La présente invention concerne un procédé et un dispositif pour la détection et la quantification d' agglutinats suscep- tibles d'être formés, sous l'action d'au moins un réactif, par des particules en suspension dans un liquide. Elle peut être utilisée chaque fois que l'on a à détecter et à quantifier des agglutinats. Cependant, elle s'applique particulièrement bien en immunohématologie, notamment en vue de la détermination des groupes sanguins. On sait en effet, que la détermination des groupes sanguins est liée à la recherche de l'existence dans le sang d'antigènes érythrocytaires. Les réactions immunocytologiques, face à un antigène de groupe spécifique, se traduisent par un phénomène d'agglutination des hématies, si ces dernières appartiennent à un autre groupe. Ces hématies peuvent former soit des agglutinats uniformes sans hématies li- bres, soit quelques gros agglutinats, ou bien encore un grand nombre de petits agglutinais. Quoique la présente invention ne soit pas limitée dans ses - applications à l'immunohématologie, elle sera décrite ci- après plus particulièrement en rapport avec cette applica- tion particulière. La présente invention permet notamment de lire et quanti- fier automatiquement en temps réel les agglutinats d'héma- ties. A cette fin, selon l'invention, le procédé pour la détec- tion et la quantification, dans un récipient dont au moins le fond est transparent, d'agglutinats susceptibles d'être formés, sous l'action d'au moins un réactif, par des par- ticules en suspension dans un liquide se trouvant dans le dit récipient, est remarquable en ce que l'on observe par transparence le fond dudit récipient contenant les éven-t -2488691 -2- tuels agglutinats au moyen d'un agencement de dispositifs à couplage de charges en créant un mouvement de défilement relatif entre le dit récipient et le dit agencement de dispositifs à couplage de charges de façon que celui-ci puisse observer au moins la plus grande partie dudit fond transparent, en ce que l'on observe, dans les mêmes conditions et dans le même récipient ou dans un récipient semblable, un échantillon témoin dudit liquide dans le- quel lesdites particules ne sont pas agglutinées et en ce que l'on coxnpare les indications obtenues dans les deux observations pour déterminer, dans la première citée, l'e- xistence et l'importance d'une éventuelle agglutination. Dans la présente invention, par "diepositifsà couplage de charges", on entend également les dispositifs "à transfert de charges", ces dispositifs étant généralement désignés par les lettres CCD, DTC ou CCPD et étant pourvus d'éléments sensibles à la lumière. On sait, notamment par la revue SCIENTIFIC AMERICAN, fé- vrier 1974, Vol. 230, No 2, que de tels dispositifs à cou- plage de charges sont fabriqués en une matière semi-con- ductrice, par exemple le silicium, fortement sensible aux rayons visibles et proches de l'infrarouge. En effet, lors- que de tels rayons atteignent le substrat de ces disposi- tifs, ils sont absorbés par celui-ci et font apparaitre des électrons, dont le nombre est proportionnel à la quan- tité de lumière incidente. Ces électrons comblent alors au moins en partie les "puits" de potentiel de ces dispo- sitifs, c'est-à-dire qu'ils sont attirés par des volumes localisés de la matière semi-conductrice, sensibles aux électrons et engendrés par un signal d'horloge. Une telle formation opto-électronique d'électrons constitue donc un signal d'entrée pour ces dispositifs à couplage de charges. On a déjà songé à mettre à profit cette propriété des dis- - 2488691 -3- positifs à couplage de charges afin de réaliser des analy- ses d'images, notamment des prises de vues aériennes ou spatiales. A cet effet, on dispose à bord d'un avion ou d'un satellite de tels dispositifs à couplage de charges qui balayent le territoire à observer suivant la techni- que dite du "PUSH BROOM". Selon un premier mode connu de réalisation, les dispositifs à couplage de charges se présentent sous forme de barret- tes rectilignes, comportant une pluralité (plusieurs cens taines) de plages élémentaires photosensibles, l'axe des barrettes étant perpendiculaire à la direction d'avance de l'avion ou du satellite. Pour enregistrer une image avec de telles barrettes, on bloque les impulsions d'hor- loge pendant un certain temps d'exposition, appelé