DISPOSITIF PHOTOGRAPHIQUE A LAMPE A ECLAIR AGRAFEES SUR UNE CARTE IMPRIMEE. La présente invention concerne les dispositifs photographiques in- cluant plusieurs lampes à éclair et, plus particulièrement, ceux qui sont commandés électriquement. Il existe actuellement plusieurs types de dispositifs de lampes à éclair à commande électrique. Parmi les plus connus, on peut citer les dispositifs "Flash-cube", "Flash-bars" et "IFlip-flashI, qui sont res- pectivement décrits dans les brevets américains 3,327,105, 3,598,984 et 3,937,946. Ces dispositifs sont prévus pour être fixés aux appa- reils photographiques modernes, par exemple par insertion dans une douille, et les éclairs sont obtenus par l'intermédiaire d'une impul- sion électrique appropriée engendrée à partir d'une source d'alimen- tation incluse dans l'appareil. La quantité d'énergie requise pour obtenir un éclair dépend du type de lampes utilisées. Ces dernières sont généralement classées en deux catégories: celles dont la mise à feu est obtenue par basse tension et celles dont la mise à feu est obtenue par haute tension. Les lampes à éclair basse tension sont constituées par une enveloppe de verre emplie d'un gaz favorisant la combustion, tel que l'oxygène, et d'une certaine quantité de matériaux combustibles sous forme de clinquants, tel que zirconium ou hafnium en fines bandes. Deux fils conducteurs électriques pénètrent dans l'enve- loppe à l'une des extrémités de laquelle ils sont scellés. Un filament relie les extrémités situées à l'intérieur de l'enveloppe, des deux conducteurs. Lorsque le filament est chauffé par le courant engendré par la source basse tension qui est généralement constituée par une pile électrique ou un condensateur chargé, la tension étant comprise entre 1,5 volt et 15 volts environ, il se produit une mise en ignition du matériau d'amorçage qui, à son tour, provoque la mise à feu du ma- 2 2464615 tériau combustible, d'o résulte un éclair lumineux. Naturellement, l'oxygène active la combustion. Les lampes à éclair du type haute tension mettent en oeuvre l'un ou l'autre des deux moyens de mise en ignition suivants qui ne nécessi- tent aucun filament comme décrit précédemment. Selon un mode de réalisation, une perle de verre ou de céramique disposée à l'intérieur de l'enveloppe maintient les fils conducteurs. Un matériau d'amorçage est déposé à la surface de la perle de manière à former un pont entre les deux conducteurs à l'intérieur de l'enve- loppe. On obtient l'éclair par application sur les conducteursd'une impulsion de plusieurs milliers de volts. Le matériau d'amorçage mis en ignition provoque la combustion des clinquants de zirconium qui sont également utilisés dans ce type de lampes. De telles lampes ont par exemple été décrites dans le brevet américain 3,959,560. Selon un autre mode de réalisation de lampes à éclair du type haute tension,dépourvu de perles de verre, le matériau d'amorçage est direc- tement disposé aux extrémités qui ne sont pas en contact, de forme sphérique, des fils conducteurs à l'intérieur de la lampe. Ces extré- mités ont été au préalable recouvertes d'un revêtement de verre poreux. La mise à feu est obtenue de manière similaire à celle des lampes pour- vues d'une perle de verre, par application d'une impulsion de haute tension entre les deux fils conducteurs. Une décharge en étincelle se produit alors entre les deux masses de matériau d'amorçage provoquant une déflagration et la mise à feu des clinquants de zirconium ou d'haf- nium. De telles lampes ont, par exemple, été décrites dans le brevet- américain 4,059,389. Selon un autre mode de réalisation de lampes du type haute tension, les extrémités des fils conducteurs sont disposées à l'intérieur de la 3 2464615 lampe de chaque coté d'une rainure qui les relie. Dans ce cas, des clinquants combustibles sont également utilisés et leur mise à feu est obtenue par déflagration du matériau d'amorçage. La présente invention concerne particulièrement les lampes du type à haute tension, mais