La présente invention concerne les pompes et les moteurs hydrauliques à barillet, c'est-à-dire les mécanismes hydrauliques dans lesquels un certain nombre de cylindres sont répartis autour de l'axe d'un bloc, dit barillet, contre lequel est appliquée, par la pression, la glace d'un bloc distributeur. Dans ce bloc,sont ménagées des lumières de distribution qui, lorsque le barillet tourne, sont cycliquement en communication avec des orifices de la face du barillet, orifices qui débouchent dans les cylindres. Dans les cylindres sont montés des pistons qui, pendant la rotation du barillet, sont assujettis à un déplacement alternatif, la machine pouvant fonctionner en pompe ou en moteur, selon que la lumière d'alimentation haute pression est en cormunication avec le cylindre pendant le mouvement du piston correspondant à une réduction ou à une augmentation du volume du cylindre correspondant. Le nombre de pistons est généralement impair, dans le but d'avoir un débit refoulé le plus régulier possible. Sur les (2n + 1) cylindres du barillet, n ou (n + 1) seront alternativement en communication avec le fluide sous pression. Afin d'avoir les fuites les plus faibles possible au niveau de l'interface séparant la glace de distribution du barillet, ces deux pièces doivent être appliquées l'une sur l'autre grâce aux seules forces de pression qui doivent par ailleurs avoir des valeurs déterminées et être réparties de manière judicieuse pour assurer une bonne étanchéité et une usure minimale des deux faces frottantes. Cette opération est dénommée équilibrage axial du mécanisme. Dans une conception connue de pompes ou de moteurshydrau- liques, la glace de distribution est fixe et le barillet est monté glissant sur l'arbre pour pouvoir être appliqué sur la glace grâce à l'effet de réaction de la pression sur les pistons. Dans une autre conception, le barillet est monté rigide sur l'arbre, mais la glace de distribution est appliquée sur ce barillet grSce d l'effort de la pression sur les passages ménagés dans la glace ou de plots alimentés en pression. Dans ces deux conceptions de pompes ou de moteurs, on retrouve toujours deux lumières de distribution, qui soumettent à l'effet de la pression alternativement n et (n + 1) pistons. Toute la difficulté de ltequili- brage vient de cette variation cyclique du nombre de pistons soumis à l'effet de la pression : ce phénomène se produit (2n + 1) fois par -tour, donc à une fréquence élevée. Au niveau de l'interface glace-barillet, est située une section en pression, qui représente un arc de couronne formé par la réunion de la lumière en pression et des orifices des pistons soumis à l'effet de la pression. Cette section en pression est donc essentiellement variable du fait qu'il y a n ou (n + 1) pistons soumis à l'effet de la pression. Cependant, le placage doit être le plus constant possible d'une pièce sur l'autre pour éviter ltusure et avoir les fuites minimales. Pour les pompes ou moteurs à barillet'flottant, les forces sont équilibrées en moyenne, et il est nécessaire de jouer sur l'inertie de la pièce en mouvement pour éviter de trop grandes vibrations : ceci est possible en raison de la fréquence élevée du phénomène, mais cette conception empêche l'utilisation de très hautes pressions en raison de l'inertie malgré tout limitée du barillet. Pour les pompes ou moteurs à glace flottante, les forces ne peuvent pas être équilibrées en moyenne en raison de la faible inertie de la pièce flottante : il est alors nécessaire, ou de créer des plots, alimentés cycliquement lorsque la section sur l'interface glacebarillet est maximale, et non alimentés lorsqu'il n'y a que n pistons en pression, ou de créer, sur l'interface, une gorge ou une rainure alimentée cycliquement lorsque la section sur l'interface devient trop faible en regard de l'équilibrage fixe installé. Ce principe permet, par sa conception, l'emploi de pressions un peu plus élevées, mais son application reste limitée par la difficulté de créer cet ajustement cyclique des forces de pression. La présente invention apporte une solution pour remédier à cet inconvénient majeur, an créant sur la face de la