement routier placé au-dessus de la plaque de jonction. L'étanchéité du joint à la pénétration d'humidité est garantie du fait que la plaque de jonction est collée dans la zone des surfaces latérales d'assise sur les surfaces en béton de la structure portante à l'aide d'un adhésif à base de polyuréthane et, pour obtenir une compression superficielle continue, on dispose en dessous des écrous des tiges d'ancrage des barres de pression continues. La partie de section réduite de la plaque de jonction est additionnellement remplie, dans la zone des tiges d'ancrage, avec un enduit bitumineux d'étanchéité. D'autres buts et avantages de la présente invention apparaîtront à la lecture de la description suivante et de la figure jointe, données à titre illustratif mais non limitatif. La figure unique est une coupe montrant le recouvrement d'un joint existant entre deux parties d'un pont en béton précontraint. La plaque de jonction 1 formée d'un matériau élastique est pourvue d'une rainure 2, ouverte sur son coté inférieur et servant à recevoir une pièce rapportée métallique 3, et elle comporte des deux côtés une surface d'assise 4 correspondant à une réduction de section et délimitée par un rebord 5 dirigé vers le haut. Pour assurer l'étanchéité, la plaque de jonction 1 est collée par son côté inférieur, dans la zone des surfaces d'assise 4 et à l'aide d'un adhésif 6 à base de polyuréthane, sur les surfaces 7 de béton de la structure portante 8, et elle est comprimée contre la structure portante 8 à l'aide des tiges d'ancrage 10 par l'intermédiaire des barres continues de pression 9. En outre, la zone de section réduite de la plaque de jonction 1 est remplie dans la région des tiges d'ancrage avec une masse d'enduit bitumineux d'étanchéité 11. Le joint routier comportant la plaque de jonction 1 selon l'invention est placé en dessous du revêtement routier 12 et il n'est par conséquent soumis ni à des chocs directs dûs au trafic ni à des effets chimiques exercés par l'essence, l'huile et le sel de dégivrage. Bien entendu, la présente invention n'est nullement limitée au mode de réalisation décrit et représenté ; elle est susceptible de nombreuses variantes accessibles à l'homme de l'art, suivant les applications envisagées et sans que l'on ne s'ecarte de l'esprit de l'invention. REVEND ICAT IONS 1.- Joint routier, notamment pour ponts, superstructures de ponts et ossatures semblables de petites portées, dans lequel une plaque de jonction formée de polymères est renforcee par une pièce rapportée métallique et est fixée dans la structure portante des deux côtés à l'aide de tiges d'ancrage, caractérisé en ce que la plaque de jonction est pourvue d'une rainure, ouverte sur son coté inferieur et, de part et d'autre de celle-ci, d'une surface d'assise correspondant à une réduction de section et délimitée par un rebord dirigé vers le haut.