il est évident qu'elle peut être appliquée aux lampes de la génération précédente du type à basse tension. On sait que dans les dispositifs photographiques du type "Flip-flash", on utilise communément une carte sur laquelle est imprimé un circuit électrique, les fils conducteurs de toutes les lampes à éclair inclues dans le dispositif étant connectées sur l'une des faces de la carte. Jusqu'à présent, ces connexions étaient réalisées selon l'un des trois procédés suivants. Selon le premier, les extrémités des conducteurs sont tout simplement soudées en différents points du circuit. Bien évi- demment, ce procédé nécessite l'adjonction de matière et la mise en place précise des composants avant soudure. Selon le deuxième procédé, on insère des rivets ou des oeillets conducteurs dans des orifices pratiqués à cet effet dans la carte et on introduit ultérieurement les fils conducteurs dans ces oeillets. Ensuite, les oeillets sont pincés et recourbés comme décrit dans le brevet américain 4,036,578. Ce pro- cédé présente également l'inconvénient de nécessiter des composants supplémentaireset en outre, il requiert un alignement précis des oeil- lets et des fils conducteurs. Ces étapes sont, de toute évidence, lon- gues et de réalisation difficile par production automatisée à cadence élevée. Selon le troisième procédé, décrit dans le brevet américain 4,028, 798, les fils conducteurs sont encastrés dans la carte elle-même de manière à être en contact avec le circuit soit sur la face arrière, soit sur la face avant par impression. Ce procédé présente l'inconvé- nient des défectuosités éventuelles des connexions dues essentiellement 4 2464615 à des déformations de la carte et se prête difficilement à la fabri- cation de produits miniaturisés du fait qu'il nécessite une surface relativement importante sur la carte pour la fixation de chaque lampe. La présente invention a pour but l'obtention d'une connexion robuste et effective des fils conducteurs des lampes au circuit imprimé sur la carte, tout en obviant aux inconvénients précités et en permettant une production automatique et à cadence élevée de dispositifs photographiques. Selon l'invention, le dispositif photographique inclut une bande iso- lante sur laquelle est imprimé le circuit de commande des lampes à éclair. Ces dernières sont connectées au circuit par la mise en place de leurs fils conducteurs autour de la bande isolante à la manière d'une agrafe. Un tel agrafage non seulement assure la connexion élec- trique requise mais permet en outre de bloquer en position les lampes à la bande. L'invention sera mieux comprise et d'autres buts, avantages et carac- téristiques de celle-ci seront mieux compris à la lumière de la des- cription qui suit à laquelle deux planches de dessins sont annexées. La Figure 1 est une vue isométrique éclatée d'un dispositif photo- graphique selon un mode de réalisation préférée de l'invention. La Figure 2 est une vue de face et en élévation du dispositif de la figure laprès mise en place de ce dernier sur un appareil photogra- phique. La Figure 3 est une vue en élévation d'une des lampes à éclair in- clues dans le dispositif de la figure 1, mettant en relief la forme souhaitée des fils conducteurs avant la fixation de la lampe sur la carte imprimée. La Figure 4 est une vue agrandie partielle et en coupe selon la li- gne 4-4 de la figure 2, et 22464615 La Figure 5 est une vue agrandie partielle et en coupe selon la li- gne 5-5 de la figure 4. En référence maintenant plus particulièrement aux figures 1 et 2, représentant un mode de réalisation avantageux d'un dispositif selon l'invention, le dispositif 10 est constitué par un bottier 11 de for- me allongée comprenant une première et une seconde parties, respecti- vement A et B, prévues pour recevoir chacune une série de lampes à éclair 13. Sur les figures chaque série est composée de trois lampes à éclair mais il est bien évident que ce nombre peut être différent. On a par exemple réalisé des dispositifs dont chaque