La présente invention concerne un procédé nouveau et perfectionne pour induire chimiquement la formation de bois léger riche en oleoresines dans des conifères en cours de croissance tels que des pins, d'où les oléorésines sont extraites après que les arbres ont été abattus. La production de divers articles vendus dans les magna sins de fourniture pour la marine, tels que la colophane et la térébenthine, a été réalisée par quatre procédés connus, à savoir: a) Ecoulement artificiellement provoqué de l'oléorésine à partir de l'arbre. Ce procédé consiste à pratiquer une blessure ou saignée traversant l'écorce de l'arbre. On peut ensuite traiter la blessure par des agents chimiques de stimulation d'écoulement de la gemme. A la suite de ce traitement, la gemme du pin, ou oléorésine, est lentement exsudée à travers des centaines de canaux minuscules. Un système comportant une cuvette et une gouttière, que l'on attache sur l'extérieur de l'arbre, permet de recueillir l'oléorésine qui s'écoule hors de la blessure et ruisselle le long de l'arbre.Un travail manuel tres important est nécessaire pour traiter un arbre de manière à maintenir l'é- coulement de l'oléorésine et ensuite pour recueillir l'oléorésine qui s'écoule de 11 arbre. b) Récupération par extraction de la térébenthine sulfatée et de colophane de tall-oil pendant la formation de pâte avec le bois de pin. Ce procédé implique la récupération de la térébenthine sulfatée à partir des constituants volatils des copeaux de bois de pin et la séparation de la colophane de tall-oil à partir de la liqueur de cuisson pendant 11 opération de formation de pite kraft. Le rendement de ce procédé est faible étant donné qu'une grande partie du bois est de l'aubier ne contenant que 1 à 5% des produits désirés. c) Distillation par entratnement à la vapeur d'eau et extraction des résidus de bois de coeur à partir de souches de vieux pins des variétés Pinus palustris et Pinus elliottii. -Par ce procédé on obtient la colophane, la térébenthine et l'huile de pin à partir des souches d'arbres-de cultures anciennes. Ces souches doivent provenir d'arbres qui ont été abattus de nombreuses années plus tôt. De plus, les arbres doivent être au moins centenaires au moment de l'abattage. Après l'abattage des arbres, l'aubier restant dans la souche disparait par pourrissement en laissant un bois de coeur riche en résine.Le bois de coeur a résisté au pourrissement, mais l'oxydation et l'isomérisation au cours de nombreuses années auront changé les proportions relatives des acides individuels de la résine et auront converti une grande partie d'hydrocarbures terpéniques en constituants d'huile de pin. Actuellenent les pins des variétés Pinus palustris et Pinus elliottii sont abattus quand ils sont encore jeunes et ne contiennent donc que très peu de bois de coeur. Les vieilles souches deviennent de plus en plus rares et l'impossibilité de s'en procurer en quantités requises obligera à ne plus penser à ce procédé dans un proche avenir. d) I1 s'agit d'un procédé décrit dans le brevet E.U.A. nO 2 612 000. Dans ce brevet on envisage d'effectuer une incision profonde dans le tronc, de préférence jusqu'au bois du coeur, ctest-à-dire en blessant profondément l'arbre. Pour provoquer l'écoulement de l'oléorésine, ce brevet préconise l'utilisation de produits chimiques acides et caustiques. Le procédé qui fait l'objet de l'invention pour induire le dépôt d'oléorésines à l'intérieur de l'arbre (qu'on appelle aussi parfois "détrempage de la résine") constitue un.perfection- nement important par rapport aux procédés courants du fait que des quantités plus importantes d'oléorésine auront été déposées dans les arbres avec un minimum de main d'oeuvre et à moindres frais. On supprime la nécessité, pour recueillir l'oléorésine, de l'utilisation d'un appareil à cuvette et gouttière qu'on montait habituellement sur l'extérieur de l'arbre. D'autre part, l'invention supprime la nécessité de se procurer des souches de conifères, notamment des souches de Pinus palustris et Pinus elliottii, dont l'approvisionnement devient de plus en plus rare comme on l'a déjà dit.Les rendements qu'on réalise par le