L'invention concerne un procédé de détection de défauts par ultrasons destiné à des soudures longitudinales de tubes et tuyaux en acier allié austénitique, soudés électriquement. La détection de défauts par ultrasons dans des soudures d'acier allié austénitique est considérée comme difficile et parfois comme impossible. Ceci est dû à la structure cristallographique dendritique, élastiquement anisotrope et à grain grossier, du métal d'apport de l'acier allié austénitique, ce qui tend à atténuer le faisceau d'ultrasons, à développer un bruit de structure cohérent appelé bruit de fond et dû à la dispersion acoustique du faisceau aux limites des grains dendritiques, avec le niveau équivalent de la hauteur de l'écho comme signaux de défaut, à provoquer un phénomène d'orientation du faisceau et une réfraction du faisceau aux liaisons des soudures et du métal de base. L'une des mesures pouvant être adoptées pour éliminer ces difficultés peut consister à utiliser la méthode à angle d'onde longitudinale, due à un développement techno- logique récent. Cependant, lorsque la méthode à angle d'onde longitudinale est adoptée, une onde de cisaillement se propage dans le matériau d'essai, sous un angle de réfraction et à une vitesse acoustique inférieurs à ceux d'une onde longitudinale, conformément à la loi de Snell et, en outre, l'onde longitudinale perd elle-même la plus grande partie de son énergie propre lorsqu'elle est réfléchie au point intérieur de réflexion d'un demi-pas (bond) par suite du phénomène de conversion de mode, de sorte que les échos de réflexion de défauts autres que ceux provoqués par des défauts se trouvant sur le trajet de propagation de l'onde longitudinale, entre les points d'incidence et le point situé au demi-pas, ne peuvent être distingués des échos de défaut dus aux ondes de cisaillement. L'invention a pour objet d'éliminer les inconvé- nients indiqués ci-dessus par la mise en oeuvre d'un procédé perfectionné de détection de défauts par ultrasons, destiné à des soudures longitudinales et à des tubes d'acier allié austénitique. L'invention utilise une plus grande plage de longueurs du trajet de propagation du faisceau, c'est-à-dire une distance couvrant la plage comprise entre le point d'incidence et un point situé à au moins un pas et demi. L'invention a 'également pour objet de simplifier la technique afin que la détection de défauts par ultrasons puisse être effectuée automatiquement. L'invention adopte, pour atteindre les objets indiqués ci-dessus, une méthode à angle classique d'onde de cisaillement qui utilise un angle d'incidence supérieur à l'angle critique donnant à l'angle de réfraction de l'onde longitudinale une valeur supérieure à 900. L'invention concerne également un procédé de détection de défauts par ultrasons, convenant en particulier à un tube ou un tuyau soudé longitudinalement, en acier allié austénitique, ayant une épaisseur (t) de paroi de 0,5 à mm, un diamètre extérieur (D) de plus de 5 mm et un rapport t/D inférieur à 20 %. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemple nullement limitatif et sur lesquels: - la figure 1 est un schéma d'un appareil de détection de défauts par ultrasons mettant en oeuvre le procédé de l'invention; - les figures 2A et 2B montrent les courbes de l'oscilloscope A pour la détection de défauts par ultrasons de l'exemple comparatif NO 1; - les figures 3A et 3B montrent les courbes de l'oscilloscope A pour la détection de défauts par ultrasons de l'exemple comparatif NI 2; - les figures 4A et 4B montrent les courbes témoins de l'oscilloscope A pour la détection de défauts par ultrasons de l'exemple comparatif NO 3, la lettre S indiquant l'écho de surface et la lettre F indiquant l'écho d'entaille carrée sur les figures 2A à 4B; - la figure.5 est un tableau permettant de comparer la stabilité de la détection statique par ultrasons d'entailles longitudinales en U de référence de 10 mm réalisées dans du tube d'acier inoxydable à structure austé- nitique, la comparaison portant sur des traducteurs à bande large et à bande étroite; et - la figure 6 est un tableau permettant de comparer les rapports signal/bruit dans une détection statique par ultrasons d'encoches longitudinales en U de mm, réalisées dans du tube d'acier inoxydable à structure austénitique, la comparaison portant sur des traducteurs à bande large et à bande étroite. Dans les soudures