série comprenait deux lampes à éclair. Dans l'exemple représenté, le dispositif 10 comprend au total six lampes 13 pouvant Otre utilisées par l'opérateur de l'appareil photo- graphique 15 représenté en traits mixtes figure 2. L'appareil photographique 15 est pourvu d'une douille prévue pour la fixation du dispositif 10, et d'une source d'alimentation pouvant en- gendrer une impulsion d'amplitude suffisante pour mettre à feu chaque lampe 13. Cette source d'alimentation est généralement constituée par un cristal piézo-électrique (non représenté) inclus dans l'appareil. Ainsi, une impulsion de plusieurs milliers de volts, par exemple de 5000 volts, est appliquée au dispositif 10 par l'intermédiaire de la douille lorsque l'opérateur manoeuvre le bouton de prises de vues de l'appareil photographique. Bien évidemment, l'impulsion est engendrée en synchronisme avec l'ouverture de l'obturateur de l'appareil photo- graphique de manière à obtenir simultanément un éclair lumineux puis- sant éclairant le sujet à photographier. Sur toute la longueur du bottier 11, en son centre, est ménagé un canal longitudinal 17. Comme représenté, le canal 17 défini par le 6 22464615 fond 18 du bottier (voir figure 4) et par les deux parois latérales 21 et 211 qui sont reliées au fond 18. Le boîtier 11 est pourvu à chacune de ses extrémités d'un culot, respectivement 22 et 22', prévu pour être inséré dans une douille correspondante de l'appareil photo- graphique 15 de manière à pouvoir assurer une orientation stable du dispositif 10 au sommet de l'appareil. Comme représenté, le canal 17 se prolonge jusqu'aux deux culots. Le long des parois latérales 21 et 211 du bottier 11 sont pratiqués plusieurs évidements 23 en regard des- quels sont disposées les lampes 13. Comme représenté, chaque paire d'évidements est alignée avec une lampe de manière à constituer un ré- flecteur pour cette dernière, chaque paire affectant la forme d'une cavité parabolique. De ce fait, les parois de chaque évidement sont, de préférence, recouvertes d'un matériau réfléchissant, tel que l'alu- minium, de manière à augmenter la quantité de lumière émise par la lampe qui lui est associée. Ce revêtement est référencé 25 sur les fi- gures 4 et 5. Le dispositif 10 comprend également un panneau transpa- rent 26 sensiblement plat, formant couvercle au-dessus des lampes qu'il protège. La lumière émise par les lampes 13 traverse donc le panneau 26. Des broches 26' faisant saillie hors du panneau et prévues pour pénétrer dans des orifices correspondants 26" permettent une mise en place aisée du panneau 26 ainsi que le verrouillage du bottier 11. Pour parfaire ce verrouillage on peut utiliser également plusieurs broches 28 solidaires du boîtier Il et pénétrant dans des orifices 25t. Si l'on recouvre les broches 25 et les surfaces voisines de ces compo- sants d'un revêtement 25, celles-ci permettent d'éviter la mise à feu intempestive des lampes 13. Le dispositif 10 comprend également un circuit imprimé sur une car- te 27 pour transmettre aux lampes 13 les impulsions électriques engen- 7.2464615 drées dans l'appareil photographique au moyen d'un cristal Diézo-élec- trique. Dans l'exemple donné, la carte 27 est constituée par une bande 29 de forme allongée sur laquelle est imprimé un circuit électrique, cette bande 29 étant prévue pour gtre placée à l'intérieur du canal 17. Les extrémités de la bande 29 font saillie dans les culots 22 et 22' de telle sorte que les impulsions électriques soient directement appli- quées aux bornes du circuit imprimé 31 de la partie supérieure 33 de la bande 29. Le dispositif 10 présente l'avantage de supprimer l'effet inopportun dit "des yeux rouges" qui est dû à l'éclairement de la ré- tine au niveau de l'axe optique de l'objectif de l'appareil photogra- phique. En d'autres termes, l'effet "des yeux rouges" apparaît essen- tiellement lorsque la source de lumière utilisée pour l'appareil pho- tographique est trop proche de l'objectif de ce dernier. Le dispositif obvie à