La présente invention concerne d'une manière générale les dispositifs amortisseurs de torsion qui comportent deux parties coaxiales montées rotatives l'une par rapport à l'autre, dans les limites d'un secteur de débattement angulaire déterminé, à savoir, une partie comportant un voile et une autre partie comportant deux rondelles de guidage disposées de part et d'autre dudit voile et reliées l'une à l'autre par des entretoises parallèles à l'axe de l'ensemble, et des moyens élastiques circonfé- rentiellement interposés entre lesdites parties pour leur couplage en rotation. La présente invention vise plus particulièrement, mais non exclusivement, le cas où un tel dispositif amortisseur de torsion appartient à une friction d'embrayage, dite à moyeu amortisseur, notamment pour véhicule automobile. Dans une telle friction d'embrayage l'une des parties rotatives est porteuse d'un disque de friction, qui est muni de garnitures de frottement à sa périphérie, sur chacune de ses faces, et qui est ainsi adapté à être serré entre deux éléments solidaires en rotation d'un arbre, en pratique d'un arbre menant, tandis que l'autre desdites parties est solidaire d'un moyeu, qui est adapté à être engagé sur un autre arbre, en pratique un arbre mené. Â ce Jour, les entretoises reliant l'une à l'autre les rondelles de guidage d'une telle friction d'embrayage sont généralement des entretoises cylindriques de section transversale circulaire. Il a cependant déjà été proposé d'utiliser pour entretoises, des entretoises ayant transversalement, dans leur partie courante, entre les rondelles de guidage qu'elles doivent relier, une section, autre que circulaire, globalement plus allongée dans le sens circonférentiel desdites rondelles de guidage que dans le sens radial de celles-ci, et, par exemple, une section rectangulaire allongée tangentiellement vis-à-vis de la circonférence des rondelles de guidage sur laquelle elles se trouvent. Cette disposition a pour avantage, les entretoises en question travaillant essentiellement dans le sens circonférentiel, de minimiser, pour une même section transversale de ces entretoises, l'encombrement en diamètre de celles-ci, et donc les conditions étant égales par ailleurs, de libérer radialement de la place dans la friction d'embrayage concernée, ce qui favorise 1' implantation des autres organes équipant usuellement une telle friction, et/ou de réduire l'encombrement en diamètre de cette friction. ais la mise en oeuvre effective de telles entretoises å section transversale autre que circulaire, dites ci-après par commodité entretoises plates, soulève des difficultés. Celles-ci sont dues essentiellement à ce que le sertissage de leurs extrémités, communément dit bouterollage, nécessite 1' application auxdites extrémités d'une charge d'écrasement, ou charge de bouterollage, importante qui peut dépasser la résistance au flambage des entretoises auxquelles elle est appliquée et conduire donc à une déformation intempestive de celles-ci entre les rondelles de guidage qu'elles doivent relier. C'est la raison pour laquelle, en pratique, aucune des frictions d'embrayages commercialisées à ce Jour n'est reellement équipée d'entretoises plates à extrémités serties par bouterollage. I1 a certes été proposé d'assurer l'assuJettisement des extrémités de ces entretoises aux rondelles de guidage qu'elles doivent relier non plus par bouterollage, mais par pliage, lesdites extrémités étant conformées à cet effet en forme de V accentué dont chacune des branches est, à l'opposé de l'autre, rabattue à l'équerre, par pliage, contre la face correspondante d'une desdites rondelles de guidage. Mais un tel pliage n'est pas de nature a entrainer par luimême un gonflement périmétrique dans toutes les directions de l'extrémité de l'entretoise à laquelle il est appliqué, à la traversée de la rondelle de guidage correspondante par celle-ci, en sorte.qu'il subsiste un Jeu à cette traversée entre l'extrémité de l'entretoise en question et le passage de cette rondelle de guidage dans lequel elle est engagée, notamment radialement. Un tel jeu, qui est initialement nécessaire pour permettre un montage aisé des entretoises dans les passages correspondants des rondelles de guidage, peut, en service, compte tenu des sollicitations dont sont alors l'objet ces entretoises, conduire intempestivement à un pivotement et/ou un basculement de cellesci nuisible à