généra- lement "temps d'intégration", puis on lit l'information enregistrée dans les barrettes par application des impul- sions d'horloge qui transfèrent ladite information dans des mémoires auxiliaires, à partir desquelles l'informa- tion est exploitée. La présence de telles mémoires auxi- liaires est rendue nécessaire pour des raisons technolo- giques, notamment pour obtenir un signal vidéo à fréquen- ce désirée et pour éviter un certain brouillage de l'ima- ge qui se produirait, en l'absence des mémoires auxiliai- res, en appliquant à une barrette des signaux d'horloge en même temps qu'elle se trouve exposée. Dans un second mode connu de réalisation, les dispositifs à couplage de charges se présentent sous forme d'une ma- trice de plages élémentaires photosensibles et comportent de plus un registre à décalage du type à couplage de char- ges, de fa5on qu'à chaque plage élémentaire de la matrice corresponde une case du registre à décalage. Généralement toutes les plages élémentaires d'une colonne de la matrice parallèle à la direction d'avance de l'avion vu du satel- -4- lite, sont reliées à une même électrode de transfert, de façon que l'information de toutes les plages de la colon- ne soit transférée en bloc, à la fin du temps d'intégration dans ledit registre à décalage, qui par la suite achemine l'information vers un dispositif de traitement. On voit donc que dans ces modes de réalisation connus, des moyens de mémoire, séparés de l'ensemble des plages élémen- -taires photosensibles, sont prévus pour la transmission de l'information vers une sortie. Bien entendu, dans ces deux modes connus, des dispositifs logiques de commande sont prévus pour sensibiliser ou in- hiber en temps voulu chaque plage photosensible élémentai- re, pour transférer l'information de façon adéquate,etc.. Si, pour des besoins d'explication, on procède fictivement à une division du terrain observé en zones élémentaires juxtaposées dont les dimensions de chacune d'elles sont telles que, à travers l'optique du système de prise de vues, elles correspondent à celles d'une plage élémentaire photosensible du dispositif à couplage de charges, ces dispositifs logiques de commande fonctionnent de façon qu'une zone élémentaire du terrain est vue en entier, une seule fois et par une seule plage élémentaire photosensi- ble dudit dispositif à couplage de charges. Ceci signifie que le temps d'intégration ti d'une plage élémentaire pho- tosensible est choisi égal au temps de défilement ti, sous l'avion ou le satellite, d'une ligne transversale de zones élémentaires du terrain observé. Ainsi, si V est la vites- se de la trace de l'avion ou du satellite au sol et si d est la dimension d'une zone élémentaire du terrain observé parallèlement à la direction d'avance de l'aéronef, le temps d'intégration ti de chaque plage photosensible élé- mentaire est fixe et égal d t V' -5- L'objet de la présente invention est donc d'adapter ces méthodes et dispositifs d'analyse d'images connues à la détection et à la quantification d' agglutinais. Pour ce- la, on observe par transparence (alors que dans les appli- cations connues on observe par réflexion) et on prend à compte un échantillon témoin De plus, pour tenir compte également des propriétés op- tiques propres du fond transparent, il est avantageux d'effectuer, dans les mêmes conditions que les deux ob- servations correspondant respectivement à la détection des éventuels agglutinais et à celle de l'échantillon té- moin, une observation auxiliaire du fond dudit récipient ou d'un récipient semblable, le récipient ainsi obser- vé étant vide ou contenant un liquide transparent et de corriger ces deux observations en fonction de cette observation auxiliaire. Dans un mode avantageux de mise en oeuvre du procédé selon l'invention, dans lequel on utilise une barrette rectiligne de n dispositifs à cou- plage de charges, on observe,. en vue de la détection des éventuels agglutinats et lors du mouvement relatif du fond transparent suivant m positions écartées et parallèles de ladite barrette, de façon à former n x m-points d'ob- servation répartis selon une surface rectangulaire ou car- rée occupant la plus grande partie de la surface dudit fond. Bien entendu, on peut choisir n égal à m et faire en sorte que l'écart entre deux positions d'observation consécutives