cet-inconvénient du fait que les lampes 13 sont placées à une distance suffisamment éloignée de l'objectif 35 de l'appareil pho- tographique (fig. 2) lors de la mise à feu de celles-ci. Ainsi, seules les lampes de la partie A peuvent être utilisées lorsque le dispositif est fixé à l'appareil photographique au moyen du culot 22'. De fa- çon identique, seules les lampes de la partie B peuvent être utilisées lorsque le dispositif est retourné et qu'il est fixé à l'appareil pho- tographique au moyen du culot 22. Autrement dit, le premier culot 22 est séparé de la partie B de la longueur de la partie A et réciproque- ment, cette longueur étant suffisante pour éviter l'effet "des yeux rouges". Le circuit 31 de mise à feu des lampes imprimé sur la carte 27 qui permet d'obtenir le résultat recherché peut être défini comme compor- tant trois circuits élémentaires séparés. Le premier est constitué par un conducteur unique 37 reliant le fil conducteur 39 de chaque lampe 8 2464615 aux points référencés C. Le conducteur commun 37 est divisé en deux sur la surface 33 de manière à assurer la connexion d'un seul fil con- ducteur 39 des deux séries de lampes qui se réunissent approximative- ment au centre de la carte 27. Le croisement des conducteurs en ce Point est assuré au moyen d'un pont 41 constitué par un fil métallique recourbé disposé sur la face opposée à la face 33, les extrémités du dit pont traversant la carte de manière à assurer la connexion électri- que. Le circuit 31 inclut également les conducteurs 43 et 431 que l'on peut dire "chauds". Le conducteur 43 s'étend de l'extrémité supérieure de la bande 29 (selon l'orientation de la figure 1) jusqu'à la partie inférieure de cette bande, de manière à relier les conducteurs 44 des lampes 13 aux points "H" dans la partie B. Comme représenté, le con- ducteur 43 comprend trois segments 43a, 43b et 43c. Les deux premiers sont reliés à un interrupteur photo-électrique 45 conçu pour gtre ini- tialement ouvert ou présenter une résistance élevée. Lors de l'éclair de la lampe qui lui est associée, la résistance de cet interrupteur tombe à une valeur pratiquement nulle ou très basse. Un tel interrup- teur 45 peut par exemple être constitué par un mélange incluant de l'oxyde d'argent en poudre et une résine de polyvinyle formant liant. Les segments 43b et 43c du conducteur 43 sont connectés à un deuxième interrupteur 45 de manière similaire. Comme représenté, un interrup- teur 45 est disposé au voisinage immédiat des deux premières lampes à utiliser dans la partie B. La fonction de ces interrupteurs est, bien sûr, de connecter la lampe suivante au circuit de commande après cha- que éclair et il n'est évidemment pas nécessaire de disposer un tel interrupteur à proximité de la dernière lampe à utiliser (la lampe du bas figures 1 et 2). Le conducteur 43' est identique au conducteur 43 mais relie les fils conducteurs 44 des lampes de la partie A. Ainsi, le conducteur 43' remonte depuis le bas de la bande 29 comme représenté figures 1 et 2 vers les régions H o doivent être effectuées les connexions. Le conducteur 431 comprend également trois segments 431a, 431b et 43'c reliés à deux interrupteurs photo-électriques45. Le fonctionnement du dispositif 10 nécessite d'abord que l'un de ses culots 22 ou 22' soit introduit dans la douille correspondante de l'appareil photographique 15. Lorsque le dispositif 10 est placé dans la position représentée figure 2, c'est-à-dire lorsque le culot 22' est introduit dans la douille de l'appareil photographique, la première impulsion engendrée par la source d'alimentation est dirigée vers la première lampe de la partie A. Dans le circuit 31 décrit précédemment, la première lampe est la plus basse des trois lampes (figures 1 et 2). Ltéclair de cette lampe provoque la fermeture de l'interrupteur 45 et, par suite, la lampe suivante et voisine de la première est connectée au circuit et une impulsion peut y être appliquée. La mise à feu de cette lampe provoque la fermeture de l'interrupteur