glace de distribution disposée en regard du barillet deux lumières dissymétriques dont les dimensions judicieuses sont telles que sont disposés en permanence en regard de l'une (n + 1) orifices de cylindres et en regard de l'autre n orifices. Ainsi, le nombre de pistons en pression en regard d'une lumière est constant, quels que soient la lumière en pression et le sens de rotation du barillet. L'invention a donc pour objet un mécanisme hydraulique, moteur ou pompe, constitué par un bloc-cylindres, qui est monté à rotation par rapport à une glace de distribution du fluide aux divers cylindres, et par des pistons, qui sont montés coulissant dans des cylindres à axes sensiblement parallèles ménagés dans ledit bloc-cylindres, une extrémité de chaque piston étant en appui sur un plateau de réaction, cependant que chaque cylindre débouche > alternativement, dans une lumière d'admission et dans une lumière de refoulement du fluide, ménagées dans ladite glace de distribution. Dans ce mécanisme, les formes des deux lusières sont telles qu'au cours de la rotation du bloc-cylindres par rapport à la glace, lorsqu'un cylindre est ais en communication avec une première extrémité de celle des deux lumières qui contient le fluide sous pression, sensiblement simultanément, un autre cylindre est ais en communication avec une première extrémité de l'autre lumière, de sorte qu'un nombre constant de cylindres est en co munication avec le fluide sous pression. Lorsque, de manière connue en soi, le mécanisme est d'un type réversible dans lequel, sélectivement, chacune des deux lumières est susceptible d'être aise en communication avec le fluide son pression élevée et avec le fluide à basse pression, au cours de ladite rotation, lorsqu'un cylindre est mis en communication avec la deuxième extrémité de celle des deux lumières qui contient le fluide à basse pression, un autre cylindre est mis en communication avec la deuxième extrémité de l'autre lumière. Souvent, le noire total de cylindres est impair et égal à (2n + 1), n étant un nombre entier. Dans un tel cas, les forces dee lumières sont telles que le nombre constant de cylindres ais en coxaunication avec le fluide sous pression est égal, au choix) j l'un des deux nombres n et (n + 1), de sorte que les faces des deux lumières disposées en regard du bloc-cylindres sont dissymétriques. Dans certains mécanismes, la glace de distribution est montée "flottante" par rapport au bloc-cylindres et ast munie de moyens d'équilibrage la maintenant en appui sur ledit bloc-cylindres. Lorsqu'une telle disposition est adopte et qu'en outre le mécaniste est d'un type réversible, lesdits moyens sont répartis en deux groupes de chambres, qui sont en cow mication permanenta avec les chambres d'un des groupes, une des lumières, les chambres de l'autre groupe, l'autre lumière, qui sont disposées symétriquement par rapport è deux diemètres perpendiculaires de la glace, l'un d'eux étantaxe de symétrie de chaque lumière, et qui prennent appui sur le bSti du mécanisme par rapport auquel le bloc-cylindres est monté rotatif et dont la glace de distribution est solidaire en rotation, lesdits moyens comprenant en outre deux chambres complémentaires, qui sont disposées sur le diamètre perpendiculaire audit axe de symétrie, symétriquement par rapport à cet axe de symétrie, et qui sont en communica- tion permanente avec la plus grande des deux lumières, de sorte que les orifices ménagés dans la face de la glace de distribution opposée à celle disposée en regard du bloc-cylindres sont svmétriques par rapport aux deux dits diamètres perpendiculaires. Dans ce dernier cas, les chambres de chaque groupe de chambres sont préférentiellement constituées par les passages d'adaission et de refoulement du fluide, les chambres complémentaires étant elles-memes constituées par les chambres de deux vérins, dont les pistons sont en appui sur le bati du mécanisme. L'invention sera mieux comprise, et des caractéristiques secondaires et leurs avantages apparaitront au cours de La description d'une réalisation donnée ci-dessous à titre d'exemple. I1 est entendu que la description et les dessins ne sont