La présente invention, concernant le traitement des matières textiles, est plus particulièrement relative à un procédé et appareil de gonflement d'une façon continue et à un procédé pour l'expansion de façon continue,d'une matière expansible, par exemple pour augmenter le volume apparent et/ou pour la fibrillation d'une matière fibreuse ou filament aire ou la fibrillation d'une matière plastique orientée, ce procédé comportant l'aeheminement continu de la matière dans une chambre stationnaire et son maintien dans cette chambre sous la pression d'un gaz ou d'une vapeur sous pression, et le relachement continu de la pression du fluide sur la matière par évacuation continue de la matière par une sortie de la chambre, à une vitesse telle qu'à la sortie le gaz ou la vapeur se détende à partir de la matière pour l'expansion de celle-ci. Pendant le fonctionnement, le gaz ou la vapeur sous pression ntéchappe de préférence de la chambre que par la sortie en meAme temps que la matière. Par suite, si cette chambre est en deux parties ou plus, les fuites à travers les joints peuvent être emp8chées, si cela est nécessaire, par des joints extérieurs ou intérieurs ou par des plaques d'étanchéité couvrant les joints. La matière est de préférence introduite dans la chambre par une ou plusieurs surfaces transporteuses assurant l'étanchéité pour empêcher la perte de pression par fuites à l'entrée.Par exemple, la matière peut être introduite dans la chambre par une paire de cylindres ou de transporteurs sans fin coopérants pour établir l'étanchéité, afin dtemp8cher l'échappement de gaz ou de vapeur sous pression entre les surfaces opposées des cylindres ou des transporteurs et entre les surfaces des cylindres ou des transporteurs et le pourtour de 1' entrée de la chambre.Suivant un mode de réalisation particulier, la matière est introduite de façon continue dans la chambre par une paire de cylindres coopérants, ayant des surfaces relativement flexibles établissant l'étanchéité entre elles et la matière, ainsi qu'avec les surfaces relativement rigides d'une seconde paire de cylindres ne venant pas en contact avec la matière, mais venant en contact d'étanchéité avec le pourtour de entrée de la chambre. Quand la matière traitée est une matière continue et cohérente, par exemple une masse fibreuse ou filamenteuse, un tissu, une pate en feuille continue, du papier ou ante feuille en matière plastique orientée, elle remplit ou bouch5j de préférence complètement,la sortie de la chambre de façon qu'en dehors, dans certains cas, d'une couche mince périphérique lubrifiante de gaz ou de vapeur, pratiquement le seul gaz ou-la seule vapeur s' échappant par la sortie soit le gaz ou la vapeur se trouvant dans la matière elle-meme. Les dimensions de la sortie de la chambre sont de préférence réglables pour loger les matières les plus variées et/ou pour régler le taux de gonflement obtenu. les dimensions de l'entrée, par exemple la distance entre les cylindres ou les transporteurs d'alimentation, sont de préférence également réglables. Pour empêcher l'échappement inutile et cofteux de gaz ou de vapeur sous pression à travers la sortie, le pourtour de celle-ci peut être rappelé élastiquement vers un état de fermeture ou de restriction. Par exemple, une partie au moins du pourtour de la sortie peut être en élastomère qui, à l'état détendu, a tendance à fermer ou à resserrer la sortie, mais pouvant se détendre pour permettre la sortie de la matière sous l'action de la pression des gaz ou de la vapeur présents à l'intérieur de la chambre, ou bien la sortie peut être munie de volets, de préférence flexibles, rappelés élastiquement l'un vers l'autre. l'échappement inutile et coûteux de gaz ou de vapeur sous pression à travers la sortie est particulièrement possible quand la matière traitée n'est pas continue ni cohérente. Dans un tel cas, il peut être nécessaire d'utiliser à la sortie une paire de cylindres ou de transporteurs de sortie ayant des surfaces élastiques assurant l'étanchéité avec la sortie et entre elles-memes pour empecher l'échappement d'une quantité excessive de gaz ou de vapeur sous pression par la sortie. Pratiquement, dans tous les cas la sortie de la matière est provoquée par la pression du gaz ou de la vapeur se trouvant dans la chambre, ou tout au moins elle est aidée par cette pression. Quand la matière traitée est continue et cohérente, l'intérieur de la chambre peut être entièrement ouvert, la matière passant sans être supportée de l'entrée à la sortie. Quand la matière est fragile ou est discontinue ou non cohérente, son trajet entre l'entrée et la sortie est de préférence défini, au moins sur une partie de sa longueur, par une surface support, de préférence perméable ou perforée, ou par une paire It surfa- ces opposées dont l'une au moins est perméable ou