la longévité de la friction d'embrayage qu'elles équipent. La présente invention a d'une manière générale pour objet un procédé et un appareillage permettant, sans risque de flambage, le sertissage, c'est-à-dire le bouterollage, des extrémités des entretoises reliant axialement l'une à l'autre les rondelles de guidage d'un dispositif amortisseur de torsion, notamment pour une friction d'embrayage, dans le cas où de telles entretoises sont des entretoises plates. Elle a aussi pour objet un dispositif amortisseur de torsion et une friction d'embrayage correspondants. Selon l'invention, ce sertissage se fait par roulage. De manière plus précise, on applique, suivant l'invention, à l'extrémité à sertir dtune entretoise de la friction concernée, un galet de roulage d'axe perpendiculaire à celui des rondelles de guidage que cette entretoise doit relier, et on assure un mouvement alternatif relatif de va-et-vient entre ce galet de roulage et l'extrémité à sertir à laquelle il est appliqué, d'une des tranches circonférentielles de ladite extrémité à l'autre, tout en appliquant audit galet de roulage, un effort de sertissage, parallèlement à l'axe desdites rondelles de guidage. Il en résulte que, au lieu de se faire brutalement, comme lorsqu'il résulte d'un simple écrasement axial, le'fluage latéral de matière nécessaire au sertissage recherché, se fait progressivement. I1 ne nécessite donc, pour son obtention, qu'une charge de bouterollage réduite, bien inférieure à la résistance au flambage des entretoises plates auxquelles elle est appliquée. Le procédé de sertissage par roulage suivant l'invention correspond en pratique & un laminage- à froid de la matière concernée et conduit à un fluage latéral de cette matière, en sorte que, et il s'agit là d'une caractéristique d'une friction d'embrayage entretoises serties par roulage suivant l'invention, une extrémité d'entretoise ainsi sertie a, en section, parallèlement & l'axe de la friction, un profil en barquette, c'est-à-dire un profil qui s' écarte d'autant plus d'une direction médiane de l'entretoise concernée, parallèle A l'axe que l'on se rapproche axialement, parallèlement à cette direction, de la section transversale terminale de ladite extrémité. Ce profil en barquette est à opposer au profil sensiblement en C correspondant d'une extrémité d'entretoise classiquement sertie par bouterollage, ce profil en G résultant d'un fluage de matière d'amplitude d'autant plus importante que la matière fluée est proche d'une section transversale médiane d'une telle extrémi té axialement distante de sa section transversale terminale. Corollairement, l'appareillage nécessaire & un tel bouterollage ne doit développer qu'une pression modérée vis-à-vis de la pression que doivent développer les appareillages nécessaires à ce Jour pour un bouterollage semblable lorsque celui-ci est conduit suivant la technique d'écrasement usuelle en la matière il est donc avantageusement moins encombrant et moins couteux. Eh outre, cet appareillage peut avantageusement permettre de bouteroller simultanément toutes les entretoises que présente une même friction d'embrayage ou au moins une pluralité de celles-ci. Les caractéristiques et avantages de l'inventiqn ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d'exemple, en référence aux dessins schématiques annexés sur lesquels: la figure 1 est une vue partielle en élévation d'unefriction d'embrayage à laquelle a été appliqué le procédé de sertissage par roulage suivant l'invention la figure 2 est une vue en coupe axiale de cette friction d'embrayage, suivant la ligne brisée II-II de la figure 1 la figure 3 reprend, à échelle supérieure, le détail de la figure 1 repéré par un encart III sur cette figure, et concerne l'extrémité bouterollée d'une des entretoises que comporte la friction d'embrayage concernée la figure 4 est une vue en coupe longitudinale, suivant la ligne-IV-IV de la figure 3 la figure 5 est une vue en coupe transversale, suivant la ligne V-V de la figure 4 la figure 5 bis est une vue analogue A celle de la figure 5 pour une entretoise bouterollée classiquement par écrasement axial de son extrémité correspondante la figure 6 est une vue en élévations avec arrachement, d' une entretoise susceptible d'hêtre mise en oeuvre dans la friction d'embrayage concernée, avant bouterollage des extrémités de celle-ci la figure 7 est une vue en plan de cette