de la barrette soit égal à l'écart entre deux dispositifs CCD de la barrette. Ainsi,. on Couvre totalement une surface carrée du fond transparent. Par exemple, la barrette rectiligne comporte 256 photodiodes CCD, ayant chacune une définition de 25 pm' l'informa- tion vidéo étant numérisée en 256 niveaux de gris, et l'image analysée représente un carré centré sur le dit fond transparent et formé par 256 balayages écartés de 25 pm -6 - On obtient ainsi, pour l'observation des agglutinats, n x m mesures, réparties en m balayages de n points. Il est avan- tageux pour chaque balayage d'effectuer la moyenne de n mesures correspondantes et de comparer la moyenne ainsi obtenue à un seuil minimal et à un seuil maximal, déter- minés à partir de la mesure de l'échantillon témoin enca- drant celle-ci. Ces seuils minimal et maximal sont volon- tairement choisis de part et d'autre de la mesure de l'é- chantillon témoin pour définir une zone moyenne d'agglu- tination. Lorsqu'on effectue l'observation de l'échantillon témoin et l'observation auxiliaire de correction, il n'est pas nécessaire d'effectuer m balayages de n points des réci- pients correspondants. Un seul balayage de n points est le-plus souvent suffisant. Ce balayage unique est alors centré par rapport au fond dudit récipient. Pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, il est avantageux de choisir un récipient ouvert; on dirige alors un faisceau lumineux, par le dessous ou par le des- sus du récipient, sur ledit fond transparent et, du côté opposé de ce fond, on recueille ledit faisceau et on l'a- dresse à un système optique, qui le projette sur ledit agencement de dispositifs à couplage de charges. Avanta- geusement, ledit récipient est constitué par chacun des alvéoles d'une plaquette transparente comportant une plu- ralité d'alvéoles répartis en lignes et colonnes et on observe successivement alvéole par alvéole, toutes lesdi- tes colonnes l'une après l'autre. Un dispositif selon l'invention, pour mettre en oeuvre le procédé décrit ci-dessus, comporte avantageusement, à poste fixe, d'une part une source de lumière et d'autre part un système optique et un agencement de dispositifs -7- à couplage de charges, des moyens mobiles de support pour faire défiler ledit récipient entre ladite source de lumiè- re et ledit système optique, des moyens de commande des- dits dispositifs à couplage de charges, des moyens moteurs pour mouvoir lesdits moyens mobiles de support, des moyens de commande desdits moyens moteurs, des moyens de synchro- nisation entre les dits moyens de commande des dispositifs à couplage de charges et les dits moyens de commande des moyens moteurs et des moyens de traitement des signaux provenant desdits dispositifs à couplage de charges. Les moyens de commande des dispositifs à couplage de char- ges, les moyens de commande des moyens moteurs, lesdits moyens de synchronisation et lesdits moyens de traitement peuvent être rassemblés dans un microprocesseur. Dans le cas d'une pluralité d'alvéoles solidaires d'une plaque transparente, lesdits moyens moteurs sont consti- tués de deux moteurs pas à pas croisés, tandis que lesdits moyens mobiles de support sont constitués de deux tables mobiles croisées, dont chacune d'elles est mue par l'un desdits moteurs. Les figures du dessin annexé feront bien comprendre com- ment l'invention peut être réalisée. La figure 1 est une vue schématique en perspective du dis- positif selon l'invention. La figure 2 est une vue en plan d'une plaquette à alvéoles utilisée en combinaison avec le dispositif de la figure 1. La figure 3 est une coupe suivant la ligne III-III de la figure 2. Les figures 4, 5 et 6 illustrent schématiquement une par- tie du fonctionnement du dispositif selon l'invention. Les figures 7 et 8 sont des courbes de résultat de tests effectués au moyen du dispositif selon l'invention. Le dispositif selon l'invention montré par la figure 1, comporte deux tables 1 et 2 à coulissement croisé. La table 1 peut glisser, sous l'action d'un moteur pas-à- pas 3, le long des rails4a solidaires de la table 2. De façon semblable, la table 2 peut glisser sous l'action d'un moteur 5, le long de rails 4b solidaires du bâti non- représenté du dispositif. Les rails 4a et 4b sont orthogo- naux. La liaison entre le moteur 3 et la table 1 d'une part, et