donnés qu'a titre indicatif et non limitatif. Il sera fait référence aux dessins annexés, dans lesquels - la figure 1 représente la coupe axiale d'une pompe coniorae à l'invention et le schéma d'aliventation de cette pompe; - la figure 2 est une vLie de la face arrière de la glace de distribution de laspompe de la figure 1; - les figures 3 et 4 sont des coupes selon respectivement, III-III et IV-IV de la figure 2; - les figures 5 à 8 sont des vues, suivant flèche F de la figure 3, de la face avant de la glace de distribution, en quatre positions distinctes des cylindres de la pompe par rapport à cette glace de distri- bution; - la figure 9 est une figure géométrique explicative. En regard de la figure 1 est représentée une pompe 1 constituée par un carter 2 et par un bloc-cylindres 3. qui, par l'intermédiaire d'arbres 4, qui en sont solidaires, et de roulements 5, est monté rotatif dans 'le carter 2. Un plateau de réaction 6 est solidaire du carter 2 et à sa face de réaction 7 inclinée par rapport à l'axe de rotation 8 du bloccylindre s. Des cylindres 9 sont ménagés dans le bloc-cylindres 3 et sont régulièrement répartis autour de l'axe 8, leurs axes étant parallèles à cet axe 8. Un piston 10 est monté coulissant dans chaque cylindre 9 et prend appui par un patin de glissement 11 sur la face 7 du plateau 6. Une glace de distribution de fluide 12 est maintenue solidaire en rotation du carter 2 par des pions 13. Sa face arrière 14 comporte des conduits 15a et 16a d'arrivée et de départ du fluide qui communiquent avec des conduits correspondants l5b et 16b ménagés dans le carter 2. La glace 12 est interposée entre la face 17 du bloc-cylindres, dans laquelle débouchent les orifices 18 des cylindres 9,et la face interne extrême 19 du carter 2, en regard de laquelle est disposée la face arrière 14. Dans la glace 12, sont ménagées deux lumières 21 et 22, qui communiquent, respectivement, avec les conduits 15a et 16a, et qui débouchent dans la face avant 20 de la glace 12, face avant 20 disposée en regard de la face 17 du bloc-cylindres. Les orifices 18 des cylindres sont mis en communication successivement, au cours de la rotation du bloccylindres 3, avec l'une et l'autre des lumières 21 et 22. On note qu'un distributeur à trois positions 23 est relié par des conduits 24 et 25 aux conduits 15b et 16b du carter 2 et, par des conduits 26 et 27, à un réservoir de décharge 28 et à un circuit d'utilisation 29, respectivement. Ce circuit d'utilisation 29 comporte, par ailleurs, un conduit de refoulement 30, qui le relie au réservoir 28. Les trois positions du distributeur 23 correspondent - la première position, aux mises en cosiunication des conduits 24 et 26, et des conduits 25 et 27; - la deuxième position, à la mise en cossunication des conduits 24 et 25, et aux obturations des conduits 26 et 27, et - la troisième position, aux mises en cnmunication des conduits 25 et 26, et des conduits 24 et 27. Sur la figure 2 est représentée la face arrière 14 de la glace 12. Les lumières 21 et 22 ne débouchent pas elles-même6 dans cette face 14 et sont représentées en traits intérrompus. Ont été figurés, l'axe de symétrie 31 de chaque lumière, et l'axe diamétral 32 perpendiculaire à l'axe 31. On constate que chaque conduit lisa, 16a est en fait constitué par deux conduits, qui sont symétriques par rapport à l'axe de symétrie 31. De plus, les conduits 15a sont symétriques des conduits 16e par rapport à l'axe 32.Ainsi, les aXss 15c des conduits 15a et 16c des conduits 16a sont tous à la même distance d31 de l'axe 3 et à la même distance d32 de l'axe 32. Enfin, on note que les conduits 15a débouchent dans la lumière 21 par des orifices 15d, les conduits 16a débouchant dans la lumière 22 par des orifices 16d. On remarque également l'existence de deux cylindres borgnes 33, qui ont leurs axes 34 disposés sur l'axe 32 et sont écartés de l'axe de rotation 8 d'une même distance d8. Ces cylindres sont en communication permanente avec la lumière 22, qui est la lumière de plus grande section. En regard des figures 3 et 4, on retrouve bien entendu les éléments déjà cités. On note cependant qu'un petit piston 35 est