La présente invention concerne l'industrie du b ti- ment. Elle a pour objet un plancher à hourdis et un procédé pour sa realisation. On a assisté ces dernières décennies à une évolution très profonde des techniques de construction, qui visait principalement a réduire les colts et les délais de construction. Par contre, il semble que les constructeurs et les industriels du bâtiment ne se soient guère souciés de la solidité et de la longévité, car la qualité du gros-oeuvre tend à se dégrader parallèlement à la réduction des prix de revient. Fissures, lézardes et autres témoins de malfaçon ne tardent pas à apparattre sitôt la construction terminée. La présente invention vise à concilier les différents impératifs des techniques modernes de construction avec les avantages des procédés plus traditionnels, en permettant d'assurer simultanément l'économie en cobt de matériaux et en maind'oeuvre, la réduction des délais de construction, mais aussi la solidité du gros-oeuvre, sa longévité, I'efficacité de l'iso- lement phonique et thermique. Le plancher de b timent selon l'invention comprend des poutres de béton parallèles, des hourdis préfabriqués dont les bords s1 appuient sur des épaulements des poutres, une couche d'isolant recouvrant les hourdis entre les poutres et un remplissage de béton formant chape de réception d'un revêtement supérieur. Des armatures métalliques sont partiellement noyées dans les poutres et partiellement dans le remplissage de béton. De préférence les poutres présentent une section en forme de T renversé constituant lesdits épaulements de part et d'autre d'une partie centrale et comportant des fers d'armature formant une boucle à I'extérieur de la partie centrale et des branches ancrées dans les branches du T. L'invention sera plus complètement décrite dans des formes de mise en oeuvre particulières par des exemples de planchers, non limitatifs, illustrés par les figures 1 à 3 jointes dans lesquelles La figure 1 est une vue en coupe d'une première réalisation de plancher selon l'invention. La figure 2 est une vue de dessus du plancher de la figure 1. La figure 3 représente, en coupe, une autre réali- sation de plancher selon l'invention. L'ossature du plancher, dans les deux exemples décrits, est forme de poutres 1, disposées dans un plan horizontal parallèlement les unes aux autres, et de hourdis préfabriqués 3. Les poutres sont en béton armé. Les hourdis sont en terre cuite et creux. Dans le cas de la figure 1, les alvéoles sont parallèles au plan de la figure, les hourdis sont relativement peu épais et il en est prévu deux couches superposées. Dans celui de la figure 3, les alvéoles 5 sont perpendiculaires au plan de la figure et les hourdis 4 sont plus épais, en une seule couche. Ces hourdis n'occupent qu'une partie de la hauteur du plancher, qui comporte en outre une couche de plaques dtiso- lant 6 et un remplissage en béton 7 dont la surface supérieure est unifiée pour former la chape qui reçoit le revêtement supérieur 8, parquet, carrelage ou dalles de plastique collées par exemple. Les poutres 1 présentent une section en forme de T renversé. Leur base est plus large que la partie centrale de sorte à constituer de part et d'autre de cette partie centrale 9 des épaulements 11 tout le long des poutres. L'écartement des poutres est tel, en fonction des dimensions des hourdis, que ces derniers viennent reposer par leurs bords latFraux sur les épaulements 11. Réalisons en béton armk et préfabriquées, les poutres 1 comportent des armatures en fer 12 qui dépassent de leur partie centrale jusqu'à proximité de la surface supérieure du plancher, comme le montrent les figures 1 et 3. Chaque fer d'armature 12 se ferme sur lui-mdme en formant une boucle à l'ex- trieur du béton de la poutre tandis que deux branches sont ancrées jusque dans les branches du T . On retrouve donc une section en T , mais avec une partie centrale beaucoup plus longue que celle de la poutre, qui reste relativement légère. Lors de la construction du plancher, on met en place les poutres 1, on pose dessus les hourdis 3, puis les plaques d'isolant 6, simplement posées sur les hourdis entre les armatures débordantes des poutres, et l'on coule ensuite du béton pour constituer le remplissage 7, en noyant dedans les fers d'armature des poutres. La liaison entre le béton et les poutres est consolidée par ces armatures 12. Le remplissage 7 peut éventuellement étre armé par des fers supplémentaires. Dans le cas de la figure 1 et comme le montre également la figure 2, il est prévu deux couches de hourdis plats. Des hourdis 13 sont posés en quinconce sur les hourdis 3 de la première couche et liés à eux par du ciment 14. La figure 2 fait apparaître cette disposition en quinconce entre les hourdis 3 et 13. Elle montre également une plaque d'isolant 6, suffisamment longue pour recouvrir plusieurs hourdis. Mais les plaques adjacentes (comme d'ailleurs les hourdis) sont écartées les unes des autres de quelques centimètres dans le sens axial pour permettre la pénétration du béton lors du coulage du remplissage 7. Naturellement, on peut apporter de nombreuses modifications aux particularités de réalisation décritessans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1- Plancher de bâtiment, caractérisé en ce qu?il comprend des poutres parallèles, des hourdis préfabriqués dont les bords s'appuient sur des épaulements des poutres, une couche d'isolant recouvrant les hourdis entre les poutres et un remplissage de béton formant chape de réception d'un revêtement supérieur, et en ce que des armatures métalliques sont partiellement noyées dans les poutres et partiellement dans le remplissage de béton. 2- Plancher selon la revendication 1, caractérisé en ce que les poutres présentent une- section en forme de T renversé constituant lesdits épaulements de part et d'autre d'une partie centrale et comportent des fers d'armature formant une boucle à ltextérieur de la partie centrale et des branches ancrées dans les branches du T 3- Plancher selon la revendication 1 ou 2,caractérisé en ce qu'il comporte deux couches de hourdis plats posés en quinconce les uns sur les autres. 4- Procédé de réalisation d'un plancher selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que sur les poutres préalablement fixées, on pose les hourdis en appui sur lesdits épaulements, on pose des plaques d'isolant sur les hourdis, entre les fers débordant des poutres, puis lton coule du béton pour constituer ledit remplissage en noyant dedans les fers d'armature des poutres. 5- Poutres préfabriquées pour la réalisation d'un plancher selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'elles présentent une section en forme de T et comportent des fers d'armature formant une boucle à ltextérieur de la partie centrale et des branches ancrées dans les branches du T