La présente invention concerne des procédés destinés à l'amélioration des propriétés du charbon. Suivant son origine, le charbon renferme des quantités variables de disulfure de fer (que l'on appellera ci-après pyrite qu'il soit cristallisé sous la forme de pyrite ou de marcassite) qui donne naissance à du dioxyde de soufre sous la forme de produit de combustion lorsque l'on brûle le charbon. Cela représente un très gros inconvénient en ce qui concerne l'utilisation de certains charbons comme source d'énergie. Une solution à ce probleme consiste à séparer la pyrite du charbon avant de briller ce dernier. Le charbon renferme également, suivant son origine, des quantités variables de minéraux différents qui forment des cendres une fois que le charbon est brillé. Les cendres constituent également un inconvénient dans l'emploi du charbon comme source d'energie étant donné qu'elles ne fournissent aucune énergie pendant la combustion, provoquent une diminution du pouvoir calorifique du charbon, posent un problème d'évacuation des déchets et constituent un risque de pollution de l'air. Un grand nombre de procédés pour la séparation de la pyrite et/ou autres impuretés du charbon brut ont donné lieu à de très nombreux essais, en particulier à des essais de séparation magnétique. Mais, en ce qui concerne la séparation magnétique, l'attrac- tion magnétique qui agit sur des particules magnétiques de faible dimension est de nombreuse fois supérieure à la force antagoniste représentée en général par une résistance hydraulique et/ou le poids des particules. Pour assurer une bonne séparation de la pyrite et autres impuretés du charbon brut, un procédé magnétique depend de la possibilité d'augmenter la susceptibilité magnétique de cette pyrite ou des autres impuretés. Les particules du charbon proprement dit sont légèrement diamagnétiques alors que la pyrite et d'autres impuretés minérales sont faiblement paramagnétiques, mais leur paramagnétisme n'est pas suffisant pour permettre de réaliser de façon économique leur séparation d'avec le charbon. Cependant, on peut obtenir une amélioration réelle des charbons en augmentant la susceptibilité magnétique de la pyrite et autres impuretés. En ce qui concerne la pyrite, on considère que l'on peut obtenir une augmentation suffisante de cette susceptibilité en transformant moins de 0,1 t de la pyrite du charbon qui en contient, en composes ferromagnétiques du fer. Le brevet des E.U.A NO 3 938 966 décrit un procédé d'ameliora- tion du charbon , procédé suivant lequel on fait réagir le charbon brut avec du carbonyle de fer pratiquement non décomposé, ce qui modifie la susceptibilité magnétique de certaines impuretés contenues dans le charbon brut et permet leur élimination à l'aide de séparateurs magnétiques de faible intensité. Ce procédé que constitue un progrès très net dans la technique étant donne que le traitement du charbon conformément à ce procédé assure une élimination efficace d'impuretés telles que la pyrite, qui est l'une des principales causes de la pollution par l'anh-dride sulfureux. Toutefois, le procédé décrit dans ce brevet n'est pas toujours aussi avantageux car, s'il permet d'améliorer considérablement de nombreux charbons, il est moins efficace avec certains autres charbons. L'invention vise un procédé destiné à traiter le charbon brut avec un composé renfermant du métal en vue d'augmenter la susceptibilité magnétique d'au moins certaines impuretés contenues dans ce charbon brut, ce qui permet leur élimination par separation magnétique. De façon plus précise, l'invention a pour objet un tel procédé, caractérisé par le fait que l'on traite le charbon avec de I'hydrogène ou avec de l'oxyde de carbone au cours du traitement par le composé renfermant du métal. Le procédé selon l'invention peut s'appliquer à des charbons de toutes origines pourvu que ceux-ci contiennent une ou plusieurs impuretés sensibles au traitement que l'on vient d'énoncer. Ce procédé fait appel à un traitement double par un composé renfermant du métal et par un gaz pour augmenter la susceptibilité magnétique d'une impureté. Le procédé selon l'invention, grace auquel on augmente à volonté cette propriété de l'impureté sans nuire à la qualité du charbon, permet de réaliser une séparation magnétique de façon classique pour retirer l'impureté du charbon. A la suite