suivantce qui relie la dernière lampe (supérieure) au circuit de mise à feu. Le fonctionnement est identique pour les lampes de la partie B dès lors que l'autre culot 22 est introduit dans la douille de l'appareil photographique. Comme indiqué précédemment, il est nécessaire que les deux premières lampes constituent un circuit ouvert après leur utilisation. Autrement, ces lampes pourraient constituer un court-circuit pour les lampes res- tantes ce qui en interdirait l'utilisation. Cet important résultat est obtenu en disposant les lampes 13 dans le bottier 11 de telle manière qu'elles soient retournées lorsque le dis- positif 10 est sensiblement en position verticale. Par "lampes retournées", on entend ici qu'elles sont disposées de telle manière que leur extrémité enserrant les fils conducteurs, c'est- à-dire leur pied press6-scellé, se trouve au dessus de l'extrémité terminée par la pointe. Dans l'exemple du dispositif 10, cela signifie que le pied pressé de chaque lampe est à l'opposé du culot fixé à l'appareil photographique 15 et de la partie de la lampe qui n'est pas mise à feu, c'est-à-dire des lampes les plus proches de l'aopareil pho- tographique. Les lampes 13 du dispositif 10, comme représenté figure 3 sont tou- tes constituées par une enveloppe de verre 47, tel qu'un verre doux ou au borosilicate, hermétiquement scellée et transparente, en forme de tube, dans l'extrémité pressée et scellée 49 de laquelle sont en- castrés les deux fils conducteurs 39. L'autre extrémité de chaque lam- pe se termine en pointe 51. Les extrémités 49 et 51 sont réalisées selon des techniques bien connues qu'il n'est pas nécessaire de décrire ici. La longueur de l'enveloppe 47 qt de 0,77cm environ et son volume interne est inférieur à lcm. Le matériau combustible 53, constitué par des clinquants de zirconium ou des bandes d'hafnium, est disposé dans l'enveloppe 47 qui est emplie d'un gaz favorisant la combustion, tel que l'oxygène, sous une pression de plusieurs atmosphères. La sur- face extérieure de l'enveloppe 47 est couverte d'un revêtement protec- teur non représenté tel que d'acétate de cellulose. Les fils font par- tie des moyens de mise à feu de la lampe. Les extrémités de ces fils situées à l'intérieur de la lampe sont recouvertes d'un matériau d'amor- çage 54 et disposées à une distance déterminée l'une de l'autre des deux fils. Les conducteurs sont de préférence préalablement recouverts d'un revêtement de verre poreux (non représenté)>sur lequel est ensuite il 2464615 appliqué le matériau d'amorçage 54. La distance séparant les extré- mités des conducteurs doit être au moins égale à un millimètre de manière, en cas de non fusion des fils lors de l'éclair, à interdire la formation éventuelle entre ces extrémités d'un arc électrique de haute tension. Le fonctionnement de la lampe 13 nécessite qu'une impulsion de haute tension engendrée par un cristal piézo-électrique logé dans l'appareil photographique soit appliquée aux fils conducteurs 39 et 44 de manière à provoquer la rupture électrique du matériau d'amorçage 54 et l'appa- rition d'une étincelle entre les extrémités des deux fils. L'ignition du matériau d'amorçage provoque une déflagration qui met à feu immé- diatement le matériau combustible 53. Il en résulte un éclair intense permettant d'éclairer de manière suffisante le sujet placé devant l'ap- pareil photographique 15. Tout court-circuit dû à la lampe 13 sur le circuit imprimé après l'éclair est évité du fait que les particules non brûlées du matériau d'amorçage 53 tombent par gravité à l'extrémité opposée des fils con- ducteurs. En pratique, il se produit toujours de telles particules et, si la lampe n'est pas retournée, ces particules peuvent réaliser un contact électrique entre les deux fils conducteurs 39 et 44 à l'inté- rieur de l'enveloppe 47. Avec cette disposition du dispositif 10, ces particules sont obligées de tomber vers l'extrémité en pointe 51 de l'enveloppe 47 o elles refroidissent et se solidifient très