longitudinales réalisées par fusion électrique, soudage par résistance ou soudage par induction électrique d'un tube ou d'un tuyau, la dimension de la section droite est relativement faible et la structure cristallographique est relativement fine et ordonnée. De plus, la portée du trajet du faisceau acoustique utilisé dans le procédé de détection de défauts par ultrasons selon l'invention est suffisante pourvu qu'elle atteigne au maximum une longueur de deux pas ou bonds. Par conséquent, dans ce cas, l'atténuation du faisceau d'ultrasons ne devient pas un facteur préjudiciable, de sorte qu'il est plus important d'améliorer et de stabiliser le rapport signal/bruit en supprimant le bruit de fond. A cet effet, selon l'invention, on adopte d'abord un traducteur à focalisation linéaire ou à focalisation ponctuelle pour produire l'effet pratique, et de préférence, pour tous les types de méthodes à onde de cisaillement, quelles que soient les diverses techniques d'accouplement, par exemple la technique par immersion, plusieurs formes de techniques à immersion partielle, ou la méthode à contact - direct à l'aide de coins. Il est possible d'utiliser un traducteur de focalisation dont la distance focale fait converger le faisceau en un point quelconque compris entre le point d'incidence et un point situé à une distance d'un demi- pas, après propagation sur une certaine distance dans l'eau ou dans un coin, avant l'introduction dans le matériau essayé. Même la focalisation du faisceau utilisée seule, comme décrit, présente un certain effet positif sur - l'amélioration du rapport signal/bruit. Cependant, ce procédé a également été adopté pour les techniques basées sur la méthode par angle d'onde longitudinale, décrite précédem- ment. La méthode par angle d'onde de cisaillement a elle-même été communément utilisée dans la détection de défauts par- ultrasons dans le cas de soudures sur l'acier ordinaire. Cependant, les traducteurs communément utilisés dans la méthode classique par angle d'onde de cisaillement comprennent un oscillateur en céramique au titanate de zirconium et au plomb (type Z) ou en céramique au titanate de baryum (type B), et ils ne peuvent améliorer le rapport signal/bruit pour les matériaux auxquels l'invention a trait, même si des moyens de focalisation sont-ajoutés, étant donné la faible largeur du spectre de fréquence par rapport à leur fréquence nominale, c'est-à-dire étant donné que ces traducteurs sont du type à bande étroite. Même dans le cas o l'on utilise des traducteurs de focalisation du type à bande étroite, l'aptitude à la détection de défauts artificiels de référence, réalisés dans la masse des soudures d'un tube ou d'un tuyau en alliage austénitique, soudé longitudinalement, qui constituent les matériaux auxquels l'invention a trait et qui sont utilisés pour l'étalonnage de la sensibilité de la détection des défauts et pour le réglage du niveau de rejet de défauts naturels, ne peut être améliorée comme dans le métal de base constitué par l'acier allié austé- nitique, les tubes sans soudure en acier allié austénitique et dans le métal de base et les soudures d'acier allié à structure ferritique. Dans ce cas, les défauts artificiels de référence sont des entailles longitudinales ou transversales de section carrée, en U ou en V, réalisées par étincelage sur les surfaces extérieure et intérieure des soudures longitudi- nales, ces entailles ayant une profondeur comprise entre 0,1 mm et une distance correspondant à 20 % de l'épaisseur de la paroi, une largeur de 0,15 mm au double de la profondeur et une longueur de 5 à 25 mm. Les défauts artificiels de référence peuvent également être des trous réalisés ou percés radialement à un diamètre de 1,6 ou 3,2 mm. L'aptitude à la détection de ces défauts artificiels de référence dans les soudures de tubes et tuyaux soudés longitudinalement, en acier allié austénitique, n'est pas suffisamment améliorée par l'utilisation de traducteurs de focalisation du type à bande étroite, comme mentionné ci-après. D'une façon plus précise, l'aptitude à la détection offerte par les traducteurs à focalisation du type à bande étroite n'est pas supérieure à celle décrite ci-après. Dans le cas des soudures non recuites (brutes de soudage), le rapport signal/bruit est insuffisant pour qu'une détection automatique de défaut soit possible et même dans le cas des soudures recuites (traitées