de cette opération, le charbon se trouve dans un état de plus grande pureté et convient donc mieux à la combustion. On décrira ci-après le processus "d'augmentation de la susceptibilité magnétique" d'une particule ou d'une impureté. Chaque composé d'un type quelconque possède une suscQtibilité magnétique bien définie qui se traduit par l'attraction globale subie par ce composé dans un champ magnétique Une modification des pro-iiétés de surface change la susceptibilité magnétique.Le procédé selon l'invention de traitement double par du métal et par un gaz modifie les propriétés de chauffage d'une impureté en augmentant sa susceptibilité magnétique. I1 faut bien comprendre qu'en réalité la susceptibilité magnétique de l'impureté n'est pas véritablement changée mais que c'est la particule elle-même qui est modifiée, au moins à sa surface, ce qui a pour conséquence de donner une particule possédant une susceptibilité magnétique plus grande que l'impureté à l'état initial. Pour simplifier, on appellera ciaprès cette modification "augmentation de la susceptibilité magnétique" de la particule ou de l'impureté. Les impuretés à propos desquelles on peut mettre en oeuvre le procédé selon l'invention comprennent celles qui réagissent avec l'un ou plusieurs des composés renfermant du métal et des gaz énoncés ci-après, pour donner un produit possédant une plus grande susceptibilité magnétique. Parmi ces impuretés, on peut citer la pyrite, les minéraux produisant de la cendre, par exemple les argiles et les schistes et divers sulfates, par exemple le sulfate de calcium et le sulfate de fer. A titre d'exemple, la description donnée ci-après concerne souvent la pyrite mais il est bien entendu que le procédé agit de la même façon sur toutes les impuretés convenables. De nombreux composés renfermant du métal permettent de conférer cette susceptibilité magnétique. On estime qu'un grand nombre de mécanismes sont en jeu dans ce que l'on appelle, dans la présente description, le "traitement" et/ou la "réaction" d'augmentation de susceptibilité magnétique, suivant la nature du ou des composés renfermant du métal et les conditions dans lesquelles s'effectue la réaction. Dans certains cas, certains composés renfermant des métaux qui sont plus magnétiques que les impuretés (c'est principalement le cas du fer) recouvrent les impuretés de métal, ce qui augmente leur susceptibilité magnétique. Certains composés renfermant du métal agissent sur la pyrite en se combinant avec une certaine partie du soufre de la pyrite pour donner un sulfure de fer qui est plus magnétique que la pyrite. La réaction suivante traduit ce mécanisme 6M + 7 FeS2 Fe 78 + 6 MS De même, les cendres, comme par exemple Fie203, peuvent réagir avec un métal pour donner un composé plus fortement magnétique, par exemple conformément à la réaction suivante M + 3 Fe203 MO + 2 Fe 304 De la méme manière, le brevet des E.U.A NO 3 938 966 et les mécanismes de réaction qui y sont exposés en ce qui concerne la pyrite et le pentacarbonyle de fer fournissent des procédés efficaces pour augmenter la susceptibilité magnétique des impuretés. Sans aucun doute, d'autres mécanismes participent également à l'augmentation de la susceptibilité magnétique et, ici encore, cette augmentation dépend princinalement du ou des composés à l'état de particules renfermant du métal et des conditions dans lesquelles s'effectue la réaction. Il est bien entendu que dans les exemples qui seront donnés ci-après le choix d'un composé métallique donné et d'un gaz ainsi que les conditions les plus favorables de réaction à appliquer avec ce composé métallique et ce gaz ne peuvent pas être détaillés pour chaque combinaison, en raison du grand nombre des paramètres en jeu, mais, après un nombre très faible d'essais, un spécialiste peut déterminer facilement le choix qui convient et il suffit d'indiquer que l'amélioration apportée par l'invention concerne tous ces composés. De nombreux composés organiques renfermant du fer ont la propriété d'augmenter la susceptibilité magnétique des impuretés du charbon, pourvu que l'on puisse mettre le composé dans des conditions qui font venir le fer qu'il contient au contact de l'impureté, dans des conditions qui provoquent une modification d'au moins une partie de la surface de cette impureté. Les composés organiques renfermant du fer