La présente invention concerne un récipient, notamment en matière synthétique, pour une installation de destruction de matières fécales par voie bactérienne, ce récipient étant, par une cloison munie d'un orifice de passage, subdivisé en un bassin de décantation et en un compartiment adjacent recevant le liquide dé- canté. Les installations de destruction de matières fécales par voie bactérienne sont utilisées dans des maisons qui ne sont pas raccordées à un réseau d'égouts, donc le plus souvent des maisons isolées. Les matières fécales se déposent au fond du bassin ou elles sont détruites par une culture de bactéries préparée a partir des bactéries contenues naturellement dans ces matières. Le liquide qui passe du bassin dans le compartiment adjacent est clarifié mais contient encore des produits de décomposition des matières fécales et autres impuretés. De ce compartiment ce liquide est envoyé dans le filtre en aval, qu'il quittera après avoir été suffisamment épuré pour pouvoir tre évacué dans un cours d'eau naturel ou dans une fosse de décantation. Le milieu bactérien contenu dans le récipient est anaérobie ; le filtre en aval est relié à l'atmosphère et comporte une prise d'air conçue généralement sous forme d'une cheminée. Jusqu'à présent, les cloisons sont réalisées exclusivement sous forme de plaques de matière synthétique soudées ou collées aux parois des récipients eux-aussi en matière synthétique. Ces opérations de soudage ou de collage requièrent un temps considérable lors de la fabrication de ces récipients, l'étroitesse de l'espace dans lequel elles doivent tre effectuées les rendant très difficiles. Le but de l'invention est de créer un récipient du genre décrit en préambule, mais de fabrication plus aisée et plus rapide Pour atteinre ce but, l'invention prévoit essentiellement que les parois du récipient comportent, faisant saillie'a l'intérieur de ce dernier, des parties en relief entre lesquelles est insérée la cloison qui possède une résistance a. la flexion suffisante et est maintenue par ces parties en relief. Au cours de la fabrication d'un récipient ainsi conçu, la cloison est introduite dans celui-ci par une ouverture qu'il comporte de toute façon dans sa paroi supérieure, puis est mise en place simplement en écartant l'une de l'autre pendant quelques instants les parois du récipient munies des parties en relief et en insérant la cloison entre ces dernières. Pour opérer cet écartement des parois, il est avantageux de faire usage d'un vérin pneumatique. Il serait en principe également possible de ne pas écarter l'une de l'autre les parois du récipient et d'utiliser non pas une cloison rigide mais une cloison présentant une certaine souplesse que l'on peut mettre en place entre les parties en relief en l'incurvant un peu pour lui faire franchir les premières de cellesci, après quoi elle reprend sa forme rectiligne et reste engagée entre les parties en relief. Cependant, une cloison rigide et par conséquent plus résistante a. la compression présente l'avantage de contribuer à la rigidité d'ensemble du récipient qui, généralement, est enterré. Il est absolument sans importance qu'il subsiste de petits défauts d'étanchéité entre la cloison mise en place et les parois du récipient. Le liquide clarifié n'est de toute façon pas entièrement débarrassé de particules solides, et celles-ci seront ultérieurement retenues dans le filtre. Les parties en relief peuvent avantageusement tre constituées par des dépressions ménagées dans les parois verticales du récipient. Il est particulièrement avantageux de fabriquer un récipient de forme générale parallélépipédique avec des angles arrondis, dans un moule'a soufflage de matière synthétique approprié a. la fabrication d'éléments de cuves d'accumulateurs. Cette mise à profit d'une installation très coûteuse pour fabriquer ces deux produits différents est considérée en soi comme constituant une mesure inventive, d'autant plus que la forme parallélépipédique en question se prte particulièrement bien à la disposition de la cloison telle que spécifiée plus haut. Afin de créer les parties en relief dans la paroi du récipient réalisé par moulage-soufflage, des garnitures de forme correspondante, par exemple en laiton, sont fixées, par exemple par des vis, contre l'empreinte du moule de soufflage. D'autres caractéristiques pouvant contribuer à la mise en oeuvre avantageuse de l'invention apparaîtront au cours de la description d'un exemple d'exécution, faite ci-après avec référence au dessin, sur lequel -la figure 1 est une vue en élévation latérale d'un récipient pour installation de destruction de matières fécales par voie bactérienne, et -la figure 2 est une vue en plan du récipient selon la fig. 1. Un récipient en matière synthétique 1 de forme générale parallélépipédique a angles arrondis ayant par exemple 1, 5 m de longueur, 1,2 m de hauteur et 0, 7 mm d'épaisseur de paroi comporte sur chacune de ses deux parois longitudinales 2 quatre bossages 3 faisant saillie vers l'intérieur du récipient, orientés dans le sens de la