rapidement. Comme représenté sur les figures, les lampes 13 du dispositif 10 sont disposées en ligne de telle manière que les axes longitudinaux ("LA" pour la lampe 13 de la figure 3) des lampes soient confondus avec l'axe commun "CA" (figures 1 et 2). Chaque axe "LA" est de préférence parallèle à la surface plane 33 de la bande 29. Cette disposition per- 12 2464615 met de rendre plus compact le dispositif 10 et d'en réduire les di- mensions. Par exemple le dispositif à six lampes de la figure 1 a une longueur totale de 14,15cm, une largeur de 2,16cm et une épaisseur de 1, 78cm, environ seulement. Un dispositif à quatre lampes réalisé pour être courvu de lampes plus importantes que celles représentées, aurait les mêmes dimensions. Les lampes décrites précédemment et représentées figure 3 émettent une quantité de lumière moyenne importante avec une crête après 8 millisecondes environ. Selon la présente invention, toutes les lampes 13 sont fixées à la carte 27 de manière identique. Pour résumer,les fils conducteurs 39 et 44 de chaque lampe 13 sont repliés à la manière d'une agrafe autour des parois latérales 61 de la bande 29, assurant ainsi la connexion électrique des lampes au circuit de commande et leur fixation dans la position requise, sans nécessiter de soudure ou d'oeillets addition- nels. Les fils 39 et 44 sont repliés au préalable comme représenté fi- gure 3. Le fil conducteur 44 est, de- préférence, plus court que le fil 39 comme il sera expliqué ci-après, et comprend trois parties rectili- gnes 63, 65 et 67. La première partie 63 est parallèle à l'axe longi- tudinal LA de l'enveloppe 47 tandis que la partie 65 est courbée à 90 par rapport à cet axe. Cette partie 65 assure le contact électrique avec la partie élargie 70 du circuit imprimé sur la carte (figures 4 et 5). La dernière partie 67 est également-rabattue à 902 par rapport à la deuxième partie 65. Cette dernière partie 67 sera pliée à peu près en son milieu lors de l'opération d'agrafage de la lampe 13 à la bande 29,de manière à obtenir la configuration représentée figure 4 o la partie 67 est alors parallèle à la partie 65 et prend appui sur la surface inférieure 69 de la bande 29. Figure 5, la partie 65 est représentée e rtraits mixtes. Approximati- vement toute la longueur de la partie 65 est en contact avec la partie du circuit imprimé,ce qui assure une excellente connexion électri- que. De même, le fil 39 comprend trois parties rectilignes 63', 65' et 67' comme représenté figure 3. La partie centrale 65' assure la con- nexion électrique avec le conducteur imprimé 37 après agrafage comme représenté figure 4, tandis que la troisième partie 67' passe sous la face inférieure 69 de la bande 29. L'utilisation d'une bande 29 légè- rement déformable facilite l'opération de repliage des fils 39 et 44. Ainsi les parties 65 et 65' et les parties 67 et 67' sont partiellement incrustées respectivement dans les surfaces supérieure et inférieure de la bande 29 lors du repliage. De ce fait, les parties correspondan- tes du circuit imprimé sont également incrustées. Lors du retrait des mâchoires d'agrafage (non représentées sur les figures), les fils subissent un rappel élastique avant de prendre la position représentée figure 4.. La bande 29 est de préférence réalisée en polystyrène dlimpact élevé ou moyen. De préférence, on recouvre la paroi arrière 18 du boîtier 11 d'un revêtement conducteur réflecteur 25' par exemple d'aluminium, de maniè- re à augmenter la quantité de lumière émise par les lampes 13 et à réaliser un écran protecteur conducteur au voisinage de la carte im- primée 27,pour éviter toute mise en ignition intempestive due à des décharges électrostatiques. En tant qu'écran, le revêtement 25' augmen- te la capacité parasite de l'espace environnant, de telle manière que les charges électrostatiques appliquées au dispositif 10 se dissipent dans cet espace plutôt qu'à travers une ou plusieurs lampes 13. Le re- vêtement 25' est, de préférence, le même que celui qui est déposé dans