Dans les installations électriques à usage domestique ou industriel, les appareils destinés à la commande ou à l'utilisation des lignes électriques, tels qu'interrupteurs, commutateurs, prises de courant, etc., sont généralement fixés aux parois dans des bottes appropriées, encastrées dans les murs. La fixation de ces appareils dans des bottes encastrées s'effectue généralement au moyen de vis lorsque ces bottes sont munies de trous correspondants, ou bien au moyen de crampons métalliques lorsqu'il n'est pas possible d'utiliser des vis. Les systèmes connus de fixation au moyen de crampons métalliques sont fondés sur le déplacement de deux ou trois crampons diamétralement opposés, ou disposés respectivement à 1200 entre eux, ces crampons prenant appui sur l'armature de l'appareil électrique et s'ouvrant en éventail sous l'action de vis appropriées.Les crampons qui font partie de l'appareil électrique ou qui sont solidaires du bâti, sur lequel il est fixé, vont s'appuyer sur les bords intérieurs de la botte, obligeant ainsi l'appareil à se rapprocher du mur. Le processus de blocage de l'appareil peut être brièvement décrit comme suit : l'appareil électrique est sollicité vers le mur contre lequel il prend appui par une plaquette frontale plus étendue que le trou de la botte murale, sous l'effet des crampons dont les pointes terminales s'appuient à l'intérieur de la paroi cylindrique de la botte murale. Ce type de fixation peut être considéré comme satisfaisant pour les appareils électriques dont la manoeuvre est telle que l'intervention manuelle sollicite ces appareils contre le mur. Lorsqu'il faut manoeuvrer des appareils, tels que les prises à fiche, dans lesquels la manoeuvre tend à arracher l'appareil du mur, le système connu à crampons présente des défauts graves, en ce que l'extraction de la fiche hors de la prise peut provoquer la rotation de l'appareil sur l'un des côtés de la plaquette extérieure, à l'égard de laquelle s'applique la torsion. Cette tendance à la rotation peut relacher la pression de la plaquette de l'appareil électrique contre le mur et, par suite, provoquer son détachement de ce mur. La répétition de ces opérations et le manque d'adhérence au mur de l'appareil électrique risquent de faire tourner ce dernier sur les pointes des crampons et donc d'être extrait de la botte d'encastrement avec une facilité extrême. Un autre inconvénient apparat dans ce type de fixation lorsque la boîte d'encastrement est logée dans le mur sans présenter autour d'elle une couche homogène de ciment : dans ces cas, les crampons percent la botte encastrée et la fixation qui en résulte est très précaire. L'un des buts de la présente invention est de réaliser un système de fixation pour appareillages électriques, par un encastrement qui élimine les crampons et qui permette un blocage unifor mément réparti sur toute la circonférence de la botte encastrée, de manière à supprimer les inconvénients précités. D'une façon générale, l'ensemble de fixation conforme à la présente invention, est caractérisé par un bottier qui peut faire partie intégrante de l'appareil électrique ou qui peut en être seulement le support, sur lequel est aménagé un anneau pourvu de saillies, qui est interrompu en plusieurs points afin d'obtenir un élément dilatable. Des plaquettes semi-circulaires agissent sur l'anneau et sont poussées vers l'extérieur par des coins de sollicitation, au moyen de vis appropriées,pour le solliciter pendant la phase de montage et de serrage, de sorte que l'anneau se dilate en adhérant par toutes ses saillies contre la botte encastrée dans le mur. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée suivante et à l'examen des dessins annexés, donnés dans un but non limitatif et qui représentent un mode de réalisation de l'invention. La figure 1 représente en perspective une botte ronde normale murale; les figures 2, 3, 4, 5 représentent l'ensemble du dispositif faisant l'objet de la présente invention et dans lequel on voit, en perspective et en vue brisée : sur la figure 2 : les blocs d'expansion à coin dont l'un est dessiné sectionné par le milieu; sur la figure 3 : les deux plaquettes semi-circulaires, et sur la figure 4: le bottier portant l'anneau d'expansion et les vis de blocage; la figure 5 représente une section effectuée dans la zone des vis de blocage et de l'ensemble bloc à coin plaquettes; la figure 6 représente enfin une section transversale de l'anneau d'expansion qui est poussé par les plaquettes semi-circulaires contre la botte murale. Une des nombreuses bottes d'encastrement normalement fixée dans un mur est représentée sur la figure 1 sous la référence 10; sur la paroi 11 sont ménagées en général de petites saillies 12 dont la fonction est de mieux retenir les crampons. Sur le bord 13 de la botte 10 sont prévus des renflements 14 dans lesquels des trous 15 ont pour fonction de recevoir les éventuelles vis autotaraudeuses servant à la fixation directe des appareils électriques. Ce type de fixation, lorsque la botte est en matière plastique, n'est pas excessivement sur et, en général, les installateurs l'utilisent en même temps que la fixation par crampons. Dans les bottes iodles fils électriques arrivent à travers un tube 16 dépassant de quelques millimètres à l'intérieur de la boîte 10. Selon la présente invention, la boite 10 peut recevoir, grace à son volume disponible supérieur, une plus grande quantité de fils ou des fils d'une section supérieure à la moyenne. Les figures 2 et 5 représentent les blocs à coin 17, dont l'un est sectionné en son milieu, et dans lesquels sont aménagés des trous 18 où s'engagent des vis 19 indiquées sur la figure 4. Comme on le voit sur la vue en coupe, les blocs 17 sont pourvus de plans inclinés 20 qui s'engagent contre des plans inclinés 21 taillés à l'extrémité des plaquettes circulaires déformables élastiquement 22, représentées sur la figure 3 . Des ailettes font saillie latéralement sur les blocs 17 et ont pour fonction de contenir et de guider les plaquettes circulaires 22. Sur la figure 4, on a désigne par 24 le