Le présent texte contient des additions et ampliations du brevet Ne 78 34 112 intitulé "Système nouveau de règlements par chèques". L'objet de l'invention est d'instituer un système informatisé par lequel le récepteur d'un chèque peut vérifier instantanément sa solvabilité. Nous commencerons par le cas des chèques émis en paiement a des"guichets", (commercants, services publics, botels, etc) qui peuvent être équipés d'une petite machine que nous appellerons la"lectrice" et dont le rôle a s'éclairer dans le texte.Les autres cas d'opérations par chèque seront traités ensuite Chaque détenteur d'un compte en banque, que nous appellerons dorénavant "le client", possède un code personnel X que lui et sa banque sont seuls a connaître.Lorsque la banque établit un chéquier pour ce client, elle y inscrit en trace magnétique, par exemple en un endroit -du dos libre, revêtu d'une couche d'oxyde de quelques microns un code Y qui se répète sur chaque chèque et ) qui contient un segment Y1 permettant de l'identifier elle, banque domiciliante, et un segment Y2 propre au chéquier.La banque communique le code Y a l'ordina- teur central en indiquant que le chéquier correspondant appartient au client ayant le code X, dont elle communique aussi le solde du compte chez elle a ce moment. On va voir quten fait cet ordinateur connaîtra le solde vrai en perman aul nence, indépendamment de ces communications coup par coup. Lorsque le client veut payer par chèque à un guichet équipé, il place ce chèque,qu'il a signé, sur la lectrice, qui y inscrit automatiquement la date. Le client tape le montant S, qui va s inscrire sue le chèque et que le destinataire de celui-ci apprçoit sur une fenêtre. Ensuite l'émetteur du chèque appose, par l'un des moyens qui seront précisés plus bas, et qui tous comportent une protection totale contre tout regard indiscret, son propre code X. Le récepteur du chèque, ou le client, au choixpappuie alors sur un bouton, ce qii a pour effet de connecter le guichet, par téléphone, à ltordinateur central, et d'acheminer vers lui, par la ligne téléphonique, le code X, le montant S de la transaction, et le code Y du chéquier, que la lectrice lit sur le chèque. L'ordinateur vérifie dans aa mémoire que le code Y du chéquier est bien appairé au code X du client, et que le montant S émis est bien inférieur au solde précédent SO qu'il a dans sa mémoire. Si l'une de ces conditions n'est pas remplie, il émet en retour, toujours via la ligne téléphonique qui est restée ouverte, an signal qui allume un feu rouge au guichet et a pour effet que le chèque est refusé. Dans le cas contraire l'ordinateur émet un signal qui allume un feu vert qui fait accepter le chèque et apparaître dessus une marque "payé", et en même temps soustrait la somme S qui vient d'être émise du solde antérieur SO et remplace celui-ci, sur le compte de X, par le résultat de la soustraction, qui constitue le nouveau solde de X. On observera que par ce système un détenteur de compte peut reti rer de l'argent à n'importe quel moment, auprès de n'importe quel guichet de banque, et même par le guichet dtin commerçant si celui-ci veut bien lui remettre aes èspèces. C'est un avantage précieux. Si un chèque barré est émis par un payeur en faveur d'un bénéficiaire autrement qu'à un guichet équité, p.ex. de la main à la main, ou par lettre ou par toute autre voie que noas appelleronsl'privee", le bEneficiaire, comme dans la pratique actuAlleJ porte ce chèque à sa propre banque, qui va le traiter à son profit, selon le mécanisme décrit plus loin pour créditer les comptes. Si au contrairé le chèque émis par le payeur IC.. sur sa banque A, est libellé au porteur, le # ce chèque à n'importe quelle banque B. Celle-ci ne connait que le nom de l'émetteur du chèque} mais pas son code puisqu'il ntest pas présent pour l'apposer sûr une lectrice. La banque B "passe" alors par banque /domiciliatrice du compte sur lequel le chèque a été émis : la banque B communique par téléscripteur à un terminal spécial situé dans la banque A le nom du payeur. Ce terminal contient la table des comptes domiciliés à cette banque, y lit le code X du payeur en face de son nom, et consulte l'ordinateur, soua sa clé,avec ce code X.S'il reçoit le feu vertJil le signale en retour à la banque B, via la ligne qui est restée ouverté, et cette banque B paie le hénéficiaire l'opération complète par réflexion sur la banque domiciliatrice est à peine plus longue qu'un échange à un guichet équipé. Le cas des travellers