par une solution), le rapport signal/bruit est parfois plus élevé, mais reste instable et un rapport signal/bruit statique de plus de 10 dB, considéré comme la limite inférieure à atteindre pour permettre un examen dynamique automatique, ne peut être garanti sur toute la plage de variation de la structure métallographique des soudures recuites. Ainsi, selon l'invention, on utilise un traducteur de focalisation du type sans résonance, à amortissement élevé et large bande, comprenant un oscillateur réalisé dans une matière donnant facilement des caractéris- tiques d'amortissement élevé et d'absence de résonance, afin d'assurer la possibilité de détection de défauts artificiels de référence, comme mentionné précédemment, dans les soudures de tubes et de tuyaux soudés longitudinalement, en acier allié austénitique. Un tel oscillateur peut être réalisé en céramique au niobate de plomb ou en céramique au titanate de plomb. De cette manière, l'aptitude à la détection de défauts artificiels de référence est assurée avec une stabilité et une aptitude à la reproduction suffisantes, sur toute la plage réelle de variation de l'état métallographique des soudures. L'aptitude à la détection assure un rapport signal/bruit amélioré et une sensibilité suffisante pour la détection de défauts, de sorte qu'il est possible, par exemple, d'effectuer un contrôle à grande vitesse au moyen d'une installation du type à traducteur rotatif et tube en translation, avec un examen s'étendant sur la totalité de la surface ou même davantage, c'est-à-dire avec chevauchement. Cette excellente aptitude à la détection de défauts par ultrasons sur des soudures d'acier allié austénitique, obtenue avec le traducteur du type à bande large, amortissement élevé et absence de résonance, est due aux trois raisons principales indiquées ci-après. Selon la première raison, il est toujours aisé d'émettre une onde ultrasonore ayant la fréquence la mieux adaptée aux soudures du matériau contrôlé, avec une pression sonore suffisante. En particulier, dans la détection de défauts par ultrasons sur des soudures en acier allié austénitique, il existe une fréquence ultrasonore convenable, déterminée par la structure métallographique d'un échantillon d'essai, cette fréquence permettant une suppression extrême du bruit de fond et améliorant au maximum le rapport signal/bruit. Par ailleurs, les traducteurs du type à bande large, disponibles dans le commerce et utilisables sous des fréquences nominales de 2 MHz, 2,5 MHz, 4 MHz, 5 MHz, 10 MHz ou autres, ont une large bande spectrale de fréquence centrée sur chacune des fréquences nominales, c'est-à-dire sur les fréquences centrales qui comprennent toutes les composantes d'énergie sonore audessus d'une valeur correspondant à une chute d'énergie de 3 dB à partir de la composante d'énergie maximale du spectre de fréquence. Par conséquent, en choisissant un traducteur du type à bande large ayant une fréquence nominale appropriée, il devient aisé d'émettre la composante d'onde ultrasonore de fréquence optimale pour les soudures de matériaux d'essai et d'obtenir la suppression du bruit de fond. Il est donc possible de supprimer pratiquement le bruit de fond et d'améliorer efficacement le rapport signal/bruit. La deuxième raison est que, du fait de l'effet composé d'une impulsion courte telle que celle dite onde de choc du traducteur du type à bande large, amortissement élevé et absence de résonance, avec la focalisation du faisceau, le rapport, en section axiale du faisceau, de la zone de réflexion du signal de défaut à la zone de réverbération du bruit de fond peut être maximal dans la zone focale du traducteur. Ainsi, le bruit de fond dû à la dispersion du faisceau à la limite intergranulaire des dendrites peut être atténué au maximum et le rapport signal/bruit peut donc être élevé au plus haut niveau pouvant être obtenu en pratique. La troisième raison est que, du fait de la définition élevée résultant de la faible longueur d'impulsion du traducteur du type à bande large, amortissement élevé et absence de résonance, il devient possible de séparer au maximum l'écho de défaut (écho F) de l'écho de surface (écho S) . En conséquence, la longueur de la partie initiale du trajet du faisceau incident, couverte par l'écho S, peut être minimisée de manière que la plage de déclenchement de la longueur du trajet du faisceau utilisée pour l'évaluation