entretoise, suivant la flèche VII de la figure 6 la figure 8 est une vue en coupe axiale d'un appareillage propre au bouterollage d'une telle entretoise la figure 9 est une vue en coupe transversale de cet appsrdl- lage suivant la ligne IX-IX de la figure 8 la figure 10 en est une vue en coupe axiale partielle suivant la ligne X-X de la figure 9 les figures 11-12, 13-14, 15-16, 17-18, 19-20, et 21-?2, sont respectivement analogues aux figures 6, 7, et concernent une variante de réalisation pour les entretoises susceptibles d' être mises en oeuvre suivant l'invention dans une friction d'embrayage la figure 23 est une vue en perspective d'une des extrémités d'une telle entretoise, pour une autre variante de réalisation la figure 24 est une élévation-coupe, suivant la ligne nIV-XXIV de la figure 8, d'un galet de roulage susceptible d' être mis en oeuvre dans un appareillage suivant l'invention, selon une variante de réalisation de ce galet de sertissage la figure 25 est une vue analogue à celle de la figure 8 pour une variante de réalisation de l'appareillage suivant l'invention. Sur les figures 1 et 2, l'invention est appliqué à titre d'exemple non limitatif à une friction d'embrayage à moyeu amortisseur. Dans l'exemple de réalisation représenté cette friction d' embrayage comporte d'une manière générale un moyeu 10 muni à sa périphérie interne de cannelures 11 pour son accouplement en rotation à un quelconque arbre et porteur radialement, à sa périphérie externe, dtun voile de moyeu 12, deux rondelles de guidage 13 disposées de part et d'autre du voile de moyeu 12 et reliées l'une à l'autre par des entretoises 14, qui s' étendent parallèlement à l'axe de l'ensemble, et dont les extrémités 15 traversent chacune respectivement les rondelles de guidage 13 à la faveur de passages 16 (figure 45 prévus à cet effet dans celles-ci et sont serties au-delà de ces rondelles de guidage, un disque de friction 18 solidaire de l'une des rondelles de guidage 13 et porteur, à sa périphérie, et de part et d'autre de celle-ci, de garnitures de friction 19, et des moyens élastiques circonférentiellement établis entre les rondelles de guidage 13 et le voile de moyeu 12. Dans l'exemple représenté, et de manière connue en soi, ces moyens élastiques sont constitués par deux Jeux de ressorts 20A, 20B, au nombre de deux pour les ressorts 20A et de quatre pour les ressorts 20B, disposés tangentiellement dans des logements formés pour partie par des fenêtres 21A,21B ménagées à cet effet dans le voile de moyeu 12 et pour partie par des fenêtres 22 & 22B ménagées également à cet effet dans les rondelles de guidage 13. Dans l'exemple représenté, les deux ressorts 20A sont montés en opposition l'un par rapport à l'autre et, par leurs extrémités, sont, pour la position de repos de la friction d'embrayage, au contact du voile de moyeu 12 par l'une desdites extrémités, et au contact des rondelles de guidage 13, par l'autre desdites extrémités. Au contraire, les ressorts 20B sont, pour la position de repos de la friction, au contact, par leurs extrémités, des seules rondelles de guidage 13, les fenêtres correspondantes 21B du voile de moyeu 12 ayant un développement circonférentiel supérieur à celui des fenêtres correspondantes 22B des rondelles de guidage 13 et débordant circonférentiellement de part et d' autre de celles-ci. Ainsi, lorsque le disque de friction 18 est entrainé en rotation dans le sens de la flèche F de la figure 1, le voile de moyeu 12 n'est d'abord sollicité en rotation que par l'intermédiaire d'un seul des ressorts 20A, qui se comprime, l'autre se détendant jusqu'à absorption pour le sens de rotation considéré du Jeu circonférentiel existant entre les fenêtres 21B et 22B servant de logement aux ressorts 20B, les effets de ceux-ci venant ensuite s'ajouter à celui dudit ressort 20A. Ces dispositions sont bien connues par elles-m8mes et elles ne seront pas décrites plus en détail ici. Il en est de même en ce qui concerne les moyens de frottement introduits par ailleurs entre les deux parties rotatives l'une par rapport à l'autre constitutives de la friction d'embrayage, à savoir d'une part la partie formée par le voile de moyeu 12, et d'autre part la partie formée par les rondelles de guidage 13 et le disque de friction 18. Ainsi qu'il est visible sur les figures 6 et 7, chacune des entretoises 14 mises en oeuvre dans la friction d'embrayage décrite