monté coulissant dans chaque cylindre 33 constituant donc, en coopération avec le cylindre 33, un petit vérin. Ce piston 35 prend appui sur la face 19 du carter 2. En outre, des manchons 36 relient, de manière étanche, chaque conduit 15a au conduit 15b, et chaque conduit 16a au conduit 16b correspondant. En regard de la figure 5, est représentée la face avant 20 de la glace 12 avec, en traits mixtes, la position des orifices 18al, 18b1, 18c1, 18d1, 18e1, 18f1, 18g1, 18h1, 18j1 des neuf cylindres, dans la configuration choisie. On distingue les deux extrémités 37 et 38 de la rainure 22, ainsi que les deux extrémités 39 et 40 de la rainure 21, les extrémités 37 et 39 étant les premieres atteintes par un orifice de cylindre, lorsqu'il entre en communication avec la lumière correspondante, le bloc-cylindres tournant dans le sens de la flèche H. On admet enfin que le fluide contenu dans les lumières 21 et 22 est un fluide haute pression dans la lumière 22 et un fluide basse pression dans la lumière 21. A été également dessinée la zone Z1 de la face 20 de a glace 12 qui, compte tenu des fuites de fluide haute pression entre ladite glace 12 et le bloc-cylindres 3, constitue un palier axial à fluide entre ces deux pièces. On note encore que l'orifice 18al commence à recouvrir l'extrémité 37 de la lumière 22, alors que l'ori- fice 18f1 commence lui-meme à recouvrir l'extrémité 39 de la lumière 21. La figure 6 représente une configuration postérieure à celle de la figure 5, configuration dans laquelle l'orifice 18e1 est venu en 18e2, en une position où il est presque totalement contenu dans la lumière 22. Les autres orifices de cylindres sont venus en 18b2, 18c2, 18d2, 18e2, 18f2, 18g2, 18h2, 18j2, respectivement, la zone formant palier axial étant en La figure 7 montre la configuration suivant celle de la figure 6. L'orifice 18e2 est venu en 18e3 à la limite de sa mise en communication avec l'extrémité 39 de la rainure 21, mais avant cette aise en communication. Les autres orifices sont respectivement venus en 18a3, 18b3, 18c3, 18d3, 18f3, 18g3, 18h3, 18i3, et la zone Z2 est devenue Z3. L'orifice 18j3 n'a pas encore atteint l'extrémité 37 de la lumière 22, bien qu'étant sur le point de l'atteindre. Enfin,la configuration de la figure 8 montre la disposition correspondant à la rotation dans le sens G, opposé à H, du bloc-cylindres par rapport à la glace 12. Cette fois, le fluide haute pression est contenu dans la lumière 21, le fluide basse pression étant contenu dans la lumière 22. Par rapport à la configuration de la figure 5, on note que les orifices 18a1 et 18f1 sont venus en 18a4 et 18f4 respectivement, les autres orifices étant en 18b4, 18c4, 18d4, 18e4, 18g4, 18h4, 18j4, la zone de pression étant maintenant constituée par la zone Z4. On note que les orifices 18a4 et 184 commencent à recouvrir, respectivement, les extrémités 40 et 38 des lumières 21 et 22, l'orifice 18a4 étant donc en communication avec le fluide haute pression. La figure 9 est géométrique et représente un cercle, à la périphérie duquel est supposé réparti un effort de densité constante. On distingue deux arcs complémentaires : l'arc ADCB d'angle M et l'arc EPA d'angle N. Un axe X passant par le centre O du cercle, d'orientation quelconque,est est tracé, qui coupe le cercle an E et P, et l'arc d'angle N est décomposé en cinq arcs successifs :AE, d'angle M1; BD d'angle s également, D étant symétrique de A par rapport à l'axe X; DC, d'angle N, C étant symétrique de B par rapport à l'axe X; CF et FB, chacun d'angle M2. Il sera fait appel ultérieurement à cette figure pour l'explication du fonctionnement dO à la glace 12, Il s'agit, tout d'abord, de porter l'attention sur les figures 3 et 7. La zone z1 de la figure 5 est sensiblement délimitée par l'étendue de la lumière 22 et par la surface s de l'orifice 18a1. La zone Z3 de la figure 7 est elle-même lumière 22 et par la surface de l'orifice 18e3 qui, bien entendu, est égale à s. En effet, bien que l'orifice 18e3 ne soit plus en communication avec la lumière haute pression 22, le fluide contenu dans le cylindre correspondant est resté enfermé dans cé cylindre a la pression