L'invention concerne le bouchage de récipients en matière déformable, notamment de flacons en matière plastique. On sait que l'emploi de tels récipients se répand de plus en plus et qu'on les utilise pour le conditionnement de produits de toute nature. Ils servent,en particulier,au conditionnement de liquides alimentaires fermentescibles, qui doivent etre eabouteil- lés à chaud, mais on a constaté que, dans ce cas, les récipients sont susceptibles de se déformer, après bouchage, du fait de la contraction du liquide lors du refroidissement. En effet, le passage d'une température relativement élevée, comprise entre 55 et 800C suivant la nature du produit considéré, à la température ambiante, s'accompagne d'une diminution de volume, qui a pour conséquence l'apparition d'une dépression à l'intérieur du récl- pient bouché hermétiquement, dépression qui provoque la déformation du récipient, par aplatissement des parois, et le rend inesthé tique. Pour remédier à cet inconvénient, on a déjà proposé de ménager sur la surface des récipients en matière plastique des creux et des reliefs se prêtant à une déformation de l'ensemble, sans qu'il en résulte une modification de l'aspect général du récipient sensible au regard. Cet aménagement ntest toutefois possible qu'avec certains types de flacon, mais ne peut s'appliquer à un récipient d'une forme quelconque. Par ailleurs, il a été proposé, dans le brevet français nO 924 019 et le premier certificat d'addition nO 63 706 rattaché à ce brevet, un dispositif de bouchage pour récipients en verre qui comporte , interposée entre la surface du liquide conditionné et un moyen de bouchage d'un type classique muni d'une entrée d'air susceptible d'être obturée après bouchage,-une membrane en une matière souple, déformable élastiquement, qui est assujettie au dit moyen de bouchage.Ce système vise à éviter l'emprisonnement d'uretrop grande quantité d'air dans le récipient bouché, tout en éliminant les risques de rupture du récipient de verre qu'entraîne la disparition d'un matelas d'air soit au moment du bouchage, si du liquide est comprimé involontairement, soit après bouchage, lorsque du gaz carbonique se dégage du liquide conditionné, à la suite d'une fermentation de celui-ci. Un tel dispositif de bouchage pourrait éventuellement être appliqué à des récipients en une matière déformable, en vue d'éviter le collapsus de ceux-ci, après remplissage par un liquide chaud et boucanage en cet état. Ce dispositif présente toutefois l'inconvénient qu'une quantité non négligeable d'air est emprisonnée entre la membrane et le moyen de bouchage proprement dit (bouchon couronne par exemple). Or il est bien connu que les membranes souples sont en général perméables aux gaz, de sorte que l'oxygène de l'air emprisonné aura tendance à diffuser à travers la membrane,après bouchage,et à réagir sur le liquide conditionné, si celui-ci est sensible à l'oxygène, de sorte que l'on constate un raccourcissement sensible de la durée de conservation du liquide embouteillé. C'est ainsi, par exemple, que pour une bouteille d'une capacité de 1,4 1 équipée du système de bouchage décrit ci-dessus, le volume d'air emprisonné, lorsque du liquide est embouteillé à 720C environ et ramené après bouchage à la température ambiante, est de l'ordre de 20 ml, ce qui correspond à environ 5,6 mg d'oxy gèneO Cette quantité d'oxygène est pratiquement égale à celle qui diffuse en trois mois, par perméabilité, à travers les parois d'un récipient de même capacité en polychlorure de vinyle, conçu spécialement pour un embouteillage à chaud, On peut donc dire que, dans ce cas, la durée de conservation du liquide conditionné est abrégée de trois mois, du simple fait de l'air emprisonné lors du bouchage du flacon. La présente invention vise à remédier à cet inconvénient en proposant un procédé de bouchage de récipients en une matière déformable ,notamment en matière plastique, qui se preste à un embouteillage à chaud du liquide conditionné et n'abrège pas la durée de conservation de ce liquide Ce procédé est essentiellement caractérisé par le fait que l'on utilise, comme dispositif de bouchage, une capsule dont le fond est percé d'un évent et comporte sur sa face interne une membrane élastique susceptible de se dilater vers l'intérieur de l'emballage, et par le fait qu'après refroidissement et avant l'obturation définitive de l'évent, on purge d'air l'espace compris entre le fond de la capsule et ladite membrane dilatée et on remplace cet air par un gaz neutre. Il est clair que, du fait de l'élimination de l'air compris entre la capsule et la membrane souole, ce procédé de bouchage assure une