ci-dessus est constituée d'une simple plaquette convenablement découpée. Une telle entretoise 14 présente un fût central 24, dont la section transversale est globalement rectangulaire, et, vis-à-vis de ce fût, les extrémités 15 à sertir sont axialement en retrait, ce fût 24 formant ainsi, de part et d'autre desdites extrémités, des épaulements 25. Dans l'exemple représenté, les tranches circonférentielles du fût 24 de cette entretoise présentent chacune, dans leur partie médiane, une échancrure arrondie 26. Dans l'exemple représenté également, la section transversale terminale des extrémités 15 d'une telle entretoise est affectée d'une cuvette en pointe de diamant 27. Outre que ces cuvettes 27 facilitent la préhension d'une entretoise 14, il en résulte que les extrémités à sertir de cette entretoise présentent, au moins au voisinage de leur section transversale terminale, une quantité de matière moindre entre les tranches circonférentielles de cette section parallèlement à celles-ci, que suivant ces tranches circonférentielles. Pour le sertissage d'une entretoise 14 celle-ci est engagée par ses extrémités 15 dans les passages 16 prévus A cet effet dans les rondelles de guidage 13, jusqu'à butée des épaulements 25*correspondantscontre ces rondelles de guidage, tel que schématisé en traits interrompus à la figure 6. En pratique, et tel que représenté, il est nécessaire pour qu'un tel engagement se fasse sans difficulté1 qu'il existe un Jeu entre les extrémités 15 et les passages 16 des rondelles de guidage 13, tout autour desdites extrémités. Suivant l'invention, le sertissage des entretoises 14 se fait å l'aide d'un appareillage du type de celui représenté sur les figures 8 à 10. D'une manière générale, cet appareillage comporte une table d'appui 30 sur laquelle la friction 31 dont les entretoises sont à sertir est posée. Cette table d'appui 3Q présente un fût central 32 sur lequel est engagé le moyeu 10 de la friction 31, pour centrage de celleci, et une couronne périphérique 33 sur laquelle vient reposer cette friction. Au droit des entretoises 14 & sertir, la couronne 33 présente périphériquelent des rainures axiales 34 dans lesquelles s'engagent les extrémités 15 correspondantes de ces entretoises, ce qui assure nn positionnement angulaire déterminé & la friction 31 autour du fût 32 de la table d'appui 30, tout en permettant à cette friction 31 de porter sur la couronne 33 de cette table d' appui 30 de part et d'autre de ces rainures 34. L'appareillage suivant l'invention comporte encore un pla teau de pression 36 qui est monté rotatif autour d'un axe de pression 37 perpendiculaire à la table d'appui 30, c'est-à-dire à la face de la couronne 33 de celle-ci sur laquelle vient reposer la friction 31, et qui est mobile vis-à-vis de ladite table 30 suivant ledit axe de pression 37. Ce plateau de pression 36 est porteur, en regard de la table d'appui 30, d'au moins un galet de routage 39 d'axe de rota tion 40 perpendiculaire à l'axe de pression 4?, å distance de celui-ci. Dans l'exemple représenté, le plateau de pression 36 comporte une pluralité de galets de roulage 39 qui sont échelonnés le long d'une même circonférence de ce plateau, et dont les axes de rotation 40 sont concourants. En pratique, il y a autant de galets de roulage 39 que d'entretoises 14 & sertir, à savoir trois dans l'exemple représenté, et la circonférence sur laquelle se trouvent ces galets de sertissage a un rayon égal àcelui de la circonférence sur laquelle se trouvent ces entretoises. Dans l'exemple représenté, l'axe de rotation 40 de chacun des galets de roulage 39 est disposé dans un alésage 42 ménagé dans l'épaisseur du plateau de pression 36, dans la zone médiane de celle-ci, et chaque galet de roulage 39 fait saillie aussi bien sur la face du plateau de pression, qui est en regard de la table d'appui 30, que sur la face opposée à ce plateau de pression. Du côté de cette dernière face du plateau de pression 36, chaque galet de roulage 39 coopère avec un plateau intermédiaire 43, qui s'étend parallèlement au plateau de pression 36, au-dessus de celui-ci, et qui, comme lui est monté rotatif autour de l'axe de pression 37. L'appareillage suivant l'invention comporte également des moyens de pression propres à solliciter le plateau de pression 36 en direction de la table d'appui 30. Dans l'exemple représenté, ces moyens de pression comportent le nez 44 d'une