La présente invention se réfère aux bouches enterrées propres à servir de prise d'eau et elle vise plus particulièrement, mais non exclusivement, celles destinées aux jardins de tous genres (jardins publics, d'agrément ou autres). Les dispositifs du genre en question existant à l'heure actuelle sont faits en fonte. Ils sont donc lourds et coûteux. L'invention vise au contraire à permettre d'établir une bouche d'eau légère et économique qui puisse aisément être disposée en tout point approprié d'un jardin pour assurer l'arrosage facile des diverses zones de celui-ci. La bouche d'eau suivant l'invention est essentiellement constituée par un corps creux en forme de boite, fait en matière thermoplastique injectée et propre à être fermé par un couvercle également moulé en matière plastique par injection. On comprend qu'une telle fabrication permet d'aboutir à un poids extrêmement réduit et à un prix de revient très faible. Dans une forme d'exécution préférée, la boîte et son couvercle sont moulés par injection d'une seule pièce à partir d'une matière plastique suffisamment souple, en étant reliés l'un à l'autre par une partie amincie ou voile propre à jouer le rôle de charnière. Selon une troisième caractéristique de l'invention, on associe au couvercle une patte également moulée d'une seule pièce avec lui et avec le corps, et reliée à ce couvercle par une partie amincie ou voile formant charnière, cette patte venant au repos se loger dans une dépression du couvercle en y étant retenue par des moyens d'encliquetage appropriés, tels qu'un goujon solidaire de la patte et qui s enfonce légèrement à force dans une perforation du couvercle. En dégageant cette patte, on dispose d'une sorte de poignée propre à faciliter la manoeuvre du couvercle quand on désire ouvrir la bouche. On prévoit avantageusement de donner à la dépression du couvercle des dimensions supérieures à celles de la patte de manière qu'elle déborde latéralement pour permettre au doigt de l'usager de s'engager aisément sous celle-ci. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple,permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer Fig. 1 est une vue en perspective d'une bouche suivant l'invention à la position fermée. Fig. 2 la représente de même façon à la position ouverte. Fig. 3 est une coupe de détail à grande échelle de l1arti- culation du couvercle au corps. Fig. 4 est une coupe semblable montrant comment le couvercle s'encliquète sur le corps. Fig. 5 est une troisième coupe à grande échelle représentant le détail de l'articulation et de l'encliquetage de la patte destinée à former poignée de manoeuvre du couvercle. La botte représentée comporte un corps 1 en forme de parallélépipède creux ouvert dans le haut tandis que son extrémité inférieure est fermée par un fond approprié la. Ce fond la est bien entendu perforé en son centre d'un trou non représenté pour le passage du robinet que la bouche doit renfermer. Comme montré, le corps 1 va préférablement en s'élargissant en direction du haut, ce qui facilite les opérations quand on désire l'enterrer dans le sol. Le bord supérieur de ce corps est solidaire d'un rebord auquel on a affecté la référence générale lb. Comme montré plus particulièrement dans la coupe de fig. 4, le rebord lb est établi en forme d'escalier de manière à déterminer une sorte de redan lc auquel correspond une dépression ou surface intérieure Id propre à recevoir le couvercle 2 de la boîte. Dans l'exemple représenté on a prévu des goussets de renfort le interposés entre la face inférieure du rebord lb et la face extérieure des parois latérales du corps 1. Dans la partie centrale de l'un des grands côtés du profil horizontal du corps 1, la partie haute du rebord lb est supprimée de manière à faire disparaître le redan lc, mais tout en ménageant la surface ld (fig. 4) sur laquelle le couvercle 2 doit venir s'appliquer. Dans cette partie la partie inférieure du rebord lb se prolonge par un voile aminci 1 , replié sur lui-même à 1800 et qui est solidaire par son autre extrémité du couvercle 2 précité. On comprend que si la matière utilisée pour le moulage du corps 1 et du couvercle 2 est suffisamment souple, cette partie If constitue une véritable charnière permettant le pivotement du couvercle 2 entre sa position fermée de