La présent invention est relative à un procédé de nettoyage de surfaces austênitiques de matériaux, en particulier pour l'élimination des impuretés ferritiques, à l'aide d'un melange de de corindon et de liquide que l'on projette sur la surface à nettoyer, procédé dans lequel, on accélère le melange de corindon etde liquide présentant une teneur en corindon de 10 à 90 Z en volume au moyen d'un gaz sous pression dont la pression minimale s relève de 4 à 10 atmospheres avec la proportion de liquide, on applique du liquide de rinçage sur la surface traitée par projection avant qu'elle ne seche et éventuellement, apres avoir projeté sur la surface du matériau le mélange de corindon et de liquide et avant le rinçage, on applique sur la surface un liquide de décapage, par exemple de l'acide nitrique dilué Pour exclure le plus possible la corrosion des surfaces austenitiques de matériaux, il est indispensable d'éliminer le plus possible le fer ferritique et les dépôts adherents afin que le fer ferritique ne puisse pas amorcer les corrosions caracteristiques des aciers par ailleurs inoxydables. Or, il est apparu qu'en projetant à l'aide d'un gaz sous pression un mélange de corindon et de liquide, on peut enlever une couche superficielle suffisamment épaisse si d'une part on harmonise la pression de soufflage du gaz sous pression avec la proportion de corindon dans le mélange de corindon et de liquide et si d'autre part on élimine le mélange de corindon et de liquide applique sur la surface au moyen d'un liquide de rinçage avant de sécher la surface traitee. En effet, il est apparu de façon surprenante qu'à la pression choisie du gaz les particules de corindon exercent une action similaire à celle du procédé de projection à sec parce que la pellicule de liquide entourant chaque particule de corindon est détruite dans une large mesure par le gaz sous pression et ne cause aucun amortissement de l'impact de la particule de corindon sur la surface à nettoyer. Mais la pression de gaz choisie reste si basse que les particules de fer ferritique ne peuvent pas être enfoncée dans la surface du matériau, ce qui fait que l'on obtient le nettoyage de la surface austénitique du matériau par enlevement d'une couche de matière.Toutefois, un point essentiel est d'enlever par rinçage les particules de corindon projetées, en même temps que les particules arrachées à la surface du materiau, avant que la surface ne sèche. Grâce à cette mesure, on évite visiblement une nouvelle adhérence des impuretés à la surface du matériau. En outre, l'avantage d'un tel rinçage est que le fer ferritique qui peut être encore éventuellement présent devient visible par les phénomènes de corrosion après le rinçage. I1 est vrai que les valeurs indiquees dans le brevet principal pour la pression du gaz, en corrélation avec la proportion de corindon dans le mélange de corindon et de liquide, assurent un excellent nettoyage de la surface du matériau, mais on risque que des fissures presentes ne soient bouchées par la matière projetee et ne soient alors plus décelables. Or il est absolument nécessaire, dans bien des cas, de déceler les fissures existantes, par exemple dans les revêtements de coeur des reacteurs de sorte qu'on ne peut alors pas appliquer le procédé qui est applicable avantageusement par ailleurs. C'est pourquoi l'invention vise, tout en obtenant l'action de nettoyage nécessaire, à éviter en outre le risque'de bouchage des fissures. Le problème pose est resolu, selon l'invention, par le fait que le mélange de corindon et de liquide présente une proportion de corindon de 40 à 90 7) en volume, que la pression de gaz est de 2,5 atmospheres au minimum et de 5,5 atmosphères au maximum et que la grosseur moyenne de grains de la fraction de corindon présentent un habitus triangulaire est de 0,2 à 0,6 mm, la quantité de corindon necessaire dans le melange de corindon et de liquide étant de 0,8 à 3 kg par 100 cm2 de surface à nettoyer. Par la combinaison de ces mesures, on arrive à exclure le bouchage des fissures existantes. Il est vrai qu'il est previsible que l'on puisse diminuer le risque de bouchage des fissures en abaissant la pression du gaz, mais il faut considérer comme extrêmement surprenant qu'en même temps, cela ne nuise pas aux efforts en ce qui concerne l'enlevement de matiere. Ainsi qu'il est apparu dans la pratique, par la somme des mesures indiquées, on peut même dans des cas détermines obtenir un enlèvement de matiere superieur à celui que l'on peut obtenir par un