du défaut puisse être rapprochée du point d'incidence. On obtient ainsi un effet favorable pour élever l'efficacité de l-a détection de défauts, cet effet étant combiné à l'effet de focalisation et permettant d'obtenir un meilleur rapport signal/bruit. En pratique, dans la situation mentionnée ci- dessus, le résultat utile de la détection d'un défaut par un faisceau focalisé peut être obtenu fondamentalement par réglage du déclenchement dans la plage comprise entre 0,25 fois le pas et un pas pour la partie de paroi la plus épaisse du matériau essayé, et dans la plage comprise entre 0,75 fois le pas et 1,5 fois le pas, même pour la partie de paroi la plus mince du matériau essayé. L'utilisation du traducteur de focalisation du type à bande large, amortissement élevé et absence de résonance, permet d'obtenir non seulement les effets principaux indiqués ci-dessus, portant sur l'amélioration du rapport signal/bruit par suite de la suppression du bruit de fond, mais également l'effet secondaire suivant qui est aussi essentiel à une détection efficace des défauts par ultrasons, en particulier dans le cas d'une détection automatique de défauts sur des tubes et des tuyaux à soudure longitudinale.. L'effet secondaire précité résulte également des caractéris- tiques de définition élevée dues à l'effet de l'onde de choc. Ceci est basé sur le fait que la meilleure séparation entre l'écho de défaut (écho F) et l'écho perturbateur de la sur- épaisseur interne d'une soudure de tube et de tuyau peut être obtenue avec une faible longueur d'impulsion. En particulier, lorsqu'elle dépend de la hauteur et de la forme de la sur- épaisseur d'une soudure, la hauteur de l'écho perturbateur du à une surépaisseur interne de soudure devient égale à celle correspondant à un défaut minimal devant être détecté, et il devient possible de régler un seul point de déclenchement ou un point de déclenchement séparé, si cela est nécessaire, situé sur le trajet du faisceau, aussi court que possible et évitant l'écho perturbateur de la surépaisseur interne de soudure. Dans un cas concret de la situation indiquée ci- dessus, le résultat efficace d'une détection de défaut par le faisceau focalisé dépend fondamentalement du réglage du déclenchement sur deux plages de 0,25 à 0,5 fois la longueur d'un pas, et 0,75 à une fois la longueur d'un pas pour l'épaisseur. de paroi la plus grande du matériau essayé, et sur la plage de 1 à 1,5 fois la longueur du pas pour l'épaisseur de paroi la plus mince du matériau essayé et, si cela est nécessaire, par abaissement léger ou par intermittence de la sensibilité de la détection de défaut, cet abaissement étant obtenu par réglage de l'angle de réfraction. Cet effet secondaire ne peut être obtenu avec la méthode par angle d'onde de cisaillement qui utilise des traducteurs classiques de focalisation du type Z ou du type B. De cette manière, bien qu'un effet suffisant soit obtenu au moyen d'un récepteur normal à amplificateur à bande étroite, lorsque le procédé de l'invention est appliqué à la détection pratique de défauts, un résultat très supérieur est obtenu avec un récepteur équipé d'un amplificateur dont la bande de fréquence est égale à celle caractérisant le traducteur à bande large utilisé. La diminution de sensibilité due à la faible largeur des impulsions, particulière aux traducteurs à bande large, amortissement élevé et absence de résonance, est d'un degré tel qu'il subsiste une sensibilité suffisante, obtenue au moyen de l'amplificateur ou de l'équipement de réception, pour qu'il soit toujours possible d'obtenir, en pratique, une sensibilité globale suffisante. Grâce aux caractéristiques indiquées ci-dessus, le procédé selon l'invention *peut être appliqué à tout dispositif de détection de défauts par ultrasons sur des tubes et des tuyaux à soudure longitudinale, en acier allié austénitique, par exemple à des installations de fabrication de tubes pour le contrôle automatique par ultrasons au défilé de matériaux non recuits, c'est-à-dire tels que soudés, pour le contrôle automatique par ultrasons hors chaîne de matériaux finis, et pour le contrôle semi-automatique ou manuel par ultrasons, hors chaîne, de matériaux à la fois recuits, c'est-à-dire traités par une solution, et non recuits, c'est-à-dire tels que soudés. Par ailleurs, si les conditions indiquées précédemment ne sont pas satisfaites, il est toujours possible