checks se résoud facilement, dans le cadre de l'invention en faisant apposer au possesseur de tels chèques, devant la banque émettrice, une première signature magnétique qui inscrit le code X dans une aire spéciale puis la même dans une autre aire quand il émet le chèque devant un guichet muni d'une lectrice. I1 n'y a pas besoin dans ce cas d'un ordinateur central, il suffit que les petites machines lectrices lisent les deux signatures et comparent leur identité. On peut prévoir dans ce cas, qu'il y ait aussi, en plusydes signatures manuelles, comme dans la pratique existante, ce qui permet à des chèques de s'échanger entre personnes non équipées.Toutefois, si on craint qu'une personne qui se serait emparée illégalament d'un chéquier de travellers dispose d'un équipement capahle de lire le code X sur la lectrice, il suffirait au récepteur de se mettre en rapport avec l'ordinateur central avec l'ordinateur central pour vérifier la comptabilité de X avec le code Y du chéquier, qui dans ce cas est enregistré par cet ordinateur seul et ne figure pas sur le chéquier. Si une banque domiciliatrice d1un compte X veut débiter ce compte en l'absende du client, pour effectuer à faveur de tel ou tel organisme un ppé lèvementCautorisé par le client), elle se comporte comme un guichet extérieur, c. à. d. interroge ltordinateur pour la somme considérée sous le todG X,Y du client, qu'allie connait, et sous sa clé. Si elle reçoit le feu vert, elle établit l'ordre de Virement en faveur de ltorganisme intéressé. Si elle reçoit le feu rouge, elle avise le client d'avoir à réapprovisionner son compte. Ce passage de la banque domiciliatrice par l'ordinateur est nécessaire parce qu'elle ne tient pas le compte en synchronisme avec les opérations du client. Selon le principe appliqué aujourd'hui, elle, banque, ne va débiter le compte (X,Y) que lorsqu'elle aura en main l'ordre de paiement correspondant, le le bénéficiaire de cet ordre ne le présente à l'encaissement de la banque do- miciliatrice que des jours après l'avoir reçu des mains du payeur. I1 pourrait donc se faire, Si la banque opère un prélèvement sue le compte (X,Y), alors que tous les chèques passés émis par le détenteur de ce compte ne lui sont pas encore parvenus, qu'elle ignore que, du fait de ceux-ci, le compte est déjà épai- se. C'est pour eviter une telle situation que la banque ne fait un pr-lèvemenp sur les comptes qu'elle gère qu'en passant elle aussi par l'ordinateur central. Elle y procède dès qu'elle estime que le moment est venu de débiter un compte. On observera que ce mécanisme établit enfin, entre les récepteurs de fonda tirés d'un compte, une priorité vraie, c.à.d. qui suit instant par instant pans le temps l'ordre des opérations effectuées par le détenteur du compte, ou pae sa banque en son nom. Cela exigera quelques ajustements dans le code de procédure actuel où la priorité suit l'ordre, artificiel, dans lequel les chéques émis sur un compte apparaissent entre les mains de la banque qui 10 domicilie. Une autre observation capitale est que si on impose aussi au détenteur du chéquier (X,) la condition de ne pouvoir retirer lui-même de l'argent, que par l'intermédiaire du dit chéquier, il en résulte que tous les récepteurs qui ont été payés sur ce compte (X,) onp la certitflde qu'ils seront effectivement crédités lorsque leur chèque parviendra à la banque domiciliatrice, quelque soit la date de présentation. Car la somme correspondante a été déduite au moment où elle a servi à un échange, et ne pourra plus être rendue caduque par un retrait abusif puisqu'un tel retrait est impossible. Cette somme restera donc automatiquement disponible à la banque domiciliatrice jusqu'à ce que le chèque correspondant soit présenté et que cette somme soit ainsi éteinte chez le client payeur au profit du bénéficiaire. Le système offre par conséquent pour la première fois l'avantage considérable de garantir le paiement à chaque récepteur d'un chèque. Il reste à prendre en considération les crédits qui augmentent les soldes des comptes. Eis se font sur des effets (versement du détenteur, chèques barrés, virements et transferts de toutes sortes) dont la banque domiciliatrice tape les montants sur und transcriptrice spéciale, p.ex. à mesure qu'ils arrivent ou certaine heures, accompagnés du code (X,Y) du chéquier crédité. Un "terminal"de collecte" spécial refait, le soir, la ventilation de ces crédits de façon que tout ce qui est entré en faveur du compte (X,Y) soit additionné sous ce