procédé d'extraction défini dans le paragraphe (b) ci-dessus peuvent être fortement accrus par la mise en oeuvre de l'invention qui introduit un prétraitement associé au-procédé d'extraction en question. En ce qui concerne le procédé décrit dans le paragraphe (d), l'invention diffère de celui-ci par le type de blessure qu'on doit infliger aux arbres, le type des produits chimiques utilisés et le degré de formation de bois léger qu'on peut induire par un seul traitement. Plus particulièrement, dans le brevet E.U.A. nO 2 612 000 il est exigé que des incisions profondes soient-pratiquées dans le bois. D'autre part, dans ce brevet les effets obtenus sont limités à une zone s'étendant sur environ 30 cm a-u-dessus ou au-dessous de l'emplacement traité.Le procédé qui fait-l'objet de la présente lnven- tion n'est pas-astreint à une telle limitation. Les produits chimiques dont l'utilisation est préconisée par la' demanderesse sont mobiles dans le bois et provoquent un dépôt d'oléorésine à tous les endroits où ces produits se sont propagés. La pré- sente invention possède ainsi un potentiel plus important pour le dépôt de quantités plus grandes d'oléorésine avec moins de travail manuel.Le procédé stimule la formation du bois léger àune distance de 5,3 m au-dessus du point de traitement dans le Pinus elliottii et à une distance de 9,1 m dans le Pinus pal-ustris après une seule application des produits chimiques Par ailleurs, le-procédé permet de déposer des quantités importantes d'oléorésine dans l'aubier d'arbres jeunes en croissance active peu de temps avant l'abattage. On peut effectuer ultérieiirement la récupération des produits par des procédés connus d(extrac- tion par un solvant ou de distillation par entrainement à la vapeur d'eau et d'extraction par un solvant. La présente invention a pour objet un procédé nouveau d'induction de formation de bois léger dans l'aubier de coniferes en cours de croissance, tels que des pins, par suite de l'application d'une solution aqueuse de produits chimiques au xylène de l'arbre vivant. Les produits chimiques utilisés sont des sels de bipyridyliums (bipyridiniums) substitués dont certains exemples sont donnés ci-dessous: dans lesquelles n est égal à 1 ou à 2, y est égal à 1 ou à g et n x y est égal à 2; et R est CH3-, CH3CH2-, CH3CH2CH2-, ou des radicaux alcoyle aliphatiques supérieurs, à chaine droite ou ramifiée; et X est un anion qui confère au composé des propriétés de solubilité dans l'eau-et qui peut être, de façon non limitative, l'un des suivants Cl (chlorure) Br (bromure) F (fluorure) I (iodure) S04 (sulfate) N03 (nitrate) OH (hydroxyle) CH3S04 (sulfate de méthyle) La solution est absorbée dans le parenchyme des rayons et dans les cellules épithéliales qui recouvrent les parois des canaux à résine pour les obliger à libérer l'oléorésine des canaux dans les trachées. En même temps les cellules citées plus haut sont stimulées et libèrent une quantité encore plus importante d'oléorésine de sorte qu'une grande quantité est dégagée dans les trachées.Le bois devient saturé d'oléorésine à raison de 40 à 50% du poids du "bois siéger formé. I1 s'agit' essentiellement d'un procédé de stimulation du dépôt interne d'oléorésine dans les trachées aussi bien à proximité qu'à- distance du point du traitement chimique ou d'introduction, plutôt que d'un écoulement d'oléorésine qu'on recueille extérieurement à partir d'une zone située dans une blessure de l'arbre ou à proximité immédiate de cette blessure, technique qui exige une main d'oeuvre considérable aussi bien pour prolonger l'écoule- ment que pour recueillir I'oléorésine. Les produits chimiques utilisés étaient déjà, connus mais uniquement pour leurs effets herbicides. On prépare la solution d'une façon simple en dissolvant des quantités appropriées des produits chimiques dans l'eau. Etant donné que certains de ces produits chimiques sont actuellement disponibles dans le commerce en qualité de solutions herbicides aqueuses, la seule opération préparatoire nécessaire peut être une dilution supplémentaire avec de l'eau. On peut préparer le site de traitement sur le tronc de l'arbre en enlevant un petit fragment d'écorce