qu'il possédait avant de quitter la lumiére haute pression, donc à la haute pression, A noter que la pression de ce fluide ne deviendra la basse pression que lorsque l'orifice 18e3 entrera en coamunication avec la lumière basse pression 21, ce qu'il n'a pas encore effectué dans la position 18e3.La zone Z3 a donc une surface égale à celle de la zone Z1. Enfin,la zone Z2 est une zone de transition continue entre la zone Z1 et la zone Zz. La conclusion des constatations précédentes est que, même pour un mécanisme simple, dont le bloc-cylindres 3 ne tournerait que dans le seul sens de la flèche H, le fait d'avoir prévu un nombre constant de cylindres contenant du fluide à haute pression permet d'avoir une zone de poussée axiale Z1, -Z2 > Z3 > de valeur sensiblement constante, qui peut donc étre facilement équilibrée, On précisera-que le nombre de cylindres contenant du fluide à haute pression est, dans l'exemple représenté, constant par le fait que la mise en communication de l'orifice 18a1 avec l'extré- mitd 37 de la lumière haute pression 22 coïncide avec la anise en communica- tion d'un autre orifice, l'orifice 18f1 avec l'extrémité 39 de la lumière basse pressio 21. la disposition préconisée est en outre valable, que la glace soit flottante, couse dans l'exemple représente, ou su contraire que le bloc-cylindres soit coulissant, la glace étant fixe. Selon l'art connu antérieurement, il y avait une discontinuit de la valeur de cette zone de poussée axiale à chaque fois qu'un cylindre entrait en comaunication avec la lumière basse pression 21, car la diminition de la surface de la zone de poussée qui en résultait n'était pas simultanément compensée par la mise en communicatio d'un autre cylindre avec la lumière haute pression 22. Une autre discontinuité était provoqrée lors de la irise en communication d'un cylindre avec la lumière haute pression 22, cette augmentation de la surface de la zone n'étant pas compensée par la mise en communication simultanée d'un autre cylindre avec la lumière basse pression. La géométrie adoptée pour la glace de distribution de fluide représentée supprime ces discontinuités brusques, génératrices de vibrations rendant en fait impossible un équilibrage satisfaisant de la glace. Naturellement, dans un mécanisme réversible, tel que celui reprFsente, dont le bloc-cylindres peut tourner, non seulement dans le sens de la flèche H, mais aussi dans le sens opposé G, la zone Z4 n'aune surface sensiblement constante et, de toute; façon, variable de manière continue, que si la mise en communication de l'orifice 18a4 avec l'extrémité 40 de la lumière haute pression 21 est compensée par la mise en communication simultanée d'un autre orifice, l'orifice 18f4, avec l'extrémité 38 de la lumière basse pression 22. Le mécanisme représenté en regard de la figure 8 satisfait à cette exigence. On a en outre pu noter que le nombre de cylindres, et donc d'orificeS était impair (égal à neuf), comme cela est connu en soi, mais que, dans le cas particulier représenté les lumières 21 et 22 n'étaient pas symétriques l'une de l'autre. Le nombre de cylindres contenant le fluide sous pression est constant, et égal à cing en ce qui concerne la rotation dans ie sens de la flèche H, et de quatre en ce qui concerne le sens G, opposé à la flèche H. L'équilibrage de la poussée axiale provoquée par l'action du fluide haute pression sur la zone Z1 ou sur la zone Z4 est donc rendu aisé par la. sensible constance de la surface de ladite zone et par la continuité de sa variation éventuelle, d'ailleurs faible. Il s'agit cependant de définir un dispositif d'équilibrage effectif. On s'intéresse en ce domaine plus particulièrement au cas d'un mécaniste réversible, comme celui représenté. L'équilibrage doit etre réalisé en ce qui concerne le moment des forces dues à la haute pression, par' rapport à deux diamètres perpendiculaires de la glace 12, et en ce qui concerne les forces elles-mêmes dues à la haute pression. Les forces de pressions agissent soit sur la zone Z3 (ou Z1), soit sur la zone Z4, c'est-à-dire sur des zones qui s'étendent le long d'arcs de cercles complémentaires d'une circonférence. Si