perforée. La surface support, ou au moins l'une des surfaces opposées, peut entre une surface mobile de façon continue pour aider lta cheminement de la matière de entrée à la sortie. Une telle surface intérieure ou de telles surfaces intérieures peuvent être particulièrement utiles quand le trajet entre entrée et la sortie est pratiquement horizontal, mais elles peuvent ne pas être nécessaires quand la matière descend de façon pratiquement verticale de l'entrée à la sortie. La surface ou les surfaces situées dans la chambre peuvent entre, par exemple, une plaque métallique mrforée, une plaque en métal fritté ou une toile métallique frittée.Dans le cas d'une surface support perméable ou perforée horizontale, la pression du gaz ou de la vapeur en-dessous Qtre légèrement supérieure à celle au-dessus de la surface, auquel cas la matière contenue dans la chambre aura tendance à flotter au-dessus de la surface en allant vers la sortie Il et fréquemment désirable de limiter le taux de gonflement. de la matière sortant de la chambre. Par exemple, la pâte en feuille a tendance à se désintégrer sous la forme d'une "neige" quand elle est gonflée par le procédé selon l'invention, alors qu'il est souvent préférable que le produit obtenu ait la forme d'une feuille gonflée, mais encore cohérente. Dans ce cas ainsi que dans dlautres, pour lesquels le réglage du taux de gonflement est nécessaire, ce réglage peut entre obtenu, au moins partiellement, en ajustant les dimensions de la sortie, de la façon indiquée ci-dessus, ou bien en faisant sortir la matière dans une chambre élargie permettant la dilatation, mais seulement avec un taux prédéterminé. la chambre élargie peut entre remplacée par deux plaques de calibrage opposées dont la distance réglable est supérieure à la largeur de la sortie. les plaques de calibrage ou la chambre élargie peuvent diverger ou converger en s'éloignant de la sortie de la chambre, et au moins l'une des plaques ou au moins une partie de la chambre peut être perforée ou perméable pour l'échappement contrôlé du gaz ou de la vapeur sous pression Le gaz ou la vapeur sous pression est de préférence envoyé de façon continue à l'intérieur de la chambre, indépen dampent de la matière à traiter. La matière est habituellement chauffée et soumise à la pression du fluide à l'intérieur de la chambre.Un chauffage extérieur, par exemple par pertes dans un diélectrique ou un chauffage hyperfréquences, peut être employé, mais le gaz ou la vapeur sous pression envoyé séparément (par exemple de l'air ou de la vapeur d'eau sous pression) peut être préchauffé pour fournir la totalité ou une partie de la chaleur nécessaire. Suivant d'autres modes de mise en oeuvre, une partie ou la totalité du gaz ou de la vapeur sous pression présent dans la chambre peut être engendrée sur place par introduction continue dans la chambre d'un agent générateur de gaz ou de vapeur, à l'état solide ou liquide et pouant être activé par de la cha 3air et en le chauffant dans la chambre pour la production continue de gaz ou de vapeur sous pression.Cet agent générateur de gaz, qui peut 8tre envoyé dans la chambre en même temps que la matière à traiter ou qui peut entre incorporé dans cette matière, peut entre, par exemple, un solvant liquide volatil ou un agent de gonflement pour la matière, un composé non solvant volatil (par exemple de l'eau ou un hydrocarbure fluoré) ou un agent de soufflage à l'état solide produisant un gaz quand il est chauffé.L'agent produisant un gaz ou une vapeur peut être présent de façon inhérente dans la matière, par exemple ce sera de l'humidité dans certaines matières. le procédé préféré consiste à envoyer dans la chambre le gaz ou la vapeur sous pression, préchauffé si nécessaire, à part de la matière, éventuellement avec envoi supplémentaire d'un agent générateur de gaz activé par la chaleur, en meme temps que la matière.Un exemple de ce dernier procédé est l'expansion de matières fibreuses ou filamenteuses, telles que du papier ou du tissu, suivant laquelle la matière contenant de l'b'2Inidfté absorbée ou inhérente peut être envoyée de façon continue dans la chambre, tandis que de l'air chaud sous pression est envoyé de façon continue dans la chambre pour la production de vapeur d'eau, le mélange résultant d'air et de vapeur d'eau sous pression s'échappant rapidement de la matière quand elle quitte la sortie pour faire gonfler la matière. la nature et le taux de gonflement, pouvant entre obtenus par le procédé selon l'invention, peuvent aussi entre réglés par commande du temps de traitement dans la chambre, par exemple par commande de la vitesse à laquelle la matière traverse la chambre et en sort. le gonflement obtenu par le présent procédé est dA à ltéchappement rapide du gaz ou de la vapeur à partir de l'intérieur de la matière quand celle-ci