ou en pratiquant une entaille à la hache pour exposer l'aubier ou le xylème vivant ou, en variante, en perçant dans l'arbre un petit trou incliné vers le bas.D'autres manières de préparer des sites de traitement seront facilement imaginées par des spécialistes pour autant que l'exigence principale de la technique de préparation-du site consiste à créer un emplacement où la solution pourra venir en contact avec les cellules des rayons du bois. Si l'on opte pour le premier procédé de préparation du site, on applique la solution pour recouvrir l'aubier ou le xylème vivant exposé. On peut appliquer la solution par pulvérisation, par versage ou avec un pinceau ou encore par une autre technique d'application quelconque permettant de couvrir parfaitement le bois exposé jusqu'au stade de ruissellement de la résine. Si au contraire, lton opte pour le second procédé de préparation du site, on verse simplement la solution dans le trou jusqu'à le remplir. Une fois qu'elle est appliquée, la solution chimique devient très mobile et pet se propager jusqu'à des endroits très éloignés dans l'intérieur de l'arbre. La solution chimique continue à inciter la production d'oléorésine à tous les endroits où elle est présente. te mouvement se fait principalement vers le haut et, de façon auxiliaire, radialement vers le centre de l'arbre. Bien sur, on peut se contenter d'une seule application sur un arbre ou bien l'on peut répéter l'opération à des intervalles de temps variés et en divers endroits. En conséquence, l'invention vise à fournir un procédé d'induction d'un dépôt accru d'oléorésine dans des conifères vivants. L'invention a également pour objet un procédé perfec tionné d'induction de la production :ootésine sans blesser séverement l'arbre. Enfin, l'invention fournit un procédé capable d'augmenter les ressources nateiles des établissements d'approvisionnement de la marine, en ce qui concerne des produits précieux mais dont l'approvisionnement se fait de plus en plus rare. Les exemples suivants, dans lesquels toutes les proportions sont en poids sauf stipulation contraire, servent à illustrer l'invention sans aucunement en limiter la portée. EXEMPLE 1. - On enlève en cinq endroits différents, sur le pourtour de la partie inférieure du tronc d'un pin de la variété Pinus elliottii, des sections d'écorce de forme -carrée ayant 2,5 cm de côté pour exposer l'aubier le-plus externe à ces endroits. Chaque section d'écorce enlevée est à la même distance de la base de l'arbre sur le tronc. On prépare des solutions chimiques aqueuses contenant, respectivement, 0,5%, 1,0%, 2,0%, 4,0X et 8,0% de dicnlorure de 1,1'-diméthyl-4,4'-bipyridylium, calculés en poids de cation, en diluant la solution herbicide aqueuse disponible dans le commerce à l'aide d'une quantité supplémentaire d'eau. On pulvérise sur chacun des cinq sites de traitement la solution en une concentration différente jusqu'au ruissellement. Huit ans plus tard environ, on enlève des sections transversales du tronc des pins traités à des hauteurs respectives de 1,5, 3, et 5,3 m au-dessus du point du traitement. Les solutions contenant 0,5% et 1,0% n'ont pas provoqué de trempage par la résine jusqu'à une hauteur de 1,5 m.Cependant, les solutions contenant 2,0 -et 4,0% ont abouti à ce résultat. De plus, avec la solution à 8,0%, le détrempage à la résine atteint une hauteur de 3 m et, à un moindre degré, la hauteur de 5,3 m. Même à ce dernier niveau, la propagation de la résine se fait radialement depuis l'extérieur de l'arbre jusqu'au bois du coeur au centre de l'arbre. EXEMPLE 2. - On enlève une section carrée d'écorce de 2,5 cm de côté de la partie inférieure du tronc de Pinus palustris pour exposer l'aubier le plus externe. On prépare une solution aqueuse chimoque contenant 8,0% de dichlorure de 1,1'-diméthyl-4,4' bipyridylium, calculés en poids de cation, en diluant avec une quantité supplémentaire d'eau la solution aqueuse disponible dans le commerce. On pulvérise sur le site de traitement la solution jusqu'au recouvrement de l'aubier et le ruissellement. Quatre ans plus tard environ, on enlève des sections transversales de l'arbre à des hauteurs variées au-dessus