La présente invention est relative a des ancrages dans la glace necessaires aux différentes opérations de transfert et d'exploitation d'un iceberg et plus particuliêrement d'un iceberg tabulaire. Les icebergs tabulaires sont exclusivement d'origine antarctique. Dans ces régions, la glace n'avance pas sous forme de langues- mais se présente sous i'aspect d1un plateau dont la limite avec l'océan est bien définie. Le continent antarctique, non encercle de montagnes, est frangé d'un ourlet de glace dont une partie s'appuie sur le plateau continental et l'autre flotte sur la ner Sous-la pression de la glace de ll-interieur du continent, cette masse est lentement poussée vers la mer et de temps a autre des -icebergs tabulaires se détachent du plateau de glace, en pouvant atteindre des dimensions considérables de l'ordre de plusieurs kilometres carres, qu'il est-possible de remorquer vers les regions arides des deux hémisphères.A cet effet, il est nécessaire de créer des points d'ancrage capables de supporter des efforts horizontaux qui peuvent être d'une fraction de tonne a plusieurs dizaines de tonnes et meme de quelques centaines de tonnes. Les efforts de quelques tonnes peuvent correspondre à l'immobilisation contre la poussée du vent d'accessoires ou d'équpements divers placés à la surface supérieure sensiblement horizontale d'un iceberg tabulaire. Il peut aussi s'agir, par exemple, d'un treuil. De; efforts: de, quelques dizaines de tonnes peuvent, par exemple, correspondre é la retenue des- parois de protection des surfaces latérales verticales ou iiiféreure sensiblement horizontale de l'iceberg tabulaire selon des techni q es propre la d-emanderesse. Les efforts supérieurs a la centaine de tonnes sont ceux de remorquage et 'amarrage5 notamment en cas de vent ou de courant. Dans toutes les hypothèses précédemment rappelées, des ancrages ne dont vent pas exercer ur la glace des pressions supérieures a celle provoquant le fluage de la glace soit quelques dizièmes de bar. Ils doivent présenter des surfaces verticales proportionnelles aux efforts supportés A titre indicatif, la surface piojetee sur un plan normal aux efforts de la partie encastree de l'ancrage dans la glace, exprimée en mètres carrés, doit être du même ordre de grandeur que l'effort supporté entonnes-force. bonformement a l'invention, tous les ancrages sont encastres dans la glace par enfoncement vertical d'au moins un élément métallique mince, sous l'action directe de la gravité,par fluage de la glace. La fusion de la glace sous l'arête de l'ancrage en contact avec la glace peut accélérer sa pénétra- tion. Dans le cas de chauffage électrique de l'arête de l'ancrage en contact avec la glace, la résistance chauffante est placée directement sous l'arête inférieure de l'élément métallique. Cette résistance peut être récupérée après enfoncement lorsque l'arête se prolonge jusqu'à la surface. Dans le cas contraire, par exemple dans celui d'un élément métallique cylindrique, la résistance chauffante est perdue.De même, on peut utiliser une masse auxiliaire, posée sur la tête de l'élément métallique à enfoncer dans la glace, et qui s'ajoute au poids propre de l'élément métallique. Cette masse auxiliaire est avantageusement munie d'un bouclier qui repose sur la surface sensiblement horizontale de la glace de l'iceberg lorsque l'élément métallique est enfoncé verticalement de la hauteur désirée. Il est encore possible de chauffer tout l'élément métallique à enfoncer verticalement à l'aide d'un four portant ledit élément métallique à une température telle que la chaleur contenue soit supérieure a la chaleur nécessaire à la fusion de la glace occupée par ledit élément métallique. En d'autres termes, la température en degrés celsius à laquelle est chauffé l'élément métallique a enfoncer verticalement est supérieure à a.1000C, a etant le rapport de la chaleur spécifique de l'eau à - 30 OC à celle du métal. Le four peut avantageusement être monte sur patins. Les ancrages sont adaptés par leur forme et leurs dimensions aux ef- forts auxquels ils sont soumis. Ainsi, certains qui correspondent plus particulièrement à des capacités faibles ou moyennes seront constitués d'une seule pièce. Au contraire, lorsque la capacité est