sort de la chambre. Dans le cas de matières fibreuses ou filamenteuses, le gonflement peut être dA à une augmentation de la distance entre fibres et/ou à la fibrillation des filaments ou des fibres individuels. Dans le cas de matières plastiques à orientation uniaxiale, telles que les feuilles et les bs, le gonflement a lieu par fibrillation complète ou partielle en filaments ou en fibres individuels. La fibrillation est favorisée si le gaz ou la vapeur sous pression est absorbé dans la matière elle-meme ou si un solvant volatil ou un agent de gonflement est introduit en mme temps que la matière, et si les conditions de traitement (température et pression à l'intérieur de la chambre et vitesse de détente de la pression à la sortie) sont renforcées. le procédé selon l'invention peut entre utilisé pour gonfler des matières fibreuses, filamenteuses, des matières plastiques orientées et d'autres matières très diverses et on se référera au brevet français n0 72 26 170 du meme titulaire pour y trouver des détails sur les matières pouvant être traitées, les conditions convenables pour le traitement et les effets pouvant entre obtenus. Ainsi, des bandes de papier, des tissus, des cartons et autres matières peuvent entre gonflés en utilisant par exemple de la vapeur d'eau sous pression pour obtenir des produits ayant des volumes et des pouvoirs d'absorption accrus. la patte à papier, en particulier sous forme de rouleaux, peut entre traitée selon l'invention pour améliorer sa qualité et faciliter sa remise en suspension. le procédé et l'appareil selon l'inven- tion peuvent entre utilisés pour la gamme complète des matières fibreuses naturelles et artificielles, soit sous la forme de fibres ou de filaments individuels, soit sous la forme de non tissés ou de tissus tissés, tricotés, etc.. Ainsi, des fibres artificielles, par exemple en polyamide, qu'elles forment ou non un tissu, peuvent être gonflées pour réduire leur densité. Elles peuvent d'abord être gonflées par traitement avec un agent gonflant (par exemple pour les polyamides avec du glycol, ou 2% de phénol dans de l'eau, ou 2% de métacrésol dans de l'eau, etc.) et peuvent être ensuite traitées dans l'appareil décrit ci-dessus. le Nylon 4, après absorption d'eau et même sans prétraitement, peut etre fibrillé en utilisant de la vapeur d'eau envoyée séparément.Chaque fibre ou filament peut être ainsi fibrillé et les fibres obtenues,7transformées en un faisceau de fibres ou de filaments interconnectés très fins, en augmentant ainsi la flexibilité, le pouvoir absorbant, la capacité à la teinture, le volume ou bouffant, etc.. le coton, qu'il soit ou non sous la forme de tissu, peut être gonflé pour réduire sa densité et augmenter son pouvoir absorbant du fait de l'ouver- ture de la structure des fibres; la résistance mécanique du coton peut ainsi être augmentée du fait du redressement des fibrilles et l'augmentation résultante de la flexibilité des fibres peut procurer de meilleures propriétés de résistance aux faux plis. le coton gonflé de cette façon a une aptitude supérieure à la teinture et à la fixation des résines, et le traitement communique au coton des qualités pour la fabrication du papier (c'est-à-dire le feutrage). Pour le coton et d'une façon générale pour les fibres naturelles, l'utilisation de la vapeur d'eau seule est très convenable. le jute est une autre matière pouvant etre traitée selon l'invention pour améliorer et modifier ses propriétés. le jute, soit brut, soit sous la forme de tissu, peut prendre une finesse supérieure qui le rend utilisable dans des applications impossibles jusqu sans les opérations classiques de cardage initial. Le kénaff qui est bien moins cofteux que le jute, mais qui est plus grossier, est une autre matière naturelle pouvant entre améliorée de la même façon, et le sisal peut entre traité de façon similaire. Ainsi, il a été constaté qu'il est possible de diviser des fibres de kénaff en fibres de la même finesse que le jute ordinaire en utilisant, dans la chambre, de la vapeur d'eau sous une pression de quatre atmosphères et à4une température de 1430C. Des non tissés, formés par dépôt humide ou à sec de tous types (formés de fibres cellulosiques, de fibres synthétiques, d'amiante, etc.) peuvent entre gonflés par le procédé selon l'invention pour obtenir des produits de densité faible et/ou à caractéristiques supérieures de drapé et des tissus tissés ou tricotés peuvent entre traités de façon similaire pour obtenir un produit bouffant d'aspect dense, souvent sans qu'il soit nécessaire d'utiliser un traitement préalable de texturisation.Comme il a été indiqué ci-dessus d'une façon générale, l'effet de gonflement et de bouffant sur des tissus n'remporte quelle matière peut Autre dA à la fibrillation des fibres ou des filaments individuels et/ou à une simple