La présente invention, à la réalisation de laquelle ont collaboré Messieure Alain GRANGER et André SAUSSE, concerne des conduits chirurgicaux implantables, pour l'écoulement de liquides biologiques. Ces conduits sont utilisables, notamment, conne uretres, uretères, cholédoques ou vaisseaux artificiels. Dans le brevet français na 71 12 306, on a déjà décrit des tubes pour l'écoulement de liquides biologiques, utilisables notent ceeme uretères artificiels0 L'expErience a montré que, malgré l'élasticité des matériaux employas, ces conduits ne présentent pas toujours une souplesse suffisante pour accompagner les organes auxquels ils sont fixés et risquent de s'obturer par deformation. La présente invention a pour but de remédier à ces inconvénients. En particulier, elle a pour but de satisfaire à des conditions apparemment contradictoires en fournissant des tubes izplantables, fermement attachés aux organes auxquels ils sont reliés, souples et élastiques et qui ne risquent pas de s'obturer par pliage ou par flambage des parois. I1 a maintenant été trouvé un conduit chirurgical implantable pour I'écoulement de liquides biologiques, comportant un tube à parois souples et étanches et à extrémités suturables, munies par exemple d'un disque suturable perpendiculaire è l'axe ou d'un manchon suturable, caractérisé en ce que sa surface extérieure présente au moins une nervure hélicoidale. La compréhension de l'invention sera facilitée par les figures ci-jointes qui en illustrent à titre d'exemples, schéatiquenent et sans échelle déterminées divers modes de réalisation. La figure i est la vue, en élévation et en coupe partielle en position courbée, d'un tronçon de conduit selon un premier mode de réalisation. La figure 2 est la vue, en e'le'v-tion et en coupe partielle dga- lement en position courbée, d'un tronçon de conduit selon un second mode de réalisation. La figure 3 est la vtic,en elevation et en coupe partielle, d'un tronçon de conduit selon l'art anterieur sounis à la mêne courbure et obturé par flexion de sa paroi. La figure 4 est la vue, en élévation et en coupe partielle, de l'extrémité d'un uretère selon l'invention montrant son mode de liaison à la vessie. La figure 5 est la vue d'un urètre selon l'invention. La figure 1 représente un tronçon de tube cylindrique (1) à parois souples et étanches aux fluides Autour de la surface extdrieure de ce tube est disposé, enroulé hélicoidalement, un élément (2) en forme de jonc, de cordon ou de petit tube. Cet élément est 116 au tube (1) de façon continue ou discontinue par tous moyens connus (il est par exemple soudé d celui-ci), de telle sorte qu'il est solidaire de ce dernier. L'élément (2) offre une section droite de forme généralement circulaire ou polygonale, d'étendue habituellement comprise entre ilio et 1/100 de la section droite du tube (1). L'élémente (2) peut être composé d'une ou de plusieurs spires enroulees au même pas autour du tube (1). Au repos, le pas des spires est le plus souvent compris entre 0,25 et 4 fois le diamé tre D du cylindre circonscrit au conduit selon l'invention. L'élément hélicoidal (2) constitue une armature externe qui soutient en permanence la paroi latérale du tube (1) et l'empêche de se collaber en cas de conpression radiale ou de se plier par flambage en cas de compression axiale. les matériaux constituant l'élément (2) et couvrant les parois du tube (1) doivent castre largement tolérés par l'organisae. Avantageusement, on utilise pour l'élément (2) et le tube (l) des matériaux de m & e nature, par exemple des élastomères silicones. Ltexistence de l'élément # (2) permet d'utiliser pour le tube (1) des élastomères de faible dureté , notamment inférieure à 40 (Shore A), conférant à l'ensemble du tube une élasticité longitudinale importante et une grande souplesse. Le conduit selon la figure 1 présente en outre une surface intérieure cylindrique régulière qui permet un bon écoulement des liquides biologiques et évite le cas échéant leur rétention partielle. Par ailleurs, lors de l'étirement ou de la contraction de 11 ensemble du tube, ses extté- mités ne sont pratiquement pas sollicitées par un couple de torsion, ce qui ménage la longévité des points de suture. La figure 2 représente un autre mode de réalisation d'un tronçon de conduit selon