d'atteindre les objectifs avec une stabilité et une possibilité de reproduction suffisantes, sur toutes pièces déterminées de tubes et de tuyaux à soudure longitudinale, en acier allié contrôlées par ultrasons. La figure 1 représente schématiquement un appareil de détection de défauts mettant en oeuvre le procédé de l'invention. Sur cette figure, on indique en TM un tube ou un tuyau constituant le matériau à essayer, en C un c&ble, en T un traducteur de focalisation linéaire, en FAB un faisceau sonore focalisé, en OF un désaxement, en WD une hauteur d'eau, en i un angle d'incidence, en G un angle de réfraction, en D un diamètre extérieur du matériau essayé, en W des soudures du matériau essayé et en RN une entaille carrée longitudinale de référence réalisée dans la surface extérieure du matériau essayé. Le désaxement est a 4 = (D) sin i On a la relation suivante -V (H 0) Sin e = LH2 sin i VS( 'ss) dans laquelle VL(H20) est la vitesse sonore de l'onde longitudinale dans l'eau, et Vs( Yss) est la vitesse sonore de l'onde de cisaillement dans l'acier inoxydable austénitique. Des essais comparatifs réels ont été effectués, comme décrit en détail ci-après, et leurs résultats sont indiqués sur les figures annexées. EXEMPLE COMPARATIF NI 1 On utilise, comme matériau d'essai, un tube en acier inoxydable austénitique du type "AISI 304", à soudure longitudinale réalisée par induction, d'un diamètre de ,5 mm et d'une épaisseur de 2 mm, la soudure comportant une surépaisseur interne coupée et n'étant pas recuite, c'est-à- dire se présentant telle que brute de soudage. Une encoche carrée longitudinale de 0,15 mm de profondeur et 25 mm de longueur est réalisée par étincelage dans la partie médiane des soudures, sur la surface interne, et elle est contrôlée par ultrasons à l'état statique, par la méthode à immersion dans l'eau. On utilise deux types de traducteurs, à savoir un traducteur de focalisation linéaire du type à bande large, amortissement élevé et absence de résonance, ayant une fréquence nominale de 5 MHz produit par la firme Japanese Industrial Standard (désignée ciaprès par son sigle abrégé JIS), du type "5ClOILF20" (marque commerciale "HSKL20" fabriquée et commercialisée par la firme KRAUTKRAMER), et un traducteur classique sans focalisation, du type à bande étroite, ayant une fréquence nominale de 4 MHz, du type "JIS 4Z10I" (marque commerciale "Z4K", produite et commercialisée par la même compagnie). Les résultats obtenus avec ces traducteurs sont comparés. Les figures 2A et 2B montrent les tracés obtenus sur le tube à rayon cathodique de l'oscilloscope A avec ces deux traducteurs. La figure 2A montre les résultats obtenus avec le traducteur du type Cl0ILF20" et la figure 2B montre les résultats obtenus avec le traducteur du type "4ZlOI". Les conditions de détection de défauts par ultrasons, permettant d'obtenir les tracés d'oscilloscope précités, et les valeurs du rapport signal/bruit, mesurées avec les mêmes dispositifs de détection de défauts, sont indiquées dans le tableau I. TABLEAU I Il ressort des figures 2A et 2B, qui permettent de comparer les effets de la détection de défauts obtenus avec le traducteur à focalisation linéaire, du type à bande large, amortissement élevé et absence de résonance, "5C1OILF20" (figure 2A) et avec le traducteur sans focalisation, du type classique, à bande étroite Z "4ZlOI'1 (figure 2B), que les traducteurs du type 5ClOILF20" atteignent le but du procédé de l'invention, alors que les traducteurs du type "4Zl0I' ne l'atteignent pas. Il apparaît également que le rapport signal/bruit de 6 dB, obtenu avec le traducteur "4ZIOI" est si petit qu'il rend impossible l'utilisation de ce traducteur pour la détection automatique de défauts. Le rapport signal/bruit est considéré comme la différence entre la hauteur d'écho (dB) du signal d'encoche (S) et du bruit (N). La hauteur d'écho est toujours indiquée par le gain (dB) réglé pour amener la hauteur de l'écho jusqu'à 60 % de la graduation maximale de l'axe longitudinal du tube à rayon cathodique. Le bruit est mesuré dans des soudures saines, au voisinage du défaut artificiel, c'est-à-dire dans la zone présentant l'entaille carrée, à une distance du faisceau égale à celle du défaut artificiel. Par conséquent, le niveau de bruit ne peut être déterminé directement d'après le tracé sur le tube à rayon cathodique, comme indiqué sur la figure 2A ou