La présente invention concerne un procédé de détection de fuites sous vide dans un réseau étendu, et notamment un réseau de canalisations, à l'aide d'un détecteur spécifique du gaz de test et relié au réseau. L'invention concerne un dispositif permettant la mise en oeuvre de ce procédé. Dans le procédé de détection de fuites sous vide, le réseau à examiner est d'abord mis sous vide, puis relié à un détecteur. Un gaz de test est ensuite pulvérisé de l'extérieur sur le réseau. Dans le cas d'une fuite, le gaz de test pénètre dans le réseau, puis est enregistré par le détecteur. Ce procédé présente l'inconvénient suivant dans le cas de réseaux de grande longueur ou très étendus, de canalisations par exemple Au cours de l'examen de zones éloignées du détecteur, un temps relativement long (de plusieurs secondes souvent) s'écoule jusqu'à ce que le gaz de test ayant pénétré par une fuite atteigne le détecteur. Des temps de réponse aussi longs compliquent et prolongent notablement la détection des fuites, car la source de gaz de test s'est de nouveau éloignée de la fuite pendant le temps de réponse.La détection des fuites est d'autant plus difficile que le temps de réponse est plus long. Le temps d'évacuation nécessaire prolonge en outre notablement la durée de l'essai. L'invention a pour objets un procédé de détection des fuites sous vide et un dispositif approprié, simplifiant notablement la détection. des fuites dans des réseaux étendus, et notamment des réseaux de canalisations. Selon une caractéristique essentielle de l'invention, un gaz vecteur est introduit et transporté dans le réseau de façon à toujours s'écouler de la zone à examiner vers le détecteur. Ce procédé permet d'obtenir des temps de réponse notablement plus courts. Dans le cas d'une fuite, le transport de la fuite vers le détecteur du gaz de test ayant pénétré dans le réseau ne s'effectue plus par diffusion, mais par entraînement par le gaz vecteur. I1 est ainsi possible de réduire les temps de réponse dans un rapport atteignant 50. La sensibilité de détection d'une fuite est également améliorée par ce procédé, car la très faible quantité de gaz de test pénétrant par une fuite ne diffuse plus dans le gaz ambiant pendant le très court temps qui lui est nécessaire pour atteindre le détecteur. Un autre avantage réside dans le fait que seule une fraction du gaz vecteur s'écoulant vers le détecteur et, dans le cas d'une fuite, du gaz de test atteint le détecteur. Ce fait permet d'adopter une vitesse très élevée du gaz vecteur, sans qu'il soit nécessaire de dimensionner le détecteur pour les quantités de gaz relativement importantes qui circulent alors. La sensibilité doit toutefois être suffisamment élevée, ce qui s'obtient par exemple par l'emploi d'hélium comme gaz de test, d'azote s comme gaz vecteur et d'un détecteur de fuite à spectromètre de nasse. Un dispositif approprié pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention comporte un détecteur spécifique du gaz de test et relié au réseau à examiner, des moyens d'introduction du gaz vecteur dans le réseau et une pompe produisant le débit désiré de gaz vecteur. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à l'aide de la description détaillée ci-dessous d'un exemple de réalisation, dont la figure unique représente le schéma. L'exemple de réseau à examiner représenté est un réseau de canalisations 1, d'un bloc moteur par exemple, avec une dérivation 2 et par suite trois orifices d'extrémité 3, 4, 5 au total. Les orifices 3 et 4 sont munis de vannes 6 et 7. Ces dernières permettent d'introduire dans le réseau de canalisations 1, par la canalisation 8 ou 9, un gaz vecteur provenant du réservoir 10. Le réservoir spécial de gaz vecteur peut être supprimé quand par exemple une quantité voulue d'air est introduite en un point approprié. Une pompe à vide 13 est reliée à l'orifice d'extrémité 5 à l'aide de la bride 11 et de la tubulure 12. La sonde 14 d'un détecteur de fuites 15 débouche en outre dans la tubulure 12. La pression dans la sonde 14 doit être suffisamment basse quand le détecteur 15 est du type à spectromètre de masse.Un étrangleur 16, constitué par un corps poreux dans l'exemple de réalisation décrit, est prévu pour ce faire à l'extrémité libre de la sonde 14. Au lieu du corps poreux, il est également possible d'utiliser un diaphragme, une membrane perméable aux gaz ou une tuyère. Pour rechercher des fuites sur la dérivation 2 par exemple, dn gaz vecteur est introduit par la canalisation 9 et la soupape 7, puis du gaz de test provenant d'une source non représentée est pulvérisé de l'extérieur sur la dérivation 2 (flèche 17). Le gaz vecteur s'écoule alors à vitesse élevée vers la pompe 13, en entrainant le gaz de test ayant éventuellement pénétré par une fuite. Une partie de ce gaz atteint le détecteur 15 par l'intermédiaire de l'étrangleur 16. La partie restante est absorbée par la pompe à vide 13. La pénétration du gaz de test dans le détecteur 15 actionne un dispositif optique ou acoustique connu, non représenté par raison de clarté. Le choix du gaz vecteur (azote, air, etc.), du gaz de test (hélium, gaz halogénés, etc.) et du détecteur spécifique du gaz de test dépendent de la sensibilité desiree et d'autres conditions bien connues du technicien. Le principe de l'invention exige uniquement le maintien d'un flux de gaz vecteur aussi rapide que possible de la zone a examiner vers le détecteur. Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art au principe et aux dispositifs qui viennent d'etre décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs, sans sortir du cadre de l'invention. Revendications 1. Procédé de détection de fuites sous vide dans un réseau étendu, et notamment un réseau de canalisations, à l'aide d'un détecteur spécifique du gaz de test et relié au réseau, ledit procédé étant caractérisé en ce qu un gaz vecteur est introduit et transporté dans le réseau de façon à toujours s'écouler de la zone à examiner vers le détecteur. 2. Procédé selon revendication 1, caractérisé en ce que seule une fraction du gaz vecteur circulant vers le détecteur et, dans le cas d'une fuite, du gaz de test est transmise au détecteur. 3. Procédé selon une des revendications 1 et 2, caractérisé par l'emploi d'hélium comme gaz de test, d'azote ou d'air comme gaz vecteur et d'un détecteur de fuites à spectromètre de masse. 4. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par un détecteur relié au réseau, des moyens d'introduction du gaz vecteur dans le réseau et une pompe produisant le débit désiré de gaz vecteur. 5. Dispositif selon revendication 4, caractérisé par la réalisation du détecteur sous forme d'un détecteur de fuites à spectromètre de masse, avec un étrangleur en amont.