hauteur, disposés avec un intervalle entre eux qui est sensiblement égal à l'épaisseur d'une cloison intermédiaire verticale 4 maintenue à chacune de ses extrémités entre ces bossages. Cette cloison 4 est une plaque stratifiée rigide composée de deux couches extérieures alvéolaires et d'une couche intermédi- aire en Styropor (marque déposée). Le récipient en matière synthétique 1 comporte en outre un tuyau d'alimentation 5 et un tuyau d'évacuation 6, tous deux coudés vers le bas en direction de l'intérieur du récipient. Dans la paroi supérieure de ce récipient est ménagée une ouverture 8 fermée par un couvercle 7. Chaque paroi longitudinale 2 est rigidifiée par deux nervures horizontales rentrées 9. On a représenté en traits mixtes a la fig. 2 la mise en place de la cloison verticale 4 lors de la fabrication du récipient : La cloison 4 est introduite dans le récipient par l'ouverture 8 et est tout d'abord insérée unilatéralement entre les bossages 3. Ensuite, par exemple au moyen d'un vérin pneumatique 10, on écarte l'une de l'autre les parois longitudinales 2 suffi- samment pour que la cloison 4, comme indiqué par la flèche 11, puisse franchir les bossages 3 et parvenir dans la position finale représentée en tirets. Lorsque la pression est supprimée dans le vérin pneumatique 10, les parois 2 reprennent leur position normale dessinée en traits pleins, de sorte que la cloison 4 est bien maintenue entre les bossages 3. Cette cloison a une rigidité suffisante a la flexion pour que ce mode de fixation donne entière satisfaction et rende superflue toute opération de soudage ou de collage des bords. L'opération de montage décrite ci-dessus peut tre effectuée en quelques minutes. un service le récipient 1 est rempli jusqu'au niveau de l'arte inférieure 12 du tuyau d'évacuation 6. La cloison. 4 dupas- se au-dessus du niveau de liquide et empche ainsi que des particules flottantes ne passent du bassin de décantation (situé à gau- che sur la dans le compartiment adjacent (situé à droite de la cloison 4). Le fait que le tuyau d'alimentation 5 et le tuyau d'évacuation 6 plongent dans le liquide empche toute entrée d'air dans l'enceinte du récipient. L'orifice de passage ménagé dans la cloison 4 se trouve un peu au-dessus du milieu de cette cloison. L'invention peut également tre mise en oeuvre dans le cas de récipients fabriqués par moulage centrifuge. REVENDICATIONS 1. Récipient, notaient en matière synthétique, pour une installation de destruction de matìores fécales par voie bacté- rienne, ce récipient étant, par une cloison munie d'un orifice de passage, subdivisé en un bassin de décantation et en un compartiment adjacent recevant le liquide décanté, et étant remarquable en ce que ses parois comportent, faisant saillie à l'intérieur, des parties en relief entre lesquelles est insérée la cloison qui possède une résistance à la flexion suffisante et est maintenue par ces parties en relief. 2. Récipient selon la revendication 1, remarquable en ce que les parties en relief sont constituées par des dépressions dans la paroi du récipient. 3. Récipient selon la revendication 1 ou 2, remarquable en ce que les parties en relief sont prévues sur les parois verticales du récipient. 4. Récipient selon la revendication 3, remarquable en ce que chacune de ses deux parois verticales longitudinales comporte deux paires de parties en saillie de forme oblongue, disposées l'une à c8té de l'autre avec entre elles un intervalle correspondant sensiblement à l'épaisseur de la cloison de séparation. 5. Récipient selon l'une quelconque des revendications précédentes, remarquable en ce que ses parois sont en un matériau élastique tandis que la cloison de séparation est essentiellement résistante à la flexion. 6. Procédé de fabrication d'un récipient, notamment d'un récipient selon l'une quelconque des revendications 1 à 5 pour une installation de destruction de matières fécales par voie bactérienne, ce procédé étant remarquable en ce que ce récipient est fabrique en lui donnant une forme générale parallélépipédique avec des angles arrondis, dans un moule à soufflage de matière synthétique approprié a la fabrication d'éléments de cuves d'accumulateurs. 7. Procédé selon la revendication 6, remarquable en ce que pour réaliser les parties en relief intérieur on fixe à la paroi de i'empreinte du moule de soufflage des garnitures de forme correspondantes. 8. Procédé de fabrication d'un récipient selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, remarquable en ce que l'on introduit la cloison de séparation par une ouverture prévue dans la paroi supérieure du récipient, en ce que l'on écarte l'une de l'autre pendant quelques instants les deux parois longitudinales du récipient qui sont munies des parties en relief intérieur et en ce que l'on engage la cloison entre ces parties afin qu'elles la retiennent lorsque les deux parois seront rapprochées l'une de l'autre. 9. Procédé selon la revendication 8, remarquable en ce que 1'on écarte l'une de l'autre les deux parois longitudinales du récipient au moyen d'un vérin pneumatique.