on prote attention à la figure 9, on s'aperçoit que le moment de l'arc ADCB par rapport à l'axe X est égal à celui de l'arc DC, car le moment de l'arc DE est égal et de signe opposé à celui de l'arc AE, de mème que le moment de l'arc CF est égal et de signe opposé à celui de l'arc BF. Or le moment de l'arc DC est évidement égal et de signe opposé à celui de l'arc AB, DC étant symétrique de AB. Par conséquent, le moment de ADCB est égal et de signe opposé au moment de APB. En appliquant ce résultat géométrique aux zones Z3 et Z4, on conclut que le moment de Z4 par rapport à un quelconque axe diamétral de la glace 12 est égal, et de signe opposé,au moment de Z3. Par conséquent, si des moyens donnés permettent d'équilibrer en moment les forces de pressions agissant sur la face 20 de la glace 12 lorsque la lumière 21 contient le fluide haute pression, les moyens symétriques permett@ont d'équilibrer en moment lesfores de pressions agissànt sur la face 20, lorsque c'est la lu mièvre 22 qui contient le fluide sous pression. I1 a été trouvé qu'un moyen simple d'équilibrage de la glace 12, lorsque la lumière 21 constitue la lumière haute pressions pouvait autre constitué par l'action du fluide sous pression contenu dans les conduits 15a véhiculant le fluide sous pression et en communication avec la lumière 21. Ainsi, les sections actives des deux conduits 15a et la distance d32 ont des valeurs telles que leur moment par rapport à l'axe 32 est égal sensiblement au moment de la zone Z4 par rapport audit axe. s15a, x d32 x 2 = moment Z4 par rapport à l'axe 32, S15 étant la section d'un conduit 15a diminuée de celle d'un orifice 15d. Les deux conduits 15a ont par ailleurs été disposés symétriquement par rapport à l'axe 31, afin d'avoir un moment global nul par rapport à cet axe, puisque la zone Z4 a elle-meme un moment sensiblement nul par rapport à l'axe de symétrie 31 de la lumière 21. Enfin, compte tenu de la remarque effectuée plus haut, les conduits 16a, symétriques des conduits 15a par rapport à l'axe 32, et, de plus, symétriques l'un de l'autre par rapport à l'axe 31, équilibrent euxmêmes de manière satisfaisante le moment des forces de pressions agissant sur la zone Z3, lorsque la lumière 22 contient le fluide haute pression. La section s15a des conduits 15a a en outre été choisie pour que les efforts de la haute pression,qui qui agissent sur cette section , soient sensiblement égaux, et, bien entendu, de sens opposé aux efforts de la haute pression agissant sur la zone Z4. Ainsi 515a x 2 = surface de Z4. Mais alors,on constate que la section des conduits 16a, qui est égale à la section des conduits 15a, est insuffisante pour équilibrer les efforts agissant sur Z3 lorsque la lumière 22 contient le fluide haute pression, puisque la surface de Z3 est supérieure à celle de Z4, en l'espèce de la valeur de la surface due à un piston supplémentaire. Pour équilibrer les efforts sur Z3, il faut donc des moyens 3upplémentaires, qui aient des moment nuls par rapport aux axes 31 et 32. Ces moyens sont constitués par les deux petits vérins d'axes 34, constitués, chacun, par un piston 35 et le cylindre borgne correspondant 33, qui sont disposés sur l'axe 32 et ont donc un moment nul par rapport à cet axe 32, et qui, étant symétriques l'un de l'autre par rapport à l'axe 31, ont un moment global également nul par rapport à cet axe 31. On comprend par ailleurs bien qu, pour autant qu'il soit possible de le ménager dans la glace 12, un conduit unique, disposé sur l'axe 31 peut remplacer les deux conduits 15a représentés. Dans ce cas, il pourrait y avoir un conduit unique également pour remplacer les deux conduits 16a. Finalement, on note que la glace de distribution 12 représentée possede des lumières dissymétriques, mais est par contre parfaiteaent symé- trique en ce qui concerne les orifices débouchant dans sa face arrière 14. Ceci est un avantage important en ce qui concerne aussi bien l'usinage, qui est simplet que le montage. Et, en outre, l'équilibrage de cette glace 12 est satisfaisant, que le mécanisme tourne dans un premier sens ou dans le sens opposé au premier sens. L'invention n'est