capables de produire une tension de vapeur suffisante, le fer étant un composant de la vapeur, pour faire venir le fer au contact do 'impureté à la température de la réaction, peuvent être avantageusement utilisés et il en est de même d'autres composés organiques renfermant du fer que l'on peut dissoudre et/ou pulvériser et faire venir au contact de l'impureté. Les composés préférés, dans le cas énoncé ci-dessus de l'application d'une tension de vapeur, sont ceux qui assurent une tension de vapeur, avec le fer comme composant de cette vapeur, d'au moins environ 10 mm de mercure, et mieux d'au moins environ 25 mm de mercure et encore mieux, au moins environ 50 mm à la température de la réaction. On peut citer comme corps utilisable dans le cas de l'application d'une tension de vapeur : le ferrocène et ses dérivés et les composés p-dicétone du fer et de façon plus précise : le ferrocène, le diméthylferrocènedioate, l'acide 1,1'ferrocènedicarboxylique, l'acétylacétonate ferrique, l'acétylacétonate ferreux. Comme on l'a dit ci-dessus, d'autres composés organiques pouvant être utilisés pour augmenter la susceptibilité magnétique comprennent ceux que l'on peut dissoudre et faire venir au contact des impuretés. Ces composés doivent être suffisamment solubles pour fournir une quantité de métal suffisante pour venir au contact de la surface de l'impureté. I1 convient que la solubilité soit d'au moins environ 1 g/l et mieux d'au moins environ 10 g/l et encore mieux, d'au moins environ 50 g/l, à la température d'injection. Bien entendu, le solvant doit avoir la propriété de dissoudre les composés organiques aux concentrations indiquées ci-dessus et, de préférence, il ne doit pas provoquer de réactions secondaires ayant tendance à nuire au rendement du procédé.On peut citer comme solvants convenables , par exemple : l'acétone, l'éther de pétrole, l'huile de naphte, l'hexane, et le benzène, mais bien entendu, le choix du solvant dépend du composé métallique utilisé. On peut citer parmi les produits qui conviennent dans le cas de l'utilisation de composes organiques qui peuvent se dissoudre les sels de fer de l'acide carboxylique et de façon plus précise, l'octoate de fer, le naphténate de fer et le stéarate de fer. De plus, les composés organiques à l'état solide renfermant du fer capables de se mélanger directement au charbon à l'état solide possèdent la propriété d'augmenter la susceptibilité magnétique des impuretés du charbon. Le composé doit être à l'état solide à la température du traitement et il doit se trouver sous forme de particules suffisamment fines pour pouvoir se disperser convenablement dans toute la masse du charbon. De préférence, les particules doivent avoir une dimension inférieure à environ 0,883 mm et mieux inférieure à environ 0,147 mm et encore mieux, inférieure à environ 0,037mm.Les composés qui conviennent dans ce cas comprennent le ferrocène, et ses dérivés, les sels de fer des acides organiques et les composés '3-dicétone du fer et, de façon plus précise, le formate ferreux, le l,l'-diacétylferrocène, et le l,l'-dihydroxyméthylferrocène. Divers composés inorganiques sont également capables d'augmenter la susceptibilité magnétique. Parmi les composés inorganiques préférés on peut citer : les carbonyles d'un métal, en particulier les carbonyles de fer, de nickel, de cobalt de molybdène, de tungstène, et de chrome, ainsi que les dérivés de ces composés. Les fers carbonyle sont préférable pour conférer cette suscept- bilité magnétique, en particulier le fer penta carbonyle, le fer dodécacarbonyle, et le fer nonacarbonyle. Parmi les composés renfermant du métal capables d'augmenter la susceptibilité magnétique, celui qui convient véritablement le mieux est le fer penta carbonyle. On met en oeuvre le procédé en faisant venir le charbon brut dégagé de la pyrite ou d'autres impuretés au contact du fer carbonyle dans des conditions telles que la dissociation du carbonyle dans le métal et dans l'oxyde de carbone, soit insuffisante pour provoquer un dépit important de métal sur les particules de charbon. Ces conditions sont fonction de la température, du type de carbonyle, de la pression de la composition du gaz. En général, on porte le carbonyle gazeux à une température tout juste inférieure à sa température de décomposition dans les conditions de la réaction.Pour faire