les cavités 23 avec lequel le revêtement déposé sur les parois laté- rales 21 et 21t assure la continuité électrique. Le conducteur impri- mé de masse 37 est relié au revêtement 25' par l'extrémité recourbée 71 formant ressort du fil 39, adjacente à la partie 67', assurant ain- si une excellente connexion électrique. Comme le revêtement 25' est conducteur, la carte imprimée 27 doit 6tre légèrement espacée de la paroi arrière 18de manière à interdire tout court-circuit éventuel entre les extrémités 67 des fils 44 et ce revêtement, ce qui rendrait inutilisable le dispositif 10. Les moyens * assurant cet espacement sont, de préférence, constitués par deux épau- lements longitudinaux 73 et 75 disposés dans le canal 17 contre les parois latérales 21 et 21', et la paroi arrière 18. Ces épaulements peuvent également être constitués par une corniche fixée aux parois ou être intégrés aux parois du bottier. Selon un mode préféré de réalisa- tion, on utilise deux pluralités d'épaulements, chaque pluralité in- cluant cinq parties disposées en alignement. Une telle pluralité est représentée figure 1. L'autre est, bien sur, disposée le long du cfté opposé du canal 17 mais n'est pas visible sur la figure 1. La bande 29 repose sur ces épaulements qui assurent l'espacement re- quis. Si ces épaulements sont également recouverts d'un revêtement conducteur réfléchissant 25, des espaces 77 (figures 1 et 5) sont mé- nagés entre les épaulements de chaque pluralité, de telle manière que les fils conducteurs en agrafe soient alignés et ne soient pas en con- tact avec ce revêtement. Il est de toute façon préférable de ménager ces espaces pour les fils 39 de mise à la masse, mais il est évident que ces fils pourraient être en contact avec les épaulements devenus conducteurs et ainsi assurer la fonction requise. Les fils 39 pour- raient également tre connectés au revêtement de l'une des deux parois nci 7)q7 1 A n > v2 7 D 4r- 9 &ot nir ce résultat en masquant des régions des épaulements (et des ré- gions voisines des parois latérales 21 et 21' si désiré) lors de la fabrication. On peut également maintenir la carte imprimée 27 écartée de la paroi arrière 18 au moyen d'une pluralité de nervures transversales (non re- présentées) orientées latéralement à l'intérieur du canal 17 à des em- placements prévus pour recevoir la bande 29. On peut améliorer la fixation des lampes 13 à la carte 27 en prati- quant une pluralité (six dans l'exemple représenté) d'encoches 81 sur les parois latérales 61 de la bande 29. Comme représenté figure 5, cha- que encoche 81 est prévue pour recevoir une partie (67) d'un fil con- ducteur (44). Bien évidemment, les fils conducteurs 39 sont maintenus de manière identique. La fixation des fils est assurée en outre par friction en utilisant un fil de diamètre plus grand que la profondeur ("W") de chaque enco- che. De ce fait, il résulte une légère déformation des surfaces et, par suite, un meilleur contact électrique entre les fils et le conduc- teur imprimé 43 qui s'étend vers les bords supérieurs extrêmes des en- coches 81. Cette déformation est rendue possible car la bande 29 est constituée par un matériau déformable. - Le boîtier 11 du dispositif 10 peut etre constitué par exemple de polystyrène tandis que le couvercle 26 peut être constitué de buta- diène styrène thermoplastique, la carte imprimée, de polystyrène, et 1 9 le circuit 31 de mise à feu, d'aluminium. Un tel dispositif présente également l'avantage d'être économique et de pouvoir être fabriqué en grande série. Par exemple, si le dis- positif est sous sa forme la plus simple, c'est-à-dire une carte im- primée sur laquelle sont fixées les lampes, la bande peut être réali- sée de manière à former des Parois ou des structures diverses et cons- tituer le boîtier pour le dispositif. Bien que seuls certains modes préférés de réalisation de l'invention aient été décrits, il est évident que toute modification apportée par l'Homme de l'Art dans le même esprit ne sortirait pas du cadre de la