entre le moteur 5 et la table 2 d'autre part, est réalisée au moyen de vis sans fin 6 et 7 engagées dans des écrous (non-visibles sur la figure) respective- ment solidaires-desdites tables 1 et 2. Des bras saillants 8, solidaires de la table 1, 'sont pré- vus pour supporter, en porte-à-faux, une plaquette trans- parente 9, pourvue d'une pluralité d'alvéoles 10. Comme -le montre les figures 2 et 3, les alvéoles 10 sont répar- tis en sept colonnes, référencées de A à G, de douze al- véoles chacune. De façon connue la plaque 9 est moulée dans une matière transparente, chacun desdits alvéoles étaftt ouvert vers le haut et ayant une forme conique ou cylindrique, avec un fond Il.plat. Au point de vue optique chaque fond il forme une lame plane à faces parallèles. Au-dessus de la plaque 9 est prévue une source lumineuse 12 constante pen- dant la durée de l'analyse, par exemple à faisceau de fibres optiques, émettant un faisceau lumineux 13. Au dessous de la plaque 9 est disposé un miroir réfléchissant 14, dirigeant le faisceau 13, après une traversée de la plaque 9, sur une barrette 15 oemportant une pluralité de dispositifs à cou- plage de charges alignées. -9- Une unité de commande, de traitement et de calcul 16 reçoit, par un aiguilleur 17 et une mémoire 18, les informations recueillies par la barrette 15 et, par des liaisons 19, 20 21 et 22, commande respectivement ladite barrette 15, le moteur 5 et un dispositif d'affichage 23. On conçoit aisément que par coulissement croisé des tables 1 et 2 dans des directions et sens indiqués par les flè- ches de la figure 1 et parallèles aux rails 4a et 4b, il est possible d'amener successivement chacun des alvéoles 10 de la plaque 9 dans le faisceau 13, c'est-à-dire dans le champ de la barrette 15. Par exemple, c'est d'abord l'alvéole 1 de la colonne A qui se.trouve en regard de la source 12, puis l'alvéole 2 de la colonne A, etc... jusqu'à l'alvéole 12 de la colonne A, après quoi l'alvéo- le 1 de la colonne B est amené dans le faisceau 13, puis l'alvéole 2 de la colonne B, etc... jusqu'à l'alvéole 12 de la colonne G. Les douze alvéoles de chacune des colonnes A à G peuvent être destinés aux tests concernant chacun une personne, de sorte que des tests concernant sept personnes peuvent être effectués à l'aide d'une seule plaquette 9. Par exemple, dans chacune des colonnes d'alvéoles A àEG, le premier alvéole est vide (ou rempli de sérum physiolo- gique) et le second alvéole contient un tapis d'hématies libres, alors que les dix autres alvéoles suivants contien- nent du sang additionné de divers réactifs susceptibles d'entrainer des agglutinations d'hématies. A partir d'une position initiale définie grace à des cap- teurs de positions (non représentés), la plaquette 10 est d'abord amenée dans une position pour laquelle le fond du premier alvéole d'une colonne (vide ou rempli de sérum - 10 - physiologique) est projetée sur la barrette 15, celle-ci étant centrée par rapport audit fond. On effectue alors une mesure, de sorte que l'on obtient pour un éclairement constant, un signal S irrégulier (voir la figure 4). L'ir- régularité du signal S est due à l'inhomogénéité des dio- des CCD de la barrette 15 et aux déformations optiques du fond 11. Sur la figure 4, le signal S eÉt représenté par un niveau de tension V en fonction du temps t, c'est- à-dire en réalité de la succession des 256 diodes de la barrette 15. Le signal S est transmis, par l'aiguilleur 17, à la mémoire 18, de-type FIFO (first in, first out), à laquelle est associé un inverseur (nonreprésenté), de sorte qu'à la sortie7de ladite mémoire apparait le signal S de la figure 5. Ensuite, sous l'actiôn des moteurs 3 et 5 et sous la com- mande de l'unité 16, la plaquette 9 est déplacée de façon que-le fond du second alvéole de la même colonne (conte- nant un tapis d'hématies libres) soit projeté sur la bar- rette 15, en position centrée. Une mesure à cet instant fournit un signal témoin constitué par les réponses des 256 diodes. Ce signal témoin est transmis, par l'aiguil- leur 17 et la liaison 17a, à l'-.unité centrale 16 o il est additionné au signal S. il est donc corrigé des déformations optiques et des inhomogénéités de réponse des diodes. Les 256 réponses ainsi corrigées des diodes sont additionnées et divisées par 256 par ladite unité 16 de sorte que l'on obtient