augmentation de la distance moyenne entre fibres (entre filaments). L'obtention d'un effet ou de l'autre ou de leur combinaison dépend, non seulement des conditions utilisées, mais aussi de la nature de l'agent de gonflement.L'utilisation de vapeur d'eau avec une matière fibreuse synthétique se traduit normalement par un gonflement ou bouffant sans fibrillation, mais la fibrillation peut se faire à la place ou en même temps, si une quantité substantielle de gaz ou de vapeur ou d'agent de gonflement est absorbée par la matière synthétique considé -rée (comme dans le cas de vapeur d'eau et de Nylon 4). L'herbe et les matières analogues dérivées des fourrages peuvent être traitées (par exemple en utilisant leur humidité inhérente comme agent gonflant avec envoi séparé, dans la chambre, d'un gaz ou d'une vapeur sous pression), en laissant la chambre dans un état poreux, de sorte que le temps de séchage final est réduit. le cuir synthétique, le cuir reconstitué, le tabac synthétique et du tabac reconstitu4 peuvent entre gonflés par le procédé et l'appareil selon l'invention. le riz, le mais et les produits analogues peuvent être gonflés par le procédé selon l'invention, en utilisant de l'eau additionnelle ou leur humidité inhérente comme agent de gonflement, et de façon similaire les légumes et la viande peuvent être attendris ou cuits. le procédé et l'appareil selon l'invention conviennent aussi pour le traitement des surfaces, par exemple du papier et des tissus revêtus de matières plastiques, etc., dont les surfaces peuvent etre imprégnées préalablement d'un solvant ou d'un agent de gonflement. La détente de la pression à la sortie est accompagnée par une réduction de la température qui aide à "geler" lteffet de gonflage, et qui peut éviter de recourir à un refroidissement forcé du produit à la sortie dans le cas des matières thermoplastiques (fibres et tissus synthétiques, tissus en coton traité par des résines, tissus en laine traités par des résines, etc.), qui autrement auraient une tendance à la relaxation jusqu'à un état moins gonflé.Un tissu de coton tissé traité par une résine et traité dans l'appareil représenté sur la figure 1 en utilisant de la vapeur dreau sous une pression de trois atmosphères et à une température de 1730C a eu, après le traitement, une épaisseur égale à 2,15 fois son épaisseur initiale, sa longueur et sa largeur ayant diminué de 5% (ce qui permet une extensibilité accrue).La relaxation peut aussi être empêchée ou freinée, en particulier, mais non exclusivement, pour des matières n'ayant pas de propriétés thermoplastiques (par exemple le tabac et le papier), en incorporant un adhésif dans la matière; ainsi, quand de l'eau est utilisée comme agent de gonflement, comme c'est le cas dans la production du tabac gonflé ou du papier gonflé ou mousseux, des polymères solubles dans l'eau peuvent être convenablement incorporés à l'eau comme adhésifs. Cette utilisation d'un adhésif peut aider à empêcher la relaxation des matières thermoplastiques fibrillées. Il peut être avantageux d'incorporer un agent surfactif (par exemple du savon, un détersif synthétique moussant ou non moussant, etc.) dans un agent gonflant liquide pour obtenir une pénétration et un gonflement supérieurs, en particulier dans le cas du tabac, du papier et dès non tissés. Avec le procédé selon l'invention, en utilisant de la vapeur d'eau sous une pression de trois atmosphères et à 1330C, on a constaté qu'il est possible d'augmenter le volume du tabac jusqu a 200%; le procédé peut aussi entre utilisé pour le tabac pendant l'une des premières phases, par exemple avant la fermentation, pour réduire considérablement la durée de la fermentation. Une utilisation importante du procédé est le traitement des buches et des queues de tabac qui peuvent entre gonflées et fibrillées pour obtenir un produit très acceptable en vue de son mélange avec les feuilles de tabac pour fabriquer des cigarettes et produits analogues. On utilise de préférence la vapeur d'eau comme gaz ou vapeur sous pression et elle peut entre fourniewau moins partiellement, par l1humidité inhérente des buches et des queues avec envoi séparé dans la chambre d'un gaz ou vapeur chaud et sous pression, par exemple de ltair ou de la vapeur d'eau.Dans le traitement du tabac et des buches et des queues de tabac, il peut être avantageux de calandrer d'abord la matière pour obtenir une feuille cohérente continue qui est traitée selon l'invention, et ce processus peut être utilement adopté dans les cas d1un certain nombre de matières qui ne sont pas naturellement cohérentes et continues. N'importe quel gaz ou vapeur sous pression, chauffé si nécessaire, peut être utilisé, mais l'agent préféré pour traiter les différentes matières mentionnées ci-dessus est la vapeur d'eau. Cette vapeur d'eau peut être