présente invention. D 22,237 R E V E N D I C A T I 0 N S 1 - Dispositif photographique à lampes à éclair, caractérisé en ce qu'il comprend une carte (27) constituée par une bande (29) électriquement isolante sur l'une (33) des faces de laquelle est imprimé le circuit électrique de commande (31) des lampes et une pluralité de lampes à éclair (13) commandées électriquement et cons- tituées chacune par une enveloppe transparente t47) d'o font sail- lie deux fils conducteurs (39, 44), les dits fils conducteurs étant fixés à la manière d'une agrafe de part et d'autre de la dite bande (29),de façon à assurer la fixation des dites lampes et la connexion électrique entre les dites lampes et le circuit électrique de comman- de (31) imprimé sur la dite face (33). 2 - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il inclut en outre un boîtier (11) de forme allongée pourvu d'un fond (18) et d'une paroi latérale (21, 21') de part et d'autre du dit fond, ce dernier et les parois latérales déterminant un canal longitudinal (17) à l'intérieur du dit boîtier (11), canal (17) dans lequel la di- te carte (27) est logée. 3 - Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il inclut en outre un couvercle transparent (26) fixé au dit bottier (11) pour protéger les dites lampes (13). 4 - Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que le dit fond (18) est recouvert d'un revêtement réflecteur électriquement conducteur (25'), le dit bottier (11) incluant des moyens pour ménager un espace entre le dit fond (18) et la dite carte (27). 5 - Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'extrémité (71) de l'un des fils conducteurs (39) de chacune des lam- pes est recourbée de manière à assurer le contact électrique avec le dit revêtement réflecteur (25') - 18 2464615 6 - Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que les dits moyens pour ménager un espace entre le dit fond (18) et la dite carte (27) comprennent au moins deux épaulements longitudinaux (73, 75) disposés à l'intérieur du dit canal (17) contre le fond (18) de ce dernier, la dite bande (29) étant disposée sur les dits épaule- ments (73, 75). 7 - Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que des régions déterminées des dits épaulements (73, 75) sont recouvertes d'un revêtement réflecteur électriquement conducteur (25), la dite ban- de (29) étant disposée sur les dits épaulements de telle manière que les dits fils conducteurs (39, 44) agrafés autour de la dite bande (29) ne soient pas en contact avec les dites régions. 8 - Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que les dits moyens pour ménager un espace entre le dit fond (18) et la dite carte (27) sont constitués par une première et une deuxième plu- ralités d'épaulements longitudinaux espacés les uns des autres, et alignés les uns par rapport aux autres dans le dit canal, la dite ban- de (29) étant disposée sur les dits épaulements. 9 - Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce que les dits épaulements sont recouverts d'un revêtement réflecteur élec- triquement conducteur, la dite bande (29) étant disposée sur les dits épaulements de telle manière que les dits fils conducteurs (39, 44) soient agrafés autour de la dite bande (29) dans les espaces ménagés entre les dits épaulements. 10 - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que des encoches (81) sont pratiquées sur les bords longitudinaux (61) de la dite bande (29), chacun des dits fils conducteurs pénétrant dans une encoche. 19 2464615 il - Dispositif salon la revendication 10, caractérisé en ce que les dits fils conducteurs sont maintenus par friction dans les dites encoches (ai). 12 - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les lampes à éclair (13) sont fixées à la dite bande (29) en aligne- ment. 13 Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la dite bande (29) est constituée par un matériau légèrement déforma- ble de manière à être partiellement déformée lors de l'agrafage des dits fils autour d'elle.