La présente invention concerne un procédé pour le finissage de panneaux agglomérés de bois, avec l'emploi de papier semi-synthétique, ainsi que les produits obtenus avec ce procédé. On sait effectuer le finissage de panneaux agglomérés en les revêtant d'un papier cellulosique imprégné d'une résine phénolique. Dans un tel cas, le revêtement est réalisé en appliquant le papier ainsi imprégné sur le panneau, et en soumettant le tout à un traitement à chaud, à des températures normalement comprises entre 80 et 1500C, sous des pressions comprises entre 10 et 30 kg/cm2 avec des temps opératifs de 30 à 120 secondes, selon un cycle opératif défini chaud/chaud. La demanderesse a maintenant trouvé qu'il était possible d'effectuer le finissage des panneaux agglomérés par un revêtement de matériaux du type papier, sans recourir à leur imprégnation de résine, ou à l'emploi d'agents collants, au moyen de cycles opératifs de courte durée du type chaud/ chaud en utilisant, comme matériau de revêtement, des feuilles constituées d'un mélange de fibres cellulosiques avec des fibrilles de polymeres thermoplastiques ayant une aire superficielle supérieure à 1 m2/ g. En particulier, on utilise des feuilles formées de deucouches, celle en'contact avec la surface du panneau comprenant des fibres cellulosiques et fibrilles synthétiques au rapport pondéral compris entre 10/90 et 55/45, tandis que dans la seconde couche ce rapport varie entre 100/0 et 55/45. Par le nom de fibrilles, on indiquegénéralement des structures fibreuses, de forme allongée, non granulaires et ayant une longueur moyenne de l'ordre de 0,1 à 50 mm et un diamètre compris entre environ 1 et 400pu Les fibrilles ayant une aire superficielle supérieure a 1 m2/g sont actuellement utilisées pour remplacer partiellement ou totalement la cellulose dans la fabrication du papier ou des produits qui en sont proches. La préparation de telles fibrilles peut être effectuée de diverses façons. Selon le brevet britannique n9 868 651, des structures analogues peuvent être préparées en ajoutant une solution d'un polymère synthétique à un non solvant du polymère, en soumettant en même temps le polymère précipité, ou à l'état regonflé à l'action de forces de cisaillement. Un procédé semblable est décrit également dans la demande de brevet germanique n 2 208 553. Selon le brevet britannique nO 1 287 917, des structures d'une morphologie analogue, également utilisables dans le cadre de la présente invention, sont obtenues par polymérisation dealpha oléfines en présence de catalyseurs de coordination, sous l'action de forces de cisaillement s'exerçant au moyen de réactions D'autres procédés, au moyen desquels on obtient des structures fibreuses ayant les caractéristiques et les propriétés d'application ci-dessus décrites, à l'état d'agrégatsplus ou moins cohérent, ou desstructures filamentaires fibrillées (plexofilaments) consistent å extrudérer à travers un orifice, des solutions, des émulsions, des dispersions ou des suspensions de polymères synthétiques dans des milieux solvants, émulsionnants ou dispersants, ou leurs mélanges, en condition drévaporation presque instantanée du solvant ou de la phase liquide présente (procédés de "filage éclair"). Des procédés de ce type sont décrits par exemple dans les brevets britanniques nO 891 943 et 1 262 531, dans les brevets US nO 3 770 856, n" 3 740 383, n 3 808 091 , dans le brevet belge n 789 808, dans le brevet français n 2 176 858 et dans la demande de brevet germanique n 2 343 543. Les agrégats fibreux ou plexofilaments obtenus selon ces procédés peuvent facilement être- desagrégés au moyen d'un cisaillement et d'un raffinage, jusqu'à ce que l'on obtienne des structures fibreuses alimentaires ayant une aire superficielle supérieure à 1 m/g, et pouvant être employées dans la préparation de papier ou produits analogues. Le brevet britannique n 891 945 décrit par' exemple la préparation de telles structures fibreuses (fibrilles de plexofilaments) par désagrégation de plexofilaments obtenus au moyen d'un filage éclair de solutions polymériques. Enfin, des fibrilles ou structures fibreuses ayant des caractéristiques analogues d e application et également utilisables dans le cadre de la présente invention, peuvent être obtenues avantageusement en soumettant une solution, ou bien une suspension, une émulsion ou une dispersion d'un polymère dans des solvants et/ou des émulsionnants ou des dispersants, tandis que l'on extrude en condition d'évaporation rapide de la phase liquide, à l'action d'un cisaillement par un fluide gazeux à une vitesse élevée et dirige angulairement par rapport à la direction de l'extrusion. Des procédés de ce type sont décrits dans le brevet italien n 947 919 et dans la demande de brevet en Italie nO 29 594 A/74 au nom de la demanderesse. La présente invention a par conséquent pour objet un procédé pour le finissage oubrevêtement de panneaux agglomérés, au moyen de feuilles contenant au moins partiellement des fibres cellulosiques, qui consiste à disposer sur la surface du panneau, une feuille constituée de deux couches superposées, celle en contact direct avec la surface du panneau comprenant un mélange de fibres cellulosiques avec des fibrilles d'au moins un polymère thermoplastique, ayant une aire supérficielle supérieure à 1 m2/g où le rapport pondéral