La présente invention concerne un dispositif pour emporter et éjecter une charge telle qu'une bombe disposée sous un transporteur aérien tel qu'un avion ou un hélicoptère. Les charges sont généralement équipées, à leur partie supérieure, d'anneaux d'accrochage et les moyens proposés antérieurement comprenaient des crochets s'engageant dans les anneaux pour suspendre les charges. De tels systèmes présentent deux in convénients majeurs. C'est ainsi que, pour éviter un balancement de la charge au cours du transport, on maintenait celle-ci par des pattes calantes qui exigent une mise en place longue et mal commode et qui restent à demeure sur la charge en créant une traînée préjudiciable. Par ailleurs, pour larguer la charge, il fallait retirer les crochets engagés dans les anneaux et cette opération demande d'autant plus d'efforts que la charge est plus lourde et qu'il s'y ajoute l'effort des vis calantes. Cela conduisait donc à prévoir une chaîne cinématique articulée sur les crochets et devant exercer un effort de déverrouillage considérable sur lesdits crochets. L'invention a pour objet un dispositif qui ne présente pas ces inconvénients. A cet effet, suivant l'invention, dans un boîtier il est prévu pour chaque anneau de la charge un ensemble ajustable en hauteur portant deux griffes pivotantes normalement ouvertes, munies chacune d'au moins un doigt inférieur destiné à pénétrer dans ledit anneau, des moyens pour que la rotation de l'une des griffes entraine la rotation de l'autre griffe, une chaîne cinématique pour bloquer un galet fou contre l'une des griffes en position de fermeture lors du transport de la charge, et des moyens de commande pour déformer ladite chaine et libérer le galet en permettant ainsi l'ouverture des griffes, lors du largage de la charge. Selon un mode de réalisation, chacune des griffes porte un doigt supérieur, les doigts supérieurs étant décalés mais en contact de façon que le pivotement de l'une des griffes entraine le pivotement de l'autre griffe par coopération des doigts supérieurs, une butée étant prévue pour limiter la rotation de l'une des griffes dans un sens tandis que la rotation dans l'autre sens est limitée, en position d'accrochage, par ledit galet fou. Le réglage en hauteur de l'ensemble porte-griffes est assuré par un système à vis accessible depuis l'extérieur du bottier et faisant coulisser l'ensemble au contact du galet fou pour plaquer la charge contre une surface fixe liée au bottier. La description qui va suivre, avec le dessin annexé à l'appui, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. Sur le dessin . la figure 1 est une coupe verticale en long du dispositif selon l'invention destiné à être lié à un transporteur aérien, les éléments du dispositif étant représentés en position d'accrochage d'une charge . la figure 2 est une coupe suivant la ligne II-II de la figure 1 . la figure 3 est une vue de dessus du dispositif selon l'invention ; et . la figure 4 est une vue schématique partielle, montrant les éléments du dispositif selon la figure 1, en position d'ouverture. Le dispositif selon l'invention se présente sous la forme d'un bottier 1, lié à un transporteur aérien, tel qu'un avion ou un hélicoptère. Il est destiné à assurer l'emport et l'éjection d'une charge C, telle qu'une bombe. Plus précisément, il est conçu pour assurer l'emport et l'éjection de charges classiques munies, à leur partie supérieure, de deux anneaux d'accrochage tels que A. Aussi, le dispositif selon l'invention comprend-il essentiellement deux ensembles désignés d'une manière générale par E et F, de structure identique et ayant la même fonction de coopération avec les anneaux A de la charge C. Seul l'ensemble E sera donc décrit en détail. L'ensemble E comporte un porte-griffes 2 dont la partie supérieure 3 peut coulisser dans une douille 4 liée au bottier 1, et dont la partie inférieure forme une fourche 5 portant deux axes 6 et 7. Sur chacun des axes est articulée une griffe 8 et 9, respectivement. A leur partie inférieure, les griffes 8 et 9, suspendues aux axes 6 et 7, se terminent par des doigts. Par exemple, la griffe 8 située le plus près du centre du bottier, ou griffe intérieure, se termine par deux doigts 10a et 1Ob, tandis que la griffe extérieure 9 se termine par un seul doigt 11 pouvant s'intercaler entre les doigts 1Oa et 1Ob de la griffe intérieure 8 (Fig. 2), lorsque les deux griffes sont rapprochées l'une de l'autre en position d'accrochage. Le bord supérieur des doigts 10a, lob et 11 est de préférence rectiligne. Vers leur partie supérieure, chacune des griffes comporte un doigt 12 et 13, respectivement, sensiblement parallèle aux doigts inférieurs 10a et 10bs et 11. Les doigts supérieurs 12 et 13 sont décalés en étant agencés de manière que lorsqu'une poussée vers le haut est exercée sur le doigt supérieur 12 de la griffe 8, par exemple sous l'action de l'anneau A d'une charge, le pivotement de la griffe 8 fasse également pivoter la grille 9 par action du doigt 12 sur le doigt 13. Une butée 14, engagée dans le porte-griffes 2, limite éventuellement le pivotement de la griffe 9 vers le haut. Le blocage des griffes 8 et 9 en position fermée, comme représenté sur la figure 1, est assuré par un galet 15 monté fou sur un levier 16 et coopérant avec la face arrière 8a de la griffe 8. Le levier 16 est articulé en 17 sur un axe lié au bottier 1. Une chatne cinématique actionnée par des moyens de commande convenable permet de bloquer, ou au contraire de libérer, le mouvement de pivotement du levier 16 portant le galet 15. Par exemple, la channe cinématique peut comprendre une biellette 18 articulée d'une part en 19 sur le levier 16 et d'autre part en 20 sur un levier 21 pouvant pivoter autour d'un axe 22 porté par une pièce 23 liée au bottier 1. Ce levier 21, dont la rotation peut être commandée manuellement de l'extérieur par un écrou 22a, est relié par une biellette 24 à un levier coudé 25 articulé autour d'un axe fixe 26. L'autre bras du levier coudé 25 est en butée, en 27, contre une pièce éclipsable 28. Un moyen de commande central permet d'éclipser la pièce 28. Par exemple, la pièce 28 peut être l'un des bras d'un levier coudé 29 dont l'autre bras est articulé en 30 sur l'extrémité de la tige 31 d'un piston dont le déplacement est assuré par les gaz dégagés par la combustion d'une cartouche de poudre contenue dans une cavité 32. Un dispositif de commande sensiblement analogue est décrit dans le brevet français nO 73,10960 du 27 mars 1973. Toutefois, au lieu d'une commande pyrotechnique, on pourrait prévoir d'autres systèmes, tels qu'une commande électrique par l'intermédiaire d'un éectro-aimant, ayant pour effet de déplacer la tige 31. Pour une commande commune des deux ensembles E et F, le levier 21, entraîne également une biellette 18', elle-même articulée sur un levier 16' de l'ensemble F, équivalent au levier 16 de l'ensemble E. Par ailleurs, le réglage de la position verticale du porte-griffes 2 dont la partie supérieure 3 peut coulisser dans la douille 4 est assuré par vissage d'une tige filetée 35 engagée dans une partie filetée du porte-griffes, et dont la tête munie d'un écrou 36 repose sur la partie supérieure du bottier 1. Si la partie supérieure du bottier n'est pas accessible, on peut prévoir une commande de réglage latérale par coopération entre un écrou 37 muni de dentures externes avec une vis latérale 38, comme représenté, à titre de variante sur la partie supérieure de la figure 4. Le dispositif qui vient d'être décrit fonctionne de la manière suivante, lorsqu'il est mis en place sur un transporteur, tel qu'un avion La butée 28 se trouve en position éclipsée, de sorte que, en faisant pivoter manuellement le levier 21, le galet 15 se trouve en position écartée et les griffes 8 et 9, en raison de la position de leur centre de gravité par rapport à l'axe 6 (et 7), sont ouvertes comme représenté sur la figure 4. La charge C est soulevée