envoyée en totalité de façon séparée dans la chambre, ou bien elle peut entre fournie, au moins partiellement, par l'humidité inhérente de la matière ou de l'humidité qui lui est ajoutée, cette humidité étant évaporée à l'intérieur de la chambre en envoyant séparément un gaz ou vapeur chaud, tel que de l'air ou de la vapeur d'eau supplémentaire. Bien que la matière soit normalement chauffée dans la chambre, cela ntest pas nécessaire dans tous les cas. En particulier quand la matière, par exemple des fibres naturelles telles que le coton, le jute, le kénaff, etc., est un bon absorbeur de gaz sous pression (par exemple du C02, de l'air, etc. sous pression) le traitement peut se faire sans apporter de chaleur, la détente du gaz absorbé lors de la chute de pression à la sortie convenant pour provoquer le gonflement ou la fibrillation de la matière. Dans de nombreux cas tels que décrits ci-dessus, le taux de gonflement peut entre augmenté en projetant la matière, à la sortie de la chambre, contre une plaque de déflexion. Ceci est particulièrement intéressant avec les matières fibreuses et filamenteuses, le choc de la matière contre la plaque provoquant un gonflement supplémentaire, s1ajoutant à celui obtenu par la détente du gaz ou de la vapeur. l'appareil selon l'invention comporte une enveloppe ou chambre sous pression comportant au moins une entrée pour le gaz ou la vapeur sous pression, une entrée séparée pour la matière à traiter, un dispositif transporteur pour faire avancer la matière de façon continue par l'entrée, un moyen pour assurer de façon substantielle l'étanchéité de l'entrée de façon à empêcher l'échappement du gaz ou de la vapeur sous pression par cette entrée, et une sortie pour la matière traitée. les caractéristiques de l'invention ressortiront plus particulièrement de la description suivante, donnée à titre non limitatif et avec référence au dessin annexé, sur lequel - la figure 1 est une coupe d 'un appareil selon un mode de mise en oeuvre de l'invention; - la figure 2, une vue en élévation d'une extrémité de l'appareil de la figure 1; et - la figure 3, une coupe d'un appareil selon un autre mode de mise en oeuvre de l'invention. les figures 1 et 2 représentent un appareil comportant une enveloppe ou chambre sous pression pouvant être d'une seule pièce, mais de préférence formée d'une partie supérieure 1 et d'une partie inférieure 2, la jonction entre ces parties étant rendue étanche par des plaques d'étanchéité 7 et 8 les parties 1 et 2 comportent respectivement des entrées 3 et 4 par admettre un gaz ou une vapeur sous pression à l'intérieur de la chambre.La chambre comporte à son extrémité de gauche une entrée conformée pour s'adapter de façon étanche à une paire de cylindres d'alimentation 5 et 6 coopérant l'un avec l'autre et qu sont entratnés par un mécanisme, non représenté, de façon à tourner dans les sens indiqués par les flèches pour faire avancer de façon continue dans lachambre la mat i ère à traiter. les cylindres 5 et 6 et les surfaces extérieures correspondantes de la chambre peuvent être revêtus par exemple de polgtétra- fluoroéthylène ou d'une silicone pour établir un joint de frottements faibles entre les cylindres et la chambre; les cylindres ont de préférence une largeur supérieure à celle de la matière à traiter, de façon à établir un joint étanche entre les bords, afin d'éviter pratiquement l'échappement de gaz ou de vapeur sous pression par l'entrée, pendant le fonctionnement. La chambre comporte à son extrémité de droite une sortie par laquelle la matière sort de la chambre. La sortie de la matière peut entre aidée dans certains cas par deux cylindres d'extraction représentés en tireté en 20 et 21, ces cylindres étant par exemple similaires aux cylindres 5 et 6. Dans certains easS une plaque de déflexion, représentée en 22 en tireté, est placée en face de la sortie de la chambre, à une distance réglable de la sortie. les cylindres 5 et 6 sont de préférence réglables pour pouvoir entre rapprochés ou écartés l'un de l'autre, et de préférence les dimensions de la sortie, par exemple la distance entre les cylindres 20 et 21, sont aussi réglables.Pendant le fonctionnement, la matière à traiter progresse de façon continue dans la chambre grâce aux cylindres 5 et 6, en m & e temps qu'un agent de gonflement pouvant être activé par la chaleur, si nécessaire, pendant qu'un fluide sous pression, par exemple de l'air ou de la vapeur d'eau sous pression et chaud, est amené de façon continue par les entrées 3 et 4. la pression dans la chambre provoque la sortie de la matière hors de la chambre, cette matière bouchant sensiblement la sortie afin qu'il n'y ait pratiquement pas d'échappement de gaz ou de vapeur à partir de la chambre, en dehors des quantités ayant pénétré dans la matière traitée.Quand la matière quitte la sortie, la pression chute rapidement et le gaz ou la vapeur sous pression, contenu dans la matière, se dilate en en provoquant le gonflement et/ou la fibrillation. Si la matière est directement déchargée contre une plaque de déflexion telle que la plaque 22, il est possible d'obtenir un gonflement supplémentaire. 