L'invention a trait à un procédé et à un dispositif pour fermer les pièces d'un moule de soufflage en deux parties autour d'une paraison ou ébauche qui fait au moins partiellement saillie sur les pièces du moule, de telle sorte que la vitesse de fermeture des pièces du moule puisse être modifiée au moins dans la phase finale de ltopéra- tion de fermeture. Il est connu, dans une opération de fermeture de moule, de travailler en fonction de la course avec différentes vitesses de fermeture du moule. Par exemple, on rapproche tout d'abord rapidement les deux moities du moule, jusqu'à ce que la distance qui les sépare ne représente que deux à quatre fois l'épaisseur de la paroi du tuyau. Ensuite on rapproche encore les moitiés du moule à une vitesse réduite pour souder les parties de paroi comprimées l'une contre l'autre par les bords du moule, jusqu'à parvenir approximativement à la fermeture du moule. Puis, dans la dernière phase de fermeture, on augmente de nouveau la vitesse de fermeture, afin d'obtenir une séparation des parties de parois soudées entre elles par rapport aux carottes, sans recourir à des mesures ou agencements supplémentaires importants (cf.Brevet Ouest-Àllemand DE-PS 2 364 510). Néanmoins, cela donne toujours des rebuts à la production, dont on n'a pas pu établir l'origine exacte. Il s'est avé ré que, malgré un réglage précis des cames de commande des contacteurs fin de course que lton utilise dans les dispositifs connus pour déclencher les différentes vitesses de fermeture, on constate toujours des fluctuations dans les diffdrentes plages de vitesse.Dans ce cas, on a également constaté que l'origine de ces fluctuations résidait dans des changements de la viscosité de l'huile du système hydraulique, en raison par exemple de variations de température, surtout dans la phase de démarrage, bien que le vieillissement puisse également en être la cause. Un autre incon vénient caractérisant les dispositifs de commande connus réside dans le fait que même des modifications animes des sections de la course rendent nécessaire un nouveau réglage des cames de commutation. Cela représente un accroissement des rebuts à la production.De plus, les procédés et installations connus n'offrent jusqu'à présent aucune possibilité, pendant le processus proprement dit de moulage sous pression, de réduire temporairement jusqu'à zéro la vitesse de pressage, afin de pouvoir éventuellement retirer des aiguilles de soufflage au cours de cette phase, lorsqu' il s'agit de fabriquer des corps creux, tels que balles, flotteurs sphériques et objets similaires, totalement clos. Dans cet ordre d'idées, il est également connu, au cours de la seconde phase du mouvement, où les éléments de parois sont soudés entre eux sous forte pression, de commuter sur le circuit hydraulique de circulation haute-pression pour obtenir les forces élevées nécessaires de fermeture. Dans ce cas, la vitesse réduite de fermeture s'obtient généralement en utilisant une soupape d'étranglement réglable, interposée dans ce circuit de circulation haute-pression. S'il faut par conséquent modifier la vitesse de moulage au cours de cette phase, cela ne peut se produire que par un ajustage manuel de la soupape réglable. L'invention vise à résoudre le problème que pose la mise en euvredtun procédé de fermeture qui soit indépendant d'influences extérieures telles que, par exemple, des changements de viscosité dans le système hydraulique, 1' usure, etc., de manière à garantir une loi de fermeture exactement reproductible, tout en permettant d'apporter aisément des modifications à cette loi lorsque cela est nécessaire. L'invention apporte à ce problème une solution sous forme d'un procédé dans lequel les vitesses des pièces sont programmées d'après des coordonnées course-temps prédéterminées, c'est-à-dire avec un asservissement correspondant. Grâce au procédé de l'invention, l'ajustage de cames de commutation et de soupapes de réglage devient inutile et l'on supprime toutes les grandeurs pertubatrices extérieures qui exercent une influence défavorable sur le produit. De préférence, on peut programmer une pause ou immobilité temporaire des pièces pendant la phase finale de ltopération de fermeture de celles-ci. Une telle pause n' est rendue possible que gracie à la mise en oeuvre de l'invention, sans recourir à des sclutions techniques onéreuses. D'une façon générale, les systèmes de fermeture comportent un système de circulation à basse-pression et un système de circulation haute-pression, de telle sorte que, dans la plupart des cas, on opère dans le système de circulation basse-pression en fonction du débit. Il peut cependant se produire qu'il soit impossible d'atteindre les valeurs course-temps pré-programmées en raison d'un défaut de force de fermeture. Dans ce cas, il se produit une erreur négative de réglage ; autrement dit, la valeur préalablement allouée ne peut plus être appliquée dans le temps fixé.Suivant un mode avantageux de réalisation de l'invention, lorsqu'une erreur négative de réglage dépasse une valeur limite pré-établie dans le fonctionnement en circuit de circulation basse-pression, il se produit une commutation vers le circuit de circulation hautezpwssion. L'invention sera maintenant décrite plus en détail en se référant à un mode de