de la zone de traitement. On constate que la solution chimique à 8,0% a provoqué le détrempage par la résine jusqu'à une hauteur de 9 m au-dessus du point d'application. EXEMPLE 3. On prépare deux zones de traitement en enlevant une partie de l'écorce sur les côtés opposés d'un Pinus elliottii ayant 30 cm de diamètre à hauteur de poitrine. Chaque zone de traitement présente environ 15 cm de largeur et 2,5 cm de hauteur. Sur une zone de traitement, on pulvérise jusqutà ruissellement une solution à 0,1% de chlorure de 1,1'-diméthyl4,4'-bipyridylium, calculé en poids de cation, alors que dans la seconde zone, on pulvérise également jusqu ruissellement une solution aqueuse à 50% d'acide sulfurique.On répète ces traitements sur des blessures nauvellement-ormées directement au-dessus des blessures-précédentes toutes les deux semaines pour un total de 16 traitements. -On prélève des sections transversales du tronc à quelques centimètres au-dessus des zones traitées environ 3,5 années après le traitement pour comparer la profondeur de détrempage par la résine. Dans la zone traitée par le procédé selon i '-invention, on obtient un détrempage important par la résine couvrant une section en forme de tarte entre les lignes radiales depuis l'extérieur de la zone de traitement jusqu'au coeur du bois. Avec le traitement à l'acide, le détrempage par la résine est limité à moins de 1,25 cm dans la profondeur du bois. EXEMPLE 4. On prépare une zone de traitement en enlevant une section d'écorce ayant environ 2,5 cm de hauteur et 20 cm de largeur sur chacun de cinq pins Pinus palustris et de cinq pins Pinus elliottii. Dans chaque cas le traitement a lieu sur la partie inférieure du tronc et toujours à la même distance de la base de l'arbre. On pulvérise, sur chaque zone préparée de chaque arbre, une solution aqueuse à 0,1% de dichlorure de 1,1'diméthyl-4,4'bipyridylium, calculé en poids du cation, le traitement ayant débuté en mai 1969. Dans chaque cas, on pulvérise la zone de traitement jusqu'à ruissellement de la solution. On répète le traitement sur des blessures nouvellement formées directement au-dessus des blessures précédentes, toutes les deux semaines pour un total de trois traitements.En décembre 1972, on a enlevé deux carottes de bois de 5 mm sur chacun de cinq arbres choisis au hasard (3 Pinus palustris et 2 Pinus ellids tii), une carotte de chaque arbre provenant d'une zone 12,5 x 50 cm immédiatement au-dessus du site de traitement alors que l'autre carotte provenait d'une partie non traitée de l'arbre On détermine l'augmentation en produits des magasins de la marine en comparant la teneur d'extraction de chaque paire de carottes de chaque arbre.Les résultats sont résumés dans le tableau I ci-dessous: -TABLEAU I- Arbre N" Extraction exprimée en pourcentage en poids sec du bois Zone ~~~~ Zone non traitée Zone chimiquemèntstitEne Pinus palustris 11 1,1 38,3 12 1,0 35,6 18 0,4 38,1 Pinus elliottii 95 1,6 48,3 99 2,2 41,1 EXEMPLE 5. On prépare une zone de traitement en enlevant une section rectangulaire d'écorce ayant environ 2,5 cm de hauteur et 15 cm de largeur sur chacun de plusieurs Pinus elliottii. La zone de traitement sur chaque arbre est située sur la partie inférieure du tronc, toujours à la même distance de la base de l'arbre. On pulvérise, sur la zone préparée de chaque arbre, une solution aqueuse à 0,1% de dichlorure de 1,1'-diméthyl-4,4'- bipyridylium, calculé en poids du cation, le traitement ayant débuté en avril 1969. On pulvérise sur chaque zone de traitement jusqu'à ruissellement. On répète ce traitement sur des blessures fraîches directement au-dessus des blessures anciennes toutes les deux semaines pour un total de 16 traitements, En décembre 1972, on prélève deux carottes de bois de 5 mm sur chaque arbre en choisissant au hasard trois arbres, une carotte de chaque arbre provenant d'une zone située à une distance de 13 à 50 cm au-dessus du site de traitement, alors que l'autre carotte provient d'une partie non traitée de l'arbre.On compare le pourcentage d'extraction de chaque paire de carottes; les résultats sont indiqués dans le tableau II. -TABLEAU II Arbre nO Extraction exprimée