presse hydraulique dont on s'est borné A schématiser en 45 l'extrémité du piston portant le nez en question. Ce nez 44 porte l'axe de pression 37 et agit sur le plateau intermédiaire 43 par l'intermédiaire d'une butée à bille 47 ; une bague élastique fendue 48 solidarise axialement les plateaux 36 et 43 à l'axe 37, et donc au nez 44. Enfin, l'appareillage suivant l'invention comporte des moyens de commande propres à permettre une commande en pivotement alternatif du plateau de pression 36 autour de l'axe de pression 3?. Ces moyens de commande peuvent être appliqués à l'un quelconque des plateaux 36, 43 ; dans l'exemple représenté, il s'agit d'une simple poignée de manoeuvre 49 rapportée sur la tranche périphérique du plateau intermédiaire 43. Chacun des plateaux 36, 43 présente une lumière allongée circonférentiellement, respectivement 50,51, dans laquelle est engagé un pion fixe 52 commun auxdits plateaux, pour une limitation appropriée du débattement angulaire de ceux-ci. Dans l'exemple représenté, ce pion fixe 52 est porté par le nez 44 de la presse hydraulique associée, et à l'une des extrémités circonférentielles de la lumière 50,51 d'un plateau 36, 43 est associé une butée réglable en position, respectivement 54, 55, pour réglage du débattement angulaire d'un tel plateau autour de l'axe de pression 37. Dans l'exemple représenté, les butées 54,55 sont constituées par de simples vis engagées à vissage dans des perçages taraudés ménagés à cet effet dans l'épaisseur des plateaux correspondants, dans la zone médiane de ladite épaisseur. Après mise en place sur la table d'appui 30 d'une friction 31 dont les entretoises 14 sont à sertir, comme décrit ci-dessus, le piston 45 de la presse associé au plateau de pression 36 est commandé en descente Jusqu'à contact des galets de roulage 39 avec les extrémités 15 correspondantes desdites entretoises 14, et application à celles-ci d'une charge déterminée. il suffit ensuite, dans l'exemple représenté, de commander à la main, à l'aide de la poignée de manoeuvre 49, une rotation alternative en va-et-vient du plateau intermédiaire 43 autour de l'axe de pression 37, pour que, entraîné par les galets de roulage 39, qui sont au contact du plateau intermédiaire 43, le plateau de pression 36 soit lui-même l'objet d'une rotation alternative de va-et-vient autour dudit axe de pression 37, suivant un déplacement circonférentiel qui, compte tenu de la démultiplication introduite par les galets de roulage 39, est égal à la moitié de celui du plateau intermédiaire 43. Au cours de la rotation alternative de va-et-vient du pla teau de pression 36, les galets de roulage 39 assurent progressivement le bouterollage recherché des extrémités 15 des entretoises 14 auxquelles ils sont appliqués. Ainsi qu'il est visible sur les figures 3 à 5, ce bouterollage se traduit par un fluage latéral, dans toutes les directions d'une telle extrémité 15, au contact de la paroi correspondante de la rondelle de guidage 13 concernée. Le profil que comporte alors en section une extrémité 15 ainsi bouterollée par roulage est un profil en barquette caractéristique, figures 4 et 5, tel que défini ci-dessus, et ce profil contraste avec le profil sensiblement en C, ou en tonneau, figure 5 bis, d'une extrémité d'entretoise usuellement sertie par écrasement axial. Compte tenu de la répartition particulière de matière au voisinage de la section terminale d'une extrémité d'entretoise suivant l'invention, telle que décrite ci-dessus, le contour 57 de cette extrémité, après son épanouissement par fluage, est globalement homothétique du contour du passage 16 de la rondelle de guidage 13 dans lequel elle est engagée, figure 3. En outre, le bouterollage par roulage appliqué suivant l'invention à une telle extrémité 15, conduit, par gonflement périmétrique de celle-ci dans toutes les directions, à une absorption complète du jeu initialement présent entre cette extrémité et le passage 16 de la rondelle de guidage 13 correspondante qu'elle traverse, figures 4 et 5. Après bouterollage d'ùne des extrémités 15 des entretoises 14 de la friction 31, on retourne celle-ci sur la table d'appui 30, et on procède, suivant le processus décrit ci-dessus, au bouterollage de l'autre extrémité 15 de ces entretoises. Suivant la variante de réalisation illustrée par les figures 11 et 12, les entretoises 14 comportent, de part et d'autre de leur fût central 24, des