code. Le terminal est ensuite placé en condition d'appel ouvert.Puis, pendant la nuit, l'ordinateur central interroge par téléphone à tour de roule les 20.000 terminaux des 20.000 banques, et à chaque crédit qu'elle lit, sur un compte (X,Y), l'ajoute au solde de ce compte dans sa mémoires laquelle sera prête à servir avec le nouveau solde le lendemain matin. Comme il y a 14 heures de fermeture des banques, soit 50.000 secondes, cela permet à chaque banque d'avoir la parole, pour Vider son terminal de collecte, pendant une durée moyenne de 5,5 secondes.Comme on verra plus bas quwune inscription peut demander environ 14 millisecondes, on voit que chaque banque peut transmettre en moyenne 160 opérations; les petites toutefois occuperont dans la collecte bien moins que 2,5 se condes, et les grosses bien plus. Si à l'expérience la capacité de la collecte de nuit n'est pas suffisante pour tous les créditements d'une journée à travers tout le pays, on pourra subdivider celui-ci en 2, 3 ou 4 grandes zones et assigner un ordinateur à chacune. Nous n'exposons ici le système avec un ordinateur national que pour la facilité du discours. C'est également la nuit que les banques, via leur terminal de collecte, informent l'ordinateur de ltextinction d'un chéquier, dont ils sont avisés par le détenteur du compte, et de la création d'un nouveau chéquier Y sous le même code X. Il peut y avoir sans problèmes deux chéquiers simultanéménent en activité sous le même code Xt pourvu que l'ordinateur le sache. On observera T'est ici le coeur du système que toute fraude devient impossible. Même si un individu s'empate illégitimement d'un chéquier, et possède un équipement électronique capable d'y liee le code Y, il ne peut rien en faire, même s'il imite les signatures à la perfection, car il ignore le code X du détenteur légitime de ce chéquier, ce code ne restant jamais inscrit nulle part. La condition de concordance entre les deux codes X et Y, l'un volant et l'autre imprimé, est d'une extrême puissance.Quant à la discrétion de l'ordinateur centrals elle est totale car il sera programmé de façon que seule (en dehors du détenteur d'un compte) la banque domiciliatrice d'un compte puisse l'interroger sur la valeur absolue du solde sous son code et encore sous une clé spéciale. Les banques n'auront donc aucune raison de s'opposer à la présence de ces soldes dans l'ordinateur central. Cônsidétations techniques. Donnons d'abord les principaux chiffres caractérisant le mouvement des chèques dans un pays de la taille de la Trace. Tous les chiffres seront majorés de JO à 20X par rapport à leur valeur en 1978. Nous appellerons "banque" toute agence d'un groupe bancaire. Il y en a environ 20.000 en France, et il y a environ 30 millions de comptes, c.à. dire en inoyenne -J500 comptes par banques. Mais ce chiffre peut descendre à 500 dans les petites agences et monter à 4500 dans les grosses. Il s'échange en France, en moyenne environ 6 millions de chèques nexterieursU par jour et 2 millions de chèques "interieurs" au réseau bancaire. Nous ne considérons d'abord que la première catégorie. Il résulte du chiffre in diqué que si les échanges se repartissaient également entre les 10 h(ou 36.000 secondes) du jour où il s'en fait de 9 h du matin à 7 h du soir , il y en aurait en moyenne 150 par seconde sur toute l'étendue du territoire national. Comme en fait la répartition est très inégale au long de la journée, on peut, selon un raisonnement habituel en ces matières, admettre qu'il y a, mettons, trois heures de pointe (de lit30 à 14h30) pendant lesquelles s'opèrent quatre fois plus d'échangea que pendant les sept autres heures considérées, en comparaison, comme creuses.Un calcul simple montre que cela même, pour les chèques extérieurs, àun taux d'échange aux heures de pointe de l'ordre de 250 par seconde. Le mouvement des chèques intérieurs qui se produit pendant la journée peut encore augmenter ce chiffre de quelques dizaines. Pour prévoir le pire nous postulerons que la cadence maximum pour tous les chèques qui s'échangent dans tout le pays est de 400 par seconde. Ceci posé, examinons d'abord la capacité de mémoire que doit avoir l'ordinateur central. Elle doit accomoder 30 millions dsétiquettes dont chacune comprend - le code Y1 de l'une des 20.000 banques, ce qui exige 15 digits binaires , soit 2 octets. - le code Y2 du chéquier en cours d'un compte. S'il indique p.ex. le jour et l'heure de l'émission du chéquier il faut 4 digits pour le millésime (1. valeurs d'année) 9 digits pour la date du jourdansllannée (360 valeur de jour) et 3 digits pour l'heure (8 valeurs d'heurs), e.