11 appareil représenté convient pour le traitement de matières cohérentes continues, par exemple des bandes de papier ou de carton, de la pate en rouleau, des tissus, des feuilles en matières plastiques orientees, des filaments continus, des masses filamenteuses ou fi fibreuses cohérentes, ou des matières telles que du tabac ou des buches ou queues de tabac qui ont été reconstitués pour former des feuilles continues. La figure 3 représente schématiquement un appareil modifié selon l'invention. Sur les figures 1 à 3, les mimes repères désignent des parties ou pièces analogues. r appareil de la figure 3 est similaire à celui de la figure 1, en dehors des structures à l'entrée et à la sortie de la chambre et de plaques Il et 12 perforées ou perméables et de préférence pratiquement parallèles, à l'intérieur de la chambre, pour définir le trajet de la matière entre 11 entrée et la sortie. les plaques il et 12 peuvent entre courbes le dispositif d'alimentation comporte une première paire de cylindres 15 et 16 qui sont en traités par un mécanisme, non représenté, pour tourner dans les sens indiqués par les flèches. les cylindres 15 et 16 6 sont re- vêtus d'une matière relativement élastique, telle qu'un caoutchouc de silicone, pour établir un joint étanche entre les cylindres et entre les cylindres et la matière entraînée vers la chambre. tes cylindres 15~et 16 sont aussi en contact étanche avec une seconde paire de cylindres 13 et 14, plus écartés l'un de l'autre pour ne pas être en contact avec la matière, ces cylindres 13 et 14 étant revêtus d'une matière relativement rigide, par exemple en polytétrafluoroéthylène, de façon à établir un joint étanche avec ltestrémité complémentaire de l'en- trée de la chambre. tes quatre cylindres et l'extrémité d'entrée de la chambre forment ainsi un joint d'étanchéité pour empêcher l'échappement par l'entrée de gaz ou de vapeur sous pression. les plaques 11 et 12,peuvent entre, par exemple, en polytétrafluoroéthylène fritté, en métal perforé ou fritté ou en toile métallique frittée. Il suffit que l'une de ces plaques, de préférence la plaque inférieure 12, soit perméable. Suivant une variante, la plaque il existe pas et la plaque 12 est seule utilisée. La plaque 12 ou les plaques 11 et 12 aident à supporter la mat ière pendant son passage à travers la chambre, et elles sont utilisées en particulier quand la matière à traiter est fragile ou n r est pas continue ou cohérente. Ce support pour la matière traitée peut aussi entre utile quand il existe une longue distance de circulation entre l'entrée et la sortie.Il n'est pas nécessaire que la perméabilité de la plaque 12 soit uniforme; par exemple, elle peut décroître de rentrée vers la sortie. Si la pression du gaz ou de la vapeur est maintenue, sous la plaque 12, légèrement supérieure à la pression au-dessus de cette plaque, la matière aura tendance à flotter au-dessus de la plaque 12 et par suite elle circulera plus facilement vers la sortie. Dans certains cas, la plaque 12 peut être constituée sur une partie de sa longueur au moins par un brin d'un transporteur sans fin avançant vers la sortie, pour aider au passage de la matière par la sortie. Une partie au moins de la plaque 1t, quand elle existe, peut etre combinée pour circuler conjointement avec cette bande transporteuse. Pour régler le taux de gonflement obtenu à la sortie de la chambre, deux plaques de calibrage, dont l'une au moins peut autre perméable, peuvent entre montées à la sortie de la façon repré- sentée en tireté en 23 et 24. Ces plaques sont montées de façon à permettre le réglage de leur écartement mutuel, qui est de préférence supérieur à la largeur de la sortie. Â laplace des psoques de calibrage, une chambre tubulaire peut être utilisée pour limiter le taux de gonflement de la matière sortant de la chambre. On notera que le dispositif d'entrée représenté sur la figure 3 peut être utilisé, par exemple, dans le cas de la figure 1 ou que la conformation de sortie représentée sur la figure 1 peut autre utilisée dans le cas de la figure 3 et que les appareils suivant les modes de réalisation des figures 1 et 3 peuvent tous deux entre utilisés avec ou sans une plaque de déflexion ou des plaques de calibrage à la sortie. Un avantage particulier du procédé et de 1 1appareil suivant l'invention est qu'ils conviennent pour le traitement des matières à grande vitesse. Différentes matières, ne supportant pas de façon satisfaisante les conditions sévères de température et de pression avec