prolongements circonférentiels 58, formant chacun, et dans le même sens, un dièdre avec un tel fût. Une telle entretoise 14 est ainsi globalement cintrée, et sa concavité est tournée vers l'axe des rondelles de guidage qu' elle doit relier. En outre, suivant cette forme de réalisation, les cuvettes 27 affectant les faces transversales terminales des extrémités 15 d'une telle entretoise sont globalement cylindriques. Suivant la variante de réalisation illustrée par les figures 13 et 14, chaque entretoise 14 comporte des prolongements circonférentiels 58 et est globalement cintrée suivant une portion de cylindre. En variante, figures 15 et 16, les prolongements circonférentiels 58 en question sont l'un et l'autre coudés en équerre dans le meme sens. Suivant la variante de réalisation illustrée par les figures 17 et 18, ils sont coudés en équerre en sens opposés. Suivant la variante de réalisation illustrée par les figures 19 et 20, le fût 24 d'une entretoise 14 est globalement parallélépipédique, ses tranches circonférentielles étant dépourvues de toute échancrure. En variante, figures 21 et 22, ce fût 24 comporte, par emboutissage, une nervure de raidissement 59. Suivant la variante illustrée par la figure 19, les flancs radiaux des extrémités 15 dtune entretoise 14, sont chacun affectés d'une échancrure en quart d'olive 60 allant en s'épanouissant en direction de la section transversale terminale d'une telle extrémité, en sorte que celle-ci est émincée dans sa zone médiane et présente, au voisinage de ladite section transversale terminale, une quantité de matière moindre entre ses tranches circonférentielles que suivant celles-ci, comme précédemment. Dans ce qui précède, on a supposé que les galets de roulage 39 mis en oeuvre avaient périphériquement une portée de roulement circulairement continue. Or, il peut être intéressant que cette portée de roulement ait relativement un grand diamètre, pour obtenir un bon roulement du- galet. Pour, dans ce cas, réduire l'encombrement circonférentiel dû aux galets de roulage 39 dans l'appareillage auquel ils par ticipnt, il peut être intéressant, tel qu'illustré par la figure 24, d'en réduire la portée de roulement 62 aux seules parties actives 62',62" de celle -ci, compte tenu du simple mouvement alternatif de pivotement qui est le leur au sein de cet appareillage. De plus, à la manière de certains roulements à rouleaux, la portée de roulement 62 de ces galets de roulage 39 peut être conique, pour centrage du plateau 36 qui les porte vis-à-vis du plateau 43 au contact duquel ils roulent, ce plateau 43 présentant; alors à cet effet une portée conique complémentaire Dans ce qui précede également, on a supposé que le mouvement alternatif relatif de va-et-vient entre les galets de roulage et la friction à sertir 31 à laquelle ils sont appliqués résultait d'une action appliquée soit au plateau de pression 36 qui les porte, soit au plateau intermédiaire 43 associé à celui-ci. Mais ce mouvement relatif peut aussi résulter d'une action exercée à cet effet sur la friction à sertir 31. Cette possibilité est notamment illustrée par la variante de réalisation de la figure 25, suivant laquelle le plateau de pression portant les galets de roulage 39 est directement formé par le nez 44 de la presse hydraulique mise en oeuvre, ou par un plateau rapporté sur celui-ci. Dans ce cas, il n'est pas nécessaire que ces galets de roulage fassent saillie sur les deux faces de la pièce qui les porte sauf si, pour les raisons exposées ci-dessus, un grand diamètre est souhaitable pour leur portée de roulement. Dans ce cas également, il est avant-ageux que, comme représenté, la table d'appui 30 soit équipée de galets de roulage 39 semblables en correspondance avec ceux précédents, pour que la friction à sertir 31 puisse être aussi travaillée simultanément sur ses deux faces. Dans tous les cas, des moyens de commande sont prévus, pinces ou mâchoires par exemple, qui permettent de saisir la friction à sertir 31, et de lui imprimer un mouvement alternatif de va-et-vient en rotation autour de son axe (non présentEs). Bien entendu la présente invention ne se limite pas aux formes de mise en oeuvre et d'exécution décrites et représentées, mais englobe toute variante. En particulier, le nombre d'entretoises mises en oeuvre et/ou bouterollées simultanément est quelconque. Par exemple, la friction d'embrayage décrite peut comporter