FR 2486783 A3 19820122 FR 8015992 A 19800716 L'invention a pour objet un sac à dos destiné plus particulièrement, mais non exclusivement, à l'alpinisme et au ski. Nombreux sont les sacs dont le dos est équipé d'une armature semi-rigide constituée par des lames du genre baleine qui ont pour effet non seulement de donner au sac une tenue suffisante lorsqu'il n'est pas chargé, mais aussi d'augmenter son confort. L'invention concerne précisément un sac de ce genre, dont I'originalite réside dans le fait que la gaine aménagée dans le dos du sac pour servir de logement à la baleine est munie, soit à sa partie inférieure, soit à sa partie supérieure, de moyens permettant à cette baleine d'être amovible, et cette baleine présente deux zones d'extrémite dont les nervosités et les courbures sont différentes. C'est ainsi que - dans une zone d'extrémité la baleine est pratiquement rectiligne et est peu nerveuse, - dans son autre zone d'extrémité, elle presente une courbure très accentuée et est très nerveuse sur toute sa longueur, sauf à proximité de son extrémité proprement dite, - et dans le reste de sa longueur, elle présente une courbure peu accentuée et est très nerveuse. Grâce à cette forme complexe, la baleine peut occuper deux positions différentes sur le sac ou plus precisément dans la gaine lui servant de logement dans le dos du sac. Dans l'une de ces positions, la baleine est positionnée par rapport au sac de façon telle que sa zone d'extrémité très nerveuse et très courbée se trouve placée dans la partie inférieure du dos du sac. Dans l'autre position, la zone nerveuse et centrée de la baleine est au contraire placée dans la partie superieure du dos du sac. Dans le premier cas, la baleine, tout en dorrnans inie certaine semi-rigidité au dos du sac, contribue à l'écarter du dos du porteur au niveau du creux du dos. Dans le second cas, la baleine, tout en conférant la même semirigidité au dos du sac, permet à ce dos d'être mieux en contact avec le dos du porteur et permet plus particulie- rement à la partie supérieure du dos du sac de prendre un bon appui sur le dos du porteur dans la zone située au niveau des épaules. Grâce à sa forme, cette baleine permet donc de donner différentes propriétés au sac et d'adapter au mieux le sac aux désirs de l'utilisateur. C'est donc ainsi qu'un utilisateur souhaitant avoir un sac dont le dos permet une certaine aération par rapport à son propre dos adopte la première position, alors qu'un utilisateur souhaitant au contraire que le dos du sac soit rigoureusement en appui sur son propre dos adopte la deuxième position. Le passage de l'une à l'autre de ces deux positions est possible et facile. I1 suffit pour cela que la gaine aménagee dans le dos du sac pour servir de logement à la baleine soit ouverte a son extrémité supérieure ou à son extrémité inférieure et puisse y être retenue par un rabat ou tout autre moyen de fermeture. Il est d'ailleurs avantageux que l'ouverture de cette gaine soit située à la partie supérieure du dos du sac. I1 est enfin évident que le nombre de baleines servant d'armature au dos du sac peut être quelconque, le nombre de deux étant toutefois avantageux. L'invention sera bien comprise d'ailleurs à l'aide de la description qui suit en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemple non limitatif, une forme exécution de ce sac à dos. Figure 1 en est une vue d'ensemble par derrière en perspective Figures 2 et 3 en sont des vues partielles en coupe verticale, suivant 2-2 de figure I dans les deux positions d'utilisation des baleines servant d'armature au sac, et Figure 4 est à plus grande echelle une vue en perspective de l'une des baleines. Dans ce dessin, 1 désigne de façon générale le sac, et 2 désigne son dos qui est formé par quatre bourrelets jointifs 3 dont deux d'entre eux sont aménagés pour constituer chacun une gaine 4 servant de logement à une baleine 5. Chacune des deux gaines 4 est fermée à son extrémité inférieure, mais elle est ouverte à son extrémité supérieure qui se trouve dissimulée sous un rabat de fermeture 6. Chaque baleine 5 consiste en une lame flexible constituée en résine