La présente invention concerne un procédé de moulage par injection de curseurs pour fermetures à glissière-, obtenues par extrusion, dont les crochets d'interconnexion peuvent titre métalliques ou plastiques. L'invention concerne également les fermoirs ou curseurs obtenus par ce procédé. D'une manière générale, les fermoirs pour bandes extrudées sont injectés en métal, à des dimensions internes supérieures à celles nécessaires pour-leur fonctionnement, ces fermoirs sont ensuite calibrés par écrasement au moyen d'une machine sépciale. Cette fabrication comporte nécessairement deux temps car il est obligatoire, lors de l'injection, de disposer de noyaux de moulage pouvant être extraits de la pièce P (figes. 1 et 2) à la fin de l'injection; or, en regardant la figure 3, où sont représentés les deux noyaux de moulage 1 et 2, on voit que le noyau 1 doit avoir une dimension a au moins égale à la dimension b pour pouvoir wetre extrait, de sorte que le produit P' ainsi obtenu doit subir, après extraction des noyaux 1 et 2, un calibrage particulier pour lui donner le forme requise P. On a aussi envisagé de prévoir un moule dtinåection (fig. 4) à trois noyaux 1, 2 et 3 se déplaçant dans trois directions différentes. Cette méthodé d1injection,par rapport å la précédente, a l'avantage de permettre l'obtention directe du produit aux formes souhaitées, mais elle a non seulement l'inconvénient d'utiliser un moule à trois mouvements, mais aussi celui beaucoup plus grave de comporter des noyaux de moulage très fragiles, dfl a ce que la dimension a (fig. 4) à obtenir est faible sur ce type de fermoir. Une autre possibilité a'injection de ce type de fermoir réside dans l'utilisation d'un moule d'injection ayant deux noyaux 1 et 2 se déplaçant en sens inverse suivant une même ligne (fiv. 5) ; toutefois, dans un tel fermoir, la dimension a (fiv. 5) est relativement faible et la dimension b#, qui dans cette méthode de moulage est obligatoirement inférieure à a, devient alors trop faible pour que la résistance mécanique correcte du fermoir soit assurée. Tenant compte de ces inconvénients et frais des diverses méthodes actuellement connues, le-problème restait donc posé de la fabrication directe et à des prix industriellement acceptables, d'un fermoir -aux dimensions définitives nécessaires pour son bon fonctionnement. Pour résoudre ce problème, et donc pour éviter les inconvénients de la fabrication connue par injection d'un curseur pour fermeture à glissière constitué de deux bandes d'éléments d'interconnexion , on a eu l'idée d'utiliser un moule à deux noyaux, dans des conditions telles que, à l'injection, un premier noyau fournisse entre les deux extrémités verticales du curseur un canal rectiligne pour le passage des deux bandes d'éléments, et que le second noyau perpendiculaire au premier noyau fournisse un canal divergent du premier et s'ouvre d'une part sur le premier canal et d'autre part sur l'une des faces horizontales du curseur. Le procédé pour la fabrication par injection d'un curseur ou fermoir directement aux formes et dimensions définitives, au moyen d'un moule en deux parties et de deux noyaux, est donc caractérisé sous sa forme la plus générale par le fait que l'on forme simultanément dans le moule du curseur, un premier canal rectiligne horizontal longitudinal et un second canal perpendiculaire au premier par rapport auquel il diverge pour s'ouvrir d'une part sur le premier canal et d'autre part sur l'une des faces horizontales du curseur à mouler. L'invention peut etre mise en oeuvre, sous sa forme la plus avantageuse, par un moule en deux parties définissant le profil extérieur du curseur, le noyau formant le canal longitudinal étant déplaçable dans les deux sens et le canal transversal étant de préférence solidaire de la seconde partie, mobile, du moule. Selon une autre caractéristique de l'invention, la tirette du curseur peut etre obtenue par injection simultanée à la manière connue sur la face du curseur qui est opposée à ltou- verture externe du canal transversal. Les essais