une disparition rapide de la pres- sion, par exemple les feuilles de tabac reconstituées et autres, nécessitent un traitement avec des températures et des pressions relativement modérées. Cela implique cependant une zone de traitement relativement longue avec un passage rapide à travers cette zone pour obtenir le taux nécessaire de réduction de la pression à la sortie et par suite le taux voulu de détente. Dans les appareils antérieurs tels que ceux décrits dans le brevet français précité, la zone de traitement sous pression est définie entre une paire de surfaces opposées coopérantes, dont 1' une au moins est mobile pour transporter la matière dans la zone. Pour permettre une zone longue de traitement avec un passage rapide, ces appareils nécessitent des tambours ou des transporteurs massifs défilant à vitesse très élevée, et ces appareils sont bien entendu d'une construction et drun entretien très coûteux et nécessitent une énergie considérable pour leur fonctionnement. le procédé et l'appareil selon l'invention évitent ces inconvénients, parce que la longueur de la zone de traitement et la vitesse de traversée peuvent Btre importantes de la façon voulue sans qu'il soit nécessaire d'utiliser des organes mobiles massifs et coteux. Une forme modifiée d'appareil selon l'invention comporte la suppression d'une moitié de la chambre de la figure 1 ou 3 et le remplacement de la partie supérieure 1 ou de la partie inférieure 2 par une plaque chauffée ou non chauffée (de préférence une plaque de métal, revêtue d'une matière à faible coefficient de frottement), de la façon indiquée par la ligne 25 en tireté sur la figure 1. Quand un agent de gonflement, pouvant etre activé par la chaleur, est introduit dans la chambre en m8me temps que la matière à traiter, il est possible qu'il ne produise pas de gaz ou de vapeur, tant que la pression n'a pas été abaissée lors de l'évacuation de la mat ière par la sortie de la matière hors de la chambre, à condition que l'intérieur de la chambre ait été mis sous une pression suffisante et/ou saturé par ladite vapeur. Bien entendu, la description qui précède n'est pas limitative, et l'invention peut entre mise en oeuvre suivant d'autre variantes, sans que l'on sorte de son cadre. REVENDICADIONS 1. Procédé de traitement continu pour gonfler une matière gonflable, (ar exemple pour augmenter le volume apparent et/ou pour la fibrillation d'une matière fibreuse ou filamenteuse ou pour la fibrillation de matières plastiques orientées), caractérisé par l'acheminement continu de la matière dans une chambre stationnaire et son maintien dans cette chambre sous la pression d'un gaz ou d'une vapeur sous pression et par le relâchement continu de la pression du fluide agissant sur la matière par évacuation continue de la matière par une sortie de la chambre à une vitesse telle qu'à la sortie de la chambre le gaz ou la vapeur se détende àjpartir de la matière pour gonfler la matière. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le gaz- ou la vapeur sous pression s'échappe pratiquement seulement à travers la sortie en même temps que la matière. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé par l'acheminement de la matière dans la chambre au moyen de la surface ou des surfaces d'un transporteur établissant un joint d'étanchéité pour empêcher la fuite de gaz ou de vapeur sous pression par entrée. 4. Procédé selon l'une des revendications f à 3, caractérisé en ce que la matière remplit pratiquement la sortie de la chambre. 5. Procédé selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la sortie de la matière à travers la sortie de la chambre est provoquée ou aidée par la pression du gaz ou de la vapeur présent dans la chambre. 6. Procédé selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la matière passe, sans être supportée, de l'entrée à la sortie de la chambre. 7. Procédé selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la matière passe de ltentrée à la sortie de la chambre -sur ou au-dessus d'une surface perméable. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que la pression en dessous de la surface perméable est maintenue à une valeur supérieure à la pression au-dessus de cette surface, afin que la matière ait tendance à flotter audessus de la surface. 9. Procédé selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'il comporte la limitation du taux de gonflement de la matière évacuée à la sortie de la chambre. 10. Procédé selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que la matière est évacuée à la sortie en heurtant une plaque de déflexion, pour augmenter le taux de gonflement 11. Procédé selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que du gaz ou de la vapeur sous pression est introduit de façon continue à l'intérieur de la chambre et séparément de la matière à traiter. 