venir le fer carbonyle au contact du charbon, on peut faire appel à diverses installations existantes, par exemple à un four rotatif servant de récipient réactionnel, les vapeurs de fer carbonyle étant amenées au contact du contenu dn four par un gaz tel que l'azote, qui est inerte dans les conditions de la réaction. Lorsque c'est du carbonyle que l'on utilise comme réactif servant à augmenter la susceptibilité magnétique, il faut mettre en oeuvre le procédé à une température inférieure à la température de décomposition principale du carbonyle dans les conditions de la réaction de manière que le fer carbonyle ait la possibilité de réagir avec les particules de pyrite. Si l'on fait monter la température au-dessus de la température de décomposition, on nuit au pouvoir que possède le procédé selon l'invention d'augmenter la susceptibilité magnétique d'une ou de plusieurs impuretés sans effet fâcheux sur le charbon. De préférence, le traitement au fer pentacarbonyle s'effectue en faisant venir le charbon au contact du carbonyle pendant une durée comprise entre environ 1 demi-heure et environ quatre heures, une température comprise entre environ 1500C et environ 2000C et avec une concentration en carbonyle comprise entre environ 2 et environ 16 kg/tonne de charbon. Le perfectionnement apporté par le procédé selon l'invention consiste à traiter le charbon avec un composé renfermant du métal, comme expliqué plus haut et à le traiter simultanément avec de l'hydrogène ou de l'oxyde de carbone. Ces gaz, par eux mêmes, n'ont pas d'effet sensible sur la susceptibilité magnétique des impuretés du charbon, mais cependant ils améliorent les résultats obtenus de façon importante par rapport au cas du traitement par un composé renfermant du métal mais sans application de ces gaz. La nature du gaz et la quantité qui doivent être utilisées dépendent dans une certaine mesure du composé renfermant un métal que l'on emploie. En gros, il convient d'utiliser le gaz dans une proportion d'au moins 1 l/kg de charbon, et mieux d'au moins environ 5 l/kg et encore mieux, d'au moins environ 10 l/kg. Les paramètres préférés sont fonction de la nature des impuretés traitées, de la nature des composés utilisés comme agents de traitement et d'autres facteurs, de sorte qu'il est préférable de procéder à certains essais pour déterminer les conditions optima dans chaque cas particulier. En gros, il est préférable d'effectuer le traitement double selon l'invention dans une gamme de températures comprise entre environ 1000C et environ 4000C et mieux entre environ 2000C et environ 3500C, et encore mieux, entre environ 2400C et environ 3000C, pendant une durée de préférence d'au moins environ 6 minutes, et mieux d'au moins environ 15 minutes, et encore mieux, d'au moins environ 30 minutes avec de préférence, par tonne de charbon, une quantité de composé renfermant du métal comprise entre 1 et environ 80 kg et mieux comprise entre environ 2 et environ 50, et encore mieux comprise entre environ 5 et environ 30 kg. En vue d'obtenir une séparation efficace de la pyrite d'avec le charbon, il convient de broyer ce dernier jusqu'à obtention d'une finesse telle que les particules de charbon ne contiennent plus, ou pratiquement plus, de particules de pyrite. La finesse nécessaire dépend de la répartition des dimensions des éléments de pyrite dans le charbon. Une étude détaillée de ce sujet en ce qui concerne les charbons de centrales thermiques est fournie par l'article intitulé : "Pyrite Size Distribution and Coal-Pyrite Particle Association in Steam Coals", paru dans le rapport intitulé l'Report of Investigation 7231" du Bureau américain des mines. La nécessité de l'élimination de la pyrite concerne tous les procédés de séparation physique et ne constitue donc pas spécialement un inconvénient de la présente invention.Il convient en outre de signaler que la technique actuelle en ce qui concerne les centrales à charbon impose en général de broyer le charbon, avant de le bruler, jusqu'à une dimension un peu supérieure à 0,074 mm (60 a 90 ,). Avant de soumettre le charbon à ce traitement double selon l'invention par un composé renfermant du métal et par un gaz, pour augmenter la susceptibilité magnétique ducharbon, on peut faire subir à ce charbon, un traitement préalable à la chaleur ou à la vapeur d'eau ou encore un traitement