Pour diverses applications, il est désirable de constituer une étoffe de densité très faible. Le terme "étoffe", employé ici, désigne, outre son sens commun habituel, un ensemble quelconque de fils qui sont entrelacés aussi bien par des procédés de tricotage ou de tressage que par des procédés de tissage. Ainsi, le terme "étoffe" n'est pas limité aux seuls tissus proprement dits c'est-àdire aux produits résultant de l'entrecroisement de deux séries de fils formant les fils de chatne et les fils de trame. On connaît déjà des matières très légères constituées par des matières polymérisées à structure alvéolaire, cellulaire ou spongieuse, soit rigides, soit flexibles. Cependant, mtme quand ces matières sont en plaques minces et flexibles, elles ne présentent pas les propriétés générales d'une étoffe ni quant à l'aptitude à prendre des formes variables, ni quant à la perméabilité due aux intervalles entre les fils, ni quant à la solidité particulière résultant de l'entrelacement de ses fils constitutifs, ni quant aux effets dus à la surface périphérique du total des fils beaucoup plus grande que la surface de l'étoffe. Les matières alvéolaires connues se présentent sous des formes variables et on connaît déjà des boudins cylindriques flexibles de polyéthylène finement réticulé revttus dune peau protectrice de ntne matière que les alvéoles, sorte de peau qui provient du mode de fabrication et que l'on saurait obtenir mssme pour des diamètres beaucoup plus petits que ceux déjà connus.Il s'agit de mousse alvéolaire à cellules non communiquantes mais faite en une matière flexible par elle-eme. Cependant ces boudins connus sont d'un diamètre relativement grand, par exemple d'un diamètre de 6 mm et au-dessus, de sorte qu'ils ne se prient pas par suite de leur grosseur à la confection d'étoffes et ils n'ont été proposés que pour des applications particulières, telles que la confection de certains joints. La présente invention repose sur cette découverte qutil est possible de fabriquer des boudins de faible section, autrement dit des joncs par exemple de l'ordre de 2 mm d'épaisseur en matière polymérisée alvéolaire gainée d'une peau protectrice et que de tels joncs, d'autant plus flexibles que leur section est plus faible, peuvent outre utilisés avantageusement comme fils textiles pour la constitution d'étoffes désirées de très faible densité par les procédés généraux habituels de tissage, de tricotage et de tressage. Ces étoffes, extremevent légères par rapport à leur volume, présen tent alors des propriétés nouvelles inconnues jusqu'à présent et très avantageuses pour de nombreuses applications. L'invention comprend donc de telles étoffes de très faible densité fabriquées par tissage, tricotage ou tressage au moyen de joncs ou fils en matière polymérisée alvéolaire flexible revêtue dtune peau protectrice. Elle comprend aussi les joncs ou fils textiles de faible section fabriqués pour la confection de telles étoffes. Bien que Invention ne soit pas limitée à l'utilisation dtune matière première particulière pour 1' obtention des fils, on indiquera, à simple titre d'exemple sans caractère limitatif, que cette matière peut être de la mousse de polyéthylène mise en forme de joncs étroits par extrusion à travers une filière de profil approprié, circulaire, elliptique, oval, rectangulaire ou approximativement polygonal et que le procédé d'extrusion lui-mSme délivre avantageusement revêtue dune peau protectrice tout autour de son profil. Comme on l'a déjà indiqué, le diamètre moyen des joncs ainsi obtenus pour servir de fils textiles peut être, par exemple, de 2 mm environ.Non seulement, la peau protectrice protège la structure alvéolaire du corps du fil, mais encore elle donne au jonc les conditions de surface sans lesquelles ce fil résisterait mal aux multiples frottements des transformations textiles. On peut obtenir ainsi des étoffes de densité très faible, par exemple d'une masse volumique apparente de l'ordre de 30 à 100 g/dm3, dans lesquelles pour 1 m de surface d'étoffe, il y a une surface libre effective de mousse de tordre de 5 m2 Oes étoffes bénéficient évidemment des qualités physiques et chimiques- propres à la matière alvéolaire elle-mEme, mais elles hénéfiíent en outre des qualités supplémentaires apportées à cette matière par une division en fils suivie d'une structuration en étoffe.Ces qualités supplémentaires sont surtout la déformabilité, la perméabilit, l'accroissement du rapport de surface entre la mousse elle-m8me et l'étoffe. C'est la combinaison de ces deux catégories de qualités qui constitue le résultat essentiel obtenu par l'invention, en permettant de proposer de nouvelles solutions aux problèmes techniques rencontrés dans les domaines de l'isolation, de la flottabilité des vttementss, des sécurités anti-chocs, de l'ameublement, de la mode, de-lthabillemeet sportif, etc Si on le juge utile, 1 'étoffe pourra Autre soumise à des traitements thermiques pour le blocage des courbes prises par les fils dans étoffe. Pour certaines applications, on peut prévoir l'association dans une mSme étoffe de fils alvéolaires selon l'invention avec des fils de toute autre nature. Pour illustrer l'invention, on a représenté des exemples de fils selon l'invention au dessin schématique annexé dans lequel: la figure 1 représente, à échelle fortement agrandie,la coupe d'une partie de la section d'un fil selon l'invention dont le contour a été complété par une ligne en trait mixte 5 et les figures 2 à 4 représentent, à une échelle un peu moins agrandie, différentes formes de sections de fil utilisables, indi es par leurs contours. Sur la figure 1, on a indiqué en 1 le contour d'un fil en mousse de polyéthylène utilisable selon l'invention et obtenu par extrusion à travers une filière0 On voit, dans la partie de la figare représentant une fraction de la section du fil, que des cellules 2 sans communication entre elles sont formées à l'intérieur de la section, tandis que sur le pourtour le procédé d'extrusion lui-même aboutit à la formation d'une peau 3 épousant exactement le profil de la filière d'extrusion. Bur les figures 2 à 4, on a représenté respectivement un contour de fil circulaire 4,-un contour elliptique 5 et un contour rectangulaire 6. R E Y s N D I C À T I O N. étoffe, tissée, tricotée ou tressée, constituée par l'entrelacement de fils textiles qui sont en une matière polymérisée alvéolaire flexible protégée à l'intérieur d'une peau périphérique et sont capables de supporter les opérations de tissage, de tricotage et de tressage par les procédés et les matériels habituels pour Ces opérations, caractérisée par le fait qu'après l'entrelacement des fils alvéolaires pour la constitution de l'étoffe les sinuosités des fils sont fixées par un traitement thermique effectué sur l'étoffe.