sur la figure 2B. Le procédé de mesure du rapport signal/bruit est le même que celui décrit ci- après dans les exemples comparatifs N0 2 et N0 3. Traducteur "5ClOILF20"1 "84Z101" Rapport signal/bruit (dB) 20 6 Gain (dB) 30 22 Angle de réfraction (degré) 45 45 Equipement à ultrasons portatif portatif EXEMPLE COMPARATIF No 2 On utilise comme matériau d'essai un tube d'acier inoxydable austénitique du type "AISI 304", à soudure longitudinale réalisée par fusion électrique, d'un diamètre de 165,2 mm et d'une épaisseur de 2,8 mm, la soudure n'étant pas recuite, c'est-à- dire étant brute de soudage. L'entaille carrée longitudinale, dont la dimension correspond à 5 % de l'épaisseur de la soudure, c'est-à-dire d'une profondeur de 0,14 mm et d'une longueur de 25 mm, réalisée par étincelage dans la partie médiane des soudures, sur la surface extérieure, est contrôlée statiquement par ultrasons par la méthode à immersion dans l'eau, comme dans l'exemple 1. On utilise deux types de traducteurs, à savoir un traducteur à focalisation linéaire, du type à bande large, amortissement élevé et absence de résonance, "5ClOILF20", c'est-à-dire le même traducteur que celui utilisé dans l'exemple 1, et un traducteur à focalisation linéaire du type classique, à bande étroite, ayant une fréquence nominale de 4 MHz, par exemple du type "JIS 4BlOILF" (marque commerciale "Z4KL20", produite et commercialisée par la firme KAUTKRAMER). Les résultats obtenus avec ces traducteurs sont comparés. Les tracés obtenus sur le tube à rayon cathodique de l'oscilloscope A avec ces deux traducteurs sont montrés sur les figures 3A et 3B. La figure 3A montre le résultat obtenu avec le traducteur du type "5ClOILF20" et la figure 3B montre celui obtenu avec le traducteur du type "4BlOILF". Les conditions dans lesquelles la détection des défauts par ultrasons, donnant les tracés sur l'oscilloscope A, indiquées ci-dessus, et les valeurs du rapport signal/bruit, mesurées sur les dispositifs de détection de défauts, sont indiquées dans le tableau II. TABLEAU II Traducteur "5C10ILF20" "4B10ILF" Rapport signal/bruit (dB) 16 8 Gain (dB) 40 24 Angle de réfraction (*egré) 45 45 Equipement à ultrasons portatif portatif Il ressort des résultats montrés sur les figures 3A et 3B que le traducteur du type ''4B1OILF (figure 3B) qui ne développe pas l'écho de surface, c'est-à-dire l'écho S, dans ce cas, est insuffisant pour satisfaire les critères selon l'invention concernant le rapport signal/bruit et la possibilité de définition. En particulier, le faible rapport signal/bruit de 8dB indique qu'il est impossible d'appliquer ce traducteur à une détection automatique de défauts. Par ailleurs, le traducteur du type "5ClOILF20" (figure 3B) à focalisation linéaire, du type à bande large, amortissement élevé et absence de résonance, auquel l'invention a trait, satisfait totalement les critères de l'invention. EXEMPLE COMPARATIF No 3 On utilise comme matériau d'essai un tube d'acier inoxydable austénitique du type AISI 304", présentant une soudure longitudinale réalisée par fusion électrique, et ayant un diamètre de 114, 3 mm et une épaisseur de 6,0 mm, la soudure présentant une surépaisseur interne polie et étant recuite, c'est-à-dire traitée par une solution. L'entaille carrée longitudinale, dont la dimension correspond à 5 % de l'épaisseur de la paroi, c'est-à-dire d'une profondeur de 0,3 mm et d'une longueur de 25 mm, réalisée par étincelage dans la partie médiane des soudures, sur la surface extérieure, est contrôlée statiquement par ultrasons par la méthode à immersion dans l'eau, de même que dans les exemples 1 et 2. Les traducteurs utilisés sont exactement les mêmes que ceux utilisés dans l'exemple 2. Les figures 4A et 4B montrent les tracés obtenus avec ces deux traducteurs sur le tube à rayon cathodique de l'oscilloscope A. La figure 4A montre le résultat obtenu avec le traducteur du type "5ClOILF20", et la figure 4B montre le résultat obtenu avec le traducteur du type "4BlOILF". Les conditions de détection de défauts par ultrasons, donnant les tracés d'oscilloscope indiqués cidessus, et les valeurs des rapports signal/bruit, mesurées à l'aide des mêmes dispositifs de détection de défauts, sont indiquées dans le tableau III. TABLEAU III Il ressort des résultats montrés sur les figures 4A et 4B que, lorsque le matériau d'essai est recuit, c'est- à-dire traité par une solution, le