à.d. ló digits, soit encore 2 octets. Notons que cette manière de coder permet de ranger les comptes dans l'ordre de naissance des chéquier, donc de la même façon dans l'ordinateur et dans les terminaux de collecte des banques, ce qui accélère la collecte de nuit - le code X du payeur, qui doit être conçu par chaque banque pour accomoder les 500 à 5000 payeurs dont elle domicilie les comptes. En adoptant un système de codage tournant autoextinctif, il y faut 3 octets. - le solde SO du compte du payeur exige encore 3 octets qui permettent d'inscrire des sommes jusqu'à 16 millions de francs. Signalons que l'ordinateur central nua pas besoin de connattre les centimes. Au total, il faut 10 octets par étiquette, y compris des digits de parité pour protéger contre des erreurs, ce qui > pour 30 millions d'étiquet- tes, conduit à une mémoire de 300 millions d'octets Cela est réalisable dans la meilleure technique moderne avec une pile de 10 à 2 disques et un temps d'accès aléatoire de l'ordre. On est même la en dessous des possibilités technologiques actuelles, de sorte qu'il reste tente la marge nécessaire pour des augmentations de capacité, ou dea écritures codées plui larges. Une passe par l'ordinateur appeléPtn comptoir commence lorsque le récepteur a appuyé sur le bouton adéquat de la lectrice, laquelle a alors déjà emmagasiné toute la lecture du chèque extérieur qui est en train de s'échanger, (codes X > Y1 > T2 ainsi que le montant S de la transaction), Soit, comme on l'a vu > une information d'au maximum 10 octets. Si on utilise sur la ligne une vitesse faible de l'ordre de 300 hauds, et en plus une répétition, ce qui assure une transmission numérique de sécurité parfaite contre les erreurs, le temps pour inscrire le message dans l'un des canaux de l'ordinateur sera de l'ordre de une demi seconde.On pourra encore sans dommage perfectionner cette phase de téléinformatique (la seule d'ailleurs que comporte le système). Le temps pour transmettre le signe "rouge" ou 1,vert1, en retour est négligeable. Le temps de traitement de ce massage dans 1'unité centrale comprend dasentiellement la recherche de l'étiquette (YJ. > 12, X,SO,) dans la mémoire. Le reste des opérations, à savoir la comparaison de cette étiquette, avec celle issue du chèque opéré, la soustraction de SO - S, la réinscription du résultat dans la mémoire, ainsi que la commande par le canal du signal "rouge" ou l'vert", se fait à la cadence ultCa-rapide (microseconde) de l'unité arithmétique.En ce qui concerne l'accès, il importe de noter que les codes Y des banques restent constants, de sorte que tous les comptes domiciliés dans une banque sont à une place connue d'avance, à laquelle la mémoire peut aller directement sur le vu de Y. La grande majorité des banques n'aura pas besoin de plus d'une piste pour accomoder les soldes des 1500 comptes, en moyenne, qu'elle domicilie. Au plus faudra-tvil deux pistes pour les grosses banques. I1 n'y a donc besoin, pour une consultation de la mémoire, que d'un ou au plus deux tours de pistes, ce qui exige 5 ou au plus 10 millisecondes dans la technologie actuelle la plus avancée. Pour laisser comme partout une marge substantielle, nous considérerons que le temps de traitement dans l'unité centrale est de 15 millisecondes. Cela permet de calculer les files d'attente. Nous gavons vu plus haut que la cadence maximum à accomoder est de 400chèques (extérieurs et intér rieurs) par seconde. Cela conduit à doter ltordinateur central de 400 canaux et 400 numéros d'appel téléphonique, chiffre acceptable. Dès lors le temps d'attente maximum, à un comptoir, pour la validation d'une opétation, est de 400 foid J5 millisecondes, auxquelles il faut ajouter la demideconde de télécom. En hau re creuse, le temps se réduit å sans de 2 secondes.On voit que l'opération peut être considérée dans tous les cas comme"instantannée" à l'échelle humaine, ce qui représente un gain de temps considérable sur un échange de chèque actuel àun comptoir. On notera que le temps maximum de 6 sec. reste inférieur au plus court intervalle des impulsions horaires qui règlent la tarification économique, de sorte que la charge de la communication téléphonique ne dépassera jamais la "taxe de basew qui est aujourd'hui de 38 centimes. Il peut se produire aussi une file d'attente au comptoir en raison du temps nécessaire à un payeur pour taper sur