effectués lors de la mise en oeuvre de l'invention ont confirmé son intérêt pratique et la très grande économie obtenue de ce fait. On a décrit ci-apres un exemple de réalisation de l'invention, en se référant aux figures 6 à 9 des dessins annexés, dans lesquels Fig. 1 représente schématiquement un curseur connu, Fig. 2 est une vue en coupe suivant 2-2 de la figure 1, Fig. 3 à 5 représentent divers procédés connus de fabrication de curseurs par injection, Fig. 6 et 7 sont des vues en bout et de profil d'un curseur selon l'invention, Fig. S est une vue en coupe longitudinale du curseur, Fig. 9 représente une vue éclatée des organes coopé ranz pour fournir le curseur de l'invention. Aux figures 6 et 7, on voit le canal longitudinal 6 du curseur muni des fentes longitudinales droite 7 et gauche 8, dont la première 7 s'étend d'une face verticale 9 à l'autre 10 et dont la seconde (8) est interrompue au plan d'intersection entre la glissière (ou canal) 6 et le canal divergent 11 s'ouvrant sur laface supérieure 12 du curseur. Pour fabriquer un curseur selon les figures 6 et 7, on utilise un moule en deux parties 13 et 14 dont la partie 13 est mobile dans l'exemple représenté. La partie 13 est solidiaire d'un noyau 15 qui a la forme requise pour ménager le canal 11 dans la masse injectée dans le moule.Le second noyau 16, guidé par tous moyens appropriés, peut être déplacé perpendiculairement au trajet du noyau 15, comme représenté par les flèches de la figure 8, de manière à ménager le canal longitudinal 6 dans la masse injectée ; on notera que les noyaux 15 et 16 sont usinés de manière à prendre appui l'un sur l'autre à l'entrée intérieure du canal 11, et que le noyau 16 présente les deux sections différentes 161 et 162 nécessaires pour que le canal 6 ait les dimensions requises pour admettre dans sa partie de droite les deux épaisseurs superposées des éléments d'interconnexion des bandes de la fermeture à laquelle le curseur est destinés. Il apparaît; olairenent que le moule selon l'invention qui permet une extraction simple des noyaux, fournit directement après son ouverture qui retire le noyau 15 de la pièce injectée et après le déplacement vers la aroite du noyau 1:6 - le curseur désiré aux dimensions requises pour son fonctionnement. Comme il a été indiqué ci-dessus, le procédé de moulage selon l'invention fournit donc bien, en une seule opération très simple, un fermoir ou curseur immédiatement utilisable. #vKÇDIQATiOt#S 1. Procédé de fabrication dans un moule à deux noyaux, d'un curseur directement utilisable après son moulage par injection, pour une fermeture à glissière, constituée de deux bandes d'éléments d'interconnexion1 caractérisé par le fait que l'on forme simultanément dans le moule du curseur, un premier canal rectiligne horizontal lonvitudinal et un second canal perpendiculaire au renier par rapport auquel il diverge pour s'ouvrir d'une part sur le prier canal et d'autre part sur l'une des faces horizontales du curseur à mouler. 2. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte un moule en deux parties applicables l-'une contre l'autre et définissant le prof il du curseur lorsqu'elles sont en contact,-un premier noyau déplaçable suivant la longueur du curseur à mouler pour y ménager la glissière des deux bandes de la fermeture,-ainsl qu'un second noyau déplaçable perpendiculairement au premier noyau sur lequel il appuie et formant le canal divergent pour écarter ou rapprocher une des bandes de l'autre. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'une des parties du moule est fixe et l'autre mobile et que le second noyau est solidaire de ladite partie mobile du moule. 4. Dispositif selon l'une des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que les deux parties du moule comportent des moyens pour mouler directement la tirette en même temps que le curseur. 5. Curseur moulé par injection selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 et ayant directement en sortant de moulage les formes et dimensions requises pour son fonctionnement.