excellente conservation du liquide conditionné,tout en permettant un embouteillage dans des récipients en matière souple, sans risque de collapsus de ces récipients. La membrane élastique pourra avantageusement être en un matériau imperméable aux liquides, mais perméable aux gaz, ce qui permettra au gaz neutre,interposé entre le moyen de bouchage et la membrane,de diffuser à travers la membrane, qui pourra ainsi reprendre approximativement sa forme initiale après un temps plus ou moins long, temps qui n'excédera pas le délai séparant l'embouteillage de la commercialisation du produit. Le récipient plein ainsi présenté au consommateur apparaRtra alors comme équipé d'un moyen classique de bouchage. Les dessins schématiques annexés illustrent le procédé de bouchage conforme à l'invention. Sur ces dessins La figure 1 est une coupe axiale partielle de la partie supérieure d'un flacon qui vient d'être muni d'un dispositif de bouchage selon l'invention et dans lequel le liquide conditionné est encore chaud La figure 2 est une vue analogue à la figure 1, après refroidissement du liquide; La figure 3 est une vue analogue, illustrant 1' obturation de l'entrée d'air du bouchon; La figure 4 est une vue analogue, illustrant le retour de la membrane à sa position d'origine, après diffusion du gaz neutre et équilibrage des pressions de part et d'autre de la membrane. Sur les dessins, le flacon en matière plastique est désigné par la référence 1, et la surface libre du liquide qu'il contient porte la référence 2. Sur la figure 1, le récipient 1 vient juste d'erre rempli aé liquide chaud et la surface 2 du liquide est donc très proche des lèvres de l'ouverture du récipient. Celle-ci a été obturée par sertissage d'un bouchon à vis 3, muni d'un joint d'étanchéité 4, sur la face libre duquel est appliquée une membrane 5 en latex naturel de faible épaisseur (environ 0,05 mm), dont les bords ont, par exeaple, été préalablement collés sur ceux du joint 4e Le corps du bouchon 3 et le joint d'étanchéité 4 sont percés d'une ouverture centrale 6 de petit diamètre (2 mm par exemple) formant entrée d'air. Lorsque le liquide se refroidit (figure 2), la surface 2 baisse dans le flacon en provoquant une dépression sous la membrane 5, qui se déforme par conséquent, tandis que due l'air péndtre par l'ouverture 6 entre le joint d'étanchéité 4 et la membrane. On sait que le refroidissement s'effectue soit par simple échange thermique avec l'atmosphère ambiante,. soit par passage dans un tunnel de réfrigération, dans lequel on fait ruisseler de l'eau froide sur les parois du récipient. Dans ce dernier cas, il conviendra, naturellement, d'orienter les projections d'eau de refroidissement de façon telle que l'ouverture 6 du bouchon 3 soit protégée. Lorsque le liquide est revenu à la température ambiante (figure 3), on obture l'ouverture 6 à l'aide d'une pastille 8 imperméable, que l'on colle sur le bouchon 3, après avoir purgé l'air compris entre le joint 4 et la membrane 5 et l'avoir remplacé par un gaz neutre tel que l'azote. La pastille 8 peut avantageusement comporter, sur sa face externe, un motif décoratif ou publicitaire. Il est naturellement possible de préformer la face supérieure du bouchon 3 en vue de recevoir la pastille 8, de façon qu'en fin d'opération la face externe du bouchon soit sensiblement plane. Cette pastille peut être du type auto-adhésive en aluminium de ,05 mm d'épaisseur. Enfin, au bout de quelques jours (figure 4), le gaz ayant entièrement diffusé à travers la membrane, celle-ci reprend sa position initiale et vient s'appliquer contre le joint 4, de sorte que le dispositif de bouchage ne se distingue plus, au regard, d'un bouchon classique. RVENDICATION 1.- Procédé de bouchage des récipients en matière déformable, notamment en matière plastique, dans lesquels des liquides ont été embouteillés à chaud, caraftérisé par le fait que l'on utilise, comme dispositif de bouchage, une capsule dont le fond est percé d'un évent et comporte sur sa face interne une membrane élastique susceptible de se dilater vers l'intérieur de l'emballage, et par le fnit qu'après refroidissement et avant l'obturation définitive de évent, on purge d'air l'espace compris entre le fond de la capsule et ladite membrane dilatée et on remplace cet air par un gaz neutre. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite membrane est en matériau perméable aux gaz, mais imperméable aux liquides. 3.- A titre de produits industriels nouveaux, les récipients en matière déformable, notamment en matière plastique, remplis de liquide et obturés en mettant en oeuvre un procédé selon l'une des revendicstions 1 et 2.