procédé de projection à sec. Les raisons physiques de ce fait n'ont pas encore pu être trouvées exactement. Toutefois, on suppose qu'étant donne la proportion relativement elevée de corindon dans le mélange de corindon et de liquide, la surface du matériau subit en quelque sorte de nombreux petits coups de burin qui détachent différentes particules de la surface du matériau sans causer eux-mêmes une forte déformation de cette surface. Comme on l'a déjà dit, pour obtenir l'effet visé, la somme des mesures indiquées est nécessaires, en particulier aussi la forme et la grandeur des particules de corindon. Celles-ci doivent présenter un habitus triangulaire, donc une forme polygonale, qui concourt de façon décisive à déterminer l'arrachement des particules de matériau sans déformation. Les particules spheriques de corindon, ou les particules de corindon à arêtes arrondies etc..., ont tendance à boucher les fissures éventuelles.Etant donné l'action supposée des particules de corindon, il était à redouter que les particules ne se brisent et ne s'arrondissent au bout de peu de temps, compromettant ainsi l'utilisation répetee de l'abrasif, naturellement apres un nettoyage approprié eliminant les particules arrachées à la surface du matériau, donc l'économie du procédé Toutefois, il est apparu de façon inattendue que l'action subie par l'abrasif reste relativement faible et que l'on peut effectuer jusqu'à 50 projections avec l'abrasif. L'epaisseur de la couche de matière enlevée dépend de la quantité d'abrasif projetée et pour atteindre la pureté visée, il faut certaines quantités minimales qui sont de 0,8 à 3 kg de corindon dans le mélange de corindon et de liquide. Selon les conditions qui règnent, on peut faire varier la proportion de corindon dans le mélange entre 40 et 90 S en volume. Toutefois, pour la plupart des conditions, une proportion de corindon de 50 à 60 % en volume aura 1 'action la plus avantageuse. L'optimum de la pression de gaz est de 4,2 atmospheres tandis que la grosseur moyenne de grains est de préférence de 0,4 mm et que l'on projette 2 kg de corindon par 100 cm2 de surface à nettoyer. Dans des essais et des expériences pratiques, ces valeurs sont apparues particulierement avantageuses, bien que, naturellement des modifications dans le cadre des gammes indiquees conduisent également à des résultats utilisables. L'espacement des buses à travers lesquelles on projette le mélange de corindon et de liquide à l'aide du gaz doit avoir une grandeur déterminée, et plus précisement, une gamme de 50 à 500 mm, de préférence de 200 mm, est apparue avantageuse. On a trouve qu'un diamètre approprié du cône de projection au point d'impact était de 20 à 150 mm. De préférence, le diamètre du cône de projection devrait etre de 50 à 70 mm. REVENDICATIONS 1. Procédé de nettoyage de surfaces austénitiques de matériaux, en particulier pour l'elimination des impuretes ferritiques, à l'aide d'un mélange de corindon et de liquide que l'on projette sur la surface à nettoyer, procéde dans lequel on accé lère le mélange de corindon et de liquide présentant une teneur en corindon de 10 à 90 % en volume au moyen d'un gaz sous pression dont la pression minimale s'relève de 4 à 10 atmosphères avec la proportion de liquide, on applique du liquide de rinçage sur la surface traitee par projection avant qu'elle ne sèche et eventuellement, après avoir projeté sur la surface du matériau le mélange de corindon et de liquide et avant le rinçage, on applique sur la surface un liquide de décapage, par exemple de l'acide nitrique dilué, ledit procedé étant caractérisé par le fait que le melange de corindon et de liquide présente une proportion de corindon de 40 à 90 % en volume, que la pression de gaz est de 2,5 atmosphères au minimum et de 5,5 atmosphères au maximum et que la grosseur moyenne de grains de la fraction de corindon présentant un habitus triangulaire est de 0,2 à 0,6 mm, la quantité de corindon nécessaire dans le mélange de corindon et de liquide étant de 0,8 à 3 kg o par 100 cm2 de surface à nettoyer. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la proportion de corindon dans le mélange de corindon et de liquide est de 50 à 60 % en volume. 3. Procéde selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par la fait que la pression de gaz est de 4,2 atmos phères. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que la grosseur moyenne de grains est de 0,4 mm et que l'on utilise 2 kg de particules de corindon par 100 cm2 de surface à nettoyer.