la lectrice son code X et la somme payée S. Cela peut exiger 10 secondes à raison de I touche frappée par seconde. Très rares seront les comptoirs qui verront défiler des payeurs à une cadence supérieure. Ceux qui risquant que cela se produise s'équiperont d'une seconde lectrice.Quant aux lignes téléphoniques dont doivent disposer les commerçants qui ont des comptoirs équipés. leur nombre ne doit être augmenté que si le temps total occupé par les consultations de l'ordinateur, pour les chèques extérieurs, temps estimé aux heures de pointe du commerce, devient une fraction notable du temps total occupé, aux mêmes heures, par les conversations téléphoniques normales du commeriant. Un calcul facile montre que les plus grosses organisations (genre Grands Magasins) peuvent être conduites par cette servitude à augmenter de 10% leur nombre de lignes, la très grande majorité des commerçants moyens pouvant se contenter des lignes qu ils ont déjà.Les 20.000 banques du pays, par contre, devront se doter chacune d'une ligne téléphonique spéciale avec l'ordinateur central. Au total, on peut estimer que la mise en place du système préconisé ici pourra exiger trente ou quarante mille lignes suplémentaires, ce qui est modestie sur un réseau de 15 millions d'abonnés. Notons pour terminer que le système se prête à de nombreuses adjonctions ou modifications que l'homme de l'art peut introduire sans peine et sans sortir des principes de l'invention. Par exemple, on peut implanter un réseau décentralisé avec une série d'ordinateurs interconnectés ne communiquant chacun qu'avec une certaine traction des banques. On peut aussi introduire la souplesse que les banquiers accordent lorsqu'ils tolèrent des découverts, soit en insteot5anF d'avance l'ordinateur central qu'il pourra valider aes chèques d'un compte jusqu'à un certain niveau au dessous de zéro, soit en lui faisant interroger la banque domiciliatrice lorsque ce niveau est atteint, cette latitude pouvant être réservée au gré des banques, à des comptes qu'elles signalent par un digit spécial. Les endossements ne souffrent pas de difficulté.On peut, si on veut -mais ce n est pas nécessaire- donner au bénéficiaire d'un endos la possihilité de vérifier à nouveau a validité de chèque qu'il a reçu d'un premier bénéficiaire qui l'adéjàvérifié. Pour cela il procède comme le bénéficiaire d'un chèque au porteur, à partir d'une banque quelconque "par réflexion", comme on l'a expliqué plus haut, sur la bqnque domiciliatrice du compte. Pour que celle-ci, quand elle interroge l'ordinateur, nty provoque pas ane seconde soustraction sur le solde, la banque domidiliatrice envoie un digit spécial qui a pour effet d'inhiber cette opération. On peut aussi ajouter sur les chèques même leur numéro d'ordre dans le chéquier que l'ordinateur peut côcher dans sa mémoire.On a vu également qu'il est facile d'étendre le système sus travellers checks. De multiples autres addttions et retouches sont possibles. Vue d'ensemble du système. Le système proposé ici ne change rien aux procédures actuelles des banques en ce qui concerne le mouvement dea chèques. En particulier le principe fondamental reste respecté que poir la banque domiciliatrice d'un compte une Dpération sur ce compte d'est effective que lorsqu'elle possède en mains l'effet ordonnant l'opération. Le système superpose simplement à l'état présent une sorte de table-témoin permanente. et instantannée, en temps réels des soldes de tous les comptes du pays, table consultative via une double codification (l'une imprimée du chéquier, l'autre volante des clients). Les avantages du système sont les suivants, conaidérables clame on va le voir 1. impossibilité abamlue de toute fraude 2. validation certaine et instantannée de tout chèque présenté en paiement à tout guichet équipé 3. cette validation se fait en tout point du pays où que soit située, dans le pays, la banque domiciliatrice du chèque 4. garantie absolue que tout chèque qui a été validé au moment d'un échange commercial sera honoré lorsque le bénéficiaire du chèque le présentera pour encaissement, à quelque date qu'il le fasse 5.Les bénéficiaires des chèques tirés sur un compte sont entre eux dans le temps, un ordre de priorité qui suit l'ordre vrai dans lequel ils ont sollicité ce compte, et non l'ordre arti- ficiel dans lequel ils présentent Leurs chèques à l'encaisse- ment et qai peut rester quelconque. 