bottier sans les appareillages électriques qui, dans une forme de réalisation, peuvent faire partie intégrante du bottier lui-même, ou qui pourraient être fixés dans celui-ci par des moyens classiques. Sur le bottier 24 font saillie quatre colonnettes 25 qui portent des saillies 26 et des rayures 27; chacune des quatre colonnettes 25 est prolongée par deux bras élastiques 28 qui se terminent par des saillies 29 portant elles aussi 'les rayures 27. L'ensemble a une configuration annulaire interrompue pour permettre sa dilatation. Les saillies 26 et 29 et les bras 28 forment donc un anneau élastique, capable de s'engager contre la paroi 11 de la botte d'encastrement 10 de la figure 1. Sur la figure 4, sont en outre visibles, rapportées sur le bottier 24, des oreillettes 30 diamétralement opposées qui présentent des plans 31 et qui sont percées de trous 32.Au cours du prémontage, les vis 19 s'insèrent dans les trous 32 des oreillettes 30 et sont donc vissées dans les trous 18 des blocs 17; entre les blocs 17 s'introduisent aussi les plaquettes circulaires 22 qui, par leur bord incliné 21, vont rejoindre le profil en forme de coin des blocs 17, comme il est indiqué dans la coupe de la figure 5. La figure 6 est relative au montage de l'appareil dont fera partie ou auquel sera fixé le bottier 24; celui-ci, une fois monté comme il est dit ci-dessus, est introduit dans la boîte d'encastrement qui, dans ce cas, est celle qui est indiquée sur la figure 1. Dans cette position, les vis 19 sont vissées dans les blocs 17; en pressant les profils en forme de coin 20 contre les bords inclinés 21 des plaquettes circulaires 22, on oblige ces dernières à se dilater contre les parois de l'anneau circulaire de sorte que les saillies 26 et 29 s'étendent de manière uniforme contre la paroi 11 de la botte d'encastrement 10. On obtient ainsi un blocage du bottier 24 par rapport à la boîte 10, qui offre une adhérence serrée d'une face circulaire contre la paroi 11 interne, afin d'éviter-que le boîtier 24 puisse trouver un point de rotation sur la paroi elle-même et se détacher en quelque mesure d'elle lorsqu'il serait sollicité par un effet de traction, par exemplé lorsqu'on ôte la fiche placée dans la prise électrique qu'il contient. I1 convient de signaler que, dans le cas où le boîtier ne fait pas partie intégrante de l'appareillage électrique, il peut se présenter sous des formes déterminées qui lui permettent de recevoir les différents appareillages : en effet, il peut être prévu simple, double ou triple, en fonction de la disposition et de la série des appareillages requis par chaque installation. Evidemment, leurs dimensions sont normalisées, même s'ils représentent fonctionnellement des prises,des interrupteurs, des commutateurs, des interrupteurs doubles, etc., afin qu'ils puissent être placés l'un à côté de l'autre, avec des fonctions différentes et dans différents circuits domestiques ou industriels. L'objet de l'invention étant essentiellement fond sur la dilatation de la circonférence d'un cylindre, on peut utiliser d'autres moyens équivalents d'expansion, comme par exemple des ressorts d'expansion, en remplacement des blocs 17 et des plaquettes circulaires 2; leur nombre, en outre, peut être supérieur à deux, selon leur disposition géométrique par rapport à la circonférence. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée au mode de réali sation décrit et représenté, elle est susceptible de nombreuses variantes, accessibles à l'homme de l'art, suivant les applications envisagées et sans s'écarter pour cela de l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Dispositif à expansion pour la fixation des appareillages électriques aux boites de coffrage, caractérisé en ce qu'il comprend un boîtier sur lequel est place un anneau, interrompu en plusieurs points afin de constituer un élément dilatable et en ce qu'il comprend au moins une plaquette circulaire dont les extrémités présentent des bords inclinés entre lesquels peut être inséré au moins un bloc sollicité par des vis de blocage au cours de la phase de serrage, de manière a provoquer une expansion de la plaquette et de l'anneau dilatable qui produise une adhérence sur toute la circonférence interne de la boîte de coffrage dans laquelle l'appareillage est introduit et auquel il doit être fixe. 2.- Dispositif à expansion pour la fixation des appareillages électriques, suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le boîtier peut faire partie intégrante de l'appareil électrique avec lequel il constitue un élément unique, portant l'élément dilatable servant à la fixation. 3.- Dispositif à expansion, suivant l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que l'anneau dilatable est constitué par une succession de bras élastiques portant des saillies avec des rayures qui s'appuient d'une manière uniforme contre la paroi interne de la botte de coffrage, en provoquant une adhérence circonférentielle répartie également d'une façon uniforme. 4.- Dispositif à expansion, suivant l'une des revendications 1, 2 ou 3, caractérisé par le fait que la dilatation des plaquettes circulaires est obtenue grâce à des moyens élastiques, notamment des ressorts à expansion jouant le rôle des blocs précites et que leur nombre est supérieur à deux, répartis sur la circonférence. 5.- Dispositif à expansion suivant l'une des revendications 1, 2, 3 ou 4, caractérisé par le fait que les appareillages électriques sont incorporés dans le bottier au nombre d'un, deux ou trois selon le module prévu dans le boîtier, disposés les uns à côté des autres, et placés dans un logement conforme à leurs surface et épaisseur normalisées. 6.- Dispositif à expansion pour la fixation des appareillages électriques suivant l'une des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que le bottier portant l'anneau de dilatation laisse disponible un volume accru pour les fils conducteurs placés dans la botte de coffrage par rapport aux systèmes de montage connus, les appareillages électriques étant logés dans l'alvéole du bottier saillant en partie du mur.