six entretoises. Si son bouterollage est assuré à l'aide de llap- pareil décrit, qui ne comporte que trois galets de roulage, deux passes de bouterollage sont nécessaires pour chaque face de cette friction, celle-ci étant pivotee de 600 autour de son axe entre ces passes ; en variante, ce bouterollage est assuré à l'aide d' un appareil comportant six galets de roulage. En outre, il n'est pas nécessaire que le mouvement appliqué à un galet de roulage pour sertissage de 11 extrémité d'une entretoise soit, comme décrit ci-dessus, un mouvement circulaire cen tré sur l'axe des rondelles de guidage. il pourrait aussi bien s'agir d'un mouvement linéaire par exemple, suivant une quelconque direction, ou, alternativement, suivant une pluralité de directions distinctes. Enfin, si l'intervention a été plus particulièrement décrite en référence à une friction d'embrayage à moyeu amortisseur au sein de laquelle le disque de friction est porté par celle de ses parties rotatives constitutives qui comportent les rondelles de guidage, le voile de moyeu étant dans ce cas solidaire du moyeu associé, il va de soi qu'elle s'applique aussi bien au cas où, en variante, le disque de friction est porté par l'autre partie rotative constitutive d'une telle friction, à savoir celle qui comporte le voile, les rondelles de guidage étant alors solidaires du moyeu associé ; dans tous les cas, les deux parties en question sont rotatives l'une par rapport à l'autre à ltencon- tre des moyens élastiques qui en assurent le couplage en rotation, et dans les limites d'un débattement angulaire déterminé par exemple par l'écrasement circonférentiel maximal des ressorts constituant ces moyens élastiques, et/ou par une butée des entretoises reliant les rondelles de guidage dans les bords radiaux des fe nêtres qu'elles traversent. Dans l'exemple représenté, ces fenêtres sont celles prévues par les ressorts 20A,203 de la friction. Le domaine d'application de l'invention n'est évidemment pas limité à celui des frictions d'embrayages, mais s'étend à tout dispositif amortisseur de torsion comportant deux parties coaxiales rotatives l'une par rapport à l'autre, avec interposition circonférentielle de moyens élastiques comme décrit cidessus, lesdites parties pouvant par exemple être individuellement solidarisées à des arbres à accoupler. REVENDICADIONS 1. Procédé pour le sertissage des extrémités des entretoises reliant axialement ltune-à l'autre des rondelles de guidage que comporte un dispositif amortisseur de torsion ayant deux parties coaxiales montées rotatives l'une par rapport à l'autre, dans les limites d'un secteur de débattement angulaire déterminé, à savoir une partie comportant un voile, et une autre partie comportant deux rondelles de guidage disposées de part et d'autre dudit voile et reliées l'une à l'autre par des entretoises, des moyens élastiques circonférentiellement interposés entre lesdites parties, procédé suivant lequel, s'agissant d'entretoises ayant transversalement une section autre que circulaire globalement plus allongée dans le sens circonférentiel desdites rondelles de guidage que dans le sens radial de celles-ci, on applique à l'extrémité à sertir d'une telle entretoise un galet de roulage d'axe perpendiculaire à celui des rondelles de guidage qu'elle doit relier, et on assure un mouvement relatif alternatif de va-etvient entre ce galet de roulage et l'extrémité à sertir à laquelle il est appliqué, d'une des tranches circonférentielles de la dite extrémité à l'autre, tout en appliquant audit galet de roulage un effort de sertissage, parallèlement à l'axe desdites rondelles de guidage. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'on choisit pour entretoises des entretoises dont les extrémités à sertir présentent, au moins au voisinage de leur section terminale, une quantité de matière moindre entre leurs tranches circonférentielles, parallèlement à celles-ci, que suivant ces tranches circonférentielles. 3. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1, 2, caractérisé en ce que le mouvement relatif alternatif de vaet-vient entre le galet de roulage et l'extrémité à sertir à laquelle il est appliqué est un mouvement circulaire centré sur 1' axe des rondelles de guidage. 4. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce ue, pour chaque rondelle de guidage, on assure simultanément le sertissage des extrémités de toutes les entretoises concernées. 