l'invention. Celui,ci est constitue par un tube dont les parois, dtépaisseur sensiblement constante, sont ondulées, une ou plusieurs ondulations contigües (3) étant disposées de manière hélicoidale. Ces tondu. lations (3) constituent des nervures qui augmentent la rigidité transversale du conduit et lui conservent sa souplesse et son élasticité longitudinale. Si l'on désigne par d le diamètre du cylindre inscrit à l'intérieur du conduit au repos et D le diamètre extérieur du cylindre circonscrit au D conduit au repos, le rapport d est généralement compris entre 1,2 et 3 et de préférence entre 1,5 et 2.Au repos, le pas des ondulations est avantageusement compris entre 0,25 D et 4 D. il est en outre avantageux que les ondulations adjacentes se raccordent sans angles vifs, tant à l'intérieur qu'a llexterieur du tube, De tels tronçons de tubes peuvent etre par moulage ou formage, mais il est généralenent avantageux de fabriquer de grandes longueurs de tubes par extrusion, La paroi interne du dube délinite ainsi un canal d'allure générale hélicoidale qui permet l'écou- lement de liquides biologiques. D'une façon générale, la presente invention convre tout conduit chirurgical implantable pour l'dcoulèment de fluides biologiques dont la surface exterieure comporte des nervures hélicoidales. quelles que soient les variantes de réalisation, les dimensions du conduit, en particulier son diamètre et ltépaisseur de sa paroi, ne sont pas critiques. Il est pratique de disposer d'une série de conduits de longueurs et de diamètres échelonnés, afin de pouvoir choisir les dimensions qui conviennent le mieux au patient. L'epais- seur de paroi est generalement choisie pour que le conduit résiste aux pressions exercées par les organes voisins et offre une souplesse suffi sante pour se conformer aux mouvement s du corps. La figure 3 montre un troncon de conduit selon l'art antérieur. Ce conduit est cylindrique, par exemple en élastomère silicone. Lorsqu'il est plié parce que ses extrémités se rapprochent sous l'effet d'un dépla- cement relatif des organes auxquel il est fixé, il se collabe, contrairement aux conduits représentés figures 1 et 2 dans une position analogue. La figure 4 représente à titre dlexesple l'extrémité aval d'un conduit selon l'invention utilisé conne uretère. Ce conduit comporte un tube (1) muni d'ondulations hélicoidales (3) se terminant par un ellibout sensiblenent cylindrique (4) ; la base de cet embout supporte un large disque (5) en élastomère silicone ou en velours de polyester. Le disque en silicone peut être éventuellement renforce à l'aide de fibres textiles noyees à l'intérieur, L'une de ses faces peut être rendue colonisable par le tissu conjonctif, à des fins d'adhérence, par un doublage textile tel qu'un velours de polyester. La mise en place de la prothèse s'effectue en introduisant l'embout (4) dans l'orifice pratiqué à cet effet dans la paroi (16) de la vessie le disque (5) venant en butée contre ladite parois à laquelle il est ensuite suturé selon les techniques habituelles sur un large diamètre, ce qui permet une solide fixation. Waturellements si désiré, le conduit selon l'invention peut être raccordé à un organe par tout autre moyen de type déjà connu, notamment à l'aide de manchons textiles suturables, en particulier de manchons en velours de polyester. Le conduit selon l'intention peut être relise en divers maté- riaux à la fois souples et clastiques et être éventuellement revêtu d'un materiau compatible avec ltorganisme ou avec les liquides biologiques susceptibles de stéouler à Comme matériau, on préfère utiliser les élastomères silicones, qui sont à la fois souples, élastiques, étanches aux fluides et bioconpatibles. Pour éviter les dépôts (concrétionsn calcaires, coagulum fibrineux) laissés par les liquides biologiques sur la surface interne du conduit, il est particulièrement avantageux de proceder à un laquage de la surface interne de ce conduit, notamment selon la technique décrite dans le brevet français 71. 