en pourcentage en poids sec du bois Zone non traitée Zone traitée 57 1,3 42,7 59 1,2 35,0 62 2,4 40,0 EXEMPLE 6. On analyse l'extrait obtenu d'échantillons de bois saturé de résine provenant de deux pins traités, à savoir un Pinus palustris traité selon l'exemple 4 et un Pinus elliottii traité selon l'exemple 5 pour déterminer le rendement et la composition des matières extractibles et aussi les caractéristiques de la colophane permettant d'estimer la qualité des extraits. Les résultats sont résumés dans le tableau III ci-dessous. -TABLEAU III Analyse d'un échantillon de 1 kg de bois saturé d'oléorésine provenant de 2 pins chimiquement traités, l'unde la variété Pinus palustris et l'autre de la variété Pinus elliottii dont des carottes ont été précédemment prélevées. Rendement -Composition des Caractéristiques en substan- substances de la colophane ces extrac- extrctbles (%) Espèce tibles(%)x colophane térében- Qualité I.A.P.R thine Pinus elliottii 43 75 25 WG 169 70 C n 57 Pinus palustris 42 70 30 X+ 171 75 C n 18 x % d'extraction par rapport au poids sec du bois xx indice diacide déterminé par titrage avec un alcali xxx point de ramollissement déterminé par la méthode normalisée ASTM à bille et anneau. Outre les exemples ci-dessus, la demanderesse a effectué d'autres expériences et a constaté que le procédé était également très efface avec Pinus taeda et Pinus clausa. Etant donné que le procédé d'enlèvement d'écorce pour préparer un site de traitement était celui initialement utilisé, on n'a mentionné que ce procédé dans les exemples.Cependant, ce procédé n'est pas nécessairement celui qu'on préfère, étant donné que des expériences récentes ont mis en évidence la possibilité d'aboutir aux memes résultats en perçant un petit trou (par exemple de 1,27 cm de diamètre) dans l'arbre avec une inclinaison vers le bas et ensuite en remplissant ce trou avec la solution de traitement.On a déjà dit que l'objectif fondamental est la préparation d'un site dans lequel la solution pourra venir en contact avec les rayons du bois. Bien que les données présentées soient établies avec utilisation d'une solution chimique contenant le dichlorure de 1,1'-diméthyl-4,4'-bipyridylium, on a également effectué des essais avec des solutions de dibromure de 1,1'-éthylène-2,2'bipyridylium et on a constaté que les résultats sont sensiblement identiques. Par exemple, on Introduit des solutions variées de dibromure de 1,1'-éthylène-2,2'-bipyridylium, en une concentration de 0,1 à 8,0% dans les sites de traitement aussi bien des Pinus palustris que des Pinus elliottii et on constate dans les deux cas une formation intense de bois léger. Plus précisément, on introduit une solution de dibromure de 1,1'-éthylène-2,2'-bipy ridylium, en une concentration de 2,56 dans un Pinus elliottii et on constate une formation importante de bois léger à une distance d'environ 120 cm au-dessus du site de traitement en quatre semaines seulement. Les anions ne sont pas critiques pour autant que les sels de bipyridylium substitué soient solubles dans l'eau.Dans les essais effectués par la demanderesse, le pourcentage de concentration des sels organiques dans la solution est limité à l'intervalle de 0,1 à 8,0%. On pense que 0,1% constitue une limite inférieure pratique, mais il est hautement probable que la limite supérieure pourrait dépasser 8,0%. Cette limite supérieure est simplement déterminée par la tolérance à la matière chimique par I'espèce particulière de l'arbre traité. Finalement on a constaté 'une formation poussée de bois léger ne nécessite pas une durée de 3,5 années ou plus après l'application de la solution. Des examens récents d'arbres traités ont montré que la majeure partie du bois léger est formée en moins d'un an après le traitement. On peut donc provoquer une formation poussée de bois léger par un traitement des arbres peu de temps avant la période prévue d'abattage. Ces exemples démontrent que la formation du bois léger peut être produite jusqu'à une hauteur notable des arbres par un traitement simple d'une zone limitée de cet arbre. En variante, on peut réaliser un détrempage important, par la résine, du coeur d'un arbre par