une moyenne M servant de seuil moyen de référence. A partir de cette moyenne M, on détermine un seuil minimum Smin = M - _ et un seuil maximum Smax = M + a, e étant choisi volontairement en fonction de l'analyse effectuée et des connaissances que l'on en a. Ensuite, on effectue la mesure de chacun des alvéoles sui- 2-488691 - 11 - vants de la même colonne. Lorsqu'un de ces dix alvéoles susceptible de contenir des agglutinats est amené dans le champ de la barrette 15, on effectue une pluralité de mesures, selon le processus illustré par la figure 6. Sur cette figure, on a supposé que l'image du fond 11 d'un alvéole 10 est superposé à la barrette 15, que ledit fond défilait de la droite vers la gauche, selon la flèche F et que la barrette 15 comprenait n diodes CCD, équidis- tantes de la distance d. L'unité 16 commande les moteurs 3 et 5 pour que la barrette 15 prenne une position 151 initiale extrême et une mesure est effectuée de sorte que les n diodes CCD fournissent leur éclairement reçu dans cette position. La mesure est transmise, par l'aiguilleur 17 et la liaison 17b, à l'unité 16 qui la linéarise grâce au signal S provenant de la mémoire 18 et en fait la mo- yenne (addition des signaux des diodes individuelles et division par n). On obtient alors une valeur N1. Si N1 > Smax, on peut en déduire qu'il y a agglutination. Si N1 si Smin S, il n'y a pas agglutination. L'unité 16 comporte trois compteurs (non-représentés), dont chacun correspond à l'une des trois classes précé- dentes et vers lesquelles est dirigée-la valeur N1 obtenue, qui est stockée dans le compteur approprié. Ensuite, la barrette 15 est amenée dans la position 152 voisine, parallèle et distante de d, o une mesure est de nouveau effectuée. On obtient une nouvelle valeur N2, qui est également comparée à Smax et Smin et stockée dans le compteur correspondant. On continue ainsi, jusqu'à ce que l'on arrive dans la position finale extrême 15n, o la - 12 - dernière valeur Nn est classée et emmagasinée. Des contenus des trois compteurs, l'unité 16 déduit s'il y a agglutination ou non et détermine le type de l'éven'- tuelle agglutination. Le résultat est affiché en 23. Ensuite, l'unité 16 commande les moteurs 3 et 5 pour ame- ner l'alvéole suivant dans le champ de la barrette 15, etc.. La figure 6 montre que chaque alvéole susceptible de con- tenir des agglutinats subit une observation en n points formant un carré inscrit dans le fond 11. Les figures 7 et 8 illustrent le résultat de tests réalisés, sur une suspension d'hématies de groupe A au moyen d'un sérum contenant un anticorps anti-A. La figure 7 représente, en fonction de la dilution c du sérum (de 2 a- i) dans de l'eau physiologique, le nombre ND de diode CCD du dispositif 15, occultées pendant le processus de balayage illustré par la figure 6, respectivement par les agglutinats (cour- be AG), les érythrocytes libres (courbe EL) et le fond de l'image (courbe FI). Sur la figure 8, on a porté (en %) le rapport Nombre de diodes CCD occultées par les agglutinats Nombre de diodes CCD occultées par les agglutinais + Nombre de diodes CCD correspondant aux érythro- cytes libres en fonction de la dilution c. Ces courbes montrent que, pour une suspension d'hématies donnée, le rapport C varie de façon quantifiée en fonction de la dilution et que, en conséquence, le procédé et le dispositif selon l'invention permettent la quantification des agglutinais. De plus, comme il a été expliqué ci-des- sus,cette quantification s'effectue en temps réel. - 13 - 2488691 REVENDICATIONS 1- Procédé pour la détection et la quantification, dans un récipient dont au moins le fond est transparent, d'ag- glutinats susceptibles d'être formés, sous l'action d'au moins un réactif, par des particules en suspension dans un liquide se trouvant dans ledit récipient, caractérisé en ce que l'on observe par transparence le fond (11) du- dit récipient (10) contenant les éventuels agglutinats au moyen d'un agencement (15) de dispositifs à couplage de charges en créant un mouvement de défilement relatif (F) entre ledit récipient (10) et ledit agencement (15) de dispositifs à couplage de charges de façon que celui- ci puisse observer au moins la plus grande partie dudit fond transparent (11), en ce que l'on observe, dans les mêmes conditions et dans lè même récipient (10) ou dans un récipient semblable, un échantillon témoin dudit li- quide dans lequel lesdites particules ne sont pas agglu- tinées et en ce que l'on compare les indications obtenues dans les deux observations pour déterminer, dans la pre- mière citée, l'existence et l'importance d'une éventuelle agglutination. 2- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on effectue, dans les mêmes conditions que les deux observations correspondant respectivement à la détection des éventuels agglutinats et à celle de l'échantillon té- moin, une observation auxiliaire du fond (11) dudit réci- pient (10) ou d'un récipient semblable, le récipient -(10) ainsi observé étant vide ou contenant un liquide transpa- rent et on corrige les deux observations en fonction de - cette observation auxiliaire. 3- Procédé selon l'une des revendications précédentes, dans lequel on utilise une barrette rectiligne (15) de n - 14 - 2488691 dispositifs à couplage de charges caractérisé en ce que l'on observe, en vue de la détection des éventuels agglu- tinats et lors du mouvement relatif (F) du fond transpa- rent (11) et de la barrette (15), ledit fond transparent (11) suivant m positions écartées et parallèles de ladite barrette, de façon à former n x m points d'observation répartis selon une surface rectangulaire ou carrée occu- pant la plus grande partie de la surface dudit fond (11). 4- Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que, pour chaque position de la barrette (15), on effec- tue la moyenne des réponses desdits dispositifs à coupla- ge de charges (15), on la compare à la moyenne correspon- dante engendrée par l'échantillon témoin et on l'emmagasi- ne dans un compteur, choisi parmi une pluralité de comp- teurs en fonction de ladite comparaison. - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, dans lequel le récipient (10) est ouvert, caractérisé en ce qu'on dirige un faisceau lumineux (13), par le des- sus ou par le dessous du récipient, sur ledit fond trans- parent (11) et,du côté opposé de ce fond, on recueille ledit faisceau et on l'adresse à un système optique (14), qui le projette sur ledit agencement de dispositifs à coupla- ge de charges (15). 6- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, dans lequel ledit récipient est constitué par chacun des alvéoles (10) d'une plaquette transparente (9) compor- tant une pluralité d'alvéoles répartis en lignes et colon- nes, caractérisé en ce que l'on observe successivement alvéole (10) par alvéole (10), toutes lesdites colonnes l'une après l'autre. 7- Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé spécifié - 15 - 2488691 dans l'une quelconque des revendications précédentes, ca- ractérisé en ce qu'il comporte, à poste fixe, d'une part une source de lumière (12) et d'autre part un système op- tique (14) et un agencement (15) de dispositifs à couplage de charges, des moyens mobiles de support (1,2) pour faire défiler ledit récipient entre ladite source de lumière et ledit système optique, des moyens de commande (19) des- dits dispositifs à couplage de charges, des moyens moteurs (3,5) pour mouvoir les dits moyens mobiles de support (1,2) des moyens de commande (16) desdits moyens moteurs, des moyens de synchronisation (16) entre lesdits moyens de com- mande (16) des dispositifs à couplage de charges (15) et lesdits moyens de commande (16) des moyens moteurs (3,5) et des moyens de traitement (16) des signaux provenant des- dits dispositifs à couplage de charges (15). 8- Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que les moyens de commande des dispositifs à couplage de charges, les moyens de commande des moyens moteurs, lesdits moyens de synchronisation et lesdits moyens de traitement sont rassemblés dans un microprocesseur (16). 9- Dispositif selon l'une des revendications 7 ou 8, dans lequel on utilise une plaque transparente pourvue d'une pluralité d'alvéoles, caractérisé en ce que lesdits moyens moteurs sont constitués de deux moteurs pas-à-pas croisés (3,5), tandis que lesdits moyens mobiles de support sont constitués de deux tables mobiles croisées (1,2), dont cha- cune d'elle est mue par l'un desdits moteurs. - Application du procédé spécifié selon l'une des reven- dications 1 à 6 ou du dispositif selon l'une des revendi- cations 7 à 9 à la reconnaissance de caractères immunocy- tologiques.