préalable servant à éliminer au moins une fraction du soufre à l'état d'élément que contient le charbon brut ou encore tout autre traitement préalable de nature à augmenter la susceptibilité magnétique des impuretés contenues dans le charbon. De tels traitements prealables sont étudiés dans les demandes de brevets du demandeur associées à la présente demande. D'autres avantages de l'invention ressortiront des exemples donnés ci-après, à titre indicatif mais nullement limitatif. Dans chacun de ces exemples, on sépare l'échantillon de charbon dans un séparateur magnétique, à la suite du traitement décrit, de manière à obtenir un charbon propre non magnétique et une fraction magnétique à jeter. Les procédés d'application indiqués dans les tableaux sont définis comme suit DM : on mélange le composé directement au charbon que l'on chauffe ensuite, par échelons, jusqu'à la température de mise en oeuvre du procédé S/E : on dissout le composé dans un solvant approprié, on le mélange au charbon, puis on le sèche dans un courant d'azote. On porte ensuite le charbon par échelons, à la température d'application du procédé Inj : on chauffe le charbon par échelons jusqu'à la température maxima tandis que l'on vaporise extérieurement-le composé et qu'on l'injecte sous la forme de vapeur dans la chambre de réaction. EXEMPLE I On traite avec divers composés de fer, comme indiqué au tableau 1, une série d'échantillons de 75 g de charbon du type Pittsburgh Seam Coal à l'état de particules ayant pour dimensions X gis 1,168 mm . Comme l'indique également le tableau 1, chaque composé du fer est utilisé tour à tour avec de l'hydrogène (200 ml/mn) et avec de l'azote, l'azote jouant simplement le rtle d'un support inerte.Par conséquent, les échantillons traités à l'azote font connaître l'effet produit sur les impuretés analysées, par le composé renfermant du fer seul EXEMPLE 2 On effectue une série d'essais comparatifs sur des échantillons du même charbon qu'à l'exemple 1 et sous la forme de particules ayant les mêmes dimensions, n'ayant pas subi de traitement préalable, ces essais consistant à traiter les échantillons de charbon avec divers composés volatils de ferrocène, tour à tour dans une atmosphère d'oxyde de carbone et dans une atmosphère d'azote. Dans le cas de chacun des échantillons, on vaporise le composé de ferrocène et on l'injecte sous la forme de vapeur dans la chambre de réaction, tandis que l'on porte le charbon par échelons jusqu'à la température maxima indiquée au tableau 2. Ce tableau fournit des conditions de fonctionnement et indique les résultats obtenus. EXEMPLE 3 Le tableau 3 indique une série d'échantillons du même charbon qu'aux exemples 1 et 2 et à l'état de particules ayant la meme dimension ; dans un premier essai, chacun des échantillons subit le traitement double selon l'invention à l'aide du composé de fer indiqué et avec du gaz et , dans un autre essai, le même échantillon n'est traité que par ce composé de fer. Le charbon de l'échantillon N01 subit un traitement préalable à la vapeur d'eau à raison de 192 kg d'eau par tonne de charbon, pendant une heure à la tempe- rature de 2000C. Le charbon des échantillons 2 à 6 ne subit pas de traitement préalable. TABKEAY 1 Analyse du charbon propre N de l'échan- Composé de fer Gaz du Composé Procédé Tempé. Rendement Soufre tillon double renfenmant d'appli- maxima en poids Cendres de traitement du fer cation ( C) (%) (%) pyrite (%) (kg/t) 1 Formate de fer (II) H2 32 DM 250 92,2 20,8 1,42 2 Formate de fer (II) N2 32 DM 250 97,9 20,5 1,96 3 Octoate de fer (III) H2 36,3 S/E 275 46,0 9,2 0,69 4 Octoate de fer (III) N2 32 S/E 275 85,9 19,3 1,99 5 Chlorure de fer (II) H2 48,8 DM 275 86,7 21,3 1,30 6 Chlorure de fer (II) N2 68,1 DM 250 95,8 21,9 1,85 7 Chlorure de fer (II) H2 46,2 DM 275 92,8 20,8 1,10 8 Chlorure de fer (II) N2 49,3 DM 260 98,9 9 Acétylacétonate de fer (II) H2 16 S/E 275 88,9 18,7 1,43 10 Acéthlacétonate de fer (II) N2 16,7 S/E 300 90,0 17,7 1,90 11 Acétylacétonate de fer (III) H2 16 S/E 300 45,7 13,1 1,23 12 Acétylacétonate de fer (III) N2 16 S/E 295 70,1 13,9 1,48 13 Benzoylacétonate de fer (III) H2 32 S/E 275 87,7 17,6 1,25 14 Benzoylacétonate de fer (III) N2 32 S/E 275 92.0 20,4 2,12 15 Rien H2 - - 300 98,7 - 16 Rien N2 - - 300 99,2 - - TABLEAU 2 Analyse du charbon propre N de l'échan- Composé de fer Gaz du