réalisation donné à titre d'exemple ainsi qu'au dessin annexé, sur lequel La FIGURE 1 montre un diagramme course-temps et vitesses des parties de moule au cours de la fermeture, et La FIGURE 2 est un schéma synoptique d'un régulateur pour la mise en oeuvre du procédé de l'invention. Dans l'exemple de réalisation que montrent les deux Figures du dessin, on considère les 10 derniers milli mètres d'une course de fermeture. Comme le montre le diagram me de la Figure 1, avant de parvenir à la position de pressage s1, les demi-coquilles du moule sont animées d'un mou vement relativement rapide v qui les rapproche jusqutà par x venir à ce point s1. Conformément à la pratique, lécarte- ment entre les composants du moule représente à cet endroit environ de deux à quatre fois l'épaisseur de la paroi du tube extrudé. Sur la course partielle suivant bs1 entre le point s1 et le point s2, c'est-à-dire (dans l'exemple représenté) sur une course de 2 mm, les moitiés du moule se ferment relativement lentement pendant 0, 2 seconde , c'està-dire à la vitesse v1 de 10 mm/s. Ce mouvement ralenti de fermeture sert à réaliser une bonne soudure du corps creux sans formation de zones localement affaiblies ou amincies. cela fait suite une opération de fermeture sensiblement accélérée, à savoir, en parcourant la course#s2 de s2 à 53 > soit plus de 4 mm, en 0, 15 seconde , donc à une vitesse v2 d'environ 26,6 mm/s. Toujours dans l'exemple représenté, on prévoit ensuite une phase d'immobilité ou pause pendant 0, 3 seconde , durant laquelle, comme on l'a déjà expliqué, on peut par exemple retirer une aiguille de soufflage. A partir du point s4 on opérera de nouveau, sur une course As4 de 3 mm, à une allure relativement lente, jusqu'à ce ca que, après un temps total de 0,9 seconde, il subsiste encore une course résiduelle sr de 1 mm.Cette course résiduelle sera parcourue de nouveau à une vitesse sensiblement accrue vd A cet effet, on commutera en s sur la hautepression avec ouverture maximale de la soupape de commande. Sur la Figure 2 on a représenté le schéma synoptique d'un mode possible de réalisation d'un régulateur pour la mise en oeuvre pratique du procédé suivant l'in vention. Un capteur de déplacement 2, sous forme d'un po- tentiomètre relié à un vérin de fermeture de moule 1, est ajusté sur une course maximale réglée de fermeture smax par exemple de 50 mm ; cette valeur correspond à une tension U x de 10 Volts. Cela permet de maintenir absolument cons max tant le point zéro, c'est-à-dire le début du programme de réglage.A l'aide d'un potentiomètre 3 que l'on peut actionner par l'entremise d'un commutateur rotatif, onprésélec tienne la course nécessaire et effective de fermeture Snée à ce parcours correspond la tension A l'aide de pré-sélecteurs de temps 4, 5, 6 et 7 sous forme de commutateurs numériques (à décades) on présélectionne les quatre temps partiels ht1 à #t4 (voir Figure 1), ce que l'on peut également faire en utilisant un clavier de programmation. Les sections partielles A51 à#s4 sont réglées à l'aide des commutateurs à décades , 9, 10 et 11, et I' on fixe en tant que pourcentage des fractions de snec., ctest-à-dire en tant que valeurs de U.Dans l'exemple re présenté, on a 0,20 x nec s2= 0,40 x Snéc sg= x s4= 0,3 x Snéc s = 0,1 x s r nec x Snéc La section résiduelle s = 0,1 sera parcou nec rue sous haute-pression et avec la soupape de commande ouverte au maximum. Le point d'inversion est désigné sans équivoque par les coordonnées partielles t5/s5 ; on a ainsi la certitude que le moule est désormais définitivement fermé. Si, dès la course partielle Qs4 la basse-pression se révèle insuffisante, ce qui se manifeste par un déréglage, on peut sans attendre et dès cet instant commuter sur la haute-pres- sion. A l'aide d'un potentiomètre supplémentaire 12, on peut allonger ou au contraire raccourcir l'axe du temps, afin de conserver les relations respectives entre les valeurs individuelles. Par le réglage de son c on peut également allonger ou au contraire raccourcir les valeurs en pourcentage de As. On a désigné en 13 un intégrateur et en 14 un servoamplificateur, lequel est relié à une servo-valve pour le vérin 1 de fermeture du moule. REVE-DICATIONTS 1. Procédé pour fermer les parties d'un moule de soufflage autour d'une paraison qui fait au moins partiellement saillie sur les pièces du moule, dans lequel la vitesse de fermeture des pièces du moule, tout au moins pendant la phase finale de l'opération de fermeture, est modifiable, ce procédé étant caractérisé en ce que les vitesses partielles (v1 à v) prograciées selon des coordon- nées course/temps pré-établies (s1/t1 à s5/t5) > se déroulent d'une manière réglée, c'est-à-dire avec une réaction dt asservissement. 2. Procédé selon la Revendication 1, caractérisé en ce que, pendant la phase finale de l'opération de fermeture, une phase d'immobilité (t3) est incluse dans le programme. 3. Procédé selon l'une ou l'autre des Revendications 1 ou 2, comportant un système hydraulique à bassepression et un système hydraulique à haute-pression, caractérisé en ce que, en cas de dépassement d'une erreur de réglage au-delà d'une valeur limite préfixée, pendant la marche sur le circuit circulatoire basse-pression, il se produit une commutation sur le circuit circulatoire hautepression.