5. Appareillage propre à la mise en oeuvre du procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 & 4, caractérisé en ce qu'il comporte une table d'appui, un plateau de pression monté mobile vis-à-vis de ladite table, suivant un axe de pression perpendiculaire à celle-ci, et porteur en regard de cette table d'au moins un galet de roulage rotatif d'axe de rotation perpendiculaire audit axe de pression, à distance de celui-ci, des moyens de pression propres à solliciter ledit plateau en direction de la table d'appui, et des moyens de commande propres à permettre une commande en mouvement relatif alternatif dudit plateau de pression vis-à-vis d'une friction à sertir placée sur ladite table. 6. Appareillage suivant la revendication 5, caractérisé en ce que le plateau de pression est monté rotatif autour de l'axe de pression, et les moyens de commande associés sont propres à en permettre une commande en pivotement autour dudit axe de pression. 7. Appareillage suivant l'une quelconque des revendications 5, 6, caractérisé en ce que le galet de roulage fait saillie aussi bien sur la face du plateau de pression en regard de la table d'appui que sur la face opposée de ce plateau de pression, et, du côté de celle-ci, il coopère avec un plateau intermédiaire parallèle au plateau de pression. 8. Appareillage suivant l'une-quelconque des revendications 6, 7, caractérisé en ce que les moyens de commande sont appliqués à un plateau. 9. Appareillage suivant la revendication 8, caractérisé en ce que lesdits moyens de commande sont constitués par une poignée de manoeuvre. 10. Appareillage suivant la revendication 5, caractérisé en ce que la table d'nappai porte également au moins un galet de roulage, en regard du galet de roulage porté par le plateau de pression, et les moyens de commande associés sont propres à etre appliqués à une friction à sertir placée sur cette table d'appui. 11. Appareillage suivant les revendications 6 et 7 prises conjointement, caractérisé en ce que chacun des deux plateaux présente une lumière allongée circonférentiellement dans laquelle est engagé un pion fixe commun auxdits plateaux, pour une limitation convenable du débattement angulaire de ceux-ci. 12. Appareillage suivant la revendication 11, caractérisé en ce que, à l'une des extrémités circonférentielles de la lumière d'un plateau est associée une butée réglable en position, pour réglage du débattement angulaire de ce plateau. 13. Appareillage suivant l'une quelconque des revendications 5 à 12, caractérisé en ce que le plateau de pression porte une pluralité de galets de roulage le long d'une meme circonférence. 14. Dispositif amortisseur de torsion du genre comportant deux parties coaxiales montées rotatives l'une par rapport à l' autre, dans les limites d'un débattement angulaire détermine, et à l'encontre de moyens élastiques, à savoir une partie comportant un voile, et une autre partie comportant deux rondelles de guidage disposées de part et d'autre dudit voile et reliées l'une à l'autre par des entretoises qui s'étendent parallèlement à l'axe de l'ensemble et dont les extrémités traversent chacune respectivement lesdites rondelles de guidage et sont serties au-delà de celles-ci, caractérisé en ce que les extrémités de ses entretoises sont serties conformément au procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3. 15. Dispositif amortisseur de torsion du genre comportant deux parties coaxiales montées rotatives l'une par rapport à 1' autre, dans les limites d'un débattement angulaire déterminé, et à l'encontre de moyens-élastiques, à savoir une partie comportant un voile, et une autre partie comportant deux rondelles de guidage disposées de part et d'autre dudit voile et reliées l'une à l'autre par des entretoises qui s 1étendent parallèlement à l'axe de l'ensemble et dont les extrémités traversent chacune respectivement lesdites rondelles de guidage et sont serties au-delà de celles-ci, caractérisé en ce que les extrémités de ses entretoises sont serties par roulage. 16. Dispositif amortisseur de torsion suivant l'une quelconque des revendications 14, 15, caractérisé en ce que les extrémités serties de ses entretoises ont, en section, parallèlement à l'axe des rondelles de guidage, un profil en barquette. 17. Friction d'embrayage ayant xn dispositif amortisseur de torsion suivant l'une quelconque des revendications 14 à 16.