des traitements chimiques répétés. La demanderesse pense que la moitié du tronc pourrait être détrempée par la résine jusqu'à une hauteur de 4,5 m par une ou deux applications bien réglées dans le temps et avec une solution ayant la concentration appropriée. On peut augmenter la production pour les magasins de la marine de 20fois par rapport à la production usuelle grâce à la mise en oeuvre du présent procédé. Les conifères ou pinaceae sont des arbres portant des cônes. Parmi les arbres de la famille des pinaceae mulon peut traiter selon l'invention, on mentionnera ceux comportant des canaux à résine vrais, comme par exemple Pinus (pin), Picea (épinette), Larix (mélèze), Pseudolarix (mélèze doré) Keteleeria (sapin doré3 eut Pseudotsuqa taxifolia (sapin de Douglas); et ceux ayant des conduits de résine traumatisés, tels que Abies (sapin), Tsuqa (sapin-cigue), et Cedrus (cèdre) Les espèces de Pinus (pins) sont énumérées ci-dessous: Pinus palustris Pinus elliottii Pinus taeda Pinus echinata Pinus serotina Pinus clausa Pinus glabra Pinus ponderosa Pinus edulis Pinus lambertiana Pinus contorta Pinus jeffreyi Pinus sabiniana Pinus radiata Pinus arizonica Pinus teocote Pinus chihuahuana Pinus caribaea Pinus pinaster Pinus halepensis Pinus nigra Pinus pinea Pinus silvestris Pinus insignis Pinus montana Pinus massoniana Pinus koraiensis Pinus thunbergii Pinus insularis Pinus merkusii Pinus longifolia Pinus excelsa Pinus khasya Pinus gerardiana Les espèces de Picea (épinette) sont énumérées ci-dessous: : Picea rubens Picea glauca Picea mariana X Picea engelmannii Picea sitchensis Picea abies Les espèces de Larix (mélèze)sont énumérées ci-dessous: Larix laricina Larix occidentalis Larix decidua Les espèces Abies (sapin sont énumérées ci-dessous: Abies balsamea Abies grandis Abies concolor Abies alba Les espèces Tsuqa (sapin-ciguë) sont énumérées ci-dessous: Tsuga canadensis Tsuga heterophylla Les espèces Cedrus (cèdre) sont énumérées ci-dessous: Cedrus deodara Cedrus libani Cedrus atlantica -REVENDICATIONS 1,- Procédé permettant d'induire chimiquement le dépat de quantités accrues d'oléorésine dans un conifère vivant, caractérisé en ce qu'il consiste à préparer un petit site de traitement sur le tronc d'un arbre donné, à introduire dans ce site de traitement une solution aqueuse d'un sel de bipyridylium substitué et à permettre à cet arbre de pousser jusqu la production d'une quantité supplémentaire d'oléorésine. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, pour préparer le site de traitement, on enlève une petite section d'écorce de l'arbre afin exposer l'aubier et on introduit la solution aqueuse par pulvérisation par-versage ou à l'aide d'un pinceau sur ledit aubier jusqu'au ruissellement. 3.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, pour préparer le site de traitement, on pratique unrtrou incliné vers le bas, ou on découpe une entaille à la hache dans l'arbre et on introduit par versage la solution aqueuse de traitement dans le trou ou dans l'entaille jusqu'à son remplissage. 4.- Procédé selon l'une quelconque des revendications I à 3, caractérisé en ce que la solution aqueuse comprend une solution de 0,1 à 8,0% d'un sel de bipyridylium substitué, calculés en poids de cation. 5.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le sel de bipyridylium substitué est choisi parmi les sels de 1,1'-diméthy1-4,4'-bip-yridylium et de 1,1'-éthylène-2,2'-bipyridylium et est notamment le chlorure de 1,1'-diméthyl-4,4'-bipyridylium ou le dibromure de 1,1' éthylène-2, 2 1-bipyridylium. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que le composé de bipyridylium est représentable par la formule dans laquelle n est 1 ou 2, y est-1 ou 2, et n x y = 2, et R est CH3-, CH3CH2-, CH3CH2CH2-1 ou un radical alcoyle aliphatique supérieur en cnaine arolle ou ramifiée et X est un anion quelconque capable de rendre le composé soluble dans l'eau. 7.- Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que le composé de bipyridylium est représentable par la formule dans laquelle : n est 1 ou 2, y est I ou 2, et n x y est 2, et X est un anion quelconque capable de rendre le composé soluble dans l'eau.