synthétique moulée eteUe présente, venant de moulage avec elle, non seulement sa forme proprement dite ou ses diverses courbures, mais aussi, sur une partie de sa longueur et de sa largeur, une lame de renforcement 7. La forme de la baleine 5 est importante. Vu de côté ou en coupe longitudinale, la baleine présente en effet, comme le montre notamment la figure 4 - une première zone d'extrémité 5a qui est sensiblement plane et n'est pas renforcée par la lame 7, - une zone 5b qui est légèrement courbée et renforcée sur toute sa longueur par la lame 7, - une zone 5c qui prolonge la précédente, est sensiblement plane et renforcée par la lame 7, et - une zone d'extrémité 5d qui elle aussi est sensiblement plane mais forme un angle par rapport aux zones précédentes 5c, 5b et 5a, et n'est renforcée que sur une partie de sa longueur par la lame 7. Lorsqu'une telle baleine est mise en place dans le dos du sac, dans la position représentée à la figure 2, ses deux zones d'extrémité 5a et 5b se trouvent placées respectivement à la partie supérieure et à la partie in férieure de la -gaine 4, ctest-à-dire la premiere au sommet du sac et la seconde a' sa base. Dans cette position, c'est la partie inférieure du dos du sac qui est essentiellement cambrée par la baleine- I1 est donc concevable que dans sa partie qui est située au-dessus de la ceinture, le sac tend à ne pas prendre appui contre le dos du porteur ; bien au contraire, il se crée un certain espace vide entre le dos du porteur et le dos du sac, espace vide grâce auquel le dos du porteur est constamment aéré. Lorsque la baleine occupe, au contraire, par rapport au sac la position représentée à la figure 3, ses zones les plus cambrées et les plus rigides, c'est-à-dire celles 5c et 5d sont situées dans la partie superieure du dos et tendent à appliquer la partie supérieure du sac contre la partie supérieure du dos du porteur dans la zone-située entre les épaules. I1 en résulte ainsi un bon appui du sac sur le dos de l'utilisateur. Cette position peut être considérée, à un certain point de vue, comme étant moins confortable que la première, mais elle est plus "technique" car elle permet une meilleure solidarisation du sa-c avec le porteur. Il est d'ailleurs à remarquer que le même utilisateur peut à volonté passer d'une position à l'autre. C'est ainsi par exemple qu'un skieur de randonnée peut adopter la première position pendant les parcours de montée, c'est-à-dire lorsqu'il tend à transpirer, et adopter la seconde position pendant les parcours de descente, ce' est à-dire lorsque le sac doit véritablement faire corps avec le skieur. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas à la seule forme d'exécution de ce sac à dos qui a été cidessus indiquée à titre d'exemple, elle en embrasse, au contraire,toutes les variantes de réalisation quels que soient notamment l'agencement et la forme du sac, le nombre et la nature de ses baleines, les moyens de fermeture des gaines servant de logement aux baleines, et c'est ainsi notamment qu'a leurs extrémités les baleines peuvent se terminer par des retours évitant la dégradation des extrémités des gaines et rendant impossible tout risque de blessure du dos du porteur. - REVENDICATIONS 1 - Sac à dos du type de ceux dont le dos est équipé d'une armature semi-rigide constituée par au moins une lame du genre baleine, caractérisé en ce que cette lame (5) est logée dans une gaine (4) qui, aménagée dans le dos du sac, est ouverte soit à sa partie inférieure, soit à sa partie supérieure, pour permettre à cette lame d'être amovible, et en ce que ladite lame présente deux zones d'extrémité (5a-5b, 5d) dont les nervosités et les courbures sont différentes 2 - Sac à dos selon la revendication 1, caractérisé en ce que chacune de ses lames (5) servant d'armature à son dos présente une zone d'extrémité (5-) pratiquement rectiligne et peu nerveuse, une zone intermédiaire (5b) qui possède une courbure peu accentuée et est très nerveuse, et une autre zone d'extrémitétc-5d)qui possède une courbure très accentuée et est très nerveuse sur toute sa longueur sauf à proximité de son extrémité proprement dite.