La présente invention a pour objet un procédé pour le chargement des détonateurs, permettant en particulier de réduire l'épaisseur des parois des étuis habituellement en cuivre ou en aluminium et d'augmenter notablement les taux de compression. Généralement, le chargement des détonateurs s'effectue en deux phases - remplissage et compression de l'explosif secondaire (qui peut etre de la penthrite, de l'hexogène, du tetryl, etc...) la dose pouvant varier entre 400 et 600 mg suivant la puissance d'amorçage qu'on veut atteindre. - remplissage et compression de l'explosif d'amorçage (qui est généralement constitué par un mélange d'azoture de plomb et detrinitrowrésorcinate de plomb), la dose pouvant varier entre 100 et 200 mg suivant l'explosif secondaire utilisé. Les opérations de compression de l'explosif secondaire aussi bien que de l'explosif primaire sont effectuées en une ou plusieurs passes, à l'aide de presses munies de poinçons qui s'enfoncent dans les étuis, lesquels sont disposés dans des "mains" de chargement assurant leur positionnement rigoureux par rapport aux courses des poinçons. Les taux de compression sont généralement inférieurs à 500 kg/cm2 Selon le procédé de la présente invention, les étuis sont enfoncés à force dans des matrices qui non seulement assurent le positionnement rigoureux des étuis mais aussi sont destinées à supporter les efforts de compression transmis par les poinçons. Cela permet, en particulier, de réduire l'épaisseur des parois d'étuis, de préférence entre 20/100 et 25/100 mm alors que celles des détonateurs chargés par les procédes classiques sont généras lement supérieurs à 40/100 mm. Cela permet également, d'augmenter considérablement les taux de compression et, en particulier, de porter à des valeurs très élevées, de préférence comprises entre 1.000 et 1.500 kg/cm2 les pressions exercées au cours du chargement de l'explosif secondaire. On s'est alors aperçu que l'on pouvait obtenir, avec ce procédé, des puissances d'amorçages équivalentes à celles de dé tonateurs chargés par les procédés classiques tout en utilisant des doses d'explosif secondaire pratiquement réduites de moitié. Ce procédé présente l'avantage de conduire à d'importantes économies de matières premières portant à la fois sur le métal constituant les étuis et sur l'explosif secondaire. En outre, on a constaté que les détonateurs fabriqués par ce procédé et dont l'explosif secondaire était fortement comprimé, présentaient une bien meilleure tenue à l'humidité. C'est ainsi que des échantillons dont l'explosif secondaire avait été comprimé à li 000 kg/cm2, maintenus pendant deux ans dans une atmosphère à 100 % d'humidité ont détoné normalement alors que des échantillons dont l'explosif secondaire avait été comprimé à des pressions de 300 kg/cm2 ont donné des ratés après quelques mois de stockage. REVENDICATIONS 1) Procédé pour le chargement des détonateurs, caractérisé en ce que les étuis sont comprimés en matrices. 2) Procédé selon 1, caractérisé en ce que les parois des étuis sont d'épaisseurs réduites, de préférence entre 20 et 25/100 mmO 3) Détonateurs caractérisé en ce qu'ils sont chargés par le procédé selon 1 et 2.