rapport signal/bruit, donné par le traducteur classique à focalisation linéaire et à bande étroite (figure 4B) peut être amélioré suffisamment pour rendre possible la détection automatique de défaut. Cependant, il convient de noter qu'en ce qui concerne la définition, le traducteur classique du type à bande étroite peut encore être insuffisant pour satisfaire les critères selon l'invention, en particulier lorsque l'épaisseur de la paroi du matériau essayé est faible. Lorsqu'on utilise le traducteur à focalisation linéaire, du type à bande large, amortissement élevé et absence de résonance, c'est-à-dire le traducteur du type "5ClOILF20" (figure 4A), on obtient un rapport signal/bruitsuffisant, avec une bonne stabilité, ce qui constitue le seul cas dans lequel les critères de l'invention sont satisfaits. La figure 5 permet de comparer la stabilité de la détection statique par ultrasons d'entailles longitudinales de référence en U de 10 mm de longueur, réalisées dans des soudures d'un tube d'acier inoxydable austénitique, ces détections étant effectuées à l'aide de traducteurs à bande large et à bande étroite, et la figure 6 permet de comparer les rapports signal/bruit pour les mêmes détections statiques par ultrasons. Les essais comparatifs ont été effectués à l'aide du même dispositif de détection de défauts que celui utilisé dans les exemples précédents, ce dispositif étant montré sur Traducteur "5ClOILF20" "4BlOILF" Rapport signal/bruit (dB) 18 14 Gain (dB) 42 28 Angle de réfraction (degré) 45 45 Equipement à ultrasons portatif portatif la figure 1. Cependant, les hauteurs d'échos sont indiquées par les valeurs de gain (dB) réglées pour donner aux hauteurs d'échos une valeur pouvant atteindre 40 % de la graduation complète de l'axe longitudinal du tube à rayon cathodique. Sur les figures 5 et 6, on indique en N le bruit détecté dans des soudures saines proches de défauts, à la même distance du trajet du faisceau que celle du signal (S) de défaut, lorsqu'un capteur a été déplacé le long de l'axe du tube. Nmax indique le bruit maximal apparaissant dans des soudures saines proches de défauts, traversées par le faisceau sonore, à l'aide du même capteur que celui utilisé pour la détection de signaux (S) de défauts. Il ressort des données S/Nmax montrées sur les figures 5 et 6 que la détection automatique de défauts peut être réalisée avec une bonne stabilité pour une entaille longitudinale en U de 0,1 mm de profondeur (10 mm de longueur), se trouvant à la surface intérieure ainsi qu'à la surface extérieure du tube recuit, pour une entaille longitudinale en U de 0,3 mm de profondeur située à la surface intérieure du tube recuit ayant une épaisseur de paroi inférieure à 3 mm, et pour une entaille longitudinale en U de 0,3 inm de profondeur, située à la surface intérieure ainsi qu'à la surface extérieure du tube brut de soudage, quelle que soit l'épaisseur de la paroi de ce dernier. L'appareil représenté sur la figure 1 comporte un oscillateur synchrone OS, un circuit de temporisation CT, un circuit de balayage CB, un émetteur E, un récepteur RC, un circuit analogique d'oscilloscope (A) CA, un circuit de déclenchement CD et un circuit de génération de marques de déclenchement GMD, les -marques de déclenchement étant indiquées en MD sur l'écran du tube à rayon cathodique représenté en CRT. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées au procédé décrit et représenté sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé de détection de défauts par ultrasons pour un tube ou un tuyau (TM) en acier allié austénitique, à soudure longitudinale, caractérisé en ce qu'il consiste à appliquer la méthode par angle d'onde de cisaillement au moyen d'un traducteur de focalisation (T) du type à bande large, amortissement élevé et absence de résonance. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisée en ce que le traducteur de focalisation est réglé de manière à réaliser une focalisation en un point du trajet du faisceau acoustique compris entre le point d'incidence du faisceau et un point situé à la moitié du pas, dans le matériau d'essai. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le traducteur à focalisation comporte un oscillateur (OS)-en céramique au niobate de plomb. 4. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le traducteur à focalisation comporte un oscillateur (OS) en céramique au titanate de plomb.