importante, I'ancrage est composé de plusieurs éléments verticaux mis en place séparément et solidari au moins ses par/une pièce horizontale au dessus de la surface supérieure sensiblement horizontale de l'iceberg tabulaire. Les éléments métalliques à enfoncer verticalement sont soit des tubes à section circulaire, carrée, rectangulaire ou autre, soit des profilés de type usuel produits par laminage ou extrusion, soit encore des tôles planes ou courbes. A titre d'exemple non limitatif, les figures 1 et 2 présentent un ancrage constitué d'une tôle plane et les figures 3 et 4 un ancrage composé de plusieurs tubes verticaux. On trouvera in fine une nomenclature des repères utilisés au cours de la description qui va suivre. Sur la figure 1, on peut voir un élément métallique (1) convenant particulierement à des ancrages de faible capacité et constitué d'une tole plane enfoncée verticalement dans la glace. La partie inférieure (2) de l'élément métallique (1) possede la forme d'un V afin de faciliter sa pénétration dans la glace de l'iceberg et la récupgration des deux résistances chauffantes (4) et (5) disposées directement sous les arêtes inferieures de 1 'élément métallique (1). Le point d'ancrage (6) est disposé au centre de gravité de la partie enfoncée dans la glace (3) de l'élément métallique (2). La figure 2 présente une coupe médiane de l'ancrage (1) présenté lui-même a la figure 1.On peut y voir un câble (7) accroché au point d'ancrage (6) et qui passe à travers la glace (3) dans une tranchée. Le cabale (7) est renvoye horizontalement par une surface cylindrique, par exemple un segment de tube,disposee sur la surface supérieure sensiblement horizontale (8) de la glace (3) de l'iceberg. La figure 3 présente un ancrage composé de plusieurs éléments métalliques verticaux (9) de forme cylindrique, par exemple des segments de tube, et mis en place séparément dans la glace (3), par exemple à l'aide d'un four monté sur un traineau. Ces éléments metalliques verticaux sont solidarisés par une piece (10) horizontale, en forme de couronne, au dessus de la surface superieure (8) sensiblement horizontale de la glace (3) de l'iceberg tabulaire. La figure 4 est une vue de dessus de l'ancrage présente à la figure 3, et qui convient particulièrement à un ancrage de moyenne capacite. Pour accroître la capacité d'un ancrage du type présenté aux figures 3 et 4, il suffit d'augmenter le nombre d'éléments métalliques verticaux de forme cylindrique (9) ainsi que le diametre de la couronne (10) qui peut en tant que de besoin être doublée. N o m e n c l a n t u r e 1 élément plan d'ancrage 2 partie inférieure de l'élément (1) 3 glace d'un iceberg 4,5 résistances chauffantes 6 point d'ancrage 7 câble 8 surface supérieure d'un iceberg 9 éléments cylindriques d'ancrage 1G couronne R e'v e n d i c a t i on s 1. Ancrage dans la glace d'un iceberg coracterisé par un enfoncement vertical d'au moins un élément métallique mince sous l'action directe de son propre poids. 2, Ancrage selon la revendication 1 earactérisé par une masse auxiliaire posée sur la tête de l'élément métallique à enfoncer dans la glace et qui s'ajoute au poids propre dudit élément metallique. 3. Ancrage selon la revendication 2 caraetérisé par une masse auxiliaire munie d'un bouclier qui repose sur la surface superieure sensiblement horizontale de la glace de l'iceberg lorsque l'élément métallique est enfoncé vertica lement de la hauteur désirée. 4. Ancrage selon la revendication 1 caractérisé par le chauffage de l'arête inférieure de l'élément métallique à enfoncer verticalement dans la glace. 5. Ancrage selon la revendication 4 eorocterisé par une résistance chauffante place directement sous l'arête inférieure de l'élément métallique à enfoncer verticalement. 6. Ancrage selon la revendication 1 caractérisé par des éléments verticaux iden tiques mis en place séparément et solidarises par au moins une pièce horizon tale. 7. Ancrage selon l'une des revendications précédentes caractérisé par le chauf fage de l'élément métallique à enfoncer verticalement par un four portant ledit élément métallique à une température telle que la chaleur contenue soit supérieure à la chaleur nécessaire à la fusion du volume de glace occupé par ledit élément métallique.