par rapport à l'avion de manière que les anneaux d'accrochage tels que A, liés à celle-ci s'engagent dans les ouvertures 40 prévues à cet effet dans le bottier 1, sous les porte-griffes, Ces ouvertures 40, de forme oblongue, servent à centrer les anneaux lors de leur introduction et à reporter au moins partiellement les efforts sur le bottier pendant le vol. Chaque anneau A en remontant avec la charge vient en contact avec le doigt supérieur 12 de la griffe 8. Cette dernière pivote autour de l'axe 6 et fait pivoter la griffe 9 par l'intermédiaire du doigt 12 agissant sur le doigt 13. Les doigts inférieurs 10a, 10b et 11 des griffes s'engagent dans l'anneau A, et la rotation des griffes se poursuit jusqu'à ce que la griffe 9 vienne contre la butée 14 du porte-griffes 2. En agissant sur l'écrou 22a, on fait pivoter le levier 21 et, par conséquent le levier 16, ce qui amène le galet 15 contre la face arrière 8a de la griffe 8. On met simultanément en place la butée 27, 28. La chaine cinématique est ainsi bloquée et le galet 15 maintient les griffes 8 et 9 fermées : la charge C est accrochée. En agissant sur l'écrou 36, accessible de l'extérieur, (ou sur la vis 38, dans le cas d'une accessibilité latérale), on relève le porte-griffes 2 et l'ensemble coulisse contre le galet fou 15. On plaque ainsi la charge C contre une surface fixe, liée au bottier 1, par exemple la surface S visible sur la figure 2. Pour libérer la charge, il suffit d'ouvrir la chaîne cinématique, par exemple par la charge pyrotechnique dont la combustion fait pivoter le levier 28. Sous l'effet du poids de la charge, les griffes ont tendance à s'ouvrir. Elles écartent donc immédiatement le galet fou 15 et les doigts inférieurs 10a, 10b et 11 des griffes échappent en libérant la charge. Eventuellement, la charge C peut être, en plus, éjectée par l'action de pistons tels que 41, actionnés par une partie des gaz engendrés par la combustion de la cartouche de poudre et dirigés par des tuyaux 42 vers la partie haute des cylindres contenant lesdits pistons. Une disposition de ce type est décrite dans le brevet précité. Bien entendu, il est prévu une possibilité de déverrouillage manuel de la chaine cinématique. Par exemple, un boulon 43 accessible de l'extérieur permet de faire pivoter le levier 29 qui assure en 28, 27 la butée du levier 25, de façon à éclipser la pièce 28 et permettre le décrochage de la charge. REVENDICATIONS 1.- Dispositif pour emporter et éjecter une charge équipée d'anneaux d'accrochage, sous avion ou hélicoptère caractérisé en ce qu'il comporte, dans un bottier lié à l'avion ou hélicoptère, pour chaque anneau de la charge un ensemble ajustable en hauteur portant deux griffes pivotantes normalement ouvertes, munies chacune d'au moins un doigt inférieur destiné à pénétrer dans ledit anneau, des moyens pour que la rotation de l'une des griffes entraîne la rotation de l'autre griffe, une channe cinématique pour bloquer un galet fou contre l'une des griffes en position de fermeture lors du transport de la charge, et des moyens de commande pour déformer ladite channe et libérer le galet en permettant ainsi l'ouverture des griffes, lors du largage de la charge. 2.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que chacune des griffes porte un doigt supérieur, les doigts supérieurs étant décalés mais en contact de façon que le pivotement de l'une des griffes entrasse le pivotement de l'autre griffe par coopération des doigts supérieurs, une butée étant prévue pour limiter la rotation de l'une des griffes dans un sens tandis que la rotation dans l'autre sens est limitée, en position d'accrochage, par ledit galet fou. 3.- Dispositif selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le réglage en hauteur de l'ensemble portegriffes est assuré par un système à vis accessible depuis l'extérieur du bottier et faisant coulisser l'ensemble au contact du galet fou pour plaquer la charge contre une surface fixe liée au bottier.