12. Procédé selon l'une des revendications 1 à 11, caractérisé par l'application de chaleur dans l'intérieur de la chambre. 13. Procédé selon l'une des revendications 11 et 12, caractérisé par le préchauffage du-gaz ou de la vapeur, pour fournir au moins une partie de la chaleur à l'intérieur de la chambre. 14. Procédé selon l'une des revendications 12 et 13, caractérisé en ce que la matière est introduitedans la chambre en mens temps qu un agent de gonflement pouvant entre activé par la chaleur, pour engendrer un gaz ou une vapeur sous pression du fait de son chauffage à- l'intérieur de la chambre et/ou de sa sortie hors de la chambre. 15. Procédé selon l'une des revendications 1 à 14, caractérisé en ce que le gaz ou la vapeur sous pression est de l'air ou de la vapeur d'eau sous pression. 16. Procédé selon l'une des revendications 14 et 15, caractérisé en ce que la matière introduite dans la chambre contient de l'eau inhérente ou ajoutée, cette eau engendrant de la vapeur d'eau dans la chambre du fait de l'introduction séparée dans la chambre d'un gaz ou vapeur sous pression et chaud. 17., Procédé selon l'une des revendications 1 à 16, caractérisé en ce qu'il est ut ilisé pour le gonflement ou pour la fibrillation d'une matière fibreuse ou filamenteuse, ou pour la fibrillation d'une matière plastique à orientation uniaxiale. 18. Procédé-selon la revendication 17, caractérisé en ce que la matière est du tabac, ou des buches et des queues de tabac, calandrés pour former une feuille cohérente 19. Procédé selon la revendication 17, caractérisé en ce que la matière est constituée par des fibres naturelles ou synthétiques, ou des feuilles, des bandes, des tiges, des filaments ou des fibres en matière plastique à orientation uni axiale 20.Procédé selon la revendication 19, caractérisé en ce que la matière est choisie dans le groupe constitué par une bande ou un tissu de papier, le carton, la patte à pa- pier, la pâte en rouleau, le coton, le jute, le kénaff, le sisal, les matières fourragères, le cuir synthétique ou reconstitué, le tabac, les feuilles de tabac, les buches et les queues de tabac et les matières fibreuses ou filamenteuses avec revête- ment en matière plastique. 21. Procédé selon la revendication 19, caractérisé en ce que ladite matière est un tissu. 22. Procédé selon la revendication 21, caractérisé en ce que ladite matière est un tissu tissé ou tricoté ou du non tissé. 23. Appareil pour gonfler une matière, par exemple par augmentation du volume et/ou fibrillation d'une matière fibreuse ou filamenteuse ou par fibrillation d'une matière plastique orientée, caractérisé en ce qu'il comprend une chambre sous pression comportant au moins une entrée pour un gaz ou une vapeur sous pression, une entrée séparée pour la matière à traiter, un dispositif transporteur pour introduire la matière de façon continue par l'entrée et pour fermer, le façon étanche, l'entrée pour empêcher l'échappement du gaz ou de la vapeur sous pression par cette entrée, et une sortie pour la matière gonflé. 24. Appareil selon la revendication 23, caractérisé en ce qu'il comprend une plaque de déflexion montée à l'exté- rieur et à ctté de la sortie de la chambre pour intercepter et dévier la matière évacuée par la sortie. 25. Appareil selon la revendication 24, caractérisé en ce qutil comprend un dispositif pour régler ltécartement entre la sortie de la chambre et la plaque de déflexion. Bppareil selon l'une des revendications 23 à 25, caractérisé en ce qu'il comprend une enveloppe ou des plaques de calibrage du côté aval de la sortie de la chambre, pour limiter le taux de gonflement de la matière évacuée à la sortie. 27. Appareil selon la revendication 26, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif pour régler l'intervalle entre les plaques de calibrage ou les dimensions de l'enveloppe de calibrage. 28. Appareil selon l'une des revendications 23 à 27, caractérisé en ce qu'il comprend une plaque perméable ou perforée s'étendant, au moins partiellement, entre l'entrée et la sortie de la chambre. 29. Appareil selon l'une des revendications 23 à 28, caractérisé en ce que le pourtour de la sortie de la chambre est rappelé élastiquement vers une position de fermeture ou de restriction. 30. Appareil selon l'une des revendications 23 à 28, caractérisé en ce qu'il comprend, à la sortie de la chambre, un dispositif rappelé élastiquement vers une position dans laquelle la sortie est, soit fermée, soit restreinte. 51. Appareil selon l'une des revendications 23 à 30, caractérisé en ce qutil comprend un dispositif transporteur à la sortie de la chambre pour aider à l'évacuation de la matière hors de la chambre. 52. Appareil selon la revendication 2 caractérisé en ce qu'il ne comporte pas d'organe mobile à l'intérieur de la chambre, pour y faire avancer la matière.