Composé Tempé. Rendement Soufre tillon double renfermant maxima en poids Cendres de traitement du fer ( C) (%) (%) pyrite (%) (kg/t) 1 Ferrocène CO 16 280 85,6 19,3 1,62 2 Ferrocène N2 16 265 97,6 20,7 1,76 3 Acétylferrocène CO 16 280 89,8 19,2 1,55 4 Acétylferrocène N2 12 270 96,2 21,1 1,59 5 Ferrocène-acide CO 8 280 86,6 19,4 1,76 carboxylique 6 Ferrocène-acide N2 7 255 95,9 20,9 1,62 carboxylique 7 1,1'-ferrocène- CO 7,5 280 87,5 19,4 1,55 acide dicarboxylique 8 l,l'-ferrocène- N2 6 275 94.9 21,3 2,00 acide dicarboxylique 9 Diméthylferrocène- CO 15,0 280 88,4 19,3 1,58 dioate 10 Diméthylferrocène- N2 12,3 250 95,7 20,2 1,54 dioate 11 Rien CO - 300 99,3 - 12 Rien N2 - 300 99,2 - - TABLEAU 3 N de l'échan- Composé gazeux Gaz du Composé Procédé Tempé. Durée Rendement Soufre tillon double renfement d'appli- maxima (h) en poids Cendres inortraitement du fer cation ( C) (%) (%) ganique (kg/t) (%) 1 Fer carbonyls H2-15 ml/ 16 Inj. 170 1 77,3 12,5 0,58 mn Rien 16 Inj. 170 1 86,8 12,4 0,65 2 &alpha; ;-hydroxyéthyl Rien 15,3 Inj. 250 97,8 21,1 2,14 ferrocène H2-200 ml/ 17,2 Inj. 300 2 88,1 18,7 1,01 mn 3 Diméthylferro- Rien 12,3 Inj. 250 1 95,7 20,2 1,54 cènedioate H2-200 ml/ 19,7 Inj. 300 2 87.9 18,7 1,22 mn 4 Rien Rien - - 300 1 99,2 - Rien H2-200 ml/ - - 300 2 98,7 - mn 5 Octoate de fer (III) Rien 32 S/E 275 1 85,9 19,3 1,99 Octoate de fer (III) CO-25 ml/ 16,3 S/E 300 1 83,3 17,9 1,59 mn 6 Rien Rien - - 300 1 99,2 - Rien CO-25 ml/ - - 300 1 99,3 - mn Produit de 100,0 21,1 1,93 base REVENDICATIONS 1. Procédé d'amélioration du charbon suivant lequel on traite le charbon avec un composé renfermant du métal capable d'augmenter la susceptibilité magnétique d'au moins certaines des impuretés contenues dans le charbon brut pour permettre leur élimination par séparation magnétique, ce procédé étant caractérisé par le fait que l'on traite le charbon avec de l'hydroqène ou avec de l'oxyde de carbone au cours de ce traitement par le composé renfermant du métal. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ce traitement par un composé renfermant du métal et par un gaz est effectué à une température d'au moins environ 1000C pendant une durée d'au moins six minutes. 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que l'on utilise le composé renfermant du métal dans une proportion comprise entre environ 1 kg et environ 80 kg par tonne de charbon. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que l'on utilise le gaz dans la proportion d'au moins environ un litre par kilogramme de charbon. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que les impuretés qui subissent une amélioration de leur susceptibilité magnétique sont la pyrite et/ ou les minéraux donnant des cendres. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5 caractérisé par le fait que le composé renfermant du métal est un composé organique ou non, renfermant du fer. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que le composé renfermant du métal est un carbonyle pratiquement non décomposé de l'un des métaux suivants: fer (en particulier fer pentácarbonyle), nickel, cobalt, molybdène, tungstène. chrome ou un dérivé de ces carbonvles. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 6 et 7 caractérisé par le fait que le composé organique renfermant du fer est capable de produire une tension de vapeur, avec le fer comme composant de cette vapeur, suffisante pour faire venir le fer au contact de l'impureté à la température de la réaction. 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé par le fait que la tension de vapeur du composé organique renfermant du fer est d'au moins environ 10 mm de mercure à la température de la réaction. 10. Procédé selon la revendication 6, caractérisé par le fait que ledit composé orqanique renfermant du fer est l'un des corps suivants : ferrocene, dérivés du ferrocène, esters de dérivés de l'acide carboxylique de ferrocène, sels de fer de l'acide carboxylique, sels de fer simples d'acides organiques monobasiques ou dibasiques, et composés ss-dicétone, du fer y compris le diméthylferrocènedioate, l'acide 1,1'-ferrocènedicarboxylique, le benzoylacétonate ferrique, l'acétylacétonate ferrique, l'acétylacétonate ferreux, l'octoate ferrique, l'&alpha;-hydroxyéthyl- terrocène, le formate ferreux, le diméthylferrocènedioate, le chlorure ferreux ou le chlorure ferrique.