pas limitée à la réalisation décrite, ais en couvre au contraire toutes les variantes qui pourraient lui être apportées sans sortir de son cadre, ni de son esprit. R E V E N D I C A T I O N S 1 - Mécanisme hydraulique, moteur ou pompe, constitué par un bloc-cylindres (3), qui est monté à rotation par rapport à une glace de distribution (12) du fluide aux divers cylindres (9), et par des pistons (10), qui sont montés coulissant dans des cylindres à axes sensible- ment parallèles ménagés dans ledit bloc-cylindres, une extrémité (11) de chaque piston étant en appui sur un plateau de réaction (6), cependant que chaque cylindre débouche alternativement dans une lumière d'admission et dans une lumière de refoulement du fluide, ménagées dans ladite glace de distribution, caractérisé en ce que les formes de ces deux lumières (21 et 22) sont telles que, au cours de la rotation du bloc-cylindres par rapport à la glace, lorsqu'un cylindre (18a1) est mis en communication avec une première extrémité (37) de celle (22) des deux lumières: qui contient le fluide sous pression, sensiblement simultanément un autre cylindre (18f1) est mis en communication avec une première extrémité (39) de l'autre lsmière (21). de sorte qu'un noibre c o ns t a nt de cylindres est en communication avec le fluide sous pression. 2 - Mécanisme selon la revendication If caractérisé a ce que, de manière connue en soi, il est d'un type réversible, dans lequel, sélectivement, chacune des deux lumières est susceptible d'etxe mise en communication avec le fluide sous pression 4levée et svec la fluide à basic pression, et en celle, ao cours de ladite rotation, lorsqu'un cylindre (18a4) est mis en communication avec la deuxième extrémité (40) de celle (21) des de"x lumières qui contient le fluide à basse pression, un titre cylt- dre (18f4) est mis en communication avec la deuxième extrémité (38) de l'autre lumière (22). 3 - Mécanisme selon l'une quelconque des revendications I et 2, caractérisé en ce que, de manière connue en soi, le nombre total de cylindres est impair et égal à (2n + 1), n étant nombre entiers et en ce que les formes des lumières sont telles que le nombre constant de cylindres mis en communication avec le fluide sous pression est gal, au choix, à l'un des deux nombres n et (n + 1), d e sorte que les faces (21 et 22) des deux lumières disposées en regard du bloc-cylindres sont dissymétriques. 4 - Mécanisme selon le groupe des revendications 2 et 3, caractérisé en ce qu'en outre, de manière connue en soi, la glace de distribution est montée "flottante" par rapport au bloc-cylindres et est fonte de moyens d'équilibrage (15a, 16e, 33-35) la maintenant en appui sur ledit bloc-cylindres, et en ce que lesdits moyens sont répartis en deux groupes (15a et 16a) de chambres qui sont en cotmunication permanente avec, les chambres (15a) d'un des groupes, une (21) des lumières, les chambres (16a) de l'autre groupe, l'autre lumière (22), qui sont disposées symétriquement (d31 et d32) par rapport à deux diamètres perpendiculaires (31 et 32) de la glace, l'un (31) deux étant axe de symétrie de chaque lumière (21, 22), et qui prennent appui sur le bati (2) du mécanisme par rapport auquel le bloc-cylindres est monté rotatif, et dont la glace de distribution est sol i- daire en rotation (13), lesdits moyens comprenant en outre deux chambres complémentaires (33) qui sont disposées sur le diamètre (32) perpendiculaire audit axe de symétrie (31) symétriquement (d8) par rapport à cet axe de symétrie (31) et qui sont en communication permanente avec la plus grande (22) des deux lumières, de sorte que les orifices ménagés dans la face de la glace de distribution opposée à celle disposée en regard du bloc-cylindres sont symétriques par rapport aux deux dits diamètres perpendiculaires. 5 - Mécanisme selon la revendication 4, caractérisé en ce que les chambres (15a, 16a) de chaque groupe de chambres sont constituées par les passages d'admission et de refoulement du fluide, les chambres complémen- taires (33-35) étant elles-oAmes constituées par les chambres de deux vérins, dont les pistons (35) sont en appui sur le bati (2) du mécanisme.