6. le détenteur d'un compte peut tetirer de l'argent pout lui kêe, àn > importe quelle banque, à n'importe quel guichet com mercial équipé 7. le hénéficiaire d'un chèque au porteur peut le réaliser à ntim- porte quelle banque 8. Les débits das comptes au profit des institutuions qui se ser vent directement s'effectuant d'une manière plus rapide et plus sûre 9. Tous lea crédits reçus par tout compte pendant une journée sont portés à son solde dès le lendemain. Rappelons que le secret bancaire seste intact puisque l'ordinateur ne répond sur le solde d'un compte que s'il est interroge avec production du code X du détenteur du compte ce qui à son tour ne peut se faire que dans deux cas -ou bien c'est le détenteur lui-même qui a ordonné l'interrogation; ou bien elle a été ordonnée par la banque et dans ce second cas cette banque doit en plus fournir une clé d'identification spéciale. La garantie de discrétion reste absolue. Revendications 1. Un système de règlements par chèque devant des guichets (commerçants, bétels, services publics, transports etc) équipés a6n appareil de lecture, dans lequel chaque chèque porte, en trace magnétique, un code propre Y comprenant, dans un premier segment)l'indicatif Y J. de la banque émettrice) et) dans un second segmentwun code Y2 donné à ce chéquier par cette banque, tandis que le détenteur du chèquier possède un code personnel X que lui seul et sa banque connaissent, le règlement par chèque d'un achat ou service à un guichet équipé d'une lectrice comportant le dépôt du chèque sur la lectrice, la frappe par le vendeur ou le client du montant M de la transaction, et la communication par le client à la lectrice de son code personnel X qui ne restera inscrit nulle part, la lectrice lisant alors l'information Y,X,M et la transmettant par le téléphone à un ordinateur central qui contient à chaque instant les soldes S de tous les comptes bancaires de toutes les banques du pays et qui habilite le chèque si legcod! et Y sont concordants et que le montant M est inférieur au solde S, dont il est soustrait instantanément pour former le nouveau solde S, l'opération pouvant sSf- fectuer à n'importe quel guichet du pays où que soit située, dans le pays, la banque domiciliatrice, et étant rigoureusement à l'abri de toute fraude du fait que personne, en dehors du détenteur d'un chéquier et de la banque qui le domicilie, ne peut réaliser la concordance entre les deux codes X touant et Y inscrit, en même temps que le bénéficiaire du chèque possède la garantie absolue d'être payé à quelque date qu'il le présente à la banque qui domicilie le compte coreespondant. 2. Des moyens permettant à un client émetteur de chèque, en accord avec la procédure faisant l'objet de la revendication N01, de faire connaître son code X à la lectrice du guichet auquel il fait son paiement, et qui comportent soit l'usage d'un ensemble de lettres et de chiffres que le client tape à la volée et que la lectrice traduit dans le code binaire, qu'elle envoie à l'ordinateur central, soit l'usage d'un signet tel que bague, plaquette, secteur d'une carte etc, où le code X est matérialisé par un dessin magnétique de telle sorte que la lectrice puisse le lire quand le signet est présenté à une fenetre. 3. L'incorporation, au système faisant l'objet de la revendication N01 d'un mode de perception de chèques au porteur dans lequel le bénéficiaire de la somme M du chèque Y porte celui-ci à n'importe quelle banque, qui interroge un circuit téléphonique spécial de la banque domiciliatrice du chèque, laquelle connaissant le code X de l'émetteur du chèque, consulte l'ordinateur central sous l'information (Y,X,M), et si la réponse est favorable la banque domicilie trice autorise le paiement à la banque à laquelle s'était présenté le bénéficiaire du chèque. 4. L'incorporation,au système faisant l'objet de la revendication N01, d'un sous-système interne aux banques qui permet à celles-ci de cumuler en fin de journée, dans une tabulatrice magnétique, tous les crédits reçus dans une journée par tous les comptes de leurs clients ces crédits étant inscrits sous leurscodes (Y,X), Slsant pendant la nuit, par téléphone, toutes les tabulatrices de toutes les banques et ajoutant les crédits nouveaux à tous les chéquiers(Y,X) qui en ont reçu. 5. L'incorporation, au système faisant l'objet de la revendication N 1 > d'un sous-système interne aux banques permettant à celles-ci de débiter les comptes de leurs clients, au profit d'organismes habilités à prélever sur ces comptes, en passant par l'ordinateur pour s'assuter que les sommes débitées sont disponibles.