fig. 1 et sa position ouverte de fig.2. Le couvercle 2 est renforcé d'une part par des nervures extérieures 2a, très rapprochées les unes des autres et orientées à 450 par rapport aux côtés du profil horizontal du couvercle, d'autre part par des nervures intérieures 2b, plus écartées et parallèles aux côtés précités, le tout comme le montrent bien fig. 1 et 2. On comprend que de telles nervures confèrent au couvercle 2 une grande rigidité. On notera que la facette latérale qui délimite le bord du cou vercle est très légèrement oblique de manière à venir s'encliqueter sous le redan îc (position de fig. 4). Pour faciliter la manoeuvre du couvercle 2 on a fait comporter à celui-ci, à l'opposé de la partie amincie ou voile lf, une patte 3 propre à former poignée. Cette patte 3 est reliée au bord adjacent du couvercle par une partie amincie 3a formant charnière comme le voile if. D'autre part le couvercle 2 est creusé d'une dépression 2c destinée à recevoir la patte 3 repliée sur elle-même, le tout comme montré en fig. 5. En vue de maintenir la patte 3 à la position repliée, on lui a fait comporter un goujon 3b à pointe conique, qui vient s'enfoncer légèrement à force dans une perforation correspondante 2d du couvercle 2. On notera encore que la dépression 2c déborde latéralement, comme on peut le voir en fig. 1, de façon à déterminer une sorte de passage dans lequel l'usager peut engager le doigt quand il veut soulever la patte 3. Enfin pour que la partie amincie ou voile 3 ne risque pas d'interférer avec la partie haute du rebord lb, celle-ci est légèrement entaillée au droit de la patte comme indiqué en lg en fig. 2. Le fonctionnement ressort des explications qui précèdent A la position fermée le couvercle est encliqueté en position par les redans îc tandis que la patte 3 est rabattue en étant maintenue par le goujon 3b enfoncé à force dans la perforation 2~. Pour ouvrir la boîte l'usager passe le doigt dans la partie découverte de la dépression 2c de manière à l'engager sous la patte 3 qu'il soulève. Il peut alors utiliser celle-ci 3 en guise de poignée pour ouvrir à force le couvercle 2 et accéder à la prise d'eau. Grâce à la constitution en matière plastique, la boîte suivant l'invention est légère et peu coûteuse. Elle n'en comporte pas moins une résistance mécanique suffisante pour pouvoir être enterrée à tout emplacement désiré, par exemple dans un jardin d'agrément. Sa manoeuvre est extrêmement facile. I1 doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n' a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en rempla çant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. REVENDICATIONS I - Bouche d'eau, notamment pour jardins de tous genres, caractérisée en ce qu'elle est constituée par un corps creux, moulé en matière plastique et propre à être fermé par un couvercle également en matière plastique moulée. 2 - Bouche suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le corps et son couvercle sont moulés par injection d'une seule pièce à partir d'une matière plastique suffisamment souple, en étant reliés l'un à l'autre par une partie amincie ou voile propre à jouer le rôle de charnière. 3 - Bouche suivant la revendication 2, caractérisée en ce que le couvercle comporte une patte de manoeuvre rabattable, moulée en matière plastique d'une seule pièce avec lui et avec le corps, et reliée à ce couvercle par une partie amincie ou voile formant charnière. 4 - Bouche suivant la revendication 3, caractérisée en ce que la patte de manoeuvre est logée au repos dans une dépression du couvercle en y étant retenue par des moyens d'encliquetage. 5 - Bouche suivant la revendication 4, caractérisée en ce que les moyens d'encliquetage sont constitués par un goujon solidaire de la patte et qui s enfonce légèrement à force dans une perforation du couvercle. 6 - Bouche suivant la revendication 4, caractérisée en ce que la dépression prévue dans le couvercle pour le logement de la patte déborde sur le côté de celle-ci pour créer un passage permettant à l'usager d'engager le doigt sous ladite patte. 7 - Bouche suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que le corps comporte sur son bord supérieur un rebord à profil en escalier qui détermine une dépression rectangulaire dans laquelle le couvercle vient s'engager.