04613, Avantageusement, l'ensemble du conduit peut être soumis à un tel traitement de laquage, à ltexception bien entendu d'éventuels éléments textiles colonisables par le tissu conjonctif, Ceci permet d'éviter toute incrustation entre la prothèse et le conduit naturel qui se reforme géné- ralement autour de celle-ci. les conduits selon 11 invention peuvent erre utilisés pour le remplacement de tout conduit naturel. Par èxesple ils permettent l'évacua- tion de la bile soit dans l'estomac, soit dans l'intestin grèle, ou encore l'évacuation de l'urine, à partir d'un rein ou à partir de le vessie. Les exemples suivants illustrent l'invention. Exemple 1 Un uretère artificiel est constitue par un tronçon de tube en élastomère silicone de dureté Shore A 55, de longueur 85 tin et d'épaisseur de paroi 0,75 mn environ. Ce tube est muni C'une nervure hélicoidale de pas 4 mn. les diamètres d et D précédemment définis ont respectivement pour valeur : 3 et 8 mn. Ce tube est prolongé 8 chaque extrémité par un embout cylindrique à parois amincies, également en élastomère silicone. Pour fabriquer cette prothèse on enroule préalablement un tube de verre de 2 mn de diamètre en hélice de pas de 4 mm sur un mandrin de diamètre 3 man, sur une longueur de 85 mm. On enfile sur ce mandrin nervuré un tuyau d'élastomère silicone cru de diamètres 3 x 5 mn en laissant de part et d1 autre du tronçon nervure' la longueur nécessaire de tuyau pour faire ensuite les embouts. Après cuisson, les embouts sont amincis par meulage et ltenscmble est laqué inteErieurement et extérieurement selon la technique décrite dans le brevet français n 71 04613. L'embout amont (longueur 18 mn) est recouvert sur 10 mal d'un manchon en velours de polyester collé sur sa portion aval. Ltembout aval (longueur 10 mm) est muni d'un disque de diamètre 22 m en élastomère silicone recouvert de velours de polyester (7) sur sa face aval avec débordement par la périphérie sur 5 mm de la face amont. L'embout est prolongé vers l'aval par un mince tube aplati formant un clapet de type "bec de canard", ltépaisseur de la paroi du clapet étant de 0,2 mn. Pour la mise en place de la prothèse, on sectionne l'uretère déficient à 30 mn en aval du bassinet, on dilate le moignon rénal, on y intube l'extrémité de ltembout amont et on le suture sur le manchon textile qui reste en dehors de l'uretère luimXe. On insère ensuite l'extrénité aval de la prothèse à travers la paroi de la vessie, le clapet étant situé à l'intérieur de celle-ci et le disque venant s1 appliquer sur la paroi vésicale externe, à laquelle il est suturé; le disque doit rester entièrement extra vésical. Une telle prothèse a été implantée sur trois chiens. Avec un recul de 5 mois, on observe une excellente tolérance d'après les examens chimique, biologique et radiologique. Exemple 2 Un urètre artificiel est illustré par la figure 5. il comprend une portion centrale nervurée semblable à celle de l'exemple 1 mais de diamètre d = 6 mn et D = 11 ma et de longueur 100 na, et deux embouts de 18 mn dont les portions adjacentes à la portion nervurée portent un manchon (8) en velours de polyester long de 10 sa R V E N D S C A T i ON S 1 - Conduit chirurgical Eplantable pour 11 écoulement de fluides biologiques, comportant un tube à parois souples et étanches, à extriités suturables, caractérisé en ce que sa surface extérieure présente au moins une nervure hélicodale. 2 - Conduit selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdites nervures sont constituées d'éléments rapportés et liés à la surface du tube. 3 - Conduit selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdites nervures sont constituées par des ondulations de la paroi du tube, l'épaisseur de cette paroi étant sensiblement constante. 4 - Conduit selon llune quelconque des- revendications précédentes, caraco térisé en ce que le pas desdites nervures est compris entre 0,25 et 4 fois le diamètre extérieur hors tout dudit tube. 5 - Conduit selon l'une quelconque des revendications précédentes, carac térisé en ce qu'il est en élastomère silicone. 6 - Conduit selon ltune quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la surface interne est couverte par un revOtement lisse en élastombre silicone. 7 - Conduit selon la revendication 6, caractérisé en ce que la surface externe est également couverte par un revêtement lisse en élastomère silicone. 8 - Emploi, comme uretère artificiel, d'un conduit chirurgical selon l'une quelconque des revendications précédentes. 9 - Emploi, comme urètre artificiel, dtun conduit chirurgical selon l'une quelconque des revendications précédentes.