FR 2506652 A3 19821203 FR 8110845 A 19810529 La présente invention est relative à des perfectionnements apportés aux machines-outils du genre des rectifieuses planes, dans lesquelles la pièce à usiner est fixée sur une table horizontale animée d'un mouvement alternatif de translation tandis que 11 outil tournant est calé sur la broche d'une tête d'entraînement portée par un coulisseau réglable en hauteur le long d'une colonne verticale. Lesperfectionnements qui font l'objet de l'invention ont pour but d'étendre de manière substantielle le domaine d'utilisation d'une telle machine, en permettant la realisation d'usinages qui exigent habituellement des manoeuvres malaisées ou même le recours â d'autres appareillages. La machine suivant l'invention est essentiellement remarquable en ce que la tête porte-outil est montée sur le coulisseau réglable de façon à disposer d'un angle de pivotement d'au moins 1800 suivant deux axes orientés à angle droit l'un par rapport à l'autre. A cet effet et conformément à une disposition préférée de l'inven tion, la tête porte-outil comporte deux tourillons horizontaux opposés qui coopèrent avec des portées correspondantes prévues sur les bras d'un berceau rapporté en porte-à-faux sur le coulisseau réglable, ce berceau étant lui-même susceptible d'être librement orienté suivant son axe par rapport audit coulisseau. Le dessin annexé, donne à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer Fig. 1 est une vue générale en perspective d'une rectifieuse plane établie conformément à la présente invention. Fig. 2 est une coupe horizontale de détail à plus grande échelle montrant l'agencement du berceau interposé entre le coulisseau réglable et la tête porte-outil. En fig. 1 on a représenté en 1 la partie supérieure du socle de la machine. Ce socle 1 est pourvu de guides sur lesquels coulisse une pièce 2 dont le déplacement est assuré par une vis 3 susceptible d'être commandée soit par un petit moteur 4 propre à impartir un mouvement alternatif a ladite pièce, soit par un volant manuel 5. Sur la pièce 2 est montée une fausse table 6 susceptible de se déplacer perpendiculairement à ladite pièce 2 sous l'effet soit d'un moteur 7 associé à une crémaillière latérale, soit d'un volant 8 calé sur une vis débrayable. La fausse table 6 supporte à son tour une table 9 qui pivote en 10 et qui est propre à être bloquée à l'orientation choisie au moyen de mors 11 portés par la fausse table 6. C'est sur la table orientable 9 qu'est fixé l'étau ou plateau magnétique (non représenté) destiné au maintien de la pièce à usiner et l'on comprend que la manoeuvre des moteurs 4 et 7 (ou des volants 5 et 8) et des mors 11 permet d'amener cette pièce à l'emplacement requis et à l'orientation exacte désirée tout en lui impartissant, le cas échéant, le mouvement alternatif de translation nécessaire a l'usinage. A la manière usuelle le socle 1 est solidaire d'une colonne 12 fermée par un chapeau supérieur 13. Ce dernier supporte une vis 14 orientée verticalement en direction du bas et entratnée en rotation par un petit moteur électrique 15. Cette vis 14 traverse un filetage ménagé dans un dé ou coulisseau 16 monté à l'intérieur de rainures pratiquéés dans la face antérieure de la colonne 12, de telle sorte que la rotation de la vis 14 permet le réglage précis de la hauteur dudit coulisseau 16 au-dessus de la table 9. Comme plus particulièrement montré en fig. 2, contre la face avant du coulisseau 16 vient prendre appui un berceau 17 prévu horizontalement en porte-à-faux au-dessus de la table orientable 9. Ce berceau comprend en premier lieu une bride 17a à profil circulaire, maintenue appliquée contre le coulisseau 16 par deux mors ou brides 18 en forme de segments, manoeuvrés au serrage à l'aide de vis telles que 19 ; on observera que le centrage correct du berceau 17 par rapport au coulisseau 16 est opéré par engagement d'un bossage arrière cylindrique 17b à l'intérieur d'une dépression circulaire 16a dudit coulisseau. Le berceau 17 comprend également deux bras parallèles 17c dont l'extrémité libre est creusée d'une entaille à profil semi-circulaire destinée à former logement pour un tourillon 20 immobilisé angulairement et retenu en place à l'aide d'un mors de serrage 21 associé à des vis de blocage 22. Les deux tourillons 20 sont prévus à l'opposé l'un de l'autre sur la carcasse ou enveloppe d'une tête porte-outil 23. Celle-ci renferme un moteur d'entratnement traversé par une broche tournante dont une extrémité est équipée d'un mandrin ou organe équivalent propre à la fixation, directe ou indirecte, d'une meule ou outil 24 (fig. 1). La longueur des bras 17c du berceau 17 est telle que la tête porte-outil 23 est susceptible de se déplacer sur un angle de 3600 suivant l'axe déterminé par les tourillons 20 (flèche F1), le blocage à l'orientation désirée étant obtenu par manoeuvre des vis 22 associées aux mors 21. Par ailleurs le berceau 23 est lui-même susceptible d'être réglé en orientation sur 360 suivant un axe horizontal disposé à angle droit par rapport à celui des tourillons 20, cette possibilité de réglage ayant été matérialisée en fig. 1 par la flèche F2. On conçoit dans ces conditions qu'on dispose finalement d'un dispositif de réglage analogue à un mécanisme à la Cardan, qui permet d'amener outil 24 à toute position et orientation voulues, ce qui autorise en conséquence la réalisation de tous travaux de rectification sur l'une quelconque des faces d'une pièce à travailler fixée sur la table 9. Cet outil 24 sera le plus souvent constitué par une meule de rectification, mais on peut remplacer celle-ci par une fraise, par une mèche ou un foret, etc..., si bien que la machine suivant l'invention présente une très large plage d'uitlisations et peut de la sorte remplacer à elle seule plusieurs machines différentes. Cette extension du domaine d'emploi de la machine est facilitée par le caractère orientable de la table porte-piece 9 et par la possibilité de débrayer la commande longitudinale de celle-ci lorsque nécessaire. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'a titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. On conçoit en particulier qu'on puisse prévoir des verniers pour faciliter les différents réglages. REVENDICATIONS 1. Machine-outil du genre des rectifieuses planes, comprenant une table porte-pièce susceptible d'être animée d'un mouvement alternatif de translation et une tête porte-outil montée sur un coulisseau réglable en hauteur au-dessus de ladite table, caractérisée en ce que la tête porte-outil est fixée sur le coulisseau de façon à disposer d'un angle de pivotement d'au moins 1800 suivant deux axes orientés à angle droit l'un par rapport à l'autre. 2. Machine-outil suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la tête porte-outil comporte deux tourillons opposés engagés dans des portées prévues sur un berceau rapporté en porte-à-faux sur le coulisseau réglable, ledit berceau étant luimême susceptible d'être librement orienté par rapport au coulisseau précité. 3. Machine-outil suivant la revendication 2, caractérisée en ce que le berceau comprend d'une part une bride arrière propre à être maintenue appliquée, à l'orientation désirée, contre le coulisseau réglable, et d'autre part deux bras parallèles dont les extrémités, entaillées pour recevoir les tourillons de la tête porte-outil, sont équipées de mors de serrage pour l'immobilisation angulaire desdits tourillons après réglage. 4. Machine-outil suivant la revendication 3, caractérisée en ce que la face arrière du berceau présente un bossage cylindrique en relief qui est engagé dans une dépression circulaire du coulisseau en vue d'opérer le centrage dudit berceau. 5. Machine-outil suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que la table porte-pièce est orientable sur le socle de la machine et est équipée d'une vis débrayable pour sa commande longitudinale.