fibres cellulosiques/ fibrilles est compris entre 10/90 et 55/45, tandis que la seconde couche comprend des fibres cellulosiques et les fibres ci-dessus au rapport pondéral fibres cellulosiques/fibrilles compris entre 10/0 et 55/45 et à provoquer ainsi l'adhérence de cette feuille au panneau par un traitement sous pression à une température qui est supérieure à au moins 350C à celle de la fusion du polymère thermoplastique qui constitue ces fibrilles. Les feuilles à deux couches utilisées dans le procédé selon l'invention peuvent être préparées avec les techniques communes du papier, à partir de dispersions aqueuses de mélanges de fibres cellulosiques avec des fibrilles thermoplastiques, aux rapports pondéraux définis ci-dessus. En plus du matériau fibreux ci-dessus, peuvent être présents dans ces dispersions, et ainsi dans les couches composant la feuille à utiliser, d'autres types de fibres, naturelles ou synthétiques, pouvant remplacer jusqu'à 50% en poids les fibres de cellulose, en plus des charges inorganiques, des colorants, des pigments et des additifs normaux employés dans la préparation du papier traditionnel. Les fibrilles présentes dans les deux couches de la feuille peuvent être constituées de n importe quel polymère synthétique thermoplastique. On peut citer, comme exemples de polymères thermoplastiques adaptés, les polymères des oléfines, des monomères vinyliques et acryliques en général, de formaldéhyde 9 des amides, les copolymères de ces monomères, ainsi que les résines de polyester, les polyacrylates et le polystyrol. P leur tour, les fibrilles thermoplastiques peuvent contenir des charges inorganiques comme le talc, le kaolin, le bioxyde de titane, la silice, en une quantité pouvant atteindre 7%3 @ du poids global des fibrilles ainsi chargées. L'exemple qui suit sert à illustrer la présente invention sans la limiter. Exemple. Au moyen d 'une machine à papier pourvue de deux formes en rond, alimentées de deux pites aqueuses de fibres (a) et (b) comprenant respectivement (a) 30% en poids de fibres de cellulose de conifère et 70% en poids de fibrilles de polyéthylène (température de fusion : 1350c) ayant une longueur moyenne de 1,5 nim, un diamètre moyen (apparent) de 18 et une aire superficielle de 6 m/g; (b) 100% de fibres de cellulose de conifère on prépare des feuilles ayant un poids de 140g/m2, constituées des deux couches ayant respectivement la composition des pâtes aqueuses ci-dessus et des poids de 95 et 45 g/m. Quatre de ces feuilles sont disposées sur des panneaux agglomérés de bois, la couche la plus riche en fibrilles thermoplastiques étant en contact direct avec la surface du panneau. Chaque panneau contenant la feuille est traité sous pression et à chaud dans les conditions qui suivent : Température Pression Temps ( C) (atm.) (secondes) 1 panneau 160 30 120 2 panneau 168 20 80 3 panneau 180 20 50 4 panneau 180 20 25 Les panneaux ainsi préparés sont soumis à un essai empirique dénommé "essai de Tesa", ayant pour but d'évaluer l'adhérence de la feuille de papier au panneau de bois et le degré de cohérence de la superficie du panneau lui-même. Cet essai consiste à faire adhérer une bande adhésive standard à la surface du panneau et à arracher la bande d'un mouvement rapide, dirigé parallèlement à la surface du panneau. Les résultats de l'essai ont été les suivants 10 panneau : arrachement total du papier du panneau 20 panneau : defeuilletage de la couche de papier (la couche semi-synthétique adhère au panneau tandis que celle formée de cellulose seule est arrachée) 30 panneau . aucun arrachement ni défeuilletage du papier, dû à la bande adhésive. 40 panneau : aucun arrachement ni défeuilletage du papier dû à la bande adhésive. Bien entendu, l'invention n'est nullement au mode de réalisation décrit qui n'a été donné qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits, ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit etmises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Procéde pour revêtir des panneaux constitués de copeaux de bois5 caractérisé en ce qu'il consiste à disposer sur la surface dudit panneau, une feuille constituée de deux couches superposées, celle en contact avec la surface dudit panneau comprenant un mélange de fibres cellulosiques avec des fibrilles d'au moins un polymère thermoplastique, ayant une aire superficielle supérieure à 1 m/g, où le rapport pondéral fibres cellulosiques/fibrilles thermoplastiques est compris entre 10/90 et 55/45s tandis que ladite seconde couche comprend lesdites fibres cellulosiques et lesdites fibrilles au rapport pondéral fibres cellulosiques/fibrilles compris entre 100/0 et 55/45,et à provoquer ainsi l'adhérence de ladite feuille audit panneau par un traitement sous pression à une température qui est supérieure d'au moins 350C à la température de fusion du polymère thermoplastique qui constitue lesdites fibrilles. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le polymère thermoplastique précité constituant les fibrilles précitées est un polymère d'oléfine. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le polymère thermoplastique constituant les fibrilles précitées est du polyéthylène. 4. Panneaux constitués de copeaux de bois, caractérisés en ce qu'ils sont revêtus par le procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes.